| vendredi 24 août 2007, a 19:00 |
| La mort des abeilles . |
La mort des abeilles met la planète en danger
De Paul Molga
Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l’espèce humaine.
C’est une incroyable épidémie, d’une violence et d’une
ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche
sur la planète. Partie d’un élevage de Floride l’automne dernier, elle
a d’abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et
l’Europe jusqu’à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même
scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches
pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur
visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les
habitats abandonnés.
En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se
sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations
chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre
de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches
sont portées manquantes.
En Allemagne, selon l’association nationale des
apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu’à
80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au
Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le
syndrome a été baptisé « phénomène « Marie-Céleste » », du nom du
navire dont l’équipage s’est volatilisé en 1872. En France, où les
apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et
400.000 abeilles chaque année) jusqu’à l’interdiction du pesticide
incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol,
l’épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de
15 % à 95 % selon les cheptels.
« Syndrome d’effondrement »
Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un
nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome
d’effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi
être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles
pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni
fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent
l’humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des
pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique).
Arrivée sur Terre 60 millions d’année avant l’homme, Apis mellifera
(l’abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu’à sa
survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par
les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14
milliards de dollars.
Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe
? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les
nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles ?
« Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe
Cummins de l’université d’Ontario. Dans un communiqué publié cet été
par l’institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à
Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès
scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des
champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains
pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en
synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les
épandages incontrôlables, les nouvelles générations d’insecticides
enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la
plante, jusqu’au pollen que les abeilles rapportent à la ruche,
qu’elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le
professeur, l’emploi de ce type de pesticides détruit les défenses
immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le
principal principe actif utilisé - l’imidaclopride (dédouané par
l’Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est
distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire,
Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses
deviendraient vulnérables à l’activité insecticide d’agents pathogènes
fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.
Butineuses apathiques
Pour preuve, estime le chercheur, des champignons
parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités
d’essaims en cours d’effondrement où les butineuses, apathiques, ont
été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.
La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à
des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema
locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs
(Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes
par les échanges marchands, à l’image de Nosema ceranae, un parasite
porté par les abeilles d’Asie qui a contaminé ses congénères
occidentales tuées en quelques jours.
C’est ce que vient de démontrer dans une étude conduite
sur l’ADN de plusieurs abeilles l’équipe de recherche de Mariano Higes
installée à Guadalajara, une province à l’est de Madrid réputée pour
être le berceau de l’industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le
plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi
bien à la chaleur qu’au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous
pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l’Espagne, qui
compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles
domestiques de l’Union européenne.
L’effet de cascade ne s’arrête pas là : il jouerait
également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits
par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe
Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées
par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus
élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités
chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec
une approche étroite et bornée, en ignorant l’évidence selon laquelle
les pesticides agissent en synergie avec d’autres éléments
dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n’est pas seul à sonner
le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la
planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent
les scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans,
Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les
butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il
prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »
3http://www.lesechos.fr/info/energie...
De : PAUL MOLGA
mercredi 22 août 2007
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| vendredi 24 août 2007, a 18:27 |
| DOPAGE ( 2 ) |
Une fois de plus, merci Marie-George, d’ évoquer, lors de votre texte
sur les ravages du dopage, les compagnes de sportifs de haut niveau et,
peut-être plus largement, l’entourage de ceux-ci. Ancienne petite bête
à concours dans l’une des premières filières Sport-Etudes des années
soixante dix, j’ai abandonné au crépuscule de mon adolescence toute
activité sportive compétitive constatant, amèrement, l’aliénation que
représentait ce rite, sans cesse renouvelé, entraînement- compétition -
satisfaction (Surtout manger à sa faim dans un sport de catégorie de
poids). Et puis un jour, nous voyons un autre fonctionnement du monde,
surtout à l’adolescence, l’envie, notamment, d’étreindre un autre être
que nous-même ou de partager avec d’autres des expériences différentes
et moins aliénantes. Afin de pouvoir s’intégrer dans d’autres cercles
d’amitié, les sportifs doivent se déprendre d’habitudes contractées dès
leur plus jeune âge et qui nuisent à leur développement humain.
Pour finir, je me souviens de Nike, Portland-Oregon et de New-Balance,
Ireland, si mes souvenirs sont bons, dans les années soixante-dix
étaient des marques qui représentaient une certaine contestation contre
le sport de compétition et ses avatars.
Lorsque nous observons le développement de ces marques aujourd’hui, il
y a de quoi pleurer... sur leurs désirs primitifs.
Philippe Rupcic
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| vendredi 24 août 2007, a 17:57 |
| DOPAGE |
vendredi 24 août 2007
(14h06) :
Dopage . L’ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet s’insurge
1 commentaire
Entretien réalisé par Lionel Venturini
"Pas de renoncement dans le sport"
Dopage . L’ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet s’insurge contre les médecins défendant un dopage encadré.
Au nom du pragmatisme en matière de lutte antidopage,
considérant qu’ "un sport parfaitement propre qui exclurait le dopage
est un idéal inatteignable, un peu similaire à l’idéal d’une société
sans drogue", le chercheur suisse Alexandre Mauron prônait dans nos
colonnes une politique de réduction des risques, comme l’a fait la
Suisse à l’égard des drogues illicites (voir l’Humanité du 16 août
2007).
Impossible de renoncer à se battre, réagit en retour
l’ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet, actuelle secrétaire
nationale du PCF. Entretien.
Qu’est-ce qui vous fait réagir dans cette posture,
partagée par certains spécialistes de la lutte antidopage, voulant que
« le sport ne soit pas différent d’autres activités humaines où se
développent des "pratiques dopantes", c’est-à-dire d’augmentation des
performances par des moyens plus ou moins technologiques », comme nous
le déclarait récemment un chercheur suisse, Alexandre Mauron ?
Marie-George Buffet. C’est ce renoncement prôné à
travers cette interview. Personne ne peut affirmer que demain le sport
sera entièrement « clean », etc. Mais est-ce que ça vaut le coup ou pas
de se battre pour faire reculer des pratiques dopantes de plus en plus
humiliantes pour les individus ? Alors que nous allons déjà vers des
« biomen », trimballant des pochettes de sang pour pratiquer des
transfusions sanguines ? Je pense que ceux qui prônent une codification
au fond des pratiques dopantes concourent à ce que le spectacle sportif
se perpétue comme le moyen pour les sponsors d’êtres récompensés de
leurs efforts.
C’est selon vous une atteinte au sens même du sport.
Marie-George Buffet. Alors que le sport devrait être
avant tout le dépassement individuel, le plaisir collectif, le beau
geste, l’incertitude… Nous assistons au contraire à la construction
d’hommes et de femmes sportives dans le but d’atteindre une performance
donnée. C’est comme de considérer qu’il est tout à fait normal de
consommer autant d’antidépresseurs, qu’il faut cela pour que des
salariés en butte à des conditions de travail dégradées continuent à
travailler, pour que la rentabilité de l’entreprise perdure à son
niveau. C’est une atteinte aux individus. Car la pratique dopante est
dure pour l’individu, dure pour le corps.
…et pour son entourage également.
Marie-George Buffet. Bien sûr ! J’ai parlé avec des
compagnes de coureurs cyclistes. Certaines m’ont remerciée d’avoir mis
leur mari en prison, parce qu’elles n’en pouvaient plus. Des coureurs
font leurs transfusions sanguines dans la baignoire familiale ! Et le
réfrigérateur est rempli de produits, au milieu des aliments…
Le pragmatisme défendu, un encadrement du dopage, vise la santé de l’athlète.
Marie-George Buffet. Le vrai pragmatisme, c’est de ne
pas prendre le dopage de manière isolée. Que le sportif trouve dans les
antennes régionales de lutte contre le dopage l’écoute nécessaire :
cela suppose de leur accorder des moyens. On réduit trop souvent le
dopage à la seule pratique de haut niveau. Si la lutte contre le dopage
se contente de lutter contre les réseaux et de punir sportivement
l’athlète, on n’arrivera à rien. Il y aura toujours appel quelque part
à des pratiques dopantes. Il faut à la fois jouer sur le dopage
lui-même, mais aussi changer les conditions de pratique du sport. Que
l’argent ne dicte pas sa loi au sport. Or les clubs ont maintenant la
possibilité d’être cotés en Bourse. On voit apparaître des structures
privées comme le Team Lagardère où les sportifs sont, quelque part,
sortis des fédérations et du mouvement sportif.
Votre loi antidopage de 1998, toilettée récemment, a bientôt dix ans : des raisons d’espérer ?
Marie-George Buffet. En 1998, lorsque j’étais ministre
des Sports, c’est contre les contrôles des douanes que des coureurs du
Tour de France avaient mis pied à terre, en disant : « Laissez-nous
faire ce que l’on veut… » En 2007, des coureurs du Tour mettent pied à
terre pour dire leur ras-le-bol des coureurs dopés. C’est bien qu’il
s’est passé entre-temps quelque chose dans le mouvement sportif.
0http://www.humanite.fr/2007-08-23_S...
De : Marie-George Buffet
vendredi 24 août 2007
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| vendredi 24 août 2007, a 09:42 |
| MENACE POUR L'INFORMATION ! |
Sarkozy … une menace pour l’information et le service public de l’audiovisuel
de SNJ-CGT
La lettre de mission adressée, en plein cœur de l’été,
par Nicolas Sarkozy à la Ministre de la culture et de la communication,
Christine Albanel, porte en elle de multiples dangers pour
l’information, le service public de l’audiovisuel et les journalistes.
Pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, la lettre précise
"les points qui, parmi ces engagements" (électoraux du candidat
Sarkozy) "nous paraissent prioritaires". Il est demandé à la Ministre
d’obtenir "rapidement des résultats" ; un bilan étant prévu dans un an.
C’est dire, pour le président de la République, l’urgence des réformes
prévues !
Le libéral Sarkozy entend favoriser l’émergence de grands groupes privés.
Il écrit précisément : « A l’issue d’une réflexion
stratégique associant tous les acteurs et couvrant tous les sujets,
vous nous proposerez, avec la ministre de l’Economie, des finances et
de l’emploi, une remise à plat des dispositions législatives et
réglementaires qui s’appliquent au secteur de l’audiovisuel. En tenant
compte de la nouvelle donne du marché comme des exigences de la
création, l’objectif doit être de supprimer les incohérences
croissantes de la législation actuelle et de permettre l’émergence de
groupes de communication audiovisuelle français de premier plan,
capables de structurer une industrie française puissante des contenus
et d’affronter les nouveaux défis liés à la multiplication des canaux
de distribution. »
La lettre de mission fait peser de lourdes menaces sur le service public de l’audiovisuel.
La diminution des impôts, mesure emblématique de la
politique de l’Elysée, n’est pas sans effet sur les politiques
publiques et sur leur financement.
Le service public de l’audiovisuel est le premier visé.
Rien dans la lettre de mission n’est prévu pour amener la redevance au
niveau moyen européen ; aucune mention du non remboursement par l’état
des exonérations de redevance…
Au prétexte de voir France Télévisions afficher « une
offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse », Sarkozy
exige de revoir son cahier des charges « pour encadrer les
activités » !!!
Comme il n’est pas question de dégager des moyens
supplémentaires, la lettre prévoit qu’ « un certain nombre de synergies
importantes, qui n’ont été que trop longtemps différées, doivent être
mises en œuvre. Pour les permettre vous proposerez les modifications
souhaitables de structures » !
La rédaction nationale de France 3 pourrait être la
première visée par des mesures permettant de dégager des crédits, en
limitant par exemple les reportages à l’étranger que France 2 pourrait
effectuer, voire dans les DOM-TOM avec RFO . Il n’est pas interdit
d’envisager un plan social à France Télévisions, une restriction de son
périmètre d’intervention, voire à terme la privatisation d’une chaîne.
Radio France, très peu évoquée, pourrait-être soumise au même régime.
Quant à l’audiovisuel extérieur, il fait l’objet d’un traitement particulier.
Les chaînes TV5, CFI , France 24 (caprice de Chirac et
cadeau à Bouygues) pour la télévision, RFI et RMC Moyen-Orient pour la
radio, sont visées. Christine Albanel est sommée d’élaborer « un schéma
de réorganisation et de rationalisation des instruments de
l’audiovisuel extérieur » dans les meilleurs délais.
On peut se prêter dès aujourd’hui au jeu des
pronostics : quelles sont les chaînes appelées à disparaître et/ou
celles qui vont fusionner, après la mise en place demandée
« d’indicateurs de résultats » ?
Peut-on être plus clair ? Les mesures envisagées pour
le service public par la ministre devront permettre l’émergence des
groupes privés. En tout cas, elles ne devront pas y faire obstacle.
La presse écrite n’est pas oubliée. La ministre de la
communication est invitée à prendre « les dispositions nécessaires pour
permettre à la presse quotidienne de sortir de la crise qu’elle
traverse depuis des années, en particulier en ce qui concerne le régime
de distribution et son adaptation à l’univers numérique ».
Nicolas Sarkozy ajoute que « la chronologie des médias
doit poursuivre son adaptation » et il demande une révision de la
fameuse loi DADVSI (Droits d’auteur et droits voisins dans la société
de l’information). Pour y faire figurer les mesures souhaitées par son
ami Lagardère écartées par le Parlement ? Les droits d’auteurs des
journalistes sont à nouveau menacés au nom de la « chronologie des
médias ».
Dans cet inventaire, on notera l’absence de toute référence à l’AFP.
Toutefois, si l’agence n’est pas citée, elle n’est pas
oubliée pour autant. Elle est visée par les mesures touchant la presse
écrite. Les éditeurs demandent en effet une diminution du montant de
leurs abonnements et la négociation du nouveau Contrat d’objectifs et
de moyens (COM) en cours va permettre de les satisfaire. Avant de
porter un coup fatal à son statut sur lequel travaillent déjà les
services gouvernementaux.
Le SNJ-CGT n’est pas étonné outre mesure ; les mesures
exigées par Nicolas Sarkozy sont fidèles à son programme largement
exposé durant la campagne électorale. Ces mesures sont dangereuses. La
volonté affichée de privilégier la constitution de groupes de premier
plan ne vise qu’à mieux encadrer l’information et les pratiques
culturelles des citoyens.
Le SNJ-CGT va multiplier les contacts pour permettre la
convergence des oppositions à cette politique de régression sociale. Il
appelle les journalistes à se rassembler pour la mettre en échec et Ã
participer aux initiatives syndicales.
Montreuil le 22 août 2007.
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De : SNJ-CGT
jeudi 23 août 2007
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| jeudi 23 août 2007, a 23:12 |
| Les grandes nouvelles . |
Par Bernard LAMIRAND le jeudi 23 août 2007, 20:12 - Lien permanent
Notre
président de la république a des bourrelets de graisse et des
journalistes de la presse people se sont permis de les réduire avec
photoshop.
Voilà la grande nouvelle de la journée auquel nos aboyeurs
professionnel de la télévision ont donné toute l'importance.
Ainsi va notre pays, des informations bidons dont on en a rien à foutre
alors que d'autres problèmes plombent notre vie sociale avec les prix
qui ne cessent d'augmenter.
Et puis, c'est un bon moyen pour esquiver et faire ignorer ce qui vient
d'être décidé par le gouvernement, la suppression de 12000 postes
d'enseignants dans l'école publique.
12000 enseignants de moins; cela va encore creuser les inégalités de
formation et d'éducation entre ceux qui ont les moyens de se payer des
études dans les écoles de riches et ceux des banlieues qui vont encore
pâtir d'un manque de professeurs.
La FSU semble se remuer, tant mieux, je souhaite qu'un grand mouvement,
à la rentrée, regroupant le corps enseignant, les parents d'élèves et
les syndicaux ouvriers, viendront contrecarrer cette nouvelle attaque
de l'enseignement public.
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| jeudi 23 août 2007, a 22:38 |
| Je suis revenu.... |
Par Joël Yan le jeudi 23 août 2007, 09:18 - Lien permanent
Panne
d'informatique, orage et très grande colère... Ce Pouvoir a détourné
l'expression du Suffrage Universel, il repose sur le mensonge et la
démagogie il est illégitime:
il a cependant un mérite, il pousse la logique de la Vième République
jusqu'à ses dernières limites, vers la Dictature sans fard des riches
contre les imbéciles de pauvres que nous sommes pour eux, sans compter
les aveugles encore plus bêtes qui ont voté contre eux-mêmes, avec le
plein d'images truquées dans la tête. La France a été trahie en 1940 et
livrée à l'Allemagne Nazie par la Bourgeoisie au pouvoir, aujourd'hui
une autre trahison se construit contre la Volonté Populaire, Sarkhozy
se fait Premier Ministre de la France intégrée dans une Europe
Confédédérale vassalisée aux USA (qui n'ont d'ailleurs jamais gêné sa
construction) dont il serait le président, ce dont a toujours rêvé
BAYROU
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| jeudi 23 août 2007, a 22:23 |
| FACE A LA DROITE . |
Face à la droite Marie-George Buffet appelle à hausser le ton
Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 22 août 2007, 23:32 - Atteinte
au droit de grève à travers le service minimum, franchises sur les
actes médicaux, attaques contre le Code du travail… Marie-George Buffet
appelle à hausser le ton face au déferlement des mesures prises par
Sarkozy.
“La
gauche ne joue pas suffisamment son rôleâ€, affirme la secrétaire
nationale du PCF. François Hollande épingle surtout le “style†du
président; Moscovici de son côté le trouve “habile, énergique, mais
faisant des erreursâ€. C’est un terrain de critiques que la dirigeante
communiste juge largement insuffisant. â€Il faut donner à voir que
l’opposition est là et que d’autres choix sont possibles dans notre
paysâ€, insiste-t-elle.
Dans la crise boursière, l’ancien ministre socialiste des Finances
Sapin estime que “les institutions financières ont agi†et qu’on
“devrait assister à un retour au calmeâ€. Un discours proche de celui de
Lagarde, la très libérale ministre de l’Économie. Marie-George Buffet,
par contre, condamne les institutions et les gouvernements qui
“laissent faire le marchéâ€. “Les banques centrales interviennent, mais
toujours pour soutenir la spéculation au lieu de jouer leur rôle pour
développer la croissance, les investissements, l’emploi, la
qualification dans notre pays et au niveau européenâ€.
“Il faut une grande mobilisation populaire pour contrer la politique
réactionnaire de Sarkozyâ€, lance Marie-George Buffet. Elle annonce que
le PCF sera à l’initiative d’un grand rassemblement populaire fin
octobre ou début novembre, vraisemblablement un meeting. Pour
Marie-George Buffet, les premières difficultés auxquelles se heurte
Sarkozy ne constituent pas la fin de l’état de grâce car la droite a
gagné la présidentielle “sur les idées†et pour mobiliser “la gauche ne
peut pas se contenter de critiquer, elle doit porter un projetâ€.
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| jeudi 23 août 2007, a 21:57 |
| Région Centre : Déclaration des élus communistes . |
A propos de la démission de Michel Sapin de la présidence du Conseil Régional
Par jean-claude delanoue le mercredi 22 août 2007, 23:19 - Lien permanent
Déclaration du Groupe de élus régionaux communistes
Michel Sapin, Président de la Région Centre a décidé de quitter l’Assemblée régionale.
Le Groupe des élus régionaux communistes, tout à la fois, regrette et respecte cette décision.
Dans la nouvelle situation ainsi créée, le Conseil Régional et sa
majorité doivent continuer de travailler pour répondre aux besoins de
la population. C’est l’engagement qui a été pris, dans la collégialité
et le respect de l’apport de chacune des sensibilités qui composent
cette majorité.
L’Assemblée régionale va devoir élire une nouvelle Présidente ou un
nouveau Président. Le Groupe socialiste, d’où est issu le Président
sortant, doit avancer une candidature. C’est sur celle-ci que se
prononcera le Groupe communiste.
Les élus régionaux communistes entendent pouvoir continuer d’agir avec
tous les partenaires de la Région pour poursuivre dans la cohérence et
l’efficacité la mise en œuvre de la politique engagée depuis le début
de la mandature.
Orléans, le 22 août 2007
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| jeudi 23 août 2007, a 21:35 |
| M.O.D.E.F - P.C.F |
AFP - jeudi 23 août 2007, 15h06
Affluence à La Bastille pour un marché aux fruits et légumes au “juste prixâ€
Des centaines de Parisiens armés de cabas et de
parapluies se sont pressés jeudi matin place de la Bastille, profitant
de la vente de fruits et légumes au “juste prix†organisée par le
syndicat agricole Modef pour protester contre les marges “abusives†de
la grande distribution.
Bravant le mauvais temps, ils ont fait une heure de
queue pour des tomates à 1,5 euro le kilo, des prunes à 1,30 euro ou
des nectarines à 2 euros proposées par ce petit syndicat proche du
Parti communiste, qui a apporté 60 tonnes de fruits et légumes du
Lot-et-Garonne jusqu'en région parisienne.
Beaucoup profitent de l'aubaine pour faire des
réserves: Andrée, retraitée qui habite le quartier, en a “bien 20
kilos†dans son cabas à roulette, “de quoi nourrir toute une famille de
l'entrée au dessertâ€.
Mais l'opération, organisée depuis huit ans, vise
surtout à dénoncer “la situation de crise que subissent les
producteurs, qui doivent vendre sous les prix rémunérateursâ€, parce que
“si ça continue comme ça, on va disparaîtreâ€, explique Raymond Girardi,
secrétaire général du Modef.
Avec les autres militants, il a quitté le Sud-Ouest
mercredi soir et fait la route de nuit afin de “rencontrer les
consommateurs pour établir un combat commun contre la grande
distribution, qui fait des marges abusivesâ€.
Eric, agriculteur à Marmande, explique qu'il doit
vendre ses concombres 20 centimes alors qu'ils sont revendus un euro
pièce au supermarché. Pourtant, ils lui reviennent à 45 centimes: “On
est la seule profession autorisée à vendre à perteâ€, se désole-t-il.
Autre problème pour les agriculteurs: l'importation.
“Si on refuse de vendre nos tomates à 50 centimes le kilo, ils les font
venir du Maroc ou de Pologneâ€, dit M. Girardi.
Un message bien reçu par les consommateurs: Maude,
venue du Bourget (Seine-Saint-Denis) faire le plein de melons, pommes
et tomates, veut acheter “ce qui vient de Franceâ€, parce “qu'on sait
que ce sont des bons produitsâ€. Elle est plus dubitative sur la qualité
des produits espagnols, qui “ont voyagéâ€.
Pour Jean, qui repart les bras chargés, c'est
l'occasion de “faire quelques économies†et de profiter de fruits et
légumes avec un “goût différentâ€.
Beaucoup pressent les militants du Modef d'organiser
des ventes plus souvent. Mais “ces opérations ne peuvent être que
ponctuellesâ€, tempère le secrétaire général du mouvement.
La solution, ce serait plutôt de “légiférer pour
encadrer les marges de la grande distribution†et de rétablir le
“coefficient multiplicateurâ€, un mécanisme limitant la différence entre
les prix d'achat et de vente des produits agricole, selon Raymond
Girardi.
Pour Jacques Daguenet, conseiller PCF de Paris venu
tracter aux côtés du Modef, “il faut travailler à remettre à plat le
circuit de distribution, avec en particulier ces centrales d'achat qui
se font un fric dingueâ€.
Il veut rompre avec un système où “il y a d'un côté
des consommateurs qui ne peuvent plus acheter à cause des prix et de
l'autre des producteurs qui perdent de l'argentâ€.
Certains approuvent. D'autres demandent à l'élu
communiste, ceint de l'écharpe bleue et rouge aux couleurs de la ville,
de “faire respecter la queueâ€, alors que des resquilleurs tentent
d'esquiver la file de 200 mètres.
La vente directe, également organisée dans plusieurs
villes d'Ile-de-France, devait se terminer vers midi, après épuisement
du stock. “Il n'y en aura pas pour tout le mondeâ€, prévoit Eric
2v |
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| mercredi 22 août 2007, a 22:43 |
| Un référendum . |
Par libertecherie le mercredi 22 août 2007, 18:29 - Lien permanent
une
dépêche Reuters sortant au moment ou je vous parle 22.08.2007 17h49 me
rappelle entre autre que le fameux paquet fiscal coutera aux français
(et oui il ne faut pas l'oublier) 11 milliards en 2008 et plus de 13
milliards les années suivantes. Je crois me rappeler que l'augmentation
au combien nécessaire du smic à 1500 euros tout de suite n'aurait couté
que 2 milliards.
Alors je me pose la question : pourquoi ne pas demander aux françaises
et aux français de choisir entre les deux propositions ? Par
Référendum :
Soit une dépense de 11 à 13 milliards qui iront pour l'essentiel dans
les poches des plus riches et qui sera payée par nous les contribuables
(augmentation de la TVA par exemple).
ou une dépense de seulement 2 milliards (ou plus, je n'ai rien contre
un smic à 2000 euros dans un an ou 2 si cela ne coute que 2 autres
milliards) De toute façon cela fait une économie de 9 milliards pour
2008 et personnellement j'aime bien les économies de ce genre.
j'aimerais bien connaitre l'avis des françaises et des français sur
cette proposition. Imaginez (non mais juste un instant que nos "chers
compatriotes" choisissent le smic plutôt que les cadeaux aux
milliardaires. Ce n'est plus un grain de sable dans la machine Sarkosy,
c'est un patacaisse comme on dit ici. Le soufflet retombe. Il est temps
vous croyez pas ?
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| mercredi 22 août 2007, a 22:09 |
| Aide aux nouveaux propriétaires,un leurre . |
L'aide
aux nouveaux propriétaires : une proposition leurre. Pourquoi ?
Lorsque les taux des crédits immobiliers ont baissé (passant il n'y a
pas si longtemps de cela de 15 % Ã aujourd'hui moins de 5 %) les
remboursements de prêts auraient dû baisser et profiter aux
emprunteurs. Il n'en a rien été parce que les prix du neuf comme de
l'ancien ont flambé faisant faire d'énormes profits aux constructeurs
et aux propriétaires.
Si des aides sont accordées aux emprunteurs, il y a fort à parier que
tous ces milliards iront à nouveaux dans les mêmes poches parce que les
prix de l'immobilier vont à nouveau monter.
Le calcul à la banque il est le suivant : la banque prend vos revenus
et regarde votre projet immobilier. Cela lui permet de dire : voila
avec vos revenus vous pouvez emprunter telle somme, cela vous fait tant
par mois,(avec des durée de remboursement de plus en plus longues) vous
avez droit à une aide : on déduit, et comme par enchantement vous
pouvez acheter la maison de vos rêves avec le chiffre obtenu.
Voila comment une aide va finalement dans la poche d'un promoteur ou
d'un vendeur. Parce qu'il en est tenu compte dans votre possibilité de
financement.
Moralité, vous n'avez pas reçu l'aide prévue, mais mieux que cela vous
allez la payer dans vos impôts par un moyen ou par un autre. L'argent
est toujours pris quelque part et je vous laisse deviner ou.
Voila comment on prend de l'argent au "pauvres" et qu'on le donne aux
"riches"
Regardez tout ce que fait notre Nicolas préféré et vous verrez que tout
est finalement comme cela : un véritable transfert, je dirais racket,
de milliards d'euros des français et des françaises les plus pauvres ou
en tous les cas les moins riches vers ces amis milliardaires que l'on
commence à connaitre au fil de ses petits déplacements et que j'ai
appelé, excusez mon humour : la bande à Bollo.
A bientôt pour la suite parce que il y aura forcément une suite. Et
comme dirait quelqu'un l'hiver risque d'être chaud, et c'est très bien,
parce que j'adore le soleil et que l'été était pour le moins frisquet.
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| mercredi 22 août 2007, a 21:49 |
| Loyers si chers . |
Trop
chers SOLUTION acheter une maison un appartement à crédit;Sarkozy nous
y encourage,puisqu'il veut que tous les Français , deviennent
propriétaire,a-t-il dit,à la manière américaine ( qu'il copie pas à pas
) .
La manière américaine de prêts immobiliers c'est aujourd'hui une
faillite boursière qui plonge le monde entier dans une catastrophe
financière .
Alors,vous les Français,toujours favorable à Sarkozy, Bush,apprétez
vous à payer la facture que nous les anti Bush et anti Sarkozy,nous
refusons de payer la pollution de notre planète engendré par le système
capitaliste de Bush et Sarkozy .
Par Monique QUENTIN
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| mercredi 22 août 2007, a 17:49 |
| Quelle alternatives à la T.V.A social ? |
Quelles alternatives à la TVA sociale ? «
Pour moi, la TVA sociale portera probablement atteinte au pouvoir
d’achat des Français, ce qui me fait dire que, dans ces conditions, il
est probable qu’il n’y ait pas de majorité parlementaire pour la voter.
» Cette diatribe contre l’un des projets phares de Nicolas Sarkozy vient de… Jean-Pierre Raffarin.
Bien qu’une prévision de l’augmenter de cinq points (soit 24,6 %) ait
joué dans le réveil de la gauche au second tour des élections
législatives, Sarkozy persiste à vouloir l’expérimenter. Ce transfert
de cotisation vers un impôt plus inégalitaire, car payé par l’ensemble
des consommateurs, et supporté d’abord par les catégories sociales les
plus modestes n’empêchera pas les délocalisations et donnera lieu à une
forte perte de pouvoir d’achat pour les ménages de l’avis de l’UFC-Que choisir
et d’un grand nombre d’économistes. Les biens de première nécessité se
trouvent souvent peu dépendants du coût du travail et la France connaît
déjà un taux de TVA supérieur à la moyenne européenne (19,6 % contre
18,3 %). l'Huma du 9 / 08 / 07
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| mercredi 22 août 2007, a 17:11 |
| Cette semaine dans l'Humanité Dimanche . |
CETTE SEMAINE DANS L'HUMANITE DIMANCHE
Par Diego Diaz le mercredi 22 août 2007, 14:57 - Lien permanent
ÉDITORIAL par Pierre Laurent.
Un déluge de com’ pour détourner l’attention.
· DOSSIER
· Pourquoi les prix flambent Hausse des prix des matières premières agricoles, les consommateurs vont en payer les conséquences.
· SOCIAL
Sogebat. 60 travailleurs polonais font plier leur patron voyou.
Fonction publique. Syndicats se rencontrent pour préparer la riposte.
· POLITIQUE
GaucheFin d’été pour l’opposition
· SOCIÉTÉ
Téléphone Le 12 existe encore… et reste moins cher.
· FORUM DES LECTEURS
« Le comité de soutien de l’hôpital du Pertuis s’est adressé au
président de la République pour lui rappeler ses promesses de campagne
qui pérennisaient l’existence des hôpitaux de proximité. » Par Michel.
· RÉGIONS
Hep taxi ! L’autobus ne passe pas aujourd’hui
· ÉCONOMIE
La morale des affaires, c’est coup gagnant, coup permis !
· TÉLÉVISION
La nouvelle série : « Brothers and Sisters ».
· SORTIES. CULTURE. LOISIRS
Rentrée littéraire : Nouveautés à découvrir au Village du Livre.
Sergi Lopez dans « La maison » de Manuel Poirier.
Travolta : surprenant dans Hairspray
· FETE DE L’HUMANITÉ
Toute la gauche à La Courneuve.
· MONDE
Entre séparation et ségrégation Ces barrières entre deux peuples qui se dressent un peu partout.
Vénézuela Chavez veut inscrire le pouvoir populaire dans la constituion.
Bushpasse, les républicains restent.
· SPORTS
Osaka : La France, petit pays de l’Athlétisme ?
· VIE QUOTIDIENNE
Photos Numérisez vos souvenirs de vacances.
· HISTOIRE
Albert Londres(3),visite Biribi, les bagnes militaires.
· Réflexions de Gérard Duménil, économiste : L’urgence d’un nouveau compromis social.
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| mercredi 22 août 2007, a 12:59 |
| SOUTIEN A BELLACIAO . |
Procès Bellaciao
SOLIDARITÉ AVEC BELLACIAO�!
Plus de 15.800 signatures MERCI�!
Une plainte en diffamation a été déposée par les "Chantiers de l’Atlantique" de St Nazaire, pour la publication d’un communiqué presse de l’USM-CGT.
L’audience de plaidoiries a été fixée au
11 septembre 2007 Ã 14h
Tribunal Correctionnel de Saint Nazaire,
77 rue Albert de Mun.
Le procès contre un membre du collectif Bellaciao, dont le site diffuse
une information quotidienne et alternative à celle des médias
dominants, acteur du débat démocratique, est une atteinte à la liberté
constitutionnelle d’expression.
Me William Bourdon et Me André Tinière ont accepté de défendre Roberto Ferrario de Bellaciao...
Soutenez Bellaciao�! Signez la pétition - Un don - 0Plus d’info
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| mercredi 22 août 2007, a 11:23 |
| Une société aveugle . |
A Venissieux, la bataille du maire contre "une société aveugle"
Par Ulrich Savary le mercredi 22 août 2007, 10:35:00 - L'UMP et le gouvernement.
- Lien permanent
André
Gérin, le député-maire PCF de Vénissieux, a perdu face au préfet du
Rhône. Cet ancien ouvrier spécialisé (OS) de Berliet, élu de la ville
communiste de la banlieue lyonnaise, avait pris en juin dernier un
arrêté interdisant les coupures d’eau, d’électricité et de gaz pour les
familles en difficulté économique et sociale sur le territoire de sa
commune, sur la base des pouvoirs de police du maire, afin de garantir
le "bon ordre, la sûreté, la moralité et la salubrité publique".
S'en
est suivi une guerre de position avec le préfet du département, qui a
finalement réussi à faire annuler l'arrêté. Le préfet du Rhône avait
demandé l’invalidation de cet arrêté, avançant que le maire de
Vénissieux était "sorti du cadre de sa compétence en matière d'exercice
de ses pouvoirs de police et, plus généralement, de ses compétences".
L’argument du préfet reposait sur l’existence d’aides aux familles
en difficulté au niveau départemental. Le 20 juillet, le tribunal
administratif de Lyon a rejeté la requête du préfet du Rhône estimant
que "le moyen soulevé par le préfet du Rhône tiré de l'incompétence du
maire ne paraît pas, en l'état de l'instruction, propre à créer un
doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué".
Le préfet du Rhône a alors fait appel de cette décision: la cour
administrative d’appel de Lyon vient de lui donner raison. En effet, la
cour estime que "le maintien de la fourniture d’eau, de gaz et
d’électricité n’est pas justifiée par les troubles à l’ordre public",
et que le maire de Vénissieux a eu tort d’invoquer ce motif pour
interdire ces coupures.
Pendant l’audience, l’avocat de la préfecture du Rhône n’a pas
hésité à comparer les actions des maires à des méthodes de "guérilla
médiatique". Guérilla qui a été rapprochée de la "surenchère"
médiatique du réseau Réseau éducation sans frontières, qui s’oppose Ã
l’expulsion d’enfants scolarisés et de leurs parents (RESF), suscitant
l’incrédulité de la salle. Pour sa part, le maire de Vénissieux a
insisté sur "les carences majeures de la société" indiquant qu’il
s’agissait de "non-assistance à personnes en danger".
Le comité de soutien d’André Gérin était pourtant confiant,
encouragé par le précédent de Champigny-sur-Marne. En effet, le 16 mai,
le tribunal administratif de Melun avait, pour la première fois, rejeté
les procédures entamées par EDF et Gaz de France contre l’arrêté du 7
avril 2005 pris par le maire de Champigny-sur-Marne, Dominique Adenot.
L’argument, consistant une nouvelle fois à nier toute autorité
compétente au maire en matière de législation dans le domaine, avait
été jugé irrecevable. Le tribunal avait notamment fait reposer sa
décision sur l’article L.2212-1 du Code général des collectivités
locales concernant l’ordre public et la sécurité.
Le cas de Melun avait, semble-t-il, inspiré André Gérin qui a
promis, en apprenant l’annulation de son arrêté par la cour
administrative d’appel de Lyon, de prendre dans les prochains jours un
arrêté contre les saisies immobilières, un arrêté contre les expulsions
sur le territoire de Vénissieux… et un nouvel arrêté interdisant les
coupures d’électricité de gaz et d’eau.
"En tant que maire, je n’accepterai pas d’être muselé. Je veux crier
haut et fort ma volonté de combattre la grande pauvreté d’une société
aveugle, insensible et égoïste."
En ne désarmant pas, le député-maire de Vénissieux veut faire de ses arrêtés un combat politique. La "guerilla" continue...
Source : Rue 89.
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| mercredi 22 août 2007, a 11:11 |
| Non aux franchises médicales,oui à la gratuité des soins . |
Mis en ligne : 22 août
En pleine période de congés, Nicolas Sarkozy justifie la mise en place
d’une franchise médicale pour financer son plan cancer et Alzheimer.
Entretien avec Isabelle Lorand, co-animatrice du collectif santé
à la direction du PCF.
Communistes
Le gouvernement
veut instaurer
une franchise médicale sur les
soins et les médicaments. Pour le
PCF il s’agit d’une mesure injuste
et inefficace.
De réformes en réformes, les dépenses
de santé non remboursées
n’ont cessé d’augmenter. On les
estime à 240 euros en moyenne
par personne et par an. Et jusqu’Ã
1 000 euros pour 900 000 d’entre
nous (1). Le montant de la franchise - 50 euros par an et par foyer - peut paraître modeste. Chacun
sait que ça, c’est au début… Mais
si le choix a été de créer des franchises,
plutôt que d’augmenter les
forfaits, c’est que l’esprit même de
la franchise est une rupture idéologique
et politique. Jusqu’à présent
il était admis que les dépenses
de santé étaient prises en charge
par la solidarité. Les forfaits
étaient présentés comme des réponses
transitoires au déficit de la
sécu. Les franchises introduisent
une dimension nouvelle par la
création d’un « véritable octroi
pour la santé ». Comment qualifier
autrement cette mesure qui
pose en principe de base le fait de
payer, de ne pas être remboursé,
pour accéder aux soins. Il s’agit
d’une remise en cause du principe
fondateur de la Sécurité sociale
« Tous cotisent en fonction de
leurs moyens. Et chacun en profite
quelques soient ses besoins ». Et
comme seules les assurances privées
pourront rembourser les
franchises, en filigrane, c’est ce
marché qui se dessine.
Le financement
des dépenses de
santé reste cependant en débat ?
Les dépenses de santé augmenteront.
Simplement parce que l’espérance
de vie augmente, les
moyens de soigner se développent….
C’est pourquoi les mesures
qui visent à les réduire en « responsabilisant
» les malades ne
peuvent pas marcher.
D’abord il y a les recettes. Elles
dépendent de la répartition des richesses
de notre pays. Si on augmente
les salaires, on relance l’emploi…
si on taxait le capital financier…
alors le trou de la sécu
deviendrait un mauvais souvenir.
Et puis, il y a ce qui fait l’état de
santé d’une population : la prévention.
Les conditions de vie, de
travail, l’environnement, l’alimentation…
sont les enjeux colossaux
pour diminuer la fréquence du
cancer, du diabète, de l’obésité et
peut-être même de la maladie
d’Alzheimer. Ce n’est évidemment
pas la logique de la société
actuelle. J’en suis sûre : le marché
c’est ringard. La modernité c’est
la gratuité dans la santé. Parce que
l’évolution de la civilisation passe
par l’investissement solidaire dans
les activités indispensables Ã
l’homme : école, culture, santé….
Avec de nombreuses
organisations,
le PCF est engagé dans
l’action contre l’instauration de
la franchise médicale. Quelles initiatives
pour les semaines Ã
venir ?
C’est grave, il faut tout faire pour
mettre ce projet en échec. Pour
réussir un rassemblement large est
indispensable. Cela passe par tous
les moyens qui permettent d’informer,
de prendre la mesure de ce
qui ce joue. Le PCF pour sa part
est à l’initiative de nombreuses
rencontres-débats. Cela passe
aussi par l’unité de toutes les organisations,
associations, syndicats…
C’est le sens de la création
d’un collectif national - constitué
d’environ 40 organisations - qui
appelle le 29 septembre à une
journée contre les franchises. Ce
collectif invite à une rencontre lors
de la fête de l’Huma (2). Enfin, des
personnalités ont lancé une pétition
nationale (3) qui rassemble
déjà plusieurs dizaines de milliers
de signatures. Le PCF appelle
tous ses adhérents à la signer. Les
franchises médicales ne sont vraiment
pas populaires. Ce combat
peut être l’occasion de mettre un
sérieux bâton dans les roues de
Sarkozy et de sa politique.
Propos recueillis par
Patrice Falguier
1Communistes N° 273 - 22 août 2007
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| mercredi 22 août 2007, a 09:51 |
| CRISE FINANCIERE ( suite )2 |
On nous dit que les Etats-Unis sont "LE MODELE" Ã suivre.
Alors que la CHINE est devenue propriétaire des USA..
par Paul Craig Roberts
​​​​Tôt, un de ces récents matins, la Chine a fait
savoir aux idiots de Washington, et de Wall Street, qu’elle les tenait
de près. Deux hauts porte-parole du gouvernement chinois ont fait
remarquer que les avoirs considérables de la Chine en dollars et en
bons du Trésor US « contribue beaucoup à maintenir la position de
monnaie de réserve du dollar. »
.../...
​​​​Si les marchés financiers occidentaux sont assez intelligents pour
comprendre le message, les taux d’intérêt US monteront sans se soucier
de toute autre action de la Chine. En ce moment, la Chine n’a pas
besoin de vendre une seule obligation. En un instant, la Chine a fait
comprendre que les taux d’intérêt US dépendent d’elle, pas de la
Réserve Fédérale.
.
​​​​S’il en reste, les penseurs stratégiques qui n’ont
pas été purgés par les néo-conservateurs, concluront vite que le
pouvoir de la Chine sur la valeur du dollar et des taux d’intérêt US
donne aussi à la Chine le pouvoir sur la politique étrangère US. Les
USA ont pu attaquer l’Afghanistan et l’Irak uniquement parce que la
Chine a fourni la plus grande partie du financement pour les guerres de
Bush.
.../...
​​​​Si la Chine cessait d’acheter la trésorerie US, les
guerres de Bush prendraient fin. Le taux d’épargne des consommateurs US
est essentiellement zéro, et plusieurs millions [d’étasuniens] sont
affligés d’hypothèques qu’ils n’ont pas les moyens d’avoir. Avec le
budget en déficit de Bush et pas de place dans le budget des
consommateurs pour une augmentation d’impôts, les guerres de Bush
peuvent être financées seulement par les étrangers.
​.../...
​​​​​​​La valeur et le pouvoir d’achat du dollar s’effondreraient.
Quand les étasuniens aux abois iront au Wal-Mart [une chaîne de
magasins populaires, NDT] pour faire leurs emplettes, les nouveaux prix
leurs feront penser qu’ils sont en train d’errer chez Nieman Marcus
[une espèce de Fauchon pour richistanais, NDT]. Les étasuniens ne
pourraient pas maintenir leur standard de vie actuel.
​​​
​.../..
.
. Ainsi sont nos chefs d’entreprises dont la cupidité a donné à la
Chine le pouvoir sur les USA en délocalisant la production des
marchandises et des services US en Chine. Ce sont les types des grosses
entreprises qui ont transformé le produit intérieur brut US en
importations chinoises, et ce sont le « libre-échange et le marché
libre économistes » qui se sont faufilés dedans.
​​​​Comment un peuple aussi stupide que les étasuniens peut-il être gonflé d’un orgueil aussi démesuré ?
Original : vdare.com Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info
5http://www.voltairenet.org/article10926.html#article10926
de Michèle
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| mercredi 22 août 2007, a 09:29 |
| CRISE FINANCIERE ( suite ) |
:
CRISE FINANCIERE�: LA RECONQUÊTE MEDIATIQUE DES OPINIONS PUBLIQUES ENTRE EN ACTION .
Avec quelques jours de temps de
réflexions, nos grands "pontes" de la haute finance et leurs petits
larbins de la politique (que les premiers ont mis en place�!)
commencent a coordonner leurs actions et leurs interventions.
Aujourd’hui, ce sont les responsables des trois
principales économies mondiales, USA, JAPON, ALLEMAGNE qui sont montés
au créneau pour dire ce que tout le monde savait déjà �: l’aveu d’une
crise durable, je cite Henry PAULSON, secrétaire américain au trésor�:
"les turbulences vont mettre du temps à sedissiper et
le calme ne pourra revenir qu’après une nécessaire période de
réajustement des risques.les turbulences vont laisser des séquelles sur
la croissance mondiale, elle sera moindre que ce qu’elle aurait été en
temps normal"
(Temps normal�!!!???????)
C’est le ministre japonais des finances qui a répondu Ã
la demande faite par SARKOZY à A.MERKEL sur une réunion du G7�: "aucune
réunion extraordinaire du Groupe des Sept n’est envisagée en réponse Ã
la grande volatilité actuelle des marchés mondiaux"...
Circulez, ya rien à voir,les marchés sont rois�!
SARKO, tu fais des ronds dans l’eau en méditerranée ou ailleurs et tu vas jouer dans ton bac à sable�!!!
En Allemagne, le ministre des Finances Peer STEINBRÜCK
assure qu’"il n’y avait guère de signe laissant craindre une contagion
à l’ensemble de l’activité économique"
Il a sans aucun doute oublié que la BC allemande a sauvé la banque des PME-PMI allemandes de la faillite la semaine dernière�!!!
Pour ajouter�: "Le secteur bancaire allemand contrôle la situation"...
A noter que la FED avait injecté 3,5 milliards de
dollars lundi et qu’elle en a rajouté 3,75 mardi en précisant que les
conditions du crédit allaient se détériorer.
Les populistes SARKOZY et FILLON s’en prennent eux, aux
banques, en étant sélectifs bien entendu�: "les banques ne doivent
prendre aucune mesure de durcissement du crédit",
comme en echo à C.LAGARDE qui avait déclaré�:
" il faut éviter que les établissements de crédit ne
profitent de la situation de crise financière pour durcir les
conditions d’octroi du crédit"
Le crédit à la consommation, aux particuliers, les
pauvres, vont donc devoir s’endetter plus, plus longtemps pour vivre
plus mal et renbourser les dettes faites par les spéculateurs qui ont
mis d’autres pauvres, aux USA, en Espagne, en Iralande, dans une
m....noire�!!
Pour se loger, vive les caravanes et les mobilhomes�!!! Parole de banquier�!
Nul doute que le budget de l’Etat et tous les fonds
publics vont être mis à contribution pour tenter "d’éponger" les pertes
constatées dans le plan prévu en octobre et continuer de faire croire
que tout va bien Mme�la Marquise, tout va vraiment très bien...
La BCE, son rôle, son fonctionnement, son dogmatisme, SARKO a déjà oublié ce qu’il a affirmé pendant la campagne,
Et tous les grands ténors OUIOUISTES du PS ne savent même pas qu’il y a une crise financière�!!
Un silence assourdissant�!!!
De : RASPOUTINE
mardi�21�août�2007
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| mercredi 22 août 2007, a 08:55 |
| Récidivistes . |
récidivistes : il faut créer des postes de magistrats, de psychologues, de psychiatres, de personnels hospitaliers.
Par Olivier Dartigolles le mardi 21 août 2007, 13:50 - Lien permanent
PARIS
(AFP) - Le PCF a estimé lundi que les mesures annoncées par le
président Nicolas Sarkozy pour lutter contre la délinquance sexuelle
s'apparentent à un "effet d'annonce" puisque que sa politique de
suppressions de postes ne donne pas à la justice "les moyens"
nécessaires.
Les propos de Nicolas Sarkozy sont "l'exemple d'un effet d'annonce"
car "il manque les moyens pour la politique qu'il annonce", a affirmé Ã
l'AFP Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste.
"Pour que Sarkozy soit en cohérence avec ses propos, il faut la
création de postes de magistrats, de psychologues, de psychiatres,
d'hospitaliers" et "un plan de formation pour les personnels", a-t-il
souligné.
Or, selon lui, "la politique" que mène M. Sarkozy, notamment le "non
remplacement de fonctionnaires" partant à la retraite, ne va "pas dans
ce sens". "Ce qui manque dans la déclaration présidentielle, c'est le
nombre de postes qu'il entend créer", a ajouté le porte-parole du PCF.
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| mercredi 22 août 2007, a 08:26 |
| Interpellation des grévistes de la faim de Lille . |
lettre ouverte de la LDH NPDC* et du MRAP NPDC*
Par Pierre BOUKHALFA le mardi 21 août 2007, 23:27 - Migrants
- Lien permanent
Nous
apprenons l'interpellation des grévistes de la faim de Lille, Roubaix,
Tourcoing au moment où nous nous apprêtions à renouveler aux autorités
préfectorales notre offre de médiation pour sortir dignement du conflit
engagé depuis le 15 juin.
Nous
ne pouvons que condamner ces interpellations, réclamer la mise en
liberté des personnes arrêtées et demander l'ouverture d'un réel
dialogue prenant en considération les efforts et démarches faites par
les sans-papiers grévistes pour correspondre aux critères retenus par
les accords Delarue de Lille en 2004 et afficher leur réelle insertion
dans la société française et la volonté d?y mener une vie familiale et
professionnelle apaisée.
Les efforts de plusieurs années, les souffrances de deux mois de
grève de la faim ne peuvent déboucher sur des charters et sur un retour
dans un pays d'origine qu'ils ont fui parce que leur vie n'y était plus
possible.
Les interpellations policières sans accompagnement sanitaire
accroissent les risques graves encourus par les grévistes et nous
réclamons leur hospitalisation. L'embarquement pour des destinations
inconnues met dans la plus grande inquiétude les familles et les
proches de grévistes dont la vie est organisée en France et uniquement
en France. Tout cela constitue un gigantesque gâchis.
Après l'échec des initiatives unilatérales de plusieurs
organisations non reconnues par les grévistes, il est nécessaire
d'engager de véritables négociations afin que l'action de désespoir des
grévistes ne soit pas vaine et qu'à la souffrance de la grève ne
s'ajoute pas la souffrance du rejet et de l'expulsion.
Aujourd'hui encore, nous sommes prêts, avec d'autres, à jouer un
rôle de médiateurs comme nos l'avons fait au cours des dix dernières
années auprès des préfets Ohrel, Pautrat et Richez, comme nous l'avons
fait en juin 2004 aux côtés du Conseiller d'Etat Delarue, missionné par
le Ministre de l'Intérieur. Ces accords avaient ouvert une période de
trois années de rencontres suivies entre la Préfecture et nos
associations et évité de nouvelles grèves de la faim. Ce n'est que le
refus préfectoral d'actualiser ces accords, comme nous le préconisions,
qui a conduit à l'initiative désespérée de grève de la faim du 15 juin
de cette année.
En tant que médiateurs dans les conflits intérieurs, en tant que
responsables d'associations humanistes, nous sollicitons de Monsieur le
Préfet une rencontre afin de sortir de l'impasse, nous avons aussi le
désir ? si cela est encore possible ? de rencontrer des grévistes
hospitalisés et des grévistes interpellés ainsi que les responsables du
CSP 59.
La France peut-elle rejeter ceux qui, avec tant de force expriment le désir de vivre dans notre pays ?
Gérard Minet Secrétaire régional de la Ligue des Droits de l?Homme (LDH)
Jean-Claude Dulieu, Président régional du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l?amitié entre les peuples)
NPDC = Nord-Pas De Calais
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| mardi 21 août 2007, a 21:34 |
| un non-sens économique et sociétal . |
Le
secrétaire général de la CGT cheminots, Didier Le Reste, dénonce une
décision qui va renforcer le transport routier de marchandises.
Vous venez d’adresser aux médias une liste de 262
gares qui seront fermées au wagon isolé à compter du 30 novembre
prochain. De quoi s’agit-il ?
Didier Le Reste. Tout d’abord, je tiens à souligner que cette liste
officielle ne nous a pas été remise par la direction de la SNCF. Cette
liste qui s’inscrit dans une profonde restructuration a non seulement
été décidée sans aucune concertation avec les organisations syndicales
mais également sans véritables débats avec les collectivités locales et
les territoires concernés. Cette façon de faire est symptomatique de la
dégradation de la qualité du dialogue social dans l’entreprise sous la
présidence de Mme Idrac. Des décisions impactant lourdement l’avenir de
l’entreprise sont prises en catimini, dans la plus grande opacité. Un
comble au moment où, sous prétexte d’améliorer le dialogue social, le
gouvernement fait adopter une loi sur le service minimum. Une nouvelle
fois, nous sommes mis devant le fait accompli par la direction qui
tente de limiter notre rôle à la validation et l’accompagnement de ses
choix stratégiques.
Cette décision de fermer 262 gares au trafic fret, dit du wagon
isolé, est un des éléments de la stratégie de la direction pour tenter
de retrouver l’équilibre financier au niveau du fret, non en relançant
l’activité mais en réduisant les coûts de production, et en particulier
les charges salariales. Elle s’inscrit dans le prolongement du plan
fret (2004-2006) dont l’objectif était de réduire les capacités de
production en fermant des gares, des triages et en supprimant 7 000
emplois. Cette stratégie vise à limiter l’activité fret à la seule
satisfaction des besoins des gros chargeurs considérés comme les
marchés les plus rentables. Autrement dit, la puissance et les
financements publics sont mis au seul service des grands groupes
privés, au détriment des besoins de transport du plus grand nombre. Il
faut noter que cette stratégie, que la direction entend poursuivre
aujourd’hui avec ces nouvelles fermetures, est responsable de la
dégradation des résultats de fret SNCF. Nombres de marchés ont été
perdus ces dernières années car, en fermant gares et triages,
l’entreprise s’est elle-même privée des moyens d’y répondre. La
direction a d’ailleurs mis en avant cette raison pour justifier la
décision d’un récent conseil d’administration de faire dorénavant
transporter 300 000 tonnes annuellement de matériel nécessaire à ses
propres chantiers par la route. Cette décision va jeter 8 000 camions
supplémentaires sur les axes routiers.
Vous craignez donc l’accélération de ces transferts de fret vers la route…
Didier Le Reste. Concrètement si la restructuration du wagon isolé
est mise en oeuvre, les entreprises qui expédient leur production
depuis ces 262 gares, ou celles qui projettent de les utiliser, ne
pourront plus dorénavant le faire. C’est un mauvais coup supplémentaire
porté à la capacité de la SNCF de répondre à la croissance du trafic
marchandises estimé à plus de 40 % d’ici à 2020. Du point de vue
environnemental et de la nécessité de réduire le fret routier, c’est
une aberration. C’est également un non-sens sociétal et économique.
Faut-il rappeler que l’installation ou le maintien d’une activité
économique sur un territoire dépend de la qualité des dessertes -
notamment ferroviaires - dont il bénéficie. La technique du wagon
isolé, qui complète en termes d’offre celle des trains massifiés,
consiste à constituer des convois composés de wagons affrétés par
différents chargeurs. Elle est appelée à se développer. Elle répond en
effet à la diversification des productions industrielles qui font que
la marchandise se transporte de plus en plus en lots petits ou moyens.
Les grands chargeurs, eux-mêmes, commencent à y recourir souvent.
Dans un communiqué, la SNCF relativise la portée de la fermeture au
wagon isolé de 262 gares en affirmant que ses clients pourront se
reporter sur d’autres gares…
Didier Le Reste. Il faut cesser de nous prendre pour des imbéciles.
Cette rhétorique relève de l’escroquerie intellectuelle. Elle vise Ã
rassurer une opinion publique qui n’est pas spécialiste de la question.
Les professionnels ne sont pas dupes. Bien sûr, quelques grandes
entreprises continueront à utiliser le transport ferroviaire, mais le
plus grand nombre ne pourra plus y recourir.
Vous avez rencontré en juillet le gouvernement. Qu’attendez-vous de ce dernier ?
Didier Le Reste. La puissance publique doit intervenir. La SNCF
n’est pas la propriété d’une technostructure uniquement préoccupée de
rentabilité financière et qui met à mal l’outil de production en
fermant des installations financées par la collectivité. La SNCF
appartient à la nation. C’est pourquoi la CGT revendique un véritable
débat national sur l’avenir de la SNCF et de ses activités et en
particulier celle du fret. Nous prenons au mot le gouvernement et le
président de la République qui affirment vouloir réduire en cinq ans de
25 % la part du transport routier de marchandises. Mais pour l’instant
force est de constater que les actes contredisent les déclarations.
Cela nous fait craindre que le Grenelle de l’environnement, prévu Ã
l’automne, ne soit sur cette question qu’un cosmétique.
Que proposez-vous pour relancer l’activité fret ?
Didier Le Reste. Contrairement à ce que prétend la direction de la
SNCF, la densité du réseau national est un atout et non un handicap.
Couplée à la politique de volume que nous défendons, elle peut
permettre de marginaliser les coûts fixes. Quand la direction dit que
si l’on atteint le niveau de 65 milliards de tonnes/kilomètre par an,
l’activité sera à l’équilibre alors nous lui répondons: Chiche ! Nous
proposons d’atteindre, d’ici cinq ans, 50 milliards de
tonnes/kilomètre. Cela représenterait 9 milliards de tonnes
supplémentaires et une progression du chiffre d’affaires de 400
millions d’euros.
Comment réagirez-vous si vous n’êtes pas entendus ?
Didier Le Reste. Si rien ne bouge, si aucun débat ne s’ouvre à la
rentrée, si la direction persiste à ne pas examiner sérieusement les
propositions des organisations syndicales et à nous considérer comme
une simple caisse enregistreuse de décisions prises en catimini et
unilatéralement, il y aura mobilisation, et cela quelle que soit la
période.
Entretien réalisé par P.-H. L. l'Huma du 20 / 08 / 07
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| mardi 21 août 2007, a 16:53 |
| NELSON MANDELA . |
NELSON MANDELA, UN EXEMPLE FABULEUX !
A l’heure où la gauche bat un peu-beaucoup de l’aile...
une "leçon" de courage, de sagesse, de patience, de confiance, de combativité, d’opiniâtreté :
NELSON MANDELA.
A lire ou à relire :
"Un long chemin vers la liberté"
Autobiographie de Nelson Mandela aux éditions Fayard (1995).
Bonne journée à tous
De : Sébastien (PCF)
mardi 21 août 2007
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| mardi 21 août 2007, a 16:15 |
| Pour un commerce équitable et solidaire . |
Pour un commerce équitable et solidaire : Cette année encore, le PCF et le MODEF passent à l’action
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 21 août
Le Parti communiste français (PCF) organise en partenariat avec le Mouvement des Exploitants Agricoles Familiaux (MODEF) une vente de fruits et légumes à prix coûtants à Paris et dans toute l’Ile-de-France.
Le PCF et le MODEF organise cette initiative depuis
plusieurs années pour dénoncer les pratiques de la grande distribution
vis à vis des producteurs et des consommateurs.
Le
vente parisienne se déroulera jeudi 23 août, à partir de 8h, sur la
place de la Bastille. Dix tonnes de fruits et légumes seront vendues à
prix coûtant par les producteurs, des militants et des élus du PCF.
Patrice Bessac, porte-parole du PCF et secrétaire du PCF Paris, sera
également présent.
La pression organisée par la grande distribution pousse
des exploitants à la cessation de leur activité, alors que beaucoup de
familles n’ont plus les moyens d’acheter des fruits et légumes. C’est
une situation absurde, mais ce n’est pas une fatalité.
Cette initiative a pour but de dénoncer cette situation
et d’exiger la construction d’un commerce équitable et solidaire, en
France et en Europe. A l’opposé des incantations de la droite, le PCF
et le MODEF passent à l’action pour montrer qu’il est possible de
baisser le coût des fruits et légumes tout en permettant aux
producteurs de vivre de leur travail. C’est une question de choix
politique.
Parti communiste français
Paris, le 21 août 2007.
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| mardi 21 août 2007, a 09:44 |
| LA SECHERESSE DE LA FACTURE D'EAU ! |
Par NOSE DE CHAMPAGNE le lundi 20 août 2007, 19:27 - Lien permanent
Je rappelle avec ironie les "anticipations" des prévisionnistes de cet hiver: il allait y avoir la sécheresse et il
allait falloir faire des économies pour les nappes phréatiques et les
cours d'eau cet été... Il ne s'est pourtant pratiquement pas passé deux
jours, en juillet-août, sans que la pluie tombe, soit très drue, soit
sous forme d'un interminable crachin. C'est tout juste si l'on n'a pas
à se féliciter qu'il n'ait pas neigé !
Tout aussi drues que la pluie, les factures se ramassent à la pelle.
Voici donc la facture d'eau, celle de VEOLIA, qui possède la concession
de notre ville de Vitry-le-François. Comme d'habitude, j'ai fait mes
petites comparaisons.
Le mètre cube était facturé à 2,5329 € l'unité au 31/07/2006. Il est
cette année à 2,5337 € au 01/08/2007, soit une hausse de 0,03 %. Mais
l'abonnement au distributeur, c'est à dire ce que vous payez, que vous
ouvriez ou non le robinet, passe de 26,72 à 27,27 €, soit une
augmentation de 2,06 %. Cela permet à VEOLIA d'empocher sans coup férir
environ 5000 € de mieux sur les 250000 € perçus sur les 9000 foyers
vitryats - soient plus 30 mille francs sur 1,5 millions de Francs
(2000). Pas mal, non !
Je note enfin, qu'avec une consommation réduite à 59 mètres cubes au
lieu des 69 de l'année dernière j'ai réduit ma consommation de 14,5%.
Pourtant ma dépense, elle, n'a été réduite que de 12,17%, c'est à dire
que j'ai subi un prélèvement en ma défaveur de 2,33% !
Pour finir, je poserais bien cette question, sans doute idiote, Ã
notre hyper-président: comment fait-on au bout du compte, quand tout
augmente de 2% et plus, avec une pension de retraite qui n'a au plus
que suivi la hausse des rémunérations de la Fonction Publique de...
0,8% cette année ?!
J'ai bien envie d'en parler à l'Oncle Ho !
Jean-Jacques POIGNANT.
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| mardi 21 août 2007, a 09:04 |
| 60 tonnes de fruits ( jeudi 23 août 2007 ) |
Vente géante de fruits et légumes jeudi à Paris, à l’initiative du Modef
Lundi 20 aout 2007, 11h37
Une vente géante de 60 tonnes de fruits et légumes se tiendra jeudi
place de la Bastille à Paris et sur plusieurs places de villes
d’Ile-de-France pour protester contre les marges "excessives" de la
grande distribution, a annoncé lundi le syndicat agricole Modef.
"Après plusieurs années de crise de prix trop bas pour
les agriculteurs et de prix trop hauts pour les consommateurs, il est
urgent d’agir pour obtenir de la grande distribution qu’elle change ses
pratiques abusives", indique le syndicat d’exploitants familiaux dans
un communiqué.
"Nous voulons montrer aux consommateurs le prix qu’ils
devraient payer dans les grandes surfaces pour leurs fruits et légumes
si les marges pratiquées étaient normales", a indiqué à l’AFP le
secrétaire général du Modef et président départemental du mouvement
pour le Lot-et-Garonne, Raymond Girardi.
Le kilo de tomates sera ainsi vendu, dès 08H00 jeudi
place de la Bastille, Ã 1,5 euro, tout comme le kg de prunes, "soit
environ un euro de moins que les prix affichés dans les supermarchés
parisiens", a précisé M. Girardi. Les consommateurs pourront également
acheter pêches, melons, salades, poires...
Outre les marges pratiquées par la grande distribution,
le syndicat entend protester contre "les importations abusives et la
passivité de l’Etat". Selon le Modef, la moitié des exploitations
agricoles de fruits et de légumes "est en grande difficulté ou en
faillite".
De : REYNAUD Georges MODEF
lundi 20 août 2007
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| mardi 21 août 2007, a 08:34 |
| AYE ! ON L'A LA CRETIN-BOX ! |
Par NOSE DE CHAMPAGNE le lundi 20 août 2007, 20:54 - Lien permanent
Ben oui ! On l'a la crétin-box: c'est la BCE (Banque Centrale
Européenne)! Sur les 350 milliards d'€uros injectés par les banques
centrales, en l'espace de 4 jours de crise boursière à cause des
"subprime" immobilières aux USA, la BCE en a fourni 200 ! Plus de 57% !
Pour dissuader la spéculation, la BCE fait cadeau de milliards et de
milliards d'€uros qui ne financeront ni l'emploi, ni le social (santé,
retraites, etc.) !
Y a vraiment quelque chose de pourri dans l'Europe du TCE et du TCE bis de Monsieur Sarkozy.
Il va falloir s'en occuper sérieusement !
Jean-Jacques POIGNANT.
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| dimanche 19 août 2007, a 23:56 |
| Chasse aux ( sans papiers ) |
Un employé de la mairie de Charleville dénonce un sans-papier
Communiqué de presse : À
Charleville, un jeune tunisien arrêté sur dénonciation du service de
l’état-civil à quelques jours de son mariage ! Sur le site du réseau
éducation sans frontières
Communiqué de presse : À Charleville, un jeune tunisien
arrêté sur dénonciation du service de l’état-civil à quelques jours de
son mariage !
Une nouvelle gangrène risque de gagner une partie de la
société française : non seulement la chasse aux « sans papiers »
s’intensifie, stimulée par la politique du chiffre en matière
d’expulsion et les directives qui en font la priorité des services de
police. Mais la volonté de réduire l’immigration familiale, et plus
généralement de faire de l’étranger en situation irrégulière le nouvel
« ennemi de l’intérieur » ne peut que corrompre un peu plus les esprits
et favoriser la xénophobie, au mépris des droits de l’Homme, voire même
des réflexes humanitaires les plus élémentaires.
En témoigne la multiplication des dénonciations,
qu’elles émanent d’individus plus ou moins anonymes ou de certains
fonctionnaires trop zélés. En témoignent les interpellations au
domicile, qui tendent à se banaliser, malgré l’indignation suscitée par
le drame d’Amiens.
Ainsi ce qui vient de se passer à Charleville-Mézières, dramatique répétition d’autres faits semblables à Bordeaux ou ailleurs :
Alors que M. Younes B., de nationalité tunisienne et
Lamia, sa compagne française, s’apprêtaient à se marier, - le mariage
est prévu à la Mairie de Charleville-Mézières pour le 1 septembre à 14
h 30 - M. B. a été arrêté par la PAF lundi 13 août au domicile du
couple, sur dénonciation de l’employé de mairie à l’Etat Civil vers le
Procureur de la République.
* Le lundi 2 août, lors de l’enregistrement en Mairie
pour la publication des bans, l’employé fait observer au couple - le
visa de Monsieur ayant expiré- qu’elle est "obligée " d’aviser le
Procureur de la République, qu’elle tempère d’un : « mais vous aurez
une réponse ». * Lundi 13 août au matin, le couple se rend en Mairie
pour connaître la réponse du Procureur, l’employée se fait rassurante,
et le couple ressort de la Mairie avec la publication des bancs où
figurent la date et l’heure du mariage. * Lamia part alors à son
travail heureuse, et dans la demi-heure, alors que Younes est seul au
domicile, la PAF vient l’arrêter, pour l’interroger disent-ils. * Placé
en GAV au commissariat de Charleville, celui-ci se voit notifié un APRF
et placé en détention par le JLD, au mépris des garanties de
représentation données par Younes et sa compagne (le passeport ayant
été remis à la PAF).
Selon sa compagne, qui n’a pu le voir que brièvement, Younes ne s’alimenterait plus depuis 72 h.
Le Réseau Education Sans Frontières rappelle que le
mariage est un droit constitutionnel et que l’officier de l’état-civil
n’est en aucun cas « obligé » de saisir le Procureur de la République,
cette possibilité étant essentiellement prévue pour limiter les risques
de mariage forcé et de violence au sein du couple. Il affirme sa
solidarité avec les fonctionnaires qui refusent de se mettre au service
d’une logique politique aux détriments des valeurs fondamentales
d’accueil, de liberté et de fraternité qui sont celles de notre
démocratie. Il appelle les citoyens à refuser la logique xénophobe et
son cortège de violences et d’injustices.
Il demande la libération immédiate de ce jeune homme
qui comparaît vendredi à 14h 30 devant le tribunal administratif de
Châlons-en-Champagne et la délivrance par la préfecture d’un titre de
séjour lui permettant de se marier et de vivre normalement son amour et
sa vie de couple.
De : a bas l'état raciste ump
dimanche 19 août 2007
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| dimanche 19 août 2007, a 21:29 |
| Ingride Betancourt,les FARC,Chavez ( rencontre ) |
Chavez va rencontrer Uribe à propos d'un accord humanitaire avec les FARC
Par David le dimanche 19 août 2007, 13:48 - Actualité
- Lien permanent
Alors
qu'Ingrid Betancourt est séquestrée depuis 2000 jours par les FARC, le
président vénézuélien Hugo Chavez va rencontrer son homologue colombien
Alvaro Uribe afin de servir de médiateur dans des négociations
humanitaires entre gouvernement colombien et guerilleros. El presidente
va également rencontrer les proches des otages, dont Yolanda Pulecio,
la mère d'Ingrid Betancourt. Alors que les promesses de Nicolas Sarkozy
qui avait tenté le coup d'éclat en début de mandat avec la libération
de Granda qui n'a rien donné jusqu'à présent, et alors que le président
français, au lieu de profiter de son voyage aux Etats-Unis, pays
possédant une forte influence sur la Colombie, pour faire avancer le
dossier, se prélassait dans une luxueuse demeure, Hugo Chavez semble
avoir des atouts à jouer : le leader socialiste peut compter sur une
proximité idéologique avec les FARC, tout en étant proche d'Uribe,
président pourtant ancré dans une droite dure. Ce qui peut être
intéressant, c'est que les Etats-Unis ne voudront pas laisser du
terrain à Chavez sur le continent où ce dernier gagne en influence. On
peut donc espérer que pour le contrer, ils se décideront enfin à faire
pression sur Bogota de manière significative. Dans ce cas de figure,
Alvaro Uribe n'aura plus le choix, pressé entre Washington et Caracas.
Espérons que ce ne soit pas un coup d'épée dans l'eau et que des
avancées significatives soient établies rapidement.
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| dimanche 19 août 2007, a 08:46 |
| Les assassins sont parmi nous ( 2 ) |
Bonjour,
j’aimerai tellement que cela ne soit pas vrai, mais c’est
malheuresement la réalité. Regardant rarement la télé car la
désinformation m’écoeur. Jâ€ai voulu voir un reportage sur le Mexique
cette dernière semaine. Un présentateur renomé nous faisait l’éloge de
la réussite mexicaine. Sans dire comment ces fortunes c’étaient
montées ! La corruption, les cheptels de la drogues n’étaient pas
cités. Maintenant, je pense qu’il doit avoir son entrée à la J7
Mexiqaine ! Par contre, je bosse pour une société qui fut sous LBO
l’ors de son rachat par “DANONE†en 2OO3 et qui pour obtenir plus de
bénef à remercier plus de 2OO personnes entre 2OO4 et 2OO6 et une fois
le ménage fait, c’est désengagé au profit d’un gros groupe
International ce juillet 2OO7 dont le siège social se trouve à Lausane.
Je me suis battue contre ces géants de la bidouille financière avec mon
engagement de petite syndicaliste et j’y ai laissé des plumes. J’ai eu
heuresement quelque victoire, petites mais exemplaires. Heureusement
les plumes repoussent. Qui pourra arrêter le massacre si ce n’est pas
notre engagement contre ces Groupes égoîstes et massacreurs, si ce
n’est nous, le petit peuple ! Je suis contre toutes formes de violences
mais je pense, que malgres mon age je suis prete à m’engager contre ces
oppresseurs qui reprennent pour eux les noms de tous les Guy MOQUET !
Pour les anciens, pour mes petits enfants, je serais dans la rue à la
rentrée. MCG
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| dimanche 19 août 2007, a 08:33 |
| Les assassins sont parmi nous . |
L’homme le plus riche du monde s’appelle Carlos
Slim. Sa fortune s’élève à 59 milliards de dollars, un milliard de plus
que celle de Bill Gates, le patron de Microsoft, et trois fois le PIB
du Soudan, qui compte 42 millions d’habitants. Magnat des
télécommunications, Carlos Slim est aujourd’hui le principal
actionnaire des plus importants groupes du Mexique. L’ensemble de ses
participations représentent près de 5 % du PIB mexicain en 2006, tandis
que les sociétés qu’il contrôle représentent près d’un tiers des 422
milliards de dollars circulant à la Bourse mexicaine, selon les calculs
du magazine américain Fortune.
Si certains chiffres nous rendent incrédules, il en est
d’autres qui ne peuvent que nous révolter. En cet été 2007, un milliard
de personnes vivent toujours avec moins d’un dollar par jour. 100 000
êtres humains meurent de faim ou de ses conséquences immédiates chaque
jour dans le monde. 1 enfant de moins de 10 ans meurt toutes les 5
secondes de cette même cause. Selon le rapport annuel de l’organisation
pour l’alimentation et l’agriculture, 842 millions d’hommes et de
femmes souffrent de malnutrition chronique aggravée, un chiffre en
constante augmentation. Pourtant, il est avéré que l’agriculture
mondiale peut, à l’heure actuelle, nourrir dans de bonnes conditions 12
milliards d’individus, soit près du double de la population mondiale !
Ces quelques chiffres aberrants font dire à Jean Ziegler, rapporteur
spécial auprès des Nations unies sur le Droit à l’alimentation, auteur
de L’Empire de la honte que « chaque enfant qui, aujourd’hui, meurt de
faim est, en réalité, assassiné ».
Les assassins sont parmi nous. Ce sont ces « 500
multinationales qui contrôlent 52 % du PIB mondial », « ne
s’intéressent absolument pas au sort des pays dans lesquels elles sont
implantées », « mènent une politique de maximalisation des profits et
assoient leur pouvoir par la corruption des dirigeants ».
Le Brésil constitue un cas d’école des ravages du
capitalisme néolibéral. Depuis 1975, les paysans brésiliens ont
défriché la forêt vierge et ses arbres gigantesques, sur une surface
équivalant à la France et au Portugal réunis, pour y cultiver du soja,
au point que le Brésil en est devenu le premier producteur mondial. Or,
le soja appauvrit la terre amazonienne. Un soja qui est ensuite exporté
massivement vers l’Europe, où il sert à nourrir… les cheptels, et, en
particulier, les poulets. Pendant ce temps-là , les paysans souffrent de
malnutrition chronique (comme 25 % des Brésiliens), et vivent dans une
telle misère qu’ils doivent puiser leur eau - à boire - dans des mares
polluées, à leurs risques et périls.
Au Brésil comme ici, ce sont les multinationales qui
font la loi. 85 % de la filière agro-alimentaire brésilienne est aux
mains de groupes comme Monsanto, Novartis, Danone ou Nestlé. Nestlé qui
a fait grimper son bénéfice net de 11,4% à 2,63 milliards d’euros au
premier semestre 2006… Au total, le chiffre d’affaires du numéro un
mondial de l’alimentaire a augmenté de 11% à 29,8 milliards d’euros !
Au milieu du chaos du monde, les profits des
multinationales continuent d’exploser. Le sidérurgiste allemand
Thyssen-Krupp vient d’annoncer un résultat trimestriel avant impôts de
1,22 milliard d’euros, contre 806 millions d’euros un an plus tôt. Son
chiffre d’affaires a augmenté de 11% à 13,34 milliards d’euros. Le
groupe aérien Air France-KLM a annoncé, jeudi 9 août, un bénéfice net
de 415 millions d’euros au premier trimestre 2007, en hausse de 70,1 %
par rapport aux 244 millions d’euros dégagés sur la même période en
2006. Les maîtres du monde pavoisent. En vacances à Wolfeboro dans une
maison de près de 2000 m² appartenant à Mike Appe, ancien dirigeant de
Microsoft, qu’il loue 30 000 $ par semaine, Nicolas Sarkozy a rencontré
George Bush. Les baisses d’impôts accordées par le président américain
aux contribuables fortunés se sont élevés à 2600 milliards de dollars.
Du jamais vu…
Partout, dans une atmosphère de revanche sociale, les
maîtres du monde et leurs valets organisent la division des classes
populaires et démantèlent les dernières barrières de l’Etat-providence
pour instaurer la dictature des marchés.
La France compte 7 millions de travailleurs pauvres,
plus d’un million de personnes bénéficient du RMI, plus de 500.000 de
l’allocation solidarité. Indifférents aux ravages du capitalisme,
Nicolas Sarkozy et François Fillon ont multiplié les cadeaux fiscaux
aux riches, planifié des milliers de suppressions de postes dans la
fonction publique et remis en cause le droit de grève. Leurs priorités
ne sont décidément pas les nôtres…
Les assassins sont parmi nous. Mais leur force
apparente ne repose que sur du sable et déjà , au Venezuela ou en
Bolivie, les peuples se soulèvent contre la barbarie capitaliste et
inventent une autre société.
Chez nous aussi, Sarkozy et son gouvernement peuvent
être défaits. Première étape d’une lutte qui ne fait que commencer, la
rentrée sociale doit être placée sous le signe de la résistance et de
l’espoir. Résistance et espoir : avec le Parti communiste, ces deux
mots peuvent se conjuguer au présent.
David Noël
Liberté 62, n°770 du vendredi 17 au jeudi 23 août 2007 http://www.liberte62.com http://www.lheninois.com
De : David Noël
vendredi 17 août 2007
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| samedi 18 août 2007, a 23:41 |
| REGULARISEZ ! |
REGULARISEZ AVANT QUE LE PIRE N’ARRIVE CAR PERSONNE NE VOUS LE PARDONNERA !
Les Sans-papiers grévistes de la faim de Lille depuis le 15 juin 2007 ne doivent pas être les « Bobby Sand » du 5 mai 81 !
Le comité "Libérez-les" constate qu’entre THATCHER la
sinistre anglaise, égérie de Pinochet et HORTEFEUX le sinistre français
de la « solution expulsable », un point commun : l’inhumanité !
Entre eux deux, un préfet, CANEPA, ancien
garde-chiourme du « sinistère » de l’intérieur, l’homme de la
répression, avec un point commun aux deux autres : l’inhumanité !
Et puis, des traitres qui se distinguent, certains ont
signé le serment d’Hippocrate, d’autres ont signé un chèque en blanc
avec le préfet avec au bout de, certainement, belles subventions : et
toujours l’inhumanité !
Des Sans-papiers qui résistent, des soutiens courageux
malgré les menaces et les coups tordus qui les frapperont, des
centaines de militants ou pas qui manifestent chaque jour malgré la
présence policière et le temps pas toujours clément, des centaines de
blog, de sites, de journaux progressistes et des mouvements associatifs
et politiques qui chaque jour informent sur la situation, des syndicats
qui prennent position : Ouf, l’humanité n’a pas disparu, il reste le
Peuple !
Les nazis crèvent, la bourse flanche ; pleines pages
dans les journaux, mais peu d’infos sur la situation des Sans-papiers,
fils et petits-fils de ceux qui ont combattus les nazis et vendus leur
sueur. Que disent les néo « Grégoire » et les néo « ils sont partout »
sur la brutalité, les sévices, les brimades, les diffamations, les
mensonges, l’intolérance…pas grand-chose : ah si « ils supputent
que… » !
64 jours que les Sans-papiers sont en grève de la faim
et la mort qui pointe son nez, 64 jours au péril de leurs vies pour un
« bout de papier » qui donne le Droit de vivre !
Terrible réalité de notre temps où l’intolérance des
autres se banalise : mais qu’on fait de si terrible les Sans-papiers
pour que le pouvoir les traite ainsi ? Est-ce parce qu’ils ont osé
sortir « des caves » pour se rendre visibles collectivement ? Est-ce le
résultat d’un deal avec la droite fasciste ? Est-ce la résultante d’une
énième directive européenne ? Est-ce leur couleur de peau ? Ou est-ce
simplement le produit de la mégalomanie d’une poignée de politiciens et
de leurs sous-fifres qui viennent de prendre le pouvoir par le mensonge
et le populisme ? L’histoire se répéterait elle 74 ans après ?
« On ne peut pas accueillir toute la misère du monde »
avait dit le trépané de Calcutta, mais laisser mourir des êtres
humains, des parents, des frères…les déporter puis les expulser dans
les pires conditions inhumaines… au nom des dogmes d’une poignée de
décideurs aux ordres des intérêts des multinationales ou de cette
terrible et injuste phrase prononcée il y a 25 ans par un ministre en
mal de pouvoir suprême, est intolérable pour une société civilisée !
Les laisser mourir en refusant de les régulariser tous, serait un recul
de notre civilisation, celle qui veut et qui ose vouloir donner des
leçons de fraternité et de droit de l’homme à la terre entière.
Sarkozy, Fillon, Hortefeux, Canépa, assez d’injustice,
assez de répression, assez de régression, assez d’intolérance, assez de
cinéma, le polar est trop mauvais…
REGULARISEZ AVANT QUE LE PIRE N’ARRIVE CAR PERSONNE NE VOUS LE PARDONNERA !
De : LIBEREZ-LES !
samedi 18 août 2007
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| samedi 18 août 2007, a 23:17 |
| DROIT DE GREVE . |
La loi sur le service minimum reste inutile, inefficace et dangereuse
Par Pierre BOUKHALFA Le
Conseil Constitutionnel vient de valider sans modification, ni réserve,
la loi sur le « service minimum » dans les transports terrestres de
voyageurs. Pour justifier sa décision, il estime que la loi assure un
équilibre entre le principe constitutionnel de liberté du droit de
grève et celui de continuité du service public.
La CGT maintient son désaccord avec cette appréciation.
S’il
leur avait fallu respecter les délais que la nouvelle loi leur impose
pour organiser une grève, les salariés des entreprises de transports
publics et privés auraient été empêchés de participer aux mouvements
revendicatifs sur la réforme des retraites de 2003 ou sur l’abrogation
du CPE de 2006.
Cela confirme le risque que le gouvernement prépare, au nom de la
continuité du service public, une offensive contre les acquis sociaux,
en tentant au préalable d’affaiblir les moyens d’intervention de tous
les salariés.
Force est d’ailleurs de constater que le Conseil Constitutionnel
n’hésite pas à argumenter de façon contradictoire selon les
circonstances. Il valide ainsi le fait que la loi sur le service
minimum remet en cause les accords antérieurs conclus entre les
syndicats et les employeurs, alors qu’il avait censuré une telle
disposition de la loi sur les 35 heures !
Pour l’application de cette loi, des négociations doivent s’ouvrir
entre les syndicats et les employeurs des entreprises de transport
terrestre de voyageurs. La CGT y poursuivra la mise en œuvre de sa
démarche syndicale, en défendant le libre exercice du droit de grève
pour tous les salariés. Pour assurer l’égalité de traitement des
salariés et des usagers, elle demande que les négociations ne soient
pas éclatées par entreprises, mais se déroulent au niveau des branches
professionnelles.
La CGT réaffirme ses propositions d’amélioration des services
publics de transport au quotidien, sachant que 98% des
dysfonctionnements que subissent les usagers ne résultent pas de
grèves, mais d’incidents liés en grande partie aux carences des
politiques d’investissement, de maintenance et d’emploi des entreprises
publiques et privées.
Déclaration du 16 Août 2007
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| samedi 18 août 2007, a 23:04 |
| CRISE FINANCIERE . |
Crise financière : Le gouvernement doit changer radicalement de cap
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 17 août
Selon
Christine Lagarde, la crise financière mondiale actuelle « n’est pas un
krach », mais une « simple correction financière ». Après dix jours de
silence, le gouvernement et le Président de la République semblent bien
décider à ne rien faire.
Avec
une remarquable langue de bois, Christine Lagarde s’assume comme simple
spectatrice de la crise qui secoue actuellement les marchés financiers.
Peu importe que le bateau tangue, le capitalisme français et mondial
affiche partout sa volonté de garder le même cap.
Derrière le mirage du slogan, « tous propriétaires »,
les mécanismes financiers mis en oeuvre fragilisent l’ensemble du
système et tout porte à croire qu’il s’agit d’une situation bien plus
inquiétante qu’un simple soubresaut des marchés financiers.
Le banques centrales -et notamment la Banque Centrale
Européenne-, ont joué un rôle de premier plan dans la crise actuelle.
L’absence de remise en cause des politiques engagées laisse craindre de
nouvelles crises dans les semaines et les mois qui viennent.
Depuis plusieurs années, le Parti communiste français
n’a pas cessé de dénoncer l’illusion entretenue par les gouvernements
successifs, que la main invisible serait la seule solution. Jusqu’ici,
toutes ces interpellations n’ont trouvé en réponse, qu’une lasse
condescendance.
Derrière la possibilité de krach, ce sont des millions
d’hommes et de femmes qui risquent le surendettement et le chômage. Le
gouvernement est face à ses responsabilités : qu’il choisisse entre
sauver les profits de quelques uns, quitte à sacrifier le quotidien de
millions de françaises et de français ; ou qu’il fasse enfin preuve de
courage et de lucidité, en mettant en oeuvre un changement radicale de
politique, en France et en Europe.
Parti communiste français
Paris, le 17 août 2007. |
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| vendredi 17 août 2007, a 22:45 |
| GREVE DE LA FAIM .( suite )2 |
(63ème JOUR DE LA GREVE DE LA FAIM DES SANS PAPIERS)
EN VOICI LA PREUVE !
Dans
un courrier référencé SFA N°/AGPAR/07, dont le CSP59 a reçu une copie,
adressé à « son excellence Monsieur le Ministre des Affaires
Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des
Guinées de l'Etranger » du Chargé d'Affaires de l'Ambassade de Guinée
Conakry à Paris on peut lire : « J'ai l'honneur de vous transmettre
ci-joint, le compte rendu de la réunion qui s'est tenue ce jour Ã
l'Ambassade de Guinée en France entre le service consulaire et les
doyens de la communauté Diakanké en France, ainsi que la note verbale
n°493/07 adressée aux services étrangers du ministère français des
Affaires Etrangères. Ces deux documents sont relatifs à la recherche de
solutions par des médiations pour la résolution de la crise des sans
papiers - grévistes de la faim qui perdure dans la ville de Lille. Je
vous précise monsieur le Ministre que les autorités françaises
compétentes ont été tenues informées de l'évolution de nos démarches
par la note citée plus haut ». Le document 493/07 qui s'adresse au chef
intérimaire du service des étrangers français informe de « l'envoi dès
le mardi 14 août d'un doyen (Diakanké) à Lille (et) d'une mission
conjointe service consulaire de l'Ambassade Guinée pour l'arrêt de la
grève de la faim par les sans papiers guinéens ».
Dans le compte rendu de la réunion du 13 août 2007 de 11h50 à 14h15,
on peut lire l'intervention suivante du Consul de Guinée : « Depuis
quelques jours, l'Ambassade a été interpellée par le Ministère des
français des Affaires Etrangères ainsi que par l'Elysée
pour la situation qui prévaut actuellement dans le Département du Nord.
L'importance de cette interpellation est telle que S.E. Mme
l'ambassadeur nous a délégués pour vous rencontrer afin qu'ensemble,
nous trouvions une solution au problème (...)
L'ambassade a été effectivement convoquée au Quai d'Orsay et à l'Elysée
pour les évènements de Lille, Rennes et Toulouse, concernant les
Guinéens. D'après les Français, parmi tous les pays africains, seuls
les Guinéens ne se plient pas à la politique de la France. Or, pour la
France, la Guinée est un pays frère qui, à ce jour, ne lui crée aucun
problème. Les Guinéens ont fait la grève de la faim en 2004 et 43
personnes ont été régularisés suite à cette grève. Après cette
régularisation les guinéens sont devenus rebelles. Les ressortissants
africains ont mis les Guinéens en avant pour bloquer les urgences dans
les hôpitaux, les lieux administratifs, etc. C'est la raison pour
laquelle les autorités françaises ont convoqué l'ambassade à travers le consul, l'attaché d'ambassade et moi même pendant deux heures trente avec tous les responsables de l'immigration.
Les Français disent que ce sont nos parents qui sont les opposants Ã
leur gouvernement parce qu'ils écoutent les ONG qui sont contre M.
Sarkozy. (...) Suite à l'enquête menée par les gendarmes, ils ont
découvert que sur 80 personnes, 60 sont originaires de Boké.
Trouvez-vous cela normal ? Les Français nous ont demandé s'il est
normal que ces 60 personnes viennent de la même région et deviennent
les meneurs des autres pays. (...) Si ce problème n'est pas réglé, tous
les Guinéens vont en souffrir. (...) je signerai les laissez-passer
pour les rapatriements sans états d'âme. Les Guinéens ne peuvent pas
être les boucs émissaires de tous les Africains. Ils ont averti que si
les Guinéens ne changent pas d'attitude, il n' y aura plus de visas,
officiels ou non et même si les grévistes meurent, il n' y aura aucune
régularisation massive, ni visa ».
Le CSP59 constate ainsi :
- qu'en plus des associations kapos, collabos, harkis reptiles -
« Parce que des hommes y vivent », « Safia », « Voix de nanas », « Aida
»,« Emmaüs » et le Président Régional de la «Cimade» qui ont échoué Ã
faire capoter la grève de la faim - le projet qui sous-tend le
Ministère de « l'identité nationale » raciste et coloniale s'ethnicise
(« doyens Diakankés ») au vu de la gestion élyséenne de la grève de la
faim de Lille.
- que les guinéens sont criminalisés dans le dessein de diviser les
sans papiers en grève de la faim (Guinéens, Algériens, Marocains,
Ivoiriens).
- que le Président SARKOZY monnaye « visas, régularisations,
expulsions » (il y en a déjà 3) à l'Etat guinéen pour l'aider à arrêter
la grève de la faim
- que SARKOZY fait même le chantage à « la mort » de grévistes de la
faim pour vaincre la détermination des grévistes de la faim.
Ce document lève un voile sur l'absurde et dangereuse option du
PRESIDENT SARKOZY de pousser les sans papiers du CSP59 à la grève de la
faim par le kidnapping organisé par le Préfet CANEPA, ex-secrétaire
général de l'ancien Ministre de l'intérieur SARKOZY, la prise en otage
des 25 et la tentative avortée d'expulsion des 3 algériens (dont un
était déjà régularisé en catimini) le 15 juin 2007 dernier jour du
déclenchement de la grève de la faim.
Le CSP59 n'a cessé de le déclarer haut et fort : cette grève de la
faim 2007, la 14éme depuis 1996,est une décision planifiée, calculée,
orchestrée par l'ELYSEE par le biais de son Préfet CANEPA qui s'est
auto-nommé à Lille selon ses propres dires. LE PRESIDENT SARKOZY ET SON
PREFET CANEPA VEULENT DES SANS PAPIERS MORTS A LILLE ; Le CSP59 appelle
tous les hommes et toutes les femmes de morale à exiger l'arrêt de ce
projet machiavélique et criminel par le retour des expulsés, la
régularisation de tous les grévistes, de la liste des 12% et des 35
annoncés régularisés lors des rencontres mensuelles, la visite médicale
à l'ANAEM des 59.
Fait à Lille le 17/8/2007
Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800-
tél:06.80.57.50.61- fax: 03.20.74.16.68 - e-mail : csp59@wanadoo.fr
Les documents :
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| vendredi 17 août 2007, a 22:21 |
| Les robinets sélectif de la BCE . |
L'hypocrisie
du discours des responsables de la banque centrale européenne est
patente.Avec eux,les robinets du crédit sont toujours fermés,sauf pour
renflouer les bourses.
Les dirigeants politiques et financiers de la planète ont beau
depuis plusieurs jours multiplier les déclarations rassurantes,visant Ã
minimiser l'ampleur et les conséquences de la tempête boursière,elle
souffle bien de plus en plus fort.C'est le cas à Paris comme
ailleurs,le CAC 40 est passé hier sous la barre de son plus bas niveau
de l'année.Les commentaires autorisés commencent d'ailleurs à changer
de ton.Alors que Bush semblait nier la semaine dernière toute
conséquence sur la croissance,le secrétaire américain au trésor,Henry
Paulso,vient de reconnaitre qu'elle serai
par les turbulences actuelles.Nicolas Sarkozy,qui n'avait pas trouvé
utile d'évoquer le sujet avec son homologue américain,lors d'un
pique-nique largement médiatisé,a tenu hier à afficher sa
préoccupation,demandant à la ministre de l'Economie,Christine
Lagarde,d'écourter ses vacances et de rentrer à Bercy,et adressant une
lettre aux autres chefs d'Etat du G7 pour leur proposer de travailler Ã
une Comme si
c'était là le coeur du problème .
Il est vrai que le niveau d'engagement des grandes banques et des
opérateurs du marché sur les prêts immobiliers à risque,les fameux
> américains à l'origine de la crise
actuelle,il n'est pas clairement identifié.Cette opacité accroit
l'inquiétude des marchés, qui ne localisent pas avec précision les
détenteurs de toutes ces créances douteuses,et cela aggrave les risques
d'une alors inévitablement très
contagieuse.
Mais s'en tenir à cela,c'est beaucoup trop court .Le problème de fond est l'enflure
de la financiarisation de l'économie mondiale.Les > immobiliers avec lesquels Bush a fait miroiter aux Américains
modestes le rêve d'une > ne
sont pas cas isolé.Ce type de techniques ou de produits
hyperspéculatifs à hauts risques se multiplie.Les LBO,qui servent Ã
financer l'acquisition par emprunts d'entreprises en difficulté et ont
servi en France à l'acquisition douteuse de plusieurs entreprises,sont
un autre exemple célèbre .
La question essentielle est donc de savoir si les gouvernements des
puissances capitalistes et les banques centrales qui sont au coeur du
dispositif acceptent de continuer à alimenter cette suraccumulation
financière ou se décident enfin à réorienter l'argent vers des
financements plus sains de l'économie réelle.
La vérité est que pour le moment ni les uns ni les autres n'envisagent de changer de cap.
L' hypocrisie du discours des responsables de la banque centrale européenne éclate dans cette affaire au
grand jour.Ils maintiennent le robinet du crédit fermé au prétexte de
lutter contre l'inflation.Mais quand il s'agit d'empêcher l'écroulement
des cours boursiers,ils injectent des centaines de milliards d'euros de
liquidités.Avec la BCE,il n'y a jamais d'argent,sauf très cher,pour
financer les investissements.Mais que la bourse tousse,et les robinets
se débloquent.Le pire,c'est que la BCE pourrait bien chercher demain Ã
éponger ce gâchis financier en renchérissant de nouveau le
crédit.Malgré la crise,elle n'aurait,semble-t-il,pas renoncé Ã
augmenter ses taux en septembre.La fuite en avant,toujous et encore…
Il faudra plus qu'une lettre de Nicolas Sarkozy à ses acolytes du G7
sur la transparence des opérations boursières pour soigner le mal.Sans
changement de cap sérieux de la politique du crédit,sans réforme du
statut de la BCE et réorientation de ses missions,rien ne sera
durablement possible.
Pierre Laurent l'Huma du 17 / 08 / 07
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| vendredi 17 août 2007, a 16:27 |
| 2OO MILLIARDS D'EUROS ! |
200 milliards d’euros vous vous rendre compte ce que l’on pourrait
faire avec 200 milliards d’euros ?
on pourrait construire de nouvelles écoles
on pourrait lancer de grands programmes de recherche
on pourrait construire des logements sociaux
ect...
oui mais y’a pas de sous dit jean-claude trichet
il faut combler les déficits disent en choeur les gouvernements
de l’europe
et puis ça va encourager l’inflation
( air connu....)
et bien c’est précisément 200 milliards que le BCE vient d’injecter
sur le marché pour sauver la mise a la rente financière
pour les spéculateurs y a de l’argent ;
On ne pourra pas changer de politique sans une nouvelle politique du crédit
De : bernard
vendredi 17 août 2007
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| vendredi 17 août 2007, a 16:03 |
| LES CHOUCHOUS DE LA FORTUNE . |
Les chouchous de la fortune : 9000 privilégiés vont empocher 200 000 euros chacun
Par Jean-Marc Coppola le vendredi 17 août 2007, 13:48 - Lien permanent
La
ministre française de l’Economie est au service des rois de l’argent.
Elle a longtemps exervé ses talents d’avocate d’affaires à Chicago ;
l’Amérique est donc à la fois son modèle et son idéal qu’elle partage
avec le président de la République. L’ennui est que le « modèle »
incarne aujourd’hui les inégalités les plus violentes des pays
développés...
Depuis le 1er janvier dernier, les contribuables qui ont acquitté au
titre des prélèvements plus de 60% de leurs revenus sont en droit de
réclamer la restitution du trop versé. C’est ainsi que l’héritière des
Galeries Lafayette, Marie-Noëlle Meyer a reçu du Trésor public un
chèque de 7 700 000 euros... !
C’est dommage que l’événement soit passé presque inaperçu ; et c’est
d’autant plus regrettable que 9000 autres chouchous de la fortune vont
être remboursés en moyenne de 200 000 euros chacun. On aurait pu
imaginer une grande fête avec eux pour le 14 juillet dans les jardins
de l’Elysée avec discours édifiants et timbre souvenir « aux grandes
fortunes, la République reconnaissante »...
Et ce n’est qu’un début ! Grâce a Sarkozy, à Mme Lagarde et aux
fantassins de l’UMP, le bouclier ( !) va se déployer jusqu’à 50% des
revenus et 200 000 bienheureux vont échapper à l’impôt sur la fortune,
en particulier grâce à l’abattement de 30% sur la valeur de la
résidence principale...
Ainsi l’esthète amateur d’une belle demeure évaluée au bas mot à 5
millions d’euros bénéficiera désormais d’un abattement supplémentaire
de 500 000 euros et donc sera allégée de 9000 euros d’impôts. Il y a
enfin une justice... Et tous ces banquiers malheureux et ces bourgeois
déprimés que Mme Lagarde a observés gare du Nord en provenance de
Londres ou de Bruxelles, le vendredi soir pour le week end, vont
retrouver la patrie (qu’ils avaient trahie sans vergogne). Quant aux
chèques de remboursement par l’Etat, ils vont se multiplier et comme la
manne celeste, vont apaiser les souffrances des riches...
Ainsi le fameux « abattement sur la résidence » va coûter 115
millions d’euros. Le peuple paiera... Comme dit Mme la ministre, « La
France est un pays qui pense : assez pensé maintenant ! » Compter
suffira...
Non seulement Mme la ministre accompagne le « paquet fiscal » de sa
morale à « deux balles » comme disent les jeunes mais elle ne convainc
pas tous les économistes. Certains estiment que le dispositif va
accroître brutalement les inégalités pourtant flagrantes et ne fournira
aucun carburant supplémentaire au moteur de l’économie. Il va au
contraire encourager « le retour des rentiers » : les titulaires de
fortunes énormes, stériles et fossiles.
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| vendredi 17 août 2007, a 15:22 |
| LA CRISE FINANCIERE . |
Par Bernard LAMIRAND le vendredi 17 août 2007, 09:49 - Lien permanent
Le crack boursier actuel me suggère quelques réflexions.
Chacun sait que depuis les années 75 la finance a pris le pas sur l'économie réelle: celle de la création de richesses.
Cependant, dans le système, il y a toujours eu des plus voleurs que d'autres.
Les Etats -Unis, depuis longtemps, savent exporter leurs manigances financières et les faire supporter par d'autres.
Le dollar représente ce rôle, chacun peut se souvenir de la façon
dont les américains, maitre du système, ont pu financer la guerre du
Viet-Nam, pour ne prendre que cet exemple.
Il est vrai qu'être le gendarme du monde capitaliste impose que les
autres payent leurs contributions et le dollar avec ses "hauts et se
bas" sert à cela.
Mais ici, avec cette crise provenant des subprimes accordées aux
ménages américains pour financer leur achat immobiliers, le vol est
encore plus manifeste.
Les banquiers se sont largement servis en piquant le pognon du
peuple pour une "chanson bien chanté": 'venait vous aurez toutes sortes
de prêts sans obligation mais laisser nous fixer le taux d'intérêt'.
Il se sont engraissés les "salauds" sur le dos des salariés qui
révaient, eux aussi, comme les riches, d'avoir leurs logements, et
pendant ce temps là le capital lui ne rechignait pas à la tâche: gagner
de l'argent sur tous les tableaux, par les taux d'intérêts, par la
baisse du pouvoir d'achat des salariés américains, par la revente de
leur logement avec une plus-value immobilière.
On extirpe ainsi la plus-value en exploitant au maximum une main
d'oeuvre docile et puis cette main d'oeuvre docile on lui extirpe une
partie de la plus value cedée en salaire en la lui volant par les taux
d'intérêts de plus en plus élevés.
Résultat la contradiction du système capitaliste éclate en plein
yeux; le système montre ses limites dans la récupération de la plus
value.
De même, cette crise nous montre la malfaisance du capital, les
banques centrales, gendarmes du capital, refusent de prêter pour le
développement arguant le risque d'inflation et les voilà maintenant
qu'elles libèrent des centaines de milliards d'euros ou de dollars pour
redresser les comptes des actionnaires ou tout au moins freiner la
dégringolade.
Nous voyons bien, Ã travers cette crise, la malfaisance du capitalisme.
Sarkozy et sa "Lagarde Financière" auront beau nous dire qu'il faut
mériter par le travail; ici dans cette crise ce que l'on voit c'est que
Sarkozy et Lagarde du capital, défendent le fric qui spécule.
Une dernière remarque, le parti communiste devrait être beaucoup
plus à l'offensive pour expliquer tous les ressorts de ce système
capitaliste qui gruge les petits car c'est eux qui vont payer les
dégats comme le payent actuellement les salariés américains que la
capital a roulé dans la farine.
Voilà un sujet qui mériterait un vaste débat dans toutes les
entreprises et les cités; pourquoi nos dirigeants ne reviendraient -ils
pas de vacances eux aussi pour débattre et là nous pourrions au moins
nous mettre en rapport avec le réel.
Faire du communisme aujourd'hui c'est prendre "à bras-le corps" la réalité.
Avis à nos grands débatteurs actuels; au lieu de faire des tempêtes
dans des verres d'eau, prenez votre courage à deux mains et allez
expliquez la malfaisance de ce système capitaliste, cela vous sortira
de vos ténèbres.
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| vendredi 17 août 2007, a 08:19 |
| Pendant les vacances,les concentrations continuent ! |
Par Pierre BOUKHALFA le jeudi 16 août 2007, 22:44 - Média - Propagande
- Lien permanent
CGTMédias
Le
Groupe Hersant Médias (GHM), ex- France-Antilles, vient donc de
racheter les quotidiens méditerranéens détenus par Lagardère (La
Provence, Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin et le gratuit Marseille
Plus) pour 160 millions d’euros.
Cette
nouvelle concentration dans la presse quotidienne régionale intervient
en plein cœur de l’été, selon un scénario bien connu par les deux
protagonistes, Philippe Hersant et Arnaud Lagardère.
L’opération permet à Philippe Hersant d’effectuer un grand retour
après avoir été écarté du rachat des quotidiens du groupe Rhône-Alpes
de l’ex-Socpresse (Le Progrès, Le Dauphiné libéré, Le Journal de
Saône-et-Loire et le Bien Public) au profit du groupe de l’Est
Républicain.
Rappelons que cette vente a fait l’objet d’un recours de la part de Philippe Hersant et d’une annulation par le Conseil d’Etat.
Le rachat des titres du groupe Lagardère constitue bien une opération de concentration qui met un peu plus à mal le pluralisme.
En effet, le groupe Hersant possède déjà 31 titres de presse
quotidienne, parmi lesquels Paris-Normandie, les deux titres du Havre
en Normandie, L’Union - L’Ardennais de Reims et l’Aisne Nouvelle en
Champagne-Ardennes et 6 titres outre-mer, 16 hebdomadaires régionaux
sur la côte atlantique et en Normandie.
Le groupe est un acteur majeur de la presse gratuite avec le groupe
Comareg éditant les titres ParuVendu, distribué dans 260 villes, et le
Journal des plages, distribué en juillet et août sur les lieux de
villégiature balnéaire (il contrôle aussi le site CarrièreOnline).
Mais, surtout, le groupe est un opérateur majeur de la télévision
locale avec Canal 32 à Troyes, Télé Grenoble, Paris Cap’, Télé Alsace
et des participations dans Orléans TV (37,8 %), Cityzen TV Ã
Hérouville-Saint-Clair et Caen et Télé Miroir à Nîmes.
Enfin, Philippe Hersant, qui est résident suisse, possède 4
quotidiens à Nyon et Neuchâtel et deux télévisions locales, Léman Bleu
(au côté de la ville de Genève) et TVM3, chez nos voisins helvètes.
Le président de la République qui estime que la presse n’est pas
encore assez concentrée se satisfera sans doute de cette opération. Le
SNJ-CGT, lui, condamne cette nouvelle partie de poker sur les bords de
la Méditerranée. Les personnels sont une fois encore l’objet des
stratégies à géométrie variable des industriels des médias, pour qui le
mot pluralisme est absent de leur vocabulaire.
Ce rachat, dont les personnels et les journalistes en particulier
feront les frais, est un nouveau mauvais coup porté à l’information.
Alors que de toutes parts monte la revendication d’un véritable
pluralisme, les grands groupes continuent à faire des affaires. C’est
un mauvais signe adressé au Parlement, qui ne sera pas enclin Ã
élaborer des mesures législatives anti-concentration.
Le SNJ-CGT appelle les journalistes à prendre toutes les initiatives
pour faire grandir cette revendication avec toutes les organisations
soucieuses de défendre le droit à l’information.
communiqué du SNJ-CGT
Montreuil, le 13 août 2007
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| jeudi 16 août 2007, a 21:40 |
| SANS PAPIER . |
Sans papier
Par PCF Dunkerque-Est le jeudi 16 août 2007, 20:49 - Lien permanent
Communiqué de presse d' Eric CORBEAUX
Ce conflit n’a que trop duré et l’état de santé de plusieurs dizaines de grévistes de la faim devient inquiétant.
Depuis que la préfecture a fait le choix de durcir le ton en
expulsant les 63 grévistes de la faim de la Bourse du Travail, la
situation devient intenable pour certains grévistes qui ont décidé de
poursuivre leur mouvement. Ils sont aujourd’hui sans assistance devant
6 hôpitaux du département et déplacés quotidiennement par les forces de
l’ordre qui les relâchent au milieu des centres-villes.
Ce choix de la préfecture conduit à des traitements inhumains de la
part des forces de l’ordre à l’encontre de gréviste de la faim et met
dans une situation intenable les personnels hospitaliers, le SAMU et
les pompiers. Même si nous ne partageons pas le choix de faire la grève
de la faim pour se faire entendre et se faire respecter, notre pays ne
peut pas avoir de telles pratiques, inhumaines, à l’encontre de
personnes dans le cadre d’un conflit. En dispersant les grévistes de la
faim et en les pourchassant, le préfet de la région joue avec le feu.
Pour cette raison, Eric CORBEAUX demande au ministre de l’Intérieur
d’intervenir dans ce conflit en nommant le plus rapidement possible un
médiateur afin de pouvoir rétablir dans les jours qui viennent un
dialogue entre la préfecture et les sans papier et trouver une issue Ã
ce conflit.
Lettre commune du PCF, du PCF et des verts à Madame
Alliot Marie Ministre de l’Intérieur, de l’Outre Mer et Des
Collectivités Territoriales Place Beauvau 75008 PARIS
Madame la Ministre,
Depuis le début la fin du mois de juin, 63 personnes, originaires de
pays africains ont décidé d’entamer une grève de la faim devant le
refus persistant de la préfecture d’étudier leur situation en vue de
régulariser leur situation.
Alors que ces personnes étaient rassemblées à la Bourse du travail
de Lille, sous des tentes, soutenus par différentes associations,
notamment la Ligue des Droits de l’Homme et le MRAP et suivis
médicalement, le Préfet de Région, Monsieur CANEPA a fait le choix
d’expulser les grévistes de la faim et de les disperser sur l’ensemble
du département.
Depuis la situation devient intenable pour certains grévistes qui
ont décidé de poursuivre leur mouvement. Ils sont aujourd’hui sans
assistance devant 6 hôpitaux du département et déplacés quotidiennement
par les forces de l’ordre qui les relâchent au milieu des
centres-villes. Ce conflit n’a que trop duré car l’état de santé de ces
personnes après 50 à 56 jours de grèves de la faim se dégrade fortement.
Ce choix de la préfecture conduit à des traitements inhumains de la
part des forces de l’ordre à l’encontre de grévistes de la faim et met
dans une situation intenable les personnels hospitaliers, le SAMU et
les pompiers. Même si nous ne partageons pas le choix de faire la grève
de la faim pour se faire entendre et se faire respecter, notre pays ne
peut pas avoir de telles pratiques, inhumaines, à l’encontre de
personnes dans le cadre d’un conflit. En dispersant les grévistes de la
faim et en les pourchassant, le préfet de la région choisit de durcir
le ton mais il joue avec la vie et l’intégrité physique d’êtres humains.
Pour cette raison, je me permets de m’adresser à vous afin de
trouver le moyen de renouer le dialogue entre la préfecture et les sans
papiers de Lille. La nomination d’un médiateur peut permettre de
trouver une issue à cette situation.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie, Madame la Ministre de bien vouloir accepter mes sincères salutations.
Eric CORBEAUX Secrétaire Départemental du PCF Conseiller Régional
Déclaration commune du PCF, du PS et des VERTS concernant les sans papiers grévistes de la faim.
Lille, le 10 août 2007
Les responsables du PCF, du PS et des VERTS se sont rencontrés
aujourd’hui pour faire le point sur la situation des sans papiers
grévistes de la faim dans le département du Nord.
Le Préfet a choisi de durcir le ton en faisant évacuer la Bourse du
Travail. Depuis, 63 personnes, grévistes de la faim, sont dispersées
devant 6 hôpitaux, sans assistance et régulièrement arrêtées et
évacuées par les forces de l’ordre.
Pour les trois organisations politiques, ces décisions du Préfet
rendent aujourd’hui la situation insupportable et ne permettent aucune
sortie de crise. L’état de santé de plusieurs personnes se dégrade
fortement. Les personnels hospitaliers, le SAMU et les pompiers doivent
aujourd’hui gérer un conflit et sont de plus en plus mis en difficulté
dans une période déjà difficile à gérer.
Ce conflit intervient dans un contexte politique où le gouvernement
stigmatise les étrangers et crée un climat d’insécurité pour ces
personnes : expulsion des enfants, arrestations aux portes des écoles,
durcissement des conditions d’accueil. Ce climat conduit à des actions
désespérées tel que la grève de la faim ou, plus grave, à Amiens, le
cas d’un enfant qui a préféré se jeter par la fenêtre que d’être arrêté
par la police.
Dernièrement, c’est le Ministre de l’immigration et de l’identité
nationale qui déclarait, le 30 juillet, que la lutte contre le travail
clandestin devait se mener en augmentant les contrôles des travailleurs
immigrés. Le PCF, le PS et les VERTS estiment au contraire qu’il faut
s’attaquer aux patrons voyous qui organisent le travail clandestin. Au
lendemain de ces déclarations, le Préfet décidait d’expulser les
sans-papiers de la Bourse du Travail.
Pour toutes ces raisons, les responsables du PCF, du PS et des VERTS
demandent à une reprise de dialogue entre le Préfet et les sans papiers
pour trouver une issue rapide à ce conflit. La nomination d’un
médiateur pourrait être le moyen de reprendre les discussions, en lien
avec les associations qui travaillent depuis toujours sur ce dossier,
tel que la LDH, le MRAP et la CIMADE.
Ils demandent à rencontrer le Préfet le plus rapidement possible.
Eric CORBEAUX (PCF) Gilles PARGNEAUX (PS) Bernard DESPIERRE (Verts
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| jeudi 16 août 2007, a 21:14 |
| Le droit de grève . |
Par Bernard LAMIRAND le jeudi 16 août 2007, 20:47 - Lien permanent
Le
conseil constitutionnel vient de s'opposer à la demande des syndicats
de considérer comme atteignant le droit de grève la mise en place du
service minimum avec certains de ses articles anti-grève.
Cette demande des syndicats avait été présenté par les groupes socialiste et communiste.J
Je ne développerai pas sur les attendus de ce conseil et je
considère que leur décision est celle de la représentation de la classe
à laquelle ils appartiennent pour la plupart d'entre eux
Ce conseil constitutionnel est-il indépendant.
Je vous laisse juger; sachons que la quasi-totalité de ses membres ont de tout temps représenté la droite au parlement.
Cette décision de considérer ce service minimum comme constitutionnel ne fait que confirmer le coté droitier de cet organisme.
Il démontre que nous avons vraiment besoin d'une autre constitution et d'un conseil constitutionnel représentatif du peuple. |
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| jeudi 16 août 2007, a 16:39 |
| 7 Propositions pour le sport associatif . |
Dans quelques mois auront lieu les élections municipales et cantonales.
Les fédérations affinitaires ont construit ensemble 7 propositions Ã
l’intention des élus et candidats aux élections.
Sans la mise à disposition d’installations municipales, sans aide
financière, bon nombre d’associations sportives ne pourraient pas
exister. Mais les politiques municipales ont parfois tendance à oublier
que la pratique sportive est un droit pour toute la population. Elles
réservent leurs soutiens principaux, à l’image de ce que fait l’Etat,
aux activités de compétition, particulièrement à celles qui obtiennent
des résultats.
Une véritable politique sportive d’intérêt général, doit être pensée Ã
partir de la diversité des attentes et des publics, des enjeux
d’éducation et de santé publique, du besoin de faire vivre le quartier
ou la petite commune rurale et de la nécessité de retisser des liens
plus ou moins distendus entre leurs habitants, toutes générations
confondues.
Conscientes de ces décalages, les fédérations affinitaires (FSGT, FSCF,
UFOLEP), ont travaillé ensemble pour élaborer 7 propositions, orientées
autour d’un axe central�: c’est en donnant priorité au sport, en
association, "de proximité", que le développement des pratiques pour
tous sera possible".
Les trois fédérations affinitaires ont ensemble des clubs dans 15000
communes. Elles regroupent 1 million d’adhérents. L’orientation des
politiques municipales est essentiel pour leur avenir.
Des démarches sont en cours auprès des associations d’élus. Le CNOSF les
soutient.
Le dossier présente les 7 propositions ainsi que les conceptions, atouts
et réalisations des fédérations affinitaires.
Téléchargez-le�:
3http://www.fsgt.org/IMG/pdf/7_propositions_affinitaires.pdf
La FSGT sera présente au Salon des Maires de France les 20, 21
et 22 novembre 2007
De : FSGT
jeudi�16�août�2007
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| jeudi 16 août 2007, a 08:57 |
| GREVE DE LA FAIM .( suite ) |
REPONSE DES GREVISTES AU PREFET CANEPA
Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 15 août 2007, 23:51 - Migrants
- Lien permanent
LES SANS PAPIERS GREVISTES DE LA FAIM REJETTENT LA DIVERSION CRIMINOGENE DU PREFET ET « DES SERPENTS » ASSOCIATIFS !
Le
Préfet CANEPA a fait appel à ses laquais associatifs « Parce que des
hommes y vivent », « Safia », « Voix de nanas », « Aida »,« Emmaüs » et
le Président Régional de la« Cimade » pour lancer sa nouvelle diversion
médiatique criminogène. Au 60ème jour de la grève de la faim, le Préfet
et ses valets associatifs n'ont rien d'autre que « l'établissement
d'une liste de 150 noms pour un examen de situation au cas par cas
(...), délivrance immédiate ...d'un document conservatoire attestant
leur inscription sur la liste en attendant ...qu'une décision soit
prise, pour les personnes qui seront régularisées, délivrance immédiate
d'un document provisoire en attendant l'édition du récépissé de carte
de séjour » (Communiqué du Préfet du 14/08/07).
Les réponses des grévistes de la faim sont les suivantes: « Les
associations mentionnées n'ont rien à voir avec nous autres sans
papiers; elles veulent monnayer notre souffrance, notre santé, notre
vie pour le compte du Préfet, elles ne sont représentatives de rien du
tout, n'ont aucune crédibilité, aucune légitimité »; « Ces associations
sont des parasites mouchards »; « ces associations sont des serpents
venimeux qui prolongent le sale boulot du Préfet inhumain »; Nous sans
papiers grévistes de la faim n'avons donné mandat qu'au CSP59 de
négocier une sortie de crise fondée sur notre régularisation, le Préfet
doit savoir clairement qu'il a déjà détruit notre santé et qu'il lui
reste maintenant qu'à nous assassiner ».
Les ex-grévistes régularisés au nombre de trois, parmi lesquels deux
ont fait 40 jours et le troisième 51 jours ajoutent: « Le Préfet nous a
régularisés, nous avons arrêté notre grève de la faim et continuons de
soutenir nos camarades, s' il ne l'avait pas fait pour nous serions
encore et toujours en grève de la faim, alors ce qu'il a fait pour
nous, il doit le faire pour tous les autres grévistes de la faim ».
Ces propos des grévistes de la faim sont à compléter par les 8
grévistes de la faim sans papiers qui sont menacés d'expulsion au
Centre de Rétention de Roissy: « Pour les associations traîtres qui
complotent avec le Préfet CANEPA ne parlent même de nous, pour elles,
nous , on n'existe même plus, donc elles sont d'accord pour expulser
des grévistes de la faim, c'est criminel ». Deux sont menacés selon les
informations reçues d'expulsion ce 15 août 07 à 15h55 de Roissy vers
Conakry.
Le CSP59 rend un grand hommage à ces grévistes de la faim qui,
malgré les souffrances incroyables et inadmissibles qu'ils subissent,
donnent une leçon de dignité, de morale, d'esprit d'unité et de
solidarité dans l'épreuve de la résistance contre l'ignominie
criminelle préfectorale. Les déclarations des grévistes de la faim sont
l'équivalent du serment du jeu de paume de la grève de la faim fomentée
et imposée par le Préfet CANEPA.
Ils font la preuve que la félonie, la trahison, la lâcheté sont des
abjections bannies par l'humanité dans sa quête de la justice et
l'égalité.
Le CSP59 appelle le Préfet a cessé ce jeu sordide et criminogène.
Les pantins associatifs du Préfet doivent demander pardon aux grévistes
de la faim.
Le CSP59 reprend donc une énième tentative pour une vraie sortie de
crise en vue de la régularisation qui permette à la REPUBLIQUE de
retrouver son honneur et de sauver des vies humaines.
Lille le 15 août 2007
TOUS LES JOURS A 18H, PLACE DE LA REPUBLIQUE,
PARVIS DES DROITS DE L'HOMME: MANIFESTATION !
Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800-
tél:06.80.57.50.61- fax: 03.20.74.16.68 - e-mail : csp59@wanadoo.fr -
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| mercredi 15 août 2007, a 23:36 |
| Pétrole : Chavez menace les Etats-Unis . |
Le président vénézuélien Hugo
Chavez a annoncé que le prix du baril de pétrole allait grimper
prochainement jusqu’à 100 dollars. "J’ai toujours dit que les prix du
pétrole s’acheminaient tout droit vers les 100 dollars le baril.
Nous devrions nous préparer à ce prix de 100 dollars",
a-t-il déclaré dans un discours retransmis à la télévision avant de
menacer des suspendre ses livraisons vers les Etats-Unis : "Personne ne
doit penser que nous allons arrêter d’acheminer du pétrole aux
Etats-Unis, non, sauf s’ils nous attaquent une nouvelle fois [et] S’ils
nous attaquent encore une fois comme ils l’ont fait en avril 2002 (...)
il n’y aura plus de pétrole", a-t-il ajouté.
Chavez promet de fournir du pétrole aux pays des Caraïbes
CARACAS, 11 août (XINHUA) — Le président vénézuélien,
Hugo Chavez, a appelé samedi les pays des Caraïbes à s’unir contre les
Etats-Unis, s’engageant à leur fournir du pétrole à des prix
préférentiels pour "ce siècle et au-delà ".
"Si nous sommes vraiment unis, les Caraïbes n’auront
pas de problèmes au cours de ce siècle et au-delà pour leurs besoins en
pétrole", a affirmé M. Chavez lors du sommet des pays membres de la
Petrocaribe, une alliance des Caraïbes avec le Venezuela pour acheter
du pétrole avec des paiements préférentiels.
Il a réaffirmé sa promesse de partager le pétrole du
Venezuela avec d’autres pays, disant que le Venezuela pompe sa richesse
pétrolière pour le mettre à la disposition des peuples des Caraïbes.
M. Chavez a par ailleurs réitéré son soutien à Cuba, accusant les Etats-Unis
de tenter de l’isoler.
La Petrocaribe, créée en 2005 par le président Chavez, regroupe actuellement 14 pays.
De : CARACAS
mardi 14 août 2007
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| mercredi 15 août 2007, a 23:07 |
| QUESTION ???? |
Que veut dire injecter 203 milliard d’Euro par la BCE pour les européens ?
Qui pourrait expliquer ici, ce
que le mot "injection" de fonds européens traduit ? En particulier, ce
versement est-il à fonds perdus ? De quel droit ? Sinon sur quels
investissements ? De quel droit ? Quelle est la sûreté de tels
investissements etc etc... Si c’est peu sûr, cela revient à verser Ã
fonds presque perdus. De quel droit ...encore ?
Cet argent est-il l’argent provenant des fonds collectés par l’impôt de l’ensemble des contribuables européens ?
Voilà un thème redoutable pour les capitalistes,
l’argent de tous est-il au service de quelques-uns. Les capitalistes
considèrent-ils que l’argent de tous ne doit servir qu’à éponger leur
malheur sachant que, pour eux, sauver le capitalisme revient à sauver
le monde !!
Il y aura une question subsidiaire suivant la première réponse qui me sera donnée.
J’attends une réponse claire de la part des économistes.
Merci
Jacques
De : Jacques POTIER
mardi 14 août 2007
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| mercredi 15 août 2007, a 22:53 |
| IRAK ( SUITE ) |
Ils n’ont rien perdu du tout, c’est juste de la fausse facturation.
François
Le cout de la guerre en irak
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| mercredi 15 août 2007, a 22:41 |
| GROSSE RECONPENSE.............. |
(source cap JPO Europalestine.
envoyé par jolui
GROSSE RÉCOMPENSE EN VUE : LE PENTAGONE RECHERCHE 190 000 FUSILS D’ASSAUT DONT IL A PERDU LA TRACE EN IRAK
Publié le 13-08-2007
C’est sans rire que certains médias ont relayé
l’information publiée par le Washington Post, concernant la
"disparition de 190 000 fusils d’assaut Kalachnikov ainsi que des
pistolets", soit un tiers des armes distribuées aux forces irakiennes
par les Américains entre 2004 et début 2007.
Le Gouvernment accountability office(GAO) -
l’équivalent de la Cour des comptes - souligne que les Etats-Unis ont
dépensé 19,2 milliards de dollars (13,8 milliards d’euros) pour
financer les forces de sécurité irakiennes depuis 2003, dont au moins
2,8 milliards d’équipement. L’instance de contrôle de l’administration
fédérale juge que la distribution des armes s’est faite à l’aveuglette
et dans l’urgence, notamment en 2004 et 2005, lorsque l’entraînement
des forces de sécurité était supervisé par le général David H.
Petraeus, devenu depuis commandant en chef des forces américaines en
Irak.
Le quotidien américain suppose que ces armes ont pu
tomber entre les mains des insurgés qui combattent les troupes
américaines et conclut : "l’incapacité des Etats-Unis à suivre la trace
de ces armes, en utilisant par exemple leur numéro de série, fait qu’il
est impossible pour l’armée américaine de savoir si elle combat un
ennemi équipé par les contribuables américains."
CAPJPO-EuroPalestine
De : jolui
mardi 14 août 2007
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| mercredi 15 août 2007, a 22:26 |
| " Le Monde " |
"Le Monde" imprécis à propos des interpellations de sans pap
Beaucoup d’imprécisions dans l’article du Monde titré "3Les interpellations de sans-papiers chez eux restent rares".
Le jeune russe, Ivan, tombé d’un immeuble (photo) alors que la police venait interpeller ses parents à domicile.
Le Monde pose la question : "Le nombre d’interpellations à domicile augmente-t-il ?"
Bonne question. La réponse est moins convainquante.
* Tout d’abord, le papier ne comporte aucun chiffre. Manque d’efficacité journalistique ou absence de transparence de la police?
* Prenons le titre : "Les interpellations de sans-papiers chez eux restent rares".
Le mot "rare" appartient au registre subjectif. Le
journaliste juge que ces interpellations sont rares. C’est un jugement,
non un fait. Comme nous le verrons, le "bon" titre aurait été "Les
interpellations de sans-papiers chez eux sont en augmentation".
* L’article contient aussi une contradiction.
"Le nombre d’interpellations à domicile augmente-t-il ?
Difficile à dire." écrivent Bertrand Bissuel et Anne Rodier. Et plus
haut : "A l’époque où Charles Pasqua était ministre de l’intérieur, de
1993 à 1995, les forces de l’ordre avaient, en quelques occasions,
procédé de la sorte, se souvient Jean-Pierre Alaux, du Groupe
d’information et de soutien des immigrés (Gisti)."
Or, si l’on comprend bien, les interpellations à domiciles avaient lieu en 1993-95. Elles ont cessé depuis.
Autrement dit, les interpellations à domiciles
n’existaient quasiment pas depuis 1995. Elles ont repris avec
l’élection de Nicolas Sarkozy. Elles sont donc en augmentation.
Le Monde ajoute : "Dans un passé plus récent, les
associations d’aide aux plus démunis avaient été directement concernées
par de telles interventions. En février 2003, la police aux frontières
(PAF) s’était rendue dans la communauté Emmaüs de Bourg-en-Bresse pour
arrêter un Algérien sous le coup d’un arrêté préfectoral de reconduite
à la frontière."
* Donc, entre 1995 et 2007, les interpellations
pouvaient se faire dans les locaux d’une association, mais pas Ã
domicile. Le journal évoque une circulaire datant de février 2006. Mais
il ne pouvait ignorer le 5document paru samedi dans Libération. Une circulaire préfectorale qui demande aux policier d’accéler les interpellation. Pourquoi Le Monde ne cite pas ce document?
* A la fin de l’article, Le Monde tente d’obtenir des chiffres. Deux sources sont interrogées : association et police.
"Dans le monde associatif, certains ont toutefois le
sentiment que les interventions policières au domicile des sans-papiers
progressent tout en restant marginales sur le plan quantitatif."
"Ces pratiques étaient excessivement rares il y a
quelques années, estime Laurent Giovannoni, secrétaire général de la
Cimade (service oecuménique d’entraide). Aujourd’hui, elles ne sont
plus exceptionnelles."
"En Ile-de-France, le phénomène s’avère presque inexistant, d’après un responsable syndical policier."
Pourquoi le Monde n’a pas choisi ce titre : "Les interpellations de sans-papiers chez eux sont en augmentation"
3http://crisedanslesmedias.hautetfor...
De : Eric M.
mercredi 15 août 2007
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| mercredi 15 août 2007, a 22:02 |
| L'assoupissement . |
Par Bernard LAMIRAND le mardi 14 août 2007, 08:49 - Lien permanent
Les quinze premiers jours d'août l'assoupissement semble général.
Et pourtant:
Sarkozy ourdi des choses chez son pote Bush.
Les sans-papiers sont pourchassés.
Les pilotes d'hélicoptères du Samu sont en grève.
Les restaurateurs exploitent les esclaves de la période des vacances.
Et surtout les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.
Un été où des moyens fabuleux sont injectés pour redresser les
indices boursiers de ces malheureux actionnaires victimes de ces gueux
américains incapables de rembourser leur baraques.
Un été où la richesse s'étale et se voit dans les casinos; Sarkozy,
le bienfaiteur des riches, leur permet de jouir des remises d'impôts.
Un été d'état de grâce pour tous les REQUINS du fric; "vous vous
rendez compte, même les malheureux nous plaignent et plébiscitent tous
les cadeaux que nous fait ce gouvernement ! ".
Pendant ce temps là , le travail est vanté comme le sauveur suprême;
mais qui empoche les résultats du travail; les grandes fortunes ?
Madame Parisot pourra lors de son université d'été où elle
recevra toute la cour sarkozienne dresser un premier bilan de la mise
en oeuvre du programme du MEDEF.
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| mercredi 15 août 2007, a 21:51 |
| PAUVRES RICHES ! |
Par philippe tixier le mercredi 15 août 2007, 00:29 - politique
- Lien permanent
Pauvres riches :
Il est toujours plus simple de vivre pauvre quand on est riche que l'inverse !
(L'Expansion 24/09/2003 ) « Cela n'a toutefois pas empêché ces
messieurs du CAC 40 et au premier chef les PDG, de bénéficier d'une
augmentation de salaire d'environ 12 % en moyenne l'an passé. » (Notre
échantillon de 34 sociétés de l'indice CAC 40 exclut Vivendi Universal,
France Télécom (nouveaux PDG), Pernod-Ricard, Michelin, Crédit agricole
et STMicroelectronics (manque d'informations précises pour un
comparatif). ).
(01 men 2007) Mais cette moyenne masque de forts écarts dans les
revalorisations de salaires : entre 2005 et 2006, la rémunération du
PDG de STMicroelectronics a plus que doublé (119,3 %) quand celle du
PDG de Peugeot a diminué de 20,3 %. Au total, seuls deux dirigeants ont
vu leur rémunération grimper de plus de 50 % et neuf l'ont vu baisser.
(MATCH 2007) Seuls les P.-d.g. américains gagnent plus que les
français. Les rémunérations de ces derniers ont bondi entre 1998 et
2005 de 215 %. Contre 25 % pour les salaires moyens dans le public et
le privé.
La moitié des français gagnent moins de 1500 euros ! C'est à dire que
la moitié des français gagnent plus de 1500 euros !
Ne plus avoir le minimum est intolérable, parce que cela veut dire
ne plus pouvoir se loger, éduquer ses enfants, avoir des enfants,
manger convenablement, ..., se maintenir en santé.
Ne plus avoir le superflux est désagréable mais vivable, voire enviable !
Les seules statistiques publiées et relayées par les média sont des
camouflets donnés aux gens modestes, je ne dis pas qu'il ne faut pas
les publier, je dis que cela ne devrait pas exister ! Il n'y a qu'une
nature humaine, le reste est de l'arrogance.
Le monde est complexe.
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme
celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que
chaud ! Peut-être même l'été ! Qui sait ?
philippe tixier 15 8 7
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| mercredi 15 août 2007, a 21:37 |
| EXPULSION ( SUITE ! ) |
Expulsion mouvementée à Roissy ce matin pour un père de famille congolais
Par Pierre BOUKHALFA le mardi 14 août 2007, 23:21 - Victimes d'exclusion/répression
- Lien permanent
MigrantsRESFRépression
Réseau Education Sans Frontières
Collectif départemental des militants, organisations et collectifs locaux
pour l’information et le soutien aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers
Contacts : RESF 8 impasse Crozatier 75012 Paris http://www.educationsansfrontieres.org
Communiqué de presse du 14.8.07 (13 h)
Malgré
la débauche de présence policière (en civil et en uniforme, CRS,
maîtres chiens, militaires de Vigipirate…) et pression maximum sur les
passagers, il a fallu près d’une heure pour parvenir à faire asseoir
les passagers du vol Air France Paris-Kinshasa qui protestaient contre
l’expulsion d’un père de famille congolais, M. Muada MAWANGPA,
contraint d’abandonner une femme en situation régulière et deux jeunes
enfants.
Il s’est trouvé un préfet (d’Eure et Loir) pour signer une
obligation de quitter le territoire à ce mari, dont la femme travaille
à l’Education Nationale et dont les deux enfants sont nés en France. Il
s’est trouvé un juge administratif insensible aux situations humaines
pour entériner cette mesure d’éloignement !
Les citoyens et militants de Chartres sont venus nombreux à Roissy
ce matin et, avec la famille de Muada, avec l’aide de militants RESF de
Seine Saint-Denis, ils se sont adressés aux passagers pour les
sensibiliser à cette expulsion scandaleuse. Avec succès, car les
passagers ont fait circuler l’information et sont restés très longtemps
debout dans l’avion, qui n’a pu décoller qu’avec une heure de retard.
A l’annonce du décollage faite par un passager, Mme MAWANGPA, s’est
effondrée en pleurs, un de ses enfants dans les bras. Un caméraman de
TF1 était présent pour filmer les épisodes de ce drame.
Pour ceux de Chartres, comme pour tous les militants et citoyens qui
se reconnaissent dans l’action, calme mais déterminée, de RESF, nul
découragement, mais la conviction que cette bataille n’est pas
terminée, pour Muada, pour lequel un appel a été engagée devant la cour
administrative d’appel de Nantes. Il reviendra !
Mais que de moyens humains et financiers dépensés pour séparer un mari de sa femme, un père de ses enfants !
Que de mépris pour les conventions internationales ratifiées par la
France et qui devrait protéger le droit de vivre en famille, les droits
des enfants !
Que d’indifférence face aux drames humains que génère une politique
dont la seule efficacité est sans doute de séduire l’électorat du Front
National !
RESF Seine Saint-Denis – Eure et Loir : communiqué de presse du 14.8.07 – 13 h 30
Contacts : JM Delarbre (0689308615) / Catherine Stern (02 37 31 54 34)
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| mardi 14 août 2007, a 18:34 |
| Crise immobilière américaine : Pas de fatalité ! |
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 14 août
Il est un pays des merveilles où chacun et chacune pouvait devenir
propriétaire de sa maison, même avec un salaire de misère, même avec un
salaire suffisamment bas pour ne pas gêner la course à la rentabilité de
son patron...
Mais le tour de magie était trop beau. Le résultat de
cette promesse, c’est la panique qui s’empare des marchés financiers. Ce
sont des banques fragilisées par leur politiques spéculatives. Ce sont
des banques centrales injectant des sommes colossales pour éviter
l’écroulement des marchés financiers. Ce sont surtout des millions
d’Américains dont le rêve d’accéder à la propriété se transforme en
cauchemar et qui se trouvent aujourd’hui ruinés et condamnés à vivre
dans la plus grande misère.
La crise immobilière aux Etats-Unis est lourde de menaces pour
l’économie mondiale. Elle est une nouvelle preuve de l’incapacité des
marchés financiers à s’autoréguler. Elle est une nouvelle manifestation
des gâchis immenses suscités par les politiques spéculatives des banques
et des institutions financières, malheureusement soutenues par les
politiques monétaires des grandes banques centrales.
Malgré la gravité de la situation, force est de constater l’absence de
toute réaction du gouvernement comme du président de la République.
Peut-être parce qu’avec cette crise immobilière, c’est aussi la promesse
du président Nicolas Sarkozy d’une « France de propriétaires » qui tombe
à l’eau : on voit bien que rien ne sera possible sans enfin s’engager Ã
augmenter les salaires et le pouvoir d’achat des Françaises et des
Français. Mais plus sûrement, doit-on comprendre dans ce silence que la
politique serait impuissante sitôt qu’il s’agit de remettre en cause les
pleins pouvoirs des marchés financiers ? Doit-on comprendre que plus
rien ne serait possible dès lors que la situation impose la refonte de
tout le système financier international ?
Ce silence n’est pas acceptable. Rien n’empêche les Etats comme la
France, rien n’empêche l’Union européenne d’imposer d’autres règles du
jeu ! Mais tel n’est pas leur choix. Ils n’ont pas la volonté de
transformer le statut et les missions de la Banque centrale européenne
pour la mettre au service du développement de l’emploi, des salaires et
de la recherche. Ils n’ont pas la volonté d’imposer d’autres logiques
économiques aux banques, de faire primer le développement durable de
l’économie sur celui des profits et de la spéculation.
C’est pourtant de tels choix dont l’on a besoin. Ce sont ceux du Parti
communiste français.
Parti communiste français
Paris, le 14 août 2007.
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| lundi 13 août 2007, a 23:16 |
| Contre les violences faites aux femmes . |
Par PCF Dunkerque-Est le lundi 13 août 2007, 18:56 - Lien permanent
Actualités Dunkerquoise
Battue
par son mari, une femme a été condamnée, le jeudi 25 juillet, par le
tribunal de Dunkerque à 3 mois de prison avec sursis et à 800 euros
d'amende.
Alors qu'elle s'était sauvée de chez elle avec ses enfants, pour
éviter les coups de son tortionnaire et qu'elle avait trouvé refuge
auprès d'une association Dunkerquoise, le tribunal l'a condamnée parce
qu'elle avait osé soustraire ses enfants à leur père !!
En bref, elle aurait du subir les violences et laisser son compagnon
perturber les enfants. Lorsqu'un tribunal prend, au nom du peuple, une
telle décision, qui revient à affirmer que la moitié de la population
n'est pas l'égale de l'autre, on peut sincèrement se demander si on est
encore en démocratie !
A moins que le tribunal de Dunkerque ait voulu dire STOP !
STOP non pas au violence que subissent les femmes de la part de
leur compagnon (faut-il rappeler que tous les trois jours une femme
meurt sous les coups de son conjoint) , mais STOP aux luttes
émancipatrices que mènent les femmes depuis plus d'un siècle. Peut être
qu'il ait voulu aussi (le tribunal) annoncer par ce jugement le
renforcement du patriarcat afin d’amplifier les rapports dominant /
dominés, oppresseurs/opprimés qui sévissent dans notre société.
Une chose est certaine c’est qu’un tel jugement, conjugué avec le
développement des mouvements anti-avortement, dont Christine BOUTTIN
(ministre de Nicolas SARKOZY) est proche, menace les droits des femmes
et les libertés aux sens large ?
Nous apportons tout notre soutien à cette dame et à l'association
"SEDIRE" qui l'a hébergée et protégée. Nous pensons que tous les
féministes, les démocrates, les femmes et les hommes de progrès doivent
se rassembler pour que ce jugement soit invalidé lorsqu’il passera en
appel et pour qu'une loi cadre contre les violences faites aux femmes
soit votée à l'assemblée nationale.
Dans ce sens je demande :
- l’invalidation de ce jugement en appel
- qu’une loi cadre contre les violences faites aux femmes soit votée à l'assemblée nationale
Pour signer la pétition:
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| lundi 13 août 2007, a 16:40 |
| LES GREVISTES DE LA FAIM ( Le Préfet CANEPA continue de balader les grévistes ) |
lundi 13 août 2007
(12h29) :
MALGRE LES SEVICES PREFECTORAUX, LES GREVISTES TIENNENT BON, CONTINUEZ VOTRE SOUTIEN SOLIDAIRE !
Comité des Sans Papiers 59
(CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél:06.80.57.50.61- fax :
03.20.74.16.68 – e-mail : csp59@wanadoo.fr -
LETTRE DE REMERCIEMENT DU CSP59 AUX CITOYENS ET AUX POPULATIONS :
MALGRE LES SEVICES PREFECTORAUX, LES GREVISTES TIENNENT BON,
CONTINUEZ VOTRE SOUTIEN SOLIDAIRE !
Le Préfet CANEPA continue de balader les grévistes de
la faim, aujourd’hui au 58éme jour, des hôpitaux à la rue. Les passages
obligés aux Commissariats menottés, bastonnés, violentés, insultés,
après les jugements de libérations des tribunaux, sont maintenant
remplacés par les interventions policières pour démonter et confisquer
les tentes, sortir de force les grévistes de la faim des hôpitaux, les
menacer, etc.
Ces exactions préfectorales qui s’apparentent à des
tortures accroissent la dégradation rapide de la santé des sans papiers
déjà mise à mal par la grève de la faim. Pour une fois nous sommes
d’accord avec le Dr P. GOLDSTEIN coordonnateur des urgences du Nord
quand il déclare à la presse : « Sur un homme sans maladies
préexistantes, les premiers signes cliniques peuvent commencer Ã
apparaître entre 50 et 60 jours de grève de la faim. (…) La
conséquence, ce n’est pas de vivre ou de mourir. C’est de vivre mais
avec des de vraies séquelles liées au défaut de vitamines ou à une
hypoglycémie prolongée. Elles peuvent être irrémédiables au niveau
neurologique et neuro-musculaire. D’abord un effort de persuasion des
risques encourus. Et puis, quand un patient n’est plus capable
d’exprimer sa volonté, on ne peut pas le laisser mourir. On le soigne »
(VDN, 10/08/07). Cette parole attendue enfin du médecin dévoile le
stratagème cynique et dangereux auquel se livre le préfet CANEPA dans
sa guerre contre les sans papiers grévistes de la faim que l’on peut
résumer ainsi : Ne pas s’embarrasser de préoccupations humanistes liées
à la santé des grévistes de la faim, mais les fatiguer le plus possible
par des méthodes répressives dégradantes pour vaincre leur volonté de
sortir de la clandestinité pour travailler dans la légalité.
La solidarité que vous exprimez de
plus en plus au quotidien fait que les désespérés sans papiers
grévistes de la faim ne désespèrent pas du pays berceau des droits de
l’homme. A chaque fois que la répression préfectorale les jette à la rue,
vous êtes là toujours plus nombreux pour leur apporter des couvertures,
du thé, de l’eau, du sucre, du sel. Vous êtes là aussi pour protester
contre les pratiques intolérables de la police, de certains hôpitaux
C’est le cas à Lille au CHR, aux
hôpitaux Saint Vincent, Saint Philibert, à l’hôpital de Seclin, Ã
l’hôpital de Roubaix et Tourcoing.
Quand voulant les séparer en les
rendant invisibles le Préfet CANEPA transfert les sans papiers
grévistes de la faim à l’hôpital de Valenciennes, puis de Maubeuge ou
encore de Hazebrouck, vous vous mobilisez – prêtres dans les églises
invitant les fidèles à la solidarité humaine, syndicalistes,
associatifs, citoyens, habitants – pour apporter aux grévistes de la
faim sans papiers l’humanité encore présente au sein de la société et
condamnant de fait ainsi les actes répréhensibles, inhumains et
irresponsables du représentant de l’Etat..
C’est ainsi que face à la solidarité grandissante de la
Flandres, très vite l’ordre a été donné par le préfet CANEPA de retirer
les 6 grévistes de la faim de l’hôpital et de la rue d’Hazebrouck pour
les ramener à Lille dans certains hôpitaux avant de les rejeter à la
rue à nouveau.
Dans vos actes de fraternité humaine et de solidarité
citoyenne, certains d’entre vous se demandent quelle différence y a
t-il entre « clandestin » et « sans papiers » ? Le « clandestin »,
c’est l’étranger qui accepte de vivre cacher, inconnu des Préfectures.
Le sans papiers, c’est l’étranger qui n’accepte pas l’inexistence
légale, qui cherche à vivre et à travailler légalement., qui même si
l’Etat lui impose l’illégalité refuse d’être hors la loi. Vous demandez
aussi « est-il possible que toute la misère du monde soit accueillie en
France » ? Il s’agit là d’une tromperie des politiciens qui
instrumentalisent électoralement le fantasme de « l’invasion » pour
faire peur et opposer ainsi français(e)s et immigré(e)s. L’immigration,
c’est pas la déferlante des hordes nazies qui ont occupé la France en
1940. Sur 250 millions d’immigré(e)s dans le monde, à peine 1% sont
dans les pays développés d’Europe, des Etats Unis et du Japon. La part
de l’immigration dans la population française est restée stable, 7%,
tout le long du 20éme et en ce début du 21éme siècle. Vous demandez
aussi « quelle utilité à le Ministère de l’Identité Nationale et de
l’Immigration » ? En fait ce ministère mal nommé devrait être appelé
« Ministère de l’identité raciste(MIR) », car la nation française comme
toute nation est une catégorie historique évolutive et non
définitivement fixée une fois pour toute. A partir des années 45 pour
la reconstruction de l’après guerre et puis pour faire face aux besoins
de main d’œuvre jusqu’en 1974, la France a fait venir des centaines de
milliers d’immigrés des anciennes colonies d’Afrique notamment. Les
regroupements familiaux se sont opérés, des enfants sont nés et ont
grandi dans les quartiers populaires. Ils, elles s’appellent Mohamed,
Fatima, Moussa, Fatou, etc. Ils, elles sont français, sont musulmans,
ont en partie la culture de leur papa et maman pour la majorité. Ils,
elles parlent le français et parfois les langues de papa et de maman.
Ils, elles font partie de l‘identité évolutive de la nation française.
C’est ce que les partisans du « Ministère de l’identité nationale », en
réalité de l’indignité ou de l’opprobre nationale veulent détruire en
opposant les populations les unes aux autres. Vous demandez aussi « que
veut dire le Préfet quand il parle de liste de 12% non crédible » ?
C’est au Préfet de répondre justement aux questions suivantes : Comment
explique t-il que toutes les listes de nos commissions juridiques
(CSP59, Ldh, Mrap, Cimade) aient été « crédibles » de 2004 jusqu’à la
dite liste de 12% ? Pourquoi le Préfet refuse t-il de dire qui dans la
liste de 12% est inéligible à la régularisation et pourquoi ? Ces deux
questions auxquelles le Préfet refuse de répondre montrent clairement
la mauvaise foi du Préfet CANEPA.
Le CSP59 espère avoir répondu aux questions que vous vous posez tout en agissant solidairement avec les grévistes de la faim. Par
la présente, le CSP59 vous exprime sa gratitude et sa confiance dans la
victoire d’une société du vivre ensemble dans l’égalité et la
fraternité.
Fait à Lille le 13/08/07
solidarité avec les Sans Papiers !
P. Bardet
suivez aussi sur la liste Pajol
5http://news.gmane.org/gmane.politics.activism.zpajol
De : CSP59
lundi 13 août 2007
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| lundi 13 août 2007, a 16:06 |
| Quelle joie ce matin . |
Par philippe tixier le lundi 13 août 2007, 12:31 - politique
- Lien permanent
Quelle
joie ce matin en ouvrant mon journal�! On parle de l'Oise mon
département d'origine�! Ah mais c'est pour rapporter que le prefet est
contre les parrainages républicains et menace les maires par lettre�!
On va encore parler de la Picardie et l'Oise comme réservoir du front
national, berk�! Est-ce que les prefets pourraient
s'arrêter de faire du zèle et se contenter de faire leurs devoirs de
conscience et républicain, en l'occurence le prefet de l'Oise�? Si
voulez vérifier ou réagir�:
(Humanité), (courrier@oise.pref.gouv.fr
)
Le monde est complexe.
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme
celles là au sujet de Marie-George Buffet.�! L'automne ne peut être que
chaud�! Peut-être même l'été�! Qui sait
� |
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| lundi 13 août 2007, a 09:22 |
| Etre victime et responsable ! |
C'est souvent se retrouver victime puis responsable ! Mais aux yeux de qui ?
Non je ne parle pas de Ségo, ni de Fransca, ni du malheureux qui
s'est fait renverser par un bus, ni même du couple présidentiel en
terme de harcellement médiatique, mais de cette femme volée par sa
propre fille mineure !
C'est banal, malheureux, dans notre folie de toujours vouloir être
victime, bourreau, ..., coupable, responsable, on arrive rapidement aux
limites de l'exercice !
Le monde est complexe.
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme
celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que
chaud ! Peut-être même l'été ! Qui sait ?
philippe tixier
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| dimanche 12 août 2007, a 11:14 |
| Faut-il dire merci ? |
Par philippe tixier
Brice Hortefeux accorde une autorisation de séjour provisoire de six mois aux parents d'Ivan
AP | 11.08.2007 | 17:07
Brice Hortefeux a demandé "à titre humanitaire" au préfet de la
Somme de délivrer aux parents du petit Ivan "une autorisation
provisoire de séjour de six mois" pour leur "permettre de séjourner
légalement en France à ses côtés alors qu'il reste hospitalisé", a
annoncé samedi le ministère de l'Immigration.
Et dire que cette nouvelle a surement été médiatisée via le net donc
via les USA puisque les services du ministère de l'imigration, de
l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement, qui se
situent sous la responsabilité du web du premier ministre sont hébergés
aux USA ! Ca fera plaisir à Yvan.
D'autre part, on comprend bien que si à chaque fois qu'on se jette
par la fenêtre on devenait français, la France changerait de visage !
Mais je pense que les cimetières ne suffiraient plus non plus ! En fait
on pourrait très largement proposer une loi, baptisée loi du sol qui
proposerait de naturaliser tous les morts en France.
Le monde est complexe.
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme
celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que
chaud ! Peut-être même l'été ! Qui sait ?
philippe tixier 12 8 7
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| samedi 11 août 2007, a 23:55 |
| Un accident de camion par semaine . |
Antoine Fatiga, responsable CGT transports des Alpes du Nord
Point de vue
.
« Le gouvernement freine des deux pieds sur le ferroutage et sur toutes les mesures de transfert modal, malgré son discours
sur l’environnement, parce qu’il préfère laisser se développer tout
ce qui permet de baisser les coûts
du transport, en parfaite logique
de politique de mondialisation.
Le transport routier est en plein dumping social avec l’emploi de
plus en plus de salariés de pays européens sous-payés, qui travaillent
dans
des conditions de sécurité plus que douteuses. Les chauffeurs du nord de l’Europe, par exemple, partent
de chez eux pendant trois
à quatre mois. Sans même parler
du nombre d’heures de travail, il faut savoir qu’ils passent leur temps
de repos sur des aires d’autoroute.
À La Motte-Servolex, ils ont droit
à un entrepôt avec une machine
à café, une douche, une télévision
et un supermarché à proximité.
C’est tellement gai que deux chauffeurs sont morts, un week-end, d’avoir trompé leur solitude
en se saoulant. Ce n’est pas
un accident de travail…
Les accidents de camions
dans les tunnels ne font pas toujours l’actualité. Ils ne sont pas tous mortels. Mais il ne se passe pas
une semaine sans qu’un moteur
ne prenne feu dans un tunnel alpin parce que les moteurs sont tellement confinés qu’ils chauffent vite
et brûlent plus facilement que
par le passé.
Le gouvernement Prodi a réussi
à lever en partie l’opposition
de ses concitoyens alpins au TGV Lyon-Turin en proposant de modifier
le tracé du tunnel de base pour relier la voie à une autoroute
ferroviaire déjà en service à Orbassano.
C’est l’exemple même
qu’une volonté politique peut être déterminante dans l’avancement
d’un projet. Et c’est ce qui manque cruellement au gouvernement
français, qui a d’autres choix. »
Propos recueillis par É. R. l ' Huma du 10 / 08 / 07
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| samedi 11 août 2007, a 23:37 |
| Nicolas Sarkozy fait déraller le fret . |
Transport
. En contradiction avec ses déclarations en faveur d’une remise en
cause du tout-camion, le président de la République multiplie les
décisions défavorables au rail.
Création d’un ministère d’État à l’Environnement,
déclarations en faveur d’une hausse de 25 % en cinq ans de la part du
transport fret non routier : le président de la République, Nicolas
Sarkozy, s’emploie depuis le début de son mandat à donner de lui
l’image d’un chef de l’État soucieux de s’engager plus que ses
prédécesseurs dans le développement des alternatives au tout-camion.
Reste que les faits sont têtus. Non seulement ils ne confirment pas ce
discours, mais ils le démentent. Le désengagement de - l’État du
financement de « l’autoroute ferroviaire » Lyon— Turin (lire ci-contre)
ne relève pas de l’anecdote. Il est symptomatique de l’action
présidentielle.
le bilan calamiteux de la sncf
Loin de « la rupture » revendiquée, la politique des transports de
Nicolas Sarkozy s’inscrit dans la poursuite de celle mise en oeuvre par
la droite depuis 2002, dont une des premières décisions fut de rompre
avec le développement du fret SNCF initié sous le gouvernement de
Lionel Jospin par le ministre communiste des Transports, Jean-Claude
Gayssot.
Cinq ans plus tard, la situation de Fret SNCF est catastrophique. Le
volume de marchandises transporté par l’entreprise publique est passé
de 55 milliards à 40 milliards de tonnes/kilomètre. En 2006, l’activité
a enregistré une perte courante de 250 millions d’euros et des pertes
exceptionnelles de 650 millions d’euros. Soit un total de 900 millions
d’euros pour un chiffre d’affaires qui a reculé de 200 millions
d’euros, passant de 1,9 milliard d’euros en 2005 à 1,7 milliard d’euros
l’année dernière. Un bilan calamiteux que la direction de la SNCF
attribue à la concurrence dont elle affirme, sans en apporter la
preuve, qu’elle bénéficie d’un avantage de 30 % en termes de coût de
production. Une explication peu convaincante. En effet, les nouveaux
venus sur le marché du fret ferroviaire n’ont récupéré que 3 des 15
milliards de tonnes/kilomètre perdues par l’entreprise publique. Au
total depuis 2003, date de l’entrée en vigueur de la libéralisation,
les concurrents de la société nationale ont réussi à capter seulement
1 % des trafics.
Selon les organisations syndicales de cheminots, la chute
vertigineuse des résultats de Fret SNCF est due « à une dégradation de
la qualité et de la fiabilité » des prestations de l’entreprise
publique. Celles-ci sont la conséquence de la mise en oeuvre du plan de
redressement de l’activité (2004-2006), affirme en particulier la CGT.
Ce plan, qui prévoyait « une réduction des capacités » de Fret SNCF et
qui est à l’origine de 40 % des 16 000 suppressions d’emplois de
cheminots depuis 2002 et de la fermeture de nombreuses gares et
triages, a conduit à une dégradation de l’outil de production. Avalisé
par la Commission européenne sous condition d’une mise en oeuvre de la
libéralisation du fret ferroviaire, il avait pour objectif l’adaptation
de l’entreprise publique au nouveau contexte de la concurrence. Sa
logique, fondée sur l’abandon d’une politique de volume au profit d’une
politique de marge, a consacré le repli de la SNCF sur les trafics les
plus rentables.
privatisation rampante
Loin de rompre avec cette politique, « le programme d’actions »,
adopté par le conseil d’administration de la SNCF le 28 mars dernier
malgré l’opposition des administrateurs CGT, propose de la poursuivre.
Les projets de « haut-débit ferroviaire » confirment l’engagement de la
SNCF dans une gestion axée sur la rentabilité financière, tandis que
« l’objectif d’une amélioration de 25 % de la productivité » annonce de
nouvelles saignées en matière d’emplois et sous-tend de nouveaux
abandons d’infrastructures. Cette logique purement financière imposée
par l’État à la SNCF corrobore les accusations régulièrement répétées
par les organisations syndicales de cheminots, qui affirment que le
gouvernement procède ainsi à « une privatisation rampante » de
l’entreprise publique.
Pour réclamer l’abandon de cette orientation, sept des huit
fédérations (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD Rail, UNSA et CFE-CGC) se sont
adressées dans un courrier commun à la présidente de la SNCF,
Anne-Marie Idrac. Dans cette lettre, les syndicats revendiquent « un
moratoire sur l’ensemble du projet de l’activité fret », récemment
adopté, et l’ouverture d’un débat sur leurs propositions. Ils exigent
également « l’arrêt des suppressions d’emplois et de leur
filialisation, la réouverture de gares au fret et le maintien de
l’activité de l’ensemble des triages ».
Pierre-Henri Lab l ' Huma du 10 / 08 / 07
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| samedi 11 août 2007, a 23:18 |
| Sur la piste des grandes fortunes . |
Une classe très mobilisée
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, directeurs de recherche au CNRS
Un bouclier fiscal à 50 %
Christine Lagarde, ministre de l’Économie, affirmait, dans le Monde
du 12 juillet, qu’« il n’y a plus de lutte des classes, il faut
retrousser ses manches ». Pourtant le vocabulaire des rapports sociaux
dans leur dimension fiscale reste guerrier et dans la logique du
conflit. Ceux qui ne s’estiment pas suffisamment protégés par le
bouclier fiscal ont choisi l’exil, comme peuvent le faire les victimes
d’une guerre. Ce bouclier protège des menaces que font peser un État et
un peuple aux traditions trop égalitaires. Car toute mesure de
redistribution est perçue comme une atteinte intolérable au droit de
propriété. Le bouclier fiscal fixé à 60 % des revenus disponibles a été
jugé encore trop peu favorable aux possédants. Le candidat Nicolas
Sarkozy avait prévu de l’établir à 50 %, ce qui vient d’être fait dans
le cadre du vote par le Parlement de la loi TEPA (en faveur du travail,
de l’emploi et du pouvoir d’achat), dite aussi paquet fiscal. En
incluant la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution
au remboursement de la dette sociale (CRDS) dans le montant des impôts
pris en compte, la nouvelle loi diminue les prélèvements sur les
revenus des plus aisés. Selon Charles de Courson (Nouveau Centre), de
la commission des Finances, « la réforme envisagée consiste à abaisser
le plafond non pas à 50 % mais à 39 %, ce qui correspond au taux
marginal de l’impôt sur le revenu. En d’autres termes, cela revient Ã
supprimer l’ISF pour les riches ».
En conjuguant les effets du bouclier amélioré avec ceux des
nombreuses niches fiscales disponibles en France (plus de 400), il
serait alors possible que des foyers très fortunés échappent à toute
imposition directe. Ne plus payer d’impôts en étant milliardaire, voilÃ
un résultat qui devrait contenter quelques familles de Neuilly et des
beaux quartiers de Paris et d’ailleurs. Cette rupture dans le sens d’un
retour à l’Ancien Régime a même alerté Christine Lagarde qui s’est
engagée à remettre, avant le 15 octobre, un rapport sur la possibilité
d’instaurer pour les particuliers un impôt plancher.
Il est vrai que la cavalerie budgétaire de ce mois de juillet
conduit à des pertes pour les finances publiques de l’ordre de 13
milliards d’euros, pour l’ensemble du paquet fiscal et en année pleine.
Le « trou » de la Sécurité sociale, qui concerne tous les Français,
n’est pas aussi profond, puisqu’il culmine à 12 milliards pour 2007.
Sans compter le déséquilibre dans les sources de la collecte fiscale.
Les impôts sur le revenu en apportent 16,6 %, mais la moitié de ménages
seulement y contribuent. Les impôts indirects, dont la TVA, que tout le
monde paie, même les plus démunis, entrent pour 50,8 % dans le total
des recettes. Pauvre ou riche, chacun apporte son obole, au prorata du
montant de ses dépenses bien entendu, en achetant sa baguette et son
steak. De-là à envisager la TVA sociale, il n’y a qu’un pas, qui semble
très proche de nous aujourd’hui.
Le candidat Nicolas Sarkozy avait dit qu’il ferait ce qu’il
promettait. Les électeurs de Neuilly, ses anciens administrés, doivent
se
féliciter de lui avoir fait confiance, pour 87 % d’entre eux. Ce
score de république bananière met en lumière la lucidité politique des
électeurs huppés de cette banlieue chic, qui fait encore mieux que les
plus beaux quartiers de Paris.
Léone Meyer, l’héritière des Galeries Lafayette, lasse d’entendre
son cas être pris pour exemple des cadeaux que représente le bouclier
fiscal, à propos des 7 millions d’euros qui lui furent restitués sur
ses impôts versés en 2006, a publié une lettre ouverte. « J’aurais pu
réclamer un statut de réfugiée fiscale en Suisse ou en Belgique », y
écrit-elle dans le Journal du dimanche du 22 juillet. Il est vrai que
les exemples célèbres ne manquent pas. « Je ne l’ai pas fait,
ajoute-t-elle. J’ai payé et je suis restée, prenant le pari que les
Français voteraient à la présidentielle pour le candidat de la rupture
qui leur avait promis un avenir meilleur. Pari certes réussi, mais qui
m’a coûté cher. » L’avenir a également paru s’annoncer sous de
meilleurs auspices pour « la diaspora fiscale qui, de Londres Ã
Bruxelles, a salué la victoire de Nicolas Sarkozy avec les meilleurs
champagnes », comme nous l’a rapporté l’une de nos informatrices.
« Vivons heureux, vivons cachés » : rupture sur ce principe ?
Cette maxime, que les dominants reprennent volontiers à leur compte,
manifeste un principe de précaution selon lequel les rouages de la
puissance et de la fortune doivent être discrets pour que leur
pérennité ne soit pas menacée. Ainsi les grands cercles, comme le
Jockey Club, l’Automobile Club de France ou le Cercle de l’union
interalliée, à Paris, l’Union Club bordelais ou l’Ordre du clou de Lyon
cultivent plus le secret que la médiatisation de leurs activités. Il
nous fut difficile d’y pénétrer et de recueillir des informations.
Leurs annuaires, que tout membre reçoit chaque année, ne sont pas
publics et leur accès demande de recourir à quelques astuces. Il est
vrai que la liste des membres met en évidence la classe réalisée. La
présence simultanée des élites sociales appartenant aux activités les
plus variées, des affaires à la littérature en passant par l’armée et
l’agriculture, met en évidence une logique de regroupement qui dépasse
les cloisonnements de la vie professionnelle. C’est au-delà , dans
l’importance de la fortune, dans la multidimensionnalité des richesses,
dans la patine du temps et des générations, que se fonde l’unité du
groupe social conscient de lui-même et de ses limites. Une connaissance
exhaustive de ces lieux fermés au commun et la mise en relation des
listes de leurs membres permettraient de dévoiler les réseaux imbriqués
sur lesquels tout pouvoir s’appuie, en particulier celui de
l’oligarchie financière. Par le jeu des alliances familiales et
d’autres liens, comme ceux des amicales d’anciens élèves ou ceux des
pratiquants de la vénerie, de la voile ou du golf, ce petit monde qui
est aussi le grand monde transcende les spécialisations
professionnelles et arrive à mettre en commun tous les talents et
toutes les ressources de tous les secteurs d’activité.
Il y a toutefois un élément nouveau dans la situation présente, dont
on ne sait quel sera l’impact. Nicolas Sarkozy s’est fait élire, entre
autres thèmes, sur celui de la rupture, de « la nécessité d’aller de
l’avant », comme l’expriment certains de ses sectateurs. Le changement
est là : ce qui a été dit passe dans les actes. Le paquet fiscal est
ficelé, et ses destinataires s’apprêtent à le recevoir. Mais cette
inflexion politique se construit de façon tout à fait nouvelle dans un
souci inhabituel de la médiatisation qui révèle de manière inattendue
le dessous des cartes. Il en est ainsi des liens d’amitié personnelle
qui lient le nouveau président à un aréopage d’hommes d’affaires :
Arnaud Lagardère, Vincent Bolloré, Bernard Arnault et François Pinault,
entre autres. Les invitations fastueuses, sur un yacht près de Malte ou
sur la côte Est des États-Unis, ne sont pas masquées, mais au contraire
mises en évidence, comme un élément de plus à l’avantage de celui qui
en bénéficie. En guise de rupture, on retrouve l’objurgation de Guizot,
« enrichissez-vous ». Les rapports sociaux pro- fondément hiérarchisés
et inégalitaires semblent être devenus une évidence qui va de soi,
peut-être regrettable, mais avec laquelle il faut composer. Apparemment
féru de génétique, le nouveau président considère les êtres humains
comme biologiquement différents et inégaux. Le fonctionnement de toute
société humaine ne peut donc être que fondé sur des hiérarchies,
transmissibles d’ailleurs de génération en génération puisque fondées
sur des qualités innées. Ce pouvoir est prometteur d’un renforcement
des inégalités en allant à contre-courant de tous les acquis de la
redistribution et des efforts pour favoriser une réelle égalité des
chances. Mais, en outre, il affiche de manière surprenante un cynisme
systématique, selon lequel il est parfaitement légitime que les riches
soient riches et toujours plus riches. Perversité extrême de la notion
de mérite qui en arrive à justifier les plus grandes injustices en
persuadant les perdants de leur culpabilité dans leurs échecs,
scolaires, économiques et sociaux.
l ' Huma du 10 / 08 / 07
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| samedi 11 août 2007, a 22:21 |
| Des militants des droits de l'homme emprisonnés au Maroc . |
Des militants des droits de l’homme emprisonnés au Maroc
Appel à soutien
samedi 11 août 2007, par Invités / "le Patriote"
letrre à envoyer aux ambassades
Faits�:
Mohamed Yousfi, secrétaire de la section d’Attac Maroc à Beni Mellal,
passe en procès en appel jeudi 2 août avec deux autres camarades
Abdelkebir Rabaaoui et Brahim Ahansal, de l’Association Nationale des
Diplômés Chômeurs au Maroc et de l’Association Marocaine des Droits de
l’Homme de Beni Mellal. Ils risquent une aggravation de leurs peines.
Mohamed Yousfi, Abdelkebir Rabaaoui et Brahim Ahansal ont été condamnés
à deux mois de prison avec sursis et 5000 dirhams d’amende en première
instance pour avoir participé le 5 juin à un rassemblement de
solidarité à Beni Mellal avec cinq militants de l’Association marocaine
des Droits de l’Homme (dont le Président et quatre militants de
l’Association des diplômés chômeurs, parmi lesquels se trouve un
responsable jeunesse de l’organisation Nahj Democrati) arrêtés au
défilé du 1er mai à Ksar el Kébir et condamnés à 3 ans de prison et
10.000 dirhams d’amende et, ElMehdi ElBerbouchi (étudiant, dix-neuf
ans), Abderrahim Karrad (syndicaliste ouvrier agricole, vingt-cinq ans)
et militants de l’Association marocaine des Droits de l’Homme arrêtés
au défilé le 1er mai à Agadir et condamnés à 2 ans de prison ferme et
10.000 dirhams d’amende. Un autre militant arrêté au rassemblement de
Beni Mellal, Mohamed Boughrine (72 ans) a été condamné à un an de
réclusion ferme pour les mêmes motifs. Il a choisi de ne pas faire
appel.
Ces militants de l’Association marocaine des Droits de
l’Homme, de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc, de
l’UMT et du syndicat des travailleurs agricoles ont été arrêtés, jugés
et condamnés, parce que, selon la police, ils avaient scandé des
slogans autres que les slogans de revendications sociales de leurs
organisations et “portant atteinte aux valeurs sacrées du régime
monarchiqueâ€, c’est à dire “outrageants pour la personne du Roi et de
sa familleâ€.
(La législation marocaine punit toute humiliation de la
personne du roi, de l’un des princes ou de ses apparentés par l’injure
et l’outrage. Le procureur du Roi les a accusés d’avoir scandé le
premier mai 2007 "Jet, ski et fêtes, ou est passé l’argent du peuple
?"�; "On a assez du sacré, plus de liberté" "Le roi va t’en, le Maroc
n’est pas ta propriété" "Monarchie fasciste, république démocratique".
Les accusés ont nié avoir scandé les slogans qui leur étaient reprochés
durant toutes les étapes de la procédure, devant le procureur et devant
le parquet�; de surcroît les slogans qui leurs sont reprochés ne
constituaient pas une injure ou un outrage à l’égard de la personne du
roi et des princes, mais une opinion sur le régime politique).
Les cinq militants de Ksar el Kébir ont toujours nié
ces accusations et les deux militants de Agadir, qui avaient avoué sous
la torture, se sont rétractés depuis.
Le 24 juillet, les 5 militants de Ksar el Kébir qui avaient fait appel
de leurs condamnations à 3 ans de prison ferme, ont vu ces
condamnations aggravées à 4 ans de prison ferme. Les militants de
Agadir ont entamé une grève de la faim le 26 juillet contre ce
jugement, et pour réclamer des soins médicaux pour Abderrahim Karrad
(asthmatique et sévèrement torturé) et faire cesser les menaces de viol
sur le jeune ElMehdi ElBerbouchi (enfermé avec des droits communs) et
privé de la possibilité de continuer sa scolarité.
Les procès des détenus et accusés du 1er Mai doivent être annulés et
nos camarades libérés.
Nous vous demandons de faxer, (si possible AVANT LE 2
AOUT, sinon dès que vous pouvez) aux ministère de la justice et, si
possible aux autres ministères et autorités marocains cités en fin de
message.
Nous vous demandons aussi d’envoyer à vos contacts
militants et à vos amis ce message en leur demandant de faxer eux-aussi
des protestations aux autorités marocaines, pour exiger la relaxe et la
libération des détenus du 1er mai et l’amélioration de leurs conditions
de détention.
Commission méditerranée (Attac France)
Modèle de lettre à faxer directement aux autorités marocaines, si possible avant jeudi 2 août (liste des fax en fin de message)
Nous vous écrivons pour vous faire part de notre
préoccupation quant au fait que depuis le 1er mai 2007, des membres de
l’Association marocaine des droits humains, de l’Association Nationale
des Diplômés Chômeurs au Maroc et de l’association Attac ont été
condamnés à des peines de quatre ans de prison ferme pour«�atteinte aux
valeurs sacrées du régime monarchique�». Ils ont participé le 1er mai Ã
des manifestations non violentes au cours desquelles des opinions ont
été exprimées de manière pacifique. Ils nient tous avoir scandé les
mots d’ordres contre la monarchie qui leur sont reprochés. Ils
dénoncent des tortures subies pendant les interrogatoires pour leur
extorquer des aveux. Ils affirment que les procès verbaux des policiers
les accusant ont été rédigés plusieurs jours après leurs arrestations.
Ces personnes n’ont fait qu’exercer leurs droits fondamentaux à la
liberté d’expression et de réunion, garantis par la Constitution
marocaine et par les articles 19 et 21 du Pacte international relatif
aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel le Maroc est partie.
Le 24 juillet, les peines de Thami Khyati, Youssef
Reggab, Oussama Ben Messaoud, Ahmed Al Kaateb, Mohamed Rabii Raïssouni,
arrêtés après le défilé du 1er mai de Ksar El Kbir ont été aggravées en
appel de 3 à 4 ans de réclusion ferme et 10.000 dirhams d’amende.
ElMehdi ElBerbouchi (étudiant, dix-neuf ans) et Abderrahim Karrad,
arrêtés pour avoir participé au défilé du 1er mai à Agadir, ont été
condamnés à deux ans ferme et 10.000 dirhams d’amende au même motif
d’«�atteinte aux valeurs sacrées du régime monarchique�» .
Nous demandons l’annulation du procès des accusés de
Ksar el Kébir qui n’a respecté ni le fond des conventions
internationales ratifiées par le Maroc, ni la forme des procédures
légales marocaines. Les accusés ont toujours nié avoir “atteint aux
valeurs sacrées du régime en scandant des slogans insultants pour la
personne du roi et de sa famille†et affirment n’avoir scandé que les
slogans revendicatifs de leurs organisations. Les procès verbaux de
l’accusation sont postérieurs à leur arrestation. Nous exigeons leur
libération immédiate et l’annulation de toutes les condamnations et
poursuites.
El Mehdi El Berbouchi et Abderrahim Karrad, ont
commencé une grève de la faim le 26 juillet pour obtenir d’être séparés
des droits communs, pour que Karrad reçoive des soins, et que El
Berbouchi continue sa scolarité. El Mehdi El Berbouchi déclare avoir
été battu et menacé de viol pendant son interrogatoire pour lui
arracher des aveux. Il dit être placé avec des droits communs qui
continuent de le menacer de viol. Abderrahim Karrad, syndicaliste
ouvrier agricole, est asthmatique, et déclare être privé de soins après
avoir été torturé dans ses interrogatoires.
Nous demandons l’annulation du procès des accusés
d’Agadir qui n’a respecté ni le fond des conventions internationales
ratifiées par le Maroc, ni la forme des procédures légales marocaines.
Les accusés déclarent avoir fait leurs aveux sous la torture physique
et psychologique. Nous exigeons une enquête judiciaire sur les
conditions de leurs interrogatoires et de leur incarcération. Nous
exigeons leur libération immédiate et l’annulation de toutes les
condamnations et poursuite. Nous soutenons leurs demandes d’être placés
dans une cellule commune, sans droits communs, que Abderrahim Karrad
soit soigné pour son asthme, et que ElMehdi ElBerbouchi puisse
reprendre sa scolarité interrompue par son incarcération.
Mohamed Boughrine (72 ans) a été condamné à un an de
réclusion ferme, Mohamed Yousfi, secrétaire général du groupe local
d’Attac Maroc de Beni Mellal, ainsi que Abdelkebir Rabaaoui et Brahim
Ahansal, de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc et
de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme de Beni Mellal ont été
condamnés à deux mois de prison avec sursis et 5000 dirhams d’amende,
pour avoir manifesté à Beni Mellal en solidarité avec les détenus de
Ksar el Kebir et de Agadir.
Nous demandons l’annulation du procès des accusés de Beni Mellal qui
n’a respecté ni le fond des conventions internationales ratifiées par
le Maroc, ni la forme des procédures légales marocaines. Nous exigeons
leur libération immédiate et l’annulation de toutes les condamnations
et poursuite.
Veuillez agréer, nos salutations respectueuses
Signature ....
FAX DES AUTORITÉS MAROCAINES
M.�Driss Jettou, premier ministre, bureau du premier
ministre, courrier@pm.gov.ma - fax�: 00212 037761010 // 00212 37 73 10
10
M.�Mohamed Bouzoubaa, ministre de la Justice,Rabat�: courrier@mj.gov.ma
- fax 00212 037723710 , Son scretaire général 00212 37 73 47 25
Commission méditerranée (Attac France)
2http://www.le-patriote.info/spip.php?article890
De : Patriote-Attac
samedi�11�août�2007
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| samedi 11 août 2007, a 21:58 |
| Troisième campement de familles sans logis en Ile de France . |
rassemblement lundi 13 aout en soutien aux expulsés d’Asnières (92)
SOUTIEN AUX EXPULSES
DU 56 RUE DIDEROT À ASNIERES SUR SEINE
Après le campement de la Coudraie à Poissy, celui de la
Maladrerie à Aubervilliers un nouveau campement a été installé depuis
vendredi 10 août cette fois ci à proximité de l’hôtel expulsé du 56 rue
Diderot à Asnières sur Seine.
Le matin, les forces de l’ordre ont expulsé une
soixantaine de familles avec enfants d’un hôtel situé au 56 rue Diderot
à Asnières sur Seine suite à un arrêté pris par la mairie « l’hôtel ne
répondait plus aux normes incendie » selon la mairie.
Toute évacuation doit être obligatoirement suivi d’un relogement.
4 nuits d’hôtels ont été proposées aux familles et
après ces nuitées d’hôtels, elles devraient prendre contact avec le
Samu Social.
Cette proposition a été refusée par les familles qui
ont décidé de monter un campement devant l’hôtel en attendant de réelle
solution de relogement.
Ces familles, parmi lesquelles de très nombreux
enfants, inscrites comme demandeurs de logement sont des victimes de la
crise du logement.
Depuis la loi de décentralisation de 2004, le
contingent préfectoral réservé aux plus démunis a été délégué au Maire
d’Asnières sur Seine.
Ce vendredi soir, sous la pression des familles, la
mairie accepte d’ouvrir un local pour héberger les femmes et les
enfants pour le week end. Les hommes restent à l’extérieur sur le
trottoir.
Avec ces familles, nous demandons :
Une table ronde avec la Préfecture, la Municipalité, les familles et les soutiens,
Le relogement décent et durable des familles expulsées, si nécessaire par la loi de réquisition,
L’arrêt des expulsions sans relogement.
Un rendez vous est fixé en préfecture ce lundi 13 août
à 11 H 00 où seront reçus des représentants des familles et du
collectif de soutien.
Venez soutenir les familles le lundi 13 août à partir11
H 00 devant le local « Le Havre » situé au 59 Boulevard Voltaire face
au dépôt de bus RATP à Asnières.
Ces familles ont besoin de nourritures, couvertures, articles de
soins : lingettes, couches…
Avec le soutien : ATMF Gennevilliers, Collectif des
Sans Papiers Gennevilliers Asnières, UD CGT 92, Sud Santé Sociaux, DAL,
PCF, LCR, PS Asnières et des habitants d’Asnières et de Gennevilliers.
en savoir plus sur 0http://www.patrice-leclerc.org/
De : patrice leclerc
samedi 11 août 2007
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| samedi 11 août 2007, a 21:33 |
| Les Jeunnes Communistes chassés de Fos sur Mer |
Déni de démocratie, agression
verbale, menace ont été utilisé par la police municipale de Raimondi
pour chasser les Jeunes Communistes de Fos sur Mer accusés de faire de
la "propagande" (oui ils doivent pas regarder TF1) et l’apologie de
Staline (ils digèrent pas la défaite des législatives, donc tout est
bon pour se venger).
Ce qui est faux, un bulletin de section été distribué
depuis 12h00, pendant 5 heures nous avons partagé avec de nombreux
plagistes un après midi agréable jusqu’à l’arrivée de la municipale.
Aucune agression verbale, aucune tension, les plagistes n’ont pas été
harcelés. Mais ce n’était pas du goût de la municipalité socialiste de
voir des communistes en action en été, elle a envoyé la police pour
nous déloger.
200 numéros de notre bulletin ont été distribué sur la
plage et de nombreux autres dans les boites aux lettres. Nous serons Ã
Carro/Couronnes Mardi prochain (dès 12h) pour continuer la distribution
de notre bulletin.
Un communiqué du MJCF de Fos sur mer sera distribué
dans les boites aux lettres pour dénoncer les agissements de la police
municipale.
Nicolas Maury MJCF 13 http://www.wmaker.net/editoweb/nico...
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| samedi 11 août 2007, a 20:56 |
| Soudain,uncri de bête terrifie le voisinage . |
« 20 Minutes » teste les foudres du Taser
Elle doit ressembler à ça la solitude du gardien de but
au moment du penalty. Deux mètres en arrière, le policier dégaine son
Taser X26. Il attend que le photographe soit en place pour « faire
feu ». « Mettez quand même un pull », conseille Antoine Di Zazzo, le
directeur général de Taser France.
« Une arme redoutable »
Une précaution censée empêcher les dards du « flingue
électrique » d’entrer trop profondément dans la peau. Le X26 sera la
grande star du Milipol, le salon de l’armement qui ouvre ses portes
aujourd’hui au Bourget (Seine-Saint-Denis). Sa décharge de 50.000 volts
cloue au sol le plus impressionnant des colosses en quelques secondes.
Le tir approche. Les commentaires des experts ès X 26
refont surface en ordre dispersé : « Une arme redoutable »,
« l’impression qu’un rugbyman me rentre dedans », « Quand c’est du
Sarkozy, c’est pour faire mal »... S’efforcer de sourire. « Aucun
risque de bavure », a toujours répété le ministère de l’Intérieur.
Un cri de bête
Soudain, un cri de bête terrifie le voisinage.
L’impression insoutenable d’être envoûté. Bras tétanisés, yeux clignant
en continu, dos tiraillé de tous côtés, puis les jambes qui plient sans
demander votre avis. « Pendant la décharge, les muscles se contractent
de manière très rapprochée. Comme si vous faisiez dix-neuf pompes par
seconde ! », explique Di Zazzo. La séance de gym dure deux secondes.
Une éternité. Une fois les pics retirés, restent deux petites
cicatrices et de sérieuses courbatures. Fin 2007, le Taser équipera 3
000 fonctionnaires.
Grégory Magne
20 Minutes, éditions du 22/11/2005 - 00h00
7http://www.20minutes.fr:80/article/...
De : TASER
samedi 11 août 2007
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| samedi 11 août 2007, a 19:16 |
| LA GREVE DE LA FAIM DES SANS PAPIERS . |
samedi 11 août 2007
(12h23) :
LE PREFET CANEPA, LA GREVE DE LA FAIM DES SANS PAPIERS ET LE DEFICIT PUBLIC ?!
Comité des Sans Papiers 59
(CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél:06.80.57.50.61- fax :
03.20.74.16.68 – e-mail : csp59@wanadoo.fr -
Le Président SARKOZY Nagy Bosca a été
élu par 53% des français pour résorber notamment « le déficit public ».
L’on se rappelle aussi que le 9 décembre 2003, sous la houlette du
Ministre de l’Intérieur SARKOZY, s’est déroulé un drôle de procès
attentatoire à la liberté constitutionnelle de manifester au Tribunal
de Lille contre le porte parole du CSP59. Le chef d’accusation
liberticide faisait allusion « aux heures fonctionnaires payées », au
« coût du carburant pour l’encadrement policier des manifestations » en
plus des faux documents parfois anti-datés établis pour camoufler le
caractère politicien du dit procès. La tentative malsaine de
l’instrumentalisation de la justice a été démasquée par le jugement du
Tribunal de Lille.
Pour se débarrasser d’un accord
qui a permis d’éviter durant trois ans une grève de la faim, le Préfet
CANEPA, qui s’est nommé lui même à Lille selon ses propres dires, a
kidnappé le 15 juin dernier 60, puis pris en otage 25 et tenter
d’expulser 3 sans papiers dont les dossiers étaient en réexamen dans le
cadre des rencontres mensuelles préfectures – CSP59, Mrap, Ldh, Cimade.
L’un des sans papiers mis dans l’avion en vue de l’expulsion avait
pourtant fait l’objet d’une décision de régularisation.
Une fois l’incendie allumé, le Préfet pyromane s’évertue à dilapider
l’argent public pour arriver à ses fins inavouables dopé qu’il est par
l’obsession de faire plaisir à la fraction minoritaire de l’électorat
de J.M. LE PEN chef de file du parti raciste et fasciste le Front
National.
Reverra t-on bientôt le Ministre de l’indignité
nationale, M. Brice HORTEFEU, verser des larmes de crocodiles sur les
cadavres de grévistes de la faim victimes de son Préfet Nord tueur en
série ? N’a t-on pas déjà assisté à ce spectacle indécent du même
Ministre de l’opprobre nationale sur les dépouilles mortelles des 18
sans papiers anonymes enterrés après avoir trouvé la mort lors de la
traversée de l’océan pour venir échouer sur les berges de l’Europe
barricadée ?
En espérant que cette tragédie annoncée par le scandale
des tortures que fait subir aux grévistes de la faim le Préfet
incendiaire du Nord ne se réalise pas, force est de constater que les
moyens répressifs mis en œuvre montrent le peu de souci qu’a M. CANEPA
du « déficit public ».
En effet, tout coûte aux contribuables, y compris les
sans papiers exploités par les patrons négriers du travail caché, de
plus en plus assommés par la cherté de la vie en plus de la flambée de
l’impôt direct et indirect. Il est vrai que les amis milliardaires du
Président SARKOZY et du Préfet CANEPA profitent du « bouclier fiscal »
qui leur fait la part belle.
Le gaspillage de l’argent public par le Préfet CANEPA
est la véritable marque de fabrique du slogan sarkoziste « travailler
plus pour gagner plus » que l’on peut traduire par « réprimer plus pour
encore plus creuser le déficit public ». On peut ainsi lister : - l’expulsion du 1er août 07 de la Bourse du Travail, préparée
dès 22h la veille, qui a mobilisé deux compagnies de CRS (pas moins de
4O véhicules) sans compter les policiers en civil - les billets d’avion
Lille -Toulouse (9) , Lille-Rennes (5), Lille-Bordeaux (3), dans des
avions militaires. - du blocus permanent de la bourse du Travail depuis
le 31 juillet dernier par 7 véhicules de CRS avec en moyenne une
quarantaine d’agents - les détentions massives à répétition des sans
papiers grévistes de la faim dans les Commissariats, puis dans les
Centres de Rétention – les va et vient incessants des pompiers et du
SAMU pour récupérer les grévistes de la faim dispersés dans tout le
département - les procès répétés dans les tribunaux qui se soldent par
des libérations massives de sans papiers grévistes de la faim - la
mobilisation permanente des forces de répression policière et
l’utilisation de certains hôpitaux dans une chasse à l’humain sans
papiers gréviste de la faim qui ressemble de plus en plus « à une
traque des animaux sur un territoire ; avec ‘des points d’observation’,
‘des captures et des recaptures’, ‘suivi des traces’ à travers les
institutions et bien entendu le ‘baguage’ par empreintes digitales et
bio métriques ».
S’il s’agissait là d’une traque à la délinquance, Ã
l’insécurité et au banditisme, maux sociaux à réprimer, cela pourrait
se comprendre, mais ces « courageux » gouvernants – SARKOZY et CANEPA –
jettent par la fenêtre l’argent public pour s’acharner contre des
humains, hommes, femmes, enfants, qui n’ont d’autres recours que la
protestation et la lutte revendicative en mettant leur vie en danger
pour obtenir le simple droit de vivre et travailler dans la légalité et
la dignité.
L’enfant sans papiers ukrainien d’Amiens dans un grave
état après sa chute du 5éme étage d’ un immeuble d’où il tentait avec
son papa d’échapper à l’arrestation à domicile est une des multiples
conséquences tragiques de la politique xénophobe de M.SARKOZY,
ci-devant Président de la République. Le traitement dégradant réservé
par le Préfet CANEPA aux grévistes de la faim en est aussi une
illustration éloquente.
Il est temps que l’opinion
publique démocratique donne de la voix pour arrêter la machine
infernale des tortures, de la punition collective que le représentant
de l’Etat au plan régional, M. CANEPA, inflige aux grévistes de la faim
qui réclament depuis 55 jours leur admission dans les hôpitaux et leur
régularisation.
Fait à Lille le 10/08/09
Le CSP59 invite Mmes Danièle Mitterand, Simone Veil, le
Magistrat Serge Portelli, Dr Patrick Pelloux, Marie George Buffet,
Taubira, José Bové, N. Mamère à visiter les grévistes de la faim de
Lille. Les sans papiers invitent la France que nous aimons à agir, Ã
réagir et à témoigner pour que vivent les principes et valeurs qui ont
fondé la République et la nation française : Liberté, Egalité,
Fraternité.
Samedi 11 août 07 à 15h : Prière inter-religieuse en
solidarité avec les grévistes de la faim : Sont invités : l’Evêque,le
Pasteur, l’Imam, le Rabin et le Moine Bouddhiste !
TOUS LES JOURS A 18H PLACE DE LA REPUBLIQUE A LILLE : MANIFESTATION
remarque personnelle : on ne répètera jamais assez que
les grèves de la faim des sans pap’ sont déclenchées par les pouvoirs
publics, notamment le Préfet du Nord. Une série de provocations
inhumaine au service d’une politique d’extrème droite !
La Chasse aux métèques est ouverte.... Et l’on s’étonne qu’ils utilisent l’arme dont ils disposent ?
voir la réaction de Rudolf Bkouche
8Pour une promotion "Maurice Papon" à l’ENA
P. Bardet
De : CSP59
samedi 11 août 2007
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| samedi 11 août 2007, a 18:54 |
| PENURIE ! |
PENURIE DE CEREALES, DE LAIT, ET DE VIANDES : un alibi idéal pour les industriels et la grande distribution !
Par Pierre BOUKHALFA le samedi 11 août 2007, 12:18 - Economie-Fiscalité
- Lien permanent
ArgentCGTDésintox
«Labourage
et pâturage sont les deux mamelles dont la France est alimentée», cette
expression légendaire du Ministre d’Henri IV, le Duc de Sully, n’a pas
pris une ride.
Pourtant,
bien que l’agriculture reste un atout majeur pour notre pays, elle est
confrontée aujourd’hui au risque de ne plus pouvoir répondre totalement
à la demande de matières premières. Les conditions climatiques,
l’explosion de la demande extérieure et de nombreux producteurs qui
n’arrivent plus à honorer leurs quotas, rendent le marché tendu.
Le relèvement des quotas envisagé par l’Union Européenne pourrait
avoir des répercutions marginales du fait d’un cheptel insuffisant et
des réticences de nombreux petits producteurs à s’endetter davantage.
Prétextant cette situation, les grandes entreprises de
l’agro-alimentaires et de la distribution (MDD) n’hésitent pas Ã
prédire une valse des étiquettes sans précédent pour la rentrée. Bien
que les produits transformés subissent le manque de matières premières,
on reste sceptique sur les augmentations annoncées. Le coût de
fabrication des yaourts et autres produits à base de lait n’a pas
autant varié depuis un an. A cela s’ajoute des allégements de charges
que les industriels n’ont cessés d’obtenir depuis plusieurs années. A
l’opposé, les PME vont davantage souffrir du manque d’approvisionnement.
Cette menace d’augmentation importante des prix peut, dans un proche
avenir, servir d’alibi à la grande distribution qui souhaite la réforme
de la loi Galland par la libéralisation totale du marché. Pour
INDECOSA-CGT, le gouvernement doit dès maintenant mettre en place une
autorité de régulation des prix des produits agricoles. Cette autorité
indépendante doit être composée paritairement de producteurs,
d’industriels, de représentants de salariés et de consommateurs. Une
telle organisation peut être une veille efficace face à la pénurie de
matières premières. Elle peut également garantir une stabilité des
prix, une meilleure rémunération des producteurs. Enfin, la stabilité
des prix ne peut être garantie durablement sans une augmentation réelle
du pouvoir d’achat des ménages.
Communiqué INDECOSA-CGT
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| samedi 11 août 2007, a 18:01 |
| DEGATS COLLATERAUX . |
ON NE PRATIQUE PAS LA CHASSE A L'ENFANT SANS « DEGATS COLLATERAUX »
Par Pierre BOUKHALFA le samedi 11 août 2007, 12:11 - Migrants
- Lien permanent
Communiqué du 9 août 2007 de RESF
C'est
un enfant, il a douze ans, il est entre la vie et la mort à Amiens. Il
aurait pu être Chinois, être plus âgé, et le drame aurait pu avoir lieu
à Dôle, Lyon, Lille ou n'importe où en France. Ce n'est pas un
accident. C'est l'effet direct et inéluctable de la politique imposée
aux préfectures et aux policiers par le gouvernement. Les services sont
soumis à des quotas en matière d'interpellation (125 000 exigés par le
ministre en 2007) et d'expulsions (25 000).
Oui, les sans-papiers sont pourchassés par la police. Jusque chez eux.
D’autres drames, moins spectaculaires, se déroulent partout en France�:
à l'heure où nous écrivons, 10 parents (pères ou mères) d'enfants
scolarisés sont placés en centre de rétention par la préfecture de
police de Paris, en attente de leur expulsion pendant qu'Ã la maison le
parent échappé à la rafle et les enfants sont dévorés d'inquiétude
devant leur avenir de demi-orphelins. A Metz, un autre père de famille
risque l’expulsion par l’Allemagne vers la Mongolie. Et on pourrait
poursuivre cette liste qui dénombrera toujours en deçà de la réalité
arrestations et expulsions, familles déchirées et vies brisées…
Le Réseau Education Sans Frontières est fier de défendre ces
familles, ces enfants�; il s’efforce de construire la solidarité
nécessaire, même en cette période où l’Etat, quoiqu’il en dise, en
profite pour mettre les bouchées doubles.
Les enfants de ce pays, où leurs familles sont venues chercher
tolérance et liberté ont le droit de vivre comme tous les enfants, sans
la peur quotidienne au ventre, de même que leurs parents.
Il faut mettre fin aux expulsions, et aux pratiques auxquelles les
forces de police se livrent, et donner à ceux qui vivent à nos côtés le
droit au séjour.
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| vendredi 10 août 2007, a 22:37 |
| SERVICES PUBLICS : MOBILISATION ! |
à Quissac
Une cinquantaine de personnes, dont des élus de tout bord, se sont rassemblés mercredi à Quissac (Gard)
pour réclamer le maintien d’une perception dans cette ville
et protester contre la disparition des services publics
de proximité. Selon Robert Bresson, maire de droite de
la localité, la perception de Quissac, qui dessert un territoire de
21 communes comptant 10 000 habitants, pourrait être fermée et ses
services transférés à Saint-Hippolyte-du-Fort. l 'Huma du 9 / 08 / 07
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| vendredi 10 août 2007, a 22:17 |
| Un hôpital sur le marché,une affaire juteuse . |
Économie
de la santé . Pour construire le nouveau Centre hospitalier
sud-francilien à Évry, en assurer la gestion et la maintenance, le
gouvernement a décidé de recourir à un partenariat public-privé.
Le
10 juillet dernier, la première pierre du plus grand chantier
hospitalier de France a été posée à Évry (Essonne) par Roselyne
Bachelot-Narquin, ministre de la Santé. Parmi les officiels qui
entouraient la ministre, Jean-François Roverato, président du groupe
Eiffage. Le futur Centre hospitalier sud-francilien (CHSF) doit réunir
en 2011 huit lieux de soins actuellement dispersés dans tout le
département, parmi lesquels les hôpitaux Gilles-de-Corbeil de
Corbeil-Essonnes et Louise-Michel d’Évry-Courcouronnes. Un chantier qui
mobilise un investissement de 344 millions d’euros. Une société privée,
Heveil, filiale du groupe de BTP Eiffage a été choisie dans le cadre
d’un bail emphytéotique hospitalier (BEH), pour assurer la conception,
la construction, le financement, la maintenance et l’exploitation du
bâtiment pendant une période de trente ans. Voilà qui explique la
présence de M. Roverato au côté de Roselyne Bachelot.
Un bail qui expire en 2041
Ce type de partenariat public-privé (PPP), déjà effectif dans
certains secteurs (la rénovation du canal du Midi, la construction et
l’exploitation de réseaux d’autoroutes ou les concessions communales
d’éclairage au gaz ou de transports en commun) est utilisé depuis 2003
en France dans le secteur hospitalier. Le CHSF constitue toutefois le
plus gros PPP du secteur au regard de son investissement. Ce contrat
qui se distingue, en droit français, de la délégation de service public
et du marché public, trouve sa source dans le droit anglais (Private
Financial Investment). Ces accords autorisent l’État ou une
collectivité publique à confier à un organisme privé la construction et
la gestion de services et d’ouvrages publics (prisons, écoles…).
D’après le rapport 2006-2007 de la Mission nationale d’appui à
l’investissement hospitalier (MNAIH), « les coûts unitaires de travaux
dans les opérations en BEH sont légèrement supérieurs à ceux observés
en procédure classique pour des opérations équivalentes », même si les
opérations en BEH « montrent un avantage d’une dizaine de mois ».
La particularité des PPP, c’est qu’au-delà de la conception et du
financement, la société Heveil sera également responsable de la
maintenance et de l’exploitation du bâtiment jusqu’à l’expiration du
bail, en 2041, avant de restituer le bâtiment à l’État. Pendant cette
période, le centre hospitalier versera un loyer annuel de 38,8 millions
d’euros à l’investisseur privé. Ce loyer sera abondé aux deux tiers par
l’assurance maladie pour un coût total de plus de 900 millions d’euros
sur toute la durée du bail.
Concrètement, les services de supports de l’établissement
travailleront aux côtés d’une équipe de techniciens et d’agents mis à
disposition par Heveil pour assurer une permanence de veille et
d’entretien. Les équipes techniques de l’hôpital conserveront la
maîtrise des services ayant un impact direct sur la qualité des soins
et la sécurité des malades, notamment, la fourniture en eau potable, la
sécurité incendie et la mise en oeuvre du plan blanc en cas d’alerte
sanitaire. Les déchets et l’entretien des espaces verts seront
également gérés par les équipes spécialisées de l’établissement. Pour
sa part, le groupement Heveil aura la responsabilité globale,
préventive et technique du bâtiment et de ses équipements. Il devra
assurer, notamment, la fourniture en énergie nécessaire au bon
fonctionnement de l’hôpital et au confort des patients, le nettoyage
intérieur et extérieur du bâtiment, la sécurisation des locaux incluant
la sécurité des biens et des personnes, les contrôles techniques
périodiques réglementaires et l’analyse des eaux ainsi que la mise à
jour de la signalétique. Le groupement Heveil devra également prendre
en considération les évolutions des normes réglementaires et inclure
une veille technologique et de modernisation pour adapter les
équipements du bâtiment mais également garantir le maintien de
l’ouvrage en parfait état de fonctionnement.
C’est l’un des points noirs de ce type de procédure puisque, précise
par un euphémisme le rapport de la MNAIH, « le traitement des questions
relatives à l’exploitation maintenance présente des voies
d’amélioration certaines ». Certains spécialistes de la question
n’hésitant pas à parler de véritables « arnaques », les frais de
maintenance étant considérablement augmentés par rapport à la procédure
classique.
« La région a besoin de cet hôpital, explique le docteur Foufa,
orthopédiste et mem- bre du conseil d’administration de
l’établissement. Les gens sont trimbalés d’un hôpital à l’autre. Cela
entraîne plus de dépenses que d’économies. » Le médecin porte beaucoup
d’espoir dans ce projet mais affirme que le corps médical restera
vigilant face à ce nouveau mode de fonctionnement. « C’est une
expérience nouvelle mais nous y allons sans crainte car on retient
surtout le bénéfice pour la population », souligne le docteur Foufa. Du
côté des syndicats, l’accueil est plus réservé. Même si l’on admet la
nécessité de la construction du nouveau centre hospitalier, des
inquiétudes persistent sur le fonctionnement futur de l’établissement.
« Il reste encore beaucoup d’inconnues dans ce projet », explique
Laurence Tinière, secrétaire CGT du Centre hospitalier sud-francilien,
qui - redoute des suppressions de postes. « Que va-t-il advenir des
personnels techniques et généraux puisque le groupe Heveil ramène ses
propres employés ? »
Les syndicats ne sont pas les seuls à s’inquiéter des dangers que
constituerait la généralisation de ces partenariats public-privé. Le
Conseil constitutionnel avait déjà émis des réserves lors de
l’adoption, en 2003, de la loi dite Sarkozy du 2 juillet 2003 qui
autorise ce type d’accords. Le Conseil précise bien qu’il ne faut pas
utiliser cette technique des nouveaux contrats ou profiter de celle-ci
pour déléguer « une mission de souveraineté », ce qui semble être le
cas aujourd’hui. Ces partenariats constituent des dérogations au droit
commun de la commande publique et de la domanialité publique. En
conséquence, les généraliser serait contraire aux exigences
constitutionnelles d’égalité et de bon usage des fonds - publics. Le
rapport de la MNAIH ne dit pas autre chose quand il affirme que « la
procédure de BEH doit être considérée comme une procédure d’exception ».
Ces partenariats doivent donc rester « d’exception », et plus
encore, la dérogation doit elle-même être justifiée par des motifs
d’intérêt général, insiste le Conseil constitutionnel. Cependant chacun
est libre d’en donner son interprétation et nul doute que le
gouvernement pourrait utiliser cette faille pour généraliser ce type de
projet.
Matthieu Delporte
et Cyrille Poy l ' Huma du 2 / 08 / 07
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| vendredi 10 août 2007, a 18:06 |
| Grève de la faim chez Alcan . |
Aluminium . Deux salariés
campent sur leur lieu de travail pour protester contre leur licenciement.
Depuis
vendredi, deux salariés se sont installés dans le local à vélo de
l’usine d’aluminium Alcan (ex-Péchiney) qui emploie 800 personnes à
Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie). Les deux techniciens entament
aujourd’hui leur septième jour de grève de la faim pour s’opposer à
leur licenciement pour faute lourde. Motif invoqué par la direction :
des dysfonctionnements importants ayant provoqué un préjudice estimé à
un million d’euros. Décision paradoxale quand on sait que les deux
opérateurs étaient souvent cités en exemple par leurs supérieurs et
attendaient une promotion en septembre.
Pour André Virgino, de la CGT, « c’est incompréhensible, en dix ans
de travail, ils n’ont jamais eu d’avertissement et étaient très bien
vus. Même s’il y a eu des fautes, la décision est disproportionnée et
beaucoup trop brutale ». En cause : un manque de régularité dans les
mesures effectuées sur les bacs d’électrolyse entraînant une baisse de
la productivité. Pour le représentant du personnel, « ce sont deux
boucs émissaires. C’est une lente dérive car la hiérarchie était au
courant qu’il était impossible d’assurer tout le travail et fermait les
yeux pour ne pas gêner la production. C’est tout le système qu’il faut
revoir, à commencer par l’embauche de personnel supplémentaire ».
Des négociations sont actuellement en cours avec la direction, qui
n’a pas souhaité s’étendre sur les motifs des licenciements.
Parallèlement, la CGT appelle à des débrayages quotidiens depuis le 2
août et envisage d’étendre la mobilisation en cas d’échec du dialogue.
L’un des salariés étant membre du comité d’hygiène et de sécurité
(CHSCT), l’inspection du travail a déjà été saisie.
Xavier Lalu l ' Huma du 9 / 08 / 07
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| vendredi 10 août 2007, a 17:25 |
| Sur la piste des grandes fortunes . |
Capitalisme et anoblissement : l’aristocratie de l’argent
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, directeurs de recherche au CNRS
Des repères sociologiques brouillés
L’opposition historique entre la noblesse et la bourgeoisie est
obsolète. Après les drames de la Révolution, les soubresauts de
l’Empire et les débuts difficiles de la IIIe République, les ennemis
d’hier sont devenus les amis d’aujourd’hui. Les alliances matrimoniales
se sont multipliées, comme le met en évidence une analyse des couples
recensés dans le Bottin mondain. La composition des gouvernements de
droite, des conseils d’administration ou de la haute fonction publique
allie noms roturiers et noms à particule.
Mais ces grandes familles sont difficiles à saisir statistiquement,
car les catégories de classement construites par l’Insee ne leur sont
pas adaptées. Être « cadre supérieur » ou « patron de l’industrie ou du
commerce » ne signifie pas nécessairement une appartenance à la haute
société. Mais tel directeur commercial d’une entreprise de service
informatique est aussi marquis, membre du Jockey Club, propriétaire
d’un gros portefeuille de valeurs mobilières, d’un appartement en
bordure du bois de Boulogne et d’un château : il appartient à part
entière à cette aristocratie de l’argent qui a résulté de la fusion des
deux anciennes classes antagoniques. D’autres critères que la position
dans les rapports de production entrent donc en jeu. Certes, la
propriété d’un patrimoine de rapport est primordiale. Mais les liens
familiaux, l’insertion dans les réseaux qui comptent, un certain niveau
culturel contribuent à la définition de la position sociale dominante.
Dans les cercles et les rallyes, dans les écoles et les lieux de
villégiature, les anciens ennemis célèbrent en commun la victoire
partagée sur les espérances en un monde plus égalitaire.
Cette classe sociale, transversale aux ordres disparus de l’Ancien
Régime, est suffisamment consciente d’elle-même pour gérer en toute
lucidité ses limites. Pour cela, elle utilise la technologie sociale de
la cooptation. C’est ainsi que les mères de famille dressent la liste
des jeunes d’un rallye, en excluant la fille du concierge ou le fils
d’une vedette du show-business. L’entrée dans un club chic suppose une
présentation de la candidature par deux parrains, un vote des membres
et une exigence de quasi-unanimité sur l’impétrant. Conseils
d’administration, associations, nombreuses sont les instances qui
répondent à cette logique : pour en faire partie, il faut déjà
appartenir au groupe, le plus souvent par sa naissance, mais aussi
parfois par son mérite et les preuves données d’une possible
assimilation.
La cooptation : choisir ses semblables
Les familles qui habitent dans les beaux quartiers sont
sélectionnées par l’argent, selon la logique d’un marché immobilier qui
crée de plus en plus de ségrégation entre les groupes sociaux. Ne
peuvent habiter les arrondissements de l’ouest de Paris et la banlieue
résidentielle, dont Neuilly constitue l’archétype, que les ménages qui
peuvent en payer le prix. Les familles aisées montrent une très forte
propension à se rapprocher de celles qui occupent des positions
homologues dans la société. À ce niveau social, la ségrégation est
d’abord une agrégation des semblables, ou du moins des favorisés de la
société. Car, s’il n’y a plus de pauvres à Neuilly susceptibles de
venir gâcher le paysage, de nouveaux enrichis, encore mal dégrossis,
peuvent afficher des modes de vie ostentatoires.
Si bien que l’élite de l’élite redouble, conforte, affine la
sélection par l’argent par des critères sociaux et culturels qui
contribuent à définir l’excellence. D’où la création des cercles et des
rallyes. Ceux-ci, en rassemblant des jeunes du même univers pour des
sorties culturelles et de grandes soirées dansantes, leur apprennent à
goûter la compagnie de leurs semblables, à apprécier la politesse et
une façon maîtrisée de gérer son corps. C’est aussi une manière
d’apprendre à hériter : les techniques de sociabilité, les danses de
salon, l’élégance discrète, une culture de bon ton incitent à user de
sa fortune sans ostentation. Sans oublier l’art de la conversation,
arme redoutable dans les salons et les oraux aux concours d’entrée des
grandes écoles. Toutes ces qualités, acquises dans la famille, les
établissements scolaires et confortées par le compagnonnage avec ses
homologues au sein des rallyes, finissent par orienter les goûts et les
choix dans la manière de se vêtir, les pratiques culturelles, les
orientations de carrière et surtout les préférences amoureuses et
matrimoniales. Ce guide intériorisé dans les critères de l’amitié et de
l’amour est bien à même d’éviter les mésalliances, sans qu’il soit
besoin de recourir aux mariages arrangés, mais en laissant simplement
jouer les goûts et les attirances construits dans cet environnement
socialement homogène.
Cette endogamie joue un rôle essentiel dans la transmission des
patrimoines, qui restent ainsi dans la même confrérie des grandes
familles et en assurent la permanence aux sommets de la société. Les
arbres généalogiques sont à cet égard éloquents : d’un groupe familial
à un autre, on retrouve les mêmes patronymes et les liens de parenté
tissent des réseaux inextricables. Ayant une connaissance à la fois
intuitive et savante de leur milieu, ceux qui en font partie savent se
reconnaître sur la base de la naissance et des apprentissages qu’elle
induit. Pour autant, le groupe n’est pas sclérosé : outre une
adaptation de ses membres aux changements de la société,
l’anoblissement, comme dans l’Ancien Régime, n’est pas exclu.
L’anoblissement républicain
La noblesse française est éteinte, au sens où il n’y a plus
d’anoblissement possible en son sein. Le roi des Belges peut encore
faire des barons, et il ne s’en prive pas, récompensant des réussites
économiques exceptionnelles, comme celle du baron Frère, fils d’un
« marchand de clous », devenu l’une des plus grandes fortunes de
Belgique et de France, au point d’avoir été coopté au Jockey Club, ce
qui fut facilité par son titre tout neuf mais authentique.
Si les titres nobiliaires sont protégés en France par la République,
il n’y a plus de création possible. Pourtant, une partie de la haute
société, fortunée mais roturière, se réclame des valeurs de l’ancienne
noblesse. La bourgeoisie, prenant de la patine, en a adopté les
manières de faire : le sens de la lignée et son inscription dans un
château, le refus de l’ostentation qui est aussi la meilleure façon de
ménager les susceptibilités d’un peuple envers l’arrogance de la
fortune.
Les dynasties récentes inscrivent la passation d’une génération à
l’autre dans la logique héréditaire, les fils succédant aux pères. « Le
roi est mort, vive le roi ! » Ce qui se voit chez les Lagardère, les
Pinault, les Dassault ou les Michelin. La réussite du fondateur de la
lignée fait de ses héritiers ses continuateurs et fonde la croyance
dans la transmission héréditaire des qualités du créateur de
l’entreprise.
Ce passage de la réussite personnelle à la lignée met à profit les
événements qui peuvent inscrire la famille dans les cadres de
l’excellence requise. Ainsi, au-delà de critiques sur son coût, le
mariage de Delphine Arnault le 17 septembre 2005 marquait l’entrée de
la première fortune professionnelle de France (23 milliards d’euros
aujourd’hui) dans le dernier cercle, un anoblissement en quelque sorte.
Certes, il y avait encore, dans l’opulence étalée et la complicité des
médias, quelque chose du nouveau riche que fut le champion français du
luxe. Mais, par la magnificence des lieux, le château d’Yquem, par le
prestige des invités qui représentaient une élite internationale, noble
et bourgeoise, appartenant au monde des affaires, de la politique, des
arts et des lettres, le mariage de la riche héritière avec le
descendant d’une dynastie italienne a été le franchissement d’un
palier. Pouvoir convier à cette cérémonie une telle assemblée, c’est un
pas décisif vers la cooptation dans cette nouvelle aristocratie de
l’argent qui, avec ou sans titre de noblesse, constitue aujourd’hui une
part importante de l’élite dirigeante de notre pays. C’est ainsi l’une
des forces des dominants d’avancer sous le masque de l’individualisme
tout en pratiquant, dans la discrétion, la solidarité entre gens qui
partagent le même souci de l’héritage et de la transmission des
avantages acquis. l ' Huma du 9 / 08 / 07
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| vendredi 10 août 2007, a 16:56 |
| Contre-attaque de la C.G.T |
La CGT contre-attaque
sur le service minimum
Droit de grève . Dans un document adressé au Conseil constitutionnel, le syndicat plaide
en faveur de la censure de plusieurs articles de la loi adoptée la semaine dernière.
La
CGT a décidé de mettre à profit le recours déposé auprès du Conseil
constitutionnel par les députés PS et PCF (lire ci-dessous) pour
transmettre à l’institution ses observations concernant la loi portant
« sur le dialogue social et la continuité du service public dans les
transports terrestres de voyageurs ». Hier, au cours d’une conférence
de presse, Graziella Lovera, membre du bureau confédéral, Paul
Fournier, secrétaire général de la fédération des transports, et
Laurent Russeil, secrétaire fédéral des cheminots, ont rendu public le
contenu de « l’intervention volontaire » adressée aux « neuf sages ».
mesures liberticides
Dans ce document, la centrale syndicale pointe les dispositions du
projet de loi qui lui paraissent contraires à la Constitution et à la
jurisprudence du conseil. La CGT rappelle que si le droit de grève est
un droit constitutionnel auquel le législateur peut apporter des
limites, celles-ci doivent être « nécessaires » et « justifiées par des
impératifs de valeur constitutionnelle ». En outre, dans l’exercice de
sa prérogative de réglementation du droit de grève, « le législateur
doit opérer une conciliation entre la défense des intérêts
professionnels dont la grève est un moyen et l’intérêt général ».
Selon l’organisation syndicale, plusieurs articles du projet de loi
rentrent en contradiction avec ces principes. En premier lieu, la CGT
estime que trois des quatre libertés présentées comme
constitutionnelles par le gouvernement pour légitimer son texte ne le
sont pas. En effet, ni la Constitution de 1958 ni la jurisprudence
n’accordent cette valeur à la liberté d’accès aux services publics, à
celle du travail et à celle du commerce et de l’industrie. Seule la
liberté d’aller et venir en est créditée « mais, note la CGT, la grève
dans les transports publics a pour seul effet d’en restreindre
l’usage » et non de la supprimer.
Les articles 2, 3, 5 et 6 concentrent l’essentiel des remarques
émises par la confédération. Selon elle, le délai préalable de
négociation avant le commencement de la grève fixé à douze jours par
l’article 2 en raison « d’une longueur excessive » a pour effet de
« désarmer les salariés en permettant à l’employeur de camper
impunément sur son pouvoir » alors que la reconnaissance
constitutionnelle du droit de grève a pour objet précisément « de
permettre aux salariés de contrebalancer par une action de force le
pouvoir économique ». Pour les mêmes motifs, la CGT plaide
l’inconstitutionnalité de l’article 3 qui interdit le dépôt d’un
nouveau préavis avant que le premier soit arrivé à échéance. Concernant
les articles 5 et 6, le syndicat critique particulièrement l’obligation
pour le salarié d’informer 48 heures à l’avance son employeur de son
intention de participer à la grève sous peine de sanction et la
prérogative accordée par le projet de loi aux entreprises qui les
autorise à organiser une consultation au bout de huit jours de conflit.
Ces dispositions sont notamment jugées contraires au caractère
individuel du droit de grève.
le pouvoir
de restreindre
Plus fondamentalement, la CGT estime que « loin de concilier
l’exercice du droit de grève avec le principe de continuité du service
public des transports terrestres réguliers aux voyageurs, la loi a pour
effet de déléguer (…) aux employeurs le pouvoir de le restreindre ».
Pierre-Henri Lab l ' Huma du 9 / 08 / 07
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| vendredi 10 août 2007, a 16:21 |
| UN ENFANT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! |
Par Bernard LAMIRAND le vendredi 10 août 2007, 14:18 - Lien permanent
Un enfant est aujourd'hui dans le coma pour avoir voulu suivre son père dans le chemin de la liberté.
Des enfants, tous les jours, sont poursuivis par les sbires .
Un parfum vichyste règne sur cette terre de France.
Jusqu'au Préfet de l'Oise qui pond une circulaire pour empêcher les
maires d'accueillir ces pauvres gens réfugiés et qui veulent vivre une
vie humaine comme on devrait la vivre partout.
Oui, je revendique que les mairies deviennent des lieux de refuges
des immigrés comme devraient l'être encore les églises, les temples,
les mosquées.Des lieux d'asiles face aux chasseurs d'immigrés.
Sarkozy organise la chasse de ceux qui n'ont pas de papiers; c'est
facile puisqu'il n'en donne de moins en moins, à moins d'être utiles et
profitables pour les grandes entreprises.
Sarkozy et les siens n'auront jamais de mal à se balader d'un pays à
l'autre, l'argent leur sert de papiers d'identité et de reconnaissance
comme faisant parti de la bonne société.
Tu es riche, tu peux venir. Tu es pauvre, tu n'as pas ta place ici.
Repart dans ta misère.
Regardons tous ces riches, et ces magnats de l'industrie et de la
finance: ils se sont fait des lois pour qu'eux-mêmes et leur argent
circulent sans restriction dans le monde.
Vont-ils demander aux gens de dénoncer les illégaux, vont-ils leur
faire porter sur leur poitrine un signe distinctif montrant qu'ils ne
sont pas les bienvenus.
Communistes nous sommes les défenseurs d'un monde fraternel !
Oui, un enfant: comment oser s'en prendre à des enfants!
( si tous les enfants du monde se tiendraient par la main on ferait une
ronde autour de la terre et il n'y aurait plus de frontière entre nous).
Pourquoi pas à Paris, une ronde des enfants du monde avec toutes les organisations progressistes ?
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| vendredi 10 août 2007, a 16:09 |
| Soyons cyniques . |
Par philippe tixier le vendredi 10 août 2007, 12:55 - politique
- Lien permanent
Après tout, soyons cyniques, presque paragmatiques !
Qu'ils se tuent avant qu'on les embarque se faire tuer dans leur ancien pays d'origine, ça épargne du kérozène !
Mais, c'est un scandale, qu'est-ce qui peut pousser une personne, un
Homme a se passer par la fenêtre, de montrer cela à son fils, son
enfant ? D'habitude, c'est le feu ! A quoi ressemble ces visites
mortelles qui se proposent de répondre aux ordre du ministère de
l'identité nationale, pour qu'elles déclenchent de telles réactions ?
On honore, la même journée un juif catholique méritant et la mise en
coma d'un réfugié, je crois que ce cardinal aurait bien voulu voir ses
parents accueillis par un pays des droits de l'Homme.
C'est scandaleux qu'on puisse avoir de tels faits en France au XXI siècle.
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme
celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que
chaud ! Peut-être même l'été ! Qui sait ?
Philippe tixier
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| vendredi 10 août 2007, a 12:17 |
| Un pouvoir nommé TERREUR ! |
Sans papiers / Amiens : Un pouvoir nommé terreur
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 10 août
Ivan,
un enfant tchètchène de 12 ans, est toujours dans le coma après une
chute du 4ème étage, alors que la Police venait pour procéder Ã
l’expulsion de sa famille. Sa vie est actuellement toujours en danger.
Durant
la période estivale, plutôt que de faire une trève, les expulsions se
multiplient aux quatres coins de la France. Depuis plusieurs mois, la
mobilisation s’organise, au sein de laquelle de nombreux communistes,
élus et militants, s’engagent pleinement pour empêcher l’entreprise
inhumaine et injuste que la droite s’applique à déployer.
Quel est donc le crime si odieux qui conduit un enfant,
par peur, à fuir au péril de sa vie, à la seule évocation de l’arrivée
de la police ? Il ne s’agit pas d’un fait divers à propos d’une victime
de la misère, il s’agit d’un enfant qui a sauté par la fenêtre du
quatrième étage, alors qu’il croyait trouver protection en France.
Tandis que les pouvoirs publics exécutent froidement
leur mission, comble du cynisme, le Président de la République déclare
être tenu informé « très régulièrement » de son état. Plutôt que de
faire de la communication sur la vie d’un enfant, le chef de l’Etat
serait bien inspiré de retrouver la lucidité et l’humanité
indispensable à tout homme d’Etat.
Le Premier Ministre, François Fillon, a d’ailleurs rappelé que la
« politique de l’immigration » nécessitait « une fermeté et un
engagement fort de tous les agents de l’Etat ». A combien de victimes
s’arrête cette nécessité ? Il s’agit bien là d’un pouvoir nommé
terreur, qui a poussé un enfant à commettre une geste desespéré.
Le Parti communiste français exige que cesse ces rafles
qui plongent dans la terreur des familles entières. Ces méthodes
inhumaines ne sont pas dignes de la République française.
Parti communiste français
Paris, le 10 août 2007.
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| vendredi 10 août 2007, a 12:04 |
| Services maximum pour les RICHES . |
Par : Communication
Mis en ligne : 10 août
Nicolas Sarkozy a mis à profit la période
des vacances pour faire adopter par sa
majorité un train de mesures très graves.
À télécharger
Tract août 2007 : Services maximum pour les riches
PDF - 62.5 ko
1 – Un « paquet fiscal », de près de 14
milliards d’euros de cadeaux supplémentaires
aux riches et aux patrons, Objectif : permettre une
nouvelle chute de la valeur travail, et favoriser le
“travailler plus†cher à N. Sarkozy.
2 - De nouvelles orientations pour les
universités. Leur financement sera largement
pourvu par les collectivités territoriales et les entreprises.
La concurrence entre universités est ainsi
installée et la dépendance aux financeurs privés
étendue.
3 – Une remise en cause du droit de
grève dans les transports publics : pour
soulager les usagers dit le gouvernement. Mais les
perturbations dans les transports publics sont dues
pour 90% à des défaillances techniques.
En fait, l’obligation pour chaque salarié-e de se
déclarer gréviste 48H à l’avance, ainsi que le droit
octroyé à l’employeur d’imposer un vote à bulletin
secret “pour ou contre†la grève au bout de huit
jours de conflit, sont un premier pas vers la remise
en cause générale du droit de grève.
4 – L’aggravation pénale pour les multirécidivistes
majeurs et mineurs. Cela n’a que
l’apparence du bon sens L’accroissement de la
population carcérale qui en résultera est estimée Ã
10 000, alors même que les prisons sont surpeuplées.
Tout le monde sait que l’incarcération est
une mesure particulièrement inadaptée et dangereuse
pour les mineurs.
Le Président de
la République a
déjà fait savoir
qu’il allait accélérer
le mouvement
à la rentrée.
Il prévoit l’instauration
d’une franchise
sur tous les actes médicaux pouvant atteindre
cinquante euros par ans, l’instauration d’une TVA
sociale -impôt le plus injuste qui soit- la remise en
cause des régimes spéciaux de retraite, les réductions
massives de postes dans la fonction publique
et notamment à l’Education nationale, la refonte du
contrat de travail instaurant la précarisation générale,
l’élargissement du recours au travail du
dimanche, la mise en concurrence de l’ANPE avec
des officines privées. La liste n’est pas exhaustive.
L’ensemble de ces mesures répond à une
logique implacable : réduire la valeur du travail,
désarmer davantage les salariés de leurs
moyens de défense, transférer une nouvelle part
de la richesse créée par le travail vers le capital,
encourager les riches, diviser les pauvres, les
salarié-e-s, les retraité-e-s, les chômeurs, instaurer
un nouveau et vigoureux culte du fric roi.
Le style de Nicolas Sarkozy va de pair avec ses
mesures : un pouvoir quasi monarchique, un usage
ostentatoire de l’argent, une dévotion rendue à la
caste des nantis, une starisation recherchée des faits
et gestes présidentiels rabattant les médias à ce service.
C’est humiliant pour la République.
Dès cet été, des résistances se sont organisées.
Au parlement avec les député-e-s,
sénateurs et sénatrices communistes et
de gauche. Et le 31 juillet, plusieurs
milliers de salarié-e-s se sont rassemblés pour
la défense du droit de grève à l’appel des organisations
syndicales dans toute la France.
Nous sommes totalement engagés dans ce
combat de résistance et nous voulons tout
faire pour favoriser son développement.
Pour cela, il faut comprendre les raisons
de l’échec électoral de ce printemps qui
est l’échec de toute la gauche. Cela passera
par un examen sans concession des programmes et des stratégies de rassemblement de toutes
ses composantes. Le Parti communiste s’y engage
résolument.
Nous ne voulons pas le faire seuls. Nous
voulons reprendre le dialogue public avec
les forces du travail, de la création, avec
celles et ceux qui souffrent dans cette
société de plus en plus dure et inégalitaire.
Nous voulons débattre avec les militants de
toutes les forces syndicales, associatives
et politiques progressistes.
Nous avons besoin de renouer les fils des confrontations,
des élaborations et des constructions politiques
afin d’ouvrir le plus vite possible une perspective crédible
de rassemblement majoritaire pour battre la droite
et répondre véritablement aux attentes populaires
d’aujourd’hui.
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| vendredi 10 août 2007, a 08:45 |
| LILLE: La grève de la faim . |
vendredi 10 août 2007
(07h38) :
LILLE-LA GRÈVE DE LA FAIM DES SANS-PAPIERS ENTRE DANS SA 9ème SEMAINE
Liberté 62 n°769 - Le 10 août 2007 - 6- Social
LILLE
LA GRÈVE DE LA FAIM DES SANS-PAPIERS
ENTRE DANS SA 9ème SEMAINE
Par Sébastien Boncourt
“La lutte des sans-papiers regroupe
celles du droit au logement, au travail, Ã
l’accès aux soins, à l’éducation et aux
libertés individuelles.â€
Géraldine (soutien des sans-papiers)
plus de 50 jours de grève de la faim pour des dizaines d’entre
eux, les sans-papiers à Lille continuent le combat implacable qui les
oppose à la préfecture de région. Celle-ci a fortement durci le ton en
dénonçant les accords qui régissaient jusque là ses relations avec les
partenaires concernés et en donnant vraissemblablement des consignes
d’extrême fermeté à la police nationale. Celle-ci se montre plus
violente que jamais, en particulier à l’encontre des grévistes de la
faim. Des exactions sans précédent ont été commises sous la forme de
coups de poings et de pieds ainsi que des privations intentionnelles
d’eau contre des sans-papiers ayant dépassé le seuil des 40 jours de
jeûne. Cette brutalité s’inscrit dans un rapport de force qui s’est
empiré depuis un peu plus d’un an sous l’action du préfet Daniel
Canepa, ancien directeur du cabinet de Nicolas Sarkozy lorsque celui-ci
était ministre de l’intérieur.
Le non-respect par la préfecture des accords Delarue a déclenché la colère des sans-papiers
C’est le non-respect par la préfecture des accords
Delarue qui a déclenché la colère des sans-papiers et la treizième
grève de la faim de leur mouvement à Lille. Ces accords, obtenus grâce
au rapport de force, datent de juin 2004 et visaient notamment à éviter
le mouvement de va-et-vient entre les grèves de la faim et les
régularisations qui s’en suivaient. Ils permettaient aussi la mise en
place de nouveaux critères d’acceptation des dossiers un peu plus
souples que ceux prévus par la loi. Ainsi, l’évolution des sans-papiers
non régularisables était prise en compte en fonction de critères fixés
au cas par cas par la préfecture comme, par exemples, la pratique de la
langue française, l’investissement dans le tissu associatf, la
formation ou les promesses d’embauche. Un autre aspect des accords
Delarue résidait dans la garantie apportée par la préfecture d’un
certain nombre de dossiers traités chaque mois. Pendant deux ans cette
entente avait fonctionné sans accroc notable jusqu’à ce que les
dossiers non traités s’accumulent pour atteindre le nombre de 533 à ce
jour. Viennent ensuite les campagnes présidentielles et législatives
et, avec elles, la nécessité dans laquelle se sont trouvés les
sans-papiers de peser dans le débat politique. Le Comité des
sans-papiers du Nord (CSP 59) avait alors rencontré la préfecture pour
les prévenir de leur volonté de mener une série d’actions,
essentiellement sous forme d’occupations.
Retour sur les événements
Un accord qualifié par les CSP 59 de "non rafle" est
alors établi : occupation pacifique et non résistance aux évacuations
par les forces de l’ordre contre non-violence et absence d’arrestation
lors des actions. Cet accord de principe avait été respecté jusqu’à ce
que la police nationale, appuyée par la brigade anti-criminalité,
arrêtent une trentaine de sans-papiers à l’occasion d’une occupation,
le 15 juin 2007. Suite à cette opération, 3 sans-papiers font
immédiatement l’objet d’une tentative d’expulsion, 25 autres sont
emmenés en centre de rétention. Les 3 offrant une résitance, les
pilotes refusent de les faire monter à bord. Depuis, l’un d’entre eux a
été régularisé, ce qui indique le peu de cohérence de cette action
préfectorale. Ceux qui se retrouvent détenus se révoltent contre la
situation misérable dans laquelle l’Etat français les plonge et
décident, dans leur centre de rétention, d’entamer la grève de la faim
qui n’est toujours terminée à l’heure où nous écrivons ces lignes.
Contre l’arrêt de cette grève ils réclament la régularisation immédiate
des 533 personnes en attente de traitement de leur dossier. Ce retard
dure depuis plusieurs années pour certains d’entre eux.
Grève de la faim et évacuation " musclée" de la bourse du travail.
D’autres sans-papiers vont rejoindre les premiers dans
cette grève de la faim et le mouvement s’installe à la bourse du
travail de Lille le 25 juillet. Cette "installation" est consentie par
les syndicats qui travaillent dans ces lieux. Pourtant, le 1er août, la
préfecture envoie ses troupes évacuer de façon "très musclée", selon
les nombreux témoins, la bourse du travail. Des grévistes de la faim
sont rudoyés, entravés et arrêtés. Ce qui est nouveau dans l’attitude
de la préfecture, outre les arrestations, les coups et les privations
d’eau dans le commissariat, c’est la pression que la préfecture exerce
manifestement sur les directeurs d’hôpitaux par le truchement de
l’agence régionale des hôpitaux. Jamais autant d’hôpitaux n’ont refusé
d’hospitaliser des grévistes de la faim ou de les "déshospitaliser"
dans des délais si brefs. Même les médecins du 115, ce numéro d’appel
d’urgence dont la mission est d’assurer une assistance aux plus
démunis, rechignent à venir chercher les grévistes. D’une façon
générale, selon le CSP 59, l’impression dominante est le désengagement
diplomatique de la préfecture au profit d’une politique répressive
d’actions de contraintes et d’extrême fermeté. La position du préfet
Daniel Canepa est retranchée derrière l’exigence d’un arrêt de la grève
de la faim avant toute discution. Bien sûr, celui-ci craint plus que
tout que des morts n’entachent son mandat. Mercredi, il a ses dossiers
des 533, ce qui est inacceptable pour des grévistes de la faim qui
verraient leur action balayée d’unrevers de manche méprisant, sans
effets, "comme s’il ne s’était rien passé."
S’agit-il pour la préfecture de diviser pour mieux régner en rendant le CSP 59 minoritaire ?
Avant même cette rencontre, la préfecture s’est
empressée de communiquer l’information aux médias dans une volonté
évidente de donner des signes d’ouverture. De la même façon, elle a
déclaré par la voix du préfet son intention d’élargir le groupe
d’associations qui consituent les partenaires de ce dossier. S’agit-il
de diviser pour mieux régner en rendant le CSP 59 minoritaire ? Ses
porte-parole ne souhaitent pas s’exprimer sur ce projet qu’ils
considèrent comme une énième tentative de la préfecture de se montrer
ouvert tout restant fermés à tout véritable avancée sur le terrain.
Le CSP 59 revendique que les personnes régularisées
reçoivent enfin leur récipicé, que les grévistes de la faim soient
régularisées et que les 533 voient enfin leur dossier traité au risque
que la grève de la faim continue et que d’autres sans-papiers
rejoignent ce combat extrême.
RENCONTRE AVEC SAÃD BOUAMAMA, PORTE-PAROLE DU COMITÉ DES SANS-PAPIERS DU NORD
*
Liberté 62 : « Qui décide de la grève de la faim et de son prolongement ? »
*
Saïd Bouamama : « Les manifestations -hebdomadaires
dans l’année et quotidiennes depuis l’expulsion de la bourse du travail
- sont suivies d’assemblées générales de sans-papiers où seuls les
sans-paiers votent. Pour ce qui concerne les décisions relatives aux
grèves de la faim, seuls les grévistes peuvent voter. C’est ce qui
s’est passé au centre de rétention après la rafle du 15 juin. » *
L 62 : « Pourquoi la lutte des sanspapiers vous paraît-elle essentielle ? »
*
Saïd Bouamama : « Il s’agit d’une lutte centrale dans
les rapports de force sociaux en France. Dans la mondialisation
capitaliste les choix économiques sont très clairs : tout est bon pour
être compétitif. Priver une partie du salariat de ses droits donne un
avantage dans cette compétition. On s’arrange alors pour que des
centaines de millers de personnes ne puissent pas revendiquer l’accès
au droit du travail. Les sans-papiers constituent une cible de choix
pour servir cet objectif. Ils se retrouvent dans des secteurs comme le
bâtiment, la restauration ou le textile. Ce calcul économique vise Ã
diviser le salariat. Le jour où il y aura une prise de conscience de la
communauté des intérêts entre chômeurs, salariés à temps plein et
partiel, contrats à durée indéterminée ou non, et sans-papiers, ce
jour-là beaucoup de choses changeront dans ce pays. L’Etat est
directement impliqué dans ce déni de droit : nombre de sans-papiers ont
travaillé pour lui. Ainsi l’arche de la défense à Paris, les jeux
olympiques d’hiver à Albertville ou bien encore le métro parisien ont
été construits en partie par des sans-papiers, rendant ces
constructions moins coûteuses. » *
L62 : « Que pensez-vous du regard compassionnel de certains des concitoyens sur le sort des sans-papiers ? »
*
Saïd Bouamama : « La vision humaniste est
complémentaire de celle que je viens d’évoquer. Les humanistes sont
sensibles à la vision que donnent des grèvistes de la faim mais il me
semble qu’une lecture en terme de lutte des classes est plus efficace Ã
long terme. Le combat des sans-papiers est à placer dans un cadre plus
général. » *
L62 : « Que vous a inspiré la remarque que Michel
Rocard avait fait naguère sur " toute cette misère du monde que l’on ne
peut pas accueillir" ? » *
Saïd Bouamama : « C’est un mensonge caractérisé qu’il
est triste d’entendre dans la bouche d’une personalité se disant Ã
gauche. Pour traverser les frontières vous avez non seulement besoin
d’argent pour payer le transport et les passeurs mais aussi de
capacités de débrouillardise réelles dont ceux qui sont les plus
démunis sont souvent privées. Les plus pauvres restent. Au CSP59, parmi
ceux qui viennent nous rejoindre, on voit réguliérement arriver des
gens cultivés tels que des médecins, des architectes, des ouvriers
qualifiés ou bien encore des personnes sans qualification apparente
mais dotées d’une dynamique solide en matière de commerce. »
4http://liberte62.com
De : jérôme Skalski
vendredi 10 août 2007
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| jeudi 09 août 2007, a 22:37 |
| CE QUI DOIT CHANGER DANS LE FUTUR TRETE EUROPEEN . |
Par PCF Dunkerque-Est le jeudi 9 août 2007, 12:05 - Lien permanent
Actualités nationales
Nous voulons que l’Union européenne se donne
enfin les moyens de répondre à l’attente des citoyennes et des
citoyens. Le débat exceptionnel qui a traversé la société française au
moment du référendum de 2005 a particulièrement porté sur trois
dimensions de l’ex-projet de traité constitutionnel : * les structures
économiques libérales de la construction européenne actuelle ; * la
Charte des droits fondamentaux ; * la politique de sécurité et de
défense de l’Union. Dans le futur traité européen, ces trois dimensions
font de nouveau problème.
Elles doivent faire l’objet d’un large débat
public et pluraliste avant toute décision fi nale des chefs d’Etats et
de gouvernement, permettant des changements substantiels, ratifié par
référendum. Nous demandons la mise en débat, d’urgence, des changements
suivants : En ce qui concerne les structures économiques : la
suppression de toutes les références à « l’économie de marché ouverte
où la concurrence est libre (et non faussée) » ; la réorientation des
missions de la Banque centrale européenne (et son placement sous
contrôle parlementaire), afi n de pouvoir mobiliser d’importants moyens
fi nanciers pour des investissements favorables à la création d’emplois
qualifi és, à la formation, aux services publics, à une croissance
saine, à la coopération ; le remplacement du pacte de stabilité par un
pacte de progrès mutuel contre la concurrence destructrice et toute
forme de « dumping » fi scal ou social. En ce qui concerne la Charte
des droits fondamentaux : la revalorisation des droits sociaux, sur la
base d’une consultation du mouvement syndical, et la reconnaissance de
droits nouveaux pour les salariés et les citoyens (notamment sur la
question des fonds publics, du crédit et des bénéfi ces des
entreprises) ; la suppression des mentions restrictives (intitulées «
explications ») qui altèrent profondément la portée de certains
articles de la Charte ; l’égalité en droits de tous les citoyennes et
citoyens de l’Union (refus de l’exemption du Royaume-Uni). En ce qui
concerne la politique de sécurité et de défense européenne : la
suppression de l’article exprimant une allégeance de fait à l’OTAN ; la
suppression de l’article enjoignant aux Etats membres d’augmenter leurs
dépenses militaires ; la suppression de l’article évoquant les «
missions » militaires destinées à « préserver les valeurs de l’Union »
et à « servir ses intérêts » et favorisant « une coopération structurée
» entre les Etats prêts aux « missions les plus exigeantes » ; nous
demandons que la ratifi cation du futur traité ait lieu par
référendum.%%%Ce qui doit changer dans le futur traité européen
Nous demandons la mise en débat, d’urgence, de ces changements !
Signez la pétition: http://www.pcf.fr/spip.php?article1804
Vous pouvez consulter le “nouveau traité” en cliquant sur le lien ci-dessous:
0http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/cg00001.fr07.pdf
Vous pouvez consulter également “le blog citoyen-Projet alternatif de Constitution Européenne 2007″ en cliquant sur le lien ci-dessous:
1http://constitution-euro-alternative-2007.blogspot.com/
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| jeudi 09 août 2007, a 18:52 |
| l' Humanité : Paris,les syndicalistes C.G.T de gdf s'indigne . |
Le fil rouge
de la décision de la direction
del ' vendre le méthanier Descartes, l’un des plus anciens au monde.
Le syndicat s’oppose à ce projet « autant pour des raisons de sécurité
maritime que pour des raisons liées à l’environnement » et a écrit Ã
Jean-Louis Borloo pour rappeler que « la spécificité
du gaz naturel liquéfié doit amener à privilégier
une extrême prudence ».
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Savoie. Jean-Didier Vermenot, adjoint communiste au maire
de Saint-Jean-de-Maurienne
a apporté son soutien public
à deux salariés grévistes
de la faim d’Aluminium Péchiney, qui protestent contre la sanction que leur a infligée le directeur de l’usine.
l ' Huma du 8 / 08 / 07
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| jeudi 09 août 2007, a 18:03 |
| La B.C.E s'inquiète de la crise du " subprime " ( 2 ) |
La BCE injecte 94,8 milliards d’euros à cause de “tensions” sur le marché
La BCE injecte 94,8 milliards d’euros à cause de “tensions” sur le marché
L’opération vise à compenser des mouvements inattendus sur le circuit monétaire de la zone euro.
La Banque centrale européenne (BCE) a injecté jeudi
94,8 milliards d’euros dans le circuit monétaire de la zone euro via un
appel d’offre rapide pour compenser des mouvements inattendus sur le
marché liés à la crise du crédit à risques.”La BCE note qu’il y a des
tensions sur le marché monétaire européen malgré le niveau normal de
liquidités dans le circuit monétaire”, indique l’institut dans un bref
communiqué destiné aux marchés
.La crise du crédit à risques a un impact sur le marché
monétaire en réduisant la fluidité de la monnaie disponible.”Pour
assurer des conditions normales sur le marché”, la BCE précise dans un
communiqué qu’elle a décidé de “souscrire à 100% les offres soumises”.
Toutes les banques ayant participé à l’appel d’offre —49 au total— ont donc été servies, précise l’institut.
La BCE procède à des appels d’offre rapide, dont le
taux est fixé au taux minimum de refinancement, soit 4% actuellement,
pour compenser des excédents ou des déficits inattendus de liquidités
dans le circuit monétaire de la zone euro.
Les marchés financiers et le marché monétaire sont de
plus en plus nerveux, alors que la banque BNP Paribas a annoncé jeudi
le gel jusqu’à nouvel ordre de trois fonds dits “ABS”, c’est-à-dire
composés de titres adossés à des créances à cause de la crise des prêts
immobiliers à risques aux Etats-Unis (”subprime”) “Personne ne connait
l’ampleur des problèmes actuels du crédit (…) Cela pèse sur la
confiance générale dans le système, d’où la réaction de ce matin”,
relevait Charles Diebel, analyste à la banque Nomura dans une note
juste après l’annonce de l’appel d’offre.
15:16 - 09/08/2007
6http://www.lecho.be/actualite/economie_et_finance/article.asp?Id=3120308
De : liquidités
jeudi 9 août 2007
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| jeudi 09 août 2007, a 18:01 |
| La B.C.E s'inquiète de la crise du " subprime "( 1 ) |
Marko Kranjec, président de la banque centrale slovène,
juge que de futures “turbulences” sur ce marché pourraient affecter la
consommation.
Selon le président de la banque centrale slovène, Marko
Kranjec, interviewé mardi 7 août par le quotidien économique allemand
Financial Times Deutschland, la crise du crédit à risques (”subprime”)
fait peser des risques sur la consommation en zone euro.
Selon lui, de futures “turbulences” dans ce secteur,
qui a longtemps été frappé d’une sorte d’”exubérance irrationnelle”,
pourraient en effet “affecter” la demande des ménages.
C’est la première fois que l’un des banquiers centraux
européens s’inquiète ouvertement des conséquences de la crise actuelle
sur l’économie de la zone euro. A l’inverse, le président de la Banque
centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, avait tenté de calmer
les marchés en parlant d’une simple phase de “normalisation”.
http://www.challenges.fr/20070807.CHA8614/ue__un_des_banquiers_centraux_sinquiete_de_la_crise_du_.html
De : bulle
mardi 7 août 2007
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| jeudi 09 août 2007, a 17:23 |
| Un homme souffrant . |
V
Un homme souffrant de débilité mentale profonde incarcéré depuis plus d’un an
La section française de l’OIP informe des faits suivants :
Bien que s’étant vu diagnostiqué une « anomalie mentale majeure » et un « niveau intellectuel se situant au niveau d’une débilité mentale caractérisée »,
Monsieur D.P., âgé de 55 ans, est en détention provisoire à la maison
d’arrêt de Marseille depuis juin 2006. Tous les experts qui ont eu à
l’examiner s’accordent pourtant à dire que son état est incompatible
avec la détention.
Ecroué le 17 juin 2006 sur décision d’un Juge de la
liberté et de la détention,, D.P est soumis le 11 juillet suivant à une
expertise psychiatrique. Selon les conclusions de l’expert, « l’infraction constatée est en relation directe avec la pathologie mentale » dont est atteint D.P. et ce dernier « doit
être considéré comme ayant été atteint, au moment des faits, d’un
trouble psychique ou neuro-psychique abolissant totalement son
discernement et le contrôle de ses actes ». En conséquence, « D.P. n’est pas accessible à une sanction pénale » et « doit faire l’objet d’une hospitalisation d’office dans un établissement psychiatrique, et ceci rapidement ».
D.P. est cependant maintenu en détention. Une
contre-expertise, dont les conclusions sont rendues le 29 décembre
2006, retient pour sa part que si D.P. est atteint d’ « arriération mentale » caractéristique d’une « débilité légère », il « ne relève pas d’une mesure d’internement psychiatrique » et reste « accessible à la sanction pénale ». Au moment des faits, son discernement n’a pas été aboli mais seulement « altéré ». Les auteurs de l’expertise constatent toutefois que l’intéressé manifeste de « sensibles difficultés d’adaptation au milieu carcéral » et que de ce fait, «
il pourrait être utilement orienté vers une institution adaptée, tel
une maison de retraite, de manière à le soustraire aux situations
exposées ».
Trois ans plus tôt, en avril 2003, D.P. avait déjà été
soumis à une expertise psychiatrique en vue de son placement sous de
protection juridique. Durant l’examen, l’expert avait constaté que « consécutivement
à une hémorragie cérébrale néonatale, sa pensée est ralentie, pauvre,
rudimentaire, lui interdisant tout raisonnement logique, toute
possibilité d’abstraction, de conceptualisation. Le patient a une vie
affective instinctuelle, ses facultés intellectuelles sont frustres ». En conclusion, avait-il affirmé, DP « présente une débilité profonde », « son quotient intellectuel est voisin de 30 » et « il a besoin de tutelle et de surveillance » de manière à être « protégé de façon continue ». En outre, l’examen pratiqué révèle sur le plan somatique, « de nombreuses séquelles physiques. La démarche [de D.P.] est assurée mais le périmètre de déplacement est limité ».
De fait, depuis le début de son incarcération, D.P. ne
s’ est jamais rendu en promenade, ses consultations médicales et ses
rendez-vous au parloir sont ses seules occasions de sortir de sa
cellule. Son avocate précise également que son état de santé s’est
considérablement dégradé au fil de l’incarcération. Il a notamment « perdu beaucoup de poids et se déplace de moins en moins bien », au point qu’elle « n’ose plus le faire descendre au parloir avocat tellement cela lui est difficile ».
Contactée par l’OIP le 23 juillet, un travailleur social explique qu’en
règle générale D.P. occupe une cellule proche de l’Unité de
consultation et de soins ambulatoires (UCSA). « Les infirmières
peuvent alors s’en occuper quotidiennement et lui faire prendre une
douche une fois par semaine. Toutefois, ajoute-t-il, il est arrivé à
plusieurs reprises qu’il soit transféré dans des cellules situées au
troisième ou au quatrième étage de la maison d’arrêt. Livré à lui même,
sa situation devient alors particulièrement précaire ». En effet, comme l’a fait remarquer un membre du personnel soignant, l’UCSA ne dispose «
que de cinq chambres aménagées pour accueillir des détenus handicapés
et malheureusement D.P. est loin d’être la personne la plus mal lotie
de l’établissement ».
Selon ce praticien, « étant donné les capacités intellectuelles de D. P., le mettre en prison revient à le mettre en danger ».
Interrogé par l’OIP, le juge d’instruction qui a rejeté deux demandes
de remise en liberté au motif qu’elles ne présentaient pas les
garanties de sécurité nécessaires, a fait valoir qu’« aucune
proposition alternative à la détention ne m’a été faite ».
L’OIP rappelle :
l’article D 398 du Code de procédure pénale, aux termes duquel « les détenus atteints de troubles mentaux (…) ne peuvent être maintenus dans un établissement pénitentiaire. »
que la Cour européenne des droits de l’homme considère que «
la détention d’une personne malade dans des conditions inadéquates,
peut en principe constituer un traitement [inhumain et dégradant] ».
La Cour a condamné la France à raison du maintien en prison d’un détenu
souffrant de graves troubles mentaux par un arrêt du 11 juillet 2006
(CEDH, Rivière c/France)
1http://www.oip.org/sinformer/commun…
De : OIP
jeudi 9 août 2007
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| jeudi 09 août 2007, a 16:29 |
| Huma Dimamanche : LE RETOUR D' EL CHE... |
Par NOSE DE CHAMPAGNE le jeudi 9 août 2007, 12:14 - Lien permanent
Dans l'HD de cette semaine, enfin, le projecteur est tourné vers
l'espoir d'un Monde nouveau qui nous vient... d'Amérique latine. C'est
là aujourd'hui que se construit le "socialisme réel"... Et c'est là
aussi que s'incarne, dans la tradition Bolivarienne, un autre grand
mythe progressiste, celui d'El Che. Les pages 22 à 41 de l'HD sont donc
bienvenues...
Et puis, plus près, pour nous, l'espoir existe aussi dans "Les 10 +1 talons d'Achille de Sarkozy": "...
1. son CNE est sur la sellette judiciaire;
2. il est ligoté par les ayatollahs du libéralisme;
3. son paquet fiscal est contesté par des économistes de tous bords;
4. il est coincé par l'imbroglio de la fusion GDF-Suez;
5. son mini-traité européen peut faire des vagues;
6. sa politique de débauchage du PS fait tanguer l'UMP;
7. le service minimum à l'épreuve du Conseiol Constitutionnel;
8. à l'étranger l'étoile de Sarkozy pâlit;
9. les syndicats pourraient relever la tête;
10. baisse du pouvoir d'achat et hausse des prix: révélateurs de sa politique;
11. à propos de l'affaire lybienne, Cécilia Sarkozy est-elle le 11° point faible du chef de l'Etat ?..."
Voilà ce qu'on peut lire à l'ombre des parasols ou sous les parapluies au Sud comme au Nord !
Jean-Jacques POIGNANT.
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| jeudi 09 août 2007, a 11:50 |
| Vous êtes pour : |
Par philippe tixier le jeudi 9 août 2007, 08:23 - politique
- Lien permanent
Vous êtes pour :
- l'augmentation des prix à cause de la TVA
- la suppression des trains ordinaires sur le réseau est à cause de quelques TGV fort chers
- les forfaits santé allant jusqu'à 100 euros
- les boucliers de toutes sortes qui font de nous des guerriers contre tout
- travailler jusqu'Ã 65 ans et plus
-d'un traité minimum européen quine tient pas compte du social
- du pragmatisme érigé en idéologie ou dogme
- d'une école au rabais pour nos enfants
- qu'il existe des écoles de riches et donc des écoles de pauvres
- ...
- partir en vacances chez les copains pour ne pas payer !
Alors une seule question :
Pour qui avez vous voté ? et réagissez
Le monde est complexe.
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. !
L'automne ne peut être que chaud ! Peut-être même l'été ! Qui sait ? |
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| jeudi 09 août 2007, a 11:14 |
| Unilever ( suite ) |
Dans tout le pays, le plan d’Unilever inquiète
Licenciements boursiers . Les 4 000 salariés en France
redoutent les conséquences des suppressions d’emplois annoncées, jeudi
dernier, par la multinationale anglo-néerlandaise.
Jeudi dernier, le géant de l’agro-
alimentaire et de
l’hygiène Unilever, numéro trois mondial
des produits de grande consommation, a publié ses résultats pour le deuxième trimestre 2007 : le bénéfice net de
1,2 milliard d’euros sur trois mois, en hausse
de 16 %, vient s’ajouter aux 5,4 milliards d’euros de profits déjà engrangés l’année dernière. Dans
la foulée, le PDG de
la multinationale anglo-néerlandaise, le Français Patrick Cescau, a
annoncé la suppression de 20 000 emplois par le biais de la fermeture,
de la
restructuration ou de la cession d’une soixantaine d’usines (lire aussi
l’Humanité du 6 août). Ce plan de « rationalisation » vise en particulier
l’Europe de l’Ouest et, en France, dans les dix usines du groupe et
au siège national d’Unilever, l’inquiétude des salariés est souvent
vive. À partir des témoignages recueillis auprès des responsables
syndicaux de tous les sites concernés dans
l’Hexagone, l’Humanité dresse un premier tour d’horizon.
Rueil-Malmaison
D’un plan social
à l’autre
Symbole de la stratégie menée par la multinationale depuis 2000, le
siège national d’Unilever subit déjà son quatrième plan social en trois
ans. Bilan sur la période : 400 suppressions de postes. Une
rationalisation à marche forcée, qui a commencé par la centralisation
des sièges régionaux, suivie par l’externalisation des services
informatiques, financiers et des ressources humaines. Aujourd’hui, la
direction finalise la fusion entre deux de ses filiales hygiène (HPC)
et agroalimentaire (food), entraînant une nouvelle vague de
licenciements. Chantal Baunard, déléguée CFDT au siège, explique :
« Depuis trois ans, les plans sociaux n’ont pas le temps de se conclure
que la direction annonce le suivant. » En effet, avant même l’annonce
de la suppression de 20 000 postes, la firme programmait le
rapprochement de différents sièges sociaux, avec probablement à la clé
la disparition des postes considérés comme des « doublons ». La
nouvelle vague de licenciements est jugée « extrêmement choquante » par
la syndicaliste CFDT qui a demandé la tenue d’un CCE dès la rentrée de
septembre. Au printemps dernier, les salariés avaient déjà exprimé leur
colère lors d’une grève contre le projet de 200 suppressions d’emploi.
Saint-Dizier
Rendez-vous
en septembre
L’usine française de glaces Miko a également subi les
externalisations de ses services informatiques, financiers et
logistiques. Récemment, le centre de recherche et développement a été
amputé de 15 de ses employés. Malgré trois semaines de grève en 2002,
entre 150 et 200 personnes ont été licenciées depuis 2000. Le site
compte aujourd’hui 500 salariés qui semblent gagnés par la lassitude :
« Tous les ans, ils nous annoncent quelque chose, annonce Didier
Novellati secrétaire CGT du comité d’entreprise (CE). Nous allons
rester attentifs. » Un peu las, mais pas résignés : « On est prêts pour
septembre », tranche-t-il quand même.
Dijon/Chevigny
Dans les mailles
du « système Unilever »
Ils ont déjà souffert, les salariés d’Amora. Sur les sites jumeaux
de Dijon et Chevigny, éloignés d’à peine 10 kilomètres, même directeur
et même DRH. Les effectifs ont fondu comme peau de chagrin depuis le
rachat par Unilever en 2000. Un site fermé et un vendu lors du rachat,
des départs anticipés et quelques licenciements : ils ne sont plus que
470 salariés au total, contre 1 000 il y a sept ans. « Unilever a un
oeuil sur le site de Dijon centre. Ce n’est pas dans leur tradition de
garder deux sites dans la même ville. Ajoutez à cela des intérêts
immobiliers, et vous comprenez pourquoi on s’inquiète. » Mamadou
M’Geng, délégué CGT, perd patience : « Depuis un moment, on voit la
production baisser sur le site, alors qu’elle augmente ailleurs en
Europe, dans des sites équivalents. » Le plan de concentration « One
Unilever » privilégiait déjà la recherche de « synergies » entre les
deux usines. La suppression de l’une d’entre elles semble se préparer
de longue date. Au-delà du risque de fermeture, Mamadou M’Geng dénonce
un climat de travail intenable. La direction pousse à la polyvalence, Ã
l’intensification des cadences… Et certains ne peuvent pas suivre. « Le
jour même du rachat d’Amora, qui était une très bonne société, avec des
pratiques sociales avancées, tout a été remis en cause avec le “système
Unilverâ€. Ce ne sont pas des industriels, mais des gens qui
communiquent bien pour faire passer leurs projets. L’humiliation du
personnel est monnaie courante. On harcèle les plus fragiles pour les
faire partir. » Et le responsable syndical d’insister : « Beaucoup
d’employés sont malades et âgés, usés par le travail. La direction les
met en compétition avec les valides. » Les salariés et leurs
représentants attendent que les choses se précisent, sans doute aux
alentours de la rentrée. L’incertitude pèse aussi sur le dépôt du
centre logistique, rattaché à Chevigny, qui craint d’être externalisé.
Ludres
Une activité « secondaire » ?
Unique site européen de production de pâtisserie industrielle,
l’usine n’en est pas moins menacée. La « rationalisation » des
différentes filières de la multinationale n’augure rien de bon. En
effet, depuis quelques années, la firme agroalimentaire a tendance à se
débarrasser des activités considérées comme secondaires, ce qui
pourrait concerner l’usine de Ludres. D’après plusieurs syndicalistes
du groupe Unilever en France, l’unité de production encore dotée d’un
centre de recherche et de développement propre, pourrait ainsi ne pas
être jugée assez rentable, avec comme conséquence la cession du site Ã
une autre entreprise. « Voisins » d’Alsa, les responsables syndicaux de
Knorr ont posé la question de l’avenir du site de Meurthe-et-Moselle Ã
l’occasion d’un CE, mais la direction s’est montrée assez évasive.
Duppigheim
De la concurrence
en perspective
Divisé en deux usines, le centre de production regroupe 500
salariés. Le premier site produisant les soupes et sauces déshydratées
de la marque a déjà été touché dans les quatre dernières années par
l’externalisation des services informatiques et financiers. « Nous
sommes en concurrence avec des sites allemand, suisse, hollandais et
polonais, explique Patrick Jaeger de la CGT, et la direction ne cache
pas qu’il y a un site en trop en Europe. » Vingt personnes sont déjÃ
parties en préretraite et les salariés notent une hausse de l’effectif
d’intérimaires depuis quatre ans, au détriment d’embauches durables.
« Il y a encore un peu d’investissement, c’est bon signe, mais ça ne
donne pas de garanties, constate le délégué syndical. On attend donc
les détails, mais ça risque de bouger en septembre. » Surtout que le
service recherche et développement a déjà été frappé par une annonce de
délocalisation en Pologne il y a deux mois. Grâce à la mobilisation des
30 salariés concernés, des négociations ont été engagées, même si ces
dernières s’annoncent difficiles. Léa Vaché, représentante de la CGT
sur le second site, craint « qu’à terme, la direction d’Unilever vise
la délocalisation de toute la production ». Car, même si cette usine,
qui conditionne des briques alimentaires, n’a pas de concurrents en
Europe, les syndicats redoutent le nouveau plan, mais ne peuvent
qu’attendre les informations. « Suite à l’annonce de la délocalisation
de la recherche et développement en Pologne, nous avions demandé la
création d’une GPEC (gestion prévisionnelle emploi et compétences
prévue par la loi Borloo) pour avoir une idée de la stratégie
d’Unilever dans les trois années à venir. Mais la direction a refusé.
Même la DRH locale n’a pas les infos… »
Gémenos
Sous la protection
de leur lutte
Les 244 salariés, qui fabriquent les thés Lipton et Éléphant,
sortent juste d’un conflit social long et éprouvant, qui les a
mobilisés de novembre à mars. Afin de réduire les coûts, la direction
avait annoncé 57 licenciements secs et une baisse de la production des
sachets de thé. Après une vingtaine de journées de grève et une
victoire en justice des salariés contre la société Fralib, l’addition
est moins salée. Quarante emplois seront finalement supprimés, avec
beaucoup de mesures d’âges et pas de licenciements secs. La CGT estime
avoir des garanties pour les deux prochaines années et ne s’inquiète
pas outre mesure pour le site de Gémenos. « On ne pense pas qu’ils vont
revenir à la charge tout de suite, mais on ne sait jamais », nuance
Gérard Cazorla, secrétaire CGT du CE.
Pacy-sur-Eure
La direction
anticipe les départs
L’usine, qui emploie 150 salariés, semble avoir été plutôt épargnée
par les plans sociaux précédents. Néanmoins, Frédéric Legrand,
secrétaire du syndicat FO, observe depuis quatre ans une forme
d’« anticipation » de la direction locale : « Au cas par cas, on incite
les salariés à partir de manière anticipée, en préretraite, sans que
ces emplois ne soient renouvelés. » Aucune information ne filtre quant
à l’avenir du site qui fabrique les fromages de la marque Boursin. Mais
le représentant syndical se montre inquiet à propos de l’ouverture
d’une unique centrale d’achat Unilever en Suisse : « Cela va faire
baisser le chiffre d’affaires de l’entreprise et, du même coup, nos
primes de participation. »
Compiègne
Des promesses
non tenues
Consacré « site européen de production de shampoings » par un des
plans de restructuration précédents chez Unilever (dit « Path to
Growth », « le chemin de la croissance »), l’usine de l’Oise compte
aujourd’hui 360 salariés auxquels s’ajoute 40 intérimaires réguliers.
Comme le signale Frédéric Bresmalien, délégué syndical CGT, « au début
des années 2000, nous étions satisfaits des annonces du groupe
concernant l’avenir de l’entreprise ». En fait, ce statut privilégié
n’a jamais été appliqué. La production de shampoings n’a pas dépassé la
moitié des objectifs prévus et le nombre de dentifrices est inférieur
de 30 % aux prévisions. « Alors que les commandes augmentent dans les
usines d’Europe de l’Est, notre production n’a cessé de chuter depuis
cinq ans », déplore le représentant CGT. Comme sur les autres sites,
environ 50 emplois ont été supprimés dans le cadre de l’externalisation
des services. Les effectifs de permanence le week-end ont également été
touchés, avec la suppression d’une équipe sur deux. « On annonce la
liquidation de la seconde équipe pour l’année prochaine », ajoute le
syndicaliste qui craint pour l’avenir du site : « L’investissement en
équipement est passé de 7 à 1,5 million d’euros et les machines ne
tournent qu’à 30 % de leurs capacités. Il y a des signes qui ne
trompent pas. » Comme sur les autres sites, il dénonce également les
pratiques de la multinationale : « On se souvient des collègues
d’Haubourdin en 2000. Le patron leur a offert un Magnum de champagne
pour les bénéfices records et, un mois après, l’usine était fermée. »
Le représentant du personnel cite également la vente d’une filiale du
groupe Unilever en Italie, délocalisée trois ans plus tard avec comme
plus gros client… Unilever. « On connaît ces maneuvres de
délocalisation cachée, on est prêt à s’assoir sur l’usine pour éviter
qu’elle ferme », prévient-il.
Appoigny
Une dynamique
de réduction
L’usine Amora Maille d’Appoigny (Yonne) risque de fermer ses portes,
selon le délégué FO Patrick Dubois. Le site, qui compte 110 salariés,
est spécialisé dans le conditionnement de cornichons. « On ne
s’attendait pas à un plan d’une telle ampleur, mais on est déjà dans
une dynamique de réduction d’effectifs et on savait que ça allait
bouger, donc on n’est pas vraiment surpris », explique le syndicaliste
qui est aussi secrétaire du comité central d’entreprise des sites
bourguignons d’Unilever. Un CCE est d’ores et déjà programmé à la
mi-septembre à Dijon.
Saint-Vulbas
Au coeur de l’été,
par traîtrise
Dans l’Ain, le sentiment qui domine, c’est l’incertitude. « Je n’en
sais pas plus que vous, tant que je ne serai pas de retour à la
boutique, je ne pourrais pas vous en dire davantage, confie Thierry
Labeille, coordinateur CFDT du groupe Unilever et salarié Ã
Saint-Vulbas. De toute façon, c’est aussi le but de ce genre d’annonce
en plein été… » Alors qu’employés et responsables syndicaux sont
dispersés entre le site de production et leur lieu de vacances,
personne ne sait pour l’instant ce qu’il adviendra des 140 salariés de
tablettes pour lave-vaisselle Sun : tous redoutent un dégraissage.
Xavier Lalu et Camille Polloni l ' Huma du 8 / O8 / 07
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| jeudi 09 août 2007, a 09:15 |
| LES INSTITUS DE SONDAGE PATRONAUX . |
Par Bernard LAMIRAND le jeudi 9 août 2007, 08:54 - Lien permanent
Savez
vous que CSA a pour actionnaire le groupe Bolloré à 44 % ,le patron de
ce groupe n'a- t-il pas offert dernièrement des vacances de rêve à
Sarkozy.
Savez vous que l'IFOP a eu pour dirigeante Madame Parisot.
Savez vous que le nouveau groupe "opinion way" est managé par des grands amis de Sarkozy et du patronat.
Alors, ne nous étonnons pas des sondages organisés pour préparer le
terrain aux réformes sarkoziennes telle la retraite après 65 ans.
Je persiste et je signe, les sondages sont une manière nouvelle
d'orienter et de fabriquer une opinion favorable à la pensée
ultralibérale.
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| jeudi 09 août 2007, a 08:53 |
| GREVE DE LA FAIM . |
54ème jours
de grève de la faim : des témoignages qui en disent long sur les
traitements dégradants et indigne de la République !
Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 8 août 2007, 22:31 - Victimes d'exclusion/répression
- Lien permanent
Répression
Le
CSP59 diffuse ce témoignage d'un soutien qui a fait des démarches pour
obtenir des couvertures auprès d'associations humanitaires ce mercredi
8 août 2007. On pourrait titrer ce témoignage : « L'humanitaire au
service de la stratégie préfectorale » ou encore « la discrimination
humanitaire ».
« Après
des appels téléphoniques pour obtenir des couvertures pour les
grévistes de la faim au 54ème jour de leur grève, nous avons été
étonnés des réponses obtenues par différents directeurs des centres
Emmaüs. Un premier refus a été obtenu à Wambrechies par la directrice
des centres d'Emmaüs, sans commentaire, nous signifiant qu'il n'y avait
pas de couverture.
Mais nous avons été surpris d'apprendre ensuite que c'était une
position politique des centres d'Emmaüs du Nord-Pas de Calais. La
surprise a été encore plus cruelle quand des commentaires d'une
personne se disant directrice du centre de Saint André ont été
entendus. Cette personne est entrée dans des considérations politiques
en refusant les couvertures pour les quelques grévistes de la faim
parce qu'elle était contre les régularisations massives et qu'elle
avait l'habitude de défendre les personnes démunies (elle a tout notre
respect pour ses actions qui l'honorent) et que souvent elle devait
cacher des femmes contre des agressions et qu'elle-même avait été
menacée de mort.
La peur de la prostitution, de la pédophilie, des agressions ne doivent
pas occulter que ce sont des cas minoritaires et parler de cette façon
pourrait faire penser que la majorité des sans-papiers seraient
prostitués, pédophiles ou agressifs. Cette position est horriblement
fausse et dangereuse par rapport à la réalité.
La position de cette dame a été de refuser les couvertures parce
qu'elle considérait que les grévistes de la faim étaient manipulés et
qu'elle, elle ne voyait que le côté humain. Quel manque de respect pour
des hommes qui ont une volonté de s'opposer, de dire qu'ils n'en ont
pas et de les irresponsabiliser ? Après 54 jours de grève de la faim,
vous ne voyez pas, madame, le côté humain de ces hommes venus d'un pays
où vous dites qu'il doivent y rester en les aidant bien sûr comme vous
le faites par des actions généreuses et méritantes. Mais ces hommes-lÃ
n'ont pas le choix d'attendre de mourir dans leur pays : parce que
c'est trop long d'attendre que des politiques se réveillent pour les
aider ou parce que c'est trop long d'attendre que les associations
aient encore davantage de moyens pour faire plus. Ces hommes, qui ont
rêvé d'une France idyllique comme on a pu leur donner comme modèle Ã
différentes périodes du siècle, ont perdu leurs rêves momentanément et
sont exclus du partage des "moyens pour vivre". Que faire d'autre pour
eux si ce n'est de partager leur peine, partager une peu de solidarité,
de partager une petite couverture comme l'avait si bien fait l'Abbé
Pierre - toutes nos pensées vont vers lui en ce moment de deuil pour
l'humanité : "mourir" pour avoir des papiers. La position politique des
centres d'Emmaüs Nord-Pas de Calais est particulièrement révoltante.
Donner une petite couverture à un homme désespéré, c'est donner un peu
de chaleur et d'espérance à l'humanité. Qui peut refuser cela ? ».
Témoignage d'un sans papiers libéré du CRA de Toulouse par la
Justice sur les traitements dégradants subis par les sans papiers
grévistes transféré par M. CANEPA :
« Après l'expulsion de la Bourse du Travail, C. a été conduit Ã
l'aéroport de Lesquin. A la question « Où va-t-on ? » , le policier de
la PAF lui a répondu : « On va faire un petit tour en vacances ».
Menottés dans le dos, les sans-papiers ont été poussés pour rentrer
dans l'avion, et C. a reçu un coup de poing dans le ventre lors de la
montée. Arrivés au CRA de Toulouse, un policier leur a annoncé qu'ils
allaient manger, ce que les grévistes ont refusé au titre de la grève
de la faim. Réponse du policier « C'est la loi, vous devez aller
manger. Ici on n'est pas à Lesquin, on est à Toulouse ». Le transfert
vers le réfectoire était particulièrement difficile pour certains
grévistes affaiblis mais obligés de se déplacer. Les 9 sans papiers se
sont donc assis dans le réfectoire sans manger au milieu d'autres
personnes détenues en rétention qui s'alimentaient. Les policiers ont
prétendu à la CIMADE que les sans papiers s'étaient alimentés. Les sans
papiers ont alors discuté entre eux et décidé de ne pas se déplacer la
prochaine fois au réfectoire. A midi, « l'ordre » d'aller manger leur a
de nouveau été donné. Les grévistes ont refusé. Les policiers ont mis
leurs gants et les ont menacés de les emmener de force. Un supérieur a
insisté qu'il était obligatoire d'aller manger. C. a dû porter des
camarades affaiblis lors des transferts entre cellules et réfectoire.
Les grévistes n'ont pas reçu d'eau ni de sucre pendant 3 jours. Ils en
ont demandé à l'infirmière qui a refusé. Ils ont alors demandé à la
CIMADE. Par la suite de l'eau et une faible quantité de sucre leur ont
été apportées. Dimanche : Lors d'une fouille habituelle au retour de la
cantine, les policiers ont demandé à C. d'enlever sa casquette
« Pourquoi ? » Réponse du policier : « Parce que ! Bouffon, enlève ta
casquette. Ici c'est chez moi, t'es pas chez toi. Tu vas faire ce qu'on
va te dire ». Le policier lui a enlevé la casquette de force, lui a
fait une clef de bras et l'a poussé dans le dos. 2 personnes de
Toulouse sont venus leur rendre visite suite à la mobilisation du CSP
59. Les grévistes leur ont signalé que lorsque quelqu'un est malade,
l'infirmière refusait de s'en occuper et prétendait qu'il faisait
semblant. Les visiteurs leur ont conseillé d'appeler une ambulance. A
un moment D. est tombé de fatigue. Lorsque que l'ambulance est
finalement arrivée au CRA, les policiers ont prétendu que les grévistes
n'avaient pas le droit et que seuls les policiers pouvaient appeler. A
un moment, lors de la discussion, un policier s'est énervé et a attrapé
C par le col. Les policiers ont demandé aux ambulanciers de partir.
Pendant 2 heures, personne ne s'est donc occupé de D. Les grévistes ont
dû l'amener au cabinet de l'infirmière où un examen très sommaire a été
administré (« tirez la langue, ouvrez les yeux. ») L'infirmière l'a
alors renvoyé dans sa cellule sans plus de soin ».
Pour faire peur aux sans papiers grévistes de la faim, la brigade
canine a été utilisée hier à l'hôpital Saint Vincent. Des grévistes de
la faim sont toujours ballottés des hôpitaux CHR, Roubaix, Tourcoing et
Valenciennes à la rue.
M. CANEPA déshumanise insidieusement une partie de la société par ces
violences et tortures, l'autre partie de la société doit donner de la
voix pour dire NON.
Fait à Lille 08/08/07
TOUS LES JOURS A 18H PLACE DE LA REPUBLIQUE A LILLE : MANIFESTATION jusqu'à la régularisation des grévistes de la faim !
Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800-
tél:06.80.57.50.61- fax: 03.20.74.16.68 - e-mail : csp59@wanadoo.fr
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| jeudi 09 août 2007, a 08:32 |
| Honte au gouvernement israélien ; |
Par David le mercredi 8 août 2007, 21:57 - Actualité
- Lien permanent
En
Israël, une manifestation a réuni près de trois mille survivants de
l'Holocauste habitant aujourd'hui l'état juif, qui réclament une
revalorisation de leur maigre pension de retraite, avoisinant à peine
les 15 € mensuels. Le gouvernement se refuse à tout geste en faveur des
martyrs du nazisme, qui ont été dépecés de leur bien durant la guerre.
Il est scandaleux qu'Ehoud Olmert n'accorde pas plus d'intérêt à cette
affaire. La création d'Israël avait à l'époque eue lieu pour permettre
aux Juifs de vivre en paix, force est de constater que les rescapés du
génocide ne jouissent pas de conditions de vie dignes de ce nom dans
cet état. Alors que leur moyenne d'âge dépasse les quatre-vingt ans, il
serait temps de prendre des mesures pour améliorer le sort de ces héros
de la nation, avant qu'il ne soit trop tard et que la honte de l'oubli
et du mépris ne hante la mémoire collective des Israéliens.
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| mercredi 08 août 2007, a 18:20 |
| Ils ont oser le faire . |
Un SDF meurt, un feu d’artifice pour Sarkozy
Titi
n’aura pas eu les hommages de sa ville de Dax (Landes). Le président de
la République oui. Lorsque le corps de ce sans-domicile de
quarante-deux ans est retrouvé sans vie dans des toilettes publiques,
la municipalité dacquoise a d’autres soucis. Il faut dire que Titi, de
son vrai nom Denis Vankin, a eu l’idée saugrenue de quitter ce monde
quelques heures avant la visite de Nicolas Sarkozy. Vendredi dernier,
le cortège présidentiel arrivait enfin dans la cité landaise. Au même
moment, un hommage pacifique et républicain était rendu au défunt par
ses amis, des militants de Droit au logement, la Ligue des droits de
l’homme, de la CGT, du PCF, devant une banderole de plastique noir
rappelant une sombre liste des victimes sans-abri de Dax. Sale image
pour la ville dont l’hôpital accueillait le chef de l’État, venu parler
de solidarité. Soucieuses de laver la République d’un tel affront, les
forces de l’ordre, déployées en nombre, ont cru bon d’amener un
responsable communiste et le porte-parole des Don Quichotte au
commissariat. Et, par la même occasion, de relever l’identité d’une
trentaine de personnes considérées comme des manifestants illicites
alors qu’elles étaient venues saluer la mémoire des morts de misère. À
quelques encablures de là , le maire de Dax et des personnalités
inauguraient la passerelle des berges de l’Adour. Le feu d’artifice
officiel résonnait jusqu’à la cathédrale où une amie du disparu lisait
un message émouvant de la famille. Titi n’en demandait sans doute pas
tant. Et Dax, dans quelques jours, n’aura en tête que ses célèbres
fêtes.
Ludovic Tomas������������������ l ' Huma du 7 / 08 / 07
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| mercredi 08 août 2007, a 18:10 |
| L'âme du vin ( Maurice Ulrich ) |
Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait les profits. C’est à peu près ce qui va se passer
dans la viticulture en Europe, et particulièrement en France, si les
décisions de la Commission européenne et de la commissaire Ã
l’Agriculture, Marian Fischer Boel, entrent dans les faits. Acte I : on
programme l’arrachage le plus rapide possible de deux cent mille
hectares de vignes à partir de 2009. Acte II : on autorise à partir de
2014 la plantation libre.
Conclusion, le nettoyage a été fait, les grands groupes peuvent
s’implanter pour produire des vins standard correspondant à une demande
mondiale en hausse constante et où apparaissent de nouveaux pays
consommateurs, dont la Russie et la Chine, ce dernier pays étant devenu
en quelques années
le dixième consommateur mondial.
C’est le corps de la réforme de l’organisation commune du marché du
vin, telle qu’elle a été adoptée voici quelques jours. Michel Barnier,
le ministre
de l’Agriculture, a verbalement indiqué,
quelques jours plus tard devant l’assemblée permanente des chambres d’agriculture, qu’il s’opposerait
à la totale libéralisation des droits de plantation, mais il n’est
pas allé jusqu’à consigner par écrit ses propres propos, et pas un mot
sur l’arrachage.
Il est vrai que
la Commission a ramené
le nombre d’hectares sacrifiés de 400 000 à 200 000 et que, face Ã
la totale opposition de l’ensemble des viticulteurs, l’éphémère
ministre de l’Agriculture que fut Dominique Bussereau, avant la
formation du gouvernement actuel, avait,
le 23 juin, déclaré que ces 400 000 hectares étaient
« un plan disproportionné ». Il n’est pas interdit
de penser que ce chiffre était gonflé dès le départ
pour faire semblant ensuite d’avoir entendu
les protestations.
Sur le fond, le gouvernement ne saurait trouver à redire à ce plan
ouvrant en grand le marché du vin. À la veille d’être nommée ministre
de l’Économie,
Christine Lagarde déclarait à Vinexpo, à Bordeaux,
que « nous ne pouvons pas nous arrêter à mi-chemin
de la modernisation. Nous devons aller jusqu’au bout ». C’est aussi ce que pensent les gros négociants
des Entreprises des grands vins de France.
« Nous soutenons la philosophie libérale qui sous-tend le projet de la Commission », a clairement déclaré
son délégué général, Louis-Régis Affre.
Liberté pour le vin. Ce pourrait être le slogan
de nos libéraux. Car le vin en Europe, ce sont 2,4 millions de viticulteurs et, même si en France
ils ne sont plus que cent mille, c’est trop, sans doute, c’est une pesanteur. Nombre d’entre eux sont
endettés, soumis aux conditions des grands du négoce qui ne leur garantissent pas des prix suffisants.
Ceux-là arracheront pour toucher les primes
et disparaîtront. Ils le feront d’autant plus que
les primes sont dégressives, baissant de 20 % chaque année. Plus vite on arrachera et plus on touchera
et on déblaiera le terrain. Certes, on objectera que
cette diversité, c’est un peu l’âme du vin quand
le soir elle chante dans les bouteilles.
Ce qui fait qu’il ne sera jamais un produit standard,
en tout point pareil en tout lieu qu’il soit produit.
On dira que le vin, c’est un terroir, une exposition,
une culture. Mais ce n’est pas le problème
des grands groupes. Jésus changeait l’eau en vin.
Eux veulent changer le vin en dividendes.
Car la guerre du vin est mondiale désormais.
Pernod-Ricard a massivement investi en Australie
et exporte en premier lieu en Europe. En Europe même, les groupes
plantent des dizaines de milliers d’hectares en Bulgarie, en Roumanie,
en Hongrie. Les viticulteurs français, dans les vingt dernières années,
ont fait
des bonds de qualité, ils sont prêts à se concerter
pour des arrachages limités pour tenir compte
en certains endroits du marché. Mais ils font du vin, mieux, des vins. l ' Huma du 7 / 08 / 07
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| mercredi 08 août 2007, a 16:57 |
| Les vignerons se cachent pour mourir . |
Viticulture . Le vin est bon dans le Midi. Il s’en vend même de gros volumes à l’approche
des vendanges. Mais trois ans de prix bas ont mis des milliers de paysans en situation de faillite.
Languedoc, envoyé spécial.
Qu’ils soient sur la côte méditerranéenne, face à l’Atlantique ou
dans la France profonde, les vacanciers de ce mois d’août ne manqueront
pas de croiser de magnifiques vignobles sans se douter que des hommes
et des femmes agonisent économiquement toute en produisant de la
qualité à petits prix. Comment est-ce possible ?
rencontre
pour « un prix éthique » du vin
La rencontre se déroulait le 26 juillet dans la salle de - réunion
de la cave coopérative de Montagnac, dans l’Hérault. Serge Azaïs,
vigneron coopérateur et militant de la Confédération paysanne, avait
couplé notre rencontre avec le compte rendu à ses mandants de la
réunion tenue la veille entre des vignerons, des négociants et des
responsables de la grande distribution pour tenter d’obtenir « un prix
éthique » du vin. Avant d’engager le débat, Serge téléphonait à
quelques retardataires pour apprendre que trois vignerons en difficulté
ne viendraient pas. Ils lui ont fait comprendre qu’il était trop dur
pour eux de venir étaler leurs difficultés économiques et financières
devant un journaliste, comme devant leurs collègues. « Je ne sais pas
ce que je ferais après avoir décrit à la presse la situation dans
laquelle je vis », dira l’un d’eux pour justifier son renoncement.
Olivier Pagoire était là. Ce trentenaire s’est installé en 2001 sur
13 hectares. Comprenant très vite qu’il ne s’en sortirait pas, il a
passé et réussi l’année suivante un concours d’entrée dans la fonction
publique. Depuis, il travaille à l’équipement du lundi au vendredi et
s’occupe des vignes en fin de journée et le week-end. Son père,
oenologue à la cave de Montagnac, lui donne également un coup de main.
« Nous avons amélioré le vignoble en replantant du cabernet-sauvignon,
de la syrah, du sauvignon blanc afin de fournir à la cave coopérative
les vins de cépages les plus demandés sur le marché. Mais comme tout se
vend mal, le bilan comptable de l’exploitation reste lourdement
déficitaire. Nous en sommes, mon père et moi, à prélever régulièrement
de l’argent sur nos comptes de salariés pour alimenter celui de
l’exploitation. Je suis installé depuis six ans et je n’ai jamais
prélevé un centime pour rémunérer mon travail de vigneron », explique
Olivier.
pour survivre,
ils cumulent
deux métiers
Bruno Abellan, quarante-neuf ans, avait aussi 13 hectares de vignes
achetés voilà près de vingt ans. Ce vigneron coopérateur en a déjà
arraché 6 hectares pour réduire ses dettes. Il effectue actuellement
une formation pour tenter de trouver un travail de chauffeur de car.
Son épouse s’est trouvé un petit boulot dans un magasin. Ceux qui
avaient zappé la réunion n’avaient pas l’activité extérieure qui permet
de tenir en espérant connaître des jours meilleurs. Dès lors, venir se
raconter était bien trop dur.
En Languedoc, les vins d’entrée de gamme sont globalement bons et
ils se vendent. Mais à des prix dérisoires. Depuis la récolte 2004, la
perte moyenne d’un coopérateur est de 1 000 euros par hectare et par
an. Certes, des stocks existent, mais ils diminuent. À la faveur d’une
offre supérieure à la demande, les négociants et responsables des
centrales d’achat de la grande distribution se conduisent en prédateurs
depuis trois ans. Lors de la réunion du 25 juillet avec les vignerons,
les représentants de Carrefour, Casino et Intermarché se sont contentés
d’écouter les doléances du Syndicat des vignerons de l’Hérault, des
représentants de la Confédération paysanne et du MODEF, sans prendre le
moindre engagement.
Hormis Castel, les négociants étaient absents. Cette année, le vin
de table leur a été vendu en vrac entre 25 et 30 euros l’hectolitre.
Moins de trente centimes d’euro pour un litre de vin de table. C’est le
prix de 1976 en monnaie constante !
Président du Syndicat des vignerons de l’Aude, Philippe Vergnes
affirme depuis sa bonne cave coopérative de Névian que « 2007 sera
l’année de la dernière chance. Il faut absolument que les prix se
redressent pour commencer à lisser les pertes des années précédentes »,
précise-t-il. Mais aussitôt, le doute le travaille. Car la récolte sera
modeste et l’apparition du mildiou est venue renchérir les coûts de
production. Il a fallu traiter six ou sept fois là où on se contentait
de deux ou trois passages les années précédentes. « En 2005, quand les
acomptes versés par les coopératives ont fortement diminué, le Crédit
agricole a accordé aux viticulteurs des reports de remboursements
d’emprunts. 2005 devenait ainsi une année blanche, le crédit se
trouvant prolongé de douze mois avec des intérêts qui continuaient de
courir. Il a fallu faire la même chose en 2006. Ce décalage de deux
années pour les remboursements d’emprunts met des milliers de
viticulteurs dans une situation économique et financière
catastrophique. Dans le vin de table, la perte de 1 000 euros par
hectare n’existerait pas si l’hectolitre de vin nous était payé 10
euros de plus. Dans les vins de cépages à moindre rendement, il aurait
suffi de 15 euros de mieux pour 100 litres de vin », s’indigne Philippe
Vergnes, qui dit vouloir attendre la fin des vendanges avant d’appeler
à des actions de rue tout en se disant inquiet des possibles actes de
violence en raison du désespoir ambiant.
Cet endettement aura des conséquences terribles pour certains
exploitants. « Les banques, à commencer par le Crédit agricole, ne
veulent plus aider que les gens dont ils estiment qu’ils peuvent encore
s’en sortir. Pour aider son fils à s’installer, il faut désormais se
porter caution solidaire en hypothéquant ses biens, à commencer par la
maison d’habitation. Dans le Gard, les vignerons les plus endettés sont
en train de perdre la récolte 2007 car on n’a pas voulu leur accorder
un crédit pour les produits de traitement contre le mildiou », note
Jean-François Bianco, viticulteur à Arpaillargues et adhérent à la cave
de Bourdic. Comme beaucoup d’autres vignerons, il redoute des
arrachages massifs en 2009.
la vigne, un moyen de prévention
des incendies
« Si on arrache 10 % des vignes, on augmente les frais de cave de
10 %, alors que la baisse du prix du vin a déjà fait monter les frais
de vinification à 33 % du chiffre d’affaires au lieu de 20 % avant la
crise que nous subissons depuis trois ans. J’ajoute que la vigne
participe beaucoup à la réduction des risques d’incendie dans nos
régions. Au moment où le gouvernement consulte tous azimuts sur le
développement durable, cette donnée mérite aussi d’être prise en
compte », conclut Jean-François Bianco.
Gérard Le Puill Huma du 7 / 08 / 07
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| mercredi 08 août 2007, a 11:36 |
| CHIENS DE GARDE SUR LES ONDES . |
Dans le Nord de la France, il y a peu de temps le CSA a fait le choix
d’attribuer deux fréquences "libérées" par des radios associatives à une
radio commerciale (ex associative ayant changé de camp !) et une radio
nationale (RMC Info), refusant de donner suite à la demande légitime
d’obtenir une fréquence pleine à RPL Lambersart, radio associative de
longue date et désireuse de développer son projet sur son territoire de
l’agglomération lilloise.
La FRANF sera particulièrement vigilante à ce que les radios
associatives actuelles et les projets associatifs naissants puissent Ã
l’occasion des prochaines autorisations dans la zone CTR de Lille (2008)
rétablir un équilibre rompu dans notre région. La diversité culturelle
et la parole citoyenne valent bien les logiques économiques des réseaux
et des groupes multimédias qui rendent nos ondes insipides, et privent
les citoyens de la saveur de nos produits radiophoniques régionaux.
Cet appauvrissement culturel, ces coupes sombres dans les derniers
outils de lien social, accompagnent en fait la montée en puissance du
règne de la pensée unique et de la société de consommation, sans égard
pour les valeurs de l’esprit et sans considération pour le patrimoine
culturel et social qu’elle tue à petit feu, bref pour l’Homme.
L’auditeur, considéré en masse par les sondages et les études de marché,
a-t-il encore droit à la différence ? Rien n’est moins sûr, car la
dictature du capital pèse de plus en plus sur nos vies et sur nos
libertés individuelles. La radio n’échappe pas à cette règle qui
justifie toute décision par la rentabilité économique, voire l’ordre
social, mais qui en fait installe insidieusement une forme de dictature.
La valeur d’une radio ne devrait-elle pas être considérée par les
valeurs et les différences qu’elle permet d’exprimer ? La parole des
citoyens continue d’être confisquée par petites touches. Alors que
certains pays qualifiés de totalitaires par les puissances occidentales
cherchent des voies nouvelles de démocratisation, nos pays donneurs de
leçon imposent aux peuples qu’ils dominent économiquement et
militairement un arsenal de contraintes, alliant pression et répression,
toujours plus imposant. La classe politique devrait s’en émouvoir, car
quand elle perd pied de cette façon, elle n’est plus loin de perdre son
âme et de trahir les citoyens qui ont cru encore cette année aux vertus
de la démocratie.
Lille, le 6 août 2007
René Lavergne
Président de la FRANF
http://www.franf.fr.fm
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| mercredi 08 août 2007, a 11:16 |
| LE PEN devien sarkozyste . |
LE PEN devient sarkozyste.
Par Ulrich Savary
Il
aura finalement suffi de peu de choses pour faire du leader du FN un
« toutou » du président. La perte de plus d’un million de voix et une
rencontre à l’élysée. Et voilà que Jean-Marie Le Pen se met à louer le
travail de Nicolas Sarkozy.
Invité hier de RTL, le président du Front national a jugé que le
chef de l’État tenait, pour le moment, «un certain nombre de ses
promesses électorales». «Chacune de ses actions est mûrement réfléchie,
pesée, très bien informée et jusqu’ici assez bien réalisée, il faut le
dire».
Pourtant
durant toute la campagne présidentielle, le FN n’avait pas ménagé le
candidat de l’UMP. A plusieurs reprises, Jean-Marie Le Pen avait
qualifiait Sarkozy « d’illusionniste», de «petit télégraphiste de
Bruxelles» ou encore de «chef de la racaille politicienne».
Ses attaques se firent même de plus en plus virulentes au fur et Ã
mesure que le leader frontiste sentait la qualification pour le second
tour lui échapper. Ainsi, il avait brocardé les origines de Sarkozy :
«C’est un candidat qui vient de l’immigration, moi je suis un candidat
du terroir. C’est vrai qu’il y a une différence, un choix qui peut être
considéré comme fondamental par un certain nombre de Français»,
déclarait-il sur Europe 1 le 8 avril. Enfin dans un entretien accordé
au quotidien israélien Maariv le 19 avril, il soulignait que le futur
président «est juif par sa mère. Il n’a d’ailleurs jamais caché ses
sentiments de sympathie très particulière à l’égard d’Israël comme des
États-Unis.»
Alors pourquoi un tel revirement ? Peut-être que le vieux chef usé
par la dernière campagne a compris que le salut de son parti (et de sa
fille…) viendra d’un rapprochement avec l’UMP.
En effet, le FN est sorti très affaibli des deux dernières élections.
La présidentielle a vu la fuite d’une partie des électeurs frontistes
pour l’UMP, et les législatives ont confirmé la chute électorale du FN.
A ces mauvais résultats s’ajoutent des comptes exsangues et une perte
importante de militants.
Mais surtout, le FN est fragilisé aussi par son propre fonctionnement.
Le parti est construit autour d’un chef charismatique et risque de ne
pas se relever à la mort de celui-ci. Donc, il faut trouver et vite,
une porte de sortie pour les cadres dirigeants du FN et pour Marine Le
Pen. C’est digne d’un comportement de « racailles politiciennes » dont
la propre survie importe plus que tout le reste. Pourtant une question
reste en suspend.
L’UMP pourra-t-elle recycler le FN ?
Il faut dire que le jeu de séduction de l’UMP à l’égard du FN
fonctionne. Et pour cause. Nicolas Sarkozy a pris une série
d’engagement que le FN ne peut qu’approuver. La création du ministère
de l’immigration et de l’identité nationale ou encore la remise en
cause du droit de grève. Tout cela va dans le bon sens pour le FN.
C’est en quelque sorte le programme du FN qui est appliqué.
En dehors de toute « tambouille politicarde », ce rapprochement de
circonstance n’est pas sans un accord idéologique entre le FN et l’UMP,
sur le fond. En effet, si le leader historique de l’extrême droite
française voit en Nicolas Sarkozy « un type qui tient ses engagements »
c’est bien que la politique du président est proche de ce que Le Pen
aurait voulu faire, si il était à sa place.
Cela montre en tout cas combien le « prince président » Nicolas Sarkozy est un homme dangereux.
Ulrich Savary.
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| mercredi 08 août 2007, a 10:05 |
| UNILEVER : Merci pour tout,vous êtes virés ! |
Licenciements
boursier . Unilever réalise des bénéfices faramineux. Le PDG félicite
ses 180 000 salariés et annonce 20 000 suppressions d’emplois, surtout
en Europe.
Unilever va très, très bien, merci, mieux ça serait
scandaleux. Jeudi dernier, la multinationale de l’agroalimentaire et de
l’hygiène (savons, cosmétiques, lessives, détergents) a communiqué ses
résultats financiers du deuxième trimestre 2007 à Rotterdam (Pays-Bas)
: bénéfice net de 1,2 milliard d’euros sur trois mois, en augmentation
de 16 %. Ces profits faramineux confirment une cuvée déjà insolente en
2006 : bénéfice net de 5,4 milliards d’euros, en hausse de 26 %, et
chiffre d’affaires de 39,6 milliards d’euros (+ 3 %). À chaque fois,
ces performances dépassent les attentes des analystes qui, pour 2006,
tablaient par exemple sur un bénéfice net compris entre 4,25 et 4,5
milliards d’euros pour Unilever. Du coup, dans la matinée de jeudi,
Patrick Cescau, le patron français, mais avec une pointe d’accent
british, à la tête du conglomérat anglo-néerlandais depuis 2005, a pris
la peine d’adresser aux salariés du groupe pourvus d’une adresse e-mail
ses plus vives et chaleureuses « félicitations ».
Dans la foulée, en marge de la présentation des comptes, le même
Patrick Cescau a, quelques instants plus tard, dévoilé ses projets
d’avenir à la presse : concentration accrue sur certaines marques et
poursuite de la cession des moins rentables, et surtout, d’ici à 2010,
suppression de 20 000 emplois (sur un total de 179 000 dans le monde)
par le biais de la fermeture et de la « rationalisation substantielle »
de 50 Ã 60 usines de production (sur 300 dans le monde). La Bourse
d’Amsterdam a immédiatement salué le geste : en séance, le cours de
l’action Unilever a augmenté de 4 %.
« Il est trop tôt pour dire quelles sont les régions du monde et les
emplois concernés », prévient Gerbert van Genderen Stort, porte-parole
de la multinationale. Mais les tendances lourdes parlent d’elles-mêmes
: depuis 2000, le numéro trois mondial des produits dits de grande
consommation est engagé dans une vaste restructuration permanente qui
frappe en particulier l’Europe de l’Ouest. « En sept ans, nous avons
fermé ou vendu plus de cent usines », se vante devant les journalistes
financiers Patrick Cescau. En 2000, Unilever comptait 295 000 salariés
sur la planète ; en 2007, avant les nouvelles « coupes » annoncées la
semaine dernière, ils ne sont déjà plus que 180 000. Et, en Europe, le
nombre d’employés de la multinationale est passé de 80 000 en 2000 à 44
000 en 2007. « La majorité des restructurations concernent l’Europe »,
avoue sans fard le PDG du groupe, avant de minauder dans un entretien
au Figaro de vendredi : « Nous avons une idée très précise de ce
programme mais il n’est pas complètement abouti. Nous voulons d’abord
en discuter avec nos partenaires sociaux. »
Un plan social
chasse l’autre
Alors que Patrick Cescau vient, en mai dernier, de recruter, pour le
poste de président d’Unilever, le Suédois Michael Treschow, surnommé «
Mac the Knife » (Monsieur Couteau) chez Ericsson et Electrolux pour sa
propension à tailler dans la masse salariale et à organiser les
délocalisations, le « dégraissage » promet d’être violent. L’objectif
pour les dirigeants d’Unilever, c’est de « réduire de 1,5 milliard
d’euros par an les coûts engendrés par le personnel jusqu’en 2010 »,
afin qu’à terme, la marge opérationnelle - la « profitabilité » chère
aux investisseurs - tourne autour des 15 %.
Au siège national d’Unilever France, à Rueil-Malmaison, le service
de communication estime que « le groupe a déjà fait un gros travail en
France », mais qu’« il n’est pas terminé ». La comptabilité et les
services informatiques ont été externalisés fin 2005 : IBM et
Accenture, qui disposent de centres de gestion en Inde, aux
Philippines, au Brésil, en Pologne ou en République tchèque, ont
emporté le marché. Implantée à Schaffhouse, en Suisse, une centrale
s’occupe désormais de tous les achats des matières premières pour la
multinationale, ce qui, en plus de la « rationalisation » des achats,
permet de transformer les usines en « centres de coûts » et la centrale
d’achat, basée sur un territoire d’un canton bien connu comme paradis
fiscal, en « centres de profits ». Et, dans tous les pays, la
réorganisation à grande échelle d’Unilever, pompeusement baptisée «
Unilever One », offre l’occasion de réduire le nombre de postes dans
les fonctions administratives et dans le management : en Italie, par
exemple, le siège d’Unilever est en train de passer de 1 500 salariés Ã
900. À Rueil-Malmaison, Unilever tente de supprimer, depuis plusieurs
mois, 200 postes (sur 1 300 salariés).
Accablés, mais pas surpris, les syndicats de la multinationale. «
Nos groupes réalisent des bénéfices vertigineux, à deux chiffres pour
certains, et ne nous laissent que des licenciements sociaux à gérer,
indique la fédération CFDT de la chimie, dans un communiqué. Le nombre
des emplois en France dans le secteur détergents-cosmétiques a baissé
de plus de 50 % en dix ans alors que les bénéfices se sont envolés et
que la rémunération des dividendes donne le vertige. » Depuis plusieurs
années, à travers délocalisations, externalisations, réorganisations,
cessions d’activités et fermetures de sites, les salariés font les
frais de la financiarisation accrue de la multinationale. « Je pense
que, dans les cinq prochaines années, cinq des sept usines d’Unilever
aux Pays-Bas seront parties si nous n’arrivons pas à stopper le
processus à l’oeuvre, déplorait le syndicaliste hollandais Lucas
Vermaat, en 2005. Elles auront été délocalisées vers les pays à bas
coût. »
Une seule solution,
la délocalisation ?
En France, où Unilever emploie encore 4 500 personnes au siège
national et dans dix sites de production (voir notre infographie),
l’inquiétude est très vive aussi. À Duppigheim (Bas-Rhin), les 500
salariés des deux usines Knorr (soupes en briques antiseptiques et
aliments lyophilisés) observent, avec inquiétude, le projet, annoncé au
printemps, de « transfert » de leur centre de recherche et de
développement en Pologne (lire ci-contre). « Les usines du groupe sont
en concurrence entre elles au niveau européen, observe Patrick Dubois,
délégué FO des sites bourguignons Amora et Maille. En France, nous
vivons dans la crainte de délocalisations. La fabrication des
vinaigrettes a déjà été déplacée vers la République tchèque. Étant
donné le coût de production des sauces sur le site dijonnais, nous
sommes inquiets et nous avons alerté à plusieurs reprises les pouvois
publics sur les risques de fermeture. » Après avoir bataillé l’hiver
dernier pendant plusieurs mois contre Unilever qui voulait supprimer 60
emplois (sur 250) sur le site de production des thés et infusions
Lipton, à Gémenos (Bouches-du-Rhône), Olivier Leberquier, délégué CGT,
démonte l’argument en Europe de l’Ouest : « On parle beaucoup du coût
du travail, mais il faut savoir que sur une boîte de sachets
de thé vendue entre 1,7 et 2,40 euros, le coût des salaires, charges
comprises, des salariés de Gémenos est à peine de 14 centimes… Que
faut-il faire de plus ? »
Thomas Lemahieu Huma du 6 : 08 : 07
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| mercredi 08 août 2007, a 09:03 |
| LES CHERS VACANCES DU PRESIDENT . |
Par Diego Diaz le lundi 6 août 2007, 19:35 - Actualités
- Lien permanent
0Sarkozy en vacances à Wolfeboro [visite de la maison] envoyé par 1edonline
Petit tour à Wolfeboro dans la maison de milliardaire du lac
Winnipesaukee où notre président "bling-bling" passe ses vacances. Pour
le style il faut-être américain ou émir pour apprécier à sa juste
mesure le décorum surfait de la "cabane aux usa". Elle appartient Ã
Mike Appe, un ancien cadre dirigeant de Microsoft, qui se faisait une
joie -il y a un an- d'étaler sa réussite en la faisant visiter à une
chaîne câblée du New England. Pour vous se sera 30 000 $ (la semaine)
et pour Nicolas... Mais qui sont ces amis qui louent la maison pour lui
? Si vous avez les 60 000 $ pour les deux semaines de location c'est
par ici :
http://www.yankeepedlarrealtors.com/proddir/prod/110/727?RedirectURL=%2F-list_price%2F60%2F10%2F%3F#
La somptueuse villa de 2000 mètres carrés au bord du lac Winnipesaukke
est équipé de huit chambres, de quatre emplacements pour bateau, d'une
petite salle de cinéma et d'une plage privée. Auteur de "l’argent caché
de l'Elysée", René Dozières, député apparenté socialiste, s'étonne
d'une telle dépense qui, selon lui, "ne peut pas être supportée par le
président puisque qu'elle représente, si on ajoute le transport, la
totalité de sa rémunération annuelle". Et d'interroger : "Quel Français
peut consacrer à ses vacances la totalité de son salaire annuel ? ".
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| mardi 07 août 2007, a 19:07 |
| Les réflexions sur lesquelles le libéralisme fait son lit . |
Par Bernard LAMIRAND le mardi 7 août 2007, 14:17 - Lien permanent
Mon épouse, ce matin, faisait ses courses au super- marché du coin et constatait que certains prix se sont envolés.
Une dame, réputé social-démocrate, tourna la discussion engagée sur
les primes de rentrée scolaire. Elle semblait outrée des aides
accordées aux familles ayant des enfants scolarisés.
Pour appuyer ses arguments, elle précisa que sa famille n'avait jamais
pu en bénéficier avec 3 enfants à charge parce que ses ressources
étaient trop élevées.
Bref, au lieu de s'en prendre à la droite qui dirige ce pays depuis
2002, elle s'en prenait à ceux qui allaient bénéficier de ces aides en
fonction de leurs ressources.
Mon épouse lui répondit, qu'il y avait autre chose à faire que de
s'en prendre à ceux qui sont dans le besoin et pourquoi ne pas être
plutôt scandalisé par les profits faramineux des actionnaires et des
cadeaux fait aux riches concernant les impôts.
Pourquoi ne pas être outré par les vacances luxueuses de Sarkozy aux
amériques ?
Eh bien, cette dame socialiste, lui répondit :"ah oui vous avez
raison" mais en relativisant pour aussitôt revenir à sa situation
passée ou elle n'avait pu avoir droit aux aides de rentrée scolaire
pour ses enfants.
La morale de cette histoire: c'est que des gens de conditions
modestes en arrivent parfois à se jalouser alors que les riches
plastronnent et paradent dans les palaces dépensant des fortunes.
Ce genre d'attitude, me fait bondir, comme si cela serait normal et
naturel, comme si il faudrait en arriver à plaindre ces malheureux
riches . Dans quelle société vivons-nous! Si on ne combat pas cela, on
accepte la banalisation des fortunes et du luxe de la classe dominante
pendant que les classes laborieuses se battront entre eux pour les
miettes.
Encore une fois, nous avons besoin plus que jamais d'un parti
communiste qui se bat pour des valeurs de solidarité et pour une autre
répartition de la plus-value.C'est là que nous avons un rôle
irremplaçable.
Voilà le mot est lâché, du communisme pour repartir autrement les
richesses créées.
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| mardi 07 août 2007, a 18:49 |
| SARKOZY," Le prince président " . |
Sarkozy, le "prince président".
Par Ulrich Savary le mardi 7 août 2007, 15:03:00 - L'UMP et le gouvernement.
- Lien permanent
Qui paie ? Voilà la question qui convient de poser. Qui paie les vacances de l’illustre, sa majesté Nicolas Sarkozy ?
En effet , « son altesse sérénissime » se paie des vacances de luxe
aux États-Unis avec son épouse, « la reine Cécilia » et « la baronne
Rachida Dati » alors que les bons sujets du « royaume » de France eux,
doivent travailler plus … .
Vacances
à 21 000 euros la semaine ! Après le yacht de Bolloré pour fêter sa
victoire, Nicolas Sarkozy continu de ne rien se refuser.
Mais voyons, « sa majesté » à le droit de se reposer. Nous, « simples
sujets », nous ne pouvons pas comprendre. Nous, « la France qui se lève
tôt » pour gagner péniblement un SMIC, tout en se battant pour faire
vivre une famille sur un salaire de misère, nous le peuple, le
tiers-états, nous ne pouvons pas comprendre les raisons qui poussent
Nicolas Sarkozy à passer des vacances de « prince saoudien ». C’est
qu’il est fatigué alors que la rentrée s’annonce chaude.
Et oui, le petit Nicolas est épuisé. Lui, qui défend les intérêts de sa
classe sociale à le droit de se détendre comme un « bon bourgeois ». Et
il faut dire, que de ce point de vue, il défend bien les intérêts
moraux de celle-ci.
En quelques semaines, Sarkozy a remis en cause le droit de grève, a
prévu la destruction du service public d’Éducation Nationale, la fin
des impôts pour les riches et à trouver un nouveau débouché pour
l‘industrie militaire française avec la Lybie. Voilà les premières
salves du « prince des bourgeois ». Mais Nicolas Sarkozy va encore plus
loin. Il va jusqu’à « excuser » les atrocités commises par
l’impérialisme français au temps de sa splendeur dés sa première visite
officielle en Afrique Noire.
En parlant des prétendus « bienfaits » du colonialisme français en
Afrique, Sarkozy ne fait pas que du révisionnisme « bas de gamme». Il
défend la mémoire de « l’œuvre française » en Afrique.
Pour le « prince président », l’Empire français aurait donné sans
compter à ces peuples africains en leurs octroyant une chance
extraordinaire de se développer. Rien que cela!
En effet, il est indéniable que la bourgeoisie française a investi
des sommes importantes pour construire des routes, des ports ou encore
des voies de chemin de fer. Mais le but de tout cela n’était pas de
développer l’Afrique. Au contraire, il s’agissait de mieux exploiter
cette terre, de piller les ressources de ces territoires, tout cela
sous couvert d’une prétendue « œuvre de civilisation ». Bref, du
racisme appliqué à tout un continent vu que les Africains étaient
« trop stupides » pour le faire seul.
En réalité, le colonialisme français n’était ni moins pire ou mieux que
n’importe quel autre colonialisme, il était juste raciste. Et ça la
bourgeoisie française ne veut plus en entendre parler. D’où la
« correction » du président.
Nicolas Sarkozy avec ses vacances princières ne fait que confirmer
une chose : il est l’homme d’une bourgeoisie française qui veut se
venger de tout, et surtout de l‘histoire.
La rupture sarkozyste peut se résumer en une formule simple: à bas l’égalité, vive les privilèges, vive la bourgeoisie
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| mardi 07 août 2007, a 18:19 |
| PLUS DE RICHE ,TOUJOURS PLUS RICHES ! |
Sur la piste des grandes fortunes (1/5)
Par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, directeurs de recherche au CNRS
Des chiffres qui défient l’imagination
À partir du 1er janvier 2007 les textes instituant un bouclier
fiscal à 60 % mis en place par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin
sont entrés en application. La petite-fille du fondateur des Galeries
Lafayette, Léone Meyer, a touché un chèque de plus de 7 millions
d’euros correspondant au trop perçu concernant ses impôts de 2006. Le
dépassement, à lui seul, représente presque 580 années de SMIC (1 280
euros par mois en brut, soit 1 005 euros en salaire net en 2007), soit
la vie de travail de 14 ouvriers sur la base de quarante années de vie
active. Il est vrai qu’en 2005 Mme Meyer avait vendu pour la somme de
935 millions d’euros les titres Galeries Lafayette qu’elle détenait
soit, en chiffres ronds, la vie active de 1 930 ouvriers payés au SMIC.
La plupart des Français ont le plus grand mal à se représenter la
signification de telles fortunes. En mémoriser les montants est de peu
d’utilité. De même l’utilisation systématique des pourcentages tend Ã
masquer la réalité des fortunes. L’une des mesures fiscales de la loi
sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat (TEPA) du nouveau
gouvernement Sarkozy-Fillon est de faire passer le seuil du bouclier de
60 % Ã 50 % au 1er janvier 2008. Ces 10 %, dans les exemples de droit Ã
restitution donnés par le Bulletin officiel des impôts nº 207 du 15
décembre 2006, paraissent légitimes : la modicité des revenus des
foyers considérés fait qu’ils ne sont pas imposables à l’IR. Ainsi le
premier cas est celui d’un « jeune professionnel indépendant » dont le
revenu est déficitaire, c’est-à -dire négatif, et qui n’est donc pas
imposable sur un revenu qui n’existe pas. L’administration fiscale lui
rembourse la taxe foncière qu’il a acquittée. On est loin du cas de
l’héritière des Galeries Lafayette et on est quelque peu surpris de
constater la perversité de ces exemples qui démontrent l’évidence de la
nécessité d’adopter ce bouclier fiscal, puisque, selon eux, aucun
ménage n’est solvable.
Le remboursement dont a bénéficié Mme Meyer est lié à une imposition
très élevée en valeur absolue, de 151 millions d’euros, et 10 % de
remise supplémentaire seront encore une somme importante. Le bouclier
fiscal n’est donc pas uniquement destiné à soulager des contribuables
aux ressources modestes. Il va alléger les contributions des plus
nantis et réduire l’effet de redistribution lié à la fiscalité. Mais la
baisse du seuil exprimée en pourcentage tend à faire croire que ce
bouclier sera surtout utile aux paysans modestes de l’île de Ré
assujettis à l’ISF par le simple effet de la hausse des prix
immobiliers des propriétés en bord de mer.
Le cas de l’héritière des Galeries Lafayette met en évidence que la
grande richesse est bien souvent le privilège de personnes inconnues du
grand public. Les clients de ce grand magasin n’imaginent pas que,
derrière la fière monumentalité des immeubles du boulevard Haussmann,
une famille possède des parts importantes de cette cathédrale du
commerce. Le capital, les holdings, les fonds de pension, les fonds
spéculatifs, les banques, tous ces collectifs abstraits sont les
paravents derrière lesquels prospèrent des êtres bien vivants,
propriétaires en chair et en os de fabuleuses fortunes accumulées au
fil du temps. « Ni vue, ni connue » : la grande bourgeoisie vit et
prospère à l’abri de la - curiosité du public, à quelques exceptions
près, comme le mariage de la fille de Bernard Arnault qui eut droit Ã
la couverture de Paris-Match. Ces exceptions sous contrôle assoient la
notoriété de familles en ascension. Mais les publications destinées Ã
un public populaire, comme Gala ou Point de vue, font porter leur
attention sur la jet-set et les people, vedettes du monde sportif, de
la télévision, du show-business, laissant à la presse économique ou aux
pages entreprises des grands quotidiens la publication de portraits ou
d’informations sur les personnalités de la vie des affaires. Cette
discrétion n’est pas innocente, elle préserve de l’animosité de classe,
de la prise de conscience de l’ampleur des inégalités et de leur
caractère héréditaire.
Toujours plus riches
Quelle que soit la source utilisée, il apparaît que les grandes
fortunes se portent au mieux, en France et sur le reste de la planète.
En 2007, l’administration fiscale a comptabilisé, en chiffres ronds, 61
400 assujettis à l’ISF de plus qu’en 2006. Ils étaient 518 000 contre
456 600 l’année précédente et 394 500 en 2005. En un an, le nombre
d’assujettis vient donc d’augmenter de 17 %, ce qui représente en
valeur absolue à peu près la population de Neuilly-sur-Seine, ce qui
n’est qu’une coïncidence. Le produit de cet impôt a augmenté encore
plus vite, de 22 %, atteignant 4 milliards d’euros. Le seuil
d’imposition a été revalorisé entre 2006 et 2007, passant de 750 000
euros à 760 000 euros. Il y a donc bien de plus en plus de riches en
France, et ces riches voient leurs fortunes augmenter encore plus vite
que leur nombre. Le seuil patrimonial de l’ISF correspond à 760 mois de
SMIC, soit 63 années de travail d’un manoeuvre.
Ce montant, relativement vite atteint puisqu’il est encore
légèrement inférieur au prix proposé pour un appartement de 3 pièces et
87 m² habitables dans le sixième arrondissement de Paris, près du
jardin du Luxembourg (799 000 euros, sur le site de la FNAIM), explique
pour une part la forte agrégation résidentielle des nantis. Trois
départements (Paris, les Hauts-de-Seine et les Yvelines) concentrent
25 % des redevables et 40 % du produit de l’ISF. Neuilly, dont Nicolas
Sarkozy fut le maire de 1983 à 2002, abrite à elle seule 6 980 foyers
assujettis à l’ISF, pour une population de 60 000 habitants, qui sont
donc plus de 10 % à être redevables, pour 20 400 euros en moyenne, de
cet impôt sur la fortune.
Sur la base de sources fiscales officielles, un chercheur de l’école
d’économie de Paris, Camille Landais, a mis en évidence une
accentuation des inégalités entre 1998 et 2005. Les 35 000 foyers les
plus riches ont vu leurs revenus augmenter de 19 %, l’augmentation
étant encore plus rapide pour les 3 500 « super-riches » dont les
revenus ont presque doublé : + 42,6 %. La fortune professionnelle de
Bernard Arnault, toujours en tête du palmarès de Challenges, a augmenté
de cinq milliards d’euros en un an, pour dépasser aujourd’hui 23
milliards d’euros. Pour figurer aujourd’hui dans ce palmarès des 500
plus grandes fortunes professionnelles françaises, il faut posséder un
patrimoine de 60 millions d’euros. En 1997, il suffisait de 15
millions : le ticket d’entrée a vu sa valeur quadrupler.
Une même croissance du nombre des très riches et de leur richesse
est observable à l’échelle du monde. Depuis 1996, la banque Merrill
Lynch et la société d’ingénierie informatique Cap Gemini recensent les
millionnaires en dollars US à travers le monde. De 4,5 millions à la
première publication, ils sont passés à 8,5 aujourd’hui, ayant presque
doublé leurs effectifs en dix ans. Le groupe des « ultra-riches », ceux
qui détiennent plus de 30 millions de dollars, soit environ 22 millions
d’euros, a augmenté de 10 % entre 2004 et 2005, formant aujourd’hui un
club de 85 400 personnes. Selon le magazine américain Forbes, Carlos
Slim, le magnat des télécommunications au Mexique, aurait détrôné le
patron de Microsoft, Bill Gates, en lui soufflant la première place
dans le classement mondial des fortunes professionnelles, avec un score
atteignant les 67,8 milliards de dollars.
La richesse, une grandeur difficile à mesurer
Les lignes de force majeures de l’évolution des richesses
professionnelles et familiales sont donc clairement un accroissement du
nombre et de l’importance des grandes fortunes. Pourtant, leur
appréciation reste en deçà de la réalité. La richesse est sous-évaluée
dans les sources fiscales en raison de nombreuses exonérations. Ainsi
l’ISF ne prend pas en compte le patrimoine professionnel, y compris
sous la forme d’actions. Ni les objets et oeuvres d’art. Il existe en
France 418 niches fiscales qui permettent de soustraire une part
importante des hauts revenus à l’impôt. Alors que la pauvreté rassemble
dans le même dénuement, la richesse est extraordinairement dispersée.
En 1999, dernière année pour laquelle ce chiffre est connu, le
patrimoine moyen imposable à l’ISF des 100 foyers fiscaux les plus
fortunés représentait 184 fois le patrimoine moyen de ceux qui se
situent au plancher de cet impôt. Un tel écart dans le domaine des
salaires, en partant du SMIC net à 1 000 euros, mettrait le haut de la
distribution à 184 000 euros. Une dispersion impensable dans le monde
ordinaire du salariat.
Pourtant la haute société, avec cette dispersion considérable entre
les fortunes, présente une grande unité. C’est que la richesse n’est
pas seulement matérielle : elle suppose aussi, dans la durée,
l’accumulation de ressources culturelles et sociales. Les nantis sont
aussi riches de savoirs divers et de relations qui démultiplient leurs
pouvoirs.
Huma du 6 / 08 / 07
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| mardi 07 août 2007, a 17:46 |
| NE RIEZ PAS ! |
Par PCF Dunkerque-Est le lundi 6 août 2007, 13:10 - Lien permanent
Plusieurs députés UMP ont créé - ne riez pas -
un « comité parlementaire pour l’amélioration du pouvoir d’achat des
ouvriers » ! Et d’expliquer cette création – voyez comment ils sont
observateurs - par « une forte attente du pouvoir d’achat, en
particulier parmi les ouvriers et les salariés modestes ».
Dans ce comité philantropique figurent deux élus du Nord :
Marc-Philippe Daubresse et Francis Vercamer, maires respectivement de
Lambersart et Hem, ville connues pour abriter de nombreux assujettis Ã
l’ISF…
Vous allez, bien sûr, nous dire qu’on a rarement vu ces messieurs
aux côtés des ouvriers ou des familles modestes en lutte pour leur
pouvoir d’achat ?
C’est vrai. On va vous dire mieux : on ne les a jamais vus. Et
encore mieux : ils ont refusé, ce mois-ci, tout coup de.pouce au
pouvoir d’achat des Smicards et des Érémistes qui sont pourtant des
gens modestes.
Ils se réjouissent de voir un maximum de chômeurs radiés de l’ANPE (comme s’il n’y avait pas assez d’exclus parmi les ouvriers).
Ils pestent régulièrement contre les ouvriers et autres salariés
modestes qui manifestent ou font grève pour leurs salaires ou leurs
retraites.
Ils ont même commencé à réduire ce fleuron du droit ouvrier qu’est le droit de grève.
Si quelqu’un a l’idée, un jour, de créer le comité des faux culs : ces députés UMP y auront leur place de droit !
JLB.
Liberté Hebdo du 3 au 9 août 2007
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| mardi 07 août 2007, a 11:49 |
| Gréve dur voté par les conducteurs de train allemands . |
La grève pourrait commencer dès mercredi, après que la
commission salariale du syndicat se soit réunie. Le GDL réclame 31%
d’augmentation de salaire pour le personnel roulant, soit au moins 2500
euros brut par mois pour un conducteur de train. Il a refusé
catégoriquement l’accord salarial de 4,5% d’augmentation salarial sur
19 mois assorti d’une prime de 600 euros conclu début juillet par la
Deutsche Bahn avec les deux autres syndicats des transports Transnet et
GDBA.
Le patron de la GDL Manferd Schell a rejeté toutes les
invitations à la négociation de la direction de la Deutsche Bahn,
estimant que les propositions salariales faites par la compagnie
étaient trop faibles
Les conducteurs de trains allemands de la Deutsche Bahn
se sont prononcés dans une large majorité en faveur d’une grève, qui
pourrait être la plus importante depuis 15 ans, a annoncé le syndicat
des conducteurs GDL qui mène le conflit
Cette grève est un coup dur pour la compagnie allemande
qui a essayé d’éviter le conflit. Celui-ci est dommageable pour son
image aurpès de ses futurs investisseurs potentiels, alors que 49% de
son capital doivent être privatisés dès 2008.
(ats / 06 août 2007 12:52)
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| mardi 07 août 2007, a 11:10 |
| A MALO LES BAINS : Journée d'action de détente et de solidarité ( P.C.F ) |
A
Malo les bains le jeudi 23 août une journée d'action de détente et de
solidarité organisée par la fédération du Nord du Parti Communiste
Français
Par PCF Dunkerque-Est le lundi 6 août 2007, 16:57 - Lien permanent
Actualités Dunkerquoise
MEEETING A 11 HEURES AU KURSAAL avec ERIC CORBEAUX Secrétaire de la fédération du Nord du Parti Communiste Français-Membre du Comité National du PCF A L'ISSUE DU MEETING ET JUSQU'A ENVIRON 13 HEURES 15 2 RENCONTRES-DEBATS Des
responsables syndicaux, des militants d'entreprises, des salariés
débattrons avec des responsables et des élus politiques autour des
thèmes:
Les Français partagent-ils désormais les idées de la droite ?Comment surmonter les obstacles existants afin de construire une
alternative au capitalisme et bâtir une société plus juste et plus
humaine ?Comment faire vivre une solidarité entre les salariés dans un monde où le travail est aussi éclaté ?Comment convaincre que les salariés du privé, du public, les
chômeurs, les précaires, les retraités, etc... ont les mêmes intérêts
politiques ?
Des militants pacifistes et responsables
d'associations, des citoyens engagés, des responsablespolitiques
débattent ensemble sur le thème:
Comment construire la paix dans le monde capitaliste d'aujourd'hui
où le nombre de conflits augmente comme les budgets militaires ?
DEUX RENCONTRES-DEBAT QUI VERRONT LA PARTICIPATION DE:
Jacques FATH responsable des questions internationales au Comité National du PCF
Alain BOCQUET Député-Maire de St Amand les Eaux
Jean-Jacques CANDELIER Député-Maire de Bruille-lez-Marchiennes
Jacky HENIN Député Européen-Maire de Calais
Michelle DEMESSINE Sénatrice du Nord
Eric CORBEAUX Secrétaire de la Fédération du Nord du PCF
Monique VERBANCK Responsable Départementale du Mouvement de la Paix
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| lundi 06 août 2007, a 10:06 |
| SOLIDARITE ! |
SOLIDARITE : Solidarité avec P. Golberg et J.C. Micouraud : 127 800 euros récoltés : ce n'est qu'un début
A la date du 03/07/07
1235 personnes ont à ce jour participer à la collecte permettant de recueillir plus de 127 800 euros (sans compter les sommes versées directement au percepteur par les personnes morales).
L'association de solidarité n'est pas habilitée à encaisser les chèques issus d'une « personne morale ».
Les
chèques des « personnes morales », notamment des groupes politiques,
doivent être rédigés à l'ordre de « Trésorerie Municipale de Montluçon,
Titre n°503/2007 Goldberg-Micouraud » et envoyer à l'association qui le
remettra au percepteur après en avoir comptabilisé le montant.
Rappel : 808 900 euros de dommages et intérêts à la commune sont réclamés aux deux élus….
Contact : Claude LEMOINE - Trésorier de l'Association Solidarité Goldberg Micouraud - BP 511 03108 MONTLUÇON CEDEX
tel : 09 51 12 49 15 - coût d'un appel local
L'association ne peut encaisser QUE les chèques venus de personnes privées
et ne peut donc recevoir de chèques de personne morale. Les chèques des
personnes morales doivent être rédigés à l'ordre de la Trésorie
municipale de Montluçon, Titre n°503/2007 Goldberg-Micouraud et doivent
être transmis à l'association pour que celle-ci puisse le comptabiliser.
0Déclaration de l'ANECR appelant à la solidarité
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| lundi 06 août 2007, a 09:52 |
| S.F.R ( suite 3 ) |
Chez le sous-traitant, les salariés se sentent maltraités
Téléphonie . En grève jusqu’à lundi, les ex-salariés
du service clients de SFR, à Toulouse, subissent les pressions de leur
nouvel employeur, Infomobile.
Toulouse (Haute-Garonne),
envoyé spécial.
Il y avait eu les huissiers de justice, envoyés par SFR, pour
recenser les grévistes. Puis sont arrivés les vigiles pour garantir la
sécurité de la direction et des locaux. Autant de moyens d’intimidation
que les responsables d’Infomobile, sous-traitant repreneur du service
clients de SFR depuis avant-hier, ont su faire leurs. Ajoutant même une
pointe de menace et de mépris. « Quand on ouvre son poste et que l’on
voit en fond d’écran le logo Infomobile, quand toutes nos affiches ont
été arrachées, on le vit comme une agression », soupire Fatna. Car la
transition entre SFR et Infomobile ne s’est pas faite dans la douceur.
chantage sur les grévistes
Dans la nuit du 31 juillet au 1er août, toutes les traces évoquant
un conflit social ont été effacées. Comme si une nouvelle vie
commençait. Premier acte révélateur de l’état d’esprit des nouveaux
maîtres des lieux : la suppression des boîtes e-mail professionnelles
individuelles. Seuls les managers, les délégués du personnel, le comité
d’entreprise et le CHSCT (comité hygiène, sécurité et conditions de
travail) pourront désormais bénéficier de cet outil de communication.
Mercredi, alors que l’assemblée générale des salariés venait de
voter très majoritairement le maintien du blocus du site, un dirigeant
est descendu de sa tour d’ivoire pour exercer un chantage sur les
grévistes quant aux conditions de départs volontaires prévus par un
accord d’accompagnement. Et d’interdire à un journaliste d’une radio du
service public d’enregistrer ses propos. Surprise du chef, encore, à la
lecture du nouveau règlement intérieur. « Le paragraphe Discipline et
sanction est le plus long. Et il y a dix lignes sur l’alcoolisme, comme
si on venait travailler bourré », s’étonne un salarié.
« On assiste aux mêmes méthodes qu’avec SFR mais en plus musclé »,
affirme Frédéric Metche, élu CGT au CHSCT. « Cette direction, c’est le
KGB », ironise une salariée. Quand l’opérateur de téléphonie mobile de
Vivendi cherchait à tout prix à se débarrasser d’un personnel à
l’ancienneté coûteuse - la plupart a vu le service clientèle se créer
en 1998 - et capable de riposter, Infomobile, à présent, entend
décourager ses nouveaux salariés pour préserver un turnover lui
assurant une main-d’oeuvre malléable.
« Des cadres ont comme consigne de mettre la pression sur les
salariés pour qu’ils reprennent le travail comme si rien ne s’était
passé. Il est inacceptable qu’ils exigent une production normale alors
que nous ne sommes pas dans une situation normale », estime Philippe
Tréhout, représentant CGT. L’intersyndicale insiste auprès du personnel
pour qu’il signale tout ce qui pourrait s’apparenter à du harcèlement.
Et Philippe Tréhout de conseiller : « N’acceptez pas de rendez-vous
pour un entretien individuel seul avec un manager. La réponse doit être
collective. »
le conflit pourrait durer
Pour l’heure, le mouvement est reconduit jusqu’à lundi, date à
laquelle direction et organisations syndicales se retrouveront pour
évoquer les conditions de la reprise de l’activité. En attendant, les
chargés de clientèle gèrent individuellement leur mode de contestation.
Certains restent chez eux, d’autres acceptent trois ou quatre appels
par heure. Mais le plus inquiétant est l’augmentation considérable et
continue du nombre d’arrêts maladie. « Si la nouvelle direction a
accepté de maintenir la cellule psychologique mise ne place par SFR,
c’est bien qu’elle reconnaît qu’il y a un conflit », souligne Maria
Antonia Rathqeber, délégué CGT. Et si Infomobile persiste à rogner sur
les acquis des ex-SFR, le conflit pourrait durer.
Ludovic Tomas Huma du 3 /08 / 07
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| lundi 06 août 2007, a 09:47 |
| Une chape de plomb sur les salariés de S.F.R ( 2 ) |
Centre d’appels . À Toulouse, le juge des référés
a débouté l’intersyndicale qui espérait obtenir l’annulation de la
procédure d’information. L’externalisation au 1er août semble
inéluctable.
Déboutées, dégoûtées. Les organisations syndicales du
centre d’appels de SFR à Toulouse qui, par l’entremise du comité
d’établissement (CE), réclamaient l’annulation de la procédure
d’information-consultation sur le projet d’externalisation (lire
l’Humanité d’hier), ont été déboutées hier en référé. Les élus au CE
avaient dénoncé une « fixation unilatérale de l’ordre du jour » par la
seule direction, en violation du Code du travail, qui prévoit une
élaboration conjointe avec le représentant des salariés (secrétaire du
CE, en l’occurrence), lors de deux réunions les 21 juin et 5 juillet
derniers. Dans son ordonnance, le juge des référés admet que « la
fixation unilatérale de l’ordre du jour n’est certes prévue que dans le
cas de la consultation du comité central d’entreprise quand ce dernier
est consulté sur une décision centrale de l’entreprise » et qu’« aucune
disposition ne l’étend à la procédure d’information subséquente qui
doit se tenir devant les comités d’établissement décentralisés ». Mais,
malgré ce constat, le juge des référés considère que la question du
« transfert » des salariés de SFR à Téléperformance ou Arvato à compter
du 1er août ne concerne que les instances centrales de l’entreprise :
« Il peut être soutenu, avance dans les motifs de son ordonnance le
juge des référés à Toulouse, qu’en organisant des réunions
d’information à l’échelon local, en passant outre le refus opposé par
le secrétariat du comité d’établissement d’inscrire à l’ordre du jour
la question devant donner lieu à l’information, la direction de
l’entreprise qui doit légalement organiser l’information découlant de
l’échelon central, ne commet aucune irrégularité et ne fait qu’exécuter
des obligations légales découlant de la prise d’une décision à
l’échelon central après consultation du CCE. »
Aux yeux de la justice toulousaine,
Aux yeux de la justice toulousaine, « l’illégalité » de la procédure
contestée par l’intersyndicale toulousaine « est d’autant moins
manifeste qu’aujourd’hui le processus de consultation est achevé au
niveau central après avoir donné lieu à procès et donc après que la
direction centrale de l’entreprise a été contrôlée par l’autorité
judiciaire ». Or, si le 20 juillet, malgré l’opposition d’une majorité
d’organisations syndicales au CCE, la direction de SFR a bel et bien
annoncé la fin de la procédure d’information-consultation, les
représentants des 1 900 salariés en voie d’externalisation ne
l’entendent pas de cette oreille : ils ont certes déjà été déboutés
d’une première action en référé - là aussi - contre le projet
d’externalisation au tribunal de grande instance de Paris, mais le juge
a considéré que les questions soumises excédaient sa compétence et a en
fait renvoyé l’affaire sur le fond. L’audience est fixée le 25
septembre.
des actions
en été
« Le tribunal a reconnu le bien-fondé de notre démarche en indiquant
que le comité d’entreprise toulousain avait été informé de manière
irrégulière, observe Frédéric Metche, porte-parole de l’intersyndicale
CGT-CFDT-CFTC-UNSA-SUD de Toulouse. Mais cela n’a aucune valeur car,
selon le juge, le CCE est prépondérant sur le CE. Ceci était notre
dernier levier juridique au niveau local et le transfert de notre
centre d’appels sera bien effectif à partir du 1er août. Une chape de
plomb est tombée sur les salariés lorsqu’ils ont appris la nouvelle. »
Sur place, les représentants de l’intersyndicale disent désormais
« réfléchir à des actions d’envergure à mener le 1er août ».
Thomas Lemahieu Huma du 27 / 07 / 07
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| lundi 06 août 2007, a 09:44 |
| TOUT CA C'EST LA FAUTE DE S.F.R ( 1 ) |
Souffrance au travail . Une salariée de SFR à Poitiers
a tenté, samedi matin, de mettre fin à ses jours sur son lieu de
travail. Un geste individuel qui devrait alerter sur un mal-être
général.
« Je vais rentrer dans ma phase d’autodestruction, la
société (en général, et pas seulement SFR) n’ayant que du mépris pour
nous. Juste pour information à ces chers capitalistes qui ne se
projettent qu’à un an : ce n’est pas l’argent qui rapporte l’argent,
mais bien les salariés et ouvriers qui créent des richesses. Je
remercie et je suis fière de chacun d’entre vous de s’être battu pour
ce qu’il pensait juste. » Samedi en fin de matinée, quelques minutes
après avoir publié ce message sur le forum Internet des « SFR en colère
», une jeune conseillère clientèle de Poitiers, un des trois sites en
cours d’externalisation du service clients de l’opérateur téléphonique,
a avalé un cocktail de médicaments sur son lieu de travail. Elle a
encore envoyé un SMS à un proche : « Tout ça, c’est de la faute de SFR.
» Grâce à ces différents avertissements, les salariés présents samedi
sur la plate-forme du centre d’appels ont pu enrayer le drame en cours
: un membre de l’intersyndicale a immédiatement alerté le SAMU et la
salariée a été prise en charge sur le champ. Elle a été maintenue
vingt-quatre heures en observation au CHU de Poitiers, mais ses jours
ne sont plus en danger.
À Paris, la direction de SFR a indiqué samedi soir à l’AFP « ne pas
pouvoir confirmer ni infirmer » la tentative de suicide dans les
bâtiments de son centre d’appels de Poitiers, affirmant attendre « le
rapport de l’hôpital » où la jeune femme a été admise, « ainsi que le
rapport de police ». Mais la direction nationale de l’opérateur
téléphonique en a immédiatement profité pour minimiser l’événement : «
Lorsque le SAMU l’a emmenée, elle semblait normale, rien n’indiquait
qu’il se passait quelque chose », a-t-elle encore expliqué à l’AFP. «
On n’était pas très nombreux sur le site, détaille Franck Berne,
délégué du personnel CFDT. Mais on était quand même suffisamment pour
réagir vite et on a réussi à la faire prendre en charge, quelques
instants après l’ingestion des médicaments. Cela devrait soulager tout
le monde… »
Qu’est-ce qui a pu pousser C., une syndicaliste CGT, âgée de
trente-quatre ans, très impliquée dans le mouvement contre le projet
d’externalisation et rencontrée par l’Humanité Dimanche il y a une
dizaine de jours (lire aussi ci-dessous), à tenter, samedi, de mettre
fin à ses jours ? À Poitiers, mais aussi à Toulouse et à Lyon, sur les
sites des trois centres d’appels en cours d’externalisation, les 1 900
salariés du service clientèle de SFR, qui se bagarrent depuis le 23 mai
contre ce projet de leur direction, n’ont guère de doute et dressent,
en creux, le tableau alarmant d’une catastrophe sanitaire et sociale à
venir.
Beaucoup
de salariés
craquent
Vendredi soir, au terme de deux jours de discussions au comité
central d’entreprise (CCE), la direction de SFR a annoncé la fin de la
procédure officielle de consultation, malgré le refus des organisations
syndicales d’avaliser le transfert des trois centres d’appels aux
sous-traitants Teleperformance et Arvato. Dès lors, en dépit d’un
recours en justice déposé par les syndicats (lire page 3), rien ne
s’oppose plus à la mise en oeuvre de l’externalisation à compter du 1er
août. Après avoir manifesté, occupé jour et nuit leurs lieux de
travail, fait grève, bloqué les sites, après s’être déplacés à
plusieurs reprises devant le siège national de SFR à La Défense,
beaucoup de salariés craquent. « Ce dernier CCE, ça a été un vaudeville
tragique très pénible pour les salariés, témoigne un représentant
syndical à Poitiers. La direction a été plus arrogante que jamais et,
quand on a appris que c’était fini, pas mal de salariés se sont
effondrés en pleurs. » À ce moment, C. évoque, elle, sa crainte de «
faire une connerie ».
Un nombre vertigineux
d’arrêts maladie
Sur les trois sites dont elle se débarrasse à bon compte, la
direction de SFR a mis en place des « cellules d’écoute avec des
psychologues » dès l’annonce de son plan de restructuration. « Mais
cela ne correspond pas du tout aux attentes des salariés, regrette
Franck Berne, à Poitiers. Au CHSCT, on a vu des gens qui revenaient de
ces groupes d’écoute et à qui on conseillait de s’engager dans des
suivis psychologiques extérieurs, sans donner le sentiment de
rechercher les origines des difficultés dans la situation insupportable
chez SFR… Certains des salariés ont expliqué qu’ils se sentaient
traités comme des meubles que l’on déplace, et plus comme des êtres
humains. Les raisons du malaise global étaient pourtant très claires,
mais ils ne voulaient pas les voir : après nous avoir dit qu’on était
les meilleurs pendant des années et avoir conspué les sous-traitants
comme Teleperformance ou Arvato, SFR nous cède à des boîtes présentées
auparavant comme des esclavagistes… Qu’est-ce que vous voulez que ce
décalage produise d’autre que des drames ? Tous ces chocs
psychologiques dans le travail peuvent, on le sait, ouvrir ou raviver
des plaies et des maladies graves… »
Indicateur indiscutable du mal-être généralisé depuis l’annonce du
transfert des salariés vers les sous-traitants, le nombre d’arrêts
maladie dans les trois centres d’appels de SFR a de quoi donner le
vertige : à Toulouse, où 724 salariés travaillent, on a comptabilisé
540 arrêts maladie pour le seul mois de juin ; à Poitiers, sur moins de
soixante jours depuis le 23 mai, le CHSCT a dénombré 790 arrêts maladie
pour un effectif total de 570 employés. « Les collègues font des
dépressions, relève Laurent Abarkan, délégué syndical CGT à Toulouse.
Ces derniers jours, il y a en plus un profond dégoût qui se répand
parmi les salariés en lutte. On a le sentiment d’être méprisés et
insultés. Début juillet, le PDG de SFR service clients nous a lancés
dans une réunion interne : “Je ne suis pas Mère Thérésa, donc je fais
ce que je veux !” Alors que la direction nous nargue en disant qu’on a
perdu, que c’est fini, qu’on va se manger le plan social déguisé qu’ils
laisseront faire aux sous-traitants, on est très nombreux à nous sentir
trahis… Quand, début juillet, Nicolas Sarkozy est venu à Toulouse, on a
rencontré ses conseillers qui nous ont assuré qu’ils regardaient ce qui
se passe chez SFR… Et qu’est-ce qu’on constate aujourd’hui ? Qu’ils
laissent faire… Moi, dans les yeux des salariés, aujourd’hui, ce que je
vois, c’est de la haine. Beaucoup de haine et de dégoût. Il y a de quoi
craindre le pire, vraiment. »
Dans un communiqué publié dimanche matin, deux élus au CHSCT de
Poitiers encouragent à être « attentifs à chaque alerte de salarié pour
éviter le pire » : « À nous tous de rester sur nos gardes car les
retombées du transfert ne font que commencer… » L’invitation solennelle
vaut à l’intérieur du centre d’appels, mais sans doute aussi au dehors.
Thomas Lemahieu l'Humanité du 23/07/ 07
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| dimanche 05 août 2007, a 16:38 |
| EN BOLIVIE : NOUVELLES VICTOIRES ! |
La guerre contre l’analphabétisme remporte de nouvelles victoires en Bolivie !
Par Ulrich Savary le dimanche 5 août 2007, 13:36:00 - International
- Lien permanent
Nous
sommes à la frontière entre le Pérou et la Bolivie, dans la province de
Manco Kapac. Là, dans la commune de Tito Yupanki le programme de lutte
contre l’analphabétisme Moi, je peux, vient de remporter une nouvelle
victoire. Cette municipalité paysanne est devenue le 16ème territoire
bolivien libérés de ce fléau.
En
hissant le drapeau blanc symbole de la victoire contre l'ignorance dans
cette ville, le coordinateur du programme Benito Ayma a remercié
vivement l’aide logistique apporté par Cuba. En effet, Cuba dans cette
région loin de tout, apporte un soutien primordial au programme en
aidant à la production de matériel audiovisuel moderne et facile
d’utilisation. Ici, la solidarité est la clef pour faire reculer
l’ignorance. Et ça marche.
Dans le pays andin le programme a permi à 175 000 personnes
d’apprendre la lecture et l’écriture , et à plus d’un demi million
d’illettrés d’étudier dans des salles de cours.
Mais la Bolivie d’Evo Morales n’entend pas se contenter de ces
premiers résultats. L’objectif est d’alphabétiser 1 200 000 adultes
âgés de plus de 15 ans avant la fin de l’année 2008. Cela permettra de
déclarer la Bolivie libérée de ce fléau.
Le pays rejoindra ainsi Cuba et le Venezuela et deviendra le troisième pays d’Amérique latine sans analphabètes.
Ulrich Savary.
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| dimanche 05 août 2007, a 16:17 |
| NO PASSARAN...mais c'est Passé ! |
| Par Michel FRERE le dimanche 5 août 2007, 14:06 - Lien permanent
De nombreuses réformes “promises” par Sarkozy
ont été votées par le Parlement ce dernier mois de juillet. Son forfait
accompli le ministre des ministres est allé se reposer à Miami à
proximité de son copain “libéral” G.W. Bush. Ce billet est une carte
postale de vacances militantes.
Les réformes Citons en bloc la
réforme de la fiscalité, celle de l'enseignement supérieur, la
modification de la loi sur l'immigration, la modification du code
pénale pour les récidivistes, le service minimum… J'en oublie
peut-être…. Nous ne pouvons pas non plus oublier les mémorables visites
aux pays du Magrebh dont on ne retiendra surtout que la relance des
exportations d'armes.
Les réformes sont passées malgré un débat où la gauche a essayé de
sauver les meubles. Beaucoup ont néanmoins “brûlé”. La réforme de la
fiscalité vous fait encore plus regretter de n'être pas né riche. Pour
ma part sans avoir de ressources supplémentaires je vois le montant de
mes impôts augmenter: “toucher moins pour payer plus”. C'est chouette!
La réforme de l'université voit l'ouverture à la politique de marché.
Bienvenu au sponsor. Certes l'accès à la société civile au conseil
d'administration est limité mais pour combien de temps. La porte est
entrouverte! Il sera difficile de la refermer. La réforme sur
l'immigration n'est pas une surprise. Avant même que les décrets
d'application de la loi précédente soient sortis. Sarkozy remettant en
cause son propre projet envisageait une autre version en 2006. Repoussé
aux prochaines échéances électorales, celle-ci réapparaît au grand jour
suite au succès de Sarkozy. Nous avons déjà beaucoup dit sur cette loi.
Regrettons simplement qu'elle ait été inspirée par la loi canadienne
mais si mal recopiée et si mal adaptée. La réforme sur le code pénale
est une entorse au principe du jugement sur les faits et non sur
l'ensemble des forfaits. mais qu'importe puisque la Droite juge
nécessaire d'afficher une intention sans mesurer les conséquences
ultérieures. Un chef de cabinet a démissionné mais qu'importe on en
prendra un à gauche. C'est vrai qu'il faut faire quelque chose face à
la montée de la violence chez certains jeunes mais certainement pas que
de la répression. De toutes ces réformes, celle qui me paraît la plus
grave et les syndicats ne s'y sont pas trompés est celle du service
minimum. Sous prétexte de défendre le service aux usagers il est
institué une restriction du droit de grève. Cette mesure n'est pas
innocente acr la grève du service public est le seul moyen d'atteindre
et d'alerter la population française. Qu'importe une grève dans le
privé quand il s'agit de défendre l'outil de travail qui va être bradé
au profit des actionnaires. Seule la grève du service public peut avoir
un impact. Les profiteurs et leurs agents politques ont su tirer la
leçon de 1995.
Enfin pour terminer la la mentable relance des exportations
d'armement. Il est absolument nécessaire d'inscrire dans le prochain
livre blanc de la défense une exigence sur le contrôle parlementaire de
ces ventes d'armement.
Tout le monde est en vacances. Profitons en car la rentrée va être
chaude (plus chaude que l'été). Le réveil brutal des électeurs de
Sarkozy est à craindre. Augmentation du pouvoir d'achat??? Augmentation
du coût de la vie : seule certitude pour la rentrée scolaire. Bonjour
les dégats!
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| dimanche 05 août 2007, a 12:14 |
| PRISON FERME !! |
PRISON FERME POUR INJURES SARKOZISTES
Lu sur Nouvel obs.com
Un adolescent de 19 ans a été condamné jeudi par le
tribunal correctionnel de Marseille à quatre mois de prison ferme pour
avoir injurié Nicolas Sarkozy et des policiers, a-t-on appris dans le
quotidien La Provence, vendredi 3 août. Le 1er novembre 2006, dans le
quartier du Charrel à Aubagne, l’adolescent avait insulté des agents de
police et adressé un " Je nique Sarko, le fils de p… ! " au président
de la République qui était alors ministre de l’Intérieur.
Voilà ce que nous propose Nicolas Sarkozy, une société où l’on pénalise la jeunesse.
En effet, la réponse judiciaire à ces insultes est elle-même injurieuse...
Qui n’a jamais juré, ni insulté sous le coup de la colère?
C’est sûr que c’est en prison que ce jeune homme apprendra la politesse !!!!!
Et combien pour Devedjan pour avoir traité publiquement une femme politique de salope?
Ben, que dalle, il s’est excusé et puis c’est un cadre de l’UMP !!!!
Bonne journée et attention à vos mots, braves gens.....
Extrait de 3torapamavoa, le blog qui blague pas
Skalpa, 5bloggeur actif et militant
De : sKalPa
dimanche 5 août 2007
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| vendredi 03 août 2007, a 22:35 |
| QUE LA PEUR ..... |
Par Marc BELLET le vendredi 03 août 2007, - Lien permanent
On
nous terrorise pour nous mettre les uns contre les autres, "Français"
contre "Etrangers", immigrés réguliers contre irréguliers.
On nous terrorise en obligeant nombre d’entre nous à émigrer en quête
de conditions de vie moins odieuses.
On nous terrorise en obligeant nombre d’entre nous à la clandestinité :
avec les flics sur le dos et la peur des expulsions l’Etat et les
Patrons poussent des milliers d’individus dans l’ombre. En les rendant
encore plus dociles à l’exploitation.
On nous terrorise avec le chantage du travail salarié : soit tu te
vends à un patron, soit tu crèves de faim.
On nous terrorise avec l’image de l’Etranger "barbare et intégriste"
pour nous faire accepter plus de restrictions, plus de contrôle, plus
de précarité ; ou bien pour nous faire aimer une identité nationale
fausse et vide. (Si le Kapitalisme ne respecte pas de frontières,
pourquoi les exploités devraient-ils le faire ?)
On nous terrorise avec les flics dans les quartiers, avec des rafles
policières.
La criminalité c’est le prétexte, le véritable objectif c’est de faire
baisser la tête à tous.
On nous terrorise avec la prison ou les expulsions, les camps de
rétention.
Plus les pauvres se haïssent, plus les riches s’engraissent.
On nous terrorise en nous faisant croire que les "terroristes" sont
ceux qui luttent contre l’Etat et les Patrons, et non pas ceux qui
bombardent des populations entières, colonisent les territoires en
rasant les maisons avec les bulldozers.
Il est temps que la peur change de camp !
Il est temps que de la haine entre les "races" on passe à la solidarité
de classe, à la guerre des exploités contre les exploiteurs.
Il est temps de se lever et de se mettre en marche.
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| vendredi 03 août 2007, a 22:24 |
| Débat ( 2 ) Analyse critique |
merci
pour la visite à la famille. je crois qu’aujourd’hui plus grand monde
ne sait à quelle classe il appartient, d’ailleurs y a t il des classe !
moi à l’époque j’ai eu 2 profs en collège technique qui m’ont appris à
réfléchir et à compendre à quelle classe j’appartenais. et j’ai vite
compris, ma mère italienne(macaroni comme on le disait à
l’époque)malade, avec de nombreux enfants, vivant de l’aide sociale,
mes soeurs placées chez les "bonnes gens" pour y nettoyer leur "m "
j’ai su à quelle classe j’appartenais, et même si aujourd’hui je suis
fonctionnaire je sais que je ne fais pas partie des priviligiés . je
crois qu’il faut revenir à des choses simples, il existe 2 classes et
rien n’a changé
Machotte
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| vendredi 03 août 2007, a 21:28 |
| Analyse critique . |
jeudi 2 août 2007
(14h08) :
Analyse critique de l’anathème : "les Français sont des veaux "
36 commentaires
de La Louve
Ca faisait un moment que je n’avais pas vu une partie de ma famille.
A dire vrai, je ne les avais pas vus, ces cousins,
tantes, etc, depuis un an, et donc, je ne les avais pas revus depuis
que j’avais adhéré au PCF…
Ce week-end, c’était l’occasion de retrouvailles avec une partie d’entre eux. Et c’était instructif.
1. PETIT PORTRAIT DE FAMILLE…
Il faut d’abord que je vous dresse un tableau rapide de
cette partie de ma famille (pas pour le plaisir de vous parler de ma
famille, mais pour vous situer le propos…)
Mon grand père était un ouvrier dans un garage. Il a
commencé sa vie professionnelle à 16 ans, avec un vélo et les mains
dans le cambouis du matin au soir. Bon je vous raconte ça , ça se
passait en province dans les années 30/40…
Petit à petit, d’ouvrier, il est devenu patron du
garage, et puis, à l’activité du garage il a ajouté un station service
et puis, une concession d’automobiles…et puis il acheté des petits
« immeubles de rapport » comme on dit…
Une sorte de petite « success story » franchouillarde donc. Un « self made man » comme on les glorifiait dans les années 80.
Aujourd’hui, mon grand-père est mort depuis quelques
années, et puis , finalement, ma grand-mère paie l’ISF et comme elle
dit, elle en est contente quand même car c’est la preuve qu’elle n’est
pas dans le besoin…
Chez mes grands parents, la politique (ainsi que
l’argent, le sexe et la religion) sont des sujets tabous (surtout à
table) et ma grand-mère veille autant que possible, à 78 ans, à ce que
ça ne dégénère jamais et à ce qu’on puisse savourer le déjeuner
dominical en paix – pas de bol pour elle, deux de ses filles (les plus
« à gauche » va-t-on dire), ont épousé des types qui étaient fana de
politique, c’est donc assez compliqué !
Bref, me voilà donc arrivée dans « ma famille »… Jusque
là, tout se passe bien. Bisous - bisous, on est contents de se
retrouver, on discute de tout et de rien, c’est sympa, il fait beau et
tout et tout…
Je précise que dans cette partie de ma famille, quels
que soient leurs revenus et leur statut social, 80 % des gens ont voté
Sarkozy, 10 % ont voté Royal et 10 % n’ont pas voté au second tour…
Je précise aussi qu’il n’y pas de « smicard » ni de
« chômeur » autour de la table, qu’il y a des hauts et des bas
salaires, des propriétaires et des locataires, des cadres, des
non-cadres, une profession médicale travaillant en PMI (ma tante,
fonctionnaire donc), une profession libérale, et une personne qui va
essayer de « monter sa boîte »…
2. POLITIQUE EN FAMILLE A L’HEURE DE L’APERO…(CE N’EST JAMAIS UNE BONNE IDEE ;-))
Arrive l’heure de l’apéro…Les petits sont couchés, ma grand-mère est dans sa cuisine en train de finir de préparer le dîner.
Immédiatement, je sens que l’ambiance va se crisper…
Et en effet, à la première gorgée de rosé, les hostilités commencent…
Ma tante : « …Dis donc, Elo (c’est comme ça qu’on
m’appelle là bas), il y a un truc qui m’étonne, enfin, qui vraiment
laissée sans voix, que je ne comprends pas…
(Moi) – Ah oui ? Quoi ?…
(Ma tante) - Je ne comprends pas comment tu as
pu…comment tu peux… te laisser embobiner comme ça, toi, une fille
intelligente pourtant, au point d’avoir, euh… soutenu…les COCO !!!…
C’est dingue ça, vraiment, là , j’ai pas compris…. Qu’est ce qui t’a
prise ? C’est fou ça , à notre époque ?
(Un cousin) - …. Oui c’est vrai ça, c’est carrément N’IMPORTE QUOI !!!!
(Le ton monte tout de suite chez mes contradicteurs, j’essaie de rester détendue et ouverte – pas facile…)
(Moi) - …Mais euh…pour vous, c’est quoi le problème au
juste ? C’est le militantisme ? C’est le PCF ? C’est le communisme
?…C’est quoi ?
(Ma tante)- Mais , c’est TOUT ! Tout… CA ! Que tu sois
devenue militante coco, au PCF, avec tous ces ringards ( bing), tous
ces menteurs (re-bing), tous ces gens qui ne comprennent manifestement
rien à la société dans la quelle on vit (re-re-bing)…
(Moi) – Ecoute, tu sais, je ne suis pas arrivée là par
hasard, je peux expliquer - si vous me laissez faire, bien-sûr - c’est
l’aboutissement d’un cheminement assez logique… j’ai simplement fini
par mettre bout à bout des éléments tirés de mon expérience
professionnelle, de ma réflexion politique après quelques années au PS,
j’ai essayé de tenir compte de mes envies aussi, et de ce que je
constate dans notre société, j’ai fini par comprendre le système
capitaliste et je …
(Une cousine) - AH ! Ah ben voilà ! « CAPITALISTE » !
Tout de suite les grands mots ! Ca y est hein, ils t’ont endoctrinée,
ah, bravo… moi qui te prenais pour une fille indépendante,
intelligente, mais non ! Enfin tu t’écoutes ? Tu entends ce que tu dis
? Mais c’est n’importe quoi !
(Moi) - .. euh pardon, mais si vous voulez on change de
sujet, parce que je ne sais pas pourquoi, je sens qu’on ne va pas
discuter là mais se disputer, et c’est dommage, ça fait un an qu’on ne
s’est pas vus…
(Ma tante) - Mais non mais non ! On va discuter, ça
m’intéresse, moi…Moi, j’ai voté Bayrou au premier tour, bon, pour dire
à Sarko de mettre un bémol sur un ou deux trucs, mais sinon oui , je
suis de droite, parce que la gauche hein franchement ,c’est n’importe
quoi, mais je ne demande qu’à être convaincue !
(Une cousine)- Ah non, moi, pas question, moi j’ai voté
Sarko au premier et au second tour. Il est épatant ce mec, il va
remettre la France sur les rails ! Au boulot les feignasses ! Et puis
ça suffit les étrangers et tout ça ! Fini de rigoler ! Et puis Cécilia,
elle est terrible, moi j’adooooorrre, elle a trop la claaaaaaasssse,
ELLE, elle fait envie aux jeunes tu vois, pas comme ton Arlette (sic).
(Moi)- Hmmmm…Pas Arlette, Marie-George… oui, c’est ça,
bon, c’est ce que je dis, je connais vos idées, quand même, je sais
bien que vous avez presque tous voté Sarkozy ici alors bon, je ne vais
pas vous faire changer d’avis ce soir, même si je pense que vous êtes
dans l’erreur. En plus vous ne m’avez pas l’air très disposés à ce que
j’essaie…
(Ma tante, limite hystérique) - Mais si vas-y, dis
nous ! Enfin, comment c’est possible quoi ? Tu vas pas me dire que tu
ne te rends pas compte que ce qu’on veut tous et toutes, c’est gagner
du fric ! AVOIR DE L’ARGENT, tu vois ?…Tu comprends ça ?
(Un cousin) - Ouai ! Et y’en a marre aussi de bosser
pour des assistés qui foutent rien de leur journée et qui préfèrent
toucher le RMI plutôt que d’aller bosser ! Je bosse, moi, je bosse !
Non, moi je me DEFONCE pour avoir du fric, je bosse même le dimanche,
voilà et du fric j’en ai et du fric j’aime ça , alors tes histoires ma
pauvre…
(Moi) - … Mais enfin, il faut atterrir là, c’est quoi
ce tableau de la France que vous me faites ? Tous des fainéants et des
profiteurs sauf vous c’est ça ? Il n’y en a pas un sur cinq ici qui
lise autre chose que « Var Matin » et « Gala » et qui regarde autre
chose que TF1 !!
Si le travail fourni par les salariés ne rapportait pas
, si ce n’était pas l’origine du profit, si c’était vraiment quantité
négligeable comme vous le dites, pourquoi les grèves seraient si
redoutées, pourquoi on essaierait de supprimer ce droit, si les boîtes
« tournent toutes seules » ?
(Ma tante) – Ohlalala, mais ça m’a rien à voir ma
pauvre, il ne faut pas exagérer quand même, ce ne sont pas les salariés
qui font tout hein !
(Moi) – (Gloups, le rosé passe de travers)…Ah bon ? Et c’est qui alors ? Le patron, tout seul avec ses petits bras musclés ?
(Ma tante, le couteau entre les dents, prête à égorger
la dangereuse bolchevique en face d’elle, c’est à dire sa nièce ) –
Mais c’est le PATRON qui prend tous les risques quand même ! C’est
normal qu’il ait envie d’en tirer beaucoup d’argent, c’est NORMAL !
(Moi)- D’abord il n’y a pas que le patron qui prenne
des risques, et puis, pourquoi le risque volontaire serait plus
récompensé que le risque subi ou le travail, tout simplement ?…. Mais
enfin, vous vous rendez bien compte quand même qu’il y a un paquet de
trucs qui ne vont pas dans notre pays ? Que, quand on a la chance de
trouver un emploi avec un CDI, pour beaucoup de gens, travailler ça
devient presque un luxe ? Des gens qui travaillent, comme vous et moi,
et qui ne peuvent même pas partir 10 jours en vacances ?
Qu’à côté de ça, il y a des boîtes qui ont fait des
bénéfices qui mettent la clef sous la porte du jour au lendemain ? Que
les patrons d’Airbus, qui ont mis à genoux une boîte dont les carnets
de commande sont pleins (je leur agite « la Tribune » du samedi sous le
nez) se sont fait entre 400.000 et 6 millions d’euros de bénéfices,
entre leurs salaires et les stocks options et qu’avec leurs retraites,
il y aurait de quoi payer environ 1000 retraités « de base » par mois !?
(La cousine) - Ben justement, avec Sarko, ça va changer
tout ça ! …Bon, même si c’est vrai que son histoire de travailler plus
pour gagner plus, j’ai pas bien compris là… mais comment tu expliques
toi que toutes les grosses fortunes elles n’habitent pas en France ,que
leur argent n’est pas en France ,tiens ? Mais moi, moi à leur place, je
ferai pareil ! Tu te rends compte du nombre de gens qui paient pas
d’impôts en France ? Et de tout ce qu’on paie, « nous » ?!
(Moi) - Ah … Alors, on peut en parler des grosses
fortunes, je pense que je les connais mieux que toi justement (elle
vend des téléphones portables), je me suis occupée de leurs affaires
pendant 6 ans ... Alors on peut en parler oui, des patrons ( les
anonymes hein, je ne parle pas de Bernard Arnault) qui vendent leur
boîte pour 20 millions d’euros et mettent tout ce fric au Luxembourg ou
en Suisse….
Bon, mais, maintenant, la droite leur a fait plein de
cadeaux, logiquement donc, ils devraient déjà avoir rapatrié leurs
fortunes ?
(Ma tante) -…Je sais pas, oui, sans doute ,non, enfin
non, parce que de toute façon en France « on » ne peut pas bosser,
« les GENS » ne veulent pas travailler, et en plus le travail coûte
trop cher, d’ailleurs c’est pour ça qu’ « on » est obligés de
délocaliser, parce qu’ « on » est écrasés par les charges…Et quand les
gens veulent bosser, « VOUS » les en empêchez !
(Moi, complètement éberluée par ce que j’entends depuis
15 minutes) – Bon ok, je vois l’étendue des dégâts… soyons sérieux cinq
minutes. Vous voulez discuter, ok, on va discuter.
Toi, là (je vise ma tante), tu me parles de « faire du
fric », de « gagner du pognon », mais tu as choisi de faire un métier
par vocation (assistante sociale en gros) et qui n’a JAMAIS rendu
personne riche, alors es-tu sûre que quand tu es vraiment qualifiée
pour me parler de « gagner du fric »? Je ne savais pas que c’était une
valeur dans ta vie ça…C’est nouveau !?!
Et ces impôts sur lesquels tu craches, et cette Sécu
que vous maudissez tous et toutes depuis une heure, si il n’y avait pas
ça, comment tu aurais fait soigner ton fils pendant les 15 premières
années de sa vie où il a passé 80 % de son temps à l’hôpital ?!!! C’est
avec ton petit salaire de fonctionnaire que tu aurais payé tout ça ?
Toutes ces opérations ? Toutes ces analyses, ces médicaments ? Tu crois
qu’il lui serait arrivé quoi à ton fils, aux Etats-Unis ?
Et toi là (je vise un cousin), si il n’y avait pas eu
l’école publique ET gratuite pour te permettre de passer,
laborieusement, un diplôme qui t’a permis de trouver ce job qui te paie
si bien aujourd’hui, t’aurais fait comment, avec ce que gagnait ta
mère, et ton frère malade, pour suivre des études ?
Et toi (je vise la cousine) toi, ton père est flic, qui
est-ce qui le paie ton père ? C’est l’Etat non ? Avec quel argent ?
Avec les impôts des gens non ? C’est normal, mais ils étaient bien
contents tes parents d’être logés en caserne pendant 15 ans et de
pouvoir s’acheter une maison sans emprunt avec tout ce qu’ils ont
économisé comme loyers non ?!
Mais MERDE à la fin !!!!
Vous profitez tous et toutes directement et
indirectement de TOUS les acquis populaires et sociaux auxquels les
communistes ont largement contribué, quand ils n’en ont pas été
carrément à l’origine, y’en a pas un de vous ici qui soit VRAIMENT
riche, pas un qui sache ce que c’est vraiment qu’une entreprise, ce que
c’est que le capital, pas un qui ait vraiment intérêt à défendre le
système que Sarkozy, lui défend, et vous | |