Nicolas Sarkozy s'est rendu, hier, dans le Jura pour annoncer un plan pour les agriculteurs.
Son
discours aux accents populistes sur « l'identité nationale française »
constituée par le « rapport singulier des Français avec la terre » ne
sert qu'à détourner les vraies questions posées. Le Président n'apporte
aucune réponse aux revendications des agriculteurs en lutte.
L'annonce d'un milliard de prêts, même bonifié reste un
emprunt de plus pour des milliers d'agriculteurs déjà en trop plein
d'endettement.
Les 650 millions d'euros d'aides annoncées seront à l'arrivée,
éparpillés et ailleurs que dans les trésoreries déjà à sec des
producteurs.
Qui pourrait croire un seul instant aux déclarations du Président
visant à dénoncer, le manque de régulation européenne, de répartition
de la valeur ajoutée, la dérive des produits financier, la toute
puissance du marché...sur les produits agricoles et alimentaires.
Les producteurs, comme les consommateurs n'ont pas oublié, que le même
homme a été Ministre de l'Économie, qu'il a présidé l'Union Européenne
il y a peu, qu'il ne contredira pas les politiques menées par
José-Manuel Barroso à Bruxelles.
Depuis 2007, Nicolas Sarkozy n'a pas répondu aux
exigences paysannes et aux attentes populaires.
En lieu et place de son long discours qu'il a tenu aujourd'hui, il
devrait comme le propose le PCF porter une autre ambition agricole et
alimentaire et prendre des mesures concrètes :
Fixer des prix agricoles rémunérateurs,
Encadrer les marges de la grande distribution,
Arrêter des importations abusives,
Mieux répartir les volumes de productions,
Attribuer équitablement des aides directes
Agir pour maintenir les terres agricoles à la production
Parti communiste français
Paris, le 28 octobre 2009. |