| vendredi 30 novembre 2007, a 23:52 |
| Réaction aux déclarations de l'UNEF . |
Au côté des grévistes
UNEF/MEDEF même combat ? Continuer le mouvement et imposer le débat !
L'Union des étudiants communistes s'inquiète de la décision de l'UNEF
d'appeler les étudiants à suspendre leur mouvement alors même que
celui-ci s'étend aux lycéens et aux enseignants-chercheurs. C'est un
coup porté à l'unité des étudiants, unité que nous réaffirmons comme
indispensable. Nous ne partageons pas l'analyse du syndicat quant aux
annonces de Valérie Pécresse.
L'UEC appelle à la poursuite et à
l'amplification du mouvement. Elle appelle tous ceux qui luttent pour
l'abrogation de la LRU à informer largement la population sur les
conséquences de la loi et à engager partout la discussion sur les
différents choix de société qui sont au cœur du conflit actuel.
Parce que nous refusons le statu quo,
nous appelons l'ensemble de la communauté universitaire à multiplier
les initiatives pour qu'un projet progressiste pour l'enseignement
supérieur émerge.
Par ailleurs, face à un gouvernement
qui exacerbe les tensions et organise la répression, nous appelons les
acteurs mobilisés à la vigilance. Chaque assemblée générale doit
pouvoir se doter, suivant les situations locales, des moyens d'action
les plus appropriés pour fédérer largement et éviter tout débordement
qui ferait le jeu du gouvernement.
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| vendredi 30 novembre 2007, a 23:22 |
| Réaction aux déclarations de Nicolas Sarkozy . |
Au côté des grévistes
Vendredi 30 Novembre 2007 - 14:33
Les faits sont têtus, les étudiants aussi ! déclaration d'Igor
Zamichiei, secrétaire national de l'Union des Etudiants Communistes
Nicolas Sarkozy a annoncé la cession de 3% du capital d'EDF, soit 5
milliards d'euros, pour dégager des moyens supplémentaires pour les
universités. Selon le président, cet investissement infirme toute
possibilité de privatisation des universités.
N'est-ce pas pourtant Nicolas Sarkozy
lui-même qui disait en mai 2004 : « EDF ne sera pas privatisée, c'est
net, c'est simple et c'est clair » ? On connaît la suite des
évènements. Ce que veulent les étudiants, ce ne sont pas des promesses
mais des faits.
Ce que veulent les étudiants, ce n'est
pas seulement plus de moyens, c'est une répartition des moyens qui
permette la réussite de tous.
Ce que veulent les étudiants, c'est
être réellement entendus sur leurs revendications, en premier lieu
l'abrogation de la LRU. L'Union des étudiants communistes appelle les
étudiants à amplifier la mobilisation en ce sens et à une nouvelle
journée de manifestations mardi prochain.
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| vendredi 30 novembre 2007, a 22:29 |
| Décision du CONSEIL CONSTITUTIONNEL . |
A.N., Hauts-de-Seine, (12ème circ.)
M. Philippe KALTENBACH
Décision n° 2007-3965 du 29 novembre 2007
LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,
Vu
la requête présentée par M. Philippe KALTENBACH, demeurant à Clamart
(Hauts-de-Seine), enregistrée au secrétariat général du Conseil
constitutionnel le 28 juin 2007 et tendant à l'annulation des
opérations électorales auxquelles il a été procédé les 10 et 17 juin
2007 dans la 12ème circonscription du département des Hauts-de-Seine pour la désignation d'un député à l'Assemblée nationale ;
Vu
le mémoire en défense présenté pour M. Philippe Pemezec, député,
enregistré comme ci-dessus le 30 juillet 2007 ; Vu le nouveau mémoire
présenté pour M. KALTENBACH, enregistré comme ci-dessus le 26 septembre
2007 ;
Vu le nouveau mémoire présenté pour M. Pemezec, enregistré comme ci-dessus le 15 octobre 2007 ;
Vu le nouveau mémoire présenté pour M. KALTENBACH, enregistré comme ci-dessus le 19 octobre 2007 ;
Vu le nouveau mémoire présenté pour M. Pemezec, enregistré comme ci-dessus le 25 octobre 2007 ;
Vu
les observations du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des
collectivités territoriales, enregistrées comme ci-dessus le
16 novembre 2007 ;
Vu la décision de la Commission
nationale des comptes de campagne et des financements politiques, en
date du 8 octobre 2007, approuvant, après réformation, le compte de
campagne de M. Pemezec ;
Vu les autres pièces produites et jointes au dossier ;
Vu la Constitution, notamment son article 59 ;
Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
Vu le code électoral ;
Vu
le règlement applicable à la procédure suivie devant le Conseil
constitutionnel pour le contentieux des députés et des sénateurs ;
Le rapporteur ayant été entendu ;
- Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres griefs de la requête :
1.
Considérant qu'aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 52-8 du
code électoral : « Les personnes morales, à l'exception des partis ou
groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la
campagne électorale d'un candidat, ni en lui consentant des dons sous
quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou
autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui
sont habituellement pratiqués » ;
2. Considérant, en
premier lieu, que M. KALTENBACH soutient, pour demander le rejet du
compte de campagne de M. PEMEZEC, que les conditions dans lesquelles sa
permanence électorale a été implantée dans un bâtiment provisoire sur
le territoire de la commune du Plessis-Robinson à titre gratuit et sur
le fondement d'un permis de construire signé par M. PEMEZEC, en sa
qualité de maire du Plessis-Robinson, ont méconnu l'article L. 52-8 du
code électoral ; qu'il résulte de l'instruction que, pour la période
allant du 1er juin au 30 novembre 2006, la permanence
électorale de M. PEMEZEC a été installée sur le domaine public de la
commune du Plessis-Robinson sans que celle-ci perçoive, en
contrepartie, une redevance domaniale ; que cette libéralité doit être
regardée comme un don prohibé au sens des dispositions précitées de
l'article L. 52-8 ;
3. Considérant, en second lieu, qu'il
résulte de l'instruction que M. PEMEZEC a fait paraître, le 7 juin
2007, soit trois jours avant le premier tour, un ouvrage intitulé Bonheur de ville : un maire au chevet de sa banlieue
et édité à 3 000 exemplaires dont 1 000 devaient lui être remis à titre
gracieux ; qu'eu égard au contenu de cet ouvrage, qui promeut l'action
municipale de son auteur, et à la campagne publicitaire dont il a fait
l'objet dans le ressort de plusieurs communes de la circonscription
électorale, notamment lors des diverses séances de dédicace organisées
juste avant le premier tour du scrutin, sa publication doit être
regardée comme ayant un lien direct avec cette élection ; que le compte
de campagne de M. PEMEZEC ne retrace aucune dépense à ce sujet, ce qui
est de nature à entacher sa sincérité ;
4. Considérant que
la perception de ce don prohibé, eu égard à sa nature et aux conditions
dans lesquelles il a été consenti, ainsi que le défaut de sincérité du
compte de campagne de M. PEMEZEC, justifient le rejet de ce compte ;
5.
Considérant qu'aux termes du second alinéa de l'article L.O. 128 du
code électoral : « Est également inéligible pendant un an… celui dont
le compte a été rejeté à bon droit » ; qu'il résulte de ces
dispositions qu'il y a lieu pour le Conseil constitutionnel de
constater l'inéligibilité de M. PEMEZEC pour une durée d'un an à
compter du 29 novembre 2007 et d'annuler les opérations électorales qui
se sont déroulées dans la 12ème circonscription du département des Hauts-de-Seine,
D É C I D E :
Article premier.- M. Philippe PEMEZEC est déclaré inéligible pour une durée d'un an à compter du 29 novembre 2007.
Article 2.- Les opérations électorales qui ont eu lieu les 10 et 17 juin 2007 dans la 12ème circonscription des Hauts-de-Seine sont annulées.
Article 3.- La présente décision sera notifiée au président de l'Assemblée nationale, à M. Philippe PEMEZEC et publiée au Journal officiel de la République française.
Délibéré
par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 29 novembre 2007 où
siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Renaud
DENOIX de SAINT MARC, Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, Pierre JOXE et
Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 22:03 |
| Stopper sur tout le territoire la perte de la biodiversité . |

Mis en ligne : 30 novembre
Si les abeilles devaient disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre.
Albert Einstein
Voir : Lettre n°8 - novembre 2007 - Communisme et Ecologie
Alors que la France et l'Union européenne se sont
engagées pour stopper l'érosion biodiversité d'ici
2010, et que la France s'est dotée d'une stratégie nationale
pour la biodiversité en 2005, nombre d'observateurs
ont regretté que les travaux du Grenelle de l'environnement
soient en la matière parmi ceux qui méritent d'être
retravaillés et approfondis. Les mesures envisagées, les
moyens qui leur seront accordés suffiront-ils à inverser
les tendances actuelles ? Le doute est permis.
Pourtant, il y a urgence. Pour nombre de scientifiques, si
la crise de la biodiversité est moins connue et médiatisée
que le réchauffement climatique (auquel par ailleurs elle
est étroitement liée), elle est tout autant porteuse de
menaces pour l'humanité.
Source d'aliments, de substances naturelles d'intérêts
divers, notamment pharmacologique, de matières premières
et de satisfactions esthétiques, sa préservation
constitue l'un des éléments majeurs d'une politique de
développement durable.
Depuis quelque décennies, l'humanité provoque de nombreuses
modifications de son environnement et la disparition
de nombreuses espèces n'en est pas le moindre.
Ainsi, si la disparition de centaines d'espèces, poissons,
reptiles, oiseaux, mammifères, plantes supérieures est
avérée, de nombreuses espèces plus discrètes, qui n'ont
jamais été répertoriées, disparaissent dans la modification
ou la disparition des écosystèmes. À l'échelle de la planète,
nous vivons actuellement la sixième grande exctinction
des espèces et cette fois l'homme y est pour beaucoup.
De nombreux scientifiques considèrent qu'il faudrait
sur cette question constituer, à l'échelon mondial,
un organisme du même type que le GIEC.
Cette régression de la biodiversité affecte même des
variétés cultivées et domestiques que des générations
d'agriculteurs avaient patiemment sélectionnées en fonction
de leurs besoins et des exigences locales.
Si la construction d'une trame verte afin de permettre une
gestion du territoire qui préserve la “biodiversité ordinaire”,
le regroupement des différents établissements
publics concernés dans une seule structure, éventuellement
une agence, il reste de nombreuses zones d'ombre
sur les relations entre cette structure et les collectivitésterritoriales d'une part, avec les personnels chargés de la
protection de la nature d'autre part. Il en va de même de
la question des moyens financiers et en personnel, notamment
pour la recherche dont cet organisme sera doté.
Espérons que la prochain débat parlementaire faisant suite
au Grenelle saura prendre cette question en compte.
Inséparables de la protection de la biodiversité, celles de
la qualité de l'eau, de la protection des zones humides et
de la pollution des sols et qui mettent en cause certaines
pratiques liées à l'agriculture intensive comme l'utilisation
des pesticides ou des fongicides. Les réserves sur ces
points de la part de certains organismes laissent à prévoir
des difficultés.
La possibilité de la culture d'OGM en plein champ, même
encadrée et contrôlée, constitue elle aussi une menace
pour certaines espèces.
N'oublions pas qu'en matière de biodiversité, les responsabilités
de la France sont immenses. Présente dans les
quatre océans, elle est responsable du deuxième domaine
maritime du monde. Outre le territoire national, elle est
concernée par plusieurs zones où la protection de la biodiversité
est particulièrement importante, Méditerranée,
Caraïbes, Océan indien, Nouvelle Calédonie, Polynésie et
par l'une des zones forestières majeures de la planète en
Guyane.
Le travail pour s'opposer à l'érosion de la biodiversité ne
saurait se limiter à l'intérieur de l'hexagone. Il faudra plus
qu'un discours du président de la République pour faire
oublier que la France a souvent été un très mauvais élève,
souvent condamnée pour ses manquements à la protection
de son environnement. Espérons que la présidence
française de l'Union européenne changera la donne et
permettra de réels progrès.
Comme le soulignent les travaux du Grenelle, la France se
doit d'intervenir sur la protection de la biodiversité à
l'échelle planétaire. Comme l'eau, l'énergie, la biodiversité
est un bien commun de l'humanité au service et sous la
protection de tous. Cela nécessite de la placer sous l'autorité
de structures mondiales et de travailler au progrès
et à des avancées sur une agence mondiale de l'environnement
et du développement durable et sur un groupement
de scientifiques du même type que le GIEC. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 21:45 |
| AUGMENTER LES SALAIRES TOUT DE SUITE ! |
Tract : Revaloriser le travail - Augmenter les salaires

Le mot d'ordre « Travailler
plus pour gagner plus »,
sur lequel N. Sarkozy a
bâti une partie de son
succès électoral a de
nouveau été au centre
des « mesures » annoncées
par le Président de
la république ce
29 novembre.
C'est que
7 mois après son entrée
à l'Elysée, pas l'ombre
d'un gain supplémentaire
de salaire pour le plus
grand nombre, mais une
dégradation continue du
pouvoir d'achat.
Augmentation des salaires... mots Tabous
Le mécontentement face à cette promesse non tenue augmente. Nicolas
Sarkozy est obligé de le reconnaître. Du coup, il accuse les 35 heures,
et revient à son idée fi xe : c'est parce qu'on ne travaille pas assez. Mais
c'est un mensonge. Beaucoup de salariés travaillent déjà beaucoup trop
et souffrent au travail. Alors que beaucoup d'autres voudraient travailler
plus en ne se faisant pas imposer un temps partiel, ou tout simplement
avoir un travail.
Ceux qui se lèvent tôt voient leur salaire rogné, ceux
qui dorment sur leurs rentes s'enrichissent.
L'INSEE le dit dans sa dernière étude (« France Portrait social 2007 ») : le
pouvoir d'achat global a stagné depuis 1978 ! Et compte tenu du temps
partiel imposé, 30% des salariés gagnent moins de 956 € net par mois
pour les hommes et 617 € pour les femmes. 50% des salariés gagnent
moins de 1 368 € net par mois pour les hommes et 1 115 € pour les
femmes. Voilà la réalité des salaires dans la France de 2007 !
Mais les salaires des grands patrons du Cac 40 sont fabuleux, sans
compter les stock-options et les parachutes en or des PDG. Quant au
Président de la République lui-même, il a triplé son salaire : de 6000 €
net mensuel à 19 000 €. Etrangement, les journalistes se sont abstenus
de l'interroger là-dessus.
La vérité, c'est que les inégalités explosent : les 10% des ménages les
plus pauvres ne possèdent en patrimoine que 2110 € en moyenne, alors
que les 10% des ménages les plus riches en possèdent 450 000 € .
Les exonérations de prélèvements sociaux
encouragent les patrons à payer moins
N. Sarkozy veut faire purement et simplement sauter le
« verrou » des 35 Heures ; Il nous dit « faites des heures
sup... et travaillez le dimanche, vous gagnerez plus » :
ce sont donc les patrons qui décideront selon leur bon
vouloir. En favorisant les dégrèvement de cotisations
sociales sur les salaires les plus bas, il les pousse à
la baisse des salaires, et il aggrave les défi cits des
comptes sociaux. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 21:32 |
| Emissions du P.C.F |
Vidéo
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| vendredi 30 novembre 2007, a 20:57 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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La loi Pécresse porte en elle la mise en concurrence des universités et le désengagement de l'Etat
Par Jean-François Voguet - 29 Novembre 2007 |
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Monsieur le Président, Madame la Ministre, Mes chers collègues,
Depuis plusieurs semaines un fort mécontentement grandi
dans nos universités parmi les étudiants, les enseignants et les
personnels, et ce mouvement s ‘étend aujourd'hui dans nos lycées.
Nous comprenons ces inquiétudes qui s'expriment contre
votre loi en faveur d'une fausse autonomie des universités. Nous sommes
solidaires de cette contestation qui, quelle que soit sa forme, ne fera
que s'étendre. Nous avons combattu cette loi que vous avez fait voter à
la hussarde, en plein été, en urgence.
Nous sommes toujours opposés à son application car elle
ne répond ni aux défis de notre temps, ni aux besoins urgents de nos
universités. Même si le pire n'est jamais assuré, et malgré vos
démentis, cette loi porte en elle, la mise en concurrence des
universités et le désengagement de l'Etat. Il y aura les facultés
d'élites sélectionnant leurs étudiants et la grande masse des
universités devant se contenter de maigres subventions d'Etat et du
soutien rendu toujours plus nécessaire des collectivités locales.
Cette loi casse aussi la vie démocratique universitaire
au seul profit des places offertes aux entreprises et d'un pouvoir
renforcé des Présidents. Elle précarise, enfin, l'ensemble des
personnels universitaires. Pendant des semaines vous avez parié sur le
pourrissement du mouvement. Il est pourtant toujours là, et il vous a
contraint à faire une série de propositions pour, dite-vous, encadrer
votre loi.
Vous reconnaissez donc, là, les risques qu'elle
portait. Nous vous invitons à aller plus loin dans sa remise en cause.
Vous avez, aussi, faits un geste concernant la vie étudiante, admettant
ainsi l'urgence sociale que vous refusiez d'entendre.
Mais tout cela reste très, très insuffisant et en
l'état de promesses. Alors, et c'est ma première question, allez vous
augmenter votre budget 2008, trop faible pour y faire face ?
Vos annonces d'augmentation ne servent qu'à boucher les
trous de dépenses engagées. Enfin, Madame la Ministre, plutôt qu'un
protocole, sans valeur, signé par le Premier ministre avec les
Présidents d'Université, êtes vous prête, et c'est ma deuxième
question, à engager la Nation dans une réelle réforme démocratique de
l'Université, en proposant une loi d'orientation et de programmation,
qui pourrait être préparée par des Etats généraux de l'Enseignement
supérieur ? |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 19:18 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
LA LETTRE D'INFORMATION DU JOURNAL
L'HUMANITÉ
À LA UNE …
samedi 1er décembre 2007

Quartiers
populaires :
que peut-on faire
tout de suite ?
Une collision, deux jeunes
qui meurent, la police impliquée…
et c'est une ville qui
s'embrase. Illustration d'un malaise social qui s'aggrave.
Les points de
vue de :
François
Asensi, député et maire PCF de
Seine-Saint-Denis.
Pierre
Cardo, député UMP, maire de
Chanteloup-les Vignes.
Bruno Leroux,
député PS de
Seine-Saint-Denis.
Gérard
Mauger, directeur de recherche au
CNRS.
Mohamed
Mechmache, président de
ACLEFEU.
Azzedine
Taibi, adjoint au maire de Stains,
conseiller général de Seine-Saint-Denis.
L'Amérique latine
invente-t-elle
une
nouvelle démocratie ?
L'exercice de la démocratie
constitue un des éléments phares de la constitution
d'une société plus
égalitaire. Que nous disent les exemples de certains pays ?
Les points de
vue de :
Fernando Perez
Correa, directeur de la faculté de
sciences politiques
et sociales de l'université
nationale autonome de Mexico.
Mariana de
Castro, directrice du département de
sciences humaines
de l'université
technologique Bolivar, à Carthagène des Indes.
Victor Flores
Olea, professeur de sciences politiques
à l'université
nationale autonome de
Mexico.
Hector Raul
Solis Gadea, professeur de sciences
politiques
de l'université de
Guadalajara.
Pouvoir
d'achat. Tromperie sur la
marchandise
Nicolas Sarkozy se voulait
« le président du pouvoir d'achat ». Mais aucune des mesures
avancées jeudi soir n'assure
une augmentation de la feuille de paye.
« Le salariés vont avoir
besoin d'aller chercher leurs augmentations de salaire
eux-mêmes par leur
mobilisation.», selonMaryse
Dumas, secrétaire de la CGT.
À NE PAS
MANQUER …
Des urnes taillées pour
Poutine
Des législatives sans
suspense dimanche, le président devrait
être victorieux.
Seul enjeu, le score de sa
formation et le nombre de députés issus des autres partis.
Selon Boris Kagarlitski,
journaliste et politologue :
« Pour l'opinion, ce qui
compte, c'est le climat social. »
Journée mondiale de lutte contre le sida
La décentralisation des
soins, au plus près des populations,
est une réalité en marche
au Bénin, avec le soutien de Médecins du monde.
Le reportage de notre
envoyée spéciale.
Pourquoi le Parti
socialiste s'est-il coupé des couches populaires ?
Tribune de Gaël
Brustier, étudiant en science politique et Jean-Philippe Huelin,
professeur d'histoire et
géographie, membres du Parti socialiste.
France-Algérie
À quelles conditions les
traumatismes du passé colonial peuvent-t-ils être surmontés ?
Un appel de
personnalités.
Danse. La
Biennale à Cannes
Dédiée à la mémoire de
Maurice Béjart, elle a notamment
présenté,
en création mondiale, la
dernière pièce de Maguy Marin. Notre reportage.
Les
Lettres
françaises
Les travaux et les
jours.
Lionel Baier, Joseph Beuys,
Julien Blaine, Pierre Bourgeade,
Marie-Noël Rio, François
Tanguy…
Un inédit d'Ardengo
Soffici sur Courbet.
NOUVEAU TRAITÉ
EUROPÉEN
Ils exigent un référendum
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| vendredi 30 novembre 2007, a 16:21 |
| Pouvoir d'achat . |
Pouvoir d'achat : les français n'auront qu'un slogan à se mettre sous la dent

Nicolas Sarkozy interviewé sur TF1 et France 2
Au sujet des derniers événements de Villiers le Bel,
Nicolas Sarkozy a affirmé « la République ne cédera pas un pouce de
terrain », tout en amalgamant de façon scandaleuse violence et
immigration. Ces propos sont extrêmement choquants pour celui qui,
comme Ministre puis ensuite, comme Président de la République, budget
après budget, a mis a mal la République en organisant la disparition
des services publics ou encore des équipements. Ces événements signent
son échec.
Nicolas Sarkozy ne découvre pas qu'il n'a pas d'argent,
et pour cause, il l'a dépensé lui-même cet été en finançant 15
milliards d'euros pour les plus riches. A l'immense majorité des
français, il ne reste donc plus que le slogan, compte tenu du vide
sidéral des propositions présidentielles.
Cerise sur le gateau, il pousse le vice ultra-libéral
jusqu'à vendre -encore une promesse non tenue- 3% du capital d'EDF pour
financer une rénovation des universités. Conception bien curieuse de
l'efficacité en politique que celle visant à troquer l'indépendance
énergétique française contre la rénovation des campus universitaires.
Parti communiste français
Paris, le 29 novembre 2007. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 16:07 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Pouvoir d'achat : une seule solution, augmenter les salaires
et les retraites ! Par le groupe CRC - 30 Novembre
2007
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Le candidat N. SARKOZY a fait campagne sur le pouvoir d'achat.
Depuis le 6 mai, nos concitoyens ont constaté que le Président de la République
s'était empressé de satisfaire le MEDEF et que leur pouvoir d'achat continuait
de baisser.
Les mesures annoncées ce sont ont un air de déjà-vu : la prime à
la cuve pour les utilisateurs de fuel domestique, la « prime à la casse » pour
les voitures particulières, ont été expérimentées il y a dix ans sous les
gouvernements Balladur et Juppé ! Elles sont insignifiantes au regard de la
réalité de la situation.
Quant au fameux « treizième mois » gagné en travaillant plus avec
les heures supplémentaires, il dépend du bon vouloir des employeurs.
Après le « paquet fiscal », le budget 2008 entérine la baisse de
l'impôt sur la fortune, la suppression de l'impôt de bourse, l'allégement de la
fiscalité des gros patrimoines, entre autres dispositions qui s'occupent du
pouvoir d'achat des plus riches !
Nos concitoyens attendent de vraies mesures pour leur pouvoir
d'achat : augmentation du SMIC ; négociations salariales ; TIPP flottante ;
baisse de la TVA ; blocage des loyers. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 07:53 |
| La droite ranime la guerre scolaire . |
Laïcité . La majorité s'entête sur
le financement des écoles privées par les communes.
Les
députés UMP et du Nouveau Centre ont refusé, hier, dans une ambiance
houleuse, à 228 voix contre 189 (PS, PCF et divers gauche) de débattre
de la proposition du socialiste Jean Glavany d'abroger l'article 89 de
la loi sur la décentralisation de 2004, qui oblige les municipalités à
participer au financement des écoles privées pour les enfants de ces
communes.
Cette brèche dans la laïcité, aux « conséquences juridiques et
financières incommensurables pour les communes concernées », a été
ouverte à la faveur d'un amendement socialiste du sénateur Michel
Charasse. « Notre collègue voulait éviter que certaines communes
rurales encouragent les enfants à fréquenter les écoles privées de
communes avoisinantes », a expliqué Jean Glavany, la commune de
résidence ne subissant aucune charge financière alors qu'elle devait
une contribution à la commune d'accueil si l'enfant fréquentait une
école publique. Problème : cette contribution a été étendue aux cas de
scolarisation dans le privé, mais sans reprendre les conditions
applicables à l'école publique (inscription dans une autre commune sur
raisons médicales, professionnelles ou familiales, sur accord préalable
du maire), avantageant ainsi l'école privée. La droite a depuis
confirmé cette lecture, malgré l'annulation d'une circulaire
d'application par le conseil d'État, en juin dernier.
Hier, le gouvernement a rejeté la proposition du PS, prétextant que
l'accord du maire était incompatible avec la liberté de choix des
parents. À l'inverse, Marie-Hélène Amiable (PCF) a estimé que « seul le
financement de l'école publique, laïque et gratuite devrait être pris
en charge par les collectivités ».
Sébastien Crépel l'Huma du 28 / 11 / 07
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| vendredi 30 novembre 2007, a 05:07 |
| TRAVAILLER PLUS !!! |
TRAVAILLER PLUS, PLUS VIEUX, PLUS DUREMENT
ou comment le capitalisme cherche son profit
Dans le débat sur la retraite,
on retrouve en filigrane le thème de la valeur travail, au cœur
du discours de Sarkozy.
C'est Raffarin qui le premier a lancé le mot
d'ordre : Il faut réhabiliter la valeur travail. Ce qui était clair
alors, et qui est resté le cas dans le discours de Sarkozy, c'est que “
valeur travail ” désigne la valeur de l'emploi et non pas la valeur du
travail, au sens de l'activité des employés sur leur lieu de travail.
Derrière la soi-disant réhabilitation de la valeur travail, il y a le
refus de poser la question de la valeur du travail effectif. On a
clairement affaire à un slogan idéologique qui formule une valeur
absolue (l'emploi), de façon à dissimuler un certain nombre
d'injustices et de dominations (liées à l'organisation du travail dans
l'entreprise néolibérale) et à disqualifier une forme de critique
sociale (la critique du travail effectif).
Dans le cadre de cette offensive
idéologique, Sarkozy pose en principe intangible l'idée selon
laquelle puisqu'on vit plus vieux, on doit travailler plus longtemps.
Si l'emploi est un bien un soi, il faut en effet chercher à en
bénéficier aussi longtemps que possible… Quand cet argument est comparé
aux dynamiques effectives du néolibéralisme, il apparaît dans toute
son hypocrisie.
Depuis les premières lois sur la durée de la
journée de travail, au milieu du XIXè siècle, le capitalisme a renoncé
à chercher le profit en augmentant la durée du travail et en réduisant
le taux de salaire horaire et il a plutôt cherché à augmenter la
productivité du travail en rendant son organisation plus efficace et en
accélérant le progrès technique.
Avec le néolibéralisme, nous assistons à une
inversion de cette tendance. Différents phénomènes prouvent que
l'enjeu est aujourd'hui la réduction du taux de salaire horaire et
l'augmentation de la durée de travail : le blocage des salaires, la
remise en cause des 35 heures, les délocalisations (qui sont un moyen
de détourner la législation sur la durée du travail et le salaire
minimum).
Dans le cadre du néolibéralisme, le profit
est recherché par une augmentation de la quantité globale de travail et
par une intensification du travail, de sorte que le discours sur la
valeur du travail cache le fait qu'il s'agit de travailler toujours
plus, toujours plus vieux et toujours plus durement . |
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| jeudi 29 novembre 2007, a 21:46 |
| UD et UL C.G.T de Nantes . |
communiqué de l'ud et de l'ul nantes sur la répression policière contre les étudiants et lycéens

Communiqué de l'union départementale CGT 44 et de l'union locale CGT de Nantes
L'union départementale CGT 44 et l'union locale CGT de
Nantes comdamne avec la plus grande fermeté, l'intervention policière
et particulièrement de la brigade anti criminalité ( B.A.C.) à
l'encontre des étudiants et des lycéens , le 27 novembre 2007 sur le
site du Rectorat.
Le nombre de partcipants à cette manifestation et le
caractère pacifique de celle-ci rend incompréhensible et innacceptable,
la violence de la repression dont ils ont fait l'objet.
Selon nos informations, des jeunes ont été sérieusement blessés.
L'UD CGT 44 et l'UL CGT de Nantes alertent l'opinion sur le caractère gravissime de tels actes.
Elles apportent leur soutien a la lutte des étudiants
et des lycéens sur leurs revendications. Elles exigent que le
gouvernement apporte des réponses concrètes et renonce à la loi
PECRESSE qui conduit à mettre l'université publique sous la main mise
du patronat.
Nantes LE 28 NOVEMBRE 2007.
De : CGT 44 et CGT de Nantes
jeudi 29 novembre 2007 |
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| jeudi 29 novembre 2007, a 21:24 |
| Réforme de la Justice . |
Réforme de la justice : Éloigner les citoyens de leurs droits

Mis en ligne : 29 novembre
La
garde des Sceaux, Rachida dati, est-elle au choix incohérente,
autoritaire, brutale ? Ou encore voyage-t-elle trop comme le suggère
l'ancien président de la commission d'enquête d'Outreau ? Sacrée
personnalité en tout cas car se mettre à dos en moins de six mois la
quasi-totalité du monde judiciaire, ce n'est pas donné à tout le monde.
A
ce degré, il y a un problème. Toute confortée qu'elle soit par
l'évidente estime que lui porte le président, elle doit bien mesurer
tout de même que sa réforme ne passe pas et qu'il serait étonnant
qu'elle soit seule contre tous à avoir raison.
Il est vrai, de prime abord, qu'il y a incohérence. La
réforme dans un premier temps va coûter très cher. Vont être fermés des
tribunaux que l'on vient de rénover ou de sécuriser. Et puis on voit
mal comment on rapprocherait la justice des citoyens en éloignant les
tribunaux. D'autant que les tribunaux d'instance, concernés au premier
chef, 176 suppressions sur 473, sont ceux où s'exerce la justice de
proximité. Il n'est pas anodin d'en citer certaines compétences. Ils
jugent les saisies sur salaires, les affaires de loyers impayés, ils
enregistrent les déclarations de nationalité française, ils établissent
les certificats de nationalité... Il faudra donc que les justiciables
fassent des kilomètres pour se rendre au tribunal ou simplement voir un
avocat. Ils ne trouveront aucune structure de proximité qui leur
permette de comprendre comment s'applique la loi alors qu'il s'agit
dans ce type d'affaires des justiciables les moins rompus aux arcanes
juridiques, parfois sans moyens de transport. Même chose pour les
prud'hommes quand on sait les difficultés des salariés les plus
modestes à se faire entendre. Combien de tous ceux là ne répondront pas
aux convocations, renonceront à se défendre ou se retrouveront comme un
personnage de Kafka perdus dans des couloirs dont les portes ne
s'ouvrent pas.
Il est vrai que la Garde des Sceaux est un brin
autoritaire. La réforme a été décidée sans concertation. Quelques
ajustements ont semblé relever de l'arbitraire le plus total. Où est la
démocratie quand on déclare réformer pour le bien de tous, quand tous
s'y opposent ? C'est pour rendre une meilleure justice dit dame Dati.
Faut-il comprendre alors que, comme les cheminots accrochés à leurs
« privilèges », les acteurs du monde judiciaire sont tellement jaloux
de leurs situations acquises qu'ils préfèrent une mauvaise justice à
une bonne ?
La réforme de la justice n'est pas un jouet de Rachida
Dati. C'est une réforme profonde, ambitieuse et dans la logique
libérale. Elle va de pair avec un président qui entend commander aux
magistrats. Avec la mise en place des peines planchers et leur
application mécanique. Avec le ballon d'essai de la garde des Sceaux
pour la suppression des franchises pour les bénéficiaires de l'aide
juridictionnelle. Avec la dépénalisation des affaires concernant les
chefs d'entreprise. Il s'agit d'une réforme éloignant les citoyens de
leurs droits, d'une justice fonctionnant pour les plus modestes, comme
une machine dont les rouages tournent sans état d'âme. |
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| jeudi 29 novembre 2007, a 18:52 |
| La réforme du contrat de travail . |
La réforme du contrat de travail : précarisation ou sécurisation

Mis en ligne : 29 novembre
Dossier : « Modernisation du marché du travail » - Economie&Politique septembre/octobre 2007
Après l'échec du contrat première embauche (CPE) et face à la mise en cause très sérieuse
du contrat nouvelle embauche (CNE) (notamment au plan juridique), Nicolas Sarkozy a fait
de la « modernisation du marché du travail », une « condition impérative pour atteindre le plein emploi
».
Il a défendu l'idée d'aller vers la création d'un « contrat unique » fusionnant tous les contrats
existants dans le but affiché de lutter contre la segmentation du marché du travail.
Ce « contrat unique » devait être un contrat à durée indéterminée
(CDI) assorti de droits progressifs avec l'ancienneté
(c'est-à-dire en réalité très faibles au début) et
de procédures de rupture très allégées. Bref, cela revenait à
généraliser le principe du Contrat nouvelle embauche (CNE).
N. Sarkozy reprenait ainsi une idée mise en avant par Cahuc
et Kramarz en 2004 dans leur rapport intitulé : « De la précarité
à la mobilité : vers une sécurité sociale professionnelle ».
Ce rapport tendait à donner un contenu social-libéral au mot
d'ordre de « sécurité sociale professionnelle » de la CGT dont
on sait qu'il est aussi influencé par l'idée de sécurité d'emploi
ou de formation née dans les rangs du PCF.
Cependant, le projet de « contrat unique » a soulevé de nombreuses
protestations, largement dans les rangs syndicaux,
mais aussi dans les rangs patronaux où l'on ne tient pas à
voir disparaître brutalement la palette si variée des contrats
précaires jusqu'au CNE.
Habilement, Sarkozy n'a pas repris cette idée le 18 septembre
devant l'Association des journalistes de la formation (AJIS),
mais il a, par contre, beaucoup insisté sur l'idée de « rupture
négociée », chère à Laurence Parisot. Il n'a pas hésité à faire
part de son accord avec le principe de réexaminer la période
d'essai à propos de la réforme du contrat.
Du côté du patronat – MEDEF, CGPME, et UPA rassemblés –
on se sent donc très fort pour avancer des propositions
précises censées tout à la fois « répondre aux besoins des
entreprises » et faciliter l'entrée dans l'emploi.
Cela recouvre trois propositions :
1) L'allongement de la période d'essai avec un « CDI aménagé
» :
Actuellement le CDI est assorti d'une période d'essai de 1 à
6 mois. Le patronat propose de la porter de 3 à 6 mois. Elle
serait, de plus suivie d'une « période de validation économique
répondant à l'incertitude des entreprises ». Cette seconde
période pourrait durer jusqu'à 18 mois, selon la CGPME, et
permettrait à l'employeur de faire valoir des perspectives d'activité
incertaines pour se séparer d'un salarié.
Au total, la période probatoire imposée au salarié, avant de pouvoir
bénéficier du droit commun, pourrait aller jusqu'à deux ans.
On sait que c'est là la caractéristique du CNE, aujourd'hui
réservé aux entreprises de moins de 20 salariés et très
contesté jusqu'à l'Organisation Internationale du Travail (OIT) qui l'a déclaré, en quelque sorte, « hors la loi » eu égard
aux règles du droit international. Seule différence : pendant
les deux ans de mise à l'essai du CNE, le patron peut licencier
le salarié dont il veut se séparer sans avoir à invoquer de
motifs.
2) La mise en place d'un CDI « conclu pour la réalisation
d'un projet précis » :
Laurence Parisot dans son livre « Besoin d'air » l'avait déjà
annoncé en parlant d'un « CDI de mission à rupture précausée ».
Ce CDI « comporterait une clause prévoyant l'expiration du
contrat lors de la survenance d'un événement précisément
défini (réalisation de l'objet pour lequel il a été conclu) ».
Ce contrat serait donc automatiquement rompu à la fin du
projet ou de la mission, sans que cette issue soit datée à
l'avance, le motif étant préalablement défini dans le contrat
de travail, par accord des parties.
Cette proposition vise à systématiser les dispositions aujourd'hui
réservées au « contrat emploi export » prétendant « favoriser
le développement des missions à l'exportation ». C'est un
CDI d'au moins six mois soustrayant l'employeur aux règles
du licenciement économique quand il doit licencier un de ses
titulaires.
C'est le cas aussi du contrat dit « de chantier » par lequel un
employeur peut engager un salarié en lui indiquant, dès l'embauche,
que le louage de services est exclusivement lié à la
réalisation d'un ouvrage ou de travaux précis mais dont la
durée ne peut être préalablement définie avec certitude. Le
licenciement du titulaire d'un tel contrat est, dans tous les cas,
un « licenciement pour motif personnel, et non économique ».
La proposition de généralisation d'un tel CDI permettrait
une flexibilité maximum pour l'employeur et le licenciement
deviendrait beaucoup plus difficilement contestable devant
un juge.
3) Le MEDEF propose enfin – sans le préciser – de simplifier
les clauses obligatoires à faire figurer dans les CDD, lesquelles,
comme on le sait, sont soumises à une réglementation rigoureuse.
Notamment, ils ne peuvent être conclus que pour
l'exécution d'une tâche précise et temporaire et doivent
comporter des mentions obligatoires spécifiques dont l'omission
donne droit à la requalification en CDI.
Ces propositions du MEDEF, largement appuyées par l'Élysée,
visent à placer les syndicats sur la défensive.
La CGT a dénoncé dans un communiqué daté du 5 octobre
le fait que le MEDEF « ne tient aucun compte des désaccords
exprimés par les organisations syndicales sur la création d'un
« CDI aménagé » et d'un « CDI conclu pour un objet précis ».
Elle réaffirme le principe que la norme doit être le CDI et
que le CNE doit être abrogé.
Si on ne trouve aucune réaction précise de FO sur son site à
propos de la question précise, la CFE-CGC, elle, condamne « les
modalités de rupture du « CDI aménagé » et rappelle « sa
profonde réserve à l'égard de cette proposition de modèle de
contrat de travail dans la mesure où le modèle repose sur une
notion qu'il est impossible de définir avec objectivité et de
manière générique : l'étape de validation répondant aux incertitudes
économiques de l'entreprise ». Et elle conclut sur le fait
qu'il n'est pas question de « remettre en cause le pouvoir d'appréciation
du juge prud'homal en plafonnant le montant des
indemnités allouées ».
La CGC dans ce communiqué n'aborde pas la question de la
durée de la période d'essai ou celle du contrat de projet.
Enfin, si la CFDT rappelle la nécessité d'abroger le CNE, elle
se dit prête à « redéfinir la période d'essai » qui, dit-elle, doit être
d'une « durée maximale raisonnable », non sans avoir précisé
que cette période « n'a pas vocation à gérer l'incertitude économique
des entreprises ».
Mais elle ne se prononce pas de façon explicite sur la proposition
du MEDEF de rajouter à la période d'essai rallongée une
période de validation économique. Elle se prononce aussi
pour « la rationalisation du nombre de contrats pour répondre
aux besoins des entreprises » et demande qu'elle permette
« de les rendre compréhensibles par les salariés ».
Le gouvernement a donc été, en quelque sorte, obligé de
reculer sur l'idée de « contrat unique » défendu par Nicolas
Sarkozy pendant sa campagne présidentielle. Il cherche à
contourner les oppositions en avançant de nouvelles propositions
de précarisation du contrat de travail au nom, prétendt-
il, des impératifs de la concurrence dans une économie de
moins en moins prévisible.
Cependant, avec le Medef, il se heurte à une convergence
entre les syndicats pour refuser de nouvelles précarisations.
Ceux-ci affirment ensemble, au contraire, l'exigence
de principe de sécurisation et confirment leur attachement
au CDI.
Car c'est bien, pour l'heure, le besoin de sécurisation des salariés,
enfermés dans une relation si asymétrique avec les
patrons « donneurs d'emploi » qui semble constituer le principal
ciment de ces convergences face aux tentatives d'intégration
et de division. C'est ce ciment qu'il faut absolument
aider à consolider en tentant d'apporter un appui politique
à cette résistance syndicale face à la ligue des intérêts patronaux
et de l'État qui prétendent qu'aucune alternative à leurs
propositions n'est envisageable, alors même que le statu
quo n'est plus tenable. Pour aider à relever ce défi, la maquette
pour une proposition de loi de sécurisation de l'emploi et de
la formation (Économie et Politique numéro 630 – 631) avance
quatre pistes de contre-propositions :
Première piste : convertir les contrats précaires
en CDI
Le CDI est d'autant plus menacé qu'il est cerné par la multiplication
de formules de plus en plus précaires. Comment se
solidariser dans les luttes pour l'emploi pour faire refluer
ces formules précaires ? On mesure ici l'importance particulière
d'aider à une véritable mobilisation publique pour
l'abrogation du CNE et du « contrat senior ». Au-delà, c'est bien
l'exigence d'une transformation graduelle en CDI de tous les autres contrats de travail qui devrait être avancée en écho à
la critique par Sarkozy, lui-même, de la trop grande segmentation
du marché du travail.
Comment arriver à faire prendre en main l'idée de pourcentages
de conversion obligatoire, selon les branches, tous les
ans ou encore celle de pénalisation, par accroissement des
prélèvements d'indemnisation chômage et du prélèvement
formation continue pour les contrats précaires et atypiques ?
Des jonctions nouvelles sont à chercher avec le mouvement
syndical sur ces questions.
Lors de la réunion au cours de laquelle le patronat a présenté
ses options sur le contrat de travail, les syndicats auraient
proposé :
l'abrogation du CNE (mais pas du « contrat senior »)
l'instauration d'un bonus - malus sur les allégements de
cotisations sociales consentis aux entreprises en fonction
de leurs pratiques plus ou moins vertueuses en matière de
la précarité.
Deuxième piste : le CDI, lui-même, doit être
renforcé
Le moment est opportun et l'espace existe pour faire grandir
l'exigence d'une extension considérable des protections qui
entourent le CDI, en particulier celles concernant les licenciements,
et cela dès les premières années.
Dans quelle mesure la question de la période d'essai ne
devrait-elle pas être traitée en relation étroite avec la nécessité
d'insérer le CDI dans un processus de sécurisation comme
l'avance la maquette pour une proposition de loi de sécurisation
de l'emploi et de la formation ?
Cela concerne plus particulièrement :
l'affiliation automatique de chaque résident, après l'âge
de fin d'obligation scolaire, à un service public et social de
sécurisation de l'emploi et de la formation.
le soutien par ce service d'un statut de sécurisation et de
promotion des travailleurs.
Troisième piste : la sous-traitance, les discriminations
à l'emploi
La colère face au traitement scandaleux des salariés de la soustraitance,
comme à propos du plan Power 8 avec Airbus, de
la construction navale, ou encore de l'industrie automobile,
comme la protestation grandissante contre les discriminations
à l'emploi (de genre, de génération, d'origine ethnique ou
géographique) constitueraient aussi des points d'appui pour
la bataille de réforme du contrat.
Quatrième piste : l'hypothèse de « contrats de
pluri-activité »
Le contexte actuel pourrait être propice à l'avancée de l'idée
d'expérimenter un nouveau contrat de pluriactivité et de
sécurisation emploi-formation avec l'appel à de nouveaux
types de groupements d'employeurs. De tels contrats, qui
seraient maintenus avec le passage des travailleurs concernés
d'une entreprise à une autre, d'une entreprise à une institution
de formation continue jusqu'à un retour à un nouvel emploi,
ne seraient-ils pas la bonne riposte à l'expérimentation en
cours des contrats de transition professionnelle (CTP) ?
Ceux-ci sont conçus pour ouvrir la voie aux principes de
séparabilité avancés par le patronat, moyennant une sécurisation
misérable et ne conduisant pas nécessairement à l'emploi
et à l'essor des qualifications, mais ouvrent grande la voie
au déclassement et à la dévalorisation salariale.
Yves Dimicoli
Membre du Comité Exécutif National |
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| jeudi 29 novembre 2007, a 18:37 |
| Projet de fusion UNEDIC / ANPE . |
Projet de fusion UNEDIC – ANPE : Agence pour l'Emploi ou Réservoir de chômeurs ?

Mis en ligne : 29 novembre
A
plusieurs reprises, les élus du groupe communiste Rhône-Alpes ont
signifié leur opposition au projet de fusion UNEDIC / ANPE annoncé pour
la fin 2007. La grève nationale des agents et personnels des ASSEDIC et
de l'ANPE ce mardi 27 novembre est là pour prouver que ce projet
inquiète et se fait sans concertation de la part du gouvernement. Ils
souhaitent aujourd'hui souligner l'impact qu'une telle fusion aurait
sur les actions régionales et les dispositifs territorialisés de la
Région : volet économique des CDRA et plans d'actions des Contrats
Territoriaux Emploi Formation, qui eux veulent agir vraiment, au plus
près des bassins d'emplois et de vie.
L'ANPE
et les salariés privés d'emploi subissent depuis 20 ans les effets de
réformes des conventions ANPE/ETAT/UNEDIC qui visent à détruire le
Service public de l'emploi en réduisant son efficacité d'action dans le
placement des salariés. Depuis 20 ans, l'ANPE s'est vue retirer ses
missions premières qui consistaient à accompagner le retour à l'emploi.
Elle est aujourd'hui considérée comme un guichet voué à placer une main
d'œuvre bon marché, de plus en plus fréquemment sous contrats précaires
et contre son gré - pour faire baisser plus vite le taux de chômage -
auprès d'employeurs eux-mêmes soumis aux donneurs d'ordres, aux besoins
immédiats, aux lois du marché et à une concurrence acharnée.
La fusion annoncée va entraîner la disparition de
plusieurs milliers d'emplois au sein des agences ANPE, la remise en
cause des garanties statutaires avec des dégradations des conditions de
travail aux conséquences humaines graves pour les salariés.
Inévitablement cette fusion aura un impact sur le fonctionnement des
ASSEDIC et le risque d'une « rationalisation » (entendez suppression !)
des effectifs est bien réel.
Les élus régionaux communistes ne peuvent que souhaiter
une meilleure coordination entre l'ANPE et les ASSEDIC. Cette
articulation n'a pas besoin d'une fusion. L'objectif premier de Sarkozy
/Medef / Bertrand / Parisot est d'aider le patronat (qui fait déjà la
loi dans l'organisme paritaire UNEDIC) à mettre la main sur le service
public ANPE et par là, de mettre la main sur le « placement » des
personnes en recherche d'emploi et les chômeurs.
On sait qu'à terme sera demandé aux conseillers –
orienteurs - prescripteurs de proposer 2 offres d'emploi sur les seuls
métiers dits « en tension », et que si vous refusez ces 2 offres qui ne
tiendront compte ni de vos aspirations, ni de vos qualifications,
l'ANPE ne vous suivra plus et les ASSEDIC vous radieront !
Voilà le véritable projet du patronat : disposer d'une main d'œuvre corvéable, serviable et jetable à merci !
Pour les usagers, cette fusion signifiera la mise en
place de « guichets uniques », c'est-à-dire de locaux communs
ANPE/ASSEDIC conditionnés à l'inscription au chômage. La fermeture des
agences locales ne permettra plus de mettre à disposition de tous les
citoyens, comme l'exige le principe d'égalité, un service public de
l'emploi de proximité.
A cela s'ajoute le fait que les cotisations directes et
indirectes des salariés gérées par l'UNEDIC sont détournées de leur
destination qui consiste à assurer aux chômeurs un revenu de
remplacement leur permettant de vivre dignement et leur donnant les
moyens de chercher un travail – il s'avère que seulement moins de la
moitié des chômeurs sont indemnisés par l'assurance chômage !!!!
Concernant l'immensité des besoins de formations
professionnelles et continues, les conseillers régionaux communistes
dénoncent le désengagement de l'Etat et des entreprises. En
Rhône-Alpes, dans la majorité des 27 Contrats Territoriaux Emploi
formation qui maillent les 8 départements, ces instances partenariales
de terrain sont la plupart du temps boycottées par le patronat, les
chambres consulaires, les ASSEDIC. Dans un tel contexte, les ANPE qui
sont aujourd'hui des interlocuteurs importants des CTEF seront incitées
à réduire leur implication aux seins de ces structures territoriales.
Il est à relever l'actuelle tendance des ASSEDIC à
financer des formations sur les métiers en tension. Ces désengagements
successifs aboutiraient à laisser SEULE la Région Rhône-Alpes et au
delà, les 22 régions françaises, assumer les besoins de formation des
publics éloignés de l'emploi ou sans diplômes dans un contexte
budgétaire extrêmement difficile dû aux diminutions drastiques des
dotations budgétaires de l'Etat.
Parallèlement, on peut relever l'extrême faiblesse des
plans de formation au sein des entreprises, les difficultés rencontrées
par les salariés pour activer le DIF (Droit Individuel à la Formation)
et les montants considérables non utilisés chaque année des crédits du
FONGECIF, censés financer les besoins de formation des salariés.
Les élus communistes du Conseil Régional Rhône-Alpes
exigent le retrait du projet de fusion ainsi que le maintien des
agences de l'ANPE dans les 8 départements. Ils rappellent que l'ANPE
est un établissement public à caractère administratif, un Service
public de l'emploi sans monopole, au service de tous les citoyens, qui
ne peut donc pas être mis en concurrence et qu'il n'a pas pour vocation
de devenir ni une entreprise privée, ni un cabinet de recrutement
concurrentiel.
Assurer à chacune et chacun un bon emploi ou une bonne
formation pour un meilleur emploi, avec une garantie de droits et de
revenus élevés ne pourra se faire qu'en s'appuyant sur un service
public national de l'emploi, de la formation dont l'ANPE, les Missions
locales, les ASSEDIC, le SPE (DDEFP), l'AFPA, les GRETA, les CNAM, les
CUEFA, en partenariat avec les régions qui activent des politiques
économie – emploi – formation - insertion.
Jean-Michel BOCHATON
Président du Groupe Communiste de la Région Rhône-Alpes
Conseiller Régional de la Drôme
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| jeudi 29 novembre 2007, a 18:08 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
LA
LETTRE D'INFORMATION DU JOURNAL L'HUMANITÉ
En kiosque, chez
votre marchand de journaux.
À
LA UNE… vendredi 30 novembre 2007
Pouvoir d'achat.
Les Français
attendent des
réponses
Selon
l'indicateur de l'INSEE, la chute du moral des ménages en
novembre
illustre
les craintes des Français pour leur pouvoir d'achat
mais est
également un signe inquiétant pour la
croissance.
« Il
faut augmenter le SMIC, les salaires, les pensions, les minima
sociaux… »,
affirme
André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme.
Le
discours de Sarkozy. Nos analyses.
Moratoire pour les hôpitaux de
proximité
Reprenant
la revendication des comités de défense de ces structures,
80
parlementaires demandent à Mme Bachelot de stopper les fermetures de
services.
Télévision. Dans le piège à
conviction
Sous le
titre Anatomie d'une cité de non-droit, un reportage sur la cité
du
Clos-Saint-Lazare, à Stains, présentée comme « une plaque tournante de la
drogue »,
provoque la colère des habitants. Le maire communiste Michel Beaumale
demande
« réparation »
et dénonce « un scénario écrit à l'avance.»
Éric Macé, sociologue, nous précise : « Un reportage, ce n'est pas toute
la vérité. »
À
NE PAS MANQUER…
Alcan et Rio Tinto ont dynamité l'ex-Pechiney
« Ils
visent à seulement réaliser les plus gros profits, tout en dégradant les
condition
s de
travail et en fragilisant l'emploi. »,
s'indigne Claude Verdier, délégué
CGT.
Au Portugal, la grève succède… à la
grève
Le pays
est le théâtre d'une longue série de luttes depuis deux ans
face à un
gouvernement obsédé par les réformes libérales.
Journée morte aujourd'hui dans l'administration.
Le débat sur le
communisme
« La
survie du Parti suppose sa métamorphose. »
Tribune de Georges Séguy, syndicaliste et communiste.
La BO fait son cinéma
Le
festival Musique et cinéma d'Auxerre a rendu hommage à l'Anglais John
Barry.
Entretien
avec le compositeur des musiques de James
Bond.
NOUVEAU TRAITÉ
EUROPÉEN
Ils exigent un référendum
NOTRE VIDÉO SUR HUMANITE.FR |
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| jeudi 29 novembre 2007, a 05:15 |
| REDUIRE LES INEGALITES SELON L'UMP |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions
d'euros profiteront chacun d'une baisse d'impôt de 270 000 euros.
L'Observatoire des inégalités publie les estimations de l'Assemblée
nationale. 1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5
millions d'euros profiteront chacun d'une baisse d'impôt sur le revenu
de 270 000 euros grâce au nouveau "bouclier fiscal".
L'Observatoire des inégalités publie les estimations réalisées par
l'Assemblée nationale lors du vote de la loi "en faveur du travail, de
l'emploi et du pouvoir d'achat" adoptée le premier août dernier (lire
le rapport). Désormais en effet, le montant des impôts directs (impôt
sur la fortune, impôt sur le revenu et impôts locaux) ne pourra
dépasser 50 % des revenus d'un foyer fiscal, contre 60 % auparavant.
Coût total de cette mesure pour le contribuable : 810 millions d'euros,
à peu de chose près ce que vont rapporter les futures franchises sur
les dépenses de santé. (suite de l'article http://www.inegalites.fr/spip.php?article721&id_mot=30)
Redevance télé: guerre aux pauvres
En 2008, 850 000 personnes vont payer la redevance télé dont ils
étaient exonérés, . Il s'agit de personnes âgés de plus de 65 ans et
non imposables ou de personnes de plus de 60 ans avec un revenu fiscal
en dessous de 9437 E. En effet, en 2004, lorsque les
pouvoirs publics ont décidé de coupler la redevance audiovisuelle avec
la taxe d'habitation, afin de permettre à l'administration fiscale de
faire des économies, des centaines de milliers de personnes ayant de
très faibles revenus sont devenues redevables de la taxe télé alors
qu'elles ne l'étaient pas avant. Alors, l'Assemblée Nationale avait
maintenu cette exonération pour les années 2005, 2006 et 2007. Récemment, les députés ont voté un
amendement maintenant l'exonération de cette redevance pour les
personnes handicapées (soit 28000 personnes), et donc taxé les autres,
soit environ 850 000 personnes, de 116 euros dès l'automne prochain.
Il faut bien que le pouvoir trouve de l'argent pour éponger les cadeaux faits aux riches et au patronat PCF Cap Corse
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| mercredi 28 novembre 2007, a 22:24 |
| Répression ( 2 ) |
Communiqué
des parents de Pierre Douillard, lycéen blessé au visage par un
flashball en manifestation devant le Rectorat de Nantes
Alors que le pronostic médical sur l'oeil de notre fils
reste très réservé en cet après-midi, nous, ses parents, voulons savoir
quel a été l'enchaînement des faits qui peut conduire la police à viser
au visage, avec un flashball, un lycéen désarmé qui n'a même pas 17
ans, alors que son groupe de manifestants s'était retiré du Rectorat et
se trouvait sur la voie publique hier soir.
Nous réclamons au Recteur d'Académie (que nous
rencontrerons ce soir à 19 heures), au Préfet, au Procureur de la
République, une enquête sérieuse sur les faits d'hier soir, non
seulement pour Pierre, mais pour défendre l'intégrité physique et les
droits de tous les jeunes lycéens et étudiants à manifester
pacifiquement.
Par ailleurs, nous demandons à tous les témoins des faits de bien vouloir prendre contact avec nous.
Nous demandons aux professeurs d'accompagner les jeunes
lorsqu'ils manifestent sur la voie publique, afin de ne pas les laisser
démunis face à l'arbitraire.
A tous les jeunes, nous demandons ne pas céder à la
provocation, car c'est justement ce que souhaite ce gouvernement. Unis
dans la non-violence active, nous serons plus efficaces.
Luc Douillard, Emmanuelle Lefevre
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| mercredi 28 novembre 2007, a 22:13 |
| Répresssion . |

mardi 27 novembre 2007 (22h58) : Repression de la manifestation contre la LRU à Nantes, 2 blessés graves


12 lycées sont bloqués aujourd'hui à Nantes.
Journée d'action nationale, 2000 lycéens et 1000
étudiants défilent dans les rues de Nantes entre la place Bretagne et
le rectorat. La commission action avait organisé à la fin du défilé
l'occupation du rectorat, se sont 1000 manifestants totalement
pacifistes qui pénêtrent dans les jardins du batîment.
Immédiatement plus d'une centaine de CRS arrivent sur
place et repoussent extrèmement violement, avec l'aide de la Brigade
Anti-Criminalité (BAC), les manifestants. Les coups de matraque
pleuvent sur ceux qui forment une chaine au premier rang pour éviter
les interpellations. Des tirs de flash-ball à bout portant ont lieu et
un lycéen de 17 ans est gravement touché juste au dessus de l'oeil.
Dans un autre coin, une personne venant de se faire arrèter est passée
à tabac. Et toujours pendant ce laps de temps, des policiers en civil
(la BAC) lancent des cailloux sur les manifestants.
Repoussées hors de l'enceinte du rectorat, 300
personnes prennent la décision de se rendre au commissariat de Waldeck
Rousseau pour y réclamer la libération des étudiants arrètés. 150 CRS
les attendent et un face à face de deux heures sans aucune tension a
lieu. La semaine sanglante est chantée à de nombreuses reprises et des
demandes de libération des personnes arrètées ont lieux, sans succès.

Bilan provisoir à 21h30, 5 arrestations, 2 blessés graves.
Alors que seulement 10 projectiles sont lancés pour
répondre (j'insiste sur le mot répondre) à la violente expulsion des
jardins du rectorat, la dépèche AFP et le 19/20 de France 3 font état
de près 7 blessés chez la police. Ni l'AFP, ni France 3 n'étaient
présents sur les lieux.
Alors qu'un lycéen a gravement été blessé par le tir
d'un flash ball, et que de nombreux coups de feu ont été vu et entendu
par de nombreux témoins, la police nit avoir tirer.
Des photos sont dispo ici
http://www.contre-faits.org/spip.php?article54
De : Manu
mardi 27 novembre 2007
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| mercredi 28 novembre 2007, a 21:15 |
| Europe et délocalisations . |
Europe et délocalisations : Mandelson, mieux que Bolkestein

Mis en ligne : 28 novembre
Le
patronyme Mandelson va-t-il ravir la vedette à Bolkestein en matière de
notoriété, sur les banderoles des manifestations notamment ?
L'actuel
commissaire européen au commerce – ex notable travailliste anglais-
concocte, fort discrètement, un projet qui mérite la palme d'or de la
destruction d'emploi et de la démolition de l'industrie, au même titre
que la directive services préparée par l'ancien commissaire était une
véritable torpille contre le droit du travail.
C'est l'euro-député communiste français Francis Wurtz
qui a lancé ce pavé dans la mare. C'est en octobre que le collège des
commissaires a débattu de la proposition Mandelson, extrêmement lourde
de conséquences. Celle-ci consisterait à exempter les entreprises
européennes, qui ont délocalisé leur production dans des pays tiers à
bas coût, des droits antidumping applicables aux produits exportés vers
l'Union à des tarifs inférieurs à ceux normalement pratiqués en Europe.
L'affaire était restée cachée avant qu'un journal de Bruxelles,
Européan Voice, ne s'en fasse l'écho. Le papier indique que Mandelson a
reçu le soutien de ses collègues de la Commission.
Les conditions fixées par le commissaire aux sociétés
pour bénéficier des largesses promises sont extrêmement floues. Il leur
serait simplement demandé de « démontrer qu'elles ont des liens forts
avec l'Union européenne, à travers des ventes, des volumes de
production et par d'autres critères ». Selon un document interne
mentionné par ce journal, le changement de la règle est justifié par
les besoins de la mondialisation. Le journal informe d'une première
réaction de plusieurs Etats membres à bas salaires qui redoutent la
concurrence des pays à bas coûts hors UE. Comme quoi la mise en
concurrence des salariés tire toujours vers le bas. D'autres pays
seraient également défavorables au projet Mandelson.
Aussi afin d'éviter d'avoir à affronter un vote à la
majorité qualifiée, Mandelson envisagerait de recourir à une manoeuvre
de contournement en optant pour la forme de « lignes directrices ».
Décision attendue début décembre. Le député Francis Wurtz a donc
vivement reproché à la Commission et à son président Barroso de n'avoir
pas fait mention dans son discours de ce projet, absent de toute
référence également dans la communication de la Commission sur son
programme législatif pour 2008. Il s'agit pourtant « d'un projet qui
renvoie à des enjeux politiques majeurs, tels que la promotion de
l'emploi dans l'Union, la politique industrielle et plus généralement
la conception de l'intérêt communautaire à l'heure de la
mondialisation ».
La concurrence libre et non faussée reste bien la norme
à la Commission européenne. Il faut cependant s'attendre à de fortes
turbulences. Comme disait l'eurodéputé, « si vous avec aimé la
mobilisation contre la directive Bolkestein, vous pourriez adorer la
levée de boucliers contre la règlement Mandelson ! ». |
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| mercredi 28 novembre 2007, a 19:17 |
| Meeting de Japy sur l'Europe . |
Meeting de Japy sur l'Europe - Intervention de Marie-George Buffet

Mis en ligne : 28 novembre
Chers
amis, chers camarades,
Elle ne vous rappelle rien cette salle ? On y était venus parler
d'Europe, au moment où la campagne contre le projet de constitution
européenne commençait à prendre de l'ampleur. Nous étions déjà tous là
et pour la première fois avait flotté un air de victoire ! Pour la
première fois nous avions senti qu'une mobilisation se levait et qu'un
immense vent d'espoir était entrain de naître dans notre peuple.
Eh bien c'est avec cette même volonté de réussite que nous sommes là ce soir.
C'est
avec cette même détermination parce que oui, oui il faut un référendum.
Il faut un référendum parce que, sur ce nouveau traité comme sur tout
le reste, on ne peut pas accepter que le passage en force systématique,
la désinformation méthodique, que tout cela devienne un véritable
système de gouvernement.
C'est ce même mélange d'autoritarisme et de mensonge
qu'ils ont voulu imposer sur la réforme des régimes spéciaux, avant que
le mouvement social, le combat mené par beaucoup à gauche les pousse à
enfin reconnaître la légitimité des inquiétudes des personnels
concernés. C'est ce même cocktail de suffisance et de fables qu'ils ont
voulu nous resservir sur l'université, l'emploi dans la fonction
publique et demain sur le pouvoir d'achat.
Aujourd'hui, en demandant un référendum, c'est aussi à cet autoritarisme que nous voulons dire NON.
La démocratie, ce n'est pas un vote un dimanche et tous aux ordres pendant cinq ans.
Aussi, c'est aussi au mouvement social, aux
revendications légitimes émises par les cheminots, les traminots, les
fonctionnaires, les étudiants et tous les autres que nous voulons dire
oui.
En disant oui à leurs revendications, je veux redire
qu'en faisant cotiser les revenus financiers au même titre que les
salaires, je veux redire qu'en modulant l'assiette des cotisations
sociales pour pénaliser les entreprises qui font le choix de la finance
contre celui du travail, en augmentant la masse salariale, en faisant
reculer la précarité et le chômage, on trouvera les financements
nécessaires pour assurer une protection sociale de qualité.
Avec une telle réforme, il sera possible d'assurer une
bonne pension de retraite pour tous les salariés, dès 60 ans et plus
tôt pour toutes les professions dont la pénibilité aura été reconnue,
une pension permettant que la retraite ne soit pas une fin de vie, mais
bien le moment d'une nouvelle vie.
En disant oui à leurs revendications, je veux redire
qu'avec une vraie réforme de la fiscalité, on pourra créer les postes
nécessaires dans la fonction publique.
Et ainsi, les enseignants auront le temps et les moyens de mieux
s'occuper de chaque élève, les infirmières de chaque patient, la
justice de chaque plaignant !
En disant oui à ces revendications, je veux dire qu'avec un peu de
volonté, on peut parfaitement augmenter le pouvoir d'achat. Nicolas
Sarkozy, je sais pas si vous avez vu, est un homme de défi. Il
chercherait à augmenter le pouvoir d'achat sans augmenter les salaires.
D'autres ont essayé avant lui, par exemple tous ces enchanteurs qui
pensaient changer le plomb en or. Et on attend toujours...
Aussi, je ferais plus appel aujourd'hui à la volonté
qu'à la magie !
Avec un peu de volonté on peut taxer les profits pétroliers de Total,
12 milliards d'euros encore cette année, et ainsi baisser la TIPP et le
prix de l'essence.
Avec un peu de volonté on peut bloquer l'augmentation des loyers.
Avec un peu de volonté on peut acter la mort du CNE, en
profiter pour enfin pénaliser la précarité, et le temps partiel imposé
surtout aux femmes, et ainsi avancer vers la sécurisation de l'emploi.
Et avec un peu de volonté toujours, l'Etat peut
augmenter le SMIC, les salaires des fonctionnaires et par exemple
contraindre le patronat à négocier, branche après branche, pour
refondre toutes les grilles de salaire dans le privé ! L'augmentation
des salaires, les profits des entreprises le permettent, c'est un
impératif, c'est incontournable, ce doit être tout de suite !
Et devant toutes ces attentes que le gouvernement
n'entend pas, permettons que la voix du peuple se fasse entendre ! Et
parce que tout est bloqué à Paris comme à Bruxelles, alors oui :
exigeons un référendum !
Il faut un référendum sur ce nouveau traité parce que
notre avenir à tous et toutes, de Talinn à Lisbonne, est aussi écrit
dans les lignes tortueuses de ce traité Sarkozy.
Il faut un référendum parce que lorsqu'on se prétend
démocrate, on ne décide pas de ce que sera l'avenir commun des peuples
en conclave ou en congrès.
A les entendre, l'urgence serait de relancer l'Europe, et pour cela
d'adopter ce traité dont l'objectif serait de permettre à l'Europe de
repartir.
Alors ce traité, ce ne serait donc quelques amendements
pour faciliter le fonctionnement de l'Union. Ce serait un simple
règlement intérieur.
Déjà, le projet défunt de constitution européenne, ils
nous le vendaient comme un acte banal selon les uns, la solution à tous
nos problèmes selon les autres.
En fait, comme en 2005, ils cherchent donc à nous cacher que le but de
ce traité est de soumettre nos vies et notre quotidien aux désirs des
politiques libérales.
Leur but n'est pas de débloquer l'Europe. Il n'y a donc aucune urgence
à adopter ce traité qui n'est que le petit frère de la constitution
européenne. La preuve, Giscard ne cesse d'en réclamer la paternité !
L'urgence est, au contraire de regarder pourquoi leur
Europe est en panne et pourquoi, aujourd'hui, cette grande idée ne fait
plus rêver personne.
Comment cett idéal de paix entre les Nations s'est métamorphosé en guerre permanente contre les salariés.
Directive après directive, l'Europe s'est construite
pour remettre en cause toutes les victoires et les droits acquis par
les luttes sociales et populaires des salariés européens. Et c'est
partout en Europe, d'Allemagne en Hongrie, du Portugal en Slovénie que
la contestation monte contre ces politiques faites en permanence contre
les peuples.
L'urgence est de regarder pourquoi les peuples n'ont
plus aucune confiance en Bruxelles et même souvent rejettent ce qui s'y
décide.
Comment s'en étonner quand on compare leurs discours
sur la démocratie et les droits de l'homme et la réalité d'un pouvoir
renfermé sur lui-même, dogmatique comme jamais, insensible à toute la
contestation qui monte en Europe contre les privatisations de services
publics, la remise en cause des droits, les atteintes aux libertés
individuelles.
L'urgence est de regarder pourquoi la promesse d'une
Europe qui serait le contrepoids humaniste à la puissance américaine
s'est muée jusqu'à faire de l'Union le premier de la classe, un peu
fayot, de l'atlantisme. Le premier prix zélé du néolibéralisme.
Alors que l'Europe pourrait être la référence de tous les combattants de la liberté et de la justice sociale de par le monde !
Devant ce triste bilan, il ne peut être question de
repartir avec un attelage impopulaire, dangereux et poussif. Et cet
attelage, cette Europe là, c'est bien entendu celle du traité Sarkozy !
Cette Europe-là, notre peuple n'en veut pas. Et beaucoup de peuples d'Europe n'en veulent pas.
Ils ne veulent pas de l'Europe de la concurrence libre
et non faussée, du moins disant social et de la démolition des services
publics. Ils ne veulent pas de cette Europe mesquine qui à l'instar de
Jean-Claude Trichet à la Banque centrale européenne, dorlote les
banques, les marchés et les multinationales pour mieux maltraiter les
salaires, l'investissement, et tout ce qui pourrait faire notre avenir.
Cette Europe là, notre peuple l'a rejeté. Il l'a fait démocratiquement
au terme d'un immense débat populaire. Et le peuple néerlandais a fait
de même. Le non l'a emporté avec plus de 54% en France, 60% au
Pays-Bas. Alors ils n'ont pas le droit de l'imposer au forceps ou de
nous forcer la main avec ce traité Sarkozy.
Ils n'ont pas droit d'imposer au peuple ce qu'il a lui même rejeté.
Et partout en Europe, toutes les études d'opinion le
démontrent, les peuples veulent décider et refusent à leurs
gouvernements le droit de parler en leur nom.
Ils nous disent que c'est le meilleur compromis possible.
Mais un compromis où les chefs d'Etat et de
gouvernement décident à la place de leurs peuples ce qui serait bon
pour eux n'est pas un compromis. C'est une atteinte aux droits des
peuples.
Un compromis ne proposant pas la moindre inflexion des
politiques économiques et sociales de l'Union, pas le moindre bougé de
ses orientations diplomatiques, commerciales et militaires n'est pas un
compromis. C'est une impardonnable fuite en avant !
Aussi, je veux le dire clairement. La gauche en France ne peut pas cautionner ce viol de la parole souveraine des Français.
La gauche ne peut pas laisser construire l'Europe sans les peuples qui la composent, contre les peuples qui la composent.
Alors oui, tous et toutes ensemble à gauche, exigeons
un référendum !
Ce référendum, ces référendums partout en Europe, ils doivent être le
moyen de bousculer tous ceux qui aujourd'hui font l'Europe leur chasse
gardée avec la morgue indécente de ceux qui croient la posséder.
Ces référendums, ils doivent permettre de bousculer
tous ceux qui cachent derrière leur froide assurance leur soutien total
à une Europe qui ne serait plus un idéal de paix et d'entraide entre
les peuples, mais bien le terrain d'une concurrence sauvage tout
entière au bénéfice des plus forts.
Dans leur Europe, la guerre des tranchées laisse sa
place à la guerre économique. On ne tue plus ses voisins mais on les
jette au chômage.
Et cette Europe serait la seule possible ? Elle le sera tant que les
gouvernements sauront éloigner les peuples des décisions qu'ils
prennent à Bruxelles. Elle le sera tant que les peuples
n'interviendront pas directement dans les affaires européennes.
Aussi, en exigeant un référendum, on ne demande pas
simplement de faire avaliser ou rejeter le traité Sarkozy ! Nous avons
l'opportunité de favoriser l'intrusion, enfin, des aspirations
populaires au coeur de l'Union européenne. Nous avons l'occasion, en
laissant exprimer toutes ces attentes, de faire éclater, publiquement,
l'exigence d'une autre Europe. Et c'est en avançant sur l'idée qu'une
Europe démocratique, sociale, écologique, pacifiste est nécessaire que
nous pourrons la rendre possible !
Alors oui, nous demandons un référendum ! Nous voulons
un référendum accompagné, comme en 2005, d'un immense et large débat
populaire !
Nous demandons un référendum, en France comme dans les 26 autres pays
membres de l'Union pour saisir, tous et toutes ensemble, cette chance
d'imposer d'autres priorités à l'Europe telle que la rêve Nicolas
Sarkozy !
Nous voulons un référendum pour que les peuples
imposent à l'Europe de s'engager plus pour la paix au Proche-Orient que
pour le laisser-faire à l'OMC.
Nous voulons un référendum pour que les peuples imposent à l'Europe
d'enclencher la conversion écologique de notre économie plutôt que de
la laisser continuer à soumettre l'énergie, le ferroviaire et
l'agriculture aux logiques du tout marchand.
Nous voulons un référendum pour que les peuples
imposent à l'Europe d'harmoniser enfin les droits humains et sociaux
par le haut plutôt que d'encourager toujours le moins disant social et
démocratique.
Et comme nous l'avons fait en 2005, les communistes
seront au premier rang pour mener cette bataille du référendum. Comme
en 2005, nous allons informer sur la réalité d'un traité dont les
Françaises et les Français ne savent rien d'autre que les mensonges
qu'en dit Nicolas Sarkozy et ses amis.
Et comme en 2005, face à ce traité Sarkozy qu'ils
décrivent comme mini, mais qui est surtout minimaliste en matière de
droit et de progrès social, nous démontrerons qu'avec un peu de volonté
politique, l'Europe pourrait rapidement changer de visage !
L'Europe pourrait, en effet, prendre à bras le corps la
question de l'argent, de son utilisation, de sa maîtrise par et pour
les peuples. Et pour désarmer les fonds de pension et les marchés
financiers, il faudra bien investir la mère de toutes les banques,
cette BCE, afin que ce soit vous qui lui donniez sa feuille de route !
Et le rapport de force populaire pourra nous permettre
de mettre l'argent au service des salaires, de la recherche, de la
formation, de l'emploi, plutôt qu'au service des marchés financiers.
L'Europe pourrait mettre au coeur de son projet la
coopération en matière de recherche, de partage des coûts, de
modernisation de l'industrie et des services, et ce notamment pour la
gestion de ce qui est notre bien commun.
L'intervention populaire dans le débat pourra faire
avancer notre exigence de services publics pour l'énergie, les
transports, l'eau, les communications, le logement…
Seule l'intervention populaire pourra garantir leur
accessibilité à tous les citoyens et citoyennes, leur contribution
positive à la protection de l'environnement, leur caractère décisif
pour assurer l'épanouissement de chacun et de chacune, et ce partout en
Europe !
L'Europe pourrait enfin, à l'instar de la bataille
engagée par Gisèle Halimi pour imposer la clause de l'Européenne la
plus favorisée, s'engager vraiment dans le progrès de notre
civilisation.
Il s'agirait de prendre dans le droit de chaque Etat
membre les dispositions les plus favorables aux femmes, aux salariés,
aux jeunes pour en faire un socle du droit européen, un objectif à
atteindre rapidement par les Etats !
Oui ce ne peut être que par l'intervention populaire que l'Europe pourra enfin passer de la marche arrière à la marche avant !
Alors oui, pour toutes ces raisons, oui il faut un référendum !
Et nous allons mener campagne ensemble pour l'obtenir !
En lien avec les luttes sociales et démocratiques, en
phase avec les aspirations populaires, nous allons toutes et tous
ensemble faire grandir l'exigence d'une autre Europe, d'une politique
en France, et pour cela d'un autre ordre mondial afin, tout simplement
que dans ce monde si riche, chacune et chacun est le droit au bien être
et à la réussite. |
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| mercredi 28 novembre 2007, a 05:15 |
| Les lycéens d'Istres contre la LRU . |
Mercredi 28 Novembre 2007 - 03:26
Ce mardi les lycéens du lycée Arthur Rimbaud à Istres se sont mis en
grève pour exiger le retrait de la loi LRU/Pécresse (UMP)
La mobilisation prend de l'ampleur, les facs de France sont
majoritairement dressées contre la loi LRU. Depuis plusieurs semaines
les universités de l'académie sont dans la lutte. Mardi les lycées de
Rimbaud ont rejoint le mouvement pour exiger le retrait de cette loi.
Les jeunes Communistes d'Istres
apportent leurs soutiens aux lycéens grévistes du lycée Arthur Rimbaud
et nous réaffirmons l'utilité de cette lutte pour obtenir le retrait de
la loi Pécresse. Ce mardi 27 a été marqué par une nouvelle journée
d'information, d'actions et de manifestations partout en France pour
l'abrogation de la LRU. Et fait nouveau, depuis quelques jours la
mobilisation des enseignants-chercheurs s'amplifie avec des AG dans
nombre d'universités. Quant aux lycées, le mouvement continue de
s'étendre partout en France.
Les premiers chiffres des
manifestations que nous avons sont encourageants : 6 000 étudiants et
lycéens à Lille, 5 000 à Paris, 3 000 à Rennes, 3 000 à Toulouse, 3 000
à Nantes, 2 000 à Lyon, 2 000 à Saint Etienne, 2 000 à Bordeaux, 2 000
à Rouen, 1 500 à Marseille... La fac du XXIème siècle n'est pas celle
de l'UMP/MEDEF
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| mercredi 28 novembre 2007, a 05:07 |
| RIEN DE NOUVEAU . |
Mercredi 28 Novembre 2007 - 01:28
Pour l'Union des étudiants communistes (UEC), rien de nouveau ne
ressort de la négociation du jour avec Valérie Pécresse (UMP)
L'augmentation de la dépense publique par étudiant avait déjà été
annoncée de longue date et confirmée hier. Mais, pour Nicolas Sarkozy,
les moyens devront être répartis aux résultats : mettez de l'essence
dans un moteur inégalitaire et vous obtiendrez toujours plus
d'inégalités !
Quant aux autres annonces - diplômes
reconnus nationalement, pas sélection à l'entrée de l'université, pas
d'augmentation des frais d'inscription, réussite en licence - ce ne
sont que des promesses réitérées sans élément concret face à une loi
qui elle est bien réelle et qui va mener à un enseignement supérieur à
deux vitesses.
Pour toutes ces raisons, l'Union des
étudiants communistes appelle à amplifier la mobilisation pour
l'abrogation de la LRU et à participer en ce sens à la journée de
manifestation du jeudi 29 novembre.
Paris, le 27 novembre 2007
Igor Zamichiei, Secrétaire national de l'UEC.
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| mardi 27 novembre 2007, a 22:27 |
| L'HUMANITE WebTV |
C'est en début de semaine dernière que le quotidien l'Humanité a lancé un service de videos baptisé Huma Web TV.
Ainsi les journalistes de l'Humanité, en plus d'écrire des piges pour
le journal, réalisent des reportages video pour alimenter
quotidiennement le Web de l'Humanité dans le soucis d'apporter aux lecteurs du site web du journal de Jaurès une complémentarité au support papier. Toutes les videos de l'HumaWebTV |
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| mardi 27 novembre 2007, a 21:53 |
| IL FAUT SOUTENIR JEAN PIERRE ! ( C.G.T Château-Thierry ) |
IL FAUT SOUTENIR JEAN PIERRE ! ( C.G.T Château-Thierry ) bien entendu, il faut soutenir Jean Pierre ! C'est une honte ! Gageons
que Denis Gautier Sauvagnac sera traité avec bien plus d'égards : un
voleur de mobylette serait depuis longtemps en préventive. Celui là, il
a bénéficié de la protection au plus haut sommet de l'Etat, y compris
de Sarkozy. Un simple règlement de compte entre mafieux.... Patrice Bardet
article de l'Union du 24/11 Château-Thierry Un militant CGT menotté et placé en garde à vue  Le
syndicaliste Jean-Pierre Odant voulait profiter de la venue du préfet à
Château-Thierry pour manifester son mécontentement suite à la menace de
suppression qui pèse sur le conseil de prud'hommes. Mal lui en a pris,
il a été emmené manu militari au poste. L'ENNEMI
public numéro 1, hier à Château-Thierry c'était Jean-Pierre Odant, le
responsable de l'union locale CGT. Sachant que le préfet de l'Aisne,
Stéphane Fratacci, venait poser la première pierre du futur
commissariat aux Vaucrises, il voulait être de la fête avec quelques
colistiers. « Nous voulions simplement interpeller le représentant de
l'Etat sur la suppression annoncée du conseil des prud'hommes. Je
voulais lire un texte de protestation, c'est tout », explique le
cégétiste à sa sortie du commissariat à 17 h 45, vendredi. Un texte
court et respectueux (ndlr : nous l'avons lu) ne remettant nullement en
cause la construction du nouveau commissariat. Alors que s'est-il passé
sur les coups de 11 h 30 derrière le centre commercial des Vaucrises ? « Comme un truand ! » « On
m'a déjà suivi en voiture jusqu'aux Vaucrises », raconte l'homme. Sur
place, il rejoint une dizaine de cégétistes. En face, autant de
policiers, en guise de comité d'accueil. « On était sur la pelouse, ils
nous ont demandé de dégager de manière très discourtoise. Ils ont sans
doute eu l'ordre de nous faire décamper, alors ils nous ont poussés.
Pour moi, ils l'ont fait violemment. Je leur ai rétorqué que c'était
des méthodes de facho ! ». Et là, Jean-Pierre Odant n'a pas compris
ce qui se passait. Les policiers l'ont saisi, plaqué au sol, l'ont
traîné sur quelques mètres. « Je me suis relevé et ils m'ont embarqué
dans un véhicule de police », raconte -t-il. Direction le poste. Le
cégétiste, par ailleurs conseiller principal d'éducation au lycée
Jean-de-La-Fontaine, a alors été placé en garde à vue « comme si
j'étais un truand de droit commun ! » s'offusque t-il. « Ils m'ont
mis dans une cellule de 2 m2 avec deux autres jeunes. Ça sentait la
pisse, la cigarette, c'était sale ! ». À midi, pas de repas : « C'est
ma femme qui m'a apporté un casse-croûte ! ». Le cégétiste (diabétique
par ailleurs) a été conduit à l'hôpital (ndlr : procédure normale dans
le cadre d'une GAV) et entendu. Il a été relâché en fin d'après-midi
tout en étant poursuivi pour « outrage et rébellion ». « Il paraît que
j'aurais traité les policiers de SS, mais je ne prononce jamais ce mot,
vraiment je suis choqué par la tournure qu'ont prises les choses ». « Pas au-dessus des lois ! » Les
colistiers de Jean-Pierre Odant et Didier Violet, secrétaire
départemental de la CGT venu soutenir le secrétaire de l'UL, aussi :
« Nous condamnons cette garde à vue, Jean-Pierre n'est pas un criminel.
Nous n'avons jamais vu ça. Mais nous allons demander des explications
sur ce dossier, on a encore le droit de s'exprimer, on est dans un pays
démocratique ! ». Du côté de la police, le commandant Fay ne mâche pas
ses mots : « Nous avions prévenu M. Odant le matin même. Son
intervention me gênait beaucoup, dans la mesure où nous nous
positionnons dans le quartier. Il peut bafouer les lois de la
République mais pas à Château-Thierry tant que je serai là ». Le
sous-préfet, Jean-François Colombet acquiesce : « On ne peut pas mettre
en examen un ancien président de la République et laisser M. Odant
au-dessus des lois ! ». Frédérique Pétré UL CGT de CHÂTEAU THIERRY 11 BIS RUE DE LA FERE 02400 CHÂTEAU THIERRY téléphone : 03 23 83 90 08 télécopie : 03 23 83 53 27 copie à l'UD ud2@cgt.fr BOURSE DU TRAVAIL, PLACE BABOEUF, 02100 SAINT QUENTIN, fax : 03 23 67 52 93 Patrice |
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| mardi 27 novembre 2007, a 19:07 |
| Affrontements / Val d'Oise . |
Affrontements / Val d'Oise : Marie-George Buffet appelle au calme
Si je partage en grande partie l'analyse ,il faut arrêter de parler de
« plan Marshall » Plan Marchall (5 juin 1947) Ce plan fut l'arme
économique utilisée par les USA ,pour « endiguer le communisme »
Deuxième volet de la doctrine TRUMANN « Le containment », il permet
sous le vocable d'aide au développement, de convertir l'économie de
guerre des USA en une économie de paix nécessaire aux Américains.
L'aide est accordée aux pays européens, qui acceptent les conditions
d'achat des produits américains ! Ce sera un des volets du
développement à l'ouest sous conditions d'évictions des communistes,
venant après la volonté d'une renaissance de l'Allemagne et le rejet du
plan Morgenthau( qui prévoyait de faire payer à l'Allemagne les
dommages de guerre), par Trumann, le regroupement des zones
d'occupation des occidentaux qui conduira à la création de la RFA et
son ancrage à l'Ouest. Ce plan reste un des volet majeur de la guerre
froide ! |
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| mardi 27 novembre 2007, a 18:58 |
| Affrontements / Val d'Oise . |
Affrontements / Val d'Oise : Marie-George Buffet appelle au calme

Après
le dramatique accident qui a causé le décès de deux jeunes, des
affrontements ont lieu depuis plusieurs nuits dans le Val d'Oise entre
des jeunes et des policiers.
La colère et l'incompréhension que ressentent la
famille, les amis et les voisins de ces deux jeunes, ainsi que tous les
jeunes qui sont touchés par cet accident, appelle la justice à établir
toute la vérité, de façon rapide et transparente, sur ce dramatique
accident.
La violence n'est pas le bon chemin pour exprimer cette
colère. Les familles de Mouhsin et Lakhami elles-même ont appelé au
calme. Cet appel doit être entendu au plus vite afin de ne pas en
rajouter à une douleur déjà grande.
La rapide et violente dégradation de la situation prend
sa source dans une défiance à l'égard de l'Etat, ainsi qu'une profonde
crise sociale issue d'une accumulation de difficultés depuis plusieurs
dizaines d'années. Malgré les grandes annonces de « plan marshall » des
banlieues, à l'évidence rien n'a vraiment changé depuis plusieurs
années. Il est plus que temps que l'Etat regarde en face sa
responsabilité, et apporte des réponses face aux problèmes d'éducation,
de discriminations, d'emplois, de disparition des services publics ou
encore de logement, et ce de façon rapide, visible et immédiate.
Il est urgent de ne pas en rajouter à une situation
déjà difficile. Toutes les violences, tous les affrontements doivent
céder la place au calme. Car lui seul, permettra à la fois à la justice
de faire toute la lumière sur la mort de ces deux jeunes, et lui seul
encore permettra de renvoyer le gouvernement à ses responsabilités, et
ainsi le contraindre à agir pour apporter, enfin, des réponses rapides
aux attentes des populations de ces quartiers.
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF
Paris, le 27 novembre 2007. |
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| lundi 26 novembre 2007, a 22:10 |
| NON ala répression policiére contre les étudiants . |
Au côté des grévistes
Dimanche 25 Novembre 2007 - 20:29
Résistance contre la loi LRU de Valérie Pécresse (UMP): Communiqué de presse de l'Union des Etudiants Communistes (UEC)

Depuis le début du mouvement étudiant, le
gouvernement n'a su répondre que par la force. Les évacuations des
universités occupées se sont multipliées, des militants ont été arrêtés
sans motif réel et les forces de l'ordre sont plusieurs fois
intervenues avec violence dans des universités mobilisées, comme
récemment à Paris X – Nanterre.
Chaque jour les étudiants en lutte pour l'abrogation de la LRU
subissent les conséquences de ces interventions. Hier, des CRS ont
chargé violemment les manifestants à Lille sans raison apparente. On
dénombre plusieurs blessés dont le secrétaire de l'UEC locale, François
Dellaleau. Celui-ci a été victime de coups de matraque à la tête et au
corps : il était hier soir en observation aux urgences.
L'Union des étudiants communistes dénonce fermement ces
interventions policières. Nous ne laisserons pas se développer l'usage
de la force contre ceux qui luttent pour leurs droits.
Igor Zamichiei, Secrétaire National de l'UEC
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| lundi 26 novembre 2007, a 21:45 |
| L'Allier bascule à Gauche . |
Municipales/Cantonales 2008
Lundi 26 Novembre 2007 - 02:02
Ce dimanche le Parti Communiste Français, en remportant une cantonale
partielle dans l'Allier, fait basculer le département à gauche
M Alain Lognon (PCF) a remporté ce dimanche l'élection cantonale
partielle de Chevagnes (Allier) avec plus de 60% des voix face à M
André Jardin (DVD). Cette victoire fait basculer le département de
l'Allier à gauche. L'UMP, la droite, le MEDEF subissent leur premier
revers d'importance, de plus face aux "moribonds" du Parti Communiste
Français.
Résultats du second tour : I : 5.634 V : 3.050 E : 2.881 Abst : 45,86%
M Alain Lognon (PCF) : 1 746 (60,60%) ELU
André Jardin (DVD) : 1 135 (39,40%)
Le Conseil Général de l'Allier est dirigé par une alliance de droite
(URB qui regroupe des conseillers généraux UMP-UDF et DVD) qui compte
17 élus (-1). Le Parti Communiste compte désormais 9 élus (+1), le
Parti Socialiste 6 élus et les Radicaux de Gauche 3 élus. Avec cette
cantonale partielle, le Parti Communiste gagne un élu et il reprend la
présidence du Conseil Général perdu en 2001, en effet la gauche dispose
désormais de 18 élus contre 17 pour la droite.
Ce n'est qu'un début
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| lundi 26 novembre 2007, a 21:20 |
| BANLIEUE . |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
Lundi 26 Novembre 2007 - 14:45
Deux ans depuis que deux adolescents de quinze à dix-sept ans traqués
par la police trouvaient la mort dans l'arc électrique d'un
transformateur. Trois semaines de révoltes, 10 000 voitures brûlées,
près de 3000 jeunes interpellés. L'embrasement avait mis les banlieues
au centre de la vie française. Elles sont retournées à leur place,
dirait-on. Pour le moment elles ne dérangent plus ou de loin en loin.
Un gosse tué par un chien, un incendie dramatique, quelques voitures en
feu et l'on reparle des banlieues aux infos, comme de territoires aux
confins des villes.
La réalité est tout autre. Les banlieues, la banlieue dans toutes les
villes de France, c'est la vie de millions de foyers, c'est « la vraie
vie des vrais gens » et il en est, comme en Seine Saint Denis – l'un
des départements les plus pauvres du pays, c'est vrai...- qui refusent
les visions misérabilistes, qui mettent en avant la création, le
travail, le désir d'entreprendre, la culture. Qui ne voient pas la
jeunesse comme un problème mais la voient comme l'avenir.
Sauf que les banlieues, deux ans après
et selon les mots des maires rassemblés au sein de l'association Ville
et banlieue, sont absents « de toutes les priorités affichées par le
gouvernement ». Oh, il y a une secrétaire d'Etat à la Politique de la
ville, et la nomination à ce poste de Fadela Amara, la présidente de Ni
putes ni soumises a été une belle annonce. Belle annonce encore que
celle d'un « plan Marshall » pour les jeunes. On se pince quand on lit
ce qu'il en est. Sur l'emploi, il faut bien sûr activer « tous les
dispositifs », activer « tous les leviers » mais l'objectif, c'est «
tolérance zéro pour la glandouille ». Sur l'éducation, il faut
enseigner aux enfants les valeurs de la République et « je souhaite
consacrer une journée à l'éducation au respect, comme nous avons une
journée pour la Fête de la musique ».
Donc le chômage, massif chez les
jeunes, les discriminations à l'embauche selon que l'on vient de
Neuilly ou de Clichy, que l'on s'appelle Paul-Antoine ou Ahmed, c'est «
la glandouille ». La formation, l'éducation, c'est apprendre le respect
– et une journée par an – quand la réalité, c'est celle d'une société
qui, 365 jours par an, ne respecte pas une partie de ses membres en
termes de droit au travail, à un logement décent, à un salaire correct,
à une école dotée des moyens suffisants, à des services publics proches
et de qualité.
Voilà quelques mois, un élu de droite
de banlieue se définissait avec colère comme « une serpillière de la
République ». Avec ces « propositions » qui ne sont pas autre chose que
du Sarkozy dans le texte, il aura une serpillière à fleurs. Rien
d'autre.
Car c'est même l'inverse. Non
seulement en deux ans rien de concret n'a été fait mais la dotation de
solidarité urbaine qui permet aux communes les plus défavorisées de
faire face à une partie de leurs charges sera cette année inférieure de
30 millions d'euros à ce qui avait été annoncé, en en faisant grand
cas, par Borloo quand il lançait en 2006 son plan de cohésion sociale.
Lequel Borloo a depuis oublié la banlieue, tout à son enthousiasme
environnemental. Les banlieues ne sont pas une question relevant de
l'environnement.
En revanche elles sont, semble-t-il,
un terrain propice aux provocations. On se souvient des mots
incendiaires. Racaille, Karcher. Plus récemment le président de l'UMP
accusait les élus communistes de maintenir leurs villes dans la
pauvreté pour garder leur électorat. Etonnant, tout de même, de s'en
prendre à ceux qui, avec d'autres, sont au plus près des habitants, de
leurs difficultés. Mais peut-être ce gouvernement n'a-t-il cure de la
situation des banlieues. Au contraire. Le libéralisme, le sarkozysme
vont à l'opposé des solidarités, du service public, du sens de
l'intérêt général. Ils désintègrent pour régner.
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| lundi 26 novembre 2007, a 18:45 |
| L'injustice planifiée... |
Par Régis TRILLES le lundi 26 novembre 2007, 16:08 - "Faire exister la gauche!"
- Nicolas
Sarkozy aime l'harmonie, la cohérence, et les points sur les i. Ou sur
les j. Il en faut trois au mot « injustice ». Il les appose tous. À
l'injustice sociale dont il a fait son credo, du paquet fiscal à
l'effondrement du montant des retraites pour une majorité des salariés,
il ajoute une justice en miettes.
Il
ne s'agit pas ici de l'étrange mansuétude dont il aurait fait preuve à
l'égard de la caisse noire du patronat dont les enquêteurs lui avaient,
assure l'hebdomadaire Mariane, signalé l'existence en 2004 sans qu'il
ordonne de poursuite. Le président a des amis puissants et de la
reconnaissance pour les petits gestes qui entretiennent l'amitié, à
Malte ou ailleurs.
Mais
non, il s'agit de ce massacre à la tronçonneuse dont il a chargé
Rachida Dati, de ville en ville, de tribunal en tribunal, de territoire
en territoire.
Ce
n'est plus une carte judiciaire qu'on contemple, c'est un faire-part de
deuil qui soulève les populations de ces régions qu'on regarde de si
haut depuis Neuilly.
Rendez-vous
compte: les 52 avocats du barreau de Châteauroux ont entamé hier leur
sixième semaine de grève illimitée des audiences contre la perspective
de la disparition de toute instruction judiciaire de la ville. L'Indre
devenu un désert, puisque La Châtre, Le Blanc et Issoudun n'auraient
plus de tribunaux d'instance. Il faudra aller à Bourges, dans le Cher,
pour que justice soit rendue.
Qui
peut croire qu'une justice toujours plus lointaine sera mieux et plus
vite rendue, qu'elle sera égale pour tous quand les citoyens les plus
modestes peineront à y accéder, qu'elIe évitera les drames comme ceux
d'Outreau?
En
liquidant au moins 23 TGI, 178 tribunaux d'instance et 55 tribunaux de
commerce, la garde des Sceaux livre crûment sa conception de la justice
: elle n'est pas un droit mais un coût, à réduire comme tout ce qui
touche à l'intérêt public.
Elle
peut même être un désagrément pour la nouvelle coqueluche de l'UMP,
quand elle touche au droit divin des patrons d'entreprise et permet à
des salariés l'ultime recours devant les prud'hommes, 63 conseils
seraient ainsi supprimés.
Alors
qu'il faut déjà jusqu'à 24 mois pour qu'un dossier soit instruit au
conseil de Bobigny, qui peut croire que les concentrations à venir
accélèreront le mouvement?
Dans tout le champ
de la justice, un sale boulot est à l'œuvre et il est fait salement,
sans consultation des intéressés, des élus et des populations qui
savent que la suppression d'un tribunal s'accompagnera de la
disparition d'un hôpital, de la perte de bureaux postaux, de la
réduction du nombre des fonctionnaires à l'œuvre pour servir l'intérêt
général.
On y vivra plus pauvres, moins reconnus, plus seuls,.. au nom de « la réforme» qu'agite le président de la République.
Avec une justice au rabais pour des injustices décuplées.
Cette combinaison bien assortie doit faire réfléchir tous ceux que cette politique affecte.
Et peut être le ferment de nouvelles solidarités.
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| dimanche 25 novembre 2007, a 21:20 |
| NON à la constitution ! |
NON à la Constitution européenne maquillée : EXIGEONS LA TENUE D’UN REFERENDUM POPULAIRE !
Par Hellemmes PCF le jeudi 22 novembre 2007, 12:03 - Politique - Lien permanent
Faire ratifier le nouveau traité européen par
les Assemblées, et cela dès le mois de décembre, tel est le projet de
Nicolas Sarkozy. Le Président veut aller vite et priver les Français du
droit élémentaire de décider souverainement de leur avenir. Son clan
prétend que le vote majoritaire qui l’a élu en mai tient lieu de
référendum sur un texte qui n’était pas encore rédigé! En fait, les
commentateurs politiques doivent reconnaître que le refus de donner la
parole au peuple est motivé par la « prudence », c’est-à-dire la
crainte d’un nouveau rejet. Une fois suffit, considèrent ceux qui
accaparent le pouvoir. Ils ont peur d’un nouveau « NON » ! !
La propagande officielle, relayée par les
médias, presque tous aux mains du capitalisme financier, avance un
second argument : cette fois, il ne s’agit plus de constitution.
L’accord signé à Lisbonne par les dirigeants des 27 Etats de l’Union
européenne ne serait plus qu’un « mini traité », « simplifié » en plus (le texte compte 256 pages…),
qui ne porterait que sur son organisation administrative. Ses symboles,
tels le drapeau étoilé et son hymne, ont disparu. Pour rassurer
davantage, on prétend mensongèrement que la référence au «marché libre
et non faussé » est passée à la trappe. Cette mise en scène vise à
désintéresser les citoyens et à semer la confusion : « Circulez, il n’y
a rien à voir ! ».
La vérité est autre. Tous les gouvernements fédéralistes et
tous ceux qui refusent la souveraineté populaire et qui avaient encensé
le projet de constitution (Giscard d’Estaing, en tête), se déclarent
plus que satisfaits du texte élaboré à Lisbonne. Ils ne cachent pas
qu’ils y voient une revanche aux « NON » français et néerlandais de
2005. De leur point de vue, ils ont raison. Tous les traités signés
depuis Maastricht, ceux d’Amsterdam, de Barcelone, de Lisbonne déjà,
demeurent la pierre angulaire de la politique économique et
anti-sociale de l’Union européenne. Le « marché libre », « la
concurrence » à tout va, la réduction du coût du travail et toute
l’idéologie néo-libérale restent le fondement du nouveau traité,
véritable constitution européenne de contrebande. Tous les peuples
d’Europe en font les frais : la pauvreté, la misère même, gagnent
chaque année du terrain. L’accord de Lisbonne permettrait, s’il était
appliqué, d’accentuer le processus : par une centralisation accrue (un
Président de l’Union qui parlerait au nom de tous), et un système de
vote majoritaire au sein des instances qui serait imposé aux nations
récalcitrantes.
Ainsi, le Pouvoir en France, chaque jour plus autoritaire,
voudrait priver les citoyens de leur droit imprescriptible de décider
de leur avenir. La voie parlementaire dans ce cas précis, c’est le moyen par excellence de museler la voix des Français.
La majorité automatique acquise, par la manipulation des Français, au
parti du Président, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, fausse
toute représentativité réelle des Français. Tous ensemble, exigeons un référendum !
A. DE COOMAN

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| dimanche 25 novembre 2007, a 20:58 |
| LOGEMENTS ET INEGALITES SOCIALES EN 2007 . |
Par rognac le mercredi 21 novembre 2007, 19:57 - Lien permanent
Les
français sont de plus en plus pessimistes sur l'évolution de la
situation du logement et "les jeunes ménages sont les premiers à
ressentir la pénurie", selon un sondage TNS- SOFRES, réalisé pour
l'observatoire du logement du promoteur Nexity. Ils sont 27% à estimer
que la situation du logement va se dégrader dans les années qui
viennent. Une majorité de français (78%) "constatent la pénurie de
logement", et encore plus nettement chez les personnes de vingt- cinq à
trente- quatre ans, où ils sont 83% à avoir la même vision. Une forte
majorité (88%) se prononcent en faveur de nouveaux programmes de
construction en France.
Depuis
2002, les inégalités se creusent de nouveau : c'est l'un des
enseignements, et pas le moins inquiétant, du "Portrait social, édition
2007" publié par l'INSEE.
Le mouvement de réduction des inégalités de niveau de vie et de
pauvreté, régulier depuis les années soixante-dix s'éssouffle depuis
2002. Ceux qu'on appelle, pour aller vite, "les riches" sont à la fois
de plus en plus riches et de plus en plus nombreux. Mais à l'opposé, le
nombre de personnes qui, en France, vivent en dessous du seuil de
pauvreté reste considérable: 7, 1 millions de personnes, gagnent moins
de 60% du revenu médian, soit moins de 817 euros par mois.
Le constat de l'INSEE n'est pas une surprise. D'autant que par
ailleurs, les couches moyennes salariées sont, elles, touchées de plein
fouet par la flambée de l'immobilier, qui entame largement leur pouvoir
d'achat.
Les premières mesures prises par Nicolas Sarkozy vont accentuer cette
tendance. Le paquet fiscal a donné des avantages énormes aux familles
les plus aisées via notamment le bouclier fiscal. Un terme guerrier
qui, d'ailleurs montre bien la vision que les puissants ont des
inégalités sociales. Il leur faut un "bouclier" pour se protéger des
menaces du peuple et d'un Etat jugé un peu trop redistributeur.
Le constat est d'autant plus inquiétant que les inégalités ne sont pas
que financières. Il y a aussi toutes les inégalités dans le rapport au
travail, à la vie, aux loisirs, à la mort, à la santé, à la famille etc
...
La France "modeste" fait face à un individualisme négatif. C'est à dire
qu'elle perd ses lien sociaux, de voisinage, parceque l'argent manque
pour aller au théâtre ou au cinéma, parceque la famille est éclatée
dans tous les coins de France, phénomène accentué par le nombre de
divorces. Du coup, les liens de solidarité disparaissent.
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| dimanche 25 novembre 2007, a 17:04 |
| Les étudiants s'invitent chez Drucker . |
Nantes : tentative d’occupation du plateau de france 2 (video)
voir cite BELLACIAO

C’est au chateau des ducs de bretagne ou se tenait le
“direct” de Michel Drucker (France 2) qu’une centaine d’étudiants ont
tenté d’envahir le plateau pour y lire aux millions de personnes
scotchées devant leur télévision un tract contre la LRU.
Les vigiles réussiront à repousser les manifestants
alors qu’ils étaient aux portes du plateau un face à face tendu s’en
suivra, les vigiles se verront aider par les forces de l’ordre.
Les étudiants s’invitent chez drucker
De : Nantes
dimanche 25 novembre 2007 |
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| dimanche 25 novembre 2007, a 15:48 |
| Attaque contre la C.G.T |

vendredi 23 novembre 2007 (21h14) :
Le Bureau confédéral de la Cgt s’élève contre les
attaques dont la Cgt et son Secrétaire général sont la cible depuis
quelques jours

Déclaration du Bureau confédéral de la Cgt
France Soir franchit toutes les bornes, aujourd’hui, en titrant sa une « Qui veut la peau de Thibault ? ».
Le Bureau confédéral condamne vigoureusement les
attaques diffamatoires visant le Secrétaire général, impliquant sa
famille, véhiculant insinuations et mensonges éhontés.
Personne ne peut tolérer le développement d’un tel
climat délétère qui est tout à l’opposé d’un véritable droit à
l’information et qui sape les principes démocratiques eux-mêmes. Tous
les citoyens sont interpellés par ces méthodes !
Ce qui est visé, c’est l’action efficace de la Cgt au
service des intérêts des salariés du Privé comme du Public. C’est parce
que la Cgt est fidèle à ses engagements historiques, parce qu’elle
répond aux aspirations d’un nombre grandissant de salariés qu’elle est
la cible d’attaques, tout comme nombre de ses militants, victimes de
différentes formes de pression et de répression dans les entreprises.
Certains ne supportent pas le rôle essentiel de la Cgt
dans la défense du Pouvoir d’achat et dans l’action pour gagner de
nouveaux droits sociaux. C’est incontestablement parce que se jouent
l’avenir des retraites et celui du droit du travail et des règles
sociales que se développe une telle campagne.
La Bureau confédéral appelle toutes les militantes et
tous les militants à s’opposer à cette campagne contre la Cgt et de son
Secrétaire général. Il appelle les salariés à adhérer à la Cgt et à
marquer ainsi leur rejet de telles pratiques.
Montreuil, le 23 novembre
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| dimanche 25 novembre 2007, a 08:14 |
| L'AVEU DE SARKO ! |
Par rognac le vendredi 23 novembre 2007, 16:14
Bruno
Waterfield, le correspondant à Bruxelles du quotidien britannique The
Télégraph révèle que Nicolas Sarkozy, devant un groupe de
parlementaires européens réunis à huis-clos, a admis que « des
référendums sur le nouveau traité européen étaient ‘dangereux’ et
perdants en France, en Angleterre et dans d’autres pays. Il y a un
gouffre entre les peuples et les gouvernements »
Parlant du référendum du 29 mai 2005, Sarkozy a dit que « La France
n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le NON. ».
« La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum
y était organisé », a-t-il ajouté. « Un référendum aujourd’hui mettrait
l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu
en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni. » |
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| samedi 24 novembre 2007, a 22:47 |
| Un nouveau cadeau aux plus fortunés ( encore ) |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
Adoption par l'UMP et le Nouveau Centre des franchises médicales a l'assemblée nationale
Hier à l'Assemblée nationale, les députés ont adopté définitivement la
loi de finances de la Sécurité sociale. Cette loi instaure les «
franchises médicales ». Pas de pitié pour les pauvres ! C'est dès le
1er janvier prochain que les assurés auront à débourser 50 centimes sur
chaque boîte de médicaments, 50 centimes pour chaque acte paramédical,
et 2 euros sur chaque transport sanitaire. Ces franchises - que
l'inspirateur de la loi dans sa grande bonté a plafonnées à 50 euros
annuels - devront rapporter 850 millions d'euros par an au budget. La
ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a justifié cette mesure en
affirmant qu'elle permettait la « responsabilisation » des assurés.
C'est sans doute aussi pour « responsabiliser » les petits préretraités
qu'ils voient, à partir du 10 octobre de cette année, leur petite
pension imposée de 7,5 % de CSG.
Mais on se souvient que, pour faire
passer la pilule des franchises, et sur injonction de la Cour des
comptes, la majorité sarkozyste avait donné son accord pour une
taxation des stock-options. Pas une taxe bien grave ni dissuasive, 2,5
% sur les plus-values… Mais c'est encore trop pour les députés du
président. Ils l'ont assorti d'une mesure qui en repousse de quatre ans
son effectivité ! Ce n'est que dans quatre ans que les détenteurs de
stock-options se verront imposés. Quand, comme l'ex-PDG de Vinci
Antoine Zacharias, on part avec une retraite chapeau de 2,2 millions
d'euros annuelle et 173 millions d'euros de stock-options, pour payer
ses 2,5 % de taxe, il faut bien disposer de quatre ans pour se
retourner ! C'est l'équité, selon Sarkozy.
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| samedi 24 novembre 2007, a 22:23 |
| Parisot : ( supprimer toute durée légale du travail ! ) |
Par Régis TRILLES le vendredi 23 novembre 2007, 18:31 - Economie
- L Et
si on pensait un peu à Noël, enfin? Le climat social semble se faire un
peu moins lourd. Les grands magasins n'attendent plus que nous pour que
la fête commence et les guides d'achats fleurissent qui donnent des
idées. L'attaché-case en crocodile, 17 000 euros. Élégant. La montre
Patek Philippe, 10 930 euros ou la Tourbillon de Breguet, 111 700
euros. Classique.
C'étaient
quelques suggestions pour tous ceux qui, grâce au bouclier fiscal mis
en place cet été par le gouvernement et voté à l’Assemblée par l’UMP,
ont touché leur chèque de reversement de 55000 euros en moyenne sur
leur trop-payé d'impôts. Il en faut pour tous les goûts et pour toutes
les bourses.
Pour
les 10 % de Français qui vivent avec moins de 780 euros par mois, les
choix seront autres bien sûr. Mais il est des grandes surfaces discount
pleines de ressources. Des cadeaux à 3 euros, avec un peu
d'imagination, ça se trouve. En 2005, en France, plus de sept millions
de personnes étaient considérées comme pauvres. En termes de patrimoine
et non plus de revenu.
Les 10% de ménages les plus pauvres disposaient de 2 110 euros en moyenne. Les 10 % les plus riches de 450000 euros.
Depuis
des années, les inégalités n'ont fait que se creuser. Elles sont
insupportables. Mais la question qui taraude le plus grand nombre,
c'est désormais celle du pouvoir d'achat qui va de pair avec le
casse-tête des factures de fin de mois, le recours au crédit jusqu'au
surendettement. Aujourd'hui, 48 % des Français la citent au second rang
de leurs inquiétudes, juste derrière l’emploi. Il y a moins de quatre
ans, c'était 28 %. ,
Mardi, jour de manifestation si l’on se souvient bien, Nicolas Sarkozy déclarait devant les maires de France: « Je prendrai d'autres initiatives pour répondre à l'angoissante question du pouvoir d'achat, de la croissance et de l'emploi. »Le 9 novembre dernier déjà, à Colombey-les-Deux-Eglises, il avait assuré: «Je crois avoir été le premier à en parler. Je prendrai des initiatives. » Le candidat Sarkozy, du reste, pendant sa campagne, l'avait martelé: « Je serai le président du pouvoir d'achat.»
En
attendant, 71 % des Français jugent que les mesures du gouvernement
dans ce sens ne sont pas efficaces; 24 % seulement les jugent
efficaces, dont ceux - cela peut se comprendre - qui ont bénéficié des
mesures fiscales de l'été; voir plus haut.
En fait, la seule mesure adoptée depuis juin a concerné les heures supplémentaires. Mais le fameux «travailler plus pour gagner plus »qui devait rapporter aux salariés les plus motivés quelques dizaines d'euros par mois ne marche pas fort.
Alors
Laurence Parisot propose d'aller plus loin. Pourquoi ne pas supprimer
carrément la durée légale du travail ? Ceux qui voudraient travailler
quatre-vingts heures ou plus par semaine le pourraient.
La présidente du MEDEF, ces temps-ci, passe le mur du son.
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| samedi 24 novembre 2007, a 22:04 |
| Redevance audiovisuelle . |
Redevance audiovisuelle : des engagements non tenus, une nouvelle injustice !

Communiqué de la CGT-Finances et CGT-Trésor
En 2004, le ministre SARKOZY imposait une réforme du
recouvrement de la redevance de l’audiovisuel par l’adossement à la
taxe d’habitation.
Cette réforme avait comme but affiché la lutte contre
la fraude et aurait dû permettre d’étendre le régime des exonérations
pour plus de justice sociale.
Dès 2004, la CGT s’opposait avec les personnels du
service de la redevance à cette réforme et en dénonçait les effets
pervers : le premier en étant la fragilisation de l’indépendance de
l’audiovisuel public. Loin d’améliorer le recouvrement et l’assiette de
la redevance dans une démarche sociale, la première mesure était la
suppression de la taxe pour les résidences secondaires.
Par ailleurs, le démarrage des nouvelles procédures,
dans la plus grande confusion, et les opérations de contrôle très
complexes et rendues peu efficaces s’étaient traduits par la perte de
nombreux redevables.
Aujourd’hui, les promesses sont loin d’être tenues en
terme d’exonérations : les personnes âgées de plus de 65 ans et non
imposables ne bénéficient plus de l’exemption systématique de la
redevance, ce qui constitue un recul important de la réglementation.
C’est une ponction supplémentaire de 116€ annuels pour des retraités à
faibles revenus. Elle s’inscrit dans la logique actuelle des réformes
fiscales régressives pour les salariés et retraités alors que les
cadeaux fiscaux pleuvent pour les plus riches.
Pour la CGT, cette nouvelle régression est inacceptable ! Cette mesure doit être annulée immédiatement !
La CGT revendique : que les conditions d’exonérations
de la redevance soient revues dans le sens de plus de justice sociale
et dans le respect des engagements du ministre devenu président. que
soit enfin organisé un grand débat public sur l’avenir de l’audiovisuel
public, son financement et ses missions.
De : CGT-Finances et CGT-Trésor
samedi 24 novembre 2007 |
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| samedi 24 novembre 2007, a 21:42 |
| JOUEZ CARTES SUR TABLE,Mme LA MINISTRE ! |
La lettre envoyé à Valérie Pécresse
Paris, le mardi 20 novembre 2007,
Madame la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche,
Depuis plusieurs semaines, un mouvement étudiant
grandit dans le pays. Ce mouvement porte la revendication d’abrogation
de la loi sur les universités. Il témoigne des plus grandes inquiétudes
des jeunes pour leur avenir. Mais au-delà de celles-ci, il démontre
leur aspiration à vivre mieux, à pouvoir étudier dans de bonnes
conditions et à réussir leur parcours scolaire. Nous partageons
l’objectif de réformer l’enseignement supérieur pour que ces
aspirations se réalisent. Mais nous divergeons clairement sur les
transformations à opérer pour parvenir à cet objectif. L’Union des
étudiants communistes est la seule organisation politique proprement
étudiante et s’est positionnée pour l’abrogation de la loi. Si je
m’adresse à vous aujourd’hui, c’est pour vous faire part de notre
analyse de la situation actuelle afin de trouver, tous ensemble, les
réponses aux enjeux posés par le mouvement étudiant.
La loi relative aux libertés et responsabilités des
universités ne fait pas consensus au sein de la communauté
universitaire : comment d’ailleurs une loi votée pendant l’été, sans
débat dans les universités, pourrait-elle recevoir l’approbation
majoritaire ? Vous n’ignorez pas que d’importants syndicats
d’enseignants-chercheurs et de personnels se sont opposés dès le début
à nombre de dispositions du texte. Dès l’adoption du projet de loi, des
réunions de conseils d’administration ou des trois conseils ont, dans
plus d’une trentaine d’universités, émis d’importantes réserves. Enfin,
des assemblées générales rassemblant des milliers d’étudiants se sont,
ces deux dernières semaines, prononcées dans plus de cinquante
universités pour l’abrogation de la loi relative aux libertés et
responsabilités des universités.
Nombreuses sont les raisons qui mènent les étudiants à
revendiquer cette abrogation. J’aimerai ici vous exposer en quoi les
dispositions de la loi s’opposent selon nous au développement d’un
enseignement supérieur public et démocratisé permettant la réussite de
tous. En premier lieu, la possibilité pour les entreprises d’investir
directement dans les universités tout en étant représentées au conseil
d’administration constitue une subordination explicite des formations
aux intérêts des entreprises. Ces dernières ne vont-elles pas
obligatoirement demander un retour sur leur investissement ? Ensuite,
dans tous les pays de l’Union européenne où ces investissements directs
sont autorisés, ceux-ci se sont accompagnés d’un désengagement
financier de l’État, poussant les universités à trouver les moyens
financiers pour éviter la faillite, notamment à augmenter les frais
d’inscriptions. Un tel désengagement de l’État français n’est-il pas
confirmé par le dernier budget voté, premier depuis 15 ans à ne prévoir
aucune création de poste ? Enfin, la réforme des instances
universitaires réalisée par cette loi concentre tous les pouvoirs au
sein d’un conseil d’administration restreint, en particulier dans les
mains du président, et cela sans aucun contre-pouvoir effectif,
notamment des étudiants, des enseignants-chercheurs et des personnels.
N’y a-t-il pas ici un risque important de voir les acteurs de
l’Université dessaisis des choix qui les concernent en premier lieu ?
Vous avez affirmé votre ouverture au dialogue. Je
constate pourtant que vos récentes prises de positions publiques ne
pourront contribuer à une issue positive du mouvement étudiant. Vous
soutenez la déclaration du Premier Ministre François Fillon affirmant
que ce mouvement n’a pas de sens et n’aura pas de suite. En vous
positionnant ainsi, en centrant vos propos sur les modes d’actions des
étudiants mobilisés plutôt que sur le fond de leurs revendications, en
autorisant des fermetures administratives et en ne réagissant pas à
l’intervention violente des forces de l’ordre dans certaines
universités comme à Paris X - Nanterre, vous contribuez à la
cristallisation des tensions au sein des universités.
Au-delà de nos divergences politiques, je tiens à
souligner l’importance d’un véritable débat dans la situation actuelle.
Il est urgent de traiter des objectifs de la loi que vous défendez et
de l’avenir de l’Université. Ce débat est d’autant plus important que
vos rencontres avec les syndicats n’ont pas permis de trouver une issue
positive et concertée. Pour répondre aux enjeux du XXIème siècle,
l’enseignement supérieur doit être transformé. Je vous propose que des
questions cruciales soient débattues : quelles missions pour
l’Université ? Quel type de financement pour sortir l’Université de son
rang de parent pauvre du supérieur ? Comment assurer une meilleure
reconnaissance des diplômes ? Comment améliorer les conditions de vie
et d’études des étudiants ? Au cœur de ces questions se pose une
problématique majeure : comment permettre aujourd’hui le partage des
savoirs à l’échelle nationale, européenne et mondiale ?
Déjà dans certaines universités des discussions
s’organisent autour de ces questions. Parce que les étudiants
communistes souhaitent traiter des enjeux qui sont au cœur du mouvement
étudiant, nous vous proposons qu’un débat public soit organisé afin que
chaque citoyen puisse se forger une opinion.
Dans l’attente d’une réponse de votre part, veuillez agréer, Madame la ministre, l’expression de mes sentiments respectueux,
Igor Zamichiei Secrétaire national de l’Union des étudiants communistes
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| samedi 24 novembre 2007, a 19:56 |
| 8 800 euros LA NUIT ! |
800 m² pour Sarkozy à Pékin à 8 800 euros la nuit

Lors
de sa visite officielle à Pékin, du 25 au 27 novembre, Nicolas Sarkozy
dormira dans la suite présidentielle du nouveau cinq étoiles du groupe
Accor.
Cette fois, ce ne sera pas au Fouquet’s, mais au Sofitel.
Lors de sa visite officielle à Pékin, du 25 au 27 novembre, Nicolas Sarkozy dormira dans la suite présidentielle du nouveau cinq étoiles du groupe Accor, le Sofitel Wanda Beijing, ouvert en août.
Près de huit cent mètres carrés, un immense jacuzzi
avec vue plongeante du 27ème étage et un lit de trois mètres sur
trois : au milieu d’un tel espace, le président risque de se sentir un
peu seul… BF
http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…
De : Pékin
samedi 24 novembre 2007
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| samedi 24 novembre 2007, a 16:47 |
| Où va notre redevance ? |
Par Régis TRILLES le vendredi 23 novembre 2007, 20:05 - Services
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| samedi 24 novembre 2007, a 12:49 |
| Les personnes âgées modestes assujeties à la redevance télé ! |
Les personnes âgées modestes assujetties à la redevance télé !
Par Régis TRILLES le vendredi 23 novembre 2007, 19:56 - Lien
Le
rapporteur général du budget Gilles Carrez (UMP), a confirmé la
suppression, à partir de 2008, de l'exonération de la redevance télé
-116 euros par an - pour 780 000 foyers.
« On
ne va pas revenir sur la réforme de la redevance votée il y a trois
ans, a précisé le député UMP. Tout était parfaitement connu. On avait
accordé un délai de trois ans pour les exonérations. Les personnes
âgées modestes de plus de soixante-cinq ans paieront désormais la
redevance. »
Le rapporteur du budget a justifié cette mesure : « Si
on veut maintenir ces exonérations, cela coûterait 40 à 60 millions
d'euros. Alors, il faudrait augmenter la redevance ou diminuer les
subventions à l'audiovisuel public. »
Selon
le ministre du Budget, l'exonération de la taxe de 116 euros sera
maintenue pour les personnes handicapées, soit quelque 28 000 foyers.
La
réforme de 2004 a adossé la redevance sur la taxe d'habitation,
permettant d'économiser 100 millions d'euros sur les frais de collecte.
Un dispositif prolongeant de trois ans l'exonération pour les personnes
âgées modestes avait été alors mis en place par le Parlement.
Le
gouvernement donne, ainsi, un nouvel aperçu de sa conception de
l’équité : faire payer aux pauvres la nécessaire hausse de la redevance.
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| samedi 24 novembre 2007, a 12:17 |
| Hébron,cité convoitée par les colons israéliens . |

Pour les colons, cela ne fait aucun doute : l’endroit est
stratégique. Située sur une colline dominant une petite vallée,
l’énorme bâtisse permet de contrôler l’accès au coeur historique
d’Hébron. Le bâtiment de quatre étages, d’une superficie totale de 3
500 m2, est surtout une acquisition capitale dans la conquête du
territoire palestinien par les colons pour établir un lien entre la
colonie de Kyriat Arba et le caveau des Patriarches, lieu de culte
important de cette cité antique tant pour les juifs que pour les
musulmans.
C’est une nouvelle pièce d’un puzzle qui se met en
place pour évincer la population palestinienne située entre les points
d’implantation déjà établis dans la vieille ville (600 à 700 personnes)
et les deux colonies de Kyriat Arba et de Givat HaAvo (8 000 habitants)
à la périphérie. Le grand arc de cercle serait ainsi complété,
permettant de reprendre en partie possession de ce que David Wilder,
porte-parole de la communauté juive, appelle "la première ville juive
ayant existé dans le monde".
C’est pourquoi, le 19 mars, un groupe de colons a
investi cet immeuble, situé à proximité d’une mosquée et d’un cimetière
musulman, au milieu d’un quartier palestinien. Depuis, pour ces
habitants, c’est un enfer. Cernés par les colons, ils n’ont plus le
droit d’utiliser la route et se déplacent à pied ou avec des carrioles,
que les nouveaux barrages ne laissent pas toujours passer. La police et
l’armée sont omniprésentes. Un poste de surveillance a été installé à
proximité et sur le toit du bâtiment. En face, de l’autre côté du
vallon, une tour de guet. Une dizaine de familles y sont installées,
sous la haute protection des forces de sécurité. L’entrée y est
interdite à la presse.
Les colons sont là pour rester et le font savoir à
leurs voisins, jugés indésirables. Un rapport publié par B’Tselem
indique que l’immeuble a été connecté au réseau électrique et que des
travaux ont été entrepris pour l’installation de nouveaux colons. Il
dénonce "les abus et les violences exercés par les colons et les forces
de sécurité, et les interdictions croissantes placées à la liberté de
mouvement des Palestiniens". B’Tselem énumère toutes les attaques qui
se sont produites depuis sept mois : "Agressions physiques et
verbales ; insultes ; malédictions ; jets de pierre, d’urine, d’oeufs,
d’ordures, de bouteilles vides", sous l’oeil indifférent des forces de
sécurité qui, elles aussi, sont accusées de mauvais traitements et
d’humiliations.
"Les colons ne cessent de nous attaquer. Mon fils a été
traîné dehors et battu, se lamente Bassam Jaabari. Ils m’interdisent
d’apporter de la marchandise. Ils nous crachent dessus, nous lancent
des poubelles. Ils ne nous considèrent pas comme des humains. Ils
cherchent à nous faire partir à tout prix. Mon frère est en prison
depuis le 5 août avec six autres personnes accusées d’avoir jeté des
pierres. C’est devenu infernal". Bassam Jaabari tient une petite
boutique en contrebas du bâtiment des colons qui a été baptisée "la
maison de la paix". "C’est pour montrer que les Arabes et les Juifs
peuvent vivre en paix", dit, sans rire, David Wilder. Il explique que
les accusations de B’Tselem sont "une fabrication. Il n’y a aucune
preuve, pas une image. Les Juifs veulent vivre à Hébron et lorsqu’il y
a une propriété à acheter, il est normal de le faire".
FAUX ACTES DE PROPRIÉTÉ
Contrairement à ce qu’affirme M. Wilder, les preuves de
violences sont nombreuses. B’Tselem a fourni aux Palestiniens de
petites caméras qui leur ont permis de filmer plusieurs agressions.
Quant à acheter, les Palestiniens refusent de vendre, même sous la
pression. Fayez Al-Rajabi, le propriétaire, raconte qu’il n’a jamais
vendu ce bâtiment, dont il avait acheté le terrain, il y a treize ans,
à un Jordanien. Il avait entrepris d’y édifier une construction dont
les travaux ont été retardés à cause de l’Intifada. Pour ce garagiste,
les documents de propriété des colons sont "des faux". "Ma maison m’a
été volée", accuse-t-il. Il a même passé six mois en prison car
l’Autorité palestinienne l’avait soupçonné d’avoir vendu à des colons.
Ce qui est considéré comme un acte de collaboration. Dimanche 18
novembre, l’enquête gouvernementale demandée par la Haute Cour a conclu
qu’effectivement, il n’avait pas vendu son bien et que, par conséquent,
les occupants devaient en être délogés.
Il semble bien que les colons aient acheté au même
Jordanien, un certain Ayoub Jaber, une propriété qu’il avait déjà
vendue au garagiste. Le procureur de la Haute Cour avait estimé qu’il y
avait de "sérieux doutes sur l’authenticité des documents présentés par
les colons". Il y a quelques mois, le ministère de la défense avait
ordonné l’expulsion des colons. Un appel a été interjeté. Pour les
colons, l’important est de gagner du temps. Ils s’installent et créent
sur le terrain une situation de fait. "Nous sommes chez nous et nous
avons l’intention d’acheter tout ce qu’il est possible d’acheter, car
Hébron, martèle M. Wilder, est un haut lieu du judaïsme."
Michel Bôle-Richard
Article paru dans l’édition du 21.11.07.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-980355,0.html
De : Le Monde
vendredi 23 novembre 2007 |
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| samedi 24 novembre 2007, a 08:43 |
| AMAD . |
Bras de fer
Par AMAD le mercredi 14 novembre 2007, 11:17 - Lien permanent
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| vendredi 23 novembre 2007, a 16:35 |
| Blocage dans les facs et sur les routes . |
Au côté des grévistes
Universités. Les étudiants continuent de manifester leur rejet au
projet de loi Pécresse. Les lycéens pourraient leur emboîter le pas
Les étudiants de la faculté St Charles rejoint par ceux de Luminy et de
St-Jérome et par des enseignants universitaires (venus leur apporter
leur soutien) se sont rassemblés symboliquement hier après-midi au pied
des escaliers de la gare St-Charles. Bloquant par alternance la
circulation, ils entendaient à nouveau manifester leur opposition au
projet de réforme de loi Pécresse.
Engagé depuis près de deux semaines, le mouvement qui touche les universités marseillaises est en train de se structurer.
Dans leur assemblée générale les étudiants de la faculté St-Charles qui
avaient organisé hier matin un barrage filtrant aux portes de
l'université, tentent de ne rien laisser au hasard. S'interrogent sur
l'utilité ou pas d'un vote à bulletin secret, d'un défilé avec
banderole, ils veulent à tout prix tenir des points d'information
destinés à convaincre de l'utilité de leur mouvement. Dans les piquets
on ne trouve pas que d'anciens anti-CPE, des étudiants non syndiqués
forment le gros des troupes. « Donnez-nous les moyens de fonctionner »
lâche un étudiant qui ne comprend pas que l'on paye des profs en heures
supplémentaires et que l'on refuse à l'université des moyens de
fonctionner. Tout est dit ou presque dans ce mouvement où les étudiants
refusent d'être sacrifiés au nom d'une certaine compétitivité. «
L'autonomie financière n'est qu'une autonomie de façade qui pousse les
universités à recourir à des financements privés ». Pour les étudiants
cela veut dire des universités à deux vitesses. Mais aussi un système
éducatif mis à mal.
Rien d'étonnant alors que les
étudiants de St-Charles soient allés à la rencontre des lycéens. Dans
le souci d'informer sur ce qui attend la nouvelle génération, mais
aussi parce qu'actuellement ceux qui ne sont pas encore étudiants
voient leurs conditions d'enseignement se détériorer. Avec 11.000 profs
en moins à la prochaine rentrée, les lycéens s'inquiètent de la mise en
place d'établissements à deux vitesses. Dans les lycées la contestation
monte d'un cran. Hier Diderot avait organisé ses premiers blocages,
tandis que Perrin envisageait de tenir sa première assemblée générale.
C'est donc tout le monde de l'éducation qui est en train de bouger avec
comme fil conducteur : la défense du service public.
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| vendredi 23 novembre 2007, a 16:07 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Franchises médicales : le gouvernement refuse le
débat Par Guy Fischer - 23 Novembre 2007
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C’est sans répondre à la demande formulée par les sénateurs du
groupe CRC que le Gouvernement, en la personne de Monsieur Xavier BERTRAND,
Ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité a refusé
l’examen d’un amendement visant à supprimer l’article 35 du PLFSS 2008
instaurant les franchises médicales.
Ce texte devait être effectivement débattu une dernière fois
aujourd’hui avec l’examen des conclusions de la Commission Mixte Paritaire.
Conformément à l’article 45 alinéa 3 de notre Constitution, les Députés d’une
part et les Sénateurs Communistes d’autre part, ont demandé au gouvernement de
les autoriser à déposer un amendement dont l’objet était la suppression des
franchises médicales. Le gouvernement, considérant que les parlementaires
avaient trop débattu sur ce sujet a refusé de donner suite à cette demande.
Il s’agissait pourtant pour les sénateurs du Groupe CRC d’un débat
indispensable, tant les franchises médicales sont néfastes et tant les
associations de malades exigent leur retrait. Ce refus est caractéristique de la
conception du débat voulu par le Gouvernement et le Président de la République :
limité au minimum.
Cela s’est d’ailleurs traduit au Parlement par une importante
censure des amendements proposés par le Groupe CRC, sous le seul filtre de la
gestion comptable caractérisée par une application stricte de l’article 40.
Cela témoigne de la volonté du gouvernement, imposer envers et
contre tous les malades des franchises injustes, inefficaces véritable prélude à
la privatisation de notre protection sociale.
Un débat que le gouvernement veut taire, pour minorer le fait que
les malades devront débourser 850 millions d’euros, alors que la taxation des
stocks-options ne devrait rapporter que 300 millions. | | | |
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| jeudi 22 novembre 2007, a 22:32 |
| CRAQUEMENTS ! |
Crise financière : craquements

L’European Covered Bonds Council, organisme rassemblant
les professionnels du secteur des obligations sécurisées, a publié le
21 novembre un communiqué annonçant la fermeture de ce marché jusqu’au
26 novembre.
"A la lumière de la situation et afin de d’éviter une
accélération dans l’élargissement du spread," les banques et les
investisseurs recommandent "la suspension temporaire de ce marché."
Le spread, ou écart de taux, est la valeur de la
surprime de rémunération concédée par les emprunteurs en compensation
des risques associés au titre.
Les obligations sécurisées [1] sont des titres adossés
sur des flux de remboursement d’emprunt. les banques se financent en
émettant ce type d’obligation, mais depuis le début de la crise des
subprimes, devant la méfiance des investisseurs, elles se sont vues
obligées d’offrir une rémunération de plus en plus élevée pour trouver
preneurs.
Le surplus de rémunération, ou spread, a atteint
récemment 38 points de base (0,38%) alors qu’il n’était que de 22
points il y a six semaines.
« Nous sommes dans une situation qui se détériore »
juge Patrick Amat, le directeur de l’ECBC. « Une simple vente peut
ressembler à une patate chaude. Si cela se répète, cela peut conduire à
un élargissement du spread inacceptable et se terminer en situation
absurde. »
Selon Bloomberg, le marché des obligations sécurisées s’élève à 2 800 milliards de dollars.
Christoph Anhamm, responsable de ce secteur chez ABN
AMRO à Francfort, a indiqué à Reuters que « compte tenu des conditions
générales du marché et des mécanismes spécifiques qui régissent les
échanges entre vendeurs il semble possible que le marché interbanque ne
reprenne pas cette année. »
Les règles régissant ce marché contraignent les
émetteurs à répercuter dans leurs prix les variations de spread
constatées sur les ventes effectuées. Lorsque celles-ci sont peu
nombreuses et le spread élevé, l’ensemble du secteur en est pénalisé.
Freddie Mac sous capitalisée.
Le numéro deux du secteur des prêts hypothécaires aux
USA pourrait avoir à se procurer 6 milliards de dollars pour renforcer
sa capitalisation.
Freddie Mac, entreprise bénéficiant de la garantie du
gouvernement (GSE), a enregistré les pertes trimestrielles les plus
importantes de son histoire, de 1,4 milliards.
Les pertes constatées par l’entreprise ont érodées ses
réserves à la limite du minimum imposé par la réglementation. La valeur
boursière de Freddie Mac et Fannie Mae, le GSE numéro un du secteur, a
baissé de 57 milliards depuis décembre.
Selon les analystes du secteur, ses besoins de refinancement pourraient s’élever à 5 ou 6 milliards de dollars.
FNM : Fannie - FRE : Freddie
Le cours de l’action de Freddie Mac a chuté de 29%
hier. Son homologue Fannie Mae a perdu 25% ce même jour et le cours a
abandonné 43% depuis le 13 novembre.
Les deux compagnies, qui ont été crées par le Congrès
pour favoriser l’accès à la propriété, détiennent ou garantissent 40%
des 11 500 milliards d’emprunts hypothécaires en cours.
ACA, la première monoline à tomber ?
Selon JP Morgan, ACA Capital, société d’assurance de
titres, pourrait voir sa notation revue à la baisse par Standard &
Poor’s. La révision de la note d’ACA a débuté le 9 novembre, après que
l’entreprise ait annoncé 1 milliard de pertes au troisième trimestre.
Andrew Wessel, analyste à la JP Morgan, estime que
« ACA est vraisemblablement candidate pour être jettée aux chiens en
premier. » Si la note d’ACA est révisée à la baisse, les banques
devront reprendre sur leurs livres de comptes 60 milliards de titres
qui étaient garantis par cette entreprise.
Le cours de l’action d’ACA a plongé de 93% cette année
et sa capitalisation boursière n’est plus que de 28 millions de
dollars. La banque Bern Stearns avait pris 29% de participation dans
ACA en 2004 pour un montant de près de 100 millions. Selon Bloomberg,
si Bern Stearns devait liquider les engagements d’ACA, il lui en
couterait 6 milliards.
MBIA et Ambac, les deux plus grands assureurs obligataires, ont vu leur cours dégringoler de 54% et de 73% respectivement.
un flot de mauvaises nouvelles
L’index Itraxx Financial, qui reflète le coût de la
garantie contre un défaut de paiement sur les obligations émises par
les banques et les assurances, a monté de 6 points de base, pour
atteindre 63,5, à son plus haut niveau depuis 2004. Les contrats sur
obligations de Merrill lynch sont à 170 points et ceux de Citigroup à
101,5 points.
Cette augmentation traduit la défiance des investisseurs sur la qualité de la signature de ces établissements.
Mistubishi UFJ Financial Group, la première banque du
marché boursier japonais, a annoncé une baisse de 63% de ses bénéfices
en raison de pertes sur le marché des subprimes et les crédits à la
consommation américains.
« Tout indique que le marché pourrait basculer en mode
panique » avertit Philipp Gisdakis, un analyste de Unicrédit, « il y a
un le flot de mauvaises nouvelles et aucun répit en vue. »
Selon Bloomberg, la prime de risque sur la Barclays
atteint maintenant 70 points, 10 fois plus qu’en juin, et celle de UBS
est de 66 points.
Le Libor à 3 mois, qui définit le coût du crédit
interbanque, est de 1,89% supérieur à celui des bons du Trésor de même
durée. Cet écart est le plus élevé depuis le 21 août.
Countrywide : rumeurs de faillite
La banque Countrywide a perdu 78% de sa valeur en bourse depuis le début de l’année.
Le 20 novembre des rumeurs sur une possible défaillance
de la banque ont fait chuter le cours de l’action de 22% avant qu’elle
ne se ressaisisse, après que l’entreprise ait publié un communiqué
affirmant qu’elle disposait « de liquidités hautement fiables. »
Mais la banque est pourtant victime des déboires de
Fannie et Freddie. Elle avait récemment décidé de se consacrer à des
types de prêts qu’elle escomptait rétrocéder aux deux agences de crédit
gouvernementales. Si celles-ci sont à court de liquidités, Countrywide
pourrait être obligée de limiter son activité de crédit, qui a déjà
baissé de 47% entre octobre 2006 et octobre 2007.
La Bank of America, qui avait investi 2 milliards dans
Countrywide en août de cette année, a perdu 953 millions avec la chute
des cours.
[1] Les obligations sécurisées sont des instruments de
créance inscrits au bilan garantis par un portefeuille de couverture
composé de prêts hypothécaires (biens immobiliers utilisés comme
sûreté) ou de titres de créance sur le secteur public sur lesquelles
les investisseurs jouissent d’un rang privilégié en cas de défaillance
de l’émetteur. Comme elles demeurent inscrites au bilan de l’émetteur,
ces obligations bénéficient de la garantie supplémentaire apportée par
les fonds propres de l’établissement émetteur et par le caractère
strict de la législation applicable à l’établissement de crédit
émetteur. (définition de la commission européenne.)
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1455
De : contreinfo.info
jeudi 22 novembre 2007 |
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| jeudi 22 novembre 2007, a 22:01 |
| Dèlocalisation . |
Dèlocalisation chez Ardennes Forges
Dans l’ancienne usine Thomé-Génot, plusieurs machines partent en Chine.
L’alerte
a été donnée par une poignée d’ex-ouvriers de Thomé-Génot, repris dans
leur ancienne usine pour fabriquer les mêmes pôles d’alternateurs
qu’avant. Un an après le conflit, le repreneur déploie sa stratégie de
délocalisation et quatre presses (sur dix-huit), indispensables à la
fabrication des pièces, sont en train d’être démontées. Dans les faits,
la direction d’Ardennes forges, qui a officiellement repris les
activités de Thomé-Génot après la liquidation judiciaire, grâce à
l’aide du conseil général tenu par l’UMP, qui avait racheté les
machines et dans le cadre du CTP qui a permis de disposer d’une
main-d’oeuvre qualifiée à prix cassés (les ouvriers repris sont
jusqu’ici indemnisés par les collectivités territoriales et l’État
comme « stagiaires de la formation professionnelle »), envisage de
transférer une partie de l’outil de travail en Chine.
Pour
Yannick Langrenez, ex-syndicaliste CGT chez Thomé-Génot, membre de
l’association des anciens et président du groupe PCF au conseil
municipal de Nouzonville, « c’est un opéra-bouffe dont les dindons de
la farce sont encore les salariés ». « Le repreneur est en train de
racheter pour une bouchée de pain des machines que le conseil général
avait payé avec l’argent du contribuable ardennais et tout ça pour les
délocaliser, dénonce-t-il. Derrière les mots dont il s’est gargarisé,
le conseil général s’est comporté comme un vulgaire prêteur à gages…
Dans cette affaire, on prend les mêmes et on recommence, mais surtout
on n’apprend rien et on répète des erreurs ! »
T. L. l' Huma du 12 / 11 / 07
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| jeudi 22 novembre 2007, a 21:47 |
| Prud'hommes . |
Prud’hommes : les « incohérences » de la réforme Dati
Justice . Reçus lundi soir par le cabinet de la
ministre, les syndicats alertent sur le projet de suppression de 63 des
271 conseils.
« C’est une parodie de concertation ! » Les syndicats
de fonctionnaires de justice sont furieux. Prévenus ce week-end - par
fax ! - du projet de suppression de 63 des 271 conseils de prud’hommes,
les organisations ont été reçues lundi soir par le cabinet de la garde
des Sceaux, Rachida Dati. Officiellement pour négocier. Elles n’ont
rien obtenu. Et en sont ressorties avec la certitude que, dans la tête
du gouvernement, tout était déjà bouclé.
« La Chancellerie nous a reçus juste histoire de dire qu’elle
l’avait fait », constate, dégoûtée, Brigitte Bruneau, secrétaire
générale de l’USAJ. Las, depuis dimanche, elle ne cesse avec les autres
syndicats de la profession de dénoncer les « incohérences » de cette
réforme.
À commencer par le critère retenu pour justifier la suppression
d’une juridiction prud’homale. S’il traite moins de 300 affaires par
an, le conseil saute. Problème : la Chancellerie n’a pris en compte que
les affaires jugées sur le « fond », laissant de côté tous les référés,
ces affaires traitées en urgence. « Or, leur nombre est très important,
souligne Brigitte Bruneau. Parfois même supérieur à celles jugées sur
le fond ! »
De même, certaines décisions sont difficilement compréhensibles.
Jugez plutôt : dans le Nord, la Chancellerie veut faire disparaître les
prud’hommes de Maubeuge (33 000 habitants), mais prévoit, dans le même
temps, d’en créer un nouveau à quelques kilomètres, dans la petite
ville d’Avesnes-sur-Helpe (5 000 âmes)…
Reste, enfin, les conséquences pour les justiciables. Aux
prud’hommes se retrouvent souvent des salariés qui ne perçoivent plus
de salaires, qui ont été licenciés, des gens dans des situations
sociales fragiles, rarement représentés par un avocat. « Avec cette
réforme, s’insurge Brigitte Bruneau, on va leur imposer, en plus, de
faire 100 kilomètres pour aller au tribunal ! On voudrait les
décourager que l’on ne s’y prendrait pas autrement… »
Les grandes confédérations syndicales sont déjà vent debout contre
cette réforme, prévue pour entrer en vigueur en avril 2008. Force
ouvrière, qui estime que « le rôle des prud’hommes doit être au
contraire renforcé », a demandé à être reçu « très rapidement » par
Rachida Dati et le ministre du Travail, Xavier Bertrand. Et s’étonne
encore de cette « volonté ministérielle de fermer les tribunaux les
plus rapides et les moins engorgés ». À la CFTC, on craint aussi que
« ce ne soit les plus modestes qui pâtissent de cette réforme ».
De son côté, Martine Motard, de la CGT, dénonce « le cynisme » du ministère de la Justice « dans sa manière
de concerter ». Et prévient : « Pour nous, le chantier de la carte
judiciaire n’est pas bouclé, il ne fait que commencer avec comme point
de départ le 29 novembre… » Date retenue pour la journée nationale
d’action des magistrats, fonctionnaires et avocats contre la réforme
Dati.
Laurent Mouloud
l' Huma du 21 / 11 / 07 |
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| jeudi 22 novembre 2007, a 21:29 |
| AMAD . |
Encore la french touch
Par AMAD le mercredi 7 novembre 2007, 18:19 - Lien permanent
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| jeudi 22 novembre 2007, a 21:14 |
| Incendie du medef de la Rochelle . |
Incendie du medef de La Rochelle juin 2003 : les 4 de La Rochelle sont définitivement relaxés

Le 5 juin 2003, une manifestation contre la réforme des
retraites avait eu lieu à La Rochelle en direction du siège du MEDEF,
véritable instigateur de cette réforme.
Par un enchaînement de circonstances, le siège du MEDEF
a brûlé. Suite à cet incendie, 4 personnes parmi les 1500 manifestants
avaient été mises en examen.
Aussitôt un comité de soutien, qui compte à ce jour
1539 adhérents (10 associations, 4 partis, 154 syndicats et 1371
individuels) se met en place.
La cour d’appel de Poitiers juge le 19 janvier 2007que
les faits reprochés aux 4 ne pouvaient être qualifiés ni d’incendie
volontaire ni d’incendie involontaire et prononce en conséquence la
relaxe pure et simple.
Le 14 février 2007, la chambre civile de la cour
d’appel de Poitiers déboute le medef de son action contre les
organisations syndicales et le condamne à 1500 euros sur le fondement
de l’article 700 du Nouveau Code de Procédure Civile.
Après ces deux échecs, chacun aurait pu penser que,
comme l’avait annoncé le medef départemental, l’affaire était close.
Mais c’était sans compter sur le medef qui, seul (car ni le parquet, ni
les AGF ni les employés du medef départemental ne l’ont suivi dans le
pourvoi en cassation), poursuit les 4 en cassation.
Pour le medef cet acharnement est possible : il a
l’argent. Il voulait continuer à pourrir la vie de nos quatre camarades
et de leurs familles et utiliser tout son pouvoir pour dissuader tous
ceux qui contestent sa politique de relever la tête.
La cour de Cassation vient de se prononcer aujourd’hui
22 novembre : elle rejette le pourvoi formé par le medef : les 4 de La
Rochelle sont donc définitivement relaxés.
De : Paco de Rochefort
jeudi 22 novembre 2007
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| jeudi 22 novembre 2007, a 21:00 |
| Procès de Françoi Auguste . |
Par Pierre BOUKHALFA le jeudi 22 novembre 2007, 20:06 - Contre tous fascismes - Lien permanent
Un départ en covoiturage pour Lyon est prévu le
lundi 26 novembre à 10 h devant la fédé du PCF à Meythet (8 rue Antoine
Berthod; ZAE Le Fier 2; à gauche après le pont de Tasset dans le sens
Cran -Meythet) pour se rendre à la manifestation de soutien. Contact:
04 50 22 33 00
Pour signer la pétition pour l'arrêt des poursuites (6400 signatures) : http://www.educationsansfrontieres.org/?article5258
Comité de soutien à François Auguste - Réseau Éducation Sans Frontières
*Procès de François Auguste* La solidarité n'est pas un délit !
François Auguste est de nouveau convoqué devant le tribunal
correctionnel de Lyon, lundi 26 novembre 2007 à 14 h pour « entrave à
la circulation d'un aéronef afin de soutenir des personnes faisant
l'objet d'une reconduite à la frontière ».
Le 2 décembre 2006, sur le point d'embarquer dans un avion en mission
pour le Conseil régional, François Auguste, vice-président de la Région
Rhône-Alpes, était informé par des militants du Réseau Éducation Sans
Frontières que la famille Raba se trouvait probablement à bord en vue
d'être expulsée. Il a d'abord demandé au pilote de ne pas faire
décoller l'avion. Devant son refus, il s'est adressé aux passagers très
calmement. Il a alors été ceinturé et emmené de force par trois
policiers.
Une fois hors de la carlingue, il a été mis à terre brutalement, alors
même qu'il avait fait valoir son statut d'élu et qu'il ne s'est jamais
débattu. Il a ensuite été emmené dans un fourgon de police et placé en
garde-à-vue pendant cinq heures, avant d'être libéré sous l'effet d'une
forte mobilisation militante.
L'action solidaire et responsable de François Auguste est considérée
comme un délit. Le maximum de la peine qu'il encourt est de cinq ans de
prison et 18 000 EUR d'amende.
L'épisode tout entier n'est que trop caractéristique d'une chasse
inhumaine contre les sans-papiers, familles et enfants, d'une honteuse
politique des quotas; il est aussi l'illustration d'une volonté
manifeste de décourager la solidarité des citoyens par des mises en
jugement exemplaires.
Le 22 octobre Florimond Guimard, professeur des écoles à Marseille, a
comparu devant le tribunal d'Aix-en-Provence pour s'être opposé à
l'expulsion d'un père d'élève à l'aéroport de Marignane. Le procureur a
requis “une peine symbolique de 2 mois de prison avec sursis. En
septembre, Marie-Françoise Durupt (citoyenne du Loir et Cher) s'est vue
relaxée pour les mêmes chefs d'inculpation par le tribunal de Bobigny,
le parquet décidant de faire ensuite appel.
Kadidja - militante de l'APEIS 93 - est elle aussi poursuivie pour “entrave à la circulation d'un aéronef”.
- Les expulsions doivent cesser. Les personnes sans-papiers doivent être régularisées.
Les citoyens, citoyennes, éluEs, syndicalistes poursuivis en justice pour délit de solidarité, doivent être relaxés.
Nous serons présents en nombre Lundi 26 novembre 2007 à Lyon* 12h00
départ Place Gabriel Péri Lyon 3e (métro Guillotière) Manifestation
14h00 devant le Tribunal 67, rue Servient (Lyon 3e)
Veille citoyenne jusqu'à l'issue du procès
Arrêt des poursuites contre Khadidja, Relaxe pour François Auguste et Florimond Guimard !
Organisations membres du Comité de soutien : Alternatifs Isère, Attac,
Centre d'Informations Inter-Peuples, Coordination Rhône-Alpes de
soutien aux sans-papiers, Collectif isérois de soutien aux réfugiés
algériens, CNT Education 38, Groupe d'animation parrainage aux
personnes demandant asile et protection à la France, FCPE 38, LCR 38,
Fédération de l'Isère du PCF, FSU 38, LO, PAS 38, PS 38, RESF 01, RESF
38, RESF 69, SNES 38, SNUipp 38, Sud éducation Grenoble, Sud Lycéen 38,
UNL 38, Verts 38. Comité de soutien à François Auguste - Réseau
Éducation Sans Frontières
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| jeudi 22 novembre 2007, a 19:03 |
| La loi Pécresse / LRU décriptée ! |
Au côté des grévistes
Non à la loi Pécresse sur l'autonomie des universités ! L'Union des
Etudiants Communistes (UEC) met en ligne une plaquette explicative de
la loi LRU. L'analyse complète, article par article. Clair et précis.
1. La privatisation des universités
Cette loi a d'abord pour but de placer l'université au service des
besoins du marché. Il s'agit de définir les connaissances que doivent
acquérir les étudiants à partir des besoins spécifiques des étudiants.
Dans ce but, l'Etat organise la pénurie budgétaire et contraint les
universités à recourir aux financements privés sans aucun contrôle.
Cette autonomie de gestion budgétaire se traduit aussi par la
possibilité donnée aux universités de gérer elles-mêmes leurs biens
immobiliers, de les vendre, les louer...
2. La démocratie universitaire affaiblie
Cette loi donne les pleins-pouvoirs aux présidents d'universités. Les
Conseils d'Administration (CA) seront restreints. La représentation des
étudiants, personnels et enseignants y sera reduite au profit d'une
forte présence des "personnalités extérieures" issues des entreprises.
Les 2 autres conseils centraux (Conseil des Etudes et de la Vie
Universitaire, Conseil Scientifique) n'auront plus qu'un rôle
consultatif.
3. La précarisation des personnels et enseignants
Cette loi organise la casse du statut de la fonction publique. Avec la
nouvelle loi, le Président de la fac aura un droit de véto sur la
nomination des personnels et enseignants (porte ouverte au clientélisme
et au copinage !). Mais le Président pourra aussi recruter des
contractuels précaires à la place de fonctionnaires, mieux formés et
mieux rémunérés.
LES CONSÉQUENCES DIRECTES
-> L'augmentation des frais d'inscription.
En effet, le seul financement des entreprises ne suffira pas à
compenser le désengagement financier de l'Etat. Les universités devront
donc se financer aussi par les frais d'inscription. Contrairement à ce
que prétendent certains, il n'est pas inscrit dans la loi que les frais
d'inscription n'augmenteront pas !
-> Des inégalités entre facs et entre filières.
Car, on le sait bien, les entreprises ne financeront pas de la même
manière toutes les filières dans toutes les facs. Seront privilégiées,
les filières considérées rentables aux yeux des entreprises. On peut
sans trop de difficultés imaginer, dans un futur proche, la disparition
d'un bon nombre de filières délaissées aussi bien par les entreprises
que par l'Etat !
Plaquette de la loi LRU (format PDF)
(227.4 KB) |
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| jeudi 22 novembre 2007, a 18:50 |
| PROVOCATION ? |
Au côté des grévistes
Jeudi 22 Novembre 2007 - 14:17
Un étudiant mobilisé de l'université de Paris III a été effleuré ce
matin par un tir d'arme à feu le visant. Il n'a pas été blessé. Vous
trouverez ci-après le communiqué de presse de l'Union des Etudiants
Communistes (UEC)
Un étudiant impliqué dans la contestation de la loi Pécresse, qui
bloquait le site de Censier de Paris III, a été victime ce matin d'un
tir d'arme à feu venu de la barre d'immeuble située en face.
Depuis plusieurs semaines, le
gouvernement, par ses propos et par ses actes, provoque des oppositions
et tensions entre les citoyens, en particulier entre grévistes et non
grévistes. Valérie Pécresse a largement participé de cette logique en
centrant ses prises de positions sur les modes d'action des étudiants
mobilisés.
L'Union des étudiants communistes
(UEC) appelle le gouvernement à prendre enfin ses responsabilités. Il
est urgent que la loi sur les universités soit abrogée et qu'enfin un
véritable débat public soit engagé.
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| jeudi 22 novembre 2007, a 17:36 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
LA
LETTRE D’INFORMATION DU JOURNAL L’HUMANITÉ
À
LA UNE… vendredi 23 novembre
2007
En kiosque, chez
votre marchand de journaux.
Et
maintenant, le
pouvoir d’achat !
Principale préoccupation des
Français, le chef de l’État se
trouve
face à
l’épreuve des réalités. Notre décryptage des mesures en
préparation.
Entretien avec Louis Morin, directeur de l’Observatoire des
inégalités.
Mouvement social
La
situation après les premières réunions tripartites, à la RATP
et à la SNCF à Toulouse.
Les
étudiants et les lycéens manifestent. Nos comptes rendus.
Exclusif. Notre vidéo sur humanite.fr ce vendredi matin avec Didier Le Reste,
CGT-cheminots.
La disparition de Maurice
Béjart
Mort à 80
ans, le chorégraphe avait révolutionné l’esprit de la danse
contemporaine.
Les
réactions.
Débat. Choc ou rendez-vous des
civilisations ?
Pour
Youssef Courbage, démographe, comme pour Jacques
Fath,
responsable des relations internationales du PCF,
l’opposition des cultures et des religions n’est
pas une fatalité.
Comment
lutter pour la paix dans le monde tel qu’il
est,
profondément transformé en moins de deux
décennies ?
À
NE PAS MANQUER…
Mixité. Lilian Thuram à
Aubervilliers
Á propos
d’Avec Elle, avec Lui, livre de photographies contre les
discriminations
dont il
signe la préface, le footballeur s’est prêté au jeu de l’échange
direct
avec des
jeunes du collège Rosa Luxemburg.
Tribune. « De l’exception culturelle à l’exécution
culturelle »
Par Jack Ralite, sénateur de la Seine-Saint-Denis.
« Tous les employeurs
du spectacle vivant ont réclamé un Grenelle de la culture
au président de la
République face au simulacre du budget 2008. »
Otages en Colombie
Le
président Uribe met brutalement fin à la médiation de Hugo
Chavez.
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Mouvement à la
SNCF
Entretien avec Didier Le
Reste
Notre
vidéo
sur Humanite.fr | |
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| jeudi 22 novembre 2007, a 17:20 |
| Un REFERENDUM ! |
Ensemble, faisons reculer le gouvernement ( Tract annonce Jappy + pétition)
Mis en ligne : 27 novembre
La
grande arme de Sarkozy et de la droite, c’est la division : faire
passer les cheminots pour des privilégiés, les fonctionnaires pour des
parasites, les pauvres pour des assistés…,
et ceux qui luttent pour des égoïstes et des casseurs.
Après eux, ce sera au tour des autres. Un seul objectif, comme l’a
reconnu D. Kessler, vice-président du MEDEF, c’est de casser le modèle
social français issu de la guerre et de la Résistance ; c’est de
continuer d’augmenter la part des profits contre le pouvoir d’achat des
salaires et des retraites, contre tous les acquis sociaux, contre le
droit de grève lui-même, c’est à dire le droit de se défendre.

Traité européen bis :
une forfaiture démocratique
Ce n’est pas pour rien que N. Sarkozy
veut faire rentrer par la fenêtre le traité
européen que le peuple a mis à la porte
en 2005 : c’est le moyen d’obliger à ces
politiques de casse sociale et d’austérité
qui profi tent tant aux marchés fi nanciers
et aux plus riches.
Et croyez-en Giscard d’Estaing, c’est
bien le même traité : « Les outils sont
exactement les mêmes, seul l’ordre a été
changé dans la boîte à outils », dit-il. La
concurrence comme dogme intangible, y
compris concernant les services publics,
y est réaffi rmée. Le marché du travail sera
déréglementé alors que le dumping fi scal
et le moins disant social et fi scal triomphent.
La Banque centrale européenne
demeurera intouchable. Bref tout ce à
quoi le peuple français a dit « non ».
Seul le peuple peut par référendum valider
ou invalider ce qu’il a lui même décidé
ainsi. Le PCF fait signer une pétition en
faveur d’un telle consultation. Ensemble, il
est possible de gagner un tel référendum.
Retraites : après « eux »,
ce sera « tous »
Complaisamment relayés par les grands médias, le
pouvoir mène une campagne de désinformation massive pour présenter les
régimes de retraites des cheminots, des agents de la RATP ou d’autres
entreprises publiques comme des privilèges insupportables. C’est une
calomnie. Ces régimes sont liés à la pénibilité du travail, aux
horaires décalés et au travail le week-end, au niveau des retraites
plus bas en moyenne que dans le secteur privé car les primes ne sont
pas incluses dans le calcul de la retraite, etc., aux taux de
cotisation. On nous dit que la pénibilité a changé : mais les
négociations promises depuis quatre ans sur cette question ne sont
toujours pas ouvertes !
La vérité, c’est qu’on s’est attaqué en 2003 au régime
général, maintenant aux régimes spéciaux au motif « d’équité », et
qu’ensuite on fera baisser toutes les retraites en passant à 41, voire
42 annuités pour tout le monde.
Fonction publique :
« travailler plus
pour gagner moins » !
22 800 emplois publics en moins en 2008, pouvoir
d’achat en baisse constante : c’est une volonté délibérée de mettre à
mal la fonction publique, pour ensuite proclamer son inefficacité et la
liquider en vantant la privatisation. Or il n’y a pas de République
sans services publics, donc sans fonction publique, ni de fonction
publique digne de ce nom sans fonctionnaires statutaires correctement
rémunérés.
« Travailler plus pour gagner plus » : le slogan a fait
long feu. La vérité, c ‘est la baisse du pouvoir d’achat pour tous,
dans le public et dans le privé ; sauf bien sûr les privilégiés, les
vrais, ceux qui ont au passage bénéficié des 15 milliards d’euros de
cadeaux fiscaux de juillet. Et c’est la poursuite des délocalisations
et des fermetures qui augmentent le nombre de celles et ceux qui
voudraient tout simplement travailler normalement.
Pécresse ou l’Université
à deux vitesses
Votée au coeur de l’été, la loi « Pecresse » sur
l’Université est une parodie de démocratie. Quand tant d’étudiants
vivent mal, étudient dans de mauvaises conditions, l’enseignement
supérieur a certes besoin de réforme mais pour aller de l’avant, pas
pour reculer. La loi « Pecresse » place l’Université au service du
marché, des besoins à court terme des entreprises. A la clef, la
disparition massive de filières et d’enseignements, la création de
quelques centres élitistes et la pénurie pour le plus grand nombre.
Dans tous les pays qui ont déjà fait cette réforme, les conséquences
sont là : les inégalités entre les facs et entre les étudiants se
développent et on se dirige vers un enseignement supérieur à deux
vitesses.
Rassemblons-nous
pour résister et
faire reculer le
gouvernement
A celles et ceux qui dénoncent tous ces mauvais coups,
Sarkozy répond : j’ai été élu pour ça. C’est une tromperie. Ou alors,
comme y tendent les projets de réformes constitutionnelles du Président
de la République, il faut dire que le Parlement ne sert plus à rien,
que la lutte sociale est illégale, et qu’on est en fait dans une
monarchie élective. Mais ça ne se passera pas comme ça. Il est temps
que le gouvernement et le président prennent la mesure de ce qui se
passe dans le pays. Ce n’est pas un mouvement d’humeur, une crise
passagère avec laquelle on pourrait jouer, ruser, gagner du temps,
voire manœuvrer et manipuler l’opinion. Face aux luttes, il faut que le
gouvernement accepte de négocier vraiment. Ensemble, il est possible de
le faire reculer et d’imposer des solutions justes et efficaces.

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| jeudi 22 novembre 2007, a 16:58 |
| ASSEMBLEE NATIONAL ( Groupe COMMUNISTE ) |
Loi de finances pour 2008 : Explication de vote de Jean-Pierre BRARD - Député communiste et républicain
Mis en ligne : 22 novembre
M. Carrez
a eu raison de le souligner : jamais discussion budgétaire n’avait été
aussi courte. Il y a une raison à cela : il n’y avait rien dans ce
projet de loi de finances, hormis des cadeaux aux plus riches. Tout au
long de ces cinq semaines de discussion, nous vous avons alertés,
madame et messieurs les ministres, sur les dégâts que vont provoquer
les réductions d’effectifs et de moyens dans de nombreux services
publics et administrations de l’État.
Nos
concitoyens vont ressentir ces dégâts dans leur vie quotidienne et dans
celle de leurs enfants, en même temps qu’ils subissent les conséquences
de l’envolée des prix des denrées alimentaires, des produits
pétroliers, des loyers et des charges, des dépenses médicales non
remboursées. Vous avez certainement été attentifs, madame et messieurs
les ministres, aux propos de M. François Fillon, qui a reconnu tout à
l’heure qu’un problème de pouvoir d’achat se posait. On l’a même
entendu dire devant les caméras de télévision – et vous étiez là aussi,
monsieur Karoutchi – qu’il souhaitait redistribuer les gros bénéfices
aux salariés. Il y a de quoi faire ! On vous jugera évidemment sur
votre capacité à faire ce que vous dites…
Dans ce contexte, les proclamations triomphalistes de Mme Lagarde,
de M. Woerth et d’autres, au seul vu du chiffre de la croissance au
troisième trimestre, relèvent tout bonnement de l’intoxication.
D’ailleurs, Mme Lagarde a évoqué,
tout à l’heure, le déficit public qu’il faudrait réduire, ajoutant
prudemment : « si la situation le permet ». Madame Lagarde, nous
serions en droit de vous demander ce que vous pouvez bien voir dans
votre boule de cristal, vous qui faites toujours des prévisions
extraordinaires. On sent, dans votre propos d’aujourd’hui, que la
prudence commence à pointer son nez.
Ces proclamations viennent après que Mme Lagarde
a benoîtement conseillé aux personnes pour lesquelles le carburant est
devenu trop cher de marcher à pied ou de rouler à bicyclette. Je l’ai
dit : nous attendions la reine Christine et nous avons eu
Marie-Antoinette. La reine Christine, elle au moins, allait à cheval,
pas à pied !
Les prévisions de croissance à moyen terme, notamment
celles de l’Union européenne, démentent vos rodomontades.
Rappelons-les : 1,9 % pour 2007, 2 % pour 2008 et 1,8 % pour 2009. Le
Gouvernement s’entête à entretenir les illusions, les faux espoirs qui
ont, il est vrai, nourri toute la campagne présidentielle de M. Sarkozy
lorsqu’il se présentait comme le président de la hausse du pouvoir
d’achat : il avait oublié de préciser qu’il parlait du sien.
L’évolution du pouvoir d’achat et, plus globalement, du niveau de vie,
mesurée par l’INSEE dans la dernière édition de France, portrait
social, fait apparaître que, entre 2002 et 2005, notre société est
devenue plus inégalitaire. Cela, madame et messieurs les ministres,
c’est votre bilan. Vous êtes au pouvoir depuis 2002. Le niveau de vie
moyen des 10 % de Français les plus pauvres a baissé de 0,1 % en
moyenne chaque année, alors que celui des 5 % les plus riches a
augmenté de 1 % par an. Comme le constate l’INSEE, « 2002-2005 tranche
avec la période 1996-2002, caractérisée par une tendance à la baisse
des inégalités de niveaux de vie et de la pauvreté monétaire ». Votre
politique creuse les inégalités, aggrave les déséquilibres et les
tensions de notre société.
Au lieu de corriger ces inégalités, la fiscalité les
aggrave, et ces déséquilibres sont accentués à grands coups de cadeaux
aux ménages les plus riches. Je n’aurai pas besoin de les énumérer,
vous l’avez déjà fait. Vous aggravez les coupes sombres, on l’a dit,
avec des suppressions de postes à l’éducation nationale, dans les
tribunaux ou ailleurs.
Monsieur le président, puisque vous m’y incitez, je
veux conclure en vous disant ce que nous allons voter. À propos de ce
budget, Mme la ministre a parlé d’une politique économique volontaire. J’ignore ce qu’est une politique économique volontaire.
Si l’on parle français, on peut dire d’une politique
qu’elle est « volontariste », mais sans doute un séjour prolongé aux
États-Unis fait-il perdre une certaine familiarité avec notre langue.
Je termine, monsieur le président, en disant que, en
matière de finances publiques et, dans la continuité de ce que vous
avez fait ces dernières années, vous aggravez encore vos dispositions.
Pour ce qui nous concerne, nous nous opposerons à ce budget de
non-assistance aux habitants de notre pays qui connaissent des fins de
mois de plus en plus difficiles, alors que les privilégiés nagent dans
l’opulence et, pour le coup, madame la ministre, volontairement, du
fait de votre politique. |
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| jeudi 22 novembre 2007, a 16:35 |
| SENAT : Groupe communiste ( vidéo ) |
Vidéo
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| jeudi 22 novembre 2007, a 09:27 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Financement de la sécurité sociale pour 2008 Par
Guy Fischer - 12 Novembre 2007
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Avec en toile de fond un climat social plus que tendu, le rejet de
la réforme des régimes spéciaux de retraite, le refus des réductions massives
d’effectifs dans la fonction publique, la défense du pouvoir d’achat, de
l’emploi et du service public, ce projet de loi de financement s’inscrit dans la
droite ligne de la politique antisociale du Gouvernement. Il accentue la
maîtrise des dépenses de protection sociale, au détriment des familles qui vont
débourser encore plus, alors même que l’on poursuit les allégements des charges
des entreprises.
Ce texte poursuit le démantèlement, pierre après pierre, de notre
système solidaire et la marche forcée vers une société individualiste et
inégalitaire. Vous allez crier à la provocation. Mais en la matière, vous
détenez la palme !
Comment prétendre ne pas vouloir léguer une dette aux générations
futures alors que vous laissez courir 30 milliards de déficits et dettes cumulés
pour l’ensemble des régimes et des fonds et que vous avez octroyé 15 milliards
de cadeaux fiscaux cet été ? Comment prétendre mettre en oeuvre une politique de
prévention ambitieuse, alors que vous instaurez de nouvelles franchises, ces
impôts sur la maladie que vous ne craignez pas d’imposer aux plus démunis de nos
concitoyens, ceux-là mêmes qui, déjà, renoncent aux soins les plus
élémentaires ?
M. Alain Vasselle, rapporteur. - C’est faux !
M. Guy Fischer. - Malgré l’inefficacité du lamentable plan
Douste-Blazy censé rétablir l’équilibre en 2007, que l’on nous promet à présent
pour 2012, vous n’en continuez pas moins, avec les mêmes recettes, la même
logique et une dose de cynisme supplémentaire, à aller dans le même sens.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : pour la totalité du régime
général, le déficit devrait approcher les 12 milliards ! Et l’on aurait dépassé
les 14 milliards si l’on avait intégré les fonds de financement et si l’État ne
s’était enfin résolu à compenser une partie de sa dette à la sécurité sociale à
hauteur de 5,1 milliards, contre 6,7. On ne peut certes que se réjouir d’avoir
été enfin entendu mais gardons à l’esprit que cela concerne la dette au titre de
2006 et des années précédentes. Car la branche maladie accuse un déficit de 6,2
milliards au lieu des 3,9 attendus.
Toutes les mesures prises confirment votre volonté de pressurer
plus encore les assurés sociaux. Le ton a été donné dès juillet, lorsque le
Gouvernement, avec le soutien du Medef, a validé le plan de redressement
d’urgence de l’assurance maladie, soit une économie de 1 225 millions en année
pleine et de 417 millions d’ici la fin de l’année, dont 350 pris dans la poche
des assurés sociaux, avec la baisse du taux de remboursement pour les patients
dépourvus de médecin traitant, le déplafonnement du forfait d’un euro par acte
et consultation ; la limitation du recours aux transports médicalisés ; la
généralisation de la suppression du tiers payant en cas de refus d’un
générique ; la culpabilisation des assurés avec un renforcement des contrôles
sur les arrêts de travail.
Vous poursuivez la même logique avec ce projet de loi de
financement de la sécurité sociale, qui comporte très peu de recettes dignes de
ce nom, comme le reconnaît notre rapporteur, avec une taxation purement
symbolique des stock-options et des attributions gratuites d’actions décidée à
l’Assemblée nationale pour un rapport dérisoire. C’est un véritable refus de
dégager les moyens du financement de la protection sociale, bien que les mises
en garde et les propositions n’aient pas manqué, jusques et y compris de la Cour
des comptes dont le Premier président, M. Philippe Seguin vous propose de taxer
les stock-options à hauteur de 3 milliards. Voilà qui eût été une recette à la
hauteur des déficits ! Au lieu de quoi, vous faites payer une nouvelle fois les
assurés sociaux, pendant que votre politique d’austérité sur les salaires et
retraites, sur les emplois publics, sur les dépenses publiques et sociales
plombe la croissance et les rentrées de cotisations. Vous entretenez les
déficits, que vous prenez pour prétexte pour de nouvelles mesures
d’austérité !
Vous fixez un Ondam une nouvelle fois intenable à 2,8 % et, dans
les hôpitaux, vous achevez la mise en place de la T2A en décrétant la
convergence totale des secteurs public et privé d’ici à la fin 2008. Le résultat
sera catastrophique pour l’hôpital public d’autant qu’on continue de fermer les
petits hôpitaux publics, aggravant les inégalités d’accès aux soins. Ces
hôpitaux publics accusés de coûter trop cher sont asphyxiés financièrement. En
2006, l’Ondam fixé à 3,44 % n’a été de facto que de 2,8 ; la différence a servi
à éponger le dérapage d’activité des cliniques à but lucratif. Voilà l’intérêt
de la convergence tarifaire que vous imposez à marche forcée ! La situation ne
pouvant que se dégrader, on peut évaluer le déficit attendu fin 2007 à un
milliard. Pour s’en sortir, les établissements suppriment des services et des
postes ! Dans une telle situation, les hôpitaux vont multiplier les actes les
plus rentables et certaines interventions ne se pratiquent plus dans le
public !
Le secteur privé à but lucratif est, en France, le plus important
de toute l’Europe avec une entrée massive des fonds de pension anglo-saxons : 30
% de l’hospitalisation privée est concernée !
M. Alain Vasselle, rapporteur. - Ils ont les tarifs les plus bas
et coûtent le moins cher à la sécurité sociale !
M. Guy Fischer. - Avec votre grand projet de lutte contre la
désertification médicale, la montagne accouche d’une souris. Un long débat à
l’Assemblée nationale a abouti à ce qui aurait dû être un préalable : la
recherche de solutions est renvoyée à la concertation avec l’assurance maladie,
les syndicats de médecins et d’internes. Pour ce qui relève de l’intervention de
l’État, vous auriez dû, et de toute urgence, modifier le numerus clausus, cause
première de la situation actuelle, et mettre en place une vraie politique
d’aménagement du territoire, qui renforce les services publics.
Le gouvernement annonce la mise en place d’ Agences régionales de
santé, calquées sur les agences régionales, qui vont étendre à la médecine de
ville la maîtrise comptable appliquée à l’hôpital... avec les résultats que l’on
sait. Dans le secteur social et médico-social, vous décrétez que la signature
des conventions tripartites doit être achevée fin 2008. L’Ondam personnes âgées
ne progresse que de 8 % contre 13 % en 2007, et encore, grâce à un prélèvement
de 200 millions sur les réserves de la CNSA, la hausse la plus faible depuis
2003 ! Les établissements ne pourront supporter cela. Il faut, comme le propose
l’association des directeurs au service des personnes âgées, repousser d’un an
les signatures de conventions.
Que dire du problème crucial de la dépendance et du 5ème risque
pour nous la 5ème branche, qui mériterait un large débat ? Vous en repoussez une
fois encore l’analyse ! Vous poursuivez la mise en place des franchises -terme
assurantiel auquel je préfère celui de taxes- qui pourraient à terme n’épargner
personne. Elles s’ajoutent à la participation d’un euro par consultation ou acte
de biologie, aux dépassements d’honoraires de plus en plus nombreux. À
Vénissieux, un retraité malade du cancer est venu me dire sa détresse : pour
être dialysé trois fois par semaine, il lui en coûtera 6 euros de transport
sanitaire, soit 300 euros par an, à ajouter aux autres taxes, aux médicaments
déremboursés -avec une retraite modeste qui augmentera royalement de 1,1 % !
M. Alain Vasselle, rapporteur. - Mais non, puisque ce sera
plafonné à 50 euros par an !
M. Guy Fischer. - Et que dire des malades d’Alzheimer, des
séropositifs, qui vont subir une véritable escroquerie : taxés par les
franchises précisément censées permettre de lutter contre leur maladie ! Pour
eux, c’est la double peine.
M. Alain Vasselle, rapporteur. - Dans la limite de 50 euros par
an !
M. Guy Fischer. - Et les victimes des accidents du travail et des
maladies professionnelles, et les personnes handicapées et dépendantes ? N’ayons
garde d’oublier, enfin, les anciens combattants et leurs veuves, dont
Mme Bachelot a prétendu à l’Assemblée nationale qu’ils seraient exonérés ? Ce
qui est exécrable, dans cette pratique, c’est de considérer que les patients
seraient responsables de leur maladie et auraient la volonté de « dépenser » des
soins sans limites. Et, les médecins seraient coupables de ne pas prescrire
selon les seuls besoins !
Ces taxes scélérates vont concourir à une augmentation du coût de
la vie, qui pénalise encore plus les pauvres et touche les postes les plus
essentiels. Les Français n’en peuvent plus de tirer sur leur budget familial. En
2001, les dépenses incompressibles représentaient 50 % d’un budget, en 2006 : 75
%. Autrement dit, le reste à vivre a diminué de moitié en cinq ans ! Quel
sera-t-il pour ceux qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté ? J’appelle cela
de la non-assistance à personnes en danger. (Applaudissements à gauche)
M. Alain Vasselle, rapporteur. - Caricature !
M. Guy Fischer. - Vous poussez jusqu’à l’inacceptable la prétendue
responsabilisation des patients et des professionnels de santé : par exemple,
vous proposez d’étendre le droit de communication des données aux employeurs,
aux banques, aux fournisseurs d’énergie et de téléphonie. On aimerait vous voir
aussi vigilants avec les dépassements d’honoraires ! En revanche, la prévention,
qui peut être une source d’économies, en même temps qu’une bonne pratique de
santé publique, est absente de ce projet de loi.
M. Alain Vasselle, rapporteur. - Ce sera dans les contrats
individuels !
M. Guy Fischer. - La branche vieillesse est en déficit de 4,6
milliards et le chiffre de 5,1 est avancé pour 2008. Vous prétendez résorber ce
déficit en faisant travailler les Français plus longtemps, en cassant les
régimes spéciaux dont les avantages ne sont pas sans contreparties, en taxant
les préretraités alors qu’ils ont rarement choisi l’inactivité ! Notre
rapporteur pour la branche vieillesse va jusqu’à accuser les cessations précoces
d’activité d’être pour une bonne part la cause des déficits actuels de la
branche vieillesse ! Confrontez vos incantations avec la réalité. Le Premier
ministre reconnaissait récemment que la mise à l’écart des seniors « est
insupportable, incompréhensible pour les Français et idiote
économiquement ».
M. Alain Vasselle, rapporteur. - Là-dessus, nous sommes
d’accord.
M. Guy Fischer. - Cependant, 400 000 personnes de plus de 50 ans
sont en recherche d’emploi et 37,9 % seulement des 55-64 ans travaillent
encore ! De surcroît, ils subissent des discriminations à l’embauche.
Les retraites sont un problème majeur pour les générations à venir
et que faites-vous ? La part des cotisations patronales n’a cessé de diminuer,
les allégements sont passés d’un milliard d’euros en 1993 à 25,6 en 2007, tandis
que le pouvoir d’achat des retraites baissait de 15 % pour plusieurs raisons :
la désindexation de l’évolution des retraites sur les salaires et son
remplacement par l’indexation sur l’indice des prix INSEE ; l’allongement à 25
au lieu des 10 meilleures années des salaires pris en compte pour établir le
montant de la retraite ; les abattements pour carrière incomplète ;
l’augmentation des prélèvements de cotisations sur les retraites ;
l’accroissement de la proportion des bas salaires engendrant de basses
retraites. Tout cela fait que 40 % en moyenne des retraites liquidées par le
régime général à taux plein le sont au niveau du minimum contributif, la
proportion atteignant 58 % pour les femmes.
Je laisserai Mme David s’exprimer sur la branche accidents du
travail et maladies professionnelles. Je rappellerai simplement que nous avons
déposé une magnifique proposition de loi.
La branche famille, avec un déficit ramené à 0,5 milliard,
deviendrait légèrement excédentaire en 2008. Comme chaque année, elle ne
contient quasi aucune mesure favorable aux familles, et l’augmentation de la
PAJE se fait au détriment des structures d’accueil collectif. Les prestations
familiales sont au pain sec alors que le président Sarkozy avait promis le
versement des allocations familiales dès le premier enfant.
Oui, votre modèle social est le modèle anglo-saxon cher à
M. Sarkozy. Organiser ainsi une couverture sociale à deux vitesses, c’est mettre
à bas le principe fondateur qu’avait su instaurer le général de Gaulle en
appliquant le programme du Conseil national de la Résistance : solidarité entre
les assurés, participation des salariés et des entreprises au financement de la
sécurité sociale, égalité de tous dans l’accès aux soins. Vous nous laissez
prévoir, pour le lendemain des municipales la poursuite de la fiscalisation du
financement de la sécurité sociale. Un article du Monde d’aujourd’hui titre
« CSG contre TVA sociale ». Si c’est Vasselle, c’est la CSG, si c’est Marini,
c’est la TVA sociale.
M. Alain Vasselle, rapporteur. - Et si c’est Fischer ?
M. Guy Fischer. - Alors, ce sont les patrons ! (Rires)
Avec vous, c’est une dose de TVA dite sociale, voire écologique,
un zeste de CRDS et de CSG, une mesure de bouclier sanitaire... La recette est
connue et le résultat bien indigeste pour les contribuables et les usagers de la
sécurité sociale et des mutuelles. Comme je le constatais dans notre débat sur
les prélèvements obligatoires, l’essentiel des prélèvements fiscaux et sociaux
affecte aujourd’hui d’abord la consommation, avec la TVA et la TIPP, ensuite les
revenus salariaux, avec l’impôt sur le revenu, la CRDS et les cotisations
sociales. Dans ce même débat, Jean Arthuis, président de la commission des
finances, disait que notre système de sécurité sociale devait « s’adapter pour
prendre en compte la réalité d’une économie désormais globalisée », et d’appeler
de ses voeux une hausse de la TVA de 19,6 à 25 % !
On choisit de taxer plus encore la consommation et les revenus du
travail pour continuer de défiscaliser les revenus du capital et du patrimoine.
Quant au meilleur levier fiscal, je laisse cette question aux querelles internes
de la majorité car, dans tous les cas, vous ferez peser l’effort, sur les
salariés et leurs familles. Alors inutile de déguiser vos choix politiques afin
de nous faire croire que vous recherchez la moins mauvaise solution pour
résoudre un problème de financement de la protection sociale qui serait
structurel. C’est la concrétisation du credo de la droite libérale la plus
réactionnaire : c’est la fin de la solidarité entre les générations et entre
malades et bien portants.
Pour conserver une protection sociale solidaire, il faudrait
réformer l’assiette des cotisations, car il n’est plus possible de fonder notre
protection sociale sur le seul travail dont la part ne cesse de régresser dans
la richesse nationale, au profit de la spéculation financière et des évasions de
capitaux. Total a ainsi battu en 2006 son record de 2005 avec un bénéfice net de
12,5 milliards ! Taxer ce type de bénéfice, ne serait-ce que de 1 %,
renflouerait les caisses de la sécurité sociale. Il faut mettre équitablement à
contribution les revenus du travail et du capital.
Les mouvements sociaux d’octobre et ceux qui viennent montrent que
votre politique est et sera refusée par une majorité de plus en plus grande de
Français. Et tandis que nous voterons résolument contre un projet de loi de
financement qui est l’avant-dernière étape de la privatisation de notre
protection sociale, la population française saura vous faire entendre combien
elle est attachée à son patrimoine social
inaliénable. | |
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| jeudi 22 novembre 2007, a 08:20 |
| KRACH ? |
KRACH 2007 : La vague scélérate des subprimes

La crise des subprimes s’amplifie.
Les dirigeants des banques centrales pensent que l’on a sous-estimé la
crise. Les autorités des marchés financiers, les analystes des plus
grandes banques d’affaires américaines multiplient les conseils de
prudence vis à vis des investissements sur les marchés financiers. Plus
rien ne peut enrayer la chute des marchés boursiers, pas même les
centaines de milliards de dollars et d’euros déversés dans l’économie,
pour aider les banques en graves difficultés, sous forme de nouveaux
crédits qui ne font que gonfler la masse monétaire M3, signe d’une
reprise galopante de l’inflation. C’est le tonneau des Danaïdes. Les
plus grands experts économistes de la planète sont de plus en plus
persuadés que nous sommes encore loin de la vérité, et que la crise du
crédit hypothécaire à risques débouchera inévitablement sur une très
grave crise économique, pire qu’en 1929…
Fin octobre, Merrill Lynch, 2ème banque d’affaires
américaine, annonce qu’elle va provisionner 8 milliards de dollars de
dépréciations dans ses comptes. On évoque une série d’accord avec des
hedge-funds pour dissimuler ou retarder l’annonce de nouvelles pertes.
Des manipulations comptables suspectes sur lesquelles enquête la
Securities and Exchange Commission (SEC). Le 7 novembre, Merrill Lynch
déclare que son exposition totale aux créances à risque (obligations
CDO ou crédits immobiliers à risque subprime), se monterait en tout à
27,2 milliards de dollars, soit 6,3 milliards de dollars de plus que ce
que la banque américaine avait révélé fin octobre.
Le 12 novembre, E-Trade Financial Corp, spécialiste du
courtage immobilier en ligne, prévoit des pertes plus fortes que prévu
au quatrième trimestre à cause des subprimes et n’exclut pas une
possibilité de banqueroute. Le 19, le leader américain des prêts
hypothécaires, Countrywide, prévient les autorités de régulation des
marchés américains (NASD et SEC) que s’il était classé dans la
catégorie des investissements à risque, il risquait le dépôt de bilan.
Citigroup, 1ère banque mondiale, est frappé de plein fouet par cette
crise qui ralentit la croissance américaine et mondiale. Le 5 novembre
2007, elle annonce des pertes colossales, et prévoit des dépréciations
supplémentaires de 8 à 11 milliards de dollars pour son portefeuille de
crédits subprimes – dont la valeur est devenue quasiment nulle –, ce
qui va réduire son résultat net de 6 à 7 milliards de dollars. Des
chiffres sous-évalués d’après Goldman Sachs, qui publie le 19 novembre
une note selon laquelle Citigroup devrait procéder à 15 milliards de
dollars de dépréciations d’actifs sur les deux prochains trimestres, et
ajoute : « Alors que nous entrons dans le 5e mois de crise, il semble
qu’une fin de crise du crédit hypothécaire américain est encore loin
[…] Il y a un sentiment général qui se répand désormais, selon lequel
les choses vont encore empirer avec les subprime ».
En Europe, Northern Rock, 1ère banque privée
britannique, en pleine déconfiture, va emprunter à la Banque
d’Angleterre 25 milliards de livres sterling (52 milliards de
dollars !). Swiss Re, 1ère société mondiale de réassurance, a annoncé
que son exposition à la crise subprime risquait de lui coûter 1,2
milliards de francs suisses (1,1 milliards de dollars). En France, la
Société Générale a passé 404 millions d’euros (600 millions de dollars)
de dépréciations au 3e trimestre, dont 230 millions d’euros au titre
des crédits subprime, ce qui est loin des chiffres des banques
d’affaires américaines, mais ne constitue pas un point final aux dégâts
causés par les crédits hypothécaires à risques. Pour chiffrer cette
exposition aux subprimes, la Société Générale a retenu l’hypothèse la
plus pessimiste, soit une perte d’environ 200 milliards de dollars pour
l’ensemble du secteur immobilier résidentiel américain. Mais la réalité
est parfois bien loin des prévisions les mieux élaborées.
Chaque jour, de nouvelles annonces noircissent le
tableau des résultats et des bilans, et nous réserve son lot de
surprises. Nous ne sommes qu’au début de l’effet domino, car le système
bancaire mondial est en train de s’effondrer. Pire, cette crise aura
des conséquences incalculables sur l’économie mondiale, dont les
indicateurs de croissance sont revus régulièrement à la baisse.
Cette crise - qui fait suite aux nombreuses crises des
années 30, 80 et 90, l’avant-dernière étant celle des technologiques
(ou Nouvelle économie) en 2000 - est analysée et décrite en détail avec
ses conséquences financières et économiques, dans l’ouvrage
d’André-Jean Locussol-Mascardi : « KRACH 2007, la vague scélérate des
subprimes », aux éditions Le Manuscrit (novembre 2007).
Extrait : « En 2004, le PIB américain a progressé de
495 milliards, alors que la dette totale (ménages + entreprises +
administrations publiques) augmentait de 1.920 milliards. Presque 4
fois plus… De tels déséquilibres ne pourront pas durer éternellement !
En 1929, avant que n’éclate la dernière grande crise du capitalisme, la
dette totale américaine représentait 140% du PIB. Elle dépasse en
2005/2006 les 240% du PIB... »
KRACH 2007 : La vague scélérate des subprimes, André-Jean
Locussol-Mascardi, Editions le manuscrit, novembre 2007
De : André-Jean Locussol-Mascardi
mercredi 21 novembre 2007 |
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| mercredi 21 novembre 2007, a 22:26 |
| RETOUR AU XIXé siècle ? |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
Mercredi 21 Novembre 2007 - 14:57
Les 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux du mois de juillet ne
suffisant pas, le patronat via Laurence Parisot (MEDEF) veut supprimer
la durée légale du travail. Le retour au XIX° siècle, voilà le projet
de l'UMP-MEDEF
Sous prétexte de croissance économique faible, Laurence Parisot, nous
ressort l'archaïque réponse mise en avant par le patronat depuis le
XVIII° siècle: Moins de prélèvements fiscaux et par d'entrave légale au
droit d'asservir les hommes.
"C'est là que je me demande s'il ne
faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression
de la durée légale du travail" annonce t-elle sans honte devant un
parterre de journalistes . La suppression de la durée légale du travail
figurait dans le livre blanc intitulé "Besoin d'air" que la présidente
du MEDEF avait publié en janvier au début de la campagne pour
l'élection présidentielle et dans lequel le MEDEF détaillait ses
propositions de réformes pour les dix prochaines années.
Les bénéfices du CAC40 sont-ils oui ou
non en croissance ? Le CAC.40 n'a t-il pas atteint plus de 100
milliards d'euros de bénéfices l'an dernier ? Les exonérations de
cotisations patronales sont-elles oui ou non en croissance ? Les
allégements fiscaux aux plus riches, aux possédants sont-ils oui ou non
en croissance ? Aujourd'hui grâce a l'UMP (et ses satellites
centristes) le patronat sait qu'il peut tout avoir, demain il demandera
sûrement le rétablissement de l'esclavage car payer un salaire (même
misérable) nuit a la croissance ou a la compétitivité des entreprises.
Le problème du pouvoir d'achat
aujourd'hui, même dans le cadre de la mondialisation s'appelle encore
et toujours exploitation de l'homme par l'homme, plus-value confisquée
par les propriétaires des moyens de production.
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| mercredi 21 novembre 2007, a 22:07 |
| ASSEMBLEE NATIONAL ( Groupe COMMUNISTE ) |
Actions des Députés et Sénateurs Communistes
Mercredi 21 Novembre 2007 - 14:49
Question au gouvernement par André CHASSAIGNE, Député-Maire PCF du Puy-de-Dôme, président de l'ANECR
Ma question s'adresse au Premier Ministre.
En ce jour d'ouverture du Congrès des Maires, nous voudrions, Monsieur
le Premier Ministre, vous remettre quelques rubans tricolores. Parce
que vous êtes fort, très fort.
Très fort pour annoncer la réforme des
régimes spéciaux au nom de l'équité, alors qu'il s'agit d'imposer aux
cheminots, aux agents de la RATP et à ceux d'EDF-GDF, de travailler
plus longtemps pour gagner moins.
Très fort pour parler de réformer
l'Etat : des dizaines de milliers d'emplois supprimés dans les services
publics, avec en prime une baisse régulière du pouvoir d'achat des
fonctionnaires. Très fort aussi, pour réformer la justice : des
centaines de tribunaux rayés de la carte sans justification.
Très fort pour réformer l'université :
vous imposez une réforme au pas de charge pendant l'été, tout en
refusant les moyens financiers indispensables.
Très fort encore pour parler
d'augmentation du pouvoir d'achat. Mais les prix explosent, le SMIC est
à plat, et vous créez des franchises pour accéder à la santé et à la
justice.
Mais là où vous êtes le plus fort,
Monsieur le Premier Ministre, là où vous méritez vraiment la Marianne
d'Or, c'est quand vous dressez les Français les uns contre les autres
pour masquer l'essentiel de votre politique, c'est-à-dire les milliards
d'euros de cadeaux faits aux privilégiés de la fortune en leur
réservant la plus belle de vos réformes : donner toujours davantage aux
plus riches au détriment du plus grand nombre.
Dans ce contexte, Monsieur le Premier
Ministre, comment comptez-vous répondre aux revendications exprimées
par le mouvement social, et plus particulièrement sur les salaires, le
pouvoir d'achat, les retraites et les franchises médicales ?
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| mercredi 21 novembre 2007, a 21:17 |
| Nicolas Sarkozy bascule dans l'extréme dûreté . |
Nicolas
Sarkozy a tenu des propos d’une extrême dûreté aujourd’hui, lors d’un
discours prononcé devant l’association des maires de France.
En
réponse à la très forte mobilisation sociale qui a marqué aujourd’hui
tout le pays, non seulement Nicolas Sarkozy ignore les inquiétudes
profondes des personnels de la RATP, de la SNCF, de la fonction
publique, des étudiants, etc., mais pire, il choisit le terrain de
l’affrontement en les opposant aux usagers.
Ce jusqu’au-boutisme n’est pas digne d’un Président de
la République, c’est celui d’un chef de clan, celui de la droite
revancharde et de ses amis les grands patrons.
Le preneur d’otage aujourd’hui, c’est Nicolas Sarkozy
qui par son mépris et la brutalité de ses propos, mise sur la
radicalisation du mouvement et la division du pays.
Et référence pour référence, puisque Nicolas Sarkozy
semble aimer s’inspirer des grandes figures du communisme, on peut
rappeler que Karl Marx remarquait que les événements historiques se
reproduisent toujours deux fois, la seconde sous forme de farce.
Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF
Paris, le 20 novembre 2007. |
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| mercredi 21 novembre 2007, a 18:51 |
| SOLIDARITE ! |
Solidarité à François Auguste qui doit comparaître au
motif « d’entrave à la circulation d’un aéronef afin de soutenir des
personnes faisant l’objet d’une reconduite à la frontière ».
Lundi 26 novembre prochain, notre ami François AUGUSTE, vice-président du Conseil
régional Rhône-Alpes, va comparaître devant le tribunal correctionnel de Lyon au motif
« d’entrave à la circulation d’un aéronef afin de soutenir des personnes faisant l’objet
d’une reconduite à la frontière ».
Nicolas Sarkozy et son ministre de la honte Brice Hortefeux tentent d’installer le « délit
de solidarité ». François AUGUSTE peut être lourdement condamné : cinq ans de prison,
18 000 euros d’amende, privation de ses droits civiques, déchéance de son mandat d’élu.
C’est insupportable et gravissime !
Les faits reprochés sont mensongers et sans fondements : le 2 décembre 2006, notre
ami n’a pas entravé le décollage d’un avion. Il devait prendre cet avion pour une mission
importante en INDE. Il s’est adressé avec calme au commandant de bord puis aux
passagers, pour discuter du cas de cette famille kosovare pour laquelle la circulaire Sarkozy
n’était manifestement pas respectée comme l’indiquait un tract de RESF. Il n’a pas pu
finir son propos, il a été expulsé manu militari de l’avion, brutalisé, placé en garde-à-vue.
Une forte mobilisation d’élus et de citoyens a permis sa libération cinq heures plus tard.
Cette provocation délibérée du gouvernement est faite pour décourager les solidarités
populaires, leurs oppositions à la chasse systématique des sans papiers, aux méthodes
inhumaines d’arrestation et d’expulsion. Elle est faite pour intimider, briser l’élan citoyen
et résistant, mettre au pas les valeurs de la République.
Il faut faire un exemple qui frappe l’opinion en condamnant un élu et singulièrement
un élu communiste et républicain.
Cette volonté de museler les élus qui défendent les libertés et les valeurs démocratiques
de notre pays est généralisée : Chantages et menaces de poursuites judiciaires
à l’encontre des maires qui organisent des parrainages solennels de sans papiers, des
votations citoyennes, des référendums d’initiative locale pour le droit de vote des résidents
étrangers non communautaires.
Même démarche contre les élus qui interdisent, à l’échelle de leurs collectivités, les
expulsions locatives, les coupures de gaz et d’électricité, qui ont déclaré leur ville, leur
département hors AGCS.
Cette criminalisation doit cesser !
Nous ne sommes pas aux ordres de l’indigne !
Tous les élus communistes, républicains, citoyens et partenaires sont solidaires de François
AUGUSTE et exigent sa relaxe !
Nous appelons à participer massivement au rassemblement
de solidarité prévu par le comité de soutien à François AUGUSTE,
suivi d’une manifestation au tribunal d’instance
le lundi 26 novembre 2007 à 12 heures
Place Gabriel Péri à Lyon, métro Guillotière
André CHASSAIGNE
Président de l’Association nationale
des élus communistes et républicains
Marie-George BUFFET
Secrétaire nationale
du Parti communiste français
Nicole BORVO
Présidente du groupe communiste,
républicain et citoyen du Sénat
Alain BOCQUET
Porte parole des député-e-s communistes
et républicains de l’Assemblée nationale
Francis WURTZ
Président du groupe GUE-NGL au Parlement européen
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| mercredi 21 novembre 2007, a 18:30 |
| TRANSFORMER LES SALARIES EN SERFS ! |
Temps de travail : Laurence Parisot propose de tranformer les salariés en serfs
La Présidente du MEDEF, Laurence Parisot, veut en finir avec la durée légale du travail. Rien de moins.
Que
le patronat cherche constament à renier les droits des salariés, il n’y
a rien de neuf, hélas, à l’horizon. C’est même le leitmotiv du
capitalisme que d’extorquer toujours plus de profits à ses salariés en
faisant pression sur la productivité, le temps de travail, l’âge de
départ à la retraite ou en le menaçant de licenciement.
Au moment d’une mobilisation particulièrement forte sur
la question des retraites, du pouvoir d’achat ou encore de l’avenir des
jeunes, après Nicolas Sarkozy, c’est donc Laurence Parisot qui en
rajoute dans la provocation.
En proposant d’en finir avec la durée légale du
travail, Laurence Parisot propose purement et simplement de transformer
les salariés en serfs, qui auraient pour seuls but de servir les
intérêts de leur seigneur.
Parti communiste français
Paris, le 21 novembre 2007. |
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| mercredi 21 novembre 2007, a 17:07 |
| L'amalgame et la calomnie doivent cesser ! |
Des actes de malveillances ont été commis à l’encontre de la SNCF.
Le Président de la République et le gouvernement s’en
sont saisit pour lancer une campagne calomnieuse qui fait un amalgame
indigne entre ces actes absolument condamnables et la lutte légitime
des cheminots.
Cette campagne, complaisament relayée dans les médias,
vise à culpabiliser la communauté des cheminots accusés de sabotage et
d’attentat, à dresser la population contre elle, à faire de ces
salariés, qualifiés tour à tour de privilégiés, de pollueurs et
d’agitateurs, des boucs émissaires.
Cette méthode est scandaleuse. Il est indispensable que
toute la lumière soit faite et qu’on sache qui sont les auteurs de ces
actes qui ne profitent qu’à ceux qui veulent saboter la négociation.
Patrice Cohen-Seat, Membre du comité exécutif du PCF
Paris, le 21 novembre 2007. |
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| mercredi 21 novembre 2007, a 16:46 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Revalorisation des retraites Par Evelyne Didier -
13 Novembre 2007
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Lettre à Monsieur Xavier
Bertrand, Ministre du travail, des relations sociales et de la
solidarité.
Monsieur le Ministre,
La semaine bleue consacrée aux retraités et aux personnes âgées,
qui a eu lieu cette année du 15 au 21 octobre, a été, une nouvelle fois,
l’occasion pour cette population de se faire entendre sur la question des
pensions.
En effet, c’est un cri d’alarme que pousse l’ensemble des
organisations syndicales qui s’indignent des conditions de vie du troisième âge.
Le niveau des retraites ne permet plus aujourd’hui de satisfaire les besoins
élémentaires des pensionnés, et cet état de fait touche davantage les
femmes.
Or, l’augmentation des pensions, limitée à 1,1%, prévue pour 2008,
ne correspond pas suffisamment aux diverses hausses que subit le coût de la vie.
Le pouvoir d’achat des retraités ne cesse ainsi de baisser, créant des
difficultés souvent insurmontables pour ces personnes âgées.
C’est donc sur ce constat que les représentants des retraités ont
lancé, unanimement, un appel à la revalorisation des pensions, à travers
notamment la mise en circulation d’une pétition. Vous trouverez ci-joint
l’ensemble des signatures recueillies dans mon département.
Aussi, Monsieur le Ministre, je ne peux que soutenir cette
démarche et vous demander de bien vouloir réétudier le programme de 2008 en
tenant compte davantage de l’inflation, et voir dans quelle mesure il serait
possible de convoquer, comme le stipule l’article 27 de la loi du 21 août 2003
portant sur les retraites, « une conférence présidée par le ministre chargé de
la sécurité sociale et réunissant les organisations syndicales et
professionnelles représentatives au plan national, dont les modalités
d’organisation sont fixées par décret » dans le but qu’ « une correction au taux
de revalorisation de l’année suivante puisse être proposée au Parlement dans le
cadre du plus prochain projet de loi de financement de la sécurité
sociale. » | | | |
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| lundi 19 novembre 2007, a 22:50 |
| USAGERS /GREVISTES . |
COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS/GREVISTES (CSUG)

COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS/GREVISTES
Ras le bol de la campagne mensongère des médias
Depuis une semaine sur les médias télévisés, financés
par tous "les citoyens de droite et de gauche" comme les divers
journaux aiment à présenter les "antiblocages", nous sommes utilisés en
tant qu’usagers comme chair à propagande par le pouvoir et ses hommes
des médias, sur un thème unique : "la galère".
"Galères en prévision" (France 2. "20 heures") ; "pluie
et vent, un jour de galère donc pour des millions d’usagers des
transports en commun" (JP Pernaut. TF1-13heures) ; « galères en
perspective » (PPDA. TF1) ; "Quelle galère !" (A. Pulvar. France 3). Le
bouquet allant au toujours très zélé (vis-à-vis du pouvoir) JP Pernaut
qui prononce les mots suivants : "Troisième jour de galère pour les
usagers qui eux n’ont pas le choix et doivent travailler jusqu’à 65
ans, tous les matins". Les journalistes étendent le terme "usagers" aux
"bons" étudiants qui veulent travailler "pour préparer leurs examens
proches". "La police a dû intervenir pour défendre la liberté d’étudier
à Nanterre" (France 3). Quelle démocratie originale qui voit la
matraque au service de la culture !
« De droite ou de gauche, la majorité des étudiants
sont antiblocage » (Toutes les chaînes) et les autres ? « Pas
Français ! », comme sous Pétain ?
Nous, usagers sommes invités généreusement à parler au
micro, on voit même des envoyés spéciaux devant les gares, toute la
journée, pour recueillir les précieux témoignages. On commence par
l’usager compréhensif devant les grèves (c’est cela l’objectivité !!!)
mais on coupe ses arguments, ensuite « l’usager pétant les plombs », on
le voit casser une poubelle sur un quai de métro (France 2), une autre
déclarer, sans émoi du présentateur « Il faut fusiller ces gens là ! »,
après quoi le journaliste pourra conclure doctement « l’énervement
devient un peu plus fort chaque jour ! ». On termine par une note
« sociale », par « l’usager affolé » « je vais perdre mon boulot si
j’arrive en retard ». Une question sous-jacente nous taraude : y
aurait-il des patrons incompréhensifs ?
Non, le reste des informations constitue un démenti à
cette pensée interdite sous le règne de Sarkozy. Les patrons sont
formidables : « Grâce à leur employeur, les salariés ont été autorisés
à dormir dans une yourte installée dans la cour (France 2), « largesse
d’un patron hôtelier compréhensif qui a donné des chambres à ses
employés » (TF 1).
Et puis, si vous n’avez pas compris, il y a le ton martial, militant de
JP Pernaut : « La mobilisation syndicale se heurte à la volonté très
claire du gouvernement de créer un système plus équitable de retraites,
c’était dans le programme de Nicolas Sarkozy, pour lequel les Français
ont voté ! ».
On ne peut s’étonner après de la faiblesse de la
syndicalisation dans notre pays, où les médias présentent comme
défenseur des inéquités… les organisations syndicales !
Sur quelles ondes accordera-t-on, un temps de parole
aux usagers de la télévision privée ou publique, devenue un outil de
propagande pour le président et le gouvernement ? Peut-on croire un
instant, que spontanément les journalistes, sans directives de
l’Elysée, parlent d’une même voix de »galère » ?
Actuellement, les journaux s’intéressent à la liberté
d’expression au Liban, espérons que les Libanais s’intéressent aussi à
notre propre liberté et droit à l’information !
Qui sont les réels privilégiés ?
Toute l’année, rentabilité financière oblige, nous
sommes des clients, lorsque des grèves surgissent, nous devenons
subitement, dans les médias, des usagers.
Usagers, nous le sommes, nous pouvons voyager, tôt le
matin et tard le soir, le week-end et jours fériés compris, parce que
des salariés, qu’on veut nous opposer, remplissent leur mission de
service public.
On nous rebat les oreilles, des prétendus
« privilégiés » que seraient les cheminots ou les transporteurs
publics. C’est un mensonge !
Nous n’acceptons pas comme usagers mais aussi comme
travailleurs de nous laisser diviser pour le seul profit du patronat et
du pouvoir à son service.
La pension des cheminots se monte en moyenne à 1406
euros mensuels (-13 % par rapport aux autres salariés), certes ils
partent en retraite à 55 ans à certaines conditions mais ils cotisent
davantage.
L’espérance de vie, un critère ignoré du MEDEF et du
pouvoir, pour un ouvrier ou un cheminot s’avère de12 ans inférieure à
celle d’un membre des professions libérales ou d’un patron.
Où sont les fiers à bras des médias opposés soi-disant
aux privilèges, quand Sarkozy a accordé un cadeau fiscal de 15
milliards d’euros à tous les membres de l’oligarchie financière, s’est
généreusement augmenté de 200 %, quand les membres des conseils
d’administration d’EADS gagnent en spéculant contre leur entreprise 1,5
milliard d’euros. Les voilà les véritables privilégiés que nos actions
doivent cibler, ceux qui se lèvent tard et vivent des fruits du travail
des salariés de plus en plus mal payés !
L’indispensable solidarité avec les grévistes.
Le sommet de l’Union européenne à Lisbonne (2000) a
fixé l’objectif aux gouvernements de reculer l’âge du départ en
retraite à 65-67 ans. La démographie sert de prétexte à réaliser de
substantiels profits car le patronat sait que les salariés, usés par
une vie de labeur, préfèreront partir avant 65 ans avec une retraite
diminuée ou en ayant recours à des assurances et fonds de pension qui
rapportent des milliards boursiers aux capitalistes et spéculateurs.
Les réformes allongeant le temps de travail de 37, 5
annuités à 40 ans( 1993) dans le privé puis en 2003 dans le secteur
public, ont été présentées en leur temps, comme moyen de solutionner
les déficits des caisses de retraite. En 2007, au nom de « l’équité »,
Sarkozy s’attaque aux régimes spéciaux qui financent d’autres caisses
(agriculteurs, commerçants). La retraite à 55 ans pour les métiers
pénibles et à 60 ans pour tous, comme celle de nos aînés (c’est cela
aussi l’équité), ne pourra l’être qu’en taxant les revenus du capital
et de la bourse.
La grève des cheminots, des agents RATP, des
transporteurs urbains, étudiants, celle le 20 novembre des enseignants,
agents hospitaliers, électriciens est la nôtre, leur lutte permettrait
à chacun de bénéficier de nouveaux droits. Le pouvoir et les médias
opposent le privé et le public. Dans les médias, les défenseurs de la
« liberté du travail » n’évoquent jamais la violation du droit
syndical, la difficulté de se syndiquer dans les PME, jamais le
chantage à la perte d’emploi dans les entreprises privées, c’est
pourquoi nous saluons les salariés du privé qui participeront à la
grève du 20/11.
L’intérêt des usagers, au-delà de la gêne occasionnée
par l’entêtement du pouvoir, est de soutenir le mouvement gréviste,
l’équité doit se faire par le haut afin que les générations nouvelles
ne soient pas pénalisées, que les contrats de travail soient respectés.
Usagers, solidaires des grévistes, faisons nous entendre partout !
COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS GREVISTES (CSUG)
Paris le 18 novembre 2007.
De : steredennruz
lundi 19 novembre 2007 |
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| lundi 19 novembre 2007, a 22:02 |
| Les étudiants dans la rue . |
Les étudiants d'Aix-Marseille manifesteront demain
Lundi 19 Novembre 2007 - 21:19
La Fac de Marseille-Saint Charles rejoint le mouvement de protestation
et participera au temps fort du 20 novembre qui s'annonce puissant, les
étudiants seront dans la rue à Marseille 10H sur la Canebière
Les étudiants de l'Université de Provence (qui compte près de 6 000
inscrits, essentiellement en sciences) se sont réunis en fin de matinée
en assemblée générale (AG) pour voter le blocage et l'occupation de la
fac Saint Charles. Une cinquantaine de personnes se sont prononcées
contre ces mesures qualifiées "d'extrêmes mais nécessaires" par les
grévistes, et autant se sont abstenues. Ces mesures seront effectives
dès demain matin et jusqu'à la prochaine AG prévue mercredi.
Les étudiants de la fac de lettres
d'Aix-en-Provence poursuivent leur mobilisation contre la loi Pécresse.
Une délégation a participé à une table-ronde avec le président de la
fac mais a claqué la porte des négociations. Un comité antiblocage
(composé essentiellement de l'UNI) s'est constitué pour pleurer auprès
de Maryse Joissains, maire UMP d'Aix.
« La direction peut nous refouler par
la force, et fermer la faculté de lettres, nous reviendrons, prévient
un militant de l'UEC. La mobilisation qui s'étend est notre meilleure
alliée. La direction n'osera pas aller jusqu'à l'évacuation si le
mouvement gagne toute la France. » Parmi les professeurs, nombreux sont
ceux qui déplorent la décision de la présidence : « Ca ne va rien
changer, au contraire cela va attiser les conflits », considère un
enseignant d'ergologie. Néanmoins, du côté du personnel, tout le monde
se prononce unanimement contre cette loi.
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| lundi 19 novembre 2007, a 21:29 |
| Ostréiculture . |
19 novembre, 2007
Ostréiculture :
L’huître d’Arcachon doit être réhabilitée
Alors que les fêtes de fin d’année approchent, les ostréiculteurs
d’Arcachon ont porté plainte contre l’Etat pour demander une
indemnisation pour les préjudices subis suite à l’interdiction de
commercialisation du 31 août dernier.
Samedi 11 novembre, les huîtres d’Arcachon
étaient (enfin) misent hors de cause dans les deux décès survenus en
septembre dernier. Le sous-préfet déclarait avoir eu confirmation par
le parquet général que l’enquête était close et que les deux décès de
septembre « ne sont pas liés à la consommation des huîtres ». Or, le
lendemain, le ministère de l’Agriculture intervenait par communiqué
pour préciser que « les conclusions officielles de l’instruction
judiciaires ne sont pas encore connues » ( !). Une partie de ping-pong
qui irrite à juste titre les ostréiculteurs.
A l’approche des fêtes de fin d’année, la
profession estime à 30 % la baisse de ventes au détail et entre 50 et
80 % de chute dans les grandes surfaces. Sur les marchés, en
revanche, les clients de la région sont restés fidèles aux huîtres
arcachonnaises. Mais cela ne saura suffire, et les 350 entreprises du
bassin voient arriver les fêtes de fin d’année avec appréhension. Pour
beaucoup, la période représente de 30 à 40 % du chiffre d’affaires de
l’année. De plus en plus ici, la profession parle « de complot »,
estimant totalement anormal que toute une filière soit brimée à ce
point pour rien. La veille sanitaire sur le bassin d’Arcachon n’est
toujours pas levée (alors qu’elle devait l’être au 31 août), faisant
craindre de nouvelles interdictions.
A Paris, le ministre de l’Agriculture et de la
pêche, Dominique Bussereau, n’envisage pas le versement de dommages et
intérêts pour les ostréiculteurs d’Arcachon. Questionné dans
par le quotidien Sud-Ouest, Dominique Bussereau a indiqué clairement
que « ce sont les contrôles sur les cultures marines et non pas les
deux décès qui ont conduit à l’arrêt, le 31 août ». Me Pierre Blazy,
l’avocat des ostréiculteurs, a indiqué que deux plaintes allaient être
déposées pour le compte de la profession. La première contre X au pénal
pour « rechercher les responsables de la diffusion d’une fausse
information » ; la deuxième en responsabilité contre l’Etat devant le
tribunal administratif pour demander « une indemnisation individuelle
car manifestement il y a eu un dysfonctionnement qui a abouti à une
catastrophe économique ». En attendant, beaucoup se disent solidaires
des ostréiculteurs et Paysans.fr a décidé de s’engager à leurs côtés en
livrant les huîtres du bassin au domicile du consommateur en froid
constant, et en réhabilitant les huîtres, notamment en proposant une
demi-journée en bateau avec un ostréiculteur. Au programme : ramassage
d’huîtres et dégustation.
par Nadège Dubessay
Journal LA TERRE
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| lundi 19 novembre 2007, a 20:42 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Les sénateurs Communistes Républicains et Citoyens
soutiennent la mobilisation étudiante contre la loi Pécresse Par le
groupe CRC - 13 Novembre 2007
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A l’Université comme dans d’autres domaines, le gouvernent et le
Président de la République recherchent l’épreuve de force.
Face au développement du mouvement des étudiants et des
enseignants du supérieur exigeant l’abrogation de la loi relative aux libertés
et aux responsabilités des universités (LRU), la ministre de l’enseignement
supérieur et de la recherche a du concéder, par redéploiement de crédits,
quelques mensures en faveur du logement étudiant. Ceci ne suffira pas à
désamorcer la colère.
Les raisons de s’opposer à cette loi qui heurte des principes
fondamentaux de l’enseignement universitaire français demeurent. Au mois d’août,
lors de la discussion de ce texte en urgence, les sénateurs du groupe CRC en
avaient combattu les aspects les plus négatifs. En particulier le désengagement
de l’Etat et l’instauration d’une logique concurrentielle qui obligera les
universités à faire la course aux financements privés, mais aussi la possible
remise en cause des statuts des enseignants-chercheurs et du principe de
collégialité. L’Université a pourtant besoin d’une réforme ambitieuse.
C’est la raison pour laquelle les sénateurs du groupe CRC
soutiennent la mobilisation du mouvement étudiant contre la loi LRU. Lors de la
discussion budgétaire qui débute, ils seront ainsi confortés pour exiger du
gouvernement de donner enfin à l’université des moyens à la hauteur des besoins,
que ce soit en matière de fonctionnement, de recrutement
d’enseignants-chercheurs, de personnels techniques et administratifs, mais aussi
de construction, de rénovation et d’équipements des universités. | | | |
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| lundi 19 novembre 2007, a 18:58 |
| L'objectif de la droite . |
L’objectif de la droite : Détruire le modèle social français
Mis en ligne : 19 novembre
Cette
semaine sera-t-elle décisive au moins dans les transports ? Le
mouvement actuel exprime avec force le sentiment que les fruits du
sarkozysme n’ont pas tenu les promesses des fleurs rhétoriques.
Les
sondages les plus récents, s’ils ne cessent de souligner que l’opinion
en l’état actuel des choses, n’est pas acquise majoritairement aux
grèves de la SNCF et à la RATP, témoignent en revanche qu’une baisse
sérieuse de la cote du président et d’une déception, largement
majoritaire, en matière de pouvoir d’achat, entre autres. Colère et
mobilisation des magistrats, colère et mobilisation dans les
universités, colère et mobilisation dans la fonction publique. La
grogne, entend-on à longueur d’antenne. Il y aurait des Français
génétiquement grognons.
La réalité est autre. Personne, si ce ne sont ceux qui
pourraient espérer un pourrissement, n’a intérêt à la dégradation du
climat social et à ce que la grève dure. Et pas plus les cheminots que
les usagers dont les difficultés sont réelles et sérieuses. Mais il
faut tout de même s’entendre sur les raisons du conflit. Le ministre du
travail parle volontiers de pédagogie. Il n’a de cesse de témoigner,
depuis la semaine passée, de sa bonne volonté. Le gouvernement,
assure-t-il, a tout fait pour éviter cela, nous avons répondu
favorablement à la demande de négociations tripartites et nous sommes
prêts à une petite condition : la reprise du travail. Mais quel cadre
pour les discussions ? Quelle volonté de négocier, vraiment et pas sur
des bouts de ficelle ? Quels engagements non sur la forme mais sur le
fond ?
Cela tient du Maître Pathelin. Mais puisqu’il est
question de pédagogie, peut-être convient-il de replacer le conflit
dans son cadre général. Depuis 1993 et la réforme Balladur, c’est la
quatrième offensive de la droite contre les retraites. A chaque
récidive, il s’agit d’allonger la durée de cotisation et chaque fois la
droite provoque un conflit social d’envergure. Chaque fois elle met le
feu aux poudres en s’en prenant aux acquis sociaux. Et ce serait au nom
de l’équité, de la démographie, de l’alignement sur ce qui se fait chez
nos voisins européens.
Allons donc ! Voici peu Denis Kessler, qui fut vice
président du MEDEF, vendait la mèche. Il faut défaire le modèle social
français né au lendemain de la guerre et le gouvernement s’y emploie,
déclarait-il, en substance. Fillon en 2002 à l’Assemblée nationale
avait mis en cause 1936. C’est bien cela, la rupture Sarkozy : on sert
les riches et on s’en prend aux salariés.
L’équité n’est pas autre chose qu’un argument de
diversion et de division. Car derrière les régimes spéciaux il y a, dès
l’an prochain, l’allongement pour tous de la durée de cotisation, en
attendant les années à venir. Cela, l’opinion doit le savoir. Mais
l’allongement même, qu’est ce que ça veut dire quand la plupart des
salariés entrent de plus en plus tard dans la vie active ? Qui arrivera
à 41, 42 ans de cotisation pour avoir droit à une retraite pleine ? La
loi, pour tous ou presque, ce sera la décote, condamnant les plus
modestes après toute une vie de travail, à une allocation de misère,
dirigeant ceux qui le pourront vers les assurances privées. Ou
faudra-t-il travailler jusqu’à 67, 68 ans ou plus ? |
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| lundi 19 novembre 2007, a 18:39 |
| Mouvement social . |
Mouvement social : Contre l’intérêt général, le gouvernement persiste à refuser l’évidence
Mis en ligne : 19 novembre
Cinq
jours que le mouvement social dure et le gouvernement continue, au
risque d’aller à la catastrophe, de mettre en scène sa pseudo fermeté à
l’égard des légitimes revendications des salariés en lutte.
Fidèle
à sa méthode de gouvernernement qui consiste à jouer une partie de
l’opinion contre l’autre, le gouvernement joue la montre et parie sur
la crise en instrumentalisant de drôle de manifestation bien peu
spontanée. En effet qui peut raisonnablement croire à la sincérité de
slogan tel que « fillon tiens bon » entendu cet après midi dans une
manifestation aux cortèges bien maigrelets malgrès le soutien chiffré
de la préfecture de Police (organisateur et préfecture donnant, chose
rarissime, le même nombre de manifestants).
L’attitude gouvernementale devrait être tout autre. Il
s’agit maintenant, au lieu de stigmatiser les titulaires de régimes de
retraite liés la pénibilité de leur travail en les rendant responsable
du déficit du régime général, de s’attaquer à une réforme du
financement qui ferait que le capital cotise au même niveau que les
salariés. Mais au mépris de l’intérêt général, le gouvernement refuse
l’évidence et préfère continuer dans sa logique désastreuse de bouc
émissaire.
Parti communiste français
Paris, le 18 novembre 2007. |
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| dimanche 18 novembre 2007, a 22:54 |
| Au côté des grévistes |
Le Monde aux ordres de l'UMP/MEDEF
Le Parti de la Presse et de l'Argent en lutte contre les grévistes (d'après David Noël PCF Henin-Beaumont)

Dans un climat de suspicion générale
vis-à-vis de médias omniprésents, la tentation est de les soupçonner de
parti pris. L'opinion étant majoritairement hostile à la grève, ce sont
les grévistes qui se sentent victimes de la partialité supposée des
organes d'information. Le même sentiment, poussé jusqu'à la
diabolisation, est exprimé par les étudiants qui réclament l'abrogation
de la loi sur l'autonomie des universités, votée cet été, et qui
militent pour le blocage des établissements. Encouragés par des sites
Internet qui usent et abusent de la dénonciation des journalistes, les
uns et les autres rendent les médias responsables de leur propre
incapacité à convaincre l'opinion.
Non, l'éditorialiste anonyme du Monde qui ose cette analyse à tomber
par terre n'est pas devenu fou et paraît tout à fait sérieux.
Partialité des médias ? Quelle partialité ? A hurler de rire, car comme
l'écrivent avec humour Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts dans
Libération d'hier, la grève des cheminots a trouvé son héros, défenseur
de la veuve et de l'usager torturés par les grévistes privilégiés Ce
héros s'appelle Jean-Pierre Pernaut !
Depuis mardi, toutes les télés se sont mises au diapason de TF1 et
on ne nous épargne rien des tracas des fameux usagers en colère.
L'information se limite à des micro-trottoirs et les journalistes qui
couvrent les grèves étudiantes d'opposer une poignée d'étudiants
bloqueurs politisés à la majorité d'étudiants désireux de reprendre les
cours et qu'importe si les leaders des anti-blocage sont en fait des
militants de l'UNI ou de Liberté Chérie tout aussi politisés que les
étudiants en grève, les journalistes n'en disent rien.
Depuis mardi, les journaux télévisés et la presse écrite font leurs
choux gras de sondages soi-disant défavorables aux grévistes. Comme
d'habitude, tout est dans les questions Aucun sondage n'a mis en avant
les propositions des organisations syndicales : retraite à 60 ans à
taux plein, retour aux 37,5 annuités de cotisations dans le public
comme dans le privé, financées par une taxation des revenus du capital
et une augmentation des cotisations patronales. L'alternative est là,
mais dans les colonnes du Monde, du Figaro ou dans les sujets de TF1 et
de France 2, ces propositions sont systématiquement évacuées.
Le Parti de la Presse et de l'Argent (PPA comme l'appellent nos amis
sardons du Plan B) a choisi son camp : celui du gouvernement et du
MEDEF qui exige le passage à 42 puis à 45 annuités de cotisations et la
mise en place de fonds de pension. Logique, les salariés ne pourront
pas cotiser 45 annuités et par le jeu des décôtés, ils ne pourront
prétendre qu'à des pensions dérisoires
Alors, cette après-midi, les ultra-libéraux de Liberté Chérie et
d'Alternative Libérale, les étudiants sarkozystes de l'UNI et des élus
UMP entendent bien défiler à Paris et rejouer le coup du 30 mai 1968,
quand la fameuse majorité silencieuse gaulliste défilait contre la
chienlit. Même slogans, même hargne anti-grèves et anti-syndicats et
nul doute que les journaux télévisés de ce midi et de ce soir
relaieront avec complaisance une initiative présentée par ses
initiateurs comme une manifestation d'usagers apolitiques favorables
à la liberté du travail bafouée par des grévistes nantis et privilégiés
Le PPA joue sa partition. Acquis aux intérêts du capital, le PPA
participe au conflit de classe qui se joue sur fond de division des
classes populaires et de volonté d'une droite thatchérienne et
ultra-libérale d'écraser le mouvement social. C'est peut-être le
paradoxe des luttes sociales actuelles : jamais la lutte des classes
n'a été aussi visible, jamais la volonté revancharde du patronat et de
la droite aussi transparente. La lutte des classes existe et le camp du
patronat est bien organisé. Pour défendre nos droits contre les
attaques du patronat, de la droite et du Parti de la Presse et de
l'Argent, soyons révolutionnaires !
Nicolas Maury
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| dimanche 18 novembre 2007, a 22:33 |
| Un CFAI contre l'enseignement public à Istres ? |
Infos Istres, Fos sur Mer, SAN/Ouest Provence
Annoncé lors des élections municipales
anticipées de décembre 2006, par Jean Noël Guerini, un CFAI (Centre de
Formation des Apprentis de l'Industrie) est installé sur Istres à
Trigance. Mais c'est un établissement privé contrôlé par l'UIMM
(Branche industrielle du MEDEF)

Il ne s'agit de lutter contre l'installation
d'infrastructures de formations sur Istres, il s'agit ici de prévenir
le danger de ce CFAI. Ce Centre de Formation d'Apprentis est au service
de l'IUMM (Union patronale de la métallurgie) connue pour ses « caisses
noires » contre les syndicalistes, une puissante fédération patronale
qui mène des politiques de lobbying sur les gouvernements et les
parlementaires pour casser l'industrie française et les droits des
ouvriers (cf l'affaire Denis Gautier-Sauvagnac et les 20 millions
d'euros détournés pour acheter la « paix sociale » dans les usines).
Plus fort, le projet porté par l'UIMM va coûter 20 millions d'euros,
dont 4 millions seront offerts par le SAN/Ouest Provence en plus des
15.000 m2 de terrains sur Trigance (et je ne parle pas des subventions
de la Région PACA). Tous les lycées PUBLICS professionnels et
technologiques de la circonscription assurent déjà les mêmes formations
que ce futur CFAI privé , (BEP, BTS Pro et ingénieur) . Les
enseignants de Latécoère d'Istres apprécieront ce geste contre
l'éducation publique.
Ces 4 millions d'euros (de nos impôts sans oublier les subventions
elles aussi issues de nos impôts) vont aider la grosse fédération
patronale de la métallurgie à concurrencer la formation professionnelle
PUBLIQUE, LAIQUE et GRATUITE. C'est une concurrence déloyale du service
public et un subventionnement du MEDEF. Il va former pour ses besoins
de bons petits soldats, corvéables a merci.
Ce qui scandalise c'est la complaisance des collectivités
territoriales (Ville, intercommunalité, département et région) et des
journalistes (notamment La Provence) avec l'UIMM (son réseau de
formation et ses associations). Comme si les caisses noires de ce
comité des Forges et les détournements et abus de biens sociaux du
MEDEF n'avaient pas été mis à jour avec le scandale de Denis
Gautier-Sauvagnac.
CFAI sur Istres (article de la Provence) (937.56 KB) reseau de formation de l'UIMM (279.62 KB)
Nicolas Maury
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| dimanche 18 novembre 2007, a 22:17 |
| DEUX EXEMPLES TOUT SIMPLES . |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
Comment avoir confiance en son président ?
Dimanche 18 Novembre 2007 - 19:18
Deux exemples tout simples :
-
Nicolas Sarkozy, président de la France et célèbre réactionnaire de
droite, vient de faire voter une hausse de son salaire de 206%, donc de
7 700 euros à 19 000 euros, à l'Assemblée Nationale où son parti,
l'UMP, à la majorité absolue.
C'est, paraît-il, pour égaler le salaire de la chancelière allemande
(21 000 euros) et, du coup, doubler celui du premier ministre espagnol
(6 500 euros). J'ajoute que c'est le seul président cité qui ne paye
rien du tout : ni loyer, ni impôt, ni intendance, etc.. en plus il
bénéficie d'avantages importants (avion gratuit, chauffeur etc.)
 -
Evo Morales, président bolivien app-communiste, a réduit son salaire de
moitié, de 3 720 dollars à 1 902 dollars.
Cet ami de Fidel Castro trouvait qu'il était indécent que le président
gagne 60 fois plus que le salaire minimum bolivien. Il avait même
décidé de donner la moitié de son salaire actuel (donc 951 euros) aux
victimes d'un tremblement de terre au Pérou le 15 août dernier.
Bref, deux logiques (une individualiste l'autre
solidaire), deux systèmes (un capitaliste et l'autre socialiste), à
vous de choisir !
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| dimanche 18 novembre 2007, a 21:40 |
| Mouvement jeunes communistes de France ( J.C ) |
Nouvelles dates de mobilisation contre la LRU.
Le point après la réunion de la coordination nationale ce week end à Tours.
Plus de 180 délégués provenant de 59 universités
mobilisés ce sont réunis les 17 et 18 novembre à Tours. En plus de la
participation aux manifestations du mardi 20 novembre déjà décidée, la
coordination nationale appelle à une journée nationale de
manifestations contre la LRU le jeudi 22 novembre. Elle appelle les
lycéens à rejoindre cette manifestation.
Rejet des dégradations comme de la répressions
La coordination a condamné fermement toutes les
dégradation gratuites commises sur les lieux universitaires. Elle a
aussi condamné la répression policière qui sest violemment abattue
dans certaines universités, de même que les poursuites judiciaires ou
lappel à des vigiles privés.
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| dimanche 18 novembre 2007, a 08:42 |
| Proposition de loi du ( P.C.F ) |
dimanche 18 novembre 2007
(00h22) : Proposition de loi PCF pour labrogation de la loi dautonomie des universités
Proposition de loi PCF pour labrogation de la loi dautonomie des universités
Le député PCF du Val-de-Marne, Pierre Gosnat, a annoncé
avoir déposé vendredi une proposition de loi pour labrogation de la
loi relative aux libertés et responsabilités des universités, dite loi
Pécresse, afin de manifester le soutien des élus communistes aux
étudiants en grève.
"Solidaire avec les étudiants grévistes", M. Gosnat
demande, dans un communiqué, que le débat sur la loi dautonomie des
universités "soit à nouveau ouvert à lAssemblée nationale".
Selon le député communiste, "la mise en concurrence des
universités, la privatisation du financement de lenseignement
supérieur français, le manque de démocratie dans le fonctionnement des
établissements sont sous-tendus" par lapplication de la loi Pécresse
du 10 août 2007, dont il demande labrogation.
De : IlRosso...
dimanche 18 novembre 2007
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| dimanche 18 novembre 2007, a 08:28 |
| Rétablissons la VERITES ! |
Rétablissons des vérités contre ce tapage médiatique ou tout est
mensonge. Nous n'avons pas l'opinion public dans notre poche
malheureusement mais ce qui se passe aujourd'hui, cela concerne la
totalité des travailleurs privé et public car demain ce sera 41 et 42
ans.La SNCF comme toujours a été un rempart pour le gouvernement contre
des mesures excessives anti-social.
Si demain nous perdons ce combat nous irons tout droit vers un recul
social sans précédent qui a débuté depuis quelques temps maintenant.
Certains parlent de choses qu'ils ne connaissent pas et s'abrutissent à
regarder TF1 et prennent l'info tel quelle vient sans la moindre
réflexion et analyse personnelle.La vérité est ailleurs.Il y a de
l'argent en France, mais il est toujours dans les màmes poches.
Citoyens réfléchissez !
Nécoutons pas les menteurs !
Exemple : Nicolas Sarkozy avait promis la non privatisation d EDF-GDF
Expliquons notre régime :
-Nous ne sommes pas des fonctionnaires :
Vous ne payez pas nos salaires.
-Nous ne sommes pas au régime général :
Vous ne cotisez pas pour nos retraites.
Notre système de retraite est financé par les cotisations salariales et
patronales SNCF et non par le régime général de retraite. Sa
disparition ne règlera pas le problème de nos retraites à tous.
Quel est lobjectif du gouvernement ?
- Sauver le système de retraite par répartition ? => NON
- Augmenter la durée de vos cotisations ? => OUI
- Diminuer vos pensions ? => OUI
Ils veulent des retraites par capitalisation : Donc pas de retraites pour les bas salaires.
- Privatiser votre service public de transport ? => OUI
Vous en constatez déjà les effets à chaque retard lié au matériel, au personnel, ou aux installations !
Quels sont les objectifs des cheminots ?
- Le développement durable :
Préserver lenvironnement et développer le Fret SNCF :
Le gouvernement vous fait croire quil cherche à développer le ferroviaire (ferroutage)
Faites votre constat : de plus en plus de camions et de plus en plus de morts !
- Maintenir un service public de haute qualité et sécuritaire,
- Et sauver le système de retraite par répartition.
1 jour de grève coûte à chaque gréviste 60 euros en moyenne ; Ce
sacrifice est nécessaire à la sauvegarde de nos et de vos retraites
ainsi que du service public SNCF.
Notre combat daujourdhui est votre victoire de demain !!!
Les cheminots en résistance
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| dimanche 18 novembre 2007, a 08:09 |
| Ingrid Betancourt . |
| Ingrid Betancourt : Succès de votre mobilisation ! |
| De : |
contact@ingridbetancourt-idf.com |
| Envoyé : |
sam. 17/11/07 12:10 |
| Répondre à : |
contact@ingridbetancourt-idf.com |
| À : |
domik27@hotmail.fr |
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La pétition franchit le cap des 300.000 signatures !
Une bonne nouvelle narrive jamais seule : à la veille de la grande
marche qui partira à 15H00 du Parvis des Droits de lHomme (Paris), la
pétition pour la libération dIngrid, Clara et les otages de Colombie
vient de franchir le cap des 300.000 signatures ! Notre espoir est
maintenant double : vous compter parmi nous ce dimanche et que les
bonnes nouvelles continuent
Ces signatures sont aussi les vôtres !

300.000 signatures pour la pétition : cest un
succès incontestable pour cette action ! Cette réussite nest pas
propre au Comité de soutien. Vous avez été nombreuses et nombreux à
lassurer en la faisant signer autour de vous, dans vos mairies, chez
vos commerçants, Le Comité vous dit MERCI ! La pétition continue :
ensemble, faisons-lui franchir un nouveau cap.
En savoir plus
Mobilisation exceptionnelle le 18 novembre à Paris

Le Comité de soutien vous rappelle quune mobilisation exceptionnelle est organisée ce dimanche 18 novembre à Paris. Une grande marche partira à 15H00 du Parvis des Droits de lHomme
(appelé Parvis du Trocadéro) pour rejoindre le Mur de la Paix. La
famille dIngrid, des personnalités et des élus y prendront part.
En savoir plus La liste des bornes Vélib les plus proches Rejoindre lEvent Facebook de la marche
Soutenez le Comité de soutien à Ingrid Betancourt

Plus que jamais, le Comité de soutien à Ingrid
Betancourt est mobilisé pour parvenir à la libération rapide de lotage
franco-colombienne et des 3000 autres séquestrés. Cest pourquoi nous
avons besoin de votre soutien :
Signez et faites signer la pétition Rejoignez le Comité de soutien Faites un don Revêtez le t-shirt de soutien ou le badge de solidarité |
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| samedi 17 novembre 2007, a 07:59 |
| ETRANGE ? |
Etrange évenement à Strasbourg
Suite à lévacuation dhier, une
AG a débuté aujourdhui. Tous les amphis étant fermé (merci M le
président), lAG a débutée dans le hall. Malheureusement un incendie a
interrompu celle ci au moment ou elle votait lexclusion de lUNI de la
salle. Des rumeurs persistantes donnent pour auteurs de ce feux de
rideau soit ladministration, soit lUNI, soit le FNJ présent dans la
salle. Espérons que les derniers soit seul coupables, car plus
attendus.... Une manif spontanées en direction du rectorat (auteur de
lordre dexpulsion dhier) a eu lieu. Un cordon de CRS nous en a
empêché.
Courage, et pensez à informer tous le monde dans les autres villes : cest vitale (avec ou sans faute daurtographe).
De : Monsieur K
samedi 17 novembre 2007
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| samedi 17 novembre 2007, a 07:43 |
| L'INSEE . |
LINSEE le confirme : Les inégalités se creusent

Mis en ligne : 16 novembre
Le
« Portrait social 2007 » de la France que publie lINSEE indique que
« le mouvement de réduction des inégalités de niveau de vie et de
pauvreté, régulier depuis les années 70, sessouffle depuis 2002 ». Les
riches sont à la fois de plus en plus riches et de plus en plus
nombreux.
A lopposé,
le nombre de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté reste
lui considérable ( 7,1 millions de personnes qui gagnent moins de 60%
du revenu médian soit 817 euros par mois). Les couches moyennes
salariées sont elles touchées de plein fouet par la flambée de
limmobilier qui entame largement leur pouvoir dachat.
Le poids du logement en effet est de plus en plus élevé
pour les plus modestes et les inégalités de patrimoine se sont
fortement accrues entre 1997 et 2003. LINSEE relève aussi entre 1996
et 2006 une baisse globale du poids des prélèvements et notamment de
limpôt sur le revenu qui profite aux plus aisés.
En France 48% des ménages ne paient pas dimpôts, pour
lessentiel des ménages modestes. Mais avec le bouclier fiscal, associé
aux 478 niches fiscales de notre pays, on risque de voir de plus en
plus de riches dès janvier 2008 échapper eux aussi à limpôt.
Les inégalités ne sont pas que financières. Il y a
aussi toutes les inégalités dans le rapport au travail, à la vie, aux
loisirs, à la mort, à la santé, à la famille... De plus en plus la
France den haut est une France sur-affiliée, avec beaucoup de liens,
de relations sociales. Au contraire la France modeste qui fait face à
un individualisme négatif.
Cest à dire quelle a perdu ses liens sociaux, de
voisinage, parce que ces familles modestes sont poussées de plus en
plus loin en banlieue, dans des pavillons isolés, parce que largent
manque pour aller au théâtre ou au cinéma, parce que la famille est
éclatée dans tous les coins de France, phénomène accentué par le nombre
des divorces. Du coup les liens de solidarité disparaissent.
Au contraire les familles de la grande bourgeoisie
mettent en place de leur côté une sorte de « collectivisme pratique ».
Dune certaine façon, elles donnent raison à Marx qui pensait que la
société communiste ne pourrait exister que dans des sociétés où le
capitalisme aurait atteint un stade avancé. La grande bourgeoisie est
fondamentalement « solidaire » : par lintermédiaire dune sociabilité
de tous les instants, elle tisse et retisse sans cesse les liens du
pouvoir, faisant en sorte que les positions dominantes se maintiennent
au sein de la confrérie des grandes familles.
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| samedi 17 novembre 2007, a 07:26 |
| HOLD-UP sur les RETRAITES ! |
Le PCF dénonce le blocage du gouvernement

Le
Ministre du travail, Xavier Bertrand a annoncé quil conditionne le
démarrage des négociations tripartites à larrêt des grèves. Cest
proprement irresponsable.
Alors que lensemble des syndicats joue la carte du
dialogue, avec une responsabilité remarquée par lensemble des
commentateurs, le gouvernement, quant à lui, reste droit dans ses
bottes et choisit la crise. Lancer un tel ultimatum est irresponsable,
alors que lheure est au contraire à donner des signes dapaisement.
Xavier Bertrand met de lhuile sur le feu. Cette
attitude tranche avec la maturité et la responsabilité des syndicats et
des salariés en lutte.
Au moment où lheure est à louverture dun dialogue
entre les partenaires sociaux et lEtat, lattitude du Ministre du
travail est inadmissible. Le Parti communiste français dénonce le
blocage des négociations par le gouvernement et lappelle à retrouver
lintelligence du dialogue.
Parti communiste français
Paris, le 16 novembre 200
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| jeudi 15 novembre 2007, a 21:24 |
| Retraites / grève . |
Retraites / grèves : La forte mobilisation des salariés contraint le gouvernement à engager une réelle négociation

Vidéo
« Les 4 vérités » - 15 novembre 2007 : Marie George Buffet
« Le grand débat » - Europe 1 : Patrice Bessac (PCF) et François de Closets (Journaliste de droite)
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 14 novembre
Les premiers bilans montrent que les mots dordres
de grève à la SNCF, EDF et RATP sont très massivement suivis. Malgré
lintense campagne gouvernementale de dénigrement et de stigmatisation
des personnels devenus soudainement privilégiés, car disposant dun
régime de retraite qui prend en compte la pénibilité de leur travail,
le mouvement est extrêmement large, massif et unitaire.
Le gouvernement a tenté de jouer lépreuve de force
pour casser la mobilisation, mais en vain. Grâce à latttitude
responsable des syndicats et la très forte mobilisation des salariés,
le gouvernement est contraint à trouver le chemin dun véritable
négociation. Cest une première victoire. Le gouvernement doit donc
prendre toute sa place dans les négociations à venir entre syndicats et
directions dentreprise, afin de répondre aux attentes et aux
revendications des salariés en lutte. Face à lattitude constructive
des syndicats, il serait totalement irresponsable que le gouvernement
tente une nouvelle fois de mettre en scène une fausse concertation.
Parti communiste français
Paris, le 14 novembre 2007
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| mardi 13 novembre 2007, a 21:27 |
| Grève : égalité,équité,solidarité . |

Mis en ligne : 13 novembre
Cheminots,
agents dEDF, de la RATP, fonctionnaires sengagent dans une lutte de
grande ampleur pour défendre les régimes de retraite auxquels ils sont
légitimement attachés. Le pouvoir Sarkozyste mène une campagne de
désinformation massive pour présenter ces régimes comme des privilèges
insupportables. Cest une calomnie.
Les
dispositions plus favorables des principaux régimes ont des
contreparties : la pénibilité du travail, les horaires décalés et le
travail le week-end ; un « taux de remplacement » de 10 % plus bas en
moyenne que dans le secteur privé car les primes ne sont pas incluses
dans le calcul de la retraite, etc. Pas la moindre trace de privilèges
dans ces réalités. Le véritable scandale est que le patronat refuse de
tenir compte de la pénibilité du travail dans le secteur privé où
existent des situations comparables.
Le pouvoir dit vouloir rétablir léquité. Il se moque
du monde et méprise le monde du travail. Car léquité dont il parle
cest lalignement vers le bas ! On dégrade dabord la situation des
retraites du régime général, puis on sattaque ensuite aux régimes
spéciaux pour sattaquer à nouveau à tous les salariés. En fait
déquité, cest la régression pour tous !
Car loffensive du gouvernement vise, en réalité,
lensemble des retraites. François Fillon vient de réaffirmer que la
durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein devrait
passer à 41 annuités entre 2009 et 2012 . Laurence Parisot, la
présidente du Medef, réclamait récemment le passage à 42 annuités ! Les
campagnes de division, dopposition des salariés du public à ceux du
privé ont pour but daffaiblir tout le monde pour porter des coups à
tous. Dailleurs qui peut penser quen attaquant aux régimes spéciaux,
on réglerait le problème global. Les salariés relevant de ces régimes
représentent aujourdhui moins de 5 % de lensemble. A qui fera-t-on
croire que les mesures les concernant régleront le problème pour les
95 % restants ?
Ils prétendent alors que la France na pas les moyens de financer son système social.
Cest un mensonge. Le pays est riche. Largent coule à
flot pour les dividendes des actionnaires, les stock options des grands
patrons, la spéculation financière tous azimuts.
Mais le pouvoir met tout en uvre pour protéger les profits et les grandes fortunes.
En matière de retraites, la véritable question est
celle de la part des richesses que la collectivité nationale décide de
consacrer aux nouveaux besoins nés de lévolution démographique.
Financer la retraite pour tous sur la base de 37,5 annuités de
cotisations aussi bien dans le public que dans le privé est possible.
Cela représente 4 points de PIB jusquen 2040. Ils seront largement
assurés par le doublement des richesses créées dans le même temps. Mais
il y a une condition. Il est indispensable de sattaquer aux vrais
privilèges, ceux des actionnaires du CAC 40 et des marchés financiers.
Lattaque massive contre les retraites sinscrit dans
une cohérence plus globale.de la politique Sarkozy- Medef. Il sagit de
tirer drastiquement vers le bas les garanties sociales et les acquis
démocratiques au service de « lattractivité des capitaux » pour les
marchés financiers, de la recherche de la « profitabilité maximale »
des entreprises de lalignement sur la construction de lEurope
libérale.
Les mouvements sociaux qui se développent sont une
chance pour le pays et pour le monde du travail dans son ensemble.
Accepter la régression sociale serait sengager dans une spirale de
déclin et dapauvrissement dans tous les domaines.Car cest le
« social », cest la réponse aux besoins qui tire léconomie et
lemploi. Sortir notre pays et notre peuple de lornière implique
dautres orientations progressistes. Les moyens existent pour celà à
condition dutiliser largent autrement, pour une croissance de progrès
social, préservant les ressources naturelles de la planète.
Les salariés ont raison de se battre.
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| lundi 12 novembre 2007, a 23:00 |
| ESCLAVAGISME DANS NOS BOITES A L'ETTRE ! ( 3 vidéos a voir ) |
http://www.dailymotion.com/video/x1b45y_esclavagisme-dans-nos-boites-a-lett_news
gandord dit :
http://www.dailymotion.com/video/x1n8j1_m6-au-service-ducapital_politics
gandord dit :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/adrexo/video/xj49p_adrexo-adresse
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| lundi 12 novembre 2007, a 21:46 |
| De bien vilaines moeurs pour un pays " démocratique " . |
Régimes spéciaux pour François Chérèque et Bernard Thibault sur France Inter
Benoît Vernière
Publié le mercredi 3 octobre 2007
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Le 9 septembre 2007, François Fillon annonce sur Canal
+ que la réforme des régimes spéciaux de retraite est « prête ». Le
lendemain, France Inter reçoit (au « 7-9 ») François Chérèque,
secrétaire général de la CFDT et (au « Franc-parler »), Bernard
Thibault, secrétaire général de la CGT. Deux interviews le même jour,
loccasion de constater une différence de traitement entre les deux
leaders syndicaux, favorable surprise à Chérèque, ce « réformiste
[qui] va lavant » [1]. Loccasion aussi de constater, plus
généralement, comment et combien les interviewers de France Inter,
comme la plupart des journalistes les plus en vue se comportent en
gardien du consensus [2].
Différence de ton
Les questions posées à François Chérèque et Bernard
Thibault le sont dans deux émissions distinctes, par des animateurs qui
diffèrent au moins par leur style. Mais, sous ces différences, perce un
ajustement à la modernité libérale commun aux interviewers. Cest à
laune de ce réformisme régressif que sont appréciés les deux
syndicalistes, dans des registres presque opposés.
François Chérèque est considéré comme un syndicaliste
ouvert aux « réformes » et pragmatique. Les questions de Nicolas
Demorand posées sans la moindre hostilité fonctionnent comme des
lancements de son interlocuteur : « Mais vous pensez que la méthode
mise en place, très rapide, effectivement, douverture de chantiers
quasi quotidiens sur les salaires, le pouvoir dachat, la réforme du
contrat de travail Est-ce que tout ça, cest une bonne méthode ? »
Les questions, parce quelles sont relativement
« ouvertes » permettent à Chérèque de développer ses arguments.
Exemple : « Votre réaction, François Chéreque, à une accélération,
visiblement, du calendrier ? ». Ou encore : « Comment sentez-vous,
François Chérèque, je dirais, létat psychique et moral du pays ? »
Bernard Thibault, quelques heures plus tard, est
présenté, en introduction du « Franc parler », comme le « symbole de la
résistance à la réforme des régimes spéciaux de retraite » de 1995.
Cette résistance suscite celle de son interviewer. Contredit à
plusieurs reprises, il se voit privé de la possibilité daller jusquau
bout de ses arguments.
Ainsi, lorsque Bernard Thibault sétonne des
dissonances qui se manifestent au sein de léquipe gouvernementale et
sinterroge sur la volonté du gouvernement de négocier, Thomas Hugues
« rectifie » : « Ce nest pas contradictoire, le premier ministre peut
dire il y a un texte, il est prêt et ça va être la base de la
négociation ! ».
Ou encore, lors de cet autre échange quand le même Thomas Hugues linterrompt :
Bernard
Thibault : - « Jentends bien de la part des employeurs quau motif que
lespérance de vie va croissante, on vit de plus en plus âgés, notre
sort devrait être condamné de travailler de plus en plus vieux. »
Thomas Hugues : - « Cest ce qui sest passé dans beaucoup dautres pays européens. »
B. Thibault : - « Pas systématiquement, non. »
T. Hugues : - « En Allemagne, par exemple »
On pourrait voir dans ces interruptions un signe de
refus de toute complaisance. Mais, à la différence de celles qui
étaient posées le matin même à François Chérèque, les questions posées
à Bernard Thibault appellent des justifications défensives et non une
argumentation précise. Comme dans cet échange où Thomas Hugues réclame
des explications quil traite comme des prétextes à de nouvelles
objections qui épousent, sans le dire, largumentaire gouvernemental :
T. Hugues : - « Mais je ne comprends pas comment on finance sans travailler plus longtemps ? »
B. Thibault : - « Cest ça dont il faut discuter »
T. Hugues : - « Ben, jaimerais comprendre, expliquez-moi comment vous comptez faire. »
Les explications de Thibault suivent mais Hugues le coupe à nouveau :
T. Hugues : - « Oui mais il faut le prendre ailleurs cet argent, concrètement, on le prend où cet argent ? »
B. Thibault : - « Mais cest de ça dont il faut discuter. »
T. Hugues : - « On est déjà dans une situation déficitaire alors on le prend où ? »
Enfin, lorsque Bernard Thibault ne répond pas assez
promptement ou pas exactement dans le sens souhaité, lagacement de
Thomas Hugues révèle son goût pour le changement parce que cest le
changement : « Si vous êtes dans cet état desprit effectivement.... On
se dit ça va pas avancer ! »
Les ouverts et les fermés
Les questions posées aux deux syndicalistes sont
structurées par une opposition entre louverture au dialogue et à la
négociation, vertu prêtée à la CFDT, et la tentation de limmobilisme
et du blocage, vice imputable à la CGT. Evidemment, cest laccord avec
la réforme préparée par le gouvement qui sous-tend cette opposition.
Ainsi, tandis que Nicolas Demorand demande à François
Chérèque pour permettre à ce dernier de se démarquer « Certains
syndicats parlent aujourdhui dune déclaration de guerre. Vous
reprenez cette rhétorique à votre compte ? », son prédécesseur à la
matinale de France Inter, Stéphane Paoli, demande, lui, à Bernard
Thibault : « Est-ce qui faut sattendre, je ne sais pas moi, on parlait
de 1995, à un blocage ? Est-ce que vous êtes de nouveau dans un rapport
de force ? » Ces questions réduisent la controverse à la polarité
habituelle dans le traitement médiatique des questions sociales : dun
côté les réformateurs raisonnables et, de lautre, les tenants de la
« guerre » et du « blocage ». Thomas Hugues, par exemple, met en
demeure Bernard Thibault : « Quest ce que vous, Bernard Thibault, le
secrétaire général de la CGT, vous prônez ? Est-ce quon continue comme
ça ou est ce quil faut réformer ? » Une alternative absurde qui
suppose que toute réforme est bonne puisque cest une réforme.
Interviewer ou éditorialiste ?
Si les questions posées circonscrivent le débat dans
les limites de ce que les interviewers estiment être « pensable »,
elles leur offrent aussi la possibilité déditorialiser en
interrogeant. Exemple de ces petits éditoriaux qui reprennent les
termes et les idées des promoteurs gouvernementaux de la réforme ou du
Medef : Thomas Hugues explique à Bernard Thibault que les licenciements
peuvent « faire aussi les emplois daujourdhui, un patron peut
embaucher parce quil saura quil a plus de facilité à licencier... »
Stéphane Paoli nest pas en reste quand il rappelle au secrétaire
général de la CGT qu« il y a un enjeu important qui est celui de
léquité » pour reprendre le terme employé par Sarkozy et le
gouvernement.
Rien de bien surprenant au fond : aujourdhui comme
hier, les parti pris non seulement des commentateurs, mais des
interviewers (1995, 2003, 2006...), sont à direction constante : cap
sur le démantèlement de lEtat social et du droit du travail.
Benoît Vernière
[1] Expression employée par Paris Match dans un
portrait de François Chérèque, le 15 mai 2003. Un précédent de
traitement différentiel puisque dans la même édition de lhebdomadaire
Lagardère, on pouvait lire un portrait de Marc Blondel (alors à la tête
de FO) en « monsieur no ». Lire « Paris Match : le poids du mépris, le
choc des portraits ».
[2] Voir « Régimes spéciaux : le retour des gardiens du
consensus » et, pour un aperçu plus général, Henri Maler et Mathias
Reymond, Médias et mobilisations sociales, la morgue et le mépris ?,
Syllepse, 2007.
Extrait du site
http://www.acrimed.org/article2726.html
De : JP
lundi 12 novembre 2007
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| lundi 12 novembre 2007, a 21:11 |
| Occupation de préfecture . |
lundi 12 novembre 2007
(20h03) : occupation de la préfecture de bobigny depuis 12h45

occupation de la préfecture de bobigny depuis 12h45
Suite aux fins de non recevoir opposées aux demandes du
Collectif de Montreuil par la Préfecture de Seine Saint Denis, les
membres du comité de soutien à Kébé Talibé sont de nouveau passés à
laction. Depuis 12h45 ce lundi 12 novembre, un groupe dune
cinquantaine de personnes occupent de nouveau le service des permis de
conduire. Ils se sont réfugiés au premier étage, sur la corniche, doù
leur évacuation risque dêtre longue et difficile.
Cette fois-ci, aucune délégation nest demandée, on en
a marre découter le secrétaire général nous mener en bateau. Le
message est néanmoins clair : il sagit de faire comprendre à la
Préfecture que nous naccepterons pas plus longtemps lattitude qui
consiste à refuser de considérer les collectifs de sans papiers et les
associations de défense des sans papiers comme des interlocuteurs
valables, le refus dentamer de véritables négociations en vue dune
large régularisation en Seine-Saint-Denis.
Lattitude de la Préfecture doit changer : arrêt des
refus denregistrement des dossiers, au guichet ou par voie postale,
amélioration des conditions daccueil des personnes et du traitement de
leurs dossiers, ouvertures de négociations avec lensemble des
organisations de défense des sans papiers en Seine-Saint-Denis (CDSP
Montreuil, Coordination 93, Droits Devants ! !, 9ème Collectif, Resf
93), prise en compte du travail des syndicats en défense des
travailleurs sans papiers (notamment à travers le cas dOSP).
En ce qui concerne Kébé Talibé, la Préfecture doit
reconnaître et corriger son erreur en lui permettant de déposer de
nouveau son dossier auprès de ses services, de manière à ce quil soit
enregistré et que cessent les poursuites injustes dont il fait lobjet
à Bordeaux.
La Préfecture sait comment nous joindre, la balle est
désormais dans son camp. Soutenez cette action en faxant et en mailant
ce message au cabinet du sous-prefet et à la directrice du service des
étrangers :
François DUMUIS Sous-préfet, secrétaire général Télécopie : 01 41 60 59 28 francois.dumuis@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
Arlette MAGNE Direction des étrangers Télécopie : 01 48 30 22 88 arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
Derniéres nouvelle recue par téléphone vers 18h30
suite a cette action
26 personnes en garde à vue
rassemblement devant le commissariat central de bobigny tout de suite
De : resistance
lundi 12 novembre 2007
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| lundi 12 novembre 2007, a 20:51 |
| A L'INITIATIVE DE LA C.G.T EDF / GDF ( EVREUX ) |
LOUIS HELLOU, notre conseiller communiste de St Sébastien et retraité EDF GDF nous informe que :
MARDI 13 NOVEMBRE 2007 à 17 H 30 salle M. Paul, rue A. Bénet à Evreux
sera rendu un hommage à Marcel Paul, grand militant communiste et ancien ministre
à linitiative de la CGT GDF EDF.
Cela sera aussi un moment fort contre la privatisation dEDF GDF afin quils restent un service public.
Nous les continuateurs du programme national de la
résistance, les ardents défenseurs du service public, nous nous devons
de participer à cet hommage-manifestation bien en phase avec les luttes
de notre temps.
Vous y êtes tous et toutes invité(e)s à y participer.
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| lundi 12 novembre 2007, a 18:24 |
| Grève chez PSA / FIAT ( 2 ) |
le mouvement de gréve qui a débuté
la semaine derniére a été reconduit ce lundi matin.
aprés avoir été "abandonnés par la cftc fo et la cfdt" qui appellaient
a reprendre le travail la tete haute selon leur expression, les
salariés du site ne sont plus soutenus dans leur mouvement que par la
cgt.
les salariés en gréve ont decidés a la quasi unanimité de reconduire le
mouvement demain.
la solidarité s organise et un premier barbecue a été organisé ce midi.
ambiance festive et revendicative au menu
rdv est donné mardi 13 a 7 h du matin pour l ag.
la lutte continue.
De : yann59
lundi 12 novembre 2007
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| dimanche 11 novembre 2007, a 22:04 |
| Cap sur Veolia . |
Îles morbihannaises. Cap sur Veolia-Transport

Coup de tonnerre dans les îles morbihannaises. Cest
Veolia-Transport que le département du Morbihan sapprête à choisir
pour assurer le service de liaisons avec les îles morbihannaises de
Groix, Belle-Ile et Houat-Hoëdic.
Veolia-Transport, nouvel opérateur de liaisons
maritimes entre les îles morbihannaises ? Le changement risque dêtre
un bouleversement dans la mesure où lactuel, la Morbihannaise de
navigation, dont le contrat de sept ans arrive à échéance le 31
décembre, était en poste depuis 1950 sur Belle-Ile, depuis les années
70 sur Groix et les années 80 sur Houat-Hoedic.
Cest aussi la première fois où une vraie concurrence
existait entre opérateurs privés sur ce marché des liaisons maritimes
morbihannaises. Le choix des élus, qui se fait dans le cadre dune
délégation de service public de sept ans, nest pas encore formalisé.
Cela sera effectif le 26 novembre, lors dune session plénière du
conseil général. Mais la proposition du président morbihannais, Joseph
Kerguéris, transmise hier aux 42 élus, devrait être validée.
Proximité
« On sest évertué à préserver le service aux Iliens et
les intérêts du département. On est parti dun existant, avec certaines
exigences et les négociations ont été très serrées que ce soit avec
Veolia et la Morbihannaise de navigation », explique, prudent, Jo
Brohan, le président de la commission « transports » du conseil
général. Quels arguments ont fait pencher la balance en faveur de
Veolia ? « La Morbihannaise de navigation aurait dû jouer davantage la
carte de la proximité. Ils se sont montrés un peu trop des seigneurs »,
ose le Bellilois Ronan Juhel, maire de Sauzon et capitaine à bord des
navires sur la ligne Quiberon-Belle-Ile.
Le maire de Groix, Éric Régénermel, un médecin, se dit
« un peu étonné par ce bouleversement qui va générer un peu
dinquiétude. Ça a dû se jouer sur la qualité de service. On a parfois
été surpris par la rigidité de la Morbihannaise, notamment à propos de
lattribution de la carte insulaire », ajoute-t-il. La grogne des
Iliens, notamment sur les tarifs insulaires ou le transport du fret sur
Belle-Ile, a conduit à des manifestations, ces deux dernières années.
Ce qui a pour le moins irrité les élus du département.
Dure à avaler pour la SMN
Les syndicats du personnel de la Morbihannaise se
montrent circonspects. Les quelque 200 salariés de la compagnie à
Lorient, Groix, Quiberon et Belle-Ile ont lassurance dêtre gardés par
le nouvel opérateur comme le prévoit la loi. « Il y a de linquiétude
chez le personnel sédentaire, dêtre repris par un grand groupe,
notamment au sein du service réservation », estime Claude Huchet,
délégué CFDT. Sil se dit « surpris par la nouvelle , Élie Aliguen,
délégué CGT des officiers navigants, na pas de crainte parce quon est
protégé par la loi ». Hugues Gros, le P-DG de la Morbihannaise de
navigation, a manifestement du mal à voir sa compagnie débarquée après
un bail de très longue durée. « SMN prend acte de cette décision, sil
est établi que les critères de sélection ont été respectés et si le
candidat retenu a effectivement présenté et négocié une offre
supérieure à celle de la SMN. (...)
Le conseil général ne peut davantage apprécier les
offres relatives des candidats dans la mesure où aucune négociation
effective na été engagée par celui-ci avec la SMN ». La Morbihannaise
va jusquà demander « lengagement dune négociation réelle et
effective sur son offre ». Pour la SMN, le coup est rude. Elle assure,
pour le compte de la Marine, les liaisons à lintérieur de la rade de
Brest et, pour le département de la Manche, les liaisons avec
Guernesey. Des services qui sont loin davoir lenvergure de son marché
« historique » morbihannais.
Michel Le Hébel
http://www.letelegramme.com/gratuit...
De : Morbihan
dimanche 11 novembre 2007
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| dimanche 11 novembre 2007, a 21:39 |
| Grève chez PSA / FIAT |

Lundi 12 novembre debutera le quatriéme jour de grève chez sevelnord.
sevelnord est une filiale a 50/50 psa /fiat .
L usine se trouve a Hordain et emploie prés de 4000 salariés.
Elle réalise l assemblage des vehicules utilitaires legers pour les
groupes psa/fiat G9 ainsi que les monospaces du groupe psa et fiat.
Environ 1000 salariés ont deja cessé le travail depuis
mercredi sur les 3 équipes (matin apres midi nuit) suite a ce que les
salariés considerent comme une provocation de la direction.
En effet , aprés avoir obtenue l appelation de "utilitaire de l année"
la direction avait deciée de "feter" l "événement en offrant jus d
range et croissant a l ensemble du personnel.
En gros cela voulait dire dividendes pour les actionnaires et miettes
pour les salariés...
Ce mouvement parti spontanement a vite recu le soutient de la CGT de FO et de la CFTC qui se sont groupes en intersyndicale.
L ensemble des salariés grévistes des trois équipes se sont donnés rdv lundi pour
L assemblée générale lundi 12 a partir de 7 heures.
De : yann59
dimanche 11 novembre 2007
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| dimanche 11 novembre 2007, a 21:29 |
| 19 ème jour de grève à DHL ( 2 ) |
Bonjour à toutes et a tous,
Nous sommes fières davoir obtenu une partie des
revendications exprimées. Etant moi même militants CGT et surtout
concerné directement par ce mouvement car salarié de DHL solution, Je
demande aux salariés de tenir encore sur cette dernière ligne droite
qui consiste à obtenir au moins la moitié des jours de grève payés.
Je voulais remercier particulièrement tous les salariés
qui par leur détermination ont réussi à mettre à genoux notre
direction. Je remercie tous les acteurs de cette mobilisation qui ont
permis de près ou de loin lobtention de ce PSE, filet de sauvetage de
tous les salariés, afin de pouvoir continuer le travail avec dautres
perspectives que celle de perdre son emploi.
Je remercie le courage des Hommes qui nont pas peur de foncer pour protéger et défendre leurs idées.
Enfin, merci à notre DSC CGT DHL Solutions qui a su mener cette lutte avec un grand courage.
Militant CGT DHL Solutions. Vidéo
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| dimanche 11 novembre 2007, a 21:19 |
| 19 ème jour de grève à DHL . |


La CGT appelle à la poursuite et au renforcement du mouvement de grève.
Grâce au mouvement sans précédent quils poursuivent,
les salariés en grève de DHL SOLUTIONS & STOCK EXPRESS obtiennent
enfin le respect et la possibilité dêtre traité dans légalité de tous
leurs autres collègues DHL France, en matière de reclassement ou de
licenciement économique.
Le Plan Social de Sauvegarde de lemploi qui sera mis
en place, sera infiniment mieux que celui que proposait, la direction à
la date du 19 octobre 2007. Il sera retravaillé et amélioré, par toutes
les organisations syndicales. 19 jours après, il sagit là, dune
extraordinaire avancée de la dignité, des grévistes, de tous les
syndicats, et de tous les salariés qui travaillent pour DHL !
La direction dit vouloir mettre un terme à ce conflit
en sengageant à réunir les représentants syndicaux locaux de tous les
établissements DHL ou des revendications locales ont été exprimées,
afin dexaminer attentivement les besoins et préoccupations des
salariés. Enfin !
Cependant rien nest encore officialisé, donc la
prudence est de mise face à la direction, dautant plus quil nest
toujours pas question, pour elle dassumer sa lourde responsabilité
dans un conflit qui pouvait et qui aurait du être évité !
Ce bras de fer entre les riches dirigeants et les
pauvres salariés sur la question de la dignité et de lavenir de
lensemble des salariés, ne peut pas se terminer en faveur dune des
directions les plus dures qui soit !
Désormais le problème réside au niveau du paiement des
jours de grève ! Les salariés en grève réclament que 50% des journées
perdues soient payées et que les 50% restants, puissent être étalées ou
récupérées afin de ne pas être pénalisés par une grève dans laquelle la
direction, les a obligé à sengager ! Lentière responsabilité de cette
grève incombe à la direction générale aux motifs que :
1 - Si les organisations syndicales et les instances
représentatives avaient été respectées et entendues, ce conflit
naurait pas eu lieu, car grâce au dialogue, le PSE auraient été
travaillé dans son contenu et amélioré en fonction des compétences et
de la complémentarité de chacune des cinq organisations syndicales et
du CCE !
2 - Cette grève qui se poursuit, naurait pas durée
aussi longtemps si la direction avait compris dès les premiers
instants, que linquiétude par rapport aux suppressions demplois, à
légalité de traitement, à la dégradation des conditions de travail,
aux disparités de salaires, aux pressions et autres vexations endurées,
étaient légitimes ! Au lieu de cela, la direction na eu de cesse que
dutiliser son énergie et ses moyens pour tenter daffaiblir la grève,
et de discréditer celles et ceux qui y participent ! Aujourdhui elle
entend rejeter la faute sur les syndicats et les salariés en grève ?
Trop facile !
La direction continue à accumuler les erreurs et à
créer les conditions de la perte de notre entreprise ! Jusquà quand
pourra-t-elle agir ainsi ? Après 19 jours, notre volonté de protéger
les salariés est intacte !
En refusant de régler, ne serait-ce que la moitié des
jours de grève, la direction entend bien infliger une punition
collective aux salariés en grève ! Elle narrivera à rien sinon à nous
renforcer plus encore dans lidée de la combattre jusquau bout !
Bravo à toutes et à tous pour votre courage, vous êtes
dans votre bon droit, ne lâchez pas ! La lutte pour le respect et la
dignité des salariés DHL, continue et se poursuivra avec autant de
détermination et plus encore dintensité !
LA CGT DHL SOLUTIONS
De : CGT DRANCY
dimanche 11 novembre 2007
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| dimanche 11 novembre 2007, a 19:20 |
| ASSEMBLEE NATIONAL ( Groupe COMMUNISTE ) |
Marie-George
BUFFET
Députée de
Seine-Saint-Denis
Loi de finances pour 2008 2ème
partie
Monsieur le
Président, Madame la Ministre, Monsieur le secrétaire détat, Chers collègues,
Après ces
moments forts que le Mondial de rugby nous a fait connaître, à quelques jours
du Mondial de handball féminin que la France accueille, à quelques mois des
Jeux Olympiques de Pékin, je veux ici souligner lenjeu de la pratique sportive dans nos sociétés.
Soit elle est
considérée comme un simple spectacle que lon doit vendre au meilleur prix, au
plus offrant, quitte à exiger toujours trop de ses acteurs et actrices,
Soit elle est
considérée comme une activité essentielle au développement de chaque individu,
comme aux rapports entre les individus et les peuples.
Si, et je veux
lespérer, vous partagez cette dernière option, cela appelle des actes :
> pour
préserver le sport du tout-marchand en maintenant limplication financière
de lEtat pour une pratique accessible à toutes et à tous quelque soit le
niveau ;
> pour
porter le sens du sport par lexistence dune autorité sportive
indépendante, le CNOSF, en charge de la vie du mouvement sportif, en charge des
règles, des compétitions. Par un mouvement sportif unifiant, dans une démarche
solidaire, sport de masse et sport de haut niveau, sport amateur et sport
professionnel ;
> Pour
conjuguer laction de lEtat et du mouvement sportif pour le développement
et léthique du sport, pour maintenir la reconnaissance de la spécificité
sportive au niveau de lUnion européenne ;
> Des
actes pour favoriser laccès de toutes et tous à la pratique sportive à
tous les niveaux, cela veut dire moyens et visibilité au handisport et je veux
vous féliciter pour lalignement des primes. Cela veut dire redistribution de
largent qui rentre dans le sport vers les clubs amateurs qui forment les
enfants. Ne faut-il pas d'ailleurs augmenter le prélèvement prévu dans cet
objectif sur les droits de retransmission ? Cela veut dire poursuivre
laction pour la pratique féminine de tous les sports et agir pour que toutes
les délégations aux JO soient mixtes ;
> Pour
aider enfin le mouvement sportif français à porter ce combat pour le sport
à lAMA comme au CIO.
Tous ces
objectifs demandent une volonté politique, ils demandent des moyens ! Mais
une nouvelle fois, le gouvernement nest pas au rendez-vous !
Les crédits de
la mission « sport, jeunesse et vie associative » sont en
diminution et cette année encore, on veut cacher cette carence derrière les
fonds du CNDS. Un CNDS dont les ressources risquent d'être fragilisées à court
terme par la remise en cause du monopole de la Française des Jeux au nom du
dogme de la libre concurrence prônée par lUnion Européenne !
Un CNDS qui voit
ses compétences sélargir pour pallier à la décision de votre gouvernement de
diminuer de près de 50% les crédits pour
la promotion du sport pour le plus grand nombre !
Un CNDS qui
avait pourtant déjà du mal à accompagner les efforts remarquables des
collectivités locales pour le financement des équipements sportifs !
Mais le haut
niveau nest pas mieux servi ! Puisquil se voit amputé de 32 millions
deuros au titre des compensations des allègements de charges liées au droit à
limage des sportifs professionnels.
Cest 21% des
crédits consacrés au sport de haut niveau ! Une charge que les clubs
professionnels, dont dépendent les mille bénéficiaires de cette mesure,
devraient assumer.
32 millions,
cest peu de chose, en effet, au regard de certaines transactions, telle que
les droits de retransmission de la LFP, environ 600 millions !
A moins de
penser que la formation de leurs joueurs ne devrait rien aux clubs amateurs, à
leurs bénévoles ?
Deux autres
missions du MJS me semblent sous-estimées : la promotion des métiers du sport
en diminution de 1,5% alors que cest une question essentielle pour les clubs
et leurs bénévoles, et le déploiement d'une politique de prévention contre les
conduites dangereuses et de protection des sportifs, des sportives.
Sur ce dernier
plan, permettez-moi dexprimer une nouvelle inquiétude : les crédits
stagnent par rapport à 2007 et il apparaît que la subvention accordée à
lAssociation française de lutte contre le dopage est inférieure au budget de fonctionnement
prévisionnel.
Pourtant, tout
justifie que le combat pour lintégrité physique et morale des sportifs soit
poursuivi et amplifié. Il faut
développer les efforts de prévention, agir sans faiblesse dans la lutte
contre le dopage, agir dans lurgence afin que lAMA garde une vraie ambition
dans ses objectifs.
La France a
marqué, par son engagement, cette lutte pour un sport propre, elle se doit
aujourdhui d'être à la hauteur des attentes quelle a soulevées.
Enfin, je veux
souligner ici le rôle des personnels de Jeunesse et Sport, ils sont les points
dappui des clubs, des collectivités et des associations déducation
populaires, les DDJS sont les acteurs clés des missions de lEtat, nous devons
leur attribuer les moyens humains dont elles ont besoin.
Chers collègues,
Notre pays
compte 11 millions de licenciés, 25 millions de pratiquants, de très nombreux sportifs
et sportives de haut niveau, une belle capacité à accueillir des événements
internationaux, tout cela repose sur les bénévoles, les licenciés, les élus
locaux mais aussi sur un engagement de lEtat.
Un engagement porté par un Maurice Herzog
comme par une Edwige Avice. Un engagement qui nous a réunis ici, sur la loi
contre le dopage, sur des mesures pour les bénévoles ou sur une certaine
conception du sport professionnel contre la loi de largent.
Alors agissons
ensemble pour un budget qui donne acte à toutes ces exigences de la pratique
sportive.
Faisons vivre le
droit au sport !
Cela passe par
plusieurs actions urgentes :
-
il faut faire jouer le premier rôle à lécole, en
assurant le développement des pratiques sportives avec des enseignants qualifiés,
recrutés, formés, rémunérés par le ministère de lEducation nationale ;
-
il s'agit d'affirmer la fonction de solidarité de
lEtat avec la restauration des coupons-sport, avec un statut et une couverture
sociale assurée pour les sportifs de haut niveau, des subventions pérennes aux
associations sportives, un statut du bénévole ;
-
il est nécessaire de combattre lemprise de largent
sur le sport en renforçant les règles financières et le contrôle des clubs, en
revisitant le droit du travail dans ce secteur, en renforçant les solidarités
entre sport amateur et sport professionnel ;
-
il faut
développer lintervention des citoyennes et citoyens dans le sport, notamment
en appliquant le principe simple « une licence, une voix »...
Madame la
ministre, Monsieur le secrétaire détat, le budget que nous examinons nest pas
un budget annexe, il est au cur dune nouvelle conception de lémancipation
humaine où l'être humain ne se définit pas que par son travail mais aussi dans
son accès à toutes les voies de lépanouissement individuel et collectif.
Le budget que
nous examinons nest pas annexe car il rencontre aussi les droits des enfants,
des jeunes à pratiquer une activité
éducative, à se connaître et à partager.
Doù notre
exigence réaffirmée quil soit doté des moyens nécessaires !
Allez-vous
répondre à ces attentes pour un nouveau déploiement de la pratique sportive, ou
allez-vous suivre les logiques libérales qui veulent faire du sport une
marchandise comme les autres ?
Je rêve dune
Assemblée Nationale capable de transformer la OLA des stades en actes
politiques. C'est dans cette attente que nous voterons contre le budget qui
nous est présenté
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| dimanche 11 novembre 2007, a 18:52 |
| ASSEMBLEE NATIONALE ( Groupe COMMUNISTE ) |
Pierre
GOSNAT
Député
du Val-de-Marne
Projet
loi de finances pour 2008 2ème partie
Travail
et emploi
mercredi
7 novembre 2007 2ème séance
Discussion
générale
Monsieur le Président, Mesdames
et Messieurs les Ministres, Mes chers collègues,
Les Français
estiment que le travail est la seconde condition essentielle à leur bonheur.
C'est dire si les politiques publiques en matière d'emploi et de travail sont
d'une importance capitale et doivent constituer une priorité nationale. Le
président de la République avait, me semble-t-il, axé sa campagne électorale
sur la défense de l'emploi et sur le renouveau de la valeur travail. Quelle fut
donc ma surprise de constater que la mission interministérielle «Travail et
emploi», affichait un budget 2008 en baisse par rapport à l'an passé.
Serions-nous encore une fois, mes chers collègues, en présence d'une dichotomie
propre à l'actuelle majorité, opposant perpétuellement communication politique
et action gouvernementale !
En
matière de lutte contre le chômage, le PLF 2008 se limite à accentuer les
dispositifs de précarisation du marché de l'emploi et de cadeaux fiscaux aux
entreprises. Cela fait des années que le gouvernement concentre son action dans
ce sens, sans résultats satisfaisants. Le programme 102 «d'accès et retour à
l'Emploi» se fonde en grande partie sur une politique de contrats aidés. Or les
statistiques publiées dans le PLF démontrent l'inefficacité de ces
dispositions. Les CIE, CAE et autres contrats d'avenir ne permettent nullement
un retour durable sur le marché du travail. 80% des chômeurs longue durée ne
retrouvent pas un emploi stable après un contrat précaire. En outre, les divers projets d'exonération
fiscale des heures supplémentaires, le retour annoncé sur les lois Aubry, en
s'opposant à un partage équitable du temps de travail, ne permettront
certainement pas d'atteindre les objectifs gouvernementaux en matière de
chômage.
Un des
volets de l'action gouvernementale vise à l'amélioration des conditions de
travail. Alors que les exemples dramatiques de suicides sur les lieux de
travail se multiplient et que le stress lié aux activités professionnelles est
devenu un fléau national, le gouvernement ne semble pas disposé à prendre des
mesures efficaces en la matière. Se pliant au diktat de Bruxelles, il annonce
vouloir privilégier les négociations de branches au détriment d'une
réglementation générale. Or, mes chers collègues, nous
n'amélioreront le quotidien professionnel de nos concitoyens sans mettre en oeuvre une politique nationale volontariste en matière de
droit du travail. Politique qui permettrait d'inverser les rapports de force
intra-entreprises souvent défavorables
aux employés. Nous n'amélioreront pas non plus les conditions de travail
des français en multipliant le nombre d'agences nationales pour masquer
l'immobilisme ambiant.
Les
députés communistes, le PCF dans sa globalité se battent depuis toujours pour
une réelle politique de l'emploi en France. En promouvant un système efficace
d'emploi et de formation et un service public du travail. Car comme le
logement, le travail est un droit ! Les
politiques en matière d'emploi passent par un renforcement des syndicats et
non, comme c'est le cas actuellement par la criminalisation de l'action
syndicale. La justice prudhommale doit avoir les moyens nécessaires pour son
fonctionnement, tout comme l'inspection du travail. Je m'associe en ce sens,
pleinement à la proposition de loi déposée par Roland Muzeau
visant à améliorer la santé au travail des salariés et à prévenir les risques
professionnels auxquels ils sont exposés ainsi qu'à la proposition de
résolution de Daniel Paul visant à la création d'une commission d'enquête
parlementaire sur les pratiques des entreprises en matière d'accident du
travail.
Pour
conclure, je tenais à vous dire mes chers collègues, qu'en tant que communiste,
je ne peux me résoudre à laisser aux mains des entreprises les politiques en
matière d'emploi. En tant que communiste je m'oppose à toutes les formes de
précarité qui maintiennent les populations les plus fragilisées dans des
situations inacceptables. Mais c'est en tant que membre pragmatique de la
représentation nationale, conscient de l'inefficacité des mesures contenues
dans ce texte, que je voterai contre cette annexe du PLF 2008.
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| dimanche 11 novembre 2007, a 18:40 |
| POLICE PRIVEES DU NET . |
EUCD.INFO a pris connaissance du projet de loi relatif à la lutte
contre la contrefaçon, transposition d'une directive européenne dont le
rapporteur était Janely Fourtou, la femme du PDG de Vivendi. Cette
directive était déjà particulièrement favorable aux grandes
entreprises. Le gouvernement français a décidé d'aller encore plus
loin. Le projet de loi du gouvernement qui passe au Sénat en seconde
lecture demain est la continuation de la dérive amorcée lors de la
révision de la loi Informatique et Libertés.
Ce
texte facilite la mise en place de polices privées du net et
l'utilisation de mesures portant atteinte aux droits de la défense.
C'est une pièce maîtresse pour réprimer massivement les échanges non
autorisés de musique et de films sur internet, au prix s'il le faut de
bavures numériques. Loin de ne viser que les contrefacteurs industriels
comme le prévoyait la directive, le texte vise en effet tous les
internautes à titre préventif. Il aggravera par ailleurs l'insécurité
juridique dans laquelle évolue les acteurs du logiciel, notamment.
Le gouvernement considère que le texte va être voté conforme, qu'il
passera même comme une lettre à la poste, ce qui mettra fin à la
navette parlementaire. Il est vrai que ni le groupe PS, ni le groupe
UDF ne se sont opposés aux dispositions problématiques lors de la
première lecture, ni au Sénat, ni à l'Assemblée. Ils ont voté pour le
texte. L'initative EUCD.INFO appelle donc les internautes à contacter
d'urgence les sénateurs pour qu'ils votent contre ce texte. Plus
largement, l'initiative EUCD.INFO appelle tous les internautes à
contacter les élus d'opposition pour qu'ils se préparent à saisir le
Conseil Constitutionnel, la transposition proposée ne respectant pas le
principe de proportionnalité. NB : Pour l'instant seuls les verts et
les communistes ont voté contre ce texte.
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| dimanche 11 novembre 2007, a 17:59 |
| Contre la loi Pécresse . |
Résistance des étudiants contre la loi Pécresse
Vendredi 09 Novembre 2007 - 19:51
Le Parti Communiste Français soutien le mouvement étudiant contre la loi Pécresse
Le mouvement étudiant s'amplifie de jour en jour, pour refuser la loi
relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU).
Par la mise en concurrence des
universités comme des étudiants, cette loi n'est pas simlpement
mauvaise mais vise à détruire les fondements du système éducatif
français.
Le Parti communiste français soutien
pleinement cette mobilisation et demande que la loi dite Pécresse, soit
abrogée. Il ne s'agit pas bien sur, de défendre un statut quo, mais
contrairement à la loi LRU, l'université a besoin d'une réforme
ambitieuse.
Il y a urgence à donner de nouveaux
moyens à l'université, en recrutant massivement des enseignants
chercheurs sur statut de la Fonction publique ainsi que du personnel
technique et administratif. Le budget de fonctionnement par étudiant
doit être doublé pour permettre aux universités d'assurer leurs
missions de formation et d'engager un vaste plan de rénovation, de
construction et d'équipement des universités.
L'université doit rester accessible Ã
tous, sans discrimination sociale, c'est pourquoi il faut établir une
gratuité véritable des études et supprimer les frais d'inscriptions.
Ce mouvement étudiant montre que la
jeunesse ne renonce pas et résiste pour ouvrir d'autres perspectives
que les plans de casse systématique de cette droite ultra-libérale.
Parti communiste français
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| dimanche 11 novembre 2007, a 17:31 |
| De l'or dans les tuyaux . |
Eau
. Alors que les multinationales font des profits fabuleux sur le dos
des usagers, le débat est relancé sur le mode de gestion de ce service
par une enquête sur la vérité des prix et des marges.
Cest
un vrai pavé dans leau du robinet qua jeté lUnion fédérale des
consommateurs (UFC)-Que choisir, en publiant, ce mois-ci, la deuxième
vague de son enquête exclusive sur le prix de leau en France. La
première enquête de ce type, parue en janvier 2006, avait déjà suscité
de nombreuses réactions des acteurs concernés. LUFC-Que choisir dit
avoir tenu compte des remarques formulées pour, lorsque les éléments
apportés lont permis, affiner sa méthode denquête afin dévaluer les
coûts de distribution et dassainissement de leau potable acheminée
aux particuliers, et calculer les marges réalisées par les opérateurs,
publics (régies, gestion directe) ou privés (délégations à des
entreprises spécialisées).
Si, à en croire la
Fédération professionnelle des entreprises de leau (FPEE), qui
représente notamment les intérêts privés des deux multinationales
géantes du secteur que sont Veolia et Suez-Lyonnaise des eaux, la
France ferait « figure de bonne élève », avec un prix moyen raisonnable
en Europe de 2,92 euros au mètre cube, il ressort de lenquête UFC-Que
choisir une grande disparité des prix pratiqués aux consommateurs, sans
que ceux-ci ne puissent, le plus souvent, se faire une idée précise du
coût de revient réel de leau quils paient et de la justification des
charges.
Des résultats à recouper avec dautres
études récentes, comme le rapport Tavernier. Même si la régie publique
nest pas la garantie en soi de tarifs serrés, étant fonction des choix
politiques des collectivités, ce rapport fait état dune différence de
23 % des prix pour les communes et de 44 % pour les communautés
dagglomération, à lavantage de la gestion publique. Dans les villes
ayant choisi le retour à ce type de gestion, comme Grenoble ou
Cherbourg, les baisses constatées sont de lordre de 30 % Au coeur du
scandale du prix de leau, on retrouve donc immanquablement les profits
immenses réalisés dans la plus grande opacité sur le dos du
consommateur par les multinationales.
Pour
lUFC-Que choisir, ce manque de transparence dans la fixation des prix
est lun des problèmes récurrents auxquels se heurte le consommateur.
Placés dans une inégalité de fait faute dun service public national
unifié et dune péréquation tarifaire garantissant un même prix pour
tous, les usagers paient leur mètre cube deau courante dans des
proportions variant parfois de 1 à 7, selon lendroit où ils résident !
Les marges réalisées par les opérateurs varient elles aussi beaucoup,
sans quil soit toujours aisé den cerner les causes. Lassociation
regrette ainsi « que la question du coût de revient de leau fasse
lobjet de peu détudes précises de la part des pouvoirs publics ».
Dans
la pratique, les différences des prix recouvrent bien sûr des
situations très hétérogènes : différence de mode de gestion, de densité
démographique, de qualité de la ressource naturelle, déquipement
sanitaire, détat et détendue du réseau Mais la mainmise sur le
marché de quelques opérateurs privés fausse les règles. Le Conseil de
la concurrence a ainsi observé que le délégataire en place « est
souvent seul à présenter une offre ». Et « même lorsque les deux plus
grands groupes sont en concurrence lors du renouvellement dune
délégation, ce facteur ne suffit pas, en général, à lui seul, à réduire
sensiblement les prix ». Au point que le haut-conseil du secteur public
nhésite pas à parler de « monopole de fait » En dautres termes, le
prix pratiqué (et la marge réalisée) sera dicté par lentreprise à la
collectivité, faute pour celle-ci de pouvoir aller voir ailleurs Pour
lUFC-Que choisir, cest donc tout lintérêt des élus de pouvoir
disposer en face « dun sérieux projet de retour en régie ».
Cest-à-dire de faire vivre concrètement lalternative entre gestion
publique et gestion privée.
Sébastien Crépel l' Huma du 09 / 11 / 07
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| dimanche 11 novembre 2007, a 17:09 |
| La grève majoritaire dans l'opignon . |
Mouvement
social . Selon un sondage CSA pour lHumanité, 54 % des Français
expriment leur soutien à la mobilisation du 18 octobre. Les diversions
du gouvernement sont mises à mal.
Et si la tendance sinversait Pour la première fois,
une majorité de Français soutient la journée daction du 18 octobre
contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Cest ce qui
ressort dun sondage exclusif de lInstitut CSA pour lHumanité : 54 %
des personnes interrogées disent « soutenir » ou « avoir de la
sympathie » pour le mouvement. Et, fait notable, seuls 26 % se disent
désormais « opposés » ou « hostiles ». Pourtant, il y a une semaine
encore, 53 % dentre eux jugeaient la grève « pas justifiée », et à la
mi-septembre ils étaient 74 % à se déclarer favorables à un alignement
des régimes spéciaux de retraite sur le régime général.
Ils rejoignent
le secteur public
En première ligne, les employés du secteur public se disent bien sûr
fortement solidaires (69 %) du mouvement de jeudi. Mais la sympathie
pour le 18 octobre gagne aussi dautres catégories comme les chômeurs
(54 %), les retraités (57 %), les cadres et professions libérales (60
%), ou encore la tranche dâge des 25-29 ans (55 %). Sil y a des
disparités régionales, avec notamment des pics dans le Nord (63 %),
lOuest et la côte méditerranéenne (59 %), le curseur de sympathie est
partout en hausse. Des villes aux communes rurales en passant par les
banlieues, les sondés jugent dun bon oeil la mobilisation du 18
octobre.
Alors peut-on parler dun revirement de lopinion publique ? « Ce
serait très exagéré », estime Jean-Daniel Lévy, lauteur de cette
enquête pour le CSA. « Ce nest pas parce que les gens ont répondu
favorablement à notre question quils adhèrent complètement à la cause.
Aujourdhui, une grande partie de la population est persuadée que si
rien nest fait, le système actuel va péricliter. Les interrogés sont
inquiets quant à lavenir du système, quant à la capacité du
gouvernement de transformer le problème en solution mais cela ne veut
pas forcément dire quils
rejettent en bloc les pistes avancées. »
même pourcentage quen novembre 1995
54 % dopinions favorables, selon ce sondage réalisé le 10 octobre
Soit le même pourcentage quen novembre 1995, au début du mouvement
contre la réforme des régimes spéciaux de retraite voulue par le
gouvernement dAlain Juppé. Une similitude de bon augure ? Pour ce
premier rendez-vous de la rue depuis lélection de Nicolas Sarkozy à
lÉlysée, certaines lignes traditionnelles semblent en effet avoir la
dent dure. Ainsi, près de 20 points séparent le taux de sympathie dans
le secteur public (69 %) de celui dans le secteur privé (49 %). Pour «
contraindre le gouvernement à retourner à la table des négociations »,
selon les mots mêmes de Bernard Thibault hier sur France 2, un des
principaux enjeux pour les syndicats sera donc de réduire cet écart.
Christelle Chabaud l' Huma du 17 / 10 / 07
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| dimanche 11 novembre 2007, a 16:33 |
| Générale de santé : |
Ça rigole pour la Générale de santé
Santé . Le groupe privé va distribuer
à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 420 millions deuros.
À
lheure où tant dhôpitaux publics broient du noir, aux prises avec des
déficits récurrents et grossissants qui les conduisent à prendre des
mesures drastiques pour les personnels et les malades, la nouvelle
frise lindécence : Le groupe de cliniques privées, à but lucratif,
Générale de santé, sapprête à distribuer à ses actionnaires un
dividende exceptionnel de 420 millions deuros. Une assemblée générale
des actionnaires a été convoquée pour le 17 décembre afin de ratifier
cette décision. Générale de santé, cest, depuis quelques années, le
groupe privé qui monte, parallèlement au recul constant, pour cause de
rationnement budgétaire, de lhôpital public. Leader du secteur privé
hospitalier en France, avec un chiffre daffaires de 1,7 milliard
deuros en 2006 et une part de marché de plus de 16 %, présent aussi en
Italie, il regroupe 183 établissements et centres de soins et 14 000
lits et places. Son cours de Bourse a augmenté de plus de 300 % depuis
2002.
À lannonce de cette information, la
Fédération hospitalière de France, institution représentative des
établissements publics, na pas manqué de sinterroger sur « la
cohérence dun système de santé où les déficits sont tels quune partie
de la dette doit être reportée sur les générations futures, où des
efforts supplémentaires de solidarité sont demandés aux malades à
travers la mise en place des franchises médicales et où, dans le même
temps, un grand groupe détablissements de santé commerciaux - dont les
recettes proviennent essentiellement des crédits de la Sécurité sociale
- réalise de très importants profits et octroie à ses actionnaires un
dividende exceptionnel- ». Dividende, précise la FHF, « dun montant
égal à la moitié des recettes générées par les nouvelles franchises
médicales (850 millions deuros) ».
Yves Housson l' Huma du 09 / 11 / 07
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| dimanche 11 novembre 2007, a 08:47 |
| Newletter Arrêt sur Images . |
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La lettre d'@rrêt sur
images, n° 7
Tous les soirs ou presque, nous sommes bombardés
d'effets d'annonce. Au soir de la fin du Grenelle de l'environnement (presque un
siècle déjà), les promesses pleuvaient dru au 20 Heures. « Le Grenelle » avait
décidé de l'arrêt des constructions d'autoroutes. « Le Grenelle » avait décidé
que les poids lourds paieraient désormais une éco-taxe. « Le Grenelle » avait
« retenu le principe » de la taxe-carbone, chère à Nicolas Hulot.
Qu'en
est-il exactement ?
Comme sur les contrats d'assurance, les 20 Heures
n'ont pas lu « les petits caractères ».
La taxe-carbone ? Oui, mais à
condition d'une « remise à plat de la fiscalité », autant dire à la
Saint-Glinglin.
Une taxe sur la circulation des poids lourds ? Oui, sauf
sur... les autoroutes !
L'arrêt des constructions d'autoroute ? Oui, sauf
« cas d'intérêt local ».
Etc etc.
Si vous voulez lire vous-même
les « petits caractères » que les 20 Heures se sont bien gardés de lire, c'est ici (1).
Vous avez certainement suivi à la
télévision le feuilleton de « l'Arche de Zoé ». Peut-être vous êtes vous
demandés pourquoi les JT évoquaient parfois deux journalistes, et parfois trois.
Problème de comptage ? Pas du tout. La réponse est là (2).
Enfin, nous venons de prendre
une décision capitale pour notre site définitif. Nous venons de décider de ne
pas faire appel à la publicité. Pas du tout. Nous vous en expliquons les
raisons ici (3)
Autant dire que nous ne dépendons donc que de votre
soutien. Si vous souhaitez nous aider à être totalement indépendants, abonnez-vous dès
aujourd'hui (4).
Daniel Schneidermann
Certains clients
de courrier électronique bloquent l'accès direct aux liens. Aussi, vous
trouverez ci dessous et en clair l'ensemble des adresses web de ce présent
message : (1) http://arretsurimages.net/post/2007/10/31/Grenelle-de-lenvironnement (2)
http://arretsurimages.net/post/2007/11/02/Journalistes-detenus-au-Tchad:-deux-ou-trois (3)
http://arretsurimages.net/post/2007/10/23/Pas-de-pub (4) http://arretsurimages.net/abonnement |
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| samedi 10 novembre 2007, a 22:33 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Recherche des bénéficiaires des contrats dassurance sur la
vie non réclamés et garantissant les droits des assurés Par Bernard
Vera - 08 Novembre 2007
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Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mes chers
collègues,
La proposition de loi que nous examinons aujourdhui est
nécessaire pour assainir des pratiques contestables des organismes assureurs
proposant des contrats dassurance sur la vie.
En effet, la question des encours des contrats dassurance-vie non
réclamés et de la recherche de leur bénéficiaire en cas de décès du souscripteur
tente dêtre résolue depuis quelques années. Jusquà présent, dans les faits,
elle est restée sans réponse et lon peut se demander si ce nest pas en raison
de limportance des sommes dargent qui restent ainsi captées par les compagnies
dassurance alors quelles auraient dû être, conformément à la volonté des
défunts, reversées à des bénéficiaires. Selon les sources dinformation, les
chiffres varient du simple au quadruple : le montant des encours des contrats
dassurance-vie non réclamés sélèverait à 1 ou 2 milliards deuros selon le
gouvernement, à seulement 950 millions deuros selon les assureurs et à près de
4 milliards deuros selon certaines associations.
Chacun le sait, les sénateurs du groupe communiste républicain et
citoyen ne sont pas favorables au principe de lassurance-vie, bien au
contraire. Nous ne pouvons, en effet, approuver un produit dépargne utilisé
pour effectuer une donation exonérée de droits de succession jusquà 152 500
euros et quasiment défiscalisé, puisque les produits et les intérêts capitalisés
au contrat ne sont pas imposés durant toute la vie du contrat et que, au bout de
huit ans, les rachats et retraits effectués sur le contrat sont exonérés
dimpôt. Néanmoins, nous ne cautionnons pas une seconde les pratiques opaques
des compagnies dassurance qui profitent, depuis bien longtemps, des capitaux
non réclamés par les bénéficiaires de contrats dassurance-vie.
Le législateur a pourtant tenté, à plusieurs reprises, daméliorer
le dispositif dinformation des bénéficiaires des contrats dassurance-vie et de
préciser, en matière de recherche des bénéficiaires, les obligations des
organismes assureurs en cas de décès de lassuré. La loi de sécurité financière
du 1er août 2003 a instauré lobligation pour les assureurs denvoyer chaque
année au souscripteur une information relative au contrat, favorisant ainsi la
transmission de linformation à légard des personnes ayant accès aux documents
en cas de décès de lassuré. Mais cest la loi du 15 décembre 2005 portant
diverses dispositions dadaptation au droit communautaire dans le domaine de
lassurance qui a le plus renforcé le dispositif encadrant les contrats
dassurance-vie non réclamés par leur bénéficiaire.
Elle a tout dabord prévu que le contrat dassurance doit
comporter une information sur les conséquences de la désignation du bénéficiaire
et sur les modalités de cette désignation. Par ailleurs, lassureur, informé du
décès de lassuré, est tenu daviser le bénéficiaire de la stipulation effectuée
à son profit, mais seulement si ses coordonnées sont portées au contrat. Mais le
champ de lobligation à laquelle est soumise lassureur sarrête ici, et cest
ce qui constitue une des insuffisances de la loi de décembre 2005. Si lidentité
ou les coordonnées ne sont pas connues de lassureur, ou si ce dernier na pas
connaissance du décès, il se trouve dégagé de toute obligation deffectuer des
démarches de recherche du bénéficiaire.
Enfin, il est prévu, toujours dans le cadre de la loi de 2005, que
toute personne physique ou morale peut sadresser aux organismes professionnels
du secteur de lassurance ou de la mutualité pour sinformer de léventuelle
existence dune stipulation à son profit, à condition dapporter la preuve du
décès du souscripteur. Ces organismes ont, dans ce cadre, crée lAssociation
pour la gestion des informations relatives aux risques en assurance, lAGIRA,
chargé de centraliser les demandes avant de les adresser aux organismes
assureurs pour traitement.
Ce dispositif, a priori intéressant, nest pourtant pas totalement
satisfaisant car il fait reposer lensemble de la démarche sur le seul
bénéficiaire potentiel et non sur lorganisme assureur. Or, il existera toujours
des personnes ou des associations qui ne peuvent imaginer être bénéficiaires
dun contrat dassurance-vie.
La législation actuelle, bien que de plus en plus complète, na
pas réellement réglé la situation des contrats dassurance-vie restés en
déshérence après le décès du souscripteur, en cas de non réclamation du bénéfice
de lassurance-vie.
Cest pourquoi je considère que la proposition de loi comporte
indéniablement des avancées sur le principe mais quelles mériteraient dêtre
renforcées.
Les articles 1er et 2 créent une possibilité, pour les organismes
assureurs et mutualistes, de consulter les données figurant au Répertoire
National dIdentification des Personnes Physiques, et relatives au décès des
personnes qui y sont inscrites. Certes, cette possibilité constitue une
innovation intéressante, elle était dailleurs attendue par des associations de
défense des consommateurs. Mais tels quils sont issus des travaux de
lAssemblée nationale, les articles 1er et 2, en ne posant pas le principe dune
obligation de consultation du RNIPP, font toujours dépendre du bon vouloir des
assureurs le versement des capitaux non réclamés à la personne qui ignore être
bénéficiaire. La commission des lois propose donc à juste titre de transformer
la faculté inscrite dans ces deux articles en une obligation. Mais encore
faudrait-il que soit précisé sur quel type de contrat sapplique cette
obligation et la fréquence à laquelle les assureurs vont consulter le RNIPP.
Est-ce que ce sera une fois par mois ou une fois tous les cinq ans ?
On voit bien que, si le législateur nencadre pas assez
strictement les pratiques dans le secteur de lassurance-vie, le sort des
capitaux non réclamés dépendra toujours plus ou moins de la bonne volonté des
organismes assureurs. La commission des lois propose également de restreindre
laccès au RNIPP aux seules mutuelles et unions susceptibles de proposer à leurs
adhérents des opérations sur la vie humaine ou des opérations de
capitalisation.
Nous approuvons la démarche de la commission des lois sur les
articles 1er et 2 et nous la soutiendrons. Néanmoins, jespère simplement que
les démarches entreprises par les assureurs resteront à la charge des ces
derniers et que la création dun traitement de données nominatives relatives aux
décès ne sera pas loccasion pour eux de lutiliser et de létendre, à lavenir,
à des fins commerciales.
Léconomie générale de cette proposition de loi semble équilibrée,
à condition toutefois que les amendements de la commission des lois soient
adoptés.
Ma dernière remarque concernera donc un point qui nest pas
directement abordé dans ce texte et qui est celui de laffectation des capitaux
non réclamés au Fonds de réserve des retraites. La loi du 21 décembre 2006 de
financement de la sécurité sociale pour 2007 prévoit en effet que les montants
des contrats dassurance-vie non réclamés par leurs bénéficiaires au terme dun
délai de 30 ans sont, théoriquement depuis le 1er janvier 2007, affectés au
Fonds de réserve des retraites. Il est regrettable que la proposition de loi ne
raccourcisse pas ce délai de 30 ans, qui nous semble excessivement long, alors
que le Fonds de réserve des retraites aurait bien besoin de ces capitaux non
réclamés. Le gouvernement estimait dailleurs cette ressource du FRR à 15
millions deuros en 2007. Malheureusement, aucun versement ninterviendra en
2007, les premiers versements étant prévus en début dannée 2008, et par
ailleurs, à en croire le PLFSS pour 2008, « pour les années à venir, aucun
produit nest à attendre de cette recette ». Nous proposerons donc par
amendement de réduire le délai daffectation des capitaux non réclamés de 30 ans
à 10 ans. Il paraît plus juste de faire profiter -relativement rapidement- le
Fonds de réserve des retraites de ces importantes sommes dargent en lieu et
place des organismes assureurs.
En conclusion, dune proposition de loi constituée au départ dun
article unique, nous aboutissons aujourdhui à un ensemble de mesures, qui sont,
dans leur ensemble, attendues et souhaitées par des associations de défense des
consommateurs. Pour notre part, nous les approuvons également. Je terminerai
simplement mon intervention en faisant remarquer que ces mesures, aujourdhui
inscrites dans une loi, auraient tout aussi bien pu être issues dune
généralisation des bonnes pratiques au sein même des organismes professionnels
concernés. |
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| samedi 10 novembre 2007, a 22:19 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Chiens dangereux Par Eliane Assassi - 07 Novembre
2007
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À la suite de laccident dramatique, fin août, qui a vu la mort
dune fillette attaquée par un chien, vous avez annoncé, madame la ministre, un
projet de loi. Depuis, dautres accidents ont eu lieu, portant le nombre de
décès à trois, essentiellement des enfants en bas âge.
Pour agir contre les agressions canines, vous avez déposé en
octobre le texte que nous examinons aujourdhui. Il prévoit notamment
linstauration dune formation obligatoire pour les propriétaires de chiens de
catégories I et II, sanctionnée par une attestation daptitude. Ces animaux
seront soumis à une évaluation comportementale périodique. Sont également prévus
le renforcement des pouvoirs des préfets et des maires, la déclaration à la
mairie de toute morsure, linterdiction de détenir des chiens dattaque nés
après le 7 janvier 2000...
Pourtant, une législation existe déjà en la matière. La loi de
1999 classe les chiens dangereux en deux catégories -attaque et défense- et
impose à leurs propriétaires des obligations assez strictes, assorties, en cas
de non-respect, de sanctions, aggravées en 2001 puis en 2007. La position de mon
groupe, à lépoque, était claire : nous étions favorables à la classification
des chiens dangereux, qui a permis de faire baisser les formes de délinquance à
laide de chiens : violences, trafic, racket... Mais avec un peu plus de 8
millions de chiens en France, il est clair que le risque zéro nexiste pas.
Aujourdhui, ce sont moins les pitbulls qui posent problème que les chiens de la
seconde catégorie, dont le nombre a explosé, ou ceux qui nentrent dans aucune
catégorie, comme les bergers allemands. Les accidents arrivent le plus souvent
dans la sphère familiale et frappent les membres les plus vulnérables
-nourrissons, enfants, personnes âgées. Ils sont dus, pour la plupart, à la
négligence des maîtres, qui laissent leur molosse sans surveillance ou ne
respectent pas la législation.
Sur ce sujet fort, il convient déviter, sans tomber dans le
laxisme, de verser dans le compassionnel, au risque de ne produire quune loi
daffichage. Or, votre Gouvernement surfe sur une émotion légitime pour proposer
un texte plus répressif quéducatif et préventif. Mieux aurait valu se donner
les moyens dappliquer la loi de 1999, qui permet déjà dinterpeller et de
sanctionner, y compris par une peine de prison ferme, les personnes en
infraction : moyens humains et financiers, pour disposer dun nombre suffisant
déquipes cynophiles formées et compétentes, attachées au contrôle ; moyens
réglementaires aussi, car, à ma connaissance, les décrets dapplication de la
loi de 1999, qui concerne non seulement les animaux dangereux et errants mais
aussi la moralisation du commerce danimaux, nont pas encore été pris.
Le fait divers prime sur la réflexion. Jen veux pour preuve votre
annonce dun nouveau texte à la suite du drame du mois daoût, la proposition
damendement des deux rapporteurs sur les agents de sécurité utilisant des
chiens, après le drame de Bobigny...
M. Dominique Braye, rapporteur. - Lamendement a été déposé avant
laccident de Bobigny.
Mme Éliane Assassi. - Jen veux aussi pour preuve le dépôt, sur
ordre du Président de la République, dun amendement visant à instaurer une
peine de prison de 10 ans pour les propriétaires de chiens responsables
daccidents mortels. On légifère dans la précipitation, sous le coup de
lémotion.
Pensez-vous sérieusement, madame la ministre, que les dispositions
de ce texte auraient pu éviter le drame de Bobigny ? Certes, notre
responsabilité est de prévenir, mais vous lavez dit vous-même, madame la
ministre, la loi et la réglementation ne peuvent pas tout. Ne serait-il donc
préférable dappuyer la législation sur des moyens financiers ambitieux pour
engager une campagne dinformation dans les médias, les écoles et les lieux
publics ?
Votre texte naborde pas le problème dans sa globalité. Il se
contente de renforcer la répression et de prévoir des obligations
supplémentaires pour lensemble des propriétaires de chiens. Sa seule
conséquence pourrait bien être dengorger les tribunaux, voire les prisons, et
de multiplier les abandons danimaux. Des questions essentielles demeurent. En
premier lieu, celle des moyens. Ainsi de la formation : combien de réseaux
susceptibles de la dispenser au regard du nombre de propriétaires concernés ? Ce
nest pas un hasard si nos deux rapporteurs proposent de repousser les délais.
Au mieux, le dispositif ne sera pas appliqué, au pire, il marginalisera les
propriétaires qui, faute de moyens, passeront dans la clandestinité,
abandonneront leurs animaux ou les feront euthanasier. Le coût de la formation
et des visites chez le vétérinaire pour lévaluation comportementale à la charge
du propriétaire pose lui aussi problème. Croyez-vous sincèrement que les
personnes qui détiennent actuellement des chiens dangereux iront spontanément
suivre une formation payante pour obtenir une attestation daptitude ?
Mme Michèle Alliot-Marie, ministre. - Jespère bien !
Mme Éliane Assassi. - Croyez-vous quils soient prêts à payer
périodiquement une consultation chez le vétérinaire pour faire passer à leur
chien une évaluation comportementale ? Quant à lobligation de déclarer toute
morsure au maire, croyez-vous sincèrement que le propriétaire sen acquittera,
sachant quil devra ensuite suivre une formation payante et soumettre son animal
à une évaluation comportementale ? Je crains au contraire que leffet naille à
linverse du but recherché et que les morsures ne soient à lavenir passées sous
silence.
Le maire est largement mis à contribution : il délivre le
récépissé de déclaration de chien dangereux ; il peut imposer une formation aux
propriétaires ; demander une nouvelle évaluation de lanimal ; ordonner le
placement voire faire procéder à leuthanasie. Mais aura-t-il seulement le temps
et les moyens de remplir toutes les missions que lui impose la loi ? Je crains
que la réponse ne soit négative.
En outre, la question des trafics et des élevages clandestins
danimaux nest pas abordée dans ce texte alors que les pays dEurope de lEst
sont de grands pourvoyeurs de chiots qui, une fois adultes, deviennent agressifs
en raison des mauvais traitements quils ont subis. Alors que 100 000 chiots
sont importés illégalement chaque année en France, rien nest prévu pour
renforcer le contrôle de leur vente. Contrairement à ce qui a été annoncé, rien
nest prévu non plus pour interdire les croisements susceptibles de produire des
chiens dangereux.
Nos deux rapporteurs proposent que les agents de sécurité
utilisant un chien dans leur métier suivent une formation. Cest un minimum et
il est étonnant que cela ne soit pas le cas aujourdhui. De plus, comment seront
gardés ces chiens en dehors des heures de travail ? Est-il normal que ces
personnels de surveillance rentrent chez eux, souvent dans des habitats
collectifs, avec leur outil de travail, leur chien ? Est-il normal que la garde
et lentretien de ces chiens soient à la charge des employés même si ceux-ci
perçoivent une prime ? Lemployeur naurait-il aucune responsabilité en la
matière ? Le Président de la République vous a demandé, madame la ministre, de
réfléchir, avec lensemble des professionnels, à ces questions. Dans ces
conditions, pourquoi ne pas attendre le résultat de cette réflexion avant de
légiférer ? Ne gagnerions-nous pas en efficacité et en lisibilité si cette loi
traitait aussi des agents de surveillance utilisant un chien dans leur
activité ?
Pour lheure, les sénateurs du groupe CRC ont lintention de
sabstenir sur ce texte daffichage qui ne prévoit pas les crédits nécessaires
pour répondre aux problèmes qui se posent. Nous navons pas déposé damendements
car ils seraient tombés sous le coup de larticle 40. Notre vote final dépendra
du sort réservé à lamendement n°58 du Gouvernement auquel nous sommes
radicalement opposés. Mais nous faisons confiance au débat qui va souvrir pour
en revenir à lessence même du texte : la protection des personnes contre les
chiens dangereux.
Javais annoncé que mon groupe sabstiendrait sur ce texte qui
manque dambition. Cette position était constructive car un débat était
nécessaire mais vous aviez travaillé dans la précipitation. La responsabilité,
cest aussi de savoir prendre du recul par rapport à lévénement alors que vous
surfez sur une émotion légitime.
Le président de la République a voulu inscrire son empreinte et
accroître les sanctions pénales : lamendement n°58 détourne lesprit du texte.
Oui, il faut savoir prendre ses responsabilités : nous voterons contre le texte
car lamendement n°58 est de trop. |
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| samedi 10 novembre 2007, a 21:51 |
| SENAT : Groupe communiste |
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Pouvoir dachat : le président de la République oublie les
promesses du candidat Sarkozy Par Thierry Foucaud - 08 Novembre
2007
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Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Mes chers
collègues,
Durant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy sest présenté
comme le candidat du pouvoir dachat.
Depuis son élection les mesures prises lont été pour les plus
riches, loi TEPA, allègement des droits de succession, abaissement du bouclier
fiscal etc... La fracture est de plus en plus importante, les riches toujours
plus riches et les pauvres encore plus pauvres.
Cest une politique qui divise. La colère monte et cette colère
est légitime. Lannonce de laugmentation considérable du salaire présidentiel,
quand les autres salaires ne progressent pas, la montée des prix de lénergie,
de lessence du gasoil, du fuel qui alourdit les factures du chauffage,
lenvolée des prix de première nécessité, laugmentation des loyers, de laccès
aux soins, tout cela creuse les inégalités ! Depuis quelques semaines le climat
social se durcit. Plusieurs conflits sociaux pour de meilleurs salaires comme à
Air France, chez Total, Conforama, Crédit lyonnais et bien dautres ont vu le
jour.
La réponse apportée à la crise grave que traversent les marins
pêcheurs et leurs familles est le reflet de votre politique. Exonération gadget
de cotisations patronales que les entreprises du CAC 40 réalisent des bénéfices
record, (97 milliards pour 2006 . M. le Ministre quand allez-vous instaurer une
taxe sur les supers profits ?
Le projet de loi pour le développement de la concurrence au
service du consommateur ne suffira pas à soulager les 15% de la population au
SMIC et les 7 millions de travailleurs pauvres. Loctroi dun euro au titre des
allocations familiales constitue une véritable provocation au regard des
besoins. Augmenter le pouvoir dachat, Monsieur le premier Ministre, ce nest
pas baisser les prix mais relancer la croissance et augmenter la rémunération du
travail !
Vous qui, sous la responsabilité du Président de la République,
affichez une politique volontariste, allez-vous enfin prendre les premières
mesures concrètes : alléger la TVA sur les biens de consommation courante,
revaloriser le SMIC, et prendre des mesures durgence pour endiguer les effets
de la flambée du prix du pétrole en taxant les profits considérables réalisés
sur le dos des consommateurs ? Total, avec 3 milliards deuros de profits au
3ème trimestre 2007, peut payer !
M. le Premier Ministre, quand on a su trouver, dans la loi travail
emploi pouvoir dachat, 14 milliards pour les favorisés, peut-on soutenir à
notre peuple que les caisses de lEtat sont vides lorsquil sagit de soulager
le plus grand nombre ? Par votre réponse vous confirmerez ou non si les français
et les françaises ont été victimes de promesses électorales sans lendemain.
M. François Fillon, Premier ministre . - Répéter inlassablement un
mensonge nen fait pas une vérité ! (Applaudissements à droite) Et dire que le
Gouvernement a distribué 14 milliards aux plus favorisés, cest un mensonge !
(Mêmes mouvements)
Les deux tiers de ces 14 milliards sont destinés à financer
lexonération des heures supplémentaires. (Vives marques de désaccord à gauche)
Vous dites que le dispositif restera inappliqué ? On verra. Quoi quil en soit,
cet argent nest pas destiné aux plus riches. De même, laide fiscale dont
bénéficieront ceux qui sendettent pour acquérir leur domicile profitera surtout
aux familles moyennes ou modestes. (On approuve vivement à droite) La réduction
des droits de succession étant plafonnée, comme vous le savez parfaitement,
cette mesure évitera aux Français moyens de payer deux fois limpôt : un sur le
revenu, puis un sur la succession. (Applaudissements à droite)
Alors cessez de dire des contrevérités ! (Applaudissements à
droite) Vous êtes dans lopposition depuis un certain temps et vous tenez
toujours le même discours. Vous pourriez peut-être rapprocher ce discours et vos
échecs électoraux. (Applaudissements à droite)
Jen viens au pouvoir dachat. Il y a trois moyens de laugmenter.
Le premier est le travail, car prétendre que lon peut gagner plus en
travaillant moins nest que de la démagogie. Cest pourquoi nous encourageons
les heures supplémentaires pour échapper aux contraintes des 35 heures.
M. Jacques Mahéas. - Cela ne marche pas !
M. François Fillon, Premier ministre. - Si ça ne marche pas, nous
vous proposerons des mesures pour aller plus loin. La deuxième action consiste à
réduire le chômage, qui a baissé de 1,4 % en septembre, si bien quil atteint
aujourdhui un taux historiquement bas depuis 25 ans. (Applaudissements à
droite) Enfin, nous encourageons les entreprises à ouvrir de véritables
négociations salariales, car, pour des raisons liées à des décisions que vous
avez soutenues dans le passé, il ny a plus de telles négociations en France
depuis des années. Avec Mme Lagarde, nous travaillons à moduler les allégements
de charges patronales en fonction de la politique salariale des entreprises et
de leur volonté douvrir de véritables négociations.
M. Jacques Mahéas. - Cest du pipeau !
M. François Fillon, Premier ministre. - Jajouterai un mot sur le
logement. Pour que son prix baisse, il faut augmenter la construction. Or, nous
manquons de logements parce que les mises en chantier ont atteint le niveau le
plus bas de la Vème république au cours des années 2000. Nous voulons donc
construire 500 000 logements chaque année, ce que nous ferons. (On approuve
chaleureusement à droite) Les prix pourront alors baisser. (Vifs
applaudissements à droite ; exclamations à gauche) |
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| samedi 10 novembre 2007, a 21:19 |
| Des arguments sur le "traité Sarkozy " |
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Trait�
de Lisbonne: recycler la Constitution, occulter le d�bat politique, �viter le
r�f�rendum.
Nouveau trait�, mini - trait�, trait� simplifié,
traité modificatif, traité r�form�,�
trait� diff�rent... Le d�bat sur la nature du trait� europ�en rempla�ant
le Trait� constitutionnel n'est pas qu une querelle de forme. L'argumentation
varie selon les interlocuteurs. Aux partisans du oui, il est expliqu� qu'ils
ont toutes les raisons d'�tre satisfaits et de soutenir le trait� ainsi modifi�
parce que, sur le fond, rien n'a �t� chang�. Aux partisans du non, majoritaires
en France, il est� expliqu� qu'il n'y a
aucune raison de s'y opposer parce tout ce qui faisait probl�me aurait �t�
enlev�. Cette confusion d�lib�r�ment entretenue, ce jeu de bonneteau, ne
doivent rien � l'improvisation. Il s'agit de tranquilliser les uns et les
autres afin qu'ils ne posent pas trop de questions, pour exp�dier
l'affaire� et justifier ainsi le refus de
toute consultation populaire par r�f�rendum. "L'alibi du Trait�
constitutionnel �tant lev� ", il ne devrait plus y avoir d 'obstacle � une
ratification, � grande vitesse et par la voie parlementaire, du
"nouveau" trait�.
�
Pour un
r�f�rendum en France et dans les autres pays d'Europe
L'acharnement de Nicolas Sarkozy � br�ler les
�tapes pour obtenir une ratification � l'arrach� de "son" trait�
devient suspect aux yeux de l'opinion. Pour lui, la France devrait �tre la
premi�re � ratifier, comme si elle avait � se faire pardonner son incartade au
r�f�rendum de 2005. Surtout, en Europe on compte sur un effet d'entra�nement.
Malgr�� les pressions et le chantage, au
fil de jours, grandit la conviction qu'il faut un r�f�rendum.� C'est devenu l'enjeu central du d�bat. Cest
d'abord� une question de principe. Plus
de 60% des fran�aises et des fran�ais, par del� leur sentiment sur le
trait�,�le souhaitent.� Il y a
nouveau trait� parce qu'il y a eu rejet du Trait� constitutionnel: � 55% ils
avaient vot� contre la pr�c�dente mouture. Il est juste d�tre consulter sur le
nouveau projet. Seul un vote populaire peut valider et l�gitimer les conditions
nouvelles de l'engagement europ�en de la France. En outre, il appara�t que le
trait� de Lisbonne reprend l'essentiel du trait� rejet�. C'est une raison
suffisante pour re-consulter le peuple.
Enfin, nous sommes entr�s dans une p�riode
charni�re. Avec en 2008 la pr�sidence fran�aise du conseil europ�en, les
�lections europ�ennes en 2009, l'organisation de r�f�rendums cr�e les
conditions les plus favorables pour que soit r� -ouvert le d�bat populaire sur
l'avenir de l'Europe, les transformations � op�rer, et cela � l'�chelle de
l'Europe.
�
Nouveau
trait� ou TCE recycl� ?
Alors, nouveau trait� ou nouvelle mouture� du trait� rejet� ? Le mieux est d'en revenir
au texte lui-m�me pour voir de quoi il en retourne. Tache ardue, plus ardue
encore qu'avec la Constitution. Finalement le d�bat r�f�rendaire avait fait de
ce texte plut�t aust�re, r�v�l� par l'Humanit�, un best-seller. Le trait� de
Lisbonne concoct� par un coll�ge de juristes est une jungle inextricable de
plusieurs centaines d'amendements dans un document de 255 pages comprenant un
pr�ambule, le trait� lui-m�me, 12 protocoles additionnels et 53 d�clarations
annexes.�
Il est cependant possible d'examiner sa
continuit� avec le trait� constitutionnel, et surtout s'il a �t� tenu compte
des inqui�tudes et des attentes exprim�es dans le vote non des fran�ais et des
n�erlandais.
�
Ce trait� est nouveau en ce sens qu'il a �t�
�labor� dans les quelques semaines de l'�t� 2007 pour remplacer le trait�
constitutionnel rendu caduc par les votes n�gatifs des r�f�rendum fran�ais et
n�erlandais. Il comporte des nouveaut�s par rapport au trait� rejet� et des
nouveaut�s par rapport aux trait�s pr�c�dents (Trait� de Rome et Trait� de
Maastricht modifi� � Amsterdam et � Nice).
Par rapport au trait� constitutionnel, les
modifications portent essentiellement sur les symboles: il ne s'agit plus d'une
"Constitution". On a retir� les r�f�rences � un l'Hymne � la Joie de
Beethoven, et au drapeau, qui continueront � fonctionner comme par le pass�. Il
est vrai que la Charte des droits fondamentaux n'est plus incluse dans le
texte; elle est cependant fix�e dans un protocole additionnel qui la rend
contraignante, sauf pour les Etats qui ont demand� � ne pas y �tre
soumis.(Grande Bretagne, Pologne..)
Par rapport aux anciens trait�s, il comporte des
modifications institutionnelles qui,�
pour la plupart, �taient inscrites dans la Constitution: �lection du
pr�sident du conseil pour deux ans et demi au lieu des six mois aujourd'hui-,
renouvelable une fois; d�signation d'un Haut repr�sentant aux affaires
�trang�res qui aura rang de vice-pr�sident; red�finition des votes � la
majorit�; extension des domaines de la cod�cision impliquant le Parlement
europ�en; r�duction � terme du nombre de Commissaires;� allongement�
de 6 � 8 semaines du d�lai d'examen accord� aux parlements nationaux.
�
Le Non
ignor�
Ainsi �quip�e avec ces innovations
institutionnelles, l'Europe pourrait enfin repartir d'un bon pied. Elle serait
sortie de la crise d'impuissance du trait� de Nice et de la crise de confiance
g�n�r�e par les non fran�ais et hollandais. Est-ce bien s�rieux? En r�duisant
la crise europ�enne � un blocage institutionnel, et � un malentendu de peuples
mauvais coucheurs, Nicolas Sarkozy et les dirigeants europ�ens soit se
tranquillisent � bon compte, soit comptent sur l'effet de surprise, la
lassitude, la confusion pour faire passer aujourd'hui ce qui en 2005 a fond� le
rejet du trait� constitutionnel.
�
Le non fran�ais a �t� une r�action� lucide et inform�e �� des politiques v�cues comme des r�gressions
sociales, accroissant l'ins�curit� sociale et minant le socle de solidarit�
encore existant, sans ouvrir de perspective. Chacun sait� combien ont pes� dans ce choix les r�v�lations
sur le contenu et les cons�quences de la directive Bolkestein, les
inqui�tudes� l�gitimes sur les services
publics,� notamment de proximit�, telle
que la poste.
�
La
concurrence comme dogme intangible
Nicolas Sarkozy s'est vant� d'avoir fait retirer
des objectifs de l'Union "la concurrence libre et non fauss�e". C'est
un tour de passe-passe. Le principe de la concurrence reste au coeur de toutes
les politiques de l'Union.
Article
105:� "le principe d'une �conomie de
march� ouverte o� la concurrence est libre".
Protocole
6: "Le march� int�rieur tel qu'il est d�fini � l'article (I-3) du trait�
comprend un syst�me garantissant que la concurrence n'est pas fauss�e."
�
Les cons�quences sont explicites pour les
services publics, eux- aussi soumis aux r�gles de la concurrence: Article
86:� " Les entreprises charg�es de
la gestion de services d'int�r�t g�n�ral ou pr�sentant le caract�re d'un
monopole fiscal sont soumises aux r�gles des trait�s, notamment aux r�gles de
concurrence." (Article 86). Il
pr�cise" dans les limites o� l'application de ces r�gles ne fait pas �chec
� l'accomplissement en droit ou en fait de la mission particuli�re qui leur a
�t� impartie".� En
l'occurrence,� la r�gle est la
concurrence et l'interpr�tation sera fonction des rapports de forces, de la
volont� de la commission et de la jurisprudence � ce jour toujours favorable �
la concurrence.
�
Article
87. "Sauf d�rogations pr�vues par les trait�s, sont incompatibles avec le
march� int�rieur (...) les aides accord�es par les Etats ou au moyen de
ressources d'Etat sous quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent
de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines
productions." C'est la
possibilit� d'une politique industrielle coh�rente et sur le long terme, ou le
principe m�me de subventions qui sont, ou peuvent� � tout moment,� �tre mis en cause. Airbus ou l'�nergie en
sont des exemples �clairants.
�
L'impossible
harmonisation fiscale
Alors que la concurrence est �rig�e en dogme, et
que le "march� du travail" est lib�r� comme celui des
"capitaux", comme dans le Trait� constitutionnel, la
fiscalit� des entreprises n'est soumise � aucune r�gle commune - � la diff�rence de la TVA - Le champ reste
totalement ouvert au dumping fiscal et � la mise en concurrence sur la base du
moins disant social et fiscal.
�
La
Banque centrale europ�enne intouchable
Aucun changement dans la d�finition des missions
et du r�le de la BCE. Les critiques et les coups de gueule n'avaient pas manqu�
pendant la campagne �lectorale.
Aucun changement par rapport aux dispositions
inscrites dans la partie III du TCE. Un seul objectif: lutter contre
l'inflation pour pr�server les march� financiers. Rien sur l'emploi et la
croissance. (Article 105 renforc� par l'article 245 bis).
" La BCE est ind�pendante dans l'exercice de
ses pouvoirs et dans la gestion de ses finances. Les institutions, organes et
organismes de l'Union ainsi que les gouvernements des Etats membres respectent
cette ind�pendance." (Article 108)
�
L'all�geance
� l'OTAN
Une politique de paix et de s�curit� ind�pendante
des Etats-unis, inventant des relations de coop�ration pacifique et
d�militaris�es avec ses voisins est un des fondements qui peut l�gitimer une
construction commune en Europe.
Pourtant, sur cette question si d�terminante de la
paix, le texte est le copi� coll� du TCE: " Les engagements et
la coop�ration dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au
sein de l'Otan, qui reste pour les Etats qui en sont membres le fondement de
leur d�fense collective et l'instance de sa mise en oeuvre." (Article� 27-7 TUE)
Comme dans le TCE, il est pr�cis� que "
Les Etats membres s'engagent � am�liorer progressivement leurs capacit�s
militaires." (Art.27-3 TUE).
�
Si l'on s'en tient au texte lui-m�me on constate
qu'effectivement la substance du trait� constitutionnel est pr�serv�e. C'est le
constat satisfait d'Angela Merkel, la chanceli�re allemande. Val�ry Giscard
d'Estaing, le p�re de la constitution�
explique sans fard que "la diff�rence porte davantage sur
la m�thode que sur le contenu (...)
Concernant les r�ponses apport�es� aux
adversaires du trait� constitutionnel, il faut constater qu'elles repr�sentent
davantage des satisfactions de politesse que des modifications
substantielles" (notamment sur la concurrence) (...) le texte des articles
du trait� constitutionnel, est donc � peu pr�s inchang�, mais il se trouve
dispers� en amendements aux trait�s ant�rieurs. " Et il conclut,
concernant la ratification:"Elle ne devrait pas rencontrer de grandes
difficult�s (...) car la complication du texte et son abandon des grandes
ambitions suffisent � en gommer les asp�rit�s." (Le Monde� 27 octobre 2007)
�
Sortir
l'Europe de sa crise
Cette continuit� entre le Trait� constitutionnel
et le Trait� "Sarkozy" appelle pour le moins un d�bat public. S'il
s'agit de faire revenir ce qui a �t� rejet�, il faut que les choses soient
dites. Affaire de d�mocratie.� Apr�s le
vote du r�f�rendum de 2005, l'engagement de la France pour une longue p�riode �
venir n�cessite une nouvelle validation, ou invalidation par le suffrage
populaire.
�
Tout aussi grave est la reconduction du socle et
de ce qui fonde les politiques n�olib�rales, conduirait � une nouvelle impasse.
Devant le s�isme du non fran�ais, plusieurs dirigeants europ�ens ont d�
admettre - m�me si ce n'est pas publiquement - que la construction europ�enne
traversait une crise de l�gitimit� populaire. Non pas pour des raisons
institutionnelles, mais pour sa carence sociale et d�mocratique. Ceux qui ne
veulent pas voir que le Non n'est pas la cause de la crise mais
son expression populaire et politique portent
le risque de son aggravation. Au del�-m�me de la critique rigoureuse du trait�,
comme recyclage de la Constitution et de ses fondements ultralib�raux, pour le
mettre en �chec, il faut emp�cher que se referme la perspective de changement
ouverte par le rejet du trait� constitutionnel. Il faut maintenir ouvert le
chantier des r�formes et des ruptures � mettre en oeuvre pour avancer dans la
construction d'un nouveau mod�le de d�veloppement, social, �cologique,
solidaire. Il s'agit tout simplement de faire face aux d�fis de la p�riode et
de r�pondre, enfin, aux attentes populaires.
� |
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| samedi 10 novembre 2007, a 19:34 |
| Référendum : position de la C.G.T |
La CGT veut un référendum sur le traité de Lisbonne
Europe
. La confédération syndicale juge que le nouveau traité européen tourne
le dos à laspiration des peuples à une Europe sociale.
La
CGT « agira pour que les citoyens français soient consultés par
référendum » sur le traité européen que le président de la République
souhaite voir ratifier le plus vite possible par le seul Parlement.
Cest ce qua indiqué la centrale syndicale dans un communiqué publié
le 7 novembre. En 2004, au terme de débats houleux, le comité
confédéral national de la CGT avait pris position contre le projet de
constitution européenne. La confédération réitère aujourdhui
« lappréciation négative quelle avait portée sur le précédent projet
de traité constitutionnel ». « En dépit du désir des citoyens européens
de pouvoir se prononcer par référendum sur le nouveau traité, ni les
chefs dÉtat, ni le président de la République française ne choisissent
cette voie démocratique de ratification », constate-t-elle.
absence de véritable dimension sociale
Sur
le fond, le nouveau traité est analysé comme un texte recyclant les
dispositions de la constitution européenne : « Ce traité modificatif ne
donne pas les moyens de répondre aux préoccupations exprimées par les
salariés français ni au besoin dune relance dune Europe solidaire et
démocratique. » Premier sujet de préoccupation : labsence de véritable
dimension sociale dans ce texte, qui se réfère, sans lintégrer
véritablement, à une charte des droits fondamentaux réduite à sa
portion congrue. « Lapplication contraignante de celle-ci, qui était
notre revendication principale, reste à géométrie variable puisque la
Grande-Bretagne en est dispensée », regrette la CGT. « Le rôle des
partenaires sociaux et la place du dialogue social, déplore-t-elle
aussi, ne sont pas renforcés. »
« PROTOCOLE ADDITIONNEL »
Autre
source dinquiétudes : le principe de « concurrence libre et non
faussée », qui avait concentré le feu des critiques lors de la campagne
référendaire en 2005. « Si lobjectif de concurrence libre et non
faussée a été supprimé du traité lui-même, le concept est repris à
maintes reprises dans le traité sur le fonctionnement de lUE et fait
lobjet dun protocole additionnel », précise la confédération, en
remarquant
que « la clause de non-atteinte à la libre concurrence reste la règle
générale applicable aux services publics », ce qui « renvoie tous les
secteurs des transports, de la communication, de la santé et de
lénergie à la logique concurrentielle ».
Une
logique qui tourne le dos, conclut le communiqué, à « la définition
dune véritable Europe sociale et démocratique qui permettrait de
développer de grands projets communs comme dans les domaines de
lénergie, de la recherche, de la formation, des grands équipements
collectifs ».
R. M.
Voir notre dossier
Traité européen
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| vendredi 09 novembre 2007, a 22:53 |
| Arrêtez la chasse aux sorcières ! |
Luttes et victoires politiques en Europe et dans le Monde
Arrêtez la chasse aux sorcières judiciaire et politique contre les communistes hongrois
Jeudi 08 Novembre 2007 - 13:45
Après l'interdiction des Jeunesses communistes tchèques, des menaces
d'emprisonnement contre les dirigeants du Parti communiste ouvrier
hongrois. 56 partis communistes et progressistes du monde entier appel
à la solidarité internationale avec les communistes hongrois.
Nous, partis signataires, avons pris connaissance avec vive
préoccupation de la menace d'emprisonnement encourue par l'ensemble de
la direction du Parti communiste ouvrier hongrois (PCOH) pour «
diffamation sur la place publique ».
Notre conviction est que poursuivre
des dirigeants politiques en justice et interdire leurs partis est
l'oeuvre de dictatures, non de démocraties. L'acte des autorités
hongroises se situe en violation de toutes les normes démocratiques.
Nous condamnons fermement la
persécution politique menée par les autorités judiciaires à l'encontre
du PCOH. Elle se place dans la chasse aux sorcières anticommuniste
contre les communistes en Europe et contre tous ceux qui combattent les
privatisations des hôpitaux et des écoles, les coupes sombres dans les
dépenses sociales et les autres formes de la politique néo-libérale.
Nous regardons cette manoeuvre
manifeste des autorités hongroises comme une attaque revancharde contre
les communistes hongrois. Nous appelons à la solidarité internationale
pour la défense des droits civils et politiques du PCOH. Nous exigeons
l'arrêt immédiat de la procédure visant les dirigeants des communistes
hongrois.
Nous appelons le Premier ministre
Gyurcsany et le gouvernement de la Hongrie à se sortir de l'abîme et Ã
rester fidèles à leurs promesses de garantir la liberté politique, en
annulant toutes les charges qui pèsent sur la direction du PCOH.
Pour
information, le premier ministre Gyurcsany a commencé sa carrière
politique comme secrétaire des jeunesses communistes avant de devenir
millionnaire après 1990 et d'infliger depuis 2004 en tant que premier
ministre une politique ouvertement thatchérienne.
Les partis signataires : Parti
communiste d'Albanie ;Parti communiste d'Argentine; Tribune
progressiste du Bahrein ; Parti communiste du Bangladesh ; Parti
communiste du Bélarus ; Parti communiste du Brésil (PCdoB) ; Parti du
Travail de Belgique ; Parti communiste de Bolivie ; Parti communiste
ouvrier de Bosnie-Herzégovine ; Parti communiste de Grande-Bretagne ;
Nouveau Parti communiste de Grande-Bretagne ; Parti communiste du
Canada ; Parti socialiste des travailleurs de Croatie ; Parti
communiste de Cuba ; Parti communiste de Bohême et la Moravie,
République tchèque ; AKEL, Chypre ; Parti communiste au Danemark, KPiD
; Parti communiste de Finlande ; Parti communiste français PCF ; Parti
communiste allemand DKP ; Parti communiste de Grèce KKE ; Parti
communiste ouvrier de Hongrie ; Parti communiste de l'Inde ; Parti
communiste de l'Inde (marxiste) ; Parti Tudeh d'Iran ; Parti communiste
irakien ; Parti communiste d'Irlande ; Parti communiste d'Israël ;
Parti des communistes italiens, PdCI ; Parti communiste jordanien ;
Parti socialiste de Lettonie ; Parti socialiste de Lituanie ; Parti
communiste libanais ; Parti communiste du Luxembourg ; Parti des
communistes, Mexique ; Nouveau Parti communiste des Pays-Bas ; Parti
communiste de Norvège ; Parti du Peuple, Panama ; Parti communiste du
Pérou ; Parti communiste de Pologne ; Parti communiste portugais ; PKP
- 1930, Parti communiste philippin ; Parti de l'alliance socialiste,
Roumanie ; Parti communiste de la Fédération de Russie ; Nouveau Parti
communiste de Yougoslavie, Serbie ; Parti communiste de Slovaquie ;
Parti des communistes de Catalogne, Espagne ; Parti communiste des
peuples d'Espagne ; Parti communiste du Sri Lanka ; Parti communiste
soudanais ; Parti communiste sud-africain ; Parti communiste de Suède ;
Parti communiste syrien ; Parti communiste de Turquie ; Parti du
Travail, Turquie.
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| vendredi 09 novembre 2007, a 22:23 |
| ARNAQUE ! |
Médecine du travail: l'arnaque du MEDEF
Patronat . Après l�affaire de la «�caisse noire�» antigrève de l�UIMM, les branches locales
du MEDEF sont suspectées d�utiliser à leur profit des fonds destinés à la médecine du travail.
«�S�il
doit y avoir une opération "mains propres", cela ne s�arrêtera pas Ã
l�UIMM, pronostiquait il y a quelques semaines un ancien dirigeant
patronal. Les MEDEF locaux n�ont plus d�argent parce que les grandes
entreprises préfèrent cotiser aux fédérations professionnelles. Les
pompes à finance, c�est la formation et la médecine du travail.�» Hier,
avec la publication d�une enquête conjointe de France Inter et du site
Web Rue 89, le MEDEF s�est retrouvé contraint de patauger dans les
mêmes marécages que sa principale fédération professionnelle,
l�UIMM.�Selon nos confrères, «�l�argent de la santé des salariés
finance les comités locaux du patronat�». Leur enquête pointe le
phénomène, «�très en vogue dans les Hauts-de-Seine�», du «�financement
en sous-main des biens immobiliers du MEDEF�» par le biais de complexes
montages financiers, et livre plusieurs exemples de détournements�: un
service médical interentreprises passant avec le MEDEF une convention
qui stipule que la médecine du travail prendra en charge les frais de
secrétariat, la moitié d�un salaire d�un cadre du patronat local, ainsi
que le véhicule de l�organisation�; des versements de «�salaires�»
indus pour des entrepreneurs locaux gestionnaires de l�association de
médecine du travail, ainsi que la prise en charge de voyages�
Simples
faits divers ou véritable système de financement occulte des
déclinaisons territoriales du MEDEF�? Hier, en marge d�une rencontre
sur le handicap, Hugues-Arnaud Mayer, figure de proue des MEDEF
territoriaux et proche de Laurence Parisot, a, sous l�oeil de Cathy
Kopp - la remplaçante de Denis Gautier-Sauvagnac pour les négociations
sur le marché du travail�-, affirmé ne pas avoir connaissance de
détournements et contesté l�idée d�un «�système de financement�» des
branches locales du MEDEF par le biais de la médecine du travail. «�La
kyrielle d�associations qui couvrent le territoire ne sont pas sous
l�autorité du MEDEF, avance-t-il. On nous révèle supposément des cas
particuliers, mais la médecine du travail n�est pas sous le contrôle
des MEDEF territoriaux. Ce sont des associations d�entrepreneurs qui
gèrent les associations dont on nous parle. Il n�y a pas de liens
structurels entre un MEDEF local et la médecine du travail de son
territoire� On n�a pas de liens systémiques et si certains collègues
ont fait des choses répréhensibles, avec la présidente qu�on a à la
tête du MEDEF, je suis sûr que ça ne va pas se passer comme ça�! Pour
l�heure, je peux affirmer que pas un centime n�a servi à un MEDEF
territorial. Si des personnes physiques se sont mal comportées, c�est
évident que ça n�est pas compatible avec des fonctions dans des MEDEF
territoriaux⦠»
S�il n�y a pas de «�liens
structurels�» entre le MEDEF et les services interentreprises de
médecine du travail (SIEMT), ces organisations sont souvent tellement
imbriquées que leurs intérêts finissent par se confondre. C�est bien le
patronat, CGPME ou le plus souvent MEDEF, qui gère la médecine du
travail�: les SIEMT sont des associations loi 1901, présidées par un
patron qui est le plus souvent un ponte local du MEDEF. C�est lui, via
le conseil d�administration formé de deux tiers d�employeurs, qui
décide du montant des cotisations versées par les entreprises
adhérentes, explique Mireille Chevalier, secrétaire générale du SNPST
(personnels de la médecine du travail). Ce médecin n�a jamais été
témoin de détournements de fonds, mais ne serait «�pas étonnée�» qu�ils
aient lieu�: «�C�est tentant.�»
En revanche, elle
décrit des relations incestueuses entre les SIEMT et les MEDEF locaux�:
«�Il n�est pas rare que des SIEMT partagent des locaux avec le MEDEF,
leur paient des loyers, et il est fréquent que des services, comme Ã
Poitiers ou à Angoulême, cotisent, en tant qu�organisme patronal,
directement au MEDEF.�»
«�Ces dérives sont de
notoriété publique�», rappelle François Desriaux, rédacteur en chef de
la revue Santé et Travail. «�Quand on a les mêmes locaux, les mêmes
patrons,
le même secrétariat�», il est facile
d�organiser une comptabilité trouble. «�Certes, cette affaire pose le
problème du financement du MEDEF via des officines, mais cela pose
avant tout le problème de la médecine du travail au regard de ses
missions, poursuit François Desriaux. La gestion patronale pollue
l�objet même de la médecine du travail.�»
Mireille
Chevalier relève qu�en même temps qu�ils fixent les taux de cotisation,
les conseils d�administration des services de médecine du travail
«�réduisent au maximum les coûts, ce qui est une atteinte à notre
efficacité, sinon à notre indépendance�». Ces détournements n�en sont
pas la seule cause, mais «�ils interviennent dans un contexte où les
services n�ont pas les moyens financiers à la hauteur de leurs
missions�: c�est peu de dire que les directeurs n�ont pas la fibre
préventive�». Résultat�: des embauches bloquées, ou des médecins forcés
d�aller quémander des fonds à l��tat ou à l�assurance maladie pour
mener des enquêtes épidémiologiques. «�En région parisienne, où des
services de médecine du travail sont en concurrence sur un territoire,
les financements sont encore plus serrés, et la situation,
catastrophique.�»
«�Que fait la police�?�»
interroge François Desriaux. Il pointe la «�faiblesse syndicale�» qui
fait que le rôle de contre-pouvoir des commissions de contrôle n�est
pas assuré. Et rappelle que la police, c�est l��tat, «�via la direction
générale du travail, qui est chargé de délivrer un agrément, et a la
possibilité d�infliger des sanctions�» aux SIEMT, dont la gestion
connaîtrait des dérives. De ce côté-là , «�il y a une carence
manifeste�».
Après avoir donné le sentiment
d�hésiter sur la conduite à tenir pendant quelques semaines, Laurence
Parisot avait, malgré les liens organiques, idéologiques et financiers
entre leurs organisations, décidé d�établir un «�cordon sanitaire�»
autour de Denis Gautier-Sauvagnac, numéro deux du MEDEF et président
délégué général de l�UIMM� 22 millions d�euros retirés en liquide sur
les comptes de l�UIMM entre 2000 et 2007 afin de «�fluidifier les
relations sociales�»�? «�Un secret de famille que nous ignorions
complètement�», affirme la présidente du MEDEF, en admettant dans un
splendide oxymore que «�beaucoup savaient inconsciemment�». Une
«�caisse noire�» de 600 millions d�euros pour casser les grèves�?
«�Ubuesque�», rétorque Laurence Parisot. Et si, à travers la mise en
lumière des relations incestueuses entre le patronat et la médecine du
travail, le père Ubu venait de s�inviter à la grande table du MEDEF�?
Lucy Bateman
et Thomas Lemahieu l' Huma du 08 / 11 / 07
� |
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| vendredi 09 novembre 2007, a 21:55 |
| L' HUMANITE DIMANCHE . |
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| vendredi 09 novembre 2007, a 21:30 |
| Exonération ? |
Exonération des cotisations sociales pour sauver la pêche

"Chaque fois que vous entendrez
parler dexonérations de cotisations sociales, tendez loreille !"
Cest le souvenir que jai dune intervention dune personne dATTAC
lors dune réunion sur le devenir de notre système de protection
sociale.
M. Sarkozy a proposé aux pécheurs de les exonérer de ces cotisations
pendant 6 mois renouvelable pour faire face à laugmentation du fuel.
1- Le président va chercher dans une caisse qui ne lui
appartient pas que je sache. Car ces cotisations appartiennent à nos
organismes sociaux.A moins quil ait prévu que létat vienne compenser
ce manque à gagner ce dont je doute car jusquà présent il ne la pas
fait pour les diverses exonérations déjà existantes. Il y a peu on
parlait de 20 milliards.
2-En mettant en avant ce type de mesure on continue de
diffuser lidée que les "charges" sociales sont la cause de tous nos
maux. La preuve de lefficacité de cette propagande est que dans un
premier temps les pêcheurs ont plutôt étaient satisfaits. Mais
heureusement, ils ont fait tourner les calculettes et se sont rendus
compte que cette mesure correspondait à une économie de 4cts/litre de
fuel. Alors, que lenjeu est de 20 cts/litre.
Il me semble que cet exemple significatif pourait nous
servir pour lutter contre lidée de plus en plus matraquée quil nous
faut renoncer à une partie de notre protection sociale basée su la
solidarité pour améliorer la compétitivité des entreprises.
De : Guméry
vendredi 9 novembre 2007
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| vendredi 09 novembre 2007, a 21:13 |
| 206 % |
206%daugmentation pour un NANTI. CHICHE !

Cheminot retraité, je perçois ma
pension chaque trimestre. Pour la période allant du 01/10 au
31/12/2007, ma retraite trimetrielle est de 3263,76 soit 1087,76 par
mois pour vivre à deux. Il paraît que nous sommes en dessous du seuil
de pauvreté, mais il y a pire !
Jajoute quil y a des salaires inférieurs au mien puisque dans ma filière, jai fini au grade le plus élevé.
Puisque le Président aime se coltiner avec ses
adversaires de classe, quil vienne donc discuter avec le "privilégié"
que je suis, loin des caméras, de ses journaleux et de ses flics de
services. Jaimerais lui dire entre quatre yeux ce qua été le vécu
professionnel dun nanti. Je voudrais pouvoir dire à ce gosse de riche,
en présence de gueux de mon espèce ce que furent les conditions de
travail, de pénibilité, de dangerosité vécues en qualité dagent de
manoeuvre pour finalement percevoir une retraite dérisoire.
Jaimerais lui cracher ma colère au visage, lui dire
que, comme des milliers de pauvres gens, je ne vais plus pouvoir me
soigner alors que jen ai un besoin vital. Que chaque mois, je dois
compter pour men sortir. Que si comme lui, je prônais les bonnes
manières, je montrerais dabord lexemple alors que Napoléon Sarkozy,
le nouvel empereur et ses féaux serviteurs font le contraire.
La réforme des régimes spéciaux(les boucs émissaires)
minquiète. En effet, Sarkozy veut instaurer un système de décotes qui
pénaliserait ceux qui nont pas réussi à cotiser suffisamment.
Pour raisons de santé, des milliers de cheminots ont
été réformés. Certains lont été parce quils ont travaillé dur et sont
usés par les années de labeur passées dans des triages archaïques,
relevant de lépoque de Germinal.
Ayant été victime dun propriétaire véreux, jai
déménagé. L"honnête" homme se revendique volontiers des idées
nauséabondes du hideux le Pen, ceci avant que le fils spirituel de
lévangéliste Georges Bush ne soit élu président de lactuelle
république bananière. Cet ancien déménageur à la retraite, dont des
"mauvaises langues" disent quil a fait fortune dans des conditions
douteuses se fait tirer loreille pour me rembourser mes plus de 700
de caution. Une bricole ! Voilà une crapule qui pourrait bien profiter
de laubaine que nos amis facteurs vont peut-être lui "offrir" si à
leur tour, ils décident de se mettre en grève reconductible après le
20novembre prochain. Le vieux grigou a jusquau 28/11 pour me rendre
cette caution tant attendue.
Monsieur le grand décideur, vous qui êtes aux affaires
de lEtat et qui avez décidé si généreuseument de vous allouer 206%
daugmentation, croyez-vous que je sois un privilégié et que je ne peux
prétendre vivre décemment ma retraite?
Pensez-vous que le retraité pour invalidité, la
racaille que je suis ne mérite rien dautre quun coup de Karcher si,
pour raisons évidentes de santé, il mest impossible de retourner à mon
travail daccrocheur de wagons et de voltigeur?
Je ne voudrais pas oublier un "détail" dimportance :
comme leurs aînés, mes camarades cheminots vont se battre pour défendre
nos acquis dont la plupart sont issus des combats de la Résistance où
tant de nos anciens ont saccrifié leurs vies.
Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple desclaves...
Un "nanti" à 1087,76 nets par mois contre un
privilégié qui va peser 20858 bruts par mois, (250.302 bruts par an)
à compter du 01/01/2008. Cela représente une augmentation de la
rémunération de plus de trois fois son traitement actuel.
Honte à vous. Continuer de provoquer les humbles et
ceux-ci vont finir par rosser votre tête à claques. A quand ce moment
mémorable?
Jacques Tourtaux
De : Jacques Tourtaux
vendredi 9 novembre 2007
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| vendredi 09 novembre 2007, a 20:58 |
| Pouvoir d'achat . |
Pouvoir dachat : La gifle au « candidat de la feuille de paye »

Selon
le journal Le Parisien, 71% des français ne croient pas à la capacité
du gouvernement dagir sur le pouvoir dachat. Cest une véritable
gifle pour un Président qui a échoué sur sa première priorité.
Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy
sétait auto-proclamé « candidat de la feuille de paye ». Mais
peut-être fallait-il comprendre le candidat de sa feuille de paye. En
effet, un an plus tard, seul le salaire du Président de la République a
triplé.
Le gouvernement dispose pourtant de nombreux leviers pour agir :
augmentation du SMIC et de minima sociaux ou encore augmentation des
traitements dans la fonction publique, comme le demandent les
fonctionnaires qui se mobiliseront le 20 novembre prochain.
Manifestement, plutôt que de répondre aux attentes des
français, le gouvernement préfère engager lépreuve de force. A
linstar des nombreuses mobilisations en cours, le Parti communiste
français apporte son soutien le plus massif. Le gouvernement doit
accéder à leur revendication, et cela sans tarder.
Parti communiste français
Paris, le 9 novembre 2007
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| vendredi 09 novembre 2007, a 18:55 |
| REporté pour cause de gève . |
- Attention ! - « Forum national pour un développement durable et solidaire » reporté pour cause de grève

Chers amis,chères amies
Chers, chères camarades
Compte tenu du mot dâordre de grève
reconductible à partir du 14 novembre, lancé par plusieurs syndicats de
la SNCF, nous avons décidé de ne pas tenir le Forum national pour le
développement durable et solidaire les 16 et 17 novembre prochains,
mais de le déplacer à une date ultérieure, pendant le débat
parlementaire concernant la loi de programmation sur les questions de
développement durable.Nous vous préviendrons dès que la nouvelle date
sera fixée.
Par ailleurs nous souhaitons un plein succès aux cheminots et autres salariés dans lâaction.
Cordialement
Alain Hayot
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| jeudi 08 novembre 2007, a 21:18 |
| Parti Communiste Francais : BFMTV . |
Vidéo
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| mercredi 07 novembre 2007, a 21:05 |
| Europe |
Europe / référendum : Le PCF appelle la gauche à gagner le référendum contre le traité Sarkozy

Le
parti socialiste sest prononcé hier pour la ratification du traité
institutionnel européen en se gardant bien de proposer sa ratification
par voie référendaire.
Il est dommageable que la gauche ne saccorde pas sur
ce qui paraît être pour le moins une évidence : les français ont le
droit de donner leur avis sur le traité sarkozy qui nest quun passage
en contrebande de la constitution européenne déjà refusé une première
fois, le 29 mai 2005.
La précipitation du Président de la république à ratifier par voie
parlementaire, la peur de lancien camp du OUI à affronter le jugement
des français, le début de mobilisation en Europe démontrent, sil en
était encore besoin, que les conditions politiques qui ont fait que 55%
des français refusent le carcan ultra-libéral européen nont décidément
pas changé.
Aussi, plus que jamais, le PCF mobilise et lance sa
campagne nationale pour refuser ce déni de démocratie. Une semaine
nationale daction est prévue pour recueillir des signatures sur une
pétition en faveur dun référendum. Elle aura lieu du 10 au 18 novembre.
Le PCF appelle, tous les hommes et femmes de progrès,
communistes, socialistes, écologistes, républicains, alter-mondialistes
et militants dextrême-gauche, tous ceux qui veulent une Europe sociale
et démocratique à se rassembler pour gagner un référendum en France et
en europe.
Parti communiste français
Paris, le 7 novembre 2007
|
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| mardi 06 novembre 2007, a 21:47 |
| Sarkozy aux Etats-Unis . |
Sarkozy aux Etats-Unis : La fascination du modèle américain
Mis en ligne : 6 novembre
Peut-être
faudrait-il, en s’y prenant en douceur, prévenir Sarkozy. Non, Bush
n’est pas et ne sera jamais l’un des grands dirigeants dont pourrait
rêver la planète. En tout cas, s’il n’est pas encore out, il n’est
certainement plus in. Le Chef de l’Etat sera-t-il l’un des derniers au
monde à s’en apercevoir ?
Se
faire adouber par lui, c’est l’être par un sabre en bois. L’Amérique
est une grande nation, d’un dynamisme et d’une créativité à maints
égards remarquables. C’est constitutionnellement – moins dans les
faits- une grande démocratie. Mais la « passion américaine » du
président français a quelque chose de compulsif. On se souvient de sa
première visite à Bush au cours de laquelle il s’était donné l’air du
second de la classe qui fayote auprès du maître pour devenir le
premier, comme de ses vacances luxueuses avec barbecue chez les Bush.
Cette nouvelle visite se veut totalement politique. Il
s’agit très clairement de signifier à la France et un peu aux
Américains, dont on peut pourtant parier qu’ils ne s’en préoccupent
guère, qu’une page est tournée, de De Gaulle à de Villepin intervenant
à l’ONU, contre la guerre en Irak. Petit doigt sur la couture du
pantalon dans l’Otan. Mano à mano sur le nucléaire iranien avec les
dangers que cela comporte. Souvenons nous de l’assurance à ce propos de
l’atlantiste Kouchner voici quelques semaines, répondant à un
journaliste : »La guerre, monsieur, la guerre ! ».
Étrange démarche tout de même et drôle de contretemps
quand l’opinion américaine doute comme jamais de l’acharnement de son
président dans sa politique irakienne, quand le Congrès lui dispute de
nouveaux crédits, quand l’image des Etats-Unis dans le monde n’est déjÃ
plus ce qu’elle fut après l’effondrement de l’URSS et que le monde
unipolaire, sous leur direction, semble déjà derrière nous, quoi qu’il
en soit de leur puissance économique et militaire comme de leurs
réseaux d’influence. Qui pourrait croire encore que les USA et Bush
emmènent le monde entier vers des lendemains qui chantent ?
Sarkozy lui même n’y croit sans doute pas. On l’espère
du moins. Mais sa fascination pour le modèle américain vu avec des Ray
Ban est ailleurs et totalement idéologique. Pour lui, c’est le symbole
même d’une autre culture qui célèbre la richesse, la réussite
personnelle et occulte les solidarités. C’est un pays ou semblent
s’appliquer ces mots de Baudelaire : »La justice fera bien interdire
les citoyens qui n’auront pas su faire fortune ». A-t-on oublié qu’il
avait déjà vanté voici quelques années la « tolérance zéro » à New
York, laquelle avait nettoyé la ville de ses pauvres...pour les mettre
plus loin. Un bon coup de Karcher.
Ce qui l’inspire, c’est une économie où la recherche du profit
s’applique à l’ensemble de la société comme à la maladie et jusqu’à la
mort.
Un pays sans vraie sécurité sociale, sans vrai système
de retraite, où les personnes âgées modestes doivent trimer pour s’en
sortir et où la pauvreté grandit en silence quand s’étale l’insolence
des fortunes. Les USA ne sauraient se réduire à cela mais c’est cela
que Sarkozy y cherche, alors même que ce modèle s’essouffle et que
l’économie mondiale en souffre. C’est bien la crise là bas, de
l’immobilier, avec les terribles souffrances sociales et humaines
provoquées par les subprimes qui a déclenché une crise boursière dont
nul ne peut assurer qu’elle est terminée, avec faillites en cascade et
licenciements en rapport. Entre autres.
Faudrait-il rappeler à Sarkozy que l’histoire politique
et sociale de la France n’est pas celle des Etats Unis ? A moins qu’il
ne s’en aperçoive très vite.
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| mardi 06 novembre 2007, a 21:25 |
| Merci mesdames et messieurs les députés socialistes . |
Traité modificatif de l’UE : inacceptable par sa méthode et pour son contenu !
Merci mesdames et messsieurs les députés socialistes ( pas tous )
d'apporter votre concours à l'adoption de ce nouveau TCE qui en fait
n'a pas changé fondamentalement depuis 2005 . Merci pour le peuple
Français qui à démocratiquement rejeté ce texte voici 3 ans par
référendum à 55 % . Merci de joindre vos voix à celles de la droite et
de Sarkozy meme si vous choisissez l'abstention vous participerez à un
grand recul social en Europe .Et ne nous dites pas que vous votez OUI
pour sauver l'Europe en votant OUI vous enfoncer notre pays et les
autres dans un libéralisme sans freins . Vous n'avez pas respecté le
vote des Français et vous risquez de le payer plus tard avec le peuple
de gauche . Pour ce qui concerne le parti communiste nous continueront
à réclamer jusqu'au bout avec toute la gauche du NON la tenue d'un
référendum . Avec une telle décision du PS ,Sarkozy à de beaux jours
devant lui ! La gauche du NON doit quant à elle appeler à la résistance
au libéralisme daus tout le pays .
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| mardi 06 novembre 2007, a 21:09 |
| Traité modificatif de l' UE . |
Traité modificatif de l’UE : inacceptable par sa méthode et pour son contenu !
Mis en ligne : 6 novembre
Plusieurs centaines de pages avec 297 modifications des traités existants, douze protocoles et
quelques dizaines de projets de déclarations ayant la même valeur juridique que les traités, tel
se présente le « traité modificatif » de l’Union européenne. Il ne s’agira pas ici d’en faire un
commentaire exhaustif, un certain nombre de sujets étant volontairement non traités, mais
d’en indiquer quelques points et de porter un jugement d’ensemble.
Sommaire
Une méthode à l’encontre de (...)Un contenu dans le prolongemenCombattre ce traité, exiger un
Une méthode à l’encontre de tout débat démocratique
La déclaration commune des gouvernements de l’Union, adoptée à Berlin lors des
célébrations du cinquantenaire du traité de Rome, se fixait comme objectif « d’asseoir l’Union
européenne sur des bases communes rénovées d’ici les élections au Parlement européen de
2009 ». Tout devait donc être fait pour que les élections européennes ne soient pas un moment
de débat politique sur l’avenir de l’Union. Le Conseil Européen des 21 et 22 juin a confirmé
cet agenda. Ce Conseil européen a reproduit les pires moments de la construction européenne
en offrant le spectacle d’une négociation à huis clos dont, une fois de plus, les termes
échappaient aux citoyens de l’Union.
Un mois plus tard, la présidence portugaise remet un projet qui doit être adopté les 18 et 19
octobre par le Conseil. En deux mois à peine, tout serait bouclé. La rapidité avec laquelle cette
affaire a été bâclée en dit long sur la conception de l’Europe et de la démocratie qui anime les
dirigeants européens. Le double non français et néerlandais au TCE était, en autres choses, un
refus de la méthode avec laquelle l’Europe avait été construite : négociation secrète entre
Etats, absence de transparence sur le contenu des enjeux, refus du débat public.
On aurait pu croire que suite à l’épisode du Traité constitutionnel européen (TCE), les
gouvernements allaient au moins ne plus reproduire ce type de comportements. C’est le
contraire qui a eu lieu et nous assistons à la manifestation d’une volonté d’exclure les citoyens
européens de tout débat sur l’avenir de l’Union. Visiblement le double non français et
néerlandais a à ce point effrayé les dirigeants européens qu’ils ne veulent plus prendre le
moindre risque : tout doit être fait très vite pour prendre de vitesse une éventuelle réaction
citoyenne. Et évidemment, on pourra compter sur les doigts de la main les gouvernements qui
oseront faire ratifier un tel traité par référendum. La France n’en fera pas partie a d’ores et
déjà décidé le nouveau président de la République.
Cette méthode est inacceptable et va à l’encontre des exigences de nombre de mouvements
citoyens en Europe comme, par exemple, les Attac d’Europe qui préconisent qu’une
« assemblée nouvelle et démocratique, élue directement par les citoyens de tous les États
membres, sera mandatée pour élaborer un nouveau projet de traité, avec la participation
effective des Parlements nationaux » et que « tout nouveau traité devra être soumis à
référendum dans tous les États membres ».
Un contenu dans le prolongement des orientations antérieures
Le « traité modificatif » modifie les deux traités existant, le traité sur l’Union européenne
(TUE) et le traité instituant la communauté européenne qui prend le nom de « Traité sur le
fonctionnement de l’Union européenne » (TFUE). Rappelons que le traité sur l’Union
européenne est le traité de Maastricht modifié par celui d’Amsterdam et de Nice et que le
traité instituant la communauté européenne est celui de Rome modifié par les traités
successifs depuis 1957.
Le préambule du TUE a été modifié par l’ajout d’un considérant qui indique que l’Union doit
s’inspirer de l’héritage religieux de l’Europe. Si une telle référence devait persister, ce serait
une victoire pour les courants obscurantistes et un recul idéologique très important. Nous
devons exiger du président de la République que la France mette son veto à une telle
formulation en contradiction avec le principe de laïcité.
Concurrence
La presse a fait grand cas du « succès » remporté par Nicolas Sarkozy qui a obtenu que
l’expression « concurrence libre et non faussée » n’apparaisse pas comme un objectif de
l’Union. Il s’agit certes d’une victoire symbolique des partisans du non au TCE et les victoires
symboliques ne sont pas négligeables car elles légitiment un combat. Cela aura-t-il la moindre
conséquence concrète ?
Le principe de concurrence reste présent dans nombre d’articles des traités. Citons par
exemple l’article 105 maintenu dans le TFUE qui affirme « le principe d’une économie de
marché ouverte où la concurrence est libre ». Il est de plus au coeur de la plupart des actes
législatifs européens qui restent en vigueur, ceux notamment libéralisant les services publics.
Enfin, pour éviter toute fausse interprétation, le protocole n° 6 rappelle clairement le principe
applicable en la matière : « le marché intérieur tel qu’il est défini à l’article [I-3] du traité sur
l’Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée ».
L’article [I-3] porte sur les objectifs de l’Union. C’est ainsi que la concurrence non faussée est
réintroduite dans les objectifs de l’Union d’où elle semblait avoir disparu. Pour enfoncer le
clou, et bien montrer qu’il ne s’agit pas d’un objectif théorique, le protocole n° 6 indique qu’à
cet effet, « l’Union prend, si nécessaire, des mesures dans le cadre des dispositions des
traités ».
On le voit, la force du droit de la concurrence reste identique. Il reste le droit organisateur de
l’Union, un droit normatif, véritable droit « constitutionnel » qui réduit la plupart du temps les
autres textes européens à être des déclarations d’intention sans portée opérationnelle pratique.
Une modification de l’article 93 dans le TFUE, qui porte sur l’harmonisation fiscale, en autres
sur celle des législations relatives aux taxes sur le chiffre d’affaires, indique que cette
harmonisation doit se faire afin « d’éviter les distorsions de concurrence ». Cependant cette
procédure d’harmonisation reste soumise à l’unanimité des Etats. Au-delà même du fait qu’il
aurait fallu préciser dans quel sens elle devait se faire, puisque certains Etats n’ont pas
d’impôt sur les sociétés, une telle harmonisation n’est donc pas près de voir le jour.
Politique commerciale / circulation des capitaux
La politique commerciale de l’Union se fixe pour objectif « d’encourager l’intégration de tous
les pays dans l’économie mondiale, y compris par la suppression progressive des obstacles au
commerce international » (nouvel article 10A TUE). Le libre-échange généralisé reste
l’horizon indépassable des politiques européennes.
Cet objectif est affirmé de façon élargie par l’article 188 B du TFUE qui indique que l’Union
« contribue (…) à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et
aux investissements étrangers directs, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et
autres ». Cet article modifie la rédaction actuelle dans le sens d’une encore plus grande
libéralisation : les investissements étrangers directs et le« et autres » n’apparaissaient pas dans
l’article initial. Cette dernière expression renvoie aux « obstacles non tarifaires au
commerce » tels que les normes environnementales ou la protection des consommateurs qui
sont la cible des politiques de libéralisation menées, en autres, par l’OMC.
L’unanimité des Etats est cependant requise pour la conclusion d’accords commerciaux dans
« le domaine des services culturels et audiovisuels lorsque ces accords risquent de porter
atteinte à la diversité culturelle et linguistique de l’Union » et « dans le domaine du commerce
des services sociaux, d’éducation et de santé, lorsque ces accords risquent de perturber
gravement l’organisation de ces services au niveau national ». Une question reste cependant
sans réponse : qui va décider que les risques évoqués existent ?
Le traité modificatif ne touche évidemment pas à la liberté de circulation des capitaux, non
seulement entre les Etats membres, mais aussi entre ceux-ci et des pays tiers (art 56 TFUE) et
l’unanimité des Etats reste requise pour toute mesure visant à restreindre la libéralisation des
mouvements de capitaux (art. 57-3 TFUE).
Rôle de la BCE / politique économique
La stabilité des prix fait maintenant partie des objectifs de l’Union (art. 3 TUE modifié). On
peut remarquer que dans le TUE actuel, la stabilité des prix n’apparaissait pas parmi les
objectifs de l’Union. C’était simplement un objectif de la Banque centrale européenne (BCE)
indiqué dans l’article 105 du traité instituant la communauté européenne. Si son rajout comme
objectif de l’Union ne changera rien en pratique, il n’en est pas moins symbolique, ce d’autant
plus que rien n’est évidemment dit au sujet de l’inflation sur les actifs financiers qui est
pourtant une des causes des dysfonctionnements de l’économie mondiale. Cet article 105 est
maintenu dans le TFUE et, en outre, un nouvel article 245 bis portant sur la BCE réaffirme
encore cet objectif pour enfoncer le clou si besoin était.
L’indépendance de la BCE est évidemment maintenue (art.108 TFUE) et elle aura comme
seul objectif le maintien de la stabilité des prix, contrairement au autres banques centrales.
La Déclaration 17 réaffirme « son attachement (de la CIG) à la stratégie de Lisbonne » et
préconise le renforcement de la compétitivité. Elle invite « à une restructuration des recettes et
des dépenses publiques, tout en respectant la discipline budgétaire conformément aux traités
et au Pacte de stabilité et de croissance ». Elle fixe comme objectif « de parvenir
progressivement à un excédent budgétaire en période de conjoncture favorable ». Bref, la
doxa néolibérale habituelle aggravée par l’objectif d’atteindre un excédent budgétaire.
Politique de sécurité et de défense
La défense commune de l’Union n’est envisagée que dans le cadre de l’OTAN. Le lien à
l’OTAN est renforcé. La formulation actuelle (art. 17-4 TUE) indique que la coopération dans
le cadre de l’OTAN ne peut avoir lieu que « dans la mesure où cette coopération ne
contrevient pas à celle qui est prévue au présent titre ni ne l’entrave ». La nouvelle
formulation lie plus étroitement une future défense européenne à l’OTAN : « Les
engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements
souscrits au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, qui reste pour les Etats qui
en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en oeuvre »
(futur article 27-7 TUE).
Le protocole n° 4 enfonce le clou, « rappelant que la politique de sécurité et de défense
commune de l’Union respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique Nord » et
« qu’un rôle plus affirmé de l’Union en matière de sécurité et de défense contribuera à la
vitalité d’un alliance atlantique rénovée ».
Le militarisme est officiellement encouragé : « Les Etats membres s’engagent à améliorer
progressivement leurs capacités militaires » (futur art. 27-3 TUE). Ce doit être d’ailleurs le
seul endroit où le traité encourage les Etats à augmenter leurs dépenses publiques !
Au nom de la lutte contre le terrorisme, les interventions militaires à l’étranger sont
encouragées : « Toutes ces missions peuvent contribuer à la lutte contre le terrorisme, y
compris par le soutien apporté à des pays tiers pour combattre le terrorisme sur leur
territoire » (futur art. 28 TUE). Un tel article autorise, de fait, toutes les aventures militaires.
Charte des droits fondamentaux
La Charte des droits fondamentaux n’a pas été intégrée au traité modificatif. La Déclaration
n°11 indique qu’elle « sera proclamée solennellement par le Parlement européen, le Conseil
et la Commission le jour de la signature » des deux traités modifiés. Cette même déclaration
en reprend le texte. L’article 6 du TUE sur les droits fondamentaux a été réécrit pour y
intégrer son existence qui « a la même valeur juridique que les traités ». La Charte sera donc
« juridiquement contraignante » (Déclaration 31). Tout le problème est de savoir jusqu’à quel
point.
En effet, les droits sociaux qui y sont contenus sont de très faible portée. Ainsi, le droit au
travail et à l’emploi n’existe pas et seul apparaît le « droit de travailler ». Le droit à la
protection sociale est remplacé par un simple « droit d’accès aux prestations de sécurité
sociale et aux services sociaux » . Ce texte est ainsi en retrait par rapport à la Déclaration
universelle des droits de l’homme et à la Constitution française. Cette dernière affirme que
« chacun a le droit d’obtenir un emploi » et que « (la nation) garantit à tous la protection de la
santé, la sécurité matérielle ». Certes, pour être appliqués, ces droits demandent un combat
quotidien, mais ils ont le mérite d’exister.
D’autres sujets posent encore plus de problèmes. Le droit à l’avortement et à la contraception
ne sont pas reconnus par la Charte. Dans ce cadre, on peut craindre que la réaffirmation du
« droit à la vie » ne soit utilisée par certains pour les contester devant la Cour de justice.
Pour l’essentiel, l’application des droits contenus dans cette Charte est renvoyée aux
« pratiques et législations nationales ». Cette charte ne crée donc pas fondamentalement de
droit social européen susceptible de rééquilibrer le droit de la concurrence qui restera
dominant à l’échelle européenne. Cerise sur le gâteau, des limitations à ces droits peuvent être
apportées si elles sont jugées « nécessaires ».
D’ailleurs, pour se prémunir de tout dérapage possible, sa portée est explicitement restreinte.
Son texte indique qu’elle « ne crée aucune compétence ni aucune tâche nouvelles pour
l’Union et ne modifie pas les compétences et tâches définies dans les traités », phrase reprise,
on ne saurait être trop prudent, dans la nouvelle formulation de l’article 6 du TUE et par la
Déclaration 31. Plus même, « leur invocation (des dispositions de la Charte) devant le juge
n’est admise que pour le contrôle de l’interprétation et la légalité (des actes pris par les
institutions de l’Union et des Etats) », ce qui réduit très fortement sa portée juridique.
D’autre part, la Charte indique qu’elle « sera interprétée par les juridictions de l’Union et des
Etats membres en prenant dûment en considération les explications établies sous l’autorité du
praesidium de la Convention qui a élaboré la Charte et mises à jour sous la responsabilité du
praesidium de la Convention européenne ». Ces « explications », rappelées dans la
Déclaration 12, restreignent la plupart du temps la portée des droits contenus dans la Charte.
Enfin, le 4ème alinéa de l’article 6 du TUE sur les droits fondamentaux qui indiquait que
« L’Union se dote des moyens nécessaires pour atteindre ses objectifs et pour mener ses
politiques » a été supprimé, confirmant ainsi que cette Charte risque fortement de ne pas avoir
d’impact en matière de politiques publiques européennes.
Malgré toutes ces précautions, ce texte est encore de trop pour certains gouvernements. Ainsi
le Royaume-Uni a obtenu d’en être dispensé (Protocole n°7) et la Pologne et l’Irlande
envisagent de faire de même.
Services publics
L’article 16 du traité instituant la communauté européenne reconnaît les services d’intérêt
économique général (SIEG) comme une « valeur commune de l’Union » et indique que
l’Union et ses Etats membres « veillent à ce que ces services fonctionnent sur la bases de
principes et dans des conditions qui leur permettent d’accomplir leurs missions »
Cet article est modifié. Il devient l’article 14 du TFUE. La nouvelle rédaction évoque
explicitement la nécessité pour l’Union et ses Etats membres d’assurer les conditions
économiques et financières permettant aux SIEG d’assurer leurs missions. De plus, une
nouvelle phrase est rajoutée qui indique que « le Parlement européen et le Conseil (…)
établissent ces principes et fixent ces conditions ».
Ces modifications sont positives. Elles ne touchent cependant pas à l’essentiel. En effet, la
mise en oeuvre de cet article est explicitement soumise aux articles 86 et 87 du traité. Ces
articles ont été conservés dans le TFUE. L’article 86 a une portée considérable. Il est
mortifère pour les services publics. Ceux-ci sont soumis aux règles de la concurrence. Ils ne
peuvent y déroger que si cela n’entrave pas le développement des échanges « dans une mesure
contraire à l’intérêt de la Communauté ». C’est la Commission qui est juge des dérogations
possibles. La Commission a ainsi tout pouvoir pour ouvrir les services publics à la
concurrence. Cet article fournit la base juridique à la libéralisation des services publics.
L’article 87 rend, de fait, quasi impossible toute aide d’Etat pour des raisons d’intérêt général.
La référence aux articles 86 et 87 vide, de fait, le nouvel article 14 de toute portée
opérationnelle pour développer les services publics.
Le Protocole n° 9 porte sur les services d’intérêt général (SIG). C’est la première fois qu’un
texte de portée juridique équivalente aux traités porte sur les SIG. Il porte sur des dispositions
interprétatives qui seront annexées au TFUE. L’article premier précise l’article 14 sur les
SIEG. Il préconise « un niveau élevé de qualité, de sécurité et d’accessibilité, l’égalité de
traitement et la promotion de l’accès universel et des droits pour les utilisateurs ». Il est à
craindre que ces formulations générales, déjà rencontrés dans d’autres textes européens, ne
pèsent pas lourd face à l’ouverture à la concurrence qui reste la règle pour les SIG.
Apparemment plus novateur, l’article 2 porte sur les SIG : « Les dispositions des traités ne
portent en aucune manière atteinte à la compétence des Etats membres relative à la fourniture,
à la mise en service et à l’organisation de services non économiques d’intérêt général ». Cet
article semble donc protéger les SIG des règles de la concurrence. Le problème vient en fait
de la définition des « services non économiques » qui n’est pas présente dans le texte.
Un arrêt de la Cour de justice (C-180-184/98) indique que « constitue une activité
économique toute activité consistant à offrir des biens et des services sur un marché donné ».
Avec ce type de définition, tout peut quasiment être considéré comme « une activité
économique » et donc être soumis au droit de la concurrence et aux règles du marché
intérieur. Et de fait, dans un rapport sur les services d’intérêt général, fait à l’occasion du
Conseil européen de Laeken à la fin de l’année 2001, la Commission indique qu’il n’est « pas
possible d’établir a priori une liste définitive de tous les services d’intérêt général devant être
considérés comme non économiques ». Elle indique d’autre part que « la gamme de services
pouvant être proposés sur un marché dépend des mutations technologiques, économiques et
sociétales », la distinction entre services d’intérêt général et services d’intérêt économique
général perdant de sa pertinence.
L’article 2 risque fort, dans ce cadre, de rester sans aucune portée pratique.
Santé/sécurité sociale
L’article 18 modifié du TFUE porte sur le libre droit de circulation dans l’Union pour tout
citoyen de l’Union. Un nouveau paragraphe 3 est créé. Il indique qu’à cet effet, « le Conseil,
statuant conformément à une procédure législative spéciale, peut arrêter des mesures
concernant la sécurité sociale ou la protection sociale ». La portée de cet article est certes
limitée et l’unanimité des Etats sera nécessaire. Cependant la plus grande vigilance reste de
mise quand on sait la propension de la Commission à se faufiler dans le moindre interstice
juridique pour remettre en cause les politiques publiques.
L’article 42 modifié du TFUE porte sur les droits des travailleurs migrants en matière de
sécurité sociale. La procédure de l’unanimité des Etats est remplacée par une procédure plus
complexe qui permet à un Etat de bloquer momentanément un projet pendant quatre mois.
La déclaration 14 indique que « au cas où un projet d’acte législatif (…) porterait atteinte aux
aspects fondamentaux du système de sécurité sociale d’un Etat membre (…) les intérêts dudit
Etat membre seront dûment pris en compte ». La nécessité d’une telle déclaration en dit long
sur ce qui serait susceptible d’être envisagé !
L’article 176 E du TFUE, qui modifie l’article 152 du traité instituant la communauté
européenne, réaffirme la responsabilité des Etats-membres en matière de définition de leur
politique de santé, y compris sur le plan des ressources. Il aurait été pourtant utile et
nécessaire que le traité indique, au vu de la très grande disparité des systèmes de protection
sociale depuis l’élargissement de 2004, des objectifs plus précis de santé publique, un objectif
minimal pour la part des dépenses de santé dans le PIB des pays concernés et une perspective
de convergence vers le haut des systèmes de protection sociale.
Transports
Le second alinéa de l’article 71 TFUE a été modifié. Sa rédaction actuelle prévoyait que
l’unanimité des Etats était nécessaire pour adopter, dans le cadre de la politique commune des
transports, des mesures dont l’application était susceptible de porter atteinte au niveau de vie,
à l’emploi ou l’exploitation des équipements de transport. La nouvelle rédaction indique
simplement que, dans la mise en oeuvre de la politique commune des transports, « il est tenu
compte » de ces cas. Un verrou protecteur du service public des transports saute.
Energie
Un titre spécifique est créé dans le TFUE (art. 1176 A). Il se situe « dans le cadre de
l’établissement ou du fonctionnement du marché intérieur », c’est-à-dire de la libéralisation
du marché de l’énergie. S’il indique vouloir « assurer la sécurité de l’approvisionnement
énergétique (…) les économies d’énergie ainsi que le développement des énergies nouvelles
et renouvelables », il persiste à vouloir « promouvoir l’interconnexion des réseaux
énergétiques » alors même qu’elle peut avoir, et a déjà eu, des conséquences désastreuses
avec la multiplication des problèmes créés par la libéralisation du secteur. Le droit à l’énergie
n’est même pas mentionné alors même que la libéralisation du secteur s’attaque directement
au service public de l’énergie.
Compétences réciproques entre l’Union et les Etats membres
La répartition des compétences entre l’Union et les Etats membres a été précisée. « Toute
compétence non attribuée dans les traités appartient aux Etats membres (…) l’Union
intervient seulement si, et dans la mesure où, les objectifs de l’action envisagée ne peuvent
pas être atteints de manière suffisante par les Etats membres » (nouveaux art. 4 et 5 TUE).
Ces principes sont précisés dans les articles 2 à 6 du TFUE.
Trois types de domaines apparaissent : ceux qui relève de la compétence exclusive de
l’Union, ceux qui relèvent de la compétence partagée entre l’Union et les Etats membres et
ceux pour lesquels « l’Union dispose d’une compétence pour mener des actions pour appuyer,
coordonner ou compléter l’action des Etats membres ». Ce partage, apparemment clair, des
responsabilités ne l’est en fait pas vraiment.
En effet, dans le cas des sujets relevant de la compétence partagée, le traité modificatif
indique que « Les Etats membres exercent leur compétence dans la mesure où l’Union n’a pas
exercé la sienne ». Il ne s’agit donc pas d’une compétence partagée avec les Etats membres
mais d’une prééminence des actions de l’Union sur celles des Etats membres. La liste des
domaines concernés par la « compétence exclusive » et la « compétence partagée » touche un
nombre impressionnant des aspects de la vie quotidienne des habitants de l’Union, sans même
y rajouter ceux pour lesquels « l’Union dispose d’une compétence pour mener des actions
pour appuyer, coordonner ou compléter l’action des Etats membres ».
Les Etats gardent un droit de veto sur l’action extérieure de l’Union, et sur la politique
étrangère et de sécurité commune. Une partie des politiques sociales et fiscales échappe au
droit de l’Union, mais elles sont en pratique surdéterminées par les politiques économiques
qui, elles, relèvent de l’Union. Ainsi près de 80 % des lois adoptées par les Parlements
nationaux ne sont que de la transposition du droit européen. C’est ce qui rend absolument
nécessaire la construction de rapports de forces à l’échelle de l’Union.
Les modifications institutionnelles
1) Droit d’initiative citoyenne
« Des citoyens de l’Union, au nombre d’un million au moins, ressortissants d’un nombre
significatif d’Etats membres, peuvent prendre l’initiative d’inviter la Commission, dans le
cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour
lesquelles ces citoyens considèrent qu’un acte juridique de l’Union est nécessaire aux fins de
l’application des traités » (nouvel article. 8 B TUE).
Au-delà du fait que les citoyens n’avaient pas attendu que ce soit indiqué dans le traité pour le
mettre en oeuvre, ce droit de pétition reste très sévèrement encadré. Il doit porter sur
l’application des traités. Hors de question donc de demander une disposition qui les
modifierait. De plus, c’est évidemment la Commission qui décide de l’opportunité ou pas de
le faire. Bref, un pas en avant si minuscule pour l’intervention citoyenne qu’il peut
s’apparenter à du sur-place. Il peut néanmoins être utilisé comme un outil dans la construction
de rapport de forces à l’échelle européenne, comme peut le faire une pétition à l’échelle
nationale.
2) Actes législatifs européens/rôle de la Commission
Ce sont les directives, règlements, décisions. La définition de ces termes est donnée par
l’article 249 du TFUE. La définition de la « décision » a été modifiée. Dans sa définition
actuelle, une décision, qui est obligatoirement applicable, concernait un ou des destinataires
précis. La nouvelle définition lui donne une portée plus générale. On peut se demander quel
est le sens exact de cette modification.
Le rôle de la Commission est indiqué dans un nouvel article 9 D du TUE : « Un acte législatif
de l’Union ne peut être adopté que sur proposition de la Commission sauf dans les cas où les
traités en disposent autrement ». Quels sont ces cas ? Ils renvoient aux deux types de
procédures législatives (nouvel article 249A TFUE). « La procédure législative ordinaire
consiste en l’adoption d’un règlement, d’une directive ou d’une décision conjointement par le
Parlement et le Conseil sur proposition de la Commission. Une procédure législative spéciale
consiste en l’adoption d’un règlement, d’une directive ou d’une décision par le Parlement
européen avec participation du Conseil ou par celui-ci avec la participation du Parlement
européen. » Une certaine obscurité règne, en première lecture, sur cette notion de « procédure
législative spéciale » qui apparaît assez régulièrement dans le traité modificatif. Dans ce cas,
le rôle de la Commission n’est pas mentionné. Par ailleurs, le rôle de la Commission est accru
puisqu’un acte législatif peut déléguer à la Commission le pouvoir de modifier « certains
éléments non essentiels » de cet acte (nouvel article 249 B TFUE).
3) Rôle des Parlements nationaux et du Parlement européen
Les Parlements nationaux apparaissent à plusieurs reprises (nouvel article 8 C TUE, protocole
n°1 et 2…), avec la volonté manifeste d’en renforcer le rôle.
L’article 7 du protocole n°2 indique la procédure qui leur permet de peser sur le processus
législatif européen. Chaque Parlement national dispose de 2 voix. Deux cas de figures
apparaissent. Dans le cas d’une procédure législative ordinaire, si une majorité des voix
attribués aux Parlements nationaux donne un avis négatif, le projet doit être réexaminé. Dans
les autres cas, un tiers des voix suffit (un quart dans le cas des questions de sécurité et de
justice). L’avis négatif doit être motivé par le non-respect du principe de subsidiarité.
Cet article renforce certes le rôle des Parlements nationaux. Cependant sa portée est très
limitée puisque les Parlements nationaux ne se déterminent pas sur le fond du projet mais sur
sa conformité juridique, respect ou pas du principe de subsidiarité.
Le rôle du Parlement européen est accru par une augmentation significative des domaines
relevant de la codécision avec le Conseil.
Enfin un Parlement national pourra bloquer une décision du Conseil qui transforme le mode
d’adoption par ce dernier d’actes législatifs dans le cas où le Conseil décide de voter à la
majorité qualifiée, alors que l’unanimité est requise par les traités, et dans le cas d’un passage
d’une procédure législative spéciale à une procédure législative ordinaire (nouvel article 33-3
TUE).
4) Droit de recours individuel devant la Cour de justice
Il est restreint. En effet, le 4ème alinéa de l’article 230 TFUE est modifié. La rédaction actuelle
prévoyait qu’un recours d’un individu était possible même si les décisions le concernant
directement et individuellement avaient été « prises sous l’apparence d’un règlement ou d’une
décision adressée à une autre personne ». Cette dernière possibilité a disparu.
5) Les autres modifications
L’Union se voit dotée d’une personnalité juridique ce qui lui permet de signer des accords
internationaux au nom des Etats membres. La majorité qualifiée au Conseil passe à 50 % des
Etats et 55 % de la population au 1er novembre 2014 avec des mesures transitoires complexes
qui pourront durer jusqu’en 2017. Réduction du nombre de Commissaires avec là aussi une
procédure de transition jusqu’au 31 octobre 2014. Création d’un poste de Président du Conseil
européen pour un mandat de 2,5 ans renouvelable une fois et d’un Haut Représentant (le
terme ministre a été rejeté) de l’Union pour les affaires étrangères.
Combattre ce traité, exiger un référendum
Le traité modificatif transfère l’essentiel du TCE dans les traités actuels. Comme l’a dit
crûment Valéry Giscard d’Estaing « les gouvernements européens se sont ainsi mis d’accord
sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler ».
Certes le terme « constitution » n’est plus employé et ce texte aura donc une moindre portée
symbolique. Ce ne sera qu’un traité de plus.
La disposition, qui permet au Royaume-Uni d’être dispensé d’appliquer la Charte des droits
fondamentaux, ouvre un débat intéressant. Elle peut être interprétée de deux façons. La
première, c’est que les droits sociaux au niveau européen, même réduits à portion congrue, ne
sont pas obligatoires au même titre que les règles du marché intérieur. Le social serait donc en
option et la concurrence obligatoire. C’est l’officialisation du dumping social. La seconde,
c’est que maintenant chaque pays pourrait choisir ce qui lui convient dans les décisions
européennes. Une Europe à la carte s’instaurerait avec ses inconvénients, l’accroissement de
la concurrence entre les Etats, et ses avantages, le fait de pouvoir refuser d’appliquer une
décision. Par exemple, le gouvernement français, qui affirme vouloir défendre les services
publics, pourrait refuser d’appliquer la directive postale !
Au-delà, les raisons de fond du rejet du TCE demeurent pour ce traité. Marqué de bout en
bout par le néolibéralisme, tant dans les principes qu’il promeut que dans les politiques qu’il
prône, ce traité se situe dans le prolongement de celui de Maastricht et d’Amsterdam. L’Union
européenne restera un espace privilégié de promotion des politiques néolibérales. Les
quelques points positifs ne remettent pas fondamentalement en cause le fonctionnement actuel
de l’Union marqué par un profond déficit démocratique avec une confusion des pouvoirs qui
voit l’organe exécutif de l’Union, la Commission, dotée de pouvoirs législatifs et judiciaires et
qui fait du Conseil un organe législatif alors même qu’il est la réunion des exécutifs nationaux.
A ces raisons de fond vient s’ajouter la méthode employée qui confirme la volonté des
gouvernements et de la Commission d’exclure les peuples et les citoyens du processus de
construction de l’Union. La rapidité du processus d’élaboration risque de limiter la possibilité
de peser sur son contenu au vu de la complexité du texte. Un premier point peut cependant
susciter une large mobilisation citoyenne : faire retirer tout référence à l’héritage religieux de
l’Europe dans le traité.
Au-delà, il faut exiger la tenue d’un référendum. Le TCE a été rejeté par un référendum. Le
« traité modificatif » qui reprend l’essentiel de celui-ci doit être soumis directement au vote
des citoyens par référendum.
Pierre Khalfa - août 2007
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| mardi 06 novembre 2007, a 20:56 |
| Pétition : Traité européen . |
vendredi 2 novembre 2007 (23h02) :
PETITION : Appel unitaire sur le traité européen dit “simplifié”
Les organisations : AC ! - Alternatifs - ATTAC -
Coordination nationale des collectifs antilibéraux - Démocratie &
Socialisme - Fondation Copernic - Forces Militantes - LCR - Marches
européennes – MARS/Gauche Républicaine - PCF - PCOF - Pour la
République Sociale – Réseau féministe “Ruptures” - Union Syndicale
Solidaires …
constatent que le dernier texte du traité européen
n’est ni “simplifié”, ni “révisé” par rapport au Traité constitutionnel
européen majoritairement rejeté par le peuple français : l’orientation
néo-libérale de la construction européenne y est totalement confirmée
en contradiction avec les aspirations des peuples. Elles constatent
aussi que la diplomatie secrète a une nouvelle fois prévalu sur
l’exigence de transparence démocratique pour l’élaboration de ce texte.
En conséquence, à la veille du Conseil européen des 18
et 19 octobre où ce nouveau traité sera débattu, nous rendons public un
PREMIER APPEL pour alerter nos concitoyens sur le contenu de ce texte
et pour exiger un référendum populaire pour sa ratification. Il s’agit
de la première initiative d’un processus appelé à s’élargir à d’autres
organisations et personnalités, au fur et à mesure de leur réflexion et
de l’ouverture du débat national sur les modalités de ratification. Une
initiative publique large est projetée pour fin novembre/début décembre
en ce sens.
1SIGNEZ LA PETITION EN LIGNE POUR UN REFERENDUM
De : Gael
vendredi 2 novembre 2007
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| mardi 06 novembre 2007, a 19:12 |
| FORUM . |
Forum national pour un développement durable et solidaire
Par : Commission territoires - écologie - décentralisation
Mis en ligne : 17 novembre
André CHASSAIGNE,
président de l’Association nationale des élus communistes et républicains
Marie-George BUFFET,
secrétaire nationale du Parti communiste français
Nicole BORVO,
présidente du groupe communiste, républicain et citoyen au Sénat
Alain BOCQUET,
porte-parole des députés communistes et républicains
vous invitent à ce forum qui se déroulera
le vendredi 16 novembre
et le samedi 17 novembre 2007
à l’Espace Oscar Niemeyer, 2 Place du Colonel Fabien Paris 19
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Sommaire
Vendredi 16 novembre de (...)Samedi 17 novembre de 9h30 àSamedi 17 novembre de 14h30 à
Vendredi 16 novembre
de 14h30 à 18h :
Plénière sur le climat
Introduction :
ANDRÉ CHASSAIGNE,
député du Puy- de- Dôme,
président de l’ANECR
Présentation du problème :
SANDRINE MATHY,
Réseau Action Climat
Réflexion collective avec
notamment des éclairages sur :
● Énergie
par DANIEL PAUL,
député de Seine- Maritime
● Habitat
par PIERRE MATARASSO,
directeur de recherche au CNRS
● Ville et aménagement
durable du territoire
par MAKAN RAFADTJ O U,
architecte, urbaniste
Samedi 17 novembre
de 9h30 à 12h30 :
Ateliers thématiques
ATELIER N° 1
« Biodiversité et ressources
naturelles »
Animateur :
MICHEL PASS E T, adjoint
au maire de Montpellier, res p o n sable
environnement à l’ANECR
Introduction :
SÉBASTIEN GENEST,
président du FNE (sous réserve)
Débat
ATELIER N° 2
« Environnement et santé
au Nord et au Sud »
Animatrice :
EVELYNE DIDIER,
sénatrice de Meurthe- et- Moselle,
membre du groupe santé du
« Grenelle de l’environnement »
Introduction :
DOMINIQUE MARANINCHI,
président de l’Institut du Cancer
Débat
ATELIER N° 3
« Nouveau type
de développement »
Animatrice :
NADÈGE HAY E,
membre du co n seil du PCF,
commission écologie et
développement durable du PCF
Introduction :
BERNARD SAINCY, CGT
Débat
Samedi 17 novembre
de 14h30 à 17h30 :
Plénière sur les perspectives
Président de séance :
GÉRARD LE CA M,
sénateur des Côtes d’Armor
Synthèse des ateliers
Prise de parole des responsables
d es pa rtis de gauche prése nts
Débat sur les perspectives de travail
en commun (groupes de travail,
projets et pro p ositions de lois...)
Conclusions :
ALAIN HAYOT,
res p o n sable écologie et
développement durable pour le PCF
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| mardi 06 novembre 2007, a 12:34 |
| Pétrole . |
Explosion du prix du pétrole : profit, écologie et porte monnaie !
Mis en ligne : 5 novembre
Depuis
le début de l’année, le prix du baril s’est envolé de près de 60% .
Chacun mesure l’impact de cette augmentation que ce soit à la pompe ou
pour s’approvisionner en fuel domestique. Aujourd’hui, certaines
professions comme les pêcheurs dénoncent cette augmentation qui grève
de façon maintenant cruciale leur activité, et la conjugaison d’un euro
fort (contre un dollar faible) avec cette hausse fulgurante est de bien
mauvaise augure pour la croissance européenne.
Si
on commence à voir les limites des ressources en brut, celles-ci
restent conséquentes – mais demandent de gros investissement pour
l’exploitation de nouveaux gisements. Face à cela la demande croit dans
les pays en voie de développement, et notamment de la part de la Chine
dont la consommation énergétique explose. Les grands groupes pétroliers
n’ont pas « anticipé » cette demande et loin de créer des unités de
raffinages nouvelles, ils ont délocalisé celles existantes dans les
pays producteurs. Cette sous-capacité de raffinage entraîne une
raréfaction supplémentaire qui induit cette hausse de prix, renforcée
par la spéculation financière qui voit dans ce nouveau produit rare une
nouvelle valeur refuge face à la crise immobilière américaine.
On se retrouve donc face à une crise de l’offre
induisant une spéculation qui modifie de façon radicale notre rapport à
la consommation des énergies fossiles et la politique énergétique des
pays développés.
Ces grands groupes qui n’ont pas « anticipé » cette
hausse, qui tirent des bénéficies astronomiques de ces augmentations
sont en effet les premiers à investir depuis quelques années dans la
diversifications des ressources (énergies naturelles et renouvelables,
nucléaire) et dans « l’équipement de performance énergétique »
(équipement de basse consommation, isolation accrue des constructions,
rationalisation des comportements de consommation énergétique pour
l’entreprise, etc..) . Des solutions bénéfiques pour la planète et le
réchauffement climatique, mais qui coûtent cher et demandent un effort
d’investissement important dans la recherche.
Dans cette logique, nul doute que c’est encore les
citoyens qui doivent supporter tout le poids économique de cette
transition énergétique : hausse prévisible du prix du pétrole, nous
payons. Investissement dans la recherche pour de nouvelles solutions,
nous payons. Pourquoi ? Parce que les grands groupes de l’énergie
doivent faire des profits pour leurs actionnaires et pour cela
l’énergie doit être rare. Et des profits ils doivent en faire toujours
plus.
Dans ce cadre, nous ne pouvons que nous inquiétez de la
privatisation d’EDF et de GDF. Dans ce cadre les directives européennes
de libéralisations du marché de l’énergie doivent être combattu ainsi
que ces privatisations.
Car - comme le suggèrent certains journalistes des
Échos - si les intérêts de la finance peuvent rencontrer ceux de la
planète « tant mieux ! », mais nous refusons de toujours payer la
facture au bénéfice des grands groupes de l’énergie et des intérêts des
grandes fortunes y prenant part.
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| mardi 06 novembre 2007, a 12:19 |
| BANLIEUE . |
Banlieue : deux ans après rien n’est réglé !
Mis en ligne : 5 novembre
Deux
ans depuis que deux adolescents de quinze à dix-sept ans traqués par la
police trouvaient la mort dans l’arc électrique d’un transformateur.
Trois semaines de révoltes, 10 000 voitures brûlées, près de 3000
jeunes interpellés. L’embrasement avait mis les banlieues au centre de
la vie française. Elles sont retournées à leur place, dirait-on. Pour
le moment elles ne dérangent plus ou de loin en loin. Un gosse tué par
un chien, un incendie dramatique, quelques voitures en feu et l’on
reparle des banlieues aux infos, comme de territoires aux confins des
villes.
La réalité
est tout autre. Les banlieues, la banlieue dans toutes les villes de
France, c’est la vie de millions de foyers, c’est « la vraie vie des
vrais gens » et il en est, comme en Seine Saint Denis – l’un des
départements les plus pauvres du pays, c’est vrai...- qui refusent les
visions misérabilistes, qui mettent en avant la création, le travail,
le désir d’entreprendre, la culture. Qui ne voient pas la jeunesse
comme un problème mais la voient comme l’avenir.
Sauf que les banlieues, deux ans après et selon les
mots des maires rassemblés au sein de l’association Ville et banlieue,
sont absents « de toutes les priorités affichées par le gouvernement ».
Oh, il y a une secrétaire d’Etat à la Politique de la ville, et la
nomination à ce poste de Fadela Amara, la présidente de Ni putes ni
soumises a été une belle annonce. Belle annonce encore que celle d’un
« plan Marshall » pour les jeunes. On se pince quand on lit ce qu’il en
est. Sur l’emploi, il faut bien sûr activer « tous les dispositifs »,
activer « tous les leviers » mais l’objectif, c’est « tolérance zéro
pour la glandouille ». Sur l’éducation, il faut enseigner aux enfants
les valeurs de la République et « je souhaite consacrer une journée à
l’éducation au respect, comme nous avons une journée pour la Fête de la
musique ».
Donc le chômage, massif chez les jeunes, les
discriminations à l’embauche selon que l’on vient de Neuilly ou de
Clichy, que l’on s’appelle Paul-Antoine ou Ahmed, c’est « la
glandouille ». La formation, l’éducation, c’est apprendre le respect –
et une journée par an – quand la réalité, c’est celle d’une société
qui, 365 jours par an, ne respecte pas une partie de ses membres en
termes de droit au travail, à un logement décent, à un salaire correct,
à une école dotée des moyens suffisants, à des services publics proches
et de qualité.
Voilà quelques mois, un élu de droite de banlieue se
définissait avec colère comme « une serpillière de la République ».
Avec ces « propositions » qui ne sont pas autre chose que du Sarkozy
dans le texte, il aura une serpillière à fleurs. Rien d’autre.
Car c’est même l’inverse. Non seulement en deux ans
rien de concret n’a été fait mais la dotation de solidarité urbaine qui
permet aux communes les plus défavorisées de faire face à une partie de
leurs charges sera cette année inférieure de 30 millions d’euros à ce
qui avait été annoncé, en en faisant grand cas, par Borloo quand il
lançait en 2006 son plan de cohésion sociale. Lequel Borloo a depuis
oublié la banlieue, tout à son enthousiasme environnemental. Les
banlieues ne sont pas une question relevant de l’environnement.
En revanche elles sont, semble-t-il, un terrain propice
aux provocations. On se souvient des mots incendiaires. Racaille,
Karcher. Plus récemment le président de l’UMP accusait les élus
communistes de maintenir leurs villes dans la pauvreté pour garder leur
électorat. Etonnant, tout de même, de s’en prendre à ceux qui, avec
d’autres, sont au plus près des habitants, de leurs difficultés. Mais
peut-être ce gouvernement n’a-t-il cure de la situation des banlieues.
Au contraire. Le libéralisme, le sarkozysme vont à l’opposé des
solidarités, du service public, du sens de l’intérêt général. Ils
désintègrent pour régner.
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| dimanche 04 novembre 2007, a 18:52 |
| Du grand patronat au parlement . |
événement
florilège de succès ordinaires du grand patronat au parlement
Licenciements
* Le MEDEF amende, et le revendique
À
l’occasion de l’examen au Sénat de la loi de cohésion sociale de
Jean-Louis Borloo et Gérard Larcher, qui comprend un volet de
facilitation des licenciements, le MEDEF bénéficie d’une publicité dans
la presse dont il se serait bien passé. L’Humanité révèle la remise à
des parlementaires d’une liasse estampillée MEDEF de 22 amendements
prêts à l’emploi, dénoncée par les sénateurs communistes. Il y est
question notamment de rendre encore plus aisé le recours aux
licenciements économiques en introduisant dans la loi la notion de
« sauvegarde de la compétitivité ». Cela ne gêne pas plusieurs
sénateurs de droite comme Marie-Thérèse Hermange, Jacques Pelletier,
Aymeri de Montesquiou, Pierre Laffite, Georges Mouly, Bernard Seillier,
qui reprennent tels quels les amendements. Certains, à la signature
trop voyante, seront rejetés. Mais quelques-uns seront adoptés avec
l’aval du gouvernement. Début janvier 2005, le chef du lobbying au
patronat, Jean-Pierre Philibert, ricane dans les colonnes du Progrès :
« Vous avez vu le résultat, on nous avait dit : "Ils n’y seront pas,
ces amendements du MEDEF." Et bien, deux mois plus tard, ils y sont ! »
28 octobre 2004
Formation (1)
* L’UIMM n’est pas partageuse
Le
ministre du Travail, Jacques Barrot, envisage une réforme de la
formation professionnelle. Il a négocié un accord avec le CNPF de Jean
Gandois, mais patatras, à l’Assemblée nationale, par le biais d’un
« amendement de dernière minute » déposé par Roselyne Bachelot, l’UIMM,
avec ses vassaux de la CGPME, parvient à empêcher la redistribution
d’une manne financière, évaluée à l’époque à 400 millions d’euros, pour
la gestion de laquelle les différentes organisations patronales se
déchirent.
28 juillet 1995
Formation (2)
* « Mais le MEDEF est d’accord »
À
l’occasion du débat sur le budget 2003, Jean-Michel Fourgous,
ex-condisciple de Laurence Parisot à Sciences-Po, et Jean Ueberschlag,
tous les deux députés UMP, se font les interprètes des desiderata du
patronat de la métallurgie à l’Assemblée nationale en matière de
« souplesse » d’utilisation des fonds de formation professionnelle, une
manne de plus de 20 milliards d’euros. Les deux députés veulent
permettre à « nos entrepreneurs (…) qui gèrent les fonds » de les
répartir à leur guise, pour éviter qu’« une trésorerie excédentaire
aiguise l’appétit du fisc » (sic). Le gouvernement rechigne, craignant
de favoriser trop ouvertement « l’UIMM » au détriment des branches
patronales « moins bien dotées ». Fourgous, coprésident du groupe
parlementaire Génération entreprise, fait jouer alors sa connivence
avec les instances patronales : « J’ai interrogé le MEDEF, il est
favorable à mon amendement, ce n’est donc pas seulement l’UIMM qui est
concerné. » Au final, le patronat aura en partie satisfaction, le
gouvernement prenant « l’engagement » de lancer « une étude d’impact »
et une « concertation avec les partenaires sociaux » sur cette demande.
14 novembre 2002
Temps de travail
* Un accord gravé dans le marbre
Après
avoir élaboré en 1998, avec le concours de FO, de la CFTC et de la CGC,
un des accords de branche qui prenaient le plus spectaculairement à
revers tous les principes de la première loi Aubry sur la réduction du
temps de travail, l’UIMM a attendu le retour de la droite au pouvoir
pour le sanctuariser. Et une fois encore, début octobre 2002, la
fédération patronale obtient gain de cause par surprise : l’UMP Pierre
Morange et l’UDF Hervé Morin réussissent à faire adopter in extremis en
commission un amendement qui prévoit la « sécurisation » des accords de
branche sur la RTT : au nom du dialogue social, ces accords ne peuvent
être remis en cause. Et ils ajoutent une autre douceur à cette
gourmandise : dans un autre amendement, ils reviennent sur une
jurisprudence de la Cour de cassation et modifient le régime des
astreintes en faveur du patronat…
9 octobre 2002
Fiscalité (1)
* À la santé du patron !
Pendant
de longs mois, le MEDEF et l’UIMM ont mobilisé leurs troupes sur une
grande question : les repas d’affaires, menacés par une circulaire de
la Sécurité sociale qui entendait limiter leur nombre à cinq par mois
dans les frais d’entreprises défiscalisés… Après que Laurence Parisot a
écrit au premier - ministre, le député UMP Dominique Tian, réputé très
- serviable avec ses amis du patronat, a bien voulu interpeller le
gouvernement en séance publique. Le ministre en charge du dossier a
promis un « réexamen » mais, afin de pousser l’avantage, le député a
également déposé une « proposition de loi relative aux frais
professionnels déductibles de l’assiette de cotisations de la Sécurité
sociale ».
23 novembre 2005
Harcèlement
* En ordre de bataille
Bête
noire du patronat pour son volet anti-licenciements voté à l’initiative
des communistes en 2001, la loi de modernisation sociale a été démolie
par la droite en 2002, avec la complicité active du MEDEF. Non content
de voir sept de ses articles « suspendus » par François Fillon avant
d’être abrogés définitivement, le patronat a fait jouer avec succès
tous ses relais
au Parlement pour dépecer
d’autres dispositions favorables aux salariés, comme celle réprimant le
harcèlement moral au travail ou l’amendement Michelin qui obligeait à
négocier le passage aux trente-cinq heures avant tout plan - social.
Les députés UMP Chantal Bourragué, Pierre Morange, Olivier Dassault,
Jean-Michel Fourgous, Hervé Novelli (aujourd’hui secrétaire d’État aux
PME), Dominique Tian se sont illustrés par des batailles d’amendement
pour faire porter au salarié victime, et non plus à l’accusé, la charge
d’apporter la preuve, ou non, de la réalité du harcèlement vécu dans
l’entreprise, à la demande expresse des instances patronales, de l’UIMM
comme du MEDEF.
3 décembre 2002
ISF
* Voeux exaucés
« Fantastique »,
mais « il faut aller plus loin », a dit Laurence Parisot, à propos du
paquet fiscal de 15 milliards d’euros. La majorité de droite de la
commission des Finances, attentive au moindre désir de la patronne du
MEDEF, ne s’est pas fait prier. Le patronat souhaitait que les
déductions d’ISF pour les investissements dans les PME soient étendues
à l’intégralité du capital : aussitôt dit, aussitôt fait. En 2006, les
mêmes, Hervé Mariton
et Louis Giscard d’Estaing
(UMP) en tête, avaient satisfait sur le champ Laurence Parisot pour
exonérer 570 000 entreprises supplémentaires d’impôt forfaitaire annuel
(IFA). Dans le budget 2008, les députés UMP ont à nouveau cédé au
patronat, en ajoutant de nouveaux allègements fiscaux pour les gros
actionnaires.
5 juillet 2007
Fiscalité (2)
* L’artillerie lourde
Alors député UDF, Pierre-Christophe Baguet, associé
à
l’UMP Jean-Michel Fourgous, relaie en séance les - doléances de Michel
de Virville, secrétaire général de Renault, ponte à la fois de l’UIMM
et du MEDEF, - relooké par Laurence Parisot, qui « m’a autorisé à faire
part à la représentation nationale des conséquences » de l’imposition
des indemnités de mise à la retraite anticipée des salariés pour les
entreprises. Objectif : obtenir que se poursuivent sans entrave les
mises à la retraite d’office. Un « cas particulier », rétorque Philippe
Bas, ministre délégué à la Sécurité sociale. Avant qu’un amendement de
la même eau ne soit adopté, malgré l’avis défavorable du gouvernement.
28 octobre 2006 l' Huma du 03 / 11 / 07
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| dimanche 04 novembre 2007, a 18:21 |
| L'audit qui met à mal la gestion de la police . |
Sécurité . Un rapport de l’inspection des finances préconise la suppression
de 8 000 à 10 000 postes dans les forces de l’ordre.
Un
audit aux conclusions accablantes. Dans sa ligne de mire, les dépenses
et l’organisation des forces de l’ordre. Réalisé le 10 octobre dernier
par l’inspection des finances dans le cadre de la réforme de l’État, le
rapport préconise tout bonnement la suppression de 8 000 à 10 000
postes chez les policiers et les gendarmes. Mais ça n’est pas tout. En
vue de permettre à l’État de faire des économies, les fonctionnaires de
Bercy ont ébauché divers scénarios qu’ils ont catalogués sur dix
« fiches techniques ».
Au chapitre « temps de
travail des policiers », sujet ô combien sensible, les auteurs de
l’audit affirment que les RTT, « à moyen et long terme », font « peser
des risques de rupture sur l’action des services et leur capacité
opérationnelle ». « L’administration vit à crédit », écrivent-ils,
soulignant l’impossibilité de récupérer les heures supplémentaires et
les repos compensateurs accumulés par les policiers, soit « 12
millions, au 31 décembre 2006 ». Ils suggèrent de solder ces heures « à
hauteur de 50 millions d’euros » et de « réviser le temps de travail »
des policiers.
Sur la fiche concernant les
dépenses, ils tirent carrément à boulets rouges. L’entretien des
véhicules de police et de gendarmerie est jugé « trop coûteux », « mal
mesuré » et les coûts d’assurance « excessifs ». Ils pointent le nombre
de « sinistres » dans la police -15 000 par an pour 33 000 véhicules -
en préconisant une franchise d’assurance de 150 euros pour les
policiers. Le parc immobilier des gendarmes - des militaires logés par
l’État -,
toujours selon cet audit, est « fragmenté » et « vétuste ». Il
faudrait, assènent ses auteurs, supprimer certains logements de
fonction et faire payer aux gendarmes leur consommation d’eau (11
millions d’euros en 2004). Côté maintien de l’ordre (CRS de la police
et gendarmes mobiles), ce texte préconise de tailler dans les effectifs
(suppression de 26 unités sur les 188 existantes) afin de les recentrer
« sur leur coeur de métier ». De là à ce que policiers et gendarmes
(n’était le statut de militaires de ces derniers) rejoignent - au lieu
d’encadrer - les manifestations prévues lors d’un automne qui s’annonce
franchement social, il n’y a qu’un pas.
S. B. l' Huma du 03 / 11 / 07
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| dimanche 04 novembre 2007, a 16:51 |
| D.H.L |
DHL 12 eme jour de grève
Le dimanche 04 novembre 2007
Lettre CGT à tous les salariés DHL SOLUTIONS et DHL STOCK EXPRESS
Depuis 12 jours une grève sans précédent se poursuit et doit se poursuivre !
Après plusieurs jours d’une mobilisation totale,
beaucoup ont dû cesser à cause de leur situation personnelle et
familiale mais aussi du fait de l’action de la direction qui a été
jusqu’à traîner leurs représentants devant les tribunaux alors que de
son côté elle ne s’est pas et ne se prive toujours pas, de tenter
d’affaiblir la grève en essayant de remplacer les grévistes à leurs
postes de travail, de faire travailler les intérimaires au-delà des
35h00, d’employer les heures supplémentaires au maximum et les cadres
dans des tâches opérationnelles ! D’ailleurs c’est bien pour cela que
les sites ont été bloqués !
Remarquez la solidarité dont fait preuve la direction
au niveau de l’ensemble de ses équipes pour faire échouer toute
possibilité de satisfaction de vos revendications ! En face et pour une
question qui concerne sans exception l’avenir de tous les salariés,
nous ne sommes pas tous, ensemble dans une bataille fondamentale qui
porte sur l’emploi, sur le respect et l’égalité de traitement pour tous
les salariés ! Depuis 13 jours les femmes et les hommes de Salon de
Provence, du Parc des Nations, des Implants Air France Industries se
battent avec acharnement pour des droits qui doivent bénéficier Ã
toutes et à tous dans notre société. En quoi cette affaire ne pourrait
pas concerner celles et ceux qui ne sont pas en grève ou qui ont cessé
la grève ?
Si la raison de la non-participation d’un certain
nombre de salariés est d’avoir l’impression de la sécurité en étant sur
des contrats-clients de 2 ou de 5 ans, alors le risque qu’ils
s’aperçoivent de l’erreur est grande ! Plus aucune sécurité au niveau
du maintien des emplois n ‘existe au sein de DHL SOLUTIONS et de sa
filiale Stock Express ! Cher-e-s collègues, la CGT respecte
profondément votre décision de ne pas participer à ce mouvement social
d’importance, cependant nous pensons qu’il est utile que vous soyez
clairement fixé sur la situation actuelle mais aussi future de notre
entreprise !
Face à une direction totalement mobilisée, compacte,
organisée, dotée de moyens humains, financier et qui a décidé que les
salariés n’auront rien à dire, comment pourrions-nous obtenir
satisfaction dans nos justes revendications si nous n’obtenons pas le
soutien et l’implication de tous les salariés dans une grève qui a pour
exigence la dignité et l’égalité de traitement entre tous les salariés
? Comment encore, un représentant ou un salarié pourra espérer se faire
entendre dans ses droits et se faire respecter dans son travail
quotidien par sa direction locale si cette grève n’était pas menée au
résultat voulu ? Quel est le représentant du personnel ou le salarié
qui pourra exiger quoi que ce soit, ne serait- ce, que le respect si le
niveau de participation reste celui que nous connaissons actuellement !
Chacun voit l’attitude qu’adopte cette Direction
Exel-DHL dans ce conflit. Laisser pourrir un mouvement social, mettre
par conséquent directement en danger les activités qui supportent nos
emplois et fragiliser ainsi et définitivement notre entreprise et
l’avenir de chacun ! Cela doit inciter chacune et chacun d’entre vous,
chacun d’entre- nous à renforcer la grève et à y participer
massivement ! Au regard de la situation, nous n’avons pas d’autres
choix que nous battrent pour obtenir un PSE PN2 pour tous les salariés
DHL. Nous souffrons toutes et tous dans cette grève, y participer
massivement est le seul moyen d’y mettre fin d’une façon heureuse pour
les salariés ! N’abandonnez pas vos droits, n’abandonnez pas l’idée de
soutenir vos collègues qui luttent depuis 12 jours ! Pensez à votre
avenir, mobilisez ou re-mobilisez vous, à nos côtés !
LA CGT DHL SOLUTIONS
De : CGT DRANCY
dimanche 4 novembre 2007
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| dimanche 04 novembre 2007, a 12:14 |
| Les marins du Marginella . |
Société
À Cherbourg, l’errance immobile des marins du Marginella
Déréglementation
. Vingt et un marins originaires d’Europe de l’Est et de Russie sont
bloqués depuis quatre mois et demi sur leur bateau poubelle. Et cela
sans le moindre salaire.
Cherbourg (Manche),
correspondance particulière.
Certes,
un marin sait prendre son mal en patience. Les 23 membres de l’équipage
du thonier russe Marginella commencent pourtant à trouver le temps
long. Depuis le début du mois de juillet, leur bateau de 55 mètres de
long et… vingt-deux ans d’âge est assigné à demeure le long du quai de
Normandie, à Cherbourg, entre la zone de l’arsenal et le terminal
d’Areva. Le bateau appartenant à une compagnie russe, de l’armement
Rastuna Kaliningraskaya, ne pourra reprendre la mer qu’à certaines
conditions très strictes posées par l’autorité portuaire. Notamment
payer les frais de remorquage facturés 450 000 euros par la société
Abeille International… Le 23 juin, ce thonier équipé pour la pêche
hauturière était parti pour une campagne au large des côtes africaines,
un travail des plus pénibles. Avec 23 marins à son bord, 17 Russes, 1
Biélorusse et 5 Ukrainiens, le bateau, qui affiche une trentaine de
campagnes sur toutes les mers du globe, venait de subir un carénage en
bonne et due forme, selon l’administrateur judiciaire du bateau à
Cherbourg.
C’est là pourtant que les ennuis vont
commencer. Le 27 juin, alors que le navire est en transit en mer du
Nord, un premier feu se déclare dans la salle des machines. Les marins
maîtrisent l’incendie avec les moyens du bord. Le capitaine Alexandre
Tolpegin estime alors que la situation du thonier est dangereuse et
demande un accostage pour une réparation d’urgence. L’armateur refuse
et exige la poursuite de sa mission pour se rendre sur les zones de
pêches, très lucratives en cette saison et où la concurrence bat son
plein avec les flottes nippones. Le 3 juillet, dans le détroit du
Pas-de-Calais, un nouveau feu, avec cette fois des conséquences au
niveau des machines, par mer « forte à très agitée ». Le 6 juillet,
même scénario, au large de l’île de Wight, dans les eaux territoriales
britanniques, un nouveau sinistre se déclare qu provoque le black-out
total et prive le bateau de toute propulsion. Après le lancement d’un
appel de détresse, le Marginella est remorqué par l’Abeille Liberté
jusqu’à Cherbourg, seul port en haut-fond pouvant accueillir des
gabarits de ce type par tous les temps.
L’occasion
pour deux représentants de la Fédération internationale des ouvriers du
transport (ITF), de se rendre à bord. « Les premiers contacts, raconte
Michel Oury de l’ITF, montraient déjà une situation très compliquée. »
Le Marginella fait l’objet d’une mesure conservatoire et les salaires
des marins ne sont pas payés. Le 12 septembre, l’armateur du navire se
rend à Cherbourg et promet de verser une partie de ces salaires en
roubles et l’autre en dollars. Un départ était même prévu le 26 octobre
en bus vers la Russie mais, à ce jour, les billets et les visas
n’étaient toujours pas payés. Aussi, pour la majorité des marins, pas
question de quitter le thonier, une attitude synonyme d’abandon de
poste et de licenciement.
À Cherbourg, les
militants de l’ITF s’interrogent. « La compagnie vient de se voir
attribuer 7 millions d’euros via la Communauté européenne et la Russie.
Le thon rouge est un business très lucratif… » Sur les quais, on parle
aussi d’argent à blanchir, celui de la mafia des pays de l’Est. Dans
les cabines, l’équipage, lui, n’est guère bavard. Personne d’ailleurs
ne parle anglais et le capitaine communique via le traducteur de son
ordinateur.
Entre le rinçage du bateau, pourtant
bien rouillé, les parties de cartes et de fléchettes, on passe le temps
comme on peut, mais les fruits et les légumes commencent à manquer. Les
premiers vivres (des concombres, des oignons, des pommes de terre et du
tabac), envoyées par la municipalité socialiste et le CCAS, redonnent
provisoirement le sourire à l’équipage. L’un des marins apprendra même
qu’il est papa depuis quelques jours
Jean-Paul
Hellequin, président de l’Association des syndicats de marins CGT et de
l’association Mor-Glaz, fut l’un des premiers à attirer l’attention sur
le « Marginella ». Et l’un des rares à monter à bord. « Un quart des
navires sur cette zone de pêche sont des bateaux poubelles. À n’en
point douter, c’est le cas du Marginella. Il n’y a pas la moindre
convention collective… » Pour Mor-Glaz, les autorités maritimes ne font
pas leur travail. En I999, rappelle Jean-Paul Hellequin, la loi
prévoyait un fonds de solidarité, mis en place à l’initiative de
Jean-Claude Guayssot, alors ministre des Transports. « Mais on n’a pas
encore touché à ces sommes pourtant providentielles. »
Sur
les salaires des marins, les plus optimistes évoquent un versement
courant novembre. Une nouvelle table ronde doit être organisée avec
tous les partenaires concernés. C’est enfin le 23 novembre que
l’affaire sera jugée par le tribunal administratif de Cherbourg.
Peut-être la fin d’une longue histoire pour les marins abandonnés du
Marginella.
Jean-Sébastien Barrey l' Huma du 02 / 11 / 07
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| samedi 03 novembre 2007, a 23:04 |
| Comment imposer un référendum sur le mini-traité ? |
Europe. L’association Gauche Avenir invite tous les parlementaires
de gauche à voter contre la révision constitutionnelle.
La
position vers laquelle chemine la direction du PS vis-à-vis du traité
de Lisbonne jette le trouble chez les militants socialistes qui avaient
voté « non » à la constitution Giscard, comme 55 % des Français. Au
cours de la campagne de l’élection présidentielle, Ségolène Royal,
exprimant en la matière l’opinion du parti, avait déclaré qu’il fallait
respecter le vote du 29 mai 2005 et que tout autre projet susceptible
de remplacer le traité constitutionnel ne pourrait être soumis à
ratification que par un nouveau référendum. Le revirement de François
Hollande abandonnant la revendication du référendum puis souhaitant
« laisser passer » le traité dans la forme voulue par Nicolas Sarkozy -
la voie parlementaire - a été perçu comme un reniement et un déni de
démocratie par les militants socialistes qui participaient mardi soir à
Paris à une réunion de l’association Gauche avenir, cet espace de
dialogue et de réflexion entre militants de gauche, socialistes et
communistes principalement. « La parole politique est ridiculisée »,
s’emportait un militant PS.
Plusieurs députés
européens - les socialistes Marie-Noëlle Lienemann, Françoise Castex,
Anne Ferreira (membres du groupe PSE) et le communiste Francis Wurtz,
président du groupe de la gauche unitaire européenne (GUE-GVN) - ont
démonté la manipulation en cours visant à faire passer, en contournant
le peuple, un texte qui est « un copié-collé de la constitution »,
selon Marie-Noëlle Lienemann. L’astuce consiste à ne plus l’appeler
constitution, à supprimer les symboles de l’Union (le drapeau et
l’Hymne à la joie) et à disperser toutes les dispositions de la
constitution sous forme d’amendements et de protocoles additionnels aux
traités antérieurs.
Les forces de gauche
peuvent-elles encore obliger Nicolas Sarkozy à convoquer un référendum,
éventualité qu’il rejette résolument au motif - avouait-il au soir du
sommet de Lisbonne - qu’il s’est engagé auprès des dirigeants de l’UE
que les Français ne seraient pas consultés ? Dès lors, Marie-Noëlle
Lienemann et l’ancien ministre Paul Quilès en ont fortement défendu la
proposition, la gauche tout entière doit voter non à la révision
constitutionnelle préalable à l’adoption proprement dite du traité.
Cette révision de la Constitution française nécessaire avant la
ratification requiert une majorité des trois cinquièmes au Congrès
(réunion commune des deux Assemblées). Si la gauche vote contre la
révision, il suffira de l’appoint de quelques élus hors de ses rangs
pour « bloquer le processus ». Nicolas Sarkozy n’aurait d’autre choix
qu’un référendum pour faire ratifier le traité. L’abstention ou le
refus de vote, que prônent actuellement des responsables socialistes -
Laurent Fabius et Henri Emmanuelli -pour protester contre l’absence de
référendum, revient à faire gagner Sarkozy, déplore un militant.
Mais
pour Francis Wurtz, on ne mettra pas en échec Nicolas Sarkozy sans un
investissement exceptionnel pour démasquer la manipulation. « La gauche
a perdu beaucoup de temps pour engager la contre-offensive. » Depuis
juin, avec la mise en place de la conférence, le contenu est connu. Le
8 juillet, le Parti communiste tenait une conférence de presse présidée
par Marie-George Buffet. « La priorité absolue, c’est d’informer sur le
contenu », sur la notion « d’économie de marché ouverte où la
concurrence est libre » qui va à l’encontre des services publics, sur
le rôle de la BCE qui voit son pouvoir inchangé en dépit des
rodomontades de Nicolas Sarkozy, sur les pouvoirs exorbitants de la
Commission, sur la dérive militariste et atlantiste de l’UE. Francis
Wurtz relève « l’obligation pour la Défense d’être compatible avec
l’OTAN, c’est-à-dire la stratégie américaine, et la possibilité de
confier des missions militaires à un groupe pour aller défendre les
intérêts et les valeurs de l’Union ». Toutes les questions qui furent
au centre du débat du référendum de 2005 sont à nouveau sur la table.
La crise de confiance que traverse l’Europe peut conduire vers les
impasses dangereuses du populisme. « Cette crise s’aggravera si les 27
veulent passer en force », pronostique Francis Wurtz.
Si
comme en 2005 l’avenir de l’Europe fait l’objet d’un véritable débat
populaire, il sera plus difficile à Nicolas Sarkozy et aux dirigeants
qui semblent lui emboîter le pas de s’opposer à un référendum. « On
nous parle de démocratie participative », ironise Françoise Castex à
propos du thème préféré de la campagne de Ségolène Royal, « et on -
justifierait le refus de
consulter sur la
politique européenne… » Gauche Avenir veut placer les élus devant leurs
responsabilités. Une lettre a été envoyée au président de la République
et tous les candidats à la présidentielle qui avaient annoncé un
référendum sur un nouveau traité seront interpellés sur leur attitude
actuelle. « Il faut solenniser le référendum, soutenait un participant,
car ce que le peuple a fait, seul le peuple peut le défaire. L’en
priver, c’est commettre un déni de démocratie. » À bon entendeur…
Jean-Paul Piérot l' Huma du 02 / 11 / 07
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| samedi 03 novembre 2007, a 22:15 |
| Alcatel-Lucent licencie 4000 personnes . |
Télécommunications
. L’équipementier annonce un « plan de la dernière chance » qui
équivaut à une réduction de 26 % des effectifs.
« On
ne change pas une stratégie perdante. » Dans un communiqué commun, CGT,
CFDT et CFTC fustigent la dernière décision de la direction
d’Alcatel-Lucent, qui prévoit 4 000 suppressions de postes
supplémentaires d’ici à 2009. Au début de l’année, le groupe né de la
fusion du français Alcatel et de l’américain Lucent avait déjà revu à
la hausse le nombre de suppressions d’emplois, de 9 000 à 12 500, dont
1 468 pour la France. Devant les menaces de conflit social, cette
fois-ci Alcatel-Lucent a refusé de préciser la répartition géographique
de ces nouvelles coupes. L’intersyndicale a donné le ton, mercredi,
mais c’est de la CFE-CGC qu’est venu l’avertissement le plus clair :
« Les salariés européens, après une année traumatisante et un conflit
social sans précédent, n’accepteront pas une seule suppression d’emploi
supplémentaire en France et dans l’Union européenne. »
C’est
peu dire que le « plan d’action agressif », terme employé par la
direction elle-même, suscite des inquiétudes. Dans son communiqué,
l’intersyndicale souligne la contre-productivité de la « stratégie » de
suppression d’emplois : « non-qualité des produits, délais non tenus,
absence d’innovation »… Selon Alain Hurstel, secrétaire (CFDT) du
comité d’entreprise européen du groupe, « on est dans une logique
désespérante ». Les deux dirigeants d’Alcatel-Lucent, Serge Tchuruk et
Patricia Russo, « sont maintenant discrédités ». Quant aux salariés,
« déjà durement marqués par les 12 500 suppressions d’emplois
initiales », CGT, CFDT et CFTC estiment que « cette nouvelle annonce
les maintient dans le cercle infernal des plans sociaux à répétition ».
« Depuis que nos directions licencient, si c’était la solution,
Alcatel-Lucent serait leader mondial », ironisent les syndicats, qui
appellent les salariés à « se mobiliser ». Plusieurs centaines de
salariés de quatre sites dans l’ouest de la France (Orvault, Lannion,
Cesson-Sévigné et Saint-Grégoire) ont entendu cet appel : mercredi, ils
ont débrayé pendant une heure pour marquer leur inquiétude. « Les
salariés sont écoeurés, lâche Jean-Pierre Clavaud, délégué CGT à
Orvault. On a peur pour tout le monde à partir du moment où on ne sait
pas où sont localisées les suppressions d’emplois. »
Grégory Marin l' Huma du 02 / 11 / 07
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| samedi 03 novembre 2007, a 21:57 |
| SENAT : Groupe communiste |
Arrestation de 4 militants du RESFPar Robert Bret
- 24 Octobre 2007
Monsieur le Préfet,
Retenu à Paris par mes activités parlementaires, je viens
d’apprendre l’arrestation ce matin de M. Sedat TASTAN, jeune kurde de 20 ans,
alors qu’il se présentait au bureau des étrangers de la Préfecture pour y
déposer un dossier de régularisation de séjour. Cette nouvelle arrestation
témoigne de l’acharnement dont il est victime.
J’ajoute que 4 militants du RESF 13 qui accompagnaient ce jeune
homme ont également été arrêtés. Il s’agit de : Mme Christiane RUSSEL ; de son
compagnon Richard ; de M. Philippe CHOUARD ; et de Delphine l’amie de Sedat.
Ces arrestations incompréhensibles, en outre 48h00 après la
comparution de Florimond GUIMARD, également militant RESF, devant le tribunal
correctionnel d’Aix, ne peuvent être perçues que comme une attaque délibérée
envers toutes les femmes et les hommes qui sont engagés dans la reconnaissance
des droits des enfants et de leurs parents « sans papiers ». Elle est de nature
à susciter de vives réactions. Des rassemblements sont d’ailleurs en train de
s’organiser en vue de dénoncer de tels agissements.
Aussi, je vous demande, Monsieur le Préfet, de prendre les
dispositions nécessaires pour remettre en liberté ces 4 personnes. De surcroît,
je souhaiterai savoir où a été conduit Sedat TASTAN ? Vous en remerciant par
avance, Et restant dans l’attente d’une réponse,
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes
salutations distinguées. |
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| samedi 03 novembre 2007, a 21:31 |
| Les collectivités paient pour les riches . |
Budget
. L’enveloppe dévolue aux élus locaux sera fortement réduite en 2008,
faisant les frais du paquet fiscal de 15 milliards d’euros voté cet été.
Le
gouvernement pourra-t-il ignorer plus longtemps les doléances des élus
locaux, toutes tendances confondues�? Hier, à l’Assemblée nationale,
l’examen des crédits de la mission «�relations avec les collectivités
territoriales�» pour 2008 a permis d’entrer dans le vif des inquiétudes
sur les dotations d’État, dont la mission ne représente qu’une infime
fraction (2,2 milliards sur 46 milliards de dotations sous enveloppe).
Au coeur de la colère�: la fin du contrat de croissance et de
solidarité mis en place par la gauche en 1999, qui indexait la
progression des dotations sur l’inflation et sur une fraction du taux
de croissance du PIB. Une remise en cause inacceptable pour les
associations d’élus locaux, face à des dépenses des collectivités en
forte augmentation, du fait notamment des transferts de compétences de
l’État non accompagnés de financements à la hauteur ces dernières
années. Ainsi la part non financée du RMI transférée aux départements
atteint 1,8 milliard depuis 2005.
Au nom de la
participation des collectivités à l’effort de désendettement public, la
progression de l’enveloppe des dotations devrait désormais se limiter Ã
la seule inflation dès 2008, soit 1,6�%. Une présentation qui est
doublement faussée. D’abord par la tricherie sur le périmètre de
l’enveloppe, qui comprend des dotations qui y échappaient jusqu’alors.
Cela permet ainsi de limiter fortement ces dernières, tout en gonflant
artificiellement le volume global de l’enveloppe. À périmètre égal, la
progression n’est plus que de 0,7�% sur 2007… Ensuite, la hausse des
prix réels subie par les collectivités a atteint «�3,9�% entre les
premiers trimestres 2006 et 2007�», selon le député Jean-Pierre
Balligand (PS). L’évolution réelle pourrait donc avoisiner les - 3,2�%
en 2008…
donner d’une main et reprendre de l’autre
Pour
faire passer la pilule, le gouvernement met l’accent sur le maintien,
pour la seule dotation globale de fonctionnement aux collectivités
(DGF), de l’ancienne indexation. Un trompe-l’oeil, car cela revient «�Ã
donner d’une main, via la DGF, tout en reprenant de l’autre, via la
réduction de l’enveloppe normée�» dont la DGF fait partie, a dénoncé le
député Thierry Carcenac (PS). Pour Jacques Desallangre (apparenté PCF),
le gouvernement veut faire financer «�son cadeau fiscal de 15 milliards
aux plus riches�» par un «�contrat d’austérité�» pour les
collectivités. Un «�contrat�» qui n’a de surcroît que le nom, puisque
«�imposé aux collectivités�» et non «�librement discuté�»�!
«�L’objectif
est de faire supporter aux collectivités les choix désastreux de
l’État�», a déploré aussi André Chassaigne (PCF). «�Le piège se
referme�: d’une part on fait payer aux contribuables locaux la
transformation des collectivités en services déconcentrés�» dont l’État
ne veut plus assumer la charge, «�et d’autre part, on réduit leurs
recettes provenant de l’État en enterrant le contrat de solidarité et
de croissance�», a dénoncé le député du Puy-de-Dôme. Résultat�: «�si
elles veulent réaliser les investissements nécessaires au bien-être de
leurs habitants, les collectivités devront recourir à la fiscalité�».
Celle des ménages exclusivement, déjà à la limite de la rupture,
puisque la taxe professionnelle touchant les entreprises a été
plafonnée par le gouvernement à 3,5�% de la valeur ajoutée, et que le
MEDEF veut encore réduire à 3�%. Pour André Chassaigne, le gouvernement
poursuit un but derrière cette politique�: «�La délégation au privé de
pans entiers du service public local�»
Sébastien Crépel l'Huma du 31 / 10 / 07
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| samedi 03 novembre 2007, a 20:53 |
| L' UE risque le court-circuit . |
Énergie
. Pour favoriser la libéralisation de l’électricité, Bruxelles fait le
forcing pour démanteler des opérateurs historiques au mépris de la
sécurité d’approvisionnement et des tarifs aux usagers.
Le
4 novembre 2006 à 22 h 10. Quinze millions d’Européens, dont quatre
millions de Français, se trouvent subitement plongés dans le noir.
Aucune vague de froid, aucun pic de consommation et pourtant le
continent échappe de peu au « black-out ». Officiellement, une
manipulation technique sur le réseau électrique allemand a entraîné une
succession de délestages qui par le biais des interconnexions entre les
réseaux européens se sont propagés aux pays voisins. En France, le
courant sera rapidement rétabli. Le temps pour EDF de démarrer ses
centrales de production de pointe et de rétablir l’équilibre entre la
production et la consommation.
Les enquêtes,
révèlent l’important déficit en moyens de production électrique Ã
l’échelle de l’UE. Selon l’Observatoire européen de l’énergie, garantir
la sécurité d’approvisionnement implique d’investir 700 milliards
d’euros d’ici à 2030. L’organisme cite plusieurs pays, en particulier
l’Espagne, comme étant au bord de la rupture.
LA FRANCE N’EST PAS À L’ABRI
La
sécurité d’approvisionnement de la France est en théorie beaucoup mieux
assurée. En théorie seulement, dans un entretien accordé au magazine
Challenge, le PDG d’EDF, Pierre Gadonneix, reconnaîtra quelques mois
après l’incident de novembre, que le pays a frôlé par deux fois la
panne géante en raison d’un manque de moyens pour période de pointe. À
ce déficit s’ajoutent les conséquences de l’interconnexion des réseaux
qui, en les solidarisant les uns aux autres, a tendance à annuler les
atouts du parc de production électrique national.
Pis,
selon une source interne à la Commission de la régulation de l’énergie
(CRE), l’organisme chargé de veiller au bon fonctionnement du marché de
l’électricité en France, les interconnexions ont été « dévoyées ».
Créées à l’origine pour assurer une solidarité entre pays européens,
elles servent aujourd’hui au commerce international d’électricité.
Conséquence : le trafic transfrontalier est en nette augmentation et
« la gestion des flux d’électricité de plus en plus périlleuse ».
Principaux
responsables du déficit en capacité de production, les opérateurs du
secteur réduisent depuis des années le niveau de leurs investissements.
Ainsi entre 1999 et 2004, la part du chiffre d’affaire qu’ils y
consacrent est passée de 16 % à moins de 10 %. Malgré l’importance
stratégique du secteur, cette réalité n’a pas provoqué d’intervention
des États membres pour corriger les insuffisances du système électrique
européen. « Le constat le plus effrayant est que la plupart des
pouvoirs publics considèrent que ce n’est plus aux politiques de
décider », expliquait récemment dans l’Humanité Michel Billout,
sénateur communiste, et membre de la mission d’information du palais du
Luxembourg. En clair, les États se désengagent.
Ce
désengagement procède de deux façons. Par la privatisation des
opérateurs historiques qui les écartent petit à petit de leur mission
de service public au nombre desquelles figure la sécurité
d’approvisionnement. Par la libéralisation du secteur de l’énergie qui
conduit à la perte de contrôle du système électrique national. Les
usagers, qui ont vu les prix pratiqués flamber, sont aussi touchés de
plein fouet. Avec l’ouverture du marché au 1er juillet dernier, on
s’attend, en quelque mois, à une augmentation moyenne de 26 % de la
facture en Allemagne qui compte parmi les États où l’électricité est la
plus chère.
En France, malgré des augmentations
injustifiées, selon la CGT, le prix relativement faible de
l’électricité reste encore garanti par l’existence des tarifs
réglementés fixés par l’État, mais celle-ci n’est assurée que jusqu’en
2010. Jusqu’à présent, l’UE s’était limitée à autoriser la fourniture
d’électricité par d’autres opérateurs que les historiques comme EDF. Le
19 septembre dernier, en présentant un nouveau « paquet » législatif
qui sera prochainement soumis au Parlement européen, la Commission a
franchi un nouveau cap. Elle propose de démanteler les opérateurs
historiques en séparant les fonctions de production et de distribution
de celle du transport au motif que leur confusion dans la même
entreprise donne à cette dernière un avantage vis à vis ses concurrents
simples distributeurs. Outre que cette mesure va priver de ressources
importantes les opérateurs historiques, elle va fragiliser le système
électrique en complexifiant son pilotage au risque de provoquer des
ruptures dans l’alignement de la production sur la consommation
d’électricité. Autrement dit, avec la séparation des activités, on
multiplie les risques de panne.
ABANDON DE
LA MAÃŽTRISE PUBLIQUE
L’indépendance
des régulateurs nationaux du marché de l’énergie est aussi dans le
collimateur de la Commission. Cette mesure priverait les États membres
de tout droit d’intervention dans le secteur énergétique. Politique
tarifaire et d’investissement seraient de la seule compétence des
régulateurs. Cette proposition consacre l’abandon de la maîtrise
publique d’un secteur stratégique. Enfin pour favoriser le
développement d’un marché européen du gaz et de l’électricité qu’elle
juge insuffisamment développé, Bruxelles propose « la création d’une
Agence de coopération des régulateurs nationaux de l’énergie habilitée
à arrêter des décisions obligatoires ». Indépendante du pouvoir
politique, elle aura pour mission de veiller entre autre au
développement des interconnexions entre réseaux nationaux afin de
développer toujours plus le commerce de l’électricité.
Pierre-Henri Lab
L' Huma du 02 / 11 / 07
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| samedi 03 novembre 2007, a 19:07 |
| Le gouvernement choisit l'affrontement . |
Régimes
spéciaux . Le ministre du Travail refuse toujours de négocier le cadre
de sa réforme. Les syndicats de cheminots ont déposé un préavis de
grève reconductible.
Le
gouvernement persiste dans son refus de négocier le cadre général de sa
réforme des régimes spéciaux. Au lendemain du dépôt d’un préavis de
grève reconductible à compter du 13 novembre à 20 heures par six
fédérations de cheminots (CGT, FO, CFTC, SUD rail, UNSA et CFE-CGC), le
ministre du travail, Xavier Bertrand, continue d’ignorer leurs
revendications et ne leur propose, par l’intermédiaire de la direction
de la SNCF, que de discuter des modalités d’application de son projet.
Ainsi, le directeur général Guillaume Pepy a fait part de la volonté de
l’entreprise publique de « débloquer la grille de rémunérations pour
les cheminots qui vont continuer à travailler au-delà de cinquante-cinq
ans » et de créer une « retraite complémentaire ».
« un double statut pour les nouveaux embauchés »
Mardi,
dans une déclaration faite à l’AFP à l’heure où commençait la réunion
de l’interfédérale des cheminots, Xavier Bertrand avait d’emblée donné
le ton en adressant une fin de non-recevoir aux syndicats. « Le passage
à 40 annuités de cotisation, la mise en place d’une décote et d’une
surcote et l’indexation sur les prix ne sont pas négociables », a-t-il
déclaré. « Une provocation » aux yeux des organisations syndicales, qui
ont, à l’issue de leur rencontre, accusé « le gouvernement et la SNCF
de faire le choix d’un conflit plus long ». Les fédérations ont
également rejeté la proposition émise par le chef de l’État lors de sa
visite aux ateliers SNCF du Landy, à Saint-Denis. « Avec la mise en
place d’un double statut pour les nouveaux embauchés, le gouvernement
joue la division des anciens contre les jeunes », ont-elles rétorqué.
Le
front syndical à la SNCF, où seule la FGAAC s’est engagée dans le
processus de négociation par entreprise souhaité par le gouvernement,
pourrait s’élargir d’ici le 13 novembre au cas où le gouvernement ne
revoie pas sa position. Si le ministre du Travail n’apporte pas de
« réponses concrètes » à ses revendications, la CFDT, qui pour
l’instant ne s’est pas jointe au préavis de grève, devrait le faire
même si elle exclut « un mouvement reconductible ». Favorable à
l’allongement de la durée de cotisation des salariés des régimes
spéciaux de 37,5 à 40 années, la centrale cédétiste réclame des
négociations sur « la pénibilité, le niveau des retraites,
l’intégration des primes les polypensionnés, l’assouplissement du
calendrier de mise en place des décotes ».
« un ultimatum si
le gouvernement ne revoit pas sa copie »
Outre
les cheminots, le gouvernement devra compter avec la mobilisation des
électriciens et des gaziers et probablement celle des agents de la
RATP. Constatant que le ministre du Travail refuse de négocier le cadre
général de sa réforme, les fédérations CGT et FO de l’énergie,
majoritaires dans le secteur, appellent les salariés à faire grève le
14 novembre prochain. Elles pourraient être rejointes mardi prochain
par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, au terme de « l’ultimatum »
qu’elles ont fixé, si le gouvernement « ne revoit pas sa copie ». À la
RATP, les fédérations syndicales doivent se rencontrer à nouveau en
début de semaine prochaine. Elles attendent d’ici là « des réponses
précises » et, à défaut, envisagent de rejoindre la mobilisation des
cheminots, des électriciens et des gaziers. Enfin, un préavis de grève
devrait être déposé à l’Opéra de Paris pour le 13 novembre par les
personnels techniques concernés eux aussi par la réforme des régimes
spéciaux.
Pierre-Henri Lab
l' Huma du 02 / 11 / 07
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| samedi 03 novembre 2007, a 17:55 |
| SENAT : Groupe communiste |
Situation des retraités agricolesPar Evelyne
Didier - 23 Octobre 2007
Madame Evelyne Didier attire l’attention de Monsieur le ministre de l’agriculture et de la pêche sur la
situation des retraités agricoles qui demandent, sur de nombreux points et à
juste titre, une amélioration de leur retraite.
Tout d’abord, le décret devant fixer le niveau de la retraite
complémentaire obligatoire (RCO) n’est toujours pas paru et cette publication
tardive décale, de fait, son actualisation.
De plus, elle lui demande de bien vouloir tenir compte de
l’article 1er de la loi sur la retraite complémentaire qui stipule que celle-ci
doit permettre d’atteindre un niveau égal aux 75% du SMIC net.
Par ailleurs, lors du décès de l’exploitant, seuls les points
acquis en contrepartie d’une cotisation font l’objet de la réversion
aujourd’hui. Il semble pourtant que le conjoint survivant doit pouvoir
bénéficier de la réversion des points gratuits de la retraite
complémentaire.
Enfin, elle lui rappelle que les mesures appliquées en 2006 et
2007 n’ont pas permis de majorer significativement les pensions de nombreuses
femmes.
Aussi, il est nécessaire que la réforme des retraites pour 2008
puisse conduire à la suppression des minorations sur les revalorisations des
petites retraites, à l’application de la loi Fillon à tous les retraités, et
notamment les articles 4 et 5 dont l’objectif est « d’assurer en 2008 un montant
total de pension lors de la liquidation au moins égal à 85 % du SMIC net » et,
en dernier lieu, à la modification du dispositif de bonification pour enfants
car, en effet, la majoration de 10% se révèle particulièrement injuste
lorsqu’elle est appliquée sur les montants de retraites les plus faibles.
C’est pourquoi, elle lui demande de quelle manière et dans quels
délais, il envisage de répondre aux attentes des retraités agricoles.
En attente d’une réponse
ministérielle
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| vendredi 02 novembre 2007, a 23:05 |
| ASSEMBLEE NATIONAL ( Groupe COMMUNISTE ) |
Marie-Hélène
AMIABLE
Députée des
Hauts-de-Seine
Question d’actualité
mardi 30 octobre
2007
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Ministres, Chers collègues,
Ma question s'adresse au
Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique.
Le 20 novembre prochain,
sept fédérations de fonctionnaires appellent à la grève pour défendre l’emploi
public, leur pouvoir d’achat et leur statut. Les députés communistes et
républicains seront à leurs côtés.
Votre budget pour 2008
prévoit la suppression nette de 23 000 postes, dont 11 200 à l'Education
nationale, et ne prend pas en compte la revalorisation de traitement que
réclament les syndicats. Faut-il rappeler que votre majorité a déjà supprimé
près de 100 000 postes au cours des 5 dernières années et a promis d'en
supprimer 180 000 dans les 5 prochaines. Mais pour quel bénéfice ?
Ces enseignants, postiers,
hospitaliers, fonctionnaires territoriaux et judiciaires, agents des impôts ou
des services de l'emploi, portent en effet à bout de bras un service public dont
la qualité, la proximité et l'égalité d'accès sont sans cesse menacés par vos
soucis comptables et libéraux.
Mais de quelles économies parle-t-on
quand sont généreusement distribués cadeaux fiscaux ou parachutes dorés ?
Alors que les fonctionnaires
voient leur point d'indice chuter de 6% depuis 2000, vos mesures annoncées
vendredi dernier ont été jugées dérisoires par les syndicats qui ont claqué la
porte.
Les revendications des
fonctionnaires en rejoignent d'autres : celles des cheminots, des gaziers et
électriciens et des salariés du privé concernés par la pénibilité, les
privatisations, la diminution du pouvoir d'achat ou la remise en cause de leur
retraite.
Monsieur le Ministre,
comment comptez-vous répondre à la légitime inquiétude des fonctionnaires quant
à leur statut et leur salaire ? Quelles missions assignez-vous au service public ?A
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| vendredi 02 novembre 2007, a 21:12 |
| SENAT : Groupe communiste |
Valorisation des produits agricoles, forestiers ou
alimentaires et des produits de la merPar Gérard Le Cam - 24 Octobre
2007
Monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le
rapporteur, mes chers collègues, lors du colloque « Vin, consommation,
distribution : nouveaux enjeux, nouvelles opportunités ? » organisé par le Sénat
le 28 octobre 2004, Philippe Mauguin affirmait que l’objectif de l’INAO est « de
faire en sorte de ne pas décevoir dans le verre la promesse faite par l’AOC au
consommateur ».
Et il poursuivait en indiquant à juste titre que cette promesse
est « différente de la qualité notée par les guides ou par un critique
américain ».
Cette remarque pleine de bon sens devrait guider notre réflexion
sur notre système de valorisation dans un contexte où les échanges commerciaux
sont globalisés, où les standards de production et de fabrication des produits
alimentaires tendent à être dangereusement uniformisés.
Or la promotion de la qualité des produits en lien étroit avec le
territoire et le savoir-faire local permet le maintien de l’activité sur ces
territoires et leur valorisation. Elle est donc un gage important d’un durable
et harmonieux aménagement du territoire, mais également des modes de production
respectueux de l’environnement et des terroirs.
Pour justifier la réforme du système de valorisation français,
vous avez énormément mis en avant la nécessité de simplifier la grille de
lecture du consommateur.
Permettez-moi de citer un passage de l’étude réalisée par
l’association UFC-Que choisir qui peut apporter des éléments intéressants sur
une autre question, essentielle à nos yeux, notamment pour le consommateur : la
diversité des saveurs offertes.
Dans ce document, les commentaires donnés par les professionnels
sur les AOC du vin dessinent une répartition en deux groupes ayant des visions
diamétralement opposées.
Les premiers se plaignent des rédactions actuelles des textes,
notamment de leur faible niveau d’exigence, voire dans certains cas de leur
caractère incompatible avec l’essence de l’AOC en tant que produit d’un terroir
bien identifié ! Selon eux, ces rédactions trop vagues concourent à une
évolution qui, constatée ces dernières décennies, conduit à une standardisation
des goûts.
Une motion rédigée sur ce point par les membres de l’association
« SEVE », vignerons réunis, illustre bien cette approche : « La volonté de
simplification et de banalisation des étiquettes de vin d’AOC va à l’encontre
d’une politique de diversité et de valorisation des terroirs français et
européens. »
Le second groupe, à l’inverse, considère que « les contraintes
définies par les décrets représentent des freins sur le plan commercial, face à
la nécessité de réagir rapidement aux exigences du marché » ! Les représentants
du négoce défendent, pour nombre d’entre eux, les volumes importants de vins en
AOC génériques et refusent de voir interdire la standardisation des
caractéristiques gustatives.
Cette petite digression montre à quel point la valorisation des
produits agricoles recoupe des enjeux souvent antagonistes. La question est de
savoir quel intérêt la réforme proposée va satisfaire. Si c’est celui du
consommateur, alors il est nécessaire de se mettre d’accord sur ce point.
Pour nous, l’intérêt du consommateur ne saurait se limiter à la
simplification des signes et des mentions de valorisation. En revanche, il est
nécessaire que le système de valorisation français passe par un resserrement du
lien avec le terroir, une élévation du niveau d’exigence et une limitation sur
les techniques et ingrédients qui entrent dans la fabrication des divers
produits.
Le facteur humain, le savoir-faire qui s’est construit au fil des
siècles pour bien des produits ne doivent pas non plus être négligés. En effet,
la rupture du pacte de confiance entre le consommateur et le producteur
s’explique également par le comportement des pouvoirs publics, qui tendent à
négliger cette composante essentielle de la fabrication des produits.
Ainsi en témoignent les inquiétudes suscitées par la mention
« fermier ». On le sait, ce terme s’appliquait à des produits issus du lait des
fermes, mais aussi fabriqués et affinés à la ferme. Désormais, la règle serait
l’usage du mot « fermier » pour des produits dont l’affinage est réalisé en
dehors de l’exploitation et en dehors de la responsabilité du fermier.
Catherine Le Beschu, animatrice de l’association Casgiu Casanu,
qui regroupe une centaine de bergers de l’île de Beauté, expliquait qu’il avait
été proposé aux producteurs d’ajouter le nom de l’exploitation d’où proviennent
les fromages.
Or l’affinage du fromage est un processus essentiel au
développement des arômes et des saveurs : la durée de l’affinage, l’atmosphère,
l’hygrométrie de la cave, sont autant de facteurs qui lui confèrent son
identité.
En toute logique, le terme « fermier » ne peut donc s’appliquer
qu’à des produits issus exclusivement du lait de l’exploitation, mais aussi
fabriqués et affinés à la ferme. Pourtant, huit AOC fromagères, et non des
moindres - « Saint-Nectaire », « Reblochon », pour n’en citer que deux -
bénéficieraient déjà de dérogations. Ces précédents n’augurent rien de bon pour
l’avenir des fromages de terroir...
Alors que la mention « fermier » garantissait jusqu’ici un mode de
production, un terroir et un savoir-faire, la réglementation nouvelle instaure
un flou défavorable au producteur comme au consommateur.
En ce qui concerne le défaut de lisibilité que vous avez à juste
titre dénoncé, le problème réside, à notre sens, non dans la multiplication des
signes, mais plutôt dans le défaut d’information du consommateur sur la
fabrication et la composition des produits. Peut-être serait-il utile d’assurer
une plus grande traçabilité des différents produits et une meilleure information
sur leur composition. C’est vrai pour les OGM, mais pas seulement.
Ainsi, le consommateur serait en mesure de choisir le produit
qu’il achète, en tout cas celui qu’il souhaiterait acheter s’il en avait les
moyens, car le choix se pose en ces termes dans bien des cas malheureusement. La
question du pouvoir d’achat ne peut bien évidemment être exclue de la réflexion
sur le système de valorisation quand on connaît le prix des produits concernés.
Mais peut-être reviendrons-nous sur cette question lors de l’examen annoncé du
projet de loi sur la concurrence et la réforme de la loi Galland.
Enfin, je voudrais dire quelques mots sur les autres objectifs
visés par la réforme : la simplification du système et l’impartialité des
contrôles.
Le projet de loi ratifiant l’ordonnance du 7 décembre 2006
relative à la valorisation des produits agricoles, forestiers ou alimentaires et
des produits de la mer présente encore pour moi à ce sujet de grandes zones
d’ombre, et ce malgré la consultation attentive de deux documents de travail qui
auraient pourtant dû éclairer ma lecture : le dossier présentant la réforme des
signes d’identification de la qualité et de l’origine de l’Institut national de
l’origine et de la qualité et le rapport de notre collègue Benoît Huré.
Ce projet de loi, qui est l’aboutissement de la procédure dictée
par l’article 38 de la Constitution, et donc plus exactement l’ordonnance qu’il
vise à ratifier, présente l’inconvénient de laisser inchangés les défauts du
système actuel, en prétendant le contraire.
Tout d’abord, une des raisons avancées pour justifier la réforme
est la complexité de la gestion du système pour les opérateurs. Il est vrai que
le développement quelque peu anarchique des signes d’identification de la
qualité et de l’origine a conduit à la création de plusieurs structures et
procédures. Ainsi cohabitaient l’INAO, la CNLC, les syndicats de défense, les
organismes agréés, les groupements de qualité, les organismes certificateurs, et
j’en passe.
Aujourd’hui, et cela ne nous étonnera pas, la place des pouvoirs
publics se réduit comme une peau de chagrin puisque sont supprimés l’INAO et la
CNLC, remplacés par un établissement public, l’INAO « nouvelle formule ». Les
moyens de ce nouvel établissement public devront être augmentés pour qu’il
puisse correctement remplir ces missions, même si tout est fait pour en confier
un certain nombre à des organismes tiers.
Du côté des filières, si un nom rassembleur a été trouvé -
organismes de gestion et de défense, ou ODG -, en réalité, la diversité est
toujours la règle. La question de l’obligation d’adhésion à ces ODG n’est pas
négligeable, notamment au regard du coût supplémentaire que la cotisation
entraîne, mais je ne développerai pas ici, compte tenu du temps dont je
dispose.
En revanche, dans le secteur du vin - mais pas seulement -, il
semblerait que de nombreux professionnels s’inquiètent de voir déjà de fortes
hétérogénéités dans le niveau de découpage géographique auquel correspondent ces
nouvelles structures. Il y a là en effet le risque de voir apparaître des
« super ODG » correspondant à un niveau suprarégional, ce qui est totalement
étranger à l’idée d’un lien étroit entre l’AOC et son terroir. Ainsi pointe le
danger d’aboutir à une vision très standardisée des AOC.
Ensuite, est avancée comme autre justification de la réforme le
noble objectif de garantir la neutralité des structures de contrôle, qui serait
sujette à caution en l’état actuel du droit. Le rapport note que, du fait de
l’appartenance de producteurs aux organismes d’agrément, ceux-ci ont été accusés
d’être à la fois juge et partie.
La réforme vise donc à mettre fin à cette partialité structurelle
en créant des organismes de contrôle distincts. Si partialité il y a, nous
considérons que cette séparation fonctionnelle affichée sera un faible remède
dans la mesure où les organismes de contrôle sont, certes, agréés par l’INAO,
mais sur proposition des ODG ! Quant à leur composition, elle reste à
disposition.
Mes chers collègues, nous sommes tous soucieux de la défense de
notre patrimoine naturel et culturel, et pourtant nos discours divergent lorsque
nous évoquons nos visions de l’agriculture. Les sénateurs du groupe communiste
républicain et citoyen considèrent, sans verser dans le corporatisme, que les
savoir-faire agricoles doivent être promus, protégés, reconnus en lien étroit
avec le territoire auquel ils sont attachés. Or cette reconnaissance ne peut,
selon nous, se faire si la politique agricole suit le sillon tout tracé des
standards communautaires et internationaux. On simplifie les étiquettes, on a
déjà commencé à simplifier les saveurs. Nous ne voulons pas de ces dérives.
Au nombre des objectifs que le Gouvernement s’est fixés, la
réforme proposée remplira sans aucun doute celui de la simplification des
signes, peut-être moins celui de la lisibilité. En revanche, nous craignons
qu’elle ne permette pas de rétablir le lien de confiance entre le consommateur
et le producteur. En témoignent, dans le domaine des AOC du vin, les
appréciations divergentes selon les AOC et les comportements des professionnels
concernés.
Par ailleurs, je suis loin d’être persuadé que cette
simplification contribue à la relance de la confiance et de l’intérêt mutuel en
termes de pouvoir d’achat pour les consommateurs et de revenu pour les
agriculteurs, les viticulteurs et l’ensemble des producteurs.
Pour toutes ces raisons, nous nous abstiendrons sur ce texte.
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| vendredi 02 novembre 2007, a 18:46 |
| Boutin,Amar . |
Boutin, Amar: une certaine idée du débat, mais laquelle
?
Par La rédaction le lundi 29 octobre 2007
ENQUÊTE
A moins d'être un pro du media training, le direct est pour les responsables
politiques un exercice périlleux.
On peut tenter de limiter les dégâts en faisant évincer les contradicteurs du
plateau. Mais c'est parfois pire.
Voici la preuve par Christine Boutin.
Au cours de l'emission Revu et Corrigé samedi 27 octobre, Paul Amar et ses invités
revenaient sur le traitement médiatique, plutôt discret, qui entoure le
campement des mal logés de la rue de la banque.
Présents sur le plateau, entre autres, Florence Aubenas qui suit le dossier
pour le Nouvel Obs, la ministre du logement et de la ville Christine Boutin et
le sociologue des médias, Jean-Louis Missika. Alors que ce dernier évoque la
question de l'impact des images de ce genre d'événement sur les journalistes et
donc sur l'opinion publique, Paul Amar a cette petite phrase "Alors le DAL
devrait engager un service de com hein? Ou avoir un spécialiste image?"
Une petite phrase de rien du tout, mais qui marque le départ d'une séquence
de décryptage en chaine.
Décryptage du décryptage.
Acte I: Florence Aubenas donne l'information en direct.
Florence
Aubenas piège Boutin- Revu et Corrigé le 27 Octobre
Florence Aubenas profite du direct pour dire que le porte parole du DAL,
qu'elle connait bien pour avoir suivi la plupart des campements de sans papiers
et de mal logés, devait en principe participer à l'émission mais que "Christine
Boutin ne voulait pas débattre avec lui."
Visiblement, la ministre est prise de court.
Un malaise s'installe, et...
...acte II: Paul Amar rétablit la vérité.
Paul Amar
rétablit la vérité-Revu et Corrigé le 27 Octobre
"On est dans une décryptage. Donc nous on dit tout. On dit tout sur nous, on
dit tout sur vous" dit-il en regardant la ministre.
"Effectivement on avait voulu faire un débat, confirme Amar, mais on a fait
comprendre à Pascal Petit, rédacteur en chef, que vous ne souhaitiez pas
débattre avec M. Eyraud".
La ministre semble totalement défaite. Après un silence de quelques secondes,
Mme Boutin bafouille un petit "je crois qu'il y a un problème là".
Acte III: Christine Boutin dénonce ce qu'elle appelle un "traquenard".
2Christine
Boutin parle de "traquenard".
La ministre patine. Heureusement, une petite voix va venir abréger ses
souffrances.
Acte IV: Grâce à son oreillette magique, Amar achève Boutin
5Amar
achève Boutin avec l'oreillette magique - Revu et Corrigé le 27 Octobre
Coup de grâce, la ministre se tait.
C'est la dure loi du direct.
Sur le plateau, Amar rétablit donc magnifiquement une situation qui semblait
compromise par le pavé dans la mare jeté par Aubenas.
Mais que s'est-il passé dans la coulisse ?
Boutin a-t-elle refusé de débattre avec Eyraud ? A quel moment le nom de
Eyraud lui a-t-il été soumis par la production ?
Interrogé par @si, Jean-Baptiste Eyraud se dit surpris par la manière dont il
a été écarté du débat.
"Ce n'est pas le première fois qu'on me fait le coup, précise le porte-parole
du DAL, mais d'habitude on ne me dit pas les choses aussi franchement. On trouve
une excuse. Là, ils m'ont appellé lundi pour m'inviter, j'ai accepté et puis
vendredi matin, ils m'ont de nouveau appellé pour me signifier que je ne
participerais plus à l'émission, parce que Mme Boutin ne voulait pas que je
vienne."
Quant au directeur de cabinet évoqué par Amar, il s'agit en fait de son
conseiller pour les relations presse, Christian Dupont ."Ce qui nous a d'abord
été présenté à Mme Boutin et à moi, c'était une emission de décryptage, avec des
journalistes. A aucun moment il n'a été question de débat avec le DAL."
Refuser de participer à une emission à cause d'un angle mal défini ou d'un
plateau déséquilibré est monnaie courante, assure-t-il. "C'est le fonctionnement
normal des médias, c'est à nous de définir si l'émission présente un intérêt ou
non".
Le conseiller presse convient toutefois que l'activisme du porte-parole du
DAL agace la ministre, surtout "parce qu'il fait dire à Mme Boutin ce qu'elle
n'a pas dit " explique-t-il.
Florence Aubenas, qui pensait retrouver le porte-parole du DAL au moment du
direct samedi était parait-il très fâchée lors de son arrivée au maquillage, au
point d'envisager de renoncer à participer à l'emission.
L'équipe de Revu et Corrigé a donc dû batailler pour la retenir, mais elle
s'est rattrapée en donnant cette petite info, que Paul Amar aurait sans doute
gardé pour lui si elle n'en avait pas parlé.
Selon elle, "le débat ne doit pas avoir lieu dans les coulisses. Le public
doit savoir pourquoi Jean-Baptiste Eyraud était absent du débat. Il n'est pas
normal que l'entourage d'un ministre ou que le ministre lui même interdisent à
quelqu'un le droit de venir dire ce qu'il a à dire" déclarait la journaliste sur
le site du 6nouvel Obs.
Qu'il s'agisse d'un malentendu ou d'un arrangement à l'amiable entre
production et cabinet, Mme Boutin semble avoir quelques problèmes avec les
débats.
Le 25 septembre dernier, l'équipe du 7/10 de Nicolas Demorand sur France
inter avait eu elle aussi des soucis d'organisation à propos d'un débat avec
Christine Boutin. Dans un article publié 7ici même, nous revenions sur cet incident. Entre temps,
l'emission +Clair du 29 Septembre en donnait une version en image.
0retrour
sur le plantage de Boutin au 7-10 de France Inter Mardi 25 Septembre
Alors de deux choses l'une, soit à chaque fois qu'elle doit débattre avec un
leader d'association, elle n'est pas prévenue à temps. Dans ce cas là, c'est pas
de chance.
Soit la ministre s'arrange pour fuir les débat chaque fois que c'est
possible, en trouvant des entourloupes.
Le syndicat SNJ- CGT de France 5 a déploré "un acte de censure" de la part de
la chaine publique au cours d'une interview à 1l'AFP.
Pascal Petit, rédacteur en chef de Revu et corrigé, a refusé de répondre à
nos questions.
(Enquête de Romain Boutilly)
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| vendredi 02 novembre 2007, a 17:54 |
| LA GAFFE ! |
L'hypergaffe de Sarkozy à la SNCF, que ni TF1 ni France 2
n'ont vue
Par La rédaction le samedi 27 octobre 2007
CHRONIQUE
Hypersilence, pour l'hypergaffe de l'hyperprésident.
Il s'agissait pour Sarkozy, en se rendant dans un dépôt SNCF vendredi 26
octobre au matin, d'offrir aux 20 Heures de Pépéjadas le profil du président qui
n'a pas peur d'affronter en direct, zyeux dans les zyeux, noyé dans la marée
ouvrière, les terribles cheminots.
Parfait.
Si vous voulez voir ces belles zimages, vous pouvez aller chez Pépéjadas (ou
plutôt chez Leurs Blondeurs Chazal et Delahousse, c'est le week-end). Vous
connaissez l'adresse.
Sauf que dans le fil d'une discussion enflammée, Sarkozy commet une énorme
boulette. «Les 40 ans d’annuités
s’appliqueront à tout le monde, en revanche, les bonifications, les décotes, moi
je pense que tout ceci ne peut s’appliquer que pour ceux qui ne sont pas déjà
rentrés à la SNCF» lâche-t-il à ses interlocuteurs.
"Une rumeur monte dans la foule", raconte Libération, et un syndicaliste de FO s’étonne : «Ah,
mais ça c’est nouveau !»
Oui, c'est nouveau. Et c'est même énorme. Au même moment, ce point est un de
ceux sur lesquels achoppent les négociations. La décote, rappelle Libé, est "la
réduction plus que proportionnelle de la pension pour ceux qui n'auraient pas
cotisé le nombre d'années requises".
C'est donc une hypergaffe.
Toutes les télés sont là, autour du président.
Que croyez-vous qu'elles font ?
Ni TF1 ni France 2 n'ont intégré ce moment à leur montage, comme le confirme
ce magnifique zapping de nos confrères du Monde.
Seule des grandes chaines hertziennes, France 3 l'a repéré. Comme
I-Télévision.
Pour voir l'hypergaffe comme si vous y étiez, une seule adfresse donc: c'est
là.
Sarko
déraille sur les retraites
Quant aux syndicalistes, qui ont apparemment d'autres sources d'informations
que les 20 Heures, ils n'ont 0pas
fini de s'amuser avec cette gaffe.
Commentaires
Le samedi 27 octobre 2007 à 20:33 par
Termajus (qui râle encore...)
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| vendredi 02 novembre 2007, a 17:17 |
| AH ! Les ( winners ) ! |
Par philippe tixier le mercredi 31 octobre 2007, 13:31 - politique
- Lien permanent
Ah ! Les « winners » !
Un patron augmenté, parce que son bras droit gagne beaucoup plus que lui ! Ca ne se voit qu'au gouvernement de la France !
Il travail, communique, déjà beaucoup, travaillez plus pour gagner
plus, comment va-t-il faire pour travailler plus (140% de plus), il n'y
a que le président de la France pour pouvoir le faire !
Allez voir des cheminots qui vont sur une vie, leur vie, gagner
moins en travaillant plus, et s'octroyer une augmentation de 140%,
c'est ça le libéralisme des « winners » !
A bas les patrons qui n'ont pas voulu du salaire monstrueux qu'on leur
proposait pour demander le même salaire qu'ils avaient dans leur
précédente entreprise !
A combien se monte un budget inconnu qu'on multiplie par trois ?
Pour la réponse, prière de le demander par écrit à la présidence
française 2007/2008 !
Ils prônent la négociation, mais sont des adeptes du : ça passe ou ça casse !
Un « winner » est une personne qui arrive là où elle est, en
générale par une aide non négligeable d'autres apprentis « winners »,
une dose de chance agrémentée de travail qu'elle pense être la seule à
avoir pu mener ! Fort de ce sentiment, elle clame haut et fort qu'elle
a gagné, gagne et gagnera, qu'elle a emmerdé, emmerde et emmerdera tous
ses ennemis, challengers, anciens amis, amis futurs !
Le ridicule ne tue pas mais la honte et le silence l'ont déjà fait !
Décidément, le monde est complexe.
Mon Blog : http://libre.gauchepopulaire.fr/index.php//
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme
celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que
chaud !
philippe tixier |
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| vendredi 02 novembre 2007, a 16:53 |
| COUP DE FORCE |
Nicolas Sarkozy vient de boucler le scénario de la
ratification du traité modificatif européen, qui remplacera le défunt
traité constitutionnel, rejeté par les peuples français et néerlandais.
Il a pu le faire grâce à la complicité bienveillante de François
Hollande, qui a renoncé à exiger la tenue d’un référendum et qui a
annoncé que le PS ne ferait pas obstacle à l’adoption de ce nouveau
traité. Celui-ci sera signé le 13 décembre, par les chefs d’État et il
devra être ensuite être ratifié par chacun des États de l’Union
européenne.
Le président de la République a décidé d’effectuer
cette ratification par voie parlementaire, en janvier 2008, ce qui
constitue un rapt inacceptable du vote du 29 mai 2005, d’autant qu’à
l’époque, plus de 85 % des parlementaires étaient favorables au traité.
Justifier le recours à la voie parlementaire par le fait que le nouveau
traité serait différent de celui qui a été repoussé relève de la
supercherie. Une fois n’est pas coutume, donnons la parole à quelques
chefs d’État : « La substance de la Constitution est maintenue »
(Angela Merkel, chancelière de l’Allemagne) ; « Nous n’avons pas
abandonné un seul point essentiel de la Constitution » (Jose Luis
Zapatero, Premier ministre de l’État espagnol) ; « Les éléments
symboliques ont été retirés et ce qui a réellement de l’importance est
resté » (Anders Fogh Rasmussen, Premier ministre danois). Et, pour une
fois, ils ont raison.
Le nouveau traité consacre la construction de l’Europe
libérale, les institutions antidémocratiques, le démantèlement des
services publics, la mise en place d’une défense européenne dans le
cadre de l’Otan - autrement dit sous hégémonie des États-Unis -, ce qui
convient à la nouvelle politique étrangère de Sarkozy qui s’aligne de
plus en plus sur celle de la Maison Blanche, dont une partie des
stratèges préparent une nouvelle guerre contre l’Iran.
Face à ce coup de force, il est nécessaire que toutes
les composantes du « non » de gauche portent haut et fort l’exigence
d’un référendum, mènent campagne pour le rejet de ce traité, tout en
défendant la pers¬pective d’une Europe sociale et démocratique au
service des peuples.
Léonce Aguirre
De : zuzu
vendredi 2 novembre 2007
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| vendredi 02 novembre 2007, a 08:03 |
| VENDREDI 2 NOVEMBRE 2007 ( 17h rue de la Banque ) |
Point sur les luttes et campements de mal Logés (Rassemblement vendredi 17h Rue de la Banque)
Jeudi soir, Les familles du CAL
ont levé le camp de Stalingrad alors qu’il y avait une forte présence
policière (mais pas de violence), après avoir eu assurance d’un
Rendez-Vous avec le ministère du Logement mardi.
Pour ce qui est du campement de la Rue de la Banque,
cela s’est passé plus difficilement, puisque les familles et les
soutiens ont été de nouveau vctimes ’une charge policière vers 19h,
occasionnant encore des blessés.
Les familles ont quand même gardé le droit de pouvoir rejoindre
l’immeuble du ministère de la crise du Logement (qui leur était fermé)
mais avec l’interdiction de se coucher sur le trottoir.
Le DAL a obtenu un Rendez-Vous vendredi (demain) avec le ministère.
LE CAL et le DAL faisant parti du collectif qui
constitue le Ministère de la Crise du Logement, elles ont décidé qu’il
y’aurait un-e représentant-e des familles du CAL vendredi, et un-e
représentant-e d’une famille du DAL mardi dans les délégations des
familles mal-logés en lute.
En ce qui concerne le soutiens (Nous !) :
Il n’est plus nécessaire de venir vendredi matin à 06h Rue de la Banque.
En revanche, les familles en lutte du CAL et du DAL appellent à un rassemblement Rue de la Banque vendredi à 17h.
Il va de soit qu’il faudrait être nombreux...
De : NoNo
vendredi 2 novembre 2007
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| jeudi 01 novembre 2007, a 22:12 |
| URGENT ! |
Urgent Demande de soutiens : Répressions contre les mal logés (Rue de la Banque et stalingrad)
Urgent, à diffuser largement
Nécessité de soutiens à deux endroits différents, à vous de voir le plus près...
* Le campement de la rue de la Banque (Où plus de 180
familles campent dehors depuis le 02 octobre) a connu ce matin à 11h sa
5ème intervention de Police, et celle-ci a été la plus violente et les
plus forte : Non seulement les tentes, couvertures, etc ont été prises
par la police, mais celle-ci interdit d’accès un périmètre autour du
local du ministère de la crise du Logement.
Les familles viennent de décider qu’elles ne bougeraient pas et qu’elle resteraient dans la rue.
Le campement continue donc, mais a été déplacé de 10 numéros !
— > Les familles du DAL ont besoin de soutiens ce
soir (voire cette nuit pour les plus courageux) , et il est demandé
d’ors et déjà des rassemblements de soutiens demain à 06h et 17h.
* Toujours dans le cadre des actions du ministère de la
crise du Logement, des familles (du CAL cette fois-ci) ont commencé un
campement place Stalingrad (La Rotonde). Elles ont été virée
(violemment) une première fois mais elle se sont rassemblées de nouveau
et pour l’instant, le campement tient, malgré une forte présence
policière.
Il est demandé là aussi une présence de soutiens dès maintenant sur place.
Par ailleurs, dans les deux campements de lutte, il manque de couvertures, duvets, etc...
De : Nono
jeudi 1er novembre 2007
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| jeudi 01 novembre 2007, a 21:53 |
| L ' OR SALE . |
Rencontre-débat avec Camille de
Vitry (réalisatrice du documentaire : "Le prix de l’or" ), Gilles
Labarthe (auteur du dossier Noir n°22 : "L’or africain, Pillages,
trafics & commerce
international" , ed. Agone), et des représentants de l’ARCSF,
SAMEDI 10 NOVEMBRE, DE 14 HEURES 30 A 19 HEURES,
SALLE ASSOCIATIVE PLACE DE LA REPUBLIQUE 93100 MONTREUIL
entrée libre
Sadiola est une commune composée d’une multitude de
villages, au sud-ouest du Mali. Sa particularité ? Son sous-sol
renferme une des réserves d’or les plus productives du monde. Son
exploitation à l’échelle industrielle depuis 1996 aurait dû apporter la
prospérité à ses
habitants. Mais ce sont des compagnies multinationales qui exploitent
ce sous-sol.
Alors qu’en est-il ? Interdiction de l’orpaillage
traditionnel, déplacement de populations, destruction de villages,
pollution des eaux et des sols au cyanure et à l’arsenic, pollution de
l’air par les poussières soulevées en permanence par la noria des
camions de la mine, fausses-couches, décès, maladies inexpliquées,
conditions de travail contraires au droit humain pour les habitants de
Sadiola employés à la mine...
Nous vous proposons de venir écouter les membres de
l’Association des Ressortissants de la Commune de Sadiola en France,
qui nous parleront de l’évolution de la situation depuis que s’est
constituée leur association de défense des droits des habitants de la
commune.
Camille de Vitry, qui a témoigné de cette situation insupportable dans
son documentaire, "Le prix de l’or", participera à cette
rencontre-débat, et nous donnera son éclairage sur ce combat qu’elle
accompagne depuis plusieurs années.
Enfin, force est de constater que, nouvel Eldorado de
l’exploitation de l’or africain, le Mali n’en figure pas moins parmi
les pays les plus pauvres de la planète.
Gilles Labarthe, auteur de "L’or africain, pillages,
trafics & commerce international", nous apportera son analyse des
mécanismes de la prédation de l’or africain et des trafics qui en
découlent, en replaçant le cas de Sadiola et du Mali dans son contexte
international.
rencontre projection débat, organisé par l’ARCSF et Survie, en soutien à l’ARCSF
http://survie-paris.org
De : Survie PiF
jeudi 1er novembre 2007
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| jeudi 01 novembre 2007, a 21:29 |
| LA FACE CARCHEE |
la face carchée de la droite décomplexée : une ouverture peut en cacher une autre...
La face cachée de la droite décomplexée :
« Une ouverture peut en cacher une autre... »
par Paul Ariès
directeur du sarkophage
extrait du dossier publié dans le sarkophage n°2
en vente dans les kiosques 2 euros jusqu’au 15 novembre...
Ce texte peut être librement reproduit avec mention
de sa publication initiale dans le journal le sarkophage.
L’ouverture à gauche n’est qu’une mise en scène
savamment entretenue pour masquer une autre ouverture vers l’extrême
droite... bien réelle celle là . Sarkozy sait très bien que le
débauchage de personnalités issues de la gauche ne peut lui garantir -
au delà de l’effet destructeur immédiat sur le PS ou ses alliés- une
base politique suffisante pour pérenniser son système. Sa « droite
décomplexée » devra bien dévoiler son identité véritable. La fraction
de l’appareil « socialiste », acquise de longue date aux vertus du
libéralisme, ne représente en effet aucun poids électoral ni avenir
politique. Ce débauchage relève de la politique-spectacle telle qu’a pu
la pratiquer Mitterrand lorsqu’il nomma au sein du gouvernement de
gauche des personnalités du centre droit comme Stoléru, Soisson, Rausch
ou Durafour. Sarkozy n’entend nullement s’ouvrir à certains thèmes de
gauche comme lorsque VGE imposa contre (une fraction de) sa propre
majorité le vote de la loi Veil sur l’IVG grâce aux suffrages des
députés « socialo-communistes ». Ceux qui à gauche rejoignent Nicolas
Sarkozy se rangent derrière le gouvernement de droite le plus à droite
que la France ait connu depuis Vichy.
Le modèle italien Cette gesticulation médiatique sert Ã
cacher une autre ouverture déjà bien engagée vers les idées de
l’extrême droite et bientôt vers ses hommes et ses structures. Sarkozy
n’a pas seulement siphonné une partie de l’électorat du Front national,
il a également pillé les idées de la « droite nationale » en attendant
de pouvoir/devoir l’intégrer au sein d’une union de toutes les droites.
C’est ce modèle italien qui a permis le Berlusconisme mais aussi le
maintien au pouvoir du clan Bush et que l’on peut analyser comme une
volonté de rapprocher toutes les familles de la droite, à l’exclusion
des courants dit de la « fausse droite » car allergiques à ses
« vraies » valeurs. Tout l’avenir du Modem se joue dans cette fenêtre :
préserver un centre droit qui se refuse à toute alliance avec les idées
qualifiées d’extrémistes. Ce modèle de convergence des droites est
théorisé depuis une décennie notamment au sein de la revue italienne
ideazione (Idées et actions). Détail significatif : l’Alliance
Nationale (ex MSI, parti néo-fasciste italien) a non seulement fait
campagne pour Sarkozy mais Gianfranco Fini, son leader, préface
l’édition italienne du livre de campagne du candidat Sarkozy... Les
grandes manoeuvres ont d’ailleurs débuté depuis longtemps au sein des
réseaux des droites françaises parlementaires, radicales et
« nationales ». L’opération ne pouvait cependant réussir qu’avec la
disparition ou la mise à l’écart de toute une génération politique
qu’elle soit gaulliste ou néo-fasciste : d’un côté, les électeurs de
droite doivent apprendre qu’ils n’ont plus d’ennemi à droite puisque le
maintien au pouvoir du sarkozysme suppose la constitution d’un bloc
idéologique et électoral hégémonique ; d’un autre côté, les électeurs
d’extrême droite doivent reconnaître (comme ils le font déjÃ
massivement) dans Sarkozy et l’UMP leurs plus proches cousins...
Sarkozy ne peut pour cela ignorer leurs thèses et sensibilités. C’est
là toute la différence avec Mitterrand qui a su prendre plusieurs
millions de voix au parti communiste en amenant ses électeurs sur ses
propres thèses alors que Sarkozy ne peut gagner sur sa droite qu’en se
droitisant lui-même, ce que traduit la formule d’une droite décomplexée.
Plusieurs réseaux préparent activement ce
rapprochement.
On trouve déjà au coeur du système Sarkozy beaucoup d’anciens
extrémistes. Patrick Devedjian, en charge de garder la maison UMP (en
l’absence de son chef d’ailleurs non remplacé à la direction du parti)
est l’idéologue le mieux placé pour l’empêcher de retomber dans les
travers d’une « fausse droite » : ancien dirigeant du groupuscule
néo-fasciste Occident, condamné en 1967 pour « violences et voies de
fait avec préméditation et armes » pour sa participation à une attaque
contre des militants du comité Vietnam de Rouen, favorable à « une
ouverture jusqu’aux sarkozystes » (entendez à une ouverture toujours
plus à droite...), participant aux assemblées du très secret groupe
Bilderberg... Claude Estrosi, aujourd’hui secrétaire d’Etat,
ex-président du Conseil général des Alpes-maritimes, bastion des
convergences douteuses entre les droites (sans doute un effet de la
proximité de l’Italie…) appelle certes à « combattre » l’extrême
droite... mais en lui piquant ses idées et y compris en cherchant des
alliances électorales avec le FN (comme en mars 1998 dans la région
PACA) ; Hervé Novelli, aujourd’hui Secrétaire d’Etat après avoir été
leader du groupe des « Réformateurs » qui réunissait plus de cent
députés de l’UMP lors de la précédente magistrature, mais lui aussi
ancien d’Occident, d’Ordre Nouveau, du Parti des Forces nouvelles, du
CNI, délégué général de Démocratie libérale (UDF) du temps du peu
recommandable Madelin, membre de la direction du club « Idées Action »,
favorable au rapprochement avec le FN (affaire Millon, soutien du FN
lors de son élection de 1997), ne regrette pas ses tentations
néo-fascistes de jeunesse : « J’étais plus jeune que les autres, mais
j’étais spontanément du côté de l’ordre. A l’époque, il n’y avait rien
entre l’extrême droite et l’extrême gauche. Je n’ai pas de regret.
Occident, c’était un engagement anticommuniste dans lequel je me
reconnais toujours. C’est une époque révolue, il en reste une sorte
d’amitié liée à l’adolescence. Ne tombons pas dans le piège de la
béatification de l’extrême gauche et de la diabolisation de l’extrême
droite » (Le Monde 13 février 2005) ; sans oublier, bien sûr Gérard
Longuet, Claude Goasguen ou William Abitbol, eux aussi anciens
d’Occident (la liste est malheureusement trop longue pour être
citée...).
Pour tous ces réseaux, le sarkozysme représente une
« divine surprise », car il permet de recycler dans la vie politique
des courants d’idées qui n’avaient plus droit de citer depuis Vichy et
l’Algérie française (OAS...). Dans les coulisses, on croise d’autres
activistes tout aussi revanchards. Leur mission : tisser des liens
entre les diverses familles et nourrir intellectuellement ceux qui
oeuvrent à la droitisation de la droite française. Parmi eux :
Jean-Gilles Malliarkis (passé de l’admiration de Mussolini au culte du
libéralisme économique, dirigeant des tristement célèbres éditions du
Trident, ancien d’Occident, fondateur d’Action Nationaliste, du
Mouvement Nationaliste Révolutionnaire, de Troisième voie, etc) : « la
droite française surdimensionne son complexe culturel face à la
gauche » ; « les Français ont donné à la droite une majorité claire et
un mandat précis » (2 juillet 2007 in son site l’Insolent) ; Michel de
Rostolan (lui aussi ancien d’Occident, fondateur du cercle Renaissance
qui œuvre, depuis 1970, au rapprochement de la droite et de
l’extrême-droite, dirigeant du CNI lorsque se dernier présenta des
candidats avec le Front national, vice-Président en 1987 du Comité de
soutien à le Pen ; Xavier Raufer (de son vrai nom Christian de Bongin),
encore un ancien d’Occident, proche aujourd’hui des libéraux de Claude
Reichman, spécialiste de criminologie, auteur d’ouvrages contestés
écrits en collaboration avec Alain Bauer (ancien Grand Maître du GODF,
rallié à Sarkozy : symbole du basculement à droite d’une partie
importante des francs maçons du Grand Orient), tous deux véritables
« marchands de peurs » et inspirateurs de la politique sécuritaire de
Sarkozy ; Guillaume Roquette (dirigeant de Valeurs actuelles) ; Henry
de Lesquen, Président du Club de l’horloge, l’un des principaux lieux
où se pense le rapprochement entre droite parlementaire et
extra-parlementaire. « L’union de la droite » (sous-entendu avec le FN)
y est donnée de façon explicite comme « la clef du renouveau de la
France » : « Le verrouillage politique qui met le FN au ban des partis
est le fidèle reflet du verrouillage idéologique qui empêche de parler
librement de certains sujets vitaux pour l’avenir de notre pays. C’est
parce que le FN ne se conforme pas aux interdits édictés par les
hérauts de l’idéologie dominante qu’il est victime d’ostracisme et
exclu de l’arc constitutionnel, en tant que parti d’extrême droite. »
Pour Jérome Rivière, alors député UMP, Michel Noir reste l’anti-modèle
pour avoir déclaré qu’il préférait « perdre les élections que perdre
son âme ». Jacques Chirac se serait comporté comme un « idiot utile »
(sic) en expliquant « qu’on ne pouvait pas travailler avec le Front
national » et aurait commis « un déni de démocratie » en refusant de
débattre avec Le Pen lors du second tour des élections présidentielles
de 2002. Mais le chef du FN est également égratigné pour avoir refusé
la main tendue par Pasqua qui affirmait pourtant partager avec lui
« des valeurs communes » ...
L’union des droites serait possible car les électeurs
de la droite partageraient désormais les mêmes valeurs de base que ceux
du FN : cette thèse, énoncée trop tôt par Charles Pasqua, fait de
nouveau fureur. Jérome Rivière (ex député UMP, proche de de Villiers)
en a fait son fonds de commerce : « Sur l’immigration, la sécurité, la
fiscalité, l’identité nationale, la politique étrangère, existe-t-il
des « valeurs communes » entre le FN et la droite classique ?
Evidemment oui. » . Il ajoute qu’il existerait une « préférence
étrangère en France » et cite même la phrase de Paul Morand « Je suis
triste parce que je vois mourir la race blanche »...
Henry de lesquen voit dans ces valeurs communes la justification de sa
stratégie : « On nous dit que le thème de l’union de la droite est une
duperie, parce que la droite établie, n’est pas une vraie droite. Ce
jugement, qui paraît sensé, est en réalité à courte vue, car les
électeurs de l’UMP, eux, sont incontestablement de droite... » (13 mai
2007). Venant de ce vieux routier de l’extrême droite, on ne sait pas
si ce jugement sera reçu comme un compliment par tous ceux qui ont voté
pour Sarkozy... L’union des droites serait également possible puisque
les thèmes qui valaient autrefois son exclusion au FN seraient
aujourd’hui ceux de l’UMP. Certains réseaux comme ceux de Philippe de
Villiers, de Charles Pasqua, de Charles Millon, de Christine Boutin y
travaillent depuis des décennies. Boutin est au gouvernement et ses
idées sont plus présentes que jamais. Millon et ses réseaux reprennent
des couleurs... de Villiers se félicite des « premières réformes
symboliques » de Sarkozy qui sont « celles d’une droite qui s’assume
enfin » mais attend que l’ouverture se fasse aussi à droite... Pasqua
se réjouit également de ce virage à droite « Sarkozy pour se faire
élire a adopté la stratégie de droite que je préconisai depuis 20
ans. » (3 juillet 2007).
Les droites non parlementaires (dont le FN n’est qu’un
maillon) auraient finalement contribué à préserver l’idéologie de la
« vraie droite » qui pourrait aujourd’hui refaire surface sous le nom
de « droite décomplexée ». Un peu plus de cinquante ans après Vichy et
une trentaine d’années après l’OAS, il serait enfin possible de
reprendre la vie commune ou du moins de s’y préparer. Jérôme Rivière ne
dit pas autre chose lorsqu’il écrit « Tant que la droite repoussera le
Pen, elle repoussera ses électeurs » ; « Quand Nicolas Sarkozy dit :
« La France aimez-là ou quittez-là », il est dans cette posture. C’est
le discours de le Pen depuis vingt ans ; mais il ne va pas jusqu’au
bout de sa reconnaissance implicite de ses « valeurs communes » avec le
FN. »
Une droitisation pas encore achevée
Pour beaucoup, le sarkozysme a été l’occasion d’en finir avec cette
« droite repentante », cette « fausse droite », cette « droite
honteuse », cette « droite où l’on n’arrive jamais », cette « droite
laxiste » mais tout ne serait pas gagné. Nicolas Sarkozy hésiterait
encore à franchir la ligne jaune. Chacun le dit à sa façon : la
droitisation nécessaire du régime n’est pas achevée. Certains espèrent
dans une simple victoire idéologique, d’autres semblent davantage s’en
remettre aux logiques électorales, d’autres enfin attendent avec espoir
que les désordres obligent droite et extrême droite à se liguer. Claude
Reichman, peu connu du grand public, est un acteur central de ce
virage. Co-fondateur en 1996 du parti pour la liberté, vice-Président
en 1999 de la Droite libérale chrétienne de Millon, fondateur en 2003
de Droite de France, co-initiateur du mouvement la Révolution Bleue,
animateur à « radio Courtoisie », adepte de toujours de « l’union de la
droite réelle », ce qui suppose de cesser de « diaboliser le front
national » et de créer les conditions pour que l’alliance des droites
se réalise au plus vite : « M. Sarkozy a pris le château, mais le
communisme est toujours là et n’entend pas se laisser réduire. Il
faudra pour cela un mouvement puissant et des acteurs totalement
déterminés, comme ont pu l’être en leur temps et dans leur pays, Ronald
Reagan et Margeret Thatcher... » . L’éditorialiste Philippe Tesson en
rajoute dans le même registre : « Sarkozy a délibérément choisi la
semi-rupture » (11 juillet). Même son de cloche chez Guillaume Roquette
(directeur de Valeurs actuelles) qui tout en se félicitant que la
droite soit « enfin décomplexée » appelle à rester vigilant envers la
majorité.
Une victoire à la pyrrhus
C’est que paradoxalement la victoire de Sarkozy pourrait redonner de la
vigueur à tous ceux qui à droite s’opposent encore à l’union des
droites... sous prétexte que l’UMP pourrait se passer désormais de
cette alliance. Le refus d’aller plus avant vers un mariage avec la
droite extrême risquerait alors de priver la « droite décomplexée »
d’un avenir pourtant radieux. L’opération semblait en effet bien lancée
avant la victoire de Sarkozy comme l’atteste le succès de l’appel de
Jérome Rivière (alors député UMP de Nice, rallié par la suite Ã
Philippe de Villiers dont il deviendra Président du Comité de soutien,
ce qui lui vaudra de perdre l’investiture de l’UMP et son siège). Le
député encore UPM ne faisait alors pas de détail : « Je considère que
la droite a le devoir de s’entendre avec le FN » ; « « Il est temps de
passer outre nos différences. Afin de faire gagner la France » ; « j’en
appelle donc, partout où cela sera nécessaire, à la conclusion
d’accords électoraux, sur le modèle de ce qui fut réalisé à Dreux en
1984 (où une liste estampillée UDF-RPR-FN l’avait largement emporté
contre la liste PS-PC) » ; « Tant que la droite repoussera le Front
national, elle repoussera ses électeurs » ; « 56 % de l’électorat de
l’UMP trouve « justes » les idées de Le Pen » (In La droite la plus
repentante du monde, Editions du Rocher, 2007). Ce coup était en fait
préparé de longue date : Jérome Rivière fut en effet, en 2003, avec
quatre autres députés UMP de renom, Etienne Blanc, Yannick Favennec,
Georges Fenech et Richard Maillé l’un des signataires, d’un appel
publié dans Le Figaro sous le titre évocateur « pour une droite libre
et décomplexée ». La presse de droite extrême et d’extrême droite ne
s’y était d’ailleurs pas trompée en leur ouvrant massivement ses
colonnes (Valeurs actuelles, Minute, Présent, etc) : Pour « oser la
droite de conviction », il faudrait « oser réunir toute la droite » et
pour cela , « le mur qu’on a construit autour du FN, en isolant 6
millions de français, doit tomber » ; « il est temps d’en finir avec le
cordon sanitaire placé autour du FN », etc. Invité après la publication
de son ouvrage par la même presse, le député UMP renchérissait en
confiant au magazine Présent du 6 avril 2007 « la question d’un accord
avec le FN ne doit plus être tabou » ; « je ne fais que dire
publiquement ce que pense la majorité des députés UMP ». Il ajoutait
pour les lecteurs de Minute : « la posture Sarkozy qui consiste Ã
prendre les mêmes attitudes que le Pen et à tenir des propos proches
des siens dans le but de récupérer ses électeurs, ça ne marche pas. Il
faut dire à ces électeurs qu’on les a compris et se réunir pour
travailler ensemble »... Les conditions de la victoire de Sarkozy
pouvaient cependant laisser croire que piller les thèmes et les idées
de l’extrême droite suffirait… alors que cette victoire n’est due qu’Ã
l’absence de contre-projet et que le Front national a su préserver des
réserves électorales indispensables à la droite.
Les ultra-libéraux agents de la réconciliation des
droites
Les ultra-libéraux constituent aujourd’hui le meilleur atout pour une
alliance entre les diverses familles de droite, extrême droite incluse.
Eux seuls détiennent en effet les clefs du passage entre les droites
parlementaires et l’extrême droite puisque l’ultra libéralisme est
devenu depuis longtemps la roue de secours des anciens extrémistes
notamment ceux d’Occident... Alain Madelin (ancien Ministre de Chirac
puis de Baladur, soutien actif de Charles Millon lorsque celui-ci se
fera élire Président de région avec les voix du Front National,
co-fondateur dans sa jeunesse du groupuscule néo-fasciste Occident, sa
propre élection comme député fut d’ailleurs saluée en son temps par
Minute comme celle d’un élu « d’extrême droite par majorité interposé",
l’un des rares Français membres de la Trilatérale) fut l’un des
premiers à souhaiter l’Union des droites d’où la fondation en 1994 du
Club « Idées Actions » dans le but de rapprocher les différentes
familles (à l’exception de celles cataloguées comme une « fausse
droite » façon Bayrou). Jacques Garello, « gardien du temple » des
libéraux selon L’Expansion, « gourou de la secte néo-libérale » selon
Marianne et « pape du libéralisme » selon Le Figaro multiplie les
interventions en faveur de cette droitisation. Ce « libéral
conservateur », qui se dit proche de Raymond Barre et de Charles
Millon, fut notamment l’auteur en 1998 du « Manifeste pour l’entente Ã
droite dans le but d’engager un dialogue public avec le FN en vue de
constituer une alternance de gouvernement »... Yvon Jacob (PDG de Le
gris Industrie), qui fut président du club Idées Actions,
vice-président de Génération libérale (clubs de Jacques Garello) sera
second lors de l’élection à la présidence du Medef en 2005, rallié
depuis à Florence Parisot, il est membre du conseil exécutif du Medef.
Le mouvement Alternative libérale (fondé avec le soutien de Madelin en
2007) d’Edouard Fillias et de Sabine Herold (ancienne égérie de
l’association Liberté chérie) et toute une myriade de groupes libéraux
travaillent également de leur côté à ce rapprochement des divers
droites, convaincus que de ce mariage ne pourrait naître qu’un
renforcement du libéralisme ... même s’ils se réjouissent surtout, à ce
jour, de l’entrée au gouvernement Fillon de trois authentiques libéraux
l’ex-socialiste Bockel, le non repentant Hevé Novelli et luc Chatel (un
des Réformateurs de l’UMP aux côtés des Devedjian, Novelli, Goasquen,
Longuet, Pierre Lelouche, membre lui aussi de la Trilatérale, tout
comme Alain Madelin lequel sera présent lors de la fondation de ce
mouvement des Réformateurs -aujourd’hui en repos - à la Mutualité le 7
mars 2006). Le Front National reste divisé sur la stratégie à adopter
face aux offres d’alliance. D’un côté Le Pen multiplie les signes de
contentement. Il juge « efficaces » les premiers mois de Nicolas
Sarkozy à la présidence. Il lui reconnaît du talent : « je crois que
chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien
informée et jusqu’ici assez bien réalisée » et salue même l’aspect
« moralement positif » de son action car « il tient un certain nombre
de ses promesses électorales ». De l’autre côté, Brice Hortefeux fait
miroiter au Front National l’introduction d’une dose de proportionnelle
aux élections législatives tandis que Sarkozy, selon la formule de Le
Pen, « reçoit qui il veut, quand il veut, où il veut », bref il l’a
déjà invité à deux reprises à l’Elysée. (alors qu’il ne fut jamais
invité par Chirac en 12 ans de mandat...). La question n’est plus de
savoir si l’alliance des droites, extrême droite comprise, se fera,
mais quand et comment c’est-à -dire sous quel prétexte. Elle suppose
sans aucun doute une refondation de l’extrême droite : à la façon dont
le MSI néo-fasciste infréquentable s’est métamorphosé, au moindre coût
idéologique pour lui, en une Alliance nationale fort respectable...
Jean-Marie Le Pen y est-il favorable ? Probablement. Rien ne serait
d’ailleurs plus faux que d’opposer sur ce point les partisans de Marine
Le Pen et ceux de Bruno Goldnich (rapprochement avec Million). Bruno
Megret y est également prêt car cela lui permettra de revenir au centre
de la vie politique mais correspondrait à son vieux fantasme d’horloger
(membre du Club de l’horloge) d’unifier toute les droites. Ne
lançait-il pas déjà dans la Croix du 6 octobre 1996 un vibrant appel Ã
la « droite conservatrice et antiétatique qui a vocation à s’entendre
avec la droite nationale » ? La seule interrogation concerne donc le
peuple de droite : est-il fondamentalement prêt à pactiser avec
l’extrême droite ? Autrement dit les valeurs de l’extrême droite
sont-elles celles de la droite ? Une partie de la réponse est sans
doute dans la capacité du Modem a instituer un centre-droit héritier du
refus de tout compromis avec l’extrême droite, osant dire qu’il a des
adversaires irréductibles à sa droite.
De : Paul Aries, directeur du sarkophage
jeudi 1er novembre 2007
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| jeudi 01 novembre 2007, a 11:44 |
| Douleurs et compagnie . |
Télécoms, douleurs et compagnie
tranches de vie . La privatisation de France Télécom a
transformé la culture du travail pour ses salariés, engendrant une
explosion du mal-être dans l’entreprise. Pour donner à voir cette
souffrance et « faire vivre les résistances », un comité d’entreprise a
fait appel au théâtre forum.
Samedi soir, à Chelles, c’est jour de représentation.
Sur les marches de ce centre culturel de Seine-et-Marne, la quinzaine
de comédiens accueille son public, un brin particulier : la plupart
travaillent à France Télécom et viennent de toute l’Île-de-France,
accompagnés de leur famille ou d’amis. Titre de la pièce : « les
Impactés », une création de la compagnie NAJE - Nous n’abandonnons
jamais espoir. Une évocation de la vie au travail des salariés de
l’entreprise de télécommunications, privatisée en septembre 2004 mais
qui emploie toujours une majorité de fonctionnaires. Malgré le début
des vacances de la Toussaint, il y a plus de 450 personnes dans la
salle, pour la plus grande satisfaction de Fabienne Brugel, la metteuse
en scène. « Le spectacle est conçu pour eux. Certes on ne leur apprend
rien, on raconte juste ce qu’ils vivent au jour le jour. Mais, pour une
fois, ils deviennent spectateurs de leur quotidien, prennent du recul
et peuvent réfléchir avec un angle nouveau. »
C’est le comité d’entreprise francilien de France Télécom qui,
poussé par le syndicat SUD puis la CGT, est à l’origine du projet, fin
2006. Pendant plus de trois mois, Fabienne Brugel a réalisé une
centaine d’entretiens avec des salariés volontaires. Fonctionnaires,
contractuels, syndiqués ou non, techniciens, cadres, certains en
« arrêt maladie », d’autres fraîchement retraités… De l’ensemble de ces
témoignages en sont ressorties seize saynètes qui se succèdent pendant
près d’une heure et quart. « Tout est réel, a été vécu, signale Fatima,
une des comédiennes de la troupe. Pour avoir une trame générale, on a
juste fait comme si la direction découvrait et façonnait au fur et à
mesure ses règles de management. »
et sur scène…
Entrée en scène de la PDG de France Télécom et de son conseiller en management.
PDG. Et voilà, je me retrouve à la tête d’une boîte privée composée essentiellement de fonctionnaires.
Y a qu’à moi que ça pouvait arriver, ça !
Conseiller. Mais non madame,
ça arrivera aussi aux futurs PDG de
La Poste, de Gaz de France, de la SNCF, d’EDF… Vos fonctionnaires,
supprimez-les.
PDG. Pardon ?
Conseiller. Supprimez-les. Je les déteste. Mon père était fonctionnaire.
PDG. Vous au moins, vous êtes expéditif, mais malheureusement,
je ne peux pas.
Conseiller. Bien sûr que vous pouvez.
Il faut juste qu’ils partent d’eux-mêmes. Et si vous suivez mes conseils,
ils demanderont tous à partir
ou ils feront ce que vous leur direz.
PDG. Je vous écoute.
Conseiller. Commencez par empêcher
la résistance. Pour résister, il faut penser. Pour penser il faut
des mots. Pervertissez le vocabulaire, changez-le, décomposez-le,
détruisez-le.
PDG. Ah oui, à la Star Academy, quand ils virent un candidat, ils disent qu’il est nominé.
Conseiller. Nominé, c’est un peu fort
de café. Mais par exemple, un service n’est plus restructuré, il est impacté.
PDG. Ah c’est joli.
Conseiller. Et puis le gros mot, surtout, vous ne le dites plus.
PDG. Lequel ?
Conseiller. Service public. Et vous
ne dites plus usager, vous dites client.
PDG. C’est le b.a.-ba.
Conseiller. Bon, et puis vous parlez anglais ? Alors vous dites le plus
de choses possible en anglais.
Ça a une autre gueule en anglais. Et puis c’est plus facile de
pervertir les mots quand on passe par l’anglais. Vous ne dites plus
hiérarchie, vous ne dites plus chef, vous dites manager !
PDG. Coach… Back office, kick off, road-show, benchmarking, lean-management…
Conseiller. Il n’y a plus d’engueulade,
il y a des briefings. Vous noyez
le poisson, quoi !
PDG. Ils ne doivent plus pouvoir penser.
Folie mentale
Restructurations, fermetures de services, culpabilisation du
personnel, pressions pour « faire du chiffre », concurrence entre
salariés, management infantilisant, concours de foot interne pour
doubler ses primes, les scènes s’enchaînent. « C’est une très bonne
photographie de la réalité », constate Jean-Gabriel Lainey, le
secrétaire du CE d’Île-de-France. En 2006, la direction de France
Télécom a annoncé son intention de supprimer 22 000 emplois, sur les
108 000 que compte l’entreprise, d’ici à 2008. Mais, malgré ses
dimensions phénoménales, ce plan passe largement inaperçu car, tablant
sur des « départs volontaires », l’entreprise n’est soumise à aucune
obligation de mettre en oeuvre un « plan social » et organise donc à
grande échelle une restructuration permanente sans mot dire.
Selon les chiffres mêmes de la direction, entre 50 % et 70 % de la
gestion technique est désormais sous-traitée, une évolution similaire
pour 30 % à 40 % des activités de câblage et de réparation. « Le coeur
du métier est parti à la sous-traitance, poursuit, affligé,
Jean-Gabriel Lainey. La direction pousse les gens à se “reconvertir”
dans les boutiques France Télécom avant de proposer de les mettre en
franchise. Tout cela s’accompagne de la volonté de casser les
solidarités internes. Même les pots de départ en retraite collectifs ne
sont plus possibles : maintenant sur les plateaux téléphoniques, les
salariés se relaient et ont chacun dix minutes pour dire au revoir au
retraité. Il n’y a plus de discours du chef, plus de reconnaissance
officielle ! » En filigrane ressort une « folie mentale » des salariés
à passer de la culture de service public à une culture de boîte privée,
s’alarme pour sa part Jean-Marc Palau, syndicaliste CGT. « Les
techniciens qui, par exemple, ont installé le téléphone dans tous les
foyers français il y a trente ans, maintenant, à la fin de leur
carrière, on les envoie à l’assistance téléphonique ou à la vente en
leur exigeant une rentabilité économique forte, quitte à ce que cela se
fasse au détriment des consommateurs ! » Chez France Télécom, près de
80 % des salariés ont encore le statut de fonctionnaire. En moyenne,
leur âge oscille entre quarante et cinquante-cinq ans.
et sur scène…
Un challenge régional est organisé
au 10 14 sur les abonnements 8 mégas.
À chaque vente, le salarié a deux euros de bonus. Pendant toute la journée, l’équipe de Carine, la chef, se défonce.
Chef. Attention, cinq, quatre, trois, deux, un, c’est fini ! On a
gagné ! On est les gagnants de toute l’Île-de-France. J’en étais sûre,
on est les meilleurs !
Tous chantent, sauf la syndicaliste
et la fonctionnaire « on est
les champions, on est les champions ».
Chef. Bon alors, les tirs au but. Vous avez une chance de doubler
vos mises. Vous allez faire des tirs au but. Ceux qui réussissent leur
but, il doublent
leur bonus. Voilà le but, voilà le ballon. Qui commence ?
Éric. Moi !!
Il tire et réussit son but. Tous applaudissent.
Chef. Alors Jacques t’en as vendu quatre. T’as donc huit euros, tu
as doublé, ça fait 16 euros… Bon, c’est vrai, c’est pas les salaires de
l’équipe
de France, mais quand même.
C’est à qui maintenant ?
Farida. Moi…
Chef. Attention, attention. Pour toi l’enjeu est important. T’es la meilleure vendeuse du jour.
Farida. J’en ai vendu 10.
Chef. Dix, ça te fait 20 euros, donc 40 euros et 80 euros parce que t’es la meilleure. Tu joues donc pour 80 euros !
Farida tire mais rate son but.
« vendeuse, pas arnaqueuse »
La nuit est tombée à Chelles, le spectacle se déroule devant un
public très réactif. Dans la salle, les situations jouées provoquent
quelques réactions spontanées de spectateurs. L’ambiance est presque
confidentielle tant le texte regorge de « PIC », de « PVV », de
« TIC », de tout un vocabulaire interne à France Télécom. Fin de la
pièce. Ovation appuyée de la salle. Fabienne Brugel prend le micro et
stoppe les applaudissements de manière presque autoritaire :
« Maintenant, c’est à vous ! » Car la particularité de cette compagnie,
c’est de pratiquer un théâtre forum. Résultat, à l’issue de la
représentation, certaines scènes clés sont rejouées, au cours
desquelles, cette fois, les spectateurs-salariés sont invités à venir
remplacer certains comédiens pour changer le cours des choses, jouer
leur avis, apporter un questionnement ou des solutions.
« Le théâtre forum peut nous permettre de mettre en commun nos
réflexions et nos propositions pour retrouver le sens du collectif à
France Télécom », explique Jean-Paul Van Damme, du comité d’entreprise.
Forcément, la première minute est la plus rude, le temps que les
premiers se désinhibent. Une trentenaire monte sur scène pour expliquer
au chef factice qu’elle est « vendeuse, pas arnaqueuse », un autre
pointe du doigt le manque de solidarité entre salariés et explique
qu’il n’est « pas facile d’être unis quand les statuts sont
différents », une autre encore rappelle que, « contre les abus, il y a
encore des textes de loi ». Très vite, les volontaires font la queue au
bas de l’estrade, les idées fusent. Pour se réserver des temps de vie
collective, « les appels pourraient être transférés exceptionnellement
vers d’autres plateaux, comme ça se faisait avant, au 10 14 » ! Des
interrogations plus profondes sortent aussi de la bouche de ses acteurs
d’un jour : « Un élu du personnel, ça sert d’abord à représenter ou à
informer ? » Et les cadres, « bien que supérieurs hiérarchiques,
ont-ils vraiment une marge de manoeuvre » ?
Les impactés du réel
Cette fois le rideau est tombé pour de bon. Après la pièce, la
discussion se poursuit autour d’un verre. Parmi ces impactés du réel,
certains ont le regard galvanisé mais beaucoup sont groggy. Comme
Marie, qui a été forcée d’aller travailler sur un plateau parisien,
dans le service après-vente. « On nous interdit de parler entre
collègues, on nous limite les pauses pipi, on me refuse des congés.
C’est vraiment devenu l’enfer », lance les yeux humides cette
fonctionnaire qui, parce qu’elle est « née deux mois trop tard », n’a
pas pu bénéficier du congé de fin de carrière, une sorte de
préretraite, que France Télécom a proposé à certains salariés. « Ça
fait trente ans que je demande ma mutation chez moi, en Martinique,
mais il va falloir que j’attende d’être vieille pour rentrer. »
En face d’elle, Franck écoute, pensif. Il est technicien
d’intervention client en Seine-et-Marne. « L’optimisme, c’est un mot
que j’ai barré de mon vocabulaire », confie ce mécanicien de formation,
« fils de paysan », qui a intégré les PTT en 1983. « J’avais passé le
concours pour pouvoir redescendre en province et avoir la sécurité de
l’emploi quitte à être moins payé ! Car à l’époque les fonctionnaires,
ils n’étaient pas considérés comme des privilégiés mais comme des gens
sans intérêt, sans ambition. » Depuis 2005, Franck ne travaille plus en
équipe, il a été « nomadisé ». Les ordres ? Il les reçoit par e-mail.
Les réunions ? Ce sont des rendez-vous téléphoniques deux fois par
semaine. Le reste du temps, il est seul avec son ordinateur, sa voiture
et son portable.
Le théâtre, un sport de combat
« Le mal de syndicalisation est très fort à France Télécom, dans les
entretiens beaucoup de salariés disent refuser de s’y investir par
ras-le-bol des guerres intersyndicats », rend compte Pierre Lénel,
comédien pour la compagnie NAJE le soir, sociologue au CNRS spécialisé
sur la souffrance au travail le jour. Il a également été chargé par le
comité d’entreprise francilien d’un rapport sur les pistes de réflexion
apportées par cette expérience de théâtre forum. « Face à ce grand
écart entre les valeurs de service public sur lesquelles ils ont signé
leur contrat de travail et la logique actuelle de rentabilité
économique maximale dans un contexte d’un marché de la concurrence, les
gens sont poussés à se taire. Le réflexe d’exprimer ses désaccords
s’est perdu. C’est justement un des apports du théâtre de l’opprimé :
libérer la parole et les ressentis, redonner la possibilité aux
salariés d’oser dire “non”, et cela devant leurs collègues et pas dans
le cercle familial. C’est minime, c’est sûr, et cela ne remplace bien
évidemment pas l’action syndicale mais, dans le contexte de France
Télécom, je ne pense vraiment pas que cela soit inutile. »
Il est presque minuit. Les quelques bus affrétés ramènent les
salariés chez eux, les autres regagnent leur voiture. Lundi, il faudra
retourner au boulot. Le spectacle, lui, continuera son chemin. En
Bretagne, dans le Centre, en Midi-Pyrénées, plusieurs comités
d’entreprise de France Télécom ont déjà pris des contacts avec la
compagnie.
Christelle Chabaud Photographies Francine Bajande
l' Huma du 31 / 10 / 07
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| jeudi 01 novembre 2007, a 10:44 |
| Fête de de l' Humanité de Rouen |
Nicolas Sarkozy le président de tous les Français, n’était pas à la Fête de L’Humanité à Rouen (vidéo) par Franca Maï Catégorie politique Il y a (0) contribution(s).
Le Président Français élu par une majorité « d’anciens » et de jeunes déjà « anciens », est malade. Malade d’amour. Il perd pied, nerfs à fleur de rage, en direct, si un(e) journaliste parle d’elle. Plus personne n’ose prononcer son prénom. Or, il y a deux endroits expressifs et symboliques, où tous les gens sont égaux : la mort et l’amour.
La finalité des humains est de s’éteindre et la faucheuse se gausse de
nos génuflexions, quelles que soient nos racines !.. Quant à Cupidon,
lorsqu’il tire sa flèche empoisonnée, il met à flanc même le plus
cynique d’entre nous. On peut être manuel, intellectuel, cadre, riche,
pauvre, sdf, jeune, grabataire, handicapé, en pleine santé, blanc,
black, beur, jaune ou martien etc..., les blessures tues sont les mêmes. « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » Observez la course frénétique de Nicolas Sarkozy, ce visage fermé, ces tics récurrents et comprenez que cet « animal pensant » souffre. Il est profondément blessé. Son âme-soeur l’a abandonné, il flirte désormais avec le froid de la solitude. L’être
humain peut se perdre dans d’autres corps, embrasser des bouches
magnétiques, frôler des peaux multiples, tricher avec l’apparence, lui
seul sait, le manque implacable de l’autre. Les crampes d’estomac, les
suées, l’angoisse poisseuse qui parasite les neurones et ... ce vide...
ce vide comblé à coups d’exutoires vers la spirale du néant. Car comment survivre à la perte de son propre édifice ?... Dommage pour le peuple Français que Nicolas Sarkozy ne soit pas tombé raide dingue d’une Louise Michel,
le cours du destin aurait alors été épanouissant pour notre société.
Ses pas ont seulement croisé celle dont je tairai, par élégance
philosophique, la frivolité des syllabes... Alors, comment se porte le peuple Français ? Aux abois, exsangue, amputé de son pouvoir d’achat, piégé par des fins de mois très difficiles proches du système D, le peuple n’est pas dupe et attend de la Gauche réunie et solidaire un message clair pour la Lutte des Classes. Il a compris que son Non majoritaire - piétiné et sacrifié à l’autel du «
j’t’embrouille, J’cause fort et ciblé, j’squatte tous les médias et
j’t’envoie des messages subliminaux le mini-traité passera malgré, toi,
peuple Français » - subirait une métamorphose « violée ». Il a conscience que cette « démocratie-là », se moque délibérément de ses préoccupations et de son vote. Ce déni postnatal, il ne l’apprécie pas, mais alors pas du tout. Le peuple va envahir sa maison naturelle, la rue, et si ses élus de coeur
s’amusent à peaufiner des alliances boiteuses à des fins calculatrices,
il saura aussi prendre les responsabilités qui s’imposent. Le
peuple, lui, n’a pas les moyens d’être malade d’amour, il n’a pas
l’opportunité de s’octroyer une hausse de 140% de salaire pour panser
ses plaies, il crie famine. Les
ventres s’ébrouent dans les venelles familières de la précarité,
inconnues des donneurs de leçon, repus et planqués derrière leurs
dividendes paresseux. Le peuple en a assez de se faire insulter et de se réveiller, roulé dans la farine. A la Fête de l’Humanité de Rouen, quelques voix se sont élevées.
4La fête de l’Humanité Rouen 2007 en 6minutes envoyé par 5zala55 _
Sur la vidéo (réalisation Di2) de cet article, vous croiserez : Jacky Hénin Maire de Calais, député Européen PCF Christian Jutel Vice-président régional en charge de la santé, secrétaire PCF départemental de l’Eure Jean-Pierre Bambier Librairie La Renaissance à Rouen Céline Brulin Responsable départementale du PCF en Seine Maritime Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité Marie-George Buffet Secrétaire nationale du PCF Valère Staraselski auteur et rédacteur en chef du CCAS qui s’est prêté gentiment au jeu de l’interviewer des sympathisants connus ou anonymes et des curieux... En
d’autres lieux de résistances et agapes de combats, existent également
des intonations similaires. Ecoutez leurs musicalités bienveillantes et
amplifiez le son. Les ondes hertziennes qui étouffent sciemment leur
chant émancipateur, aveuglées par les mots d’ordre ambiants seraient
très étonnées de la justesse de leur timbre et de leur réalité
immédiate. L’erreur est de confondre la pauvreté avec la pauvreté d’esprit. Les bien-pensants et la race des « saigneurs » la commettent, par mépris. Là , réside leur grande faiblesse et le peuple le sait. Il saura en jouer. Avec force et authenticité. Les imbéciles ne sont pas toujours ceux auxquels on assigne le rôle. Franca Maï est romancière Les prochaines 6 minutes en vidéo seront : Interviews dans leur intégralité de : Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité Jean Ortiz auteur de CHE, plus que jamais ! Jean-Pierre Bambier Librairie La Renaissance
Publié le 30 octobre 2007 par 8franca maï
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