| vendredi 28 septembre 2007, a 10:40 |
| Budjet 2008 : L'injustice en chiffres . |
Par Régis TRILLES le jeudi 27 septembre 2007, 22:28 - Economie
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austéritébudgetfonction publiqueISF
Le
premier budget de Nicolas Sarkozy est marqué par l’austérité pour les
salariés et les famille, les cadeaux aux riches, les renoncements sur
la dette et la croissance.
La suppression de 22921 postes dans la fonction publique sera sans doute la marque principale du budget 2008. Comme prévu, les ministères de l'Éducation (- 11,200), de la Défense (- 6 037), de l'Économie et du Budget(- 2830) et de l'Intérieur (- 2 306)sont les plus touchés par les suppressions de postes.
Pour
l’enseignement scolaire, qui est doté d’un budget de 59,26 milliards
d'euros, stable par rapport à l'année dernière, ce sont les collèges et lycées qui paieront le prix fort de ces suppressions, avec 12400 suppressions, alors que 840 postes sont créés dans le primaire.
1000 personnels administratifs ne seront pas remplacés.
Ces suppressions de postes n'empêchent pas Nicolas Sarkozy d'estimer que le budget 2008 est « tourné sur la valorisation du travail pour créer de la richesse et de l'activité».
L'enseignement
supérieur et la recherche sont dotés d'un budget en hausse de 1,8
milliard d'euros supplémentaires, en progression de 7,33 % par rapport
à 2007.
Mais aucune création de poste n'est prévue.
Concernant la fiscalité, nulle
mesure nouvelle ne favorise la relance de la consommation, à
l'exception des 260 millions d'euros de revalorisation de la prime pour
l'emploi. Ils ne compenseront certainement pas le matraquage des salariés pauvres par l'instauration des franchises médicales et les augmentations programmées de la TVA.
Par contre, les actionnaires, les grandes entreprises et grandes fortunes se verront confortés par une série de mesures fiscales : aux
15 milliards du paquet fiscal s’ajouteront l'exonération de l’ISF sur
les actions conservées pendant deux ans au lieu de six, l'allègement
de la fiscalité sur les revenus tirés des brevets et la réduction
d'impôts portée de 10 % à 30 % sur les investissements en recherche et
développement...
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