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rassembler la gauche
vendredi 24 août 2007, a 19:00
La mort des abeilles .
 

La mort des abeilles met la planète en danger

De Paul Molga

Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l’espèce humaine.

C’est une incroyable épidémie, d’une violence et d’une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d’un élevage de Floride l’automne dernier, elle a d’abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l’Europe jusqu’à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l’association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu’à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène « Marie-Céleste » », du nom du navire dont l’équipage s’est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu’à l’interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l’épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels. « Syndrome d’effondrement »

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d’effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d’année avant l’homme, Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu’à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l’université d’Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l’institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d’insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu’au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu’elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l’emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l’imidaclopride (dédouané par l’Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l’activité insecticide d’agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures. Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d’essaims en cours d’effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l’image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d’Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C’est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l’ADN de plusieurs abeilles l’équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l’est de Madrid réputée pour être le berceau de l’industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu’au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l’Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l’Union européenne.

L’effet de cascade ne s’arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l’évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d’autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n’est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent les scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »

3http://www.lesechos.fr/info/energie...



De : PAUL MOLGA
mercredi 22 août 2007
 

vendredi 24 août 2007, a 18:27
DOPAGE ( 2 )
 

Une fois de plus, merci Marie-George, d’ évoquer, lors de votre texte sur les ravages du dopage, les compagnes de sportifs de haut niveau et, peut-être plus largement, l’entourage de ceux-ci. Ancienne petite bête à concours dans l’une des premières filières Sport-Etudes des années soixante dix, j’ai abandonné au crépuscule de mon adolescence toute activité sportive compétitive constatant, amèrement, l’aliénation que représentait ce rite, sans cesse renouvelé, entraînement- compétition - satisfaction (Surtout manger à sa faim dans un sport de catégorie de poids). Et puis un jour, nous voyons un autre fonctionnement du monde, surtout à l’adolescence, l’envie, notamment, d’étreindre un autre être que nous-même ou de partager avec d’autres des expériences différentes et moins aliénantes. Afin de pouvoir s’intégrer dans d’autres cercles d’amitié, les sportifs doivent se déprendre d’habitudes contractées dès leur plus jeune âge et qui nuisent à leur développement humain. Pour finir, je me souviens de Nike, Portland-Oregon et de New-Balance, Ireland, si mes souvenirs sont bons, dans les années soixante-dix étaient des marques qui représentaient une certaine contestation contre le sport de compétition et ses avatars. Lorsque nous observons le développement de ces marques aujourd’hui, il y a de quoi pleurer... sur leurs désirs primitifs. Philippe Rupcic  

vendredi 24 août 2007, a 17:57
DOPAGE
 

vendredi 24 août 2007 (14h06) :
Dopage . L’ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet s’insurge
1 commentaire
Entretien réalisé par Lionel Venturini

"Pas de renoncement dans le sport"

Dopage . L’ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet s’insurge contre les médecins défendant un dopage encadré.

Au nom du pragmatisme en matière de lutte antidopage, considérant qu’ "un sport parfaitement propre qui exclurait le dopage est un idéal inatteignable, un peu similaire à l’idéal d’une société sans drogue", le chercheur suisse Alexandre Mauron prônait dans nos colonnes une politique de réduction des risques, comme l’a fait la Suisse à l’égard des drogues illicites (voir l’Humanité du 16 août 2007).

Impossible de renoncer à se battre, réagit en retour l’ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet, actuelle secrétaire nationale du PCF. Entretien.

Qu’est-ce qui vous fait réagir dans cette posture, partagée par certains spécialistes de la lutte antidopage, voulant que « le sport ne soit pas différent d’autres activités humaines où se développent des "pratiques dopantes", c’est-à-dire d’augmentation des performances par des moyens plus ou moins technologiques », comme nous le déclarait récemment un chercheur suisse, Alexandre Mauron ?

Marie-George Buffet. C’est ce renoncement prôné à travers cette interview. Personne ne peut affirmer que demain le sport sera entièrement « clean », etc. Mais est-ce que ça vaut le coup ou pas de se battre pour faire reculer des pratiques dopantes de plus en plus humiliantes pour les individus ? Alors que nous allons déjà vers des « biomen », trimballant des pochettes de sang pour pratiquer des transfusions sanguines ? Je pense que ceux qui prônent une codification au fond des pratiques dopantes concourent à ce que le spectacle sportif se perpétue comme le moyen pour les sponsors d’êtres récompensés de leurs efforts.

C’est selon vous une atteinte au sens même du sport.

Marie-George Buffet. Alors que le sport devrait être avant tout le dépassement individuel, le plaisir collectif, le beau geste, l’incertitude… Nous assistons au contraire à la construction d’hommes et de femmes sportives dans le but d’atteindre une performance donnée. C’est comme de considérer qu’il est tout à fait normal de consommer autant d’antidépresseurs, qu’il faut cela pour que des salariés en butte à des conditions de travail dégradées continuent à travailler, pour que la rentabilité de l’entreprise perdure à son niveau. C’est une atteinte aux individus. Car la pratique dopante est dure pour l’individu, dure pour le corps.

…et pour son entourage également.

Marie-George Buffet. Bien sûr ! J’ai parlé avec des compagnes de coureurs cyclistes. Certaines m’ont remerciée d’avoir mis leur mari en prison, parce qu’elles n’en pouvaient plus. Des coureurs font leurs transfusions sanguines dans la baignoire familiale ! Et le réfrigérateur est rempli de produits, au milieu des aliments…

Le pragmatisme défendu, un encadrement du dopage, vise la santé de l’athlète.

Marie-George Buffet. Le vrai pragmatisme, c’est de ne pas prendre le dopage de manière isolée. Que le sportif trouve dans les antennes régionales de lutte contre le dopage l’écoute nécessaire : cela suppose de leur accorder des moyens. On réduit trop souvent le dopage à la seule pratique de haut niveau. Si la lutte contre le dopage se contente de lutter contre les réseaux et de punir sportivement l’athlète, on n’arrivera à rien. Il y aura toujours appel quelque part à des pratiques dopantes. Il faut à la fois jouer sur le dopage lui-même, mais aussi changer les conditions de pratique du sport. Que l’argent ne dicte pas sa loi au sport. Or les clubs ont maintenant la possibilité d’être cotés en Bourse. On voit apparaître des structures privées comme le Team Lagardère où les sportifs sont, quelque part, sortis des fédérations et du mouvement sportif.

Votre loi antidopage de 1998, toilettée récemment, a bientôt dix ans : des raisons d’espérer ?

Marie-George Buffet. En 1998, lorsque j’étais ministre des Sports, c’est contre les contrôles des douanes que des coureurs du Tour de France avaient mis pied à terre, en disant : « Laissez-nous faire ce que l’on veut… » En 2007, des coureurs du Tour mettent pied à terre pour dire leur ras-le-bol des coureurs dopés. C’est bien qu’il s’est passé entre-temps quelque chose dans le mouvement sportif.

0http://www.humanite.fr/2007-08-23_S...



De : Marie-George Buffet
vendredi 24 août 2007
 

vendredi 24 août 2007, a 09:42
MENACE POUR L'INFORMATION !
 


Sarkozy … une menace pour l’information et le service public de l’audiovisuel
de SNJ-CGT

La lettre de mission adressée, en plein cœur de l’été, par Nicolas Sarkozy à la Ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel, porte en elle de multiples dangers pour l’information, le service public de l’audiovisuel et les journalistes.

Pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, la lettre précise "les points qui, parmi ces engagements" (électoraux du candidat Sarkozy) "nous paraissent prioritaires". Il est demandé à la Ministre d’obtenir "rapidement des résultats" ; un bilan étant prévu dans un an. C’est dire, pour le président de la République, l’urgence des réformes prévues !

Le libéral Sarkozy entend favoriser l’émergence de grands groupes privés.

Il écrit précisément : « A l’issue d’une réflexion stratégique associant tous les acteurs et couvrant tous les sujets, vous nous proposerez, avec la ministre de l’Economie, des finances et de l’emploi, une remise à plat des dispositions législatives et réglementaires qui s’appliquent au secteur de l’audiovisuel. En tenant compte de la nouvelle donne du marché comme des exigences de la création, l’objectif doit être de supprimer les incohérences croissantes de la législation actuelle et de permettre l’émergence de groupes de communication audiovisuelle français de premier plan, capables de structurer une industrie française puissante des contenus et d’affronter les nouveaux défis liés à la multiplication des canaux de distribution. Â»

La lettre de mission fait peser de lourdes menaces sur le service public de l’audiovisuel.

La diminution des impôts, mesure emblématique de la politique de l’Elysée, n’est pas sans effet sur les politiques publiques et sur leur financement.

Le service public de l’audiovisuel est le premier visé. Rien dans la lettre de mission n’est prévu pour amener la redevance au niveau moyen européen ; aucune mention du non remboursement par l’état des exonérations de redevance…

Au prétexte de voir France Télévisions afficher « une offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse Â», Sarkozy exige de revoir son cahier des charges « pour encadrer les activités Â» !!!

Comme il n’est pas question de dégager des moyens supplémentaires, la lettre prévoit qu’ « un certain nombre de synergies importantes, qui n’ont été que trop longtemps différées, doivent être mises en Å“uvre. Pour les permettre vous proposerez les modifications souhaitables de structures Â» !

La rédaction nationale de France 3 pourrait être la première visée par des mesures permettant de dégager des crédits, en limitant par exemple les reportages à l’étranger que France 2 pourrait effectuer, voire dans les DOM-TOM avec RFO . Il n’est pas interdit d’envisager un plan social à France Télévisions, une restriction de son périmètre d’intervention, voire à terme la privatisation d’une chaîne.

Radio France, très peu évoquée, pourrait-être soumise au même régime.

Quant à l’audiovisuel extérieur, il fait l’objet d’un traitement particulier.

Les chaînes TV5, CFI , France 24 (caprice de Chirac et cadeau à Bouygues) pour la télévision, RFI et RMC Moyen-Orient pour la radio, sont visées. Christine Albanel est sommée d’élaborer « un schéma de réorganisation et de rationalisation des instruments de l’audiovisuel extérieur Â» dans les meilleurs délais.

On peut se prêter dès aujourd’hui au jeu des pronostics : quelles sont les chaînes appelées à disparaître et/ou celles qui vont fusionner, après la mise en place demandée « d’indicateurs de résultats Â» ?

Peut-on être plus clair ? Les mesures envisagées pour le service public par la ministre devront permettre l’émergence des groupes privés. En tout cas, elles ne devront pas y faire obstacle.

La presse écrite n’est pas oubliée. La ministre de la communication est invitée à prendre « les dispositions nécessaires pour permettre à la presse quotidienne de sortir de la crise qu’elle traverse depuis des années, en particulier en ce qui concerne le régime de distribution et son adaptation à l’univers numérique Â».

Nicolas Sarkozy ajoute que « la chronologie des médias doit poursuivre son adaptation Â» et il demande une révision de la fameuse loi DADVSI (Droits d’auteur et droits voisins dans la société de l’information). Pour y faire figurer les mesures souhaitées par son ami Lagardère écartées par le Parlement ? Les droits d’auteurs des journalistes sont à nouveau menacés au nom de la « chronologie des médias Â».

Dans cet inventaire, on notera l’absence de toute référence à l’AFP.

Toutefois, si l’agence n’est pas citée, elle n’est pas oubliée pour autant. Elle est visée par les mesures touchant la presse écrite. Les éditeurs demandent en effet une diminution du montant de leurs abonnements et la négociation du nouveau Contrat d’objectifs et de moyens (COM) en cours va permettre de les satisfaire. Avant de porter un coup fatal à son statut sur lequel travaillent déjà les services gouvernementaux.

Le SNJ-CGT n’est pas étonné outre mesure ; les mesures exigées par Nicolas Sarkozy sont fidèles à son programme largement exposé durant la campagne électorale. Ces mesures sont dangereuses. La volonté affichée de privilégier la constitution de groupes de premier plan ne vise qu’à mieux encadrer l’information et les pratiques culturelles des citoyens.

Le SNJ-CGT va multiplier les contacts pour permettre la convergence des oppositions à cette politique de régression sociale. Il appelle les journalistes à se rassembler pour la mettre en échec et à participer aux initiatives syndicales.

Montreuil le 22 août 2007.

2

De : SNJ-CGT
jeudi 23 août 2007
 

jeudi 23 août 2007, a 23:12
Les grandes nouvelles .
 

Par Bernard LAMIRAND le jeudi 23 août 2007, 20:12 - Lien permanent

Notre président de la république a des bourrelets de graisse et des journalistes de la presse people se sont permis de les réduire avec photoshop. Voilà la grande nouvelle de la journée auquel nos aboyeurs professionnel de la télévision ont donné toute l'importance. Ainsi va notre pays, des informations bidons dont on en a rien à foutre alors que d'autres problèmes plombent notre vie sociale avec les prix qui ne cessent d'augmenter. Et puis, c'est un bon moyen pour esquiver et faire ignorer ce qui vient d'être décidé par le gouvernement, la suppression de 12000 postes d'enseignants dans l'école publique. 12000 enseignants de moins; cela va encore creuser les inégalités de formation et d'éducation entre ceux qui ont les moyens de se payer des études dans les écoles de riches et ceux des banlieues qui vont encore pâtir d'un manque de professeurs. La FSU semble se remuer, tant mieux, je souhaite qu'un grand mouvement, à la rentrée, regroupant le corps enseignant, les parents d'élèves et les syndicaux ouvriers, viendront contrecarrer cette nouvelle attaque de l'enseignement public.

 

jeudi 23 août 2007, a 22:38
Je suis revenu....
 

Par Joël Yan le jeudi 23 août 2007, 09:18 - Lien permanent

Panne d'informatique, orage et très grande colère... Ce Pouvoir a détourné l'expression du Suffrage Universel, il repose sur le mensonge et la démagogie il est illégitime: il a cependant un mérite, il pousse la logique de la Vième République jusqu'à ses dernières limites, vers la Dictature sans fard des riches contre les imbéciles de pauvres que nous sommes pour eux, sans compter les aveugles encore plus bêtes qui ont voté contre eux-mêmes, avec le plein d'images truquées dans la tête. La France a été trahie en 1940 et livrée à l'Allemagne Nazie par la Bourgeoisie au pouvoir, aujourd'hui une autre trahison se construit contre la Volonté Populaire, Sarkhozy se fait Premier Ministre de la France intégrée dans une Europe Confédédérale vassalisée aux USA (qui n'ont d'ailleurs jamais gêné sa construction) dont il serait le président, ce dont a toujours rêvé BAYROU

 

jeudi 23 août 2007, a 22:23
FACE A LA DROITE .
 

Face à la droite Marie-George Buffet appelle à hausser le ton Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 22 août 2007, 23:32 -

Atteinte au droit de grève à travers le service minimum, franchises sur les actes médicaux, attaques contre le Code du travail… Marie-George Buffet appelle à hausser le ton face au déferlement des mesures prises par Sarkozy.

“La gauche ne joue pas suffisamment son rôleâ€, affirme la secrétaire nationale du PCF. François Hollande épingle surtout le “style†du président; Moscovici de son côté le trouve “habile, énergique, mais faisant des erreursâ€. C’est un terrain de critiques que la dirigeante communiste juge largement insuffisant. â€Il faut donner à voir que l’opposition est là et que d’autres choix sont possibles dans notre paysâ€, insiste-t-elle.

Dans la crise boursière, l’ancien ministre socialiste des Finances Sapin estime que “les institutions financières ont agi†et qu’on “devrait assister à un retour au calmeâ€. Un discours proche de celui de Lagarde, la très libérale ministre de l’Économie. Marie-George Buffet, par contre, condamne les institutions et les gouvernements qui “laissent faire le marchéâ€. “Les banques centrales interviennent, mais toujours pour soutenir la spéculation au lieu de jouer leur rôle pour développer la croissance, les investissements, l’emploi, la qualification dans notre pays et au niveau européenâ€.

“Il faut une grande mobilisation populaire pour contrer la politique réactionnaire de Sarkozyâ€, lance Marie-George Buffet. Elle annonce que le PCF sera à l’initiative d’un grand rassemblement populaire fin octobre ou début novembre, vraisemblablement un meeting. Pour Marie-George Buffet, les premières difficultés auxquelles se heurte Sarkozy ne constituent pas la fin de l’état de grâce car la droite a gagné la présidentielle “sur les idées†et pour mobiliser “la gauche ne peut pas se contenter de critiquer, elle doit porter un projetâ€.

 

jeudi 23 août 2007, a 21:57
Région Centre : Déclaration des élus communistes .
 

A propos de la démission de Michel Sapin de la présidence du Conseil Régional Par jean-claude delanoue le mercredi 22 août 2007, 23:19 - Lien permanent

Déclaration du Groupe de élus régionaux communistes

Michel Sapin, Président de la Région Centre a décidé de quitter l’Assemblée régionale.
Le Groupe des élus régionaux communistes, tout à la fois, regrette et respecte cette décision.
Dans la nouvelle situation ainsi créée, le Conseil Régional et sa majorité doivent continuer de travailler pour répondre aux besoins de la population. C’est l’engagement qui a été pris, dans la collégialité et le respect de l’apport de chacune des sensibilités qui composent cette majorité.
L’Assemblée régionale va devoir élire une nouvelle Présidente ou un nouveau Président. Le Groupe socialiste, d’où est issu le Président sortant, doit avancer une candidature. C’est sur celle-ci que se prononcera le Groupe communiste.
Les élus régionaux communistes entendent pouvoir continuer d’agir avec tous les partenaires de la Région pour poursuivre dans la cohérence et l’efficacité la mise en œuvre de la politique engagée depuis le début de la mandature.
Orléans, le 22 août 2007

 

jeudi 23 août 2007, a 21:35
M.O.D.E.F - P.C.F
 

 
AFP - jeudi 23 août 2007, 15h06

Affluence à La Bastille pour un marché aux fruits et légumes au “juste prixâ€

Des centaines de Parisiens armés de cabas et de parapluies se sont pressés jeudi matin place de la Bastille, profitant de la vente de fruits et légumes au “juste prix†organisée par le syndicat agricole Modef pour protester contre les marges “abusives†de la grande distribution.

Bravant le mauvais temps, ils ont fait une heure de queue pour des tomates à 1,5 euro le kilo, des prunes à 1,30 euro ou des nectarines à 2 euros proposées par ce petit syndicat proche du Parti communiste, qui a apporté 60 tonnes de fruits et légumes du Lot-et-Garonne jusqu'en région parisienne.

Beaucoup profitent de l'aubaine pour faire des réserves: Andrée, retraitée qui habite le quartier, en a “bien 20 kilos†dans son cabas à roulette, “de quoi nourrir toute une famille de l'entrée au dessertâ€.

Mais l'opération, organisée depuis huit ans, vise surtout à dénoncer “la situation de crise que subissent les producteurs, qui doivent vendre sous les prix rémunérateursâ€, parce que “si ça continue comme ça, on va disparaîtreâ€, explique Raymond Girardi, secrétaire général du Modef.

Avec les autres militants, il a quitté le Sud-Ouest mercredi soir et fait la route de nuit afin de “rencontrer les consommateurs pour établir un combat commun contre la grande distribution, qui fait des marges abusivesâ€.

Eric, agriculteur à Marmande, explique qu'il doit vendre ses concombres 20 centimes alors qu'ils sont revendus un euro pièce au supermarché. Pourtant, ils lui reviennent à 45 centimes: “On est la seule profession autorisée à vendre à perteâ€, se désole-t-il.

Autre problème pour les agriculteurs: l'importation. “Si on refuse de vendre nos tomates à 50 centimes le kilo, ils les font venir du Maroc ou de Pologneâ€, dit M. Girardi.

Un message bien reçu par les consommateurs: Maude, venue du Bourget (Seine-Saint-Denis) faire le plein de melons, pommes et tomates, veut acheter “ce qui vient de Franceâ€, parce “qu'on sait que ce sont des bons produitsâ€. Elle est plus dubitative sur la qualité des produits espagnols, qui “ont voyagéâ€.

Pour Jean, qui repart les bras chargés, c'est l'occasion de “faire quelques économies†et de profiter de fruits et légumes avec un “goût différentâ€.

Beaucoup pressent les militants du Modef d'organiser des ventes plus souvent. Mais “ces opérations ne peuvent être que ponctuellesâ€, tempère le secrétaire général du mouvement.

La solution, ce serait plutôt de “légiférer pour encadrer les marges de la grande distribution†et de rétablir le “coefficient multiplicateurâ€, un mécanisme limitant la différence entre les prix d'achat et de vente des produits agricole, selon Raymond Girardi.

Pour Jacques Daguenet, conseiller PCF de Paris venu tracter aux côtés du Modef, “il faut travailler à remettre à plat le circuit de distribution, avec en particulier ces centrales d'achat qui se font un fric dingueâ€.

Il veut rompre avec un système où “il y a d'un côté des consommateurs qui ne peuvent plus acheter à cause des prix et de l'autre des producteurs qui perdent de l'argentâ€.

Certains approuvent. D'autres demandent à l'élu communiste, ceint de l'écharpe bleue et rouge aux couleurs de la ville, de “faire respecter la queueâ€, alors que des resquilleurs tentent d'esquiver la file de 200 mètres.

La vente directe, également organisée dans plusieurs villes d'Ile-de-France, devait se terminer vers midi, après épuisement du stock. “Il n'y en aura pas pour tout le mondeâ€, prévoit Eric
2v

mercredi 22 août 2007, a 22:43
Un référendum .
 

 

Par libertecherie le mercredi 22 août 2007, 18:29 - Lien permanent

une dépêche Reuters sortant au moment ou je vous parle 22.08.2007 17h49 me rappelle entre autre que le fameux paquet fiscal coutera aux français (et oui il ne faut pas l'oublier) 11 milliards en 2008 et plus de 13 milliards les années suivantes. Je crois me rappeler que l'augmentation au combien nécessaire du smic à 1500 euros tout de suite n'aurait couté que 2 milliards. Alors je me pose la question : pourquoi ne pas demander aux françaises et aux français de choisir entre les deux propositions ? Par Référendum : Soit une dépense de 11 à 13 milliards qui iront pour l'essentiel dans les poches des plus riches et qui sera payée par nous les contribuables (augmentation de la TVA par exemple). ou une dépense de seulement 2 milliards (ou plus, je n'ai rien contre un smic à 2000 euros dans un an ou 2 si cela ne coute que 2 autres milliards) De toute façon cela fait une économie de 9 milliards pour 2008 et personnellement j'aime bien les économies de ce genre. j'aimerais bien connaitre l'avis des françaises et des français sur cette proposition. Imaginez (non mais juste un instant que nos "chers compatriotes" choisissent le smic plutôt que les cadeaux aux milliardaires. Ce n'est plus un grain de sable dans la machine Sarkosy, c'est un patacaisse comme on dit ici. Le soufflet retombe. Il est temps vous croyez pas ?

mercredi 22 août 2007, a 22:09
Aide aux nouveaux propriétaires,un leurre .
 

L'aide aux nouveaux propriétaires : une proposition leurre. Pourquoi ? Lorsque les taux des crédits immobiliers ont baissé (passant il n'y a pas si longtemps de cela de 15 % à aujourd'hui moins de 5 %) les remboursements de prêts auraient dû baisser et profiter aux emprunteurs. Il n'en a rien été parce que les prix du neuf comme de l'ancien ont flambé faisant faire d'énormes profits aux constructeurs et aux propriétaires. Si des aides sont accordées aux emprunteurs, il y a fort à parier que tous ces milliards iront à nouveaux dans les mêmes poches parce que les prix de l'immobilier vont à nouveau monter. Le calcul à la banque il est le suivant : la banque prend vos revenus et regarde votre projet immobilier. Cela lui permet de dire : voila avec vos revenus vous pouvez emprunter telle somme, cela vous fait tant par mois,(avec des durée de remboursement de plus en plus longues) vous avez droit à une aide : on déduit, et comme par enchantement vous pouvez acheter la maison de vos rêves avec le chiffre obtenu. Voila comment une aide va finalement dans la poche d'un promoteur ou d'un vendeur. Parce qu'il en est tenu compte dans votre possibilité de financement. Moralité, vous n'avez pas reçu l'aide prévue, mais mieux que cela vous allez la payer dans vos impôts par un moyen ou par un autre. L'argent est toujours pris quelque part et je vous laisse deviner ou. Voila comment on prend de l'argent au "pauvres" et qu'on le donne aux "riches" Regardez tout ce que fait notre Nicolas préféré et vous verrez que tout est finalement comme cela : un véritable transfert, je dirais racket, de milliards d'euros des français et des françaises les plus pauvres ou en tous les cas les moins riches vers ces amis milliardaires que l'on commence à connaitre au fil de ses petits déplacements et que j'ai appelé, excusez mon humour : la bande à Bollo. A bientôt pour la suite parce que il y aura forcément une suite. Et comme dirait quelqu'un l'hiver risque d'être chaud, et c'est très bien, parce que j'adore le soleil et que l'été était pour le moins frisquet.

 

mercredi 22 août 2007, a 21:49
Loyers si chers .
 

Trop chers SOLUTION acheter une maison un appartement à crédit;Sarkozy nous y encourage,puisqu'il veut que tous les Français , deviennent propriétaire,a-t-il dit,à la manière américaine ( qu'il copie pas à pas ) .

La manière américaine de prêts immobiliers c'est aujourd'hui une faillite boursière qui plonge le monde entier dans une catastrophe financière .

Alors,vous les Français,toujours favorable à Sarkozy, Bush,apprétez vous à payer la facture que nous les anti Bush et anti Sarkozy,nous refusons de payer la pollution de notre planète engendré par le système capitaliste de Bush et Sarkozy .

Par Monique QUENTIN

 

mercredi 22 août 2007, a 17:49
Quelle alternatives à la T.V.A social ?
 

Quelles alternatives à la TVA sociale ? « Pour moi, la TVA sociale portera probablement atteinte au pouvoir d’achat des Français, ce qui me fait dire que, dans ces conditions, il est probable qu’il n’y ait pas de majorité parlementaire pour la voter. » Cette diatribe contre l’un des projets phares de Nicolas Sarkozy vient de… Jean-Pierre Raffarin. Bien qu’une prévision de l’augmenter de cinq points (soit 24,6 %) ait joué dans le réveil de la gauche au second tour des élections législatives, Sarkozy persiste à vouloir l’expérimenter. Ce transfert de cotisation vers un impôt plus inégalitaire, car payé par l’ensemble des consommateurs, et supporté d’abord par les catégories sociales les plus modestes n’empêchera pas les délocalisations et donnera lieu à une forte perte de pouvoir d’achat pour les ménages de l’avis de l’UFC-Que choisir et d’un grand nombre d’économistes. Les biens de première nécessité se trouvent souvent peu dépendants du coût du travail et la France connaît déjà un taux de TVA supérieur à la moyenne européenne (19,6 % contre 18,3 %).
l'Huma du 9 / 08 / 07  

mercredi 22 août 2007, a 17:11
Cette semaine dans l'Humanité Dimanche .
 

CETTE SEMAINE DANS L'HUMANITE DIMANCHE Par Diego Diaz le mercredi 22 août 2007, 14:57 - Lien permanent

ÉDITORIAL par Pierre Laurent.

Un déluge de com’ pour détourner l’attention.

· DOSSIER

· Pourquoi les prix flambent Hausse des prix des matières premières agricoles, les consommateurs vont en payer les conséquences.

· SOCIAL

Sogebat. 60 travailleurs polonais font plier leur patron voyou.

Fonction publique. Syndicats se rencontrent pour préparer la riposte.

· POLITIQUE

GaucheFin d’été pour l’opposition

· SOCIÉTÉ

Téléphone Le 12 existe encore… et reste moins cher.

· FORUM DES LECTEURS

« Le comité de soutien de l’hôpital du Pertuis s’est adressé au président de la République pour lui rappeler ses promesses de campagne qui pérennisaient l’existence des hôpitaux de proximité. Â» Par Michel.

· RÉGIONS

Hep taxi ! L’autobus ne passe pas aujourd’hui

· ÉCONOMIE

La morale des affaires, c’est coup gagnant, coup permis !

· TÉLÉVISION

La nouvelle série : « Brothers and Sisters ».

· SORTIES. CULTURE. LOISIRS

Rentrée littéraire : Nouveautés à découvrir au Village du Livre.

Sergi Lopez dans « La maison Â» de Manuel Poirier.

Travolta : surprenant dans Hairspray

· FETE DE L’HUMANITÉ

Toute la gauche à La Courneuve.

· MONDE

Entre séparation et ségrégation Ces barrières entre deux peuples qui se dressent un peu partout. Vénézuela Chavez veut inscrire le pouvoir populaire dans la constituion.

Bushpasse, les républicains restent.

· SPORTS

Osaka : La France, petit pays de l’Athlétisme ?

· VIE QUOTIDIENNE

Photos Numérisez vos souvenirs de vacances.

· HISTOIRE

Albert Londres(3),visite Biribi, les bagnes militaires.

· Réflexions de Gérard Duménil, économiste : L’urgence d’un nouveau compromis social.

 

mercredi 22 août 2007, a 12:59
SOUTIEN A BELLACIAO .
 

Procès Bellaciao SOLIDARITÉ AVEC BELLACIAO�!
Plus de 15.800 signatures MERCI�!
Une plainte en diffamation a été déposée par les "Chantiers de l’Atlantique" de St Nazaire, pour la publication d’un communiqué presse de l’USM-CGT.
L’audience de plaidoiries a été fixée au
11 septembre 2007 à 14h
Tribunal Correctionnel de Saint Nazaire,
77 rue Albert de Mun.

Le procès contre un membre du collectif Bellaciao, dont le site diffuse une information quotidienne et alternative à celle des médias dominants, acteur du débat démocratique, est une atteinte à la liberté constitutionnelle d’expression.
Me William Bourdon et Me André Tinière ont accepté de défendre Roberto Ferrario de Bellaciao...
Soutenez Bellaciao�! Signez la pétition - Un don - 0Plus d’info �

mercredi 22 août 2007, a 11:23
Une société aveugle .
 

A Venissieux, la bataille du maire contre "une société aveugle" Par Ulrich Savary le mercredi 22 août 2007, 10:35:00 - L'UMP et le gouvernement. - Lien permanent

André Gérin, le député-maire PCF de Vénissieux, a perdu face au préfet du Rhône. Cet ancien ouvrier spécialisé (OS) de Berliet, élu de la ville communiste de la banlieue lyonnaise, avait pris en juin dernier un arrêté interdisant les coupures d’eau, d’électricité et de gaz pour les familles en difficulté économique et sociale sur le territoire de sa commune, sur la base des pouvoirs de police du maire, afin de garantir le "bon ordre, la sûreté, la moralité et la salubrité publique".

S'en est suivi une guerre de position avec le préfet du département, qui a finalement réussi à faire annuler l'arrêté. Le préfet du Rhône avait demandé l’invalidation de cet arrêté, avançant que le maire de Vénissieux était "sorti du cadre de sa compétence en matière d'exercice de ses pouvoirs de police et, plus généralement, de ses compétences".

L’argument du préfet reposait sur l’existence d’aides aux familles en difficulté au niveau départemental. Le 20 juillet, le tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête du préfet du Rhône estimant que "le moyen soulevé par le préfet du Rhône tiré de l'incompétence du maire ne paraît pas, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué".

Le préfet du Rhône a alors fait appel de cette décision: la cour administrative d’appel de Lyon vient de lui donner raison. En effet, la cour estime que "le maintien de la fourniture d’eau, de gaz et d’électricité n’est pas justifiée par les troubles à l’ordre public", et que le maire de Vénissieux a eu tort d’invoquer ce motif pour interdire ces coupures.

Pendant l’audience, l’avocat de la préfecture du Rhône n’a pas hésité à comparer les actions des maires à des méthodes de "guérilla médiatique". Guérilla qui a été rapprochée de la "surenchère" médiatique du réseau Réseau éducation sans frontières, qui s’oppose à l’expulsion d’enfants scolarisés et de leurs parents (RESF), suscitant l’incrédulité de la salle. Pour sa part, le maire de Vénissieux a insisté sur "les carences majeures de la société" indiquant qu’il s’agissait de "non-assistance à personnes en danger".

Le comité de soutien d’André Gérin était pourtant confiant, encouragé par le précédent de Champigny-sur-Marne. En effet, le 16 mai, le tribunal administratif de Melun avait, pour la première fois, rejeté les procédures entamées par EDF et Gaz de France contre l’arrêté du 7 avril 2005 pris par le maire de Champigny-sur-Marne, Dominique Adenot.

L’argument, consistant une nouvelle fois à nier toute autorité compétente au maire en matière de législation dans le domaine, avait été jugé irrecevable. Le tribunal avait notamment fait reposer sa décision sur l’article L.2212-1 du Code général des collectivités locales concernant l’ordre public et la sécurité.

Le cas de Melun avait, semble-t-il, inspiré André Gérin qui a promis, en apprenant l’annulation de son arrêté par la cour administrative d’appel de Lyon, de prendre dans les prochains jours un arrêté contre les saisies immobilières, un arrêté contre les expulsions sur le territoire de Vénissieux… et un nouvel arrêté interdisant les coupures d’électricité de gaz et d’eau.

"En tant que maire, je n’accepterai pas d’être muselé. Je veux crier haut et fort ma volonté de combattre la grande pauvreté d’une société aveugle, insensible et égoïste."

En ne désarmant pas, le député-maire de Vénissieux veut faire de ses arrêtés un combat politique. La "guerilla" continue...

Source : Rue 89.

 

mercredi 22 août 2007, a 11:11
Non aux franchises médicales,oui à la gratuité des soins .
 



Mis en ligne : 22 août En pleine période de congés, Nicolas Sarkozy justifie la mise en place d’une franchise médicale pour financer son plan cancer et Alzheimer. Entretien avec Isabelle Lorand, co-animatrice du collectif santé à la direction du PCF.

 Communistes

Le gouvernement veut instaurer une franchise médicale sur les soins et les médicaments. Pour le PCF il s’agit d’une mesure injuste et inefficace.

De réformes en réformes, les dépenses de santé non remboursées n’ont cessé d’augmenter. On les estime à 240 euros en moyenne par personne et par an. Et jusqu’à 1 000 euros pour 900 000 d’entre nous (1). Le montant de la franchise - 50 euros par an et par foyer - peut paraître modeste. Chacun sait que ça, c’est au début… Mais si le choix a été de créer des franchises, plutôt que d’augmenter les forfaits, c’est que l’esprit même de la franchise est une rupture idéologique et politique. Jusqu’à présent il était admis que les dépenses de santé étaient prises en charge par la solidarité. Les forfaits étaient présentés comme des réponses transitoires au déficit de la sécu. Les franchises introduisent une dimension nouvelle par la création d’un « véritable octroi pour la santé Â». Comment qualifier autrement cette mesure qui pose en principe de base le fait de payer, de ne pas être remboursé, pour accéder aux soins. Il s’agit d’une remise en cause du principe fondateur de la Sécurité sociale « Tous cotisent en fonction de leurs moyens. Et chacun en profite quelques soient ses besoins Â». Et comme seules les assurances privées pourront rembourser les franchises, en filigrane, c’est ce marché qui se dessine.

Le financement des dépenses de santé reste cependant en débat ?

Les dépenses de santé augmenteront. Simplement parce que l’espérance de vie augmente, les moyens de soigner se développent…. C’est pourquoi les mesures qui visent à les réduire en « responsabilisant  Â» les malades ne peuvent pas marcher. D’abord il y a les recettes. Elles dépendent de la répartition des richesses de notre pays. Si on augmente les salaires, on relance l’emploi… si on taxait le capital financier… alors le trou de la sécu deviendrait un mauvais souvenir. Et puis, il y a ce qui fait l’état de santé d’une population : la prévention. Les conditions de vie, de travail, l’environnement, l’alimentation… sont les enjeux colossaux pour diminuer la fréquence du cancer, du diabète, de l’obésité et peut-être même de la maladie d’Alzheimer. Ce n’est évidemment pas la logique de la société actuelle. J’en suis sûre : le marché c’est ringard. La modernité c’est la gratuité dans la santé. Parce que l’évolution de la civilisation passe par l’investissement solidaire dans les activités indispensables à l’homme : école, culture, santé….

Avec de nombreuses organisations, le PCF est engagé dans l’action contre l’instauration de la franchise médicale. Quelles initiatives pour les semaines à venir ?

C’est grave, il faut tout faire pour mettre ce projet en échec. Pour réussir un rassemblement large est indispensable. Cela passe par tous les moyens qui permettent d’informer, de prendre la mesure de ce qui ce joue. Le PCF pour sa part est à l’initiative de nombreuses rencontres-débats. Cela passe aussi par l’unité de toutes les organisations, associations, syndicats… C’est le sens de la création d’un collectif national - constitué d’environ 40 organisations - qui appelle le 29 septembre à une journée contre les franchises. Ce collectif invite à une rencontre lors de la fête de l’Huma (2). Enfin, des personnalités ont lancé une pétition nationale (3) qui rassemble déjà plusieurs dizaines de milliers de signatures. Le PCF appelle tous ses adhérents à la signer. Les franchises médicales ne sont vraiment pas populaires. Ce combat peut être l’occasion de mettre un sérieux bâton dans les roues de Sarkozy et de sa politique.

Propos recueillis par
Patrice Falguier

1Communistes N° 273 - 22 août 2007

 

mercredi 22 août 2007, a 09:51
CRISE FINANCIERE ( suite )2
 

On nous dit que les Etats-Unis sont "LE MODELE" à suivre.

Alors que la CHINE est devenue propriétaire des USA..

par Paul Craig Roberts

​​​​Tôt, un de ces récents matins, la Chine a fait savoir aux idiots de Washington, et de Wall Street, qu’elle les tenait de près. Deux hauts porte-parole du gouvernement chinois ont fait remarquer que les avoirs considérables de la Chine en dollars et en bons du Trésor US « contribue beaucoup à maintenir la position de monnaie de réserve du dollar. Â»

.../... ​​​​Si les marchés financiers occidentaux sont assez intelligents pour comprendre le message, les taux d’intérêt US monteront sans se soucier de toute autre action de la Chine. En ce moment, la Chine n’a pas besoin de vendre une seule obligation. En un instant, la Chine a fait comprendre que les taux d’intérêt US dépendent d’elle, pas de la Réserve Fédérale.

.

​​​​S’il en reste, les penseurs stratégiques qui n’ont pas été purgés par les néo-conservateurs, concluront vite que le pouvoir de la Chine sur la valeur du dollar et des taux d’intérêt US donne aussi à la Chine le pouvoir sur la politique étrangère US. Les USA ont pu attaquer l’Afghanistan et l’Irak uniquement parce que la Chine a fourni la plus grande partie du financement pour les guerres de Bush.

.../...

​​​​Si la Chine cessait d’acheter la trésorerie US, les guerres de Bush prendraient fin. Le taux d’épargne des consommateurs US est essentiellement zéro, et plusieurs millions [d’étasuniens] sont affligés d’hypothèques qu’ils n’ont pas les moyens d’avoir. Avec le budget en déficit de Bush et pas de place dans le budget des consommateurs pour une augmentation d’impôts, les guerres de Bush peuvent être financées seulement par les étrangers.

​.../... ​​​​​​​La valeur et le pouvoir d’achat du dollar s’effondreraient. Quand les étasuniens aux abois iront au Wal-Mart [une chaîne de magasins populaires, NDT] pour faire leurs emplettes, les nouveaux prix leurs feront penser qu’ils sont en train d’errer chez Nieman Marcus [une espèce de Fauchon pour richistanais, NDT]. Les étasuniens ne pourraient pas maintenir leur standard de vie actuel.

​​​ ​.../.. . . Ainsi sont nos chefs d’entreprises dont la cupidité a donné à la Chine le pouvoir sur les USA en délocalisant la production des marchandises et des services US en Chine. Ce sont les types des grosses entreprises qui ont transformé le produit intérieur brut US en importations chinoises, et ce sont le « libre-échange et le marché libre économistes Â» qui se sont faufilés dedans.

​​​​Comment un peuple aussi stupide que les étasuniens peut-il être gonflé d’un orgueil aussi démesuré ?

Original : vdare.com Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info

5http://www.voltairenet.org/article10926.html#article10926

de Michèle

 

mercredi 22 août 2007, a 09:29
CRISE FINANCIERE ( suite )
 

:
CRISE FINANCIERE�: LA RECONQUÊTE MEDIATIQUE DES OPINIONS PUBLIQUES ENTRE EN ACTION .
Avec quelques jours de temps de réflexions, nos grands "pontes" de la haute finance et leurs petits larbins de la politique (que les premiers ont mis en place�!) commencent a coordonner leurs actions et leurs interventions.

Aujourd’hui, ce sont les responsables des trois principales économies mondiales, USA, JAPON, ALLEMAGNE qui sont montés au créneau pour dire ce que tout le monde savait déjà�: l’aveu d’une crise durable, je cite Henry PAULSON, secrétaire américain au trésor�:

"les turbulences vont mettre du temps à sedissiper et le calme ne pourra revenir qu’après une nécessaire période de réajustement des risques.les turbulences vont laisser des séquelles sur la croissance mondiale, elle sera moindre que ce qu’elle aurait été en temps normal"

(Temps normal�!!!???????)

C’est le ministre japonais des finances qui a répondu à la demande faite par SARKOZY à A.MERKEL sur une réunion du G7�: "aucune réunion extraordinaire du Groupe des Sept n’est envisagée en réponse à la grande volatilité actuelle des marchés mondiaux"...

Circulez, ya rien à voir,les marchés sont rois�!

SARKO, tu fais des ronds dans l’eau en méditerranée ou ailleurs et tu vas jouer dans ton bac à sable�!!!

En Allemagne, le ministre des Finances Peer STEINBRÜCK assure qu’"il n’y avait guère de signe laissant craindre une contagion à l’ensemble de l’activité économique"

Il a sans aucun doute oublié que la BC allemande a sauvé la banque des PME-PMI allemandes de la faillite la semaine dernière�!!!

Pour ajouter�: "Le secteur bancaire allemand contrôle la situation"...

A noter que la FED avait injecté 3,5 milliards de dollars lundi et qu’elle en a rajouté 3,75 mardi en précisant que les conditions du crédit allaient se détériorer.

Les populistes SARKOZY et FILLON s’en prennent eux, aux banques, en étant sélectifs bien entendu�: "les banques ne doivent prendre aucune mesure de durcissement du crédit",

comme en echo à C.LAGARDE qui avait déclaré�:

" il faut éviter que les établissements de crédit ne profitent de la situation de crise financière pour durcir les conditions d’octroi du crédit"

Le crédit à la consommation, aux particuliers, les pauvres, vont donc devoir s’endetter plus, plus longtemps pour vivre plus mal et renbourser les dettes faites par les spéculateurs qui ont mis d’autres pauvres, aux USA, en Espagne, en Iralande, dans une m....noire�!!

Pour se loger, vive les caravanes et les mobilhomes�!!! Parole de banquier�!

Nul doute que le budget de l’Etat et tous les fonds publics vont être mis à contribution pour tenter "d’éponger" les pertes constatées dans le plan prévu en octobre et continuer de faire croire que tout va bien Mme�la Marquise, tout va vraiment très bien...

La BCE, son rôle, son fonctionnement, son dogmatisme, SARKO a déjà oublié ce qu’il a affirmé pendant la campagne,

Et tous les grands ténors OUIOUISTES du PS ne savent même pas qu’il y a une crise financière�!!

Un silence assourdissant�!!!



De : RASPOUTINE
mardi�21�août�2007
�

mercredi 22 août 2007, a 08:55
Récidivistes .
 

récidivistes : il faut créer des postes de magistrats, de psychologues, de psychiatres, de personnels hospitaliers. Par Olivier Dartigolles le mardi 21 août 2007, 13:50 - Lien permanent

PARIS (AFP) - Le PCF a estimé lundi que les mesures annoncées par le président Nicolas Sarkozy pour lutter contre la délinquance sexuelle s'apparentent à un "effet d'annonce" puisque que sa politique de suppressions de postes ne donne pas à la justice "les moyens" nécessaires.

Les propos de Nicolas Sarkozy sont "l'exemple d'un effet d'annonce" car "il manque les moyens pour la politique qu'il annonce", a affirmé à l'AFP Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste.

"Pour que Sarkozy soit en cohérence avec ses propos, il faut la création de postes de magistrats, de psychologues, de psychiatres, d'hospitaliers" et "un plan de formation pour les personnels", a-t-il souligné.

Or, selon lui, "la politique" que mène M. Sarkozy, notamment le "non remplacement de fonctionnaires" partant à la retraite, ne va "pas dans ce sens". "Ce qui manque dans la déclaration présidentielle, c'est le nombre de postes qu'il entend créer", a ajouté le porte-parole du PCF.

 

mercredi 22 août 2007, a 08:26
Interpellation des grévistes de la faim de Lille .
 

lettre ouverte de la LDH NPDC* et du MRAP NPDC* Par Pierre BOUKHALFA le mardi 21 août 2007, 23:27 - Migrants - Lien permanent

Nous apprenons l'interpellation des grévistes de la faim de Lille, Roubaix, Tourcoing au moment où nous nous apprêtions à renouveler aux autorités préfectorales notre offre de médiation pour sortir dignement du conflit engagé depuis le 15 juin.

Nous ne pouvons que condamner ces interpellations, réclamer la mise en liberté des personnes arrêtées et demander l'ouverture d'un réel dialogue prenant en considération les efforts et démarches faites par les sans-papiers grévistes pour correspondre aux critères retenus par les accords Delarue de Lille en 2004 et afficher leur réelle insertion dans la société française et la volonté d?y mener une vie familiale et professionnelle apaisée.

Les efforts de plusieurs années, les souffrances de deux mois de grève de la faim ne peuvent déboucher sur des charters et sur un retour dans un pays d'origine qu'ils ont fui parce que leur vie n'y était plus possible.

Les interpellations policières sans accompagnement sanitaire accroissent les risques graves encourus par les grévistes et nous réclamons leur hospitalisation. L'embarquement pour des destinations inconnues met dans la plus grande inquiétude les familles et les proches de grévistes dont la vie est organisée en France et uniquement en France. Tout cela constitue un gigantesque gâchis.

Après l'échec des initiatives unilatérales de plusieurs organisations non reconnues par les grévistes, il est nécessaire d'engager de véritables négociations afin que l'action de désespoir des grévistes ne soit pas vaine et qu'à la souffrance de la grève ne s'ajoute pas la souffrance du rejet et de l'expulsion.

Aujourd'hui encore, nous sommes prêts, avec d'autres, à jouer un rôle de médiateurs comme nos l'avons fait au cours des dix dernières années auprès des préfets Ohrel, Pautrat et Richez, comme nous l'avons fait en juin 2004 aux côtés du Conseiller d'Etat Delarue, missionné par le Ministre de l'Intérieur. Ces accords avaient ouvert une période de trois années de rencontres suivies entre la Préfecture et nos associations et évité de nouvelles grèves de la faim. Ce n'est que le refus préfectoral d'actualiser ces accords, comme nous le préconisions, qui a conduit à l'initiative désespérée de grève de la faim du 15 juin de cette année.

En tant que médiateurs dans les conflits intérieurs, en tant que responsables d'associations humanistes, nous sollicitons de Monsieur le Préfet une rencontre afin de sortir de l'impasse, nous avons aussi le désir ? si cela est encore possible ? de rencontrer des grévistes hospitalisés et des grévistes interpellés ainsi que les responsables du CSP 59.

La France peut-elle rejeter ceux qui, avec tant de force expriment le désir de vivre dans notre pays ?

Gérard Minet Secrétaire régional de la Ligue des Droits de l?Homme (LDH)

Jean-Claude Dulieu, Président régional du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l?amitié entre les peuples)

NPDC = Nord-Pas De Calais  

mardi 21 août 2007, a 21:34
un non-sens économique et sociétal .
 

Le secrétaire général de la CGT cheminots, Didier Le Reste, dénonce une décision qui va renforcer le transport routier de marchandises.

Vous venez d’adresser aux médias une liste de 262 gares qui seront fermées au wagon isolé à compter du 30 novembre prochain. De quoi s’agit-il ?

Didier Le Reste. Tout d’abord, je tiens à souligner que cette liste officielle ne nous a pas été remise par la direction de la SNCF. Cette liste qui s’inscrit dans une profonde restructuration a non seulement été décidée sans aucune concertation avec les organisations syndicales mais également sans véritables débats avec les collectivités locales et les territoires concernés. Cette façon de faire est symptomatique de la dégradation de la qualité du dialogue social dans l’entreprise sous la présidence de Mme Idrac. Des décisions impactant lourdement l’avenir de l’entreprise sont prises en catimini, dans la plus grande opacité. Un comble au moment où, sous prétexte d’améliorer le dialogue social, le gouvernement fait adopter une loi sur le service minimum. Une nouvelle fois, nous sommes mis devant le fait accompli par la direction qui tente de limiter notre rôle à la validation et l’accompagnement de ses choix stratégiques.

Cette décision de fermer 262 gares au trafic fret, dit du wagon isolé, est un des éléments de la stratégie de la direction pour tenter de retrouver l’équilibre financier au niveau du fret, non en relançant l’activité mais en réduisant les coûts de production, et en particulier les charges salariales. Elle s’inscrit dans le prolongement du plan fret (2004-2006) dont l’objectif était de réduire les capacités de production en fermant des gares, des triages et en supprimant 7 000 emplois. Cette stratégie vise à limiter l’activité fret à la seule satisfaction des besoins des gros chargeurs considérés comme les marchés les plus rentables. Autrement dit, la puissance et les financements publics sont mis au seul service des grands groupes privés, au détriment des besoins de transport du plus grand nombre. Il faut noter que cette stratégie, que la direction entend poursuivre aujourd’hui avec ces nouvelles fermetures, est responsable de la dégradation des résultats de fret SNCF. Nombres de marchés ont été perdus ces dernières années car, en fermant gares et triages, l’entreprise s’est elle-même privée des moyens d’y répondre. La direction a d’ailleurs mis en avant cette raison pour justifier la décision d’un récent conseil d’administration de faire dorénavant transporter 300 000 tonnes annuellement de matériel nécessaire à ses propres chantiers par la route. Cette décision va jeter 8 000 camions supplémentaires sur les axes routiers.

Vous craignez donc l’accélération de ces transferts de fret vers la route…

Didier Le Reste. Concrètement si la restructuration du wagon isolé est mise en oeuvre, les entreprises qui expédient leur production depuis ces 262 gares, ou celles qui projettent de les utiliser, ne pourront plus dorénavant le faire. C’est un mauvais coup supplémentaire porté à la capacité de la SNCF de répondre à la croissance du trafic marchandises estimé à plus de 40 % d’ici à 2020. Du point de vue environnemental et de la nécessité de réduire le fret routier, c’est une aberration. C’est également un non-sens sociétal et économique. Faut-il rappeler que l’installation ou le maintien d’une activité économique sur un territoire dépend de la qualité des dessertes - notamment ferroviaires - dont il bénéficie. La technique du wagon isolé, qui complète en termes d’offre celle des trains massifiés, consiste à constituer des convois composés de wagons affrétés par différents chargeurs. Elle est appelée à se développer. Elle répond en effet à la diversification des productions industrielles qui font que la marchandise se transporte de plus en plus en lots petits ou moyens. Les grands chargeurs, eux-mêmes, commencent à y recourir souvent.

Dans un communiqué, la SNCF relativise la portée de la fermeture au wagon isolé de 262 gares en affirmant que ses clients pourront se reporter sur d’autres gares…

Didier Le Reste. Il faut cesser de nous prendre pour des imbéciles. Cette rhétorique relève de l’escroquerie intellectuelle. Elle vise à rassurer une opinion publique qui n’est pas spécialiste de la question. Les professionnels ne sont pas dupes. Bien sûr, quelques grandes entreprises continueront à utiliser le transport ferroviaire, mais le plus grand nombre ne pourra plus y recourir.

Vous avez rencontré en juillet le gouvernement. Qu’attendez-vous de ce dernier ?

Didier Le Reste. La puissance publique doit intervenir. La SNCF n’est pas la propriété d’une technostructure uniquement préoccupée de rentabilité financière et qui met à mal l’outil de production en fermant des installations financées par la collectivité. La SNCF appartient à la nation. C’est pourquoi la CGT revendique un véritable débat national sur l’avenir de la SNCF et de ses activités et en particulier celle du fret. Nous prenons au mot le gouvernement et le président de la République qui affirment vouloir réduire en cinq ans de 25 % la part du transport routier de marchandises. Mais pour l’instant force est de constater que les actes contredisent les déclarations. Cela nous fait craindre que le Grenelle de l’environnement, prévu à l’automne, ne soit sur cette question qu’un cosmétique.

Que proposez-vous pour relancer l’activité fret ?

Didier Le Reste. Contrairement à ce que prétend la direction de la SNCF, la densité du réseau national est un atout et non un handicap. Couplée à la politique de volume que nous défendons, elle peut permettre de marginaliser les coûts fixes. Quand la direction dit que si l’on atteint le niveau de 65 milliards de tonnes/kilomètre par an, l’activité sera à l’équilibre alors nous lui répondons: Chiche ! Nous proposons d’atteindre, d’ici cinq ans, 50 milliards de tonnes/kilomètre. Cela représenterait 9 milliards de tonnes supplémentaires et une progression du chiffre d’affaires de 400 millions d’euros.

Comment réagirez-vous si vous n’êtes pas entendus ?

Didier Le Reste. Si rien ne bouge, si aucun débat ne s’ouvre à la rentrée, si la direction persiste à ne pas examiner sérieusement les propositions des organisations syndicales et à nous considérer comme une simple caisse enregistreuse de décisions prises en catimini et unilatéralement, il y aura mobilisation, et cela quelle que soit la période.

Entretien réalisé par P.-H. L. l'Huma du 20 / 08 / 07

 

mardi 21 août 2007, a 16:53
NELSON MANDELA .
 

NELSON MANDELA, UN EXEMPLE FABULEUX ! A l’heure où la gauche bat un peu-beaucoup de l’aile...

une "leçon" de courage, de sagesse, de patience, de confiance, de combativité, d’opiniâtreté :

NELSON MANDELA.

A lire ou à relire :

"Un long chemin vers la liberté"
Autobiographie de Nelson Mandela aux éditions Fayard (1995).

Bonne journée à tous



De : Sébastien (PCF)
mardi 21 août 2007
 

mardi 21 août 2007, a 16:15
Pour un commerce équitable et solidaire .
 

Pour un commerce équitable et solidaire : Cette année encore, le PCF et le MODEF passent à l’action

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 21 août Le Parti communiste français (PCF) organise en partenariat avec le Mouvement des Exploitants Agricoles Familiaux (MODEF) une vente de fruits et légumes à prix coûtants à Paris et dans toute l’Ile-de-France.

Le PCF et le MODEF organise cette initiative depuis plusieurs années pour dénoncer les pratiques de la grande distribution vis à vis des producteurs et des consommateurs.

Le vente parisienne se déroulera jeudi 23 août, à partir de 8h, sur la place de la Bastille. Dix tonnes de fruits et légumes seront vendues à prix coûtant par les producteurs, des militants et des élus du PCF. Patrice Bessac, porte-parole du PCF et secrétaire du PCF Paris, sera également présent.

La pression organisée par la grande distribution pousse des exploitants à la cessation de leur activité, alors que beaucoup de familles n’ont plus les moyens d’acheter des fruits et légumes. C’est une situation absurde, mais ce n’est pas une fatalité.

Cette initiative a pour but de dénoncer cette situation et d’exiger la construction d’un commerce équitable et solidaire, en France et en Europe. A l’opposé des incantations de la droite, le PCF et le MODEF passent à l’action pour montrer qu’il est possible de baisser le coût des fruits et légumes tout en permettant aux producteurs de vivre de leur travail. C’est une question de choix politique.

Parti communiste français

Paris, le 21 août 2007.

 

mardi 21 août 2007, a 09:44
LA SECHERESSE DE LA FACTURE D'EAU !
 

Par NOSE DE CHAMPAGNE le lundi 20 août 2007, 19:27 - Lien permanent

Je rappelle avec ironie les "anticipations" des prévisionnistes de cet hiver: il allait y avoir la sécheresse et il allait falloir faire des économies pour les nappes phréatiques et les cours d'eau cet été... Il ne s'est pourtant pratiquement pas passé deux jours, en juillet-août, sans que la pluie tombe, soit très drue, soit sous forme d'un interminable crachin. C'est tout juste si l'on n'a pas à se féliciter qu'il n'ait pas neigé !

Tout aussi drues que la pluie, les factures se ramassent à la pelle. Voici donc la facture d'eau, celle de VEOLIA, qui possède la concession de notre ville de Vitry-le-François. Comme d'habitude, j'ai fait mes petites comparaisons.

Le mètre cube était facturé à 2,5329 € l'unité au 31/07/2006. Il est cette année à 2,5337 € au 01/08/2007, soit une hausse de 0,03 %. Mais l'abonnement au distributeur, c'est à dire ce que vous payez, que vous ouvriez ou non le robinet, passe de 26,72 à 27,27 €, soit une augmentation de 2,06 %. Cela permet à VEOLIA d'empocher sans coup férir environ 5000 € de mieux sur les 250000 € perçus sur les 9000 foyers vitryats - soient plus 30 mille francs sur 1,5 millions de Francs (2000). Pas mal, non !

Je note enfin, qu'avec une consommation réduite à 59 mètres cubes au lieu des 69 de l'année dernière j'ai réduit ma consommation de 14,5%. Pourtant ma dépense, elle, n'a été réduite que de 12,17%, c'est à dire que j'ai subi un prélèvement en ma défaveur de 2,33% !

Pour finir, je poserais bien cette question, sans doute idiote, à notre hyper-président: comment fait-on au bout du compte, quand tout augmente de 2% et plus, avec une pension de retraite qui n'a au plus que suivi la hausse des rémunérations de la Fonction Publique de... 0,8% cette année ?!

J'ai bien envie d'en parler à l'Oncle Ho !

Jean-Jacques POIGNANT.

 

mardi 21 août 2007, a 09:04
60 tonnes de fruits ( jeudi 23 août 2007 )
 


Vente géante de fruits et légumes jeudi à Paris, à l’initiative du Modef

Lundi 20 aout 2007, 11h37 Une vente géante de 60 tonnes de fruits et légumes se tiendra jeudi place de la Bastille à Paris et sur plusieurs places de villes d’Ile-de-France pour protester contre les marges "excessives" de la grande distribution, a annoncé lundi le syndicat agricole Modef.

"Après plusieurs années de crise de prix trop bas pour les agriculteurs et de prix trop hauts pour les consommateurs, il est urgent d’agir pour obtenir de la grande distribution qu’elle change ses pratiques abusives", indique le syndicat d’exploitants familiaux dans un communiqué.

"Nous voulons montrer aux consommateurs le prix qu’ils devraient payer dans les grandes surfaces pour leurs fruits et légumes si les marges pratiquées étaient normales", a indiqué à l’AFP le secrétaire général du Modef et président départemental du mouvement pour le Lot-et-Garonne, Raymond Girardi.

Le kilo de tomates sera ainsi vendu, dès 08H00 jeudi place de la Bastille, à 1,5 euro, tout comme le kg de prunes, "soit environ un euro de moins que les prix affichés dans les supermarchés parisiens", a précisé M. Girardi. Les consommateurs pourront également acheter pêches, melons, salades, poires...

Outre les marges pratiquées par la grande distribution, le syndicat entend protester contre "les importations abusives et la passivité de l’Etat". Selon le Modef, la moitié des exploitations agricoles de fruits et de légumes "est en grande difficulté ou en faillite".



De : REYNAUD Georges MODEF
lundi 20 août 2007
 

mardi 21 août 2007, a 08:34
AYE ! ON L'A LA CRETIN-BOX !
 

Par NOSE DE CHAMPAGNE le lundi 20 août 2007, 20:54 - Lien permanent

Ben oui ! On l'a la crétin-box: c'est la BCE (Banque Centrale Européenne)! Sur les 350 milliards d'€uros injectés par les banques centrales, en l'espace de 4 jours de crise boursière à cause des "subprime" immobilières aux USA, la BCE en a fourni 200 ! Plus de 57% !

Pour dissuader la spéculation, la BCE fait cadeau de milliards et de milliards d'€uros qui ne financeront ni l'emploi, ni le social (santé, retraites, etc.) !

Y a vraiment quelque chose de pourri dans l'Europe du TCE et du TCE bis de Monsieur Sarkozy.

Il va falloir s'en occuper sérieusement !

Jean-Jacques POIGNANT.

 

dimanche 19 août 2007, a 23:56
Chasse aux ( sans papiers )
 


Un employé de la mairie de Charleville dénonce un sans-papier Communiqué de presse : À Charleville, un jeune tunisien arrêté sur dénonciation du service de l’état-civil à quelques jours de son mariage ! Sur le site du réseau éducation sans frontières

Communiqué de presse : À Charleville, un jeune tunisien arrêté sur dénonciation du service de l’état-civil à quelques jours de son mariage !

Une nouvelle gangrène risque de gagner une partie de la société française : non seulement la chasse aux « sans papiers » s’intensifie, stimulée par la politique du chiffre en matière d’expulsion et les directives qui en font la priorité des services de police. Mais la volonté de réduire l’immigration familiale, et plus généralement de faire de l’étranger en situation irrégulière le nouvel « ennemi de l’intérieur » ne peut que corrompre un peu plus les esprits et favoriser la xénophobie, au mépris des droits de l’Homme, voire même des réflexes humanitaires les plus élémentaires.

En témoigne la multiplication des dénonciations, qu’elles émanent d’individus plus ou moins anonymes ou de certains fonctionnaires trop zélés. En témoignent les interpellations au domicile, qui tendent à se banaliser, malgré l’indignation suscitée par le drame d’Amiens.

Ainsi ce qui vient de se passer à Charleville-Mézières, dramatique répétition d’autres faits semblables à Bordeaux ou ailleurs :

Alors que M. Younes B., de nationalité tunisienne et Lamia, sa compagne française, s’apprêtaient à se marier, - le mariage est prévu à la Mairie de Charleville-Mézières pour le 1 septembre à 14 h 30 - M. B. a été arrêté par la PAF lundi 13 août au domicile du couple, sur dénonciation de l’employé de mairie à l’Etat Civil vers le Procureur de la République.

* Le lundi 2 août, lors de l’enregistrement en Mairie pour la publication des bans, l’employé fait observer au couple - le visa de Monsieur ayant expiré- qu’elle est "obligée " d’aviser le Procureur de la République, qu’elle tempère d’un : « mais vous aurez une réponse ». * Lundi 13 août au matin, le couple se rend en Mairie pour connaître la réponse du Procureur, l’employée se fait rassurante, et le couple ressort de la Mairie avec la publication des bancs où figurent la date et l’heure du mariage. * Lamia part alors à son travail heureuse, et dans la demi-heure, alors que Younes est seul au domicile, la PAF vient l’arrêter, pour l’interroger disent-ils. * Placé en GAV au commissariat de Charleville, celui-ci se voit notifié un APRF et placé en détention par le JLD, au mépris des garanties de représentation données par Younes et sa compagne (le passeport ayant été remis à la PAF).

Selon sa compagne, qui n’a pu le voir que brièvement, Younes ne s’alimenterait plus depuis 72 h.

Le Réseau Education Sans Frontières rappelle que le mariage est un droit constitutionnel et que l’officier de l’état-civil n’est en aucun cas « obligé » de saisir le Procureur de la République, cette possibilité étant essentiellement prévue pour limiter les risques de mariage forcé et de violence au sein du couple. Il affirme sa solidarité avec les fonctionnaires qui refusent de se mettre au service d’une logique politique aux détriments des valeurs fondamentales d’accueil, de liberté et de fraternité qui sont celles de notre démocratie. Il appelle les citoyens à refuser la logique xénophobe et son cortège de violences et d’injustices.

Il demande la libération immédiate de ce jeune homme qui comparaît vendredi à 14h 30 devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et la délivrance par la préfecture d’un titre de séjour lui permettant de se marier et de vivre normalement son amour et sa vie de couple.



De : a bas l'état raciste ump
dimanche 19 août 2007
 

dimanche 19 août 2007, a 21:29
Ingride Betancourt,les FARC,Chavez ( rencontre )
 

Chavez va rencontrer Uribe à propos d'un accord humanitaire avec les FARC Par David le dimanche 19 août 2007, 13:48 - Actualité - Lien permanent

Alors qu'Ingrid Betancourt est séquestrée depuis 2000 jours par les FARC, le président vénézuélien Hugo Chavez va rencontrer son homologue colombien Alvaro Uribe afin de servir de médiateur dans des négociations humanitaires entre gouvernement colombien et guerilleros. El presidente va également rencontrer les proches des otages, dont Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt. Alors que les promesses de Nicolas Sarkozy qui avait tenté le coup d'éclat en début de mandat avec la libération de Granda qui n'a rien donné jusqu'à présent, et alors que le président français, au lieu de profiter de son voyage aux Etats-Unis, pays possédant une forte influence sur la Colombie, pour faire avancer le dossier, se prélassait dans une luxueuse demeure, Hugo Chavez semble avoir des atouts à jouer : le leader socialiste peut compter sur une proximité idéologique avec les FARC, tout en étant proche d'Uribe, président pourtant ancré dans une droite dure. Ce qui peut être intéressant, c'est que les Etats-Unis ne voudront pas laisser du terrain à Chavez sur le continent où ce dernier gagne en influence. On peut donc espérer que pour le contrer, ils se décideront enfin à faire pression sur Bogota de manière significative. Dans ce cas de figure, Alvaro Uribe n'aura plus le choix, pressé entre Washington et Caracas. Espérons que ce ne soit pas un coup d'épée dans l'eau et que des avancées significatives soient établies rapidement.

 

dimanche 19 août 2007, a 08:46
Les assassins sont parmi nous ( 2 )
 


Bonjour, j’aimerai tellement que cela ne soit pas vrai, mais c’est malheuresement la réalité. Regardant rarement la télé car la désinformation m’écoeur. Jâ€ai voulu voir un reportage sur le Mexique cette dernière semaine. Un présentateur renomé nous faisait l’éloge de la réussite mexicaine. Sans dire comment ces fortunes c’étaient montées ! La corruption, les cheptels de la drogues n’étaient pas cités. Maintenant, je pense qu’il doit avoir son entrée à la J7 Mexiqaine ! Par contre, je bosse pour une société qui fut sous LBO l’ors de son rachat par “DANONE†en 2OO3 et qui pour obtenir plus de bénef à remercier plus de 2OO personnes entre 2OO4 et 2OO6 et une fois le ménage fait, c’est désengagé au profit d’un gros groupe International ce juillet 2OO7 dont le siège social se trouve à Lausane. Je me suis battue contre ces géants de la bidouille financière avec mon engagement de petite syndicaliste et j’y ai laissé des plumes. J’ai eu heuresement quelque victoire, petites mais exemplaires. Heureusement les plumes repoussent. Qui pourra arrêter le massacre si ce n’est pas notre engagement contre ces Groupes égoîstes et massacreurs, si ce n’est nous, le petit peuple ! Je suis contre toutes formes de violences mais je pense, que malgres mon age je suis prete à m’engager contre ces oppresseurs qui reprennent pour eux les noms de tous les Guy MOQUET ! Pour les anciens, pour mes petits enfants, je serais dans la rue à la rentrée. MCG

dimanche 19 août 2007, a 08:33
Les assassins sont parmi nous .
 


L’homme le plus riche du monde s’appelle Carlos Slim. Sa fortune s’élève à 59 milliards de dollars, un milliard de plus que celle de Bill Gates, le patron de Microsoft, et trois fois le PIB du Soudan, qui compte 42 millions d’habitants. Magnat des télécommunications, Carlos Slim est aujourd’hui le principal actionnaire des plus importants groupes du Mexique. L’ensemble de ses participations représentent près de 5 % du PIB mexicain en 2006, tandis que les sociétés qu’il contrôle représentent près d’un tiers des 422 milliards de dollars circulant à la Bourse mexicaine, selon les calculs du magazine américain Fortune.

Si certains chiffres nous rendent incrédules, il en est d’autres qui ne peuvent que nous révolter. En cet été 2007, un milliard de personnes vivent toujours avec moins d’un dollar par jour. 100 000 êtres humains meurent de faim ou de ses conséquences immédiates chaque jour dans le monde. 1 enfant de moins de 10 ans meurt toutes les 5 secondes de cette même cause. Selon le rapport annuel de l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture, 842 millions d’hommes et de femmes souffrent de malnutrition chronique aggravée, un chiffre en constante augmentation. Pourtant, il est avéré que l’agriculture mondiale peut, à l’heure actuelle, nourrir dans de bonnes conditions 12 milliards d’individus, soit près du double de la population mondiale ! Ces quelques chiffres aberrants font dire à Jean Ziegler, rapporteur spécial auprès des Nations unies sur le Droit à l’alimentation, auteur de L’Empire de la honte que « chaque enfant qui, aujourd’hui, meurt de faim est, en réalité, assassiné Â».

Les assassins sont parmi nous. Ce sont ces « 500 multinationales qui contrôlent 52 % du PIB mondial Â», « ne s’intéressent absolument pas au sort des pays dans lesquels elles sont implantées Â», « mènent une politique de maximalisation des profits et assoient leur pouvoir par la corruption des dirigeants Â».

Le Brésil constitue un cas d’école des ravages du capitalisme néolibéral. Depuis 1975, les paysans brésiliens ont défriché la forêt vierge et ses arbres gigantesques, sur une surface équivalant à la France et au Portugal réunis, pour y cultiver du soja, au point que le Brésil en est devenu le premier producteur mondial. Or, le soja appauvrit la terre amazonienne. Un soja qui est ensuite exporté massivement vers l’Europe, où il sert à nourrir… les cheptels, et, en particulier, les poulets. Pendant ce temps-là, les paysans souffrent de malnutrition chronique (comme 25 % des Brésiliens), et vivent dans une telle misère qu’ils doivent puiser leur eau - à boire - dans des mares polluées, à leurs risques et périls.

Au Brésil comme ici, ce sont les multinationales qui font la loi. 85 % de la filière agro-alimentaire brésilienne est aux mains de groupes comme Monsanto, Novartis, Danone ou Nestlé. Nestlé qui a fait grimper son bénéfice net de 11,4% à 2,63 milliards d’euros au premier semestre 2006… Au total, le chiffre d’affaires du numéro un mondial de l’alimentaire a augmenté de 11% à 29,8 milliards d’euros !

Au milieu du chaos du monde, les profits des multinationales continuent d’exploser. Le sidérurgiste allemand Thyssen-Krupp vient d’annoncer un résultat trimestriel avant impôts de 1,22 milliard d’euros, contre 806 millions d’euros un an plus tôt. Son chiffre d’affaires a augmenté de 11% à 13,34 milliards d’euros. Le groupe aérien Air France-KLM a annoncé, jeudi 9 août, un bénéfice net de 415 millions d’euros au premier trimestre 2007, en hausse de 70,1 % par rapport aux 244 millions d’euros dégagés sur la même période en 2006. Les maîtres du monde pavoisent. En vacances à Wolfeboro dans une maison de près de 2000 m² appartenant à Mike Appe, ancien dirigeant de Microsoft, qu’il loue 30 000 $ par semaine, Nicolas Sarkozy a rencontré George Bush. Les baisses d’impôts accordées par le président américain aux contribuables fortunés se sont élevés à 2600 milliards de dollars. Du jamais vu…

Partout, dans une atmosphère de revanche sociale, les maîtres du monde et leurs valets organisent la division des classes populaires et démantèlent les dernières barrières de l’Etat-providence pour instaurer la dictature des marchés.

La France compte 7 millions de travailleurs pauvres, plus d’un million de personnes bénéficient du RMI, plus de 500.000 de l’allocation solidarité. Indifférents aux ravages du capitalisme, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont multiplié les cadeaux fiscaux aux riches, planifié des milliers de suppressions de postes dans la fonction publique et remis en cause le droit de grève. Leurs priorités ne sont décidément pas les nôtres…

Les assassins sont parmi nous. Mais leur force apparente ne repose que sur du sable et déjà, au Venezuela ou en Bolivie, les peuples se soulèvent contre la barbarie capitaliste et inventent une autre société.

Chez nous aussi, Sarkozy et son gouvernement peuvent être défaits. Première étape d’une lutte qui ne fait que commencer, la rentrée sociale doit être placée sous le signe de la résistance et de l’espoir. Résistance et espoir : avec le Parti communiste, ces deux mots peuvent se conjuguer au présent.

David Noël

Liberté 62, n°770 du vendredi 17 au jeudi 23 août 2007 http://www.liberte62.com http://www.lheninois.com

De : David Noël
vendredi 17 août 2007

samedi 18 août 2007, a 23:41
REGULARISEZ !
 


REGULARISEZ AVANT QUE LE PIRE N’ARRIVE CAR PERSONNE NE VOUS LE PARDONNERA ! Les Sans-papiers grévistes de la faim de Lille depuis le 15 juin 2007 ne doivent pas être les « Bobby Sand » du 5 mai 81 !

Le comité "Libérez-les" constate qu’entre THATCHER la sinistre anglaise, égérie de Pinochet et HORTEFEUX le sinistre français de la « solution expulsable », un point commun : l’inhumanité !

Entre eux deux, un préfet, CANEPA, ancien garde-chiourme du « sinistère » de l’intérieur, l’homme de la répression, avec un point commun aux deux autres : l’inhumanité !

Et puis, des traitres qui se distinguent, certains ont signé le serment d’Hippocrate, d’autres ont signé un chèque en blanc avec le préfet avec au bout de, certainement, belles subventions : et toujours l’inhumanité !

Des Sans-papiers qui résistent, des soutiens courageux malgré les menaces et les coups tordus qui les frapperont, des centaines de militants ou pas qui manifestent chaque jour malgré la présence policière et le temps pas toujours clément, des centaines de blog, de sites, de journaux progressistes et des mouvements associatifs et politiques qui chaque jour informent sur la situation, des syndicats qui prennent position : Ouf, l’humanité n’a pas disparu, il reste le Peuple !

Les nazis crèvent, la bourse flanche ; pleines pages dans les journaux, mais peu d’infos sur la situation des Sans-papiers, fils et petits-fils de ceux qui ont combattus les nazis et vendus leur sueur. Que disent les néo « Grégoire » et les néo « ils sont partout » sur la brutalité, les sévices, les brimades, les diffamations, les mensonges, l’intolérance…pas grand-chose : ah si « ils supputent que… » !

64 jours que les Sans-papiers sont en grève de la faim et la mort qui pointe son nez, 64 jours au péril de leurs vies pour un « bout de papier » qui donne le Droit de vivre !

Terrible réalité de notre temps où l’intolérance des autres se banalise : mais qu’on fait de si terrible les Sans-papiers pour que le pouvoir les traite ainsi ? Est-ce parce qu’ils ont osé sortir « des caves » pour se rendre visibles collectivement ? Est-ce le résultat d’un deal avec la droite fasciste ? Est-ce la résultante d’une énième directive européenne ? Est-ce leur couleur de peau ? Ou est-ce simplement le produit de la mégalomanie d’une poignée de politiciens et de leurs sous-fifres qui viennent de prendre le pouvoir par le mensonge et le populisme ? L’histoire se répéterait elle 74 ans après ?

« On ne peut pas accueillir toute la misère du monde » avait dit le trépané de Calcutta, mais laisser mourir des êtres humains, des parents, des frères…les déporter puis les expulser dans les pires conditions inhumaines… au nom des dogmes d’une poignée de décideurs aux ordres des intérêts des multinationales ou de cette terrible et injuste phrase prononcée il y a 25 ans par un ministre en mal de pouvoir suprême, est intolérable pour une société civilisée ! Les laisser mourir en refusant de les régulariser tous, serait un recul de notre civilisation, celle qui veut et qui ose vouloir donner des leçons de fraternité et de droit de l’homme à la terre entière.

Sarkozy, Fillon, Hortefeux, Canépa, assez d’injustice, assez de répression, assez de régression, assez d’intolérance, assez de cinéma, le polar est trop mauvais…

REGULARISEZ AVANT QUE LE PIRE N’ARRIVE CAR PERSONNE NE VOUS LE PARDONNERA !



De : LIBEREZ-LES !
samedi 18 août 2007
 

samedi 18 août 2007, a 23:17
DROIT DE GREVE .
 

La loi sur le service minimum reste inutile, inefficace et dangereuse Par Pierre BOUKHALFA 

Le Conseil Constitutionnel vient de valider sans modification, ni réserve, la loi sur le « service minimum » dans les transports terrestres de voyageurs. Pour justifier sa décision, il estime que la loi assure un équilibre entre le principe constitutionnel de liberté du droit de grève et celui de continuité du service public.

La CGT maintient son désaccord avec cette appréciation.

S’il leur avait fallu respecter les délais que la nouvelle loi leur impose pour organiser une grève, les salariés des entreprises de transports publics et privés auraient été empêchés de participer aux mouvements revendicatifs sur la réforme des retraites de 2003 ou sur l’abrogation du CPE de 2006.

Cela confirme le risque que le gouvernement prépare, au nom de la continuité du service public, une offensive contre les acquis sociaux, en tentant au préalable d’affaiblir les moyens d’intervention de tous les salariés.

Force est d’ailleurs de constater que le Conseil Constitutionnel n’hésite pas à argumenter de façon contradictoire selon les circonstances. Il valide ainsi le fait que la loi sur le service minimum remet en cause les accords antérieurs conclus entre les syndicats et les employeurs, alors qu’il avait censuré une telle disposition de la loi sur les 35 heures !

Pour l’application de cette loi, des négociations doivent s’ouvrir entre les syndicats et les employeurs des entreprises de transport terrestre de voyageurs. La CGT y poursuivra la mise en œuvre de sa démarche syndicale, en défendant le libre exercice du droit de grève pour tous les salariés. Pour assurer l’égalité de traitement des salariés et des usagers, elle demande que les négociations ne soient pas éclatées par entreprises, mais se déroulent au niveau des branches professionnelles.

La CGT réaffirme ses propositions d’amélioration des services publics de transport au quotidien, sachant que 98% des dysfonctionnements que subissent les usagers ne résultent pas de grèves, mais d’incidents liés en grande partie aux carences des politiques d’investissement, de maintenance et d’emploi des entreprises publiques et privées.

Déclaration du 16 Août 2007

 

samedi 18 août 2007, a 23:04
CRISE FINANCIERE .
 

  Crise financière : Le gouvernement doit changer radicalement de cap

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 17 août Selon Christine Lagarde, la crise financière mondiale actuelle « n’est pas un krach Â», mais une « simple correction financière Â». Après dix jours de silence, le gouvernement et le Président de la République semblent bien décider à ne rien faire. Avec une remarquable langue de bois, Christine Lagarde s’assume comme simple spectatrice de la crise qui secoue actuellement les marchés financiers. Peu importe que le bateau tangue, le capitalisme français et mondial affiche partout sa volonté de garder le même cap.

Derrière le mirage du slogan, « tous propriétaires Â», les mécanismes financiers mis en oeuvre fragilisent l’ensemble du système et tout porte à croire qu’il s’agit d’une situation bien plus inquiétante qu’un simple soubresaut des marchés financiers.

Le banques centrales -et notamment la Banque Centrale Européenne-, ont joué un rôle de premier plan dans la crise actuelle. L’absence de remise en cause des politiques engagées laisse craindre de nouvelles crises dans les semaines et les mois qui viennent.

Depuis plusieurs années, le Parti communiste français n’a pas cessé de dénoncer l’illusion entretenue par les gouvernements successifs, que la main invisible serait la seule solution. Jusqu’ici, toutes ces interpellations n’ont trouvé en réponse, qu’une lasse condescendance.

Derrière la possibilité de krach, ce sont des millions d’hommes et de femmes qui risquent le surendettement et le chômage. Le gouvernement est face à ses responsabilités : qu’il choisisse entre sauver les profits de quelques uns, quitte à sacrifier le quotidien de millions de françaises et de français ; ou qu’il fasse enfin preuve de courage et de lucidité, en mettant en oeuvre un changement radicale de politique, en France et en Europe.

Parti communiste français

Paris, le 17 août 2007.

vendredi 17 août 2007, a 22:45
GREVE DE LA FAIM .( suite )2
 

(63ème JOUR DE LA GREVE DE LA FAIM DES SANS PAPIERS)

EN VOICI LA PREUVE !

Dans un courrier référencé SFA N°/AGPAR/07, dont le CSP59 a reçu une copie, adressé à « son excellence Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Guinées de l'Etranger Â» du Chargé d'Affaires de l'Ambassade de Guinée Conakry à Paris on peut lire : « J'ai l'honneur de vous transmettre ci-joint, le compte rendu de la réunion qui s'est tenue ce jour à l'Ambassade de Guinée en France entre le service consulaire et les doyens de la communauté Diakanké en France, ainsi que la note verbale n°493/07 adressée aux services étrangers du ministère français des Affaires Etrangères. Ces deux documents sont relatifs à la recherche de solutions par des médiations pour la résolution de la crise des sans papiers - grévistes de la faim qui perdure dans la ville de Lille. Je vous précise monsieur le Ministre que les autorités françaises compétentes ont été tenues informées de l'évolution de nos démarches par la note citée plus haut ». Le document 493/07 qui s'adresse au chef intérimaire du service des étrangers français informe de « l'envoi dès le mardi 14 août d'un doyen (Diakanké) à Lille (et) d'une mission conjointe service consulaire de l'Ambassade Guinée pour l'arrêt de la grève de la faim par les sans papiers guinéens ».

Dans le compte rendu de la réunion du 13 août 2007 de 11h50 à 14h15, on peut lire l'intervention suivante du Consul de Guinée : « Depuis quelques jours, l'Ambassade a été interpellée par le Ministère des français des Affaires Etrangères ainsi que par l'Elysée pour la situation qui prévaut actuellement dans le Département du Nord. L'importance de cette interpellation est telle que S.E. Mme l'ambassadeur nous a délégués pour vous rencontrer afin qu'ensemble, nous trouvions une solution au problème (...)
L'ambassade a été effectivement convoquée au Quai d'Orsay et à l'Elysée pour les évènements de Lille, Rennes et Toulouse, concernant les Guinéens. D'après les Français, parmi tous les pays africains, seuls les Guinéens ne se plient pas à la politique de la France. Or, pour la France, la Guinée est un pays frère qui, à ce jour, ne lui crée aucun problème. Les Guinéens ont fait la grève de la faim en 2004 et 43 personnes ont été régularisés suite à cette grève. Après cette régularisation les guinéens sont devenus rebelles. Les ressortissants africains ont mis les Guinéens en avant pour bloquer les urgences dans les hôpitaux, les lieux administratifs, etc. C'est la raison pour laquelle les autorités françaises ont convoqué l'ambassade à travers le consul, l'attaché d'ambassade et moi même pendant deux heures trente avec tous les responsables de l'immigration.
Les Français disent que ce sont nos parents qui sont les opposants à leur gouvernement parce qu'ils écoutent les ONG qui sont contre M. Sarkozy. (...) Suite à l'enquête menée par les gendarmes, ils ont découvert que sur 80 personnes, 60 sont originaires de Boké. Trouvez-vous cela normal ? Les Français nous ont demandé s'il est normal que ces 60 personnes viennent de la même région et deviennent les meneurs des autres pays. (...) Si ce problème n'est pas réglé, tous les Guinéens vont en souffrir. (...) je signerai les laissez-passer pour les rapatriements sans états d'âme. Les Guinéens ne peuvent pas être les boucs émissaires de tous les Africains. Ils ont averti que si les Guinéens ne changent pas d'attitude, il n' y aura plus de visas, officiels ou non et même si les grévistes meurent, il n' y aura aucune régularisation massive, ni visa ».

Le CSP59 constate ainsi :
- qu'en plus des associations kapos, collabos, harkis reptiles - « Parce que des hommes y vivent », « Safia », « Voix de nanas », « Aida »,« Emmaüs Â» et le Président Régional de la «Cimade» qui ont échoué à faire capoter la grève de la faim - le projet qui sous-tend le Ministère de « l'identité nationale Â» raciste et coloniale s'ethnicise (« doyens Diakankés ») au vu de la gestion élyséenne de la grève de la faim de Lille.
- que les guinéens sont criminalisés dans le dessein de diviser les sans papiers en grève de la faim (Guinéens, Algériens, Marocains, Ivoiriens).
- que le Président SARKOZY monnaye « visas, régularisations, expulsions Â» (il y en a déjà 3) à l'Etat guinéen pour l'aider à arrêter la grève de la faim
- que SARKOZY fait même le chantage à « la mort Â» de grévistes de la faim pour vaincre la détermination des grévistes de la faim.

Ce document lève un voile sur l'absurde et dangereuse option du PRESIDENT SARKOZY de pousser les sans papiers du CSP59 à la grève de la faim par le kidnapping organisé par le Préfet CANEPA, ex-secrétaire général de l'ancien Ministre de l'intérieur SARKOZY, la prise en otage des 25 et la tentative avortée d'expulsion des 3 algériens (dont un était déjà régularisé en catimini) le 15 juin 2007 dernier jour du déclenchement de la grève de la faim.

Le CSP59 n'a cessé de le déclarer haut et fort : cette grève de la faim 2007, la 14éme depuis 1996,est une décision planifiée, calculée, orchestrée par l'ELYSEE par le biais de son Préfet CANEPA qui s'est auto-nommé à Lille selon ses propres dires. LE PRESIDENT SARKOZY ET SON PREFET CANEPA VEULENT DES SANS PAPIERS MORTS A LILLE ; Le CSP59 appelle tous les hommes et toutes les femmes de morale à exiger l'arrêt de ce projet machiavélique et criminel par le retour des expulsés, la régularisation de tous les grévistes, de la liste des 12% et des 35 annoncés régularisés lors des rencontres mensuelles, la visite médicale à l'ANAEM des 59.

Fait à Lille le 17/8/2007

Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél:06.80.57.50.61- fax: 03.20.74.16.68 - e-mail : csp59@wanadoo.fr

Les documents :




 

vendredi 17 août 2007, a 22:21
Les robinets sélectif de la BCE .
 

L'hypocrisie du discours des responsables de la banque centrale européenne est patente.Avec eux,les robinets du crédit sont toujours fermés,sauf pour renflouer les bourses.

Les dirigeants politiques et financiers de la planète ont beau depuis plusieurs jours multiplier les déclarations rassurantes,visant à minimiser l'ampleur et les conséquences de la tempête boursière,elle souffle bien de plus en plus fort.C'est le cas à Paris comme ailleurs,le CAC 40 est passé hier sous la barre de son plus bas niveau de l'année.Les commentaires autorisés commencent d'ailleurs à changer de ton.Alors que Bush semblait nier la semaine dernière toute conséquence sur la croissance,le secrétaire américain au trésor,Henry Paulso,vient de reconnaitre qu'elle serai par les turbulences actuelles.Nicolas Sarkozy,qui n'avait pas trouvé utile d'évoquer le sujet avec son homologue américain,lors d'un pique-nique largement médiatisé,a tenu hier à afficher sa préoccupation,demandant à la ministre de l'Economie,Christine Lagarde,d'écourter ses vacances et de rentrer à Bercy,et adressant une lettre aux autres chefs d'Etat du G7 pour leur proposer de travailler à une Comme si c'était là le coeur du problème .

Il est vrai que le niveau d'engagement des grandes banques et des opérateurs du marché sur les prêts immobiliers à risque,les fameux > américains à l'origine de la crise actuelle,il n'est pas clairement identifié.Cette opacité accroit l'inquiétude des marchés, qui ne localisent pas avec précision les détenteurs de toutes ces créances douteuses,et cela aggrave les risques d'une alors inévitablement très contagieuse.

Mais s'en tenir à cela,c'est beaucoup trop court .Le problème de fond est l'enflure de la financiarisation de l'économie mondiale.Les > immobiliers avec lesquels Bush a fait miroiter aux Américains modestes le rêve d'une > ne sont pas cas isolé.Ce type de techniques ou de produits hyperspéculatifs à hauts risques se multiplie.Les LBO,qui servent à financer l'acquisition par emprunts d'entreprises en difficulté et ont servi en France à l'acquisition douteuse de plusieurs entreprises,sont un autre exemple célèbre .

La question essentielle est donc de savoir si les gouvernements des puissances capitalistes et les banques centrales qui sont au coeur du dispositif acceptent de continuer à alimenter cette suraccumulation financière ou se décident enfin à réorienter l'argent vers des financements plus sains de l'économie réelle.

La vérité est que pour le moment ni les uns ni les autres n'envisagent de changer de cap.

L' hypocrisie du discours des responsables de la banque centrale européenne éclate dans cette affaire au grand jour.Ils maintiennent le robinet du crédit fermé au prétexte de lutter contre l'inflation.Mais quand il s'agit d'empêcher l'écroulement des cours boursiers,ils injectent des centaines de milliards d'euros de liquidités.Avec la BCE,il n'y a jamais d'argent,sauf très cher,pour financer les investissements.Mais que la bourse tousse,et les robinets se débloquent.Le pire,c'est que la BCE pourrait bien chercher demain à éponger ce gâchis financier en renchérissant de nouveau le crédit.Malgré la crise,elle n'aurait,semble-t-il,pas renoncé à augmenter ses taux en septembre.La fuite en avant,toujous et encore…

Il faudra plus qu'une lettre de Nicolas Sarkozy à ses acolytes du G7 sur la transparence des opérations boursières pour soigner le mal.Sans changement de cap sérieux de la politique du crédit,sans réforme du statut de la BCE et réorientation de ses missions,rien ne sera durablement possible.

Pierre Laurent l'Huma du 17 / 08 / 07  

vendredi 17 août 2007, a 16:27
2OO MILLIARDS D'EUROS !
 


200 milliards d’euros vous vous rendre compte ce que l’on pourrait faire avec 200 milliards d’euros ? on pourrait construire de nouvelles écoles on pourrait lancer de grands programmes de recherche on pourrait construire des logements sociaux ect... oui mais y’a pas de sous dit jean-claude trichet il faut combler les déficits disent en choeur les gouvernements de l’europe et puis ça va encourager l’inflation ( air connu....)

et bien c’est précisément 200 milliards que le BCE vient d’injecter sur le marché pour sauver la mise a la rente financière pour les spéculateurs y a de l’argent ;

On ne pourra pas changer de politique sans une nouvelle politique du crédit



De : bernard
vendredi 17 août 2007
 

vendredi 17 août 2007, a 16:03
LES CHOUCHOUS DE LA FORTUNE .
 


Les chouchous de la fortune : 9000 privilégiés vont empocher 200 000 euros chacun Par Jean-Marc Coppola le vendredi 17 août 2007, 13:48 - Lien permanent

La ministre française de l’Economie est au service des rois de l’argent. Elle a longtemps exervé ses talents d’avocate d’affaires à Chicago ; l’Amérique est donc à la fois son modèle et son idéal qu’elle partage avec le président de la République. L’ennui est que le « modèle Â» incarne aujourd’hui les inégalités les plus violentes des pays développés...

Depuis le 1er janvier dernier, les contribuables qui ont acquitté au titre des prélèvements plus de 60% de leurs revenus sont en droit de réclamer la restitution du trop versé. C’est ainsi que l’héritière des Galeries Lafayette, Marie-Noëlle Meyer a reçu du Trésor public un chèque de 7 700 000 euros... !

C’est dommage que l’événement soit passé presque inaperçu ; et c’est d’autant plus regrettable que 9000 autres chouchous de la fortune vont être remboursés en moyenne de 200 000 euros chacun. On aurait pu imaginer une grande fête avec eux pour le 14 juillet dans les jardins de l’Elysée avec discours édifiants et timbre souvenir « aux grandes fortunes, la République reconnaissante »...

Et ce n’est qu’un début ! Grâce a Sarkozy, à Mme Lagarde et aux fantassins de l’UMP, le bouclier ( !) va se déployer jusqu’à 50% des revenus et 200 000 bienheureux vont échapper à l’impôt sur la fortune, en particulier grâce à l’abattement de 30% sur la valeur de la résidence principale...

Ainsi l’esthète amateur d’une belle demeure évaluée au bas mot à 5 millions d’euros bénéficiera désormais d’un abattement supplémentaire de 500 000 euros et donc sera allégée de 9000 euros d’impôts. Il y a enfin une justice... Et tous ces banquiers malheureux et ces bourgeois déprimés que Mme Lagarde a observés gare du Nord en provenance de Londres ou de Bruxelles, le vendredi soir pour le week end, vont retrouver la patrie (qu’ils avaient trahie sans vergogne). Quant aux chèques de remboursement par l’Etat, ils vont se multiplier et comme la manne celeste, vont apaiser les souffrances des riches...

Ainsi le fameux « abattement sur la résidence Â» va coûter 115 millions d’euros. Le peuple paiera... Comme dit Mme la ministre, « La France est un pays qui pense : assez pensé maintenant ! » Compter suffira...

Non seulement Mme la ministre accompagne le « paquet fiscal Â» de sa morale à « deux balles Â» comme disent les jeunes mais elle ne convainc pas tous les économistes. Certains estiment que le dispositif va accroître brutalement les inégalités pourtant flagrantes et ne fournira aucun carburant supplémentaire au moteur de l’économie. Il va au contraire encourager « le retour des rentiers Â» : les titulaires de fortunes énormes, stériles et fossiles.

 

vendredi 17 août 2007, a 15:22
LA CRISE FINANCIERE .
 

Par Bernard LAMIRAND le vendredi 17 août 2007, 09:49 - Lien permanent

Le crack boursier actuel me suggère quelques réflexions. Chacun sait que depuis les années 75 la finance a pris le pas sur l'économie réelle: celle de la création de richesses.

Cependant, dans le système, il y a toujours eu des plus voleurs que d'autres. Les Etats -Unis, depuis longtemps, savent exporter leurs manigances financières et les faire supporter par d'autres.

Le dollar représente ce rôle, chacun peut se souvenir de la façon dont les américains, maitre du système, ont pu financer la guerre du Viet-Nam, pour ne prendre que cet exemple.

Il est vrai qu'être le gendarme du monde capitaliste impose que les autres payent leurs contributions et le dollar avec ses "hauts et se bas" sert à cela.

Mais ici, avec cette crise provenant des subprimes accordées aux ménages américains pour financer leur achat immobiliers, le vol est encore plus manifeste.

Les banquiers se sont largement servis en piquant le pognon du peuple pour une "chanson bien chanté": 'venait vous aurez toutes sortes de prêts sans obligation mais laisser nous fixer le taux d'intérêt'. Il se sont engraissés les "salauds" sur le dos des salariés qui révaient, eux aussi, comme les riches, d'avoir leurs logements, et pendant ce temps là le capital lui ne rechignait pas à la tâche: gagner de l'argent sur tous les tableaux, par les taux d'intérêts, par la baisse du pouvoir d'achat des salariés américains, par la revente de leur logement avec une plus-value immobilière.

On extirpe ainsi la plus-value en exploitant au maximum une main d'oeuvre docile et puis cette main d'oeuvre docile on lui extirpe une partie de la plus value cedée en salaire en la lui volant par les taux d'intérêts de plus en plus élevés.

Résultat la contradiction du système capitaliste éclate en plein yeux; le système montre ses limites dans la récupération de la plus value.

De même, cette crise nous montre la malfaisance du capital, les banques centrales, gendarmes du capital, refusent de prêter pour le développement arguant le risque d'inflation et les voilà maintenant qu'elles libèrent des centaines de milliards d'euros ou de dollars pour redresser les comptes des actionnaires ou tout au moins freiner la dégringolade.

Nous voyons bien, à travers cette crise, la malfaisance du capitalisme.

Sarkozy et sa "Lagarde Financière" auront beau nous dire qu'il faut mériter par le travail; ici dans cette crise ce que l'on voit c'est que Sarkozy et Lagarde du capital, défendent le fric qui spécule.

Une dernière remarque, le parti communiste devrait être beaucoup plus à l'offensive pour expliquer tous les ressorts de ce système capitaliste qui gruge les petits car c'est eux qui vont payer les dégats comme le payent actuellement les salariés américains que la capital a roulé dans la farine.

Voilà un sujet qui mériterait un vaste débat dans toutes les entreprises et les cités; pourquoi nos dirigeants ne reviendraient -ils pas de vacances eux aussi pour débattre et là nous pourrions au moins nous mettre en rapport avec le réel.

Faire du communisme aujourd'hui c'est prendre "à bras-le corps" la réalité.

Avis à nos grands débatteurs actuels; au lieu de faire des tempêtes dans des verres d'eau, prenez votre courage à deux mains et allez expliquez la malfaisance de ce système capitaliste, cela vous sortira de vos ténèbres.  

vendredi 17 août 2007, a 08:19
Pendant les vacances,les concentrations continuent !
 

Par Pierre BOUKHALFA le jeudi 16 août 2007, 22:44 - Média - Propagande - Lien permanent

CGTMédias

Le Groupe Hersant Médias (GHM), ex- France-Antilles, vient donc de racheter les quotidiens méditerranéens détenus par Lagardère (La Provence, Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin et le gratuit Marseille Plus) pour 160 millions d’euros.

Cette nouvelle concentration dans la presse quotidienne régionale intervient en plein cœur de l’été, selon un scénario bien connu par les deux protagonistes, Philippe Hersant et Arnaud Lagardère.

L’opération permet à Philippe Hersant d’effectuer un grand retour après avoir été écarté du rachat des quotidiens du groupe Rhône-Alpes de l’ex-Socpresse (Le Progrès, Le Dauphiné libéré, Le Journal de Saône-et-Loire et le Bien Public) au profit du groupe de l’Est Républicain.

Rappelons que cette vente a fait l’objet d’un recours de la part de Philippe Hersant et d’une annulation par le Conseil d’Etat.

Le rachat des titres du groupe Lagardère constitue bien une opération de concentration qui met un peu plus à mal le pluralisme.

En effet, le groupe Hersant possède déjà 31 titres de presse quotidienne, parmi lesquels Paris-Normandie, les deux titres du Havre en Normandie, L’Union - L’Ardennais de Reims et l’Aisne Nouvelle en Champagne-Ardennes et 6 titres outre-mer, 16 hebdomadaires régionaux sur la côte atlantique et en Normandie.

Le groupe est un acteur majeur de la presse gratuite avec le groupe Comareg éditant les titres ParuVendu, distribué dans 260 villes, et le Journal des plages, distribué en juillet et août sur les lieux de villégiature balnéaire (il contrôle aussi le site CarrièreOnline).

Mais, surtout, le groupe est un opérateur majeur de la télévision locale avec Canal 32 à Troyes, Télé Grenoble, Paris Cap’, Télé Alsace et des participations dans Orléans TV (37,8 %), Cityzen TV à Hérouville-Saint-Clair et Caen et Télé Miroir à Nîmes.

Enfin, Philippe Hersant, qui est résident suisse, possède 4 quotidiens à Nyon et Neuchâtel et deux télévisions locales, Léman Bleu (au côté de la ville de Genève) et TVM3, chez nos voisins helvètes.

Le président de la République qui estime que la presse n’est pas encore assez concentrée se satisfera sans doute de cette opération. Le SNJ-CGT, lui, condamne cette nouvelle partie de poker sur les bords de la Méditerranée. Les personnels sont une fois encore l’objet des stratégies à géométrie variable des industriels des médias, pour qui le mot pluralisme est absent de leur vocabulaire.

Ce rachat, dont les personnels et les journalistes en particulier feront les frais, est un nouveau mauvais coup porté à l’information. Alors que de toutes parts monte la revendication d’un véritable pluralisme, les grands groupes continuent à faire des affaires. C’est un mauvais signe adressé au Parlement, qui ne sera pas enclin à élaborer des mesures législatives anti-concentration.

Le SNJ-CGT appelle les journalistes à prendre toutes les initiatives pour faire grandir cette revendication avec toutes les organisations soucieuses de défendre le droit à l’information.

communiqué du SNJ-CGT

Montreuil, le 13 août 2007

 

jeudi 16 août 2007, a 21:40
SANS PAPIER .
 

Sans papier Par PCF Dunkerque-Est le jeudi 16 août 2007, 20:49 - Lien permanent

Communiqué de presse d' Eric CORBEAUX

Ce conflit n’a que trop duré et l’état de santé de plusieurs dizaines de grévistes de la faim devient inquiétant.

Depuis que la préfecture a fait le choix de durcir le ton en expulsant les 63 grévistes de la faim de la Bourse du Travail, la situation devient intenable pour certains grévistes qui ont décidé de poursuivre leur mouvement. Ils sont aujourd’hui sans assistance devant 6 hôpitaux du département et déplacés quotidiennement par les forces de l’ordre qui les relâchent au milieu des centres-villes.

Ce choix de la préfecture conduit à des traitements inhumains de la part des forces de l’ordre à l’encontre de gréviste de la faim et met dans une situation intenable les personnels hospitaliers, le SAMU et les pompiers. Même si nous ne partageons pas le choix de faire la grève de la faim pour se faire entendre et se faire respecter, notre pays ne peut pas avoir de telles pratiques, inhumaines, à l’encontre de personnes dans le cadre d’un conflit. En dispersant les grévistes de la faim et en les pourchassant, le préfet de la région joue avec le feu.

Pour cette raison, Eric CORBEAUX demande au ministre de l’Intérieur d’intervenir dans ce conflit en nommant le plus rapidement possible un médiateur afin de pouvoir rétablir dans les jours qui viennent un dialogue entre la préfecture et les sans papier et trouver une issue à ce conflit.

Lettre commune du PCF, du PCF et des verts à Madame Alliot Marie Ministre de l’Intérieur, de l’Outre Mer et Des Collectivités Territoriales Place Beauvau 75008 PARIS

Madame la Ministre,

Depuis le début la fin du mois de juin, 63 personnes, originaires de pays africains ont décidé d’entamer une grève de la faim devant le refus persistant de la préfecture d’étudier leur situation en vue de régulariser leur situation.

Alors que ces personnes étaient rassemblées à la Bourse du travail de Lille, sous des tentes, soutenus par différentes associations, notamment la Ligue des Droits de l’Homme et le MRAP et suivis médicalement, le Préfet de Région, Monsieur CANEPA a fait le choix d’expulser les grévistes de la faim et de les disperser sur l’ensemble du département.

Depuis la situation devient intenable pour certains grévistes qui ont décidé de poursuivre leur mouvement. Ils sont aujourd’hui sans assistance devant 6 hôpitaux du département et déplacés quotidiennement par les forces de l’ordre qui les relâchent au milieu des centres-villes. Ce conflit n’a que trop duré car l’état de santé de ces personnes après 50 à 56 jours de grèves de la faim se dégrade fortement.

Ce choix de la préfecture conduit à des traitements inhumains de la part des forces de l’ordre à l’encontre de grévistes de la faim et met dans une situation intenable les personnels hospitaliers, le SAMU et les pompiers. Même si nous ne partageons pas le choix de faire la grève de la faim pour se faire entendre et se faire respecter, notre pays ne peut pas avoir de telles pratiques, inhumaines, à l’encontre de personnes dans le cadre d’un conflit. En dispersant les grévistes de la faim et en les pourchassant, le préfet de la région choisit de durcir le ton mais il joue avec la vie et l’intégrité physique d’êtres humains.

Pour cette raison, je me permets de m’adresser à vous afin de trouver le moyen de renouer le dialogue entre la préfecture et les sans papiers de Lille. La nomination d’un médiateur peut permettre de trouver une issue à cette situation.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie, Madame la Ministre de bien vouloir accepter mes sincères salutations.

Eric CORBEAUX Secrétaire Départemental du PCF Conseiller Régional

Déclaration commune du PCF, du PS et des VERTS concernant les sans papiers grévistes de la faim.

Lille, le 10 août 2007

Les responsables du PCF, du PS et des VERTS se sont rencontrés aujourd’hui pour faire le point sur la situation des sans papiers grévistes de la faim dans le département du Nord.

Le Préfet a choisi de durcir le ton en faisant évacuer la Bourse du Travail. Depuis, 63 personnes, grévistes de la faim, sont dispersées devant 6 hôpitaux, sans assistance et régulièrement arrêtées et évacuées par les forces de l’ordre.

Pour les trois organisations politiques, ces décisions du Préfet rendent aujourd’hui la situation insupportable et ne permettent aucune sortie de crise. L’état de santé de plusieurs personnes se dégrade fortement. Les personnels hospitaliers, le SAMU et les pompiers doivent aujourd’hui gérer un conflit et sont de plus en plus mis en difficulté dans une période déjà difficile à gérer.

Ce conflit intervient dans un contexte politique où le gouvernement stigmatise les étrangers et crée un climat d’insécurité pour ces personnes : expulsion des enfants, arrestations aux portes des écoles, durcissement des conditions d’accueil. Ce climat conduit à des actions désespérées tel que la grève de la faim ou, plus grave, à Amiens, le cas d’un enfant qui a préféré se jeter par la fenêtre que d’être arrêté par la police.

Dernièrement, c’est le Ministre de l’immigration et de l’identité nationale qui déclarait, le 30 juillet, que la lutte contre le travail clandestin devait se mener en augmentant les contrôles des travailleurs immigrés. Le PCF, le PS et les VERTS estiment au contraire qu’il faut s’attaquer aux patrons voyous qui organisent le travail clandestin. Au lendemain de ces déclarations, le Préfet décidait d’expulser les sans-papiers de la Bourse du Travail.

Pour toutes ces raisons, les responsables du PCF, du PS et des VERTS demandent à une reprise de dialogue entre le Préfet et les sans papiers pour trouver une issue rapide à ce conflit. La nomination d’un médiateur pourrait être le moyen de reprendre les discussions, en lien avec les associations qui travaillent depuis toujours sur ce dossier, tel que la LDH, le MRAP et la CIMADE.

Ils demandent à rencontrer le Préfet le plus rapidement possible.

Eric CORBEAUX (PCF) Gilles PARGNEAUX (PS) Bernard DESPIERRE (Verts  

jeudi 16 août 2007, a 21:14
Le droit de grève .
 

 
Par Bernard LAMIRAND le jeudi 16 août 2007, 20:47 - Lien permanent

Le conseil constitutionnel vient de s'opposer à la demande des syndicats de considérer comme atteignant le droit de grève la mise en place du service minimum avec certains de ses articles anti-grève.

Cette demande des syndicats avait été présenté par les groupes socialiste et communiste.J

Je ne développerai pas sur les attendus de ce conseil et je considère que leur décision est celle de la représentation de la classe à laquelle ils appartiennent pour la plupart d'entre eux Ce conseil constitutionnel est-il indépendant.

Je vous laisse juger; sachons que la quasi-totalité de ses membres ont de tout temps représenté la droite au parlement.

Cette décision de considérer ce service minimum comme constitutionnel ne fait que confirmer le coté droitier de cet organisme.

Il démontre que nous avons vraiment besoin d'une autre constitution et d'un conseil constitutionnel représentatif du peuple.

jeudi 16 août 2007, a 16:39
7 Propositions pour le sport associatif .
 

Dans quelques mois auront lieu les élections municipales et cantonales.

Les fédérations affinitaires ont construit ensemble 7 propositions à l’intention des élus et candidats aux élections.

Sans la mise à disposition d’installations municipales, sans aide financière, bon nombre d’associations sportives ne pourraient pas exister. Mais les politiques municipales ont parfois tendance à oublier que la pratique sportive est un droit pour toute la population. Elles réservent leurs soutiens principaux, à l’image de ce que fait l’Etat, aux activités de compétition, particulièrement à celles qui obtiennent des résultats.

Une véritable politique sportive d’intérêt général, doit être pensée à partir de la diversité des attentes et des publics, des enjeux d’éducation et de santé publique, du besoin de faire vivre le quartier ou la petite commune rurale et de la nécessité de retisser des liens plus ou moins distendus entre leurs habitants, toutes générations confondues.

Conscientes de ces décalages, les fédérations affinitaires (FSGT, FSCF, UFOLEP), ont travaillé ensemble pour élaborer 7 propositions, orientées autour d’un axe central�: c’est en donnant priorité au sport, en association, "de proximité", que le développement des pratiques pour tous sera possible".

Les trois fédérations affinitaires ont ensemble des clubs dans 15000 communes. Elles regroupent 1 million d’adhérents. L’orientation des politiques municipales est essentiel pour leur avenir.

Des démarches sont en cours auprès des associations d’élus. Le CNOSF les soutient.

Le dossier présente les 7 propositions ainsi que les conceptions, atouts et réalisations des fédérations affinitaires.

Téléchargez-le�:

3http://www.fsgt.org/IMG/pdf/7_propositions_affinitaires.pdf

La FSGT sera présente au Salon des Maires de France les 20, 21 et 22 novembre 2007



De : FSGT
jeudi�16�août�2007

�

jeudi 16 août 2007, a 08:57
GREVE DE LA FAIM .( suite )
 

REPONSE DES GREVISTES AU PREFET CANEPA Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 15 août 2007, 23:51 - Migrants - Lien permanent

LES SANS PAPIERS GREVISTES DE LA FAIM REJETTENT LA DIVERSION CRIMINOGENE DU PREFET ET « DES SERPENTS Â» ASSOCIATIFS !

Le Préfet CANEPA a fait appel à ses laquais associatifs « Parce que des hommes y vivent », « Safia », « Voix de nanas », « Aida »,« Emmaüs Â» et le Président Régional de la« Cimade Â» pour lancer sa nouvelle diversion médiatique criminogène. Au 60ème jour de la grève de la faim, le Préfet et ses valets associatifs n'ont rien d'autre que « l'établissement d'une liste de 150 noms pour un examen de situation au cas par cas (...), délivrance immédiate ...d'un document conservatoire attestant leur inscription sur la liste en attendant ...qu'une décision soit prise, pour les personnes qui seront régularisées, délivrance immédiate d'un document provisoire en attendant l'édition du récépissé de carte de séjour Â» (Communiqué du Préfet du 14/08/07).

Les réponses des grévistes de la faim sont les suivantes: « Les associations mentionnées n'ont rien à voir avec nous autres sans papiers; elles veulent monnayer notre souffrance, notre santé, notre vie pour le compte du Préfet, elles ne sont représentatives de rien du tout, n'ont aucune crédibilité, aucune légitimité »; « Ces associations sont des parasites mouchards »; « ces associations sont des serpents venimeux qui prolongent le sale boulot du Préfet inhumain »; Nous sans papiers grévistes de la faim n'avons donné mandat qu'au CSP59 de négocier une sortie de crise fondée sur notre régularisation, le Préfet doit savoir clairement qu'il a déjà détruit notre santé et qu'il lui reste maintenant qu'à nous assassiner ».

Les ex-grévistes régularisés au nombre de trois, parmi lesquels deux ont fait 40 jours et le troisième 51 jours ajoutent: « Le Préfet nous a régularisés, nous avons arrêté notre grève de la faim et continuons de soutenir nos camarades, s' il ne l'avait pas fait pour nous serions encore et toujours en grève de la faim, alors ce qu'il a fait pour nous, il doit le faire pour tous les autres grévistes de la faim ».

Ces propos des grévistes de la faim sont à compléter par les 8 grévistes de la faim sans papiers qui sont menacés d'expulsion au Centre de Rétention de Roissy: « Pour les associations traîtres qui complotent avec le Préfet CANEPA ne parlent même de nous, pour elles, nous , on n'existe même plus, donc elles sont d'accord pour expulser des grévistes de la faim, c'est criminel ». Deux sont menacés selon les informations reçues d'expulsion ce 15 août 07 à 15h55 de Roissy vers Conakry.

Le CSP59 rend un grand hommage à ces grévistes de la faim qui, malgré les souffrances incroyables et inadmissibles qu'ils subissent, donnent une leçon de dignité, de morale, d'esprit d'unité et de solidarité dans l'épreuve de la résistance contre l'ignominie criminelle préfectorale. Les déclarations des grévistes de la faim sont l'équivalent du serment du jeu de paume de la grève de la faim fomentée et imposée par le Préfet CANEPA.

Ils font la preuve que la félonie, la trahison, la lâcheté sont des abjections bannies par l'humanité dans sa quête de la justice et l'égalité.

Le CSP59 appelle le Préfet a cessé ce jeu sordide et criminogène. Les pantins associatifs du Préfet doivent demander pardon aux grévistes de la faim.

Le CSP59 reprend donc une énième tentative pour une vraie sortie de crise en vue de la régularisation qui permette à la REPUBLIQUE de retrouver son honneur et de sauver des vies humaines.

Lille le 15 août 2007

TOUS LES JOURS A 18H, PLACE DE LA REPUBLIQUE,

PARVIS DES DROITS DE L'HOMME: MANIFESTATION !

Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél:06.80.57.50.61- fax: 03.20.74.16.68 - e-mail : csp59@wanadoo.fr -

 

mercredi 15 août 2007, a 23:36
Pétrole : Chavez menace les Etats-Unis .
 


Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé que le prix du baril de pétrole allait grimper prochainement jusqu’à 100 dollars. "J’ai toujours dit que les prix du pétrole s’acheminaient tout droit vers les 100 dollars le baril.

Nous devrions nous préparer à ce prix de 100 dollars", a-t-il déclaré dans un discours retransmis à la télévision avant de menacer des suspendre ses livraisons vers les Etats-Unis : "Personne ne doit penser que nous allons arrêter d’acheminer du pétrole aux Etats-Unis, non, sauf s’ils nous attaquent une nouvelle fois [et] S’ils nous attaquent encore une fois comme ils l’ont fait en avril 2002 (...) il n’y aura plus de pétrole", a-t-il ajouté.

Chavez promet de fournir du pétrole aux pays des Caraïbes

CARACAS, 11 août (XINHUA) — Le président vénézuélien, Hugo Chavez, a appelé samedi les pays des Caraïbes à s’unir contre les Etats-Unis, s’engageant à leur fournir du pétrole à des prix préférentiels pour "ce siècle et au-delà".

"Si nous sommes vraiment unis, les Caraïbes n’auront pas de problèmes au cours de ce siècle et au-delà pour leurs besoins en pétrole", a affirmé M. Chavez lors du sommet des pays membres de la Petrocaribe, une alliance des Caraïbes avec le Venezuela pour acheter du pétrole avec des paiements préférentiels.

Il a réaffirmé sa promesse de partager le pétrole du Venezuela avec d’autres pays, disant que le Venezuela pompe sa richesse pétrolière pour le mettre à la disposition des peuples des Caraïbes.

M. Chavez a par ailleurs réitéré son soutien à Cuba, accusant les Etats-Unis de tenter de l’isoler.

La Petrocaribe, créée en 2005 par le président Chavez, regroupe actuellement 14 pays.



De : CARACAS
mardi 14 août 2007
 

mercredi 15 août 2007, a 23:07
QUESTION ????
 

Que veut dire injecter 203 milliard d’Euro par la BCE pour les européens ?

Qui pourrait expliquer ici, ce que le mot "injection" de fonds européens traduit ? En particulier, ce versement est-il à fonds perdus ? De quel droit ? Sinon sur quels investissements ? De quel droit ? Quelle est la sûreté de tels investissements etc etc... Si c’est peu sûr, cela revient à verser à fonds presque perdus. De quel droit ...encore ?

Cet argent est-il l’argent provenant des fonds collectés par l’impôt de l’ensemble des contribuables européens ?

Voilà un thème redoutable pour les capitalistes, l’argent de tous est-il au service de quelques-uns. Les capitalistes considèrent-ils que l’argent de tous ne doit servir qu’à éponger leur malheur sachant que, pour eux, sauver le capitalisme revient à sauver le monde !!

Il y aura une question subsidiaire suivant la première réponse qui me sera donnée.

J’attends une réponse claire de la part des économistes.

Merci

Jacques



De : Jacques POTIER
mardi 14 août 2007
 

mercredi 15 août 2007, a 22:53
IRAK ( SUITE )
 

Ils n’ont rien perdu du tout, c’est juste de la fausse facturation.

François

Le cout de la guerre en irak

 

mercredi 15 août 2007, a 22:41
GROSSE RECONPENSE..............
 


(source cap JPO Europalestine. envoyé par jolui

GROSSE RÉCOMPENSE EN VUE : LE PENTAGONE RECHERCHE 190 000 FUSILS D’ASSAUT DONT IL A PERDU LA TRACE EN IRAK

Publié le 13-08-2007

C’est sans rire que certains médias ont relayé l’information publiée par le Washington Post, concernant la "disparition de 190 000 fusils d’assaut Kalachnikov ainsi que des pistolets", soit un tiers des armes distribuées aux forces irakiennes par les Américains entre 2004 et début 2007.

Le Gouvernment accountability office(GAO) - l’équivalent de la Cour des comptes - souligne que les Etats-Unis ont dépensé 19,2 milliards de dollars (13,8 milliards d’euros) pour financer les forces de sécurité irakiennes depuis 2003, dont au moins 2,8 milliards d’équipement. L’instance de contrôle de l’administration fédérale juge que la distribution des armes s’est faite à l’aveuglette et dans l’urgence, notamment en 2004 et 2005, lorsque l’entraînement des forces de sécurité était supervisé par le général David H. Petraeus, devenu depuis commandant en chef des forces américaines en Irak.

Le quotidien américain suppose que ces armes ont pu tomber entre les mains des insurgés qui combattent les troupes américaines et conclut : "l’incapacité des Etats-Unis à suivre la trace de ces armes, en utilisant par exemple leur numéro de série, fait qu’il est impossible pour l’armée américaine de savoir si elle combat un ennemi équipé par les contribuables américains."

CAPJPO-EuroPalestine



De : jolui
mardi 14 août 2007
 

mercredi 15 août 2007, a 22:26
" Le Monde "
 

"Le Monde" imprécis à propos des interpellations de sans pap Beaucoup d’imprécisions dans l’article du Monde titré "3Les interpellations de sans-papiers chez eux restent rares".

Le jeune russe, Ivan, tombé d’un immeuble (photo) alors que la police venait interpeller ses parents à domicile.

Le Monde pose la question : "Le nombre d’interpellations à domicile augmente-t-il ?"

Bonne question. La réponse est moins convainquante.

* Tout d’abord, le papier ne comporte aucun chiffre. Manque d’efficacité journalistique ou absence de transparence de la police? * Prenons le titre : "Les interpellations de sans-papiers chez eux restent rares".

Le mot "rare" appartient au registre subjectif. Le journaliste juge que ces interpellations sont rares. C’est un jugement, non un fait. Comme nous le verrons, le "bon" titre aurait été "Les interpellations de sans-papiers chez eux sont en augmentation".

* L’article contient aussi une contradiction.

"Le nombre d’interpellations à domicile augmente-t-il ? Difficile à dire." écrivent Bertrand Bissuel et Anne Rodier. Et plus haut : "A l’époque où Charles Pasqua était ministre de l’intérieur, de 1993 à 1995, les forces de l’ordre avaient, en quelques occasions, procédé de la sorte, se souvient Jean-Pierre Alaux, du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti)."

Or, si l’on comprend bien, les interpellations à domiciles avaient lieu en 1993-95. Elles ont cessé depuis.

Autrement dit, les interpellations à domiciles n’existaient quasiment pas depuis 1995. Elles ont repris avec l’élection de Nicolas Sarkozy. Elles sont donc en augmentation.

Le Monde ajoute : "Dans un passé plus récent, les associations d’aide aux plus démunis avaient été directement concernées par de telles interventions. En février 2003, la police aux frontières (PAF) s’était rendue dans la communauté Emmaüs de Bourg-en-Bresse pour arrêter un Algérien sous le coup d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière."

* Donc, entre 1995 et 2007, les interpellations pouvaient se faire dans les locaux d’une association, mais pas à domicile. Le journal évoque une circulaire datant de février 2006. Mais il ne pouvait ignorer le 5document paru samedi dans Libération. Une circulaire préfectorale qui demande aux policier d’accéler les interpellation. Pourquoi Le Monde ne cite pas ce document?

* A la fin de l’article, Le Monde tente d’obtenir des chiffres. Deux sources sont interrogées : association et police.

"Dans le monde associatif, certains ont toutefois le sentiment que les interventions policières au domicile des sans-papiers progressent tout en restant marginales sur le plan quantitatif."

"Ces pratiques étaient excessivement rares il y a quelques années, estime Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade (service oecuménique d’entraide). Aujourd’hui, elles ne sont plus exceptionnelles."

"En Ile-de-France, le phénomène s’avère presque inexistant, d’après un responsable syndical policier."

Pourquoi le Monde n’a pas choisi ce titre : "Les interpellations de sans-papiers chez eux sont en augmentation"

3http://crisedanslesmedias.hautetfor...



De : Eric M.
mercredi 15 août 2007
 

mercredi 15 août 2007, a 22:02
L'assoupissement .
 


Par Bernard LAMIRAND le mardi 14 août 2007, 08:49 - Lien permanent

Les quinze premiers jours d'août l'assoupissement semble général.

Et pourtant:

Sarkozy ourdi des choses chez son pote Bush.

Les sans-papiers sont pourchassés.

Les pilotes d'hélicoptères du Samu sont en grève.

Les restaurateurs exploitent les esclaves de la période des vacances.

Et surtout les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.

Un été où des moyens fabuleux sont injectés pour redresser les indices boursiers de ces malheureux actionnaires victimes de ces gueux américains incapables de rembourser leur baraques.

Un été où la richesse s'étale et se voit dans les casinos; Sarkozy, le bienfaiteur des riches, leur permet de jouir des remises d'impôts.

Un été d'état de grâce pour tous les REQUINS du fric; "vous vous rendez compte, même les malheureux nous plaignent et plébiscitent tous les cadeaux que nous fait ce gouvernement ! ".

Pendant ce temps là, le travail est vanté comme le sauveur suprême; mais qui empoche les résultats du travail; les grandes fortunes ?

Madame Parisot pourra lors de son université d'été où elle recevra toute la cour sarkozienne dresser un premier bilan de la mise en oeuvre du programme du MEDEF.  

mercredi 15 août 2007, a 21:51
PAUVRES RICHES !
 

Par philippe tixier le mercredi 15 août 2007, 00:29 - politique - Lien permanent

Pauvres riches :

Il est toujours plus simple de vivre pauvre quand on est riche que l'inverse !

(L'Expansion 24/09/2003 ) « Cela n'a toutefois pas empêché ces messieurs du CAC 40 et au premier chef les PDG, de bénéficier d'une augmentation de salaire d'environ 12 % en moyenne l'an passé. Â» (Notre échantillon de 34 sociétés de l'indice CAC 40 exclut Vivendi Universal, France Télécom (nouveaux PDG), Pernod-Ricard, Michelin, Crédit agricole et STMicroelectronics (manque d'informations précises pour un comparatif). ).

(01 men 2007) Mais cette moyenne masque de forts écarts dans les revalorisations de salaires : entre 2005 et 2006, la rémunération du PDG de STMicroelectronics a plus que doublé (119,3 %) quand celle du PDG de Peugeot a diminué de 20,3 %. Au total, seuls deux dirigeants ont vu leur rémunération grimper de plus de 50 % et neuf l'ont vu baisser.

(MATCH 2007) Seuls les P.-d.g. américains gagnent plus que les français. Les rémunérations de ces derniers ont bondi entre 1998 et 2005 de 215 %. Contre 25 % pour les salaires moyens dans le public et le privé. La moitié des français gagnent moins de 1500 euros ! C'est à dire que la moitié des français gagnent plus de 1500 euros !

Ne plus avoir le minimum est intolérable, parce que cela veut dire ne plus pouvoir se loger, éduquer ses enfants, avoir des enfants, manger convenablement, ..., se maintenir en santé.

Ne plus avoir le superflux est désagréable mais vivable, voire enviable !

Les seules statistiques publiées et relayées par les média sont des camouflets donnés aux gens modestes, je ne dis pas qu'il ne faut pas les publier, je dis que cela ne devrait pas exister ! Il n'y a qu'une nature humaine, le reste est de l'arrogance.

Le monde est complexe.

Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que chaud ! Peut-être même l'été ! Qui sait ?

philippe tixier 15 8 7

 

mercredi 15 août 2007, a 21:37
EXPULSION ( SUITE ! )
 

Expulsion mouvementée à Roissy ce matin pour un père de famille congolais Par Pierre BOUKHALFA le mardi 14 août 2007, 23:21 - Victimes d'exclusion/répression - Lien permanent

MigrantsRESFRépression

Réseau Education Sans Frontières Collectif départemental des militants, organisations et collectifs locaux pour l’information et le soutien aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers

Contacts : RESF 8 impasse Crozatier 75012 Paris http://www.educationsansfrontieres.org

Communiqué de presse du 14.8.07 (13 h)

Malgré la débauche de présence policière (en civil et en uniforme, CRS, maîtres chiens, militaires de Vigipirate…) et pression maximum sur les passagers, il a fallu près d’une heure pour parvenir à faire asseoir les passagers du vol Air France Paris-Kinshasa qui protestaient contre l’expulsion d’un père de famille congolais, M. Muada MAWANGPA, contraint d’abandonner une femme en situation régulière et deux jeunes enfants.

Il s’est trouvé un préfet (d’Eure et Loir) pour signer une obligation de quitter le territoire à ce mari, dont la femme travaille à l’Education Nationale et dont les deux enfants sont nés en France. Il s’est trouvé un juge administratif insensible aux situations humaines pour entériner cette mesure d’éloignement !

Les citoyens et militants de Chartres sont venus nombreux à Roissy ce matin et, avec la famille de Muada, avec l’aide de militants RESF de Seine Saint-Denis, ils se sont adressés aux passagers pour les sensibiliser à cette expulsion scandaleuse. Avec succès, car les passagers ont fait circuler l’information et sont restés très longtemps debout dans l’avion, qui n’a pu décoller qu’avec une heure de retard.

A l’annonce du décollage faite par un passager, Mme MAWANGPA, s’est effondrée en pleurs, un de ses enfants dans les bras. Un caméraman de TF1 était présent pour filmer les épisodes de ce drame.

Pour ceux de Chartres, comme pour tous les militants et citoyens qui se reconnaissent dans l’action, calme mais déterminée, de RESF, nul découragement, mais la conviction que cette bataille n’est pas terminée, pour Muada, pour lequel un appel a été engagée devant la cour administrative d’appel de Nantes. Il reviendra !

Mais que de moyens humains et financiers dépensés pour séparer un mari de sa femme, un père de ses enfants !

Que de mépris pour les conventions internationales ratifiées par la France et qui devrait protéger le droit de vivre en famille, les droits des enfants !

Que d’indifférence face aux drames humains que génère une politique dont la seule efficacité est sans doute de séduire l’électorat du Front National !

RESF Seine Saint-Denis – Eure et Loir : communiqué de presse du 14.8.07 – 13 h 30

Contacts : JM Delarbre (0689308615) / Catherine Stern (02 37 31 54 34)

 

mardi 14 août 2007, a 18:34
Crise immobilière américaine : Pas de fatalité !
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 14 août Il est un pays des merveilles où chacun et chacune pouvait devenir propriétaire de sa maison, même avec un salaire de misère, même avec un salaire suffisamment bas pour ne pas gêner la course à la rentabilité de son patron... Mais le tour de magie était trop beau. Le résultat de cette promesse, c’est la panique qui s’empare des marchés financiers. Ce sont des banques fragilisées par leur politiques spéculatives. Ce sont des banques centrales injectant des sommes colossales pour éviter l’écroulement des marchés financiers. Ce sont surtout des millions d’Américains dont le rêve d’accéder à la propriété se transforme en cauchemar et qui se trouvent aujourd’hui ruinés et condamnés à vivre dans la plus grande misère.

La crise immobilière aux Etats-Unis est lourde de menaces pour l’économie mondiale. Elle est une nouvelle preuve de l’incapacité des marchés financiers à s’autoréguler. Elle est une nouvelle manifestation des gâchis immenses suscités par les politiques spéculatives des banques et des institutions financières, malheureusement soutenues par les politiques monétaires des grandes banques centrales.

Malgré la gravité de la situation, force est de constater l’absence de toute réaction du gouvernement comme du président de la République. Peut-être parce qu’avec cette crise immobilière, c’est aussi la promesse du président Nicolas Sarkozy d’une « France de propriétaires Â» qui tombe à l’eau : on voit bien que rien ne sera possible sans enfin s’engager à augmenter les salaires et le pouvoir d’achat des Françaises et des Français. Mais plus sûrement, doit-on comprendre dans ce silence que la politique serait impuissante sitôt qu’il s’agit de remettre en cause les pleins pouvoirs des marchés financiers ? Doit-on comprendre que plus rien ne serait possible dès lors que la situation impose la refonte de tout le système financier international ?

Ce silence n’est pas acceptable. Rien n’empêche les Etats comme la France, rien n’empêche l’Union européenne d’imposer d’autres règles du jeu ! Mais tel n’est pas leur choix. Ils n’ont pas la volonté de transformer le statut et les missions de la Banque centrale européenne pour la mettre au service du développement de l’emploi, des salaires et de la recherche. Ils n’ont pas la volonté d’imposer d’autres logiques économiques aux banques, de faire primer le développement durable de l’économie sur celui des profits et de la spéculation.

C’est pourtant de tels choix dont l’on a besoin. Ce sont ceux du Parti communiste français.

Parti communiste français

Paris, le 14 août 2007.

 

lundi 13 août 2007, a 23:16
Contre les violences faites aux femmes .
 

Par PCF Dunkerque-Est le lundi 13 août 2007, 18:56 - Lien permanent

Actualités Dunkerquoise

Battue par son mari, une femme a été condamnée, le jeudi 25 juillet, par le tribunal de Dunkerque à 3 mois de prison avec sursis et à 800 euros d'amende.

Alors qu'elle s'était sauvée de chez elle avec ses enfants, pour éviter les coups de son tortionnaire et qu'elle avait trouvé refuge auprès d'une association Dunkerquoise, le tribunal l'a condamnée parce qu'elle avait osé soustraire ses enfants à leur père !!

En bref, elle aurait du subir les violences et laisser son compagnon perturber les enfants. Lorsqu'un tribunal prend, au nom du peuple, une telle décision, qui revient à affirmer que la moitié de la population n'est pas l'égale de l'autre, on peut sincèrement se demander si on est encore en démocratie !

 A moins que le tribunal de Dunkerque ait voulu dire STOP !

 STOP non pas au violence que subissent les femmes de la part de leur compagnon (faut-il rappeler que tous les trois jours une femme meurt sous les coups de son conjoint) , mais STOP aux luttes émancipatrices que mènent les femmes depuis plus d'un siècle. Peut être qu'il ait voulu aussi (le tribunal) annoncer par ce jugement le renforcement du patriarcat afin d’amplifier les rapports dominant / dominés, oppresseurs/opprimés qui sévissent dans notre société.

 Une chose est certaine c’est qu’un tel jugement, conjugué avec le développement des mouvements anti-avortement, dont Christine BOUTTIN (ministre de Nicolas SARKOZY) est proche, menace les droits des femmes et les libertés aux sens large ?

 Nous apportons tout notre soutien à cette dame et à l'association "SEDIRE" qui l'a hébergée et protégée. Nous pensons que tous les féministes, les démocrates, les femmes et les hommes de progrès doivent se rassembler pour que ce jugement soit invalidé lorsqu’il passera en appel et pour qu'une loi cadre contre les violences faites aux femmes soit votée à l'assemblée nationale.

Dans ce sens je demande :

- l’invalidation de ce jugement en appel

- qu’une loi cadre contre les violences faites aux femmes soit votée à l'assemblée nationale

Pour signer la pétition:

 

 

lundi 13 août 2007, a 16:40
LES GREVISTES DE LA FAIM ( Le Préfet CANEPA continue de balader les grévistes )
 

lundi 13 août 2007 (12h29) :
MALGRE LES SEVICES PREFECTORAUX, LES GREVISTES TIENNENT BON, CONTINUEZ VOTRE SOUTIEN SOLIDAIRE ! Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél:06.80.57.50.61- fax : 03.20.74.16.68 – e-mail : csp59@wanadoo.fr -

LETTRE DE REMERCIEMENT DU CSP59 AUX CITOYENS ET AUX POPULATIONS : MALGRE LES SEVICES PREFECTORAUX, LES GREVISTES TIENNENT BON, CONTINUEZ VOTRE SOUTIEN SOLIDAIRE ! Le Préfet CANEPA continue de balader les grévistes de la faim, aujourd’hui au 58éme jour, des hôpitaux à la rue. Les passages obligés aux Commissariats menottés, bastonnés, violentés, insultés, après les jugements de libérations des tribunaux, sont maintenant remplacés par les interventions policières pour démonter et confisquer les tentes, sortir de force les grévistes de la faim des hôpitaux, les menacer, etc.

Ces exactions préfectorales qui s’apparentent à des tortures accroissent la dégradation rapide de la santé des sans papiers déjà mise à mal par la grève de la faim. Pour une fois nous sommes d’accord avec le Dr P. GOLDSTEIN coordonnateur des urgences du Nord quand il déclare à la presse : « Sur un homme sans maladies préexistantes, les premiers signes cliniques peuvent commencer à apparaître entre 50 et 60 jours de grève de la faim. (…) La conséquence, ce n’est pas de vivre ou de mourir. C’est de vivre mais avec des de vraies séquelles liées au défaut de vitamines ou à une hypoglycémie prolongée. Elles peuvent être irrémédiables au niveau neurologique et neuro-musculaire. D’abord un effort de persuasion des risques encourus. Et puis, quand un patient n’est plus capable d’exprimer sa volonté, on ne peut pas le laisser mourir. On le soigne Â» (VDN, 10/08/07). Cette parole attendue enfin du médecin dévoile le stratagème cynique et dangereux auquel se livre le préfet CANEPA dans sa guerre contre les sans papiers grévistes de la faim que l’on peut résumer ainsi : Ne pas s’embarrasser de préoccupations humanistes liées à la santé des grévistes de la faim, mais les fatiguer le plus possible par des méthodes répressives dégradantes pour vaincre leur volonté de sortir de la clandestinité pour travailler dans la légalité.

La solidarité que vous exprimez de plus en plus au quotidien fait que les désespérés sans papiers grévistes de la faim ne désespèrent pas du pays berceau des droits de l’homme.
A chaque fois que la répression préfectorale les jette à la rue, vous êtes là toujours plus nombreux pour leur apporter des couvertures, du thé, de l’eau, du sucre, du sel. Vous êtes là aussi pour protester contre les pratiques intolérables de la police, de certains hôpitaux

C’est le cas à Lille au CHR, aux hôpitaux Saint Vincent, Saint Philibert, à l’hôpital de Seclin, à l’hôpital de Roubaix et Tourcoing.

Quand voulant les séparer en les rendant invisibles le Préfet CANEPA transfert les sans papiers grévistes de la faim à l’hôpital de Valenciennes, puis de Maubeuge ou encore de Hazebrouck, vous vous mobilisez – prêtres dans les églises invitant les fidèles à la solidarité humaine, syndicalistes, associatifs, citoyens, habitants – pour apporter aux grévistes de la faim sans papiers l’humanité encore présente au sein de la société et condamnant de fait ainsi les actes répréhensibles, inhumains et irresponsables du représentant de l’Etat..

C’est ainsi que face à la solidarité grandissante de la Flandres, très vite l’ordre a été donné par le préfet CANEPA de retirer les 6 grévistes de la faim de l’hôpital et de la rue d’Hazebrouck pour les ramener à Lille dans certains hôpitaux avant de les rejeter à la rue à nouveau.

Dans vos actes de fraternité humaine et de solidarité citoyenne, certains d’entre vous se demandent quelle différence y a t-il entre « clandestin Â» et « sans papiers Â» ? Le « clandestin Â», c’est l’étranger qui accepte de vivre cacher, inconnu des Préfectures. Le sans papiers, c’est l’étranger qui n’accepte pas l’inexistence légale, qui cherche à vivre et à travailler légalement., qui même si l’Etat lui impose l’illégalité refuse d’être hors la loi. Vous demandez aussi « est-il possible que toute la misère du monde soit accueillie en France Â» ? Il s’agit là d’une tromperie des politiciens qui instrumentalisent électoralement le fantasme de « l’invasion Â» pour faire peur et opposer ainsi français(e)s et immigré(e)s. L’immigration, c’est pas la déferlante des hordes nazies qui ont occupé la France en 1940. Sur 250 millions d’immigré(e)s dans le monde, à peine 1% sont dans les pays développés d’Europe, des Etats Unis et du Japon. La part de l’immigration dans la population française est restée stable, 7%, tout le long du 20éme et en ce début du 21éme siècle. Vous demandez aussi « quelle utilité à le Ministère de l’Identité Nationale et de l’Immigration Â» ? En fait ce ministère mal nommé devrait être appelé « Ministère de l’identité raciste(MIR) Â», car la nation française comme toute nation est une catégorie historique évolutive et non définitivement fixée une fois pour toute. A partir des années 45 pour la reconstruction de l’après guerre et puis pour faire face aux besoins de main d’œuvre jusqu’en 1974, la France a fait venir des centaines de milliers d’immigrés des anciennes colonies d’Afrique notamment. Les regroupements familiaux se sont opérés, des enfants sont nés et ont grandi dans les quartiers populaires. Ils, elles s’appellent Mohamed, Fatima, Moussa, Fatou, etc. Ils, elles sont français, sont musulmans, ont en partie la culture de leur papa et maman pour la majorité. Ils, elles parlent le français et parfois les langues de papa et de maman. Ils, elles font partie de l‘identité évolutive de la nation française. C’est ce que les partisans du « Ministère de l’identité nationale Â», en réalité de l’indignité ou de l’opprobre nationale veulent détruire en opposant les populations les unes aux autres. Vous demandez aussi « que veut dire le Préfet quand il parle de liste de 12% non crédible Â» ? C’est au Préfet de répondre justement aux questions suivantes : Comment explique t-il que toutes les listes de nos commissions juridiques (CSP59, Ldh, Mrap, Cimade) aient été « crédibles Â» de 2004 jusqu’à la dite liste de 12% ? Pourquoi le Préfet refuse t-il de dire qui dans la liste de 12% est inéligible à la régularisation et pourquoi ? Ces deux questions auxquelles le Préfet refuse de répondre montrent clairement la mauvaise foi du Préfet CANEPA.

Le CSP59 espère avoir répondu aux questions que vous vous posez tout en agissant solidairement avec les grévistes de la faim. Par la présente, le CSP59 vous exprime sa gratitude et sa confiance dans la victoire d’une société du vivre ensemble dans l’égalité et la fraternité.

Fait à Lille le 13/08/07

solidarité avec les Sans Papiers !

P. Bardet

suivez aussi sur la liste Pajol

5http://news.gmane.org/gmane.politics.activism.zpajol



De : CSP59
lundi 13 août 2007
 

lundi 13 août 2007, a 16:06
Quelle joie ce matin .
 

Par philippe tixier le lundi 13 août 2007, 12:31 - politique - Lien permanent

Quelle joie ce matin en ouvrant mon journal�! On parle de l'Oise mon département d'origine�! Ah mais c'est pour rapporter que le prefet est contre les parrainages républicains et menace les maires par lettre�! On va encore parler de la Picardie et l'Oise comme réservoir du front national, berk�! Est-ce que les prefets pourraient
s'arrêter de faire du zèle et se contenter de faire leurs devoirs de conscience et républicain, en l'occurence le prefet de l'Oise�? Si voulez vérifier ou réagir�: (Humanité), (courrier@oise.pref.gouv.fr )
Le monde est complexe.

Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet.�! L'automne ne peut être que chaud�! Peut-être même l'été�! Qui sait

�

lundi 13 août 2007, a 09:22
Etre victime et responsable !
 

C'est souvent se retrouver victime puis responsable ! Mais aux yeux de qui ?

Non je ne parle pas de Ségo, ni de Fransca, ni du malheureux qui s'est fait renverser par un bus, ni même du couple présidentiel en terme de harcellement médiatique, mais de cette femme volée par sa propre fille mineure !

C'est banal, malheureux, dans notre folie de toujours vouloir être victime, bourreau, ..., coupable, responsable, on arrive rapidement aux limites de l'exercice !

Le monde est complexe.

Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que chaud ! Peut-être même l'été ! Qui sait ?

philippe tixier

 

dimanche 12 août 2007, a 11:14
Faut-il dire merci ?
 

Par philippe tixier 

Brice Hortefeux accorde une autorisation de séjour provisoire de six mois aux parents d'Ivan AP | 11.08.2007 | 17:07

Brice Hortefeux a demandé "à titre humanitaire" au préfet de la Somme de délivrer aux parents du petit Ivan "une autorisation provisoire de séjour de six mois" pour leur "permettre de séjourner légalement en France à ses côtés alors qu'il reste hospitalisé", a annoncé samedi le ministère de l'Immigration.

Et dire que cette nouvelle a surement été médiatisée via le net donc via les USA puisque les services du ministère de l'imigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement, qui se situent sous la responsabilité du web du premier ministre sont hébergés aux USA ! Ca fera plaisir à Yvan.

D'autre part, on comprend bien que si à chaque fois qu'on se jette par la fenêtre on devenait français, la France changerait de visage ! Mais je pense que les cimetières ne suffiraient plus non plus ! En fait on pourrait très largement proposer une loi, baptisée loi du sol qui proposerait de naturaliser tous les morts en France.

Le monde est complexe.

Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que chaud ! Peut-être même l'été ! Qui sait ?

philippe tixier 12 8 7

 

samedi 11 août 2007, a 23:55
Un accident de camion par semaine .
 

Antoine Fatiga, responsable CGT transports des Alpes du Nord

Point de vue

.

« Le gouvernement freine des deux pieds sur le ferroutage et sur toutes les mesures de transfert modal, malgré son discours

sur l’environnement, parce qu’il préfère laisser se développer tout

ce qui permet de baisser les coûts

du transport, en parfaite logique

de politique de mondialisation.

Le transport routier est en plein dumping social avec l’emploi de plus en plus de salariés de pays européens sous-payés, qui travaillent dans

des conditions de sécurité plus que douteuses. Les chauffeurs du nord de l’Europe, par exemple, partent

de chez eux pendant trois

à quatre mois. Sans même parler

du nombre d’heures de travail, il faut savoir qu’ils passent leur temps

de repos sur des aires d’autoroute.

À La Motte-Servolex, ils ont droit

à un entrepôt avec une machine

à café, une douche, une télévision

et un supermarché à proximité.

C’est tellement gai que deux chauffeurs sont morts, un week-end, d’avoir trompé leur solitude

en se saoulant. Ce n’est pas

un accident de travail…

Les accidents de camions

dans les tunnels ne font pas toujours l’actualité. Ils ne sont pas tous mortels. Mais il ne se passe pas

une semaine sans qu’un moteur

ne prenne feu dans un tunnel alpin parce que les moteurs sont tellement confinés qu’ils chauffent vite

et brûlent plus facilement que

par le passé.

Le gouvernement Prodi a réussi

à lever en partie l’opposition

de ses concitoyens alpins au TGV Lyon-Turin en proposant de modifier le tracé du tunnel de base pour relier la voie à une autoroute ferroviaire déjà en service à Orbassano.

C’est l’exemple même

qu’une volonté politique peut être déterminante dans l’avancement d’un projet. Et c’est ce qui manque cruellement au gouvernement français, qui a d’autres choix. Â»

Propos recueillis par É. R.      l ' Huma du 10 / 08 / 07

 

samedi 11 août 2007, a 23:37
Nicolas Sarkozy fait déraller le fret .
 

Transport . En contradiction avec ses déclarations en faveur d’une remise en cause du tout-camion, le président de la République multiplie les décisions défavorables au rail.

Création d’un ministère d’État à l’Environnement, déclarations en faveur d’une hausse de 25 % en cinq ans de la part du transport fret non routier : le président de la République, Nicolas Sarkozy, s’emploie depuis le début de son mandat à donner de lui l’image d’un chef de l’État soucieux de s’engager plus que ses prédécesseurs dans le développement des alternatives au tout-camion. Reste que les faits sont têtus. Non seulement ils ne confirment pas ce discours, mais ils le démentent. Le désengagement de - l’État du financement de « l’autoroute ferroviaire Â» Lyon— Turin (lire ci-contre) ne relève pas de l’anecdote. Il est symptomatique de l’action présidentielle.

le bilan calamiteux de la sncf

Loin de « la rupture Â» revendiquée, la politique des transports de Nicolas Sarkozy s’inscrit dans la poursuite de celle mise en oeuvre par la droite depuis 2002, dont une des premières décisions fut de rompre avec le développement du fret SNCF initié sous le gouvernement de Lionel Jospin par le ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot.

Cinq ans plus tard, la situation de Fret SNCF est catastrophique. Le volume de marchandises transporté par l’entreprise publique est passé de 55 milliards à 40 milliards de tonnes/kilomètre. En 2006, l’activité a enregistré une perte courante de 250 millions d’euros et des pertes exceptionnelles de 650 millions d’euros. Soit un total de 900 millions d’euros pour un chiffre d’affaires qui a reculé de 200 millions d’euros, passant de 1,9 milliard d’euros en 2005 à 1,7 milliard d’euros l’année dernière. Un bilan calamiteux que la direction de la SNCF attribue à la concurrence dont elle affirme, sans en apporter la preuve, qu’elle bénéficie d’un avantage de 30 % en termes de coût de production. Une explication peu convaincante. En effet, les nouveaux venus sur le marché du fret ferroviaire n’ont récupéré que 3 des 15 milliards de tonnes/kilomètre perdues par l’entreprise publique. Au total depuis 2003, date de l’entrée en vigueur de la libéralisation, les concurrents de la société nationale ont réussi à capter seulement 1 % des trafics.

Selon les organisations syndicales de cheminots, la chute vertigineuse des résultats de Fret SNCF est due « Ã  une dégradation de la qualité et de la fiabilité Â» des prestations de l’entreprise publique. Celles-ci sont la conséquence de la mise en oeuvre du plan de redressement de l’activité (2004-2006), affirme en particulier la CGT. Ce plan, qui prévoyait « une réduction des capacités Â» de Fret SNCF et qui est à l’origine de 40 % des 16 000 suppressions d’emplois de cheminots depuis 2002 et de la fermeture de nombreuses gares et triages, a conduit à une dégradation de l’outil de production. Avalisé par la Commission européenne sous condition d’une mise en oeuvre de la libéralisation du fret ferroviaire, il avait pour objectif l’adaptation de l’entreprise publique au nouveau contexte de la concurrence. Sa logique, fondée sur l’abandon d’une politique de volume au profit d’une politique de marge, a consacré le repli de la SNCF sur les trafics les plus rentables.

privatisation rampante

Loin de rompre avec cette politique, « le programme d’actions Â», adopté par le conseil d’administration de la SNCF le 28 mars dernier malgré l’opposition des administrateurs CGT, propose de la poursuivre. Les projets de « haut-débit ferroviaire Â» confirment l’engagement de la SNCF dans une gestion axée sur la rentabilité financière, tandis que « l’objectif d’une amélioration de 25 % de la productivité Â» annonce de nouvelles saignées en matière d’emplois et sous-tend de nouveaux abandons d’infrastructures. Cette logique purement financière imposée par l’État à la SNCF corrobore les accusations régulièrement répétées par les organisations syndicales de cheminots, qui affirment que le gouvernement procède ainsi à « une privatisation rampante Â» de l’entreprise publique.

Pour réclamer l’abandon de cette orientation, sept des huit fédérations (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD Rail, UNSA et CFE-CGC) se sont adressées dans un courrier commun à la présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac. Dans cette lettre, les syndicats revendiquent « un moratoire sur l’ensemble du projet de l’activité fret Â», récemment adopté, et l’ouverture d’un débat sur leurs propositions. Ils exigent également « l’arrêt des suppressions d’emplois et de leur filialisation, la réouverture de gares au fret et le maintien de l’activité de l’ensemble des triages Â».

Pierre-Henri Lab    l ' Huma du 10 / 08 / 07

 

samedi 11 août 2007, a 23:18
Sur la piste des grandes fortunes .
 

Une classe très mobilisée Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, directeurs de recherche au CNRS

Un bouclier fiscal à 50 %

Christine Lagarde, ministre de l’Économie, affirmait, dans le Monde du 12 juillet, qu’« il n’y a plus de lutte des classes, il faut retrousser ses manches ». Pourtant le vocabulaire des rapports sociaux dans leur dimension fiscale reste guerrier et dans la logique du conflit. Ceux qui ne s’estiment pas suffisamment protégés par le bouclier fiscal ont choisi l’exil, comme peuvent le faire les victimes d’une guerre. Ce bouclier protège des menaces que font peser un État et un peuple aux traditions trop égalitaires. Car toute mesure de redistribution est perçue comme une atteinte intolérable au droit de propriété. Le bouclier fiscal fixé à 60 % des revenus disponibles a été jugé encore trop peu favorable aux possédants. Le candidat Nicolas Sarkozy avait prévu de l’établir à 50 %, ce qui vient d’être fait dans le cadre du vote par le Parlement de la loi TEPA (en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat), dite aussi paquet fiscal. En incluant la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) dans le montant des impôts pris en compte, la nouvelle loi diminue les prélèvements sur les revenus des plus aisés. Selon Charles de Courson (Nouveau Centre), de la commission des Finances, « la réforme envisagée consiste à abaisser le plafond non pas à 50 % mais à 39 %, ce qui correspond au taux marginal de l’impôt sur le revenu. En d’autres termes, cela revient à supprimer l’ISF pour les riches ».

En conjuguant les effets du bouclier amélioré avec ceux des nombreuses niches fiscales disponibles en France (plus de 400), il serait alors possible que des foyers très fortunés échappent à toute imposition directe. Ne plus payer d’impôts en étant milliardaire, voilà un résultat qui devrait contenter quelques familles de Neuilly et des beaux quartiers de Paris et d’ailleurs. Cette rupture dans le sens d’un retour à l’Ancien Régime a même alerté Christine Lagarde qui s’est engagée à remettre, avant le 15 octobre, un rapport sur la possibilité d’instaurer pour les particuliers un impôt plancher.

Il est vrai que la cavalerie budgétaire de ce mois de juillet conduit à des pertes pour les finances publiques de l’ordre de 13 milliards d’euros, pour l’ensemble du paquet fiscal et en année pleine. Le « trou » de la Sécurité sociale, qui concerne tous les Français, n’est pas aussi profond, puisqu’il culmine à 12 milliards pour 2007. Sans compter le déséquilibre dans les sources de la collecte fiscale. Les impôts sur le revenu en apportent 16,6 %, mais la moitié de ménages seulement y contribuent. Les impôts indirects, dont la TVA, que tout le monde paie, même les plus démunis, entrent pour 50,8 % dans le total des recettes. Pauvre ou riche, chacun apporte son obole, au prorata du montant de ses dépenses bien entendu, en achetant sa baguette et son steak. De-là à envisager la TVA sociale, il n’y a qu’un pas, qui semble très proche de nous aujourd’hui.

Le candidat Nicolas Sarkozy avait dit qu’il ferait ce qu’il promettait. Les électeurs de Neuilly, ses anciens administrés, doivent se

féliciter de lui avoir fait confiance, pour 87 % d’entre eux. Ce score de république bananière met en lumière la lucidité politique des électeurs huppés de cette banlieue chic, qui fait encore mieux que les plus beaux quartiers de Paris.

Léone Meyer, l’héritière des Galeries Lafayette, lasse d’entendre son cas être pris pour exemple des cadeaux que représente le bouclier fiscal, à propos des 7 millions d’euros qui lui furent restitués sur ses impôts versés en 2006, a publié une lettre ouverte. « J’aurais pu réclamer un statut de réfugiée fiscale en Suisse ou en Belgique », y écrit-elle dans le Journal du dimanche du 22 juillet. Il est vrai que les exemples célèbres ne manquent pas. « Je ne l’ai pas fait, ajoute-t-elle. J’ai payé et je suis restée, prenant le pari que les Français voteraient à la présidentielle pour le candidat de la rupture qui leur avait promis un avenir meilleur. Pari certes réussi, mais qui m’a coûté cher. » L’avenir a également paru s’annoncer sous de meilleurs auspices pour « la diaspora fiscale qui, de Londres à Bruxelles, a salué la victoire de Nicolas Sarkozy avec les meilleurs champagnes », comme nous l’a rapporté l’une de nos informatrices.

« Vivons heureux, vivons cachés » : rupture sur ce principe ?

Cette maxime, que les dominants reprennent volontiers à leur compte, manifeste un principe de précaution selon lequel les rouages de la puissance et de la fortune doivent être discrets pour que leur pérennité ne soit pas menacée. Ainsi les grands cercles, comme le Jockey Club, l’Automobile Club de France ou le Cercle de l’union interalliée, à Paris, l’Union Club bordelais ou l’Ordre du clou de Lyon cultivent plus le secret que la médiatisation de leurs activités. Il nous fut difficile d’y pénétrer et de recueillir des informations. Leurs annuaires, que tout membre reçoit chaque année, ne sont pas publics et leur accès demande de recourir à quelques astuces. Il est vrai que la liste des membres met en évidence la classe réalisée. La présence simultanée des élites sociales appartenant aux activités les plus variées, des affaires à la littérature en passant par l’armée et l’agriculture, met en évidence une logique de regroupement qui dépasse les cloisonnements de la vie professionnelle. C’est au-delà, dans l’importance de la fortune, dans la multidimensionnalité des richesses, dans la patine du temps et des générations, que se fonde l’unité du groupe social conscient de lui-même et de ses limites. Une connaissance exhaustive de ces lieux fermés au commun et la mise en relation des listes de leurs membres permettraient de dévoiler les réseaux imbriqués sur lesquels tout pouvoir s’appuie, en particulier celui de l’oligarchie financière. Par le jeu des alliances familiales et d’autres liens, comme ceux des amicales d’anciens élèves ou ceux des pratiquants de la vénerie, de la voile ou du golf, ce petit monde qui est aussi le grand monde transcende les spécialisations professionnelles et arrive à mettre en commun tous les talents et toutes les ressources de tous les secteurs d’activité.

Il y a toutefois un élément nouveau dans la situation présente, dont on ne sait quel sera l’impact. Nicolas Sarkozy s’est fait élire, entre autres thèmes, sur celui de la rupture, de « la nécessité d’aller de l’avant », comme l’expriment certains de ses sectateurs. Le changement est là : ce qui a été dit passe dans les actes. Le paquet fiscal est ficelé, et ses destinataires s’apprêtent à le recevoir. Mais cette inflexion politique se construit de façon tout à fait nouvelle dans un souci inhabituel de la médiatisation qui révèle de manière inattendue le dessous des cartes. Il en est ainsi des liens d’amitié personnelle qui lient le nouveau président à un aréopage d’hommes d’affaires : Arnaud Lagardère, Vincent Bolloré, Bernard Arnault et François Pinault, entre autres. Les invitations fastueuses, sur un yacht près de Malte ou sur la côte Est des États-Unis, ne sont pas masquées, mais au contraire mises en évidence, comme un élément de plus à l’avantage de celui qui en bénéficie. En guise de rupture, on retrouve l’objurgation de Guizot, « enrichissez-vous ». Les rapports sociaux pro- fondément hiérarchisés et inégalitaires semblent être devenus une évidence qui va de soi, peut-être regrettable, mais avec laquelle il faut composer. Apparemment féru de génétique, le nouveau président considère les êtres humains comme biologiquement différents et inégaux. Le fonctionnement de toute société humaine ne peut donc être que fondé sur des hiérarchies, transmissibles d’ailleurs de génération en génération puisque fondées sur des qualités innées. Ce pouvoir est prometteur d’un renforcement des inégalités en allant à contre-courant de tous les acquis de la redistribution et des efforts pour favoriser une réelle égalité des chances. Mais, en outre, il affiche de manière surprenante un cynisme systématique, selon lequel il est parfaitement légitime que les riches soient riches et toujours plus riches. Perversité extrême de la notion de mérite qui en arrive à justifier les plus grandes injustices en persuadant les perdants de leur culpabilité dans leurs échecs, scolaires, économiques et sociaux.

l ' Huma du 10 / 08 / 07

 

samedi 11 août 2007, a 22:21
Des militants des droits de l'homme emprisonnés au Maroc .
 


Des militants des droits de l’homme emprisonnés au Maroc Appel à soutien samedi 11 août 2007, par Invités / "le Patriote" letrre à envoyer aux ambassades

Faits�: Mohamed Yousfi, secrétaire de la section d’Attac Maroc à Beni Mellal, passe en procès en appel jeudi 2 août avec deux autres camarades Abdelkebir Rabaaoui et Brahim Ahansal, de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc et de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme de Beni Mellal. Ils risquent une aggravation de leurs peines. Mohamed Yousfi, Abdelkebir Rabaaoui et Brahim Ahansal ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis et 5000 dirhams d’amende en première instance pour avoir participé le 5 juin à un rassemblement de solidarité à Beni Mellal avec cinq militants de l’Association marocaine des Droits de l’Homme (dont le Président et quatre militants de l’Association des diplômés chômeurs, parmi lesquels se trouve un responsable jeunesse de l’organisation Nahj Democrati) arrêtés au défilé du 1er mai à Ksar el Kébir et condamnés à 3 ans de prison et 10.000 dirhams d’amende et, ElMehdi ElBerbouchi (étudiant, dix-neuf ans), Abderrahim Karrad (syndicaliste ouvrier agricole, vingt-cinq ans) et militants de l’Association marocaine des Droits de l’Homme arrêtés au défilé le 1er mai à Agadir et condamnés à 2 ans de prison ferme et 10.000 dirhams d’amende. Un autre militant arrêté au rassemblement de Beni Mellal, Mohamed Boughrine (72 ans) a été condamné à un an de réclusion ferme pour les mêmes motifs. Il a choisi de ne pas faire appel.

Ces militants de l’Association marocaine des Droits de l’Homme, de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc, de l’UMT et du syndicat des travailleurs agricoles ont été arrêtés, jugés et condamnés, parce que, selon la police, ils avaient scandé des slogans autres que les slogans de revendications sociales de leurs organisations et “portant atteinte aux valeurs sacrées du régime monarchiqueâ€, c’est à dire “outrageants pour la personne du Roi et de sa familleâ€.

(La législation marocaine punit toute humiliation de la personne du roi, de l’un des princes ou de ses apparentés par l’injure et l’outrage. Le procureur du Roi les a accusés d’avoir scandé le premier mai 2007 "Jet, ski et fêtes, ou est passé l’argent du peuple ?"�; "On a assez du sacré, plus de liberté" "Le roi va t’en, le Maroc n’est pas ta propriété" "Monarchie fasciste, république démocratique". Les accusés ont nié avoir scandé les slogans qui leur étaient reprochés durant toutes les étapes de la procédure, devant le procureur et devant le parquet�; de surcroît les slogans qui leurs sont reprochés ne constituaient pas une injure ou un outrage à l’égard de la personne du roi et des princes, mais une opinion sur le régime politique).

Les cinq militants de Ksar el Kébir ont toujours nié ces accusations et les deux militants de Agadir, qui avaient avoué sous la torture, se sont rétractés depuis. Le 24 juillet, les 5 militants de Ksar el Kébir qui avaient fait appel de leurs condamnations à 3 ans de prison ferme, ont vu ces condamnations aggravées à 4 ans de prison ferme. Les militants de Agadir ont entamé une grève de la faim le 26 juillet contre ce jugement, et pour réclamer des soins médicaux pour Abderrahim Karrad (asthmatique et sévèrement torturé) et faire cesser les menaces de viol sur le jeune ElMehdi ElBerbouchi (enfermé avec des droits communs) et privé de la possibilité de continuer sa scolarité. Les procès des détenus et accusés du 1er Mai doivent être annulés et nos camarades libérés.

Nous vous demandons de faxer, (si possible AVANT LE 2 AOUT, sinon dès que vous pouvez) aux ministère de la justice et, si possible aux autres ministères et autorités marocains cités en fin de message.

Nous vous demandons aussi d’envoyer à vos contacts militants et à vos amis ce message en leur demandant de faxer eux-aussi des protestations aux autorités marocaines, pour exiger la relaxe et la libération des détenus du 1er mai et l’amélioration de leurs conditions de détention.

Commission méditerranée (Attac France)

Modèle de lettre à faxer directement aux autorités marocaines, si possible avant jeudi 2 août (liste des fax en fin de message)

Nous vous écrivons pour vous faire part de notre préoccupation quant au fait que depuis le 1er mai 2007, des membres de l’Association marocaine des droits humains, de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc et de l’association Attac ont été condamnés à des peines de quatre ans de prison ferme pour«�atteinte aux valeurs sacrées du régime monarchique�». Ils ont participé le 1er mai à des manifestations non violentes au cours desquelles des opinions ont été exprimées de manière pacifique. Ils nient tous avoir scandé les mots d’ordres contre la monarchie qui leur sont reprochés. Ils dénoncent des tortures subies pendant les interrogatoires pour leur extorquer des aveux. Ils affirment que les procès verbaux des policiers les accusant ont été rédigés plusieurs jours après leurs arrestations. Ces personnes n’ont fait qu’exercer leurs droits fondamentaux à la liberté d’expression et de réunion, garantis par la Constitution marocaine et par les articles 19 et 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel le Maroc est partie.

Le 24 juillet, les peines de Thami Khyati, Youssef Reggab, Oussama Ben Messaoud, Ahmed Al Kaateb, Mohamed Rabii Raïssouni, arrêtés après le défilé du 1er mai de Ksar El Kbir ont été aggravées en appel de 3 à 4 ans de réclusion ferme et 10.000 dirhams d’amende. ElMehdi ElBerbouchi (étudiant, dix-neuf ans) et Abderrahim Karrad, arrêtés pour avoir participé au défilé du 1er mai à Agadir, ont été condamnés à deux ans ferme et 10.000 dirhams d’amende au même motif d’«�atteinte aux valeurs sacrées du régime monarchique�» .

Nous demandons l’annulation du procès des accusés de Ksar el Kébir qui n’a respecté ni le fond des conventions internationales ratifiées par le Maroc, ni la forme des procédures légales marocaines. Les accusés ont toujours nié avoir “atteint aux valeurs sacrées du régime en scandant des slogans insultants pour la personne du roi et de sa famille†et affirment n’avoir scandé que les slogans revendicatifs de leurs organisations. Les procès verbaux de l’accusation sont postérieurs à leur arrestation. Nous exigeons leur libération immédiate et l’annulation de toutes les condamnations et poursuites.

El Mehdi El Berbouchi et Abderrahim Karrad, ont commencé une grève de la faim le 26 juillet pour obtenir d’être séparés des droits communs, pour que Karrad reçoive des soins, et que El Berbouchi continue sa scolarité. El Mehdi El Berbouchi déclare avoir été battu et menacé de viol pendant son interrogatoire pour lui arracher des aveux. Il dit être placé avec des droits communs qui continuent de le menacer de viol. Abderrahim Karrad, syndicaliste ouvrier agricole, est asthmatique, et déclare être privé de soins après avoir été torturé dans ses interrogatoires.

Nous demandons l’annulation du procès des accusés d’Agadir qui n’a respecté ni le fond des conventions internationales ratifiées par le Maroc, ni la forme des procédures légales marocaines. Les accusés déclarent avoir fait leurs aveux sous la torture physique et psychologique. Nous exigeons une enquête judiciaire sur les conditions de leurs interrogatoires et de leur incarcération. Nous exigeons leur libération immédiate et l’annulation de toutes les condamnations et poursuite. Nous soutenons leurs demandes d’être placés dans une cellule commune, sans droits communs, que Abderrahim Karrad soit soigné pour son asthme, et que ElMehdi ElBerbouchi puisse reprendre sa scolarité interrompue par son incarcération.

Mohamed Boughrine (72 ans) a été condamné à un an de réclusion ferme, Mohamed Yousfi, secrétaire général du groupe local d’Attac Maroc de Beni Mellal, ainsi que Abdelkebir Rabaaoui et Brahim Ahansal, de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc et de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme de Beni Mellal ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis et 5000 dirhams d’amende, pour avoir manifesté à Beni Mellal en solidarité avec les détenus de Ksar el Kebir et de Agadir. Nous demandons l’annulation du procès des accusés de Beni Mellal qui n’a respecté ni le fond des conventions internationales ratifiées par le Maroc, ni la forme des procédures légales marocaines. Nous exigeons leur libération immédiate et l’annulation de toutes les condamnations et poursuite.

Veuillez agréer, nos salutations respectueuses Signature ....

FAX DES AUTORITÉS MAROCAINES

M.�Driss Jettou, premier ministre, bureau du premier ministre, courrier@pm.gov.ma - fax�: 00212 037761010 // 00212 37 73 10 10 M.�Mohamed Bouzoubaa, ministre de la Justice,Rabat�: courrier@mj.gov.ma - fax 00212 037723710 , Son scretaire général 00212 37 73 47 25

Commission méditerranée (Attac France)

2http://www.le-patriote.info/spip.php?article890



De : Patriote-Attac
samedi�11�août�2007
�

samedi 11 août 2007, a 21:58
Troisième campement de familles sans logis en Ile de France .
 


rassemblement lundi 13 aout en soutien aux expulsés d’Asnières (92) SOUTIEN AUX EXPULSES DU 56 RUE DIDEROT À ASNIERES SUR SEINE

Après le campement de la Coudraie à Poissy, celui de la Maladrerie à Aubervilliers un nouveau campement a été installé depuis vendredi 10 août cette fois ci à proximité de l’hôtel expulsé du 56 rue Diderot à Asnières sur Seine.

Le matin, les forces de l’ordre ont expulsé une soixantaine de familles avec enfants d’un hôtel situé au 56 rue Diderot à Asnières sur Seine suite à un arrêté pris par la mairie « l’hôtel ne répondait plus aux normes incendie Â» selon la mairie.

Toute évacuation doit être obligatoirement suivi d’un relogement.

4 nuits d’hôtels ont été proposées aux familles et après ces nuitées d’hôtels, elles devraient prendre contact avec le Samu Social.

Cette proposition a été refusée par les familles qui ont décidé de monter un campement devant l’hôtel en attendant de réelle solution de relogement.

Ces familles, parmi lesquelles de très nombreux enfants, inscrites comme demandeurs de logement sont des victimes de la crise du logement.

Depuis la loi de décentralisation de 2004, le contingent préfectoral réservé aux plus démunis a été délégué au Maire d’Asnières sur Seine.

Ce vendredi soir, sous la pression des familles, la mairie accepte d’ouvrir un local pour héberger les femmes et les enfants pour le week end. Les hommes restent à l’extérieur sur le trottoir.

Avec ces familles, nous demandons :
Une table ronde avec la Préfecture, la Municipalité, les familles et les soutiens,
Le relogement décent et durable des familles expulsées, si nécessaire par la loi de réquisition,
L’arrêt des expulsions sans relogement.

Un rendez vous est fixé en préfecture ce lundi 13 août à 11 H 00 où seront reçus des représentants des familles et du collectif de soutien.

Venez soutenir les familles le lundi 13 août à partir11 H 00 devant le local « Le Havre Â» situé au 59 Boulevard Voltaire face au dépôt de bus RATP à Asnières. Ces familles ont besoin de nourritures, couvertures, articles de soins : lingettes, couches…

Avec le soutien : ATMF Gennevilliers, Collectif des Sans Papiers Gennevilliers Asnières, UD CGT 92, Sud Santé Sociaux, DAL, PCF, LCR, PS Asnières et des habitants d’Asnières et de Gennevilliers.

en savoir plus sur 0http://www.patrice-leclerc.org/



De : patrice leclerc
samedi 11 août 2007
 

samedi 11 août 2007, a 21:33
Les Jeunnes Communistes chassés de Fos sur Mer
 

Déni de démocratie, agression verbale, menace ont été utilisé par la police municipale de Raimondi pour chasser les Jeunes Communistes de Fos sur Mer accusés de faire de la "propagande" (oui ils doivent pas regarder TF1) et l’apologie de Staline (ils digèrent pas la défaite des législatives, donc tout est bon pour se venger).

Ce qui est faux, un bulletin de section été distribué depuis 12h00, pendant 5 heures nous avons partagé avec de nombreux plagistes un après midi agréable jusqu’à l’arrivée de la municipale. Aucune agression verbale, aucune tension, les plagistes n’ont pas été harcelés. Mais ce n’était pas du goût de la municipalité socialiste de voir des communistes en action en été, elle a envoyé la police pour nous déloger.

200 numéros de notre bulletin ont été distribué sur la plage et de nombreux autres dans les boites aux lettres. Nous serons à Carro/Couronnes Mardi prochain (dès 12h) pour continuer la distribution de notre bulletin.

Un communiqué du MJCF de Fos sur mer sera distribué dans les boites aux lettres pour dénoncer les agissements de la police municipale.

Nicolas Maury MJCF 13 http://www.wmaker.net/editoweb/nico...

 

samedi 11 août 2007, a 20:56
Soudain,uncri de bête terrifie le voisinage .
 


« 20 Minutes Â» teste les foudres du Taser

Elle doit ressembler à ça la solitude du gardien de but au moment du penalty. Deux mètres en arrière, le policier dégaine son Taser X26. Il attend que le photographe soit en place pour « faire feu Â». « Mettez quand même un pull Â», conseille Antoine Di Zazzo, le directeur général de Taser France.

« Une arme redoutable Â»

Une précaution censée empêcher les dards du « flingue électrique Â» d’entrer trop profondément dans la peau. Le X26 sera la grande star du Milipol, le salon de l’armement qui ouvre ses portes aujourd’hui au Bourget (Seine-Saint-Denis). Sa décharge de 50.000 volts cloue au sol le plus impressionnant des colosses en quelques secondes.

Le tir approche. Les commentaires des experts ès X 26 refont surface en ordre dispersé : « Une arme redoutable Â», « l’impression qu’un rugbyman me rentre dedans Â», « Quand c’est du Sarkozy, c’est pour faire mal Â»... S’efforcer de sourire. « Aucun risque de bavure Â», a toujours répété le ministère de l’Intérieur.

Un cri de bête

Soudain, un cri de bête terrifie le voisinage. L’impression insoutenable d’être envoûté. Bras tétanisés, yeux clignant en continu, dos tiraillé de tous côtés, puis les jambes qui plient sans demander votre avis. « Pendant la décharge, les muscles se contractent de manière très rapprochée. Comme si vous faisiez dix-neuf pompes par seconde ! Â», explique Di Zazzo. La séance de gym dure deux secondes. Une éternité. Une fois les pics retirés, restent deux petites cicatrices et de sérieuses courbatures. Fin 2007, le Taser équipera 3 000 fonctionnaires.

Grégory Magne

20 Minutes, éditions du 22/11/2005 - 00h00
7http://www.20minutes.fr:80/article/...



De : TASER
samedi 11 août 2007

samedi 11 août 2007, a 19:16
LA GREVE DE LA FAIM DES SANS PAPIERS .
 

samedi 11 août 2007 (12h23) :
LE PREFET CANEPA, LA GREVE DE LA FAIM DES SANS PAPIERS ET LE DEFICIT PUBLIC ?! Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél:06.80.57.50.61- fax : 03.20.74.16.68 – e-mail : csp59@wanadoo.fr -

Le Président SARKOZY Nagy Bosca a été élu par 53% des français pour résorber notamment « le déficit public Â». L’on se rappelle aussi que le 9 décembre 2003, sous la houlette du Ministre de l’Intérieur SARKOZY, s’est déroulé un drôle de procès attentatoire à la liberté constitutionnelle de manifester au Tribunal de Lille contre le porte parole du CSP59. Le chef d’accusation liberticide faisait allusion « aux heures fonctionnaires payées Â», au « coût du carburant pour l’encadrement policier des manifestations Â» en plus des faux documents parfois anti-datés établis pour camoufler le caractère politicien du dit procès. La tentative malsaine de l’instrumentalisation de la justice a été démasquée par le jugement du Tribunal de Lille.

Pour se débarrasser d’un accord qui a permis d’éviter durant trois ans une grève de la faim, le Préfet CANEPA, qui s’est nommé lui même à Lille selon ses propres dires, a kidnappé le 15 juin dernier 60, puis pris en otage 25 et tenter d’expulser 3 sans papiers dont les dossiers étaient en réexamen dans le cadre des rencontres mensuelles préfectures – CSP59, Mrap, Ldh, Cimade. L’un des sans papiers mis dans l’avion en vue de l’expulsion avait pourtant fait l’objet d’une décision de régularisation. Une fois l’incendie allumé, le Préfet pyromane s’évertue à dilapider l’argent public pour arriver à ses fins inavouables dopé qu’il est par l’obsession de faire plaisir à la fraction minoritaire de l’électorat de J.M. LE PEN chef de file du parti raciste et fasciste le Front National.

Reverra t-on bientôt le Ministre de l’indignité nationale, M. Brice HORTEFEU, verser des larmes de crocodiles sur les cadavres de grévistes de la faim victimes de son Préfet Nord tueur en série ? N’a t-on pas déjà assisté à ce spectacle indécent du même Ministre de l’opprobre nationale sur les dépouilles mortelles des 18 sans papiers anonymes enterrés après avoir trouvé la mort lors de la traversée de l’océan pour venir échouer sur les berges de l’Europe barricadée ?

En espérant que cette tragédie annoncée par le scandale des tortures que fait subir aux grévistes de la faim le Préfet incendiaire du Nord ne se réalise pas, force est de constater que les moyens répressifs mis en Å“uvre montrent le peu de souci qu’a M. CANEPA du « déficit public Â».

En effet, tout coûte aux contribuables, y compris les sans papiers exploités par les patrons négriers du travail caché, de plus en plus assommés par la cherté de la vie en plus de la flambée de l’impôt direct et indirect. Il est vrai que les amis milliardaires du Président SARKOZY et du Préfet CANEPA profitent du « bouclier fiscal Â» qui leur fait la part belle.

Le gaspillage de l’argent public par le Préfet CANEPA est la véritable marque de fabrique du slogan sarkoziste « travailler plus pour gagner plus Â» que l’on peut traduire par « réprimer plus pour encore plus creuser le déficit public Â». On peut ainsi lister :
- l’expulsion du 1er août 07 de la Bourse du Travail, préparée dès 22h la veille, qui a mobilisé deux compagnies de CRS (pas moins de 4O véhicules) sans compter les policiers en civil - les billets d’avion Lille -Toulouse (9) , Lille-Rennes (5), Lille-Bordeaux (3), dans des avions militaires. - du blocus permanent de la bourse du Travail depuis le 31 juillet dernier par 7 véhicules de CRS avec en moyenne une quarantaine d’agents - les détentions massives à répétition des sans papiers grévistes de la faim dans les Commissariats, puis dans les Centres de Rétention – les va et vient incessants des pompiers et du SAMU pour récupérer les grévistes de la faim dispersés dans tout le département - les procès répétés dans les tribunaux qui se soldent par des libérations massives de sans papiers grévistes de la faim - la mobilisation permanente des forces de répression policière et l’utilisation de certains hôpitaux dans une chasse à l’humain sans papiers gréviste de la faim qui ressemble de plus en plus « Ã  une traque des animaux sur un territoire ; avec ‘des points d’observation’, ‘des captures et des recaptures’, ‘suivi des traces’ à travers les institutions et bien entendu le ‘baguage’ par empreintes digitales et bio métriques Â».

S’il s’agissait là d’une traque à la délinquance, à l’insécurité et au banditisme, maux sociaux à réprimer, cela pourrait se comprendre, mais ces « courageux Â» gouvernants – SARKOZY et CANEPA – jettent par la fenêtre l’argent public pour s’acharner contre des humains, hommes, femmes, enfants, qui n’ont d’autres recours que la protestation et la lutte revendicative en mettant leur vie en danger pour obtenir le simple droit de vivre et travailler dans la légalité et la dignité.

L’enfant sans papiers ukrainien d’Amiens dans un grave état après sa chute du 5éme étage d’ un immeuble d’où il tentait avec son papa d’échapper à l’arrestation à domicile est une des multiples conséquences tragiques de la politique xénophobe de M.SARKOZY, ci-devant Président de la République. Le traitement dégradant réservé par le Préfet CANEPA aux grévistes de la faim en est aussi une illustration éloquente.

Il est temps que l’opinion publique démocratique donne de la voix pour arrêter la machine infernale des tortures, de la punition collective que le représentant de l’Etat au plan régional, M. CANEPA, inflige aux grévistes de la faim qui réclament depuis 55 jours leur admission dans les hôpitaux et leur régularisation.

Fait à Lille le 10/08/09

Le CSP59 invite Mmes Danièle Mitterand, Simone Veil, le Magistrat Serge Portelli, Dr Patrick Pelloux, Marie George Buffet, Taubira, José Bové, N. Mamère à visiter les grévistes de la faim de Lille. Les sans papiers invitent la France que nous aimons à agir, à réagir et à témoigner pour que vivent les principes et valeurs qui ont fondé la République et la nation française : Liberté, Egalité, Fraternité.

Samedi 11 août 07 à 15h : Prière inter-religieuse en solidarité avec les grévistes de la faim : Sont invités : l’Evêque,le Pasteur, l’Imam, le Rabin et le Moine Bouddhiste !

TOUS LES JOURS A 18H PLACE DE LA REPUBLIQUE A LILLE : MANIFESTATION

remarque personnelle : on ne répètera jamais assez que les grèves de la faim des sans pap’ sont déclenchées par les pouvoirs publics, notamment le Préfet du Nord. Une série de provocations inhumaine au service d’une politique d’extrème droite !
La Chasse aux métèques est ouverte.... Et l’on s’étonne qu’ils utilisent l’arme dont ils disposent ?

voir la réaction de Rudolf Bkouche

8Pour une promotion "Maurice Papon" à l’ENA

P. Bardet



De : CSP59
samedi 11 août 2007
 

samedi 11 août 2007, a 18:54
PENURIE !
 

PENURIE DE CEREALES, DE LAIT, ET DE VIANDES : un alibi idéal pour les industriels et la grande distribution ! Par Pierre BOUKHALFA le samedi 11 août 2007, 12:18 - Economie-Fiscalité - Lien permanent

ArgentCGTDésintox

«Labourage et pâturage sont les deux mamelles dont la France est alimentée», cette expression légendaire du Ministre d’Henri IV, le Duc de Sully, n’a pas pris une ride.

Pourtant, bien que l’agriculture reste un atout majeur pour notre pays, elle est confrontée aujourd’hui au risque de ne plus pouvoir répondre totalement à la demande de matières premières. Les conditions climatiques, l’explosion de la demande extérieure et de nombreux producteurs qui n’arrivent plus à honorer leurs quotas, rendent le marché tendu.

Le relèvement des quotas envisagé par l’Union Européenne pourrait avoir des répercutions marginales du fait d’un cheptel insuffisant et des réticences de nombreux petits producteurs à s’endetter davantage. Prétextant cette situation, les grandes entreprises de l’agro-alimentaires et de la distribution (MDD) n’hésitent pas à prédire une valse des étiquettes sans précédent pour la rentrée. Bien que les produits transformés subissent le manque de matières premières, on reste sceptique sur les augmentations annoncées. Le coût de fabrication des yaourts et autres produits à base de lait n’a pas autant varié depuis un an. A cela s’ajoute des allégements de charges que les industriels n’ont cessés d’obtenir depuis plusieurs années. A l’opposé, les PME vont davantage souffrir du manque d’approvisionnement.

Cette menace d’augmentation importante des prix peut, dans un proche avenir, servir d’alibi à la grande distribution qui souhaite la réforme de la loi Galland par la libéralisation totale du marché. Pour INDECOSA-CGT, le gouvernement doit dès maintenant mettre en place une autorité de régulation des prix des produits agricoles. Cette autorité indépendante doit être composée paritairement de producteurs, d’industriels, de représentants de salariés et de consommateurs. Une telle organisation peut être une veille efficace face à la pénurie de matières premières. Elle peut également garantir une stabilité des prix, une meilleure rémunération des producteurs. Enfin, la stabilité des prix ne peut être garantie durablement sans une augmentation réelle du pouvoir d’achat des ménages.

Communiqué INDECOSA-CGT

 

samedi 11 août 2007, a 18:01
DEGATS COLLATERAUX .
 

ON NE PRATIQUE PAS LA CHASSE A L'ENFANT SANS « DEGATS COLLATERAUX » Par Pierre BOUKHALFA le samedi 11 août 2007, 12:11 - Migrants - Lien permanent

Communiqué du 9 août 2007 de RESF

C'est un enfant, il a douze ans, il est entre la vie et la mort à Amiens. Il aurait pu être Chinois, être plus âgé, et le drame aurait pu avoir lieu à Dôle, Lyon, Lille ou n'importe où en France. Ce n'est pas un accident. C'est l'effet direct et inéluctable de la politique imposée aux préfectures et aux policiers par le gouvernement. Les services sont soumis à des quotas en matière d'interpellation (125 000 exigés par le ministre en 2007) et d'expulsions (25 000).
Oui, les sans-papiers sont pourchassés par la police. Jusque chez eux.
D’autres drames, moins spectaculaires, se déroulent partout en France�: à l'heure où nous écrivons, 10 parents (pères ou mères) d'enfants scolarisés sont placés en centre de rétention par la préfecture de police de Paris, en attente de leur expulsion pendant qu'à la maison le parent échappé à la rafle et les enfants sont dévorés d'inquiétude devant leur avenir de demi-orphelins. A Metz, un autre père de famille risque l’expulsion par l’Allemagne vers la Mongolie. Et on pourrait poursuivre cette liste qui dénombrera toujours en deçà de la réalité arrestations et expulsions, familles déchirées et vies brisées…

Le Réseau Education Sans Frontières est fier de défendre ces familles, ces enfants�; il s’efforce de construire la solidarité nécessaire, même en cette période où l’Etat, quoiqu’il en dise, en profite pour mettre les bouchées doubles.

Les enfants de ce pays, où leurs familles sont venues chercher tolérance et liberté ont le droit de vivre comme tous les enfants, sans la peur quotidienne au ventre, de même que leurs parents.
Il faut mettre fin aux expulsions, et aux pratiques auxquelles les forces de police se livrent, et donner à ceux qui vivent à nos côtés le droit au séjour.

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vendredi 10 août 2007, a 22:37
SERVICES PUBLICS : MOBILISATION !
 

à Quissac

Une cinquantaine de personnes, dont des élus de tout bord, se sont rassemblés mercredi à Quissac (Gard)

pour réclamer le maintien d’une perception dans cette ville

et protester contre la disparition des services publics

de proximité. Selon Robert Bresson, maire de droite de

la localité, la perception de Quissac, qui dessert un territoire de 21 communes comptant 10 000 habitants, pourrait être fermée et ses services transférés à Saint-Hippolyte-du-Fort.    l 'Huma du 9 / 08 / 07

 

vendredi 10 août 2007, a 22:17
Un hôpital sur le marché,une affaire juteuse .
 

Économie de la santé . Pour construire le nouveau Centre hospitalier sud-francilien à Évry, en assurer la gestion et la maintenance, le gouvernement a décidé de recourir à un partenariat public-privé.

Le 10 juillet dernier, la première pierre du plus grand chantier hospitalier de France a été posée à Évry (Essonne) par Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé. Parmi les officiels qui entouraient la ministre, Jean-François Roverato, président du groupe Eiffage. Le futur Centre hospitalier sud-francilien (CHSF) doit réunir en 2011 huit lieux de soins actuellement dispersés dans tout le département, parmi lesquels les hôpitaux Gilles-de-Corbeil de Corbeil-Essonnes et Louise-Michel d’Évry-Courcouronnes. Un chantier qui mobilise un investissement de 344 millions d’euros. Une société privée, Heveil, filiale du groupe de BTP Eiffage a été choisie dans le cadre d’un bail emphytéotique hospitalier (BEH), pour assurer la conception, la construction, le financement, la maintenance et l’exploitation du bâtiment pendant une période de trente ans. Voilà qui explique la présence de M. Roverato au côté de Roselyne Bachelot.

Un bail qui expire en 2041

Ce type de partenariat public-privé (PPP), déjà effectif dans certains secteurs (la rénovation du canal du Midi, la construction et l’exploitation de réseaux d’autoroutes ou les concessions communales d’éclairage au gaz ou de transports en commun) est utilisé depuis 2003 en France dans le secteur hospitalier. Le CHSF constitue toutefois le plus gros PPP du secteur au regard de son investissement. Ce contrat qui se distingue, en droit français, de la délégation de service public et du marché public, trouve sa source dans le droit anglais (Private Financial Investment). Ces accords autorisent l’État ou une collectivité publique à confier à un organisme privé la construction et la gestion de services et d’ouvrages publics (prisons, écoles…). D’après le rapport 2006-2007 de la Mission nationale d’appui à l’investissement hospitalier (MNAIH), « les coûts unitaires de travaux dans les opérations en BEH sont légèrement supérieurs à ceux observés en procédure classique pour des opérations équivalentes », même si les opérations en BEH « montrent un avantage d’une dizaine de mois ».

La particularité des PPP, c’est qu’au-delà de la conception et du financement, la société Heveil sera également responsable de la maintenance et de l’exploitation du bâtiment jusqu’à l’expiration du bail, en 2041, avant de restituer le bâtiment à l’État. Pendant cette période, le centre hospitalier versera un loyer annuel de 38,8 millions d’euros à l’investisseur privé. Ce loyer sera abondé aux deux tiers par l’assurance maladie pour un coût total de plus de 900 millions d’euros sur toute la durée du bail.

Concrètement, les services de supports de l’établissement travailleront aux côtés d’une équipe de techniciens et d’agents mis à disposition par Heveil pour assurer une permanence de veille et d’entretien. Les équipes techniques de l’hôpital conserveront la maîtrise des services ayant un impact direct sur la qualité des soins et la sécurité des malades, notamment, la fourniture en eau potable, la sécurité incendie et la mise en oeuvre du plan blanc en cas d’alerte sanitaire. Les déchets et l’entretien des espaces verts seront également gérés par les équipes spécialisées de l’établissement. Pour sa part, le groupement Heveil aura la responsabilité globale, préventive et technique du bâtiment et de ses équipements. Il devra assurer, notamment, la fourniture en énergie nécessaire au bon fonctionnement de l’hôpital et au confort des patients, le nettoyage intérieur et extérieur du bâtiment, la sécurisation des locaux incluant la sécurité des biens et des personnes, les contrôles techniques périodiques réglementaires et l’analyse des eaux ainsi que la mise à jour de la signalétique. Le groupement Heveil devra également prendre en considération les évolutions des normes réglementaires et inclure une veille technologique et de modernisation pour adapter les équipements du bâtiment mais également garantir le maintien de l’ouvrage en parfait état de fonctionnement.

C’est l’un des points noirs de ce type de procédure puisque, précise par un euphémisme le rapport de la MNAIH, « le traitement des questions relatives à l’exploitation maintenance présente des voies d’amélioration certaines ». Certains spécialistes de la question n’hésitant pas à parler de véritables « arnaques », les frais de maintenance étant considérablement augmentés par rapport à la procédure classique.

« La région a besoin de cet hôpital, explique le docteur Foufa, orthopédiste et mem- bre du conseil d’administration de l’établissement. Les gens sont trimbalés d’un hôpital à l’autre. Cela entraîne plus de dépenses que d’économies. » Le médecin porte beaucoup d’espoir dans ce projet mais affirme que le corps médical restera vigilant face à ce nouveau mode de fonctionnement. « C’est une expérience nouvelle mais nous y allons sans crainte car on retient surtout le bénéfice pour la population », souligne le docteur Foufa. Du côté des syndicats, l’accueil est plus réservé. Même si l’on admet la nécessité de la construction du nouveau centre hospitalier, des inquiétudes persistent sur le fonctionnement futur de l’établissement. « Il reste encore beaucoup d’inconnues dans ce projet », explique Laurence Tinière, secrétaire CGT du Centre hospitalier sud-francilien, qui - redoute des suppressions de postes. « Que va-t-il advenir des personnels techniques et généraux puisque le groupe Heveil ramène ses propres employés ? »

Les syndicats ne sont pas les seuls à s’inquiéter des dangers que constituerait la généralisation de ces partenariats public-privé. Le Conseil constitutionnel avait déjà émis des réserves lors de l’adoption, en 2003, de la loi dite Sarkozy du 2 juillet 2003 qui autorise ce type d’accords. Le Conseil précise bien qu’il ne faut pas utiliser cette technique des nouveaux contrats ou profiter de celle-ci pour déléguer « une mission de souveraineté », ce qui semble être le cas aujourd’hui. Ces partenariats constituent des dérogations au droit commun de la commande publique et de la domanialité publique. En conséquence, les généraliser serait contraire aux exigences constitutionnelles d’égalité et de bon usage des fonds - publics. Le rapport de la MNAIH ne dit pas autre chose quand il affirme que « la procédure de BEH doit être considérée comme une procédure d’exception ».

Ces partenariats doivent donc rester « d’exception », et plus encore, la dérogation doit elle-même être justifiée par des motifs d’intérêt général, insiste le Conseil constitutionnel. Cependant chacun est libre d’en donner son interprétation et nul doute que le gouvernement pourrait utiliser cette faille pour généraliser ce type de projet.

Matthieu Delporte et Cyrille Poy   l ' Huma du 2 / 08 / 07

 

vendredi 10 août 2007, a 18:06
Grève de la faim chez Alcan .
 

Aluminium . Deux salariés campent sur leur lieu de travail pour protester contre leur licenciement.

Depuis vendredi, deux salariés se sont installés dans le local à vélo de l’usine d’aluminium Alcan (ex-Péchiney) qui emploie 800 personnes à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie). Les deux techniciens entament aujourd’hui leur septième jour de grève de la faim pour s’opposer à leur licenciement pour faute lourde. Motif invoqué par la direction : des dysfonctionnements importants ayant provoqué un préjudice estimé à un million d’euros. Décision paradoxale quand on sait que les deux opérateurs étaient souvent cités en exemple par leurs supérieurs et attendaient une promotion en septembre.

Pour André Virgino, de la CGT, « c’est incompréhensible, en dix ans de travail, ils n’ont jamais eu d’avertissement et étaient très bien vus. Même s’il y a eu des fautes, la décision est disproportionnée et beaucoup trop brutale ». En cause : un manque de régularité dans les mesures effectuées sur les bacs d’électrolyse entraînant une baisse de la productivité. Pour le représentant du personnel, « ce sont deux boucs émissaires. C’est une lente dérive car la hiérarchie était au courant qu’il était impossible d’assurer tout le travail et fermait les yeux pour ne pas gêner la production. C’est tout le système qu’il faut revoir, à commencer par l’embauche de personnel supplémentaire ».

Des négociations sont actuellement en cours avec la direction, qui n’a pas souhaité s’étendre sur les motifs des licenciements. Parallèlement, la CGT appelle à des débrayages quotidiens depuis le 2 août et envisage d’étendre la mobilisation en cas d’échec du dialogue. L’un des salariés étant membre du comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT), l’inspection du travail a déjà été saisie.

Xavier Lalu      l ' Huma du 9 /  08 / 07

 

vendredi 10 août 2007, a 17:25
Sur la piste des grandes fortunes .
 

Capitalisme et anoblissement : l’aristocratie de l’argent Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, directeurs de recherche au CNRS

Des repères sociologiques brouillés

L’opposition historique entre la noblesse et la bourgeoisie est obsolète. Après les drames de la Révolution, les soubresauts de l’Empire et les débuts difficiles de la IIIe République, les ennemis d’hier sont devenus les amis d’aujourd’hui. Les alliances matrimoniales se sont multipliées, comme le met en évidence une analyse des couples recensés dans le Bottin mondain. La composition des gouvernements de droite, des conseils d’administration ou de la haute fonction publique allie noms roturiers et noms à particule.

Mais ces grandes familles sont difficiles à saisir statistiquement, car les catégories de classement construites par l’Insee ne leur sont pas adaptées. Être « cadre supérieur » ou « patron de l’industrie ou du commerce » ne signifie pas nécessairement une appartenance à la haute société. Mais tel directeur commercial d’une entreprise de service informatique est aussi marquis, membre du Jockey Club, propriétaire d’un gros portefeuille de valeurs mobilières, d’un appartement en bordure du bois de Boulogne et d’un château : il appartient à part entière à cette aristocratie de l’argent qui a résulté de la fusion des deux anciennes classes antagoniques. D’autres critères que la position dans les rapports de production entrent donc en jeu. Certes, la propriété d’un patrimoine de rapport est primordiale. Mais les liens familiaux, l’insertion dans les réseaux qui comptent, un certain niveau culturel contribuent à la définition de la position sociale dominante. Dans les cercles et les rallyes, dans les écoles et les lieux de villégiature, les anciens ennemis célèbrent en commun la victoire partagée sur les espérances en un monde plus égalitaire.

Cette classe sociale, transversale aux ordres disparus de l’Ancien Régime, est suffisamment consciente d’elle-même pour gérer en toute lucidité ses limites. Pour cela, elle utilise la technologie sociale de la cooptation. C’est ainsi que les mères de famille dressent la liste des jeunes d’un rallye, en excluant la fille du concierge ou le fils d’une vedette du show-business. L’entrée dans un club chic suppose une présentation de la candidature par deux parrains, un vote des membres et une exigence de quasi-unanimité sur l’impétrant. Conseils d’administration, associations, nombreuses sont les instances qui répondent à cette logique : pour en faire partie, il faut déjà appartenir au groupe, le plus souvent par sa naissance, mais aussi parfois par son mérite et les preuves données d’une possible assimilation.

La cooptation : choisir ses semblables

Les familles qui habitent dans les beaux quartiers sont sélectionnées par l’argent, selon la logique d’un marché immobilier qui crée de plus en plus de ségrégation entre les groupes sociaux. Ne peuvent habiter les arrondissements de l’ouest de Paris et la banlieue résidentielle, dont Neuilly constitue l’archétype, que les ménages qui peuvent en payer le prix. Les familles aisées montrent une très forte propension à se rapprocher de celles qui occupent des positions homologues dans la société. À ce niveau social, la ségrégation est d’abord une agrégation des semblables, ou du moins des favorisés de la société. Car, s’il n’y a plus de pauvres à Neuilly susceptibles de venir gâcher le paysage, de nouveaux enrichis, encore mal dégrossis, peuvent afficher des modes de vie ostentatoires.

Si bien que l’élite de l’élite redouble, conforte, affine la sélection par l’argent par des critères sociaux et culturels qui contribuent à définir l’excellence. D’où la création des cercles et des rallyes. Ceux-ci, en rassemblant des jeunes du même univers pour des sorties culturelles et de grandes soirées dansantes, leur apprennent à goûter la compagnie de leurs semblables, à apprécier la politesse et une façon maîtrisée de gérer son corps. C’est aussi une manière d’apprendre à hériter : les techniques de sociabilité, les danses de salon, l’élégance discrète, une culture de bon ton incitent à user de sa fortune sans ostentation. Sans oublier l’art de la conversation, arme redoutable dans les salons et les oraux aux concours d’entrée des grandes écoles. Toutes ces qualités, acquises dans la famille, les établissements scolaires et confortées par le compagnonnage avec ses homologues au sein des rallyes, finissent par orienter les goûts et les choix dans la manière de se vêtir, les pratiques culturelles, les orientations de carrière et surtout les préférences amoureuses et matrimoniales. Ce guide intériorisé dans les critères de l’amitié et de l’amour est bien à même d’éviter les mésalliances, sans qu’il soit besoin de recourir aux mariages arrangés, mais en laissant simplement jouer les goûts et les attirances construits dans cet environnement socialement homogène.

Cette endogamie joue un rôle essentiel dans la transmission des patrimoines, qui restent ainsi dans la même confrérie des grandes familles et en assurent la permanence aux sommets de la société. Les arbres généalogiques sont à cet égard éloquents : d’un groupe familial à un autre, on retrouve les mêmes patronymes et les liens de parenté tissent des réseaux inextricables. Ayant une connaissance à la fois intuitive et savante de leur milieu, ceux qui en font partie savent se reconnaître sur la base de la naissance et des apprentissages qu’elle induit. Pour autant, le groupe n’est pas sclérosé : outre une adaptation de ses membres aux changements de la société, l’anoblissement, comme dans l’Ancien Régime, n’est pas exclu.

L’anoblissement républicain

La noblesse française est éteinte, au sens où il n’y a plus d’anoblissement possible en son sein. Le roi des Belges peut encore faire des barons, et il ne s’en prive pas, récompensant des réussites économiques exceptionnelles, comme celle du baron Frère, fils d’un « marchand de clous », devenu l’une des plus grandes fortunes de Belgique et de France, au point d’avoir été coopté au Jockey Club, ce qui fut facilité par son titre tout neuf mais authentique.

Si les titres nobiliaires sont protégés en France par la République, il n’y a plus de création possible. Pourtant, une partie de la haute société, fortunée mais roturière, se réclame des valeurs de l’ancienne noblesse. La bourgeoisie, prenant de la patine, en a adopté les manières de faire : le sens de la lignée et son inscription dans un château, le refus de l’ostentation qui est aussi la meilleure façon de ménager les susceptibilités d’un peuple envers l’arrogance de la fortune.

Les dynasties récentes inscrivent la passation d’une génération à l’autre dans la logique héréditaire, les fils succédant aux pères. « Le roi est mort, vive le roi ! » Ce qui se voit chez les Lagardère, les Pinault, les Dassault ou les Michelin. La réussite du fondateur de la lignée fait de ses héritiers ses continuateurs et fonde la croyance dans la transmission héréditaire des qualités du créateur de l’entreprise.

Ce passage de la réussite personnelle à la lignée met à profit les événements qui peuvent inscrire la famille dans les cadres de l’excellence requise. Ainsi, au-delà de critiques sur son coût, le mariage de Delphine Arnault le 17 septembre 2005 marquait l’entrée de la première fortune professionnelle de France (23 milliards d’euros aujourd’hui) dans le dernier cercle, un anoblissement en quelque sorte. Certes, il y avait encore, dans l’opulence étalée et la complicité des médias, quelque chose du nouveau riche que fut le champion français du luxe. Mais, par la magnificence des lieux, le château d’Yquem, par le prestige des invités qui représentaient une élite internationale, noble et bourgeoise, appartenant au monde des affaires, de la politique, des arts et des lettres, le mariage de la riche héritière avec le descendant d’une dynastie italienne a été le franchissement d’un palier. Pouvoir convier à cette cérémonie une telle assemblée, c’est un pas décisif vers la cooptation dans cette nouvelle aristocratie de l’argent qui, avec ou sans titre de noblesse, constitue aujourd’hui une part importante de l’élite dirigeante de notre pays. C’est ainsi l’une des forces des dominants d’avancer sous le masque de l’individualisme tout en pratiquant, dans la discrétion, la solidarité entre gens qui partagent le même souci de l’héritage et de la transmission des avantages acquis.  l ' Huma du 9 / 08 / 07

 

vendredi 10 août 2007, a 16:56
Contre-attaque de la C.G.T
 

La CGT contre-attaque sur le service minimum Droit de grève . Dans un document adressé au Conseil constitutionnel, le syndicat plaide en faveur de la censure de plusieurs articles de la loi adoptée la semaine dernière.

La CGT a décidé de mettre à profit le recours déposé auprès du Conseil constitutionnel par les députés PS et PCF (lire ci-dessous) pour transmettre à l’institution ses observations concernant la loi portant « sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres de voyageurs ». Hier, au cours d’une conférence de presse, Graziella Lovera, membre du bureau confédéral, Paul Fournier, secrétaire général de la fédération des transports, et Laurent Russeil, secrétaire fédéral des cheminots, ont rendu public le contenu de « l’intervention volontaire » adressée aux « neuf sages ».

mesures liberticides

Dans ce document, la centrale syndicale pointe les dispositions du projet de loi qui lui paraissent contraires à la Constitution et à la jurisprudence du conseil. La CGT rappelle que si le droit de grève est un droit constitutionnel auquel le législateur peut apporter des limites, celles-ci doivent être « nécessaires » et « justifiées par des impératifs de valeur constitutionnelle ». En outre, dans l’exercice de sa prérogative de réglementation du droit de grève, « le législateur doit opérer une conciliation entre la défense des intérêts professionnels dont la grève est un moyen et l’intérêt général ».

Selon l’organisation syndicale, plusieurs articles du projet de loi rentrent en contradiction avec ces principes. En premier lieu, la CGT estime que trois des quatre libertés présentées comme constitutionnelles par le gouvernement pour légitimer son texte ne le sont pas. En effet, ni la Constitution de 1958 ni la jurisprudence n’accordent cette valeur à la liberté d’accès aux services publics, à celle du travail et à celle du commerce et de l’industrie. Seule la liberté d’aller et venir en est créditée « mais, note la CGT, la grève dans les transports publics a pour seul effet d’en restreindre l’usage » et non de la supprimer.

Les articles 2, 3, 5 et 6 concentrent l’essentiel des remarques émises par la confédération. Selon elle, le délai préalable de négociation avant le commencement de la grève fixé à douze jours par l’article 2 en raison « d’une longueur excessive » a pour effet de « désarmer les salariés en permettant à l’employeur de camper impunément sur son pouvoir » alors que la reconnaissance constitutionnelle du droit de grève a pour objet précisément « de permettre aux salariés de contrebalancer par une action de force le pouvoir économique ». Pour les mêmes motifs, la CGT plaide l’inconstitutionnalité de l’article 3 qui interdit le dépôt d’un nouveau préavis avant que le premier soit arrivé à échéance. Concernant les articles 5 et 6, le syndicat critique particulièrement l’obligation pour le salarié d’informer 48 heures à l’avance son employeur de son intention de participer à la grève sous peine de sanction et la prérogative accordée par le projet de loi aux entreprises qui les autorise à organiser une consultation au bout de huit jours de conflit. Ces dispositions sont notamment jugées contraires au caractère individuel du droit de grève.

le pouvoir

de restreindre

Plus fondamentalement, la CGT estime que « loin de concilier l’exercice du droit de grève avec le principe de continuité du service public des transports terrestres réguliers aux voyageurs, la loi a pour effet de déléguer (…) aux employeurs le pouvoir de le restreindre ».

Pierre-Henri Lab       l ' Huma du 9 / 08 / 07

 

vendredi 10 août 2007, a 16:21
UN ENFANT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
 

Par Bernard LAMIRAND le vendredi 10 août 2007, 14:18 - Lien permanent

Un enfant est aujourd'hui dans le coma pour avoir voulu suivre son père dans le chemin de la liberté. Des enfants, tous les jours, sont poursuivis par les sbires .

Un parfum vichyste règne sur cette terre de France.

Jusqu'au Préfet de l'Oise qui pond une circulaire pour empêcher les maires d'accueillir ces pauvres gens réfugiés et qui veulent vivre une vie humaine comme on devrait la vivre partout.

Oui, je revendique que les mairies deviennent des lieux de refuges des immigrés comme devraient l'être encore les églises, les temples, les mosquées.Des lieux d'asiles face aux chasseurs d'immigrés. Sarkozy organise la chasse de ceux qui n'ont pas de papiers; c'est facile puisqu'il n'en donne de moins en moins, à moins d'être utiles et profitables pour les grandes entreprises.

Sarkozy et les siens n'auront jamais de mal à se balader d'un pays à l'autre, l'argent leur sert de papiers d'identité et de reconnaissance comme faisant parti de la bonne société. Tu es riche, tu peux venir. Tu es pauvre, tu n'as pas ta place ici. Repart dans ta misère.

Regardons tous ces riches, et ces magnats de l'industrie et de la finance: ils se sont fait des lois pour qu'eux-mêmes et leur argent circulent sans restriction dans le monde.

Vont-ils demander aux gens de dénoncer les illégaux, vont-ils leur faire porter sur leur poitrine un signe distinctif montrant qu'ils ne sont pas les bienvenus.

Communistes nous sommes les défenseurs d'un monde fraternel !

Oui, un enfant: comment oser s'en prendre à des enfants! ( si tous les enfants du monde se tiendraient par la main on ferait une ronde autour de la terre et il n'y aurait plus de frontière entre nous).

Pourquoi pas à Paris, une ronde des enfants du monde avec toutes les organisations progressistes ?  

vendredi 10 août 2007, a 16:09
Soyons cyniques .
 

Par philippe tixier le vendredi 10 août 2007, 12:55 - politique - Lien permanent

Après tout, soyons cyniques, presque paragmatiques !

Qu'ils se tuent avant qu'on les embarque se faire tuer dans leur ancien pays d'origine, ça épargne du kérozène !
Mais, c'est un scandale, qu'est-ce qui peut pousser une personne, un Homme a se passer par la fenêtre, de montrer cela à son fils, son enfant ? D'habitude, c'est le feu ! A quoi ressemble ces visites mortelles qui se proposent de répondre aux ordre du ministère de l'identité nationale, pour qu'elles déclenchent de telles réactions ?

On honore, la même journée un juif catholique méritant et la mise en coma d'un réfugié, je crois que ce cardinal aurait bien voulu voir ses parents accueillis par un pays des droits de l'Homme.

C'est scandaleux qu'on puisse avoir de tels faits en France au XXI siècle.
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que chaud ! Peut-être même l'été ! Qui sait ?

Philippe tixier

 

vendredi 10 août 2007, a 12:17
Un pouvoir nommé TERREUR !
 

Sans papiers / Amiens : Un pouvoir nommé terreur

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 10 août Ivan, un enfant tchètchène de 12 ans, est toujours dans le coma après une chute du 4ème étage, alors que la Police venait pour procéder à l’expulsion de sa famille. Sa vie est actuellement toujours en danger. Durant la période estivale, plutôt que de faire une trève, les expulsions se multiplient aux quatres coins de la France. Depuis plusieurs mois, la mobilisation s’organise, au sein de laquelle de nombreux communistes, élus et militants, s’engagent pleinement pour empêcher l’entreprise inhumaine et injuste que la droite s’applique à déployer.

Quel est donc le crime si odieux qui conduit un enfant, par peur, à fuir au péril de sa vie, à la seule évocation de l’arrivée de la police ? Il ne s’agit pas d’un fait divers à propos d’une victime de la misère, il s’agit d’un enfant qui a sauté par la fenêtre du quatrième étage, alors qu’il croyait trouver protection en France.

Tandis que les pouvoirs publics exécutent froidement leur mission, comble du cynisme, le Président de la République déclare être tenu informé « très régulièrement Â» de son état. Plutôt que de faire de la communication sur la vie d’un enfant, le chef de l’Etat serait bien inspiré de retrouver la lucidité et l’humanité indispensable à tout homme d’Etat. Le Premier Ministre, François Fillon, a d’ailleurs rappelé que la « politique de l’immigration Â» nécessitait « une fermeté et un engagement fort de tous les agents de l’Etat Â». A combien de victimes s’arrête cette nécessité ? Il s’agit bien là d’un pouvoir nommé terreur, qui a poussé un enfant à commettre une geste desespéré.

Le Parti communiste français exige que cesse ces rafles qui plongent dans la terreur des familles entières. Ces méthodes inhumaines ne sont pas dignes de la République française.

Parti communiste français

Paris, le 10 août 2007.

 

vendredi 10 août 2007, a 12:04
Services maximum pour les RICHES .
 



Par : Communication
Mis en ligne : 10 août Nicolas Sarkozy a mis à profit la période des vacances pour faire adopter par sa majorité un train de mesures très graves. À télécharger Tract août 2007 : Services maximum pour les riches
PDF - 62.5 ko
1 – Un « paquet fiscal Â», de près de 14 milliards d’euros de cadeaux supplémentaires aux riches et aux patrons, Objectif : permettre une nouvelle chute de la valeur travail, et favoriser le “travailler plus†cher à N. Sarkozy.

2 - De nouvelles orientations pour les universités. Leur financement sera largement pourvu par les collectivités territoriales et les entreprises. La concurrence entre universités est ainsi installée et la dépendance aux financeurs privés étendue.

3 – Une remise en cause du droit de grève dans les transports publics : pour soulager les usagers dit le gouvernement. Mais les perturbations dans les transports publics sont dues pour 90% à des défaillances techniques. En fait, l’obligation pour chaque salarié-e de se déclarer gréviste 48H à l’avance, ainsi que le droit octroyé à l’employeur d’imposer un vote à bulletin secret “pour ou contre†la grève au bout de huit jours de conflit, sont un premier pas vers la remise en cause générale du droit de grève.

4 – L’aggravation pénale pour les multirécidivistes majeurs et mineurs. Cela n’a que l’apparence du bon sens L’accroissement de la population carcérale qui en résultera est estimée à 10 000, alors même que les prisons sont surpeuplées. Tout le monde sait que l’incarcération est une mesure particulièrement inadaptée et dangereuse pour les mineurs.

Le Président de la République a déjà fait savoir qu’il allait accélérer le mouvement à la rentrée. Il prévoit l’instauration d’une franchise sur tous les actes médicaux pouvant atteindre cinquante euros par ans, l’instauration d’une TVA sociale -impôt le plus injuste qui soit- la remise en cause des régimes spéciaux de retraite, les réductions massives de postes dans la fonction publique et notamment à l’Education nationale, la refonte du contrat de travail instaurant la précarisation générale, l’élargissement du recours au travail du dimanche, la mise en concurrence de l’ANPE avec des officines privées. La liste n’est pas exhaustive.

L’ensemble de ces mesures répond à une logique implacable : réduire la valeur du travail, désarmer davantage les salariés de leurs moyens de défense, transférer une nouvelle part de la richesse créée par le travail vers le capital, encourager les riches, diviser les pauvres, les salarié-e-s, les retraité-e-s, les chômeurs, instaurer un nouveau et vigoureux culte du fric roi.

Le style de Nicolas Sarkozy va de pair avec ses mesures : un pouvoir quasi monarchique, un usage ostentatoire de l’argent, une dévotion rendue à la caste des nantis, une starisation recherchée des faits et gestes présidentiels rabattant les médias à ce service. C’est humiliant pour la République.

Dès cet été, des résistances se sont organisées. Au parlement avec les député-e-s, sénateurs et sénatrices communistes et de gauche. Et le 31 juillet, plusieurs milliers de salarié-e-s se sont rassemblés pour la défense du droit de grève à l’appel des organisations syndicales dans toute la France.

Nous sommes totalement engagés dans ce combat de résistance et nous voulons tout faire pour favoriser son développement.

Pour cela, il faut comprendre les raisons de l’échec électoral de ce printemps qui est l’échec de toute la gauche. Cela passera par un examen sans concession des programmes et des stratégies de rassemblement de toutes ses composantes. Le Parti communiste s’y engage résolument.

Nous ne voulons pas le faire seuls. Nous voulons reprendre le dialogue public avec les forces du travail, de la création, avec celles et ceux qui souffrent dans cette société de plus en plus dure et inégalitaire.

Nous voulons débattre avec les militants de toutes les forces syndicales, associatives et politiques progressistes.

Nous avons besoin de renouer les fils des confrontations, des élaborations et des constructions politiques afin d’ouvrir le plus vite possible une perspective crédible de rassemblement majoritaire pour battre la droite et répondre véritablement aux attentes populaires d’aujourd’hui.

 

vendredi 10 août 2007, a 08:45
LILLE: La grève de la faim .
 

vendredi 10 août 2007 (07h38) :
LILLE-LA GRÈVE DE LA FAIM DES SANS-PAPIERS ENTRE DANS SA 9ème SEMAINE Liberté 62 n°769 - Le 10 août 2007 - 6- Social

LILLE

LA GRÈVE DE LA FAIM DES SANS-PAPIERS

ENTRE DANS SA 9ème SEMAINE

Par Sébastien Boncourt

“La lutte des sans-papiers regroupe

celles du droit au logement, au travail, à

l’accès aux soins, à l’éducation et aux

libertés individuelles.â€

Géraldine (soutien des sans-papiers)

plus de 50 jours de grève de la faim pour des dizaines d’entre eux, les sans-papiers à Lille continuent le combat implacable qui les oppose à la préfecture de région. Celle-ci a fortement durci le ton en dénonçant les accords qui régissaient jusque là ses relations avec les partenaires concernés et en donnant vraissemblablement des consignes d’extrême fermeté à la police nationale. Celle-ci se montre plus violente que jamais, en particulier à l’encontre des grévistes de la faim. Des exactions sans précédent ont été commises sous la forme de coups de poings et de pieds ainsi que des privations intentionnelles d’eau contre des sans-papiers ayant dépassé le seuil des 40 jours de jeûne. Cette brutalité s’inscrit dans un rapport de force qui s’est empiré depuis un peu plus d’un an sous l’action du préfet Daniel Canepa, ancien directeur du cabinet de Nicolas Sarkozy lorsque celui-ci était ministre de l’intérieur.

Le non-respect par la préfecture des accords Delarue a déclenché la colère des sans-papiers

C’est le non-respect par la préfecture des accords Delarue qui a déclenché la colère des sans-papiers et la treizième grève de la faim de leur mouvement à Lille. Ces accords, obtenus grâce au rapport de force, datent de juin 2004 et visaient notamment à éviter le mouvement de va-et-vient entre les grèves de la faim et les régularisations qui s’en suivaient. Ils permettaient aussi la mise en place de nouveaux critères d’acceptation des dossiers un peu plus souples que ceux prévus par la loi. Ainsi, l’évolution des sans-papiers non régularisables était prise en compte en fonction de critères fixés au cas par cas par la préfecture comme, par exemples, la pratique de la langue française, l’investissement dans le tissu associatf, la formation ou les promesses d’embauche. Un autre aspect des accords Delarue résidait dans la garantie apportée par la préfecture d’un certain nombre de dossiers traités chaque mois. Pendant deux ans cette entente avait fonctionné sans accroc notable jusqu’à ce que les dossiers non traités s’accumulent pour atteindre le nombre de 533 à ce jour. Viennent ensuite les campagnes présidentielles et législatives et, avec elles, la nécessité dans laquelle se sont trouvés les sans-papiers de peser dans le débat politique. Le Comité des sans-papiers du Nord (CSP 59) avait alors rencontré la préfecture pour les prévenir de leur volonté de mener une série d’actions, essentiellement sous forme d’occupations.

Retour sur les événements

Un accord qualifié par les CSP 59 de "non rafle" est alors établi : occupation pacifique et non résistance aux évacuations par les forces de l’ordre contre non-violence et absence d’arrestation lors des actions. Cet accord de principe avait été respecté jusqu’à ce que la police nationale, appuyée par la brigade anti-criminalité, arrêtent une trentaine de sans-papiers à l’occasion d’une occupation, le 15 juin 2007. Suite à cette opération, 3 sans-papiers font immédiatement l’objet d’une tentative d’expulsion, 25 autres sont emmenés en centre de rétention. Les 3 offrant une résitance, les pilotes refusent de les faire monter à bord. Depuis, l’un d’entre eux a été régularisé, ce qui indique le peu de cohérence de cette action préfectorale. Ceux qui se retrouvent détenus se révoltent contre la situation misérable dans laquelle l’Etat français les plonge et décident, dans leur centre de rétention, d’entamer la grève de la faim qui n’est toujours terminée à l’heure où nous écrivons ces lignes. Contre l’arrêt de cette grève ils réclament la régularisation immédiate des 533 personnes en attente de traitement de leur dossier. Ce retard dure depuis plusieurs années pour certains d’entre eux.

Grève de la faim et évacuation " musclée" de la bourse du travail.

D’autres sans-papiers vont rejoindre les premiers dans cette grève de la faim et le mouvement s’installe à la bourse du travail de Lille le 25 juillet. Cette "installation" est consentie par les syndicats qui travaillent dans ces lieux. Pourtant, le 1er août, la préfecture envoie ses troupes évacuer de façon "très musclée", selon les nombreux témoins, la bourse du travail. Des grévistes de la faim sont rudoyés, entravés et arrêtés. Ce qui est nouveau dans l’attitude de la préfecture, outre les arrestations, les coups et les privations d’eau dans le commissariat, c’est la pression que la préfecture exerce manifestement sur les directeurs d’hôpitaux par le truchement de l’agence régionale des hôpitaux. Jamais autant d’hôpitaux n’ont refusé d’hospitaliser des grévistes de la faim ou de les "déshospitaliser" dans des délais si brefs. Même les médecins du 115, ce numéro d’appel d’urgence dont la mission est d’assurer une assistance aux plus démunis, rechignent à venir chercher les grévistes. D’une façon générale, selon le CSP 59, l’impression dominante est le désengagement diplomatique de la préfecture au profit d’une politique répressive d’actions de contraintes et d’extrême fermeté. La position du préfet Daniel Canepa est retranchée derrière l’exigence d’un arrêt de la grève de la faim avant toute discution. Bien sûr, celui-ci craint plus que tout que des morts n’entachent son mandat. Mercredi, il a ses dossiers des 533, ce qui est inacceptable pour des grévistes de la faim qui verraient leur action balayée d’unrevers de manche méprisant, sans effets, "comme s’il ne s’était rien passé."

S’agit-il pour la préfecture de diviser pour mieux régner en rendant le CSP 59 minoritaire ?

Avant même cette rencontre, la préfecture s’est empressée de communiquer l’information aux médias dans une volonté évidente de donner des signes d’ouverture. De la même façon, elle a déclaré par la voix du préfet son intention d’élargir le groupe d’associations qui consituent les partenaires de ce dossier. S’agit-il de diviser pour mieux régner en rendant le CSP 59 minoritaire ? Ses porte-parole ne souhaitent pas s’exprimer sur ce projet qu’ils considèrent comme une énième tentative de la préfecture de se montrer ouvert tout restant fermés à tout véritable avancée sur le terrain.

Le CSP 59 revendique que les personnes régularisées reçoivent enfin leur récipicé, que les grévistes de la faim soient régularisées et que les 533 voient enfin leur dossier traité au risque que la grève de la faim continue et que d’autres sans-papiers rejoignent ce combat extrême.

RENCONTRE AVEC SAÃD BOUAMAMA, PORTE-PAROLE DU COMITÉ DES SANS-PAPIERS DU NORD

*

Liberté 62 : « Qui décide de la grève de la faim et de son prolongement ? Â» *

Saïd Bouamama : « Les manifestations -hebdomadaires dans l’année et quotidiennes depuis l’expulsion de la bourse du travail - sont suivies d’assemblées générales de sans-papiers où seuls les sans-paiers votent. Pour ce qui concerne les décisions relatives aux grèves de la faim, seuls les grévistes peuvent voter. C’est ce qui s’est passé au centre de rétention après la rafle du 15 juin. Â» *

L 62 : « Pourquoi la lutte des sanspapiers vous paraît-elle essentielle ? Â» *

Saïd Bouamama : « Il s’agit d’une lutte centrale dans les rapports de force sociaux en France. Dans la mondialisation capitaliste les choix économiques sont très clairs : tout est bon pour être compétitif. Priver une partie du salariat de ses droits donne un avantage dans cette compétition. On s’arrange alors pour que des centaines de millers de personnes ne puissent pas revendiquer l’accès au droit du travail. Les sans-papiers constituent une cible de choix pour servir cet objectif. Ils se retrouvent dans des secteurs comme le bâtiment, la restauration ou le textile. Ce calcul économique vise à diviser le salariat. Le jour où il y aura une prise de conscience de la communauté des intérêts entre chômeurs, salariés à temps plein et partiel, contrats à durée indéterminée ou non, et sans-papiers, ce jour-là beaucoup de choses changeront dans ce pays. L’Etat est directement impliqué dans ce déni de droit : nombre de sans-papiers ont travaillé pour lui. Ainsi l’arche de la défense à Paris, les jeux olympiques d’hiver à Albertville ou bien encore le métro parisien ont été construits en partie par des sans-papiers, rendant ces constructions moins coûteuses. Â» *

L62 : « Que pensez-vous du regard compassionnel de certains des concitoyens sur le sort des sans-papiers ? Â» *

Saïd Bouamama : « La vision humaniste est complémentaire de celle que je viens d’évoquer. Les humanistes sont sensibles à la vision que donnent des grèvistes de la faim mais il me semble qu’une lecture en terme de lutte des classes est plus efficace à long terme. Le combat des sans-papiers est à placer dans un cadre plus général. Â» *

L62 : « Que vous a inspiré la remarque que Michel Rocard avait fait naguère sur " toute cette misère du monde que l’on ne peut pas accueillir" ? Â» *

Saïd Bouamama : « C’est un mensonge caractérisé qu’il est triste d’entendre dans la bouche d’une personalité se disant à gauche. Pour traverser les frontières vous avez non seulement besoin d’argent pour payer le transport et les passeurs mais aussi de capacités de débrouillardise réelles dont ceux qui sont les plus démunis sont souvent privées. Les plus pauvres restent. Au CSP59, parmi ceux qui viennent nous rejoindre, on voit réguliérement arriver des gens cultivés tels que des médecins, des architectes, des ouvriers qualifiés ou bien encore des personnes sans qualification apparente mais dotées d’une dynamique solide en matière de commerce. Â»

4http://liberte62.com



De : jérôme Skalski
vendredi 10 août 2007
 

jeudi 09 août 2007, a 22:37
CE QUI DOIT CHANGER DANS LE FUTUR TRETE EUROPEEN .
 

Par PCF Dunkerque-Est le jeudi 9 août 2007, 12:05 - Lien permanent

Actualités nationales Nous voulons que l’Union européenne se donne enfin les moyens de répondre à l’attente des citoyennes et des citoyens. Le débat exceptionnel qui a traversé la société française au moment du référendum de 2005 a particulièrement porté sur trois dimensions de l’ex-projet de traité constitutionnel : * les structures économiques libérales de la construction européenne actuelle ; * la Charte des droits fondamentaux ; * la politique de sécurité et de défense de l’Union. Dans le futur traité européen, ces trois dimensions font de nouveau problème.

Elles doivent faire l’objet d’un large débat public et pluraliste avant toute décision fi nale des chefs d’Etats et de gouvernement, permettant des changements substantiels, ratifié par référendum. Nous demandons la mise en débat, d’urgence, des changements suivants : En ce qui concerne les structures économiques : la suppression de toutes les références à « l’économie de marché ouverte où la concurrence est libre (et non faussée) » ; la réorientation des missions de la Banque centrale européenne (et son placement sous contrôle parlementaire), afi n de pouvoir mobiliser d’importants moyens fi nanciers pour des investissements favorables à la création d’emplois qualifi és, à la formation, aux services publics, à une croissance saine, à la coopération ; le remplacement du pacte de stabilité par un pacte de progrès mutuel contre la concurrence destructrice et toute forme de « dumping » fi scal ou social. En ce qui concerne la Charte des droits fondamentaux : la revalorisation des droits sociaux, sur la base d’une consultation du mouvement syndical, et la reconnaissance de droits nouveaux pour les salariés et les citoyens (notamment sur la question des fonds publics, du crédit et des bénéfi ces des entreprises) ; la suppression des mentions restrictives (intitulées « explications ») qui altèrent profondément la portée de certains articles de la Charte ; l’égalité en droits de tous les citoyennes et citoyens de l’Union (refus de l’exemption du Royaume-Uni). En ce qui concerne la politique de sécurité et de défense européenne : la suppression de l’article exprimant une allégeance de fait à l’OTAN ; la suppression de l’article enjoignant aux Etats membres d’augmenter leurs dépenses militaires ; la suppression de l’article évoquant les « missions » militaires destinées à « préserver les valeurs de l’Union » et à « servir ses intérêts » et favorisant « une coopération structurée » entre les Etats prêts aux « missions les plus exigeantes » ; nous demandons que la ratifi cation du futur traité ait lieu par référendum.%%%Ce qui doit changer dans le futur traité européen

Nous demandons la mise en débat, d’urgence, de ces changements !

Signez la pétition: http://www.pcf.fr/spip.php?article1804

Vous pouvez consulter le “nouveau traité” en cliquant sur le lien ci-dessous:

0http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/cg00001.fr07.pdf

Vous pouvez consulter également “le blog citoyen-Projet alternatif de Constitution Européenne 2007″ en cliquant sur le lien ci-dessous:

1http://constitution-euro-alternative-2007.blogspot.com/

 

jeudi 09 août 2007, a 18:52
l' Humanité : Paris,les syndicalistes C.G.T de gdf s'indigne .
 

Le fil rouge de la décision de la direction

del ' vendre le méthanier Descartes, l’un des plus anciens au monde. Le syndicat s’oppose à ce projet « autant pour des raisons de sécurité maritime que pour des raisons liées à l’environnement » et a écrit à Jean-Louis Borloo pour rappeler que « la spécificité

du gaz naturel liquéfié doit amener à privilégier

une extrême prudence ».

——————————————————————————-

Savoie. Jean-Didier Vermenot, adjoint communiste au maire

de Saint-Jean-de-Maurienne

a apporté son soutien public

à deux salariés grévistes

de la faim d’Aluminium Péchiney, qui protestent contre la sanction que leur a infligée le directeur de l’usine.

l ' Huma du 8 / 08 / 07

 

jeudi 09 août 2007, a 18:03
La B.C.E s'inquiète de la crise du " subprime " ( 2 )
 


La BCE injecte 94,8 milliards d’euros à cause de “tensions” sur le marché

 

La BCE injecte 94,8 milliards d’euros à cause de “tensions” sur le marché

L’opération vise à compenser des mouvements inattendus sur le circuit monétaire de la zone euro.

La Banque centrale européenne (BCE) a injecté jeudi 94,8 milliards d’euros dans le circuit monétaire de la zone euro via un appel d’offre rapide pour compenser des mouvements inattendus sur le marché liés à la crise du crédit à risques.”La BCE note qu’il y a des tensions sur le marché monétaire européen malgré le niveau normal de liquidités dans le circuit monétaire”, indique l’institut dans un bref communiqué destiné aux marchés

.La crise du crédit à risques a un impact sur le marché monétaire en réduisant la fluidité de la monnaie disponible.”Pour assurer des conditions normales sur le marché”, la BCE précise dans un communiqué qu’elle a décidé de “souscrire à 100% les offres soumises”.

Toutes les banques ayant participé à l’appel d’offre —49 au total— ont donc été servies, précise l’institut.

La BCE procède à des appels d’offre rapide, dont le taux est fixé au taux minimum de refinancement, soit 4% actuellement, pour compenser des excédents ou des déficits inattendus de liquidités dans le circuit monétaire de la zone euro.

Les marchés financiers et le marché monétaire sont de plus en plus nerveux, alors que la banque BNP Paribas a annoncé jeudi le gel jusqu’à nouvel ordre de trois fonds dits “ABS”, c’est-à-dire composés de titres adossés à des créances à cause de la crise des prêts immobiliers à risques aux Etats-Unis (”subprime”) “Personne ne connait l’ampleur des problèmes actuels du crédit (…) Cela pèse sur la confiance générale dans le système, d’où la réaction de ce matin”, relevait Charles Diebel, analyste à la banque Nomura dans une note juste après l’annonce de l’appel d’offre.

15:16 - 09/08/2007

6http://www.lecho.be/actualite/economie_et_finance/article.asp?Id=3120308

De : liquidités
jeudi 9 août 2007

jeudi 09 août 2007, a 18:01
La B.C.E s'inquiète de la crise du " subprime "( 1 )
 

 

Marko Kranjec, président de la banque centrale slovène, juge que de futures “turbulences” sur ce marché pourraient affecter la consommation.

Selon le président de la banque centrale slovène, Marko Kranjec, interviewé mardi 7 août par le quotidien économique allemand Financial Times Deutschland, la crise du crédit à risques (”subprime”) fait peser des risques sur la consommation en zone euro.

Selon lui, de futures “turbulences” dans ce secteur, qui a longtemps été frappé d’une sorte d’”exubérance irrationnelle”, pourraient en effet “affecter” la demande des ménages.

C’est la première fois que l’un des banquiers centraux européens s’inquiète ouvertement des conséquences de la crise actuelle sur l’économie de la zone euro. A l’inverse, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, avait tenté de calmer les marchés en parlant d’une simple phase de “normalisation”.

http://www.challenges.fr/20070807.CHA8614/ue__un_des_banquiers_centraux_sinquiete_de_la_crise_du_.html

De : bulle
mardi 7 août 2007

 

jeudi 09 août 2007, a 17:23
Un homme souffrant .
 

V
Un homme souffrant de débilité mentale profonde incarcéré depuis plus d’un an

La section française de l’OIP informe des faits suivants :

Bien que s’étant vu diagnostiqué une « anomalie mentale majeure » et un « niveau intellectuel se situant au niveau d’une débilité mentale caractérisée », Monsieur D.P., âgé de 55 ans, est en détention provisoire à la maison d’arrêt de Marseille depuis juin 2006. Tous les experts qui ont eu à l’examiner s’accordent pourtant à dire que son état est incompatible avec la détention.

Ecroué le 17 juin 2006 sur décision d’un Juge de la liberté et de la détention,, D.P est soumis le 11 juillet suivant à une expertise psychiatrique. Selon les conclusions de l’expert, « l’infraction constatée est en relation directe avec la pathologie mentale » dont est atteint D.P. et ce dernier « doit être considéré comme ayant été atteint, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuro-psychique abolissant totalement son discernement et le contrôle de ses actes ». En conséquence, « D.P. n’est pas accessible à une sanction pénale » et « doit faire l’objet d’une hospitalisation d’office dans un établissement psychiatrique, et ceci rapidement ».

D.P. est cependant maintenu en détention. Une contre-expertise, dont les conclusions sont rendues le 29 décembre 2006, retient pour sa part que si D.P. est atteint d’ « arriération mentale » caractéristique d’une « débilité légère », il « ne relève pas d’une mesure d’internement psychiatrique » et reste « accessible à la sanction pénale ». Au moment des faits, son discernement n’a pas été aboli mais seulement « altéré ». Les auteurs de l’expertise constatent toutefois que l’intéressé manifeste de «  sensibles difficultés d’adaptation au milieu carcéral » et que de ce fait, «  il pourrait être utilement orienté vers une institution adaptée, tel une maison de retraite, de manière à le soustraire aux situations exposées ».

Trois ans plus tôt, en avril 2003, D.P. avait déjà été soumis à une expertise psychiatrique en vue de son placement sous de protection juridique. Durant l’examen, l’expert avait constaté que « consécutivement à une hémorragie cérébrale néonatale, sa pensée est ralentie, pauvre, rudimentaire, lui interdisant tout raisonnement logique, toute possibilité d’abstraction, de conceptualisation. Le patient a une vie affective instinctuelle, ses facultés intellectuelles sont frustres ». En conclusion, avait-il affirmé, DP « présente une débilité profonde », « son quotient intellectuel est voisin de 30 » et « il a besoin de tutelle et de surveillance » de manière à être « protégé de façon continue ». En outre, l’examen pratiqué révèle sur le plan somatique, «  de nombreuses séquelles physiques. La démarche [de D.P.] est assurée mais le périmètre de déplacement est limité ».

De fait, depuis le début de son incarcération, D.P. ne s’ est jamais rendu en promenade, ses consultations médicales et ses rendez-vous au parloir sont ses seules occasions de sortir de sa cellule. Son avocate précise également que son état de santé s’est considérablement dégradé au fil de l’incarcération. Il a notamment « perdu beaucoup de poids et se déplace de moins en moins bien », au point qu’elle « n’ose plus le faire descendre au parloir avocat tellement cela lui est difficile ». Contactée par l’OIP le 23 juillet, un travailleur social explique qu’en règle générale D.P. occupe une cellule proche de l’Unité de consultation et de soins ambulatoires (UCSA). « Les infirmières peuvent alors s’en occuper quotidiennement et lui faire prendre une douche une fois par semaine. Toutefois, ajoute-t-il, il est arrivé à plusieurs reprises qu’il soit transféré dans des cellules situées au troisième ou au quatrième étage de la maison d’arrêt. Livré à lui même, sa situation devient alors particulièrement précaire ». En effet, comme l’a fait remarquer un membre du personnel soignant, l’UCSA ne dispose «  que de cinq chambres aménagées pour accueillir des détenus handicapés et malheureusement D.P. est loin d’être la personne la plus mal lotie de l’établissement ».

Selon ce praticien, « étant donné les capacités intellectuelles de D. P., le mettre en prison revient à le mettre en danger ». Interrogé par l’OIP, le juge d’instruction qui a rejeté deux demandes de remise en liberté au motif qu’elles ne présentaient pas les garanties de sécurité nécessaires, a fait valoir qu’« aucune proposition alternative à la détention ne m’a été faite ».

L’OIP rappelle :

l’article D 398 du Code de procédure pénale, aux termes duquel « les détenus atteints de troubles mentaux (…) ne peuvent être maintenus dans un établissement pénitentiaire. »

que la Cour européenne des droits de l’homme considère que «  la détention d’une personne malade dans des conditions inadéquates, peut en principe constituer un traitement [inhumain et dégradant] ». La Cour a condamné la France à raison du maintien en prison d’un détenu souffrant de graves troubles mentaux par un arrêt du 11 juillet 2006 (CEDH, Rivière c/France)

1http://www.oip.org/sinformer/commun…

De : OIP
jeudi 9 août 2007

 

jeudi 09 août 2007, a 16:29
Huma Dimamanche : LE RETOUR D' EL CHE...
 

Par NOSE DE CHAMPAGNE le jeudi 9 août 2007, 12:14 - Lien permanent

Dans l'HD de cette semaine, enfin, le projecteur est tourné vers l'espoir d'un Monde nouveau qui nous vient... d'Amérique latine. C'est là aujourd'hui que se construit le "socialisme réel"... Et c'est là aussi que s'incarne, dans la tradition Bolivarienne, un autre grand mythe progressiste, celui d'El Che. Les pages 22 à 41 de l'HD sont donc bienvenues...

Et puis, plus près, pour nous, l'espoir existe aussi dans "Les 10 +1 talons d'Achille de Sarkozy": "...

1. son CNE est sur la sellette judiciaire;

2. il est ligoté par les ayatollahs du libéralisme;

3. son paquet fiscal est contesté par des économistes de tous bords;

4. il est coincé par l'imbroglio de la fusion GDF-Suez;

5. son mini-traité européen peut faire des vagues;

6. sa politique de débauchage du PS fait tanguer l'UMP;

7. le service minimum à l'épreuve du Conseiol Constitutionnel;

8. à l'étranger l'étoile de Sarkozy pâlit;

9. les syndicats pourraient relever la tête;

10. baisse du pouvoir d'achat et hausse des prix: révélateurs de sa politique;

11. à propos de l'affaire lybienne, Cécilia Sarkozy est-elle le 11° point faible du chef de l'Etat ?..."

Voilà ce qu'on peut lire à l'ombre des parasols ou sous les parapluies au Sud comme au Nord !

Jean-Jacques POIGNANT.

 

jeudi 09 août 2007, a 11:50
Vous êtes pour :
 


Par philippe tixier le jeudi 9 août 2007, 08:23 - politique - Lien permanent

Vous êtes pour :

- l'augmentation des prix à cause de la TVA

- la suppression des trains ordinaires sur le réseau est à cause de quelques TGV fort chers

- les forfaits santé allant jusqu'à 100 euros

- les boucliers de toutes sortes qui font de nous des guerriers contre tout

- travailler jusqu'à 65 ans et plus

-d'un traité minimum européen quine tient pas compte du social

- du pragmatisme érigé en idéologie ou dogme

- d'une école au rabais pour nos enfants

- qu'il existe des écoles de riches et donc des écoles de pauvres

- ...

- partir en vacances chez les copains pour ne pas payer !

Alors une seule question :

Pour qui avez vous voté ? et réagissez

Le monde est complexe.

Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. !
L'automne ne peut être que chaud ! Peut-être même l'été ! Qui sait ?

jeudi 09 août 2007, a 11:14
Unilever ( suite )
 

Dans tout le pays, le plan d’Unilever inquiète Licenciements boursiers . Les 4 000 salariés en France redoutent les conséquences des suppressions d’emplois annoncées, jeudi dernier, par la multinationale anglo-néerlandaise.

Jeudi dernier, le géant de l’agro-

alimentaire et de

l’hygiène Unilever, numéro trois mondial

des produits de grande consommation, a publié ses résultats pour le deuxième trimestre 2007 : le bénéfice net de

1,2 milliard d’euros sur trois mois, en hausse

de 16 %, vient s’ajouter aux 5,4 milliards d’euros de profits déjà engrangés l’année dernière. Dans

la foulée, le PDG de

la multinationale anglo-néerlandaise, le Français Patrick Cescau, a annoncé la suppression de 20 000 emplois par le biais de la fermeture, de la

restructuration ou de la cession d’une soixantaine d’usines (lire aussi

l’Humanité du 6 août). Ce plan de « rationalisation Â» vise en particulier

l’Europe de l’Ouest et, en France, dans les dix usines du groupe et au siège national d’Unilever, l’inquiétude des salariés est souvent vive. À partir des témoignages recueillis auprès des responsables syndicaux de tous les sites concernés dans

l’Hexagone, l’Humanité dresse un premier tour d’horizon.

Rueil-Malmaison

D’un plan social

à l’autre

Symbole de la stratégie menée par la multinationale depuis 2000, le siège national d’Unilever subit déjà son quatrième plan social en trois ans. Bilan sur la période : 400 suppressions de postes. Une rationalisation à marche forcée, qui a commencé par la centralisation des sièges régionaux, suivie par l’externalisation des services informatiques, financiers et des ressources humaines. Aujourd’hui, la direction finalise la fusion entre deux de ses filiales hygiène (HPC) et agroalimentaire (food), entraînant une nouvelle vague de licenciements. Chantal Baunard, déléguée CFDT au siège, explique : « Depuis trois ans, les plans sociaux n’ont pas le temps de se conclure que la direction annonce le suivant. Â» En effet, avant même l’annonce de la suppression de 20 000 postes, la firme programmait le rapprochement de différents sièges sociaux, avec probablement à la clé la disparition des postes considérés comme des « doublons Â». La nouvelle vague de licenciements est jugée « extrêmement choquante Â» par la syndicaliste CFDT qui a demandé la tenue d’un CCE dès la rentrée de septembre. Au printemps dernier, les salariés avaient déjà exprimé leur colère lors d’une grève contre le projet de 200 suppressions d’emploi.

Saint-Dizier

Rendez-vous

en septembre

L’usine française de glaces Miko a également subi les externalisations de ses services informatiques, financiers et logistiques. Récemment, le centre de recherche et développement a été amputé de 15 de ses employés. Malgré trois semaines de grève en 2002, entre 150 et 200 personnes ont été licenciées depuis 2000. Le site compte aujourd’hui 500 salariés qui semblent gagnés par la lassitude : « Tous les ans, ils nous annoncent quelque chose, annonce Didier Novellati secrétaire CGT du comité d’entreprise (CE). Nous allons rester attentifs. Â» Un peu las, mais pas résignés : « On est prêts pour septembre Â», tranche-t-il quand même.

Dijon/Chevigny

Dans les mailles

du « système Unilever Â»

Ils ont déjà souffert, les salariés d’Amora. Sur les sites jumeaux de Dijon et Chevigny, éloignés d’à peine 10 kilomètres, même directeur et même DRH. Les effectifs ont fondu comme peau de chagrin depuis le rachat par Unilever en 2000. Un site fermé et un vendu lors du rachat, des départs anticipés et quelques licenciements : ils ne sont plus que 470 salariés au total, contre 1 000 il y a sept ans. « Unilever a un oeuil sur le site de Dijon centre. Ce n’est pas dans leur tradition de garder deux sites dans la même ville. Ajoutez à cela des intérêts immobiliers, et vous comprenez pourquoi on s’inquiète. Â» Mamadou M’Geng, délégué CGT, perd patience : « Depuis un moment, on voit la production baisser sur le site, alors qu’elle augmente ailleurs en Europe, dans des sites équivalents. Â» Le plan de concentration « One Unilever Â» privilégiait déjà la recherche de « synergies Â» entre les deux usines. La suppression de l’une d’entre elles semble se préparer de longue date. Au-delà du risque de fermeture, Mamadou M’Geng dénonce un climat de travail intenable. La direction pousse à la polyvalence, à l’intensification des cadences… Et certains ne peuvent pas suivre. « Le jour même du rachat d’Amora, qui était une très bonne société, avec des pratiques sociales avancées, tout a été remis en cause avec le “système Unilverâ€. Ce ne sont pas des industriels, mais des gens qui communiquent bien pour faire passer leurs projets. L’humiliation du personnel est monnaie courante. On harcèle les plus fragiles pour les faire partir. Â» Et le responsable syndical d’insister : « Beaucoup d’employés sont malades et âgés, usés par le travail. La direction les met en compétition avec les valides. Â» Les salariés et leurs représentants attendent que les choses se précisent, sans doute aux alentours de la rentrée. L’incertitude pèse aussi sur le dépôt du centre logistique, rattaché à Chevigny, qui craint d’être externalisé.

Ludres

Une activité « secondaire Â» ?

Unique site européen de production de pâtisserie industrielle, l’usine n’en est pas moins menacée. La « rationalisation Â» des différentes filières de la multinationale n’augure rien de bon. En effet, depuis quelques années, la firme agroalimentaire a tendance à se débarrasser des activités considérées comme secondaires, ce qui pourrait concerner l’usine de Ludres. D’après plusieurs syndicalistes du groupe Unilever en France, l’unité de production encore dotée d’un centre de recherche et de développement propre, pourrait ainsi ne pas être jugée assez rentable, avec comme conséquence la cession du site à une autre entreprise. « Voisins Â» d’Alsa, les responsables syndicaux de Knorr ont posé la question de l’avenir du site de Meurthe-et-Moselle à l’occasion d’un CE, mais la direction s’est montrée assez évasive.

Duppigheim

De la concurrence

en perspective

Divisé en deux usines, le centre de production regroupe 500 salariés. Le premier site produisant les soupes et sauces déshydratées de la marque a déjà été touché dans les quatre dernières années par l’externalisation des services informatiques et financiers. « Nous sommes en concurrence avec des sites allemand, suisse, hollandais et polonais, explique Patrick Jaeger de la CGT, et la direction ne cache pas qu’il y a un site en trop en Europe. Â» Vingt personnes sont déjà parties en préretraite et les salariés notent une hausse de l’effectif d’intérimaires depuis quatre ans, au détriment d’embauches durables. « Il y a encore un peu d’investissement, c’est bon signe, mais ça ne donne pas de garanties, constate le délégué syndical. On attend donc les détails, mais ça risque de bouger en septembre. Â» Surtout que le service recherche et développement a déjà été frappé par une annonce de délocalisation en Pologne il y a deux mois. Grâce à la mobilisation des 30 salariés concernés, des négociations ont été engagées, même si ces dernières s’annoncent difficiles. Léa Vaché, représentante de la CGT sur le second site, craint « qu’à terme, la direction d’Unilever vise la délocalisation de toute la production Â». Car, même si cette usine, qui conditionne des briques alimentaires, n’a pas de concurrents en Europe, les syndicats redoutent le nouveau plan, mais ne peuvent qu’attendre les informations. « Suite à l’annonce de la délocalisation de la recherche et développement en Pologne, nous avions demandé la création d’une GPEC (gestion prévisionnelle emploi et compétences prévue par la loi Borloo) pour avoir une idée de la stratégie d’Unilever dans les trois années à venir. Mais la direction a refusé. Même la DRH locale n’a pas les infos… Â»

Gémenos

Sous la protection

de leur lutte

Les 244 salariés, qui fabriquent les thés Lipton et Éléphant, sortent juste d’un conflit social long et éprouvant, qui les a mobilisés de novembre à mars. Afin de réduire les coûts, la direction avait annoncé 57 licenciements secs et une baisse de la production des sachets de thé. Après une vingtaine de journées de grève et une victoire en justice des salariés contre la société Fralib, l’addition est moins salée. Quarante emplois seront finalement supprimés, avec beaucoup de mesures d’âges et pas de licenciements secs. La CGT estime avoir des garanties pour les deux prochaines années et ne s’inquiète pas outre mesure pour le site de Gémenos. « On ne pense pas qu’ils vont revenir à la charge tout de suite, mais on ne sait jamais Â», nuance Gérard Cazorla, secrétaire CGT du CE.

Pacy-sur-Eure

La direction

anticipe les départs

L’usine, qui emploie 150 salariés, semble avoir été plutôt épargnée par les plans sociaux précédents. Néanmoins, Frédéric Legrand, secrétaire du syndicat FO, observe depuis quatre ans une forme d’« anticipation Â» de la direction locale : « Au cas par cas, on incite les salariés à partir de manière anticipée, en préretraite, sans que ces emplois ne soient renouvelés. Â» Aucune information ne filtre quant à l’avenir du site qui fabrique les fromages de la marque Boursin. Mais le représentant syndical se montre inquiet à propos de l’ouverture d’une unique centrale d’achat Unilever en Suisse : « Cela va faire baisser le chiffre d’affaires de l’entreprise et, du même coup, nos primes de participation. Â»

Compiègne

Des promesses

non tenues

Consacré « site européen de production de shampoings Â» par un des plans de restructuration précédents chez Unilever (dit « Path to Growth Â», « le chemin de la croissance Â»), l’usine de l’Oise compte aujourd’hui 360 salariés auxquels s’ajoute 40 intérimaires réguliers. Comme le signale Frédéric Bresmalien, délégué syndical CGT, « au début des années 2000, nous étions satisfaits des annonces du groupe concernant l’avenir de l’entreprise Â». En fait, ce statut privilégié n’a jamais été appliqué. La production de shampoings n’a pas dépassé la moitié des objectifs prévus et le nombre de dentifrices est inférieur de 30 % aux prévisions. « Alors que les commandes augmentent dans les usines d’Europe de l’Est, notre production n’a cessé de chuter depuis cinq ans Â», déplore le représentant CGT. Comme sur les autres sites, environ 50 emplois ont été supprimés dans le cadre de l’externalisation des services. Les effectifs de permanence le week-end ont également été touchés, avec la suppression d’une équipe sur deux. « On annonce la liquidation de la seconde équipe pour l’année prochaine Â», ajoute le syndicaliste qui craint pour l’avenir du site : « L’investissement en équipement est passé de 7 à 1,5 million d’euros et les machines ne tournent qu’à 30 % de leurs capacités. Il y a des signes qui ne trompent pas. Â» Comme sur les autres sites, il dénonce également les pratiques de la multinationale : « On se souvient des collègues d’Haubourdin en 2000. Le patron leur a offert un Magnum de champagne pour les bénéfices records et, un mois après, l’usine était fermée. Â» Le représentant du personnel cite également la vente d’une filiale du groupe Unilever en Italie, délocalisée trois ans plus tard avec comme plus gros client… Unilever. « On connaît ces maneuvres de délocalisation cachée, on est prêt à s’assoir sur l’usine pour éviter qu’elle ferme Â», prévient-il.

Appoigny

Une dynamique

de réduction

L’usine Amora Maille d’Appoigny (Yonne) risque de fermer ses portes, selon le délégué FO Patrick Dubois. Le site, qui compte 110 salariés, est spécialisé dans le conditionnement de cornichons. « On ne s’attendait pas à un plan d’une telle ampleur, mais on est déjà dans une dynamique de réduction d’effectifs et on savait que ça allait bouger, donc on n’est pas vraiment surpris Â», explique le syndicaliste qui est aussi secrétaire du comité central d’entreprise des sites bourguignons d’Unilever. Un CCE est d’ores et déjà programmé à la mi-septembre à Dijon.

Saint-Vulbas

Au coeur de l’été,

par traîtrise

Dans l’Ain, le sentiment qui domine, c’est l’incertitude. « Je n’en sais pas plus que vous, tant que je ne serai pas de retour à la boutique, je ne pourrais pas vous en dire davantage, confie Thierry Labeille, coordinateur CFDT du groupe Unilever et salarié à Saint-Vulbas. De toute façon, c’est aussi le but de ce genre d’annonce en plein ét酠» Alors qu’employés et responsables syndicaux sont dispersés entre le site de production et leur lieu de vacances, personne ne sait pour l’instant ce qu’il adviendra des 140 salariés de tablettes pour lave-vaisselle Sun : tous redoutent un dégraissage.

Xavier Lalu et Camille Polloni        l ' Huma du 8 / O8 / 07

 

jeudi 09 août 2007, a 09:15
LES INSTITUS DE SONDAGE PATRONAUX .
 

Par Bernard LAMIRAND le jeudi 9 août 2007, 08:54 - Lien permanent

Savez vous que CSA a pour actionnaire le groupe Bolloré à 44 % ,le patron de ce groupe n'a- t-il pas offert dernièrement des vacances de rêve à Sarkozy.

Savez vous que l'IFOP a eu pour dirigeante Madame Parisot.

Savez vous que le nouveau groupe "opinion way" est managé par des grands amis de Sarkozy et du patronat.

Alors, ne nous étonnons pas des sondages organisés pour préparer le terrain aux réformes sarkoziennes telle la retraite après 65 ans.

Je persiste et je signe, les sondages sont une manière nouvelle d'orienter et de fabriquer une opinion favorable à la pensée ultralibérale.  

jeudi 09 août 2007, a 08:53
GREVE DE LA FAIM .
 

54ème jours de grève de la faim : des témoignages qui en disent long sur les traitements dégradants et indigne de la République ! Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 8 août 2007, 22:31 - Victimes d'exclusion/répression - Lien permanent

Répression

Le CSP59 diffuse ce témoignage d'un soutien qui a fait des démarches pour obtenir des couvertures auprès d'associations humanitaires ce mercredi 8 août 2007. On pourrait titrer ce témoignage : « L'humanitaire au service de la stratégie préfectorale Â» ou encore « la discrimination humanitaire ».

« Après des appels téléphoniques pour obtenir des couvertures pour les grévistes de la faim au 54ème jour de leur grève, nous avons été étonnés des réponses obtenues par différents directeurs des centres Emmaüs. Un premier refus a été obtenu à Wambrechies par la directrice des centres d'Emmaüs, sans commentaire, nous signifiant qu'il n'y avait pas de couverture.
Mais nous avons été surpris d'apprendre ensuite que c'était une position politique des centres d'Emmaüs du Nord-Pas de Calais. La surprise a été encore plus cruelle quand des commentaires d'une personne se disant directrice du centre de Saint André ont été entendus. Cette personne est entrée dans des considérations politiques en refusant les couvertures pour les quelques grévistes de la faim parce qu'elle était contre les régularisations massives et qu'elle avait l'habitude de défendre les personnes démunies (elle a tout notre respect pour ses actions qui l'honorent) et que souvent elle devait cacher des femmes contre des agressions et qu'elle-même avait été menacée de mort.
La peur de la prostitution, de la pédophilie, des agressions ne doivent pas occulter que ce sont des cas minoritaires et parler de cette façon pourrait faire penser que la majorité des sans-papiers seraient prostitués, pédophiles ou agressifs. Cette position est horriblement fausse et dangereuse par rapport à la réalité.
La position de cette dame a été de refuser les couvertures parce qu'elle considérait que les grévistes de la faim étaient manipulés et qu'elle, elle ne voyait que le côté humain. Quel manque de respect pour des hommes qui ont une volonté de s'opposer, de dire qu'ils n'en ont pas et de les irresponsabiliser ? Après 54 jours de grève de la faim, vous ne voyez pas, madame, le côté humain de ces hommes venus d'un pays où vous dites qu'il doivent y rester en les aidant bien sûr comme vous le faites par des actions généreuses et méritantes. Mais ces hommes-là n'ont pas le choix d'attendre de mourir dans leur pays : parce que c'est trop long d'attendre que des politiques se réveillent pour les aider ou parce que c'est trop long d'attendre que les associations aient encore davantage de moyens pour faire plus. Ces hommes, qui ont rêvé d'une France idyllique comme on a pu leur donner comme modèle à différentes périodes du siècle, ont perdu leurs rêves momentanément et sont exclus du partage des "moyens pour vivre". Que faire d'autre pour eux si ce n'est de partager leur peine, partager une peu de solidarité, de partager une petite couverture comme l'avait si bien fait l'Abbé Pierre - toutes nos pensées vont vers lui en ce moment de deuil pour l'humanité : "mourir" pour avoir des papiers. La position politique des centres d'Emmaüs Nord-Pas de Calais est particulièrement révoltante. Donner une petite couverture à un homme désespéré, c'est donner un peu de chaleur et d'espérance à l'humanité. Qui peut refuser cela ? ».

Témoignage d'un sans papiers libéré du CRA de Toulouse par la Justice sur les traitements dégradants subis par les sans papiers grévistes transféré par M. CANEPA :
« Après l'expulsion de la Bourse du Travail, C. a été conduit à l'aéroport de Lesquin. A la question « Où va-t-on ? » , le policier de la PAF lui a répondu : « On va faire un petit tour en vacances ». Menottés dans le dos, les sans-papiers ont été poussés pour rentrer dans l'avion, et C. a reçu un coup de poing dans le ventre lors de la montée. Arrivés au CRA de Toulouse, un policier leur a annoncé qu'ils allaient manger, ce que les grévistes ont refusé au titre de la grève de la faim. Réponse du policier « C'est la loi, vous devez aller manger. Ici on n'est pas à Lesquin, on est à Toulouse ». Le transfert vers le réfectoire était particulièrement difficile pour certains grévistes affaiblis mais obligés de se déplacer. Les 9 sans papiers se sont donc assis dans le réfectoire sans manger au milieu d'autres personnes détenues en rétention qui s'alimentaient. Les policiers ont prétendu à la CIMADE que les sans papiers s'étaient alimentés. Les sans papiers ont alors discuté entre eux et décidé de ne pas se déplacer la prochaine fois au réfectoire. A midi, « l'ordre Â» d'aller manger leur a de nouveau été donné. Les grévistes ont refusé. Les policiers ont mis leurs gants et les ont menacés de les emmener de force. Un supérieur a insisté qu'il était obligatoire d'aller manger. C. a dû porter des camarades affaiblis lors des transferts entre cellules et réfectoire.
Les grévistes n'ont pas reçu d'eau ni de sucre pendant 3 jours. Ils en ont demandé à l'infirmière qui a refusé. Ils ont alors demandé à la CIMADE. Par la suite de l'eau et une faible quantité de sucre leur ont été apportées. Dimanche : Lors d'une fouille habituelle au retour de la cantine, les policiers ont demandé à C. d'enlever sa casquette « Pourquoi ? » Réponse du policier : « Parce que ! Bouffon, enlève ta casquette. Ici c'est chez moi, t'es pas chez toi. Tu vas faire ce qu'on va te dire ». Le policier lui a enlevé la casquette de force, lui a fait une clef de bras et l'a poussé dans le dos. 2 personnes de Toulouse sont venus leur rendre visite suite à la mobilisation du CSP 59. Les grévistes leur ont signalé que lorsque quelqu'un est malade, l'infirmière refusait de s'en occuper et prétendait qu'il faisait semblant. Les visiteurs leur ont conseillé d'appeler une ambulance. A un moment D. est tombé de fatigue. Lorsque que l'ambulance est finalement arrivée au CRA, les policiers ont prétendu que les grévistes n'avaient pas le droit et que seuls les policiers pouvaient appeler. A un moment, lors de la discussion, un policier s'est énervé et a attrapé C par le col. Les policiers ont demandé aux ambulanciers de partir. Pendant 2 heures, personne ne s'est donc occupé de D. Les grévistes ont dû l'amener au cabinet de l'infirmière où un examen très sommaire a été administré (« tirez la langue, ouvrez les yeux. ») L'infirmière l'a alors renvoyé dans sa cellule sans plus de soin ».
Pour faire peur aux sans papiers grévistes de la faim, la brigade canine a été utilisée hier à l'hôpital Saint Vincent. Des grévistes de la faim sont toujours ballottés des hôpitaux CHR, Roubaix, Tourcoing et Valenciennes à la rue.
M. CANEPA déshumanise insidieusement une partie de la société par ces violences et tortures, l'autre partie de la société doit donner de la voix pour dire NON.

Fait à Lille 08/08/07

TOUS LES JOURS A 18H PLACE DE LA REPUBLIQUE A LILLE : MANIFESTATION jusqu'à la régularisation des grévistes de la faim !

Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél:06.80.57.50.61- fax: 03.20.74.16.68 - e-mail : csp59@wanadoo.fr

 

jeudi 09 août 2007, a 08:32
Honte au gouvernement israélien ;
 

Par David le mercredi 8 août 2007, 21:57 - Actualité - Lien permanent

En Israël, une manifestation a réuni près de trois mille survivants de l'Holocauste habitant aujourd'hui l'état juif, qui réclament une revalorisation de leur maigre pension de retraite, avoisinant à peine les 15 € mensuels. Le gouvernement se refuse à tout geste en faveur des martyrs du nazisme, qui ont été dépecés de leur bien durant la guerre. Il est scandaleux qu'Ehoud Olmert n'accorde pas plus d'intérêt à cette affaire. La création d'Israël avait à l'époque eue lieu pour permettre aux Juifs de vivre en paix, force est de constater que les rescapés du génocide ne jouissent pas de conditions de vie dignes de ce nom dans cet état. Alors que leur moyenne d'âge dépasse les quatre-vingt ans, il serait temps de prendre des mesures pour améliorer le sort de ces héros de la nation, avant qu'il ne soit trop tard et que la honte de l'oubli et du mépris ne hante la mémoire collective des Israéliens.


 

mercredi 08 août 2007, a 18:20
Ils ont oser le faire .
 


Un SDF meurt, un feu d’artifice pour Sarkozy

Titi n’aura pas eu les hommages de sa ville de Dax (Landes). Le président de la République oui. Lorsque le corps de ce sans-domicile de quarante-deux ans est retrouvé sans vie dans des toilettes publiques, la municipalité dacquoise a d’autres soucis. Il faut dire que Titi, de son vrai nom Denis Vankin, a eu l’idée saugrenue de quitter ce monde quelques heures avant la visite de Nicolas Sarkozy. Vendredi dernier, le cortège présidentiel arrivait enfin dans la cité landaise. Au même moment, un hommage pacifique et républicain était rendu au défunt par ses amis, des militants de Droit au logement, la Ligue des droits de l’homme, de la CGT, du PCF, devant une banderole de plastique noir rappelant une sombre liste des victimes sans-abri de Dax. Sale image pour la ville dont l’hôpital accueillait le chef de l’État, venu parler de solidarité. Soucieuses de laver la République d’un tel affront, les forces de l’ordre, déployées en nombre, ont cru bon d’amener un responsable communiste et le porte-parole des Don Quichotte au commissariat. Et, par la même occasion, de relever l’identité d’une trentaine de personnes considérées comme des manifestants illicites alors qu’elles étaient venues saluer la mémoire des morts de misère. À quelques encablures de là, le maire de Dax et des personnalités inauguraient la passerelle des berges de l’Adour. Le feu d’artifice officiel résonnait jusqu’à la cathédrale où une amie du disparu lisait un message émouvant de la famille. Titi n’en demandait sans doute pas tant. Et Dax, dans quelques jours, n’aura en tête que ses célèbres fêtes.

Ludovic Tomas������������������ l ' Huma du 7 / 08 / 07 �

mercredi 08 août 2007, a 18:10
L'âme du vin ( Maurice Ulrich )
 

Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait les profits. C’est à peu près ce qui va se passer

dans la viticulture en Europe, et particulièrement en France, si les décisions de la Commission européenne et de la commissaire à l’Agriculture, Marian Fischer Boel, entrent dans les faits. Acte I : on programme l’arrachage le plus rapide possible de deux cent mille hectares de vignes à partir de 2009. Acte II : on autorise à partir de 2014 la plantation libre.

Conclusion, le nettoyage a été fait, les grands groupes peuvent s’implanter pour produire des vins standard correspondant à une demande mondiale en hausse constante et où apparaissent de nouveaux pays consommateurs, dont la Russie et la Chine, ce dernier pays étant devenu en quelques années

le dixième consommateur mondial.

C’est le corps de la réforme de l’organisation commune du marché du vin, telle qu’elle a été adoptée voici quelques jours. Michel Barnier, le ministre

de l’Agriculture, a verbalement indiqué,

quelques jours plus tard devant l’assemblée permanente des chambres d’agriculture, qu’il s’opposerait

à la totale libéralisation des droits de plantation, mais il n’est pas allé jusqu’à consigner par écrit ses propres propos, et pas un mot sur l’arrachage.

Il est vrai que

la Commission a ramené

le nombre d’hectares sacrifiés de 400 000 à 200 000 et que, face à la totale opposition de l’ensemble des viticulteurs, l’éphémère ministre de l’Agriculture que fut Dominique Bussereau, avant la formation du gouvernement actuel, avait,

le 23 juin, déclaré que ces 400 000 hectares étaient

« un plan disproportionné Â». Il n’est pas interdit

de penser que ce chiffre était gonflé dès le départ

pour faire semblant ensuite d’avoir entendu

les protestations.

Sur le fond, le gouvernement ne saurait trouver à redire à ce plan ouvrant en grand le marché du vin. À la veille d’être nommée ministre de l’Économie,

Christine Lagarde déclarait à Vinexpo, à Bordeaux,

que « nous ne pouvons pas nous arrêter à mi-chemin

de la modernisation. Nous devons aller jusqu’au bout Â». C’est aussi ce que pensent les gros négociants

des Entreprises des grands vins de France.

« Nous soutenons la philosophie libérale qui sous-tend le projet de la Commission Â», a clairement déclaré

son délégué général, Louis-Régis Affre.

Liberté pour le vin. Ce pourrait être le slogan

de nos libéraux. Car le vin en Europe, ce sont 2,4 millions de viticulteurs et, même si en France

ils ne sont plus que cent mille, c’est trop, sans doute, c’est une pesanteur. Nombre d’entre eux sont

endettés, soumis aux conditions des grands du négoce qui ne leur garantissent pas des prix suffisants.

Ceux-là arracheront pour toucher les primes

et disparaîtront. Ils le feront d’autant plus que

les primes sont dégressives, baissant de 20 % chaque année. Plus vite on arrachera et plus on touchera

et on déblaiera le terrain. Certes, on objectera que

cette diversité, c’est un peu l’âme du vin quand

le soir elle chante dans les bouteilles.

Ce qui fait qu’il ne sera jamais un produit standard,

en tout point pareil en tout lieu qu’il soit produit.

On dira que le vin, c’est un terroir, une exposition,

une culture. Mais ce n’est pas le problème

des grands groupes. Jésus changeait l’eau en vin.

Eux veulent changer le vin en dividendes.

Car la guerre du vin est mondiale désormais.

Pernod-Ricard a massivement investi en Australie

et exporte en premier lieu en Europe. En Europe même, les groupes plantent des dizaines de milliers d’hectares en Bulgarie, en Roumanie, en Hongrie. Les viticulteurs français, dans les vingt dernières années, ont fait

des bonds de qualité, ils sont prêts à se concerter

pour des arrachages limités pour tenir compte

en certains endroits du marché. Mais ils font du vin, mieux, des vins.

          l ' Huma du 7 / 08 / 07

 

mercredi 08 août 2007, a 16:57
Les vignerons se cachent pour mourir .
 

Viticulture . Le vin est bon dans le Midi. Il s’en vend même de gros volumes à l’approche des vendanges. Mais trois ans de prix bas ont mis des milliers de paysans en situation de faillite.

Languedoc, envoyé spécial.

Qu’ils soient sur la côte méditerranéenne, face à l’Atlantique ou dans la France profonde, les vacanciers de ce mois d’août ne manqueront pas de croiser de magnifiques vignobles sans se douter que des hommes et des femmes agonisent économiquement toute en produisant de la qualité à petits prix. Comment est-ce possible ?

rencontre

pour « un prix éthique » du vin

La rencontre se déroulait le 26 juillet dans la salle de - réunion de la cave coopérative de Montagnac, dans l’Hérault. Serge Azaïs, vigneron coopérateur et militant de la Confédération paysanne, avait couplé notre rencontre avec le compte rendu à ses mandants de la réunion tenue la veille entre des vignerons, des négociants et des responsables de la grande distribution pour tenter d’obtenir « un prix éthique » du vin. Avant d’engager le débat, Serge téléphonait à quelques retardataires pour apprendre que trois vignerons en difficulté ne viendraient pas. Ils lui ont fait comprendre qu’il était trop dur pour eux de venir étaler leurs difficultés économiques et financières devant un journaliste, comme devant leurs collègues. « Je ne sais pas ce que je ferais après avoir décrit à la presse la situation dans laquelle je vis », dira l’un d’eux pour justifier son renoncement.

Olivier Pagoire était là. Ce trentenaire s’est installé en 2001 sur 13 hectares. Comprenant très vite qu’il ne s’en sortirait pas, il a passé et réussi l’année suivante un concours d’entrée dans la fonction publique. Depuis, il travaille à l’équipement du lundi au vendredi et s’occupe des vignes en fin de journée et le week-end. Son père, oenologue à la cave de Montagnac, lui donne également un coup de main. « Nous avons amélioré le vignoble en replantant du cabernet-sauvignon, de la syrah, du sauvignon blanc afin de fournir à la cave coopérative les vins de cépages les plus demandés sur le marché. Mais comme tout se vend mal, le bilan comptable de l’exploitation reste lourdement déficitaire. Nous en sommes, mon père et moi, à prélever régulièrement de l’argent sur nos comptes de salariés pour alimenter celui de l’exploitation. Je suis installé depuis six ans et je n’ai jamais prélevé un centime pour rémunérer mon travail de vigneron », explique Olivier.

pour survivre,

ils cumulent

deux métiers

Bruno Abellan, quarante-neuf ans, avait aussi 13 hectares de vignes achetés voilà près de vingt ans. Ce vigneron coopérateur en a déjà arraché 6 hectares pour réduire ses dettes. Il effectue actuellement une formation pour tenter de trouver un travail de chauffeur de car. Son épouse s’est trouvé un petit boulot dans un magasin. Ceux qui avaient zappé la réunion n’avaient pas l’activité extérieure qui permet de tenir en espérant connaître des jours meilleurs. Dès lors, venir se raconter était bien trop dur.

En Languedoc, les vins d’entrée de gamme sont globalement bons et ils se vendent. Mais à des prix dérisoires. Depuis la récolte 2004, la perte moyenne d’un coopérateur est de 1 000 euros par hectare et par an. Certes, des stocks existent, mais ils diminuent. À la faveur d’une offre supérieure à la demande, les négociants et responsables des centrales d’achat de la grande distribution se conduisent en prédateurs depuis trois ans. Lors de la réunion du 25 juillet avec les vignerons, les représentants de Carrefour, Casino et Intermarché se sont contentés d’écouter les doléances du Syndicat des vignerons de l’Hérault, des représentants de la Confédération paysanne et du MODEF, sans prendre le moindre engagement.

Hormis Castel, les négociants étaient absents. Cette année, le vin de table leur a été vendu en vrac entre 25 et 30 euros l’hectolitre. Moins de trente centimes d’euro pour un litre de vin de table. C’est le prix de 1976 en monnaie constante !

Président du Syndicat des vignerons de l’Aude, Philippe Vergnes affirme depuis sa bonne cave coopérative de Névian que « 2007 sera l’année de la dernière chance. Il faut absolument que les prix se redressent pour commencer à lisser les pertes des années précédentes », précise-t-il. Mais aussitôt, le doute le travaille. Car la récolte sera modeste et l’apparition du mildiou est venue renchérir les coûts de production. Il a fallu traiter six ou sept fois là où on se contentait de deux ou trois passages les années précédentes. « En 2005, quand les acomptes versés par les coopératives ont fortement diminué, le Crédit agricole a accordé aux viticulteurs des reports de remboursements d’emprunts. 2005 devenait ainsi une année blanche, le crédit se trouvant prolongé de douze mois avec des intérêts qui continuaient de courir. Il a fallu faire la même chose en 2006. Ce décalage de deux années pour les remboursements d’emprunts met des milliers de viticulteurs dans une situation économique et financière catastrophique. Dans le vin de table, la perte de 1 000 euros par hectare n’existerait pas si l’hectolitre de vin nous était payé 10 euros de plus. Dans les vins de cépages à moindre rendement, il aurait suffi de 15 euros de mieux pour 100 litres de vin », s’indigne Philippe Vergnes, qui dit vouloir attendre la fin des vendanges avant d’appeler à des actions de rue tout en se disant inquiet des possibles actes de violence en raison du désespoir ambiant.

Cet endettement aura des conséquences terribles pour certains exploitants. « Les banques, à commencer par le Crédit agricole, ne veulent plus aider que les gens dont ils estiment qu’ils peuvent encore s’en sortir. Pour aider son fils à s’installer, il faut désormais se porter caution solidaire en hypothéquant ses biens, à commencer par la maison d’habitation. Dans le Gard, les vignerons les plus endettés sont en train de perdre la récolte 2007 car on n’a pas voulu leur accorder un crédit pour les produits de traitement contre le mildiou », note Jean-François Bianco, viticulteur à Arpaillargues et adhérent à la cave de Bourdic. Comme beaucoup d’autres vignerons, il redoute des arrachages massifs en 2009.

la vigne, un moyen de prévention

des incendies

« Si on arrache 10 % des vignes, on augmente les frais de cave de 10 %, alors que la baisse du prix du vin a déjà fait monter les frais de vinification à 33 % du chiffre d’affaires au lieu de 20 % avant la crise que nous subissons depuis trois ans. J’ajoute que la vigne participe beaucoup à la réduction des risques d’incendie dans nos régions. Au moment où le gouvernement consulte tous azimuts sur le développement durable, cette donnée mérite aussi d’être prise en compte », conclut Jean-François Bianco.

Gérard Le Puill             Huma du 7 / 08 / 07

 

mercredi 08 août 2007, a 11:36
CHIENS DE GARDE SUR LES ONDES .
 


Dans le Nord de la France, il y a peu de temps le CSA a fait le choix d’attribuer deux fréquences "libérées" par des radios associatives à une radio commerciale (ex associative ayant changé de camp !) et une radio nationale (RMC Info), refusant de donner suite à la demande légitime d’obtenir une fréquence pleine à RPL Lambersart, radio associative de longue date et désireuse de développer son projet sur son territoire de l’agglomération lilloise.

La FRANF sera particulièrement vigilante à ce que les radios associatives actuelles et les projets associatifs naissants puissent à l’occasion des prochaines autorisations dans la zone CTR de Lille (2008) rétablir un équilibre rompu dans notre région. La diversité culturelle et la parole citoyenne valent bien les logiques économiques des réseaux et des groupes multimédias qui rendent nos ondes insipides, et privent les citoyens de la saveur de nos produits radiophoniques régionaux.

Cet appauvrissement culturel, ces coupes sombres dans les derniers outils de lien social, accompagnent en fait la montée en puissance du règne de la pensée unique et de la société de consommation, sans égard pour les valeurs de l’esprit et sans considération pour le patrimoine culturel et social qu’elle tue à petit feu, bref pour l’Homme.

L’auditeur, considéré en masse par les sondages et les études de marché, a-t-il encore droit à la différence ? Rien n’est moins sûr, car la dictature du capital pèse de plus en plus sur nos vies et sur nos libertés individuelles. La radio n’échappe pas à cette règle qui justifie toute décision par la rentabilité économique, voire l’ordre social, mais qui en fait installe insidieusement une forme de dictature.

La valeur d’une radio ne devrait-elle pas être considérée par les valeurs et les différences qu’elle permet d’exprimer ? La parole des citoyens continue d’être confisquée par petites touches. Alors que certains pays qualifiés de totalitaires par les puissances occidentales cherchent des voies nouvelles de démocratisation, nos pays donneurs de leçon imposent aux peuples qu’ils dominent économiquement et militairement un arsenal de contraintes, alliant pression et répression, toujours plus imposant. La classe politique devrait s’en émouvoir, car quand elle perd pied de cette façon, elle n’est plus loin de perdre son âme et de trahir les citoyens qui ont cru encore cette année aux vertus de la démocratie.

Lille, le 6 août 2007

René Lavergne

Président de la FRANF

http://www.franf.fr.fm  

mercredi 08 août 2007, a 11:16
LE PEN devien sarkozyste .
 

LE PEN devient sarkozyste. Par Ulrich Savary 

Il aura finalement suffi de peu de choses pour faire du leader du FN un « toutou Â» du président. La perte de plus d’un million de voix et une rencontre à l’élysée. Et voilà que Jean-Marie Le Pen se met à louer le travail de Nicolas Sarkozy.

Invité hier de RTL, le président du Front national a jugé que le chef de l’État tenait, pour le moment, «un certain nombre de ses promesses électorales». «Chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien informée et jusqu’ici assez bien réalisée, il faut le dire».

Pourtant durant toute la campagne présidentielle, le FN n’avait pas ménagé le candidat de l’UMP. A plusieurs reprises, Jean-Marie Le Pen avait qualifiait Sarkozy « d’illusionniste», de «petit télégraphiste de Bruxelles» ou encore de «chef de la racaille politicienne».

Ses attaques se firent même de plus en plus virulentes au fur et à mesure que le leader frontiste sentait la qualification pour le second tour lui échapper. Ainsi, il avait brocardé les origines de Sarkozy : «C’est un candidat qui vient de l’immigration, moi je suis un candidat du terroir. C’est vrai qu’il y a une différence, un choix qui peut être considéré comme fondamental par un certain nombre de Français», déclarait-il sur Europe 1 le 8 avril. Enfin dans un entretien accordé au quotidien israélien Maariv le 19 avril, il soulignait que le futur président «est juif par sa mère. Il n’a d’ailleurs jamais caché ses sentiments de sympathie très particulière à l’égard d’Israël comme des États-Unis.»

Alors pourquoi un tel revirement ? Peut-être que le vieux chef usé par la dernière campagne a compris que le salut de son parti (et de sa fille…) viendra d’un rapprochement avec l’UMP. En effet, le FN est sorti très affaibli des deux dernières élections. La présidentielle a vu la fuite d’une partie des électeurs frontistes pour l’UMP, et les législatives ont confirmé la chute électorale du FN. A ces mauvais résultats s’ajoutent des comptes exsangues et une perte importante de militants. Mais surtout, le FN est fragilisé aussi par son propre fonctionnement. Le parti est construit autour d’un chef charismatique et risque de ne pas se relever à la mort de celui-ci. Donc, il faut trouver et vite, une porte de sortie pour les cadres dirigeants du FN et pour Marine Le Pen. C’est digne d’un comportement de « racailles politiciennes Â» dont la propre survie importe plus que tout le reste. Pourtant une question reste en suspend.

L’UMP pourra-t-elle recycler le FN ?

Il faut dire que le jeu de séduction de l’UMP à l’égard du FN fonctionne. Et pour cause. Nicolas Sarkozy a pris une série d’engagement que le FN ne peut qu’approuver. La création du ministère de l’immigration et de l’identité nationale ou encore la remise en cause du droit de grève. Tout cela va dans le bon sens pour le FN. C’est en quelque sorte le programme du FN qui est appliqué.

En dehors de toute « tambouille politicarde Â», ce rapprochement de circonstance n’est pas sans un accord idéologique entre le FN et l’UMP, sur le fond. En effet, si le leader historique de l’extrême droite française voit en Nicolas Sarkozy « un type qui tient ses engagements Â» c’est bien que la politique du président est proche de ce que Le Pen aurait voulu faire, si il était à sa place.

Cela montre en tout cas combien le « prince président Â» Nicolas Sarkozy est un homme dangereux.

Ulrich Savary.

 

mercredi 08 août 2007, a 10:05
UNILEVER : Merci pour tout,vous êtes virés !
 

Licenciements boursier . Unilever réalise des bénéfices faramineux. Le PDG félicite ses 180 000 salariés et annonce 20 000 suppressions d’emplois, surtout en Europe.

Unilever va très, très bien, merci, mieux ça serait scandaleux. Jeudi dernier, la multinationale de l’agroalimentaire et de l’hygiène (savons, cosmétiques, lessives, détergents) a communiqué ses résultats financiers du deuxième trimestre 2007 à Rotterdam (Pays-Bas) : bénéfice net de 1,2 milliard d’euros sur trois mois, en augmentation de 16 %. Ces profits faramineux confirment une cuvée déjà insolente en 2006 : bénéfice net de 5,4 milliards d’euros, en hausse de 26 %, et chiffre d’affaires de 39,6 milliards d’euros (+ 3 %). À chaque fois, ces performances dépassent les attentes des analystes qui, pour 2006, tablaient par exemple sur un bénéfice net compris entre 4,25 et 4,5 milliards d’euros pour Unilever. Du coup, dans la matinée de jeudi, Patrick Cescau, le patron français, mais avec une pointe d’accent british, à la tête du conglomérat anglo-néerlandais depuis 2005, a pris la peine d’adresser aux salariés du groupe pourvus d’une adresse e-mail ses plus vives et chaleureuses « félicitations ».

Dans la foulée, en marge de la présentation des comptes, le même Patrick Cescau a, quelques instants plus tard, dévoilé ses projets d’avenir à la presse : concentration accrue sur certaines marques et poursuite de la cession des moins rentables, et surtout, d’ici à 2010, suppression de 20 000 emplois (sur un total de 179 000 dans le monde) par le biais de la fermeture et de la « rationalisation substantielle » de 50 à 60 usines de production (sur 300 dans le monde). La Bourse d’Amsterdam a immédiatement salué le geste : en séance, le cours de l’action Unilever a augmenté de 4 %.

« Il est trop tôt pour dire quelles sont les régions du monde et les emplois concernés », prévient Gerbert van Genderen Stort, porte-parole de la multinationale. Mais les tendances lourdes parlent d’elles-mêmes : depuis 2000, le numéro trois mondial des produits dits de grande consommation est engagé dans une vaste restructuration permanente qui frappe en particulier l’Europe de l’Ouest. « En sept ans, nous avons fermé ou vendu plus de cent usines », se vante devant les journalistes financiers Patrick Cescau. En 2000, Unilever comptait 295 000 salariés sur la planète ; en 2007, avant les nouvelles « coupes » annoncées la semaine dernière, ils ne sont déjà plus que 180 000. Et, en Europe, le nombre d’employés de la multinationale est passé de 80 000 en 2000 à 44 000 en 2007. « La majorité des restructurations concernent l’Europe », avoue sans fard le PDG du groupe, avant de minauder dans un entretien au Figaro de vendredi : « Nous avons une idée très précise de ce programme mais il n’est pas complètement abouti. Nous voulons d’abord en discuter avec nos partenaires sociaux. »

Un plan social

chasse l’autre

Alors que Patrick Cescau vient, en mai dernier, de recruter, pour le poste de président d’Unilever, le Suédois Michael Treschow, surnommé « Mac the Knife » (Monsieur Couteau) chez Ericsson et Electrolux pour sa propension à tailler dans la masse salariale et à organiser les délocalisations, le « dégraissage » promet d’être violent. L’objectif pour les dirigeants d’Unilever, c’est de « réduire de 1,5 milliard d’euros par an les coûts engendrés par le personnel jusqu’en 2010 », afin qu’à terme, la marge opérationnelle - la « profitabilité » chère aux investisseurs - tourne autour des 15 %.

Au siège national d’Unilever France, à Rueil-Malmaison, le service de communication estime que « le groupe a déjà fait un gros travail en France », mais qu’« il n’est pas terminé ». La comptabilité et les services informatiques ont été externalisés fin 2005 : IBM et Accenture, qui disposent de centres de gestion en Inde, aux Philippines, au Brésil, en Pologne ou en République tchèque, ont emporté le marché. Implantée à Schaffhouse, en Suisse, une centrale s’occupe désormais de tous les achats des matières premières pour la multinationale, ce qui, en plus de la « rationalisation » des achats, permet de transformer les usines en « centres de coûts » et la centrale d’achat, basée sur un territoire d’un canton bien connu comme paradis fiscal, en « centres de profits ». Et, dans tous les pays, la réorganisation à grande échelle d’Unilever, pompeusement baptisée « Unilever One », offre l’occasion de réduire le nombre de postes dans les fonctions administratives et dans le management : en Italie, par exemple, le siège d’Unilever est en train de passer de 1 500 salariés à 900. À Rueil-Malmaison, Unilever tente de supprimer, depuis plusieurs mois, 200 postes (sur 1 300 salariés).

Accablés, mais pas surpris, les syndicats de la multinationale. « Nos groupes réalisent des bénéfices vertigineux, à deux chiffres pour certains, et ne nous laissent que des licenciements sociaux à gérer, indique la fédération CFDT de la chimie, dans un communiqué. Le nombre des emplois en France dans le secteur détergents-cosmétiques a baissé de plus de 50 % en dix ans alors que les bénéfices se sont envolés et que la rémunération des dividendes donne le vertige. » Depuis plusieurs années, à travers délocalisations, externalisations, réorganisations, cessions d’activités et fermetures de sites, les salariés font les frais de la financiarisation accrue de la multinationale. « Je pense que, dans les cinq prochaines années, cinq des sept usines d’Unilever aux Pays-Bas seront parties si nous n’arrivons pas à stopper le processus à l’oeuvre, déplorait le syndicaliste hollandais Lucas Vermaat, en 2005. Elles auront été délocalisées vers les pays à bas coût. »

Une seule solution,

la délocalisation ?

En France, où Unilever emploie encore 4 500 personnes au siège national et dans dix sites de production (voir notre infographie), l’inquiétude est très vive aussi. À Duppigheim (Bas-Rhin), les 500 salariés des deux usines Knorr (soupes en briques antiseptiques et aliments lyophilisés) observent, avec inquiétude, le projet, annoncé au printemps, de « transfert » de leur centre de recherche et de développement en Pologne (lire ci-contre). « Les usines du groupe sont en concurrence entre elles au niveau européen, observe Patrick Dubois, délégué FO des sites bourguignons Amora et Maille. En France, nous vivons dans la crainte de délocalisations. La fabrication des vinaigrettes a déjà été déplacée vers la République tchèque. Étant donné le coût de production des sauces sur le site dijonnais, nous sommes inquiets et nous avons alerté à plusieurs reprises les pouvois publics sur les risques de fermeture. » Après avoir bataillé l’hiver dernier pendant plusieurs mois contre Unilever qui voulait supprimer 60 emplois (sur 250) sur le site de production des thés et infusions Lipton, à Gémenos (Bouches-du-Rhône), Olivier Leberquier, délégué CGT, démonte l’argument en Europe de l’Ouest : « On parle beaucoup du coût du travail, mais il faut savoir que sur une boîte de sachets

de thé vendue entre 1,7 et 2,40 euros, le coût des salaires, charges comprises, des salariés de Gémenos est à peine de 14 centimes… Que faut-il faire de plus ? »

Thomas Lemahieu          Huma du 6 : 08 : 07

 

mercredi 08 août 2007, a 09:03
LES CHERS VACANCES DU PRESIDENT .
 

Par Diego Diaz le lundi 6 août 2007, 19:35 - Actualités - Lien permanent


0Sarkozy en vacances à Wolfeboro [visite de la maison]
envoyé par 1edonline

 

Petit tour à Wolfeboro dans la maison de milliardaire du lac Winnipesaukee où notre président "bling-bling" passe ses vacances. Pour le style il faut-être américain ou émir pour apprécier à sa juste mesure le décorum surfait de la "cabane aux usa". Elle appartient à Mike Appe, un ancien cadre dirigeant de Microsoft, qui se faisait une joie -il y a un an- d'étaler sa réussite en la faisant visiter à une chaîne câblée du New England. Pour vous se sera 30 000 $ (la semaine) et pour Nicolas... Mais qui sont ces amis qui louent la maison pour lui ? Si vous avez les 60 000 $ pour les deux semaines de location c'est par ici : http://www.yankeepedlarrealtors.com/proddir/prod/110/727?RedirectURL=%2F-list_price%2F60%2F10%2F%3F# La somptueuse villa de 2000 mètres carrés au bord du lac Winnipesaukke est équipé de huit chambres, de quatre emplacements pour bateau, d'une petite salle de cinéma et d'une plage privée. Auteur de "l’argent caché de l'Elysée", René Dozières, député apparenté socialiste, s'étonne d'une telle dépense qui, selon lui, "ne peut pas être supportée par le président puisque qu'elle représente, si on ajoute le transport, la totalité de sa rémunération annuelle". Et d'interroger : "Quel Français peut consacrer à ses vacances la totalité de son salaire annuel ? ".

 

mardi 07 août 2007, a 19:07
Les réflexions sur lesquelles le libéralisme fait son lit .
 

Par Bernard LAMIRAND le mardi 7 août 2007, 14:17 - Lien permanent

Mon épouse, ce matin, faisait ses courses au super- marché du coin et constatait que certains prix se sont envolés.

Une dame, réputé social-démocrate, tourna la discussion engagée sur les primes de rentrée scolaire. Elle semblait outrée des aides accordées aux familles ayant des enfants scolarisés. Pour appuyer ses arguments, elle précisa que sa famille n'avait jamais pu en bénéficier avec 3 enfants à charge parce que ses ressources étaient trop élevées.

Bref, au lieu de s'en prendre à la droite qui dirige ce pays depuis 2002, elle s'en prenait à ceux qui allaient bénéficier de ces aides en fonction de leurs ressources.

Mon épouse lui répondit, qu'il y avait autre chose à faire que de s'en prendre à ceux qui sont dans le besoin et pourquoi ne pas être plutôt scandalisé par les profits faramineux des actionnaires et des cadeaux fait aux riches concernant les impôts. Pourquoi ne pas être outré par les vacances luxueuses de Sarkozy aux amériques ?

Eh bien, cette dame socialiste, lui répondit :"ah oui vous avez raison" mais en relativisant pour aussitôt revenir à sa situation passée ou elle n'avait pu avoir droit aux aides de rentrée scolaire pour ses enfants.

La morale de cette histoire: c'est que des gens de conditions modestes en arrivent parfois à se jalouser alors que les riches plastronnent et paradent dans les palaces dépensant des fortunes.
Ce genre d'attitude, me fait bondir, comme si cela serait normal et naturel, comme si il faudrait en arriver à plaindre ces malheureux riches . Dans quelle société vivons-nous! Si on ne combat pas cela, on accepte la banalisation des fortunes et du luxe de la classe dominante pendant que les classes laborieuses se battront entre eux pour les miettes.

Encore une fois, nous avons besoin plus que jamais d'un parti communiste qui se bat pour des valeurs de solidarité et pour une autre répartition de la plus-value.C'est là que nous avons un rôle irremplaçable. Voilà le mot est lâché, du communisme pour repartir autrement les richesses créées.  

mardi 07 août 2007, a 18:49
SARKOZY," Le prince président " .
 

Sarkozy, le "prince président". Par Ulrich Savary le mardi 7 août 2007, 15:03:00 - L'UMP et le gouvernement. - Lien permanent

Qui paie ? Voilà la question qui convient de poser. Qui paie les vacances de l’illustre, sa majesté Nicolas Sarkozy ?

En effet , « son altesse sérénissime Â» se paie des vacances de luxe aux États-Unis avec son épouse, « la reine Cécilia Â» et « la baronne Rachida Dati Â» alors que les bons sujets du « royaume Â» de France eux, doivent travailler plus … .

Vacances à 21 000 euros la semaine ! Après le yacht de Bolloré pour fêter sa victoire, Nicolas Sarkozy continu de ne rien se refuser. Mais voyons, « sa majesté Â» à le droit de se reposer. Nous, « simples sujets Â», nous ne pouvons pas comprendre. Nous, « la France qui se lève tôt Â» pour gagner péniblement un SMIC, tout en se battant pour faire vivre une famille sur un salaire de misère, nous le peuple, le tiers-états, nous ne pouvons pas comprendre les raisons qui poussent Nicolas Sarkozy à passer des vacances de « prince saoudien Â». C’est qu’il est fatigué alors que la rentrée s’annonce chaude. Et oui, le petit Nicolas est épuisé. Lui, qui défend les intérêts de sa classe sociale à le droit de se détendre comme un « bon bourgeois Â». Et il faut dire, que de ce point de vue, il défend bien les intérêts moraux de celle-ci.

En quelques semaines, Sarkozy a remis en cause le droit de grève, a prévu la destruction du service public d’Éducation Nationale, la fin des impôts pour les riches et à trouver un nouveau débouché pour l‘industrie militaire française avec la Lybie. Voilà les premières salves du « prince des bourgeois Â». Mais Nicolas Sarkozy va encore plus loin. Il va jusqu’à « excuser Â» les atrocités commises par l’impérialisme français au temps de sa splendeur dés sa première visite officielle en Afrique Noire.

En parlant des prétendus « bienfaits Â» du colonialisme français en Afrique, Sarkozy ne fait pas que du révisionnisme « bas de gamme». Il défend la mémoire de « l’œuvre française Â» en Afrique.

Pour le « prince président Â», l’Empire français aurait donné sans compter à ces peuples africains en leurs octroyant une chance extraordinaire de se développer. Rien que cela!

En effet, il est indéniable que la bourgeoisie française a investi des sommes importantes pour construire des routes, des ports ou encore des voies de chemin de fer. Mais le but de tout cela n’était pas de développer l’Afrique. Au contraire, il s’agissait de mieux exploiter cette terre, de piller les ressources de ces territoires, tout cela sous couvert d’une prétendue « Å“uvre de civilisation Â». Bref, du racisme appliqué à tout un continent vu que les Africains étaient « trop stupides Â» pour le faire seul. En réalité, le colonialisme français n’était ni moins pire ou mieux que n’importe quel autre colonialisme, il était juste raciste. Et ça la bourgeoisie française ne veut plus en entendre parler. D’où la « correction Â» du président.

Nicolas Sarkozy avec ses vacances princières ne fait que confirmer une chose : il est l’homme d’une bourgeoisie française qui veut se venger de tout, et surtout de l‘histoire.

La rupture sarkozyste peut se résumer en une formule simple: à bas l’égalité, vive les privilèges, vive la bourgeoisie

 

mardi 07 août 2007, a 18:19
PLUS DE RICHE ,TOUJOURS PLUS RICHES !
 

Sur la piste des grandes fortunes (1/5)

Par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, directeurs de recherche au CNRS

Des chiffres qui défient l’imagination

À partir du 1er janvier 2007 les textes instituant un bouclier fiscal à 60 % mis en place par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin sont entrés en application. La petite-fille du fondateur des Galeries Lafayette, Léone Meyer, a touché un chèque de plus de 7 millions d’euros correspondant au trop perçu concernant ses impôts de 2006. Le dépassement, à lui seul, représente presque 580 années de SMIC (1 280 euros par mois en brut, soit 1 005 euros en salaire net en 2007), soit la vie de travail de 14 ouvriers sur la base de quarante années de vie active. Il est vrai qu’en 2005 Mme Meyer avait vendu pour la somme de 935 millions d’euros les titres Galeries Lafayette qu’elle détenait soit, en chiffres ronds, la vie active de 1 930 ouvriers payés au SMIC.

La plupart des Français ont le plus grand mal à se représenter la signification de telles fortunes. En mémoriser les montants est de peu d’utilité. De même l’utilisation systématique des pourcentages tend à masquer la réalité des fortunes. L’une des mesures fiscales de la loi sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat (TEPA) du nouveau gouvernement Sarkozy-Fillon est de faire passer le seuil du bouclier de 60 % à 50 % au 1er janvier 2008. Ces 10 %, dans les exemples de droit à restitution donnés par le Bulletin officiel des impôts nº 207 du 15 décembre 2006, paraissent légitimes : la modicité des revenus des foyers considérés fait qu’ils ne sont pas imposables à l’IR. Ainsi le premier cas est celui d’un « jeune professionnel indépendant Â» dont le revenu est déficitaire, c’est-à-dire négatif, et qui n’est donc pas imposable sur un revenu qui n’existe pas. L’administration fiscale lui rembourse la taxe foncière qu’il a acquittée. On est loin du cas de l’héritière des Galeries Lafayette et on est quelque peu surpris de constater la perversité de ces exemples qui démontrent l’évidence de la nécessité d’adopter ce bouclier fiscal, puisque, selon eux, aucun ménage n’est solvable.

Le remboursement dont a bénéficié Mme Meyer est lié à une imposition très élevée en valeur absolue, de 151 millions d’euros, et 10 % de remise supplémentaire seront encore une somme importante. Le bouclier fiscal n’est donc pas uniquement destiné à soulager des contribuables aux ressources modestes. Il va alléger les contributions des plus nantis et réduire l’effet de redistribution lié à la fiscalité. Mais la baisse du seuil exprimée en pourcentage tend à faire croire que ce bouclier sera surtout utile aux paysans modestes de l’île de Ré assujettis à l’ISF par le simple effet de la hausse des prix immobiliers des propriétés en bord de mer.

Le cas de l’héritière des Galeries Lafayette met en évidence que la grande richesse est bien souvent le privilège de personnes inconnues du grand public. Les clients de ce grand magasin n’imaginent pas que, derrière la fière monumentalité des immeubles du boulevard Haussmann, une famille possède des parts importantes de cette cathédrale du commerce. Le capital, les holdings, les fonds de pension, les fonds spéculatifs, les banques, tous ces collectifs abstraits sont les paravents derrière lesquels prospèrent des êtres bien vivants, propriétaires en chair et en os de fabuleuses fortunes accumulées au fil du temps. « Ni vue, ni connue Â» : la grande bourgeoisie vit et prospère à l’abri de la - curiosité du public, à quelques exceptions près, comme le mariage de la fille de Bernard Arnault qui eut droit à la couverture de Paris-Match. Ces exceptions sous contrôle assoient la notoriété de familles en ascension. Mais les publications destinées à un public populaire, comme Gala ou Point de vue, font porter leur attention sur la jet-set et les people, vedettes du monde sportif, de la télévision, du show-business, laissant à la presse économique ou aux pages entreprises des grands quotidiens la publication de portraits ou d’informations sur les personnalités de la vie des affaires. Cette discrétion n’est pas innocente, elle préserve de l’animosité de classe, de la prise de conscience de l’ampleur des inégalités et de leur caractère héréditaire.

Toujours plus riches

Quelle que soit la source utilisée, il apparaît que les grandes fortunes se portent au mieux, en France et sur le reste de la planète. En 2007, l’administration fiscale a comptabilisé, en chiffres ronds, 61 400 assujettis à l’ISF de plus qu’en 2006. Ils étaient 518 000 contre 456 600 l’année précédente et 394 500 en 2005. En un an, le nombre d’assujettis vient donc d’augmenter de 17 %, ce qui représente en valeur absolue à peu près la population de Neuilly-sur-Seine, ce qui n’est qu’une coïncidence. Le produit de cet impôt a augmenté encore plus vite, de 22 %, atteignant 4 milliards d’euros. Le seuil d’imposition a été revalorisé entre 2006 et 2007, passant de 750 000 euros à 760 000 euros. Il y a donc bien de plus en plus de riches en France, et ces riches voient leurs fortunes augmenter encore plus vite que leur nombre. Le seuil patrimonial de l’ISF correspond à 760 mois de SMIC, soit 63 années de travail d’un manoeuvre.

Ce montant, relativement vite atteint puisqu’il est encore légèrement inférieur au prix proposé pour un appartement de 3 pièces et 87 m² habitables dans le sixième arrondissement de Paris, près du jardin du Luxembourg (799 000 euros, sur le site de la FNAIM), explique pour une part la forte agrégation résidentielle des nantis. Trois départements (Paris, les Hauts-de-Seine et les Yvelines) concentrent 25 % des redevables et 40 % du produit de l’ISF. Neuilly, dont Nicolas Sarkozy fut le maire de 1983 à 2002, abrite à elle seule 6 980 foyers assujettis à l’ISF, pour une population de 60 000 habitants, qui sont donc plus de 10 % à être redevables, pour 20 400 euros en moyenne, de cet impôt sur la fortune.

Sur la base de sources fiscales officielles, un chercheur de l’école d’économie de Paris, Camille Landais, a mis en évidence une accentuation des inégalités entre 1998 et 2005. Les 35 000 foyers les plus riches ont vu leurs revenus augmenter de 19 %, l’augmentation étant encore plus rapide pour les 3 500 « super-riches Â» dont les revenus ont presque doublé : + 42,6 %. La fortune professionnelle de Bernard Arnault, toujours en tête du palmarès de Challenges, a augmenté de cinq milliards d’euros en un an, pour dépasser aujourd’hui 23 milliards d’euros. Pour figurer aujourd’hui dans ce palmarès des 500 plus grandes fortunes professionnelles françaises, il faut posséder un patrimoine de 60 millions d’euros. En 1997, il suffisait de 15 millions : le ticket d’entrée a vu sa valeur quadrupler.

Une même croissance du nombre des très riches et de leur richesse est observable à l’échelle du monde. Depuis 1996, la banque Merrill Lynch et la société d’ingénierie informatique Cap Gemini recensent les millionnaires en dollars US à travers le monde. De 4,5 millions à la première publication, ils sont passés à 8,5 aujourd’hui, ayant presque doublé leurs effectifs en dix ans. Le groupe des « ultra-riches Â», ceux qui détiennent plus de 30 millions de dollars, soit environ 22 millions d’euros, a augmenté de 10 % entre 2004 et 2005, formant aujourd’hui un club de 85 400 personnes. Selon le magazine américain Forbes, Carlos Slim, le magnat des télécommunications au Mexique, aurait détrôné le patron de Microsoft, Bill Gates, en lui soufflant la première place dans le classement mondial des fortunes professionnelles, avec un score atteignant les 67,8 milliards de dollars.

La richesse, une grandeur difficile à mesurer

Les lignes de force majeures de l’évolution des richesses professionnelles et familiales sont donc clairement un accroissement du nombre et de l’importance des grandes fortunes. Pourtant, leur appréciation reste en deçà de la réalité. La richesse est sous-évaluée dans les sources fiscales en raison de nombreuses exonérations. Ainsi l’ISF ne prend pas en compte le patrimoine professionnel, y compris sous la forme d’actions. Ni les objets et oeuvres d’art. Il existe en France 418 niches fiscales qui permettent de soustraire une part importante des hauts revenus à l’impôt. Alors que la pauvreté rassemble dans le même dénuement, la richesse est extraordinairement dispersée. En 1999, dernière année pour laquelle ce chiffre est connu, le patrimoine moyen imposable à l’ISF des 100 foyers fiscaux les plus fortunés représentait 184 fois le patrimoine moyen de ceux qui se situent au plancher de cet impôt. Un tel écart dans le domaine des salaires, en partant du SMIC net à 1 000 euros, mettrait le haut de la distribution à 184 000 euros. Une dispersion impensable dans le monde ordinaire du salariat.

Pourtant la haute société, avec cette dispersion considérable entre les fortunes, présente une grande unité. C’est que la richesse n’est pas seulement matérielle : elle suppose aussi, dans la durée, l’accumulation de ressources culturelles et sociales. Les nantis sont aussi riches de savoirs divers et de relations qui démultiplient leurs pouvoirs.

Huma du 6 / 08 / 07

 

mardi 07 août 2007, a 17:46
NE RIEZ PAS !
 

Par PCF Dunkerque-Est le lundi 6 août 2007, 13:10 - Lien permanent

Plusieurs députés UMP ont créé - ne riez pas - un « comité parlementaire pour l’amélioration du pouvoir d’achat des ouvriers Â»  ! Et d’expliquer cette création – voyez comment ils sont observateurs - par « une forte attente du pouvoir d’achat, en particulier parmi les ouvriers et les salariés modestes ».

Dans ce comité philantropique figurent deux élus du Nord : Marc-Philippe Daubresse et Francis Vercamer, maires respectivement de Lambersart et Hem, ville connues pour abriter de nombreux assujettis à l’ISF…

Vous allez, bien sûr, nous dire qu’on a rarement vu ces messieurs aux côtés des ouvriers ou des familles modestes en lutte pour leur pouvoir d’achat ?

C’est vrai. On va vous dire mieux : on ne les a jamais vus. Et encore mieux : ils ont refusé, ce mois-ci, tout coup de.pouce au pouvoir d’achat des Smicards et des Érémistes qui sont pourtant des gens modestes.

Ils se réjouissent de voir un maximum de chômeurs radiés de l’ANPE (comme s’il n’y avait pas assez d’exclus parmi les ouvriers).

Ils pestent régulièrement contre les ouvriers et autres salariés modestes qui manifestent ou font grève pour leurs salaires ou leurs retraites.

Ils ont même commencé à réduire ce fleuron du droit ouvrier qu’est le droit de grève.

Si quelqu’un a l’idée, un jour, de créer le comité des faux culs : ces députés UMP y auront leur place de droit !

JLB.

Liberté Hebdo du 3 au 9 août 2007

 

mardi 07 août 2007, a 11:49
Gréve dur voté par les conducteurs de train allemands .
 

La grève pourrait commencer dès mercredi, après que la commission salariale du syndicat se soit réunie. Le GDL réclame 31% d’augmentation de salaire pour le personnel roulant, soit au moins 2500 euros brut par mois pour un conducteur de train. Il a refusé catégoriquement l’accord salarial de 4,5% d’augmentation salarial sur 19 mois assorti d’une prime de 600 euros conclu début juillet par la Deutsche Bahn avec les deux autres syndicats des transports Transnet et GDBA.

Le patron de la GDL Manferd Schell a rejeté toutes les invitations à la négociation de la direction de la Deutsche Bahn, estimant que les propositions salariales faites par la compagnie étaient trop faibles

Les conducteurs de trains allemands de la Deutsche Bahn se sont prononcés dans une large majorité en faveur d’une grève, qui pourrait être la plus importante depuis 15 ans, a annoncé le syndicat des conducteurs GDL qui mène le conflit

Cette grève est un coup dur pour la compagnie allemande qui a essayé d’éviter le conflit. Celui-ci est dommageable pour son image aurpès de ses futurs investisseurs potentiels, alors que 49% de son capital doivent être privatisés dès 2008.

(ats / 06 août 2007 12:52)

 

mardi 07 août 2007, a 11:10
A MALO LES BAINS : Journée d'action de détente et de solidarité ( P.C.F )
 


A Malo les bains le jeudi 23 août une journée d'action de détente et de solidarité organisée par la fédération du Nord du Parti Communiste Français Par PCF Dunkerque-Est le lundi 6 août 2007, 16:57 - Lien permanent

Actualités Dunkerquoise

MEEETING A 11 HEURES AU KURSAAL
avec
ERIC CORBEAUX
Secrétaire de la fédération du Nord du Parti Communiste Français-Membre du Comité National du PCF
A L'ISSUE DU MEETING ET JUSQU'A ENVIRON 13 HEURES 15
2 RENCONTRES-DEBATS
Des responsables syndicaux, des militants d'entreprises, des salariés débattrons avec des responsables et des élus politiques autour des thèmes:

Les Français partagent-ils désormais les idées de la droite ?Comment surmonter les obstacles existants afin de construire une alternative au capitalisme et bâtir une société plus juste et plus humaine ?Comment faire vivre une solidarité entre les salariés dans un monde où le travail est aussi éclaté ?Comment convaincre que les salariés du privé, du public, les chômeurs, les précaires, les retraités, etc... ont les mêmes intérêts politiques ?


Des militants pacifistes et responsables d'associations, des citoyens engagés, des responsablespolitiques débattent ensemble sur le thème:

Comment construire la paix dans le monde capitaliste d'aujourd'hui où le nombre de conflits augmente comme les budgets militaires ?


DEUX RENCONTRES-DEBAT QUI VERRONT LA PARTICIPATION DE:


Jacques FATH responsable des questions internationales au Comité National du PCF
Alain BOCQUET Député-Maire de St Amand les Eaux
Jean-Jacques CANDELIER Député-Maire de Bruille-lez-Marchiennes
Jacky HENIN Député Européen-Maire de Calais
Michelle DEMESSINE Sénatrice du Nord
Eric CORBEAUX Secrétaire de la Fédération du Nord du PCF
Monique VERBANCK Responsable Départementale du Mouvement de la Paix

 

lundi 06 août 2007, a 10:06
SOLIDARITE !
 

SOLIDARITE : Solidarité avec P. Golberg et J.C. Micouraud : 127 800 euros récoltés : ce n'est qu'un début

A la date du 03/07/07

1235 personnes ont à ce jour participer à la collecte permettant de recueillir plus de 127 800 euros (sans compter les sommes versées directement au percepteur par les personnes morales).

L'association de solidarité n'est pas habilitée à encaisser les chèques issus d'une « personne morale ».

Les chèques des « personnes morales », notamment des groupes politiques, doivent être rédigés à l'ordre de « Trésorerie Municipale de Montluçon, Titre n°503/2007 Goldberg-Micouraud » et envoyer à l'association qui le remettra au percepteur après en avoir comptabilisé le montant.

Rappel : 808 900 euros de dommages et intérêts à la commune sont réclamés aux deux élus….

Contact : Claude LEMOINE - Trésorier de l'Association Solidarité Goldberg Micouraud - BP 511 03108 MONTLUÇON CEDEX
tel : 09 51 12 49 15 - coût d'un appel local

L'association ne peut encaisser QUE les chèques venus de personnes privées et ne peut donc recevoir de chèques de personne morale. Les chèques des personnes morales doivent être rédigés à l'ordre de la Trésorie municipale de Montluçon, Titre n°503/2007 Goldberg-Micouraud et doivent être transmis à l'association pour que celle-ci puisse le comptabiliser.

0Déclaration de l'ANECR appelant à la solidarité

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lundi 06 août 2007, a 09:52
S.F.R ( suite 3 )
 

 

 

Chez le sous-traitant, les salariés se sentent maltraités Téléphonie . En grève jusqu’à lundi, les ex-salariés du service clients de SFR, à Toulouse, subissent les pressions de leur nouvel employeur, Infomobile.

Toulouse (Haute-Garonne),

envoyé spécial.

Il y avait eu les huissiers de justice, envoyés par SFR, pour recenser les grévistes. Puis sont arrivés les vigiles pour garantir la sécurité de la direction et des locaux. Autant de moyens d’intimidation que les responsables d’Infomobile, sous-traitant repreneur du service clients de SFR depuis avant-hier, ont su faire leurs. Ajoutant même une pointe de menace et de mépris. « Quand on ouvre son poste et que l’on voit en fond d’écran le logo Infomobile, quand toutes nos affiches ont été arrachées, on le vit comme une agression », soupire Fatna. Car la transition entre SFR et Infomobile ne s’est pas faite dans la douceur.

chantage sur les grévistes

Dans la nuit du 31 juillet au 1er août, toutes les traces évoquant un conflit social ont été effacées. Comme si une nouvelle vie commençait. Premier acte révélateur de l’état d’esprit des nouveaux maîtres des lieux : la suppression des boîtes e-mail professionnelles individuelles. Seuls les managers, les délégués du personnel, le comité d’entreprise et le CHSCT (comité hygiène, sécurité et conditions de travail) pourront désormais bénéficier de cet outil de communication.

Mercredi, alors que l’assemblée générale des salariés venait de voter très majoritairement le maintien du blocus du site, un dirigeant est descendu de sa tour d’ivoire pour exercer un chantage sur les grévistes quant aux conditions de départs volontaires prévus par un accord d’accompagnement. Et d’interdire à un journaliste d’une radio du service public d’enregistrer ses propos. Surprise du chef, encore, à la lecture du nouveau règlement intérieur. « Le paragraphe Discipline et sanction est le plus long. Et il y a dix lignes sur l’alcoolisme, comme si on venait travailler bourré », s’étonne un salarié.

« On assiste aux mêmes méthodes qu’avec SFR mais en plus musclé », affirme Frédéric Metche, élu CGT au CHSCT. « Cette direction, c’est le KGB », ironise une salariée. Quand l’opérateur de téléphonie mobile de Vivendi cherchait à tout prix à se débarrasser d’un personnel à l’ancienneté coûteuse - la plupart a vu le service clientèle se créer en 1998 - et capable de riposter, Infomobile, à présent, entend décourager ses nouveaux salariés pour préserver un turnover lui assurant une main-d’oeuvre malléable.

« Des cadres ont comme consigne de mettre la pression sur les salariés pour qu’ils reprennent le travail comme si rien ne s’était passé. Il est inacceptable qu’ils exigent une production normale alors que nous ne sommes pas dans une situation normale », estime Philippe Tréhout, représentant CGT. L’intersyndicale insiste auprès du personnel pour qu’il signale tout ce qui pourrait s’apparenter à du harcèlement. Et Philippe Tréhout de conseiller : « N’acceptez pas de rendez-vous pour un entretien individuel seul avec un manager. La réponse doit être collective. »

le conflit pourrait durer

Pour l’heure, le mouvement est reconduit jusqu’à lundi, date à laquelle direction et organisations syndicales se retrouveront pour évoquer les conditions de la reprise de l’activité. En attendant, les chargés de clientèle gèrent individuellement leur mode de contestation. Certains restent chez eux, d’autres acceptent trois ou quatre appels par heure. Mais le plus inquiétant est l’augmentation considérable et continue du nombre d’arrêts maladie. « Si la nouvelle direction a accepté de maintenir la cellule psychologique mise ne place par SFR, c’est bien qu’elle reconnaît qu’il y a un conflit », souligne Maria Antonia Rathqeber, délégué CGT. Et si Infomobile persiste à rogner sur les acquis des ex-SFR, le conflit pourrait durer.

Ludovic Tomas      Huma du 3 /08 / 07

 

lundi 06 août 2007, a 09:47
Une chape de plomb sur les salariés de S.F.R ( 2 )
 

Centre d’appels . À Toulouse, le juge des référés a débouté l’intersyndicale qui espérait obtenir l’annulation de la procédure d’information. L’externalisation au 1er août semble inéluctable.

Déboutées, dégoûtées. Les organisations syndicales du centre d’appels de SFR à Toulouse qui, par l’entremise du comité d’établissement (CE), réclamaient l’annulation de la procédure d’information-consultation sur le projet d’externalisation (lire l’Humanité d’hier), ont été déboutées hier en référé. Les élus au CE avaient dénoncé une « fixation unilatérale de l’ordre du jour » par la seule direction, en violation du Code du travail, qui prévoit une élaboration conjointe avec le représentant des salariés (secrétaire du CE, en l’occurrence), lors de deux réunions les 21 juin et 5 juillet derniers. Dans son ordonnance, le juge des référés admet que « la fixation unilatérale de l’ordre du jour n’est certes prévue que dans le cas de la consultation du comité central d’entreprise quand ce dernier est consulté sur une décision centrale de l’entreprise » et qu’« aucune disposition ne l’étend à la procédure d’information subséquente qui doit se tenir devant les comités d’établissement décentralisés ». Mais, malgré ce constat, le juge des référés considère que la question du « transfert » des salariés de SFR à Téléperformance ou Arvato à compter du 1er août ne concerne que les instances centrales de l’entreprise : « Il peut être soutenu, avance dans les motifs de son ordonnance le juge des référés à Toulouse, qu’en organisant des réunions d’information à l’échelon local, en passant outre le refus opposé par le secrétariat du comité d’établissement d’inscrire à l’ordre du jour la question devant donner lieu à l’information, la direction de l’entreprise qui doit légalement organiser l’information découlant de l’échelon central, ne commet aucune irrégularité et ne fait qu’exécuter des obligations légales découlant de la prise d’une décision à l’échelon central après consultation du CCE. »

Aux yeux de la justice toulousaine,

Aux yeux de la justice toulousaine, « l’illégalité » de la procédure contestée par l’intersyndicale toulousaine « est d’autant moins manifeste qu’aujourd’hui le processus de consultation est achevé au niveau central après avoir donné lieu à procès et donc après que la direction centrale de l’entreprise a été contrôlée par l’autorité judiciaire ». Or, si le 20 juillet, malgré l’opposition d’une majorité d’organisations syndicales au CCE, la direction de SFR a bel et bien annoncé la fin de la procédure d’information-consultation, les représentants des 1 900 salariés en voie d’externalisation ne l’entendent pas de cette oreille : ils ont certes déjà été déboutés d’une première action en référé - là aussi - contre le projet d’externalisation au tribunal de grande instance de Paris, mais le juge a considéré que les questions soumises excédaient sa compétence et a en fait renvoyé l’affaire sur le fond. L’audience est fixée le 25 septembre.

des actions

en été

« Le tribunal a reconnu le bien-fondé de notre démarche en indiquant que le comité d’entreprise toulousain avait été informé de manière irrégulière, observe Frédéric Metche, porte-parole de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFTC-UNSA-SUD de Toulouse. Mais cela n’a aucune valeur car, selon le juge, le CCE est prépondérant sur le CE. Ceci était notre dernier levier juridique au niveau local et le transfert de notre centre d’appels sera bien effectif à partir du 1er août. Une chape de plomb est tombée sur les salariés lorsqu’ils ont appris la nouvelle. » Sur place, les représentants de l’intersyndicale disent désormais « réfléchir à des actions d’envergure à mener le 1er août ».

Thomas Lemahieu     Huma du 27 / 07 / 07

 

lundi 06 août 2007, a 09:44
TOUT CA C'EST LA FAUTE DE S.F.R ( 1 )
 

 

Souffrance au travail . Une salariée de SFR à Poitiers a tenté, samedi matin, de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail. Un geste individuel qui devrait alerter sur un mal-être général.

« Je vais rentrer dans ma phase d’autodestruction, la société (en général, et pas seulement SFR) n’ayant que du mépris pour nous. Juste pour information à ces chers capitalistes qui ne se projettent qu’à un an : ce n’est pas l’argent qui rapporte l’argent, mais bien les salariés et ouvriers qui créent des richesses. Je remercie et je suis fière de chacun d’entre vous de s’être battu pour ce qu’il pensait juste. » Samedi en fin de matinée, quelques minutes après avoir publié ce message sur le forum Internet des « SFR en colère », une jeune conseillère clientèle de Poitiers, un des trois sites en cours d’externalisation du service clients de l’opérateur téléphonique, a avalé un cocktail de médicaments sur son lieu de travail. Elle a encore envoyé un SMS à un proche : « Tout ça, c’est de la faute de SFR. » Grâce à ces différents avertissements, les salariés présents samedi sur la plate-forme du centre d’appels ont pu enrayer le drame en cours : un membre de l’intersyndicale a immédiatement alerté le SAMU et la salariée a été prise en charge sur le champ. Elle a été maintenue vingt-quatre heures en observation au CHU de Poitiers, mais ses jours ne sont plus en danger.

À Paris, la direction de SFR a indiqué samedi soir à l’AFP « ne pas pouvoir confirmer ni infirmer » la tentative de suicide dans les bâtiments de son centre d’appels de Poitiers, affirmant attendre « le rapport de l’hôpital » où la jeune femme a été admise, « ainsi que le rapport de police ». Mais la direction nationale de l’opérateur téléphonique en a immédiatement profité pour minimiser l’événement : « Lorsque le SAMU l’a emmenée, elle semblait normale, rien n’indiquait qu’il se passait quelque chose », a-t-elle encore expliqué à l’AFP. « On n’était pas très nombreux sur le site, détaille Franck Berne, délégué du personnel CFDT. Mais on était quand même suffisamment pour réagir vite et on a réussi à la faire prendre en charge, quelques instants après l’ingestion des médicaments. Cela devrait soulager tout le monde… »

Qu’est-ce qui a pu pousser C., une syndicaliste CGT, âgée de trente-quatre ans, très impliquée dans le mouvement contre le projet d’externalisation et rencontrée par l’Humanité Dimanche il y a une dizaine de jours (lire aussi ci-dessous), à tenter, samedi, de mettre fin à ses jours ? À Poitiers, mais aussi à Toulouse et à Lyon, sur les sites des trois centres d’appels en cours d’externalisation, les 1 900 salariés du service clientèle de SFR, qui se bagarrent depuis le 23 mai contre ce projet de leur direction, n’ont guère de doute et dressent, en creux, le tableau alarmant d’une catastrophe sanitaire et sociale à venir.

Beaucoup

de salariés

craquent

Vendredi soir, au terme de deux jours de discussions au comité central d’entreprise (CCE), la direction de SFR a annoncé la fin de la procédure officielle de consultation, malgré le refus des organisations syndicales d’avaliser le transfert des trois centres d’appels aux sous-traitants Teleperformance et Arvato. Dès lors, en dépit d’un recours en justice déposé par les syndicats (lire page 3), rien ne s’oppose plus à la mise en oeuvre de l’externalisation à compter du 1er août. Après avoir manifesté, occupé jour et nuit leurs lieux de travail, fait grève, bloqué les sites, après s’être déplacés à plusieurs reprises devant le siège national de SFR à La Défense, beaucoup de salariés craquent. « Ce dernier CCE, ça a été un vaudeville tragique très pénible pour les salariés, témoigne un représentant syndical à Poitiers. La direction a été plus arrogante que jamais et, quand on a appris que c’était fini, pas mal de salariés se sont effondrés en pleurs. » À ce moment, C. évoque, elle, sa crainte de « faire une connerie ».

Un nombre vertigineux

d’arrêts maladie

Sur les trois sites dont elle se débarrasse à bon compte, la direction de SFR a mis en place des « cellules d’écoute avec des psychologues » dès l’annonce de son plan de restructuration. « Mais cela ne correspond pas du tout aux attentes des salariés, regrette Franck Berne, à Poitiers. Au CHSCT, on a vu des gens qui revenaient de ces groupes d’écoute et à qui on conseillait de s’engager dans des suivis psychologiques extérieurs, sans donner le sentiment de rechercher les origines des difficultés dans la situation insupportable chez SFR… Certains des salariés ont expliqué qu’ils se sentaient traités comme des meubles que l’on déplace, et plus comme des êtres humains. Les raisons du malaise global étaient pourtant très claires, mais ils ne voulaient pas les voir : après nous avoir dit qu’on était les meilleurs pendant des années et avoir conspué les sous-traitants comme Teleperformance ou Arvato, SFR nous cède à des boîtes présentées auparavant comme des esclavagistes… Qu’est-ce que vous voulez que ce décalage produise d’autre que des drames ? Tous ces chocs psychologiques dans le travail peuvent, on le sait, ouvrir ou raviver des plaies et des maladies graves… »

Indicateur indiscutable du mal-être généralisé depuis l’annonce du transfert des salariés vers les sous-traitants, le nombre d’arrêts maladie dans les trois centres d’appels de SFR a de quoi donner le vertige : à Toulouse, où 724 salariés travaillent, on a comptabilisé 540 arrêts maladie pour le seul mois de juin ; à Poitiers, sur moins de soixante jours depuis le 23 mai, le CHSCT a dénombré 790 arrêts maladie pour un effectif total de 570 employés. « Les collègues font des dépressions, relève Laurent Abarkan, délégué syndical CGT à Toulouse. Ces derniers jours, il y a en plus un profond dégoût qui se répand parmi les salariés en lutte. On a le sentiment d’être méprisés et insultés. Début juillet, le PDG de SFR service clients nous a lancés dans une réunion interne : “Je ne suis pas Mère Thérésa, donc je fais ce que je veux !” Alors que la direction nous nargue en disant qu’on a perdu, que c’est fini, qu’on va se manger le plan social déguisé qu’ils laisseront faire aux sous-traitants, on est très nombreux à nous sentir trahis… Quand, début juillet, Nicolas Sarkozy est venu à Toulouse, on a rencontré ses conseillers qui nous ont assuré qu’ils regardaient ce qui se passe chez SFR… Et qu’est-ce qu’on constate aujourd’hui ? Qu’ils laissent faire… Moi, dans les yeux des salariés, aujourd’hui, ce que je vois, c’est de la haine. Beaucoup de haine et de dégoût. Il y a de quoi craindre le pire, vraiment. »

Dans un communiqué publié dimanche matin, deux élus au CHSCT de Poitiers encouragent à être « attentifs à chaque alerte de salarié pour éviter le pire » : « À nous tous de rester sur nos gardes car les retombées du transfert ne font que commencer… » L’invitation solennelle vaut à l’intérieur du centre d’appels, mais sans doute aussi au dehors.

Thomas Lemahieu l'Humanité du 23/07/ 07


 

dimanche 05 août 2007, a 16:38
EN BOLIVIE : NOUVELLES VICTOIRES !
 

La guerre contre l’analphabétisme remporte de nouvelles victoires en Bolivie ! Par Ulrich Savary le dimanche 5 août 2007, 13:36:00 - International - Lien permanent

Nous sommes à la frontière entre le Pérou et la Bolivie, dans la province de Manco Kapac. Là, dans la commune de Tito Yupanki le programme de lutte contre l’analphabétisme Moi, je peux, vient de remporter une nouvelle victoire. Cette municipalité paysanne est devenue le 16ème territoire bolivien libérés de ce fléau.

En hissant le drapeau blanc symbole de la victoire contre l'ignorance dans cette ville, le coordinateur du programme Benito Ayma a remercié vivement l’aide logistique apporté par Cuba. En effet, Cuba dans cette région loin de tout, apporte un soutien primordial au programme en aidant à la production de matériel audiovisuel moderne et facile d’utilisation. Ici, la solidarité est la clef pour faire reculer l’ignorance. Et ça marche.

Dans le pays andin le programme a permi à 175 000 personnes d’apprendre la lecture et l’écriture , et à plus d’un demi million d’illettrés d’étudier dans des salles de cours.

Mais la Bolivie d’Evo Morales n’entend pas se contenter de ces premiers résultats. L’objectif est d’alphabétiser 1 200 000 adultes âgés de plus de 15 ans avant la fin de l’année 2008. Cela permettra de déclarer la Bolivie libérée de ce fléau.

Le pays rejoindra ainsi Cuba et le Venezuela et deviendra le troisième pays d’Amérique latine sans analphabètes.

Ulrich Savary.

 

dimanche 05 août 2007, a 16:17
NO PASSARAN...mais c'est Passé !
 

Par Michel FRERE le dimanche 5 août 2007, 14:06 - Lien permanent

De nombreuses réformes “promises” par Sarkozy ont été votées par le Parlement ce dernier mois de juillet. Son forfait accompli le ministre des ministres est allé se reposer à Miami à proximité de son copain “libéral” G.W. Bush. Ce billet est une carte postale de vacances militantes.

Les réformes Citons en bloc la réforme de la fiscalité, celle de l'enseignement supérieur, la modification de la loi sur l'immigration, la modification du code pénale pour les récidivistes, le service minimum… J'en oublie peut-être…. Nous ne pouvons pas non plus oublier les mémorables visites aux pays du Magrebh dont on ne retiendra surtout que la relance des exportations d'armes.

Les réformes sont passées malgré un débat où la gauche a essayé de sauver les meubles. Beaucoup ont néanmoins “brûlé”. La réforme de la fiscalité vous fait encore plus regretter de n'être pas né riche. Pour ma part sans avoir de ressources supplémentaires je vois le montant de mes impôts augmenter: “toucher moins pour payer plus”. C'est chouette! La réforme de l'université voit l'ouverture à la politique de marché. Bienvenu au sponsor. Certes l'accès à la société civile au conseil d'administration est limité mais pour combien de temps. La porte est entrouverte! Il sera difficile de la refermer. La réforme sur l'immigration n'est pas une surprise. Avant même que les décrets d'application de la loi précédente soient sortis. Sarkozy remettant en cause son propre projet envisageait une autre version en 2006. Repoussé aux prochaines échéances électorales, celle-ci réapparaît au grand jour suite au succès de Sarkozy. Nous avons déjà beaucoup dit sur cette loi. Regrettons simplement qu'elle ait été inspirée par la loi canadienne mais si mal recopiée et si mal adaptée. La réforme sur le code pénale est une entorse au principe du jugement sur les faits et non sur l'ensemble des forfaits. mais qu'importe puisque la Droite juge nécessaire d'afficher une intention sans mesurer les conséquences ultérieures. Un chef de cabinet a démissionné mais qu'importe on en prendra un à gauche. C'est vrai qu'il faut faire quelque chose face à la montée de la violence chez certains jeunes mais certainement pas que de la répression. De toutes ces réformes, celle qui me paraît la plus grave et les syndicats ne s'y sont pas trompés est celle du service minimum. Sous prétexte de défendre le service aux usagers il est institué une restriction du droit de grève. Cette mesure n'est pas innocente acr la grève du service public est le seul moyen d'atteindre et d'alerter la population française. Qu'importe une grève dans le privé quand il s'agit de défendre l'outil de travail qui va être bradé au profit des actionnaires. Seule la grève du service public peut avoir un impact. Les profiteurs et leurs agents politques ont su tirer la leçon de 1995.

Enfin pour terminer la la mentable relance des exportations d'armement. Il est absolument nécessaire d'inscrire dans le prochain livre blanc de la défense une exigence sur le contrôle parlementaire de ces ventes d'armement.

Tout le monde est en vacances. Profitons en car la rentrée va être chaude (plus chaude que l'été). Le réveil brutal des électeurs de Sarkozy est à craindre. Augmentation du pouvoir d'achat??? Augmentation du coût de la vie : seule certitude pour la rentrée scolaire. Bonjour les dégats!

 

dimanche 05 août 2007, a 12:14
PRISON FERME !!
 


PRISON FERME POUR INJURES SARKOZISTES

Lu sur Nouvel obs.com

Un adolescent de 19 ans a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Marseille à quatre mois de prison ferme pour avoir injurié Nicolas Sarkozy et des policiers, a-t-on appris dans le quotidien La Provence, vendredi 3 août. Le 1er novembre 2006, dans le quartier du Charrel à Aubagne, l’adolescent avait insulté des agents de police et adressé un " Je nique Sarko, le fils de p… ! " au président de la République qui était alors ministre de l’Intérieur. Voilà ce que nous propose Nicolas Sarkozy, une société où l’on pénalise la jeunesse. En effet, la réponse judiciaire à ces insultes est elle-même injurieuse... Qui n’a jamais juré, ni insulté sous le coup de la colère? C’est sûr que c’est en prison que ce jeune homme apprendra la politesse !!!!! Et combien pour Devedjan pour avoir traité publiquement une femme politique de salope? Ben, que dalle, il s’est excusé et puis c’est un cadre de l’UMP !!!! Bonne journée et attention à vos mots, braves gens.....

Extrait de 3torapamavoa, le blog qui blague pas

Skalpa, 5bloggeur actif et militant



De : sKalPa
dimanche 5 août 2007
 

vendredi 03 août 2007, a 22:35
QUE LA PEUR .....
 

Par Marc BELLET le vendredi 03 août 2007, - Lien permanent

On nous terrorise pour nous mettre les uns contre les autres, "Français" contre "Etrangers", immigrés réguliers contre irréguliers. On nous terrorise en obligeant nombre d’entre nous à émigrer en quête de conditions de vie moins odieuses. On nous terrorise en obligeant nombre d’entre nous à la clandestinité : avec les flics sur le dos et la peur des expulsions l’Etat et les Patrons poussent des milliers d’individus dans l’ombre. En les rendant encore plus dociles à l’exploitation. On nous terrorise avec le chantage du travail salarié : soit tu te vends à un patron, soit tu crèves de faim. On nous terrorise avec l’image de l’Etranger "barbare et intégriste" pour nous faire accepter plus de restrictions, plus de contrôle, plus de précarité ; ou bien pour nous faire aimer une identité nationale fausse et vide. (Si le Kapitalisme ne respecte pas de frontières, pourquoi les exploités devraient-ils le faire ?) On nous terrorise avec les flics dans les quartiers, avec des rafles policières. La criminalité c’est le prétexte, le véritable objectif c’est de faire baisser la tête à tous. On nous terrorise avec la prison ou les expulsions, les camps de rétention. Plus les pauvres se haïssent, plus les riches s’engraissent. On nous terrorise en nous faisant croire que les "terroristes" sont ceux qui luttent contre l’Etat et les Patrons, et non pas ceux qui bombardent des populations entières, colonisent les territoires en rasant les maisons avec les bulldozers. Il est temps que la peur change de camp ! Il est temps que de la haine entre les "races" on passe à la solidarité de classe, à la guerre des exploités contre les exploiteurs. Il est temps de se lever et de se mettre en marche.

vendredi 03 août 2007, a 22:24
Débat ( 2 ) Analyse critique
 


merci pour la visite à la famille. je crois qu’aujourd’hui plus grand monde ne sait à quelle classe il appartient, d’ailleurs y a t il des classe ! moi à l’époque j’ai eu 2 profs en collège technique qui m’ont appris à réfléchir et à compendre à quelle classe j’appartenais. et j’ai vite compris, ma mère italienne(macaroni comme on le disait à l’époque)malade, avec de nombreux enfants, vivant de l’aide sociale, mes soeurs placées chez les "bonnes gens" pour y nettoyer leur "m " j’ai su à quelle classe j’appartenais, et même si aujourd’hui je suis fonctionnaire je sais que je ne fais pas partie des priviligiés . je crois qu’il faut revenir à des choses simples, il existe 2 classes et rien n’a changé Machotte
 

vendredi 03 août 2007, a 21:28
Analyse critique .
 

jeudi 2 août 2007 (14h08) :
Analyse critique de l’anathème : "les Français sont des veaux "
36 commentaires

de La Louve

Ca faisait un moment que je n’avais pas vu une partie de ma famille.

A dire vrai, je ne les avais pas vus, ces cousins, tantes, etc, depuis un an, et donc, je ne les avais pas revus depuis que j’avais adhéré au PCF…

Ce week-end, c’était l’occasion de retrouvailles avec une partie d’entre eux. Et c’était instructif.

1. PETIT PORTRAIT DE FAMILLE…

Il faut d’abord que je vous dresse un tableau rapide de cette partie de ma famille (pas pour le plaisir de vous parler de ma famille, mais pour vous situer le propos…)

Mon grand père était un ouvrier dans un garage. Il a commencé sa vie professionnelle à 16 ans, avec un vélo et les mains dans le cambouis du matin au soir. Bon je vous raconte ça , ça se passait en province dans les années 30/40…

Petit à petit, d’ouvrier, il est devenu patron du garage, et puis, à l’activité du garage il a ajouté un station service et puis, une concession d’automobiles…et puis il acheté des petits « immeubles de rapport » comme on dit…

Une sorte de petite « success story » franchouillarde donc. Un « self made man » comme on les glorifiait dans les années 80.

Aujourd’hui, mon grand-père est mort depuis quelques années, et puis , finalement, ma grand-mère paie l’ISF et comme elle dit, elle en est contente quand même car c’est la preuve qu’elle n’est pas dans le besoin…

Chez mes grands parents, la politique (ainsi que l’argent, le sexe et la religion) sont des sujets tabous (surtout à table) et ma grand-mère veille autant que possible, à 78 ans, à ce que ça ne dégénère jamais et à ce qu’on puisse savourer le déjeuner dominical en paix – pas de bol pour elle, deux de ses filles (les plus « à gauche » va-t-on dire), ont épousé des types qui étaient fana de politique, c’est donc assez compliqué !

Bref, me voilà donc arrivée dans « ma famille »… Jusque là, tout se passe bien. Bisous - bisous, on est contents de se retrouver, on discute de tout et de rien, c’est sympa, il fait beau et tout et tout…

Je précise que dans cette partie de ma famille, quels que soient leurs revenus et leur statut social, 80 % des gens ont voté Sarkozy, 10 % ont voté Royal et 10 % n’ont pas voté au second tour…

Je précise aussi qu’il n’y pas de « smicard » ni de « chômeur » autour de la table, qu’il y a des hauts et des bas salaires, des propriétaires et des locataires, des cadres, des non-cadres, une profession médicale travaillant en PMI (ma tante, fonctionnaire donc), une profession libérale, et une personne qui va essayer de « monter sa boîte »…

2. POLITIQUE EN FAMILLE A L’HEURE DE L’APERO…(CE N’EST JAMAIS UNE BONNE IDEE ;-))

Arrive l’heure de l’apéro…Les petits sont couchés, ma grand-mère est dans sa cuisine en train de finir de préparer le dîner.

Immédiatement, je sens que l’ambiance va se crisper…

Et en effet, à la première gorgée de rosé, les hostilités commencent…

Ma tante : « …Dis donc, Elo (c’est comme ça qu’on m’appelle là bas), il y a un truc qui m’étonne, enfin, qui vraiment laissée sans voix, que je ne comprends pas…

(Moi) – Ah oui ? Quoi ?…

(Ma tante) - Je ne comprends pas comment tu as pu…comment tu peux… te laisser embobiner comme ça, toi, une fille intelligente pourtant, au point d’avoir, euh… soutenu…les COCO !!!… C’est dingue ça, vraiment, là , j’ai pas compris…. Qu’est ce qui t’a prise ? C’est fou ça , à notre époque ?

(Un cousin) - …. Oui c’est vrai ça, c’est carrément N’IMPORTE QUOI !!!!

(Le ton monte tout de suite chez mes contradicteurs, j’essaie de rester détendue et ouverte – pas facile…)

(Moi) - …Mais euh…pour vous, c’est quoi le problème au juste ? C’est le militantisme ? C’est le PCF ? C’est le communisme ?…C’est quoi ?

(Ma tante)- Mais , c’est TOUT ! Tout… CA ! Que tu sois devenue militante coco, au PCF, avec tous ces ringards ( bing), tous ces menteurs (re-bing), tous ces gens qui ne comprennent manifestement rien à la société dans la quelle on vit (re-re-bing)…

(Moi) – Ecoute, tu sais, je ne suis pas arrivée là par hasard, je peux expliquer - si vous me laissez faire, bien-sûr - c’est l’aboutissement d’un cheminement assez logique… j’ai simplement fini par mettre bout à bout des éléments tirés de mon expérience professionnelle, de ma réflexion politique après quelques années au PS, j’ai essayé de tenir compte de mes envies aussi, et de ce que je constate dans notre société, j’ai fini par comprendre le système capitaliste et je …

(Une cousine) - AH ! Ah ben voilà ! « CAPITALISTE » ! Tout de suite les grands mots ! Ca y est hein, ils t’ont endoctrinée, ah, bravo… moi qui te prenais pour une fille indépendante, intelligente, mais non ! Enfin tu t’écoutes ? Tu entends ce que tu dis ? Mais c’est n’importe quoi !

(Moi) - .. euh pardon, mais si vous voulez on change de sujet, parce que je ne sais pas pourquoi, je sens qu’on ne va pas discuter là mais se disputer, et c’est dommage, ça fait un an qu’on ne s’est pas vus…

(Ma tante) - Mais non mais non ! On va discuter, ça m’intéresse, moi…Moi, j’ai voté Bayrou au premier tour, bon, pour dire à Sarko de mettre un bémol sur un ou deux trucs, mais sinon oui , je suis de droite, parce que la gauche hein franchement ,c’est n’importe quoi, mais je ne demande qu’à être convaincue !

(Une cousine)- Ah non, moi, pas question, moi j’ai voté Sarko au premier et au second tour. Il est épatant ce mec, il va remettre la France sur les rails ! Au boulot les feignasses ! Et puis ça suffit les étrangers et tout ça ! Fini de rigoler ! Et puis Cécilia, elle est terrible, moi j’adooooorrre, elle a trop la claaaaaaasssse, ELLE, elle fait envie aux jeunes tu vois, pas comme ton Arlette (sic).

(Moi)- Hmmmm…Pas Arlette, Marie-George… oui, c’est ça, bon, c’est ce que je dis, je connais vos idées, quand même, je sais bien que vous avez presque tous voté Sarkozy ici alors bon, je ne vais pas vous faire changer d’avis ce soir, même si je pense que vous êtes dans l’erreur. En plus vous ne m’avez pas l’air très disposés à ce que j’essaie…

(Ma tante, limite hystérique) - Mais si vas-y, dis nous ! Enfin, comment c’est possible quoi ? Tu vas pas me dire que tu ne te rends pas compte que ce qu’on veut tous et toutes, c’est gagner du fric ! AVOIR DE L’ARGENT, tu vois ?…Tu comprends ça ?

(Un cousin) - Ouai ! Et y’en a marre aussi de bosser pour des assistés qui foutent rien de leur journée et qui préfèrent toucher le RMI plutôt que d’aller bosser ! Je bosse, moi, je bosse ! Non, moi je me DEFONCE pour avoir du fric, je bosse même le dimanche, voilà et du fric j’en ai et du fric j’aime ça , alors tes histoires ma pauvre…

(Moi) - … Mais enfin, il faut atterrir là, c’est quoi ce tableau de la France que vous me faites ? Tous des fainéants et des profiteurs sauf vous c’est ça ? Il n’y en a pas un sur cinq ici qui lise autre chose que « Var Matin » et « Gala » et qui regarde autre chose que TF1 !!

Si le travail fourni par les salariés ne rapportait pas , si ce n’était pas l’origine du profit, si c’était vraiment quantité négligeable comme vous le dites, pourquoi les grèves seraient si redoutées, pourquoi on essaierait de supprimer ce droit, si les boîtes « tournent toutes seules » ?

(Ma tante) – Ohlalala, mais ça m’a rien à voir ma pauvre, il ne faut pas exagérer quand même, ce ne sont pas les salariés qui font tout hein !

(Moi) – (Gloups, le rosé passe de travers)…Ah bon ? Et c’est qui alors ? Le patron, tout seul avec ses petits bras musclés ?

(Ma tante, le couteau entre les dents, prête à égorger la dangereuse bolchevique en face d’elle, c’est à dire sa nièce ) – Mais c’est le PATRON qui prend tous les risques quand même ! C’est normal qu’il ait envie d’en tirer beaucoup d’argent, c’est NORMAL !

(Moi)- D’abord il n’y a pas que le patron qui prenne des risques, et puis, pourquoi le risque volontaire serait plus récompensé que le risque subi ou le travail, tout simplement ?…. Mais enfin, vous vous rendez bien compte quand même qu’il y a un paquet de trucs qui ne vont pas dans notre pays ? Que, quand on a la chance de trouver un emploi avec un CDI, pour beaucoup de gens, travailler ça devient presque un luxe ? Des gens qui travaillent, comme vous et moi, et qui ne peuvent même pas partir 10 jours en vacances ?

Qu’à côté de ça, il y a des boîtes qui ont fait des bénéfices qui mettent la clef sous la porte du jour au lendemain ? Que les patrons d’Airbus, qui ont mis à genoux une boîte dont les carnets de commande sont pleins (je leur agite « la Tribune » du samedi sous le nez) se sont fait entre 400.000 et 6 millions d’euros de bénéfices, entre leurs salaires et les stocks options et qu’avec leurs retraites, il y aurait de quoi payer environ 1000 retraités « de base » par mois !?

(La cousine) - Ben justement, avec Sarko, ça va changer tout ça ! …Bon, même si c’est vrai que son histoire de travailler plus pour gagner plus, j’ai pas bien compris là… mais comment tu expliques toi que toutes les grosses fortunes elles n’habitent pas en France ,que leur argent n’est pas en France ,tiens ? Mais moi, moi à leur place, je ferai pareil ! Tu te rends compte du nombre de gens qui paient pas d’impôts en France ? Et de tout ce qu’on paie, « nous » ?!

(Moi) - Ah … Alors, on peut en parler des grosses fortunes, je pense que je les connais mieux que toi justement (elle vend des téléphones portables), je me suis occupée de leurs affaires pendant 6 ans ... Alors on peut en parler oui, des patrons ( les anonymes hein, je ne parle pas de Bernard Arnault) qui vendent leur boîte pour 20 millions d’euros et mettent tout ce fric au Luxembourg ou en Suisse….

Bon, mais, maintenant, la droite leur a fait plein de cadeaux, logiquement donc, ils devraient déjà avoir rapatrié leurs fortunes ?

(Ma tante) -…Je sais pas, oui, sans doute ,non, enfin non, parce que de toute façon en France « on » ne peut pas bosser, « les GENS » ne veulent pas travailler, et en plus le travail coûte trop cher, d’ailleurs c’est pour ça qu’ « on » est obligés de délocaliser, parce qu’ « on » est écrasés par les charges…Et quand les gens veulent bosser, « VOUS » les en empêchez !

(Moi, complètement éberluée par ce que j’entends depuis 15 minutes) – Bon ok, je vois l’étendue des dégâts… soyons sérieux cinq minutes. Vous voulez discuter, ok, on va discuter.

Toi, là (je vise ma tante), tu me parles de « faire du fric », de « gagner du pognon », mais tu as choisi de faire un métier par vocation (assistante sociale en gros) et qui n’a JAMAIS rendu personne riche, alors es-tu sûre que quand tu es vraiment qualifiée pour me parler de « gagner du fric »? Je ne savais pas que c’était une valeur dans ta vie ça…C’est nouveau !?!

Et ces impôts sur lesquels tu craches, et cette Sécu que vous maudissez tous et toutes depuis une heure, si il n’y avait pas ça, comment tu aurais fait soigner ton fils pendant les 15 premières années de sa vie où il a passé 80 % de son temps à l’hôpital ?!!! C’est avec ton petit salaire de fonctionnaire que tu aurais payé tout ça ? Toutes ces opérations ? Toutes ces analyses, ces médicaments ? Tu crois qu’il lui serait arrivé quoi à ton fils, aux Etats-Unis ?

Et toi là (je vise un cousin), si il n’y avait pas eu l’école publique ET gratuite pour te permettre de passer, laborieusement, un diplôme qui t’a permis de trouver ce job qui te paie si bien aujourd’hui, t’aurais fait comment, avec ce que gagnait ta mère, et ton frère malade, pour suivre des études ?

Et toi (je vise la cousine) toi, ton père est flic, qui est-ce qui le paie ton père ? C’est l’Etat non ? Avec quel argent ? Avec les impôts des gens non ? C’est normal, mais ils étaient bien contents tes parents d’être logés en caserne pendant 15 ans et de pouvoir s’acheter une maison sans emprunt avec tout ce qu’ils ont économisé comme loyers non ?!

Mais MERDE à la fin !!!!

Vous profitez tous et toutes directement et indirectement de TOUS les acquis populaires et sociaux auxquels les communistes ont largement contribué, quand ils n’en ont pas été carrément à l’origine, y’en a pas un de vous ici qui soit VRAIMENT riche, pas un qui sache ce que c’est vraiment qu’une entreprise, ce que c’est que le capital, pas un qui ait vraiment intérêt à défendre le système que Sarkozy, lui défend, et vous venez me faire la morale et m’expliquer la vie ?!!!

Bon…Qui sait ici quel est le taux d’imposition des bénéfices des sociétés en France ?

(Ma tante) -…Ben je ne sais pas moi ! c’est comme nous j’imagine , ça dépend…et puis on s’en fiche de ça !

(Moi) - Raté – c’est 33,33% pour tout le monde, pour ta future boîte (je vise un cousin) - si t’arrives à la créer et à la faire vivre bien sûr (petit rire sarcastique) – comme pour TOTAL ! Tu trouves ça normal toi ? Une autre question : qui connaît le barème des impôts sur le revenu des personnes physiques et qui peut m’expliquer le bouclier fiscal ? Qui connaît le montant des TVA ?

(Pas un bruit, je continue…)

Ah bravo ! Ca fait moins les malins dès qu’on rentre dans le vif du sujet…Qui peut m’expliquer comment fonctionne la Bourse ? Ce que c’est qu’un actionnaire ? Ce que c’est qu’une plus-value ? Un profit ? La différence entre un chiffre d’affaires et un bénéfice ?... Toujours rien ?

(Silence)

….Vous êtes vraiment des GROS NULS (là, je m’énerve, j’avoue) – vous devriez fréquenter plus de communistes tiens, parce que je peux vous dire qu’au PCF, la plupart des gens savent à peu près ce dont il s’agit ; quel que soit leur niveau d’études et quel que soit leur salaire.

( Un cousin) - Ouai… bon, c’est ça, tu vas nous faire croire que les coco sont plus malins que tout le monde ? Vous êtes plus intelligents que nous hein c’est ça ? Ben si vous êtes si bien que ça, pourquoi on vous entend pas à la télé, pourquoi on vous entend pas à la radio hein? Pourquoi on les connaît pas vos super-méga-géniales-propositions hein ? C’est le « complot » c’est ça ? (gloussements stupides…)

(Moi) - Bonne question, je te conseille d’y réfléchir en prenant en compte que le patron de TF1 est le parrain du fils de Sarkozy…on va en reparler…Bon, on reprend, qui peut me dire combien fait un SMIC aujourd’hui ?

( Un cousin, cadre sup’)…1500 euros bruts !

(Là j’avoue je m’étrangle de stupéfaction avec mon rosé…)

(Moi) - … pardon ?????

(Je suis estomaquée, ma tante en profite pour reprendre l’avantage…C’est la guerre !)

(Ma tante, agacée) - Bon de toute manière là, tu pourris le débat, tu nous embrouilles, la question c’est pas ça, la question c’est que vous la gauche (sic) vous êtes comme tous les autres, vous promettez des trucs et puis une fois au pouvoir, hop, oublié, et vous faites pas mieux que les autres, alors pourquoi on voterait pour vous alors qu’en plus, vous ne voulez même pas qu’on gagne du fric ?!!!

(Moi) - Mais enfin… t’es folle ou quoi ?

Où t’as entendu que les communistes ne voulaient pas que les gens « gagnent de l’argent » ?

Justement, on se bat AUSSI pour le relèvement du SMIC et la revalorisation générale des salaires ! On se bat pour que les richesses ENORMES produites en France soient enfin redistribuées, utilisées pour l’intérêt général, pour que nos gosses aillent à l’école, se fassent soigner décemment sans que ça te coûte un œil à chaque fois, pour que nos parents aient une retraite…On se bat pour que les gens aient envie de bosser justement, sans être traités comme des esclaves pour autant, sans avoir à se pendre de désespoir au plafond des usines, pour que le droit du travail (qui protège encore un peu nos fesses à tous et à toutes) ne soient pas mis en pièces..

Mais… ça ne vous parle pas DU TOUT, tout ça ?!! Vous êtes prêts à envoyer tout ça au dessus des moulins ?

(Un cousin) - Pfff, mais c’est VOUS à gauche qui n’avez RIEN compris, le seul moyen de faire tout ça et que ça continue, c’est de laisser les patrons faire tourner leurs boîtes et gagner du fric…comme ça de l’argent il y en aura, et pour tout le monde et l’Etat n’aura plus de dette !On a vu ce que vous avez fait à chaque fois que vous avez eu le pouvoir, vous , les socialo, la dette publique a monté en flèche !

(Moi)- …communistes… on parle des communistes là !...Non mais là, je rêve… Bon, imaginons que vous soyez VRAIMENT des bourgeois et des capitalistes, on va voir…Est ce que vous savez qui est le premier employeur de France ?

(La cousine) - Oui, c’est les PME, y’a une pub sur ça !

(Moi) -Oui, exactement, ENFIN une bonne réponse ! BRAVO. Bon, est-ce que tu sais ce que ça veut dire concrètement, une PME ? Et est-ce que tu sais faire la différence entre une PME et une boîte du CAC 40 ?

(La cousine) - Bien sûr ! les PME ce sont de petites entreprises, avec peu d’employés, elles ne sont pas cotées en bourse, alors que les multinationales, elles sont cotées au CAC 40 (sic)…et le problème de ces petites boîtes, c‘est les CHARGES SOCIALES !

(Moi) –Bon c’était bien parti, mais t’es à nouveau à côté de la plaque. Est-ce que vous savez quelle est la réalité des PME aujourd’hui ? Etranglées par les banques privées, les grosses entreprises qui leur sous traitent et qui elles, souvent, ne paient pas leurs charges ou les paient très en retard, le poids des impôts, le dumping social des nouveaux pays européens, c’est CA la réalité des difficultés des PME aujourd’hui, pas les « charges sociales » !

Et ces « charges sociales », elles vont où elles servent à quoi ? Vous n’en bénéficiez pas peut être ? Ecoutez, depuis le temps que la droite les baisse, ces charges, on voit bien que ça ne va pas mieux pour les entreprises, ni pour les salariés !

Il y a un MONDE entre vous et des types comme Sarkozy, vous ne vous en rendez pas compte ou quoi ? C’est quand même pas des pauvres types comme nous qui sont invités le week-end sur le yacht de Bolloré !!! Et si ce monde de différences existe, c’est parce que vous n’êtes pas du même côté de la barrière et que, son univers à lui il se le construit aux dépens de notre univers à nous ! »

(Du bruit, au fond…Ma grand mère sort de la cuisine…)

« Bon, les enfants, à table ! Ca suffit, vous me faites de la peine, vous savez bien ce qu’on dit : pas de politique ni d’argent pour un dîner réussi »…

Pfff…..Fin du round… La parole de la grand-mère étant encore sacrée, même si elle est infondée, nous nous taisons enfin et restons tous un peu hagards comme des sportifs à la fin d’une compét’…

Je ferme les yeux, je vide mon verre… Je vais faire un tour avant de passer à table car je ne pourrai rien avaler tellement je me suis fait agresser, et tellement j’ai entendu de bêtises…

3. LA MORALE DE CETTE HISTOIRE

La morale de ce petit échange que je vous ai rapporté parce que je l’ai entendu également, en substance, de nombreux salariés dans la boite où je travaille, (et je vous autorise à ne pas faire de commentaires sur ma famille, qui n’était pas le sujet mais le support ; comme dirait Rachida, on ne la choisit pas ;-) ) c’est que les Français votent Sarkozy de bonne foi.

Parce qu’ils sont complètement à côté de la plaque et que, le pire du pire c’est qu’ils pensent SAVOIR et avoir COMPRIS quel était le système dans lequel nous vivions… Ca on peut s’en rendre compte aussi quand vos voisins tiennent pour acquis que dans la fonction publique, les jours de grève sont payés.

Vous ajoutez à cela qu’aujourd’hui, les gens votent pour les personnes à qui elles ont envie de ou prétendent ressembler, et non plus pour les gens qui les représentent le mieux et défendent leurs intérêts. Comme on disait à une époque, les valets imitent les maîtres, jusqu’à inversement de la tendance, dès que le maître ne donnera plus suffisamment à manger à son valet et préfèrera se poudrer la perruque que lui donner ses gages…

Je renvoie à un très bon petit article de « Marjo » publié ici en début de semaine, sur le gouvernement qui souffle sur les braises de la discorde entre les citoyens. C’était plein de choses justes. Cela étant dit, il ne faut pas non plus verser dans le discours "les gens sont des cons", même si parfois on a en a rudement l’impression, et qu’on en a gros sur la patate, parce qu’il y a des tas d’explications à la situation dans laquelle nous sommes…

3.1. « Les gens » ne sont pas des cons mais ils pensent savoir,( ce qui est pire).

Non, les gens ne sont pas "des cons".

"Les gens" me font surtout de la peine, (sans ironie), une peine immense, parce qu’ils sont pris à fond dans le miroir aux alouettes et n’ont pas encore la lucidité de s’en rendre compte.

"Ce que je sais, c’est que je ne sais rien" : sage parole que nous devrions ériger en maxime- et j’ajouterais : "Et surtout j’aimerais ne RIEN savoir".

Mon père était toubib à la campagne. Et je me souviens que ce qui le mettait en pétard plus que tout, c’était quand ses patients venaient le voir avec une « liste de courses à faire » sur le thème du « j’ai entendu à la télé que si on avait tels symptômes, on avait telle maladie et alors, qu’il fallait tel médicament, alors est-ce que vous pouvez me donner ça Docteur ? »

"Les gens" (et peut être même nous ;-)) ont la tête farcie, FARCIE de données fausses, de préjugés.

Ils CROIENT avoir tout compris au système, et ils s’en gargarisent parce que, en ces temps ineptes, c’est devenu "in", grâce à la télé réalité, aux psy , aux talk shows etc, d’avoir un avis sur tout et d’être "informé". Ils le croient « de bonne foi ».

Surtout quand tu ne paies pas ton quotidien, tu n’hésites plus à « t’informer » - y’a qu’à voir ce FLEAU des "gratuits" distribués béatement par des étudiants sous-payés, à la porte des métros …

Donc, ils croient être BIEN informés parce qu’ils reçoivent BEAUCOUP d’informations ; ils pensent avoir des arguments mais ils n’ont que du prêt à penser, et ils raisonnent de travers de A à Z sur ces monceaux de données dont on nous abreuve quotidiennement.

Ce comportement a une explication sociologique, mais c’est aussi parce que c’est à cela que nous sommes entraînés depuis une 30 aine d’années dès l’école : bouffer de l’information estampillée "intelligente" et surtout ne plus réfléchir.

3.2. Parenthèse sur l’appauvrissement de l’enseignement offert aux prolétaires et corrélation avec nos 1,97%…

Je fais une parenthèse pour illustrer ce propos…

La "méthode globale" pour l’apprentissage de la lecture tiens - y’a qu’à voir ce désastre, c’est à peine bon pour éduquer les chimpanzés... Heureusement que la génétique n’a pas assez progressé pour qu’on ait des chevaux à 5 pattes ! Vous imaginez le b... pour les mômes qui ont appris à lire "cheval" en regardant l’image d’une bestiole à 4 pattes?! Ca fait aussi que, quand j’étais chargée de TD à la fac il y a quelques temps, je lisais des copies de droit écrites dans un tel charabia que je cherchais toujours si la case "étudiant non francophone" était cochée ou pas.

Je me souviens particulièrement d’une perle, en droit constit, un sujet sur l’article 89 de la Constitution de 1958 (révision de la constit) :" Le premier ministre est le Président de la république sont interdépendants pour réviser la constitution"...(sic) et plus loin, une sous partie "application de l’article 89 dans les autres pays d’Europe"... ok....

Les filières qui ,autrefois, étaient dites, avec un certain mépris par « la gauche », "élitistes" (parce qu’elles apprenaient à réfléchir justement et offraient encore des débouchés) sont en perte de vitesse dans l’enseignement public, pour ne pas dire qu’elles disparaissent totalement (sauf dans les "meilleurs lycées de France", bizarrement) : orthographe et grammaire française, allemand, latin et grec (aux grammaires peu évidentes et au fonctionnement quasi-logique), et maths, bien sûr.

"De mon temps" (mais je dois être la dernière génération à avoir connu cela), même quand on voulait faire des lettres, de la psycho ou du droit en fac ensuite, on faisait, ou on essayait, de faire un Bac "C" (maths) parce que c’était l’assurance à presque 100 % d’être pris dans de bonnes facs, de bonnes écoles...et qu’après ce bachot on avait plus le choix.

Les classes "allemand 1ère langue" comprenaient, en règle générale, les meilleurs éléments des collèges et lycées publics.

Ce n’était pas juste pour faire chic en faisant des "trucs qui ne servent à rien" ou avoir une culture générale - non c’était pour apprendre, entre autres bagatelles, aux élèves à réfléchir, à utiliser leurs têtes, à penser et non à se "faire penser".

C’est aussi parce que la difficulté des enseignements, leur côté un peu rébarbatif, pas « moderne », préservant les classes de la surpopulation qui gangrène aussi l’enseignement moderne (merci les suppressions de postes), nous étions moins nombreux que dans les classes à "anglais 1ère langue sans grec ni latin", et donc , nous étions plus encadrés par nos profs...

Bon, c’est vrai aussi que j’appartiens aussi sans doute à la dernière génération de Français pour qui faire des études supérieures à l’université avait encore un vrai sens, au moins "économique", puisque ça vous permettait, tout en vous enrichissant intellectuellement et en rencontrant des gens qui n’étaient pas forcément "comme vous", d’espérer avoir un job correct sans passer par les "pompes à Fric" que sont HEC, INSEAD etc.

Mais c’était sans doute dangereux de laisser les enfants de prolos avoir accès à tout ça donc, progressivement , on a fermé les robinets, tant dans la qualité de l’enseignement dispensé, que dans le soin qu’on a pris à recruter les enseignants (parce qu’on a commencé à les sous-payer donc, les « bons éléments » ont logiquement préféré faire autre chose de leurs talents – c’est exactement ce qui se passe avec les médecins et l’hôpital public) et que de là, on a commencé à baisser les moyens mis en structures et en personnels ...

Evidemment que, pour qu’un enseignement public de qualité ne soit pas vraiment « élitiste » (c’est à dire, ne soit pas, en fait, réservé aux mômes dont les parents ont fait des études et ont les moyens de leur acheter des bouquins et de leur payer des cours), il faut qu’il y ait suffisamment de personnel qualifié pour s’occuper des élèves et pouvoir accorder plus de temps à un enfant qui a des difficultés qu’à un enfant qui en a moins, il faut qu’il y ait de bonnes bibliothèques publiques, il faut que la conception des ouvrages scolaires ne soit pas laissée aux mains des entreprises capitalistes, il faut qu’il y ait des pions pour surveiller correctement les études…

Dans mon domaine, le droit, j’ai vu fleurir les boîtes à concours privées pour passer l’examen d’entrée à l’école du Barreau de Paris, et là, j’ai vu que c’était vraiment foutu, le peu de mixité sociale et de "tremplin public" que pouvait offrir la fac...

Quel bel exemple d’hypocrisie là encore ! Refusant d’instaurer un numerus clausus pour faire de cet examen ce qu’il était vraiment, avec des arguments petits bourgeois type "le numerus clausus et les concours c’est mal" (parce que la concurrence par le fric et la naissance c’est mieux peut être?), on a refusé de limiter le nombre de places à l’école du Barreau...

Tout ça pourquoi faire finalement, je vous le demande? Saturer artificiellement un marché d’emplois, et pouvoir sous-payer et exploiter les "heureux élus" qui trouvaient un job en fin de parcours universitaires !

Donc ,en clair ,permettre à des multinationales du droit (souvent anglo-saxonnes dans ce domaine) et à quelques gros cabinets français, d’avoir de la "chair à canon" pas chère. Et ,comble du raffinement, faire de ces heureux élus les premiers défenseurs de ce système pourri... Trop facile... On connaît tout ça ...

Avec la mise en place de ce système d’éducation donc ,comme avec la "mal bouffe" venue des US, nos esprits sont devenus obèses. Nous sommes devenus, non pas les oies du Capitol, mais les Oies du Capital.

Têtes de file de ces Oies?

Les petits marquis de l’ENA dont les puissants, en les agitant sous les ors des palais de la République et dans les multinationales ( ex entreprises publiques) , en les nourrissant de caviar, de vols en Concorde, et de salaires mirifiques, achètent les services, gonflent les ego qui leur ont permis , finalement ,d’inscrire leur propre légende et leurs mythologies de "cerveaux" au Panthéon de la "fonction publique".... (Voir les nouveaux "Gra(s)-cques", thuriféraires de l’alliance PS-UDF pendant la présidentielle.)

Notre société CREVE donc, y compris politiquement, d’un apprentissage et d’une éducation qui consistent à ingurgiter des mètres cubes de données pré-digérées ( par qui je vous le demande...?) et à les recracher au moment opportun de l’examen ; pas à savoir réfléchir correctement, ni à lire entre les lignes.

A partir de là, « les gens » ont été réceptifs, presque malgré eux, aux raisonnements manichéens, aux mensonges simplistes, réceptifs à donner du « temps de cerveau disponible » à Coca-Cola…

Alors, non, "Les gens" ne sont pas des cons . Mais on est mal barrés.

4. « LES GENS », DESESPERES ET DECEREBRES, AUX PORTES DE LA REVOLTE ET DE LA GUERRE CIVILE…

Nous sommes désespérés ET décérébrés, au sens strict et sans que ce soit péjoratif dans ma bouche.

VOLONTAIREMENT décérébrés par la droite ou décérébrés avec la complicité d’une partie de la gauche bien pensante issue de Mai 68 .

Bon, oui, je recommence avec Mai 68 allez-vous me dire !

Mais la liberté de baiser sans se faire engrosser, certes intéressante et hautement réjouissante, méritait-elle que l’on sacrifie sur l’autel du plumard la possibilité de recevoir un enseignement qui, pour n’être pas "glamour", était néanmoins absolument nécessaire pour nous « libérer » vraiment, utile à tous et à toutes? Ne peut on faire une critique sérieuse - c à d pas à la Sarkozy - des ravages de l’idéologie gauchiste qui a fait Mai 68 quand on est communiste?!

Désespoir ET abêtissement donc .

Ce qui permet aujourd’hui de souffler facilement sur le braises d’un mythe : celui de la fracture sociale, celui de la division "naturelle" des Français...

Un très mauvais mélange que tout cela. C’est pour cela que j’étais hystérique quand j’entendais les propos de Ségolène Royal sur l’enseignement, les bourses, les facs…

Un mélange qui me fait peur et qui m’angoisse à chaque fois que j’y pense. Un mélange qui me fait faire des cauchemars.

Ca nous éloigne tellement de la Liberté.

Ca nous éloigne tellement de ce rêve de peuples suffisamment éclairés pour pouvoir préférer la qualité à la quantité...Ca sent tellement le bâton et si peu l’Amour tout ça...

Parce que , la conclusion logique, si tout va jusqu’au bout dans ce processus , c’est que pour réveiller ces "masses endormies", il va falloir attendre un niveau de déchéance sociale terrifiant, puisqu’à défaut de pouvoir utiliser nos têtes, on va utiliser nos ventres .

Cette déchéance, elle ne rendra pas les peuples plus subtils ni plus « humains ». Elle les rendra juste plus méchants et plus vindicatifs. Même le plus stupide des chevaux de trait refuse un jour de tirer la charrue, devenu trop lourde, quand le picotin à l’étable est portion congrue.

Alors ça oui, une révolte, il y en aura sans doute une, mais il n’y aura pas nécessairement de révolution ensuite. Même si tout va très mal.

Ce n’est pas parce que "tout va mal" qu’il y a une révolution digne de ce nom et ce n’est peut être pas un hasard si la Révolution française est arrivée à la fin du Siècle dit des Lumières...Ce n’est pas non plus un hasard si la Révolution bolchevique est allée se fracasser dans le stalinisme…

Il y aura une ou plusieurs révoltes, elles sont déjà là en filigrane, car il ne faut pas comprendre autrement les crises qui secouent nos banlieues sporadiquement....

Et un matin, il y aura des morts car il y aura la répression sanglante de la police bourgeoise, qui défendra ses intérêts.

5. QUE FERONT LES COMMUNISTES QUAND LE CAPITALISME VA S’EFFONDRER ET LA REVOLTE GRONDER ?

Quel sera notre espoir, quel sera notre devoir, à nous communistes, dans cette période violente et troublée qui s’annonce?

Aurons nous le front de ne faire que nous "servir" d’une masse de "gens" excédés et désemparés, à base de discours démago’ et de fausses promesses, pour, in fine, juste les "calmer" ( faire le travail de la police bourgeoise à sa place, en somme), capter cette révolte au bénéfice d’une caste et refaire les mêmes erreurs, ad libitum?

Ou aurons nous suffisamment travaillé et avancé dans nos têtes, dans nos coeurs, dans nos pratiques, aurons nous retrouvé une éthique suffisante, pour saisir ce moment historique pour tenter quelque chose de nouveau qui serait "le bien du peuple par lui-même et pour lui-même"? Aurons nous suffisamment éveillé les consciences, donné d’armes mentales, pour que ici ou là se mobilisent des avant gardes éclairées, solides et bienveillantes qui guideront une révolution véritable?

Et soyons fous, aurons nous avancé suffisamment vite pour ne pas avoir à en arriver là sans avoir sacrifié, encore une fois, ce qui doit être notre seul objectif de communistes, c’est à dire libérer les peuples de l’oppression ( y compris de l’oppression des partis politiques)? Ou en serons nous restés à ce que nous proposons, en fait, depuis 20 ans , c’est à dire , transformer le prolétaire pauvre en petit bourgeois asservi?

Aurons nous réussi à nous débarrasser définitivement du « socialisme réel » et de l’ouvriérisme, pour nous approcher du « communisme » ?

J’avoue que je doute…

J’ai peur de tous les dégâts, à titre individuel et collectifs, le jour où les "masses" s’éveilleront et se trouveront face à face, non plus seulement des flics, mais de l’armée et des "casseurs" payés par le gouvernement, et où, excédés par leurs conditions de vie, par les indécences multiples de nos gouvernements successifs, par les mensonges en cascades et la privation de droits élémentaires, des jeunes plein de promesses, mes frères, mes soeurs, iront se jeter sous les matraques et les balles et finiront comme Carlo Giuiliani ou Malik Oussekine...

(Je sais aussi déjà que mon coeur sera déchiré en deux parce que moi, mère de famille aujourd’hui, j’hésiterai à aller soutenir physiquement, au plus fort de la bataille , au péril de ma liberté ou de ma vie, ces jeunes, ces désespérés, que pourtant je comprends, dont je partagerai le sentiment d’injustice et de révolte, et que ma raison voudra même encourager. Mais encourage-t-on les autres à sauter dans le vide quand on ne va pas soi même le faire?)

J’ai peur et je doute mais je ne veux pas baisser les bras, au contraire, car je pense encore que nous avons une opportunité de changer cette maldonne.

5.1. Parenthèse sur la révolution et les « agitateurs révolutionnaristes »…

Pour autant, si une révolution peut être une chose admirable quand elle atteint son but, c’est un moment historique d’une rare violence…et je n’ai jamais pu encadrer les discours des intellectuels « révolutionnaires » gauchistes parce que ça me semble fou qu’on puisse se prétendre à la veille du "grand soir" pour envoyer des gens qui vous font confiance se faire casser la gueule par des policiers et des barbouzes quand, manifestement, les conditions d’une révolution ne sont pas réunies…

J’ouvre une autre parenthèse ici, une petite : j’ai un souvenir d’une longue discussion avec un ami iranien, qui me confiait, un soir de spleen, sa détestation viscérale pour tous les "intellectuels progressistes" qui ont envoyé des jeunes, des femmes et des hommes, ses ami-e-s, se faire hacher menu par la Savak, pour défendre les idéaux « incarnés » par Khomeyni, ces mêmes jeunes qui se sont ensuite fait hacher menu par les Gardiens de la Révolution de Khomeyni, , toujours au nom d’idéaux soi disant supérieurs, alors que ces mêmes intellectuels étaient depuis belle lurette en exil, au chaud avec le fric qu’ils avaient tiré de leurs anciennes situations de petits bourgeois privilégiés du Shah...

Non, 1789, 1917 n’ont pas vocation à se reproduire "comme ça" et ce n’est pas la fête. D’autant qu’ensuite il faut « assurer » !

Une révolution, une vraie, il me semble que c’est de la violence ,de la peur, du sang , des larmes et des morts...Parfois, cependant, lorsqu’en effet, donc, elle est une vraie révolution, elle fait changer un système, en mieux, ou en moins bien, mais le système ancien est mort et un nouveau prend sa place…Tous les drames traversés prennent donc une sorte de valeur positive. « Il fallait bien en passer par là », se dit-on en pansant nos plaies.

Il me semble que pour l’instant on est loin, très loin d’avoir essayé tout ce que nous pouvions, nous communistes, pour prévenir, préparer, nous tenir prêts, efficacement, à tout cela. En attendant, le capitalisme poursuit son œuvre de destruction.

Plus les jours passent , et plus je maudis elles et ceux qui attisent ces facteurs de division, factices, que dénonçait Marjo et que j’ai vu à l’œuvre au sein de ma propre famille, qui m’a traitée comme une ennemie ! Car préparer une révolte c’est en général tuer une possible révolution. Je maudis les journalistes, qui, pour l’instant et en règle générale, quelles que soient leurs bonnes et leurs mauvaises raisons, laissent faire, quand ils ne mentent pas sciemment ; les intellectuels qui se disent "de gauche", mais dont la cuiller en argent dépasse du bec, parce qu’eux aussi, laissent faire ; je maudis "la gauche" parce que, elle aussi est coupable, coupable de cet état de fait .Et souvent, même moi, je ne peux pas me voir en peinture.

Et je nous maudirai nous si nous ne prenons pas la mesure exacte de la gravité de ce vers quoi la France va, pour y remédier.

5.2. La fragilité d’un système capitaliste à bout de souffle se mesure au renforcement de la police et de l’Ordre (juste ou pas)

On peut me traiter de Cassandre ,je m’en fiche ,je pense que j’ai raison, en tout cas je pense que le risque nous dénonçons ici est bien réel, car le système capitaliste tel que nous l’avons connu est à bout de souffle et tout l’indique.

Il ne faudra pas grand chose, maintenant que tout, dans ce système, est global, mondial, enchevêtré, pour que, selon la théorie des domino, un petit krach boursier là bas amène un effondrement total du système ici…

Il va donc falloir trouver autre chose (et les puissances de l’Argent sont déjà en train de trouver autre chose, reste à savoir comment on peut l’appeler).

Comme tout système en bout de course, le capitalisme va se cabrer et se durcir, se raidir dans un dernier soubresaut qui ne sera pas le moins violent, au contraire.

La déroute du capitalisme à l’échelle mondiale va entraîner au niveau local des séismes de tous ordres, qui auront lieu en chaîne : fermeture des usines et entreprises non immédiatement rentables, retrait des capitaux investis, chômage de masse, manque de ressources financières, exigibilité immédiate de certaines dettes…Corrélativement, c’est là que la révolte va commencer à gronder.

Sarkozy est là pour ça, il a été mis là pour ça : nous botter le cul quand nous allons vouloir exiger par la force notre dû, c’est à dire le droit de vivre dignement.

C’est le super-flic du capitalisme qui a été élu, bien plus que le liquidateur de nos libertés, qui de toutes manières, sont vidées de sens par les pratiques politiciennes depuis des années. C’est pour ça qu’on le laisse faire toutes ces choses étranges avec la Lybie, qu’on le laisse jouer à ce dont il a rêvé des années : Président de la France…

Comptez sur N. Sarkozy pour nous filer du bâton. En plus de 4 ans de ministères, il a préparé le terrain.

Beauvau + Bercy ? Les policiers sont plus nombreux et ils sont correctement payés et équipés, eux.

Que va t il se passer alors? Où serons nous, nous les communistes? Saurons nous prendre nos responsabilités? Et comment les prendrons nous?

Ca me rappelle le titre prophétique du dernier film, inachevé, de M. Monroe, icône du rêve et du glamour américain s’il en est : "Something’s got give" ("Quelque chose va craquer")...

Alors, voilà ma contribution à la réflexion de Marjo, elle a raison sur bien des choses et , on a du pain sur la planche.

Toute la difficulté de notre tâche est là : sans céder à la panique, s’activer sérieusement, améliorer le quotidien dans un système existant et pervers (le capitalisme) et changer le futur avec et vers un autre système (le communisme), très difficile à expliquer et à rendre populaire de par sa nature même et de par le contexte actuel, sans trop passer par la case émeutes sanglantes/ répression violente/ asservissement...

Fraternellement, La Louve

"(...)Laisser à l’abandon une partie des jeunes de la nation, Ne sera pour la France qu’une nouvelle amputation, Car quand la faute est faite, la fête est finie. Fini de rire, pire, j’ai peur pour l’avenir, Mais toi qu’as-tu à dire pour contredire mes dires? Je n’invente rien contrairement à ce que tu peux lire, Pas de brodages dans mes textes, pas de romance. Car je sais que notre pensée peut avoir de l’influence. Quelle solution préconise-t’on? Mieux vaut prévenir que de guérir dit le dicton. Mais de ce cas précis si guérison il y a, Souvenez-vous que c’est à nos frais que seront les dégats.

Trop longtemps plongés dans le noir, À l’écart des lumières et des phares, Éclairés par l’obscure clarté de l’espoir, Les enfants des cités ont perdu le contact, Refusent de paix le pacte. Conscients qu’ils n’en sortiront pas intacts, Vivre libre, aspirer au bonheur, Se donner les moyens de sortir du tunnel pour voir la lueur. Et pouvoir tapisser de fleurs les murs de l’amour. Voilà ce qu’on reproche à mes proches à ce jour, Le pourquoi du comment et préférant se baser sur des préjugés, Pour porter un jugement à la hate, dans le vent. Non, non, décidément un monde nous sépare alors foutez-moi le camp. C’est clair, je pense vous avez saisi la sentence, La France est accusé de non-assistance à personne en danger, Coupable crient les cités, mais l’état malgré ça fera payer les dégats (…)."

NTM, 1993 Qui Paiera Les Dégâts? extrait de "J’appuie sur la gachette"



De : La Louve
jeudi 2 août 2007
 

vendredi 03 août 2007, a 16:35
Le P.C.F Appelle à la vie sauve des deux journalistes Kurdes .
 

  Le PCF appelle à la vie sauve des deux journalistes kurdes condamnés à mort par le régime iranien

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 3 août La condamnation à mort de deux journalistes kurdes, Adnan Hassanfour et Abdoulwahed Bouhimar, confirmée hier par le régime iranien, suscite une émotion légitime. Le Parti communiste exprime son indignation devant ce nouvel acte de répression d’ un pouvoir qui, une fois encore, montre le mépris qu’ il nourrit pour la démocratie, pour les droits de l’ Homme et la liberté d’ expression.

Le PCF appelle les autorités françaises et européennes à ne pas rester silencieuses et à demander instamment la vie sauve et la libération de ces deux journalistes. Il réaffirme sa solidarité avec les progressistes, les démocrates iraniens et kurdes qui agissent pour un Etat de droit, pour une justice digne de ce nom et pour la dignité humaine.

Parti communiste français

Paris, le 2 août 2007.

vendredi 03 août 2007, a 09:14
AFRIQUE : Le discours de Nicolas Sarkozy .
 


Le discours de Nicolas Sarkozy ou un véritable délit de l’altérité Par Pierre BOUKHALFA le jeudi 2 août 2007, 21:47 - Contre tous fascismes - Lien permanent

Droite

Le président de la république française, Nicolas Sarkozy, a raté l’occasion de dire la vérité devant les jeunes africains à Dakar. Alors que son discours se voulait une leçon de franchise comme il le prétendait, on a plutôt assisté à un étalage d’inexactitudes et de démi-vérités, bref un tissu d’insultes.

L’homme qui voulait nettoyer les banlieues françaises au karcher s’est aventuré sur un terrain qu’il maîtrise peu. Il s’est contenté d’affirmations péremptoires. Des demi-vérités, le président Nicolas Sarkozy veut voir émerger ce qu’il appelle l’Eurafrique, un projet qui n’est pas en soi nouveau. « Ce grand destin commun qui attend l’Europe et l’Afrique. Â» Et Dieu seul sait combien de projet clés en main les Spins doctors ont souvent proposé aux Africains.

« Ce sont des Africains qui ont vendu aux négriers d’autres Africains. Â» Peut-on partir du fait qu’il y a eu quelques négrions africains pour affirmer péremptoirement ce que dit M. Sarkozy. Comment comprendre que les Africains arrachés à leur terre fussent-ils avec la complexité de quelques négrions noirs, aient été pendant plus de 4 siècles maintenus en esclavage dans les Amériques et les Antilles françaises ?

Cette volonté de vouloir relativiser, de « désubstantialiser Â» le crime le plus monstrueux que fut : LA TRAITE NEGRIERE- L’ESCLAVAGE participe à cette volonté de banalisation et de victimisation à rebours des peuples noirs. Sarkozy vient de s’ajouter à la liste de ceux là pour qui le passé est le passé. Et que les Noirs pleurnichent beaucoup. Alors que fait-on de l’exigence de mémoire ?

Revenant à l’eclavage, la France devrait pour une fois, par la voix de son premier citoyen, reconnaître sa part majeure de responsabilité dans les tragédies africaines. Sarkozy dans son discours a tout simplement oublié que cet infâme crime qu’est l’ESCLAVAGE est au cœur de l’hyperaccumulation, rampe de lancement et de construction du capitalisme. Un commerce triangulaire organisé, planifié sur une grande échelle par de nombreux pays européens sur ce que Fernand Braudel appelle la longue la durée. L’ESCLAVAGE doublée de la traite négrière a ainsi participé à la mise à mort de nombreux royaumes africains tout en créant artificiellement en 1885 à Berlin des États-nations faibles et assistés. Tous incapables aujourd’hui de s’incrire dans ce qu’il faut désormais appeler la marche forcée vers le développement.

On ne peut non plus rester indifférent à cette autre affirmation de M. Sarkozy « La colonisation n’est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l’Afrique. Elle n’est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux. Elle n’est pas responsable des génocides. Elle n’est pas responsable des dictateurs. Elle n’est pas responsable du fanatisme. Elle n’est pas responsable de la corruption et de la prévarication. Elle n’est pas responsable des gaspillages, de la pollution. Â» Les citoyens Camerounais, Togolais, Centrafricains, Gabonais, Rwandais, Malgaches, Algériens, Tchadiens, Comoriens, Congolais de Brazzaville comme de Kinshasa, sont prêts à dire le contraire. Si Sarkozy est si certain de ces propos qu’il ouvre les archives de la France. En attendant l’ouverture de ces archives, la complaisance de la France dans ses relations avec les présidents africains est connue. Le rôle de la France dans le génocide des Bamilékés au Cameroun, dans les tueries à Madagascar, Algérie, Sénégal se passe de commentaire. Du soutien au régime d’Habyarimana on sait ce qu’il en est arrivé par la suite au peuple rwandais. Des affaires Elf etc.…sans doute Sarkozy n’en sait rien. Les jeunes Africains ne sont pas dupes.

« Mais nul ne peut demander aux générations d’aujourd’hui d’expier ce crime perpétré par les générations passées. Nul ne peut demander aux fils de se repentir des fautes de leurs pères. Â»

Alors M. Sarkozy qu’en est-il de la responsabilité des États ? Ce discours est si on en voulait encore une preuve, le vibrant reflet du refus de « la critique de soi 2France et de la pensée de la responsabilité. Â» Ce que la France demande à la Turquie lorsqu’il s’agit de reconnaître son crime et dans ce cas : le génocide arménien. Cette reconnaissance ne pourrait–elle pas s’appliquer au cas des Africains ? Ce refus de responsabilité n’est-il pas comme l’affirme l’historien et le politologue Achille Mbembe (2000 :VII) « un refus de l’aveu et une volonté active de l’oubli. Â»

« La réalité de l’Afrique, c’est une démographie trop forte pour une croissance économique trop faible. Â»

Ha ! La fameuse question de la fécondité derrière laquelle se cache celle de la migration. La déclaration de Sarkozy est une fois de plus le reflet des statistiques de la peur avec son corollaire qui est le réflexe du containment. Selon le compatriote de M. Sarkozy, le démographe français Jacques Vallin, le continent africain ne connaîtrait pas de stabilisation démographique avant qu’il n’ait atteint environ 3 milliards d’habitants ou même un peu plus. Actuellement la population de l’Afrique est estimée à environ 700 à 800 millions. Les propos de Sarkozy à Dakar, masque assez habilement le refus de reconnaître les profonds déséquilibres et les injustices structurelles qui dans le système économique international, diffusent et produisent la misère en Afrique.

Alors que jamais dans le monde, il n’y a jamais eu tant de richesses concentrées entre les mains d’un groupe de pays. En passant Sarkozy affirme que la colonisation n’est pas responsable des gaspillages, de la pollution en Afrique. « Alors qu’aucun organisme n’insiste sur le fait qu’un seul américain consomme en moyenne autant d’énergie que 168 tanzaniens, les prévisions alarmistes sur l’avenir de la planète s’accumulent autour des effets catastrophiques de l’exubérance démographique des indigènes d’Afrique. Â» (Ela 2006 : 91-101). Qu’en est-il de la part de la France sans doute autant ?

« Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Â»

Pour tous ceux qui connaissent le discours hégélien sur l’Afrique on peut sans coup péril trouver un parallèle avec le discours du président français. Que veut dire « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Â» Si non une façon subtile d’affirmer comme Hegel en son temps « L’Africain n’en est pas encore arrivé à la distinction entre lui, individu singulier, et son universalité essentielle. (…) L’homme, en Afrique, c’est l’homme dans immédiateté Â» (Hegel 1965 : 260-251)

Plus loin une autre affirmation de Sarkozy. « Le problème de l’Afrique, c’est de cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, de se libérer du mythe de l’éternel retour Â»

Généralement lorsque les Africains parlent de l’éternel retour à l’instar des leaders comme Marcus Garvey, il ne faut pas comprendre cela dans le sens d’un quelconque retour physique. Il faut saisir cette assertion dans le sens d’introspection, de questionnement sur son origine. De savoir d’où l’on vient pour mieux vivre le présent et envisager sereinement l’avenir. L’éternel retour doit se comprendre dans ce sens et non dans celui de Sarkozy. Et dans le cas de nombreux Africains autant d’Afrique que ceux arrachés de leur terre cette interrogation s’impose. L’on n’a qu’à voir la part de cette tragique histoire dans les programmes des écoles africaines et françaises pour mieux comprendre qu’il y a d’énormes efforts à faire. Parce que complètement dépossédé de notre histoire.

Même si nous ne pouvons pas taire la responsabilité des classes dirigeantes en Afrique, des élites mercenaires qui instituent des systèmes de contrôle du pouvoir et d’appropriation des ressources, les jeunes africains doivent refuser plus que jamais que l’on continue éternellement à les intantiliser, à les insulter. La jeunesse africaine n’a pas besoin de béquille. Elle doit plus que jamais s’assumer.

Sarkozy qui raffole des polémiques vient une fois de plus de réussir un beau coup. Heureusement que le discours de Sarkozy qui ne comporte rien de nouveau. Il s’inscrit une fois de plus dans ce qu ‘il faut appler une nouvelle tentative de diversion. Et les Africains en sont habitués. Le défi de la France aujourd’hui, ne serait-il pas d’apprendre à se sentir l’héritière et responsable de nombreuses tragédies africaines. En intériorisant ce fait, cette attitude ne contribuerait-elle pas à l’aider à participer à l’aventure commune des civilisations humaines et de s’approprier d’avantage les droits de l’Homme, la démocratie, la liberté, l’égalité, la justice comme l’héritage commun de toutes les civilisations et de tous les hommes ?

Ela Jean Marc et Anne Sidonie Zoa, Fécondité et migrations africaines : Les nouveaux enjeux, Paris, Harmattan, 2006. Hegel, Friendrich, La raison dans l’histoire, Paris, Plon, 1965. Mbembe Achille, De la postcolonie, Paris, Kharthala, 2000.

Post Scriptum : source : http://www.icicemac.com/news/index.php3 ?nid=8157&pid=39&cid=1

 

vendredi 03 août 2007, a 08:51
Les patients vont finir par perdre patience .
 

Par philippe tixier le vendredi 3 août 2007, 00:06 - politique - Lien permanent

Les patients vont finir par perdre patience.

C'est un anonyme de rue89 qui a parfaitement résumé la situation.

Les patients vont finir par perdre patience et surtout leurs moyens ! 100 euros pour les rendez vous et combien pour le déremboursement des médocs ? A ce rythme les médecins n'auront plus de clients et les pharmacies se videront, surtout si la libéralisation passe par là, c'est-à-dire qu'il n'y a plus de raison à ne pas avoir de médicaments génériques et même à bas coût dans les super et hyper marchés voire solderies ! Qui de l'aspirine, qui du sirop, des pastilles bleues, rouges, orange, ..., je vois déjà les dents d'édouard s'allonger ! Après avoir perdu la solidarité, soyons clair plus besoin de sérieux dans les soins quotidiens, tant qu'il restera de bonnes cliniques privées très chères pour les cas lourds, y a pas de lézard !

Le monde est complexe.

Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que chaud ! Peut-être même l'été ! Qui sait ?

Philippe tixier 3 8 7

 

jeudi 02 août 2007, a 16:14
SUPPRESSIONS DE POSTES DE FONCTIONNAIRES .
 

Suppressions de postes de fonctionnaires : Trois jours avant la fin des soldes, nouvel épisode de la grande braderie estivale

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 1er août A l’issue d’un séminaire du gouvernement, le Premier ministre, François Fillon, a annoncé 22 700 départs de fonctionnaires, soit près de 11 000 « non-remplacements Â» de plus qu’en 2007.

Le candidat Sarkozy avait annoncé le « non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux Â», et le gouvernement revoit ce chiffre à la baisse. Selon une stratégie habituelle, le gouvernement simule un geste d’apaisement, entrainant la plus grande partie des commentateurs sur le chemin hypocrite du lâche soulagement. Le gouvernement ne se livre pourtant qu’à un grossier tour de passe-passe.

Comment ne pas voir pourtant que chaque fonctionnaire qui n’est pas remplacé, c’est un peu du service public qui disparaît. Depuis plusieurs années, le gouvernement n’a cessé d’utiliser les services publics comme bouc-émissaire. Démonstration en fut encore faite à propos du service minimum. Alors que 98% de la gêne causée aux usagers des transports vient de la détoriation des conditions de travail, du manque de personnels et d’investissements dans le matériel, le gouvernement s’attaque au droit de grève.

Loin d’infléchir sa politique, c’est un nouveau coup qui est porté à l’intérêt général et au bien commun. Toute modernisation est illlusoire si le gouvernement vide les services publics des fonctionnaires qui les mettent en oeuvre. Il écrit ainsi, un nouvel épisode de la grande braderie estivale.

Si l’on veut placer l’intérêt général et les besoins de la majorité des françaises et des français comme une priorité, il faut construire de grands services publics, élargis, modernisés et démocratisés. Les 80 rassemblements d’hier, à l’initiative des organisations syndicales marquent la volonté de ne pas céder au diktat que le gouvernement déploie pendant la période estivale.

Parti communiste français

Paris, le 1er août 2007.

 

jeudi 02 août 2007, a 12:24
Expultion de la Bource du Travail .
 

Expulsion de la Bourse du Travail : déclaration du CSP 59 Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 1 août 2007, 22:27 - Migrants - Lien permanent

Répression

AU 47EME JOUR DE GREVE DE LA FAIM, LE PREFET DU NORD EXPULSE DE LA BOURSE DU TRAVAIL LES SANS PAPIERS GREVISTES ET RAFLE LES AUTRES !

L'ultimatum annoncé hier par voie de presse du Préfet a été aussitôt suivi du blocus, dès 23h, de la Bourse du Travail de Lille par les policiers de la BAC. Un sans papier a été arrêté juste à la porte, les 169 sans papiers à l'intérieur ne pouvant plus sortir de la Bourse du Travail.

Ce mercredi 1er Août 2007, dès 6h du matin, plus de 40 véhicules de CRS ont encerclé la Bourse et, une fois à l'intérieur, se sont mis à trier les Sans Papiers sous le prétexte fallacieux d'un contrôle d'identité. Quelques uns ont été conduits à l'extérieur, d'autres ont été amenés dans les commissariats de la métropole et des grévistes de la faim dans les hôpitaux de Douai, Armentières, Seclin, Tourcoing, Roubaix, CHR de Lille et Saint-Vincent et Saint-Philibert à Lille etc.…

Si l'expulsion de la Bourse s'est faite sans violences notables, il s'agit là d'une nouvelle provocation répressive contre les Sans Papiers au 47 eme jour de grève de la faim. Le Préfet déclare selon l'AFP que l'intervention policière était « indispensable sur le plan sanitaire, de l'hygiène et de la sécurité, et justifiée sur le plan juridique ». Le CSP 59 aura la décence de laisser à la Justice l'appréciation sur le caractère justifié ou non sur le plan juridique de l'évacuation. Il dénonce avec fermeté le fait que le Préfet se substitue à la Justice. Une fois n'est pas coutume, ne sont-ce pas les mêmes procédés qui ont conduits par eux fois les tribunaux de Créteil, de Lille et la Cour d'Appel de Douai à désavouer M. CANEPA. La même Préfecture s'est même permise d'inventer l'article 78.2.8, qui n'existe pas dans le code de procédure pénale, pour justifier les arrestations de sans papiers diffuseur du tract d'appel à la conférence du magistrat PORTELLI.

Selon l'AFP, le Préfet déclare même que : « 76 sans papiers ont été placés en garde à vue pour l'examen de leurs situations ». Depuis quand place-t-on des sans papiers en garde à vue comme de dangereux criminels pour décider ensuite de leur sort ?! A l'heure actuelle affirme clairement qu'il y avait 170 sans papiers dont 56 grévistes de la faim reconnus par le CSP 59 assignés à la Bourse du Travail par les rondes de la BAC jusqu'à 6h du matin.

Le Préfet continue le double langage qui consiste à nier sans le paraître l'existence d'une grève de la faim qu'il a lui-même provoqué. Selon l'AFP il ne reconnaît qu'une « quarantaine se prétendant en grève de la faim (qui ) feront l'objet médical par précaution et seront ensuite laissés libres ». M. CANEPA est bien obligé de prendre quelques précautions quand il réduit à « 5 présentant les symptômes d'une grève de la faim (qui) ont été hospitalisés ». Le CSP 59 a repéré pour l'instant 38 hospitalisations et nous sommes à cet instant sans nouvelles des autres.

Dans sa grande magnanimité, le Préfet se permet de donner rendez-vous le 31 août prochain, soit au 77 eme jour de la grève de la faim à « toutes les bonnes volontés pour examiner au cas par cas les dossiers qui méritent de l'être ».

Pour qualifier la liste des grévistes de la faim, des 60 kidnappés le 15 juin dernier et des 12% (laissés pour compte des accords Delarue) déposée par le CSP 59, la LDH, le MRAP et la CIMADE ,en compagnie de Mg Gaillot le 31 juillet de « fantaisiste », le Préfet évoque un « violeur », un cas de « mariage forcé » et d'autres « déjà régularisés ». Décidément, M. CANEPA a des difficultés à respecter la séparation des pouvoirs entre le pouvoir exécutif qu'il représente et le pouvoir judiciaire. Quant aux autres « déjà régularisés » auxquels fait allusion M. CANEPA, le CSP 59 fait remarquer qu'il s'agit d'abord d'une liste de rappel contenant les noms de 59 personnes en longue attente d'une visite médicale à l'ANAEM pour obtenir la carte d'un an ou de dix ans et de 35 autres régularisés en attente du premier récépissé. Le simple fait de présenter comme « fantaisiste » une telle liste montre le peu de sérieux de M. CANEPA.

Ajoutons enfin que parmi les arrêtés de ce matin, le premier à avoir été libéré s'est vu remettre un document préfectoral le dépossèdant de son récépissé de demande d'asile à l'OFPRA alors qu'il est en attente de la décision de la commission de recours de l'OFPRA. Le document remis considère, avant même que cette commission n'ait siégé que le demandeur d'asile guinéen ne peut « se prévaloir des dispositions des articles 3 et 8 de la Convention Européenne de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales ». Le CSP 59 considère d'une part que la Préfecture n'a pas à se substituer à la commission de recours de l'OFPRA et conseille d'autre part à M. CANEPA de prendre langue avec MM. BOLLORE et SARKOZY pour qu'ils l'informent des 130 morts et plus causés par la répression de leur ami le dictateur Lansana CONTE ces derniers mois en Guinée.

M. CANEPA, vous n'êtes ni crédible, ni sérieux. Toutefois, vous avez entre vos mains la santé et la vie des grévistes de la faim. Votre action répressive d'aujourd'hui, à l'instar de ce qui ce qui s'est passé le 15 juin pourrait multiplier le nombre actuel de grévistes reconnus par le CSP 59. En effet, depuis le 25 juillet, jour de l'installation des grévistes à la Bourse du Travail, l'opinion publique est témoin du formidable travail citoyen et civique effectué pour éviter justement que le désespoir des sans papiers ne se transforme en acte hors-loi ; c'est à dire que des sans papiers n'ayant reçu aucune première réponse ou étant encore en procédure de demande d'asile ou relevant d'autres Préfectures ne viennent s'ajouter à ceux qui ont construits leurs dossiers conformément aux demandes de vos services et aux exigences de l'accord DELARUE.

Le CSP 59 vous tient par avance pour responsable de toute conséquence dramatique qui découlerait de votre irresponsabilité et de votre mépris pour les étrangers sans papiers.

Fait à Lille le 1er Août 2007

MANIFESTATION CE MERCREDI 1ER AOUT 2007 A 18H PLACE DE LA REPUBLIQUE - LILLE

Envoyer vos protestations au courriel : - communication@nord.pref.gouv.fr - au fax : 03.20.30.56.82. – aux ambassades de France à l'étranger et à la Présidence de la République

Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél:06.80.57.50.61.- fax: 03.20.74.16.68 – e-mail : csp59@wanadoo.fr

 

jeudi 02 août 2007, a 10:43
Choquant !
 

Par JC 63 le mercredi 1 août 2007, 23:58 - International - Lien permanent

Pendant plusieurs semaines, on nous avait fait miroité. S'improvisant émissaire de l'Elysée, Cécilia Sarkozy était intervenu à grand renfort médiatique pour la libération des otages bulgares en Lybie. Le Ministre des Affaires Etrangères sur la touche, les dîplomates déboutés : la France découvrait que les relations internationales pouvaient s'improviser sans disposer de qualifications particulières.

La libération des otages ne pouvaient être qu'une réjouissance. Les victimes des géoliers lybiens attendaient depuis près de cinq ans cette libération. A l'Elysée, si on aimait saluer l'action efficace de cécilia, on jurait au grand dam que aucun accord n'avait été passé. Ce que contredit aujourd'hui, dans Le Monde, le fils de Khadafi.

On se doutait que l'on s'était un peu foutu de nous, mais pas à ce point.

En déplacement à Evry, Nicolas Sarkozy a réaffirmé, mercredi 1er août, qu'il n'y avait eu "aucune" contrepartie à la libération des infirmières bulgares détenues en Libye, démentant ainsi les propos tenus dans un entretien au Monde par Saïf Al-Islam Kadhafi. Pourtant, le fils du dictateur est très clair. "Nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan, à hauteur de 100 millions d'euros je pense. Ensuite, il y a un projet de manufacture d'armes, pour l'entretien et la production d'équipements militaires. Vous savez que c'est le premier accord de fournitures d'armes par un pays occidental à la Libye ?"

A la France l'honneur d'équiper en arme un dictateur régant depuis 1970 sur son pays. Investigateur de plusieurs attentats en Europe, le Colonel est aussi tenté par des expériences impérialistes sur le continent africain.

Rançon a t'elle été payé pour libérer les otages? Le fils Khadafi est toujours aussi affirmatif : «Ce que je peux dire, c'est que les Français ont arrangé le coup. Les Français ont trouvé l'argent pour les familles. Mais je ne sais pas où ils l'ont trouvé.» En fait, ce serait le Qatar qui aurait avancé les sommes, que l'Union Européenne devrait remboursé. On parle de 450 millions d'euros sur la table des négociations.

Enfin, un accord d'extradition sera bientôt signé avec la Grande-Bretagne pour Abdel basset Ali al Megrahi, l'ancien agent libyen condamné à la prison à vie pour son rôle dans l'attentat de Lockerbie en 1988. Lors de ces évènements, un avion de ligne avait explosé, causant la mort de 280 passagers.

La farce médiatique de l'Elysée

Le Quai d'Orsay court-circuité. Une première dame devant les caméras, mais un secrétaire général qui négocie au prix fort. Il semble que le Président Sarkozy ait voulu faire un coup de force épater la clique européenne. Si on ne peut que se réjouir de la libération des infirmières et du médecin bulgares, il faut à présent mettre à la lumière du jour le rôle que chacun à jouer. Et de dire clairement aux Français ce qui a été mis sur la table pour obtenir cette libération. Les contrats d'armement, qui réjouiront les amis industriels du Président, étaient-ils dans le lot "tout compris"? Et que vient faire le nucléaire civil dans un pays plus qu'auto-suffisant en énergie?

Si les affirmations du fild Khadafi s'avèrent exactes, il n'y aurait qu'un mot pour les qualifier : choquant !

 

jeudi 02 août 2007, a 10:23
Santé !
 

Par JC 63 le jeudi 2 août 2007, 02:54 - Education - Lien permanent

Une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy fait avaler ses couleuvres en montant les Français les uns contre les autres. Dernière nouveauté en date, une franchise sur l'achat de médicaments pour financer des mesures pour les personnes agées dépendantes. Une nouvelle fois, le système de santé est mis à mal, et tout reposera sur la responsabilité des assurés sociaux. Quid encore des étudiants ?

50 centimes ! C'est ce qu'il faudra sans doute débourser en 2008 pour chaque boîte de médicaments achetée. Une petite somme, une misère pour beaucoup. Un effort facile à consentir pour nos aînés nous raconteront certains. Mais surtout une nouvelle menace pour tous ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts, et qui doivent négliger leur santé.

Effectivement, les titulaires de la C.M.U ne paieront pas cette franchise médicale. Mais c'est laisser pour compte, une nouvelle fois, plusieurs millions d'étudiants qui hésiteront encore plus que jamais à se soigner.

Actuellement, les centres de médecines préventives permettent d'accéder à des médecins gratuitement, et le tiers payant de ne pas avancer les frais. Donc, pour les étudiants qui ont la chance d'avoir à la fois les sous pour une mutuelle, et l'accès à la médecine préventive, c'est conciliable. Mais en automatisant une franchise, combien seront-ils à renoncer à se soigner correctement, pour éviter des frais supplémentaires dans un budget touours trop serré.

Si le Président Sarkozy souhaite plus de solidarité sociale (rêvons), il faudra qu'il pense un jour à toute la classe estudantine, la seconde classe sociale la plus pauvre de France. Permettre un accès aux soins de toutes sortes au moindre coût, en finir avec le commerce des mutuelles escroquant les étudiants, et développer les missions de prévention.

 

mercredi 01 août 2007, a 19:03
50 PLUS 50 = 100 euros .
 

Par philippe tixier le mercredi 1 août 2007, 15:37 - politique -


Ca y est N$ a officialisé la franchise de 50 Euros pour l'assurance santé. On se souvient de son argumentation sur le thèmequ'il ne connaissait plus d'assurance qui n'ai mis en place une franchise !

Dont acte ! Mais il n'a pas enlevé le forfait 50 euros, donc les patients, riches ou pauvres mais solvables en seront de 100 euros en plus par an pour leur santé. 100 Euros, c'est pas grand chose ! Puisque dans un même temps il va nous contraindre, en ne faisant plus grève pour un oui ou un non à faire des économies ! Mais ceci est un autre débat, n'empêche que cet argument, bariton ne l'a même pas imaginé ! Ne le répétez pas il serait capable de le prendre en charge : moins de grève pour gagner plus !
Le monde est complexe.

Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que chaud ! Peut-être même l'été ! Qui sait ?

Philippe tixier 1 8 7

 

mercredi 01 août 2007, a 18:38
La Gauche face au nouveau Traité européen .
 

La Gauche face au nouveau Traité européen, par Francis Wurtz, député européen (Gauche Unie Européenne) Par zappa le mercredi 1 août 2007, 16:40 - 0Lien permanent

Compte tenu de la précipitation délibérée avec laquelle les dirigeants européens envisagent de "boucler" l'affaire du futur traité européen, il n'y a pas un jour à perdre pour saisir nos concitoyens et nos concitoyennes du contenu d'hors et déjà prévisible de ce texte. Le mandat des négociateurs adopté par le Conseil européen est, en effet, d'une exceptionnelle précision. Et ce contenu est d'une tout autre nature que celui suggéré par le Président Sarkozy...

Je rappelle tout d'abord les principales étapes prévues pour le déroulement du processus devant aboutir au futur traité européen: (...)
les 18 et 19 octobre, le Conseil européen des Chef d'Etats et de gouvernement, réuni à Lisbonne, est censé approuver le traité. Si tel est le cas, va s'ouvrir alors la période de ratification.(...) Les négociateurs et leurs experts ont en main deux textes: d'une part, les traités actuels; de l'autre, l'ex-projet de traité constitutionnel (TCE - désormais appelé pudiquement " les innovations des travaux de la CIG de 2004"...). Les traités actuels resteront en vigueur.(...) Il s'agit donc en fait de transférer l'essentiel de l'ex-traité constitutionnel dans les actuels traités. C'est pourquoi le nouveau texte est appelé "traité modificatif".
Que deviennent, dans le nouveau texte, les questions qui ont été au cœur des débats de la campagne du référendum de 2005?

(...) Le Président français a interprété le retrait de la mention du principe de "la concurrence libre et non faussée" (mais exclusivement celle figurant dans l'article consacré aux "objectifs de l'Union") comme une "réorientation majeure". Qu'en est-il, aux yeux des principaux membres du Conseil européen qui ont accepté cette modification à cet endroit du texte? J'ai posé directement la question à la Chancelière allemande, qui présidait ce Conseil européen, ainsi qu'à M. Barroso, le Président de la Commission européenne, en séance plénière du Parlement, le 27 juin dernier: "que va changer concrètement le fait d'avoir retiré cette phrase à cet endroit du futur traité?" Dans sa réponse, Madame Angela Merkel n'a pas fait dans la nuance: "rien ne va changer!" Le principe en question reste, par ailleurs - et à de multiples reprises -, dans le texte. Certes pas en tant qu'objectif, mais comme moyen. Mieux, pour éviter toute ambigüité, un "protocole" a été spécialement rédigé, qui figurera dans le futur traité, pour souligner "haut et fort" - insista la Chancelière - que "ce moyen doit être conservé dans toute sa plénitude". M. Barroso abonda dans le même sens, affirmant que le principe de concurrence ne devait en aucun cas être "sapé" car il constituait "l'une des composantes essentielles du marché unique. Cela doit être très clair".
Au demeurant, la lecture des conclusions du Conseil européen ne laisse guère de doute sur l'intégrisme libéral inoxydable de ses membres actuels. Dans le chapitre consacré aux "questions économiques, sociales et environnementales", dès la première phrase, il est rappelé que "la poursuite du renforcement" (sic) de la libre circulation des capitaux continuait de "revêtir une importance capitale".

Autre question sensible durant nos débats de 2005: la place des services publics dans les textes européens.

Il n'y aura rien de changé sur ce point non plus, par rapport à l'ex-traité constitutionnel, si ce n'est là encore, l'ajout d'un "protocole" soulignant, sans plus de précision, "la grande marge de manouvre des autorités nationales, régionales et locales dans la fourniture, la mise en service et l'organisation des services d'intérêt économique général d'une manière qui réponde autant que possible aux besoins des utilisateurs". Comme on le voit, il ne s'agit pas vraiment d'une révolution culturelle... Les S.I.E.G. (services "d'intérêt économique général") continueront de ne bénéficier que d'un statut dérogatoire, dûment surveillé, aux règles de la concurrence et aux lois du marché.

En ce qui concerne la charte des droits fondamentaux, trois remarques:

1. Son texte ne figurera pas dans le futur traité, mais il y sera fait mention et sa valeur juridique contraignante sera soulignée.
2. Un "protocole" annexé au traité précisera que la Charte en général et, tout particulièrement, "pour dissiper tout doute, rien dans le titre IV de la Charte (les droits sociaux et le droit du travail) ne crée des droits justiciables applicables au Royaume Uni".
3. La version de la charte qui sera retenue est bien celle qui figure dans l'ex-projet de traité constitutionnel, avec ses passages très controversés (exemple: le traditionnel "droit au travail" y est remplacé par "le droit de travailler") et ses "explications établies sous l'égide du Praesidium de la Convention européenne" qui, ajoutées, à l'époque, à la demande de la Grande Bretagne, vident certains articles de toute substance.

Je m'arrête enfin sur la "politique de sécurité et de défense commune" dont les développements prévus dans l'ex-projet de traité constitutionnel avaient également soulevé de nombreuses objections. Or, toute cette partie est reprise dans le mandat des négociateurs du futur traité. Citons en particulier:

• "la politique de l'Union (...) est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans (le) cadre (du traité de l'Atlantique Nord)".
Ce passage avait été sévèrement critiqué comme l'expression d'une allégeance à priori à l'OTAN (On ne sait pas quelle sera la politique de l'OTAN dans l'avenir, mais on s'engage, les yeux fermés, à ne jamais avoir de politique en rupture avec elle...);
• "les Etats membres s'engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires". Cette injonction à augmenter les dépenses d'armement a souvent été fustigée dans les débats de 2005 (....)

La gauche européenne a un triple défi à relever.
Je disais que le marathon décidé au Conseil européen pour adapter le texte du futur traité faisait complètement abstraction des sentiments des Européens eux-mêmes à l'égard des politiques menées sous l'égide de l'Union. C'est pourquoi le premier devoir de la gauche européenne me semble être de contribuer à leur expression. La première étape - décisive à mes yeux - de ce travail d'appropriation des enjeux de cette bataille par les citoyennes et les citoyens, c'est la clarification du contenu et de la portée du texte en cours d'élaboration. A ce stade, c'est à cela que nous devrions consacrer nos efforts.
De pair avec cet effort de pédagogie politique, la gauche européenne doit, à mon sens, porter l'exigence d'un grand débat public et pluraliste, dans chaque pays et à l'échelle européenne, conclu par un référendum.
Et surtout, la gauche européenne doit, à mes yeux, se hisser à la hauteur de la nouvelle bataille idéologique engagée par un certain nombre de responsables politiques européens qui, tels Nicolas Sarkozy, sentent bien que le discours "bruxellois" traditionnel et la pensée unique qu'il véhicule ne passent plus. Et ce qui est vrai pour la question des "déficits publics" vaut pour la politique industrielle, les mesures de protection ou les dogmes de la BCE. Pour tenter de canaliser les aspirations de plus en plus fortes au changement du "logiciel européen" - pour reprendre une expression à la mode -, ils brisent certains tabous, évoquant à haute voix les contradictions jusqu'ici commentées sous le manteau. C'est la rançon de l'effet du 29 mai 2005 !

Ainsi, le ministre allemand des finances, M. Peer Steinbrück, évoquait-il récemment le risque d'une "crise de légitimité du modèle économique et social européen". De son côté, le ministre italien de l'économie, M. Padoa-Schioppa, pourtant connu de longue date comme un partisan de la rigueur dans les comptes publics, a fait scandale le mois dernier en s'écriant: "nous refusons la camisole de force européenne"...

Il serait, selon moi, aussi incohérent de nier la réalité des problèmes qu'ils évoquent - qui étaient souvent au cœur du débat français de 2005 - que naïf de s'illusionner sur leur volonté d'y apporter des solutions répondant à l'attente de nos concitoyens. Une vraie confrontation sur les options politiques s'impose donc, au grand jour, à partir des expériences concrètes vécues par les gens et des contradictions de moins en moins contestables des politiques actuelles de l'Union.

Ainsi le Président de la République dit-il vouloir combattre le dogme de la "concurrence libre" ? Chiche ! Alors, quelles mesures la France envisage-t-elle de prendre pour enrayer l'absurdité économique, écologique et bien sûr sociale de l'ouverture du marché de l'électricité à la concurrence ? Et quelle attitude le gouvernement français va-t-il adopter sur la libéralisation totale des services postaux, discutée au Parlement européen ?
C'est dans le concret et au travers d'actions multiformes pour rompre avec les orientations et les structures actuelles de l'Union que la gauche européenne devrait, à mes yeux, élaborer et faire vivre sa vision alternative.
Voir aussi le site http://referendumeurope2007.free.fr qui propose la signature d'une pétition pour la ratification par voie référendaire du "traité modificatif"

 

mercredi 01 août 2007, a 18:15
UNION NATIONALE DES SYNDICATS C.G.T CEGELEC .
 

UNION NATIONALE DES SYNDICATS CGT CEGELEC et Filiales Zone Industrielle Artois-Flandres 62092 Haisnes cedex tel/fax : 03-21-77-74-47 Cgtcegelec62 9Es voila.fr

Mercredi 1 août 2007

Lettre ouverte à Monsieur Canepa, Préfet du Nord et à Monsieur Brice Hortefeux, Ministre de la France

Plus que jamais, l’Union Nationale des Syndicats CGT de Cegelec et filiales est solidaire avec la lutte des Sans-papiers organisés démocratiquement et visiblement au sein du CSP 59.

Depuis maintenant plus d’un mois et demi, des êtres humains sont, en toute conscience, en grève de la faim pour que leurs demandes collectives de régularisation soient examinées et acceptées.

Que des femmes et des hommes, après avoir fuit la misère de leurs pays respectifs, la répression et la guerre, et effectués un trajet de tous les dangers, mettent leurs vies en danger de mort pour un bout de papiers indispensables à leur survie, devrait vous interpeller.

C’est vrai, ils ne sont pas bulgare, pas colombien, et ils n’auront pas le soutien et la compassion de la 1ére dame de France, mais au moins méritent-ils tout le respect, c’est le sens de cette lettre ouverte.

Il y a quelques semaines, les rafles du Veld’hiv de 1942 ont été commémorées par un 1er Ministre qui a eu des paroles fortes de sens pour la mémoire collective de notre nation face à ce drame. Mais à quoi bon, verser des larmes, si celles-ci sont des larmes de crocodiles, puisque les rafles et les arrestations continuent, les expulsions s’intensifient, la violence policière augmente, et les camps réapparaissent comme à Sangatte…

Nous soutenons les Sans-papiers et le CSP 59 auxquels nous apportons toute notre solidarité et notre fraternité de classe, celles des ouvriers et des employés, qui subissent la brutalité et la violence d’un système basé sur le profit, l’individualisme et la division, ce que nous refusons, ce que nous combattons chaque jour et partout dans nos filiales, nos agences et lieux de travail.

La couleur de peau de nos camarades Sans-papiers ne doit pas être leur « Ã©toile jaune Â» !

Il est intolérable que dans le pays placé au 6éme rang des grandes puissances, qui se revendique pays des Droits de l’Homme, qui entend donner des leçons de civisme, de démocratie et de tolérance… au monde entier, puisse ainsi agir contre ceux et celles dont les grand-père ont donné leur sang, leur sueur, leur courage pour la France !

Notre Union Nationale CGT Cegelec se reniera jamais et ne déformera jamais la mémoire collective ! Ceux qui luttent sont des exemples de courage et de dignité, les Sans-papiers en lutte refusent d’être des moutons sacrifiés sur l’autel des intérêts d’une minorité d’exploiteur, refusent d’être des boucs-émissaires d’une majorité silencieusement raciste, en substitut à leur misère qui grandit.

Nous refusons que le populisme exacerbée des 5 dernières années serve de poudre de perlimpinpin pour endormir la conscience naturelle des travailleurs, soient-ils blancs ou noirs…soient-ils hommes ou femmes…soient ils avec ou sans emploi…soient-ils avec ou sans papiers….car nous ne formons qu’une seule classe, celle des exploités, celle des travailleurs victimes du système capitaliste.

Monsieur le Ministre Brice Hortefeux, nous sommes entièrement d’accord avec vous quand vous dites ne plus tolérer le travail clandestin. Les patrons qui exploitent cette population seront-ils vraiment jugés et condamnés avec une sévérité exemplaire, nous en doutons fortement même si quelques petits artisans, sous-traitants des multinationales, se feront épinglés et jugés pour l’exemple. Mais les véritables fautifs, organisateurs de filières clandestines, qui se sont enrichis depuis des décennies, ce sont les multinationales du BTP, nous ne croyons pas qu’elles seront inquiétées par vos services (on ne frappe pas sur ses amis, de plus financiers).

Que dites vous des travailleurs qui arrivent des pays de l’Est par bus entiers pour travailler sur les chantiers du BTP, non pas pour combler un pseudo manque de main d’œuvre, mais pour s’enrichir encore plus, démagogie ?

Voilà pourquoi, l’organisation syndicale majoritaire qui représente à Cegelec, ceux qui se lèvent tôt et qui travaillent durs, vous dit qu’il faut arrêter de se tromper d’ennemis, et de voir chez les Sans-papiers des travailleurs ordinaires qui veulent vivre décemment de leur travail, qui veulent des enfants scolarisés et payer leur contribution à la nation comme tout le monde.

Monsieur le Préfet Daniel Canepa, quand nous, par l’intermédiaire d’un de nos syndicats, vous avons interpellé sur la présence de travailleurs venus des pays de l’Est sur un chantier de la banlieue lilloise, exploités au maximum et payés au minimum, quelle intervention de l’Etat dont vous êtes le représentant ?

Le strict minimum : un inspecteur du travail, un fonctionnaire des Urssaf, qui ont donnés un délai pour remettre les documents administratifs manquants. Personne n’a été inquiétée, ni l’entreprise sous traitante polonaise, ni son employeur, ni les donneurs d’ordres, et les travailleurs ont continué à faire 12 h00 par jour, 6 jours sur 7, à dormir dans des conditions lamentables, à manger par terre, et à être payés en dessous des minima légaux.

Par contre, vous avez su, par l’intermédiaire de vos services, appeler au téléphone la direction de Cegelec suite au dernier texte de soutien de notre Union Nationale aux Sans-papiers en lutte. Certainement pour vous sentir réconforté par une direction réactionnaire qui a du nous qualifier, une fois de plus, de « gauchiste Â».

Alors nous vous rappelons qu’un des nouveaux membres de la direction nationale de la multinationale Cegelec a expérimenté sur les chantiers navals de St Nazaire, qui l’a nommé « le travail « exotique Â», c’est-à-dire une forme extra légale d’emplois précaires de travailleurs venus de l’Est, d’Asie…qui ont été exploités au maximum et payés grâce à la lutte unitaire et de la CGT… nous serons très vigilants sur ce sujet.

Aujourd’hui, Ministre ou Préfet, vous arrêtez, vous expulsez, vous brisez des vies humaines, vous obéissez aux ordres, nous prenons acte. Sachez qu’à chaque faux pas de notre direction sur ce sujet des travailleurs précaires « non français Â», nous adjoindrons vos noms ou celui du préfet du département concerné sur nos tracts et nos communiqués, puisque vous serez mécaniquement complices.

Ce matin 1er août, vous avez envoyé, sous prétexte sanitaire, des centaines de policiers pour évacuer la bourse du travail de Lille, où des hommes, des femmes et des enfants avaient trouvé refuge et rendue visible leur lutte. Certains d’entres eux étaient en grève de la faim comme expliqué en début de ce texte, et ont été emmenés dans des hôpitaux, d’autres dans les geôles des commissariats, d’autres dans des camps…

Notre Union Nationale des Syndicats CGT de Cegelec et filiales exige la libération des Sans-papiers arrêtés à Lille, exige la régularisation de tous les sans papiers et des mesures favorisant les situations les plus urgentes et délicates. Elle exige aussi la libération de la Bourse du Travail de Lille, lieu syndical et progressiste, lieu de résistance au fascisme par excellence et actuellement occupé par les forces policières.

Pour les syndicats CGT de Cegelec /

Eric FATOUX

Secrétaire général de l’Union Nationale des syndicats CGT de Cegelec et filiales

 

mercredi 01 août 2007, a 10:53
Le gouvernement veut rendre virtuel le droit de grève .
 

2000 à Paris : "Le gouvernement veut rendre virtuel le droit de grève" « Des transports pour tout le monde, pas de service minimum. Â» Plus de 2.000 personnes selon les organisateurs, 1.300 selon la préfecture, étaient rassemblées ce mardi en milieu d’après-midi place-du-président-Edouard-Herriot, à proximité de l’Assemblée nationale à Paris (7e). Objectif : protester contre le projet de loi sur le service minimum, examiné depuis lundi par les députés.

Ambiance calme et bon enfant

« La mobilisation est tout à fait honorable pour un 31 juillet se félicite un militant CFDT, d’autant qu’il a 70 rassemblements dans toute la France. Â»

Dans une ambiance calme et bon enfant, les banderoles CGT, CFDT et FO, mais aussi celles de la LCR et du PCF, dominent une foule constituée essentiellement de cheminots et d’agents de la RATP.

Pour Rémy Aufrère, militant FO qui travaille à la SNCF depuis 24 ans, « le gouvernement veut rendre virtuel le droit de grève Â», alors que les mobilisations sociales, selon lui, ne nuisent pas au confort des voyageurs. Sur « 6.040 incidents par an, seuls 143 sont le fait d’un mouvement de grève Â», précise-t-il. « Cette loi ne se focalise que sur le conflit et ne propose rien sur la prévention Â», renchérit Jean-Louis Mousset, secrétaire général de la CFDT pour la RATP. Didier Le Reste, secrétaire national des cheminots CGT va plus loin : « Ce texte est inutile, dangereux et contre-productif. Â»

D’autres militants profitent de ce rassemblement pour rappeler qu’« aucun jour de grève n’est payé à la RATP ou à la SNCF, et ce depuis au moins 1995 Â», contrairement à ce qu’avait affirmé Nicolas Sarkozy le 20 juin sur TF1.

Les politiques s’invitent

A 15h10, mouvement dans la foule : le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayraut, et le premier secrétaire du PS, François Hollande, font une courte apparition. Ils provoquent une bousculade parmi les journalistes. Avant de se faire conspuer par les manifestants, notamment ceux de la CGT. « François Hollande nous a trahis, déplore un jeune cheminot CGT. Il ne tient pas son parti. Et son ex-compagne, Ségolène Royal, a renié certaines de ses propositions comme le Smic à 1.500 euros. Â»

D’autres se félicitent tout de même de la venue du Premier secrétaire. « Ce n’est pas la bonne méthode de créer des conflits pour essayer d’en déminer d’autres Â», a déclaré ce dernier avant de rejoindre l’Hémicycle.

Même écho du côté du sénateur socialiste de l’Essonne, Jean-Luc Mélenchon, qui, lui, prend le temps de se promener. Il est heureux. « Ca me remonte le moral d’être ici plutôt que dans l’Hémicycle Â», confie celui qui pense que le gouvernement entend, par son projet de loi, « affaiblir la forte mobilisation en vue de la réforme des régimes spéciaux de retraites Â».

Délégation reçue par le groupe socialiste

Vers 15h30, une délégation de huit représentants syndicaux est reçue à l’Assemblée nationale par le groupe des députés socialistes. La chambre basse a d’ailleurs suspendu ses travaux à 15h, à la demande des groupes de gauche, durant 30 minutes afin de rendre possible cette entrevue.

De son côté, le président de la commission spéciale, l’UMP Hervé Mariton a indiqué que des députés de son groupe « avaient déjà rencontré les manifestants Â». « Nos collègues doivent avoir des difficultés d’organisation, car la rencontre pouvait se faire avant notre séance Â», a-t-il ironisé.

A.S avec, sur place, Catherine Fournier

9http://www.20minutes.fr/article/173...



De : Paris
mercredi 1er août 2007
 

mercredi 01 août 2007, a 10:16
LES RICHES : En plus ils polluent...!!
 


de Arlequin

500 d’entre eux gagnent autant que les 500 millions d’humains les plus pauvres !

Yachts, 4x4 surpuissants, jets privés…la surconsommation des riches pollue. Ils sont les manipulateurs d’une pièce tragique qui ne répond plus qu’aux règles du marché.

Ce cycle infernal conduit notre planète à sa perte !!

Bref et insuffisant état des lieux par quelques exemples :

loin de remettre en cause la surconsommation, les pays du Nord envoient une partie de leurs déchets dans les pays du Sud pour qu’ils soient recyclés dans des conditions environnementales et sanitaires trop souvent déplorables, ou tout simplement jetés.

Au milieu du désert : A Dubayy, ville Etats des Emirats arabes unis, on ne recule pas devant aucune extravagance : extérieur température de 40 voire à 60° : une station de ski sous bulle en atmosphère réfrigérée, avec 6000 tonnes de neige, …la consommation énergétique de l’ensemble ? top secret.

Lors du dernier Salon du Bourget, un particulier ne parvenant pas à trouver un jet privé à sa mesure s’est offert un Airbus A380, soit 900 m2 pour 220 millions de dollars.

Avec un jet privé, chaque riche consomme en moyenne 7 fois plus de kérosène aux 100 km qu’un passager d’un avion de ligne.

Le transport aérien : + 50 % dans les 10 prochaines années…et plein d’avions-cargos qui transportent des fraises, des pot de yaourt, des pommes de terre : Les différents composants d’un pot de yaourt en vente à Paris peuvent avoir parcouru 3.000 km,

Des pommes de terre cultivées en Allemagne font plus de 1.000 km en camion pour être épluchées et nettoyées dans le sud de l’Italie avant de retourner en Allemagne Des crevettes pêchées au Danemark sont dépiautés au Maroc et repartent au Danemark d’où elles sont réexpédiées sur toute l’Europe…

Une brosse à dent électrique faite de 38 composants parcourt au total 28.000 km : piles produites au Japon et à Taïwan, assemblage en Chine, test aux Philippines, acier et matières plastiques en Europe, produit fini assemblé en Californie… Autant d’aberrations alors que le tiers des émissions de gaz à effet de serre provient du transport !!

Quand les yachts des millionnaires polluent la méditerranée : en mai 2007 le Yacht « lady moura Â» s’échoue : pour éviter qu’il ne pollue d’avantage, il a fallu l’intervention de 4 vedettes, 3 hélicoptères et d’un avion de la marine nationale. Peu de temps auparavant le yacht « Lan’sEnd Â» 49 mètres de long et 400 tonnes s’est échoué sur des récifs corse, 70 m3 de gazole dans la mer : l’équivalent des réservoirs de 1.300 Renault Clio…

« comment les riches détruisent la planète Â» Présentation Cet essai radical et bien informé décrit les risques de catastrophe écologique mais aussi – et surtout – la responsabilité des plus riches dans notre course à l ’abîme. L ’analyse est à la fois neuve et dérangeante : à la différence de la plupart des observateurs, l ’auteur aborde le problème planétaire en liant les deux questions, sociale et écologique, que l ’on a coutume de disjoindre.

LES MENACES GLOBALES SUR L’ENVIRONNEMENT · Auteur(s) : Sylvie Faucheux, Jean-Francois Noel · Éditeur : La Découverte Collection : REPÈRES

RESUME de Economie et politique des changements climatiques Comment s’organisent les politiques de lutte contre les changements climatiques à l’échelle mondiale ? En quoi les prospectives scientifiques justifient-elles la priorité accordée à ces politiques ? Quels en sont les coûts ? Quels sont les fonctionnements et les perspectives du nouveau marché international du carbone ? En quoi les stratégies des investisseurs s’en trouvent-elles modifiées ? Quelles sont les futures innovations technologiques pour tenter d’enrayer le phénomène ?

Ce livre propose de répondre à ces questions sous un angle économique, mais il expose également les questions socioéconomiques, géopolitiques et technologiques liées à ces changements climatiques et à leurs régulations. II analyse en particulier les stratégies d’acteurs dans une optique Nord/Sud ainsi que les enjeux des instruments de flexibilité du protocole de Kyoto.

Patrimoine : qui possède combien ?

Les 10 % les plus riches possèdent 46 % de la fortune nationale. Les 5 % les plus fortunés disposent d’un tiers de l’ensemble de la richesse du pays, les 50 % les moins fortunés, en possèdent 7 %... 90 % des ménages ont un patrimoine inférieur à 382 000 €, et 30 % inférieur à 15 000 €.

L’inégalité des patrimoines est encore plus accentuée que celle des revenus : ce qui est logique car il s’agit de revenus accumulés dans le temps. Contrairement à une idée répandue, patrimoine et revenus vont globalement ensemble, même si, à catégorie sociale équivalente, le fait de posséder ou non son logement modifie le niveau de vie réel. Ces énormes inégalités sont à la source de la reproduction sociale de génération en génération, et pourtant, on continue de réduire l’impôt sur l’héritage, une pratique au final peu libérale (voir notre article), qui favorise la rente au détriment du travail...

6De : Arlequin
mardi 31 juillet 2007
 

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