issante !
Le
président de la République vient de s'exprimer sur la réforme
territoriale. C'est une régression démocratique sans précédent qui est
annoncée. C'est la France des décrets et des préfets que veut le
président.
Le chef de l'État propose de réduire de moitié le
nombre d'élus territoriaux. Il affirme vouloir en finir avec
« l'empilement des structures » mais agit en fait pour éloigner la
pratique du pouvoir des populations. Il dit permettre ainsi un
fonctionnement « à moindre coût » : c'est une aberration. La part des
élus départementaux et régionaux dans le budget des collectivités est
de seulement 0,04% !
Le
mode de scrutin arrêté par le président est quant à lui une régression
sans précédent. Les 20% de proportionnelle ne servent qu'à cacher un
mode de scrutin « uninominal à un tour » qui vise à permettre à une UMP
de plus en plus minoritaire de garder le pouvoir.
Il annonce la « suppression de la clause de compétence
générale ». Cette suppression signe l'arrêt de mort de politiques
publiques locales de qualité. Nicolas Sarkozy lie par ailleurs sa
réforme à la « suppression de la taxe professionnelle », témoin
éclairant de son soutien aux intérêts privés, preuve de sa volonté de
retirer tout moyen d'action aux collectivités.
Les communistes ne proposent pas le statu quo. Ils proposent une réforme dont la démocratie serait le cœur.
Ils proposent une réforme qui institue le partage des
décisions entre citoyens et élus, qui valorise le rôle et le travail
des élus, qui donne les moyens financiers aux Collectivités
territoriales, pour pouvoir conduire leurs politiques, qui favorise le
développement des services publics et un nouveau mode de développement,
qui ouvre les collectivités sur des coopérations entre elles et avec le
reste du monde, qui donne à l'État un rôle de régulation et de
répartition pour faire reculer les inégalités. Nous mettons la
démocratie au cœur de cette réforme : défendre et améliorer la
démocratie représentative et instituer une démocratie participative
c'est-à-dire la participation des citoyens aux décisions pendant la
durée des mandats.
Le président dit vouloir « des acteurs et des projets,
pas des institutions et des procédures » mais c'est tout le contraire
qu'il met en place dans un projet centralisateur et autoritaire.
Parti communiste français
Paris, le 20 octobre 2009. |