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rassembler la gauche
mercredi 31 octobre 2007, a 08:43
Debout pour le journalisme .
 

"Debout pour le journalisme" : Une loi pour garantir l'indépendance des rédactions Par Farès :: 30/10/2007 à 22:03

Lundi 5 novembre, c'est la journée "Debout pour le journalisme"  (STAND UP FOR JOURNALISM!) :  journée de protestation au sein des médias européens.



Voir : http://www.ifj-europe.org/default.asp?Index=5031&Language=FR


Des dizaines de milliers de journalistes préparent une journée de protestation dans les capitales européennes pour mettre l’accent sur la terrible crise des médias : pressions politiques, déclin qualitatif et mauvaises conditions de travail sont des phénomènes présents partout en Europe.

[...]

“Les journalistes sont frustrés et en colère car ils ne peuvent pas faire leur travail correctement en raison d’ingérences politiques, de conditions de travail précaires et d’une commercialisation rampante qui mettent en pièces le cœur même du journalisme de qualité,”

[...]
Les syndicats et les associations de journalistes dans près de 40 pays européens prendront part à cette journée de protestation qui inclura des manifestations nationales et des actions à l’échelon européen portant sur l’effondrement de la confiance du public dans le travail des médias traditionnels.




Voir : 2http://www.acrimed.org/article2744.html


Après avoir présenté, le 4 octobre dernier, ses propositions pour renforcer l’indépendance de la presse française, l’intersyndicale des journalistes (SNJ, USJ-CFDT, SNJ-CGT, SJ-CFTC, SJ-FO) appelle la profession et les citoyens à se mobiliser pour la journée européenne de la liberté de la presse, « Debout pour le journalisme », le lundi 5 novembre. Organisée dans une trentaine de pays par la Fédération européenne des journalistes (FEJ), cette journée, en droite ligne avec le mouvement des syndicats de journalistes français, a pour objectif de faire prendre conscience aux citoyens européens que le journalisme et l’information sont en danger.

[...]

De fait, partout sur le vieux continent, les atteintes à la liberté de la presse, et donc au droit qu’ont les citoyens de bénéficier d’une information indépendante et pluraliste, se multiplient : pressions économiques et politiques, marchandisation de l’information, autocensure, précarité, non-respect du principe de protection des sources, etc. Et la qualité de l’information en pâtit.

[...]

En France comme ailleurs, selon la FEJ, « nous voyons se rejoindre les démons de l’ingérence politique, de l’autocensure, de la concentration des médias et de la précarité dans la profession pour aboutir à un journalisme véritablement malade ».

[...]

Les syndicats et les associations de journalistes dans près de 40 pays européens prendront part à cette journée de protestation qui inclura des manifestations nationales et des actions à l’échelon européen portant sur l’effondrement de la confiance du public dans le travail des médias traditionnels.





Et surtout, voir : 5http://www.intersj.info/

Il n'y a pas de démocratie sans liberté de la presse

Les syndicats de journalistes, réunis pour la première fois depuis quinze ans, s'adressent à tous les français pour proposer une loi garantissant  l'indépendance des rédactions, à l'heure où les dérives déontologiques, les rachats de médias et les pressions sur le contenu de l'information se multiplient, remettant en cause le droit de chacun à une information honnête, indépendante et fiable.


Les syndicats avancent les propositions de modification législatives suivantes :

* CHAQUE TITRE (écrit, audiovisuel,multimédia) devra disposer d’une équipe rédactionnelle permanente et autonome composée de journalistes professionnels au sens de l’article L 761-2 du Code du travail, collaborant régulièrement au titre, qu'ils soient mensualisés ou rémunérés à la pige. L'intégration/mensualisation devra être proposée aux journalistes pigistes qui en expriment le souhait. Le recours à des journalistes en CDD ne sera autorisé que dans les cas prévus par la législation en vigueur.

* LA LOI FERA OBLIGATION à l’éditeur de remettre chaque année aux institutions représentatives du personnel, en même temps que ses comptes annuels, la composition de cette équipe rédactionnelle en y faisant apparaître le nombre de journalistes précaires et de correspondants locaux de presse. En cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues.

* QUELLE QUE SOIT la forme juridique du titre, quelle que soit la forme juridique de l’équipe rédactionnelle, cette dernière sera obligatoirement consultée par la direction sur tout changement de politique éditoriale ou rédactionnelle.

* CETTE ÉQUIPE RÉDACTIONNELLE sera également obligatoirement consultée par l’employeur avant et lors de la nomination du responsable de la rédaction, quel que soit l’intitulé de sa fonction (directeur de l’information, directeur de la rédaction, rédacteur en chef…). Celui-ci devra présenter son projet éditorial à l’équipe rédactionnelle, qui pourra s’opposer à sa nomination ou à son projet.

* PAR LA SUITE, si la gravité de la situation l’exige, l’équipe rédactionnelle pourra prendre l’initiative d’un scrutin de défiance. La rédaction aura la faculté de saisir le comité d’entreprise. Celui-ci pourra agir dans le cadre d’un droit d’alerte aménagé et spécifique. Là encore, en cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues jusqu’à ce que cesse ce manquement. Cette sanction sera publiée et diffusée par l’entreprise de presse.
En outre, sans prétendre apporter aujourd’hui de réponse au débat relatif au statut des entreprises de presse, nous rappelons qu’à tout le moins ces entreprises ont, du fait de leur activité, une responsabilité sociale particulière.

Il découle de celle-ci que ces entreprises doivent être soumises à des obligations accrues de transparence :

* ELLES DEVRONT PUBLIER et diffuser chaque année toutes les informations relatives à la composition de leur capital et de leurs organes dirigeants, l’identité et la part d’actions de chacun des actionnaires, personnes physiques ou morales. Elles devront porter ces informations à la connaissance du public.

* CETTE OBLIGATION DE PUBLICATION et de diffusion devra également s’appliquer dès qu’un changement est intervenu dans le statut, l’organigramme ou la composition du capital de la société éditrice et/ou propriétaire.

* LES NOMS DES PRINCIPAUX DIRIGEANTS et des principaux actionnaires (plus de 15 % du capital) devront également être mentionnés dans chaque numéro de la publication concernée.




Je soutiens sans réserve cette proposition de loi, et je vous invite chaudement à faire tourner l'information et à 1signer la pétition qui sera remise aux députés lundi 5 novembre avec la proposition de loi ci-dessus.  

mercredi 31 octobre 2007, a 08:11
E . D . F ( voir vidéo )
 

TOLBIAC DE NOUVEAU EN GREVE CGT ENERGIE PARIS CGT-UFICT

Pour la deuxième fois en moins d’un mois, les agents du C.A.D. de TOLBIAC ont décidé, face à une direction qui ne les entend pas, de se mettre en grève. Leur exigence n’est pourtant pas incompréhensible : NEGOCIER ! ! !

NÉGOCIER l’organisation projetée au travers de la réforme NÉGOCIER sur les effectifs qui dans le projet sont à la baisse et sont établis sans tenir compte la densité et la complexité des réseaux d’Ile de France. NÉGOCIER sur les évolutions de carrière. NÉGOCIER avec une réelle prise en compte des agents, ce qui sous-tend de déplacer autre chose que des virgules dans un document. NÉGOCIER sans mettre la pression aux agents.

Au lieu de cela, les directions prennent les agents et leurs organismes de représentation pour ce qu’ils ne sont pas jugez plutot !

A Paris Nord , suite au premier mouvement de grève du CAD TOLBIAC, la direction reporte le dossier CAD au mois d’octobre et reporte les entretiens individuels. A Saint Mandé, par contre, le dossier suit son cours et sera examiné le 24 septembre 2007 en CMP ; Saint Mandé étant le centre preneur c’est à ce dernier qu’appartient la décision finale. Ce qui ne passe pas dans un centre, la direction tente de le faire passer dans un autre. La boucle serait ainsi bouclée, les agents de Tolbiac n’auraient plus qu’à prendre le métro direction Saint Mandé.

Mauvais calcul ! ! ! ! ! ! ! ! Le CAD TOLBIAC n’est pas dupe des louvoiements de la direction ;

Ils exigent • Le retrait du dossier CAD de l’ordre du jour du CMP de St Mandé • L’ouverture de véritables négociations incluant les deux centres et les représentants du personnel • La réunion d’un inter CMP et inter CHSCT avant toute décision des directions • Sans réponse sur ces 3 points, les agents grévistes décident de poursuivre la grève. Ils ont réaffirmé leur volonté de ne pas déménager dans l’état actuel du dossier. . . . Lors d’une nouvelle A.G. de personnel, jeudi 20, les agents décideront des suites à donner au mouvement. La CGT de St Mandé interviendra auprès du directeur de ce centre afin d’exiger le retrait du dossier CAD de l’ordre du jour de leur CMP Elle appelle toutes les organisations syndicales siégeant dans l’organisme de refuser de traiter de ce dossier en CMP et d’y émettre un avis.

Paris, le.19 septembre 2007 CGT ENERGIE PARIS CGT-UFICT 6www.cgt-energie-paris.com

De : CGT ENERGIE
vendredi 28 septembre 2007

 

mardi 30 octobre 2007, a 22:21
C N E
 

social - économie

CNE : le marché de dupes du patronat Le MEDEF tente d’échanger le droit de licencier sans motif contre celui de licencier sans être contesté.

Ainsi, après l’avoir encensé, réclamé sa généralisation, le patronat serait « prêt à renoncer au CNE »,

explique Cathy Kopp, DRH du groupe Accor, devenue négociatrice en chef du MEDEF dans la négociation sur la modernisation du marché du travail. Mais, prévient-elle, « nous renonçons au CNE en contrepartie d’un accord final signé qui moderniserait le marché du travail ». La belle affaire ! Les flexibilités perdues d’un côté seraient récupérées de l’autre. Le MEDEF tente d’échanger le droit de licencier sans motif contre celui de licencier sans être contesté. Le contrat nouvelles embauches, créé par le gouvernement Villepin en 2005, est un contrat de travail réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, qui a instauré une période d’essai de deux ans durant laquelle il est possible de licencier sans fournir de justification. Sans motif à contester, pas de plainte possible au tribunal, pensaient à l’époque les promoteurs de ce contrat. Avec sa proposition de « rupture sans reproches réciproques », soumise à débat dans la négociation en cours, le patronat veut inscrire dans le contrat de travail l’impossibilité d’ester en justice dès lors que le licenciement à l’amiable est signé par les deux parties. Le troc « fin du CNE contre accord » ressemble furieusement à un marché de dupes et à une porte de sortie pour un patronat qui a soutenu un contrat de travail aujourd’hui plombé de toutes parts.

En effet, le CNE est déjà très fragilisé par l’opposition syndicale unanime qu’il a suscitée, par la mise au pilon de son frère jumeau, le CPE, qui a soulevé contre lui un des plus forts mouvements sociaux de ces dernières années, par des décisions de justice qui l’ont déclaré non conforme aux engagements internationaux de la France. Le MEDEF sait bien qu’un coup fatal sera porté le 15 novembre prochain. Saisi par Force ouvrière, le Bureau international du travail (BIT) devrait rendre sa décision ce jour-là. Or le comité tripartite (salariés, employeurs, gouvernements) chargé de préparer le travail a estimé que la convention 158, ratifiée par la France, interdit un licenciement sans motif valable et estime trop longue la période de deux ans pendant laquelle l’employeur peut licencier sans motif. Le droit international étant juridiquement supérieur au droit national, la cour d’appel de Paris s’était appuyée sur cette convention début juillet pour requalifier un CNE en CDI. « Durant une période de deux années, le contrat nouvelles embauches prive le salarié de l’essentiel de ses droits en matière de licenciement (…). Aucune législation de pays européen comparable à la France n’a retenu un délai aussi long durant lequel les salariés sont privés de leurs droits fondamentaux en matière de rupture de contrat de travail », avait justifié la cour d’appel. Elle avait été saisie d’une décision rendue le 28 avril 2006 par le conseil des prud’hommes de Longjumeau (Essonne). Depuis la création du CNE, plus de 800 litiges ont été comptabilisés. Nombre de salariés ont été licenciés suite à un arrêt maladie, après avoir déclaré une grossesse ou réclamé le paiement d’heures supplémentaires. Des motifs illégaux jugés par les tribunaux de « licenciement sans cause réelle ni sérieuse ». Ces motifs-là, le patronat rêve de pouvoir les pratiquer sans être contraint par la justice de les avouer.

P. M.               l' Huma du 29 / 10 / 07

 

mardi 30 octobre 2007, a 21:51
CUBA , SI !
 


ECRASANTE VICTOIRE DE CUBA A L’ONU CONTRE LE BLOCUS ECRASANTE VICTOIRE !!!

L’ONU, à une écrasante majorité, demande, pour la 16e fois, la levée de l’embargo des USA sur Cuba

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté mardi, à une écrasante majorité (184 voix contre 4), une résolution demandant la levée de l’embargo économique imposé par les Etats-Unis à Cuba. C’est la 16e fois depuis 1992 qu’une telle résolution est adoptée, les deux dernières fois en 2002 et en 2004.

Le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler, a condamné à La Havane l’embargo américain, le qualifiant d’"arrogance unilatérale" et d’"attaque" contre l’ordre international, selon la presse cubaine. Cet embargo, datant du 7 février 1962, est le plus long de l’histoire moderne.

et maintenant

EXIGEONS LA LEVEE DU BLOCUS

association France Cuba france-cuba@wanadoo.fr



De : FRANCE CUBA
mardi 30 octobre 2007
 

mardi 30 octobre 2007, a 21:15
Réforme des retraites .
 

Réforme des retraites : Solidarité public et privé contre l’allongement sans fin de la durée de cotisation

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 30 octobre La commission de garantie des retraites dans un avis remis au gouvernement propose d’allonger la durée de cotisation à 41 annuités dans le secteur privé. Cet avis est préparatoire au rendez-vous d’étape de 2008 prévue dans la loi Fillon de 2003 qui avait déjà fait passer la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans.

On comprend mieux l’acharnement gouvernemental à l’encontre des régimes spéciaux. C’est une offensive qui vise à rompre les dernières digues pour imposer leur unique obsession : l’allongement sans fin de la durée de cotisation.

La réforme Fillon de 2003 a échoué, le gouvernement semble en tirer une raison de plus pour continuer. Les salariés qui se battent aujourd’hui, défendent le respect de leur droit, ainsi que le respect du droit à la retraite pour l’ensemble des salariés.

Ensemble, salariés du public comme du privé, les intérêts sont convergents. Ensemble gagnons la seule réforme capable de sauver le régime de retraite, celle qui fera que la capital cotise à la même hauteur que les salariés. L’efficacité, c’est la justice sociale.

Parti communiste français

Paris, le 30 octobre 2007.

 

mardi 30 octobre 2007, a 21:01
Institutions / Rapport Balladur .
 

Institutions/ Rapport Balladur : Vers l’hyper présidentialisme

Mis en ligne : 30 octobre Que n’a-t-on dit du régime instauré avec la Vé République, en particulier à gauche... Que n’a-t-on critiqué son essoufflement en regard des formidables besoins de démocratie, en particulier à gauche... Cette période passée, la victoire de Sarkozy advenue, le temps du passage à l’acte de son programme verrait une curieuse exception. Sa proposition de modifier la Constitution serait totalement indépendante de son projet politique, la preuve par la composition de la commission censée lui remettre ses propositions. « Notre pays a besoin d’une démocratie rajeunie, renouvelée et transformée » s’enthousiasme Jack Lang, plus prolixe encore dans les médias que son président Balladur, expert s’il en est en audaces démocratiques et progressistes.

Avant même la remise de leurs travaux, que le débat public pose la question de savoir s’il faut que le chef de l’Etat appelle à se prononcer avant ou après les élections municipales en dit long sur le rapport à la démocratie qu’entretient le pouvoir actuel.

Et si cela se passe avant, le peuple n’aura pas son mot à dire. Pas plus qu’il n’aurait son mot à dire sur le recyclage de la constitution européenne néolibérale en « mini-traité dont le contenu corsèterait un peu plus encore les droits des pays membres de l’Union européenne au profit de la concurrence « libre et non faussée » que le nouveau texte continue de prôner.

La Constitution de la Ve République est très critiquée pour la concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul homme qu’elle porte. Le raccourcissement du mandat présidentiel à cinq ans puis l’inversion du calendrier électoral ont encore forcé le trait. Le comité Balladur propose d’aller encore plus loin, entérinant la pratique mise en oeuvre depuis le mois de juin. Le président determinerait seul la politique à conduire. Le gouvernement ne serait plus qu’une vague direction d’entreprise chargée de la mise en oeuvre. Et comme si la majorité issue des urnes au printemps dernier ne suffisait pas, le second tour des présidentielles serait couplé avec le premier tour des législatives. Les députés pourraient devenir ministres et les ministres députés mais aucun ne devrait être élu local. Les parlementaires, « grâce » à la multiplication des commissions, droits d’audit et autres résolutions non contraignantes, auraient le droit de s’exprimer à l’envi mais surtout pas de décider des choix budgétaires et sociaux.

Pareil dispositif, s’il était mis en place, serait un élément décisif de la recomposition politique en cours, inséparable du projet social et économique libéral qui l’accompagne et le conditionne. Bien loin de redonner tout son sens, historique et sensible dans une République comme la France, au clivage entre droite et gauche, et à la pluralité respective que chacun entretient en son sein, la prime sans précédent à la présidentielle ne peut que favoriser la transformation du champ politique. Domineraient deux camps rassemblés autour de leurs poulains respectifs, guère éloignés, au fond dans leur soumission aux lois des marchés.

La quête du pouvoir plutôt que l’affrontement de projet, le film est déjà passé cette année. La politique ne risque pas d’en sortir grandie. On vote sur des belles phrases de campagne. On devrait la fermer quand vient le temps des mesures. Votez pour moi parce qu’il faut travailler plus pour gagner plus.

Elu, des cadeaux fiscaux pour les riches et rien pour le pouvoir d’achat. Il faut une société solidaire. Elu voici les franchises et dès 2008 le droit à la retraite repoussé chaque année pour tous. Il faut de la justice. Elu, on ferme les tribunaux de proximité et on attaque les prud’hommes. Il faut de l’égalité. Elu, on supprime des postes d’enseignants. Il faut de la sécurité professionnelle. Elu, on donne au MEDEF la liberté de licencier à sa guise. On peut restreindre le droit du peuple à s’exprimer dans les urnes. On ne peut le faire taire.

 

mardi 30 octobre 2007, a 18:59
Dialogue DUR DUR .
 

Dialogue duraille entre Sarkozy et les cheminots Social . Hier matin, dans un centre de maintenance SNCF à Saint-Denis, le président a pu mesurer l’opposition des employés à sa réforme de la retraite.

Nicolas Sarkozy a éprouvé hier les limites de son pouvoir de conviction. Une semaine après le succès historique de la grève des cheminots, et alors que son gouvernement campe sur son refus d’ouvrir une négociation sur les principes d’une réforme des régimes spéciaux, le chef de l’État s’est invité, à 8 h 30, dans un centre d’entretien de la SNCF, à Saint-Denis. Ici, le 18 octobre, on avait dénombré 74 % de grévistes parmi les 1 000 employés. À peine arrivé, en compagnie de la présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac, le président a été vivement apostrophé par des salariés et des syndicalistes.

Posture de donneur de leçons

Ils évoquent la pénibilité de leurs emplois, leurs conditions de travail, les horaires en trois-huit, y compris les week-ends, leurs maigres salaires. « Vous nous proposez de travailler plus pour gagner moins. On est en train de s’appauvrir avec votre réforme des retraites », lance un délégué CGT, Cyril Renaud. « Pas un cheminot ne gagnera moins », prétend

Nicolas Sarkozy, qui tente de défendre la réforme en invoquant les “problèmes de financement” ». La démonstration ne prend pas. Sans doute parce que, à Saint-Denis comme ailleurs, les employés de la SNCF ont fait leurs comptes et constaté que la réforme, entre allongement de la durée de cotisation, indexation des pensions sur les prix et application d’une décote en cas d’annuités de cotisation manquantes, leur coûterait l’équivalent de deux mois de pension, selon la CGT. Sans doute aussi parce qu’ils savent que, après des années d’application des mêmes « remèdes », le régime général de retraite des salariés du privé continue de plonger dans le déficit.

Faute de convaincre, le président a pris sa posture habituelle de donneur de leçons. « Je ne peux pas croire que vous êtes à ce point inconscients de la réalité. Il faut qu’on cotise plus longtemps », même « si c’est pas marrant à entendre », lâche-t-il. « Avec ce que vous faites, on ne va pas être aimables », lui envoie un cheminot. Suivra alors, devant les caméras de télé, un échange qui amène à s’interroger sur le but recherché par l’Élysée à travers ce coup : nouer un véritable dialogue ou, devant la détermination des salariés et l’unité des syndicats, pousser à l’affrontement, dans le secret espoir de diviser et d’isoler leur mouvement ? Le président ayant réitéré qu’il ne « cédera » pas, un syndicaliste de SUD lance : « C’est la rue qui va parler. » Nicolas Sarkozy ose alors : « Le choix de la rue dans une démocratie, ce n’est pas un bon choix. » Prémisse d’une mise en cause du droit de manifester ?

Une politique

aux forceps

À la fin de sa visite, s’exprimant devant l’ensemble des employés, le président reprendra la parole, jouant cette fois sur un autre de ses registres favoris, celui du politicien ne craignant pas le contact du « terrain » : « En venant ici, je ne choisis pas la facilité. Je ne m’attendais pas à des bravos ou des vivats », dit-il, brodant sur une « modification du dialogue social ». La réplique fusera, cinglante, de la bouche d’un cégétiste, soulignant la profonde injustice de la politique sarkozyste : « C’est du bla-bla. Arrêtez de faire des cadeaux fiscaux au patronat. Donnez-les aux travailleurs. » Pour le PCF, cet événement « témoigne des difficultés » du chef de l’État « à imposer aux forceps sa politique de régression sociale ». Pour le PS, il évoque « une stratégie délibérée de confrontation ».

Yves Housson

l ' Huma du 27 / 10 / 07

 

mardi 30 octobre 2007, a 18:34
SENAT : Groupe communiste
 






 
Situation des retraités agricolesPar Evelyne Didier - 23 Octobre 2007

Madame Evelyne Didier attire l’attention de Monsieur le ministre de l’agriculture et de la pêche sur la situation des retraités agricoles qui demandent, sur de nombreux points et à juste titre, une amélioration de leur retraite.

Tout d’abord, le décret devant fixer le niveau de la retraite complémentaire obligatoire (RCO) n’est toujours pas paru et cette publication tardive décale, de fait, son actualisation.

De plus, elle lui demande de bien vouloir tenir compte de l’article 1er de la loi sur la retraite complémentaire qui stipule que celle-ci doit permettre d’atteindre un niveau égal aux 75% du SMIC net.

Par ailleurs, lors du décès de l’exploitant, seuls les points acquis en contrepartie d’une cotisation font l’objet de la réversion aujourd’hui. Il semble pourtant que le conjoint survivant doit pouvoir bénéficier de la réversion des points gratuits de la retraite complémentaire.

Enfin, elle lui rappelle que les mesures appliquées en 2006 et 2007 n’ont pas permis de majorer significativement les pensions de nombreuses femmes.

Aussi, il est nécessaire que la réforme des retraites pour 2008 puisse conduire à la suppression des minorations sur les revalorisations des petites retraites, à l’application de la loi Fillon à tous les retraités, et notamment les articles 4 et 5 dont l’objectif est « d’assurer en 2008 un montant total de pension lors de la liquidation au moins égal à 85 % du SMIC net » et, en dernier lieu, à la modification du dispositif de bonification pour enfants car, en effet, la majoration de 10% se révèle particulièrement injuste lorsqu’elle est appliquée sur les montants de retraites les plus faibles.

C’est pourquoi, elle lui demande de quelle manière et dans quels délais, il envisage de répondre aux attentes des retraités agricoles.

En attente d’une réponse ministérielle

 

lundi 29 octobre 2007, a 22:01
SOUTIEN !
 


80% des internes des hôpitaux sont en grève signé la pétion les médias les ignorent !!!!
Lisez attentivement, c’est important autant pour vous que pour moi. 80% des internes des hôpitaux sont en grève totale. Ils défendent le maintien d’un système de santé solidaire, mais >leur message est très peu relayé dans les médias. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale sera voté dans quelques jours. Il prévoit de déconventionner tous les médecins s’in stallant dans les zones dites surmédicalisées (en ville), ce qui signifie que les consultations de ces médecins ne seront pas remboursées par la sécurité sociale. Vous vous dites peut être que cette reforme va être positive, en obligeant les médecins à s’installer à la campagne. Ce n’est pas le cas ! Cette loi a en fait un seul objectif : la fin du système de soins solidaire et à terme la privatisation de la Sécurité Sociale. POURQUOI ? Tout d’abord, le problème de l’inégalité de répartition des médecins est complexe. Selon un récent rapport de la CNAMTS sur la démographie médicale, 95,9 % du territoire ne présente pas de problème de répartition, 3,5 % du territoire est dit à risque et seul 0,6 % du territoire est dit en danger. Il s’agit plus d’un manque global de médecins en France, et ce manque est la conséquence d’une politique de santé inadaptée, avec un numerus clausus (nombre d’étudiants admis en 2eme année de médecine) qui a été bien trop bas pendant de nombreuses années. Ensuite, il faut réaliser qu’on ne peut pas demander à toute une génération de jeunes médecins de s’installer a la campagne. Les médecins sur le point de s’installer ont 30 ans, souvent un(e) conjoint(e) qui travaille et des enfants. Certains ne peuvent matériellement pas quitter leur région. Par ailleurs l’exercice de la médecine rurale a beaucoup de spécificités, auxquelles les internes ne sont pas prépares. Il n’y a pas d’initiation a la médecine de campagne durant les études médicales. Enfin, la politique d’aménagement du territoire doit également être un sujet de réflexion. L’état se désengage de ces régions, y ferme les petits hôpitaux, les écoles, les postes…. Mais souhaite y envoyer de manière autoritaire toute une génération de médecins. Il vaudrait beaucoup mieux les aider à s’installer là où on a besoin d’eux, et les former a la médecine de campagne. CONSEQUENCES DU DECONVENTIONNEMENT ? Si le gouvernement choisit de déconventionner ceux qui s’installent en ville, une partie des jeunes médecins préférera le déconventionnement plutôt que l’exil. Leurs consultations ne seront plus remboursées par la sécurité sociale, mais ils ne manqueront pas de travail, car les patients qui ont les moyens de payer préféreront avoir un rendez vous rapide avec un praticien non remboursé (particulièrement dans le cas des spécialistes : ophtalmologues, gynécologues... pour lesquels les délais de RDV sont très longs) plutôt que d’attendre un RDV avec un médecin conventionné. Ainsi, un nouveau marché de la médecine, en dehors de la sécurité sociale va se développer. Ce sera le début d’une médecine a deux vitesses. Une aubaine pour les assurances privées ! Celles-ci proposeront des contrats santés remplaçant la sécurité sociale. Ceci marque le début d’une situation à l’américaine : médecins très bien payés, patients à faible revenus mal soignés. Par ailleurs, ces mêmes mesures ont été testées dans d’autres pays (Suisse Allemagne Québec) et ont été des échecs. QUELLES ALTERNATIVES ? Les internes et les jeunes médecins refusent cette loi. Ils refusent la privatisation de la santé. Ils sont conscients des problèmes de démographie médicale et souhaitent y apporter des solutions. Ils ont de nombreuses propositions constructives mais le gouvernement refuse de les entendre. Ils réclament la mise en place d’une véritable politique d’incitation à l’installation en agissant à la fois sur la formation des médecins (meilleure connaissance de l’exercice libéral et notamment rural), sur l’installation (définition des besoins de médecins selon les communes), l’exercice (développement des maisons pluridisciplinaires, organisation de la permanence des soins), tout ceci accompagné d’une véritable politique d’aménagement du territoire. Ils ont besoin de votre soutien. Ils se battent pour vous autant que pour eux-mêmes. Dans quelques jours il sera trop tard. Il faut inciter les médecins à s’installer en zone rurale, et non les déconventionner. INFORMATIONS ET PETITION SUR www.medecinsengreve.unblog.fr Le combat continue !! SOUTENEZ NOUS DANS NOS ACTIONS CA VOUS CONCERNE AUSSI !!!! Message de benflasherbe le Date à 29/10/07 19:20 désir d ’avenir christiane

De : christiane
lundi 29 octobre 2007
 

lundi 29 octobre 2007, a 21:23
ASSEMBLEE NATIONALE ( Groupe COMMUNISTE )
 

Marie-George BUFFET

Députée de Seine-Saint-Denis

 

Question d’actualité

mardi 23 octobre 2007

 

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Ma question s'adresse au Premier ministre.

400 000 personnes ont manifesté  à Lisbonne contre la flexsécurité lors du sommet européen. Plusieurs centaines de milliers d’italiens ont fait de même samedi contre la rigueur.

Et en France, les trois quarts des cheminots, un record, ont dit jeudi qu'ils n’acceptaient pas que leurs droits soient encore attaqués.

Aujourd'hui, devant l'Assemblée, un rassemblement se tient pour le droit à la santé !

Partout en Europe, des hommes et des femmes se lèvent contre ces politiques de régression que vous appelez «  réformes «. Et les gouvernements comme le vôtre, continuent d'inspirer et de s'inspirer de tout ce que fait l'Union européenne : votre réforme des retraites, votre réforme du droit du travail, les cadeaux pour le patronat, tout s'inscrit dans le carcan du libéralisme de Maastricht.

Mais, nos concitoyens ont dit non à cette Europe là.

Le Président de la République s’était engagé dans sa          campagne à  renégocier le traité pour faire entendre, disait-il, la voix du Non. Au final, il nous impose une copie du projet de constitution que les français ont rejeté.

Votre traité qui n'est pas simplifié, c'est le règne de la concurrence libre et non faussée, celui du démantèlement des services publics, de la pression sur les salaires, c’est la poursuite de la précarisation du monde du travail.

Ce traité, c'est le règne tout puissant de la Banque centrale européenne et  ses cadeaux aux banquiers.

Où est la démocratie ?

Les peuples d'Europe veulent être consultés. Un sondage en a témoigné. Les Français veulent, à plus de 60%, un référendum. Ils ont montré en 2005 leur intérêt à débattre de la construction européenne. Ils l'ont fait avec sérieux et intelligence.

Mais vous avez peur de cette aspiration qui grandit à une Europe sociale et solidaire. Une Europe écologique et démocratique. Vous préférez passer en catimini !

Alors, Monsieur le Premier ministre, allez-vous oser  le grand débat avec les citoyens sur l'Europe dont nous avons besoin ? Notre peuple va-t-il pouvoir se prononcer par référendum ?  

lundi 29 octobre 2007, a 20:52
SENAT : Groupe communiste .
 




La vente des locaux de l’Imprimerie nationale devient une affaire d’EtatPar Nicole Borvo Cohen-Seat - 23 Octobre 2007

Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mes chers Collègues,

Le scandale des locaux de l’Imprimerie nationale est maintenant public.

Les 30 000 m² vacants à la suite du démantèlement de l’Imprimerie nationale ont fait l’objet d’une promesse de vente de 85 millions d’euros, au bénéfice du fonds d’investissement Carlyle, en 2003. Les paiements par le groupe américain sont intervenus le 31 janvier 2006 semble-t-il, lors de la signature de l’acte authentique, soit 31 mois plus tard. Aucun acompte n’avait été versé, aucun paiement partiel effectué, aucun intérêt payé entre la promesse de vente et la signature de l’acte authentique. S’ajoute à la somme perçue en 2006 une clause de complément de prix peu avantageuse pour l’Imprimerie nationale.

Cette dernière s’élèverait selon le récent rapport de l’IGF à 18 millions d’euros perçus le 10 juillet 2007 et auxquels il faut soustraire les 1,78 millions d’euros de divers travaux de dépollution et les 5,3 millions d’euros d’intérêts intercalaires supportés par l’Imprimerie nationale, au titre d’un prêt relais de 50 millions d’euros. Le ministère des Affaires Étrangères a racheté le 18 juin 2007 ces locaux pour une somme de 376,7 millions d’euros, prix TTC et travaux compris. De plus le fonds d’investissement Carlyle, profitant d’une faille fiscale, échappe à la taxation de la plus value effectuée lors de cette vente, ce qui aurait rapporté environ 30 millions d’euros à l’Etat.

L’Etat a donc payé une plus value d’au moins 135 millions d’euros. Les gestionnaires de cette affaire, Monsieur Vialla, ancien directeur, Carlyle, la MAE, les domaines, auditionnés par la commission des finances du Sénat n’ont rien trouvé à redire au rapport de l’IGF et n’ont rien ajouté.

Pour le moins, en rachetant un bien 376 millions d’euros vendu auparavant 85 millions, avec une promesse de vente incroyablement favorable à Carlyle et une non taxation de la plus value, l’Etat a dilapidé les fonds publics et alimenté la spéculation. A l’évidence, ces sommes auraient sans doute été plus utile à soutenir, par exemple, l’activité industrielle de l’Imprimerie Nationale et ses emplois ainsi qu’à sauvegarder son patrimoine culturel, activité et patrimoine que je soutiens, vous le savez, depuis fort longtemps auprès des gouvernements successifs.

Le problème c’est que le rapport de l’IGF laisse des zones d’ombre tout à fait regrettables. En effet, il existe différentes estimations du coût des travaux qui vont de 65 à 120, voire 170 millions d’euros. Il est également à noter que le MAE devra encore débourser entre 500 et 1000 euros par m² pour finir d’adapter les locaux à ses besoins. J’ai demandé une commission d’enquête parlementaire, et je le réitère. Il est du devoir du parlement de mener de véritables investigations sur une si lamentable gestion du patrimoine public. C’est-à-dire l’argent des contribuables. Au gouvernement, par votre entremise, je demande de faire la clarté sur ce dossier et de reconnaître les responsabilités de l’Etat et de ses représentants.

Le rapport de l’IGF relève par ailleurs que le MAEE qui a exposé son schéma pluriannuel de stratégie immobilière (SPSI) au Conseil immobilier de l’Etat (CIE) le 12 décembre 2006 n’a pas, je cite, « indiqué à cet organisme de façon claire que l’acquisition de l’immeuble Gutenberg était très avancé. » Pourquoi ?

Toujours selon ce rapport le Président du CIE a été amené à écrire le 23 mars 2007, date à laquelle les opérations de vente des terrains Gutemberg à Carlyle par l’Etat n’était pas terminée, au Premier Ministre pour exprimer, je cite « ses préoccupations à propos de ce projet, l’estimant peu compatible avec l’objectif de rationalisation des implantations administratives parisiennes et attirant son attention sur le montant de la plus value qui en résulterait pour le groupe Carlyle. »

Plus grave encore : le rapport indique, je cite encore, que « non seulement cette lettre ne reçut pas de réponse, mais que tout fût fait, pour qu’elle n’en reçut point avant que l’opération devînt irréversible », n’est-ce pas une sorte de délit d’initié ? La mise en place d’une commission d’enquête parlementaire s’impose plus que jamais. Les sanctions devront être prises envers ceux qui sont responsables d’une telle situation.

 

lundi 29 octobre 2007, a 18:29
C.G.T ( Areva )
 


licenciement d’un syndicaliste CGT d’Areva L’administration du Travail a donné son accord au licenciement d’un syndicaliste CGT d’Areva NC, branche nucléaire du groupe public à La Hague (Manche), après un conflit social qui a mobilisé l’usine près de neuf semaines au printemps, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

"Le ministre du Travail donne à Areva l’autorisation de licenciement de Luc Lainé, secrétaire du syndicat CGT de La Hague", a dénoncé la CGT dans un communiqué.

"Le pouvoir politique ne sait rien refuser à Areva, il vient de lui donner raison en cassant la décision de refus de licenciement donnée par l’inspection du travail de la Manche", a ajouté le syndicat.

Luc Lainé va attaquer cette décision "devant le tribunal administratif", même si cet appel "n’est pas suspensif" de son licenciement, ajoute la CGT, qui lance une souscription financière "pour la défense de notre camarade, qui peut être licencié sans indemnités".

La direction d’Areva a déclaré à l’AFP avoir été "informée de la décision de l’administration du Travail". "Nous en prenons acte. Pour le reste, nous examinerons les mesures qu’il conviendra de prendre", a précisé un porte-parole.

Selon la CGT, Luc Lainé était menacé de licenciement pour avoir notamment envoyé, fin mars, au moment du conflit social qui a duré neuf semaines à La Hague pour des augmentations de salaires, une série de mails "décalés et provocants" à plusieurs salariés non grévistes, qui l’avaient "harcelé" avec "une chaîne de courriels d’environ 400 mails" reçus en l’espace de deux jours.

Luc Lainé avait alors été mis à pied pendant un mois et convoqué à un entretien préalable à un licenciement.

Mais l’inspection du travail, toujours consultée lorsqu’il s’agit de licencier un syndicaliste, considéré comme salarié protégé, a refusé son licenciement, estimant que le syndicaliste avait été victime de harcèlement, dans un climat social tendu, et que ses actes ne constituaient pas une faute lourde.

La direction de La Hague avait fait appel de cette décision, par un recours auprès du ministère du Travail.



De : tgc
lundi 29 octobre 2007
 

lundi 29 octobre 2007, a 17:59
Marie-George BUFFET .
 

Intervention de Marie-George Buffet - Meeting de riposte - 27 octobre 2007

Mis en ligne : 29 octobre Chers amis, chers camarades,

A toute question posée au gouvernement à l’Assemblée nationale, l’opposition se voit répondre : le candidat l’a annoncé, il a été élu, le président le fait. Taisez-vous !

Fini le débat d’idées, fini l’opposition démocratique, fini le mouvement social ; le président a parlé, on doit s’exécuter !

Quelle piètre conception de la démocratie, qui annonce bien des dérives ! Mais aussi quelle tromperie !

Ainsi, le candidat Sarkozy annonçait un nouveau traité européen qui tiendra compte disait-il, du non des Français !

Résultat : un traité vraiment pas simplifié qui se contente d’amender à la marge tous les traités libéraux de l’Union Européenne en gardant le cap : la mise en concurrence des peuples et des êtres humains. C’est ma Constitution répète Giscard qui veut qu’on rende à César ce qui lui appartient.

Le candidat Sarkozy avait dit : « travaillez plus et vous gagnerez plus Â». Votre mérite sera récompensé !

Résultat, la précarité, le chômage augmentent et la baisse du pouvoir d’achat se poursuit !

Mais je veux ici être honnête. Il y a des promesses du candidat qui sont tenues. L’ancien patron d’EADS Noël Forgeard a vu son mérite reconnu à coups de millions d’euros tandis que les salariés d’Airbus sont à la merci d’un plan social, Daniel Lebris vient de nous l’expliquer. Mais peut-être Nicolas Sarkozy ne les considère pas assez méritants ! Et plus généralement, les riches ont eu de nouveaux cadeaux, les grands actionnaires voyous voient leurs méfaits innocentés, le Medef voit toutes ses exigences satisfaites : précarisation, allègement de charges. Le CAC 40 et les marchés financiers ont la vie belle.

Le candidat Sarkozy avait parlé de la nécessité de sauver la recherche et l’université !

Résultat, le CNRS est en voie de démantèlement, obligeant notre tout nouveau prix Nobel de physique Albert Fert à dénoncer publiquement la politique du gouvernement. Et on s’apprête à livrer l’université au plus offrant !

Alors oui, ceux et celles qui agissent, ceux et celles qui se rassemblent, qui avancent d’autres solutions, ne sont pas illégitimes. Ils ne sont pas dans l’illégalité comme peut être on le dira demain ; ils et elles sont les résistants d’aujourd’hui dont le monde a besoin. Ils et elles sont ceux qui peuvent bâtir la France juste de demain.

Au lendemain de la journée Guy Môquet je veux redire l’importance du message de la résistance : l’audace de ne rien accepter, l’audace de créer et porter un projet innovant pour la France.

Cette audace a été une chance pour notre peuple avec les services publics, la Sécurité sociale, les droits assurés par l’Etat et une certaine conception du rôle de la France dans le monde.

Oui leur combat était légitime comme sont justes les combats actuels. Oui, les cheminots ont raison de se battre. Ils ont raison car à travers les revendications que vient de nous rappeler Alain Prouvenq, ils se battent pour le droit à la retraite de chacun et de chacune d’entre-nous !

Les professionnels de la santé comme le docteur Lehmann, les hommes et les femmes qui se mobilisent depuis des semaines, les internes, ont raison de se battre. Ils ont raison parce qu’ils ne se battent pas contre la réduction des déficits de la sécu mais bien pour lui assurer un financement durable capable de garantir le droit à la santé pour toutes et tous.

Les élus communistes qui se heurtent à la répression parce qu’ils interdisent les coupures, les expulsions ou parce qu’ils font voter leur population, ces élus ont raison

Les associations, les personnalités, les intellectuels, Dominique Noguères vient de nous expliquer le sens profond de ce combat, ont raison de se battre contre les tests ADN et contre toutes les lois qui ravalent l’individu « parce qu’étranger Â».

Les enseignants, avec Guy Tressalet, portent de nouvelles avancées de civilisation en se battant pour le partage des savoirs ; ils conjuguent une belle ambition pour un réel partage de la culture et des connaissances avec ceux et celles qui ne se résignent pas au tout marchand ! Les fonctionnaires qui se battent pour que chaque citoyen, chaque citoyenne disposent des mêmes services portent le sens de la République, comme le portent les salariés de l’audiovisuel et les journalistes, comme Alain Vernon, qui se mobilisent pour la défense du pluralisme !

Celles et ceux qui loin des lumières des médias, se battent comme les jeunes pour leurs salaires et leurs conditions de travail, à Virgin, Laurent Degousée vient de nous en parler, ou ailleurs, ceux et celles qui se battent pour l’emploi et je veux saluer les marcheurs du Nord, les syndicalistes qui défendent leur outil de travail, leur labo et donc le développement de notre pays portent le progrès social pour tous et toutes !

Oui, ils contestent les experts, les spécialistes, les éditorialistes… qui théorisent sur la soi-disant modernité, sur le soi disant réalisme de leurs réformes !

Mais, les pleins pouvoirs au patronat ce n’est pas moderne ; le roi et sa cour ce n’est pas moderne ; la guerre entre les individus et les peuples ce n’est pas moderne !

Leurs réformes, elles n’ont en vérité qu’un seul objectif : se plier à la mondialisation capitaliste. Transformer l’humanité en une simple marchandise ; façonner un monde sur l’enrichissement de quelques actionnaires quitte à sacrifier les individus et leur planète. Et mettre la France dans la norme des pays soumis ! Partout, nos camarades d’Allemagne ou du Portugal nous l’on dit, partout ils ont les mêmes objectifs !

Alors ne cédons pas ! osons la révolte, osons la lutte, osons un projet de changement !

Aujourd’hui, nous portons toutes et tous ensemble par vos luttes et vos engagements une France éprise d’avenir et donc de justice, et donc de solidarités ici et par le monde.

Une France motivée par la réussite de chacune et chacun comme, dans un mouvement indissociable, pour l’intérêt général, le bien commun. Une France qui sait que le progrès social et la démocratie sont les dynamiques indispensables à toute avancée pour notre pays. Une France où l’égalité entre les hommes et les femme assure leur liberté.

Une France qui ne peut respirer le bonheur que dans des combats partagés avec le monde pour le développement durable, pour les libertés, les droits, la paix et le désarmement. Une France des valeurs universelles, moderne parce qu’internationaliste et altermondialiste.

Cette France, elle est à portée de main, à portée d’une immense mobilisation sociale et citoyenne, à portée d’une réponse politique. Mais cette réponse dont a besoin le mouvement social, elle n’est pas là. Elle n’est pas là parce que ce qui se passe à gauche ne va pas. Le discours est trop marqué par le renoncement.

Et c’est de cela que je veux débattre avec vous qui luttez : faut il renoncer ? Faut-il renoncer puisque rien ne bouge à gauche. Rien ne bouge si ce n’est les règlements de compte, les discours sur la méthode ou pire le bout de chemin avec la droite.

Franchement, il y a de quoi s’inquiéter sur la capacité de la gauche à donner la riposte politique indispensable à ce qui s’abat sur notre peuple, sur notre pays !

La gauche donne aujourd’hui, au mieux, une vision de dispersion, au pire l’impression de ne rien avoir à faire du changement concret de votre vie, de ne laisser qu’un goût amer : celui de se résigner à un « libéralisme de gauche Â» !

Oui, c’est inquiétant ! Et je n’ai pas envie de m’y résigner d’autant que nous sommes une multitude à ne pas vouloir nous taire ; nous sommes une multitude prête à se mobiliser, à débattre ! Je crois à l’image de ce rassemblement que nous sommes nombreux à vouloir construire une alternative.

Depuis le séisme de 2002, le PCF n’a cessé d’agir pour que la gauche se bouge et qu’elle se montre porteuse d’espoir ; pour qu’elle mobilise des forces et des énergies populaires ; pour qu’elle permette un large rassemblement populaire nous permettant, au pouvoir, de transformer tous nos espoirs !

Aujourd’hui, cet objectif est loin d’être atteint ! Mais nous n’y renonçons pas.

Ce rassemblement reste indispensable, l’alternative de gauche à la droite est plus que jamais nécessaire !

Nous allons continuer à y travailler.

Et le premier test sera les élections municipales et cantonales. Permettons aux hommes et femmes attachés au progrès social de gagner un maximum d’espaces de résistance à la droite et d’avoir de nombreux élus sur qui ils et elles pourront compter quoiqu’il arrive. Gare à celui qui prendrait la responsabilité de la division, des primaires basées sur la calculette. Gare à celui qui permettra à la droite d’accroître sa domination sur le pays !

Et je le dis ici : la gauche doit être capable de montrer ensemble cette volonté d’être utile à notre peuple pour lui donner des points d’appuis face au pouvoir. Et j’en appelle donc à toutes les forces politiques de gauche pour faire passer cet intérêt populaire au dessus d’intérêts partisans, de faire primer l’union pour changer sur la revanche boutiquière !

Cet appel, je le lance solennellement, comme je l’ai fait cet été, pour que la gauche engage une riposte indispensable.

Mais je veux être claire : les salariés, tous ceux qui souffrent et luttent aujourd’hui ne peuvent pas attendre ad vitam éternam que la gauche se décide enfin à agir et porter un projet vraiment conforme à leurs attentes.

Je ne me vois pas leur dire attendez encore nous ne sommes pas prêts ! Alors avec le Parti communiste français, en tenant ce rassemblement, nous avons décidé de prendre nos responsabilités.

Nous serons de toutes les ripostes à la droite. Et nous prenons pour cela une multitude d’initiatives d’actions. Nous les prenons en nous attachant, systématiquement, à relier ces colères et ces aspirations avec les possibles que tous ensemble, les uns avec les autres, nous pourrions enfin nous offrir !

Nous les prenons pour faire renaître un espoir d’émancipation sociale et politique en France et en Europe. Aussi nous tiendrons de grands débats publics pour trouver ensemble les chemins d’une profonde transformation de la société, en regardant lucidement tous les obstacles et les points d’appui qui sont devant nous.

Nous voulons pour demain faire enfin renaître l’espoir d’une vie heureuse pour chacun et chacune ! Nous le ferons au quotidien et sur tous les sujets.

Nous le ferons sur le monde comme sur l’Europe, nous le ferons sur les institutions comme sur les droits, nous le ferons sur tous les moyens à notre portée pour changer.

Quand les va-t-en-guerre trouvent leur porte-parole chez un ministre qui parle de la guerre comme s’il promotionnait une marque de lessive pour se faire mousser, les communistes agissent pour créer le plus large rassemblement contre une intervention militaire en Iran et pour la paix au Proche Orient !

Quand la droite façonne l’Europe à l’abri des revendications des peuples et même en violant leur vote démocratique, nous réagissons par un immense effort d’information sur le contenu réel de ce traité pour promouvoir une Europe solidaire et fraternelle. Nous travaillons au plus large rassemblement pour obtenir un nouveau référendum contre ceux qui veulent faire de l’Union européenne un champ de ruines des droits et de la démocratie, un levier pour la mise en concurrence généralisée des peuples et des salariés !

Quand la droite veut changer la Constitution pour renforcer encore le pouvoir d’un seul homme, nous sommes là pour proposer une 6ème République qui fasse vivre et s’épanouir toutes les intelligences et toutes les volontés, une pleine démocratie assurant une pleine souveraineté populaire !

Quand petit à petit la droite casse les droits au nom du chacun pour soi, chacun selon son mérite, nous réaffirmons ces droits humains sans lesquels un homme ou une femme n’est rien. Le droit au logement nous pouvons le faire entrer dans la vie en nous battant pour un grand service public du logement.

Le droit à la retraite et à la santé, nous voulons l’assurer par une grande réforme du financement de la protection sociale mais aussi en relevant les salaires et les qualifications !

Le droit à l’éducation, nous voulons l’assurer en refusant les suppressions de poste, en luttant contre les inégalités scolaires en en empêchant les expulsions des enfants !

Et quand la droite veut nous faire travailler 42 heures et jusqu’à 70 ans, nous réaffirmons le droit au loisir, à la culture, le droit à profiter à plein de son temps libre ! Nous sommes aux côtés des associations pour qu’elles aient les moyens de leur développement.

Quand la droite porte atteinte aux libertés fondamentales, les communistes sont partout pour les droits de l’homme.

Enfin, quand ils prêchent l’impossible et que l’on voit tout l’argent disponible et les potentiels en friche, nous affirmons notre refus des délocalisations et du chômage. Nous affirmons la possibilité d’orienter les fabuleuses richesses de notre pays pour développer, par exemple, une industrie moderne, écologique et sociale, que nous revendiquons ! Devant le scandale des sommes colossales qui circulent sur les marchés financiers, qui pressurent l’emploi et les salaires et qui ne sont jamais réinvesties, devant ces stock options qui sont les véritables sangsues de notre économie, nous affirmons la possibilité de réformer la fiscalité et d’orienter toutes ces sommes pour répondre aux besoins humains ! Nous ne restons pas les bras ballants devant l’intelligence, les désirs de réussite et la capacité d’autonomie croissante de chacun d’entre-nous ; la modernité c’est bien de donner plus de pouvoir aux salariés dans la gestion de leur travail, dans la gestion de leur carrière, dans la gestion de leur entreprise ! C’est face aux risques de la vie de donner à chacun et chacune la possibilité de repartir en toute occasion en lui assurant la possibilité concrète de réussir de nouveaux choix de vie !

On pourrait aborder d’autres questions. Mais à travers ces réflexions, je veux montrer que l’on n’est pas condamnés à commenter les mauvais coups de Nicolas Sarkozy.

Nous avons un autre chemin, celui de l’ambition d’un autre projet politique, celui de la combativité dans l’action, que nous pouvons espérer construire un rassemblement solide à gauche ! On a matière à se battre.

On a matière à dessiner un projet d’avenir pour notre société ! C’est comme cela que l’on pourra raviver les mobilisations et l’envie !

Chers amis, chers camarades,

Vous le voyez, nous, communistes, sommes déterminés à combattre pied-à-pied la politique de cette droite ultra réactionnaire. Nous sommes déterminés à relever le défi d’un nouveau projet d’émancipation, un projet réaliste parce qu’audacieux pour notre peuple. Non nous ne laisserons pas la France normalisée par la pensée unique en portant une visée communiste du 21ème siècle.

Avec vous, nous allons rajouter des soucis au président Sarkozy ! Et surtout nous allons créer une dynamique populaire pour que ça change.

 

lundi 29 octobre 2007, a 16:29
140%
 


C�est quand la REVOLUTION�!!! Une hause de 140% DU SALAIRE DE SARKOZY

de lolita

L�hebdomadaire Profession politique r�v�le une note interne de l�Elys�e qui recommande de faire passer la r�mun�ration annuelle du chef de l�Etat de 101 488 � 240 000 euros, soit une augmentation de 140%. A titre de comparaison, le Premier ministre �marge � 20 000 euros bruts par mois contre 8300 pour le chef de l�Etat. Cette not� sign�e de la main d�Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Sarkozy, a �t� transmise au rapporteur de la mission budg�taire Pouvoirs publics � l�Assembl�e.

c�est un grand malade ce mec il nous m�prise comme ce n�est pas possible en plein dans les gr�ves le manque de pouvoir d�achat des 3/4 des fran�ais les gens a la rue La dette le trou de la s�cu le ch�mage et j�en passe � ce monsieur d�cide tout bonnement de s�accorder 140% d�augmentation de salaire�!!! � mais ou ont vas � il faut le foutre a la porte � il faut plus que jamais descendre dans la rue et de lui dire d�gageeeeeeeeee � il nous prend trop pour de pauvres cons � il faut lui montrer que nous sommes la, et que sans nos millions de petites mains il n�est rien lui et ses copains du CAC 40 � ce qui me tue c�est que nous sommes majoritaires, et que malgr�s cela ce sont eux qui nous en imposent. � divis� pour mieux r�gner et cela marche (syndicats parti politique religions) � ont a surement oubliez que l�union fait la for�e il faut ce r�veiller

De : lolita
lundi�29�octobre�2007
�

dimanche 28 octobre 2007, a 19:14
ITALIE .
 


Italie : coalition Prodi, vers la rupture ?

Après un gigantesque rassemblement contre les réformes néolibérales, les rumeurs de fin de règne s’intensifient. L’autosabordage viendrait du centre.

de Alessandro Mantovani, Rome, correspondance particulière.

À la veille de la grande manifestation contre la réforme des retraites et la flexibilisation de l’emploi, organisée le 20 octobre par l’aile gauche de sa majorité, le président du Conseil Romano Prodi avait reçu les directeurs des quotidiens Il Manifesto et Liberazione et les autres promoteurs de l’initiative.

Et il n’avait pas caché son amertume : "Ce n’est pas nécessaire de manifester contre moi car mon gouvernement va tomber bientôt", leur avait-il dit, ajoutant même : "Je n’en ai plus que pour un mois, un mois et demi."

À la différence de ce qui s’est produit en 1998, s’il y a bien effectivement menace de désintégration de la coalition au pouvoir, elle ne vient pas, cette fois, de la gauche mais plutôt du centre. Et c’est bien aussi ce qu’a voulu signifier Romano Prodi à ses interlocuteurs.

Le nouveau Parti démocrate (PD), issu de la fusion entre les Démocrates de gauche (DS, anciens communistes) et les centristes de la Marguerite, qui vient d’élire son secrétaire général en la personne du maire de Rome, Walter Veltroni (voir l’Humanité du 12 octobre), semble en effet désireux de ne pas attendre 2011 en liant son sort à un exécutif dont la survie dépend d’une seule voix dans l’enceinte du Sénat. Et les centristes sont de surcroît très sensibles au patronat qui voudrait un gouvernement sans les communistes.

Autre signe de délitement : après le succès de la manifestation de samedi (près d’un million de personnes dans les rues italiennes) Fausto Bertinotti, leader historique de Refondation et président de la Chambre des députés, a, pour la première fois, évoqué l’après-Prodi. Si jusqu’ici il affirmait qu’en cas de crise la seule solution était la dissolution du Parlement, et donc des élections anticipées, il demande désormais l’avènement d’un gouvernement « technique Â» pour concocter une nouvelle loi électorale. Ce n’est pas le « gouvernement pour les réformes Â» demandé par le chef de l’État, Giorgio Napolitano, mais presque. Et Veltroni, nouveau leader « de facto Â» de la coalition centriste antiberlusconienne, pourrait aller au-devant des désirs du PRC en instaurant un système proportionnel à l’allemande, avec seuil de cinq pour cent, selon une configuration qui ne détruirait pas les partis de taille moyenne.

Personne, dans le centre gauche, n’est prêt en effet à de nouvelles législatives soumises à la règle imposée par l’ex-majorité de Silvio Berlusconi en 2006, soit un système qui n’offre pas la garantie d’obtenir une majorité stable et qui est de surcroît particulièrement inéquitable puisqu’il favorise les régions les plus grandes (Lombardie, Sicile) où le centre droit est le plus fort.

Les rassemblements massifs du 20 octobre ont sans doute renforcé la FIOM, le syndicat des métallos CGIL, qui s’est opposé aux réformes des retraites et du marché du travail (en opposition avec sa propre confédération). Au parlement cependant les communistes du PRC, du PDCI et les anciens DS de la Gauche démocrate (SD), ayant quitté le parti avant la formation du Parti démocrate, auront toutes les peines du monde à faire capoter les réformes. Dans ce climat où le calcul politicien est exacerbé, une sorte de course de vitesse est engagée en arrière-plan des ambitions avérées de Veltroni, pour l’unification de la gauche « radicale Â». Les résistances viennent toujours de SD, qui reconnaît l’erreur de n’avoir pas participé à la manifestation de samedi dernier, mais craint encore d’être minoritaire et de se faire manger tout cru par le PRC.

7http://www.humanite.fr/2007-10-26_I...



De : Alessandro Mantovani
dimanche 28 octobre 200
 

dimanche 28 octobre 2007, a 18:55
Grenelle de l'environnement .
 

Grenelle de l’environnement : le gouvernement devra remettre en cause les logiques libérales pour être au niveau des décisions prises par Nicolas Sarkozy

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 25 octobre Face à la montée des périls à l’échelle planétaire, face aux exigences des ONG, aux aspirations des français, le Président de la République a pris des engagements qui impliquent un investissement politique et financier très lourd. Le Parti communiste sera extrêmement vigilants sur le fait que les financements très lourds nécessaires à la réalisation de ces choix politiques ne pèsent pas sur le pouvoir d’achat des familles populaires, des salariés et des collectivités.

Le mode de croissance qui produit la crise écologique est le même que celui qui produit la crise sociale. Ce modèle est totalement incompatible avec ces engagements, le Président de la République lui même l’a d’ailleurs reconnu. Or ce modèle est celui de l’économie libérale, la logique de profit financier à tous prix, écologique et sociale, est en contradiction absolue avec la réalisation des objectifs annoncés.

Comment, en effet, développer un programme nationale en faveur des énergies renouvelable en privatisant le secteur public de l’énergie ? Le gouvernement devra assumer jusqu’au bout la portée de cette déclaration, et remettre en cause sa politique de casse des services publics, qui contribue à aggraver la crise sociale, comme la crise environnementale. Cette déclaration vaut engagement de l’ensemble de la politique gouvernementale et le Parti communiste s’engagera donc pleinement, notamment grâce à ses parlementaires, pour que le gouvernement soit au niveau de ces annonces et remette en cause les logiques libérales.

Parti communiste français

Paris, le 25 octobre 2007.

 

dimanche 28 octobre 2007, a 18:35
La France : un pays de bas salaires .
 



Mis en ligne : 26 octobre Il faut voir la vérité en face : la France est devenue un pays de bas salaires. Plus de la moitié des salariés, c’est à dire 90% de la population, gagne moins de 1500 euros. Et tout concourt à aggraver cette situation. Le patronat n’a de cesse de réduire le coût du travail et donc sa valeur. Les gouvernants multiplient les exonérations de cotisations pour les bas salaires (30 milliards d’euros en 2008 seront payés aux entreprises par les contribuables) et poussent donc les entreprises à mal rémunérer leurs employés. La précarité enfle le nombre de travailleurs pauvres que le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale chiffre à 2,5 millions. Un ménage avec les 1005 euros net d’un SMIC et les aides sociales dépasse à peine le seuil de pauvreté. Les bons apôtres qui prêchent la modération salariale n’imagineraient pas se contenter de cette somme comme argent de poche mensuel !

Le gouvernement ergote : les Français auraient l’impression que leur pouvoir d’achat se dégrade mais il n’en serait rien. Comme si les étiquettes arrondies au chiffre supérieur lors du passage à l’euro étaient une illusion. Comme si l’envolée des produits alimentaires ou la hausse du prix du plein d’essence était un mirage et l’augmentation des loyers une hallucination. Mille clignotants se sont allumés qui signaient la dégradation des conditions de vie d’une très grande majorité. « Le recours au crédit est devenu un moyen de combler l’insuffisance des ressources » a relevé le Conseil économique et social en s’inquiétant de la forte augmentation des dossiers de surendettement. Mais Sarkozy n’en a cure qui veut encore endetter les plus pauvres en les poussant à acheter leur logement, en suivant à la lettre le modèle américain qui s’effondre aujourd’hui, mettant des millions de personnes à la merci des expulsions, des saisies et d’un asservissement à vie aux remboursements bancaires.

Plus souterrainement, la droite rogne les revenus des travailleurs en faisant porter par les salaires l’essentiel du coût de la protection sociale et des retraites alors que la contribution des revenus financiers est nulle ou presque. Après les cheminots, les traminots, les électriciens, le gouvernement prépare pour 2008 une nouvelle réforme pour que les salariés du privé travaillent encore plus longtemps et gagnent donc moins.

La conférence nationale sur le pouvoir d’achat et les salaires convoquée par le gouvernement vise à différer le moment de vérité, à faire croire en plus que le discours présidentiel sur « le chantier prioritaire » du président de la République se traduira en monnaie sonnante et trébuchante. Pour l’heure, ses seules propositions sont la création d’une commission pour enterrer les contentieux sur le SMIC et d’une autre pour conditionner les exonérations de cotisations sociales à l’ouverture de négociations salariales par les directions d’entreprise...sans la moindre obligation de résultat. Aux salariés, l’UMP destine des fumigènes alors que les gros revenus croulent sous les cadeaux fiscaux.

Cela ne sera pas suffisant à désamorcer le mécontentement qui grandit parmi les salariés. Les fonctionnaires se mettent d’ailleurs en ordre de grève pour le 20 novembre. De la feuille de paie aux pensions de retraite, c’est toujours de la rémunération du travail dont il est question et des mêmes maux. Ce mouvement répond à un impératif de justice sociale et à une nécessité économique : relancer la croissance par la consommation sociale, l’amélioration du pouvoir d’achat et la valorisation du travail par la formation et de nouvelles garanties collectives d’emploi. Un tête à queue par rapport à la voie suivie par Sarkozy...

 

vendredi 26 octobre 2007, a 08:09
épinglée !
 

25 octobre 2007 (19h48) :
Rachida Dati épinglée sur ses diplômes par « l’Express » L’hebdomadaire assure qu’elle se serait inventé un MBA européen du groupe HEC. Une info démentie au ministère.

Rachida Dati a menti sur ses diplômes, assure l’hebdomadaire l’Express. Elle aurait intégré l’Ecole normale de la magistrature en s’inventant un MBA européen du groupe HEC-ISA. Diplôme qu’elle n’aurait jamais obtenu, assure le journal.

La ministre a intégré la prestigieuse école sur dossier, étant trop âgé à l’époque (30 ans) pour tenter le concours d’entrée. Or, dans son dossier, figurait ce MBA, toujours selon l’Express, qui écrit : « La ministre reconnaît aujourd’hui que son diplôme n’a pas été validé, mais affirme avoir obtenu tous ses modules. Elle évoque un « différend » avec HEC. »

L’information est démentie au cabinet de Rachida Dati : il n’a jamais été fait mention d’un MBA européen dans ce dossier, assure-t-on. « Et puis la formulation de l’Express est étrange, poursuit le cabinet. il est dit qu’elle a suivi des cours à l’ISA et qu’elle a obtenu le MBA. C’est comme si vous disiez que vous aviez suivi des cours de maîtrise de droit et que vous avez obtenu une maîtrise de droit. On n’écrit pas ça dans un dossier. »

0http://www.liberation.fr/actualite/politiques/287371.FR.php



De : Paris
jeudi 25 octobre 2007
 

vendredi 26 octobre 2007, a 08:07
EXICISION .
 

 
Excision : 50 000 femmes mutilées sexuellement vivent en France EXCISION : 50 000 FEMMES MUTILEES SEXUELLEMENT VIVENT EN FRANCE

LE MONDE 24.10.07

50 000 femmes vivant en France ont subi des mutilations sexuelles : c’est la conclusion d’un travail mené par l’Institut national d’études démographiques (Population et sociétés nº438, octobre) rendu public, mardi 23 octobre. "Les excisions sont désormais rarement pratiquées sur le sol français, les filles étant excisées lors de séjours temporaires dans le pays d’origine de la famille ou suite à des reconduites", constatent les deux auteures, Armelle Andro et Marie Lesclingand.

En 1979, la France a été le premier pays européen à intenter des procès : poursuivis pour violences, les parents et les personnes qui pratiquent les mutilations encourent vingt ans de réclusion criminelle.

Cette politique pénale a été complétée par des campagnes de prévention menées par les associations. "Récemment, une étape marquante a été franchie avec la mise au point d’un protocole de chirurgie réparatrice remboursée par l’assurance-maladie", souligne l’INED.

Pratiquées en Afrique subsaharienne ainsi que dans plusieurs régions du Proche-Orient et d’Asie du Sud-Est, les excisions, qui concernent souvent des filles de moins de quinze ans, touchent de 100 à 140 millions de femmes dans le monde. "Le principal facteur du risque de mutilation est l’appartenance ethnique et non la religion", remarquent les auteures. Dans tous les pays, le risque de mutilation décroît avec l’augmentation du niveau d’instruction.

Anne Chemin

Article paru dans l’édition du 25.10.07.
14h37 • Mis à jour le 24.10.07 | 14h37



De : Christian DELARUE
jeudi 25 octobre 2007

vendredi 26 octobre 2007, a 08:04
LA LOI DU MARCHE !
 

Traité européen : Il faut un référendum

Mis en ligne : 25 octobre Répondant ces jours-ci à Marie-George Buffet, lors des questions orales à l’Assemblée nationale, le premier ministre a réaffirmé qu’il refusait de consulter le peuple sur le nouveau projet de traité européen. Pire, il veut engager le processus de ratification de ce texte au lendemain même de son adoption par les chefs d’Etat européens le 13 décembre prochain. Cela veut donc dire qu’il ne permettra pas aux citoyens, ni même aux élus de prendre connaissance et de débattre du traité. Le pouvoir veut donc donner un signe clair aux forces du capital européen et mondial : faire de la France le premier pays ratifiant un texte qui dans un nouvel article 188B redit : »L’Union européenne contribue à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs ainsi qu’à la réduction des barrières douanières ». On est loin du principe de préférence communautaire défendu par le candidat à la présidentielle.

Pour justifier sa démarche, le premier ministre a lancé une drôle d’argutie à MG Buffet. En élisant Sarkozy, les citoyens auraient aussi voté pour qu’il n’y ait pas de nouveau référendum. Mensonge !

D’une part, en votant à gauche, 18 millions de citoyens se sont prononcés pour une réorientation de l’Europe, décidée par référendum, comme s’y étaient engagés les candidats. D’autre part, même Sarkozy a mené campagne sur l’objectif d’obtenir un nouveau traité prenant en compte le refus majoritaire clair et net du modèle européen en construction émis par les citoyens ! « Les élites européennes ne peuvent pas se contenter d’essayer de mettre l’Europe à l’abri des passions populaires sous prétexte qu’elle serait une chose trop importante pour être abandonnée entre les mains des citoyens ordinaires » écrivait-il dans son livre « Ensemble ». En refusant un référendum aujourd’hui, il renie ses écrits d’hier. C’est d’autant plus inquiétant que le prétendu nouveau traité ressuscite tous les articles, alinéas et sous-alinéas et chapitres de la défunte constitution recyclés dans les traités existants.

De quel droit un nouveau président de la République peut-il faire ratifier un traité européen déjà rejeté par le peuple souverain ? Il s’agit bien du même texte rebaptisé, saucissonné et éparpillé dans d’anciens traités européens. Le Parlement seul peut-il, au nom du peuple français, imposer à ce même peuple souverain la remise en cause de son droit inaliénable et imprescriptible à disposer de lui même ? Avec le mode de scrutin et le découpage électoral actuels, le Parlement ne reflète pas le véritable rapport de forces politique et social dans le pays. La gauche était légèrement majoritaire en voix au second tour des législatives.

L’ancien président Chirac a été un temps opposé à la convocation d’un référendum en 2005. C’est la forte demande de consultation portée par le mouvement populaire qui l’a conduit à changer d’avis.

Seul le peuple peut par référendum valider ou invalider ce qu’il a lui même décidé par cette même voie. Quoi que l’on pense du nouveau traité, quel qu’ait été son vote en mai 2005, la démocratie et l’intérêt d’une construction européenne par et pour les citoyens européens exigent un débat et une consultation populaires. Les refuser serait bien une preuve de faiblesse de la part du pouvoir et des tenants de l’Europe libérale. Ce serait la preuve de la tentative de coup de force des mandataires des puissances d’argent pour imposer leur politique de démolition sociale, de privatisations et de recul démocratique.

 

jeudi 25 octobre 2007, a 21:12
Les marcheurs du Nord-Pas-de-Calais .
 

Les marcheurs du Nord-Pas-de-Calais à la rencontre des populations sur l’emploi

Mis en ligne : 25 octobre Le 17 octobre 100 marcheurs étaient inscrits, 2000 CV récoltés.

À 7 jours du départ, les participants de la marche sont dans les derniers préparatifs. Essentiellement sans emploi, plutôt jeunes ou anciens salariés d’entreprises délocalisées mais n’ayant pas été reclassés, ils sont une centaine inscrits à ce jour pour partir pendant 4 jours de Lille et Calais à Paris afin de déposer plusieurs milliers de CV sur le bureau du Président de la République.

Sommaire mercredi 24 octobre :Jeudi 25 octobreVendredi 26 octobreSamedi 27 octobreDepuis 3 semaines, les élus communistes et républicains du Nord Pas de Calais et des militants sont présents sur les marchés pour présenter l’opération « VOS CV A L’ELYSEE ». 2000 CV ont été récoltés à ce jour.

De nombreux témoignages s’adressant directement au Président de la République ont été transmis aux élus ou auprès des militants communistes. Dans ces courriers des habitants du Nord-Pas-de-Calais expriment leur colère et dénoncent l’injustice de leur situation. Le discours « travailler plus pour gagner plus » ne passe pas chez celles et ceux qui ont du mal à trouver un emploi stable.

La marche pour l’emploi part de Lille le mercredi 24 octobre à 9h30.

mercredi 24 octobre :  10h30 : Harnes accueil en mairie par le Maire
 11h00 : Lens, Place de St Quentin à . Défilé jusqu’à la préfecture.
 13h00 : Avion, accueil par le Maire, déjeuner.
 14h30 : Cambrai devant l’hôtel de ville.
 16h00 : St Quentin dans l’Aisne. Rassemblement devant la mairie. Demande d’audience auprès de X. Bertrand Ministre des affaires sociales, élu de St Quentin.
 18h00 : Tergnier, réunion publique salle des Arts et Loisirs avec J Dessalangres Député Maire et M. Coureau Conseiller Général Hébergement à Montdidier.

Jeudi 25 octobre  10h30 : Ribecourt dans l’Oise. Accueil JG. Letoffé Maire et P. Carvalho Conseiller Général. Repas
 16h00 : Creil, rencontre avec la population et les élus locaux esplanade du Centre commercial , plateau Rouher.
 17h00 : Montataire, Salle de la Libération avec JP. Bosino, Maire.

Vendredi 26 octobre  11h30 :Bobigny Seine St Denis. Rassemblement départemental place de la Libération avec H. Bramy président du Conseil Général
 16h00 : la marche de l’emploi se divise en 2 : 1 bus à Ivry : Mairie rencontre avec M Gosnat Député Maire - 1 bus à Villejuif : Mairie rencontre avec C. Cordillot Maire.
 18h00 : Vitry Mairie, rencontre débat public avec C. Favier Président du Conseil Général
 20h00 : Banquet salle des sports. 800 personnes attendues.

Samedi 27 octobre  10h15 : les bus partis du Nord et du Pas de Calais rejoignent les marcheurs à 10h00 au péage de Senlis jusqu’à l’Élysée
 11h00 : Paris, place de la Madeleine. Une délégation part pour l’Élysée.

Pique nique géant place de la République

9Lettre n° 34 - 24 octobre 2007

2La journée du 27 octobre

 

mercredi 24 octobre 2007, a 17:52
LE 27 OCTOBRE 2007
 

 

déroulement de la manifestation

rendez-vous place de la République 14 heures

animation à partir de 13 h 30, camionnette et ballon du PCF

angle place de la République-boulevard de Magenta

 

Formation du cortége:

En tête : la camionnette sono du CN ainsi que le ballon. 

Les invités au rassemblement qui prendront la parole et, autour de Marie-George Buffet, des responsables des fédérations du PCF, des élus-e-s en écharpe, nationaux, régionaux, départementaux et locaux.,

Des représentants des organisations qui partageront avec nous cette initiative.

Les marcheurs pour l'emploi du Nord-Pas de Calais et les élus qui en ont pris l'initiative.

Le Mouvement de la jeunesse communiste.

Les manifestants départements hors Île-de-France.

Les fédérations d'Île-de-France.

Il est très important que ce soient les Franciliens et Franciliennes qui  viennent avec banderoles, drapeaux sucettes mots d'ordre et véhicules sonos.

 

La manifestation se transforme en rassemblement à la Rotonde du bassin de La Villette.

(métro Jaurès)

  Accueil en musique  

Prendront la parole des salarié-e-s en lutte (EADS,Virgin,journalistes), une porte-parole des marcheurs du Nord et du Pas de Calais, des personnalités de la société civile comme le docteur Lehmann ou Dominique Noguères, des syndicalistes cheminots, enseignants,

Marie George Buffet clôturera le rassemblement.

Fin du rassemblement au plus tard à 17 h 15 pour que chacun-e puisse reprendre son car ou son train.

 

 

Consignes pour les cars

Entrée dans Paris par la porte de Clignancourt, puis prendre l'avenue de la Porte de Clignancourt, le boulevard Ornano, Barbés, Magenta et place de la République où les participants descendront

Les cars iront se garer ensuite, avec l’aide de la police, boulevard de la Villette où ils reprendront les participants.

 

 

 

mercredi 24 octobre 2007, a 17:21
UNIVERSITES .
 


AG du 24/10/2007 Lyon2 Université campus de BRON AG à Lyon 2 BRON

Elle a réunit 200 personnes.

Avec pour mot d’ordre�:

Retrait immédiat de la loi Pécresse. Unité avec les autre travailleurs en luttes�!

Cette AG a aussi réafirmé qu’il falmait tendre a la grève générale avec le public et le privé.

Des débrayages et des barrages filtrants vont etres mis en places a la rentrée pour informé les étudiants et les mobilisés.

Prochaine AG programmé le jeudi de la rentré. 2 camarades ont été élus à la coordination nationale du 27 et 28 à Toulouse (1 camarade de l’UEC et un camarade non encarté)

Certains camarades seront présents à la manifestation nationale de convergence des luttes a l’appel du PCF le samedi 27 a Paris.



De : Lyon 2 BRON
mercredi�24�octobre�2007
�

mercredi 24 octobre 2007, a 08:27
Le ( P.C.F ) contre-attaque le 27 octobre à Paris .
 

 Petit déjeuner de présentation le 25 octobre à 10h

Quelques mois seulement après l’élection de Nicolas Sarkozy, la colère s’exprime fortement de partout, dans le secteur de la santé, chez les fonctionnaires ou encore les cheminots. Les luttes pour le maintien de l’emploi se multiplient au moment où le gouvernement poursuit sa politique de casse qui favorise systématiquement les plus riches. La croissance est au plus bas, le pouvoir d’achat des français est repoussé à plus tard pourtant les patrons bénéficieront encore de nouveaux cadeaux. Cette situation est insupportable.

Les partis de gauche ne peuvent se contenter de s’indigner en regardant passer le train des inégalités conduit par la droite et par le Medef. Le Parti communiste prend ses responsabilités en organisant le 27 octobre à 14h, une manifestation de République à Jaurès, à l’issue de laquelle se tiendra un grand rassemblement au métro Jaurès. Il appelle à une large mobilisation de toutes celles et ceux qui aspirent à une autre politique. Ce rassemblement vise aussi à porter plus haut l’exigence d’une gauche de combat.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, et Jean-Louis Le Moing, coordinateur de l’exécutif national du PCF, organise un petit déjeuner de presse, jeudi 25 octobre à 10h pour présenter l’initiative du 27 octobre. Ce petit-déjeuner se tiendra au siège du Parti communiste français, 2, place du Colonel Fabien, Paris 19e, à 10h.

Parti communiste français

Paris, le 23 octobre 2007.



De : Paris
mardi 23 octobre 2007
 

mercredi 24 octobre 2007, a 08:02
Conférence nationale sur le pouvoir d'achat et les salaires .
 

Conférence nationale sur le pouvoir d’achat et les salaires :Toujours rien pour les français, encore plus pour les patrons

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 23 octobre Le gouvernement a ouvert la conférence nationale sur l’emploi et le pouvoir d’achat annoncée au début du mandat du Président de la République comme son chantier prioritaire.

Au vu des premières annonces gouvernementales, force est de constater que la déception est au rendez-vous pour l’immense majorité des français.

Les ministres de l’économie et du travail viennent de faire deux propositions. L’une est tout simplement ridicule car il s’agit de créer une commission indépendante sur la fixation du SMIC dont on précise déjà que le gouvernement ne sera pas obligé d’en tenir compte.

L’autre proposition conditionne les exonérations de cotisations sociales à l’ouverture ou non de négociations salariales. Cette proposition est un nouveau cadeau au patronat qui de fait ne sera pas soumis à des obligations de résultat, c’est à dire augmenter les salaires.

Le pouvoir d’achat n’est donc pas une priorité pour Nicolas Sarkozy. Fait significatif, il a choisi de se déplacer au Maroc le jour du lancement de ce qui fut son engagement de campagne numéro un. Le PCF soutient les revendications de la grande journée de mobilisation pour les salaires dans la fonction publique du 20 novembre et appelle à une large mobilisation.

Parti communiste français

Paris, le 23 octobre 2007

 

mercredi 24 octobre 2007, a 07:51
LOI DE FINANCE 2008
 

Loi de finance 2008 – financement de la sécurité sociale : une faillite organisée de l’état au bénéfice des grands intérêts de la finance.

Mis en ligne : 23 octobre Le déficit du régime général est historique, 12 milliards d’euros pour 2007. Le projet de loi de finance de la sécurité sociale (PLFSS) doit être présenté ce mardi aux députés et vise à ramener le déficit à 9 milliards d’euros en 2008. Que propose le gouvernement ?

 instauration de la franchise médicale,
 allongement de la durée de cotisation pour les retraites,
 coupes franches dans les dépenses de santé,
 hôpitaux financés à l’activité,
 pénalisation fiscale des pré-retraites
 TVA « sociale »

Les finances vont mal. La croissance n’est pas au rendez-vous et risque même de souffrir d’un contexte international de plus en plus tendu. L’état risque la faillite et tous les français, dans le même effort de responsabilité, doivent en prendre la mesure. Travailler plus longtemps, même pour les taches pénibles, se soigner moins et payer une partie des soins en plus des cotisations salariales, payer une taxe injuste sur les produits de consommation courante qui pénaliseront plus encore un pouvoir d’achat qui se réduit de plus en plus.

Et les grandes entreprises, les employeurs ?

Ils feront un effort, un petit, et peut-être... Après le rapport de M. Seguin, un amendement au PLFSS pourrait instaurer une contribution patronale de 2,5% sur les stocks options, qui au mieux permettrait de rapporter 3 milliards d’euros.
C’est bien peu au regard des cadeaux fiscaux de cette année qui s’élèvent à 15 milliards d’euros. C’est encore moins au regards des cadeaux faits sur 20 ans qui s’élèvent à 450 milliards d’euros.

Et qu’ont apporté à l’emploi et aux salaires ces cadeaux ? Rien. L’emploi stagne, le pouvoir d’achat régresse, les salaires sont gelés, les inégalités s’accroissent, et pas de retour de la croissance. Par contre les bénéfices en bourse eux progressent toujours.

Nous proposons donc de renverser cette logique, en :

 taxant les revenus boursiers au même taux que les salaires (environ 13 milliards d’euro),
 annulant 12 des 15 milliards d’euro du paquet fiscal destinés aux plus riches,
 Prélevant 0,5 % sur les actifs financiers ‘environ 17 milliards d’euro),
 Multipliant par 2 l’Impôt sur la Fortune (4 milliards d’euro)

C’est en responsabilisant les entreprises sur leur impact social que nous inverserons la tendance, à moins qu’il y ait une volonté de vider les caisses de l’état pour accélérer la libéralisation de secteurs nationaux, vitaux pour la société.

Nous rappellerons simplement que le Président de la République l’a esquissé en demandant un recourt plus massif aux grands groupes privés d’assurances maladies et retraites.

 

lundi 22 octobre 2007, a 18:08
LE 27 OCTOBRE 2007 : RIPOSTER .
 


Le 27 octobre : riposter ensemble à Sarkozy !

Par : Communication
Mis en ligne : 27 octobre

Au-delà du bombardement médiatique auquel nous sommes soumis depuis des mois, la démagogie de Nicolas Sarkozy commence à apparaître pour ce qu’elle est au yeux d’un nombre grandissant de citoyens.

À télécharger

Tract « ripostes »
PDF - 175.6 ko
Tract « ripostes » N&B
PDF - 143.2 ko
Affiche pour le 27 octobre
PDF - 23.5 ko

Pour les salariés, pour les couches Pour les salariés, pour les couches populaires, des sacrifices tous azimuts :

attaques contre les retraites, des régimes spéciaux comme du régime général, dégradation des contrats de travail, aggravation de la précarité, durcissement des conditions d’indemnisation des chômeurs, SMIC tiré vers le bas avec tous les salaires, attaques contre les fonctionnaires, suppression d’emplois massives dans l’éducation nationale et les services publics, franchises médicales, déremboursement sécu etc.

A l’inverse, pour les grands patrons et les nantis les cadeaux se multiplent. Le “paquet fi scal†de juillet : 15 milliards gâchés en pure perte. Les stock-options, 3 milliards soustraits aux cotisations sociales. Ces fonds alimentent les opérations spéculatives contre l’emploi.

Des libertés démocratiques essentielles sont bafouées avec l’organisation à grande échelle de la chasse aux sans papiers avec le recours aux tests ADN pour le regroupement familial qui rappellent de sinistres souvenirs, avec les peines planchers, les procès contre les malades mentaux, etc… Quant à la politique étrangère, elle s’aligne de plus en plus sur celle de Bush et se pose en va-t-en guerre en Iran.

Ce qui se passe est grave

C’est une véritable révolution conservatrice marquée, contrairement au discours offi ciel, par une immense régression sociale et démocratique et par une politique de soutien sans faille à la boulimie de profi t des grands groupes fi nanciers.

La concentration des pouvoirs présidentiels hypertrophiés est au service de ces objectifs là !

Contrairement à ce que prétend la droite, cette politique ne permettra pas de répondre aux attentes des populations. Au contraire, elle aggravera toutes les situations parce qu’elle accroît la domination de l’argent-parasite et ses conséquences désastreuses en matière de précarité et de chômage.

Des résistances Des résistances se lèvent

Des résistances commencent à prendre corps. La réalité commence à être perçue malgré le matraquage pro-Sarkozy que nous subissons chaque jour.

Un premier rassemblement a eu lieu le 29 septembre dernier dans toutes les régions de France pour refuser des franchises médicales et pour porter dans le débat des propositions permettant de développer en le pérennisant le fi nancement de notre Sécurité sociale solidaire.

D’autres rendez-vous marqueront le mois d’octobre, sur la liberté des journalistes le 4 octobre, sur les conditions de travail le 13, pour la défense des régimes spéciaux de retraite le 18. D’autres initiatives sont en projet. Elles revêtent une très grande importance. Le Parti communiste fera tout pour contribuer à leur succès…

Conquérir de nouvelles avancées sociales, démocratiques, écologiques

Car, à l’inverse du cours actuel, il est indispensable de conquérir les nouvelles avancées sociales, démocratiques et écologiques nécessaires pour répondre aux besoins humains d’aujourd’hui.

L’emploi doit être vraiment un droit pour tous. Il doit être sécurisé contre la précarité. La rotation emploi formation avec garantie du revenu doit devenir un instrument privilégié pour éradiquer le chômage.

Les salaires, pensions, retraites et minima sociaux doivent être augmentés.

Les services publics doivent être défendus, démocratisés, leur champ doit être étendu.

La protection sociale solidaire comme le système de santé doivent être développés pour faire face à la nouvelle donne démographique, à la croissance nécessaire des dépenses.

Les moyens existent pour cela à condition d’utiliser l’argent autrement, pour une croissance de progrès social préservant les ressources naturelles de la planète.

Les droits et les pouvoirs des salariés et des peuples doivent être élargis. Le pays a besoin d’un nouvel essor démocratique. Cela implique, en particulier, de respecter le choix majoritaire du 25 mai 2005 en rejetant la nouvelle mouture du traité européen qui persiste à pousser au tout libéral en Europe.

La france doit agir pour la paix et le règlement politique des confl its, la protection de notre planète, le désarmement général.

La gauche doit prendre ses responsabilités pour l’action et l’alternative politique

Nous voulons faire grandir le rassemblement de toutes celles et ceux qui veulent agir,

Nous avons pris l’initiative de relancer le groupe « riposte Â» de la gauche, et partout en France, le PCF organise durant ce mois d’octobre, des rencontres et des actions contre les mauvais coups, et pour reconstruire l’espoir. Ces initiatives convergeront le 27 octobre à Paris à l’exemple de la marche pour l’emploi du Nord, au cours d’une manifestation suivie d’un rassemblement où la parole sera donnée à des acteurs des luttes qui se développent et à ceux qui, à gauche, voudront s’y associer.

lundi 22 octobre 2007, a 17:47
Contre la loi ( L.R .U )
 


PREMIERS PAS DE LA MOBILISATION ÉTUDIANTE CONTRE LA LOI LRU Liberté 62 n°779 - Le 19 Octobre 2007 - 7 -Social

PREMIERS PAS DE LA MOBILISATION ÉTUDIANTE CONTRE LA LOI LRU

La mobilisation contre la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU) fait son chemin. Dans toute la France, des Assemblées Générales d’information et de mobilisation qui attirent des étudiants de plus en plus nombreux ont été organisées au cours des deux dernières semaines. Une première journée de mobilisation est programmée le 23 octobre.

Au cours de l’assemblée générale des étudiants de Lille III. (Photo Liberté 62)

A Lille III, plus de 150 étudiants étaient rassemblés, ce mardi 16 octobre, pour une Assemblée Générale au cours de laquelle un débat d’information s’est déroulé pendant deux heures ainsi qu’un vote appelant à la participation des étudiants à la manifestation du 18 octobre et à l’abrogation de la loi LRU. Avec les étudiants, des représentants des personnels et des enseignants étaient présents et sont intervenus. Liberté 62, a interrogé François, un étudiant mobilisé.

◗ Liberté 62�: «�Pourquoi êtes-vous rassemblés contre la loi LRU ?�»

◗ François�: «�Tout simplement parce qu’elle attaque en profondeur le système universitaire français. D’abord sur les questions de démocratie. Cette loi revient sur tous les acquis démocratiques de l’université de ces cinquantes dernières années. En réduisant le nombre de représentants étudiants et personnels dans les conseils, en y faisant entrer des représentants du «�monde économique et social�» autrement dit le patronat et en donnant des pouvoirs immenses aux Présidents d’université.�»

◗ L. 62�: «�Vous contestez aussi la réforme budgétaire contenue dans cette loi.�»

◗ F.�: «�Oui, la loi LRU revient aussi sur la façon dont est gérée l’université. Elle encourage clairement au désengagement de l’Etat et surtout elle encourage les universités à aller chercher de l’argent dans les entreprises, à donner aux entreprises une légitimité pour donner leur avis sur l’université et ses formations.�»

◗ L. 62�: «�C’est faire entrer le loup dans la bergerie...�»

◗ F.�: «�Tout à fait. La loi LRU attaque aussi les contenus pédagogiques de l’université notamment, sur la continuation de la réforme LMD, elle met en oeuvre une véritable casse du cadre national des diplômes et des rapports qui sont établis entre diplômes, grilles salariales et conventions collectives. Autrement dit ces diplôme ne seront valables que sur un bassin local d’emploi.�»

◗ L. 62�: «�Mais cette loi a déjà été votée ?

◗ F.�: «�Cette loi ayant été votée, certains peuvent croire que notre mobilisation est plus compliquée. Mais même si nous ne nous battons pas contre un projet de loi, mais contre une loi qui a été votée, il faut savoir que cette loi a été votée à la va-vite, sans concertation, et même, tout au contraire, à l’encontre de tout ce qui avait été proposé par le milieu universitaire. Dans le contexte social actuel où le service public, à tous les niveaux, est attaqué, la loi LRU est un élément du démantèlement du service public en général. Nous sommes mobilisés pour son abrogation.�»



De : Liberté 62
lundi�22�octobre�2007
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lundi 22 octobre 2007, a 16:26
Marie-George BUFFET .
 


Marie-George Buffet : Hommage aux 27 de Châteaubriant de Marie-George Buffet

Elle s’appelait Léoncie Kérivel. Et l’on ne sait pas grand chose d’elle. Son mari, marin pêcheur dans la région, est l’un des 27 fusillé, ici, à Châteaubriant. Elle était comme lui internée dans ce camp.

Quel acte de résistance avait-elle accompli pour mériter ces barbelés ? On ne le sait pas. Tout ce que l’on sait d’elle, c’est que lorsqu’elle a vu son homme partir au peloton d’exécution, lorsqu’elle l’a vu partir avec ce gosse de 17 ans, elle a demandé à prendre la place de cet enfant.

Elle était prête à mourir pour laisser vivre l’avenir.

Mais les nazis avaient trop de mépris pour les femmes. Ils ne les jugeaient pas assez dignes pour être fusillées. Ils les décapitaient. Ils ne les considéraient pas assez pour les imaginer résistantes. Alors Léoncie est restée là, dans ce camp, les 27 sont partis sans elle. Les 27, syndicalistes, élus, ils étaient tous engagés pour le progrès social et démocratique. Ils ont été choisis pour cela, parce qu’ils voulaient tuer le Front populaire. Nous sommes aux balbutiements de la résistance.

Oui, il y a ceux dont l’on parle et les autres dont l’on ne parle pas. Ceux et celles dont le nom, au détour des rues et des commémorations, évoque la gloire de la résistance. Et celles et ceux dont le courage fut tout aussi éclatant et qui sont restés anonymes. Ils,elles étaient égaux dans le combat. Mais le hasard et le temps n’ont fait émerger que quelques noms et quelques histoires.

Ainsi, il y a Guy, il y a Léoncie comme il y a Odette et son amie Paulette.

Guy et sa lettre d’adieu. Une lettre d’amour d’un gosse à ses parents qui porte en elle les rêves d’une vie brisée.

Cette lettre que le président de la République a décidé de faire lire demain dans les lycées de France.

Pour moi, cette lecture ne peut être qu’un choix de l’équipe éducative,elle ne peut être qu’un moment d’une journée de débats sur le passé mais aussi sur la situation des jeunes aujourd’hui !

Cette lettre qui donne ici à notre hommage une signification particulière. Mais aussi, Odette et ses lettres qu’elle envoyait à ses proches toutes ces longues années d’internement, et dont les livres d’histoire ne savent rien. Odette et son évasion et sa participation active à la Libération du pays.

Oui il y a ceux dont l’on parle et celles dont l’on ne parle pas. C’est pour elles que je suis venue, toutes ces femmes anonymes parmi les anonymes.

Comment parler ici de Guy sans parler d’Odette, de Léoncie, et avec elles de toutes ces résistantes oubliées, de ces femmes dont le courage ne devait rien à quiconque, de ces femmes à qui nous sommes tout autant qu’aux hommes redevables de la Libération. « Sans les femmes », disait Lucie Aubrac, « la Résistance ne pouvait rien faire. »

Rarement pourtant leur nom revient. Et quand il sonne à l’oreille c’est sous le vocable de l’épouse ou de l’amoureuse, de la femme résistante parce qu’aimante, de celle qui prend des risques insensés parce que l’amour rend un peu fou.

La Résistance c’est pourtant aussi leur histoire. Le courage face à l’occupant ce fut aussi le leur. Les femmes ont tenu leur rang. Simplement. Les connaît-on suffisamment ces combattantes de l’ombre ? Leurs noms, leurs actes, leur courage sont-ils inscrits dans nos mémoires ?

Lucie Aubrac, la reine de l’évasion, et Madeleine Colin, la petite main des P&T qui informait les résistants mis sur écoute.

Olga Bancic, la réfugiée roumaine qui fournissait la MOI en armes, et Geneviève Anthonioz-De Gaulle, journaliste clandestine à la tête d’un réseau uniquement féminin. Colette de Dampierre la comtesse que ses tortionnaires n’ont jamais pu faire parler, et Danielle Casanova, ma camarade déportée après avoir bravée tous les dangers. Marie-Claude Vaillant-Couturier, sa soeur de combat, et Isabelle Clayes, cette ouvrière du Nord, organisatrice infatigable, toujours attirée par l’action armée...

J’aime égrener ces noms. Il y en a tant d’autres, tant d’autres que sans quelques passionnés, comme notre ami Antoine Porcu, l’histoire aurait oubliées. Elles étaient si nombreuses, ces femmes engagées connues ou moins connues, depuis la blanchisseuse à l’enseignante, la paysanne à l’intellectuelle. On pourrait en citer tant d’autres car la résistance des femmes n’a rien à voir avec une liste d’exceptions ; elle ne relève pas de l’anecdote.

Non, décidément, la résistance des femmes ne fut pas une résistance de seconde zone. Elles n’étaient pas des « femmes de ».

Elles étaient elles-mêmes, femmes pleinement. Résistantes, pleinement. Nous devons à ce qu’elles ont accompli d’être ce que nous sommes. Et les femmes leur doivent non seulement le droit de vote mais aussi une part de leur émancipation d’aujourd’hui. Leur condition de femmes les rendait sensibles d’une façon toute particulière aux errements de l’humanité. Et cette révolte les emportait tout entières.

« L’homme qui tirait l’autre nuit. C’était moi », ainsi s’achève l’un des poèmes de Madeleine Riffaud. Elles furent nombreuses à prendre le maquis, à porter des messages, à cacher des clandestins ou des enfants juifs, à éditer des journaux, à les distribuer, à organiser le combat, à maintenir allumée la flamme de l’espoir,... et à penser la France de demain.

Sans doute me permettrez-vous de parler plus longuement de l’une d’entre elles. Je voudrais en quelques mots, vous parler de Madeleine Vincent, celle par qui beaucoup de femmes allèrent au fond de leur engagement au 20 siècle,je fus de celle là, et qui fut l’une des animatrices de la lutte contre les nazis. En juillet 40, elle avait été chargée d’organiser l’action en zone interdite. Elle fut arrêtée, emprisonnée, menottée en permanence pendant deux mois, transférée à Essen, puis à Kreuzbourg, Ravensbrück et Mauthausen.

Dans les camps, elle continua de se battre pour la dignité des femmes, qui s’organisèrent pour refuser tout travail industriel, ou toute participation à la construction d’ouvrages militaires. Il en allait de sa vie. J’ai toujours été frappée par le courage qui a été le sien. Non pas un courage tapageur, mais un courage simple, qui s’imposait comme une évidence dans toute son existence.

Je ne peux m’empêcher de penser que comme d’autres femmes, comme Léoncie si les gendarmes l’avaient accepté, elle aurait pu se trouver là, dans cette clairière, au côté de Guy Môquet, des vingt-sept, en ce jour tragique où l’horreur laissait ses traces de boues sur l’humanité tout entière.

Madeleine a vécu aux cotés de Guy Ducoloné, résistant, déporté et puis député, vice président de l’Assemblée Nationale.Elle fut pour sa part une dirigeante du PCF.

La résistance n’était pas une histoire d’hommes comme elle n’était pas une histoire de femmes. Elle est juste un épisode parmi d’autres de la grandeur de l’humanité. L’humanité qui ne renonce pas. L’humanité qui avance. L’humanité qui se réalise pleinement.

Il est vrai que c’est de Guy Môquet dont on parle.

Mais qui est Guy ? Un enfant, un enfant du Front Populaire, fils d’un député communiste, il veut vivre, il aime la vie, il aime, il aime Odette ! Alors devant cette actualité nouvelle, je dirai au peuple de France : « oui, Guy Môquet et tous les autres jeunes, ceux de la Cascade, ces jeunes chrétiens, ces jeunes communistes, tous les siens ont droit à votre mémoire ». Non pas pour des vies données, mais pour des vies volées. Non pas tant pour leur héroïsme, que pour leur éclatante humanité. Ils et elles méritent votre mémoire parce que leur vie, leur mort, leur histoire, viennent nous interroger sur le monde qui se construit et la manière dont chacun, chacune y prend sa place.

Et je dirai qu’à travers l’émotion d’un drame poignant, celui de la vie d’un jeune homme, à peine commencée mais fracassée, à travers ses mots tout entiers tournés vers la vie, ce sont les espoirs et les rêves de toute la résistance que l’on peut ressusciter. Je pense à vous qui au sein de l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé travaillez depuis des décennies à faire vivre la mémoire de la résistance. Vous dont le travail éclate aujourd’hui au grand jour, vous à qui je veux rendre hommage.

Vous le constatez : beaucoup aujourd’hui sont venus en pensant à Guy Môquet. Beaucoup repartiront avec son visage en tête mais aussi avec ceux de tous les autres, de toutes les autres, avec ces visages empreints de vie et de détermination, empreints de sourire et d’espoirs, heureux.

Alors oui dans l’hommage de la République demain, il y a une chance de perpétuer une mémoire vivante, celle de ce jeune garçon et de ses camarades. Une chance de perpétuer, à travers lui une mémoire vivante de la Résistance.

Une Résistance qui va bien au-delà des hommes et des femmes ici internées.

Une Résistance qui à travers lui conjugue patriotisme et combat communiste, la Marseillaise et L’internationale, le drapeau tricolore et le drapeau rouge, les valeurs de la République.

Une résistance qui montre que français et étrangers, on dirait aujourd’hui immigrés a combattu ensemble la barbarie. Et je ne peux m’empêcher de penser à une autre lettre, celle de Missak Manouchian à Mélinée, sa « petite orpheline » et à ces quelques mots d’avant la mort : « Bonheur à tous ».

Oui, cette mémoire vivante, c’est celle de l’humanité profonde dont tous ces hommes et femmes tenaient leur conscience et leur engagement. Tous et toutes sont morts pour la France, et les étrangers aussi avec le même courage. Mais, tous et toutes sont morts, précisément pour l’idée qu’ils s’en faisaient : la liberté, l’égalité, la fraternité...

Alors oui perpétuons cette mémoire encore vivante ! Non pas pour exalter un glorieux passé. Non pas pour chercher dans l’histoire de quoi oublier le présent. Simplement pour vivre aujourd’hui en pleine conscience de ce que signifie être homme et être femme.

Simplement pour avoir toujours à l’esprit la noirceur des ténèbres qui peuvent toujours menacer l’humanité.

Simplement pour avoir toujours au cœur les valeurs, les rêves et le courage de celles et ceux qui ont terrassé la barbarie pour mieux nous ouvrir des lendemains qui chantent.

Simplement parce que notre espoir lui aussi est encore vivant ! Et c’est de tout cela, pour tout cela que je débattrai demain avec les lycéens et les lycéennes, les enseignants et enseignantes au lycée professionnel Jean Moulin du Blanc-Mesnil avant de leur lire la lettre de Guy à ses parents.

C’est pour tout cela que le Parti communiste tient chaque année à honorer la mémoire des 27 et à travers eux de tous les autres, les autres morts pour la Liberté, morts pour la France. Vous le savez, je ne suis pas venue ici participer à cet hommage par effet de mode. Le Parti communiste Français tient chaque année à honorer la mémoire des vingt-sept et à travers eux de tous les autres, de toutes les autres morts pour la France, morts pour notre liberté.

Résister.

Je ne veux pas galvauder le mot, car rien n’est comparable à ces temps de ténèbres. Je veux simplement dire que c’est bien de ce côté là qu’il faut puiser lorsque surgit l’inacceptable.

La précarité, la division, la mise au pas de la liberté, la traque, la mise en cause de la dignité humaine avec les tests ADN, oui, lorsque surgit l’inacceptable, nous devons savoir le débusquer et mettre sur sa route tous les obstacles du monde.

« Les barricades, écrivait Elsa Triolet, n’ont que deux côtés ». Résister, oui, c’est de là que doivent surgir l’espoir, l’envie, l’attente. « L’avenir n’est pas une amélioration du présent, écrivait encore Elsa. C’est autre chose. »

Oui, vraiment, il y a ceux dont l’on parle et ces hommes et femmes dont l’on ne parle pas. Je pense à ce jeune homme de dix-sept ans qui se battait pour un avenir, qui se battait pour « autre chose ». Je pense aux vingt-sept, aux femmes de la Résistance, à tous ceux et celles qui voulaient vivre pleinement, libres, égaux, soeurs et frères. Je pense à leurs espérances communes et leur détermination à vivre pleinement.

Je pense à Lucie Aubrac qui nous disait « résister c’est créer Et je sais qu’être digne de ce qu’ils, de ce qu’elles ont accompli, n’est pas payable en mots, ni même « en gloire » ni même « en larmes ». Cela relève d’un combat quotidien : faire advenir « autre chose ». C’est ce combat qu’il nous faire vivre aujourd’hui.

Résistons à l’inhumanité, inventons des solidarités, créons de l’espoir, soyons artisans de bonheur.

Résistons aujourd’hui !

Marie-George Buffet
Secrétaire nationale du PCF
Hommage aux 27 de Châteaubriant



De : Marie-George Buffet
lundi 22 octobre 2007
 

lundi 22 octobre 2007, a 16:03
Tiens tiens...encore un porteur d'eau trouble .
 


Message à Didier PORTE suite à sa chronique dans le "Fou du Roi" ce jour.

Je dois dire qu’alors que l’on va lire la lettre sentimentale et personnelle de Guy Môquet, j’aime les gens qui participent à la curée générale.

Les communistes français étaient pourchassés au nom de la "trahison" de l’URSS (il faut éviter de mettre des mots qui feraient oublier que se préparait Stalingrad, ce qui renverserait le cours de la guerre) alors que police et gendarmerie française collaboraient allègrement avec les nazis. Voilà ce que tu as oublié dans ta chronique Didier. Les bourgeois qui avaient criés "plutôt Hitler que le front populaire" n’étaient naturellement pas inquiétés et se voyaient ainsi rassurés en une pierre deux coups. La encore un bel oubli.

Il est donc pour le moins curieux de voir que pour ces années d’occupation nazie certains arrivent à dénoncer le fait que les communistes français, pourchassés par les allemands, enfermés par ceux qui avaient choisi la collaboration, ne pouvaient pas être résistants du fait du fameux pacte.

Comment expliques tu, Didier, que les allemands aient demandé expressément à ce que ce soient des communistes qui soient fusillés le 22 octobre 41 ?

Pour les allemands, cela faisait d’une pierre deux coups pour eux également. Cela leur permettait de justifier que les communistes devaient être fusillés car ils représentaient des ennemis de la France du fait du Pacte gesmano-soviétique aux yeux d’une l’opinion publique pétainiste déliquescente. En même temps, il pouvaient se débarrasser à peu de frais d’ennemis viscéraux du nazisme.

Et ce sont les mêmes arguments pétainistes que l’on retrouve aujourd’hui, c’est à vomir.

J’aurais aimé qu’un journaliste comme toi cherche un peu plus et évite de crier avec "certains" historiens. Monter en exergue le fait que les communistes parlaient de guerre impérialiste en suggérant que les communistes ne se sentaient pas concerné, parler des communistes et oublier que la plupart étaient enfermés ou dans la clandestinité, c’est oublier que cette guerre impérialiste existait bel et bien, compte tenu de ce que les pays occupés et le monde du travail en particulier payaient comme tribut au Reich. Et cette guerre impérialiste avait une particularité en France, il existait une sorte de collusion entre les Forges du Creusot, la société métallurgique Renault et les forges Krupp qui fournissaient tous des armes au Reich. Les grandes fortunes avaient choisies le Reich contre le peuple (plutôt Hitler que le front populaire), ce qui fait encore enrager les représentants patronaux d’aujourd’hui (Voir ce que dit Kessler dans Challenge) et que ces mêmes patrons voudraient qu’on oublie. J’aurais aimé que ce ne soit pas avec ton aide.

Je dois rappeler qu’en Allemagne dans les années 35 les communistes allemands avaient payé un lourd tribut à la botte nazi. Ce sont eux qui ont fait parti du lot des premiers déportés dans les camps. Les communistes français avaient eu les informations nécessaires pour prendre conscience de la nature du régime nazi.

Tu devrais également regarder ce qu’écrivaient les communistes français sur la nature du nazisme avant d’être réduits au silence par la détention ou la mort.

Le pacte entre l’URSS et les nazis ne trompaient personne, et surtout pas les nazis. Hitler voulait la peau des communistes mais ne pouvait pas établir un nouveau front et préférait différer l’écrasement de l’URSS. Hitler avait eu la peau des communistes allemands.

Mais la manipulation tendant à faire croire à une collusion ou une neutralité des communistes avec l’ennemi était et reste tentante pour les revanchards que l’on retrouve maintenant du côté du gouvernement et du patronat.

Merci Didier pour m’avoir lu jusqu’au bout.

Cordialement



De : JP
lundi 22 octobre 2007
 

lundi 22 octobre 2007, a 15:29
ARNAQUE !
 

Indemnisation du chômage

LES PATRONS  SE  DEFILENT 

Dans le cadre de la négociation sur la modernisation du marché du travail,le MEDEF propose un nouveau système d'indemnisation du chômage à deux étages.Un régime de base,( ouvert à tous les demandeurs d'emploi et financé par la solidarité nationale )- soit par les impôts,dont la grande partie est payée par les ménages.Et un régime complémentaire,comparable aux actuelles ASSEDIC,financé par des cotisations sur les salaires.Réservé aux salariés privés d'emploi,ce complément serait attribué selon des conditions-on s'en doute de plus en plus restrictives !- négociées entre patronat et syndicats.Le système permettrait une prise en charge élargie, suggère le MEDEF,qui semble découvrir que seuls 58,4% des demandeurs d'emploi sont indemnisé.A moins qu'il,s'agisse de se défausser de ses responsabilités sur la collectivité et de baisser encore un peu plus le coûp du travail…

l' Huma Dimanche du 18 / 10 / 07

 

lundi 22 octobre 2007, a 11:47
Quand ils s'en mettent plein les poches .
 

Les lecteurs qui ont tant de mal à boucler leurs fins de mois seront rassurés de savoir que d'autre,non lecteurs de( l'Huma Dimanche ) , c'est sûr,n'ont pas ce genre de souci.Par exemple Claude Brunet,membre du directoire d'Axa,a réalisé en une journée 330 990 euros de plus-value en exerçant ses stok-options et en revendant aussitôt ses actions,le 20 septembre 2007 (…) Quant à la famille Ricard,sans doute plongée dans la nécessité par des vacances trop onéreuses dans un modeste camping 2 étoiles,elle a vendu par l'intermédiaire de la société Paul Ricard pour 100,7 millions d'euros d'actions.Rassurez-vous,chers lecteurs,cela ne change pas vraiment le poids de la famille dans le capital du groupe.C'est l'hebdomadaire boursier ( le Revenu ) qui l'affirme,on peut le croire.Voilà le triste quotidien que connaissent les familles qui possèdent la France industrielle et commerciale,et qui réclament par la voix de Laurence Parisot toujours moins d'impôts et moins de risques juridiques lorsque les opérations financières sortent du droit chemin ( voir EADS ).Les salariés de toutes ces sociétés pourront toujours demander de l'augmentation : on leur répondra que leurs prétentions mettent en péril l'entreprise,concurrence oblige.

jfmarx@free.fr

 

lundi 22 octobre 2007, a 11:44
Quand ils s'en mettent plein les poches .
 

Les lecteurs qui ont tant de mal à boucler leurs fins de mois seront rassurés de savoir que d'autre,non lecteurs de( l'Huma Dimanche ) , c'est sûr,n'ont pas ce genre de souci.Par exemple Claude Brunet,membre du directoire d'Axa,a réalisé en une journée 330 990 euros de plus-value en exerçant ses stok-options et en revendant aussitôt ses actions,le 20 septembre 2007 (…) Quant à la famille Ricard,sans doute plongée dans la nécessité par des vacances trop onéreuses dans un modeste camping 2 étoiles,elle a vendu par l'intermédiaire de la société Paul Ricard pour 100,7 millions d'euros d'actions.Rassurez-vous,chers lecteurs,cela ne change pas vraiment le poids de la famille dans le capital du groupe.C'est l'hebdomadaire boursier ( le Revenu ) qui l'affirme,on peut le croire.Voilà le triste quotidien que connaissent les familles qui possèdent la France industrielle et commerciale,et qui réclament par la voix de Laurence Parisot toujours moins d'impôts et moins de risques juridiques lorsque les opérations financières sortent du droit chemin ( voir EADS ).Les salariés de toutes ces sociétés pourront toujours demander de l'augmentation : on leur répondra que leurs prétentions mettent en péril l'entreprise,concurrence oblige.

jfmarx@free.fr

 

lundi 22 octobre 2007, a 11:25
MARX : Il disait déjà .
 

( Face aux patrons voyous,le gouvernement Fillon veut dépénaliser les délits financiers.)

MARX  disait déjà que ” l'Etat n'est qu'un comité qui gère les affaires de la bourgeoisie ” .

 

dimanche 21 octobre 2007, a 23:08
LA TRAVERSEE DE LA TOURMENTE .
 

UN RETOUR SUR L'HISTOIRE

Extrais

Jean-Pierre-Timbaud responsable de la CGT

A l'une des réunions avec léon Blum il avait déclaré qu'il ne pouvait rien contre le mur d'argent ( formule utilisée auparavant par Edouard Herriot,Jean-Pierre Timbaud avait rétorqué : le > ( mais,au procès de Riom,Léon Blum n'a-t-il pas reconnu qu'il

1938

Vers la rupture du Front Populaire

Il y avait eu en mars 1938, l'Anschluss,l'annexion de fait de l'Autriche par l'Allemagne.Quand Hitler est entré à Vienne,le 18 mars,ce fut un défi.Pui ce fut la répréssion.Des Autrichiens hostiles au nazisme furent envoyés dans les camps de concentration où ils rejoignirent les Allemands antifascistes.A peine l'annexion de l'Autriche était-elle achevée,qu'Hitler revendiquait la Tchécoslovaquie en prenant comme prétexte l'existence des minorités allemandes dans les Sudètes.

LES ACCORD DE MUNICH : AIDE ET ENCOURAGEMENT A HITLER .

L e 29 septembre,la France et l'Angleterre signaient avec Hitler et Mussolini les accords de Munich.

C'était tellement flagrant que touts les capitulards ( pas un instant gênés par la honte ) ne cachaient pas leur joie d'avoir fait de l'Union soviétique > .Non ! L'abandon de la Tchécoslovaquies n'était pas inévitable !Et pourtant!Par dizaines de milliers,les Parisiens sont allés à la rencontre de Daladier pour l'acclamer à sa descent d'avion…

Il n'en espérait pas tent,au point qu'il ne put s'empêcher de murmurer,paraît-il,tout bas : > Cela traduisait bien le coup qu'il venait d'assener à la France et à la paix avec son complice Chamberlain ,sans d'ailleurs qu'ils n'en éprouvent aucun remords.Quant aux dirigeants Socialistes,selon l'expression de Léon Blum,il en avaient éprouvé >.

GABRIEL PERI : avait raison de les dénoncer dans l'Humanité,comme à la tribune de la Chambre des députés :

Contre les décrets-lois qui remettaient en cause des lois sociales ( notamment les quarante heures ),contre un patronat de plus en plus arrogant,des grèves éclatèrent dès le 21 novembre 1938 dans plusieurs usines de la métallurgie parisienne,puis dans le Nord,la Loir,au Havre,etc… .Partout,la police et les gardes mobiles étaient lancés contre les grévistes.Partout,le patronat y ajoutait la répression.Chez Renault,280 ouvriers avaient été arrêtés,traduits en correctionnel.La répression fut massive: 1 731 travailleurs poursuivies devant les tribunaux;800 peines de prison ferme.On ne comptait plus le nombre de retenues de salaire.Et le nombre des licenciements fut considérable : 1 600 dans l'aéronautique;plus de 4 OOO dans l'automobile dont plusieurs centaines chez Renault ( des militants en premier lieu );prés de 4 000 dans la chimie.Au total,on a dénombré dans le pays plus de 100 000 ! licenciements pour fait de grève,fin 1938,au seuil d'un hiver qui,par surcroit,s'annonçait très rude…

La France,sur la lancée des accords de Munich,n'allait-elle pas signer sans grande publicité,le 6 décembre 1938,avec l'Allemagne hitlérienne une déclaration commune qui ressemblait forts à un pacte de non-agression,laissant en tout cas les mains libres à Hitler vers l'Est ?

( Nous communistes,nous aimons notre pays ! ).Et cela,résonnait très fort,au moment où tant d'autres avaient choisi l'abandon des valeurs de souveraineté nationale.Le Parti rappelait ce qu'il avait tant de fois affirmé :Nous sommes les héritiers des révolutionnaires de 1789 .>>

Pour la manifestation du 14 juillet 1939,le Parti communiste proposa au Parti socialiste ( SFIO ) de célébrer avec éclat,à Paris,cet anniversaire .

Le Parti socialiste refusa !

Pour lui,la célébration de ce 150e anniversaire pouvait se limiter à l'émission d'une médaille…et à quelques festivités entre notable .

Méme après Munich ! Dès le 17 avril 1939.l' Union soviétique leur avait lancé un appel pour envisager,à Moscou,lors d'une conférence à trois,la conclusion d'un pacte d'assistance mutuelle .La France et l'Angleterre ont attendu le 25 mai avant de faire savoir que ( des négociations pouvaient s'ouvrir ) mais c'est seulement le 14 juin que leurs représentants furent envoyées à Moscou.Ce n'est que le 24 juillet que les discussions commencèrent.Mais il fallut encore attendre le 13 aoû pour que débutent les pourparlers militaire…Pourquoi ces tergiversations ? Dans quel but ?Le chef de la mission britannique recevait des instructions sans détours pour ( limiter l'accord aux termes les plus vagues possibles ) . C'était sans équivoque une diplomatie de renoncement !Le gouvernement français s'alignait ouvertement sur cette position d'abandon .

Le Parti communiste français menait inlassablement une campagne de dénonciation de cette politique contraire aux intérêts de la France et de la paix.Il réclamait en même temps que soient prise des mesures pour anéantir la cinquième colonne.Mais Georges Bonnet ( le ministre étranger des affaire françaises ),comme le surnommait Gabriel Péri conspirait lui-même avec l'ambassadeur allemand à Paris.Ne lui,avait-il pas déclaré,le 1er juillet 1939,que le (Parti communiste français serait mis à la raison ) et que ses réunions seraient interdites ) ?

En ce mois d'août 1939,comme pour compléter cet étrange scénario,les dirigeants très antisoviétiques de la Pologne refusaient de consentir au passage des troupes soviétique sur leur territoire,en cas d'attaque allemande,alors que tout le monde considérait cette attaque imminente ! ( les blindés allemands étaient déjà massés à la frontière,près à envahir la Pologne. ) Là,sans aucune tergiversation,la France et l'Angleterre se refusaient à intervenir efficacement auprès de la Pologne !

Dans cette contradiction apparente et dans cette confusion soignesement entretenue au moins nous,militants syndicalistes et,plus encore,militants communistes,nous sentions l'ampleur et la nécessité impérieuse des efforts à développer pour aider les travailleurs et le peuple à y voir claire et à cette politique d'abandon des intérêts de la France et de la paix.La presse et la radio ne faisaient rien pour éclairer l'opinion publique.C'était,sans retenue,la désinformation systématique,outrancière.Car,ne rien dire des propositions et démarches multipliées depuis des mois par l'Union soviétique pour tenir tête à l'Allemagne et ainsi sauvegarder la paix,ne rien dire des tergiversations et des refus des représentants de la France et de la Grande-Bretagne,c'était,non seulement troquer la vérité,mais,d'une certaine façon, la falsifier .

Le pacte de non-agression germano-sovétique .

A l'évidence,il ne s'agissait pour la France et l' Angleterre que de traîner en longueur les discutions sans conclure.Est-ce pour parer à son isolement que l'URSS venait de signer avec l'Allemagne,le 23 août,un pacte de non-agression ? Ce pacte de dix ans,interdisait aux signataires de se joindre à un groupe hostile.L'explication qui nous vint à l'esprit,c'est que l'URSS cherchait ainsi un répit pour être mieux préparée à se défendre ultérieurement.Churchill trouva ce pacte normal et inévitable.

En France ,ce fut différent! Une campagne de chauvinisme et surtout d'antisoviétisme s'est déclenchée et il n'y eut aucun répit ! Une véritable hystérie.

L'opinion ainsi chauffée à blanc,peut commettre des exès.Et il y en eut.Des communistes connus ont été insultés,malmené,molestés,dans certain quartiers.Il n'aurait pas été prudent,dans les autobus de déployer l' humanité.D'ailleurs,il n'y avait pas d' Huma . Celle du 25 août avait publié les clauses de ce pacte et une déclaration du Parti communiste rappelant la politique conséquente de paix,menée jusqu'alors par Union soviétique.Il replaçait les responsabilités là où elles était,dénonçant ( le sabotage par les gouvernements anglais et français des négociations tripartites avec l'Union soviétique ).Et il revendiquait sa place ( au premier rang dans le combat contre le facisme agresseur ) . Mais,le 25 août,l' Huma et Ce Soir ont été interdits ! l' Huma du 26 août fut saisie également et il en fut ainsi dans les jours suivants : elle restera interdite pendant cinq ans!

Daladier avait empêché les communistes de s'expliquer en interdisant l' Humanité.Il restait cependant encore un journal syndical,La vie ouvrière,pour dénoncer ce qui se tramait contre les travailleurs.Dans son numéro du 21 septembre,Gaston Monmousseau,secrétaire de la CGT,écrivait : ( La lutte de la liberté contre la barbarie hitlérienne ne comporte pas seulement,pour les combattants dans les pays agressés,la notion du sol national qu'il faut à tout prix défendre contre l'oppression étrangère;elle comporte au même titre celle de la défense des libertés publiques,de la défense de la démocratie et de tout ce que celle-ci comprend de possibilités de progrès social et de libération humaine …. )

Daladier répliqua par l'interdiction de ( La VO ) .Il était alors plus facile de porter de nouveaux coups au Parti communiste,à la CGT et aux travailleurs.

Par décret du 26 septembre,la dissolution du Parti communiste était décidée et appliquée aussitôt ! La police n'avait pas attendu ce décret.Déjà des militants avaient été arrêtés auparavant,illégalement.Mais anticommunisme oblige : le dispositif policier était à coup sûr déjà près antérieurement ! Il ne se passa plus un seul jour sans arrestations.Ce fut le cas,le 29 septembre,pour René Sévi,instituteur à Gennevilliers.Puis par décret du 4 octobre 1939,les municipalités communistes furent suspendues.Trois cent dix-sept municipalités communistes étaient déjà remplacées,le 5 octobre,par des délégations spéciales composées de personnes nommées par les préfets,en général,des personnalités locales hostiles aux communistes.(Ces délégations spéciales ont duré pendant toute la guerre.) C'est le 5 octobre que les députés communistes ( qui n'étaient plus couverts par l'immunité parlementaire ) furent arrêtés.Déchus de leur mandat,emprisonnés,ils sont restés fidèle à leur parti et à la France,ce que,plus tard, Florimon Bonte rappellera en détail dans son beau livre le chemin de l'honneur-Alfred Costes et Ambroise Croizat étaient de ceux-là .

Les prisons de la Santé,de Fresnes,du Cherche-Midi n'y suffisaient plus,des camps d'internement furent ouverts,à la hâte,à Aincourt,Voves,Pithiviers , Compiègne … Dans cette folie répressive,le parc de loisirs des métallos.Baillet fut réquisitionné pour loger,entasser des militants à qui il était reproché…de ne pas accepter de renier leur passé !

LA TRAVERSEE DE LA TOURMENTE

LA RESISTANCE EN ENFER

De Roger LINET Roger LEROY Max NEVER

Edition MESSIDOR

 

samedi 20 octobre 2007, a 23:02
Un patriotisme ins�parable du combat communiste .
 


histoire

Un patriotisme ins�parable du combat communiste Pour l�historien Roger Martelli le combat de Guy M�quet s�inscrit dans le prolongement direct du combat antifasciste du Front populaire visant � r�concilier la Marseillaise et l�Internationale.

Ce qui frappe dans la mort de Guy M�quet, outre sa jeunesse, c�est sa d�termination dans son engagement. Dans la lettre qu�il adresse au pr�sident de la Chambre des d�put�s, �douard Herriot, pour qu�on lui rende son p�re d�chu de son mandat fin 1939, il dit son amour de sa patrie et de la France. Ce langage est-il surprenant pour un jeune homme qui a seize ans en 1940�? Pour un jeune communiste de l��poque�?

Roger Martelli. En 1940, le langage national est devenu une part int�grante de l�univers mental des communistes. Le tournant s�est fait en 1935, quand s�impose d�finitivement l�orientation strat�gique du Front populaire, qui pousse � une synth�se originale donnant un nouvel �lan au patriotisme r�publicain. La date cl� est celle du 14 juillet 1935, � l�occasion de la premi�re grande manifestation du Rassemblement populaire. Ce jour-l�, Jacques Duclos invite les communistes � ��r�concilier le drapeau tricolore de la R�volution fran�aise et le drapeau rouge de la Commune de Paris��, de m�me que la Marseillaise et l�Internationale. Contre le fascisme niant en bloc l�h�ritage de 1789, le PCF se d�cide � revaloriser, dans le m�me mouvement, l�acquis d�mocratique pl�b�ien et la nation r�publicaine. Le point culminant de cette d�marche s�observe en 1939�: lors des c�r�monies qui entourent les cent cinquante ans du grand �v�nement r�volutionnaire, la comm�moration communiste est l�une des plus actives et des plus innovantes. Le sans-culotte, le jacobin, le bolchevik, le communiste se confondent dans une m�me exaltation de l��v�nement fondateur, que l�on rattache � l�exp�rience du Front populaire et que l�on oppose � l�ordre nazi. En 1940, le jeune Guy M�quet, qui a connu les grandes r�unions militantes et festives du Front populaire, utilise spontan�ment les ressources de ce qui est devenu une v�ritable culture politique.

Est-il l�gitime, historiquement parlant, de s�parer comme le fait Nicolas Sarkozy le patriotisme de Guy M�quet de son engagement politique�?

Roger Martelli. Pour l��poque cela n�a vraiment aucun sens. Le patriotisme des communistes est �minemment politique. Ce � quoi l�on se r�f�re dans ces ann�es de crise et de reclassement politique, ce n�est pas la ��France �ternelle�� de la tradition monarchique, mais la nation citoyenne de Valmy. Les limites se feront plus floues dans les ann�es qui suivent et, apr�s 1942, la brutalit� du combat de civilisation qui oppose fascisme et d�mocratie va pousser les communistes � reprendre une part de la th�matique d�une France un peu intemporelle et populaire, constitu�e comme telle d�s les temps les plus recul�s. En 1940-1941, ce n�est pas encore le cas. La France que saluent les communistes est bien celle de la nation citoyenne soud�e par la R�volution fran�aise. Dans l�imaginaire mental des communistes, les images de la ��Grande R�volution�� et celle de l�Octobre russe se confondent absolument, pour le meilleur et pour le pire. Comme l��crira plus tard l�historien communiste Jean Bruhat, ��par-dessus les carmagnoles des sans-culottes apparaissaient en surimpression les blousons de cuir des combattants du Palais d�Hiver��� S�parer la dimension nationale et la dimension communiste dans ces ann�es-l� est une erreur de perspective monumentale.

Apr�s la signature du pacte germano-sovi�tique, la destitution des d�put�s communistes vot�e par l�ensemble des groupes parlementaires, le PCF semble au ban de la vie politique nationale. Cela n�est pas sans entra�ner quelques h�sitations ni errements d. Mais les liens sont-ils profond�ment rompus du peuple communiste avec le peuple et la nation fran�aise�?

Roger Martelli. Les premi�res ann�es de la guerre sont d�une extr�me complexit�. Officiellement, l�Internationale communiste consid�re depuis le pacte germano-sovi�tique que la guerre qui s�est d�clench�e en septembre 1939 n�est pas ��sa�� guerre, qu�elle n�est qu�une guerre imp�rialiste dans laquelle la France et le Royaume-Uni n�ont pas un plus beau r�le que l�Allemagne hitl�rienne. Les communistes fran�ais, qui voient au d�part dans la guerre contre Hitler une continuation du combat des ann�es pr�c�dentes, se font durement rappeler � l�ordre, Maurice Thorez h�site, manifestement d�contenanc�. Mais l�URSS et Staline ne peuvent qu�avoir raison. Le PCF, Thorez en t�te, se plie donc � la ligne strat�gique de ��guerre imp�rialiste�� et se tient � elle jusqu�au d�but de 1941. Pendant quelques mois, le discours communiste officiel critique de fa�on indiff�renci�e ��les�� imp�rialismes. Dans les tout d�buts de l�occupation, il n�est donc pas question de faire de la lutte directe contre l�Allemand une priorit� imm�diate. Pas question, dit-on chez les dirigeants communistes, de se mettre � la remorque de l�Angleterre� En m�me temps, la culture de l�antifascisme est trop forte en France pour dispara�tre, m�me chez les cadres les plus importants. La nouvelle ligne pr�n�e par Moscou au d�but septembre de 1939 ne sera pas int�rioris�e avec la m�me port�e que dans d�autres PC. La situation fran�aise maintient de fait la r�f�rence culturelle des ann�es pr�c�dentes. On n�appelle pas au combat contre l�occupant, mais on porte les feux contre le r�gime qui, d�s octobre 1940, d�cide de s�engager dans la collaboration avec l�Allemagne. Position de l�Internationale ou pas, le r�gime de Vichy est l�h�ritier de la contre-r�volution, l��mule des nobles �migr�s (les ��Coblen�ards��) qui trahirent la France � partir de 1789. On ne s�attaque pas ouvertement � l�occupant au d�but de l�automne 1940, quand Guy M�quet est arr�t�, mais on d�nonce dans l�administration fran�aise install�e en zone Sud le pouvoir des ��tra�tres de Vichy���

Non seulement des adversaires politiques du PCF mais des historiens ont �crit que Guy Moquet n��tait pas ��communiste��, qu�on ne peut pas l��tre � dix-sept ans, et que son sacrifice avait �t� en quelque sorte reconstruit post�rieurement par le Parti communiste pour antidater son entr�e en r�sistance. Qu�en pensez-vous�?

Roger Martelli. On peut toujours expliquer que l�engagement de la jeunesse manque de maturit�, de capacit� � formuler de fa�on savante le sens de l�engagement. Mais la jeunesse a depuis toujours soif d�engagement �thique. C�est encore plus vrai dans les phases de crise aigu�, de perte de rep�res, de traumatisme national. La R�sistance n�a bien s�r pas �t� le fait exclusif de jeunes. Mais, dans ces ann�es de cataclysme moral qui ont suivi l�effondrement militaire de la France, la dominante r�sistante a �t� incontestablement jeune et ce n�est pas un hasard si le triomphe r�sistant, apr�s 1945, sera la source d�un des plus formidables renouvellements du personnel politique fran�ais, comme l�avait �t� la p�riode de 1789-1799. Du point de vue communiste, n�oublions pas non plus que l�URSS de l��poque n�a pas �puis� sa vertu mythique, qu�elle est une r�serve d�utopie et d�engagement total, comme l�a �t� aussi le combat pour l�Espagne r�publicaine.

Sans doute y a-t-il eu, tr�s vite, un travail conscient du PCF autour de l�image belle et pure du jeune martyr. Mais l�embellissement in�vitable � toute l�gende ne se trompait pas sur l�essentiel. Le tout jeune Guy M�quet, ��biberonn頻 dans le communisme de l��ge h�ro�que, est bien un militant dont la foi communiste est absolue et pour qui, comme pour tous ses camarades, le combat pour l�h�ritage d�mocratique et pl�b�ien national et le combat communiste sont deux faces d�un m�me rapport au monde, des valeurs pour lesquelles il vaut la peine de s�engager, jusqu�au sacrifice.

� Ch�teaubriant la liste des prisonniers � fusiller est dress�e par un envoy� du gouvernement de Vichy, et c�est un officier de l�arm�e fran�aise, le lieutenant Touya, qui d�signe les victimes. C�est une trahison. Pourtant, ni cet officier ni quasiment personne ne sera jamais inqui�t� pour cet acte. Pourquoi�?

Roger Martelli. Ce n�est pas tout � fait exact. En 1944, l�ancien ministre de l�Int�rieur de Vichy, Pierre Pucheu, a �t� condamn� � mort et ex�cut� � Alger. Cet homme qui avait �t� longtemps au service du patronat avait �t� l�instigateur des Sections sp�ciales cr��es pour juger en urgence les ��terroristes�� et ce sont ses services qui ont communiqu� aux Allemands une liste d�otages communistes ��pour �viter de laisser fusiller cinquante bons Fran�ais���: dix-huit emprisonn�s � Nantes, vingt-sept � Ch�teaubriant et cinq Nantais emprisonn�s � Paris. Apr�s 1942, il essaie de se rallier aux Am�ricains quand il prend conscience que l�Allemagne ne gagnera pas la guerre. Mais les gaullistes et les communistes n�accepteront pas ce nouvel ��alli頻 peu rago�tant�

Il est vrai que Pucheu a pay� finalement pour beaucoup d�autres, car son cas n�a pas �t� g�n�ralis�, loin de l�. Bien des acteurs importants de la collaboration ont �chapp� � la justice et certains ont poursuivi de belles carri�res. Maurice Papon, h�las, n�a pas �t� une exception.

En juillet 1940, P�tain obtient les pleins pouvoirs � une large majorit� du Parlement (1). Il fait adopter les premiers d�crets antijuifs en septembre, la CGT est dissoute en novembre et le Parlement en d�cembre. Il a souvent argu� de son patriotisme. Est-ce cr�dible�?

Roger Martelli. �videmment P�tain joue sur les mots en confondant patriotisme et nationalisme. � partir de 1789 il existe au moins trois conceptions possibles de la nation�: la nation-race, la nation-�tat et la nation-peuple. La premi�re, de souche contre-r�volutionnaire, est celle qui domine la droite vichyste et collaborationniste. La seconde a tent� la gauche dite imparfaitement ��jacobine��, mais elle a identifi� d�abord la droite, et le gaullisme en a �t� une belle illustration. La troisi�me est le terrain d��lection de la gauche fran�aise�; elle est au coeur des repr�sentations communistes depuis 1935. C�est celle de Guy M�quet. Elle ne se confond pas avec la nation-�tat, m�me si la guerre la rapproche d�elle contre la nation-race du fascisme fran�ais et europ�en. Elle est en tout cas aux antipodes du nationalisme maurrassien de P�tain. Celui-l� a fait bon m�nage avec la Collaboration. En s�parant le patriotisme de Guy M�quet de ses d�terminants id�ologiques progressistes, Nicolas Sarkozy ouvre la porte � des d�rives dangereuses, en laissant entendre que la nation finit par effacer les vieux clivages. Mieux vaut y couper court. Il y a patrie et patrie� Il y a des conceptions inclusives de la nation et d�autres qui excluent. Celle de Guy M�quet et de ses amis incluait�; celle de la droite des lois contre l�immigration exclut.

Outre les communistes et le petit groupe qui se constitue autour de De Gaulle, comment la question de la r�sistance se pose-t-elle pour les autres forces politiques en cette p�riode de la fin 1940 � fin 1941�?

Roger Martelli. Ceux qui, avec Guy

M�quet, sont arr�t�s au d�but octobre, l�ont �t� avec la b�n�diction de l�occupant et ils seront en tout quelque cinq mille communistes incarc�r�s jusqu�en juin 1941. L�auraient-ils �t� si leur action n�apparaissait pas contraire aux int�r�ts de la puissance occupante�? Sans appeler � la lutte directe, les communistes durcissent d�s l�automne leurs critiques des effets de l�occupation et mettent en place les structures qui feront leur force par la suite. Au printemps de 1941, la th�matique

lib�ratrice est solidement en place avec les pr�mices du Front national de lutte pour l�ind�pendance de la France. En 1940, pour

r�sumer, le syst�me politique d�avant-guerre a compl�tement �clat�, et la seule formation

politique pouvant revendiquer une continuit� et une coh�rence politiques est le Parti communiste. Les autres ont explos� avec la d�faite et la mise en place du vichysme qui a provoqu� des divergences d�attitude dans toutes ces

formations . Bien que terriblement affaibli, il reste au Parti communiste une structure, une coh�rence et des rep�res qui feront largement la force de la r�sistance communiste.

Le passage � la lutte arm�e peut-il �tre consid�r� comme un seuil, une rupture marquante�?

Roger Martelli. La question de la lutte arm�e est plus complexe . Faut-il ou ne faut-il pas se lancer dans les attentats individuels�? Jusqu�� l�automne de 1941, beaucoup ne se r�solvent que difficilement dans le PCF � l�id�e qu�il y a l� une forme pertinente de lutte arm�e� Ce n�est d�ailleurs pas tout de suite que ce parti va revendiquer les attentats contre les militaires allemands, ce qui rend encore plus d�testable et plus significatif le choix fait par Pucheu et ses acolytes. �videmment, jusqu�en 1941 la perspective d�ensemble reste brouill�e, puisque de Gaulle appelle les militaires fran�ais � venir le rejoindre pour poursuivre la guerre aux c�t�s de l�Angleterre, mais n�appelle pas � la r�sistance directe contre l�occupant � l�int�rieur, tandis que le PCF qui n�appelle pas � la r�sistance contre l�occupant concentre ses coups sur les cons�quences de l�occupation et la critique du r�gime collaborateur de Vichy. N�anmoins, le maintien du front militaire, d�un c�t�, et du front politique et de la sociabilit� politique, de l�autre, participent de la mise en place du mouvement r�sistant dans une France �clat�e par la d�faite et en manque de rep�res. L�entr�e en guerre de l�Union sovi�tique puis des �tats-Unis va simplifier la donne puisqu�elle redonnera � la guerre la dimension claire d�une lutte de la d�mocratie contre le fascisme.

(1) Sur 649 parlementaires ayant pris part

au vote seuls 80 refusent les pleins pouvoirs (dont 36 socialistes SFIO, 26 radicaux).

Entretien r�alis� par Lucien Degoy��

l' Huma du� 19 / 10 / 07

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samedi 20 octobre 2007, a 20:43
L' IMPOSTURE !
 


L’imposture

Par Michel MENGNEAU

Il n’est pas céans d’écrire des grossièretés dans un article sérieux qui en l’occurrence nous fait part de l’avenir de l’Europe, donc par conséquence de notre avenir et celui de nos enfants.

Mais disons le tout net : « On nous prend pour des cons ! ».

Sans doute que le refus du projet de traité constitutionnel dans sa forme première à laissé un goût amer au diktat capitaliste de nos dirigeants ultra-libéraux car voilà t-y pas que ça recommence. Un nouveau traité va être pondu en compressant tout simplement le premier. Le même traité va de nouveau nous être imposé à la manière d’un suppositoire que l’on tente d’introduire bon gré mal gré à un patient récalcitrant, et en plus faudra payer une franchise. Moralité, en l’absence de concertation et de référendum, on va l’avoir dans le c...

N’ergotons pas sur les mots, cela s’appelle de la malhonnêteté. De l’abus de pouvoir.

Nos dirigeants sont a tel point retors que des sujets qui fâchent inscrits en tête du projet de constitution et qui sont les raisons du NON, comme la « concurrence libre et non faussée », et pour que n’apparaissent pas cette formule contestée, entre autres, l’ont déplacé en apportant une variante littéraire dans un protocole annexé. Ce qui revient strictement au même. Comme ci l’on envoyait un courrier électronique succinct accompagné d’une pièce jointe plus élaborée.

La précipitation du Président français à vouloir faire ratifier le plus rapidement possible par voie législative ce traité prouve sa mauvaise foi et augure mal de notre avenir et de l’avenir de l’Europe.

Pourtant ce traité nous intéresse, le peuple a son mot à dire.

Une nouvelle fois les prérogatives du capitalisme ultra-libéral font la pluie et le beau temps. Il est urgent que le peuple se réveille et tape du poing sur la table.

Exigeons un référendum !



De : Mengneau Michel
samedi 20 octobre 2007
 

samedi 20 octobre 2007, a 19:09
La ( COHERENCE SCIENTIFIQUE NATIONALE ) EN DANGER .
 


Recherche . Craignant pour l’avenir du CNRS, les chercheurs ont profité d’un conseil d’administration, hier, pour s’opposer au projet gouvernemental.

Gros coup de colère, hier, des chercheurs français. Dans la rue à Paris, Marseille, Toulouse ou Orléans. Dans la salle feutrée du CNRS à l’occasion du conseil d’administration de l’organisme public de recherche. La raison�? Le navire amiral des labos hexagonaux a été «�poignardé par le gouvernement�», dénoncent les syndicats FSU et CGT.

une première fusée d’alerte lancée par les scientifiques

Le 9 octobre dernier, les membres du conseil scientifique du CNRS, parmi lesquels figure le récent lauréat du prix Nobel, Albert Fert, ont lancé une première fusée d’alerte en apprenant que le gouvernement leur confisquait le droit de s’exprimer sur le plan stratégique de l’organisme, censé être adopté hier par le CA. Officiellement, aurait prétexté Gilles Bloch, directeur de la direction générale de la recherche et de l’innovation (DGRI), le gouvernement donnera ses orientations pour l’organisme «�dans les mois à venir�». Soit après les élections municipales. Le lendemain, le 10 octobre, la conférence des présidents du comité national, l’une des plus hautes instances représentatives du CNRS, lançait par la voie de son président une nouvelle fusée de détresse (lire l’Humanité du 15 octobre). C’est que les chercheurs goûtent peu à l’ingérence gouvernementale. Surtout quand celle-ci suppose des changements structurels du système de recherche français.

Il serait question de transformer le CNRS en agence de moyens et de transférer ses chercheurs dans les universités, nouvellement autonomes. Fini la «�cohérence nationale de la politique scientifique�» française assurée depuis un demi-siècle par le CNRS, explique Daniel Steinmetz, du SNTRS-CGT. «�Aujourd’hui, peu, voire aucune université n’a les moyens de gérer des problématiques nationales�», estime Patrick Montford, du SNCS-FSU. Or, «�si le CNRS n’assure pas cette cohérence, c’est le pouvoir politique qui le fera�», prévient le syndicaliste. Ce qu’il fait déjà en partie, depuis la création, en 2005 de l’Agence nationale de la recherche (ANR), chargée de distribuer des fonds pour des projets à court terme en fonction de priorités définies au ministère. De même, le statut de chercheur à temps plein est dans le collimateur du gouvernement, qui rêve de les voir aux côtés de leurs collègues enseignants-chercheurs dans les universités, sous la responsabilité des présidents d’établissement. «�Transformer les chercheurs en enseignants-chercheurs réduirait l’effort de recherche�», craint Pierre Girard, du SGEN-CFDT.

le chercheur

à temps plein est dans le collimateur

Hier, lors du CA, Gilles Bloch aurait mimé l’incompréhension devant la mobilisation des chercheurs�: le gouvernement ne prévoit pas de mettre à bas le CNRS. Nicolas Sarkozy a pourtant annoncé, en tant que candidat puis président, son intention de transformer l’organisme public en agence de moyens.

Vincent Defai����

l' Huma du� 19 / 10 / 07

samedi 20 octobre 2007, a 17:34
L' HISTOIRE BEGAIE ?
 


L�invit� de la semaine


Secr�taire du syndicat CGT des cheminots de Toulouse.

Le 26 juin 1953, le gouvernement Laniel est investi et engage, au nom du lib�ralisme et de l�Europe, une violente attaque contre le secteur public.

D�s juillet, il envisage d�user de pouvoirs sp�ciaux pour�:

- d�manteler la S�curit� sociale�;

- supprimer 4 000 emplois de fonctionnaires�;

- reculer l��ge de la retraite des fonctionnaires de 60 � 65 ans, en mettant en avant le ��principe d��galit頻.

Le 7 ao�t, � l�occasion d�un conseil sup�rieur de la fonction publique et � l�appel des syndicats, 2 millions de salari�s du secteur public participent � la gr�ve.

Le 10 ao�t, la CGT rejointe par les autres conf�d�rations, appelle tous les fonctionnaires � durcir le mouvement.

Le 17 ao�t, il y a 4 millions de gr�vistes dans le secteur public et nationalis�. D�sormais la gr�ve d�borde sur le secteur priv�.

La reprise est d�cid�e entre le 26 et le 27 ao�t. Ces gr�ves obligent le gouvernement � abandonner la plupart de ses projets�: l��ge de d�part � la retraite reste inchang�. Les bas salaires sont relev�s en septembre.

Rien n�interdit de voir (en toute lucidit�) de r�elles similitudes avec ce que nous vivons aujourd�hui.

Sarkozy remplace Laniel mais l�id�ologie, la m�thode et le contenu lib�ral sont toujours les m�mes.

Nous sommes face � une droite dure et un gouvernement de classe qui � comme objectif premier de d�truire toute r�f�rence au mod�le social fran�ais issu du Conseil national de la R�sistance.

D�ailleurs, le MEDEF ne cache plus son d�sir de revanche sur le salariat et sur les mesures sociales de 1945.

Le 18 octobre 2007 peut s�apparenter au 7 ao�t 1953 dans le cadre de la construction d�un mouvement social fort, capable d�inverser r�ellement les orientations actuelles.

Ainsi, la dimension de cette journ�e de lutte d�passe d�s � pr�sent le cadre des salari�s du public et les convergences public-priv� commencent � se faire sentir.

L�heure est � l�unit� et au rassemblement des salari�s.

La CGT va continuer � tout mettre en oeuvre pour �largir la mobilisation dans les jours qui viennent.

La bataille des id�es est engag�e et bon nombre de salari�s ont int�gr� que la suppression des r�gimes sp�ciaux est une condition pour le pouvoir en place de faire avaler de nouveaux sacrifices � tous les salari�s du r�gime g�n�ral d�s 2008, sans r�gler la question essentielle du financement.

Les cheminots savent aussi que comme en 1953 et 1995 ils n�inverseront pas le cours des choses seuls.

Tous ensemble�!

l' Huma� du� 19 / 10 / 07

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vendredi 19 octobre 2007, a 19:00
Exigeons un référendum !
 


En mai 2005, le Peuple français a rejeté démocratiquement par référendum le projet de constitution européenne. cela au grand désespoir de la droite et du patronat. Sarkozy, « concepteur d’un traité simplifié Â», veut faire revenir par la fenêtre ce que les électeurs ont sorti par la grande porte. La démocratie est bafouée, car les partisans de la concurrence libre et non faussée, de la mise à mort des services publics, des atteintes aux droits sociaux remettent en place en 152 pages, avec protocoles et annexes, un texte pour ainsi dire identique à celui de 2005.

Dans ce mini traité, véritable « copier/coller Â», les droits fondamentaux sont réduit à peu de chose. le droit au travail et à l’emploi n’existe pas. les mots « concurrence libre et non faussée Â» sont remplacés par « la concurrence n’est pas faussée dans le marché intérieur Â». La Banque Centrale Européenne (BCE) reste la clé de voûte du profit capitaliste et l’instrument au service des marchés financiers...

Durant 2008, ce traité doit être ratifié par les parlements nationaux pour être applicable début 2009. Mais tout n’est pas joué. C’est aux citoyens comme à tous les peuples européens qu’il appartient de se prononcer. La démocratie, la volonté du pays doivent être respectées. Pour ce faire, la section du PCF de Béziers appelle les Biterrois à signer la pétition nationale exigeant un référendum et va relancer rapidement le « Collectif Unitaire du NON Â» ayant oeuvré pour le rejet de la Constitution européenne en 2005.



De : section PCF Béziers
vendredi 19 octobre 2007
 

vendredi 19 octobre 2007, a 16:05
Projet de loi de Finances 2008 .
 

  Projet de loi de Finances 2008 - mercredi 17 ocotbre 2007 : intervention de Jean-Claude SANDRIER / Député du cher

Mis en ligne : 19 octobre Monsieur le Président, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, Chers Collègues,

Pour la 1ère fois depuis bien longtemps dans notre pays : personne ne croit au budget que vous nous présentez. C’est quasiment une 1ère et n’y voyez pas une quelconque défiance politicienne car ce sont des économistes parmi les plus éminents qui s’inquiètent. Alors de deux choses l’une, ou vous vous trompez et notre devoir est de le dire au pays ou alors vous avez une telle avance sur tout le monde, une telle capacité d’analyse et d’anticipation que vous devez absolument prendre le temps de nous expliquer et d’expliquer aux Français.

Pour faciliter votre travail de pédagogie je souhaite donc vous poser quelques questions.

Sommaire Ma 1ère question concerne (...)Donc ma 2ème question est (...)Alors, autres questions,Nous proposons : Ma 1ère question concerne le soi-disant état de faillite de la France et le gros cadeau (15 milliards d’euro en année pleine) fait en juillet dernier.

Ainsi, nous sommes en faillite mais, au diable l’avarice, nous continuons à multiplier les cadeaux, sous prétexte, que demain cela pourrait rapporter gros !

Bien, mais j’ai lu que deux éminents professeurs d’économie, l’un à l’Université de New-York et l’autre à HEC avaient déclaré :

« Ce budget est d’autant plus déconcertant que peu d’économistes semblent croire que les 9 à 15 milliards d’euro du paquet fiscal puissent réellement donner à la France le fameux « point de croissance » qui lui manque.

Ils ajoutent : « Alors comment comprendre dans un Etat déjà surendetté le geste du gouvernement ? ».

Je précise au passage, qu’à côté de ces 2 professeurs, le Conseil d’analyse économique (CAE) avec 3 de nos plus grands économistes (Patrick Artus, Pierre Cahuc et André Sylberger ) ne dit pas autre chose. Alors comment comprendre les choix du gouvernement ?

Ces économistes évoquent une hypothèse :

Ils disent, pour faire passer des choix économiques difficiles et changer profondément les choses, il faut faire sentir aux gens qu’il y a menace, et que « pour pouvoir restructurer l’Etat il faut donc au préalable le pousser à la « faillite ».

Ils ajoutent « C’est un moyen douloureux mais efficace de mobiliser les énergies pour faire des économies (on voit lesquelles) et négocier avec les syndicats en position de force » en entonnant le refrain de la dette et l’avenir de nos enfants.

Au cas où ce calcul serait le vôtre, je tiens à dénoncer l’imposture d’une dette fabriquée ou plutôt choisie. Et pour cela je ne donnerai qu’un chiffre : c’est le somptueux cadeau fiscal fait en 20 ans aux entreprises et qui se monte à 450 milliards d’Euro (presque la moitié de la dette), et pour quel résultat !

Et puis faut-il le redire, la dette nette de la France est inférieure à celle des pays de la zone euro, inférieure à celle des pays de l’OCDE, inférieure à celle des Etats-Unis et du Japon.

Il en va d’ailleurs de même avec le soi-disant trou de la Sécurité Sociale. Là aussi je pourrais multiplier les chiffres mais je n’en citerai que deux. Selon le dernier rapport de la Cour des Comptes, l’Etat doit à la Sécurité Sociale 9 milliards d’Euro, si vous taxez les stock-options, la Cour des Comptes indique que cela rapporterait 3 milliards d’euro à la Sécurité sociale.

Où est le trou qui vous sert de fonds de commerce pour continuer à taxer la majorité des Français, les malades et les personnes âgées ? Pour continuer à faire des exonérations dont la même Cour des Comptes dans un rapport de l’an dernier, indique que, pour l’essentiel (85 % de ces exonérations), elles ne servent pas l’emploi.

Donc ma 2ème question est : Pourquoi persévérez-vous dans ce qui a échoué ?

Cela fait plus de 5 ans que nous entendons qu’il faut « libérer l’initiative » « libérer les forces » que pour cela il faut multiplier les exonérations fiscales et les allègements de cotisations sociales.

Vous l’avez fait avec Messieurs Raffarin et de Villepin et vous étiez avec Monsieur Sarkozy dans ces gouvernements, quel est votre résultat ?

 La croissance était de 2,2 %, elle est aujourd’hui à 1,8 %,
 Les inégalités se creusent : en 5 ans, « l’Ecole d’Economie de Paris » nous explique que 0,01 % des foyers les plus riches ont vu leur revenu croître de 42,6 % et que pour 90 % des foyers les moins riches, ils n’ont progressé que de 4,9 %»,
 La pauvreté augmente, Martin Hirsch lui-même nous explique que pour la 1ère fois depuis 30 ans, le pourcentage de pauvres dans la population vient de battre un record avec 12,1 %,
 L’accès aux soins des plus pauvres se dégrade en France selon « Médecins du monde »,
 Le nombre de retraités en dessous du seuil de pauvreté a augmenté de 63 % en 5 ans,
 La précarité s’accroît,
 Les salaires sont quasiment bloqués
 Le pouvoir d’achat est en baisse avec des hausses de prix tout azimut….

Le voilà le bilan de votre politique !

Si j’en crois le journal « Les Echos » il n’y a apparemment qu’une chose qui marche bien, ce sont les dividendes des actionnaires. En 4 ans, ils ont augmenté de 70 %. Pendant ce temps les salaires ont augmenté de 6,6%. - Cherchez l’erreur !

Alors Madame la Ministre, pourquoi persévérez-vous dans une telle politique négative pour une majorité de Français ? Est-ce uniquement pour accroître la richesse de quelques-uns ?

Ce qui est inquiétant, ce n’est pas tant que les mêmes causes vont produire les mêmes effets, ça c’est une certitude, ce qui est inquiétant c’est qu’en accentuant les cadeaux, -on va battre en 2008 le record sans précédent de 31 milliards d’euro d’exonérations de cotisations sociales avec une prise en charge par l’Etat qui va augmenter de 26 %, alors même que la Cour des Comptes déclare que pour l’essentiel ces exonérations ne servent pas à l‘emploi-, oui, en accentuant les causes de nos difficultés, à ce rythme vous allez inévitablement en accentuer les effets pour une majorité de nos concitoyens.

D’ailleurs il faudra payer par une hausse de TVA et de CSG, dans les cartons, la réduction des subventions aux Collectivités locales, la curée dans la Fonction Publique, la vente du patrimoine national qui continue, la pression sur le pouvoir d’achat, les franchises médicales, l’attaque contre toutes les retraites.

Voilà la facture à payer.

Pourtant votre cadeau de 15 milliards d’euro vous paraît si mesquin que vous en rajoutez déjà une nouvelle couche, dans de nombreux articles du PLFI.

Ainsi, à l’article 6 du PLFI, votre prélèvement forfaitaire libératoire à 16 % sur les dividendes est une aubaine pour les plus riches, ceux qui paient l’impôt sur le revenu au taux marginal.

Ce cadeau supplémentaire coûterait en 2009, 200 millions d’euro à l’Etat. C’est tellement énorme que même le Rapporteur Général du Budget s’en est ému.

Autre cadeau à l’article 9, avec le pacte d’actionnaires, même s’il vise presque nommément un des actionnaires très en vue de EADS, cet article constitue une fleur de plus à ceux qui sont davantage préoccupés du rendement de leurs actions que de l’intérêt général.

Alors, autres questions, vous nous dites, nous faisons tout cela pour être compétitifs. Bien. Mais compétitifs avec qui et en quoi ?

 Compétitifs avec la Chine, l’Inde ?

Jusqu’où voulez-vous aligner, les salaires, la protection sociale, les retraites ?

 Compétitifs avec les paradis fiscaux ?

Mais alors ce ne sont pas 23 000 fonctionnaires qu’il faut supprimer, ce sont tous les fonctionnaires, car nous n’aurons plus de recettes fiscales.

Pour être compétitifs, vous dévalorisez le travail, vous déréglementez son marché, vous le précarisez et vous le sous-payez, vous sabrez dans les dépenses sociales et publiques utiles, pour mieux valoriser les marchés financiers et soutenir profits et dividendes.

Or, qu’est ce qui fait la richesse d’un pays ? Qui la crée ?

Il n’y a qu’une richesse, ce sont les Hommes et les Femmes. La richesse est dans le développement des capacités humaines, c’est à dire dans l’Education, la Formation, la Recherche, mais aussi dans la qualité de vie des Hommes et des Femmes, dans de bonnes conditions de travail.

D’ailleurs, pourquoi les investisseurs étrangers viennent-ils en France (nous sommes le 3ème pays à les accueillir dans le monde, alors même que justement nous ne sommes pas un paradis fiscal) ? Voilà les trois raisons majeures qu’ils donnent :

1. La qualité de la vie
2. La qualité des services publics
3. la qualité de la formation

Telles sont les directions dans lesquelles il faut travailler avec en plus la question du pouvoir d’achat.

Il y a urgence à développer le rail et la multimodalité avec la définition d’un schéma national du fret. Cela serait bien également en matière environnementale.

Compléter le maillage à grande vitesse en n’oubliant aucun territoire. Ne pas laisser l’investissement public à 5 % du budget ce qui est un vrai handicap pour la croissance.

Redonner de la force aux services publics, les Hôpitaux, l’Education Nationale, garder le contrôle total de l’énergie et des transports notamment.

Enfin, en matière de Recherche, véritable clé de voûte de la compétitivité, non seulement l’effort effectué est insuffisant mais il est à nouveau orienté dans une direction -les grandes entreprises privées- où le contrôle sera quasi inexistant.

Il est indispensable de multiplier par 2 dans l’immédiat le budget Recherche, d’aider les grandes institutions publiques de Recherche auxquelles vous enlevez des moyens et même que vous sabordez. Vous qui regardez sans cesse chez les autres, alors regardez la Finlande où la Recherche représente 4 % du PIB. C’est un objectif à atteindre rapidement au lieu d’aider quelques gros actionnaires à gonfler leur portefeuille.

Tous les secteurs doivent être concernés, mais la priorité doit être accordée à l’environnement, aux énergies nouvelles et aux économies d’énergie mais aussi à la Santé.

L’urgence est bien de mobiliser l’argent pour les capacités humaines et donc rémunérer plus le travail que les dividendes.

Et c’est tout à fait possible, car comme le disent tous les spécialistes « L’argent coule à flots » De Patrick Artus au journal « les Echos » qui indique que « la sphère globale de la finance pèse aujourd’hui 3 fois plus lourd que le PIB mondial alors qu’en 1980 le PIB et les actifs financiers étaient équivalents »,

En passant par « la Tribune » du 26 juillet 2007 qui confirme « Depuis plusieurs années l’argent coule à flots, le partage de la valeur ajoutée devrait continuer à se déformer en faveur des entreprises » au détriment du travail et des salariés.

Alors pour promouvoir le pouvoir d’achat du plus grand nombre, accroître l’investissement public -qui, il n’y a pas si longtemps portait la croissance de notre pays- pour contribuer à l’investissement privé par des bonifications d’intérêts dès lors qu’il s’agit d’aider à l’investissement, à la formation et à la création d’emplois ou encore au développement de la Recherche,

Nous proposons :  de créer un Fonds national avec les 27 milliards d’euro affectés aux exonérations de cotisations sociales pour permettre un crédit sélectif pour les PME, Plus les investissements prévoiraient d’emplois et de formation, plus favorable serait le crédit.
 De taxer les revenus boursiers au même taux que les salaires (environ 13 milliards d’euro),
 D’annuler 12 des 15 milliards d’euro du paquet fiscal destinés aux plus riches,
 De prélever 0,5 % sur les actifs financiers ‘environ 17 milliards d’euro),
 De multiplier par 2 l’Impôt sur la Fortune (4 milliards d’euro),
 D’obtenir une meilleure progressivité de l’impôt sur le revenu en allégeant la TVA sur les produits de 1ère nécessité,
 Un impôt sur le revenu qui remette un peu d’égalité dans la répartition des richesses car il est l’impôt le plus juste et que la aussi, comparé à d’autres pays dont la part de l’imposition sur le revenu dans les recettes fiscales est plus élevée qu’en France, nous développons l’injustice devant l’impôt au lieu de la réduire.

Oui, un autre budget est possible, favorable à la croissance, à une saine compétitivité et au progrès social qui doit être le but de toute société. Alors je vois les sourires, j’entends comme chaque année les sarcasmes de ceux qui agitent la grande peur devant le peuple : L’argent va partir ! Mais où ?

Il ne peut partir pour l’essentiel, que dans des paradis fiscaux. Ce scandale absolu qui symbolise bien ce monde de prédateurs où la plupart des Etats laisse une « voyoucratie » financière libre de tout.

1/3 du PIB mondial y passe chaque année avec une partie de blanchiment d’argent. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que l’on évoque la dépénalisation de fraudeurs en col blanc. Pourquoi voulez-vous qu’ils se gênent pour se servir alors qu’on les absout ?

Oui, il faut que la France, l’Europe se lèvent pour demander d’arrêter ce scandale comme celui du dumping fiscal et social dont d’ailleurs les Etats-Unis, le Japon et d’autres se protègent très bien pendant que l’Union Européenne dit « nous, nous n’avons que faire des courants d’air, ouvrons toutes les fenêtres et toutes les portes ».

La France et l’Europe ont un rôle éminemment progressiste à jouer dans ces domaines, elles se grandiraient aux yeux de nombreux peuples du monde, à mener ce combat de progrès social, de la justice et de la solidarité, comme elles se grandiraient à proposer également la création d’un tribunal pénal international du travail car l’insolente richesse de quelques-uns ne peut se bâtir sur l’insupportable exploitation des autres.

10Jean-Claude SANDRIER / Député du cher

jeudi 18 octobre 2007, a 22:47
LE SARKOZYSME POUR LES NULS !
 

Cela se disait,plus ou moins,mais avec des précautions .Denis Kessler ,met les pieds dans le plat.Et explique dans la revue Challenges le mode d'emploi du nouveau pouvoir.On peut avoir l'impression,dit l'idéologue du MEDEF,que Sarkozy va dans tous les sens.En fait,il y a une ( profonde unité ) dans sa démarche,il s'agit de ( défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ) A l'époque, ( très chaude ) dit sobrement notre financier,la bourgeoisie dut composer,concéder ,faire du social et jouer le jeu de la démocratie.Kessler énumère : ( création des Caisses de Sécurité Sociale,statut de la fonction publique,importance du secteur public productif,grandes entreprise françaises nationalisées,conventionnement du marché du travail,représentativité syndicale,régimes complémentaires de retraites ) .Tout ça est ( dépassé,inefficace,daté ).Pensez : à l'heure de la ( globalisation ),il faut (dire adieu à 1945 )et ( raccrocher notre pays au monde ! ).Si Sarkozy a,enfin,pu entreprendre cet aggionamento,c'est qu'il y a eu tout à la fois (la chute du mur de Berlin,quasi-disparition du Parti communiste,la relégation de la CGT dans quelques places fortes,l'essoufflement asthmathique du Parti socialiste ).Sans oublier,ajout-il,les gaullistes qu'il a bien fallu marginaliser.En quelques phrases,Kessler a dit l'essentiel.Une vraie leçon de Sarkozysme pour les nuls en quelque sorte .

Gérard Streiff l' Huma du 17 / 10 / 07

 

jeudi 18 octobre 2007, a 21:10
RESOLUMENT MODERNE !
 

Le programme du CNR : résolument moderne

Solidarité et appropriation sociale restent des principes actuels pour préserver le modèle social français.

Les « modernes » libéraux contre les « passéistes » de gauche, conservateurs et rétrogrades. Denis Kessler nous sert sa version du renversement du sens des mots pour appeler à la destruction des conquêtes du CNR, », qui empêchent « notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales ». Des « exigences » qui ont pour nom : privatisations, liberté des capitaux et des marchés, déréglementation et baisse du coût du travail, sur fond de financiarisation de l’économie, avec pour corollaire la montée du chômage et des inégalités. Tout ce que, précisément, le programme du CNR se proposait de combattre, en voulant instaurer « un ordre social plus juste » basé sur l’appropriation sociale et la solidarité : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Toutes conquêtes qui n’ont pas mis « l’État en faillite », en dépit de richesses infiniment moindres qu’aujourd’hui et des destructions de la guerre !

En février 1945, le futur ministre communiste inventeur du statut de la Fonction publique, Maurice Thorez, déclarait dans l’Humanité : « Si on analysait sérieusement les causes de la défaite de 1940 (…), on verrait que la cause essentielle est l’égoïsme de certains cercles privilégiés qui ont sacrifié délibérément les intérêts de la nation à la défense de leurs privilèges. » C’est exactement ce que fait le gouvernement depuis cinq ans, avec ses « réformes » de privatisation du système de protection sociale, le bradage du secteur énergétique et l’avalanche de cadeaux fiscaux aux riches.

Constatant le creusement vertigineux des inégalités dans le monde depuis les années soixante-dix, un économiste libéral du Monde décrivait, en mars dernier (1), un « retour au capitalisme du XIXe siècle », avec des écarts de richesses dans les pays développés retrouvant leur niveau de 1900, après une forte réduction dans les années d’après guerre. Si des transformations profondes ont affecté les économies depuis la Libération, avec la révolution technologique et informationnelle à l’oeuvre, le capitalisme engendre les mêmes maux qu’avant guerre : crise boursière venue des « subprimes » américains, scandales financiers comme à EADS, « parachute en or » pour les PDG mais chômage et précarité pour les autres, sur fond de dépression économique, de pouvoir d’achat qui recule, etc. Attaquée de toutes parts, l’« architecture » héritée du CNR tient le choc, en préservant notre système de protection sociale et nos services publics des prédations et des aléas financiers. Ce système supporte largement la comparaison avec le modèle anglo-américain dont rêvent Nicolas Sarkozy et Denis Kessler, avec ses millions de retraités ruinés suite au scandale d’Enron, les déboires actuels des petits propriétaires victimes de la crise boursière américaine, les millions d’enfants non assurés socialement ou encore l’incurie des services de l’« État minimal » américain au moment de l’ouragan Katrina. Qu’on se rappelle, à ce propos, l’efficacité de l’entreprise publique EDF lors de la tempête de 1999… Plus proches de nous les ravages de la « concurrence » en Europe sont bien visibles, entraînant hausse des prix, précarisation de l’emploi et dégradation des services.

De tout cela, Denis Kessler ne parle pas. Pas plus qu’il n’évoque le débat sous-jacent à son propos, qui est de savoir si, au fond, le cadre de la mondialisation libérale est indépassable ou pas. Tout comme il était de savoir, à l’époque de l’établissement du programme du CNR, si la guerre, la défaite, la destruction des acquis sociaux ordonnée par les gouvernements qui ont suivi celui du Front populaire étaient une fatalité ou pas.

(1) Le Monde des 11

et 12 mars 2007.

Sébastien Crépel

l' Huma du  12 / 10 / 07

 

jeudi 18 octobre 2007, a 20:53
L'édito du magazine Challenges .
 

« Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! » est le titre de l’éditorial du magazine Challenges signé par Denis Kessler « Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme… À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! À l’époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d’obtenir des avancées – toujours qualifiées d’« historiques » – et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises. Ce compromis, forgé à une période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc. Cette « architecture » singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d’un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires. Le problème de notre pays est qu’il sanctifie ses institutions, qu’il leur donne une vocation éternelle, qu’il les « tabouise » en quelque sorte. Si bien que lorsqu’elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d’une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s’érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après-guerre apparaissent sacrilèges. Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasidisparition du Parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui s’annonce. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d’entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs n’est pas un problème qu’en psychanalyse. »

Le magazine Challenges, 4 octobre 2007.

l' Huma du 12 / 10 / 07

 

jeudi 18 octobre 2007, a 18:16
BRAVO ET MERCI .
 


73,5% de grévistes chez les cheminots, ils sont plus mobilisés que lors du conflit de 1995, 50.000 manifestants à Marseille. BRAVO et MERCI pour cette leçon donnée à l’UMP

A 11 heures, la direction de la SNCF comptabilisait 73,5 % de ses cheminots en grève. En 1995, au plus fort du conflit, ils étaient 67 %. La grève est largement suivie à la SNCF et à la RATP.

Les huit syndicats de cheminots, unis pour la première fois depuis 1995, ont lancé la grève mercredi soir et trois d’entre eux ont opté pour une grève reconductible, au moins vendredi. Les organisations syndicales, qui doivent se réunir lundi prochain, laissent en outre planer la menace de nouveaux arrêts de travail.

La grève de jeudi pourrait annoncer d’autres mouvements de grogne sur des thèmes comme l’emploi ou le pouvoir d’achat, prévient la FSU, premier syndicat de la fonction publique d’Etat. Pour son secrétaire général, Gérard Aschieri, cette journée de mobilisation nationale est "un passage obligé" susceptible de déboucher sur un "bras de fer" avec le gouvernement. "Il y a aujourd’hui une accumulation de motifs d’inquiétude et de mécontentement".

La CGT mines-énergie, syndicat majoritaire à EDF et GDF, assure que la grève est bien suivie dans l’énergie, avec de premiers taux de grévistes autour de 80 % et une baisse de la production d’électricité de 10 000 mégawatts dans la matinée. "Il est trop tôt pour savoir si cela entraînera des délestages ou de l’importation [d’électricité], d’autant plus que le réseau est moins sollicité avec la grève dans les transports", a indiqué Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la fédération syndicale. L’électricité a été coupée jeudi matin à La Lanterne, résidence secondaire du président Nicolas Sarkozy à Versailles.

La grève à La Poste était suivie jeudi matin par 15 % des postiers grévistes (30% à Paris).

Nicolas Maury PCF Istres 1http://www.wmaker.net/editoweb/nico...



De : Nicolas Maury PCF Istres
jeudi 18 octobre 2007
 

jeudi 18 octobre 2007, a 17:56
Grève / Retraites .
 

Grèves / Retraites : Il serait irresponsable pour le gouvernement de recommencer l’entêtement du CPE

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 18 octobre

La journée de mobilisation contre la réforme des retraites prend une dimension exceptionnelle. A Paris, comme dans l’ensemble de la France les manifestations sont très nombreuses.

La proposition de réforme du gouvernement a été comprise pour ce qu’elle est, c’est à dire une attaque frontale contre l’ensemble des régimes de retraite. Cette situation scandalise l’ensemble des salariés et le mépris dont fait preuve le gouvernement en rajoute encore à la colère et à la détermination.

Tous les efforts de la droite pour diviser les salariés sont vains : ils sont aujourd’hui rattrapés par la réalité. L’ensemble de ce mouvement, ainsi que le soutien de l’opinion publique doivent contraindre le gouvernement à ne pas passer aux forceps sur un aspect essentiel de la vie des salariés. Il serait totalement irresponsable de recommencer l’entêtement et le mépris dont la droite avait fait preuve lors des manifestations contre le CPE.

Le gouvernement se trouve désormais dans une nouvelle tempête. Dans toutes les démocraties dignes de ce nom, aucun gouvernement ne peut gouverner contre son peuple, le message est aujourd’hui on ne peut plus clair : c’est un refus massif de la casse des retraites.

Parti communiste français

Paris, le 18 octobre 2007.

 

mercredi 17 octobre 2007, a 23:17
Appel à la jeunesse .
 

  Appel à la jeunesse : tous à la manifestation du 18 octobre !!! Face à l’offensive générale de la droite patronale contre les retraites avec le démantèlement des régimes spéciaux, contre le service public de l’Enseignement supérieur avec la loi Pécresse d’Autonomie des Universités, contre le Droit du travail avec le Contrat de Travail Unique (CTU), contre les libertés démocratiques avec l’atteinte au Droit de grève…

> les Jeunes Communistes des Bouches du Rhône appellent l’ensemble de la jeunesse : lycéens, étudiants et jeunes travailleurs, à manifester jeudi 18 octobre à 10 H au départ du Vieux Port de Marseille.

Pour mettre en échec la politique de régression sociale du gouvernement, la mobilisation générale est nécessaire. Les Jeunes Communistes, pleinement engagés dans l’organisation de la riposte à la Droite affirment donc qu’une mobilisation de l’ensemble des composantes de la jeunesse est essentielle dans le mouvement qui vise à mettre en échec la casse sociale en cours.

Jeunes Communistes des Bouches du Rhone.

0http://mjcf13.gauchepopulaire.fr/in...



De : JC 13
mercredi 17 octobre 2007

mercredi 17 octobre 2007, a 22:28
Retraites : La supercherie du siècle !
 

Par Régis TRILLES le mercredi 17 octobre 2007, 13:35 - Retraites -

Un grand battage médiatique ne cesse actuellement d'opérer une comparaison entre le nombre d'annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein, avec 37,5 dans le public et 40 dans le privé et de déduire de ces deux chiffres que c'est inéquitable.
Mais personne ne pense à préciser que le même mot « annuité » correspond à des réalités tellement différentes dans les deux régimes que la comparaison n'a guère de sens : Autant ajouter des torchons et des serviettes !

Démonstration :
Nous avons tous appris à l'école qu'on n'ajoute pas des choux et des carottes ou des torchons et des serviettes. Tout comptable sait que des comparaisons ne sont valables que si elles sont effectuées " à structure comparable ".
En tant que scientifique, j'ai le devoir, lorsque je compare deux données chiffrées, de commencer par vérifier qu'elles correspondent à la même réalité, par exemple elles sont exprimées dans la même unité.
Sinon, on peut faire dire absolument n'importe quoi aux chiffres.
Le mot " annuité " correspond en fait à un nombre issu de calculs totalement différents dans les deux régimes. En gros :
- Dans le public, le nombre d'annuités correspond au temps où l'on occupe effectivement un emploi, au prorata du temps de travail (ainsi, 1 an de travail à mi-temps donne une demi-annuité, 1 an à 80% donne 0,8 annuité, etc.).
- Dans le privé, c'est bien plus compliqué. Cela dépend d'abord des sommes perçues:
On valide, pour chaque année civile, un nombre de trimestres correspondant au salaire soumis à cotisations dans l'année.

C'est ainsi, pour prendre un exemple, qu'un cadre qui a travaillé 3 mois dans une année civile obtiendra une annuité entière (alors qu'un smicard qui a travaillé 3 mois n'obtiendra lui que 0,5 annuité : est-ce bien équitable ?).
De même, un an de travail à mi-temps compte pour une annuité complète. On rajoute ensuite certaines périodes non travaillées : chômage (en partie), congé parental (sous conditions), etc.
A cela s'ajoutent des bonifications qui diffèrent totalement entre les deux régimes, dont la bonification pour enfant accordée aux mères (2 ans dans le privé, 1 dans le public ). (1)
 En résumé il est parfois plus " facile " d'obtenir des annuités dans le privé que dans
le public.
Voilà un exemple qui montre bien les limites de cette comparaison.
Puisque les médias se sont fait l'écho de certains avantages (oubliant les inconvénients) des femmes fonctionnaires mères de 3 enfants, prenons l'exemple d'une mère de 3 enfants qui décide de travailler 8 ans à mi-temps pour les élever :
- - Si elle est dans le privé, elle aura une bonification de 6 annuités et les 8 ans à mi-temps compteront pour huit annuités. Pour obtenir une retraite à taux plein (40 annuités), il lui faudra donc obtenir 40-8-6, soit 26 annuités supplémentaires.
- - Si elle est fonctionnaire, la bonification sera de 3 annuités et les 8 ans à mi-temps compteront pour 4 annuités. Pour obtenir une retraite à taux plein (37,5 annuités), il
lui faudra travailler effectivement 30,5 années à plein temps.
Est-ce bien équitable ?
Tout cela pour dire que comparer le nombre d'annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein dans les deux régimes et en déduire que ce serait inéquitable car37,5 est inférieur à 40 n'a aucun sens et relève de l'imposture.
D'autant plus que la notion de " retraite à taux plein " n'a strictement rien à voir entre les deux régimes et qu'on ne tient pas compte des retraites complémentaires du privé !
Un jour où j'avais pris un énarque en flagrant délit de comparaison de chiffres incomparables, il m'avait répondu : " D'accord, mais vous, vous vous intéressez au sujet. Pour les gens, il faut des idées simples !".
Je ne voudrais pas que l'opinion publique soit convaincue que les fonctionnaires seraient des privilégiés du simple fait que les médias colportent une idée aussi simple qu'inexacte.
II n'empêche que cette stratégie de dresser le privé contre le public, sur la base d'une " idée simple" permet de faire passer au second plan certaines réalités.
Elle permet d'oublier que la réforme Balladur de 93, en augmentant la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans (là on peut comparer les données puisque c'est le même régime), mais surtout par l'introduction de la décote et l'allongement de la période de référence, a déjà diminué et surtout va encore dégrader fortement les retraites du privé.
Elle permet de faire passer au second plan que la réforme ne concerne pas les seuls fonctionnaires, puisque l'on va passer pour tous, de 40 annuités en 2008 à environ 42 en 2020.

C'est faire oublier un des principes de ce projet de loi, qui me pose personnellement problème.
Alors que depuis le dix-neuvième siècle, l'augmentation de la richesse de la France (et des pays riches) est allée de pair avec une diminution phénoménale de la part de sa vie qu'une personne consacre à travailler, le projet revient sur l'histoire, en décidant que désormais, sur une vie, la proportion du temps consacrée au travail ne devra plus diminuer.
 J'entends d'ailleurs tous les jours dans les médias des personnes me dire sur un ton docte et péremptoire: " il faut que les français comprennent qu'il faut travailler plus".
Soit, ils ont peut-être raison. Mais dans la mesure où une telle affirmation est contraire à ce qui s'est passé dans les 150 dernières années, je considère, en tant que scientifique, qu'ils doivent justifier leurs affirmations.
Or je n'ai jamais entendu personne me donner un véritable argument selon lequel nous serions vraiment aujourd'hui dans une situation nouvelle justifiant une inversion du phénomène historique, c'est-à-dire une augmentation du temps de travail.
Elle permet de faire oublier que ce projet est un choix politique de faire supporter aux seuls salariés actuels (pas aux employeurs ou à l'impôt) le coût de l'augmentation de l'espérance de vie, en justifiant cela par une nouvelle " idée simple " :
On nous répète qu'il n'y aurait pas d'autre choix, ce qui est bien sûr faux.
Surtout, cela permet d'occulter le fait que les inégalités au sein du privé sont bien plus criantes qu'entre le privé et le public.

Dans le privé, tout va dépendre de la convention collective, de la taille de l'entreprise ou encore  du temps partiel subi ou choisi.

Vaut-il mieux être employé à temps partiel subi d'une PME du nettoyage ou à temps plein d'une grande entreprise, avec un accord 35 heures, un CE et une convention collective très favorables ?

 
Claude Danthony, Maître de conférences de mathématiques à l'École normale supérieure de Lyon.


(1) Vous pensez peut-être que ce projet, qui se veut équitable, va revenir sur cette différence ?

 Détrompez-vous : s'il instaure une validation des  périodes de congé parental, le projet supprime purement et simplement la bonification d'un an des femmes fonctionnaires, pour les enfants nés après le 1er janvier 2004 !
Mais la suite parait claire : s'il passe, vous entendrez dans quelques années à la télévision :

 " Dans le privé il y a une bonification de 2 ans par enfant qui n'existe pas pour les fonctionnaires, c'est inéquitable ".

 Et on supprimera la bonification des mamans du privé !

 

mercredi 17 octobre 2007, a 22:04
Marie-George BUFFET exprime son inquiétude .
 


Retrait de la candidature Lamour à la présidence de l’AMA Marie-George Buffet exprime son inquiétude Jean-François Lamour vient d’annoncer sa décision de retirer sa candidature à la présidence de l’Agence mondiale anti-dopage (AMA). L’arrivée d’une nouvelle candidature pour le moins étonnante et une série de manoeuvre juridique ont conduit M. Lamour a prendre cette décision, je ne peux que le regretter.

Je suis donc extrêmement inquiète, et j’espère que les objectifs de l’agence, ainsi que les valeurs qu’elle entend porter dans l’ensemble des sports ne seront pas affaiblis par cette situation.

Depuis plusieurs années, de grandes avancées ont été réalisées. Lorsque j’étais Ministre de sport, j’y ai personnellement oeuvré avec d’autres ministres des sports européens. Ce travail a notamment permis de créer l’agence mondiale anti-dopage. Je reste pleinement mobilisée et je souhaite que ce combat pour un sport propre, non seulement ne faiblisse pas, mais surtout s’intensifie. Pour y parvenir, une agence mondiale forte est un atout qu’il faut aujourd’hui consolider. Il y va tout simplement de la santé, et parfois de la vie, de millions de sportifs et de sportives dans le monde.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF Ancienne Ministre de la Jeunesse et des sports

Paris, le 16 octobre 2007.



De : Marie-George Buffet
mercredi 17 octobre 2007
 

mercredi 17 octobre 2007, a 21:39
RETRAITES .
 

 

Retraites : Le gouvernement écarte la solution et poursuit la répression

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 17 octobre

Concernant la réforme des retraites, le gouvernement navigue en eaux troubles. Après avoir brandi la menace du règlement autoritaire par décret, puis ouvert de vrais fausses négociations, la droite choisit la dramatisation. Cette stratégie s’inscrit dans la droite ligne du laminage des régimes de retraites des réformes de 1993 et 2003.

Le gouvernement affirme que les problèmes de financement des régimes spéciaux pèsent sur le régime général, mais il ne dit mot des règle de compensation qui mettent également à contribution les régimes spéciaux. Plus grave, les retraités des régimes spéciaux concernent en réalité moins de 5% des retraités, et moins de 2% dans les projections en 2030.

A l’évidence, le problème du gouvernement est moins de trouver une solution que d’en profiter pour démolir le système actuel. Inefficaces et dogmatiques, l’allongement de la durée de cotisation nie une réalité : moins d’un salarié sur deux atteint 40 années de cotisations pour partir en retraire. L’éviction des travailleurs dès 57 ans, le cumul de la précarité chez les jeunes, les femmes vont faire exploser le nombre de retraités pauvres y compris dans la fonction publique ou dans les entreprises publiques. Sous couvert « d’équité », l’objectif consiste donc à organiser la régression globale des pensions. Le thème invoqué de la pénibilité au travail devrait conduire à de véritables négociations dans le public comme dans le privé.

Or aujourd’hui, la solution est simple : il faut trouver de nouveau financement pour les retraites. Des voies alternatives existent : développer l’emploi, les salaires et la croissance réelle pour augmenter la masse des cotisations, et pénaliser par une réforme des cotisations patronales, les entreprises qui licencient ou compriment les salaires et fuient dans la croissance financière. Une nouvelle cotisation sur les revenus financiers des entreprises au même taux de cotisations pour les retraites que celui des salariés apporterait 10 milliards d’euros de recettes annuelles supplémentaires.

Il est urgent d’organiser la riposte idéologique, sociale, économique à la domination des idées hyper-libérales et de construire des rassemblements pour rendre évidente les véritables propositions alternatives de réformes. Le PCF se félicite de la journée de mobilisation du 18 octobre et appelle à y participer massivement. Pour sa part, le PCF organise le 27 octobre un grand rassemblement de toutes les forces de résistance aux politiques ultra-libérales, nous avons l’ambition d’ouvrir de nouvelles voies de résistances, et de promouvoir des solutions alternatives.

Parti communiste français

Paris, le 17 octobre 2007.

mercredi 17 octobre 2007, a 18:52
Déclaration du P.C.F
 

Le PCF apportera toute sa force au vent de résistance qui soufflera sur la France demain

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 17 octobre La journée de mobilisation de demain promet d’être très importante. D’abord par son ampleur, mais aussi pour ce qu’elle représente.

Le Parti communiste français se félicite qu’un vent de résistance souffle contre les projets de démolition du gouvernement. Plus qu’une mobilisation contre la seule casse des régimes spéciaux, c’est bien un refus massif de la casse de tout le système de retraite qui se prépare demain.

Les traditionnelles invectives haineuses de la droite n’y feront rien, les hommes et les femmes qui se mobilisent demain s’élèvent dans l’intérêt de toutes celles et ceux qui veulent bénéficier d’une retraite digne, tant sur le montant que sur la durée de cotisation.

Le Parti communiste français sera présent à la manifestation de demain, et appelle l’ensemble des hommes et des femmes à être solidaires d’un mouvement qui n’a d’autre but que de défendre l’intérêt général. La force du mouvement de résistance qui débutera demain est une pierre sur laquelle chacun et chacune pourra s’appuyer pour résister contre l’offensive menée tous azimuth par la droite depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.

Parti communiste français

Paris, le 17 octobre 2007.

 

mercredi 17 octobre 2007, a 18:01
Défendre les régimes spéciaux .
 

Défendre les régimes spéciaux de retraite c’est défendre le régime des retraites tout court !

Mis en ligne : 17 octobre Le gouvernement et le président de la République ne s’en défendent pas : l’alignement des régimes spéciaux sur le régime général constitue une étape vers une remise en cause globale du régime de solidarité nationale des retraites. Introduction des acteurs privés dans le financement des retraites ( et de la santé ! ), fin du financements par répartition... Travaillez plus et plus longtemps pour augmenter massivement les fonds spéculatifs de pension ! On comprend mieux alors l’offensive médiatique naturelle opérée autour de cette journée de mobilisation : focalisation sur le mécontentement des usagés des transports publics, informations continues sur les conditions de circulations des trains, et étalage des embouteillages qui en sont la conséquence.

Sur le fond du problème ? Rien ou presque. Pas de débat sur la pénibilité du travail des agents des transports publics. Pas de débat sur le gel des salaires opérés dans ces branches depuis plusieurs années, pas de débat sur l’absence d’embauches et de moyens pour ces secteurs économiques vitaux pour la France. Rien sur ce qui constitue toute la fierté française d’avoir le service de transport public le plus fiable et le plus efficace au monde.

Pas de débat non-plus sur le financement, et les financements entre caisses des retraites. Informations contradictoires, stigmatisation des régimes spéciaux par l’argument massue « est-il normal que certains travaillent moins longtemps que d’autres ? ».

Pas de débats sur les cadeaux fiscaux de l’été faits au plus riches qui représentent 15 milliards d’euros, rien sur l’assèchement des comptes de la sécurité sociale, rien sur la contribution des bénéfices financiers au régime de solidarité.

Pas de débat. Tout dépend comment on pose les questions !

Dans un sondage de « CSA / l’Humanité de ce jour » - suivant la question suivante : « Vous savez que plusieurs syndicats de la SNCF, de la RATP, d’EDF-GDF, de l’ANPE, de l’UNEDIC, de l’éducation nationale appelllent à une journée nationale d’action et de grève le 18 octobre prochain, notamment sur l’avenir du système de retraites et des régimes spéciaux. Quelle est votre attitude à l’égard de ce mouvement ? » - les français soutiennent ce mouvement à 54 %.

Dans un autre sondage « BVA / Le Figaro / LCI » - suivant la question : « Diriez-vous que le projet de réforme des régimes spéciaux de retraite prévu par le gouvernement et prévoyant un alignement des régimes spéciaux de retraite sur le régime de la fonction publique va dans le bon sens ou ne va pas dans le bon sens ? » - les français répondent à 57% que la réforme va dans le bon sens...

Justice, quand tu nous tiens...

Pour leur part les communistes vous donnent rendez-vous à 1la manifestation de demain, à partir de 13H30, Angle Boulevard Voltaire et Richard LENOIR à Paris et partout en France.

 

mercredi 17 octobre 2007, a 08:14
Lettre ouverte au Ministre de l'Education Nationale .
 

     Lettre ouverte au Ministre de l’Education Nationale, par Aline Louangvannasy, professeure de philosophie au lycée Rive-Gauche à Toulouse, secrétaire régionale de la CGT Educ'action Midi-Pyrénées, a propos de la lecture de la dernière lettre de Guy Môquet à ses parents dans les établissements scolaires.

Monsieur le Ministre,

Le 22 octobre 2007, je lirai la lettre du jeune Guy Môquet, puisque mon statut de fonctionnaire m'impose l'obéissance à ma hié­rarchie. La lecture de ce texte sera l'occa­sion d'expliquer aux élèves comment l'école de la République a eu, à un moment donné de l'histoire française, pour fonc­tion de construire artificiellement un sentiment d'identité nationale en enseignant aux jeunes Aveyronnais, aux jeunes Bre­tons, aux jeunes Alsaciens, une même langue et une même histoire.

Une histoire événementielle construite de symboles, de héros, de batailles gagnées, de monuments commémoratifs, qui n'avait qu'un seul ob­jectif : construire une identité nationale et faire naître dans le cÅ“ur de chacun un même sentiment patriotique, sentiment qui a malheureusement conduit beaucoup d'entre eux à partir à la guerre la fleur au fusil.

Ce bref rappel nous permettra de po­ser la question de la vérité historique et de l'instrumentalisation de l'histoire par le pouvoir politique.

La lecture de cette lettre sera aussi l'occasion de poser la question éthique du sens de l'obéissance.

Les poli­ciers français qui ont arrêté Guy Môquet et ses camarades obéissaient aux ordres.

Étaient-ils responsables? Avaient-ils le choix? Le ministre de l'Intérieur Pucheu et le sous-préfet Lecornu qui ont établi la liste des otages fusillés sont-ils coupables? ­

Mes élèves sont vifs d'esprit et ne man­queront pas l'occasion de faire d'eux-­mêmes des parallèles avec l’actualité.

Les policiers français et les préfets qui font du chiffre aujourd'hui, en condamnant à une mort certaine les sans-papiers qui ont fui leur pays, sont-ils responsables? Sont-ils des criminels?

De même, le professeur qui devrait enseigner le sens de la critique, l'exigence de la vérité et qui se fait l'ins­trument du pouvoir en obéissant, est-il complice du pouvoir?

En cours de philo­sophie, nous pourrons aborder à partir de ces interrogations la thèse d'Hannah Arendt sur la banalité du mal. Inévitable­ment, par voie de conséquence, le débat portera sur le sens de la révolte et de la désobéissance. Ce qui nous donnera l'oc­casion de travailler un sujet de dissertation souvent donné au baccalauréat: «Peut-on désobéir à la loi? »

 Nous reviendrons alors sur le sens de la révolte du jeune Guy Mô­quet et sur la question de l’engagement.

Monsieur le Ministre, j'aurais aimé que vous puissiez venir expliquer à mes élèves que la mort de Guy Môquet n'a pas été in­utile.

J’aurais aimé que vous leur expli­quiez comment, en créant une fonction pu­blique forte au service de l'intérêt com­mun, le gouvernement issu de la Résistance avait, à la Libération, posé les bases d'une société juste fondée sur la solidarité et le respect de la dignité de tous, d'une société qui ne se fermait pas aux exilés victimes de toutes les guerres qu'elles soient politiques ou économiques.

J'aurais aimé que vous puissiez leur expliquer le sens de votre engagement à servir l'intérêt commun en leur donnant de vrais moyens pour étudier, de vrais moyens pour se construire comme des femmes et des hommes libres.

Malheureu­sement, même si vous faisiez l'effort du dé­placement, je crains que vous ne puissiez être crédible. Nous lirons la lettre de Guy Môquet alors que nous ne pouvons plus assurer les heures d'éducation civique obli­gatoires.

Mes élèves ne sont pas dupes et c'est ce qui me donne de l'espoir dans l'avenir.

 

mardi 16 octobre 2007, a 17:18
Le rapport d'étape sur le pouvoir d'achat est une imposture .
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 16 octobre La Commission pour la libération de la croissance française (CLCF) présidée par Jacques Attali a remis hier, à Nicolas Sarkozy un rapport d’étape contenant les « premières propositions pour le pouvoir d’achat Â».

La commission fait une impasse volontaire et édifiante. Il n’y a aucune référence à une augmentation des salaires. Prétendre apporter des solutions sur le pouvoir d’achat, sans s’attaquer au problème des travailleurs pauvres, des précaires, des petites retraites n’est qu’une imposture.

Le pouvoir d’achat est d’abord déterminé par le montant de ses revenus. La commission Attali approuve donc implicitement le fait que les français doivent vivre avec de bas salaires. C’est extrêmement choquant et surtout, c’est la marque d’une rigidité de pensée qui entame la légitimité de cette commission.

Prétendre régler les problèmes du pouvoir d’achat en accédant à de vieilles revendications de la grande distribution, qui est déjà la grande championne du capitalisme français, ou encore en instaurant des actions de groupe à minima, démontre un profond mépris pour la situation réelle de l’immense majorité des français.

Derrière cet inventaire à la Prévert, il y a pourtant un grand absent : les centaines de millions d’euros extorquées au travailleurs de la métallurgie qui servent à financer les mauvais coups du patronat. Il y aurait là, par exemple, matière à augmenter le pouvoir d’achat de ces salariés.

Parti communiste français

Paris, le 16 octobre 2007.

 

mardi 16 octobre 2007, a 16:53
SENAT : Groupe communiste
 

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� Prévention de l’obésité infantile

Par Guy Fischer - 09 Octobre 2007

M.�Guy Fischer appelle l’attention de Mme�la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports sur le rôle de la publicité télévisée dans la formation des comportements alimentaires pouvant conduire à un développement de l’obésité infantile.

Si de nombreuses études ont démontré la dangerosité d’une trop grande médiatisation des produits trop gras et trop sucrés, la récente enquête de l’association UFC-Que Choisir est accablante quant au contenu des publicités diffusées lors des programmes pour enfants.

Malgré l’ajout de messages sanitaires sur les publicités télévisées, l’obésité progresse dans notre pays. On peut donc s’interroger sur l’efficacité des dispositifs de prévention mis en place pour ce qui concerne l’encadrement des publicitaires alimentaires.

En effet, les enfants sont manifestement les victimes de ce harcèlement nutritionnel et les messages sanitaires apposés sur les publicités télévisées sont inopérants chez les plus jeunes.

Il en résulte que selon diverses enquêtes publiées, 30% des enfants les plus soumis à la publicité sont également ceux dont l’alimentation est la plus déséquilibrée et que les catégories sociales les plus défavorisées restent les plus exposées au risque d’obésité car le prix reste l’élément essentiel qui conditionne leurs choix d’achats alimentaires.

Pour faire face à ce véritable fléau qu’est l’obésité infantile, ne serait-il pas temps de limiter la production de ces publicités pour les produits alimentaires à risque�?

Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures le gouvernement entend prendre pour que cesse l’instrumentalisation des enfants pour développer les comportements consuméristes.

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mardi 16 octobre 2007, a 16:39
SNJ-CGT : jeudi 18 octobre 2007 Préavis de grève .
 

Code du travail ; protection sociale ; Franchise médicale ; régimes spéciaux de retraite… Et ensuite ?

Casse du droit du travail, précarisation de l’emploi, instabilité de la vie familiale, attaques contre les 35 heures, sanctions en tout genre, franchises médicales, détérioration des retraites… Le Gouvernement de Nicolas Sarkozy fait étalage de son objectif d’abandonner les fondements de la solidarité et de tout repère collectif.

S’appuyant sur des médias peu critiques, il stigmatise des pans entiers de citoyens pour s’appuyer sur une opinion publique manipulée. Pour lui, les malades sont responsables de la situation de l’assurance maladie, les chômeurs sont des fraudeurs et les salariés des régimes spéciaux seraient des profiteurs qui voleraient de l’argent à la collectivité.

Il sait que cela a ses limites. Aussi, il conjugue ses interventions hypocrites avec la rapidité d’exécution des réformes. Il veut étouffer la contestation et la prendre de vitesse.

Dans cette situation, notre syndicalisme, les organisations syndicales portent une responsabilité politique importante pour permettre au plus grand nombre d’appréhender le contenu des discours gouvernementaux et répondre aux exigences sociales fortes qui s’imposent nationalement.

C’est pourquoi l’Union des Sections d l’Audiovisuel du SNJ-CGT se joignent aux fédérations syndicales qui proposent de résister aux projets iniques du gouvernement en appelant à se mobiliser massivement dès octobre 2007 pour stopper la casse de la protection sociale, pour les salaires, les métiers, les conventions collectives, les retraites, le droit de grève.

Pour ce faire, le l’Union des Sections d l’Audiovisuel du SNJ-CGT dépose un préavis de grève et appellent l’ensemble des salariés de l’audiovisuel à cesser le travail le 18 octobre 2007 à partir de 0h00 pour une durée de 24 heures afin de leur permettre de participer aux actions et manifestations.

Paris, le 11 octobre 2007.

De : SNJ-CGT
lundi 15 octobre 2007

 

mardi 16 octobre 2007, a 08:07
17 OCTOBRE 1961 .
 

 
17 octobre 1961 : Les 140 Algériens disparus à Paris

Rassemblement Mercredi 17 octobre 2007 à 18h30 au Pont St Michel à Paris Là où tant de victimes ont été jetées à la Seine il y a 46 ans Pour exiger :
la reconnaissance officielle du crime commis par l’Etat français les 17 et 18 octobre 1961
la liberté d’accès effective aux archives pour tous, historiens et citoyens
le développement de la recherche historique sur ces questions dans un cadre franco-algérien et international

Au matin du mardi 17 octobre 1961, la police sait qu’une manifestation de masse se prépare ; des cars de police quadrillent la ville, des policiers cernent les bouches de métro aux portes de Paris, prêts à arrêter les manifestants. Aux portes de Paris, à la sortie des métros Étoile, Opéra, dans les couloirs de la station Concorde, sur les Grands Boulevards, les manifestants seront systématiquement matraqués, à coups de crosse, de gourdin, de bâton, souvent jusqu’à ce qu’ils s’effondrent. Les policiers frappent au visage, au ventre, des manifestants qui ne font montre à aucun moment d’aucune violence ni d’aucune résistance. Sur le boulevard Bonne-Nouvelle, au pont de Neuilly, au Pont-Neuf d’Argenteuil et en d’autres lieux, les policiers tirent sur les manifestants. Sur les ponts aux portes de Paris et sur le pont Saint-Michel, des hommes sont précipités à la Seine. En plein Paris et pendant plusieurs heures se déroule une véritable chasse au faciès, à laquelle la population parisienne assiste et collabore même parfois. Le préfet de police M. Papon suit toutes les opérations et se rend lui-même à l’Etoile, pour constater leur " bon déroulement ". Il a aussi connaissance de toutes les liaisons radio de la police. Il sait donc que de faux messages d’information circulent selon lesquels des policiers auraient été tués. Il ne les démentira pas. Plus de dix mille Algériens sont interpellés. Ils sont internés au palais des Sports, au Parc des Expositions, au stade de Coubertin, au Centre d’Identification de Vincennes, pendant près de quatre jours. Quatre jours pendant lesquels les violences continuent. A leur arrivée, les manifestants sont systématiquement battus. Dans l’enceinte des lieux d’internement, on assiste à des exécutions et nombreux sont ceux qui meurent de blessures non soignées. Au lendemain de la manifestation, le bilan officiel est de deux morts algériens. Il fait état de " tirs échangés " entre la police et les manifestants. Malgré les efforts de quelques parlementaires, le gouvernement empêche la création d’une commission d’enquête. Aucune des plaintes déposées n’aboutira. S’il n’est pas possible de déterminer exactement combien d’Algériens furent tués le 17 octobre 1961 et les jours qui suivirent, il reste que le chiffre de plusieurs centaines de morts, avancé par J-L. Einaudi dans son livre La Bataille de Paris à partir de l’étude de registres de cimetières, de témoignages et de documents internes du F.L.N., est le plus vraisemblable. De nombreuses archives administratives qui auraient été essentielles au dénombrement des victimes ont aujourd’hui disparu. Ceci explique pourquoi le rapport Mandelkern - commandité par le gouvernement et rendu public en 1998 - et le livre de J-P. Brunet, qui tous deux se fondent sur les archives existantes de la préfecture de Police, concluent à un nombre de morts bien inférieur - autour d’une quarantaine. Le rapport Mandelkern reprend du reste à son compte la version selon laquelle des tirs auraient été échangés entre les manifestants et la police.

Laffitte mourad



De : lm
mardi 16 octobre 2007

lundi 15 octobre 2007, a 20:46
Rapport Attali .
 

Premières conclusions du rapport Attali : incohérences et mesurettes pour aider le pouvoir d’achat des français.

Mis en ligne : 15 octobre Les premières conclusions du pré-rapport de la « commission Attali » pour le pouvoir d’achat des français ont été livrées : les polémiques qu’elles suscitent, à droite comme à gauche, mettent en évidence le manque de cohérence et l’absence de vision à long terme sur l’action de l’état en faveur du pouvoir d’achat des français. Empêtré dans des contradictions, ce rapport mixe interventionnisme fort de l’état (création de 500 000 logements sociaux par ans d’ici à 2010, expropriation des municipalités qui ne respectent pas la loi SRU, création de « villes écologiques nouvelles ») et concurrence complètement débridée ( suppression des marges arrières, abandon du principe de précaution, mise en concurrence des taxis ( ?!) ).

Monsieur Attali est bien en-dessous du défis à relever pour le développement économique et la croissance, et au travers de ce rapport ne propose qu’un ensemble de mesures gadgets où le gouvernement pourrait se permettre de piocher telle ou telle mesure si elle lui semble opportune.

Les fondements d’une relance économique, gages d’une amélioration de la qualité de vie des français et de leurs portes monnaie doivent être le développement de l’emploi et l’amélioration des salaires. Au lieu de proposer une politique volontaire d’innovation technologique, de développement de la politique industrielle, de la création d’emploi dans les services publics, du soutiens des PME, et des mesures fiscales adaptées à ces politiques, Monsieur Attali réintroduit ces grands concepts conservateurs des volontarismes individuels, de la concurrences comme pierre angulaire des avancées de civilisations, pour trouver les bonnes solutions.

Sur ce dossier, comme sur d’autres, nous ne pouvons que constater le décalage de plus en plus visible entre les déclarations volontaristes des politiques du gouvernement et l’impuissance manifeste de l’état.

 

lundi 15 octobre 2007, a 18:52
Le P.C.F met en garde contre la dérive affairiste de la droite .
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 15 octobre Nicolas Sarkozy a porté pendant toute sa campagne la « France d’après ». De déclarations fracassantes en promesses de ruptures : rien n’allait plus être comme avant. Sauf que maintenant La « France d’après », nous y sommes, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la situation est extrêmement grave. L’affaire EADS fait rage, avec chaque jour son lot de nouvelle dénonciation, et le gouvernement persiste à refuser, contre toute logique, une commission d’enquête à l’opposition parlementaire. Dans le clair-obscur des méthodes nauséabondes, on apprend aussi que le négociateur en chef du patronat, chargé de casser le droit social, dispose d’au moins 20 millions d’euros en liquide. Et pour couronner le tout, la ministre de la justice installe une commission pour dépénaliser la criminalité en col blanc.

Bien triste tableau que la droite peint jour après jour. Les scandales entre amis, et les règlements de comptes à l’ancienne, ne sont pas dignes d’une République comme la notre. Cette situation est insupportable, et il est temps que la responsabilité et la raison prévalent à un marécage qui nourrit toutes les dérives.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF

Paris, le 15 octobre 2007

 

lundi 15 octobre 2007, a 14:54
Les forêts d' Asie du Sud-Est en fragile sursis .
 

Les Amis de la Terre ont lancé la campagne ’’Orang-outan en voie d’extinction, quand les forêts disparaissent’’, parrainée par Emmanuelle Grundmann, primatologue et auteur de ’’Ces forêts qu’on assassine’’.

de Les Amis de la Terre

Cette campagne vise à alerter le grand public sur les causes et les impacts de la déforestation massive en Asie du Sud-Est, et met en avant les bonnes pratiques à adopter.

L’Indonésie et la Malaisie ont des taux de déforestation parmi les plus élevés dans le monde : chaque année 1,5 million d’hectares de forêts primaires disparaissent en Indonésie selon la FAO.

En 1950, les forêts d’Indonésie couvraient environ 160 millions d’hectares alors qu’aujourd’hui elles ne couvrent plus qu’environ 48 millions d’hectares soit une diminution de près de 70%. À Sumatra et à Bornéo, les forêts sont détruites si rapidement qu’elles auront disparu à 98% en 2022 si des actions urgentes de préservation ne sont pas entreprises. Il y a cinq ans, le Programme des Nations Unis pour l’Environnement (PNUE) estimaient que ce seuil fatidique ne serait atteint qu’en 2032 (source : rapport The Last Stand of the Orangutan, PNUE, 2007).

Les impacts sociaux et environnementaux de cette déforestation sont très forts.

Les forêts d’Asie du Sud-Est rendent à l’humanité de nombreux services notamment grâce à leur capacité de stockage du carbone et à leur capacité à réguler le climat. Elles constituent surtout le lieu de vie des populations locales et des peuples autochtones, qui en dépendent aussi bien pour leur alimentation, leur approvisionnement en eau potable, leur médecine ou leur spiritualité. L’archipel indomalaisien abrite des centaines de communautés indigènes qui vivent de la forêt depuis des milliers d’années. Sur 216 millions d’indonésiens, 100 millions de personnes qui dépendent des forêts sont directement menacés par la déforestation.

Cette déforestation met en danger la survie des orangs-outans mais aussi d’autres espèces menacées comme le tigre de Sumatra, le rhinocéros de Sumatra ou l’éléphant d’Asie. Il n’y aurait plus que 45.000 à 69.000 orangs-outans vivant à l’état sauvage à Bornéo et pas plus de 7.300 à Sumatra. Au rythme actuel, les orangs-outans sauvages pourraient disparaître d’ici une dizaine d’années.

L’extension de la culture de palmier à huile est considérée comme la principale menace actuelle et à venir pour les forêts d’Asie du Sud-Est : en Malaisie, le développement des plantations de palmier à huile est responsable de 87% de la déforestation entre 1985 et 2000.

En 2020, en Indonésie, la superficie des plantations de palmiers à huile pourrait avoir triplé et atteindre 16,5 millions d’hectares.

La culture du palmier à huile est une culture d’exportation : l’Europe est le premier importateur mondial d’huile de palme, un ingrédient discret que l’on retrouve dans de très nombreux produits alimentaires ou d’utilisation courante.

L’extension massive des cultures de palmier à huile pour la fabrication d’agrocarburants pourrait entraîner la destruction des dernières forêts primaires d’Asie du Sud-Est.

Le succès de l’huile de palme

Toutes les 10 secondes, une superficie de forêt équivalente à un terrain de football disparaît en Indonésie, menaçant la biodiversité et les populations locales qui en dépendent notamment pour leur alimentation. 90% des forêts mondiales sont concentrés dans 44 pays. Parmi eux, l’Indonésie, qui possède aussi près de 80% des dernières forêts tropicales primaires d’Asie du sud-Est, est celui dont le rythme de déforestation est le plus rapide au monde. De nombreuses causes sont à l’origine de cette situation, néanmoins, l’extension de la culture de palmier à huile est considérée comme la plus importante, avant même l’exploitation des forêts pour le bois et la pâte à papier.

En 2005, l’Indonésie et la Malaisie ont, à elles seules, été à l’origine de 86% de la production mondiale d’huile de palme. Entre 1985 et 2000, le développement des plantations de palmier à huile a été responsable de 87% de la déforestation en Malaisie. Parfaitement adaptée à différents usages, cette huile végétale est utilisée dans la production d’un grand nombre de produits d’usage quotidien dans des secteurs aussi divers que l’alimentaire, les cosmétiques ou les produits ménagers. La demande d’huile de palme a été multipliée par six depuis le milieu des années 80.

Les agrocarburants, une menace imminente ?

Les Amis de la Terre dénoncent également les risques liés à l’engagement de l’Union européenne d’incorporer 10% d’agrocarburants dans les carburants d’ici 2020. En effet, l’huile de palme est aussi utilisée comme diester pour la fabrication d’agrocarburant. En refusant de s’attaquer au problème fondamental de la surconsommation d’énergie dans le domaine des transports, l’Union européenne prend le risque d’ouvrir ses portes aux importations massives d’agrocarburants, notamment à base d’huile de palme. Cette nouvelle demande créée une pression terrible sur les dernières forêts d’Indonésie explique Sylvain Angerand, chargé de campagne Forêts aux Amis de la Terre.

En ne tenant compte que de la hausse de la demande mondiale en huile de palme pour un usage alimentaire, la superficie des plantations de palmier à huile en Indonésie pourrait avoir triplé et atteindre 16,5 millions d’hectares d’ici 2020 selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement. Que restera t’il des forêts d’Asie du Sud-Est si, à la demande alimentaire en huile de palme, s’ajoute la demande en agrocarburants ?

3http://www.infosdelaplanete.org/289…

De : Les Amis de la Terre
lundi 15 octobre 2007

 

lundi 15 octobre 2007, a 14:04
Poème de Guy Moquet .
 


Poème de Guy Moquet confisqué le jour de son arrestation : Tuer le capitalisme

Mis en ligne : 15 octobre

Parmi ceux qui sont en prison
Se trouvent nos 3 camarades
Berselli, Planquette et Simon
Qui vont passer des jours maussades

Vous êtes tous trois enfermés
Mais Patience, prenez courage
Vous serez bientôt libérés
Par tous vos frères d’esclavage

Les traïtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme

Main dans la main Révolution
Pour que vainque le communisme
Pour vous sortir de la prison Pour tuer le capitalisme

Ils se sont sacrifiés pour nous
Par leur action libératrice

Voir : les événements autours de la lecture de la lettre de Guy Moquet

lundi 15 octobre 2007, a 11:48
UNIVERSITES .
 

Universités : Plus de concurence... pour plus d’inégalités (tract)

Par : Communication
Mis en ligne : 15 octobre « Libertés et responsabilités des Universités », une arnaque visant à soumettre le système éducatif aux besoins du patronat, au marché. Une réforme qui renonce à s’attaquer à l’échec universitaire, à la modernisation de l’enseignement supérieur et à la précarité étudiante. À télécharger Universités : Plus de concurence... pour plus d’inégalités (tract)
PDF - 183.2 ko
Nous sommes tous les cibles de la contre-révolution libérale. Prenant prétexte de la nécessité d’un changement profond de société, la droite et Sarkozy mettent en oeuvre une politique de destruction massive d’acquis civilisationnels et sociaux, une politique de recul sans-précédent pour notre peuple :

 une politique de retour à « l’ordre moral », anti-68 ;
 une politique sécuritaire qui stigmatise la jeunesse, la différence et qui dresse les uns contre les autres ;
 une vision du monde post-coloniale, atlantiste et va-t-en guerre ;
 un pouvoir autoritaire qui se cache derrière le marketing politique et des médias aux ordres ;
 une politique de classe au service de l’argent et du patronat.

Que ce soit dans le domaine de l’enseignement supérieur, de la recherche, mais aussi de la culture, les réformes engagées par le gouvernement sont profondément inspirées de ces conceptions.

Pour eux, tout est marchandise : La Sorbonne™ ou Le Louvre™ sont des marques, les idées sont des brevets, les chercheurs et les artistes sont des centres de profi ts, et les étudiants des produits à écouler au supermarché du travail, ou pour ceux qui ont les moyens, les clients de quelques pôles d’excellence universitaire que la réforme Pécresse veut faire émerger.

Pour eux, tout doit être rentable : l’université doit fournir une main d’oeuvre docile et directement exploitable par le patronat. Et pour répondre à ce projet à courte vue, la sélection est leur arme : pour quelques uns se sera les grandes écoles, pour les autres des formations au rabais.

Nous avons besoin d’autre chose, d’une autre politique. Le véritable enjeu c’est de permettre à tous d’accéder au plus haut niveau de culture et de qualifi cation. Ce n’est pas qu’une question de justice. C’est une question de démocratie, si on veut que les citoyens puissent intervenir de façon pertinente, sur les grands choix de société. C’est ainsi que nous relèverons les défi s majeurs de ce siècle, scientifi ques, économique et citoyens, tels que développer la recherche et les fi lières répondant au besoin d’une nouvelle croissance respectueuse de l’environnement, ou encore, à l’heure de la cyber- révolution, faire de l’Université un outil d’innovation, de partage des savoirs et de confrontations d’idées ouvert sur la société. C’est le sens des propositions du PCF.

 

lundi 15 octobre 2007, a 09:40
Mourir de faim pour la bagnole .
 

l’Humanité des débats.

Par Fabrice Nicolino, journaliste (*).

Qui profite vraiment du boum des biocarburants ?

Serez-vous surpris ? J’en doute : il existe sur terre des gens qui jugent moral de cultiver des plantes alimentaires pour faire rouler des bagnoles. Dans ce monde où croupissent un milliard d’affamés chroniques, on plante massivement du colza, du tournesol, de la canne à sucre, du maïs, du palmier à huile, du soja. Qui finissent dans le réservoir.

Dans ce monde où près de trois milliards d’humains survivent avec moins de deux dollars par jour, et souvent bien moins, le prix des céréales explose. La raison en est simple : le marché alimentaire mondial est tendu à l’extrême depuis des années. D’une part, le dérèglement climatique en cours complique la tâche des paysans. Et d’autre part, la demande pousse d’année en année, massivement.

L’irruption des biocarburants ne pouvait que bouleverser ce fragile équilibre. Pour bien comprendre, un seul chiffre suffira : l’Amérique, plus grand producteur mondial de maïs, consacre déjà 25 % de sa récolte annuelle à la fabrication d’un biocarburant, le bioéthanol. Ce maïs, soustrait au marché alimentaire, a entraîné par contagion et substitution l’effondrement d’un château de cartes. En janvier 2007, la première crise sociale des biocarburants a frappé le Mexique, sous le nom de « révolte de la tortilla ». Là-bas, la tortilla de maïs, qui est leur pain quotidien, a vu son prix doubler. À cause du boom sur les biocarburants. Ce n’est hélas qu’un début, et sachez que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en ce début d’octobre 2007, annonce de nouveaux soulèvements de la faim, pour la même raison.

Ce n’est pas tout. Pour planter sur des

dizaines de millions d’hectares des biocarburants il faut de la place. On prend bien entendu sur les surfaces agricoles, mais aussi sur les forêts tropicales. En grand. L’Indonésie est devenue cet été, en fanfare, le troisième émetteur de gaz à effet de serre de la planète, après la Chine et les États-Unis. Facile : les mafieux qui règnent là-bas brûlent ce qui reste de forêts pluviales et les remplacent par des plantations industrielles de palmiers à huile. Les comptes bancaires numérotés, aux Bahamas ou aux îles Caïman, seront vite remplis. La situation est (presque) la même dans le bassin du Congo, où le gouvernement de Kinshasa vient de vendre trois millions d’hectares à une société chinoise. Pour y mettre des palmiers à huile. Au Cameroun, un certain Bolloré, ami de Sarkozy, investit massivement dans ces mêmes plantations.

Comme Geor- ge Soros au Brésil, où des centaines de milliers d’esclaves modernes triment dans les champs de canne à sucre. Pour la bagnole.

Vous le savez peut-être, cette folie de l’or vert a réuni ce printemps - ils n’étaient guère éloignés - les présidents Bush et Lula. Ce dernier rêve de faire du Brésil un grand du monde, sur fond de négoce mondial d’éthanol. Disons-le comme je le pense : c’est criminel.

La propagande prétend au passage que les biocarburants seraient bons pour le climat. Mais c’est totalement faux. Les études scientifiques indépendantes des lobbies industriels prouvent exactement le contraire. Celles des professeurs David Pimentel et Tad Patzek, par exemple. Ou celle, très récente, du prix Nobel de chimie 1995, Paul Crutzen. Quand on considère la totalité de leur cycle de production, il est malheureusement limpide que les biocarburants aggravent l’effet de serre. Ils sont pires en réalité que le pétrole qu’ils sont censés remplacer !

Alors, pourquoi, c’est-à-dire comment est né le lobby des biocarburants ? En France, dès 1992, il fallait, sur fond de réforme de la PAC, trouver de nouveaux débouchés à l’agriculture industrielle. Tout le reste n’est que (mauvaise) littérature. Je dénonce avec force le soutien apporté par l’ADEME, agence qui dépend du ministère de l’Écologie de M. Borloo, à ce lobby. Le croirez-vous ? Il n’existe en France qu’une seule étude sur le bilan énergétique des biocarburants. Commandée par l’ADEME en 2002, elle a été confiée à un cabinet privé travaillant pour les transnationales. Et ce cabinet a accepté que l’étude soit pilotée directement par le lobby industriel des biocarburants. Tiens, au fait, le sujet des biocarburants a été soigneusement évité au cours des discussions du Grenelle de l’environnement. Franchement, vous trouvez cela normal ?

(*) Dernier ouvrage paru : la Faim, la bagnole, le blé et nous. Éditions Fayard, 2007. Site : fabrice-nicolino.com

l' Huma  du   13 / 10 / 07

 

dimanche 14 octobre 2007, a 18:23
Combien d'ouvriers devront encore mourir ?
 

Santé . Jean-Manuel Fernandes est mort à trente-sept ans d’un cancer généralisé reconnu comme maladie professionnelle. Le combat de sa mère, Rosa, contre tous les employeurs irresponsables.

Beauvais (Oise),

envoyé spécial.

« Malgré la souffrance que je porte vingt-quatre heures sur vingt-quatre, je mènerai le combat jusqu’au bout. Même si ça doit être long. » Rosa Cardoso a perdu un enfant mais a trouvé une nouvelle raison de vivre : se battre pour que Jean-Manuel Fernandes, son fils décédé le 16 août dernier d’un cancer généralisé à l’âge de trente-sept ans, ne soit pas mort pour rien. Après avoir passé six années dans la société Berezecki, une entreprise de traitement anticorrosion de pièces métalliques installée dans la ZAC de Ther, à Beauvais (Oise), le jeune homme est tombé malade il y a environ un an. Il travaillait sur une machine qui plongeait, entre autres, des carrosseries dans de grandes cuves. « Il crachait du noir, se souvient sa mère. Il avait mal à la tête et aux oreilles. Puis il a eu des troubles visuels. On l’a d’abord soigné pour des migraines mais les traitements n’avaient aucun effet. Ce n’est que plusieurs semaines après qu’il a passé un scanner et que sa maladie a été détectée. Il avait tout pour être heureux », conclut-elle dans un soupir.

création du collectif cardoso

Pour la caisse régionale d’assurance maladie, cela ne fait aucun doute, la pathologie de Jean-Manuel est bien une maladie professionnelle. Elle est reconnue comme telle dès janvier 2007. En revanche, elle continue d’affirmer que tout est normal dans l’entreprise. Ce qui conforte la direction dans sa posture de ne pas assumer ses responsabilités. Et de souligner « que le cas de M. Jean-Manuel Fernandes est le seul connu à ce jour depuis 1952 », date de la création de la société. Elle « refuse toute diabolisation de son activité et de ses dirigeants ». Pire, elle entend déposer un recours. « Manu a été abandonné par son employeur mais aussi par ses collègues de travail. Par peur de perdre leur boulot. Le jour des obsèques, à l’église, il y avait un bouquet de fleurs du patron alors qu’il ne m’a jamais passé un coup de fil. Cela m’a fait très mal », - raconte Rosa qui a fait une demande d’entretien restée sans réponse de la part de - Berezecki qui a exprimé « sa profonde empathie » suite au décès du « salarié apprécié de ses collègues et de son encadrement ».

Aujourd’hui, c’est autour de cette mère courage que se met en place le collectif Cardoso, « pour dénoncer les conditions de travail dans toutes les boîtes du secteur ». Un réseau d’amis et de proches auquel se sont greffés des citoyens et des militants syndicaux et politiques. « C’est au départ une initiative citoyenne de gens qui ont été touchés par un drame et qui se sont naturellement tournés vers ceux dont c’est le combat quotidien », résume Axel Keita, de la LCR. Lundi dernier, un rassemblement était organisé devant le site. Une soixantaine de personnes s’y sont retrouvées mais un seul salarié sur soixante-cinq a osé sortir de l’usine. « Pendant la manif, les camions entraient et sortaient sans arrêt, comme si de rien était. La prochaine fois, je veux bloquer tout ça », prévient Rosa Cardoso.

Hasard du calendrier, mardi prochain, c’est l’union locale de la CGT qui a programmé une manifestation. « On avait décidé dès la rentrée de dénoncer les conditions de travail dans le Beauvaisis », explique José Baladera, responsable du syndicat. On sait malheureusement depuis longtemps que le travail tue. Il faut à présent élargir la lutte et convaincre le maximum de salariés de la rejoindre. Beaucoup tombent malades et ne savent pas comment réagir. « Ce qui est en train de se passer peut déclencher une prise de conscience et faire comprendre aux travailleurs qu’ils peuvent compter sur d’autres », espère José Baladera.

Chez Berezecki, les syndicats ont disparu. « Ils ont réussi à licencier ou à faire démissionner trois syndiqués de la CFDT à la fin des années quatre-vingt. Le dernier syndicaliste de la boîte était chez FO et il a été désigné par le patron », raconte le cédétiste Sylvain Bredon. Toujours selon une source syndicale, l’usine Berezecki a « toujours eu des problèmes d’hygiène et de sécurité ». Implantée auparavant à Noailles (Oise), à 15 km de là, la société aurait quitté un terrain « invendable car trop cher à dépolluer. La médecine du travail nous a dit qu’à cette époque, il y a déjà eu un décès », indique Sylvain Bredon.

Ami de la famille et ancien employé chez Berezecki, Rachid Raoui affirme qu’« à l’annonce du décès de Jean-Manuel, plusieurs salariés sont allés faire une radiographie sur leurs propres deniers ». Récemment, « un prestataire de service qui sortait de l’usine a dit : "Ici, c’est Zola" », renchérit Axel Keita. D’après plusieurs témoins, les locaux de Berezecki seraient insalubres. « Il n’y a que deux douches et elles sont bouchées en permanence. La direction a fait savoir qu’elle allait les rénover. Dans les vestiaires, aucun revêtement sur le sol et les tenues de travail sont mélangées avec les habits personnels », rapporte la mère de la victime. Mais le plus grave reste l’utilisation de produits toxiques dont les vapeurs et poussières s’infiltrent dans l’organisme, principalement par les pores de la peau. Pour seule protection : un masque. « C’est facile de dire que l’entreprise est aux normes quand le patron continue d’utiliser des produits qui peuvent tuer », dénonce le collectif qui soutient Rosa Cardoso dans son intention de déposer une plainte pour « faute inexcusable de l’employeur ».

le fléau des maladies professionnelles

Conseiller municipal d’opposition et responsable départemental du Parti communiste français, Thierry Aury a écrit aux deux députés de Beauvais, les UMP Olivier Dassault et Jean-François Mancel. Et de leur demander « quelles initiatives (ils comptent) prendre pour renforcer la législation et son application concrète avec les moyens nécessaires à sa mise en oeuvre pour faire reculer ce fléau des maladies et morts pour causes professionnelles ». Un autre courrier a été adressé au préfet de l’Oise, « plus prompt à menacer les maires qui ont parrainé des sans-papiers que de se mobiliser sur les accidents du travail », souligne l’élu communiste. Idem pour Caroline Cayeux, maire de Beauvais et proche du premier ministre François Fillon. « Il y a des faits divers qui suscitent davantage d’émotion. Sarkozy ne s’est pas déplacé. Pas étonnant lorsqu’on veut déculpabiliser les entrepreneurs », s’insurge Thierry Aury, qui demandera au prochain conseil municipal que soit observée une minute de silence à la mémoire de Jean-Manuel Fernandes.

Sa mère n’a pas l’intention de baisser les bras : « Seule, je n’aurai rien pu faire. Je suis timide et malade, moi aussi. Mais quand je vois tous ces gens aussi gentils avec moi, cela m’aide et me donne envie d’avancer. »

Ludovic Tomas

 l' Huma du 13 / 10 / 07

 

dimanche 14 octobre 2007, a 17:49
Le programme de Sarkozy : liquider la resistance .
 

Mis en ligne : 14 octobre

Nous vivons à l’évidence une période cruciale de refondation du paysage politique et social français. Dans ce grand tourbillon, histoire d’y voir un peu plus clair, le magazine Challenges donne à lire l’édirorial de sa dernière édition, signé de l’ancien vice-président du MEDEF, Denis Kessler.

En effet, pour qui veut bien comprendre le film de la politique Sarkozy, que le président s’emploie à nous projeter en accéléré pour mieux le brouiller, cet article fournit des sous-titres d’une limpide clarté. C’est donc bien tout l’édifice social issu des conquêtes de la Libération et du Conseil national de la Résistance que le nouveau président veut mettre à bas. Dans leur esprit, tout doit être liquidé avec méthode. C’est cette fois plus clairement dit que jamais.

Mais l’intérêt de cet article va au delà. Il met du même coup clairement en perspective les trois piliers de la refondation entreprise : la démolition sociale exigée depuis des années par le MEDEF et assumée aujourd’hui dans toute son ampleur par Sarkozy ; la révision d’une certaine idée de la France dans ses rapports au monde ; la refondation politique qui en devient du coup le corolaire indispensable. Cette cohérence est d’ailleurs consignée dans les actes présidentiels de ces dernières semaines : le discours présidentiel prononcé le 18 septembre pour lancer la restructuration de tout l’édifice social français, le discours raciste prononcé le 26 juillet à Dakar et le terrible symbole des tests ADN ; le ralliement atlantiste entériné à New York et la relance du traité européen rejeté en 2005 ; l’exercice du pouvoir sur un mode hyper présidentiel, la volonté déclarée de procéder à une révision constitutionnelle qui consacre la bipolarisation politique, la stratégie d’ »ouverture » politique utilisée pour tenter de brouiller tout clivage gauche-droite.

Cette clarification du projet Sarkozy devrait intéresser toutes celles et tous ceux qui entendent lui résister. Car il n’y aura pas de résistance durable et solide à cette entreprise de remodelage généralisé qui accepterait de faire face à un des pans de l’offensive tout en la laissant prospérer à travers d’autres brèches laissées grandes ouvertes. De ce point de vue, si l’éditorial de Denis Kessler éclaire le projet de la droite au pouvoir, il interpelle aussi toute la gauche, qui pour faire face doit elle-même clarifier son projet.

Il faudra bien que le peuple de gauche et bien au delà tous ceux qui commencent à se lever contre la politique de Sarkozy en prenant conscience de son extrême gravité disent où est l’avenir d’une alternative solide ? Dans l’atlantisme ? Dans la fuite en avant d’une Europe de la mise en concurrence systématique ? Dans l’approfondissement d’une bipolarisation appauvrisante ? Dans un choix qui revendique dans la foulée de la campagne de Ségolène Royal ce que son fidèle soutien Bernard Henri Levy appelle une « gauche américaine alliée avec le centre et qui assume sa part d’héritage libéral » ? Ou bien au contraire dans une gauche qui, repensant le monde, renouerait enfin avec ses valeurs, son attachement sans compromis à l’égalité et à la justice sociale, son parti pris de la diversité, une vision solidaire de la planète ?

On entend déjà les éternels « modernisateurs » de la gauche nous rétorquer finalement comme Denis Kessler que tout cela date précisemment beaucoup. « Plutôt Bayrou que Buffet » nous suggère ainsi BHL. MG Buffet justement, à la Fête de L’Humanité, répondait déjà à cette alternative piégée. »Nous savons tous que le statu quo à gauche n’est pas tenable, déclarait-elle. Nous savons tous qu’il faudra refonder nos combats en ce 21è siècle. Mais pourquoi cela signifierait-il mettre la clé sous la porte, pourquoi refonder la gauche, ce serait accepter de la faire tomber à droite ? »

Refonder, innover et non tout bazarder. Et s’il était là le vrai débat d’avenir face à Sarkozy ?

 

dimanche 14 octobre 2007, a 16:22
SENAT : Groupe communiste
 

  Augmentation des loyers HLM en 2007

Par Guy Fischer - 09 Octobre 2007

M. Guy Fischer appelle l’attention de madame le ministre du logement et de la ville sur les augmentations des loyers HLM votées pour l’année 2007, selon une enquête diligentée en début de cette année par une organisation de consommateurs. Celle-ci porte sur 157 organismes dans 18 régions. Sa pertinence n’est donc pas négligeable. Il en ressort que les augmentations votées pour 2007 sont pour 66,9 % (62,4 % en 2006) supérieures au 1,8 % d’augmentation recommandée par le gouvernement. La majorité des organismes (64,3 %) augmente les loyers entre 1,9 et 3 %. La moyenne des hausses de loyers relevée par l’enquête est de 2,04 %. De plus, 41,4 % des organismes pratiquent des hausses différentes selon les immeubles. Dans l’échantillon, les augmentations peuvent atteindre jusqu’à 10 %. Enfin, 5,7 % des organismes procèdent encore à une récupération de la période de gel des loyers et intègrent dans leurs augmentations annuelles une part pour les loyers non augmentés en 2000 et 2001. Ceci est contraire aux engagements auxquels ils étaient tenus du fait des financements complémentaires qu’ils avaient obtenus pour compenser la période de gel des loyers. Force est donc de constater que l’appel à modération lancé chaque année par le gouvernement n’est pas respecté par un grand nombre de bailleurs. Or, ces augmentations alourdissent singulièrement le taux d’effort des locataires, situation encore aggravée par la perte de pouvoir d’achat engendrée par la diminution des aides au logement depuis 2002 (- 10,3 %) et la hausse considérable des charges.

Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître les mesures qu’elle entend adopter afin d’inciter les organismes à une réelle modération des hausses de loyers dans le parc HLM.

 

dimanche 14 octobre 2007, a 09:25
Cahier Alter Grenelle Bretagne .
 


Cahier Alter Grenelle Bretagne

Le gouvernement saisira-t-il l’opportunité représentée par le « Grenelle de l’environnement Â» pour remettre en cause notre mode de développement ? On voit bien, en effet, les impasses où il nous conduit (gaspillage, inégalités...). C’est pourquoi il est important qu’à l’occasion du « Grenelle Â» de l’environnement, et à l’appel des organisations écologistes, altermondialistes, syndicales, les citoyennes et citoyens s’emparent des grandes questions écologiques afin d’élaborer en commun des alternatives au type actuel de développement basé sur la croissance.

La mobilisation citoyenne est donc aujourd’hui nécessaire pour que cette échéance ne se réduise pas à une simple opération de communication gouvernementale et à des mesurettes totalement inadaptées à l’urgence de la situation. C’est pourquoi il est aussi important que chaque citoyen (nous sommes tous concernés !) se saisisse de ces questions et exige des décisions concrètes, immédiates et courageuses.

Ce qui fonde les doléances, revendications et propositions de ce cahier La situation particulière de la Bretagne

La Bretagne est une région tout entière liée à la mer dont aucun point n’est distant de plus de 80 km. Son littoral représente un tiers de la longueur des côtes françaises, 2 730 km de côtes métropolitaines, avec 25 % du trafic maritime dans le rail d’Ouessant. Les handicaps et les menaces qu’elle connaît Ces dernières sont désormais bien connues, elles touchent la terre et la mer. L’importance de la longueur de côtes la soumet à la menace permanente des pollutions venues de la mer (marées noires, dégazages, perte de conteneurs, pollutions chimiques...).

Le choix qui a été fait d’en faire une zone de production intensive agricole (élevages, légumes) dédiée en grande partie à l’exportation menace la ressource en eau brute destinée à la consommation humaine. Ainsi la fermeture des captages se poursuit ! La Bretagne est la région française qui a connu, sur le plan agricole, les plus forts bouleversements depuis la fin des années 1960. Elle a intensifié de manière considérable ses productions animales et ses cultures légumières ; elle a pris depuis lors la première place en France en terme de chiffre d’affaires 12 % en 2000. En 2001, la production porcine se trouve en tête du chiffre d’affaires agricole régional et représente 56 % de la production nationale. En Bretagne, le développement des élevages de porcs et de volailles, qui se nourrissent d’aliments en partie importés, conduit dans certaines zones à des productions d’azote organique bien plus importantes que les besoins des plantes. Ainsi, sur les 187 cantons agricoles que compte la Bretagne, 104 cantons sont désormais classés en excédent structurel d’azote organique (soit près des deux tiers de la surface agricole bretonne). Des années 1960 au début des années 2000, la Bretagne est passée d’une situation déficitaire en azote par rapport aux besoins des cultures, à une situation excédentaire d’environ 100 000 tonnes d’azote par an dont une bonne partie est transférée vers la mer par le biais des rivières. Pendant la période estivale, conséquence directe de cette accumulation d’azote, le volume des algues vertes sur les plages bretonnes (de la Manche et dans la baie de Douarnenez.) est considérable, et nécessitent d’importants ramassages chaque année. Comme pour les nitrates, on constate également un fort un excédent de phosphore dans les eaux bretonnes : 60 % des communes bretonnes possèdent des sols globalement trop riches en phosphore assimilable.

N o s d o l é a n c e s

Au niveau national, elles rejoignent celles figurant dans l’appel pour des « Grenelles alternatifs et citoyens Â» (ou dans le « Contregrenelle Â»). Pour résumer, il s’agit essentiellement des 5 moratoires, sur le nucléaire, les essais et la culture d’OGM en plein champ, les pesticides, la construction d’autoroutes et d’incinérateurs.

Au niveau régional (Bretagne)

Elles se déclinent suivant les propositions suivantes :
Donner aux démantèlements en cours (centrale nucléaire de Brennilis) et en perspective (Ex-Clemenceau et vieux navires) une valeur exemplaire d’excellence. Ces démantèlements potentiellement à hauts risques doivent se dérouler sans impact sur l’environnement et la santé publique et dans la transparence (analyses rendues publiques...). Concernant l’indispensable déconstruction des vieux navires, le site brestois remplit toutes les conditions nécessaires et indispensables pour en être un des maillons (position géographique, savoir faire...).
Reconquérir la qualité des eaux douces et marines. Afin de mettre fin aux abus et dérives régulièrement constatés, créer une police de l’eau régionale dotée de moyens de contrôle efficaces, donner à la région la compétence sur l’eau, actuellement refusée par le gouvernement.
Exploiter de façon durable le gigantesque gisement énergétique de la mer et du vent Fin 2006 en Bretagne, la puissance des éoliennes installées s’élevait à 349 MW pour un total de 248 éoliennes, représentant une production théorique de 698 GWh. L’objectif du schéma régional éolien constitue 1 000 MW produits par l’éolien d’ici 2010. On atteindra d’autant plus facilement cet objectif que l’on s’intéresse à l’offshore éolien. Le développement d’hydroliennes ou d’autres machines utilisant l’énergie des vagues, courants, marées…, freiné faute de moyens, devra être encouragé par des subventions publiques conséquentes.
Soustraire le littoral aux pressions et aux convoitises mercantiles

La préservation de la biodiversité en mer suppose la préservation de la biodiversité de la frange côtière, milieu fragile.

La préservation de quelques sanctuaires de « littoral resté sauvage Â» ne saurait suffire pour maintenir les équilibres des écosystèmes de la bande côtière qui constituent la principale ressource de nombreuses espèces marines. L’urbanisation galopante des zones côtières prévue par l’INSEE menace ces équilibres au vu de la pression immobilière déjà existante et d’un tourisme de plus en plus lourd au niveau de ses structures.

L’impact de l’assainissement ou des transports, est, et sera de plus en plus sensible sur ces milieux du fait de rejets inévitables et grandissants.

Par ailleurs de très nombreux documents d’urbanisme ne sont pas conformes à la Loi Littoral.

Une des urgences écologiques sur nos côtes consiste à mettre en conformité avec la Loi Littoral et la loi SRU la totalité des documents d’urbanisme (SCoT, PLU) dans les 3 années à venir, et à renforcer le contrôle de légalité et son suivi. Cette mesure sera d’un coût nul.
Mettre en oeuvre le Parc Marin d’Iroise et sauver la rade de Brest et son goulet (restauration des équilibres et désarmement nucléaire)

Le parc marin naturel d’Iroise, outil de protection et de préservation, aujourd’hui officialisé, devra démontrer sa capacité à assurer un développement durable, créateur d’activités et d’emplois compatibles avec le respect de l’environnement naturel marin.

La création de ce premier parc naturel marin aidera à prendre la mesure de nos obligations à l’égard des générations futures et à faire comprendre que la biodiversité marine est un bien précieux, encore largement méconnu, dont l’importance pour les grands équilibres naturels est cruciale. Mais le projet souffre d’une malformation de naissance importante : le fait d’écarter la rade de Brest du territoire concerné par le parc marin apparaît être une erreur car il nuit à la cohérence territoriale de la zone. Des considérations non dévoilées, mais dont on peut avoir une idée – présence des installations nucléaires militaires de Brest et de l’Ile Longue dans la rade - sont à l’origine de ce choix contestable. La légitimité de cette présence se pose, notamment dans le cadre d’un désarmement nucléaire inscrit dans des traités internationaux signés par la France et souhaité par les populations.

Les échanges entre la mer d’Iroise et la rade de Brest sont pourtant permanents (courants,…), l’un influant directement sur l’autre. Les dissocier, exclure la grande et magnifique rade de Brest qui mériterait d’être classée au patrimoine mondial de l’humanité, n’a pas de sens en terme d’écologie marine.

Promouvoir la sécurité maritime

Cela passe désormais par la création d’un corps de garde-côtes capable d’intervenir au large des côtes pour inspecter en mer et obliger les navires sous-normes ou dangereux à effectuer les travaux nécessaires dans les ports le plus proches, à ne pas laisser repartir les navirespoubelles.

Développer le fret ferroviaire de marchandises et le cabotage L’éloignement de la région Bretagne rend cruciale la question des transports. Le transport routier est omniprésent faute d’alternatives crédibles :

des « autoroutes de la mer Â» à partir des ports bretons avec l’utilisation de navires caboteurs souvent évoqués, jamais mis en place, devront voir le jour.

réalisation de deux plates-formes multimodales en Nord et Sud Bretagne pour acheminer quotidiennement par ferroutage les camions de marée et de légumes bretons vers Rungis, mais aussi vers d’autres centres de transit. Cette mesure sera d’un coût certain que nous ne savons pas chiffrer ...

Le transfert de la route vers le rail du transport du produit de la pêche bretonne et des régions maraîchères vers la région parisienne diminuerait les rejets en CO2.
Réhabiliter une pêche respectueuse des ressources La zone côtière abrite les habitats marins les plus variés, les plus productifs et les plus fragiles.

C’est dans cette zone que se concentrent les principales pêcheries. La gestion concertée des pêcheries (conservation des stocks, cohabitation entre métiers…) est plus que jamais d’actualité. La préservation de l’environnement marin (protection d’espèces non commerciales, pas de pêches des juvéniles, engins plus sélectifs…) doit s’inscrire durablement dans l’activité de la pêche bretonne.

Développer une agriculture durable et protectrice de la biodiversité, cohabitant avec les activités liées à la mer. 50 années de pratiques agricoles intensives ont considérablement appauvri et déstructuré les terres bretonnes. Toutes les pratiques culturales respectueuses de la qualité des sols devront être encouragées. On sait que l’agriculture biologique induit un effet très positif sur le sol, il en est de même pour toutes les exploitations qui privilégient les amendements organiques, mènent des rotations dans leur assolement. Aider puissamment l’agriculture biologique bretonne et au delà l’ensemble de la filière agrobiologique bretonne (ex : promouvoir les produits bio bretons), c’est investir avec la garantie d’obtenir des résultats rapides et quantifiables sur la qualité des eaux douces et marines.



De : Cahier Alter Grenelle Bretagne
dimanche 14 octobre 2007
 

dimanche 14 octobre 2007, a 08:35
Trous d'air dans le Grenelle de l'environnement .
 

Île-de-France . Plusieurs collectifs d’associations dénoncent l’omission du transport aérien dans le grand raout du président. L’avion est pourtant un grand pollueur.

Le transport aérien est-il le sujet tabou du Grenelle de l’environnement ? C’est l’opinion d’un collectif d’associations de riverains de l’aéroport Charles-de-Gaulle de Roissy, de professionnels de la santé, d’écologistes et de citoyens qui ont participé aux groupes de travail préparatoires et en sont ressortis très déçus. Pascal Machuron, le président de l’Advocnar (Association de défense contre les nuisances aériennes), a estimé « scandaleux Â» le fait que la pollution engendrée par le trafic aérien n’ait pas été prise en compte : « Si rien n’est fait pour freiner la tendance actuelle de son développement, on court à la catastrophe Â», a-t-il déclaré. Les associations de Roissy-Charles-de-Gaulle-Le Bourget ont donc déposé une contribution au Grenelle de l’environnement. La croissance de Roissy-CDG est en effet encouragée par les pouvoirs publics, Aéroports de Paris et les compagnies aériennes, Air France en premier. Selon les collectifs, si l’Île-de-France est en train de gagner la course effrénée avec les grandes régions européennes, c’est parce qu’un des atouts « est indéniablement le moindre cas fait en France aux populations victimes de nuisances Â».

Le Dr Jean-Pierre Enjalbert, responsable du Collectif santé contre les nuisances aériennes (CSNA), dénonce la relative indifférence des responsables face aux conséquences sanitaires d’un trafic aérien en perpétuelle croissance, en particulier la nuit. Le bruit qui engendre stress, hypertension ainsi que la pollution atmosphérique, responsable, selon toutes les études (essentiellement étrangères), de nombreuses affections des enfants et des personnes fragiles, sont équivalents aux troubles connus près des routes à grande circulation. Les émissions de Roissy-CDG sont supérieures de 30 % à celles du boulevard périphérique, selon une étude récente d’Airparif, une des premières réalisées en ÃŽle-de-France. Les émissions de CO2 des avions pourraient tripler d’ici à 2015 alors que le transport aérien échappe à toute contrainte : il est exclu du protocole de Kyoto pour plusieurs années, il bénéficie d’une détaxation du kérosène et de taxes réduites, de 5,5 %, sur les billets d’avion. Les responsables des associations sont également unanimes à dénoncer la concentration du trafic nocturne à Roissy-CDG, qui occupe la première place en Europe.

Les associations proposent le « desserrement Â» de Roissy-CDG (utilisation des aéroports de province pour éviter les correspondances inutiles à Paris, valorisation des TGV au lieu de l’avion…), une augmentation de l’emport des avions, la suppression des vols de nuit, le transfert du fret à Vatry (Marne)… « Nous ne faisons pas de procès d’intention sur le Grenelle de l’environnement, mais nous disons attention : s’il n’en sort pas de mesures concrètes, nous serons les premiers à crier au Munich de l’environnement Â», a conclu le Dr Jean-Pierre Enjalbert.

Jacques Moran

l' Huma  du  10 /  10 / 07

 

dimanche 14 octobre 2007, a 08:09
SENAT : Groupe communiste
 





 
Convention médicale : un leurre pour les assurés sociauxPar Guy Fischer - 09 Octobre 2007

La convention médicale instaure le dispositif du médecin traitant et un parcours de santé dont il est censé être le coordinateur. Elle a été signée entre le ministre de la santé et trois syndicats de médecins libéraux, sans tenir compte ni du vaste mouvement d’opposition des médecins généralistes, ni de l’avis critique du conseil de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie, où siègent les syndicats de salariés.

Je considère avec eux que ce dispositif est pernicieux, qu’il va conduire à une ségrégation des malades par l’argent et conférer aux médecins spécialistes un avantage exorbitant par rapport à leurs confrères généralistes à l’occasion de la mise en œuvre du parcours de soins.

En effet, les médecins traitants se voient confier une mission de coordination sans rémunération aucune hormis un forfait de 40 euros par an pour la prise en charge des affections de longue durée. C’est une véritable provocation lorsque l’on sait que les médecins spécialistes ont tous obtenu des revalorisations tarifaires. Les généralistes, quant à eux, devront recevoir plus de patients, faire la "course à l’acte" pour gagner leur vie, ce qui est parfaitement contradictoire avec les charges supplémentaires que le gouvernement leur confie. De la même façon, cette pseudo-réforme fera effet de repoussoir à l’installation de jeunes généralistes, alors même que la démographie médicale sur le territoire subit une baisse préoccupante, notamment en milieu rural et dans les quartiers populaires.

Quant aux patients, on veut leur faire croire qu’ils seront bien pris en charge s’ils respectent le parcours de soins. En réalité, d’après une étude faite par le Syndicat de la Médecine Générale, les dépenses à leur charge devraient augmenter d’environ 10%, entre la taxe d’un euro à chaque visite et l’augmentation des tarifs des spécialistes, l’extension des dépassements de leurs honoraires et la hausse obligée des tarifs des mutuelles.

Ces effets pervers préfigurent une médecine à deux vitesses : le passage obligé par le médecin traitant sera contourné par ceux qui en ont les moyens. Les spécialistes conventionnés ayant désormais intérêt à recevoir en priorité les patients aisés, cela allongera les délais d’attente pour ceux qui seront contraints de respecter le parcours de soins.

Par ailleurs, il est à craindre une explosion du coût du médicament pour le plus grand profit de l’industrie pharmaceutique, les médecins spécialistes à honoraires libres étant parmi les plus opposés à la prescription hors marque (DCI et génériques).

Au bout du compte, l’effet recherché : la baisse des dépenses ne sera pas atteint, bien au contraire. Sur le plan de l’éthique, enfin, cette mauvaise réforme achève de faire de la santé une marchandise en privilégiant la médecine d’organe à la médecine de l’homme considéré dans sa globalité.

 

samedi 13 octobre 2007, a 22:58
Signez la pétition .
 

SIGNEZ LA PETITION POUR UNE PRESSE PLUS LIBRE

de Intersyndicale des Journalistes

Propositions pour une presse plus libre, 0signez la pétition en ligne ici
(et faites circuler l’adresse du site)

Il n’y a pas de démocratie sans liberté de la presse

Les syndicats avancent les propositions de modification législatives suivantes :

- CHAQUE TITRE (écrit, audiovisuel,multimédia) devra disposer d’une équipe rédactionnelle permanente et autonome composée de journalistes professionnels au sens de l’article L 761-2 du Code du travail (dans sa version actuelle).Le recours à des journalistes non permanents (CDD ou pigistes) ne sera autorisé que dans le cas de remplacements prévus par la législation en vigueur ou pour renforcer la qualité d’expertise de la rédaction dans un domaine particulier.

- LA LOI FERA OBLIGATION à l’éditeur de remettre chaque année aux institutions représentatives du personnel, en même temps que ses comptes annuels, la composition de cette équipe rédactionnelle en y faisant apparaître le nombre de journalistes précaires et de correspondants locaux de presse. En cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues.

- QUELLE QUE SOIT la forme juridique du titre, quelle que soit la forme juridique de l’équipe rédactionnelle, cette dernière sera obligatoirement consultée par la direction sur tout changement de politique éditoriale ou rédactionnelle.

- CETTE ÉQUIPE RÉDACTIONNELLE sera également obligatoirement consultée par l’employeur avant et lors de la nomination du responsable de la rédaction, quel que soit l’intitulé de sa fonction (directeur de l’information, directeur de la rédaction, rédacteur en chef…). Celui-ci devra présenter son projet éditorial à l’équipe rédactionnelle, qui pourra s’opposer à sa nomination ou à son projet.

- PAR LA SUITE, si la gravité de la situation l’exige, l’équipe rédactionnelle pourra prendre l’initiative d’un scrutin de défiance. La rédaction aura la faculté de saisir le comité d’entreprise. Celui-ci pourra agir dans le cadre d’un droit d’alerte aménagé et spécifique. Là encore, en cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues jusqu’à ce que cesse ce manquement. Cette sanction sera publiée et diffusée par l’entreprise de presse.
En outre, sans prétendre apporter aujourd’hui de réponse au débat relatif au statut des entreprises de presse, nous rappelons qu’à tout le moins ces entreprises ont, du fait de leur activité, une responsabilité sociale particulière.

Il découle de celle-ci que ces entreprises doivent être soumises à des obligations accrues de transparence :

- ELLES DEVRONT PUBLIER et diffuser chaque année toutes les informations relatives à la composition de leur capital et de leurs organes dirigeants, l’identité et la part d’actions de chacun des actionnaires, personnes physiques ou morales. Elles devront porter ces informations à la connaissance du public.

- CETTE OBLIGATION DE PUBLICATION et de diffusion devra également s’appliquer dès qu’un changement est intervenu dans le statut, l’organigramme ou la composition du capital de la société éditrice et/ou propriétaire.

- LES NOMS DES PRINCIPAUX DIRIGEANTS et des principaux actionnaires (plus de 15 % du capital) devront également être mentionnés dans chaque numéro de la publication concernée.

3Téléchargez notre plaquette complète
(PDF, 4 pages, 1,4 Mo)

Soutenez nos revendications, 0signez la pétition en ligne ici
(et faites circuler l’adresse du site)

Voir aussi :
8Fédération Européenne du Journalisme

De : Marie 75
vendredi 12 octobre 2007

 

samedi 13 octobre 2007, a 17:52
Chantage à FREE .
 

Albanel fait du chantage à FREE,les lobbys approuvent ! 


Par Guillaume Champeau

Incroyable et pourtant vrai. La ministre de la Culture Christine Albanel a rencontré Free vendredi pour conditionner l’obtention d’une licence 3G à la collaboration de l’opérateur dans la lutte contre le piratage, en pointant du doigt un service pourtant légal et légitime. L’industrie culturelle, bien sûr, applaudit en choeur la ministre…

On pensait avoir à peu près tout vu avec l’ancien ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres. La nouvelle hôte de la rue de Valois, pourtant, fait encore pire que son prédécesseur dans l’obédiance aux grands lobbys français de l’industrie culturelle. “Ensemble tout devient possibleâ€, avait prévenu pendant sa campagne Nicolas Sarkozy. On ne l’avait pas pris assez au sérieux.

Voyez-vous donc. Vendredi, Christine Albanel a convoqué le PDG d’Iliad (maison mère de Free) dans son ministère pour lui manifester “sa réticence face aux nouvelles caractéristiques du service de partage de dossiers volumineux de Free, +dl.free.fr+ qui permet de transporter des fichiers beaucoup plus volumineuxâ€. Quelques jours seulement après que la Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France (SPPF), lobby des maisons de disques “indépendantesâ€, se soit émue publiquement de voir ainsi le fournisseur d’accès rendre service à ses clients (voir à ce sujet notre article du 3 octobre 2007). Ce service, rappelons-le, permet aux internautes de stocker et partager entre amis des fichiers volumineux, sans que Free n’intervienne dans le contrôle des fichiers échangés. Demande-t-on à la Poste d’ouvrir chaque colis qu’elle transporte et de poster des chiens renifleurs à chaque centre de tri ?

Christine Albanel ne connait pas l’Histoire…

Assimiler ce service qui s’inscrit dans la progression naturelle de la technique de communication à un simple service de piratage au détriment de l’industrie culturelle est aussi inconscient et maladroit qu’un décret américain de 1922, qui avait interdit aux radios de diffuser de la musique à l’antenne. A l’époque, le ministre du commerce des Etats-Unis avait lui-aussi écouté les industriels du disque, qui voyaient dans la radio l’outil diabolique qui les empêcherait de vendre des disques… Albanel est pire encore. Elle demande “la restriction effective†voire “la suppression pure et simple du serviceâ€, et oublie que derrière sa mission de protège-paillettes se trouve aussi sa mission de ministre de la Communication, qui se doit de favoriser le développement des nouvelles techniques de communication en France.

Pire, confusion totale des genres, alors que l’ARCEP a refusé la candidature de Free à la quatrième licence 3G pour des motifs financiers, la ministre a indiqué que “l’engagement tangible de Free dans la lutte contre le piratage est un prérequis essentiel à l’examen de leur dossier d’attribution d’une 4e licence de téléphonie 3Gâ€. Il s’agit là d’un chantage gouvernemental à une société privée, qui ne s’appuie pourtant sur aucun texte de loi. Pour le moment, mais la mission de Denis Olivennes devrait suggérer d’y remédier, l’ARCEP ne dispose pas du droit de regarder la politique anti-piratage des opérateurs comme critère d’attribution et de régulation des fréquences.

Evidemment, on ne s’étonnera pas que les lobbys de l’industrie du disque et du cinéma se soient immédiatement réjouis de ce que la ministre ait suivie leurs recommandations à la lettre. La Sacem a déclaré apporté son “soutien†à la position de Christine Albanel, tout comme la Société civile des Auteurs Réalisateurs Producteurs (ARP) et la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD). Tous mitraillent Free, qui n’a pas réagi officiellement à cette fronde et au chantage dont il fait l’objet.

Renaud Donnedieu de Vabres était nul et incompétent, mais il avait au moins la qualité d’être maladroit et lâche et d’être ainsi relativement inoffensif. Christine Albanel, qui a transformé le Château de Versailles en parc d’attraction au détriment de la préservation du patrimoine, est visiblement toute aussi nulle et incompétente, mais assume clairement d’être la caniche des lobbys culturels. Bienvenue à Sarkoland.

2http://www.ratiatum.com/news5827_Al…

De : Posté par Jo De L'île
samedi�13�octobre�2007

�

vendredi 12 octobre 2007, a 22:10
Bras de fer engagé pour les retraites .
 

Protection sociale . Le gouvernement confirme sa décision de s’en prendre aux droits des salariés des régimes spéciaux. Un large mouvement de protestation s’annonce pour le 18 octobre.

L’affrontement. Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont confirmé hier leur ligne de conduite sur le dossier des retraites. Depuis Moscou où il est en visite, le chef de l’État a accusé le coup, hier, de la montée des mécontentements, qui pourrait se traduire spectaculairement lors de la journée d’action du 18 octobre, en prévoyant « une semaine difficile Â». Mais pas question, pour lui, de changer son fusil d’épaule : « Je dis aux cheminots, aux électriciens, aux gaziers “vous ne pouvez pas cotiser 37,5 ans alors que tous les autres Français vont cotiser quarante ansâ€, a réitéré le président. Dans le même temps, à Paris, le ministre du Travail, Xavier Bertrand , a présenté aux syndicats un « document d’orientation Â» sur la « réforme Â» des régimes spéciaux. Nulle surprise dans ce texte qui décline les modalités d’un alignement, par le bas, des droits à retraite des travailleurs de la SNCF, la RATP et EDF-GDF.

Il fixe d’abord des « principes d’harmonisation Â», « non négociables Â», selon Xavier Bertrand, qui seront transposés dans un décret. En premier lieu, l’allongement de la durée de cotisation de 37,5 annuités à 40 ans d’ici à 2012. Serait également imposé un système de décote et de surcote (diminution, plus que proportionnelle, ou, à l’inverse, augmentation du montant de la retraite selon que le salarié n’atteint pas, ou dépasse, le nombre d’annuités exigées). Ainsi que l’indexation des pensions sur les prix et non plus les salaires. Quant au système de prise en compte de la pénibilité, il devrait être « modifié Â» pour les agents recrutés à partir du 1er janvier 2009.

DES PRINCIPES  INACCEPTABLES .

Hormis ces points clés ne souffrant, selon lui, pas la discussion, le ministre renvoie plusieurs sujets à la négociation dans les entreprises concernées, notamment : la prise en compte de la spécificité des métiers à travers, notamment, « l’aménagement des conditions de travail, les éléments de rémunération, la gestion des parcours Â» ; l’instauration d’un complément de retraite, sur le modèle du « régime additionnel Â» créé dans la fonction publique pour tenir compte des primes, ou à travers « un dispositif d’épargne retraite de droit commun Â».

Au sortir de la présentation, Jean-Christophe Le Duigou, pour la CGT, a jugé les principes « pas acceptables Â» et l’espace offert à la négociation « extrêmement réduit Â». Une telle réforme provoquerait « une dégradation forte de la retraite des agents publics, avec pertes de pouvoir d’achat Â», a-t-il mis en garde. Tonalité semblable chez Bernard Devy, de FO, qui refuse l’allongement de la durée de cotisation. La CFTC se dit, elle, « en désaccord avec le délai Â» de cet allongement. Un souci exprimé aussi par Jean-Louis Malys, de la CFDT, qui trouve « un peu figé Â» le calendrier de passage de 37,5 ans à 40 ans. « On disait depuis longtemps à la CFDT que les régimes spéciaux devaient bouger (…) mais il faut que ça se fasse avec des contreparties pour les agents Â», a expliqué le dirigeant cédétiste, tout en affirmant qu’il « n’oppose pas la négociation à l’action Â». Une référence à la journée du 18 octobre présente au demeurant dans l’ensemble des réactions syndicales. Il faut que « le mouvement de grève soit le plus fort possible Â» pour élargir le champ de la négociation, a souligné Jean-Christophe Le Duigou. La mobilisation s’annonce d’ores et déjà puissante dans les entreprises publiques directement visées par la réforme, mais elle pourrait dépasser largement leur périmètre. Au-delà des régimes spéciaux, c’est en effet l’ensemble du droit à la retraite qui se trouve dans le collimateur du tandem Sarkozy-Fillon. Le premier ministre a déjà déclaré son intention d’imposer, lors du rendez-vous de 2008, un allongement à 41 annuités, puis à 42 la durée de cotisation obligatoire dans le régime général pour bénéficier d’une retraite pleine et entière. Reste maintenant à savoir si, au-delà de la riposte à ces mauvais coups, le mouvement social en vue peut engager, comme le souhaite notamment la CGT, une contre-offensive pour conquérir, dans le respect des différents régimes, « un socle commun de garanties élevées pour tous Â», contenant, entre autres, un « vrai droit au départ à 60 ans Â», un haut niveau de pension et un droit au départ anticipé pour travaux pénibles. Le tout impliquant l’ouverture, enfin, du débat sur le nerf de la guerre, le financement, auquel MEDEF et Sarkozy se refusent toujours obstinément.

Yves Housson

l' Huma du  11 / 10 / 07

 

vendredi 12 octobre 2007, a 21:07
SENAT : Groupe communiste
 

          ;   Le Sénat refuse une commission d’enquête sur l’affaire EADS

Par Nicole Borvo Cohen-Seat - 11 Octobre 2007

 

Monsieur Christian PONCELET
Président du Sénat

Monsieur le Président, Vous avez noté l’émotion que suscite dans notre pays, ce qu’il faut bien appeler maintenant le scandale EADS. Dès l’annonce du rapport de l’Autorité des Marchés Financiers sur un possible délit d’initié, impliquant des actionnaires de cette entreprise, mais aussi, de fait, les pouvoirs publics de l’époque à l’occasion de la vente d’actifs en 2006 ; j’ai déposé avec mon groupe, une proposition de résolution destinée à créer une commission d’enquête.

Le fait que le parlement puisse exercer son pouvoir de contrôle, dans des conditions pleinement réglementaires et pluralistes, sur une affaire de cette ampleur n’est-il pas droit élémentaire en démocratie ? Le principe d’une telle commission a été repoussé par la majorité sénatoriale, alors que mon groupe et le groupe socialiste avions suggéré à notre assemblée de la constituer sans tarder.

J’estime que le Sénat doit revenir sur ce refus et, je souhaite m’entretenir rapidement avec vous des conditions permettant un nouveau vote, positif cette fois, dans les meilleurs délais possibles. Cela est d’autant plus nécessaire que je tiens à exprimer auprès de vous mon opposition à la méthode choisie par la Commission des Finances du Sénat qui, de manière précipitée, organise des auditions à répétition, choisies par Messieurs Arthuis, Président, et Marini, rapporteur général du budget, seuls.

En effet, une commission d’enquête fixe un objectif, auditionne très largement en se donnant le temps de le faire disposer de moyens d’investigation et, produit un rapport écrit au terme de son travail.

Mon sentiment, partagé par de nombreux collègues, y compris de la majorité, est que la méthode de Messieurs Arthuis et Marini focalise le questionnement sur les acteurs publics, en mettant au second plan le fait le plus choquant , le délit d’initié. Le travail du Sénat sur cette affaire ne peut être l’apanage de deux hommes, aussi compétents soit-ils ! La précipitation favorise l’absence de travail collectif, l’audition de Madame Lagarde de ce jour à 19 h 30 a été annoncée à 11 h 50 ce matin même. Tout montre donc que le cadre choisi aujourd’hui pour enquêter sur le scandale EADS ne correspond, ni aux usages, ni au droit, ni aux exigences de transparence et de pluralisme.

Je vous renouvelle dont, Monsieur le Président, ma demande d’entrevue, en espérant que vous saurez intervenir pour permettre au Sénat de travailler utilement et démocratiquement. Dans l’attente, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en ma considération distinguée.

 

vendredi 12 octobre 2007, a 20:56
Fin de grève chez Smart .
 

Automobile . Mardi soir, les organisations syndicales ont obtenu 75 euros d’augmentation et l’embauche de 25 CDI.

Lorraine,

correspondance particulière.

Hier matin, le rond-point de l’Europole, à Hambach (Moselle), était vide et propre. Le piquet de grève posté par les ouvriers depuis six jours n’était plus que le souvenir du conflit le plus long que l’entreprise ait connu. Mardi soir, les 240 grévistes ont, en effet, décidé de reprendre le travail. Après d’âpres négociations, le résultat n’est pas maigre. Chaque ouvrier verra donc sa fiche de paie augmenter de 75 euros brut et les cadres et techniciens bénéficieront de 30 euros, plus 1 % à titre individuel. « Nous ne sommes qu’à la moitié de nos revendications salariales. C’est une petite victoire mais pleine d’espérance », souligne Jean-Luc Bielitz, membre CGT du collectif interprofessionnel Smart.

Le site de production de cette voiture a, en effet, la particularité de mobiliser plusieurs entreprises pour monter complètement une voiture. Seul le montage était concerné par la grève, soit un dixième de Smartville : « Il y a des entreprises connexes qui attendaient le résultat de notre négociation pour engager les leurs. La base, c’est aujourd’hui notre augmentation de 75 euros. Dommage que nous n’ayons pas plus de soutien de la part des salariés des autres entreprises. Une grève générale du site aurait eu un autre impact », regrette Jean-Luc Bielitz. Pour Jacques Maréchal, secrétaire de l’union départemental CGT, « la grève historique au montage de la Smart démontre qu’une mobilisation plus importante est possible. Certes, 75 euros au lieu de 150, cela peut sembler insuffisant mais, dans le département de la Moselle où les bas salaires sont légions, ce résultat est la démonstration que le combat peut payer. Il ne faut pas oublier que la direction de Smart avait commencé cette négociation avec 30 euros à prendre ou à laisser et la menace de fermeture si les organisations syndicales ne se pliaient pas à ce diktat… » Autre satisfaction des syndicalistes, la direction a accepté de passer 25 CDD en CDI sur la chaîne de montage : « Les contrats précaires ont toujours constitué la valeur d’ajustement de nos entreprises.

C’est un petit recul de la précarité chez Smart, et les personnes qui vont en profiter peuvent enfin envisager un autre avenir professionnel », se réjouit Jean-Luc Bielitz. Sur les 1 900 salariés de l’ensemble du site de Smartville, 40 % se trouvent actuellement sous contrat précaire. Une situation que la CGT déplore, et à laquelle elle tente de remédier : « Nous sommes aux balbutiements d’une union syndicale de toutes les entreprises du site de Smart afin d’engager de façon - unitaire le dialogue social avec nos directions. La grève de Smart Production sera - certainement le déclic de cette construction. La précarité et le pouvoir d’achat doivent catalyser toute notre énergie », précise Jean-Luc Bielitz. La petite Smart sort, à nouveau, des lignes de production mais le directoire Daimler peut déjà s’attendre à une amplification des demandes de mieux social sur son site de Hambach.

Alain Cwiklinski

l' HUMA DU  11 / 10 / 07

 

vendredi 12 octobre 2007, a 15:57
Grève à la poste de Locminé ( Morbihan )
 


LETTRE AUX USAGERS DE LA POSTE

GREVE DU CENTRE DE DISTRIBUTION DE LOCMINE POURQUOI?

Le personnel du centre de distribution de Locminé est en grève depuis le lundi 8 octobre, date qui correspond à la mise en place d’une nouvelle organisation. Cette nouvelle organisation est parfaitement inacceptable et scandaleuse, la démonstration est enfantine :

¤ 8789 foyers recensés lors du diagnostic 2002, l’organisation suivante en découle : 25 tournées et une semaine de RTT après 10 semaines travaillées

¤ 9940 foyers recensés aujourd’hui, la publicité n’est plus payée mais comprise dans la tournée, accroissement de 7,4% de la charge de travail, et la direction voudrait faire fonctionner le centre de distribution avec 24 tournées et une semaine de RTT après 11 semaines travaillées...

Pour le personnel, avec 1151 foyers supplémentaires, il est évident qu’il faut bien au contraire créer de nouvelles tournées pour garantir une qualité de service irréprochable et des conditions de travail acceptables.

Un seul mot d’ordre à La Poste : faire des gains de productivité sur le dos du personnel :

¤ 69h48 récupérées par semaine pour la mise en place de Casiers Hybrides Modulaires, soit l’équivalent de 2 emplois à temps plein ...La Poste oublie que les facteurs ne sont pas des machines et qu’en conséquence ils ne pourront tenir la cadence bien longtemps sans qu’il n’y ait de répercussions sur leur santé !

¤ pour les travaux extérieurs, les limitations de vitesse n’ont pas changé depuis 2002, et pourtant jugez plutôt...

1) 5827 mn en 2002 pour 8789 foyers

2) 5921 mn en 2007 pour 9940 foyers

Ce sont donc 94 mn qui sont accordées pour distribuer 1151 foyers supplémentaires soit moins de 5 secondes par foyer !!!...

LES FACTEURS DE LOCMINE DEVIENNENT AINSI LES “ SUPERMAN DE LA DISTRIBUTION ”

Nous avons là une véritable provocation de la Direction et le personnel est bien décidé à se battre pour obtenir des conditions de travail décentes.

USAGERS DU SECTEUR DE LOCMINE, SOYEZ BIEN CONSCIENTS QUE SI VOTRE FACTEUR EST EN GREVE AUJOURD’HUI, CE N’EST PAS POUR SE FAIRE PLAISIR ; LES JOURNÉES DE SALAIRE DÉCOMPTÉES PÈSERONT LOURD SUR SON BUDGET.

PAR SON ACTION, VOTRE FACTEUR DÉFEND SES CONDITIONS DE TRAVAIL BIEN SUR, MAIS AUSSI ET SURTOUT LA QUALITE DE SERVICE QU’IL S ’EFFORCE DE VOUS APPORTER CHAQUE JOUR.

CETTE QUALITÉ DE SERVICE EST AUJOURD’HUI GRAVEMENT MENACÉE PAR LA VOLONTÉ DE LA POSTE DE VOULOIR FAIRE DE LA PRODUCTIVITÉ SUR LE DOS DE SES FACTEURS.

MERCI POUR LA SOLIDARITÉ QUE VOUS TÉMOIGNEREZ ENVERS VOTRE FACTEUR.

PETITION / SINADEG

Je soutiens le personnel du centre de distribution de La Poste de Locminé dans leur grève d’Octobre 2007.

Diskleriiñ a ran bout a-du get implijidi ti-Post Logunec’h e-keñver o harz-labour e miz Gouel Mikael 2007.

Nom / Anv Adresse / Chomlec’h Signature / Sinadur



De : Abdel
vendredi 12 octobre 2007
 

vendredi 12 octobre 2007, a 12:24
RIEN N'AUGMENTE ! ( 2 )
 

La manipulation des chiffres (prix, chômage,...) est un grand classique ! Mais n’oublions pas que la hausse des prix alimentaires n’est pas forcément liée à la hausse des cours des matières agricoles ! La preuve : lors des grandes crises de surproduction (boeuf, porc, fruits ou céréales ces dernières années) ou lors des crises psycho-sanitaires ("grippe" aviaire), les cours des produits alimentaires ne baissent pas alors que les agriculteurs bradaient leurs productions ! D’ailleurs, le blé ne représente que 5 à 7 % du prix final de la baguette soit 3 à 4 centimes ! Enfin, si les cours mondiaux sont autour des 280 euros la tonne de blé, la grande majorité des stocks s’est vendue entre 150 et 200 euros/tonne (contre 100-120 en 2006). La vérité sur les prix nous apprendrait beaucoup de choses sur tous ces intermédiaires qui vampirisent les porte-monnaies des consommateurs et des agriculteurs ! Eric, Evreux  

vendredi 12 octobre 2007, a 12:13
RIEN N'AUGMENTE !
 

Serrez vous la ceinture : rien n’augmente !
Hausse des prix alimentaires en Europe CF LE SOIR QUOT BELGE° vendredi 12.10.2007, 10:47 Les pays européens sont confrontés à une hausse quasi-générale des prix alimentaires, du fait de l’augmentation des tarifs des matières premières agricoles. En Allemagne, le prix du jus de pommes, très consommé dans ce pays, a explosé après de mauvaises récoltes. En République tchèque, les consommateurs ont tendance à remplacer le beurre, dont le prix a progressé de 30 % depuis le mois de juin, par la margarine meilleur marché. En Espagne, le prix du pain a progressé de 8,1 % en un an, celui du lait de 11,1 %, celui de la viande de volaille de 11,3 %, et celui des fruits et légumes frais de 7,3 %. En Italie, le prix du pain a augmenté en septembre de 7,3 % sur un an et celui des pâtes de 4,5 % sur un an.

Mais en france ..... l’iNSEE nous annonce des taux pile poil !!! (ndlr)



De : marcel du boulevard
vendredi 12 octobre 2007
 

vendredi 12 octobre 2007, a 08:38
La police arrête les enfants de sans papiers a l'école .
 


Le RESF

Une fois encore la police est intervenue dans une école pour se saisir d’un enfant dont les parents sans papiers étaient en garde à vue au commissariat comme le rapporte le communiqué du RESF Tarn et Garonne ci-dessous.

Selani et Vjolce VERA, albanophones de nationalité serbe pour l’un, sont arrivés en France en 2003 comme demandeurs d’asile. Leurs deux enfants, Marseda (8 ans) et Armen (7 ans) sont scolarisés à l’école Ferdinand Buisson de Montauban. C’est là que le plus jeune des enfants a été arrêté contre la volonté des enseignants à qui la police a d’abord tenté de faire croire que les parents avaient eu un accident puis affirmé détenir une commission rogatoire qu’elle n’a toutefois pas montrée.

Quoi qu’il en soit, les faits sont inacceptables. Les ministres, y compris M. Sarkozy quand il était au ministère de l’Intérieur, se sont publiquement engagés à maintes reprises à ce que les enfants et les parents sans papiers ne soient arrêtés ni dans les écoles ni à leurs abords. Le stakhanovisme de Monsieur Hortefeux en matière de chasse aux étrangers sans papiers conduit à des dérives dangereuses dans ce domaine comme dans de nombreux autres.

Rafles, arrestations à domicile, convocations piège, test ADN, sans papiers menacés d’être interdits d’hébergements d’urgence, atteintes au droit d’asile, quotas d’immigrés par nationalité, objectifs quantifiés d’arrestations et d’expulsions, pression sur les sans papiers telle qu’elle conduit certains d’entre eux à préférer risquer de passer par la fenêtre plutôt que d’avoir affaire à la police française et maintenant arrestation d’enfant à l’école, c’est à une véritable traite des humains que conduit la volonté de Monsieur Hortefeux d’honorer son titre de ministre de la rafle et du drapeau.

La famille Vera et ses deux enfants doivent être libérés de la prison pour étrangers (centre de rétention) dans laquelle ils sont enfermés. La place des enfants n’est ni au commissariat ni en prison.

MONTAUBAN : 4 MN D’ARRÊT

Une interpellation d’enfant d’un couple albanais, sans papiers, a eu lieu mardi 25 septembre dans l’école Ferdinand Buisson à Montauban, dans des circonstances pour le moins troublantes dans une démocratie.

Les parents venaient d’être arrêtés avec leur fille aînée, Marseda, 8 ans, apparemment lors d’un contrôle routier. Le commissaire de police de Castelsarrasin prétend pourtant qu’ils ont été arrêtés en flagrant délit de vol, et s’est empressé de le faire savoir à la presse. Renseignement pris auprès de l’avocat de la famille, ce vol n’est pas avéré : il n’y a pas eu de flagrant délit, ni de dépôt de plainte.

Nous tenons à faire savoir dans quelles conditions s’est déroulé « l’enlèvement Â» d’Armen, 7 ans. Deux policiers se sont présentés dans l’école. Ils se sont adressés au directeur en lui déclarant que les parents d’Armen avaient eu un accident et qu’ils venaient chercher l’enfant. Le directeur, inquiet, après de nombreuses questions sur l’état de santé des parents, s’est finalement entendu dire que les parents étaient au commissariat de police de Castelsarrasin.

Il a donc refusé de laisser partir l’enfant en l’absence des parents. Puis il en a référé à son inspecteur d’académie qui l’a d’abord soutenu. Après des contacts entre la police et l’Inspection Académique, ce dernier a affirmé au directeur de l’école qu’il y avait une commission rogatoire pour placement d’enfants et que l’enfant devait être remis aux policiers. C’est ce qui s’est passé : Armen, 7 ans, a quitté l’école, encadré des deux policiers en uniforme et en armes, au milieu des autres enfants et des parents en pleine sortie des classes. A ce jour, personne n’a vu cette commission rogatoire.

L’enfant a été conduit au commissariat, et malgré la promesse faite, il n’a pas été présenté à ses parents. Marseda, sa sœur aînée a été violemment arrachée à ses parents, et les deux enfants ont été placés en foyer par l’aide sociale à l’enfance. Avaient ils une ordonnance de placement ? Elle ne figure pas, en tout état de cause, dans le dossier de la famille que l’avocat détient.

Dès mercredi midi, la famille, parents et enfants, ont été placés en Centre de Rétention Administrative. Les conditions de l’arrestation et la détention sont un traumatisme majeur pour ces enfants et leurs parents. L’inspection académique aurait demandé aux enseignants de ne pas témoigner par rapport à ce vécu.

Le RESF compte bien interpeller les différentes institutions concernées, afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce que l’on peut bien appeler : une « arrestation d’enfant Â». Les droits des enfants ont été bafoués, le défenseur des enfants alerté.

Préfecture du Tarn-et-Garonne Préfète : daniele.polve-montmasson@tarn-et-garonne.pref.gouv.fr Secrétaire générale : alice.lacoste@tarn-et-garonne.pref.gouv.fr Dr Libertés publiques : bernard.rigolet@tarn-et-garonne.pref.gouv.fr Secpart.dlpcl@tarn-et-garonne.pref.gouv.fr Téléphone : 05 63 22 82 04 et 82 05 et 82 06 Fax : 05 63 22 83 99 Fax ministère 01 55 55 49 20 Standart 01 77 72 61 00

Matignon : 8http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Elysée : 0http://www.elysee.fr/ecrire/index.html



De : Le RESF
jeudi 11 octobre 2007
 

vendredi 12 octobre 2007, a 07:58
La police Veille !
 


Quand la Police Nationale veille aussi à l’image du Président de La République
Quand la Police Nationale veille aussi à l’image du Président de La République

Mercredi soir, 20h, à la Maison de l’Etudiant, les jeunes et anciens militants de l’UNEF La Rochelle sont réunis pour assister à une formation sur l’Allocation d’Autonomie. Après un Collectif National à Paris, où 5 rochelais s’étaient déplacés, l’équipe (une quinzaine de membres présents) décide d’organiser la semaine militante.

La nouvelle campagne nationale, tournant autour des faibles moyens alloués à l’éducation et à l’enseignement supérieur malgré les engagements du candidat Sarkozy, a été lancée le 7 octobre dernier. L’UNEF ayant l’habitude des campagnes « choc », le président de la République est ici mis à l’honneur puisque c’est la mode !

Quelques uns des militants motivés, décident de « se faire une session collage » aux Minimes : au programme, collage de la nouvelle campagne dans tous les endroits autorisés du campus. Nos quatre camarades font donc le tour du campus rochelais sans encombre.

23h50, arrivés au dernier panneau d’affichage proche de la cité universitaire Antinéa, deux patrouilles de la police nationale débarquent…

Les policiers viennent aux nouvelles et demandent ce que nos camarades collent. Sans aucune inquiétude, Marion qui expérimente son premier collage, leur montre l’affiche. GLOUP ! Les policiers décident d’en aviser leurs supérieurs…

Entre temps, Thomas T. (président de l’UNEF La Rochelle) avise son responsable, suivi du Bureau National, présent à La Rochelle. Les policiers ne lui laissent pas le temps de les rejoindre et embarquent les trois militants en direction de Verdun : ceux-ci auraient commis un « outrage et de légères dégradations », l’objet du délit est d’ailleurs saisi….

Au poste, les trois camarades subiront des interrogatoires séparément plutôt musclés (selon les propos de Thomas P., le secrétaire général), surtout pour des jeunes militants n’ayan rien à se reprocher. Les questions fusent : « Que pensez-vous de cette affiche ? Pourquoi la collez-vous ? Le feriez-vous si cela avait été avec le salut nazi ou avec une croix gammée ? » …

1h30 Inquiets, perturbés, mais toujours calmes les camarades de l’UNEF sortent enfin du commisariat.

Il est clair que les policiers ont tenté d’intimider nos militants rochelais, il est clair aussi que cette interpellation sans fondement est une attaque frontale aux libertés et droits syndicaux en vigueur dans notre pays !

Mais une chose est sûre, cet « incident » qui nous éclaire sur la politique sarkozyste ne nous fera pas baisser les bras – il ouvre, d’ailleurs, la voix à une unité syndicale, voire politique, car tous s’émeuvent et s’indignent du traitement réservé aux militants syndicaux rochelais- mais surtout rendez-vous est pris pour un nouveau collage, la semaine prochaine, sur l’ensemble de la Ville de La Rochelle… A bon entendeur !

L’équipe de l’UNEF La Rochelle



De : UNEF LA ROCHELLE
vendredi 12 octobre 2007
 

jeudi 11 octobre 2007, a 23:01
Aprè les accusations,la privatisation ?
 

Jean-Philippe Gasparotto, responsable CGT de la Caisse des dépôts et consignations, dénonce l’inversion des rôles dans l’affaire des délits d’initié.

La Caisse des dépôts et consignations (CDC) semble aujourd’hui au centre de la tourmente dans l’affaire de délits d’initié d’EADS, qu’en pensez-vous ?

Jean-Philippe Gasparotto. Il y a une inversion des rôles. La Caisse des dépôts, principale victime de ces délits d’initié, d’un point de vue financier, passe pour complice. Et pour corriger ces dysfonctionnements éventuels, elle devrait subir les foudres d’une restructuration de sa gouvernance. Or la CDC est une institution publique qui a un rôle éminemment important de protection de l’épargne populaire. En avril 2006 la CDC s’est engagée à investir pour 600 millions d’euros de prise de participation au capital d’EADS. Y a-t-elle été obligée ? A-t-elle été mal informée ? Toujours est-il qu’aujourd’hui cette participation vaut 200 millions d’euros de moins. La CDC est donc obligée de provisionner la perte correspondante et ceci ampute d’autant des missions d’intérêt général dont elle a la charge : logement social, aménagement du territoire, etc. Or ces derniers temps on a vu que le feu avait tendance à se détourner vers la CDC plutôt que vers Lagardère, etc. Ce n’est pas un hasard. Depuis longtemps existe la tentation de privatiser la dernière institution financière publique du pays.

Quelles sont les mesures à prendre pour que la CDC joue mieux son rôle ?

Jean-Philippe Gasparotto. La commission de surveillance de l’établissement public CDC, qui est l’autorité de contrôle, est actuellement composée de parlementaires, de représentants de la haute fonction publique de l’État (Conseil d’État, Cour des comptes), d’un représentant de la chambre de commerce et d’industrie de Paris, d’un représentant de la Caisse nationale des caisses d’épargne. Nous proposons d’augmenter le nombre des parlementaires puisque la CDC est placée statutairement sous l’autorité du Parlement. D’ouvrir cette commission aux forces vives : Conseil économique et social, instances syndicales et associatives, locataires de logements sociaux par exemple, intéressées par les missions de la caisse. Ainsi qu’à des administrateurs et des représentants salariés de la CDC. Le fait d’ouvrir davantage cette commission, sous réserve de développer ses pouvoirs et ses attributions, notamment son pouvoir d’information préalable, serait de nature à éviter certains écueils.

Entretien réalisé par Jacqueline Sellem

l' Huma du 10 / 10 / 07

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jeudi 11 octobre 2007, a 22:33
Les gendarmes mèneront la chasse .
 


Immigration . Une note du ministère de la Défense rappelle à l’ordre les gendarmes, leur demande d’intensifier les arrestations de sans-papiers et fait de la chasse aux immigrés leur priorité.

Le général d’armée Guy Parayre est directeur général de la gendarmerie nationale au ministère de la Défense. Le 4 septembre dernier, il adressait au préfet de police de Paris et aux préfets de métropole une note dont l’objet était la «�lutte contre l’immigration irrégulière�». Visiblement, les gendarmes ne sont pas assez motivés à courir après les personnes sans titre de séjour, puisque le général dénonce «�de grandes disparités entre les régions et les groupements�». Certains ont même des résultats en dessous de ceux de 2006. Situation inacceptable, quand on connaît la culture du chiffre des expulsions et des arrestations fixé par le ministre de l’Immigration.

Que vient faire ici ce chef des armées�? Nicolas Sarkozy, en ministre de l’Intérieur, avait obtenu que soient regroupées sous sa houlette toutes les «�forces de l’ordre�» concernées par la chasse aux étrangers sans titre. Les gendarmes se trouvaient donc sous les ordres du ministre de l’Intérieur. Devenu président, il a créé le ministère de l’Immigration (…) qui a pour mission cette chasse et pour moyens les effectifs de la police et de l’armée, via la gendarmerie. C’est aussi simple que cela. L’Intérieur et la Défense, sur ce sujet, sont aux ordres de Brice Hortefeux.

Le général Parayre, le petit doigt sur la couture du pantalon, applique. Après la leçon aux préfets délivrée par Brice Hortefeux, le mois dernier, le général bat le rappel. Mais il en rajoute. Nous ne savions pas encore que «�la lutte contre l’immigration irrégulière sous tous ses aspects�» était «�érigée en priorité nationale�». Nous avions le cancer, la maladie d’Alzheimer, les accidents sur les routes… maintenant, nous avons la chasse de personnes qui n’aspirent qu’à vivre, enfin, en paix. Pour mener sa guerre, le général va même réquisitionner les réservistes et les retraités et faire rechercher les informations auprès de tous les services compétents, jusqu’aux travailleurs sociaux.

Une course à la délation, un climat de terreur, qui rappelle d’autres époques sinistres de notre histoire.

Émilie Rive

l' Huma du 10 / 10 / 07

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jeudi 11 octobre 2007, a 22:09
Qu'on plume la volaille COMMUNISTE !
 

Qu’on plume la volaille COMMUNISTE ! Enregistré dans�: Non classé — domikpcf @ 21:04 Modifier Ambitions socialistes sur la Seine-Saint-Denis Gauche . Le Parti socialiste veut imposer des primaires dans quelques villes dirigées par des maires communistes. Claude Bartolone lorgne sur la présidence du conseil général.

En Seine-Saint-Denis, le Parti socialiste ne cache pas ses ambitions de conquête pour les municipales et les élections cantonales. Et il lorgne principalement sur un certain nombre de villes, dirigées aujourd’hui par les communistes, et sur la présidence du conseil général, dirigé par le communiste Hervé Bramy.

«�Notre objectif premier est de garder les villes à gauche et d’en gagner sur la droite�», se défend Yannick Trigance, secrétaire fédéral aux élections. Le responsable de cette fédération socialiste, dirigée par les fabiusiens rassemblés autour du député Claude Bartolone, assure que, dans tous les cas de figure, «�le rassemblement se fera sans aucune ambiguïté pour le second tour�». Bruno Le Roux, secrétaire national aux élections et lui aussi député de Seine-Saint-Denis, explique qu’au plan national, le Parti socialiste est «�favorable à la reconduction des accords dans la majorité des cas�». Des accords unitaires entre le PCF et le PS principalement, qui prévoient la reconduction des maires sortants à la tête de listes d’union. Mais, comme l’avait indiqué François Hollande en septembre, il estime nécessaire «�un rééquilibrage�» dans un certain nombre de villes où le Parti socialiste pense que le suffrage universel, depuis les dernières élections de 2001, lui permet de revendiquer le leadership. Pour la Seine-Saint-Denis, «�les sections du PS en discutent et nous allons en décider de façon réaliste et responsable, précise Yannick Trigance. Ce n’est pas l’hallali que nous voulons�». N’empêche qu’il ne dément pas que la question est posée dans six villes du département sur les douze dirigées par des maires communiste ou apparentés. Il pourrait donc y avoir des primaires à La Courneuve, Pierrefitte, Aubervilliers, Villetaneuse et Bagnolet, où le PS estime que la tête de liste lui revient. Mais également à Montreuil, où la sénatrice écologiste Dominique Voynet est partante pour conduire une liste contre le député et maire sortant, Jean-Pierre Brard.

des listes

de large union

Une rencontre entre la fédération socialiste et celle du Parti communiste est prévue le 12 octobre. «�Enfin�!�» s’exclame Yann Le Pollotec, secrétaire aux élections de la fédération communiste. Cette dernière a adopté une position sans ambiguïté, en appelant «�au rassemblement des diverses forces de gauche sans exclusive�», et en proposant que «�les maires sortants de gauche soient reconduits en tête de liste dès le premier tour des prochaines élections municipales, et que soient constituées partout des listes de large union�». «�Est-ce cela que les électeurs de gauche attendent en Seine-Saint-Denis�? demande Yann Le Pollotec. Qu’on plume la volaille communiste�?�» Il fait remarquer que «�ce n’est pas la gauche qui emporte les municipalités socialistes ou communistes quand il y a problème, c’est la droite comme à Épinay, à Drancy ou à Noisy-le-Sec�».

primaires pour

les cantonales

Pour ce qui concerne les élections cantonales, il y aura comme d’habitude des primaires dans tous les cantons. Sur les 30 conseille

rs généraux qui constituent la majorité de gauche, les communistes et apparentés détiennent 15 sièges et les socialistes autant. 4 sièges socialistes et 11 sièges communistes sont renouvelables en mars 2008. Claude Bartolone, qui aimerait emporter la présidence du conseil général, voudrait se présenter à Pantin, où le siège est détenu par le Verts Bertrand Kern. Le PS aurait en échange proposé aux Verts de soutenir la candidature de Dominique Voynet à Montreuil. «�Ces manoeuvres servent la droite, affirme Yann Le Pollotec, alors que l’union permettrait à la population de se défendre et de porter un coup à la déferlante Sarkozy.�»

Olivier Mayer

l' Huma du� 09 / 10 / 07

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jeudi 11 octobre 2007, a 21:39
Flextronics liquide 540 emplois .
 

Électronique . La fermeture de l’usine girondine Solectron employant 540 personnes a été confirmée par la direction du groupe piloté par les fonds de pension.

Canéjan (Gironde), correspondant régional.

Une semaine à peine après la prise de possession du site girondin de l’américain Solectron par le groupe d’origine singapourienne Flextronics International, géant de la sous-traitance de production électronique, il n’avait que quelques mots à leur dire. Les plus terribles pour des salariés qui n’ont que leur travail pour faire vivre leur famille�: «�L’usine va fermer.�»usine de canéjan, 4 000 salariés en 2000 À l’issue d’une réunion de trois heures du comité d’entreprise, François Barbier, nouveau patron qu’ils n’avaient jamais vu, dirigeant d’une des filiales aux vagues contours de Flextronics, s’est adressé hier à midi aux 540 employés pour leur confirmer ce qu’ils craignaient par-dessus tout. Même si, après huit plans successifs de suppressions d’emplois en huit ans, ils s’attendaient au pire. L’usine Solectron de Canéjan au sud de Bordeaux, qui a totalisé jusqu’à 4 000 salariés en 2000 dont un millier d’intérimaires, ses personnels, leur savoir-faire n’intéressent en rien le groupe piloté par les fonds de pension. L’envoyé de «�Flex trop nique nos emplois�», comme l’ont amèrement baptisé des salariés, est déjà connu des syndicalistes pour procéder à des fermetures de sites, comme ceux de Laval, de Luneville et prochainement de Châteaudun.

Après une matinée d’attente, la colère des salariés se mêle à un sentiment de résignation, d’abattement pour certains. «�Après huit plans sociaux, on pensait être passés à travers et avoir tout vu�», lance, dépitée, une ouvrière parmi les plus anciennes dans cette usine où la moyenne d’âge avoisine les 45 ans. «�Tout s’envole quand on apprend cela.�» Sylvia, veuve avec un enfant étudiant à charge, Sandrine, qui accumule «�plus de plans sociaux que d’années d’ancienneté�», et Christiane, embauchée en 2000 après quatre ans d’intérim, ne décolèrent pas. «�C’est le résultat de la mondialisation, dit l’une, ils délocalisent vers des zones d’esclavage moderne, vers la Roumanie, vers la Chine, où ils travaillent douze heures par jour, où ils font marner les enfants.�» «�Les cartes électroniques nous reviennent parce qu’elles sont pleines de défauts, mais nos dirigeants n’ont que faire de la qualité du travail.�» «�Flextronics a racheté Solectron pour prendre nos parts de marché et fermer ensuite l’usine.�» Cette appréciation formulée par Tatiana, élue CGT au CHSCT, est largement partagée. Si personne ne conteste des baisses d’activité dans certaines productions, chacun sait que des contrats avec de gros clients sont là, et pas des moindres. Avec les groupes Schneider et Thales, pour le compte de la défense nationale et le Rafale. Thales également fournisseur d’avionique pour Airbus. «�Sous pression des grands donneurs d’ordres et de la baisse des coûts, les uns comme les autres sont favorables aux délocalisations, et c’est Flextronics qui fait le sale boulot�», explique un agent de maîtrise. «�Dans tous les cas, c’est toujours nous, les petits, qui payons�», répond une de ses collègues.

«�Ils veulent faire le ménage.�»

Présent à la réunion du CE, Nicolas Hondagnu, élu CGT, indique que le représentant de Flextronics a aussi annoncé la fermeture de deux sites aux USA, un au Canada, un quatrième en Turquie. «�Ils veulent faire le ménage.�» À l’appel de l’intersyndicale (CGT, CFDT et syndicat autonome), les personnels se sont réunis hier après-midi en assemblée générale pour décider de la suite à donner.

Sur le site Boursier.com, spécialisé pour ceux qui veulent «�gagner en Bourse�», on apprend que, lors de l’achat de Solectron par Flextronics en juin dernier, «�la considération cash de l’offre présente une prime de 15�% environ et la considération actions une prime de 20�% sur le cours de clôture de Solectron, de 3,37 dollars, le 1er juin à Wall Street�». Avec une langue de bois moindre, le directeur financier de Flextronics estimait pour sa part que la fusion pourrait ajouter au moins 15�% au bénéfice par action. Hier à midi, Yacine, partagé entre la colère et l’émotion, n’arrête pas de parcourir l’allée dans tous les sens. «�Qu’est-ce que je vais dire à mes gosses ce soir, eux qui dans la cité étaient si fiers de dire�: le père travaille dans l’électronique�?�»

Alain Raynal

l' Huma du 09 / 10 / 07

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jeudi 11 octobre 2007, a 20:59
PROVOCATION !
 

Drone pour surveiller la banlieue : Le PCF dénonce une mise en scène dangereuse et nauséabonde

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 11 octobre Le journal Le Monde a révélé que le ministère de l’Intérieur s’apprête à utiliser des drones pour surveiller « banlieues et manifestations ».

Cette nouvelle provocation est directement ciblée. Pour preuve, toutes les expérimentations ont eu lieu en Seine-Saint-Denis dans des quartiers « dits sensibles ». L’application à la police de technique militaire est extrêmement choquante et absolument inadaptée.

Le gouvernement espère ainsi placer certains quartiers sous haute surveillance au détriment du respect de la dignité le plus élémentaire. C’est une véritable provocation qui a un objectif clair : créer un climat d’insécurité pour faire oublier la situation actuelle du gouvernement.

Alors que Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était Ministre de l’Intérieur, avait accumulé les échecs, Mme Alliot-Marie poursuit sur la même voie à quelques mois des élections municipales. Cette décision stigmatise des hommes et des femmes sans aucune autre raison que leur lieu de travail ou de résidence. C’est insupportable.

Le droit à la tranquilité, ce n’est pas un jeu ni une série télévisée. Cela passe par une politique responsable qui intégre la prévention et les missions de proximité. La mise en scène à laquelle se livre le gouvernement est une dérive extrêmement dangereuse et nauséabonde.

Parti communiste français

Paris, le 11 octobre 2007.

 

jeudi 11 octobre 2007, a 18:33
L'équarissage pour tous !
 

� La réforme selon Fillon c’est l’équarissage pour tous�!

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 11 octobre François Fillon a livré hier soir , devant les «�réformateurs�» de l’UMP, le fond de sa pensée sur la réforme de l’Etat. Pour le Premier ministre, c’est «�moins de services, moins de personnels, moins d’Etat sur son territoire�». Il s’agit à l’infini d’utiliser une seule opération de mathématique élémentaire�: la soustraction. Si on se livre à un bilan des cinq mois écoulés de la politique gouvernementale, la liste est impressionnante. Pour les français, cela se traduit par�: moins de services publics avec la suppression de 22 900 fonctionnaires, moins de droits sociaux avec l’attaque contre le CDI et le droit de grève, moins de protection sociale avec la fin des régimes spéciaux et les franchises médicales, moins d’école avec la réforme de l’éducation nationale ou encore moins d’immigrés avec la loi forteresse de Brice Hortefeux.

La réforme selon la droite, expliquée par le Premier ministre, est claire�: c’est l’équarissage pour tous. A l’exception, bien sur, des plus fortunés qui continuent de bénéficier des faveurs du pouvoir.

A force d’utiliser la seule logique comptable par dogmatisme ultra-libéral, le Premier ministre en oublie l’essentiel�: répondre aux besoins des français, de tous les français.

Parti communiste français

Paris, le 11 octobre 2007.

jeudi 11 octobre 2007, a 18:05
Départ en retraite : Régression ou progrès pour tous .
 



Mis en ligne : 11 octobre Soit deux salariés effectuant un même travail. L’un travaillant pour une entreprise publique, l’autre pour un sous-traitant privé et qui partira à la retraite quelques années plus tard. Que réclame l’équité ? Daligner Pierre sur Paul ou Paul sur Pierre.

Pour le gouvernement Sarkozy, l’équité, c’est repousser l’âge du départ en retraite des salariés dont le statut est un acquis des luttes et un moteur du progrès social.

Mais pourquoi ne pas faire l’inverse ? Parce que, tout simplement, c’est l’ensemble des retraites qui est dans le collimateur libéral. Le président l’a dit. Il veut aller vite, très vite. Il s’agit dans un premier temps de faire sauter le garde-fou voire le repère que peuvent constituer les régimes spéciaux, quitte à s’engager dans une épreuve de force avec les syndicats en espérant les diviser ou leur faire mettre le genou à terre.

Dans un deuxième temps, dès 2008, il s’agit de mettre tout le monde au même régime. Travailler plus, plus longtemps, pour gagner moins. Qu’on en juge : passage à 41 annuités pour une retraite à taux plein alors même que les salariés entrent de plus en plus tard dans la vie active. Remise en cause de certains dispositifs tel celui des carrières longues. Remise en cause des droits familiaux et conjugaux dont les pensions de réversion qui permettent à des centaines de milliers de femmes, pour l’essentiel de s’en sortir après la mort de leur époux.

Et ce gouvernement, soit dit en passant, voudrait nous faire croire, quand il parle d’Europe, qu’il est pour l’alignement social par le haut quand, dès qu’il en a ici même l’occasion, il le fait par le bas.

Selon les Echos, une majotité de Français, 53%, trouveraient injustifiée la grève annoncée du 18 octobre. Elle serait justifiée pour 43%, ce qui témoignerait selon le journal économique d’une baisse de l’adhésion à une grève « par procuration » dont on a dit qu’elle avait marqué le mouvement de 1995 où un Juppé, « droit dans ses bottes », avait dû se déchausser.

Il est vrai que le gouvernement Sarkozy use et abuse de deux arguments massue. Un : ce sont tous les salariés qui paieraient les privilégiés des régimes spéciaux. Deux : il n’y aurait plus d’argent. Le premier argument est faux. Tes régimes spéciaux, tout au contraire, contribuent au régime général. Le second argument n’est qu’à demi vrai. Il pourrait un jour ne plus y avoir d’argent dans les caisses si l’on ne réforme pas un système de cotisation qui épargne la richesse et qui persiste à ignorer que de nouvelles formes de salaires indirects en sont exonérées. Les actions gratuites ne cotiseront pas. Les stock-options ne cotisent pas, les revenus financiers non plus. Ainsi les masses d’argent dont se nourrissent les plus privilégiés et qui, en dernière instance, ne sont rien d’autre que le fruit du travail de tous, sont aussi intouchables que des vaches sacrées, disons des veaux d’or.

La grève du 18 octobre, comme le veulent la plupart des syndicats dont la CGT, ne sera pas une épreuve de force entre des professions accrochées à leurs privilèges et un gouvernement qui veut réformer. Elle devrait être un grand moment d’explication dans tout le pays sur l’enjeu de ce qui se passe autour des retraites et que le gouvernement veut masquer avec les régimes spéciaux. Un grand moment pour éclairer démocratiquement la politique dite sociale du gouvernement. Une politique et cela le sondage des Echos le dit aussi, dont les Français doutent de plus en plus.

 

jeudi 11 octobre 2007, a 17:43
Paul Vaillant-Couturier .
 

Paul Vaillant-Couturier… 70 ans aujourd’hui…

Paul a disparu le 10 Octobre 1937 d’une crise cardiaque à 10 H 53… Ancien rédacteur en Chef de l’Huma et tellement d’autres choses : Elu,Dramaturge, Poète… Militant bien entendu !

Jamais une foule aussi importante n’a assité, à des obsèque d’un dirigeant du Parti et 70 ans après …?

Attendons l’Huma Hebdo… - ;)

Un seul éditeur pour cette occasion a publié un ouvrage :

Paul Vaillant-Couturier 1892-1937 :
Responsabilité politique et imagination culturelle !

Puisse ce modeste essai, dont l’ambition première était, à l’occasion des soixante-dix ans de sa mort, de rendre à Paul ce qui appartenait à Vaillant-Couturier, servir également à ouvrir enfin le véritable chantier d’une culture à réinventer, à renouveler, en faisant, à l’image de Paul Vaillant-Couturier, preuve d’audace politique et d’imagination culturelle.

7http://i-editions.com

De : Alain
mercredi 10 octobre 2007

 

jeudi 11 octobre 2007, a 11:08
FRANCHISES MEDICALES .
 

Franchise médicale : pétition/lettre à l’adresse des parlementaires

voir cite� P C F

Par : Communication
Mis en ligne : 10 octobre

Madame la Députée, Monsieur le Député,
Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur

“Pensez-vous juste que les malades, parce qu’ils sont malades, assument ce qui devrait être pris en charge par la solidarité nationale ?â€e des À télécharger Franchise médicale : pétition/lettre à l’adresse des parlementaires
PDF - 59 ko
0 Franchise médicale : pétition/lettre à l’adress parlementaires
Word - 81 ko

La création d’une franchise médicale est prévue dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Vous n’êtes pas sans savoir que cette franchise s’ajouterait au forfait hospitalier de 16 euros par jour, à la franchise de un euro sur chaque consultation chez le médecin, à celle de 18 euros pour un acte médical lourd. Sans compter les dépassements d’honoraires ou les pénalités pour les parcours de soins.

Peu à peu, la décision de se soigner devient un problème financier. Certains d’entre nous sont même contraints à y renoncer.

On nous dit qu’il s’agit de financer les plans Alzheimer et Cancer.

Pensezvous juste que les malades, parce qu’ils sont malades assument ce qui devrait être pris en charge par la solidarité nationale ?

Le rapport de la cour des comptes indique que les exonérations de cotisations s’élèvent à 30 milliards d’euros soit 3 fois le déficit de la Sécurité sociale. Il suggère de créer un cotisation sur les stocks options à hauteur de la cotisation sur le travail qui rapporterait 3 milliards d’euros. Voilà des pistes plus sérieuses et plus justes.

Aussi Madame, Monsieur le député, je vous demande instamment de proposer lors du débat parlementaire :
Le retrait de l’article instaurant la franchise médicale.
La création d’une cotisation sur les stock-options à hauteur de la cotisation sur le travail.

Convaincu que vous saurez défendre vos concitoyens, je vous prie d’agréer Madame, Monsieur le Député, Madame, Monsieur le Sénateur, l’expression de mes salutations respectueuses.

Lettre/pétition à l’adresse des parlementaires

Retirer la franchise médicale - Les stock-options doivent cotiser à hauteur des salariés

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jeudi 11 octobre 2007, a 10:01
Autour de Guy Môquet .
 

vendredi 19 octobre, 19h, siège du PCF

Ouverture de la soirée avec la projection des courts-métrages L’appel des résistants et Guy Môquet de François Hanss.

Mémoire et évocation de Guy Môquet et des premiers résistants

Avec Odette Nilès, Lise London, résistantes et de Serge Wolilkow, historien, Gérard Streiff, écrivain.

Histoire et (mes)usages de la Résistance et de Guy Môquet aujourd’hui

Avec Laurence De Cock-Pierrepont et Olivier Le Trocqueur, professeurs d’histoire, Michèle Riot-Sarcey, historienne, membres du Comité de vigilance sur les usages publics de l’histoire Frédéric Genevée, responsable des Archives du PCF et Bernard Calabuig, responsable du réseau École du PCF

Résister aujourd’hui

Avec Pascal Joly, syndicaliste, Hind Khoury, déléguée générale de la Palestine et Francis Parny responsable national du PCF.

Le slameur Dgiz aura une carte blanche au cours de cette soirée. Pascal Gabay et les Szgabonistes clôtureront notre soirée en chansons.

 

 

à l’initiative de l’Amicale de Paris de Chateaubriant-Vove-Rouillé,
du Parti communiste français, de la CGT (union départementale de Paris et URIF),
du MJCF, de l’Institut d’histoire sociale de Paris et d’Île-de-France
et avec le Musée national de la Résistance comme conseiller historique.

lundi 22 octobre, de 12 à 14 h, station de métro Guy Môquet

(angle des rues Marcadet et de Saint-Ouen)

Interventions au nom des organisateurs de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, députée ; Didier Le Reste, secrétaire national de la CGT cheminots ; Philippe Baudelot, de l’Amicale de Châteaubriant ; Cédric Clérin, du MJCF : Patrick Picard, secrétaire de l’UD-CGT de Paris ;
et François Bourcier et Isabelle Starkier, comédiens ; Guy Hervy, secrétaire général du Musée de la Résistance : Moonir, slameur : Kazem Shahryari, poète ; clôture avec la Chorale populaire de Paris

L’exposition de l’amicale de Châteaubriant sera visible à partir de 11h30.
Un appel à contribution des artistes a été lancé, leurs productions seront exposées sur place.

 

dimanche 21 octobre, Châteaubriant (44)

66ème anniversaire de la fusillade de Châteaubriant

9 h : rendez-vous place de l’Hôtel de Ville de Châteaubriant
pour se rendre à la Blisière en hommage aux 9 fusillés du 15 décembre 1941

 13 h 15, au Château : départ du défilé Visages de résistantes,
avec les enfants des écoles du Pays de Châteaubriant

14 h : rendez-vous rond-point Fernand Grenier pour Le défilé de la Mémoire jusqu’à la Carrière des Fusillés, avec les enfants des écoles du Pays de Châteaubriant et le concours de l’Harmonie de Châteaubriant.
Dépôt de gerbes. Carrière des fusillés : sous la présidence de Madame Odette Nilès,
présidente de l’Amicale et de Monsieur Alain Hunault, maire de Châteaubriant.

allocution de Madame Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste français.

Évocation historique et artistique Femmes courage

écrite et mise en scène par Alexis Chevalier

assistanat : Christine Maerel

une réalisation artistique du Théâtre Messidor avec la participation de : Dany Coutand (chant, guitare), Gwenaëlle Thomas (chant, accordéon), Olivier Rousseau (piano), Ludovic Hellet (contrebasse)

interprétation par 100 comédiens et comédiennes amateurs du Pays de Châteaubriant
dont les jeunes des établissements scolaires publics.

 

jeudi 11 octobre 2007, a 08:06
Le P . C . F souhaite plein succès à la cité de l'immigration .
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 10 octobre Le jour de l’inauguration de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, le Président de la république et le ministre de l’immigration et de l’identité nationale ont brillé par leur absence. C’est scandaleux. La droite joue une mauvaise adaptation de Tartuffe parodiant en cela la célèbre réplique : « cacher ce sein que je ne saurais voir », sauf que désormais, c’est la figure de l’immigré qu’il s’agit d’occulter.

Que Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux soient gênés aux entournures par la création de cette nouvelle institution culturelle de premier plan, chacun peut le comprendre ; ils n’ont eu de cesse par pure démagogie de stigmatiser l’immigration pour nourrir un réflexe de peur dans l’opinion publique pendant toute la campagne des présidentielles.

Mais que des premiers responsables n’assument pas la charge de leur fonction, c’est proprement révoltant comme l’est tout autant la mesquine opération de Brice Hortefeux qui, à Madrid, vient promouvoir son pacte européen pour l’immigration, dernière déclinaison de la forteresse assiégée.

Un peuple sans histoire est un peuple sans avenir ; la droite ferait bien d’y réfléchir sérieusement. Et la plus belle des réponses à apporter à ces manœuvres de basse politique serait que le public se rende nombreux dans ce nouveau musée national auquel le parti communiste souhaite plein succès en ce jour d’inauguration.

Parti communiste français

Paris, le 10 octobre 2007

 

mercredi 10 octobre 2007, a 22:38
Uribe freine des quatre fers .
 

COLOMBIE . La médiation de Chavez avec la guérilla entravée .

Les efforts déployés en vue de parvenir à un échange humanitaire en Colombie se heurtent à de multiples obstacle.Ainsi de la marche à reculons de Bogota.Le président vénézuélien,Hugo Chavez appelé à jouer les bons offices dans la médiation internationale,a demandé dimanche à son homologue colombien.Alvaro Uribe,de permettre aux dirigeants des FARC ( Force armées révolutionnaires de Colombie ) de franchir sans encombre la frontière pour une réunion préparatoire sur la libération des otages de la guérilla,dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.Selon lui,la réunion initialement prévue le 8 octobre avec les dirigeants des FARC a été reportée,le gouvernement colombien refusant de suspendre les opérations militaires > s'estait interrogé Chavez,estimant qu'il avait en Colombie >

Cette rencontre retardée de >à laquelle pourrait participer le commandant des FARC.Manuel Marulanda,devait se tenir quelque part le long dela frontière entre la Colombie et le Venezuela.Nul doute que le président vénézuélien rediscutera du dossier des otages vendredi avec Uribe,lorsque ce dernier viendra inaugurer un gazoduc reliant les deux pays.Autre problème venant tempérer le vent d'optimisme né de tractation tous azimut,l'exigence des FARC qui veulent la libération de deux de leurs principaux dirigeants ( > et > ) aux Etats-Unis.Ce que refuse catégoriquement Uribe.Reste qu'au-delà de l'échange humanitaire,un accord sur les règles du jeu qui doivent régir le conflit est également posé.Le chemin s'annonce difficile .

Bernard Duraud l' Huma du 10 / 10 / 07

 

mercredi 10 octobre 2007, a 21:14
Ingrid Bettancourt .
 


La Nuit Blanche dédiée à Ingrid Betancourt aura été l’occasion de vérifier combien les citoyennes et les citoyens tiennent fermement à ce que la libération d’Ingrid Betancourt, de Clara Rojas et des otages de Colombie, intervienne au plus vite. Il est de notre devoir de continuer à tout faire pour cela.

Envoyé Spécial consacre un reportage à Ingrid Nous vous en parlions au début du mois de septembre : Michel Peyrard, grand reporter, s’était rendu plusieurs mois en Colombie sur les traces d’Ingrid. Après un reportage écrit paru dans Paris-Match, c’est Envoyé Spécial qui revient en images sur cette investigation. Rendez-vous ce jeudi 11 octobre à partir de 20H55, sur France 2, pour un reportage source de multiples informations.

En savoir plus

Reportage-photo : La Nuit Blanche dédiée à Ingrid Nous remercions toutes celles et tous ceux qui ont manifesté leur soutien à l’occasion de la Nuit Blanche de samedi dernier. A la suite de cet évènement, le Comité de soutien vous propose de retrouver une rétrospective photographique, témoignant de l’engagement nocturne des participants à cette opération.

Visionner le reportage photo

Soutenez le Comité de soutien à Ingrid Betancourt Plus que jamais, le Comité de soutien à Ingrid Betancourt est mobilisé pour parvenir à la libération rapide de l’otage franco-colombienne et des 3000 autres séquestrés. C’est pourquoi nous avons besoin de votre soutien :

Signez et faites signer la pétition
Rejoignez le Comité de soutien
Faites un don
Revêtez le t-shirt de soutien ou le badge de solidarité

 

mercredi 10 octobre 2007, a 08:23
Journée contre la peine de mort : le monde décide !
 


La Journée mondiale contre la peine de mort du 10 octobre 2007 mettra l’accent sur le projet de résolution soumis à l’Assemblée Générale de l’ONU.

La proposition prévoit un moratoire universel sur les exécutions, afin de sauver des vies et de permettre aux populations des Etats rétentionistes de constater que la suspension de la peine capitale n’entraîne pas de hausse de la criminalité dans leur pays.

Une résolution émanant de l’organe politique le plus important des Nations unies constituerait un événement international déterminant de la campagne pour l’abolition de la peine de mort dans le monde et serait dotée d’une force morale considérable.

Cette initiative a d’ores et déjà reçu le soutien de 5 millions de personnes dans le monde.

Vous aussi, apportez votre soutien à ce mouvement et demandez à votre pays de soutenir la résolution des Nations unies.

Revenez régulièrement sur cette page pour consulter le programme qui s’enrichira des événements prévus dans votre pays, ou abonnez-vous au fil RSS de la Journée mondiale en cliquant ici.

Appel à initiatives

Le 10 octobre 2007, agissez contre la peine de mort !
Participez aux centaines de manifestations organisées dans le monde
Faites signer la pétition internationale appelant à un moratoire universel sur la peine de mort (disponible dès le 1er septembre)
Demandez à votre gouvernement d’approuver la résolution de l’Assemblée Générale des Nations unies en faveur d’un moratoire mondial

Où que vous soyez
En Afrique, en Amérique, en Asie, en Océanie ou en Europe

Qui que vous soyez
ONG, enseignants, juristes, élus locaux, députés, artistes, journalistes, responsables religieux, citoyens

Quel que soit votre projet
Débat, concert, conférence de presse, manifestation, pétition, activités pédagogiques et culturelles...

Contactez la Coalition mondiale pour participer !

1De : Paris
mercredi 10 octobre 2007
 

mardi 09 octobre 2007, a 23:04
La C.G.T Chômeurs .
 

23 octobre : Contre les radiations punitives de l’ANPE

Chômeur ce n’est pas un métier

- Depuis plusieurs mois les radiations de chômeurs des listes ANPE se multiplient ;
- Des milliers de Privés d’Emploi se voient sanctionnés doublement :
- Perte involontaire de leur emploi et suppression brutale de leur indemnité.

Ces mesures arbitraires ne visent qu’à tenter de « criminaliser » les Privés d’Emploi, à les rendre responsables d’une situation dont ils se seraient bien passés.

Chômeurs, ne vous laissez plus condamner sans vous défendre.

- Pour un véritable emploi stable, choisi, et correctement rémunéré.
- Pour une augmentation immédiate de toutes les allocations chômage de 300 euros
- Pour un revenu de remplacement égal à 80% du SMIC CGT ou 80% du dernier salaire (s’il était supérieur au SMIC).
- Pour l’arrêt de toutes les radiations, la réinscription des chômeurs radiés sur la liste de l’ANPE et leur rétablissement dans leurs droits à l’indemnisation.

Mobilisation nationale
- Contre les radiations punitives de l’ANPE
- Pour un emploi stable.
Le 23 octobre,
Partout en France ensemble et déterminés faisons de cette journée un grand moment de protestations pour la défense de nos droits. 4

Comité National CGT des Privés d’Emploi
263 rue de Paris l case 5- 4/ 93516 Montreuil Cedex
Tel : 01 48 18 84 45 l ou 85 44
Fax : 01 48 18 84 38
http: // 7www.cgt-chomeurs.fr
boites aux lettres (e-mail) chomeur@cgt.fr ou f.desanti@cgt.fr

De : CGT
mardi 9 octobre 2007

 

mardi 09 octobre 2007, a 19:01
O . T . A . N
 

OTAN : Nicolas Sarkozy double la mise atlantiste et pro-américaine

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 9 octobre Nicolas Sarkozy veut maintenant concrétiser son engagement atlantiste et pro-américain. Il propose d’associer étroitement un retour complet de la France au sein de l’organisation militaire de l’ OTAN au développement de la politique de défense européenne et au rôle que la France pourrait jouer dans les instances politico-militaires de direction au sein de l’ OTAN et de l’ Union européenne. Les autorités françaises ont transmis à l’ OTAN des propositions très précises pour lier les politiques de défense de l’ OTAN et de l’ Union européenne. Le Président de la République double la mise atlantiste : pour la France qui y perdra de sa souveraineté et de sa capacité à jouer un rôle international conforme aux valeurs de la République, et pour l’Europe qu’il veut intégrer étroitement à l’Alliance atlantique, conformément au contenu du nouveau traité européen qu’il souhaite faire adopter par la France sans référendum, sans le grand débat populaire qui devrait pourtant s’imposer tant les enjeux sont importants.

Le Parti communiste français s’élève contre cette orientation réactionnaire qui porte atteinte à la liberté de choix et à l’indépendance d’action du pays dans un assujettissement organisé à la politique des Etats-Unis, et aujourd’hui de Georges Bush. C’est un chemin dangereux que les autorités françaises veulent faire prendre à notre pays et à l’Europe dans son ensemble.

La France et ses partenaires européens ont besoin de tout autre chose afin de définir ensemble les cadres et les politiques indispensables pour le progrès de la sécurité internationale, pour s’engager dans la voie du désarmement, pour contribuer à la résolution négociée des conflits dans le respect des principes et des objectifs de la Charte des Nations Unies, dans le rejet des politiques de puissance et le respect du multilatéralisme.

Parti communiste français

Paris, le 9 octobre 2007.

 

mardi 09 octobre 2007, a 17:53
ENTRAVE .
 

Christine Albanel propose le laminage de l’audiovisuel et de la culture

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 9 octobre Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication, a présenté, hier, au Marché international des contenus audiovisuels (MIPCOM) de Cannes, son plan pour l’audiovisuel, exécutant ainsi la lettre de mission du Président de la République. Les propositions de la Ministre constitue un véritable arsenal, au profit direct et immediat d’industries culturelles telles que Vivendi, Editis, Disney et Lagardère, ainsi que de grands groupes privés de l’audiovisuel comme Bouygues (TF1) et Bertelsmann (M6). Depuis la soumission de la création à l’audimat, en passant par élargissement de la publicité et l’encouragement à la concentration dans les médias, l’Etat ne ménage pas ses moyens pour favoriser leurs profits.

Mme Albanel réserve encore ses annonces pour la télévision publique, le pire est à craindre.

Derrière la gravité de ces choix, il y a comme conséquence le formatage de la création et de l’information, l’augmentation de la consommation et la privatisation de nos imaginaires. C’est extrêmement grave. Les créateurs, les journalistes, les téléspectateurs et les citoyens ne sont ni pris en compte, ni respectés.

Les syndicats de journalistes dans leur bataille pour la liberté de la presse et le droit des citoyens à une information honnête, indépendante et plurielle demandent qu’un texte consacrant l’indépendance des rédactions soit soumis au vote du Parlement. En outre, les milieux de culture se sont élevés contre la politique de réduction de l’offre culturelle contenue dans la lettre de mission de Nicolas Sarkozy.

Plus que jamais, il est urgent que s’organise la contre-offensive pour refuser ce laminage libéral de l’audiovisuel et de la culture, et le recul de civilisation qu’il entraine.

Le Parti communiste français fait au contraire, le choix de l’ambition culturelle et démocratique contre le rayonnement international des industries de la médiocrité et du lavage de cerveau. A la lettre près, ses propositions sont l’inverse de celle de la ministre de la Culture et de la Communication :

 Remise en cause des concessions à l’audiovisuel privé à partir de cahier des charges évalués et revisités
 Création d’un grand pôle public de l’audiovisuel. Suppression de la publicité sur les chaînes publiques et plus largement dans les émissions enfantines ou d’information
 Soutien à la création et à la diffusion culturelle pour permettre à la société toute entière l’appropriation des œuvres de l’esprit.

Parti communiste français

Paris, le 9 octobre 2007.

 

mardi 09 octobre 2007, a 17:27
Colère sur les chaînes de Smart .
 


Automobile . Les négociations salariales déraillent dans l’usine d’ Hambach en Moselle. L’entreprise connaît son plus dur conflit depuis une décennie. 80 % des salariés en CDI sont en grève.

Moselle,

correspondance particulière

« C’est historique chez Smart. 80 % des salariés en CDI sont en grève », constate avec satisfaction Jean-Luc Bielitz, membre CGT du collectif interprofessionnel Smart. Depuis jeudi dernier en effet, sur 400 salariés, ce sont 270 ouvriers mais également quelques cadres qui bloquent toutes les entrées de l’usine Smart à Hambach (Moselle).

L’objectif est de paralyser la production en empêchant l’alimentation des chaînes de production en pneumatiques nécessaires pour évacuer les véhicules. « On ne bloque pas les voitures, mais seulement les camions qui emportent les roues », précise un gréviste du piquet de grève du rond-point de l’Europôle.

1 200 euros pour dix ans d’ancienneté

Ce coup de colère des salariés de Smart a pour origine, au départ, le refus de la direction d’ouvrir les négociations salariales obligatoires : « Elle voulait que nous discutions d’abord des économies à réaliser en 2008 et 2009 avant de parler de salaires. Sentant la pression monter, elle a proposé une enveloppe globale représentant à peine 2 % d’augmentation, et encore, elle émettait des conditions. Ridicule ! », souligne Patrice Wilhem, délégué CGT.

Fiches de paie à la main affichant en brut 1 200 euros pour dix ans d’ancienneté, des salariés ironisent : « Si on fait le compte, cela représente autour de 30 euros sur la feuille de paie. Et en brut. » Une rallonge salariale nettement insuffisante pour les organisations syndicales CGT et CFDT, qui demandent des augmentations de salaires s’étalant de 120 à 150 euros selon les catégories de personnel. « Avec le gel des salaires négocié lors du passage aux 35 heures, on a perdu 10 % de notre pouvoir d’achat », précise Jean-Luc Bielitz. Vendredi après-midi, la négociation avec la direction a tourné court. Devant les salariés réunis, les responsables syndicaux ont dénoncé l’inflexibilité des dirigeants de Smart : « C’est à prendre ou à laisser nous a-t-on dit. Pire, après les menaces de délocalisations, maintenant ils parlent de fermeture si nous n’accédons pas à leurs propositions. »

Le dialogue s’avère donc difficile, d’autant que Smart envisage également de réduire encore ses effectifs en ne renouvelant pas les contrats à durée déterminée. Les emplois chez Smart risquent, une nouvelle fois, de fondre comme neige au soleil : « Il y a deux ans, nous étions 235 à la production pour réaliser 110 000 véhicules par an. Aujourd’hui, on est 157 pour en fabriquer 138 000. Une productivité qui ne fait que le bonheur des actionnaires du directoire de Daimler. »

refus D’ une nouvelle baisse des effectifs

Les organisations syndicales refusent évidemment cette nouvelle baisse des effectifs et réclament l’embauche de l’ensemble des CDD et intérimaires : « Ici, nous sommes à l’inverse des propos de Sarkozy, nous devons travailler plus pour gagner moins », peste Jean-Luc Bielitz. Ce même Nicolas Sarkozy, en compagnie d’Angela Merkel, doit assister au dixième anniversaire de l’entreprise à la fin du mois. Cette venue est plutôt mal perçue dans le contexte actuel : « Nous ne serons pas les ouvriers modèles tels qu’ils les entendent », prévient une gréviste. Devant l’intransigeance affichée par la direction, les salariés grévistes ont reconduit le mouvement jusqu’à aujourd’hui où une nouvelle rencontre est prévue avec les dirigeants. Si ce nouveau tour de table n’aboutissait pas, Smart connaîtrait son conflit le plus long de sa courte existence.

Alain Cwiklinski

 l' Huma du 08 / 10 /07

mardi 09 octobre 2007, a 16:43
JUSTICE POUR MUMIA !
 

10 octobre - Journée mondiale contre la peine de mort  

MUMIA ABU-JAMAL Toujours dans l’enfer du couloir de la mort


Depuis bientôt Vingt-six ans, Mumia Abu Jamal, journaliste noir américain, est prisonnier dans le couloir de la mort aux Etats-Unis.

 

Accusé à tort du meurtre d’un policier, il est l’objet d’un véritable acharnement judiciaire et politique. Mumia est un militant des droits humains, un progressiste ; il est le symbole d’idées, de valeurs et de combats que rejette le pouvoir américain.

 

Cet acharnement à le détruire ne se dément pas. La Cour Suprême de Pennsylvanie a rejeté tous les appels de ses avocats, au motif qu’ils seraient hors délai. Un prétexte dérisoire, quand on sait qu’il n’a jamais été donné à Mumia la possibilité de faire valoir sa défense. Il n’a jamais obtenu le véritable procès auquel il avait droit.

Jusqu’à présent, la justice américaine a refusé d’entendre les preuves et les témoignages qui, au fil des ans, l’innocentent, y compris les aveux d’Arnold Beverly qui a révélé être l’auteur du crime dont est accusé Mumia.

Toutefois, notons que la cours fédérale de Pennsylvanie avait accepté une audition de Mumia et de son avocat M. Robert R Brian, qui a eu lieu le 17 mai dernier. La cours devrait rendre son jugement pour l’automne. Même si Mumia peut encore bénéficier d’un nouveau procès, il risque toujours la condamnation à mort.

 

Membre du collectif unitaire national pour le soutien de Mumia Abu-Jamal depuis de nombreuses années, le MJCF lutte pour qu’il ait droit à un procès équitable comme des millions de personnes dans le monde, réclamant justice pour Mumia.

 

La situation de Mumia pose la question du système judiciaire qui prévaut aux Etats-Unis. Quel est ce système qui permet que des dénis de justice, aussi grave que celui dont est victime Mumia, puisse exister encore ? C’est pourquoi il symbolise depuis des années notre bataille pour l’abolition de la peine de mort. C’est pourquoi il représente des milliers d’autres Mumia qui sont dans les couloirs de la mort  dans le monde entier !

 

Par deux fois, la mobilisation internationale a permis d’empêcher son exécution. Nous devons continuer la bataille jusqu’à ce que Mumia Abu Jamal ait droit à un procès équitable et qu’il retrouve la liberté !

 

Mouvement

Jeunes Communistes

de France

5www.jeunes-communistes.org

 

mardi 09 octobre 2007, a 09:30
Cancers professionnels : l'appel du ( 93 )
 

 Santé . Une enquête scientifique en Seine-Saint-Denis révèle l’ampleur de l’exposition aux agents cancérogènes. Une réalité encore ignorée par le «�Grenelle de l’environnement�».

Peut-on s’inquiéter du réchauffement de la planète, des innombrables atteintes à l’environnement, de leurs conséquences sur la santé des populations, et ne pas se soucier de ce qui passe derrière les murs des entreprises�? Le Grenelle de l’environnement a fait peu de place, à ce jour, à la santé des salariés et à tout ce qui, dans les environnements de travail, la met en danger. La catastrophe de l’amiante - cette fibre mortelle dont l’utilisation dans l’industrie et le bâtiment s’est poursuivie des décennies durant, en toute connaissance de cause, au prix d’un nombre incalculable de morts - a pourtant montré l’ampleur des drames qui peuvent s’y jouer. Et rien ne prouve que les enseignements en ont été tirés. Au contraire. Selon des études, 2,5 millions de salariés - plus d’un sur dix - gagnent leur vie en s’exposant quotidiennement au risque du cancer. Non seulement l’amiante, interdit depuis 1998, n’a pas disparu de la circulation, mais une dizaine d’autres «�bombes sanitaires à retardement�», produits toxiques, cancérogènes reconnus, sont utilisés dans la production (voir nos repères). L’origine des cancers, première cause de mortalité en France, en forte hausse depuis une vingtaine d’années (l’incidence annuelle est passée de 150 000 cas en 1980 à 280 000 en 2000), fait certes l’objet d’âpres controverses. Les comportements individuels, tabagisme, consommation d’alcool, alimentation, absence d’activité physique, etc. sont le plus souvent incriminés, à l’image du rapport de l’Académie de médecine publié le mois dernier. Et, si l’on s’en tient aux statistiques officielles de l’assurance maladie, seuls un tout petit nombre de cancers seraient imputables aux expositions professionnelles�: 2 059 cas ont été, réglementairement, reconnus - et donc indemnisés - comme tels en 2005 par la CNAM.�Seulement voilà, il est désormais généralement admis que ce chiffre ne reflète pas la réalité.

révélations d’une étude scientifique

Une étude de l’Institut national de veille sanitaire évaluait déjà entre 11 000 et 23 000 les nouveaux cas annuels de cancer liés au travail. Le tableau pourrait être beaucoup plus sombre encore.

Depuis 2002, un groupe de scientifiques, sous la conduite d’Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l’INSERM, a engagé une enquête en Seine-Saint-Denis, territoire industriel s’il en est. Les cas de 684 patients atteints de cancer ont été étudiés. En majorité des ouvriers, ayant travaillé dans des secteurs très divers (construction, travail des métaux, réparation auto, imprimerie, fabrication de meubles, etc.), la moitié ont moins de 60 ans. Leurs parcours de travail ont été reconstitués. Résultat�: 84�% d’entre eux ont été exposés à une substance cancérogène au moins�; 55�% ont été exposés à trois substances ou plus. Mais seule une minorité, 112 patients, a vu l’origine de leur pathologie reconnue par la Sécurité sociale.

Nombre de facteurs se conjuguent pour expliquer la sous-estimation du fléau. Caractéristiques de la maladie qui se déclare souvent des décennies après l’exposition à risque. Difficulté de reconstituer les itinéraires professionnels, absence de formation des médecins généralistes à la santé au travail, qui gênent, d’autant, l’identification des causes. Mais aussi comportement du patronat qui s’évertue à esquiver ses responsabilités. Par le biais de la sous-traitance, les grands groupes «�sous-traitent les risques�», observe Annie Thébaud-Mony qui, plus généralement, voit dans «�la précarisation�» un moyen privilégié pour imposer aux salariés des conditions dangereuses. La pression des employeurs s’exerce aussi sur la Sécu pour rendre le plus restrictif possible les critères de reconnaissance.

réseau

de prévention

C’est pour s’attaquer à cette «�invisibilité organisée�» des cancers professionnels et ses corollaires - l’absence d’efforts de prévention à la hauteur de l’enjeu, l’insuffisante réparation des préjudices subis par les victimes, l’impunité des responsables�-, que trois personnalités lancent un «�appel à la mobilisation�» (voir ci-dessous). Trio symbolique associant la scientifique Annie Thébaud-Mony, le politique Hervé Bramy, président (PCF) du conseil général, et le juriste Jean-Paul Teissonière, avocat réputé pour ses nombreuses plaidoiries dans l’affaire de l’amiante. Leur initiative prolonge un travail de longue haleine engagé dans le «�93�». Fort de l’enquête évoquée plus haut sur l’origine des cancers, et avec le soutien actif du conseil général, un «�Réseau de prévention�» s’est constitué dans le département, regroupant l’ensemble des syndicats de salariés, des médecins, des inspecteurs du travail, des chercheurs, des associations, comme celle des victimes de l’amiante, des mutualistes… Son but�: partager, échanger l’information, sensibiliser aux problématiques des cancers professionnels, définir des propositions pour faire reculer le fléau. Au printemps dernier, le réseau réunissait quelque 200 délégués de CHSCT du département pour une première journée de formation «�à la connaissance et à la reconnaissance�» de ces pathologies. Avec l’appel lancé aujourd’hui, dont la résonance devrait dépasser le cadre de la Seine-Saint-Denis, ses auteurs entendent maintenant initier une «�dynamique d’action�», meilleur moyen, à leurs yeux, d’obtenir que soient tirées les leçons de l’affaire de l’amiante.

Yves Housson

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mardi 09 octobre 2007, a 09:15
EXPULTION .
 


COMMUNIQUÉ DU THÉÂTRE DES CINQ DIAMANTS : EXPULSION COMMUNIQUÉ DU THÉÂTRE DES CINQ DIAMANTS

EXPULSION ILLÉGITIME !

Après 6 mois de bataille juridique, de menaces d’expulsion, de référé, d’appel, de rebondissements et de coups de "théâtre", le juge a donné un avis d’expulsion depuis le 21 septembre...

LA POLICE MENACE DE NOUS EXPULSER, CHAQUE JOUR DE CETTE SEMAINE LA SANCTION PEUT TOMBER !

VENEZ !
SOLIDARITÉ ---- MOBILISATION --------- SOUTIEN

Pour rappeler les faits, le théâtre a été racheté par un richissime propriétaire du nom de Saada Gilbert (à découvrir sur google) défendu par son véreux d’avocat Sorin Magulis, inculpé dans l’affaire Clearstream et spécialiste ès-défense d’hommes d’affaires inculpés dans les détournements de fonds entre autres. Le proprio a déposé une plainte contre nous pour occupation dans laquelle il dit vouloir obtenir un permis de démolition/construction.

Nous, citoyens, n’acceptons plus que les espaces de liberté soit rachetés par des privés qui en font des lieux élitistes, bourgeois, personnels, rentables.
Avec tous ceux que cela motive, nous rédigeons une charte qui établit nos revendication :

Nous demandons :

À la collectivité que ce théâtre soit classé en PLU (plan local d’urbanisme).
Que cet espace culturel soit préampté afin qu’il devienne un lieu public
Que les tarifs soient clairement destinés au public populaire (de la gratuité à 10 euros max)
Que ce lieu soit géré démocratiquement
Que la rencontre, le partage et les projets soit au coeur du fonctionnement
Que ce lieu soit populaire

Nous, comité de soutien du théâtre des Cinq diamants, habitants de la Butte aux Cailles, de Paris et de sa Banlieue, artistes, associations, nous avons réuni 1700 signatures et 400 mails de soutien !

Nous demandons à la mairie du 13ème arrondissement de Paris de soulever le problème en conseil municipal, afin que les habitants et citoyens du 13ème arrondissement et d’ailleurs soient tenus au courant de l’évolution vers le privé que subit ce théâtre aujourd’hui. D’autant plus que proportionnellement, le 13ème arrondissement est, parmi les grands arrondissements de Paris, le moins équipé en espace culturel...

Nous souhaitons mobiliser les citoyens sur la question des espaces culturels.

Nous avons fait du théâtre un lieu de vie et de culture par nos actions, notre façon d’accueillir les gens, l’entrée gratuite, les consommations en prix libre. Les rencontres, les échanges, les projets proposés ou créés fusent. Fermer ce lieu ou le laisser aux mains d’un propriétaire milliardaire reviendrait à tuer ce lieu de vie. Tuer un théâtre, c’est créer de la mort dans les rues, c’est éteindre l’humanité pour qui l’expression est le liant de la société. C’est tuer les hommes et la ville pour laisser la cité aux "businessmen".

Nous voulons que la culture revienne au peuple, puisqu’elle est notre moyen d’expression naturelle, invendable , non négociable.

LA CULTURE AU PEUPLE ET PAR LE PEUPLE

Le comité de soutien au théâtre des Cinq Diamants.

Théâtre des Cinq Diamants
10 rue des Cinq Diamants Paris 13
metro place d’Italie



De : AKIMODO
mardi 9 octobre 2007
 

lundi 08 octobre 2007, a 23:02
Grenelle de l'environnement ( Député Communiste )
 

André CHASSAIGNE

Député du Puy-de-Dôme

 

Grenelle de l’Environnement

Mercredi 3 octobre 2007 – 2ème séance

 

Discussion générale

Monsieur le président, monsieur le ministre d’État, madame la secrétaire d’État, mes chers collègues, s'il est une nécessité absolue, c'est bien de débattre en profondeur de la crise écologique que nos sociétés traversent. Encore faut-il que des réponses concrètes en émanent et se traduisent dans les faits. Il faut pour cela tirer les leçons de l'expérience : cette question soulevée depuis longtemps n'a jamais été traitée de manière globale, ne faisant l'objet que de demi-mesures, tant en France qu'au plan mondial.

Or ces problèmes ont déjà été posés avec force par le passé. La question écologique ne date pas d'hier. Déjà, aux débuts de la révolution industrielle, la dissémination des déchets dans l'atmosphère dévastait la santé des travailleurs. Dès le XIXe siècle, les syndicats ont pleinement intégré cette donnée, constatant la dégradation des milieux de vie et de travail et se mobilisant contre ses causes.

Mais il est vrai que les atteintes portées à l'environnement ont connu une terrible accélération depuis les années 1950, notamment en raison de l'utilisation massive du pétrole, du développement de l'automobile et de l'industrie chimique et de l'introduction des intrants chimiques dans l'agriculture. Il en résulte que la vie de millions d'êtres humains est aujourd'hui en danger. À terme, c'est l'existence même de l'humanité qui est menacée.

Cette donnée a depuis longtemps été révélée par la communauté scientifique. Elle est devenue aujourd'hui d’une telle évidence que tous les décideurs politiques, de droite comme de gauche, s'entendent pour poser la question écologique avec davantage d'acuité. Le Grenelle de l'environnement en est la dernière illustration et il faut s'en féliciter.

Aujourd'hui, de nombreuses personnalités et organisations avancent une série de solutions. Mais elles les insèrent rarement dans notre contexte économique et social. Or, pour nous, députés communistes et républicains, aucune solution durable à ces problèmes ne saurait voir le jour tant qu’on ignorera le lien intrinsèque qui existe entre destruction de l'environnement et logique du profit capitaliste, sans que nous cherchions pour autant à occulter les leçons du socialisme réel, dont le bilan environnemental s’est révélé si catastrophique.

Si nous avons la volonté de résoudre en profondeur et de façon durable la question environnementale, il apparaît en effet indispensable de sortir du cadre de la recherche effrénée du profit à l'échelle planétaire. Ces problèmes ne sont pas en effet de simples ratés du système mais correspondent bien à sa logique même, et cela partout dans le monde.

Je ne détaillerai pas les atteintes portées à l'environnement – elles sont largement développées dans ce débat – : changements climatiques bien sûr, mais aussi épuisement des ressources naturelles, pollution de l'air et de l'eau, dégradation des sols, destruction des forêts, menace sur la biodiversité ou encore catastrophes industrielles. Je voudrais plutôt insister sur les causes structurelles de cette crise écologique, car ce n'est qu'en s'attaquant aux causes qu'on pourra remédier durablement à la crise. Toute solution, même partant d'un bon sentiment, échouera si elle ne remet pas en cause le système lui-même. Monsieur le ministre d’État, je souhaite livrer à votre réflexion ce mot de Bossuet : « Le Ciel se rit des prières qu’on lui fait pour éloigner de soi des maux dont on persiste à accepter les causes. »

Le capitalisme impose de produire dans des délais très courts pour que le capital avancé puisse s'accroître de manière continue. La conséquence en est que l'exploitation des ressources naturelles ne peut prendre en considération le temps nécessaire à leur renouvellement. C'est donc la logique même du marché qui est ici en cause.

Celui-ci pousse en outre à la fabrication de produits inutiles voire nuisibles – la publicité, les drogues ou l'armement – mais qui rapportent de forts bénéfices. Quant aux abandons multiples aux mains des opérateurs privés, ils entraînent le non-respect de la réglementation : usage de substances toxiques ou abandon de déchets sans traitement durable.

Cette situation est particulièrement criante dans les pays du Sud, conséquence pour partie de notre propre impérialisme économique à leur égard. Mais dans nos pays développés eux-mêmes, où toute la vie se trouve de plus en plus marchandisée au profit d'une poignée de dirigeants économiques et financiers, la dégradation de l'environnement atteint aussi un niveau considérable.

La logique libérale implique un développement sans gouvernail de la société. Ainsi, l'expansion incontrôlée des villes conduit à une forte dégradation de l'environnement urbain, avec l'artificialisation massive de terres agricoles et d’espaces boisés. L'exploitation incohérente des sols au profit d'une zone industrielle, d'un centre de commerce, d'une cité-dortoir, d'un parc de loisirs ou d'une zone administrative allonge de plus en plus les déplacements nécessaires. C'est pourquoi il faut cesser, comme beaucoup ont tendance à le faire pour justifier de nouveaux sacrifices, d'opposer le social à l'écologie. Car crise écologique et crise sociale sont alimentées par les mêmes mécanismes. L'influence grandissante des multinationales, la mainmise des marchés sur nos sociétés et les politiques de l'OMC, du FMI, de la Banque mondiale et du G8 conduisent à l'épuisement des humains comme à celui de la nature.

Pour lutter contre ces causes structurelles, il apparaît indispensable de proposer des solutions à la hauteur des enjeux. Or les propositions qui émanent des groupes de travail du Grenelle de l'environnement, si elles tracent des pistes intéressantes, n'évoquent que très peu les moyens financiers immenses et les bouleversements économiques que leur mise en œuvre nécessiterait. Dans ce contexte, vous courez un grand risque, monsieur le ministre d’État, madame la secrétaire d’État, celui de retrouver demain ces propositions dans un bocal empli d’alcool de serpent, bocal portant étiquette : Grenelle de l’Environnement. On posera le bocal sur une cheminée : il servira à l’édification de la jeunesse.

Je n'ai pas le temps nécessaire pour reprendre l'ensemble des propositions : c’est pourquoi je n'évoquerai que quelques exemples émanant des différents groupes de travail.

Ainsi, le groupe de travail n° l propose un plan national de développement du fret non routier, accompagné d'un durcissement de la réglementation sur les poids lourds avec la réduction de leur vitesse maximale et la création d'une taxe kilométrique.

Il s'agit certes de bonnes propositions. Mais a-t-on réellement conscience que leur application nécessitera un effort remettant en cause le cadre du libéralisme qui est celui de l'Europe tout entière ? La logique libérale impose en effet de réduire le réseau ferroviaire aux modes et aux lignes les plus rentables, favorisant ainsi l'accroissement du tout routier.

Le dernier événement en date illustrant cette orientation est la décision de la SNCF de fermer au transport de marchandises, dès novembre prochain, 262 gares dont celles du Mans, de Poitiers, de Saint-Pierre-des-Corps ou encore de Limoges. Le Gouvernement est bien responsable de ce choix puisque la SNCF est un établissement public sous tutelle directe de l’État. Dans le même temps, le Gouvernement décide de bloquer les crédits européens pour l’étude de la liaison TGV Lyon-Turin, alors même qu’en vingt ans le fret ferroviaire entre l’Italie et la France est passé de 39 % à 15 %. Ces deux décisions n’ont rien de fortuit puisqu’elles s’inscrivent dans la logique du plan Véron, lequel a déjà conduit, en trois ans, à un recul du fret ferroviaire de 13 % en volume.

Seule une logique de service public qui tourne le dos à celle de la rentabilité à court terme est à même de répondre de façon cohérente aux problèmes écologiques. Seul l’État est à même de débloquer les 10 milliards d’euros nécessaires à la mise en place d’un réseau de fret ferroviaire digne de ce nom. Une telle volonté verra-t-elle le jour alors que la baisse des dépenses publiques est érigée en dogme ?

Les exigences écologiques, à savoir la réduction des transports les plus polluants, les plus destructeurs et les plus coûteux en énergie, nécessitent le développement des transports publics de voyageurs comme de marchandises. Ces exigences rejoignent celles, sociales, d’un transport bon marché, servi par un réseau irriguant tout le territoire, et elles impliquent des niveaux de salaires et des normes de travail acceptables.

Le groupe de travail n° 4, pour sa part, recommande de développer « beaucoup plus fortement » les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, fixant notamment pour objectif l’augmentation des surfaces destinées à l’agriculture biologique de 1,8 % à 6 % d’ici à 2010. Il propose également une réduction de l’usage des pesticides.

Comment, toutefois, adopter ces mesures qui vont dans le bon sens – qui vont dans le bon sens, j’insiste –, en gommant le contexte économique dans lequel évolue l’agriculture ? Une fois encore, cet exemple confirme notre analyse selon laquelle les logiques économiques dominantes surexploitent la nature et réduisent dans le même temps des emplois. Ainsi, l’agro-industrie contribue à la désertification des campagnes tant en termes d’espaces – en réduisant la variété des paysages et la biodiversité –, qu’en termes humains avec la perte des emplois agricoles. Il n’est d’ailleurs pas anodin que la plupart des mouvements agricoles prennent progressivement conscience qu’une politique de protection de l’environnement ne peut se conjuguer avec une agriculture vivante que si elle rompt avec l’ordre établi.

Comment, en effet, prétendre développer les bonnes pratiques sans remettre entièrement en cause le système agroalimentaire ? Les paysans, étranglés, sont bien obligés d’utiliser engrais et pesticides s’ils veulent tout simplement survivre. Or cette dégradation continuelle de la situation économique et sociale de l’agriculture n’est pas la conséquence de contingences climatiques sur lesquelles nous n’aurions aucune prise, elle est la conséquence des réformes successives de la politique agricole commune, qui s’inscrivent dans le sillon de la libéralisation des échanges dictée par l’OMC. Aussi, seule une authentique préférence communautaire et seule une aide aux exploitations les plus vulnérables – qui sont par ailleurs celles qui participent le plus à l’aménagement du territoire, donc aux équilibres environnementaux –, permettront un retour à des prix rémunérateurs et une rupture avec un type d’agriculture aux effets désastreux pour nos territoires.

Le groupe de travail n° 5, cherchant à promouvoir une démocratie écologique, propose, quant à lui, de veiller à la transparence des décisions publiques, de confier de nouvelles missions, dans le domaine de l’environnement, aux comités d’entreprise, et de donner un nouveau statut aux acteurs de l’environnement grâce, notamment, à une meilleure représentation au sein du Conseil économique et social.

Ces propositions, certes globalement positives, sont-elles bien à la hauteur de l’enjeu démocratique que présente la question ? La crise écologique exige, je l’ai dit, la prise en compte de contraintes sur le très long terme, les rythmes naturels appartenant à des temps différents de celui, très court, du marché. Contraintes écologiques et besoins humains exigent conjointement de nos politiques qu’elles intègrent ces temps longs qui relèvent de la solidarité intergénérationnelle.

Pour cela – et je m’adresse plus particulièrement au président de la commission des affaires économiques –, il est indispensable de réhabiliter la planification, mais sous une forme résolument démocratique. Il n’y aura pas de démocratie écologique digne de ce nom tant que les grandes orientations à long terme dans le domaine environnemental ne feront pas l’objet d’un débat large, approfondi et constant. Plus que jamais, il nous manque une démarche prospective à laquelle les citoyens seraient associés.

D’un tel débat, aucune grande question ne doit être évacuée. Par exemple, la place du nucléaire dans le bouquet énergétique ou celle des OGM dans l’agriculture doivent faire l’objet d’une large consultation dans l’opinion elle-même. Quant aux déclarations péremptoires de différents ministres sur ces deux sujets avant même que les conclusions du Grenelle de l’environnement ne soient tirées, ne montrent-elles pas que le Gouvernement cherche au contraire à éluder les sujets les plus épineux, suivant la technique bien connue selon laquelle on affirme tout changer pour que rien ne change ?

Ce qui est valable au niveau national l’est d’ailleurs tout autant à celui des entreprises. Tant que les salariés ne seront pas associés aux orientations de leur entreprise, les logiques anti-écologiques de court terme prévaudront sur la santé des travailleurs comme sur la protection de la nature.

Je terminerai, monsieur le président, en affirmant que, vous l’avez compris, je ne crois guère au miracle d’une écologie d’accompagnement du libéralisme. La question écologique implique une réflexion sur le type de développement économique que nous devons adopter, sur l’organisation de la société et sur son fonctionnement. De vrais changements impliqueront une intervention très forte de la puissance publique, avec des lois, des taxes, des politiques interventionnistes s’appuyant sur un secteur public – en particulier de l’énergie – puissant et, évidemment, sur une intervention citoyenne renforcée.

La crise écologique implique des transformations radicales dans la façon de produire, de consommer, de répartir les richesses.

Pour conclure, je rappellerai que, pour l’heure, le Gouvernement a annoncé qu’à la suite du Grenelle de l’environnement, il formulera un plan d’action d’une vingtaine de mesures.

Pour les députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, fidèles en cela au concept même de « Grenelle », il eût été préférable que ce plan ne soit pas, de fait, décidé « depuis en haut » mais qu’il soit directement issu d’une réelle négociation, menée jusqu’au bout avec les organisations impliquées. Les députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine resteront par conséquent vigilants, de manière que le Parlement prenne toute sa place dans la discussion, et ils s’impliqueront pour que les mesures élaborées reçoivent une traduction concrète.

Certes, nous nous impliquerons en toute lucidité – mais René Char ne disait-il pas que « la lucidité est la blessure la plus proche du soleil » ? (Applaudissements sur les bancs du groupe de la Gauche démocrate et républicaine et du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.)

 

lundi 08 octobre 2007, a 21:33
Interview de Bernard Henri Levy .
 

Interview de Bernard Henri Levy : la gauche vue des beaux quartiers est une impasse de Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF

A l’occasion de la sortie d’un livre à charge sur la gauche « ce grand cadavre à la renverse », Bernard-Henri Lévy dans nombre d’entretiens parues dans la presse donne sa vision de la gauche française.

Le philosophe se dit disponible pour combattre la politique de Nicolas Sarkozy sur l’immigration. Malheureusement, vue des beaux quartiers, la gauche version BHL est une impasse.

Afficher sa volonté de distinguer le « bon » du « mauvais libéralisme », relève de ces lieux communs qui conduisent aujourd’hui certains à penser que l’avenir de la gauche est à droite. La capitalisme génère par nature, chômage, précarité et ingalité, et il est choquant qu’un personnalité publique se revendiquant de gauche s’y résigne.

Du haut de sa tour d’ivoire, Bernard Henri Levy oublie l’essentiel de la raison d’être de la gauche. Dans la tourmente actuelle, la gauche a le devoir de s’attaquer aux causes des dégâts infligés à la immense majorité de nos concitoyens victime de la recherche effrénée de profits de quelques uns.



De : Olivier Dartigolles
lundi 8 octobre 2007
 

lundi 08 octobre 2007, a 21:12
L'industrie militaire pas concernée par l'environnement .
 


he oui, le grenelle de l’environnement, peu importe la portée des décisions prises à son terme ne remettra pas en cause le droit de tuer par balle, et par pollution l’armée française et les armées du monde.

je ne sais pas quel est le volume de fuel consommé chaque année par l’armée française, et je n’ose pensé à la consommation des troupes américaines en irak.

parlons de l’armée dans ce grenelle !!

judecannes



De : judecannes
lundi 8 octobre 2007
 

lundi 08 octobre 2007, a 18:29
Le licenciement facile .
 

Le licenciement facile, une idée fixe du patronat Droit du travail . Hier, le patronat a maintenu sa position sur les ruptures de gré à gré, malgré l’hostilité syndicale.

Les syndicats sont sortis plutôt inquiets de la troisième séance de pourparlers avec le patronat sur le marché du travail. Ils ont hier échangé sur ce qui constitue le noyau dur pour le MEDEF, la CGPME et l’UPA : la rupture du contrat de travail. Denis Gautier-

Sauvagnac, négociateur pour le MEDEF, a reconnu que ce chapitre est « délicat », rappelant d’emblée que « la rigidité du Code du travail est un obstacle au développement de l’emploi ». Le débat s’est concentré sur la proposition patronale d’instaurer un nouveau mode de rupture. La « séparabilité négociée » serait une transaction par laquelle employeur et salarié se mettraient d’accord pour se séparer, sans possibilité de recourir aux juges sauf en cas de « vice de consentement », c’est-à-dire s’il est prouvé que l’employeur a fait pression pour faire signer le salarié. « Mais, s’il n’y a pas de reproche réciproque et si le salarié accepte le reçu pour solde de tout compte, il n’y a plus de recours aux juges », a précisé le chef de file de la délégation patronale.

Les syndicats ne sont pas du tout d’accord avec cette idée. Même dans leurs nuances, ils exigent que soit préservée l’obligation de motiver un licenciement ainsi que la possibilité de contester son licenciement devant les juges. Maryse Dumas, négociatrice pour la CGT, en fait une condition sine qua non car « ce que propose le MEDEF ferait éclater toute la législation sur le licenciement ». « On n’est pas là pour accompagner les ruptures de contrat de travail. Le MEDEF veut offrir un léger pécule et se décharger de toute responsabilité. Si les syndicats ne parviennent pas à élaborer de contre-proposition, cela passera », a commenté Gabrielle Simon, négociatrice pour la CFTC. Pour que la rupture ne soit plus vécue comme une insécurité, « il faut mettre le juge des prud’hommes au centre de la procédure », a réclamé Stéphane Lardy. Comme la CGT, le négociateur de FO a regretté que « le MEDEF ne bouge pas d’un iota sur la séparabilité », espérant même que l’organisation patronale « n’essaie pas de rendre les organisations syndicales responsables d’une rupture de la négociation ». Moins sévères, la CFE-CGC et la CFDT ont trouvé matière à négocier même si les deux syndicats regrettent le déséquilibre entre la sécurisation pour les entreprises, très développée, et le peu de garanties offertes aux salariés.

Paule Masson

l'Huma du  06 / 10 / 07

 

lundi 08 octobre 2007, a 17:48
H A L T E !
 


Halte à la libéralisation de l’énergie européenne !

Merci de diffuser la pétition pour des services publics de qualité, accessibles à tous !

La Commission européenne a présenté le 19 septembre 2007 son projet de libéralisation de l’énergie européenne. Elle persiste dans sa volonté de libéraliser le marché de l’énergie dans tous les Etats membres bien qu’il y ait peu de preuve que cela entraînera une baisse des prix et une augmentation de la qualité pour les consommateurs. Il n’est pas sûr que ce projet soit cohérent avec les objectifs de protection des consommateurs et de développement durable.

La Commission ne connaît qu’une réponse aux problèmes : plus de concurrence. Des solutions satisfaisantes doivent être trouvées pour protéger les travailleurs et les citoyens.

Halte à la libéralisation de l’énergie !
Merci de diffuser la pétition pour des services publics de qualité, accessibles à tous !



De : CES
lundi 8 octobre 2007
 

lundi 08 octobre 2007, a 17:08
L'Assemblée met son nez dans la Françafrique .
 


L’Assemblée met son nez dans la Françafrique (video)

de Mathieu Szeradzki

En créant une mission d’information sur la politique africaine, les députés empiètent sur le "domaine réservé" de l’Elysée.

La commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale vient de créer une mission d’information sur la politique africaine de la France. Cette intrusion du Parlement dans un domaine traditionnellement réservé à l’Elysée étonne.

C’est Axel Poniatowski, député UMP du Val-d’Oise et président de la commission, qui a pris cette initiative. La mission sera présidée par Jean-Louis Christ, député UMP du Haut-Rhin, qui se défend de toute influence élyséenne�: "Nous travaillons en toute indépendance, nous n’avons reçu aucun ordre".

L’élu alsacien ne cache pas ses ambitions�:

"Nous allons peut-être, petit à petit, percer les secrets et l’hermétisme qui entourent ces relations. Nous avons tous besoin que les relations avec l’Afrique soient des relations claires, transparentes, et tournées vers l’avenir, et nous espérons que le vent de réforme insufflé par Nicolas Sarkozy atteindra l’Afrique."

La politique africaine de Sarkozy encore mal définie

Sortir d’une relation de "charité" pour mettre sur pied un véritable partenariat, tel est le but déclaré des parlementaires. Doit-on y voir un désir de concurrencer la cellule africaine de l’Elysée? Souvent critiquée parce qu’elle échappe à tout contrôle parlementaire et ne brille pas par sa transparence, elle reste attachée historiquement aux "réseaux Foccart", du nom du "Monsieur Afrique" de la Ve République.

Depuis quelques mois, la politique africaine de la France est sujette à des turbulences. D’une part, Nicolas Sarkozy donne le ton par ses discours répétés sur la rupture avec l’ancien système avec, à titre d’exemple, l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les biens "mal acquis" de chefs d’Etat africains. D’autre part, le discours de Dakar sur "l’homme africain", les visites aux "vieux amis" de la Françafrique, les références à Jacques Foccart, sont autant de signes d’une certaine continuité. La volonté affichée de redéfinir les relations entre la France et l’Afrique laisse donc beaucoup d’observateurs sceptiques.

Les députés ne veulent plus être "les dindons de la farce"

L’initiative des parlementaires changera-t-elle la donne? En tout cas, pour William Bourdon, avocat et président de l’association Sherpa, les députés, de droite ou de gauche, en ont assez d’être "les dindons de la farce" en matière de politique africaine.(Voir la vidéo.)

Une telle entrée des parlementaires dans un domaine traditionnellement confisqué par l’Elysée est une avancée institutionnelle importante. Mais les députés auront-ils assez de liberté d’action pour changer des pratiques vieilles comme la Ve République?

4http://www.rue89.com/2007/10/07/las...



De : Mathieu Szeradzki
lundi�8�octobre�2007
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lundi 08 octobre 2007, a 12:16
TAXATION DES STOK-OPTIONS .
 

Taxation des stock-options : Le PCF appelle le patronat à ne pas s’arc-bouter sur ses acquis

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 8 octobre Avec les derniers rebondissements dans l’affaire EADS, les stock-options se retrouvent une nouvelle fois au coeur de l’actualité. A tel point que la Présidente du Medef est monté, elle-même, au créneau pour dire son hostilité à une hausse de la fiscalité sur les stock-options. Dans un contexte d’aggravation des inégalités et de généralisation accrue des précarités, il y a quelque chose de choquant à voir le patronat arc-bouté sur ses acquis.

Laurence Parisot n’a aucun problème pour demander un effort aux salariés, mais c’est une autre affaire quand il faut appeler les patrons à renoncer à leurs acquis.

Le Président de la République n’a nul besoin de dégainer un grenelle des stock-options, la solution est toute trouvée : les stock-options doivent être taxées au même niveau que le travail. C’est le Président de la cour des comptes lui même qui en a fait la proposition.

Plutôt que de défendre les acquis corporatistes des « top manager Â», Laurence Parisot ferait mieux d’appeler ses troupes à enfin rentrer dans la très moderne ère de la solidarité nationale. Mais peut-être qu’elle ne place des intérêts de classes au-dessus de l’intérêt général.

Parti communiste français

Paris, le 8 octobre 2007.

 

lundi 08 octobre 2007, a 11:55
Jean-Marie le Pen victime d'un affreux plagiat de Fillon,le premier ministre...
 


de Joël Heirman

François Fillon 0a déclaré que les tests ADN sont un détail dans la loi... Quelle horreur, il a belle allure le mouvement pépublicain avec des propos pareils... La droite décomplexées se décomplexe un peu trop à droite à mon goût...

"Un détail," ne sont pas deux mots lancés de manière anodine, ce n’est pas courant, c’est un clin d’oeil, un pastiche, que sais-je?

Jean-Marie le Pen avait déclaré en 1987, on fête d’ailleurs les vingt ans de ce propos : "Les chambres à gaz sont un détail de l’histoire." Il a été condamné et frappé d’inégilibilité à temps, à cette époque. Fillon y va de son commentaire paraphrasant le plus célèbre de nos nationalistes, lui dont on ne parlait pas du fait de son inutilité aux yeux de son mentor, Nicolas Sarkozy. Il n’a rien trouvé de plus abject pour faire parler de lui? Hommage à le Pen ou plagiat?

"Quand vous regardez un seul élément de quelque chose, ça s’appelle un détail", a justifié samedi la député UMP Nadine Murano. "Une tache sur un manteau, un bouton sur une veste, c’est un détail par rapport à la couleur du vêtement !" Nadine Murano aurait il y a vingt ans fait une très bonne plaidoirie à la défense de le Pen... Mais les propos extrémistes de cette petite député de Toul ne sont pas les premiers... Si c’est réellement un détail, pourquoi tiennent-ils particulièrement à conserver l’amendement Mariani... Quel gouvernement brouillon !!! C’est pathétique tant de dilettantisme !!! Qui se moquait de ses adversaires pendant la campagne?dans les

Le doute n’est plus vraiment permis, à savoir ce qu’auraient fait ces gens du gouvernement et dans quel camp se seraient-ils placés, moments les plus sombres de notre histoire contemporaine...

Personnellement, j’ai dix sans-papiers qui attendent la Libération, de 2012, dans ma cave...

On n’a pas fini de rire noir...



De : Joël Heirman
lundi 8 octobre 2007
 

lundi 08 octobre 2007, a 10:22
Groupe communiste ( Sénat ): VIDEO A VOIR !!!
 

  Sénat : Guy Fisher - Sénateur PCF - intervient sur la réforme des régimes spéciaux
Mis en ligne : 2 octobre
 > Guy Fisher - Sénateur du Rhône
http://www.dailymotion.com/swf/782lfR3r6dgJRlWaM

lundi 08 octobre 2007, a 09:55
E A D S .
 

EADS : Un gouvernement impliqué dans une affaire politico-financière ne pourrait pas se maintenir Contrairement aux affirmations de Thierry Breton, et au démenti de Christine Lagarde, le quotidien Le Monde a révélé le contenu d’un procès verbal d’une réunion de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignation daté du 12 juillet 2006. Il est précisé dans ce document que « dans le cadre des dispositions prévues par le pacte d’actionnaires, l’Etat a autorisé la Caisse des dépôts à procéder à cette acquisition Â».

Alors qu’EADS a décidé d’un plan massif de licenciement, le plan power 8, le soupçon de délit d’initié est déjà insupportable. Mais quand s’ajoute la possible complicité de l’Etat, et plus particulièrement de la droite au pouvoir, c’est un véritable scandale d’Etat.

On avait déjà bien compris que le gouvernement était très tolérant avec la criminalité en col blanc avec la tentative de dépénalisation du droit des affaires par Rachida Dati.

Si les faits sont avérés, quelle est, alors, la légitimité d’un gouvernement qui sombre dans les magouilles affairistes ? De la même façon, quelle est la légitimité d’un gouvernement qui couvre ces basses tâches ?

Il y va de la crédibilité et de la légitimité de ce gouvernement non seulement de s’expliquer. Etant donné qu’il est inimaginable que la France soit dirigée par un gouvernement qui sombre dans les affaires politico-financières, si les faits sont avérés, il ne pourrait pas se maintenir.

Parti communiste français

Paris, le 7 octobre 2007.

 

samedi 06 octobre 2007, a 17:23
Virer sans motif et sans contestation .
 

Licenciement . La négociation sur le contrat de travail aborde ce matin la rupture de gré à gré. Le MEDEF veut en finir avec les droits collectifs. Les syndicats veulent tous les renforcer.

Rompre le contrat de travail sans être obligé de procéder à un licenciement ou, mieux, décider en tête-à-tête de se séparer à l’amiable, c’est l’objectif que poursuit de manière obstinée le MEDEF dans la négociation sur la « modernisation du marché du travail ». À chaque nouvelle réunion, le texte patronal soumis aux syndicats avance un pion. Le 14 septembre, il a proposé d’allonger la période d’essai, sur le modèle du CNE dans lequel l’employeur peut licencier sans motif pendant deux ans. Le 21 septembre, il a suggéré d’ouvrir des possibilités de rupture du contrat sans licenciement. Ce matin, le patronat met sur la table sa proposition phare : instaurer une « rupture sans reproche réciproque » (voir ci-dessous).

Une franche

hostilité syndicale

Si le MEDEF a reçu un franc soutien du président de la République, qui le 30 août dernier lors de son université d’été se déclarait favorable « à la possibilité d’une séparation à l’amiable dans les entreprises », il se confronte à la franche hostilité des syndicats. Aucun n’est prêt à accepter la rupture de gré à gré. Lors d’un débat sur l’avenir du contrat de travail qui a réuni mercredi la CGT, la CFDT et la CFE-CGC au Salon des comités d’entreprise (Socialog) à Paris, la même inquiétude s’est exprimée contre « la volonté d’amener tellement de souplesses que le contrat de travail va se décliner à la mode anglo-saxonne », a regretté Gérard Labrune, secrétaire général de la CFE-CGC. « Le patronat veut un maximum de flexibilité. Nous, nous voulons plus de sécurité pour les salariés », a-t-il ajouté.

« Quel que soit le motif de la rupture, démission, licenciement individuel ou collectif, il faut que l’employeur motive la décision et que le salarié puisse avoir recours aux juges », explique Maryse Dumas, négociatrice pour la CGT, qui voit derrière la demande patronale un moyen pour les employeurs « d’échapper à leurs responsabilités » de gestion prévisionnelle des effectifs ou encore de reclassement. Sans compter, dénonce-t-elle, que le MEDEF aimerait « ne plus avoir à fournir le chèque qui va avec les ruptures négociées, en faisant payer l’UNEDIC ».

Refus du tête-à-tête

salarié-employeur

Pour la CGT, la rupture négociée de gré à gré est un « piège », y compris du point de vue de l’aspiration individuelle à être considéré dans son emploi. « Vouloir être reconnu est tout à fait légitime, mais, pour l’être mieux, il faut renforcer la partie collective des droits », insiste la secrétaire confédérale.

La CFDT abonde aussi dans le sens d’une « réconciliation des protections individuelles avec des garanties collectives », souligne Marcel Grignard, secrétaire national. Pour lui, « refuser d’accepter le tête-à-tête salarié-employeur implique de construire un encadrement collectif des ruptures individuelles ». La confédération rappelle que 82 % des ruptures sont des démissions, dont beaucoup se négocient illégalement et « dans un face-à-face très déséquilibré entre l’employeur et le salarié », précise le document de la centrale qui développe 20 propositions. Loin d’entériner ce contournement de la loi, il faut au contraire que « tout licenciement soit motivé ». De même, « la rénovation du contrat de travail ne peut pas signifier la fin du recours aux juges », assure Marcel Grignard. La CFTC porte aussi l’idée d’une « convention de rupture » qui, à l’initiative de l’entreprise, serait assimilée à un licenciement, et, à l’initiative du salarié, donnerait droit à une « convention de projet professionnel » et aux allocations chômage. Mais « la séparabilité à l’amiable c’est considérer que les employeurs et les salariés sont sur un pied d’égalité, ce qui n’est pas vrai », notait Stéphane Lardy, négociateur pour FO, lors du démarrage de la négociation. D’où la réticence de certains à négocier une simplification des ruptures. « Attention à ne pas lâcher la proie pour l’ombre », prévient Maryse Dumas.

Paule Masson  

                             l' Huma du 05 / 10 / 07

 

samedi 06 octobre 2007, a 16:51
L'HUMANITE DIMANCHE !
 


Le hors série de l’HD sur GUEVARA... une merveillJe l’ai dans les mains, je l’ai lu et je vais le relire. Le CD est époustouflant. Ne le manquez surtout pas, ça remonte le moral et on comprend ce qui se passe en amérique latine. La graine a été plantée par le Che. JP

Viva Guevara : Un hors-série exceptionnel

de Bernard Duraud

accompagné du DVD : Parlez-moi du Che
un film de Pierre Richard et Jean Cormier
d’un poster inédit de Mustapha Boutadjine

Depuis son assassinat en Bolivie par les militaires boliviens et la CIA, le 9 octobre 1967, Ernesto Che Guevara hante les consciences. Au-delà des clichés, Che est toujours là. Mais que recouvre cette omniprésence à l’heure où la marchandisation et la (sur)médiatisation tendent à offrir une image aseptisée ou déformée d’un révolutionnaire hors norme ?

Que reste-il aujourd’hui des engagements, de l’internationalisme, des discours et des valeurs du Che ?

L’Humanité est repartie sur les traces d’Ernesto Che Guevara en éditant ce horssérie exceptionnel intégralement consacré à sa vie, à ses luttes et à ses oeuvres.

Cet événement éditorial de 84 pages paraît aujourd’hui dans les kiosques. Il revient sur la trajectoire d’un homme qui a marqué de son empreinte l’histoire de son temps, en donnant la parole à des témoins privilégiés.

On découvrira dans ce numéro des entretiens exclusifs : son compagnon de jeunesse, Alberto Granado, avec qui il a entrepris un voyage « initiatique » à travers l’Amérique latine, des guérilleros qui ont combattu avec « le Commandante » dans la Sierra Maestra cubaine, au Congo ou en Bolivie, des proches comme sa fille Aleida Guevara…

Des artistes tels que le réalisateur Walter Salles ou l’acteur Pierre Richard, et de nombreux intellectuels nous livrent également leur regard sur la représentation et l’apport du Che dans le monde contemporain. Che est toujours vivant.

Au sommaire   - El Che Vive ! Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité. - De la jeunesse à la révolution. Et Ernestito devint le Che. Entretien avec Alberto Granado. Le jeune Che rugbyman. Le témoignage de Fanny Edelman. L’Amérique latine, arrière-cour des États-Unis. - Parlez-nous du Che. Entretiens et points de vue avec Walter Salles, cinéaste ; Pierre Richard, réalisateur ; Jean Ortiz, universitaire ; Orlando Borrego, compagnon du Che ; Carlos Tablada, chercheur ; Michaël Löwy, sociologue ; Fernando Martin Heredia, universitaire ; Aldo Isidron, journaliste ; Samir Amin, économiste ; Régis Debray, philosophe ; Harry Villegas, compagnon du Che ; Ignacio Ramonet, journaliste ; Frei Betto, écrivain et prêtre ; Alessandra Riccio, universitaire. - Les images exclusives du photographe Liborio Noval. - Le reportage de Patrick Bard sur les routes du Che. - La rencontre avec Aleida Guevara, la fille du Che. - Les jeunes et le Che. Nos reportages à travers la planète Che en France, sur les traces de « l’icône » en Argentine et à Cuba. - Bibliographie et filmographie.   En vente chez votre marchand de journaux   Vente par correspondance   - Hors-série Viva Guevara et son DVD 10,60 euros   - Tee-shirt El Che Vive ! 8,50 euros Préciser la taille S, L, M, XL, XXL     - Offre spéciale Hors-série + tee-shirt 17 euros au lieu de 19,10 euros Ces tarifs s’entendent frais de port compris.

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De : JP
vendredi 5 octobre 2007
 

samedi 06 octobre 2007, a 16:24
Groupe communiste ( Sénat )
 


          Franchises médicales : le gouvernement taxe les malades pour augmenter les profits des patrons et des actionnaires Par Guy Fischer - 29 Septembre 2007 Avec les franchises médicales, dont le plafond pourrait être fixé à 50 euros par an et par patient, le Président SARKOZY entend mettre une nouvelle fois à contribution les malades. "Qui ne peut pas payer 4 euros par mois ?" disait récemment Mme Roselyne Bachelot, traduisant bien l’arrogance de ce gouvernement. C’est une manière d’introduire une modification sans précédente dans la tradition française qui se fonde sur la solidarité nationale entre malades et bien-portants. Les franchises, c’est punir les gens qui sont malades.

Et le fait que Sarkozy prétende affecter le rendement attendu, environ 800 millions d’euros, à son grand plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer cache mal la supercherie et le choix idéologique dont il s’agit. Supercherie car les personnes les plus affectées par la maladie - dont les malades d’Alzheimer - seront taxées elles aussi à chaque acte médical que nécessite leur état de santé. Choix idéologique, car le président de la République a fait voter par le Parlement en juillet un train de mesures fiscales de 14 milliards de cadeaux au patronat sous forme de nouveaux allégements de charges, et aux ménages les plus fortunés ; le déficit de la Sécurité sociale n’est donc qu’un prétexte utilisé depuis plusieurs années pour faire payer les assurés.

Enfin et surtout, cette mesure scélérate s’inscrit dans un objectif d’ensemble qui vise à l’abandon progressif de notre système d’assurance maladie solidaire pour adopter une logique d’assurance individuelle privée.

Contre les franchises, et pour défendre la "Sécu", acquis de la Résistance, je soutiens sans réserve les partis, syndicats, collectifs qui organisent le samedi 29 septembre prochain des rassemblements dans toute la France. Je serai leur porte-parole au sénat lors de la discussion d’un projet de loi de financement de la sécurité sociale qui consacre l’avènement d’une protection sociale à deux vitesses.

 

vendredi 05 octobre 2007, a 21:01
Travailleurs polonais en détresse à DINAN .
 


Communiqué de presse

La CGT a été sollicitée par un salarié polonais détaché dans une entreprise de DINAN. Il s’agit de la société "PASDELOU GALVA" située à QUEVERT. Cette entreprise a fait venir plusieurs salariés par l’intermédiaire d’un bureau de recrutement situé en POLOGNE.

Ces salariés sont arrivés en avril 2006 pour effectuer des travaux de soudure et des promesses de contrats en CDI leur on été faites.

Depuis leur arrivée en France, leurs droits ne sont pas respectés. Il en ainsi du paiement d’une partie des salaires et de la majoration des heures supplémentaires. Il n’est pas rare qu’ils effectuent un volume d’heures mensuel de 240 heures. 10 h/jour de lundi à samedi).

Les salariés ne disposent pas :

• de copie en langue d’origine de leurs bulletins de salaire • de copie de leur contrat de travail en langue d’origine

Ils sont sous la menace du licenciement, subissent pressions et menaces. Ainsi, l’employeur refuse de valider la licence de soudeur du salarié. Ce dernier se retrouve à la rue aujourd’hui et c’est grâce à la CGT qu’il peut se loger, se restaurer et subvenir à ses besoins élémentaires.

A travers ce dossier, nous supposons l’existence d’un trafic de travailleurs organisé depuis la Pologne dans le but de répondre aux besoins d’un patronat local avide de main d’œuvre bon marché et corvéable à merci.

Ces faits ne sont que les premiers éléments qui ressortent de ce premier contact. Ce nouveau scandale met une nouvelle fois en exergue le délit de marchandage organisée par des réseaux facilement identifiables.

Les pouvoirs publics ont été alertés. Ainsi la Préfecture du département a été saisie le 3 octobre ainsi que la DDTE. Un courrier a été envoyé aux autorités le 4 octobre.

Les pouvoirs publics doivent mettre les employeurs face à leurs responsabilités et par là même faire le ménage parmi les employeurs pour reprendre l’expression utilisée par un de leurs représentants de Bretagne. En effet, dans un article de Ouest France du 10 septembre dernier, monsieur Jean-Yves TOUPIN indiquait : « nous nous inscrivons résolument contre toute forme de travail illégal. Les entreprises doivent respecter les conventions et obligations relatives aux lois de la sous-traitance Â».

La CGT condamne tout moyen visant à opposer les uns aux autres les travailleurs de l’Union européenne au nom de la compétitivité des entreprises. Elle luttera sans relâche contre tous les actes mafieux perpétrés dans les Côtes-d’Armor. Certains employeurs ne sont pas étrangers à cette situation d’état de non droit.

La CGT exige que dans le cadre des passations de marché soit intégrée des clauses de sauvegarde qui renforcent la protection juridique des salariés.

Dans ce cadre :

• Les donneurs d’ordres, en cas de défaillance du sous-traitant, doivent prendre en charge le paiement des rémunérations, des cotisations sociales et des contrats de travail.

• Les organisations syndicales doivent disposer d’un droit de regard sur les passations de marché afin de faire obstacle à toute dérive.

• Il faut interdire la sous-traitance en cascade

Plusieurs rapports de la DILTI (Délégation Interministérielle de Lutte contre le Travail Illégal) et de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) dénoncent les pratiques frauduleuses des donneurs d’ordres qui consistent à faire baisser les coûts de production en détournant les lois sociales et à fragiliser la protection sociale en omettant de verser les cotisations obligatoires. L’IGAS et la DILTI préconisent une réforme du droit commercial en exigeant l’insertion de critères sociaux dans les contrats commerciaux.

La justice et l’équité, tant prônées ces derniers temps, supposent que des dispositions soient prises le plus vite possible. En premier lieu, il convient que les salariés étrangers du Pays de Dinan soient rétablis dans leurs droits.

Saint-Brieuc, le 4octobre 2007

Union départementale des Côtes D’Armor
17 rue Vicairie – 22100 Saint Brieux
Téléphone : 02 96 68 40 60

0

De : CGT Côtes D’Armor
vendredi 5 octobre 2007

vendredi 05 octobre 2007, a 19:00
Quand l'ex numéro 2 du MEDEF dit tout haut ce que les autres pensent tout bas .
 


ce qui suit est un article du Magazine Challenges | 04.10.2007 |, il nou invite à " Réagir à cet article " Je crois que la meilleure réaction sera l’ampleur et la détermination de ce qui peut s’engager le 18 octobre.

"Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...

A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! A l’époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d’obtenir des avancées - toujours qualifiées d’« historiques Â» - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises. Ce compromis, forgé aune période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc. Cette « architecture Â» singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d’un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires. Le problème de notre pays est qu’il sanctifie ses institutions, qu’il leur donne une vocation éternelle, qu’il les « tabouise Â» en quelque sorte. Si bien que lorsqu’elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d’une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s’érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après guerre apparaissent sacrilèges. Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui s’annonce. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d’entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs n’est pas un problème qu’en psychanalyse."

par Denis Kessler Qui fut en son temps le théoricien de la casse de la Sécu et négociateur du Medef



De : GH75
vendredi 5 octobre 2007

vendredi 05 octobre 2007, a 18:17
Vendredi 5 octobre 2007
 

Appel a venir ce soir 18 heures rue de la banque métro bourse le rassemblement est maintenu ce soir a 18 heures

effectivement le quartier a été bouclé devant la bourse. les familles sont sorties à 13h, le temps de faire 3 pas, bouclage de chaque coté.

cela a permis aux médias de venir,merci aux flics pour la pub spontanée, l’AFP étant juste en face, ils ont tout de suite lancé l’information .les radio et télé de suite venues la Boutin et le Sarko cela les agace.

1 heure de slogans et tout le monde a réinvesti le ministère de la crise du logement , ce soir 18h., en espérant qu’un rassemblement pourra se faire car ils coupent très vite toute entrée dans la rue de la banque. ( métro bourse), si bouclage de la sortie, métro 4 septembre ou opéra ou palais royal

Venez Nombreux-ses ce soir



De : solidarité avec les mal logé-es
vendredi 5 octobre 2007
 

vendredi 05 octobre 2007, a 17:52
Groupe communiste ( Sénat )
 

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L’hypocrisie des sénateurs de l’UMP à propos des tarifs réglementés d’EDFPar le groupe CRC - 01 Octobre 2007

Le Sénat examine aujourd’hui une proposition de loi visant à permettre à certains consommateurs, sous des conditions, restrictives de retourner aux tarifs réglementés de l’électricité et du gaz et seulement jusqu’en 2010. Il semblerait que quelques sénateurs de la majorité parlementaire tentent difficilement de trouver des garde-fous à la loi organisant la libéralisation totale du marché de l’énergie, texte pourtant voté par cette même majorité il y a à peine un an.

Les sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen attirent l’attention des consommateurs sur les dangers persistants d’une hausse de leur facture énergétique s’ils quittent les tarifs régulés. Ils espèrent que cette initiative ne constitue pas une manœuvre afin de satisfaire les intérêts d’opérateurs privés inquiets du faible nombre de contrats conclus, en rassurant les consommateurs et en les incitant à rejoindre les tarifs libres.

Enfin, ils estiment que les mesures proposées restent insuffisantes et ne règlent en rien la question fondamentale du maintien des tarifs réglementés. Ils considèrent que seule une maîtrise publique du secteur énergétique sera en mesure de protéger efficacement nos concitoyens contre une hausse abusive des tarifs et de garantir l’indépendance énergétique de la France. C’est pourquoi ils demandent que cette proposition soit accompagnée d’une renégociation des directives communautaires relatives au secteur de l’énergie et que EDF et GDF fusionnent dans un grand pôle public de l’énergie.



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vendredi 05 octobre 2007, a 09:22
DIJON : contre la loi " autonomie des universités " .
 

Assemblée Générale contre la loi “autonomie des universités” à la fac de Dijon

 

LOI « D’AUTONOMIE » DES UNIVERSITES : QUEL AVENIR POUR L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR NOTAMMENT DANS DES REGIONS COMME LA NOTRE ?

Cette loi s’inscrit dans une logique globale qui : engage de manière profonde et durable le désengagement de l’Etat met les universités en concurrence et en dépendance de financements privés.

L’autonomie des universités n’est donc qu’un leurre : contraintes de chercher des financements privés et de fonctionner comme des entreprises dont elles seront dépendantes ; formation, recherche et étudiants deviendront des marchandises. Dans toutes les disciplines, les secteurs considérés comme peu rentables économiquement par les entreprises ou les collectivités territoriales ne trouveront aucun financement. Les universités pluridisciplinaires comme l’université de Bourgogne, implantées dans des régions où les collectivités publiques ont des moyens limités – comme la grande majorité des régions – vont perdre progressivement leur potentiel de Recherche et par conséquent leurs cycles de Master et Doctorat.

Un recul de la démocratie :
Les différentes composantes, les personnels BIATOS, les étudiants seront sous­reprèsentés par rapport aux personnalités extérieures directement choisies par le président dans le nouveau Conseil d'aministration.

Les comités de sélection des enseignants ­chercheurs, remplaçant les commissions de spécialistes, dérogent au principe du recrutement par des pairs et favoriseront le localisme.
Pour l’ensemble des personnels, le président aura droit de veto sur leur affectation.

Une remise en cause des statuts et prècarisation des personnels : La précarité est généralisée avec l’introduction d’un article dans la loi - permettant désormais le recrutement de contractuels de catégorie A (enseignants ou BIATOS), sans limite, incluant donc des fonctions permanentes.
l’individualisation des charges d’enseignement et du salaire (salaire au mérite).

Des universités devenant des boîtes à diplômes locaux et à durée limitée
pour soigner leur image, les fondations ne subventionneront que les universités « prestigieuses »

les universités pluridisciplinaires vont perdre les secteurs qui ne débouchent pas sur des emplois immédiats dans les entreprises locales

l’université de Bourgogne deviendra un « collège universitaire » préparant à

des licences professionnelles à durée de vie limitée commanditées par les entreprises locales et les collectivités territoriales.

l’alignement sur les desidérata des pôles de compétitivité régionaux induit la régionalisation de la recherche (Université et EPST) et de l’enseignement supérieur

C’est le fond du texte de loi qui est à rejeter et pas seulement certains aspects !

L’Etat qui n’a pas rempli ses engagements financiers ces dernières années promet 0 poste pour 2008 ! Le désengagement de l’Etat est en cours. La loi « Liberté Responsabilité des Universités » le met en musique.

Cette loi n’est pas amendable, elle détruit les missions fondamentales de l’université publique, que sont :
la délivrance des diplômes nationaux reconnus durablement et permettant d’évoluer ensuite tout au long de sa carrière et non des diplômes pour trouver un travail rapidement mais aussi pour peu de temps
le lien entre les formations et la recherche, pas seulement appliquée mais aussi fondamentale, avec une visée scientifique à long terme et non pas simplement économiquement rentable à court terme
l’égalité d’accès à tous les niveaux de l’université quelle que soit son origine sociale ou géographique !

Par ailleurs la loi ne prévoit rien en matière d’allocations d’étude et de reconnaissance d’un statut de chercheur pour les doctorants. En revanche l’emploi précaire des étudiants, à la place de personnels titulaires qualifiés, dans les bibliothèques universitaires notamment, est instauré dans cette loi !

C’EST POUR L’ABROGATION DE LA LOI QUE L’UNITE LA PLUS LARGE DOIT SE FAIRE !

Etudiants et personnels ! Nous sommes tous concernés

Cette loi c’est : ● le désengagement de l’Etat ● la mise en concurrence des établissements ● le recul de la démocratie ● le développement de l’emploi précaire ● à terme la privatisation de l’enseignement supérieur et de la recherche

Assemblée Générale d’information-­débat et d’actions mardi 9 octobre à 12h amphi Roupnel (bât Droit ­Lettres)

Dès maintenant signez la pétition en ligne “des Cordeliers” http://www.universite­-recherche-­democratie.fr/phpPetitions/?petition=2

8http://recherche.dijon.free.fr – mail : recherche.dijon@laposte.net

De : Yann
vendredi 5 octobre 2007

 

jeudi 04 octobre 2007, a 22:56
Sarkozy soigne les affaires du patronat .
 

 

Justice . Le chef de l’État prône la dépénalisation du droit des affaires : s’agit-il d’un simple toilettage juridique ou d’instaurer l’impunité pour les patrons ? État des lieux.

Qui a dit : « Ce n’est pas un signe de force de l’État que de multiplier les sanctions pour appliquer les règles » ? Pas Nicolas Sarkozy, tout de même ? Eh bien, si ! Lui, l’apôtre de la « tolérance zéro » et des peines planchers, prône désormais la pondération. Rassurons-nous : ce ne sont pas les « racailles » et autres « délinquants multirécidivistes » que le chef de l’État, ex-avocat d’affaires, couve ainsi de sa nouvelle sagesse - judiciaire. Seulement ses amis du patronat, auxquels il a promis une « dépénalisation » du droit des affaires.

C’est une vieille rengaine, remise au goût du jour le 30 août, à l’université du - MEDEF, puis la semaine suivante, à l’occasion du bicentenaire du Code du commerce. Devant des assemblées conquises, Nicolas Sarkozy s’apitoie sur le sort des entrepreneurs français, victimes, à ses yeux, d’une « guerre judiciaire sans merci » qui découragerait les bonnes volontés. « Comment rendre aux Français le goût du risque et le goût d’entreprendre, argumente-t-il,si au risque financier,s'ajoute systématiquement le risque pénal ? si la moindre erreur de gestion peu vous conduire en prison ? »

Deux poids,

deux mesures

Applaudissement dans la salle, consternation au dehors. Les syndicats de magistrats, qui n’ont pas encore digéré la loi anti-récidive, dénoncent quant à eux une politique du « deux poids, deux mesures ». Sévère avec les petits, laxiste avec les puissants. Le PCF s’insurge contre ce « droit à géométrie variable », tandis que l’ex-magistrate Éva Joly, devenue conseillère anti-corruption en Norvège, en reste baba : « Je ne comprends pas un pays qui responsabilise ses enfants et ses fous et irresponsabilise ses élites. »

Ainsi, grands et petits patrons seraient donc traqués par les juges, empêcheurs d’entreprendre en rond ? Un fantasme, répondent les magistrats. « Déjà, on ne poursuit pas quelqu’un au pénal pour une simple erreur de gestion, rappelle Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (SM). S’il y a une peine, c’est que l’intention frauduleuse a été démontrée. Ensuite, vu le nombre de condamnations prononcées chaque année, on ne peut pas dire que l’on soit dans l’horreur judiciaire… »

En 2005 (derniers chiffres disponibles), les juridictions françaises ont infligé quelque 3,8 millions de condamnations pénales. Mais seulement 17 127 en matière économique et financière, soit moins de 0,5 % du total. Et près de 80 % de ces peines se réduisent à un emprisonnement avec sursis total ou une simple amende. « Ce sont des affaires complexes qui donnent toujours lieu à une instruction, ajoute un ancien magistrat du pôle financier parisien. Contrairement à la délinquance de rue, les accusés ne subissent jamais de mandat de dépôt à l’audience ou de comparution immédiate. »

Rien à voir, non plus, avec la sévérité en vigueur aux États-Unis. Outre-Atlantique, la justice n’a jamais hésité, comme dans les affaires Enron, WorldCom ou Adelphia, à infliger des dizaines d’années de prison à des chefs d’entreprise indélicats. « La plupart des grands pays sont beaucoup plus exigeants que la France sur la moralité des entreprises », constate notre magistrat. Un écart qui n’a fait que s’accentuer, ces dernières années, dans l’Hexagone. Où tout l’effort policier et judiciaire a été porté sur la délinquance de rue, au détriment de la lutte contre la corruption, bien moins médiatique.

Réformer l’abus

de biens sociaux

Voilà pour les principes. Sur le fond, difficile de savoir jusqu’où Nicolas Sarkozy entend placer le curseur de la dépénalisation, amorcée par le législateur en 2001. Pour cette nouvelle vague, un groupe de travail, réunissant magistrats, avocats et représentants du monde des entreprises, doit être mis en place par le ministère de la Justice. Il sera présidé par Jean-Marie Coulon, ancien premier président de la cour d’appel de Paris. « Il s’agit avant tout de moderniser le droit des affaires, de faciliter la vie des entreprises mais pas de dépénaliser l’ensemble », précise Guillaume Didier, le porte-parole de la chancellerie. La commission ne s’arrêtera pas au droit des affaires. D’autres domaines où des sanctions trop rigoureuses sont accusées de brider la liberté d’entreprendre sont visés : droit de l’environnement, de la consommation, ou encore droit social : le délit d’entrave à l’action des représentants du personnel, ou celui de prêt illicite de main-d’oeuvre sont dans la ligne de mire de juristes patronaux.

Plusieurs pistes de réflexion sont évoquées. Comme, par exemple, interdire les « doublons », les poursuites pénales lorsque des sanctions civiles ou administratives auront déjà été prises. Ou lorsque des pénalités financières auront été décidées par une autorité administrative (Autorité des marchés financiers ou Conseil de la concurrence, par exemple). Autre piste, réformer le symbolique abus de biens sociaux, à l’origine de la plupart des grandes affaires politico-financières. Non pas en le dépénalisant (« Ce serait trop gros », dixit un magistrat) mais en modifiant son délai de prescription. Comme tous les délits dits « occultes », il a été fixé à trois ans à partir de la découverte par un tiers de l’infraction. L’idée serait de le faire démarrer à partir de la commission du délit. « Comme ça, ceux qui ne seront pas vus, ne seront pas pris ! » peste Hélène Franco.

Double

discours

Ces propositions réjouissent le MEDEF, qui laboure ce terrain depuis une quinzaine d’années. « Nous ne voulons pas une dépénalisation de tout le droit des affaires, se défend la directrice juridique de l’organisation patronale. D’autant qu’il protège les entreprises qui respectent la loi, sur la contrefaçon ou le travail clandestin par exemple. » Le MEDEF prône toutefois un « examen dépassionné » du droit pénal, au nom de la sécurité et du pragmatisme. Son raisonnement : la justice pénale, lente pour les victimes, traumatisante pour l’entrepreneur mis en cause, ne garantirait pas toujours la bonne application de la règle. « Il est souvent plus efficace de passer par les sanctions administratives ou la justice civile pour garantir l’application de la règle. »

Michel Henry, avocat spécialisé en droit du travail, dénonce le double discours de l’organisation patronale sur la justice civile : « En droit social, la droite et le MEDEF cherchent justement à réduire la faculté des agents de recourir au juge : réduction des délais de prescription, multiplication des cas d’irrecevabilité, développement des ruptures de contrat qui interdisent les recours contre l’employeur. » Le tout au nom de la « sécurité juridique » des entreprises. Et s’il s’agissait simplement pour le patronat d’obtenir une justice en libre-service ?

Lucy Bateman et Laurent Mouloud

l'Huma du 01 / 10 / 07

jeudi 04 octobre 2007, a 22:05
Flextronics achève Solectron .
 

Électronique . En fermant trois usines, le groupe américain va mettre 1 500 personnes à la porte d’ici la fin de l’année.

« Je veux abréger vos souffrances. » C’est par ces mots que François Barbier, le patron de Flextronics France, a tenté de justifier le sombre avenir du site girondin de Canéjan. Lors d’un comité d’entreprise extraordinaire convoqué lundi pour officialiser le rachat de Solectron par Flextronics, deux scénarios ont été présentés au personnel par la toute nouvelle direction : soit la fermeture totale du site, soit, « au mieux », la suppression de 250 emplois. Le tout « d’ici trois à six mois ».

un coup de glas

L’usine spécialisée dans la fabrication de cartes électroniques ne serait pas rentable. « Les raisons invoquées sont le niveau particulièrement bas du chiffre d’affaires qu’ils ont comparé à la masse salariale, selon eux beaucoup trop élevée, et à la taille du site de production », explique Norddine Dahbi, représentant CGT. Pour la direction, même les marchés conclus avec les deux gros clients, Schneider et Thales, ne seraient pas suffisants pour assurer l’équilibre. Tailler dans l’effectif ou mettre la clé sous la porte, le PDG, François Barbier, a promis d’annoncer sa décision d’ici le 9 octobre, le temps de faire un tour des clients et de recueillir leur avis sur un possible transfert de la production.

Mais déjà les déclarations de Flextronics sonnent comme un coup de glas pour les 580 salariés qui ne s’attendaient pas à des décisions aussi rapides. Ces derniers ont donc massivement débrayé hier après-midi. « Jusqu’à maintenant, il n’y avait pas trop de solidarité car les gens ne voulaient pas se faire remarquer pour tenter de passer entre les mailles des huit derniers plans sociaux, constate le cégétiste. Maintenant tout le monde est concerné. » Encore près de 6 000 au début des années 2000, le personnel de Canéjan a réduit comme peau de chagrin, pour atteindre aujourd’hui les 580 postes fixes.

solution de reprise ?

« Nous n’avons pas bon espoir car nous avons le pressentiment que la décision de fermeture est déjà prise », a confié de son côté Maurice Bonnet, pour la CFDT, qui veut cependant faire vivre l’idée d’une solution de reprise. « Nos activités électroniques de petites séries n’ont pas vocation à être délocalisées et peuvent intéresser d’éventuels repreneurs. » Une possibilité à condition que Flextronics ne préfère pas démanteler et acheminer les chaînes vers d’autres usines du groupe, présent dans une trentaine de pays.

En rachetant Solectron pour 3,6 milliards de dollars, le groupe américain est devenu le fournisseur le plus diversifié de services de fabrication électronique et compte vite devenir le plus performant. Sur les trois sites Solectron passés dans son giron, Flextronics a déjà décidé en septembre la fermeture de l’usine de Châteaudun, en Eure-et-Loire, et celle de Laval en Mayenne. Spécialisées dans la fabrique de produits de pointe pour la téléphonie sans fil, ces dernières emploient plus de 1 000 personnes et vont fermer leurs portes d’ici le 31 janvier 2008.

Christelle Chabaud

l'Huma du 03 / 10 / 07

 

jeudi 04 octobre 2007, a 21:46
Une banalité effrayante .
 

C’est une histoire banale, en France, aujourd’hui. Une femme venant de Côte d’Ivoire arrive à Paris avec son fils de dix ans et sa fille de six ans, handicapée et gravement brûlée, avec la volonté de la faire soigner. Faute de moyens, elle est soutenue par France Terre d’asile puis le SAMU social qui se charge de son hébergement. Elle logera avec ses deux enfants dans un hôtel en région parisienne. Sa fille reçoit les premiers soins. Mais il faut encore du temps pour une opération de chirurgie plastique pour la « petite ». Et là, tout se dérègle. Les services sociaux ne suivent pas avec assez d’attention le dossier, alors que le directeur de l’hôtel les avait informés que, pour des raisons sanitaires, plusieurs familles d’immigrés, dont cette mère et ces deux enfants, devraient quitter l’hôtel au plus tard le 1er octobre. Résultat, sans autre forme de procès et sans que personne n’en mesure les conséquences, cette femme et ses deux enfants ont trouvé porte close avant-hier soir. Chacun se renvoie la responsabilité. En attendant, sans secours aucun, ils ont erré toute la nuit de lundi à mardi dans les rues de Paris sous la pluie. Seul, le Réseau Éducation sans frontières (RESF) alerté s’est porté à son secours au petit matin. C’est une histoire qui devient, et c’est cela qui est effrayant, presque ordinaire, banale et même quotidienne dans la France d’aujourd’hui. Que cela ne nous empêche pas, bien au contraire, de garder intact notre capacité d’être solidaire et de nous révolter. C’est le seul moyen de garder dignité et espoir.

Max Staat

l'Huma du  03 / 10 / 07

 

jeudi 04 octobre 2007, a 21:01
Secours d'urgence .
 


Secours d’urgence : une mission de service de public Les SDIS et les SAMU travaillent depuis des années en collaboration étroite, mais le système d’organisation des secours d’urgence connaît actuellement des difficultés liées à la dégradation de la permanence des soins libérale et de la garde ambulancière assurée par les compagnies privées.

Nous réaffirmons que cette mission de service public ne peut être assurée que par les services publics que sont les pompiers et les structures hospitalières d’urgence avec les SAMU. La délégation à des systèmes privés a montré ici ses limites, le résultat se traduit par une dégradation de la réponse aux besoins de la population.

Le dispositif d’urgence préhospitalière doit s’appuyer sur de véritables professionnels, secouristes et personnels hospitaliers, sans concurrence, chacun dans son domaine de compétence.

La régulation médicale par les centres 15, en interconnexion avec les centres 18, doit être la pierre angulaire du dispositif et rester la base de l’organisation pour l’engagement de moyens adaptés à chaque mission et pour une orientation hospitalière correspondant aux pathologies des patients.

Aujourd’hui la CGT dénonce l’utilisation d’ambulanciers privés qui ne sont pas en capacité de répondre correctement aux missions qui leur sont confiées, tant au niveau des délais que de la qualité de prise en charge. Le maillage territorial et les compétences professionnelles des sapeurs-pompiers sont sans équivalent pour assurer les secours d’urgence.

Les SAMU et les services d’urgences ne peuvent pallier toutes les carences de la permanence des soins et des systèmes ambulanciers privés. C’est pourquoi, nous réclamons la mise en place d’un système public d’ambulances rattaché aux SAMU permettant d’assurer le transport des malades en urgence après un diagnostic médical.

Seul un système organisé en réseau excluant toute problématique de facturation entre services publics peut assurer un système respectant l’égalité de traitement de la population quel que soit son lieu de résidence. Il s’agit d’un principe constitutionnel. Il est donc de la responsabilité de l’Etat de constater les dérives des textes mis en place en 2004 par les ministres Mattéi et Douste-Blazy du côté de la santé et Sarkozy du côté de l’intérieur. Il est donc nécessaire de faire évoluer les règles organisant le système en fixant précisément ce que doivent être les rôles et les missions des différents acteurs.

Les différentes organisations de la CGT, tant au niveau des sapeurs-pompiers que des hôpitaux, et l’AMUF vont travailler de concert pour élargir l’unité syndicale et faire aboutir ces revendications dans le cadre du service public.



De : CGT - AMUF
jeudi 4 octobre 2007
 

jeudi 04 octobre 2007, a 18:54
Mobilsation contre la casse de France Télévisions .
 


Les salariés et les syndicats de France Télévisions devront-ils désormais être d’attentifs lecteurs de la presse pour connaître la stratégie du Pdg ?

Dans les différentes instances des sociétés de France Télévisions, Comités centraux d’entreprise ou Comité de Groupe, le Pdg affirme aux élus et aux syndicats que « Rien n’a changé sur ses objectifs » et « que tout va bien avec la tutelle ».

Pas de quoi s ‘inquiéter en somme !

Mais si l’on en croit « Le Canard enchaîné » de ce matin, après avoir échoué dans ses demandes d’augmentation de la redevance ou d’obtention d’une seconde coupure publicitaire, le Pdg aurait un « Plan C ».

Une des dispositions de ce plan serait une modification législative qui verrait fusionner France Télévisions SA (holding du Groupe), France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO. Le Pdg aurait même confié à un cabinet d’avocats le soin de rédiger ce « projet » !

Au delà du fait que le Pdg semble aller au devant des demandes du Président de la République qui évoque dans sa lettre de mission à la Ministre de la Culture les modifications législatives à apporter au sein du paysage audiovisuel français, fusionner pour quoi faire ?

Une télévision de qualité ? Une BBC à la française ?

Pourquoi pas !

Mais le Pdg ne devrait alors pas oublier que la BBC emploie 10 mille personnes de plus que France Télévisions.

Or que proposerait-il dans sa « Réforme de gouvernance » ?

La suppression de 600 emplois par le jeu de départs en retraites (900 dont 1 sur 3 ne serait pas remplacé) !

Autres soumissions au Président de la République, le Pdg envisagerait « d’assouplir les règles relatives au temps de travail », « de refondre le régime des 35 heures », « de rémunérer au mérite »… avec à l’arrivée 50 millions d’euros d’économies par an.

Un vrai copié-collé des mesures néo-libérales et anti-sociales de Sarkozy.

Il paraît même que les conseillers du Pdg ont planché sur quantité de chantiers pour réformer les « rédactions nationales, le réseau régional de France 3, les chaînes internationales »….

Les syndicats et les salariés sont contents d’apprendre cela par la presse.

Le Pdg doit aujourd’hui s’expliquer devant les instances du Groupe.

Mais que ceux qui, à la Direction du Groupe ou des Filiales, au gouvernement ou ailleurs, souhaitent la mort des garanties collectives des salariés et la mort du service public ne s’y trompent pas : la CGT ne laissera personne casser les conventions collectives, supprimer des emplois, allonger la durée du travail et ne pas augmenter les salaires.

Au delà des salariés de France Télévisions, le combat qui va s’engager pour le développement du service public audiovisuel et de l’ensemble des autres services publics (énergie, transports, éducation, santé….) concerne tous les citoyens.

0

De : Le SNJ-CGT
jeudi 4 octobre 2007
 

jeudi 04 octobre 2007, a 18:27
LIBERTE D'INFORMATION .
 


LA LIBERTE D’INFORMATION NE SE POURSUIT PAS EN JUSTICE

de Enrico Campofreda traduit de l’italien par karl&rosa

C’est l’histoire de Roberto Ferrario et du site web parisien www.bellaciao.org . C’est une histoire de notre époque, marquée par cette enclave de la libre information qu’est devenu le réseau sur lequel passent des nouvelles que tant de médias – publics ou privés – évitent de diffuser. La force alternative des nouvelles sur la toile s’est vu confirmée en ces jours de révolte des moines et du peuple birman contre la dernière odieuse dictature militaire de ce pays.

Quand un journaliste japonais est tombé sous les rafales de mitraillettes d’un militaire et que les images télévisées qui, aux premiers jours de la révolte, avaient rendu compte de la brutalité des interventions de l’armée, ont été censurées, Internet est resté le seul rempart de communication avec le monde. Comme cela s’était passé à l’époque pour le cas Fallujah dévoilant les à côtés de la sale guerre de Bush, faite de mensonges et d’armes plus odieuses que les armes conventionnelles. Nouvelles qui n’apparurent pas à la télévision.

Il y a deux ans sur le site de Bellaciao apparut l’appel lancé par la Cgt qui dénonçait de très graves épisodes rapportés par des ouvriers polonais des chantiers navals de Saint-Nazaire : sur ce site étaient perpétrés des actes mafieux et menaçants pour les salariés. Les ouvriers lésés en témoignaient, le syndicat le dénonçait. Le site parisien, conscient de son rôle d’information, recueille la nouvelle en la publiant et en la divulguant sur le web.

Les patrons des chantiers, enivrés par l’air à la Dickens réintroduit depuis quelques années par la globalisation et le turbocapitalisme, pensent que de telles dénonciations ne doivent pas être diffusées. La vérité a toujours déplu au Capital. Et alors, ils attaquent et au lieu de rétorquer avec des arguments ils provoquent avec des plaintes. Pour diffamation, en opposant à des nouvelles, avocats et papier timbré. L’assaut est d’autant plus traître qu’il est lancé contre un site tenu par un groupe de personnes engagées dans l’information libre et autogérée sans couverture éditoriale, et puis personnellement contre Roberto Ferrario.

D’un côté on cherche un bouc émissaire à qui faire payer personnellement, de l’autre on veut frapper un moyen efficace de dribbler les filtres de tant d’information contrôlée et asservie, pour humilier surtout l’engagement de ceux qui n’exposent pas en vitrine des nouvelles vaines et droguées mais qui donnent voix aux problèmes et aux contradictions réels et appellent par leur nom les responsables de comportements économiques, sociaux et politiques de véritable banditisme.

La tentative se révèle immédiatement être un boomerang pour les chantiers navals de Saint-Nazaire, Ferrario et Bellaciao reçoivent pendant des mois le soutien et la solidarité de journalistes, de structures politiques et syndicales, de personnalités du monde du spectacle et de milliers de travailleurs, de démocrates, de militants. La pétition en leur faveur recueille plus de 25 000 signatures, deux avocats illustres – André Tinière et William Bourdon – prennent la défense du site et de Ferrario. Selon ce qui a été prononcé récemment par le Procureur de la République Jean-Marie Blin, il n’y avait pas de motif pour continuer le procès ; ce soir [hier soir, Ndt], la cour a accepté cette ligne en acquittant les accusés.

Les démocrates du web ont le sourire.

8http://www.bellaciao.org/it/article.php3?id_article=17419



De : Enrico Campofreda
mercredi 3 octobre 2007
 

jeudi 04 octobre 2007, a 18:05
Bellaciao : GAGNE !
 


Bravo à Roberto et à toute l’équipe de Bellaciao

de Francis Parny
Comité exécutif national du PCF

Avec la relaxe de Roberto, c’est une belle victoire contre la criminalisation de l’expression libre que vous avez obtenu.

Elle donnera du courage et de la force à toutes celles et tous ceux qu’une condamnation prétendait intimider et contraindre au silence, particulièrement quand ils s’engagent dans les luttes, les combats sociaux mais aussi dans la circulation des idées pour la recherche d’une alternative au libéralisme.

Cette victoire en appelle d’autres pour l’existence et la reconnaissance des lieux citoyens d’information libre et indépendante.

Nous allons continuer à mener ensemble toutes ces batailles.

Avanti



De : Francis Parny
mercredi 3 octobre 2007
 

jeudi 04 octobre 2007, a 17:41
Le DAL installe 48 tentes .
 


Mal logés du 24 rue de la banque urgent besoin de soutiens. Lire ici

Le campement, dont l’accès est bloqué par les forces de l’ordre, est situé devant le "ministère de la crise du logement".

Des militants du DAL (Droit au logement) ont installé une cinquantaine de tentes dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 octobre rue de la Banque, dans le IIe arrondissement de Paris.

Le campement a été installé vers minuit devant le "ministère de la crise du logement", bâtiment squatté depuis décembre dernier par des associations et des familles mal-logées.

Jeudi matin, 48 tentes étaient installées dans cette rue proche de la Bourse. Les forces de l’ordre bloquent les accès au campement.

Familles menacées d’expulsion

"On a recensé 138 ménages représentés", a expliqué à l’Associated Press Jean-Baptiste Eyraud, président du DAL. Une cinquantaine d’enfants en bas âge sont présents, de même qu’une quinzaine de femmes enceintes et une trentaine de militants du DAL et du comité des sans-logis. "Il y a des familles menacées d’expulsion et une majorité de gens qui vivent dans des hôtels, des foyers ou des hébergements précaires".

Le DAL réclame notamment 500 relogements immédiats, ainsi que la mise en place d’un plan de 100.000 logements "tout de suite". Pour atteindre ce dernier objectif, il "faut appliquer la loi" en réquisitionnant les logements vacants et de "la justice dans l’attribution des logements sociaux parce que les attributions sont arbitraires", a souligné Jean-Baptiste Eyraud. (avec AP)

8http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...



De : Paris
jeudi 4 octobre 2007

 

jeudi 04 octobre 2007, a 16:48
Paquet fiscal .
 

Sarkozy / Paquet fiscal : Sarkozy rattrapé par la réalité

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 4 octobre L’INSEE a annoncé aujourd’hui que la croissance française sera limité à 1,8% en 2007. Cette nouvelle confirme ce que tous les prévisionnistes craignaient, à l’exception notable de Mme Lagarde, qui n’est du genre à mettre en doute les promesses du chef de l’Etat. Rappelons-nous les déclarations de Nicolas Sarkozy annonçant qu’il irait chercher la croissance avec les dents, s’il le fallait. Devant les parlementaires UMP ou le doute commence sérieusement à germer, le Président de la République a montré une nouvelle facette de ses talents. Il se pique désormais de dialectique : à ceux qui doutaient de l’efficacité du « paquet fiscal », il l’a justifié parce que rendu « plus pertinent encore par le ralentissement de la croissance ». En clair, c’est un échec, mais ça aurait pu être pire.

Au-delà du numéro d’esbrouffe dont Nicolas Sarkozy est coutumier, regardons la réalité telle qu’elle est pour juger de sa politique. Et les faits sont tétus.

Le bouclier fiscal, déjà à 60%, bientôt à 50%, ne profite qu’aux très riches. L’annonce selon laquelle 93 000 français seraient remboursés d’environ 4 000 €, au titre du bouclier fiscal, a donné lieu en fait à plus de 50 000€ de remboursement pour seulement 2398 contribuables. Soit une catégorie de français qui n’en avait franchement pas besoin.

A chaque jour qui passe, l’injustice de sa politique se fait plus évidente. Le Président de la République est rattrapé par la réalité.

Parti communiste français

Paris, le 4 octobre 2007

 

jeudi 04 octobre 2007, a 16:35
FRANCHISES MEDICALES .
 

Franchises médicales : Sarkozy acculé face à la mobilisation grandissante

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 4 octobre L’annonce faite par Nicolas Sarkozy d’une « certaine contribution des stock-options au financement de la protection sociale », témoigne de la fébrilité présidentielle face aux débuts de mobilisations contre le projet de loi de financement de la sécurité sociale. La mobilisation du 29 septembre contre les franchises rassemblant 25000 personnes à travers de multiples initiatives, la pétition des praticiens et cadres hospitaliers hostiles à la généralisation de la tarification à l’activité, la grève des internes et des CCA pour la liberté d’installation, sont autant de raison de penser qu’au-delà des opinions politiques, philosophiques ou religieuse, les français restent très attachés au système de santé solidaire qui a positionné la France au premier rang mondial en matière santé.

Ajouté à cela, fait rarissime, le rejet unanime des caisses de Sécurité sociale, Nicolas Sarkozy, acculé, fait mine de demander un effort à ses amis milliardaires.

Mais nous ne serons pas dupes. Le manque à gagner sur les stock-options est estimé par la Cour des comptes à trois milliards d’euros. Pour le rattraper, il n’existe pas d’autres mesure que de fixer une cotisation à hauteur de celle sur le travail.

La mobilisation va s’amplifier, et le gouvernement doit entendre l’opinion publique, y compris quand elle ne lui est pas favorable : 70% des français refusent les franchises.

La manifestation du 13 octobre à l’appel de l’ANDEVA et de la FNATH, soutenue par de nombreuses organisations, sera une nouvelle étape pour faire entendre la voie de nos concitoyens. Le Parti communiste français exige le retrait des franchises médicales, et la mise à contribution des stock options, au même niveau que le travail.

Parti communiste français

Paris, le 4 octobre 2007.

 

jeudi 04 octobre 2007, a 16:14
LE 27 OCTOBRE 2007 .
 

Le 27 octobre : riposter ensemble à Sarkozy !

Par : Communication
Mis en ligne : 27 octobre Au-delà du bombardement médiatique auquel nous sommes soumis depuis des mois, la démagogie de Nicolas Sarkozy commence à apparaître pour ce qu’elle est au yeux d’un nombre grandissant de citoyens. À télécharger Tract « ripostes »
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Tract « ripostes » N&B
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0 Affiche pour le 27 octobre
PDF - 23.5 ko
Pour les salariés, pour les couches Pour les salariés, pour les couches populaires, des sacrifices tous azimuts :

attaques contre les retraites, des régimes spéciaux comme du régime général, dégradation des contrats de travail, aggravation de la précarité, durcissement des conditions d’indemnisation des chômeurs, SMIC tiré vers le bas avec tous les salaires, attaques contre les fonctionnaires, suppression d’emplois massives dans l’éducation nationale et les services publics, franchises médicales, déremboursement sécu etc.

A l’inverse, pour les grands patrons et les nantis les cadeaux se multiplent. Le “paquet fi scal” de juillet : 15 milliards gâchés en pure perte. Les stock-options, 3 milliards soustraits aux cotisations sociales. Ces fonds alimentent les opérations spéculatives contre l’emploi.

Des libertés démocratiques essentielles sont bafouées avec l’organisation à grande échelle de la chasse aux sans papiers avec le recours aux tests ADN pour le regroupement familial qui rappellent de sinistres souvenirs, avec les peines planchers, les procès contre les malades mentaux, etc... Quant à la politique étrangère, elle s’aligne de plus en plus sur celle de Bush et se pose en va-t-en guerre en Iran.

Ce qui se passe est grave

C’est une véritable révolution conservatrice marquée, contrairement au discours offi ciel, par une immense régression sociale et démocratique et par une politique de soutien sans faille à la boulimie de profi t des grands groupes fi nanciers.

La concentration des pouvoirs présidentiels hypertrophiés est au service de ces objectifs là !

Contrairement à ce que prétend la droite, cette politique ne permettra pas de répondre aux attentes des populations. Au contraire, elle aggravera toutes les situations parce qu’elle accroît la domination de l’argent-parasite et ses conséquences désastreuses en matière de précarité et de chômage.

Des résistances Des résistances se lèvent

Des résistances commencent à prendre corps. La réalité commence à être perçue malgré le matraquage pro-Sarkozy que nous subissons chaque jour.

Un premier rassemblement a eu lieu le 29 septembre dernier dans toutes les régions de France pour refuser des franchises médicales et pour porter dans le débat des propositions permettant de développer en le pérennisant le fi nancement de notre Sécurité sociale solidaire.

D’autres rendez-vous marqueront le mois d’octobre, sur la liberté des journalistes le 4 octobre, sur les conditions de travail le 13, pour la défense des régimes spéciaux de retraite le 18. D’autres initiatives sont en projet. Elles revêtent une très grande importance. Le Parti communiste fera tout pour contribuer à leur succès...

Conquérir de nouvelles avancées sociales, démocratiques, écologiques

Car, à l’inverse du cours actuel, il est indispensable de conquérir les nouvelles avancées sociales, démocratiques et écologiques nécessaires pour répondre aux besoins humains d’aujourd’hui.

L’emploi doit être vraiment un droit pour tous. Il doit être sécurisé contre la précarité. La rotation emploi formation avec garantie du revenu doit devenir un instrument privilégié pour éradiquer le chômage.

Les salaires, pensions, retraites et minima sociaux doivent être augmentés.

Les services publics doivent être défendus, démocratisés, leur champ doit être étendu.

La protection sociale solidaire comme le système de santé doivent être développés pour faire face à la nouvelle donne démographique, à la croissance nécessaire des dépenses.

Les moyens existent pour cela à condition d’utiliser l’argent autrement, pour une croissance de progrès social préservant les ressources naturelles de la planète.

Les droits et les pouvoirs des salariés et des peuples doivent être élargis. Le pays a besoin d’un nouvel essor démocratique. Cela implique, en particulier, de respecter le choix majoritaire du 25 mai 2005 en rejetant la nouvelle mouture du traité européen qui persiste à pousser au tout libéral en Europe.

La france doit agir pour la paix et le règlement politique des confl its, la protection de notre planète, le désarmement général.

La gauche doit prendre ses responsabilités pour l’action et l’alternative politique

Nous voulons faire grandir le rassemblement de toutes celles et ceux qui veulent agir,

Nous avons pris l’initiative de relancer le groupe « riposte » de la gauche, et partout en France, le PCF organise durant ce mois d’octobre, des rencontres et des actions contre les mauvais coups, et pour reconstruire l’espoir. Ces initiatives convergeront le 27 octobre à Paris à l’exemple de la marche pour l’emploi du Nord, au cours d’une manifestation suivie d’un rassemblement où la parole sera donnée à des acteurs des luttes qui se développent et à ceux qui, à gauche, voudront s’y associer.

 

jeudi 04 octobre 2007, a 10:16
Comment ça va faire mal !
 


L’abrogation des tarifs règlementés du gaz et de l’électricité en marche

Le Sénat s’apprête à voter une loi abrogeant les tarifs règlementés gaz et électricité, pour les consommateurs, au 1er juillet 2010.

3 octobre 2007

Il s’agit là de répondre à l’intérêt des entreprises énergétiques privées et de leurs actionnaires au détriment de l’intérêt général.

Les opérateurs réclament à corps et à cri la suppression de ces tarifs régulés. Les consommateurs seraient livrés aux multi nationales de l’énergie et, notamment, du futur groupe privé SUEZ/GAZ DE FRANCE.

S’agit-il d’une contrepartie occulte à la fusion SUEZ/GDF pour garantir à ses actionnaires, un engagement de dividendes supérieurs à ceux de l’environnement la question peut être posé. D’ailleurs, le projet de loi refuse, dans la période transitoire, le bénéfice du tarif régulé gaz aux nouveaux points de consommation, créant ainsi une distorsion entre les droits des consommateurs gaz et électricité.

Même aux Etats Unis, où la déréglementation sévit depuis une vingtaine d’années, un grande nombre d’états ont mis un terme aux prix libres et réintroduit les tarifs publics régulés allant jusqu’à voter des lois obligeant les opérateurs à rembourser les consommateurs. « Article de David Cay Johnson du New York Times du mardi 4 septembre 2007 « La dérégulation du système électrique américain provoque le scepticisme » Extraits : « Par exemple, des ristournes d’un milliard de dollars pour les clients résidentiels et professionnels de l’Illinois ont été accordées par une loi signée la semaine dernière ». « Marilyn Showalter, ancien membre de la Commission de Régulation de l’Etat de Washington, a estimé que, pour une période annuelle, les consommateurs aux prix libres, ont payé un surplus de 48 milliards de dollars par rapport à ce qu’ont payé les consommateurs sous le régime d’une tarification régulée ».

Ce qui pour le coup n’est pas sans posé de problème sur l’argumentaire visant cette déréglementation.

L’égalité de traitement entre l’électricité et le gaz pour les nouveaux points de consommation passe par de la démocratie. Il faut une appropriation populaire et citoyenne du service public de l’énergie. La CGT demande que soit inscrite dans la loi, l’existence d’une transparence sur l’évolution des tarifs régulés par la création d’une commission démocratique composée d’associations de consommateurs, d’élus et de représentants syndicaux. Cette proposition est une bonne piste

La fusion de SUEZ/GAZ DE FRANCE et à la privatisation de Gaz de France conduira à l’augmentation des prix comme l’a confirmé la France à la Commission Européenne « le 24 septembre, Jean Pierre Jouyet, Secrétaire d’Etat aux affaires européennes, qui a estimé que « céder les réseaux aux intérêts privés, conduirait ceci à relever sans tarder les prix pour obtenir un retour rapide sur les investissements ». Le Secrétaire d’Etat avait oublié que dans la fusion SUEZ/Gaz de France, ce sont les intérêts privés qui contrôleront ce nouveau groupe

mercredi 03 octobre 2007, a 22:38
Travailler plus !!!
 

Travailler plus pour gagner plus ? Informer pour répliquer

Mis en ligne : 2 octobre Le décret d’application de l’article 1 de la loi TEPA (exonérations cotisations sociales et défiscalisation des heures supplémentaires) vient de paraître. Sommaire I.- Heures supplémentaires (...)II.- Heures supplémentairesIII. Promouvoir le programmeIl confirme ce qui avait été annoncé. Pour les entreprises : 0,50 € de réduction des cotisations de sécurité sociale par heure supplémentaire, portée à 1,50 € dans les entreprises de 20 salariés et moins. Pour les salariés : selon un système complexe, exonération de toute cotisation sociale sur les heures supplémentaires et défiscalisation.

Sachant que dans les petites entreprises les majorations pour heures supplémentaires repassent de 10 à 25 %. On peut assez facilement envisager les effets de ce dispositif.

I.- Heures supplémentaires nouvelles, objectif central clamé pendant la campagne électorale. On est très loin - contrainte budgétaire oblige - de ce qui avait été annoncé par le candidat Sarkosy « vous - les chefs d’entreprises - ne paierez pas de charges sur les heures supplémentaires !! Â» . En effet, dans les entreprises de plus de 20 salariés, le coût global d’une heure supplémentaire passe, au niveau du Smic, de 12,66 € à 12,16 € ; pour un salaire de 12 € de l’heure, de 21 € à 20,50 €. Dans les entreprises de 20 salariés et moins le coût horaire de l’heure supplémentaire passe, au niveau du Smic, de 11,14 € à 11,16 € ; pour un salaire de 12 € de l’heure, de 18,48 € à 19,50 €. ( calculs effectués en considérant un taux moyen de charges patronales de 20 % au niveau du Smic et de 40 % au niveau de 12 € de l’heure)

L’incitation est très faible. Dans les petites entreprises les heures supplémentaires seront même plus chères qu’avant, surtout pour celles qui paient des salaires moyens ou élevés. C’est en tablant sur un faible coût des heures supplémentaires qu’on avait annoncé que les salariés pourraient « travailler plus pour gagner plus Â». A défaut d’incitation financière les chefs d’entreprises n’ont aucune raison de modifier leurs pratiques. Or, c’est l’employeur, et non le salarié, qui décide de l’exécution des heures supplémentaires. De plus la conjoncture économique ne devrait pas, dans le court terme en tout cas, provoquer une demande de travail supplémentaire.

Dans ces conditions la plupart des entreprises qui sont à 35 heures devraient s’y maintenir, celles qui bénéficient d’un accord d’annualisation continueront à l’utiliser, ainsi que celles qui pratiquent la récupération des heures supplémentaires au lieu de leur paiement.. Sans compter les petits ou gros vols quotidiens de temps de travail non payés, dans le commerce, la restauration, les transports…., les nombreuses heures de travail non payées des cadres et autres salariés hautement qualifiés au forfait dans les grandes entreprises ou encore les tentatives d’augmenter la durée du travail, avec chantage à l’emploi, sans augmentation de salaire. On ne voit pas pourquoi les patrons concernés paieraient 20 € des heures actuellement gratuites ou qui pourrait le devenir. « Travailler plus pour gagner plus Â». Sans doute Sarkosy avait-il omis de préciser qu’il pensait en réalité au gain supplémentaire pour les actionnaires généré par l’accroissement du travail gratuit, source de tout profit capitaliste.

Les salariés qui ont été bernés et ont voté Sarkosy dans l’espoir de se voir payer des heures supplémentaires nouvelles vont en tout cas devoir attendre longtemps.

II.- Heures supplémentaires actuellement déclarées et payées ont concernés essentiellement les salariés employés dans des entreprises qui sont restées à 39 heures après les lois de réduction du temps de travail. Quatre millions au moins de travailleurs sont concernés, surtout dans les petites entreprises. Preuve, au passage, que contrairement à ce que la droite rabâche, les 35 heures n’ont jamais été obligatoires, malheureusement.

Ces millions de salariés effectuent 4 heures supplémentaires par semaine. Ils vont donc bénéficier dès la paye d’octobre des exonérations de cotisations sociales précisées par le décret.

Dans les entreprises de 20 salariés et moins cela va se traduire par une augmentation de salaire net non négligeable : par exemple 56,49 € par mois pour un travailleur payé au Smic ou 84,34 € pour un travailleur au taux horaire médian de 12 €. Dans les deux cas l’augmentation de salaire net est de pratiquement 5 %.

Les courtisans du nouveau monarque ne vont pas manquer de claironner ce résultat dès la fin octobre. Ils vont dénoncer la manière simpliste dont on présente à gauche « le paquet fiscal Â» comme étant un cadeau de 15 milliards réservé uniquement aux riches. En l’occurrence ils auront en partie raison puisque sur ces 15 milliards il y en a 5 à 6 qui vont aller directement à ces salariés restés à 39 heures qui ne comprendraient pas qu’on les considère comme riches.

Mais la Cour va oublier plusieurs choses :

D’abord cette augmentation n’est qu’un rattrapage pour ces salariés qui auraient dû bénéficier d’une augmentation de salaire de 11,43 % dès le vote de la loi Aubry II. Les députés communistes avaient en effet proposé l’augmentation de 11,43 % de tous les taux horaires, que les entreprises passent à 35 heures ou qu’elles restent à 39 heures. Jospin et Aubry épaulés par les députés de droite s’y sont, à l’époque, opposés. Avec pour résultat que les smicards, et ceux payés aux minima conventionnels, restés à 39 heures ont dû attendre 5 ans et plus pour être mis à niveau en taux horaire et que ceux dont les salaires réels sont supérieurs aux minima conventionnels sont encore aujourd’hui perdants. Par conséquent les 5 % de Sarkosy ne sont pas un cadeau mais une restitution partielle.

Ensuite ce ne sont pas les employeurs qui vont payer cette augmentation de salaires mais l’ensemble de la population, salariés et retraités, par la fiscalité, la diminution des prestations sociales, la baisse des effectifs des services publics, de nouvelle restrictions des droits à la retraite. Il s’agit donc d’une augmentation de salaire des salariés qui font des heures supplémentaires payée par ceux qui n’en font pas.

Puis les bénéficiaires vont devoir eux même passer à la caisse : ils paieront, comme les autres salariés, les taxes nouvelles et subiront eux aussi les reculs sociaux ; de plus ce « cadeau Â» ne manquera pas d’être invoqué pour limiter l’augmentation du Smic par le gouvernement et celle des salaires réels par les chefs d’entreprises. Les quelques dizaines d’euros mensuels risquent ainsi de fondre comme neige au soleil en un ou deux printemps.

Enfin les salaires dus aux heures supplémentaires ne sont jamais garantis. Si le chef d’entreprise décide de l’exécution des heures supplémentaires il peut tout aussi bien décider de les supprimer du jour au lendemain si la charge de travail diminue ou s’il estime possible d’intensifier le travail.

Les effets, sur l’emploi et sur le pouvoir d’achat global des salariés, de la mise en musique concrète du slogan favori de Sarkosy seront donc inférieurs à zéro.

Le slogan a du plomb dans l’aile. Sachant que c’est avant tout sur ce dispositif qu’il compte pour « aller chercher, au besoin avec les dents, le point de croissance qui nous manque Â» on peut se faire du souci pour la santé du Président.

III. Promouvoir le programme communiste contre la dictature financière Et pourtant la croissance des richesses créées est indispensable pour assurer les immenses besoins de la société. Pas la croissance qui résulte de l’augmentation de la consommation de pétrole due aux villes construites à la campagne au bénéfice de la rente foncière et des promoteurs, mais la croissance des formations, des salaires, de la recherche, des logements de qualité, des transports en commun, de l’éducation, de la santé….

Le capitalisme, qui a fait le choix de la fuite en avant dans le profit financier, s’avère désormais incapable de satisfaire les besoins dans un pays développé comme la France. Sarkosy prétend que personne ne propose d’autre politique que la sienne. Il est mal renseigné. A son dernier congrès, sur la base des travaux des économistes communistes (notamment Paul Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand), le Parti communiste a adopté un projet novateur pour sécuriser l’emploi et la formation de tous, fondé sur les besoins des populations comme critères de gestion des entreprises, appelant des pouvoirs d’intervention et de décision nouveaux pour les citoyens et pour les salariés dans les entreprises à l’opposé des pleins pouvoirs des chefs d’entreprises, promouvant une conception radicalement différente du crédit afin de favoriser les investissements créateurs d’emploi contre la dictature des marchés financiers.

La crise financière et bancaire qui secoue actuellement la planète avec ses risques immenses sur l’économie réelle et donc sur les conditions d’existence des populations rend plus indispensable que jamais la recherche d’autres solutions que les recettes éculées du capitalisme, qu’il s’agisse du « bon vieux temps Â» des compromis des 30 glorieuses regretté par une certaine gauche ou des purges dans l’appareil de production - au besoin par la guerre - déclenchées par les intégristes du système pour se refaire une santé.

Il est de l’intérêt de tous, que les communistes examinent avec précision la portée de la politique de Sarkosy pour mieux y répliquer, approfondissent leurs propositions économiques, qu’ils les mettent en débat, qu’ils prennent des initiatives pour contribuer à des mobilisations populaires et à des rassemblements frontaux à gauche contre la dictature financière. Le congrès extraordinaire est, sur cette importante question, une excellente occasion de consacrer du temps à prendre des décisions utiles : prise en compte réelle par la direction du parti, programme de formation des militants, campagnes d’information, utilisation des compétences, interventions quand c’est possible dans les médias, organisations de débats contradictoires, interventions dans les institutions, dépôt de propositions de lois, accompagnements des luttes et pour les susciter.


Contribution de Sylvian Chicote  

mercredi 03 octobre 2007, a 22:24
La riposte !
 



Par : Commission économie-social-finances
Mis en ligne : 3 octobre Nicolas Sarkozy vient de présenter au pays un ensemble de mesures qui constituent une immense régression sociale.

Lettre du RAPSE n°32

La gravité et la cohérence antipopulaire de la stratégie mise en oeuvre par le pouvoir se confirme au fil des semaines : il s’agit d’aligner le modèle social français sur les besoins de compétitivité et d’attractivité du grand capital dans la mondialisation financiarisée conformément aux objectifs des sommets du G8 mais aussi de l’agenda de Lisbonne, d’où le lien avec notre bataille contre le traité simplifié. Il s’agit pour cela de saccager les garanties sociales collectives pour les remplacer par un édifice différent, un « nouveau contrat social  » fortement inspiré des projets de « refondation sociale » avancés par le Medef il y a quelques années. Le maître mot est « fluidifier » le marché du travail. Il s’agit dans le même temps d’acclimater à la France une vision des rapports sociaux inspirée des néo-conservateurs américains avec la mise en avant des approches génétiques porteuses de dérives gravissimes ou d’ une conception de la responsabilité individuelle stigmatisant les plus pauvres, les chômeurs et les étrangers..

L’urgence de la riposte sociale mais aussi politique en lien avec les efforts de rassemblement, de construction d’une perspective de nature à reconstruire l’espoir n’en est que plus aiguë.

Dans la phase difficile que nous traversons et que la gauche traverse, il est très important que la Fête de l’Humanité ait pu être vécue et appréciée comme un facteur d’ optimisme par les communistes mais aussi par une partie significative de l’opinion de gauche.

Cela a fortement contribué à la qualité du climat politique que nous avons tous vécue et ressentie. Evidemment, nous analysons tout cela en pleine lucidité. La gravité de la situation et l’ampleur des défis restent immenses. Il est néanmoins très important qu’un courant commence à se manifester pour exprimer sa conviction ou son attente d’un autre avenir que celui de la société de l’égoïsme triomphant et de la soumission résignée à la loi du profit.

C’est important car l’enjeu est massif. Il y a danger !

En effet, Sarkozy et son gouvernement mettent en place à très grande vitesse une série de mesures qui constituent une immense régression sociale, un festin pour les grands patrons, des sacrifices tous azimuts pour le monde du travail, voilà le nouveau contrat social envisagé par le pouvoir. Pas étonnant que la présidente du Medef considère Nicolas Sarkozy comme « l’idole des patrons  ».

Le discours du président de la République est fondé sur un postulat : le système social français ne serait pas tenable financièrement.

A partir de là tout doit passer à la moulinette libérale et doit être reconfiguré.

 L’allongement de la durée de cotisation et la diminution des retraites pour tous les salariés est programmé pour 2008. Fillon annonce déjà le passage aux 41 annuités et L. Parisot en réclame 42 le plus tôt possible. Cela met en lumière la véritable nature de l’offensive contre les régimes spéciaux en lien avec la volonté de restreindre le droit de grève dans les transports. Leur existence est parfaitement légitime car elle correspond, pour l’essentiel, à des conditions de travail en horaires décalés, le week end ou caractérisés par une pénibilité particulière. Le véritable scandale est que le patronat bloque la négociation concernant les situations comparables existant dans le secteur privé.

 Mais l’offensive se déploie tous azimuts avec la remise en cause du CDI, l’allongement des périodes d’essai sur le modèle du CNE, l’aggravation de la précarité, (conception réelle du thème de la flexicurité,) le durcissement des conditions d’indemnisation des chômeurs arbitrairement assimilés à des fraudeurs, le projet de fusion Anpe-Unedic qui vise à donner plus d’efficacité à cette approche répressive, la fixation du SMIC au rabais, l’enterrement programmé du statut des fonctionnaires, les franchises médicales, le recours accru aux couvertures individuelles complémentaires, les nouvelles mesures de restrictions dans la branche maladie

Alors que la crise financière née de la bulle spéculative de l’immobilier américain aura des répercussions graves sur la croissance et sur l’emploi, la BCE comme la Fed prennent des mesures conduisant à effacer l’ardoise des spéculateurs tout en laissant s’enfoncer leurs victimes

 Les diatribes purement déclaratives de Sarkozy contre la BCE n’y changent rien. Dans les faits et pour l’essentiel, c’est bien la politique ultra libérale de cette dernière qui est promue. L’habillage du volontarisme politique ne se situant qu’à la marge. On le voit bien avec les affaires Suez-GDF et Areva où le risque est de livrer le nucléaire aux appêtits financiers du groupe Bouygues.

 Mais il faut insister aussi sur les regressions démocratiques et même éthiques : avec toutes les mesures qui organisent à grande échelle la chasse aux sans papiers, avec cette ignoble affaire du test ADN pour le regroupement familial (même si le sénat l’a retoquée, la vigilance reste de mise) avec les peines planchers, les procès aux malades mentaux etc..

 Et puis il y a la réorientation préoccupante de la politique internationale. Sarkozy multiplie les signes d’allégeance à Bush, il se place en première ligne dans les attaques contre l’Iran, et l’on parle de plus en plus de réintégrer le commandement intégré de l’OTAN.

La gravité de la crise, que vivent des millions d’hommes et de femmes dans notre pays, appelle d’autres solutions.

Alors que les profits explosent – ceux du CAC 40 ont augmenté de 14 % en un an pour le premier semestre 2007 – leur contribution aux avancées sociales indispensables reste taboue. Ni les 13 milliards de cadeaux fiscaux, pour la partie la plus nantie de la population, ni les gâchis et spéculations dans la sphère financière, ne sont mentionnés.

Nous voulons construire une riposte politique. Elle doit exprimer la protestation mais aussi l’exigence de mesures novatrices face à la crise, car nous ne nous pouvons pas nous poser comme les défenseurs du seul statu quo déjà vecteur de la crise.

Trois exemples pour illustrer cette idée :

 Nous défendons les retraites. Mais nous ne pouvons nous en tenir à la seule situation d’aujourd’hui. La vraie question posée est celle de la part de richesse que le pays décide d’affecter à cette question de grand avenir afin d’assurer le retour aux 37,5 annuités, de faire progresser la reconnaissance des travaux pénibles dans toutes les branches tout en assurant durablement l’avenir du système. D’où nos propositions de financement innovantes incitant à de nouvelles gestions dans les entreprises en lien avec l’emploi.

 Ils veulent en finir avec le CDI. Mais notre bataille ne peut se borner à la simple défense de celui-ci.

A la flexicurité à la sauce Bruxelloise (je fais ici référence au Livre vert de la commission) nous devons opposer une véritable sécurisation des parcours professionnels dans une rotation emploi formation avec garantie de revenu.

 La suppression programmée de 11 500 postes dans l’éducation nationale ne doit pas nous limiter à la défense de l’école d’aujourd’hui. Notre bataille pour une école de la réussite avec tout ce que cela implique garde sa pleine actualité.

Il faut explorer des voies novatrices : investir utilement pour créer des emplois ; augmenter les salaires  ; sécuriser effectivement les parcours professionnels avec un vrai système de rotation emploiformation  ; donner de nouveaux pouvoirs aux salariés  ; répondre aux besoins et aux nouveaux défis en matière de santé et de protection sociale… C’est-à-dire placer le progrès humain au coeur des objectifs.

Le devoir de la gauche est de contrecarrer cette offensive de grande envergure et de proposer des solutions nouvelles et ambitieuses. Le parti communiste déploiera tous les efforts pour qu’il en soit ainsi.

Il appelle, dès maintenant, à la riposte, au rassemblement pour des solutions alternatives à la hauteur des enjeux et prépare, dans cet esprit, une grande initiative pour lutter et reconstruire l’espoir, le 27 octobre à Paris.


Alain Obadia  

mercredi 03 octobre 2007, a 21:49
On est déjà dans des situations de fait .
 

Dans les quartiers Nord de Marseille,l'accès aux soins est de plus en plus problématique pour une grande partie de la population .

Geneviève Droin est médecin généraliste dans un centre de santé mutualiste,situé dans les quartiers Nord de Marseille.Depuis quelques semaines,le projet de franchises médicales alimente les conversations,mais sans susciter de véritables réactions,”Pour l'instant,ou les patients ne comprennent pas encore ce projet,ou ils pensent qu'il faut “faire des efforts”"pour boucher le trou de la Sécu.Le plus frappant,c'est l'intégration du discours sur la “responsabilité”.Pourtant,les franchises frapperont de plein fouet une population largement précarisée”.Geneviève Droin rappelle qu'une majorité des habitants de ce quartiers ne possèdent pas de voiture.Le métro ne pas jusque là-haut tandis que le maillage du réseau de bus est notoirement insuffisant.

,témoigne le médecin.Un nombre grandissant de ses patients n'achètent plus de médicaments s'ils ne sont pas remboursés .Elle ajoute : .Le recule de l'accès aux soins s'explique principalement par le tassement du pouvoir d'achat mais l'argent ne semble pas perdu pour tout le monde.

mardi 02 octobre 2007, a 21:31
Groupe communiste ( Sénat )
 

Sénat : Elianne Assassi sur le projet de loi Hortefeux
Mis en ligne : 2 octobre
http://www.dailymotion.com/swf/1WFZ9355eK8xklX40  

mardi 02 octobre 2007, a 21:04
Fusion ANPE-UNEDIC .
 

Fusion ANPE-UNEDIC : Le retour du baton, lui, ne sera pas qu'une promesse Par Olivier Dartigolles le mardi 2 octobre 2007, 14:22 - Lien permanent

La ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, Christine Lagarde, affirme dans un entretien publié, dans Les Echos que la fusion ANPE-Assedic permettra à chaque agent de suivre trente demandeurs d'emploi contre soixante actuellement. Selon la ministre cet objectif devrait permettre de ramener le taux de chômage à 5 % avant la fin 2012.

Alors que l'OCDE avait déjà corrigé les prévisions fantaisistes en matière de croissance de Mme Lagarde, elle récidive. Décidément, tout est bon pour effacer les baisses successives du Président de la République et du Premier ministre dans les sondages.

Si les promesses n'engagent que ceux qui les croient, il serait plus honnête pour la sincérité du débat politique d'éviter de continuellement jeter ce genre de leurre afin d'apaiser l'opnion publique, surtout quand, quelques semaines plus tard, ces même personnes se voient obliger d'invoquer l'état de l'économie mondiale pour expliquer que finalement, leurs prévisions étaient erronées...

Manifestement, « la France d'après » de Nicolas Sarkozy est à double tranchant, d'un côté les vaines promesses, de l'autre la triste réalité. Si les spin doctor du gouvernement ont décidé d'agiter la carotte devant les français, le retour du baton, lui, ne sera pas qu'une promesse.

Olivier Dartigolles, Porte-Parole du PCF

Paris, le 2 octobre 2007

 

mardi 02 octobre 2007, a 10:51
L'intérêt général vendu à la découpe .
 

Ouverture totale de la concurrence du courrier ordinaire : L’intérêt général vendu à la découpe

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 2 octobre Les ministres européens des télécommunications viennent d’adopter définitivement l’ouverture totale à la concurrence du courrier ordinaire au 1er janvier 2011.

Un secteur qui concerne la majorité des envois postaux, représentant 90 milliards d’euros, et touchant près de cinq millions d’emplois en Europe ne peut qu’aiguiser l’appetit des puissants lobby financiers de Bruxelles.

Illustration tragique de la magie européenne, l’intérêt général disparaît totalement au profit de quelques uns qui pourront s’enrichir, quand d’autres ne pourront plus envoyer de courrier. En effet, sans le système actuel, les zones rurales ou les zones définies comme non rentables n’auront plus accès au droit le plus élémentaires à la communication.

La droite a donc organisé en toute discrétion une véritable vente à la découpe du service public de la communication, avec comme parachèvement, l’ouverture totale à la concurrence du courrier ordinaire.

Les conséquences d’une telle décision sont connues : augmentation des tarifs et dégradation de la qualité de service. L’exigence d’un service universel de la poste ainsi que la mise en oeuvre d’un droit à la communication et à l’information pour tous doit au contraire être une priorité. Le PCF appelle à une résistance massive en France et en Europe.

Parti communiste français

Paris, le 1er octobre 2007.

 

lundi 01 octobre 2007, a 22:53
Intervention de Marie-George BUFFET .
 

Marie-George Buffet : intervention Réforme des institutions – 18/09/07

 

 

Monsieur le Premier ministre,

Mesdames et messieurs,

 

Le Président de la République vous a confié la mission de réfléchir à la modernisation et au rééquilibrage de nos institutions. Cet objectif, dit de façon aussi générale, est aussi le mien et celui de mon parti.

La question posée, évidemment, est celle de la nature de cette modernisation et du sens vers lequel se diriger. Ma crainte à ce sujet est grande, tant les orientations indiquées par le Président de la République me paraissent restrictives. Le parti communiste ne saurait en aucun cas accompagner tout ce qui pourrait consacrer la présidentialisation de nos institutions.

Je tiens donc en préalable à réaffirmer notre ferme opposition aux principes de la constitution de la cinquième République, lourdement aggravés par la réforme du quinquennat en 2000. Et je considère que tout ce qui conduirait à acter les pouvoirs actuels dont dispose le président de la République ne pourrait au final qu'aggraver encore la situation. Dans un cadre aussi restrictif, où l'élection présidentielle écrase les élections législatives, où donc la seule légitimité politique véritable est celle du président de la République, toute volonté de renforcement des pouvoirs du Parlement risque de n'avoir d'autre effet qu'homéopathique.

Je tiens à alerter sur la grande confusion des pouvoirs qui menace aujourd'hui. Le Président de la République est de facto le chef du gouvernement. Il agit aussi comme chef de le majorité parlementaire. Il est le président du Conseil supérieur de la magistrature et nomme le président du CSA. Tous les pouvoirs procèdent donc aujourd'hui de son autorité. C'est une situation préoccupante pour la bonne santé de notre démocratie.

La question qui selon moi nous est posée n'est pas de veiller à améliorer le fonctionnement de nos institutions, comme s'il s'agissait d'une mécanique à mieux huiler. Il ne peut s'agir non plus de chercher à donner davantage d'apparence démocratique à notre République, tout en ne changeant rien sur le fond. La question est de rendre nos institutions plus démocratiques, ce qui suppose de favoriser le débat et la confrontation. La Nation est riche de ses diversités. Les opinions de nos concitoyens y sont tout autant variées. Aussi, une personne seule ne peut représenter la Nation dans son ensemble. C'est cette réalité qui justifie l'indispensable prépondérance du Parlement sur le pouvoir exécutif et qui rend nécessaire un meilleur partage des pouvoirs entre et avec les citoyens.

L'essentiel du rééquilibrage des pouvoirs doit moins concerner des acteurs politiques qui en disposent déjà que les citoyens qui en sont démunis. C'est là l'essentiel. Et c'est donc par ce point que je commencerai mon exposé.

Cet aspect “ droit des citoyens ” a d'abord trait, si je reprends l'ordre de votre lettre de mission, au rapport des citoyens avec la justice. Sur ce point, nous sommes favorables à une évolution du statut du Conseil supérieur de la magistrature dans le sens indiqué par la lettre du mission. En ce qui concerne la réforme de la justice constitutionnelle et la proposition d'autoriser la saisine par les citoyens du Conseil constitutionnel, celle-ci ne peut avoir de sens, pour moi, qu'en modifiant au préalable sa composition et son mode de désignation.

Je veux également insister sur la nécessité de chercher à s'assurer du plein respect des droits déjà reconnus aux citoyens dans la constitution. La jurisprudence du Conseil constitutionnel a par exemple ôté toute valeur juridique contraignante aux droits économiques et sociaux proclamés par le préambule de la constitution de 1946, qui légitiment une intervention politique dans les affaires économiques, celle des salariés dans la gestion des entreprises et qui exigent la garantie effective de droits fondamentaux de la personne humaine. Je pense au droit à la santé, au logement... Ces droits sont relégués aujourd'hui au rang de “ simples objectifs à valeur constitutionnelle ”. Il me paraît important que la constitution leur reconnaisse donc une valeur juridique contraignante.

Je pense aussi à la nécessité de reconnaître un droit à l'information, et plus particulièrement un droit à une information pluraliste. La République a permis la reconnaissance du droit d'expression dans notre pays. On voit bien que cet acquis est aujourd'hui remis en cause par la concentration des médias et leur soumission aux puissances de l'argent et ou à l'Etat. La pluralité des titres et des médias ne fait pas le pluralisme des idées, bien au contraire. C'est pourquoi, parce que ce  pluralisme est menacé dans la presse écrite, et qu'il est pour ainsi dire inexistant dans les médias audiovisuels, il me paraît urgent que la constitution reconnaisse un tel droit à une information pluraliste.

Pour aller aussi vers un véritable partage des responsabilités politiques, nous revendiquons aussi la création d'un véritable statut de l'élu, assurant du temps libéré du travail, évidemment rémunéré, des droits à la formation, des garanties pour retrouver un travail, etc. Pour avancer, toujours, vers ce partage des responsabilités et des pouvoirs, je revendique aussi la limitation des cumuls de mandat. Nous proposons donc qu'un mandat, y compris le mandat présidentiel, ne puisse être renouvelable qu'une fois. Et sans aller jusqu'au mandat unique pour les parlementaires, je préconise d'interdire le cumul d'un mandat parlementaire avec toute présidence d'un exécutif local.

Enfin, je propose à ce titre d'aller vers une nouvelle extension du suffrage universel en reconnaissant enfin le droit de vote aux résidents étrangers non communautaires aux élections locales et nationales. Le PCF propose, sur ce point, de reconnaître ce droit à tous les résidents étrangers en situation régulière en France depuis trois ans aux élections locales, dix aux élections nationales. Cette réforme favoriserait la participation active à la vie publique de tous les hommes et femmes, sans exclusion aucune, qui concourent aujourd'hui à la vie sociale de notre pays.

Dans cette même optique de partage des pouvoirs, je tiens à ce que notre constitution reconnaisse un véritable droit de pétition et un droit d'initiative populaire législative, à la demande d'un nombre donné d'électeurs (par exemple un million) mais aussi de conseils municipaux.

Et je souhaiterais que l'on recherche les moyens d'encourager et de développer la participation plus active des citoyens à la vie locale, notamment par l'élargissement des possibilités d'organisation de référendums locaux.

Cet effort de rééquilibrage des pouvoirs concerne aussi évidemment les pouvoirs constitués. Et sur ce point, l'urgence est bien, je le répète, de rompre avec ces logiques institutionnelles favorisant l'écrasement politique de l'Assemblée nationale.

Je commencerai par la nécessaire refonte des dispositions symboliques, je dis symbolique au vu de leur état de désuétude, de la subordination du Parlement : l'article 16 devrait être abrogé et le pouvoir de dissolution ne devrait être autorisé qu'en cas de circonstances exceptionnelles.

Mais l'essentiel est ailleurs. C'est le rapport de dépendance quotidien de l'Assemblée nationale envers le pouvoir exécutif qu'il s'agit de briser.

A cette fin, il serait utile que l'autorité du gouvernement provienne de l'Assemblée nationale. Je propose donc que le gouvernement soit investi par la seule Assemblée nationale, sur proposition du président de la République.

Je défends aussi l'idée que le Parlement maîtrise intégralement son ordre du jour, que les articles 49-3 et 44-3 soient abrogés, que l'utilisation des ordonnances (art 38) soit strictement encadré et que les entraves faites au droit d'amendement de l'article 40 soient levées.

Sur la question précise du statut de l'opposition, nous défendons  l'extension des droits des groupes parlementaires de l'opposition. Ainsi, la possibilité de créer des commissions d'enquête devrait être facilitée et de facto autorisée à l'opposition. Un droit devrait être reconnu à l'Assemblée nationale pour suppléer aux carences gouvernementales à prendre des décrets d'application des lois. La reconnaissance de ces nouveaux droits devrait être reconnue à l'opposition dans toute sa diversité, afin aussi de ne pas favoriser l'institutionnalisation du bipartisme.

Les procédures d'adoption du droit européen ont conduit de facto à transférer au gouvernement des pans entiers du domaine législatif relevant normalement de la compétence du Parlement. Il est donc essentiel de donner au Parlement le pouvoir d'autoriser ou de bloquer en amont l'adoption de règlements ou de directives communautaires. En matière de politique internationale, il convient d'élargir les dispositions de l'article 35 de notre constitution pour donner au seul Parlement le pouvoir d'autoriser une opération militaire extérieure.

Enfin, il est nécessaire pour rehausser la légitimité du Parlement de le rendre représentatif de la diversité des opinions existantes dans notre pays.

La réforme des modes de scrutin, et notamment l'introduction de la proportionnelle pour l'élection des parlementaires, est également en débat.

L'élection des députés devrait se tenir au scrutin proportionnel intégral, à parité. Nous sommes dans ce cadre prêts à examiner toute réforme permettant de combiner une représentation proportionnelle réelle tout en assurant l'ancrage des députés dans les territoires. Nous sommes également prêts à examiner toute proposition permettant d'assurer la constitution de majorités, tout en respectant le principe de la proportionnelle. Un tel scrutin existe par exemple pour les élections régionales.

Les propositions de réforme sont de toute façon nombreuses. Nous nous opposerons fermement à toutes celles qui ne seront qu'un simulacre de proportionnelle et nous soutiendrons toutes celles qui dans les faits favoriseront une meilleure représentation de la diversité des opinions.

En ce qui concerne le Sénat, nous ne sommes pas hostiles à l'existence d'une seconde chambre. Mais nous tenons à démocratiser fermement son mode d'élection. Nous proposons aussi de supprimer les pouvoirs de blocage dont dispose aujourd'hui le Sénat pour le vote de lois organiques et des projets de révision constitutionnelle.

L'architecture constitutionnelle que je propose conduit donc naturellement à la limitation des pouvoirs du président de la République. Son rôle selon moi doit se limiter à celui de garant du fonctionnement démocratique de nos institutions. On ne peut être “ arbitre et capitaine ” sans profiter abusivement de ses pouvoirs. Aussi, par rapport aux pistes avancées par le Président de la République, je ne souhaite pas que le président de la République puisse être reconnu comme chef de l'exécutif. Cette fonction doit incomber au Premier ministre.

Je suis en profond désaccord avec la proposition d'autoriser le Président à s'exprimer devant le Parlement. Une telle réforme troublerait encore davantage la nature de la responsabilité politique du Président de la République et donc aussi celle de ses liens avec le Parlement.

Je partage en revanche l'idée de rendre plus transparente le budget de la présidence de la République et de donner un droit de regard au Parlement sur les nominations les plus importantes.

Je précise bien que nous sommes opposés à l'idée de faire évoluer nos institutions dans le sens d'un régime présidentiel. Si tel devait cependant être votre choix, il conviendrait évidemment d'assurer la pleine indépendance du Parlement, et donc de supprimer les pouvoirs d'initiative législative et les pouvoirs budgétaires qui sont actuellement ceux du gouvernement.

En conclusion je tiens à dire que quelle que soit l'ampleur des propositions de réforme institutionnelles que votre commission retiendra, ce projet de réforme devra donner lieu au plus large débat démocratique possible, et au final être tranché par référendum.

Voilà, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs, les grandes lignes de mes propositions et de celles du PCF pour la réforme de nos institutions.

 

lundi 01 octobre 2007, a 21:44
Groupe COMMUNISTE ( Sénat )
 


Nationalité des équipages de naviresPar Gérard Le Cam - 18 Septembre 2007

Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, le projet de loi que nous examinons aujourd’hui entend mettre un terme à la règle selon laquelle le capitaine d’un navire battant pavillon français et l’officier chargé de sa suppléance doivent être de nationalité française.

Ce texte, présenté, à tort selon nous, comme la traduction de la mise en conformité du droit français au droit communautaire, s’inscrit dans le sillon de la loi de 2005 portant création du registre international français.

Lors de ces débats, débutés en 2003, nous avions vivement dénoncé la possibilité d’employer des marins étrangers aux conditions de leur pays d’origine sur des bâtiments battant pavillon national. Avec la mise en place du registre international français, les parlementaires cautionnaient l’engagement de personnels étrangers dans des conditions souvent moins favorables que les personnels nationaux, alors que ces derniers couraient le risque de voir remis en cause tant leur statut que leur emploi.

Malgré cette aubaine offerte aux armateurs, la création du RIF n’a pas eu, vous en conviendrez, les effets escomptés. Le rapport sur le projet de loi avance deux explications à cet échec. Il souligne tout d’abord la classification par l’International Transport Workers Federation du registre international français en pavillon de complaisance ; mais cette analyse, quoique flatteuse, au regard de l’influence qui est ainsi attribuée à l’organisme concerné, paraît quelque peu fantaisiste quand on connaît le succès des pavillons de complaisance. En revanche, le retard pris dans l’agrément du GIE fiscal par la Commission explique sans doute mieux la retenue des entreprises concernées...

Toujours est-il que le RIF engendre des problèmes sans atteindre les objectifs fixés. Peut-être serait-il opportun dès lors d’envisager d’autres solutions. En effet, le développement du pavillon national et de l’activité maritime ne peut pas se concevoir comme une harmonisation par le bas des normes sociales et des règles de sécurité. Or c’est bien de cela qu’il est question, comme vient de le souligner M. de Richemont.

À titre d’exemple, il est indiqué à la page 17 du rapport que le succès du RIF serait « l’une des clés du maintien de la filière maritime française et de la lutte pour la sécurité maritime, puisque c’est l’État français qui est compétent pour contrôler le respect des règles de sécurité et des normes sociales à bord des navires immatriculés au RIF ». Nous pensons au contraire que ce contrôle, bien que nécessaire, n’est pas suffisant, car, en l’état actuel de la législation, les entreprises de travail maritimes sont soit agréées par l’État d’implantation, soit soumises au contrôle de l’armateur.

Nous souhaitons que l’État français puisse contrôler en amont ces entreprises pour vérifier qu’elles respectent les règles minimales de protection des personnels qui travaillent sur les bâtiments battant pavillon français. La France a été à plusieurs reprises le théâtre d’abandons de navire dont les personnels impayés n’avaient pas les moyens de regagner leur pays : le Kifangondo au Havre, l’Obo Basak à Dunkerque, l’Oscar Jupiter à Nantes ou le City of London à Marseille sont autant d’exemples malheureux. C’est dire la précarité des conditions de travail et de vie de certains équipages !

Nous devons donner l’exemple, assurer aux personnels navigants de bonnes conditions de travail et non pas organiser notre législation pour faire du dumping social. D’ailleurs, la convention du travail maritime approuvée le 23 février 2006 par l’OIT en vue de remplacer les soixante-huit conventions et recommandations adoptées depuis 1920 portant sur les conditions de travail des gens de mer attribue plus clairement à l’État du pavillon la responsabilité de toutes les questions de travail et des questions sociales à bord des navires.

Il est essentiel de revaloriser les conditions de travail et de rémunération au regard de la dureté des métiers et des enjeux humains, environnementaux et économiques liés à l’exercice des métiers de la mer.

Le texte que vous proposez aujourd’hui, monsieur le secrétaire d’État, va dans un tout autre sens. Il poursuit le mouvement engagé en 2005 en invoquant le respect du droit communautaire alors même que les jurisprudences sont les mêmes. À cette époque, tant le Gouvernement que les différents rapporteurs sur le texte au Sénat affirmaient l’importance de la nationalité française du capitaine et de son second. Lors de son intervention sur l’affaire Anker, l’État français avait expliqué très justement, en faisant référence à l’affaire Reyners et à l’arrêt de la Cour de justice des Communautés européennes du 21 juin 1974, que les prérogatives de puissance publique dont dispose le capitaine d’un navire ne sont pas séparables de ses autres activités et qu’un emploi relève de l’exception prévue à l’article 39, paragraphe 4, du traité CE, dès lors qu’il comporte des prérogatives de puissance publique.

Le projet de loi, sous prétexte de se conformer aux exigences communautaires et d’échapper aux foudres d’une action en manquement, risque, dans les faits, de faire du principe qui prévalait jusque-là une exception.

Ce faisant, le Gouvernement va au-delà des exigences communautaires.

En effet, la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés européennes accepte qu’il soit dérogé au principe de libre circulation des travailleurs dans la mesure où les prérogatives de puissance publique sont effectivement exercées de façon habituelle et ne représentent pas une part réduite de leur activité. Cette jurisprudence ne pose en aucun cas une interdiction absolue de réserver la nationalité française à ces personnels. C’est également ce qui ressort de la lecture des extraits de la requête de la Commission européenne quand elle demande à la Cour de « constater que, en maintenant dans sa législation l’exigence de la nationalité française pour l’exercice des emplois de capitaines et officiers sur tous les bateaux battant pavillon français, la République française a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu de l’article 39 CE ».

De plus, en l’état, la future loi risque d’être déclarée inconstitutionnelle, et cela malgré les précautions apportées en ce qui concerne les prérogatives en matière pénale et de sécurité des navires. En effet, les pouvoirs conférés au capitaine ou à son second en qualité d’officier ministériel et d’officier d’état civil restent des prérogatives de puissance publique.

L’activité maritime, au regard de l’immensité des territoires qu’elle recouvre, de la multitude des sujets de droit qu’elle concerne et des droits qui sont applicables, requiert une volonté forte des États si l’on ne veut pas céder à la tentation d’une irresponsabilité facile à organiser.

La convention de Genève sur la haute mer de 1958 et la convention des Nations unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982 prévoient qu’un lien substantiel doit exister entre l’État et le navire. Or, nous considérons que la réserve de nationalité française du capitaine du navire et de son suppléant est un élément constitutif de ce lien.

Le navire, rattaché par le pavillon qu’il bat à un seul État, soumis à la seule juridiction de ce dernier, est en droit de naviguer sur toutes les mers du globe et de se déplacer hors des frontières de l’État dont il a la nationalité pour évoluer dans un espace de liberté où s’affrontent d’autres pavillons, et donc d’autres nationalités. Le droit international public s’applique dans cet espace pour assurer, entre autres choses, la sécurité et la sûreté de la navigation ainsi que la protection de l’environnement marin.

Le drame, dans lequel un patron pêcheur français a été tué, causé par le naufrage au large de l’île d’Ouessant du Sokalique, navire immatriculé dans les îles Kiribati, montre les problèmes que soulèvent les lacunes de la justice internationale en matière de droit de la mer et la compétence juridictionnelle de l’État pavillon.

Les difficultés pour trouver les responsabilités dans l’affaire de l’Erika constituent un autre exemple malheureux mais prévisible. En effet, le rapport sur le naufrage du pétrolier remis au gouvernement de Lionel Jospin en janvier 2000 faisait apparaître que le propriétaire du navire était une société maltaise contrôlée par deux sociétés libériennes au capital détenu par des personnes dont l’identité n’était pas clairement établie, et que ce navire était exploité par un ressortissant italien, conduit par un capitaine et un équipage indiens, sous pavillon de libre immatriculation maltais !

Il devient urgent de se mobiliser à l’échelle européenne et internationale contre les pavillons de complaisance et contre la justice de complaisance qui en découle.

Il incombe aux États de veiller à ce que les navires battant leur pavillon respectent les règles et les normes internationales applicables, ainsi que les lois nationales adoptées conformément à la convention.

Or le capitaine est responsable à bord de l’application des diverses conventions internationales, s’agissant en particulier de la sécurité du navire, des biens, des hommes, et de la préservation de l’environnement.

Force est de constater que les fonctions de capitaine sont indissociables de l’exercice de prérogatives de puissance publique. En cas de violation de ces obligations par le navire, la responsabilité de la France pourra donc être engagée.

De plus, pour des raisons pratiques de communication et de réactivité, il apparaît essentiel que les personnes qui exercent ces fonctions soient en mesure de connaître non seulement la langue de l’État pavillon, mais également le contenu des lois nationales.

Le compte rendu du colloque international sur le pavillon qui s’est tenu à Paris les 2 et 3 mars 2007, compte rendu disponible sur le site de l’Association française des capitaines de navires, l’AFCAN, fait état du « point de vue du capitaine » d’un navire sous pavillon de complaisance, s’agissant de l’autorité : « L’autorité, ce n’est pas le pavillon : le capitaine n’a aucun contact avec lui. Par certains côtés, l’autorité, c’est la société de classification, qui agit pour le compte de l’État du pavillon. L’autorité, c’est surtout le gestionnaire du navire, ainsi que l’affréteur, c’est-à-dire les donneurs d’ordres. »

C’est pourquoi le lien substantiel ne peut se limiter à un contact pour l’immatriculation et au paiement d’une taxe. Or, en disloquant encore le lien entre l’État et le navire, c’est ce à quoi nous conduit ce projet de loi.

En outre, la voie choisie par le Gouvernement fait peser des dangers sur la pérennité du savoir-faire maritime français. Pour occuper le poste de capitaine, une expérience acquise pendant de nombreuses années dans des fonctions intermédiaires est nécessaire. Les capitaines restent peu de temps en poste. Les fonctions sont écrasantes de responsabilité et la rémunération n’est pas à la hauteur des sacrifices. D’ailleurs, le déficit des candidats à la relève est symptomatique du désintéressement pour cette fonction.

Là où vous proposez, monsieur le secrétaire d’Etat, de chercher des candidats ailleurs, candidats qui ne seront pas formés par nos écoles, nous pensons, pour notre part, qu’il faudrait revaloriser ces métiers afin de garder le savoir-faire français et de créer des emplois dans cette filière économiquement prometteuse.

Enfin, en ce qui concerne la question de la langue - c’est en effet le coeur du problème si l’on ouvre les fonctions de capitaine à d’autres nationalités -, on peut lire, toujours sur le site de l’AFCAN, dans un document traitant du thème « le RIF et la nationalité du capitaine », ces lignes très instructives : « Le deuxième volet de nos préoccupations est le résultat de la mixité linguistique des équipages. L’analyse de la situation actuelle est rapide : ce n’est pas vrai, tous les marins ne parlent pas suffisamment anglais ! » [...] « Dans l’analyse des causes des accidents maritimes, l’incompréhension des communications échangées est un élément dominant ! ».

Ainsi perçoit-on les dangers résultant d’un commandement opéré soit dans une langue qui n’est pas comprise par la majorité de l’équipage, soit dans un mauvais anglais dont l’accent rend les phrases incompréhensibles.

Dès lors, monsieur le ministre, vous comprendrez que, à la fois pour des raisons très simples de sécurité, pour tenir compte des exigences essentielles de qualité de la formation et d’exercice des professions concernées par ce projet de loi ainsi que pour préserver le savoir-faire français, nous soyons résolument hostiles à l’ouverture que vous prônez et que, en conséquence, nous votions contre ce texte.

lundi 01 octobre 2007, a 21:17
Franchises médicales : mobilisation en cours .
 

Par Régis TRILLES le lundi 1 octobre 2007, 19:44 - Actualité - Luttes - Lien permanent

Franchisesmanifestations

Pari réussi, estime le collectif de quelque cinquante organisa­tions, associations, syndicats, partis de gauche ­à l'initiative de la première journée de sensibilisation et de mobilisation contre les nouvelles franchises sur les dépenses de soins.

À deux se­maines du débat parlemen­taire, qui prévoit d'imposer cette mesure dès le 1 er janvier prochain, entre 20 000 et 30 000 personnes, au total, ont pris part samedi à une soixantaine de réunions pu­bliques et de rassemblements dans l'Hexagone. Ils et elles étaient ainsi 1 500 à Nantes, 600 à Caen, 200 à Grenoble, autant à Strasbourg et à Nîmes, 300 à Limoges, autant à Carcassonne, etc.

Parterre rempli, balcon copieusement garni, le gym­nase Japy, à Paris, a fait le plein.

Quelque 2 500 per­sonnes sont venues donner le coup d'envoi de la campagne contre le projet gouverne­mental.

La réunion prit la forme d'un forum qui donna à entendre la riche polypho­nie des oppositions à ce mau­vais coup monté contre le droit à la santé.

Près de quatre heures durant, le mi­cro est passé entre les mains de plusieurs dizaines de re­présentants d'organisations, de simples citoyens aussi.

Et les uns et les autres ont fait tomber toutes les justifica­tions avancées, y compris les plus pernicieuses, par le chef de l'Etat et sa ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

 Ponction quasi indolore, limitée, épargnant les plus dé­munis? Petit geste à la portée de chacun pour servir la noble cause de la lutte contre la maladie d'Alzheimer, et pour ramener à la raison des « consommateurs de soins »…

La mobilisation a bien débutée, n’en déplaise à une presse aux ordres et va s’amplifier dans les jours à venir, au vu des « visages nouveaux » et des jeunes dans les défilés.

 

lundi 01 octobre 2007, a 20:39
Les éducateurs prennent le président à la lettre !
 

Par Régis TRILLES le lundi 1 octobre 2007, 18:34 -

EDUCATION : Quatorze organisations adressent une lettre ouverte à Sarkozy: « Nous voulons une autre politique pour garantir la réussite de tous. »

Après la «Lettre aux éducateurs", place à la lettre des éducateurs. Quatorze organisations (syn­dicats de personnel, de ly­céens ou d’étudiants, fédéra­tions de parents et mouve­ments pédagogiques) signent une lettre ouverte au prési­dent de la République (1), plagiant là le moyen choisi par ce dernier, début sep­tembre, pour s'adresser à eux.

Nicolas Sarkozy y exposait ses appétits pour l'école (l'Humanité du 5 sep­tembre). Elles(2) lui formu­lent les leurs. Ce n'est pas, à proprement parler, une ré­ponse du berger à la bergère. Plutôt une mise au point, afin que tout soit clair quant aux objectifs visés par les uns et les autres.

«La lettre de M. Sarkozy dit tout et son contraire», explique Jean-Jacques Hazan, secrétaire général de la FCPE, désigné pour expo­ser la démarche à la presse. «On ne peut qu'être d'ac­cord avec lui lorsqu'il dé­plore les inégalités scolaires et le déterminisme social. " De même l’ambition affichée par le gouvernement de mener 50 % d'une classe d'âge au niveau bac + 3 est-­elle de celle à laquelle adhè­rent les organisations.

Banco, donc, pour une trans­formation de l'école garan­tissant la réussite des jeunes, affirment-elles... Encore faut-il s'entendre sur les mots et la façon de les mettre en œuvre.

«Tout le monde n'a pas la même notion de la réussite », relevait Dominique Guy, secrétaire générale du CRAP-Cahiers pédagogiques. «Par exemple, nous estimons qu'il ne suffit pas de mettre trois jeunes de ZEP en classe prépa à Henri-IV pour assu­rer la démocratisation », dé­nonçait-elle, faisant réfé­rence aux politiques d'égalité des chances impulsées ces dernières années. «Nicolas Sarkozy parle de garantir un niveau minimal à l'entrée en sixième, relevait encore Jean ­Jacques Hazan. Mais comment ? Via un examen ? un concours ?

Idem concernant la réforme du collège unique, «dont on ne sait ni où elle va ni comment ".

La missive des éducateurs dresse ainsi une liste de contradictions flottant entre les ambitions affichées et les mesures engagées.

"Égalité des chances" ou "ambition réussite", ces grands mots ne peuvent tenir lieu de politique de transformation démocratique de l'école, écri­vent les signataires. Au contraire, « réduire l’offre d'enseignement pour tous, li­béraliser la carte scolaire pour laisser se développer des ghettos scolaires, annoncer un collège éclaté, favoriser l'école privée, c'est menacer gravement le service public. " .

Ni sélection précoce, ni moyens amputés, mais « d'autres choix, un autre budget, une autre politique », exigent les organisations.

Et d'insister, au moment même où le gouvernement fi­nalisait son projet de budget 2008, sur le record «triste­ment historique» que celui ­ci s'apprête à exploser: 11200 postes supprimés dans l’éducation.

La promesse d'en­core « plus de précarité, de difficultés, pour tous, per­sonnels, familles, élèves », selon les signataires.

 Questions budgétaires mises à part, il n'est pas ha­bituel de les voir signer com­munément une telle lettre. Un consensus construit en laissant de côté les sujets po­lémiques - par exemple le socle commun de connais­sances - et à partir de lec­tures divergentes, en certains points, de la lettre du prési­dent.

Mais un consensus ren­forcé autour d'un principe irrévocable

pour toutes: l'af­firmation que tous les jeunes sont capables

de réussir et qu'une école qui en laisse sur le carreau est

une école qui faillit à sa tâche.

(1)Distribuée dans les établissements, il est possible

 de la signer en ligne sur le site :

7http://www.lettreouverteaupresident.org/?petition=1>

 

Liste des organisations signataires : Cé,  FAEN, FERC-CGT,

FlDL, FSU, GFEN,ICEM-Pédagie Freinet,

 Ligue de l'enseignement, SGEN, UNEF, UNL,

CRAP-Cahiers pédagogiques, UNSA éducation

lundi 01 octobre 2007, a 18:37
Mariani : toujours plus loin,toujour plus fort !
 


Mariani�: toujours plus loin,toujours plus fort�! va etre d�cor�,et "promotionn�" Appel d�air /et mis�re, il ose�!!

( � lire aussi L�article sur l�opposition des d�put�s de droite catholiques et autres UMP au test ADN) Solange

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/281293.FR.php exclus des centres d�accueil pour les SDF, � la suite d�un amendement vot� � l�Assembl�e. Thierry Mariani aura d�cid�ment marqu� de son empreinte le projet de loi sur les flux migratoires. Outre le test ADN, le d�put� UMP du Vaucluse est parvenu � faire adopter cet autre amendement, vot� dans la nuit du 19 au 20 septembre, qui aboutit � exclure des Centres d�h�bergement d�urgence (CHU) les �trangers en situation irr�guli�re.

Sur le m�me sujet Des tests ADN pas tr�s cathos Sarkozy laisse les d�put�s trancher

Froid. Thierry Mariani s�en d�fend, pr�tendant que le b�n�fice d�un ��h�bergement de tr�s courte dur�e, par exemple pendant l�application du plan d�urgence hivernale, n�est pas mis en cause�� par son texte.Sous-entendu�: on ne laissera pas les sans-papiers mourir de froid dans la rue. Sauf que les associations en charge des �tablissements accueillant les SDF en font une lecture moins optimiste. ��D�tresse extr�me��. ��Du fait de la volont� des pouvoirs publics d�humaniser l�accueil des sans-abri, tous les centres d�h�bergement d�urgence se transforment progressivement en centre de stabilisation avec des s�jours pouvant aller jusqu�� trois mois. On veut d�sormais �viter de remettre les sans-abri � la rue tous les matins��, rel�ve Sandrine Witeska, porte-parole d�Emma�s France. Or, Thierry Mariani pr�cise, dans son expos� des motifs, que l�acc�s � ces nouveaux dispositifs ��ne peut �tre accessible qu�� des personnes en s�jour r�gulier, sous peine d�alimenter un flux d�immigration�� . Du fait de cette transformation des CHU, les sans-papiers n�y auraient donc pas acc�s . Hiver compris. Cette disposition bouscule aussi des traditions humanitaires bien ancr�es dans le milieu associatif. ��L�h�bergement d�urgence est fond� depuis toujours sur un accueil inconditionnel, car les gens qui frappent � la porte d�un CHU sont dans une d�tresse extr�me. Cet amendement s�attaque � des gens qui sont au bout du rouleau��, affirme le responsable d�un centre. ��On nous dit qu�on pourra laisser rentrer les gens dans nos centres, mais qu�ensuite on devra les virer. Ce qui est humainement inacceptable��, pointe Didier Cusserne, d�l�gu� g�n�ral de l�association Emma�s Paris. D�put� PS de Paris, Serge Blisko remet en cause la pertinence de cet amendement dans un texte sur les flux migratoires. ��Mariani veut nous faire croire que les gens seraient incit�s � venir en France parce qu�ils pourraient avoir une place dans un centre pour SDF. Ce n�est pas cr�dible.��

ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers



De : zpajol
LUNDI 1er OCTOBRE 2007

lundi 01 octobre 2007, a 18:05
Je veux,tu veux,nous voulons !
 

Par philippe tixier le lundi 1 octobre 2007, 17:02 - politique - Lien permanent


Je veux gagner les municipales, je ne veux pas voir le déficit de mon budget.

Je veux qu'on travaille plus, car en ce qui me concerne je ne peux plus, je fais déjà 25 heures par jours !

Je veux une croissance de 3
%

je veux libérer Ingrid

je ne veux plus de clandestins en France !

je veux ...

je veux que tout le monde achète un parapluie pour qu'il pleuve !

Confondre sans arrêt cause conséquence fait beaucoup rire, beaucoup de coups médiatiques, mais n'est pas franchement efficace ! C'est un peu de la politique enfantine ! Et les parents de dire : « tu veux, ..., le roi a dit Nous voulons ! Point barre !

On en est malheureusement là !

Le ridicule ne tue pas mais la honte et le silence l'ont déjà fait !

Décidément, le monde est complexe.
Mon Blog : http://libre.gauchepopulaire.fr/
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que chaud !
philippe tixier

 

lundi 01 octobre 2007, a 17:45
Pour la défense du rail !
 

 
Par JC 63 le lundi 1 octobre 2007, 15:53 - Activités - Lien permanent

Samedi 13 octobre 14 heures Barrage des Fades (commune des Ancizes Comps)

Contre une mort annoncée, le Collectif de Défense et de Développement des Services Publics dans les Combrailles organise un rassemblement :

pour sauver la ligne SNCF Clermont-Montluçon et manifester contre la mise en pièces réglée des services publics.

pour assurer la vie collective dans les Combrailles et éviter la mort du territoire.

A l'heure où l'on parle d'écologie, et où le Grenelle de l'Environnement prône le développement du ferroviaire, on tue à petit feu les dessertes ferroviaires pas assez rentables. Si les Combrailles verraient leur desserte ferroviaire disparaître, la population perdrait son principal moyen de transport en commun. Tandis que les entreprises perdraient, pour leur part, la possibilité de faire appel au fret.

lundi 01 octobre 2007, a 17:12
QUE SE CACHE-T-IL .
 


Que se cache-t-il derrière la volonté d’alignement de ces régimes ? Par Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT.

François Fillon a annoncé une troisième réforme des retraites, programmée pour 2008. Elle se traduirait par un nouvel allongement de la durée de cotisation pour tous les salariés, 41 ans en 2012 et 42 ans rapidement, une amputation des droits familiaux, une mise en cause du dispositif carrières longues. L’alignement des régimes spéciaux annoncé à grand fracas par Nicolas Sarkozy apparaît bien comme le moyen de dissimuler une nouvelle baisse des pensions qui se prépare pour tous les salariés.

Il y a bien sûr un problème d’égalité face à la retraite. Mais cela ne conduit pas nécessairement à la disparition des régimes spéciaux. Les agents publics de la SNCF, des IEG et de la RATP bénéficient de trois mesures : une durée de cotisation plus courte, des possibilités de départ anticipé et le calcul de la retraite sur les six - derniers mois de salaires. Mais ces acquis ne sont pas sans contreparties : un décompte strict des durées cotisées, une exclusion des primes de la base de calcul des retraites ainsi que des « droits familiaux » plus limités que dans le privé. Tout compris, comme l’a établi le conseil d’orientation des retraites, cela donne des niveaux de pension, à qualification égale, sensiblement identiques dans le public et dans le privé.

On ne peut pas non plus séparer les possibilités de départ anticipé à EDF, à la SNCF, à la RATP de la pénibilité du travail et de l’assujettissement aux contraintes d’un service public fonctionnant 24 heures sur 24 et 365 jours par an. La pénibilité existe ailleurs évidemment ! Mais dans quel sens doit s’opérer l’ajustement ? Vers le bas ? Ou, au contraire, par la reconnaissance de droits équivalents dans le secteur privé ?

Reste la question du « coût des régimes spéciaux ». Contrairement à ce qui est dit, les régimes spéciaux ne coûtent rien aujourd’hui au régime général. Au contraire, ces régimes sont dans les faits contributeurs nets au titre de la compensation. Ils apportent 3,4 milliards d’euros, essentiellement aux régimes non salariés. Par contre, les employeurs des entreprises publiques versent des cotisations plus élevées que les employeurs privés et l’État contribue au déséquilibre démographique du régime de la SNCF. Les employeurs publics supportent donc une grande partie des conséquences de leurs choix de gestion. C’est un mauvais exemple que ne supporte pas le patronat privé, qui réduit les emplois sans en assumer les conséquences. Posons-nous une seule question : depuis quand les cotisations patronales retraites au régime général n’ont-elles pas augmenté ?

La CGT propose de prendre le problème de l’égalité d’une tout autre manière. Il s’agit d’assurer à chacun le droit à une véritable retraite à 60 ans et de tenir compte des métiers pénibles et astreignants. Face à la précarité, à l’entrée tardive dans une activité professionnelle, il s’agit de définir pour les jeunes de nouvelles conditions d’acquisition des droits. Plus fondamentalement, nous voulons un véritable socle de garanties communes aux salariés du privé comme du public et dégager des moyens de financement correspondants. C’est l’enjeu de la confrontation qui s’annonce sur le dossier des retraites.

A lire également

4« Le gouvernement prépare la suite » 5Logique démographique et lobbying patronal 6Une campagne de désinformation de grande ampleur 7« Le statu quo paraît inimaginable » 8L’harmonisation par le haut, financièrement possible 9« Notre régime ne coûte rien à la collectivité »
l'Huma du 28 / 09 / 07

lundi 01 octobre 2007, a 16:52
ENVIRONNEMENT .
 

Genelle de l’environnement : pas d’écologie pour les lobbies

Par : Commission territoires - écologie - décentralisation
Mis en ligne : 1er octobre Les groupes de travail du Grenelle de l’environnement ont publié leurs travaux et formulé des propositions.

Pour l’essentiel, ces propositions qui émanent de la société civile vont dans le bon sens :


 réduire les émissions de gaz à effet de serre, économiser l’énergie,
 développer les transports collectifs, favoriser le transport ferroviaire,
 avoir un programme de rénovation thermique du bâti,
 encourager les énergies renouvelables,
 réduire la pollution chimique responsable de maladies graves,
 réduire drastiquement l’utilisation des pesticides,
 geler les cultures d’OGM en plein champ...

Le Parti communiste français approuve ces propositions.

Désormais, le gouvernement se trouve au pied du mur. Mettre en oeuvre ces orientations suppose deux choses :
 mettre en cause les lobbies financiers et industriels et réorienter le type de développement dans tous les domaines ;
 définir un nouveau type de développement qui ne soit pas soumis aux logiques d’intérêt à court terme mais à la réponse aux besoins humains et sociaux et au respect des écosystèmes.

Que l’on pense aux transports collectifs, à l’énergie, à l’habitat, à la préservation de la biodiversité, à l’éducation, à la santé, l’ensemble de ces domaines appelle une maîtrise publique et l’existence d’outils au service de cette maîtrise, c’est-à-dire les services publics.

La politique menée par le gouvernement Sarkozy, Fillon, Borloo va exactement en sens inverse. Très attentif aux exigences du MEDEF et des grands lobbies financiers et industriels, il privatise les services publics, instaure une fiscalité inégalitaire qui ne lui donne pas les moyens d’une intervention publique. Pire, il entend diminuer d’une manière drastique les moyens dans des secteurs aussi décisifs pour l’environnement que l’éducation, la santé et l’équipement, et projette de supprimer des centaines de gares de fret.

Le ministère de l’Ecologie et du Développement durable est lui-même frappé par les diminutions d’effectifs.

Comment dans ces conditions pourra-t-il répondre aux exigences qui s’expriment à travers les groupes de travail du Grenelle ? Les temps courts du profit prônés par les logiques libérales sont incompatibles avec les temps longs exigés par la préservation des écosystèmes et le développement durable et solidaire.

Les communistes veulent aboutir à la résolution de la crise écologique et travaillent en ce sens. Ils organisent les 16 et 17 novembre prochain un Forum qu’ils mettent à disposition de toutes les forces de gauche et des organisations écologistes pour élaborer ensemble les propositions alternatives et les ripostes qui s’avéreront nécessaires.

 

lundi 01 octobre 2007, a 16:37
MOBILISATIONS !
 

Mobilisations sociales : Appel des partis de gauche et écologistes

Par : Relations extérieures
Mis en ligne : 1er octobre La politique menée par le président de la République et sa majorité est à la fois profondément injuste et totalement inefficace.

Les 15 milliards d’€ de cadeaux fiscaux distribués aux plus riches cet été n’ont eu aucun impact sur l’emploi. Par contre, la facture va être présentée dès cet automne à tous les citoyens, et avant tout aux plus modestes, tandis que l’état des finances publiques se dégrade.

Nicolas Sarkozy met en œuvre une politique fondée sur la mise en cause des protections sociales et du droit du travail. Cette politique accroît les inégalités et la précarité pour tous, salariés mais aussi chômeurs, retraités, étudiants, jeunes. Les malades sont aussi touchés, par des franchises médicales qui feront peser un impôt supplémentaire sur leurs épaules au prétexte de financer les dépenses nécessaires à la recherche contre la maladie d’Alzheimer.

Face à cette politique, les partis de gauche et écologistes soutiennent les mobilisations unitaires d’ores et déjà prévues et à venir, pour imposer au gouvernement de réelles négociations. Ils se sont mobilisés pour exprimer leur refus des franchises médicales, le 29 septembre. Ils seront aux côtés des prochaines mobilisations à l’initiative des syndicats pour mettre en échec la politique antisociale de la droite.

Ils soutiennent une tout autre politique fondée sur la solidarité, la justice sociale, l’égalité, une autre répartition des richesses et le respect de la dignité :

 Concernant les retraites, en opposition avec la politique du gouvernement, nous proposons la pérennisation du système de répartition et la prise en compte de la pénibilité du travail. En outre, il faut revaloriser tout de suite les petites retraites et des pensions de réversion. Des ressources nouvelles peuvent être trouvées du côté des revenus financiers et des stock-options.

 Sur le pouvoir d’achat, enjeu essentiel à la fois pour la vie quotidienne et pour l’économie, la priorité doit être à la revalorisation des salaires, des retraites et des minima sociaux.

 Les services publics doivent être renforcés, rénovés et démocratisés, notamment pour l’éducation, à l’opposé de la politique de suppression de postes du gouvernement. Il faut développer un réel service public de la petite enfance. Il est urgent de renforcer la recherche publique et l’innovation, d’investir massivement dans le soutien aux énergies renouvelables et aux économies d’énergie, de financer la construction massive de logements sociaux.

 Le droit du travail doit être défendu et les pouvoirs des salarié-e-s étendus.

 La politique de l’immigration doit respecter les droits et la dignité des personnes. Nous combattons la politique d’immigration de Nicolas Sarkozy et la chasse aux migrants. Le honteux recours aux tests ADN doit être abrogé définitivement.

Ensemble, comme dans les luttes contre le CPE, nous pouvons faire reculer la droite.

Signataire :
 Les Alternatifs
 Convergence citoyenne
 MARS-Gauche républicaine
 Mouvement républicain et citoyen
 Parti communiste français
 Parti socialiste.

 

lundi 01 octobre 2007, a 16:04
Détaxation des heures supplémentaires .
 

Détaxation des heures supplémentaires : Le silence assourdissant de la droite résonne comme un aveu d’échec

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 1er octobre La mesure phare de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, à savoir la détaxation des heures supplémentaires présentée par le fameux slogan « travailler plus pour gagner plus », entre en vigueur aujourd’hui.

Mesure phare de la campagne de Nicolas Sarkozy, la détaxation des heures supplémentaires était présenté comme la solution au pouvoir d’achat des français. Pourtant, le silence assourdissant contraste avec l’habituelle fanfare des courtisans et des groupies. Manifestement, ni le gouvernement, ni les parlementaires et pas même les traditionnelles groupies présidentielles, n’osent assumer l’échec annoncé de cette mesure.

Et pour cause. Les grands gagnants seront les patrons, avec un cadeau immédiat de 20 milliards d’euros, sans aucune contrepartie. De plus, cette mesure contribuera à accroitre le déficit de la Sécurité sociale. Le manque à gagner est estimé à plus de 5 milliards d’euros pour la Sécurité sociale, et s’ajoute au 11 milliards déjà annoncés la semaine dernière. Le bilan est implacable, il ne restera aux salariés qu’une aggravation de leurs conditions de travail et sans augmentation de leur pouvoir d’achat.

Le silence de la droite résonne comme un aveu. La détaxation des heures supplémentaires n’aura pas d’autres effets que d’accroitre les injustices sociales.

Il est une vérité que M. de La Palisse ne renierai sans doute pas : la seule solution pour augmenter le pouvoir d’achat est d’augmenter les salaires. Le Parti communiste est déterminé à porter cette exigence lors de la conférence gouvernementale sur les salaires et le pouvoir d’achat de fin octobre, ainsi que lors du rassemblement de riposte nationale organisé par le Parti communiste français le 27 octobre, à Paris.

Parti communiste français

Paris, le 1er octobre 2007.

 

lundi 01 octobre 2007, a 15:31
Groupe communiste ( Sénat )
 


ContrefaçonPar Michelle Demessine - 19 Septembre 2007

Ce texte transpose la directive du 29 avril 2004. Si nous ne contestons pas le renforcement de la protection des détenteurs de droits de propriété intellectuelle, nous notons que la lutte contre la contrefaçon ne saurait se réduire à des modifications législatives ; le comportement des entreprises, des pouvoirs publics, des consommateurs doit évoluer.

Le projet de loi a une véritable portée politique en ce qu’il ne traite de la contrefaçon que d’un point de vue économique, hexagonal. Le phénomène, dit-on, fait perdre à la France plus de 6 milliards d’euros et 30 000 emplois chaque année ; c’est dire qu’il n’est plus artisanal mais industriel. Planétaire et organisé, il profite des failles d’une économie mondialisée. Mais les pays développés ne peuvent fermer les yeux sur les liens qui existent entre contrefaçon, délocalisations et exploitation des travailleurs de certaines économies émergentes. Les entreprises ont leur part de responsabilité lorsque, dans le luxe par exemple, elles étiquettent en France des produits fabriqués dans les pays en développement par de la main-d’oeuvre surexploitée. Et ces derniers pays, une fois en possession du savoir-faire et de la technologie, disposent de tous les outils nécessaires à la contrefaçon.

C’est dire que la lutte contre ce phénomène ne peut être cantonnée au champ judiciaire, mais doit intégrer les processus de délocalisation et la refonte de notre modèle d’échanges. Malheureusement, le texte se place exclusivement du côté des entreprises victimes ; les consommateurs en sont les grands absents.

La contrefaçon touche tous les secteurs, le luxe bien sûr, mais aussi les médicaments, les jouets, les lunettes de soleil, les pièces détachées pour l’automobile. Elle menace désormais la santé et la sécurité publique.

Tout cela, ce projet ne le prend pas en compte. Le rapporteur, en revanche, s’est saisi du problème et propose un amendement visant à aggraver les sanctions lorsque la contrefaçon porte atteinte à la santé ou à la sécurité des personnes, la peine maximale passant de trois à cinq ans d’emprisonnement ou de 300 000 à 500 000 euros d’amende.

Cependant, si je ne conteste pas la nécessité de renforcer la lutte contre la contrefaçon lorsqu’existe un danger pour le consommateur, j’estime que le durcissement de la sanction et la création de circonstances aggravantes ne peuvent constituer la seule réponse. Le choix est hélas toujours le même : au lieu de s’attaquer aux causes, on réprime toujours plus.

La contrefaçon est souvent liée au crime organisé et au blanchiment. Croyez-vous que cet amendement, s’il est adopté, inquiètera ceux qui sont à la tête de ces réseaux ? Augmenter les moyens des services de police et des douanes serait à coup sûr plus efficace. Mais ce débat est récurrent, et nos points de vue restent divergents.

J’ajoute que le renforcement de la lutte contre la contrefaçon peut avoir des effets pervers. C’est le cas dans l’agriculture, pour les obtentions végétales. La loi du 12 mars 2006 entérine le principe du brevetage des semences, portant atteinte au droit des agriculteurs de réutiliser les semences de leur propre récolte. Aggraver les sanctions contre la contrefaçon va verrouiller le dispositif : la situation dans laquelle vont se trouver les agriculteurs aurait mérité à elle seule un débat.

Ce texte renforce les procédures simplifiées et accélérées de saisine du juge, modifie le calcul des dédommagements et introduit un droit d’information destiné à lutter contre les réseaux de contrefaçon. Les deux premiers points constituent une véritable révolution de notre organisation judiciaire. La directive impose aux États-membres de créer des procédures rapides de mise en place de mesures provisoires et conservatoires efficaces. Actuellement, seul le référé le permet. La directive, dans son article 9.4, prescrit aux États-membres de veiller à ce que « ces mesures provisoires puissent, dans les cas appropriés, être adoptées sans que le défendeur soit entendu. ». Le projet introduit donc de nouvelles procédures accélérées et simplifiées de saisine du juge qui, n’étant pas contradictoires, ne permettent pas d’assurer l’égalité des armes entre les parties au procès. Les magistrats entendus par le rapporteur ont soulevé le problème de l’extension de telles procédures, contraires aux droits de la défense.

Le nouveau calcul de la réparation du préjudice pose lui aussi problème. Le texte, qui reprend les termes de l’article 13.1 de la directive, prévoit que les bénéfices injustement réalisés par le contrefacteur seront pris en compte par le tribunal pour évaluer le préjudice résultant de la contrefaçon, et que le tribunal pourra allouer, à titre de dommages et intérêts, une somme forfaitaire ne pouvant être inférieure au montant des redevances ou droits qui auraient été dus si le contrefacteur avait demandé une autorisation. Or, la jurisprudence, se fondant sur l’article 1382 du code civil, a toujours refusé de prendre en compte ces bénéfices dans le calcul des dommages et intérêts, lesquels doivent réparer le préjudice sans qu’il en résulte pour la victime ni perte ni profit. Le principe d’une réparation stricte et intégrale semble incompatible tant avec la prise en compte des bénéfices injustement réalisés qu’avec l’indemnisation forfaitaire.

Si renforcer la lutte contre la contrefaçon est d’autant plus nécessaire que la santé et la sécurité des consommateurs sont en jeu, les principes fondamentaux de notre droit doivent cependant être préservés.

Surtout, l’action en amont des services de police et des douanes pour le démantèlement des réseaux est tout aussi importante que la répression. La disparition des frontières, qui facilite le transit de marchandises contrefaisantes, ne justifie pas les suppressions d’emplois dans les services des douanes. Il est pourtant question de 638 suppressions nouvelles entre 2006 et 2008.

La lutte contre la contrefaçon doit reposer sur un partenariat entre pouvoirs publics, entreprises et consommateurs. La ville de Saint-Denis, suivant l’exemple de Saint-Ouen, de Nice ou de Saint-Tropez, a ainsi signé, hier, une convention avec l’Unifab par laquelle elle s’engage à lutter contre les produits contrefaisants vendus aux abords du Stade de France durant la coupe du monde de rugby, à sensibiliser les consommateurs, les commerçants et les habitants à la nécessité de coopérer avec la police, la gendarmerie, les douanes et les services fiscaux.

Parce que le groupe CRC considère que l’on ne peut s’en tenir à une simple transposition et que la lutte contre la contrefaçon appelle un débat de fond, il s’abstiendra sur ce texte.

 

lundi 01 octobre 2007, a 08:41
Se soigner ou crever chez l'oncle Sam ?
 

Par MARCOTXO le dimanche 30 septembre 2007, 01:00 - Lien permanent

"Armé d’un fil et d’une aiguille, Rick, un jeune chômeur, referme lui-même la plaie longue et profonde qui parcourt son genou : « je n’ai pas les moyens de me payer de véritables soins. Â» Le plan suivant nous montre Adam, la cinquantaine passée, penché sur la scie électrique qui lui a récemment emporté deux doigts. Un accident domestique comme il s’en produit souvent. Mais lorsqu’il est arrivé à l’hôpital, ses deux bouts de doigt en poche, on lui a sorti les tarifs : 12 000 dollars pour lui recoller l’annulaire, et 60 000 pour le majeur. Adam n’a pu se payer que l’intervention à 12 000 dollars. Dans quel pays du Tiers-monde ces images ont-elles été tournées ? Aux Etats-Unis d’Amérique, la première puissance économique au monde."

La suite dans l'article de Jérôme Metellus, sur le site de La Riposte : http://www.lariposte.com/Sicko-de-Michael-Moore-893.html

 

lundi 01 octobre 2007, a 08:13
FEUX DU POUVOIR !
 

Par philippe tixier le dimanche 30 septembre 2007, 00:12 - politique - Lien permanent

feux du pouvoir !

Pour moi, Attali, Roquart, allègres, ... et dernièrement DSK se sont brûlés aux feux du pouvoir !

Ils essayent de valider leurs choix en invoquant la bonne marche de la démocrtie ! Mais quelle démocratie ? Quel pays des droits de l'homme qui écrase les petits et favorise les gros, qui chasse les enfants scolarisés mais étrangés, ..., défenestre par peur de la police !

Ils jettent, de plus, le discrédit sur le PS et peut-être la gauche !

Qu'ils assument en reniant leur appartenance à la gauche, les citoyens y verraient plus clair.

DSK, salaire net d'impôt : 475 000 $ US ! Peut-on être encore de gauche avec ce traitement faramineux ? Ca fait à peu près 1500 Euros par jour ! Plus qu'un smic !

N$ a encore bien joué, et le PS a perdu ! De là à dire que les socialistes sont souvent des arrivistes !

Décidément, le monde est complexe.
Mon Blog : http://libre.gauchepopulaire.fr/ Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que chaud ! philippe tixier 2 9 7

 

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