| jeudi 27 septembre 2007, a 21:06 |
| Une histoire belge . |
Par Michel FRERE le jeudi 27 septembre 2007, 10:29 - Lien permanent
Il
faut la radio suisse romande pour prendre au sérieux la dernière
histoire belge. Loin des bouffeneries d'un Laurent Rouquier faisant une
allusion bêtasse aux fameuses histoires belges... la Radio Suisse
Romande se fait l'écho des inquiétudes d'un peuple face à une menace de
partition de son pays. Y a t-il un risque majeur au sein de l'Europe?
Ces
histoires commencent toujours par des faits minorés. En Ulster, les
catholiques et les protestants s'affrontent... comme dab disent
certains, et c'est une guerre de plusieurs années ponctuées
d'attentats, d'agessions, de répressions, de grèves de la faim, qui
commence en Europe. L'Allemagne appuit la déclaration unilatérale
d'indépendance de la Slovénie et c'est des années de guerre qui
ensanglantent la République Yougoslave.
Les flamands, les wallons et le Brabant se déchirent. Comme dab disent
les experts... oui mais cette fois c'est sérieux. Pour le moment on
considère cette affaire comme une affaire intérieure et l'Europe ne
s'en mêle pas mais peut-on être indifférent à ce qui se passe à notre
porte? Conforté sans doute par la partition "pacifique" entre la
Slovquie et la Tchéquie les séparatistes pensent sans doute qu'une
partition de la Belgique peut se faire sans douleur... à voir? Ce qui
est le plus inquiétant c'est la sensibilté politique flamande rappelant
franchement les propos fascistes d'avant-guerre. Allons-nous permettre
la création d'un état fasciste au sein de la communauté européenne?
Pourquoi alors avoir fustiger l'Autriche au moment où elle s'est doté
d'un chancelier d'extrême droite?
Sur fond de crise politique. Cela fait plus de cent jours que la
Belgique n'a pas de gouvernement. Le commissaire européen chargé du
Développement, le libéral belge Louis Michel, qui est parfois cité
comme un possible Premier ministre, refuse de céder au pessimisme.
"Cent jours pour faire un gouvernement, on a connu pire", a-t-il
déclaré lors d'une conférence de presse à la Commission. "Je crois que,
comme toujours, ça s'arrangera." ... ça ira, ça ira, ça ira.....La
durée de la crise politique belge radicalise l'opinion publique en
Flandre, où près de la moitié des habitants revendiquent désormais leur
indépendance.Les Flamands ont voté en juin dernier aux deux tiers pour
des partis qui réclament soit l'indépendance de leur région, soit un
confédéralisme qui leur permettrait d'arrêter les transferts financiers
vers une Wallonie plus pauvre. Du côté francophone, on refuse tout net
une telle évolution qui aggraverait encore les problèmes économiques
déjà graves d'une Wallonie héritant de compétences qu'elle ne pourrait
financer, par exemple en matière de sécurité sociale.
Comme on peut le constater le problème n'est pas que luigistique il se
double (comme souvent de problèmes économiques). On ne peut que
s'inquiéter devant une menace de partition qui pourrait raviver
quelques particularismes régionaux français.Point n'est besoin de
donner de noms ... tout le monde a compris. Comment l acrise peut
évoluer? Actuellement la situation est maîtrisée. La violence n'est que
verbale. Espérons qu'il en sera toujours ainsi. L'espoir est dans la
réaction positive d'une grande partie du peuple Belge.
Devant la radicalisation des positions, de plus en plus de voix se font
entendre pour défendre l'unité du royaume.
400 personnalités, dont pour la première fois de nombreux Flamands, ont
fait savoir mercredi qu'elles avaient signé une pétition pour "sauver
la solidarité" entre les Belges et contre le séparatisme.
Le quotidien populaire francophone La Dernière-Heure a de son côté
lancé une campagne intitulée "Aidez-nous à sauver la Belgique!", qui a
reçu l'appui de vedettes nationales comme Annie Cordy et Eddy Merckx.
Cela peut paraître ridicule de voir figurer ces deux personnes en tête
de liste mais après tout très peu de personnes se sont moqués quand
Johnny Halliday et Virenque ont décidé de soutenir Sarkozy.
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