| vendredi 30 novembre 2007, a 23:52 |
| Réaction aux déclarations de l'UNEF . |
Au côté des grévistes
UNEF/MEDEF même combat ? Continuer le mouvement et imposer le débat !
L'Union des étudiants communistes s'inquiète de la décision de l'UNEF
d'appeler les étudiants à suspendre leur mouvement alors même que
celui-ci s'étend aux lycéens et aux enseignants-chercheurs. C'est un
coup porté à l'unité des étudiants, unité que nous réaffirmons comme
indispensable. Nous ne partageons pas l'analyse du syndicat quant aux
annonces de Valérie Pécresse.
L'UEC appelle à la poursuite et à
l'amplification du mouvement. Elle appelle tous ceux qui luttent pour
l'abrogation de la LRU à informer largement la population sur les
conséquences de la loi et à engager partout la discussion sur les
différents choix de société qui sont au cœur du conflit actuel.
Parce que nous refusons le statu quo,
nous appelons l'ensemble de la communauté universitaire à multiplier
les initiatives pour qu'un projet progressiste pour l'enseignement
supérieur émerge.
Par ailleurs, face à un gouvernement
qui exacerbe les tensions et organise la répression, nous appelons les
acteurs mobilisés à la vigilance. Chaque assemblée générale doit
pouvoir se doter, suivant les situations locales, des moyens d'action
les plus appropriés pour fédérer largement et éviter tout débordement
qui ferait le jeu du gouvernement.
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| vendredi 30 novembre 2007, a 23:22 |
| Réaction aux déclarations de Nicolas Sarkozy . |
Au côté des grévistes
Vendredi 30 Novembre 2007 - 14:33
Les faits sont têtus, les étudiants aussi ! déclaration d'Igor
Zamichiei, secrétaire national de l'Union des Etudiants Communistes
Nicolas Sarkozy a annoncé la cession de 3% du capital d'EDF, soit 5
milliards d'euros, pour dégager des moyens supplémentaires pour les
universités. Selon le président, cet investissement infirme toute
possibilité de privatisation des universités.
N'est-ce pas pourtant Nicolas Sarkozy
lui-même qui disait en mai 2004 : « EDF ne sera pas privatisée, c'est
net, c'est simple et c'est clair » ? On connaît la suite des
évènements. Ce que veulent les étudiants, ce ne sont pas des promesses
mais des faits.
Ce que veulent les étudiants, ce n'est
pas seulement plus de moyens, c'est une répartition des moyens qui
permette la réussite de tous.
Ce que veulent les étudiants, c'est
être réellement entendus sur leurs revendications, en premier lieu
l'abrogation de la LRU. L'Union des étudiants communistes appelle les
étudiants à amplifier la mobilisation en ce sens et à une nouvelle
journée de manifestations mardi prochain.
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| vendredi 30 novembre 2007, a 22:29 |
| Décision du CONSEIL CONSTITUTIONNEL . |
A.N., Hauts-de-Seine, (12ème circ.)
M. Philippe KALTENBACH
Décision n° 2007-3965 du 29 novembre 2007
LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,
Vu
la requête présentée par M. Philippe KALTENBACH, demeurant à Clamart
(Hauts-de-Seine), enregistrée au secrétariat général du Conseil
constitutionnel le 28 juin 2007 et tendant à l'annulation des
opérations électorales auxquelles il a été procédé les 10 et 17 juin
2007 dans la 12ème circonscription du département des Hauts-de-Seine pour la désignation d'un député à l'Assemblée nationale ;
Vu
le mémoire en défense présenté pour M. Philippe Pemezec, député,
enregistré comme ci-dessus le 30 juillet 2007 ; Vu le nouveau mémoire
présenté pour M. KALTENBACH, enregistré comme ci-dessus le 26 septembre
2007 ;
Vu le nouveau mémoire présenté pour M. Pemezec, enregistré comme ci-dessus le 15 octobre 2007 ;
Vu le nouveau mémoire présenté pour M. KALTENBACH, enregistré comme ci-dessus le 19 octobre 2007 ;
Vu le nouveau mémoire présenté pour M. Pemezec, enregistré comme ci-dessus le 25 octobre 2007 ;
Vu
les observations du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des
collectivités territoriales, enregistrées comme ci-dessus le
16 novembre 2007 ;
Vu la décision de la Commission
nationale des comptes de campagne et des financements politiques, en
date du 8 octobre 2007, approuvant, après réformation, le compte de
campagne de M. Pemezec ;
Vu les autres pièces produites et jointes au dossier ;
Vu la Constitution, notamment son article 59 ;
Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
Vu le code électoral ;
Vu
le règlement applicable à la procédure suivie devant le Conseil
constitutionnel pour le contentieux des députés et des sénateurs ;
Le rapporteur ayant été entendu ;
- Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres griefs de la requête :
1.
Considérant qu'aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 52-8 du
code électoral : « Les personnes morales, à l'exception des partis ou
groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la
campagne électorale d'un candidat, ni en lui consentant des dons sous
quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou
autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui
sont habituellement pratiqués » ;
2. Considérant, en
premier lieu, que M. KALTENBACH soutient, pour demander le rejet du
compte de campagne de M. PEMEZEC, que les conditions dans lesquelles sa
permanence électorale a été implantée dans un bâtiment provisoire sur
le territoire de la commune du Plessis-Robinson à titre gratuit et sur
le fondement d'un permis de construire signé par M. PEMEZEC, en sa
qualité de maire du Plessis-Robinson, ont méconnu l'article L. 52-8 du
code électoral ; qu'il résulte de l'instruction que, pour la période
allant du 1er juin au 30 novembre 2006, la permanence
électorale de M. PEMEZEC a été installée sur le domaine public de la
commune du Plessis-Robinson sans que celle-ci perçoive, en
contrepartie, une redevance domaniale ; que cette libéralité doit être
regardée comme un don prohibé au sens des dispositions précitées de
l'article L. 52-8 ;
3. Considérant, en second lieu, qu'il
résulte de l'instruction que M. PEMEZEC a fait paraître, le 7 juin
2007, soit trois jours avant le premier tour, un ouvrage intitulé Bonheur de ville : un maire au chevet de sa banlieue
et édité à 3 000 exemplaires dont 1 000 devaient lui être remis à titre
gracieux ; qu'eu égard au contenu de cet ouvrage, qui promeut l'action
municipale de son auteur, et à la campagne publicitaire dont il a fait
l'objet dans le ressort de plusieurs communes de la circonscription
électorale, notamment lors des diverses séances de dédicace organisées
juste avant le premier tour du scrutin, sa publication doit être
regardée comme ayant un lien direct avec cette élection ; que le compte
de campagne de M. PEMEZEC ne retrace aucune dépense à ce sujet, ce qui
est de nature à entacher sa sincérité ;
4. Considérant que
la perception de ce don prohibé, eu égard à sa nature et aux conditions
dans lesquelles il a été consenti, ainsi que le défaut de sincérité du
compte de campagne de M. PEMEZEC, justifient le rejet de ce compte ;
5.
Considérant qu'aux termes du second alinéa de l'article L.O. 128 du
code électoral : « Est également inéligible pendant un an… celui dont
le compte a été rejeté à bon droit » ; qu'il résulte de ces
dispositions qu'il y a lieu pour le Conseil constitutionnel de
constater l'inéligibilité de M. PEMEZEC pour une durée d'un an à
compter du 29 novembre 2007 et d'annuler les opérations électorales qui
se sont déroulées dans la 12ème circonscription du département des Hauts-de-Seine,
D É C I D E :
Article premier.- M. Philippe PEMEZEC est déclaré inéligible pour une durée d'un an à compter du 29 novembre 2007.
Article 2.- Les opérations électorales qui ont eu lieu les 10 et 17 juin 2007 dans la 12ème circonscription des Hauts-de-Seine sont annulées.
Article 3.- La présente décision sera notifiée au président de l'Assemblée nationale, à M. Philippe PEMEZEC et publiée au Journal officiel de la République française.
Délibéré
par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 29 novembre 2007 où
siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Renaud
DENOIX de SAINT MARC, Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, Pierre JOXE et
Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 22:03 |
| Stopper sur tout le territoire la perte de la biodiversité . |

Mis en ligne : 30 novembre
Si les abeilles devaient disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre.
Albert Einstein
Voir : Lettre n°8 - novembre 2007 - Communisme et Ecologie
Alors que la France et l'Union européenne se sont
engagées pour stopper l'érosion biodiversité d'ici
2010, et que la France s'est dotée d'une stratégie nationale
pour la biodiversité en 2005, nombre d'observateurs
ont regretté que les travaux du Grenelle de l'environnement
soient en la matière parmi ceux qui méritent d'être
retravaillés et approfondis. Les mesures envisagées, les
moyens qui leur seront accordés suffiront-ils à inverser
les tendances actuelles ? Le doute est permis.
Pourtant, il y a urgence. Pour nombre de scientifiques, si
la crise de la biodiversité est moins connue et médiatisée
que le réchauffement climatique (auquel par ailleurs elle
est étroitement liée), elle est tout autant porteuse de
menaces pour l'humanité.
Source d'aliments, de substances naturelles d'intérêts
divers, notamment pharmacologique, de matières premières
et de satisfactions esthétiques, sa préservation
constitue l'un des éléments majeurs d'une politique de
développement durable.
Depuis quelque décennies, l'humanité provoque de nombreuses
modifications de son environnement et la disparition
de nombreuses espèces n'en est pas le moindre.
Ainsi, si la disparition de centaines d'espèces, poissons,
reptiles, oiseaux, mammifères, plantes supérieures est
avérée, de nombreuses espèces plus discrètes, qui n'ont
jamais été répertoriées, disparaissent dans la modification
ou la disparition des écosystèmes. À l'échelle de la planète,
nous vivons actuellement la sixième grande exctinction
des espèces et cette fois l'homme y est pour beaucoup.
De nombreux scientifiques considèrent qu'il faudrait
sur cette question constituer, à l'échelon mondial,
un organisme du même type que le GIEC.
Cette régression de la biodiversité affecte même des
variétés cultivées et domestiques que des générations
d'agriculteurs avaient patiemment sélectionnées en fonction
de leurs besoins et des exigences locales.
Si la construction d'une trame verte afin de permettre une
gestion du territoire qui préserve la “biodiversité ordinaire”,
le regroupement des différents établissements
publics concernés dans une seule structure, éventuellement
une agence, il reste de nombreuses zones d'ombre
sur les relations entre cette structure et les collectivitésterritoriales d'une part, avec les personnels chargés de la
protection de la nature d'autre part. Il en va de même de
la question des moyens financiers et en personnel, notamment
pour la recherche dont cet organisme sera doté.
Espérons que la prochain débat parlementaire faisant suite
au Grenelle saura prendre cette question en compte.
Inséparables de la protection de la biodiversité, celles de
la qualité de l'eau, de la protection des zones humides et
de la pollution des sols et qui mettent en cause certaines
pratiques liées à l'agriculture intensive comme l'utilisation
des pesticides ou des fongicides. Les réserves sur ces
points de la part de certains organismes laissent à prévoir
des difficultés.
La possibilité de la culture d'OGM en plein champ, même
encadrée et contrôlée, constitue elle aussi une menace
pour certaines espèces.
N'oublions pas qu'en matière de biodiversité, les responsabilités
de la France sont immenses. Présente dans les
quatre océans, elle est responsable du deuxième domaine
maritime du monde. Outre le territoire national, elle est
concernée par plusieurs zones où la protection de la biodiversité
est particulièrement importante, Méditerranée,
Caraïbes, Océan indien, Nouvelle Calédonie, Polynésie et
par l'une des zones forestières majeures de la planète en
Guyane.
Le travail pour s'opposer à l'érosion de la biodiversité ne
saurait se limiter à l'intérieur de l'hexagone. Il faudra plus
qu'un discours du président de la République pour faire
oublier que la France a souvent été un très mauvais élève,
souvent condamnée pour ses manquements à la protection
de son environnement. Espérons que la présidence
française de l'Union européenne changera la donne et
permettra de réels progrès.
Comme le soulignent les travaux du Grenelle, la France se
doit d'intervenir sur la protection de la biodiversité à
l'échelle planétaire. Comme l'eau, l'énergie, la biodiversité
est un bien commun de l'humanité au service et sous la
protection de tous. Cela nécessite de la placer sous l'autorité
de structures mondiales et de travailler au progrès
et à des avancées sur une agence mondiale de l'environnement
et du développement durable et sur un groupement
de scientifiques du même type que le GIEC. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 21:45 |
| AUGMENTER LES SALAIRES TOUT DE SUITE ! |
Tract : Revaloriser le travail - Augmenter les salaires

Le mot d'ordre « Travailler
plus pour gagner plus »,
sur lequel N. Sarkozy a
bâti une partie de son
succès électoral a de
nouveau été au centre
des « mesures » annoncées
par le Président de
la république ce
29 novembre.
C'est que
7 mois après son entrée
à l'Elysée, pas l'ombre
d'un gain supplémentaire
de salaire pour le plus
grand nombre, mais une
dégradation continue du
pouvoir d'achat.
Augmentation des salaires... mots Tabous
Le mécontentement face à cette promesse non tenue augmente. Nicolas
Sarkozy est obligé de le reconnaître. Du coup, il accuse les 35 heures,
et revient à son idée fi xe : c'est parce qu'on ne travaille pas assez. Mais
c'est un mensonge. Beaucoup de salariés travaillent déjà beaucoup trop
et souffrent au travail. Alors que beaucoup d'autres voudraient travailler
plus en ne se faisant pas imposer un temps partiel, ou tout simplement
avoir un travail.
Ceux qui se lèvent tôt voient leur salaire rogné, ceux
qui dorment sur leurs rentes s'enrichissent.
L'INSEE le dit dans sa dernière étude (« France Portrait social 2007 ») : le
pouvoir d'achat global a stagné depuis 1978 ! Et compte tenu du temps
partiel imposé, 30% des salariés gagnent moins de 956 € net par mois
pour les hommes et 617 € pour les femmes. 50% des salariés gagnent
moins de 1 368 € net par mois pour les hommes et 1 115 € pour les
femmes. Voilà la réalité des salaires dans la France de 2007 !
Mais les salaires des grands patrons du Cac 40 sont fabuleux, sans
compter les stock-options et les parachutes en or des PDG. Quant au
Président de la République lui-même, il a triplé son salaire : de 6000 €
net mensuel à 19 000 €. Etrangement, les journalistes se sont abstenus
de l'interroger là-dessus.
La vérité, c'est que les inégalités explosent : les 10% des ménages les
plus pauvres ne possèdent en patrimoine que 2110 € en moyenne, alors
que les 10% des ménages les plus riches en possèdent 450 000 € .
Les exonérations de prélèvements sociaux
encouragent les patrons à payer moins
N. Sarkozy veut faire purement et simplement sauter le
« verrou » des 35 Heures ; Il nous dit « faites des heures
sup... et travaillez le dimanche, vous gagnerez plus » :
ce sont donc les patrons qui décideront selon leur bon
vouloir. En favorisant les dégrèvement de cotisations
sociales sur les salaires les plus bas, il les pousse à
la baisse des salaires, et il aggrave les défi cits des
comptes sociaux. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 21:32 |
| Emissions du P.C.F |
Vidéo
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| vendredi 30 novembre 2007, a 20:57 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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La loi Pécresse porte en elle la mise en concurrence des universités et le désengagement de l'Etat
Par Jean-François Voguet - 29 Novembre 2007 |
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Monsieur le Président, Madame la Ministre, Mes chers collègues,
Depuis plusieurs semaines un fort mécontentement grandi
dans nos universités parmi les étudiants, les enseignants et les
personnels, et ce mouvement s ‘étend aujourd'hui dans nos lycées.
Nous comprenons ces inquiétudes qui s'expriment contre
votre loi en faveur d'une fausse autonomie des universités. Nous sommes
solidaires de cette contestation qui, quelle que soit sa forme, ne fera
que s'étendre. Nous avons combattu cette loi que vous avez fait voter à
la hussarde, en plein été, en urgence.
Nous sommes toujours opposés à son application car elle
ne répond ni aux défis de notre temps, ni aux besoins urgents de nos
universités. Même si le pire n'est jamais assuré, et malgré vos
démentis, cette loi porte en elle, la mise en concurrence des
universités et le désengagement de l'Etat. Il y aura les facultés
d'élites sélectionnant leurs étudiants et la grande masse des
universités devant se contenter de maigres subventions d'Etat et du
soutien rendu toujours plus nécessaire des collectivités locales.
Cette loi casse aussi la vie démocratique universitaire
au seul profit des places offertes aux entreprises et d'un pouvoir
renforcé des Présidents. Elle précarise, enfin, l'ensemble des
personnels universitaires. Pendant des semaines vous avez parié sur le
pourrissement du mouvement. Il est pourtant toujours là, et il vous a
contraint à faire une série de propositions pour, dite-vous, encadrer
votre loi.
Vous reconnaissez donc, là, les risques qu'elle
portait. Nous vous invitons à aller plus loin dans sa remise en cause.
Vous avez, aussi, faits un geste concernant la vie étudiante, admettant
ainsi l'urgence sociale que vous refusiez d'entendre.
Mais tout cela reste très, très insuffisant et en
l'état de promesses. Alors, et c'est ma première question, allez vous
augmenter votre budget 2008, trop faible pour y faire face ?
Vos annonces d'augmentation ne servent qu'à boucher les
trous de dépenses engagées. Enfin, Madame la Ministre, plutôt qu'un
protocole, sans valeur, signé par le Premier ministre avec les
Présidents d'Université, êtes vous prête, et c'est ma deuxième
question, à engager la Nation dans une réelle réforme démocratique de
l'Université, en proposant une loi d'orientation et de programmation,
qui pourrait être préparée par des Etats généraux de l'Enseignement
supérieur ? |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 19:18 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
LA LETTRE D'INFORMATION DU JOURNAL
L'HUMANITÉ
À LA UNE …
samedi 1er décembre 2007

Quartiers
populaires :
que peut-on faire
tout de suite ?
Une collision, deux jeunes
qui meurent, la police impliquée…
et c'est une ville qui
s'embrase. Illustration d'un malaise social qui s'aggrave.
Les points de
vue de :
François
Asensi, député et maire PCF de
Seine-Saint-Denis.
Pierre
Cardo, député UMP, maire de
Chanteloup-les Vignes.
Bruno Leroux,
député PS de
Seine-Saint-Denis.
Gérard
Mauger, directeur de recherche au
CNRS.
Mohamed
Mechmache, président de
ACLEFEU.
Azzedine
Taibi, adjoint au maire de Stains,
conseiller général de Seine-Saint-Denis.
L'Amérique latine
invente-t-elle
une
nouvelle démocratie ?
L'exercice de la démocratie
constitue un des éléments phares de la constitution
d'une société plus
égalitaire. Que nous disent les exemples de certains pays ?
Les points de
vue de :
Fernando Perez
Correa, directeur de la faculté de
sciences politiques
et sociales de l'université
nationale autonome de Mexico.
Mariana de
Castro, directrice du département de
sciences humaines
de l'université
technologique Bolivar, à Carthagène des Indes.
Victor Flores
Olea, professeur de sciences politiques
à l'université
nationale autonome de
Mexico.
Hector Raul
Solis Gadea, professeur de sciences
politiques
de l'université de
Guadalajara.
Pouvoir
d'achat. Tromperie sur la
marchandise
Nicolas Sarkozy se voulait
« le président du pouvoir d'achat ». Mais aucune des mesures
avancées jeudi soir n'assure
une augmentation de la feuille de paye.
« Le salariés vont avoir
besoin d'aller chercher leurs augmentations de salaire
eux-mêmes par leur
mobilisation.», selonMaryse
Dumas, secrétaire de la CGT.
À NE PAS
MANQUER …
Des urnes taillées pour
Poutine
Des législatives sans
suspense dimanche, le président devrait
être victorieux.
Seul enjeu, le score de sa
formation et le nombre de députés issus des autres partis.
Selon Boris Kagarlitski,
journaliste et politologue :
« Pour l'opinion, ce qui
compte, c'est le climat social. »
Journée mondiale de lutte contre le sida
La décentralisation des
soins, au plus près des populations,
est une réalité en marche
au Bénin, avec le soutien de Médecins du monde.
Le reportage de notre
envoyée spéciale.
Pourquoi le Parti
socialiste s'est-il coupé des couches populaires ?
Tribune de Gaël
Brustier, étudiant en science politique et Jean-Philippe Huelin,
professeur d'histoire et
géographie, membres du Parti socialiste.
France-Algérie
À quelles conditions les
traumatismes du passé colonial peuvent-t-ils être surmontés ?
Un appel de
personnalités.
Danse. La
Biennale à Cannes
Dédiée à la mémoire de
Maurice Béjart, elle a notamment
présenté,
en création mondiale, la
dernière pièce de Maguy Marin. Notre reportage.
Les
Lettres
françaises
Les travaux et les
jours.
Lionel Baier, Joseph Beuys,
Julien Blaine, Pierre Bourgeade,
Marie-Noël Rio, François
Tanguy…
Un inédit d'Ardengo
Soffici sur Courbet.
NOUVEAU TRAITÉ
EUROPÉEN
Ils exigent un référendum
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| vendredi 30 novembre 2007, a 16:21 |
| Pouvoir d'achat . |
Pouvoir d'achat : les français n'auront qu'un slogan à se mettre sous la dent

Nicolas Sarkozy interviewé sur TF1 et France 2
Au sujet des derniers événements de Villiers le Bel,
Nicolas Sarkozy a affirmé « la République ne cédera pas un pouce de
terrain », tout en amalgamant de façon scandaleuse violence et
immigration. Ces propos sont extrêmement choquants pour celui qui,
comme Ministre puis ensuite, comme Président de la République, budget
après budget, a mis a mal la République en organisant la disparition
des services publics ou encore des équipements. Ces événements signent
son échec.
Nicolas Sarkozy ne découvre pas qu'il n'a pas d'argent,
et pour cause, il l'a dépensé lui-même cet été en finançant 15
milliards d'euros pour les plus riches. A l'immense majorité des
français, il ne reste donc plus que le slogan, compte tenu du vide
sidéral des propositions présidentielles.
Cerise sur le gateau, il pousse le vice ultra-libéral
jusqu'à vendre -encore une promesse non tenue- 3% du capital d'EDF pour
financer une rénovation des universités. Conception bien curieuse de
l'efficacité en politique que celle visant à troquer l'indépendance
énergétique française contre la rénovation des campus universitaires.
Parti communiste français
Paris, le 29 novembre 2007. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 16:07 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Pouvoir d'achat : une seule solution, augmenter les salaires
et les retraites ! Par le groupe CRC - 30 Novembre
2007
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Le candidat N. SARKOZY a fait campagne sur le pouvoir d'achat.
Depuis le 6 mai, nos concitoyens ont constaté que le Président de la République
s'était empressé de satisfaire le MEDEF et que leur pouvoir d'achat continuait
de baisser.
Les mesures annoncées ce sont ont un air de déjà-vu : la prime à
la cuve pour les utilisateurs de fuel domestique, la « prime à la casse » pour
les voitures particulières, ont été expérimentées il y a dix ans sous les
gouvernements Balladur et Juppé ! Elles sont insignifiantes au regard de la
réalité de la situation.
Quant au fameux « treizième mois » gagné en travaillant plus avec
les heures supplémentaires, il dépend du bon vouloir des employeurs.
Après le « paquet fiscal », le budget 2008 entérine la baisse de
l'impôt sur la fortune, la suppression de l'impôt de bourse, l'allégement de la
fiscalité des gros patrimoines, entre autres dispositions qui s'occupent du
pouvoir d'achat des plus riches !
Nos concitoyens attendent de vraies mesures pour leur pouvoir
d'achat : augmentation du SMIC ; négociations salariales ; TIPP flottante ;
baisse de la TVA ; blocage des loyers. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 07:53 |
| La droite ranime la guerre scolaire . |
Laïcité . La majorité s'entête sur
le financement des écoles privées par les communes.
Les
députés UMP et du Nouveau Centre ont refusé, hier, dans une ambiance
houleuse, à 228 voix contre 189 (PS, PCF et divers gauche) de débattre
de la proposition du socialiste Jean Glavany d'abroger l'article 89 de
la loi sur la décentralisation de 2004, qui oblige les municipalités à
participer au financement des écoles privées pour les enfants de ces
communes.
Cette brèche dans la laïcité, aux « conséquences juridiques et
financières incommensurables pour les communes concernées », a été
ouverte à la faveur d'un amendement socialiste du sénateur Michel
Charasse. « Notre collègue voulait éviter que certaines communes
rurales encouragent les enfants à fréquenter les écoles privées de
communes avoisinantes », a expliqué Jean Glavany, la commune de
résidence ne subissant aucune charge financière alors qu'elle devait
une contribution à la commune d'accueil si l'enfant fréquentait une
école publique. Problème : cette contribution a été étendue aux cas de
scolarisation dans le privé, mais sans reprendre les conditions
applicables à l'école publique (inscription dans une autre commune sur
raisons médicales, professionnelles ou familiales, sur accord préalable
du maire), avantageant ainsi l'école privée. La droite a depuis
confirmé cette lecture, malgré l'annulation d'une circulaire
d'application par le conseil d'État, en juin dernier.
Hier, le gouvernement a rejeté la proposition du PS, prétextant que
l'accord du maire était incompatible avec la liberté de choix des
parents. À l'inverse, Marie-Hélène Amiable (PCF) a estimé que « seul le
financement de l'école publique, laïque et gratuite devrait être pris
en charge par les collectivités ».
Sébastien Crépel l'Huma du 28 / 11 / 07
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| vendredi 30 novembre 2007, a 05:07 |
| TRAVAILLER PLUS !!! |
TRAVAILLER PLUS, PLUS VIEUX, PLUS DUREMENT
ou comment le capitalisme cherche son profit
Dans le débat sur la retraite,
on retrouve en filigrane le thème de la valeur travail, au cœur
du discours de Sarkozy.
C'est Raffarin qui le premier a lancé le mot
d'ordre : Il faut réhabiliter la valeur travail. Ce qui était clair
alors, et qui est resté le cas dans le discours de Sarkozy, c'est que “
valeur travail ” désigne la valeur de l'emploi et non pas la valeur du
travail, au sens de l'activité des employés sur leur lieu de travail.
Derrière la soi-disant réhabilitation de la valeur travail, il y a le
refus de poser la question de la valeur du travail effectif. On a
clairement affaire à un slogan idéologique qui formule une valeur
absolue (l'emploi), de façon à dissimuler un certain nombre
d'injustices et de dominations (liées à l'organisation du travail dans
l'entreprise néolibérale) et à disqualifier une forme de critique
sociale (la critique du travail effectif).
Dans le cadre de cette offensive
idéologique, Sarkozy pose en principe intangible l'idée selon
laquelle puisqu'on vit plus vieux, on doit travailler plus longtemps.
Si l'emploi est un bien un soi, il faut en effet chercher à en
bénéficier aussi longtemps que possible… Quand cet argument est comparé
aux dynamiques effectives du néolibéralisme, il apparaît dans toute
son hypocrisie.
Depuis les premières lois sur la durée de la
journée de travail, au milieu du XIXè siècle, le capitalisme a renoncé
à chercher le profit en augmentant la durée du travail et en réduisant
le taux de salaire horaire et il a plutôt cherché à augmenter la
productivité du travail en rendant son organisation plus efficace et en
accélérant le progrès technique.
Avec le néolibéralisme, nous assistons à une
inversion de cette tendance. Différents phénomènes prouvent que
l'enjeu est aujourd'hui la réduction du taux de salaire horaire et
l'augmentation de la durée de travail : le blocage des salaires, la
remise en cause des 35 heures, les délocalisations (qui sont un moyen
de détourner la législation sur la durée du travail et le salaire
minimum).
Dans le cadre du néolibéralisme, le profit
est recherché par une augmentation de la quantité globale de travail et
par une intensification du travail, de sorte que le discours sur la
valeur du travail cache le fait qu'il s'agit de travailler toujours
plus, toujours plus vieux et toujours plus durement . |
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| jeudi 29 novembre 2007, a 21:46 |
| UD et UL C.G.T de Nantes . |
communiqué de l'ud et de l'ul nantes sur la répression policière contre les étudiants et lycéens

Communiqué de l'union départementale CGT 44 et de l'union locale CGT de Nantes
L'union départementale CGT 44 et l'union locale CGT de
Nantes comdamne avec la plus grande fermeté, l'intervention policière
et particulièrement de la brigade anti criminalité ( B.A.C.) à
l'encontre des étudiants et des lycéens , le 27 novembre 2007 sur le
site du Rectorat.
Le nombre de partcipants à cette manifestation et le
caractère pacifique de celle-ci rend incompréhensible et innacceptable,
la violence de la repression dont ils ont fait l'objet.
Selon nos informations, des jeunes ont été sérieusement blessés.
L'UD CGT 44 et l'UL CGT de Nantes alertent l'opinion sur le caractère gravissime de tels actes.
Elles apportent leur soutien a la lutte des étudiants
et des lycéens sur leurs revendications. Elles exigent que le
gouvernement apporte des réponses concrètes et renonce à la loi
PECRESSE qui conduit à mettre l'université publique sous la main mise
du patronat.
Nantes LE 28 NOVEMBRE 2007.
De : CGT 44 et CGT de Nantes
jeudi 29 novembre 2007 |
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| jeudi 29 novembre 2007, a 21:24 |
| Réforme de la Justice . |
Réforme de la justice : Éloigner les citoyens de leurs droits

Mis en ligne : 29 novembre
La
garde des Sceaux, Rachida dati, est-elle au choix incohérente,
autoritaire, brutale ? Ou encore voyage-t-elle trop comme le suggère
l'ancien président de la commission d'enquête d'Outreau ? Sacrée
personnalité en tout cas car se mettre à dos en moins de six mois la
quasi-totalité du monde judiciaire, ce n'est pas donné à tout le monde.
A
ce degré, il y a un problème. Toute confortée qu'elle soit par
l'évidente estime que lui porte le président, elle doit bien mesurer
tout de même que sa réforme ne passe pas et qu'il serait étonnant
qu'elle soit seule contre tous à avoir raison.
Il est vrai, de prime abord, qu'il y a incohérence. La
réforme dans un premier temps va coûter très cher. Vont être fermés des
tribunaux que l'on vient de rénover ou de sécuriser. Et puis on voit
mal comment on rapprocherait la justice des citoyens en éloignant les
tribunaux. D'autant que les tribunaux d'instance, concernés au premier
chef, 176 suppressions sur 473, sont ceux où s'exerce la justice de
proximité. Il n'est pas anodin d'en citer certaines compétences. Ils
jugent les saisies sur salaires, les affaires de loyers impayés, ils
enregistrent les déclarations de nationalité française, ils établissent
les certificats de nationalité... Il faudra donc que les justiciables
fassent des kilomètres pour se rendre au tribunal ou simplement voir un
avocat. Ils ne trouveront aucune structure de proximité qui leur
permette de comprendre comment s'applique la loi alors qu'il s'agit
dans ce type d'affaires des justiciables les moins rompus aux arcanes
juridiques, parfois sans moyens de transport. Même chose pour les
prud'hommes quand on sait les difficultés des salariés les plus
modestes à se faire entendre. Combien de tous ceux là ne répondront pas
aux convocations, renonceront à se défendre ou se retrouveront comme un
personnage de Kafka perdus dans des couloirs dont les portes ne
s'ouvrent pas.
Il est vrai que la Garde des Sceaux est un brin
autoritaire. La réforme a été décidée sans concertation. Quelques
ajustements ont semblé relever de l'arbitraire le plus total. Où est la
démocratie quand on déclare réformer pour le bien de tous, quand tous
s'y opposent ? C'est pour rendre une meilleure justice dit dame Dati.
Faut-il comprendre alors que, comme les cheminots accrochés à leurs
« privilèges », les acteurs du monde judiciaire sont tellement jaloux
de leurs situations acquises qu'ils préfèrent une mauvaise justice à
une bonne ?
La réforme de la justice n'est pas un jouet de Rachida
Dati. C'est une réforme profonde, ambitieuse et dans la logique
libérale. Elle va de pair avec un président qui entend commander aux
magistrats. Avec la mise en place des peines planchers et leur
application mécanique. Avec le ballon d'essai de la garde des Sceaux
pour la suppression des franchises pour les bénéficiaires de l'aide
juridictionnelle. Avec la dépénalisation des affaires concernant les
chefs d'entreprise. Il s'agit d'une réforme éloignant les citoyens de
leurs droits, d'une justice fonctionnant pour les plus modestes, comme
une machine dont les rouages tournent sans état d'âme. |
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| jeudi 29 novembre 2007, a 18:52 |
| La réforme du contrat de travail . |
La réforme du contrat de travail : précarisation ou sécurisation

Mis en ligne : 29 novembre
Dossier : « Modernisation du marché du travail » - Economie&Politique septembre/octobre 2007
Après l'échec du contrat première embauche (CPE) et face à la mise en cause très sérieuse
du contrat nouvelle embauche (CNE) (notamment au plan juridique), Nicolas Sarkozy a fait
de la « modernisation du marché du travail », une « condition impérative pour atteindre le plein emploi
».
Il a défendu l'idée d'aller vers la création d'un « contrat unique » fusionnant tous les contrats
existants dans le but affiché de lutter contre la segmentation du marché du travail.
Ce « contrat unique » devait être un contrat à durée indéterminée
(CDI) assorti de droits progressifs avec l'ancienneté
(c'est-à-dire en réalité très faibles au début) et
de procédures de rupture très allégées. Bref, cela revenait à
généraliser le principe du Contrat nouvelle embauche (CNE).
N. Sarkozy reprenait ainsi une idée mise en avant par Cahuc
et Kramarz en 2004 dans leur rapport intitulé : « De la précarité
à la mobilité : vers une sécurité sociale professionnelle ».
Ce rapport tendait à donner un contenu social-libéral au mot
d'ordre de « sécurité sociale professionnelle » de la CGT dont
on sait qu'il est aussi influencé par l'idée de sécurité d'emploi
ou de formation née dans les rangs du PCF.
Cependant, le projet de « contrat unique » a soulevé de nombreuses
protestations, largement dans les rangs syndicaux,
mais aussi dans les rangs patronaux où l'on ne tient pas à
voir disparaître brutalement la palette si variée des contrats
précaires jusqu'au CNE.
Habilement, Sarkozy n'a pas repris cette idée le 18 septembre
devant l'Association des journalistes de la formation (AJIS),
mais il a, par contre, beaucoup insisté sur l'idée de « rupture
négociée », chère à Laurence Parisot. Il n'a pas hésité à faire
part de son accord avec le principe de réexaminer la période
d'essai à propos de la réforme du contrat.
Du côté du patronat – MEDEF, CGPME, et UPA rassemblés –
on se sent donc très fort pour avancer des propositions
précises censées tout à la fois « répondre aux besoins des
entreprises » et faciliter l'entrée dans l'emploi.
Cela recouvre trois propositions :
1) L'allongement de la période d'essai avec un « CDI aménagé
» :
Actuellement le CDI est assorti d'une période d'essai de 1 à
6 mois. Le patronat propose de la porter de 3 à 6 mois. Elle
serait, de plus suivie d'une « période de validation économique
répondant à l'incertitude des entreprises ». Cette seconde
période pourrait durer jusqu'à 18 mois, selon la CGPME, et
permettrait à l'employeur de faire valoir des perspectives d'activité
incertaines pour se séparer d'un salarié.
Au total, la période probatoire imposée au salarié, avant de pouvoir
bénéficier du droit commun, pourrait aller jusqu'à deux ans.
On sait que c'est là la caractéristique du CNE, aujourd'hui
réservé aux entreprises de moins de 20 salariés et très
contesté jusqu'à l'Organisation Internationale du Travail (OIT) qui l'a déclaré, en quelque sorte, « hors la loi » eu égard
aux règles du droit international. Seule différence : pendant
les deux ans de mise à l'essai du CNE, le patron peut licencier
le salarié dont il veut se séparer sans avoir à invoquer de
motifs.
2) La mise en place d'un CDI « conclu pour la réalisation
d'un projet précis » :
Laurence Parisot dans son livre « Besoin d'air » l'avait déjà
annoncé en parlant d'un « CDI de mission à rupture précausée ».
Ce CDI « comporterait une clause prévoyant l'expiration du
contrat lors de la survenance d'un événement précisément
défini (réalisation de l'objet pour lequel il a été conclu) ».
Ce contrat serait donc automatiquement rompu à la fin du
projet ou de la mission, sans que cette issue soit datée à
l'avance, le motif étant préalablement défini dans le contrat
de travail, par accord des parties.
Cette proposition vise à systématiser les dispositions aujourd'hui
réservées au « contrat emploi export » prétendant « favoriser
le développement des missions à l'exportation ». C'est un
CDI d'au moins six mois soustrayant l'employeur aux règles
du licenciement économique quand il doit licencier un de ses
titulaires.
C'est le cas aussi du contrat dit « de chantier » par lequel un
employeur peut engager un salarié en lui indiquant, dès l'embauche,
que le louage de services est exclusivement lié à la
réalisation d'un ouvrage ou de travaux précis mais dont la
durée ne peut être préalablement définie avec certitude. Le
licenciement du titulaire d'un tel contrat est, dans tous les cas,
un « licenciement pour motif personnel, et non économique ».
La proposition de généralisation d'un tel CDI permettrait
une flexibilité maximum pour l'employeur et le licenciement
deviendrait beaucoup plus difficilement contestable devant
un juge.
3) Le MEDEF propose enfin – sans le préciser – de simplifier
les clauses obligatoires à faire figurer dans les CDD, lesquelles,
comme on le sait, sont soumises à une réglementation rigoureuse.
Notamment, ils ne peuvent être conclus que pour
l'exécution d'une tâche précise et temporaire et doivent
comporter des mentions obligatoires spécifiques dont l'omission
donne droit à la requalification en CDI.
Ces propositions du MEDEF, largement appuyées par l'Élysée,
visent à placer les syndicats sur la défensive.
La CGT a dénoncé dans un communiqué daté du 5 octobre
le fait que le MEDEF « ne tient aucun compte des désaccords
exprimés par les organisations syndicales sur la création d'un
« CDI aménagé » et d'un « CDI conclu pour un objet précis ».
Elle réaffirme le principe que la norme doit être le CDI et
que le CNE doit être abrogé.
Si on ne trouve aucune réaction précise de FO sur son site à
propos de la question précise, la CFE-CGC, elle, condamne « les
modalités de rupture du « CDI aménagé » et rappelle « sa
profonde réserve à l'égard de cette proposition de modèle de
contrat de travail dans la mesure où le modèle repose sur une
notion qu'il est impossible de définir avec objectivité et de
manière générique : l'étape de validation répondant aux incertitudes
économiques de l'entreprise ». Et elle conclut sur le fait
qu'il n'est pas question de « remettre en cause le pouvoir d'appréciation
du juge prud'homal en plafonnant le montant des
indemnités allouées ».
La CGC dans ce communiqué n'aborde pas la question de la
durée de la période d'essai ou celle du contrat de projet.
Enfin, si la CFDT rappelle la nécessité d'abroger le CNE, elle
se dit prête à « redéfinir la période d'essai » qui, dit-elle, doit être
d'une « durée maximale raisonnable », non sans avoir précisé
que cette période « n'a pas vocation à gérer l'incertitude économique
des entreprises ».
Mais elle ne se prononce pas de façon explicite sur la proposition
du MEDEF de rajouter à la période d'essai rallongée une
période de validation économique. Elle se prononce aussi
pour « la rationalisation du nombre de contrats pour répondre
aux besoins des entreprises » et demande qu'elle permette
« de les rendre compréhensibles par les salariés ».
Le gouvernement a donc été, en quelque sorte, obligé de
reculer sur l'idée de « contrat unique » défendu par Nicolas
Sarkozy pendant sa campagne présidentielle. Il cherche à
contourner les oppositions en avançant de nouvelles propositions
de précarisation du contrat de travail au nom, prétendt-
il, des impératifs de la concurrence dans une économie de
moins en moins prévisible.
Cependant, avec le Medef, il se heurte à une convergence
entre les syndicats pour refuser de nouvelles précarisations.
Ceux-ci affirment ensemble, au contraire, l'exigence
de principe de sécurisation et confirment leur attachement
au CDI.
Car c'est bien, pour l'heure, le besoin de sécurisation des salariés,
enfermés dans une relation si asymétrique avec les
patrons « donneurs d'emploi » qui semble constituer le principal
ciment de ces convergences face aux tentatives d'intégration
et de division. C'est ce ciment qu'il faut absolument
aider à consolider en tentant d'apporter un appui politique
à cette résistance syndicale face à la ligue des intérêts patronaux
et de l'État qui prétendent qu'aucune alternative à leurs
propositions n'est envisageable, alors même que le statu
quo n'est plus tenable. Pour aider à relever ce défi, la maquette
pour une proposition de loi de sécurisation de l'emploi et de
la formation (Économie et Politique numéro 630 – 631) avance
quatre pistes de contre-propositions :
Première piste : convertir les contrats précaires
en CDI
Le CDI est d'autant plus menacé qu'il est cerné par la multiplication
de formules de plus en plus précaires. Comment se
solidariser dans les luttes pour l'emploi pour faire refluer
ces formules précaires ? On mesure ici l'importance particulière
d'aider à une véritable mobilisation publique pour
l'abrogation du CNE et du « contrat senior ». Au-delà, c'est bien
l'exigence d'une transformation graduelle en CDI de tous les autres contrats de travail qui devrait être avancée en écho à
la critique par Sarkozy, lui-même, de la trop grande segmentation
du marché du travail.
Comment arriver à faire prendre en main l'idée de pourcentages
de conversion obligatoire, selon les branches, tous les
ans ou encore celle de pénalisation, par accroissement des
prélèvements d'indemnisation chômage et du prélèvement
formation continue pour les contrats précaires et atypiques ?
Des jonctions nouvelles sont à chercher avec le mouvement
syndical sur ces questions.
Lors de la réunion au cours de laquelle le patronat a présenté
ses options sur le contrat de travail, les syndicats auraient
proposé :
l'abrogation du CNE (mais pas du « contrat senior »)
l'instauration d'un bonus - malus sur les allégements de
cotisations sociales consentis aux entreprises en fonction
de leurs pratiques plus ou moins vertueuses en matière de
la précarité.
Deuxième piste : le CDI, lui-même, doit être
renforcé
Le moment est opportun et l'espace existe pour faire grandir
l'exigence d'une extension considérable des protections qui
entourent le CDI, en particulier celles concernant les licenciements,
et cela dès les premières années.
Dans quelle mesure la question de la période d'essai ne
devrait-elle pas être traitée en relation étroite avec la nécessité
d'insérer le CDI dans un processus de sécurisation comme
l'avance la maquette pour une proposition de loi de sécurisation
de l'emploi et de la formation ?
Cela concerne plus particulièrement :
l'affiliation automatique de chaque résident, après l'âge
de fin d'obligation scolaire, à un service public et social de
sécurisation de l'emploi et de la formation.
le soutien par ce service d'un statut de sécurisation et de
promotion des travailleurs.
Troisième piste : la sous-traitance, les discriminations
à l'emploi
La colère face au traitement scandaleux des salariés de la soustraitance,
comme à propos du plan Power 8 avec Airbus, de
la construction navale, ou encore de l'industrie automobile,
comme la protestation grandissante contre les discriminations
à l'emploi (de genre, de génération, d'origine ethnique ou
géographique) constitueraient aussi des points d'appui pour
la bataille de réforme du contrat.
Quatrième piste : l'hypothèse de « contrats de
pluri-activité »
Le contexte actuel pourrait être propice à l'avancée de l'idée
d'expérimenter un nouveau contrat de pluriactivité et de
sécurisation emploi-formation avec l'appel à de nouveaux
types de groupements d'employeurs. De tels contrats, qui
seraient maintenus avec le passage des travailleurs concernés
d'une entreprise à une autre, d'une entreprise à une institution
de formation continue jusqu'à un retour à un nouvel emploi,
ne seraient-ils pas la bonne riposte à l'expérimentation en
cours des contrats de transition professionnelle (CTP) ?
Ceux-ci sont conçus pour ouvrir la voie aux principes de
séparabilité avancés par le patronat, moyennant une sécurisation
misérable et ne conduisant pas nécessairement à l'emploi
et à l'essor des qualifications, mais ouvrent grande la voie
au déclassement et à la dévalorisation salariale.
Yves Dimicoli
Membre du Comité Exécutif National |
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| jeudi 29 novembre 2007, a 18:37 |
| Projet de fusion UNEDIC / ANPE . |
Projet de fusion UNEDIC – ANPE : Agence pour l'Emploi ou Réservoir de chômeurs ?

Mis en ligne : 29 novembre
A
plusieurs reprises, les élus du groupe communiste Rhône-Alpes ont
signifié leur opposition au projet de fusion UNEDIC / ANPE annoncé pour
la fin 2007. La grève nationale des agents et personnels des ASSEDIC et
de l'ANPE ce mardi 27 novembre est là pour prouver que ce projet
inquiète et se fait sans concertation de la part du gouvernement. Ils
souhaitent aujourd'hui souligner l'impact qu'une telle fusion aurait
sur les actions régionales et les dispositifs territorialisés de la
Région : volet économique des CDRA et plans d'actions des Contrats
Territoriaux Emploi Formation, qui eux veulent agir vraiment, au plus
près des bassins d'emplois et de vie.
L'ANPE
et les salariés privés d'emploi subissent depuis 20 ans les effets de
réformes des conventions ANPE/ETAT/UNEDIC qui visent à détruire le
Service public de l'emploi en réduisant son efficacité d'action dans le
placement des salariés. Depuis 20 ans, l'ANPE s'est vue retirer ses
missions premières qui consistaient à accompagner le retour à l'emploi.
Elle est aujourd'hui considérée comme un guichet voué à placer une main
d'œuvre bon marché, de plus en plus fréquemment sous contrats précaires
et contre son gré - pour faire baisser plus vite le taux de chômage -
auprès d'employeurs eux-mêmes soumis aux donneurs d'ordres, aux besoins
immédiats, aux lois du marché et à une concurrence acharnée.
La fusion annoncée va entraîner la disparition de
plusieurs milliers d'emplois au sein des agences ANPE, la remise en
cause des garanties statutaires avec des dégradations des conditions de
travail aux conséquences humaines graves pour les salariés.
Inévitablement cette fusion aura un impact sur le fonctionnement des
ASSEDIC et le risque d'une « rationalisation » (entendez suppression !)
des effectifs est bien réel.
Les élus régionaux communistes ne peuvent que souhaiter
une meilleure coordination entre l'ANPE et les ASSEDIC. Cette
articulation n'a pas besoin d'une fusion. L'objectif premier de Sarkozy
/Medef / Bertrand / Parisot est d'aider le patronat (qui fait déjà la
loi dans l'organisme paritaire UNEDIC) à mettre la main sur le service
public ANPE et par là, de mettre la main sur le « placement » des
personnes en recherche d'emploi et les chômeurs.
On sait qu'à terme sera demandé aux conseillers –
orienteurs - prescripteurs de proposer 2 offres d'emploi sur les seuls
métiers dits « en tension », et que si vous refusez ces 2 offres qui ne
tiendront compte ni de vos aspirations, ni de vos qualifications,
l'ANPE ne vous suivra plus et les ASSEDIC vous radieront !
Voilà le véritable projet du patronat : disposer d'une main d'œuvre corvéable, serviable et jetable à merci !
Pour les usagers, cette fusion signifiera la mise en
place de « guichets uniques », c'est-à-dire de locaux communs
ANPE/ASSEDIC conditionnés à l'inscription au chômage. La fermeture des
agences locales ne permettra plus de mettre à disposition de tous les
citoyens, comme l'exige le principe d'égalité, un service public de
l'emploi de proximité.
A cela s'ajoute le fait que les cotisations directes et
indirectes des salariés gérées par l'UNEDIC sont détournées de leur
destination qui consiste à assurer aux chômeurs un revenu de
remplacement leur permettant de vivre dignement et leur donnant les
moyens de chercher un travail – il s'avère que seulement moins de la
moitié des chômeurs sont indemnisés par l'assurance chômage !!!!
Concernant l'immensité des besoins de formations
professionnelles et continues, les conseillers régionaux communistes
dénoncent le désengagement de l'Etat et des entreprises. En
Rhône-Alpes, dans la majorité des 27 Contrats Territoriaux Emploi
formation qui maillent les 8 départements, ces instances partenariales
de terrain sont la plupart du temps boycottées par le patronat, les
chambres consulaires, les ASSEDIC. Dans un tel contexte, les ANPE qui
sont aujourd'hui des interlocuteurs importants des CTEF seront incitées
à réduire leur implication aux seins de ces structures territoriales.
Il est à relever l'actuelle tendance des ASSEDIC à
financer des formations sur les métiers en tension. Ces désengagements
successifs aboutiraient à laisser SEULE la Région Rhône-Alpes et au
delà, les 22 régions françaises, assumer les besoins de formation des
publics éloignés de l'emploi ou sans diplômes dans un contexte
budgétaire extrêmement difficile dû aux diminutions drastiques des
dotations budgétaires de l'Etat.
Parallèlement, on peut relever l'extrême faiblesse des
plans de formation au sein des entreprises, les difficultés rencontrées
par les salariés pour activer le DIF (Droit Individuel à la Formation)
et les montants considérables non utilisés chaque année des crédits du
FONGECIF, censés financer les besoins de formation des salariés.
Les élus communistes du Conseil Régional Rhône-Alpes
exigent le retrait du projet de fusion ainsi que le maintien des
agences de l'ANPE dans les 8 départements. Ils rappellent que l'ANPE
est un établissement public à caractère administratif, un Service
public de l'emploi sans monopole, au service de tous les citoyens, qui
ne peut donc pas être mis en concurrence et qu'il n'a pas pour vocation
de devenir ni une entreprise privé | |