
Mis en ligne : 27 octobre
Les élections régionales de mars 2010 se dérouleront à mi-chemin du quinquennat de
Nicolas Sarkozy. Elles seront aussi la dernière élection avant 2012 pour s'exprimer
sur la politique conduite dans le pays.
Le conseil national du Parti communiste français a fait une offre politique le 25 octobre 2009 pour changer la donne dans le pays.
Chômage, inégalités et pauvreté, remise en cause des
droits des femmes, détresse au travail, atteintes aux libertés, mal vie
dans les quartiers, crise agricole et alimentaire, alertes écologiques…
tous les clignotants sont au rouge mais le gouvernement est sourd aux
revendications des citoyens, des salariés.
Loin de
combattre la crise, la politique de Nicolas Sarkozy et de sa majorité
UMP se révèle être une politique injuste et égoïste au service de la
seule classe dominante, des privilèges de l'argent et des logiques de
rentabilité. C'est le peuple qui paie la crise, alors que la
spéculation et la bourse se relancent comme avant. Et la droite veut
faire des régions des relais de cette politique !
A gauche, entre volonté d'« alliances au centre », de
« primaires », instrumentalisation de l'écologie, arrangements avec les
idées libérales qui ont failli et repli sectaire... les fausses pistes
ne manquent pas pour aller à l'échec dans les régions comme dans
le pays.
Il n'est pas possible d'en rester là ! C'est une exigence pour changer nos vies.
Trois enjeux :
1. Soit les régions
deviennent des relais de la politique de la droite et de Nicolas
Sarkozy ou accompagnent cette politique sans réellement la combattre.
Soit elles deviennent des pôles de résistance à cette politique, de
luttes et de propositions pour promouvoir d'autres logiques. Nous
voulons des projets régionaux porteurs notamment de la défense et la
promotion des services publics, de luttes contre les discriminations et
pour l'égalité, d'un changement des critères d'utilisation de l'argent,
de la relance de politiques industrielles, agricoles et urbaines pour
un développement socialement solidaire et écologiquement durable, de
nouveaux droits et pouvoirs d'intervention pour les salariés et les
citoyens.
2. La présence de Nicolas
Sarkozy c'est la concentration et la confiscation des pouvoirs à un
niveau caricatural et une attaque en règle contre les libertés et les
droits démocratiques. Nous voulons au contraire porter une conception
offensive de la démocratisation du pouvoir dans tous les domaines :
État, collectivités, entreprises, faire preuve d'audace en matière de
droits des citoyens et des salariés, faire prévaloir des logiques de
coopération entre les collectivités contre les logiques de mise en
concurrence.
3. Ce n'est pas le moment
de baisser la garde à gauche. La gauche gagnera si elle va à ces
élections avec des projets ambitieux, novateurs et courageux. La gauche
mobilisera si elle a un projet clair et combatif, qui favorise
l'intervention populaire pour faire face aux urgences sociales.
Front de Gauche élargi : un appel à travailler ensemble !
C'est avec l'ambition de relever ces défis que le Parti
communiste lance un appel à toutes les forces, à toutes les femmes et
les hommes de gauche, comme du mouvement syndical, social, associatif,
issus de la ruralité comme des grandes zones urbaines et de leurs
quartiers populaires, à travailler ensemble pour que puisse s'exprimer
dans ces élections, de la manière la plus forte et la plus claire
possibles, la volonté de politiques et de majorités régionales
résolument engagées à gauche.
Partout où les conditions peuvent en être créées, où
les forces disponibles existent, le Parti communiste propose que ce
travail commun débouche, autour d'objectifs et de projets clairs, sur
la constitution de listes de Front de gauche de large rassemblement au 1er
tour, qui, à partir mais très au-delà des trois forces qui se sont
rassemblées à l'élection européenne (Parti communiste, Parti de gauche,
Gauche unitaire), permettraient de réunir toutes celles et tous ceux
qui se reconnaissent dans cette démarche.
Ces listes, les communistes veulent les ouvrir à des
forces nouvelles et faire une large place à toutes les femmes et tous
les hommes, citoyens, militants du mouvement social, élus locaux qui,
dans leur diversité, partagent l'urgence de cette démarche.
En ouvrant un autre choix que celui porté par le PS ou
Europe-Ecologie, les communistes veulent lever une dynamique de
victoire à gauche sur des choix clairs. Ces listes ne sont pas en
opposition au reste de la gauche : elles sont un moyen de réveiller la
gauche !
Des objectifs clairs
Construire
de la manière la plus ouverte et la plus participative possibles les
projets régionaux clairement ancrés à gauche que devront porter ces
listes et créer autour de ces projets les conditions du rassemblement
le plus large.
Tout
faire pour empêcher la droite de reconquérir les régions, et créer par
tout les conditions de majorités régionales de gauche, avec l'objectif
de porter dans ces majorités des projets de transformation sociale
réelle, et si les conditions en sont créées de travailler à leur mise
en œuvre, jusque dans les exécutifs régionaux. Cela supposera de
travailler sans ambiguïté au lendemain du premier tour à la fusion des
listes de gauche et écologistes, donc à l'exclusion du Modem, dans le
respect de l'in-
fluence de chacune de ces listes.
Tout
faire pour élire dans ces majorités de gauche le maximum d'élus à même
de porter ces objectifs avec détermination durant tout le mandat.
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