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vendredi 6 novembre 2009
En kiosques chez votre marchand de journaux
LE BILAN DES FRANÇAIS SUR LE SARKOZYSME
Á mi-mandat, le bilan de la politique conduite par Nicolas Sarkozy
apparaît comme laissant de côté la lutte pour l'emploi et le pouvoir
d'achat en dépit de réformes en faveur des plus riches. Expertise Le point de vue de François Miquet-Marty, directeur associé de Viavoice
ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC EGON KRENZ « Avec la disparition de la RDA, c'est une bonne partie de ma vie que j'ai enterrée »
Le dernier président du Conseil d'Etat de la République démocratique
allemande (RDA) évoque la chute du mur, le rôle de Gorbatchev, ses
relations avec Kohl, ses propres erreurs, le socialisme.
RÉGIONALES : L'ANALYSE DE MARIE-GEORGE BUFFET
« Faire émerger une gauche de courage »
Á la veille de la réunion des premières conférences régionales du PCF,
qui doivent se prononcer sur la proposition du Front de gauche, la
secrétaire nationale du PCF répond à nos questions.
C'EST UN SCANDALE !
Á Montreuil, il n'y a plus de place pour Benoît Frachon telle est la
décision de Dominique Voynet de débaptiser une esplanade du
centre-ville.
QUAND L'ÉLYSÉE PILOTE LA CASSE DE PTPM
Dans un courrier aux syndicalistes de l'équipementier automobile
Trêves, le chef de cabinet de Nicolas Sarkozy avalise la fermeture des
usines françaises et la délocalisation.
L'ONU DESERTE KABOUL Les
Nations unies vont évacuer une partie de leurs expatriés après
l'attaque sanglante des talibans, la semaine dernière, qui a coûté la
vie à cinq de leurs employés. Répondez à notre question du jour
SREBRENICA, À L'HEURE DU PROCÈS KARADZIC
L'ancien président serbe bosniaque accusé de génocide comparaît devant
le tribunal de La Haye. Á Srebrenica, les femmes, veuves et proches des
victimes, tentent de redonner vie à ce lieu martyr. Un reportage de notre correspondant en Bosnie
LE QUOTIDIEN GALÈRE DE NADIA, MÈRE CÉLIBATAIRE
Depuis qu'elle a quitté son mari violent, cette jeune femme de 35 ans
élève seule ses quatre enfants avec à peine 900 euros par mois. Une
situation de précarité qui touche de plus en plus de femmes, alerte le
Secours catholique.
DE L'ART DE LA GUERRE IDÉOLOGIQUE
Vénézuéla : que recouvre le débat sur l'éducation orchestré par les médias ? Une tribune de Jean Ortiz, universitaire
RENCONTRE AVEC MANO SOLO Son histoire a commencé il y a seize ans avec Marmaille nue, depuis il n'a jamais cessé de se bagarrer avec les mots. Après In The Garden, il revient avec un album plus assagi, Rentrer au port. Le retour de Rachid Taha avec son nouvel album, Bonjour.
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Dossiers

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| jeudi 05 novembre 2009, a 21:47 |
| LE MUR DE BERLIN / PAS DE NAIVETE . |
Le
20éme anniversaire de la chute du mur de Berlin ne doit pas nous faire
oublier les victimes innocentes du calcul froid et cynique des
puissances occidentales. Dans
le cadre de ses articles sur la chute du mur de Berlin le quotidien
régional La Montagne du 24 oct a publié un entretien avec Roland Dumas
Ministre des affaires étrangères de l'époque qui relate un entretien
avec Mikhaïl Gorbatchev et qui en dit long sur les réelles intentions
de l'occident vis à vis de la RDA,de l'URSS et de tous les pays
socialistes. Je cite : "Nous avons été seuls pendant 30 minutes. Il
avait les larmes aux yeux. Il disait : "je fais tout ce qu'on m'a
demandé, j'ai rétabli les libertés,j'ai libéralisé l'économie, mais
personne ne veut m'aider. Les anglais et les américains étaient contre
toute aide financière à Gorbatchev. J'ai entendu le premier ministre
britannique déclarer : "Il ne faut pas tout lui donner. Il faut en
garder pour ceux qui vont lui succéder." Certes on
ne peut que se réjouir de la chute du mur qui a permis de réunifier le
peuple allemand mais ne soyons pas naïfs en tant que communistes sur
les intentions des puissances occidentales vis à vis de l'URSS,de la
RDA et des autres pays socialistes. Ce n'était ni la liberté,ni la
démocratie, ni le bonheur des peuples qui les guidait mais la volonté
délibérée d'éliminer tout ce qui pouvait, même avec les très gros
défauts de ces pays, apparaître comme un obstacle à la domination
capitaliste et impérialiste. Surtout si on leur avait donné les moyens
de se réformer, ce qui aurait donné une autre image du communisme. Ils
ont applaudi à l'éclatement de l'URSS reléguant la Russie au rang de
pays de seconde zone, fermant les yeux sur les mafias qui ont prospéré
après1989 et sur le pillage organisé de ce pays-continent,versant des
larmes de crocodiles sur le peuple tchétchène, attisant le conflit
géorgien et s'élevant aujourd'hui contre les dirigeants russes Poutine
et Medvedev que l'on peut critiquer mais qui aux yeux des russes eux
mêmes leur ont redonné la dignité qui sied à un grand pays dont ils
avaient été privée par Eltsine. Même scénario pour
l'ex-Yougoslavie. Alors que l'Union européenne avait les moyens
économiques et politiques de contraindre les dirigeants des différentes
républiques de la Yougoslavie, notemment croate et serbe, à s'entendre
et à rester unies dans une même entité elle a préféré, tout en
connaissant les fortes tendances nationalistes régnant là bas, laisser
faire l'éclatement de la Yougoslavie. Quand l'Allemagne, suivie par la
France,reconnait la Slovénie chacun savait que les Croates et les
Serbes allaient déclarer automatiquement leur indépendance. La suite on
la connait en Bosnie-Herzègovine,au Kosovo et ailleurs:des dizaines de
milliers de morts,des peuples meurtris et les Balkans à nouveau déchiré
par la haine et le nationalisme. Mais là aussi il fallait éradiquer
tout ce qui de prés ou de loin avait un rapport avec le communisme et
le socialisme. Pourtant d'autres options étaient possible qui auraient
évité du sang et des larmes. Mais comme le disait César : "Malheur aux
vaincus". La célébration du 20éme anniversaire de
la chute du mur ne doit pas nous faire oublier ces victimes innocentes
du calcul froid et cynique des puissances occidentales.Il suffit de se
promener aujourd'hui dans Sarajevo, ville que j'ai découverte en 1969
qui était la ville de la tolérance,la ville aux 6 religions
cohabitantes et qui au début des années 90 est devenue la ville martyr
aux 4 années de siège dont les stigmates de la guerre sont encore
présents ( tombes dans les jardins publics,immeubles encore criblés
d'impact de balles) pour comprendre que la chute du mur c'est aussi
celà. Que derrière les larmes de joie il y a aussi des larmes de
douleur.Et qu'en ce 20 ème anniversaire,les unes,bien compréhensibles,
ne doivent pas effacer les autres. C'est aussi celà le devoir de mémoire ! Jean claude Mairal Blog PCF Evry
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| jeudi 05 novembre 2009, a 21:20 |
| Foot : Le Président de Montpellier doit être condamné... |
Foot : Le Président de Montpellier doit être condamné pour ces propos intolérables ! Marie-George Buffet
A
l'issue d'un match de Football de la 11 journée de Ligue 1, le
Président du Montpellier Hérault Louis Nicollin s'est livré à de
violentes insultes, à caractère homophobe, sur les antennes de Canal+,
contre un joueur de l'équipe adverse. Ces propos menaçants et
intolérables à l'encontre de Benoît Pedretti ne sont pas compatibles
avec les valeurs de tolérance, d'échange et d'humanité que doit en
toutes circonstances véhiculer le sport. Il n'est pas tolérable qu'un
dirigeant de premier plan donne un exemple contraire. Au-delà des
plaintes que ces propos entraîneront éventuellement, nous demandons aux
responsables de la ligue et de la Fédération de Football de condamner
et de sanctionner ce dirigeant pour que de tels actes ne se banalisent
pas, et que la lutte contre le racisme et l'homophobie déclarée au
début des rencontres de Football ne soit pas oubliée quand elles se
terminent.
Marie-George Buffet, Députée, ancienne Ministre des Sports
Nicolas Bonnet, Responsable de la commission sportive au PCF
Paris, le 1er novembre 2009. |
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| jeudi 05 novembre 2009, a 21:05 |
| La lettre du journal l'Humanité Dimanche |
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jeudi 5 novembre 2009
En kiosques chez votre marchand de journaux

1989 BERLIN, LE MUR TOMBE…
Après 20 ans de capitalisme triomphant, où en sommes-nous ? Günter Grass, Susan George et Francis Wurtz répondent
IDENTITÉ NATIONALE
Les manœuvres de la droite.
SÉCURITÉ SOCIALE
Les milliards ne manquent pas !
L'« HISTOIRE SECRÈTE DU PATRONAT »
La machine de guerre du patronat français.
LE CORPS ET LA CRISE
La chronique de Patrick Pelloux, médecin urgentiste.
BANQUES
Plus elles grossissent, plus on les gave…
« SANS-PAPIÈRES »
Elles veulent sortir du noir.
AFGHANISTAN
L'expertive de Michelle Demessine, de retour de Kaboul.
CINÉMA
« Walter, retour en Résistance », le documentaire qui dérange la droite française.
TENNIS
Entretien avec Gilles Simon, 12e joueur mondial.
ENTRETIEN AVEC JULIETTE BINOCHE
À l'occasion d'un documentaire sur Arte.
DÉCÈS DE CLAUDE LEVI-STRAUSS
La conscience des peuples s'est éteinte.
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Dossiers

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| mercredi 04 novembre 2009, a 04:44 |
| Eberswalde,20 ans après la chute du Mur . |
Reportage ex-RDA :
L'unification n'a jamais vraiment eu lieu. Elle s'est transformée en
une annexion par l'Allemagne occidentale. À l'opposé de l'aspiration
des
manifestants de l'automne 1989. |
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| mardi 03 novembre 2009, a 12:59 |
| EDF-GDF : Justice pour nos camarades ! |
« Justice pour nos camarades »
Après
le licenciement
de quatre agents, la CGT et les salariés d'ERDF
et
de GRDF
de Midi-Pyrénées se mobilisent pour leur réintégration.
Une
grève a éclaté à Toulouse. Des recours aux prud'hommes seront déposés
dans les jours
qui viennent.
Rodolphe
Barres, Jean Chailan, Didier Desjacques, Laurent Goudy. Trois agents
d'ERDF et un de GRDF (les filiales de distribution d'EDF et de GDF
Suez) de la région Midi-Pyrénées. Quatre militants CGT et aujourd'hui
quatre licenciés. « Quatre vies brisées », a écrit mercredi soir, dans
un communiqué, la CGT énergie. Officiellement, ces salariés ont été mis
à la retraite d'office. Une sanction prise dans le cadre d'une
procédure disciplinaire engagée par la direction régionale qui les
accuse « d'abandon de poste » ou encore « de dégradations ».
« une direction revancharde »
Les intéressés, soutenus par leur syndicat et jeudi dernier encore
par 1 500 de leurs collègues qui ont participé à un rassemblement à
Toulouse, ont toujours contesté les faits. « Les dossiers sont vides.
Les instructions ont été menées uniquement à charge. Alors même que la
direction est censée respecter le devoir de réserve et la présomption
d'innocence, elle n'a cessé de diffuser des tracts dans lesquels elle
qualifiait de “voyous” nos camarades », dénonçait, la semaine dernière
encore, dans nos colonnes, le coordinateur régional de la CGT, Marc
Courdes. Pour le syndicaliste, les licenciés « sont des otages choisis
au hasard par une direction revancharde qui n'a pas digéré notre lutte
victorieuse ». En avril dernier, après plusieurs semaines de lutte, les
agents de la région Midi-Pyrénées ont en effet obtenu l'abandon de
l'externalisation de la maintenance du réseau de distribution de
l'électricité et du gaz, épargnant par là même plusieurs centaines
d'emplois. « Un camouflet » pour la direction régionale chargée
d'expérimenter là un projet qui avait vocation à être appliqué
nationalement. Pire, pour la direction, les agents ont obtenu
l'embauche de 140 personnes.
À Toulouse, où l'annonce des quatre licenciements a fait l'effet
d'une bombe, les agents d'ERDF et de GRDF étaient hier en grève. « Nous
nous battrons jusqu'au bout pour que justice soit rendue à nos
camarades », explique Marc Courdes. Outre des recours devant les
prud'hommes, des actions immédiates, notamment des coupures ciblant des
zones industrielles, étaient envisagées.Si « la répression syndicale »
est particulièrement aiguë en Midi-Pyrénées ou deux autres agents sont
encore menacés de licenciement, elle n'épargne pas le reste de la
France. Au niveau national, ce sont 240 procédures disciplinaires
qualifiées de « tribunaux d'exception » et de « procès staliniens » par
le secrétaire général de la CGT énergie, Frédéric Imbrecht, qui ont été
lancées. Déjà, des mises à pied ou des rétrogradations ont été
prononcées.
« des sanctions inacceptables »
Les quatre licenciements ont provoqué une vive réaction du PCF, qui
a accordé son soutien aux salariés concernés. Le député européen de la
Gauche unitaire européenne Patrick Le Hyaric a dénoncé « des sanctions
inacceptables », affirmant qu'« on licencie des salariés parce qu'ils
ont voulu affirmer leurs droits et la promotion d'un service public de
qualité ». À l'instar de la CGT, tous dénoncent l'attitude du
gouvernement et du patronat qui « devant les résistances à leur
politique, ont clairement choisi la voie de la répression ». En avril,
François Fillon et plusieurs de ses ministres avaient à plusieurs
reprises réclamé « des sanctions » contre les agents d'EDF et de GDF.
Pierre Henri Lab l'Huma du 30 / 10 / 09
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| mardi 03 novembre 2009, a 09:12 |
| Prochain objectif : remise en cause du service public local . |
Accueil > Elunet > Actualités > CIDEFIL > Cidefil 02 novembre 2009
Cidefil 02 novembre 2009
La preuve par Allonnes
lundi 2 novembre 2009
Lors des “Clés du Cidefe”, au sénat, Gilles
LEPROUST, Maire d'Allonnes, a fait la démonstration concrête des
dangers de la réforme territoriale pour sa collectivité… Le préfet et
le percepteur viennent précisément de lui enjoindre de ne plus
embaucher de personnel voire de le réduire, de ne plus investir ;
d'augmenter les tarifications d'accès aux services publics locaux et
enfin de limiter l'engagement financier de la commune en matière de
culture.
Intervention de Gilles LEPROUST, Maire d'Allonnes
1er Vice Président Le Mans Métropole
A la table ronde organisée au Sénat le 29/10/09
Sur les finances locales – réformes territoriales
Comme en permanence depuis son arrivée au pouvoir, le
Président de la République développe ses arguments sur un fond
idéologique cohérent. Il entend supprimer tout obstacle à la
marchandisation totale de la société.
Pour cela, il doit casser toute résistance et détruire
le modèle français issu de la révolution française, du conseil national
de la résistance et des avancées obtenues à certains moments de notre
histoire contemporaine, par la conjonction du mouvement social et de
l'action politique.
Dans ce cadre, la commune est dans l'œil du cyclone. En
effet, celle-ci, et cela est particulièrement vrai dans les
collectivités où les élus communistes et républicains sont présents et
actifs à la fois, est :
un lieu d'expression démocratique, d'intervention des citoyens,
un lieu de résistance,
un lieu de propositions alternatives
Je prendrais par exemple dans cette dernière période l'engagement d'un grand nombre de communes :
contre la mise en œuvre du SMA
par la prise d'arrêtés municipaux contre les expulsions, les coupures d'électricité et de gaz
les initiatives favorisant la participation des habitants pour la votation citoyenne contre la privatisation de la poste.
Sans oublier, l'engagement des élus municipaux auprès
des syndicats, des associations contre la casse de l'emploi, au côté de
RESF contre les expulsions des sans-papiers et la liste est encore
longue.
Il faut donc bien avoir en tête que nous ne sommes pas
face à une nième réforme, mais bien face à un bouleversement historique
de notre République.
En conséquence, le niveau de nos réponses, de nos
analyses de nos propositions doit être à la hauteur de cet enjeu. Cette
journée doit y contribuer. Cela impose, à mes yeux, d'avoir l'ambition
de mener une grande campagne populaire, citoyenne… et dans ce cadre,
les élus locaux ont un rôle particulier à jouer en liant expériences
locales, positives ou négatives et les enjeux nationaux et
internationaux.
En effet, nous ne pouvons ignorer la dimension
européenne et mondiale dans ce contexte. La diminution de la dépense
publique, la diminution d'impôts pour les entreprises et les plus
riches n'est pas une exclusivité française, elle est le fil conducteur
de tous les libéraux quels qu'ils soient à travers l'Europe. Il s'agit
pour eux de lever, partout, tout obstacle à la fameuse « concurrence,
libre et non faussée ».
Cela a amené par exemple N. Sarkozy à se réjouir du choix pris par l'Allemagne ces derniers jours, sur la réduction des impôts.
Pour en revenir à l'objet de cette table ronde, les
réformes en cours conduiront si nous ne sommes pas capables de les
stopper, à la mort de notre maillage territorial et ainsi à gommer les
communes de la carte. L'originalité que représente nos 36 000 communes,
lieux décisifs de démocratie, de mise en œuvre des services publics
locaux répondant aux besoins des habitants et combattant les inégalités
sociales et territoriales, leur est insupportable.
Privées de ressources pérennes et dynamiques avec la
suppression de la TP, « absorbées » par des intercommunalités, voire
des métropoles, les communes n'auront ni les moyens de répondre aux
besoins des habitants, ni les moyens de déployer les services publics
locaux indispensables et si utiles à chacun. Notamment les petites
communes rurales isolées dans leur désert économique qui ne subsistent
qu'au travers des dotations de l'Etat et qui sont à court terme
condamnées à l'asphyxie financière. Ce phénomène sera accentué par le
relèvement du plafond du chiffre d'affaire pour la nouvelle
contribution économique territoriale qui va faire sortir tout le
maillage des PME présentes sur le territoire de celle-ci.
Ainsi, après avoir vu dans nos territoires ruraux et
urbains, la disparition de perceptions, la fermeture des classes, voire
d'écoles, la suppression de l'ATESAT qui était assurée par la DDE pour
le compte des communes, la fermeture de bureaux de poste, des hôpitaux
de proximité, l'étape suivante apparaît clairement annoncée : la remise
en cause des services publics locaux.
Et l'attaque est menée sur 2 fronts :
Le 1er au manque de moyens pour les créer et les développer
Le 2ème à la culpabilisation sur le nombre de fonctionnaires territoriaux.
Les élus dépenseraient trop ! Non, ils essaient
simplement de répondre au mieux aux besoins de leurs habitants, des
associations et également de suppléer l'Etat, qui avec la fameuse RGPP,
a supprimé un nombre important de fonctionnaires d'Etat, transférant un
nombre accru de compétences sans compensation financière vers les
collectivités territoriales.
Sur ces transferts de compétences, il faut d'ailleurs
certainement pousser la réflexion sur cet aspect. Faut-il en rester au
seul aspect financier, ou faut-il remettre à l'ordre du jour la
constitution des services publics nationaux décentralisés et
démocratisés ? Je pose cette question à partir de la nécessité d'avoir
une analyse précise, par exemple sur les conséquences des transferts
sur les régions des TER et des TOS des lycées.
Sans sous-estimer des aspects positifs, ces transferts n'ont-ils pas aggravés les inégalités territoriales ?
Sur les 2 points précédents, j'ai été invité par le
préfet et le percepteur, il y a un mois, pour faire le point sur la
situation de la ville. Je le rappelle, ville de banlieue de 11 500
habitants, 60 % de la population exonéré partiellement ou totalement de
la Taxe d'Habitation, peu de Taxe Professionnelle, ville inscrite dans
tous les dispositifs de la politique de la ville.
Le percepteur a fait une remarque et 4 préconisations.
1) la remarque : le poids très important (trop ?) de la
part salaire dans le budget de fonctionnement (58 %). Est donc visé le
service public local.
2) Les 4 préconisations :
ne plus embaucher, voir diminuer le nombre de salariés
ne plus investir
augmenter les tarifications d'accès aux services publics locaux
limiter notre engagement financier en matière de culture.
Nous sommes bien au cœur des enjeux posés avec la fin de la taxe professionnelle et de la réforme territoriale.
Remettre en cause les choix faits par les collectivités
pour répondre aux besoins de la population, en s'appuyant sur les
services publics locaux.
Notre ville a beaucoup investi dans ces derniers
(restauration municipale, culture (gratuité de la bibliothèque, soutien
à une troupe de théâtre, atelier d'Arts Plastiques, école de
musique,…), activités physiques et sportives, ….). Elle a fait le choix
d'une gestion publique.
Cela a bien sur une répercussion sur le budget
communal, d'autant plus lorsque les recettes sont en diminution comme
ces dernières années, ou complètement fléchés par l'Etat.
En effet, nous sommes confrontés de plus en plus avec
l'Etat à une diminution continue de la DGF à ajouter aux dotations
hyper encadrées et fluctuantes. Je pense aux crédits de la politique de
la ville, à la nouvelle DDU, qui souvent génère des dépenses
supplémentaires pour les villes, en excluant des projets, la part des
personnels dans le montage financier.
Je n'oublierai pas la multiplication des contrats
locaux initiés par l'Etat, qui sont « correctement » dotés
financièrement les premières années et se retrouvent assez rapidement à
la charge de la seule commune ensuite (contrat éducatif local, contrat
réussite éducative, …). Situation d'autant plus difficile que face à la
casse des services publics nationaux, l'attente des habitants est forte
et arrêter telle ou telle activité est mal vécue et le responsable en
devient le Maire.
Quelques chiffres pour la ville d'Allonnes sur ce que
représente la Taxe Professionnelle dans le budget en lien avec des
choix municipaux : Les recettes générées par la Taxe Professionnelle
représentent 2 943 266 € pour un budget de 14 millions.
C'est l'équivalent des dépenses en direction des écoles
primaires, maternelles et de la restauration scolaire réunies : 3,1 M €
C'est plus que les dépenses sport et jeunesse réunies : 1,6 M€ C'est
plus que le budget centre technique et espaces verts : 1,8 M € C'est
plus que l'ensemble des dépenses culturelles : 1,6 M € Les chiffres
sont éloquents, les enjeux sont clairement affichés.
J'aborderai un autre sujet d'inquiétude chez de
nombreux élus et responsables associatifs, la suppression pour les
régions et leurs départements de la clause générale de compétences qui
constitue un véritable déni de démocratie.
Maintenir en l'état le projet de loi serait lourd de
conséquences pour les communes et leurs habitants. Pour illustrer mon
propos, je citerai encore l'expérience pour la ville d'Allonnes.
Si ce projet s'était appliqué ces dernières années,
nous n'aurions pas pu réhabiliter la piscine, construire un centre
d'étude et de ressources archéologiques, des locaux associatifs
interculturels, réhabiliter l'école de musique. Nous ne pourrions pas
faire fonctionner ensuite ces équipements
En effet, les financements croisés des différentes
collectivités, si décriés par certains, ont permis que la part de la
ville d'Allonnes soit limitée à 20%. Je sais que dans vos communes, vos
intercommunalités il en est également ainsi.
Dans ce cadre, la notion notée dans la page 11 du
projet de loi, et je cite « le maître d'ouvrage doit assurer une part
significative de financement de ses investissements » est très
inquiétante et dangereuse pour nos communes. Ce qui est vrai pour les
investissements, le sera également pour le fonctionnement pour les
communes, … pour les associations. Cela amène le Président du Comité
National Olympique et Sportif à tirer la sonnette d'alarme. Il explique
que le milliard apporté au sport français par les régions et les
départements fondrait de moitié. C'est toute l'aide aux ligues, aux
comités départementaux, donc pour une part aux clubs locaux qui serait
remise en cause.
Cela conduira les acteurs locaux du mouvement sportif à
se tourner vers les élus des communes, encore avec plus d'insistance
qu'ils le font actuellement.
Ce ne sera pas sans conséquence pour l'accessibilité
des APS pour toutes et tous. En effet, comme pour les communes avec
l'augmentation de la pression fiscale, les fédérations, les ligues, les
comités départementaux se verront contraints d'augmenter fortement les
cotisations !
Ce qui est vrai pour le sport, est également vrai pour la culture, l'éducation populaire,…
On peut constater que ces projets de loi visent bien à
la remise en cause des communes. Alors qu'elles sont des outils
efficaces pour construire des solidarités si indispensables
aujourd'hui, au détriment de nouvelles constructions territoriales
uniquement tournées vers la mise en concurrence entre elles. Dans ce
cadre, les services publics locaux sont également en très grand danger !
Elus locaux, nous sommes souvent le dernier recours de
nos populations qui se sentent abandonnées, subissant les inégalités
sociales et territoriales et qui remettent en cause les droits les plus
élémentaires que sont l'éducation, la santé, le logement, la culture,
les pratiques sportives,….
Nous avons en conséquence, une responsabilité, un rôle
important à jouer dans les jours et semaines à venir, comme nous avons
su le faire avec la votation citoyenne contre la privatisation de la
poste. Un mot sur cette expérience ; lorsque comme animateur de la
commission services publics de l'ANECR, j'ai rencontré, début juillet
les animateurs du comité national contre la privatisation de la poste,
la votation citoyenne était programmée, mais rien n'était gagné
d'avance. Nous avons fait le pari de mettre entre les mains des
citoyens, l'ensemble des pièces du dossier, et de travailler au
rassemblement le plus large possible. Le résultat a dépassé toutes les
espérances. Le pari à relever avec les projets en cours, c'est de
reproduire la même démarche avec la même ambition, de faire appel à
l'intelligence des habitants et mener une grande bataille populaire
ambitieuse.
Nous avons donc besoin d'initier du local au national
des actions unissant élus, habitants, personnels, associations afin de
combattre ces projets et de faire émerger des propositions alternatives.
Réforme des institutions/Décentralisation/institutions
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| mardi 03 novembre 2009, a 08:20 |
| Déclaration du Front de Gauche ( PCF,PG,GU ) |
Accueil > Dossiers et actualités > Politique

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 29 octobre
Partager : 
A l'occasion de la rencontre du 28 octobre 2009, entre le Parti
de gauche, la gauche unitaire, le PCF, le NPA et d'autres formations de
gauche, vous trouverez ci-dessous, une déclaration du Front de Gauche.
Nous voulons mettre la dynamique du Front de Gauche au
service du rassemblement unitaire de toutes les forces et plus
globalement de toutes les citoyennes et les citoyens et les acteurs du
mouvement social qui aspirent à rendre majoritaire une alternative à la
logique du système capitaliste, du libéralisme et des modèles
productivistes. Nous leur disons que le Front de Gauche peut être leur
outil. Nous affirmons notre disponibilité à des listes larges
réunissant des partis qui tout en n'étant pas dans le Front de Gauche,
convergent sur cette démarche et ces objectifs.
Dans ce but, nous nous adressons aux organisations présentes dans ce groupe de travail pour conclure un accord national.
Nous avons déjà des acquis. Nous avons dressé un
certain nombre de considérants qui nous ont permis de constituer un
cadre politique national de discussion commun en vue de vérifier la
possibilité d'aller ensemble aux régionales.
La plupart des mouvements réunis ici ont fait des
déclarations et des offres politiques. Nous pensons que le moment est
venu de nous prononcer sur des propositions très concrètes à même de
constituer les bases de cet accord national :
La constitution de listes au premier tour différentes de celles présentées par le PS et Europe écologie.
Ces
listes répondront à trois objectifs indissociables : changer les
rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation
sociale, battre la droite et rassembler une majorité autour d'un projet
vraiment alternatif à la logique du système qui est en crise
aujourd'hui. En particulier autour des mesures que nous pourrions
porter ensemble. Elles s'engageront à défendre ce programme dans les
futurs conseils régionaux. Elles affirmeront leur volonté de le mettre
en œuvre à la tête des régions, partout où nous nous jugerons en
situation de le faire. Il doit s'agir d'une politique de rupture
cohérente, applicable dans le champ de compétences des régions,
changeant réellement la vie des citoyens en donnant la priorité aux
besoins sociaux, écologiques et démocratiques contres les logiques
capitalistes, libérales et productivistes.
Nos
listes s'engageront, sans ambiguïté, à faire barrage à la droite en se
rassemblant avec les autres listes de gauche au 2ème tour à l'exclusion
de tout accord avec le Modem. La liste arrivée en tête au 1er tour fusionnant avec les autres listes de gauche et écologique proportionnellement au 1er tour. Nous demanderons le même engagement au PS et à Europe Ecologie.
Notre volonté est de porter des projets de
transformation sociale réelle dans les régions. Si les conditions en
sont créées nous pourrons travailler à leur mise en œuvre jusque dans
les exécutifs régionaux car la gestion des régions s'envisage comme un
moyen d'atteindre nos objectifs. Notre participation est donc liée aux
conditions qui la rendent possible. Il s'agit de la possibilité de
mettre en œuvre les points essentiels de notre programme et du rapport
de force permettant effectivement de les appliquer. Cette hypothèse
exclut toute participation du Modem ou d'une quelconque organisation de
droite.
Paris, le 28 octobre 2009.
site du PCF |
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| lundi 02 novembre 2009, a 21:30 |
| Les Palestiniens privés d'eau par Israél et ses colonies . |
Les Palestiniens privés d'eau par Israël et ses colonies
DANS UN RAPPORT
RENDU PUBLIC MARDI 27 OCTOBRE, AMNESTY INTERNATIONAL ACCUSE LE
GOUVERNEMENT DE TEL-AVIV DE MAINTENIR, AU BENEFICE DES COLONS, UN
CONTRÔLE TOTAL SUR CETTE RESSOURCE ESSENTIELLE POUR LA REGION.
Les
rapports des organisations internationales des droits de l'homme
consacrés à Israël se suivent et se ressemblent. Mises bout à bout, ces
enquêtes ne dénoncent pas seulement les conditions de vie dans
lesquelles Israël maintient les Palestiniens. Elles dessinent une
politique qui ne néglige aucun aspect, aucune dimension de ce peuple
palestinien soumis à l'occupation. Le rapport de l'ONU, dit « rapport
GOLDSTONE », du nom, du juge sud-africain qui dirigeait la commission
d'enquête, a montré qu'Israël pouvait être accusé de crimes de guerre,
voire de crimes contre l'humanité lors de son offensive sur Gaza en
janvier dernier. Cette fois-ci c'est Amnesty International qui tire le
signal d'alarme.
Israël limite sévèrement l'accès à l'eau dans les territoires
palestiniens « en maintenant un contrôle total sur des ressources
communes et en poursuivant des politiques discriminatoires ». « Israël
ne laisse les Palestiniens accéder qu'à une fraction des ressources
communes en eau, qui se situent surtout en Cisjordanie occupée, alors
que les colonies israéliennes illégales reçoivent des quantités
pratiquement illimitées », écrit Amnesty. Les Israéliens consomment
quatre fois plus d'eau que les Palestiniens. Cette inégalité est encore
plus criante dans certaines régions de Cisjordanie où des colonies
utilisent vingt fois plus d'eau par tête d'habitant que les
Palestiniens des localités voisines qui survivent avec 20 litres par
jour. « Piscines, pelouses bien arrosées et vastes exploitations
agricoles irriguées dans les colonies contrastent avec les villages
palestiniens voisins, dont les habitants doivent se battre
quotidiennement pour assurer leurs besoins en eau », poursuit le
rapport.
Selon Amnesty, les Palestiniens ne sont pas autorisés à creuser de
nouveaux puits ou à restaurer les anciens sans permis des autorités
israéliennes. En outre, de nombreuses routes de Cisjordanie sont
fermées ou limitées à la circulation, ce qui contraint les camions
citernes à faire des détours pour ravitailler les villages qui ne sont
pas reliés au réseau de distribution d'eau. Dans la bande de Gaza,
l'offensive israélienne de l'hiver a endommagé les réservoirs d'eau,
les puits, les égouts et les stations de pompage. De180.000 à 200.000
Palestiniens n'ont pas accès à l'eau courante en Cisjordanie.
Blog PCF Evry
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| lundi 02 novembre 2009, a 21:08 |
| Tobin or not Tobin ? : Taxer ou réorienter . |
Accueil > Dossiers et actualités > Environnement
Tobin or not Tobin ? Taxer ou réorienter

Mis en ligne : 2 novembre
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taxer ou réorienter Souvent, le mouvement
progressiste, confronté à un problème, a le sentiment de pouvoir le
régler grâce à une taxe.
La démarche a souvent son utilité. Il serait ainsi
fort efficace pour la Sécurité sociale de mettre les revenus financiers
à contribution dans la même proportion que les salaires.
Il est une taxe qui ne manque pas d'intérêt, qui
revient sur le devant de la scène, mais portée par des acteurs
inattendus, c'est la taxe Tobin. L'idée de James Tobin, prix Nobel
d'économie en 1981, de taxer les opérations de change afin de
dissuader la spéculation, a connu un certain engouement. Aujourd'hui,
on se presse au guichet. Le dernier G20 a demandé au FMI de préparer un
rapport afin de l'informer « des différents choix nationaux »
envisagés quant « à la façon dont le secteur financier pourrait
apporter une contribution juste et importante » au rétablissement du
secteur bancaire.
En Allemagne, la CDU et le SPD se sont disputé la palme
du plus chaud partisan de la taxe Tobin. Au Royaume-Uni, le président
de la Financial Services Authority, l'organisme superviseur des banques
britanniques, Adair Turner, s'est aussi prononcé en ce sens. Le
Premier ministre, George Brown, a affirmé qu'une telle taxe « vaut le
coup d'être examinée. ». Même le président de la Commission
européenne, l'ultralibéral José Manuel Barroso, a trouvé que « ce
serait une excellente idée ». Il y a là de quoi perdre son latin. Sauf
à considérer que tout ce beau monde nous la chante d'autant plus
volontiers qu'il sait que l'on n'en est pas encore à écrire la
partition.
Notre ministre des Affaires étrangères, Bernard
Kouchner, lui, la joue d'ailleurs moderato, il explique que cette taxe
ne devrait être que de 0,005 %, rapportant seulement à l'échelle de la
planète quelque 20 milliards d'euros. Tobin proposait, lui, qu'elle
soit de 0,1 %, voire de 0,25 %.
Cette instrumentalisation de la taxe Tobin devrait nous
inciter à réfléchir aux limites mêmes des taxes. N'a-t-on pas trop
tendance à croire qu'en mettant un barrage en aval des opérations
financières, on va pouvoir les limiter ? En fait, on s'en prend aux
marges du système au lieu de l'attaquer en son cœur. Il est plus
efficace de réorienter en amont les flux de l'argent que de seulement
les contrôler et les taxer.
Comment s'y prendre ? En instaurant un principe de
sélectivité, en faisant le tri à la source, par exemple en orientant
l'argent des banques vers des financements d'investissements créateurs
d'emplois, en imposant d'autres critères d'utilisation des ressources
des entreprises, en supprimant les exonérations visant à baisser le
coût du travail et en utilisant l'argent ainsi économisé de façon à ce
qu'il aide à réduire les coûts en capital et les prélèvements
financiers.
Évidemment, c'est plus compliqué parce que cela suppose
de donner des pouvoirs nouveaux aux salariés. Sans eux, point de salut,
leur concours est indispensable pour réorienter les flux de l'argent
site du PCF |
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| lundi 02 novembre 2009, a 20:41 |
| Walter Retoune en Résistance . |
Avant-première du documentaire de Gilles Perret, « Walter, Retour en Résistance »
20h00 - Espace Traversière, 15 rue Traversière, Paris 12ème, métro Gare de Lyon
En présence de Gilles Perret, Walter Bassan, John Berger* (sous-réserve)
Un débat est prévu suite à la projection en présence de
tous les partis de gauche (Olivier Dartigolles - PCF, Benoit Hamon - PS
et Alain Krivine - Npa, ainsi que des représentants du Parti de gauche
et des Verts ), pour rassembler les forces vives autour du programme du
CNR, et contre la casse des services publics.
Suite de l'article
site du PCF
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| lundi 02 novembre 2009, a 04:57 |
| Au printemps,les expultions refleuriront . |
La trêve hivernale commence samedi. Court répit qui n'efface pas la
réduction du délai aboutissant à l'éviction des locataires en
difficulté contenue dans la loi Boutin. Associations, élus et bailleurs
sociaux tentent d'enrayer ce phénomène grâce à un accompagnement social
renforcé.
Faut-il interdire les expulsions locatives ? Répondez à notre question du jour. |
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| dimanche 01 novembre 2009, a 19:18 |
| SENAT : Nouveau site intenet du groupe communiste . |
Sénat Nouveau site internet du groupe CRC-SPG

Mis en ligne : 28 octobre
La bataille parlementaire contre la privatisation de La Poste en direct sur le nouveau site internet du groupe CRC-SPG !
Le nouveau site internet du groupe CRC-SPG est en ligne à l'adresse suivante : www.groupe-crc.org

A l'occasion du projet de loi relatif au changement de
statut de La Poste, dont l'examen en séance publique débute au Sénat le
lundi 2 novembre, une page spéciale permettra de suivre en direct les
débats, et plus particulièrement la bataille parlementaire qu'entendent
mener les parlementaires du groupe CRC-SPG contre cette réforme,
prélude à une future privatisation.
Ce nouveau site recense par ailleurs l'ensemble des
interventions des sénateurs communistes et du Parti de gauche,
accessibles grâce à une navigation par auteurs, par thèmes et par
rubriques.
Cette nouvelle version permet aussi de visionner les
séquences vidéos des interventions officielles des élus du groupe dans
l'hémicycle du Sénat.
Sur la page d'accueil du site, il est possible de
s'abonner à la lettre d'information hebdomadaire des élus du groupe
envoyée chaque vendredi et qui offre un aperçu de leurs travaux lors de
la semaine écoulée.
Vous pourrez également consulter des dossier thématique dont la réforme des collectivités territoriales, réforme de l'hôpital… |
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| jeudi 29 octobre 2009, a 18:14 |
| Agriculture : Sarkozy détourne les questions et fuit les réponses . |
Nicolas Sarkozy s'est rendu, hier, dans le Jura pour annoncer un plan pour les agriculteurs.
Son
discours aux accents populistes sur « l'identité nationale française »
constituée par le « rapport singulier des Français avec la terre » ne
sert qu'à détourner les vraies questions posées. Le Président n'apporte
aucune réponse aux revendications des agriculteurs en lutte.
L'annonce d'un milliard de prêts, même bonifié reste un
emprunt de plus pour des milliers d'agriculteurs déjà en trop plein
d'endettement.
Les 650 millions d'euros d'aides annoncées seront à l'arrivée,
éparpillés et ailleurs que dans les trésoreries déjà à sec des
producteurs.
Qui pourrait croire un seul instant aux déclarations du Président
visant à dénoncer, le manque de régulation européenne, de répartition
de la valeur ajoutée, la dérive des produits financier, la toute
puissance du marché...sur les produits agricoles et alimentaires.
Les producteurs, comme les consommateurs n'ont pas oublié, que le même
homme a été Ministre de l'Économie, qu'il a présidé l'Union Européenne
il y a peu, qu'il ne contredira pas les politiques menées par
José-Manuel Barroso à Bruxelles.
Depuis 2007, Nicolas Sarkozy n'a pas répondu aux
exigences paysannes et aux attentes populaires.
En lieu et place de son long discours qu'il a tenu aujourd'hui, il
devrait comme le propose le PCF porter une autre ambition agricole et
alimentaire et prendre des mesures concrètes :
Fixer des prix agricoles rémunérateurs,
Encadrer les marges de la grande distribution,
Arrêter des importations abusives,
Mieux répartir les volumes de productions,
Attribuer équitablement des aides directes
Agir pour maintenir les terres agricoles à la production
Parti communiste français
Paris, le 28 octobre 2009. |
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| jeudi 29 octobre 2009, a 04:43 |
| Un Front de gauche,avec vous,pour faire gagner la gauche ! |

Mis en ligne : 27 octobre
Les élections régionales de mars 2010 se dérouleront à mi-chemin du quinquennat de
Nicolas Sarkozy. Elles seront aussi la dernière élection avant 2012 pour s'exprimer
sur la politique conduite dans le pays.
Le conseil national du Parti communiste français a fait une offre politique le 25 octobre 2009 pour changer la donne dans le pays.
Chômage, inégalités et pauvreté, remise en cause des
droits des femmes, détresse au travail, atteintes aux libertés, mal vie
dans les quartiers, crise agricole et alimentaire, alertes écologiques…
tous les clignotants sont au rouge mais le gouvernement est sourd aux
revendications des citoyens, des salariés.
Loin de
combattre la crise, la politique de Nicolas Sarkozy et de sa majorité
UMP se révèle être une politique injuste et égoïste au service de la
seule classe dominante, des privilèges de l'argent et des logiques de
rentabilité. C'est le peuple qui paie la crise, alors que la
spéculation et la bourse se relancent comme avant. Et la droite veut
faire des régions des relais de cette politique !
A gauche, entre volonté d'« alliances au centre », de
« primaires », instrumentalisation de l'écologie, arrangements avec les
idées libérales qui ont failli et repli sectaire... les fausses pistes
ne manquent pas pour aller à l'échec dans les régions comme dans
le pays.
Il n'est pas possible d'en rester là ! C'est une exigence pour changer nos vies.
Trois enjeux :
1. Soit les régions
deviennent des relais de la politique de la droite et de Nicolas
Sarkozy ou accompagnent cette politique sans réellement la combattre.
Soit elles deviennent des pôles de résistance à cette politique, de
luttes et de propositions pour promouvoir d'autres logiques. Nous
voulons des projets régionaux porteurs notamment de la défense et la
promotion des services publics, de luttes contre les discriminations et
pour l'égalité, d'un changement des critères d'utilisation de l'argent,
de la relance de politiques industrielles, agricoles et urbaines pour
un développement socialement solidaire et écologiquement durable, de
nouveaux droits et pouvoirs d'intervention pour les salariés et les
citoyens.
2. La présence de Nicolas
Sarkozy c'est la concentration et la confiscation des pouvoirs à un
niveau caricatural et une attaque en règle contre les libertés et les
droits démocratiques. Nous voulons au contraire porter une conception
offensive de la démocratisation du pouvoir dans tous les domaines :
État, collectivités, entreprises, faire preuve d'audace en matière de
droits des citoyens et des salariés, faire prévaloir des logiques de
coopération entre les collectivités contre les logiques de mise en
concurrence.
3. Ce n'est pas le moment
de baisser la garde à gauche. La gauche gagnera si elle va à ces
élections avec des projets ambitieux, novateurs et courageux. La gauche
mobilisera si elle a un projet clair et combatif, qui favorise
l'intervention populaire pour faire face aux urgences sociales.
Front de Gauche élargi : un appel à travailler ensemble !
C'est avec l'ambition de relever ces défis que le Parti
communiste lance un appel à toutes les forces, à toutes les femmes et
les hommes de gauche, comme du mouvement syndical, social, associatif,
issus de la ruralité comme des grandes zones urbaines et de leurs
quartiers populaires, à travailler ensemble pour que puisse s'exprimer
dans ces élections, de la manière la plus forte et la plus claire
possibles, la volonté de politiques et de majorités régionales
résolument engagées à gauche.
Partout où les conditions peuvent en être créées, où
les forces disponibles existent, le Parti communiste propose que ce
travail commun débouche, autour d'objectifs et de projets clairs, sur
la constitution de listes de Front de gauche de large rassemblement au 1er
tour, qui, à partir mais très au-delà des trois forces qui se sont
rassemblées à l'élection européenne (Parti communiste, Parti de gauche,
Gauche unitaire), permettraient de réunir toutes celles et tous ceux
qui se reconnaissent dans cette démarche.
Ces listes, les communistes veulent les ouvrir à des
forces nouvelles et faire une large place à toutes les femmes et tous
les hommes, citoyens, militants du mouvement social, élus locaux qui,
dans leur diversité, partagent l'urgence de cette démarche.
En ouvrant un autre choix que celui porté par le PS ou
Europe-Ecologie, les communistes veulent lever une dynamique de
victoire à gauche sur des choix clairs. Ces listes ne sont pas en
opposition au reste de la gauche : elles sont un moyen de réveiller la
gauche !
Des objectifs clairs
Construire
de la manière la plus ouverte et la plus participative possibles les
projets régionaux clairement ancrés à gauche que devront porter ces
listes et créer autour de ces projets les conditions du rassemblement
le plus large.
Tout
faire pour empêcher la droite de reconquérir les régions, et créer par
tout les conditions de majorités régionales de gauche, avec l'objectif
de porter dans ces majorités des projets de transformation sociale
réelle, et si les conditions en sont créées de travailler à leur mise
en œuvre, jusque dans les exécutifs régionaux. Cela supposera de
travailler sans ambiguïté au lendemain du premier tour à la fusion des
listes de gauche et écologistes, donc à l'exclusion du Modem, dans le
respect de l'in-
fluence de chacune de ces listes.
Tout
faire pour élire dans ces majorités de gauche le maximum d'élus à même
de porter ces objectifs avec détermination durant tout le mandat.
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| lundi 26 octobre 2009, a 21:46 |
| Les banques paradent : "Vive la crise" |
Accueil > Dossiers et actualités > Sur le vif

Mis en ligne : 26 octobre
Elles ont replongé, dirait-on. Comme ces malades qui sortent
d'une brève cure de désintoxication pendant laquelle ils ont juré leurs
grands dieux que « jamais plus », et qui s'arrêtent aussitôt au bistrot
du coin. Après les banques américaines, c'est, en France, la BNP qui
s'apprête à verser 1 milliard d'euros de bonus à ses traders. Combien
pour la Société générale, elle aussi bénéficiaire cette année ?
Combien de banques dans le monde, à Londres, à
Singapour, à Francfort, à Zurich, gavées d'argent public il y a
seulement quelques mois et qui vont de nouveau ouvrir les parachutes
dorés, aligner les stock-options, payer avec des millions
l'indifférence aux drames du monde des petits génies de l'informatique
et des docteurs Frankenstein de la finance. Ils étaient devenus
humbles. Ils avaient laissé leur Ferrari au garage. Ils craignaient
pour leur avenir. On en a même vu qui faisaient leurs cartons avec aux
yeux des larmes de dépit et parfois de repentir. Et combien de
financiers de haut vol, d'affairistes notoires qui semblaient touchés
par la grâce ? Combien de politiques, n'est-ce pas, stigmatisant la
folie financière, la course à la spéculation, aux premiers rangs
desquels Nicolas Sarkozy.
Les chiffres sont hallucinants. Aux États-Unis, des
millions de familles ont perdu leur logement ou sont en passe de le
perdre, plus de 1 000 milliards de dollars d'argent public sont venus
soutenir les banques. Et ce sont celles-là même qui ont bénéficié des
milliards de dollars de l'État, c'est-à-dire des contribuables, qui ont
versé des milliards de dollars de primes à leurs cadres. Parce qu'elles
les aiment et qu'ils sont méritants ? Non, mais parce que les
reniements et le cynisme, ça se paye. En France, où des salariés jetés
à la rue se battent pendant des semaines pour obtenir des primes de
départ de quelques milliers d'euros, les bonus de la BNP représentent
59 000 euros par salarié. Ce n'est là évidemment qu'une moyenne
derrière laquelle se retranche le médiateur du crédit. On se souvient,
il a été nommé pour que les banques respectent un code de bonne
conduite. « Si le milliard est réparti entre les salariés, je suis
content pour chacun des salariés. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de
savoir si on a de nouveau des errements de rémunération. » Il fait
semblant de penser que 59 000 euros par salarié, c'est une petite
somme. Mais c'est quatre années de SMIC ! Il sait bien que les
« errements » dont il parle ne peuvent qu'exister. Mais il feint
surtout d'oublier que, l'an passé, 5 milliards d'euros d'argent public
ont été versés à la BNP ! De son côté ; la BNP assure, avec toute la
candeur d'une sainte-nitouche des coffres-forts, qu'elle n'a fait que
respecter scrupuleusement les règles établies par le G20.
S'il fallait une confirmation de ce que ce fameux
sommet où Nicolas Sarkozy était devenu un Zorro de la moralisation du
capitalisme n'avait décidé que de broutilles, c'est chose faite. C'est
cela, la lutte mondiale contre les phénoménales fuites en avant
financières qui ont déclenché la crise que payent et que n'ont pas fini
de payer les peuples ? Une telle tartufferie, nationale et planétaire,
donne la nausée. Mais l'écœurement et l'indignation ne suffisent pas.
Souvenons-nous de François Fillon, déclarant qu'il fallait aider les
banques mais laisser ensuite les banquiers « faire leur métier ». Eh
bien, ils le font. Ce n'est pas de l'addiction bien sûr, on l'a bien
compris. C'est la logique du capitalisme. Le gouvernement ne voulait
pas aider les victimes de la crise, mais sauver ses responsables, pour
repartir. Pour repartir même mieux qu'avant, en ayant au passage
assoupli l'économie et l'échine des salariés, ouvert plus de champ
encore aux capitaux dominants. Et déjà on sable le champagne dans
certains conseils d'administration : « Vive la crise ! »
site du PCF |
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| lundi 26 octobre 2009, a 21:17 |
| Jusqu'où Eric Besson va-t-il couvrir notre pays de honte ? |
Pierre Laurent
Pour
masquer l'échec de sa politique, Nicolas Sarkozy a décidé de faire une
nouvelle fois monter en ligne son petit ministre des sales besognes,
pour cette fois redéfinir « ce que c'est qu'être français ? ». Un
colloque de synthèse aurait lieu en février sur le sujet !
On croît rêver, mais c'est plutôt un cauchemar.
Peut-être
le ministre espère-t-il y décréter ce qui distinguera les « bons » des
« mauvais » Français. C'est inacceptable, c'est le retour du pétainisme
le plus nauséabond.
En renvoyant, vers une mort probable, 3 Afghans dans
leur pays en guerre, Eric Besson vient déjà de piétiner l'une des
traditions fondatrices de notre République, le droit d'asile.
Ira-t-il jusqu'à inventer le livret du bon français,
délivré en Préfecture par le ministère de l'Identité nationale ? A
quand les meetings de l'UMP où l'on entonnera « Maréchal nous
voilà ! » ?
Les propos du ministre sont scandaleux. Ils sont
indignes de la France et de ses valeurs républicaines d'Egalité, de
Liberté et de Fraternité.
La limite du supportable est dépassée. Tous les démocrates doivent s'unir d'urgence pour faire stopper cette inquiétante dérive.
Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF
Paris, le 26 octobre 2009. |
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| lundi 26 octobre 2009, a 20:53 |
| Marie-George Buffet,invitée de la matinale de France Inter . |
Marie George Buffet, invitée de la matinale de France Inter - le 26 octobre 2009
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| lundi 26 octobre 2009, a 04:49 |
| Nanette,lycéenne,expulsée cartable au dos . |
Arrêtée mercredi matin, Nanette, lycéenne parisienne de dix-neuf ans, a été expulsée le jour même vers le Congo-Brazzaville.
Mercredi
matin, Nanette Alanhi Bangofa se rendait tranquillement en cours. Cette
jeune fille de dix-neuf ans est en première année de BTS compta-gestion
au lycée Jules Siegfried dans le 10e arrondissement de Paris. D'origine
congolaise, Nanette est arrivée en France en 2007. Sa mère bénéficie
d'une carte de séjour résident de dix ans, son père est décédé.
Pour sa majorité, la préfecture de police de Paris lui offre… une
obligation de quitter le territoire. Sans argent pour payer un avocat,
elle ne fait pas appel. Mercredi matin, donc, Nanette est arrêtée par
les forces de l'ordre à la gare du Nord.
Sans même passer par la case garde à vue, la jeune fille est
directement emmenée à l'aéroport d'Orly où elle est mise à bord d'un
avion pour Casablanca, puis de Casablanca à Brazzaville. Malgré ses
demandes réitérées, les policiers ne la laissent pas prévenir sa mère.
Ce n'est qu'une fois arrivée sur place, jeudi matin, qu'elle a pu lui
téléphoner. Aujourd'hui Nanette se retrouve démunie à Brazzaville, elle
n'avait sur elle que deux euros et son sac de cours. Contactée par
téléphone, elle ne cesse de répéter : « faites quelques chose, je ne
peux pas rester ici ». Elle est logée, pour quelques jours, chez une
cousine.
Vendredi après-midi, 200 élèves du lycée Siegfried se sont rendus à
la préfecture de police de Paris pour demander son retour. Contactée,
la préfecture n'a pas répondu à nos questions, mais a signalé au Réseau
éducation sans frontière qu'elle n'avait aucune trace de cette
expulsion. La mère de Nanette a dû montrer son billet électronique pour
prouver que sa fille était bien à Brazzaville…
RESF s'inquiète du durcissement préfectoral vis-à-vis des jeunes
sans-papiers. « Une pluie d'obligation de quitter le territoire s'est
abattu sur les jeunes majeurs ces dernières semaines », dénonce
Brigitte Wieser qui précise qu'il s'agit de la première expulsion d'un
lycéen depuis août 2006.
Marie Barbier site de l'Huma
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| samedi 24 octobre 2009, a 22:21 |
| MANIFESTATION EN FAVEUR DE L'AVENIR DE L'HOPITAL DE BAPAUME . |
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Menacé de restructuration et de liquidation, le Centre Hospitalier de
Bapaume (CHB) est l'objet d'une mobilisation grandissante en faveur de
sa sauvegarde et de son développement. Mardi, venus de tout le
département à l'appel de la CGT, ils étaient près de deux cents
personnes à manifester dans les rues de la capitale du Bapalmois.
Venus
des hôpitaux de Lens, Calais, Béthune et Saint-Venant, arborant des
drapeaux de la CGT et de Solidaires, personnels de santé, syndicalistes
et citoyens venus du Bapalmois, de l'Arrageois et de la Gohelle, ils
étaient près de deux cents personnes, mardi 20 octobre, à manifester à
l'appel de la CGT dans les rues de Bapaume pour défendre l'avenir du
centre hospitalier de cette ville située, au coeur d'une région rurale,
à 25 km au sud d'Arras. Le motif principal de cette manifestation
tenait dans la contestation de la sincérité et de la finalité de la
démarche engagée par les personalités liées à la gestion du CHB. La
mise en exergue d'un déficit de 1,5 millions d'euros pour le CHB par un
récent audit financier commandé auprès de l'Agence Régionale
Hospitalière (ARH) par Jean-Paul Delevoye, maire UMP de Bapaume et
président du CA de l'établissement public apparait en effet, de plus en
plus, comme l'élément d'une mise en scène médiatique où la «surprise» feinte de l'édile le dispute à une
«amnésie» à géométrie variable. Si elle s'annonce
comme visant à épurer les comptes du CHB et à le remettre
financièrement à flot, la démarche des gestionaires du CHB cache de
plus en plus mal la manoeuvre consistant, selon la CGT du CHB, à la
veille d'un CA lourd de menaces qui devait se dérouler jeudi, à faire
passer la pilule d'une restructuration des services de l'hôpital qui se
présente comme le point névralgique d'un projet de liquidation en bonne
et due forme et ceci sur la base d'un déficit sciemment provoqué et, de
fait, connu de longue date.
Surprise feinte et amnésie à géométrie variable
Intervenant devant la mairie de Bapaume au cours de la manifestation, Patrick
Vanderpotte, secrétaire départemental de la CGT santé et action sociale a rappelé le contexte de ce qui devient l'«affaire» du CHB. «Il faut savoir, a-t-il déclaré, qu'on
a supprimé 300 postes au Centre Hospitalier de Lens, 150 postes à
Calais et 100 à Béthune; qu'on est en train de fusionner l'hôpital de
Saint-Omer et l'hôpital de Calais; qu'on on est en train de préparer la
fusion entre public et privé au Centre Hospitalier de Lens; qu'on est
en train de tuer le Centre Hospitalier de La Bassée au profit du Centre
Hospitalier de Béthune. Aujourd'hui, c'est Bapaume. Pourquoi ? Parce
qu'on s'est d'abord occupé des grands centres hospitaliers.»
Continuant, il a souligné : «M.
Delevoye nous annonce aujourd'hui qu'il est surpris de voir un déficit
aussi important à Bapaume. C'est vraiment se moquer du monde ! M.
Delevoye fait parti de la majorité, il a ses proches là-bas, il sait
très bien que le gouvernement a pris la décision de casser l'hôpital
public comme il l'a fait avec EDF, avec France Telecom et avec La
Poste. La «solution» présentie pour le CHB est prévue de longue date.
On essaie de la faire passer en chargeant l'ancien directeur. Ce qui
s'est fait à Bapaume, depuis quelques années, c'était uniquement de
rattraper des retards : retard pour des locaux insalubres, retard sur
les personnels qui travaillaient dans des conditions déplorables,
retard pour une population qui a véritablement besoin d'un hôpital de
proximité. Aujourd'hui cet hôpital de proximité est mis en danger et on
veut en faire un centre réservé aux personnes âgées !»
Pour finir, Patrick Vanderpotte en a appelé aux usagers de l'hôpital et ses
personnels pour se mobiliser : «Il
faut continuer de se battre pour défendre l'hôpital de Bapaume sinon,
dans quelques semaines ou quelques mois, il ne restera plus que le
Centre Hospitalier d'Arras pour pouvoir mettre un plâtre ou pour
pouvoir faire une radio. Ou bien, ce sera le secteur privé. C'est sur
ce secteur que le gouvernement compte aujourd'hui pour régler le
déficit de la sécurité sociale ! Je crois que le combat qui est mené
par les camarades de Bapaume est plus que légitime. A voir la
mobilisation des personnels de l'établissements, je crois que la
mobilisation est très grande aujourd'hui.»
«Les gens qui disaient avoir perdu la mémoire la retrouvent peu à
peu»
Concernant
cette mobilisation, son ampleur et son extension, le changement de ton
et de discours, du maire de Bapaume notamment, mais aussi de son relais
dans la presse locale semble témoigner d'un virage dans l'opinion
bapalmoise et d'une prise de conscience grandissante de ce qui se trame
effectivement autour du CHB. «Aujourd'hui, nous a
précisé Michel Carré, secrétaire général de la CGT du CHB, les
gens qui disaient avoir perdu la mémoire la retrouvent peu à peu. C'est
le cas notamment de Jean-Paul Delevoye qui reconnait maintenant que
l'hôpital est en déficit depuis 2005 alors qu'il a prétendu ne le
découvir que cet été. C'est le cas aussi de Jean-Jacques Cottel,
Conseiller général et administrateur du CHB qui, aujourd'hui, en
appelle à la population pour soutenir l'hôpital et les services
hospitaliers dans le milieu rural de Bapaume.
A la veille d'un CA décisif pour l'avenir du CHB, Michel Carré insiste
:
«Aujourd'hui nous n'avons encore que des brides de suspiscion. La seule
chose qu'on nous dise c'est que nous risquons d'avoir de grandes
surprises. On évoque l'idée que le directeur proposerait de soutenir un
projet de création de 14 lits en gériatrie. Si tel est le cas, nous, ce
que nous souhaitons c'est que ce soit 14 lits supplémentaires et qu'ils
s'ajoutent à nos 26 lits de médecine. En outre, il ne faut pas retomber
dans ce qu'on est tombé par le passé. Il nous faut des dotations
supplémentaires et des moyens. Ce n'est pas tout de nous faire des
annonces. Nous voulons des engagement explicites, que tout soit inscrit
noir sur blanc. Aujourd'hui, M. Delevoye a reçu le syndicat Force
ouvrière. Hier, il a fortement insisté pour recevoir les membres du
bureau de la CGT avant le CA de jeudi. Nous ne sommes pas fermés à la
discussion mais, pour nous, une chose est claire : nous maintiendrons
la pression jusqu'au bout ! Ce que nous voulons c'est sauver notre
médecine et l'exercer comme nous l'avons fait depuis toujours. Le
personnel du CHB est compétent. Les gens qui viennent à l'hôpital de
Bapaume sont très heureux de venir. Nous répondons à un fort besoin de
la population. Les gens n'ont pas à se déplacer pour se faire soigner
dans des hôpitaux dont le premier est à 25 km.»
Jérôme Salski
Publié dans liberté 62 n°884
Blog PCF Arras
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| samedi 24 octobre 2009, a 21:41 |
| Taxe proffessionnelle : "le Medef vainqueur par KO",selon les députés PCF . |
Les
députés communistes ont jugé jeudi “qu'à peine le débat sur la taxe
professionnelle engagé, le Medef était vainqueur par KO” après que
l'UMP a cédé et accepté d'exonérer les entreprises réalisant moins de
500.000 euros de chiffre d'affaires.
“A peine le débat engagé… le match a été plié. Le Medef
l'a emporté. Dans un numéro parfaitement au point, l'UMP Copé a
disqualifié d'un seul coup l'UMP Carrez et la commission des Finances
de l'Assemblée nationale”, écrit le porte-parole du PCF dans un
communiqué.
“Non content de faire un nouveau cadeau de près de 12
milliards d'euros aux entreprises, la droite condamne les collectivités
territoriales à restreindre leurs services à la population et à
accroître la fiscalité locale”, regrette-t-il.
Selon lui, “Madame Lagarde (Economie), Monsieur Copé
(UMP) et Madame Parisot (Medef) sont allés au bout de leur projet
ultralibéral”.
“Ce nouvel épisode illustre, ô combien, ce que sont en vérité les prétendus nouveaux pouvoirs du Parlement”, conclut-il.
Blog PCF Evry
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| samedi 24 octobre 2009, a 20:58 |
| Requiem pour un salaud . |
Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester
Blog PCF Valenton |
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| jeudi 22 octobre 2009, a 21:50 |
| Déclaration solennelle des collectif de Guadeloupe ( LPK ),Guyane ( FPAG ) & Martinique ' K5F ) |
jeudi 22 octobre 2009 (07h44)

KONFÉRANS ENTEWNASYONAL LAPWENT 20-21 OKTOB 2009 DÉCLARATION SOLENNELLE
Considérant que la situation économique et sociale
actuelle existant en Guyane, Martinique et Guadeloupe résulte de la
pérennisation du modèle de l'économie de plantation,
Considérant que cette économie s'appuie sur des rentes
de situation de monopoles, des abus de positions dominantes qui
génèrent des injustices,
Considérant que ces injustices touchent aussi bien les travailleurs, que les acteurs économiques endogènes,
Considérant que ce sont autant d'obstacles au développement économique endogène et à l'épanouissement social,
Les organisations de masse et les organisations
anticolonialsites et anti-capitalistes de Guyane, Martinique et
Guadeloupe, respectivement le Front pour l'avenir de la Guyane (FPAG), Kolektif 5 Févriyé (K5F) et Liyannaj Kont Pwofitasyon, réunies les 20 et 21 octobre 2009 en Conférence Internationale, an Bik a Mityalité, Lapwent Gwadloup, déclarent :
Yonn : les travailleurs et les peuples
des dernières colonies de la France dans la Caraïbe ont eu raison de
s'organiser en collectif, de liyanné les expériences
respectives des organisations qui les composent et de se constituer en
nouvelles forces à dimension populaire et de masse, diverses tant du
fait de leurs pratiques que de leurs orientations stratégiques.
Dé : Ces nouvelles organisations
représentent dans la période historique actuelle de vrais espoirs pour
les travailleurs et les peuples, de vrais outils pour avancer vers plus
de liberté, plus de démocratie et de justice dans ces sociétés.
Twa : La lutte pour la défense des
intérêts des travailleurs, plus largement du peuple, et singulièrement
de la jeunesse, le combat contre toutes les Pwofitasyon
mené dans ces pays relèvent d'un processus de maturation enclenché
depuis l'époque esclavagiste et s'inspirent des grandes luttes sociales
menées jusqu'à ce jour.
Kat : Ces combats s'inscrivent
également dans un contexte international marqué par les luttes de la
classe ouvrière et des peuples contre le capitalisme et ses dégâts de
tous ordres sur la planète.
Ola nou yé jodi jou (Où en sommes-nous aujourd'hui)
Nous avons négocié et contracté avec l'Etat français et
le patronat des accords d'une portée politique et stratégique
fondamentale. Pour la première fois dans l'histoire de nos pays, ce
sont les travailleurs et les peuples en mouvement dans la rue qui ont
imposé la satisfaction de certaines de leurs revendications.
De la Loi PONS à la LODEOM, aucun des schémas dits de
développement, élaborés et débattus avec les élus, n'a permis un
quelconque développement, ni la diminution du chômage. Pire, ils ont
consacré le mépris, l'exclusion et la négation des peuples de nos pays.
A l'évidence, les mouvements FPAG, K5F et LKP
ont établi un nouvel équilibre entre la puissance coloniale, sa
représentation locale et les travailleurs et le peuple en mouvement, an konsyans é an balan.
La persistance des mouvements en terme de durée, la pertinence de leurs
initiatives et l'adhésion populaire dont ils bénéficient, sont
significatifs d'un mouvement profond, de nature révolutionnaire et dont
l'objectif est d'éradiquer la Pwofitasyon.
Fortes de ce parcours, les organisations de masse
soussignées, réunies les 20 et 21 octobre 2009, en Guadeloupe, pour
échanger et valider leurs expériences respectives, donner de la
dimension à leurs pratiques, organiser la solidarité, notamment contre
la répression, assurer la victoire des travailleurs de Guyane, de
Martinique et de Guadeloupe et satisfaire leurs plate-formes de
revendications.
Les organisations soussignées :
- refusent d'ores et déjà que les conclusions des
Etats-Généraux du gouvernement français soient la réponse aux
revendications et aspirations des travailleurs et des peuples en
mouvement,
- exigent le respect des accords et la poursuite des négociations,
- entérinent ce jour l'installation à Pointe à Pitre du Collectif International de Défense créé le 9 aout 2009 à Corte (Corse),
- appellent à la tenue d'une nouvelle conférence au mois de février 2010 en Martinique.
Les organisations soussignées appellent les travailleurs et les peuples :
- à populariser leurs idées, à expliquer leur démarche
dans les bourgs, les quartiers, les sections, les entreprises et les
familles,
- à se mobiliser pour les luttes en cours et pour le
respect des accords concernant l'augmentation des salaires, la baisse
des prix du carburant et des produits de première nécessité, le plan
d'urgence pour l'emploi et la formation des jeunes,
- à renforcer la mobilisation pour l'augmentation des
minima sociaux, le relèvement des pensions de retraite et l'arrêt de la
criminalisation de l'action syndicale,
- à continuer la lutte pour éradiquer la Pwofitasyon, abolir les privilèges et instaurer de nouveaux rapports économiques et sociaux.
Que les travailleurs de Guyane, de Martinique
et de Guadeloupe nourrissent leur éveil et s'organisent pour le
triomphe final de leurs luttes pour la liberté et l'émancipation.
Front pour l'avenir de la Guyane :
Albert DARNAL
Kolektif 5 Févriyé :
Philippe PIERRE-CHARLES
Liyannaj Kont Pwofitasyion :
Elie DOMOTA
Lapwent, le 21 octobre 2009
Source : http://ugtg.org
De : UGTG
jeudi 22 octobre 2009
site Bellaciao
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| jeudi 22 octobre 2009, a 16:58 |
| Ce que cache la nomination de Jean Sarkozy à la Défense sur Rue 89 . |
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Son installation à la tête de l'Epad se
déroule sur fond de simulacre d'élection, de fusion contrariée et de finances délabrées.
51%
des sympathisants de droite estiment que la probable arrivée de Jean
Sarkozy à la présidence du conseil d'administration de l'Epad
(Etablissement public d'aménagement de La Défense) constitue « plutôt
une mauvaise chose », selon un sondage CSA pour Le Parisien. Pourquoi le « clan du
92 »,
toujours emmené par Nicolas Sarkozy, prend-il un tel risque à cinq mois
des élections régionales ? Les dessous d'une nomination qui agite l'un
des plus grands quartiers d'affaires d'Europe.
Une nomination et non une élection
Peut-on parler de nomination ? Selon les textes, non. Le
décret qui régit l'Epad
est limpide : « Le président est élu pour la durée de son mandat
d'administrateur. » Et d'ailleurs la quasi totalité de la majorité UMP,
qui a fait bloc -face caméras au moins- derrière Jean Sarkozy, n'a pas
manqué de le rappeler, François Fillon en tête, mardi sur
RTL :
« Ce
président du conseil d'administration est élu. Il n'est pas nommé, il
est élu. J'entends toute la journée sur les ondes depuis hier [lundi]
soir, dire que le président est nommé. Le président n'est pas nommé. Il
est élu et il est choisi, c'est la loi qui le dit, parmi les élus du
conseil général des Hauts-de-Seine. »
D'une part, comme nous l'avions écrit, le Premier ministre se
trompe
car le président de l'Epad peut être élu parmi les 18 administrateurs.
D'autre part, en regardant ledit décret de plus près, on s'aperçoit
qu'il est usurpé de parler d'élection au sujet de Jean Sarkozy vu les
électeurs en question.
Il
sera d'abord désigné administrateur le 23 octobre par le conseil
général des Hauts-de-Seine, largement dominé par le groupe UMP-Nouveau
Centre-Associés dont le président est… lui-même. Autant dire que cela
commence par une formalité.
Huit fonctionnaires « estimés plus dociles »
Le
4 décembre, lors du conseil d'administration de l'Epad qui devra élire
le prochain président de l'établissement public, Jean Sarkozy n'aura
qu'à réunir sur son nom « la majorité absolue des membres présents »
pour être élu, soit au moins 10 administrateurs si les 18 sont
présents. Là encore c'est gagné d'avance : neuf représentent les
ministères compétents et sont nommés par le gouvernement, et deux
-lui-même et Patrick Devedjian- représentent le conseil général des
Hauts-de-Seine.
Et
pour ne laisser vraiment aucune place au hasard, entre février 2008 et
septembre 2009, huit de ces neufs fonctionnaires ont été, à
l'instigation de l'Elysée, remplacés par d'autres, estimés plus
dociles », selon Le Canard enchaîné de cette semaine.
Sans
compter que c'est loin d'être la seule intervention du chef de l'Etat
pour cette « élection ». « Un projet de décret levant la limite des 65
ans pour présider à l'aménagement de La Défense a été retoqué à
l'Elysée », a affirmé l'AFP.
Matignon avait pourtant donné son feu vert, mais cela aurait permis à
Patrick Devedjian de pouvoir conserver la présidence de l'Epad, et il
n'en était évidemment plus question dès lors que les ambitions du fils
Sarkozy étaient connues.
Quant
à la nécessaire place vacante de représentant du conseil général des
Hauts-de-Seine au conseil d'administration de l'Epad, cela a été réglé
plus vite encore. Hervé Marseille a été très opportunément nommé au
Conseil économique et social. On a décidément connu élection plus
naturelle.
Un projet de fusion contrarié
Si
avec cette nomination, donc, Nicolas Sarkozy espérait créer un écran de
fumée sur les problèmes à La Défense, c'est raté. Pire, en
s'intéressant plus précisément à l'actualité de l'Epad, on découvre que
son avenir n'est pas rose. A vouloir une nouvelle fois imposer ses
volontés au pas de charge, le président de la République prend le
risque d'aller dans le mur.
Deuxième quartier d'affaires en Europe, le chef de l'Etat entend quintupler sa superficie. Au cœur de l'été, deux projets de décret
ont vu le jour. Ils organisent la fusion de l'Epad (160 hectares sur
les communes de Puteaux et Courbevoie) et de l'Epasa (Etablissement
public d'aménagement Seine-Arche, 320 hectares sur la commune de
Nanterre), ainsi que l'ajout de 300 hectares sur les communes de
Nanterre et de La Garenne-Colombes. S'il voit le jour, le nouvel
ensemble de 770 hectares devrait être baptisé Epadsa (Etablissement
public d'aménagement de La Défense Seine-Arche).
Les
quatre municipalités concernées, le conseil général des Hauts-de-Seine
et le conseil régional d'Ile-de-France ont jusqu'au 4 novembre pour
rendre un avis. Et les choses sont très mal engagées. La région a déjà
dit non et Nanterre s'apprête à faire de même. Contacté par Rue89, le
maire communiste Patrick Jarry ne prend pas de gants pour exprimer le
fond de sa pensée :
« Si
le président de la République, qui est à la manœuvre, a choisi de
présenter son fils avec une telle précipitation, il faut se demander
pourquoi, car il a pris un vrai risque politique, y compris à
l'international.
S'il
l'a fait, c'est qu'à côté de cette candidature, il y a ces deux décrets
qui ont pour but de permettre à l'hypothétique Epadsa de prendre le
contrôle de tout l'ouest parisien, et surtout de Nanterre qui verrait
son pouvoir s'échapper sur 46% de son territoire ! Ce projet n'est
motivé que par des raisons économiques, alors que nous prônons un
développement raisonnable, plus conciliant avec l'humain et l'habitat. »
Pour s'opposer -au moins symboliquement- à cette stratégie, Patrick Jarry s'est aussi porté candidat à la présidence de l'Epad, ne voyant pas en quoi il serait « moins légitime que Jean Sarkozy », d'autant que 70% de l'Epadsa
seraient sur sa commune.
« Arrêtons de nous imposer n'importe quoi »
Qu'une
région socialiste ou une mairie communiste se prononce contre ces
projets de décret gouvernemental peut sembler logique. Là où l'affaire
se complique, c'est que le conseil municipal de Courbevoie, dirigé par
le député-maire UMP Jacques Kossowski, a également voté non, et à
l'unanimité, même s'il est davantage opposé aux projets de décret
eux-mêmes qu'au principe de la fusion :
« Ce
n'est pas parce que je suis UMP qu'il faut dire oui à tout, surtout si
ce n'est bon ni pour ma ville ni pour la démocratie. Ces décrets ont
été élaborés trop rapidement. On ne m'a pas consulté, c'est moi qui ai
consulté. J'ai posé des questions et personne ne m'a répondu.
On
est une ville quand même, on représente quelque chose ! On a été élu
par des administrés ! Arrêtons de nous imposer n'importe quoi, ou alors
qu'on le dise clairement et que l'on ne fasse pas semblant de nous
demander notre avis. »
Puteaux
(UMP) ne s'est pas encore prononcée mais penche de la même manière vers
un vote contre. La Garenne-Colombes (UMP) ainsi que le conseil général
des Hauts-de-Seine (UMP) devraient en revanche rendre un avis
favorable. Reste que ces avis ne sont que consultatifs, comme celui que
devra rendre ensuite le Conseil d'Etat.
Au
cas où le gouvernement déciderait de passer outre les avis négatifs et
de signer les décrets, Nanterre a déjà préparé la riposte : plaider
l'inconstitutionnalité. Comme l'a rappelé une jurisprudence du Conseil constitutionnel en 2007, les
articles 34 et 72 de la Constitution
disposent que c'est la loi qui organise la libre administration des
collectivités territoriales. Or, il s'agit en l'espèce, non d'une loi,
mais de décrets.
Des finances délabrées
Si
cette fusion ne se réalisait pas, le revers pourrait être très
douloureux pour l'Epad. L'établissement public de La Défense présente
de « sérieuses difficultés financières », selon les termes du
député-maire de Courbevoie. Les capacités d'autofinancement
s'amenuisent et le plan financier 2009-2016 prévoit un solde fonctionnel déficitaire de 164,2 millions d'euros à
l'horizon 2017.
« La
fusion est faite en partie pour éponger le trou de l'Epad », décrypte
Pierre Mansat, l'Epasa étant, elle, bénéficiaire. L'adjoint communiste
au maire de Paris et administrateur de l'Epad explique également que
« la particularité du 4 décembre, c'est que ce n'est pas que la
désignation du président du conseil administration de l'Epad, c'est
aussi le jour d'examen du plan financier »…
Les
finances apparaissent au cœur de la nomination de Jean Sarkozy. S'il
atteint son but, la machine à cash que constitue l'Epad reviendra dans
le giron du « clan du 92 ». Fini le temps où Patrick Devedjian
annonçait vouloir « nettoyer les écuries d'Augias », retour de la lignée des Charles Ceccaldi-Raynaud, Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy et
consorts.
« Nous sommes face à des comptes en infraction »
Président
de la commission des Finances au Sénat, Jean Arthuis, interrogé par
Rue89, ne dit pas autre chose et semble craindre le pire avec l'arrivée
aux commandes de l'Epad du fils du président de la République :
« Ce
qui était fait avant 2007 n'avait aucun sens. Il y avait manifestement
une espèce d'inertie pour cultiver l'opacité, chaque commune finançant
des opérations locales à partir de l'Epad. Nous avons fait une visite
le 22 septembre dernier sur le site, avec le président de la 7e chambre
de la Cour des comptes, qui nous a rassuré. Depuis deux ans, M.
Devedjian a fait preuve de volonté et de clarification des comptes.
Le
gouvernement a énoncé des principes de bonne gouvernance. Je souhaite
maintenant que l'Etat soit garant du respect de ces principes. Je ne
veux pas entrer dans le débat de sa légitimité, mais disons qu'un
président du conseil d'administration de l'Epad est une personne qui
est en charge de responsabilités éminentes.
Il
s'agit de définir la stratégie de l'établissement et de la mettre en
oeuvre avec le directeur général, d'arrêter les comptes et de les
soumettre au conseil d'administration. Et puis, il faut une
personnalité ayant suffisamment de caractère pour renvoyer chacun à ses
responsabilités. Les élus de Puteaux et de Courbevoie sont assis sur un
tas d'or… »
En 2007, devant la commission des Finances au Sénat,
le président de la 7e chambre de la Cour des comptes, Christian
Descheemaeker, n'hésitait pas à affirmer : « Les comptes ne sont pas
sincères et fidèles. » Et le sénateur centriste Jean Arthuis ajoutait
même : « Nous sommes face à des comptes en infraction. »
Photo : Jean Sarkozy au Salon de la micro-entreprise 2008 à Paris (Alain Delpey - Idf-fotos/Flickr).
Téléchargez le premier projet de décret sur l'Epadsa
Téléchargez le second projet de décret sur l'Epadsa
Téléchargez le plan financier 2009-2016 de l'Epad
A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
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| jeudi 22 octobre 2009, a 16:19 |
| Ce petit Ministre qui fait ses mauvais coup après minuit ! |
Trois
Afghans sont en cours de reconduite par avion vers l'Afghanistan.
L'avion, en provenance de Londres, a fait escale à Roissy, hier soir,
pour embarquer les trois personnes.
Le retour de 3 Afghans dans leur pays aujourd'hui est terriblement scandaleux !
C'est petit pour un Ministre... de faire ses mauvais
coups après minuit !
Alors que plus de 300 personnes, parmi lesquelles des élus et militants
communistes, étaient rassemblées hier à l'aéroport de Lille contre le
départ d'un charter de la honte, le Ministre de l'immigration à choisi
d'expulser violemment 3 Afghans, comme on fait un sale coup, à l'abri
de tous les regards.
Vous aviez pourtant assuré, qu'aucun avion ne partirait
vers Kaboul hier, raccompagnant des Afghans dans leur pays. Mais alors,
Mr le Ministre, êtes vous coupable d'un mensonge d'État ?
En renvoyant ces migrants dans leur pays en guerre, Eric Besson met leur vie en danger et les expose à la torture et à la mort.
Pendant ce temps, ce petit Ministre remplit ses quotas et dort sur ses 2 oreilles. C'est humainement indigne !
Le PCF exige que toutes les reconduites à la frontière et les charters de la honte soient stoppées.
Il est urgent de rendre son sens au droit d'asile en
Europe en permettant à ces migrants réfugiés de solliciter une
protection dans le pays de leur choix, en les formant et en leur
apportant la possibilité de vivre dignement et en sécurité dans ce pays.
En l'attente, la France peut et doit suspendre
l'application du règlement de Dublin afin d'accueillir sur son sol les
personnes qui continueront à fuir les conflits pour trouver refuge.
Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF
Paris, le 21 octobre 2009. |
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| mercredi 21 octobre 2009, a 18:26 |
| AlternaTV.fr,une Webtv alternative . |
Mis en ligne : 21 octobre 2010

AlternaTV est conçue comme une plate-forme
d'hébergement. Elle sera donc entièrement indépendante des fournisseurs
commerciaux (gratuits ou non) de diffusion vidéo qui tentent de
capitaliser sur la créativité des internautes. L'essentiel des contenus
(documentaires, news, zapping média, fictions, détournements,
performances artistiques...) sera réalisé par un réseau ouvert de
militants bénévoles et de volontaires.
Tout
internaute pourra accéder à l'ensemble des vidéos, mais aussi se les
approprier et par exemple les publier sur son propre blog. Il pourra
également se créer un compte sur le site, proposer ses contenus, réagir
mais aussi s'associer avec d'autres utilisateurs pour mener à bien un
projet d'expression vidéo.
Ce chantier constitue la première étape d'un vaste
projet de mise en place d'outils coopératifs que le Parti communiste
entend initier sur Internet : autant de lieux de convergence de celles
et ceux qui, au Parti communiste et au-delà, veulent œuvrer à la
construction d'une véritable alternative politique à gauche. http://www.nouveauxmessagers.com/pcf/wp-content/uploads/djz.flv |
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