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rassembler la gauche
dimanche 21 novembre 2010, a 17:52
Lettre ouverte à Sarkozy de Christine MOCELLIN ex-déléguée CGT des Fonderies RENCAST Thonon ( 74 )
 


samedi 20 novembre 2010 (22h08

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Thonon le 18 novembre 2010

Lettre ouverte adressée par Christine MOCELLIN, syndicaliste, ex- déléguée des Fonderies Rencast à Thonon les Bains

Blog de l'UL CGT Thonon les Bains http://cgtchablais.over-blog.com/

Lettre ouverte à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République

Monsieur le Président, Vous vous êtes exprimé mardi soir à la télévision. De nombreux thèmes ont été évoqués. Par une manipulation morale habile, vous avez fait profil-bas et vous êtes presque "excusé" devant les Français de mettre en place des réformes impopulaires « mais nécessaires », pour reprendre vos expressions. Vous vous affichez en victime, car vivement critiqué et au plus mal dans l'opinion publique. Au final, vous vous attribuez quasiment la place d'un héros, vous et votre politique allant "sauver la France"...

Pourtant, les nouvelles mesures que vous souhaitez mettre en place avec votre gouvernement, sa majorité parlementaire et le MEDEF ne sont pour le moins aucunement rassurantes. Nous savons qui, encore une fois, en paiera le prix. Vous n'avez aucune notion du ressentiment de vos concitoyens, pas plus que de la souffrance morale et physique que votre politique injuste et vos « réformes » procurent.

Le plus insupportable, c'est votre omission d'aborder l'essentiel des préoccupations de la grande majorité des Français.

Des millions de personnes de milieux très divers ont défilé et manifesté contre votre réforme des retraites qui reste la plus dure et la plus injuste d'Europe, même si vous vous dérobez en la comparant à d'autres et en particulier à l'Allemagne, en faisant abstraction de dire que les Allemands ne doivent cotiser que 35 ans pour acquérir une retraite à taux plein.

Ce que vous n'avez pas entendu, c'est la détresse de millions de personnes plongées dans des difficultés énormes, obligées de plus en plus souvent à faire appel à des associations caritatives pour survivre

Ce que vous n'avez pas entendu, c'est la colère de ces millions de mères de familles qui ne peuvent plus nourrir décemment leurs enfants par manque de revenus Ce que vous n'avez pas entendu, c'est la tristesse des milliers de gosses qui ne comprendront pas pourquoi le Père noël n'a rien déposé sous le sapin si toutefois il y en a un.

Ce que vous n'avez pas entendu, c'est le désespoir moral et physique de personnes qui souffrent et ne peuvent plus se soigner, ne pouvant cotiser à une mutuelle.

Ce que vous n'avez pas entendu, c'est la révolte de milliers d'étudiants qui galèrent pour payer leurs études et sont trop souvent obligés de faire des petits boulots, quand ils ne doivent pas abandonner celles-ci pour des raisons financières.

Ce que vous n'avez pas entendu, c'est la souffrance des résidents âgés, et des personnels, de certaines maisons de retraites, perçues plus comme des "mouroirs" que des lieux de vie, quand eux-mêmes ou leur famille ne peuvent débourser 2000 euros ou plus par mois pour accéder à des établissements adaptés et équipés.

Ce que vous n'avez pas entendu, ce sont ces milliers de foyers privés d'électricité et de chauffage cet hiver parce qu'ils ne pourront pas honorer leur factures.

Ce que vous n'avez pas entendu, c'est la souffrance au travail qui mène parfois au suicide, et laisse des veuves et des orphelins.

Ce que vous n'avez pas entendu, ce sont les SDF qui vont, encore, affronter un hiver dans la rue et peut être y mourir, victimes d'un système qui exclu les plus démunis, comme chaque année.

Certes, vous évoquez avec éloquence et grand discours l'injustice de la mort de policiers agressés par des délinquants, tout le monde en convient, c'est intolérable. Mais au même titre, est-il acceptable de laisser dans un pays riche comme la France, mourir des gens de faim et de froid sans que cela ne suscite le moindre intérêt dans vos interventions ? En fait, ce que vous n'avez pas entendu Monsieur le Président, ce sont les millions de voix de parents, de salariés, de chômeurs, de retraités, d'enfants, d'étudiants, de sans-logis, qui subissent les effets destructeurs de votre politique antisociale et profondément injuste au profit des plus riches.

Nous avons bien compris la finalité de votre intervention Monsieur le Président :

- rassurer les plus riches en leur annonçant un énorme cadeau : la suppression de l'ISF (Impôt Sur la Fortune).

- rassembler la droite, centristes compris, ratisser un maximum de voix au Front National par l'annonce de votre projet populiste sur l'immigration.

- mentir concernant la prévision de la baisse du chômage.

- enchanter le MEDEF par l'instauration d'un projet de nouvelle réforme d'indemnisation du chômage proche de celle de J.Cameron en Angleterre, qui rappelons-le, consiste à obliger les chômeurs à accomplir des tâches d'intérêts commun gratuitement sous peine de radiation. Votre projet est légèrement nuancé, mais flirte avec ce jumelage : obligation au bout d'un an de chômage d'accepter n'importe quel emploi, (une aubaine pour les employeurs qui rémunèreront à coup de lance-pierre et feront faire les travaux les plus ingrats avec, cerise sur le gâteau, une éventuelle attribution d'aides de l'Etat pour favoriser leurs embauches) : double jackpot pour le MEDEF.

- tenter d'attendrir la population par un soit disant projet d'aide à la dépendance pour lequel tous les salariés se verront contraints de payer dès 50 ans une assurance privée, avec pour tous une augmentation de la CSG, voire une suppression de leurs RTT...

Vous vous comparez, Monsieur le Président, à Barack Obama, victime lui aussi d'impopularité aux Etats Unis. Sauf que lui se bat pour l'instauration d'une protection sociale pour tous, malgré l'opposition des lobbys capitalistes qui bien sûr y perdraient gros. Vous, Monsieur Sarkozy, vous imposez un système qui détruit la nôtre. Ainsi cela gavera, encore plus, les fonds privés. Car ceux qui en auront les moyens devront souscrire à des assurances afin de compléter ce que vous supprimez. Sur ce point aussi, enchantement pour vos amis et associés des banques et assurances en tous genres, marchés financiers et actionnaires boursiers, tous ces rapaces avides de pouvoir et d'argent. Ils sont d'ailleurs déjà prêts : les campagnes publicitaires sont lancées : « plans épargne-retraite », « complémentaires santé » etc.

Pour conclure, Monsieur le Président, vos intentions sont claires : protéger les plus riches au détriment des plus modestes, votre seule loi est celle du fric et du pouvoir. Vous êtes le Président de l'injustice et de la régression sociale, et toutes vos basses manœuvres politicardes n'ont convaincues personne . D'autres solutions sont possibles et vous en êtes parfaitement conscient, mais elles impliqueraient la participation financière et le renoncement de privilèges des plus aisés, cela n'est pas votre volonté.

Alors nous vous le disons Monsieur le Président, vous nous avez procuré mardi soir le "deuxième souffle" : celui de combattre encore plus énergiquement votre politique. Car, nous aussi, nous avons des devoirs. Pour cela, nous devons reconquérir les valeurs qui sont les nôtres, celles de la solidarité, base de l'égalité des chances, et ce dans tous les domaines. Pour nous-mêmes, nos anciens, nos enfants, et nos générations futures. C'est pour cela que nous serons une nouvelle fois dans la rue le mardi 23 novembre.

Ce désespoir doit devenir mobilisateur. La misère ne doit pas être partagée mais combattue, et nous continuerons à nous y employer avec conviction et détermination. Vous nous en avez, encore mardi soir, donné toutes les raisons. Vous n'êtes, Monsieur Sarkozy, que le Président des fabricants de misère, et certainement pas un héros. Nous, les millions de victimes de votre politique, nous avons d'autres ambitions : celles de la justice sociale et d'une vie décente pour tous !

Christine MOCELLIN



De : UL CGT Thonon 74
samedi 20 novembre 2010

site BELLACIAO

vendredi 19 novembre 2010, a 17:08
FILLON RE PREMIER MINISTRE .
 

http://bellaciao.org/fr/IMG/jpg/FILLON_LE_RETOUR.jpg

vendredi 19 novembre 2010, a 16:51
SOLIDARITE : Liberté pour Salah Hamouri .
 

SOLIDARITE

Liberté pour Salah Hamouri
shamouri_v.jpg
Le jeune franco-palestinien est emprisonné en Israël depuis

2078 jours

> Participez à la campagne pour sa libération

vendredi 19 novembre 2010, a 16:26
Sénatoriales : Rien n'est réglé à gauche .
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 19 novembre
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Thèmes :



Depuis quelques jours le Parti socialiste communique en laissant entendre que des accords seraient conclus entre les formations de gauche sur les élections sénatoriales. Nous n'en sommes pas là. L'état actuel des discussions n'est pas satisfaisant. Le Parti socialiste ne peut s'arroger le droit d'une répartition unilatérale des candidats éligibles au Sénat. L'enjeu est considérable, il s'agit d'obtenir la majorité au Sénat et plus généralement de développer de dynamiques gagnantes pour la gauche jusqu'en 2012, y compris à l'occasion des élections cantonales. La bataille des retraites où celle autour de la réforme des collectivités territoriales ont montré combien il serait utile pour notre pays d'avoir une majorité de gauche dans une des chambre du parlement. Mais cette dynamique de reconquête dépend d'accord loyaux, gagnant/gagnant pour l'ensemble des formations qui appellent à construire ces majorités.

Le Parti communiste français ne peut accepter des accords qui aboutiraient à réduire le groupe Front de Gauche, Républicain et citoyen au Sénat alors que dans le même temps d'autres formations verraient accroître leur nombre d'élus. C'est ensemble qu'il faut battre la droite. Les discussions doivent se poursuivre dans le respect de chaque formation.

Francis Parny, Responsable aux relations extérieures pour le PCF

Paris, le 19 novembre 2010

vendredi 19 novembre 2010, a 07:26
Le Parti communiste réunionnais dénonce un budget en recul .
 

 

Mon fil d'infos

Dans un communiqué, le Parti communiste réunionnais constate que le budget 2011 adopté hier par la majorité UMP à l'Assemblée va aggraver considérablement la situation sociale de notre pays


Le Parti communiste réunionnais dénonce un budget en recul
Le budget 2011, présenté par le gouvernement, a été adopté en première lecture à l'Assemblée Nationale. Sur les 5 députés réunionnais, seul René Paul Victoria a approuvé. Didier Robert n'a pas voté alors qu'il est encore titulaire du poste.

Or, l'acte majeur de l'activité d'un député pour lequel il est d'ailleurs payé, c'est le vote du budget annuel de l'Etat qui conditionne l'avenir des citoyens, de l'économie et des collectivités.

Ce budget inaugure la première année d'un plan d'austérité sur 3 ans. Le gouvernement veut récupérer 100 milliards, en coupant dans les dépenses publiques et sociales. Cela conduira à l'aggravation du pouvoir d'achat des ménages, à l'affaiblissement de l'économie et à la diminution des recettes des collectivités.

Plus spécifiquement, les dépenses consacrées en 2011 à l'outre mer subiront une baisse globale d'un milliard d'euros. Les Réunionnais seront très affectés par les décisions des députés UMP : René Paul Victoria et Didier Robert. Leur attitude est inadmissible car leur soutien à ce désengagement de l'Etat vient aggraver une situation décrite par l'INSEE selon laquelle en 2009 notre économie était en récession. Comme, la tendance s'est poursuivie en 2010, l'année prochaine sera encore pire.

Le Parti Communiste Réunionnais salue tous les députés qui ont rejeté ce budget, en particulier Huguette Bello.
Blog Nicolas Maury

jeudi 18 novembre 2010, a 21:38
Le PCF salue la mémoire d'Abraham Serfaty .
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 18 novembre
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Thèmes :



Le PCF reçoit avec une très grande émotion la nouvelle du décès d'Abraham Serfaty, un homme de courage qui a consacré sa vie au combat pour la liberté et la démocratie au Maroc. Victime de la répression, il a souffert la torture et des longues années d'emprisonnement sans jamais cesser son combat.

Le PCF rend hommage à l'homme de progrès, au militant infatigable et transmet à sa femme Christine et à ses proches ses plus sincères condoléances. Abraham Serfaty, cette grande personnalité marocaine, restera dans nos mémoires.

Parti communiste français,

Paris, le 18 novembre 2010.

jeudi 18 novembre 2010, a 21:20
Les liens entre le pouvoir et les trusts pharmaceutiques existent .
 

Scandale du Médiator

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 18 novembre
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La diffusion du Médiator sans respecter toutes les normes et recommandations connues parait avoir occasionnée plus de 500 décès. La réponse de la secrétaire d'État à la Santé, Nora Berra, renvoyant sa prise de position à un long travail d'enquête entre le médicament et ses effets ne peut satisfaire personne.



Les révélations sur le scandale du Médiator confirment que des liens existent entre le pouvoir et les trusts pharmaceutiques sur le dos de la santé de la population. Le rappel de la décoration du patron de ce laboratoire par le Président Sarkozy lui-même en l'élevant au rang de grand-croix de la Légion d'honneur en rajoute sur ces liaisons dangereuses. Ajoutons à cela que Nora Berra, médecin aux Hospices Civils de Lyon tout en étant médecin au sein de trois des principaux groupes pharmaceutiques, cultive à son tour le conflit d'intérêt, qui reste la marque de fabrique des gouvernements de l'ère Sarkozy.

Plus que jamais, la proposition du PCF de créer un grand pôle public du médicament à l'échelle nationale et européenne est d'actualité et a toute sa raison d'être. Il faut un espace libéré du pouvoir de l'argent, répondant réellement aux besoins de santé, contrôlé démocratiquement par les représentants des usagers qui sont des ayant-droit à la santé.

Parti communiste français

Jeudi 18 novembre 2010

jeudi 18 novembre 2010, a 20:58
Le coup force continue .
 

Budget 2011


Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 18 novembre
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Thèmes :

Si tôt nommé et déjà déchainé. Le gouvernement renoue avec son démon favori : le coup de force permanent. Foulant allègrement les droits élémentaires du parlement, le gouvernement a supprimé les quelques modifications au budget 2011 décidées par les députés en première lecture.



Ce budget 2011 fait, consciencieusement, les poches des foyers modestes et des couches moyennes. L'économie française ne souffre pas de trop de dépenses publiques mais de la multiplication de cadeaux fiscaux aux plus riches abusivement appelés « niches fiscales ». Ce n'est pas la France qui est en faillite, c'est la politique du gouvernement qui conduit tout droit à l'aggravation de la crise.

Le pire est encore devant nous au vu des récentes déclarations du Président de la République qui annonce, sans honte, la fin de l'impôt sur les grandes fortunes (ISF). Les plus riches peuvent être rassurés, le gouvernement continue d'être aux petits soins pour eux.

Parti communiste français

Jeudi 18 novembre 2010

jeudi 18 novembre 2010, a 09:57
L' ANARQUE ( 2 )
 


L'ARNAQUE

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Encore une fois, Nicolas Sarkozy s'est invité dans nos téléviseurs pour une opération de pure communication. Près de deux heures d'antenne pour un tour de passe-passe : tenter de nous convaincre que ses vieilles recettes ont le goût du neuf. Son tour a raté encore une fois. Le Président a creusé un peu plus le fossé entre ses paroles d'une part, les attentes populaires et les exigences du mouvement social d'autre part. Il y a urgence que la gauche soit à la hauteur, et qu'elle avance de véritables propositions de justice, d'égalité et de liberté pour répondre à la crise du capitalisme.

SARKOZY, BONIMENTEUR

Certains notent son changement de style – encore une fois. Mais, derrière l'opération de com, se révèle un homme qui confond pédagogie et auto-satisfaction, un homme qui méprise et ignore ses concitoyennes et ses concitoyens, leurs souffrances comme leurs luttes.

Pas un mot des difficultés dans lesquelles se débattent les personnes, les immigrés sont encore les boucs-émissaires et les millions de manifestants contre sa réforme des retraites n'ont pas existé.

Mieux, il se vante d'avoir supprimé 135 000 emplois publics, d'avoir eu le courage de mettre fin à la retraite à 60 ans. Et quand il parle d'avenir on frémit. Il aborde le grave problème de la dépendance et, tout de suite ,on voit accourir les assurances privées. Il propose de protéger les licenciés économiques mais pour les contraindre à accepter le premier emploi ou stage proposé. Il propose d'abandonner, enfin, le bouclier fiscal qui coûte 600 millions mais aussi l'Impôt sur la fortune (ISF) qui rapporte prés de 4 milliards, encore un nouveau cadeau à ses amis de la bande du Fouquet's. Nicolas Sarkozy méprise le peuple. Il n'a qu'un seul objectif, servir les puissances de l'argent.

CE QUE DEVRAIT FAIRE LA GAUCHE

Toute la gauche critique l'intervention du chef de l'Etat. Mais la critique ne suffit pas. Ségolène Royal tend la main à Borloo et aux centristes ! Daniel
Cohn-Bendit parle de « rassembler au-delà de la gauche ». Comment penser des propositions vraiment à gauche avec ceux-là même qui, dans le gouvernement de Sarkozy, ont inventé, mis en oeuvre et cautionné toutes les pires mesures, des lois sécuritaires à la fin de la retraite à 60 ans ?
La politique, ce ne devrait pas être des pions qu'on déplace pour prendre ou garder le pouvoir. C'est le courage de s'affronter à tous ceux qui font obstacle au progrès social et au partage des richesses. C'est proposer et mettre au débat public les solutions pour résoudre les problèmes.

SANS VOUS, RIEN NE SE FERA

Il faut résister, dès maintenant mettre ce pouvoir en échec et préparer la défaite de Sarkozy en 2012. Mais pas pour recommencer avec les logiques libérales, qu'elles viennent du FMI, de la commission européenne ou du MEDEF. Elles ont conduit chaque fois la gauche dans le mur.
Comment faire ? Si vous ne voulez pas une nouvelle fois être déçus, à chacun de faire entendre son idée de ce que la gauche devra faire.
C'est le sens de l'initiative prise par le Parti communiste avec le Front de Gauche : lancer un grand débat dans tout le pays pour énoncer ensemble les grandes réformes dont la France a besoin, construire un programme populaire et partagé que les candidats porteront dans les élections de 2012.

____________________________________________________

Une nouvelle fin de non recevoir
aux attentes populaires
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Avec l'annonce du gouvernement Fillon, la surprise est qu'il n'y en a pas, sauf quelques mauvaises, comme l'arrivée des « aboyeurs » de l'UMP et de l'Elysée, Frédéric Lefebvre, Pierre Lellouche ou Thierry Mariani , probablement récompensés pour les outrances répétées. Pour le reste, rien, à part le revenant Alain Juppé. On prend les mêmes et on recommence. Il s'agit d'un gouvernement UMP de combat, resserré autour de son chef en vue des échéances de 2012.

L'ouverture, autrefois portée aux nues par le Chef de l'État, a définitivement vécu. Quant aux centristes, on va sans nul doute assister, avec les départs de Jean-Louis Borloo et Hervé Morin, à la tentative de les recycler en opposants de pacotille, histoire de faire oublier leurs soutiens zélés à toutes les réformes sarkozystes.

Le pays est prévenu. C'est une nouvelle fin de non recevoir aux attentes populaires. La mise en scène de ce faux remaniement signe une nouvelle fois le mépris dans lequel Nicolas Sarkozy tient nos concitoyens. Il n'y a aucune illusion à se faire. C'est un gouvernement affaibli et agressif. A ce pouvoir décidément sourd, qui n'a que faire du quotidien des Français, la mobilisation sociale du 23 novembre qui se prépare devra servir très vite de rappel utile.

Blog PCF Issy les Moulineaux

jeudi 18 novembre 2010, a 09:30
Frappé !
 

Social-Eco - le 18 Novembre 2010

Editorial Par Maurice Ulrich

Frappé !

Comment un président de la République parlant de « l'intérêt général » peut-il, dans un pays 
où huit millions de salariés gagnent moins de 950 euros par mois, ne pas en dire un mot en 90 minutes de télé ? Comment est-il possible qu'aucun des trois journalistes présents ne l'ait interrogé à ce propos alors que les chiffres de l'Insee sur l'emploi et les salaires venaient d'être publiés. Et, tandis qu'hier matin, les commentaires tournaient rond 
et en rond sur le changement de style du président, 
on retenait l'annonce de la suppression de l'impôt sur 
la fortune. Voilà le grand chantier de Nicolas Sarkozy, 
si l'on met de côté le numéro de démagogie sur 
la dépendance quand la santé va de plus en plus mal : 
la réforme de la fiscalité. Pour une fiscalité plus juste ? Non point, mais pour les plus riches, encore les plus riches. Car l'éventuelle suppression du bouclier fiscal 
ne peut faire illusion. C'est un tour de passe-passe, un jeu de Bonneteau où gagnent toujours les mêmes.

950 euros par mois. Les femmes, les femmes seules, les jeunes sont les premières victimes 
de ces bas salaires. Ils sont le plus frappés par les hausses de prix dont celles des loyers. Le logement représente 27 % du budget de l'ensemble des ménages, 39 % 
du budget des plus modestes. Mais c'est pour la masse des salariés que la question des salaires est posée avec toujours plus d'acuité. Au point que dans nombre d'entreprises les directions des « ressources humaines » mettent en garde. Il y a péril en la demeure. Et certains de penser que la bataille sur les retraites pourrait trouver des prolongements dans les revendications salariales. Ce ne serait 
pas un transfert 
des mécontentements. Patronat et gouvernement se sont entendus pour geler pratiquement 
les rémunérations. 
Les augmentations ont été en moyenne de 3,5 % par an pendant trente ans, mais les deux dernières années ont marqué un sérieux coup d'arrêt. Même chose l'an prochain au train où vont les choses. Sauf que ce train peut changer de rythme. Dans nombre d'entreprises, 
des mouvements sont en cours. D'autres ont déjà obtenu des succès significatifs et l'on peut citer, avec l'ironie qui convient, ce commentaire dans la Tribune du vice-président de l'association nationale des DRH : « Je suis frappé par le retour des augmentations collectives dans les entreprises, qui touchent également les cadres. Dans le même temps, les DRH favorisent l'individualisation, y compris chez les non-cadres. Il faut des rémunérations individuelles car elles sont un élément de motivation 
et de reconnaissance. » Bien sûr…

Une autre politique des salaires est possible. Les administrateurs des grands groupes 
n'en doutent pas d'ailleurs, qui se sont versé 16 % de plus en 2009. Faites comme je dis… la suite est connue. 
Plus profondément la bonne santé des entreprises 
est avérée, saluée par la presse économique. Plus 12 % de croissance pour celles du CAC 40. Dans l'automobile, aidée il y a dix-huit mois comme on le sait, Michelin affiche une hausse de son chiffre d'affaires de 23,9 %, PSA de 10,28 %, Renault de 5,7 %, mais au-dessus 
du marché mondial qui grimpe de 4,6 %. Une autre politique des salaires est aussi nécessaire. C'est un levier pour une croissance saine, décourageant la spéculation financière, favorisant une vraie reprise. C'est le contraire que veut Nicolas Sarkozy avec son gouvernement 
de « professionnels aguerris », comme l'écrivait 
étienne Mougeotte hier dans le Figaro. Professionnels, 
ça oui, de la droite.

Dans nombre d'entreprises les directions des « ressources humaines » mettent en garde. Il y a péril en la demeure.

 

Maurice Ulrich

mercredi 17 novembre 2010, a 18:04
La droite tente encore d'instrumentaliser la mémoire de jeunes communistes .
 

Histoire du mouvement social et communiste

Marion Guenot Secrétaire Nationale de l'Union des Étudiants Communistes


La droite tente encore d'instrumentaliser la mémoire de jeunes communistes
Dans son discours lors de la commémoration du 11 novembre, Nicolas Sarkozy s'emploie à enrôler à sa cause réactionnaire les jeunes héros de la résistances, étudiants et lycéens communistes, qui étaient des milliers à oser défier les nazis sur les champs élysées. On frise la crise cardiaque en apprenant que Sarkozy veut se les approprier ! Nicolas Sarkozy connaît-il seulement les valeurs des jeunes entrés en résistance ?

Suzanne Djian, François Lescure, Francis Cohen et Léon Lavallée et tant d'autres ont combattu contre l'autoritarisme brutal et pour la liberté, Nicolas Sarkozy multiplie les coups de force au parlement et attaque toutes nos libertés, individuelles et collectives (droit de grève combattu dans plusieurs professions avec la mise en place de réquisitions). Ces étudiants communistes ont refusé le racisme et promu la solidarité ; le gouvernement stigmatise les immigrés (jusque dans l'abjecte loi Besson) et attise les divisions des travailleurs qu'il crée artificiellement (public contre privé, Français contre étrangers, jeunes contre vieux…). Les étudiants communistes ont voulu un monde de progrès et de justice sociale ; l'UMP casse tous ses rêves et ses conquêtes avec acharnement et méthode.

Et ce serait l'UMP la gardienne des valeurs de la résistance ! Comment Nicolas Sarkozy ose-t-il s'en emparer quand tant des nôtres sont morts pour que vive cette France du programme du CNR, cette France qui a créé notre système de retraites que hait tellement ce sinistre gouvernement ? De plus, la filiation revendiquée envers De Gaulle est absurde et incohérente avec la politique extérieure de ce gouvernement, notamment au sujet de l'OTAN.

Après Guy Môquet, il semblerait que le président et son gouvernement aient à cœur de récupérer des martyrs et les faire marcher à contre-sens de toute leur vie ! En tant que secrétaire nationale de l'UEC, je leur interdis de brandir la noble figure de ces étudiants pour servir les intérêts de la bande du Fouquet's qu'ils ont tant combattu. Ces étudiants voulaient poursuivre le combat de ceux qui les ont précédés, pour le pain, la paix, la liberté, lorsqu'ils ont lancé un paquet de tracts du haut d'un amphi, à la Sorbonne, invitant les étudiants à les rejoindre.

Ils étaient des milliers à faire valoir leurs idées, lorsqu'ils décident d'aller manifester devant la tombe du Soldat inconnu, conscients du dangers lorsque les nazis ont arrêté 150 d'entre eux ; ou quand François Lescure, secrétaire parisien de l'UEC et organisateur de la manifestation du 11 novembre est arrêté et torturé, au moment où il s'apprêtait à quitter la France pour rejoindre le gouvernement provisoire de De Gaulle, à Alger, où il devait représenter les étudiants communistes. Les Allemands le laisseront pour mort, les reins brisés, mais il réussira quand même à s'échapper.

C'est ce symbole, c'est cette mémoire, ce sont ces vies que Nicolas Sarkozy a instrumentalisés le 11 novembre. Il tente d'enrôler ces hommes, dans leur conception d'une nation de dominations, d'une nation du repli sur soi. En 2007, Sarkozy décide de faire lire la lettre de Guy aux lycéens ; en 2008 il tente d'imposer le fichier Edvige pour consigner et dresser des listes des « personnes susceptibles de porter atteinte à l'ordre public » par leur engagement ou leur appartenance politique, syndicale ou associative. Il tentait de faire oublier qu'il avait été arrêté par la police française parce qu'il diffusait un tract comme des centaines, des milliers d'autres jeunes en France. Il a été désigné par le ministre de l'Intérieur français de l'époque pour être livré aux nazis, parce qu'il était jeune communiste. La droite vide tout le contenu du message de la Résistance en instrumentalisant la mémoire de ces étudiants !

N'en déplaise à certains, résister, ce n'est pas seulement s'arc-bouter sur l'existant. Résister aujourd'hui, ce n'est pas avoir un boulot à n'importe quel prix. C'est avoir un travail qui permette de se construire, de voir l'avenir, de faire des projets. C'est aussi faire avancer un monde de co-développement où les peuples se croisent et avancent ensemble, où les droits politiques, économiques et sociaux des individus progressent de Vancouver à Calcutta, d'Oslo à Johannesbourg. Résister, c'est refuser l'avenir qu'on nous prépare fait d'injustices, d'inégalités et de précarité généralisée. Faire vivre la Résistance aujourd'hui, ce n'est pas courber l'échine face au recul de civilisation que vous orchestrez. Ce n'est pas s'emparer de la mémoire des résistants pour bafouer les valeurs qui étaient les leurs. On a sans doute raison de penser qu'en 2010 les étudiants de France s'appellent toujours résistants ; c'est bien pour ça qu'ils sont toujours plus dans la rue, chaque jour davantage mobilisés pour défendre leur avenir !
Blog Nicolas Maury

mercredi 17 novembre 2010, a 11:31
PCF : L'ARNAQUE !
 

Réaction à l'intervention du Président de la République
Tract : L'ARNAQUE

Par : Communication
Mis en ligne : 17 novembre
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Encore une fois, Nicolas Sarkozy s'est invité dans nos téléviseurs pour une opération de pure communication. Près de deux heures d'antenne pour un tour de passe-passe : tenter de nous convaincre que ses vieilles recettes ont le goût du neuf. Son tour a raté encore une fois. Le Président a creusé un peu plus le fossé entre ses paroles d'une part, les attentes populaires et les exigences du mouvement social d'autre part. Il y a urgence que la gauche soit à la hauteur, et qu'elle avance de véritables propositions de justice, d'égalité et de liberté pour répondre à la crise du capitalisme.





mardi 16 novembre 2010, a 22:26
Le PCF dénonce la mise à l'index de la santé .
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 16 novembre
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Thèmes : Santé | fiscalité

Faisant suite à une mise en scène aussi longue que méprisante pour la population, le « nouveau Premier Ministre » a désigné Xavier Bertrand, Ministre du travail de l'emploi et de la Santé alors que Roselyne Bachelot récupère les Solidarités et la Cohésion sociale.



Après avoir dépecé l'hôpital public, les services déconcentrés du Ministère de la santé et imposé un recul démocratique considérable dans la santé, Roselyne Bachelot prend en charge le dossier de la dépendance. Le pire est à craindre de cette ancienne collaboratrice des groupes pharmaceutiques qui veillera, à n'en pas douter, aux intérêts du MEDEF dans le dossier du financement de la dépendance.

Il est parfaitement ahurissant que la santé soit reléguée au rang de Secrétariat d'État alors que c'est une des toutes premières préoccupations des Français-e-s.

Nora Berra occupera ce poste déqualifié. Médecin aux Hospices Civils de Lyon tout en étant médecin au sein de trois des principaux groupes pharmaceutiques, la nouvelle Secrétaire d'État continuera de cultiver le conflit d'intérêt, qui reste la marque de fabrique des gouvernements de l'ère Sarkozy.

Il n'y a rien de bon à attendre de cette « nouvelle » équipe. La santé et la protection sociale sont en danger.

Le PCF dénonce la mise à l'index de la Santé et appelle à la mobilisation et à l'intervention de tous les professionnels, personnels et usagers pour préserver ce bien précieux pour la population.

Parti communiste français,

Paris, le 15 novembre 2010.

mardi 16 novembre 2010, a 22:13
Poéme de Paul Eluard au groupe Manouchian .
 



manouchian13.jpgSi j'ai le droit de dire,
en français aujourd'hui,
Ma peine et mon espoir,
ma colère et ma joie
Si rien ne s'est voilé,
définitivement,
De notre rêve immense
et de notre sagesse

C'est que ces étrangers,
comme on les nomme encore,
Croyaient à la justice,
ici-bas, et concrète,
Ils avaient dans leur sang
le sang de leurs semblables
ces étrangers savaient
quelle était leur patrie.

La liberté d'un peuple
Oriente tous les peuples
Un innocent aux fers
enchaîne tous les hommes
et, qui ne se refuse à son cœur,
sait sa loi.
Il faut vaincre le gouffre
Et vaincre la vermine.

manouchian13a.jpgCes étrangers d'ici
Qui choisirent le feu
Leurs portraits sur les murs
Sont vivants pour toujours.
Un soleil de mémoire
Eclaire leur beauté.
Ils ont tué pour vivre,
Ils ont crié vengeance.

Leur vie tuait la mort
Au cœur d'un miroir fixe
Le seul vœu de justice
A pour écho la vie
Et, lorsqu'on n'entendra
Que cette voix sur terre
Lorsqu'on ne tuera plus
Ils seront bien vengés ;

Et ce sera justice.

Paul ELUARD Cinq ans après

manouchian13b.jpg67 ans après le Parti communiste Français avait tenu a rendre hommage aussi en organisant une cérémonie à Evry devant la plaque commémorative rappelant l'arrestation du groupe Manouchian en 1943.

Photos Jackie Corbel

Blog PCF Evry

lundi 15 novembre 2010, a 17:09
Ripostons,proposons : salle comble à Japy .
 


A l'appel du PCF, mille personnes s'étaient donné rendez-vous lundi 8 novembre au Gymnase Japy, dans le 11ème arrondissement de Paris.

Une soirée de lutte et d'échanges autour des propositions alternatives portées par le PCF qui témoignait de la combattivité intacte des militants présents. Deux jours après la huitième mobilisation nationale contre la réforme des retraites, le moment était d'importance. Il s'agissait aussi de faire le point sur le débat à gauche, les prochaines échéances politiques et sociales, pointer l'importance du développement du Front de Gauche et du PCF et de tracer des perspectives politiques face à une droite toujours aussi déterminée à multiplier les mauvais coups.

Nous reproduisons le discours de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui a conclu la parole où successivement, Pierrick Annoot, secrétaire générale de la JC, Elianne Assassi, sénatrice, Marie-George Buffet et André Chassaigne, députés, sont intervenus.

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Mesdames et Messieurs, Cher-e-s ami-e-s et cher-e-s camarades,

Nous tenons ce meeting dans un moment exceptionnel. Samedi, c'est encore plus d'1,2 million de personnes qui manifestaient dans le pays contre la réforme des retraites, sans compter les milliers de femmes venues défiler à Paris pour les droits des femmes et singulièrement le droit à l'avortement aujourd'hui gravement remis en cause. Oui, la mobilisation n'est pas terminée ! Oui la colère est plus grande que jamais contre un pouvoir qui méprise à ce point les salariés de notre pays !

Le gouvernement peut bien pérorer. C'est un très haut niveau de mobilisation et de combativité qui persiste, après des semaines d'une exceptionnelle intensité. Nous vivons un de ces mouvements sociaux, une de ces mobilisations citoyennes, dont notre peuple a le secret et qui marqueront, après d'autres - 1995 ou 2005 et le TCE pour ne citer que les plus récentes - l'histoire de notre pays.

Le gouvernement continue sa chanson sur l'essoufflement, l'échec, la fin du mouvement. Il a fait voter sa loi, non sans mal, et après avoir été obligé de mettre au pas les deux Assemblées, pourtant dominées par des majorités honteusement serviles, et le voilà qui veut nous faire croire qu'il a gagné la bataille.

Eh bien, nous affirmons ici le contraire : Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont fait voter la loi, mais le président de la République vient de perdre sa première grande bataille politique depuis 2007. Et quoi que nous chantent les bla-bla gouvernementaux, cela change tout pour la suite !

C'est clair et net, la bataille des retraites n'est pas terminée. L'intersyndicale vient de décider une nouvelle journée d'action entre le 22 et le 26 novembre. De multiples actions sont prises dans de nombreuses corporations. Des grèves continuent et il faut saluer le courage de ceux qui les conduisent. Quelle que soit l'issue de la bataille engagée, le peuple français restera durablement marqué par les évènements que nous vivons en ce moment.

Trois convictions majeures nous ont rassemblé et rassemblent une majorité de nos concitoyennes et de nos concitoyens au cours de cette bataille.

La première est très claire : nous, salariés de toutes conditions et jeunes en formation de ce pays, nous ne voulons pas vivre les décennies à venir sous le régime injuste que nous impose cette loi. Nous nous battrons jusqu'à sa remise en cause, parce que ce n'est pas la vie que nous voulons. Le vote de la loi ne tourne pas la page. Ce combat est plus que jamais devant nous. Et, que les choses soient claires, ce message s'adresse à tous les gouvernements à venir, quels qu'ils soient. Qu'aucun d'entre eux ne mise sur la résignation en la matière. Tout simplement parce qu'il en va d'une question essentielle pour la vie de notre peuple, pour l'avenir de la jeunesse du pays.

Nous ne voulons pas être contraint d'attendre de toucher une retraite, souvent de misère, jusqu'à 62, 65 ou 67 ans quand 40% des salariés qui partent aujourd'hui à 60 ans ne sont déjà plus en situation d'emploi mais exclus du travail. Nous ne voulons pas laisser voler les plus belles années de retraite à des ouvriers épuisés, victimes de maladies professionnelles mal reconnues, à des employés ou des cadres minés par le stress. Nous ne voulons pas laisser les femmes subir tout au long de leur vie professionnelle la précarité, le temps partiel, les bas salaires, pour s'entendre dire à 60 ans, il faut continuer à ce régime là deux, cinq ou sept ans de plus, et tout ça pour une pension indigne d'une vie au XXIème siècle. Nous ne voulons pas priver les jeunes d'un million d'emplois quand leur accès au marché du travail serait au contraire une des clés d'une réforme juste et solidaire des retraites.

Oui, nous ne voulons pas de tout cela, et nous nous battrons jusqu'au bout ! Cette réforme ne doit pas s'appliquer. C'est maintenant notre combat.

Une seconde conviction s'est imposée avec clarté. Ce pouvoir est indigne, il a décidément tourné le dos à toute légitimité populaire, et n'a qu'une boussole, les intérêts de l'oligarchie financière. Pour faire adopter cette loi, il a tout bafoué : bafouée la négociation avec les syndicats qui n'a jamais existé ; bafouée la voix du peuple qu'il n'a jamais voulu écouter, niant l'évidente opposition majoritaire du pays, méprisant les manifestants, stigmatisant et réprimant les grévistes, manipulant jusqu'au ridicule les chiffres pour nier l'importance des mobilisations ; bafouée la jeunesse, qu'il a cherché à infantiliser, niant son droit au débat et à la libre expression, puis a provoqué, infiltrant la police dans ses rangs, en utilisant des méthodes de voyous ; bafoué le Parlement, dont la conduite des débats a été régenté par l'Elysée au mépris de la Constitution, réduisant les parlementaires de sa majorité à des applicateurs zélés et serviles de la moindre de ses directives ; au fond bafoués tous les principes démocratiques et les valeurs républicaines de notre pays, valeurs désormais régulièrement mises à mal depuis que le gouvernement s'est engagé pour détourner la colère populaire sur la voie haineuse de la xénophobie d'État.

Eh bien, ce n'est pas comme cela que notre pays entend être gouverné. Ce n'est pas cette France dénaturée dans laquelle nous nous reconnaissons. Nous ne sommes pas une république bananière dans laquelle l'élection du Président de la République peut devenir un blanc-seing assimilé au vote des pouvoirs spéciaux dont le président pourrait user sans limite hors de tout contrôle démocratique.

Oui, en adoptant la loi contre la majorité populaire, contre toutes les organisations syndicales, Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont signé leur illégitimité. Au nom de la souveraineté démocratique, ils sont condamnables et condamnés.

La troisième conviction s'est lue sur bien des pancartes, a été entendue dans bien des témoignages, elle résume la portée du mouvement : « de cette société là, nous ne voulons pas ! ».

La bataille sur les retraites a cristallisé le rejet de choix politiques qui, en tous domaines, visent à faire payer la crise financière capitaliste aux salariés. Ces choix nous conduisent tous, et la société avec, dans de très graves impasses, dans des crises décuplées, dans une régression générale et continue.

La crise est bel et bien là. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Notre pays compte désormais très officiellement 4 millions de chômeurs. Parmi eux, plus de 725.000 séniors et 750.000 jeunes : que dire d'une société qui réserve pour seul sort aux plus âgés et aux plus jeunes la souffrance du chômage ? Elle est malade et cette maladie a un nom : le cancer généralisée de la finance. La sueur des uns fait le profit des autres. Les entreprises du CAC 40 affichent 47 milliards de profit pour la seule année 2009. C'est plus que le besoin de financement de la sécurité sociale. Et si l'on en croit les Échos du 21 octobre, les dix premiers groupes du CAC 40 sont assis sur un matelas de trésorerie de 145 milliards d'euros ! Quant aux banques, elles annoncent à nouveau des profits faramineux. Où est la morale d'un tel système qui fait sa fortune en rackettant le travail et la création de richesses ?

Les luttes actuelles montrent que des millions de salariés ont pris conscience de cette crise et de la nécessité d'en sortir autrement qu'avec les recettes capitalistes. Au delà de l'enjeu du droit à la retraite, ce mouvement porte de très grandes exigences populaires en matière d'emploi, de salaire et de pouvoir d'achat et, plus profondément encore, il porte la question essentielle du travail et de sa finalité. Je pense aux sous-traitants et intérimaires de l'aéroport de Roissy, à nouveau mobilisés jeudi dernier, à ces bagagistes qui souffrent au travail et vivent comme une insupportable provocation le recul de l'âge légal de départ en retraite ; ou encore aux agents de Pôle Emploi qui seront demain mobilisés pour exiger le retrait du plan de suppression de 1800 postes, dénoncer leurs conditions de travail et donc les conditions d'accueil de millions de chômeurs dans ces structures.

Sauf à vouloir remplacer la société par le chaos, il est temps d'administrer à ce système capitaliste un traitement de choc. Il est de notre responsabilité pour cela d'inventer ensemble un nouvelle civilisation, une civilisation de toute l'humanité, fondée sur la maîtrise et le dépassement des marchés, sur des nouveaux pouvoirs pour les citoyens, les travailleurs et indissociablement sur une autre culture, une nouvelle éthique, de nouvelles valeurs de partage, de respect de la créativité de chacun.

Soyons confiants dans notre capacité à atteindre cette ambition. Le désarroi de la droite se fait chaque jour un peu plus sentir. Il s'entend et se lit. Il y a ces derniers temps, à droite, une petite musique savoureuse que j'aimerais partager avec vous. Claude Bébéar s'en est récemment fait l'interprète dans une interview au Monde. A la question « Comprenez-vous la résistance des Français à la réforme des retraites ? », le président d'honneur d'AXA a répondu ces quatre mots lourds de sens : « A vrai dire non. » Cette musique, loin des discours officiels, nombreux sont ceux à l'UMP qui ose l'avouer : « ils ne comprennent pas ! ». Ils ne comprennent pas comment, alors que la propagande étatique fonctionnait à plein régime, alors que le calendrier avait été soigneusement déterminé, comment une telle mobilisation a été possible.

Et pour cause ! Depuis 2007, ils pensaient que tout était réglé : leur politique était, disaient-ils, ultra-populaire ; les syndicats étaient devenus « responsables » ; et vous vous souvenez toutes et tous de cette phrase de Nicolas Sarkozy lui-même : « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit ». C'est d'ailleurs probablement cette même arrogance qui a fait confondre à Jean-Louis Borloo, 300 et 3000 stations-services à sec en pleine grève des raffineries.

Mais la crise financière et la réponse des gouvernants à cette crise ont mis fin à cet enfumage. Et le mouvement actuel a bel et bien été à la hauteur de l'attaque sans précédent lancé à la faveur de cette crise contre le monde du travail.

Voilà, mes amis, ce qui vient de changer. Et vous le mesurez, ce n'est pas rien. Nous venons d'entrer dans une nouvelle phase de l'affrontement contre ce pouvoir, avec des atouts nouveaux. Nicolas Sarkozy voulait faire de la retraite sa bataille essentielle. Nous avions décidé de relever le défi en décidant lors de notre congrès de faire de cette bataille un axe majeur de notre action. Nous pouvons être fiers de la bataille menée. Oui, nous sortons plus forts des semaines écoulées, Nicolas Sarkozy et les siens plus affaiblis.

Avant de vous dire encore un mot sur l'avenir et les tâches politiques essentielles qui nous attendent, permettez-moi de saluer notre peuple qui une fois encore a montré son extraordinaire capacité de résistance. Aux heures les plus fortes de la mobilisation, nous avons tous ressenti ce que nous ressentions en militant pour le non au TCE en 2005 : la formidable intelligence d'un peuple face à un pouvoir se servant de tous les artifices pour le diviser et le faire plier ; la combattivité de millions de femmes et d'hommes qui n'est conquise que dans la conviction de se battre pour la justice sociale ; et, aussi, cette envie de liberté, d'égalité et de fraternité, cette envie de faire vivre et de reconquérir les valeurs de notre République, de les faire entrer dans le XXIème siècle quand tant de bons apôtres du capitalisme mondialisé nous expliquent que la modernité serait d'y renoncer.

Je veux aussi ce soir saluer le travail exceptionnel des organisations syndicales. Jour après jour, elles ont multiplié les initiatives pour informer les travailleurs de la nature régressive du projet gouvernemental. Depuis des mois, elles sont restées unies sans ne jamais rien céder au gouvernement qui fasse reculer les droits des salarié-es. Et, aujourd'hui, des millions de salariés affirment ensemble leur volonté de maintenir le droit à la retraite à 60 ans et se mobilisent pour le garantir. Bravo à elles pour leur lucidité et leur détermination. Je peux vous dire, moi qui vient de me rendre, pour préparer le prochain congrès du PGE les 4 et 5 décembre à Paris, à Madrid, Rome, Athènes et Hanovre, que l'Europe entière admire et regarde ce qui se passe dans notre pays.

Je veux enfin redire ici l'importance du travail des parlementaires communistes, de l'ensemble des deux groupes dans leur diversité. Le projet de loi qu'ils ont élaboré et porté a donné une perspective politique crédible à la mobilisation en montrant, proposition contre proposition, qu'une autre réforme était et demeure possible. Leur grande ténacité dans le débat parlementaire a donné un formidable écho aux revendications des salariés. Nous pouvons être fiers d'eux. Le peuple a besoin de tels élus et ils ont montré ce que le peuple est en droit d'attendre de la gauche.

Car, c'est l'autre question dont je veux vous parler ce soir. La gauche doit maintenant prendre la mesure de la puissance de l'exigence populaire qui vient de gagner le pays. Et elle doit se mettre à la hauteur. Je ne vais pas y aller par quatre chemins : le risque est grand qu'elle ne le fasse pas. Et c'est exactement ce que pensent les gens qui expriment dans plusieurs sondages parus ces jours ci tout à la fois leur envie de gauche et leur scepticisme sur la gauche.

Les Français ont raison. Aujourd'hui, le fossé existe. Le décalage est réel. Mais, nous, mes camarades, nous ne sommes pas là pour constater cette situation, pour pleurnicher, même avec les larmes de la colère, sur l'état du problème. Nous sommes pour là pour changer cette situation, pour construire avec notre peuple le projet collectif de changement auquel il aspire, pour ouvrir avec lui le chemin d'espoir qui lui ouvrira la porte. Et je l'ai dit, ce qui vient de se passer nous donne de nouveaux atouts pour y parvenir.

Que propose-t-on pour le moment à notre peuple pour résoudre ce problème et répondre à ces attentes ?

A droite, on nous propose un remaniement ! La belle affaire ! Le petit jeu de Nicolas Sarkozy, qui dure maintenant depuis des mois, à jouer, comme le disait Marie-George, avec les prétendants de son camp à tel ou tel poste, est, dans la période, tout simplement indécent. Je le dis clairement ce soir : il n'y a rien à attendre du remaniement, rien, absolument rien. Ils vont changer l'ordre de la photo gouvernementale. Et, de toute façon, dans la monarchie UMP, Nicolas Sarkozy décide tout et tout seul. Alors que l'on ne compte pas sur nous pour commenter ce nouveau casting. Le remaniement, on s'en fout et ça n'intéresse pas les Français.

Au Parti socialiste, on nous parle élection présidentielle, et c'est effectivement une échéance importante. Au lendemain de la journée de mobilisation du 26 octobre, Ségolène Royal - qui parlait un peu vite de « défaite », merci pour ceux qui luttent - déclarait que la réforme des retraites ne constituait pas « une défaite définitive » et était réversible en cas de victoire de la gauche à la présidentielle de 2012. Certes, aucune loi n'est éternelle. Celle-ci pourra donc être changée. Mais le problème, c'est sur quelle base ?

François Hollande, déclarait cette semaine dans une interview : « Il est évident que l'allongement de l'espérance de vie conduira à un allongement progressif de la durée de cotisation. Au nom de quoi empêcher un salarié qui n'a pas forcément tous ses trimestres de liquider sa pension plus tôt, quitte à subir une décote ? C'est quand même un choix de vie ! » Fin de citation.

Eva Joly n'est pas en reste quand elle déclare : « L'attention a été trop centrée sur l'aspect faussement bon sens et comptable de la réforme. L'argument qui consiste à dire nous vivons plus longtemps donc il faut travailler plus est superficiel. Il faut poser la question : qui travaillera plus longtemps ? ». Permettez-moi, là encore, de ne pas être très rassuré quant aux résultats produits par une réforme des retraites qui partirait de la question « qui travaillera plus longtemps ? ».

Eh bien, nous, nous ne prenons pas le débat de cette manière. Nous en avons assez de cette gauche de la défaite qui n'a que « le réalisme de la contrainte financière » à la bouche comme si les dogmes de la gestion capitaliste et du FMI étaient devenus incontournables. Ce sont ces dogmes qui nous ont conduit à la crise. Je le dis aux responsables du Parti socialiste et d'Europe Ecologie : si la gauche revient au pouvoir, elle aura la responsabilité principale de répondre à une question, « qui doit payer : le capital ou les salariés ? ». Eh bien, si la réponse de cette gauche, c'est encore les salariés, ce sera sans nous !

Mais j'en suis sûr, ce n'est pas ce que veulent les femmes et les hommes de gauche de ce pays. Et, je préfère parler de potentiel et pas de contrainte. Comme du potentiel fiscal des hauts revenus ou des revenus du capital par exemple. Je suis d'ailleurs tombé sur une nouvelle niche fiscale la semaine dernière. Elle s'appelle la niche Copé. C'est une niche qui permet aux sociétés d'être exonérées d'impôt sur les plus-values liées à la cession d'une filiale possédée depuis au moins 2 ans. Ça paraît technique comme ça mais je vous garantis que c'est très efficace pour les grands groupes. Ça l'est nettement moins pour les finances de l'État qui a perdu avec ce dispositif, pour la seule année 2008, plus de 12 milliards de recettes. C'est 20 fois le coût du bouclier fiscal la même année ! C'est formidable, non, la niche Copé ?

dimanche 13 juin 2010, a 21:00
INFO : DOMIK27
 

Portable en fin de vie pas les moyens pour l'instant tant que sa tient

à plus tard .

mercredi 09 juin 2010, a 21:49
Le pouvoir au service de l'argent roi .
 


 

Il nous est parvenu la semaine dernière plusieurs éléments qui démontrent encore plus les choix antisociaux du pouvoir de droite au seul service de la finance.

L’association de consommateurs UFC/Que choisir, révélait que les banques ajoutent des frais bancaires aux frais bancaires. Ceux-ci frappent en général les foyers les plus modestes. Ainsi, les frais liés aux découverts bancaires ont augmenté de 26%. Au total, le système des tarifs pour utiliser la banque, c’est-à-dire pour réutiliser votre argent, celui que vous avez gagné, représente une ponction de 15 milliards d’euros sur les comptes des « clients ».

Presque au même moment on apprenait que le Parlement débat d’une proposition de loi gouvernementale prétendument pour « la régularisation financière ». Dans ce texte, un petit alinéa discret tente de légaliser le mécanisme qui a provoqué le 7 août 2008 la crise bancaire mondiale actuelle, ce que l’on appelle la « tritisation », c’est-à-dire la possibilité pour les banques de sortir les prêts immobiliers de leur bilan, pour les loger dans des portefeuilles spéciaux pour les vendre à des investisseurs. Les créances sont ainsi transformées en titre financier. Ce qui a aussi été appelé « crédits toxiques ».

Ceci revient à réactiver un projet de M. Sarkozy, ce qu’il appelait : la « recharge hypothécaire », c’est-à-dire la possibilité donnée à un individu ou un foyer d’emprunter, non pas sur sa capacité à rembourser mais sur la valeur supposée de son bien.  C’est ce qui s’est passé aux Etats-Unis. Enivrés par la bulle immobilière des foyers nord-américains ont cru pouvoir toujours emprunter plus, s’endetter jusqu’au jour où les banques les ont mis à la rue et ont volé leur maison.

Autre nouvelle, le 3 juin dernier, le journal économique « Les Echos » qui défend la cause patronale, révélait que le cadeau fait aux entreprises, lié à la suppression de la taxe professionnelle était de près de deux milliards supérieur à ce qui était prévu.

Pendant ce temps, les collectivités locales ont moins d’argent et sont donc contraintes, soit de réduire leurs services ou d’augmenter les impôts locaux. Le  pouvoir et ses affidés, continuent de verser de grosses larmes de crocodiles sur les déficits et la dette de l’Etat, pour serrer la vis aux familles modestes. Surtout, cela sert à préparer des augmentations d’impôts ou de la contribution sociale généralisée.

Doux avec les puissants. Dur avec les faibles. Telle st l’orientation du gouvernement de l’ultra-droite actuelle. Le Premier ministre a laissé entendre qu’il y aurait des augmentations d’impôts ou de cotisations sociales. Il se cache maintenant derrière l’idée de supprimer des niches fiscales. Il y aura un coup de rabot de 10%, proclame le Premier ministre, mais… avec des exceptions, car il ne faut pas alourdir le coût du travail. Autrement dit, on ponctionne les plus modestes, mais pas les exonérations de 21,4 milliards d’euros correspondant à l’exonération des cotisations sociales des grandes entreprises, ni cet incroyable cadeaux de plus de 22 milliards d’euros fait aux multinationales exonérées de taxe sur la plus-value de la vente de leurs actions ou de leurs filiales.

Ceci n’était l’énoncé que de quelques exemples qui montrent à quel point ce pouvoir est au seul service de l’argent roi et non du peuple qui souffre de plus en plus.

N’ayons pas peur de réclamer justice et notre dû, à commencer par le refus du recul de l’âge ouvrant droit à une bonne retraite.

mercredi 09 juin 2010, a 17:40
Main basse sur les tarifs de l'électricité .
 

Le projet de loi Nome, dont l'examen a débuté hier soir à l'Assemblée, va provoquer une hausse de 11 % des tarifs dès cette année. L'opposition socialiste et communiste votera contre ce texte, qui prévoit la mise à disposition d'un quart de la production nucléaire aux concurrents d'EDF.

Les députés UMP et Nouveau Centre vont-ils donner le feu vert à une flambée des tarifs réglementés de l'électricité  ? L'examen du projet de loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité, auquel s'opposent parlementaires communistes et socialistes, a débuté hier soir à l'Assemblée nationale. Or, son adoption définitive, prévue avant la fin de l'année, devrait conduire à une hausse sans précédent et complètement artificielle de la facture. Selon les prévisions de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), les tarifs réglementés devraient bondir de 7,1 % à 11,4 % dès cette année et continuer d'augmenter de 3,1 % à 3, 5 % par an entre 2011 et 2015.

une augmentation artificielle des tarifs

Cette flambée sera la conséquence mécanique de l'obligation faite par la loi à EDF de mettre à la disposition de ses concurrents 25 % de sa production nucléaire. Cette disposition vise à permettre à GDF Suez, Poweo ou encore Direct Énergie de gagner des parts de marché dans la fourniture d'électricité aux particuliers et aux entreprises. En effet, malgré le fait que la France a, comme l'exigeait Bruxelles, totalement ouvert son marché intérieur en 2006, la concurrence reste très marginale puisque 97 % des Français sont restés fidèles aux tarifs réglementés. Et pour cause  : peu ou pas producteurs d'électricité, les nouveaux opérateurs ne sont pas en mesure de 
faire des offres commerciales compétitives. Pour qu'ils y parviennent, le premier ministre, François Fillon, a donc décidé de leur donner accès à un quart de la production nucléaire. Mais «  cette spoliation d'un bien de la nation  », comme le dénonce la CGT énergie qui rappelle que les 54 réacteurs nucléaires actuellement en service ont été financés par les usagers, par le biais de leurs factures, a un prix. Elle va provoquer un surenchérissement du coût du mégawatt. Alors qu'il est aujourd'hui de 34 euros, il devrait atteindre 42 euros. Un bond de 25 % que supporteront les usagers, entreprises comme particuliers. La loi Nome comporte d'autres dispositions qui suscitent l'opposition du PCF, du PS et de la CGT. Les tarifs réglementés pour les entreprises seront purement et simplement supprimés. Ce qui ne sera pas sans conséquences, dans cette période de crise, pour les entreprises dites électro-intensives. Pour les particuliers, l'existence des tarifs réglementés est officiellement garantie, mais la loi va conduire à, progressivement, réduire leur intérêt pour le consommateur. Désormais, c'est la CRE qui les fixera, tandis que leur calcul devra intégrer «  une référence
au marché  » dont les prix sont supérieurs en moyenne de 40 %.

LA CNR BIENtôt privatisée au profit de GDF SUEZ ?

La loi Nome pourrait être aussi l'occasion pour le gouvernement de privatiser la Compagnie nationale du Rhône. Cette entreprise qui gère les aménagements du fleuve et en particulier les barrages hydroélectriques pourrait passer sous le contrôle total de GDF Suez, qui en possède déjà 49 %. Un amendement déposé en ce sens a été rejeté en commission par les parlementaires, mais la CGT comme le PCF craignent qu'il ne refasse surface au cours de l'examen du texte

site de l'Huma

mercredi 09 juin 2010, a 17:14
Madagascar : le PCF condamne la suspention de l'aide au développement .
 


Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 8 juin
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Thèmes :

L'Union européenne vient de décider de suspendre son aide au développement à Madagascar en raison de « l'absence de progrès démocratiques depuis l'arrivée au pouvoir controversé d'Andry Rajoelina en mars 2009 ». L'aide humanitaire serait maintenue, mais l'Union européenne va stopper tout appui budgétaire et toute aide au titre du Fonds Européen de Développement. Le PCF condamne cette décision consternante et inacceptable.

Le contexte politique, il est vrai problématique, ne peut justifier cette mesure inique et irresponsable vis-à-vis d'un pays qui est un des plus pauvres du monde. C'est la population malgache qui va en payer le prix et la situation à Madagascar en sera encore plus insoutenable, dans le contexte de crise aigue qui dure depuis 2008.

On peut d'ailleurs s'interroger sur la cohérence et la légitimité de la politique de l'Union européenne et de ses Etats membres, quand on sait que Nicolas Sarkozy a, de son côté, sans sourciller, accueilli et mis à l'honneur au sommet Afrique-France de Nice, un certain nombre de Chefs d'Etats africains issus de coup d'Etat ou d'élections frauduleuses… Cet état de fait illustre une fois encore les principes à « géométrie variable » d'une politique qui varie en fonction des intérêts en jeu.

Le PCF exprime sa solidarité avec le peuple malgache dans cette situation difficile. L'Union européenne et la France doivent contribuer au développement pour faciliter l'issue aux crises politiques et les progrès démocratiques.

Parti communiste français Mardi 8 juin 2010

mercredi 09 juin 2010, a 07:17
La CFDT attendue sur les retraites .
 


Le 47e congrès 
de la CFDT s'ouvre 
à Tours (Indre-et-Loire). Entre le premier projet de résolution et celui présenté au congrès, les militants ont fait réintégrer la revendication du maintien de l'âge légal de départ en retraite à 60 ans.

La crise a bouleversé la donne économique et sociale. Elle a aussi fait évoluer les positionnements syndicaux. La CFDT ouvre aujourd'hui son 47e congrès à Tours, en inscrivant sa réflexion dans la « continuité ». Le syndicat reste toujours à la recherche de compromis, mais la priorité donnée à « la réduction des inégalités » fait ­bouger le curseur sur ce qui est ou non à ses yeux « acceptable ». En 2003, la CFDT avait jugé la réforme Fillon des retraites, basée sur un allongement de la durée de cotisation, « acceptable ». Elle s'affiche aujourd'hui en « opposition frontale » avec la réforme en cours. « En décalant l'âge de départ, le gouvernement accroît les inégalités vis-à-vis des carrières longues, de la pénibilité et des carrières précaires », a assuré samedi dans un entretien à Ouest France François Chérèque, secrétaire ­général de la confédération, qui sera réélu vendredi pour un dernier mandat.

La CFDT se sait attendue au tournant sur une question qui lui a fait perdre, après 2003, entre 80 000 et 100 000 adhérents. Et ce d'autant plus que, parmi les « contreparties » négociées en échange de sa signature, certaines n'ont jamais vu le jour. Si le dispositif carrières longues a favorisé le départ en retraite de salariés ayant commencé à travailler jeunes, celui sur la prise en compte de la pénibilité du travail pour obtenir des départs anticipés n'est toujours pas en place. Dans ce contexte, les militants ont déjà remporté une bataille  : rajouter, dans le ­projet de résolution amendé, une ­revendication qui ne figurait pas dans le premier texte  : le maintien de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans. Trois autres débats, cette fois sur des amendements non intégrés, sont attendus. Plusieurs syndicats proposent de supprimer un paragraphe sur les « conditions » de l'augmentation de la durée de cotisation. D'autres refusent de discuter des « contreparties » qui permettraient « d'unifier les régimes » (privé et public). Enfin, les 1 500 délégués vont se pencher sur le financement des retraites, certains proposant de taxer plus franchement les revenus financiers du capital.

Paule Masson

site de l'Huma

mardi 08 juin 2010, a 22:35
Tel Aviv 5 juin 2010 : félicitations à mes camarades israéliens !!!
 


Manifestation Tel Aviv 5 juin 2010Traduction de MA pour solidarité internationale pcf du communiqué de presse du Parti communiste israélien.

Les manifestations de ce weekend en Israël appelleront à la paix, à la fin de l'occupation et du siège de Gaza

Les manifestations de ce weekend en Israël lanceront un appel à la mise en place d'une enquête internationale, pour que l'on laisse le « Rachel Corrie » atteindre Gaza et pour une levée générale du siège – tout en appelant à mettre un terme à 43 ans d'occupation.

Depuis plusieurs semaines, le mouvement pacifiste en Israël s'organisait pour marquer, ce 5 juin, le 43ème anniversaire de l'occupation de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza, de Jérusalem-Est et le Golan. Des manifestations et des rassemblements étaient prévus – certains en coopération avec des groupes Palestiniens – appelant à mettre un terme à l'occupation dans le quartier palestinien de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Ouest – une veille spéciale des Femmes en noir, et demain samedi, un rassemblement de masse à Tel-Aviv.

Les manifestants appelleront également le gouvernement à autoriser le navire d'aide humanitaire Irlandais « Rachel Corrie », actuellement en route dans la mer Méditerranée, à atteindre le port de Gaza, et plus généralement à lever le siège de Gaza. Tant que la bande de Gaza sera assiégée, elle restera de facto sous occupation Israélienne, et l'attaque navale commando sur le navire d'aide humanitaire Turc a, en réalité, étendu l'occupation de Gaza aux eaux profondes du large de Gaza.

Un rassemblement à Tel-Aviv demain (Samedi 5 juin), partira à 19h de la place Rabin (à l'angle de Frischman) et se terminera par un rassemblement à la Place du Musée à 20h, devant le Ministère de la Défense. Il est conçu comme une manifestation de masse protestant contre la dangereuse escalade de la violence régionale provoquée par le gouvernement Netanyahu-Barak-Liberman, tout en marquant les 43 années d'occupation. Le mot d'ordre principal devrait être « Le gouvernement est en train de tous nous noyer – nous devons œuvrer pour la paix ».

Dans le manifeste du rassemblement, on pouvait lire: « Il est temps de revenir à la raison et de sauver notre société de la ruine. Sans une solution de deux États pour deux peuples et de deux capitales à Jérusalem, l'avenir de l'ensemble de la région est incertain ». Parmi les organisations soutenant la manifestation, entre autres, le Parti Communiste d'Israël, le Hadash (Front Démocratique pour la paix et l'égalité), la Jeunesse communiste (Banki-Shabiba), Yesh Gvul, les Combattants pour la paix, Meretz, les Physiciens pour les Droits de l'Homme, Paix maintenant et Gush Shalom.

mardi 08 juin 2010, a 22:10
Meetng unitaire pour les retraites .
 

lundi 14 juin - 20:00

Rouen :

Meeting unitaire pour les retraites


MEETING UNITAIRE

Lundi 14 juin 20h - Halle aux Toiles ROUEN

avec Christiane Marty (Attac), Willy Pelletier(Copernic), Eric Aubin (CGT), Elizabeth Labaye (FSU), Pierre Khalfa (Solidaires), Rachel Lafontaine (Alternatifs), Pierre Larrouturou (Europe Ecologie), Pierre Cours-Salies (Fase), François Calaret (Gauche Unitaire), Olivier Besancenot (NPA), Jacky Hénin (PCF), Jean luc Mélenchon (PG), Guillaume Bachelay (PS), Gérard Filoche (Inspecteur du Travail)

mardi 08 juin 2010, a 21:55
Solidarité avec les luttes sociales et pour les libertés syndicales au Maghreb .
 


Par : Relations internationales
Mis en ligne : 7 juin
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Thèmes :



mardi 08 juin 2010, a 21:35
Suppression des jurés populaires : un gouvernement de Restoration !
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 8 juin
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Thèmes :

Le gouvernement envisage de supprimer les jurés populaires d'assises de première instance. Objectif du ministère de la justice : désengorger les tribunaux d'assises et réduire les délais d'attente.

Faute de moyens, le gouvernement s'apprête à mettre fin à ce qui fonde une partie de la citoyenneté française : la possibilité pour le peuple français de participer à sa propre justice. C'est à un véritable retour en arrière auquel on assiste avec ce gouvernement qui n'a jamais aussi bien mérité le qualificatif de réactionnaire. Non content de s'en prendre aux conquêtes sociales du peuple français, voilà maintenant qu'il s'attaque à son socle républicain. On frémit pour la prochaine étape !

Pour « désengorger » les tribunaux un moyen existe : celui de doter d'un budget digne de ce nom le ministère de la justice. Mais cela veut dire investir, et y mettre les moyens pour développer une justice de proximité moderne et surtout citoyenne. Tout le contraire de ce que défend ce gouvernement de Restauration !

Parti communiste français

Lundi 8 juin 2010

lundi 07 juin 2010, a 04:18
Dépenses militaires mondiales : le record de l'indécence...
 

Les dépenses militaires mondiales ont atteint de nouveaux records en 2009 selon le rapport annuel de l''Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri) : 1.531 milliards de dollars !

L'Institut a constaté une hausse des dépenses militaires dans 65 % des pays pour lesquels il a pu se procurer des chiffres. Les plus puissants ont donné le mauvais exemple : 16 des 19 pays du G20 ont augmenté leurs dépenses en termes réels.
Les Etats-Unis, toujours largement les premiers en terme de dépenses militaires, ont investi 661 milliards de $ dans ce secteur l'an dernier, soit 47 milliards de plus qu'en 2008.
Ne disposant pas du chiffre officiel pour la Chine, l'Institut avance une estimation de 100 milliards de $. La France est troisième de ce classement avec 63,9 milliards de dollars. “Les chiffres démontrent aussi que pour les grandes ou moyennes puissances, comme les Etats-Unis, la Chine, la Russie, l'Inde et le Brésil, les dépenses militaires constituent un choix stratégique à long terme auquel elle s'attachent même en période de difficultés économiques”, selon le responsable au Sipri de la recherche sur les dépenses militaires, Sam Perlo-Freeman. Ces stratégies sont liées à une recherche à long terme d'influence mondiale ou régionale.
Aux États-Unis, les dépenses militaires ont éclaté sous la présidence de George Bush : + 63 % de 2000 à 2008. malgré les annonces du président Obama de supprimer certains programmes (qui ont parfois été rétablis par le Congrès). Il y a poursuite de l'augmentation des dépenses militaires : le but fondamental d'assoir la suprématie étasunienne sur un large spectre de moyens militaires n'est pas abandonné.

Les dépenses militaires ont augmenté dans toutes les régions du monde, en dehors du Moyen-Orient.
La moitié de ces dépenses sont concentrées sur le continent américain : 738 Mds de $ dont 661 mds pour les seuls États-Unis. Sur le continent sud-américain, le Brésil dépense le plus (26,1 Mds de $ et 11e rang mondial avec une hausse de 16 %. À noter que le Vénézuela a baissé ses dépenses fortement (- 25 %).
La deuxième région du monde en terme de dépenses est constituée par le continent européen avec 386 Mds de $ dont 326 en Europe de l'Ouest et Centrale et 60 en Europe de l'Est. C'est le Royaume-Uni (58,3 Mds) qui a le plus augmenté ses dépenses militaires en valeur absolue, suivi de la Turquie et de la Russie (53,3 Mds). À noter que l'Allemagne (45,6 Mds) et l'Italie (35,8 Mds) maintiennent un haut niveau de dépenses militaires. Globalement, la crise économique a ralenti fortement la hausse des dépenses militaires en Europe de l'Est, à la différence des années précédentes : de 2000 à 2009, leurs dépenses militaires avaient doublé ! plus 108 %, augmentation due pour l'essentiel aux dépenses d'ajustement de ces pays pour entrer dans l'OTAN ce qui les avait obligé à amener leur niveau à 2 % du PNB…
La troisème région du monde en matières de dépenses militaires et l'Asie-Océanie : 276 Mds de $ dont 210 Mds de $ en Asie de l'Est. les dépenses chinoises sont estimées aux environ de 100 Mds de $, celles du Japon à 51 Mds, de l'Inde à 36,3, de la Corée du Sud à 24, de l'Australie à 19 Mds de $.
Les pays du Moyen-Orient ont dépensé 103 Mds de $ dont 41,2 pour la Arabie Saoudite. Enfin l'Afrique représente “seulement” 27 Mds de $.

Les opérations de maintien de la paix “multilatérales”, notamment en Afghanistan, ont augmenté en termes de personnel et de coûts pour, elles aussi, atteindre de nouveaux records, selon le Sipri. Au total, 54 de ces opérations de maintien de la paix se sont déroulées dans le monde (dans 34 régions) au cours de l'année passée pour “un coût connu” et jamais atteint jusque-là de 9,1 milliards de $ (7,4 milliards d'€). Il faut malgré tout rapporter cette somme aux dépenses militaire globales des principaux pays. À noter que le nombre (stable) de conflits qualifiés de “majeurs” est de dix-sept.

Ces chiffres peuvent donner le vertige comme l'on fait, il y a quelques mois, les montants énormes des emprunts accordés aux banques. La crise économique n'a globalement pas affecté ces dépenses militaires, en dehors de quelques pays d'Europe de l'Est. Cela signifie que les mesures d'austérité prises jusqu'à présent ont visé d'autres secteurs publics de biens et services, comme le montre la situation de la Grèce, (évoquée dans un autre article du blog http://culturedepaix.blogspot.com).

On pourrait également rapprocher cette santé insolente des dépenses militaires de la difficulté à atteindre les “Objectifs du millénaire pour le développement” visant à diminuer la pauvreté dans le monde de 50 % d'ici 2015. Selon les études de l'ONU, le financement extérieur (notamment avec l'aide publique au développement) pour les réaliser a été estimé à environ 135 Mds de $ par an jusqu'en 2015 (moins de 10 % des sommes évoquées). “Le pain ou les canons”, ce vieux slogan rappelle que nous sommes là au coeur de choix de société fondamentaux…

Publié par Daniel Durand

dimanche 06 juin 2010, a 22:11
Sarkozy impose un coup de force contre les enfants .
 

L'Élysée a enjoint les sénateurs de revenir sur leur vote qui garantissait le maintien de l'institution du défenseur des enfants, mise en place par la gauche en 2002, y voyant sans doute un contre-pouvoir gênant ses projets liberticides.

Il y a du Badinguet dans cet homme-là. Du coup d'État permanent. Les libertés ou les contre-pouvoirs du peuple deviennent gênants  ? On s'arrange pour les diluer. Qu'importe la volonté des parlementaires  : ceux-ci, à droite, sont déjà croupions.

Pour de prétendues économies de fonctionnement, le gouvernement avait concocté un texte ligotant dans un même organisme des institutions – créées pour l'essentiel sous les gouvernements de gauche – garantes d'un certain nombre de libertés et de droits constitutionnels. Un défenseur des droits, construit suivant la logique du médiateur de la République qui, du coup, disparaît, devait absorber dans un insipide gloubi-boulga la Commission nationale de déontologie de la sécurité, le défenseur des enfants, ainsi que la Halde, (Haute Autorité de lutte contre les discriminations), agissant jusque-là sur leur terrain respectif. Une véritable usine à gaz extrêmement complexe avec un responsable du secteur enfance révocable à tout moment, donc amovible au fil du vent. Un projet dénoncé par la gauche et à ce point régressif que les sénateurs de droite avaient dû faire voter mercredi, par 175 voix contre 160, des amendements au projet gouvernemental en mettant les droits des enfants en dehors de cette nouvelle structure vouée à l'impuissance.

Spécificité de la souffrance des mineurs

Patatras  ! Nicolas Sarkozy a remis de l'ordre en enjoignant aux sénateurs de sa majorité de revoter pour rétablir un texte liberticide. Exit l'institution de défense des droits des enfants, coupable de s'être notamment émue de la spécificité de la souffrance des mineurs. Si cette pratique respecte le règlement de cette assemblée, elle n'en est pas moins inhabituelle. « Des tractations ont eu lieu au sein de la majorité pour éviter des ratés dans ce débat qui a donc été tranché ailleurs, avec l'intervention de l'exécutif, sans doute au plus haut niveau », a commenté la sénatrice (PCF) Nicole Borvo Cohen-Seat. « Je ne comprends pas pourquoi on veut mettre le Parlement à genoux devant le monarque », a estimé Alima Boumedienne-Thiery (Les Verts). « C'est une manière de bafouer notre assemblée, qui a délibéré longuement sur cette question », s'est insurgé Jean-Pierre Sueur (PS). Ce coup de force sarkozyste ainsi que le revirement des sénateurs UMP à la botte font grand bruit, bien au-delà de l'enceinte du palais du Luxembourg. L'ancien garde des Sceaux Robert Badinter dénonce « une dérive constante depuis 2007 », vers « une monocratie » où « l'essentiel des pouvoirs législatifs comme exécutifs sont dans la main du président de la République ». Il parle « d'une scène pitoyable où on voit des élus accepter de manger leur chapeau ».

Nicolas Sarkozy enterre une deuxième fois Victor Hugo.

Dominique Bègles

l'Huma du 5 / 05 / 10

dimanche 06 juin 2010, a 21:46
Pauvreté : les associations à bout de souffle .
 

Submergées par les demandes et confrontées à une baisse des ressources, les organisations d'aide aux plus démunis ne parviennent plus à remplir leur mission. Elles lancent un cri d'alarme à l'intention des pouvoirs publics.

Les associations sont à bout de souffle. Malgré leur engagement, les bénévoles n'arrivent plus à faire face. La semaine dernière, le Secours populaire d'Angers (Maine-et-Loire) prenait la décision de fermer temporairement ses portes (lire l'Humanité du 2 juin). « Un exemple très émouvant de ce qui pourrait se produire sur tout le territoire », assure le président du SPF, Julien Lauprêtre. En 2009, 2 millions de personnes avaient fait appel à l'association. Un chiffre atteint en un seul semestre en 2010.

Le SPF n'est pas seul à souffrir, toutes les organisations sont submergées. À l'occasion de leur dernière campagne hivernale, les Restos du coeur ont accueilli quotidiennement 40 000 personnes de plus que l'année passée. La Croix-Rouge constate également une hausse de la demande d'assistance. « Sur la première moitié de 2010, on voit une progression de 15 à 20 % de la fréquentation de nos structures d'accueil », relève Jean- François Riffaud, son porte-parole. Une situation d'autant plus inquiétante que « la rentrée scolaire, en septembre, est toujours l'occasion d'une recrudescence des demandes », précise Marc Castille, responsable du service solidarité du Secours populaire.

À la veille du lancement de sa campagne nationale de collecte, le président de la Croix-Rouge Française Jean-François Mattei, interpelle les pouvoirs publics et demande au « gouvernement de considérer les dépenses sociales comme prioritaires ». « Il doit prendre ses responsabilités. Ce ne sont pas les associations qui sont en crise, mais bien la société française, renchérit Jean-François Riffaud. Les besoins augmentent et les ressources baissent. Dans de très nombreuses régions, les collectivités locales rognent sur les aides qui nous sont attribuées. » Des propos qui rejoignent les déclarations de François Soulage, président du Secours catholique : « Les associations, aujourd'hui un peu dépassées, ne peuvent pas remplacer l'État. »

« NOUS AVONS BESOIN DE PLUS DE MOYENS »

Tous constatent également une diminution des dons. En 2009, les Français ont donné 397 millions d'euros. Selon le baromètre image notoriété réalisé par l'IFOP, les sommes collectées pourraient baisser en 2010. « Nos donateurs ont parfois eux-mêmes du mal à boucler leurs fins de mois », explique Marc Castille, du SPF. La Croix-Rouge tente également de faire face à un manque criant de moyens. « Pour maintenir un niveau de ressource constant, nous sommes obligés de beaucoup plus solliciter les Français, explique Jean-François Riffaud. Cette année notre quête nationale durera cinq jours, contre deux les années précédentes. Nous avons besoins de plus de moyens. La Croix-Rouge française ne peut donner que ce qu'on lui donne. »

Dans beaucoup de structures, les frigos sont vides. Les dotations européennes attribuées à la France, d'un montant global de 78,1 millions d'euros, sont réparties entre le SPF, la Croix-Rouge, les Restos du coeur et la Banque alimentaire. Elles représentent une part importante de leurs ressources (50 % pour le SPF, 60 % pour la Croix-Rouge et la Banque alimentaire, 20 % pour les Restaurants du coeur). Or ces dotations commencent seulement à arriver. Et sont, de surcroît, de plus en plus menacées. Entre l'automne, où les aides de l'Union européenne sont attribuées, et le printemps, où les achats sont réellement effectués, il s'écoule plusieurs mois pendant lesquels les cours des aliments peuvent monter, entraînant une diminution conséquente des rations attribuées au final. La réforme de la politique agricole commune, qui vise à réduire les surplus agricoles, pourrait également remettre en cause le programme européen d'aide alimentaire. Une incertitude qui inquiète fortement les associations. « La fin de ces aides mettrait en péril notre existence  », souligne Marc Castille.

MATHIEU MOLARD

site de l'Huma

dimanche 06 juin 2010, a 21:32
Une seule solution : la levée du blocus .
 

• Ces Israéliens qui disent non • Ils témoignent : "Et puis on a fait feu sur nous !" • Israël sous pression internationale

dimanche 06 juin 2010, a 21:05
L'affaire Garzon : Un peuple sans mémoire est condamné à stagner .
 

La suspension 
du juge Baltasar Garzon révèle les visions antagoniques mémorielles de l'Espagne. Pour secrétaire général du Parti communiste d'Espagne (PCE), José Luis Centella,
le débat se structure sur le terrain politique avec la construction de la IIIe République


L'Affaire Garzon : « Un peuple sans mémoire est condamné à stagner »
Le juge Baltasar Garzon a été suspendu de ses fonctions pour avoir voulu ouvrir une instruction contre des crimes franquistes, et ce sur plainte de groupuscules d'extrême droite. Comment interprétez-vous ce déni de justice  ?

José LuisCentella. Nous nous trouvons face à un moment très important de l'histoire de notre pays. Je le qualifierais de contradictoire. En effet, nous assistons à un début de consolidation d'un mouvement républicain, un mouvement qui regarde vers la IIIe République, et le débat sur notre passé se normalise enfin. 
C'est à cet instant précis qu'apparaît un mouvement réactionnaire pour le freiner. Tandis que le juge Garzon cherche à prendre la tête d'une 
dynamique aussi normale qu'humaine – faire la vérité et la justice quant aux crimes commis durant quarante ans par la dictature –, 
les contradictions de la transition 
resurgissent. Une droite décomplexée, héritière du franquisme, cherche à intimider quiconque ose toucher 
au système.

Elle nie le droit aux communistes, et plus généralement 
aux gens de gauche, de poser les débats 
qui étreignent notre pays. Un citoyen européen a du mal à comprendre cette situation, et c'est normal. Près de 150 000 antifranquistes gisent encore sur les bas-côtés de nos routes et nous ne pouvons pas les déterrer  ? Pendant ce temps, le dictateur repose dans un énorme monument – le Valle de los Caidos. C'est cette contradiction qui sort aujourd'hui à la lumière.

Le juge Garzon enquêtait également sur ce scandale d'État qu'est la corruption politique. Croyez-vous que les deux affaires soient liées  ?

José Luis Centella. Bien sûr. Le juge Garzon a eu le courage de mettre à jour le cas Gürtel, un réseau de corruption qui implique directement le Parti populaire (droite). Cela a entraîné toutes sortes de déchaînements politico-médiatiques. Car cette affaire de corruption intervient dans un contexte de grave crise sociale et économique avec plus de 4,5millions de chômeurs.

Justement, dans ce contexte de crise, comment le débat sur la IIIe République se structure-t-il  ?

José LuisCentella. Lors de la transition, il n'y a eu ni débat ni vote des Espagnols pour décider du régime sous lequel ils souhaitaient vivre. Le choix entre démocratie ou franquisme s'est soldé par une démocratie héritière du franquisme, à savoir la monarchie de Juan Carlos Ier. Cet état de fait est en train d'être dépassé. La jeune génération n'a pas vécu la transition et le débat sur la République. L'actuel travail de récupération de la mémoire est un mouvement de justice historique mais avec une vision d'avenir. C'est pour cela que nous parlons de IIIe République. Car, il s'agit de récupérer la dignité d'un peuple, mais en regardant vers le futur. Ces cinq dernières années, l'idée de république comme modèle politique n'a cessé de progresser. Selon les enquêtes, elle atteint même les 40 % chez les jeunes. L'option républicaine dans une Espagne fédérative est un enjeu d'identité politique. Pour nous, il n'y a pas d'autre voie pour résoudre les problèmes du pays.

Vous évoquez le travail de « récupération de la mémoire » Ce dernier est sujet à nombre d'interprétations controversées…

José LuisCentella. On ne peut pas com-parer les victimes aux bourreaux et pourtant, ces derniers sont mieux considérés. Des monuments leur rendent hommage tandis que les victimes, elles, restent invisibles. Or, un peuple sans mémoire est condamné à stagner. Cette année, nous célébrons le centenaire de la naissance de Miguel Hernandez. Poète communiste, il est mort dans les prisons du franquisme parce qu'il a refusé de signer un document qui exigeait de lui de s'excuser d'être communiste. Il a été nommé citoyen d'honneur d'Alicante, ville qui compte un monument à la gloire de Franco. Autre contradiction, sa condamnation à mort, qui a été par la suite commuée en perpétuité, est toujours en vigueur puisque son jugement n'a pas été officiellement annulé. Il est l'un des plus grands poètes espagnols du XXe siècle, et l'on souhaite effacer son identité politique de communiste. C'est un exemple, parmi d'autres, des récupérations malhonnêtes de l'histoire à l'œuvre.

Pour en revenir à la IIIe République, quels axes de travail vous fixez-vous  ?


José LuisCentella. Le premier est d'exiger une publication claire et transparente des comptes de la maison royale. L'État dégage chaque année une ligne budgétaire de 9 millions d'euros. Il est inadmissible qu'en temps de crise, une famille perçoive une telle somme sans avoir de comptes à rendre. Nous avons réalisé une campagne exigeant du Congrès des députés qu'il débatte publiquement de cette question. Nous tiendrons par ailleurs à l'automne une conférence en vue de lancer un processus constituant de la République. Car, il nous faut passer aujourd'hui de l'étape de témoignage et de résistance à une alternative républicaine.

Entretien réalisé par Cathy Ceïbe

« Vérité, Justice, et Réparation »


Plus d'une quinzaine d'associations mémorielles françaises organisent, dimanche 6juin, à la Jonquera, en Espagne, un rassemblement de soutien au juge Baltasar Garzon. « Le choix du lieu est symbolique puisqu'il s'agit du chemin de l'exil, la retirada, de près d'un demi d'Espagnols en 1939 », rappelle Eloi Martinez, président de l'Association pour le souvenir de l'exil républicain espagnol en France. L'initiative est à ses yeux d'autant 
« plus inédite que ce sont des associations françaises qui se mobilisent en Espagne pour que l'affaire Garzon ne tombe pas aux oubliettes ». 
Les instigateurs en appellent au respect et à l'application du droit international. Rendez-vous à 11 heures, plaza Mayor.
Blog Nicolas Maury

dimanche 06 juin 2010, a 15:33
Electricité en France : la loi NOME / destruction du service public !
 

La loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Electricité) est une étape supplémentaire dans le chemin de destruction du service public de l'électricité en France !

news.jpgBien que la France ait transposé toutes les directives européennes concernant le secteur énergétique, que le PCF a fortement combattues, Bruxelles estime que le « marché » peine à s'exercer, les prix sont trop bas et les concurrents ont du mal à trouver leur place à gagner des parts de marché et à faire de la marge. C'est un véritable aveu de l'échec de l'ouverture à la concurrence du secteur énergétique ! C'est aussi l'aveu que l'objectif de tout ce dispositif n'est pas de faire baisser les prix, mais de les augmenter !

Aujourd'hui, la concurrence libre et non faussée ne pourrait pas s'exercer ! Le gouvernement Sarkozy veut remédier à cela… à sa façon.

Son projet de loi NOME qui sera présentée devant l'assemblée nationale dans les tout prochains jours est de favoriser la concurrence dans le secteur de l'énergie par un dispositif de régulation qui permettra à tous les fournisseurs d'électricité en France de s'approvisionner auprès d'EDF aux conditions économiques du parc nucléaire historique. Cette réforme obligera EDF à céder le quart de sa production électronucléaire (à un prix avantageux) à tout fournisseur qui en fera la demande. Une clause dite « de destination » obligera les opérateurs à justifier que leurs clients sont sur le territoire français.

Quelle mascarade ! Tout le monde sait très bien que celle-ci est contraire aux traités européens qui prônent une libre circulation des marchandises sur le territoire européen et qu'elle sera vite remise en cause par Bruxelles.

Ce qui s'en suivra, c'est que la production électronucléaire française pourra être vendue n'importe où, hors du territoire national et fera alors bénéficier l'ensemble des électriciens européens du parc nucléaire français.

Alors que l'avantage compétitif de notre pays, résultat de dizaines d'années d'investissements et de recherche, financés au fil des années par les factures des usagers, mis en œuvre par des générations de salariés du service public, va être bradé aux intérêts du secteur privé pour assurer la survie d'un système qui ne fonctionne nulle part dans le monde. C'est spolier l'ensemble des usagers français d'un juste retour sur l'investissement qu'ils ont financé !

Et que se passera t-il pour les citoyens, les artisans, les entreprises ? Leur facture d'électricité va s'élever mécaniquement et très rapidement puisque tout le monde s'alignera sur des prix “de marché” qui garantiront une marge suffisante à tous les opérateurs. Envolé les tarifs régulés fixés par l'Etat !

La conception du service public de l'énergie défendu par le PCF, s'inscrit dans le long terme! Elle est diamétralement opposée à la logique du marché, la concurrence et la privatisation soutenue par le gouvernement actuel et l'Europe libérale défendue par Nicolas Sarkozy.

L'énergie doit être reconnue comme un bien public indispensable à l'humanité dans les textes internationaux et européens qui doivent intégrer la notion de droit à l'énergie au juste prix comme un droit humain inaliénable. Le financement des investissements nécessaires pour en assurer l'accès à tous doit relever de la responsabilité de la collectivité.

Parce qu'elle nous concerne tous et toutes, l'énergie doit relever du service public seul capable de répondre aux besoins humains, garantir notre indépendance énergétique, encourager la recherche et l'investissement pour le respect de l'environnement. Seul un véritable service public garantit la sécurité des installations et le contrôle citoyen.

La participation effective des citoyens (usagers, salariés et élus) aux décisions de gestion et aux choix stratégiques des entreprises publiques et des services publics est incontournable pour une avancée démocratique réelle, une transparence sur les choix de gestion et un nouvel épanouissement humain dans le travail et dans la cité.

Le PCF réaffirme qu'il faut rompre avec la libéralisation des services publics en Europe afin d'extraire les secteurs vitaux des griffes du marché. Il prendra prochainement des initiatives dans ce sens.

Il faut ouvrir d'autres logiques basées sur les coopérations, la démocratie, la transparence et le renforcement de la maîtrise publique dans des secteurs vitaux pour l'économie européenne.

Le PCF appelle toutes les forces de gauche, toutes les organisations attachées au service public, tous les citoyens, à s'unir pour empêcher la mise en œuvre de cette mauvaise réforme. D'ores et déjà, les parlementaires et élus communistes s'engagent dans la bataille pour faire échouer la tentative du gouvernement Sarkozy de légiférer à la hussarde sur un sujet essentiel pour l'avenir des Français.

Annexes

samedi 05 juin 2010, a 17:13
Suicides à la Poste : la direction regarde ailleurs .
 

À Aurillac (Cantal), un facteur de cinquante-quatre ans s'est donné la mort début mai, après avoir appris que sa tournée était supprimée. Pour ses proches, la cause de ce suicide est à chercher dans le démantèlement du service public.

Il avait plus de trente années de poste dans les pattes. À cinquante-quatre ans, Jean-Pierre était facteur à Aurillac, dans le Cantal. Tous ses collègues, ses amis, sa famille en témoignent  : c'était un gars respecté, bien noté par sa hiérarchie, irréprochable dans le boulot. Un fonctionnaire qui, à l'époque, avait réussi les concours de l'administration des PTT, qui, de ce fait, comme tant d'autres postiers, avait dû quitter ses terres natales pour prendre ses quartiers un temps à la capitale, avant de revenir au pays. Un monsieur qui, il y a trente ans, avait fait le choix du service public, malgré des salaires largement inférieurs à ceux proposés dans le privé. Un discret, un taiseux, même pas syndiqué ni militant, prêt à aider les copains en cas de pépin, mais refusant qu'on lui rende la pareille. C'était un facteur engagé dans son travail, attaché à « sa » tournée. Il s'est pendu le 4 mai dernier pendant la pause déjeuner à son domicile.

affecté à décharger les camions

Quand il a appris en octobre 2009 que, dans une énième restructuration de la distribution, c'était sa tournée qui était supprimée, Jean-Pierre a sombré dans la dépression. Il a été arrêté pendant huit mois. Mais, comme en témoigne son fils dans une lettre, digne et accablée, adressée aux collègues de travail de son père et que l'Humanité publie (fac-similé ci-contre), il se sentait, début mai, capable de reprendre le boulot, de « relever ce nouveau défi ». Le 3 mai, il revient au bureau d'Aurillac et la direction affecte ce facteur qui a toute sa vie distribué le courrier le matin sur une « position support » où il doit décharger le courrier des camions, distribuer quelques plis et aller en collecter dans les entreprises, le matin et l'après-midi. À cinquante-quatre ans, Jean-Pierre doit tout apprendre, comme un jeune en intérim ou en CDD, dans un univers managérial où tout ce que lui considère comme essentiel est devenu superflu. Pour ses collègues et sa famille, c'est très clair  : le postier n'a pas supporté la violence de cette situation, et c'est pour cela qu'il s'est suicidé en début d'après-midi, dans le court laps de temps qui échappe au minutage de toutes les tâches aujourd'hui dévolues aux agents de La Poste. « Jean-Pierre a toujours été nickel au travail, décrit Éric Chanut, collègue du défunt et facteur rouleur au bureau d'Aurillac. Et là, il sentait visiblement qu'il allait faire partie de ceux qui sont montrés du doigt par la direction, ces plus de cinquante ans accusés de ne pas être assez mobiles, alors que, bien souvent, ils sont attachés à leur métier et à une conception du service public… Il n'y a qu'une question qui vaille  : si Jean-Pierre avait repris le travail en étant sur sa tournée, est-ce qu'il se serait suicidé au lendemain de son retour à La Poste  ? Et pour nous tous, la réponse est non. »

À la poste d'Aurillac, ce suicide suscite beaucoup d'émotion. Dès le lendemain, la CGT, largement majoritaire dans le Cantal, fait le lien entre le suicide de Jean-Pierre et la « déchéance » sur sa tournée, dénonçant dans un tract des « réorganisations inhumaines sur le modèle de France Télécom ». Dans un courrier aux accents comminatoires envoyé, le 6 mai, au syndicat, Christophe Lefèvre, directeur de la branche courrier pour la région Auvergne, dénonce des « propos absolument inadmissibles »  : « L'assimilation faite par votre organisation au lendemain de ce terrible drame humain que constitue un suicide est profondément indigne  ; elle porte inutilement et gravement atteinte à l'image de La Poste. Je vous demande que de telles pratiques cessent. »

des restructurations perpétuelles

Dans le Cantal comme dans toute la France, la direction de La Poste, transformée en société anonyme, paraît, à l'instar de celle de France Télécom pendant si longtemps, décidée à faire la sourde oreille face à la souffrance engendrée par les restructurations perpétuelles. Alors que, par la voix du fils de Jean-Pierre, la famille est extrêmement explicite sur le lien à établir entre la dégradation de ses conditions de travail et la disparition de leur proche (« Toute une famille paie les incompétences de gens qui ne respectent pas leurs salariés », écrit-il), les facteurs d'Aurillac refusent le chantage au silence et le déni de la direction de La Poste. Certains portent un brassard noir pendant plusieurs jours et l'un d'entre eux rebaptise une impasse du nom du facteur, devant le bureau de poste. « Ce sont les réorganisations permanentes qui portent gravement atteinte à la santé des postiers et à l'image de La Poste, juge Jean-François Vasse, secrétaire de la Fapt CGT dans le Cantal. Nous demandons à la direction que de telles pratiques cessent  ! »

Thomas Lemahieu

notre dossier Souffrances au travail

site de l'Huma

samedi 05 juin 2010, a 08:15
SENAT : Groupe Communiste .
 

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VENDREDI 4 juin - LETTRE N° 28
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Finances, impôts et budget

Nous sommes aujourd'hui enjoints de secourir les banques et les compagnies d'assurance !

Loi de finances rectificative pour 2010 : question préalable

Par Thierry Foucaud / 3 juin 2010

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, pour la troisième fois depuis le début de l'année, nous sommes réunis en séance publique pour examiner un collectif
budgétaire. Cette profusion de textes fiscaux et financiers intervient – faut-il y voir un paradoxe ? – alors même que les comptes de l'État et (...)Lire la suite

Education et recherche

Un nouveau plan d'austérité imposé au service public de l'éducation

Schéma d'emplois 2011-2013

Par Brigitte Gonthier-Maurin / 1er juin 2010

Le « Schéma d'emplois 2011-2013 » du Ministère de l'Education nationale, adressé aux rectorats avec près de quatre mois d'avance, confirme la volonté du gouvernement à poursuivre
le démantèlement du service public d'éducation. Les 16.000 suppressions de poste pour la rentrée 2010, appuyées sur la réforme de masterisation, ne (...)Lire la suite

International

Le gouvernement israélien commet un massacre intolérable

Flottille de la liberté pour Gaza

Par Michel Billout / 31 mai 2010

Jouissant jusqu'à présent d'une impunité totale au regard de ses nombreuses violations au droit international, Israël, en attaquant la « flottille de la liberté pour Gaza »
dans les eaux internationales faisant vingt morts et des dizaines de blessés, vient de commettre un acte de piraterie intolérable. Depuis juin 2007, la (...)Lire la suite

Droits de l'homme

Il n'est pas acceptable de consacrer dans la loi des reculs en matière de protection des droits

Défenseur des droits

Par Nicole Borvo Cohen-Seat / 2 juin 2010

Monsieur le président, madame la garde des sceaux, mes chers collègues, la discussion de ce projet de loi organique nous donne, s'il en était besoin, l'occasion d'affirmer ici
combien il est indispensable que soient défendus, reconnus et étendus les droits et les libertés dans leur diversité. C'est un combat au quotidien, (...)Lire la suite

Et aussi...

Droits de l'homme : Un sursis pour le Défenseur des enfants

Défenseur des droits

Par Nicole Borvo Cohen-Seat / 3 juin 2010

Education et recherche : L'imagination du gouvernement est sans borne pour supprimer des emplois

Suppression de postes d'enseignants

Par Brigitte Gonthier-Maurin / 3 juin 2010

Finances, impôts et budget : Tout l'Euroland est frappé par une cure d'austérité

Loi de finances rectificative pour 2010 : question préalable

Par Bernard Vera / 3 juin 2010

Services publics : Le gouvernement souhaite priver les infirmières du droit à bénéficier d'une retraite anticipée à 55 ans

Dialogue social dans la fonction publique : question préalable

Par Francois Autain / 31 mai 2010

Services publics : Vous organisez volontairement la cacophonie, la précipitation et l'éparpillement

Dialogue social dans la fonction publique

Par Josiane Mathon-Poinat / 31 mai 2010

International : Un acte inacceptable et sanglant de l'Etat israélien

Flottille de la liberté pour Gaza

Par Odette Terrade / 31 mai 2010

Agriculture et pêche : Cette loi ne sera pas en mesure de soigner les blessures profondes du monde agricole

Modernisation de l'agriculture et de la pêche : explication de vote

Par Marie-Agnès Labarre / 29 mai 2010

 

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228
C'est le nombre de saisines
reçues en 2009 par la CNDS, la Commission nationale de déontologie de la sécurité. Ce nombre est sans cesse en augmentation depuis 2001. « Il faut y voir la conséquence d'une augmentation des atteintes aux droits de la part des professionnels chargés de faire respecter la sécurité, estime Nicole Borvo Cohe-Seat. La politique ultra-sécuritaire que mène le gouvernement, la pression du chiffre et l'insuffisance des personnels ne peuvent que conduire à des excès. »
  • mardi 8
    15h00: Démocratie sociale
  • mercredi 9
    14h30: Réforme des réseaux consulaires
  • mardi 15
    09h30: Questions orales au gouvernement
  • mercredi 16
    14h30: Débat sur les retraites

Groupe des sénateurs-trices du Sénat


Editeur : Sénateurs du groupe CRC-SPG
http://www.groupe-crc.org

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Les grandes nouvelles . electrolyseur au sel (12/09/2011 08:23)

c’est aliénant de vo...

Réforme des régimes spéciaux,notariat : trahison de FO valliesbor (06/10/2009 15:21)

ce qui suit n'e...

Réforme des régimes spéciaux,notariat : trahison de FO valliesbor (06/10/2009 15:17)

attention, attention...

Manif anti otan à Strasbourg-Port du Rhin : le scénario du pire... Fulgence Chauvière (04/04/2009 22:40)

Cher camarade, Br...

(1) Témoignage ovni (25/03/2009 18:03)

super blog bravo ht...

Front de Gauche pour changer d'Europe-Grand Meeting du 8 mars au Zénith de Paris . Fulgence Chauvière (03/03/2009 08:53)

J'espère que l&...

La solidarité en matière de santé ou le chacun pour soi ? Violette (22/01/2009 16:42)

Appel à témoignages ...

Hommage de Christian Bulté à Marcel Roger ( section du P.C.F ARRAS ) Virginie (18/01/2009 21:07)

Merci Monsieur pour ...

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