Les Palestiniens privés d'eau par Israël et ses colonies
DANS UN RAPPORT RENDU PUBLIC MARDI 27 OCTOBRE, AMNESTY INTERNATIONAL ACCUSE LE GOUVERNEMENT DE TEL-AVIV DE MAINTENIR, AU BENEFICE DES COLONS, UN CONTRÔLE TOTAL SUR CETTE RESSOURCE ESSENTIELLE POUR LA REGION.
Les
rapports des organisations internationales des droits de l'homme
consacrés à Israël se suivent et se ressemblent. Mises bout à bout, ces
enquêtes ne dénoncent pas seulement les conditions de vie dans
lesquelles Israël maintient les Palestiniens. Elles dessinent une
politique qui ne néglige aucun aspect, aucune dimension de ce peuple
palestinien soumis à l'occupation. Le rapport de l'ONU, dit « rapport
GOLDSTONE », du nom, du juge sud-africain qui dirigeait la commission
d'enquête, a montré qu'Israël pouvait être accusé de crimes de guerre,
voire de crimes contre l'humanité lors de son offensive sur Gaza en
janvier dernier. Cette fois-ci c'est Amnesty International qui tire le
signal d'alarme.
Israël limite sévèrement l'accès à l'eau dans les territoires
palestiniens « en maintenant un contrôle total sur des ressources
communes et en poursuivant des politiques discriminatoires ». « Israël
ne laisse les Palestiniens accéder qu'à une fraction des ressources
communes en eau, qui se situent surtout en Cisjordanie occupée, alors
que les colonies israéliennes illégales reçoivent des quantités
pratiquement illimitées », écrit Amnesty. Les Israéliens consomment
quatre fois plus d'eau que les Palestiniens. Cette inégalité est encore
plus criante dans certaines régions de Cisjordanie où des colonies
utilisent vingt fois plus d'eau par tête d'habitant que les
Palestiniens des localités voisines qui survivent avec 20 litres par
jour. « Piscines, pelouses bien arrosées et vastes exploitations
agricoles irriguées dans les colonies contrastent avec les villages
palestiniens voisins, dont les habitants doivent se battre
quotidiennement pour assurer leurs besoins en eau », poursuit le
rapport.
Selon Amnesty, les Palestiniens ne sont pas autorisés à creuser de
nouveaux puits ou à restaurer les anciens sans permis des autorités
israéliennes. En outre, de nombreuses routes de Cisjordanie sont
fermées ou limitées à la circulation, ce qui contraint les camions
citernes à faire des détours pour ravitailler les villages qui ne sont
pas reliés au réseau de distribution d'eau. Dans la bande de Gaza,
l'offensive israélienne de l'hiver a endommagé les réservoirs d'eau,
les puits, les égouts et les stations de pompage. De180.000 à 200.000
Palestiniens n'ont pas accès à l'eau courante en Cisjordanie.
Blog PCF Evry

