| vendredi 30 novembre 2007, a 23:52 |
| Réaction aux déclarations de l'UNEF . |
Au côté des grévistes
UNEF/MEDEF même combat ? Continuer le mouvement et imposer le débat !
L'Union des étudiants communistes s'inquiète de la décision de l'UNEF
d'appeler les étudiants à suspendre leur mouvement alors même que
celui-ci s'étend aux lycéens et aux enseignants-chercheurs. C'est un
coup porté à l'unité des étudiants, unité que nous réaffirmons comme
indispensable. Nous ne partageons pas l'analyse du syndicat quant aux
annonces de Valérie Pécresse.
L'UEC appelle à la poursuite et à
l'amplification du mouvement. Elle appelle tous ceux qui luttent pour
l'abrogation de la LRU à informer largement la population sur les
conséquences de la loi et à engager partout la discussion sur les
différents choix de société qui sont au cœur du conflit actuel.
Parce que nous refusons le statu quo,
nous appelons l'ensemble de la communauté universitaire à multiplier
les initiatives pour qu'un projet progressiste pour l'enseignement
supérieur émerge.
Par ailleurs, face à un gouvernement
qui exacerbe les tensions et organise la répression, nous appelons les
acteurs mobilisés à la vigilance. Chaque assemblée générale doit
pouvoir se doter, suivant les situations locales, des moyens d'action
les plus appropriés pour fédérer largement et éviter tout débordement
qui ferait le jeu du gouvernement.
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| vendredi 30 novembre 2007, a 23:22 |
| Réaction aux déclarations de Nicolas Sarkozy . |
Au côté des grévistes
Vendredi 30 Novembre 2007 - 14:33
Les faits sont têtus, les étudiants aussi ! déclaration d'Igor
Zamichiei, secrétaire national de l'Union des Etudiants Communistes
Nicolas Sarkozy a annoncé la cession de 3% du capital d'EDF, soit 5
milliards d'euros, pour dégager des moyens supplémentaires pour les
universités. Selon le président, cet investissement infirme toute
possibilité de privatisation des universités.
N'est-ce pas pourtant Nicolas Sarkozy
lui-même qui disait en mai 2004 : « EDF ne sera pas privatisée, c'est
net, c'est simple et c'est clair » ? On connaît la suite des
évènements. Ce que veulent les étudiants, ce ne sont pas des promesses
mais des faits.
Ce que veulent les étudiants, ce n'est
pas seulement plus de moyens, c'est une répartition des moyens qui
permette la réussite de tous.
Ce que veulent les étudiants, c'est
être réellement entendus sur leurs revendications, en premier lieu
l'abrogation de la LRU. L'Union des étudiants communistes appelle les
étudiants à amplifier la mobilisation en ce sens et à une nouvelle
journée de manifestations mardi prochain.
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| vendredi 30 novembre 2007, a 22:29 |
| Décision du CONSEIL CONSTITUTIONNEL . |
A.N., Hauts-de-Seine, (12ème circ.)
M. Philippe KALTENBACH
Décision n° 2007-3965 du 29 novembre 2007
LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,
Vu
la requête présentée par M. Philippe KALTENBACH, demeurant à Clamart
(Hauts-de-Seine), enregistrée au secrétariat général du Conseil
constitutionnel le 28 juin 2007 et tendant à l'annulation des
opérations électorales auxquelles il a été procédé les 10 et 17 juin
2007 dans la 12ème circonscription du département des Hauts-de-Seine pour la désignation d'un député à l'Assemblée nationale ;
Vu
le mémoire en défense présenté pour M. Philippe Pemezec, député,
enregistré comme ci-dessus le 30 juillet 2007 ; Vu le nouveau mémoire
présenté pour M. KALTENBACH, enregistré comme ci-dessus le 26 septembre
2007 ;
Vu le nouveau mémoire présenté pour M. Pemezec, enregistré comme ci-dessus le 15 octobre 2007 ;
Vu le nouveau mémoire présenté pour M. KALTENBACH, enregistré comme ci-dessus le 19 octobre 2007 ;
Vu le nouveau mémoire présenté pour M. Pemezec, enregistré comme ci-dessus le 25 octobre 2007 ;
Vu
les observations du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des
collectivités territoriales, enregistrées comme ci-dessus le
16 novembre 2007 ;
Vu la décision de la Commission
nationale des comptes de campagne et des financements politiques, en
date du 8 octobre 2007, approuvant, après réformation, le compte de
campagne de M. Pemezec ;
Vu les autres pièces produites et jointes au dossier ;
Vu la Constitution, notamment son article 59 ;
Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
Vu le code électoral ;
Vu
le règlement applicable à la procédure suivie devant le Conseil
constitutionnel pour le contentieux des députés et des sénateurs ;
Le rapporteur ayant été entendu ;
- Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres griefs de la requête :
1.
Considérant qu'aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 52-8 du
code électoral : « Les personnes morales, à l'exception des partis ou
groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la
campagne électorale d'un candidat, ni en lui consentant des dons sous
quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou
autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui
sont habituellement pratiqués » ;
2. Considérant, en
premier lieu, que M. KALTENBACH soutient, pour demander le rejet du
compte de campagne de M. PEMEZEC, que les conditions dans lesquelles sa
permanence électorale a été implantée dans un bâtiment provisoire sur
le territoire de la commune du Plessis-Robinson à titre gratuit et sur
le fondement d'un permis de construire signé par M. PEMEZEC, en sa
qualité de maire du Plessis-Robinson, ont méconnu l'article L. 52-8 du
code électoral ; qu'il résulte de l'instruction que, pour la période
allant du 1er juin au 30 novembre 2006, la permanence
électorale de M. PEMEZEC a été installée sur le domaine public de la
commune du Plessis-Robinson sans que celle-ci perçoive, en
contrepartie, une redevance domaniale ; que cette libéralité doit être
regardée comme un don prohibé au sens des dispositions précitées de
l'article L. 52-8 ;
3. Considérant, en second lieu, qu'il
résulte de l'instruction que M. PEMEZEC a fait paraître, le 7 juin
2007, soit trois jours avant le premier tour, un ouvrage intitulé Bonheur de ville : un maire au chevet de sa banlieue
et édité à 3 000 exemplaires dont 1 000 devaient lui être remis à titre
gracieux ; qu'eu égard au contenu de cet ouvrage, qui promeut l'action
municipale de son auteur, et à la campagne publicitaire dont il a fait
l'objet dans le ressort de plusieurs communes de la circonscription
électorale, notamment lors des diverses séances de dédicace organisées
juste avant le premier tour du scrutin, sa publication doit être
regardée comme ayant un lien direct avec cette élection ; que le compte
de campagne de M. PEMEZEC ne retrace aucune dépense à ce sujet, ce qui
est de nature à entacher sa sincérité ;
4. Considérant que
la perception de ce don prohibé, eu égard à sa nature et aux conditions
dans lesquelles il a été consenti, ainsi que le défaut de sincérité du
compte de campagne de M. PEMEZEC, justifient le rejet de ce compte ;
5.
Considérant qu'aux termes du second alinéa de l'article L.O. 128 du
code électoral : « Est également inéligible pendant un an… celui dont
le compte a été rejeté à bon droit » ; qu'il résulte de ces
dispositions qu'il y a lieu pour le Conseil constitutionnel de
constater l'inéligibilité de M. PEMEZEC pour une durée d'un an à
compter du 29 novembre 2007 et d'annuler les opérations électorales qui
se sont déroulées dans la 12ème circonscription du département des Hauts-de-Seine,
D É C I D E :
Article premier.- M. Philippe PEMEZEC est déclaré inéligible pour une durée d'un an à compter du 29 novembre 2007.
Article 2.- Les opérations électorales qui ont eu lieu les 10 et 17 juin 2007 dans la 12ème circonscription des Hauts-de-Seine sont annulées.
Article 3.- La présente décision sera notifiée au président de l'Assemblée nationale, à M. Philippe PEMEZEC et publiée au Journal officiel de la République française.
Délibéré
par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 29 novembre 2007 où
siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Renaud
DENOIX de SAINT MARC, Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, Pierre JOXE et
Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 22:03 |
| Stopper sur tout le territoire la perte de la biodiversité . |

Mis en ligne : 30 novembre
Si les abeilles devaient disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre.
Albert Einstein
Voir : Lettre n°8 - novembre 2007 - Communisme et Ecologie
Alors que la France et l'Union européenne se sont
engagées pour stopper l'érosion biodiversité d'ici
2010, et que la France s'est dotée d'une stratégie nationale
pour la biodiversité en 2005, nombre d'observateurs
ont regretté que les travaux du Grenelle de l'environnement
soient en la matière parmi ceux qui méritent d'être
retravaillés et approfondis. Les mesures envisagées, les
moyens qui leur seront accordés suffiront-ils à inverser
les tendances actuelles ? Le doute est permis.
Pourtant, il y a urgence. Pour nombre de scientifiques, si
la crise de la biodiversité est moins connue et médiatisée
que le réchauffement climatique (auquel par ailleurs elle
est étroitement liée), elle est tout autant porteuse de
menaces pour l'humanité.
Source d'aliments, de substances naturelles d'intérêts
divers, notamment pharmacologique, de matières premières
et de satisfactions esthétiques, sa préservation
constitue l'un des éléments majeurs d'une politique de
développement durable.
Depuis quelque décennies, l'humanité provoque de nombreuses
modifications de son environnement et la disparition
de nombreuses espèces n'en est pas le moindre.
Ainsi, si la disparition de centaines d'espèces, poissons,
reptiles, oiseaux, mammifères, plantes supérieures est
avérée, de nombreuses espèces plus discrètes, qui n'ont
jamais été répertoriées, disparaissent dans la modification
ou la disparition des écosystèmes. À l'échelle de la planète,
nous vivons actuellement la sixième grande exctinction
des espèces et cette fois l'homme y est pour beaucoup.
De nombreux scientifiques considèrent qu'il faudrait
sur cette question constituer, à l'échelon mondial,
un organisme du même type que le GIEC.
Cette régression de la biodiversité affecte même des
variétés cultivées et domestiques que des générations
d'agriculteurs avaient patiemment sélectionnées en fonction
de leurs besoins et des exigences locales.
Si la construction d'une trame verte afin de permettre une
gestion du territoire qui préserve la “biodiversité ordinaire”,
le regroupement des différents établissements
publics concernés dans une seule structure, éventuellement
une agence, il reste de nombreuses zones d'ombre
sur les relations entre cette structure et les collectivitésterritoriales d'une part, avec les personnels chargés de la
protection de la nature d'autre part. Il en va de même de
la question des moyens financiers et en personnel, notamment
pour la recherche dont cet organisme sera doté.
Espérons que la prochain débat parlementaire faisant suite
au Grenelle saura prendre cette question en compte.
Inséparables de la protection de la biodiversité, celles de
la qualité de l'eau, de la protection des zones humides et
de la pollution des sols et qui mettent en cause certaines
pratiques liées à l'agriculture intensive comme l'utilisation
des pesticides ou des fongicides. Les réserves sur ces
points de la part de certains organismes laissent à prévoir
des difficultés.
La possibilité de la culture d'OGM en plein champ, même
encadrée et contrôlée, constitue elle aussi une menace
pour certaines espèces.
N'oublions pas qu'en matière de biodiversité, les responsabilités
de la France sont immenses. Présente dans les
quatre océans, elle est responsable du deuxième domaine
maritime du monde. Outre le territoire national, elle est
concernée par plusieurs zones où la protection de la biodiversité
est particulièrement importante, Méditerranée,
Caraïbes, Océan indien, Nouvelle Calédonie, Polynésie et
par l'une des zones forestières majeures de la planète en
Guyane.
Le travail pour s'opposer à l'érosion de la biodiversité ne
saurait se limiter à l'intérieur de l'hexagone. Il faudra plus
qu'un discours du président de la République pour faire
oublier que la France a souvent été un très mauvais élève,
souvent condamnée pour ses manquements à la protection
de son environnement. Espérons que la présidence
française de l'Union européenne changera la donne et
permettra de réels progrès.
Comme le soulignent les travaux du Grenelle, la France se
doit d'intervenir sur la protection de la biodiversité à
l'échelle planétaire. Comme l'eau, l'énergie, la biodiversité
est un bien commun de l'humanité au service et sous la
protection de tous. Cela nécessite de la placer sous l'autorité
de structures mondiales et de travailler au progrès
et à des avancées sur une agence mondiale de l'environnement
et du développement durable et sur un groupement
de scientifiques du même type que le GIEC. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 21:45 |
| AUGMENTER LES SALAIRES TOUT DE SUITE ! |
Tract : Revaloriser le travail - Augmenter les salaires

Le mot d'ordre « Travailler
plus pour gagner plus »,
sur lequel N. Sarkozy a
bâti une partie de son
succès électoral a de
nouveau été au centre
des « mesures » annoncées
par le Président de
la république ce
29 novembre.
C'est que
7 mois après son entrée
à l'Elysée, pas l'ombre
d'un gain supplémentaire
de salaire pour le plus
grand nombre, mais une
dégradation continue du
pouvoir d'achat.
Augmentation des salaires... mots Tabous
Le mécontentement face à cette promesse non tenue augmente. Nicolas
Sarkozy est obligé de le reconnaître. Du coup, il accuse les 35 heures,
et revient à son idée fi xe : c'est parce qu'on ne travaille pas assez. Mais
c'est un mensonge. Beaucoup de salariés travaillent déjà beaucoup trop
et souffrent au travail. Alors que beaucoup d'autres voudraient travailler
plus en ne se faisant pas imposer un temps partiel, ou tout simplement
avoir un travail.
Ceux qui se lèvent tôt voient leur salaire rogné, ceux
qui dorment sur leurs rentes s'enrichissent.
L'INSEE le dit dans sa dernière étude (« France Portrait social 2007 ») : le
pouvoir d'achat global a stagné depuis 1978 ! Et compte tenu du temps
partiel imposé, 30% des salariés gagnent moins de 956 € net par mois
pour les hommes et 617 € pour les femmes. 50% des salariés gagnent
moins de 1 368 € net par mois pour les hommes et 1 115 € pour les
femmes. Voilà la réalité des salaires dans la France de 2007 !
Mais les salaires des grands patrons du Cac 40 sont fabuleux, sans
compter les stock-options et les parachutes en or des PDG. Quant au
Président de la République lui-même, il a triplé son salaire : de 6000 €
net mensuel à 19 000 €. Etrangement, les journalistes se sont abstenus
de l'interroger là-dessus.
La vérité, c'est que les inégalités explosent : les 10% des ménages les
plus pauvres ne possèdent en patrimoine que 2110 € en moyenne, alors
que les 10% des ménages les plus riches en possèdent 450 000 € .
Les exonérations de prélèvements sociaux
encouragent les patrons à payer moins
N. Sarkozy veut faire purement et simplement sauter le
« verrou » des 35 Heures ; Il nous dit « faites des heures
sup... et travaillez le dimanche, vous gagnerez plus » :
ce sont donc les patrons qui décideront selon leur bon
vouloir. En favorisant les dégrèvement de cotisations
sociales sur les salaires les plus bas, il les pousse à
la baisse des salaires, et il aggrave les défi cits des
comptes sociaux. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 21:32 |
| Emissions du P.C.F |
Vidéo
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| vendredi 30 novembre 2007, a 20:57 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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La loi Pécresse porte en elle la mise en concurrence des universités et le désengagement de l'Etat
Par Jean-François Voguet - 29 Novembre 2007 |
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Monsieur le Président, Madame la Ministre, Mes chers collègues,
Depuis plusieurs semaines un fort mécontentement grandi
dans nos universités parmi les étudiants, les enseignants et les
personnels, et ce mouvement s ‘étend aujourd'hui dans nos lycées.
Nous comprenons ces inquiétudes qui s'expriment contre
votre loi en faveur d'une fausse autonomie des universités. Nous sommes
solidaires de cette contestation qui, quelle que soit sa forme, ne fera
que s'étendre. Nous avons combattu cette loi que vous avez fait voter à
la hussarde, en plein été, en urgence.
Nous sommes toujours opposés à son application car elle
ne répond ni aux défis de notre temps, ni aux besoins urgents de nos
universités. Même si le pire n'est jamais assuré, et malgré vos
démentis, cette loi porte en elle, la mise en concurrence des
universités et le désengagement de l'Etat. Il y aura les facultés
d'élites sélectionnant leurs étudiants et la grande masse des
universités devant se contenter de maigres subventions d'Etat et du
soutien rendu toujours plus nécessaire des collectivités locales.
Cette loi casse aussi la vie démocratique universitaire
au seul profit des places offertes aux entreprises et d'un pouvoir
renforcé des Présidents. Elle précarise, enfin, l'ensemble des
personnels universitaires. Pendant des semaines vous avez parié sur le
pourrissement du mouvement. Il est pourtant toujours là, et il vous a
contraint à faire une série de propositions pour, dite-vous, encadrer
votre loi.
Vous reconnaissez donc, là, les risques qu'elle
portait. Nous vous invitons à aller plus loin dans sa remise en cause.
Vous avez, aussi, faits un geste concernant la vie étudiante, admettant
ainsi l'urgence sociale que vous refusiez d'entendre.
Mais tout cela reste très, très insuffisant et en
l'état de promesses. Alors, et c'est ma première question, allez vous
augmenter votre budget 2008, trop faible pour y faire face ?
Vos annonces d'augmentation ne servent qu'à boucher les
trous de dépenses engagées. Enfin, Madame la Ministre, plutôt qu'un
protocole, sans valeur, signé par le Premier ministre avec les
Présidents d'Université, êtes vous prête, et c'est ma deuxième
question, à engager la Nation dans une réelle réforme démocratique de
l'Université, en proposant une loi d'orientation et de programmation,
qui pourrait être préparée par des Etats généraux de l'Enseignement
supérieur ? |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 19:18 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
LA LETTRE D'INFORMATION DU JOURNAL
L'HUMANITÉ
À LA UNE …
samedi 1er décembre 2007

Quartiers
populaires :
que peut-on faire
tout de suite ?
Une collision, deux jeunes
qui meurent, la police impliquée…
et c'est une ville qui
s'embrase. Illustration d'un malaise social qui s'aggrave.
Les points de
vue de :
François
Asensi, député et maire PCF de
Seine-Saint-Denis.
Pierre
Cardo, député UMP, maire de
Chanteloup-les Vignes.
Bruno Leroux,
député PS de
Seine-Saint-Denis.
Gérard
Mauger, directeur de recherche au
CNRS.
Mohamed
Mechmache, président de
ACLEFEU.
Azzedine
Taibi, adjoint au maire de Stains,
conseiller général de Seine-Saint-Denis.
L'Amérique latine
invente-t-elle
une
nouvelle démocratie ?
L'exercice de la démocratie
constitue un des éléments phares de la constitution
d'une société plus
égalitaire. Que nous disent les exemples de certains pays ?
Les points de
vue de :
Fernando Perez
Correa, directeur de la faculté de
sciences politiques
et sociales de l'université
nationale autonome de Mexico.
Mariana de
Castro, directrice du département de
sciences humaines
de l'université
technologique Bolivar, à Carthagène des Indes.
Victor Flores
Olea, professeur de sciences politiques
à l'université
nationale autonome de
Mexico.
Hector Raul
Solis Gadea, professeur de sciences
politiques
de l'université de
Guadalajara.
Pouvoir
d'achat. Tromperie sur la
marchandise
Nicolas Sarkozy se voulait
« le président du pouvoir d'achat ». Mais aucune des mesures
avancées jeudi soir n'assure
une augmentation de la feuille de paye.
« Le salariés vont avoir
besoin d'aller chercher leurs augmentations de salaire
eux-mêmes par leur
mobilisation.», selonMaryse
Dumas, secrétaire de la CGT.
À NE PAS
MANQUER …
Des urnes taillées pour
Poutine
Des législatives sans
suspense dimanche, le président devrait
être victorieux.
Seul enjeu, le score de sa
formation et le nombre de députés issus des autres partis.
Selon Boris Kagarlitski,
journaliste et politologue :
« Pour l'opinion, ce qui
compte, c'est le climat social. »
Journée mondiale de lutte contre le sida
La décentralisation des
soins, au plus près des populations,
est une réalité en marche
au Bénin, avec le soutien de Médecins du monde.
Le reportage de notre
envoyée spéciale.
Pourquoi le Parti
socialiste s'est-il coupé des couches populaires ?
Tribune de Gaël
Brustier, étudiant en science politique et Jean-Philippe Huelin,
professeur d'histoire et
géographie, membres du Parti socialiste.
France-Algérie
À quelles conditions les
traumatismes du passé colonial peuvent-t-ils être surmontés ?
Un appel de
personnalités.
Danse. La
Biennale à Cannes
Dédiée à la mémoire de
Maurice Béjart, elle a notamment
présenté,
en création mondiale, la
dernière pièce de Maguy Marin. Notre reportage.
Les
Lettres
françaises
Les travaux et les
jours.
Lionel Baier, Joseph Beuys,
Julien Blaine, Pierre Bourgeade,
Marie-Noël Rio, François
Tanguy…
Un inédit d'Ardengo
Soffici sur Courbet.
NOUVEAU TRAITÉ
EUROPÉEN
Ils exigent un référendum
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| vendredi 30 novembre 2007, a 16:21 |
| Pouvoir d'achat . |
Pouvoir d'achat : les français n'auront qu'un slogan à se mettre sous la dent

Nicolas Sarkozy interviewé sur TF1 et France 2
Au sujet des derniers événements de Villiers le Bel,
Nicolas Sarkozy a affirmé « la République ne cédera pas un pouce de
terrain », tout en amalgamant de façon scandaleuse violence et
immigration. Ces propos sont extrêmement choquants pour celui qui,
comme Ministre puis ensuite, comme Président de la République, budget
après budget, a mis a mal la République en organisant la disparition
des services publics ou encore des équipements. Ces événements signent
son échec.
Nicolas Sarkozy ne découvre pas qu'il n'a pas d'argent,
et pour cause, il l'a dépensé lui-même cet été en finançant 15
milliards d'euros pour les plus riches. A l'immense majorité des
français, il ne reste donc plus que le slogan, compte tenu du vide
sidéral des propositions présidentielles.
Cerise sur le gateau, il pousse le vice ultra-libéral
jusqu'à vendre -encore une promesse non tenue- 3% du capital d'EDF pour
financer une rénovation des universités. Conception bien curieuse de
l'efficacité en politique que celle visant à troquer l'indépendance
énergétique française contre la rénovation des campus universitaires.
Parti communiste français
Paris, le 29 novembre 2007. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 16:07 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Pouvoir d'achat : une seule solution, augmenter les salaires
et les retraites ! Par le groupe CRC - 30 Novembre
2007
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Le candidat N. SARKOZY a fait campagne sur le pouvoir d'achat.
Depuis le 6 mai, nos concitoyens ont constaté que le Président de la République
s'était empressé de satisfaire le MEDEF et que leur pouvoir d'achat continuait
de baisser.
Les mesures annoncées ce sont ont un air de déjà-vu : la prime à
la cuve pour les utilisateurs de fuel domestique, la « prime à la casse » pour
les voitures particulières, ont été expérimentées il y a dix ans sous les
gouvernements Balladur et Juppé ! Elles sont insignifiantes au regard de la
réalité de la situation.
Quant au fameux « treizième mois » gagné en travaillant plus avec
les heures supplémentaires, il dépend du bon vouloir des employeurs.
Après le « paquet fiscal », le budget 2008 entérine la baisse de
l'impôt sur la fortune, la suppression de l'impôt de bourse, l'allégement de la
fiscalité des gros patrimoines, entre autres dispositions qui s'occupent du
pouvoir d'achat des plus riches !
Nos concitoyens attendent de vraies mesures pour leur pouvoir
d'achat : augmentation du SMIC ; négociations salariales ; TIPP flottante ;
baisse de la TVA ; blocage des loyers. |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 07:53 |
| La droite ranime la guerre scolaire . |
Laïcité . La majorité s'entête sur
le financement des écoles privées par les communes.
Les
députés UMP et du Nouveau Centre ont refusé, hier, dans une ambiance
houleuse, à 228 voix contre 189 (PS, PCF et divers gauche) de débattre
de la proposition du socialiste Jean Glavany d'abroger l'article 89 de
la loi sur la décentralisation de 2004, qui oblige les municipalités à
participer au financement des écoles privées pour les enfants de ces
communes.
Cette brèche dans la laïcité, aux « conséquences juridiques et
financières incommensurables pour les communes concernées », a été
ouverte à la faveur d'un amendement socialiste du sénateur Michel
Charasse. « Notre collègue voulait éviter que certaines communes
rurales encouragent les enfants à fréquenter les écoles privées de
communes avoisinantes », a expliqué Jean Glavany, la commune de
résidence ne subissant aucune charge financière alors qu'elle devait
une contribution à la commune d'accueil si l'enfant fréquentait une
école publique. Problème : cette contribution a été étendue aux cas de
scolarisation dans le privé, mais sans reprendre les conditions
applicables à l'école publique (inscription dans une autre commune sur
raisons médicales, professionnelles ou familiales, sur accord préalable
du maire), avantageant ainsi l'école privée. La droite a depuis
confirmé cette lecture, malgré l'annulation d'une circulaire
d'application par le conseil d'État, en juin dernier.
Hier, le gouvernement a rejeté la proposition du PS, prétextant que
l'accord du maire était incompatible avec la liberté de choix des
parents. À l'inverse, Marie-Hélène Amiable (PCF) a estimé que « seul le
financement de l'école publique, laïque et gratuite devrait être pris
en charge par les collectivités ».
Sébastien Crépel l'Huma du 28 / 11 / 07
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| vendredi 30 novembre 2007, a 05:07 |
| TRAVAILLER PLUS !!! |
TRAVAILLER PLUS, PLUS VIEUX, PLUS DUREMENT
ou comment le capitalisme cherche son profit
Dans le débat sur la retraite,
on retrouve en filigrane le thème de la valeur travail, au cœur
du discours de Sarkozy.
C'est Raffarin qui le premier a lancé le mot
d'ordre : Il faut réhabiliter la valeur travail. Ce qui était clair
alors, et qui est resté le cas dans le discours de Sarkozy, c'est que “
valeur travail ” désigne la valeur de l'emploi et non pas la valeur du
travail, au sens de l'activité des employés sur leur lieu de travail.
Derrière la soi-disant réhabilitation de la valeur travail, il y a le
refus de poser la question de la valeur du travail effectif. On a
clairement affaire à un slogan idéologique qui formule une valeur
absolue (l'emploi), de façon à dissimuler un certain nombre
d'injustices et de dominations (liées à l'organisation du travail dans
l'entreprise néolibérale) et à disqualifier une forme de critique
sociale (la critique du travail effectif).
Dans le cadre de cette offensive
idéologique, Sarkozy pose en principe intangible l'idée selon
laquelle puisqu'on vit plus vieux, on doit travailler plus longtemps.
Si l'emploi est un bien un soi, il faut en effet chercher à en
bénéficier aussi longtemps que possible… Quand cet argument est comparé
aux dynamiques effectives du néolibéralisme, il apparaît dans toute
son hypocrisie.
Depuis les premières lois sur la durée de la
journée de travail, au milieu du XIXè siècle, le capitalisme a renoncé
à chercher le profit en augmentant la durée du travail et en réduisant
le taux de salaire horaire et il a plutôt cherché à augmenter la
productivité du travail en rendant son organisation plus efficace et en
accélérant le progrès technique.
Avec le néolibéralisme, nous assistons à une
inversion de cette tendance. Différents phénomènes prouvent que
l'enjeu est aujourd'hui la réduction du taux de salaire horaire et
l'augmentation de la durée de travail : le blocage des salaires, la
remise en cause des 35 heures, les délocalisations (qui sont un moyen
de détourner la législation sur la durée du travail et le salaire
minimum).
Dans le cadre du néolibéralisme, le profit
est recherché par une augmentation de la quantité globale de travail et
par une intensification du travail, de sorte que le discours sur la
valeur du travail cache le fait qu'il s'agit de travailler toujours
plus, toujours plus vieux et toujours plus durement . |
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| jeudi 29 novembre 2007, a 21:46 |
| UD et UL C.G.T de Nantes . |
communiqué de l'ud et de l'ul nantes sur la répression policière contre les étudiants et lycéens

Communiqué de l'union départementale CGT 44 et de l'union locale CGT de Nantes
L'union départementale CGT 44 et l'union locale CGT de
Nantes comdamne avec la plus grande fermeté, l'intervention policière
et particulièrement de la brigade anti criminalité ( B.A.C.) à
l'encontre des étudiants et des lycéens , le 27 novembre 2007 sur le
site du Rectorat.
Le nombre de partcipants à cette manifestation et le
caractère pacifique de celle-ci rend incompréhensible et innacceptable,
la violence de la repression dont ils ont fait l'objet.
Selon nos informations, des jeunes ont été sérieusement blessés.
L'UD CGT 44 et l'UL CGT de Nantes alertent l'opinion sur le caractère gravissime de tels actes.
Elles apportent leur soutien a la lutte des étudiants
et des lycéens sur leurs revendications. Elles exigent que le
gouvernement apporte des réponses concrètes et renonce à la loi
PECRESSE qui conduit à mettre l'université publique sous la main mise
du patronat.
Nantes LE 28 NOVEMBRE 2007.
De : CGT 44 et CGT de Nantes
jeudi 29 novembre 2007 |
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| jeudi 29 novembre 2007, a 21:24 |
| Réforme de la Justice . |
Réforme de la justice : Éloigner les citoyens de leurs droits

Mis en ligne : 29 novembre
La
garde des Sceaux, Rachida dati, est-elle au choix incohérente,
autoritaire, brutale ? Ou encore voyage-t-elle trop comme le suggère
l'ancien président de la commission d'enquête d'Outreau ? Sacrée
personnalité en tout cas car se mettre à dos en moins de six mois la
quasi-totalité du monde judiciaire, ce n'est pas donné à tout le monde.
A
ce degré, il y a un problème. Toute confortée qu'elle soit par
l'évidente estime que lui porte le président, elle doit bien mesurer
tout de même que sa réforme ne passe pas et qu'il serait étonnant
qu'elle soit seule contre tous à avoir raison.
Il est vrai, de prime abord, qu'il y a incohérence. La
réforme dans un premier temps va coûter très cher. Vont être fermés des
tribunaux que l'on vient de rénover ou de sécuriser. Et puis on voit
mal comment on rapprocherait la justice des citoyens en éloignant les
tribunaux. D'autant que les tribunaux d'instance, concernés au premier
chef, 176 suppressions sur 473, sont ceux où s'exerce la justice de
proximité. Il n'est pas anodin d'en citer certaines compétences. Ils
jugent les saisies sur salaires, les affaires de loyers impayés, ils
enregistrent les déclarations de nationalité française, ils établissent
les certificats de nationalité... Il faudra donc que les justiciables
fassent des kilomètres pour se rendre au tribunal ou simplement voir un
avocat. Ils ne trouveront aucune structure de proximité qui leur
permette de comprendre comment s'applique la loi alors qu'il s'agit
dans ce type d'affaires des justiciables les moins rompus aux arcanes
juridiques, parfois sans moyens de transport. Même chose pour les
prud'hommes quand on sait les difficultés des salariés les plus
modestes à se faire entendre. Combien de tous ceux là ne répondront pas
aux convocations, renonceront à se défendre ou se retrouveront comme un
personnage de Kafka perdus dans des couloirs dont les portes ne
s'ouvrent pas.
Il est vrai que la Garde des Sceaux est un brin
autoritaire. La réforme a été décidée sans concertation. Quelques
ajustements ont semblé relever de l'arbitraire le plus total. Où est la
démocratie quand on déclare réformer pour le bien de tous, quand tous
s'y opposent ? C'est pour rendre une meilleure justice dit dame Dati.
Faut-il comprendre alors que, comme les cheminots accrochés à leurs
« privilèges », les acteurs du monde judiciaire sont tellement jaloux
de leurs situations acquises qu'ils préfèrent une mauvaise justice à
une bonne ?
La réforme de la justice n'est pas un jouet de Rachida
Dati. C'est une réforme profonde, ambitieuse et dans la logique
libérale. Elle va de pair avec un président qui entend commander aux
magistrats. Avec la mise en place des peines planchers et leur
application mécanique. Avec le ballon d'essai de la garde des Sceaux
pour la suppression des franchises pour les bénéficiaires de l'aide
juridictionnelle. Avec la dépénalisation des affaires concernant les
chefs d'entreprise. Il s'agit d'une réforme éloignant les citoyens de
leurs droits, d'une justice fonctionnant pour les plus modestes, comme
une machine dont les rouages tournent sans état d'âme. |
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| jeudi 29 novembre 2007, a 18:52 |
| La réforme du contrat de travail . |
La réforme du contrat de travail : précarisation ou sécurisation

Mis en ligne : 29 novembre
Dossier : « Modernisation du marché du travail » - Economie&Politique septembre/octobre 2007
Après l'échec du contrat première embauche (CPE) et face à la mise en cause très sérieuse
du contrat nouvelle embauche (CNE) (notamment au plan juridique), Nicolas Sarkozy a fait
de la « modernisation du marché du travail », une « condition impérative pour atteindre le plein emploi
».
Il a défendu l'idée d'aller vers la création d'un « contrat unique » fusionnant tous les contrats
existants dans le but affiché de lutter contre la segmentation du marché du travail.
Ce « contrat unique » devait être un contrat à durée indéterminée
(CDI) assorti de droits progressifs avec l'ancienneté
(c'est-à-dire en réalité très faibles au début) et
de procédures de rupture très allégées. Bref, cela revenait à
généraliser le principe du Contrat nouvelle embauche (CNE).
N. Sarkozy reprenait ainsi une idée mise en avant par Cahuc
et Kramarz en 2004 dans leur rapport intitulé : « De la précarité
à la mobilité : vers une sécurité sociale professionnelle ».
Ce rapport tendait à donner un contenu social-libéral au mot
d'ordre de « sécurité sociale professionnelle » de la CGT dont
on sait qu'il est aussi influencé par l'idée de sécurité d'emploi
ou de formation née dans les rangs du PCF.
Cependant, le projet de « contrat unique » a soulevé de nombreuses
protestations, largement dans les rangs syndicaux,
mais aussi dans les rangs patronaux où l'on ne tient pas à
voir disparaître brutalement la palette si variée des contrats
précaires jusqu'au CNE.
Habilement, Sarkozy n'a pas repris cette idée le 18 septembre
devant l'Association des journalistes de la formation (AJIS),
mais il a, par contre, beaucoup insisté sur l'idée de « rupture
négociée », chère à Laurence Parisot. Il n'a pas hésité à faire
part de son accord avec le principe de réexaminer la période
d'essai à propos de la réforme du contrat.
Du côté du patronat – MEDEF, CGPME, et UPA rassemblés –
on se sent donc très fort pour avancer des propositions
précises censées tout à la fois « répondre aux besoins des
entreprises » et faciliter l'entrée dans l'emploi.
Cela recouvre trois propositions :
1) L'allongement de la période d'essai avec un « CDI aménagé
» :
Actuellement le CDI est assorti d'une période d'essai de 1 à
6 mois. Le patronat propose de la porter de 3 à 6 mois. Elle
serait, de plus suivie d'une « période de validation économique
répondant à l'incertitude des entreprises ». Cette seconde
période pourrait durer jusqu'à 18 mois, selon la CGPME, et
permettrait à l'employeur de faire valoir des perspectives d'activité
incertaines pour se séparer d'un salarié.
Au total, la période probatoire imposée au salarié, avant de pouvoir
bénéficier du droit commun, pourrait aller jusqu'à deux ans.
On sait que c'est là la caractéristique du CNE, aujourd'hui
réservé aux entreprises de moins de 20 salariés et très
contesté jusqu'à l'Organisation Internationale du Travail (OIT) qui l'a déclaré, en quelque sorte, « hors la loi » eu égard
aux règles du droit international. Seule différence : pendant
les deux ans de mise à l'essai du CNE, le patron peut licencier
le salarié dont il veut se séparer sans avoir à invoquer de
motifs.
2) La mise en place d'un CDI « conclu pour la réalisation
d'un projet précis » :
Laurence Parisot dans son livre « Besoin d'air » l'avait déjà
annoncé en parlant d'un « CDI de mission à rupture précausée ».
Ce CDI « comporterait une clause prévoyant l'expiration du
contrat lors de la survenance d'un événement précisément
défini (réalisation de l'objet pour lequel il a été conclu) ».
Ce contrat serait donc automatiquement rompu à la fin du
projet ou de la mission, sans que cette issue soit datée à
l'avance, le motif étant préalablement défini dans le contrat
de travail, par accord des parties.
Cette proposition vise à systématiser les dispositions aujourd'hui
réservées au « contrat emploi export » prétendant « favoriser
le développement des missions à l'exportation ». C'est un
CDI d'au moins six mois soustrayant l'employeur aux règles
du licenciement économique quand il doit licencier un de ses
titulaires.
C'est le cas aussi du contrat dit « de chantier » par lequel un
employeur peut engager un salarié en lui indiquant, dès l'embauche,
que le louage de services est exclusivement lié à la
réalisation d'un ouvrage ou de travaux précis mais dont la
durée ne peut être préalablement définie avec certitude. Le
licenciement du titulaire d'un tel contrat est, dans tous les cas,
un « licenciement pour motif personnel, et non économique ».
La proposition de généralisation d'un tel CDI permettrait
une flexibilité maximum pour l'employeur et le licenciement
deviendrait beaucoup plus difficilement contestable devant
un juge.
3) Le MEDEF propose enfin – sans le préciser – de simplifier
les clauses obligatoires à faire figurer dans les CDD, lesquelles,
comme on le sait, sont soumises à une réglementation rigoureuse.
Notamment, ils ne peuvent être conclus que pour
l'exécution d'une tâche précise et temporaire et doivent
comporter des mentions obligatoires spécifiques dont l'omission
donne droit à la requalification en CDI.
Ces propositions du MEDEF, largement appuyées par l'Élysée,
visent à placer les syndicats sur la défensive.
La CGT a dénoncé dans un communiqué daté du 5 octobre
le fait que le MEDEF « ne tient aucun compte des désaccords
exprimés par les organisations syndicales sur la création d'un
« CDI aménagé » et d'un « CDI conclu pour un objet précis ».
Elle réaffirme le principe que la norme doit être le CDI et
que le CNE doit être abrogé.
Si on ne trouve aucune réaction précise de FO sur son site à
propos de la question précise, la CFE-CGC, elle, condamne « les
modalités de rupture du « CDI aménagé » et rappelle « sa
profonde réserve à l'égard de cette proposition de modèle de
contrat de travail dans la mesure où le modèle repose sur une
notion qu'il est impossible de définir avec objectivité et de
manière générique : l'étape de validation répondant aux incertitudes
économiques de l'entreprise ». Et elle conclut sur le fait
qu'il n'est pas question de « remettre en cause le pouvoir d'appréciation
du juge prud'homal en plafonnant le montant des
indemnités allouées ».
La CGC dans ce communiqué n'aborde pas la question de la
durée de la période d'essai ou celle du contrat de projet.
Enfin, si la CFDT rappelle la nécessité d'abroger le CNE, elle
se dit prête à « redéfinir la période d'essai » qui, dit-elle, doit être
d'une « durée maximale raisonnable », non sans avoir précisé
que cette période « n'a pas vocation à gérer l'incertitude économique
des entreprises ».
Mais elle ne se prononce pas de façon explicite sur la proposition
du MEDEF de rajouter à la période d'essai rallongée une
période de validation économique. Elle se prononce aussi
pour « la rationalisation du nombre de contrats pour répondre
aux besoins des entreprises » et demande qu'elle permette
« de les rendre compréhensibles par les salariés ».
Le gouvernement a donc été, en quelque sorte, obligé de
reculer sur l'idée de « contrat unique » défendu par Nicolas
Sarkozy pendant sa campagne présidentielle. Il cherche à
contourner les oppositions en avançant de nouvelles propositions
de précarisation du contrat de travail au nom, prétendt-
il, des impératifs de la concurrence dans une économie de
moins en moins prévisible.
Cependant, avec le Medef, il se heurte à une convergence
entre les syndicats pour refuser de nouvelles précarisations.
Ceux-ci affirment ensemble, au contraire, l'exigence
de principe de sécurisation et confirment leur attachement
au CDI.
Car c'est bien, pour l'heure, le besoin de sécurisation des salariés,
enfermés dans une relation si asymétrique avec les
patrons « donneurs d'emploi » qui semble constituer le principal
ciment de ces convergences face aux tentatives d'intégration
et de division. C'est ce ciment qu'il faut absolument
aider à consolider en tentant d'apporter un appui politique
à cette résistance syndicale face à la ligue des intérêts patronaux
et de l'État qui prétendent qu'aucune alternative à leurs
propositions n'est envisageable, alors même que le statu
quo n'est plus tenable. Pour aider à relever ce défi, la maquette
pour une proposition de loi de sécurisation de l'emploi et de
la formation (Économie et Politique numéro 630 – 631) avance
quatre pistes de contre-propositions :
Première piste : convertir les contrats précaires
en CDI
Le CDI est d'autant plus menacé qu'il est cerné par la multiplication
de formules de plus en plus précaires. Comment se
solidariser dans les luttes pour l'emploi pour faire refluer
ces formules précaires ? On mesure ici l'importance particulière
d'aider à une véritable mobilisation publique pour
l'abrogation du CNE et du « contrat senior ». Au-delà, c'est bien
l'exigence d'une transformation graduelle en CDI de tous les autres contrats de travail qui devrait être avancée en écho à
la critique par Sarkozy, lui-même, de la trop grande segmentation
du marché du travail.
Comment arriver à faire prendre en main l'idée de pourcentages
de conversion obligatoire, selon les branches, tous les
ans ou encore celle de pénalisation, par accroissement des
prélèvements d'indemnisation chômage et du prélèvement
formation continue pour les contrats précaires et atypiques ?
Des jonctions nouvelles sont à chercher avec le mouvement
syndical sur ces questions.
Lors de la réunion au cours de laquelle le patronat a présenté
ses options sur le contrat de travail, les syndicats auraient
proposé :
l'abrogation du CNE (mais pas du « contrat senior »)
l'instauration d'un bonus - malus sur les allégements de
cotisations sociales consentis aux entreprises en fonction
de leurs pratiques plus ou moins vertueuses en matière de
la précarité.
Deuxième piste : le CDI, lui-même, doit être
renforcé
Le moment est opportun et l'espace existe pour faire grandir
l'exigence d'une extension considérable des protections qui
entourent le CDI, en particulier celles concernant les licenciements,
et cela dès les premières années.
Dans quelle mesure la question de la période d'essai ne
devrait-elle pas être traitée en relation étroite avec la nécessité
d'insérer le CDI dans un processus de sécurisation comme
l'avance la maquette pour une proposition de loi de sécurisation
de l'emploi et de la formation ?
Cela concerne plus particulièrement :
l'affiliation automatique de chaque résident, après l'âge
de fin d'obligation scolaire, à un service public et social de
sécurisation de l'emploi et de la formation.
le soutien par ce service d'un statut de sécurisation et de
promotion des travailleurs.
Troisième piste : la sous-traitance, les discriminations
à l'emploi
La colère face au traitement scandaleux des salariés de la soustraitance,
comme à propos du plan Power 8 avec Airbus, de
la construction navale, ou encore de l'industrie automobile,
comme la protestation grandissante contre les discriminations
à l'emploi (de genre, de génération, d'origine ethnique ou
géographique) constitueraient aussi des points d'appui pour
la bataille de réforme du contrat.
Quatrième piste : l'hypothèse de « contrats de
pluri-activité »
Le contexte actuel pourrait être propice à l'avancée de l'idée
d'expérimenter un nouveau contrat de pluriactivité et de
sécurisation emploi-formation avec l'appel à de nouveaux
types de groupements d'employeurs. De tels contrats, qui
seraient maintenus avec le passage des travailleurs concernés
d'une entreprise à une autre, d'une entreprise à une institution
de formation continue jusqu'à un retour à un nouvel emploi,
ne seraient-ils pas la bonne riposte à l'expérimentation en
cours des contrats de transition professionnelle (CTP) ?
Ceux-ci sont conçus pour ouvrir la voie aux principes de
séparabilité avancés par le patronat, moyennant une sécurisation
misérable et ne conduisant pas nécessairement à l'emploi
et à l'essor des qualifications, mais ouvrent grande la voie
au déclassement et à la dévalorisation salariale.
Yves Dimicoli
Membre du Comité Exécutif National |
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| jeudi 29 novembre 2007, a 18:37 |
| Projet de fusion UNEDIC / ANPE . |
Projet de fusion UNEDIC – ANPE : Agence pour l'Emploi ou Réservoir de chômeurs ?

Mis en ligne : 29 novembre
A
plusieurs reprises, les élus du groupe communiste Rhône-Alpes ont
signifié leur opposition au projet de fusion UNEDIC / ANPE annoncé pour
la fin 2007. La grève nationale des agents et personnels des ASSEDIC et
de l'ANPE ce mardi 27 novembre est là pour prouver que ce projet
inquiète et se fait sans concertation de la part du gouvernement. Ils
souhaitent aujourd'hui souligner l'impact qu'une telle fusion aurait
sur les actions régionales et les dispositifs territorialisés de la
Région : volet économique des CDRA et plans d'actions des Contrats
Territoriaux Emploi Formation, qui eux veulent agir vraiment, au plus
près des bassins d'emplois et de vie.
L'ANPE
et les salariés privés d'emploi subissent depuis 20 ans les effets de
réformes des conventions ANPE/ETAT/UNEDIC qui visent à détruire le
Service public de l'emploi en réduisant son efficacité d'action dans le
placement des salariés. Depuis 20 ans, l'ANPE s'est vue retirer ses
missions premières qui consistaient à accompagner le retour à l'emploi.
Elle est aujourd'hui considérée comme un guichet voué à placer une main
d'œuvre bon marché, de plus en plus fréquemment sous contrats précaires
et contre son gré - pour faire baisser plus vite le taux de chômage -
auprès d'employeurs eux-mêmes soumis aux donneurs d'ordres, aux besoins
immédiats, aux lois du marché et à une concurrence acharnée.
La fusion annoncée va entraîner la disparition de
plusieurs milliers d'emplois au sein des agences ANPE, la remise en
cause des garanties statutaires avec des dégradations des conditions de
travail aux conséquences humaines graves pour les salariés.
Inévitablement cette fusion aura un impact sur le fonctionnement des
ASSEDIC et le risque d'une « rationalisation » (entendez suppression !)
des effectifs est bien réel.
Les élus régionaux communistes ne peuvent que souhaiter
une meilleure coordination entre l'ANPE et les ASSEDIC. Cette
articulation n'a pas besoin d'une fusion. L'objectif premier de Sarkozy
/Medef / Bertrand / Parisot est d'aider le patronat (qui fait déjà la
loi dans l'organisme paritaire UNEDIC) à mettre la main sur le service
public ANPE et par là, de mettre la main sur le « placement » des
personnes en recherche d'emploi et les chômeurs.
On sait qu'à terme sera demandé aux conseillers –
orienteurs - prescripteurs de proposer 2 offres d'emploi sur les seuls
métiers dits « en tension », et que si vous refusez ces 2 offres qui ne
tiendront compte ni de vos aspirations, ni de vos qualifications,
l'ANPE ne vous suivra plus et les ASSEDIC vous radieront !
Voilà le véritable projet du patronat : disposer d'une main d'œuvre corvéable, serviable et jetable à merci !
Pour les usagers, cette fusion signifiera la mise en
place de « guichets uniques », c'est-à-dire de locaux communs
ANPE/ASSEDIC conditionnés à l'inscription au chômage. La fermeture des
agences locales ne permettra plus de mettre à disposition de tous les
citoyens, comme l'exige le principe d'égalité, un service public de
l'emploi de proximité.
A cela s'ajoute le fait que les cotisations directes et
indirectes des salariés gérées par l'UNEDIC sont détournées de leur
destination qui consiste à assurer aux chômeurs un revenu de
remplacement leur permettant de vivre dignement et leur donnant les
moyens de chercher un travail – il s'avère que seulement moins de la
moitié des chômeurs sont indemnisés par l'assurance chômage !!!!
Concernant l'immensité des besoins de formations
professionnelles et continues, les conseillers régionaux communistes
dénoncent le désengagement de l'Etat et des entreprises. En
Rhône-Alpes, dans la majorité des 27 Contrats Territoriaux Emploi
formation qui maillent les 8 départements, ces instances partenariales
de terrain sont la plupart du temps boycottées par le patronat, les
chambres consulaires, les ASSEDIC. Dans un tel contexte, les ANPE qui
sont aujourd'hui des interlocuteurs importants des CTEF seront incitées
à réduire leur implication aux seins de ces structures territoriales.
Il est à relever l'actuelle tendance des ASSEDIC à
financer des formations sur les métiers en tension. Ces désengagements
successifs aboutiraient à laisser SEULE la Région Rhône-Alpes et au
delà, les 22 régions françaises, assumer les besoins de formation des
publics éloignés de l'emploi ou sans diplômes dans un contexte
budgétaire extrêmement difficile dû aux diminutions drastiques des
dotations budgétaires de l'Etat.
Parallèlement, on peut relever l'extrême faiblesse des
plans de formation au sein des entreprises, les difficultés rencontrées
par les salariés pour activer le DIF (Droit Individuel à la Formation)
et les montants considérables non utilisés chaque année des crédits du
FONGECIF, censés financer les besoins de formation des salariés.
Les élus communistes du Conseil Régional Rhône-Alpes
exigent le retrait du projet de fusion ainsi que le maintien des
agences de l'ANPE dans les 8 départements. Ils rappellent que l'ANPE
est un établissement public à caractère administratif, un Service
public de l'emploi sans monopole, au service de tous les citoyens, qui
ne peut donc pas être mis en concurrence et qu'il n'a pas pour vocation
de devenir ni une entreprise privée, ni un cabinet de recrutement
concurrentiel.
Assurer à chacune et chacun un bon emploi ou une bonne
formation pour un meilleur emploi, avec une garantie de droits et de
revenus élevés ne pourra se faire qu'en s'appuyant sur un service
public national de l'emploi, de la formation dont l'ANPE, les Missions
locales, les ASSEDIC, le SPE (DDEFP), l'AFPA, les GRETA, les CNAM, les
CUEFA, en partenariat avec les régions qui activent des politiques
économie – emploi – formation - insertion.
Jean-Michel BOCHATON
Président du Groupe Communiste de la Région Rhône-Alpes
Conseiller Régional de la Drôme
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| jeudi 29 novembre 2007, a 18:08 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
LA
LETTRE D'INFORMATION DU JOURNAL L'HUMANITÉ
En kiosque, chez
votre marchand de journaux.
À
LA UNE… vendredi 30 novembre 2007
Pouvoir d'achat.
Les Français
attendent des
réponses
Selon
l'indicateur de l'INSEE, la chute du moral des ménages en
novembre
illustre
les craintes des Français pour leur pouvoir d'achat
mais est
également un signe inquiétant pour la
croissance.
« Il
faut augmenter le SMIC, les salaires, les pensions, les minima
sociaux… »,
affirme
André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme.
Le
discours de Sarkozy. Nos analyses.
Moratoire pour les hôpitaux de
proximité
Reprenant
la revendication des comités de défense de ces structures,
80
parlementaires demandent à Mme Bachelot de stopper les fermetures de
services.
Télévision. Dans le piège à
conviction
Sous le
titre Anatomie d'une cité de non-droit, un reportage sur la cité
du
Clos-Saint-Lazare, à Stains, présentée comme « une plaque tournante de la
drogue »,
provoque la colère des habitants. Le maire communiste Michel Beaumale
demande
« réparation »
et dénonce « un scénario écrit à l'avance.»
Éric Macé, sociologue, nous précise : « Un reportage, ce n'est pas toute
la vérité. »
À
NE PAS MANQUER…
Alcan et Rio Tinto ont dynamité l'ex-Pechiney
« Ils
visent à seulement réaliser les plus gros profits, tout en dégradant les
condition
s de
travail et en fragilisant l'emploi. »,
s'indigne Claude Verdier, délégué
CGT.
Au Portugal, la grève succède… à la
grève
Le pays
est le théâtre d'une longue série de luttes depuis deux ans
face à un
gouvernement obsédé par les réformes libérales.
Journée morte aujourd'hui dans l'administration.
Le débat sur le
communisme
« La
survie du Parti suppose sa métamorphose. »
Tribune de Georges Séguy, syndicaliste et communiste.
La BO fait son cinéma
Le
festival Musique et cinéma d'Auxerre a rendu hommage à l'Anglais John
Barry.
Entretien
avec le compositeur des musiques de James
Bond.
NOUVEAU TRAITÉ
EUROPÉEN
Ils exigent un référendum
NOTRE VIDÉO SUR HUMANITE.FR |
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| jeudi 29 novembre 2007, a 05:15 |
| REDUIRE LES INEGALITES SELON L'UMP |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions
d'euros profiteront chacun d'une baisse d'impôt de 270 000 euros.
L'Observatoire des inégalités publie les estimations de l'Assemblée
nationale. 1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5
millions d'euros profiteront chacun d'une baisse d'impôt sur le revenu
de 270 000 euros grâce au nouveau "bouclier fiscal".
L'Observatoire des inégalités publie les estimations réalisées par
l'Assemblée nationale lors du vote de la loi "en faveur du travail, de
l'emploi et du pouvoir d'achat" adoptée le premier août dernier (lire
le rapport). Désormais en effet, le montant des impôts directs (impôt
sur la fortune, impôt sur le revenu et impôts locaux) ne pourra
dépasser 50 % des revenus d'un foyer fiscal, contre 60 % auparavant.
Coût total de cette mesure pour le contribuable : 810 millions d'euros,
à peu de chose près ce que vont rapporter les futures franchises sur
les dépenses de santé. (suite de l'article http://www.inegalites.fr/spip.php?article721&id_mot=30)
Redevance télé: guerre aux pauvres
En 2008, 850 000 personnes vont payer la redevance télé dont ils
étaient exonérés, . Il s'agit de personnes âgés de plus de 65 ans et
non imposables ou de personnes de plus de 60 ans avec un revenu fiscal
en dessous de 9437 E. En effet, en 2004, lorsque les
pouvoirs publics ont décidé de coupler la redevance audiovisuelle avec
la taxe d'habitation, afin de permettre à l'administration fiscale de
faire des économies, des centaines de milliers de personnes ayant de
très faibles revenus sont devenues redevables de la taxe télé alors
qu'elles ne l'étaient pas avant. Alors, l'Assemblée Nationale avait
maintenu cette exonération pour les années 2005, 2006 et 2007. Récemment, les députés ont voté un
amendement maintenant l'exonération de cette redevance pour les
personnes handicapées (soit 28000 personnes), et donc taxé les autres,
soit environ 850 000 personnes, de 116 euros dès l'automne prochain.
Il faut bien que le pouvoir trouve de l'argent pour éponger les cadeaux faits aux riches et au patronat PCF Cap Corse
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| mercredi 28 novembre 2007, a 22:24 |
| Répression ( 2 ) |
Communiqué
des parents de Pierre Douillard, lycéen blessé au visage par un
flashball en manifestation devant le Rectorat de Nantes
Alors que le pronostic médical sur l'oeil de notre fils
reste très réservé en cet après-midi, nous, ses parents, voulons savoir
quel a été l'enchaînement des faits qui peut conduire la police à viser
au visage, avec un flashball, un lycéen désarmé qui n'a même pas 17
ans, alors que son groupe de manifestants s'était retiré du Rectorat et
se trouvait sur la voie publique hier soir.
Nous réclamons au Recteur d'Académie (que nous
rencontrerons ce soir à 19 heures), au Préfet, au Procureur de la
République, une enquête sérieuse sur les faits d'hier soir, non
seulement pour Pierre, mais pour défendre l'intégrité physique et les
droits de tous les jeunes lycéens et étudiants à manifester
pacifiquement.
Par ailleurs, nous demandons à tous les témoins des faits de bien vouloir prendre contact avec nous.
Nous demandons aux professeurs d'accompagner les jeunes
lorsqu'ils manifestent sur la voie publique, afin de ne pas les laisser
démunis face à l'arbitraire.
A tous les jeunes, nous demandons ne pas céder à la
provocation, car c'est justement ce que souhaite ce gouvernement. Unis
dans la non-violence active, nous serons plus efficaces.
Luc Douillard, Emmanuelle Lefevre
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| mercredi 28 novembre 2007, a 22:13 |
| Répresssion . |

mardi 27 novembre 2007 (22h58) : Repression de la manifestation contre la LRU à Nantes, 2 blessés graves


12 lycées sont bloqués aujourd'hui à Nantes.
Journée d'action nationale, 2000 lycéens et 1000
étudiants défilent dans les rues de Nantes entre la place Bretagne et
le rectorat. La commission action avait organisé à la fin du défilé
l'occupation du rectorat, se sont 1000 manifestants totalement
pacifistes qui pénêtrent dans les jardins du batîment.
Immédiatement plus d'une centaine de CRS arrivent sur
place et repoussent extrèmement violement, avec l'aide de la Brigade
Anti-Criminalité (BAC), les manifestants. Les coups de matraque
pleuvent sur ceux qui forment une chaine au premier rang pour éviter
les interpellations. Des tirs de flash-ball à bout portant ont lieu et
un lycéen de 17 ans est gravement touché juste au dessus de l'oeil.
Dans un autre coin, une personne venant de se faire arrèter est passée
à tabac. Et toujours pendant ce laps de temps, des policiers en civil
(la BAC) lancent des cailloux sur les manifestants.
Repoussées hors de l'enceinte du rectorat, 300
personnes prennent la décision de se rendre au commissariat de Waldeck
Rousseau pour y réclamer la libération des étudiants arrètés. 150 CRS
les attendent et un face à face de deux heures sans aucune tension a
lieu. La semaine sanglante est chantée à de nombreuses reprises et des
demandes de libération des personnes arrètées ont lieux, sans succès.

Bilan provisoir à 21h30, 5 arrestations, 2 blessés graves.
Alors que seulement 10 projectiles sont lancés pour
répondre (j'insiste sur le mot répondre) à la violente expulsion des
jardins du rectorat, la dépèche AFP et le 19/20 de France 3 font état
de près 7 blessés chez la police. Ni l'AFP, ni France 3 n'étaient
présents sur les lieux.
Alors qu'un lycéen a gravement été blessé par le tir
d'un flash ball, et que de nombreux coups de feu ont été vu et entendu
par de nombreux témoins, la police nit avoir tirer.
Des photos sont dispo ici
http://www.contre-faits.org/spip.php?article54
De : Manu
mardi 27 novembre 2007
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| mercredi 28 novembre 2007, a 21:15 |
| Europe et délocalisations . |
Europe et délocalisations : Mandelson, mieux que Bolkestein

Mis en ligne : 28 novembre
Le
patronyme Mandelson va-t-il ravir la vedette à Bolkestein en matière de
notoriété, sur les banderoles des manifestations notamment ?
L'actuel
commissaire européen au commerce – ex notable travailliste anglais-
concocte, fort discrètement, un projet qui mérite la palme d'or de la
destruction d'emploi et de la démolition de l'industrie, au même titre
que la directive services préparée par l'ancien commissaire était une
véritable torpille contre le droit du travail.
C'est l'euro-député communiste français Francis Wurtz
qui a lancé ce pavé dans la mare. C'est en octobre que le collège des
commissaires a débattu de la proposition Mandelson, extrêmement lourde
de conséquences. Celle-ci consisterait à exempter les entreprises
européennes, qui ont délocalisé leur production dans des pays tiers à
bas coût, des droits antidumping applicables aux produits exportés vers
l'Union à des tarifs inférieurs à ceux normalement pratiqués en Europe.
L'affaire était restée cachée avant qu'un journal de Bruxelles,
Européan Voice, ne s'en fasse l'écho. Le papier indique que Mandelson a
reçu le soutien de ses collègues de la Commission.
Les conditions fixées par le commissaire aux sociétés
pour bénéficier des largesses promises sont extrêmement floues. Il leur
serait simplement demandé de « démontrer qu'elles ont des liens forts
avec l'Union européenne, à travers des ventes, des volumes de
production et par d'autres critères ». Selon un document interne
mentionné par ce journal, le changement de la règle est justifié par
les besoins de la mondialisation. Le journal informe d'une première
réaction de plusieurs Etats membres à bas salaires qui redoutent la
concurrence des pays à bas coûts hors UE. Comme quoi la mise en
concurrence des salariés tire toujours vers le bas. D'autres pays
seraient également défavorables au projet Mandelson.
Aussi afin d'éviter d'avoir à affronter un vote à la
majorité qualifiée, Mandelson envisagerait de recourir à une manoeuvre
de contournement en optant pour la forme de « lignes directrices ».
Décision attendue début décembre. Le député Francis Wurtz a donc
vivement reproché à la Commission et à son président Barroso de n'avoir
pas fait mention dans son discours de ce projet, absent de toute
référence également dans la communication de la Commission sur son
programme législatif pour 2008. Il s'agit pourtant « d'un projet qui
renvoie à des enjeux politiques majeurs, tels que la promotion de
l'emploi dans l'Union, la politique industrielle et plus généralement
la conception de l'intérêt communautaire à l'heure de la
mondialisation ».
La concurrence libre et non faussée reste bien la norme
à la Commission européenne. Il faut cependant s'attendre à de fortes
turbulences. Comme disait l'eurodéputé, « si vous avec aimé la
mobilisation contre la directive Bolkestein, vous pourriez adorer la
levée de boucliers contre la règlement Mandelson ! ». |
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| mercredi 28 novembre 2007, a 19:17 |
| Meeting de Japy sur l'Europe . |
Meeting de Japy sur l'Europe - Intervention de Marie-George Buffet

Mis en ligne : 28 novembre
Chers
amis, chers camarades,
Elle ne vous rappelle rien cette salle ? On y était venus parler
d'Europe, au moment où la campagne contre le projet de constitution
européenne commençait à prendre de l'ampleur. Nous étions déjà tous là
et pour la première fois avait flotté un air de victoire ! Pour la
première fois nous avions senti qu'une mobilisation se levait et qu'un
immense vent d'espoir était entrain de naître dans notre peuple.
Eh bien c'est avec cette même volonté de réussite que nous sommes là ce soir.
C'est
avec cette même détermination parce que oui, oui il faut un référendum.
Il faut un référendum parce que, sur ce nouveau traité comme sur tout
le reste, on ne peut pas accepter que le passage en force systématique,
la désinformation méthodique, que tout cela devienne un véritable
système de gouvernement.
C'est ce même mélange d'autoritarisme et de mensonge
qu'ils ont voulu imposer sur la réforme des régimes spéciaux, avant que
le mouvement social, le combat mené par beaucoup à gauche les pousse à
enfin reconnaître la légitimité des inquiétudes des personnels
concernés. C'est ce même cocktail de suffisance et de fables qu'ils ont
voulu nous resservir sur l'université, l'emploi dans la fonction
publique et demain sur le pouvoir d'achat.
Aujourd'hui, en demandant un référendum, c'est aussi à cet autoritarisme que nous voulons dire NON.
La démocratie, ce n'est pas un vote un dimanche et tous aux ordres pendant cinq ans.
Aussi, c'est aussi au mouvement social, aux
revendications légitimes émises par les cheminots, les traminots, les
fonctionnaires, les étudiants et tous les autres que nous voulons dire
oui.
En disant oui à leurs revendications, je veux redire
qu'en faisant cotiser les revenus financiers au même titre que les
salaires, je veux redire qu'en modulant l'assiette des cotisations
sociales pour pénaliser les entreprises qui font le choix de la finance
contre celui du travail, en augmentant la masse salariale, en faisant
reculer la précarité et le chômage, on trouvera les financements
nécessaires pour assurer une protection sociale de qualité.
Avec une telle réforme, il sera possible d'assurer une
bonne pension de retraite pour tous les salariés, dès 60 ans et plus
tôt pour toutes les professions dont la pénibilité aura été reconnue,
une pension permettant que la retraite ne soit pas une fin de vie, mais
bien le moment d'une nouvelle vie.
En disant oui à leurs revendications, je veux redire
qu'avec une vraie réforme de la fiscalité, on pourra créer les postes
nécessaires dans la fonction publique.
Et ainsi, les enseignants auront le temps et les moyens de mieux
s'occuper de chaque élève, les infirmières de chaque patient, la
justice de chaque plaignant !
En disant oui à ces revendications, je veux dire qu'avec un peu de
volonté, on peut parfaitement augmenter le pouvoir d'achat. Nicolas
Sarkozy, je sais pas si vous avez vu, est un homme de défi. Il
chercherait à augmenter le pouvoir d'achat sans augmenter les salaires.
D'autres ont essayé avant lui, par exemple tous ces enchanteurs qui
pensaient changer le plomb en or. Et on attend toujours...
Aussi, je ferais plus appel aujourd'hui à la volonté
qu'à la magie !
Avec un peu de volonté on peut taxer les profits pétroliers de Total,
12 milliards d'euros encore cette année, et ainsi baisser la TIPP et le
prix de l'essence.
Avec un peu de volonté on peut bloquer l'augmentation des loyers.
Avec un peu de volonté on peut acter la mort du CNE, en
profiter pour enfin pénaliser la précarité, et le temps partiel imposé
surtout aux femmes, et ainsi avancer vers la sécurisation de l'emploi.
Et avec un peu de volonté toujours, l'Etat peut
augmenter le SMIC, les salaires des fonctionnaires et par exemple
contraindre le patronat à négocier, branche après branche, pour
refondre toutes les grilles de salaire dans le privé ! L'augmentation
des salaires, les profits des entreprises le permettent, c'est un
impératif, c'est incontournable, ce doit être tout de suite !
Et devant toutes ces attentes que le gouvernement
n'entend pas, permettons que la voix du peuple se fasse entendre ! Et
parce que tout est bloqué à Paris comme à Bruxelles, alors oui :
exigeons un référendum !
Il faut un référendum sur ce nouveau traité parce que
notre avenir à tous et toutes, de Talinn à Lisbonne, est aussi écrit
dans les lignes tortueuses de ce traité Sarkozy.
Il faut un référendum parce que lorsqu'on se prétend
démocrate, on ne décide pas de ce que sera l'avenir commun des peuples
en conclave ou en congrès.
A les entendre, l'urgence serait de relancer l'Europe, et pour cela
d'adopter ce traité dont l'objectif serait de permettre à l'Europe de
repartir.
Alors ce traité, ce ne serait donc quelques amendements
pour faciliter le fonctionnement de l'Union. Ce serait un simple
règlement intérieur.
Déjà, le projet défunt de constitution européenne, ils
nous le vendaient comme un acte banal selon les uns, la solution à tous
nos problèmes selon les autres.
En fait, comme en 2005, ils cherchent donc à nous cacher que le but de
ce traité est de soumettre nos vies et notre quotidien aux désirs des
politiques libérales.
Leur but n'est pas de débloquer l'Europe. Il n'y a donc aucune urgence
à adopter ce traité qui n'est que le petit frère de la constitution
européenne. La preuve, Giscard ne cesse d'en réclamer la paternité !
L'urgence est, au contraire de regarder pourquoi leur
Europe est en panne et pourquoi, aujourd'hui, cette grande idée ne fait
plus rêver personne.
Comment cett idéal de paix entre les Nations s'est métamorphosé en guerre permanente contre les salariés.
Directive après directive, l'Europe s'est construite
pour remettre en cause toutes les victoires et les droits acquis par
les luttes sociales et populaires des salariés européens. Et c'est
partout en Europe, d'Allemagne en Hongrie, du Portugal en Slovénie que
la contestation monte contre ces politiques faites en permanence contre
les peuples.
L'urgence est de regarder pourquoi les peuples n'ont
plus aucune confiance en Bruxelles et même souvent rejettent ce qui s'y
décide.
Comment s'en étonner quand on compare leurs discours
sur la démocratie et les droits de l'homme et la réalité d'un pouvoir
renfermé sur lui-même, dogmatique comme jamais, insensible à toute la
contestation qui monte en Europe contre les privatisations de services
publics, la remise en cause des droits, les atteintes aux libertés
individuelles.
L'urgence est de regarder pourquoi la promesse d'une
Europe qui serait le contrepoids humaniste à la puissance américaine
s'est muée jusqu'à faire de l'Union le premier de la classe, un peu
fayot, de l'atlantisme. Le premier prix zélé du néolibéralisme.
Alors que l'Europe pourrait être la référence de tous les combattants de la liberté et de la justice sociale de par le monde !
Devant ce triste bilan, il ne peut être question de
repartir avec un attelage impopulaire, dangereux et poussif. Et cet
attelage, cette Europe là, c'est bien entendu celle du traité Sarkozy !
Cette Europe-là, notre peuple n'en veut pas. Et beaucoup de peuples d'Europe n'en veulent pas.
Ils ne veulent pas de l'Europe de la concurrence libre
et non faussée, du moins disant social et de la démolition des services
publics. Ils ne veulent pas de cette Europe mesquine qui à l'instar de
Jean-Claude Trichet à la Banque centrale européenne, dorlote les
banques, les marchés et les multinationales pour mieux maltraiter les
salaires, l'investissement, et tout ce qui pourrait faire notre avenir.
Cette Europe là, notre peuple l'a rejeté. Il l'a fait démocratiquement
au terme d'un immense débat populaire. Et le peuple néerlandais a fait
de même. Le non l'a emporté avec plus de 54% en France, 60% au
Pays-Bas. Alors ils n'ont pas le droit de l'imposer au forceps ou de
nous forcer la main avec ce traité Sarkozy.
Ils n'ont pas droit d'imposer au peuple ce qu'il a lui même rejeté.
Et partout en Europe, toutes les études d'opinion le
démontrent, les peuples veulent décider et refusent à leurs
gouvernements le droit de parler en leur nom.
Ils nous disent que c'est le meilleur compromis possible.
Mais un compromis où les chefs d'Etat et de
gouvernement décident à la place de leurs peuples ce qui serait bon
pour eux n'est pas un compromis. C'est une atteinte aux droits des
peuples.
Un compromis ne proposant pas la moindre inflexion des
politiques économiques et sociales de l'Union, pas le moindre bougé de
ses orientations diplomatiques, commerciales et militaires n'est pas un
compromis. C'est une impardonnable fuite en avant !
Aussi, je veux le dire clairement. La gauche en France ne peut pas cautionner ce viol de la parole souveraine des Français.
La gauche ne peut pas laisser construire l'Europe sans les peuples qui la composent, contre les peuples qui la composent.
Alors oui, tous et toutes ensemble à gauche, exigeons
un référendum !
Ce référendum, ces référendums partout en Europe, ils doivent être le
moyen de bousculer tous ceux qui aujourd'hui font l'Europe leur chasse
gardée avec la morgue indécente de ceux qui croient la posséder.
Ces référendums, ils doivent permettre de bousculer
tous ceux qui cachent derrière leur froide assurance leur soutien total
à une Europe qui ne serait plus un idéal de paix et d'entraide entre
les peuples, mais bien le terrain d'une concurrence sauvage tout
entière au bénéfice des plus forts.
Dans leur Europe, la guerre des tranchées laisse sa
place à la guerre économique. On ne tue plus ses voisins mais on les
jette au chômage.
Et cette Europe serait la seule possible ? Elle le sera tant que les
gouvernements sauront éloigner les peuples des décisions qu'ils
prennent à Bruxelles. Elle le sera tant que les peuples
n'interviendront pas directement dans les affaires européennes.
Aussi, en exigeant un référendum, on ne demande pas
simplement de faire avaliser ou rejeter le traité Sarkozy ! Nous avons
l'opportunité de favoriser l'intrusion, enfin, des aspirations
populaires au coeur de l'Union européenne. Nous avons l'occasion, en
laissant exprimer toutes ces attentes, de faire éclater, publiquement,
l'exigence d'une autre Europe. Et c'est en avançant sur l'idée qu'une
Europe démocratique, sociale, écologique, pacifiste est nécessaire que
nous pourrons la rendre possible !
Alors oui, nous demandons un référendum ! Nous voulons
un référendum accompagné, comme en 2005, d'un immense et large débat
populaire !
Nous demandons un référendum, en France comme dans les 26 autres pays
membres de l'Union pour saisir, tous et toutes ensemble, cette chance
d'imposer d'autres priorités à l'Europe telle que la rêve Nicolas
Sarkozy !
Nous voulons un référendum pour que les peuples
imposent à l'Europe de s'engager plus pour la paix au Proche-Orient que
pour le laisser-faire à l'OMC.
Nous voulons un référendum pour que les peuples imposent à l'Europe
d'enclencher la conversion écologique de notre économie plutôt que de
la laisser continuer à soumettre l'énergie, le ferroviaire et
l'agriculture aux logiques du tout marchand.
Nous voulons un référendum pour que les peuples
imposent à l'Europe d'harmoniser enfin les droits humains et sociaux
par le haut plutôt que d'encourager toujours le moins disant social et
démocratique.
Et comme nous l'avons fait en 2005, les communistes
seront au premier rang pour mener cette bataille du référendum. Comme
en 2005, nous allons informer sur la réalité d'un traité dont les
Françaises et les Français ne savent rien d'autre que les mensonges
qu'en dit Nicolas Sarkozy et ses amis.
Et comme en 2005, face à ce traité Sarkozy qu'ils
décrivent comme mini, mais qui est surtout minimaliste en matière de
droit et de progrès social, nous démontrerons qu'avec un peu de volonté
politique, l'Europe pourrait rapidement changer de visage !
L'Europe pourrait, en effet, prendre à bras le corps la
question de l'argent, de son utilisation, de sa maîtrise par et pour
les peuples. Et pour désarmer les fonds de pension et les marchés
financiers, il faudra bien investir la mère de toutes les banques,
cette BCE, afin que ce soit vous qui lui donniez sa feuille de route !
Et le rapport de force populaire pourra nous permettre
de mettre l'argent au service des salaires, de la recherche, de la
formation, de l'emploi, plutôt qu'au service des marchés financiers.
L'Europe pourrait mettre au coeur de son projet la
coopération en matière de recherche, de partage des coûts, de
modernisation de l'industrie et des services, et ce notamment pour la
gestion de ce qui est notre bien commun.
L'intervention populaire dans le débat pourra faire
avancer notre exigence de services publics pour l'énergie, les
transports, l'eau, les communications, le logement…
Seule l'intervention populaire pourra garantir leur
accessibilité à tous les citoyens et citoyennes, leur contribution
positive à la protection de l'environnement, leur caractère décisif
pour assurer l'épanouissement de chacun et de chacune, et ce partout en
Europe !
L'Europe pourrait enfin, à l'instar de la bataille
engagée par Gisèle Halimi pour imposer la clause de l'Européenne la
plus favorisée, s'engager vraiment dans le progrès de notre
civilisation.
Il s'agirait de prendre dans le droit de chaque Etat
membre les dispositions les plus favorables aux femmes, aux salariés,
aux jeunes pour en faire un socle du droit européen, un objectif à
atteindre rapidement par les Etats !
Oui ce ne peut être que par l'intervention populaire que l'Europe pourra enfin passer de la marche arrière à la marche avant !
Alors oui, pour toutes ces raisons, oui il faut un référendum !
Et nous allons mener campagne ensemble pour l'obtenir !
En lien avec les luttes sociales et démocratiques, en
phase avec les aspirations populaires, nous allons toutes et tous
ensemble faire grandir l'exigence d'une autre Europe, d'une politique
en France, et pour cela d'un autre ordre mondial afin, tout simplement
que dans ce monde si riche, chacune et chacun est le droit au bien être
et à la réussite. |
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| mercredi 28 novembre 2007, a 05:15 |
| Les lycéens d'Istres contre la LRU . |
Mercredi 28 Novembre 2007 - 03:26
Ce mardi les lycéens du lycée Arthur Rimbaud à Istres se sont mis en
grève pour exiger le retrait de la loi LRU/Pécresse (UMP)
La mobilisation prend de l'ampleur, les facs de France sont
majoritairement dressées contre la loi LRU. Depuis plusieurs semaines
les universités de l'académie sont dans la lutte. Mardi les lycées de
Rimbaud ont rejoint le mouvement pour exiger le retrait de cette loi.
Les jeunes Communistes d'Istres
apportent leurs soutiens aux lycéens grévistes du lycée Arthur Rimbaud
et nous réaffirmons l'utilité de cette lutte pour obtenir le retrait de
la loi Pécresse. Ce mardi 27 a été marqué par une nouvelle journée
d'information, d'actions et de manifestations partout en France pour
l'abrogation de la LRU. Et fait nouveau, depuis quelques jours la
mobilisation des enseignants-chercheurs s'amplifie avec des AG dans
nombre d'universités. Quant aux lycées, le mouvement continue de
s'étendre partout en France.
Les premiers chiffres des
manifestations que nous avons sont encourageants : 6 000 étudiants et
lycéens à Lille, 5 000 à Paris, 3 000 à Rennes, 3 000 à Toulouse, 3 000
à Nantes, 2 000 à Lyon, 2 000 à Saint Etienne, 2 000 à Bordeaux, 2 000
à Rouen, 1 500 à Marseille... La fac du XXIème siècle n'est pas celle
de l'UMP/MEDEF
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| mercredi 28 novembre 2007, a 05:07 |
| RIEN DE NOUVEAU . |
Mercredi 28 Novembre 2007 - 01:28
Pour l'Union des étudiants communistes (UEC), rien de nouveau ne
ressort de la négociation du jour avec Valérie Pécresse (UMP)
L'augmentation de la dépense publique par étudiant avait déjà été
annoncée de longue date et confirmée hier. Mais, pour Nicolas Sarkozy,
les moyens devront être répartis aux résultats : mettez de l'essence
dans un moteur inégalitaire et vous obtiendrez toujours plus
d'inégalités !
Quant aux autres annonces - diplômes
reconnus nationalement, pas sélection à l'entrée de l'université, pas
d'augmentation des frais d'inscription, réussite en licence - ce ne
sont que des promesses réitérées sans élément concret face à une loi
qui elle est bien réelle et qui va mener à un enseignement supérieur à
deux vitesses.
Pour toutes ces raisons, l'Union des
étudiants communistes appelle à amplifier la mobilisation pour
l'abrogation de la LRU et à participer en ce sens à la journée de
manifestation du jeudi 29 novembre.
Paris, le 27 novembre 2007
Igor Zamichiei, Secrétaire national de l'UEC.
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| mardi 27 novembre 2007, a 22:27 |
| L'HUMANITE WebTV |
C'est en début de semaine dernière que le quotidien l'Humanité a lancé un service de videos baptisé Huma Web TV.
Ainsi les journalistes de l'Humanité, en plus d'écrire des piges pour
le journal, réalisent des reportages video pour alimenter
quotidiennement le Web de l'Humanité dans le soucis d'apporter aux lecteurs du site web du journal de Jaurès une complémentarité au support papier. Toutes les videos de l'HumaWebTV |
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| mardi 27 novembre 2007, a 21:53 |
| IL FAUT SOUTENIR JEAN PIERRE ! ( C.G.T Château-Thierry ) |
IL FAUT SOUTENIR JEAN PIERRE ! ( C.G.T Château-Thierry ) bien entendu, il faut soutenir Jean Pierre ! C'est une honte ! Gageons
que Denis Gautier Sauvagnac sera traité avec bien plus d'égards : un
voleur de mobylette serait depuis longtemps en préventive. Celui là, il
a bénéficié de la protection au plus haut sommet de l'Etat, y compris
de Sarkozy. Un simple règlement de compte entre mafieux.... Patrice Bardet
article de l'Union du 24/11 Château-Thierry Un militant CGT menotté et placé en garde à vue  Le
syndicaliste Jean-Pierre Odant voulait profiter de la venue du préfet à
Château-Thierry pour manifester son mécontentement suite à la menace de
suppression qui pèse sur le conseil de prud'hommes. Mal lui en a pris,
il a été emmené manu militari au poste. L'ENNEMI
public numéro 1, hier à Château-Thierry c'était Jean-Pierre Odant, le
responsable de l'union locale CGT. Sachant que le préfet de l'Aisne,
Stéphane Fratacci, venait poser la première pierre du futur
commissariat aux Vaucrises, il voulait être de la fête avec quelques
colistiers. « Nous voulions simplement interpeller le représentant de
l'Etat sur la suppression annoncée du conseil des prud'hommes. Je
voulais lire un texte de protestation, c'est tout », explique le
cégétiste à sa sortie du commissariat à 17 h 45, vendredi. Un texte
court et respectueux (ndlr : nous l'avons lu) ne remettant nullement en
cause la construction du nouveau commissariat. Alors que s'est-il passé
sur les coups de 11 h 30 derrière le centre commercial des Vaucrises ? « Comme un truand ! » « On
m'a déjà suivi en voiture jusqu'aux Vaucrises », raconte l'homme. Sur
place, il rejoint une dizaine de cégétistes. En face, autant de
policiers, en guise de comité d'accueil. « On était sur la pelouse, ils
nous ont demandé de dégager de manière très discourtoise. Ils ont sans
doute eu l'ordre de nous faire décamper, alors ils nous ont poussés.
Pour moi, ils l'ont fait violemment. Je leur ai rétorqué que c'était
des méthodes de facho ! ». Et là, Jean-Pierre Odant n'a pas compris
ce qui se passait. Les policiers l'ont saisi, plaqué au sol, l'ont
traîné sur quelques mètres. « Je me suis relevé et ils m'ont embarqué
dans un véhicule de police », raconte -t-il. Direction le poste. Le
cégétiste, par ailleurs conseiller principal d'éducation au lycée
Jean-de-La-Fontaine, a alors été placé en garde à vue « comme si
j'étais un truand de droit commun ! » s'offusque t-il. « Ils m'ont
mis dans une cellule de 2 m2 avec deux autres jeunes. Ça sentait la
pisse, la cigarette, c'était sale ! ». À midi, pas de repas : « C'est
ma femme qui m'a apporté un casse-croûte ! ». Le cégétiste (diabétique
par ailleurs) a été conduit à l'hôpital (ndlr : procédure normale dans
le cadre d'une GAV) et entendu. Il a été relâché en fin d'après-midi
tout en étant poursuivi pour « outrage et rébellion ». « Il paraît que
j'aurais traité les policiers de SS, mais je ne prononce jamais ce mot,
vraiment je suis choqué par la tournure qu'ont prises les choses ». « Pas au-dessus des lois ! » Les
colistiers de Jean-Pierre Odant et Didier Violet, secrétaire
départemental de la CGT venu soutenir le secrétaire de l'UL, aussi :
« Nous condamnons cette garde à vue, Jean-Pierre n'est pas un criminel.
Nous n'avons jamais vu ça. Mais nous allons demander des explications
sur ce dossier, on a encore le droit de s'exprimer, on est dans un pays
démocratique ! ». Du côté de la police, le commandant Fay ne mâche pas
ses mots : « Nous avions prévenu M. Odant le matin même. Son
intervention me gênait beaucoup, dans la mesure où nous nous
positionnons dans le quartier. Il peut bafouer les lois de la
République mais pas à Château-Thierry tant que je serai là ». Le
sous-préfet, Jean-François Colombet acquiesce : « On ne peut pas mettre
en examen un ancien président de la République et laisser M. Odant
au-dessus des lois ! ». Frédérique Pétré UL CGT de CHÂTEAU THIERRY 11 BIS RUE DE LA FERE 02400 CHÂTEAU THIERRY téléphone : 03 23 83 90 08 télécopie : 03 23 83 53 27 copie à l'UD ud2@cgt.fr BOURSE DU TRAVAIL, PLACE BABOEUF, 02100 SAINT QUENTIN, fax : 03 23 67 52 93 Patrice |
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| mardi 27 novembre 2007, a 19:07 |
| Affrontements / Val d'Oise . |
Affrontements / Val d'Oise : Marie-George Buffet appelle au calme
Si je partage en grande partie l'analyse ,il faut arrêter de parler de
« plan Marshall » Plan Marchall (5 juin 1947) Ce plan fut l'arme
économique utilisée par les USA ,pour « endiguer le communisme »
Deuxième volet de la doctrine TRUMANN « Le containment », il permet
sous le vocable d'aide au développement, de convertir l'économie de
guerre des USA en une économie de paix nécessaire aux Américains.
L'aide est accordée aux pays européens, qui acceptent les conditions
d'achat des produits américains ! Ce sera un des volets du
développement à l'ouest sous conditions d'évictions des communistes,
venant après la volonté d'une renaissance de l'Allemagne et le rejet du
plan Morgenthau( qui prévoyait de faire payer à l'Allemagne les
dommages de guerre), par Trumann, le regroupement des zones
d'occupation des occidentaux qui conduira à la création de la RFA et
son ancrage à l'Ouest. Ce plan reste un des volet majeur de la guerre
froide ! |
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| mardi 27 novembre 2007, a 18:58 |
| Affrontements / Val d'Oise . |
Affrontements / Val d'Oise : Marie-George Buffet appelle au calme

Après
le dramatique accident qui a causé le décès de deux jeunes, des
affrontements ont lieu depuis plusieurs nuits dans le Val d'Oise entre
des jeunes et des policiers.
La colère et l'incompréhension que ressentent la
famille, les amis et les voisins de ces deux jeunes, ainsi que tous les
jeunes qui sont touchés par cet accident, appelle la justice à établir
toute la vérité, de façon rapide et transparente, sur ce dramatique
accident.
La violence n'est pas le bon chemin pour exprimer cette
colère. Les familles de Mouhsin et Lakhami elles-même ont appelé au
calme. Cet appel doit être entendu au plus vite afin de ne pas en
rajouter à une douleur déjà grande.
La rapide et violente dégradation de la situation prend
sa source dans une défiance à l'égard de l'Etat, ainsi qu'une profonde
crise sociale issue d'une accumulation de difficultés depuis plusieurs
dizaines d'années. Malgré les grandes annonces de « plan marshall » des
banlieues, à l'évidence rien n'a vraiment changé depuis plusieurs
années. Il est plus que temps que l'Etat regarde en face sa
responsabilité, et apporte des réponses face aux problèmes d'éducation,
de discriminations, d'emplois, de disparition des services publics ou
encore de logement, et ce de façon rapide, visible et immédiate.
Il est urgent de ne pas en rajouter à une situation
déjà difficile. Toutes les violences, tous les affrontements doivent
céder la place au calme. Car lui seul, permettra à la fois à la justice
de faire toute la lumière sur la mort de ces deux jeunes, et lui seul
encore permettra de renvoyer le gouvernement à ses responsabilités, et
ainsi le contraindre à agir pour apporter, enfin, des réponses rapides
aux attentes des populations de ces quartiers.
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF
Paris, le 27 novembre 2007. |
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| lundi 26 novembre 2007, a 22:10 |
| NON ala répression policiére contre les étudiants . |
Au côté des grévistes
Dimanche 25 Novembre 2007 - 20:29
Résistance contre la loi LRU de Valérie Pécresse (UMP): Communiqué de presse de l'Union des Etudiants Communistes (UEC)

Depuis le début du mouvement étudiant, le
gouvernement n'a su répondre que par la force. Les évacuations des
universités occupées se sont multipliées, des militants ont été arrêtés
sans motif réel et les forces de l'ordre sont plusieurs fois
intervenues avec violence dans des universités mobilisées, comme
récemment à Paris X – Nanterre.
Chaque jour les étudiants en lutte pour l'abrogation de la LRU
subissent les conséquences de ces interventions. Hier, des CRS ont
chargé violemment les manifestants à Lille sans raison apparente. On
dénombre plusieurs blessés dont le secrétaire de l'UEC locale, François
Dellaleau. Celui-ci a été victime de coups de matraque à la tête et au
corps : il était hier soir en observation aux urgences.
L'Union des étudiants communistes dénonce fermement ces
interventions policières. Nous ne laisserons pas se développer l'usage
de la force contre ceux qui luttent pour leurs droits.
Igor Zamichiei, Secrétaire National de l'UEC
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| lundi 26 novembre 2007, a 21:45 |
| L'Allier bascule à Gauche . |
Municipales/Cantonales 2008
Lundi 26 Novembre 2007 - 02:02
Ce dimanche le Parti Communiste Français, en remportant une cantonale
partielle dans l'Allier, fait basculer le département à gauche
M Alain Lognon (PCF) a remporté ce dimanche l'élection cantonale
partielle de Chevagnes (Allier) avec plus de 60% des voix face à M
André Jardin (DVD). Cette victoire fait basculer le département de
l'Allier à gauche. L'UMP, la droite, le MEDEF subissent leur premier
revers d'importance, de plus face aux "moribonds" du Parti Communiste
Français.
Résultats du second tour : I : 5.634 V : 3.050 E : 2.881 Abst : 45,86%
M Alain Lognon (PCF) : 1 746 (60,60%) ELU
André Jardin (DVD) : 1 135 (39,40%)
Le Conseil Général de l'Allier est dirigé par une alliance de droite
(URB qui regroupe des conseillers généraux UMP-UDF et DVD) qui compte
17 élus (-1). Le Parti Communiste compte désormais 9 élus (+1), le
Parti Socialiste 6 élus et les Radicaux de Gauche 3 élus. Avec cette
cantonale partielle, le Parti Communiste gagne un élu et il reprend la
présidence du Conseil Général perdu en 2001, en effet la gauche dispose
désormais de 18 élus contre 17 pour la droite.
Ce n'est qu'un début
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| lundi 26 novembre 2007, a 21:20 |
| BANLIEUE . |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
Lundi 26 Novembre 2007 - 14:45
Deux ans depuis que deux adolescents de quinze à dix-sept ans traqués
par la police trouvaient la mort dans l'arc électrique d'un
transformateur. Trois semaines de révoltes, 10 000 voitures brûlées,
près de 3000 jeunes interpellés. L'embrasement avait mis les banlieues
au centre de la vie française. Elles sont retournées à leur place,
dirait-on. Pour le moment elles ne dérangent plus ou de loin en loin.
Un gosse tué par un chien, un incendie dramatique, quelques voitures en
feu et l'on reparle des banlieues aux infos, comme de territoires aux
confins des villes.
La réalité est tout autre. Les banlieues, la banlieue dans toutes les
villes de France, c'est la vie de millions de foyers, c'est « la vraie
vie des vrais gens » et il en est, comme en Seine Saint Denis – l'un
des départements les plus pauvres du pays, c'est vrai...- qui refusent
les visions misérabilistes, qui mettent en avant la création, le
travail, le désir d'entreprendre, la culture. Qui ne voient pas la
jeunesse comme un problème mais la voient comme l'avenir.
Sauf que les banlieues, deux ans après
et selon les mots des maires rassemblés au sein de l'association Ville
et banlieue, sont absents « de toutes les priorités affichées par le
gouvernement ». Oh, il y a une secrétaire d'Etat à la Politique de la
ville, et la nomination à ce poste de Fadela Amara, la présidente de Ni
putes ni soumises a été une belle annonce. Belle annonce encore que
celle d'un « plan Marshall » pour les jeunes. On se pince quand on lit
ce qu'il en est. Sur l'emploi, il faut bien sûr activer « tous les
dispositifs », activer « tous les leviers » mais l'objectif, c'est «
tolérance zéro pour la glandouille ». Sur l'éducation, il faut
enseigner aux enfants les valeurs de la République et « je souhaite
consacrer une journée à l'éducation au respect, comme nous avons une
journée pour la Fête de la musique ».
Donc le chômage, massif chez les
jeunes, les discriminations à l'embauche selon que l'on vient de
Neuilly ou de Clichy, que l'on s'appelle Paul-Antoine ou Ahmed, c'est «
la glandouille ». La formation, l'éducation, c'est apprendre le respect
– et une journée par an – quand la réalité, c'est celle d'une société
qui, 365 jours par an, ne respecte pas une partie de ses membres en
termes de droit au travail, à un logement décent, à un salaire correct,
à une école dotée des moyens suffisants, à des services publics proches
et de qualité.
Voilà quelques mois, un élu de droite
de banlieue se définissait avec colère comme « une serpillière de la
République ». Avec ces « propositions » qui ne sont pas autre chose que
du Sarkozy dans le texte, il aura une serpillière à fleurs. Rien
d'autre.
Car c'est même l'inverse. Non
seulement en deux ans rien de concret n'a été fait mais la dotation de
solidarité urbaine qui permet aux communes les plus défavorisées de
faire face à une partie de leurs charges sera cette année inférieure de
30 millions d'euros à ce qui avait été annoncé, en en faisant grand
cas, par Borloo quand il lançait en 2006 son plan de cohésion sociale.
Lequel Borloo a depuis oublié la banlieue, tout à son enthousiasme
environnemental. Les banlieues ne sont pas une question relevant de
l'environnement.
En revanche elles sont, semble-t-il,
un terrain propice aux provocations. On se souvient des mots
incendiaires. Racaille, Karcher. Plus récemment le président de l'UMP
accusait les élus communistes de maintenir leurs villes dans la
pauvreté pour garder leur électorat. Etonnant, tout de même, de s'en
prendre à ceux qui, avec d'autres, sont au plus près des habitants, de
leurs difficultés. Mais peut-être ce gouvernement n'a-t-il cure de la
situation des banlieues. Au contraire. Le libéralisme, le sarkozysme
vont à l'opposé des solidarités, du service public, du sens de
l'intérêt général. Ils désintègrent pour régner.
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| lundi 26 novembre 2007, a 18:45 |
| L'injustice planifiée... |
Par Régis TRILLES le lundi 26 novembre 2007, 16:08 - "Faire exister la gauche!"
- Nicolas
Sarkozy aime l'harmonie, la cohérence, et les points sur les i. Ou sur
les j. Il en faut trois au mot « injustice ». Il les appose tous. À
l'injustice sociale dont il a fait son credo, du paquet fiscal à
l'effondrement du montant des retraites pour une majorité des salariés,
il ajoute une justice en miettes.
Il
ne s'agit pas ici de l'étrange mansuétude dont il aurait fait preuve à
l'égard de la caisse noire du patronat dont les enquêteurs lui avaient,
assure l'hebdomadaire Mariane, signalé l'existence en 2004 sans qu'il
ordonne de poursuite. Le président a des amis puissants et de la
reconnaissance pour les petits gestes qui entretiennent l'amitié, à
Malte ou ailleurs.
Mais
non, il s'agit de ce massacre à la tronçonneuse dont il a chargé
Rachida Dati, de ville en ville, de tribunal en tribunal, de territoire
en territoire.
Ce
n'est plus une carte judiciaire qu'on contemple, c'est un faire-part de
deuil qui soulève les populations de ces régions qu'on regarde de si
haut depuis Neuilly.
Rendez-vous
compte: les 52 avocats du barreau de Châteauroux ont entamé hier leur
sixième semaine de grève illimitée des audiences contre la perspective
de la disparition de toute instruction judiciaire de la ville. L'Indre
devenu un désert, puisque La Châtre, Le Blanc et Issoudun n'auraient
plus de tribunaux d'instance. Il faudra aller à Bourges, dans le Cher,
pour que justice soit rendue.
Qui
peut croire qu'une justice toujours plus lointaine sera mieux et plus
vite rendue, qu'elle sera égale pour tous quand les citoyens les plus
modestes peineront à y accéder, qu'elIe évitera les drames comme ceux
d'Outreau?
En
liquidant au moins 23 TGI, 178 tribunaux d'instance et 55 tribunaux de
commerce, la garde des Sceaux livre crûment sa conception de la justice
: elle n'est pas un droit mais un coût, à réduire comme tout ce qui
touche à l'intérêt public.
Elle
peut même être un désagrément pour la nouvelle coqueluche de l'UMP,
quand elle touche au droit divin des patrons d'entreprise et permet à
des salariés l'ultime recours devant les prud'hommes, 63 conseils
seraient ainsi supprimés.
Alors
qu'il faut déjà jusqu'à 24 mois pour qu'un dossier soit instruit au
conseil de Bobigny, qui peut croire que les concentrations à venir
accélèreront le mouvement?
Dans tout le champ
de la justice, un sale boulot est à l'œuvre et il est fait salement,
sans consultation des intéressés, des élus et des populations qui
savent que la suppression d'un tribunal s'accompagnera de la
disparition d'un hôpital, de la perte de bureaux postaux, de la
réduction du nombre des fonctionnaires à l'œuvre pour servir l'intérêt
général.
On y vivra plus pauvres, moins reconnus, plus seuls,.. au nom de « la réforme» qu'agite le président de la République.
Avec une justice au rabais pour des injustices décuplées.
Cette combinaison bien assortie doit faire réfléchir tous ceux que cette politique affecte.
Et peut être le ferment de nouvelles solidarités.
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| dimanche 25 novembre 2007, a 21:20 |
| NON à la constitution ! |
NON à la Constitution européenne maquillée : EXIGEONS LA TENUE D’UN REFERENDUM POPULAIRE !
Par Hellemmes PCF le jeudi 22 novembre 2007, 12:03 - Politique - Lien permanent
Faire ratifier le nouveau traité européen par
les Assemblées, et cela dès le mois de décembre, tel est le projet de
Nicolas Sarkozy. Le Président veut aller vite et priver les Français du
droit élémentaire de décider souverainement de leur avenir. Son clan
prétend que le vote majoritaire qui l’a élu en mai tient lieu de
référendum sur un texte qui n’était pas encore rédigé! En fait, les
commentateurs politiques doivent reconnaître que le refus de donner la
parole au peuple est motivé par la « prudence », c’est-à-dire la
crainte d’un nouveau rejet. Une fois suffit, considèrent ceux qui
accaparent le pouvoir. Ils ont peur d’un nouveau « NON » ! !
La propagande officielle, relayée par les
médias, presque tous aux mains du capitalisme financier, avance un
second argument : cette fois, il ne s’agit plus de constitution.
L’accord signé à Lisbonne par les dirigeants des 27 Etats de l’Union
européenne ne serait plus qu’un « mini traité », « simplifié » en plus (le texte compte 256 pages…),
qui ne porterait que sur son organisation administrative. Ses symboles,
tels le drapeau étoilé et son hymne, ont disparu. Pour rassurer
davantage, on prétend mensongèrement que la référence au «marché libre
et non faussé » est passée à la trappe. Cette mise en scène vise à
désintéresser les citoyens et à semer la confusion : « Circulez, il n’y
a rien à voir ! ».
La vérité est autre. Tous les gouvernements fédéralistes et
tous ceux qui refusent la souveraineté populaire et qui avaient encensé
le projet de constitution (Giscard d’Estaing, en tête), se déclarent
plus que satisfaits du texte élaboré à Lisbonne. Ils ne cachent pas
qu’ils y voient une revanche aux « NON » français et néerlandais de
2005. De leur point de vue, ils ont raison. Tous les traités signés
depuis Maastricht, ceux d’Amsterdam, de Barcelone, de Lisbonne déjà,
demeurent la pierre angulaire de la politique économique et
anti-sociale de l’Union européenne. Le « marché libre », « la
concurrence » à tout va, la réduction du coût du travail et toute
l’idéologie néo-libérale restent le fondement du nouveau traité,
véritable constitution européenne de contrebande. Tous les peuples
d’Europe en font les frais : la pauvreté, la misère même, gagnent
chaque année du terrain. L’accord de Lisbonne permettrait, s’il était
appliqué, d’accentuer le processus : par une centralisation accrue (un
Président de l’Union qui parlerait au nom de tous), et un système de
vote majoritaire au sein des instances qui serait imposé aux nations
récalcitrantes.
Ainsi, le Pouvoir en France, chaque jour plus autoritaire,
voudrait priver les citoyens de leur droit imprescriptible de décider
de leur avenir. La voie parlementaire dans ce cas précis, c’est le moyen par excellence de museler la voix des Français.
La majorité automatique acquise, par la manipulation des Français, au
parti du Président, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, fausse
toute représentativité réelle des Français. Tous ensemble, exigeons un référendum !
A. DE COOMAN

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| dimanche 25 novembre 2007, a 20:58 |
| LOGEMENTS ET INEGALITES SOCIALES EN 2007 . |
Par rognac le mercredi 21 novembre 2007, 19:57 - Lien permanent
Les
français sont de plus en plus pessimistes sur l'évolution de la
situation du logement et "les jeunes ménages sont les premiers à
ressentir la pénurie", selon un sondage TNS- SOFRES, réalisé pour
l'observatoire du logement du promoteur Nexity. Ils sont 27% à estimer
que la situation du logement va se dégrader dans les années qui
viennent. Une majorité de français (78%) "constatent la pénurie de
logement", et encore plus nettement chez les personnes de vingt- cinq à
trente- quatre ans, où ils sont 83% à avoir la même vision. Une forte
majorité (88%) se prononcent en faveur de nouveaux programmes de
construction en France.
Depuis
2002, les inégalités se creusent de nouveau : c'est l'un des
enseignements, et pas le moins inquiétant, du "Portrait social, édition
2007" publié par l'INSEE.
Le mouvement de réduction des inégalités de niveau de vie et de
pauvreté, régulier depuis les années soixante-dix s'éssouffle depuis
2002. Ceux qu'on appelle, pour aller vite, "les riches" sont à la fois
de plus en plus riches et de plus en plus nombreux. Mais à l'opposé, le
nombre de personnes qui, en France, vivent en dessous du seuil de
pauvreté reste considérable: 7, 1 millions de personnes, gagnent moins
de 60% du revenu médian, soit moins de 817 euros par mois.
Le constat de l'INSEE n'est pas une surprise. D'autant que par
ailleurs, les couches moyennes salariées sont, elles, touchées de plein
fouet par la flambée de l'immobilier, qui entame largement leur pouvoir
d'achat.
Les premières mesures prises par Nicolas Sarkozy vont accentuer cette
tendance. Le paquet fiscal a donné des avantages énormes aux familles
les plus aisées via notamment le bouclier fiscal. Un terme guerrier
qui, d'ailleurs montre bien la vision que les puissants ont des
inégalités sociales. Il leur faut un "bouclier" pour se protéger des
menaces du peuple et d'un Etat jugé un peu trop redistributeur.
Le constat est d'autant plus inquiétant que les inégalités ne sont pas
que financières. Il y a aussi toutes les inégalités dans le rapport au
travail, à la vie, aux loisirs, à la mort, à la santé, à la famille etc
...
La France "modeste" fait face à un individualisme négatif. C'est à dire
qu'elle perd ses lien sociaux, de voisinage, parceque l'argent manque
pour aller au théâtre ou au cinéma, parceque la famille est éclatée
dans tous les coins de France, phénomène accentué par le nombre de
divorces. Du coup, les liens de solidarité disparaissent.
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| dimanche 25 novembre 2007, a 17:04 |
| Les étudiants s'invitent chez Drucker . |
Nantes : tentative d’occupation du plateau de france 2 (video)
voir cite BELLACIAO

C’est au chateau des ducs de bretagne ou se tenait le
“direct” de Michel Drucker (France 2) qu’une centaine d’étudiants ont
tenté d’envahir le plateau pour y lire aux millions de personnes
scotchées devant leur télévision un tract contre la LRU.
Les vigiles réussiront à repousser les manifestants
alors qu’ils étaient aux portes du plateau un face à face tendu s’en
suivra, les vigiles se verront aider par les forces de l’ordre.
Les étudiants s’invitent chez drucker
De : Nantes
dimanche 25 novembre 2007 |
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| dimanche 25 novembre 2007, a 15:48 |
| Attaque contre la C.G.T |

vendredi 23 novembre 2007 (21h14) :
Le Bureau confédéral de la Cgt s’élève contre les
attaques dont la Cgt et son Secrétaire général sont la cible depuis
quelques jours

Déclaration du Bureau confédéral de la Cgt
France Soir franchit toutes les bornes, aujourd’hui, en titrant sa une « Qui veut la peau de Thibault ? ».
Le Bureau confédéral condamne vigoureusement les
attaques diffamatoires visant le Secrétaire général, impliquant sa
famille, véhiculant insinuations et mensonges éhontés.
Personne ne peut tolérer le développement d’un tel
climat délétère qui est tout à l’opposé d’un véritable droit à
l’information et qui sape les principes démocratiques eux-mêmes. Tous
les citoyens sont interpellés par ces méthodes !
Ce qui est visé, c’est l’action efficace de la Cgt au
service des intérêts des salariés du Privé comme du Public. C’est parce
que la Cgt est fidèle à ses engagements historiques, parce qu’elle
répond aux aspirations d’un nombre grandissant de salariés qu’elle est
la cible d’attaques, tout comme nombre de ses militants, victimes de
différentes formes de pression et de répression dans les entreprises.
Certains ne supportent pas le rôle essentiel de la Cgt
dans la défense du Pouvoir d’achat et dans l’action pour gagner de
nouveaux droits sociaux. C’est incontestablement parce que se jouent
l’avenir des retraites et celui du droit du travail et des règles
sociales que se développe une telle campagne.
La Bureau confédéral appelle toutes les militantes et
tous les militants à s’opposer à cette campagne contre la Cgt et de son
Secrétaire général. Il appelle les salariés à adhérer à la Cgt et à
marquer ainsi leur rejet de telles pratiques.
Montreuil, le 23 novembre
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| dimanche 25 novembre 2007, a 08:14 |
| L'AVEU DE SARKO ! |
Par rognac le vendredi 23 novembre 2007, 16:14
Bruno
Waterfield, le correspondant à Bruxelles du quotidien britannique The
Télégraph révèle que Nicolas Sarkozy, devant un groupe de
parlementaires européens réunis à huis-clos, a admis que « des
référendums sur le nouveau traité européen étaient ‘dangereux’ et
perdants en France, en Angleterre et dans d’autres pays. Il y a un
gouffre entre les peuples et les gouvernements »
Parlant du référendum du 29 mai 2005, Sarkozy a dit que « La France
n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le NON. ».
« La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum
y était organisé », a-t-il ajouté. « Un référendum aujourd’hui mettrait
l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu
en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni. » |
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| samedi 24 novembre 2007, a 22:47 |
| Un nouveau cadeau aux plus fortunés ( encore ) |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
Adoption par l'UMP et le Nouveau Centre des franchises médicales a l'assemblée nationale
Hier à l'Assemblée nationale, les députés ont adopté définitivement la
loi de finances de la Sécurité sociale. Cette loi instaure les «
franchises médicales ». Pas de pitié pour les pauvres ! C'est dès le
1er janvier prochain que les assurés auront à débourser 50 centimes sur
chaque boîte de médicaments, 50 centimes pour chaque acte paramédical,
et 2 euros sur chaque transport sanitaire. Ces franchises - que
l'inspirateur de la loi dans sa grande bonté a plafonnées à 50 euros
annuels - devront rapporter 850 millions d'euros par an au budget. La
ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a justifié cette mesure en
affirmant qu'elle permettait la « responsabilisation » des assurés.
C'est sans doute aussi pour « responsabiliser » les petits préretraités
qu'ils voient, à partir du 10 octobre de cette année, leur petite
pension imposée de 7,5 % de CSG.
Mais on se souvient que, pour faire
passer la pilule des franchises, et sur injonction de la Cour des
comptes, la majorité sarkozyste avait donné son accord pour une
taxation des stock-options. Pas une taxe bien grave ni dissuasive, 2,5
% sur les plus-values… Mais c'est encore trop pour les députés du
président. Ils l'ont assorti d'une mesure qui en repousse de quatre ans
son effectivité ! Ce n'est que dans quatre ans que les détenteurs de
stock-options se verront imposés. Quand, comme l'ex-PDG de Vinci
Antoine Zacharias, on part avec une retraite chapeau de 2,2 millions
d'euros annuelle et 173 millions d'euros de stock-options, pour payer
ses 2,5 % de taxe, il faut bien disposer de quatre ans pour se
retourner ! C'est l'équité, selon Sarkozy.
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| samedi 24 novembre 2007, a 22:23 |
| Parisot : ( supprimer toute durée légale du travail ! ) |
Par Régis TRILLES le vendredi 23 novembre 2007, 18:31 - Economie
- L Et
si on pensait un peu à Noël, enfin? Le climat social semble se faire un
peu moins lourd. Les grands magasins n'attendent plus que nous pour que
la fête commence et les guides d'achats fleurissent qui donnent des
idées. L'attaché-case en crocodile, 17 000 euros. Élégant. La montre
Patek Philippe, 10 930 euros ou la Tourbillon de Breguet, 111 700
euros. Classique.
C'étaient
quelques suggestions pour tous ceux qui, grâce au bouclier fiscal mis
en place cet été par le gouvernement et voté à l’Assemblée par l’UMP,
ont touché leur chèque de reversement de 55000 euros en moyenne sur
leur trop-payé d'impôts. Il en faut pour tous les goûts et pour toutes
les bourses.
Pour
les 10 % de Français qui vivent avec moins de 780 euros par mois, les
choix seront autres bien sûr. Mais il est des grandes surfaces discount
pleines de ressources. Des cadeaux à 3 euros, avec un peu
d'imagination, ça se trouve. En 2005, en France, plus de sept millions
de personnes étaient considérées comme pauvres. En termes de patrimoine
et non plus de revenu.
Les 10% de ménages les plus pauvres disposaient de 2 110 euros en moyenne. Les 10 % les plus riches de 450000 euros.
Depuis
des années, les inégalités n'ont fait que se creuser. Elles sont
insupportables. Mais la question qui taraude le plus grand nombre,
c'est désormais celle du pouvoir d'achat qui va de pair avec le
casse-tête des factures de fin de mois, le recours au crédit jusqu'au
surendettement. Aujourd'hui, 48 % des Français la citent au second rang
de leurs inquiétudes, juste derrière l’emploi. Il y a moins de quatre
ans, c'était 28 %. ,
Mardi, jour de manifestation si l’on se souvient bien, Nicolas Sarkozy déclarait devant les maires de France: « Je prendrai d'autres initiatives pour répondre à l'angoissante question du pouvoir d'achat, de la croissance et de l'emploi. »Le 9 novembre dernier déjà, à Colombey-les-Deux-Eglises, il avait assuré: «Je crois avoir été le premier à en parler. Je prendrai des initiatives. » Le candidat Sarkozy, du reste, pendant sa campagne, l'avait martelé: « Je serai le président du pouvoir d'achat.»
En
attendant, 71 % des Français jugent que les mesures du gouvernement
dans ce sens ne sont pas efficaces; 24 % seulement les jugent
efficaces, dont ceux - cela peut se comprendre - qui ont bénéficié des
mesures fiscales de l'été; voir plus haut.
En fait, la seule mesure adoptée depuis juin a concerné les heures supplémentaires. Mais le fameux «travailler plus pour gagner plus »qui devait rapporter aux salariés les plus motivés quelques dizaines d'euros par mois ne marche pas fort.
Alors
Laurence Parisot propose d'aller plus loin. Pourquoi ne pas supprimer
carrément la durée légale du travail ? Ceux qui voudraient travailler
quatre-vingts heures ou plus par semaine le pourraient.
La présidente du MEDEF, ces temps-ci, passe le mur du son.
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| samedi 24 novembre 2007, a 22:04 |
| Redevance audiovisuelle . |
Redevance audiovisuelle : des engagements non tenus, une nouvelle injustice !

Communiqué de la CGT-Finances et CGT-Trésor
En 2004, le ministre SARKOZY imposait une réforme du
recouvrement de la redevance de l’audiovisuel par l’adossement à la
taxe d’habitation.
Cette réforme avait comme but affiché la lutte contre
la fraude et aurait dû permettre d’étendre le régime des exonérations
pour plus de justice sociale.
Dès 2004, la CGT s’opposait avec les personnels du
service de la redevance à cette réforme et en dénonçait les effets
pervers : le premier en étant la fragilisation de l’indépendance de
l’audiovisuel public. Loin d’améliorer le recouvrement et l’assiette de
la redevance dans une démarche sociale, la première mesure était la
suppression de la taxe pour les résidences secondaires.
Par ailleurs, le démarrage des nouvelles procédures,
dans la plus grande confusion, et les opérations de contrôle très
complexes et rendues peu efficaces s’étaient traduits par la perte de
nombreux redevables.
Aujourd’hui, les promesses sont loin d’être tenues en
terme d’exonérations : les personnes âgées de plus de 65 ans et non
imposables ne bénéficient plus de l’exemption systématique de la
redevance, ce qui constitue un recul important de la réglementation.
C’est une ponction supplémentaire de 116€ annuels pour des retraités à
faibles revenus. Elle s’inscrit dans la logique actuelle des réformes
fiscales régressives pour les salariés et retraités alors que les
cadeaux fiscaux pleuvent pour les plus riches.
Pour la CGT, cette nouvelle régression est inacceptable ! Cette mesure doit être annulée immédiatement !
La CGT revendique : que les conditions d’exonérations
de la redevance soient revues dans le sens de plus de justice sociale
et dans le respect des engagements du ministre devenu président. que
soit enfin organisé un grand débat public sur l’avenir de l’audiovisuel
public, son financement et ses missions.
De : CGT-Finances et CGT-Trésor
samedi 24 novembre 2007 |
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| samedi 24 novembre 2007, a 21:42 |
| JOUEZ CARTES SUR TABLE,Mme LA MINISTRE ! |
La lettre envoyé à Valérie Pécresse
Paris, le mardi 20 novembre 2007,
Madame la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche,
Depuis plusieurs semaines, un mouvement étudiant
grandit dans le pays. Ce mouvement porte la revendication d’abrogation
de la loi sur les universités. Il témoigne des plus grandes inquiétudes
des jeunes pour leur avenir. Mais au-delà de celles-ci, il démontre
leur aspiration à vivre mieux, à pouvoir étudier dans de bonnes
conditions et à réussir leur parcours scolaire. Nous partageons
l’objectif de réformer l’enseignement supérieur pour que ces
aspirations se réalisent. Mais nous divergeons clairement sur les
transformations à opérer pour parvenir à cet objectif. L’Union des
étudiants communistes est la seule organisation politique proprement
étudiante et s’est positionnée pour l’abrogation de la loi. Si je
m’adresse à vous aujourd’hui, c’est pour vous faire part de notre
analyse de la situation actuelle afin de trouver, tous ensemble, les
réponses aux enjeux posés par le mouvement étudiant.
La loi relative aux libertés et responsabilités des
universités ne fait pas consensus au sein de la communauté
universitaire : comment d’ailleurs une loi votée pendant l’été, sans
débat dans les universités, pourrait-elle recevoir l’approbation
majoritaire ? Vous n’ignorez pas que d’importants syndicats
d’enseignants-chercheurs et de personnels se sont opposés dès le début
à nombre de dispositions du texte. Dès l’adoption du projet de loi, des
réunions de conseils d’administration ou des trois conseils ont, dans
plus d’une trentaine d’universités, émis d’importantes réserves. Enfin,
des assemblées générales rassemblant des milliers d’étudiants se sont,
ces deux dernières semaines, prononcées dans plus de cinquante
universités pour l’abrogation de la loi relative aux libertés et
responsabilités des universités.
Nombreuses sont les raisons qui mènent les étudiants à
revendiquer cette abrogation. J’aimerai ici vous exposer en quoi les
dispositions de la loi s’opposent selon nous au développement d’un
enseignement supérieur public et démocratisé permettant la réussite de
tous. En premier lieu, la possibilité pour les entreprises d’investir
directement dans les universités tout en étant représentées au conseil
d’administration constitue une subordination explicite des formations
aux intérêts des entreprises. Ces dernières ne vont-elles pas
obligatoirement demander un retour sur leur investissement ? Ensuite,
dans tous les pays de l’Union européenne où ces investissements directs
sont autorisés, ceux-ci se sont accompagnés d’un désengagement
financier de l’État, poussant les universités à trouver les moyens
financiers pour éviter la faillite, notamment à augmenter les frais
d’inscriptions. Un tel désengagement de l’État français n’est-il pas
confirmé par le dernier budget voté, premier depuis 15 ans à ne prévoir
aucune création de poste ? Enfin, la réforme des instances
universitaires réalisée par cette loi concentre tous les pouvoirs au
sein d’un conseil d’administration restreint, en particulier dans les
mains du président, et cela sans aucun contre-pouvoir effectif,
notamment des étudiants, des enseignants-chercheurs et des personnels.
N’y a-t-il pas ici un risque important de voir les acteurs de
l’Université dessaisis des choix qui les concernent en premier lieu ?
Vous avez affirmé votre ouverture au dialogue. Je
constate pourtant que vos récentes prises de positions publiques ne
pourront contribuer à une issue positive du mouvement étudiant. Vous
soutenez la déclaration du Premier Ministre François Fillon affirmant
que ce mouvement n’a pas de sens et n’aura pas de suite. En vous
positionnant ainsi, en centrant vos propos sur les modes d’actions des
étudiants mobilisés plutôt que sur le fond de leurs revendications, en
autorisant des fermetures administratives et en ne réagissant pas à
l’intervention violente des forces de l’ordre dans certaines
universités comme à Paris X - Nanterre, vous contribuez à la
cristallisation des tensions au sein des universités.
Au-delà de nos divergences politiques, je tiens à
souligner l’importance d’un véritable débat dans la situation actuelle.
Il est urgent de traiter des objectifs de la loi que vous défendez et
de l’avenir de l’Université. Ce débat est d’autant plus important que
vos rencontres avec les syndicats n’ont pas permis de trouver une issue
positive et concertée. Pour répondre aux enjeux du XXIème siècle,
l’enseignement supérieur doit être transformé. Je vous propose que des
questions cruciales soient débattues : quelles missions pour
l’Université ? Quel type de financement pour sortir l’Université de son
rang de parent pauvre du supérieur ? Comment assurer une meilleure
reconnaissance des diplômes ? Comment améliorer les conditions de vie
et d’études des étudiants ? Au cœur de ces questions se pose une
problématique majeure : comment permettre aujourd’hui le partage des
savoirs à l’échelle nationale, européenne et mondiale ?
Déjà dans certaines universités des discussions
s’organisent autour de ces questions. Parce que les étudiants
communistes souhaitent traiter des enjeux qui sont au cœur du mouvement
étudiant, nous vous proposons qu’un débat public soit organisé afin que
chaque citoyen puisse se forger une opinion.
Dans l’attente d’une réponse de votre part, veuillez agréer, Madame la ministre, l’expression de mes sentiments respectueux,
Igor Zamichiei Secrétaire national de l’Union des étudiants communistes
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| samedi 24 novembre 2007, a 19:56 |
| 8 800 euros LA NUIT ! |
800 m² pour Sarkozy à Pékin à 8 800 euros la nuit

Lors
de sa visite officielle à Pékin, du 25 au 27 novembre, Nicolas Sarkozy
dormira dans la suite présidentielle du nouveau cinq étoiles du groupe
Accor.
Cette fois, ce ne sera pas au Fouquet’s, mais au Sofitel.
Lors de sa visite officielle à Pékin, du 25 au 27 novembre, Nicolas Sarkozy dormira dans la suite présidentielle du nouveau cinq étoiles du groupe Accor, le Sofitel Wanda Beijing, ouvert en août.
Près de huit cent mètres carrés, un immense jacuzzi
avec vue plongeante du 27ème étage et un lit de trois mètres sur
trois : au milieu d’un tel espace, le président risque de se sentir un
peu seul… BF
http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…
De : Pékin
samedi 24 novembre 2007
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| samedi 24 novembre 2007, a 16:47 |
| Où va notre redevance ? |
Par Régis TRILLES le vendredi 23 novembre 2007, 20:05 - Services
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| samedi 24 novembre 2007, a 12:49 |
| Les personnes âgées modestes assujeties à la redevance télé ! |
Les personnes âgées modestes assujetties à la redevance télé !
Par Régis TRILLES le vendredi 23 novembre 2007, 19:56 - Lien
Le
rapporteur général du budget Gilles Carrez (UMP), a confirmé la
suppression, à partir de 2008, de l'exonération de la redevance télé
-116 euros par an - pour 780 000 foyers.
« On
ne va pas revenir sur la réforme de la redevance votée il y a trois
ans, a précisé le député UMP. Tout était parfaitement connu. On avait
accordé un délai de trois ans pour les exonérations. Les personnes
âgées modestes de plus de soixante-cinq ans paieront désormais la
redevance. »
Le rapporteur du budget a justifié cette mesure : « Si
on veut maintenir ces exonérations, cela coûterait 40 à 60 millions
d'euros. Alors, il faudrait augmenter la redevance ou diminuer les
subventions à l'audiovisuel public. »
Selon
le ministre du Budget, l'exonération de la taxe de 116 euros sera
maintenue pour les personnes handicapées, soit quelque 28 000 foyers.
La
réforme de 2004 a adossé la redevance sur la taxe d'habitation,
permettant d'économiser 100 millions d'euros sur les frais de collecte.
Un dispositif prolongeant de trois ans l'exonération pour les personnes
âgées modestes avait été alors mis en place par le Parlement.
Le
gouvernement donne, ainsi, un nouvel aperçu de sa conception de
l’équité : faire payer aux pauvres la nécessaire hausse de la redevance.
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| samedi 24 novembre 2007, a 12:17 |
| Hébron,cité convoitée par les colons israéliens . |

Pour les colons, cela ne fait aucun doute : l’endroit est
stratégique. Située sur une colline dominant une petite vallée,
l’énorme bâtisse permet de contrôler l’accès au coeur historique
d’Hébron. Le bâtiment de quatre étages, d’une superficie totale de 3
500 m2, est surtout une acquisition capitale dans la conquête du
territoire palestinien par les colons pour établir un lien entre la
colonie de Kyriat Arba et le caveau des Patriarches, lieu de culte
important de cette cité antique tant pour les juifs que pour les
musulmans.
C’est une nouvelle pièce d’un puzzle qui se met en
place pour évincer la population palestinienne située entre les points
d’implantation déjà établis dans la vieille ville (600 à 700 personnes)
et les deux colonies de Kyriat Arba et de Givat HaAvo (8 000 habitants)
à la périphérie. Le grand arc de cercle serait ainsi complété,
permettant de reprendre en partie possession de ce que David Wilder,
porte-parole de la communauté juive, appelle "la première ville juive
ayant existé dans le monde".
C’est pourquoi, le 19 mars, un groupe de colons a
investi cet immeuble, situé à proximité d’une mosquée et d’un cimetière
musulman, au milieu d’un quartier palestinien. Depuis, pour ces
habitants, c’est un enfer. Cernés par les colons, ils n’ont plus le
droit d’utiliser la route et se déplacent à pied ou avec des carrioles,
que les nouveaux barrages ne laissent pas toujours passer. La police et
l’armée sont omniprésentes. Un poste de surveillance a été installé à
proximité et sur le toit du bâtiment. En face, de l’autre côté du
vallon, une tour de guet. Une dizaine de familles y sont installées,
sous la haute protection des forces de sécurité. L’entrée y est
interdite à la presse.
Les colons sont là pour rester et le font savoir à
leurs voisins, jugés indésirables. Un rapport publié par B’Tselem
indique que l’immeuble a été connecté au réseau électrique et que des
travaux ont été entrepris pour l’installation de nouveaux colons. Il
dénonce "les abus et les violences exercés par les colons et les forces
de sécurité, et les interdictions croissantes placées à la liberté de
mouvement des Palestiniens". B’Tselem énumère toutes les attaques qui
se sont produites depuis sept mois : "Agressions physiques et
verbales ; insultes ; malédictions ; jets de pierre, d’urine, d’oeufs,
d’ordures, de bouteilles vides", sous l’oeil indifférent des forces de
sécurité qui, elles aussi, sont accusées de mauvais traitements et
d’humiliations.
"Les colons ne cessent de nous attaquer. Mon fils a été
traîné dehors et battu, se lamente Bassam Jaabari. Ils m’interdisent
d’apporter de la marchandise. Ils nous crachent dessus, nous lancent
des poubelles. Ils ne nous considèrent pas comme des humains. Ils
cherchent à nous faire partir à tout prix. Mon frère est en prison
depuis le 5 août avec six autres personnes accusées d’avoir jeté des
pierres. C’est devenu infernal". Bassam Jaabari tient une petite
boutique en contrebas du bâtiment des colons qui a été baptisée "la
maison de la paix". "C’est pour montrer que les Arabes et les Juifs
peuvent vivre en paix", dit, sans rire, David Wilder. Il explique que
les accusations de B’Tselem sont "une fabrication. Il n’y a aucune
preuve, pas une image. Les Juifs veulent vivre à Hébron et lorsqu’il y
a une propriété à acheter, il est normal de le faire".
FAUX ACTES DE PROPRIÉTÉ
Contrairement à ce qu’affirme M. Wilder, les preuves de
violences sont nombreuses. B’Tselem a fourni aux Palestiniens de
petites caméras qui leur ont permis de filmer plusieurs agressions.
Quant à acheter, les Palestiniens refusent de vendre, même sous la
pression. Fayez Al-Rajabi, le propriétaire, raconte qu’il n’a jamais
vendu ce bâtiment, dont il avait acheté le terrain, il y a treize ans,
à un Jordanien. Il avait entrepris d’y édifier une construction dont
les travaux ont été retardés à cause de l’Intifada. Pour ce garagiste,
les documents de propriété des colons sont "des faux". "Ma maison m’a
été volée", accuse-t-il. Il a même passé six mois en prison car
l’Autorité palestinienne l’avait soupçonné d’avoir vendu à des colons.
Ce qui est considéré comme un acte de collaboration. Dimanche 18
novembre, l’enquête gouvernementale demandée par la Haute Cour a conclu
qu’effectivement, il n’avait pas vendu son bien et que, par conséquent,
les occupants devaient en être délogés.
Il semble bien que les colons aient acheté au même
Jordanien, un certain Ayoub Jaber, une propriété qu’il avait déjà
vendue au garagiste. Le procureur de la Haute Cour avait estimé qu’il y
avait de "sérieux doutes sur l’authenticité des documents présentés par
les colons". Il y a quelques mois, le ministère de la défense avait
ordonné l’expulsion des colons. Un appel a été interjeté. Pour les
colons, l’important est de gagner du temps. Ils s’installent et créent
sur le terrain une situation de fait. "Nous sommes chez nous et nous
avons l’intention d’acheter tout ce qu’il est possible d’acheter, car
Hébron, martèle M. Wilder, est un haut lieu du judaïsme."
Michel Bôle-Richard
Article paru dans l’édition du 21.11.07.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-980355,0.html
De : Le Monde
vendredi 23 novembre 2007 |
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| samedi 24 novembre 2007, a 08:43 |
| AMAD . |
Bras de fer
Par AMAD le mercredi 14 novembre 2007, 11:17 - Lien permanent
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| vendredi 23 novembre 2007, a 16:35 |
| Blocage dans les facs et sur les routes . |
Au côté des grévistes
Universités. Les étudiants continuent de manifester leur rejet au
projet de loi Pécresse. Les lycéens pourraient leur emboîter le pas
Les étudiants de la faculté St Charles rejoint par ceux de Luminy et de
St-Jérome et par des enseignants universitaires (venus leur apporter
leur soutien) se sont rassemblés symboliquement hier après-midi au pied
des escaliers de la gare St-Charles. Bloquant par alternance la
circulation, ils entendaient à nouveau manifester leur opposition au
projet de réforme de loi Pécresse.
Engagé depuis près de deux semaines, le mouvement qui touche les universités marseillaises est en train de se structurer.
Dans leur assemblée générale les étudiants de la faculté St-Charles qui
avaient organisé hier matin un barrage filtrant aux portes de
l'université, tentent de ne rien laisser au hasard. S'interrogent sur
l'utilité ou pas d'un vote à bulletin secret, d'un défilé avec
banderole, ils veulent à tout prix tenir des points d'information
destinés à convaincre de l'utilité de leur mouvement. Dans les piquets
on ne trouve pas que d'anciens anti-CPE, des étudiants non syndiqués
forment le gros des troupes. « Donnez-nous les moyens de fonctionner »
lâche un étudiant qui ne comprend pas que l'on paye des profs en heures
supplémentaires et que l'on refuse à l'université des moyens de
fonctionner. Tout est dit ou presque dans ce mouvement où les étudiants
refusent d'être sacrifiés au nom d'une certaine compétitivité. «
L'autonomie financière n'est qu'une autonomie de façade qui pousse les
universités à recourir à des financements privés ». Pour les étudiants
cela veut dire des universités à deux vitesses. Mais aussi un système
éducatif mis à mal.
Rien d'étonnant alors que les
étudiants de St-Charles soient allés à la rencontre des lycéens. Dans
le souci d'informer sur ce qui attend la nouvelle génération, mais
aussi parce qu'actuellement ceux qui ne sont pas encore étudiants
voient leurs conditions d'enseignement se détériorer. Avec 11.000 profs
en moins à la prochaine rentrée, les lycéens s'inquiètent de la mise en
place d'établissements à deux vitesses. Dans les lycées la contestation
monte d'un cran. Hier Diderot avait organisé ses premiers blocages,
tandis que Perrin envisageait de tenir sa première assemblée générale.
C'est donc tout le monde de l'éducation qui est en train de bouger avec
comme fil conducteur : la défense du service public.
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| vendredi 23 novembre 2007, a 16:07 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Franchises médicales : le gouvernement refuse le
débat Par Guy Fischer - 23 Novembre 2007
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C’est sans répondre à la demande formulée par les sénateurs du
groupe CRC que le Gouvernement, en la personne de Monsieur Xavier BERTRAND,
Ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité a refusé
l’examen d’un amendement visant à supprimer l’article 35 du PLFSS 2008
instaurant les franchises médicales.
Ce texte devait être effectivement débattu une dernière fois
aujourd’hui avec l’examen des conclusions de la Commission Mixte Paritaire.
Conformément à l’article 45 alinéa 3 de notre Constitution, les Députés d’une
part et les Sénateurs Communistes d’autre part, ont demandé au gouvernement de
les autoriser à déposer un amendement dont l’objet était la suppression des
franchises médicales. Le gouvernement, considérant que les parlementaires
avaient trop débattu sur ce sujet a refusé de donner suite à cette demande.
Il s’agissait pourtant pour les sénateurs du Groupe CRC d’un débat
indispensable, tant les franchises médicales sont néfastes et tant les
associations de malades exigent leur retrait. Ce refus est caractéristique de la
conception du débat voulu par le Gouvernement et le Président de la République :
limité au minimum.
Cela s’est d’ailleurs traduit au Parlement par une importante
censure des amendements proposés par le Groupe CRC, sous le seul filtre de la
gestion comptable caractérisée par une application stricte de l’article 40.
Cela témoigne de la volonté du gouvernement, imposer envers et
contre tous les malades des franchises injustes, inefficaces véritable prélude à
la privatisation de notre protection sociale.
Un débat que le gouvernement veut taire, pour minorer le fait que
les malades devront débourser 850 millions d’euros, alors que la taxation des
stocks-options ne devrait rapporter que 300 millions. | | | |
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| jeudi 22 novembre 2007, a 22:32 |
| CRAQUEMENTS ! |
Crise financière : craquements

L’European Covered Bonds Council, organisme rassemblant
les professionnels du secteur des obligations sécurisées, a publié le
21 novembre un communiqué annonçant la fermeture de ce marché jusqu’au
26 novembre.
"A la lumière de la situation et afin de d’éviter une
accélération dans l’élargissement du spread," les banques et les
investisseurs recommandent "la suspension temporaire de ce marché."
Le spread, ou écart de taux, est la valeur de la
surprime de rémunération concédée par les emprunteurs en compensation
des risques associés au titre.
Les obligations sécurisées [1] sont des titres adossés
sur des flux de remboursement d’emprunt. les banques se financent en
émettant ce type d’obligation, mais depuis le début de la crise des
subprimes, devant la méfiance des investisseurs, elles se sont vues
obligées d’offrir une rémunération de plus en plus élevée pour trouver
preneurs.
Le surplus de rémunération, ou spread, a atteint
récemment 38 points de base (0,38%) alors qu’il n’était que de 22
points il y a six semaines.
« Nous sommes dans une situation qui se détériore »
juge Patrick Amat, le directeur de l’ECBC. « Une simple vente peut
ressembler à une patate chaude. Si cela se répète, cela peut conduire à
un élargissement du spread inacceptable et se terminer en situation
absurde. »
Selon Bloomberg, le marché des obligations sécurisées s’élève à 2 800 milliards de dollars.
Christoph Anhamm, responsable de ce secteur chez ABN
AMRO à Francfort, a indiqué à Reuters que « compte tenu des conditions
générales du marché et des mécanismes spécifiques qui régissent les
échanges entre vendeurs il semble possible que le marché interbanque ne
reprenne pas cette année. »
Les règles régissant ce marché contraignent les
émetteurs à répercuter dans leurs prix les variations de spread
constatées sur les ventes effectuées. Lorsque celles-ci sont peu
nombreuses et le spread élevé, l’ensemble du secteur en est pénalisé.
Freddie Mac sous capitalisée.
Le numéro deux du secteur des prêts hypothécaires aux
USA pourrait avoir à se procurer 6 milliards de dollars pour renforcer
sa capitalisation.
Freddie Mac, entreprise bénéficiant de la garantie du
gouvernement (GSE), a enregistré les pertes trimestrielles les plus
importantes de son histoire, de 1,4 milliards.
Les pertes constatées par l’entreprise ont érodées ses
réserves à la limite du minimum imposé par la réglementation. La valeur
boursière de Freddie Mac et Fannie Mae, le GSE numéro un du secteur, a
baissé de 57 milliards depuis décembre.
Selon les analystes du secteur, ses besoins de refinancement pourraient s’élever à 5 ou 6 milliards de dollars.
FNM : Fannie - FRE : Freddie
Le cours de l’action de Freddie Mac a chuté de 29%
hier. Son homologue Fannie Mae a perdu 25% ce même jour et le cours a
abandonné 43% depuis le 13 novembre.
Les deux compagnies, qui ont été crées par le Congrès
pour favoriser l’accès à la propriété, détiennent ou garantissent 40%
des 11 500 milliards d’emprunts hypothécaires en cours.
ACA, la première monoline à tomber ?
Selon JP Morgan, ACA Capital, société d’assurance de
titres, pourrait voir sa notation revue à la baisse par Standard &
Poor’s. La révision de la note d’ACA a débuté le 9 novembre, après que
l’entreprise ait annoncé 1 milliard de pertes au troisième trimestre.
Andrew Wessel, analyste à la JP Morgan, estime que
« ACA est vraisemblablement candidate pour être jettée aux chiens en
premier. » Si la note d’ACA est révisée à la baisse, les banques
devront reprendre sur leurs livres de comptes 60 milliards de titres
qui étaient garantis par cette entreprise.
Le cours de l’action d’ACA a plongé de 93% cette année
et sa capitalisation boursière n’est plus que de 28 millions de
dollars. La banque Bern Stearns avait pris 29% de participation dans
ACA en 2004 pour un montant de près de 100 millions. Selon Bloomberg,
si Bern Stearns devait liquider les engagements d’ACA, il lui en
couterait 6 milliards.
MBIA et Ambac, les deux plus grands assureurs obligataires, ont vu leur cours dégringoler de 54% et de 73% respectivement.
un flot de mauvaises nouvelles
L’index Itraxx Financial, qui reflète le coût de la
garantie contre un défaut de paiement sur les obligations émises par
les banques et les assurances, a monté de 6 points de base, pour
atteindre 63,5, à son plus haut niveau depuis 2004. Les contrats sur
obligations de Merrill lynch sont à 170 points et ceux de Citigroup à
101,5 points.
Cette augmentation traduit la défiance des investisseurs sur la qualité de la signature de ces établissements.
Mistubishi UFJ Financial Group, la première banque du
marché boursier japonais, a annoncé une baisse de 63% de ses bénéfices
en raison de pertes sur le marché des subprimes et les crédits à la
consommation américains.
« Tout indique que le marché pourrait basculer en mode
panique » avertit Philipp Gisdakis, un analyste de Unicrédit, « il y a
un le flot de mauvaises nouvelles et aucun répit en vue. »
Selon Bloomberg, la prime de risque sur la Barclays
atteint maintenant 70 points, 10 fois plus qu’en juin, et celle de UBS
est de 66 points.
Le Libor à 3 mois, qui définit le coût du crédit
interbanque, est de 1,89% supérieur à celui des bons du Trésor de même
durée. Cet écart est le plus élevé depuis le 21 août.
Countrywide : rumeurs de faillite
La banque Countrywide a perdu 78% de sa valeur en bourse depuis le début de l’année.
Le 20 novembre des rumeurs sur une possible défaillance
de la banque ont fait chuter le cours de l’action de 22% avant qu’elle
ne se ressaisisse, après que l’entreprise ait publié un communiqué
affirmant qu’elle disposait « de liquidités hautement fiables. »
Mais la banque est pourtant victime des déboires de
Fannie et Freddie. Elle avait récemment décidé de se consacrer à des
types de prêts qu’elle escomptait rétrocéder aux deux agences de crédit
gouvernementales. Si celles-ci sont à court de liquidités, Countrywide
pourrait être obligée de limiter son activité de crédit, qui a déjà
baissé de 47% entre octobre 2006 et octobre 2007.
La Bank of America, qui avait investi 2 milliards dans
Countrywide en août de cette année, a perdu 953 millions avec la chute
des cours.
[1] Les obligations sécurisées sont des instruments de
créance inscrits au bilan garantis par un portefeuille de couverture
composé de prêts hypothécaires (biens immobiliers utilisés comme
sûreté) ou de titres de créance sur le secteur public sur lesquelles
les investisseurs jouissent d’un rang privilégié en cas de défaillance
de l’émetteur. Comme elles demeurent inscrites au bilan de l’émetteur,
ces obligations bénéficient de la garantie supplémentaire apportée par
les fonds propres de l’établissement émetteur et par le caractère
strict de la législation applicable à l’établissement de crédit
émetteur. (définition de la commission européenne.)
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1455
De : contreinfo.info
jeudi 22 novembre 2007 |
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| jeudi 22 novembre 2007, a 22:01 |
| Dèlocalisation . |
Dèlocalisation chez Ardennes Forges
Dans l’ancienne usine Thomé-Génot, plusieurs machines partent en Chine.
L’alerte
a été donnée par une poignée d’ex-ouvriers de Thomé-Génot, repris dans
leur ancienne usine pour fabriquer les mêmes pôles d’alternateurs
qu’avant. Un an après le conflit, le repreneur déploie sa stratégie de
délocalisation et quatre presses (sur dix-huit), indispensables à la
fabrication des pièces, sont en train d’être démontées. Dans les faits,
la direction d’Ardennes forges, qui a officiellement repris les
activités de Thomé-Génot après la liquidation judiciaire, grâce à
l’aide du conseil général tenu par l’UMP, qui avait racheté les
machines et dans le cadre du CTP qui a permis de disposer d’une
main-d’oeuvre qualifiée à prix cassés (les ouvriers repris sont
jusqu’ici indemnisés par les collectivités territoriales et l’État
comme « stagiaires de la formation professionnelle »), envisage de
transférer une partie de l’outil de travail en Chine.
Pour
Yannick Langrenez, ex-syndicaliste CGT chez Thomé-Génot, membre de
l’association des anciens et président du groupe PCF au conseil
municipal de Nouzonville, « c’est un opéra-bouffe dont les dindons de
la farce sont encore les salariés ». « Le repreneur est en train de
racheter pour une bouchée de pain des machines que le conseil général
avait payé avec l’argent du contribuable ardennais et tout ça pour les
délocaliser, dénonce-t-il. Derrière les mots dont il s’est gargarisé,
le conseil général s’est comporté comme un vulgaire prêteur à gages…
Dans cette affaire, on prend les mêmes et on recommence, mais surtout
on n’apprend rien et on répète des erreurs ! »
T. L. l' Huma du 12 / 11 / 07
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| jeudi 22 novembre 2007, a 21:47 |
| Prud'hommes . |
Prud’hommes : les « incohérences » de la réforme Dati
Justice . Reçus lundi soir par le cabinet de la
ministre, les syndicats alertent sur le projet de suppression de 63 des
271 conseils.
« C’est une parodie de concertation ! » Les syndicats
de fonctionnaires de justice sont furieux. Prévenus ce week-end - par
fax ! - du projet de suppression de 63 des 271 conseils de prud’hommes,
les organisations ont été reçues lundi soir par le cabinet de la garde
des Sceaux, Rachida Dati. Officiellement pour négocier. Elles n’ont
rien obtenu. Et en sont ressorties avec la certitude que, dans la tête
du gouvernement, tout était déjà bouclé.
« La Chancellerie nous a reçus juste histoire de dire qu’elle
l’avait fait », constate, dégoûtée, Brigitte Bruneau, secrétaire
générale de l’USAJ. Las, depuis dimanche, elle ne cesse avec les autres
syndicats de la profession de dénoncer les « incohérences » de cette
réforme.
À commencer par le critère retenu pour justifier la suppression
d’une juridiction prud’homale. S’il traite moins de 300 affaires par
an, le conseil saute. Problème : la Chancellerie n’a pris en compte que
les affaires jugées sur le « fond », laissant de côté tous les référés,
ces affaires traitées en urgence. « Or, leur nombre est très important,
souligne Brigitte Bruneau. Parfois même supérieur à celles jugées sur
le fond ! »
De même, certaines décisions sont difficilement compréhensibles.
Jugez plutôt : dans le Nord, la Chancellerie veut faire disparaître les
prud’hommes de Maubeuge (33 000 habitants), mais prévoit, dans le même
temps, d’en créer un nouveau à quelques kilomètres, dans la petite
ville d’Avesnes-sur-Helpe (5 000 âmes)…
Reste, enfin, les conséquences pour les justiciables. Aux
prud’hommes se retrouvent souvent des salariés qui ne perçoivent plus
de salaires, qui ont été licenciés, des gens dans des situations
sociales fragiles, rarement représentés par un avocat. « Avec cette
réforme, s’insurge Brigitte Bruneau, on va leur imposer, en plus, de
faire 100 kilomètres pour aller au tribunal ! On voudrait les
décourager que l’on ne s’y prendrait pas autrement… »
Les grandes confédérations syndicales sont déjà vent debout contre
cette réforme, prévue pour entrer en vigueur en avril 2008. Force
ouvrière, qui estime que « le rôle des prud’hommes doit être au
contraire renforcé », a demandé à être reçu « très rapidement » par
Rachida Dati et le ministre du Travail, Xavier Bertrand. Et s’étonne
encore de cette « volonté ministérielle de fermer les tribunaux les
plus rapides et les moins engorgés ». À la CFTC, on craint aussi que
« ce ne soit les plus modestes qui pâtissent de cette réforme ».
De son côté, Martine Motard, de la CGT, dénonce « le cynisme » du ministère de la Justice « dans sa manière
de concerter ». Et prévient : « Pour nous, le chantier de la carte
judiciaire n’est pas bouclé, il ne fait que commencer avec comme point
de départ le 29 novembre… » Date retenue pour la journée nationale
d’action des magistrats, fonctionnaires et avocats contre la réforme
Dati.
Laurent Mouloud
l' Huma du 21 / 11 / 07 |
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| jeudi 22 novembre 2007, a 21:29 |
| AMAD . |
Encore la french touch
Par AMAD le mercredi 7 novembre 2007, 18:19 - Lien permanent
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| jeudi 22 novembre 2007, a 21:14 |
| Incendie du medef de la Rochelle . |
Incendie du medef de La Rochelle juin 2003 : les 4 de La Rochelle sont définitivement relaxés

Le 5 juin 2003, une manifestation contre la réforme des
retraites avait eu lieu à La Rochelle en direction du siège du MEDEF,
véritable instigateur de cette réforme.
Par un enchaînement de circonstances, le siège du MEDEF
a brûlé. Suite à cet incendie, 4 personnes parmi les 1500 manifestants
avaient été mises en examen.
Aussitôt un comité de soutien, qui compte à ce jour
1539 adhérents (10 associations, 4 partis, 154 syndicats et 1371
individuels) se met en place.
La cour d’appel de Poitiers juge le 19 janvier 2007que
les faits reprochés aux 4 ne pouvaient être qualifiés ni d’incendie
volontaire ni d’incendie involontaire et prononce en conséquence la
relaxe pure et simple.
Le 14 février 2007, la chambre civile de la cour
d’appel de Poitiers déboute le medef de son action contre les
organisations syndicales et le condamne à 1500 euros sur le fondement
de l’article 700 du Nouveau Code de Procédure Civile.
Après ces deux échecs, chacun aurait pu penser que,
comme l’avait annoncé le medef départemental, l’affaire était close.
Mais c’était sans compter sur le medef qui, seul (car ni le parquet, ni
les AGF ni les employés du medef départemental ne l’ont suivi dans le
pourvoi en cassation), poursuit les 4 en cassation.
Pour le medef cet acharnement est possible : il a
l’argent. Il voulait continuer à pourrir la vie de nos quatre camarades
et de leurs familles et utiliser tout son pouvoir pour dissuader tous
ceux qui contestent sa politique de relever la tête.
La cour de Cassation vient de se prononcer aujourd’hui
22 novembre : elle rejette le pourvoi formé par le medef : les 4 de La
Rochelle sont donc définitivement relaxés.
De : Paco de Rochefort
jeudi 22 novembre 2007
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| jeudi 22 novembre 2007, a 21:00 |
| Procès de Françoi Auguste . |
Par Pierre BOUKHALFA le jeudi 22 novembre 2007, 20:06 - Contre tous fascismes - Lien permanent
Un départ en covoiturage pour Lyon est prévu le
lundi 26 novembre à 10 h devant la fédé du PCF à Meythet (8 rue Antoine
Berthod; ZAE Le Fier 2; à gauche après le pont de Tasset dans le sens
Cran -Meythet) pour se rendre à la manifestation de soutien. Contact:
04 50 22 33 00
Pour signer la pétition pour l'arrêt des poursuites (6400 signatures) : http://www.educationsansfrontieres.org/?article5258
Comité de soutien à François Auguste - Réseau Éducation Sans Frontières
*Procès de François Auguste* La solidarité n'est pas un délit !
François Auguste est de nouveau convoqué devant le tribunal
correctionnel de Lyon, lundi 26 novembre 2007 à 14 h pour « entrave à
la circulation d'un aéronef afin de soutenir des personnes faisant
l'objet d'une reconduite à la frontière ».
Le 2 décembre 2006, sur le point d'embarquer dans un avion en mission
pour le Conseil régional, François Auguste, vice-président de la Région
Rhône-Alpes, était informé par des militants du Réseau Éducation Sans
Frontières que la famille Raba se trouvait probablement à bord en vue
d'être expulsée. Il a d'abord demandé au pilote de ne pas faire
décoller l'avion. Devant son refus, il s'est adressé aux passagers très
calmement. Il a alors été ceinturé et emmené de force par trois
policiers.
Une fois hors de la carlingue, il a été mis à terre brutalement, alors
même qu'il avait fait valoir son statut d'élu et qu'il ne s'est jamais
débattu. Il a ensuite été emmené dans un fourgon de police et placé en
garde-à-vue pendant cinq heures, avant d'être libéré sous l'effet d'une
forte mobilisation militante.
L'action solidaire et responsable de François Auguste est considérée
comme un délit. Le maximum de la peine qu'il encourt est de cinq ans de
prison et 18 000 EUR d'amende.
L'épisode tout entier n'est que trop caractéristique d'une chasse
inhumaine contre les sans-papiers, familles et enfants, d'une honteuse
politique des quotas; il est aussi l'illustration d'une volonté
manifeste de décourager la solidarité des citoyens par des mises en
jugement exemplaires.
Le 22 octobre Florimond Guimard, professeur des écoles à Marseille, a
comparu devant le tribunal d'Aix-en-Provence pour s'être opposé à
l'expulsion d'un père d'élève à l'aéroport de Marignane. Le procureur a
requis “une peine symbolique de 2 mois de prison avec sursis. En
septembre, Marie-Françoise Durupt (citoyenne du Loir et Cher) s'est vue
relaxée pour les mêmes chefs d'inculpation par le tribunal de Bobigny,
le parquet décidant de faire ensuite appel.
Kadidja - militante de l'APEIS 93 - est elle aussi poursuivie pour “entrave à la circulation d'un aéronef”.
- Les expulsions doivent cesser. Les personnes sans-papiers doivent être régularisées.
Les citoyens, citoyennes, éluEs, syndicalistes poursuivis en justice pour délit de solidarité, doivent être relaxés.
Nous serons présents en nombre Lundi 26 novembre 2007 à Lyon* 12h00
départ Place Gabriel Péri Lyon 3e (métro Guillotière) Manifestation
14h00 devant le Tribunal 67, rue Servient (Lyon 3e)
Veille citoyenne jusqu'à l'issue du procès
Arrêt des poursuites contre Khadidja, Relaxe pour François Auguste et Florimond Guimard !
Organisations membres du Comité de soutien : Alternatifs Isère, Attac,
Centre d'Informations Inter-Peuples, Coordination Rhône-Alpes de
soutien aux sans-papiers, Collectif isérois de soutien aux réfugiés
algériens, CNT Education 38, Groupe d'animation parrainage aux
personnes demandant asile et protection à la France, FCPE 38, LCR 38,
Fédération de l'Isère du PCF, FSU 38, LO, PAS 38, PS 38, RESF 01, RESF
38, RESF 69, SNES 38, SNUipp 38, Sud éducation Grenoble, Sud Lycéen 38,
UNL 38, Verts 38. Comité de soutien à François Auguste - Réseau
Éducation Sans Frontières
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| jeudi 22 novembre 2007, a 19:03 |
| La loi Pécresse / LRU décriptée ! |
Au côté des grévistes
Non à la loi Pécresse sur l'autonomie des universités ! L'Union des
Etudiants Communistes (UEC) met en ligne une plaquette explicative de
la loi LRU. L'analyse complète, article par article. Clair et précis.
1. La privatisation des universités
Cette loi a d'abord pour but de placer l'université au service des
besoins du marché. Il s'agit de définir les connaissances que doivent
acquérir les étudiants à partir des besoins spécifiques des étudiants.
Dans ce but, l'Etat organise la pénurie budgétaire et contraint les
universités à recourir aux financements privés sans aucun contrôle.
Cette autonomie de gestion budgétaire se traduit aussi par la
possibilité donnée aux universités de gérer elles-mêmes leurs biens
immobiliers, de les vendre, les louer...
2. La démocratie universitaire affaiblie
Cette loi donne les pleins-pouvoirs aux présidents d'universités. Les
Conseils d'Administration (CA) seront restreints. La représentation des
étudiants, personnels et enseignants y sera reduite au profit d'une
forte présence des "personnalités extérieures" issues des entreprises.
Les 2 autres conseils centraux (Conseil des Etudes et de la Vie
Universitaire, Conseil Scientifique) n'auront plus qu'un rôle
consultatif.
3. La précarisation des personnels et enseignants
Cette loi organise la casse du statut de la fonction publique. Avec la
nouvelle loi, le Président de la fac aura un droit de véto sur la
nomination des personnels et enseignants (porte ouverte au clientélisme
et au copinage !). Mais le Président pourra aussi recruter des
contractuels précaires à la place de fonctionnaires, mieux formés et
mieux rémunérés.
LES CONSÉQUENCES DIRECTES
-> L'augmentation des frais d'inscription.
En effet, le seul financement des entreprises ne suffira pas à
compenser le désengagement financier de l'Etat. Les universités devront
donc se financer aussi par les frais d'inscription. Contrairement à ce
que prétendent certains, il n'est pas inscrit dans la loi que les frais
d'inscription n'augmenteront pas !
-> Des inégalités entre facs et entre filières.
Car, on le sait bien, les entreprises ne financeront pas de la même
manière toutes les filières dans toutes les facs. Seront privilégiées,
les filières considérées rentables aux yeux des entreprises. On peut
sans trop de difficultés imaginer, dans un futur proche, la disparition
d'un bon nombre de filières délaissées aussi bien par les entreprises
que par l'Etat !
Plaquette de la loi LRU (format PDF)
(227.4 KB) |
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| jeudi 22 novembre 2007, a 18:50 |
| PROVOCATION ? |
Au côté des grévistes
Jeudi 22 Novembre 2007 - 14:17
Un étudiant mobilisé de l'université de Paris III a été effleuré ce
matin par un tir d'arme à feu le visant. Il n'a pas été blessé. Vous
trouverez ci-après le communiqué de presse de l'Union des Etudiants
Communistes (UEC)
Un étudiant impliqué dans la contestation de la loi Pécresse, qui
bloquait le site de Censier de Paris III, a été victime ce matin d'un
tir d'arme à feu venu de la barre d'immeuble située en face.
Depuis plusieurs semaines, le
gouvernement, par ses propos et par ses actes, provoque des oppositions
et tensions entre les citoyens, en particulier entre grévistes et non
grévistes. Valérie Pécresse a largement participé de cette logique en
centrant ses prises de positions sur les modes d'action des étudiants
mobilisés.
L'Union des étudiants communistes
(UEC) appelle le gouvernement à prendre enfin ses responsabilités. Il
est urgent que la loi sur les universités soit abrogée et qu'enfin un
véritable débat public soit engagé.
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| jeudi 22 novembre 2007, a 17:36 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
LA
LETTRE D’INFORMATION DU JOURNAL L’HUMANITÉ
À
LA UNE… vendredi 23 novembre
2007
En kiosque, chez
votre marchand de journaux.
Et
maintenant, le
pouvoir d’achat !
Principale préoccupation des
Français, le chef de l’État se
trouve
face à
l’épreuve des réalités. Notre décryptage des mesures en
préparation.
Entretien avec Louis Morin, directeur de l’Observatoire des
inégalités.
Mouvement social
La
situation après les premières réunions tripartites, à la RATP
et à la SNCF à Toulouse.
Les
étudiants et les lycéens manifestent. Nos comptes rendus.
Exclusif. Notre vidéo sur humanite.fr ce vendredi matin avec Didier Le Reste,
CGT-cheminots.
La disparition de Maurice
Béjart
Mort à 80
ans, le chorégraphe avait révolutionné l’esprit de la danse
contemporaine.
Les
réactions.
Débat. Choc ou rendez-vous des
civilisations ?
Pour
Youssef Courbage, démographe, comme pour Jacques
Fath,
responsable des relations internationales du PCF,
l’opposition des cultures et des religions n’est
pas une fatalité.
Comment
lutter pour la paix dans le monde tel qu’il
est,
profondément transformé en moins de deux
décennies ?
À
NE PAS MANQUER…
Mixité. Lilian Thuram à
Aubervilliers
Á propos
d’Avec Elle, avec Lui, livre de photographies contre les
discriminations
dont il
signe la préface, le footballeur s’est prêté au jeu de l’échange
direct
avec des
jeunes du collège Rosa Luxemburg.
Tribune. « De l’exception culturelle à l’exécution
culturelle »
Par Jack Ralite, sénateur de la Seine-Saint-Denis.
« Tous les employeurs
du spectacle vivant ont réclamé un Grenelle de la culture
au président de la
République face au simulacre du budget 2008. »
Otages en Colombie
Le
président Uribe met brutalement fin à la médiation de Hugo
Chavez.
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Mouvement à la
SNCF
Entretien avec Didier Le
Reste
Notre
vidéo
sur Humanite.fr | |
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| jeudi 22 novembre 2007, a 17:20 |
| Un REFERENDUM ! |
Ensemble, faisons reculer le gouvernement ( Tract annonce Jappy + pétition)
Mis en ligne : 27 novembre
La
grande arme de Sarkozy et de la droite, c’est la division : faire
passer les cheminots pour des privilégiés, les fonctionnaires pour des
parasites, les pauvres pour des assistés…,
et ceux qui luttent pour des égoïstes et des casseurs.
Après eux, ce sera au tour des autres. Un seul objectif, comme l’a
reconnu D. Kessler, vice-président du MEDEF, c’est de casser le modèle
social français issu de la guerre et de la Résistance ; c’est de
continuer d’augmenter la part des profits contre le pouvoir d’achat des
salaires et des retraites, contre tous les acquis sociaux, contre le
droit de grève lui-même, c’est à dire le droit de se défendre.

Traité européen bis :
une forfaiture démocratique
Ce n’est pas pour rien que N. Sarkozy
veut faire rentrer par la fenêtre le traité
européen que le peuple a mis à la porte
en 2005 : c’est le moyen d’obliger à ces
politiques de casse sociale et d’austérité
qui profi tent tant aux marchés fi nanciers
et aux plus riches.
Et croyez-en Giscard d’Estaing, c’est
bien le même traité : « Les outils sont
exactement les mêmes, seul l’ordre a été
changé dans la boîte à outils », dit-il. La
concurrence comme dogme intangible, y
compris concernant les services publics,
y est réaffi rmée. Le marché du travail sera
déréglementé alors que le dumping fi scal
et le moins disant social et fi scal triomphent.
La Banque centrale européenne
demeurera intouchable. Bref tout ce à
quoi le peuple français a dit « non ».
Seul le peuple peut par référendum valider
ou invalider ce qu’il a lui même décidé
ainsi. Le PCF fait signer une pétition en
faveur d’un telle consultation. Ensemble, il
est possible de gagner un tel référendum.
Retraites : après « eux »,
ce sera « tous »
Complaisamment relayés par les grands médias, le
pouvoir mène une campagne de désinformation massive pour présenter les
régimes de retraites des cheminots, des agents de la RATP ou d’autres
entreprises publiques comme des privilèges insupportables. C’est une
calomnie. Ces régimes sont liés à la pénibilité du travail, aux
horaires décalés et au travail le week-end, au niveau des retraites
plus bas en moyenne que dans le secteur privé car les primes ne sont
pas incluses dans le calcul de la retraite, etc., aux taux de
cotisation. On nous dit que la pénibilité a changé : mais les
négociations promises depuis quatre ans sur cette question ne sont
toujours pas ouvertes !
La vérité, c’est qu’on s’est attaqué en 2003 au régime
général, maintenant aux régimes spéciaux au motif « d’équité », et
qu’ensuite on fera baisser toutes les retraites en passant à 41, voire
42 annuités pour tout le monde.
Fonction publique :
« travailler plus
pour gagner moins » !
22 800 emplois publics en moins en 2008, pouvoir
d’achat en baisse constante : c’est une volonté délibérée de mettre à
mal la fonction publique, pour ensuite proclamer son inefficacité et la
liquider en vantant la privatisation. Or il n’y a pas de République
sans services publics, donc sans fonction publique, ni de fonction
publique digne de ce nom sans fonctionnaires statutaires correctement
rémunérés.
« Travailler plus pour gagner plus » : le slogan a fait
long feu. La vérité, c ‘est la baisse du pouvoir d’achat pour tous,
dans le public et dans le privé ; sauf bien sûr les privilégiés, les
vrais, ceux qui ont au passage bénéficié des 15 milliards d’euros de
cadeaux fiscaux de juillet. Et c’est la poursuite des délocalisations
et des fermetures qui augmentent le nombre de celles et ceux qui
voudraient tout simplement travailler normalement.
Pécresse ou l’Université
à deux vitesses
Votée au coeur de l’été, la loi « Pecresse » sur
l’Université est une parodie de démocratie. Quand tant d’étudiants
vivent mal, étudient dans de mauvaises conditions, l’enseignement
supérieur a certes besoin de réforme mais pour aller de l’avant, pas
pour reculer. La loi « Pecresse » place l’Université au service du
marché, des besoins à court terme des entreprises. A la clef, la
disparition massive de filières et d’enseignements, la création de
quelques centres élitistes et la pénurie pour le plus grand nombre.
Dans tous les pays qui ont déjà fait cette réforme, les conséquences
sont là : les inégalités entre les facs et entre les étudiants se
développent et on se dirige vers un enseignement supérieur à deux
vitesses.
Rassemblons-nous
pour résister et
faire reculer le
gouvernement
A celles et ceux qui dénoncent tous ces mauvais coups,
Sarkozy répond : j’ai été élu pour ça. C’est une tromperie. Ou alors,
comme y tendent les projets de réformes constitutionnelles du Président
de la République, il faut dire que le Parlement ne sert plus à rien,
que la lutte sociale est illégale, et qu’on est en fait dans une
monarchie élective. Mais ça ne se passera pas comme ça. Il est temps
que le gouvernement et le président prennent la mesure de ce qui se
passe dans le pays. Ce n’est pas un mouvement d’humeur, une crise
passagère avec laquelle on pourrait jouer, ruser, gagner du temps,
voire manœuvrer et manipuler l’opinion. Face aux luttes, il faut que le
gouvernement accepte de négocier vraiment. Ensemble, il est possible de
le faire reculer et d’imposer des solutions justes et efficaces.

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| jeudi 22 novembre 2007, a 16:58 |
| ASSEMBLEE NATIONAL ( Groupe COMMUNISTE ) |
Loi de finances pour 2008 : Explication de vote de Jean-Pierre BRARD - Député communiste et républicain
Mis en ligne : 22 novembre
M. Carrez
a eu raison de le souligner : jamais discussion budgétaire n’avait été
aussi courte. Il y a une raison à cela : il n’y avait rien dans ce
projet de loi de finances, hormis des cadeaux aux plus riches. Tout au
long de ces cinq semaines de discussion, nous vous avons alertés,
madame et messieurs les ministres, sur les dégâts que vont provoquer
les réductions d’effectifs et de moyens dans de nombreux services
publics et administrations de l’État.
Nos
concitoyens vont ressentir ces dégâts dans leur vie quotidienne et dans
celle de leurs enfants, en même temps qu’ils subissent les conséquences
de l’envolée des prix des denrées alimentaires, des produits
pétroliers, des loyers et des charges, des dépenses médicales non
remboursées. Vous avez certainement été attentifs, madame et messieurs
les ministres, aux propos de M. François Fillon, qui a reconnu tout à
l’heure qu’un problème de pouvoir d’achat se posait. On l’a même
entendu dire devant les caméras de télévision – et vous étiez là aussi,
monsieur Karoutchi – qu’il souhaitait redistribuer les gros bénéfices
aux salariés. Il y a de quoi faire ! On vous jugera évidemment sur
votre capacité à faire ce que vous dites…
Dans ce contexte, les proclamations triomphalistes de Mme Lagarde,
de M. Woerth et d’autres, au seul vu du chiffre de la croissance au
troisième trimestre, relèvent tout bonnement de l’intoxication.
D’ailleurs, Mme Lagarde a évoqué,
tout à l’heure, le déficit public qu’il faudrait réduire, ajoutant
prudemment : « si la situation le permet ». Madame Lagarde, nous
serions en droit de vous demander ce que vous pouvez bien voir dans
votre boule de cristal, vous qui faites toujours des prévisions
extraordinaires. On sent, dans votre propos d’aujourd’hui, que la
prudence commence à pointer son nez.
Ces proclamations viennent après que Mme Lagarde
a benoîtement conseillé aux personnes pour lesquelles le carburant est
devenu trop cher de marcher à pied ou de rouler à bicyclette. Je l’ai
dit : nous attendions la reine Christine et nous avons eu
Marie-Antoinette. La reine Christine, elle au moins, allait à cheval,
pas à pied !
Les prévisions de croissance à moyen terme, notamment
celles de l’Union européenne, démentent vos rodomontades.
Rappelons-les : 1,9 % pour 2007, 2 % pour 2008 et 1,8 % pour 2009. Le
Gouvernement s’entête à entretenir les illusions, les faux espoirs qui
ont, il est vrai, nourri toute la campagne présidentielle de M. Sarkozy
lorsqu’il se présentait comme le président de la hausse du pouvoir
d’achat : il avait oublié de préciser qu’il parlait du sien.
L’évolution du pouvoir d’achat et, plus globalement, du niveau de vie,
mesurée par l’INSEE dans la dernière édition de France, portrait
social, fait apparaître que, entre 2002 et 2005, notre société est
devenue plus inégalitaire. Cela, madame et messieurs les ministres,
c’est votre bilan. Vous êtes au pouvoir depuis 2002. Le niveau de vie
moyen des 10 % de Français les plus pauvres a baissé de 0,1 % en
moyenne chaque année, alors que celui des 5 % les plus riches a
augmenté de 1 % par an. Comme le constate l’INSEE, « 2002-2005 tranche
avec la période 1996-2002, caractérisée par une tendance à la baisse
des inégalités de niveaux de vie et de la pauvreté monétaire ». Votre
politique creuse les inégalités, aggrave les déséquilibres et les
tensions de notre société.
Au lieu de corriger ces inégalités, la fiscalité les
aggrave, et ces déséquilibres sont accentués à grands coups de cadeaux
aux ménages les plus riches. Je n’aurai pas besoin de les énumérer,
vous l’avez déjà fait. Vous aggravez les coupes sombres, on l’a dit,
avec des suppressions de postes à l’éducation nationale, dans les
tribunaux ou ailleurs.
Monsieur le président, puisque vous m’y incitez, je
veux conclure en vous disant ce que nous allons voter. À propos de ce
budget, Mme la ministre a parlé d’une politique économique volontaire. J’ignore ce qu’est une politique économique volontaire.
Si l’on parle français, on peut dire d’une politique
qu’elle est « volontariste », mais sans doute un séjour prolongé aux
États-Unis fait-il perdre une certaine familiarité avec notre langue.
Je termine, monsieur le président, en disant que, en
matière de finances publiques et, dans la continuité de ce que vous
avez fait ces dernières années, vous aggravez encore vos dispositions.
Pour ce qui nous concerne, nous nous opposerons à ce budget de
non-assistance aux habitants de notre pays qui connaissent des fins de
mois de plus en plus difficiles, alors que les privilégiés nagent dans
l’opulence et, pour le coup, madame la ministre, volontairement, du
fait de votre politique. |
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| jeudi 22 novembre 2007, a 16:35 |
| SENAT : Groupe communiste ( vidéo ) |
Vidéo
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| jeudi 22 novembre 2007, a 09:27 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Financement de la sécurité sociale pour 2008 Par
Guy Fischer - 12 Novembre 2007
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Avec en toile de fond un climat social plus que tendu, le rejet de
la réforme des régimes spéciaux de retraite, le refus des réductions massives
d’effectifs dans la fonction publique, la défense du pouvoir d’achat, de
l’emploi et du service public, ce projet de loi de financement s’inscrit dans la
droite ligne de la politique antisociale du Gouvernement. Il accentue la
maîtrise des dépenses de protection sociale, au détriment des familles qui vont
débourser encore plus, alors même que l’on poursuit les allégements des charges
des entreprises.
Ce texte poursuit le démantèlement, pierre après pierre, de notre
système solidaire et la marche forcée vers une société individualiste et
inégalitaire. Vous allez crier à la provocation. Mais en la matière, vous
détenez la palme !
Comment prétendre ne pas vouloir léguer une dette aux générations
futures alors que vous laissez courir 30 milliards de déficits et dettes cumulés
pour l’ensemble des régimes et des fonds et que vous avez octroyé 15 milliards
de cadeaux fiscaux cet été ? Comment prétendre mettre en oeuvre une politique de
prévention ambitieuse, alors que vous instaurez de nouvelles franchises, ces
impôts sur la maladie que vous ne craignez pas d’imposer aux plus démunis de nos
concitoyens, ceux-là mêmes qui, déjà, renoncent aux soins les plus
élémentaires ?
M. Alain Vasselle, rapporteur. - C’est faux !
M. Guy Fischer. - Malgré l’inefficacité du lamentable plan
Douste-Blazy censé rétablir l’équilibre en 2007, que l’on nous promet à présent
pour 2012, vous n’en continuez pas moins, avec les mêmes recettes, la même
logique et une dose de cynisme supplémentaire, à aller dans le même sens.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : pour la totalité du régime
général, le déficit devrait approcher les 12 milliards ! Et l’on aurait dépassé
les 14 milliards si l’on avait intégré les fonds de financement et si l’État ne
s’était enfin résolu à compenser une partie de sa dette à la sécurité sociale à
hauteur de 5,1 milliards, contre 6,7. On ne peut certes que se réjouir d’avoir
été enfin entendu mais gardons à l’esprit que cela concerne la dette au titre de
2006 et des années précédentes. Car la branche maladie accuse un déficit de 6,2
milliards au lieu des 3,9 attendus.
Toutes les mesures prises confirment votre volonté de pressurer
plus encore les assurés sociaux. Le ton a été donné dès juillet, lorsque le
Gouvernement, avec le soutien du Medef, a validé le plan de redressement
d’urgence de l’assurance maladie, soit une économie de 1 225 millions en année
pleine et de 417 millions d’ici la fin de l’année, dont 350 pris dans la poche
des assurés sociaux, avec la baisse du taux de remboursement pour les patients
dépourvus de médecin traitant, le déplafonnement du forfait d’un euro par acte
et consultation ; la limitation du recours aux transports médicalisés ; la
généralisation de la suppression du tiers payant en cas de refus d’un
générique ; la culpabilisation des assurés avec un renforcement des contrôles
sur les arrêts de travail.
Vous poursuivez la même logique avec ce projet de loi de
financement de la sécurité sociale, qui comporte très peu de recettes dignes de
ce nom, comme le reconnaît notre rapporteur, avec une taxation purement
symbolique des stock-options et des attributions gratuites d’actions décidée à
l’Assemblée nationale pour un rapport dérisoire. C’est un véritable refus de
dégager les moyens du financement de la protection sociale, bien que les mises
en garde et les propositions n’aient pas manqué, jusques et y compris de la Cour
des comptes dont le Premier président, M. Philippe Seguin vous propose de taxer
les stock-options à hauteur de 3 milliards. Voilà qui eût été une recette à la
hauteur des déficits ! Au lieu de quoi, vous faites payer une nouvelle fois les
assurés sociaux, pendant que votre politique d’austérité sur les salaires et
retraites, sur les emplois publics, sur les dépenses publiques et sociales
plombe la croissance et les rentrées de cotisations. Vous entretenez les
déficits, que vous prenez pour prétexte pour de nouvelles mesures
d’austérité !
Vous fixez un Ondam une nouvelle fois intenable à 2,8 % et, dans
les hôpitaux, vous achevez la mise en place de la T2A en décrétant la
convergence totale des secteurs public et privé d’ici à la fin 2008. Le résultat
sera catastrophique pour l’hôpital public d’autant qu’on continue de fermer les
petits hôpitaux publics, aggravant les inégalités d’accès aux soins. Ces
hôpitaux publics accusés de coûter trop cher sont asphyxiés financièrement. En
2006, l’Ondam fixé à 3,44 % n’a été de facto que de 2,8 ; la différence a servi
à éponger le dérapage d’activité des cliniques à but lucratif. Voilà l’intérêt
de la convergence tarifaire que vous imposez à marche forcée ! La situation ne
pouvant que se dégrader, on peut évaluer le déficit attendu fin 2007 à un
milliard. Pour s’en sortir, les établissements suppriment des services et des
postes ! Dans une telle situation, les hôpitaux vont multiplier les actes les
plus rentables et certaines interventions ne se pratiquent plus dans le
public !
Le secteur privé à but lucratif est, en France, le plus important
de toute l’Europe avec une entrée massive des fonds de pension anglo-saxons : 30
% de l’hospitalisation privée est concernée !
M. Alain Vasselle, rapporteur. - Ils ont les tarifs les plus bas
et coûtent le moins cher à la sécurité sociale !
M. Guy Fischer. - Avec votre grand projet de lutte contre la
désertification médicale, la montagne accouche d’une souris. Un long débat à
l’Assemblée nationale a abouti à ce qui aurait dû être un préalable : la
recherche de solutions est renvoyée à la concertation avec l’assurance maladie,
les syndicats de médecins et d’internes. Pour ce qui relève de l’intervention de
l’État, vous auriez dû, et de toute urgence, modifier le numerus clausus, cause
première de la situation actuelle, et mettre en place une vraie politique
d’aménagement du territoire, qui renforce les services publics.
Le gouvernement annonce la mise en place d’ Agences régionales de
santé, calquées sur les agences régionales, qui vont étendre à la médecine de
ville la maîtrise comptable appliquée à l’hôpital... avec les résultats que l’on
sait. Dans le secteur social et médico-social, vous décrétez que la signature
des conventions tripartites doit être achevée fin 2008. L’Ondam personnes âgées
ne progresse que de 8 % contre 13 % en 2007, et encore, grâce à un prélèvement
de 200 millions sur les réserves de la CNSA, la hausse la plus faible depuis
2003 ! Les établissements ne pourront supporter cela. Il faut, comme le propose
l’association des directeurs au service des personnes âgées, repousser d’un an
les signatures de conventions.
Que dire du problème crucial de la dépendance et du 5ème risque
pour nous la 5ème branche, qui mériterait un large débat ? Vous en repoussez une
fois encore l’analyse ! Vous poursuivez la mise en place des franchises -terme
assurantiel auquel je préfère celui de taxes- qui pourraient à terme n’épargner
personne. Elles s’ajoutent à la participation d’un euro par consultation ou acte
de biologie, aux dépassements d’honoraires de plus en plus nombreux. À
Vénissieux, un retraité malade du cancer est venu me dire sa détresse : pour
être dialysé trois fois par semaine, il lui en coûtera 6 euros de transport
sanitaire, soit 300 euros par an, à ajouter aux autres taxes, aux médicaments
déremboursés -avec une retraite modeste qui augmentera royalement de 1,1 % !
M. Alain Vasselle, rapporteur. - Mais non, puisque ce sera
plafonné à 50 euros par an !
M. Guy Fischer. - Et que dire des malades d’Alzheimer, des
séropositifs, qui vont subir une véritable escroquerie : taxés par les
franchises précisément censées permettre de lutter contre leur maladie ! Pour
eux, c’est la double peine.
M. Alain Vasselle, rapporteur. - Dans la limite de 50 euros par
an !
M. Guy Fischer. - Et les victimes des accidents du travail et des
maladies professionnelles, et les personnes handicapées et dépendantes ? N’ayons
garde d’oublier, enfin, les anciens combattants et leurs veuves, dont
Mme Bachelot a prétendu à l’Assemblée nationale qu’ils seraient exonérés ? Ce
qui est exécrable, dans cette pratique, c’est de considérer que les patients
seraient responsables de leur maladie et auraient la volonté de « dépenser » des
soins sans limites. Et, les médecins seraient coupables de ne pas prescrire
selon les seuls besoins !
Ces taxes scélérates vont concourir à une augmentation du coût de
la vie, qui pénalise encore plus les pauvres et touche les postes les plus
essentiels. Les Français n’en peuvent plus de tirer sur leur budget familial. En
2001, les dépenses incompressibles représentaient 50 % d’un budget, en 2006 : 75
%. Autrement dit, le reste à vivre a diminué de moitié en cinq ans ! Quel
sera-t-il pour ceux qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté ? J’appelle cela
de la non-assistance à personnes en danger. (Applaudissements à gauche)
M. Alain Vasselle, rapporteur. - Caricature !
M. Guy Fischer. - Vous poussez jusqu’à l’inacceptable la prétendue
responsabilisation des patients et des professionnels de santé : par exemple,
vous proposez d’étendre le droit de communication des données aux employeurs,
aux banques, aux fournisseurs d’énergie et de téléphonie. On aimerait vous voir
aussi vigilants avec les dépassements d’honoraires ! En revanche, la prévention,
qui peut être une source d’économies, en même temps qu’une bonne pratique de
santé publique, est absente de ce projet de loi.
M. Alain Vasselle, rapporteur. - Ce sera dans les contrats
individuels !
M. Guy Fischer. - La branche vieillesse est en déficit de 4,6
milliards et le chiffre de 5,1 est avancé pour 2008. Vous prétendez résorber ce
déficit en faisant travailler les Français plus longtemps, en cassant les
régimes spéciaux dont les avantages ne sont pas sans contreparties, en taxant
les préretraités alors qu’ils ont rarement choisi l’inactivité ! Notre
rapporteur pour la branche vieillesse va jusqu’à accuser les cessations précoces
d’activité d’être pour une bonne part la cause des déficits actuels de la
branche vieillesse ! Confrontez vos incantations avec la réalité. Le Premier
ministre reconnaissait récemment que la mise à l’écart des seniors « est
insupportable, incompréhensible pour les Français et idiote
économiquement ».
M. Alain Vasselle, rapporteur. - Là-dessus, nous sommes
d’accord.
M. Guy Fischer. - Cependant, 400 000 personnes de plus de 50 ans
sont en recherche d’emploi et 37,9 % seulement des 55-64 ans travaillent
encore ! De surcroît, ils subissent des discriminations à l’embauche.
Les retraites sont un problème majeur pour les générations à venir
et que faites-vous ? La part des cotisations patronales n’a cessé de diminuer,
les allégements sont passés d’un milliard d’euros en 1993 à 25,6 en 2007, tandis
que le pouvoir d’achat des retraites baissait de 15 % pour plusieurs raisons :
la désindexation de l’évolution des retraites sur les salaires et son
remplacement par l’indexation sur l’indice des prix INSEE ; l’allongement à 25
au lieu des 10 meilleures années des salaires pris en compte pour établir le
montant de la retraite ; les abattements pour carrière incomplète ;
l’augmentation des prélèvements de cotisations sur les retraites ;
l’accroissement de la proportion des bas salaires engendrant de basses
retraites. Tout cela fait que 40 % en moyenne des retraites liquidées par le
régime général à taux plein le sont au niveau du minimum contributif, la
proportion atteignant 58 % pour les femmes.
Je laisserai Mme David s’exprimer sur la branche accidents du
travail et maladies professionnelles. Je rappellerai simplement que nous avons
déposé une magnifique proposition de loi.
La branche famille, avec un déficit ramené à 0,5 milliard,
deviendrait légèrement excédentaire en 2008. Comme chaque année, elle ne
contient quasi aucune mesure favorable aux familles, et l’augmentation de la
PAJE se fait au détriment des structures d’accueil collectif. Les prestations
familiales sont au pain sec alors que le président Sarkozy avait promis le
versement des allocations familiales dès le premier enfant.
Oui, votre modèle social est le modèle anglo-saxon cher à
M. Sarkozy. Organiser ainsi une couverture sociale à deux vitesses, c’est mettre
à bas le principe fondateur qu’avait su instaurer le général de Gaulle en
appliquant le programme du Conseil national de la Résistance : solidarité entre
les assurés, participation des salariés et des entreprises au financement de la
sécurité sociale, égalité de tous dans l’accès aux soins. Vous nous laissez
prévoir, pour le lendemain des municipales la poursuite de la fiscalisation du
financement de la sécurité sociale. Un article du Monde d’aujourd’hui titre
« CSG contre TVA sociale ». Si c’est Vasselle, c’est la CSG, si c’est Marini,
c’est la TVA sociale.
M. Alain Vasselle, rapporteur. - Et si c’est Fischer ?
M. Guy Fischer. - Alors, ce sont les patrons ! (Rires)
Avec vous, c’est une dose de TVA dite sociale, voire écologique,
un zeste de CRDS et de CSG, une mesure de bouclier sanitaire... La recette est
connue et le résultat bien indigeste pour les contribuables et les usagers de la
sécurité sociale et des mutuelles. Comme je le constatais dans notre débat sur
les prélèvements obligatoires, l’essentiel des prélèvements fiscaux et sociaux
affecte aujourd’hui d’abord la consommation, avec la TVA et la TIPP, ensuite les
revenus salariaux, avec l’impôt sur le revenu, la CRDS et les cotisations
sociales. Dans ce même débat, Jean Arthuis, président de la commission des
finances, disait que notre système de sécurité sociale devait « s’adapter pour
prendre en compte la réalité d’une économie désormais globalisée », et d’appeler
de ses voeux une hausse de la TVA de 19,6 à 25 % !
On choisit de taxer plus encore la consommation et les revenus du
travail pour continuer de défiscaliser les revenus du capital et du patrimoine.
Quant au meilleur levier fiscal, je laisse cette question aux querelles internes
de la majorité car, dans tous les cas, vous ferez peser l’effort, sur les
salariés et leurs familles. Alors inutile de déguiser vos choix politiques afin
de nous faire croire que vous recherchez la moins mauvaise solution pour
résoudre un problème de financement de la protection sociale qui serait
structurel. C’est la concrétisation du credo de la droite libérale la plus
réactionnaire : c’est la fin de la solidarité entre les générations et entre
malades et bien portants.
Pour conserver une protection sociale solidaire, il faudrait
réformer l’assiette des cotisations, car il n’est plus possible de fonder notre
protection sociale sur le seul travail dont la part ne cesse de régresser dans
la richesse nationale, au profit de la spéculation financière et des évasions de
capitaux. Total a ainsi battu en 2006 son record de 2005 avec un bénéfice net de
12,5 milliards ! Taxer ce type de bénéfice, ne serait-ce que de 1 %,
renflouerait les caisses de la sécurité sociale. Il faut mettre équitablement à
contribution les revenus du travail et du capital.
Les mouvements sociaux d’octobre et ceux qui viennent montrent que
votre politique est et sera refusée par une majorité de plus en plus grande de
Français. Et tandis que nous voterons résolument contre un projet de loi de
financement qui est l’avant-dernière étape de la privatisation de notre
protection sociale, la population française saura vous faire entendre combien
elle est attachée à son patrimoine social
inaliénable. | |
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| jeudi 22 novembre 2007, a 08:20 |
| KRACH ? |
KRACH 2007 : La vague scélérate des subprimes

La crise des subprimes s’amplifie.
Les dirigeants des banques centrales pensent que l’on a sous-estimé la
crise. Les autorités des marchés financiers, les analystes des plus
grandes banques d’affaires américaines multiplient les conseils de
prudence vis à vis des investissements sur les marchés financiers. Plus
rien ne peut enrayer la chute des marchés boursiers, pas même les
centaines de milliards de dollars et d’euros déversés dans l’économie,
pour aider les banques en graves difficultés, sous forme de nouveaux
crédits qui ne font que gonfler la masse monétaire M3, signe d’une
reprise galopante de l’inflation. C’est le tonneau des Danaïdes. Les
plus grands experts économistes de la planète sont de plus en plus
persuadés que nous sommes encore loin de la vérité, et que la crise du
crédit hypothécaire à risques débouchera inévitablement sur une très
grave crise économique, pire qu’en 1929…
Fin octobre, Merrill Lynch, 2ème banque d’affaires
américaine, annonce qu’elle va provisionner 8 milliards de dollars de
dépréciations dans ses comptes. On évoque une série d’accord avec des
hedge-funds pour dissimuler ou retarder l’annonce de nouvelles pertes.
Des manipulations comptables suspectes sur lesquelles enquête la
Securities and Exchange Commission (SEC). Le 7 novembre, Merrill Lynch
déclare que son exposition totale aux créances à risque (obligations
CDO ou crédits immobiliers à risque subprime), se monterait en tout à
27,2 milliards de dollars, soit 6,3 milliards de dollars de plus que ce
que la banque américaine avait révélé fin octobre.
Le 12 novembre, E-Trade Financial Corp, spécialiste du
courtage immobilier en ligne, prévoit des pertes plus fortes que prévu
au quatrième trimestre à cause des subprimes et n’exclut pas une
possibilité de banqueroute. Le 19, le leader américain des prêts
hypothécaires, Countrywide, prévient les autorités de régulation des
marchés américains (NASD et SEC) que s’il était classé dans la
catégorie des investissements à risque, il risquait le dépôt de bilan.
Citigroup, 1ère banque mondiale, est frappé de plein fouet par cette
crise qui ralentit la croissance américaine et mondiale. Le 5 novembre
2007, elle annonce des pertes colossales, et prévoit des dépréciations
supplémentaires de 8 à 11 milliards de dollars pour son portefeuille de
crédits subprimes – dont la valeur est devenue quasiment nulle –, ce
qui va réduire son résultat net de 6 à 7 milliards de dollars. Des
chiffres sous-évalués d’après Goldman Sachs, qui publie le 19 novembre
une note selon laquelle Citigroup devrait procéder à 15 milliards de
dollars de dépréciations d’actifs sur les deux prochains trimestres, et
ajoute : « Alors que nous entrons dans le 5e mois de crise, il semble
qu’une fin de crise du crédit hypothécaire américain est encore loin
[…] Il y a un sentiment général qui se répand désormais, selon lequel
les choses vont encore empirer avec les subprime ».
En Europe, Northern Rock, 1ère banque privée
britannique, en pleine déconfiture, va emprunter à la Banque
d’Angleterre 25 milliards de livres sterling (52 milliards de
dollars !). Swiss Re, 1ère société mondiale de réassurance, a annoncé
que son exposition à la crise subprime risquait de lui coûter 1,2
milliards de francs suisses (1,1 milliards de dollars). En France, la
Société Générale a passé 404 millions d’euros (600 millions de dollars)
de dépréciations au 3e trimestre, dont 230 millions d’euros au titre
des crédits subprime, ce qui est loin des chiffres des banques
d’affaires américaines, mais ne constitue pas un point final aux dégâts
causés par les crédits hypothécaires à risques. Pour chiffrer cette
exposition aux subprimes, la Société Générale a retenu l’hypothèse la
plus pessimiste, soit une perte d’environ 200 milliards de dollars pour
l’ensemble du secteur immobilier résidentiel américain. Mais la réalité
est parfois bien loin des prévisions les mieux élaborées.
Chaque jour, de nouvelles annonces noircissent le
tableau des résultats et des bilans, et nous réserve son lot de
surprises. Nous ne sommes qu’au début de l’effet domino, car le système
bancaire mondial est en train de s’effondrer. Pire, cette crise aura
des conséquences incalculables sur l’économie mondiale, dont les
indicateurs de croissance sont revus régulièrement à la baisse.
Cette crise - qui fait suite aux nombreuses crises des
années 30, 80 et 90, l’avant-dernière étant celle des technologiques
(ou Nouvelle économie) en 2000 - est analysée et décrite en détail avec
ses conséquences financières et économiques, dans l’ouvrage
d’André-Jean Locussol-Mascardi : « KRACH 2007, la vague scélérate des
subprimes », aux éditions Le Manuscrit (novembre 2007).
Extrait : « En 2004, le PIB américain a progressé de
495 milliards, alors que la dette totale (ménages + entreprises +
administrations publiques) augmentait de 1.920 milliards. Presque 4
fois plus… De tels déséquilibres ne pourront pas durer éternellement !
En 1929, avant que n’éclate la dernière grande crise du capitalisme, la
dette totale américaine représentait 140% du PIB. Elle dépasse en
2005/2006 les 240% du PIB... »
KRACH 2007 : La vague scélérate des subprimes, André-Jean
Locussol-Mascardi, Editions le manuscrit, novembre 2007
De : André-Jean Locussol-Mascardi
mercredi 21 novembre 2007 |
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| mercredi 21 novembre 2007, a 22:26 |
| RETOUR AU XIXé siècle ? |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
Mercredi 21 Novembre 2007 - 14:57
Les 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux du mois de juillet ne
suffisant pas, le patronat via Laurence Parisot (MEDEF) veut supprimer
la durée légale du travail. Le retour au XIX° siècle, voilà le projet
de l'UMP-MEDEF
Sous prétexte de croissance économique faible, Laurence Parisot, nous
ressort l'archaïque réponse mise en avant par le patronat depuis le
XVIII° siècle: Moins de prélèvements fiscaux et par d'entrave légale au
droit d'asservir les hommes.
"C'est là que je me demande s'il ne
faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression
de la durée légale du travail" annonce t-elle sans honte devant un
parterre de journalistes . La suppression de la durée légale du travail
figurait dans le livre blanc intitulé "Besoin d'air" que la présidente
du MEDEF avait publié en janvier au début de la campagne pour
l'élection présidentielle et dans lequel le MEDEF détaillait ses
propositions de réformes pour les dix prochaines années.
Les bénéfices du CAC40 sont-ils oui ou
non en croissance ? Le CAC.40 n'a t-il pas atteint plus de 100
milliards d'euros de bénéfices l'an dernier ? Les exonérations de
cotisations patronales sont-elles oui ou non en croissance ? Les
allégements fiscaux aux plus riches, aux possédants sont-ils oui ou non
en croissance ? Aujourd'hui grâce a l'UMP (et ses satellites
centristes) le patronat sait qu'il peut tout avoir, demain il demandera
sûrement le rétablissement de l'esclavage car payer un salaire (même
misérable) nuit a la croissance ou a la compétitivité des entreprises.
Le problème du pouvoir d'achat
aujourd'hui, même dans le cadre de la mondialisation s'appelle encore
et toujours exploitation de l'homme par l'homme, plus-value confisquée
par les propriétaires des moyens de production.
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| mercredi 21 novembre 2007, a 22:07 |
| ASSEMBLEE NATIONAL ( Groupe COMMUNISTE ) |
Actions des Députés et Sénateurs Communistes
Mercredi 21 Novembre 2007 - 14:49
Question au gouvernement par André CHASSAIGNE, Député-Maire PCF du Puy-de-Dôme, président de l'ANECR
Ma question s'adresse au Premier Ministre.
En ce jour d'ouverture du Congrès des Maires, nous voudrions, Monsieur
le Premier Ministre, vous remettre quelques rubans tricolores. Parce
que vous êtes fort, très fort.
Très fort pour annoncer la réforme des
régimes spéciaux au nom de l'équité, alors qu'il s'agit d'imposer aux
cheminots, aux agents de la RATP et à ceux d'EDF-GDF, de travailler
plus longtemps pour gagner moins.
Très fort pour parler de réformer
l'Etat : des dizaines de milliers d'emplois supprimés dans les services
publics, avec en prime une baisse régulière du pouvoir d'achat des
fonctionnaires. Très fort aussi, pour réformer la justice : des
centaines de tribunaux rayés de la carte sans justification.
Très fort pour réformer l'université :
vous imposez une réforme au pas de charge pendant l'été, tout en
refusant les moyens financiers indispensables.
Très fort encore pour parler
d'augmentation du pouvoir d'achat. Mais les prix explosent, le SMIC est
à plat, et vous créez des franchises pour accéder à la santé et à la
justice.
Mais là où vous êtes le plus fort,
Monsieur le Premier Ministre, là où vous méritez vraiment la Marianne
d'Or, c'est quand vous dressez les Français les uns contre les autres
pour masquer l'essentiel de votre politique, c'est-à-dire les milliards
d'euros de cadeaux faits aux privilégiés de la fortune en leur
réservant la plus belle de vos réformes : donner toujours davantage aux
plus riches au détriment du plus grand nombre.
Dans ce contexte, Monsieur le Premier
Ministre, comment comptez-vous répondre aux revendications exprimées
par le mouvement social, et plus particulièrement sur les salaires, le
pouvoir d'achat, les retraites et les franchises médicales ?
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| mercredi 21 novembre 2007, a 21:17 |
| Nicolas Sarkozy bascule dans l'extréme dûreté . |
Nicolas
Sarkozy a tenu des propos d’une extrême dûreté aujourd’hui, lors d’un
discours prononcé devant l’association des maires de France.
En
réponse à la très forte mobilisation sociale qui a marqué aujourd’hui
tout le pays, non seulement Nicolas Sarkozy ignore les inquiétudes
profondes des personnels de la RATP, de la SNCF, de la fonction
publique, des étudiants, etc., mais pire, il choisit le terrain de
l’affrontement en les opposant aux usagers.
Ce jusqu’au-boutisme n’est pas digne d’un Président de
la République, c’est celui d’un chef de clan, celui de la droite
revancharde et de ses amis les grands patrons.
Le preneur d’otage aujourd’hui, c’est Nicolas Sarkozy
qui par son mépris et la brutalité de ses propos, mise sur la
radicalisation du mouvement et la division du pays.
Et référence pour référence, puisque Nicolas Sarkozy
semble aimer s’inspirer des grandes figures du communisme, on peut
rappeler que Karl Marx remarquait que les événements historiques se
reproduisent toujours deux fois, la seconde sous forme de farce.
Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF
Paris, le 20 novembre 2007. |
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| mercredi 21 novembre 2007, a 18:51 |
| SOLIDARITE ! |
Solidarité à François Auguste qui doit comparaître au
motif « d’entrave à la circulation d’un aéronef afin de soutenir des
personnes faisant l’objet d’une reconduite à la frontière ».
Lundi 26 novembre prochain, notre ami François AUGUSTE, vice-président du Conseil
régional Rhône-Alpes, va comparaître devant le tribunal correctionnel de Lyon au motif
« d’entrave à la circulation d’un aéronef afin de soutenir des personnes faisant l’objet
d’une reconduite à la frontière ».
Nicolas Sarkozy et son ministre de la honte Brice Hortefeux tentent d’installer le « délit
de solidarité ». François AUGUSTE peut être lourdement condamné : cinq ans de prison,
18 000 euros d’amende, privation de ses droits civiques, déchéance de son mandat d’élu.
C’est insupportable et gravissime !
Les faits reprochés sont mensongers et sans fondements : le 2 décembre 2006, notre
ami n’a pas entravé le décollage d’un avion. Il devait prendre cet avion pour une mission
importante en INDE. Il s’est adressé avec calme au commandant de bord puis aux
passagers, pour discuter du cas de cette famille kosovare pour laquelle la circulaire Sarkozy
n’était manifestement pas respectée comme l’indiquait un tract de RESF. Il n’a pas pu
finir son propos, il a été expulsé manu militari de l’avion, brutalisé, placé en garde-à-vue.
Une forte mobilisation d’élus et de citoyens a permis sa libération cinq heures plus tard.
Cette provocation délibérée du gouvernement est faite pour décourager les solidarités
populaires, leurs oppositions à la chasse systématique des sans papiers, aux méthodes
inhumaines d’arrestation et d’expulsion. Elle est faite pour intimider, briser l’élan citoyen
et résistant, mettre au pas les valeurs de la République.
Il faut faire un exemple qui frappe l’opinion en condamnant un élu et singulièrement
un élu communiste et républicain.
Cette volonté de museler les élus qui défendent les libertés et les valeurs démocratiques
de notre pays est généralisée : Chantages et menaces de poursuites judiciaires
à l’encontre des maires qui organisent des parrainages solennels de sans papiers, des
votations citoyennes, des référendums d’initiative locale pour le droit de vote des résidents
étrangers non communautaires.
Même démarche contre les élus qui interdisent, à l’échelle de leurs collectivités, les
expulsions locatives, les coupures de gaz et d’électricité, qui ont déclaré leur ville, leur
département hors AGCS.
Cette criminalisation doit cesser !
Nous ne sommes pas aux ordres de l’indigne !
Tous les élus communistes, républicains, citoyens et partenaires sont solidaires de François
AUGUSTE et exigent sa relaxe !
Nous appelons à participer massivement au rassemblement
de solidarité prévu par le comité de soutien à François AUGUSTE,
suivi d’une manifestation au tribunal d’instance
le lundi 26 novembre 2007 à 12 heures
Place Gabriel Péri à Lyon, métro Guillotière
André CHASSAIGNE
Président de l’Association nationale
des élus communistes et républicains
Marie-George BUFFET
Secrétaire nationale
du Parti communiste français
Nicole BORVO
Présidente du groupe communiste,
républicain et citoyen du Sénat
Alain BOCQUET
Porte parole des député-e-s communistes
et républicains de l’Assemblée nationale
Francis WURTZ
Président du groupe GUE-NGL au Parlement européen
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| mercredi 21 novembre 2007, a 18:30 |
| TRANSFORMER LES SALARIES EN SERFS ! |
Temps de travail : Laurence Parisot propose de tranformer les salariés en serfs
La Présidente du MEDEF, Laurence Parisot, veut en finir avec la durée légale du travail. Rien de moins.
Que
le patronat cherche constament à renier les droits des salariés, il n’y
a rien de neuf, hélas, à l’horizon. C’est même le leitmotiv du
capitalisme que d’extorquer toujours plus de profits à ses salariés en
faisant pression sur la productivité, le temps de travail, l’âge de
départ à la retraite ou en le menaçant de licenciement.
Au moment d’une mobilisation particulièrement forte sur
la question des retraites, du pouvoir d’achat ou encore de l’avenir des
jeunes, après Nicolas Sarkozy, c’est donc Laurence Parisot qui en
rajoute dans la provocation.
En proposant d’en finir avec la durée légale du
travail, Laurence Parisot propose purement et simplement de transformer
les salariés en serfs, qui auraient pour seuls but de servir les
intérêts de leur seigneur.
Parti communiste français
Paris, le 21 novembre 2007. |
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| mercredi 21 novembre 2007, a 17:07 |
| L'amalgame et la calomnie doivent cesser ! |
Des actes de malveillances ont été commis à l’encontre de la SNCF.
Le Président de la République et le gouvernement s’en
sont saisit pour lancer une campagne calomnieuse qui fait un amalgame
indigne entre ces actes absolument condamnables et la lutte légitime
des cheminots.
Cette campagne, complaisament relayée dans les médias,
vise à culpabiliser la communauté des cheminots accusés de sabotage et
d’attentat, à dresser la population contre elle, à faire de ces
salariés, qualifiés tour à tour de privilégiés, de pollueurs et
d’agitateurs, des boucs émissaires.
Cette méthode est scandaleuse. Il est indispensable que
toute la lumière soit faite et qu’on sache qui sont les auteurs de ces
actes qui ne profitent qu’à ceux qui veulent saboter la négociation.
Patrice Cohen-Seat, Membre du comité exécutif du PCF
Paris, le 21 novembre 2007. |
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| mercredi 21 novembre 2007, a 16:46 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Revalorisation des retraites Par Evelyne Didier -
13 Novembre 2007
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Lettre à Monsieur Xavier
Bertrand, Ministre du travail, des relations sociales et de la
solidarité.
Monsieur le Ministre,
La semaine bleue consacrée aux retraités et aux personnes âgées,
qui a eu lieu cette année du 15 au 21 octobre, a été, une nouvelle fois,
l’occasion pour cette population de se faire entendre sur la question des
pensions.
En effet, c’est un cri d’alarme que pousse l’ensemble des
organisations syndicales qui s’indignent des conditions de vie du troisième âge.
Le niveau des retraites ne permet plus aujourd’hui de satisfaire les besoins
élémentaires des pensionnés, et cet état de fait touche davantage les
femmes.
Or, l’augmentation des pensions, limitée à 1,1%, prévue pour 2008,
ne correspond pas suffisamment aux diverses hausses que subit le coût de la vie.
Le pouvoir d’achat des retraités ne cesse ainsi de baisser, créant des
difficultés souvent insurmontables pour ces personnes âgées.
C’est donc sur ce constat que les représentants des retraités ont
lancé, unanimement, un appel à la revalorisation des pensions, à travers
notamment la mise en circulation d’une pétition. Vous trouverez ci-joint
l’ensemble des signatures recueillies dans mon département.
Aussi, Monsieur le Ministre, je ne peux que soutenir cette
démarche et vous demander de bien vouloir réétudier le programme de 2008 en
tenant compte davantage de l’inflation, et voir dans quelle mesure il serait
possible de convoquer, comme le stipule l’article 27 de la loi du 21 août 2003
portant sur les retraites, « une conférence présidée par le ministre chargé de
la sécurité sociale et réunissant les organisations syndicales et
professionnelles représentatives au plan national, dont les modalités
d’organisation sont fixées par décret » dans le but qu’ « une correction au taux
de revalorisation de l’année suivante puisse être proposée au Parlement dans le
cadre du plus prochain projet de loi de financement de la sécurité
sociale. » | | | |
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| lundi 19 novembre 2007, a 22:50 |
| USAGERS /GREVISTES . |
COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS/GREVISTES (CSUG)

COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS/GREVISTES
Ras le bol de la campagne mensongère des médias
Depuis une semaine sur les médias télévisés, financés
par tous "les citoyens de droite et de gauche" comme les divers
journaux aiment à présenter les "antiblocages", nous sommes utilisés en
tant qu’usagers comme chair à propagande par le pouvoir et ses hommes
des médias, sur un thème unique : "la galère".
"Galères en prévision" (France 2. "20 heures") ; "pluie
et vent, un jour de galère donc pour des millions d’usagers des
transports en commun" (JP Pernaut. TF1-13heures) ; « galères en
perspective » (PPDA. TF1) ; "Quelle galère !" (A. Pulvar. France 3). Le
bouquet allant au toujours très zélé (vis-à-vis du pouvoir) JP Pernaut
qui prononce les mots suivants : "Troisième jour de galère pour les
usagers qui eux n’ont pas le choix et doivent travailler jusqu’à 65
ans, tous les matins". Les journalistes étendent le terme "usagers" aux
"bons" étudiants qui veulent travailler "pour préparer leurs examens
proches". "La police a dû intervenir pour défendre la liberté d’étudier
à Nanterre" (France 3). Quelle démocratie originale qui voit la
matraque au service de la culture !
« De droite ou de gauche, la majorité des étudiants
sont antiblocage » (Toutes les chaînes) et les autres ? « Pas
Français ! », comme sous Pétain ?
Nous, usagers sommes invités généreusement à parler au
micro, on voit même des envoyés spéciaux devant les gares, toute la
journée, pour recueillir les précieux témoignages. On commence par
l’usager compréhensif devant les grèves (c’est cela l’objectivité !!!)
mais on coupe ses arguments, ensuite « l’usager pétant les plombs », on
le voit casser une poubelle sur un quai de métro (France 2), une autre
déclarer, sans émoi du présentateur « Il faut fusiller ces gens là ! »,
après quoi le journaliste pourra conclure doctement « l’énervement
devient un peu plus fort chaque jour ! ». On termine par une note
« sociale », par « l’usager affolé » « je vais perdre mon boulot si
j’arrive en retard ». Une question sous-jacente nous taraude : y
aurait-il des patrons incompréhensifs ?
Non, le reste des informations constitue un démenti à
cette pensée interdite sous le règne de Sarkozy. Les patrons sont
formidables : « Grâce à leur employeur, les salariés ont été autorisés
à dormir dans une yourte installée dans la cour (France 2), « largesse
d’un patron hôtelier compréhensif qui a donné des chambres à ses
employés » (TF 1).
Et puis, si vous n’avez pas compris, il y a le ton martial, militant de
JP Pernaut : « La mobilisation syndicale se heurte à la volonté très
claire du gouvernement de créer un système plus équitable de retraites,
c’était dans le programme de Nicolas Sarkozy, pour lequel les Français
ont voté ! ».
On ne peut s’étonner après de la faiblesse de la
syndicalisation dans notre pays, où les médias présentent comme
défenseur des inéquités… les organisations syndicales !
Sur quelles ondes accordera-t-on, un temps de parole
aux usagers de la télévision privée ou publique, devenue un outil de
propagande pour le président et le gouvernement ? Peut-on croire un
instant, que spontanément les journalistes, sans directives de
l’Elysée, parlent d’une même voix de »galère » ?
Actuellement, les journaux s’intéressent à la liberté
d’expression au Liban, espérons que les Libanais s’intéressent aussi à
notre propre liberté et droit à l’information !
Qui sont les réels privilégiés ?
Toute l’année, rentabilité financière oblige, nous
sommes des clients, lorsque des grèves surgissent, nous devenons
subitement, dans les médias, des usagers.
Usagers, nous le sommes, nous pouvons voyager, tôt le
matin et tard le soir, le week-end et jours fériés compris, parce que
des salariés, qu’on veut nous opposer, remplissent leur mission de
service public.
On nous rebat les oreilles, des prétendus
« privilégiés » que seraient les cheminots ou les transporteurs
publics. C’est un mensonge !
Nous n’acceptons pas comme usagers mais aussi comme
travailleurs de nous laisser diviser pour le seul profit du patronat et
du pouvoir à son service.
La pension des cheminots se monte en moyenne à 1406
euros mensuels (-13 % par rapport aux autres salariés), certes ils
partent en retraite à 55 ans à certaines conditions mais ils cotisent
davantage.
L’espérance de vie, un critère ignoré du MEDEF et du
pouvoir, pour un ouvrier ou un cheminot s’avère de12 ans inférieure à
celle d’un membre des professions libérales ou d’un patron.
Où sont les fiers à bras des médias opposés soi-disant
aux privilèges, quand Sarkozy a accordé un cadeau fiscal de 15
milliards d’euros à tous les membres de l’oligarchie financière, s’est
généreusement augmenté de 200 %, quand les membres des conseils
d’administration d’EADS gagnent en spéculant contre leur entreprise 1,5
milliard d’euros. Les voilà les véritables privilégiés que nos actions
doivent cibler, ceux qui se lèvent tard et vivent des fruits du travail
des salariés de plus en plus mal payés !
L’indispensable solidarité avec les grévistes.
Le sommet de l’Union européenne à Lisbonne (2000) a
fixé l’objectif aux gouvernements de reculer l’âge du départ en
retraite à 65-67 ans. La démographie sert de prétexte à réaliser de
substantiels profits car le patronat sait que les salariés, usés par
une vie de labeur, préfèreront partir avant 65 ans avec une retraite
diminuée ou en ayant recours à des assurances et fonds de pension qui
rapportent des milliards boursiers aux capitalistes et spéculateurs.
Les réformes allongeant le temps de travail de 37, 5
annuités à 40 ans( 1993) dans le privé puis en 2003 dans le secteur
public, ont été présentées en leur temps, comme moyen de solutionner
les déficits des caisses de retraite. En 2007, au nom de « l’équité »,
Sarkozy s’attaque aux régimes spéciaux qui financent d’autres caisses
(agriculteurs, commerçants). La retraite à 55 ans pour les métiers
pénibles et à 60 ans pour tous, comme celle de nos aînés (c’est cela
aussi l’équité), ne pourra l’être qu’en taxant les revenus du capital
et de la bourse.
La grève des cheminots, des agents RATP, des
transporteurs urbains, étudiants, celle le 20 novembre des enseignants,
agents hospitaliers, électriciens est la nôtre, leur lutte permettrait
à chacun de bénéficier de nouveaux droits. Le pouvoir et les médias
opposent le privé et le public. Dans les médias, les défenseurs de la
« liberté du travail » n’évoquent jamais la violation du droit
syndical, la difficulté de se syndiquer dans les PME, jamais le
chantage à la perte d’emploi dans les entreprises privées, c’est
pourquoi nous saluons les salariés du privé qui participeront à la
grève du 20/11.
L’intérêt des usagers, au-delà de la gêne occasionnée
par l’entêtement du pouvoir, est de soutenir le mouvement gréviste,
l’équité doit se faire par le haut afin que les générations nouvelles
ne soient pas pénalisées, que les contrats de travail soient respectés.
Usagers, solidaires des grévistes, faisons nous entendre partout !
COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS GREVISTES (CSUG)
Paris le 18 novembre 2007.
De : steredennruz
lundi 19 novembre 2007 |
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| lundi 19 novembre 2007, a 22:02 |
| Les étudiants dans la rue . |
Les étudiants d'Aix-Marseille manifesteront demain
Lundi 19 Novembre 2007 - 21:19
La Fac de Marseille-Saint Charles rejoint le mouvement de protestation
et participera au temps fort du 20 novembre qui s'annonce puissant, les
étudiants seront dans la rue à Marseille 10H sur la Canebière
Les étudiants de l'Université de Provence (qui compte près de 6 000
inscrits, essentiellement en sciences) se sont réunis en fin de matinée
en assemblée générale (AG) pour voter le blocage et l'occupation de la
fac Saint Charles. Une cinquantaine de personnes se sont prononcées
contre ces mesures qualifiées "d'extrêmes mais nécessaires" par les
grévistes, et autant se sont abstenues. Ces mesures seront effectives
dès demain matin et jusqu'à la prochaine AG prévue mercredi.
Les étudiants de la fac de lettres
d'Aix-en-Provence poursuivent leur mobilisation contre la loi Pécresse.
Une délégation a participé à une table-ronde avec le président de la
fac mais a claqué la porte des négociations. Un comité antiblocage
(composé essentiellement de l'UNI) s'est constitué pour pleurer auprès
de Maryse Joissains, maire UMP d'Aix.
« La direction peut nous refouler par
la force, et fermer la faculté de lettres, nous reviendrons, prévient
un militant de l'UEC. La mobilisation qui s'étend est notre meilleure
alliée. La direction n'osera pas aller jusqu'à l'évacuation si le
mouvement gagne toute la France. » Parmi les professeurs, nombreux sont
ceux qui déplorent la décision de la présidence : « Ca ne va rien
changer, au contraire cela va attiser les conflits », considère un
enseignant d'ergologie. Néanmoins, du côté du personnel, tout le monde
se prononce unanimement contre cette loi.
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| lundi 19 novembre 2007, a 21:29 |
| Ostréiculture . |
19 novembre, 2007
Ostréiculture :
L’huître d’Arcachon doit être réhabilitée
Alors que les fêtes de fin d’année approchent, les ostréiculteurs
d’Arcachon ont porté plainte contre l’Etat pour demander une
indemnisation pour les préjudices subis suite à l’interdiction de
commercialisation du 31 août dernier.
Samedi 11 novembre, les huîtres d’Arcachon
étaient (enfin) misent hors de cause dans les deux décès survenus en
septembre dernier. Le sous-préfet déclarait avoir eu confirmation par
le parquet général que l’enquête était close et que les deux décès de
septembre « ne sont pas liés à la consommation des huîtres ». Or, le
lendemain, le ministère de l’Agriculture intervenait par communiqué
pour préciser que « les conclusions officielles de l’instruction
judiciaires ne sont pas encore connues » ( !). Une partie de ping-pong
qui irrite à juste titre les ostréiculteurs.
A l’approche des fêtes de fin d’année, la
profession estime à 30 % la baisse de ventes au détail et entre 50 et
80 % de chute dans les grandes surfaces. Sur les marchés, en
revanche, les clients de la région sont restés fidèles aux huîtres
arcachonnaises. Mais cela ne saura suffire, et les 350 entreprises du
bassin voient arriver les fêtes de fin d’année avec appréhension. Pour
beaucoup, la période représente de 30 à 40 % du chiffre d’affaires de
l’année. De plus en plus ici, la profession parle « de complot »,
estimant totalement anormal que toute une filière soit brimée à ce
point pour rien. La veille sanitaire sur le bassin d’Arcachon n’est
toujours pas levée (alors qu’elle devait l’être au 31 août), faisant
craindre de nouvelles interdictions.
A Paris, le ministre de l’Agriculture et de la
pêche, Dominique Bussereau, n’envisage pas le versement de dommages et
intérêts pour les ostréiculteurs d’Arcachon. Questionné dans
par le quotidien Sud-Ouest, Dominique Bussereau a indiqué clairement
que « ce sont les contrôles sur les cultures marines et non pas les
deux décès qui ont conduit à l’arrêt, le 31 août ». Me Pierre Blazy,
l’avocat des ostréiculteurs, a indiqué que deux plaintes allaient être
déposées pour le compte de la profession. La première contre X au pénal
pour « rechercher les responsables de la diffusion d’une fausse
information » ; la deuxième en responsabilité contre l’Etat devant le
tribunal administratif pour demander « une indemnisation individuelle
car manifestement il y a eu un dysfonctionnement qui a abouti à une
catastrophe économique ». En attendant, beaucoup se disent solidaires
des ostréiculteurs et Paysans.fr a décidé de s’engager à leurs côtés en
livrant les huîtres du bassin au domicile du consommateur en froid
constant, et en réhabilitant les huîtres, notamment en proposant une
demi-journée en bateau avec un ostréiculteur. Au programme : ramassage
d’huîtres et dégustation.
par Nadège Dubessay
Journal LA TERRE
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| lundi 19 novembre 2007, a 20:42 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Les sénateurs Communistes Républicains et Citoyens
soutiennent la mobilisation étudiante contre la loi Pécresse Par le
groupe CRC - 13 Novembre 2007
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A l’Université comme dans d’autres domaines, le gouvernent et le
Président de la République recherchent l’épreuve de force.
Face au développement du mouvement des étudiants et des
enseignants du supérieur exigeant l’abrogation de la loi relative aux libertés
et aux responsabilités des universités (LRU), la ministre de l’enseignement
supérieur et de la recherche a du concéder, par redéploiement de crédits,
quelques mensures en faveur du logement étudiant. Ceci ne suffira pas à
désamorcer la colère.
Les raisons de s’opposer à cette loi qui heurte des principes
fondamentaux de l’enseignement universitaire français demeurent. Au mois d’août,
lors de la discussion de ce texte en urgence, les sénateurs du groupe CRC en
avaient combattu les aspects les plus négatifs. En particulier le désengagement
de l’Etat et l’instauration d’une logique concurrentielle qui obligera les
universités à faire la course aux financements privés, mais aussi la possible
remise en cause des statuts des enseignants-chercheurs et du principe de
collégialité. L’Université a pourtant besoin d’une réforme ambitieuse.
C’est la raison pour laquelle les sénateurs du groupe CRC
soutiennent la mobilisation du mouvement étudiant contre la loi LRU. Lors de la
discussion budgétaire qui débute, ils seront ainsi confortés pour exiger du
gouvernement de donner enfin à l’université des moyens à la hauteur des besoins,
que ce soit en matière de fonctionnement, de recrutement
d’enseignants-chercheurs, de personnels techniques et administratifs, mais aussi
de construction, de rénovation et d’équipements des universités. | | | |
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| lundi 19 novembre 2007, a 18:58 |
| L'objectif de la droite . |
L’objectif de la droite : Détruire le modèle social français
Mis en ligne : 19 novembre
Cette
semaine sera-t-elle décisive au moins dans les transports ? Le
mouvement actuel exprime avec force le sentiment que les fruits du
sarkozysme n’ont pas tenu les promesses des fleurs rhétoriques.
Les
sondages les plus récents, s’ils ne cessent de souligner que l’opinion
en l’état actuel des choses, n’est pas acquise majoritairement aux
grèves de la SNCF et à la RATP, témoignent en revanche qu’une baisse
sérieuse de la cote du président et d’une déception, largement
majoritaire, en matière de pouvoir d’achat, entre autres. Colère et
mobilisation des magistrats, colère et mobilisation dans les
universités, colère et mobilisation dans la fonction publique. La
grogne, entend-on à longueur d’antenne. Il y aurait des Français
génétiquement grognons.
La réalité est autre. Personne, si ce ne sont ceux qui
pourraient espérer un pourrissement, n’a intérêt à la dégradation du
climat social et à ce que la grève dure. Et pas plus les cheminots que
les usagers dont les difficultés sont réelles et sérieuses. Mais il
faut tout de même s’entendre sur les raisons du conflit. Le ministre du
travail parle volontiers de pédagogie. Il n’a de cesse de témoigner,
depuis la semaine passée, de sa bonne volonté. Le gouvernement,
assure-t-il, a tout fait pour éviter cela, nous avons répondu
favorablement à la demande de négociations tripartites et nous sommes
prêts à une petite condition : la reprise du travail. Mais quel cadre
pour les discussions ? Quelle volonté de négocier, vraiment et pas sur
des bouts de ficelle ? Quels engagements non sur la forme mais sur le
fond ?
Cela tient du Maître Pathelin. Mais puisqu’il est
question de pédagogie, peut-être convient-il de replacer le conflit
dans son cadre général. Depuis 1993 et la réforme Balladur, c’est la
quatrième offensive de la droite contre les retraites. A chaque
récidive, il s’agit d’allonger la durée de cotisation et chaque fois la
droite provoque un conflit social d’envergure. Chaque fois elle met le
feu aux poudres en s’en prenant aux acquis sociaux. Et ce serait au nom
de l’équité, de la démographie, de l’alignement sur ce qui se fait chez
nos voisins européens.
Allons donc ! Voici peu Denis Kessler, qui fut vice
président du MEDEF, vendait la mèche. Il faut défaire le modèle social
français né au lendemain de la guerre et le gouvernement s’y emploie,
déclarait-il, en substance. Fillon en 2002 à l’Assemblée nationale
avait mis en cause 1936. C’est bien cela, la rupture Sarkozy : on sert
les riches et on s’en prend aux salariés.
L’équité n’est pas autre chose qu’un argument de
diversion et de division. Car derrière les régimes spéciaux il y a, dès
l’an prochain, l’allongement pour tous de la durée de cotisation, en
attendant les années à venir. Cela, l’opinion doit le savoir. Mais
l’allongement même, qu’est ce que ça veut dire quand la plupart des
salariés entrent de plus en plus tard dans la vie active ? Qui arrivera
à 41, 42 ans de cotisation pour avoir droit à une retraite pleine ? La
loi, pour tous ou presque, ce sera la décote, condamnant les plus
modestes après toute une vie de travail, à une allocation de misère,
dirigeant ceux qui le pourront vers les assurances privées. Ou
faudra-t-il travailler jusqu’à 67, 68 ans ou plus ? |
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| lundi 19 novembre 2007, a 18:39 |
| Mouvement social . |
Mouvement social : Contre l’intérêt général, le gouvernement persiste à refuser l’évidence
Mis en ligne : 19 novembre
Cinq
jours que le mouvement social dure et le gouvernement continue, au
risque d’aller à la catastrophe, de mettre en scène sa pseudo fermeté à
l’égard des légitimes revendications des salariés en lutte.
Fidèle
à sa méthode de gouvernernement qui consiste à jouer une partie de
l’opinion contre l’autre, le gouvernement joue la montre et parie sur
la crise en instrumentalisant de drôle de manifestation bien peu
spontanée. En effet qui peut raisonnablement croire à la sincérité de
slogan tel que « fillon tiens bon » entendu cet après midi dans une
manifestation aux cortèges bien maigrelets malgrès le soutien chiffré
de la préfecture de Police (organisateur et préfecture donnant, chose
rarissime, le même nombre de manifestants).
L’attitude gouvernementale devrait être tout autre. Il
s’agit maintenant, au lieu de stigmatiser les titulaires de régimes de
retraite liés la pénibilité de leur travail en les rendant responsable
du déficit du régime général, de s’attaquer à une réforme du
financement qui ferait que le capital cotise au même niveau que les
salariés. Mais au mépris de l’intérêt général, le gouvernement refuse
l’évidence et préfère continuer dans sa logique désastreuse de bouc
émissaire.
Parti communiste français
Paris, le 18 novembre 2007. |
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| dimanche 18 novembre 2007, a 22:54 |
| Au côté des grévistes |
Le Monde aux ordres de l'UMP/MEDEF
Le Parti de la Presse et de l'Argent en lutte contre les grévistes (d'après David Noël PCF Henin-Beaumont)

Dans un climat de suspicion générale
vis-à-vis de médias omniprésents, la tentation est de les soupçonner de
parti pris. L'opinion étant majoritairement hostile à la grève, ce sont
les grévistes qui se sentent victimes de la partialité supposée des
organes d'information. Le même sentiment, poussé jusqu'à la
diabolisation, est exprimé par les étudiants qui réclament l'abrogation
de la loi sur l'autonomie des universités, votée cet été, et qui
militent pour le blocage des établissements. Encouragés par des sites
Internet qui usent et abusent de la dénonciation des journalistes, les
uns et les autres rendent les médias responsables de leur propre
incapacité à convaincre l'opinion.
Non, l'éditorialiste anonyme du Monde qui ose cette analyse à tomber
par terre n'est pas devenu fou et paraît tout à fait sérieux.
Partialité des médias ? Quelle partialité ? A hurler de rire, car comme
l'écrivent avec humour Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts dans
Libération d'hier, la grève des cheminots a trouvé son héros, défenseur
de la veuve et de l'usager torturés par les grévistes privilégiés Ce
héros s'appelle Jean-Pierre Pernaut !
Depuis mardi, toutes les télés se sont mises au diapason de TF1 et
on ne nous épargne rien des tracas des fameux usagers en colère.
L'information se limite à des micro-trottoirs et les journalistes qui
couvrent les grèves étudiantes d'opposer une poignée d'étudiants
bloqueurs politisés à la majorité d'étudiants désireux de reprendre les
cours et qu'importe si les leaders des anti-blocage sont en fait des
militants de l'UNI ou de Liberté Chérie tout aussi politisés que les
étudiants en grève, les journalistes n'en disent rien.
Depuis mardi, les journaux télévisés et la presse écrite font leurs
choux gras de sondages soi-disant défavorables aux grévistes. Comme
d'habitude, tout est dans les questions Aucun sondage n'a mis en avant
les propositions des organisations syndicales : retraite à 60 ans à
taux plein, retour aux 37,5 annuités de cotisations dans le public
comme dans le privé, financées par une taxation des revenus du capital
et une augmentation des cotisations patronales. L'alternative est là,
mais dans les colonnes du Monde, du Figaro ou dans les sujets de TF1 et
de France 2, ces propositions sont systématiquement évacuées.
Le Parti de la Presse et de l'Argent (PPA comme l'appellent nos amis
sardons du Plan B) a choisi son camp : celui du gouvernement et du
MEDEF qui exige le passage à 42 puis à 45 annuités de cotisations et la
mise en place de fonds de pension. Logique, les salariés ne pourront
pas cotiser 45 annuités et par le jeu des décôtés, ils ne pourront
prétendre qu'à des pensions dérisoires
Alors, cette après-midi, les ultra-libéraux de Liberté Chérie et
d'Alternative Libérale, les étudiants sarkozystes de l'UNI et des élus
UMP entendent bien défiler à Paris et rejouer le coup du 30 mai 1968,
quand la fameuse majorité silencieuse gaulliste défilait contre la
chienlit. Même slogans, même hargne anti-grèves et anti-syndicats et
nul doute que les journaux télévisés de ce midi et de ce soir
relaieront avec complaisance une initiative présentée par ses
initiateurs comme une manifestation d'usagers apolitiques favorables
à la liberté du travail bafouée par des grévistes nantis et privilégiés
Le PPA joue sa partition. Acquis aux intérêts du capital, le PPA
participe au conflit de classe qui se joue sur fond de division des
classes populaires et de volonté d'une droite thatchérienne et
ultra-libérale d'écraser le mouvement social. C'est peut-être le
paradoxe des luttes sociales actuelles : jamais la lutte des classes
n'a été aussi visible, jamais la volonté revancharde du patronat et de
la droite aussi transparente. La lutte des classes existe et le camp du
patronat est bien organisé. Pour défendre nos droits contre les
attaques du patronat, de la droite et du Parti de la Presse et de
l'Argent, soyons révolutionnaires !
Nicolas Maury
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| dimanche 18 novembre 2007, a 22:33 |
| Un CFAI contre l'enseignement public à Istres ? |
Infos Istres, Fos sur Mer, SAN/Ouest Provence
Annoncé lors des élections municipales
anticipées de décembre 2006, par Jean Noël Guerini, un CFAI (Centre de
Formation des Apprentis de l'Industrie) est installé sur Istres à
Trigance. Mais c'est un établissement privé contrôlé par l'UIMM
(Branche industrielle du MEDEF)

Il ne s'agit de lutter contre l'installation
d'infrastructures de formations sur Istres, il s'agit ici de prévenir
le danger de ce CFAI. Ce Centre de Formation d'Apprentis est au service
de l'IUMM (Union patronale de la métallurgie) connue pour ses « caisses
noires » contre les syndicalistes, une puissante fédération patronale
qui mène des politiques de lobbying sur les gouvernements et les
parlementaires pour casser l'industrie française et les droits des
ouvriers (cf l'affaire Denis Gautier-Sauvagnac et les 20 millions
d'euros détournés pour acheter la « paix sociale » dans les usines).
Plus fort, le projet porté par l'UIMM va coûter 20 millions d'euros,
dont 4 millions seront offerts par le SAN/Ouest Provence en plus des
15.000 m2 de terrains sur Trigance (et je ne parle pas des subventions
de la Région PACA). Tous les lycées PUBLICS professionnels et
technologiques de la circonscription assurent déjà les mêmes formations
que ce futur CFAI privé , (BEP, BTS Pro et ingénieur) . Les
enseignants de Latécoère d'Istres apprécieront ce geste contre
l'éducation publique.
Ces 4 millions d'euros (de nos impôts sans oublier les subventions
elles aussi issues de nos impôts) vont aider la grosse fédération
patronale de la métallurgie à concurrencer la formation professionnelle
PUBLIQUE, LAIQUE et GRATUITE. C'est une concurrence déloyale du service
public et un subventionnement du MEDEF. Il va former pour ses besoins
de bons petits soldats, corvéables a merci.
Ce qui scandalise c'est la complaisance des collectivités
territoriales (Ville, intercommunalité, département et région) et des
journalistes (notamment La Provence) avec l'UIMM (son réseau de
formation et ses associations). Comme si les caisses noires de ce
comité des Forges et les détournements et abus de biens sociaux du
MEDEF n'avaient pas été mis à jour avec le scandale de Denis
Gautier-Sauvagnac.
CFAI sur Istres (article de la Provence) (937.56 KB) reseau de formation de l'UIMM (279.62 KB)
Nicolas Maury
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| dimanche 18 novembre 2007, a 22:17 |
| DEUX EXEMPLES TOUT SIMPLES . |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
Comment avoir confiance en son président ?
Dimanche 18 Novembre 2007 - 19:18
Deux exemples tout simples :
-
Nicolas Sarkozy, président de la France et célèbre réactionnaire de
droite, vient de faire voter une hausse de son salaire de 206%, donc de
7 700 euros à 19 000 euros, à l'Assemblée Nationale où son parti,
l'UMP, à la majorité absolue.
C'est, paraît-il, pour égaler le salaire de la chancelière allemande
(21 000 euros) et, du coup, doubler celui du premier ministre espagnol
(6 500 euros). J'ajoute que c'est le seul président cité qui ne paye
rien du tout : ni loyer, ni impôt, ni intendance, etc.. en plus il
bénéficie d'avantages importants (avion gratuit, chauffeur etc.)
 -
Evo Morales, président bolivien app-communiste, a réduit son salaire de
moitié, de 3 720 dollars à 1 902 dollars.
Cet ami de Fidel Castro trouvait qu'il était indécent que le président
gagne 60 fois plus que le salaire minimum bolivien. Il avait même
décidé de donner la moitié de son salaire actuel (donc 951 euros) aux
victimes d'un tremblement de terre au Pérou le 15 août dernier.
Bref, deux logiques (une individualiste l'autre
solidaire), deux systèmes (un capitaliste et l'autre socialiste), à
vous de choisir !
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| dimanche 18 novembre 2007, a 21:40 |
| Mouvement jeunes communistes de France ( J.C ) |
Nouvelles dates de mobilisation contre la LRU.
Le point après la réunion de la coordination nationale ce week end à Tours.
Plus de 180 délégués provenant de 59 universités
mobilisés ce sont réunis les 17 et 18 novembre à Tours. En plus de la
participation aux manifestations du mardi 20 novembre déjà décidée, la
coordination nationale appelle à une journée nationale de
manifestations contre la LRU le jeudi 22 novembre. Elle appelle les
lycéens à rejoindre cette manifestation.
Rejet des dégradations comme de la répressions
La coordination a condamné fermement toutes les
dégradation gratuites commises sur les lieux universitaires. Elle a
aussi condamné la répression policière qui sest violemment abattue
dans certaines universités, de même que les poursuites judiciaires ou
lappel à des vigiles privés.
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| dimanche 18 novembre 2007, a 08:42 |
| Proposition de loi du ( P.C.F ) |
dimanche 18 novembre 2007
(00h22) : Proposition de loi PCF pour labrogation de la loi dautonomie des universités
Proposition de loi PCF pour labrogation de la loi dautonomie des universités
Le député PCF du Val-de-Marne, Pierre Gosnat, a annoncé
avoir déposé vendredi une proposition de loi pour labrogation de la
loi relative aux libertés et responsabilités des universités, dite loi
Pécresse, afin de manifester le soutien des élus communistes aux
étudiants en grève.
"Solidaire avec les étudiants grévistes", M. Gosnat
demande, dans un communiqué, que le débat sur la loi dautonomie des
universités "soit à nouveau ouvert à lAssemblée nationale".
Selon le député communiste, "la mise en concurrence des
universités, la privatisation du financement de lenseignement
supérieur français, le manque de démocratie dans le fonctionnement des
établissements sont sous-tendus" par lapplication de la loi Pécresse
du 10 août 2007, dont il demande labrogation.
De : IlRosso...
dimanche 18 novembre 2007
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| dimanche 18 novembre 2007, a 08:28 |
| Rétablissons la VERITES ! |
Rétablissons des vérités contre ce tapage médiatique ou tout est
mensonge. Nous n'avons pas l'opinion public dans notre poche
malheureusement mais ce qui se passe aujourd'hui, cela concerne la
totalité des travailleurs privé et public car demain ce sera 41 et 42
ans.La SNCF comme toujours a été un rempart pour le gouvernement contre
des mesures excessives anti-social.
Si demain nous perdons ce combat nous irons tout droit vers un recul
social sans précédent qui a débuté depuis quelques temps maintenant.
Certains parlent de choses qu'ils ne connaissent pas et s'abrutissent à
regarder TF1 et prennent l'info tel quelle vient sans la moindre
réflexion et analyse personnelle.La vérité est ailleurs.Il y a de
l'argent en France, mais il est toujours dans les màmes poches.
Citoyens réfléchissez !
Nécoutons pas les menteurs !
Exemple : Nicolas Sarkozy avait promis la non privatisation d EDF-GDF
Expliquons notre régime :
-Nous ne sommes pas des fonctionnaires :
Vous ne payez pas nos salaires.
-Nous ne sommes pas au régime général :
Vous ne cotisez pas pour nos retraites.
Notre système de retraite est financé par les cotisations salariales et
patronales SNCF et non par le régime général de retraite. Sa
disparition ne règlera pas le problème de nos retraites à tous.
Quel est lobjectif du gouvernement ?
- Sauver le système de retraite par répartition ? => NON
- Augmenter la durée de vos cotisations ? => OUI
- Diminuer vos pensions ? => OUI
Ils veulent des retraites par capitalisation : Donc pas de retraites pour les bas salaires.
- Privatiser votre service public de transport ? => OUI
Vous en constatez déjà les effets à chaque retard lié au matériel, au personnel, ou aux installations !
Quels sont les objectifs des cheminots ?
- Le développement durable :
Préserver lenvironnement et développer le Fret SNCF :
Le gouvernement vous fait croire quil cherche à développer le ferroviaire (ferroutage)
Faites votre constat : de plus en plus de camions et de plus en plus de morts !
- Maintenir un service public de haute qualité et sécuritaire,
- Et sauver le système de retraite par répartition.
1 jour de grève coûte à chaque gréviste 60 euros en moyenne ; Ce
sacrifice est nécessaire à la sauvegarde de nos et de vos retraites
ainsi que du service public SNCF.
Notre combat daujourdhui est votre victoire de demain !!!
Les cheminots en résistance
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| dimanche 18 novembre 2007, a 08:09 |
| Ingrid Betancourt . |
| Ingrid Betancourt : Succès de votre mobilisation ! |
| De : |
contact@ingridbetancourt-idf.com |
| Envoyé : |
sam. 17/11/07 12:10 |
| Répondre à : |
contact@ingridbetancourt-idf.com |
| À : |
domik27@hotmail.fr |
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La pétition franchit le cap des 300.000 signatures !
Une bonne nouvelle narrive jamais seule : à la veille de la grande
marche qui partira à 15H00 du Parvis des Droits de lHomme (Paris), la
pétition pour la libération dIngrid, Clara et les otages de Colombie
vient de franchir le cap des 300.000 signatures ! Notre espoir est
maintenant double : vous compter parmi nous ce dimanche et que les
bonnes nouvelles continuent
Ces signatures sont aussi les vôtres !

300.000 signatures pour la pétition : cest un
succès incontestable pour cette action ! Cette réussite nest pas
propre au Comité de soutien. Vous avez été nombreuses et nombreux à
lassurer en la faisant signer autour de vous, dans vos mairies, chez
vos commerçants, Le Comité vous dit MERCI ! La pétition continue :
ensemble, faisons-lui franchir un nouveau cap.
En savoir plus
Mobilisation exceptionnelle le 18 novembre à Paris

Le Comité de soutien vous rappelle quune mobilisation exceptionnelle est organisée ce dimanche 18 novembre à Paris. Une grande marche partira à 15H00 du Parvis des Droits de lHomme
(appelé Parvis du Trocadéro) pour rejoindre le Mur de la Paix. La
famille dIngrid, des personnalités et des élus y prendront part.
En savoir plus La liste des bornes Vélib les plus proches Rejoindre lEvent Facebook de la marche
Soutenez le Comité de soutien à Ingrid Betancourt

Plus que jamais, le Comité de soutien à Ingrid
Betancourt est mobilisé pour parvenir à la libération rapide de lotage
franco-colombienne et des 3000 autres séquestrés. Cest pourquoi nous
avons besoin de votre soutien :
Signez et faites signer la pétition Rejoignez le Comité de soutien Faites un don Revêtez le t-shirt de soutien ou le badge de solidarité |
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| samedi 17 novembre 2007, a 07:59 |
| ETRANGE ? |
Etrange évenement à Strasbourg
Suite à lévacuation dhier, une
AG a débuté aujourdhui. Tous les amphis étant fermé (merci M le
président), lAG a débutée dans le hall. Malheureusement un incendie a
interrompu celle ci au moment ou elle votait lexclusion de lUNI de la
salle. Des rumeurs persistantes donnent pour auteurs de ce feux de
rideau soit ladministration, soit lUNI, soit le FNJ présent dans la
salle. Espérons que les derniers soit seul coupables, car plus
attendus.... Une manif spontanées en direction du rectorat (auteur de
lordre dexpulsion dhier) a eu lieu. Un cordon de CRS nous en a
empêché.
Courage, et pensez à informer tous le monde dans les autres villes : cest vitale (avec ou sans faute daurtographe).
De : Monsieur K
samedi 17 novembre 2007
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| samedi 17 novembre 2007, a 07:43 |
| L'INSEE . |
LINSEE le confirme : Les inégalités se creusent

Mis en ligne : 16 novembre
Le
« Portrait social 2007 » de la France que publie lINSEE indique que
« le mouvement de réduction des inégalités de niveau de vie et de
pauvreté, régulier depuis les années 70, sessouffle depuis 2002 ». Les
riches sont à la fois de plus en plus riches et de plus en plus
nombreux.
A lopposé,
le nombre de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté reste
lui considérable ( 7,1 millions de personnes qui gagnent moins de 60%
du revenu médian soit 817 euros par mois). Les couches moyennes
salariées sont elles touchées de plein fouet par la flambée de
limmobilier qui entame largement leur pouvoir dachat.
Le poids du logement en effet est de plus en plus élevé
pour les plus modestes et les inégalités de patrimoine se sont
fortement accrues entre 1997 et 2003. LINSEE relève aussi entre 1996
et 2006 une baisse globale du poids des prélèvements et notamment de
limpôt sur le revenu qui profite aux plus aisés.
En France 48% des ménages ne paient pas dimpôts, pour
lessentiel des ménages modestes. Mais avec le bouclier fiscal, associé
aux 478 niches fiscales de notre pays, on risque de voir de plus en
plus de riches dès janvier 2008 échapper eux aussi à limpôt.
Les inégalités ne sont pas que financières. Il y a
aussi toutes les inégalités dans le rapport au travail, à la vie, aux
loisirs, à la mort, à la santé, à la famille... De plus en plus la
France den haut est une France sur-affiliée, avec beaucoup de liens,
de relations sociales. Au contraire la France modeste qui fait face à
un individualisme négatif.
Cest à dire quelle a perdu ses liens sociaux, de
voisinage, parce que ces familles modestes sont poussées de plus en
plus loin en banlieue, dans des pavillons isolés, parce que largent
manque pour aller au théâtre ou au cinéma, parce que la famille est
éclatée dans tous les coins de France, phénomène accentué par le nombre
des divorces. Du coup les liens de solidarité disparaissent.
Au contraire les familles de la grande bourgeoisie
mettent en place de leur côté une sorte de « collectivisme pratique ».
Dune certaine façon, elles donnent raison à Marx qui pensait que la
société communiste ne pourrait exister que dans des sociétés où le
capitalisme aurait atteint un stade avancé. La grande bourgeoisie est
fondamentalement « solidaire » : par lintermédiaire dune sociabilité
de tous les instants, elle tisse et retisse sans cesse les liens du
pouvoir, faisant en sorte que les positions dominantes se maintiennent
au sein de la confrérie des grandes familles.
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| samedi 17 novembre 2007, a 07:26 |
| HOLD-UP sur les RETRAITES ! |
Le PCF dénonce le blocage du gouvernement

Le
Ministre du travail, Xavier Bertrand a annoncé quil conditionne le
démarrage des négociations tripartites à larrêt des grèves. Cest
proprement irresponsable.
Alors que lensemble des syndicats joue la carte du
dialogue, avec une responsabilité remarquée par lensemble des
commentateurs, le gouvernement, quant à lui, reste droit dans ses
bottes et choisit la crise. Lancer un tel ultimatum est irresponsable,
alors que lheure est au contraire à donner des signes dapaisement.
Xavier Bertrand met de lhuile sur le feu. Cette
attitude tranche avec la maturité et la responsabilité des syndicats et
des salariés en lutte.
Au moment où lheure est à louverture dun dialogue
entre les partenaires sociaux et lEtat, lattitude du Ministre du
travail est inadmissible. Le Parti communiste français dénonce le
blocage des négociations par le gouvernement et lappelle à retrouver
lintelligence du dialogue.
Parti communiste français
Paris, le 16 novembre 200
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| jeudi 15 novembre 2007, a 21:24 |
| Retraites / grève . |
Retraites / grèves : La forte mobilisation des salariés contraint le gouvernement à engager une réelle négociation

Vidéo
« Les 4 vérités » - 15 novembre 2007 : Marie George Buffet
« Le grand débat » - Europe 1 : Patrice Bessac (PCF) et François de Closets (Journaliste de droite)
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 14 novembre
Les premiers bilans montrent que les mots dordres
de grève à la SNCF, EDF et RATP sont très massivement suivis. Malgré
lintense campagne gouvernementale de dénigrement et de stigmatisation
des personnels devenus soudainement privilégiés, car disposant dun
régime de retraite qui prend en compte la pénibilité de leur travail,
le mouvement est extrêmement large, massif et unitaire.
Le gouvernement a tenté de jouer lépreuve de force
pour casser la mobilisation, mais en vain. Grâce à latttitude
responsable des syndicats et la très forte mobilisation des salariés,
le gouvernement est contraint à trouver le chemin dun véritable
négociation. Cest une première victoire. Le gouvernement doit donc
prendre toute sa place dans les négociations à venir entre syndicats et
directions dentreprise, afin de répondre aux attentes et aux
revendications des salariés en lutte. Face à lattitude constructive
des syndicats, il serait totalement irresponsable que le gouvernement
tente une nouvelle fois de mettre en scène une fausse concertation.
Parti communiste français
Paris, le 14 novembre 2007
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| mardi 13 novembre 2007, a 21:27 |
| Grève : égalité,équité,solidarité . |

Mis en ligne : 13 novembre
Cheminots,
agents dEDF, de la RATP, fonctionnaires sengagent dans une lutte de
grande ampleur pour défendre les régimes de retraite auxquels ils sont
légitimement attachés. Le pouvoir Sarkozyste mène une campagne de
désinformation massive pour présenter ces régimes comme des privilèges
insupportables. Cest une calomnie.
Les
dispositions plus favorables des principaux régimes ont des
contreparties : la pénibilité du travail, les horaires décalés et le
travail le week-end ; un « taux de remplacement » de 10 % plus bas en
moyenne que dans le secteur privé car les primes ne sont pas incluses
dans le calcul de la retraite, etc. Pas la moindre trace de privilèges
dans ces réalités. Le véritable scandale est que le patronat refuse de
tenir compte de la pénibilité du travail dans le secteur privé où
existent des situations comparables.
Le pouvoir dit vouloir rétablir léquité. Il se moque
du monde et méprise le monde du travail. Car léquité dont il parle
cest lalignement vers le bas ! On dégrade dabord la situation des
retraites du régime général, puis on sattaque ensuite aux régimes
spéciaux pour sattaquer à nouveau à tous les salariés. En fait
déquité, cest la régression pour tous !
Car loffensive du gouvernement vise, en réalité,
lensemble des retraites. François Fillon vient de réaffirmer que la
durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein devrait
passer à 41 annuités entre 2009 et 2012 . Laurence Parisot, la
présidente du Medef, réclamait récemment le passage à 42 annuités ! Les
campagnes de division, dopposition des salariés du public à ceux du
privé ont pour but daffaiblir tout le monde pour porter des coups à
tous. Dailleurs qui peut penser quen attaquant aux régimes spéciaux,
on réglerait le problème global. Les salariés relevant de ces régimes
représentent aujourdhui moins de 5 % de lensemble. A qui fera-t-on
croire que les mesures les concernant régleront le problème pour les
95 % restants ?
Ils prétendent alors que la France na pas les moyens de financer son système social.
Cest un mensonge. Le pays est riche. Largent coule à
flot pour les dividendes des actionnaires, les stock options des grands
patrons, la spéculation financière tous azimuts.
Mais le pouvoir met tout en uvre pour protéger les profits et les grandes fortunes.
En matière de retraites, la véritable question est
celle de la part des richesses que la collectivité nationale décide de
consacrer aux nouveaux besoins nés de lévolution démographique.
Financer la retraite pour tous sur la base de 37,5 annuités de
cotisations aussi bien dans le public que dans le privé est possible.
Cela représente 4 points de PIB jusquen 2040. Ils seront largement
assurés par le doublement des richesses créées dans le même temps. Mais
il y a une condition. Il est indispensable de sattaquer aux vrais
privilèges, ceux des actionnaires du CAC 40 et des marchés financiers.
Lattaque massive contre les retraites sinscrit dans
une cohérence plus globale.de la politique Sarkozy- Medef. Il sagit de
tirer drastiquement vers le bas les garanties sociales et les acquis
démocratiques au service de « lattractivité des capitaux » pour les
marchés financiers, de la recherche de la « profitabilité maximale »
des entreprises de lalignement sur la construction de lEurope
libérale.
Les mouvements sociaux qui se développent sont une
chance pour le pays et pour le monde du travail dans son ensemble.
Accepter la régression sociale serait sengager dans une spirale de
déclin et dapauvrissement dans tous les domaines.Car cest le
« social », cest la réponse aux besoins qui tire léconomie et
lemploi. Sortir notre pays et notre peuple de lornière implique
dautres orientations progressistes. Les moyens existent pour celà à
condition dutiliser largent autrement, pour une croissance de progrès
social, préservant les ressources naturelles de la planète.
Les salariés ont raison de se battre.
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| lundi 12 novembre 2007, a 23:00 |
| ESCLAVAGISME DANS NOS BOITES A L'ETTRE ! ( 3 vidéos a voir ) |
http://www.dailymotion.com/video/x1b45y_esclavagisme-dans-nos-boites-a-lett_news
gandord dit :
http://www.dailymotion.com/video/x1n8j1_m6-au-service-ducapital_politics
gandord dit :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/adrexo/video/xj49p_adrexo-adresse
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| lundi 12 novembre 2007, a 21:46 |
| De bien vilaines moeurs pour un pays " démocratique " . |
Régimes spéciaux pour François Chérèque et Bernard Thibault sur France Inter
Benoît Vernière
Publié le mercredi 3 octobre 2007
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Le 9 septembre 2007, François Fillon annonce sur Canal
+ que la réforme des régimes spéciaux de retraite est « prête ». Le
lendemain, France Inter reçoit (au « 7-9 ») François Chérèque,
secrétaire général de la CFDT et (au « Franc-parler »), Bernard
Thibault, secrétaire général de la CGT. Deux interviews le même jour,
loccasion de constater une différence de traitement entre les deux
leaders syndicaux, favorable surprise à Chérèque, ce « réformiste
[qui] va lavant » [1]. Loccasion aussi de constater, plus
généralement, comment et combien les interviewers de France Inter,
comme la plupart des journalistes les plus en vue se comportent en
gardien du consensus [2].
Différence de ton
Les questions posées à François Chérèque et Bernard
Thibault le sont dans deux émissions distinctes, par des animateurs qui
diffèrent au moins par leur style. Mais, sous ces différences, perce un
ajustement à la modernité libérale commun aux interviewers. Cest à
laune de ce réformisme régressif que sont appréciés les deux
syndicalistes, dans des registres presque opposés.
François Chérèque est considéré comme un syndicaliste
ouvert aux « réformes » et pragmatique. Les questions de Nicolas
Demorand posées sans la moindre hostilité fonctionnent comme des
lancements de son interlocuteur : « Mais vous pensez que la méthode
mise en place, très rapide, effectivement, douverture de chantiers
quasi quotidiens sur les salaires, le pouvoir dachat, la réforme du
contrat de travail Est-ce que tout ça, cest une bonne méthode ? »
Les questions, parce quelles sont relativement
« ouvertes » permettent à Chérèque de développer ses arguments.
Exemple : « Votre réaction, François Chéreque, à une accélération,
visiblement, du calendrier ? ». Ou encore : « Comment sentez-vous,
François Chérèque, je dirais, létat psychique et moral du pays ? »
Bernard Thibault, quelques heures plus tard, est
présenté, en introduction du « Franc parler », comme le « symbole de la
résistance à la réforme des régimes spéciaux de retraite » de 1995.
Cette résistance suscite celle de son interviewer. Contredit à
plusieurs reprises, il se voit privé de la possibilité daller jusquau
bout de ses arguments.
Ainsi, lorsque Bernard Thibault sétonne des
dissonances qui se manifestent au sein de léquipe gouvernementale et
sinterroge sur la volonté du gouvernement de négocier, Thomas Hugues
« rectifie » : « Ce nest pas contradictoire, le premier ministre peut
dire il y a un texte, il est prêt et ça va être la base de la
négociation ! ».
Ou encore, lors de cet autre échange quand le même Thomas Hugues linterrompt :
Bernard
Thibault : - « Jentends bien de la part des employeurs quau motif que
lespérance de vie va croissante, on vit de plus en plus âgés, notre
sort devrait être condamné de travailler de plus en plus vieux. »
Thomas Hugues : - « Cest ce qui sest passé dans beaucoup dautres pays européens. »
B. Thibault : - « Pas systématiquement, non. »
T. Hugues : - « En Allemagne, par exemple »
On pourrait voir dans ces interruptions un signe de
refus de toute complaisance. Mais, à la différence de celles qui
étaient posées le matin même à François Chérèque, les questions posées
à Bernard Thibault appellent des justifications défensives et non une
argumentation précise. Comme dans cet échange où Thomas Hugues réclame
des explications quil traite comme des prétextes à de nouvelles
objections qui épousent, sans le dire, largumentaire gouvernemental :
T. Hugues : - « Mais je ne comprends pas comment on finance sans travailler plus longtemps ? »
B. Thibault : - « Cest ça dont il faut discuter »
T. Hugues : - « Ben, jaimerais comprendre, expliquez-moi comment vous comptez faire. »
Les explications de Thibault suivent mais Hugues le coupe à nouveau :
T. Hugues : - « Oui mais il faut le prendre ailleurs cet argent, concrètement, on le prend où cet argent ? »
B. Thibault : - « Mais cest de ça dont il faut discuter. »
T. Hugues : - « On est déjà dans une situation déficitaire alors on le prend où ? »
Enfin, lorsque Bernard Thibault ne répond pas assez
promptement ou pas exactement dans le sens souhaité, lagacement de
Thomas Hugues révèle son goût pour le changement parce que cest le
changement : « Si vous êtes dans cet état desprit effectivement.... On
se dit ça va pas avancer ! »
Les ouverts et les fermés
Les questions posées aux deux syndicalistes sont
structurées par une opposition entre louverture au dialogue et à la
négociation, vertu prêtée à la CFDT, et la tentation de limmobilisme
et du blocage, vice imputable à la CGT. Evidemment, cest laccord avec
la réforme préparée par le gouvement qui sous-tend cette opposition.
Ainsi, tandis que Nicolas Demorand demande à François
Chérèque pour permettre à ce dernier de se démarquer « Certains
syndicats parlent aujourdhui dune déclaration de guerre. Vous
reprenez cette rhétorique à votre compte ? », son prédécesseur à la
matinale de France Inter, Stéphane Paoli, demande, lui, à Bernard
Thibault : « Est-ce qui faut sattendre, je ne sais pas moi, on parlait
de 1995, à un blocage ? Est-ce que vous êtes de nouveau dans un rapport
de force ? » Ces questions réduisent la controverse à la polarité
habituelle dans le traitement médiatique des questions sociales : dun
côté les réformateurs raisonnables et, de lautre, les tenants de la
« guerre » et du « blocage ». Thomas Hugues, par exemple, met en
demeure Bernard Thibault : « Quest ce que vous, Bernard Thibault, le
secrétaire général de la CGT, vous prônez ? Est-ce quon continue comme
ça ou est ce quil faut réformer ? » Une alternative absurde qui
suppose que toute réforme est bonne puisque cest une réforme.
Interviewer ou éditorialiste ?
Si les questions posées circonscrivent le débat dans
les limites de ce que les interviewers estiment être « pensable »,
elles leur offrent aussi la possibilité déditorialiser en
interrogeant. Exemple de ces petits éditoriaux qui reprennent les
termes et les idées des promoteurs gouvernementaux de la réforme ou du
Medef : Thomas Hugues explique à Bernard Thibault que les licenciements
peuvent « faire aussi les emplois daujourdhui, un patron peut
embaucher parce quil saura quil a plus de facilité à licencier... »
Stéphane Paoli nest pas en reste quand il rappelle au secrétaire
général de la CGT qu« il y a un enjeu important qui est celui de
léquité » pour reprendre le terme employé par Sarkozy et le
gouvernement.
Rien de bien surprenant au fond : aujourdhui comme
hier, les parti pris non seulement des commentateurs, mais des
interviewers (1995, 2003, 2006...), sont à direction constante : cap
sur le démantèlement de lEtat social et du droit du travail.
Benoît Vernière
[1] Expression employée par Paris Match dans un
portrait de François Chérèque, le 15 mai 2003. Un précédent de
traitement différentiel puisque dans la même édition de lhebdomadaire
Lagardère, on pouvait lire un portrait de Marc Blondel (alors à la tête
de FO) en « monsieur no ». Lire « Paris Match : le poids du mépris, le
choc des portraits ».
[2] Voir « Régimes spéciaux : le retour des gardiens du
consensus » et, pour un aperçu plus général, Henri Maler et Mathias
Reymond, Médias et mobilisations sociales, la morgue et le mépris ?,
Syllepse, 2007.
Extrait du site
http://www.acrimed.org/article2726.html
De : JP
lundi 12 novembre 2007
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| lundi 12 novembre 2007, a 21:11 |
| Occupation de préfecture . |
lundi 12 novembre 2007
(20h03) : occupation de la préfecture de bobigny depuis 12h45

occupation de la préfecture de bobigny depuis 12h45
Suite aux fins de non recevoir opposées aux demandes du
Collectif de Montreuil par la Préfecture de Seine Saint Denis, les
membres du comité de soutien à Kébé Talibé sont de nouveau passés à
laction. Depuis 12h45 ce lundi 12 novembre, un groupe dune
cinquantaine de personnes occupent de nouveau le service des permis de
conduire. Ils se sont réfugiés au premier étage, sur la corniche, doù
leur évacuation risque dêtre longue et difficile.
Cette fois-ci, aucune délégation nest demandée, on en
a marre découter le secrétaire général nous mener en bateau. Le
message est néanmoins clair : il sagit de faire comprendre à la
Préfecture que nous naccepterons pas plus longtemps lattitude qui
consiste à refuser de considérer les collectifs de sans papiers et les
associations de défense des sans papiers comme des interlocuteurs
valables, le refus dentamer de véritables négociations en vue dune
large régularisation en Seine-Saint-Denis.
Lattitude de la Préfecture doit changer : arrêt des
refus denregistrement des dossiers, au guichet ou par voie postale,
amélioration des conditions daccueil des personnes et du traitement de
leurs dossiers, ouvertures de négociations avec lensemble des
organisations de défense des sans papiers en Seine-Saint-Denis (CDSP
Montreuil, Coordination 93, Droits Devants ! !, 9ème Collectif, Resf
93), prise en compte du travail des syndicats en défense des
travailleurs sans papiers (notamment à travers le cas dOSP).
En ce qui concerne Kébé Talibé, la Préfecture doit
reconnaître et corriger son erreur en lui permettant de déposer de
nouveau son dossier auprès de ses services, de manière à ce quil soit
enregistré et que cessent les poursuites injustes dont il fait lobjet
à Bordeaux.
La Préfecture sait comment nous joindre, la balle est
désormais dans son camp. Soutenez cette action en faxant et en mailant
ce message au cabinet du sous-prefet et à la directrice du service des
étrangers :
François DUMUIS Sous-préfet, secrétaire général Télécopie : 01 41 60 59 28 francois.dumuis@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
Arlette MAGNE Direction des étrangers Télécopie : 01 48 30 22 88 arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
Derniéres nouvelle recue par téléphone vers 18h30
suite a cette action
26 personnes en garde à vue
rassemblement devant le commissariat central de bobigny tout de suite
De : resistance
lundi 12 novembre 2007
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| lundi 12 novembre 2007, a 20:51 |
| A L'INITIATIVE DE LA C.G.T EDF / GDF ( EVREUX ) |
LOUIS HELLOU, notre conseiller communiste de St Sébastien et retraité EDF GDF nous informe que :
MARDI 13 NOVEMBRE 2007 à 17 H 30 salle M. Paul, rue A. Bénet à Evreux
sera rendu un hommage à Marcel Paul, grand militant communiste et ancien ministre
à linitiative de la CGT GDF EDF.
Cela sera aussi un moment fort contre la privatisation dEDF GDF afin quils restent un service public.
Nous les continuateurs du programme national de la
résistance, les ardents défenseurs du service public, nous nous devons
de participer à cet hommage-manifestation bien en phase avec les luttes
de notre temps.
Vous y êtes tous et toutes invité(e)s à y participer.
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| lundi 12 novembre 2007, a 18:24 |
| Grève chez PSA / FIAT ( 2 ) |
le mouvement de gréve qui a débuté
la semaine derniére a été reconduit ce lundi matin.
aprés avoir été "abandonnés par la cftc fo et la cfdt" qui appellaient
a reprendre le travail la tete haute selon leur expression, les
salariés du site ne sont plus soutenus dans leur mouvement que par la
cgt.
les salariés en gréve ont decidés a la quasi unanimité de reconduire le
mouvement demain.
la solidarité s organise et un premier barbecue a été organisé ce midi.
ambiance festive et revendicative au menu
rdv est donné mardi 13 a 7 h du matin pour l ag.
la lutte continue.
De : yann59
lundi 12 novembre 2007
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| dimanche 11 novembre 2007, a 22:04 |
| Cap sur Veolia . |
Îles morbihannaises. Cap sur Veolia-Transport

Coup de tonnerre dans les îles morbihannaises. Cest
Veolia-Transport que le département du Morbihan sapprête à choisir
pour assurer le service de liaisons avec les îles morbihannaises de
Groix, Belle-Ile et Houat-Hoëdic.
Veolia-Transport, nouvel opérateur de liaisons
maritimes entre les îles morbihannaises ? Le changement risque dêtre
un bouleversement dans la mesure où lactuel, la Morbihannaise de
navigation, dont le contrat de sept ans arrive à échéance le 31
décembre, était en poste depuis 1950 sur Belle-Ile, depuis les années
70 sur Groix et les années 80 sur Houat-Hoedic.
Cest aussi la première fois où une vraie concurrence
existait entre opérateurs privés sur ce marché des liaisons maritimes
morbihannaises. Le choix des élus, qui se fait dans le cadre dune
délégation de service public de sept ans, nest pas encore formalisé.
Cela sera effectif le 26 novembre, lors dune session plénière du
conseil général. Mais la proposition du président morbihannais, Joseph
Kerguéris, transmise hier aux 42 élus, devrait être validée.
Proximité
« On sest évertué à préserver le service aux Iliens et
les intérêts du département. On est parti dun existant, avec certaines
exigences et les négociations ont été très serrées que ce soit avec
Veolia et la Morbihannaise de navigation », explique, prudent, Jo
Brohan, le président de la commission « transports » du conseil
général. Quels arguments ont fait pencher la balance en faveur de
Veolia ? « La Morbihannaise de navigation aurait dû jouer davantage la
carte de la proximité. Ils se sont montrés un peu trop des seigneurs »,
ose le Bellilois Ronan Juhel, maire de Sauzon et capitaine à bord des
navires sur la ligne Quiberon-Belle-Ile.
Le maire de Groix, Éric Régénermel, un médecin, se dit
« un peu étonné par ce bouleversement qui va générer un peu
dinquiétude. Ça a dû se jouer sur la qualité de service. On a parfois
été surpris par la rigidité de la Morbihannaise, notamment à propos de
lattribution de la carte insulaire », ajoute-t-il. La grogne des
Iliens, notamment sur les tarifs insulaires ou le transport du fret sur
Belle-Ile, a conduit à des manifestations, ces deux dernières années.
Ce qui a pour le moins irrité les élus du département.
Dure à avaler pour la SMN
Les syndicats du personnel de la Morbihannaise se
montrent circonspects. Les quelque 200 salariés de la compagnie à
Lorient, Groix, Quiberon et Belle-Ile ont lassurance dêtre gardés par
le nouvel opérateur comme le prévoit la loi. « Il y a de linquiétude
chez le personnel sédentaire, dêtre repris par un grand groupe,
notamment au sein du service réservation », estime Claude Huchet,
délégué CFDT. Sil se dit « surpris par la nouvelle , Élie Aliguen,
délégué CGT des officiers navigants, na pas de crainte parce quon est
protégé par la loi ». Hugues Gros, le P-DG de la Morbihannaise de
navigation, a manifestement du mal à voir sa compagnie débarquée après
un bail de très longue durée. « SMN prend acte de cette décision, sil
est établi que les critères de sélection ont été respectés et si le
candidat retenu a effectivement présenté et négocié une offre
supérieure à celle de la SMN. (...)
Le conseil général ne peut davantage apprécier les
offres relatives des candidats dans la mesure où aucune négociation
effective na été engagée par celui-ci avec la SMN ». La Morbihannaise
va jusquà demander « lengagement dune négociation réelle et
effective sur son offre ». Pour la SMN, le coup est rude. Elle assure,
pour le compte de la Marine, les liaisons à lintérieur de la rade de
Brest et, pour le département de la Manche, les liaisons avec
Guernesey. Des services qui sont loin davoir lenvergure de son marché
« historique » morbihannais.
Michel Le Hébel
http://www.letelegramme.com/gratuit...
De : Morbihan
dimanche 11 novembre 2007
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