Crise financière : Le gouvernement doit changer radicalement de cap
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 17 août
Selon
Christine Lagarde, la crise financière mondiale actuelle « n’est pas un
krach », mais une « simple correction financière ». Après dix jours de
silence, le gouvernement et le Président de la République semblent bien
décider à ne rien faire.
Avec
une remarquable langue de bois, Christine Lagarde s’assume comme simple
spectatrice de la crise qui secoue actuellement les marchés financiers.
Peu importe que le bateau tangue, le capitalisme français et mondial
affiche partout sa volonté de garder le même cap.
Derrière le mirage du slogan, « tous propriétaires »,
les mécanismes financiers mis en oeuvre fragilisent l’ensemble du
système et tout porte à croire qu’il s’agit d’une situation bien plus
inquiétante qu’un simple soubresaut des marchés financiers.
Le banques centrales -et notamment la Banque Centrale
Européenne-, ont joué un rôle de premier plan dans la crise actuelle.
L’absence de remise en cause des politiques engagées laisse craindre de
nouvelles crises dans les semaines et les mois qui viennent.
Depuis plusieurs années, le Parti communiste français
n’a pas cessé de dénoncer l’illusion entretenue par les gouvernements
successifs, que la main invisible serait la seule solution. Jusqu’ici,
toutes ces interpellations n’ont trouvé en réponse, qu’une lasse
condescendance.
Derrière la possibilité de krach, ce sont des millions
d’hommes et de femmes qui risquent le surendettement et le chômage. Le
gouvernement est face à ses responsabilités : qu’il choisisse entre
sauver les profits de quelques uns, quitte à sacrifier le quotidien de
millions de françaises et de français ; ou qu’il fasse enfin preuve de
courage et de lucidité, en mettant en oeuvre un changement radicale de
politique, en France et en Europe.
Parti communiste français
Paris, le 17 août 2007. |