| vendredi 24 aoűt 2007, a 19:00 |
| La mort des abeilles . |
La mort des abeilles met la plančte en danger
De Paul Molga
Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l’espčce humaine.
C’est une incroyable épidémie, d’une violence et d’une
ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche
sur la plančte. Partie d’un élevage de Floride l’automne dernier, elle
a d’abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et
l’Europe jusqu’ŕ contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le męme
scénario se répčte : par milliards, les abeilles quittent les ruches
pour ne plus y revenir. Aucun cadavre ŕ proximité. Aucun prédateur
visible, pas plus que de squatter pourtant prompt ŕ occuper les
habitats abandonnés.
En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se
sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis oů les derničres estimations
chiffrent ŕ 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre
de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches
sont portées manquantes.
En Allemagne, selon l’association nationale des
apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu’ŕ
80 % dans certains élevages. Męme chose en Suisse, en Italie, au
Portugal, en Grčce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre oů le
syndrome a été baptisé « phénomčne « Marie-Céleste » », du nom du
navire dont l’équipage s’est volatilisé en 1872. En France, oů les
apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et
400.000 abeilles chaque année) jusqu’ŕ l’interdiction du pesticide
incriminé, le Gaucho, sur les champs de maďs et de tournesol,
l’épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de
15 % ŕ 95 % selon les cheptels.
« Syndrome d’effondrement »
Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un
nom ŕ la mesure de ces désertions massives : le « syndrome
d’effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi
ętre préoccupés : 80 % des espčces végétales ont besoin des abeilles
pour ętre fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni
fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent
l’humanité en dépendent », résume Bernard Vaissičre, spécialiste des
pollinisateurs ŕ l’Inra (Institut national de recherche agronomique).
Arrivée sur Terre 60 millions d’année avant l’homme, Apis mellifera
(l’abeille ŕ miel) est aussi indispensable ŕ son économie qu’ŕ sa
survie. Aux Etats-Unis, oů 90 plantes alimentaires sont pollinisées par
les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées ŕ 14
milliards de dollars.
Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe
? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les
nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles ?
« Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe
Cummins de l’université d’Ontario. Dans un communiqué publié cet été
par l’institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée ŕ
Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrčs
scientifique, il affirme que « des indices suggčrent que des
champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains
pesticides du groupe des néonicotinoďdes, interagissent entre eux et en
synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les
épandages incontrôlables, les nouvelles générations d’insecticides
enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la
plante, jusqu’au pollen que les abeilles rapportent ŕ la ruche,
qu’elles empoisonnent. Męme ŕ faible concentration, affirme le
professeur, l’emploi de ce type de pesticides détruit les défenses
immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le
principal principe actif utilisé - l’imidaclopride (dédouané par
l’Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est
distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire,
Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses
deviendraient vulnérables ŕ l’activité insecticide d’agents pathogčnes
fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.
Butineuses apathiques
Pour preuve, estime le chercheur, des champignons
parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités
d’essaims en cours d’effondrement oů les butineuses, apathiques, ont
été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.
La plupart du temps, ces champignons sont incorporés ŕ
des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema
locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maďs
(Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes
par les échanges marchands, ŕ l’image de Nosema ceranae, un parasite
porté par les abeilles d’Asie qui a contaminé ses congénčres
occidentales tuées en quelques jours.
C’est ce que vient de démontrer dans une étude conduite
sur l’ADN de plusieurs abeilles l’équipe de recherche de Mariano Higes
installée ŕ Guadalajara, une province ŕ l’est de Madrid réputée pour
ętre le berceau de l’industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le
plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi
bien ŕ la chaleur qu’au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous
pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l’Espagne, qui
compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles
domestiques de l’Union européenne.
L’effet de cascade ne s’arręte pas lŕ : il jouerait
également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits
par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe
Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées
par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus
élevée ŕ certaines toxines que les larves saines. « Les autorités
chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec
une approche étroite et bornée, en ignorant l’évidence selon laquelle
les pesticides agissent en synergie avec d’autres éléments
dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n’est pas seul ŕ sonner
le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la
plančte risque d’assister ŕ un autre syndrome d’effondrement, craignent
les scientifiques : celui de l’espčce humaine. Il y a cinquante ans,
Einstein avait déjŕ insisté sur la relation de dépendance qui lie les
butineuses ŕ l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il
prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années ŕ vivre. »
3http://www.lesechos.fr/info/energie...
De : PAUL MOLGA
mercredi 22 aoűt 2007
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| vendredi 24 aoűt 2007, a 18:27 |
| DOPAGE ( 2 ) |
Une fois de plus, merci Marie-George, d’ évoquer, lors de votre texte
sur les ravages du dopage, les compagnes de sportifs de haut niveau et,
peut-ętre plus largement, l’entourage de ceux-ci. Ancienne petite bęte
ŕ concours dans l’une des premičres filičres Sport-Etudes des années
soixante dix, j’ai abandonné au crépuscule de mon adolescence toute
activité sportive compétitive constatant, amčrement, l’aliénation que
représentait ce rite, sans cesse renouvelé, entraînement- compétition -
satisfaction (Surtout manger ŕ sa faim dans un sport de catégorie de
poids). Et puis un jour, nous voyons un autre fonctionnement du monde,
surtout ŕ l’adolescence, l’envie, notamment, d’étreindre un autre ętre
que nous-męme ou de partager avec d’autres des expériences différentes
et moins aliénantes. Afin de pouvoir s’intégrer dans d’autres cercles
d’amitié, les sportifs doivent se déprendre d’habitudes contractées dčs
leur plus jeune âge et qui nuisent ŕ leur développement humain.
Pour finir, je me souviens de Nike, Portland-Oregon et de New-Balance,
Ireland, si mes souvenirs sont bons, dans les années soixante-dix
étaient des marques qui représentaient une certaine contestation contre
le sport de compétition et ses avatars.
Lorsque nous observons le développement de ces marques aujourd’hui, il
y a de quoi pleurer... sur leurs désirs primitifs.
Philippe Rupcic
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| vendredi 24 aoűt 2007, a 17:57 |
| DOPAGE |
vendredi 24 aoűt 2007
(14h06) :
Dopage . L’ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet s’insurge
1 commentaire
Entretien réalisé par Lionel Venturini
"Pas de renoncement dans le sport"
Dopage . L’ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet s’insurge contre les médecins défendant un dopage encadré.
Au nom du pragmatisme en matičre de lutte antidopage,
considérant qu’ "un sport parfaitement propre qui exclurait le dopage
est un idéal inatteignable, un peu similaire ŕ l’idéal d’une société
sans drogue", le chercheur suisse Alexandre Mauron prônait dans nos
colonnes une politique de réduction des risques, comme l’a fait la
Suisse ŕ l’égard des drogues illicites (voir l’Humanité du 16 aoűt
2007).
Impossible de renoncer ŕ se battre, réagit en retour
l’ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet, actuelle secrétaire
nationale du PCF. Entretien.
Qu’est-ce qui vous fait réagir dans cette posture,
partagée par certains spécialistes de la lutte antidopage, voulant que
« le sport ne soit pas différent d’autres activités humaines oů se
développent des "pratiques dopantes", c’est-ŕ-dire d’augmentation des
performances par des moyens plus ou moins technologiques », comme nous
le déclarait récemment un chercheur suisse, Alexandre Mauron ?
Marie-George Buffet. C’est ce renoncement prôné ŕ
travers cette interview. Personne ne peut affirmer que demain le sport
sera entičrement « clean », etc. Mais est-ce que ça vaut le coup ou pas
de se battre pour faire reculer des pratiques dopantes de plus en plus
humiliantes pour les individus ? Alors que nous allons déjŕ vers des
« biomen », trimballant des pochettes de sang pour pratiquer des
transfusions sanguines ? Je pense que ceux qui prônent une codification
au fond des pratiques dopantes concourent ŕ ce que le spectacle sportif
se perpétue comme le moyen pour les sponsors d’ętres récompensés de
leurs efforts.
C’est selon vous une atteinte au sens męme du sport.
Marie-George Buffet. Alors que le sport devrait ętre
avant tout le dépassement individuel, le plaisir collectif, le beau
geste, l’incertitude… Nous assistons au contraire ŕ la construction
d’hommes et de femmes sportives dans le but d’atteindre une performance
donnée. C’est comme de considérer qu’il est tout ŕ fait normal de
consommer autant d’antidépresseurs, qu’il faut cela pour que des
salariés en butte ŕ des conditions de travail dégradées continuent ŕ
travailler, pour que la rentabilité de l’entreprise perdure ŕ son
niveau. C’est une atteinte aux individus. Car la pratique dopante est
dure pour l’individu, dure pour le corps.
…et pour son entourage également.
Marie-George Buffet. Bien sűr ! J’ai parlé avec des
compagnes de coureurs cyclistes. Certaines m’ont remerciée d’avoir mis
leur mari en prison, parce qu’elles n’en pouvaient plus. Des coureurs
font leurs transfusions sanguines dans la baignoire familiale ! Et le
réfrigérateur est rempli de produits, au milieu des aliments…
Le pragmatisme défendu, un encadrement du dopage, vise la santé de l’athlčte.
Marie-George Buffet. Le vrai pragmatisme, c’est de ne
pas prendre le dopage de maničre isolée. Que le sportif trouve dans les
antennes régionales de lutte contre le dopage l’écoute nécessaire :
cela suppose de leur accorder des moyens. On réduit trop souvent le
dopage ŕ la seule pratique de haut niveau. Si la lutte contre le dopage
se contente de lutter contre les réseaux et de punir sportivement
l’athlčte, on n’arrivera ŕ rien. Il y aura toujours appel quelque part
ŕ des pratiques dopantes. Il faut ŕ la fois jouer sur le dopage
lui-męme, mais aussi changer les conditions de pratique du sport. Que
l’argent ne dicte pas sa loi au sport. Or les clubs ont maintenant la
possibilité d’ętre cotés en Bourse. On voit apparaître des structures
privées comme le Team Lagardčre oů les sportifs sont, quelque part,
sortis des fédérations et du mouvement sportif.
Votre loi antidopage de 1998, toilettée récemment, a bientôt dix ans : des raisons d’espérer ?
Marie-George Buffet. En 1998, lorsque j’étais ministre
des Sports, c’est contre les contrôles des douanes que des coureurs du
Tour de France avaient mis pied ŕ terre, en disant : « Laissez-nous
faire ce que l’on veut… » En 2007, des coureurs du Tour mettent pied ŕ
terre pour dire leur ras-le-bol des coureurs dopés. C’est bien qu’il
s’est passé entre-temps quelque chose dans le mouvement sportif.
0http://www.humanite.fr/2007-08-23_S...
De : Marie-George Buffet
vendredi 24 aoűt 2007
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| vendredi 24 aoűt 2007, a 09:42 |
| MENACE POUR L'INFORMATION ! |
Sarkozy … une menace pour l’information et le service public de l’audiovisuel
de SNJ-CGT
La lettre de mission adressée, en plein cœur de l’été,
par Nicolas Sarkozy Ă la Ministre de la culture et de la communication,
Christine Albanel, porte en elle de multiples dangers pour
l’information, le service public de l’audiovisuel et les journalistes.
Pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, la lettre précise
"les points qui, parmi ces engagements" (électoraux du candidat
Sarkozy) "nous paraissent prioritaires". Il est demandé à la Ministre
d’obtenir "rapidement des résultats" ; un bilan étant prévu dans un an.
C’est dire, pour le président de la République, l’urgence des réformes
prévues !
Le libéral Sarkozy entend favoriser l’émergence de grands groupes privés.
Il écrit précisément : « A l’issue d’une réflexion
stratégique associant tous les acteurs et couvrant tous les sujets,
vous nous proposerez, avec la ministre de l’Economie, des finances et
de l’emploi, une remise à plat des dispositions législatives et
réglementaires qui s’appliquent au secteur de l’audiovisuel. En tenant
compte de la nouvelle donne du marché comme des exigences de la
création, l’objectif doit être de supprimer les incohérences
croissantes de la législation actuelle et de permettre l’émergence de
groupes de communication audiovisuelle français de premier plan,
capables de structurer une industrie française puissante des contenus
et d’affronter les nouveaux défis liés à la multiplication des canaux
de distribution. »
La lettre de mission fait peser de lourdes menaces sur le service public de l’audiovisuel.
La diminution des impôts, mesure emblématique de la
politique de l’Elysée, n’est pas sans effet sur les politiques
publiques et sur leur financement.
Le service public de l’audiovisuel est le premier visé.
Rien dans la lettre de mission n’est prévu pour amener la redevance au
niveau moyen européen ; aucune mention du non remboursement par l’état
des exonérations de redevance…
Au prétexte de voir France Télévisions afficher « une
offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse », Sarkozy
exige de revoir son cahier des charges « pour encadrer les
activités » !!!
Comme il n’est pas question de dégager des moyens
supplémentaires, la lettre prévoit qu’ « un certain nombre de synergies
importantes, qui n’ont été que trop longtemps différées, doivent être
mises en œuvre. Pour les permettre vous proposerez les modifications
souhaitables de structures » !
La rédaction nationale de France 3 pourrait être la
première visée par des mesures permettant de dégager des crédits, en
limitant par exemple les reportages à l’étranger que France 2 pourrait
effectuer, voire dans les DOM-TOM avec RFO . Il n’est pas interdit
d’envisager un plan social à France Télévisions, une restriction de son
périmètre d’intervention, voire à terme la privatisation d’une chaîne.
Radio France, très peu évoquée, pourrait-être soumise au même régime.
Quant à l’audiovisuel extérieur, il fait l’objet d’un traitement particulier.
Les chaînes TV5, CFI , France 24 (caprice de Chirac et
cadeau à Bouygues) pour la télévision, RFI et RMC Moyen-Orient pour la
radio, sont visées. Christine Albanel est sommée d’élaborer « un schéma
de réorganisation et de rationalisation des instruments de
l’audiovisuel extérieur » dans les meilleurs délais.
On peut se prêter dès aujourd’hui au jeu des
pronostics : quelles sont les chaînes appelées à disparaître et/ou
celles qui vont fusionner, après la mise en place demandée
« d’indicateurs de résultats » ?
Peut-on être plus clair ? Les mesures envisagées pour
le service public par la ministre devront permettre l’émergence des
groupes privés. En tout cas, elles ne devront pas y faire obstacle.
La presse écrite n’est pas oubliée. La ministre de la
communication est invitée à prendre « les dispositions nécessaires pour
permettre à la presse quotidienne de sortir de la crise qu’elle
traverse depuis des années, en particulier en ce qui concerne le régime
de distribution et son adaptation à l’univers numérique ».
Nicolas Sarkozy ajoute que « la chronologie des médias
doit poursuivre son adaptation » et il demande une révision de la
fameuse loi DADVSI (Droits d’auteur et droits voisins dans la société
de l’information). Pour y faire figurer les mesures souhaitées par son
ami Lagardère écartées par le Parlement ? Les droits d’auteurs des
journalistes sont à nouveau menacés au nom de la « chronologie des
médias ».
Dans cet inventaire, on notera l’absence de toute référence à l’AFP.
Toutefois, si l’agence n’est pas citée, elle n’est pas
oubliée pour autant. Elle est visée par les mesures touchant la presse
écrite. Les éditeurs demandent en effet une diminution du montant de
leurs abonnements et la négociation du nouveau Contrat d’objectifs et
de moyens (COM) en cours va permettre de les satisfaire. Avant de
porter un coup fatal à son statut sur lequel travaillent déjà les
services gouvernementaux.
Le SNJ-CGT n’est pas étonné outre mesure ; les mesures
exigées par Nicolas Sarkozy sont fidèles à son programme largement
exposé durant la campagne électorale. Ces mesures sont dangereuses. La
volonté affichée de privilégier la constitution de groupes de premier
plan ne vise qu’à mieux encadrer l’information et les pratiques
culturelles des citoyens.
Le SNJ-CGT va multiplier les contacts pour permettre la
convergence des oppositions à cette politique de régression sociale. Il
appelle les journalistes Ă se rassembler pour la mettre en Ă©chec et Ă
participer aux initiatives syndicales.
Montreuil le 22 août 2007.
2
De : SNJ-CGT
jeudi 23 août 2007
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| jeudi 23 aoűt 2007, a 23:12 |
| Les grandes nouvelles . |
Par Bernard LAMIRAND le jeudi 23 aoűt 2007, 20:12 - Lien permanent
Notre
président de la république a des bourrelets de graisse et des
journalistes de la presse people se sont permis de les réduire avec
photoshop.
Voilŕ la grande nouvelle de la journée auquel nos aboyeurs
professionnel de la télévision ont donné toute l'importance.
Ainsi va notre pays, des informations bidons dont on en a rien ŕ foutre
alors que d'autres problčmes plombent notre vie sociale avec les prix
qui ne cessent d'augmenter.
Et puis, c'est un bon moyen pour esquiver et faire ignorer ce qui vient
d'ętre décidé par le gouvernement, la suppression de 12000 postes
d'enseignants dans l'école publique.
12000 enseignants de moins; cela va encore creuser les inégalités de
formation et d'éducation entre ceux qui ont les moyens de se payer des
études dans les écoles de riches et ceux des banlieues qui vont encore
pâtir d'un manque de professeurs.
La FSU semble se remuer, tant mieux, je souhaite qu'un grand mouvement,
ŕ la rentrée, regroupant le corps enseignant, les parents d'élčves et
les syndicaux ouvriers, viendront contrecarrer cette nouvelle attaque
de l'enseignement public.
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| jeudi 23 aoűt 2007, a 22:38 |
| Je suis revenu.... |
Par Joël Yan le jeudi 23 août 2007, 09:18 - Lien permanent
Panne
d'informatique, orage et très grande colère... Ce Pouvoir a détourné
l'expression du Suffrage Universel, il repose sur le mensonge et la
démagogie il est illégitime:
il a cependant un mérite, il pousse la logique de la Vième République
jusqu'à ses dernières limites, vers la Dictature sans fard des riches
contre les imbéciles de pauvres que nous sommes pour eux, sans compter
les aveugles encore plus bêtes qui ont voté contre eux-mêmes, avec le
plein d'images truquées dans la tête. La France a été trahie en 1940 et
livrée à l'Allemagne Nazie par la Bourgeoisie au pouvoir, aujourd'hui
une autre trahison se construit contre la Volonté Populaire, Sarkhozy
se fait Premier Ministre de la France intégrée dans une Europe
Confédédérale vassalisée aux USA (qui n'ont d'ailleurs jamais gêné sa
construction) dont il serait le président, ce dont a toujours rêvé
BAYROU
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| jeudi 23 aoűt 2007, a 22:23 |
| FACE A LA DROITE . |
Face Ă la droite Marie-George Buffet appelle Ă hausser le ton
Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 22 août 2007, 23:32 - Atteinte
au droit de grève à travers le service minimum, franchises sur les
actes médicaux, attaques contre le Code du travail… Marie-George Buffet
appelle à hausser le ton face au déferlement des mesures prises par
Sarkozy.
“La
gauche ne joue pas suffisamment son rôle”, affirme la secrétaire
nationale du PCF. François Hollande épingle surtout le “style” du
président; Moscovici de son côté le trouve “habile, énergique, mais
faisant des erreurs”. C’est un terrain de critiques que la dirigeante
communiste juge largement insuffisant. ”Il faut donner à voir que
l’opposition est là et que d’autres choix sont possibles dans notre
pays”, insiste-t-elle.
Dans la crise boursière, l’ancien ministre socialiste des Finances
Sapin estime que “les institutions financières ont agi” et qu’on
“devrait assister à un retour au calme”. Un discours proche de celui de
Lagarde, la très libérale ministre de l’Économie. Marie-George Buffet,
par contre, condamne les institutions et les gouvernements qui
“laissent faire le marché”. “Les banques centrales interviennent, mais
toujours pour soutenir la spéculation au lieu de jouer leur rôle pour
développer la croissance, les investissements, l’emploi, la
qualification dans notre pays et au niveau européen”.
“Il faut une grande mobilisation populaire pour contrer la politique
réactionnaire de Sarkozy”, lance Marie-George Buffet. Elle annonce que
le PCF sera à l’initiative d’un grand rassemblement populaire fin
octobre ou début novembre, vraisemblablement un meeting. Pour
Marie-George Buffet, les premières difficultés auxquelles se heurte
Sarkozy ne constituent pas la fin de l’état de grâce car la droite a
gagné la présidentielle “sur les idées” et pour mobiliser “la gauche ne
peut pas se contenter de critiquer, elle doit porter un projet”.
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| jeudi 23 aoűt 2007, a 21:57 |
| Région Centre : Déclaration des élus communistes . |
A propos de la démission de Michel Sapin de la présidence du Conseil Régional
Par jean-claude delanoue le mercredi 22 août 2007, 23:19 - Lien permanent
Déclaration du Groupe de élus régionaux communistes
Michel Sapin, Président de la Région Centre a décidé de quitter l’Assemblée régionale.
Le Groupe des élus régionaux communistes, tout à la fois, regrette et respecte cette décision.
Dans la nouvelle situation ainsi créée, le Conseil Régional et sa
majorité doivent continuer de travailler pour répondre aux besoins de
la population. C’est l’engagement qui a été pris, dans la collégialité
et le respect de l’apport de chacune des sensibilités qui composent
cette majorité.
L’Assemblée régionale va devoir élire une nouvelle Présidente ou un
nouveau Président. Le Groupe socialiste, d’où est issu le Président
sortant, doit avancer une candidature. C’est sur celle-ci que se
prononcera le Groupe communiste.
Les élus régionaux communistes entendent pouvoir continuer d’agir avec
tous les partenaires de la Région pour poursuivre dans la cohérence et
l’efficacité la mise en œuvre de la politique engagée depuis le début
de la mandature.
Orléans, le 22 août 2007
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| jeudi 23 aoűt 2007, a 21:35 |
| M.O.D.E.F - P.C.F |
AFP - jeudi 23 août 2007, 15h06
Affluence à La Bastille pour un marché aux fruits et légumes au “juste prix”
Des centaines de Parisiens armés de cabas et de
parapluies se sont pressés jeudi matin place de la Bastille, profitant
de la vente de fruits et légumes au “juste prix” organisée par le
syndicat agricole Modef pour protester contre les marges “abusives” de
la grande distribution.
Bravant le mauvais temps, ils ont fait une heure de
queue pour des tomates Ă 1,5 euro le kilo, des prunes Ă 1,30 euro ou
des nectarines à 2 euros proposées par ce petit syndicat proche du
Parti communiste, qui a apporté 60 tonnes de fruits et légumes du
Lot-et-Garonne jusqu'en région parisienne.
Beaucoup profitent de l'aubaine pour faire des
réserves: Andrée, retraitée qui habite le quartier, en a “bien 20
kilos” dans son cabas à roulette, “de quoi nourrir toute une famille de
l'entrée au dessert”.
Mais l'opération, organisée depuis huit ans, vise
surtout à dénoncer “la situation de crise que subissent les
producteurs, qui doivent vendre sous les prix rémunérateurs”, parce que
“si ça continue comme ça, on va disparaître”, explique Raymond Girardi,
secrétaire général du Modef.
Avec les autres militants, il a quitté le Sud-Ouest
mercredi soir et fait la route de nuit afin de “rencontrer les
consommateurs pour établir un combat commun contre la grande
distribution, qui fait des marges abusives”.
Eric, agriculteur Ă Marmande, explique qu'il doit
vendre ses concombres 20 centimes alors qu'ils sont revendus un euro
pièce au supermarché. Pourtant, ils lui reviennent à 45 centimes: “On
est la seule profession autorisée à vendre à perte”, se désole-t-il.
Autre problème pour les agriculteurs: l'importation.
“Si on refuse de vendre nos tomates à 50 centimes le kilo, ils les font
venir du Maroc ou de Pologne”, dit M. Girardi.
Un message bien reçu par les consommateurs: Maude,
venue du Bourget (Seine-Saint-Denis) faire le plein de melons, pommes
et tomates, veut acheter “ce qui vient de France”, parce “qu'on sait
que ce sont des bons produits”. Elle est plus dubitative sur la qualité
des produits espagnols, qui “ont voyagé”.
Pour Jean, qui repart les bras chargés, c'est
l'occasion de “faire quelques économies” et de profiter de fruits et
légumes avec un “goût différent”.
Beaucoup pressent les militants du Modef d'organiser
des ventes plus souvent. Mais “ces opérations ne peuvent être que
ponctuelles”, tempère le secrétaire général du mouvement.
La solution, ce serait plutôt de “légiférer pour
encadrer les marges de la grande distribution” et de rétablir le
“coefficient multiplicateur”, un mécanisme limitant la différence entre
les prix d'achat et de vente des produits agricole, selon Raymond
Girardi.
Pour Jacques Daguenet, conseiller PCF de Paris venu
tracter aux côtés du Modef, “il faut travailler à remettre à plat le
circuit de distribution, avec en particulier ces centrales d'achat qui
se font un fric dingue”.
Il veut rompre avec un système où “il y a d'un côté
des consommateurs qui ne peuvent plus acheter Ă cause des prix et de
l'autre des producteurs qui perdent de l'argent”.
Certains approuvent. D'autres demandent à l'élu
communiste, ceint de l'écharpe bleue et rouge aux couleurs de la ville,
de “faire respecter la queue”, alors que des resquilleurs tentent
d'esquiver la file de 200 mètres.
La vente directe, également organisée dans plusieurs
villes d'Ile-de-France, devait se terminer vers midi, après épuisement
du stock. “Il n'y en aura pas pour tout le monde”, prévoit Eric
2v |
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| mercredi 22 aoűt 2007, a 22:43 |
| Un référendum . |
Par libertecherie le mercredi 22 août 2007, 18:29 - Lien permanent
une
dépêche Reuters sortant au moment ou je vous parle 22.08.2007 17h49 me
rappelle entre autre que le fameux paquet fiscal coutera aux français
(et oui il ne faut pas l'oublier) 11 milliards en 2008 et plus de 13
milliards les années suivantes. Je crois me rappeler que l'augmentation
au combien nécessaire du smic à 1500 euros tout de suite n'aurait couté
que 2 milliards.
Alors je me pose la question : pourquoi ne pas demander aux françaises
et aux français de choisir entre les deux propositions ? Par
Référendum :
Soit une dépense de 11 à 13 milliards qui iront pour l'essentiel dans
les poches des plus riches et qui sera payée par nous les contribuables
(augmentation de la TVA par exemple).
ou une dépense de seulement 2 milliards (ou plus, je n'ai rien contre
un smic Ă 2000 euros dans un an ou 2 si cela ne coute que 2 autres
milliards) De toute façon cela fait une économie de 9 milliards pour
2008 et personnellement j'aime bien les économies de ce genre.
j'aimerais bien connaitre l'avis des françaises et des français sur
cette proposition. Imaginez (non mais juste un instant que nos "chers
compatriotes" choisissent le smic plutĂ´t que les cadeaux aux
milliardaires. Ce n'est plus un grain de sable dans la machine Sarkosy,
c'est un patacaisse comme on dit ici. Le soufflet retombe. Il est temps
vous croyez pas ?
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| mercredi 22 aoűt 2007, a 22:09 |
| Aide aux nouveaux propriétaires,un leurre . |
L'aide
aux nouveaux propriétaires : une proposition leurre. Pourquoi ?
Lorsque les taux des crédits immobiliers ont baissé (passant il n'y a
pas si longtemps de cela de 15 % Ă aujourd'hui moins de 5 %) les
remboursements de prĂŞts auraient dĂ» baisser et profiter aux
emprunteurs. Il n'en a rien été parce que les prix du neuf comme de
l'ancien ont flambé faisant faire d'énormes profits aux constructeurs
et aux propriétaires.
Si des aides sont accordées aux emprunteurs, il y a fort à parier que
tous ces milliards iront Ă nouveaux dans les mĂŞmes poches parce que les
prix de l'immobilier vont Ă nouveau monter.
Le calcul Ă la banque il est le suivant : la banque prend vos revenus
et regarde votre projet immobilier. Cela lui permet de dire : voila
avec vos revenus vous pouvez emprunter telle somme, cela vous fait tant
par mois,(avec des durée de remboursement de plus en plus longues) vous
avez droit à une aide : on déduit, et comme par enchantement vous
pouvez acheter la maison de vos rĂŞves avec le chiffre obtenu.
Voila comment une aide va finalement dans la poche d'un promoteur ou
d'un vendeur. Parce qu'il en est tenu compte dans votre possibilité de
financement.
Moralité, vous n'avez pas reçu l'aide prévue, mais mieux que cela vous
allez la payer dans vos impĂ´ts par un moyen ou par un autre. L'argent
est toujours pris quelque part et je vous laisse deviner ou.
Voila comment on prend de l'argent au "pauvres" et qu'on le donne aux
"riches"
Regardez tout ce que fait notre Nicolas préféré et vous verrez que tout
est finalement comme cela : un véritable transfert, je dirais racket,
de milliards d'euros des français et des françaises les plus pauvres ou
en tous les cas les moins riches vers ces amis milliardaires que l'on
commence à connaitre au fil de ses petits déplacements et que j'ai
appelé, excusez mon humour : la bande à Bollo.
A bientôt pour la suite parce que il y aura forcément une suite. Et
comme dirait quelqu'un l'hiver risque d'être chaud, et c'est très bien,
parce que j'adore le soleil et que l'été était pour le moins frisquet.
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| mercredi 22 aoűt 2007, a 21:49 |
| Loyers si chers . |
Trop
chers SOLUTION acheter une maison un appartement à crédit;Sarkozy nous
y encourage,puisqu'il veut que tous les Français , deviennent
propriétaire,a-t-il dit,à la manière américaine ( qu'il copie pas à pas
) .
La manière américaine de prêts immobiliers c'est aujourd'hui une
faillite boursière qui plonge le monde entier dans une catastrophe
financière .
Alors,vous les Français,toujours favorable à Sarkozy, Bush,apprétez
vous Ă payer la facture que nous les anti Bush et anti Sarkozy,nous
refusons de payer la pollution de notre planète engendré par le système
capitaliste de Bush et Sarkozy .
Par Monique QUENTIN
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| mercredi 22 aoűt 2007, a 17:49 |
| Quelle alternatives Ă la T.V.A social ? |
Quelles alternatives à la TVA sociale ? «
Pour moi, la TVA sociale portera probablement atteinte au pouvoir
d’achat des Français, ce qui me fait dire que, dans ces conditions, il
est probable qu’il n’y ait pas de majorité parlementaire pour la voter.
» Cette diatribe contre l’un des projets phares de Nicolas Sarkozy vient de… Jean-Pierre Raffarin.
Bien qu’une prévision de l’augmenter de cinq points (soit 24,6 %) ait
joué dans le réveil de la gauche au second tour des élections
législatives, Sarkozy persiste à vouloir l’expérimenter. Ce transfert
de cotisation vers un impôt plus inégalitaire, car payé par l’ensemble
des consommateurs, et supporté d’abord par les catégories sociales les
plus modestes n’empêchera pas les délocalisations et donnera lieu à une
forte perte de pouvoir d’achat pour les ménages de l’avis de l’UFC-Que choisir
et d’un grand nombre d’économistes. Les biens de première nécessité se
trouvent souvent peu dépendants du coût du travail et la France connaît
déjà un taux de TVA supérieur à la moyenne européenne (19,6 % contre
18,3 %). l'Huma du 9 / 08 / 07
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| mercredi 22 aoűt 2007, a 17:11 |
| Cette semaine dans l'Humanité Dimanche . |
CETTE SEMAINE DANS L'HUMANITE DIMANCHE
Par Diego Diaz le mercredi 22 août 2007, 14:57 - Lien permanent
ÉDITORIAL par Pierre Laurent.
Un déluge de com’ pour détourner l’attention.
· DOSSIER
· Pourquoi les prix flambent Hausse des prix des matières premières agricoles, les consommateurs vont en payer les conséquences.
· SOCIAL
Sogebat. 60 travailleurs polonais font plier leur patron voyou.
Fonction publique. Syndicats se rencontrent pour préparer la riposte.
· POLITIQUE
GaucheFin d’été pour l’opposition
· SOCIÉTÉ
Téléphone Le 12 existe encore… et reste moins cher.
· FORUM DES LECTEURS
« Le comité de soutien de l’hôpital du Pertuis s’est adressé au
président de la République pour lui rappeler ses promesses de campagne
qui pérennisaient l’existence des hôpitaux de proximité. » Par Michel.
· RÉGIONS
Hep taxi ! L’autobus ne passe pas aujourd’hui
· ÉCONOMIE
La morale des affaires, c’est coup gagnant, coup permis !
· TÉLÉVISION
La nouvelle série : « Brothers and Sisters ».
· SORTIES. CULTURE. LOISIRS
Rentrée littéraire : Nouveautés à découvrir au Village du Livre.
Sergi Lopez dans « La maison » de Manuel Poirier.
Travolta : surprenant dans Hairspray
· FETE DE L’HUMANITÉ
Toute la gauche Ă La Courneuve.
· MONDE
Entre séparation et ségrégation Ces barrières entre deux peuples qui se dressent un peu partout.
Vénézuela Chavez veut inscrire le pouvoir populaire dans la constituion.
Bushpasse, les républicains restent.
· SPORTS
Osaka : La France, petit pays de l’Athlétisme ?
· VIE QUOTIDIENNE
Photos Numérisez vos souvenirs de vacances.
· HISTOIRE
Albert Londres(3),visite Biribi, les bagnes militaires.
· Réflexions de Gérard Duménil, économiste : L’urgence d’un nouveau compromis social.
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| mercredi 22 aoűt 2007, a 12:59 |
| SOUTIEN A BELLACIAO . |
Procès Bellaciao
SOLIDARITÉ AVEC BELLACIAO�!
Plus de 15.800 signatures MERCIďż˝!
Une plainte en diffamation a été déposée par les "Chantiers de l’Atlantique" de St Nazaire, pour la publication d’un communiqué presse de l’USM-CGT.
L’audience de plaidoiries a été fixée au
11 septembre 2007 Ă 14h
Tribunal Correctionnel de Saint Nazaire,
77 rue Albert de Mun.
Le procès contre un membre du collectif Bellaciao, dont le site diffuse
une information quotidienne et alternative à celle des médias
dominants, acteur du débat démocratique, est une atteinte à la liberté
constitutionnelle d’expression.
Me William Bourdon et Me André Tinière ont accepté de défendre Roberto Ferrario de Bellaciao...
Soutenez Bellaciao�! Signez la pétition - Un don - 0Plus d’info
ďż˝ |
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| mercredi 22 aoűt 2007, a 11:23 |
| Une société aveugle . |
A Venissieux, la bataille du maire contre "une société aveugle"
Par Ulrich Savary le mercredi 22 août 2007, 10:35:00 - L'UMP et le gouvernement.
- Lien permanent
André
Gérin, le député-maire PCF de Vénissieux, a perdu face au préfet du
Rhône. Cet ancien ouvrier spécialisé (OS) de Berliet, élu de la ville
communiste de la banlieue lyonnaise, avait pris en juin dernier un
arrêté interdisant les coupures d’eau, d’électricité et de gaz pour les
familles en difficulté économique et sociale sur le territoire de sa
commune, sur la base des pouvoirs de police du maire, afin de garantir
le "bon ordre, la sûreté, la moralité et la salubrité publique".
S'en
est suivi une guerre de position avec le préfet du département, qui a
finalement réussi à faire annuler l'arrêté. Le préfet du Rhône avait
demandé l’invalidation de cet arrêté, avançant que le maire de
Vénissieux était "sorti du cadre de sa compétence en matière d'exercice
de ses pouvoirs de police et, plus généralement, de ses compétences".
L’argument du préfet reposait sur l’existence d’aides aux familles
en difficulté au niveau départemental. Le 20 juillet, le tribunal
administratif de Lyon a rejeté la requête du préfet du Rhône estimant
que "le moyen soulevé par le préfet du Rhône tiré de l'incompétence du
maire ne paraît pas, en l'état de l'instruction, propre à créer un
doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué".
Le préfet du Rhône a alors fait appel de cette décision: la cour
administrative d’appel de Lyon vient de lui donner raison. En effet, la
cour estime que "le maintien de la fourniture d’eau, de gaz et
d’électricité n’est pas justifiée par les troubles à l’ordre public",
et que le maire de Vénissieux a eu tort d’invoquer ce motif pour
interdire ces coupures.
Pendant l’audience, l’avocat de la préfecture du Rhône n’a pas
hésité à comparer les actions des maires à des méthodes de "guérilla
médiatique". Guérilla qui a été rapprochée de la "surenchère"
mĂ©diatique du rĂ©seau RĂ©seau Ă©ducation sans frontières, qui s’oppose Ă
l’expulsion d’enfants scolarisés et de leurs parents (RESF), suscitant
l’incrédulité de la salle. Pour sa part, le maire de Vénissieux a
insisté sur "les carences majeures de la société" indiquant qu’il
s’agissait de "non-assistance à personnes en danger".
Le comité de soutien d’André Gérin était pourtant confiant,
encouragé par le précédent de Champigny-sur-Marne. En effet, le 16 mai,
le tribunal administratif de Melun avait, pour la première fois, rejeté
les procédures entamées par EDF et Gaz de France contre l’arrêté du 7
avril 2005 pris par le maire de Champigny-sur-Marne, Dominique Adenot.
L’argument, consistant une nouvelle fois à nier toute autorité
compétente au maire en matière de législation dans le domaine, avait
été jugé irrecevable. Le tribunal avait notamment fait reposer sa
décision sur l’article L.2212-1 du Code général des collectivités
locales concernant l’ordre public et la sécurité.
Le cas de Melun avait, semble-t-il, inspiré André Gérin qui a
promis, en apprenant l’annulation de son arrêté par la cour
administrative d’appel de Lyon, de prendre dans les prochains jours un
arrêté contre les saisies immobilières, un arrêté contre les expulsions
sur le territoire de Vénissieux… et un nouvel arrêté interdisant les
coupures d’électricité de gaz et d’eau.
"En tant que maire, je n’accepterai pas d’être muselé. Je veux crier
haut et fort ma volonté de combattre la grande pauvreté d’une société
aveugle, insensible et égoïste."
En ne désarmant pas, le député-maire de Vénissieux veut faire de ses arrêtés un combat politique. La "guerilla" continue...
Source : Rue 89.
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| mercredi 22 aoűt 2007, a 11:11 |
| Non aux franchises médicales,oui à la gratuité des soins . |
Mis en ligne : 22 août
En pleine période de congés, Nicolas Sarkozy justifie la mise en place
d’une franchise médicale pour financer son plan cancer et Alzheimer.
Entretien avec Isabelle Lorand, co-animatrice du collectif santé
Ă la direction du PCF.
Communistes
Le gouvernement
veut instaurer
une franchise médicale sur les
soins et les médicaments. Pour le
PCF il s’agit d’une mesure injuste
et inefficace.
De réformes en réformes, les dépenses
de santé non remboursées
n’ont cessé d’augmenter. On les
estime Ă 240 euros en moyenne
par personne et par an. Et jusqu’Ă
1 000 euros pour 900 000 d’entre
nous (1). Le montant de la franchise - 50 euros par an et par foyer - peut paraître modeste. Chacun
sait que ça, c’est au début… Mais
si le choix a été de créer des franchises,
plutôt que d’augmenter les
forfaits, c’est que l’esprit même de
la franchise est une rupture idéologique
et politique. Jusqu’à présent
il était admis que les dépenses
de santé étaient prises en charge
par la solidarité. Les forfaits
étaient présentés comme des réponses
transitoires au déficit de la
sécu. Les franchises introduisent
une dimension nouvelle par la
création d’un « véritable octroi
pour la santé ». Comment qualifier
autrement cette mesure qui
pose en principe de base le fait de
payer, de ne pas être remboursé,
pour accéder aux soins. Il s’agit
d’une remise en cause du principe
fondateur de la Sécurité sociale
« Tous cotisent en fonction de
leurs moyens. Et chacun en profite
quelques soient ses besoins ». Et
comme seules les assurances privées
pourront rembourser les
franchises, en filigrane, c’est ce
marché qui se dessine.
Le financement
des dépenses de
santé reste cependant en débat ?
Les dépenses de santé augmenteront.
Simplement parce que l’espérance
de vie augmente, les
moyens de soigner se développent….
C’est pourquoi les mesures
qui visent à les réduire en « responsabilisant
» les malades ne
peuvent pas marcher.
D’abord il y a les recettes. Elles
dépendent de la répartition des richesses
de notre pays. Si on augmente
les salaires, on relance l’emploi…
si on taxait le capital financier…
alors le trou de la sécu
deviendrait un mauvais souvenir.
Et puis, il y a ce qui fait l’état de
santé d’une population : la prévention.
Les conditions de vie, de
travail, l’environnement, l’alimentation…
sont les enjeux colossaux
pour diminuer la fréquence du
cancer, du diabète, de l’obésité et
peut-ĂŞtre mĂŞme de la maladie
d’Alzheimer. Ce n’est évidemment
pas la logique de la société
actuelle. J’en suis sûre : le marché
c’est ringard. La modernité c’est
la gratuité dans la santé. Parce que
l’évolution de la civilisation passe
par l’investissement solidaire dans
les activitĂ©s indispensables Ă
l’homme : école, culture, santé….
Avec de nombreuses
organisations,
le PCF est engagé dans
l’action contre l’instauration de
la franchise médicale. Quelles initiatives
pour les semaines Ă
venir ?
C’est grave, il faut tout faire pour
mettre ce projet en échec. Pour
réussir un rassemblement large est
indispensable. Cela passe par tous
les moyens qui permettent d’informer,
de prendre la mesure de ce
qui ce joue. Le PCF pour sa part
est à l’initiative de nombreuses
rencontres-débats. Cela passe
aussi par l’unité de toutes les organisations,
associations, syndicats…
C’est le sens de la création
d’un collectif national - constitué
d’environ 40 organisations - qui
appelle le 29 septembre Ă une
journée contre les franchises. Ce
collectif invite Ă une rencontre lors
de la fête de l’Huma (2). Enfin, des
personnalités ont lancé une pétition
nationale (3) qui rassemble
déjà plusieurs dizaines de milliers
de signatures. Le PCF appelle
tous ses adhérents à la signer. Les
franchises médicales ne sont vraiment
pas populaires. Ce combat
peut être l’occasion de mettre un
sérieux bâton dans les roues de
Sarkozy et de sa politique.
Propos recueillis par
Patrice Falguier
1Communistes N° 273 - 22 août 2007
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| mercredi 22 aoűt 2007, a 09:51 |
| CRISE FINANCIERE ( suite )2 |
On nous dit que les Etats-Unis sont "LE MODELE" Ă suivre.
Alors que la CHINE est devenue propriétaire des USA..
par Paul Craig Roberts
​​​​Tôt, un de ces récents matins, la Chine a fait
savoir aux idiots de Washington, et de Wall Street, qu’elle les tenait
de près. Deux hauts porte-parole du gouvernement chinois ont fait
remarquer que les avoirs considérables de la Chine en dollars et en
bons du Trésor US « contribue beaucoup à maintenir la position de
monnaie de réserve du dollar. »
.../...
​​​​Si les marchés financiers occidentaux sont assez intelligents pour
comprendre le message, les taux d’intérêt US monteront sans se soucier
de toute autre action de la Chine. En ce moment, la Chine n’a pas
besoin de vendre une seule obligation. En un instant, la Chine a fait
comprendre que les taux d’intérêt US dépendent d’elle, pas de la
Réserve Fédérale.
.
​​​​S’il en reste, les penseurs stratégiques qui n’ont
pas été purgés par les néo-conservateurs, concluront vite que le
pouvoir de la Chine sur la valeur du dollar et des taux d’intérêt US
donne aussi à la Chine le pouvoir sur la politique étrangère US. Les
USA ont pu attaquer l’Afghanistan et l’Irak uniquement parce que la
Chine a fourni la plus grande partie du financement pour les guerres de
Bush.
.../...
​​​​Si la Chine cessait d’acheter la trésorerie US, les
guerres de Bush prendraient fin. Le taux d’épargne des consommateurs US
est essentiellement zéro, et plusieurs millions [d’étasuniens] sont
affligés d’hypothèques qu’ils n’ont pas les moyens d’avoir. Avec le
budget en déficit de Bush et pas de place dans le budget des
consommateurs pour une augmentation d’impôts, les guerres de Bush
peuvent être financées seulement par les étrangers.
​.../...
​​​​​​​La valeur et le pouvoir d’achat du dollar s’effondreraient.
Quand les étasuniens aux abois iront au Wal-Mart [une chaîne de
magasins populaires, NDT] pour faire leurs emplettes, les nouveaux prix
leurs feront penser qu’ils sont en train d’errer chez Nieman Marcus
[une espèce de Fauchon pour richistanais, NDT]. Les étasuniens ne
pourraient pas maintenir leur standard de vie actuel.
​​​
​.../..
.
. Ainsi sont nos chefs d’entreprises dont la cupidité a donné à la
Chine le pouvoir sur les USA en délocalisant la production des
marchandises et des services US en Chine. Ce sont les types des grosses
entreprises qui ont transformé le produit intérieur brut US en
importations chinoises, et ce sont le « libre-échange et le marché
libre économistes » qui se sont faufilés dedans.
​​​​Comment un peuple aussi stupide que les étasuniens peut-il être gonflé d’un orgueil aussi démesuré ?
Original : vdare.com Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info
5http://www.voltairenet.org/article10926.html#article10926
de Michèle
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| mercredi 22 aoűt 2007, a 09:29 |
| CRISE FINANCIERE ( suite ) |
:
CRISE FINANCIEREďż˝: LA RECONQUĂŠTE MEDIATIQUE DES OPINIONS PUBLIQUES ENTRE EN ACTION .
Avec quelques jours de temps de
réflexions, nos grands "pontes" de la haute finance et leurs petits
larbins de la politique (que les premiers ont mis en placeďż˝!)
commencent a coordonner leurs actions et leurs interventions.
Aujourd’hui, ce sont les responsables des trois
principales économies mondiales, USA, JAPON, ALLEMAGNE qui sont montés
au créneau pour dire ce que tout le monde savait déjà �: l’aveu d’une
crise durable, je cite Henry PAULSON, secrétaire américain au trésor�:
"les turbulences vont mettre du temps Ă sedissiper et
le calme ne pourra revenir qu’après une nécessaire période de
réajustement des risques.les turbulences vont laisser des séquelles sur
la croissance mondiale, elle sera moindre que ce qu’elle aurait été en
temps normal"
(Temps normalďż˝!!!???????)
C’est le ministre japonais des finances qui a rĂ©pondu Ă
la demande faite par SARKOZY à A.MERKEL sur une réunion du G7�: "aucune
rĂ©union extraordinaire du Groupe des Sept n’est envisagĂ©e en rĂ©ponse Ă
la grande volatilité actuelle des marchés mondiaux"...
Circulez, ya rien à voir,les marchés sont rois�!
SARKO, tu fais des ronds dans l’eau en méditerranée ou ailleurs et tu vas jouer dans ton bac à sable�!!!
En Allemagne, le ministre des Finances Peer STEINBRĂśCK
assure qu’"il n’y avait guère de signe laissant craindre une contagion
à l’ensemble de l’activité économique"
Il a sans aucun doute oublié que la BC allemande a sauvé la banque des PME-PMI allemandes de la faillite la semaine dernière�!!!
Pour ajouterďż˝: "Le secteur bancaire allemand contrĂ´le la situation"...
A noter que la FED avait injecté 3,5 milliards de
dollars lundi et qu’elle en a rajouté 3,75 mardi en précisant que les
conditions du crédit allaient se détériorer.
Les populistes SARKOZY et FILLON s’en prennent eux, aux
banques, en étant sélectifs bien entendu�: "les banques ne doivent
prendre aucune mesure de durcissement du crédit",
comme en echo à C.LAGARDE qui avait déclaré�:
" il faut éviter que les établissements de crédit ne
profitent de la situation de crise financière pour durcir les
conditions d’octroi du crédit"
Le crédit à la consommation, aux particuliers, les
pauvres, vont donc devoir s’endetter plus, plus longtemps pour vivre
plus mal et renbourser les dettes faites par les spéculateurs qui ont
mis d’autres pauvres, aux USA, en Espagne, en Iralande, dans une
m....noireďż˝!!
Pour se loger, vive les caravanes et les mobilhomesďż˝!!! Parole de banquierďż˝!
Nul doute que le budget de l’Etat et tous les fonds
publics vont être mis à contribution pour tenter "d’éponger" les pertes
constatées dans le plan prévu en octobre et continuer de faire croire
que tout va bien Mme�la Marquise, tout va vraiment très bien...
La BCE, son rôle, son fonctionnement, son dogmatisme, SARKO a déjà oublié ce qu’il a affirmé pendant la campagne,
Et tous les grands ténors OUIOUISTES du PS ne savent même pas qu’il y a une crise financière�!!
Un silence assourdissantďż˝!!!
De : RASPOUTINE
mardi�21�août�2007
ďż˝ |
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| mercredi 22 aoűt 2007, a 08:55 |
| Récidivistes . |
récidivistes : il faut créer des postes de magistrats, de psychologues, de psychiatres, de personnels hospitaliers.
Par Olivier Dartigolles le mardi 21 août 2007, 13:50 - Lien permanent
PARIS
(AFP) - Le PCF a estimé lundi que les mesures annoncées par le
président Nicolas Sarkozy pour lutter contre la délinquance sexuelle
s'apparentent Ă un "effet d'annonce" puisque que sa politique de
suppressions de postes ne donne pas Ă la justice "les moyens"
nécessaires.
Les propos de Nicolas Sarkozy sont "l'exemple d'un effet d'annonce"
car "il manque les moyens pour la politique qu'il annonce", a affirmĂ© Ă
l'AFP Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste.
"Pour que Sarkozy soit en cohérence avec ses propos, il faut la
création de postes de magistrats, de psychologues, de psychiatres,
d'hospitaliers" et "un plan de formation pour les personnels", a-t-il
souligné.
Or, selon lui, "la politique" que mène M. Sarkozy, notamment le "non
remplacement de fonctionnaires" partant Ă la retraite, ne va "pas dans
ce sens". "Ce qui manque dans la déclaration présidentielle, c'est le
nombre de postes qu'il entend créer", a ajouté le porte-parole du PCF.
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| mercredi 22 aoűt 2007, a 08:26 |
| Interpellation des grévistes de la faim de Lille . |
lettre ouverte de la LDH NPDC* et du MRAP NPDC*
Par Pierre BOUKHALFA le mardi 21 août 2007, 23:27 - Migrants
- Lien permanent
Nous
apprenons l'interpellation des grévistes de la faim de Lille, Roubaix,
Tourcoing au moment où nous nous apprêtions à renouveler aux autorités
préfectorales notre offre de médiation pour sortir dignement du conflit
engagé depuis le 15 juin.
Nous
ne pouvons que condamner ces interpellations, réclamer la mise en
liberté des personnes arrêtées et demander l'ouverture d'un réel
dialogue prenant en considération les efforts et démarches faites par
les sans-papiers grévistes pour correspondre aux critères retenus par
les accords Delarue de Lille en 2004 et afficher leur réelle insertion
dans la société française et la volonté d?y mener une vie familiale et
professionnelle apaisée.
Les efforts de plusieurs années, les souffrances de deux mois de
grève de la faim ne peuvent déboucher sur des charters et sur un retour
dans un pays d'origine qu'ils ont fui parce que leur vie n'y était plus
possible.
Les interpellations policières sans accompagnement sanitaire
accroissent les risques graves encourus par les grévistes et nous
réclamons leur hospitalisation. L'embarquement pour des destinations
inconnues met dans la plus grande inquiétude les familles et les
proches de grévistes dont la vie est organisée en France et uniquement
en France. Tout cela constitue un gigantesque gâchis.
Après l'échec des initiatives unilatérales de plusieurs
organisations non reconnues par les grévistes, il est nécessaire
d'engager de véritables négociations afin que l'action de désespoir des
grévistes ne soit pas vaine et qu'à la souffrance de la grève ne
s'ajoute pas la souffrance du rejet et de l'expulsion.
Aujourd'hui encore, nous sommes prĂŞts, avec d'autres, Ă jouer un
rôle de médiateurs comme nos l'avons fait au cours des dix dernières
années auprès des préfets Ohrel, Pautrat et Richez, comme nous l'avons
fait en juin 2004 aux côtés du Conseiller d'Etat Delarue, missionné par
le Ministre de l'Intérieur. Ces accords avaient ouvert une période de
trois années de rencontres suivies entre la Préfecture et nos
associations et évité de nouvelles grèves de la faim. Ce n'est que le
refus préfectoral d'actualiser ces accords, comme nous le préconisions,
qui a conduit à l'initiative désespérée de grève de la faim du 15 juin
de cette année.
En tant que médiateurs dans les conflits intérieurs, en tant que
responsables d'associations humanistes, nous sollicitons de Monsieur le
Préfet une rencontre afin de sortir de l'impasse, nous avons aussi le
désir ? si cela est encore possible ? de rencontrer des grévistes
hospitalisés et des grévistes interpellés ainsi que les responsables du
CSP 59.
La France peut-elle rejeter ceux qui, avec tant de force expriment le désir de vivre dans notre pays ?
Gérard Minet Secrétaire régional de la Ligue des Droits de l?Homme (LDH)
Jean-Claude Dulieu, Président régional du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l?amitié entre les peuples)
NPDC = Nord-Pas De Calais
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| mardi 21 aoűt 2007, a 21:34 |
| un non-sens économique et sociétal . |
Le
secrétaire général de la CGT cheminots, Didier Le Reste, dénonce une
décision qui va renforcer le transport routier de marchandises.
Vous venez d’adresser aux médias une liste de 262
gares qui seront fermées au wagon isolé à compter du 30 novembre
prochain. De quoi s’agit-il ?
Didier Le Reste. Tout d’abord, je tiens à souligner que cette liste
officielle ne nous a pas été remise par la direction de la SNCF. Cette
liste qui s’inscrit dans une profonde restructuration a non seulement
été décidée sans aucune concertation avec les organisations syndicales
mais également sans véritables débats avec les collectivités locales et
les territoires concernés. Cette façon de faire est symptomatique de la
dégradation de la qualité du dialogue social dans l’entreprise sous la
présidence de Mme Idrac. Des décisions impactant lourdement l’avenir de
l’entreprise sont prises en catimini, dans la plus grande opacité. Un
comble au moment où, sous prétexte d’améliorer le dialogue social, le
gouvernement fait adopter une loi sur le service minimum. Une nouvelle
fois, nous sommes mis devant le fait accompli par la direction qui
tente de limiter notre rôle à la validation et l’accompagnement de ses
choix stratégiques.
Cette décision de fermer 262 gares au trafic fret, dit du wagon
isolé, est un des éléments de la stratégie de la direction pour tenter
de retrouver l’équilibre financier au niveau du fret, non en relançant
l’activité mais en réduisant les coûts de production, et en particulier
les charges salariales. Elle s’inscrit dans le prolongement du plan
fret (2004-2006) dont l’objectif était de réduire les capacités de
production en fermant des gares, des triages et en supprimant 7 000
emplois. Cette stratégie vise à limiter l’activité fret à la seule
satisfaction des besoins des gros chargeurs considérés comme les
marchés les plus rentables. Autrement dit, la puissance et les
financements publics sont mis au seul service des grands groupes
privés, au détriment des besoins de transport du plus grand nombre. Il
faut noter que cette stratégie, que la direction entend poursuivre
aujourd’hui avec ces nouvelles fermetures, est responsable de la
dégradation des résultats de fret SNCF. Nombres de marchés ont été
perdus ces dernières années car, en fermant gares et triages,
l’entreprise s’est elle-même privée des moyens d’y répondre. La
direction a d’ailleurs mis en avant cette raison pour justifier la
décision d’un récent conseil d’administration de faire dorénavant
transporter 300 000 tonnes annuellement de matériel nécessaire à ses
propres chantiers par la route. Cette décision va jeter 8 000 camions
supplémentaires sur les axes routiers.
Vous craignez donc l’accélération de ces transferts de fret vers la route…
Didier Le Reste. Concrètement si la restructuration du wagon isolé
est mise en oeuvre, les entreprises qui expédient leur production
depuis ces 262 gares, ou celles qui projettent de les utiliser, ne
pourront plus dorénavant le faire. C’est un mauvais coup supplémentaire
porté à la capacité de la SNCF de répondre à la croissance du trafic
marchandises estimé à plus de 40 % d’ici à 2020. Du point de vue
environnemental et de la nécessité de réduire le fret routier, c’est
une aberration. C’est également un non-sens sociétal et économique.
Faut-il rappeler que l’installation ou le maintien d’une activité
économique sur un territoire dépend de la qualité des dessertes -
notamment ferroviaires - dont il bénéficie. La technique du wagon
isolé, qui complète en termes d’offre celle des trains massifiés,
consiste à constituer des convois composés de wagons affrétés par
différents chargeurs. Elle est appelée à se développer. Elle répond en
effet Ă la diversification des productions industrielles qui font que
la marchandise se transporte de plus en plus en lots petits ou moyens.
Les grands chargeurs, eux-mĂŞmes, commencent Ă y recourir souvent.
Dans un communiqué, la SNCF relativise la portée de la fermeture au
wagon isolé de 262 gares en affirmant que ses clients pourront se
reporter sur d’autres gares…
Didier Le Reste. Il faut cesser de nous prendre pour des imbéciles.
Cette rhĂ©torique relève de l’escroquerie intellectuelle. Elle vise Ă
rassurer une opinion publique qui n’est pas spécialiste de la question.
Les professionnels ne sont pas dupes. Bien sûr, quelques grandes
entreprises continueront Ă utiliser le transport ferroviaire, mais le
plus grand nombre ne pourra plus y recourir.
Vous avez rencontré en juillet le gouvernement. Qu’attendez-vous de ce dernier ?
Didier Le Reste. La puissance publique doit intervenir. La SNCF
n’est pas la propriété d’une technostructure uniquement préoccupée de
rentabilité financière et qui met à mal l’outil de production en
fermant des installations financées par la collectivité. La SNCF
appartient à la nation. C’est pourquoi la CGT revendique un véritable
débat national sur l’avenir de la SNCF et de ses activités et en
particulier celle du fret. Nous prenons au mot le gouvernement et le
président de la République qui affirment vouloir réduire en cinq ans de
25 % la part du transport routier de marchandises. Mais pour l’instant
force est de constater que les actes contredisent les déclarations.
Cela nous fait craindre que le Grenelle de l’environnement, prĂ©vu Ă
l’automne, ne soit sur cette question qu’un cosmétique.
Que proposez-vous pour relancer l’activité fret ?
Didier Le Reste. Contrairement à ce que prétend la direction de la
SNCF, la densité du réseau national est un atout et non un handicap.
Couplée à la politique de volume que nous défendons, elle peut
permettre de marginaliser les coûts fixes. Quand la direction dit que
si l’on atteint le niveau de 65 milliards de tonnes/kilomètre par an,
l’activité sera à l’équilibre alors nous lui répondons: Chiche ! Nous
proposons d’atteindre, d’ici cinq ans, 50 milliards de
tonnes/kilomètre. Cela représenterait 9 milliards de tonnes
supplémentaires et une progression du chiffre d’affaires de 400
millions d’euros.
Comment réagirez-vous si vous n’êtes pas entendus ?
Didier Le Reste. Si rien ne bouge, si aucun débat ne s’ouvre à la
rentrée, si la direction persiste à ne pas examiner sérieusement les
propositions des organisations syndicales et à nous considérer comme
une simple caisse enregistreuse de décisions prises en catimini et
unilatéralement, il y aura mobilisation, et cela quelle que soit la
période.
Entretien réalisé par P.-H. L. l'Huma du 20 / 08 / 07
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| mardi 21 aoűt 2007, a 16:53 |
| NELSON MANDELA . |
NELSON MANDELA, UN EXEMPLE FABULEUX !
A l’heure où la gauche bat un peu-beaucoup de l’aile...
une "leçon" de courage, de sagesse, de patience, de confiance, de combativité, d’opiniâtreté :
NELSON MANDELA.
A lire ou Ă relire :
"Un long chemin vers la liberté"
Autobiographie de Nelson Mandela aux éditions Fayard (1995).
Bonne journée à tous
De : Sébastien (PCF)
mardi 21 août 2007
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