| mercredi 31 octobre 2007, a 08:43 |
| Debout pour le journalisme . |
"Debout pour le journalisme" : Une loi pour garantir l'indépendance des rédactions
Par Farès :: 30/10/2007 à 22:03
Lundi 5 novembre, c'est la journée "Debout pour le journalisme" (STAND UP FOR JOURNALISM!) : journée de protestation au sein des médias européens.
Voir : http://www.ifj-europe.org/default.asp?Index=5031&Language=FR
Des
dizaines de milliers de journalistes préparent une journée de
protestation dans les capitales européennes pour mettre l’accent sur la
terrible crise des médias : pressions politiques, déclin qualitatif et
mauvaises conditions de travail sont des phénomènes présents partout en
Europe.
[...]
“Les
journalistes sont frustrés et en colère car ils ne peuvent pas faire
leur travail correctement en raison d’ingérences politiques, de
conditions de travail précaires et d’une commercialisation rampante qui
mettent en pièces le cœur même du journalisme de qualité,”
[...] Les
syndicats et les associations de journalistes dans près de 40 pays
européens prendront part à cette journée de protestation qui inclura
des manifestations nationales et des actions à l’échelon européen
portant sur l’effondrement de la confiance du public dans le travail
des médias traditionnels.
Voir : 2http://www.acrimed.org/article2744.html
Après
avoir présenté, le 4 octobre dernier, ses propositions pour renforcer
l’indépendance de la presse française, l’intersyndicale des
journalistes (SNJ, USJ-CFDT, SNJ-CGT, SJ-CFTC, SJ-FO) appelle la
profession et les citoyens à se mobiliser pour la journée européenne de
la liberté de la presse, « Debout pour le journalisme », le
lundi 5 novembre. Organisée dans une trentaine de pays par la
Fédération européenne des journalistes (FEJ), cette journée, en droite
ligne avec le mouvement des syndicats de journalistes français, a pour
objectif de faire prendre conscience aux citoyens européens que le journalisme et l’information sont en danger.
[...]
De
fait, partout sur le vieux continent, les atteintes à la liberté de la
presse, et donc au droit qu’ont les citoyens de bénéficier d’une
information indépendante et pluraliste, se multiplient : pressions
économiques et politiques, marchandisation de l’information,
autocensure, précarité, non-respect du principe de protection des
sources, etc. Et la qualité de l’information en pâtit.
[...]
En France comme ailleurs, selon la FEJ, « nous
voyons se rejoindre les démons de l’ingérence politique, de
l’autocensure, de la concentration des médias et de la précarité dans
la profession pour aboutir à un journalisme véritablement malade ».
[...]
Les
syndicats et les associations de journalistes dans près de 40 pays
européens prendront part à cette journée de protestation qui inclura
des manifestations nationales et des actions à l’échelon européen
portant sur l’effondrement de la confiance du public dans le travail des médias traditionnels.
Et surtout, voir : 5http://www.intersj.info/
Il n'y a pas de démocratie sans liberté de la presse
Les
syndicats de journalistes, réunis pour la première fois depuis quinze
ans, s'adressent à tous les français pour proposer une loi
garantissant l'indépendance des rédactions, à l'heure où les dérives
déontologiques, les rachats de médias et les pressions sur le contenu
de l'information se multiplient, remettant en cause le droit de chacun
à une information honnête, indépendante et fiable.
Les syndicats avancent les propositions de modification législatives suivantes : *
CHAQUE TITRE (écrit, audiovisuel,multimédia) devra disposer d’une
équipe rédactionnelle permanente et autonome composée de journalistes
professionnels au sens de l’article L 761-2 du Code du travail,
collaborant régulièrement au titre, qu'ils soient mensualisés ou
rémunérés à la pige. L'intégration/mensualisation devra être proposée
aux journalistes pigistes qui en expriment le souhait. Le recours à des
journalistes en CDD ne sera autorisé que dans les cas prévus par la
législation en vigueur.
* LA LOI FERA OBLIGATION à l’éditeur de
remettre chaque année aux institutions représentatives du personnel, en
même temps que ses comptes annuels, la composition de cette équipe
rédactionnelle en y faisant apparaître le nombre de journalistes
précaires et de correspondants locaux de presse. En cas de non-respect
de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques
dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues.
*
QUELLE QUE SOIT la forme juridique du titre, quelle que soit la forme
juridique de l’équipe rédactionnelle, cette dernière sera
obligatoirement consultée par la direction sur tout changement de
politique éditoriale ou rédactionnelle.
* CETTE ÉQUIPE
RÉDACTIONNELLE sera également obligatoirement consultée par l’employeur
avant et lors de la nomination du responsable de la rédaction, quel que
soit l’intitulé de sa fonction (directeur de l’information, directeur
de la rédaction, rédacteur en chef…). Celui-ci devra présenter son
projet éditorial à l’équipe rédactionnelle, qui pourra s’opposer à sa
nomination ou à son projet.
* PAR LA SUITE, si la gravité de la
situation l’exige, l’équipe rédactionnelle pourra prendre l’initiative
d’un scrutin de défiance. La rédaction aura la faculté de saisir le
comité d’entreprise. Celui-ci pourra agir dans le cadre d’un droit
d’alerte aménagé et spécifique. Là encore, en cas de non-respect de
tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont
bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues jusqu’à ce
que cesse ce manquement. Cette sanction sera publiée et diffusée par
l’entreprise de presse. En outre, sans prétendre apporter
aujourd’hui de réponse au débat relatif au statut des entreprises de
presse, nous rappelons qu’à tout le moins ces entreprises ont, du fait
de leur activité, une responsabilité sociale particulière.
Il découle de celle-ci que ces entreprises doivent être soumises à des obligations accrues de transparence :
*
ELLES DEVRONT PUBLIER et diffuser chaque année toutes les informations
relatives à la composition de leur capital et de leurs organes
dirigeants, l’identité et la part d’actions de chacun des actionnaires,
personnes physiques ou morales. Elles devront porter ces informations à
la connaissance du public.
* CETTE OBLIGATION DE PUBLICATION et
de diffusion devra également s’appliquer dès qu’un changement est
intervenu dans le statut, l’organigramme ou la composition du capital
de la société éditrice et/ou propriétaire.
* LES NOMS DES
PRINCIPAUX DIRIGEANTS et des principaux actionnaires (plus de 15 % du
capital) devront également être mentionnés dans chaque numéro de la
publication concernée.
Je soutiens sans réserve cette proposition de loi, et je vous invite chaudement à faire tourner l'information et à 1signer la pétition qui sera remise aux députés lundi 5 novembre avec la proposition de loi ci-dessus.
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| mercredi 31 octobre 2007, a 08:11 |
| E . D . F ( voir vidéo ) |
TOLBIAC DE NOUVEAU EN GREVE CGT ENERGIE PARIS CGT-UFICT
Pour la deuxième fois en moins d’un mois, les
agents du C.A.D. de TOLBIAC ont décidé, face à une direction qui ne
les entend pas, de se mettre en grève. Leur exigence n’est pourtant
pas incompréhensible : NEGOCIER ! ! !
NÉGOCIER l’organisation projetée au travers de la
réforme NÉGOCIER sur les effectifs qui dans le projet sont à la
baisse et sont établis sans tenir compte la densité et la complexité
des réseaux d’Ile de France. NÉGOCIER sur les évolutions de
carrière. NÉGOCIER avec une réelle prise en compte des agents, ce
qui sous-tend de déplacer autre chose que des virgules dans un
document. NÉGOCIER sans mettre la pression aux agents.
Au lieu de cela, les directions prennent les agents et
leurs organismes de représentation pour ce qu’ils ne sont pas jugez
plutot !
A Paris Nord , suite au premier mouvement de grève du
CAD TOLBIAC, la direction reporte le dossier CAD au mois d’octobre et
reporte les entretiens individuels. A Saint Mandé, par contre, le
dossier suit son cours et sera examiné le 24 septembre 2007 en CMP ;
Saint Mandé étant le centre preneur c’est à ce dernier qu’appartient
la décision finale. Ce qui ne passe pas dans un centre, la direction
tente de le faire passer dans un autre. La boucle serait ainsi
bouclée, les agents de Tolbiac n’auraient plus qu’à prendre le métro
direction Saint Mandé.
Mauvais calcul ! ! ! ! ! ! ! ! Le CAD TOLBIAC n’est pas dupe des louvoiements de la direction ;
Ils exigent • Le retrait du dossier CAD de l’ordre du
jour du CMP de St Mandé • L’ouverture de véritables négociations
incluant les deux centres et les représentants du personnel • La
réunion d’un inter CMP et inter CHSCT avant toute décision des
directions • Sans réponse sur ces 3 points, les agents grévistes
décident de poursuivre la grève. Ils ont réaffirmé leur volonté de
ne pas déménager dans l’état actuel du dossier. . . . Lors d’une
nouvelle A.G. de personnel, jeudi 20, les agents décideront des suites
à donner au mouvement. La CGT de St Mandé interviendra auprès du
directeur de ce centre afin d’exiger le retrait du dossier CAD de
l’ordre du jour de leur CMP Elle appelle toutes les organisations
syndicales siégeant dans l’organisme de refuser de traiter de ce
dossier en CMP et d’y émettre un avis.
Paris, le.19 septembre 2007 CGT ENERGIE PARIS CGT-UFICT 6www.cgt-energie-paris.com
De : CGT ENERGIE
vendredi 28 septembre 2007
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| mardi 30 octobre 2007, a 22:21 |
| C N E |
social - économie
CNE : le marché de dupes du patronat
Le MEDEF tente d’échanger le droit de licencier sans motif
contre celui de licencier sans être contesté.
Ainsi, après l’avoir encensé, réclamé sa généralisation, le patronat serait « prêt à renoncer au CNE »,
explique
Cathy Kopp, DRH du groupe Accor, devenue négociatrice en chef du MEDEF
dans la négociation sur la modernisation du marché du travail. Mais,
prévient-elle, « nous renonçons au CNE en contrepartie d’un accord
final signé qui moderniserait le marché du travail ». La belle
affaire ! Les flexibilités perdues d’un côté seraient récupérées de
l’autre. Le MEDEF tente d’échanger le droit de licencier sans motif
contre celui de licencier sans être contesté. Le contrat nouvelles
embauches, créé par le gouvernement Villepin en 2005, est un contrat de
travail réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, qui a instauré
une période d’essai de deux ans durant laquelle il est possible de
licencier sans fournir de justification. Sans motif à contester, pas de
plainte possible au tribunal, pensaient à l’époque les promoteurs de ce
contrat. Avec sa proposition de « rupture sans reproches réciproques »,
soumise à débat dans la négociation en cours, le patronat veut inscrire
dans le contrat de travail l’impossibilité d’ester en justice dès lors
que le licenciement à l’amiable est signé par les deux parties. Le troc
« fin du CNE contre accord » ressemble furieusement à un marché de
dupes et à une porte de sortie pour un patronat qui a soutenu un
contrat de travail aujourd’hui plombé de toutes parts.
En
effet, le CNE est déjà très fragilisé par l’opposition syndicale
unanime qu’il a suscitée, par la mise au pilon de son frère jumeau, le
CPE, qui a soulevé contre lui un des plus forts mouvements sociaux de
ces dernières années, par des décisions de justice qui l’ont déclaré
non conforme aux engagements internationaux de la France. Le MEDEF sait
bien qu’un coup fatal sera porté le 15 novembre prochain. Saisi par
Force ouvrière, le Bureau international du travail (BIT) devrait rendre
sa décision ce jour-là. Or le comité tripartite (salariés, employeurs,
gouvernements) chargé de préparer le travail a estimé que la convention
158, ratifiée par la France, interdit un licenciement sans motif
valable et estime trop longue la période de deux ans pendant laquelle
l’employeur peut licencier sans motif. Le droit international étant
juridiquement supérieur au droit national, la cour d’appel de Paris
s’était appuyée sur cette convention début juillet pour requalifier un
CNE en CDI. « Durant une période de deux années, le contrat nouvelles
embauches prive le salarié de l’essentiel de ses droits en matière de
licenciement (…). Aucune législation de pays européen comparable à la
France n’a retenu un délai aussi long durant lequel les salariés sont
privés de leurs droits fondamentaux en matière de rupture de contrat de
travail », avait justifié la cour d’appel. Elle avait été saisie d’une
décision rendue le 28 avril 2006 par le conseil des prud’hommes de
Longjumeau (Essonne). Depuis la création du CNE, plus de 800 litiges
ont été comptabilisés. Nombre de salariés ont été licenciés suite à un
arrêt maladie, après avoir déclaré une grossesse ou réclamé le paiement
d’heures supplémentaires. Des motifs illégaux jugés par les tribunaux
de « licenciement sans cause réelle ni sérieuse ». Ces motifs-là, le
patronat rêve de pouvoir les pratiquer sans être contraint par la
justice de les avouer.
P. M. l' Huma du 29 / 10 / 07
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| mardi 30 octobre 2007, a 21:51 |
| CUBA , SI ! |
ECRASANTE VICTOIRE DE CUBA A L’ONU CONTRE LE BLOCUS
ECRASANTE VICTOIRE !!!
L’ONU, à une écrasante majorité, demande, pour la 16e fois, la levée de l’embargo des USA sur Cuba
L’Assemblée générale des Nations unies a adopté mardi,
à une écrasante majorité (184 voix contre 4), une résolution demandant
la levée de l’embargo économique imposé par les Etats-Unis à Cuba.
C’est la 16e fois depuis 1992 qu’une telle résolution est adoptée, les
deux dernières fois en 2002 et en 2004.
Le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit Ã
l’alimentation, Jean Ziegler, a condamné à La Havane l’embargo
américain, le qualifiant d’"arrogance unilatérale" et d’"attaque"
contre l’ordre international, selon la presse cubaine. Cet embargo,
datant du 7 février 1962, est le plus long de l’histoire moderne.
et maintenant
EXIGEONS LA LEVEE DU BLOCUS
association France Cuba
france-cuba@wanadoo.fr
De : FRANCE CUBA
mardi 30 octobre 2007
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| mardi 30 octobre 2007, a 21:15 |
| Réforme des retraites . |
Réforme des retraites : Solidarité public et privé contre l’allongement sans fin de la durée de cotisation
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 30 octobre
La
commission de garantie des retraites dans un avis remis au gouvernement
propose d’allonger la durée de cotisation à 41 annuités dans le secteur
privé. Cet avis est préparatoire au rendez-vous d’étape de 2008 prévue
dans la loi Fillon de 2003 qui avait déjà fait passer la durée de
cotisation de 37,5 à 40 ans.
On comprend mieux l’acharnement gouvernemental à
l’encontre des régimes spéciaux. C’est une offensive qui vise à rompre
les dernières digues pour imposer leur unique obsession : l’allongement
sans fin de la durée de cotisation.
La
réforme Fillon de 2003 a échoué, le gouvernement semble en tirer une
raison de plus pour continuer. Les salariés qui se battent aujourd’hui,
défendent le respect de leur droit, ainsi que le respect du droit à la
retraite pour l’ensemble des salariés.
Ensemble, salariés du public comme du privé, les
intérêts sont convergents. Ensemble gagnons la seule réforme capable de
sauver le régime de retraite, celle qui fera que la capital cotise à la
même hauteur que les salariés. L’efficacité, c’est la justice sociale.
Parti communiste français
Paris, le 30 octobre 2007.
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| mardi 30 octobre 2007, a 21:01 |
| Institutions / Rapport Balladur . |
Institutions/ Rapport Balladur : Vers l’hyper présidentialisme
Mis en ligne : 30 octobre
Que
n’a-t-on dit du régime instauré avec la Vé République, en particulier à
gauche... Que n’a-t-on critiqué son essoufflement en regard des
formidables besoins de démocratie, en particulier à gauche... Cette
période passée, la victoire de Sarkozy advenue, le temps du passage à
l’acte de son programme verrait une curieuse exception.
Sa
proposition de modifier la Constitution serait totalement indépendante
de son projet politique, la preuve par la composition de la commission
censée lui remettre ses propositions. « Notre pays a besoin d’une
démocratie rajeunie, renouvelée et transformée » s’enthousiasme Jack
Lang, plus prolixe encore dans les médias que son président Balladur,
expert s’il en est en audaces démocratiques et progressistes.
Avant même la remise de leurs travaux, que le débat
public pose la question de savoir s’il faut que le chef de l’Etat
appelle à se prononcer avant ou après les élections municipales en dit
long sur le rapport à la démocratie qu’entretient le pouvoir actuel.
Et si cela se passe avant, le peuple n’aura pas son mot
à dire. Pas plus qu’il n’aurait son mot à dire sur le recyclage de la
constitution européenne néolibérale en « mini-traité dont le contenu
corsèterait un peu plus encore les droits des pays membres de l’Union
européenne au profit de la concurrence « libre et non faussée » que le
nouveau texte continue de prôner.
La Constitution de la Ve
République est très critiquée pour la concentration des pouvoirs entre
les mains d’un seul homme qu’elle porte. Le raccourcissement du mandat
présidentiel à cinq ans puis l’inversion du calendrier électoral ont
encore forcé le trait. Le comité Balladur propose d’aller encore plus
loin, entérinant la pratique mise en oeuvre depuis le mois de juin. Le
président determinerait seul la politique à conduire. Le gouvernement
ne serait plus qu’une vague direction d’entreprise chargée de la mise
en oeuvre. Et comme si la majorité issue des urnes au printemps dernier
ne suffisait pas, le second tour des présidentielles serait couplé avec
le premier tour des législatives. Les députés pourraient devenir
ministres et les ministres députés mais aucun ne devrait être élu
local. Les parlementaires, « grâce » à la multiplication des
commissions, droits d’audit et autres résolutions non contraignantes,
auraient le droit de s’exprimer à l’envi mais surtout pas de décider
des choix budgétaires et sociaux.
Pareil dispositif, s’il était mis en place, serait un
élément décisif de la recomposition politique en cours, inséparable du
projet social et économique libéral qui l’accompagne et le conditionne.
Bien loin de redonner tout son sens, historique et sensible dans une
République comme la France, au clivage entre droite et gauche, et à la
pluralité respective que chacun entretient en son sein, la prime sans
précédent à la présidentielle ne peut que favoriser la transformation
du champ politique. Domineraient deux camps rassemblés autour de leurs
poulains respectifs, guère éloignés, au fond dans leur soumission aux
lois des marchés.
La quête du pouvoir plutôt que l’affrontement de
projet, le film est déjà passé cette année. La politique ne risque pas
d’en sortir grandie. On vote sur des belles phrases de campagne. On
devrait la fermer quand vient le temps des mesures. Votez pour moi
parce qu’il faut travailler plus pour gagner plus.
Elu, des cadeaux fiscaux pour les riches et rien pour
le pouvoir d’achat.
Il faut une société solidaire. Elu voici les franchises et dès 2008 le
droit à la retraite repoussé chaque année pour tous. Il faut de la
justice. Elu, on ferme les tribunaux de proximité et on attaque les
prud’hommes. Il faut de l’égalité. Elu, on supprime des postes
d’enseignants. Il faut de la sécurité professionnelle. Elu, on donne au
MEDEF la liberté de licencier à sa guise. On peut restreindre le droit
du peuple à s’exprimer dans les urnes. On ne peut le faire taire.
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| mardi 30 octobre 2007, a 18:59 |
| Dialogue DUR DUR . |
Dialogue duraille entre Sarkozy et les cheminots
Social . Hier matin, dans un centre de maintenance
SNCF à Saint-Denis, le président a pu mesurer l’opposition des employés
à sa réforme de la retraite.
Nicolas Sarkozy a éprouvé hier les limites de son
pouvoir de conviction. Une semaine après le succès historique de la
grève des cheminots, et alors que son gouvernement campe sur son refus
d’ouvrir une négociation sur les principes d’une réforme des régimes
spéciaux, le chef de l’État s’est invité, à 8 h 30, dans un centre
d’entretien de la SNCF, à Saint-Denis. Ici, le 18 octobre, on avait
dénombré 74 % de grévistes parmi les 1 000 employés. À peine arrivé, en
compagnie de la présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac, le président a
été vivement apostrophé par des salariés et des syndicalistes.
Posture de donneur de leçons
Ils évoquent la pénibilité de leurs emplois, leurs conditions de
travail, les horaires en trois-huit, y compris les week-ends, leurs
maigres salaires. « Vous nous proposez de travailler plus pour gagner
moins. On est en train de s’appauvrir avec votre réforme des
retraites », lance un délégué CGT, Cyril Renaud. « Pas un cheminot ne
gagnera moins », prétend
Nicolas Sarkozy, qui tente de défendre la réforme en invoquant les
“problèmes de financement” ». La démonstration ne prend pas. Sans doute
parce que, à Saint-Denis comme ailleurs, les employés de la SNCF ont
fait leurs comptes et constaté que la réforme, entre allongement de la
durée de cotisation, indexation des pensions sur les prix et
application d’une décote en cas d’annuités de cotisation manquantes,
leur coûterait l’équivalent de deux mois de pension, selon la CGT. Sans
doute aussi parce qu’ils savent que, après des années d’application des
mêmes « remèdes », le régime général de retraite des salariés du privé
continue de plonger dans le déficit.
Faute de convaincre, le président a pris sa posture habituelle de
donneur de leçons. « Je ne peux pas croire que vous êtes à ce point
inconscients de la réalité. Il faut qu’on cotise plus longtemps », même
« si c’est pas marrant à entendre », lâche-t-il. « Avec ce que vous
faites, on ne va pas être aimables », lui envoie un cheminot. Suivra
alors, devant les caméras de télé, un échange qui amène à s’interroger
sur le but recherché par l’Élysée à travers ce coup : nouer un
véritable dialogue ou, devant la détermination des salariés et l’unité
des syndicats, pousser à l’affrontement, dans le secret espoir de
diviser et d’isoler leur mouvement ? Le président ayant réitéré qu’il
ne « cédera » pas, un syndicaliste de SUD lance : « C’est la rue qui va
parler. » Nicolas Sarkozy ose alors : « Le choix de la rue dans une
démocratie, ce n’est pas un bon choix. » Prémisse d’une mise en cause
du droit de manifester ?
Une politique
aux forceps
À la fin de sa visite, s’exprimant devant l’ensemble des employés,
le président reprendra la parole, jouant cette fois sur un autre de ses
registres favoris, celui du politicien ne craignant pas le contact du
« terrain » : « En venant ici, je ne choisis pas la facilité. Je ne
m’attendais pas à des bravos ou des vivats », dit-il, brodant sur une
« modification du dialogue social ». La réplique fusera, cinglante, de
la bouche d’un cégétiste, soulignant la profonde injustice de la
politique sarkozyste : « C’est du bla-bla. Arrêtez de faire des cadeaux
fiscaux au patronat. Donnez-les aux travailleurs. » Pour le PCF, cet
événement « témoigne des difficultés » du chef de l’État « à imposer
aux forceps sa politique de régression sociale ». Pour le PS, il évoque
« une stratégie délibérée de confrontation ».
Yves Housson
l ' Huma du 27 / 10 / 07
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| mardi 30 octobre 2007, a 18:34 |
| SENAT : Groupe communiste |
Situation des retraités agricolesPar Evelyne
Didier - 23 Octobre 2007
Madame Evelyne Didier attire l’attention de Monsieur le ministre de l’agriculture et de la pêche sur la
situation des retraités agricoles qui demandent, sur de nombreux points et à
juste titre, une amélioration de leur retraite.
Tout d’abord, le décret devant fixer le niveau de la retraite
complémentaire obligatoire (RCO) n’est toujours pas paru et cette publication
tardive décale, de fait, son actualisation.
De plus, elle lui demande de bien vouloir tenir compte de
l’article 1er de la loi sur la retraite complémentaire qui stipule que celle-ci
doit permettre d’atteindre un niveau égal aux 75% du SMIC net.
Par ailleurs, lors du décès de l’exploitant, seuls les points
acquis en contrepartie d’une cotisation font l’objet de la réversion
aujourd’hui. Il semble pourtant que le conjoint survivant doit pouvoir
bénéficier de la réversion des points gratuits de la retraite
complémentaire.
Enfin, elle lui rappelle que les mesures appliquées en 2006 et
2007 n’ont pas permis de majorer significativement les pensions de nombreuses
femmes.
Aussi, il est nécessaire que la réforme des retraites pour 2008
puisse conduire à la suppression des minorations sur les revalorisations des
petites retraites, à l’application de la loi Fillon à tous les retraités, et
notamment les articles 4 et 5 dont l’objectif est « d’assurer en 2008 un montant
total de pension lors de la liquidation au moins égal à 85 % du SMIC net » et,
en dernier lieu, à la modification du dispositif de bonification pour enfants
car, en effet, la majoration de 10% se révèle particulièrement injuste
lorsqu’elle est appliquée sur les montants de retraites les plus faibles.
C’est pourquoi, elle lui demande de quelle manière et dans quels
délais, il envisage de répondre aux attentes des retraités agricoles.
En attente d’une réponse
ministérielle
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| lundi 29 octobre 2007, a 22:01 |
| SOUTIEN ! |
80% des internes des hôpitaux sont en grève signé la pétion les médias les ignorent !!!!
Lisez attentivement, c’est important autant pour
vous que pour moi. 80% des internes des hôpitaux sont en grève totale.
Ils défendent le maintien d’un système de santé solidaire, mais
>leur message est très peu relayé dans les médias. Le projet de loi
de financement de la sécurité sociale sera voté dans quelques jours. Il
prévoit de déconventionner tous les médecins s’in stallant dans les
zones dites surmédicalisées (en ville), ce qui signifie que les
consultations de ces médecins ne seront pas remboursées par la sécurité
sociale. Vous vous dites peut être que cette reforme va être positive,
en obligeant les médecins à s’installer à la campagne. Ce n’est pas le
cas ! Cette loi a en fait un seul objectif : la fin du système de soins
solidaire et à terme la privatisation de la Sécurité Sociale. POURQUOI
? Tout d’abord, le problème de l’inégalité de répartition des médecins
est complexe. Selon un récent rapport de la CNAMTS sur la démographie
médicale, 95,9 % du
territoire ne présente pas de problème de répartition, 3,5 % du
territoire est dit à risque et seul 0,6 % du territoire est dit en
danger. Il s’agit plus d’un manque global de médecins en France, et ce
manque est la conséquence d’une politique de santé inadaptée, avec un
numerus clausus (nombre d’étudiants admis en 2eme année de médecine)
qui a été bien trop bas pendant de nombreuses années. Ensuite, il faut
réaliser qu’on ne peut pas demander à toute une génération de jeunes
médecins de s’installer a la campagne. Les médecins sur le point de
s’installer ont 30 ans, souvent un(e) conjoint(e) qui travaille et des
enfants. Certains ne peuvent matériellement pas quitter leur région.
Par ailleurs l’exercice de la médecine rurale a beaucoup de
spécificités, auxquelles les internes ne sont
pas prépares. Il n’y a pas d’initiation a la médecine de campagne
durant les études médicales. Enfin, la politique d’aménagement du
territoire doit également être un sujet de réflexion. L’état se
désengage de ces régions, y ferme les petits hôpitaux, les écoles, les
postes…. Mais souhaite y envoyer de manière autoritaire toute une
génération de médecins.
Il vaudrait beaucoup mieux les aider à s’installer là où on a besoin
d’eux, et les former a la médecine de campagne. CONSEQUENCES DU
DECONVENTIONNEMENT ? Si le gouvernement choisit de déconventionner ceux
qui s’installent en ville, une partie des jeunes médecins préférera le
déconventionnement plutôt que l’exil. Leurs consultations ne seront
plus remboursées par la sécurité sociale, mais ils ne manqueront pas de
travail, car les patients qui ont les moyens de payer préféreront avoir
un rendez vous rapide avec un praticien non remboursé (particulièrement
dans le cas des spécialistes : ophtalmologues, gynécologues... pour
lesquels les délais
de RDV sont très longs) plutôt que d’attendre un RDV avec un médecin
conventionné. Ainsi, un nouveau marché de la médecine, en dehors de la
sécurité sociale va se développer. Ce sera le début d’une médecine a
deux
vitesses. Une aubaine pour les assurances privées ! Celles-ci
proposeront des contrats santés remplaçant la sécurité sociale. Ceci
marque le début d’une situation à l’américaine : médecins très bien
payés, patients à
faible revenus mal soignés. Par ailleurs, ces mêmes mesures ont été
testées dans d’autres pays (Suisse Allemagne Québec) et ont été des
échecs.
QUELLES ALTERNATIVES ? Les internes et les jeunes médecins refusent
cette loi. Ils refusent la privatisation de la santé. Ils sont
conscients des problèmes de démographie médicale et souhaitent y
apporter des solutions. Ils ont de nombreuses propositions
constructives mais le gouvernement refuse de les entendre. Ils
réclament la mise en place d’une véritable politique d’incitation à
l’installation en agissant à la fois sur la formation des médecins
(meilleure connaissance de l’exercice libéral et notamment rural), sur
l’installation (définition des besoins de médecins selon les communes),
l’exercice (développement des maisons pluridisciplinaires, organisation
de la permanence des soins), tout ceci accompagné d’une véritable
politique d’aménagement du territoire. Ils ont
besoin de votre soutien. Ils se battent pour vous autant que pour
eux-mêmes. Dans quelques jours il sera trop tard. Il faut inciter les
médecins à s’installer en zone rurale, et non les déconventionner.
INFORMATIONS ET PETITION SUR www.medecinsengreve.unblog.fr Le combat
continue !! SOUTENEZ NOUS DANS NOS ACTIONS CA VOUS CONCERNE AUSSI !!!!
Message de benflasherbe le Date à 29/10/07 19:20 désir d ’avenir
christiane
De : christiane
lundi 29 octobre 2007
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| lundi 29 octobre 2007, a 21:23 |
| ASSEMBLEE NATIONALE ( Groupe COMMUNISTE ) |
Marie-George BUFFET
Députée de Seine-Saint-Denis
Question d’actualité
mardi 23 octobre
2007
Monsieur le
Président,
Chers
collègues,
Ma question
s'adresse au Premier ministre.
400 000
personnes ont manifesté à Lisbonne
contre la flexsécurité lors du sommet européen. Plusieurs centaines de milliers
d’italiens ont fait de même samedi contre la rigueur.
Et en France,
les trois quarts des cheminots, un record, ont dit jeudi qu'ils n’acceptaient
pas que leurs droits soient encore attaqués.
Aujourd'hui,
devant l'Assemblée, un rassemblement se tient pour le droit à la santé !
Partout en
Europe, des hommes et des femmes se lèvent contre ces politiques de régression
que vous appelez « réformes «. Et les gouvernements comme le vôtre,
continuent d'inspirer et de s'inspirer de tout ce que fait l'Union européenne :
votre réforme des retraites, votre réforme du droit du travail, les cadeaux
pour le patronat, tout s'inscrit dans le carcan du libéralisme de Maastricht.
Mais, nos
concitoyens ont dit non à cette Europe là.
Le Président
de la République s’était engagé dans sa
campagne à renégocier le traité pour
faire entendre, disait-il, la voix du Non. Au final, il nous impose une copie
du projet de constitution que les français ont rejeté.
Votre traité
qui n'est pas simplifié, c'est le règne de la concurrence libre et non faussée,
celui du démantèlement des services publics, de la pression sur les salaires,
c’est la poursuite de la précarisation du monde du travail.
Ce traité,
c'est le règne tout puissant de la Banque centrale européenne et ses cadeaux aux banquiers.
Où est la
démocratie ?
Les peuples
d'Europe veulent être consultés. Un sondage en a témoigné. Les Français
veulent, à plus de 60%, un référendum. Ils ont montré en 2005 leur intérêt à
débattre de la construction européenne. Ils l'ont fait avec sérieux et
intelligence.
Mais vous avez
peur de cette aspiration qui grandit à une Europe sociale et solidaire. Une
Europe écologique et démocratique. Vous préférez passer en catimini !
Alors,
Monsieur le Premier ministre, allez-vous oser
le grand débat avec les citoyens sur l'Europe dont nous avons besoin ?
Notre peuple va-t-il pouvoir se prononcer par référendum ?
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| lundi 29 octobre 2007, a 20:52 |
| SENAT : Groupe communiste . |
La vente des locaux de l’Imprimerie nationale devient une
affaire d’EtatPar Nicole Borvo Cohen-Seat - 23 Octobre
2007
Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mes chers
Collègues,
Le scandale des locaux de l’Imprimerie nationale est maintenant
public.
Les 30 000 m² vacants à la suite du démantèlement de l’Imprimerie
nationale ont fait l’objet d’une promesse de vente de 85 millions d’euros, au
bénéfice du fonds d’investissement Carlyle, en 2003. Les paiements par le groupe
américain sont intervenus le 31 janvier 2006 semble-t-il, lors de la signature
de l’acte authentique, soit 31 mois plus tard. Aucun acompte n’avait été versé,
aucun paiement partiel effectué, aucun intérêt payé entre la promesse de vente
et la signature de l’acte authentique. S’ajoute à la somme perçue en 2006 une
clause de complément de prix peu avantageuse pour l’Imprimerie nationale.
Cette dernière s’élèverait selon le récent rapport de l’IGF à 18
millions d’euros perçus le 10 juillet 2007 et auxquels il faut soustraire les
1,78 millions d’euros de divers travaux de dépollution et les 5,3 millions
d’euros d’intérêts intercalaires supportés par l’Imprimerie nationale, au titre
d’un prêt relais de 50 millions d’euros. Le ministère des Affaires Étrangères a
racheté le 18 juin 2007 ces locaux pour une somme de 376,7 millions d’euros,
prix TTC et travaux compris. De plus le fonds d’investissement Carlyle,
profitant d’une faille fiscale, échappe à la taxation de la plus value effectuée
lors de cette vente, ce qui aurait rapporté environ 30 millions d’euros à
l’Etat.
L’Etat a donc payé une plus value d’au moins 135 millions d’euros.
Les gestionnaires de cette affaire, Monsieur Vialla, ancien directeur, Carlyle,
la MAE, les domaines, auditionnés par la commission des finances du Sénat n’ont
rien trouvé à redire au rapport de l’IGF et n’ont rien ajouté.
Pour le moins, en rachetant un bien 376 millions d’euros vendu
auparavant 85 millions, avec une promesse de vente incroyablement favorable à
Carlyle et une non taxation de la plus value, l’Etat a dilapidé les fonds
publics et alimenté la spéculation. A l’évidence, ces sommes auraient sans doute
été plus utile à soutenir, par exemple, l’activité industrielle de l’Imprimerie
Nationale et ses emplois ainsi qu’à sauvegarder son patrimoine culturel,
activité et patrimoine que je soutiens, vous le savez, depuis fort longtemps
auprès des gouvernements successifs.
Le problème c’est que le rapport de l’IGF laisse des zones d’ombre
tout à fait regrettables. En effet, il existe différentes estimations du coût
des travaux qui vont de 65 à 120, voire 170 millions d’euros. Il est également à
noter que le MAE devra encore débourser entre 500 et 1000 euros par m² pour
finir d’adapter les locaux à ses besoins. J’ai demandé une commission d’enquête
parlementaire, et je le réitère. Il est du devoir du parlement de mener de
véritables investigations sur une si lamentable gestion du patrimoine public.
C’est-à-dire l’argent des contribuables. Au gouvernement, par votre entremise,
je demande de faire la clarté sur ce dossier et de reconnaître les
responsabilités de l’Etat et de ses représentants.
Le rapport de l’IGF relève par ailleurs que le MAEE qui a exposé
son schéma pluriannuel de stratégie immobilière (SPSI) au Conseil immobilier de
l’Etat (CIE) le 12 décembre 2006 n’a pas, je cite, « indiqué à cet organisme de
façon claire que l’acquisition de l’immeuble Gutenberg était très avancé. »
Pourquoi ?
Toujours selon ce rapport le Président du CIE a été amené à écrire
le 23 mars 2007, date à laquelle les opérations de vente des terrains Gutemberg
à Carlyle par l’Etat n’était pas terminée, au Premier Ministre pour exprimer, je
cite « ses préoccupations à propos de ce projet, l’estimant peu compatible avec
l’objectif de rationalisation des implantations administratives parisiennes et
attirant son attention sur le montant de la plus value qui en résulterait pour
le groupe Carlyle. »
Plus grave encore : le rapport indique, je cite encore, que « non
seulement cette lettre ne reçut pas de réponse, mais que tout fût fait, pour
qu’elle n’en reçut point avant que l’opération devînt irréversible », n’est-ce
pas une sorte de délit d’initié ? La mise en place d’une commission d’enquête
parlementaire s’impose plus que jamais. Les sanctions devront être prises envers
ceux qui sont responsables d’une telle situation.
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| lundi 29 octobre 2007, a 18:29 |
| C.G.T ( Areva ) |
licenciement d’un syndicaliste CGT d’Areva
L’administration du Travail a
donné son accord au licenciement d’un syndicaliste CGT d’Areva NC,
branche nucléaire du groupe public à La Hague (Manche), après un
conflit social qui a mobilisé l’usine près de neuf semaines au
printemps, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
"Le ministre du Travail donne à Areva l’autorisation de
licenciement de Luc Lainé, secrétaire du syndicat CGT de La Hague", a
dénoncé la CGT dans un communiqué.
"Le pouvoir politique ne sait rien refuser à Areva, il
vient de lui donner raison en cassant la décision de refus de
licenciement donnée par l’inspection du travail de la Manche", a ajouté
le syndicat.
Luc Lainé va attaquer cette décision "devant le
tribunal administratif", même si cet appel "n’est pas suspensif" de son
licenciement, ajoute la CGT, qui lance une souscription financière
"pour la défense de notre camarade, qui peut être licencié sans
indemnités".
La direction d’Areva a déclaré à l’AFP avoir été
"informée de la décision de l’administration du Travail". "Nous en
prenons acte. Pour le reste, nous examinerons les mesures qu’il
conviendra de prendre", a précisé un porte-parole.
Selon la CGT, Luc Lainé était menacé de licenciement
pour avoir notamment envoyé, fin mars, au moment du conflit social qui
a duré neuf semaines à La Hague pour des augmentations de salaires, une
série de mails "décalés et provocants" à plusieurs salariés non
grévistes, qui l’avaient "harcelé" avec "une chaîne de courriels
d’environ 400 mails" reçus en l’espace de deux jours.
Luc Lainé avait alors été mis à pied pendant un mois et convoqué à un entretien préalable à un licenciement.
Mais l’inspection du travail, toujours consultée
lorsqu’il s’agit de licencier un syndicaliste, considéré comme salarié
protégé, a refusé son licenciement, estimant que le syndicaliste avait
été victime de harcèlement, dans un climat social tendu, et que ses
actes ne constituaient pas une faute lourde.
La direction de La Hague avait fait appel de cette décision, par un recours auprès du ministère du Travail.
De : tgc
lundi 29 octobre 2007
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| lundi 29 octobre 2007, a 17:59 |
| Marie-George BUFFET . |
Intervention de Marie-George Buffet - Meeting de riposte - 27 octobre 2007
Mis en ligne : 29 octobre
Chers amis, chers camarades,
A toute question posée au gouvernement à l’Assemblée
nationale, l’opposition se voit répondre : le candidat l’a annoncé, il
a été élu, le président le fait. Taisez-vous !
Fini le débat d’idées, fini l’opposition démocratique, fini le mouvement social ; le président a parlé, on doit s’exécuter !
Quelle piètre conception de la démocratie, qui annonce bien des dérives !
Mais aussi quelle tromperie !
Ainsi, le candidat Sarkozy annonçait un nouveau traité européen qui tiendra compte disait-il, du non des Français !
Résultat : un traité vraiment pas simplifié qui se
contente d’amender à la marge tous les traités libéraux de l’Union
Européenne en gardant le cap : la mise en concurrence des peuples et
des êtres humains. C’est ma Constitution répète Giscard qui veut qu’on
rende à César ce qui lui appartient.
Le candidat Sarkozy avait dit : « travaillez plus et vous gagnerez plus ». Votre mérite sera récompensé !
Résultat, la précarité, le chômage augmentent et la baisse du pouvoir d’achat se poursuit !
Mais je veux ici être honnête. Il y a des promesses du
candidat qui sont tenues. L’ancien patron d’EADS Noël Forgeard a vu son
mérite reconnu à coups de millions d’euros tandis que les salariés
d’Airbus sont à la merci d’un plan social, Daniel Lebris vient de nous
l’expliquer. Mais peut-être Nicolas Sarkozy ne les considère pas assez
méritants ! Et plus généralement, les riches ont eu de nouveaux
cadeaux, les grands actionnaires voyous voient leurs méfaits
innocentés, le Medef voit toutes ses exigences satisfaites :
précarisation, allègement de charges. Le CAC 40 et les marchés
financiers ont la vie belle.
Le candidat Sarkozy avait parlé de la nécessité de sauver la recherche et l’université !
Résultat, le CNRS est en voie de démantèlement,
obligeant notre tout nouveau prix Nobel de physique Albert Fert Ã
dénoncer publiquement la politique du gouvernement. Et on s’apprête Ã
livrer l’université au plus offrant !
Alors oui, ceux et celles qui agissent, ceux et celles
qui se rassemblent, qui avancent d’autres solutions, ne sont pas
illégitimes. Ils ne sont pas dans l’illégalité comme peut être on le
dira demain ; ils et elles sont les résistants d’aujourd’hui dont le
monde a besoin. Ils et elles sont ceux qui peuvent bâtir la France
juste de demain.
Au lendemain de la journée Guy Môquet je veux redire
l’importance du message de la résistance : l’audace de ne rien
accepter, l’audace de créer et porter un projet innovant pour la France.
Cette audace a été une chance pour notre peuple avec
les services publics, la Sécurité sociale, les droits assurés par
l’Etat et une certaine conception du rôle de la France dans le monde.
Oui leur combat était légitime comme sont justes les
combats actuels.
Oui, les cheminots ont raison de se battre. Ils ont raison car Ã
travers les revendications que vient de nous rappeler Alain Prouvenq,
ils se battent pour le droit à la retraite de chacun et de chacune
d’entre-nous !
Les professionnels de la santé comme le docteur
Lehmann, les hommes et les femmes qui se mobilisent depuis des
semaines, les internes, ont raison de se battre. Ils ont raison parce
qu’ils ne se battent pas contre la réduction des déficits de la sécu
mais bien pour lui assurer un financement durable capable de garantir
le droit à la santé pour toutes et tous.
Les élus communistes qui se heurtent à la répression
parce qu’ils interdisent les coupures, les expulsions ou parce qu’ils
font voter leur population, ces élus ont raison
Les associations, les personnalités, les intellectuels,
Dominique Noguères vient de nous expliquer le sens profond de ce
combat, ont raison de se battre contre les tests ADN et contre toutes
les lois qui ravalent l’individu « parce qu’étranger ».
Les enseignants, avec Guy Tressalet, portent de
nouvelles avancées de civilisation en se battant pour le partage des
savoirs ; ils conjuguent une belle ambition pour un réel partage de la
culture et des connaissances avec ceux et celles qui ne se résignent
pas au tout marchand !
Les fonctionnaires qui se battent pour que chaque citoyen, chaque
citoyenne disposent des mêmes services portent le sens de la
République, comme le portent les salariés de l’audiovisuel et les
journalistes, comme Alain Vernon, qui se mobilisent pour la défense du
pluralisme !
Celles et ceux qui loin des lumières des médias, se
battent comme les jeunes pour leurs salaires et leurs conditions de
travail, à Virgin, Laurent Degousée vient de nous en parler, ou
ailleurs, ceux et celles qui se battent pour l’emploi et je veux saluer
les marcheurs du Nord, les syndicalistes qui défendent leur outil de
travail, leur labo et donc le développement de notre pays portent le
progrès social pour tous et toutes !
Oui, ils contestent les experts, les spécialistes, les
éditorialistes… qui théorisent sur la soi-disant modernité, sur le soi
disant réalisme de leurs réformes !
Mais, les pleins pouvoirs au patronat ce n’est pas
moderne ; le roi et sa cour ce n’est pas moderne ; la guerre entre les
individus et les peuples ce n’est pas moderne !
Leurs réformes, elles n’ont en vérité qu’un seul
objectif : se plier à la mondialisation capitaliste. Transformer
l’humanité en une simple marchandise ; façonner un monde sur
l’enrichissement de quelques actionnaires quitte à sacrifier les
individus et leur planète. Et mettre la France dans la norme des pays
soumis ! Partout, nos camarades d’Allemagne ou du Portugal nous l’on
dit, partout ils ont les mêmes objectifs !
Alors ne cédons pas ! osons la révolte, osons la lutte, osons un projet de changement !
Aujourd’hui, nous portons toutes et tous ensemble par
vos luttes et vos engagements une France éprise d’avenir et donc de
justice, et donc de solidarités ici et par le monde.
Une France motivée par la réussite de chacune et chacun
comme, dans un mouvement indissociable, pour l’intérêt général, le bien
commun.
Une France qui sait que le progrès social et la démocratie sont les
dynamiques indispensables à toute avancée pour notre pays.
Une France où l’égalité entre les hommes et les femme assure leur
liberté.
Une France qui ne peut respirer le bonheur que dans des
combats partagés avec le monde pour le développement durable, pour les
libertés, les droits, la paix et le désarmement.
Une France des valeurs universelles, moderne parce qu’internationaliste
et altermondialiste.
Cette France, elle est à portée de main, à portée d’une
immense mobilisation sociale et citoyenne, à portée d’une réponse
politique.
Mais cette réponse dont a besoin le mouvement social, elle n’est pas
là .
Elle n’est pas là parce que ce qui se passe à gauche ne va pas. Le
discours est trop marqué par le renoncement.
Et c’est de cela que je veux débattre avec vous qui
luttez : faut il renoncer ?
Faut-il renoncer puisque rien ne bouge à gauche. Rien ne bouge si ce
n’est les règlements de compte, les discours sur la méthode ou pire le
bout de chemin avec la droite.
Franchement, il y a de quoi s’inquiéter sur la capacité
de la gauche à donner la riposte politique indispensable à ce qui
s’abat sur notre peuple, sur notre pays !
La gauche donne aujourd’hui, au mieux, une vision de
dispersion, au pire l’impression de ne rien avoir à faire du changement
concret de votre vie, de ne laisser qu’un goût amer : celui de se
résigner à un « libéralisme de gauche » !
Oui, c’est inquiétant ! Et je n’ai pas envie de m’y
résigner d’autant que nous sommes une multitude à ne pas vouloir nous
taire ; nous sommes une multitude prête à se mobiliser, à débattre ! Je
crois à l’image de ce rassemblement que nous sommes nombreux à vouloir
construire une alternative.
Depuis le séisme de 2002, le PCF n’a cessé d’agir pour
que la gauche se bouge et qu’elle se montre porteuse d’espoir ; pour
qu’elle mobilise des forces et des énergies populaires ; pour qu’elle
permette un large rassemblement populaire nous permettant, au pouvoir,
de transformer tous nos espoirs !
Aujourd’hui, cet objectif est loin d’être atteint ! Mais nous n’y renonçons pas.
Ce rassemblement reste indispensable, l’alternative de gauche à la droite est plus que jamais nécessaire !
Nous allons continuer à y travailler.
Et le premier test sera les élections municipales et
cantonales. Permettons aux hommes et femmes attachés au progrès social
de gagner un maximum d’espaces de résistance à la droite et d’avoir de
nombreux élus sur qui ils et elles pourront compter quoiqu’il arrive.
Gare à celui qui prendrait la responsabilité de la division, des
primaires basées sur la calculette. Gare à celui qui permettra à la
droite d’accroître sa domination sur le pays !
Et je le dis ici : la gauche doit être capable de
montrer ensemble cette volonté d’être utile à notre peuple pour lui
donner des points d’appuis face au pouvoir. Et j’en appelle donc Ã
toutes les forces politiques de gauche pour faire passer cet intérêt
populaire au dessus d’intérêts partisans, de faire primer l’union pour
changer sur la revanche boutiquière !
Cet appel, je le lance solennellement, comme je l’ai fait cet été, pour que la gauche engage une riposte indispensable.
Mais je veux être claire : les salariés, tous ceux qui
souffrent et luttent aujourd’hui ne peuvent pas attendre ad vitam
éternam que la gauche se décide enfin à agir et porter un projet
vraiment conforme à leurs attentes.
Je ne me vois pas leur dire attendez encore nous ne sommes pas prêts !
Alors avec le Parti communiste français, en tenant ce rassemblement, nous avons décidé de prendre nos responsabilités.
Nous serons de toutes les ripostes à la droite. Et nous
prenons pour cela une multitude d’initiatives d’actions. Nous les
prenons en nous attachant, systématiquement, à relier ces colères et
ces aspirations avec les possibles que tous ensemble, les uns avec les
autres, nous pourrions enfin nous offrir !
Nous les prenons pour faire renaître un espoir
d’émancipation sociale et politique en France et en Europe. Aussi nous
tiendrons de grands débats publics pour trouver ensemble les chemins
d’une profonde transformation de la société, en regardant lucidement
tous les obstacles et les points d’appui qui sont devant nous.
Nous voulons pour demain faire enfin renaître l’espoir
d’une vie heureuse pour chacun et chacune ! Nous le ferons au quotidien
et sur tous les sujets.
Nous le ferons sur le monde comme sur l’Europe, nous le
ferons sur les institutions comme sur les droits, nous le ferons sur
tous les moyens à notre portée pour changer.
Quand les va-t-en-guerre trouvent leur porte-parole
chez un ministre qui parle de la guerre comme s’il promotionnait une
marque de lessive pour se faire mousser, les communistes agissent pour
créer le plus large rassemblement contre une intervention militaire en
Iran et pour la paix au Proche Orient !
Quand la droite façonne l’Europe à l’abri des
revendications des peuples et même en violant leur vote démocratique,
nous réagissons par un immense effort d’information sur le contenu réel
de ce traité pour promouvoir une Europe solidaire et fraternelle. Nous
travaillons au plus large rassemblement pour obtenir un nouveau
référendum contre ceux qui veulent faire de l’Union européenne un champ
de ruines des droits et de la démocratie, un levier pour la mise en
concurrence généralisée des peuples et des salariés !
Quand la droite veut changer la Constitution pour
renforcer encore le pouvoir d’un seul homme, nous sommes là pour
proposer une 6ème République qui fasse vivre et s’épanouir toutes les
intelligences et toutes les volontés, une pleine démocratie assurant
une pleine souveraineté populaire !
Quand petit à petit la droite casse les droits au nom
du chacun pour soi, chacun selon son mérite, nous réaffirmons ces
droits humains sans lesquels un homme ou une femme n’est rien. Le droit
au logement nous pouvons le faire entrer dans la vie en nous battant
pour un grand service public du logement.
Le droit à la retraite et à la santé, nous voulons
l’assurer par une grande réforme du financement de la protection
sociale mais aussi en relevant les salaires et les qualifications !
Le droit à l’éducation, nous voulons l’assurer en
refusant les suppressions de poste, en luttant contre les inégalités
scolaires en en empêchant les expulsions des enfants !
Et quand la droite veut nous faire travailler 42 heures
et jusqu’à 70 ans, nous réaffirmons le droit au loisir, à la culture,
le droit à profiter à plein de son temps libre ! Nous sommes aux côtés
des associations pour qu’elles aient les moyens de leur développement.
Quand la droite porte atteinte aux libertés fondamentales, les communistes sont partout pour les droits de l’homme.
Enfin, quand ils prêchent l’impossible et que l’on voit
tout l’argent disponible et les potentiels en friche, nous affirmons
notre refus des délocalisations et du chômage. Nous affirmons la
possibilité d’orienter les fabuleuses richesses de notre pays pour
développer, par exemple, une industrie moderne, écologique et sociale,
que nous revendiquons ! Devant le scandale des sommes colossales qui
circulent sur les marchés financiers, qui pressurent l’emploi et les
salaires et qui ne sont jamais réinvesties, devant ces stock options
qui sont les véritables sangsues de notre économie, nous affirmons la
possibilité de réformer la fiscalité et d’orienter toutes ces sommes
pour répondre aux besoins humains !
Nous ne restons pas les bras ballants devant l’intelligence, les désirs
de réussite et la capacité d’autonomie croissante de chacun
d’entre-nous ; la modernité c’est bien de donner plus de pouvoir aux
salariés dans la gestion de leur travail, dans la gestion de leur
carrière, dans la gestion de leur entreprise ! C’est face aux risques
de la vie de donner à chacun et chacune la possibilité de repartir en
toute occasion en lui assurant la possibilité concrète de réussir de
nouveaux choix de vie !
On pourrait aborder d’autres questions. Mais à travers
ces réflexions, je veux montrer que l’on n’est pas condamnés Ã
commenter les mauvais coups de Nicolas Sarkozy.
Nous avons un autre chemin, celui de l’ambition d’un
autre projet politique, celui de la combativité dans l’action, que nous
pouvons espérer construire un rassemblement solide à gauche !
On a matière à se battre.
On a matière à dessiner un projet d’avenir pour notre société !
C’est comme cela que l’on pourra raviver les mobilisations et l’envie !
Chers amis, chers camarades,
Vous le voyez, nous, communistes, sommes déterminés Ã
combattre pied-à -pied la politique de cette droite ultra réactionnaire.
Nous sommes déterminés à relever le défi d’un nouveau projet
d’émancipation, un projet réaliste parce qu’audacieux pour notre
peuple.
Non nous ne laisserons pas la France normalisée par la pensée unique en
portant une visée communiste du 21ème siècle.
Avec vous, nous allons rajouter des soucis au président
Sarkozy ! Et surtout nous allons créer une dynamique populaire pour que
ça change.
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| lundi 29 octobre 2007, a 16:29 |
| 140% |
C�est quand la REVOLUTION�!!! Une hause de 140% DU SALAIRE DE SARKOZY
de lolita
L�hebdomadaire Profession politique r�v�le une note
interne de l�Elys�e qui recommande de faire passer la r�mun�ration
annuelle du chef de l�Etat de 101 488 � 240 000 euros, soit une
augmentation de 140%. A titre de comparaison, le Premier ministre
�marge � 20 000 euros bruts par mois contre 8300 pour le chef de
l�Etat. Cette not� sign�e de la main d�Emmanuelle Mignon, directrice de
cabinet de Sarkozy, a �t� transmise au rapporteur de la mission
budg�taire Pouvoirs publics � l�Assembl�e.
c�est un grand malade ce mec
il nous m�prise comme ce n�est pas possible
en plein dans les gr�ves
le manque de pouvoir d�achat des 3/4 des fran�ais
les gens a la rue
La dette
le trou de la s�cu
le ch�mage
et j�en passe
�
ce monsieur d�cide tout bonnement de s�accorder 140% d�augmentation de salaire�!!!
�
mais ou ont vas
�
il faut le foutre a la porte
�
il faut plus que jamais descendre dans la rue et de lui dire d�gageeeeeeeeee
�
il nous prend trop pour de pauvres cons
�
il faut lui montrer que nous sommes la, et que sans nos millions de petites mains il n�est rien lui et ses copains du CAC 40
�
ce qui me tue c�est que nous sommes majoritaires, et que malgr�s cela ce sont eux qui nous en imposent.
�
divis� pour mieux r�gner et cela marche (syndicats parti politique religions)
�
ont a surement oubliez que l�union fait la for�e
il faut ce r�veiller
De : lolita
lundi�29�octobre�2007
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| dimanche 28 octobre 2007, a 19:14 |
| ITALIE . |
Italie : coalition Prodi, vers la rupture ?
Après un gigantesque rassemblement contre les réformes
néolibérales, les rumeurs de fin de règne s’intensifient.
L’autosabordage viendrait du centre.
de Alessandro Mantovani, Rome, correspondance particulière.
À la veille de la grande manifestation contre la
réforme des retraites et la flexibilisation de l’emploi, organisée le
20 octobre par l’aile gauche de sa majorité, le président du Conseil
Romano Prodi avait reçu les directeurs des quotidiens Il Manifesto et
Liberazione et les autres promoteurs de l’initiative.
Et il n’avait pas caché son amertume : "Ce n’est pas
nécessaire de manifester contre moi car mon gouvernement va tomber
bientôt", leur avait-il dit, ajoutant même : "Je n’en ai plus que pour
un mois, un mois et demi."
À la différence de ce qui s’est produit en 1998, s’il y
a bien effectivement menace de désintégration de la coalition au
pouvoir, elle ne vient pas, cette fois, de la gauche mais plutôt du
centre. Et c’est bien aussi ce qu’a voulu signifier Romano Prodi à ses
interlocuteurs.
Le nouveau Parti démocrate (PD), issu de la fusion
entre les Démocrates de gauche (DS, anciens communistes) et les
centristes de la Marguerite, qui vient d’élire son secrétaire général
en la personne du maire de Rome, Walter Veltroni (voir l’Humanité du 12
octobre), semble en effet désireux de ne pas attendre 2011 en liant son
sort à un exécutif dont la survie dépend d’une seule voix dans
l’enceinte du Sénat. Et les centristes sont de surcroît très sensibles
au patronat qui voudrait un gouvernement sans les communistes.
Autre signe de délitement : après le succès de la
manifestation de samedi (près d’un million de personnes dans les rues
italiennes) Fausto Bertinotti, leader historique de Refondation et
président de la Chambre des députés, a, pour la première fois, évoqué
l’après-Prodi. Si jusqu’ici il affirmait qu’en cas de crise la seule
solution était la dissolution du Parlement, et donc des élections
anticipées, il demande désormais l’avènement d’un gouvernement
« technique » pour concocter une nouvelle loi électorale. Ce n’est pas
le « gouvernement pour les réformes » demandé par le chef de l’État,
Giorgio Napolitano, mais presque. Et Veltroni, nouveau leader « de
facto » de la coalition centriste antiberlusconienne, pourrait aller
au-devant des désirs du PRC en instaurant un système proportionnel Ã
l’allemande, avec seuil de cinq pour cent, selon une configuration qui
ne détruirait pas les partis de taille moyenne.
Personne, dans le centre gauche, n’est prêt en effet Ã
de nouvelles législatives soumises à la règle imposée par l’ex-majorité
de Silvio Berlusconi en 2006, soit un système qui n’offre pas la
garantie d’obtenir une majorité stable et qui est de surcroît
particulièrement inéquitable puisqu’il favorise les régions les plus
grandes (Lombardie, Sicile) où le centre droit est le plus fort.
Les rassemblements massifs du 20 octobre ont sans doute
renforcé la FIOM, le syndicat des métallos CGIL, qui s’est opposé aux
réformes des retraites et du marché du travail (en opposition avec sa
propre confédération). Au parlement cependant les communistes du PRC,
du PDCI et les anciens DS de la Gauche démocrate (SD), ayant quitté le
parti avant la formation du Parti démocrate, auront toutes les peines
du monde à faire capoter les réformes. Dans ce climat où le calcul
politicien est exacerbé, une sorte de course de vitesse est engagée en
arrière-plan des ambitions avérées de Veltroni, pour l’unification de
la gauche « radicale ». Les résistances viennent toujours de SD, qui
reconnaît l’erreur de n’avoir pas participé à la manifestation de
samedi dernier, mais craint encore d’être minoritaire et de se faire
manger tout cru par le PRC.
7http://www.humanite.fr/2007-10-26_I...
De : Alessandro Mantovani
dimanche 28 octobre 200
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| dimanche 28 octobre 2007, a 18:55 |
| Grenelle de l'environnement . |
Grenelle de l’environnement : le gouvernement devra
remettre en cause les logiques libérales pour être au niveau des
décisions prises par Nicolas Sarkozy
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 25 octobre
Face
à la montée des périls à l’échelle planétaire, face aux exigences des
ONG, aux aspirations des français, le Président de la République a pris
des engagements qui impliquent un investissement politique et financier
très lourd.
Le Parti
communiste sera extrêmement vigilants sur le fait que les financements
très lourds nécessaires à la réalisation de ces choix politiques ne
pèsent pas sur le pouvoir d’achat des familles populaires, des salariés
et des collectivités.
Le mode de croissance qui produit la crise écologique
est le même que celui qui produit la crise sociale. Ce modèle est
totalement incompatible avec ces engagements, le Président de la
République lui même l’a d’ailleurs reconnu. Or ce modèle est celui de
l’économie libérale, la logique de profit financier à tous prix,
écologique et sociale, est en contradiction absolue avec la réalisation
des objectifs annoncés.
Comment, en effet, développer un programme nationale en
faveur des énergies renouvelable en privatisant le secteur public de
l’énergie ? Le gouvernement devra assumer jusqu’au bout la portée de
cette déclaration, et remettre en cause sa politique de casse des
services publics, qui contribue à aggraver la crise sociale, comme la
crise environnementale. Cette déclaration vaut engagement de l’ensemble
de la politique gouvernementale et le Parti communiste s’engagera donc
pleinement, notamment grâce à ses parlementaires, pour que le
gouvernement soit au niveau de ces annonces et remette en cause les
logiques libérales.
Parti communiste français
Paris, le 25 octobre 2007.
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| dimanche 28 octobre 2007, a 18:35 |
| La France : un pays de bas salaires . |
Mis en ligne : 26 octobre
Il
faut voir la vérité en face : la France est devenue un pays de bas
salaires. Plus de la moitié des salariés, c’est à dire 90% de la
population, gagne moins de 1500 euros. Et tout concourt à aggraver
cette situation. Le patronat n’a de cesse de réduire le coût du travail
et donc sa valeur.
Les
gouvernants multiplient les exonérations de cotisations pour les bas
salaires (30 milliards d’euros en 2008 seront payés aux entreprises par
les contribuables) et poussent donc les entreprises à mal rémunérer
leurs employés. La précarité enfle le nombre de travailleurs pauvres
que le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale
chiffre à 2,5 millions. Un ménage avec les 1005 euros net d’un SMIC et
les aides sociales dépasse à peine le seuil de pauvreté. Les bons
apôtres qui prêchent la modération salariale n’imagineraient pas se
contenter de cette somme comme argent de poche mensuel !
Le gouvernement ergote : les Français auraient
l’impression que leur pouvoir d’achat se dégrade mais il n’en serait
rien. Comme si les étiquettes arrondies au chiffre supérieur lors du
passage à l’euro étaient une illusion. Comme si l’envolée des produits
alimentaires ou la hausse du prix du plein d’essence était un mirage et
l’augmentation des loyers une hallucination. Mille clignotants se sont
allumés qui signaient la dégradation des conditions de vie d’une très
grande majorité. « Le recours au crédit est devenu un moyen de combler
l’insuffisance des ressources » a relevé le Conseil économique et
social en s’inquiétant de la forte augmentation des dossiers de
surendettement. Mais Sarkozy n’en a cure qui veut encore endetter les
plus pauvres en les poussant à acheter leur logement, en suivant à la
lettre le modèle américain qui s’effondre aujourd’hui, mettant des
millions de personnes à la merci des expulsions, des saisies et d’un
asservissement à vie aux remboursements bancaires.
Plus souterrainement, la droite rogne les revenus des
travailleurs en faisant porter par les salaires l’essentiel du coût de
la protection sociale et des retraites alors que la contribution des
revenus financiers est nulle ou presque. Après les cheminots, les
traminots, les électriciens, le gouvernement prépare pour 2008 une
nouvelle réforme pour que les salariés du privé travaillent encore plus
longtemps et gagnent donc moins.
La conférence nationale sur le pouvoir d’achat et les
salaires convoquée par le gouvernement vise à différer le moment de
vérité, à faire croire en plus que le discours présidentiel sur « le
chantier prioritaire » du président de la République se traduira en
monnaie sonnante et trébuchante. Pour l’heure, ses seules propositions
sont la création d’une commission pour enterrer les contentieux sur le
SMIC et d’une autre pour conditionner les exonérations de cotisations
sociales à l’ouverture de négociations salariales par les directions
d’entreprise...sans la moindre obligation de résultat. Aux salariés,
l’UMP destine des fumigènes alors que les gros revenus croulent sous
les cadeaux fiscaux.
Cela ne sera pas suffisant à désamorcer le
mécontentement qui grandit parmi les salariés. Les fonctionnaires se
mettent d’ailleurs en ordre de grève pour le 20 novembre. De la feuille
de paie aux pensions de retraite, c’est toujours de la rémunération du
travail dont il est question et des mêmes maux. Ce mouvement répond à
un impératif de justice sociale et à une nécessité économique :
relancer la croissance par la consommation sociale, l’amélioration du
pouvoir d’achat et la valorisation du travail par la formation et de
nouvelles garanties collectives d’emploi. Un tête à queue par rapport à
la voie suivie par Sarkozy...
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| vendredi 26 octobre 2007, a 08:09 |
| épinglée ! |
25 octobre 2007
(19h48) :
Rachida Dati épinglée sur ses diplômes par « l’Express »
L’hebdomadaire assure qu’elle se serait inventé un MBA européen du groupe HEC. Une info démentie au ministère.
Rachida Dati a menti sur ses diplômes, assure
l’hebdomadaire l’Express. Elle aurait intégré l’Ecole normale de la
magistrature en s’inventant un MBA européen du groupe HEC-ISA. Diplôme
qu’elle n’aurait jamais obtenu, assure le journal.
La ministre a intégré la prestigieuse école sur
dossier, étant trop âgé à l’époque (30 ans) pour tenter le concours
d’entrée. Or, dans son dossier, figurait ce MBA, toujours selon
l’Express, qui écrit : « La ministre reconnaît aujourd’hui que son
diplôme n’a pas été validé, mais affirme avoir obtenu tous ses modules.
Elle évoque un « différend » avec HEC. »
L’information est démentie au cabinet de Rachida Dati :
il n’a jamais été fait mention d’un MBA européen dans ce dossier,
assure-t-on. « Et puis la formulation de l’Express est étrange,
poursuit le cabinet. il est dit qu’elle a suivi des cours à l’ISA et
qu’elle a obtenu le MBA. C’est comme si vous disiez que vous aviez
suivi des cours de maîtrise de droit et que vous avez obtenu une
maîtrise de droit. On n’écrit pas ça dans un dossier. »
0http://www.liberation.fr/actualite/politiques/287371.FR.php
De : Paris
jeudi 25 octobre 2007
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| vendredi 26 octobre 2007, a 08:07 |
| EXICISION . |
Excision : 50 000 femmes mutilées sexuellement vivent en France
EXCISION : 50 000 FEMMES MUTILEES SEXUELLEMENT VIVENT EN FRANCE
LE MONDE 24.10.07
50 000 femmes vivant en France ont subi des mutilations
sexuelles : c’est la conclusion d’un travail mené par l’Institut
national d’études démographiques (Population et sociétés nº438,
octobre) rendu public, mardi 23 octobre. "Les excisions sont désormais
rarement pratiquées sur le sol français, les filles étant excisées lors
de séjours temporaires dans le pays d’origine de la famille ou suite à
des reconduites", constatent les deux auteures, Armelle Andro et Marie
Lesclingand.
En 1979, la France a été le premier pays européen à
intenter des procès : poursuivis pour violences, les parents et les
personnes qui pratiquent les mutilations encourent vingt ans de
réclusion criminelle.
Cette politique pénale a été complétée par des
campagnes de prévention menées par les associations. "Récemment, une
étape marquante a été franchie avec la mise au point d’un protocole de
chirurgie réparatrice remboursée par l’assurance-maladie", souligne
l’INED.
Pratiquées en Afrique subsaharienne ainsi que dans
plusieurs régions du Proche-Orient et d’Asie du Sud-Est, les excisions,
qui concernent souvent des filles de moins de quinze ans, touchent de
100 à 140 millions de femmes dans le monde. "Le principal facteur du
risque de mutilation est l’appartenance ethnique et non la religion",
remarquent les auteures. Dans tous les pays, le risque de mutilation
décroît avec l’augmentation du niveau d’instruction.
Anne Chemin
Article paru dans l’édition du 25.10.07.
14h37 • Mis à jour le 24.10.07 | 14h37
De : Christian DELARUE
jeudi 25 octobre 2007 |
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| vendredi 26 octobre 2007, a 08:04 |
| LA LOI DU MARCHE ! |
Traité européen : Il faut un référendum
Mis en ligne : 25 octobre
Répondant
ces jours-ci à Marie-George Buffet, lors des questions orales à
l’Assemblée nationale, le premier ministre a réaffirmé qu’il refusait
de consulter le peuple sur le nouveau projet de traité européen. Pire,
il veut engager le processus de ratification de ce texte au lendemain
même de son adoption par les chefs d’Etat européens le 13 décembre
prochain. Cela veut donc dire qu’il ne permettra pas aux citoyens, ni
même aux élus de prendre connaissance et de débattre du traité.
Le
pouvoir veut donc donner un signe clair aux forces du capital européen
et mondial : faire de la France le premier pays ratifiant un texte qui
dans un nouvel article 188B redit : »L’Union européenne contribue à la
suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et
aux investissements étrangers directs ainsi qu’à la réduction des
barrières douanières ». On est loin du principe de préférence
communautaire défendu par le candidat à la présidentielle.
Pour justifier sa démarche, le premier ministre a lancé
une drôle d’argutie à MG Buffet. En élisant Sarkozy, les citoyens
auraient aussi voté pour qu’il n’y ait pas de nouveau référendum.
Mensonge !
D’une part, en votant à gauche, 18 millions de citoyens
se sont prononcés pour une réorientation de l’Europe, décidée par
référendum, comme s’y étaient engagés les candidats. D’autre part, même
Sarkozy a mené campagne sur l’objectif d’obtenir un nouveau traité
prenant en compte le refus majoritaire clair et net du modèle européen
en construction émis par les citoyens ! « Les élites européennes ne
peuvent pas se contenter d’essayer de mettre l’Europe à l’abri des
passions populaires sous prétexte qu’elle serait une chose trop
importante pour être abandonnée entre les mains des citoyens
ordinaires » écrivait-il dans son livre « Ensemble ». En refusant un
référendum aujourd’hui, il renie ses écrits d’hier. C’est d’autant plus
inquiétant que le prétendu nouveau traité ressuscite tous les articles,
alinéas et sous-alinéas et chapitres de la défunte constitution
recyclés dans les traités existants.
De quel droit un nouveau président de la République
peut-il faire ratifier un traité européen déjà rejeté par le peuple
souverain ? Il s’agit bien du même texte rebaptisé, saucissonné et
éparpillé dans d’anciens traités européens. Le Parlement seul peut-il,
au nom du peuple français, imposer à ce même peuple souverain la remise
en cause de son droit inaliénable et imprescriptible à disposer de lui
même ? Avec le mode de scrutin et le découpage électoral actuels, le
Parlement ne reflète pas le véritable rapport de forces politique et
social dans le pays. La gauche était légèrement majoritaire en voix au
second tour des législatives.
L’ancien président Chirac a été un temps opposé à la
convocation d’un référendum en 2005. C’est la forte demande de
consultation portée par le mouvement populaire qui l’a conduit à
changer d’avis.
Seul le peuple peut par référendum valider ou invalider
ce qu’il a lui même décidé par cette même voie. Quoi que l’on pense du
nouveau traité, quel qu’ait été son vote en mai 2005, la démocratie et
l’intérêt d’une construction européenne par et pour les citoyens
européens exigent un débat et une consultation populaires. Les refuser
serait bien une preuve de faiblesse de la part du pouvoir et des
tenants de l’Europe libérale. Ce serait la preuve de la tentative de
coup de force des mandataires des puissances d’argent pour imposer leur
politique de démolition sociale, de privatisations et de recul
démocratique.
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| jeudi 25 octobre 2007, a 21:12 |
| Les marcheurs du Nord-Pas-de-Calais . |
Les marcheurs du Nord-Pas-de-Calais à la rencontre des populations sur l’emploi
Mis en ligne : 25 octobre
Le 17 octobre 100 marcheurs étaient inscrits, 2000 CV récoltés.
À 7 jours du départ, les participants de la marche sont dans les derniers préparatifs. Essentiellement sans
emploi, plutôt jeunes ou anciens salariés d’entreprises délocalisées mais n’ayant pas été reclassés, ils
sont une centaine inscrits à ce jour pour partir pendant 4 jours de Lille et Calais à Paris afin de déposer
plusieurs milliers de CV sur le bureau du Président de la République.
Sommaire
mercredi 24 octobre :Jeudi 25 octobreVendredi 26 octobreSamedi 27 octobreDepuis 3 semaines, les élus communistes et républicains du Nord Pas de Calais et des militants sont présents
sur les marchés pour présenter l’opération « VOS CV A L’ELYSEE ». 2000 CV ont été récoltés à ce jour.
De nombreux témoignages s’adressant directement au Président de la République ont été transmis aux élus ou
auprès des militants communistes. Dans ces courriers des habitants du Nord-Pas-de-Calais expriment leur colère
et dénoncent l’injustice de leur situation. Le discours « travailler plus pour gagner plus » ne passe pas chez celles
et ceux qui ont du mal à trouver un emploi stable.
La marche pour l’emploi part de Lille le mercredi 24 octobre à 9h30.
mercredi 24 octobre :
10h30 : Harnes accueil en mairie par le Maire
11h00 : Lens, Place de St Quentin à . Défilé jusqu’à la préfecture.
13h00 : Avion, accueil par le Maire, déjeuner.
14h30 : Cambrai devant l’hôtel de ville.
16h00 : St Quentin dans l’Aisne. Rassemblement devant la mairie. Demande d’audience auprès de X.
Bertrand Ministre des affaires sociales, élu de St Quentin.
18h00 : Tergnier, réunion publique salle des Arts et Loisirs avec J Dessalangres Député Maire et M. Coureau
Conseiller Général
Hébergement à Montdidier.
Jeudi 25 octobre
10h30 : Ribecourt dans l’Oise. Accueil JG. Letoffé Maire et P. Carvalho Conseiller Général. Repas
16h00 : Creil, rencontre avec la population et les élus locaux esplanade du Centre commercial , plateau
Rouher.
17h00 : Montataire, Salle de la Libération avec JP. Bosino, Maire.
Vendredi 26 octobre
11h30 :Bobigny Seine St Denis. Rassemblement départemental place de la Libération avec H. Bramy
président du Conseil Général
16h00 : la marche de l’emploi se divise en 2 :
1 bus à Ivry : Mairie rencontre avec M Gosnat Député Maire -
1 bus à Villejuif : Mairie rencontre avec C. Cordillot Maire.
18h00 : Vitry Mairie, rencontre débat public avec C. Favier Président du Conseil Général
20h00 : Banquet salle des sports. 800 personnes attendues.
Samedi 27 octobre
10h15 : les bus partis du Nord et du Pas de Calais rejoignent les marcheurs à 10h00 au péage de Senlis
jusqu’à l’Élysée
11h00 : Paris, place de la Madeleine. Une délégation part pour l’Élysée.
Pique nique géant place de la République
9Lettre n° 34 - 24 octobre 2007
2La journée du 27 octobre
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| mercredi 24 octobre 2007, a 17:52 |
| LE 27 OCTOBRE 2007 |
déroulement de la
manifestation
rendez-vous place de la République 14 heures
animation à partir de 13 h 30, camionnette et
ballon du PCF
angle place de la République-boulevard de Magenta
Formation du
cortége:
En tête : la
camionnette sono du CN ainsi que le ballon.
Les invités au rassemblement qui prendront la parole et, autour de
Marie-George Buffet, des responsables des fédérations du PCF, des élus-e-s en
écharpe, nationaux, régionaux, départementaux et locaux.,
Des représentants des organisations qui partageront avec nous cette
initiative.
Les marcheurs pour l'emploi du Nord-Pas de Calais et les élus qui en ont
pris l'initiative.
Le Mouvement de la jeunesse communiste.
Les manifestants départements hors Île-de-France.
Les fédérations d'Île-de-France.
Il est très important
que ce soient les Franciliens et Franciliennes qui viennent avec banderoles, drapeaux sucettes
mots d'ordre et véhicules sonos.
La
manifestation se transforme en rassemblement à la Rotonde du bassin de La
Villette.
(métro
Jaurès)
Accueil en musique
Prendront la parole
des salarié-e-s en lutte (EADS,Virgin,journalistes), une porte-parole des
marcheurs du Nord et du Pas de Calais, des personnalités de la société civile
comme le docteur Lehmann ou Dominique Noguères, des syndicalistes cheminots,
enseignants,
Marie George Buffet
clôturera le rassemblement.
Fin du rassemblement
au plus tard à 17 h 15 pour que chacun-e puisse reprendre son car ou
son train.
Consignes pour les cars
Entrée dans Paris par la porte de
Clignancourt, puis prendre l'avenue de la Porte de Clignancourt, le boulevard
Ornano, Barbés, Magenta et place de la République où les participants
descendront
Les cars iront se garer ensuite, avec
l’aide de la police, boulevard de la Villette où ils reprendront les
participants.
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| mercredi 24 octobre 2007, a 17:21 |
| UNIVERSITES . |
AG du 24/10/2007 Lyon2 Université campus de BRON
AG Ã Lyon 2 BRON
Elle a réunit 200 personnes.
Avec pour mot d’ordre�:
Retrait immédiat de la loi Pécresse. Unité avec les autre travailleurs en luttes�!
Cette AG a aussi réafirmé qu’il falmait tendre a la grève générale avec le public et le privé.
Des débrayages et des barrages filtrants vont etres mis en places a la rentrée pour informé les étudiants et les mobilisés.
Prochaine AG programmé le jeudi de la rentré. 2
camarades ont été élus à la coordination nationale du 27 et 28 Ã
Toulouse (1 camarade de l’UEC et un camarade non encarté)
Certains camarades seront présents à la manifestation nationale de convergence des luttes a l’appel du PCF le samedi 27 a Paris.
De : Lyon 2 BRON
mercredi�24�octobre�2007
� |
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| mercredi 24 octobre 2007, a 08:27 |
| Le ( P.C.F ) contre-attaque le 27 octobre à Paris . |
Petit déjeuner de présentation le 25 octobre à 10h
Quelques mois seulement après l’élection de Nicolas Sarkozy, la colère
s’exprime fortement de partout, dans le secteur de la santé, chez les
fonctionnaires ou encore les cheminots. Les luttes pour le maintien de
l’emploi se multiplient au moment où le gouvernement poursuit sa
politique de casse qui favorise systématiquement les plus riches. La
croissance est au plus bas, le pouvoir d’achat des français est repoussé
à plus tard pourtant les patrons bénéficieront encore de nouveaux cadeaux.
Cette situation est insupportable.
Les partis de gauche ne peuvent se contenter de s’indigner en regardant
passer le train des inégalités conduit par la droite et par le Medef. Le
Parti communiste prend ses responsabilités en organisant le 27 octobre à
14h, une manifestation de République à Jaurès, à l’issue de laquelle se
tiendra un grand rassemblement au métro Jaurès. Il appelle à une large
mobilisation de toutes celles et ceux qui aspirent à une autre
politique. Ce rassemblement vise aussi à porter plus haut l’exigence
d’une gauche de combat.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, et Jean-Louis Le Moing,
coordinateur de l’exécutif national du PCF, organise un petit déjeuner
de presse, jeudi 25 octobre à 10h pour présenter l’initiative du 27 octobre.
Ce petit-déjeuner se tiendra au siège du Parti communiste français, 2,
place du Colonel Fabien, Paris 19e, à 10h.
Parti communiste français
Paris, le 23 octobre 2007.
De : Paris
mardi 23 octobre 2007
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| mercredi 24 octobre 2007, a 08:02 |
| Conférence nationale sur le pouvoir d'achat et les salaires . |
Conférence nationale sur le pouvoir d’achat et les salaires :Toujours rien pour les français, encore plus pour les patrons
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 23 octobre
Le
gouvernement a ouvert la conférence nationale sur l’emploi et le
pouvoir d’achat annoncée au début du mandat du Président de la
République comme son chantier prioritaire.
Au vu des premières annonces gouvernementales, force
est de constater que la déception est au rendez-vous pour l’immense
majorité des français.
Les ministres de l’économie et du travail viennent de
faire deux propositions. L’une est tout simplement ridicule car il
s’agit de créer une commission indépendante sur la fixation du SMIC
dont on précise déjà que le gouvernement ne sera pas obligé d’en tenir
compte.
L’autre proposition conditionne les exonérations de
cotisations sociales à l’ouverture ou non de négociations salariales.
Cette proposition est un nouveau cadeau au patronat qui de fait ne sera
pas soumis à des obligations de résultat, c’est à dire augmenter les
salaires.
Le pouvoir d’achat n’est donc pas une priorité pour
Nicolas Sarkozy. Fait significatif, il a choisi de se déplacer au Maroc
le jour du lancement de ce qui fut son engagement de campagne numéro
un. Le PCF soutient les revendications de la grande journée de
mobilisation pour les salaires dans la fonction publique du 20 novembre
et appelle à une large mobilisation.
Parti communiste français
Paris, le 23 octobre 2007
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| mercredi 24 octobre 2007, a 07:51 |
| LOI DE FINANCE 2008 |
Loi de finance 2008 – financement de la sécurité
sociale : une faillite organisée de l’état au bénéfice des grands
intérêts de la finance.
Mis en ligne : 23 octobre
Le
déficit du régime général est historique, 12 milliards d’euros pour
2007. Le projet de loi de finance de la sécurité sociale (PLFSS) doit
être présenté ce mardi aux députés et vise à ramener le déficit à 9
milliards d’euros en 2008.
Que propose le gouvernement ?
instauration de la franchise médicale,
allongement de la durée de cotisation pour les retraites,
coupes franches dans les dépenses de santé,
hôpitaux financés à l’activité,
pénalisation fiscale des pré-retraites
TVA « sociale »
Les finances vont mal. La croissance n’est pas au
rendez-vous et risque même de souffrir d’un contexte international de
plus en plus tendu. L’état risque la faillite et tous les français,
dans le même effort de responsabilité, doivent en prendre la mesure.
Travailler plus longtemps, même pour les taches pénibles, se soigner
moins et payer une partie des soins en plus des cotisations salariales,
payer une taxe injuste sur les produits de consommation courante qui
pénaliseront plus encore un pouvoir d’achat qui se réduit de plus en
plus.
Et les grandes entreprises, les employeurs ?
Ils feront un effort, un petit, et peut-être... Après
le rapport de M. Seguin, un amendement au PLFSS pourrait instaurer une
contribution patronale de 2,5% sur les stocks options, qui au mieux
permettrait de rapporter 3 milliards d’euros.
C’est bien peu au regard des cadeaux fiscaux de cette année qui
s’élèvent à 15 milliards d’euros. C’est encore moins au regards des
cadeaux faits sur 20 ans qui s’élèvent à 450 milliards d’euros.
Et qu’ont apporté à l’emploi et aux salaires ces
cadeaux ? Rien. L’emploi stagne, le pouvoir d’achat régresse, les
salaires sont gelés, les inégalités s’accroissent, et pas de retour de
la croissance. Par contre les bénéfices en bourse eux progressent
toujours.
Nous proposons donc de renverser cette logique, en :
taxant les revenus boursiers au même taux que les salaires (environ 13 milliards d’euro),
annulant 12 des 15 milliards d’euro du paquet fiscal destinés aux plus riches,
Prélevant 0,5 % sur les actifs financiers ‘environ 17 milliards d’euro),
Multipliant par 2 l’Impôt sur la Fortune (4 milliards d’euro)
C’est en responsabilisant les entreprises sur leur
impact social que nous inverserons la tendance, à moins qu’il y ait une
volonté de vider les caisses de l’état pour accélérer la libéralisation
de secteurs nationaux, vitaux pour la société.
Nous rappellerons simplement que le Président de la
République l’a esquissé en demandant un recourt plus massif aux grands
groupes privés d’assurances maladies et retraites.
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| lundi 22 octobre 2007, a 18:08 |
| LE 27 OCTOBRE 2007 : RIPOSTER . |
Le 27 octobre : riposter ensemble à Sarkozy !
Par : Communication
Mis en ligne : 27 octobre
Au-delà du bombardement médiatique auquel nous sommes soumis
depuis des mois, la démagogie de Nicolas Sarkozy commence à apparaître
pour ce qu’elle est au yeux d’un nombre grandissant de citoyens.
À télécharger
Tract « ripostes »
PDF - 175.6 ko Tract « ripostes » N&B
PDF - 143.2 ko Affiche pour le 27 octobre
PDF - 23.5 ko
Pour les salariés, pour les couches Pour les salariés, pour les couches populaires, des sacrifices tous azimuts :
attaques contre les retraites, des régimes spéciaux
comme du régime général, dégradation des contrats de travail,
aggravation de la précarité, durcissement des conditions
d’indemnisation des chômeurs, SMIC tiré vers le bas avec tous les
salaires, attaques contre les fonctionnaires, suppression d’emplois
massives dans l’éducation nationale et les services publics, franchises
médicales, déremboursement sécu etc.
A l’inverse, pour les grands patrons et les nantis les cadeaux se multiplent.
Le “paquet fi scal†de juillet : 15 milliards gâchés en pure perte. Les
stock-options, 3 milliards soustraits aux cotisations sociales. Ces
fonds alimentent les opérations spéculatives contre l’emploi.
Des libertés démocratiques essentielles sont bafouées
avec l’organisation à grande échelle de la chasse aux sans papiers avec
le recours aux tests ADN pour le regroupement familial qui rappellent
de sinistres souvenirs, avec les peines planchers, les procès contre
les malades mentaux, etc… Quant à la politique étrangère, elle s’aligne
de plus en plus sur celle de Bush et se pose en va-t-en guerre en Iran.
Ce qui se passe est grave
C’est une véritable révolution conservatrice marquée,
contrairement au discours offi ciel, par une immense régression sociale
et démocratique et par une politique de soutien sans faille à la
boulimie de profi t des grands groupes fi nanciers.
La concentration des pouvoirs présidentiels hypertrophiés est au service de ces objectifs là !
Contrairement à ce que prétend la droite, cette
politique ne permettra pas de répondre aux attentes des populations. Au
contraire, elle aggravera toutes les situations parce qu’elle accroît
la domination de l’argent-parasite et ses conséquences désastreuses en
matière de précarité et de chômage.
Des résistances Des résistances se lèvent
Des résistances commencent à prendre corps. La réalité
commence à être perçue malgré le matraquage pro-Sarkozy que nous
subissons chaque jour.
Un premier rassemblement a eu lieu le 29 septembre
dernier dans toutes les régions de France pour refuser des franchises
médicales et pour porter dans le débat des propositions permettant de
développer en le pérennisant le fi nancement de notre Sécurité sociale
solidaire.
D’autres rendez-vous marqueront le mois d’octobre,
sur la liberté des journalistes le 4 octobre, sur les conditions de
travail le 13, pour la défense des régimes spéciaux de retraite le 18.
D’autres initiatives sont en projet. Elles revêtent une très grande
importance. Le Parti communiste fera tout pour contribuer à leur succès…
Conquérir de nouvelles avancées sociales, démocratiques, écologiques
Car, à l’inverse du cours actuel, il est indispensable
de conquérir les nouvelles avancées sociales, démocratiques et
écologiques nécessaires pour répondre aux besoins humains d’aujourd’hui.
L’emploi doit être vraiment un droit pour tous.
Il doit être sécurisé contre la précarité. La rotation emploi formation
avec garantie du revenu doit devenir un instrument privilégié pour
éradiquer le chômage.
Les salaires, pensions, retraites et minima sociaux doivent être augmentés.
Les services publics doivent être défendus, démocratisés, leur champ doit être étendu.
La protection sociale solidaire comme le système de santé doivent être développés pour faire face à la nouvelle donne démographique, à la croissance nécessaire des dépenses.
Les moyens existent pour cela à condition d’utiliser l’argent autrement, pour une croissance de progrès social préservant les ressources naturelles de la planète.
Les droits et les pouvoirs des salariés et des peuples doivent être élargis.
Le pays a besoin d’un nouvel essor démocratique. Cela implique, en
particulier, de respecter le choix majoritaire du 25 mai 2005 en
rejetant la nouvelle mouture du traité européen qui persiste à pousser
au tout libéral en Europe.
La france doit agir pour la paix et le règlement politique des confl its, la protection de notre planète, le désarmement général.
La gauche doit prendre ses responsabilités pour l’action et l’alternative politique
Nous voulons faire grandir le rassemblement de toutes celles et ceux qui veulent agir,
Nous avons pris l’initiative de relancer le groupe
« riposte » de la gauche, et partout en France, le PCF organise durant
ce mois d’octobre, des rencontres et des actions contre les mauvais
coups, et pour reconstruire l’espoir. Ces initiatives convergeront le
27 octobre à Paris à l’exemple de la marche pour l’emploi du Nord, au
cours d’une manifestation suivie d’un rassemblement où la parole sera
donnée à des acteurs des luttes qui se développent et à ceux qui, Ã
gauche, voudront s’y associer.
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| lundi 22 octobre 2007, a 17:47 |
| Contre la loi ( L.R .U ) |
PREMIERS PAS DE LA MOBILISATION ÉTUDIANTE CONTRE LA LOI LRU
Liberté 62 n°779 - Le 19 Octobre 2007 - 7 -Social
PREMIERS PAS DE LA MOBILISATION ÉTUDIANTE CONTRE LA LOI LRU
La mobilisation contre la loi relative aux Libertés et
Responsabilités des Universités (LRU) fait son chemin. Dans toute la
France, des Assemblées Générales d’information et de mobilisation qui
attirent des étudiants de plus en plus nombreux ont été organisées au
cours des deux dernières semaines. Une première journée de mobilisation
est programmée le 23 octobre.
Au cours de l’assemblée générale des étudiants de Lille III. (Photo Liberté 62)
A Lille III, plus de 150 étudiants étaient rassemblés,
ce mardi 16 octobre, pour une Assemblée Générale au cours de laquelle
un débat d’information s’est déroulé pendant deux heures ainsi qu’un
vote appelant à la participation des étudiants à la manifestation du 18
octobre et à l’abrogation de la loi LRU. Avec les étudiants, des
représentants des personnels et des enseignants étaient présents et
sont intervenus. Liberté 62, a interrogé François, un étudiant mobilisé.
◗ Liberté 62�: «�Pourquoi êtes-vous rassemblés contre la loi LRU ?�»
◗ François�: «�Tout simplement parce qu’elle attaque en
profondeur le système universitaire français. D’abord sur les questions
de démocratie. Cette loi revient sur tous les acquis démocratiques de
l’université de ces cinquantes dernières années. En réduisant le nombre
de représentants étudiants et personnels dans les conseils, en y
faisant entrer des représentants du «�monde économique et social�»
autrement dit le patronat et en donnant des pouvoirs immenses aux
Présidents d’université.�»
◗ L. 62�: «�Vous contestez aussi la réforme budgétaire contenue dans cette loi.�»
◗ F.�: «�Oui, la loi LRU revient aussi sur la façon
dont est gérée l’université. Elle encourage clairement au désengagement
de l’Etat et surtout elle encourage les universités à aller chercher de
l’argent dans les entreprises, à donner aux entreprises une légitimité
pour donner leur avis sur l’université et ses formations.�»
◗ L. 62�: «�C’est faire entrer le loup dans la bergerie...�»
◗ F.�: «�Tout à fait. La loi LRU attaque aussi les
contenus pédagogiques de l’université notamment, sur la continuation de
la réforme LMD, elle met en oeuvre une véritable casse du cadre
national des diplômes et des rapports qui sont établis entre diplômes,
grilles salariales et conventions collectives. Autrement dit ces
diplôme ne seront valables que sur un bassin local d’emploi.�»
◗ L. 62�: «�Mais cette loi a déjà été votée ?
◗ F.�: «�Cette loi ayant été votée, certains peuvent
croire que notre mobilisation est plus compliquée. Mais même si nous ne
nous battons pas contre un projet de loi, mais contre une loi qui a été
votée, il faut savoir que cette loi a été votée à la va-vite, sans
concertation, et même, tout au contraire, à l’encontre de tout ce qui
avait été proposé par le milieu universitaire. Dans le contexte social
actuel où le service public, à tous les niveaux, est attaqué, la loi
LRU est un élément du démantèlement du service public en général. Nous
sommes mobilisés pour son abrogation.�»
De : Liberté 62
lundi�22�octobre�2007
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| lundi 22 octobre 2007, a 16:26 |
| Marie-George BUFFET . |
Marie-George Buffet : Hommage aux 27 de Châteaubriant
de Marie-George Buffet
Elle s’appelait Léoncie Kérivel. Et l’on ne sait pas
grand chose d’elle. Son mari, marin pêcheur dans la région, est l’un
des 27 fusillé, ici, à Châteaubriant. Elle était comme lui internée
dans ce camp.
Quel acte de résistance avait-elle accompli pour
mériter ces barbelés ? On ne le sait pas. Tout ce que l’on sait d’elle,
c’est que lorsqu’elle a vu son homme partir au peloton d’exécution,
lorsqu’elle l’a vu partir avec ce gosse de 17 ans, elle a demandé à
prendre la place de cet enfant.
Elle était prête à mourir pour laisser vivre l’avenir.
Mais les nazis avaient trop de mépris pour les femmes.
Ils ne les jugeaient pas assez dignes pour être fusillées. Ils les
décapitaient. Ils ne les considéraient pas assez pour les imaginer
résistantes. Alors Léoncie est restée là, dans ce camp, les 27 sont
partis sans elle.
Les 27, syndicalistes, élus, ils étaient tous engagés pour le progrès
social et démocratique. Ils ont été choisis pour cela, parce qu’ils
voulaient tuer le Front populaire. Nous sommes aux balbutiements de la
résistance.
Oui, il y a ceux dont l’on parle et les autres dont
l’on ne parle pas. Ceux et celles dont le nom, au détour des rues et
des commémorations, évoque la gloire de la résistance. Et celles et
ceux dont le courage fut tout aussi éclatant et qui sont restés
anonymes.
Ils,elles étaient égaux dans le combat.
Mais le hasard et le temps n’ont fait émerger que quelques noms et
quelques histoires.
Ainsi, il y a Guy, il y a Léoncie comme il y a Odette et son amie Paulette.
Guy et sa lettre d’adieu. Une lettre d’amour d’un gosse à ses parents qui porte en elle les rêves d’une vie brisée.
Cette lettre que le président de la République a décidé de faire lire demain dans les lycées de France.
Pour moi, cette lecture ne peut être qu’un choix de
l’équipe éducative,elle ne peut être qu’un moment d’une journée de
débats sur le passé mais aussi sur la situation des jeunes aujourd’hui !
Cette lettre qui donne ici à notre hommage une
signification particulière. Mais aussi, Odette et ses lettres qu’elle
envoyait à ses proches toutes ces longues années d’internement, et dont
les livres d’histoire ne savent rien. Odette et son évasion et sa
participation active à la Libération du pays.
Oui il y a ceux dont l’on parle et celles dont l’on ne
parle pas. C’est pour elles que je suis venue, toutes ces femmes
anonymes parmi les anonymes.
Comment parler ici de Guy sans parler d’Odette, de
Léoncie, et avec elles de toutes ces résistantes oubliées, de ces
femmes dont le courage ne devait rien à quiconque, de ces femmes à qui
nous sommes tout autant qu’aux hommes redevables de la Libération.
« Sans les femmes », disait Lucie Aubrac, « la Résistance ne pouvait
rien faire. »
Rarement pourtant leur nom revient. Et quand il sonne à
l’oreille c’est sous le vocable de l’épouse ou de l’amoureuse, de la
femme résistante parce qu’aimante, de celle qui prend des risques
insensés parce que l’amour rend un peu fou.
La Résistance c’est pourtant aussi leur histoire. Le
courage face à l’occupant ce fut aussi le leur. Les femmes ont tenu
leur rang. Simplement. Les connaît-on suffisamment ces combattantes de
l’ombre ? Leurs noms, leurs actes, leur courage sont-ils inscrits dans
nos mémoires ?
Lucie Aubrac, la reine de l’évasion, et Madeleine Colin, la petite main des P&T qui informait les résistants mis sur écoute.
Olga Bancic, la réfugiée roumaine qui fournissait la
MOI en armes, et Geneviève Anthonioz-De Gaulle, journaliste clandestine
à la tête d’un réseau uniquement féminin.
Colette de Dampierre la comtesse que ses tortionnaires n’ont jamais pu
faire parler, et Danielle Casanova, ma camarade déportée après avoir
bravée tous les dangers.
Marie-Claude Vaillant-Couturier, sa soeur de combat, et Isabelle
Clayes, cette ouvrière du Nord, organisatrice infatigable, toujours
attirée par l’action armée...
J’aime égrener ces noms. Il y en a tant d’autres, tant
d’autres que sans quelques passionnés, comme notre ami Antoine Porcu,
l’histoire aurait oubliées.
Elles étaient si nombreuses, ces femmes engagées connues ou moins
connues, depuis la blanchisseuse à l’enseignante, la paysanne à
l’intellectuelle. On pourrait en citer tant d’autres car la résistance
des femmes n’a rien à voir avec une liste d’exceptions ; elle ne relève
pas de l’anecdote.
Non, décidément, la résistance des femmes ne fut pas une résistance de seconde zone. Elles n’étaient pas des « femmes de ».
Elles étaient elles-mêmes, femmes pleinement.
Résistantes, pleinement. Nous devons à ce qu’elles ont accompli d’être
ce que nous sommes. Et les femmes leur doivent non seulement le droit
de vote mais aussi une part de leur émancipation d’aujourd’hui.
Leur condition de femmes les rendait sensibles d’une façon toute
particulière aux errements de l’humanité. Et cette révolte les
emportait tout entières.
« L’homme qui tirait l’autre nuit. C’était moi », ainsi
s’achève l’un des poèmes de Madeleine Riffaud. Elles furent nombreuses
à prendre le maquis, à porter des messages, à cacher des clandestins ou
des enfants juifs, à éditer des journaux, à les distribuer, à organiser
le combat, à maintenir allumée la flamme de l’espoir,... et à penser la
France de demain.
Sans doute me permettrez-vous de parler plus longuement
de l’une d’entre elles. Je voudrais en quelques mots, vous parler de
Madeleine Vincent, celle par qui beaucoup de femmes allèrent au fond de
leur engagement au 20 siècle,je fus de celle là, et qui fut l’une des
animatrices de la lutte contre les nazis. En juillet 40, elle avait été
chargée d’organiser l’action en zone interdite. Elle fut arrêtée,
emprisonnée, menottée en permanence pendant deux mois, transférée à
Essen, puis à Kreuzbourg, Ravensbrück et Mauthausen.
Dans les camps, elle continua de se battre pour la
dignité des femmes, qui s’organisèrent pour refuser tout travail
industriel, ou toute participation à la construction d’ouvrages
militaires. Il en allait de sa vie. J’ai toujours été frappée par le
courage qui a été le sien. Non pas un courage tapageur, mais un courage
simple, qui s’imposait comme une évidence dans toute son existence.
Je ne peux m’empêcher de penser que comme d’autres
femmes, comme Léoncie si les gendarmes l’avaient accepté, elle aurait
pu se trouver là, dans cette clairière, au côté de Guy Môquet, des
vingt-sept, en ce jour tragique où l’horreur laissait ses traces de
boues sur l’humanité tout entière.
Madeleine a vécu aux cotés de Guy Ducoloné, résistant,
déporté et puis député, vice président de l’Assemblée Nationale.Elle
fut pour sa part une dirigeante du PCF.
La résistance n’était pas une histoire d’hommes comme
elle n’était pas une histoire de femmes. Elle est juste un épisode
parmi d’autres de la grandeur de l’humanité.
L’humanité qui ne renonce pas. L’humanité qui avance. L’humanité qui se
réalise pleinement.
Il est vrai que c’est de Guy Môquet dont on parle.
Mais qui est Guy ? Un enfant, un enfant du Front
Populaire, fils d’un député communiste, il veut vivre, il aime la vie,
il aime, il aime Odette ! Alors devant cette actualité nouvelle, je
dirai au peuple de France : « oui, Guy Môquet et tous les autres
jeunes, ceux de la Cascade, ces jeunes chrétiens, ces jeunes
communistes, tous les siens ont droit à votre mémoire ».
Non pas pour des vies données, mais pour des vies volées. Non pas tant
pour leur héroïsme, que pour leur éclatante humanité. Ils et elles
méritent votre mémoire parce que leur vie, leur mort, leur histoire,
viennent nous interroger sur le monde qui se construit et la manière
dont chacun, chacune y prend sa place.
Et je dirai qu’à travers l’émotion d’un drame poignant,
celui de la vie d’un jeune homme, à peine commencée mais fracassée, à
travers ses mots tout entiers tournés vers la vie, ce sont les espoirs
et les rêves de toute la résistance que l’on peut ressusciter.
Je pense à vous qui au sein de l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé
travaillez depuis des décennies à faire vivre la mémoire de la
résistance. Vous dont le travail éclate aujourd’hui au grand jour, vous
à qui je veux rendre hommage.
Vous le constatez : beaucoup aujourd’hui sont venus en
pensant à Guy Môquet. Beaucoup repartiront avec son visage en tête mais
aussi avec ceux de tous les autres, de toutes les autres, avec ces
visages empreints de vie et de détermination, empreints de sourire et
d’espoirs, heureux.
Alors oui dans l’hommage de la République demain, il y
a une chance de perpétuer une mémoire vivante, celle de ce jeune garçon
et de ses camarades. Une chance de perpétuer, à travers lui une mémoire
vivante de la Résistance.
Une Résistance qui va bien au-delà des hommes et des femmes ici internées.
Une Résistance qui à travers lui conjugue patriotisme
et combat communiste, la Marseillaise et L’internationale, le drapeau
tricolore et le drapeau rouge, les valeurs de la République.
Une résistance qui montre que français et étrangers, on
dirait aujourd’hui immigrés a combattu ensemble la barbarie. Et je ne
peux m’empêcher de penser à une autre lettre, celle de Missak
Manouchian à Mélinée, sa « petite orpheline » et à ces quelques mots
d’avant la mort : « Bonheur à tous ».
Oui, cette mémoire vivante, c’est celle de l’humanité
profonde dont tous ces hommes et femmes tenaient leur conscience et
leur engagement. Tous et toutes sont morts pour la France, et les
étrangers aussi avec le même courage.
Mais, tous et toutes sont morts, précisément pour l’idée qu’ils s’en
faisaient : la liberté, l’égalité, la fraternité...
Alors oui perpétuons cette mémoire encore vivante ! Non
pas pour exalter un glorieux passé. Non pas pour chercher dans
l’histoire de quoi oublier le présent.
Simplement pour vivre aujourd’hui en pleine conscience de ce que
signifie être homme et être femme.
Simplement pour avoir toujours à l’esprit la noirceur des ténèbres qui peuvent toujours menacer l’humanité.
Simplement pour avoir toujours au cœur les valeurs, les
rêves et le courage de celles et ceux qui ont terrassé la barbarie pour
mieux nous ouvrir des lendemains qui chantent.
Simplement parce que notre espoir lui aussi est encore
vivant ! Et c’est de tout cela, pour tout cela que je débattrai demain
avec les lycéens et les lycéennes, les enseignants et enseignantes au
lycée professionnel Jean Moulin du Blanc-Mesnil avant de leur lire la
lettre de Guy à ses parents.
C’est pour tout cela que le Parti communiste tient
chaque année à honorer la mémoire des 27 et à travers eux de tous les
autres, les autres morts pour la Liberté, morts pour la France.
Vous le savez, je ne suis pas venue ici participer à cet hommage par
effet de mode. Le Parti communiste Français tient chaque année à
honorer la mémoire des vingt-sept et à travers eux de tous les autres,
de toutes les autres morts pour la France, morts pour notre liberté.
Résister.
Je ne veux pas galvauder le mot, car rien n’est
comparable à ces temps de ténèbres. Je veux simplement dire que c’est
bien de ce côté là qu’il faut puiser lorsque surgit l’inacceptable.
La précarité, la division, la mise au pas de la
liberté, la traque, la mise en cause de la dignité humaine avec les
tests ADN, oui, lorsque surgit l’inacceptable, nous devons savoir le
débusquer et mettre sur sa route tous les obstacles du monde.
« Les barricades, écrivait Elsa Triolet, n’ont que deux
côtés ». Résister, oui, c’est de là que doivent surgir l’espoir,
l’envie, l’attente. « L’avenir n’est pas une amélioration du présent,
écrivait encore Elsa. C’est autre chose. »
Oui, vraiment, il y a ceux dont l’on parle et ces
hommes et femmes dont l’on ne parle pas. Je pense à ce jeune homme de
dix-sept ans qui se battait pour un avenir, qui se battait pour « autre
chose ». Je pense aux vingt-sept, aux femmes de la Résistance, à tous
ceux et celles qui voulaient vivre pleinement, libres, égaux, soeurs et
frères. Je pense à leurs espérances communes et leur détermination à
vivre pleinement.
Je pense à Lucie Aubrac qui nous disait « résister
c’est créer Et je sais qu’être digne de ce qu’ils, de ce qu’elles ont
accompli, n’est pas payable en mots, ni même « en gloire » ni même « en
larmes ». Cela relève d’un combat quotidien : faire advenir « autre
chose ». C’est ce combat qu’il nous faire vivre aujourd’hui.
Résistons à l’inhumanité, inventons des solidarités, créons de l’espoir, soyons artisans de bonheur.
Résistons aujourd’hui !
Marie-George Buffet
Secrétaire nationale du PCF
Hommage aux 27 de Châteaubriant
De : Marie-George Buffet
lundi 22 octobre 2007
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| lundi 22 octobre 2007, a 16:03 |
| Tiens tiens...encore un porteur d'eau trouble . |
Message à Didier PORTE suite à sa chronique dans le "Fou du Roi" ce jour.
Je dois dire qu’alors que l’on va lire la lettre
sentimentale et personnelle de Guy Môquet, j’aime les gens qui
participent à la curée générale.
Les communistes français étaient pourchassés au nom de
la "trahison" de l’URSS (il faut éviter de mettre des mots qui feraient
oublier que se préparait Stalingrad, ce qui renverserait le cours de la
guerre) alors que police et gendarmerie française collaboraient
allègrement avec les nazis. Voilà ce que tu as oublié dans ta chronique
Didier. Les bourgeois qui avaient criés "plutôt Hitler que le front
populaire" n’étaient naturellement pas inquiétés et se voyaient ainsi
rassurés en une pierre deux coups. La encore un bel oubli.
Il est donc pour le moins curieux de voir que pour ces
années d’occupation nazie certains arrivent à dénoncer le fait que les
communistes français, pourchassés par les allemands, enfermés par ceux
qui avaient choisi la collaboration, ne pouvaient pas être résistants
du fait du fameux pacte.
Comment expliques tu, Didier, que les allemands aient
demandé expressément à ce que ce soient des communistes qui soient
fusillés le 22 octobre 41 ?
Pour les allemands, cela faisait d’une pierre deux
coups pour eux également. Cela leur permettait de justifier que les
communistes devaient être fusillés car ils représentaient des ennemis
de la France du fait du Pacte gesmano-soviétique aux yeux d’une
l’opinion publique pétainiste déliquescente. En même temps, il
pouvaient se débarrasser à peu de frais d’ennemis viscéraux du nazisme.
Et ce sont les mêmes arguments pétainistes que l’on retrouve aujourd’hui, c’est à vomir.
J’aurais aimé qu’un journaliste comme toi cherche un
peu plus et évite de crier avec "certains" historiens. Monter en
exergue le fait que les communistes parlaient de guerre impérialiste en
suggérant que les communistes ne se sentaient pas concerné, parler des
communistes et oublier que la plupart étaient enfermés ou dans la
clandestinité, c’est oublier que cette guerre impérialiste existait bel
et bien, compte tenu de ce que les pays occupés et le monde du travail
en particulier payaient comme tribut au Reich. Et cette guerre
impérialiste avait une particularité en France, il existait une sorte
de collusion entre les Forges du Creusot, la société métallurgique
Renault et les forges Krupp qui fournissaient tous des armes au Reich.
Les grandes fortunes avaient choisies le Reich contre le peuple (plutôt
Hitler que le front populaire), ce qui fait encore enrager les
représentants patronaux d’aujourd’hui (Voir ce que dit Kessler dans
Challenge) et que ces mêmes patrons voudraient qu’on oublie. J’aurais
aimé que ce ne soit pas avec ton aide.
Je dois rappeler qu’en Allemagne dans les années 35 les
communistes allemands avaient payé un lourd tribut à la botte nazi. Ce
sont eux qui ont fait parti du lot des premiers déportés dans les
camps. Les communistes français avaient eu les informations nécessaires
pour prendre conscience de la nature du régime nazi.
Tu devrais également regarder ce qu’écrivaient les
communistes français sur la nature du nazisme avant d’être réduits au
silence par la détention ou la mort.
Le pacte entre l’URSS et les nazis ne trompaient
personne, et surtout pas les nazis. Hitler voulait la peau des
communistes mais ne pouvait pas établir un nouveau front et préférait
différer l’écrasement de l’URSS. Hitler avait eu la peau des
communistes allemands.
Mais la manipulation tendant à faire croire à une
collusion ou une neutralité des communistes avec l’ennemi était et
reste tentante pour les revanchards que l’on retrouve maintenant du
côté du gouvernement et du patronat.
Merci Didier pour m’avoir lu jusqu’au bout.
Cordialement
De : JP
lundi 22 octobre 2007
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| lundi 22 octobre 2007, a 15:29 |
| ARNAQUE ! |
Indemnisation du chômage
LES PATRONS SE DEFILENT
Dans le cadre de la négociation sur la modernisation du marché du
travail,le MEDEF propose un nouveau système d'indemnisation du chômage
à deux étages.Un régime de base,( ouvert à tous les demandeurs d'emploi
et financé par la solidarité nationale )- soit par les impôts,dont la
grande partie est payée par les ménages.Et un régime
complémentaire,comparable aux actuelles ASSEDIC,financé par des
cotisations sur les salaires.Réservé aux salariés privés d'emploi,ce
complément serait attribué selon des conditions-on s'en doute de plus
en plus restrictives !- négociées entre patronat et syndicats.Le
système permettrait une prise en charge élargie, suggère le MEDEF,qui
semble découvrir que seuls 58,4% des demandeurs d'emploi sont
indemnisé.A moins qu'il,s'agisse de se défausser de ses responsabilités
sur la collectivité et de baisser encore un peu plus le coûp du travail…
l' Huma Dimanche du 18 / 10 / 07
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| lundi 22 octobre 2007, a 11:47 |
| Quand ils s'en mettent plein les poches . |
Les
lecteurs qui ont tant de mal à boucler leurs fins de mois seront
rassurés de savoir que d'autre,non lecteurs de( l'Huma Dimanche ) ,
c'est sûr,n'ont pas ce genre de souci.Par exemple Claude Brunet,membre
du directoire d'Axa,a réalisé en une journée 330 990 euros de
plus-value en exerçant ses stok-options et en revendant aussitôt ses
actions,le 20 septembre 2007 (…) Quant à la famille Ricard,sans doute
plongée dans la nécessité par des vacances trop onéreuses dans un
modeste camping 2 étoiles,elle a vendu par l'intermédiaire de la
société Paul Ricard pour 100,7 millions d'euros
d'actions.Rassurez-vous,chers lecteurs,cela ne change pas vraiment le
poids de la famille dans le capital du groupe.C'est l'hebdomadaire
boursier ( le Revenu ) qui l'affirme,on peut le croire.Voilà le triste
quotidien que connaissent les familles qui possèdent la France
industrielle et commerciale,et qui réclament par la voix de Laurence
Parisot toujours moins d'impôts et moins de risques juridiques lorsque
les opérations financières sortent du droit chemin ( voir EADS ).Les
salariés de toutes ces sociétés pourront toujours demander de
l'augmentation : on leur répondra que leurs prétentions mettent en
péril l'entreprise,concurrence oblige.
jfmarx@free.fr
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| lundi 22 octobre 2007, a 11:44 |
| Quand ils s'en mettent plein les poches . |
Les
lecteurs qui ont tant de mal à boucler leurs fins de mois seront
rassurés de savoir que d'autre,non lecteurs de( l'Huma Dimanche ) ,
c'est sûr,n'ont pas ce genre de souci.Par exemple Claude Brunet,membre
du directoire d'Axa,a réalisé en une journée 330 990 euros de
plus-value en exerçant ses stok-options et en revendant aussitôt ses
actions,le 20 septembre 2007 (…) Quant à la famille Ricard,sans doute
plongée dans la nécessité par des vacances trop onéreuses dans un
modeste camping 2 étoiles,elle a vendu par l'intermédiaire de la
société Paul Ricard pour 100,7 millions d'euros
d'actions.Rassurez-vous,chers lecteurs,cela ne change pas vraiment le
poids de la famille dans le capital du groupe.C'est l'hebdomadaire
boursier ( le Revenu ) qui l'affirme,on peut le croire.Voilà le triste
quotidien que connaissent les familles qui possèdent la France
industrielle et commerciale,et qui réclament par la voix de Laurence
Parisot toujours moins d'impôts et moins de risques juridiques lorsque
les opérations financières sortent du droit chemin ( voir EADS ).Les
salariés de toutes ces sociétés pourront toujours demander de
l'augmentation : on leur répondra que leurs prétentions mettent en
péril l'entreprise,concurrence oblige.
jfmarx@free.fr
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| lundi 22 octobre 2007, a 11:25 |
| MARX : Il disait déjà . |
( Face aux patrons voyous,le gouvernement Fillon veut dépénaliser les délits financiers.)
MARX disait déjà que ” l'Etat n'est qu'un comité qui gère les affaires de la bourgeoisie ” .
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| dimanche 21 octobre 2007, a 23:08 |
| LA TRAVERSEE DE LA TOURMENTE . |
UN RETOUR SUR L'HISTOIRE
Extrais
Jean-Pierre-Timbaud responsable de la CGT
A l'une des réunions avec léon Blum il avait déclaré qu'il ne
pouvait rien contre le mur d'argent ( formule utilisée auparavant par
Edouard Herriot,Jean-Pierre Timbaud avait rétorqué : le > ( mais,au procès de Riom,Léon Blum
n'a-t-il pas reconnu qu'il
1938
Vers la rupture du Front Populaire
Il y avait eu en mars 1938, l'Anschluss,l'annexion de fait de
l'Autriche par l'Allemagne.Quand Hitler est entré à Vienne,le 18
mars,ce fut un défi.Pui ce fut la répréssion.Des Autrichiens hostiles
au nazisme furent envoyés dans les camps de concentration où ils
rejoignirent les Allemands antifascistes.A peine l'annexion de
l'Autriche était-elle achevée,qu'Hitler revendiquait la Tchécoslovaquie
en prenant comme prétexte l'existence des minorités allemandes dans les
Sudètes.
LES ACCORD DE MUNICH : AIDE ET ENCOURAGEMENT A HITLER .
L e 29 septembre,la France et l'Angleterre signaient avec Hitler et Mussolini les accords de Munich.
C'était tellement flagrant que touts les capitulards ( pas un
instant gênés par la honte ) ne cachaient pas leur joie d'avoir fait de
l'Union soviétique > .Non !
L'abandon de la Tchécoslovaquies n'était pas inévitable !Et
pourtant!Par dizaines de milliers,les Parisiens sont allés à la
rencontre de Daladier pour l'acclamer à sa descent d'avion…
Il n'en espérait pas tent,au point qu'il ne put s'empêcher de
murmurer,paraît-il,tout bas : > Cela
traduisait bien le coup qu'il venait d'assener à la France et à la paix
avec son complice Chamberlain ,sans d'ailleurs qu'ils n'en éprouvent
aucun remords.Quant aux dirigeants Socialistes,selon l'expression de
Léon Blum,il en avaient éprouvé >.
GABRIEL PERI : avait raison de les dénoncer dans l'Humanité,comme à
la tribune de la Chambre des députés :
Contre les décrets-lois qui remettaient en cause des lois sociales (
notamment les quarante heures ),contre un patronat de plus en plus
arrogant,des grèves éclatèrent dès le 21 novembre 1938 dans plusieurs
usines de la métallurgie parisienne,puis dans le Nord,la Loir,au
Havre,etc… .Partout,la police et les gardes mobiles étaient lancés
contre les grévistes.Partout,le patronat y ajoutait la répression.Chez
Renault,280 ouvriers avaient été arrêtés,traduits en correctionnel.La
répression fut massive: 1 731 travailleurs poursuivies devant les
tribunaux;800 peines de prison ferme.On ne comptait plus le nombre de
retenues de salaire.Et le nombre des licenciements fut considérable : 1
600 dans l'aéronautique;plus de 4 OOO dans l'automobile dont plusieurs
centaines chez Renault ( des militants en premier lieu );prés de 4 000
dans la chimie.Au total,on a dénombré dans le pays plus de 100 000 !
licenciements pour fait de grève,fin 1938,au seuil d'un hiver qui,par
surcroit,s'annonçait très rude…
La France,sur la lancée des accords de Munich,n'allait-elle pas
signer sans grande publicité,le 6 décembre 1938,avec l'Allemagne
hitlérienne une déclaration commune qui ressemblait forts à un pacte de
non-agression,laissant en tout cas les mains libres à Hitler vers l'Est
?
( Nous communistes,nous aimons notre pays ! ).Et cela,résonnait très
fort,au moment où tant d'autres avaient choisi l'abandon des valeurs de
souveraineté nationale.Le Parti rappelait ce qu'il avait tant de fois
affirmé :Nous sommes les héritiers des révolutionnaires de 1789
.>>
Pour la manifestation du 14 juillet 1939,le Parti communiste proposa
au Parti socialiste ( SFIO ) de célébrer avec éclat,à Paris,cet
anniversaire .
Le Parti socialiste refusa !
Pour lui,la célébration de ce 150e anniversaire pouvait se limiter à
l'émission d'une médaille…et à quelques festivités entre notable .
Méme après Munich ! Dès le 17 avril 1939.l' Union soviétique leur
avait lancé un appel pour envisager,à Moscou,lors d'une conférence à
trois,la conclusion d'un pacte d'assistance mutuelle .La France et
l'Angleterre ont attendu le 25 mai avant de faire savoir que ( des
négociations pouvaient s'ouvrir ) mais c'est seulement le 14 juin que
leurs représentants furent envoyées à Moscou.Ce n'est que le 24 juillet
que les discussions commencèrent.Mais il fallut encore attendre le 13
aoû pour que débutent les pourparlers militaire…Pourquoi ces
tergiversations ? Dans quel but ?Le chef de la mission britannique
recevait des instructions sans détours pour ( limiter l'accord aux
termes les plus vagues possibles ) . C'était sans équivoque une
diplomatie de renoncement !Le gouvernement français s'alignait
ouvertement sur cette position d'abandon .
Le Parti communiste français menait inlassablement une campagne de
dénonciation de cette politique contraire aux intérêts de la France et
de la paix.Il réclamait en même temps que soient prise des mesures pour
anéantir la cinquième colonne.Mais Georges Bonnet ( le ministre
étranger des affaire françaises ),comme le surnommait Gabriel Péri
conspirait lui-même avec l'ambassadeur allemand à Paris.Ne lui,avait-il
pas déclaré,le 1er juillet 1939,que le (Parti communiste français
serait mis à la raison ) et que ses réunions seraient interdites ) ?
En ce mois d'août 1939,comme pour compléter cet étrange scénario,les
dirigeants très antisoviétiques de la Pologne refusaient de consentir
au passage des troupes soviétique sur leur territoire,en cas d'attaque
allemande,alors que tout le monde considérait cette attaque imminente !
( les blindés allemands étaient déjà massés à la frontière,près à
envahir la Pologne. ) Là,sans aucune tergiversation,la France et
l'Angleterre se refusaient à intervenir efficacement auprès de la
Pologne !
Dans cette contradiction apparente et dans cette confusion soignesement entretenue au
moins nous,militants syndicalistes et,plus encore,militants
communistes,nous sentions l'ampleur et la nécessité impérieuse des
efforts à développer pour aider les travailleurs et le peuple à y voir
claire et à cette politique d'abandon des intérêts de la France et de
la paix.La presse et la radio ne faisaient rien pour éclairer l'opinion
publique.C'était,sans retenue,la désinformation
systématique,outrancière.Car,ne rien dire des propositions et démarches
multipliées depuis des mois par l'Union soviétique pour tenir tête à
l'Allemagne et ainsi sauvegarder la paix,ne rien dire des
tergiversations et des refus des représentants de la France et de la
Grande-Bretagne,c'était,non seulement troquer la vérité,mais,d'une
certaine façon, la falsifier .
Le pacte de non-agression germano-sovétique .
A l'évidence,il ne s'agissait pour la France et l' Angleterre que de
traîner en longueur les discutions sans conclure.Est-ce pour parer à
son isolement que l'URSS venait de signer avec l'Allemagne,le 23
août,un pacte de non-agression ? Ce pacte de dix ans,interdisait aux
signataires de se joindre à un groupe hostile.L'explication qui nous
vint à l'esprit,c'est que l'URSS cherchait ainsi un répit pour être
mieux préparée à se défendre ultérieurement.Churchill trouva ce pacte
normal et inévitable.
En France ,ce fut différent! Une campagne de chauvinisme et surtout
d'antisoviétisme s'est déclenchée et il n'y eut aucun répit ! Une
véritable hystérie.
L'opinion ainsi chauffée à blanc,peut commettre des exès.Et il y en
eut.Des communistes connus ont été insultés,malmené,molestés,dans
certain quartiers.Il n'aurait pas été prudent,dans les autobus de
déployer l' humanité.D'ailleurs,il n'y avait pas d' Huma .
Celle du 25 août avait publié les clauses de ce pacte et une
déclaration du Parti communiste rappelant la politique conséquente de
paix,menée jusqu'alors par Union soviétique.Il replaçait les
responsabilités là où elles était,dénonçant ( le sabotage par les
gouvernements anglais et français des négociations tripartites avec
l'Union soviétique ).Et il revendiquait sa place ( au premier rang dans
le combat contre le facisme agresseur ) . Mais,le 25 août,l' Huma et Ce Soir ont été interdits ! l' Huma du 26 août fut saisie également et il en fut ainsi dans les jours suivants : elle restera interdite pendant cinq ans!
Daladier avait empêché les communistes de s'expliquer en interdisant l' Humanité.Il restait cependant encore un journal syndical,La vie ouvrière,pour
dénoncer ce qui se tramait contre les travailleurs.Dans son numéro du
21 septembre,Gaston Monmousseau,secrétaire de la CGT,écrivait : ( La
lutte de la liberté contre la barbarie hitlérienne ne comporte pas
seulement,pour les combattants dans les pays agressés,la notion du sol
national qu'il faut à tout prix défendre contre l'oppression
étrangère;elle comporte au même titre celle de la défense des libertés
publiques,de la défense de la démocratie et de tout ce que celle-ci
comprend de possibilités de progrès social et de libération humaine …. )
Daladier répliqua par l'interdiction de ( La VO ) .Il était alors plus facile de porter de nouveaux coups au Parti communiste,à la CGT et aux travailleurs.
Par décret du 26 septembre,la dissolution du Parti communiste
était décidée et appliquée aussitôt ! La police n'avait pas attendu ce
décret.Déjà des militants avaient été arrêtés
auparavant,illégalement.Mais anticommunisme oblige : le dispositif
policier était à coup sûr déjà près antérieurement ! Il ne se passa
plus un seul jour sans arrestations.Ce fut le cas,le 29 septembre,pour
René Sévi,instituteur à Gennevilliers.Puis par décret du 4 octobre
1939,les municipalités communistes furent suspendues.Trois cent
dix-sept municipalités communistes étaient déjà remplacées,le 5
octobre,par des délégations spéciales composées de personnes nommées
par les préfets,en général,des personnalités locales hostiles aux
communistes.(Ces délégations spéciales ont duré pendant toute la
guerre.) C'est le 5 octobre que les députés communistes ( qui n'étaient
plus couverts par l'immunité parlementaire ) furent arrêtés.Déchus de
leur mandat,emprisonnés,ils sont restés fidèle à leur parti et à la
France,ce que,plus tard, Florimon Bonte rappellera en détail dans son
beau livre le chemin de l'honneur-Alfred Costes et Ambroise Croizat étaient de ceux-là .
Les prisons de la Santé,de Fresnes,du Cherche-Midi n'y
suffisaient plus,des camps d'internement furent ouverts,à la hâte,à
Aincourt,Voves,Pithiviers , Compiègne … Dans cette folie répressive,le
parc de loisirs des métallos.Baillet fut réquisitionné pour
loger,entasser des militants à qui il était reproché…de ne pas accepter
de renier leur passé !
LA TRAVERSEE DE LA TOURMENTE
LA RESISTANCE EN ENFER
De Roger LINET Roger LEROY Max NEVER
Edition MESSIDOR
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| samedi 20 octobre 2007, a 23:02 |
| Un patriotisme ins�parable du combat communiste . |
histoire
Un patriotisme ins�parable
du combat communiste
Pour l�historien Roger Martelli le combat de Guy M�quet s�inscrit dans le prolongement direct
du combat antifasciste du Front populaire visant � r�concilier la Marseillaise et l�Internationale.
Ce
qui frappe dans la mort de Guy M�quet, outre sa jeunesse, c�est sa
d�termination dans son engagement. Dans la lettre qu�il adresse au
pr�sident de la Chambre des d�put�s, �douard Herriot, pour qu�on lui
rende son p�re d�chu de son mandat fin 1939, il dit son amour de sa
patrie et de la France. Ce langage est-il surprenant pour un jeune
homme qui a seize ans en 1940�? Pour un jeune communiste de l��poque�?
Roger
Martelli. En 1940, le langage national est devenu une part int�grante
de l�univers mental des communistes. Le tournant s�est fait en 1935,
quand s�impose d�finitivement l�orientation strat�gique du Front
populaire, qui pousse � une synth�se originale donnant un nouvel �lan
au patriotisme r�publicain. La date cl� est celle du 14 juillet 1935, �
l�occasion de la premi�re grande manifestation du Rassemblement
populaire. Ce jour-l�, Jacques Duclos invite les communistes �
��r�concilier le drapeau tricolore de la R�volution fran�aise et le
drapeau rouge de la Commune de Paris��, de m�me que la Marseillaise et
l�Internationale. Contre le fascisme niant en bloc l�h�ritage de 1789,
le PCF se d�cide � revaloriser, dans le m�me mouvement, l�acquis
d�mocratique pl�b�ien et la nation r�publicaine. Le point culminant de
cette d�marche s�observe en 1939�: lors des c�r�monies qui entourent
les cent cinquante ans du grand �v�nement r�volutionnaire, la
comm�moration communiste est l�une des plus actives et des plus
innovantes. Le sans-culotte, le jacobin, le bolchevik, le communiste se
confondent dans une m�me exaltation de l��v�nement fondateur, que l�on
rattache � l�exp�rience du Front populaire et que l�on oppose � l�ordre
nazi. En 1940, le jeune Guy M�quet, qui a connu les grandes r�unions
militantes et festives du Front populaire, utilise spontan�ment les
ressources de ce qui est devenu une v�ritable culture politique.
Est-il
l�gitime, historiquement parlant, de s�parer comme le fait Nicolas
Sarkozy le patriotisme de Guy M�quet de son engagement politique�?
Roger
Martelli. Pour l��poque cela n�a vraiment aucun sens. Le patriotisme
des communistes est �minemment politique. Ce � quoi l�on se r�f�re dans
ces ann�es de crise et de reclassement politique, ce n�est pas la
��France �ternelle�� de la tradition monarchique, mais la nation
citoyenne de Valmy. Les limites se feront plus floues dans les ann�es
qui suivent et, apr�s 1942, la brutalit� du combat de civilisation qui
oppose fascisme et d�mocratie va pousser les communistes � reprendre
une part de la th�matique d�une France un peu intemporelle et
populaire, constitu�e comme telle d�s les temps les plus recul�s. En
1940-1941, ce n�est pas encore le cas. La France que saluent les
communistes est bien celle de la nation citoyenne soud�e par la
R�volution fran�aise. Dans l�imaginaire mental des communistes, les
images de la ��Grande R�volution�� et celle de l�Octobre russe se
confondent absolument, pour le meilleur et pour le pire. Comme l��crira
plus tard l�historien communiste Jean Bruhat, ��par-dessus les
carmagnoles des sans-culottes apparaissaient en surimpression les
blousons de cuir des combattants du Palais d�Hiver��� S�parer la
dimension nationale et la dimension communiste dans ces ann�es-l� est
une erreur de perspective monumentale.
Apr�s la
signature du pacte germano-sovi�tique, la destitution des d�put�s
communistes vot�e par l�ensemble des groupes parlementaires, le PCF
semble au ban de la vie politique nationale. Cela n�est pas sans
entra�ner quelques h�sitations ni errements d. Mais les liens sont-ils
profond�ment rompus du peuple communiste avec le peuple et la nation
fran�aise�?
Roger Martelli. Les premi�res ann�es
de la guerre sont d�une extr�me complexit�. Officiellement,
l�Internationale communiste consid�re depuis le pacte
germano-sovi�tique que la guerre qui s�est d�clench�e en septembre 1939
n�est pas ��sa�� guerre, qu�elle n�est qu�une guerre imp�rialiste dans
laquelle la France et le Royaume-Uni n�ont pas un plus beau r�le que
l�Allemagne hitl�rienne. Les communistes fran�ais, qui voient au d�part
dans la guerre contre Hitler une continuation du combat des ann�es
pr�c�dentes, se font durement rappeler � l�ordre, Maurice Thorez
h�site, manifestement d�contenanc�. Mais l�URSS et Staline ne peuvent
qu�avoir raison. Le PCF, Thorez en t�te, se plie donc � la ligne
strat�gique de ��guerre imp�rialiste�� et se tient � elle jusqu�au
d�but de 1941. Pendant quelques mois, le discours communiste officiel
critique de fa�on indiff�renci�e ��les�� imp�rialismes. Dans les tout
d�buts de l�occupation, il n�est donc pas question de faire de la lutte
directe contre l�Allemand une priorit� imm�diate. Pas question, dit-on
chez les dirigeants communistes, de se mettre � la remorque de
l�Angleterre� En m�me temps, la culture de l�antifascisme est trop
forte en France pour dispara�tre, m�me chez les cadres les plus
importants. La nouvelle ligne pr�n�e par Moscou au d�but septembre de
1939 ne sera pas int�rioris�e avec la m�me port�e que dans d�autres PC.
La situation fran�aise maintient de fait la r�f�rence culturelle des
ann�es pr�c�dentes. On n�appelle pas au combat contre l�occupant, mais
on porte les feux contre le r�gime qui, d�s octobre 1940, d�cide de
s�engager dans la collaboration avec l�Allemagne. Position de
l�Internationale ou pas, le r�gime de Vichy est l�h�ritier de la
contre-r�volution, l��mule des nobles �migr�s (les ��Coblen�ards��) qui
trahirent la France � partir de 1789. On ne s�attaque pas ouvertement �
l�occupant au d�but de l�automne 1940, quand Guy M�quet est arr�t�,
mais on d�nonce dans l�administration fran�aise install�e en zone Sud
le pouvoir des ��tra�tres de Vichy���
Non
seulement des adversaires politiques du PCF mais des historiens ont
�crit que Guy Moquet n��tait pas ��communiste��, qu�on ne peut pas
l��tre � dix-sept ans, et que son sacrifice avait �t� en quelque sorte
reconstruit post�rieurement par le Parti communiste pour antidater son
entr�e en r�sistance. Qu�en pensez-vous�?
Roger
Martelli. On peut toujours expliquer que l�engagement de la jeunesse
manque de maturit�, de capacit� � formuler de fa�on savante le sens de
l�engagement. Mais la jeunesse a depuis toujours soif d�engagement
�thique. C�est encore plus vrai dans les phases de crise aigu�, de
perte de rep�res, de traumatisme national. La R�sistance n�a bien s�r
pas �t� le fait exclusif de jeunes. Mais, dans ces ann�es de cataclysme
moral qui ont suivi l�effondrement militaire de la France, la dominante
r�sistante a �t� incontestablement jeune et ce n�est pas un hasard si
le triomphe r�sistant, apr�s 1945, sera la source d�un des plus
formidables renouvellements du personnel politique fran�ais, comme
l�avait �t� la p�riode de 1789-1799. Du point de vue communiste,
n�oublions pas non plus que l�URSS de l��poque n�a pas �puis� sa vertu
mythique, qu�elle est une r�serve d�utopie et d�engagement total, comme
l�a �t� aussi le combat pour l�Espagne r�publicaine.
Sans
doute y a-t-il eu, tr�s vite, un travail conscient du PCF autour de
l�image belle et pure du jeune martyr. Mais l�embellissement in�vitable
� toute l�gende ne se trompait pas sur l�essentiel. Le tout jeune Guy
M�quet, ��biberonné » dans le communisme de l��ge h�ro�que, est bien un
militant dont la foi communiste est absolue et pour qui, comme pour
tous ses camarades, le combat pour l�h�ritage d�mocratique et pl�b�ien
national et le combat communiste sont deux faces d�un m�me rapport au
monde, des valeurs pour lesquelles il vaut la peine de s�engager,
jusqu�au sacrifice.
� Ch�teaubriant la liste des
prisonniers � fusiller est dress�e par un envoy� du gouvernement de
Vichy, et c�est un officier de l�arm�e fran�aise, le lieutenant Touya,
qui d�signe les victimes. C�est une trahison. Pourtant, ni cet officier
ni quasiment personne ne sera jamais inqui�t� pour cet acte. Pourquoi�?
Roger
Martelli. Ce n�est pas tout � fait exact. En 1944, l�ancien ministre de
l�Int�rieur de Vichy, Pierre Pucheu, a �t� condamn� � mort et ex�cut� �
Alger. Cet homme qui avait �t� longtemps au service du patronat avait
�t� l�instigateur des Sections sp�ciales cr��es pour juger en urgence
les ��terroristes�� et ce sont ses services qui ont communiqu� aux
Allemands une liste d�otages communistes ��pour �viter de laisser
fusiller cinquante bons Fran�ais���: dix-huit emprisonn�s � Nantes,
vingt-sept � Ch�teaubriant et cinq Nantais emprisonn�s � Paris. Apr�s
1942, il essaie de se rallier aux Am�ricains quand il prend conscience
que l�Allemagne ne gagnera pas la guerre. Mais les gaullistes et les
communistes n�accepteront pas ce nouvel ��allié » peu rago�tant�
Il
est vrai que Pucheu a pay� finalement pour beaucoup d�autres, car son
cas n�a pas �t� g�n�ralis�, loin de l�. Bien des acteurs importants de
la collaboration ont �chapp� � la justice et certains ont poursuivi de
belles carri�res. Maurice Papon, h�las, n�a pas �t� une exception.
En
juillet 1940, P�tain obtient les pleins pouvoirs � une large majorit�
du Parlement (1). Il fait adopter les premiers d�crets antijuifs en
septembre, la CGT est dissoute en novembre et le Parlement en d�cembre.
Il a souvent argu� de son patriotisme. Est-ce cr�dible�?
Roger
Martelli. �videmment P�tain joue sur les mots en confondant patriotisme
et nationalisme. � partir de 1789 il existe au moins trois conceptions
possibles de la nation�: la nation-race, la nation-�tat et la
nation-peuple. La premi�re, de souche contre-r�volutionnaire, est celle
qui domine la droite vichyste et collaborationniste. La seconde a tent�
la gauche dite imparfaitement ��jacobine��, mais elle a identifi�
d�abord la droite, et le gaullisme en a �t� une belle illustration. La
troisi�me est le terrain d��lection de la gauche fran�aise�; elle est
au coeur des repr�sentations communistes depuis 1935. C�est celle de
Guy M�quet. Elle ne se confond pas avec la nation-�tat, m�me si la
guerre la rapproche d�elle contre la nation-race du fascisme fran�ais
et europ�en. Elle est en tout cas aux antipodes du nationalisme
maurrassien de P�tain. Celui-l� a fait bon m�nage avec la
Collaboration. En s�parant le patriotisme de Guy M�quet de ses
d�terminants id�ologiques progressistes, Nicolas Sarkozy ouvre la porte
� des d�rives dangereuses, en laissant entendre que la nation finit par
effacer les vieux clivages. Mieux vaut y couper court. Il y a patrie et
patrie� Il y a des conceptions inclusives de la nation et d�autres qui
excluent. Celle de Guy M�quet et de ses amis incluait�; celle de la
droite des lois contre l�immigration exclut.
Outre
les communistes et le petit groupe qui se constitue autour de De
Gaulle, comment la question de la r�sistance se pose-t-elle pour les
autres forces politiques en cette p�riode de la fin 1940 � fin 1941�?
Roger Martelli. Ceux qui, avec Guy
M�quet,
sont arr�t�s au d�but octobre, l�ont �t� avec la b�n�diction de
l�occupant et ils seront en tout quelque cinq mille communistes
incarc�r�s jusqu�en juin 1941. L�auraient-ils �t� si leur action
n�apparaissait pas contraire aux int�r�ts de la puissance occupante�?
Sans appeler � la lutte directe, les communistes durcissent d�s
l�automne leurs critiques des effets de l�occupation et mettent en
place les structures qui feront leur force par la suite. Au printemps
de 1941, la th�matique
lib�ratrice est solidement en place avec les pr�mices du Front national de lutte pour l�ind�pendance de la France. En 1940, pour
r�sumer, le syst�me politique d�avant-guerre a compl�tement �clat�, et la seule formation
politique
pouvant revendiquer une continuit� et une coh�rence politiques est le
Parti communiste. Les autres ont explos� avec la d�faite et la mise en
place du vichysme qui a provoqu� des divergences d�attitude dans toutes
ces
formations . Bien que terriblement affaibli,
il reste au Parti communiste une structure, une coh�rence et des
rep�res qui feront largement la force de la r�sistance communiste.
Le passage � la lutte arm�e peut-il �tre consid�r� comme un seuil, une rupture marquante�?
Roger
Martelli. La question de la lutte arm�e est plus complexe . Faut-il ou
ne faut-il pas se lancer dans les attentats individuels�? Jusqu��
l�automne de 1941, beaucoup ne se r�solvent que difficilement dans le
PCF � l�id�e qu�il y a l� une forme pertinente de lutte arm�e� Ce n�est
d�ailleurs pas tout de suite que ce parti va revendiquer les attentats
contre les militaires allemands, ce qui rend encore plus d�testable et
plus significatif le choix fait par Pucheu et ses acolytes. �videmment,
jusqu�en 1941 la perspective d�ensemble reste brouill�e, puisque de
Gaulle appelle les militaires fran�ais � venir le rejoindre pour
poursuivre la guerre aux c�t�s de l�Angleterre, mais n�appelle pas � la
r�sistance directe contre l�occupant � l�int�rieur, tandis que le PCF
qui n�appelle pas � la r�sistance contre l�occupant concentre ses coups
sur les cons�quences de l�occupation et la critique du r�gime
collaborateur de Vichy. N�anmoins, le maintien du front militaire, d�un
c�t�, et du front politique et de la sociabilit� politique, de l�autre,
participent de la mise en place du mouvement r�sistant dans une France
�clat�e par la d�faite et en manque de rep�res. L�entr�e en guerre de
l�Union sovi�tique puis des �tats-Unis va simplifier la donne
puisqu�elle redonnera � la guerre la dimension claire d�une lutte de la
d�mocratie contre le fascisme.
(1) Sur 649 parlementaires ayant pris part
au vote seuls 80 refusent les pleins pouvoirs (dont 36 socialistes SFIO, 26 radicaux).
Entretien r�alis� par Lucien Degoy��
l' Huma du� 19 / 10 / 07
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| samedi 20 octobre 2007, a 20:43 |
| L' IMPOSTURE ! |
L’imposture
Par Michel MENGNEAU
Il n’est pas céans d’écrire des grossièretés dans un
article sérieux qui en l’occurrence nous fait part de l’avenir de
l’Europe, donc par conséquence de notre avenir et celui de nos enfants.
Mais disons le tout net : « On nous prend pour des cons ! ».
Sans doute que le refus du projet de traité
constitutionnel dans sa forme première à laissé un goût amer au diktat
capitaliste de nos dirigeants ultra-libéraux car voilà t-y pas que ça
recommence. Un nouveau traité va être pondu en compressant tout
simplement le premier. Le même traité va de nouveau nous être imposé à
la manière d’un suppositoire que l’on tente d’introduire bon gré mal
gré à un patient récalcitrant, et en plus faudra payer une franchise.
Moralité, en l’absence de concertation et de référendum, on va l’avoir
dans le c...
N’ergotons pas sur les mots, cela s’appelle de la malhonnêteté. De l’abus de pouvoir.
Nos dirigeants sont a tel point retors que des sujets
qui fâchent inscrits en tête du projet de constitution et qui sont les
raisons du NON, comme la « concurrence libre et non faussée », et pour
que n’apparaissent pas cette formule contestée, entre autres, l’ont
déplacé en apportant une variante littéraire dans un protocole annexé.
Ce qui revient strictement au même. Comme ci l’on envoyait un courrier
électronique succinct accompagné d’une pièce jointe plus élaborée.
La précipitation du Président français à vouloir faire
ratifier le plus rapidement possible par voie législative ce traité
prouve sa mauvaise foi et augure mal de notre avenir et de l’avenir de
l’Europe.
Pourtant ce traité nous intéresse, le peuple a son mot à dire.
Une nouvelle fois les prérogatives du capitalisme
ultra-libéral font la pluie et le beau temps. Il est urgent que le
peuple se réveille et tape du poing sur la table.
Exigeons un référendum !
De : Mengneau Michel
samedi 20 octobre 2007
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| samedi 20 octobre 2007, a 19:09 |
| La ( COHERENCE SCIENTIFIQUE NATIONALE ) EN DANGER . |
Recherche . Craignant pour l’avenir du CNRS, les chercheurs ont profité
d’un conseil d’administration, hier, pour s’opposer au projet gouvernemental.
Gros
coup de colère, hier, des chercheurs français. Dans la rue à Paris,
Marseille, Toulouse ou Orléans. Dans la salle feutrée du CNRS Ã
l’occasion du conseil d’administration de l’organisme public de
recherche. La raison�? Le navire amiral des labos hexagonaux a été
«�poignardé par le gouvernement�», dénoncent les syndicats FSU et CGT.
une première fusée d’alerte lancée par les scientifiques
Le
9 octobre dernier, les membres du conseil scientifique du CNRS, parmi
lesquels figure le récent lauréat du prix Nobel, Albert Fert, ont lancé
une première fusée d’alerte en apprenant que le gouvernement leur
confisquait le droit de s’exprimer sur le plan stratégique de
l’organisme, censé être adopté hier par le CA. Officiellement, aurait
prétexté Gilles Bloch, directeur de la direction générale de la
recherche et de l’innovation (DGRI), le gouvernement donnera ses
orientations pour l’organisme «�dans les mois à venir�». Soit après les
élections municipales. Le lendemain, le 10 octobre, la conférence des
présidents du comité national, l’une des plus hautes instances
représentatives du CNRS, lançait par la voie de son président une
nouvelle fusée de détresse (lire l’Humanité du 15 octobre). C’est que
les chercheurs goûtent peu à l’ingérence gouvernementale. Surtout quand
celle-ci suppose des changements structurels du système de recherche
français.
Il serait question de transformer le
CNRS en agence de moyens et de transférer ses chercheurs dans les
universités, nouvellement autonomes. Fini la «�cohérence nationale de
la politique scientifique�» française assurée depuis un demi-siècle par
le CNRS, explique Daniel Steinmetz, du SNTRS-CGT. «�Aujourd’hui, peu,
voire aucune université n’a les moyens de gérer des problématiques
nationales�», estime Patrick Montford, du SNCS-FSU. Or, «�si le CNRS
n’assure pas cette cohérence, c’est le pouvoir politique qui le fera�»,
prévient le syndicaliste. Ce qu’il fait déjà en partie, depuis la
création, en 2005 de l’Agence nationale de la recherche (ANR), chargée
de distribuer des fonds pour des projets à court terme en fonction de
priorités définies au ministère. De même, le statut de chercheur Ã
temps plein est dans le collimateur du gouvernement, qui rêve de les
voir aux côtés de leurs collègues enseignants-chercheurs dans les
universités, sous la responsabilité des présidents d’établissement.
«�Transformer les chercheurs en enseignants-chercheurs réduirait
l’effort de recherche�», craint Pierre Girard, du SGEN-CFDT.
le chercheur
à temps plein est dans le collimateur
Hier,
lors du CA, Gilles Bloch aurait mimé l’incompréhension devant la
mobilisation des chercheurs�: le gouvernement ne prévoit pas de mettre
à bas le CNRS. Nicolas Sarkozy a pourtant annoncé, en tant que candidat
puis président, son intention de transformer l’organisme public en
agence de moyens.
Vincent Defai����
l' Huma du� 19 / 10 / 07
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| samedi 20 octobre 2007, a 17:34 |
| L' HISTOIRE BEGAIE ? |
L�invit� de la semaine
Secr�taire du syndicat CGT des cheminots de Toulouse.
Le
26 juin 1953, le gouvernement Laniel est investi et engage, au nom du
lib�ralisme et de l�Europe, une violente attaque contre le secteur
public.
D�s juillet, il envisage d�user de pouvoirs sp�ciaux pour�:
- d�manteler la S�curit� sociale�;
- supprimer 4 000 emplois de fonctionnaires�;
- reculer l��ge de la retraite des fonctionnaires de 60 � 65 ans, en mettant en avant le ��principe d��galité ».
Le
7 ao�t, � l�occasion d�un conseil sup�rieur de la fonction publique et
� l�appel des syndicats, 2 millions de salari�s du secteur public
participent � la gr�ve.
Le 10 ao�t, la CGT rejointe par les autres conf�d�rations, appelle tous les fonctionnaires � durcir le mouvement.
Le
17 ao�t, il y a 4 millions de gr�vistes dans le secteur public et
nationalis�. D�sormais la gr�ve d�borde sur le secteur priv�.
La
reprise est d�cid�e entre le 26 et le 27 ao�t. Ces gr�ves obligent le
gouvernement � abandonner la plupart de ses projets�: l��ge de d�part �
la retraite reste inchang�. Les bas salaires sont relev�s en septembre.
Rien n�interdit de voir (en toute lucidit�) de r�elles similitudes avec ce que nous vivons aujourd�hui.
Sarkozy remplace Laniel mais l�id�ologie, la m�thode et le contenu lib�ral sont toujours les m�mes.
Nous
sommes face � une droite dure et un gouvernement de classe qui � comme
objectif premier de d�truire toute r�f�rence au mod�le social fran�ais
issu du Conseil national de la R�sistance.
D�ailleurs, le MEDEF ne cache plus son d�sir de revanche sur le salariat et sur les mesures sociales de 1945.
Le
18 octobre 2007 peut s�apparenter au 7 ao�t 1953 dans le cadre de la
construction d�un mouvement social fort, capable d�inverser r�ellement
les orientations actuelles.
Ainsi, la dimension
de cette journ�e de lutte d�passe d�s � pr�sent le cadre des salari�s
du public et les convergences public-priv� commencent � se faire sentir.
L�heure est � l�unit� et au rassemblement des salari�s.
La CGT va continuer � tout mettre en oeuvre pour �largir la mobilisation dans les jours qui viennent.
La
bataille des id�es est engag�e et bon nombre de salari�s ont int�gr�
que la suppression des r�gimes sp�ciaux est une condition pour le
pouvoir en place de faire avaler de nouveaux sacrifices � tous les
salari�s du r�gime g�n�ral d�s 2008, sans r�gler la question
essentielle du financement.
Les cheminots savent aussi que comme en 1953 et 1995 ils n�inverseront pas le cours des choses seuls.
Tous ensemble�! l' Huma� du� 19 / 10 / 07
� |
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| vendredi 19 octobre 2007, a 19:00 |
| Exigeons un référendum ! |
En mai 2005, le Peuple français a
rejeté démocratiquement par référendum le projet de constitution
européenne. cela au grand désespoir de la droite et du patronat.
Sarkozy, « concepteur d’un traité simplifié », veut faire revenir par
la fenêtre ce que les électeurs ont sorti par la grande porte. La
démocratie est bafouée, car les partisans de la concurrence libre et
non faussée, de la mise à mort des services publics, des atteintes aux
droits sociaux remettent en place en 152 pages, avec protocoles et
annexes, un texte pour ainsi dire identique à celui de 2005.
Dans ce mini traité, véritable « copier/coller », les
droits fondamentaux sont réduit à peu de chose. le droit au travail et
à l’emploi n’existe pas. les mots « concurrence libre et non faussée »
sont remplacés par « la concurrence n’est pas faussée dans le marché
intérieur ». La Banque Centrale Européenne (BCE) reste la clé de voûte
du profit capitaliste et l’instrument au service des marchés
financiers...
Durant 2008, ce traité doit être ratifié par les
parlements nationaux pour être applicable début 2009. Mais tout n’est
pas joué. C’est aux citoyens comme à tous les peuples européens qu’il
appartient de se prononcer. La démocratie, la volonté du pays doivent
être respectées. Pour ce faire, la section du PCF de Béziers appelle
les Biterrois à signer la pétition nationale exigeant un référendum et
va relancer rapidement le « Collectif Unitaire du NON » ayant oeuvré
pour le rejet de la Constitution européenne en 2005.
De : section PCF Béziers
vendredi 19 octobre 2007
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| vendredi 19 octobre 2007, a 16:05 |
| Projet de loi de Finances 2008 . |
Projet de loi de Finances 2008 - mercredi 17 ocotbre 2007 : intervention de Jean-Claude SANDRIER / Député du cher
Mis en ligne : 19 octobre
Monsieur le Président, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, Chers Collègues,
Pour la 1ère fois depuis bien longtemps dans notre
pays : personne ne croit au budget que vous nous présentez. C’est
quasiment une 1ère et n’y voyez pas une quelconque défiance
politicienne car ce sont des économistes parmi les plus éminents qui
s’inquiètent. Alors de deux choses l’une, ou vous vous trompez et notre
devoir est de le dire au pays ou alors vous avez une telle avance sur
tout le monde, une telle capacité d’analyse et d’anticipation que vous
devez absolument prendre le temps de nous expliquer et d’expliquer aux
Français.
Pour faciliter votre travail de pédagogie je souhaite donc vous poser quelques questions.
Sommaire
Ma 1ère question concerne (...)Donc ma 2ème question est (...)Alors, autres questions,Nous proposons :
Ma 1ère question concerne le soi-disant état de faillite de la France
et le gros cadeau (15 milliards d’euro en année pleine) fait en juillet dernier.
Ainsi, nous sommes en faillite mais, au diable
l’avarice, nous continuons à multiplier les cadeaux, sous prétexte, que
demain cela pourrait rapporter gros !
Bien, mais j’ai lu que deux éminents professeurs d’économie, l’un à l’Université de New-York et l’autre à HEC avaient déclaré :
« Ce budget est d’autant plus
déconcertant que peu d’économistes semblent croire que les 9 à 15
milliards d’euro du paquet fiscal puissent réellement donner à la
France le fameux « point de croissance » qui lui manque.
Ils ajoutent : « Alors comment comprendre dans un Etat déjà surendetté le geste du gouvernement ? ».
Je précise au passage, qu’à côté de ces 2 professeurs,
le Conseil d’analyse économique (CAE) avec 3 de nos plus grands
économistes (Patrick Artus, Pierre Cahuc et André Sylberger ) ne dit
pas autre chose.
Alors comment comprendre les choix du gouvernement ?
Ces économistes évoquent une hypothèse :
Ils disent, pour faire passer des choix économiques
difficiles et changer profondément les choses, il faut faire sentir aux
gens qu’il y a menace, et que « pour pouvoir restructurer l’Etat il
faut donc au préalable le pousser à la « faillite ».
Ils ajoutent « C’est un moyen douloureux mais efficace
de mobiliser les énergies pour faire des économies (on voit lesquelles)
et négocier avec les syndicats en position de force » en entonnant le
refrain de la dette et l’avenir de nos enfants.
Au cas où ce calcul serait le vôtre, je tiens à
dénoncer l’imposture d’une dette fabriquée ou plutôt choisie. Et pour
cela je ne donnerai qu’un chiffre : c’est le somptueux cadeau fiscal
fait en 20 ans aux entreprises et qui se monte à 450 milliards d’Euro
(presque la moitié de la dette), et pour quel résultat !
Et puis faut-il le redire, la dette nette de la France
est inférieure à celle des pays de la zone euro, inférieure à celle des
pays de l’OCDE, inférieure à celle des Etats-Unis et du Japon.
Il en va d’ailleurs de même avec le soi-disant trou de
la Sécurité Sociale. Là aussi je pourrais multiplier les chiffres mais
je n’en citerai que deux.
Selon le dernier rapport de la Cour des Comptes, l’Etat doit à la
Sécurité Sociale 9 milliards d’Euro, si vous taxez les stock-options,
la Cour des Comptes indique que cela rapporterait 3 milliards d’euro à
la Sécurité sociale.
Où est le trou qui vous sert de fonds de commerce pour
continuer à taxer la majorité des Français, les malades et les
personnes âgées ? Pour continuer à faire des exonérations dont la même
Cour des Comptes dans un rapport de l’an dernier, indique que, pour
l’essentiel (85 % de ces exonérations), elles ne servent pas l’emploi.
Donc ma 2ème question est :
Pourquoi persévérez-vous dans ce qui a échoué ?
Cela fait plus de 5 ans que nous entendons qu’il faut
« libérer l’initiative » « libérer les forces » que pour cela il faut
multiplier les exonérations fiscales et les allègements de cotisations
sociales.
Vous l’avez fait avec Messieurs Raffarin et de Villepin
et vous étiez avec Monsieur Sarkozy dans ces gouvernements, quel est
votre résultat ?
La croissance était de 2,2 %, elle est aujourd’hui à 1,8 %,
Les
inégalités se creusent : en 5 ans, « l’Ecole d’Economie de Paris » nous
explique que 0,01 % des foyers les plus riches ont vu leur revenu
croître de 42,6 % et que pour 90 % des foyers les moins riches, ils
n’ont progressé que de 4,9 %»,
La
pauvreté augmente, Martin Hirsch lui-même nous explique que pour la
1ère fois depuis 30 ans, le pourcentage de pauvres dans la population
vient de battre un record avec 12,1 %,
L’accès aux soins des plus pauvres se dégrade en France selon « Médecins du monde »,
Le nombre de retraités en dessous du seuil de pauvreté a augmenté de 63 % en 5 ans,
La précarité s’accroît,
Les salaires sont quasiment bloqués
Le pouvoir d’achat est en baisse avec des hausses de prix tout azimut….
Le voilà le bilan de votre politique !
Si j’en crois le journal « Les Echos » il n’y a
apparemment qu’une chose qui marche bien, ce sont les dividendes des
actionnaires. En 4 ans, ils ont augmenté de 70 %. Pendant ce temps les
salaires ont augmenté de 6,6%. - Cherchez l’erreur !
Alors Madame la Ministre, pourquoi persévérez-vous dans
une telle politique négative pour une majorité de Français ? Est-ce
uniquement pour accroître la richesse de quelques-uns ?
Ce qui est inquiétant, ce n’est pas tant que les mêmes
causes vont produire les mêmes effets, ça c’est une certitude, ce qui
est inquiétant c’est qu’en accentuant les cadeaux, -on va battre en
2008 le record sans précédent de 31 milliards d’euro d’exonérations de
cotisations sociales avec une prise en charge par l’Etat qui va
augmenter de 26 %, alors même que la Cour des Comptes déclare que pour
l’essentiel ces exonérations ne servent pas à l‘emploi-, oui, en
accentuant les causes de nos difficultés, à ce rythme vous allez
inévitablement en accentuer les effets pour une majorité de nos
concitoyens.
D’ailleurs il faudra payer par une hausse de TVA et de
CSG, dans les cartons, la réduction des subventions aux Collectivités
locales, la curée dans la Fonction Publique, la vente du patrimoine
national qui continue, la pression sur le pouvoir d’achat, les
franchises médicales, l’attaque contre toutes les retraites.
Voilà la facture à payer.
Pourtant votre cadeau de 15 milliards d’euro vous
paraît si mesquin que vous en rajoutez déjà une nouvelle couche, dans
de nombreux articles du PLFI.
Ainsi, à l’article 6 du PLFI, votre prélèvement
forfaitaire libératoire à 16 % sur les dividendes est une aubaine pour
les plus riches, ceux qui paient l’impôt sur le revenu au taux marginal.
Ce cadeau supplémentaire coûterait en 2009, 200
millions d’euro à l’Etat. C’est tellement énorme que même le Rapporteur
Général du Budget s’en est ému.
Autre cadeau à l’article 9, avec le pacte
d’actionnaires, même s’il vise presque nommément un des actionnaires
très en vue de EADS, cet article constitue une fleur de plus à ceux qui
sont davantage préoccupés du rendement de leurs actions que de
l’intérêt général.
Alors, autres questions,
vous nous dites, nous faisons tout cela pour être compétitifs. Bien. Mais compétitifs avec qui et en quoi ?
Compétitifs avec la Chine, l’Inde ?
Jusqu’où voulez-vous aligner, les salaires, la protection sociale, les retraites ?
Compétitifs avec les paradis fiscaux ?
Mais alors ce ne sont pas 23 000 fonctionnaires qu’il
faut supprimer, ce sont tous les fonctionnaires, car nous n’aurons plus
de recettes fiscales.
Pour être compétitifs, vous dévalorisez le travail,
vous déréglementez son marché, vous le précarisez et vous le
sous-payez, vous sabrez dans les dépenses sociales et publiques utiles,
pour mieux valoriser les marchés financiers et soutenir profits et
dividendes.
Or, qu’est ce qui fait la richesse d’un pays ? Qui la crée ?
Il n’y a qu’une richesse, ce sont les Hommes et les
Femmes. La richesse est dans le développement des capacités humaines,
c’est à dire dans l’Education, la Formation, la Recherche, mais aussi
dans la qualité de vie des Hommes et des Femmes, dans de bonnes
conditions de travail.
D’ailleurs, pourquoi les investisseurs étrangers
viennent-ils en France (nous sommes le 3ème pays à les accueillir dans
le monde, alors même que justement nous ne sommes pas un paradis
fiscal) ? Voilà les trois raisons majeures qu’ils donnent :
1. La qualité de la vie
2. La qualité des services publics
3. la qualité de la formation
Telles sont les directions dans lesquelles il faut travailler avec en plus la question du pouvoir d’achat.
Il y a urgence à développer le rail et la multimodalité
avec la définition d’un schéma national du fret. Cela serait bien
également en matière environnementale.
Compléter le maillage à grande vitesse en n’oubliant aucun territoire.
Ne pas laisser l’investissement public à 5 % du budget ce qui est un vrai handicap pour la croissance.
Redonner de la force aux services publics, les
Hôpitaux, l’Education Nationale, garder le contrôle total de l’énergie
et des transports notamment.
Enfin, en matière de Recherche, véritable clé de voûte
de la compétitivité, non seulement l’effort effectué est insuffisant
mais il est à nouveau orienté dans une direction -les grandes
entreprises privées- où le contrôle sera quasi inexistant.
Il est indispensable de multiplier par 2 dans
l’immédiat le budget Recherche, d’aider les grandes institutions
publiques de Recherche auxquelles vous enlevez des moyens et même que
vous sabordez.
Vous qui regardez sans cesse chez les autres, alors regardez la
Finlande où la Recherche représente 4 % du PIB. C’est un objectif à
atteindre rapidement au lieu d’aider quelques gros actionnaires à
gonfler leur portefeuille.
Tous les secteurs doivent être concernés, mais la
priorité doit être accordée à l’environnement, aux énergies nouvelles
et aux économies d’énergie mais aussi à la Santé.
L’urgence est bien de mobiliser l’argent pour les capacités humaines et donc rémunérer plus le travail que les dividendes.
Et c’est tout à fait possible, car comme le disent tous
les spécialistes « L’argent coule à flots » De Patrick Artus au journal
« les Echos » qui indique que « la sphère globale de la finance pèse
aujourd’hui 3 fois plus lourd que le PIB mondial alors qu’en 1980 le
PIB et les actifs financiers étaient équivalents »,
En passant par « la Tribune » du 26 juillet 2007 qui
confirme « Depuis plusieurs années l’argent coule à flots, le partage
de la valeur ajoutée devrait continuer à se déformer en faveur des
entreprises » au détriment du travail et des salariés.
Alors pour promouvoir le pouvoir d’achat du plus grand
nombre, accroître l’investissement public -qui, il n’y a pas si
longtemps portait la croissance de notre pays- pour contribuer à
l’investissement privé par des bonifications d’intérêts dès lors qu’il
s’agit d’aider à l’investissement, à la formation et à la création
d’emplois ou encore au développement de la Recherche,
Nous proposons :
de
créer un Fonds national avec les 27 milliards d’euro affectés aux
exonérations de cotisations sociales pour permettre un crédit sélectif
pour les PME,
Plus les investissements prévoiraient d’emplois et de formation, plus
favorable serait le crédit.
De taxer les revenus boursiers au même taux que les salaires
(environ 13 milliards d’euro),
D’annuler 12 des 15 milliards d’euro du paquet fiscal destinés aux plus riches,
De prélever 0,5 % sur les actifs financiers ‘environ 17 milliards d’euro),
De multiplier par 2 l’Impôt sur la Fortune (4 milliards d’euro),
D’obtenir une meilleure progressivité de l’impôt sur le revenu en allégeant la TVA sur les produits de 1ère nécessité,
Un
impôt sur le revenu qui remette un peu d’égalité dans la répartition
des richesses car il est l’impôt le plus juste et que la aussi, comparé
à d’autres pays dont la part de l’imposition sur le revenu dans les
recettes fiscales est plus élevée qu’en France, nous développons
l’injustice devant l’impôt au lieu de la réduire.
Oui, un autre budget est possible, favorable à la
croissance, à une saine compétitivité et au progrès social qui doit
être le but de toute société.
Alors je vois les sourires, j’entends comme chaque année les sarcasmes
de ceux qui agitent la grande peur devant le peuple : L’argent va
partir !
Mais où ?
Il ne peut partir pour l’essentiel, que dans des
paradis fiscaux. Ce scandale absolu qui symbolise bien ce monde de
prédateurs où la plupart des Etats laisse une « voyoucratie »
financière libre de tout.
1/3 du PIB mondial y passe chaque année avec une partie
de blanchiment d’argent. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que l’on
évoque la dépénalisation de fraudeurs en col blanc. Pourquoi
voulez-vous qu’ils se gênent pour se servir alors qu’on les absout ?
Oui, il faut que la France, l’Europe se lèvent pour
demander d’arrêter ce scandale comme celui du dumping fiscal et social
dont d’ailleurs les Etats-Unis, le Japon et d’autres se protègent très
bien pendant que l’Union Européenne dit « nous, nous n’avons que faire
des courants d’air, ouvrons toutes les fenêtres et toutes les portes ».
La France et l’Europe ont un rôle éminemment
progressiste à jouer dans ces domaines, elles se grandiraient aux yeux
de nombreux peuples du monde, à mener ce combat de progrès social, de
la justice et de la solidarité, comme elles se grandiraient à proposer
également la création d’un tribunal pénal international du travail car
l’insolente richesse de quelques-uns ne peut se bâtir sur
l’insupportable exploitation des autres.
10Jean-Claude SANDRIER / Député du cher |
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| jeudi 18 octobre 2007, a 22:47 |
| LE SARKOZYSME POUR LES NULS ! |
Cela
se disait,plus ou moins,mais avec des précautions .Denis Kessler ,met
les pieds dans le plat.Et explique dans la revue Challenges le mode
d'emploi du nouveau pouvoir.On peut avoir l'impression,dit l'idéologue
du MEDEF,que Sarkozy va dans tous les sens.En fait,il y a une (
profonde unité ) dans sa démarche,il s'agit de ( défaire méthodiquement
le programme du Conseil national de la Résistance ) A l'époque, ( très
chaude ) dit sobrement notre financier,la bourgeoisie dut
composer,concéder ,faire du social et jouer le jeu de la
démocratie.Kessler énumère : ( création des Caisses de Sécurité
Sociale,statut de la fonction publique,importance du secteur public
productif,grandes entreprise françaises nationalisées,conventionnement
du marché du travail,représentativité syndicale,régimes complémentaires
de retraites ) .Tout ça est ( dépassé,inefficace,daté ).Pensez : à
l'heure de la ( globalisation ),il faut (dire adieu à 1945 )et (
raccrocher notre pays au monde ! ).Si Sarkozy a,enfin,pu entreprendre
cet aggionamento,c'est qu'il y a eu tout à la fois (la chute du mur de
Berlin,quasi-disparition du Parti communiste,la relégation de la CGT
dans quelques places fortes,l'essoufflement asthmathique du Parti
socialiste ).Sans oublier,ajout-il,les gaullistes qu'il a bien fallu
marginaliser.En quelques phrases,Kessler a dit l'essentiel.Une vraie
leçon de Sarkozysme pour les nuls en quelque sorte . Gérard Streiff l' Huma du 17 / 10 / 07
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| jeudi 18 octobre 2007, a 21:10 |
| RESOLUMENT MODERNE ! |
Le programme du CNR : résolument moderne
Solidarité et appropriation sociale restent des principes actuels pour préserver le modèle social français.
Les « modernes » libéraux contre les « passéistes » de
gauche, conservateurs et rétrogrades. Denis Kessler nous sert sa
version du renversement du sens des mots pour appeler à la destruction
des conquêtes du CNR, », qui empêchent « notre pays de s’adapter aux
nouvelles exigences économiques, sociales, internationales ». Des
« exigences » qui ont pour nom : privatisations, liberté des capitaux
et des marchés, déréglementation et baisse du coût du travail, sur fond
de financiarisation de l’économie, avec pour corollaire la montée du
chômage et des inégalités. Tout ce que, précisément, le programme du
CNR se proposait de combattre, en voulant instaurer « un ordre social
plus juste » basé sur l’appropriation sociale et la solidarité :
Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités
économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse
délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et
agricoles, etc. Toutes conquêtes qui n’ont pas mis « l’État en
faillite », en dépit de richesses infiniment moindres qu’aujourd’hui et
des destructions de la guerre !
En février 1945, le futur ministre communiste inventeur du statut de
la Fonction publique, Maurice Thorez, déclarait dans l’Humanité : « Si
on analysait sérieusement les causes de la défaite de 1940 (…), on
verrait que la cause essentielle est l’égoïsme de certains cercles
privilégiés qui ont sacrifié délibérément les intérêts de la nation à
la défense de leurs privilèges. » C’est exactement ce que fait le
gouvernement depuis cinq ans, avec ses « réformes » de privatisation du
système de protection sociale, le bradage du secteur énergétique et
l’avalanche de cadeaux fiscaux aux riches.
Constatant le creusement vertigineux des inégalités dans le monde
depuis les années soixante-dix, un économiste libéral du Monde
décrivait, en mars dernier (1), un « retour au capitalisme du XIXe
siècle », avec des écarts de richesses dans les pays développés
retrouvant leur niveau de 1900, après une forte réduction dans les
années d’après guerre. Si des transformations profondes ont affecté les
économies depuis la Libération, avec la révolution technologique et
informationnelle à l’oeuvre, le capitalisme engendre les mêmes maux
qu’avant guerre : crise boursière venue des « subprimes » américains,
scandales financiers comme à EADS, « parachute en or » pour les PDG
mais chômage et précarité pour les autres, sur fond de dépression
économique, de pouvoir d’achat qui recule, etc. Attaquée de toutes
parts, l’« architecture » héritée du CNR tient le choc, en préservant
notre système de protection sociale et nos services publics des
prédations et des aléas financiers. Ce système supporte largement la
comparaison avec le modèle anglo-américain dont rêvent Nicolas Sarkozy
et Denis Kessler, avec ses millions de retraités ruinés suite au
scandale d’Enron, les déboires actuels des petits propriétaires
victimes de la crise boursière américaine, les millions d’enfants non
assurés socialement ou encore l’incurie des services de l’« État
minimal » américain au moment de l’ouragan Katrina. Qu’on se rappelle,
à ce propos, l’efficacité de l’entreprise publique EDF lors de la
tempête de 1999… Plus proches de nous les ravages de la « concurrence »
en Europe sont bien visibles, entraînant hausse des prix, précarisation
de l’emploi et dégradation des services.
De tout cela, Denis Kessler ne parle pas. Pas plus qu’il n’évoque le
débat sous-jacent à son propos, qui est de savoir si, au fond, le cadre
de la mondialisation libérale est indépassable ou pas. Tout comme il
était de savoir, à l’époque de l’établissement du programme du CNR, si
la guerre, la défaite, la destruction des acquis sociaux ordonnée par
les gouvernements qui ont suivi celui du Front populaire étaient une
fatalité ou pas.
(1) Le Monde des 11
et 12 mars 2007.
Sébastien Crépel
l' Huma du 12 / 10 / 07
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| jeudi 18 octobre 2007, a 20:53 |
| L'édito du magazine Challenges . |
« Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! » est le titre de l’éditorial du magazine Challenges signé par Denis Kessler
« Les annonces successives des différentes réformes
par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant
elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses
: statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte
de la Sécurité sociale, paritarisme… À y regarder de plus près, on
constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La
liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en
place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit
aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le
programme du Conseil national de la Résistance ! À l’époque se forge un
pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme
est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne
pas une démocratie populaire, et aux seconds d’obtenir des avancées –
toujours qualifiées d’« historiques » – et de cristalliser dans des
codes ou des statuts des positions politiques acquises. Ce compromis,
forgé à une période très chaude et particulière de notre histoire
contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de
France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des
caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique,
l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes
entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le
conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale,
les régimes complémentaires de retraite, etc. Cette « architecture »
singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d’un demi-siècle. Elle
a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le
programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement
dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de
s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales,
internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par
rapport à pratiquement tous ses partenaires. Le problème de notre pays
est qu’il sanctifie ses institutions, qu’il leur donne une vocation
éternelle, qu’il les « tabouise » en quelque sorte. Si bien que
lorsqu’elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme
animé d’une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s’érigent
en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur
position économique, sociale et politique. Et ceux qui s’attaquent à
ces institutions d’après-guerre apparaissent sacrilèges. Il aura fallu
attendre la chute du mur de Berlin, la quasidisparition du Parti
communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes,
l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions
nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui
s’annonce. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat
interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui
croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé,
devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération
d’entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs
n’est pas un problème qu’en psychanalyse. »
Le magazine Challenges, 4 octobre 2007.
l' Huma du 12 / 10 / 07
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| jeudi 18 octobre 2007, a 18:16 |
| BRAVO ET MERCI . |
73,5% de grévistes chez les
cheminots, ils sont plus mobilisés que lors du conflit de 1995, 50.000
manifestants à Marseille. BRAVO et MERCI pour cette leçon donnée à l’UMP
A 11 heures, la direction de la SNCF comptabilisait
73,5 % de ses cheminots en grève. En 1995, au plus fort du conflit, ils
étaient 67 %. La grève est largement suivie à la SNCF et à la RATP.
Les huit syndicats de cheminots, unis pour la première
fois depuis 1995, ont lancé la grève mercredi soir et trois d’entre eux
ont opté pour une grève reconductible, au moins vendredi. Les
organisations syndicales, qui doivent se réunir lundi prochain,
laissent en outre planer la menace de nouveaux arrêts de travail.
La grève de jeudi pourrait annoncer d’autres mouvements
de grogne sur des thèmes comme l’emploi ou le pouvoir d’achat, prévient
la FSU, premier syndicat de la fonction publique d’Etat. Pour son
secrétaire général, Gérard Aschieri, cette journée de mobilisation
nationale est "un passage obligé" susceptible de déboucher sur un "bras
de fer" avec le gouvernement. "Il y a aujourd’hui une accumulation de
motifs d’inquiétude et de mécontentement".
La CGT mines-énergie, syndicat majoritaire à EDF et
GDF, assure que la grève est bien suivie dans l’énergie, avec de
premiers taux de grévistes autour de 80 % et une baisse de la
production d’électricité de 10 000 mégawatts dans la matinée. "Il est
trop tôt pour savoir si cela entraînera des délestages ou de
l’importation [d’électricité], d’autant plus que le réseau est moins
sollicité avec la grève dans les transports", a indiqué Marie-Claire
Cailletaud, porte-parole de la fédération syndicale. L’électricité a
été coupée jeudi matin à La Lanterne, résidence secondaire du président
Nicolas Sarkozy à Versailles.
La grève à La Poste était suivie jeudi matin par 15 % des postiers grévistes (30% à Paris).
Nicolas Maury PCF Istres 1http://www.wmaker.net/editoweb/nico...
De : Nicolas Maury PCF Istres
jeudi 18 octobre 2007
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| jeudi 18 octobre 2007, a 17:56 |
| Grève / Retraites . |
Grèves / Retraites : Il serait irresponsable pour le gouvernement de recommencer l’entêtement du CPE
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 18 octobre
La journée de mobilisation contre la réforme des
retraites prend une dimension exceptionnelle. A Paris, comme dans
l’ensemble de la France les manifestations sont très nombreuses.
La proposition de réforme du gouvernement a été
comprise pour ce qu’elle est, c’est à dire une attaque frontale contre
l’ensemble des régimes de retraite. Cette situation scandalise
l’ensemble des salariés et le mépris dont fait preuve le gouvernement
en rajoute encore à la colère et à la détermination.
Tous les efforts de la droite pour diviser les
salariés sont vains : ils sont aujourd’hui rattrapés par la réalité.
L’ensemble de ce mouvement, ainsi que le soutien de l’opinion publique
doivent contraindre le gouvernement à ne pas passer aux forceps sur un
aspect essentiel de la vie des salariés. Il serait totalement
irresponsable de recommencer l’entêtement et le mépris dont la droite
avait fait preuve lors des manifestations contre le CPE.
Le gouvernement se trouve désormais dans une
nouvelle tempête. Dans toutes les démocraties dignes de ce nom, aucun
gouvernement ne peut gouverner contre son peuple, le message est
aujourd’hui on ne peut plus clair : c’est un refus massif de la casse
des retraites.
Parti communiste français
Paris, le 18 octobre 2007.
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| mercredi 17 octobre 2007, a 23:17 |
| Appel à la jeunesse . |
Appel à la jeunesse : tous à la manifestation du 18 octobre !!!
Face à l’offensive générale de la
droite patronale contre les retraites avec le démantèlement des régimes
spéciaux, contre le service public de l’Enseignement supérieur avec la
loi Pécresse d’Autonomie des Universités, contre le Droit du travail
avec le Contrat de Travail Unique (CTU), contre les libertés
démocratiques avec l’atteinte au Droit de grève…
> les Jeunes Communistes des Bouches du Rhône
appellent l’ensemble de la jeunesse : lycéens, étudiants et jeunes
travailleurs, à manifester jeudi 18 octobre à 10 H au départ du Vieux
Port de Marseille.
Pour mettre en échec la politique de régression sociale
du gouvernement, la mobilisation générale est nécessaire. Les Jeunes
Communistes, pleinement engagés dans l’organisation de la riposte à la
Droite affirment donc qu’une mobilisation de l’ensemble des composantes
de la jeunesse est essentielle dans le mouvement qui vise à mettre en
échec la casse sociale en cours.
Jeunes Communistes des Bouches du Rhone.
0http://mjcf13.gauchepopulaire.fr/in...
De : JC 13
mercredi 17 octobre 2007 |
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| mercredi 17 octobre 2007, a 22:28 |
| Retraites : La supercherie du siècle ! |
Par Régis TRILLES le mercredi 17 octobre 2007, 13:35 - Retraites
- Un
grand battage médiatique ne cesse actuellement d'opérer une comparaison
entre le nombre d'annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux
plein, avec 37,5 dans le public et 40 dans le privé et de déduire de
ces deux chiffres que c'est inéquitable. Mais personne ne pense Ã
préciser que le même mot « annuité » correspond à des réalités
tellement différentes dans les deux régimes que la comparaison n'a
guère de sens : Autant ajouter des torchons et des serviettes !
Démonstration : Nous
avons tous appris à l'école qu'on n'ajoute pas des choux et des
carottes ou des torchons et des serviettes. Tout comptable sait que des
comparaisons ne sont valables que si elles sont effectuées " Ã
structure comparable ". En tant que scientifique, j'ai le devoir,
lorsque je compare deux données chiffrées, de commencer par vérifier
qu'elles correspondent à la même réalité, par exemple elles sont
exprimées dans la même unité. Sinon, on peut faire dire absolument n'importe quoi aux chiffres. Le mot " annuité " correspond en fait à un nombre issu de calculs totalement différents dans les deux régimes. En gros : -
Dans le public, le nombre d'annuités correspond au temps où l'on occupe
effectivement un emploi, au prorata du temps de travail (ainsi, 1 an de travail à mi-temps donne une demi-annuité, 1 an à 80% donne 0,8 annuité, etc.). - Dans le privé, c'est bien plus compliqué. Cela dépend d'abord des sommes perçues: On valide, pour chaque année civile, un nombre de trimestres correspondant au salaire soumis à cotisations dans l'année. C'est
ainsi, pour prendre un exemple, qu'un cadre qui a travaillé 3 mois dans
une année civile obtiendra une annuité entière (alors qu'un smicard qui
a travaillé 3 mois n'obtiendra lui que 0,5 annuité : est-ce bien
équitable ?). De même, un an de travail à mi-temps
compte pour une annuité complète. On rajoute ensuite certaines périodes
non travaillées : chômage (en partie), congé parental (sous
conditions), etc. A cela s'ajoutent des bonifications qui
diffèrent totalement entre les deux régimes, dont la bonification pour
enfant accordée aux mères (2 ans dans le privé, 1 dans le public ). (1) En résumé il est parfois plus " facile " d'obtenir des annuités dans le privé que dans le public. Voilà un exemple qui montre bien les limites de cette comparaison. Puisque les médias se sont fait l'écho de certains avantages
(oubliant les inconvénients) des femmes fonctionnaires mères de 3
enfants, prenons l'exemple d'une mère de 3 enfants qui décide de
travailler 8 ans à mi-temps pour les élever : - - Si elle est dans le privé,
elle aura une bonification de 6 annuités et les 8 ans à mi-temps
compteront pour huit annuités. Pour obtenir une retraite à taux plein
(40 annuités), il lui faudra donc obtenir 40-8-6, soit 26 annuités supplémentaires. - - Si elle est fonctionnaire,
la bonification sera de 3 annuités et les 8 ans à mi-temps compteront
pour 4 annuités. Pour obtenir une retraite à taux plein (37,5
annuités), il lui faudra travailler effectivement 30,5 années à plein temps. Est-ce bien équitable ? Tout
cela pour dire que comparer le nombre d'annuités nécessaires pour
obtenir une retraite à taux plein dans les deux régimes et en déduire
que ce serait inéquitable car37,5 est inférieur à 40 n'a aucun sens et
relève de l'imposture. D'autant plus que la notion de " retraite Ã
taux plein " n'a strictement rien à voir entre les deux régimes et
qu'on ne tient pas compte des retraites complémentaires du privé ! Un
jour où j'avais pris un énarque en flagrant délit de comparaison de
chiffres incomparables, il m'avait répondu : " D'accord, mais vous,
vous vous intéressez au sujet. Pour les gens, il faut des idées simples
!". Je ne voudrais pas que l'opinion publique soit
convaincue que les fonctionnaires seraient des privilégiés du simple
fait que les médias colportent une idée aussi simple qu'inexacte. II
n'empêche que cette stratégie de dresser le privé contre le public, sur
la base d'une " idée simple" permet de faire passer au second plan
certaines réalités. Elle permet d'oublier que la réforme Balladur de 93, en
augmentant la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans (là on peut comparer
les données puisque c'est le même régime), mais surtout par
l'introduction de la décote et l'allongement de la période de
référence, a déjà diminué et surtout va encore dégrader fortement les
retraites du privé. Elle permet de faire passer au second plan que la
réforme ne concerne pas les seuls fonctionnaires, puisque l'on va
passer pour tous, de 40 annuités en 2008 à environ 42 en 2020.
C'est faire oublier un des principes de ce projet de loi, qui me pose personnellement problème. Alors
que depuis le dix-neuvième siècle, l'augmentation de la richesse de la
France (et des pays riches) est allée de pair avec une diminution
phénoménale de la part de sa vie qu'une personne consacre à travailler,
le projet revient sur l'histoire, en décidant que désormais, sur une
vie, la proportion du temps consacrée au travail ne devra plus diminuer. J'entends
d'ailleurs tous les jours dans les médias des personnes me dire sur un
ton docte et péremptoire: " il faut que les français comprennent qu'il
faut travailler plus". Soit, ils ont peut-être raison. Mais dans la
mesure où une telle affirmation est contraire à ce qui s'est passé dans
les 150 dernières années, je considère, en tant que scientifique,
qu'ils doivent justifier leurs affirmations. Or je n'ai
jamais entendu personne me donner un véritable argument selon lequel
nous serions vraiment aujourd'hui dans une situation nouvelle
justifiant une inversion du phénomène historique, c'est-à -dire une
augmentation du temps de travail. Elle permet de faire
oublier que ce projet est un choix politique de faire supporter aux
seuls salariés actuels (pas aux employeurs ou à l'impôt) le coût de
l'augmentation de l'espérance de vie, en justifiant cela par une nouvelle " idée simple " : On nous répète qu'il n'y aurait pas d'autre choix, ce qui est bien sûr faux. Surtout,
cela permet d'occulter le fait que les inégalités au sein du privé sont
bien plus criantes qu'entre le privé et le public.
Dans le privé, tout va dépendre de la convention collective, de la taille de l'entreprise ou encore du temps partiel subi ou choisi.
Vaut-il
mieux être employé à temps partiel subi d'une PME du nettoyage ou Ã
temps plein d'une grande entreprise, avec un accord 35 heures, un CE et
une convention collective très favorables ?
Claude Danthony, Maître de conférences de mathématiques à l'École normale supérieure de Lyon.
(1) Vous pensez peut-être que ce projet, qui se veut équitable, va revenir sur cette différence ?
Détrompez-vous : s'il instaure une validation des périodes de congé parental, le projet supprime purement et simplement la bonification d'un an des femmes fonctionnaires, pour les enfants nés après le 1er janvier 2004 ! Mais la suite parait claire : s'il passe, vous entendrez dans quelques années à la télévision :
" Dans le privé il y a une bonification de 2 ans par enfant qui n'existe pas pour les fonctionnaires, c'est inéquitable ".
Et on supprimera la bonification des mamans du privé !
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| mercredi 17 octobre 2007, a 22:04 |
| Marie-George BUFFET exprime son inquiétude . |
Retrait de la candidature Lamour à la présidence de l’AMA Marie-George Buffet exprime son inquiétude
Jean-François Lamour vient d’annoncer sa décision de retirer sa
candidature à la présidence de l’Agence mondiale anti-dopage (AMA).
L’arrivée d’une nouvelle candidature pour le moins étonnante et une
série de manoeuvre juridique ont conduit M. Lamour a prendre cette
décision, je ne peux que le regretter.
Je suis donc extrêmement inquiète, et j’espère que les objectifs de
l’agence, ainsi que les valeurs qu’elle entend porter dans l’ensemble
des sports ne seront pas affaiblis par cette situation.
Depuis plusieurs années, de grandes avancées ont été réalisées. Lorsque
j’étais Ministre de sport, j’y ai personnellement oeuvré avec d’autres
ministres des sports européens. Ce travail a notamment permis de créer
l’agence mondiale anti-dopage. Je reste pleinement mobilisée et je
souhaite que ce combat pour un sport propre, non seulement ne faiblisse
pas, mais surtout s’intensifie. Pour y parvenir, une agence mondiale
forte est un atout qu’il faut aujourd’hui consolider. Il y va tout
simplement de la santé, et parfois de la vie, de millions de sportifs et
de sportives dans le monde.
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF
Ancienne Ministre de la Jeunesse et des sports
Paris, le 16 octobre 2007.
De : Marie-George Buffet
mercredi 17 octobre 2007
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| mercredi 17 octobre 2007, a 21:39 |
| RETRAITES . |
Retraites : Le gouvernement écarte la solution et poursuit la répression
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 17 octobre
Concernant la réforme des retraites, le gouvernement
navigue en eaux troubles. Après avoir brandi la menace du règlement
autoritaire par décret, puis ouvert de vrais fausses négociations, la
droite choisit la dramatisation. Cette stratégie s’inscrit dans la
droite ligne du laminage des régimes de retraites des réformes de 1993
et 2003.
Le gouvernement affirme que les problèmes de
financement des régimes spéciaux pèsent sur le régime général, mais il
ne dit mot des règle de compensation qui mettent également à
contribution les régimes spéciaux. Plus grave, les retraités des
régimes spéciaux concernent en réalité moins de 5% des retraités, et
moins de 2% dans les projections en 2030.
A l’évidence, le problème du gouvernement est moins de
trouver une solution que d’en profiter pour démolir le système actuel.
Inefficaces et dogmatiques, l’allongement de la durée de cotisation nie
une réalité : moins d’un salarié sur deux atteint 40 années de
cotisations pour partir en retraire. L’éviction des travailleurs dès 57
ans, le cumul de la précarité chez les jeunes, les femmes vont faire
exploser le nombre de retraités pauvres y compris dans la fonction
publique ou dans les entreprises publiques. Sous couvert « d’équité »,
l’objectif consiste donc à organiser la régression globale des
pensions. Le thème invoqué de la pénibilité au travail devrait conduire
à de véritables négociations dans le public comme dans le privé.
Or aujourd’hui, la solution est simple : il faut
trouver de nouveau financement pour les retraites. Des voies
alternatives existent : développer l’emploi, les salaires et la
croissance réelle pour augmenter la masse des cotisations, et pénaliser
par une réforme des cotisations patronales, les entreprises qui
licencient ou compriment les salaires et fuient dans la croissance
financière. Une nouvelle cotisation sur les revenus financiers des
entreprises au même taux de cotisations pour les retraites que celui
des salariés apporterait 10 milliards d’euros de recettes annuelles
supplémentaires.
Il est urgent d’organiser la riposte idéologique,
sociale, économique à la domination des idées hyper-libérales et de
construire des rassemblements pour rendre évidente les véritables
propositions alternatives de réformes. Le PCF se félicite de la journée
de mobilisation du 18 octobre et appelle à y participer massivement.
Pour sa part, le PCF organise le 27 octobre un grand rassemblement de
toutes les forces de résistance aux politiques ultra-libérales, nous
avons l’ambition d’ouvrir de nouvelles voies de résistances, et de
promouvoir des solutions alternatives.
Parti communiste français
Paris, le 17 octobre 2007. |
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| mercredi 17 octobre 2007, a 18:52 |
| Déclaration du P.C.F |
Le PCF apportera toute sa force au vent de résistance qui soufflera sur la France demain
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 17 octobre
La
journée de mobilisation de demain promet d’être très importante.
D’abord par son ampleur, mais aussi pour ce qu’elle représente.
Le Parti communiste français se félicite qu’un vent de
résistance souffle contre les projets de démolition du gouvernement.
Plus qu’une mobilisation contre la seule casse des régimes spéciaux,
c’est bien un refus massif de la casse de tout le système de retraite
qui se prépare demain.
Les traditionnelles invectives haineuses de la droite
n’y feront rien, les hommes et les femmes qui se mobilisent demain
s’élèvent dans l’intérêt de toutes celles et ceux qui veulent
bénéficier d’une retraite digne, tant sur le montant que sur la durée
de cotisation.
Le Parti communiste français sera présent à la
manifestation de demain, et appelle l’ensemble des hommes et des femmes
à être solidaires d’un mouvement qui n’a d’autre but que de défendre
l’intérêt général. La force du mouvement de résistance qui débutera
demain est une pierre sur laquelle chacun et chacune pourra s’appuyer
pour résister contre l’offensive menée tous azimuth par la droite
depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.
Parti communiste français
Paris, le 17 octobre 2007.
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| mercredi 17 octobre 2007, a 18:01 |
| Défendre les régimes spéciaux . |
Défendre les régimes spéciaux de retraite c’est défendre le régime des retraites tout court !
Mis en ligne : 17 octobre
Le
gouvernement et le président de la République ne s’en défendent pas :
l’alignement des régimes spéciaux sur le régime général constitue une
étape vers une remise en cause globale du régime de solidarité
nationale des retraites. Introduction des acteurs privés dans le
financement des retraites ( et de la santé ! ), fin du financements par
répartition... Travaillez plus et plus longtemps pour augmenter
massivement les fonds spéculatifs de pension !
On
comprend mieux alors l’offensive médiatique naturelle opérée autour de
cette journée de mobilisation : focalisation sur le mécontentement des
usagés des transports publics, informations continues sur les
conditions de circulations des trains, et étalage des embouteillages
qui en sont la conséquence.
Sur le fond du problème ? Rien ou presque. Pas de débat
sur la pénibilité du travail des agents des transports publics. Pas de
débat sur le gel des salaires opérés dans ces branches depuis plusieurs
années, pas de débat sur l’absence d’embauches et de moyens pour ces
secteurs économiques vitaux pour la France. Rien sur ce qui constitue
toute la fierté française d’avoir le service de transport public le
plus fiable et le plus efficace au monde.
Pas de débat non-plus sur le financement, et les
financements entre caisses des retraites. Informations contradictoires,
stigmatisation des régimes spéciaux par l’argument massue « est-il normal que certains travaillent moins longtemps que d’autres ? ».
Pas de débats sur les cadeaux fiscaux de l’été faits au
plus riches qui représentent 15 milliards d’euros, rien sur
l’assèchement des comptes de la sécurité sociale, rien sur la
contribution des bénéfices financiers au régime de solidarité.
Pas de débat. Tout dépend comment on pose les questions !
Dans un sondage de « CSA / l’Humanité de ce jour » - suivant la question suivante : « Vous
savez que plusieurs syndicats de la SNCF, de la RATP, d’EDF-GDF, de
l’ANPE, de l’UNEDIC, de l’éducation nationale appelllent à une journée
nationale d’action et de grève le 18 octobre prochain, notamment sur
l’avenir du système de retraites et des régimes spéciaux. Quelle est
votre attitude à l’égard de ce mouvement ? » - les français soutiennent ce mouvement à 54 %.
Dans un autre sondage « BVA / Le Figaro / LCI » - suivant la question : « Diriez-vous que le projet de réforme des régimes spéciaux de retraite prévu par le
gouvernement et prévoyant un alignement des régimes spéciaux de retraite sur le
régime de la fonction publique va dans le bon sens ou ne va pas dans le bon sens ? » - les français répondent à 57% que la réforme va dans le bon sens...
Justice, quand tu nous tiens...
Pour leur part les communistes vous donnent rendez-vous à 1la manifestation de demain, à partir de 13H30, Angle Boulevard Voltaire et Richard LENOIR à Paris et partout en France.
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| mercredi 17 octobre 2007, a 08:14 |
| Lettre ouverte au Ministre de l'Education Nationale . |
Lettre
ouverte au Ministre de l’Education Nationale, par Aline Louangvannasy,
professeure de philosophie au lycée Rive-Gauche à Toulouse, secrétaire
régionale de la CGT Educ'action Midi-Pyrénées, a propos de la lecture
de la dernière lettre de Guy Môquet à ses parents dans les
établissements scolaires.
Monsieur le Ministre,
Le 22 octobre 2007, je lirai la
lettre du jeune Guy Môquet, puisque mon statut de fonctionnaire
m'impose l'obéissance à ma hiéÂrarchie. La lecture de ce texte sera
l'occaÂsion d'expliquer aux élèves comment l'école de la République a
eu, à un moment donné de l'histoire française, pour foncÂtion de
construire artificiellement un sentiment d'identité nationale en
enseignant aux jeunes Aveyronnais, aux jeunes BreÂtons, aux jeunes
Alsaciens, une même langue et une même histoire.
Une histoire événementielle
construite de symboles, de héros, de batailles gagnées, de monuments
commémoratifs, qui n'avait qu'un seul obÂjectif : construire une
identité nationale et faire naître dans le cœur de chacun un même
sentiment patriotique, sentiment qui a malheureusement conduit beaucoup
d'entre eux à partir à la guerre la fleur au fusil.
Ce bref rappel nous permettra de
poÂser la question de la vérité historique et de l'instrumentalisation
de l'histoire par le pouvoir politique.
La lecture de cette lettre sera aussi l'occasion de poser la question éthique du sens de l'obéissance.
Les poliÂciers français qui ont arrêté Guy Môquet et ses camarades obéissaient aux ordres.
Étaient-ils responsables?
Avaient-ils le choix? Le ministre de l'Intérieur Pucheu et le
sous-préfet Lecornu qui ont établi la liste des otages fusillés
sont-ils coupables? Â
Mes élèves sont vifs d'esprit et ne manÂqueront pas l'occasion de faire d'eux-Âmêmes des parallèles avec l’actualité.
Les policiers français et les
préfets qui font du chiffre aujourd'hui, en condamnant à une mort
certaine les sans-papiers qui ont fui leur pays, sont-ils responsables?
Sont-ils des criminels?
De même, le professeur qui devrait
enseigner le sens de la critique, l'exigence de la vérité et qui se
fait l'insÂtrument du pouvoir en obéissant, est-il complice du pouvoir?
En cours de philoÂsophie, nous
pourrons aborder à partir de ces interrogations la thèse d'Hannah
Arendt sur la banalité du mal. InévitableÂment, par voie de
conséquence, le débat portera sur le sens de la révolte et de la
désobéissance. Ce qui nous donnera l'ocÂcasion de travailler un sujet
de dissertation souvent donné au baccalauréat: «Peut-on désobéir à la
loi? »
Nous reviendrons alors sur le sens de la révolte du jeune Guy MôÂquet et sur la question de l’engagement.
Monsieur le Ministre, j'aurais aimé
que vous puissiez venir expliquer à mes élèves que la mort de Guy
Môquet n'a pas été inÂutile.
J’aurais aimé que vous leur
expliÂquiez comment, en créant une fonction puÂblique forte au service
de l'intérêt comÂmun, le gouvernement issu de la Résistance avait, à la
Libération, posé les bases d'une société juste fondée sur la solidarité
et le respect de la dignité de tous, d'une société qui ne se fermait
pas aux exilés victimes de toutes les guerres qu'elles soient
politiques ou économiques.
J'aurais aimé que vous puissiez leur
expliquer le sens de votre engagement à servir l'intérêt commun en leur
donnant de vrais moyens pour étudier, de vrais moyens pour se
construire comme des femmes et des hommes libres.
MalheureuÂsement, même si vous
faisiez l'effort du déÂplacement, je crains que vous ne puissiez être
crédible. Nous lirons la lettre de Guy Môquet alors que nous ne pouvons
plus assurer les heures d'éducation civique obliÂgatoires.
Mes élèves ne sont pas dupes et c'est ce qui me donne de l'espoir dans l'avenir.
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| mardi 16 octobre 2007, a 17:18 |
| Le rapport d'étape sur le pouvoir d'achat est une imposture . |
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 16 octobre
La
Commission pour la libération de la croissance française (CLCF)
présidée par Jacques Attali a remis hier, à Nicolas Sarkozy un rapport
d’étape contenant les « premières propositions pour le pouvoir
d’achat ».
La commission fait une impasse volontaire et édifiante.
Il n’y a aucune référence à une augmentation des salaires. Prétendre
apporter des solutions sur le pouvoir d’achat, sans s’attaquer au
problème des travailleurs pauvres, des précaires, des petites retraites
n’est qu’une imposture.
Le
pouvoir d’achat est d’abord déterminé par le montant de ses revenus. La
commission Attali approuve donc implicitement le fait que les français
doivent vivre avec de bas salaires. C’est extrêmement choquant et
surtout, c’est la marque d’une rigidité de pensée qui entame la
légitimité de cette commission.
Prétendre régler les problèmes du pouvoir d’achat en
accédant à de vieilles revendications de la grande distribution, qui
est déjà la grande championne du capitalisme français, ou encore en
instaurant des actions de groupe à minima, démontre un profond mépris
pour la situation réelle de l’immense majorité des français.
Derrière cet inventaire à la Prévert, il y a pourtant
un grand absent : les centaines de millions d’euros extorquées au
travailleurs de la métallurgie qui servent à financer les mauvais coups
du patronat. Il y aurait là , par exemple, matière à augmenter le
pouvoir d’achat de ces salariés.
Parti communiste français
Paris, le 16 octobre 2007.
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| mardi 16 octobre 2007, a 16:53 |
| SENAT : Groupe communiste |
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Prévention de l’obésité infantile
Par Guy Fischer - 09 Octobre 2007
M.�Guy Fischer appelle l’attention de Mme�la ministre
de la Santé, de la Jeunesse et des Sports sur le rôle de la publicité
télévisée dans la formation des comportements alimentaires pouvant
conduire à un développement de l’obésité infantile.
Si de nombreuses études ont démontré la dangerosité
d’une trop grande médiatisation des produits trop gras et trop sucrés,
la récente enquête de l’association UFC-Que Choisir est accablante
quant au contenu des publicités diffusées lors des programmes pour
enfants.
Malgré l’ajout de messages sanitaires sur les
publicités télévisées, l’obésité progresse dans notre pays. On peut
donc s’interroger sur l’efficacité des dispositifs de prévention mis en
place pour ce qui concerne l’encadrement des publicitaires alimentaires.
En effet, les enfants sont manifestement les victimes
de ce harcèlement nutritionnel et les messages sanitaires apposés sur
les publicités télévisées sont inopérants chez les plus jeunes.
Il en résulte que selon diverses enquêtes publiées, 30%
des enfants les plus soumis à la publicité sont également ceux dont
l’alimentation est la plus déséquilibrée et que les catégories sociales
les plus défavorisées restent les plus exposées au risque d’obésité car
le prix reste l’élément essentiel qui conditionne leurs choix d’achats
alimentaires.
Pour faire face à ce véritable fléau qu’est l’obésité
infantile, ne serait-il pas temps de limiter la production de ces
publicités pour les produits alimentaires à risque�?
Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer
quelles mesures le gouvernement entend prendre pour que cesse
l’instrumentalisation des enfants pour développer les comportements
consuméristes.
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| mardi 16 octobre 2007, a 16:39 |
| SNJ-CGT : jeudi 18 octobre 2007 Préavis de grève . |
Code du travail ; protection sociale ; Franchise médicale ; régimes spéciaux de retraite… Et ensuite ?
Casse du droit du travail, précarisation de l’emploi,
instabilité de la vie familiale, attaques contre les 35 heures,
sanctions en tout genre, franchises médicales, détérioration des
retraites… Le Gouvernement de Nicolas Sarkozy fait étalage de son
objectif d’abandonner les fondements de la solidarité et de tout repère
collectif.
S’appuyant sur des médias peu critiques, il stigmatise
des pans entiers de citoyens pour s’appuyer sur une opinion publique
manipulée. Pour lui, les malades sont responsables de la situation de
l’assurance maladie, les chômeurs sont des fraudeurs et les salariés
des régimes spéciaux seraient des profiteurs qui voleraient de l’argent
à la collectivité.
Il sait que cela a ses limites. Aussi, il conjugue ses
interventions hypocrites avec la rapidité d’exécution des réformes. Il
veut étouffer la contestation et la prendre de vitesse.
Dans cette situation, notre syndicalisme, les
organisations syndicales portent une responsabilité politique
importante pour permettre au plus grand nombre d’appréhender le contenu
des discours gouvernementaux et répondre aux exigences sociales fortes
qui s’imposent nationalement.
C’est pourquoi l’Union des Sections d l’Audiovisuel du
SNJ-CGT se joignent aux fédérations syndicales qui proposent de
résister aux projets iniques du gouvernement en appelant à se mobiliser
massivement dès octobre 2007 pour stopper la casse de la protection
sociale, pour les salaires, les métiers, les conventions collectives,
les retraites, le droit de grève.
Pour ce faire, le l’Union des Sections d l’Audiovisuel
du SNJ-CGT dépose un préavis de grève et appellent l’ensemble des
salariés de l’audiovisuel à cesser le travail le 18 octobre 2007 à
partir de 0h00 pour une durée de 24 heures afin de leur permettre de
participer aux actions et manifestations.
Paris, le 11 octobre 2007.
De : SNJ-CGT
lundi 15 octobre 2007
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| mardi 16 octobre 2007, a 08:07 |
| 17 OCTOBRE 1961 . |
17 octobre 1961 : Les 140 Algériens disparus à Paris
Rassemblement
Mercredi 17 octobre 2007 Ã 18h30
au Pont St Michel à Paris Là où tant de victimes ont été jetées à la Seine il y a 46 ans
Pour exiger :
la reconnaissance officielle du crime commis par l’Etat français les 17 et 18 octobre 1961
la liberté d’accès effective aux archives pour tous, historiens et citoyens
le développement de la recherche historique sur ces questions dans un cadre franco-algérien et international
Au matin du mardi 17 octobre 1961, la police sait
qu’une manifestation de masse se prépare ; des cars de police
quadrillent la ville, des policiers cernent les bouches de métro aux
portes de Paris, prêts à arrêter les manifestants. Aux portes de Paris,
à la sortie des métros Étoile, Opéra, dans les couloirs de la station
Concorde, sur les Grands Boulevards, les manifestants seront
systématiquement matraqués, à coups de crosse, de gourdin, de bâton,
souvent jusqu’à ce qu’ils s’effondrent. Les policiers frappent au
visage, au ventre, des manifestants qui ne font montre à aucun moment
d’aucune violence ni d’aucune résistance. Sur le boulevard
Bonne-Nouvelle, au pont de Neuilly, au Pont-Neuf d’Argenteuil et en
d’autres lieux, les policiers tirent sur les manifestants. Sur les
ponts aux portes de Paris et sur le pont Saint-Michel, des hommes sont
précipités à la Seine. En plein Paris et pendant plusieurs heures se
déroule une véritable chasse au faciès, à laquelle la population
parisienne assiste et collabore même parfois. Le préfet de police
M. Papon suit toutes les opérations et se rend lui-même à l’Etoile,
pour constater leur " bon déroulement ". Il a aussi connaissance de
toutes les liaisons radio de la police. Il sait donc que de faux
messages d’information circulent selon lesquels des policiers auraient
été tués. Il ne les démentira pas. Plus de dix mille Algériens sont
interpellés. Ils sont internés au palais des Sports, au Parc des
Expositions, au stade de Coubertin, au Centre d’Identification de
Vincennes, pendant près de quatre jours. Quatre jours pendant lesquels
les violences continuent. A leur arrivée, les manifestants sont
systématiquement battus. Dans l’enceinte des lieux d’internement, on
assiste à des exécutions et nombreux sont ceux qui meurent de blessures
non soignées. Au lendemain de la manifestation, le bilan officiel est
de deux morts algériens. Il fait état de " tirs échangés " entre la
police et les manifestants. Malgré les efforts de quelques
parlementaires, le gouvernement empêche la création d’une commission
d’enquête. Aucune des plaintes déposées n’aboutira. S’il n’est pas
possible de déterminer exactement combien d’Algériens furent tués le 17
octobre 1961 et les jours qui suivirent, il reste que le chiffre de
plusieurs centaines de morts, avancé par J-L. Einaudi dans son livre La
Bataille de Paris à partir de l’étude de registres de cimetières, de
témoignages et de documents internes du F.L.N., est le plus
vraisemblable. De nombreuses archives administratives qui auraient été
essentielles au dénombrement des victimes ont aujourd’hui disparu. Ceci
explique pourquoi le rapport Mandelkern - commandité par le
gouvernement et rendu public en 1998 - et le livre de J-P. Brunet, qui
tous deux se fondent sur les archives existantes de la préfecture de
Police, concluent à un nombre de morts bien inférieur - autour d’une
quarantaine. Le rapport Mandelkern reprend du reste à son compte la
version selon laquelle des tirs auraient été échangés entre les
manifestants et la police.
Laffitte mourad
De : lm
mardi 16 octobre 2007
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| lundi 15 octobre 2007, a 20:46 |
| Rapport Attali . |
Premières conclusions du rapport Attali : incohérences et mesurettes pour aider le pouvoir d’achat des français.
Mis en ligne : 15 octobre
Les
premières conclusions du pré-rapport de la « commission Attali » pour
le pouvoir d’achat des français ont été livrées : les polémiques
qu’elles suscitent, à droite comme à gauche, mettent en évidence le
manque de cohérence et l’absence de vision à long terme sur l’action de
l’état en faveur du pouvoir d’achat des français.
Empêtré
dans des contradictions, ce rapport mixe interventionnisme fort de
l’état (création de 500 000 logements sociaux par ans d’ici à 2010,
expropriation des municipalités qui ne respectent pas la loi SRU,
création de « villes écologiques nouvelles ») et concurrence
complètement débridée ( suppression des marges arrières, abandon du
principe de précaution, mise en concurrence des taxis ( ?!) ).
Monsieur Attali est bien en-dessous du défis à relever
pour le développement économique et la croissance, et au travers de ce
rapport ne propose qu’un ensemble de mesures gadgets où le gouvernement
pourrait se permettre de piocher telle ou telle mesure si elle lui
semble opportune.
Les fondements d’une relance économique, gages d’une
amélioration de la qualité de vie des français et de leurs portes
monnaie doivent être le développement de l’emploi et l’amélioration des
salaires. Au lieu de proposer une politique volontaire d’innovation
technologique, de développement de la politique industrielle, de la
création d’emploi dans les services publics, du soutiens des PME, et
des mesures fiscales adaptées à ces politiques, Monsieur Attali
réintroduit ces grands concepts conservateurs des volontarismes
individuels, de la concurrences comme pierre angulaire des avancées de
civilisations, pour trouver les bonnes solutions.
Sur ce dossier, comme sur d’autres, nous ne pouvons que
constater le décalage de plus en plus visible entre les déclarations
volontaristes des politiques du gouvernement et l’impuissance manifeste
de l’état.
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| lundi 15 octobre 2007, a 18:52 |
| Le P.C.F met en garde contre la dérive affairiste de la droite . |
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 15 octobre
Nicolas
Sarkozy a porté pendant toute sa campagne la « France d’après ». De
déclarations fracassantes en promesses de ruptures : rien n’allait plus
être comme avant.
Sauf
que maintenant La « France d’après », nous y sommes, et le moins que
l’on puisse dire, c’est que la situation est extrêmement grave.
L’affaire EADS fait rage, avec chaque jour son lot de nouvelle
dénonciation, et le gouvernement persiste à refuser, contre toute
logique, une commission d’enquête à l’opposition parlementaire. Dans le
clair-obscur des méthodes nauséabondes, on apprend aussi que le
négociateur en chef du patronat, chargé de casser le droit social,
dispose d’au moins 20 millions d’euros en liquide. Et pour couronner le
tout, la ministre de la justice installe une commission pour
dépénaliser la criminalité en col blanc.
Bien triste tableau que la droite peint jour après
jour. Les scandales entre amis, et les règlements de comptes à
l’ancienne, ne sont pas dignes d’une République comme la notre. Cette
situation est insupportable, et il est temps que la responsabilité et
la raison prévalent à un marécage qui nourrit toutes les dérives.
Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF
Paris, le 15 octobre 2007
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| lundi 15 octobre 2007, a 14:54 |
| Les forêts d' Asie du Sud-Est en fragile sursis . |
Les
Amis de la Terre ont lancé la campagne ’’Orang-outan en voie
d’extinction, quand les forêts disparaissent’’, parrainée par
Emmanuelle Grundmann, primatologue et auteur de ’’Ces forêts qu’on
assassine’’.
de Les Amis de la Terre
Cette campagne vise à alerter le grand public sur les
causes et les impacts de la déforestation massive en Asie du Sud-Est,
et met en avant les bonnes pratiques à adopter.
L’Indonésie et la Malaisie ont des taux de
déforestation parmi les plus élevés dans le monde : chaque année 1,5
million d’hectares de forêts primaires disparaissent en Indonésie selon
la FAO.
En 1950, les forêts d’Indonésie couvraient environ 160
millions d’hectares alors qu’aujourd’hui elles ne couvrent plus
qu’environ 48 millions d’hectares soit une diminution de près de 70%. À
Sumatra et à Bornéo, les forêts sont détruites si rapidement qu’elles
auront disparu à 98% en 2022 si des actions urgentes de préservation ne
sont pas entreprises. Il y a cinq ans, le Programme des Nations Unis
pour l’Environnement (PNUE) estimaient que ce seuil fatidique ne serait
atteint qu’en 2032 (source : rapport The Last Stand of the Orangutan,
PNUE, 2007).
Les impacts sociaux et environnementaux de cette déforestation sont très forts.
Les forêts d’Asie du Sud-Est rendent à l’humanité de
nombreux services notamment grâce à leur capacité de stockage du
carbone et à leur capacité à réguler le climat. Elles constituent
surtout le lieu de vie des populations locales et des peuples
autochtones, qui en dépendent aussi bien pour leur alimentation, leur
approvisionnement en eau potable, leur médecine ou leur spiritualité.
L’archipel indomalaisien abrite des centaines de communautés indigènes
qui vivent de la forêt depuis des milliers d’années. Sur 216 millions
d’indonésiens, 100 millions de personnes qui dépendent des forêts sont
directement menacés par la déforestation.
Cette déforestation met en danger la survie des
orangs-outans mais aussi d’autres espèces menacées comme le tigre de
Sumatra, le rhinocéros de Sumatra ou l’éléphant d’Asie. Il n’y aurait
plus que 45.000 à 69.000 orangs-outans vivant à l’état sauvage à Bornéo
et pas plus de 7.300 Ã Sumatra. Au rythme actuel, les orangs-outans
sauvages pourraient disparaître d’ici une dizaine d’années.
L’extension de la culture de palmier à huile est
considérée comme la principale menace actuelle et à venir pour les
forêts d’Asie du Sud-Est : en Malaisie, le développement des
plantations de palmier à huile est responsable de 87% de la
déforestation entre 1985 et 2000.
En 2020, en Indonésie, la superficie des plantations de
palmiers à huile pourrait avoir triplé et atteindre 16,5 millions
d’hectares.
La culture du palmier à huile est une culture
d’exportation : l’Europe est le premier importateur mondial d’huile de
palme, un ingrédient discret que l’on retrouve dans de très nombreux
produits alimentaires ou d’utilisation courante.
L’extension massive des cultures de palmier à huile
pour la fabrication d’agrocarburants pourrait entraîner la destruction
des dernières forêts primaires d’Asie du Sud-Est.
Le succès de l’huile de palme
Toutes les 10 secondes, une superficie de forêt
équivalente à un terrain de football disparaît en Indonésie, menaçant
la biodiversité et les populations locales qui en dépendent notamment
pour leur alimentation. 90% des forêts mondiales sont concentrés dans
44 pays. Parmi eux, l’Indonésie, qui possède aussi près de 80% des
dernières forêts tropicales primaires d’Asie du sud-Est, est celui dont
le rythme de déforestation est le plus rapide au monde. De nombreuses
causes sont à l’origine de cette situation, néanmoins, l’extension de
la culture de palmier à huile est considérée comme la plus importante,
avant même l’exploitation des forêts pour le bois et la pâte à papier.
En 2005, l’Indonésie et la Malaisie ont, à elles
seules, été à l’origine de 86% de la production mondiale d’huile de
palme. Entre 1985 et 2000, le développement des plantations de palmier
à huile a été responsable de 87% de la déforestation en Malaisie.
Parfaitement adaptée à différents usages, cette huile végétale est
utilisée dans la production d’un grand nombre de produits d’usage
quotidien dans des secteurs aussi divers que l’alimentaire, les
cosmétiques ou les produits ménagers. La demande d’huile de palme a été
multipliée par six depuis le milieu des années 80.
Les agrocarburants, une menace imminente ?
Les Amis de la Terre dénoncent également les risques
liés à l’engagement de l’Union européenne d’incorporer 10%
d’agrocarburants dans les carburants d’ici 2020. En effet, l’huile de
palme est aussi utilisée comme diester pour la fabrication
d’agrocarburant. En refusant de s’attaquer au problème fondamental de
la surconsommation d’énergie dans le domaine des transports, l’Union
européenne prend le risque d’ouvrir ses portes aux importations
massives d’agrocarburants, notamment à base d’huile de palme. Cette
nouvelle demande créée une pression terrible sur les dernières forêts
d’Indonésie explique Sylvain Angerand, chargé de campagne Forêts aux
Amis de la Terre.
En ne tenant compte que de la hausse de la demande
mondiale en huile de palme pour un usage alimentaire, la superficie des
plantations de palmier à huile en Indonésie pourrait avoir triplé et
atteindre 16,5 millions d’hectares d’ici 2020 selon le Programme des
Nations Unies pour l’Environnement. Que restera t’il des forêts d’Asie
du Sud-Est si, à la demande alimentaire en huile de palme, s’ajoute la
demande en agrocarburants ?
3http://www.infosdelaplanete.org/289…
De : Les Amis de la Terre
lundi 15 octobre 2007
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| lundi 15 octobre 2007, a 14:04 |
| Poème de Guy Moquet . |
Poème de Guy Moquet confisqué le jour de son arrestation : Tuer le capitalisme
Mis en ligne : 15 octobre
Parmi ceux qui sont en prison
Se trouvent nos 3 camarades
Berselli, Planquette et Simon
Qui vont passer des jours maussades
Vous êtes tous trois enfermés
Mais Patience, prenez courage
Vous serez bientôt libérés
Par tous vos frères d’esclavage
Les traïtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme
Main dans la main Révolution
Pour que vainque le communisme
Pour vous sortir de la prison Pour tuer le capitalisme
Ils se sont sacrifiés pour nous
Par leur action libératrice
Voir : les événements autours de la lecture de la lettre de Guy Moquet |
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| lundi 15 octobre 2007, a 11:48 |
| UNIVERSITES . |
Universités : Plus de concurence... pour plus d’inégalités (tract)
Par : Communication
Mis en ligne : 15 octobre
« Libertés et responsabilités des Universités », une
arnaque visant à soumettre le système éducatif aux
besoins du patronat, au marché. Une réforme qui
renonce à s’attaquer à l’échec universitaire, à la
modernisation de l’enseignement supérieur et à la
précarité étudiante.
À télécharger
Universités : Plus de concurence... pour plus d’inégalités (tract)
PDF - 183.2 ko
Nous sommes tous les cibles de la
contre-révolution libérale. Prenant
prétexte de la nécessité d’un changement
profond de société, la droite et
Sarkozy mettent en oeuvre une politique
de destruction massive d’acquis
civilisationnels et sociaux, une politique
de recul sans-précédent pour
notre peuple :
une politique de retour à « l’ordre moral », anti-68 ;
une politique sécuritaire
qui stigmatise la
jeunesse, la différence
et qui dresse les uns
contre les autres ;
une vision du monde
post-coloniale, atlantiste
et va-t-en guerre ;
un pouvoir autoritaire qui se cache
derrière le marketing politique
et des médias aux ordres ;
une politique de classe au service
de l’argent et du patronat.
Que ce soit dans le domaine de l’enseignement
supérieur, de la recherche,
mais aussi de la culture, les
réformes engagées par le gouvernement
sont profondément inspirées de
ces conceptions.
Pour eux, tout est marchandise :
La Sorbonne™ ou Le Louvre™ sont
des marques, les idées sont des brevets,
les chercheurs et les artistes
sont des centres de profi ts, et les
étudiants des produits à écouler au
supermarché du travail, ou pour ceux
qui ont les moyens, les clients de
quelques pôles d’excellence universitaire
que la réforme Pécresse veut
faire émerger.
Pour eux, tout doit être rentable :
l’université doit fournir une main
d’oeuvre docile et directement exploitable
par le patronat. Et pour répondre
à ce projet à courte vue, la sélection
est leur arme : pour quelques uns
se sera les grandes écoles, pour les
autres des formations au rabais.
Nous avons besoin d’autre chose,
d’une autre politique. Le véritable
enjeu c’est de permettre à tous d’accéder
au plus haut niveau de culture
et de qualifi cation. Ce n’est pas qu’une
question de justice. C’est une question
de démocratie, si on veut que les
citoyens puissent intervenir de façon
pertinente, sur les grands
choix de société. C’est ainsi
que nous relèverons les défi
s majeurs de ce siècle,
scientifi ques, économique
et citoyens, tels que
développer la recherche
et les fi lières répondant au
besoin d’une nouvelle croissance
respectueuse de l’environnement,
ou encore, à l’heure de la cyber-
révolution, faire de l’Université un
outil d’innovation, de
partage des savoirs
et de confrontations
d’idées ouvert sur
la société. C’est le
sens des propositions
du PCF.
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| lundi 15 octobre 2007, a 09:40 |
| Mourir de faim pour la bagnole . |
l’Humanité des débats.
Par Fabrice Nicolino, journaliste (*).
Qui profite vraiment du boum des biocarburants ?
Serez-vous surpris ? J’en doute : il existe sur terre
des gens qui jugent moral de cultiver des plantes alimentaires pour
faire rouler des bagnoles. Dans ce monde où croupissent un milliard
d’affamés chroniques, on plante massivement du colza, du tournesol, de
la canne à sucre, du maïs, du palmier à huile, du soja. Qui finissent
dans le réservoir.
Dans ce monde où près de trois milliards d’humains survivent avec
moins de deux dollars par jour, et souvent bien moins, le prix des
céréales explose. La raison en est simple : le marché alimentaire
mondial est tendu à l’extrême depuis des années. D’une part, le
dérèglement climatique en cours complique la tâche des paysans. Et
d’autre part, la demande pousse d’année en année, massivement.
L’irruption des biocarburants ne pouvait que bouleverser ce fragile
équilibre. Pour bien comprendre, un seul chiffre suffira : l’Amérique,
plus grand producteur mondial de maïs, consacre déjà 25 % de sa récolte
annuelle à la fabrication d’un biocarburant, le bioéthanol. Ce maïs,
soustrait au marché alimentaire, a entraîné par contagion et
substitution l’effondrement d’un château de cartes. En janvier 2007, la
première crise sociale des biocarburants a frappé le Mexique, sous le
nom de « révolte de la tortilla ». Là-bas, la tortilla de maïs, qui est
leur pain quotidien, a vu son prix doubler. À cause du boom sur les
biocarburants. Ce n’est hélas qu’un début, et sachez que l’Organisation
des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en ce
début d’octobre 2007, annonce de nouveaux soulèvements de la faim, pour
la même raison.
Ce n’est pas tout. Pour planter sur des
dizaines de millions d’hectares des biocarburants il faut de la
place. On prend bien entendu sur les surfaces agricoles, mais aussi sur
les forêts tropicales. En grand. L’Indonésie est devenue cet été, en
fanfare, le troisième émetteur de gaz à effet de serre de la planète,
après la Chine et les États-Unis. Facile : les mafieux qui règnent
là-bas brûlent ce qui reste de forêts pluviales et les remplacent par
des plantations industrielles de palmiers à huile. Les comptes
bancaires numérotés, aux Bahamas ou aux îles Caïman, seront vite
remplis. La situation est (presque) la même dans le bassin du Congo, où
le gouvernement de Kinshasa vient de vendre trois millions d’hectares à
une société chinoise. Pour y mettre des palmiers à huile. Au Cameroun,
un certain Bolloré, ami de Sarkozy, investit massivement dans ces mêmes
plantations.
Comme Geor- ge Soros au Brésil, où des centaines de milliers
d’esclaves modernes triment dans les champs de canne à sucre. Pour la
bagnole.
Vous le savez peut-être, cette folie de l’or vert a réuni ce
printemps - ils n’étaient guère éloignés - les présidents Bush et Lula.
Ce dernier rêve de faire du Brésil un grand du monde, sur fond de
négoce mondial d’éthanol. Disons-le comme je le pense : c’est criminel.
La propagande prétend au passage que les biocarburants seraient bons
pour le climat. Mais c’est totalement faux. Les études scientifiques
indépendantes des lobbies industriels prouvent exactement le contraire.
Celles des professeurs David Pimentel et Tad Patzek, par exemple. Ou
celle, très récente, du prix Nobel de chimie 1995, Paul Crutzen. Quand
on considère la totalité de leur cycle de production, il est
malheureusement limpide que les biocarburants aggravent l’effet de
serre. Ils sont pires en réalité que le pétrole qu’ils sont censés
remplacer !
Alors, pourquoi, c’est-à-dire comment est né le lobby des
biocarburants ? En France, dès 1992, il fallait, sur fond de réforme de
la PAC, trouver de nouveaux débouchés à l’agriculture industrielle.
Tout le reste n’est que (mauvaise) littérature. Je dénonce avec force
le soutien apporté par l’ADEME, agence qui dépend du ministère de
l’Écologie de M. Borloo, à ce lobby. Le croirez-vous ? Il n’existe en
France qu’une seule étude sur le bilan énergétique des biocarburants.
Commandée par l’ADEME en 2002, elle a été confiée à un cabinet privé
travaillant pour les transnationales. Et ce cabinet a accepté que
l’étude soit pilotée directement par le lobby industriel des
biocarburants. Tiens, au fait, le sujet des biocarburants a été
soigneusement évité au cours des discussions du Grenelle de
l’environnement. Franchement, vous trouvez cela normal ?
(*) Dernier ouvrage paru : la Faim, la bagnole, le blé et nous. Éditions Fayard, 2007. Site : fabrice-nicolino.com
l' Huma du 13 / 10 / 07
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| dimanche 14 octobre 2007, a 18:23 |
| Combien d'ouvriers devront encore mourir ? |
Santé
. Jean-Manuel Fernandes est mort à trente-sept ans d’un cancer
généralisé reconnu comme maladie professionnelle. Le combat de sa mère,
Rosa, contre tous les employeurs irresponsables.
Beauvais (Oise),
envoyé spécial.
« Malgré
la souffrance que je porte vingt-quatre heures sur vingt-quatre, je
mènerai le combat jusqu’au bout. Même si ça doit être long. » Rosa
Cardoso a perdu un enfant mais a trouvé une nouvelle raison de vivre :
se battre pour que Jean-Manuel Fernandes, son fils décédé le 16 août
dernier d’un cancer généralisé à l’âge de trente-sept ans, ne soit pas
mort pour rien. Après avoir passé six années dans la société Berezecki,
une entreprise de traitement anticorrosion de pièces métalliques
installée dans la ZAC de Ther, à Beauvais (Oise), le jeune homme est
tombé malade il y a environ un an. Il travaillait sur une machine qui
plongeait, entre autres, des carrosseries dans de grandes cuves. « Il
crachait du noir, se souvient sa mère. Il avait mal à la tête et aux
oreilles. Puis il a eu des troubles visuels. On l’a d’abord soigné pour
des migraines mais les traitements n’avaient aucun effet. Ce n’est que
plusieurs semaines après qu’il a passé un scanner et que sa maladie a
été détectée. Il avait tout pour être heureux », conclut-elle dans un
soupir.
création du collectif cardoso
Pour
la caisse régionale d’assurance maladie, cela ne fait aucun doute, la
pathologie de Jean-Manuel est bien une maladie professionnelle. Elle
est reconnue comme telle dès janvier 2007. En revanche, elle continue
d’affirmer que tout est normal dans l’entreprise. Ce qui conforte la
direction dans sa posture de ne pas assumer ses responsabilités. Et de
souligner « que le cas de M. Jean-Manuel Fernandes est le seul connu à
ce jour depuis 1952 », date de la création de la société. Elle « refuse
toute diabolisation de son activité et de ses dirigeants ». Pire, elle
entend déposer un recours. « Manu a été abandonné par son employeur
mais aussi par ses collègues de travail. Par peur de perdre leur
boulot. Le jour des obsèques, à l’église, il y avait un bouquet de
fleurs du patron alors qu’il ne m’a jamais passé un coup de fil. Cela
m’a fait très mal », - raconte Rosa qui a fait une demande d’entretien
restée sans réponse de la part de - Berezecki qui a exprimé « sa
profonde empathie » suite au décès du « salarié apprécié de ses
collègues et de son encadrement ».
Aujourd’hui,
c’est autour de cette mère courage que se met en place le collectif
Cardoso, « pour dénoncer les conditions de travail dans toutes les
boîtes du secteur ». Un réseau d’amis et de proches auquel se sont
greffés des citoyens et des militants syndicaux et politiques. « C’est
au départ une initiative citoyenne de gens qui ont été touchés par un
drame et qui se sont naturellement tournés vers ceux dont c’est le
combat quotidien », résume Axel Keita, de la LCR. Lundi dernier, un
rassemblement était organisé devant le site. Une soixantaine de
personnes s’y sont retrouvées mais un seul salarié sur soixante-cinq a
osé sortir de l’usine. « Pendant la manif, les camions entraient et
sortaient sans arrêt, comme si de rien était. La prochaine fois, je
veux bloquer tout ça », prévient Rosa Cardoso.
Hasard
du calendrier, mardi prochain, c’est l’union locale de la CGT qui a
programmé une manifestation. « On avait décidé dès la rentrée de
dénoncer les conditions de travail dans le Beauvaisis », explique José
Baladera, responsable du syndicat. On sait malheureusement depuis
longtemps que le travail tue. Il faut à présent élargir la lutte et
convaincre le maximum de salariés de la rejoindre. Beaucoup tombent
malades et ne savent pas comment réagir. « Ce qui est en train de se
passer peut déclencher une prise de conscience et faire comprendre aux
travailleurs qu’ils peuvent compter sur d’autres », espère José
Baladera.
Chez Berezecki, les syndicats ont
disparu. « Ils ont réussi à licencier ou à faire démissionner trois
syndiqués de la CFDT à la fin des années quatre-vingt. Le dernier
syndicaliste de la boîte était chez FO et il a été désigné par le
patron », raconte le cédétiste Sylvain Bredon. Toujours selon une
source syndicale, l’usine Berezecki a « toujours eu des problèmes
d’hygiène et de sécurité ». Implantée auparavant à Noailles (Oise), à
15 km de là, la société aurait quitté un terrain « invendable car trop
cher à dépolluer. La médecine du travail nous a dit qu’à cette époque,
il y a déjà eu un décès », indique Sylvain Bredon.
Ami
de la famille et ancien employé chez Berezecki, Rachid Raoui affirme
qu’« à l’annonce du décès de Jean-Manuel, plusieurs salariés sont allés
faire une radiographie sur leurs propres deniers ». Récemment, « un
prestataire de service qui sortait de l’usine a dit : "Ici, c’est
Zola" », renchérit Axel Keita. D’après plusieurs témoins, les locaux de
Berezecki seraient insalubres. « Il n’y a que deux douches et elles
sont bouchées en permanence. La direction a fait savoir qu’elle allait
les rénover. Dans les vestiaires, aucun revêtement sur le sol et les
tenues de travail sont mélangées avec les habits personnels », rapporte
la mère de la victime. Mais le plus grave reste l’utilisation de
produits toxiques dont les vapeurs et poussières s’infiltrent dans
l’organisme, principalement par les pores de la peau. Pour seule
protection : un masque. « C’est facile de dire que l’entreprise est aux
normes quand le patron continue d’utiliser des produits qui peuvent
tuer », dénonce le collectif qui soutient Rosa Cardoso dans son
intention de déposer une plainte pour « faute inexcusable de
l’employeur ».
le fléau des maladies professionnelles
Conseiller
municipal d’opposition et responsable départemental du Parti communiste
français, Thierry Aury a écrit aux deux députés de Beauvais, les UMP
Olivier Dassault et Jean-François Mancel. Et de leur demander « quelles
initiatives (ils comptent) prendre pour renforcer la législation et son
application concrète avec les moyens nécessaires à sa mise en oeuvre
pour faire reculer ce fléau des maladies et morts pour causes
professionnelles ». Un autre courrier a été adressé au préfet de
l’Oise, « plus prompt à menacer les maires qui ont parrainé des
sans-papiers que de se mobiliser sur les accidents du travail »,
souligne l’élu communiste. Idem pour Caroline Cayeux, maire de Beauvais
et proche du premier ministre François Fillon. « Il y a des faits
divers qui suscitent davantage d’émotion. Sarkozy ne s’est pas déplacé.
Pas étonnant lorsqu’on veut déculpabiliser les entrepreneurs »,
s’insurge Thierry Aury, qui demandera au prochain conseil municipal que
soit observée une minute de silence à la mémoire de Jean-Manuel
Fernandes.
Sa mère n’a pas l’intention de baisser
les bras : « Seule, je n’aurai rien pu faire. Je suis timide et malade,
moi aussi. Mais quand je vois tous ces gens aussi gentils avec moi,
cela m’aide et me donne envie d’avancer. »
Ludovic Tomas l' Huma du 13 / 10 / 07
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| dimanche 14 octobre 2007, a 17:49 |
| Le programme de Sarkozy : liquider la resistance . |
Mis en ligne : 14 octobre
Nous vivons à l’évidence une période cruciale de refondation du
paysage politique et social français. Dans ce grand tourbillon,
histoire d’y voir un peu plus clair, le magazine Challenges donne à
lire l’édirorial de sa dernière édition, signé de l’ancien
vice-président du MEDEF, Denis Kessler.
En effet, pour qui veut bien comprendre le film de la
politique Sarkozy, que le président s’emploie à nous projeter en
accéléré pour mieux le brouiller, cet article fournit des sous-titres
d’une limpide clarté. C’est donc bien tout l’édifice social issu des
conquêtes de la Libération et du Conseil national de la Résistance que
le nouveau président veut mettre à bas. Dans leur esprit, tout doit
être liquidé avec méthode. C’est cette fois plus clairement dit que
jamais.
Mais l’intérêt de cet article va au delà. Il met du
même coup clairement en perspective les trois piliers de la refondation
entreprise : la démolition sociale exigée depuis des années par le
MEDEF et assumée aujourd’hui dans toute son ampleur par Sarkozy ; la
révision d’une certaine idée de la France dans ses rapports au monde ;
la refondation politique qui en devient du coup le corolaire
indispensable. Cette cohérence est d’ailleurs consignée dans les actes
présidentiels de ces dernières semaines : le discours présidentiel
prononcé le 18 septembre pour lancer la restructuration de tout
l’édifice social français, le discours raciste prononcé le 26 juillet à
Dakar et le terrible symbole des tests ADN ; le ralliement atlantiste
entériné à New York et la relance du traité européen rejeté en 2005 ;
l’exercice du pouvoir sur un mode hyper présidentiel, la volonté
déclarée de procéder à une révision constitutionnelle qui consacre la
bipolarisation politique, la stratégie d’ »ouverture » politique
utilisée pour tenter de brouiller tout clivage gauche-droite.
Cette clarification du projet Sarkozy devrait
intéresser toutes celles et tous ceux qui entendent lui résister. Car
il n’y aura pas de résistance durable et solide à cette entreprise de
remodelage généralisé qui accepterait de faire face à un des pans de
l’offensive tout en la laissant prospérer à travers d’autres brèches
laissées grandes ouvertes. De ce point de vue, si l’éditorial de Denis
Kessler éclaire le projet de la droite au pouvoir, il interpelle aussi
toute la gauche, qui pour faire face doit elle-même clarifier son
projet.
Il faudra bien que le peuple de gauche et bien au delà
tous ceux qui commencent à se lever contre la politique de Sarkozy en
prenant conscience de son extrême gravité disent où est l’avenir d’une
alternative solide ? Dans l’atlantisme ? Dans la fuite en avant d’une
Europe de la mise en concurrence systématique ? Dans
l’approfondissement d’une bipolarisation appauvrisante ? Dans un choix
qui revendique dans la foulée de la campagne de Ségolène Royal ce que
son fidèle soutien Bernard Henri Levy appelle une « gauche américaine
alliée avec le centre et qui assume sa part d’héritage libéral » ? Ou
bien au contraire dans une gauche qui, repensant le monde, renouerait
enfin avec ses valeurs, son attachement sans compromis à l’égalité et à
la justice sociale, son parti pris de la diversité, une vision
solidaire de la planète ?
On entend déjà les éternels « modernisateurs » de la
gauche nous rétorquer finalement comme Denis Kessler que tout cela date
précisemment beaucoup. « Plutôt Bayrou que Buffet » nous suggère ainsi
BHL. MG Buffet justement, à la Fête de L’Humanité, répondait déjà à
cette alternative piégée. »Nous savons tous que le statu quo à gauche
n’est pas tenable, déclarait-elle. Nous savons tous qu’il faudra
refonder nos combats en ce 21è siècle. Mais pourquoi cela
signifierait-il mettre la clé sous la porte, pourquoi refonder la
gauche, ce serait accepter de la faire tomber à droite ? »
Refonder, innover et non tout bazarder. Et s’il était là le vrai débat d’avenir face à Sarkozy ?
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| dimanche 14 octobre 2007, a 16:22 |
| SENAT : Groupe communiste |
Augmentation des loyers HLM en 2007
Par Guy Fischer - 09 Octobre 2007
M. Guy Fischer appelle l’attention de madame le
ministre du logement et de la ville sur les augmentations des loyers
HLM votées pour l’année 2007, selon une enquête diligentée en début de
cette année par une organisation de consommateurs. Celle-ci porte sur
157 organismes dans 18 régions. Sa pertinence n’est donc pas
négligeable. Il en ressort que les augmentations votées pour 2007 sont
pour 66,9 % (62,4 % en 2006) supérieures au 1,8 % d’augmentation
recommandée par le gouvernement. La majorité des organismes (64,3 %)
augmente les loyers entre 1,9 et 3 %. La moyenne des hausses de loyers
relevée par l’enquête est de 2,04 %. De plus, 41,4 % des organismes
pratiquent des hausses différentes selon les immeubles. Dans
l’échantillon, les augmentations peuvent atteindre jusqu’à 10 %. Enfin,
5,7 % des organismes procèdent encore à une récupération de la période
de gel des loyers et intègrent dans leurs augmentations annuelles une
part pour les loyers non augmentés en 2000 et 2001. Ceci est contraire
aux engagements auxquels ils étaient tenus du fait des financements
complémentaires qu’ils avaient obtenus pour compenser la période de gel
des loyers. Force est donc de constater que l’appel à modération lancé
chaque année par le gouvernement n’est pas respecté par un grand nombre
de bailleurs. Or, ces augmentations alourdissent singulièrement le taux
d’effort des locataires, situation encore aggravée par la perte de
pouvoir d’achat engendrée par la diminution des aides au logement
depuis 2002 (- 10,3 %) et la hausse considérable des charges.
Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître les
mesures qu’elle entend adopter afin d’inciter les organismes à une
réelle modération des hausses de loyers dans le parc HLM.
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| dimanche 14 octobre 2007, a 09:25 |
| Cahier Alter Grenelle Bretagne . |
Cahier Alter Grenelle Bretagne
Le gouvernement saisira-t-il l’opportunité représentée par le « Grenelle de l’environnement »
pour remettre en cause notre mode de développement ? On voit bien, en effet, les impasses où
il nous conduit (gaspillage, inégalités...).
C’est pourquoi il est important qu’à l’occasion du « Grenelle » de l’environnement, et à l’appel
des organisations écologistes, altermondialistes, syndicales, les citoyennes et citoyens
s’emparent des grandes questions écologiques afin d’élaborer en commun des alternatives au
type actuel de développement basé sur la croissance.
La mobilisation citoyenne est donc aujourd’hui nécessaire pour que cette échéance ne se
réduise pas à une simple opération de communication gouvernementale et à des mesurettes
totalement inadaptées à l’urgence de la situation. C’est pourquoi il est aussi important que
chaque citoyen (nous sommes tous concernés !) se saisisse de ces questions et exige des
décisions concrètes, immédiates et courageuses.
Ce qui fonde les doléances, revendications et propositions de ce cahier
La situation particulière de la Bretagne
La Bretagne est une région tout entière liée à la mer dont aucun point n’est distant de plus de
80 km. Son littoral représente un tiers de la longueur des côtes françaises, 2 730 km de côtes
métropolitaines, avec 25 % du trafic maritime dans le rail d’Ouessant.
Les handicaps et les menaces qu’elle connaît
Ces dernières sont désormais bien connues, elles touchent la terre et la mer.
L’importance de la longueur de côtes la soumet à la menace permanente des pollutions venues
de la mer (marées noires, dégazages, perte de conteneurs, pollutions chimiques...).
Le choix qui a été fait d’en faire une zone de production intensive agricole (élevages, légumes)
dédiée en grande partie à l’exportation menace la ressource en eau brute destinée à la
consommation humaine. Ainsi la fermeture des captages se poursuit !
La Bretagne est la région française qui a connu, sur le plan agricole, les plus forts
bouleversements depuis la fin des années 1960. Elle a intensifié de manière considérable ses
productions animales et ses cultures légumières ; elle a pris depuis lors la première place en
France en terme de chiffre d’affaires 12 % en 2000. En 2001, la production porcine se trouve en
tête du chiffre d’affaires agricole régional et représente 56 % de la production nationale.
En Bretagne, le développement des élevages de porcs et de volailles, qui se nourrissent
d’aliments en partie importés, conduit dans certaines zones à des productions d’azote
organique bien plus importantes que les besoins des plantes. Ainsi, sur les 187 cantons
agricoles que compte la Bretagne, 104 cantons sont désormais classés en excédent structurel
d’azote organique (soit près des deux tiers de la surface agricole bretonne). Des années 1960
au début des années 2000, la Bretagne est passée d’une situation déficitaire en azote par
rapport aux besoins des cultures, à une situation excédentaire d’environ 100 000 tonnes d’azote
par an dont une bonne partie est transférée vers la mer par le biais des rivières. Pendant la
période estivale, conséquence directe de cette accumulation d’azote, le volume des algues
vertes sur les plages bretonnes (de la Manche et dans la baie de Douarnenez.) est
considérable, et nécessitent d’importants ramassages chaque année. Comme pour les nitrates,
on constate également un fort un excédent de phosphore dans les eaux bretonnes : 60 % des
communes bretonnes possèdent des sols globalement trop riches en phosphore assimilable.
N o s d o l é a n c e s
Au niveau national, elles rejoignent celles figurant dans l’appel pour des « Grenelles alternatifs
et citoyens » (ou dans le « Contregrenelle »).
Pour résumer, il s’agit essentiellement des 5 moratoires, sur le nucléaire, les essais et la culture
d’OGM en plein champ, les pesticides, la construction d’autoroutes et d’incinérateurs.
Au niveau régional (Bretagne)
Elles se déclinent suivant les propositions suivantes :
Donner aux démantèlements en cours (centrale nucléaire de Brennilis) et en perspective
(Ex-Clemenceau et vieux navires) une valeur exemplaire d’excellence.
Ces démantèlements potentiellement à hauts risques doivent se dérouler sans impact sur
l’environnement et la santé publique et dans la transparence (analyses rendues publiques...).
Concernant l’indispensable déconstruction des vieux navires, le site brestois remplit toutes les
conditions nécessaires et indispensables pour en être un des maillons (position géographique,
savoir faire...).
Reconquérir la qualité des eaux douces et marines.
Afin de mettre fin aux abus et dérives régulièrement constatés, créer une police de l’eau
régionale dotée de moyens de contrôle efficaces, donner à la région la compétence sur l’eau,
actuellement refusée par le gouvernement.
Exploiter de façon durable le gigantesque gisement énergétique de la mer et du vent
Fin 2006 en Bretagne, la puissance des éoliennes installées s’élevait à 349 MW pour un total
de 248 éoliennes, représentant une production théorique de 698 GWh. L’objectif du schéma
régional éolien constitue 1 000 MW produits par l’éolien d’ici 2010. On atteindra d’autant plus
facilement cet objectif que l’on s’intéresse à l’offshore éolien. Le développement d’hydroliennes
ou d’autres machines utilisant l’énergie des vagues, courants, marées…, freiné faute de
moyens, devra être encouragé par des subventions publiques conséquentes.
Soustraire le littoral aux pressions et aux convoitises mercantiles
La préservation de la biodiversité en mer suppose la préservation de la biodiversité de la frange
côtière, milieu fragile.
La préservation de quelques sanctuaires de « littoral resté sauvage » ne saurait suffire pour
maintenir les équilibres des écosystèmes de la bande côtière qui constituent la principale
ressource de nombreuses espèces marines.
L’urbanisation galopante des zones côtières prévue par l’INSEE menace ces équilibres au vu
de la pression immobilière déjà existante et d’un tourisme de plus en plus lourd au niveau de
ses structures.
L’impact de l’assainissement ou des transports, est, et sera de plus en plus sensible sur ces
milieux du fait de rejets inévitables et grandissants.
Par ailleurs de très nombreux documents d’urbanisme ne sont pas conformes à la Loi Littoral.
Une des urgences écologiques sur nos côtes consiste à mettre en conformité avec la Loi
Littoral et la loi SRU la totalité des documents d’urbanisme (SCoT, PLU) dans les 3 années Ã
venir, et à renforcer le contrôle de légalité et son suivi. Cette mesure sera d’un coût nul.
Mettre en oeuvre le Parc Marin d’Iroise et sauver la rade de Brest et son goulet
(restauration des équilibres et désarmement nucléaire)
Le parc marin naturel d’Iroise, outil de protection et de préservation, aujourd’hui officialisé,
devra démontrer sa capacité à assurer un développement durable, créateur d’activités et
d’emplois compatibles avec le respect de l’environnement naturel marin.
La création de ce premier parc naturel marin aidera à prendre la mesure de nos obligations Ã
l’égard des générations futures et à faire comprendre que la biodiversité marine est un bien
précieux, encore largement méconnu, dont l’importance pour les grands équilibres naturels est
cruciale. Mais le projet souffre d’une malformation de naissance importante : le fait d’écarter la
rade de Brest du territoire concerné par le parc marin apparaît être une erreur car il nuit à la
cohérence territoriale de la zone. Des considérations non dévoilées, mais dont on peut avoir
une idée – présence des installations nucléaires militaires de Brest et de l’Ile Longue dans la
rade - sont à l’origine de ce choix contestable. La légitimité de cette présence se pose,
notamment dans le cadre d’un désarmement nucléaire inscrit dans des traités internationaux
signés par la France et souhaité par les populations.
Les échanges entre la mer d’Iroise et la rade de Brest sont pourtant permanents (courants,…),
l’un influant directement sur l’autre. Les dissocier, exclure la grande et magnifique rade de Brest
qui mériterait d’être classée au patrimoine mondial de l’humanité, n’a pas de sens en terme
d’écologie marine.
Promouvoir la sécurité maritime
Cela passe désormais par la création d’un corps de garde-côtes capable d’intervenir au large
des côtes pour inspecter en mer et obliger les navires sous-normes ou dangereux à effectuer
les travaux nécessaires dans les ports le plus proches, à ne pas laisser repartir les navirespoubelles.
Développer le fret ferroviaire de marchandises et le cabotage
L’éloignement de la région Bretagne rend cruciale la question des transports. Le transport
routier est omniprésent faute d’alternatives crédibles :
des « autoroutes de la mer » à partir des ports bretons avec l’utilisation de navires caboteurs
souvent évoqués, jamais mis en place, devront voir le jour.
réalisation de deux plates-formes multimodales en Nord et Sud Bretagne pour acheminer
quotidiennement par ferroutage les camions de marée et de légumes bretons vers Rungis, mais
aussi vers d’autres centres de transit. Cette mesure sera d’un coût certain que nous ne savons
pas chiffrer ...
Le transfert de la route vers le rail du transport du produit de la pêche bretonne et des régions
maraîchères vers la région parisienne diminuerait les rejets en CO2.
Réhabiliter une pêche respectueuse des ressources
La zone côtière abrite les habitats marins les plus variés, les plus productifs et les plus fragiles.
C’est dans cette zone que se concentrent les principales pêcheries.
La gestion concertée des pêcheries (conservation des stocks, cohabitation entre métiers…) est
plus que jamais d’actualité.
La préservation de l’environnement marin (protection d’espèces non commerciales, pas de
pêches des juvéniles, engins plus sélectifs…) doit s’inscrire durablement dans l’activité de la
pêche bretonne.
Développer une agriculture durable et protectrice de la biodiversité, cohabitant avec
les activités liées à la mer.
50 années de pratiques agricoles intensives ont considérablement appauvri et déstructuré les
terres bretonnes. Toutes les pratiques culturales respectueuses de la qualité des sols devront
être encouragées. On sait que l’agriculture biologique induit un effet très positif sur le sol, il en
est de même pour toutes les exploitations qui privilégient les amendements organiques, mènent
des rotations dans leur assolement.
Aider puissamment l’agriculture biologique bretonne et au delà l’ensemble de la filière
agrobiologique bretonne (ex : promouvoir les produits bio bretons), c’est investir avec la
garantie d’obtenir des résultats rapides et quantifiables sur la qualité des eaux douces et
marines.
De : Cahier Alter Grenelle Bretagne
dimanche 14 octobre 2007
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| dimanche 14 octobre 2007, a 08:35 |
| Trous d'air dans le Grenelle de l'environnement . |
ÃŽle-de-France
. Plusieurs collectifs d’associations dénoncent l’omission du transport
aérien dans le grand raout du président. L’avion est pourtant un grand
pollueur.
Le transport aérien
est-il le sujet tabou du Grenelle de l’environnement ? C’est l’opinion
d’un collectif d’associations de riverains de l’aéroport
Charles-de-Gaulle de Roissy, de professionnels de la santé,
d’écologistes et de citoyens qui ont participé aux groupes de travail
préparatoires et en sont ressortis très déçus. Pascal Machuron, le
président de l’Advocnar (Association de défense contre les nuisances
aériennes), a estimé « scandaleux » le fait que la pollution engendrée
par le trafic aérien n’ait pas été prise en compte : « Si rien n’est
fait pour freiner la tendance actuelle de son développement, on court Ã
la catastrophe », a-t-il déclaré. Les associations de
Roissy-Charles-de-Gaulle-Le Bourget ont donc déposé une contribution au
Grenelle de l’environnement. La croissance de Roissy-CDG est en effet
encouragée par les pouvoirs publics, Aéroports de Paris et les
compagnies aériennes, Air France en premier. Selon les collectifs, si
l’Île-de-France est en train de gagner la course effrénée avec les
grandes régions européennes, c’est parce qu’un des atouts « est
indéniablement le moindre cas fait en France aux populations victimes
de nuisances ».
Le Dr Jean-Pierre Enjalbert,
responsable du Collectif santé contre les nuisances aériennes (CSNA),
dénonce la relative indifférence des responsables face aux conséquences
sanitaires d’un trafic aérien en perpétuelle croissance, en particulier
la nuit. Le bruit qui engendre stress, hypertension ainsi que la
pollution atmosphérique, responsable, selon toutes les études
(essentiellement étrangères), de nombreuses affections des enfants et
des personnes fragiles, sont équivalents aux troubles connus près des
routes à grande circulation. Les émissions de Roissy-CDG sont
supérieures de 30 % à celles du boulevard périphérique, selon une étude
récente d’Airparif, une des premières réalisées en Île-de-France. Les
émissions de CO2 des avions pourraient tripler d’ici à 2015 alors que
le transport aérien échappe à toute contrainte : il est exclu du
protocole de Kyoto pour plusieurs années, il bénéficie d’une détaxation
du kérosène et de taxes réduites, de 5,5 %, sur les billets d’avion.
Les responsables des associations sont également unanimes à dénoncer la
concentration du trafic nocturne à Roissy-CDG, qui occupe la première
place en Europe.
Les associations proposent le
« desserrement » de Roissy-CDG (utilisation des aéroports de province
pour éviter les correspondances inutiles à Paris, valorisation des TGV
au lieu de l’avion…), une augmentation de l’emport des avions, la
suppression des vols de nuit, le transfert du fret à Vatry (Marne)…
« Nous ne faisons pas de procès d’intention sur le Grenelle de
l’environnement, mais nous disons attention : s’il n’en sort pas de
mesures concrètes, nous serons les premiers à crier au Munich de
l’environnement », a conclu le Dr Jean-Pierre Enjalbert.
Jacques Moran
l' Huma du 10 / 10 / 07
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| dimanche 14 octobre 2007, a 08:09 |
| SENAT : Groupe communiste |
Convention médicale : un leurre pour les assurés
sociauxPar Guy Fischer - 09 Octobre 2007
La convention médicale instaure le dispositif du médecin traitant
et un parcours de santé dont il est censé être le coordinateur. Elle a été
signée entre le ministre de la santé et trois syndicats de médecins libéraux,
sans tenir compte ni du vaste mouvement d’opposition des médecins généralistes,
ni de l’avis critique du conseil de l’Union nationale des caisses d’assurance
maladie, où siègent les syndicats de salariés.
Je considère avec eux que ce dispositif est pernicieux, qu’il va
conduire à une ségrégation des malades par l’argent et conférer aux médecins
spécialistes un avantage exorbitant par rapport à leurs confrères généralistes à
l’occasion de la mise en œuvre du parcours de soins.
En effet, les médecins traitants se voient confier une mission de
coordination sans rémunération aucune hormis un forfait de 40 euros par an pour
la prise en charge des affections de longue durée. C’est une véritable
provocation lorsque l’on sait que les médecins spécialistes ont tous obtenu des
revalorisations tarifaires. Les généralistes, quant à eux, devront recevoir plus
de patients, faire la "course à l’acte" pour gagner leur vie, ce qui est
parfaitement contradictoire avec les charges supplémentaires que le gouvernement
leur confie. De la même façon, cette pseudo-réforme fera effet de repoussoir à
l’installation de jeunes généralistes, alors même que la démographie médicale
sur le territoire subit une baisse préoccupante, notamment en milieu rural et
dans les quartiers populaires.
Quant aux patients, on veut leur faire croire qu’ils seront bien
pris en charge s’ils respectent le parcours de soins. En réalité, d’après une
étude faite par le Syndicat de la Médecine Générale, les dépenses à leur charge
devraient augmenter d’environ 10%, entre la taxe d’un euro à chaque visite et
l’augmentation des tarifs des spécialistes, l’extension des dépassements de
leurs honoraires et la hausse obligée des tarifs des mutuelles.
Ces effets pervers préfigurent une médecine à deux vitesses : le
passage obligé par le médecin traitant sera contourné par ceux qui en ont les
moyens. Les spécialistes conventionnés ayant désormais intérêt à recevoir en
priorité les patients aisés, cela allongera les délais d’attente pour ceux qui
seront contraints de respecter le parcours de soins.
Par ailleurs, il est à craindre une explosion du coût du
médicament pour le plus grand profit de l’industrie pharmaceutique, les médecins
spécialistes à honoraires libres étant parmi les plus opposés à la prescription
hors marque (DCI et génériques).
Au bout du compte, l’effet recherché : la baisse des dépenses ne
sera pas atteint, bien au contraire. Sur le plan de l’éthique, enfin, cette
mauvaise réforme achève de faire de la santé une marchandise en privilégiant la
médecine d’organe à la médecine de l’homme considéré dans sa globalité.
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| samedi 13 octobre 2007, a 22:58 |
| Signez la pétition . |
SIGNEZ LA PETITION POUR UNE PRESSE PLUS LIBRE
de Intersyndicale des Journalistes
Propositions pour une presse plus libre, 0signez la pétition en ligne ici
(et faites circuler l’adresse du site)
Il n’y a pas de démocratie sans liberté de la presse
Les syndicats avancent les propositions de modification législatives suivantes :
- CHAQUE TITRE (écrit, audiovisuel,multimédia) devra
disposer d’une équipe rédactionnelle permanente et autonome composée de
journalistes professionnels au sens de l’article L 761-2 du Code du
travail (dans sa version actuelle).Le recours à des journalistes non
permanents (CDD ou pigistes) ne sera autorisé que dans le cas de
remplacements prévus par la législation en vigueur ou pour renforcer la
qualité d’expertise de la rédaction dans un domaine particulier.
- LA LOI FERA OBLIGATION à l’éditeur de remettre chaque
année aux institutions représentatives du personnel, en même temps que
ses comptes annuels, la composition de cette équipe rédactionnelle en y
faisant apparaître le nombre de journalistes précaires et de
correspondants locaux de presse. En cas de non-respect de tout ou
partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie
l’entreprise de presse fautive seront suspendues.
- QUELLE QUE SOIT la forme juridique du titre, quelle
que soit la forme juridique de l’équipe rédactionnelle, cette dernière
sera obligatoirement consultée par la direction sur tout changement de
politique éditoriale ou rédactionnelle.
- CETTE ÉQUIPE RÉDACTIONNELLE sera également
obligatoirement consultée par l’employeur avant et lors de la
nomination du responsable de la rédaction, quel que soit l’intitulé de
sa fonction (directeur de l’information, directeur de la rédaction,
rédacteur en chef…). Celui-ci devra présenter son projet éditorial à
l’équipe rédactionnelle, qui pourra s’opposer à sa nomination ou à son
projet.
- PAR LA SUITE, si la gravité de la situation l’exige,
l’équipe rédactionnelle pourra prendre l’initiative d’un scrutin de
défiance. La rédaction aura la faculté de saisir le comité
d’entreprise. Celui-ci pourra agir dans le cadre d’un droit d’alerte
aménagé et spécifique. Là encore, en cas de non-respect de tout ou
partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie
l’entreprise de presse fautive seront suspendues jusqu’à ce que cesse
ce manquement. Cette sanction sera publiée et diffusée par l’entreprise
de presse.
En outre, sans prétendre apporter aujourd’hui de réponse au débat
relatif au statut des entreprises de presse, nous rappelons qu’à tout
le moins ces entreprises ont, du fait de leur activité, une
responsabilité sociale particulière.
Il découle de celle-ci que ces entreprises doivent être soumises à des obligations accrues de transparence :
- ELLES DEVRONT PUBLIER et diffuser chaque année toutes
les informations relatives à la composition de leur capital et de leurs
organes dirigeants, l’identité et la part d’actions de chacun des
actionnaires, personnes physiques ou morales. Elles devront porter ces
informations à la connaissance du public.
- CETTE OBLIGATION DE PUBLICATION et de diffusion devra
également s’appliquer dès qu’un changement est intervenu dans le
statut, l’organigramme ou la composition du capital de la société
éditrice et/ou propriétaire.
- LES NOMS DES PRINCIPAUX DIRIGEANTS et des principaux
actionnaires (plus de 15 % du capital) devront également être
mentionnés dans chaque numéro de la publication concernée.
3Téléchargez notre plaquette complète
(PDF, 4 pages, 1,4 Mo)
Soutenez nos revendications, 0signez la pétition en ligne ici
(et faites circuler l’adresse du site)
Voir aussi :
8Fédération Européenne du Journalisme
De : Marie 75
vendredi 12 octobre 2007
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| samedi 13 octobre 2007, a 17:52 |
| Chantage à FREE . |
Albanel fait du chantage à FREE,les lobbys approuvent !
Par Guillaume Champeau
Incroyable et pourtant vrai. La ministre de la
Culture Christine Albanel a rencontré Free vendredi pour conditionner
l’obtention d’une licence 3G à la collaboration de l’opérateur dans la
lutte contre le piratage, en pointant du doigt un service pourtant
légal et légitime. L’industrie culturelle, bien sûr, applaudit en
choeur la ministre…
On pensait avoir à peu près tout vu avec l’ancien ministre de la
Culture Renaud Donnedieu de Vabres. La nouvelle hôte de la rue de
Valois, pourtant, fait encore pire que son prédécesseur dans
l’obédiance aux grands lobbys français de l’industrie culturelle.
“Ensemble tout devient possibleâ€, avait prévenu pendant sa campagne
Nicolas Sarkozy. On ne l’avait pas pris assez au sérieux.
Voyez-vous donc. Vendredi, Christine Albanel a convoqué
le PDG d’Iliad (maison mère de Free) dans son ministère pour lui
manifester “sa réticence face aux nouvelles caractéristiques du service
de partage de dossiers volumineux de Free, +dl.free.fr+ qui permet de
transporter des fichiers beaucoup plus volumineuxâ€. Quelques jours
seulement après que la Société Civile des Producteurs de Phonogrammes
en France (SPPF), lobby des maisons de disques “indépendantesâ€, se soit
émue publiquement de voir ainsi le fournisseur d’accès rendre service Ã
ses clients (voir à ce sujet notre article du 3 octobre 2007). Ce
service, rappelons-le, permet aux internautes de stocker et partager
entre amis des fichiers volumineux, sans que Free n’intervienne dans le
contrôle des fichiers échangés. Demande-t-on à la Poste d’ouvrir chaque
colis qu’elle transporte et de poster des chiens renifleurs à chaque
centre de tri ?
Christine Albanel ne connait pas l’Histoire…
Assimiler ce service qui s’inscrit dans la progression
naturelle de la technique de communication à un simple service de
piratage au détriment de l’industrie culturelle est aussi inconscient
et maladroit qu’un décret américain de 1922, qui avait interdit aux
radios de diffuser de la musique à l’antenne. A l’époque, le ministre
du commerce des Etats-Unis avait lui-aussi écouté les industriels du
disque, qui voyaient dans la radio l’outil diabolique qui les
empêcherait de vendre des disques… Albanel est pire encore. Elle
demande “la restriction effective†voire “la suppression pure et simple
du serviceâ€, et oublie que derrière sa mission de protège-paillettes se
trouve aussi sa mission de ministre de la Communication, qui se doit de
favoriser le développement des nouvelles techniques de communication en
France.
Pire, confusion totale des genres, alors que l’ARCEP a
refusé la candidature de Free à la quatrième licence 3G pour des motifs
financiers, la ministre a indiqué que “l’engagement tangible de Free
dans la lutte contre le piratage est un prérequis essentiel à l’examen
de leur dossier d’attribution d’une 4e licence de téléphonie 3Gâ€. Il
s’agit là d’un chantage gouvernemental à une société privée, qui ne
s’appuie pourtant sur aucun texte de loi. Pour le moment, mais la
mission de Denis Olivennes devrait suggérer d’y remédier, l’ARCEP ne
dispose pas du droit de regarder la politique anti-piratage des
opérateurs comme critère d’attribution et de régulation des fréquences.
Evidemment, on ne s’étonnera pas que les lobbys de
l’industrie du disque et du cinéma se soient immédiatement réjouis de
ce que la ministre ait suivie leurs recommandations à la lettre. La
Sacem a déclaré apporté son “soutien†à la position de Christine
Albanel, tout comme la Société civile des Auteurs Réalisateurs
Producteurs (ARP) et la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques
(SACD). Tous mitraillent Free, qui n’a pas réagi officiellement à cette
fronde et au chantage dont il fait l’objet.
Renaud Donnedieu de Vabres était nul et incompétent,
mais il avait au moins la qualité d’être maladroit et lâche et d’être
ainsi relativement inoffensif. Christine Albanel, qui a transformé le
Château de Versailles en parc d’attraction au détriment de la
préservation du patrimoine, est visiblement toute aussi nulle et
incompétente, mais assume clairement d’être la caniche des lobbys
culturels. Bienvenue à Sarkoland.
2http://www.ratiatum.com/news5827_Al…
De : Posté par Jo De L'île
samedi�13�octobre�2007
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| vendredi 12 octobre 2007, a 22:10 |
| Bras de fer engagé pour les retraites . |
Protection
sociale . Le gouvernement confirme sa décision de s’en prendre aux
droits des salariés des régimes spéciaux. Un large mouvement de
protestation s’annonce pour le 18 octobre.
L’affrontement. Nicolas Sarkozy et son gouvernement
ont confirmé hier leur ligne de conduite sur le dossier des retraites.
Depuis Moscou où il est en visite, le chef de l’État a accusé le coup,
hier, de la montée des mécontentements, qui pourrait se traduire
spectaculairement lors de la journée d’action du 18 octobre, en
prévoyant « une semaine difficile ». Mais pas question, pour lui, de
changer son fusil d’épaule : « Je dis aux cheminots, aux électriciens,
aux gaziers “vous ne pouvez pas cotiser 37,5 ans alors que tous les
autres Français vont cotiser quarante ansâ€, a réitéré le président.
Dans le même temps, à Paris, le ministre du Travail, Xavier Bertrand ,
a présenté aux syndicats un « document d’orientation » sur la
« réforme » des régimes spéciaux. Nulle surprise dans ce texte qui
décline les modalités d’un alignement, par le bas, des droits Ã
retraite des travailleurs de la SNCF, la RATP et EDF-GDF.
Il fixe d’abord des « principes d’harmonisation », « non
négociables », selon Xavier Bertrand, qui seront transposés dans un
décret. En premier lieu, l’allongement de la durée de cotisation de
37,5 annuités à 40 ans d’ici à 2012. Serait également imposé un système
de décote et de surcote (diminution, plus que proportionnelle, ou, Ã
l’inverse, augmentation du montant de la retraite selon que le salarié
n’atteint pas, ou dépasse, le nombre d’annuités exigées). Ainsi que
l’indexation des pensions sur les prix et non plus les salaires. Quant
au système de prise en compte de la pénibilité, il devrait être
« modifié » pour les agents recrutés à partir du 1er janvier 2009.
DES PRINCIPES INACCEPTABLES .
Hormis ces points clés ne souffrant, selon lui, pas la discussion,
le ministre renvoie plusieurs sujets à la négociation dans les
entreprises concernées, notamment : la prise en compte de la
spécificité des métiers à travers, notamment, « l’aménagement des
conditions de travail, les éléments de rémunération, la gestion des
parcours » ; l’instauration d’un complément de retraite, sur le modèle
du « régime additionnel » créé dans la fonction publique pour tenir
compte des primes, ou à travers « un dispositif d’épargne retraite de
droit commun ».
Au sortir de la présentation, Jean-Christophe Le Duigou, pour la
CGT, a jugé les principes « pas acceptables » et l’espace offert à la
négociation « extrêmement réduit ». Une telle réforme provoquerait
« une dégradation forte de la retraite des agents publics, avec pertes
de pouvoir d’achat », a-t-il mis en garde. Tonalité semblable chez
Bernard Devy, de FO, qui refuse l’allongement de la durée de
cotisation. La CFTC se dit, elle, « en désaccord avec le délai » de cet
allongement. Un souci exprimé aussi par Jean-Louis Malys, de la CFDT,
qui trouve « un peu figé » le calendrier de passage de 37,5 ans à 40
ans. « On disait depuis longtemps à la CFDT que les régimes spéciaux
devaient bouger (…) mais il faut que ça se fasse avec des contreparties
pour les agents », a expliqué le dirigeant cédétiste, tout en affirmant
qu’il « n’oppose pas la négociation à l’action ». Une référence à la
journée du 18 octobre présente au demeurant dans l’ensemble des
réactions syndicales. Il faut que « le mouvement de grève soit le plus
fort possible » pour élargir le champ de la négociation, a souligné
Jean-Christophe Le Duigou. La mobilisation s’annonce d’ores et déjÃ
puissante dans les entreprises publiques directement visées par la
réforme, mais elle pourrait dépasser largement leur périmètre. Au-delÃ
des régimes spéciaux, c’est en effet l’ensemble du droit à la retraite
qui se trouve dans le collimateur du tandem Sarkozy-Fillon. Le premier
ministre a déjà déclaré son intention d’imposer, lors du rendez-vous de
2008, un allongement à 41 annuités, puis à 42 la durée de cotisation
obligatoire dans le régime général pour bénéficier d’une retraite
pleine et entière. Reste maintenant à savoir si, au-delà de la riposte
à ces mauvais coups, le mouvement social en vue peut engager, comme le
souhaite notamment la CGT, une contre-offensive pour conquérir, dans le
respect des différents régimes, « un socle commun de garanties élevées
pour tous », contenant, entre autres, un « vrai droit au départ à 60
ans », un haut niveau de pension et un droit au départ anticipé pour
travaux pénibles. Le tout impliquant l’ouverture, enfin, du débat sur
le nerf de la guerre, le financement, auquel MEDEF et Sarkozy se
refusent toujours obstinément.
Yves Housson
l' Huma du 11 / 10 / 07
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| vendredi 12 octobre 2007, a 21:07 |
| SENAT : Groupe communiste |
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Le Sénat refuse une commission d’enquête sur l’affaire EADS
Par Nicole Borvo Cohen-Seat - 11 Octobre 2007
Monsieur Christian PONCELET
Président du Sénat
Monsieur le Président, Vous avez noté l’émotion que
suscite dans notre pays, ce qu’il faut bien appeler maintenant le
scandale EADS. Dès l’annonce du rapport de l’Autorité des Marchés
Financiers sur un possible délit d’initié, impliquant des actionnaires
de cette entreprise, mais aussi, de fait, les pouvoirs publics de
l’époque à l’occasion de la vente d’actifs en 2006 ; j’ai déposé avec
mon groupe, une proposition de résolution destinée à créer une
commission d’enquête.
Le fait que le parlement puisse exercer son pouvoir de
contrôle, dans des conditions pleinement réglementaires et pluralistes,
sur une affaire de cette ampleur n’est-il pas droit élémentaire en
démocratie ? Le principe d’une telle commission a été repoussé par la
majorité sénatoriale, alors que mon groupe et le groupe socialiste
avions suggéré à notre assemblée de la constituer sans tarder.
J’estime que le Sénat doit revenir sur ce refus et, je
souhaite m’entretenir rapidement avec vous des conditions permettant un
nouveau vote, positif cette fois, dans les meilleurs délais possibles.
Cela est d’autant plus nécessaire que je tiens à exprimer auprès de
vous mon opposition à la méthode choisie par la Commission des Finances
du Sénat qui, de manière précipitée, organise des auditions à
répétition, choisies par Messieurs Arthuis, Président, et Marini,
rapporteur général du budget, seuls.
En effet, une commission d’enquête fixe un objectif,
auditionne très largement en se donnant le temps de le faire disposer
de moyens d’investigation et, produit un rapport écrit au terme de son
travail.
Mon sentiment, partagé par de nombreux collègues, y
compris de la majorité, est que la méthode de Messieurs Arthuis et
Marini focalise le questionnement sur les acteurs publics, en mettant
au second plan le fait le plus choquant , le délit d’initié. Le travail
du Sénat sur cette affaire ne peut être l’apanage de deux hommes, aussi
compétents soit-ils ! La précipitation favorise l’absence de travail
collectif, l’audition de Madame Lagarde de ce jour à 19 h 30 a été
annoncée à 11 h 50 ce matin même. Tout montre donc que le cadre choisi
aujourd’hui pour enquêter sur le scandale EADS ne correspond, ni aux
usages, ni au droit, ni aux exigences de transparence et de pluralisme.
Je vous renouvelle dont, Monsieur le Président, ma
demande d’entrevue, en espérant que vous saurez intervenir pour
permettre au Sénat de travailler utilement et démocratiquement. Dans
l’attente, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en ma
considération distinguée.
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| vendredi 12 octobre 2007, a 20:56 |
| Fin de grève chez Smart . |
Automobile . Mardi soir, les organisations syndicales ont obtenu 75 euros d’augmentation et l’embauche de 25 CDI.
Lorraine,
correspondance particulière.
Hier matin, le rond-point de l’Europole, à Hambach (Moselle), était
vide et propre. Le piquet de grève posté par les ouvriers depuis six
jours n’était plus que le souvenir du conflit le plus long que
l’entreprise ait connu. Mardi soir, les 240 grévistes ont, en effet,
décidé de reprendre le travail. Après d’âpres négociations, le résultat
n’est pas maigre. Chaque ouvrier verra donc sa fiche de paie augmenter
de 75 euros brut et les cadres et techniciens bénéficieront de 30
euros, plus 1 % à titre individuel. « Nous ne sommes qu’à la moitié de
nos revendications salariales. C’est une petite victoire mais pleine
d’espérance », souligne Jean-Luc Bielitz, membre CGT du collectif
interprofessionnel Smart.
Le site de production de cette voiture a, en effet, la particularité
de mobiliser plusieurs entreprises pour monter complètement une
voiture. Seul le montage était concerné par la grève, soit un dixième
de Smartville : « Il y a des entreprises connexes qui attendaient le
résultat de notre négociation pour engager les leurs. La base, c’est
aujourd’hui notre augmentation de 75 euros. Dommage que nous n’ayons
pas plus de soutien de la part des salariés des autres entreprises. Une
grève générale du site aurait eu un autre impact », regrette Jean-Luc
Bielitz. Pour Jacques Maréchal, secrétaire de l’union départemental
CGT, « la grève historique au montage de la Smart démontre qu’une
mobilisation plus importante est possible. Certes, 75 euros au lieu de
150, cela peut sembler insuffisant mais, dans le département de la
Moselle où les bas salaires sont légions, ce résultat est la
démonstration que le combat peut payer. Il ne faut pas oublier que la
direction de Smart avait commencé cette négociation avec 30 euros à
prendre ou à laisser et la menace de fermeture si les organisations
syndicales ne se pliaient pas à ce diktat… » Autre satisfaction des
syndicalistes, la direction a accepté de passer 25 CDD en CDI sur la
chaîne de montage : « Les contrats précaires ont toujours constitué la
valeur d’ajustement de nos entreprises.
C’est un petit recul de la précarité chez Smart, et les personnes
qui vont en profiter peuvent enfin envisager un autre avenir
professionnel », se réjouit Jean-Luc Bielitz. Sur les 1 900 salariés de
l’ensemble du site de Smartville, 40 % se trouvent actuellement sous
contrat précaire. Une situation que la CGT déplore, et à laquelle elle
tente de remédier : « Nous sommes aux balbutiements d’une union
syndicale de toutes les entreprises du site de Smart afin d’engager de
façon - unitaire le dialogue social avec nos directions. La grève de
Smart Production sera - certainement le déclic de cette construction.
La précarité et le pouvoir d’achat doivent catalyser toute notre
énergie », précise Jean-Luc Bielitz. La petite Smart sort, à nouveau,
des lignes de production mais le directoire Daimler peut déjà
s’attendre à une amplification des demandes de mieux social sur son
site de Hambach.
Alain Cwiklinski
l' HUMA DU 11 / 10 / 07
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| vendredi 12 octobre 2007, a 15:57 |
| Grève à la poste de Locminé ( Morbihan ) |
LETTRE AUX USAGERS DE LA POSTE
GREVE DU CENTRE DE DISTRIBUTION DE LOCMINE
POURQUOI?
Le personnel du centre de distribution de Locminé est
en grève depuis le lundi 8 octobre, date qui correspond à la mise en
place d’une nouvelle organisation. Cette nouvelle organisation est
parfaitement inacceptable et scandaleuse, la démonstration est
enfantine :
¤ 8789 foyers recensés lors du diagnostic 2002,
l’organisation suivante en découle : 25 tournées et une semaine de RTT
après 10 semaines travaillées
¤ 9940 foyers recensés aujourd’hui, la publicité n’est
plus payée mais comprise dans la tournée, accroissement de 7,4% de la
charge de travail, et la direction voudrait faire fonctionner le centre
de distribution avec 24 tournées et une semaine de RTT après 11
semaines travaillées...
Pour le personnel, avec 1151 foyers supplémentaires, il
est évident qu’il faut bien au contraire créer de nouvelles tournées
pour garantir une qualité de service irréprochable et des conditions de
travail acceptables.
Un seul mot d’ordre à La Poste : faire des gains de productivité sur le dos du personnel :
¤ 69h48 récupérées par semaine pour la mise en place de
Casiers Hybrides Modulaires, soit l’équivalent de 2 emplois à temps
plein ...La Poste oublie que les facteurs ne sont pas des machines et
qu’en conséquence ils ne pourront tenir la cadence bien longtemps sans
qu’il n’y ait de répercussions sur leur santé !
¤ pour les travaux extérieurs, les limitations de vitesse n’ont pas changé depuis 2002, et pourtant jugez plutôt...
1) 5827 mn en 2002 pour 8789 foyers
2) 5921 mn en 2007 pour 9940 foyers
Ce sont donc 94 mn qui sont accordées pour distribuer 1151 foyers supplémentaires soit moins de 5 secondes par foyer !!!...
LES FACTEURS DE LOCMINE DEVIENNENT AINSI LES “ SUPERMAN DE LA DISTRIBUTION ”
Nous avons là une véritable provocation de la Direction
et le personnel est bien décidé à se battre pour obtenir des conditions
de travail décentes.
USAGERS DU SECTEUR DE LOCMINE, SOYEZ BIEN CONSCIENTS
QUE SI VOTRE FACTEUR EST EN GREVE AUJOURD’HUI, CE N’EST PAS POUR SE
FAIRE PLAISIR ; LES JOURNÉES DE SALAIRE DÉCOMPTÉES PÈSERONT LOURD SUR
SON BUDGET.
PAR SON ACTION, VOTRE FACTEUR DÉFEND SES CONDITIONS DE
TRAVAIL BIEN SUR, MAIS AUSSI ET SURTOUT LA QUALITE DE SERVICE QU’IL S
’EFFORCE DE VOUS APPORTER CHAQUE JOUR.
CETTE QUALITÉ DE SERVICE EST AUJOURD’HUI GRAVEMENT
MENACÉE PAR LA VOLONTÉ DE LA POSTE DE VOULOIR FAIRE DE LA PRODUCTIVITÉ
SUR LE DOS DE SES FACTEURS.
MERCI POUR LA SOLIDARITÉ QUE VOUS TÉMOIGNEREZ ENVERS VOTRE FACTEUR.
PETITION / SINADEG
Je soutiens le personnel du centre de distribution de La Poste de Locminé dans leur grève d’Octobre 2007.
Diskleriiñ a ran bout a-du get implijidi ti-Post Logunec’h e-keñver o harz-labour e miz Gouel Mikael 2007.
Nom / Anv Adresse / Chomlec’h Signature /
Sinadur
De : Abdel
vendredi 12 octobre 2007
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| vendredi 12 octobre 2007, a 12:24 |
| RIEN N'AUGMENTE ! ( 2 ) |
La manipulation des chiffres (prix, chômage,...) est un grand
classique !
Mais n’oublions pas que la hausse des prix alimentaires n’est pas
forcément liée à la hausse des cours des matières agricoles ! La
preuve : lors des grandes crises de surproduction (boeuf, porc, fruits
ou céréales ces dernières années) ou lors des crises psycho-sanitaires
("grippe" aviaire), les cours des produits alimentaires ne baissent pas
alors que les agriculteurs bradaient leurs productions ! D’ailleurs, le
blé ne représente que 5 à 7 % du prix final de la baguette soit 3 à 4
centimes ! Enfin, si les cours mondiaux sont autour des 280 euros la
tonne de blé, la grande majorité des stocks s’est vendue entre 150 et
200 euros/tonne (contre 100-120 en 2006).
La vérité sur les prix nous apprendrait beaucoup de choses sur tous ces
intermédiaires qui vampirisent les porte-monnaies des consommateurs et
des agriculteurs !
Eric, Evreux
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| vendredi 12 octobre 2007, a 12:13 |
| RIEN N'AUGMENTE ! |
Serrez vous la ceinture : rien n’augmente !
Hausse des prix alimentaires en
Europe CF LE SOIR QUOT BELGE°
vendredi 12.10.2007, 10:47
Les pays européens sont confrontés à une hausse quasi-générale des prix
alimentaires, du fait de l’augmentation des tarifs des matières
premières agricoles. En Allemagne, le prix du jus de pommes, très
consommé dans ce pays, a explosé après de mauvaises récoltes. En
République tchèque, les consommateurs ont tendance à remplacer le
beurre, dont le prix a progressé de 30 % depuis le mois de juin, par la
margarine meilleur marché. En Espagne, le prix du pain a progressé de
8,1 % en un an, celui du lait de 11,1 %, celui de la viande de volaille
de 11,3 %, et celui des fruits et légumes frais de 7,3 %. En Italie, le
prix du pain a augmenté en septembre de 7,3 % sur un an et celui des
pâtes de 4,5 % sur un an.
Mais en france ..... l’iNSEE nous annonce des taux pile poil !!! (ndlr)
De : marcel du boulevard
vendredi 12 octobre 2007
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| vendredi 12 octobre 2007, a 08:38 |
| La police arrête les enfants de sans papiers a l'école . |
Le RESF
Une fois encore la police est intervenue dans une école
pour se saisir d’un enfant dont les parents sans papiers étaient en
garde à vue au commissariat comme le rapporte le communiqué du RESF
Tarn et Garonne ci-dessous.
Selani et Vjolce VERA, albanophones de nationalité
serbe pour l’un, sont arrivés en France en 2003 comme demandeurs
d’asile. Leurs deux enfants, Marseda (8 ans) et Armen (7 ans) sont
scolarisés à l’école Ferdinand Buisson de Montauban. C’est là que le
plus jeune des enfants a été arrêté contre la volonté des enseignants Ã
qui la police a d’abord tenté de faire croire que les parents avaient
eu un accident puis affirmé détenir une commission rogatoire qu’elle
n’a toutefois pas montrée.
Quoi qu’il en soit, les faits sont inacceptables. Les
ministres, y compris M. Sarkozy quand il était au ministère de
l’Intérieur, se sont publiquement engagés à maintes reprises à ce que
les enfants et les parents sans papiers ne soient arrêtés ni dans les
écoles ni à leurs abords. Le stakhanovisme de Monsieur Hortefeux en
matière de chasse aux étrangers sans papiers conduit à des dérives
dangereuses dans ce domaine comme dans de nombreux autres.
Rafles, arrestations à domicile, convocations piège,
test ADN, sans papiers menacés d’être interdits d’hébergements
d’urgence, atteintes au droit d’asile, quotas d’immigrés par
nationalité, objectifs quantifiés d’arrestations et d’expulsions,
pression sur les sans papiers telle qu’elle conduit certains d’entre
eux à préférer risquer de passer par la fenêtre plutôt que d’avoir
affaire à la police française et maintenant arrestation d’enfant Ã
l’école, c’est à une véritable traite des humains que conduit la
volonté de Monsieur Hortefeux d’honorer son titre de ministre de la
rafle et du drapeau.
La famille Vera et ses deux enfants doivent être
libérés de la prison pour étrangers (centre de rétention) dans laquelle
ils sont enfermés. La place des enfants n’est ni au commissariat ni en
prison.
MONTAUBAN : 4 MN D’ARRÊT
Une interpellation d’enfant d’un couple albanais, sans
papiers, a eu lieu mardi 25 septembre dans l’école Ferdinand Buisson Ã
Montauban, dans des circonstances pour le moins troublantes dans une
démocratie.
Les parents venaient d’être arrêtés avec leur fille
aînée, Marseda, 8 ans, apparemment lors d’un contrôle routier. Le
commissaire de police de Castelsarrasin prétend pourtant qu’ils ont été
arrêtés en flagrant délit de vol, et s’est empressé de le faire savoir
à la presse. Renseignement pris auprès de l’avocat de la famille, ce
vol n’est pas avéré : il n’y a pas eu de flagrant délit, ni de dépôt de
plainte.
Nous tenons à faire savoir dans quelles conditions
s’est déroulé « l’enlèvement » d’Armen, 7 ans. Deux policiers se sont
présentés dans l’école. Ils se sont adressés au directeur en lui
déclarant que les parents d’Armen avaient eu un accident et qu’ils
venaient chercher l’enfant. Le directeur, inquiet, après de nombreuses
questions sur l’état de santé des parents, s’est finalement entendu
dire que les parents étaient au commissariat de police de
Castelsarrasin.
Il a donc refusé de laisser partir l’enfant en
l’absence des parents. Puis il en a référé à son inspecteur d’académie
qui l’a d’abord soutenu. Après des contacts entre la police et
l’Inspection Académique, ce dernier a affirmé au directeur de l’école
qu’il y avait une commission rogatoire pour placement d’enfants et que
l’enfant devait être remis aux policiers. C’est ce qui s’est passé :
Armen, 7 ans, a quitté l’école, encadré des deux policiers en uniforme
et en armes, au milieu des autres enfants et des parents en pleine
sortie des classes. A ce jour, personne n’a vu cette commission
rogatoire.
L’enfant a été conduit au commissariat, et malgré la
promesse faite, il n’a pas été présenté à ses parents. Marseda, sa sœur
aînée a été violemment arrachée à ses parents, et les deux enfants ont
été placés en foyer par l’aide sociale à l’enfance. Avaient ils une
ordonnance de placement ? Elle ne figure pas, en tout état de cause,
dans le dossier de la famille que l’avocat détient.
Dès mercredi midi, la famille, parents et enfants, ont
été placés en Centre de Rétention Administrative. Les conditions de
l’arrestation et la détention sont un traumatisme
majeur pour ces enfants et leurs parents. L’inspection académique
aurait demandé aux enseignants de ne pas témoigner par rapport à ce
vécu.
Le RESF compte bien interpeller les différentes
institutions concernées, afin que toute la lumière soit faite sur les
circonstances de ce que l’on peut bien appeler : une « arrestation
d’enfant ». Les droits des enfants ont été bafoués, le défenseur des
enfants alerté.
Préfecture du Tarn-et-Garonne
Préfète : daniele.polve-montmasson@tarn-et-garonne.pref.gouv.fr
Secrétaire générale : alice.lacoste@tarn-et-garonne.pref.gouv.fr
Dr Libertés publiques : bernard.rigolet@tarn-et-garonne.pref.gouv.fr
Secpart.dlpcl@tarn-et-garonne.pref.gouv.fr
Téléphone : 05 63 22 82 04 et 82 05 et 82 06
Fax : 05 63 22 83 99
Fax ministère 01 55 55 49 20 Standart 01 77 72 61 00
Matignon : 8http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Elysée : 0http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
De : Le RESF
jeudi 11 octobre 2007
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| vendredi 12 octobre 2007, a 07:58 |
| La police Veille ! |
Quand la Police Nationale veille aussi à l’image du Président de La République
Quand la Police Nationale veille aussi à l’image du Président de La République
Mercredi soir, 20h, à la Maison de l’Etudiant, les
jeunes et anciens militants de l’UNEF La Rochelle sont réunis pour
assister à une formation sur l’Allocation d’Autonomie. Après un
Collectif National à Paris, où 5 rochelais s’étaient déplacés, l’équipe
(une quinzaine de membres présents) décide d’organiser la semaine
militante.
La nouvelle campagne nationale, tournant autour des
faibles moyens alloués à l’éducation et à l’enseignement supérieur
malgré les engagements du candidat Sarkozy, a été lancée le 7 octobre
dernier. L’UNEF ayant l’habitude des campagnes « choc », le président
de la République est ici mis à l’honneur puisque c’est la mode !
Quelques uns des militants motivés, décident de « se
faire une session collage » aux Minimes : au programme, collage de la
nouvelle campagne dans tous les endroits autorisés du campus. Nos
quatre camarades font donc le tour du campus rochelais sans encombre.
23h50, arrivés au dernier panneau d’affichage proche de
la cité universitaire Antinéa, deux patrouilles de la police nationale
débarquent…
Les policiers viennent aux nouvelles et demandent ce
que nos camarades collent. Sans aucune inquiétude, Marion qui
expérimente son premier collage, leur montre l’affiche. GLOUP ! Les
policiers décident d’en aviser leurs supérieurs…
…
Entre temps, Thomas T. (président de l’UNEF La
Rochelle) avise son responsable, suivi du Bureau National, présent à La
Rochelle. Les policiers ne lui laissent pas le temps de les rejoindre
et embarquent les trois militants en direction de Verdun : ceux-ci
auraient commis un « outrage et de légères dégradations », l’objet du
délit est d’ailleurs saisi….
Au poste, les trois camarades subiront des
interrogatoires séparément plutôt musclés (selon les propos de Thomas
P., le secrétaire général), surtout pour des jeunes militants n’ayan
rien à se reprocher. Les questions fusent : « Que pensez-vous de cette
affiche ? Pourquoi la collez-vous ? Le feriez-vous si cela avait été
avec le salut nazi ou avec une croix gammée ? » …
1h30 Inquiets, perturbés, mais toujours calmes les camarades de l’UNEF sortent enfin du commisariat.
Il est clair que les policiers ont tenté d’intimider
nos militants rochelais, il est clair aussi que cette interpellation
sans fondement est une attaque frontale aux libertés et droits
syndicaux en vigueur dans notre pays !
Mais une chose est sûre, cet « incident » qui nous
éclaire sur la politique sarkozyste ne nous fera pas baisser les bras –
il ouvre, d’ailleurs, la voix à une unité syndicale, voire politique,
car tous s’émeuvent et s’indignent du traitement réservé aux militants
syndicaux rochelais- mais surtout rendez-vous est pris pour un nouveau
collage, la semaine prochaine, sur l’ensemble de la Ville de La
Rochelle… A bon entendeur !
L’équipe de l’UNEF La Rochelle
De : UNEF LA ROCHELLE
vendredi 12 octobre 2007
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| jeudi 11 octobre 2007, a 23:01 |
| Aprè les accusations,la privatisation ? |
Jean-Philippe
Gasparotto, responsable CGT de la Caisse des dépôts et consignations,
dénonce l’inversion des rôles dans l’affaire des délits d’initié. La
Caisse des dépôts et consignations (CDC) semble aujourd’hui au centre
de la tourmente dans l’affaire de délits d’initié d’EADS, qu’en
pensez-vous ? Jean-Philippe Gasparotto. Il y a une
inversion des rôles. La Caisse des dépôts, principale victime de ces
délits d’initié, d’un point de vue financier, passe pour complice. Et
pour corriger ces dysfonctionnements éventuels, elle devrait subir les
foudres d’une restructuration de sa gouvernance. Or la CDC est une
institution publique qui a un rôle éminemment important de protection
de l’épargne populaire. En avril 2006 la CDC s’est engagée à investir
pour 600 millions d’euros de prise de participation au capital d’EADS.
Y a-t-elle été obligée ? A-t-elle été mal informée ? Toujours est-il
qu’aujourd’hui cette participation vaut 200 millions d’euros de moins.
La CDC est donc obligée de provisionner la perte correspondante et ceci
ampute d’autant des missions d’intérêt général dont elle a la charge :
logement social, aménagement du territoire, etc. Or ces derniers temps
on a vu que le feu avait tendance à se détourner vers la CDC plutôt que
vers Lagardère, etc. Ce n’est pas un hasard. Depuis longtemps existe la
tentation de privatiser la dernière institution financière publique du
pays. Quelles sont les mesures à prendre pour que la CDC joue mieux son rôle ? Jean-Philippe
Gasparotto. La commission de surveillance de l’établissement public
CDC, qui est l’autorité de contrôle, est actuellement composée de
parlementaires, de représentants de la haute fonction publique de
l’État (Conseil d’État, Cour des comptes), d’un représentant de la
chambre de commerce et d’industrie de Paris, d’un représentant de la
Caisse nationale des caisses d’épargne. Nous proposons d’augmenter le
nombre des parlementaires puisque la CDC est placée statutairement sous
l’autorité du Parlement. D’ouvrir cette commission aux forces vives :
Conseil économique et social, instances syndicales et associatives,
locataires de logements sociaux par exemple, intéressées par les
missions de la caisse. Ainsi qu’à des administrateurs et des
représentants salariés de la CDC. Le fait d’ouvrir davantage cette
commission, sous réserve de développer ses pouvoirs et ses
attributions, notamment son pouvoir d’information préalable, serait de
nature à éviter certains écueils. Entretien réalisé par Jacqueline Sellem
l' Huma du 10 / 10 / 07
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| jeudi 11 octobre 2007, a 22:33 |
| Les gendarmes mèneront la chasse . |
Immigration
. Une note du ministère de la Défense rappelle à l’ordre les gendarmes,
leur demande d’intensifier les arrestations de sans-papiers et fait de
la chasse aux immigrés leur priorité.
Le
général d’armée Guy Parayre est directeur général de la gendarmerie
nationale au ministère de la Défense. Le 4 septembre dernier, il
adressait au préfet de police de Paris et aux préfets de métropole une
note dont l’objet était la «�lutte contre l’immigration irrégulière�».
Visiblement, les gendarmes ne sont pas assez motivés à courir après les
personnes sans titre de séjour, puisque le général dénonce «�de grandes
disparités entre les régions et les groupements�». Certains ont même
des résultats en dessous de ceux de 2006. Situation inacceptable, quand
on connaît la culture du chiffre des expulsions et des arrestations
fixé par le ministre de l’Immigration.
Que vient
faire ici ce chef des armées�? Nicolas Sarkozy, en ministre de
l’Intérieur, avait obtenu que soient regroupées sous sa houlette toutes
les «�forces de l’ordre�» concernées par la chasse aux étrangers sans
titre. Les gendarmes se trouvaient donc sous les ordres du ministre de
l’Intérieur. Devenu président, il a créé le ministère de l’Immigration
(…) qui a pour mission cette chasse et pour moyens les effectifs de la
police et de l’armée, via la gendarmerie. C’est aussi simple que cela.
L’Intérieur et la Défense, sur ce sujet, sont aux ordres de Brice
Hortefeux.
Le général Parayre, le petit doigt sur
la couture du pantalon, applique. Après la leçon aux préfets délivrée
par Brice Hortefeux, le mois dernier, le général bat le rappel. Mais il
en rajoute. Nous ne savions pas encore que «�la lutte contre
l’immigration irrégulière sous tous ses aspects�» était «�érigée en
priorité nationale�». Nous avions le cancer, la maladie d’Alzheimer,
les accidents sur les routes… maintenant, nous avons la chasse de
personnes qui n’aspirent qu’à vivre, enfin, en paix. Pour mener sa
guerre, le général va même réquisitionner les réservistes et les
retraités et faire rechercher les informations auprès de tous les
services compétents, jusqu’aux travailleurs sociaux.
Une course à la délation, un climat de terreur, qui rappelle d’autres époques sinistres de notre histoire.
Émilie Rive l' Huma du 10 / 10 / 07
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| jeudi 11 octobre 2007, a 22:09 |
| Qu'on plume la volaille COMMUNISTE ! |
Qu’on plume la volaille COMMUNISTE !
Enregistré dans�: Non classé — domikpcf @ 21:04 Modifier
Ambitions socialistes sur la Seine-Saint-Denis
Gauche . Le Parti socialiste veut imposer des
primaires dans quelques villes dirigées par des maires communistes.
Claude Bartolone lorgne sur la présidence du conseil général.
En Seine-Saint-Denis, le Parti socialiste ne cache pas
ses ambitions de conquête pour les municipales et les élections
cantonales. Et il lorgne principalement sur un certain nombre de
villes, dirigées aujourd’hui par les communistes, et sur la présidence
du conseil général, dirigé par le communiste Hervé Bramy.
«�Notre objectif premier est de garder les villes à gauche et d’en
gagner sur la droite�», se défend Yannick Trigance, secrétaire fédéral
aux élections. Le responsable de cette fédération socialiste, dirigée
par les fabiusiens rassemblés autour du député Claude Bartolone, assure
que, dans tous les cas de figure, «�le rassemblement se fera sans
aucune ambiguïté pour le second tour�». Bruno Le Roux, secrétaire
national aux élections et lui aussi député de Seine-Saint-Denis,
explique qu’au plan national, le Parti socialiste est «�favorable à la
reconduction des accords dans la majorité des cas�». Des accords
unitaires entre le PCF et le PS principalement, qui prévoient la
reconduction des maires sortants à la tête de listes d’union. Mais,
comme l’avait indiqué François Hollande en septembre, il estime
nécessaire «�un rééquilibrage�» dans un certain nombre de villes où le
Parti socialiste pense que le suffrage universel, depuis les dernières
élections de 2001, lui permet de revendiquer le leadership. Pour la
Seine-Saint-Denis, «�les sections du PS en discutent et nous allons en
décider de façon réaliste et responsable, précise Yannick Trigance. Ce
n’est pas l’hallali que nous voulons�». N’empêche qu’il ne dément pas
que la question est posée dans six villes du département sur les douze
dirigées par des maires communiste ou apparentés. Il pourrait donc y
avoir des primaires à La Courneuve, Pierrefitte, Aubervilliers,
Villetaneuse et Bagnolet, où le PS estime que la tête de liste lui
revient. Mais également à Montreuil, où la sénatrice écologiste
Dominique Voynet est partante pour conduire une liste contre le député
et maire sortant, Jean-Pierre Brard.
des listes
de large union
Une rencontre entre la fédération socialiste et celle du Parti
communiste est prévue le 12 octobre. «�Enfin�!�» s’exclame Yann Le
Pollotec, secrétaire aux élections de la fédération communiste. Cette
dernière a adopté une position sans ambiguïté, en appelant «�au
rassemblement des diverses forces de gauche sans exclusive�», et en
proposant que «�les maires sortants de gauche soient reconduits en tête
de liste dès le premier tour des prochaines élections municipales, et
que soient constituées partout des listes de large union�». «�Est-ce
cela que les électeurs de gauche attendent en Seine-Saint-Denis�?
demande Yann Le Pollotec. Qu’on plume la volaille communiste�?�» Il
fait remarquer que «�ce n’est pas la gauche qui emporte les
municipalités socialistes ou communistes quand il y a problème, c’est
la droite comme à Épinay, à Drancy ou à Noisy-le-Sec�».
primaires pour
les cantonales
Pour ce qui concerne les élections cantonales, il y aura comme
d’habitude des primaires dans tous les cantons. Sur les 30 conseille
rs généraux qui constituent la majorité de gauche, les communistes
et apparentés détiennent 15 sièges et les socialistes autant. 4 sièges
socialistes et 11 sièges communistes sont renouvelables en mars 2008.
Claude Bartolone, qui aimerait emporter la présidence du conseil
général, voudrait se présenter à Pantin, où le siège est détenu par le
Verts Bertrand Kern. Le PS aurait en échange proposé aux Verts de
soutenir la candidature de Dominique Voynet à Montreuil. «�Ces
manoeuvres servent la droite, affirme Yann Le Pollotec, alors que
l’union permettrait à la population de se défendre et de porter un coup
à la déferlante Sarkozy.�»
Olivier Mayer
l' Huma du� 09 / 10 / 07
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| jeudi 11 octobre 2007, a 21:39 |
| Flextronics liquide 540 emplois . |
Électronique . La fermeture de l’usine girondine
Solectron employant 540 personnes a été confirmée par la direction du
groupe piloté par les fonds de pension.
Canéjan (Gironde), correspondant régional.
Une semaine à peine après la prise de possession du site girondin de
l’américain Solectron par le groupe d’origine singapourienne
Flextronics International, géant de la sous-traitance de production
électronique, il n’avait que quelques mots à leur dire. Les plus
terribles pour des salariés qui n’ont que leur travail pour faire vivre
leur famille�: «�L’usine va fermer.�»usine de canéjan, 4 000 salariés
en 2000 À l’issue d’une réunion de trois heures du comité d’entreprise,
François Barbier, nouveau patron qu’ils n’avaient jamais vu, dirigeant
d’une des filiales aux vagues contours de Flextronics, s’est adressé
hier à midi aux 540 employés pour leur confirmer ce qu’ils craignaient
par-dessus tout. Même si, après huit plans successifs de suppressions
d’emplois en huit ans, ils s’attendaient au pire. L’usine Solectron de
Canéjan au sud de Bordeaux, qui a totalisé jusqu’à 4 000 salariés en
2000 dont un millier d’intérimaires, ses personnels, leur savoir-faire
n’intéressent en rien le groupe piloté par les fonds de pension.
L’envoyé de «�Flex trop nique nos emplois�», comme l’ont amèrement
baptisé des salariés, est déjà connu des syndicalistes pour procéder Ã
des fermetures de sites, comme ceux de Laval, de Luneville et
prochainement de Châteaudun.
Après une matinée d’attente, la colère des salariés se mêle à un
sentiment de résignation, d’abattement pour certains. «�Après huit
plans sociaux, on pensait être passés à travers et avoir tout vu�»,
lance, dépitée, une ouvrière parmi les plus anciennes dans cette usine
où la moyenne d’âge avoisine les 45 ans. «�Tout s’envole quand on
apprend cela.�» Sylvia, veuve avec un enfant étudiant à charge,
Sandrine, qui accumule «�plus de plans sociaux que d’années
d’ancienneté�», et Christiane, embauchée en 2000 après quatre ans
d’intérim, ne décolèrent pas. «�C’est le résultat de la mondialisation,
dit l’une, ils délocalisent vers des zones d’esclavage moderne, vers la
Roumanie, vers la Chine, où ils travaillent douze heures par jour, où
ils font marner les enfants.�» «�Les cartes électroniques nous
reviennent parce qu’elles sont pleines de défauts, mais nos dirigeants
n’ont que faire de la qualité du travail.�» «�Flextronics a racheté
Solectron pour prendre nos parts de marché et fermer ensuite l’usine.�»
Cette appréciation formulée par Tatiana, élue CGT au CHSCT, est
largement partagée. Si personne ne conteste des baisses d’activité dans
certaines productions, chacun sait que des contrats avec de gros
clients sont là , et pas des moindres. Avec les groupes Schneider et
Thales, pour le compte de la défense nationale et le Rafale. Thales
également fournisseur d’avionique pour Airbus. «�Sous pression des
grands donneurs d’ordres et de la baisse des coûts, les uns comme les
autres sont favorables aux délocalisations, et c’est Flextronics qui
fait le sale boulot�», explique un agent de maîtrise. «�Dans tous les
cas, c’est toujours nous, les petits, qui payons�», répond une de ses
collègues.
«�Ils veulent faire le ménage.�»
Présent à la réunion du CE, Nicolas Hondagnu, élu CGT, indique que
le représentant de Flextronics a aussi annoncé la fermeture de deux
sites aux USA, un au Canada, un quatrième en Turquie. «�Ils veulent
faire le ménage.�» À l’appel de l’intersyndicale (CGT, CFDT et syndicat
autonome), les personnels se sont réunis hier après-midi en assemblée
générale pour décider de la suite à donner.
Sur le site Boursier.com, spécialisé pour ceux qui veulent «�gagner
en Bourse�», on apprend que, lors de l’achat de Solectron par
Flextronics en juin dernier, «�la considération cash de l’offre
présente une prime de 15�% environ et la considération actions une
prime de 20�% sur le cours de clôture de Solectron, de 3,37 dollars, le
1er juin à Wall Street�». Avec une langue de bois moindre, le directeur
financier de Flextronics estimait pour sa part que la fusion pourrait
ajouter au moins 15�% au bénéfice par action. Hier à midi, Yacine,
partagé entre la colère et l’émotion, n’arrête pas de parcourir l’allée
dans tous les sens. «�Qu’est-ce que je vais dire à mes gosses ce soir,
eux qui dans la cité étaient si fiers de dire�: le père travaille dans
l’électronique�?�»
Alain Raynal
l' Huma du 09 / 10 / 07
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| jeudi 11 octobre 2007, a 20:59 |
| PROVOCATION ! |
Drone pour surveiller la banlieue : Le PCF dénonce une mise en scène dangereuse et nauséabonde
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 11 octobre
Le journal Le Monde a révélé que le ministère de l’Intérieur s’apprête à
utiliser des drones pour surveiller « banlieues et manifestations ».
Cette nouvelle provocation est directement ciblée. Pour preuve, toutes
les expérimentations ont eu lieu en Seine-Saint-Denis dans des quartiers
« dits sensibles ». L’application à la police de technique militaire est
extrêmement choquante et absolument inadaptée.
Le gouvernement espère ainsi placer certains quartiers sous haute
surveillance au détriment du respect de la dignité le plus élémentaire.
C’est une véritable provocation qui a un objectif clair : créer un
climat d’insécurité pour faire oublier la situation actuelle du
gouvernement.
Alors que Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était Ministre de l’Intérieur,
avait accumulé les échecs, Mme Alliot-Marie poursuit sur la même voie à
quelques mois des élections municipales. Cette décision stigmatise des
hommes et des femmes sans aucune autre raison que leur lieu de travail
ou de résidence. C’est insupportable.
Le droit à la tranquilité, ce n’est pas un jeu ni une série télévisée.
Cela passe par une politique responsable qui intégre la prévention et
les missions de proximité. La mise en scène à laquelle se livre le
gouvernement est une dérive extrêmement dangereuse et nauséabonde.
Parti communiste français
Paris, le 11 octobre 2007.
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| jeudi 11 octobre 2007, a 18:33 |
| L'équarissage pour tous ! |
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La réforme selon Fillon c’est l’équarissage pour tous�!
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 11 octobre
François Fillon a livré hier soir , devant les «�réformateurs�» de
l’UMP, le fond de sa pensée sur la réforme de l’Etat. Pour le Premier
ministre, c’est «�moins de services, moins de personnels, moins d’Etat
sur son territoire�».
Il s’agit à l’infini d’utiliser une seule opération de mathématique
élémentaire�: la soustraction. Si on se livre à un bilan des cinq mois
écoulés de la politique gouvernementale, la liste est impressionnante.
Pour les français, cela se traduit par�: moins de services publics avec
la suppression de 22 900 fonctionnaires, moins de droits sociaux avec
l’attaque contre le CDI et le droit de grève, moins de protection
sociale avec la fin des régimes spéciaux et les franchises médicales,
moins d’école avec la réforme de l’éducation nationale ou encore moins
d’immigrés avec la loi forteresse de Brice Hortefeux.
La réforme selon la droite, expliquée par le Premier ministre, est
claire�: c’est l’équarissage pour tous. A l’exception, bien sur, des
plus fortunés qui continuent de bénéficier des faveurs du pouvoir.
A force d’utiliser la seule logique comptable par dogmatisme
ultra-libéral, le Premier ministre en oublie l’essentiel�: répondre aux
besoins des français, de tous les français.
Parti communiste français
Paris, le 11 octobre 2007. |
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| jeudi 11 octobre 2007, a 18:05 |
| Départ en retraite : Régression ou progrès pour tous . |
Mis en ligne : 11 octobre
Soit
deux salariés effectuant un même travail. L’un travaillant pour une
entreprise publique, l’autre pour un sous-traitant privé et qui partira
à la retraite quelques années plus tard. Que réclame l’équité ?
Daligner Pierre sur Paul ou Paul sur Pierre.
Pour le gouvernement Sarkozy, l’équité, c’est repousser
l’âge du départ en retraite des salariés dont le statut est un acquis
des luttes et un moteur du progrès social.
Mais
pourquoi ne pas faire l’inverse ? Parce que, tout simplement, c’est
l’ensemble des retraites qui est dans le collimateur libéral. Le
président l’a dit. Il veut aller vite, très vite. Il s’agit dans un
premier temps de faire sauter le garde-fou voire le repère que peuvent
constituer les régimes spéciaux, quitte à s’engager dans une épreuve de
force avec les syndicats en espérant les diviser ou leur faire mettre
le genou à terre.
Dans un deuxième temps, dès 2008, il s’agit de mettre
tout le monde au même régime. Travailler plus, plus longtemps, pour
gagner moins. Qu’on en juge : passage à 41 annuités pour une retraite à
taux plein alors même que les salariés entrent de plus en plus tard
dans la vie active. Remise en cause de certains dispositifs tel celui
des carrières longues. Remise en cause des droits familiaux et
conjugaux dont les pensions de réversion qui permettent à des centaines
de milliers de femmes, pour l’essentiel de s’en sortir après la mort de
leur époux.
Et ce gouvernement, soit dit en passant, voudrait nous
faire croire, quand il parle d’Europe, qu’il est pour l’alignement
social par le haut quand, dès qu’il en a ici même l’occasion, il le
fait par le bas.
Selon les Echos, une majotité de Français, 53%,
trouveraient injustifiée la grève annoncée du 18 octobre. Elle serait
justifiée pour 43%, ce qui témoignerait selon le journal économique
d’une baisse de l’adhésion à une grève « par procuration » dont on a
dit qu’elle avait marqué le mouvement de 1995 où un Juppé, « droit dans
ses bottes », avait dû se déchausser.
Il est vrai que le gouvernement Sarkozy use et abuse de
deux arguments massue. Un : ce sont tous les salariés qui paieraient
les privilégiés des régimes spéciaux. Deux : il n’y aurait plus
d’argent. Le premier argument est faux. Tes régimes spéciaux, tout au
contraire, contribuent au régime général. Le second argument n’est qu’à
demi vrai. Il pourrait un jour ne plus y avoir d’argent dans les
caisses si l’on ne réforme pas un système de cotisation qui épargne la
richesse et qui persiste à ignorer que de nouvelles formes de salaires
indirects en sont exonérées. Les actions gratuites ne cotiseront pas.
Les stock-options ne cotisent pas, les revenus financiers non plus.
Ainsi les masses d’argent dont se nourrissent les plus privilégiés et
qui, en dernière instance, ne sont rien d’autre que le fruit du travail
de tous, sont aussi intouchables que des vaches sacrées, disons des
veaux d’or.
La grève du 18 octobre, comme le veulent la plupart des
syndicats dont la CGT, ne sera pas une épreuve de force entre des
professions accrochées à leurs privilèges et un gouvernement qui veut
réformer. Elle devrait être un grand moment d’explication dans tout le
pays sur l’enjeu de ce qui se passe autour des retraites et que le
gouvernement veut masquer avec les régimes spéciaux. Un grand moment
pour éclairer démocratiquement la politique dite sociale du
gouvernement. Une politique et cela le sondage des Echos le dit aussi,
dont les Français doutent de plus en plus.
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| jeudi 11 octobre 2007, a 17:43 |
| Paul Vaillant-Couturier . |
Paul Vaillant-Couturier… 70 ans aujourd’hui…
Paul a disparu le 10 Octobre 1937 d’une crise
cardiaque à 10 H 53… Ancien rédacteur en Chef de l’Huma et tellement
d’autres choses : Elu,Dramaturge, Poète… Militant bien entendu !
Jamais une foule aussi importante n’a assité, à des obsèque d’un dirigeant du Parti et 70 ans après …?
Attendons l’Huma Hebdo… - ;)
Un seul éditeur pour cette occasion a publié un ouvrage :
Paul Vaillant-Couturier 1892-1937 :
Responsabilité politique et imagination culturelle !
Puisse ce modeste essai, dont l’ambition première
était, à l’occasion des soixante-dix ans de sa mort, de rendre à Paul
ce qui appartenait à Vaillant-Couturier, servir également à ouvrir
enfin le véritable chantier d’une culture à réinventer, à renouveler,
en faisant, à l’image de Paul Vaillant-Couturier, preuve d’audace
politique et d’imagination culturelle.
7http://i-editions.com
De : Alain
mercredi 10 octobre 2007
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| jeudi 11 octobre 2007, a 11:08 |
| FRANCHISES MEDICALES . |
Franchise médicale : pétition/lettre à l’adresse des parlementaires
voir cite� P C F
Par : Communication
Mis en ligne : 10 octobre
Madame la Députée, Monsieur le Député,
Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur
“Pensez-vous juste que les malades, parce qu’ils
sont malades, assument ce qui devrait être pris en charge par la
solidarité nationale ?â€e des
À télécharger
Franchise médicale : pétition/lettre à l’adresse des parlementaires
PDF - 59 ko 0 Franchise médicale : pétition/lettre à l’adress parlementaires
Word - 81 ko
La création d’une franchise médicale est prévue dans le
projet de loi de financement de la sécurité sociale. Vous n’êtes pas
sans savoir que cette franchise s’ajouterait au forfait hospitalier de
16 euros par jour, Ã la franchise de un euro sur chaque consultation
chez le médecin, à celle de 18 euros pour un acte médical lourd. Sans
compter les dépassements d’honoraires ou les pénalités pour les
parcours de soins.
Peu à peu, la décision de se soigner devient un problème financier. Certains d’entre nous sont même contraints à y renoncer.
On nous dit qu’il s’agit de financer les plans Alzheimer et Cancer.
Pensezvous juste que les malades, parce qu’ils sont
malades assument ce qui devrait être pris en charge par la solidarité
nationale ?
Le rapport de la cour des comptes indique que les
exonérations de cotisations s’élèvent à 30 milliards d’euros soit 3
fois le déficit de la Sécurité sociale. Il suggère de créer un
cotisation sur les stocks options à hauteur de la cotisation sur le
travail qui rapporterait 3 milliards d’euros. Voilà des pistes plus
sérieuses et plus justes.
Aussi Madame, Monsieur le député, je vous demande instamment de proposer lors du débat parlementaire :
Le retrait de l’article instaurant la franchise médicale.
La création d’une cotisation sur les stock-options à hauteur de la cotisation sur le travail.
Convaincu que vous saurez défendre vos concitoyens, je
vous prie d’agréer Madame, Monsieur le Député, Madame, Monsieur le
Sénateur, l’expression de mes salutations respectueuses.
Lettre/pétition à l’adresse des parlementaires
Retirer la franchise médicale - Les stock-options doivent cotiser à hauteur des salariés
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| jeudi 11 octobre 2007, a 10:01 |
| Autour de Guy Môquet . |
vendredi 19 octobre, 19h, siège du PCF
Ouverture
de la soirée avec la projection des courts-métrages L’appel des résistants
et Guy Môquet de François Hanss.
Mémoire et évocation de Guy Môquet
et des premiers résistants
Avec Odette
Nilès, Lise London, résistantes et de Serge Wolilkow, historien, Gérard
Streiff, écrivain.
Histoire et (mes)usages de la Résistance et de Guy Môquet aujourd’hui
Avec
Laurence De Cock-Pierrepont et Olivier Le Trocqueur, professeurs d’histoire,
Michèle Riot-Sarcey, historienne, membres du Comité de vigilance sur les usages
publics de l’histoire Frédéric Genevée, responsable des Archives du PCF et Bernard
Calabuig, responsable du réseau École du PCF
Résister
aujourd’hui
Avec Pascal
Joly, syndicaliste, Hind Khoury, déléguée générale de la Palestine et Francis
Parny responsable national du PCF.
Le slameur Dgiz aura une carte blanche au cours de cette soirée. Pascal
Gabay et les Szgabonistes clôtureront notre soirée en chansons.
à l’initiative de l’Amicale de Paris de Chateaubriant-Vove-Rouillé,
du Parti communiste français, de la CGT (union départementale de Paris et URIF),
du MJCF, de l’Institut d’histoire sociale de Paris et d’Île-de-France
et avec le Musée national de la Résistance comme conseiller historique.
lundi 22 octobre, de 12 à 14 h, station de métro Guy Môquet
(angle
des rues Marcadet et de Saint-Ouen)
Interventions
au nom des organisateurs de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du
PCF, députée ; Didier Le Reste, secrétaire national de la CGT
cheminots ; Philippe Baudelot, de l’Amicale de Châteaubriant ;
Cédric Clérin, du MJCF : Patrick Picard, secrétaire de
l’UD-CGT de Paris ;
et François Bourcier et Isabelle Starkier, comédiens ; Guy Hervy,
secrétaire général du Musée de la Résistance : Moonir,
slameur : Kazem Shahryari, poète ; clôture avec la Chorale
populaire de Paris
L’exposition de l’amicale de Châteaubriant sera visible à partir de 11h30.
Un appel à contribution des artistes a été lancé, leurs productions seront
exposées sur place.
dimanche 21 octobre, Châteaubriant (44)
66ème anniversaire de la fusillade de Châteaubriant
9 h : rendez-vous place
de l’Hôtel de Ville de Châteaubriant
pour se rendre à la Blisière en hommage aux 9 fusillés du 15 décembre 1941
13 h 15, au Château : départ du défilé Visages
de résistantes,
avec les enfants des écoles du Pays de Châteaubriant
14 h : rendez-vous rond-point
Fernand Grenier pour Le défilé de la Mémoire jusqu’à la Carrière des
Fusillés, avec les enfants des écoles du Pays de Châteaubriant et le concours
de l’Harmonie de Châteaubriant.
Dépôt de gerbes. Carrière des fusillés : sous la présidence de Madame Odette
Nilès,
présidente de l’Amicale et de Monsieur Alain Hunault, maire de Châteaubriant.
allocution
de Madame Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste
français.
Évocation historique et artistique Femmes courage
écrite
et mise en scène par Alexis Chevalier
assistanat
: Christine Maerel
une
réalisation artistique du Théâtre Messidor avec la participation de : Dany
Coutand (chant, guitare), Gwenaëlle Thomas (chant, accordéon), Olivier Rousseau
(piano), Ludovic Hellet (contrebasse)
interprétation par 100 comédiens et comédiennes amateurs du Pays de
Châteaubriant
dont les jeunes des établissements scolaires publics.
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| jeudi 11 octobre 2007, a 08:06 |
| Le P . C . F souhaite plein succès à la cité de l'immigration . |
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 10 octobre
Le
jour de l’inauguration de la Cité nationale de l’histoire de
l’immigration, le Président de la république et le ministre de
l’immigration et de l’identité nationale ont brillé par leur absence.
C’est scandaleux.
La
droite joue une mauvaise adaptation de Tartuffe parodiant en cela la
célèbre réplique : « cacher ce sein que je ne saurais voir », sauf que
désormais, c’est la figure de l’immigré qu’il s’agit d’occulter.
Que Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux soient gênés aux
entournures par la création de cette nouvelle institution culturelle de
premier plan, chacun peut le comprendre ; ils n’ont eu de cesse par
pure démagogie de stigmatiser l’immigration pour nourrir un réflexe de
peur dans l’opinion publique pendant toute la campagne des
présidentielles.
Mais que des premiers responsables n’assument pas la
charge de leur fonction, c’est proprement révoltant comme l’est tout
autant la mesquine opération de Brice Hortefeux qui, à Madrid, vient
promouvoir son pacte européen pour l’immigration, dernière déclinaison
de la forteresse assiégée.
Un peuple sans histoire est un peuple sans avenir ; la
droite ferait bien d’y réfléchir sérieusement. Et la plus belle des
réponses à apporter à ces manœuvres de basse politique serait que le
public se rende nombreux dans ce nouveau musée national auquel le parti
communiste souhaite plein succès en ce jour d’inauguration.
Parti communiste français
Paris, le 10 octobre 2007
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| mercredi 10 octobre 2007, a 22:38 |
| Uribe freine des quatre fers . |
COLOMBIE . La médiation de Chavez avec la guérilla entravée .
Les efforts déployés en vue de parvenir à un échange humanitaire en
Colombie se heurtent à de multiples obstacle.Ainsi de la marche à
reculons de Bogota.Le président vénézuélien,Hugo Chavez appelé à jouer
les bons offices dans la médiation internationale,a demandé dimanche à
son homologue colombien.Alvaro Uribe,de permettre aux dirigeants des
FARC ( Force armées révolutionnaires de Colombie ) de franchir sans
encombre la frontière pour une réunion préparatoire sur la libération
des otages de la guérilla,dont trois Américains et la
Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.Selon lui,la réunion initialement
prévue le 8 octobre avec les dirigeants des FARC a été reportée,le
gouvernement colombien refusant de suspendre les opérations militaires
> s'estait interrogé Chavez,estimant qu'il avait en Colombie
>
Cette rencontre retardée de >à
laquelle pourrait participer le commandant des FARC.Manuel
Marulanda,devait se tenir quelque part le long dela frontière entre la
Colombie et le Venezuela.Nul doute que le président vénézuélien
rediscutera du dossier des otages vendredi avec Uribe,lorsque ce
dernier viendra inaugurer un gazoduc reliant les deux pays.Autre
problème venant tempérer le vent d'optimisme né de tractation tous
azimut,l'exigence des FARC qui veulent la libération de deux de leurs
principaux dirigeants ( > et > ) aux Etats-Unis.Ce que refuse catégoriquement
Uribe.Reste qu'au-delà de l'échange humanitaire,un accord sur les
règles du jeu qui doivent régir le conflit est également posé.Le chemin
s'annonce difficile .
Bernard Duraud l' Huma du 10 / 10 / 07
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| mercredi 10 octobre 2007, a 21:14 |
| Ingrid Bettancourt . |
La Nuit Blanche dédiée à Ingrid Betancourt
aura été l’occasion de vérifier combien les citoyennes et les citoyens tiennent
fermement à ce que la libération d’Ingrid Betancourt, de Clara Rojas et des
otages de Colombie, intervienne au plus vite. Il est de notre devoir de
continuer à tout faire pour cela.
Envoyé Spécial consacre un reportage à
Ingrid
Nous vous en parlions au début du mois de septembre : Michel
Peyrard, grand reporter, s’était rendu plusieurs mois en Colombie sur les traces
d’Ingrid. Après un reportage écrit paru dans Paris-Match,
c’est Envoyé Spécial qui revient en images sur cette
investigation. Rendez-vous ce jeudi 11 octobre à partir de 20H55, sur France 2, pour un reportage source de multiples informations.
En savoir plus
Reportage-photo : La Nuit Blanche dédiée à Ingrid
Nous remercions toutes celles et tous ceux qui ont manifesté
leur soutien à l’occasion de la Nuit Blanche de samedi dernier. A la suite de
cet évènement, le Comité de soutien vous propose de retrouver une rétrospective
photographique, témoignant de l’engagement nocturne des participants à cette
opération.
Visionner le reportage photo
Soutenez le Comité de soutien à Ingrid Betancourt
Plus que jamais, le Comité de soutien à Ingrid Betancourt est
mobilisé pour parvenir à la libération rapide de l’otage franco-colombienne et
des 3000 autres séquestrés. C’est pourquoi nous avons besoin de votre soutien :
Signez et faites signer la
pétition Rejoignez
le Comité de soutien Faites un don Revêtez le t-shirt de soutien ou le badge de
solidarité
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| mercredi 10 octobre 2007, a 08:23 |
| Journée contre la peine de mort : le monde décide ! |
La Journée mondiale contre la peine de mort du 10 octobre 2007
mettra l’accent sur le projet de résolution soumis à l’Assemblée
Générale de l’ONU.
La proposition prévoit un moratoire universel sur les
exécutions, afin de sauver des vies et de permettre aux populations des
Etats rétentionistes de constater que la suspension de la peine
capitale n’entraîne pas de hausse de la criminalité dans leur pays.
Une résolution émanant de l’organe politique le plus
important des Nations unies constituerait un événement international
déterminant de la campagne pour l’abolition de la peine de mort dans le
monde et serait dotée d’une force morale considérable.
Cette initiative a d’ores et déjà reçu le soutien de 5 millions de personnes dans le monde.
Vous aussi, apportez votre soutien à ce mouvement et demandez à votre pays de soutenir la résolution des Nations unies.
Revenez régulièrement sur cette page pour consulter le
programme qui s’enrichira des événements prévus dans votre pays, ou
abonnez-vous au fil RSS de la Journée mondiale en cliquant ici.
Appel à initiatives
Le 10 octobre 2007, agissez contre la peine de mort !
Participez aux centaines de manifestations organisées dans le monde
Faites
signer la pétition internationale appelant à un moratoire universel sur
la peine de mort (disponible dès le 1er septembre)
Demandez
à votre gouvernement d’approuver la résolution de l’Assemblée Générale
des Nations unies en faveur d’un moratoire mondial
Où que vous soyez
En Afrique, en Amérique, en Asie, en Océanie ou en Europe
Qui que vous soyez
ONG, enseignants, juristes, élus locaux, députés, artistes, journalistes, responsables religieux, citoyens
Quel que soit votre projet
Débat, concert, conférence de presse, manifestation, pétition, activités pédagogiques et culturelles...
Contactez la Coalition mondiale pour participer !
1De : Paris
mercredi 10 octobre 2007
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| mardi 09 octobre 2007, a 23:04 |
| La C.G.T Chômeurs . |
23 octobre : Contre les radiations punitives de l’ANPE
Chômeur ce n’est pas un métier
- Depuis plusieurs mois les radiations de chômeurs des listes ANPE se multiplient ;
- Des milliers de Privés d’Emploi se voient sanctionnés doublement :
- Perte involontaire de leur emploi et suppression brutale de leur indemnité.
Ces mesures arbitraires ne visent qu’à tenter de
« criminaliser » les Privés d’Emploi, à les rendre responsables d’une
situation dont ils se seraient bien passés.
Chômeurs, ne vous laissez plus condamner sans vous défendre.
- Pour un véritable emploi stable, choisi, et correctement rémunéré.
- Pour une augmentation immédiate de toutes les allocations chômage de 300 euros
- Pour un revenu de remplacement égal à 80% du SMIC CGT ou 80% du dernier salaire (s’il était supérieur au SMIC).
- Pour l’arrêt de toutes les radiations, la réinscription des chômeurs
radiés sur la liste de l’ANPE et leur rétablissement dans leurs droits
à l’indemnisation.
Mobilisation nationale
- Contre les radiations punitives de l’ANPE
- Pour un emploi stable.
Le 23 octobre,
Partout en France ensemble et déterminés faisons de cette journée un
grand moment de protestations pour la défense de nos droits.
4
Comité National CGT des Privés d’Emploi
263 rue de Paris l case 5- 4/ 93516 Montreuil Cedex
Tel : 01 48 18 84 45 l ou 85 44
Fax : 01 48 18 84 38
http: // 7www.cgt-chomeurs.fr
boites aux lettres (e-mail) chomeur@cgt.fr ou f.desanti@cgt.fr
De : CGT
mardi 9 octobre 2007
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| mardi 09 octobre 2007, a 19:01 |
| O . T . A . N |
OTAN : Nicolas Sarkozy double la mise atlantiste et pro-américaine
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 9 octobre
Nicolas
Sarkozy veut maintenant concrétiser son engagement atlantiste et
pro-américain. Il propose d’associer étroitement un retour complet de
la France au sein de l’organisation militaire de l’ OTAN au
développement de la politique de défense européenne et au rôle que la
France pourrait jouer dans les instances politico-militaires de
direction au sein de l’ OTAN et de l’ Union européenne. Les autorités
françaises ont transmis à l’ OTAN des propositions très précises pour
lier les politiques de défense de l’ OTAN et de l’ Union européenne.
Le
Président de la République double la mise atlantiste : pour la France
qui y perdra de sa souveraineté et de sa capacité à jouer un rôle
international conforme aux valeurs de la République, et pour l’Europe
qu’il veut intégrer étroitement à l’Alliance atlantique, conformément
au contenu du nouveau traité européen qu’il souhaite faire adopter par
la France sans référendum, sans le grand débat populaire qui devrait
pourtant s’imposer tant les enjeux sont importants.
Le Parti communiste français s’élève contre cette
orientation réactionnaire qui porte atteinte à la liberté de choix et à
l’indépendance d’action du pays dans un assujettissement organisé à la
politique des Etats-Unis, et aujourd’hui de Georges Bush. C’est un
chemin dangereux que les autorités françaises veulent faire prendre à
notre pays et à l’Europe dans son ensemble.
La France et ses partenaires européens ont besoin de
tout autre chose afin de définir ensemble les cadres et les politiques
indispensables pour le progrès de la sécurité internationale, pour
s’engager dans la voie du désarmement, pour contribuer à la résolution
négociée des conflits dans le respect des principes et des objectifs de
la Charte des Nations Unies, dans le rejet des politiques de puissance
et le respect du multilatéralisme.
Parti communiste français
Paris, le 9 octobre 2007.
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| mardi 09 octobre 2007, a 17:53 |
| ENTRAVE . |
Christine Albanel propose le laminage de l’audiovisuel et de la culture
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 9 octobre
Christine
Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication, a présenté,
hier, au Marché international des contenus audiovisuels (MIPCOM) de
Cannes, son plan pour l’audiovisuel, exécutant ainsi la lettre de
mission du Président de la République.
Les
propositions de la Ministre constitue un véritable arsenal, au profit
direct et immediat d’industries culturelles telles que Vivendi, Editis,
Disney et Lagardère, ainsi que de grands groupes privés de
l’audiovisuel comme Bouygues (TF1) et Bertelsmann (M6). Depuis la
soumission de la création à l’audimat, en passant par élargissement de
la publicité et l’encouragement à la concentration dans les médias,
l’Etat ne ménage pas ses moyens pour favoriser leurs profits.
Mme Albanel réserve encore ses annonces pour la télévision publique, le pire est à craindre.
Derrière la gravité de ces choix, il y a comme
conséquence le formatage de la création et de l’information,
l’augmentation de la consommation et la privatisation de nos
imaginaires. C’est extrêmement grave. Les créateurs, les journalistes,
les téléspectateurs et les citoyens ne sont ni pris en compte, ni
respectés.
Les syndicats de journalistes dans leur bataille pour
la liberté de la presse et le droit des citoyens à une information
honnête, indépendante et plurielle demandent qu’un texte consacrant
l’indépendance des rédactions soit soumis au vote du Parlement. En
outre, les milieux de culture se sont élevés contre la politique de
réduction de l’offre culturelle contenue dans la lettre de mission de
Nicolas Sarkozy.
Plus que jamais, il est urgent que s’organise la
contre-offensive pour refuser ce laminage libéral de l’audiovisuel et
de la culture, et le recul de civilisation qu’il entraine.
Le Parti communiste français fait au contraire, le
choix de l’ambition culturelle et démocratique contre le rayonnement
international des industries de la médiocrité et du lavage de cerveau.
A la lettre près, ses propositions sont l’inverse de celle de la
ministre de la Culture et de la Communication :
Remise en cause des concessions à l’audiovisuel privé à partir de cahier des charges évalués et revisités
Création
d’un grand pôle public de l’audiovisuel. Suppression de la publicité
sur les chaînes publiques et plus largement dans les émissions
enfantines ou d’information
Soutien
à la création et à la diffusion culturelle pour permettre à la société
toute entière l’appropriation des œuvres de l’esprit.
Parti communiste français
Paris, le 9 octobre 2007.
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| mardi 09 octobre 2007, a 17:27 |
| Colère sur les chaînes de Smart . |
Automobile
. Les négociations salariales déraillent dans l’usine d’ Hambach en
Moselle. L’entreprise connaît son plus dur conflit depuis une décennie.
80 % des salariés en CDI sont en grève.
Moselle,
correspondance particulière
« C’est
historique chez Smart. 80 % des salariés en CDI sont en grève »,
constate avec satisfaction Jean-Luc Bielitz, membre CGT du collectif
interprofessionnel Smart. Depuis jeudi dernier en effet, sur 400
salariés, ce sont 270 ouvriers mais également quelques cadres qui
bloquent toutes les entrées de l’usine Smart à Hambach (Moselle).
L’objectif
est de paralyser la production en empêchant l’alimentation des chaînes
de production en pneumatiques nécessaires pour évacuer les véhicules.
« On ne bloque pas les voitures, mais seulement les camions qui
emportent les roues », précise un gréviste du piquet de grève du
rond-point de l’Europôle.
1 200 euros pour dix ans d’ancienneté
Ce
coup de colère des salariés de Smart a pour origine, au départ, le
refus de la direction d’ouvrir les négociations salariales
obligatoires : « Elle voulait que nous discutions d’abord des économies
à réaliser en 2008 et 2009 avant de parler de salaires. Sentant la
pression monter, elle a proposé une enveloppe globale représentant à
peine 2 % d’augmentation, et encore, elle émettait des conditions.
Ridicule ! », souligne Patrice Wilhem, délégué CGT.
Fiches
de paie à la main affichant en brut 1 200 euros pour dix ans
d’ancienneté, des salariés ironisent : « Si on fait le compte, cela
représente autour de 30 euros sur la feuille de paie. Et en brut. » Une
rallonge salariale nettement insuffisante pour les organisations
syndicales CGT et CFDT, qui demandent des augmentations de salaires
s’étalant de 120 à 150 euros selon les catégories de personnel. « Avec
le gel des salaires négocié lors du passage aux 35 heures, on a perdu
10 % de notre pouvoir d’achat », précise Jean-Luc Bielitz. Vendredi
après-midi, la négociation avec la direction a tourné court. Devant les
salariés réunis, les responsables syndicaux ont dénoncé l’inflexibilité
des dirigeants de Smart : « C’est à prendre ou à laisser nous a-t-on
dit. Pire, après les menaces de délocalisations, maintenant ils parlent
de fermeture si nous n’accédons pas à leurs propositions. »
Le
dialogue s’avère donc difficile, d’autant que Smart envisage également
de réduire encore ses effectifs en ne renouvelant pas les contrats à
durée déterminée. Les emplois chez Smart risquent, une nouvelle fois,
de fondre comme neige au soleil : « Il y a deux ans, nous étions 235 à
la production pour réaliser 110 000 véhicules par an. Aujourd’hui, on
est 157 pour en fabriquer 138 000. Une productivité qui ne fait que le
bonheur des actionnaires du directoire de Daimler. »
refus D’ une nouvelle baisse des effectifs
Les
organisations syndicales refusent évidemment cette nouvelle baisse des
effectifs et réclament l’embauche de l’ensemble des CDD et
intérimaires : « Ici, nous sommes à l’inverse des propos de Sarkozy,
nous devons travailler plus pour gagner moins », peste Jean-Luc
Bielitz. Ce même Nicolas Sarkozy, en compagnie d’Angela Merkel, doit
assister au dixième anniversaire de l’entreprise à la fin du mois.
Cette venue est plutôt mal perçue dans le contexte actuel : « Nous ne
serons pas les ouvriers modèles tels qu’ils les entendent », prévient
une gréviste. Devant l’intransigeance affichée par la direction, les
salariés grévistes ont reconduit le mouvement jusqu’à aujourd’hui où
une nouvelle rencontre est prévue avec les dirigeants. Si ce nouveau
tour de table n’aboutissait pas, Smart connaîtrait son conflit le plus
long de sa courte existence.
Alain Cwiklinski l' Huma du 08 / 10 /07
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| mardi 09 octobre 2007, a 16:43 |
| JUSTICE POUR MUMIA ! |
10 octobre - Journée mondiale contre la peine de mort
MUMIA ABU-JAMAL
Toujours dans l’enfer du couloir de la mort
Depuis bientôt Vingt-six ans, Mumia Abu
Jamal, journaliste noir américain, est prisonnier dans le couloir de la
mort aux Etats-Unis.
Accusé à tort du meurtre d’un policier,
il est l’objet d’un véritable acharnement judiciaire et politique.
Mumia est un militant des droits humains, un progressiste ; il est le
symbole d’idées, de valeurs et de combats que rejette le pouvoir
américain.
Cet acharnement à le détruire ne se dément
pas. La Cour Suprême de Pennsylvanie a rejeté tous les appels de ses
avocats, au motif qu’ils seraient hors délai. Un prétexte dérisoire,
quand on sait qu’il n’a jamais été donné à Mumia la possibilité de
faire valoir sa défense. Il n’a jamais obtenu le véritable procès
auquel il avait droit.
Jusqu’à présent, la justice
américaine a refusé d’entendre les preuves et les témoignages qui, au
fil des ans, l’innocentent, y compris les aveux d’Arnold Beverly qui a
révélé être l’auteur du crime dont est accusé Mumia.
Toutefois, notons que la cours
fédérale de Pennsylvanie avait accepté une audition de Mumia et de son
avocat M. Robert R Brian, qui a eu lieu le 17 mai dernier. La cours
devrait rendre son jugement pour l’automne. Même si Mumia peut encore
bénéficier d’un nouveau procès, il risque toujours la condamnation à
mort.
Membre du collectif unitaire national
pour le soutien de Mumia Abu-Jamal depuis de nombreuses années, le MJCF
lutte pour qu’il ait droit à un procès équitable comme des millions de
personnes dans le monde, réclamant justice pour Mumia.
La situation de Mumia pose la question
du système judiciaire qui prévaut aux Etats-Unis. Quel est ce système
qui permet que des dénis de justice, aussi grave que celui dont est
victime Mumia, puisse exister encore ? C’est pourquoi il symbolise
depuis des années notre bataille pour l’abolition de la peine de mort.
C’est pourquoi il représente des milliers d’autres Mumia qui sont dans
les couloirs de la mort dans le monde entier !
Par deux fois, la mobilisation
internationale a permis d’empêcher son exécution. Nous devons continuer
la bataille jusqu’à ce que Mumia Abu Jamal ait droit à un procès
équitable et qu’il retrouve la liberté !
Mouvement
Jeunes Communistes
de France
5www.jeunes-communistes.org
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| mardi 09 octobre 2007, a 09:30 |
| Cancers professionnels : l'appel du ( 93 ) |
Santé
. Une enquête scientifique en Seine-Saint-Denis révèle l’ampleur de
l’exposition aux agents cancérogènes. Une réalité encore ignorée par le
«�Grenelle de l’environnement�».
Peut-on
s’inquiéter du réchauffement de la planète, des innombrables atteintes
à l’environnement, de leurs conséquences sur la santé des populations,
et ne pas se soucier de ce qui passe derrière les murs des
entreprises�? Le Grenelle de l’environnement a fait peu de place, à ce
jour, à la santé des salariés et à tout ce qui, dans les environnements
de travail, la met en danger. La catastrophe de l’amiante - cette fibre
mortelle dont l’utilisation dans l’industrie et le bâtiment s’est
poursuivie des décennies durant, en toute connaissance de cause, au
prix d’un nombre incalculable de morts - a pourtant montré l’ampleur
des drames qui peuvent s’y jouer. Et rien ne prouve que les
enseignements en ont été tirés. Au contraire. Selon des études, 2,5
millions de salariés - plus d’un sur dix - gagnent leur vie en
s’exposant quotidiennement au risque du cancer. Non seulement
l’amiante, interdit depuis 1998, n’a pas disparu de la circulation,
mais une dizaine d’autres «�bombes sanitaires à retardement�», produits
toxiques, cancérogènes reconnus, sont utilisés dans la production (voir
nos repères). L’origine des cancers, première cause de mortalité en
France, en forte hausse depuis une vingtaine d’années (l’incidence
annuelle est passée de 150 000 cas en 1980 à 280 000 en 2000), fait
certes l’objet d’âpres controverses. Les comportements individuels,
tabagisme, consommation d’alcool, alimentation, absence d’activité
physique, etc. sont le plus souvent incriminés, à l’image du rapport de
l’Académie de médecine publié le mois dernier. Et, si l’on s’en tient
aux statistiques officielles de l’assurance maladie, seuls un tout
petit nombre de cancers seraient imputables aux expositions
professionnelles�: 2 059 cas ont été, réglementairement, reconnus - et
donc indemnisés - comme tels en 2005 par la CNAM.�Seulement voilà , il
est désormais généralement admis que ce chiffre ne reflète pas la
réalité.
révélations d’une étude scientifique
Une
étude de l’Institut national de veille sanitaire évaluait déjà entre 11
000 et 23 000 les nouveaux cas annuels de cancer liés au travail. Le
tableau pourrait être beaucoup plus sombre encore.
Depuis
2002, un groupe de scientifiques, sous la conduite d’Annie
Thébaud-Mony, directrice de recherche à l’INSERM, a engagé une enquête
en Seine-Saint-Denis, territoire industriel s’il en est. Les cas de 684
patients atteints de cancer ont été étudiés. En majorité des ouvriers,
ayant travaillé dans des secteurs très divers (construction, travail
des métaux, réparation auto, imprimerie, fabrication de meubles, etc.),
la moitié ont moins de 60 ans. Leurs parcours de travail ont été
reconstitués. Résultat�: 84�% d’entre eux ont été exposés à une
substance cancérogène au moins�; 55�% ont été exposés à trois
substances ou plus. Mais seule une minorité, 112 patients, a vu
l’origine de leur pathologie reconnue par la Sécurité sociale.
Nombre
de facteurs se conjuguent pour expliquer la sous-estimation du fléau.
Caractéristiques de la maladie qui se déclare souvent des décennies
après l’exposition à risque. Difficulté de reconstituer les itinéraires
professionnels, absence de formation des médecins généralistes à la
santé au travail, qui gênent, d’autant, l’identification des causes.
Mais aussi comportement du patronat qui s’évertue à esquiver ses
responsabilités. Par le biais de la sous-traitance, les grands groupes
«�sous-traitent les risques�», observe Annie Thébaud-Mony qui, plus
généralement, voit dans «�la précarisation�» un moyen privilégié pour
imposer aux salariés des conditions dangereuses. La pression des
employeurs s’exerce aussi sur la Sécu pour rendre le plus restrictif
possible les critères de reconnaissance.
réseau
de prévention
C’est
pour s’attaquer à cette «�invisibilité organisée�» des cancers
professionnels et ses corollaires - l’absence d’efforts de prévention Ã
la hauteur de l’enjeu, l’insuffisante réparation des préjudices subis
par les victimes, l’impunité des responsables�-, que trois
personnalités lancent un «�appel à la mobilisation�» (voir ci-dessous).
Trio symbolique associant la scientifique Annie Thébaud-Mony, le
politique Hervé Bramy, président (PCF) du conseil général, et le
juriste Jean-Paul Teissonière, avocat réputé pour ses nombreuses
plaidoiries dans l’affaire de l’amiante. Leur initiative prolonge un
travail de longue haleine engagé dans le «�93�». Fort de l’enquête
évoquée plus haut sur l’origine des cancers, et avec le soutien actif
du conseil général, un «�Réseau de prévention�» s’est constitué dans le
département, regroupant l’ensemble des syndicats de salariés, des
médecins, des inspecteurs du travail, des chercheurs, des associations,
comme celle des victimes de l’amiante, des mutualistes… Son but�:
partager, échanger l’information, sensibiliser aux problématiques des
cancers professionnels, définir des propositions pour faire reculer le
fléau. Au printemps dernier, le réseau réunissait quelque 200 délégués
de CHSCT du département pour une première journée de formation «�à la
connaissance et à la reconnaissance�» de ces pathologies. Avec l’appel
lancé aujourd’hui, dont la résonance devrait dépasser le cadre de la
Seine-Saint-Denis, ses auteurs entendent maintenant initier une
«�dynamique d’action�», meilleur moyen, à leurs yeux, d’obtenir que
soient tirées les leçons de l’affaire de l’amiante.
Yves Housson
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| mardi 09 octobre 2007, a 09:15 |
| EXPULTION . |
COMMUNIQUÉ DU THÉÂTRE DES CINQ DIAMANTS : EXPULSION
COMMUNIQUÉ DU THÉÂTRE DES CINQ DIAMANTS
EXPULSION ILLÉGITIME !
Après 6 mois de bataille juridique, de menaces
d’expulsion, de référé, d’appel, de rebondissements et de coups de
"théâtre", le juge a donné un avis d’expulsion depuis le 21 septembre...
LA POLICE MENACE DE NOUS EXPULSER, CHAQUE JOUR DE CETTE SEMAINE LA SANCTION PEUT TOMBER !
VENEZ !
SOLIDARITÉ ---- MOBILISATION --------- SOUTIEN
Pour rappeler les faits, le théâtre a été racheté par
un richissime propriétaire du nom de Saada Gilbert (à découvrir sur
google) défendu par son véreux d’avocat Sorin Magulis, inculpé dans
l’affaire Clearstream et spécialiste ès-défense d’hommes d’affaires
inculpés dans les détournements de fonds entre autres. Le proprio a
déposé une plainte contre nous pour occupation dans laquelle il dit
vouloir obtenir un permis de démolition/construction.
Nous, citoyens, n’acceptons plus que les espaces de
liberté soit rachetés par des privés qui en font des lieux élitistes,
bourgeois, personnels, rentables. Avec tous ceux que cela motive, nous rédigeons une charte qui établit nos revendication :
Nous demandons :
À la collectivité que ce théâtre soit classé en PLU (plan local d’urbanisme).
Que cet espace culturel soit préampté afin qu’il devienne un lieu public
Que les tarifs soient clairement destinés au public populaire (de la gratuité à 10 euros max)
Que ce lieu soit géré démocratiquement
Que la rencontre, le partage et les projets soit au coeur du fonctionnement
Que ce lieu soit populaire
Nous, comité de soutien du théâtre des Cinq diamants,
habitants de la Butte aux Cailles, de Paris et de sa Banlieue,
artistes, associations, nous avons réuni 1700 signatures et 400 mails
de soutien !
Nous demandons à la mairie du 13ème arrondissement de
Paris de soulever le problème en conseil municipal, afin que les
habitants et citoyens du 13ème arrondissement et d’ailleurs soient
tenus au courant de l’évolution vers le privé que subit ce théâtre
aujourd’hui. D’autant plus que proportionnellement, le 13ème
arrondissement est, parmi les grands arrondissements de Paris, le moins
équipé en espace culturel...
Nous souhaitons mobiliser les citoyens sur la question des espaces culturels.
Nous avons fait du théâtre un lieu de vie et de culture
par nos actions, notre façon d’accueillir les gens, l’entrée gratuite,
les consommations en prix libre. Les rencontres, les échanges, les
projets proposés ou créés fusent. Fermer ce lieu ou le laisser aux
mains d’un propriétaire milliardaire reviendrait à tuer ce lieu de vie.
Tuer un théâtre, c’est créer de la mort dans les rues, c’est éteindre
l’humanité pour qui l’expression est le liant de la société. C’est tuer
les hommes et la ville pour laisser la cité aux "businessmen".
Nous voulons que la culture revienne au peuple, puisqu’elle est notre moyen d’expression naturelle, invendable , non négociable.
LA CULTURE AU PEUPLE ET PAR LE PEUPLE
Le comité de soutien au théâtre des Cinq Diamants.
Théâtre des Cinq Diamants
10 rue des Cinq Diamants Paris 13
metro place d’Italie
De : AKIMODO
mardi 9 octobre 2007
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| lundi 08 octobre 2007, a 23:02 |
| Grenelle de l'environnement ( Député Communiste ) |
André CHASSAIGNE
Député du Puy-de-Dôme
Grenelle de l’Environnement
Mercredi 3 octobre 2007 – 2ème séance
Discussion générale
Monsieur le président, monsieur le ministre d’État, madame la
secrétaire d’État, mes chers collègues, s'il est une nécessité absolue,
c'est bien de débattre en profondeur de la crise écologique que nos
sociétés traversent. Encore faut-il que des réponses concrètes en
émanent et se traduisent dans les faits. Il faut pour cela tirer les
leçons de l'expérience : cette question soulevée depuis longtemps n'a
jamais été traitée de manière globale, ne faisant l'objet que de
demi-mesures, tant en France qu'au plan mondial.
Or ces problèmes ont déjà été posés avec force par le passé.
La question écologique ne date pas d'hier. Déjà, aux débuts de la
révolution industrielle, la dissémination des déchets dans l'atmosphère
dévastait la santé des travailleurs. Dès le XIXe siècle, les
syndicats ont pleinement intégré cette donnée, constatant la
dégradation des milieux de vie et de travail et se mobilisant contre
ses causes.
Mais il est vrai que les atteintes portées à l'environnement
ont connu une terrible accélération depuis les années 1950, notamment
en raison de l'utilisation massive du pétrole, du développement de
l'automobile et de l'industrie chimique et de l'introduction des
intrants chimiques dans l'agriculture. Il en résulte que la vie de
millions d'êtres humains est aujourd'hui en danger. À terme, c'est
l'existence même de l'humanité qui est menacée.
Cette donnée a depuis longtemps été révélée par la communauté
scientifique. Elle est devenue aujourd'hui d’une telle évidence que
tous les décideurs politiques, de droite comme de gauche, s'entendent
pour poser la question écologique avec davantage d'acuité. Le Grenelle
de l'environnement en est la dernière illustration et il faut s'en
féliciter.
Aujourd'hui, de nombreuses personnalités et organisations
avancent une série de solutions. Mais elles les insèrent rarement dans
notre contexte économique et social. Or, pour nous, députés communistes
et républicains, aucune solution durable à ces problèmes ne saurait
voir le jour tant qu’on ignorera le lien intrinsèque qui existe entre
destruction de l'environnement et logique du profit capitaliste, sans
que nous cherchions pour autant à occulter les leçons du socialisme
réel, dont le bilan environnemental s’est révélé si catastrophique.
Si nous avons la volonté de résoudre en profondeur et de façon
durable la question environnementale, il apparaît en effet
indispensable de sortir du cadre de la recherche effrénée du profit à
l'échelle planétaire. Ces problèmes ne sont pas en effet de simples
ratés du système mais correspondent bien à sa logique même, et cela
partout dans le monde.
Je ne détaillerai pas les atteintes portées à l'environnement
– elles sont largement développées dans ce débat – : changements
climatiques bien sûr, mais aussi épuisement des ressources naturelles,
pollution de l'air et de l'eau, dégradation des sols, destruction des
forêts, menace sur la biodiversité ou encore catastrophes
industrielles. Je voudrais plutôt insister sur les causes structurelles
de cette crise écologique, car ce n'est qu'en s'attaquant aux causes
qu'on pourra remédier durablement à la crise. Toute solution, même
partant d'un bon sentiment, échouera si elle ne remet pas en cause le
système lui-même. Monsieur le ministre d’État, je souhaite livrer à
votre réflexion ce mot de Bossuet : « Le Ciel se rit des prières qu’on
lui fait pour éloigner de soi des maux dont on persiste à accepter les
causes. »
Le capitalisme impose de produire dans des délais très courts
pour que le capital avancé puisse s'accroître de manière continue. La
conséquence en est que l'exploitation des ressources naturelles ne peut
prendre en considération le temps nécessaire à leur renouvellement.
C'est donc la logique même du marché qui est ici en cause.
Celui-ci pousse en outre à la fabrication de produits inutiles
voire nuisibles – la publicité, les drogues ou l'armement – mais qui
rapportent de forts bénéfices. Quant aux abandons multiples aux mains
des opérateurs privés, ils entraînent le non-respect de la
réglementation : usage de substances toxiques ou abandon de déchets
sans traitement durable.
Cette situation est particulièrement criante dans les pays du
Sud, conséquence pour partie de notre propre impérialisme économique à
leur égard. Mais dans nos pays développés eux-mêmes, où toute la vie se
trouve de plus en plus marchandisée au
profit d'une poignée de dirigeants économiques et financiers, la
dégradation de l'environnement atteint aussi un niveau considérable.
La logique libérale implique un développement sans gouvernail
de la société. Ainsi, l'expansion incontrôlée des villes conduit à une
forte dégradation de l'environnement urbain, avec l'artificialisation
massive de terres agricoles et d’espaces boisés. L'exploitation
incohérente des sols au profit d'une zone industrielle, d'un centre de
commerce, d'une cité-dortoir, d'un parc de loisirs ou d'une zone
administrative allonge de plus en plus les déplacements nécessaires.
C'est pourquoi il faut cesser, comme beaucoup ont tendance à le faire
pour justifier de nouveaux sacrifices, d'opposer le social à
l'écologie. Car crise écologique et crise sociale sont alimentées par
les mêmes mécanismes. L'influence grandissante des multinationales, la
mainmise des marchés sur nos sociétés et les politiques de l'OMC, du
FMI, de la Banque mondiale et du G8 conduisent à l'épuisement des
humains comme à celui de la nature.
Pour lutter contre ces causes structurelles, il apparaît
indispensable de proposer des solutions à la hauteur des enjeux. Or les
propositions qui émanent des groupes de travail du Grenelle de
l'environnement, si elles tracent des pistes intéressantes, n'évoquent
que très peu les moyens financiers immenses et les bouleversements
économiques que leur mise en œuvre nécessiterait. Dans ce
contexte, vous courez un grand risque, monsieur le ministre d’État,
madame la secrétaire d’État, celui de retrouver demain ces propositions
dans un bocal empli d’alcool de serpent, bocal portant étiquette :
Grenelle de l’Environnement. On posera le bocal sur une cheminée : il
servira à l’édification de la jeunesse.
Je
n'ai pas le temps nécessaire pour reprendre l'ensemble des
propositions : c’est pourquoi je n'évoquerai que quelques exemples
émanant des différents groupes de travail.
Ainsi, le groupe de travail n° l propose un plan national de
développement du fret non routier, accompagné d'un durcissement de la
réglementation sur les poids lourds avec la réduction de leur vitesse
maximale et la création d'une taxe kilométrique.
Il s'agit certes de bonnes propositions. Mais a-t-on
réellement conscience que leur application nécessitera un effort
remettant en cause le cadre du libéralisme qui est celui de l'Europe
tout entière ? La logique libérale impose en effet de réduire le réseau
ferroviaire aux modes et aux lignes les plus rentables, favorisant
ainsi l'accroissement du tout routier.
Le dernier événement en date illustrant cette orientation est
la décision de la SNCF de fermer au transport de marchandises, dès
novembre prochain, 262 gares dont celles du Mans, de Poitiers, de
Saint-Pierre-des-Corps ou encore de Limoges. Le Gouvernement est bien
responsable de ce choix puisque la SNCF est un établissement public
sous tutelle directe de l’État. Dans le même temps, le Gouvernement
décide de bloquer les crédits européens pour l’étude de la liaison TGV
Lyon-Turin, alors même qu’en vingt ans le fret ferroviaire entre
l’Italie et la France est passé de 39 % à 15 %. Ces deux décisions
n’ont rien de fortuit puisqu’elles s’inscrivent dans la logique du plan
Véron, lequel a déjà conduit, en trois ans, à un recul du fret ferroviaire de 13 % en volume.
Seule une logique de service public qui tourne le dos à celle
de la rentabilité à court terme est à même de répondre de façon
cohérente aux problèmes écologiques. Seul l’État est à même de
débloquer les 10 milliards d’euros nécessaires à la mise en place d’un
réseau de fret ferroviaire digne de ce nom. Une telle volonté
verra-t-elle le jour alors que la baisse des dépenses publiques est
érigée en dogme ?
Les exigences écologiques, à savoir la réduction des
transports les plus polluants, les plus destructeurs et les plus
coûteux en énergie, nécessitent le développement des transports publics
de voyageurs comme de marchandises. Ces exigences rejoignent celles,
sociales, d’un transport bon marché, servi par un réseau irriguant tout
le territoire, et elles impliquent des niveaux de salaires et des
normes de travail acceptables.
Le groupe de travail n° 4, pour sa part, recommande de
développer « beaucoup plus fortement » les pratiques agricoles
respectueuses de l’environnement, fixant notamment pour objectif
l’augmentation des surfaces destinées à l’agriculture biologique de
1,8 % à 6 % d’ici à 2010. Il propose également une réduction de l’usage
des pesticides.
Comment, toutefois, adopter ces mesures qui vont dans le bon
sens – qui vont dans le bon sens, j’insiste –, en gommant le contexte
économique dans lequel évolue l’agriculture ? Une fois encore, cet
exemple confirme notre analyse selon laquelle les logiques économiques
dominantes surexploitent la nature et réduisent dans le même temps des
emplois. Ainsi, l’agro-industrie contribue à la désertification des
campagnes tant en termes d’espaces – en réduisant la variété des
paysages et la biodiversité –, qu’en termes humains avec la perte des
emplois agricoles. Il n’est d’ailleurs pas anodin que la plupart des
mouvements agricoles prennent progressivement conscience qu’une
politique de protection de l’environnement ne peut se conjuguer avec
une agriculture vivante que si elle rompt avec l’ordre établi.
Comment, en effet, prétendre développer les bonnes pratiques
sans remettre entièrement en cause le système agroalimentaire ? Les
paysans, étranglés, sont bien obligés d’utiliser engrais et pesticides
s’ils veulent tout simplement survivre. Or cette dégradation
continuelle de la situation économique et sociale de l’agriculture
n’est pas la conséquence de contingences climatiques sur lesquelles
nous n’aurions aucune prise, elle est la conséquence des réformes
successives de la politique agricole commune, qui s’inscrivent dans le
sillon de la libéralisation des échanges dictée par l’OMC. Aussi, seule
une authentique préférence communautaire et seule une aide aux
exploitations les plus vulnérables – qui sont par ailleurs celles qui
participent le plus à l’aménagement du territoire, donc aux équilibres
environnementaux –, permettront un retour à des prix rémunérateurs et
une rupture avec un type d’agriculture aux effets désastreux pour nos
territoires.
Le groupe de travail n° 5, cherchant à promouvoir une
démocratie écologique, propose, quant à lui, de veiller à la
transparence des décisions publiques, de confier de nouvelles missions,
dans le domaine de l’environnement, aux comités d’entreprise, et de
donner un nouveau statut aux acteurs de l’environnement grâce,
notamment, à une meilleure représentation au sein du Conseil économique
et social.
Ces
propositions, certes globalement positives, sont-elles bien à la
hauteur de l’enjeu démocratique que présente la question ? La crise
écologique exige, je l’ai dit, la prise en compte de contraintes sur le
très long terme, les rythmes naturels appartenant à des temps
différents de celui, très court, du marché. Contraintes écologiques et
besoins humains exigent conjointement de nos politiques qu’elles
intègrent ces temps longs qui relèvent de la solidarité
intergénérationnelle.
Pour cela – et je m’adresse plus particulièrement au président
de la commission des affaires économiques –, il est indispensable de
réhabiliter la planification, mais sous une forme résolument
démocratique. Il n’y aura pas de démocratie écologique digne de ce nom
tant que les grandes orientations à long terme dans le domaine
environnemental ne feront pas l’objet d’un débat large, approfondi et
constant. Plus que jamais, il nous manque une démarche prospective à
laquelle les citoyens seraient associés.
D’un tel débat, aucune grande question ne doit être évacuée.
Par exemple, la place du nucléaire dans le bouquet énergétique ou celle
des OGM dans l’agriculture doivent faire l’objet d’une large
consultation dans l’opinion elle-même. Quant aux déclarations
péremptoires de différents ministres sur ces deux sujets avant même que
les conclusions du Grenelle de l’environnement ne soient tirées, ne
montrent-elles pas que le Gouvernement cherche au contraire à éluder
les sujets les plus épineux, suivant la technique bien connue selon
laquelle on affirme tout changer pour que rien ne change ?
Ce qui est valable au niveau national l’est d’ailleurs tout
autant à celui des entreprises. Tant que les salariés ne seront pas
associés aux orientations de leur entreprise, les logiques
anti-écologiques de court terme prévaudront sur la santé des
travailleurs comme sur la protection de la nature.
Je terminerai, monsieur le président, en affirmant que, vous
l’avez compris, je ne crois guère au miracle d’une écologie
d’accompagnement du libéralisme. La question écologique implique une
réflexion sur le type de développement économique que nous devons
adopter, sur l’organisation de la société et sur son fonctionnement. De
vrais changements impliqueront une intervention très forte de la
puissance publique, avec des lois, des taxes, des politiques
interventionnistes s’appuyant sur un secteur public – en particulier de
l’énergie – puissant et, évidemment, sur une intervention citoyenne
renforcée.
La crise écologique implique des transformations radicales dans la façon de produire, de consommer, de répartir les richesses.
Pour conclure, je rappellerai que, pour l’heure, le
Gouvernement a annoncé qu’à la suite du Grenelle de l’environnement, il
formulera un plan d’action d’une vingtaine de mesures.
Pour
les députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, fidèles
en cela au concept même de « Grenelle », il eût été préférable que ce
plan ne soit pas, de fait, décidé « depuis en haut » mais qu’il soit
directement issu d’une réelle négociation, menée jusqu’au bout avec les
organisations impliquées. Les députés du groupe de la Gauche démocrate
et républicaine resteront par conséquent vigilants, de manière que le
Parlement prenne toute sa place dans la discussion, et ils
s’impliqueront pour que les mesures élaborées reçoivent une traduction
concrète.
Certes, nous nous impliquerons en toute lucidité – mais René
Char ne disait-il pas que « la lucidité est la blessure la plus proche
du soleil » ? (Applaudissements sur les bancs du groupe de la
Gauche démocrate et républicaine et du groupe socialiste, radical,
citoyen et divers gauche.)
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| lundi 08 octobre 2007, a 21:33 |
| Interview de Bernard Henri Levy . |
Interview de Bernard Henri Levy : la gauche vue des beaux quartiers est une impasse
de Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF
A l’occasion de la sortie d’un livre à charge sur la gauche « ce grand
cadavre à la renverse », Bernard-Henri Lévy dans nombre d’entretiens
parues dans la presse donne sa vision de la gauche française.
Le philosophe se dit disponible pour combattre la politique de Nicolas
Sarkozy sur l’immigration. Malheureusement, vue des beaux quartiers, la
gauche version BHL est une impasse.
Afficher sa volonté de distinguer le « bon » du « mauvais libéralisme »,
relève de ces lieux communs qui conduisent aujourd’hui certains à penser
que l’avenir de la gauche est à droite. La capitalisme génère par
nature, chômage, précarité et ingalité, et il est choquant qu’un
personnalité publique se revendiquant de gauche s’y résigne.
Du haut de sa tour d’ivoire, Bernard Henri Levy oublie l’essentiel de la
raison d’être de la gauche. Dans la tourmente actuelle, la gauche a le
devoir de s’attaquer aux causes des dégâts infligés à la immense
majorité de nos concitoyens victime de la recherche effrénée de profits
de quelques uns.
De : Olivier Dartigolles
lundi 8 octobre 2007
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| lundi 08 octobre 2007, a 21:12 |
| L'industrie militaire pas concernée par l'environnement . |
he oui, le grenelle de
l’environnement, peu importe la portée des décisions prises à son terme
ne remettra pas en cause le droit de tuer par balle, et par pollution
l’armée française et les armées du monde.
je ne sais pas quel est le volume de fuel consommé
chaque année par l’armée française, et je n’ose pensé à la consommation
des troupes américaines en irak.
parlons de l’armée dans ce grenelle !!
judecannes
De : judecannes
lundi 8 octobre 2007
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| lundi 08 octobre 2007, a 18:29 |
| Le licenciement facile . |
Le licenciement facile, une idée fixe du patronat
Droit du travail . Hier, le patronat a maintenu sa position sur les ruptures de gré à gré, malgré l’hostilité syndicale.
Les syndicats sont sortis plutôt inquiets de la
troisième séance de pourparlers avec le patronat sur le marché du
travail. Ils ont hier échangé sur ce qui constitue le noyau dur pour le
MEDEF, la CGPME et l’UPA : la rupture du contrat de travail. Denis
Gautier-
Sauvagnac, négociateur pour le MEDEF, a reconnu que ce chapitre est
« délicat », rappelant d’emblée que « la rigidité du Code du travail
est un obstacle au développement de l’emploi ». Le débat s’est
concentré sur la proposition patronale d’instaurer un nouveau mode de
rupture. La « séparabilité négociée » serait une transaction par
laquelle employeur et salarié se mettraient d’accord pour se séparer,
sans possibilité de recourir aux juges sauf en cas de « vice de
consentement », c’est-à-dire s’il est prouvé que l’employeur a fait
pression pour faire signer le salarié. « Mais, s’il n’y a pas de
reproche réciproque et si le salarié accepte le reçu pour solde de tout
compte, il n’y a plus de recours aux juges », a précisé le chef de file
de la délégation patronale.
Les syndicats ne sont pas du tout d’accord avec cette idée. Même
dans leurs nuances, ils exigent que soit préservée l’obligation de
motiver un licenciement ainsi que la possibilité de contester son
licenciement devant les juges. Maryse Dumas, négociatrice pour la CGT,
en fait une condition sine qua non car « ce que propose le MEDEF ferait
éclater toute la législation sur le licenciement ». « On n’est pas là
pour accompagner les ruptures de contrat de travail. Le MEDEF veut
offrir un léger pécule et se décharger de toute responsabilité. Si les
syndicats ne parviennent pas à élaborer de contre-proposition, cela
passera », a commenté Gabrielle Simon, négociatrice pour la CFTC. Pour
que la rupture ne soit plus vécue comme une insécurité, « il faut
mettre le juge des prud’hommes au centre de la procédure », a réclamé
Stéphane Lardy. Comme la CGT, le négociateur de FO a regretté que « le
MEDEF ne bouge pas d’un iota sur la séparabilité », espérant même que
l’organisation patronale « n’essaie pas de rendre les organisations
syndicales responsables d’une rupture de la négociation ». Moins
sévères, la CFE-CGC et la CFDT ont trouvé matière à négocier même si
les deux syndicats regrettent le déséquilibre entre la sécurisation
pour les entreprises, très développée, et le peu de garanties offertes
aux salariés.
Paule Masson
l'Huma du 06 / 10 / 07
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| lundi 08 octobre 2007, a 17:48 |
| H A L T E ! |
Halte à la libéralisation de l’énergie européenne !
Merci de diffuser la pétition pour des services publics de qualité, accessibles à tous !
La Commission européenne a présenté le 19 septembre
2007 son projet de libéralisation de l’énergie européenne. Elle
persiste dans sa volonté de libéraliser le marché de l’énergie dans
tous les Etats membres bien qu’il y ait peu de preuve que cela
entraînera une baisse des prix et une augmentation de la qualité pour
les consommateurs. Il n’est pas sûr que ce projet soit cohérent avec
les objectifs de protection des consommateurs et de développement
durable.
La Commission ne connaît qu’une réponse aux problèmes :
plus de concurrence. Des solutions satisfaisantes doivent être trouvées
pour protéger les travailleurs et les citoyens.
Halte à la libéralisation de l’énergie !
Merci de diffuser la pétition pour des services publics de qualité, accessibles à tous !
De : CES
lundi 8 octobre 2007
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| lundi 08 octobre 2007, a 17:08 |
| L'Assemblée met son nez dans la Françafrique . |
L’Assemblée met son nez dans la Françafrique (video)
de Mathieu Szeradzki
En créant une mission d’information sur la politique africaine, les députés empiètent sur le "domaine réservé" de l’Elysée.
La commission des Affaires étrangères de l’Assemblée
nationale vient de créer une mission d’information sur la politique
africaine de la France. Cette intrusion du Parlement dans un domaine
traditionnellement réservé à l’Elysée étonne.
C’est Axel Poniatowski, député UMP du Val-d’Oise et
président de la commission, qui a pris cette initiative. La mission
sera présidée par Jean-Louis Christ, député UMP du Haut-Rhin, qui se
défend de toute influence élyséenne�: "Nous travaillons en toute
indépendance, nous n’avons reçu aucun ordre".
L’élu alsacien ne cache pas ses ambitions�:
"Nous allons peut-être, petit à petit, percer les
secrets et l’hermétisme qui entourent ces relations. Nous avons tous
besoin que les relations avec l’Afrique soient des relations claires,
transparentes, et tournées vers l’avenir, et nous espérons que le vent
de réforme insufflé par Nicolas Sarkozy atteindra l’Afrique."
La politique africaine de Sarkozy encore mal définie
Sortir d’une relation de "charité" pour mettre sur pied
un véritable partenariat, tel est le but déclaré des parlementaires.
Doit-on y voir un désir de concurrencer la cellule africaine de
l’Elysée? Souvent critiquée parce qu’elle échappe à tout contrôle
parlementaire et ne brille pas par sa transparence, elle reste attachée
historiquement aux "réseaux Foccart", du nom du "Monsieur Afrique" de
la Ve République.
Depuis quelques mois, la politique africaine de la
France est sujette à des turbulences. D’une part, Nicolas Sarkozy donne
le ton par ses discours répétés sur la rupture avec l’ancien système
avec, à titre d’exemple, l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les
biens "mal acquis" de chefs d’Etat africains. D’autre part, le discours
de Dakar sur "l’homme africain", les visites aux "vieux amis" de la
Françafrique, les références à Jacques Foccart, sont autant de signes
d’une certaine continuité. La volonté affichée de redéfinir les
relations entre la France et l’Afrique laisse donc beaucoup
d’observateurs sceptiques.
Les députés ne veulent plus être "les dindons de la farce"
L’initiative des parlementaires changera-t-elle la
donne? En tout cas, pour William Bourdon, avocat et président de
l’association Sherpa, les députés, de droite ou de gauche, en ont assez
d’être "les dindons de la farce" en matière de politique
africaine.(Voir la vidéo.)
Une telle entrée des parlementaires dans un domaine
traditionnellement confisqué par l’Elysée est une avancée
institutionnelle importante. Mais les députés auront-ils assez de
liberté d’action pour changer des pratiques vieilles comme la Ve
République?
4http://www.rue89.com/2007/10/07/las...
De : Mathieu Szeradzki
lundi�8�octobre�2007
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| lundi 08 octobre 2007, a 12:16 |
| TAXATION DES STOK-OPTIONS . |
Taxation des stock-options : Le PCF appelle le patronat à ne pas s’arc-bouter sur ses acquis
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 8 octobre
Avec
les derniers rebondissements dans l’affaire EADS, les stock-options se
retrouvent une nouvelle fois au coeur de l’actualité. A tel point que
la Présidente du Medef est monté, elle-même, au créneau pour dire son
hostilité à une hausse de la fiscalité sur les stock-options.
Dans
un contexte d’aggravation des inégalités et de généralisation accrue
des précarités, il y a quelque chose de choquant à voir le patronat
arc-bouté sur ses acquis.
Laurence Parisot n’a aucun problème pour demander un
effort aux salariés, mais c’est une autre affaire quand il faut appeler
les patrons à renoncer à leurs acquis.
Le Président de la République n’a nul besoin de
dégainer un grenelle des stock-options, la solution est toute trouvée :
les stock-options doivent être taxées au même niveau que le travail.
C’est le Président de la cour des comptes lui même qui en a fait la
proposition.
Plutôt que de défendre les acquis corporatistes des
« top manager », Laurence Parisot ferait mieux d’appeler ses troupes Ã
enfin rentrer dans la très moderne ère de la solidarité nationale. Mais
peut-être qu’elle ne place des intérêts de classes au-dessus de
l’intérêt général.
Parti communiste français
Paris, le 8 octobre 2007.
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| lundi 08 octobre 2007, a 11:55 |
| Jean-Marie le Pen victime d'un affreux plagiat de Fillon,le premier ministre... |
de Joël Heirman
François Fillon 0a déclaré que les tests ADN
sont un détail dans la loi... Quelle horreur, il a belle allure le
mouvement pépublicain avec des propos pareils... La droite décomplexées
se décomplexe un peu trop à droite à mon goût...
"Un détail," ne sont pas deux mots lancés de manière
anodine, ce n’est pas courant, c’est un clin d’oeil, un pastiche, que
sais-je?
Jean-Marie le Pen avait déclaré en 1987, on fête
d’ailleurs les vingt ans de ce propos : "Les chambres à gaz sont un
détail de l’histoire." Il a été condamné et frappé d’inégilibilité Ã
temps, à cette époque. Fillon y va de son commentaire paraphrasant le
plus célèbre de nos nationalistes, lui dont on ne parlait pas du fait
de son inutilité aux yeux de son mentor, Nicolas Sarkozy. Il n’a rien
trouvé de plus abject pour faire parler de lui? Hommage à le Pen ou
plagiat?
"Quand vous regardez un seul élément de quelque chose,
ça s’appelle un détail", a justifié samedi la député UMP Nadine Murano.
"Une tache sur un manteau, un bouton sur une veste, c’est un détail par
rapport à la couleur du vêtement !" Nadine Murano aurait il y a vingt
ans fait une très bonne plaidoirie à la défense de le Pen... Mais les
propos extrémistes de cette petite député de Toul ne sont pas les
premiers... Si c’est réellement un détail, pourquoi tiennent-ils
particulièrement à conserver l’amendement Mariani... Quel gouvernement
brouillon !!! C’est pathétique tant de dilettantisme !!! Qui se moquait
de ses adversaires
pendant la campagne?dans les
Le doute n’est plus vraiment permis, à savoir ce
qu’auraient fait ces gens du gouvernement et dans quel camp se
seraient-ils placés, moments les plus sombres de notre
histoire contemporaine...
Personnellement, j’ai dix sans-papiers qui attendent la Libération, de 2012, dans ma cave...
On n’a pas fini de rire noir...
De : Joël Heirman
lundi 8 octobre 2007
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| lundi 08 octobre 2007, a 10:22 |
| Groupe communiste ( Sénat ): VIDEO A VOIR !!! |
Sénat : Guy Fisher - Sénateur PCF - intervient sur la réforme des régimes spéciaux
Mis en ligne : 2 octobre
> Guy Fisher - Sénateur du Rhône
http://www.dailymotion.com/swf/782lfR3r6dgJRlWaM
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| lundi 08 octobre 2007, a 09:55 |
| E A D S . |
EADS : Un gouvernement impliqué dans une affaire politico-financière ne pourrait pas se maintenir
Contrairement aux affirmations de Thierry Breton, et au démenti de
Christine Lagarde, le quotidien Le Monde a révélé le contenu d’un procès
verbal d’une réunion de la commission de surveillance de la Caisse des
dépôts et consignation daté du 12 juillet 2006. Il est précisé dans ce
document que « dans le cadre des dispositions prévues par le pacte
d’actionnaires, l’Etat a autorisé la Caisse des dépôts à procéder Ã
cette acquisition ».
Alors qu’EADS a décidé d’un plan massif de licenciement, le plan power
8, le soupçon de délit d’initié est déjà insupportable. Mais quand
s’ajoute la possible complicité de l’Etat, et plus particulièrement de
la droite au pouvoir, c’est un véritable scandale d’Etat.
On avait déjà bien compris que le gouvernement était très tolérant avec
la criminalité en col blanc avec la tentative de dépénalisation du droit
des affaires par Rachida Dati.
Si les faits sont avérés, quelle est, alors, la légitimité d’un
gouvernement qui sombre dans les magouilles affairistes ? De la même
façon, quelle est la légitimité d’un gouvernement qui couvre ces basses
tâches ?
Il y va de la crédibilité et de la légitimité de ce gouvernement non
seulement de s’expliquer. Etant donné qu’il est inimaginable que la
France soit dirigée par un gouvernement qui sombre dans les affaires
politico-financières, si les faits sont avérés, il ne pourrait pas se
maintenir.
Parti communiste français
Paris, le 7 octobre 2007.
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| samedi 06 octobre 2007, a 17:23 |
| Virer sans motif et sans contestation . |
Licenciement
. La négociation sur le contrat de travail aborde ce matin la rupture
de gré à gré. Le MEDEF veut en finir avec les droits collectifs. Les
syndicats veulent tous les renforcer.
Rompre
le contrat de travail sans être obligé de procéder à un licenciement
ou, mieux, décider en tête-à-tête de se séparer à l’amiable, c’est
l’objectif que poursuit de manière obstinée le MEDEF dans la
négociation sur la « modernisation du marché du travail ». À chaque
nouvelle réunion, le texte patronal soumis aux syndicats avance un
pion. Le 14 septembre, il a proposé d’allonger la période d’essai, sur
le modèle du CNE dans lequel l’employeur peut licencier sans motif
pendant deux ans. Le 21 septembre, il a suggéré d’ouvrir des
possibilités de rupture du contrat sans licenciement. Ce matin, le
patronat met sur la table sa proposition phare : instaurer une
« rupture sans reproche réciproque » (voir ci-dessous).
Une franche
hostilité syndicale
Si
le MEDEF a reçu un franc soutien du président de la République, qui le
30 août dernier lors de son université d’été se déclarait favorable « à
la possibilité d’une séparation à l’amiable dans les entreprises », il
se confronte à la franche hostilité des syndicats. Aucun n’est prêt à
accepter la rupture de gré à gré. Lors d’un débat sur l’avenir du
contrat de travail qui a réuni mercredi la CGT, la CFDT et la CFE-CGC
au Salon des comités d’entreprise (Socialog) à Paris, la même
inquiétude s’est exprimée contre « la volonté d’amener tellement de
souplesses que le contrat de travail va se décliner à la mode
anglo-saxonne », a regretté Gérard Labrune, secrétaire général de la
CFE-CGC. « Le patronat veut un maximum de flexibilité. Nous, nous
voulons plus de sécurité pour les salariés », a-t-il ajouté.
« Quel
que soit le motif de la rupture, démission, licenciement individuel ou
collectif, il faut que l’employeur motive la décision et que le salarié
puisse avoir recours aux juges », explique Maryse Dumas, négociatrice
pour la CGT, qui voit derrière la demande patronale un moyen pour les
employeurs « d’échapper à leurs responsabilités » de gestion
prévisionnelle des effectifs ou encore de reclassement. Sans compter,
dénonce-t-elle, que le MEDEF aimerait « ne plus avoir à fournir le
chèque qui va avec les ruptures négociées, en faisant payer l’UNEDIC ».
Refus du tête-à-tête
salarié-employeur
Pour
la CGT, la rupture négociée de gré à gré est un « piège », y compris du
point de vue de l’aspiration individuelle à être considéré dans son
emploi. « Vouloir être reconnu est tout à fait légitime, mais, pour
l’être mieux, il faut renforcer la partie collective des droits »,
insiste la secrétaire confédérale.
La CFDT abonde
aussi dans le sens d’une « réconciliation des protections individuelles
avec des garanties collectives », souligne Marcel Grignard, secrétaire
national. Pour lui, « refuser d’accepter le tête-à-tête
salarié-employeur implique de construire un encadrement collectif des
ruptures individuelles ». La confédération rappelle que 82 % des
ruptures sont des démissions, dont beaucoup se négocient illégalement
et « dans un face-à-face très déséquilibré entre l’employeur et le
salarié », précise le document de la centrale qui développe 20
propositions. Loin d’entériner ce contournement de la loi, il faut au
contraire que « tout licenciement soit motivé ». De même, « la
rénovation du contrat de travail ne peut pas signifier la fin du
recours aux juges », assure Marcel Grignard. La CFTC porte aussi l’idée
d’une « convention de rupture » qui, à l’initiative de l’entreprise,
serait assimilée à un licenciement, et, à l’initiative du salarié,
donnerait droit à une « convention de projet professionnel » et aux
allocations chômage. Mais « la séparabilité à l’amiable c’est
considérer que les employeurs et les salariés sont sur un pied
d’égalité, ce qui n’est pas vrai », notait Stéphane Lardy, négociateur
pour FO, lors du démarrage de la négociation. D’où la réticence de
certains à négocier une simplification des ruptures. « Attention à ne
pas lâcher la proie pour l’ombre », prévient Maryse Dumas.
Paule Masson
l' Huma du 05 / 10 / 07
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| samedi 06 octobre 2007, a 16:51 |
| L'HUMANITE DIMANCHE ! |
Le hors série de l’HD sur GUEVARA... une merveillJe l’ai dans les mains, je l’ai lu et je vais le relire. Le
CD est époustouflant. Ne le manquez surtout pas, ça remonte le moral et
on comprend ce qui se passe en amérique latine. La graine a été plantée
par le Che. JP
Viva Guevara : Un hors-série exceptionnel
de Bernard Duraud
accompagné du DVD : Parlez-moi du Che
un film de Pierre Richard et Jean Cormier
d’un poster inédit de Mustapha Boutadjine
Depuis son assassinat en Bolivie par les militaires
boliviens et la CIA, le 9 octobre 1967, Ernesto Che Guevara hante les
consciences. Au-delà des clichés, Che est toujours là. Mais que
recouvre cette omniprésence à l’heure où la marchandisation et la
(sur)médiatisation tendent à offrir une image aseptisée ou déformée
d’un révolutionnaire hors norme ?
Que reste-il aujourd’hui des engagements, de l’internationalisme, des discours et des valeurs du Che ?
L’Humanité est repartie sur les traces d’Ernesto Che
Guevara en éditant ce horssérie exceptionnel intégralement consacré à
sa vie, à ses luttes et à ses oeuvres.
Cet événement éditorial de 84 pages paraît aujourd’hui
dans les kiosques. Il revient sur la trajectoire d’un homme qui a
marqué de son empreinte l’histoire de son temps, en donnant la parole à
des témoins privilégiés.
On découvrira dans ce numéro des entretiens exclusifs :
son compagnon de jeunesse, Alberto Granado, avec qui il a entrepris un
voyage « initiatique » à travers l’Amérique latine, des guérilleros qui
ont combattu avec « le Commandante » dans la Sierra Maestra cubaine, au
Congo ou en Bolivie, des proches comme sa fille Aleida Guevara…
Des artistes tels que le réalisateur Walter Salles ou
l’acteur Pierre Richard, et de nombreux intellectuels nous livrent
également leur regard sur la représentation et l’apport du Che dans le
monde contemporain. Che est toujours vivant.
Au sommaire
- El Che Vive ! Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.
- De la jeunesse à la révolution.
Et Ernestito devint le Che.
Entretien avec Alberto Granado.
Le jeune Che rugbyman.
Le témoignage de Fanny Edelman.
L’Amérique latine, arrière-cour des États-Unis.
- Parlez-nous du Che. Entretiens et points de vue avec Walter
Salles, cinéaste ; Pierre Richard, réalisateur ; Jean Ortiz,
universitaire ; Orlando Borrego, compagnon du Che ; Carlos Tablada,
chercheur ; Michaël Löwy, sociologue ; Fernando Martin Heredia,
universitaire ; Aldo Isidron, journaliste ; Samir Amin, économiste ;
Régis Debray, philosophe ; Harry Villegas, compagnon du Che ; Ignacio
Ramonet, journaliste ; Frei Betto, écrivain et prêtre ; Alessandra
Riccio, universitaire.
- Les images exclusives du photographe Liborio Noval.
- Le reportage de Patrick Bard sur les routes du Che.
- La rencontre avec Aleida Guevara, la fille du Che.
- Les jeunes et le Che. Nos reportages à travers la planète Che en France, sur les traces de « l’icône » en Argentine et à Cuba.
- Bibliographie et filmographie.
En vente chez votre marchand de journaux
Vente par correspondance
- Hors-série Viva Guevara et son DVD
10,60 euros
- Tee-shirt El Che Vive !
8,50 euros
Préciser la taille
S, L, M, XL, XXL
- Offre spéciale
Hors-série + tee-shirt
17 euros au lieu de 19,10 euros
Ces tarifs s’entendent frais de port compris.
Envoyez vos coordonnées complètes accompagné impérativement du réglement au service :
Diffusion militante de l’Humanité
32 rue jean Jaurès 93528 Saint-Denis CEDEX
Tel : 01 49 22 73 41
2http://www.humanite.fr/Hors-serie-Che-Guevara
De : JP
vendredi 5 octobre 2007
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| samedi 06 octobre 2007, a 16:24 |
| Groupe communiste ( Sénat ) |
Franchises médicales : le gouvernement taxe les malades pour augmenter les profits des patrons et des actionnaires
Par Guy Fischer - 29 Septembre 2007
Avec les franchises médicales, dont le plafond pourrait être fixé à 50
euros par an et par patient, le Président SARKOZY entend mettre une
nouvelle fois à contribution les malades. "Qui ne peut pas payer 4
euros par mois ?" disait récemment Mme Roselyne Bachelot, traduisant
bien l’arrogance de ce gouvernement. C’est une manière d’introduire une
modification sans précédente dans la tradition française qui se fonde
sur la solidarité nationale entre malades et bien-portants. Les
franchises, c’est punir les gens qui sont malades.
Et le fait que Sarkozy prétende affecter le rendement attendu, environ
800 millions d’euros, à son grand plan de lutte contre la maladie
d’Alzheimer cache mal la supercherie et le choix idéologique dont il
s’agit. Supercherie car les personnes les plus affectées par la maladie
- dont les malades d’Alzheimer - seront taxées elles aussi à chaque
acte médical que nécessite leur état de santé. Choix idéologique, car
le président de la République a fait voter par le Parlement en juillet
un train de mesures fiscales de 14 milliards de cadeaux au patronat
sous forme de nouveaux allégements de charges, et aux ménages les plus
fortunés ; le déficit de la Sécurité sociale n’est donc qu’un prétexte
utilisé depuis plusieurs années pour faire payer les assurés.
Enfin et surtout, cette mesure scélérate s’inscrit dans un objectif
d’ensemble qui vise à l’abandon progressif de notre système d’assurance
maladie solidaire pour adopter une logique d’assurance individuelle
privée.
Contre les franchises, et pour défendre la "Sécu", acquis de la
Résistance, je soutiens sans réserve les partis, syndicats, collectifs
qui organisent le samedi 29 septembre prochain des rassemblements dans
toute la France. Je serai leur porte-parole au sénat lors de la
discussion d’un projet de loi de financement de la sécurité sociale qui
consacre l’avènement d’une protection sociale à deux vitesses.
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| vendredi 05 octobre 2007, a 21:01 |
| Travailleurs polonais en détresse à DINAN . |
Communiqué de presse
La CGT a été sollicitée par un salarié polonais détaché
dans une entreprise de DINAN. Il s’agit de la société "PASDELOU GALVA"
située à QUEVERT. Cette entreprise a fait venir plusieurs salariés par
l’intermédiaire d’un bureau de recrutement situé en POLOGNE.
Ces salariés sont arrivés en avril 2006 pour effectuer
des travaux de soudure et des promesses de contrats en CDI leur on été
faites.
Depuis leur arrivée en France, leurs droits ne sont pas
respectés. Il en ainsi du paiement d’une partie des salaires et de la
majoration des heures supplémentaires. Il n’est pas rare qu’ils
effectuent un volume d’heures mensuel de 240 heures. 10 h/jour de lundi
à samedi).
Les salariés ne disposent pas :
• de copie en langue d’origine de leurs bulletins de salaire
• de copie de leur contrat de travail en langue d’origine
Ils sont sous la menace du licenciement, subissent
pressions et menaces. Ainsi, l’employeur refuse de valider la licence
de soudeur du salarié. Ce dernier se retrouve à la rue aujourd’hui et
c’est grâce à la CGT qu’il peut se loger, se restaurer et subvenir Ã
ses besoins élémentaires.
A travers ce dossier, nous supposons l’existence d’un
trafic de travailleurs organisé depuis la Pologne dans le but de
répondre aux besoins d’un patronat local avide de main d’œuvre bon
marché et corvéable à merci.
Ces faits ne sont que les premiers éléments qui
ressortent de ce premier contact. Ce nouveau scandale met une nouvelle
fois en exergue le délit de marchandage organisée par des réseaux
facilement identifiables.
Les pouvoirs publics ont été alertés. Ainsi la
Préfecture du département a été saisie le 3 octobre ainsi que la DDTE.
Un courrier a été envoyé aux autorités le 4 octobre.
Les pouvoirs publics doivent mettre les employeurs face
à leurs responsabilités et par là même faire le ménage parmi les
employeurs pour reprendre l’expression utilisée par un de leurs
représentants de Bretagne. En effet, dans un article de Ouest France du
10 septembre dernier, monsieur Jean-Yves TOUPIN indiquait : « nous nous
inscrivons résolument contre toute forme de travail illégal. Les
entreprises doivent respecter les conventions et obligations relatives
aux lois de la sous-traitance ».
La CGT condamne tout moyen visant à opposer les uns aux
autres les travailleurs de l’Union européenne au nom de la
compétitivité des entreprises. Elle luttera sans relâche contre tous
les actes mafieux perpétrés dans les Côtes-d’Armor. Certains employeurs
ne sont pas étrangers à cette situation d’état de non droit.
La CGT exige que dans le cadre des passations de marché
soit intégrée des clauses de sauvegarde qui renforcent la protection
juridique des salariés.
Dans ce cadre :
• Les donneurs d’ordres, en cas de défaillance du
sous-traitant, doivent prendre en charge le paiement des rémunérations,
des cotisations sociales et des contrats de travail.
• Les organisations syndicales doivent disposer d’un
droit de regard sur les passations de marché afin de faire obstacle Ã
toute dérive.
• Il faut interdire la sous-traitance en cascade
Plusieurs rapports de la DILTI (Délégation
Interministérielle de Lutte contre le Travail Illégal) et de l’IGAS
(Inspection Générale des Affaires Sociales) dénoncent les pratiques
frauduleuses des donneurs d’ordres qui consistent à faire baisser les
coûts de production en détournant les lois sociales et à fragiliser la
protection sociale en omettant de verser les cotisations obligatoires.
L’IGAS et la DILTI préconisent une réforme du droit commercial en
exigeant l’insertion de critères sociaux dans les contrats commerciaux.
La justice et l’équité, tant prônées ces derniers
temps, supposent que des dispositions soient prises le plus vite
possible. En premier lieu, il convient que les salariés étrangers du
Pays de Dinan soient rétablis dans leurs droits.
Saint-Brieuc, le 4octobre 2007
Union départementale des Côtes D’Armor
17 rue Vicairie – 22100 Saint Brieux
Téléphone : 02 96 68 40 60
0
De : CGT Côtes D’Armor
vendredi 5 octobre 2007 |
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| vendredi 05 octobre 2007, a 19:00 |
| Quand l'ex numéro 2 du MEDEF dit tout haut ce que les autres pensent tout bas . |
ce qui suit est un article du Magazine Challenges | 04.10.2007 |, il nou invite à " Réagir à cet article "
Je crois que la meilleure réaction sera l’ampleur et la détermination de ce qui peut s’engager le 18 octobre.
"Le modèle social français est le pur produit du
Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et
communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y
emploie. Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! Les annonces
successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner
une impression de patchwork, tant elles paraissent variées,
d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction
publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale,
paritarisme...
A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une
profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est
simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans
exception. Elle est là . Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de
défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la
Résistance !
A l’époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les
communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers
que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds
d’obtenir des avancées - toujours qualifiées d’« historiques » - et de
cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques
acquises.
Ce compromis, forgé aune période très chaude et particulière de notre
histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du
Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la
création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction
publique, l’importance du secteur public productif et la consécration
des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées,
le conventionnement du marché du travail, la représentativité
syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc.
Cette « architecture » singulière a tenu tant bien que mal pendant plus
d’un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de
l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence
complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre
pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales,
internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par
rapport à pratiquement tous ses partenaires.
Le problème de notre pays est qu’il sanctifie ses institutions, qu’il
leur donne une vocation éternelle, qu’il les « tabouise » en quelque
sorte. Si bien que lorsqu’elles existent, quiconque essaie de les
réformer apparaît comme animé d’une intention diabolique. Et nombreux
sont ceux qui s’érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent
leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et
ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après guerre apparaissent
sacrilèges.
Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition
du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places
fortes, l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme
conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento
qui s’annonce. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le
débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui
croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé,
devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération
d’entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs
n’est pas un problème qu’en psychanalyse."
par Denis Kessler
Qui fut en son temps le théoricien de la casse de la Sécu et négociateur du Medef
De : GH75
vendredi 5 octobre 2007
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| vendredi 05 octobre 2007, a 18:17 |
| Vendredi 5 octobre 2007 |
Appel a venir ce soir 18 heures rue de la banque métro bourse
le rassemblement est maintenu ce soir a 18 heures
effectivement le quartier a été bouclé devant la
bourse. les familles sont sorties à 13h, le temps de faire 3 pas,
bouclage de chaque coté.
cela a permis aux médias de venir,merci aux flics pour
la pub spontanée, l’AFP étant juste en face, ils ont tout de suite
lancé l’information .les radio et télé de suite venues la Boutin
et le Sarko cela les agace.
1 heure de slogans et tout le monde a réinvesti le
ministère de la crise du logement , ce soir 18h., en espérant qu’un
rassemblement pourra se faire car ils coupent très vite toute entrée
dans la rue de la banque. ( métro bourse), si bouclage de la sortie,
métro 4 septembre ou opéra ou palais royal
Venez Nombreux-ses ce soir
De : solidarité avec les mal logé-es
vendredi 5 octobre 2007
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| vendredi 05 octobre 2007, a 17:52 |
| Groupe communiste ( Sénat ) |
�
L’hypocrisie des sénateurs de l’UMP à propos des tarifs
réglementés d’EDFPar le groupe CRC - 01 Octobre 2007
Le Sénat examine aujourd’hui une proposition de loi visant Ã
permettre à certains consommateurs, sous des conditions, restrictives de
retourner aux tarifs réglementés de l’électricité et du gaz et seulement
jusqu’en 2010. Il semblerait que quelques sénateurs de la majorité parlementaire
tentent difficilement de trouver des garde-fous à la loi organisant la
libéralisation totale du marché de l’énergie, texte pourtant voté par cette même
majorité il y a à peine un an.
Les sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen attirent
l’attention des consommateurs sur les dangers persistants d’une hausse de leur
facture énergétique s’ils quittent les tarifs régulés. Ils espèrent que cette
initiative ne constitue pas une manœuvre afin de satisfaire les intérêts
d’opérateurs privés inquiets du faible nombre de contrats conclus, en rassurant
les consommateurs et en les incitant à rejoindre les tarifs libres.
Enfin, ils estiment que les mesures proposées restent
insuffisantes et ne règlent en rien la question fondamentale du maintien des
tarifs réglementés. Ils considèrent que seule une maîtrise publique du secteur
énergétique sera en mesure de protéger efficacement nos concitoyens contre une
hausse abusive des tarifs et de garantir l’indépendance énergétique de la
France. C’est pourquoi ils demandent que cette proposition soit accompagnée
d’une renégociation des directives communautaires relatives au secteur de
l’énergie et que EDF et GDF fusionnent dans un grand pôle public de
l’énergie.
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| vendredi 05 octobre 2007, a 09:22 |
| DIJON : contre la loi " autonomie des universités " . |
Assemblée Générale contre la loi “autonomie des universités” à la fac de Dijon
LOI « D’AUTONOMIE » DES UNIVERSITES : QUEL AVENIR POUR
L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR NOTAMMENT DANS DES REGIONS COMME LA NOTRE ?
Cette loi s’inscrit dans une logique globale qui :
engage de manière profonde et durable le désengagement de l’Etat met
les universités en concurrence et en dépendance de financements privés.
L’autonomie des universités n’est donc qu’un leurre :
contraintes de chercher des financements privés et de fonctionner comme
des entreprises dont elles seront dépendantes ; formation, recherche et
étudiants deviendront des marchandises. Dans toutes les disciplines,
les secteurs considérés comme peu rentables économiquement par les
entreprises ou les collectivités territoriales ne trouveront aucun
financement. Les universités pluridisciplinaires comme l’université de
Bourgogne, implantées dans des régions où les collectivités publiques
ont des moyens limités – comme la grande majorité des régions – vont
perdre progressivement leur potentiel de Recherche et par conséquent
leurs cycles de Master et Doctorat.
Un recul de la démocratie :
Les différentes
composantes, les personnels BIATOS, les étudiants seront
sousreprèsentés par rapport aux personnalités extérieures directement
choisies par le président dans le nouveau Conseil d'aministration.
Les comités
de sélection des enseignants chercheurs, remplaçant les commissions de
spécialistes, dérogent au principe du recrutement par des pairs et
favoriseront le localisme.
Pour l’ensemble des personnels, le président aura droit de veto sur leur affectation.
Une remise en cause des statuts et prècarisation des personnels : La
précarité est généralisée avec l’introduction d’un article dans la loi
- permettant désormais le recrutement de contractuels de catégorie A
(enseignants ou BIATOS), sans limite, incluant donc des fonctions
permanentes.
l’individualisation des charges d’enseignement et du salaire (salaire au mérite).
Des universités devenant des boîtes à diplômes locaux et à durée limitée
pour soigner leur image, les fondations ne subventionneront que les universités « prestigieuses »
les
universités pluridisciplinaires vont perdre les secteurs qui ne
débouchent pas sur des emplois immédiats dans les entreprises locales
l’université de Bourgogne deviendra un « collège universitaire » préparant à
des licences professionnelles à durée de vie limitée
commanditées par les entreprises locales et les collectivités
territoriales.
l’alignement
sur les desidérata des pôles de compétitivité régionaux induit la
régionalisation de la recherche (Université et EPST) et de
l’enseignement supérieur
C’est le fond du texte de loi qui est à rejeter et pas seulement certains aspects !
L’Etat qui n’a pas rempli ses engagements financiers
ces dernières années promet 0 poste pour 2008 ! Le désengagement de
l’Etat est en cours. La loi « Liberté Responsabilité des Universités »
le met en musique.
Cette loi n’est pas amendable, elle détruit les missions fondamentales de l’université publique, que sont :
la délivrance des diplômes
nationaux reconnus durablement et permettant d’évoluer ensuite tout au
long de sa carrière et non des diplômes pour trouver un travail
rapidement mais aussi pour peu de temps
le lien entre les
formations et la recherche, pas seulement appliquée mais aussi
fondamentale, avec une visée scientifique à long terme et non pas
simplement économiquement rentable à court terme
l’égalité d’accès à tous les niveaux de l’université quelle que soit son origine sociale ou géographique !
Par ailleurs la loi ne prévoit rien en matière
d’allocations d’étude et de reconnaissance d’un statut de chercheur
pour les doctorants. En revanche l’emploi précaire des étudiants, à la
place de personnels titulaires qualifiés, dans les bibliothèques
universitaires notamment, est instauré dans cette loi !
C’EST POUR L’ABROGATION DE LA LOI QUE L’UNITE LA PLUS LARGE DOIT SE FAIRE !
Etudiants et personnels ! Nous sommes tous concernés
Cette loi c’est : ● le désengagement de l’Etat ● la
mise en concurrence des établissements ● le recul de la démocratie ● le
développement de l’emploi précaire ● à terme la privatisation de
l’enseignement supérieur et de la recherche
Assemblée Générale d’information-débat et d’actions mardi 9 octobre à 12h amphi Roupnel (bât Droit Lettres)
Dès maintenant signez la pétition en ligne “des
Cordeliers”
http://www.universite-recherche-democratie.fr/phpPetitions/?petition=2
8http://recherche.dijon.free.fr – mail : recherche.dijon@laposte.net
De : Yann
vendredi 5 octobre 2007
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| jeudi 04 octobre 2007, a 22:56 |
| Sarkozy soigne les affaires du patronat . |
Justice
. Le chef de l’État prône la dépénalisation du droit des affaires :
s’agit-il d’un simple toilettage juridique ou d’instaurer l’impunité
pour les patrons ? État des lieux. Qui a dit : «
Ce n’est pas un signe de force de l’État que de multiplier les
sanctions pour appliquer les règles » ? Pas Nicolas Sarkozy, tout de
même ? Eh bien, si ! Lui, l’apôtre de la « tolérance zéro » et des
peines planchers, prône désormais la pondération. Rassurons-nous : ce
ne sont pas les « racailles » et autres « délinquants multirécidivistes
» que le chef de l’État, ex-avocat d’affaires, couve ainsi de sa
nouvelle sagesse - judiciaire. Seulement ses amis du patronat, auxquels
il a promis une « dépénalisation » du droit des affaires. C’est
une vieille rengaine, remise au goût du jour le 30 août, à l’université
du - MEDEF, puis la semaine suivante, à l’occasion du bicentenaire du
Code du commerce. Devant des assemblées conquises, Nicolas Sarkozy
s’apitoie sur le sort des entrepreneurs français, victimes, à ses yeux,
d’une « guerre judiciaire sans merci » qui découragerait les bonnes
volontés. « Comment rendre aux Français le goût du risque et le goût
d’entreprendre, argumente-t-il,si au risque financier,s'ajoute
systématiquement le risque pénal ? si la moindre erreur de gestion peu
vous conduire en prison ? » Deux poids, deux mesures Applaudissement
dans la salle, consternation au dehors. Les syndicats de magistrats,
qui n’ont pas encore digéré la loi anti-récidive, dénoncent quant à eux
une politique du « deux poids, deux mesures ». Sévère avec les petits,
laxiste avec les puissants. Le PCF s’insurge contre ce « droit à
géométrie variable », tandis que l’ex-magistrate Éva Joly, devenue
conseillère anti-corruption en Norvège, en reste baba : « Je ne
comprends pas un pays qui responsabilise ses enfants et ses fous et
irresponsabilise ses élites. » Ainsi, grands et petits patrons
seraient donc traqués par les juges, empêcheurs d’entreprendre en rond
? Un fantasme, répondent les magistrats. « Déjà, on ne poursuit pas
quelqu’un au pénal pour une simple erreur de gestion, rappelle Hélène
Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (SM). S’il y
a une peine, c’est que l’intention frauduleuse a été démontrée.
Ensuite, vu le nombre de condamnations prononcées chaque année, on ne
peut pas dire que l’on soit dans l’horreur judiciaire… » En 2005
(derniers chiffres disponibles), les juridictions françaises ont
infligé quelque 3,8 millions de condamnations pénales. Mais seulement
17 127 en matière économique et financière, soit moins de 0,5 % du
total. Et près de 80 % de ces peines se réduisent à un emprisonnement
avec sursis total ou une simple amende. « Ce sont des affaires
complexes qui donnent toujours lieu à une instruction, ajoute un ancien
magistrat du pôle financier parisien. Contrairement à la délinquance de
rue, les accusés ne subissent jamais de mandat de dépôt à l’audience ou
de comparution immédiate. » Rien à voir, non plus, avec la
sévérité en vigueur aux États-Unis. Outre-Atlantique, la justice n’a
jamais hésité, comme dans les affaires Enron, WorldCom ou Adelphia, à
infliger des dizaines d’années de prison à des chefs d’entreprise
indélicats. « La plupart des grands pays sont beaucoup plus exigeants
que la France sur la moralité des entreprises », constate notre
magistrat. Un écart qui n’a fait que s’accentuer, ces dernières années,
dans l’Hexagone. Où tout l’effort policier et judiciaire a été porté
sur la délinquance de rue, au détriment de la lutte contre la
corruption, bien moins médiatique. Réformer l’abus de biens sociaux Voilà
pour les principes. Sur le fond, difficile de savoir jusqu’où Nicolas
Sarkozy entend placer le curseur de la dépénalisation, amorcée par le
législateur en 2001. Pour cette nouvelle vague, un groupe de travail,
réunissant magistrats, avocats et représentants du monde des
entreprises, doit être mis en place par le ministère de la Justice. Il
sera présidé par Jean-Marie Coulon, ancien premier président de la cour
d’appel de Paris. « Il s’agit avant tout de moderniser le droit des
affaires, de faciliter la vie des entreprises mais pas de dépénaliser
l’ensemble », précise Guillaume Didier, le porte-parole de la
chancellerie. La commission ne s’arrêtera pas au droit des affaires.
D’autres domaines où des sanctions trop rigoureuses sont accusées de
brider la liberté d’entreprendre sont visés : droit de l’environnement,
de la consommation, ou encore droit social : le délit d’entrave à
l’action des représentants du personnel, ou celui de prêt illicite de
main-d’oeuvre sont dans la ligne de mire de juristes patronaux. Plusieurs
pistes de réflexion sont évoquées. Comme, par exemple, interdire les «
doublons », les poursuites pénales lorsque des sanctions civiles ou
administratives auront déjà été prises. Ou lorsque des pénalités
financières auront été décidées par une autorité administrative
(Autorité des marchés financiers ou Conseil de la concurrence, par
exemple). Autre piste, réformer le symbolique abus de biens sociaux, à
l’origine de la plupart des grandes affaires politico-financières. Non
pas en le dépénalisant (« Ce serait trop gros », dixit un magistrat)
mais en modifiant son délai de prescription. Comme tous les délits dits
« occultes », il a été fixé à trois ans à partir de la découverte par
un tiers de l’infraction. L’idée serait de le faire démarrer à partir
de la commission du délit. « Comme ça, ceux qui ne seront pas vus, ne
seront pas pris ! » peste Hélène Franco. Double discours Ces
propositions réjouissent le MEDEF, qui laboure ce terrain depuis une
quinzaine d’années. « Nous ne voulons pas une dépénalisation de tout le
droit des affaires, se défend la directrice juridique de l’organisation
patronale. D’autant qu’il protège les entreprises qui respectent la
loi, sur la contrefaçon ou le travail clandestin par exemple. » Le
MEDEF prône toutefois un « examen dépassionné » du droit pénal, au nom
de la sécurité et du pragmatisme. Son raisonnement : la justice pénale,
lente pour les victimes, traumatisante pour l’entrepreneur mis en
cause, ne garantirait pas toujours la bonne application de la règle. «
Il est souvent plus efficace de passer par les sanctions
administratives ou la justice civile pour garantir l’application de la
règle. » Michel Henry, avocat spécialisé en droit du travail,
dénonce le double discours de l’organisation patronale sur la justice
civile : « En droit social, la droite et le MEDEF cherchent justement à
réduire la faculté des agents de recourir au juge : réduction des
délais de prescription, multiplication des cas d’irrecevabilité,
développement des ruptures de contrat qui interdisent les recours
contre l’employeur. » Le tout au nom de la « sécurité juridique » des
entreprises. Et s’il s’agissait simplement pour le patronat d’obtenir
une justice en libre-service ? Lucy Bateman et Laurent Mouloud l'Huma du 01 / 10 / 07 |
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| jeudi 04 octobre 2007, a 22:05 |
| Flextronics achève Solectron . |
Électronique . En fermant trois usines, le groupe américain va mettre 1 500 personnes à la porte d’ici la fin de l’année.
« Je veux abréger vos souffrances. » C’est par ces
mots que François Barbier, le patron de Flextronics France, a tenté de
justifier le sombre avenir du site girondin de Canéjan. Lors d’un
comité d’entreprise extraordinaire convoqué lundi pour officialiser le
rachat de Solectron par Flextronics, deux scénarios ont été présentés
au personnel par la toute nouvelle direction : soit la fermeture totale
du site, soit, « au mieux », la suppression de 250 emplois. Le tout
« d’ici trois à six mois ».
un coup de glas
L’usine spécialisée dans la fabrication de cartes électroniques ne
serait pas rentable. « Les raisons invoquées sont le niveau
particulièrement bas du chiffre d’affaires qu’ils ont comparé à la
masse salariale, selon eux beaucoup trop élevée, et à la taille du site
de production », explique Norddine Dahbi, représentant CGT. Pour la
direction, même les marchés conclus avec les deux gros clients,
Schneider et Thales, ne seraient pas suffisants pour assurer
l’équilibre. Tailler dans l’effectif ou mettre la clé sous la porte, le
PDG, François Barbier, a promis d’annoncer sa décision d’ici le 9
octobre, le temps de faire un tour des clients et de recueillir leur
avis sur un possible transfert de la production.
Mais déjà les déclarations de Flextronics sonnent comme un coup de
glas pour les 580 salariés qui ne s’attendaient pas à des décisions
aussi rapides. Ces derniers ont donc massivement débrayé hier
après-midi. « Jusqu’à maintenant, il n’y avait pas trop de solidarité
car les gens ne voulaient pas se faire remarquer pour tenter de passer
entre les mailles des huit derniers plans sociaux, constate le
cégétiste. Maintenant tout le monde est concerné. » Encore près de 6
000 au début des années 2000, le personnel de Canéjan a réduit comme
peau de chagrin, pour atteindre aujourd’hui les 580 postes fixes.
solution de reprise ?
« Nous n’avons pas bon espoir car nous avons le pressentiment que la
décision de fermeture est déjà prise », a confié de son côté Maurice
Bonnet, pour la CFDT, qui veut cependant faire vivre l’idée d’une
solution de reprise. « Nos activités électroniques de petites séries
n’ont pas vocation à être délocalisées et peuvent intéresser
d’éventuels repreneurs. » Une possibilité à condition que Flextronics
ne préfère pas démanteler et acheminer les chaînes vers d’autres usines
du groupe, présent dans une trentaine de pays.
En rachetant Solectron pour 3,6 milliards de dollars, le groupe
américain est devenu le fournisseur le plus diversifié de services de
fabrication électronique et compte vite devenir le plus performant. Sur
les trois sites Solectron passés dans son giron, Flextronics a déjà
décidé en septembre la fermeture de l’usine de Châteaudun, en
Eure-et-Loire, et celle de Laval en Mayenne. Spécialisées dans la
fabrique de produits de pointe pour la téléphonie sans fil, ces
dernières emploient plus de 1 000 personnes et vont fermer leurs portes
d’ici le 31 janvier 2008.
Christelle Chabaud
l'Huma du 03 / 10 / 07
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| jeudi 04 octobre 2007, a 21:46 |
| Une banalité effrayante . |
C’est
une histoire banale, en France, aujourd’hui. Une femme venant de Côte
d’Ivoire arrive à Paris avec son fils de dix ans et sa fille de six
ans, handicapée et gravement brûlée, avec la volonté de la faire
soigner. Faute de moyens, elle est soutenue par France Terre d’asile
puis le SAMU social qui se charge de son hébergement. Elle logera avec
ses deux enfants dans un hôtel en région parisienne. Sa fille reçoit
les premiers soins. Mais il faut encore du temps pour une opération de
chirurgie plastique pour la « petite ». Et là, tout se dérègle. Les
services sociaux ne suivent pas avec assez d’attention le dossier,
alors que le directeur de l’hôtel les avait informés que, pour des
raisons sanitaires, plusieurs familles d’immigrés, dont cette mère et
ces deux enfants, devraient quitter l’hôtel au plus tard le 1er
octobre. Résultat, sans autre forme de procès et sans que personne n’en
mesure les conséquences, cette femme et ses deux enfants ont trouvé
porte close avant-hier soir. Chacun se renvoie la responsabilité. En
attendant, sans secours aucun, ils ont erré toute la nuit de lundi à
mardi dans les rues de Paris sous la pluie. Seul, le Réseau Éducation
sans frontières (RESF) alerté s’est porté à son secours au petit matin.
C’est une histoire qui devient, et c’est cela qui est effrayant,
presque ordinaire, banale et même quotidienne dans la France
d’aujourd’hui. Que cela ne nous empêche pas, bien au contraire, de
garder intact notre capacité d’être solidaire et de nous révolter.
C’est le seul moyen de garder dignité et espoir.
Max Staat
l'Huma du 03 / 10 / 07
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| jeudi 04 octobre 2007, a 21:01 |
| Secours d'urgence . |
Secours d’urgence : une mission de service de public
Les SDIS et les SAMU travaillent
depuis des années en collaboration étroite, mais le système
d’organisation des secours d’urgence connaît actuellement des
difficultés liées à la dégradation de la permanence des soins libérale
et de la garde ambulancière assurée par les compagnies privées.
Nous réaffirmons que cette mission de service public ne
peut être assurée que par les services publics que sont les pompiers et
les structures hospitalières d’urgence avec les SAMU. La délégation à
des systèmes privés a montré ici ses limites, le résultat se traduit
par une dégradation de la réponse aux besoins de la population.
Le dispositif d’urgence préhospitalière doit s’appuyer
sur de véritables professionnels, secouristes et personnels
hospitaliers, sans concurrence, chacun dans son domaine de compétence.
La régulation médicale par les centres 15, en
interconnexion avec les centres 18, doit être la pierre angulaire du
dispositif et rester la base de l’organisation pour l’engagement de
moyens adaptés à chaque mission et pour une orientation hospitalière
correspondant aux pathologies des patients.
Aujourd’hui la CGT dénonce l’utilisation d’ambulanciers
privés qui ne sont pas en capacité de répondre correctement aux
missions qui leur sont confiées, tant au niveau des délais que de la
qualité de prise en charge. Le maillage territorial et les compétences
professionnelles des sapeurs-pompiers sont sans équivalent pour assurer
les secours d’urgence.
Les SAMU et les services d’urgences ne peuvent pallier
toutes les carences de la permanence des soins et des systèmes
ambulanciers privés. C’est pourquoi, nous réclamons la mise en place
d’un système public d’ambulances rattaché aux SAMU permettant d’assurer
le transport des malades en urgence après un diagnostic médical.
Seul un système organisé en réseau excluant toute
problématique de facturation entre services publics peut assurer un
système respectant l’égalité de traitement de la population quel que
soit son lieu de résidence. Il s’agit d’un principe constitutionnel. Il
est donc de la responsabilité de l’Etat de constater les dérives des
textes mis en place en 2004 par les ministres Mattéi et Douste-Blazy du
côté de la santé et Sarkozy du côté de l’intérieur. Il est donc
nécessaire de faire évoluer les règles organisant le système en fixant
précisément ce que doivent être les rôles et les missions des
différents acteurs.
Les différentes organisations de la CGT, tant au niveau
des sapeurs-pompiers que des hôpitaux, et l’AMUF vont travailler de
concert pour élargir l’unité syndicale et faire aboutir ces
revendications dans le cadre du service public.
De : CGT - AMUF
jeudi 4 octobre 2007
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| jeudi 04 octobre 2007, a 18:54 |
| Mobilsation contre la casse de France Télévisions . |
Les salariés et les syndicats de
France Télévisions devront-ils désormais être d’attentifs lecteurs de
la presse pour connaître la stratégie du Pdg ?
Dans les différentes instances des sociétés de France
Télévisions, Comités centraux d’entreprise ou Comité de Groupe, le Pdg
affirme aux élus et aux syndicats que « Rien n’a changé sur ses
objectifs » et « que tout va bien avec la tutelle ».
Pas de quoi s ‘inquiéter en somme !
Mais si l’on en croit « Le Canard enchaîné » de ce
matin, après avoir échoué dans ses demandes d’augmentation de la
redevance ou d’obtention d’une seconde coupure publicitaire, le Pdg
aurait un « Plan C ».
Une des dispositions de ce plan serait une modification
législative qui verrait fusionner France Télévisions SA (holding du
Groupe), France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO.
Le Pdg aurait même confié à un cabinet d’avocats le soin de rédiger ce
« projet » !
Au delà du fait que le Pdg semble aller au devant des
demandes du Président de la République qui évoque dans sa lettre de
mission à la Ministre de la Culture les modifications législatives à
apporter au sein du paysage audiovisuel français, fusionner pour quoi
faire ?
Une télévision de qualité ? Une BBC à la française ?
Pourquoi pas !
Mais le Pdg ne devrait alors pas oublier que la BBC emploie 10 mille personnes de plus que France Télévisions.
Or que proposerait-il dans sa « Réforme de gouvernance » ?
La suppression de 600 emplois par le jeu de départs en retraites (900 dont 1 sur 3 ne serait pas remplacé) !
Autres soumissions au Président de la République, le
Pdg envisagerait « d’assouplir les règles relatives au temps de
travail », « de refondre le régime des 35 heures », « de rémunérer au
mérite »… avec à l’arrivée 50 millions d’euros d’économies par an.
Un vrai copié-collé des mesures néo-libérales et anti-sociales de Sarkozy.
Il paraît même que les conseillers du Pdg ont planché
sur quantité de chantiers pour réformer les « rédactions nationales, le
réseau régional de France 3, les chaînes internationales »….
Les syndicats et les salariés sont contents d’apprendre cela par la presse.
Le Pdg doit aujourd’hui s’expliquer devant les instances du Groupe.
Mais que ceux qui, à la Direction du Groupe ou des
Filiales, au gouvernement ou ailleurs, souhaitent la mort des garanties
collectives des salariés et la mort du service public ne s’y trompent
pas : la CGT ne laissera personne casser les conventions collectives,
supprimer des emplois, allonger la durée du travail et ne pas augmenter
les salaires.
Au delà des salariés de France Télévisions, le combat
qui va s’engager pour le développement du service public audiovisuel et
de l’ensemble des autres services publics (énergie, transports,
éducation, santé….) concerne tous les citoyens.
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De : Le SNJ-CGT
jeudi 4 octobre 2007
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| jeudi 04 octobre 2007, a 18:27 |
| LIBERTE D'INFORMATION . |
LA LIBERTE D’INFORMATION NE SE POURSUIT PAS EN JUSTICE
de Enrico Campofreda traduit de l’italien par karl&rosa
C’est l’histoire de Roberto Ferrario et du site web parisien www.bellaciao.org
. C’est une histoire de notre époque, marquée par cette enclave de la
libre information qu’est devenu le réseau sur lequel passent des
nouvelles que tant de médias – publics ou privés – évitent de diffuser.
La force alternative des nouvelles sur la toile s’est vu confirmée en
ces jours de révolte des moines et du peuple birman contre la dernière
odieuse dictature militaire de ce pays.
Quand un journaliste japonais est tombé sous les
rafales de mitraillettes d’un militaire et que les images télévisées
qui, aux premiers jours de la révolte, avaient rendu compte de la
brutalité des interventions de l’armée, ont été censurées, Internet est
resté le seul rempart de communication avec le monde. Comme cela
s’était passé à l’époque pour le cas Fallujah dévoilant les à côtés de
la sale guerre de Bush, faite de mensonges et d’armes plus odieuses que
les armes conventionnelles. Nouvelles qui n’apparurent pas à la
télévision.
Il y a deux ans sur le site de Bellaciao apparut
l’appel lancé par la Cgt qui dénonçait de très graves épisodes
rapportés par des ouvriers polonais des chantiers navals de
Saint-Nazaire : sur ce site étaient perpétrés des actes mafieux et
menaçants pour les salariés. Les ouvriers lésés en témoignaient, le
syndicat le dénonçait. Le site parisien, conscient de son rôle
d’information, recueille la nouvelle en la publiant et en la divulguant
sur le web.
Les patrons des chantiers, enivrés par l’air à la
Dickens réintroduit depuis quelques années par la globalisation et le
turbocapitalisme, pensent que de telles dénonciations ne doivent pas
être diffusées. La vérité a toujours déplu au Capital. Et alors, ils
attaquent et au lieu de rétorquer avec des arguments ils provoquent
avec des plaintes. Pour diffamation, en opposant à des nouvelles,
avocats et papier timbré. L’assaut est d’autant plus traître qu’il est
lancé contre un site tenu par un groupe de personnes engagées dans
l’information libre et autogérée sans couverture éditoriale, et puis
personnellement contre Roberto Ferrario.
D’un côté on cherche un bouc émissaire à qui faire
payer personnellement, de l’autre on veut frapper un moyen efficace de
dribbler les filtres de tant d’information contrôlée et asservie, pour
humilier surtout l’engagement de ceux qui n’exposent pas en vitrine des
nouvelles vaines et droguées mais qui donnent voix aux problèmes et aux
contradictions réels et appellent par leur nom les responsables de
comportements économiques, sociaux et politiques de véritable
banditisme.
La tentative se révèle immédiatement être un boomerang
pour les chantiers navals de Saint-Nazaire, Ferrario et Bellaciao
reçoivent pendant des mois le soutien et la solidarité de journalistes,
de structures politiques et syndicales, de personnalités du monde du
spectacle et de milliers de travailleurs, de démocrates, de militants.
La pétition en leur faveur recueille plus de 25 000 signatures, deux
avocats illustres – André Tinière et William Bourdon – prennent la
défense du site et de Ferrario. Selon ce qui a été prononcé récemment
par le Procureur de la République Jean-Marie Blin, il n’y avait pas de
motif pour continuer le procès ; ce soir [hier soir, Ndt], la cour a
accepté cette ligne en acquittant les accusés.
Les démocrates du web ont le sourire.
8http://www.bellaciao.org/it/article.php3?id_article=17419
De : Enrico Campofreda
mercredi 3 octobre 2007
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| jeudi 04 octobre 2007, a 18:05 |
| Bellaciao : GAGNE ! |
Bravo à Roberto et à toute l’équipe de Bellaciao
de Francis Parny
Comité exécutif national du PCF
Avec la relaxe de Roberto, c’est une belle victoire contre la criminalisation de l’expression libre que vous avez obtenu.
Elle donnera du courage et de la force à toutes celles
et tous ceux qu’une condamnation prétendait intimider et contraindre au
silence, particulièrement quand ils s’engagent dans les luttes, les
combats sociaux mais aussi dans la circulation des idées pour la
recherche d’une alternative au libéralisme.
Cette victoire en appelle d’autres pour l’existence et la reconnaissance des lieux citoyens d’information libre et indépendante.
Nous allons continuer à mener ensemble toutes ces batailles.
Avanti
De : Francis Parny
mercredi 3 octobre 2007
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| jeudi 04 octobre 2007, a 17:41 |
| Le DAL installe 48 tentes . |
Mal logés du 24 rue de la banque urgent besoin de soutiens. Lire ici
Le campement, dont l’accès est bloqué par les forces de l’ordre, est situé devant le "ministère de la crise du logement".
Des militants du DAL (Droit au logement) ont installé
une cinquantaine de tentes dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4
octobre rue de la Banque, dans le IIe arrondissement de Paris.
Le campement a été installé vers minuit devant le
"ministère de la crise du logement", bâtiment squatté depuis décembre
dernier par des associations et des familles mal-logées.
Jeudi matin, 48 tentes étaient installées dans cette
rue proche de la Bourse. Les forces de l’ordre bloquent les accès au
campement.
Familles menacées d’expulsion
"On a recensé 138 ménages représentés", a expliqué à
l’Associated Press Jean-Baptiste Eyraud, président du DAL. Une
cinquantaine d’enfants en bas âge sont présents, de même qu’une
quinzaine de femmes enceintes et une trentaine de militants du DAL et
du comité des sans-logis. "Il y a des familles menacées d’expulsion et
une majorité de gens qui vivent dans des hôtels, des foyers ou des
hébergements précaires".
Le DAL réclame notamment 500 relogements immédiats,
ainsi que la mise en place d’un plan de 100.000 logements "tout de
suite". Pour atteindre ce dernier objectif, il "faut appliquer la loi"
en réquisitionnant les logements vacants et de "la justice dans
l’attribution des logements sociaux parce que les attributions sont
arbitraires", a souligné Jean-Baptiste Eyraud. (avec AP)
8http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...
De : Paris
jeudi 4 octobre 2007
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| jeudi 04 octobre 2007, a 16:48 |
| Paquet fiscal . |
Sarkozy / Paquet fiscal : Sarkozy rattrapé par la réalité
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 4 octobre
L’INSEE
a annoncé aujourd’hui que la croissance française sera limité à 1,8% en
2007. Cette nouvelle confirme ce que tous les prévisionnistes
craignaient, à l’exception notable de Mme Lagarde,
qui n’est du genre à mettre en doute les promesses du chef de l’Etat.
Rappelons-nous les déclarations de Nicolas Sarkozy annonçant qu’il
irait chercher la croissance avec les dents, s’il le fallait.
Devant
les parlementaires UMP ou le doute commence sérieusement à germer, le
Président de la République a montré une nouvelle facette de ses
talents. Il se pique désormais de dialectique : à ceux qui doutaient de
l’efficacité du « paquet fiscal », il l’a justifié parce que rendu
« plus pertinent encore par le ralentissement de la croissance ». En
clair, c’est un échec, mais ça aurait pu être pire.
Au-delà du numéro d’esbrouffe dont Nicolas Sarkozy est
coutumier, regardons la réalité telle qu’elle est pour juger de sa
politique. Et les faits sont tétus.
Le bouclier fiscal, déjà à 60%, bientôt à 50%, ne
profite qu’aux très riches. L’annonce selon laquelle 93 000 français
seraient remboursés d’environ 4 000 €, au titre du bouclier fiscal, a
donné lieu en fait à plus de 50 000€ de remboursement pour seulement
2398 contribuables. Soit une catégorie de français qui n’en avait
franchement pas besoin.
A chaque jour qui passe, l’injustice de sa politique se
fait plus évidente. Le Président de la République est rattrapé par la
réalité.
Parti communiste français
Paris, le 4 octobre 2007
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| jeudi 04 octobre 2007, a 16:35 |
| FRANCHISES MEDICALES . |
Franchises médicales : Sarkozy acculé face à la mobilisation grandissante
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 4 octobre
L’annonce
faite par Nicolas Sarkozy d’une « certaine contribution des
stock-options au financement de la protection sociale », témoigne de la
fébrilité présidentielle face aux débuts de mobilisations contre le
projet de loi de financement de la sécurité sociale.
La
mobilisation du 29 septembre contre les franchises rassemblant 25000
personnes à travers de multiples initiatives, la pétition des
praticiens et cadres hospitaliers hostiles à la généralisation de la
tarification à l’activité, la grève des internes et des CCA pour la
liberté d’installation, sont autant de raison de penser qu’au-delà des
opinions politiques, philosophiques ou religieuse, les français restent
très attachés au système de santé solidaire qui a positionné la France
au premier rang mondial en matière santé.
Ajouté à cela, fait rarissime, le rejet unanime des
caisses de Sécurité sociale, Nicolas Sarkozy, acculé, fait mine de
demander un effort à ses amis milliardaires.
Mais nous ne serons pas dupes. Le manque à gagner sur
les stock-options est estimé par la Cour des comptes à trois milliards
d’euros. Pour le rattraper, il n’existe pas d’autres mesure que de
fixer une cotisation à hauteur de celle sur le travail.
La mobilisation va s’amplifier, et le gouvernement doit
entendre l’opinion publique, y compris quand elle ne lui est pas
favorable : 70% des français refusent les franchises.
La manifestation du 13 octobre à l’appel de l’ANDEVA et
de la FNATH, soutenue par de nombreuses organisations, sera une
nouvelle étape pour faire entendre la voie de nos concitoyens.
Le Parti communiste français exige le retrait des franchises médicales,
et la mise à contribution des stock options, au même niveau que le
travail.
Parti communiste français
Paris, le 4 octobre 2007.
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| jeudi 04 octobre 2007, a 16:14 |
| LE 27 OCTOBRE 2007 . |
Le 27 octobre : riposter ensemble à Sarkozy !
Par : Communication
Mis en ligne : 27 octobre
Au-delà du bombardement médiatique auquel nous sommes
soumis depuis des mois, la démagogie de Nicolas Sarkozy commence
à apparaître pour ce qu’elle est au yeux d’un nombre
grandissant de citoyens.
À télécharger
Tract « ripostes »
PDF - 175.6 ko
Tract « ripostes » N&B
PDF - 143.2 ko
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Affiche pour le 27 octobre
PDF - 23.5 ko
Pour les salariés, pour les couches Pour les salariés, pour les couches populaires,
des sacrifices tous azimuts :
attaques contre les retraites,
des régimes spéciaux comme du régime général, dégradation
des contrats de travail, aggravation de la précarité, durcissement
des conditions d’indemnisation des chômeurs, SMIC tiré vers le bas
avec tous les salaires, attaques contre les fonctionnaires, suppression
d’emplois massives dans l’éducation nationale et les services publics,
franchises médicales, déremboursement sécu etc.
A l’inverse, pour les grands patrons et les nantis les cadeaux
se multiplent. Le “paquet fi scal” de juillet : 15 milliards gâchés en
pure perte. Les stock-options, 3 milliards soustraits aux cotisations
sociales. Ces fonds alimentent les opérations spéculatives contre
l’emploi.
Des libertés démocratiques essentielles sont bafouées avec
l’organisation à grande échelle de la chasse aux sans papiers avec le
recours aux tests ADN pour le regroupement familial qui rappellent de
sinistres souvenirs, avec les peines planchers, les procès contre les
malades mentaux, etc... Quant à la politique étrangère, elle s’aligne de
plus en plus sur celle de Bush et se pose en va-t-en guerre en Iran.
Ce qui se passe est grave
C’est une véritable révolution conservatrice marquée, contrairement
au discours offi ciel, par une immense régression sociale et démocratique
et par une politique de soutien sans faille à la boulimie de profi t
des grands groupes fi nanciers.
La concentration des pouvoirs présidentiels hypertrophiés est au service
de ces objectifs là !
Contrairement à ce que prétend la
droite, cette politique ne permettra
pas de répondre aux attentes des
populations. Au contraire, elle
aggravera toutes les situations
parce qu’elle accroît la domination
de l’argent-parasite et ses
conséquences désastreuses en
matière de précarité et de chômage.
Des résistances Des résistances se lèvent
Des résistances commencent
à prendre corps. La réalité
commence à être perçue malgré
le matraquage pro-Sarkozy que
nous subissons chaque jour.
Un premier rassemblement
a eu lieu le 29 septembre
dernier dans toutes les régions
de France pour refuser des
franchises médicales et pour porter
dans le débat des propositions
permettant de développer en le
pérennisant le fi nancement de
notre Sécurité sociale solidaire.
D’autres rendez-vous marqueront
le mois d’octobre, sur la liberté
des journalistes le 4 octobre, sur
les conditions de travail le 13, pour
la défense des régimes spéciaux
de retraite le 18. D’autres initiatives
sont en projet. Elles revêtent une
très grande importance. Le Parti
communiste fera tout pour
contribuer à leur succès...
Conquérir de nouvelles
avancées sociales,
démocratiques,
écologiques
Car, à l’inverse du cours actuel,
il est indispensable de conquérir
les nouvelles avancées sociales,
démocratiques et écologiques
nécessaires pour répondre aux
besoins humains d’aujourd’hui.
L’emploi doit être vraiment un
droit pour tous. Il doit être sécurisé
contre la précarité. La rotation emploi
formation avec garantie du revenu
doit devenir un instrument privilégié
pour éradiquer le chômage.
Les salaires, pensions,
retraites et minima sociaux
doivent être augmentés.
Les services publics doivent
être défendus, démocratisés,
leur champ doit être étendu.
La protection sociale solidaire
comme le système de santé
doivent être développés pour
faire face à la nouvelle donne
démographique, à la croissance
nécessaire des dépenses.
Les moyens existent pour cela
à condition d’utiliser l’argent
autrement, pour une croissance
de progrès social préservant les
ressources naturelles de la planète.
Les droits et les pouvoirs des
salariés et des peuples doivent
être élargis. Le pays a besoin d’un
nouvel essor démocratique. Cela
implique, en particulier, de respecter
le choix majoritaire du 25 mai 2005
en rejetant la nouvelle mouture
du traité européen qui persiste à
pousser au tout libéral en Europe.
La france doit agir pour la paix
et le règlement politique des
confl its, la protection de notre
planète, le désarmement général.
La gauche doit prendre
ses responsabilités
pour l’action et
l’alternative politique
Nous voulons faire grandir le
rassemblement de toutes celles
et ceux qui veulent agir,
Nous avons pris l’initiative de relancer
le groupe « riposte » de la gauche, et
partout en France, le PCF organise
durant ce mois d’octobre, des
rencontres et des actions contre les
mauvais coups, et pour reconstruire
l’espoir. Ces initiatives convergeront
le 27 octobre à Paris à l’exemple de
la marche pour l’emploi du Nord,
au cours d’une manifestation suivie
d’un rassemblement où la parole
sera donnée à des acteurs des luttes
qui se développent et à ceux qui,
à gauche, voudront s’y associer.
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| jeudi 04 octobre 2007, a 10:16 |
| Comment ça va faire mal ! |
L’abrogation des tarifs règlementés du gaz et de l’électricité en marche
Le
Sénat s’apprête à voter une loi abrogeant les tarifs règlementés gaz et
électricité, pour les consommateurs, au 1er juillet 2010.
3 octobre 2007
Il
s’agit là de répondre à l’intérêt des entreprises énergétiques privées
et de leurs actionnaires au détriment de l’intérêt général.
Les opérateurs réclament à corps et à cri la
suppression de ces tarifs régulés. Les consommateurs seraient livrés
aux multi nationales de l’énergie et, notamment, du futur groupe privé
SUEZ/GAZ DE FRANCE.
S’agit-il d’une contrepartie occulte à la fusion
SUEZ/GDF pour garantir à ses actionnaires, un engagement de dividendes
supérieurs à ceux de l’environnement la question peut être posé.
D’ailleurs, le projet de loi refuse, dans la période transitoire, le
bénéfice du tarif régulé gaz aux nouveaux points de consommation,
créant ainsi une distorsion entre les droits des consommateurs gaz et
électricité.
Même aux Etats Unis, où la déréglementation sévit
depuis une vingtaine d’années, un grande nombre d’états ont mis un
terme aux prix libres et réintroduit les tarifs publics régulés allant
jusqu’à voter des lois obligeant les opérateurs à rembourser les
consommateurs. « Article de David Cay Johnson du New York Times du
mardi 4 septembre 2007 « La dérégulation du système électrique
américain provoque le scepticisme » Extraits : « Par exemple, des
ristournes d’un milliard de dollars pour les clients résidentiels et
professionnels de l’Illinois ont été accordées par une loi signée la
semaine dernière ». « Marilyn Showalter, ancien membre de la Commission
de Régulation de l’Etat de Washington, a estimé que, pour une période
annuelle, les consommateurs aux prix libres, ont payé un surplus de 48
milliards de dollars par rapport à ce qu’ont payé les consommateurs
sous le régime d’une tarification régulée ».
Ce qui pour le coup n’est pas sans posé de problème sur l’argumentaire visant cette déréglementation.
L’égalité de traitement entre l’électricité et le gaz
pour les nouveaux points de consommation passe par de la démocratie. Il
faut une appropriation populaire et citoyenne du service public de
l’énergie. La CGT demande que soit inscrite dans la loi, l’existence
d’une transparence sur l’évolution des tarifs régulés par la création
d’une commission démocratique composée d’associations de consommateurs,
d’élus et de représentants syndicaux. Cette proposition est une bonne
piste
La fusion de SUEZ/GAZ DE FRANCE et à la privatisation
de Gaz de France conduira à l’augmentation des prix comme l’a confirmé
la France à la Commission Européenne « le 24 septembre, Jean Pierre
Jouyet, Secrétaire d’Etat aux affaires européennes, qui a estimé que
« céder les réseaux aux intérêts privés, conduirait ceci à relever sans
tarder les prix pour obtenir un retour rapide sur les
investissements ». Le Secrétaire d’Etat avait oublié que dans la fusion
SUEZ/Gaz de France, ce sont les intérêts privés qui contrôleront ce
nouveau groupe |
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| mercredi 03 octobre 2007, a 22:38 |
| Travailler plus !!! |
Travailler plus pour gagner plus ? Informer pour répliquer
Mis en ligne : 2 octobre
Le
décret d’application de l’article 1 de la loi TEPA (exonérations
cotisations sociales et défiscalisation des heures supplémentaires)
vient de paraître.
Sommaire
I.- Heures supplémentaires (...)II.- Heures supplémentairesIII. Promouvoir le programmeIl
confirme ce qui avait été annoncé. Pour les entreprises : 0,50 € de
réduction des cotisations de sécurité sociale par heure supplémentaire,
portée à 1,50 € dans les entreprises de 20 salariés et moins. Pour les
salariés : selon un système complexe, exonération de toute cotisation
sociale sur les heures supplémentaires et défiscalisation.
Sachant que dans les petites entreprises les
majorations pour heures supplémentaires repassent de 10 à 25 %. On peut
assez facilement envisager les effets de ce dispositif.
I.- Heures supplémentaires nouvelles, objectif central clamé pendant la campagne électorale.
On est très loin - contrainte budgétaire oblige - de ce qui avait été annoncé par le candidat Sarkosy « vous - les chefs d’entreprises - ne paierez pas de charges sur les heures supplémentaires !! » .
En effet, dans les entreprises de plus de 20 salariés, le coût global
d’une heure supplémentaire passe, au niveau du Smic, de 12,66 € à 12,16
€ ; pour un salaire de 12 € de l’heure, de 21 € à 20,50 €. Dans les
entreprises de 20 salariés et moins le coût horaire de l’heure
supplémentaire passe, au niveau du Smic, de 11,14 € à 11,16 € ; pour un
salaire de 12 € de l’heure, de 18,48 € à 19,50 €. (
calculs effectués en considérant un taux moyen de charges patronales de
20 % au niveau du Smic et de 40 % au niveau de 12 € de l’heure)
L’incitation est très faible. Dans les petites
entreprises les heures supplémentaires seront même plus chères
qu’avant, surtout pour celles qui paient des salaires moyens ou élevés.
C’est en tablant sur un faible coût des heures supplémentaires qu’on
avait annoncé que les salariés pourraient « travailler plus pour gagner
plus ». A défaut d’incitation financière les chefs d’entreprises n’ont
aucune raison de modifier leurs pratiques. Or, c’est l’employeur, et
non le salarié, qui décide de l’exécution des heures supplémentaires.
De plus la conjoncture économique ne devrait pas, dans le court terme
en tout cas, provoquer une demande de travail supplémentaire.
Dans ces conditions la plupart des entreprises qui sont
à 35 heures devraient s’y maintenir, celles qui bénéficient d’un accord
d’annualisation continueront à l’utiliser, ainsi que celles qui
pratiquent la récupération des heures supplémentaires au lieu de leur
paiement.. Sans compter les petits ou gros vols quotidiens de temps de
travail non payés, dans le commerce, la restauration, les transports….,
les nombreuses heures de travail non payées des cadres et autres
salariés hautement qualifiés au forfait dans les grandes entreprises ou
encore les tentatives d’augmenter la durée du travail, avec chantage Ã
l’emploi, sans augmentation de salaire. On ne voit pas pourquoi les
patrons concernés paieraient 20 € des heures actuellement gratuites ou
qui pourrait le devenir. « Travailler plus pour gagner plus ». Sans
doute Sarkosy avait-il omis de préciser qu’il pensait en réalité au
gain supplémentaire pour les actionnaires généré par l’accroissement du
travail gratuit, source de tout profit capitaliste.
Les salariés qui ont été bernés et ont voté Sarkosy
dans l’espoir de se voir payer des heures supplémentaires nouvelles
vont en tout cas devoir attendre longtemps.
II.- Heures supplémentaires actuellement déclarées et payées
ont concernés essentiellement les salariés employés
dans des entreprises qui sont restées à 39 heures après les lois de
réduction du temps de travail. Quatre millions au moins de travailleurs
sont concernés, surtout dans les petites entreprises. Preuve, au
passage, que contrairement à ce que la droite rabâche, les 35 heures
n’ont jamais été obligatoires, malheureusement.
Ces millions de salariés effectuent 4 heures
supplémentaires par semaine. Ils vont donc bénéficier dès la paye
d’octobre des exonérations de cotisations sociales précisées par le
décret.
Dans les entreprises de 20 salariés et moins cela va se
traduire par une augmentation de salaire net non négligeable : par
exemple 56,49 € par mois pour un travailleur payé au Smic ou 84,34 €
pour un travailleur au taux horaire médian de 12 €. Dans les deux cas
l’augmentation de salaire net est de pratiquement 5 %.
Les courtisans du nouveau monarque ne vont pas manquer
de claironner ce résultat dès la fin octobre. Ils vont dénoncer la
manière simpliste dont on présente à gauche « le paquet fiscal » comme
étant un cadeau de 15 milliards réservé uniquement aux riches. En
l’occurrence ils auront en partie raison puisque sur ces 15 milliards
il y en a 5 à 6 qui vont aller directement à ces salariés restés à 39
heures qui ne comprendraient pas qu’on les considère comme riches.
Mais la Cour va oublier plusieurs choses :
D’abord cette augmentation n’est qu’un rattrapage pour
ces salariés qui auraient dû bénéficier d’une augmentation de salaire
de 11,43 % dès le vote de la loi Aubry II. Les députés communistes
avaient en effet proposé l’augmentation de 11,43 % de tous les taux
horaires, que les entreprises passent à 35 heures ou qu’elles restent Ã
39 heures. Jospin et Aubry épaulés par les députés de droite s’y sont,
à l’époque, opposés. Avec pour résultat que les smicards, et ceux payés
aux minima conventionnels, restés à 39 heures ont dû attendre 5 ans et
plus pour être mis à niveau en taux horaire et que ceux dont les
salaires réels sont supérieurs aux minima conventionnels sont encore
aujourd’hui perdants. Par conséquent les 5 % de Sarkosy ne sont pas un
cadeau mais une restitution partielle.
Ensuite ce ne sont pas les employeurs qui vont payer
cette augmentation de salaires mais l’ensemble de la population,
salariés et retraités, par la fiscalité, la diminution des prestations
sociales, la baisse des effectifs des services publics, de nouvelle
restrictions des droits à la retraite. Il s’agit donc d’une
augmentation de salaire des salariés qui font des heures
supplémentaires payée par ceux qui n’en font pas.
Puis les bénéficiaires vont devoir eux même passer à la
caisse : ils paieront, comme les autres salariés, les taxes nouvelles
et subiront eux aussi les reculs sociaux ; de plus ce « cadeau » ne
manquera pas d’être invoqué pour limiter l’augmentation du Smic par le
gouvernement et celle des salaires réels par les chefs d’entreprises.
Les quelques dizaines d’euros mensuels risquent ainsi de fondre comme
neige au soleil en un ou deux printemps.
Enfin les salaires dus aux heures supplémentaires ne
sont jamais garantis. Si le chef d’entreprise décide de l’exécution des
heures supplémentaires il peut tout aussi bien décider de les supprimer
du jour au lendemain si la charge de travail diminue ou s’il estime
possible d’intensifier le travail.
Les effets, sur l’emploi et sur le pouvoir d’achat
global des salariés, de la mise en musique concrète du slogan favori de
Sarkosy seront donc inférieurs à zéro.
Le slogan a du plomb dans l’aile. Sachant que c’est avant tout sur ce dispositif qu’il compte pour « aller chercher, au besoin avec les dents, le point de croissance qui nous manque » on peut se faire du souci pour la santé du Président.
III. Promouvoir le programme communiste contre la dictature financière
Et pourtant la croissance des richesses créées est
indispensable pour assurer les immenses besoins de la société. Pas la
croissance qui résulte de l’augmentation de la consommation de pétrole
due aux villes construites à la campagne au bénéfice de la rente
foncière et des promoteurs, mais la croissance des formations, des
salaires, de la recherche, des logements de qualité, des transports en
commun, de l’éducation, de la santé….
Le capitalisme, qui a fait le choix de la fuite en
avant dans le profit financier, s’avère désormais incapable de
satisfaire les besoins dans un pays développé comme la France. Sarkosy
prétend que personne ne propose d’autre politique que la sienne. Il est
mal renseigné. A son dernier congrès, sur la base des travaux des
économistes communistes (notamment Paul Boccara, Yves Dimicoli, Denis
Durand), le Parti communiste a adopté un projet novateur pour sécuriser
l’emploi et la formation de tous, fondé sur les besoins des populations
comme critères de gestion des entreprises, appelant des pouvoirs
d’intervention et de décision nouveaux pour les citoyens et pour les
salariés dans les entreprises à l’opposé des pleins pouvoirs des chefs
d’entreprises, promouvant une conception radicalement différente du
crédit afin de favoriser les investissements créateurs d’emploi contre
la dictature des marchés financiers.
La crise financière et bancaire qui secoue actuellement
la planète avec ses risques immenses sur l’économie réelle et donc sur
les conditions d’existence des populations rend plus indispensable que
jamais la recherche d’autres solutions que les recettes éculées du
capitalisme, qu’il s’agisse du « bon vieux temps » des compromis des 30
glorieuses regretté par une certaine gauche ou des purges dans
l’appareil de production - au besoin par la guerre - déclenchées par
les intégristes du système pour se refaire une santé.
Il est de l’intérêt de tous, que les communistes
examinent avec précision la portée de la politique de Sarkosy pour
mieux y répliquer, approfondissent leurs propositions économiques,
qu’ils les mettent en débat, qu’ils prennent des initiatives pour
contribuer à des mobilisations populaires et à des rassemblements
frontaux à gauche contre la dictature financière. Le congrès
extraordinaire est, sur cette importante question, une excellente
occasion de consacrer du temps à prendre des décisions utiles : prise
en compte réelle par la direction du parti, programme de formation des
militants, campagnes d’information, utilisation des compétences,
interventions quand c’est possible dans les médias, organisations de
débats contradictoires, interventions dans les institutions, dépôt de
propositions de lois, accompagnements des luttes et pour les susciter.
Contribution de Sylvian Chicote
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| mercredi 03 octobre 2007, a 22:24 |
| La riposte ! |
Par : Commission économie-social-finances
Mis en ligne : 3 octobre
Nicolas Sarkozy vient de présenter au
pays un ensemble de mesures qui constituent
une immense régression sociale.
Lettre du RAPSE n°32
La gravité et la cohérence antipopulaire de la
stratégie mise en oeuvre par le pouvoir se
confirme au fil des semaines : il s’agit d’aligner le
modèle social français sur les besoins de compétitivité
et d’attractivité du grand capital dans la mondialisation
financiarisée conformément aux objectifs
des sommets du G8 mais aussi de l’agenda de
Lisbonne, d’où le lien avec notre bataille contre le
traité simplifié. Il s’agit pour cela de saccager les
garanties sociales collectives pour les remplacer
par un édifice différent, un « nouveau contrat social
» fortement inspiré des projets de
« refondation sociale » avancés par le Medef il y a
quelques années. Le maître mot est « fluidifier » le
marché du travail. Il s’agit dans le même temps
d’acclimater à la France une vision des rapports
sociaux inspirée des néo-conservateurs américains
avec la mise en avant des approches génétiques
porteuses de dérives gravissimes ou d’ une
conception de la responsabilité individuelle stigmatisant
les plus pauvres, les chômeurs et les étrangers..
L’urgence de la riposte sociale mais aussi
politique en lien avec les efforts de
rassemblement, de construction d’une
perspective de nature à reconstruire l’espoir
n’en est que plus aiguë.
Dans la phase difficile que nous traversons et
que la gauche traverse, il est très important que la
Fête de l’Humanité ait pu être vécue et appréciée
comme un facteur d’ optimisme par les
communistes mais aussi par une partie
significative de l’opinion de gauche.
Cela a fortement contribué à la qualité du climat
politique que nous avons tous vécue et ressentie.
Evidemment, nous analysons tout cela en pleine
lucidité. La gravité de la situation et l’ampleur des
défis restent immenses. Il est néanmoins très
important qu’un courant commence à se
manifester pour exprimer sa conviction ou son
attente d’un autre avenir que celui de la société de
l’égoïsme triomphant et de la soumission résignée
à la loi du profit.
C’est important car l’enjeu est massif. Il y a
danger !
En effet, Sarkozy et son gouvernement mettent
en place à très grande vitesse une série de mesures
qui constituent une immense régression sociale,
un festin pour les grands patrons, des sacrifices
tous azimuts pour le monde du travail, voilà le
nouveau contrat social envisagé par le pouvoir.
Pas étonnant que la présidente du Medef considère
Nicolas Sarkozy comme « l’idole des patrons
».
Le discours du président de la République est
fondé sur un postulat : le système social français
ne serait pas tenable financièrement.
A partir de là tout doit passer à la moulinette
libérale et doit être reconfiguré.
L’allongement de la durée de cotisation et la
diminution des retraites pour tous les salariés est
programmé pour 2008. Fillon annonce déjà le
passage aux 41 annuités et L. Parisot en réclame
42 le plus tôt possible. Cela met en lumière la
véritable nature de l’offensive contre les régimes
spéciaux en lien avec la volonté de restreindre le
droit de grève dans les transports. Leur existence
est parfaitement légitime car elle correspond, pour
l’essentiel, à des conditions de travail en horaires
décalés, le week end ou caractérisés par une
pénibilité particulière. Le véritable scandale est
que le patronat bloque la négociation
concernant les situations comparables existant
dans le secteur privé.
Mais l’offensive se déploie tous azimuts avec
la remise en cause du CDI, l’allongement des
périodes d’essai sur le modèle du CNE,
l’aggravation de la précarité, (conception réelle du
thème de la flexicurité,) le durcissement des
conditions d’indemnisation des chômeurs
arbitrairement assimilés à des fraudeurs, le projet
de fusion Anpe-Unedic qui vise à donner plus
d’efficacité à cette approche répressive, la fixation
du SMIC au rabais, l’enterrement programmé du statut des fonctionnaires, les franchises médicales,
le recours accru aux couvertures individuelles
complémentaires, les nouvelles mesures de
restrictions dans la branche maladie
Alors que la crise financière née de la bulle
spéculative de l’immobilier américain aura des
répercussions graves sur la croissance et sur
l’emploi, la BCE comme la Fed prennent des
mesures conduisant à effacer l’ardoise des
spéculateurs tout en laissant s’enfoncer leurs
victimes
Les diatribes purement déclaratives de
Sarkozy contre la BCE n’y changent rien. Dans les
faits et pour l’essentiel, c’est bien la politique ultra
libérale de cette dernière qui est promue.
L’habillage du volontarisme politique ne se situant
qu’à la marge. On le voit bien avec les affaires
Suez-GDF et Areva où le risque est de livrer le
nucléaire aux appêtits financiers du groupe
Bouygues.
Mais il faut insister aussi sur les regressions
démocratiques et même éthiques : avec toutes les
mesures qui organisent à grande échelle la chasse
aux sans papiers, avec cette ignoble affaire du test
ADN pour le regroupement familial (même si le
sénat l’a retoquée, la vigilance reste de mise) avec
les peines planchers, les procès aux malades
mentaux etc..
Et puis il y a la réorientation préoccupante de
la politique internationale. Sarkozy multiplie les
signes d’allégeance à Bush, il se place en
première ligne dans les attaques contre l’Iran, et
l’on parle de plus en plus de réintégrer le
commandement intégré de l’OTAN.
La gravité de la crise, que vivent des millions
d’hommes et de femmes dans notre pays, appelle
d’autres solutions.
Alors que les profits explosent – ceux du CAC 40
ont augmenté de 14 % en un an pour le premier
semestre 2007 – leur contribution aux avancées
sociales indispensables reste taboue. Ni les 13 milliards
de cadeaux fiscaux, pour la partie la plus
nantie de la population, ni les gâchis et spéculations
dans la sphère financière, ne sont mentionnés.
Nous voulons construire une riposte
politique. Elle doit exprimer la protestation
mais aussi l’exigence de mesures novatrices
face à la crise, car nous ne nous pouvons pas
nous poser comme les défenseurs du seul
statu quo déjà vecteur de la crise.
Trois exemples pour illustrer cette idée :
Nous défendons les retraites. Mais nous ne
pouvons nous en tenir à la seule situation
d’aujourd’hui. La vraie question posée est celle
de la part de richesse que le pays décide
d’affecter à cette question de grand avenir afin
d’assurer le retour aux 37,5 annuités, de faire
progresser la reconnaissance des travaux
pénibles dans toutes les branches tout en
assurant durablement l’avenir du système. D’où
nos propositions de financement innovantes
incitant à de nouvelles gestions dans les
entreprises en lien avec l’emploi.
Ils veulent en finir avec le CDI. Mais notre
bataille ne peut se borner à la simple défense de
celui-ci.
A la flexicurité à la sauce Bruxelloise (je fais ici
référence au Livre vert de la commission) nous
devons opposer une véritable sécurisation des
parcours professionnels dans une rotation
emploi formation avec garantie de revenu.
La suppression programmée de 11 500 postes
dans l’éducation nationale ne doit pas nous limiter
à la défense de l’école d’aujourd’hui. Notre bataille
pour une école de la réussite avec tout ce que cela
implique garde sa pleine actualité.
Il faut explorer des voies novatrices : investir utilement
pour créer des emplois ; augmenter les salaires
; sécuriser effectivement les parcours professionnels
avec un vrai système de rotation emploiformation
; donner de nouveaux pouvoirs aux salariés
; répondre aux besoins et aux nouveaux défis
en matière de santé et de protection sociale…
C’est-à-dire placer le progrès humain au coeur des
objectifs.
Le devoir de la gauche est de contrecarrer cette
offensive de grande envergure et de proposer des
solutions nouvelles et ambitieuses. Le parti communiste
déploiera tous les efforts pour qu’il en soit
ainsi.
Il appelle, dès maintenant, à la riposte, au rassemblement
pour des solutions alternatives à la
hauteur des enjeux et prépare, dans cet esprit, une
grande initiative pour lutter et reconstruire l’espoir,
le 27 octobre à Paris.
Alain Obadia
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| mercredi 03 octobre 2007, a 21:49 |
| On est déjà dans des situations de fait . |
Dans
les quartiers Nord de Marseille,l'accès aux soins est de plus en plus
problématique pour une grande partie de la population .
Geneviève Droin est médecin généraliste dans un centre de santé
mutualiste,situé dans les quartiers Nord de Marseille.Depuis quelques
semaines,le projet de franchises médicales alimente les
conversations,mais sans susciter de véritables réactions,”Pour
l'instant,ou les patients ne comprennent pas encore ce projet,ou ils
pensent qu'il faut “faire des efforts”"pour boucher le trou de la
Sécu.Le plus frappant,c'est l'intégration du discours sur la
“responsabilité”.Pourtant,les franchises frapperont de plein fouet une
population largement précarisée”.Geneviève Droin rappelle qu'une
majorité des habitants de ce quartiers ne possèdent pas de voiture.Le
métro ne pas jusque là-haut tandis que le
maillage du réseau de bus est notoirement insuffisant.
,témoigne le médecin.Un nombre grandissant de ses patients
n'achètent plus de médicaments s'ils ne sont pas remboursés .Elle
ajoute : .Le
recule de l'accès aux soins s'explique principalement par le tassement
du pouvoir d'achat mais l'argent ne semble pas perdu pour tout le
monde. |
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| mardi 02 octobre 2007, a 21:31 |
| Groupe communiste ( Sénat ) |
Sénat : Elianne Assassi sur le projet de loi Hortefeux
Mis en ligne : 2 octobre
http://www.dailymotion.com/swf/1WFZ9355eK8xklX40
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| mardi 02 octobre 2007, a 21:04 |
| Fusion ANPE-UNEDIC . |
Fusion ANPE-UNEDIC : Le retour du baton, lui, ne sera pas qu'une promesse
Par Olivier Dartigolles le mardi 2 octobre 2007, 14:22 - Lien permanent
La
ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, Christine Lagarde,
affirme dans un entretien publié, dans Les Echos que la fusion
ANPE-Assedic permettra à chaque agent de suivre trente demandeurs
d'emploi contre soixante actuellement. Selon la ministre cet objectif
devrait permettre de ramener le taux de chômage à 5 % avant la fin 2012.
Alors que l'OCDE avait déjà corrigé les prévisions fantaisistes en
matière de croissance de Mme Lagarde, elle récidive. Décidément, tout
est bon pour effacer les baisses successives du Président de la
République et du Premier ministre dans les sondages.
Si les promesses n'engagent que ceux qui les croient, il serait plus
honnête pour la sincérité du débat politique d'éviter de
continuellement jeter ce genre de leurre afin d'apaiser l'opnion
publique, surtout quand, quelques semaines plus tard, ces même
personnes se voient obliger d'invoquer l'état de l'économie mondiale
pour expliquer que finalement, leurs prévisions étaient erronées...
Manifestement, « la France d'après » de Nicolas Sarkozy est à double
tranchant, d'un côté les vaines promesses, de l'autre la triste
réalité. Si les spin doctor du gouvernement ont décidé d'agiter la
carotte devant les français, le retour du baton, lui, ne sera pas
qu'une promesse.
Olivier Dartigolles, Porte-Parole du PCF
Paris, le 2 octobre 2007
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| mardi 02 octobre 2007, a 10:51 |
| L'intérêt général vendu à la découpe . |
Ouverture totale de la concurrence du courrier ordinaire : L’intérêt général vendu à la découpe
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 2 octobre
Les
ministres européens des télécommunications viennent d’adopter
définitivement l’ouverture totale à la concurrence du courrier
ordinaire au 1er janvier 2011.
Un secteur qui concerne la majorité des envois postaux,
représentant 90 milliards d’euros, et touchant près de cinq millions
d’emplois en Europe ne peut qu’aiguiser l’appetit des puissants lobby
financiers de Bruxelles.
Illustration
tragique de la magie européenne, l’intérêt général disparaît totalement
au profit de quelques uns qui pourront s’enrichir, quand d’autres ne
pourront plus envoyer de courrier. En effet, sans le système actuel,
les zones rurales ou les zones définies comme non rentables n’auront
plus accès au droit le plus élémentaires à la communication.
La droite a donc organisé en toute discrétion une
véritable vente à la découpe du service public de la communication,
avec comme parachèvement, l’ouverture totale à la concurrence du
courrier ordinaire.
Les conséquences d’une telle décision sont connues :
augmentation des tarifs et dégradation de la qualité de service.
L’exigence d’un service universel de la poste ainsi que la mise en
oeuvre d’un droit à la communication et à l’information pour tous doit
au contraire être une priorité. Le PCF appelle à une résistance massive
en France et en Europe.
Parti communiste français
Paris, le 1er octobre 2007.
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| lundi 01 octobre 2007, a 22:53 |
| Intervention de Marie-George BUFFET . |
Marie-George
Buffet : intervention Réforme des institutions – 18/09/07
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et messieurs,
Le Président de la République
vous a confié la mission de réfléchir à la modernisation et au rééquilibrage de
nos institutions. Cet objectif, dit de façon aussi générale, est aussi le mien
et celui de mon parti.
La question posée, évidemment,
est celle de la nature de cette modernisation et du sens vers lequel se
diriger. Ma crainte à ce sujet est grande, tant les orientations indiquées par
le Président de la République me paraissent restrictives. Le parti communiste
ne saurait en aucun cas accompagner tout ce qui pourrait consacrer la présidentialisation
de nos institutions.
Je tiens donc en préalable à réaffirmer
notre ferme opposition aux principes de la constitution de la cinquième République,
lourdement aggravés par la réforme du quinquennat en 2000. Et je considère que
tout ce qui conduirait à acter les pouvoirs actuels dont dispose le président
de la République ne pourrait au final qu'aggraver encore la situation. Dans un
cadre aussi restrictif, où l'élection présidentielle écrase les élections législatives,
où donc la seule légitimité politique véritable est celle du président de la République,
toute volonté de renforcement des pouvoirs du Parlement risque de n'avoir
d'autre effet qu'homéopathique.
Je tiens à alerter sur la grande
confusion des pouvoirs qui menace aujourd'hui. Le Président de la République
est de facto le chef du gouvernement. Il agit aussi comme chef de le majorité
parlementaire. Il est le président du Conseil supérieur de la magistrature et
nomme le président du CSA. Tous les pouvoirs procèdent donc aujourd'hui de son
autorité. C'est une situation préoccupante pour la bonne santé de notre démocratie.
La question qui selon moi nous
est posée n'est pas de veiller à améliorer le fonctionnement de nos
institutions, comme s'il s'agissait d'une mécanique à mieux huiler. Il ne peut
s'agir non plus de chercher à donner davantage d'apparence démocratique à notre
République, tout en ne changeant rien sur le fond. La question est de rendre
nos institutions plus démocratiques, ce qui suppose de favoriser le débat et la
confrontation. La Nation est riche de ses diversités. Les opinions de nos
concitoyens y sont tout autant variées. Aussi, une personne seule ne peut représenter
la Nation dans son ensemble. C'est cette réalité qui justifie l'indispensable
prépondérance du Parlement sur le pouvoir exécutif et qui rend nécessaire un
meilleur partage des pouvoirs entre et avec les citoyens.
L'essentiel du rééquilibrage des
pouvoirs doit moins concerner des acteurs politiques qui en disposent déjà que
les citoyens qui en sont démunis. C'est là l'essentiel. Et c'est donc par ce
point que je commencerai mon exposé.
Cet aspect “ droit
des citoyens ” a d'abord trait, si je reprends l'ordre de votre
lettre de mission, au rapport des citoyens avec la justice. Sur ce point, nous
sommes favorables à une évolution du statut du Conseil supérieur de la magistrature
dans le sens indiqué par la lettre du mission. En ce qui concerne la réforme de
la justice constitutionnelle et la proposition d'autoriser la saisine par les
citoyens du Conseil constitutionnel, celle-ci ne peut avoir de sens, pour moi,
qu'en modifiant au préalable sa composition et son mode de désignation.
Je veux également insister sur la
nécessité de chercher à s'assurer du plein respect des droits déjà reconnus aux
citoyens dans la constitution. La jurisprudence du Conseil constitutionnel a
par exemple ôté toute valeur juridique contraignante aux droits économiques et
sociaux proclamés par le préambule de la constitution de 1946, qui légitiment
une intervention politique dans les affaires économiques, celle des salariés
dans la gestion des entreprises et qui exigent la garantie effective de droits
fondamentaux de la personne humaine. Je pense au droit à la santé, au
logement... Ces droits sont relégués aujourd'hui au rang de “ simples
objectifs à valeur constitutionnelle ”. Il me paraît important que la
constitution leur reconnaisse donc une valeur juridique contraignante.
Je pense aussi à la nécessité de
reconnaître un droit à l'information, et plus particulièrement un droit à une
information pluraliste. La République a permis la reconnaissance du droit
d'expression dans notre pays. On voit bien que cet acquis est aujourd'hui remis
en cause par la concentration des médias et leur soumission aux puissances de
l'argent et ou à l'Etat. La pluralité des titres et des médias ne fait pas le
pluralisme des idées, bien au contraire. C'est pourquoi, parce que ce pluralisme est menacé dans la presse écrite,
et qu'il est pour ainsi dire inexistant dans les médias audiovisuels, il me
paraît urgent que la constitution reconnaisse un tel droit à une information
pluraliste.
Pour aller aussi vers un véritable
partage des responsabilités politiques, nous revendiquons aussi la création
d'un véritable statut de l'élu, assurant du temps libéré du travail, évidemment
rémunéré, des droits à la formation, des garanties pour retrouver un travail,
etc. Pour avancer, toujours, vers ce partage des responsabilités et des
pouvoirs, je revendique aussi la limitation des cumuls de mandat. Nous
proposons donc qu'un mandat, y compris le mandat présidentiel, ne puisse être
renouvelable qu'une fois. Et sans aller jusqu'au mandat unique pour les
parlementaires, je préconise d'interdire le cumul d'un mandat parlementaire
avec toute présidence d'un exécutif local.
Enfin, je propose à ce titre
d'aller vers une nouvelle extension du suffrage universel en reconnaissant
enfin le droit de vote aux résidents étrangers non communautaires aux élections
locales et nationales. Le PCF propose, sur ce point, de reconnaître ce droit à
tous les résidents étrangers en situation régulière en France depuis trois ans
aux élections locales, dix aux élections nationales. Cette réforme favoriserait
la participation active à la vie publique de tous les hommes et femmes, sans
exclusion aucune, qui concourent aujourd'hui à la vie sociale de notre pays.
Dans cette même optique de
partage des pouvoirs, je tiens à ce que notre constitution reconnaisse un véritable
droit de pétition et un droit d'initiative populaire législative, à la demande
d'un nombre donné d'électeurs (par exemple un million) mais aussi de conseils
municipaux.
Et je souhaiterais que l'on
recherche les moyens d'encourager et de développer la participation plus active
des citoyens à la vie locale, notamment par l'élargissement des possibilités
d'organisation de référendums locaux.
Cet effort de rééquilibrage des
pouvoirs concerne aussi évidemment les pouvoirs constitués. Et sur ce point,
l'urgence est bien, je le répète, de rompre avec ces logiques institutionnelles
favorisant l'écrasement politique de l'Assemblée nationale.
Je commencerai par la nécessaire
refonte des dispositions symboliques, je dis symbolique au vu de leur état de désuétude,
de la subordination du Parlement : l'article 16 devrait être abrogé et le
pouvoir de dissolution ne devrait être autorisé qu'en cas de circonstances
exceptionnelles.
Mais l'essentiel est ailleurs.
C'est le rapport de dépendance quotidien de l'Assemblée nationale envers le
pouvoir exécutif qu'il s'agit de briser.
A cette fin, il serait utile que
l'autorité du gouvernement provienne de l'Assemblée nationale. Je propose donc
que le gouvernement soit investi par la seule Assemblée nationale, sur
proposition du président de la République.
Je défends aussi l'idée que le
Parlement maîtrise intégralement son ordre du jour, que les articles 49-3 et
44-3 soient abrogés, que l'utilisation des ordonnances (art 38) soit
strictement encadré et que les entraves faites au droit d'amendement de
l'article 40 soient levées.
Sur la question précise du statut
de l'opposition, nous défendons l'extension
des droits des groupes parlementaires de l'opposition. Ainsi, la possibilité de
créer des commissions d'enquête devrait être facilitée et de facto autorisée à
l'opposition. Un droit devrait être reconnu à l'Assemblée nationale pour suppléer
aux carences gouvernementales à prendre des décrets d'application des lois. La
reconnaissance de ces nouveaux droits devrait être reconnue à l'opposition dans
toute sa diversité, afin aussi de ne pas favoriser l'institutionnalisation du
bipartisme.
Les procédures d'adoption du
droit européen ont conduit de facto à transférer au gouvernement des pans
entiers du domaine législatif relevant normalement de la compétence du
Parlement. Il est donc essentiel de donner au Parlement le pouvoir d'autoriser
ou de bloquer en amont l'adoption de règlements ou de directives
communautaires. En matière de politique internationale, il convient d'élargir
les dispositions de l'article 35 de notre constitution pour donner au seul
Parlement le pouvoir d'autoriser une opération militaire extérieure.
Enfin, il est nécessaire pour
rehausser la légitimité du Parlement de le rendre représentatif de la diversité
des opinions existantes dans notre pays.
La réforme des modes de scrutin,
et notamment l'introduction de la proportionnelle pour l'élection des
parlementaires, est également en débat.
L'élection des députés devrait se tenir au
scrutin proportionnel intégral, à parité. Nous sommes dans ce cadre prêts à
examiner toute réforme permettant de combiner une représentation
proportionnelle réelle tout en assurant l'ancrage des députés dans les
territoires. Nous sommes également prêts à examiner toute proposition
permettant d'assurer la constitution de majorités, tout en respectant le
principe de la proportionnelle. Un tel scrutin existe par exemple pour les élections
régionales.
Les propositions de réforme sont de toute façon
nombreuses. Nous nous opposerons fermement à toutes celles qui ne seront qu'un
simulacre de proportionnelle et nous soutiendrons toutes celles qui dans les
faits favoriseront une meilleure représentation de la diversité des opinions.
En ce qui concerne le Sénat, nous ne sommes pas
hostiles à l'existence d'une seconde chambre. Mais nous tenons à démocratiser
fermement son mode d'élection. Nous proposons aussi de supprimer les pouvoirs
de blocage dont dispose aujourd'hui le Sénat pour le vote de lois organiques et
des projets de révision constitutionnelle.
L'architecture constitutionnelle que je propose
conduit donc naturellement à la limitation des pouvoirs du président de la République.
Son rôle selon moi doit se limiter à celui de garant du fonctionnement démocratique
de nos institutions. On ne peut être “ arbitre et capitaine ” sans
profiter abusivement de ses pouvoirs. Aussi, par rapport aux pistes avancées
par le Président de la République, je ne souhaite pas que le président de la République
puisse être reconnu comme chef de l'exécutif. Cette fonction doit incomber au
Premier ministre.
Je suis en profond désaccord avec la proposition
d'autoriser le Président à s'exprimer devant le Parlement. Une telle réforme
troublerait encore davantage la nature de la responsabilité politique du Président
de la République et donc aussi celle de ses liens avec le Parlement.
Je partage en revanche l'idée de rendre plus
transparente le budget de la présidence de la République et de donner un droit
de regard au Parlement sur les nominations les plus importantes.
Je précise bien que nous sommes opposés à l'idée
de faire évoluer nos institutions dans le sens d'un régime présidentiel. Si tel
devait cependant être votre choix, il conviendrait évidemment d'assurer la
pleine indépendance du Parlement, et donc de supprimer les pouvoirs
d'initiative législative et les pouvoirs budgétaires qui sont actuellement ceux
du gouvernement.
En conclusion je tiens à dire que quelle que soit
l'ampleur des propositions de réforme institutionnelles que votre commission
retiendra, ce projet de réforme devra donner lieu au plus large débat démocratique
possible, et au final être tranché par référendum.
Voilà, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et
Messieurs, les grandes lignes de mes propositions et de celles du PCF pour la réforme
de nos institutions.
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| lundi 01 octobre 2007, a 21:44 |
| Groupe COMMUNISTE ( Sénat ) |
Nationalité des équipages de naviresPar Gérard Le Cam - 18 Septembre 2007
Monsieur
le président, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, le
projet de loi que nous examinons aujourd’hui entend mettre un terme Ã
la règle selon laquelle le capitaine d’un navire battant pavillon
français et l’officier chargé de sa suppléance doivent être de
nationalité française. Ce texte, présenté, à tort
selon nous, comme la traduction de la mise en conformité du droit
français au droit communautaire, s’inscrit dans le sillon de la loi de
2005 portant création du registre international français. Lors
de ces débats, débutés en 2003, nous avions vivement dénoncé la
possibilité d’employer des marins étrangers aux conditions de leur pays
d’origine sur des bâtiments battant pavillon national. Avec la mise en
place du registre international français, les parlementaires
cautionnaient l’engagement de personnels étrangers dans des conditions
souvent moins favorables que les personnels nationaux, alors que ces
derniers couraient le risque de voir remis en cause tant leur statut
que leur emploi. Malgré cette aubaine offerte aux
armateurs, la création du RIF n’a pas eu, vous en conviendrez, les
effets escomptés. Le rapport sur le projet de loi avance deux
explications à cet échec. Il souligne tout d’abord la classification
par l’International Transport Workers Federation du registre
international français en pavillon de complaisance ; mais cette
analyse, quoique flatteuse, au regard de l’influence qui est ainsi
attribuée à l’organisme concerné, paraît quelque peu fantaisiste quand
on connaît le succès des pavillons de complaisance. En revanche, le
retard pris dans l’agrément du GIE fiscal par la Commission explique
sans doute mieux la retenue des entreprises concernées... Toujours
est-il que le RIF engendre des problèmes sans atteindre les objectifs
fixés. Peut-être serait-il opportun dès lors d’envisager d’autres
solutions. En effet, le développement du pavillon national et de
l’activité maritime ne peut pas se concevoir comme une harmonisation
par le bas des normes sociales et des règles de sécurité. Or c’est bien
de cela qu’il est question, comme vient de le souligner M. de Richemont. À
titre d’exemple, il est indiqué à la page 17 du rapport que le succès
du RIF serait « l’une des clés du maintien de la filière maritime
française et de la lutte pour la sécurité maritime, puisque c’est
l’État français qui est compétent pour contrôler le respect des règles
de sécurité et des normes sociales à bord des navires immatriculés au
RIF ». Nous pensons au contraire que ce contrôle, bien que nécessaire,
n’est pas suffisant, car, en l’état actuel de la législation, les
entreprises de travail maritimes sont soit agréées par l’État
d’implantation, soit soumises au contrôle de l’armateur. Nous
souhaitons que l’État français puisse contrôler en amont ces
entreprises pour vérifier qu’elles respectent les règles minimales de
protection des personnels qui travaillent sur les bâtiments battant
pavillon français. La France a été à plusieurs reprises le théâtre
d’abandons de navire dont les personnels impayés n’avaient pas les
moyens de regagner leur pays : le Kifangondo au Havre, l’Obo Basak Ã
Dunkerque, l’Oscar Jupiter à Nantes ou le City of London à Marseille
sont autant d’exemples malheureux. C’est dire la précarité des
conditions de travail et de vie de certains équipages ! Nous
devons donner l’exemple, assurer aux personnels navigants de bonnes
conditions de travail et non pas organiser notre législation pour faire
du dumping social. D’ailleurs, la convention du travail maritime
approuvée le 23 février 2006 par l’OIT en vue de remplacer les
soixante-huit conventions et recommandations adoptées depuis 1920
portant sur les conditions de travail des gens de mer attribue plus
clairement à l’État du pavillon la responsabilité de toutes les
questions de travail et des questions sociales à bord des navires. Il
est essentiel de revaloriser les conditions de travail et de
rémunération au regard de la dureté des métiers et des enjeux humains,
environnementaux et économiques liés à l’exercice des métiers de la mer. Le
texte que vous proposez aujourd’hui, monsieur le secrétaire d’État, va
dans un tout autre sens. Il poursuit le mouvement engagé en 2005 en
invoquant le respect du droit communautaire alors même que les
jurisprudences sont les mêmes. À cette époque, tant le Gouvernement que
les différents rapporteurs sur le texte au Sénat affirmaient
l’importance de la nationalité française du capitaine et de son second.
Lors de son intervention sur l’affaire Anker, l’État français avait
expliqué très justement, en faisant référence à l’affaire Reyners et Ã
l’arrêt de la Cour de justice des Communautés européennes du 21 juin
1974, que les prérogatives de puissance publique dont dispose le
capitaine d’un navire ne sont pas séparables de ses autres activités et
qu’un emploi relève de l’exception prévue à l’article 39, paragraphe 4,
du traité CE, dès lors qu’il comporte des prérogatives de puissance
publique. Le projet de loi, sous prétexte de se
conformer aux exigences communautaires et d’échapper aux foudres d’une
action en manquement, risque, dans les faits, de faire du principe qui
prévalait jusque-là une exception. Ce faisant, le Gouvernement va au-delà des exigences communautaires. En
effet, la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés
européennes accepte qu’il soit dérogé au principe de libre circulation
des travailleurs dans la mesure où les prérogatives de puissance
publique sont effectivement exercées de façon habituelle et ne
représentent pas une part réduite de leur activité. Cette jurisprudence
ne pose en aucun cas une interdiction absolue de réserver la
nationalité française à ces personnels. C’est également ce qui ressort
de la lecture des extraits de la requête de la Commission européenne
quand elle demande à la Cour de « constater que, en maintenant dans sa
législation l’exigence de la nationalité française pour l’exercice des
emplois de capitaines et officiers sur tous les bateaux battant
pavillon français, la République française a manqué aux obligations qui
lui incombent en vertu de l’article 39 CE ». De
plus, en l’état, la future loi risque d’être déclarée
inconstitutionnelle, et cela malgré les précautions apportées en ce qui
concerne les prérogatives en matière pénale et de sécurité des navires.
En effet, les pouvoirs conférés au capitaine ou à son second en qualité
d’officier ministériel et d’officier d’état civil restent des
prérogatives de puissance publique. L’activité
maritime, au regard de l’immensité des territoires qu’elle recouvre, de
la multitude des sujets de droit qu’elle concerne et des droits qui
sont applicables, requiert une volonté forte des États si l’on ne veut
pas céder à la tentation d’une irresponsabilité facile à organiser. La
convention de Genève sur la haute mer de 1958 et la convention des
Nations unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982 prévoient
qu’un lien substantiel doit exister entre l’État et le navire. Or, nous
considérons que la réserve de nationalité française du capitaine du
navire et de son suppléant est un élément constitutif de ce lien. Le
navire, rattaché par le pavillon qu’il bat à un seul État, soumis à la
seule juridiction de ce dernier, est en droit de naviguer sur toutes
les mers du globe et de se déplacer hors des frontières de l’État dont
il a la nationalité pour évoluer dans un espace de liberté où
s’affrontent d’autres pavillons, et donc d’autres nationalités. Le
droit international public s’applique dans cet espace pour assurer,
entre autres choses, la sécurité et la sûreté de la navigation ainsi
que la protection de l’environnement marin. Le
drame, dans lequel un patron pêcheur français a été tué, causé par le
naufrage au large de l’île d’Ouessant du Sokalique, navire immatriculé
dans les îles Kiribati, montre les problèmes que soulèvent les lacunes
de la justice internationale en matière de droit de la mer et la
compétence juridictionnelle de l’État pavillon. Les
difficultés pour trouver les responsabilités dans l’affaire de l’Erika
constituent un autre exemple malheureux mais prévisible. En effet, le
rapport sur le naufrage du pétrolier remis au gouvernement de Lionel
Jospin en janvier 2000 faisait apparaître que le propriétaire du navire
était une société maltaise contrôlée par deux sociétés libériennes au
capital détenu par des personnes dont l’identité n’était pas clairement
établie, et que ce navire était exploité par un ressortissant italien,
conduit par un capitaine et un équipage indiens, sous pavillon de libre
immatriculation maltais ! Il devient urgent de se
mobiliser à l’échelle européenne et internationale contre les pavillons
de complaisance et contre la justice de complaisance qui en découle. Il
incombe aux États de veiller à ce que les navires battant leur pavillon
respectent les règles et les normes internationales applicables, ainsi
que les lois nationales adoptées conformément à la convention. Or
le capitaine est responsable à bord de l’application des diverses
conventions internationales, s’agissant en particulier de la sécurité
du navire, des biens, des hommes, et de la préservation de
l’environnement. Force est de constater que les
fonctions de capitaine sont indissociables de l’exercice de
prérogatives de puissance publique. En cas de violation de ces
obligations par le navire, la responsabilité de la France pourra donc
être engagée. De plus, pour des raisons pratiques
de communication et de réactivité, il apparaît essentiel que les
personnes qui exercent ces fonctions soient en mesure de connaître non
seulement la langue de l’État pavillon, mais également le contenu des
lois nationales. Le compte rendu du colloque
international sur le pavillon qui s’est tenu à Paris les 2 et 3 mars
2007, compte rendu disponible sur le site de l’Association française
des capitaines de navires, l’AFCAN, fait état du « point de vue du
capitaine » d’un navire sous pavillon de complaisance, s’agissant de
l’autorité : « L’autorité, ce n’est pas le pavillon : le capitaine n’a
aucun contact avec lui. Par certains côtés, l’autorité, c’est la
société de classification, qui agit pour le compte de l’État du
pavillon. L’autorité, c’est surtout le gestionnaire du navire, ainsi
que l’affréteur, c’est-à -dire les donneurs d’ordres. » C’est
pourquoi le lien substantiel ne peut se limiter à un contact pour
l’immatriculation et au paiement d’une taxe. Or, en disloquant encore
le lien entre l’État et le navire, c’est ce à quoi nous conduit ce
projet de loi. En outre, la voie choisie par le
Gouvernement fait peser des dangers sur la pérennité du savoir-faire
maritime français. Pour occuper le poste de capitaine, une expérience
acquise pendant de nombreuses années dans des fonctions intermédiaires
est nécessaire. Les capitaines restent peu de temps en poste. Les
fonctions sont écrasantes de responsabilité et la rémunération n’est
pas à la hauteur des sacrifices. D’ailleurs, le déficit des candidats Ã
la relève est symptomatique du désintéressement pour cette fonction. LÃ
où vous proposez, monsieur le secrétaire d’Etat, de chercher des
candidats ailleurs, candidats qui ne seront pas formés par nos écoles,
nous pensons, pour notre part, qu’il faudrait revaloriser ces métiers
afin de garder le savoir-faire français et de créer des emplois dans
cette filière économiquement prometteuse. Enfin, en
ce qui concerne la question de la langue - c’est en effet le coeur du
problème si l’on ouvre les fonctions de capitaine à d’autres
nationalités -, on peut lire, toujours sur le site de l’AFCAN, dans un
document traitant du thème « le RIF et la nationalité du capitaine »,
ces lignes très instructives : « Le deuxième volet de nos
préoccupations est le résultat de la mixité linguistique des équipages.
L’analyse de la situation actuelle est rapide : ce n’est pas vrai, tous
les marins ne parlent pas suffisamment anglais ! » [...] « Dans
l’analyse des causes des accidents maritimes, l’incompréhension des
communications échangées est un élément dominant ! ». Ainsi
perçoit-on les dangers résultant d’un commandement opéré soit dans une
langue qui n’est pas comprise par la majorité de l’équipage, soit dans
un mauvais anglais dont l’accent rend les phrases incompréhensibles. Dès
lors, monsieur le ministre, vous comprendrez que, Ã la fois pour des
raisons très simples de sécurité, pour tenir compte des exigences
essentielles de qualité de la formation et d’exercice des professions
concernées par ce projet de loi ainsi que pour préserver le
savoir-faire français, nous soyons résolument hostiles à l’ouverture
que vous prônez et que, en conséquence, nous votions contre ce texte. |
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| lundi 01 octobre 2007, a 21:17 |
| Franchises médicales : mobilisation en cours . |
Par Régis TRILLES le lundi 1 octobre 2007, 19:44 - Actualité - Luttes
- Lien permanent
Franchisesmanifestations
Pari
réussi, estime le collectif de quelque cinquante organisations,
associations, syndicats, partis de gauche à l'initiative de la
première journée de sensibilisation et de mobilisation contre les
nouvelles franchises sur les dépenses de soins.
À
deux semaines du débat parlementaire, qui prévoit d'imposer cette
mesure dès le 1 er janvier prochain, entre 20 000 et 30 000 personnes,
au total, ont pris part samedi à une soixantaine de réunions publiques
et de rassemblements dans l'Hexagone. Ils et elles étaient ainsi 1 500
à Nantes, 600 à Caen, 200 à Grenoble, autant à Strasbourg et à Nîmes,
300 à Limoges, autant à Carcassonne, etc.
Parterre rempli, balcon copieusement garni, le gymnase Japy, à Paris, a fait le plein.
Quelque 2 500 personnes sont venues donner le coup d'envoi de la campagne contre le projet gouvernemental.
La
réunion prit la forme d'un forum qui donna à entendre la riche
polyphonie des oppositions à ce mauvais coup monté contre le droit à
la santé.
Près
de quatre heures durant, le micro est passé entre les mains de
plusieurs dizaines de représentants d'organisations, de simples
citoyens aussi.
Et
les uns et les autres ont fait tomber toutes les justifications
avancées, y compris les plus pernicieuses, par le chef de l'Etat et sa
ministre de la Santé Roselyne Bachelot.
Ponction
quasi indolore, limitée, épargnant les plus démunis? Petit geste à la
portée de chacun pour servir la noble cause de la lutte contre la
maladie d'Alzheimer, et pour ramener à la raison des « consommateurs de
soins »…
La
mobilisation a bien débutée, n’en déplaise à une presse aux ordres et
va s’amplifier dans les jours à venir, au vu des « visages nouveaux »
et des jeunes dans les défilés.
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| lundi 01 octobre 2007, a 20:39 |
| Les éducateurs prennent le président à la lettre ! |
Par Régis TRILLES le lundi 1 octobre 2007, 18:34 - EDUCATION : Quatorze organisations adressent une lettre ouverte à Sarkozy: « Nous voulons une autre politique pour garantir la réussite de tous. »
Après la «Lettre aux éducateurs", place à la lettre des éducateurs.
Quatorze organisations (syndicats de personnel, de lycéens ou
d’étudiants, fédérations de parents et mouvements pédagogiques)
signent une lettre ouverte au président de la République (1), plagiant
là le moyen choisi par ce dernier, début septembre, pour s'adresser à
eux.
Nicolas Sarkozy y exposait ses appétits pour l'école (l'Humanité du 5 septembre). Elles(2)
lui formulent les leurs. Ce n'est pas, à proprement parler, une
réponse du berger à la bergère. Plutôt une mise au point, afin que
tout soit clair quant aux objectifs visés par les uns et les autres.
«La lettre de M. Sarkozy dit tout et son contraire», explique Jean-Jacques Hazan, secrétaire général de la FCPE, désigné pour exposer la démarche à la presse. «On ne peut qu'être d'accord avec lui lorsqu'il déplore les inégalités scolaires et le déterminisme social.
" De même l’ambition affichée par le gouvernement de mener 50 % d'une
classe d'âge au niveau bac + 3 est-elle de celle à laquelle adhèrent
les organisations.
Banco,
donc, pour une transformation de l'école garantissant la réussite des
jeunes, affirment-elles... Encore faut-il s'entendre sur les mots et la
façon de les mettre en œuvre.
«Tout le monde n'a pas la même notion de la réussite », relevait Dominique Guy, secrétaire générale du CRAP-Cahiers pédagogiques. «Par
exemple, nous estimons qu'il ne suffit pas de mettre trois jeunes de
ZEP en classe prépa à Henri-IV pour assurer la démocratisation », dénonçait-elle, faisant référence aux politiques d'égalité des chances impulsées ces dernières années. «Nicolas Sarkozy parle de garantir un niveau minimal à l'entrée en sixième, relevait encore Jean Jacques Hazan. Mais comment ? Via un examen ? un concours ?
Idem concernant la réforme du collège unique, «dont on ne sait ni où elle va ni comment ".
La
missive des éducateurs dresse ainsi une liste de contradictions
flottant entre les ambitions affichées et les mesures engagées.
"Égalité des chances" ou "ambition réussite",
ces grands mots ne peuvent tenir lieu de politique de transformation
démocratique de l'école, écrivent les signataires. Au contraire, « réduire
l’offre d'enseignement pour tous, libéraliser la carte scolaire pour
laisser se développer des ghettos scolaires, annoncer un collège
éclaté, favoriser l'école privée, c'est menacer gravement le service
public. " .
Ni
sélection précoce, ni moyens amputés, mais « d'autres choix, un autre
budget, une autre politique », exigent les organisations.
Et d'insister, au moment même où le gouvernement finalisait son projet de budget 2008, sur le record «tristement historique» que celui ci s'apprête à exploser: 11200 postes supprimés dans l’éducation.
La promesse d'encore « plus de précarité, de difficultés, pour tous, personnels, familles, élèves », selon les signataires.
Questions
budgétaires mises à part, il n'est pas habituel de les voir signer
communément une telle lettre. Un consensus construit en laissant de
côté les sujets polémiques - par exemple le socle commun de
connaissances - et à partir de lectures divergentes, en certains
points, de la lettre du président.
Mais un consensus renforcé autour d'un principe irrévocable
pour toutes: l'affirmation que tous les jeunes sont capables
de réussir et qu'une école qui en laisse sur le carreau est
une école qui faillit à sa tâche.
(1)Distribuée dans les établissements, il est possible
de la signer en ligne sur le site :
7http://www.lettreouverteaupresident.org/?petition=1>
Liste des organisations signataires : Cé, FAEN, FERC-CGT,
FlDL, FSU, GFEN,ICEM-Pédagie Freinet,
Ligue de l'enseignement, SGEN, UNEF, UNL,
CRAP-Cahiers pédagogiques, UNSA éducation
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| lundi 01 octobre 2007, a 18:37 |
| Mariani : toujours plus loin,toujour plus fort ! |
Mariani�: toujours plus loin,toujours plus fort�! va etre d�cor�,et
"promotionn�"
Appel d�air /et mis�re, il ose�!!
( � lire aussi L�article sur l�opposition des d�put�s de droite catholiques
et autres UMP au test ADN)
Solange
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/281293.FR.php
exclus des centres d�accueil pour les SDF, � la suite d�un amendement vot� �
l�Assembl�e. Thierry Mariani aura d�cid�ment marqu� de son empreinte le
projet de loi sur les flux migratoires. Outre le test ADN, le d�put� UMP du
Vaucluse est parvenu � faire adopter cet autre amendement, vot� dans la nuit
du 19 au 20 septembre, qui aboutit � exclure des Centres d�h�bergement
d�urgence (CHU) les �trangers en situation irr�guli�re.
Sur le m�me sujet
Des tests ADN pas tr�s cathos
Sarkozy laisse les d�put�s trancher
Froid. Thierry Mariani s�en d�fend, pr�tendant que le b�n�fice d�un
��h�bergement de tr�s courte dur�e, par exemple pendant l�application du plan
d�urgence hivernale, n�est pas mis en cause�� par son texte.Sous-entendu�: on
ne laissera pas les sans-papiers mourir de froid dans la rue. Sauf que les
associations en charge des �tablissements accueillant les SDF en font une
lecture moins optimiste.
��D�tresse extr�me��. ��Du fait de la volont� des pouvoirs publics d�humaniser
l�accueil des sans-abri, tous les centres d�h�bergement d�urgence se
transforment progressivement en centre de stabilisation avec des s�jours
pouvant aller jusqu�� trois mois. On veut d�sormais �viter de remettre les
sans-abri � la rue tous les matins��, rel�ve Sandrine Witeska, porte-parole
d�Emma�s France. Or, Thierry Mariani pr�cise, dans son expos� des motifs,
que l�acc�s � ces nouveaux dispositifs ��ne peut �tre accessible qu�� des
personnes en s�jour r�gulier, sous peine d�alimenter un flux d�immigration��
.
Du fait de cette transformation des CHU, les sans-papiers n�y auraient donc
pas acc�s . Hiver compris. Cette disposition bouscule aussi des traditions
humanitaires bien ancr�es dans le milieu associatif. ��L�h�bergement
d�urgence est fond� depuis toujours sur un accueil inconditionnel, car les
gens qui frappent � la porte d�un CHU sont dans une d�tresse extr�me. Cet
amendement s�attaque � des gens qui sont au bout du rouleau��, affirme le
responsable d�un centre. ��On nous dit qu�on pourra laisser rentrer les gens
dans nos centres, mais qu�ensuite on devra les virer. Ce qui est humainement
inacceptable��, pointe Didier Cusserne, d�l�gu� g�n�ral de l�association
Emma�s Paris.
D�put� PS de Paris, Serge Blisko remet en cause la pertinence de cet
amendement dans un texte sur les flux migratoires. ��Mariani veut nous faire
croire que les gens seraient incit�s � venir en France parce qu�ils
pourraient avoir une place dans un centre pour SDF. Ce n�est pas cr�dible.��
ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers
De : zpajol
LUNDI 1er OCTOBRE 2007
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| lundi 01 octobre 2007, a 18:05 |
| Je veux,tu veux,nous voulons ! |
Par philippe tixier le lundi 1 octobre 2007, 17:02 - politique
- Lien permanent
Je veux gagner les municipales, je ne veux pas voir le déficit de mon budget.
Je veux qu'on travaille plus, car en ce qui me concerne je ne peux plus, je fais déjà 25 heures par jours !
Je veux une croissance de 3 %
je veux libérer Ingrid
je ne veux plus de clandestins en France !
je veux ...
je veux que tout le monde achète un parapluie pour qu'il pleuve !
Confondre sans arrêt cause conséquence fait beaucoup rire, beaucoup
de coups médiatiques, mais n'est pas franchement efficace ! C'est un
peu de la politique enfantine ! Et les parents de dire : « tu veux,
..., le roi a dit Nous voulons ! Point barre !
On en est malheureusement là !
Le ridicule ne tue pas mais la honte et le silence l'ont déjà fait !
Décidément, le monde est complexe.
Mon Blog : http://libre.gauchepopulaire.fr/
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme
celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que
chaud !
philippe tixier
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| lundi 01 octobre 2007, a 17:45 |
| Pour la défense du rail ! |
Par JC 63 le lundi 1 octobre 2007, 15:53 - Activités
- Lien permanent
Samedi 13 octobre 14 heures
Barrage des Fades (commune des Ancizes Comps)
Contre une mort annoncée, le Collectif de Défense et de
Développement des Services Publics dans les Combrailles organise un
rassemblement :
pour sauver la ligne SNCF Clermont-Montluçon et manifester contre la mise en pièces réglée des services publics.
pour assurer la vie collective dans les Combrailles et éviter la mort du territoire.
A l'heure où l'on parle d'écologie, et où le Grenelle de
l'Environnement prône le développement du ferroviaire, on tue à petit
feu les dessertes ferroviaires pas assez rentables. Si les Combrailles
verraient leur desserte ferroviaire disparaître, la population perdrait
son principal moyen de transport en commun. Tandis que les entreprises
perdraient, pour leur part, la possibilité de faire appel au fret.
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| lundi 01 octobre 2007, a 17:12 |
| QUE SE CACHE-T-IL . |
Que se cache-t-il derrière la volonté d’alignement de ces régimes ?
Par Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT.
François
Fillon a annoncé une troisième réforme des retraites, programmée pour
2008. Elle se traduirait par un nouvel allongement de la durée de
cotisation pour tous les salariés, 41 ans en 2012 et 42 ans rapidement,
une amputation des droits familiaux, une mise en cause du dispositif
carrières longues. L’alignement des régimes spéciaux annoncé à grand
fracas par Nicolas Sarkozy apparaît bien comme le moyen de dissimuler
une nouvelle baisse des pensions qui se prépare pour tous les salariés.
Il
y a bien sûr un problème d’égalité face à la retraite. Mais cela ne
conduit pas nécessairement à la disparition des régimes spéciaux. Les
agents publics de la SNCF, des IEG et de la RATP bénéficient de trois
mesures : une durée de cotisation plus courte, des possibilités de
départ anticipé et le calcul de la retraite sur les six - derniers mois
de salaires. Mais ces acquis ne sont pas sans contreparties : un
décompte strict des durées cotisées, une exclusion des primes de la
base de calcul des retraites ainsi que des « droits familiaux » plus
limités que dans le privé. Tout compris, comme l’a établi le conseil
d’orientation des retraites, cela donne des niveaux de pension, à
qualification égale, sensiblement identiques dans le public et dans le
privé.
On ne peut pas non plus séparer les
possibilités de départ anticipé à EDF, à la SNCF, à la RATP de la
pénibilité du travail et de l’assujettissement aux contraintes d’un
service public fonctionnant 24 heures sur 24 et 365 jours par an. La
pénibilité existe ailleurs évidemment ! Mais dans quel sens doit
s’opérer l’ajustement ? Vers le bas ? Ou, au contraire, par la
reconnaissance de droits équivalents dans le secteur privé ?
Reste
la question du « coût des régimes spéciaux ». Contrairement à ce qui
est dit, les régimes spéciaux ne coûtent rien aujourd’hui au régime
général. Au contraire, ces régimes sont dans les faits contributeurs
nets au titre de la compensation. Ils apportent 3,4 milliards d’euros,
essentiellement aux régimes non salariés. Par contre, les employeurs
des entreprises publiques versent des cotisations plus élevées que les
employeurs privés et l’État contribue au déséquilibre démographique du
régime de la SNCF. Les employeurs publics supportent donc une grande
partie des conséquences de leurs choix de gestion. C’est un mauvais
exemple que ne supporte pas le patronat privé, qui réduit les emplois
sans en assumer les conséquences. Posons-nous une seule question :
depuis quand les cotisations patronales retraites au régime général
n’ont-elles pas augmenté ?
La CGT propose de
prendre le problème de l’égalité d’une tout autre manière. Il s’agit
d’assurer à chacun le droit à une véritable retraite à 60 ans et de
tenir compte des métiers pénibles et astreignants. Face à la précarité,
à l’entrée tardive dans une activité professionnelle, il s’agit de
définir pour les jeunes de nouvelles conditions d’acquisition des
droits. Plus fondamentalement, nous voulons un véritable socle de
garanties communes aux salariés du privé comme du public et dégager des
moyens de financement correspondants. C’est l’enjeu de la confrontation
qui s’annonce sur le dossier des retraites.
A lire également
4« Le gouvernement prépare la suite »
5Logique démographique et lobbying patronal
6Une campagne de désinformation de grande ampleur
7« Le statu quo paraît inimaginable »
8L’harmonisation par le haut, financièrement possible
9« Notre régime ne coûte rien à la collectivité » l'Huma du 28 / 09 / 07
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| lundi 01 octobre 2007, a 16:52 |
| ENVIRONNEMENT . |
Genelle de l’environnement : pas d’écologie pour les lobbies
Par : Commission territoires - écologie - décentralisation
Mis en ligne : 1er octobre
Les groupes de travail du Grenelle de l’environnement ont publié leurs travaux et formulé des propositions.
Pour l’essentiel, ces propositions qui émanent de la société civile vont dans le bon sens :
réduire les émissions de gaz à effet de serre, économiser l’énergie,
développer les transports collectifs, favoriser le transport ferroviaire,
avoir un programme de rénovation thermique du bâti,
encourager les énergies renouvelables,
réduire la pollution chimique responsable de maladies graves,
réduire drastiquement l’utilisation des pesticides,
geler les cultures d’OGM en plein champ...
Le Parti communiste français approuve ces propositions.
Désormais, le gouvernement se trouve au pied du mur. Mettre en oeuvre ces orientations suppose deux choses :
mettre en cause les lobbies financiers et industriels et réorienter le type de développement dans tous les domaines ;
définir
un nouveau type de développement qui ne soit pas soumis aux logiques
d’intérêt à court terme mais à la réponse aux besoins humains et
sociaux et au respect des écosystèmes.
Que l’on pense aux transports collectifs, à l’énergie,
à l’habitat, à la préservation de la biodiversité, à l’éducation, à la
santé, l’ensemble de ces domaines appelle une maîtrise publique et
l’existence d’outils au service de cette maîtrise, c’est-à-dire les
services publics.
La politique menée par le gouvernement Sarkozy, Fillon,
Borloo va exactement en sens inverse. Très attentif aux exigences du
MEDEF et des grands lobbies financiers et industriels, il privatise les
services publics, instaure une fiscalité inégalitaire qui ne lui donne
pas les moyens d’une intervention publique. Pire, il entend diminuer
d’une manière drastique les moyens dans des secteurs aussi décisifs
pour l’environnement que l’éducation, la santé et l’équipement, et
projette de supprimer des centaines de gares de fret.
Le ministère de l’Ecologie et du Développement durable est lui-même frappé par les diminutions d’effectifs.
Comment dans ces conditions pourra-t-il répondre aux
exigences qui s’expriment à travers les groupes de travail du
Grenelle ? Les temps courts du profit prônés par les logiques libérales
sont incompatibles avec les temps longs exigés par la préservation des
écosystèmes et le développement durable et solidaire.
Les communistes veulent aboutir à la résolution de la crise écologique et travaillent en ce sens. Ils organisent les 16 et 17 novembre prochain un Forum
qu’ils mettent à disposition de toutes les forces de gauche et des
organisations écologistes pour élaborer ensemble les propositions
alternatives et les ripostes qui s’avéreront nécessaires.
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| lundi 01 octobre 2007, a 16:37 |
| MOBILISATIONS ! |
Mobilisations sociales : Appel des partis de gauche et écologistes
Par : Relations extérieures
Mis en ligne : 1er octobre
La politique menée par le président de la République et sa majorité est à la fois profondément injuste et totalement inefficace.
Les 15 milliards d’€ de cadeaux fiscaux distribués aux
plus riches cet été n’ont eu aucun impact sur l’emploi. Par contre, la
facture va être présentée dès cet automne à tous les citoyens, et avant
tout aux plus modestes, tandis que l’état des finances publiques se
dégrade.
Nicolas
Sarkozy met en œuvre une politique fondée sur la mise en cause des
protections sociales et du droit du travail. Cette politique accroît
les inégalités et la précarité pour tous, salariés mais aussi chômeurs,
retraités, étudiants, jeunes. Les malades sont aussi touchés, par des
franchises médicales qui feront peser un impôt supplémentaire sur leurs
épaules au prétexte de financer les dépenses nécessaires à la recherche
contre la maladie d’Alzheimer.
Face à cette politique, les partis de gauche et écologistes soutiennent les mobilisations unitaires
d’ores et déjà prévues et à venir, pour imposer au gouvernement de
réelles négociations. Ils se sont mobilisés pour exprimer leur refus
des franchises médicales, le 29 septembre. Ils seront aux côtés des
prochaines mobilisations à l’initiative des syndicats pour mettre en
échec la politique antisociale de la droite.
Ils soutiennent une tout autre politique fondée sur la solidarité, la justice sociale, l’égalité, une autre répartition des richesses et le respect de la dignité :
Concernant les retraites,
en opposition avec la politique du gouvernement, nous proposons la
pérennisation du système de répartition et la prise en compte de la
pénibilité du travail. En outre, il faut revaloriser tout de suite les
petites retraites et des pensions de réversion. Des ressources
nouvelles peuvent être trouvées du côté des revenus financiers et des
stock-options.
Sur le pouvoir d’achat,
enjeu essentiel à la fois pour la vie quotidienne et pour l’économie,
la priorité doit être à la revalorisation des salaires, des retraites
et des minima sociaux.
Les services publics
doivent être renforcés, rénovés et démocratisés, notamment pour
l’éducation, à l’opposé de la politique de suppression de postes du
gouvernement. Il faut développer un réel service public de la petite
enfance. Il est urgent de renforcer la recherche publique et
l’innovation, d’investir massivement dans le soutien aux énergies
renouvelables et aux économies d’énergie, de financer la construction
massive de logements sociaux.
Le droit du travail doit être défendu et les pouvoirs des salarié-e-s étendus.
La politique de l’immigration
doit respecter les droits et la dignité des personnes. Nous combattons
la politique d’immigration de Nicolas Sarkozy et la chasse aux
migrants. Le honteux recours aux tests ADN doit être abrogé
définitivement.
Ensemble, comme dans les luttes contre le CPE, nous pouvons faire reculer la droite.
Signataire :
Les Alternatifs
Convergence citoyenne
MARS-Gauche républicaine
Mouvement républicain et citoyen
Parti communiste français
Parti socialiste.
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| lundi 01 octobre 2007, a 16:04 |
| Détaxation des heures supplémentaires . |
Détaxation des heures supplémentaires : Le silence assourdissant de la droite résonne comme un aveu d’échec
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 1er octobre
La
mesure phare de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, à savoir
la détaxation des heures supplémentaires présentée par le fameux slogan
« travailler plus pour gagner plus », entre en vigueur aujourd’hui.
Mesure phare de la campagne de Nicolas Sarkozy, la
détaxation des heures supplémentaires était présenté comme la solution
au pouvoir d’achat des français. Pourtant, le silence assourdissant
contraste avec l’habituelle fanfare des courtisans et des groupies.
Manifestement, ni le gouvernement, ni les parlementaires et pas même
les traditionnelles groupies présidentielles, n’osent assumer l’échec
annoncé de cette mesure.
Et
pour cause. Les grands gagnants seront les patrons, avec un cadeau
immédiat de 20 milliards d’euros, sans aucune contrepartie. De plus,
cette mesure contribuera à accroitre le déficit de la Sécurité sociale.
Le manque à gagner est estimé à plus de 5 milliards d’euros pour la
Sécurité sociale, et s’ajoute au 11 milliards déjà annoncés la semaine
dernière.
Le bilan est implacable, il ne restera aux salariés qu’une aggravation
de leurs conditions de travail et sans augmentation de leur pouvoir
d’achat.
Le silence de la droite résonne comme un aveu. La
détaxation des heures supplémentaires n’aura pas d’autres effets que
d’accroitre les injustices sociales.
Il est une vérité que M. de La Palisse ne renierai sans
doute pas : la seule solution pour augmenter le pouvoir d’achat est
d’augmenter les salaires. Le Parti communiste est déterminé à porter
cette exigence lors de la conférence gouvernementale sur les salaires
et le pouvoir d’achat de fin octobre, ainsi que lors du rassemblement
de riposte nationale organisé par le Parti communiste français le 27
octobre, à Paris.
Parti communiste français
Paris, le 1er octobre 2007.
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| lundi 01 octobre 2007, a 15:31 |
| Groupe communiste ( Sénat ) |
ContrefaçonPar Michelle Demessine - 19 Septembre
2007
Ce texte transpose la directive du 29 avril 2004. Si nous ne
contestons pas le renforcement de la protection des détenteurs de droits de
propriété intellectuelle, nous notons que la lutte contre la contrefaçon ne
saurait se réduire à des modifications législatives ; le comportement des
entreprises, des pouvoirs publics, des consommateurs doit évoluer.
Le projet de loi a une véritable portée politique en ce qu’il ne
traite de la contrefaçon que d’un point de vue économique, hexagonal. Le
phénomène, dit-on, fait perdre à la France plus de 6 milliards d’euros et 30 000
emplois chaque année ; c’est dire qu’il n’est plus artisanal mais industriel.
Planétaire et organisé, il profite des failles d’une économie mondialisée. Mais
les pays développés ne peuvent fermer les yeux sur les liens qui existent entre
contrefaçon, délocalisations et exploitation des travailleurs de certaines
économies émergentes. Les entreprises ont leur part de responsabilité lorsque,
dans le luxe par exemple, elles étiquettent en France des produits fabriqués
dans les pays en développement par de la main-d’oeuvre surexploitée. Et ces
derniers pays, une fois en possession du savoir-faire et de la technologie,
disposent de tous les outils nécessaires à la contrefaçon.
C’est dire que la lutte contre ce phénomène ne peut être cantonnée
au champ judiciaire, mais doit intégrer les processus de délocalisation et la
refonte de notre modèle d’échanges. Malheureusement, le texte se place
exclusivement du côté des entreprises victimes ; les consommateurs en sont les
grands absents.
La contrefaçon touche tous les secteurs, le luxe bien sûr, mais
aussi les médicaments, les jouets, les lunettes de soleil, les pièces détachées
pour l’automobile. Elle menace désormais la santé et la sécurité publique.
Tout cela, ce projet ne le prend pas en compte. Le rapporteur, en
revanche, s’est saisi du problème et propose un amendement visant à aggraver les
sanctions lorsque la contrefaçon porte atteinte à la santé ou à la sécurité des
personnes, la peine maximale passant de trois à cinq ans d’emprisonnement ou de
300 000 à 500 000 euros d’amende.
Cependant, si je ne conteste pas la nécessité de renforcer la
lutte contre la contrefaçon lorsqu’existe un danger pour le consommateur,
j’estime que le durcissement de la sanction et la création de circonstances
aggravantes ne peuvent constituer la seule réponse. Le choix est hélas toujours
le même : au lieu de s’attaquer aux causes, on réprime toujours plus.
La contrefaçon est souvent liée au crime organisé et au
blanchiment. Croyez-vous que cet amendement, s’il est adopté, inquiètera ceux
qui sont à la tête de ces réseaux ? Augmenter les moyens des services de police
et des douanes serait à coup sûr plus efficace. Mais ce débat est récurrent, et
nos points de vue restent divergents.
J’ajoute que le renforcement de la lutte contre la contrefaçon
peut avoir des effets pervers. C’est le cas dans l’agriculture, pour les
obtentions végétales. La loi du 12 mars 2006 entérine le principe du brevetage
des semences, portant atteinte au droit des agriculteurs de réutiliser les
semences de leur propre récolte. Aggraver les sanctions contre la contrefaçon va
verrouiller le dispositif : la situation dans laquelle vont se trouver les
agriculteurs aurait mérité à elle seule un débat.
Ce texte renforce les procédures simplifiées et accélérées de
saisine du juge, modifie le calcul des dédommagements et introduit un droit
d’information destiné à lutter contre les réseaux de contrefaçon. Les deux
premiers points constituent une véritable révolution de notre organisation
judiciaire. La directive impose aux États-membres de créer des procédures
rapides de mise en place de mesures provisoires et conservatoires efficaces.
Actuellement, seul le référé le permet. La directive, dans son article 9.4,
prescrit aux États-membres de veiller à ce que « ces mesures provisoires
puissent, dans les cas appropriés, être adoptées sans que le défendeur soit
entendu. ». Le projet introduit donc de nouvelles procédures accélérées et
simplifiées de saisine du juge qui, n’étant pas contradictoires, ne permettent
pas d’assurer l’égalité des armes entre les parties au procès. Les magistrats
entendus par le rapporteur ont soulevé le problème de l’extension de telles
procédures, contraires aux droits de la défense.
Le nouveau calcul de la réparation du préjudice pose lui aussi
problème. Le texte, qui reprend les termes de l’article 13.1 de la directive,
prévoit que les bénéfices injustement réalisés par le contrefacteur seront pris
en compte par le tribunal pour évaluer le préjudice résultant de la contrefaçon,
et que le tribunal pourra allouer, à titre de dommages et intérêts, une somme
forfaitaire ne pouvant être inférieure au montant des redevances ou droits qui
auraient été dus si le contrefacteur avait demandé une autorisation. Or, la
jurisprudence, se fondant sur l’article 1382 du code civil, a toujours refusé de
prendre en compte ces bénéfices dans le calcul des dommages et intérêts,
lesquels doivent réparer le préjudice sans qu’il en résulte pour la victime ni
perte ni profit. Le principe d’une réparation stricte et intégrale semble
incompatible tant avec la prise en compte des bénéfices injustement réalisés
qu’avec l’indemnisation forfaitaire.
Si renforcer la lutte contre la contrefaçon est d’autant plus
nécessaire que la santé et la sécurité des consommateurs sont en jeu, les
principes fondamentaux de notre droit doivent cependant être préservés.
Surtout, l’action en amont des services de police et des douanes
pour le démantèlement des réseaux est tout aussi importante que la répression.
La disparition des frontières, qui facilite le transit de marchandises
contrefaisantes, ne justifie pas les suppressions d’emplois dans les services
des douanes. Il est pourtant question de 638 suppressions nouvelles entre 2006
et 2008.
La lutte contre la contrefaçon doit reposer sur un partenariat
entre pouvoirs publics, entreprises et consommateurs. La ville de Saint-Denis,
suivant l’exemple de Saint-Ouen, de Nice ou de Saint-Tropez, a ainsi signé,
hier, une convention avec l’Unifab par laquelle elle s’engage à lutter contre
les produits contrefaisants vendus aux abords du Stade de France durant la coupe
du monde de rugby, à sensibiliser les consommateurs, les commerçants et les
habitants à la nécessité de coopérer avec la police, la gendarmerie, les douanes
et les services fiscaux.
Parce que le groupe CRC considère que l’on ne peut s’en tenir à
une simple transposition et que la lutte contre la contrefaçon appelle un débat
de fond, il s’abstiendra sur ce texte.
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| lundi 01 octobre 2007, a 08:41 |
| Se soigner ou crever chez l'oncle Sam ? |
Par MARCOTXO le dimanche 30 septembre 2007, 01:00 - Lien permanent
"Armé d’un fil et d’une aiguille, Rick, un jeune chômeur, referme
lui-même la plaie longue et profonde qui parcourt son genou : « je n’ai
pas les moyens de me payer de véritables soins. » Le plan suivant nous
montre Adam, la cinquantaine passée, penché sur la scie électrique qui
lui a récemment emporté deux doigts. Un accident domestique comme il
s’en produit souvent. Mais lorsqu’il est arrivé à l’hôpital, ses deux
bouts de doigt en poche, on lui a sorti les tarifs : 12 000 dollars
pour lui recoller l’annulaire, et 60 000 pour le majeur. Adam n’a pu se
payer que l’intervention à 12 000 dollars. Dans quel pays du
Tiers-monde ces images ont-elles été tournées ? Aux Etats-Unis
d’Amérique, la première puissance économique au monde."
La suite dans l'article de Jérôme Metellus, sur le site de La Riposte : http://www.lariposte.com/Sicko-de-Michael-Moore-893.html
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| lundi 01 octobre 2007, a 08:13 |
| FEUX DU POUVOIR ! |
Par philippe tixier le dimanche 30 septembre 2007, 00:12 - politique
- Lien permanent
feux du pouvoir !
Pour moi, Attali, Roquart, allègres, ... et dernièrement DSK se sont brûlés aux feux du pouvoir !
Ils essayent de valider leurs choix en invoquant la bonne marche de
la démocrtie ! Mais quelle démocratie ? Quel pays des droits de l'homme
qui écrase les petits et favorise les gros, qui chasse les enfants
scolarisés mais étrangés, ..., défenestre par peur de la police !
Ils jettent, de plus, le discrédit sur le PS et peut-être la gauche !
Qu'ils assument en reniant leur appartenance à la gauche, les citoyens y verraient plus clair.
DSK, salaire net d'impôt : 475 000 $ US ! Peut-on être encore de
gauche avec ce traitement faramineux ? Ca fait à peu près 1500 Euros
par jour ! Plus qu'un smic !
N$ a encore bien joué, et le PS a perdu ! De là à dire que les socialistes sont souvent des arrivistes !
Décidément, le monde est complexe.
Mon Blog : http://libre.gauchepopulaire.fr/
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme
celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que
chaud !
philippe tixier 2 9 7
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