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rassembler la gauche
vendredi 30 novembre 2007, a 23:52
Réaction aux déclarations de l'UNEF .
 


Au côté des grévistes

UNEF/MEDEF même combat ? Continuer le mouvement et imposer le débat !

Réaction aux déclarations de l'UNEF
L'Union des étudiants communistes s'inquiète de la décision de l'UNEF d'appeler les étudiants à suspendre leur mouvement alors même que celui-ci s'étend aux lycéens et aux enseignants-chercheurs. C'est un coup porté à l'unité des étudiants, unité que nous réaffirmons comme indispensable. Nous ne partageons pas l'analyse du syndicat quant aux annonces de Valérie Pécresse.

L'UEC appelle à la poursuite et à l'amplification du mouvement. Elle appelle tous ceux qui luttent pour l'abrogation de la LRU à informer largement la population sur les conséquences de la loi et à engager partout la discussion sur les différents choix de société qui sont au cœur du conflit actuel.

Parce que nous refusons le statu quo, nous appelons l'ensemble de la communauté universitaire à multiplier les initiatives pour qu'un projet progressiste pour l'enseignement supérieur émerge.

Par ailleurs, face à un gouvernement qui exacerbe les tensions et organise la répression, nous appelons les acteurs mobilisés à la vigilance. Chaque assemblée générale doit pouvoir se doter, suivant les situations locales, des moyens d'action les plus appropriés pour fédérer largement et éviter tout débordement qui ferait le jeu du gouvernement.

vendredi 30 novembre 2007, a 23:22
Réaction aux déclarations de Nicolas Sarkozy .
 


Au côté des grévistes

Vendredi 30 Novembre 2007 - 14:33

Les faits sont têtus, les étudiants aussi ! déclaration d'Igor Zamichiei, secrétaire national de l'Union des Etudiants Communistes

Réaction aux déclarations de Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy a annoncé la cession de 3% du capital d'EDF, soit 5 milliards d'euros, pour dégager des moyens supplémentaires pour les universités. Selon le président, cet investissement infirme toute possibilité de privatisation des universités.

N'est-ce pas pourtant Nicolas Sarkozy lui-même qui disait en mai 2004 : « EDF ne sera pas privatisée, c'est net, c'est simple et c'est clair » ? On connaît la suite des évènements. Ce que veulent les étudiants, ce ne sont pas des promesses mais des faits.

Ce que veulent les étudiants, ce n'est pas seulement plus de moyens, c'est une répartition des moyens qui permette la réussite de tous.

Ce que veulent les étudiants, c'est être réellement entendus sur leurs revendications, en premier lieu l'abrogation de la LRU. L'Union des étudiants communistes appelle les étudiants à amplifier la mobilisation en ce sens et à une nouvelle journée de manifestations mardi prochain.

vendredi 30 novembre 2007, a 22:29
Décision du CONSEIL CONSTITUTIONNEL .
 

Décision n° 2007-3965 du 29 novembre 2007

version icône pdf disponible


A.N., Hauts-de-Seine, (12ème circ.)
M. Philippe KALTENBACH

Décision n° 2007-3965 
du 29 novembre 2007 

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL, 

Vu la requête présentée par M. Philippe KALTENBACH, demeurant à Clamart (Hauts-de-Seine), enregistrée au secrétariat général du Conseil constitutionnel le 28 juin 2007 et tendant à l'annulation des opérations électorales auxquelles il a été procédé les 10 et 17 juin 2007 dans la 12ème circonscription du département des Hauts-de-Seine pour la désignation d'un député à l'Assemblée nationale ; 

Vu le mémoire en défense présenté pour M. Philippe Pemezec, député, enregistré comme ci-dessus le 30 juillet 2007 ; Vu le nouveau mémoire présenté pour M. KALTENBACH, enregistré comme ci-dessus le 26 septembre 2007 ; 

Vu le nouveau mémoire présenté pour M. Pemezec, enregistré comme ci-dessus le 15 octobre 2007 ; 

Vu le nouveau mémoire présenté pour M. KALTENBACH, enregistré comme ci-dessus le 19 octobre 2007 ; 

Vu le nouveau mémoire présenté pour M. Pemezec, enregistré comme ci-dessus le 25 octobre 2007 ; 

Vu les observations du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, enregistrées comme ci-dessus le 16 novembre 2007 ; 

Vu la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, en date du 8 octobre 2007, approuvant, après réformation, le compte de campagne de M. Pemezec ; 

Vu les autres pièces produites et jointes au dossier ;

Vu la Constitution, notamment son article 59 ; 

Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ; 

Vu le code électoral ; 

Vu le règlement applicable à la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour le contentieux des députés et des sénateurs ; 

Le rapporteur ayant été entendu ;  

- Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres griefs de la requête : 

1. Considérant qu'aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 52-8 du code électoral : « Les personnes morales, à l'exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d'un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués » ; 

2. Considérant, en premier lieu, que M. KALTENBACH soutient, pour demander le rejet du compte de campagne de M. PEMEZEC, que les conditions dans lesquelles sa permanence électorale a été implantée dans un bâtiment provisoire sur le territoire de la commune du Plessis-Robinson à titre gratuit et sur le fondement d'un permis de construire signé par M. PEMEZEC, en sa qualité de maire du Plessis-Robinson, ont méconnu l'article L. 52-8 du code électoral ; qu'il résulte de l'instruction que, pour la période allant du 1er juin au 30 novembre 2006, la permanence électorale de M. PEMEZEC a été installée sur le domaine public de la commune du Plessis-Robinson sans que celle-ci perçoive, en contrepartie, une redevance domaniale ; que cette libéralité doit être regardée comme un don prohibé au sens des dispositions précitées de l'article L. 52-8 ; 

3. Considérant, en second lieu, qu'il résulte de l'instruction que M. PEMEZEC a fait paraître, le 7 juin 2007, soit trois jours avant le premier tour, un ouvrage intitulé Bonheur de ville : un maire au chevet de sa banlieue et édité à 3 000 exemplaires dont 1 000 devaient lui être remis à titre gracieux ; qu'eu égard au contenu de cet ouvrage, qui promeut l'action municipale de son auteur, et à la campagne publicitaire dont il a fait l'objet dans le ressort de plusieurs communes de la circonscription électorale, notamment lors des diverses séances de dédicace organisées juste avant le premier tour du scrutin, sa publication doit être regardée comme ayant un lien direct avec cette élection ; que le compte de campagne de M. PEMEZEC ne retrace aucune dépense à ce sujet, ce qui est de nature à entacher sa sincérité ; 

4. Considérant que la perception de ce don prohibé, eu égard à sa nature et aux conditions dans lesquelles il a été consenti, ainsi que le défaut de sincérité du compte de campagne de M. PEMEZEC, justifient le rejet de ce compte ; 

5. Considérant qu'aux termes du second alinéa de l'article L.O. 128 du code électoral : « Est également inéligible pendant un an… celui dont le compte a été rejeté à bon droit » ; qu'il résulte de ces dispositions qu'il y a lieu pour le Conseil constitutionnel de constater l'inéligibilité de M. PEMEZEC pour une durée d'un an à compter du 29 novembre 2007 et d'annuler les opérations électorales qui se sont déroulées dans la 12ème circonscription du département des Hauts-de-Seine, 

 

D É C I D E : 

Article premier.- M. Philippe PEMEZEC est déclaré inéligible pour une durée d'un an à compter du  29 novembre 2007. 

Article 2.- Les opérations électorales qui ont eu lieu les 10 et 17 juin 2007 dans la 12ème circonscription des Hauts-de-Seine sont annulées. 

Article 3.- La présente décision sera notifiée au président de l'Assemblée nationale, à M. Philippe PEMEZEC et publiée au Journal officiel de la République française.

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 29 novembre 2007 où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, Pierre JOXE et Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ.

vendredi 30 novembre 2007, a 22:03
Stopper sur tout le territoire la perte de la biodiversité .
 



Mis en ligne : 30 novembre

Si les abeilles devaient disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre.

Albert Einstein

Voir : Lettre n°8 - novembre 2007 - Communisme et Ecologie

Alors que la France et l'Union européenne se sont engagées pour stopper l'érosion biodiversité d'ici 2010, et que la France s'est dotée d'une stratégie nationale pour la biodiversité en 2005, nombre d'observateurs ont regretté que les travaux du Grenelle de l'environnement soient en la matière parmi ceux qui méritent d'être retravaillés et approfondis. Les mesures envisagées, les moyens qui leur seront accordés suffiront-ils à inverser les tendances actuelles ? Le doute est permis.

Pourtant, il y a urgence. Pour nombre de scientifiques, si la crise de la biodiversité est moins connue et médiatisée que le réchauffement climatique (auquel par ailleurs elle est étroitement liée), elle est tout autant porteuse de menaces pour l'humanité.

Source d'aliments, de substances naturelles d'intérêts divers, notamment pharmacologique, de matières premières et de satisfactions esthétiques, sa préservation constitue l'un des éléments majeurs d'une politique de développement durable.

Depuis quelque décennies, l'humanité provoque de nombreuses modifications de son environnement et la disparition de nombreuses espèces n'en est pas le moindre.

Ainsi, si la disparition de centaines d'espèces, poissons, reptiles, oiseaux, mammifères, plantes supérieures est avérée, de nombreuses espèces plus discrètes, qui n'ont jamais été répertoriées, disparaissent dans la modification ou la disparition des écosystèmes. À l'échelle de la planète, nous vivons actuellement la sixième grande exctinction des espèces et cette fois l'homme y est pour beaucoup. De nombreux scientifiques considèrent qu'il faudrait sur cette question constituer, à l'échelon mondial, un organisme du même type que le GIEC.

Cette régression de la biodiversité affecte même des variétés cultivées et domestiques que des générations d'agriculteurs avaient patiemment sélectionnées en fonction de leurs besoins et des exigences locales.

Si la construction d'une trame verte afin de permettre une gestion du territoire qui préserve la “biodiversité ordinaire”, le regroupement des différents établissements publics concernés dans une seule structure, éventuellement une agence, il reste de nombreuses zones d'ombre sur les relations entre cette structure et les collectivitésterritoriales d'une part, avec les personnels chargés de la protection de la nature d'autre part. Il en va de même de la question des moyens financiers et en personnel, notamment pour la recherche dont cet organisme sera doté. Espérons que la prochain débat parlementaire faisant suite au Grenelle saura prendre cette question en compte.

Inséparables de la protection de la biodiversité, celles de la qualité de l'eau, de la protection des zones humides et de la pollution des sols et qui mettent en cause certaines pratiques liées à l'agriculture intensive comme l'utilisation des pesticides ou des fongicides. Les réserves sur ces points de la part de certains organismes laissent à prévoir des difficultés.

La possibilité de la culture d'OGM en plein champ, même encadrée et contrôlée, constitue elle aussi une menace pour certaines espèces.

N'oublions pas qu'en matière de biodiversité, les responsabilités de la France sont immenses. Présente dans les quatre océans, elle est responsable du deuxième domaine maritime du monde. Outre le territoire national, elle est concernée par plusieurs zones où la protection de la biodiversité est particulièrement importante, Méditerranée, Caraïbes, Océan indien, Nouvelle Calédonie, Polynésie et par l'une des zones forestières majeures de la planète en Guyane.

Le travail pour s'opposer à l'érosion de la biodiversité ne saurait se limiter à l'intérieur de l'hexagone. Il faudra plus qu'un discours du président de la République pour faire oublier que la France a souvent été un très mauvais élève, souvent condamnée pour ses manquements à la protection de son environnement. Espérons que la présidence française de l'Union européenne changera la donne et permettra de réels progrès.

Comme le soulignent les travaux du Grenelle, la France se doit d'intervenir sur la protection de la biodiversité à l'échelle planétaire. Comme l'eau, l'énergie, la biodiversité est un bien commun de l'humanité au service et sous la protection de tous. Cela nécessite de la placer sous l'autorité de structures mondiales et de travailler au progrès et à des avancées sur une agence mondiale de l'environnement et du développement durable et sur un groupement de scientifiques du même type que le GIEC.

vendredi 30 novembre 2007, a 21:45
AUGMENTER LES SALAIRES TOUT DE SUITE !
 

Tract : Revaloriser le travail - Augmenter les salaires

Par : Communication
Mis en ligne : 30 novembre
Le mot d'ordre « Travailler plus pour gagner plus », sur lequel N. Sarkozy a bâti une partie de son succès électoral a de nouveau été au centre des « mesures » annoncées par le Président de la république ce 29 novembre.

C'est que 7 mois après son entrée à l'Elysée, pas l'ombre d'un gain supplémentaire de salaire pour le plus grand nombre, mais une dégradation continue du pouvoir d'achat.

Augmentation des salaires... mots Tabous

Le mécontentement face à cette promesse non tenue augmente. Nicolas Sarkozy est obligé de le reconnaître. Du coup, il accuse les 35 heures, et revient à son idée fi xe : c'est parce qu'on ne travaille pas assez. Mais c'est un mensonge. Beaucoup de salariés travaillent déjà beaucoup trop et souffrent au travail. Alors que beaucoup d'autres voudraient travailler plus en ne se faisant pas imposer un temps partiel, ou tout simplement avoir un travail.

Ceux qui se lèvent tôt voient leur salaire rogné, ceux qui dorment sur leurs rentes s'enrichissent.

L'INSEE le dit dans sa dernière étude (« France Portrait social 2007 ») : le pouvoir d'achat global a stagné depuis 1978 ! Et compte tenu du temps partiel imposé, 30% des salariés gagnent moins de 956 € net par mois pour les hommes et 617 € pour les femmes. 50% des salariés gagnent moins de 1 368 € net par mois pour les hommes et 1 115 € pour les femmes. Voilà la réalité des salaires dans la France de 2007 ! Mais les salaires des grands patrons du Cac 40 sont fabuleux, sans compter les stock-options et les parachutes en or des PDG. Quant au Président de la République lui-même, il a triplé son salaire : de 6000 € net mensuel à 19 000 €. Etrangement, les journalistes se sont abstenus de l'interroger là-dessus.

La vérité, c'est que les inégalités explosent : les 10% des ménages les plus pauvres ne possèdent en patrimoine que 2110 € en moyenne, alors que les 10% des ménages les plus riches en possèdent 450 000 € .

Les exonérations de prélèvements sociaux encouragent les patrons à payer moins

N. Sarkozy veut faire purement et simplement sauter le « verrou » des 35 Heures ; Il nous dit « faites des heures sup... et travaillez le dimanche, vous gagnerez plus » : ce sont donc les patrons qui décideront selon leur bon vouloir. En favorisant les dégrèvement de cotisations sociales sur les salaires les plus bas, il les pousse à la baisse des salaires, et il aggrave les défi cits des comptes sociaux.

vendredi 30 novembre 2007, a 21:32
Emissions du P.C.F
 

Vidéo

vendredi 30 novembre 2007, a 20:57
SENAT : Groupe communiste .
 

 
 
 
 

 

La loi Pécresse porte en elle la mise en concurrence des universités et le désengagement de l'Etat

Par Jean-François Voguet - 29 Novembre 2007

Monsieur le Président, Madame la Ministre, Mes chers collègues,

Depuis plusieurs semaines un fort mécontentement grandi dans nos universités parmi les étudiants, les enseignants et les personnels, et ce mouvement s ‘étend aujourd'hui dans nos lycées.

Nous comprenons ces inquiétudes qui s'expriment contre votre loi en faveur d'une fausse autonomie des universités. Nous sommes solidaires de cette contestation qui, quelle que soit sa forme, ne fera que s'étendre. Nous avons combattu cette loi que vous avez fait voter à la hussarde, en plein été, en urgence.

Nous sommes toujours opposés à son application car elle ne répond ni aux défis de notre temps, ni aux besoins urgents de nos universités. Même si le pire n'est jamais assuré, et malgré vos démentis, cette loi porte en elle, la mise en concurrence des universités et le désengagement de l'Etat. Il y aura les facultés d'élites sélectionnant leurs étudiants et la grande masse des universités devant se contenter de maigres subventions d'Etat et du soutien rendu toujours plus nécessaire des collectivités locales.

Cette loi casse aussi la vie démocratique universitaire au seul profit des places offertes aux entreprises et d'un pouvoir renforcé des Présidents. Elle précarise, enfin, l'ensemble des personnels universitaires. Pendant des semaines vous avez parié sur le pourrissement du mouvement. Il est pourtant toujours là, et il vous a contraint à faire une série de propositions pour, dite-vous, encadrer votre loi.

Vous reconnaissez donc, là, les risques qu'elle portait. Nous vous invitons à aller plus loin dans sa remise en cause. Vous avez, aussi, faits un geste concernant la vie étudiante, admettant ainsi l'urgence sociale que vous refusiez d'entendre.

Mais tout cela reste très, très insuffisant et en l'état de promesses. Alors, et c'est ma première question, allez vous augmenter votre budget 2008, trop faible pour y faire face ?

Vos annonces d'augmentation ne servent qu'à boucher les trous de dépenses engagées. Enfin, Madame la Ministre, plutôt qu'un protocole, sans valeur, signé par le Premier ministre avec les Présidents d'Université, êtes vous prête, et c'est ma deuxième question, à engager la Nation dans une réelle réforme démocratique de l'Université, en proposant une loi d'orientation et de programmation, qui pourrait être préparée par des Etats généraux de l'Enseignement supérieur ?

vendredi 30 novembre 2007, a 19:18
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .
 

LOGOHQ.jpg LA LETTRE D'INFORMATION DU JOURNAL L'HUMANITÉ

 

À LA UNE …  samedi 1er décembre 2007

 

debats.jpg

 

Quartiers populaires :

que peut-on faire tout de suite ?

Une collision, deux jeunes qui meurent, la police impliquée…

et c'est une ville qui s'embrase. Illustration d'un malaise social qui s'aggrave.

Les points de vue de :

François Asensi, député et maire PCF de Seine-Saint-Denis.

Pierre Cardo, député UMP, maire de Chanteloup-les Vignes.

Bruno Leroux, député PS de Seine-Saint-Denis.

Gérard Mauger, directeur de recherche au CNRS.

Mohamed Mechmache, président de ACLEFEU.

Azzedine Taibi, adjoint au maire de Stains, conseiller général de Seine-Saint-Denis.

 

L'Amérique latine invente-t-elle

une nouvelle démocratie ?

L'exercice de la démocratie constitue un des éléments phares de la constitution

d'une société plus égalitaire. Que nous disent les exemples de certains pays ?

Les points de vue de :

Fernando Perez Correa, directeur de la faculté de sciences politiques

et sociales de l'université nationale autonome de Mexico.

Mariana de Castro, directrice du département de sciences humaines

de l'université technologique Bolivar, à Carthagène des Indes.

Victor Flores Olea, professeur de sciences politiques à l'université

nationale autonome de Mexico.

Hector Raul Solis Gadea, professeur de sciences politiques

de l'université de Guadalajara.

 

Pouvoir d'achat. Tromperie sur la marchandise

Nicolas Sarkozy se voulait « le président du pouvoir d'achat ». Mais aucune des mesures

avancées jeudi soir n'assure une augmentation de la feuille de paye.

 « Le salariés vont avoir besoin d'aller chercher leurs augmentations de salaire

eux-mêmes par leur mobilisation.», selonMaryse Dumas, secrétaire de la CGT.

 

À NE PAS MANQUER …

 

Des urnes taillées pour Poutine

Des législatives sans suspense dimanche, le président devrait être victorieux.

Seul enjeu, le score de sa formation et le nombre de députés issus des autres partis.

Selon Boris Kagarlitski, journaliste et politologue :

« Pour l'opinion, ce qui compte, c'est le climat social. »

 

Journée mondiale de lutte contre le sida

La décentralisation des soins, au plus près des populations,

est une réalité en marche au Bénin, avec le soutien de Médecins du monde.

Le reportage de notre envoyée spéciale.

 

Pourquoi le Parti socialiste s'est-il coupé des couches populaires ?

Tribune de Gaël Brustier, étudiant en science politique et Jean-Philippe Huelin,

professeur d'histoire et géographie, membres du Parti socialiste.

 

France-Algérie

À quelles conditions les traumatismes du passé colonial peuvent-t-ils être surmontés ?

Un appel de personnalités.

 

Danse. La Biennale à Cannes

Dédiée à la mémoire de Maurice Béjart, elle a notamment présenté,

en création mondiale, la dernière pièce de Maguy Marin. Notre reportage.

 

Les Lettres françaises

Les travaux et les jours.

Lionel Baier, Joseph Beuys, Julien Blaine, Pierre Bourgeade,

Marie-Noël Rio, François Tanguy…

Un inédit d'Ardengo Soffici sur Courbet.

 

 

Zone de Texte: NOUVEAU TRAITÉ EUROPÉENIls exigent un référendumNOTRE VIDÉO SUR HUMANITE.FR 


NOUVEAU TRAITÉ EUROPÉEN

Ils exigent un référendum

NOTRE VIDÉO SUR HUMANITE.FR

 

 

 

 

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vendredi 30 novembre 2007, a 16:21
Pouvoir d'achat .
 

Pouvoir d'achat : les français n'auront qu'un slogan à se mettre sous la dent

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 30 novembre

Nicolas Sarkozy interviewé sur TF1 et France 2

Au sujet des derniers événements de Villiers le Bel, Nicolas Sarkozy a affirmé « la République ne cédera pas un pouce de terrain », tout en amalgamant de façon scandaleuse violence et immigration. Ces propos sont extrêmement choquants pour celui qui, comme Ministre puis ensuite, comme Président de la République, budget après budget, a mis a mal la République en organisant la disparition des services publics ou encore des équipements. Ces événements signent son échec.

Nicolas Sarkozy ne découvre pas qu'il n'a pas d'argent, et pour cause, il l'a dépensé lui-même cet été en finançant 15 milliards d'euros pour les plus riches. A l'immense majorité des français, il ne reste donc plus que le slogan, compte tenu du vide sidéral des propositions présidentielles.

Cerise sur le gateau, il pousse le vice ultra-libéral jusqu'à vendre -encore une promesse non tenue- 3% du capital d'EDF pour financer une rénovation des universités. Conception bien curieuse de l'efficacité en politique que celle visant à troquer l'indépendance énergétique française contre la rénovation des campus universitaires.

Parti communiste français

Paris, le 29 novembre 2007.

vendredi 30 novembre 2007, a 16:07
SENAT : Groupe communiste .
 




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Pouvoir d'achat : une seule solution, augmenter les salaires et les retraites !
Par le groupe CRC - 30 Novembre 2007

Le candidat N. SARKOZY a fait campagne sur le pouvoir d'achat. Depuis le 6 mai, nos concitoyens ont constaté que le Président de la République s'était empressé de satisfaire le MEDEF et que leur pouvoir d'achat continuait de baisser.

Les mesures annoncées ce sont ont un air de déjà-vu : la prime à la cuve pour les utilisateurs de fuel domestique, la « prime à la casse » pour les voitures particulières, ont été expérimentées il y a dix ans sous les gouvernements Balladur et Juppé ! Elles sont insignifiantes au regard de la réalité de la situation.

Quant au fameux « treizième mois » gagné en travaillant plus avec les heures supplémentaires, il dépend du bon vouloir des employeurs.

Après le « paquet fiscal », le budget 2008 entérine la baisse de l'impôt sur la fortune, la suppression de l'impôt de bourse, l'allégement de la fiscalité des gros patrimoines, entre autres dispositions qui s'occupent du pouvoir d'achat des plus riches !

Nos concitoyens attendent de vraies mesures pour leur pouvoir d'achat : augmentation du SMIC ; négociations salariales ; TIPP flottante ; baisse de la TVA ; blocage des loyers.

vendredi 30 novembre 2007, a 07:53
La droite ranime la guerre scolaire .
 


Laïcité . La majorité s'entête sur le financement des écoles privées par les communes.

Les députés UMP et du Nouveau Centre ont refusé, hier, dans une ambiance houleuse, à 228 voix contre 189 (PS, PCF et divers gauche) de débattre de la proposition du socialiste Jean Glavany d'abroger l'article 89 de la loi sur la décentralisation de 2004, qui oblige les municipalités à participer au financement des écoles privées pour les enfants de ces communes.

Cette brèche dans la laïcité, aux « conséquences juridiques et financières incommensurables pour les communes concernées », a été ouverte à la faveur d'un amendement socialiste du sénateur Michel Charasse. « Notre collègue voulait éviter que certaines communes rurales encouragent les enfants à fréquenter les écoles privées de communes avoisinantes », a expliqué Jean Glavany, la commune de résidence ne subissant aucune charge financière alors qu'elle devait une contribution à la commune d'accueil si l'enfant fréquentait une école publique. Problème : cette contribution a été étendue aux cas de scolarisation dans le privé, mais sans reprendre les conditions applicables à l'école publique (inscription dans une autre commune sur raisons médicales, professionnelles ou familiales, sur accord préalable du maire), avantageant ainsi l'école privée. La droite a depuis confirmé cette lecture, malgré l'annulation d'une circulaire d'application par le conseil d'État, en juin dernier.

Hier, le gouvernement a rejeté la proposition du PS, prétextant que l'accord du maire était incompatible avec la liberté de choix des parents. À l'inverse, Marie-Hélène Amiable (PCF) a estimé que « seul le financement de l'école publique, laïque et gratuite devrait être pris en charge par les collectivités ».

Sébastien Crépel

l'Huma du 28 / 11 / 07

vendredi 30 novembre 2007, a 05:07
TRAVAILLER PLUS !!!
 

 

TRAVAILLER PLUS, PLUS VIEUX, PLUS DUREMENT

ou comment le capitalisme cherche son profit


 

Dans le débat sur la retraite,
on retrouve en filigrane le thème de la valeur travail, au cœur
du discours de Sarkozy.

C'est Raffarin qui le premier a lancé le mot d'ordre : Il faut réhabiliter la valeur travail. Ce qui était clair alors, et qui est resté le cas dans le discours de Sarkozy, c'est que “ valeur travail ” désigne la valeur de l'emploi et non pas la valeur du travail, au sens de l'activité des employés sur leur lieu de travail. Derrière la soi-disant réhabilitation de la valeur travail, il y a le refus de poser la question de la valeur du travail effectif. On a clairement affaire à un slogan idéologique qui formule une valeur absolue (l'emploi), de façon à dissimu­ler un certain nombre d'injustices et de dominations (liées à l'organisation du travail dans l'entreprise néolibérale) et à disqualifier une forme de critique sociale (la critique du travail effectif).

Dans le cadre de cette offensive idéolo­gique, Sarkozy pose en principe intangi­ble l'idée selon laquelle puisqu'on vit plus vieux, on doit travailler plus long­temps. Si l'emploi est un bien un soi, il faut en effet chercher à en bénéficier aussi longtemps que possible… Quand cet argument est comparé aux dynami­ques effectives du néolibéralisme, il apparaît dans toute son hypocrisie.

Depuis les premières lois sur la durée de la journée de travail, au milieu du XIXè siècle, le capitalisme a renoncé à cher­cher le profit en augmentant la durée du travail et en réduisant le taux de salaire horaire et il a plutôt cherché à augmen­ter la productivité du travail en rendant son organisation plus efficace et en accélérant le progrès technique.

Avec le néolibéralisme, nous assistons à une inversion de cette tendance. Diffé­rents phénomènes prouvent que l'enjeu est aujourd'hui la réduction du taux de salaire horaire et l'augmentation de la durée de travail : le blocage des salaires, la remise en cause des 35 heures, les délocalisations (qui sont un moyen de détourner la législation sur la durée du travail et le salaire minimum).

Dans le cadre du néolibéralisme, le pro­fit est recherché par une augmentation de la quantité globale de travail et par une intensification du travail, de sorte que le discours sur la valeur du travail cache le fait qu'il s'agit de travailler toujours plus, toujours plus vieux et toujours plus durement  .

jeudi 29 novembre 2007, a 21:46
UD et UL C.G.T de Nantes .
 


communiqué de l'ud et de l'ul nantes sur la répression policière contre les étudiants et lycéens

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Communiqué de l'union départementale CGT 44 et de l'union locale CGT de Nantes

L'union départementale CGT 44 et l'union locale CGT de Nantes comdamne avec la plus grande fermeté, l'intervention policière et particulièrement de la brigade anti criminalité ( B.A.C.) à l'encontre des étudiants et des lycéens , le 27 novembre 2007 sur le site du Rectorat.

Le nombre de partcipants à cette manifestation et le caractère pacifique de celle-ci rend incompréhensible et innacceptable, la violence de la repression dont ils ont fait l'objet.

Selon nos informations, des jeunes ont été sérieusement blessés.

L'UD CGT 44 et l'UL CGT de Nantes alertent l'opinion sur le caractère gravissime de tels actes.

Elles apportent leur soutien a la lutte des étudiants et des lycéens sur leurs revendications. Elles exigent que le gouvernement apporte des réponses concrètes et renonce à la loi PECRESSE qui conduit à mettre l'université publique sous la main mise du patronat.

Nantes LE 28 NOVEMBRE 2007.

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De : CGT 44 et CGT de Nantes
jeudi 29 novembre 2007

jeudi 29 novembre 2007, a 21:24
Réforme de la Justice .
 

Réforme de la justice : Éloigner les citoyens de leurs droits

Mis en ligne : 29 novembre
La garde des Sceaux, Rachida dati, est-elle au choix incohérente, autoritaire, brutale ? Ou encore voyage-t-elle trop comme le suggère l'ancien président de la commission d'enquête d'Outreau ? Sacrée personnalité en tout cas car se mettre à dos en moins de six mois la quasi-totalité du monde judiciaire, ce n'est pas donné à tout le monde.

A ce degré, il y a un problème. Toute confortée qu'elle soit par l'évidente estime que lui porte le président, elle doit bien mesurer tout de même que sa réforme ne passe pas et qu'il serait étonnant qu'elle soit seule contre tous à avoir raison.

Il est vrai, de prime abord, qu'il y a incohérence. La réforme dans un premier temps va coûter très cher. Vont être fermés des tribunaux que l'on vient de rénover ou de sécuriser. Et puis on voit mal comment on rapprocherait la justice des citoyens en éloignant les tribunaux. D'autant que les tribunaux d'instance, concernés au premier chef, 176 suppressions sur 473, sont ceux où s'exerce la justice de proximité. Il n'est pas anodin d'en citer certaines compétences. Ils jugent les saisies sur salaires, les affaires de loyers impayés, ils enregistrent les déclarations de nationalité française, ils établissent les certificats de nationalité... Il faudra donc que les justiciables fassent des kilomètres pour se rendre au tribunal ou simplement voir un avocat. Ils ne trouveront aucune structure de proximité qui leur permette de comprendre comment s'applique la loi alors qu'il s'agit dans ce type d'affaires des justiciables les moins rompus aux arcanes juridiques, parfois sans moyens de transport. Même chose pour les prud'hommes quand on sait les difficultés des salariés les plus modestes à se faire entendre. Combien de tous ceux là ne répondront pas aux convocations, renonceront à se défendre ou se retrouveront comme un personnage de Kafka perdus dans des couloirs dont les portes ne s'ouvrent pas.

Il est vrai que la Garde des Sceaux est un brin autoritaire. La réforme a été décidée sans concertation. Quelques ajustements ont semblé relever de l'arbitraire le plus total. Où est la démocratie quand on déclare réformer pour le bien de tous, quand tous s'y opposent ? C'est pour rendre une meilleure justice dit dame Dati. Faut-il comprendre alors que, comme les cheminots accrochés à leurs « privilèges », les acteurs du monde judiciaire sont tellement jaloux de leurs situations acquises qu'ils préfèrent une mauvaise justice à une bonne ?

La réforme de la justice n'est pas un jouet de Rachida Dati. C'est une réforme profonde, ambitieuse et dans la logique libérale. Elle va de pair avec un président qui entend commander aux magistrats. Avec la mise en place des peines planchers et leur application mécanique. Avec le ballon d'essai de la garde des Sceaux pour la suppression des franchises pour les bénéficiaires de l'aide juridictionnelle. Avec la dépénalisation des affaires concernant les chefs d'entreprise. Il s'agit d'une réforme éloignant les citoyens de leurs droits, d'une justice fonctionnant pour les plus modestes, comme une machine dont les rouages tournent sans état d'âme.

jeudi 29 novembre 2007, a 18:52
La réforme du contrat de travail .
 

La réforme du contrat de travail : précarisation ou sécurisation

Mis en ligne : 29 novembre

Dossier : « Modernisation du marché du travail » - Economie&Politique septembre/octobre 2007

Après l'échec du contrat première embauche (CPE) et face à la mise en cause très sérieuse du contrat nouvelle embauche (CNE) (notamment au plan juridique), Nicolas Sarkozy a fait de la « modernisation du marché du travail », une « condition impérative pour atteindre le plein emploi  ».

Il a défendu l'idée d'aller vers la création d'un « contrat unique » fusionnant tous les contrats existants dans le but affiché de lutter contre la segmentation du marché du travail.

Ce « contrat unique » devait être un contrat à durée indéterminée (CDI) assorti de droits progressifs avec l'ancienneté (c'est-à-dire en réalité très faibles au début) et de procédures de rupture très allégées. Bref, cela revenait à généraliser le principe du Contrat nouvelle embauche (CNE). N. Sarkozy reprenait ainsi une idée mise en avant par Cahuc et Kramarz en 2004 dans leur rapport intitulé : « De la précarité à la mobilité : vers une sécurité sociale professionnelle ». Ce rapport tendait à donner un contenu social-libéral au mot d'ordre de « sécurité sociale professionnelle » de la CGT dont on sait qu'il est aussi influencé par l'idée de sécurité d'emploi ou de formation née dans les rangs du PCF.

Cependant, le projet de « contrat unique » a soulevé de nombreuses protestations, largement dans les rangs syndicaux, mais aussi dans les rangs patronaux où l'on ne tient pas à voir disparaître brutalement la palette si variée des contrats précaires jusqu'au CNE.

Habilement, Sarkozy n'a pas repris cette idée le 18 septembre devant l'Association des journalistes de la formation (AJIS), mais il a, par contre, beaucoup insisté sur l'idée de « rupture négociée », chère à Laurence Parisot. Il n'a pas hésité à faire part de son accord avec le principe de réexaminer la période d'essai à propos de la réforme du contrat.

Du côté du patronat – MEDEF, CGPME, et UPA rassemblés – on se sent donc très fort pour avancer des propositions précises censées tout à la fois « répondre aux besoins des entreprises » et faciliter l'entrée dans l'emploi.

Cela recouvre trois propositions :

1) L'allongement de la période d'essai avec un « CDI aménagé  » :

Actuellement le CDI est assorti d'une période d'essai de 1 à 6 mois. Le patronat propose de la porter de 3 à 6 mois. Elle serait, de plus suivie d'une « période de validation économique répondant à l'incertitude des entreprises ». Cette seconde période pourrait durer jusqu'à 18 mois, selon la CGPME, et permettrait à l'employeur de faire valoir des perspectives d'activité incertaines pour se séparer d'un salarié.

Au total, la période probatoire imposée au salarié, avant de pouvoir bénéficier du droit commun, pourrait aller jusqu'à deux ans. On sait que c'est là la caractéristique du CNE, aujourd'hui réservé aux entreprises de moins de 20 salariés et très contesté jusqu'à l'Organisation Internationale du Travail (OIT) qui l'a déclaré, en quelque sorte, « hors la loi » eu égard aux règles du droit international. Seule différence : pendant les deux ans de mise à l'essai du CNE, le patron peut licencier le salarié dont il veut se séparer sans avoir à invoquer de motifs.

2) La mise en place d'un CDI « conclu pour la réalisation d'un projet précis » :

Laurence Parisot dans son livre « Besoin d'air » l'avait déjà annoncé en parlant d'un « CDI de mission à rupture précausée ». Ce CDI « comporterait une clause prévoyant l'expiration du contrat lors de la survenance d'un événement précisément défini (réalisation de l'objet pour lequel il a été conclu) ». Ce contrat serait donc automatiquement rompu à la fin du projet ou de la mission, sans que cette issue soit datée à l'avance, le motif étant préalablement défini dans le contrat de travail, par accord des parties.

Cette proposition vise à systématiser les dispositions aujourd'hui réservées au « contrat emploi export » prétendant « favoriser le développement des missions à l'exportation ». C'est un CDI d'au moins six mois soustrayant l'employeur aux règles du licenciement économique quand il doit licencier un de ses titulaires.

C'est le cas aussi du contrat dit « de chantier » par lequel un employeur peut engager un salarié en lui indiquant, dès l'embauche, que le louage de services est exclusivement lié à la réalisation d'un ouvrage ou de travaux précis mais dont la durée ne peut être préalablement définie avec certitude. Le licenciement du titulaire d'un tel contrat est, dans tous les cas, un « licenciement pour motif personnel, et non économique ». La proposition de généralisation d'un tel CDI permettrait une flexibilité maximum pour l'employeur et le licenciement deviendrait beaucoup plus difficilement contestable devant un juge.

3) Le MEDEF propose enfin – sans le préciser – de simplifier les clauses obligatoires à faire figurer dans les CDD, lesquelles, comme on le sait, sont soumises à une réglementation rigoureuse. Notamment, ils ne peuvent être conclus que pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire et doivent comporter des mentions obligatoires spécifiques dont l'omission donne droit à la requalification en CDI.

Ces propositions du MEDEF, largement appuyées par l'Élysée, visent à placer les syndicats sur la défensive.

La CGT a dénoncé dans un communiqué daté du 5 octobre le fait que le MEDEF « ne tient aucun compte des désaccords exprimés par les organisations syndicales sur la création d'un « CDI aménagé » et d'un « CDI conclu pour un objet précis ». Elle réaffirme le principe que la norme doit être le CDI et que le CNE doit être abrogé.

Si on ne trouve aucune réaction précise de FO sur son site à propos de la question précise, la CFE-CGC, elle, condamne « les modalités de rupture du « CDI aménagé » et rappelle « sa profonde réserve à l'égard de cette proposition de modèle de contrat de travail dans la mesure où le modèle repose sur une notion qu'il est impossible de définir avec objectivité et de manière générique : l'étape de validation répondant aux incertitudes économiques de l'entreprise ». Et elle conclut sur le fait qu'il n'est pas question de « remettre en cause le pouvoir d'appréciation du juge prud'homal en plafonnant le montant des indemnités allouées ».

La CGC dans ce communiqué n'aborde pas la question de la durée de la période d'essai ou celle du contrat de projet. Enfin, si la CFDT rappelle la nécessité d'abroger le CNE, elle se dit prête à « redéfinir la période d'essai » qui, dit-elle, doit être d'une « durée maximale raisonnable », non sans avoir précisé que cette période « n'a pas vocation à gérer l'incertitude économique des entreprises ».

Mais elle ne se prononce pas de façon explicite sur la proposition du MEDEF de rajouter à la période d'essai rallongée une période de validation économique. Elle se prononce aussi pour « la rationalisation du nombre de contrats pour répondre aux besoins des entreprises » et demande qu'elle permette « de les rendre compréhensibles par les salariés ».

Le gouvernement a donc été, en quelque sorte, obligé de reculer sur l'idée de « contrat unique » défendu par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle. Il cherche à contourner les oppositions en avançant de nouvelles propositions de précarisation du contrat de travail au nom, prétendt- il, des impératifs de la concurrence dans une économie de moins en moins prévisible.

Cependant, avec le Medef, il se heurte à une convergence entre les syndicats pour refuser de nouvelles précarisations. Ceux-ci affirment ensemble, au contraire, l'exigence de principe de sécurisation et confirment leur attachement au CDI.

Car c'est bien, pour l'heure, le besoin de sécurisation des salariés, enfermés dans une relation si asymétrique avec les patrons « donneurs d'emploi » qui semble constituer le principal ciment de ces convergences face aux tentatives d'intégration et de division. C'est ce ciment qu'il faut absolument aider à consolider en tentant d'apporter un appui politique à cette résistance syndicale face à la ligue des intérêts patronaux et de l'État qui prétendent qu'aucune alternative à leurs propositions n'est envisageable, alors même que le statu quo n'est plus tenable. Pour aider à relever ce défi, la maquette pour une proposition de loi de sécurisation de l'emploi et de la formation (Économie et Politique numéro 630 – 631) avance quatre pistes de contre-propositions :

Sommaire Première piste : convertir les contrats précaires en CDI

Le CDI est d'autant plus menacé qu'il est cerné par la multiplication de formules de plus en plus précaires. Comment se solidariser dans les luttes pour l'emploi pour faire refluer ces formules précaires ? On mesure ici l'importance particulière d'aider à une véritable mobilisation publique pour l'abrogation du CNE et du « contrat senior ». Au-delà, c'est bien l'exigence d'une transformation graduelle en CDI de tous les autres contrats de travail qui devrait être avancée en écho à la critique par Sarkozy, lui-même, de la trop grande segmentation du marché du travail.

Comment arriver à faire prendre en main l'idée de pourcentages de conversion obligatoire, selon les branches, tous les ans ou encore celle de pénalisation, par accroissement des prélèvements d'indemnisation chômage et du prélèvement formation continue pour les contrats précaires et atypiques ? Des jonctions nouvelles sont à chercher avec le mouvement syndical sur ces questions.

Lors de la réunion au cours de laquelle le patronat a présenté ses options sur le contrat de travail, les syndicats auraient proposé :
- l'abrogation du CNE (mais pas du « contrat senior »)
- l'instauration d'un bonus - malus sur les allégements de cotisations sociales consentis aux entreprises en fonction de leurs pratiques plus ou moins vertueuses en matière de la précarité.

Sommaire Deuxième piste : le CDI, lui-même, doit être renforcé

Le moment est opportun et l'espace existe pour faire grandir l'exigence d'une extension considérable des protections qui entourent le CDI, en particulier celles concernant les licenciements, et cela dès les premières années.

Dans quelle mesure la question de la période d'essai ne devrait-elle pas être traitée en relation étroite avec la nécessité d'insérer le CDI dans un processus de sécurisation comme l'avance la maquette pour une proposition de loi de sécurisation de l'emploi et de la formation ?

Cela concerne plus particulièrement :
- l'affiliation automatique de chaque résident, après l'âge de fin d'obligation scolaire, à un service public et social de sécurisation de l'emploi et de la formation.
- le soutien par ce service d'un statut de sécurisation et de promotion des travailleurs.

Sommaire Troisième piste : la sous-traitance, les discriminations à l'emploi

La colère face au traitement scandaleux des salariés de la soustraitance, comme à propos du plan Power 8 avec Airbus, de la construction navale, ou encore de l'industrie automobile, comme la protestation grandissante contre les discriminations à l'emploi (de genre, de génération, d'origine ethnique ou géographique) constitueraient aussi des points d'appui pour la bataille de réforme du contrat.

Sommaire Quatrième piste : l'hypothèse de « contrats de pluri-activité »

Le contexte actuel pourrait être propice à l'avancée de l'idée d'expérimenter un nouveau contrat de pluriactivité et de sécurisation emploi-formation avec l'appel à de nouveaux types de groupements d'employeurs. De tels contrats, qui seraient maintenus avec le passage des travailleurs concernés d'une entreprise à une autre, d'une entreprise à une institution de formation continue jusqu'à un retour à un nouvel emploi, ne seraient-ils pas la bonne riposte à l'expérimentation en cours des contrats de transition professionnelle (CTP) ? Ceux-ci sont conçus pour ouvrir la voie aux principes de séparabilité avancés par le patronat, moyennant une sécurisation misérable et ne conduisant pas nécessairement à l'emploi et à l'essor des qualifications, mais ouvrent grande la voie au déclassement et à la dévalorisation salariale.

Yves Dimicoli
- Membre du Comité Exécutif National

jeudi 29 novembre 2007, a 18:37
Projet de fusion UNEDIC / ANPE .
 

Projet de fusion UNEDIC – ANPE : Agence pour l'Emploi ou Réservoir de chômeurs ?

Mis en ligne : 29 novembre
A plusieurs reprises, les élus du groupe communiste Rhône-Alpes ont signifié leur opposition au projet de fusion UNEDIC / ANPE annoncé pour la fin 2007. La grève nationale des agents et personnels des ASSEDIC et de l'ANPE ce mardi 27 novembre est là pour prouver que ce projet inquiète et se fait sans concertation de la part du gouvernement. Ils souhaitent aujourd'hui souligner l'impact qu'une telle fusion aurait sur les actions régionales et les dispositifs territorialisés de la Région : volet économique des CDRA et plans d'actions des Contrats Territoriaux Emploi Formation, qui eux veulent agir vraiment, au plus près des bassins d'emplois et de vie.

L'ANPE et les salariés privés d'emploi subissent depuis 20 ans les effets de réformes des conventions ANPE/ETAT/UNEDIC qui visent à détruire le Service public de l'emploi en réduisant son efficacité d'action dans le placement des salariés. Depuis 20 ans, l'ANPE s'est vue retirer ses missions premières qui consistaient à accompagner le retour à l'emploi. Elle est aujourd'hui considérée comme un guichet voué à placer une main d'œuvre bon marché, de plus en plus fréquemment sous contrats précaires et contre son gré - pour faire baisser plus vite le taux de chômage - auprès d'employeurs eux-mêmes soumis aux donneurs d'ordres, aux besoins immédiats, aux lois du marché et à une concurrence acharnée.

La fusion annoncée va entraîner la disparition de plusieurs milliers d'emplois au sein des agences ANPE, la remise en cause des garanties statutaires avec des dégradations des conditions de travail aux conséquences humaines graves pour les salariés. Inévitablement cette fusion aura un impact sur le fonctionnement des ASSEDIC et le risque d'une « rationalisation » (entendez suppression !) des effectifs est bien réel.

Les élus régionaux communistes ne peuvent que souhaiter une meilleure coordination entre l'ANPE et les ASSEDIC. Cette articulation n'a pas besoin d'une fusion. L'objectif premier de Sarkozy /Medef / Bertrand / Parisot est d'aider le patronat (qui fait déjà la loi dans l'organisme paritaire UNEDIC) à mettre la main sur le service public ANPE et par là, de mettre la main sur le « placement » des personnes en recherche d'emploi et les chômeurs.

On sait qu'à terme sera demandé aux conseillers – orienteurs - prescripteurs de proposer 2 offres d'emploi sur les seuls métiers dits « en tension », et que si vous refusez ces 2 offres qui ne tiendront compte ni de vos aspirations, ni de vos qualifications, l'ANPE ne vous suivra plus et les ASSEDIC vous radieront !

Voilà le véritable projet du patronat : disposer d'une main d'œuvre corvéable, serviable et jetable à merci !

Pour les usagers, cette fusion signifiera la mise en place de « guichets uniques », c'est-à-dire de locaux communs ANPE/ASSEDIC conditionnés à l'inscription au chômage. La fermeture des agences locales ne permettra plus de mettre à disposition de tous les citoyens, comme l'exige le principe d'égalité, un service public de l'emploi de proximité.

A cela s'ajoute le fait que les cotisations directes et indirectes des salariés gérées par l'UNEDIC sont détournées de leur destination qui consiste à assurer aux chômeurs un revenu de remplacement leur permettant de vivre dignement et leur donnant les moyens de chercher un travail – il s'avère que seulement moins de la moitié des chômeurs sont indemnisés par l'assurance chômage !!!!

Concernant l'immensité des besoins de formations professionnelles et continues, les conseillers régionaux communistes dénoncent le désengagement de l'Etat et des entreprises. En Rhône-Alpes, dans la majorité des 27 Contrats Territoriaux Emploi formation qui maillent les 8 départements, ces instances partenariales de terrain sont la plupart du temps boycottées par le patronat, les chambres consulaires, les ASSEDIC. Dans un tel contexte, les ANPE qui sont aujourd'hui des interlocuteurs importants des CTEF seront incitées à réduire leur implication aux seins de ces structures territoriales.

Il est à relever l'actuelle tendance des ASSEDIC à financer des formations sur les métiers en tension. Ces désengagements successifs aboutiraient à laisser SEULE la Région Rhône-Alpes et au delà, les 22 régions françaises, assumer les besoins de formation des publics éloignés de l'emploi ou sans diplômes dans un contexte budgétaire extrêmement difficile dû aux diminutions drastiques des dotations budgétaires de l'Etat.

Parallèlement, on peut relever l'extrême faiblesse des plans de formation au sein des entreprises, les difficultés rencontrées par les salariés pour activer le DIF (Droit Individuel à la Formation) et les montants considérables non utilisés chaque année des crédits du FONGECIF, censés financer les besoins de formation des salariés.

Les élus communistes du Conseil Régional Rhône-Alpes exigent le retrait du projet de fusion ainsi que le maintien des agences de l'ANPE dans les 8 départements. Ils rappellent que l'ANPE est un établissement public à caractère administratif, un Service public de l'emploi sans monopole, au service de tous les citoyens, qui ne peut donc pas être mis en concurrence et qu'il n'a pas pour vocation de devenir ni une entreprise privée, ni un cabinet de recrutement concurrentiel.

Assurer à chacune et chacun un bon emploi ou une bonne formation pour un meilleur emploi, avec une garantie de droits et de revenus élevés ne pourra se faire qu'en s'appuyant sur un service public national de l'emploi, de la formation dont l'ANPE, les Missions locales, les ASSEDIC, le SPE (DDEFP), l'AFPA, les GRETA, les CNAM, les CUEFA, en partenariat avec les régions qui activent des politiques économie – emploi – formation - insertion.

Jean-Michel BOCHATON

- Président du Groupe Communiste de la Région Rhône-Alpes
- Conseiller Régional de la Drôme

jeudi 29 novembre 2007, a 18:08
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .
 

LA LETTRE D'INFORMATION DU JOURNAL L'HUMANITÉ

En kiosque, chez votre marchand de journaux.

 

À LA UNE…  vendredi 30 novembre 2007

 

Pouvoir d'achat.

Les Français attendent des réponses

Selon l'indicateur de l'INSEE, la chute du moral des ménages en novembre

illustre les craintes des Français pour leur pouvoir d'achat

mais est également un signe inquiétant pour la croissance.

« Il faut augmenter le SMIC, les salaires, les pensions, les minima sociaux… »,

affirme André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme.

Le discours de Sarkozy. Nos analyses.

 

Moratoire pour les hôpitaux de proximité

Reprenant la revendication des comités de défense de ces structures,

80 parlementaires demandent à Mme Bachelot de stopper les fermetures de services.

 

Télévision. Dans le piège à conviction

Sous le titre Anatomie d'une cité de non-droit, un reportage sur la cité

du Clos-Saint-Lazare, à Stains, présentée comme « une plaque tournante de la drogue »,

provoque la colère des habitants. Le maire communiste Michel Beaumale demande

« réparation » et dénonce « un scénario écrit à l'avance.»

Éric Macé, sociologue, nous précise : « Un reportage, ce n'est pas toute la vérité. »

 

À NE PAS MANQUER…

 

Alcan et Rio Tinto ont dynamité l'ex-Pechiney

« Ils visent à seulement réaliser les plus gros profits, tout en dégradant les condition

s de travail et en fragilisant l'emploi. », s'indigne Claude Verdier, délégué CGT.

 

Au Portugal, la grève succède… à la grève

Le pays est le théâtre d'une longue série de luttes depuis deux ans

face à un gouvernement obsédé par les réformes libérales.

Journée morte aujourd'hui dans l'administration.

 

Le débat sur le communisme

« La survie du Parti suppose sa métamorphose. »

Tribune de Georges Séguy, syndicaliste et communiste.


La BO fait son cinéma

Le festival Musique et cinéma d'Auxerre a rendu hommage à l'Anglais John Barry.

Entretien avec le compositeur des musiques de James Bond.

NOUVEAU TRAITÉ EUROPÉEN Ils exigent un référendum NOTRE VIDÉO SUR HUMANITE.FR

jeudi 29 novembre 2007, a 05:15
REDUIRE LES INEGALITES SELON L'UMP
 

La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent


1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d'euros profiteront chacun d'une baisse d'impôt de 270 000 euros. L'Observatoire des inégalités publie les estimations de l'Assemblée nationale. 1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d'euros profiteront chacun d'une baisse d'impôt sur le revenu de 270 000 euros grâce au nouveau "bouclier fiscal".

Réduire les inégalités selon l'UMP
L'Observatoire des inégalités publie les estimations réalisées par l'Assemblée nationale lors du vote de la loi "en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat" adoptée le premier août dernier (lire le rapport). Désormais en effet, le montant des impôts directs (impôt sur la fortune, impôt sur le revenu et impôts locaux) ne pourra dépasser 50 % des revenus d'un foyer fiscal, contre 60 % auparavant. Coût total de cette mesure pour le contribuable : 810 millions d'euros, à peu de chose près ce que vont rapporter les futures franchises sur les dépenses de santé. (suite de l'article http://www.inegalites.fr/spip.php?article721&id_mot=30)

Redevance télé: guerre aux pauvres

En 2008, 850 000 personnes vont payer la redevance télé dont ils étaient exonérés, . Il s'agit de personnes âgés de plus de 65 ans et non imposables ou de personnes de plus de 60 ans avec un revenu fiscal en dessous de 9437 E.

En effet, en 2004, lorsque les pouvoirs publics ont décidé de coupler la redevance audiovisuelle avec la taxe d'habitation, afin de permettre à l'administration fiscale de faire des économies, des centaines de milliers de personnes ayant de très faibles revenus sont devenues redevables de la taxe télé alors qu'elles ne l'étaient pas avant. Alors, l'Assemblée Nationale avait maintenu cette exonération pour les années 2005, 2006 et 2007.

Récemment, les députés ont voté un amendement maintenant l'exonération de cette redevance pour les personnes handicapées (soit 28000 personnes), et donc taxé les autres, soit environ 850 000 personnes, de 116 euros dès l'automne prochain.

Il faut bien que le pouvoir trouve de l'argent pour éponger les cadeaux faits aux riches et au patronat
PCF Cap Corse

mercredi 28 novembre 2007, a 22:24
Répression ( 2 )
 

Communiqué des parents de Pierre Douillard, lycéen blessé au visage par un flashball en manifestation devant le Rectorat de Nantes

Alors que le pronostic médical sur l'oeil de notre fils reste très réservé en cet après-midi, nous, ses parents, voulons savoir quel a été l'enchaînement des faits qui peut conduire la police à viser au visage, avec un flashball, un lycéen désarmé qui n'a même pas 17 ans, alors que son groupe de manifestants s'était retiré du Rectorat et se trouvait sur la voie publique hier soir.

Nous réclamons au Recteur d'Académie (que nous rencontrerons ce soir à 19 heures), au Préfet, au Procureur de la République, une enquête sérieuse sur les faits d'hier soir, non seulement pour Pierre, mais pour défendre l'intégrité physique et les droits de tous les jeunes lycéens et étudiants à manifester pacifiquement.

Par ailleurs, nous demandons à tous les témoins des faits de bien vouloir prendre contact avec nous.

Nous demandons aux professeurs d'accompagner les jeunes lorsqu'ils manifestent sur la voie publique, afin de ne pas les laisser démunis face à l'arbitraire.

A tous les jeunes, nous demandons ne pas céder à la provocation, car c'est justement ce que souhaite ce gouvernement. Unis dans la non-violence active, nous serons plus efficaces.

Luc Douillard, Emmanuelle Lefevre

mercredi 28 novembre 2007, a 22:13
Répresssion .
 

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mardi 27 novembre 2007 (22h58) :
Repression de la manifestation contre la LRU à Nantes, 2 blessés graves

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12 lycées sont bloqués aujourd'hui à Nantes.

Journée d'action nationale, 2000 lycéens et 1000 étudiants défilent dans les rues de Nantes entre la place Bretagne et le rectorat. La commission action avait organisé à la fin du défilé l'occupation du rectorat, se sont 1000 manifestants totalement pacifistes qui pénêtrent dans les jardins du batîment.

Immédiatement plus d'une centaine de CRS arrivent sur place et repoussent extrèmement violement, avec l'aide de la Brigade Anti-Criminalité (BAC), les manifestants. Les coups de matraque pleuvent sur ceux qui forment une chaine au premier rang pour éviter les interpellations. Des tirs de flash-ball à bout portant ont lieu et un lycéen de 17 ans est gravement touché juste au dessus de l'oeil. Dans un autre coin, une personne venant de se faire arrèter est passée à tabac. Et toujours pendant ce laps de temps, des policiers en civil (la BAC) lancent des cailloux sur les manifestants.

Repoussées hors de l'enceinte du rectorat, 300 personnes prennent la décision de se rendre au commissariat de Waldeck Rousseau pour y réclamer la libération des étudiants arrètés. 150 CRS les attendent et un face à face de deux heures sans aucune tension a lieu. La semaine sanglante est chantée à de nombreuses reprises et des demandes de libération des personnes arrètées ont lieux, sans succès.

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Bilan provisoir à 21h30, 5 arrestations, 2 blessés graves.

Alors que seulement 10 projectiles sont lancés pour répondre (j'insiste sur le mot répondre) à la violente expulsion des jardins du rectorat, la dépèche AFP et le 19/20 de France 3 font état de près 7 blessés chez la police. Ni l'AFP, ni France 3 n'étaient présents sur les lieux.

Alors qu'un lycéen a gravement été blessé par le tir d'un flash ball, et que de nombreux coups de feu ont été vu et entendu par de nombreux témoins, la police nit avoir tirer.

Des photos sont dispo ici

puce.gifhttp://www.contre-faits.org/spip.php?article54

De : Manu
mardi 27 novembre 2007

mercredi 28 novembre 2007, a 21:15
Europe et délocalisations .
 

Europe et délocalisations : Mandelson, mieux que Bolkestein

Mis en ligne : 28 novembre
Le patronyme Mandelson va-t-il ravir la vedette à Bolkestein en matière de notoriété, sur les banderoles des manifestations notamment ?

L'actuel commissaire européen au commerce – ex notable travailliste anglais- concocte, fort discrètement, un projet qui mérite la palme d'or de la destruction d'emploi et de la démolition de l'industrie, au même titre que la directive services préparée par l'ancien commissaire était une véritable torpille contre le droit du travail.

C'est l'euro-député communiste français Francis Wurtz qui a lancé ce pavé dans la mare. C'est en octobre que le collège des commissaires a débattu de la proposition Mandelson, extrêmement lourde de conséquences. Celle-ci consisterait à exempter les entreprises européennes, qui ont délocalisé leur production dans des pays tiers à bas coût, des droits antidumping applicables aux produits exportés vers l'Union à des tarifs inférieurs à ceux normalement pratiqués en Europe. L'affaire était restée cachée avant qu'un journal de Bruxelles, Européan Voice, ne s'en fasse l'écho. Le papier indique que Mandelson a reçu le soutien de ses collègues de la Commission.

Les conditions fixées par le commissaire aux sociétés pour bénéficier des largesses promises sont extrêmement floues. Il leur serait simplement demandé de « démontrer qu'elles ont des liens forts avec l'Union européenne, à travers des ventes, des volumes de production et par d'autres critères ». Selon un document interne mentionné par ce journal, le changement de la règle est justifié par les besoins de la mondialisation. Le journal informe d'une première réaction de plusieurs Etats membres à bas salaires qui redoutent la concurrence des pays à bas coûts hors UE. Comme quoi la mise en concurrence des salariés tire toujours vers le bas. D'autres pays seraient également défavorables au projet Mandelson.

Aussi afin d'éviter d'avoir à affronter un vote à la majorité qualifiée, Mandelson envisagerait de recourir à une manoeuvre de contournement en optant pour la forme de « lignes directrices ». Décision attendue début décembre. Le député Francis Wurtz a donc vivement reproché à la Commission et à son président Barroso de n'avoir pas fait mention dans son discours de ce projet, absent de toute référence également dans la communication de la Commission sur son programme législatif pour 2008. Il s'agit pourtant « d'un projet qui renvoie à des enjeux politiques majeurs, tels que la promotion de l'emploi dans l'Union, la politique industrielle et plus généralement la conception de l'intérêt communautaire à l'heure de la mondialisation ».

La concurrence libre et non faussée reste bien la norme à la Commission européenne. Il faut cependant s'attendre à de fortes turbulences. Comme disait l'eurodéputé, « si vous avec aimé la mobilisation contre la directive Bolkestein, vous pourriez adorer la levée de boucliers contre la règlement Mandelson ! ».

mercredi 28 novembre 2007, a 19:17
Meeting de Japy sur l'Europe .
 

Meeting de Japy sur l'Europe - Intervention de Marie-George Buffet

Mis en ligne : 28 novembre

Chers amis, chers camarades, Elle ne vous rappelle rien cette salle ? On y était venus parler d'Europe, au moment où la campagne contre le projet de constitution européenne commençait à prendre de l'ampleur. Nous étions déjà tous là et pour la première fois avait flotté un air de victoire ! Pour la première fois nous avions senti qu'une mobilisation se levait et qu'un immense vent d'espoir était entrain de naître dans notre peuple.

Eh bien c'est avec cette même volonté de réussite que nous sommes là ce soir.

C'est avec cette même détermination parce que oui, oui il faut un référendum. Il faut un référendum parce que, sur ce nouveau traité comme sur tout le reste, on ne peut pas accepter que le passage en force systématique, la désinformation méthodique, que tout cela devienne un véritable système de gouvernement.

C'est ce même mélange d'autoritarisme et de mensonge qu'ils ont voulu imposer sur la réforme des régimes spéciaux, avant que le mouvement social, le combat mené par beaucoup à gauche les pousse à enfin reconnaître la légitimité des inquiétudes des personnels concernés. C'est ce même cocktail de suffisance et de fables qu'ils ont voulu nous resservir sur l'université, l'emploi dans la fonction publique et demain sur le pouvoir d'achat.

Aujourd'hui, en demandant un référendum, c'est aussi à cet autoritarisme que nous voulons dire NON.

La démocratie, ce n'est pas un vote un dimanche et tous aux ordres pendant cinq ans.

Aussi, c'est aussi au mouvement social, aux revendications légitimes émises par les cheminots, les traminots, les fonctionnaires, les étudiants et tous les autres que nous voulons dire oui.

En disant oui à leurs revendications, je veux redire qu'en faisant cotiser les revenus financiers au même titre que les salaires, je veux redire qu'en modulant l'assiette des cotisations sociales pour pénaliser les entreprises qui font le choix de la finance contre celui du travail, en augmentant la masse salariale, en faisant reculer la précarité et le chômage, on trouvera les financements nécessaires pour assurer une protection sociale de qualité.

Avec une telle réforme, il sera possible d'assurer une bonne pension de retraite pour tous les salariés, dès 60 ans et plus tôt pour toutes les professions dont la pénibilité aura été reconnue, une pension permettant que la retraite ne soit pas une fin de vie, mais bien le moment d'une nouvelle vie.

En disant oui à leurs revendications, je veux redire qu'avec une vraie réforme de la fiscalité, on pourra créer les postes nécessaires dans la fonction publique. Et ainsi, les enseignants auront le temps et les moyens de mieux s'occuper de chaque élève, les infirmières de chaque patient, la justice de chaque plaignant ! En disant oui à ces revendications, je veux dire qu'avec un peu de volonté, on peut parfaitement augmenter le pouvoir d'achat. Nicolas Sarkozy, je sais pas si vous avez vu, est un homme de défi. Il chercherait à augmenter le pouvoir d'achat sans augmenter les salaires. D'autres ont essayé avant lui, par exemple tous ces enchanteurs qui pensaient changer le plomb en or. Et on attend toujours...

Aussi, je ferais plus appel aujourd'hui à la volonté qu'à la magie ! Avec un peu de volonté on peut taxer les profits pétroliers de Total, 12 milliards d'euros encore cette année, et ainsi baisser la TIPP et le prix de l'essence. Avec un peu de volonté on peut bloquer l'augmentation des loyers.

Avec un peu de volonté on peut acter la mort du CNE, en profiter pour enfin pénaliser la précarité, et le temps partiel imposé surtout aux femmes, et ainsi avancer vers la sécurisation de l'emploi.

Et avec un peu de volonté toujours, l'Etat peut augmenter le SMIC, les salaires des fonctionnaires et par exemple contraindre le patronat à négocier, branche après branche, pour refondre toutes les grilles de salaire dans le privé ! L'augmentation des salaires, les profits des entreprises le permettent, c'est un impératif, c'est incontournable, ce doit être tout de suite !

Et devant toutes ces attentes que le gouvernement n'entend pas, permettons que la voix du peuple se fasse entendre ! Et parce que tout est bloqué à Paris comme à Bruxelles, alors oui : exigeons un référendum !

Il faut un référendum sur ce nouveau traité parce que notre avenir à tous et toutes, de Talinn à Lisbonne, est aussi écrit dans les lignes tortueuses de ce traité Sarkozy.

Il faut un référendum parce que lorsqu'on se prétend démocrate, on ne décide pas de ce que sera l'avenir commun des peuples en conclave ou en congrès. A les entendre, l'urgence serait de relancer l'Europe, et pour cela d'adopter ce traité dont l'objectif serait de permettre à l'Europe de repartir.

Alors ce traité, ce ne serait donc quelques amendements pour faciliter le fonctionnement de l'Union. Ce serait un simple règlement intérieur.

Déjà, le projet défunt de constitution européenne, ils nous le vendaient comme un acte banal selon les uns, la solution à tous nos problèmes selon les autres. En fait, comme en 2005, ils cherchent donc à nous cacher que le but de ce traité est de soumettre nos vies et notre quotidien aux désirs des politiques libérales. Leur but n'est pas de débloquer l'Europe. Il n'y a donc aucune urgence à adopter ce traité qui n'est que le petit frère de la constitution européenne. La preuve, Giscard ne cesse d'en réclamer la paternité !

L'urgence est, au contraire de regarder pourquoi leur Europe est en panne et pourquoi, aujourd'hui, cette grande idée ne fait plus rêver personne.

Comment cett idéal de paix entre les Nations s'est métamorphosé en guerre permanente contre les salariés.

Directive après directive, l'Europe s'est construite pour remettre en cause toutes les victoires et les droits acquis par les luttes sociales et populaires des salariés européens. Et c'est partout en Europe, d'Allemagne en Hongrie, du Portugal en Slovénie que la contestation monte contre ces politiques faites en permanence contre les peuples.

L'urgence est de regarder pourquoi les peuples n'ont plus aucune confiance en Bruxelles et même souvent rejettent ce qui s'y décide.

Comment s'en étonner quand on compare leurs discours sur la démocratie et les droits de l'homme et la réalité d'un pouvoir renfermé sur lui-même, dogmatique comme jamais, insensible à toute la contestation qui monte en Europe contre les privatisations de services publics, la remise en cause des droits, les atteintes aux libertés individuelles.

L'urgence est de regarder pourquoi la promesse d'une Europe qui serait le contrepoids humaniste à la puissance américaine s'est muée jusqu'à faire de l'Union le premier de la classe, un peu fayot, de l'atlantisme. Le premier prix zélé du néolibéralisme.

Alors que l'Europe pourrait être la référence de tous les combattants de la liberté et de la justice sociale de par le monde !

Devant ce triste bilan, il ne peut être question de repartir avec un attelage impopulaire, dangereux et poussif. Et cet attelage, cette Europe là, c'est bien entendu celle du traité Sarkozy !

Cette Europe-là, notre peuple n'en veut pas. Et beaucoup de peuples d'Europe n'en veulent pas.

Ils ne veulent pas de l'Europe de la concurrence libre et non faussée, du moins disant social et de la démolition des services publics. Ils ne veulent pas de cette Europe mesquine qui à l'instar de Jean-Claude Trichet à la Banque centrale européenne, dorlote les banques, les marchés et les multinationales pour mieux maltraiter les salaires, l'investissement, et tout ce qui pourrait faire notre avenir. Cette Europe là, notre peuple l'a rejeté. Il l'a fait démocratiquement au terme d'un immense débat populaire. Et le peuple néerlandais a fait de même. Le non l'a emporté avec plus de 54% en France, 60% au Pays-Bas. Alors ils n'ont pas le droit de l'imposer au forceps ou de nous forcer la main avec ce traité Sarkozy. Ils n'ont pas droit d'imposer au peuple ce qu'il a lui même rejeté.

Et partout en Europe, toutes les études d'opinion le démontrent, les peuples veulent décider et refusent à leurs gouvernements le droit de parler en leur nom.

Ils nous disent que c'est le meilleur compromis possible.

Mais un compromis où les chefs d'Etat et de gouvernement décident à la place de leurs peuples ce qui serait bon pour eux n'est pas un compromis. C'est une atteinte aux droits des peuples.

Un compromis ne proposant pas la moindre inflexion des politiques économiques et sociales de l'Union, pas le moindre bougé de ses orientations diplomatiques, commerciales et militaires n'est pas un compromis. C'est une impardonnable fuite en avant !

Aussi, je veux le dire clairement. La gauche en France ne peut pas cautionner ce viol de la parole souveraine des Français.

La gauche ne peut pas laisser construire l'Europe sans les peuples qui la composent, contre les peuples qui la composent.

Alors oui, tous et toutes ensemble à gauche, exigeons un référendum ! Ce référendum, ces référendums partout en Europe, ils doivent être le moyen de bousculer tous ceux qui aujourd'hui font l'Europe leur chasse gardée avec la morgue indécente de ceux qui croient la posséder.

Ces référendums, ils doivent permettre de bousculer tous ceux qui cachent derrière leur froide assurance leur soutien total à une Europe qui ne serait plus un idéal de paix et d'entraide entre les peuples, mais bien le terrain d'une concurrence sauvage tout entière au bénéfice des plus forts.

Dans leur Europe, la guerre des tranchées laisse sa place à la guerre économique. On ne tue plus ses voisins mais on les jette au chômage. Et cette Europe serait la seule possible ? Elle le sera tant que les gouvernements sauront éloigner les peuples des décisions qu'ils prennent à Bruxelles. Elle le sera tant que les peuples n'interviendront pas directement dans les affaires européennes.

Aussi, en exigeant un référendum, on ne demande pas simplement de faire avaliser ou rejeter le traité Sarkozy ! Nous avons l'opportunité de favoriser l'intrusion, enfin, des aspirations populaires au coeur de l'Union européenne. Nous avons l'occasion, en laissant exprimer toutes ces attentes, de faire éclater, publiquement, l'exigence d'une autre Europe. Et c'est en avançant sur l'idée qu'une Europe démocratique, sociale, écologique, pacifiste est nécessaire que nous pourrons la rendre possible !

Alors oui, nous demandons un référendum ! Nous voulons un référendum accompagné, comme en 2005, d'un immense et large débat populaire ! Nous demandons un référendum, en France comme dans les 26 autres pays membres de l'Union pour saisir, tous et toutes ensemble, cette chance d'imposer d'autres priorités à l'Europe telle que la rêve Nicolas Sarkozy !

Nous voulons un référendum pour que les peuples imposent à l'Europe de s'engager plus pour la paix au Proche-Orient que pour le laisser-faire à l'OMC. Nous voulons un référendum pour que les peuples imposent à l'Europe d'enclencher la conversion écologique de notre économie plutôt que de la laisser continuer à soumettre l'énergie, le ferroviaire et l'agriculture aux logiques du tout marchand.

Nous voulons un référendum pour que les peuples imposent à l'Europe d'harmoniser enfin les droits humains et sociaux par le haut plutôt que d'encourager toujours le moins disant social et démocratique.

Et comme nous l'avons fait en 2005, les communistes seront au premier rang pour mener cette bataille du référendum. Comme en 2005, nous allons informer sur la réalité d'un traité dont les Françaises et les Français ne savent rien d'autre que les mensonges qu'en dit Nicolas Sarkozy et ses amis.

Et comme en 2005, face à ce traité Sarkozy qu'ils décrivent comme mini, mais qui est surtout minimaliste en matière de droit et de progrès social, nous démontrerons qu'avec un peu de volonté politique, l'Europe pourrait rapidement changer de visage !

L'Europe pourrait, en effet, prendre à bras le corps la question de l'argent, de son utilisation, de sa maîtrise par et pour les peuples. Et pour désarmer les fonds de pension et les marchés financiers, il faudra bien investir la mère de toutes les banques, cette BCE, afin que ce soit vous qui lui donniez sa feuille de route !

Et le rapport de force populaire pourra nous permettre de mettre l'argent au service des salaires, de la recherche, de la formation, de l'emploi, plutôt qu'au service des marchés financiers.

L'Europe pourrait mettre au coeur de son projet la coopération en matière de recherche, de partage des coûts, de modernisation de l'industrie et des services, et ce notamment pour la gestion de ce qui est notre bien commun.

L'intervention populaire dans le débat pourra faire avancer notre exigence de services publics pour l'énergie, les transports, l'eau, les communications, le logement…

Seule l'intervention populaire pourra garantir leur accessibilité à tous les citoyens et citoyennes, leur contribution positive à la protection de l'environnement, leur caractère décisif pour assurer l'épanouissement de chacun et de chacune, et ce partout en Europe !

L'Europe pourrait enfin, à l'instar de la bataille engagée par Gisèle Halimi pour imposer la clause de l'Européenne la plus favorisée, s'engager vraiment dans le progrès de notre civilisation.

Il s'agirait de prendre dans le droit de chaque Etat membre les dispositions les plus favorables aux femmes, aux salariés, aux jeunes pour en faire un socle du droit européen, un objectif à atteindre rapidement par les Etats !

Oui ce ne peut être que par l'intervention populaire que l'Europe pourra enfin passer de la marche arrière à la marche avant !

Alors oui, pour toutes ces raisons, oui il faut un référendum !

Et nous allons mener campagne ensemble pour l'obtenir !

En lien avec les luttes sociales et démocratiques, en phase avec les aspirations populaires, nous allons toutes et tous ensemble faire grandir l'exigence d'une autre Europe, d'une politique en France, et pour cela d'un autre ordre mondial afin, tout simplement que dans ce monde si riche, chacune et chacun est le droit au bien être et à la réussite.

mercredi 28 novembre 2007, a 05:15
Les lycéens d'Istres contre la LRU .
 


Mercredi 28 Novembre 2007 - 03:26

Ce mardi les lycéens du lycée Arthur Rimbaud à Istres se sont mis en grève pour exiger le retrait de la loi LRU/Pécresse (UMP)

Les lycéens d'Istres contre la LRU
La mobilisation prend de l'ampleur, les facs de France sont majoritairement dressées contre la loi LRU. Depuis plusieurs semaines les universités de l'académie sont dans la lutte. Mardi les lycées de Rimbaud ont rejoint le mouvement pour exiger le retrait de cette loi.

Les jeunes Communistes d'Istres apportent leurs soutiens aux lycéens grévistes du lycée Arthur Rimbaud et nous réaffirmons l'utilité de cette lutte pour obtenir le retrait de la loi Pécresse. Ce mardi 27 a été marqué par une nouvelle journée d'information, d'actions et de manifestations partout en France pour l'abrogation de la LRU. Et fait nouveau, depuis quelques jours la mobilisation des enseignants-chercheurs s'amplifie avec des AG dans nombre d'universités. Quant aux lycées, le mouvement continue de s'étendre partout en France.

Les premiers chiffres des manifestations que nous avons sont encourageants : 6 000 étudiants et lycéens à Lille, 5 000 à Paris, 3 000 à Rennes, 3 000 à Toulouse, 3 000 à Nantes, 2 000 à Lyon, 2 000 à Saint Etienne, 2 000 à Bordeaux, 2 000 à Rouen, 1 500 à Marseille... La fac du XXIème siècle n'est pas celle de l'UMP/MEDEF

mercredi 28 novembre 2007, a 05:07
RIEN DE NOUVEAU .
 

Mercredi 28 Novembre 2007 - 01:28

Pour l'Union des étudiants communistes (UEC), rien de nouveau ne ressort de la négociation du jour avec Valérie Pécresse (UMP)

Négociations avec Valérie Pécresse : rien de nouveau
L'augmentation de la dépense publique par étudiant avait déjà été annoncée de longue date et confirmée hier. Mais, pour Nicolas Sarkozy, les moyens devront être répartis aux résultats : mettez de l'essence dans un moteur inégalitaire et vous obtiendrez toujours plus d'inégalités !

Quant aux autres annonces - diplômes reconnus nationalement, pas sélection à l'entrée de l'université, pas d'augmentation des frais d'inscription, réussite en licence - ce ne sont que des promesses réitérées sans élément concret face à une loi qui elle est bien réelle et qui va mener à un enseignement supérieur à deux vitesses.

Pour toutes ces raisons, l'Union des étudiants communistes appelle à amplifier la mobilisation pour l'abrogation de la LRU et à participer en ce sens à la journée de manifestation du jeudi 29 novembre.

Paris, le 27 novembre 2007

Igor Zamichiei, Secrétaire national de l'UEC.

mardi 27 novembre 2007, a 22:27
L'HUMANITE WebTV
 

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C'est en début de semaine dernière que le quotidien l'Humanité a lancé un service de videos baptisé Huma Web TV. Ainsi les journalistes de l'Humanité, en plus d'écrire des piges pour le journal, réalisent des reportages video pour alimenter quotidiennement le Web de l'Humanité dans le soucis d'apporter aux lecteurs du site web du journal de Jaurès une complémentarité au support papier.

Toutes les videos de l'HumaWebTV

mardi 27 novembre 2007, a 21:53
IL FAUT SOUTENIR JEAN PIERRE ! ( C.G.T Château-Thierry )
 

IL FAUT SOUTENIR JEAN PIERRE ! ( C.G.T Château-Thierry )

bien entendu, il faut soutenir Jean Pierre ! C'est une honte !

Gageons que Denis Gautier Sauvagnac sera traité avec bien plus d'égards : un voleur de mobylette serait depuis longtemps en préventive. Celui là, il a bénéficié de la protection au plus haut sommet de l'Etat, y compris de Sarkozy. Un simple règlement de compte entre mafieux....

Patrice Bardet


article de l'Union du 24/11

Château-Thierry Un militant CGT menotté et placé en garde à vue

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Le syndicaliste Jean-Pierre Odant voulait profiter de la venue du préfet à Château-Thierry pour manifester son mécontentement suite à la menace de suppression qui pèse sur le conseil de prud'hommes. Mal lui en a pris, il a été emmené manu militari au poste.

L'ENNEMI public numéro 1, hier à Château-Thierry c'était Jean-Pierre Odant, le responsable de l'union locale CGT. Sachant que le préfet de l'Aisne, Stéphane Fratacci, venait poser la première pierre du futur commissariat aux Vaucrises, il voulait être de la fête avec quelques colistiers. « Nous voulions simplement interpeller le représentant de l'Etat sur la suppression annoncée du conseil des prud'hommes. Je voulais lire un texte de protestation, c'est tout », explique le cégétiste à sa sortie du commissariat à 17 h 45, vendredi.
Un texte court et respectueux (ndlr : nous l'avons lu) ne remettant nullement en cause la construction du nouveau commissariat. Alors que s'est-il passé sur les coups de 11 h 30 derrière le centre commercial des Vaucrises ?

« Comme un truand ! »

« On m'a déjà suivi en voiture jusqu'aux Vaucrises », raconte l'homme. Sur place, il rejoint une dizaine de cégétistes. En face, autant de policiers, en guise de comité d'accueil. « On était sur la pelouse, ils nous ont demandé de dégager de manière très discourtoise. Ils ont sans doute eu l'ordre de nous faire décamper, alors ils nous ont poussés. Pour moi, ils l'ont fait violemment. Je leur ai rétorqué que c'était des méthodes de facho ! ».
Et là, Jean-Pierre Odant n'a pas compris ce qui se passait. Les policiers l'ont saisi, plaqué au sol, l'ont traîné sur quelques mètres. « Je me suis relevé et ils m'ont embarqué dans un véhicule de police », raconte -t-il. Direction le poste. Le cégétiste, par ailleurs conseiller principal d'éducation au lycée Jean-de-La-Fontaine, a alors été placé en garde à vue « comme si j'étais un truand de droit commun ! » s'offusque t-il.
« Ils m'ont mis dans une cellule de 2 m2 avec deux autres jeunes. Ça sentait la pisse, la cigarette, c'était sale ! ». À midi, pas de repas : « C'est ma femme qui m'a apporté un casse-croûte ! ». Le cégétiste (diabétique par ailleurs) a été conduit à l'hôpital (ndlr : procédure normale dans le cadre d'une GAV) et entendu. Il a été relâché en fin d'après-midi tout en étant poursuivi pour « outrage et rébellion ». « Il paraît que j'aurais traité les policiers de SS, mais je ne prononce jamais ce mot, vraiment je suis choqué par la tournure qu'ont prises les choses ».

« Pas au-dessus des lois ! »

Les colistiers de Jean-Pierre Odant et Didier Violet, secrétaire départemental de la CGT venu soutenir le secrétaire de l'UL, aussi : « Nous condamnons cette garde à vue, Jean-Pierre n'est pas un criminel. Nous n'avons jamais vu ça. Mais nous allons demander des explications sur ce dossier, on a encore le droit de s'exprimer, on est dans un pays démocratique ! ». Du côté de la police, le commandant Fay ne mâche pas ses mots : « Nous avions prévenu M. Odant le matin même. Son intervention me gênait beaucoup, dans la mesure où nous nous positionnons dans le quartier. Il peut bafouer les lois de la République mais pas à Château-Thierry tant que je serai là ». Le sous-préfet, Jean-François Colombet acquiesce : « On ne peut pas mettre en examen un ancien président de la République et laisser M. Odant au-dessus des lois ! ».

Frédérique Pétré

 

UL CGT de CHÂTEAU THIERRY
11 BIS RUE DE LA FERE
02400 CHÂTEAU THIERRY
téléphone : 03 23 83 90 08
télécopie : 03 23 83 53 27

copie à l'UD ud2@cgt.fr

BOURSE DU TRAVAIL, PLACE BABOEUF, 02100 SAINT QUENTIN, fax : 03 23 67 52 93

Patrice

mardi 27 novembre 2007, a 19:07
Affrontements / Val d'Oise .
 

Affrontements / Val d'Oise : Marie-George Buffet appelle au calme
Si je partage en grande partie l'analyse ,il faut arrêter de parler de « plan Marshall » Plan Marchall (5 juin 1947) Ce plan fut l'arme économique utilisée par les USA ,pour « endiguer le communisme » Deuxième volet de la doctrine TRUMANN « Le containment », il permet sous le vocable d'aide au développement, de convertir l'économie de guerre des USA en une économie de paix nécessaire aux Américains. L'aide est accordée aux pays européens, qui acceptent les conditions d'achat des produits américains ! Ce sera un des volets du développement à l'ouest sous conditions d'évictions des communistes, venant après la volonté d'une renaissance de l'Allemagne et le rejet du plan Morgenthau( qui prévoyait de faire payer à l'Allemagne les dommages de guerre), par Trumann, le regroupement des zones d'occupation des occidentaux qui conduira à la création de la RFA et son ancrage à l'Ouest. Ce plan reste un des volet majeur de la guerre froide !

mardi 27 novembre 2007, a 18:58
Affrontements / Val d'Oise .
 

Affrontements / Val d'Oise : Marie-George Buffet appelle au calme

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 27 novembre

Après le dramatique accident qui a causé le décès de deux jeunes, des affrontements ont lieu depuis plusieurs nuits dans le Val d'Oise entre des jeunes et des policiers.

La colère et l'incompréhension que ressentent la famille, les amis et les voisins de ces deux jeunes, ainsi que tous les jeunes qui sont touchés par cet accident, appelle la justice à établir toute la vérité, de façon rapide et transparente, sur ce dramatique accident.

La violence n'est pas le bon chemin pour exprimer cette colère. Les familles de Mouhsin et Lakhami elles-même ont appelé au calme. Cet appel doit être entendu au plus vite afin de ne pas en rajouter à une douleur déjà grande.

La rapide et violente dégradation de la situation prend sa source dans une défiance à l'égard de l'Etat, ainsi qu'une profonde crise sociale issue d'une accumulation de difficultés depuis plusieurs dizaines d'années. Malgré les grandes annonces de « plan marshall » des banlieues, à l'évidence rien n'a vraiment changé depuis plusieurs années. Il est plus que temps que l'Etat regarde en face sa responsabilité, et apporte des réponses face aux problèmes d'éducation, de discriminations, d'emplois, de disparition des services publics ou encore de logement, et ce de façon rapide, visible et immédiate.

Il est urgent de ne pas en rajouter à une situation déjà difficile. Toutes les violences, tous les affrontements doivent céder la place au calme. Car lui seul, permettra à la fois à la justice de faire toute la lumière sur la mort de ces deux jeunes, et lui seul encore permettra de renvoyer le gouvernement à ses responsabilités, et ainsi le contraindre à agir pour apporter, enfin, des réponses rapides aux attentes des populations de ces quartiers.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 27 novembre 2007.

lundi 26 novembre 2007, a 22:10
NON ala répression policiére contre les étudiants .
 

Invisible.gif Au côté des grévistes

Dimanche 25 Novembre 2007 - 20:29

Résistance contre la loi LRU de Valérie Pécresse (UMP): Communiqué de presse de l'Union des Etudiants Communistes (UEC)

Non à la répression policière contre les étudiants

 

Depuis le début du mouvement étudiant, le gouvernement n'a su répondre que par la force. Les évacuations des universités occupées se sont multipliées, des militants ont été arrêtés sans motif réel et les forces de l'ordre sont plusieurs fois intervenues avec violence dans des universités mobilisées, comme récemment à Paris X – Nanterre.

Chaque jour les étudiants en lutte pour l'abrogation de la LRU subissent les conséquences de ces interventions. Hier, des CRS ont chargé violemment les manifestants à Lille sans raison apparente. On dénombre plusieurs blessés dont le secrétaire de l'UEC locale, François Dellaleau. Celui-ci a été victime de coups de matraque à la tête et au corps : il était hier soir en observation aux urgences.

L'Union des étudiants communistes dénonce fermement ces interventions policières. Nous ne laisserons pas se développer l'usage de la force contre ceux qui luttent pour leurs droits.

Igor Zamichiei, Secrétaire National de l'UEC

lundi 26 novembre 2007, a 21:45
L'Allier bascule à Gauche .
 



Municipales/Cantonales 2008

Lundi 26 Novembre 2007 - 02:02

Ce dimanche le Parti Communiste Français, en remportant une cantonale partielle dans l'Allier, fait basculer le département à gauche

L'Allier bascule à Gauche, il redevient communiste !
M Alain Lognon (PCF) a remporté ce dimanche l'élection cantonale partielle de Chevagnes (Allier) avec plus de 60% des voix face à M André Jardin (DVD). Cette victoire fait basculer le département de l'Allier à gauche. L'UMP, la droite, le MEDEF subissent leur premier revers d'importance, de plus face aux "moribonds" du Parti Communiste Français.

Résultats du second tour : I : 5.634 V : 3.050 E : 2.881 Abst : 45,86%

M Alain Lognon (PCF) : 1 746 (60,60%) ELU
André Jardin (DVD) : 1 135 (39,40%)

Le Conseil Général de l'Allier est dirigé par une alliance de droite (URB qui regroupe des conseillers généraux UMP-UDF et DVD) qui compte 17 élus (-1). Le Parti Communiste compte désormais 9 élus (+1), le Parti Socialiste 6 élus et les Radicaux de Gauche 3 élus. Avec cette cantonale partielle, le Parti Communiste gagne un élu et il reprend la présidence du Conseil Général perdu en 2001, en effet la gauche dispose désormais de 18 élus contre 17 pour la droite.

Ce n'est qu'un début

lundi 26 novembre 2007, a 21:20
BANLIEUE .
 

La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent

Lundi 26 Novembre 2007 - 14:45

Deux ans depuis que deux adolescents de quinze à dix-sept ans traqués par la police trouvaient la mort dans l'arc électrique d'un transformateur. Trois semaines de révoltes, 10 000 voitures brûlées, près de 3000 jeunes interpellés. L'embrasement avait mis les banlieues au centre de la vie française. Elles sont retournées à leur place, dirait-on. Pour le moment elles ne dérangent plus ou de loin en loin. Un gosse tué par un chien, un incendie dramatique, quelques voitures en feu et l'on reparle des banlieues aux infos, comme de territoires aux confins des villes.

Banlieue : deux ans après rien n'est réglé !
La réalité est tout autre. Les banlieues, la banlieue dans toutes les villes de France, c'est la vie de millions de foyers, c'est « la vraie vie des vrais gens » et il en est, comme en Seine Saint Denis – l'un des départements les plus pauvres du pays, c'est vrai...- qui refusent les visions misérabilistes, qui mettent en avant la création, le travail, le désir d'entreprendre, la culture. Qui ne voient pas la jeunesse comme un problème mais la voient comme l'avenir.

Sauf que les banlieues, deux ans après et selon les mots des maires rassemblés au sein de l'association Ville et banlieue, sont absents « de toutes les priorités affichées par le gouvernement ». Oh, il y a une secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, et la nomination à ce poste de Fadela Amara, la présidente de Ni putes ni soumises a été une belle annonce. Belle annonce encore que celle d'un « plan Marshall » pour les jeunes. On se pince quand on lit ce qu'il en est. Sur l'emploi, il faut bien sûr activer « tous les dispositifs », activer « tous les leviers » mais l'objectif, c'est « tolérance zéro pour la glandouille ». Sur l'éducation, il faut enseigner aux enfants les valeurs de la République et « je souhaite consacrer une journée à l'éducation au respect, comme nous avons une journée pour la Fête de la musique ».

Donc le chômage, massif chez les jeunes, les discriminations à l'embauche selon que l'on vient de Neuilly ou de Clichy, que l'on s'appelle Paul-Antoine ou Ahmed, c'est « la glandouille ». La formation, l'éducation, c'est apprendre le respect – et une journée par an – quand la réalité, c'est celle d'une société qui, 365 jours par an, ne respecte pas une partie de ses membres en termes de droit au travail, à un logement décent, à un salaire correct, à une école dotée des moyens suffisants, à des services publics proches et de qualité.

Voilà quelques mois, un élu de droite de banlieue se définissait avec colère comme « une serpillière de la République ». Avec ces « propositions » qui ne sont pas autre chose que du Sarkozy dans le texte, il aura une serpillière à fleurs. Rien d'autre.

Car c'est même l'inverse. Non seulement en deux ans rien de concret n'a été fait mais la dotation de solidarité urbaine qui permet aux communes les plus défavorisées de faire face à une partie de leurs charges sera cette année inférieure de 30 millions d'euros à ce qui avait été annoncé, en en faisant grand cas, par Borloo quand il lançait en 2006 son plan de cohésion sociale. Lequel Borloo a depuis oublié la banlieue, tout à son enthousiasme environnemental. Les banlieues ne sont pas une question relevant de l'environnement.

En revanche elles sont, semble-t-il, un terrain propice aux provocations. On se souvient des mots incendiaires. Racaille, Karcher. Plus récemment le président de l'UMP accusait les élus communistes de maintenir leurs villes dans la pauvreté pour garder leur électorat. Etonnant, tout de même, de s'en prendre à ceux qui, avec d'autres, sont au plus près des habitants, de leurs difficultés. Mais peut-être ce gouvernement n'a-t-il cure de la situation des banlieues. Au contraire. Le libéralisme, le sarkozysme vont à l'opposé des solidarités, du service public, du sens de l'intérêt général. Ils désintègrent pour régner.

lundi 26 novembre 2007, a 18:45
L'injustice planifiée...
 

Nicolas Sarkozy aime l'harmonie, la cohérence, et les points sur les i. Ou sur les j. Il en faut trois au mot « injustice ». Il les appose tous. À l'injustice sociale dont il a fait son credo, du paquet fiscal à l'effondrement du montant des retraites pour une majorité des salariés, il ajoute une justice en miettes.

Il ne s'agit pas ici de l'étrange mansuétude dont il aurait fait preuve à l'égard de la caisse noire du patronat dont les enquêteurs lui avaient, assure l'hebdomadaire Mariane, signalé l'existence en 2004 sans qu'il ordonne de poursuite. Le président a des amis puissants et de la reconnaissance pour les petits gestes qui entretiennent l'amitié, à Malte ou ailleurs.

Mais non, il s'agit de ce massacre à la tronçonneuse dont il a chargé Rachida Dati, de ville en ville, de tribunal en tribunal, de territoire en territoire.

Ce n'est plus une carte judiciaire qu'on contemple, c'est un faire-part de deuil qui soulève les populations de ces régions qu'on regarde de si haut depuis Neuilly.

Rendez-vous compte: les 52 avocats du barreau de Châteauroux ont entamé hier leur sixième semaine de grève illimitée des audiences contre la perspective de la disparition de toute instruction judiciaire de la ville. L'Indre devenu un désert, puisque La Châtre, Le Blanc et Issoudun n'auraient plus de tribunaux d'instance. Il faudra aller à Bourges, dans le Cher, pour que justice soit rendue.

Qui peut croire qu'une justice toujours plus lointaine sera mieux et plus vite rendue, qu'elle sera égale pour tous quand les citoyens les plus modestes peineront à y accéder, qu'elIe évitera les drames comme ceux d'Outreau?

En liquidant au moins 23 TGI, 178 tribunaux d'instance et 55 tribunaux de commerce, la garde des Sceaux livre crûment sa conception de la justice : elle n'est pas un droit mais un coût, à réduire comme tout ce qui touche à l'intérêt public.

Elle peut même être un désagrément pour la nouvelle coqueluche de l'UMP, quand elle touche au droit divin des patrons d'entreprise et permet à des salariés l'ultime recours devant les prud'hommes, 63 conseils seraient ainsi supprimés.

Alors qu'il faut déjà jusqu'à 24 mois pour qu'un dossier soit instruit au conseil de Bobigny, qui peut croire que les concentrations à venir accélèreront le mouvement?

Dans tout le champ de la justice, un sale boulot est à l'œuvre et il est fait salement, sans consultation des intéressés, des élus et des populations qui savent que la suppression d'un tribunal s'accompagnera de la disparition d'un hôpital, de la perte de bureaux postaux, de la réduction du nombre des fonctionnaires à l'œuvre pour servir l'intérêt général.

On y vivra plus pauvres, moins reconnus, plus seuls,.. au nom de « la réforme» qu'agite le président de la République.

 Avec une justice au rabais pour des injustices décuplées.

Cette combinaison bien assortie doit faire réfléchir tous ceux que cette politique affecte.

 Et peut être le ferment de nouvelles solidarités.

dimanche 25 novembre 2007, a 21:20
NON à la constitution !
 

 

NON à la Constitution européenne maquillée : EXIGEONS LA TENUE D’UN REFERENDUM POPULAIRE !

Faire ratifier le nouveau traité européen par les Assemblées, et cela dès le mois de décembre, tel est le projet de Nicolas Sarkozy. Le Président veut aller vite et priver les Français du droit élémentaire de décider souverainement de leur avenir. Son clan prétend que le vote majoritaire qui l’a élu en mai tient lieu de référendum sur un texte qui n’était pas encore rédigé! En fait, les commentateurs politiques doivent reconnaître que le refus de donner la parole au peuple est motivé par la « prudence », c’est-à-dire la crainte d’un nouveau rejet. Une fois suffit, considèrent ceux qui accaparent le pouvoir. Ils ont peur d’un nouveau « NON » ! !

La propagande officielle, relayée par les médias, presque tous aux mains du capitalisme financier, avance un second argument : cette fois, il ne s’agit plus de constitution. L’accord signé à Lisbonne par les dirigeants des 27 Etats de l’Union européenne ne serait plus qu’un « mini traité », « simplifié » en plus (le texte compte 256 pages…), qui ne porterait que sur son organisation administrative. Ses symboles, tels le drapeau étoilé et son hymne, ont disparu. Pour rassurer davantage, on prétend mensongèrement que la référence au «marché libre et non faussé » est passée à la trappe. Cette mise en scène vise à désintéresser les citoyens et à semer la confusion : « Circulez, il n’y a rien à voir ! ».

La vérité est autre. Tous les gouvernements fédéralistes et tous ceux qui refusent la souveraineté populaire et qui avaient encensé le projet de constitution (Giscard d’Estaing, en tête), se déclarent plus que satisfaits du texte élaboré à Lisbonne. Ils ne cachent pas qu’ils y voient une revanche aux « NON » français et néerlandais de 2005. De leur point de vue, ils ont raison. Tous les traités signés depuis Maastricht, ceux d’Amsterdam, de Barcelone, de Lisbonne déjà, demeurent la pierre angulaire de la politique économique et anti-sociale de l’Union européenne. Le « marché libre », « la concurrence » à tout va, la réduction du coût du travail et toute l’idéologie néo-libérale restent le fondement du nouveau traité, véritable constitution européenne de contrebande. Tous les peuples d’Europe en font les frais : la pauvreté, la misère même, gagnent chaque année du terrain. L’accord de Lisbonne permettrait, s’il était appliqué, d’accentuer le processus : par une centralisation accrue (un Président de l’Union qui parlerait au nom de tous), et un système de vote majoritaire au sein des instances qui serait imposé aux nations récalcitrantes.

Ainsi, le Pouvoir en France, chaque jour plus autoritaire, voudrait priver les citoyens de leur droit imprescriptible de décider de leur avenir. La voie parlementaire dans ce cas précis, c’est le moyen par excellence de museler la voix des Français. La majorité automatique acquise, par la manipulation des Français, au parti du Président, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, fausse toute représentativité réelle des Français. Tous ensemble, exigeons un référendum !

A. DE COOMAN

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dimanche 25 novembre 2007, a 20:58
LOGEMENTS ET INEGALITES SOCIALES EN 2007 .
 


chiracclaude.jpgLes français sont de plus en plus pessimistes sur l'évolution de la situation du logement et "les jeunes ménages sont les premiers à ressentir la pénurie", selon un sondage TNS- SOFRES, réalisé pour l'observatoire du logement du promoteur Nexity. Ils sont 27% à estimer que la situation du logement va se dégrader dans les années qui viennent. Une majorité de français (78%) "constatent la pénurie de logement", et encore plus nettement chez les personnes de vingt- cinq à trente- quatre ans, où ils sont 83% à avoir la même vision. Une forte majorité (88%) se prononcent en faveur de nouveaux programmes de construction en France.

Depuis 2002, les inégalités se creusent de nouveau : c'est l'un des enseignements, et pas le moins inquiétant, du "Portrait social, édition 2007" publié par l'INSEE. Le mouvement de réduction des inégalités de niveau de vie et de pauvreté, régulier depuis les années soixante-dix s'éssouffle depuis 2002. Ceux qu'on appelle, pour aller vite, "les riches" sont à la fois de plus en plus riches et de plus en plus nombreux. Mais à l'opposé, le nombre de personnes qui, en France, vivent en dessous du seuil de pauvreté reste considérable: 7, 1 millions de personnes, gagnent moins de 60% du revenu médian, soit moins de 817 euros par mois. Le constat de l'INSEE n'est pas une surprise. D'autant que par ailleurs, les couches moyennes salariées sont, elles, touchées de plein fouet par la flambée de l'immobilier, qui entame largement leur pouvoir d'achat. Les premières mesures prises par Nicolas Sarkozy vont accentuer cette tendance. Le paquet fiscal a donné des avantages énormes aux familles les plus aisées via notamment le bouclier fiscal. Un terme guerrier qui, d'ailleurs montre bien la vision que les puissants ont des inégalités sociales. Il leur faut un "bouclier" pour se protéger des menaces du peuple et d'un Etat jugé un peu trop redistributeur. Le constat est d'autant plus inquiétant que les inégalités ne sont pas que financières. Il y a aussi toutes les inégalités dans le rapport au travail, à la vie, aux loisirs, à la mort, à la santé, à la famille etc ... La France "modeste" fait face à un individualisme négatif. C'est à dire qu'elle perd ses lien sociaux, de voisinage, parceque l'argent manque pour aller au théâtre ou au cinéma, parceque la famille est éclatée dans tous les coins de France, phénomène accentué par le nombre de divorces. Du coup, les liens de solidarité disparaissent.

dimanche 25 novembre 2007, a 17:04
Les étudiants s'invitent chez Drucker .
 

Nantes : tentative d’occupation du plateau de france 2 (video)
voir cite BELLACIAO

 

C’est au chateau des ducs de bretagne ou se tenait le “direct” de Michel Drucker (France 2) qu’une centaine d’étudiants ont tenté d’envahir le plateau pour y lire aux millions de personnes scotchées devant leur télévision un tract contre la LRU.

Les vigiles réussiront à repousser les manifestants alors qu’ils étaient aux portes du plateau un face à face tendu s’en suivra, les vigiles se verront aider par les forces de l’ordre.

Les étudiants s’invitent chez drucker

De : Nantes
dimanche 25 novembre 2007

dimanche 25 novembre 2007, a 15:48
Attaque contre la C.G.T
 

vendredi 23 novembre 2007 (21h14) :
Le Bureau confédéral de la Cgt s’élève contre les attaques dont la Cgt et son Secrétaire général sont la cible depuis quelques jours

 

Déclaration du Bureau confédéral de la Cgt

France Soir franchit toutes les bornes, aujourd’hui, en titrant sa une « Qui veut la peau de Thibault ? ».

Le Bureau confédéral condamne vigoureusement les attaques diffamatoires visant le Secrétaire général, impliquant sa famille, véhiculant insinuations et mensonges éhontés.

Personne ne peut tolérer le développement d’un tel climat délétère qui est tout à l’opposé d’un véritable droit à l’information et qui sape les principes démocratiques eux-mêmes. Tous les citoyens sont interpellés par ces méthodes !

Ce qui est visé, c’est l’action efficace de la Cgt au service des intérêts des salariés du Privé comme du Public. C’est parce que la Cgt est fidèle à ses engagements historiques, parce qu’elle répond aux aspirations d’un nombre grandissant de salariés qu’elle est la cible d’attaques, tout comme nombre de ses militants, victimes de différentes formes de pression et de répression dans les entreprises.

Certains ne supportent pas le rôle essentiel de la Cgt dans la défense du Pouvoir d’achat et dans l’action pour gagner de nouveaux droits sociaux. C’est incontestablement parce que se jouent l’avenir des retraites et celui du droit du travail et des règles sociales que se développe une telle campagne.

La Bureau confédéral appelle toutes les militantes et tous les militants à s’opposer à cette campagne contre la Cgt et de son Secrétaire général. Il appelle les salariés à adhérer à la Cgt et à marquer ainsi leur rejet de telles pratiques.

Montreuil, le 23 novembre

dimanche 25 novembre 2007, a 08:14
L'AVEU DE SARKO !
 


sarkozy_roi-149x160.jpgBruno Waterfield, le correspondant à Bruxelles du quotidien britannique The Télégraph révèle que Nicolas Sarkozy, devant un groupe de parlementaires européens réunis à huis-clos, a admis que « des référendums sur le nouveau traité européen étaient ‘dangereux’ et perdants en France, en Angleterre et dans d’autres pays. Il y a un gouffre entre les peuples et les gouvernements »

Parlant du référendum du 29 mai 2005, Sarkozy a dit que « La France n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le NON. ». « La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé », a-t-il ajouté. « Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni. »

samedi 24 novembre 2007, a 22:47
Un nouveau cadeau aux plus fortunés ( encore )
 



La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent


Adoption par l'UMP et le Nouveau Centre des franchises médicales a l'assemblée nationale

Un nouveau cadeau aux plus fortunés (encore)
Hier à l'Assemblée nationale, les députés ont adopté définitivement la loi de finances de la Sécurité sociale. Cette loi instaure les « franchises médicales ». Pas de pitié pour les pauvres ! C'est dès le 1er janvier prochain que les assurés auront à débourser 50 centimes sur chaque boîte de médicaments, 50 centimes pour chaque acte paramédical, et 2 euros sur chaque transport sanitaire. Ces franchises - que l'inspirateur de la loi dans sa grande bonté a plafonnées à 50 euros annuels - devront rapporter 850 millions d'euros par an au budget. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a justifié cette mesure en affirmant qu'elle permettait la « responsabilisation » des assurés. C'est sans doute aussi pour « responsabiliser » les petits préretraités qu'ils voient, à partir du 10 octobre de cette année, leur petite pension imposée de 7,5 % de CSG.

Mais on se souvient que, pour faire passer la pilule des franchises, et sur injonction de la Cour des comptes, la majorité sarkozyste avait donné son accord pour une taxation des stock-options. Pas une taxe bien grave ni dissuasive, 2,5 % sur les plus-values… Mais c'est encore trop pour les députés du président. Ils l'ont assorti d'une mesure qui en repousse de quatre ans son effectivité ! Ce n'est que dans quatre ans que les détenteurs de stock-options se verront imposés. Quand, comme l'ex-PDG de Vinci Antoine Zacharias, on part avec une retraite chapeau de 2,2 millions d'euros annuelle et 173 millions d'euros de stock-options, pour payer ses 2,5 % de taxe, il faut bien disposer de quatre ans pour se retourner ! C'est l'équité, selon Sarkozy.

samedi 24 novembre 2007, a 22:23
Parisot : ( supprimer toute durée légale du travail ! )
 


Et si on pensait un peu à Noël, enfin? Le climat social semble se faire un peu moins lourd. Les grands magasins n'attendent plus que nous pour que la fête commence et les guides d'achats fleurissent qui donnent des idées. L'attaché-case en crocodile, 17 000 euros. Élégant. La montre Patek Philippe, 10 930 euros ou la Tourbillon de Breguet, 111 700 euros. Classique.

C'étaient quelques suggestions pour tous ceux qui, grâce au bouclier fiscal mis en place cet été par le gouvernement et voté à l’Assemblée par l’UMP, ont touché leur chèque de reversement de 55000 euros en moyenne sur leur trop-payé d'impôts. Il en faut pour tous les goûts et pour toutes les bourses.

Pour les 10 % de Français qui vivent avec moins de 780 euros par mois, les choix seront autres bien sûr. Mais il est des grandes surfaces discount pleines de ressources. Des cadeaux à 3 euros, avec un peu d'imagination, ça se trouve. En 2005, en France, plus de sept millions de personnes étaient considérées comme pauvres. En termes de patrimoine et non plus de revenu.

Les 10% de ménages les plus pauvres disposaient de 2 110 euros en moyenne. Les 10 % les plus riches de 450000 euros.

Depuis des années, les inégalités n'ont fait que se creuser. Elles sont insupportables. Mais la question qui taraude le plus grand nombre, c'est désormais celle du pouvoir d'achat qui va de pair avec le casse-­tête des factures de fin de mois, le recours au crédit jusqu'au surendettement. Aujourd'hui, 48 % des Français la citent au second rang de leurs inquiétudes, juste derrière l’emploi. Il y a moins de quatre ans, c'était 28 %.            ,

Mardi, jour de manifestation si l’on se souvient bien, Nicolas Sarkozy déclarait devant les maires de France: « Je prendrai d'autres initiatives pour répondre à l'angoissante question du pouvoir d'achat, de la croissance et de l'emploi. »Le 9 novembre dernier déjà, à Colombey-les-Deux-Eglises, il avait assuré: «Je crois avoir été le premier à en parler. Je prendrai des initiatives. » Le candidat Sarkozy, du reste, pendant sa campagne, l'avait martelé: « Je serai le président du pouvoir d'achat

En attendant, 71 % des Français jugent que les mesures du gouvernement dans ce sens ne sont pas efficaces; 24 % seulement les jugent efficaces, dont ceux - cela peut se comprendre - qui ont bénéficié des mesures fiscales de l'été; voir plus haut.

En fait, la seule mesure adoptée depuis juin a concerné les heures supplémentaires. Mais le fameux «travailler plus pour gagner plus »qui devait rapporter aux salariés les plus motivés quelques dizaines d'euros par mois ne marche pas fort.

Alors Laurence Parisot propose d'aller plus loin. Pourquoi ne pas supprimer carrément la durée légale du travail ? Ceux qui ­ voudraient travailler quatre-vingts heures ou plus par semaine le pourraient.

La présidente du MEDEF, ces temps-ci, passe le mur du son.

samedi 24 novembre 2007, a 22:04
Redevance audiovisuelle .
 


Redevance audiovisuelle : des engagements non tenus, une nouvelle injustice !

Communiqué de la CGT-Finances et CGT-Trésor

En 2004, le ministre SARKOZY imposait une réforme du recouvrement de la redevance de l’audiovisuel par l’adossement à la taxe d’habitation.

Cette réforme avait comme but affiché la lutte contre la fraude et aurait dû permettre d’étendre le régime des exonérations pour plus de justice sociale.

Dès 2004, la CGT s’opposait avec les personnels du service de la redevance à cette réforme et en dénonçait les effets pervers : le premier en étant la fragilisation de l’indépendance de l’audiovisuel public. Loin d’améliorer le recouvrement et l’assiette de la redevance dans une démarche sociale, la première mesure était la suppression de la taxe pour les résidences secondaires.

Par ailleurs, le démarrage des nouvelles procédures, dans la plus grande confusion, et les opérations de contrôle très complexes et rendues peu efficaces s’étaient traduits par la perte de nombreux redevables.

Aujourd’hui, les promesses sont loin d’être tenues en terme d’exonérations : les personnes âgées de plus de 65 ans et non imposables ne bénéficient plus de l’exemption systématique de la redevance, ce qui constitue un recul important de la réglementation. C’est une ponction supplémentaire de 116€ annuels pour des retraités à faibles revenus. Elle s’inscrit dans la logique actuelle des réformes fiscales régressives pour les salariés et retraités alors que les cadeaux fiscaux pleuvent pour les plus riches.

Pour la CGT, cette nouvelle régression est inacceptable ! Cette mesure doit être annulée immédiatement !

La CGT revendique : que les conditions d’exonérations de la redevance soient revues dans le sens de plus de justice sociale et dans le respect des engagements du ministre devenu président. que soit enfin organisé un grand débat public sur l’avenir de l’audiovisuel public, son financement et ses missions.



De : CGT-Finances et CGT-Trésor
samedi 24 novembre 2007

samedi 24 novembre 2007, a 21:42
JOUEZ CARTES SUR TABLE,Mme LA MINISTRE !
 


 

La lettre envoyé à Valérie Pécresse

Paris, le mardi 20 novembre 2007,

Madame la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche,

Depuis plusieurs semaines, un mouvement étudiant grandit dans le pays. Ce mouvement porte la revendication d’abrogation de la loi sur les universités. Il témoigne des plus grandes inquiétudes des jeunes pour leur avenir. Mais au-delà de celles-ci, il démontre leur aspiration à vivre mieux, à pouvoir étudier dans de bonnes conditions et à réussir leur parcours scolaire. Nous partageons l’objectif de réformer l’enseignement supérieur pour que ces aspirations se réalisent. Mais nous divergeons clairement sur les transformations à opérer pour parvenir à cet objectif. L’Union des étudiants communistes est la seule organisation politique proprement étudiante et s’est positionnée pour l’abrogation de la loi. Si je m’adresse à vous aujourd’hui, c’est pour vous faire part de notre analyse de la situation actuelle afin de trouver, tous ensemble, les réponses aux enjeux posés par le mouvement étudiant.

La loi relative aux libertés et responsabilités des universités ne fait pas consensus au sein de la communauté universitaire : comment d’ailleurs une loi votée pendant l’été, sans débat dans les universités, pourrait-elle recevoir l’approbation majoritaire ? Vous n’ignorez pas que d’importants syndicats d’enseignants-chercheurs et de personnels se sont opposés dès le début à nombre de dispositions du texte. Dès l’adoption du projet de loi, des réunions de conseils d’administration ou des trois conseils ont, dans plus d’une trentaine d’universités, émis d’importantes réserves. Enfin, des assemblées générales rassemblant des milliers d’étudiants se sont, ces deux dernières semaines, prononcées dans plus de cinquante universités pour l’abrogation de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités.

Nombreuses sont les raisons qui mènent les étudiants à revendiquer cette abrogation. J’aimerai ici vous exposer en quoi les dispositions de la loi s’opposent selon nous au développement d’un enseignement supérieur public et démocratisé permettant la réussite de tous. En premier lieu, la possibilité pour les entreprises d’investir directement dans les universités tout en étant représentées au conseil d’administration constitue une subordination explicite des formations aux intérêts des entreprises. Ces dernières ne vont-elles pas obligatoirement demander un retour sur leur investissement ? Ensuite, dans tous les pays de l’Union européenne où ces investissements directs sont autorisés, ceux-ci se sont accompagnés d’un désengagement financier de l’État, poussant les universités à trouver les moyens financiers pour éviter la faillite, notamment à augmenter les frais d’inscriptions. Un tel désengagement de l’État français n’est-il pas confirmé par le dernier budget voté, premier depuis 15 ans à ne prévoir aucune création de poste ? Enfin, la réforme des instances universitaires réalisée par cette loi concentre tous les pouvoirs au sein d’un conseil d’administration restreint, en particulier dans les mains du président, et cela sans aucun contre-pouvoir effectif, notamment des étudiants, des enseignants-chercheurs et des personnels. N’y a-t-il pas ici un risque important de voir les acteurs de l’Université dessaisis des choix qui les concernent en premier lieu ?

Vous avez affirmé votre ouverture au dialogue. Je constate pourtant que vos récentes prises de positions publiques ne pourront contribuer à une issue positive du mouvement étudiant. Vous soutenez la déclaration du Premier Ministre François Fillon affirmant que ce mouvement n’a pas de sens et n’aura pas de suite. En vous positionnant ainsi, en centrant vos propos sur les modes d’actions des étudiants mobilisés plutôt que sur le fond de leurs revendications, en autorisant des fermetures administratives et en ne réagissant pas à l’intervention violente des forces de l’ordre dans certaines universités comme à Paris X - Nanterre, vous contribuez à la cristallisation des tensions au sein des universités.

Au-delà de nos divergences politiques, je tiens à souligner l’importance d’un véritable débat dans la situation actuelle. Il est urgent de traiter des objectifs de la loi que vous défendez et de l’avenir de l’Université. Ce débat est d’autant plus important que vos rencontres avec les syndicats n’ont pas permis de trouver une issue positive et concertée. Pour répondre aux enjeux du XXIème siècle, l’enseignement supérieur doit être transformé. Je vous propose que des questions cruciales soient débattues : quelles missions pour l’Université ? Quel type de financement pour sortir l’Université de son rang de parent pauvre du supérieur ? Comment assurer une meilleure reconnaissance des diplômes ? Comment améliorer les conditions de vie et d’études des étudiants ? Au cœur de ces questions se pose une problématique majeure : comment permettre aujourd’hui le partage des savoirs à l’échelle nationale, européenne et mondiale ?

Déjà dans certaines universités des discussions s’organisent autour de ces questions. Parce que les étudiants communistes souhaitent traiter des enjeux qui sont au cœur du mouvement étudiant, nous vous proposons qu’un débat public soit organisé afin que chaque citoyen puisse se forger une opinion.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, veuillez agréer, Madame la ministre, l’expression de mes sentiments respectueux,

Igor Zamichiei Secrétaire national de l’Union des étudiants communistes

samedi 24 novembre 2007, a 19:56
8 800 euros LA NUIT !
 


800 m² pour Sarkozy à Pékin à 8 800 euros la nuit

Lors de sa visite officielle à Pékin, du 25 au 27 novembre, Nicolas Sarkozy dormira dans la suite présidentielle du nouveau cinq étoiles du groupe Accor.

Cette fois, ce ne sera pas au Fouquet’s, mais au Sofitel.

Lors de sa visite officielle à Pékin, du 25 au 27 novembre, Nicolas Sarkozy dormira dans la suite présidentielle du nouveau cinq étoiles du groupe Accor, le Sofitel Wanda Beijing, ouvert en août.

Près de huit cent mètres carrés, un immense jacuzzi avec vue plongeante du 27ème étage et un lit de trois mètres sur trois : au milieu d’un tel espace, le président risque de se sentir un peu seul… BF

http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…

De : Pékin
samedi 24 novembre 2007

samedi 24 novembre 2007, a 16:47
Où va notre redevance ?
 


samedi 24 novembre 2007, a 12:49
Les personnes âgées modestes assujeties à la redevance télé !
 

Les personnes âgées modestes assujetties à la redevance télé !

Le rapporteur général du budget Gilles Carrez (UMP), a confirmé la suppression, à partir de 2008, de l'exonération de la redevance télé -116 euros par an - pour 780 000 foyers.

« On ne va pas revenir sur la réforme de la redevance votée il y a trois ans, a précisé le député UMP. Tout était parfaitement connu. On avait accordé un délai de trois ans pour les exonérations. Les personnes âgées modestes de plus de soixante-cinq ans paieront désormais la re­devance. »

Le rapporteur du budget a justifié cette mesure : « Si on veut maintenir ces exonérations, cela coûterait 40 à 60 millions d'euros. Alors, il fau­drait augmenter la redevance ou diminuer les sub­ventions à l'audiovisuel public. »

Selon le ministre du Budget, l'exonération de la taxe de 116 euros sera maintenue pour les personnes handicapées, soit quelque 28 000 foyers.

La réforme de 2004 a adossé la redevance sur la taxe d'habitation, permettant d'économiser 100 millions d'euros sur les frais de collecte. Un dispositif prolongeant de trois ans l'exonération pour les personnes âgées modestes avait été alors mis en place par le Parlement.

 Le gou­vernement donne, ainsi, un nouvel aperçu de sa conception de l’équité : faire payer aux pauvres la nécessaire hausse de la redevance.

samedi 24 novembre 2007, a 12:17
Hébron,cité convoitée par les colons israéliens .
 


Pour les colons, cela ne fait aucun doute : l’endroit est stratégique. Située sur une colline dominant une petite vallée, l’énorme bâtisse permet de contrôler l’accès au coeur historique d’Hébron. Le bâtiment de quatre étages, d’une superficie totale de 3 500 m2, est surtout une acquisition capitale dans la conquête du territoire palestinien par les colons pour établir un lien entre la colonie de Kyriat Arba et le caveau des Patriarches, lieu de culte important de cette cité antique tant pour les juifs que pour les musulmans.

C’est une nouvelle pièce d’un puzzle qui se met en place pour évincer la population palestinienne située entre les points d’implantation déjà établis dans la vieille ville (600 à 700 personnes) et les deux colonies de Kyriat Arba et de Givat HaAvo (8 000 habitants) à la périphérie. Le grand arc de cercle serait ainsi complété, permettant de reprendre en partie possession de ce que David Wilder, porte-parole de la communauté juive, appelle "la première ville juive ayant existé dans le monde".

C’est pourquoi, le 19 mars, un groupe de colons a investi cet immeuble, situé à proximité d’une mosquée et d’un cimetière musulman, au milieu d’un quartier palestinien. Depuis, pour ces habitants, c’est un enfer. Cernés par les colons, ils n’ont plus le droit d’utiliser la route et se déplacent à pied ou avec des carrioles, que les nouveaux barrages ne laissent pas toujours passer. La police et l’armée sont omniprésentes. Un poste de surveillance a été installé à proximité et sur le toit du bâtiment. En face, de l’autre côté du vallon, une tour de guet. Une dizaine de familles y sont installées, sous la haute protection des forces de sécurité. L’entrée y est interdite à la presse.

Les colons sont là pour rester et le font savoir à leurs voisins, jugés indésirables. Un rapport publié par B’Tselem indique que l’immeuble a été connecté au réseau électrique et que des travaux ont été entrepris pour l’installation de nouveaux colons. Il dénonce "les abus et les violences exercés par les colons et les forces de sécurité, et les interdictions croissantes placées à la liberté de mouvement des Palestiniens". B’Tselem énumère toutes les attaques qui se sont produites depuis sept mois : "Agressions physiques et verbales ; insultes ; malédictions ; jets de pierre, d’urine, d’oeufs, d’ordures, de bouteilles vides", sous l’oeil indifférent des forces de sécurité qui, elles aussi, sont accusées de mauvais traitements et d’humiliations.

"Les colons ne cessent de nous attaquer. Mon fils a été traîné dehors et battu, se lamente Bassam Jaabari. Ils m’interdisent d’apporter de la marchandise. Ils nous crachent dessus, nous lancent des poubelles. Ils ne nous considèrent pas comme des humains. Ils cherchent à nous faire partir à tout prix. Mon frère est en prison depuis le 5 août avec six autres personnes accusées d’avoir jeté des pierres. C’est devenu infernal". Bassam Jaabari tient une petite boutique en contrebas du bâtiment des colons qui a été baptisée "la maison de la paix". "C’est pour montrer que les Arabes et les Juifs peuvent vivre en paix", dit, sans rire, David Wilder. Il explique que les accusations de B’Tselem sont "une fabrication. Il n’y a aucune preuve, pas une image. Les Juifs veulent vivre à Hébron et lorsqu’il y a une propriété à acheter, il est normal de le faire".

FAUX ACTES DE PROPRIÉTÉ

Contrairement à ce qu’affirme M. Wilder, les preuves de violences sont nombreuses. B’Tselem a fourni aux Palestiniens de petites caméras qui leur ont permis de filmer plusieurs agressions. Quant à acheter, les Palestiniens refusent de vendre, même sous la pression. Fayez Al-Rajabi, le propriétaire, raconte qu’il n’a jamais vendu ce bâtiment, dont il avait acheté le terrain, il y a treize ans, à un Jordanien. Il avait entrepris d’y édifier une construction dont les travaux ont été retardés à cause de l’Intifada. Pour ce garagiste, les documents de propriété des colons sont "des faux". "Ma maison m’a été volée", accuse-t-il. Il a même passé six mois en prison car l’Autorité palestinienne l’avait soupçonné d’avoir vendu à des colons. Ce qui est considéré comme un acte de collaboration. Dimanche 18 novembre, l’enquête gouvernementale demandée par la Haute Cour a conclu qu’effectivement, il n’avait pas vendu son bien et que, par conséquent, les occupants devaient en être délogés.

Il semble bien que les colons aient acheté au même Jordanien, un certain Ayoub Jaber, une propriété qu’il avait déjà vendue au garagiste. Le procureur de la Haute Cour avait estimé qu’il y avait de "sérieux doutes sur l’authenticité des documents présentés par les colons". Il y a quelques mois, le ministère de la défense avait ordonné l’expulsion des colons. Un appel a été interjeté. Pour les colons, l’important est de gagner du temps. Ils s’installent et créent sur le terrain une situation de fait. "Nous sommes chez nous et nous avons l’intention d’acheter tout ce qu’il est possible d’acheter, car Hébron, martèle M. Wilder, est un haut lieu du judaïsme."

Michel Bôle-Richard
Article paru dans l’édition du 21.11.07.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-980355,0.html



De : Le Monde
vendredi 23 novembre 2007

samedi 24 novembre 2007, a 08:43
AMAD .
 

Bras de fer

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vendredi 23 novembre 2007, a 16:35
Blocage dans les facs et sur les routes .
 

Au côté des grévistes

Universités. Les étudiants continuent de manifester leur rejet au projet de loi Pécresse. Les lycéens pourraient leur emboîter le pas

Blocage dans les facs et sur les routes
Les étudiants de la faculté St Charles rejoint par ceux de Luminy et de St-Jérome et par des enseignants universitaires (venus leur apporter leur soutien) se sont rassemblés symboliquement hier après-midi au pied des escaliers de la gare St-Charles. Bloquant par alternance la circulation, ils entendaient à nouveau manifester leur opposition au projet de réforme de loi Pécresse.
Engagé depuis près de deux semaines, le mouvement qui touche les universités marseillaises est en train de se structurer.

Dans leur assemblée générale les étudiants de la faculté St-Charles qui avaient organisé hier matin un barrage filtrant aux portes de l'université, tentent de ne rien laisser au hasard. S'interrogent sur l'utilité ou pas d'un vote à bulletin secret, d'un défilé avec banderole, ils veulent à tout prix tenir des points d'information destinés à convaincre de l'utilité de leur mouvement. Dans les piquets on ne trouve pas que d'anciens anti-CPE, des étudiants non syndiqués forment le gros des troupes. « Donnez-nous les moyens de fonctionner » lâche un étudiant qui ne comprend pas que l'on paye des profs en heures supplémentaires et que l'on refuse à l'université des moyens de fonctionner. Tout est dit ou presque dans ce mouvement où les étudiants refusent d'être sacrifiés au nom d'une certaine compétitivité. « L'autonomie financière n'est qu'une autonomie de façade qui pousse les universités à recourir à des financements privés ». Pour les étudiants cela veut dire des universités à deux vitesses. Mais aussi un système éducatif mis à mal.

Rien d'étonnant alors que les étudiants de St-Charles soient allés à la rencontre des lycéens. Dans le souci d'informer sur ce qui attend la nouvelle génération, mais aussi parce qu'actuellement ceux qui ne sont pas encore étudiants voient leurs conditions d'enseignement se détériorer. Avec 11.000 profs en moins à la prochaine rentrée, les lycéens s'inquiètent de la mise en place d'établissements à deux vitesses. Dans les lycées la contestation monte d'un cran. Hier Diderot avait organisé ses premiers blocages, tandis que Perrin envisageait de tenir sa première assemblée générale. C'est donc tout le monde de l'éducation qui est en train de bouger avec comme fil conducteur : la défense du service public.

vendredi 23 novembre 2007, a 16:07
SENAT : Groupe communiste .
 








Franchises médicales : le gouvernement refuse le débat
Par Guy Fischer - 23 Novembre 2007

C’est sans répondre à la demande formulée par les sénateurs du groupe CRC que le Gouvernement, en la personne de Monsieur Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité a refusé l’examen d’un amendement visant à supprimer l’article 35 du PLFSS 2008 instaurant les franchises médicales.

Ce texte devait être effectivement débattu une dernière fois aujourd’hui avec l’examen des conclusions de la Commission Mixte Paritaire. Conformément à l’article 45 alinéa 3 de notre Constitution, les Députés d’une part et les Sénateurs Communistes d’autre part, ont demandé au gouvernement de les autoriser à déposer un amendement dont l’objet était la suppression des franchises médicales. Le gouvernement, considérant que les parlementaires avaient trop débattu sur ce sujet a refusé de donner suite à cette demande.

Il s’agissait pourtant pour les sénateurs du Groupe CRC d’un débat indispensable, tant les franchises médicales sont néfastes et tant les associations de malades exigent leur retrait. Ce refus est caractéristique de la conception du débat voulu par le Gouvernement et le Président de la République : limité au minimum.

Cela s’est d’ailleurs traduit au Parlement par une importante censure des amendements proposés par le Groupe CRC, sous le seul filtre de la gestion comptable caractérisée par une application stricte de l’article 40.

Cela témoigne de la volonté du gouvernement, imposer envers et contre tous les malades des franchises injustes, inefficaces véritable prélude à la privatisation de notre protection sociale.

Un débat que le gouvernement veut taire, pour minorer le fait que les malades devront débourser 850 millions d’euros, alors que la taxation des stocks-options ne devrait rapporter que 300 millions.

jeudi 22 novembre 2007, a 22:32
CRAQUEMENTS !
 


Crise financière : craquements

L’European Covered Bonds Council, organisme rassemblant les professionnels du secteur des obligations sécurisées, a publié le 21 novembre un communiqué annonçant la fermeture de ce marché jusqu’au 26 novembre.

"A la lumière de la situation et afin de d’éviter une accélération dans l’élargissement du spread," les banques et les investisseurs recommandent "la suspension temporaire de ce marché."

Le spread, ou écart de taux, est la valeur de la surprime de rémunération concédée par les emprunteurs en compensation des risques associés au titre.

Les obligations sécurisées [1] sont des titres adossés sur des flux de remboursement d’emprunt. les banques se financent en émettant ce type d’obligation, mais depuis le début de la crise des subprimes, devant la méfiance des investisseurs, elles se sont vues obligées d’offrir une rémunération de plus en plus élevée pour trouver preneurs.

Le surplus de rémunération, ou spread, a atteint récemment 38 points de base (0,38%) alors qu’il n’était que de 22 points il y a six semaines.

« Nous sommes dans une situation qui se détériore » juge Patrick Amat, le directeur de l’ECBC. « Une simple vente peut ressembler à une patate chaude. Si cela se répète, cela peut conduire à un élargissement du spread inacceptable et se terminer en situation absurde. »

Selon Bloomberg, le marché des obligations sécurisées s’élève à 2 800 milliards de dollars.

Christoph Anhamm, responsable de ce secteur chez ABN AMRO à Francfort, a indiqué à Reuters que « compte tenu des conditions générales du marché et des mécanismes spécifiques qui régissent les échanges entre vendeurs il semble possible que le marché interbanque ne reprenne pas cette année. »

Les règles régissant ce marché contraignent les émetteurs à répercuter dans leurs prix les variations de spread constatées sur les ventes effectuées. Lorsque celles-ci sont peu nombreuses et le spread élevé, l’ensemble du secteur en est pénalisé.

Freddie Mac sous capitalisée.

Le numéro deux du secteur des prêts hypothécaires aux USA pourrait avoir à se procurer 6 milliards de dollars pour renforcer sa capitalisation.

Freddie Mac, entreprise bénéficiant de la garantie du gouvernement (GSE), a enregistré les pertes trimestrielles les plus importantes de son histoire, de 1,4 milliards.

Les pertes constatées par l’entreprise ont érodées ses réserves à la limite du minimum imposé par la réglementation. La valeur boursière de Freddie Mac et Fannie Mae, le GSE numéro un du secteur, a baissé de 57 milliards depuis décembre.

Selon les analystes du secteur, ses besoins de refinancement pourraient s’élever à 5 ou 6 milliards de dollars. FNM : Fannie - FRE : Freddie

Le cours de l’action de Freddie Mac a chuté de 29% hier. Son homologue Fannie Mae a perdu 25% ce même jour et le cours a abandonné 43% depuis le 13 novembre.

Les deux compagnies, qui ont été crées par le Congrès pour favoriser l’accès à la propriété, détiennent ou garantissent 40% des 11 500 milliards d’emprunts hypothécaires en cours.

ACA, la première monoline à tomber ?

Selon JP Morgan, ACA Capital, société d’assurance de titres, pourrait voir sa notation revue à la baisse par Standard & Poor’s. La révision de la note d’ACA a débuté le 9 novembre, après que l’entreprise ait annoncé 1 milliard de pertes au troisième trimestre.

Andrew Wessel, analyste à la JP Morgan, estime que « ACA est vraisemblablement candidate pour être jettée aux chiens en premier. » Si la note d’ACA est révisée à la baisse, les banques devront reprendre sur leurs livres de comptes 60 milliards de titres qui étaient garantis par cette entreprise.

Le cours de l’action d’ACA a plongé de 93% cette année et sa capitalisation boursière n’est plus que de 28 millions de dollars. La banque Bern Stearns avait pris 29% de participation dans ACA en 2004 pour un montant de près de 100 millions. Selon Bloomberg, si Bern Stearns devait liquider les engagements d’ACA, il lui en couterait 6 milliards.

MBIA et Ambac, les deux plus grands assureurs obligataires, ont vu leur cours dégringoler de 54% et de 73% respectivement.

un flot de mauvaises nouvelles

L’index Itraxx Financial, qui reflète le coût de la garantie contre un défaut de paiement sur les obligations émises par les banques et les assurances, a monté de 6 points de base, pour atteindre 63,5, à son plus haut niveau depuis 2004. Les contrats sur obligations de Merrill lynch sont à 170 points et ceux de Citigroup à 101,5 points.

Cette augmentation traduit la défiance des investisseurs sur la qualité de la signature de ces établissements.

Mistubishi UFJ Financial Group, la première banque du marché boursier japonais, a annoncé une baisse de 63% de ses bénéfices en raison de pertes sur le marché des subprimes et les crédits à la consommation américains.

« Tout indique que le marché pourrait basculer en mode panique » avertit Philipp Gisdakis, un analyste de Unicrédit, « il y a un le flot de mauvaises nouvelles et aucun répit en vue. »

Selon Bloomberg, la prime de risque sur la Barclays atteint maintenant 70 points, 10 fois plus qu’en juin, et celle de UBS est de 66 points.

Le Libor à 3 mois, qui définit le coût du crédit interbanque, est de 1,89% supérieur à celui des bons du Trésor de même durée. Cet écart est le plus élevé depuis le 21 août.

Countrywide : rumeurs de faillite

La banque Countrywide a perdu 78% de sa valeur en bourse depuis le début de l’année.

Le 20 novembre des rumeurs sur une possible défaillance de la banque ont fait chuter le cours de l’action de 22% avant qu’elle ne se ressaisisse, après que l’entreprise ait publié un communiqué affirmant qu’elle disposait « de liquidités hautement fiables. »

Mais la banque est pourtant victime des déboires de Fannie et Freddie. Elle avait récemment décidé de se consacrer à des types de prêts qu’elle escomptait rétrocéder aux deux agences de crédit gouvernementales. Si celles-ci sont à court de liquidités, Countrywide pourrait être obligée de limiter son activité de crédit, qui a déjà baissé de 47% entre octobre 2006 et octobre 2007.

La Bank of America, qui avait investi 2 milliards dans Countrywide en août de cette année, a perdu 953 millions avec la chute des cours.

[1] Les obligations sécurisées sont des instruments de créance inscrits au bilan garantis par un portefeuille de couverture composé de prêts hypothécaires (biens immobiliers utilisés comme sûreté) ou de titres de créance sur le secteur public sur lesquelles les investisseurs jouissent d’un rang privilégié en cas de défaillance de l’émetteur. Comme elles demeurent inscrites au bilan de l’émetteur, ces obligations bénéficient de la garantie supplémentaire apportée par les fonds propres de l’établissement émetteur et par le caractère strict de la législation applicable à l’établissement de crédit émetteur. (définition de la commission européenne.)

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1455



De : contreinfo.info
jeudi 22 novembre 2007

jeudi 22 novembre 2007, a 22:01
Dèlocalisation .
 


Dèlocalisation chez Ardennes Forges

Dans l’ancienne usine Thomé-Génot, plusieurs machines partent en Chine.

L’alerte a été donnée par une poignée d’ex-ouvriers de Thomé-Génot, repris dans leur ancienne usine pour fabriquer les mêmes pôles d’alternateurs qu’avant. Un an après le conflit, le repreneur déploie sa stratégie de délocalisation et quatre presses (sur dix-huit), indispensables à la fabrication des pièces, sont en train d’être démontées. Dans les faits, la direction d’Ardennes forges, qui a officiellement repris les activités de Thomé-Génot après la liquidation judiciaire, grâce à l’aide du conseil général tenu par l’UMP, qui avait racheté les machines et dans le cadre du CTP qui a permis de disposer d’une main-d’oeuvre qualifiée à prix cassés (les ouvriers repris sont jusqu’ici indemnisés par les collectivités territoriales et l’État comme « stagiaires de la formation professionnelle »), envisage de transférer une partie de l’outil de travail en Chine.

Pour Yannick Langrenez, ex-syndicaliste CGT chez Thomé-Génot, membre de l’association des anciens et président du groupe PCF au conseil municipal de Nouzonville, « c’est un opéra-bouffe dont les dindons de la farce sont encore les salariés ». « Le repreneur est en train de racheter pour une bouchée de pain des machines que le conseil général avait payé avec l’argent du contribuable ardennais et tout ça pour les délocaliser, dénonce-t-il. Derrière les mots dont il s’est gargarisé, le conseil général s’est comporté comme un vulgaire prêteur à gages… Dans cette affaire, on prend les mêmes et on recommence, mais surtout on n’apprend rien et on répète des erreurs ! »

T. L.

l' Huma du 12 / 11 / 07

jeudi 22 novembre 2007, a 21:47
Prud'hommes .
 

Prud’hommes : les « incohérences » de la réforme Dati

Justice . Reçus lundi soir par le cabinet de la ministre, les syndicats alertent sur le projet de suppression de 63 des 271 conseils.

« C’est une parodie de concertation ! » Les syndicats de fonctionnaires de justice sont furieux. Prévenus ce week-end - par fax ! - du projet de suppression de 63 des 271 conseils de prud’hommes, les organisations ont été reçues lundi soir par le cabinet de la garde des Sceaux, Rachida Dati. Officiellement pour négocier. Elles n’ont rien obtenu. Et en sont ressorties avec la certitude que, dans la tête du gouvernement, tout était déjà bouclé.

« La Chancellerie nous a reçus juste histoire de dire qu’elle l’avait fait », constate, dégoûtée, Brigitte Bruneau, secrétaire générale de l’USAJ. Las, depuis dimanche, elle ne cesse avec les autres syndicats de la profession de dénoncer les « incohérences » de cette réforme.

À commencer par le critère retenu pour justifier la suppression d’une juridiction prud’homale. S’il traite moins de 300 affaires par an, le conseil saute. Problème : la Chancellerie n’a pris en compte que les affaires jugées sur le « fond », laissant de côté tous les référés, ces affaires traitées en urgence. « Or, leur nombre est très important, souligne Brigitte Bruneau. Parfois même supérieur à celles jugées sur le fond ! »

De même, certaines décisions sont difficilement compréhensibles. Jugez plutôt : dans le Nord, la Chancellerie veut faire disparaître les prud’hommes de Maubeuge (33 000 habitants), mais prévoit, dans le même temps, d’en créer un nouveau à quelques kilomètres, dans la petite ville d’Avesnes-sur-Helpe (5 000 âmes)…

Reste, enfin, les conséquences pour les justiciables. Aux prud’hommes se retrouvent souvent des salariés qui ne perçoivent plus de salaires, qui ont été licenciés, des gens dans des situations sociales fragiles, rarement représentés par un avocat. « Avec cette réforme, s’insurge Brigitte Bruneau, on va leur imposer, en plus, de faire 100 kilomètres pour aller au tribunal ! On voudrait les décourager que l’on ne s’y prendrait pas autrement… »

Les grandes confédérations syndicales sont déjà vent debout contre cette réforme, prévue pour entrer en vigueur en avril 2008. Force ouvrière, qui estime que « le rôle des prud’hommes doit être au contraire renforcé », a demandé à être reçu « très rapidement » par Rachida Dati et le ministre du Travail, Xavier Bertrand. Et s’étonne encore de cette « volonté ministérielle de fermer les tribunaux les plus rapides et les moins engorgés ». À la CFTC, on craint aussi que « ce ne soit les plus modestes qui pâtissent de cette réforme ».

De son côté, Martine Motard, de la CGT, dénonce « le cynisme » du ministère de la Justice « dans sa manière

de concerter ». Et prévient : « Pour nous, le chantier de la carte judiciaire n’est pas bouclé, il ne fait que commencer avec comme point de départ le 29 novembre… » Date retenue pour la journée nationale d’action des magistrats, fonctionnaires et avocats contre la réforme Dati.

Laurent Mouloud

l' Huma du 21 / 11 / 07

jeudi 22 novembre 2007, a 21:29
AMAD .
 

Encore la french touch

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jeudi 22 novembre 2007, a 21:14
Incendie du medef de la Rochelle .
 


Incendie du medef de La Rochelle juin 2003 : les 4 de La Rochelle sont définitivement relaxés

Le 5 juin 2003, une manifestation contre la réforme des retraites avait eu lieu à La Rochelle en direction du siège du MEDEF, véritable instigateur de cette réforme.

Par un enchaînement de circonstances, le siège du MEDEF a brûlé. Suite à cet incendie, 4 personnes parmi les 1500 manifestants avaient été mises en examen.

Aussitôt un comité de soutien, qui compte à ce jour 1539 adhérents (10 associations, 4 partis, 154 syndicats et 1371 individuels) se met en place.

La cour d’appel de Poitiers juge le 19 janvier 2007que les faits reprochés aux 4 ne pouvaient être qualifiés ni d’incendie volontaire ni d’incendie involontaire et prononce en conséquence la relaxe pure et simple.

Le 14 février 2007, la chambre civile de la cour d’appel de Poitiers déboute le medef de son action contre les organisations syndicales et le condamne à 1500 euros sur le fondement de l’article 700 du Nouveau Code de Procédure Civile.

Après ces deux échecs, chacun aurait pu penser que, comme l’avait annoncé le medef départemental, l’affaire était close. Mais c’était sans compter sur le medef qui, seul (car ni le parquet, ni les AGF ni les employés du medef départemental ne l’ont suivi dans le pourvoi en cassation), poursuit les 4 en cassation.

Pour le medef cet acharnement est possible : il a l’argent. Il voulait continuer à pourrir la vie de nos quatre camarades et de leurs familles et utiliser tout son pouvoir pour dissuader tous ceux qui contestent sa politique de relever la tête.

La cour de Cassation vient de se prononcer aujourd’hui 22 novembre : elle rejette le pourvoi formé par le medef : les 4 de La Rochelle sont donc définitivement relaxés.



De : Paco de Rochefort
jeudi 22 novembre 2007

jeudi 22 novembre 2007, a 21:00
Procès de Françoi Auguste .
 

 

Un départ en covoiturage pour Lyon est prévu le lundi 26 novembre à 10 h devant la fédé du PCF à Meythet (8 rue Antoine Berthod; ZAE Le Fier 2; à gauche après le pont de Tasset dans le sens Cran -Meythet) pour se rendre à la manifestation de soutien. Contact: 04 50 22 33 00

Pour signer la pétition pour l'arrêt des poursuites (6400 signatures) : http://www.educationsansfrontieres.org/?article5258

Comité de soutien à François Auguste - Réseau Éducation Sans Frontières

*Procès de François Auguste* La solidarité n'est pas un délit !
François Auguste est de nouveau convoqué devant le tribunal correctionnel de Lyon, lundi 26 novembre 2007 à 14 h pour « entrave à la circulation d'un aéronef afin de soutenir des personnes faisant l'objet d'une reconduite à la frontière ».
Le 2 décembre 2006, sur le point d'embarquer dans un avion en mission pour le Conseil régional, François Auguste, vice-président de la Région Rhône-Alpes, était informé par des militants du Réseau Éducation Sans Frontières que la famille Raba se trouvait probablement à bord en vue d'être expulsée. Il a d'abord demandé au pilote de ne pas faire décoller l'avion. Devant son refus, il s'est adressé aux passagers très calmement. Il a alors été ceinturé et emmené de force par trois policiers.
Une fois hors de la carlingue, il a été mis à terre brutalement, alors même qu'il avait fait valoir son statut d'élu et qu'il ne s'est jamais débattu. Il a ensuite été emmené dans un fourgon de police et placé en garde-à-vue pendant cinq heures, avant d'être libéré sous l'effet d'une forte mobilisation militante.
L'action solidaire et responsable de François Auguste est considérée comme un délit. Le maximum de la peine qu'il encourt est de cinq ans de prison et 18 000 EUR d'amende.
L'épisode tout entier n'est que trop caractéristique d'une chasse inhumaine contre les sans-papiers, familles et enfants, d'une honteuse politique des quotas; il est aussi l'illustration d'une volonté manifeste de décourager la solidarité des citoyens par des mises en jugement exemplaires.
Le 22 octobre Florimond Guimard, professeur des écoles à Marseille, a comparu devant le tribunal d'Aix-en-Provence pour s'être opposé à l'expulsion d'un père d'élève à l'aéroport de Marignane. Le procureur a requis “une peine symbolique de 2 mois de prison avec sursis. En septembre, Marie-Françoise Durupt (citoyenne du Loir et Cher) s'est vue relaxée pour les mêmes chefs d'inculpation par le tribunal de Bobigny, le parquet décidant de faire ensuite appel.
Kadidja - militante de l'APEIS 93 - est elle aussi poursuivie pour “entrave à la circulation d'un aéronef”.

  • Les expulsions doivent cesser. Les personnes sans-papiers doivent être régularisées.

Les citoyens, citoyennes, éluEs, syndicalistes poursuivis en justice pour délit de solidarité, doivent être relaxés.

Nous serons présents en nombre Lundi 26 novembre 2007 à Lyon* 12h00 départ Place Gabriel Péri Lyon 3e (métro Guillotière) Manifestation 14h00 devant le Tribunal 67, rue Servient (Lyon 3e)
Veille citoyenne jusqu'à l'issue du procès
Arrêt des poursuites contre Khadidja, Relaxe pour François Auguste et Florimond Guimard !
Organisations membres du Comité de soutien : Alternatifs Isère, Attac, Centre d'Informations Inter-Peuples, Coordination Rhône-Alpes de soutien aux sans-papiers, Collectif isérois de soutien aux réfugiés algériens, CNT Education 38, Groupe d'animation parrainage aux personnes demandant asile et protection à la France, FCPE 38, LCR 38, Fédération de l'Isère du PCF, FSU 38, LO, PAS 38, PS 38, RESF 01, RESF 38, RESF 69, SNES 38, SNUipp 38, Sud éducation Grenoble, Sud Lycéen 38, UNL 38, Verts 38. Comité de soutien à François Auguste - Réseau Éducation Sans Frontières

jeudi 22 novembre 2007, a 19:03
La loi Pécresse / LRU décriptée !
 

 

Au côté des grévistes


Non à la loi Pécresse sur l'autonomie des universités ! L'Union des Etudiants Communistes (UEC) met en ligne une plaquette explicative de la loi LRU. L'analyse complète, article par article. Clair et précis.

La loi Pécresse/LRU décryptée !
1. La privatisation des universités

Cette loi a d'abord pour but de placer l'université au service des besoins du marché. Il s'agit de définir les connaissances que doivent acquérir les étudiants à partir des besoins spécifiques des étudiants. Dans ce but, l'Etat organise la pénurie budgétaire et contraint les universités à recourir aux financements privés sans aucun contrôle. Cette autonomie de gestion budgétaire se traduit aussi par la possibilité donnée aux universités de gérer elles-mêmes leurs biens immobiliers, de les vendre, les louer...

2. La démocratie universitaire affaiblie


Cette loi donne les pleins-pouvoirs aux présidents d'universités. Les Conseils d'Administration (CA) seront restreints. La représentation des étudiants, personnels et enseignants y sera reduite au profit d'une forte présence des "personnalités extérieures" issues des entreprises. Les 2 autres conseils centraux (Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, Conseil Scientifique) n'auront plus qu'un rôle consultatif.

3. La précarisation des personnels et enseignants

Cette loi organise la casse du statut de la fonction publique. Avec la nouvelle loi, le Président de la fac aura un droit de véto sur la nomination des personnels et enseignants (porte ouverte au clientélisme et au copinage !). Mais le Président pourra aussi recruter des contractuels précaires à la place de fonctionnaires, mieux formés et mieux rémunérés.

LES CONSÉQUENCES DIRECTES

-> L'augmentation des frais d'inscription.


En effet, le seul financement des entreprises ne suffira pas à compenser le désengagement financier de l'Etat. Les universités devront donc se financer aussi par les frais d'inscription. Contrairement à ce que prétendent certains, il n'est pas inscrit dans la loi que les frais d'inscription n'augmenteront pas !

-> Des inégalités entre facs et entre filières.

Car, on le sait bien, les entreprises ne financeront pas de la même manière toutes les filières dans toutes les facs. Seront privilégiées, les filières considérées rentables aux yeux des entreprises. On peut sans trop de difficultés imaginer, dans un futur proche, la disparition d'un bon nombre de filières délaissées aussi bien par les entreprises que par l'Etat !

LoiDecryptee.pdf Plaquette de la loi LRU (format PDF)  (227.4 KB)

jeudi 22 novembre 2007, a 18:50
PROVOCATION ?
 

Au côté des grévistes

Jeudi 22 Novembre 2007 - 14:17

Un étudiant mobilisé de l'université de Paris III a été effleuré ce matin par un tir d'arme à feu le visant. Il n'a pas été blessé. Vous trouverez ci-après le communiqué de presse de l'Union des Etudiants Communistes (UEC)

Le gouvernement reste sourd, les tensions s'exacerbent
Un étudiant impliqué dans la contestation de la loi Pécresse, qui bloquait le site de Censier de Paris III, a été victime ce matin d'un tir d'arme à feu venu de la barre d'immeuble située en face.

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement, par ses propos et par ses actes, provoque des oppositions et tensions entre les citoyens, en particulier entre grévistes et non grévistes. Valérie Pécresse a largement participé de cette logique en centrant ses prises de positions sur les modes d'action des étudiants mobilisés.

L'Union des étudiants communistes (UEC) appelle le gouvernement à prendre enfin ses responsabilités. Il est urgent que la loi sur les universités soit abrogée et qu'enfin un véritable débat public soit engagé.

jeudi 22 novembre 2007, a 17:36
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .
 

LA LETTRE D’INFORMATION DU JOURNAL L’HUMANITÉ

 

À LA UNE…  vendredi 23 novembre 2007

En kiosque, chez votre marchand de journaux.

 

Et maintenant, le pouvoir d’achat !

Principale préoccupation des Français, le chef de l’État se trouve

face à l’épreuve des réalités. Notre décryptage des mesures en préparation.

Entretien avec Louis Morin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

Mouvement social

La situation après les premières réunions tripartites, à la RATP et à la SNCF à Toulouse.

Les étudiants et les lycéens manifestent. Nos comptes rendus.

Exclusif. Notre vidéo sur humanite.fr ce vendredi matin avec Didier Le Reste, CGT-cheminots.

 

La disparition de Maurice Béjart

Mort à 80 ans, le chorégraphe avait révolutionné l’esprit de la danse contemporaine.

Les réactions.

 

Débat. Choc ou rendez-vous des civilisations ?

Pour Youssef Courbage, démographe, comme pour Jacques Fath,

responsable des relations internationales du PCF,

l’opposition des cultures et des religions n’est pas une fatalité.

Comment lutter pour la paix dans le monde tel qu’il est,

profondément transformé en moins de deux décennies ?

 

À NE PAS MANQUER…

 

Mixité. Lilian Thuram à Aubervilliers

Á propos d’Avec Elle, avec Lui, livre de photographies contre les discriminations

dont il signe la préface, le footballeur s’est prêté au jeu de l’échange direct

avec des jeunes du collège Rosa Luxemburg.

 

Tribune. « De l’exception culturelle à l’exécution culturelle »

Par Jack Ralite, sénateur de la Seine-Saint-Denis.

« Tous les employeurs du spectacle vivant ont réclamé un Grenelle de la culture

au président de la République face au simulacre du budget 2008. »

 

Otages en Colombie

Le président Uribe met brutalement fin à la médiation de Hugo Chavez.

 

 

Mouvement à la SNCF

Entretien avec Didier Le Reste

Notre vidéo

sur Humanite.fr

jeudi 22 novembre 2007, a 17:20
Un REFERENDUM !
 

Ensemble, faisons reculer le gouvernement ( Tract annonce Jappy + pétition)

Mis en ligne : 27 novembre

La grande arme de Sarkozy et de la droite, c’est la division : faire passer les cheminots pour des privilégiés, les fonctionnaires pour des parasites, les pauvres pour des assistés…,

et ceux qui luttent pour des égoïstes et des casseurs. Après eux, ce sera au tour des autres. Un seul objectif, comme l’a reconnu D. Kessler, vice-président du MEDEF, c’est de casser le modèle social français issu de la guerre et de la Résistance ; c’est de continuer d’augmenter la part des profits contre le pouvoir d’achat des salaires et des retraites, contre tous les acquis sociaux, contre le droit de grève lui-même, c’est à dire le droit de se défendre.


Sommaire Traité européen bis : une forfaiture démocratique

Ce n’est pas pour rien que N. Sarkozy veut faire rentrer par la fenêtre le traité européen que le peuple a mis à la porte en 2005 : c’est le moyen d’obliger à ces politiques de casse sociale et d’austérité qui profi tent tant aux marchés fi nanciers et aux plus riches.

Et croyez-en Giscard d’Estaing, c’est bien le même traité : « Les outils sont exactement les mêmes, seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils », dit-il. La concurrence comme dogme intangible, y compris concernant les services publics, y est réaffi rmée. Le marché du travail sera déréglementé alors que le dumping fi scal et le moins disant social et fi scal triomphent. La Banque centrale européenne demeurera intouchable. Bref tout ce à quoi le peuple français a dit « non ».

Seul le peuple peut par référendum valider ou invalider ce qu’il a lui même décidé ainsi. Le PCF fait signer une pétition en faveur d’un telle consultation. Ensemble, il est possible de gagner un tel référendum.

Sommaire Retraites : après « eux », ce sera « tous »

Complaisamment relayés par les grands médias, le pouvoir mène une campagne de désinformation massive pour présenter les régimes de retraites des cheminots, des agents de la RATP ou d’autres entreprises publiques comme des privilèges insupportables. C’est une calomnie. Ces régimes sont liés à la pénibilité du travail, aux horaires décalés et au travail le week-end, au niveau des retraites plus bas en moyenne que dans le secteur privé car les primes ne sont pas incluses dans le calcul de la retraite, etc., aux taux de cotisation. On nous dit que la pénibilité a changé : mais les négociations promises depuis quatre ans sur cette question ne sont toujours pas ouvertes !

La vérité, c’est qu’on s’est attaqué en 2003 au régime général, maintenant aux régimes spéciaux au motif « d’équité », et qu’ensuite on fera baisser toutes les retraites en passant à 41, voire 42 annuités pour tout le monde.

Sommaire Fonction publique : « travailler plus pour gagner moins » !

22 800 emplois publics en moins en 2008, pouvoir d’achat en baisse constante : c’est une volonté délibérée de mettre à mal la fonction publique, pour ensuite proclamer son inefficacité et la liquider en vantant la privatisation. Or il n’y a pas de République sans services publics, donc sans fonction publique, ni de fonction publique digne de ce nom sans fonctionnaires statutaires correctement rémunérés.

« Travailler plus pour gagner plus » : le slogan a fait long feu. La vérité, c ‘est la baisse du pouvoir d’achat pour tous, dans le public et dans le privé ; sauf bien sûr les privilégiés, les vrais, ceux qui ont au passage bénéficié des 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux de juillet. Et c’est la poursuite des délocalisations et des fermetures qui augmentent le nombre de celles et ceux qui voudraient tout simplement travailler normalement.

Sommaire Pécresse ou l’Université à deux vitesses

Votée au coeur de l’été, la loi « Pecresse » sur l’Université est une parodie de démocratie. Quand tant d’étudiants vivent mal, étudient dans de mauvaises conditions, l’enseignement supérieur a certes besoin de réforme mais pour aller de l’avant, pas pour reculer. La loi « Pecresse » place l’Université au service du marché, des besoins à court terme des entreprises. A la clef, la disparition massive de filières et d’enseignements, la création de quelques centres élitistes et la pénurie pour le plus grand nombre. Dans tous les pays qui ont déjà fait cette réforme, les conséquences sont là : les inégalités entre les facs et entre les étudiants se développent et on se dirige vers un enseignement supérieur à deux vitesses.

Sommaire Rassemblons-nous pour résister et faire reculer le gouvernement

A celles et ceux qui dénoncent tous ces mauvais coups, Sarkozy répond : j’ai été élu pour ça. C’est une tromperie. Ou alors, comme y tendent les projets de réformes constitutionnelles du Président de la République, il faut dire que le Parlement ne sert plus à rien, que la lutte sociale est illégale, et qu’on est en fait dans une monarchie élective. Mais ça ne se passera pas comme ça. Il est temps que le gouvernement et le président prennent la mesure de ce qui se passe dans le pays. Ce n’est pas un mouvement d’humeur, une crise passagère avec laquelle on pourrait jouer, ruser, gagner du temps, voire manœuvrer et manipuler l’opinion. Face aux luttes, il faut que le gouvernement accepte de négocier vraiment. Ensemble, il est possible de le faire reculer et d’imposer des solutions justes et efficaces.



Sommaire Signez la pétition !

jeudi 22 novembre 2007, a 16:58
ASSEMBLEE NATIONAL ( Groupe COMMUNISTE )
 

Loi de finances pour 2008 : Explication de vote de Jean-Pierre BRARD - Député communiste et républicain

Mis en ligne : 22 novembre
M. Carrez a eu raison de le souligner : jamais discussion budgétaire n’avait été aussi courte. Il y a une raison à cela : il n’y avait rien dans ce projet de loi de finances, hormis des cadeaux aux plus riches. Tout au long de ces cinq semaines de discussion, nous vous avons alertés, madame et messieurs les ministres, sur les dégâts que vont provoquer les réductions d’effectifs et de moyens dans de nombreux services publics et administrations de l’État.

Nos concitoyens vont ressentir ces dégâts dans leur vie quotidienne et dans celle de leurs enfants, en même temps qu’ils subissent les conséquences de l’envolée des prix des denrées alimentaires, des produits pétroliers, des loyers et des charges, des dépenses médicales non remboursées. Vous avez certainement été attentifs, madame et messieurs les ministres, aux propos de M. François Fillon, qui a reconnu tout à l’heure qu’un problème de pouvoir d’achat se posait. On l’a même entendu dire devant les caméras de télévision – et vous étiez là aussi, monsieur Karoutchi – qu’il souhaitait redistribuer les gros bénéfices aux salariés. Il y a de quoi faire ! On vous jugera évidemment sur votre capacité à faire ce que vous dites…

Dans ce contexte, les proclamations triomphalistes de Mme Lagarde, de M. Woerth et d’autres, au seul vu du chiffre de la croissance au troisième trimestre, relèvent tout bonnement de l’intoxication. D’ailleurs, Mme Lagarde a évoqué, tout à l’heure, le déficit public qu’il faudrait réduire, ajoutant prudemment : « si la situation le permet ». Madame Lagarde, nous serions en droit de vous demander ce que vous pouvez bien voir dans votre boule de cristal, vous qui faites toujours des prévisions extraordinaires. On sent, dans votre propos d’aujourd’hui, que la prudence commence à pointer son nez.

Ces proclamations viennent après que Mme Lagarde a benoîtement conseillé aux personnes pour lesquelles le carburant est devenu trop cher de marcher à pied ou de rouler à bicyclette. Je l’ai dit : nous attendions la reine Christine et nous avons eu Marie-Antoinette. La reine Christine, elle au moins, allait à cheval, pas à pied !

Les prévisions de croissance à moyen terme, notamment celles de l’Union européenne, démentent vos rodomontades. Rappelons-les : 1,9 % pour 2007, 2 % pour 2008 et 1,8 % pour 2009. Le Gouvernement s’entête à entretenir les illusions, les faux espoirs qui ont, il est vrai, nourri toute la campagne présidentielle de M. Sarkozy lorsqu’il se présentait comme le président de la hausse du pouvoir d’achat : il avait oublié de préciser qu’il parlait du sien. L’évolution du pouvoir d’achat et, plus globalement, du niveau de vie, mesurée par l’INSEE dans la dernière édition de France, portrait social, fait apparaître que, entre 2002 et 2005, notre société est devenue plus inégalitaire. Cela, madame et messieurs les ministres, c’est votre bilan. Vous êtes au pouvoir depuis 2002. Le niveau de vie moyen des 10 % de Français les plus pauvres a baissé de 0,1 % en moyenne chaque année, alors que celui des 5 % les plus riches a augmenté de 1 % par an. Comme le constate l’INSEE, « 2002-2005 tranche avec la période 1996-2002, caractérisée par une tendance à la baisse des inégalités de niveaux de vie et de la pauvreté monétaire ». Votre politique creuse les inégalités, aggrave les déséquilibres et les tensions de notre société.

Au lieu de corriger ces inégalités, la fiscalité les aggrave, et ces déséquilibres sont accentués à grands coups de cadeaux aux ménages les plus riches. Je n’aurai pas besoin de les énumérer, vous l’avez déjà fait. Vous aggravez les coupes sombres, on l’a dit, avec des suppressions de postes à l’éducation nationale, dans les tribunaux ou ailleurs.

Monsieur le président, puisque vous m’y incitez, je veux conclure en vous disant ce que nous allons voter. À propos de ce budget, Mme la ministre a parlé d’une politique économique volontaire. J’ignore ce qu’est une politique économique volontaire.

Si l’on parle français, on peut dire d’une politique qu’elle est « volontariste », mais sans doute un séjour prolongé aux États-Unis fait-il perdre une certaine familiarité avec notre langue.

Je termine, monsieur le président, en disant que, en matière de finances publiques et, dans la continuité de ce que vous avez fait ces dernières années, vous aggravez encore vos dispositions. Pour ce qui nous concerne, nous nous opposerons à ce budget de non-assistance aux habitants de notre pays qui connaissent des fins de mois de plus en plus difficiles, alors que les privilégiés nagent dans l’opulence et, pour le coup, madame la ministre, volontairement, du fait de votre politique.

jeudi 22 novembre 2007, a 16:35
SENAT : Groupe communiste ( vidéo )
 

Vidéo

jeudi 22 novembre 2007, a 09:27
SENAT : Groupe communiste .
 









Financement de la sécurité sociale pour 2008
Par Guy Fischer - 12 Novembre 2007

Avec en toile de fond un climat social plus que tendu, le rejet de la réforme des régimes spéciaux de retraite, le refus des réductions massives d’effectifs dans la fonction publique, la défense du pouvoir d’achat, de l’emploi et du service public, ce projet de loi de financement s’inscrit dans la droite ligne de la politique antisociale du Gouvernement. Il accentue la maîtrise des dépenses de protection sociale, au détriment des familles qui vont débourser encore plus, alors même que l’on poursuit les allégements des charges des entreprises.

Ce texte poursuit le démantèlement, pierre après pierre, de notre système solidaire et la marche forcée vers une société individualiste et inégalitaire. Vous allez crier à la provocation. Mais en la matière, vous détenez la palme !

Comment prétendre ne pas vouloir léguer une dette aux générations futures alors que vous laissez courir 30 milliards de déficits et dettes cumulés pour l’ensemble des régimes et des fonds et que vous avez octroyé 15 milliards de cadeaux fiscaux cet été ? Comment prétendre mettre en oeuvre une politique de prévention ambitieuse, alors que vous instaurez de nouvelles franchises, ces impôts sur la maladie que vous ne craignez pas d’imposer aux plus démunis de nos concitoyens, ceux-là mêmes qui, déjà, renoncent aux soins les plus élémentaires ?

M. Alain Vasselle, rapporteur. - C’est faux !

M. Guy Fischer. - Malgré l’inefficacité du lamentable plan Douste-Blazy censé rétablir l’équilibre en 2007, que l’on nous promet à présent pour 2012, vous n’en continuez pas moins, avec les mêmes recettes, la même logique et une dose de cynisme supplémentaire, à aller dans le même sens.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : pour la totalité du régime général, le déficit devrait approcher les 12 milliards ! Et l’on aurait dépassé les 14 milliards si l’on avait intégré les fonds de financement et si l’État ne s’était enfin résolu à compenser une partie de sa dette à la sécurité sociale à hauteur de 5,1 milliards, contre 6,7. On ne peut certes que se réjouir d’avoir été enfin entendu mais gardons à l’esprit que cela concerne la dette au titre de 2006 et des années précédentes. Car la branche maladie accuse un déficit de 6,2 milliards au lieu des 3,9 attendus.

Toutes les mesures prises confirment votre volonté de pressurer plus encore les assurés sociaux. Le ton a été donné dès juillet, lorsque le Gouvernement, avec le soutien du Medef, a validé le plan de redressement d’urgence de l’assurance maladie, soit une économie de 1 225 millions en année pleine et de 417 millions d’ici la fin de l’année, dont 350 pris dans la poche des assurés sociaux, avec la baisse du taux de remboursement pour les patients dépourvus de médecin traitant, le déplafonnement du forfait d’un euro par acte et consultation ; la limitation du recours aux transports médicalisés ; la généralisation de la suppression du tiers payant en cas de refus d’un générique ; la culpabilisation des assurés avec un renforcement des contrôles sur les arrêts de travail.

Vous poursuivez la même logique avec ce projet de loi de financement de la sécurité sociale, qui comporte très peu de recettes dignes de ce nom, comme le reconnaît notre rapporteur, avec une taxation purement symbolique des stock-options et des attributions gratuites d’actions décidée à l’Assemblée nationale pour un rapport dérisoire. C’est un véritable refus de dégager les moyens du financement de la protection sociale, bien que les mises en garde et les propositions n’aient pas manqué, jusques et y compris de la Cour des comptes dont le Premier président, M. Philippe Seguin vous propose de taxer les stock-options à hauteur de 3 milliards. Voilà qui eût été une recette à la hauteur des déficits ! Au lieu de quoi, vous faites payer une nouvelle fois les assurés sociaux, pendant que votre politique d’austérité sur les salaires et retraites, sur les emplois publics, sur les dépenses publiques et sociales plombe la croissance et les rentrées de cotisations. Vous entretenez les déficits, que vous prenez pour prétexte pour de nouvelles mesures d’austérité !

Vous fixez un Ondam une nouvelle fois intenable à 2,8 % et, dans les hôpitaux, vous achevez la mise en place de la T2A en décrétant la convergence totale des secteurs public et privé d’ici à la fin 2008. Le résultat sera catastrophique pour l’hôpital public d’autant qu’on continue de fermer les petits hôpitaux publics, aggravant les inégalités d’accès aux soins. Ces hôpitaux publics accusés de coûter trop cher sont asphyxiés financièrement. En 2006, l’Ondam fixé à 3,44 % n’a été de facto que de 2,8 ; la différence a servi à éponger le dérapage d’activité des cliniques à but lucratif. Voilà l’intérêt de la convergence tarifaire que vous imposez à marche forcée ! La situation ne pouvant que se dégrader, on peut évaluer le déficit attendu fin 2007 à un milliard. Pour s’en sortir, les établissements suppriment des services et des postes ! Dans une telle situation, les hôpitaux vont multiplier les actes les plus rentables et certaines interventions ne se pratiquent plus dans le public !

Le secteur privé à but lucratif est, en France, le plus important de toute l’Europe avec une entrée massive des fonds de pension anglo-saxons : 30 % de l’hospitalisation privée est concernée !

M. Alain Vasselle, rapporteur. - Ils ont les tarifs les plus bas et coûtent le moins cher à la sécurité sociale !

M. Guy Fischer. - Avec votre grand projet de lutte contre la désertification médicale, la montagne accouche d’une souris. Un long débat à l’Assemblée nationale a abouti à ce qui aurait dû être un préalable : la recherche de solutions est renvoyée à la concertation avec l’assurance maladie, les syndicats de médecins et d’internes. Pour ce qui relève de l’intervention de l’État, vous auriez dû, et de toute urgence, modifier le numerus clausus, cause première de la situation actuelle, et mettre en place une vraie politique d’aménagement du territoire, qui renforce les services publics.

Le gouvernement annonce la mise en place d’ Agences régionales de santé, calquées sur les agences régionales, qui vont étendre à la médecine de ville la maîtrise comptable appliquée à l’hôpital... avec les résultats que l’on sait. Dans le secteur social et médico-social, vous décrétez que la signature des conventions tripartites doit être achevée fin 2008. L’Ondam personnes âgées ne progresse que de 8 % contre 13 % en 2007, et encore, grâce à un prélèvement de 200 millions sur les réserves de la CNSA, la hausse la plus faible depuis 2003 ! Les établissements ne pourront supporter cela. Il faut, comme le propose l’association des directeurs au service des personnes âgées, repousser d’un an les signatures de conventions.

Que dire du problème crucial de la dépendance et du 5ème risque pour nous la 5ème branche, qui mériterait un large débat ? Vous en repoussez une fois encore l’analyse ! Vous poursuivez la mise en place des franchises -terme assurantiel auquel je préfère celui de taxes- qui pourraient à terme n’épargner personne. Elles s’ajoutent à la participation d’un euro par consultation ou acte de biologie, aux dépassements d’honoraires de plus en plus nombreux. À Vénissieux, un retraité malade du cancer est venu me dire sa détresse : pour être dialysé trois fois par semaine, il lui en coûtera 6 euros de transport sanitaire, soit 300 euros par an, à ajouter aux autres taxes, aux médicaments déremboursés -avec une retraite modeste qui augmentera royalement de 1,1 % !

M. Alain Vasselle, rapporteur. - Mais non, puisque ce sera plafonné à 50 euros par an !

M. Guy Fischer. - Et que dire des malades d’Alzheimer, des séropositifs, qui vont subir une véritable escroquerie : taxés par les franchises précisément censées permettre de lutter contre leur maladie ! Pour eux, c’est la double peine.

M. Alain Vasselle, rapporteur. - Dans la limite de 50 euros par an !

M. Guy Fischer. - Et les victimes des accidents du travail et des maladies professionnelles, et les personnes handicapées et dépendantes ? N’ayons garde d’oublier, enfin, les anciens combattants et leurs veuves, dont Mme Bachelot a prétendu à l’Assemblée nationale qu’ils seraient exonérés ? Ce qui est exécrable, dans cette pratique, c’est de considérer que les patients seraient responsables de leur maladie et auraient la volonté de « dépenser » des soins sans limites. Et, les médecins seraient coupables de ne pas prescrire selon les seuls besoins !

Ces taxes scélérates vont concourir à une augmentation du coût de la vie, qui pénalise encore plus les pauvres et touche les postes les plus essentiels. Les Français n’en peuvent plus de tirer sur leur budget familial. En 2001, les dépenses incompressibles représentaient 50 % d’un budget, en 2006 : 75 %. Autrement dit, le reste à vivre a diminué de moitié en cinq ans ! Quel sera-t-il pour ceux qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté ? J’appelle cela de la non-assistance à personnes en danger. (Applaudissements à gauche)

M. Alain Vasselle, rapporteur. - Caricature !

M. Guy Fischer. - Vous poussez jusqu’à l’inacceptable la prétendue responsabilisation des patients et des professionnels de santé : par exemple, vous proposez d’étendre le droit de communication des données aux employeurs, aux banques, aux fournisseurs d’énergie et de téléphonie. On aimerait vous voir aussi vigilants avec les dépassements d’honoraires ! En revanche, la prévention, qui peut être une source d’économies, en même temps qu’une bonne pratique de santé publique, est absente de ce projet de loi.

M. Alain Vasselle, rapporteur. - Ce sera dans les contrats individuels !

M. Guy Fischer. - La branche vieillesse est en déficit de 4,6 milliards et le chiffre de 5,1 est avancé pour 2008. Vous prétendez résorber ce déficit en faisant travailler les Français plus longtemps, en cassant les régimes spéciaux dont les avantages ne sont pas sans contreparties, en taxant les préretraités alors qu’ils ont rarement choisi l’inactivité ! Notre rapporteur pour la branche vieillesse va jusqu’à accuser les cessations précoces d’activité d’être pour une bonne part la cause des déficits actuels de la branche vieillesse ! Confrontez vos incantations avec la réalité. Le Premier ministre reconnaissait récemment que la mise à l’écart des seniors « est insupportable, incompréhensible pour les Français et idiote économiquement ».

M. Alain Vasselle, rapporteur. - Là-dessus, nous sommes d’accord.

M. Guy Fischer. - Cependant, 400 000 personnes de plus de 50 ans sont en recherche d’emploi et 37,9 % seulement des 55-64 ans travaillent encore ! De surcroît, ils subissent des discriminations à l’embauche.

Les retraites sont un problème majeur pour les générations à venir et que faites-vous ? La part des cotisations patronales n’a cessé de diminuer, les allégements sont passés d’un milliard d’euros en 1993 à 25,6 en 2007, tandis que le pouvoir d’achat des retraites baissait de 15 % pour plusieurs raisons : la désindexation de l’évolution des retraites sur les salaires et son remplacement par l’indexation sur l’indice des prix INSEE ; l’allongement à 25 au lieu des 10 meilleures années des salaires pris en compte pour établir le montant de la retraite ; les abattements pour carrière incomplète ; l’augmentation des prélèvements de cotisations sur les retraites ; l’accroissement de la proportion des bas salaires engendrant de basses retraites. Tout cela fait que 40 % en moyenne des retraites liquidées par le régime général à taux plein le sont au niveau du minimum contributif, la proportion atteignant 58 % pour les femmes.

Je laisserai Mme David s’exprimer sur la branche accidents du travail et maladies professionnelles. Je rappellerai simplement que nous avons déposé une magnifique proposition de loi.

La branche famille, avec un déficit ramené à 0,5 milliard, deviendrait légèrement excédentaire en 2008. Comme chaque année, elle ne contient quasi aucune mesure favorable aux familles, et l’augmentation de la PAJE se fait au détriment des structures d’accueil collectif. Les prestations familiales sont au pain sec alors que le président Sarkozy avait promis le versement des allocations familiales dès le premier enfant.

Oui, votre modèle social est le modèle anglo-saxon cher à M. Sarkozy. Organiser ainsi une couverture sociale à deux vitesses, c’est mettre à bas le principe fondateur qu’avait su instaurer le général de Gaulle en appliquant le programme du Conseil national de la Résistance : solidarité entre les assurés, participation des salariés et des entreprises au financement de la sécurité sociale, égalité de tous dans l’accès aux soins. Vous nous laissez prévoir, pour le lendemain des municipales la poursuite de la fiscalisation du financement de la sécurité sociale. Un article du Monde d’aujourd’hui titre « CSG contre TVA sociale ». Si c’est Vasselle, c’est la CSG, si c’est Marini, c’est la TVA sociale.

M. Alain Vasselle, rapporteur. - Et si c’est Fischer ?

M. Guy Fischer. - Alors, ce sont les patrons ! (Rires)

Avec vous, c’est une dose de TVA dite sociale, voire écologique, un zeste de CRDS et de CSG, une mesure de bouclier sanitaire... La recette est connue et le résultat bien indigeste pour les contribuables et les usagers de la sécurité sociale et des mutuelles. Comme je le constatais dans notre débat sur les prélèvements obligatoires, l’essentiel des prélèvements fiscaux et sociaux affecte aujourd’hui d’abord la consommation, avec la TVA et la TIPP, ensuite les revenus salariaux, avec l’impôt sur le revenu, la CRDS et les cotisations sociales. Dans ce même débat, Jean Arthuis, président de la commission des finances, disait que notre système de sécurité sociale devait « s’adapter pour prendre en compte la réalité d’une économie désormais globalisée », et d’appeler de ses voeux une hausse de la TVA de 19,6 à 25 % !

On choisit de taxer plus encore la consommation et les revenus du travail pour continuer de défiscaliser les revenus du capital et du patrimoine. Quant au meilleur levier fiscal, je laisse cette question aux querelles internes de la majorité car, dans tous les cas, vous ferez peser l’effort, sur les salariés et leurs familles. Alors inutile de déguiser vos choix politiques afin de nous faire croire que vous recherchez la moins mauvaise solution pour résoudre un problème de financement de la protection sociale qui serait structurel. C’est la concrétisation du credo de la droite libérale la plus réactionnaire : c’est la fin de la solidarité entre les générations et entre malades et bien portants.

Pour conserver une protection sociale solidaire, il faudrait réformer l’assiette des cotisations, car il n’est plus possible de fonder notre protection sociale sur le seul travail dont la part ne cesse de régresser dans la richesse nationale, au profit de la spéculation financière et des évasions de capitaux. Total a ainsi battu en 2006 son record de 2005 avec un bénéfice net de 12,5 milliards ! Taxer ce type de bénéfice, ne serait-ce que de 1 %, renflouerait les caisses de la sécurité sociale. Il faut mettre équitablement à contribution les revenus du travail et du capital.

Les mouvements sociaux d’octobre et ceux qui viennent montrent que votre politique est et sera refusée par une majorité de plus en plus grande de Français. Et tandis que nous voterons résolument contre un projet de loi de financement qui est l’avant-dernière étape de la privatisation de notre protection sociale, la population française saura vous faire entendre combien elle est attachée à son patrimoine social inaliénable.




jeudi 22 novembre 2007, a 08:20
KRACH ?
 


KRACH 2007 : La vague scélérate des subprimes

La crise des subprimes s’amplifie. Les dirigeants des banques centrales pensent que l’on a sous-estimé la crise. Les autorités des marchés financiers, les analystes des plus grandes banques d’affaires américaines multiplient les conseils de prudence vis à vis des investissements sur les marchés financiers. Plus rien ne peut enrayer la chute des marchés boursiers, pas même les centaines de milliards de dollars et d’euros déversés dans l’économie, pour aider les banques en graves difficultés, sous forme de nouveaux crédits qui ne font que gonfler la masse monétaire M3, signe d’une reprise galopante de l’inflation. C’est le tonneau des Danaïdes. Les plus grands experts économistes de la planète sont de plus en plus persuadés que nous sommes encore loin de la vérité, et que la crise du crédit hypothécaire à risques débouchera inévitablement sur une très grave crise économique, pire qu’en 1929…

Fin octobre, Merrill Lynch, 2ème banque d’affaires américaine, annonce qu’elle va provisionner 8 milliards de dollars de dépréciations dans ses comptes. On évoque une série d’accord avec des hedge-funds pour dissimuler ou retarder l’annonce de nouvelles pertes. Des manipulations comptables suspectes sur lesquelles enquête la Securities and Exchange Commission (SEC). Le 7 novembre, Merrill Lynch déclare que son exposition totale aux créances à risque (obligations CDO ou crédits immobiliers à risque subprime), se monterait en tout à 27,2 milliards de dollars, soit 6,3 milliards de dollars de plus que ce que la banque américaine avait révélé fin octobre.

Le 12 novembre, E-Trade Financial Corp, spécialiste du courtage immobilier en ligne, prévoit des pertes plus fortes que prévu au quatrième trimestre à cause des subprimes et n’exclut pas une possibilité de banqueroute. Le 19, le leader américain des prêts hypothécaires, Countrywide, prévient les autorités de régulation des marchés américains (NASD et SEC) que s’il était classé dans la catégorie des investissements à risque, il risquait le dépôt de bilan. Citigroup, 1ère banque mondiale, est frappé de plein fouet par cette crise qui ralentit la croissance américaine et mondiale. Le 5 novembre 2007, elle annonce des pertes colossales, et prévoit des dépréciations supplémentaires de 8 à 11 milliards de dollars pour son portefeuille de crédits subprimes – dont la valeur est devenue quasiment nulle –, ce qui va réduire son résultat net de 6 à 7 milliards de dollars. Des chiffres sous-évalués d’après Goldman Sachs, qui publie le 19 novembre une note selon laquelle Citigroup devrait procéder à 15 milliards de dollars de dépréciations d’actifs sur les deux prochains trimestres, et ajoute : « Alors que nous entrons dans le 5e mois de crise, il semble qu’une fin de crise du crédit hypothécaire américain est encore loin […] Il y a un sentiment général qui se répand désormais, selon lequel les choses vont encore empirer avec les subprime ».

En Europe, Northern Rock, 1ère banque privée britannique, en pleine déconfiture, va emprunter à la Banque d’Angleterre 25 milliards de livres sterling (52 milliards de dollars !). Swiss Re, 1ère société mondiale de réassurance, a annoncé que son exposition à la crise subprime risquait de lui coûter 1,2 milliards de francs suisses (1,1 milliards de dollars). En France, la Société Générale a passé 404 millions d’euros (600 millions de dollars) de dépréciations au 3e trimestre, dont 230 millions d’euros au titre des crédits subprime, ce qui est loin des chiffres des banques d’affaires américaines, mais ne constitue pas un point final aux dégâts causés par les crédits hypothécaires à risques. Pour chiffrer cette exposition aux subprimes, la Société Générale a retenu l’hypothèse la plus pessimiste, soit une perte d’environ 200 milliards de dollars pour l’ensemble du secteur immobilier résidentiel américain. Mais la réalité est parfois bien loin des prévisions les mieux élaborées.

Chaque jour, de nouvelles annonces noircissent le tableau des résultats et des bilans, et nous réserve son lot de surprises. Nous ne sommes qu’au début de l’effet domino, car le système bancaire mondial est en train de s’effondrer. Pire, cette crise aura des conséquences incalculables sur l’économie mondiale, dont les indicateurs de croissance sont revus régulièrement à la baisse.

Cette crise - qui fait suite aux nombreuses crises des années 30, 80 et 90, l’avant-dernière étant celle des technologiques (ou Nouvelle économie) en 2000 - est analysée et décrite en détail avec ses conséquences financières et économiques, dans l’ouvrage d’André-Jean Locussol-Mascardi : « KRACH 2007, la vague scélérate des subprimes », aux éditions Le Manuscrit (novembre 2007).

Extrait : « En 2004, le PIB américain a progressé de 495 milliards, alors que la dette totale (ménages + entreprises + administrations publiques) augmentait de 1.920 milliards. Presque 4 fois plus… De tels déséquilibres ne pourront pas durer éternellement ! En 1929, avant que n’éclate la dernière grande crise du capitalisme, la dette totale américaine représentait 140% du PIB. Elle dépasse en 2005/2006 les 240% du PIB... » KRACH 2007 : La vague scélérate des subprimes, André-Jean Locussol-Mascardi, Editions le manuscrit, novembre 2007



De : André-Jean Locussol-Mascardi
mercredi 21 novembre 2007

mercredi 21 novembre 2007, a 22:26
RETOUR AU XIXé siècle ?
 

La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent

Mercredi 21 Novembre 2007 - 14:57

Les 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux du mois de juillet ne suffisant pas, le patronat via Laurence Parisot (MEDEF) veut supprimer la durée légale du travail. Le retour au XIX° siècle, voilà le projet de l'UMP-MEDEF

Les patrons veulent supprimer la durée légale du travail
Sous prétexte de croissance économique faible, Laurence Parisot, nous ressort l'archaïque réponse mise en avant par le patronat depuis le XVIII° siècle: Moins de prélèvements fiscaux et par d'entrave légale au droit d'asservir les hommes.

"C'est là que je me demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail" annonce t-elle sans honte devant un parterre de journalistes . La suppression de la durée légale du travail figurait dans le livre blanc intitulé "Besoin d'air" que la présidente du MEDEF avait publié en janvier au début de la campagne pour l'élection présidentielle et dans lequel le MEDEF détaillait ses propositions de réformes pour les dix prochaines années.

Les bénéfices du CAC40 sont-ils oui ou non en croissance ? Le CAC.40 n'a t-il pas atteint plus de 100 milliards d'euros de bénéfices l'an dernier ? Les exonérations de cotisations patronales sont-elles oui ou non en croissance ? Les allégements fiscaux aux plus riches, aux possédants sont-ils oui ou non en croissance ? Aujourd'hui grâce a l'UMP (et ses satellites centristes) le patronat sait qu'il peut tout avoir, demain il demandera sûrement le rétablissement de l'esclavage car payer un salaire (même misérable) nuit a la croissance ou a la compétitivité des entreprises.

Le problème du pouvoir d'achat aujourd'hui, même dans le cadre de la mondialisation s'appelle encore et toujours exploitation de l'homme par l'homme, plus-value confisquée par les propriétaires des moyens de production.

mercredi 21 novembre 2007, a 22:07
ASSEMBLEE NATIONAL ( Groupe COMMUNISTE )
 



Actions des Députés et Sénateurs Communistes

Mercredi 21 Novembre 2007 - 14:49

Question au gouvernement par André CHASSAIGNE, Député-Maire PCF du Puy-de-Dôme, président de l'ANECR

Les communistes aux côtés des grévistes
Ma question s'adresse au Premier Ministre.

En ce jour d'ouverture du Congrès des Maires, nous voudrions, Monsieur le Premier Ministre, vous remettre quelques rubans tricolores. Parce que vous êtes fort, très fort.

Très fort pour annoncer la réforme des régimes spéciaux au nom de l'équité, alors qu'il s'agit d'imposer aux cheminots, aux agents de la RATP et à ceux d'EDF-GDF, de travailler plus longtemps pour gagner moins.

Très fort pour parler de réformer l'Etat : des dizaines de milliers d'emplois supprimés dans les services publics, avec en prime une baisse régulière du pouvoir d'achat des fonctionnaires. Très fort aussi, pour réformer la justice : des centaines de tribunaux rayés de la carte sans justification.

Très fort pour réformer l'université : vous imposez une réforme au pas de charge pendant l'été, tout en refusant les moyens financiers indispensables.

Très fort encore pour parler d'augmentation du pouvoir d'achat. Mais les prix explosent, le SMIC est à plat, et vous créez des franchises pour accéder à la santé et à la justice.

Mais là où vous êtes le plus fort, Monsieur le Premier Ministre, là où vous méritez vraiment la Marianne d'Or, c'est quand vous dressez les Français les uns contre les autres pour masquer l'essentiel de votre politique, c'est-à-dire les milliards d'euros de cadeaux faits aux privilégiés de la fortune en leur réservant la plus belle de vos réformes : donner toujours davantage aux plus riches au détriment du plus grand nombre.

Dans ce contexte, Monsieur le Premier Ministre, comment comptez-vous répondre aux revendications exprimées par le mouvement social, et plus particulièrement sur les salaires, le pouvoir d'achat, les retraites et les franchises médicales ?

mercredi 21 novembre 2007, a 21:17
Nicolas Sarkozy bascule dans l'extréme dûreté .
 



Par : Olivier Dartigolles
Mis en ligne : 21 novembre
Nicolas Sarkozy a tenu des propos d’une extrême dûreté aujourd’hui, lors d’un discours prononcé devant l’association des maires de France.

En réponse à la très forte mobilisation sociale qui a marqué aujourd’hui tout le pays, non seulement Nicolas Sarkozy ignore les inquiétudes profondes des personnels de la RATP, de la SNCF, de la fonction publique, des étudiants, etc., mais pire, il choisit le terrain de l’affrontement en les opposant aux usagers.

Ce jusqu’au-boutisme n’est pas digne d’un Président de la République, c’est celui d’un chef de clan, celui de la droite revancharde et de ses amis les grands patrons.

Le preneur d’otage aujourd’hui, c’est Nicolas Sarkozy qui par son mépris et la brutalité de ses propos, mise sur la radicalisation du mouvement et la division du pays.

Et référence pour référence, puisque Nicolas Sarkozy semble aimer s’inspirer des grandes figures du communisme, on peut rappeler que Karl Marx remarquait que les événements historiques se reproduisent toujours deux fois, la seconde sous forme de farce.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF

Paris, le 20 novembre 2007.

mercredi 21 novembre 2007, a 18:51
SOLIDARITE !
 

Solidarité à François Auguste qui doit comparaître au motif « d’entrave à la circulation d’un aéronef afin de soutenir des personnes faisant l’objet d’une reconduite à la frontière ».

Par : Communication
Mis en ligne : 26 novembre
Lundi 26 novembre prochain, notre ami François AUGUSTE, vice-président du Conseil régional Rhône-Alpes, va comparaître devant le tribunal correctionnel de Lyon au motif « d’entrave à la circulation d’un aéronef afin de soutenir des personnes faisant l’objet d’une reconduite à la frontière ».

Nicolas Sarkozy et son ministre de la honte Brice Hortefeux tentent d’installer le « délit de solidarité ». François AUGUSTE peut être lourdement condamné : cinq ans de prison, 18 000 euros d’amende, privation de ses droits civiques, déchéance de son mandat d’élu.

C’est insupportable et gravissime !

Les faits reprochés sont mensongers et sans fondements : le 2 décembre 2006, notre ami n’a pas entravé le décollage d’un avion. Il devait prendre cet avion pour une mission importante en INDE. Il s’est adressé avec calme au commandant de bord puis aux passagers, pour discuter du cas de cette famille kosovare pour laquelle la circulaire Sarkozy n’était manifestement pas respectée comme l’indiquait un tract de RESF. Il n’a pas pu finir son propos, il a été expulsé manu militari de l’avion, brutalisé, placé en garde-à-vue.

Une forte mobilisation d’élus et de citoyens a permis sa libération cinq heures plus tard.

Cette provocation délibérée du gouvernement est faite pour décourager les solidarités populaires, leurs oppositions à la chasse systématique des sans papiers, aux méthodes inhumaines d’arrestation et d’expulsion. Elle est faite pour intimider, briser l’élan citoyen et résistant, mettre au pas les valeurs de la République. Il faut faire un exemple qui frappe l’opinion en condamnant un élu et singulièrement un élu communiste et républicain.

Cette volonté de museler les élus qui défendent les libertés et les valeurs démocratiques de notre pays est généralisée : Chantages et menaces de poursuites judiciaires à l’encontre des maires qui organisent des parrainages solennels de sans papiers, des votations citoyennes, des référendums d’initiative locale pour le droit de vote des résidents étrangers non communautaires.

Même démarche contre les élus qui interdisent, à l’échelle de leurs collectivités, les expulsions locatives, les coupures de gaz et d’électricité, qui ont déclaré leur ville, leur département hors AGCS.

Cette criminalisation doit cesser !

Nous ne sommes pas aux ordres de l’indigne !

Tous les élus communistes, républicains, citoyens et partenaires sont solidaires de François AUGUSTE et exigent sa relaxe !

Nous appelons à participer massivement au rassemblement de solidarité prévu par le comité de soutien à François AUGUSTE, suivi d’une manifestation au tribunal d’instance
le lundi 26 novembre 2007 à 12 heures
Place Gabriel Péri à Lyon, métro Guillotière

- André CHASSAIGNE
Président de l’Association nationale
des élus communistes et républicains

- Marie-George BUFFET
Secrétaire nationale du Parti communiste français

- Nicole BORVO
Présidente du groupe communiste,
républicain et citoyen du Sénat

- Alain BOCQUET
Porte parole des député-e-s communistes
et républicains de l’Assemblée nationale

- Francis WURTZ
Président du groupe GUE-NGL au Parlement européen

mercredi 21 novembre 2007, a 18:30
TRANSFORMER LES SALARIES EN SERFS !
 

Temps de travail : Laurence Parisot propose de tranformer les salariés en serfs

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 21 novembre
La Présidente du MEDEF, Laurence Parisot, veut en finir avec la durée légale du travail. Rien de moins.

Que le patronat cherche constament à renier les droits des salariés, il n’y a rien de neuf, hélas, à l’horizon. C’est même le leitmotiv du capitalisme que d’extorquer toujours plus de profits à ses salariés en faisant pression sur la productivité, le temps de travail, l’âge de départ à la retraite ou en le menaçant de licenciement.

Au moment d’une mobilisation particulièrement forte sur la question des retraites, du pouvoir d’achat ou encore de l’avenir des jeunes, après Nicolas Sarkozy, c’est donc Laurence Parisot qui en rajoute dans la provocation.

En proposant d’en finir avec la durée légale du travail, Laurence Parisot propose purement et simplement de transformer les salariés en serfs, qui auraient pour seuls but de servir les intérêts de leur seigneur.

Parti communiste français

Paris, le 21 novembre 2007.

mercredi 21 novembre 2007, a 17:07
L'amalgame et la calomnie doivent cesser !
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 21 novembre

Des actes de malveillances ont été commis à l’encontre de la SNCF.

Le Président de la République et le gouvernement s’en sont saisit pour lancer une campagne calomnieuse qui fait un amalgame indigne entre ces actes absolument condamnables et la lutte légitime des cheminots.

Cette campagne, complaisament relayée dans les médias, vise à culpabiliser la communauté des cheminots accusés de sabotage et d’attentat, à dresser la population contre elle, à faire de ces salariés, qualifiés tour à tour de privilégiés, de pollueurs et d’agitateurs, des boucs émissaires.

Cette méthode est scandaleuse. Il est indispensable que toute la lumière soit faite et qu’on sache qui sont les auteurs de ces actes qui ne profitent qu’à ceux qui veulent saboter la négociation.

Patrice Cohen-Seat, Membre du comité exécutif du PCF

Paris, le 21 novembre 2007.

mercredi 21 novembre 2007, a 16:46
SENAT : Groupe communiste .
 







 
Revalorisation des retraites
Par Evelyne Didier - 13 Novembre 2007

Lettre à Monsieur Xavier Bertrand, Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité.

Monsieur le Ministre,

La semaine bleue consacrée aux retraités et aux personnes âgées, qui a eu lieu cette année du 15 au 21 octobre, a été, une nouvelle fois, l’occasion pour cette population de se faire entendre sur la question des pensions.

En effet, c’est un cri d’alarme que pousse l’ensemble des organisations syndicales qui s’indignent des conditions de vie du troisième âge. Le niveau des retraites ne permet plus aujourd’hui de satisfaire les besoins élémentaires des pensionnés, et cet état de fait touche davantage les femmes.

Or, l’augmentation des pensions, limitée à 1,1%, prévue pour 2008, ne correspond pas suffisamment aux diverses hausses que subit le coût de la vie. Le pouvoir d’achat des retraités ne cesse ainsi de baisser, créant des difficultés souvent insurmontables pour ces personnes âgées.

C’est donc sur ce constat que les représentants des retraités ont lancé, unanimement, un appel à la revalorisation des pensions, à travers notamment la mise en circulation d’une pétition. Vous trouverez ci-joint l’ensemble des signatures recueillies dans mon département.

Aussi, Monsieur le Ministre, je ne peux que soutenir cette démarche et vous demander de bien vouloir réétudier le programme de 2008 en tenant compte davantage de l’inflation, et voir dans quelle mesure il serait possible de convoquer, comme le stipule l’article 27 de la loi du 21 août 2003 portant sur les retraites, « une conférence présidée par le ministre chargé de la sécurité sociale et réunissant les organisations syndicales et professionnelles représentatives au plan national, dont les modalités d’organisation sont fixées par décret » dans le but qu’ « une correction au taux de revalorisation de l’année suivante puisse être proposée au Parlement dans le cadre du plus prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale. »

lundi 19 novembre 2007, a 22:50
USAGERS /GREVISTES .
 


COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS/GREVISTES (CSUG)

COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS/GREVISTES

Ras le bol de la campagne mensongère des médias

Depuis une semaine sur les médias télévisés, financés par tous "les citoyens de droite et de gauche" comme les divers journaux aiment à présenter les "antiblocages", nous sommes utilisés en tant qu’usagers comme chair à propagande par le pouvoir et ses hommes des médias, sur un thème unique : "la galère".

"Galères en prévision" (France 2. "20 heures") ; "pluie et vent, un jour de galère donc pour des millions d’usagers des transports en commun" (JP Pernaut. TF1-13heures) ; « galères en perspective » (PPDA. TF1) ; "Quelle galère !" (A. Pulvar. France 3). Le bouquet allant au toujours très zélé (vis-à-vis du pouvoir) JP Pernaut qui prononce les mots suivants : "Troisième jour de galère pour les usagers qui eux n’ont pas le choix et doivent travailler jusqu’à 65 ans, tous les matins". Les journalistes étendent le terme "usagers" aux "bons" étudiants qui veulent travailler "pour préparer leurs examens proches". "La police a dû intervenir pour défendre la liberté d’étudier à Nanterre" (France 3). Quelle démocratie originale qui voit la matraque au service de la culture !

« De droite ou de gauche, la majorité des étudiants sont antiblocage » (Toutes les chaînes) et les autres ? « Pas Français ! », comme sous Pétain ?

Nous, usagers sommes invités généreusement à parler au micro, on voit même des envoyés spéciaux devant les gares, toute la journée, pour recueillir les précieux témoignages. On commence par l’usager compréhensif devant les grèves (c’est cela l’objectivité !!!) mais on coupe ses arguments, ensuite « l’usager pétant les plombs », on le voit casser une poubelle sur un quai de métro (France 2), une autre déclarer, sans émoi du présentateur « Il faut fusiller ces gens là ! », après quoi le journaliste pourra conclure doctement « l’énervement devient un peu plus fort chaque jour ! ». On termine par une note « sociale », par « l’usager affolé » « je vais perdre mon boulot si j’arrive en retard ». Une question sous-jacente nous taraude : y aurait-il des patrons incompréhensifs ?

Non, le reste des informations constitue un démenti à cette pensée interdite sous le règne de Sarkozy. Les patrons sont formidables : « Grâce à leur employeur, les salariés ont été autorisés à dormir dans une yourte installée dans la cour (France 2), « largesse d’un patron hôtelier compréhensif qui a donné des chambres à ses employés » (TF 1). Et puis, si vous n’avez pas compris, il y a le ton martial, militant de JP Pernaut : « La mobilisation syndicale se heurte à la volonté très claire du gouvernement de créer un système plus équitable de retraites, c’était dans le programme de Nicolas Sarkozy, pour lequel les Français ont voté ! ».

On ne peut s’étonner après de la faiblesse de la syndicalisation dans notre pays, où les médias présentent comme défenseur des inéquités… les organisations syndicales !

Sur quelles ondes accordera-t-on, un temps de parole aux usagers de la télévision privée ou publique, devenue un outil de propagande pour le président et le gouvernement ? Peut-on croire un instant, que spontanément les journalistes, sans directives de l’Elysée, parlent d’une même voix de »galère » ?

Actuellement, les journaux s’intéressent à la liberté d’expression au Liban, espérons que les Libanais s’intéressent aussi à notre propre liberté et droit à l’information !

Qui sont les réels privilégiés ?

Toute l’année, rentabilité financière oblige, nous sommes des clients, lorsque des grèves surgissent, nous devenons subitement, dans les médias, des usagers.

Usagers, nous le sommes, nous pouvons voyager, tôt le matin et tard le soir, le week-end et jours fériés compris, parce que des salariés, qu’on veut nous opposer, remplissent leur mission de service public.

On nous rebat les oreilles, des prétendus « privilégiés » que seraient les cheminots ou les transporteurs publics. C’est un mensonge !

Nous n’acceptons pas comme usagers mais aussi comme travailleurs de nous laisser diviser pour le seul profit du patronat et du pouvoir à son service.

La pension des cheminots se monte en moyenne à 1406 euros mensuels (-13 % par rapport aux autres salariés), certes ils partent en retraite à 55 ans à certaines conditions mais ils cotisent davantage.

L’espérance de vie, un critère ignoré du MEDEF et du pouvoir, pour un ouvrier ou un cheminot s’avère de12 ans inférieure à celle d’un membre des professions libérales ou d’un patron.

Où sont les fiers à bras des médias opposés soi-disant aux privilèges, quand Sarkozy a accordé un cadeau fiscal de 15 milliards d’euros à tous les membres de l’oligarchie financière, s’est généreusement augmenté de 200 %, quand les membres des conseils d’administration d’EADS gagnent en spéculant contre leur entreprise 1,5 milliard d’euros. Les voilà les véritables privilégiés que nos actions doivent cibler, ceux qui se lèvent tard et vivent des fruits du travail des salariés de plus en plus mal payés !

L’indispensable solidarité avec les grévistes.

Le sommet de l’Union européenne à Lisbonne (2000) a fixé l’objectif aux gouvernements de reculer l’âge du départ en retraite à 65-67 ans. La démographie sert de prétexte à réaliser de substantiels profits car le patronat sait que les salariés, usés par une vie de labeur, préfèreront partir avant 65 ans avec une retraite diminuée ou en ayant recours à des assurances et fonds de pension qui rapportent des milliards boursiers aux capitalistes et spéculateurs.

Les réformes allongeant le temps de travail de 37, 5 annuités à 40 ans( 1993) dans le privé puis en 2003 dans le secteur public, ont été présentées en leur temps, comme moyen de solutionner les déficits des caisses de retraite. En 2007, au nom de « l’équité », Sarkozy s’attaque aux régimes spéciaux qui financent d’autres caisses (agriculteurs, commerçants). La retraite à 55 ans pour les métiers pénibles et à 60 ans pour tous, comme celle de nos aînés (c’est cela aussi l’équité), ne pourra l’être qu’en taxant les revenus du capital et de la bourse.

La grève des cheminots, des agents RATP, des transporteurs urbains, étudiants, celle le 20 novembre des enseignants, agents hospitaliers, électriciens est la nôtre, leur lutte permettrait à chacun de bénéficier de nouveaux droits. Le pouvoir et les médias opposent le privé et le public. Dans les médias, les défenseurs de la « liberté du travail » n’évoquent jamais la violation du droit syndical, la difficulté de se syndiquer dans les PME, jamais le chantage à la perte d’emploi dans les entreprises privées, c’est pourquoi nous saluons les salariés du privé qui participeront à la grève du 20/11.

L’intérêt des usagers, au-delà de la gêne occasionnée par l’entêtement du pouvoir, est de soutenir le mouvement gréviste, l’équité doit se faire par le haut afin que les générations nouvelles ne soient pas pénalisées, que les contrats de travail soient respectés.

Usagers, solidaires des grévistes, faisons nous entendre partout !

COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS GREVISTES (CSUG)

Paris le 18 novembre 2007.



De : steredennruz
lundi 19 novembre 2007

lundi 19 novembre 2007, a 22:02
Les étudiants dans la rue .
 

Les étudiants d'Aix-Marseille manifesteront demain  Lundi 19 Novembre 2007 - 21:19

La Fac de Marseille-Saint Charles rejoint le mouvement de protestation et participera au temps fort du 20 novembre qui s'annonce puissant, les étudiants seront dans la rue à Marseille 10H sur la Canebière

Les étudiants d'Aix-Marseille manifesteront demain
Les étudiants de l'Université de Provence (qui compte près de 6 000 inscrits, essentiellement en sciences) se sont réunis en fin de matinée en assemblée générale (AG) pour voter le blocage et l'occupation de la fac Saint Charles. Une cinquantaine de personnes se sont prononcées contre ces mesures qualifiées "d'extrêmes mais nécessaires" par les grévistes, et autant se sont abstenues. Ces mesures seront effectives dès demain matin et jusqu'à la prochaine AG prévue mercredi.

Les étudiants de la fac de lettres d'Aix-en-Provence poursuivent leur mobilisation contre la loi Pécresse. Une délégation a participé à une table-ronde avec le président de la fac mais a claqué la porte des négociations. Un comité antiblocage (composé essentiellement de l'UNI) s'est constitué pour pleurer auprès de Maryse Joissains, maire UMP d'Aix.

« La direction peut nous refouler par la force, et fermer la faculté de lettres, nous reviendrons, prévient un militant de l'UEC. La mobilisation qui s'étend est notre meilleure alliée. La direction n'osera pas aller jusqu'à l'évacuation si le mouvement gagne toute la France. » Parmi les professeurs, nombreux sont ceux qui déplorent la décision de la présidence : « Ca ne va rien changer, au contraire cela va attiser les conflits », considère un enseignant d'ergologie. Néanmoins, du côté du personnel, tout le monde se prononce unanimement contre cette loi.


lundi 19 novembre 2007, a 21:29
Ostréiculture .
 

19 novembre, 2007

Ostréiculture :

L’huître d’Arcachon doit être réhabilitée

 

Alors que les fêtes de fin d’année approchent, les ostréiculteurs d’Arcachon ont porté plainte contre l’Etat pour demander une indemnisation pour les préjudices subis suite à l’interdiction de commercialisation du 31 août dernier.

Samedi 11 novembre, les huîtres d’Arcachon étaient (enfin) misent hors de cause dans les deux décès survenus en septembre dernier. Le sous-préfet déclarait avoir eu confirmation par le parquet général que l’enquête était close et que les deux décès de septembre « ne sont pas liés à la consommation des huîtres ». Or, le lendemain, le ministère de l’Agriculture intervenait par communiqué pour préciser que « les conclusions officielles de l’instruction judiciaires ne sont pas encore connues » ( !). Une partie de ping-pong qui irrite à juste titre les ostréiculteurs.

A l’approche des fêtes de fin d’année, la profession estime à 30 % la baisse de ventes au détail et entre 50 et 80 % de chute dans les grandes surfaces. Sur les marchés, en revanche, les clients de la région sont restés fidèles aux huîtres arcachonnaises. Mais cela ne saura suffire, et les 350 entreprises du bassin voient arriver les fêtes de fin d’année avec appréhension. Pour beaucoup, la période représente de 30 à 40 % du chiffre d’affaires de l’année. De plus en plus ici, la profession parle « de complot », estimant totalement anormal que toute une filière soit brimée à ce point pour rien. La veille sanitaire sur le bassin d’Arcachon n’est toujours pas levée (alors qu’elle devait l’être au 31 août), faisant craindre de nouvelles interdictions.

A Paris, le ministre de l’Agriculture et de la pêche, Dominique Bussereau, n’envisage pas le versement de dommages et intérêts pour les ostréiculteurs d’Arcachon. Questionné dans par le quotidien Sud-Ouest, Dominique Bussereau a indiqué clairement que « ce sont les contrôles sur les cultures marines et non pas les deux décès qui ont conduit à l’arrêt, le 31 août ». Me Pierre Blazy, l’avocat des ostréiculteurs, a indiqué que deux plaintes allaient être déposées pour le compte de la profession. La première contre X au pénal pour « rechercher les responsables de la diffusion d’une fausse information » ; la deuxième en responsabilité contre l’Etat devant le tribunal administratif pour demander « une indemnisation individuelle car manifestement il y a eu un dysfonctionnement qui a abouti à une catastrophe économique ». En attendant, beaucoup se disent solidaires des ostréiculteurs et Paysans.fr a décidé de s’engager à leurs côtés en livrant les huîtres du bassin au domicile du consommateur en froid constant, et en réhabilitant les huîtres, notamment en proposant une demi-journée en bateau avec un ostréiculteur. Au programme : ramassage d’huîtres et dégustation.

par Nadège Dubessay

Journal LA TERRE

lundi 19 novembre 2007, a 20:42
SENAT : Groupe communiste .
 








Les sénateurs Communistes Républicains et Citoyens soutiennent la mobilisation étudiante contre la loi Pécresse
Par le groupe CRC - 13 Novembre 2007

A l’Université comme dans d’autres domaines, le gouvernent et le Président de la République recherchent l’épreuve de force.

Face au développement du mouvement des étudiants et des enseignants du supérieur exigeant l’abrogation de la loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités (LRU), la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a du concéder, par redéploiement de crédits, quelques mensures en faveur du logement étudiant. Ceci ne suffira pas à désamorcer la colère.

Les raisons de s’opposer à cette loi qui heurte des principes fondamentaux de l’enseignement universitaire français demeurent. Au mois d’août, lors de la discussion de ce texte en urgence, les sénateurs du groupe CRC en avaient combattu les aspects les plus négatifs. En particulier le désengagement de l’Etat et l’instauration d’une logique concurrentielle qui obligera les universités à faire la course aux financements privés, mais aussi la possible remise en cause des statuts des enseignants-chercheurs et du principe de collégialité. L’Université a pourtant besoin d’une réforme ambitieuse.

C’est la raison pour laquelle les sénateurs du groupe CRC soutiennent la mobilisation du mouvement étudiant contre la loi LRU. Lors de la discussion budgétaire qui débute, ils seront ainsi confortés pour exiger du gouvernement de donner enfin à l’université des moyens à la hauteur des besoins, que ce soit en matière de fonctionnement, de recrutement d’enseignants-chercheurs, de personnels techniques et administratifs, mais aussi de construction, de rénovation et d’équipements des universités.

lundi 19 novembre 2007, a 18:58
L'objectif de la droite .
 

L’objectif de la droite : Détruire le modèle social français

Mis en ligne : 19 novembre
Cette semaine sera-t-elle décisive au moins dans les transports ? Le mouvement actuel exprime avec force le sentiment que les fruits du sarkozysme n’ont pas tenu les promesses des fleurs rhétoriques.

Les sondages les plus récents, s’ils ne cessent de souligner que l’opinion en l’état actuel des choses, n’est pas acquise majoritairement aux grèves de la SNCF et à la RATP, témoignent en revanche qu’une baisse sérieuse de la cote du président et d’une déception, largement majoritaire, en matière de pouvoir d’achat, entre autres. Colère et mobilisation des magistrats, colère et mobilisation dans les universités, colère et mobilisation dans la fonction publique. La grogne, entend-on à longueur d’antenne. Il y aurait des Français génétiquement grognons.

La réalité est autre. Personne, si ce ne sont ceux qui pourraient espérer un pourrissement, n’a intérêt à la dégradation du climat social et à ce que la grève dure. Et pas plus les cheminots que les usagers dont les difficultés sont réelles et sérieuses. Mais il faut tout de même s’entendre sur les raisons du conflit. Le ministre du travail parle volontiers de pédagogie. Il n’a de cesse de témoigner, depuis la semaine passée, de sa bonne volonté. Le gouvernement, assure-t-il, a tout fait pour éviter cela, nous avons répondu favorablement à la demande de négociations tripartites et nous sommes prêts à une petite condition : la reprise du travail. Mais quel cadre pour les discussions ? Quelle volonté de négocier, vraiment et pas sur des bouts de ficelle ? Quels engagements non sur la forme mais sur le fond ?

Cela tient du Maître Pathelin. Mais puisqu’il est question de pédagogie, peut-être convient-il de replacer le conflit dans son cadre général. Depuis 1993 et la réforme Balladur, c’est la quatrième offensive de la droite contre les retraites. A chaque récidive, il s’agit d’allonger la durée de cotisation et chaque fois la droite provoque un conflit social d’envergure. Chaque fois elle met le feu aux poudres en s’en prenant aux acquis sociaux. Et ce serait au nom de l’équité, de la démographie, de l’alignement sur ce qui se fait chez nos voisins européens.

Allons donc ! Voici peu Denis Kessler, qui fut vice président du MEDEF, vendait la mèche. Il faut défaire le modèle social français né au lendemain de la guerre et le gouvernement s’y emploie, déclarait-il, en substance. Fillon en 2002 à l’Assemblée nationale avait mis en cause 1936. C’est bien cela, la rupture Sarkozy : on sert les riches et on s’en prend aux salariés.

L’équité n’est pas autre chose qu’un argument de diversion et de division. Car derrière les régimes spéciaux il y a, dès l’an prochain, l’allongement pour tous de la durée de cotisation, en attendant les années à venir. Cela, l’opinion doit le savoir. Mais l’allongement même, qu’est ce que ça veut dire quand la plupart des salariés entrent de plus en plus tard dans la vie active ? Qui arrivera à 41, 42 ans de cotisation pour avoir droit à une retraite pleine ? La loi, pour tous ou presque, ce sera la décote, condamnant les plus modestes après toute une vie de travail, à une allocation de misère, dirigeant ceux qui le pourront vers les assurances privées. Ou faudra-t-il travailler jusqu’à 67, 68 ans ou plus ?

lundi 19 novembre 2007, a 18:39
Mouvement social .
 

Mouvement social : Contre l’intérêt général, le gouvernement persiste à refuser l’évidence

Mis en ligne : 19 novembre
Cinq jours que le mouvement social dure et le gouvernement continue, au risque d’aller à la catastrophe, de mettre en scène sa pseudo fermeté à l’égard des légitimes revendications des salariés en lutte.

Fidèle à sa méthode de gouvernernement qui consiste à jouer une partie de l’opinion contre l’autre, le gouvernement joue la montre et parie sur la crise en instrumentalisant de drôle de manifestation bien peu spontanée. En effet qui peut raisonnablement croire à la sincérité de slogan tel que « fillon tiens bon » entendu cet après midi dans une manifestation aux cortèges bien maigrelets malgrès le soutien chiffré de la préfecture de Police (organisateur et préfecture donnant, chose rarissime, le même nombre de manifestants).

L’attitude gouvernementale devrait être tout autre. Il s’agit maintenant, au lieu de stigmatiser les titulaires de régimes de retraite liés la pénibilité de leur travail en les rendant responsable du déficit du régime général, de s’attaquer à une réforme du financement qui ferait que le capital cotise au même niveau que les salariés. Mais au mépris de l’intérêt général, le gouvernement refuse l’évidence et préfère continuer dans sa logique désastreuse de bouc émissaire.

Parti communiste français

Paris, le 18 novembre 2007.

dimanche 18 novembre 2007, a 22:54
Au côté des grévistes
 

Le Monde aux ordres de l'UMP/MEDEF 

Le Parti de la Presse et de l'Argent en lutte contre les grévistes (d'après David Noël PCF Henin-Beaumont)

Le Monde aux ordres de l'UMP/MEDEF

 

Dans un climat de suspicion générale vis-à-vis de médias omniprésents, la tentation est de les soupçonner de parti pris. L'opinion étant majoritairement hostile à la grève, ce sont les grévistes qui se sentent victimes de la partialité supposée des organes d'information. Le même sentiment, poussé jusqu'à la diabolisation, est exprimé par les étudiants qui réclament l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités, votée cet été, et qui militent pour le blocage des établissements. Encouragés par des sites Internet qui usent et abusent de la dénonciation des journalistes, les uns et les autres rendent les médias responsables de leur propre incapacité à convaincre l'opinion.

Non, l'éditorialiste anonyme du Monde qui ose cette analyse à tomber par terre n'est pas devenu fou et paraît tout à fait sérieux. Partialité des médias ? Quelle partialité ? A hurler de rire, car comme l'écrivent avec humour Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts dans Libération d'hier, la grève des cheminots a trouvé son héros, défenseur de la veuve et de l'usager torturés par les grévistes privilégiés Ce héros s'appelle Jean-Pierre Pernaut !

Depuis mardi, toutes les télés se sont mises au diapason de TF1 et on ne nous épargne rien des tracas des fameux usagers en colère. L'information se limite à des micro-trottoirs et les journalistes qui couvrent les grèves étudiantes d'opposer une poignée d'étudiants bloqueurs politisés à la majorité d'étudiants désireux de reprendre les cours et qu'importe si les leaders des anti-blocage sont en fait des militants de l'UNI ou de Liberté Chérie tout aussi politisés que les étudiants en grève, les journalistes n'en disent rien.

Depuis mardi, les journaux télévisés et la presse écrite font leurs choux gras de sondages soi-disant défavorables aux grévistes. Comme d'habitude, tout est dans les questions Aucun sondage n'a mis en avant les propositions des organisations syndicales : retraite à 60 ans à taux plein, retour aux 37,5 annuités de cotisations dans le public comme dans le privé, financées par une taxation des revenus du capital et une augmentation des cotisations patronales. L'alternative est là, mais dans les colonnes du Monde, du Figaro ou dans les sujets de TF1 et de France 2, ces propositions sont systématiquement évacuées.

Le Parti de la Presse et de l'Argent (PPA comme l'appellent nos amis sardons du Plan B) a choisi son camp : celui du gouvernement et du MEDEF qui exige le passage à 42 puis à 45 annuités de cotisations et la mise en place de fonds de pension. Logique, les salariés ne pourront pas cotiser 45 annuités et par le jeu des décôtés, ils ne pourront prétendre qu'à des pensions dérisoires

Alors, cette après-midi, les ultra-libéraux de Liberté Chérie et d'Alternative Libérale, les étudiants sarkozystes de l'UNI et des élus UMP entendent bien défiler à Paris et rejouer le coup du 30 mai 1968, quand la fameuse majorité silencieuse gaulliste défilait contre la chienlit. Même slogans, même hargne anti-grèves et anti-syndicats et nul doute que les journaux télévisés de ce midi et de ce soir relaieront avec complaisance une initiative présentée par ses initiateurs comme une manifestation d'usagers apolitiques favorables à la liberté du travail bafouée par des grévistes nantis et privilégiés

Le PPA joue sa partition. Acquis aux intérêts du capital, le PPA participe au conflit de classe qui se joue sur fond de division des classes populaires et de volonté d'une droite thatchérienne et ultra-libérale d'écraser le mouvement social. C'est peut-être le paradoxe des luttes sociales actuelles : jamais la lutte des classes n'a été aussi visible, jamais la volonté revancharde du patronat et de la droite aussi transparente. La lutte des classes existe et le camp du patronat est bien organisé. Pour défendre nos droits contre les attaques du patronat, de la droite et du Parti de la Presse et de l'Argent, soyons révolutionnaires !


Nicolas Maury

 

dimanche 18 novembre 2007, a 22:33
Un CFAI contre l'enseignement public à Istres ?
 

Infos Istres, Fos sur Mer, SAN/Ouest Provence

Annoncé lors des élections municipales anticipées de décembre 2006, par Jean Noël Guerini, un CFAI (Centre de Formation des Apprentis de l'Industrie) est installé sur Istres à Trigance. Mais c'est un établissement privé contrôlé par l'UIMM (Branche industrielle du MEDEF)

Un CFAI contre l'enseignement public à Istres?

 

Il ne s'agit de lutter contre l'installation d'infrastructures de formations sur Istres, il s'agit ici de prévenir le danger de ce CFAI. Ce Centre de Formation d'Apprentis est au service de l'IUMM (Union patronale de la métallurgie) connue pour ses « caisses noires » contre les syndicalistes, une puissante fédération patronale qui mène des politiques de lobbying sur les gouvernements et les parlementaires pour casser l'industrie française et les droits des ouvriers (cf l'affaire Denis Gautier-Sauvagnac et les 20 millions d'euros détournés pour acheter la « paix sociale » dans les usines).

Plus fort, le projet porté par l'UIMM va coûter 20 millions d'euros, dont 4 millions seront offerts par le SAN/Ouest Provence en plus des 15.000 m2 de terrains sur Trigance (et je ne parle pas des subventions de la Région PACA). Tous les lycées PUBLICS professionnels et technologiques de la circonscription assurent déjà les mêmes formations que ce futur CFAI privé , (BEP, BTS Pro et ingénieur) . Les enseignants de Latécoère d'Istres apprécieront ce geste contre l'éducation publique.

Ces 4 millions d'euros (de nos impôts sans oublier les subventions elles aussi issues de nos impôts) vont aider la grosse fédération patronale de la métallurgie à concurrencer la formation professionnelle PUBLIQUE, LAIQUE et GRATUITE. C'est une concurrence déloyale du service public et un subventionnement du MEDEF. Il va former pour ses besoins de bons petits soldats, corvéables a merci.

Ce qui scandalise c'est la complaisance des collectivités territoriales (Ville, intercommunalité, département et région) et des journalistes (notamment La Provence) avec l'UIMM (son réseau de formation et ses associations). Comme si les caisses noires de ce comité des Forges et les détournements et abus de biens sociaux du MEDEF n'avaient pas été mis à jour avec le scandale de Denis Gautier-Sauvagnac.


Foscfmedef-1.JPG CFAI sur Istres (article de la Provence)  (937.56 KB)
Foscfmedef2-1.JPG reseau de formation de l'UIMM  (279.62 KB)

Nicolas Maury

 

dimanche 18 novembre 2007, a 22:17
DEUX EXEMPLES TOUT SIMPLES .
 

La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent

Comment avoir confiance en son président ?  Dimanche 18 Novembre 2007 - 19:18

Deux exemples tout simples :

Comment avoir confiance en son président ?
- Nicolas Sarkozy, président de la France et célèbre réactionnaire de droite, vient de faire voter une hausse de son salaire de 206%, donc de 7 700 euros à 19 000 euros, à l'Assemblée Nationale où son parti, l'UMP, à la majorité absolue. C'est, paraît-il, pour égaler le salaire de la chancelière allemande (21 000 euros) et, du coup, doubler celui du premier ministre espagnol (6 500 euros). J'ajoute que c'est le seul président cité qui ne paye rien du tout : ni loyer, ni impôt, ni intendance, etc.. en plus il bénéficie d'avantages importants (avion gratuit, chauffeur etc.)

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- Evo Morales, président bolivien app-communiste, a réduit son salaire de moitié, de 3 720 dollars à 1 902 dollars. Cet ami de Fidel Castro trouvait qu'il était indécent que le président gagne 60 fois plus que le salaire minimum bolivien. Il avait même décidé de donner la moitié de son salaire actuel (donc 951 euros) aux victimes d'un tremblement de terre au Pérou le 15 août dernier.

Bref, deux logiques (une individualiste l'autre solidaire), deux systèmes (un capitaliste et l'autre socialiste), à vous de choisir !

 

dimanche 18 novembre 2007, a 21:40
Mouvement jeunes communistes de France ( J.C )
 

Nouvelles dates de mobilisation contre la LRU.

Le point après la réunion de la coordination nationale ce week end à Tours.

 

Plus de 180 délégués provenant de 59 universités mobilisés ce sont réunis les 17 et 18 novembre à Tours. En plus de la participation aux manifestations du mardi 20 novembre déjà décidée, la coordination nationale appelle à une journée nationale de manifestations contre la LRU le jeudi 22 novembre. Elle appelle les lycéens à rejoindre cette manifestation.

Rejet des dégradations comme de la répressions

La coordination a condamné fermement toutes les dégradation gratuites commises sur les lieux universitaires. Elle a aussi condamné la répression policière qui sest violemment abattue dans certaines universités, de même que les poursuites judiciaires ou lappel à des vigiles privés.

 

dimanche 18 novembre 2007, a 08:42
Proposition de loi du ( P.C.F )
 

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dimanche 18 novembre 2007 (00h22) :
Proposition de loi PCF pour labrogation de la loi dautonomie des universités
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Proposition de loi PCF pour labrogation de la loi dautonomie des universités

Le député PCF du Val-de-Marne, Pierre Gosnat, a annoncé avoir déposé vendredi une proposition de loi pour labrogation de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités, dite loi Pécresse, afin de manifester le soutien des élus communistes aux étudiants en grève.

"Solidaire avec les étudiants grévistes", M. Gosnat demande, dans un communiqué, que le débat sur la loi dautonomie des universités "soit à nouveau ouvert à lAssemblée nationale".

Selon le député communiste, "la mise en concurrence des universités, la privatisation du financement de lenseignement supérieur français, le manque de démocratie dans le fonctionnement des établissements sont sous-tendus" par lapplication de la loi Pécresse du 10 août 2007, dont il demande labrogation.



De : IlRosso...
dimanche 18 novembre 2007
 

dimanche 18 novembre 2007, a 08:28
Rétablissons la VERITES !
 

Rétablissons des vérités contre ce tapage médiatique ou tout est mensonge. Nous n'avons pas l'opinion public dans notre poche malheureusement mais ce qui se passe aujourd'hui, cela concerne la totalité des travailleurs privé et public car demain ce sera 41 et 42 ans.La SNCF comme toujours a été un rempart pour le gouvernement contre des mesures excessives anti-social.
Si demain nous perdons ce combat nous irons tout droit vers un recul social sans précédent qui a débuté depuis quelques temps maintenant.

Certains parlent de choses qu'ils ne connaissent pas et s'abrutissent à regarder TF1 et prennent l'info tel quelle vient sans la moindre réflexion et analyse personnelle.La vérité est ailleurs.Il y a de l'argent en France, mais il est toujours dans les màmes poches.

Citoyens réfléchissez !

Nécoutons pas les menteurs !
Exemple : Nicolas Sarkozy avait promis la non privatisation d EDF-GDF

Expliquons notre régime :
-Nous ne sommes pas des fonctionnaires :
Vous ne payez pas nos salaires.
-Nous ne sommes pas au régime général :
Vous ne cotisez pas pour nos retraites.
Notre système de retraite est financé par les cotisations salariales et patronales SNCF et non par le régime général de retraite. Sa disparition ne règlera pas le problème de nos retraites à tous.

Quel est lobjectif du gouvernement ?
- Sauver le système de retraite par répartition ? => NON
- Augmenter la durée de vos cotisations ? => OUI
- Diminuer vos pensions ? => OUI
Ils veulent des retraites par capitalisation : Donc pas de retraites pour les bas salaires.
- Privatiser votre service public de transport ? => OUI
Vous en constatez déjà les effets à chaque retard lié au matériel, au personnel, ou aux installations !

Quels sont les objectifs des cheminots ?
- Le développement durable :
Préserver lenvironnement et développer le Fret SNCF :
Le gouvernement vous fait croire quil cherche à développer le ferroviaire (ferroutage)
Faites votre constat : de plus en plus de camions et de plus en plus de morts !
- Maintenir un service public de haute qualité et sécuritaire,
- Et sauver le système de retraite par répartition.

1 jour de grève coûte à chaque gréviste 60 euros en moyenne ; Ce sacrifice est nécessaire à la sauvegarde de nos et de vos retraites ainsi que du service public SNCF.


Notre combat daujourdhui est votre victoire de demain !!!


Les cheminots en résistance  

dimanche 18 novembre 2007, a 08:09
Ingrid Betancourt .
 

 

Ingrid Betancourt : Succès de votre mobilisation !
De : contact@ingridbetancourt-idf.com
Envoyé : sam. 17/11/07 12:10
Répondre à : contact@ingridbetancourt-idf.com
À : domik27@hotmail.fr

COMITE DE SOUTIEN A INGRID BETANCOURT, CLARA ROJA ET TOUS LES OTAGES EN COLOMBIE
La lettre dinformation Site - Contact

La pétition franchit le cap des 300.000 signatures !

Une bonne nouvelle narrive jamais seule : à la veille de la grande marche qui partira à 15H00 du Parvis des Droits de lHomme (Paris), la pétition pour la libération dIngrid, Clara et les otages de Colombie vient de franchir le cap des 300.000 signatures ! Notre espoir est maintenant double : vous compter parmi nous ce dimanche et que les bonnes nouvelles continuent

Ces signatures sont aussi les vôtres !

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300.000 signatures pour la pétition : cest un succès incontestable pour cette action ! Cette réussite nest pas propre au Comité de soutien. Vous avez été nombreuses et nombreux à lassurer en la faisant signer autour de vous, dans vos mairies, chez vos commerçants, Le Comité vous dit MERCI ! La pétition continue : ensemble, faisons-lui franchir un nouveau cap.

En savoir plus

Mobilisation exceptionnelle le 18 novembre à Paris

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Le Comité de soutien vous rappelle quune mobilisation exceptionnelle est organisée ce dimanche 18 novembre à Paris. Une grande marche partira à 15H00 du Parvis des Droits de lHomme (appelé Parvis du Trocadéro) pour rejoindre le Mur de la Paix. La famille dIngrid, des personnalités et des élus y prendront part.

En savoir plus
La liste des bornes Vélib les plus proches
Rejoindre lEvent Facebook de la marche

Soutenez le Comité de soutien à Ingrid Betancourt

JPG - 7.3 ko

Plus que jamais, le Comité de soutien à Ingrid Betancourt est mobilisé pour parvenir à la libération rapide de lotage franco-colombienne et des 3000 autres séquestrés. Cest pourquoi nous avons besoin de votre soutien :

Signez et faites signer la pétition
Rejoignez le Comité de soutien
Faites un don
Revêtez le t-shirt de soutien ou le badge de solidarité

samedi 17 novembre 2007, a 07:59
ETRANGE ?
 

Etrange évenement à Strasbourg

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Suite à lévacuation dhier, une AG a débuté aujourdhui. Tous les amphis étant fermé (merci M le président), lAG a débutée dans le hall. Malheureusement un incendie a interrompu celle ci au moment ou elle votait lexclusion de lUNI de la salle. Des rumeurs persistantes donnent pour auteurs de ce feux de rideau soit ladministration, soit lUNI, soit le FNJ présent dans la salle. Espérons que les derniers soit seul coupables, car plus attendus.... Une manif spontanées en direction du rectorat (auteur de lordre dexpulsion dhier) a eu lieu. Un cordon de CRS nous en a empêché.

Courage, et pensez à informer tous le monde dans les autres villes : cest vitale (avec ou sans faute daurtographe).



De : Monsieur K
samedi 17 novembre 2007
 

samedi 17 novembre 2007, a 07:43
L'INSEE .
 

LINSEE le confirme : Les inégalités se creusent

Mis en ligne : 16 novembre
Le « Portrait social 2007 » de la France que publie lINSEE indique que « le mouvement de réduction des inégalités de niveau de vie et de pauvreté, régulier depuis les années 70, sessouffle depuis 2002 ». Les riches sont à la fois de plus en plus riches et de plus en plus nombreux.

A lopposé, le nombre de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté reste lui considérable ( 7,1 millions de personnes qui gagnent moins de 60% du revenu médian soit 817 euros par mois). Les couches moyennes salariées sont elles touchées de plein fouet par la flambée de limmobilier qui entame largement leur pouvoir dachat.

Le poids du logement en effet est de plus en plus élevé pour les plus modestes et les inégalités de patrimoine se sont fortement accrues entre 1997 et 2003. LINSEE relève aussi entre 1996 et 2006 une baisse globale du poids des prélèvements et notamment de limpôt sur le revenu qui profite aux plus aisés.

En France 48% des ménages ne paient pas dimpôts, pour lessentiel des ménages modestes. Mais avec le bouclier fiscal, associé aux 478 niches fiscales de notre pays, on risque de voir de plus en plus de riches dès janvier 2008 échapper eux aussi à limpôt.

Les inégalités ne sont pas que financières. Il y a aussi toutes les inégalités dans le rapport au travail, à la vie, aux loisirs, à la mort, à la santé, à la famille... De plus en plus la France den haut est une France sur-affiliée, avec beaucoup de liens, de relations sociales. Au contraire la France modeste qui fait face à un individualisme négatif.

Cest à dire quelle a perdu ses liens sociaux, de voisinage, parce que ces familles modestes sont poussées de plus en plus loin en banlieue, dans des pavillons isolés, parce que largent manque pour aller au théâtre ou au cinéma, parce que la famille est éclatée dans tous les coins de France, phénomène accentué par le nombre des divorces. Du coup les liens de solidarité disparaissent.

Au contraire les familles de la grande bourgeoisie mettent en place de leur côté une sorte de « collectivisme pratique ». Dune certaine façon, elles donnent raison à Marx qui pensait que la société communiste ne pourrait exister que dans des sociétés où le capitalisme aurait atteint un stade avancé. La grande bourgeoisie est fondamentalement « solidaire » : par lintermédiaire dune sociabilité de tous les instants, elle tisse et retisse sans cesse les liens du pouvoir, faisant en sorte que les positions dominantes se maintiennent au sein de la confrérie des grandes familles.

 

samedi 17 novembre 2007, a 07:26
HOLD-UP sur les RETRAITES !
 

Le PCF dénonce le blocage du gouvernement

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 16 novembre

Le Ministre du travail, Xavier Bertrand a annoncé quil conditionne le démarrage des négociations tripartites à larrêt des grèves. Cest proprement irresponsable.

Alors que lensemble des syndicats joue la carte du dialogue, avec une responsabilité remarquée par lensemble des commentateurs, le gouvernement, quant à lui, reste droit dans ses bottes et choisit la crise. Lancer un tel ultimatum est irresponsable, alors que lheure est au contraire à donner des signes dapaisement.

Xavier Bertrand met de lhuile sur le feu. Cette attitude tranche avec la maturité et la responsabilité des syndicats et des salariés en lutte.

Au moment où lheure est à louverture dun dialogue entre les partenaires sociaux et lEtat, lattitude du Ministre du travail est inadmissible. Le Parti communiste français dénonce le blocage des négociations par le gouvernement et lappelle à retrouver lintelligence du dialogue.

Parti communiste français

Paris, le 16 novembre 200

 

jeudi 15 novembre 2007, a 21:24
Retraites / grève .
 

Retraites / grèves : La forte mobilisation des salariés contraint le gouvernement à engager une réelle négociation

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Vidéo

« Les 4 vérités » - 15 novembre 2007 : Marie George Buffet

« Le grand débat » - Europe 1 : Patrice Bessac (PCF) et François de Closets (Journaliste de droite)

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 14 novembre

 

Les premiers bilans montrent que les mots dordres de grève à la SNCF, EDF et RATP sont très massivement suivis. Malgré lintense campagne gouvernementale de dénigrement et de stigmatisation des personnels devenus soudainement privilégiés, car disposant dun régime de retraite qui prend en compte la pénibilité de leur travail, le mouvement est extrêmement large, massif et unitaire.

Le gouvernement a tenté de jouer lépreuve de force pour casser la mobilisation, mais en vain. Grâce à latttitude responsable des syndicats et la très forte mobilisation des salariés, le gouvernement est contraint à trouver le chemin dun véritable négociation. Cest une première victoire. Le gouvernement doit donc prendre toute sa place dans les négociations à venir entre syndicats et directions dentreprise, afin de répondre aux attentes et aux revendications des salariés en lutte. Face à lattitude constructive des syndicats, il serait totalement irresponsable que le gouvernement tente une nouvelle fois de mettre en scène une fausse concertation.

Parti communiste français

Paris, le 14 novembre 2007

 

 

mardi 13 novembre 2007, a 21:27
Grève : égalité,équité,solidarité .
 



Mis en ligne : 13 novembre
Cheminots, agents dEDF, de la RATP, fonctionnaires sengagent dans une lutte de grande ampleur pour défendre les régimes de retraite auxquels ils sont légitimement attachés. Le pouvoir Sarkozyste mène une campagne de désinformation massive pour présenter ces régimes comme des privilèges insupportables. Cest une calomnie.

Les dispositions plus favorables des principaux régimes ont des contreparties : la pénibilité du travail, les horaires décalés et le travail le week-end ; un « taux de remplacement » de 10 % plus bas en moyenne que dans le secteur privé car les primes ne sont pas incluses dans le calcul de la retraite, etc. Pas la moindre trace de privilèges dans ces réalités. Le véritable scandale est que le patronat refuse de tenir compte de la pénibilité du travail dans le secteur privé où existent des situations comparables.

Le pouvoir dit vouloir rétablir léquité. Il se moque du monde et méprise le monde du travail. Car léquité dont il parle cest lalignement vers le bas ! On dégrade dabord la situation des retraites du régime général, puis on sattaque ensuite aux régimes spéciaux pour sattaquer à nouveau à tous les salariés. En fait déquité, cest la régression pour tous !

Car loffensive du gouvernement vise, en réalité, lensemble des retraites. François Fillon vient de réaffirmer que la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein devrait passer à 41 annuités entre 2009 et 2012 . Laurence Parisot, la présidente du Medef, réclamait récemment le passage à 42 annuités ! Les campagnes de division, dopposition des salariés du public à ceux du privé ont pour but daffaiblir tout le monde pour porter des coups à tous. Dailleurs qui peut penser quen attaquant aux régimes spéciaux, on réglerait le problème global. Les salariés relevant de ces régimes représentent aujourdhui moins de 5 % de lensemble. A qui fera-t-on croire que les mesures les concernant régleront le problème pour les 95 % restants ?

Ils prétendent alors que la France na pas les moyens de financer son système social.

Cest un mensonge. Le pays est riche. Largent coule à flot pour les dividendes des actionnaires, les stock options des grands patrons, la spéculation financière tous azimuts.

Mais le pouvoir met tout en uvre pour protéger les profits et les grandes fortunes.

En matière de retraites, la véritable question est celle de la part des richesses que la collectivité nationale décide de consacrer aux nouveaux besoins nés de lévolution démographique. Financer la retraite pour tous sur la base de 37,5 annuités de cotisations aussi bien dans le public que dans le privé est possible. Cela représente 4 points de PIB jusquen 2040. Ils seront largement assurés par le doublement des richesses créées dans le même temps. Mais il y a une condition. Il est indispensable de sattaquer aux vrais privilèges, ceux des actionnaires du CAC 40 et des marchés financiers.

Lattaque massive contre les retraites sinscrit dans une cohérence plus globale.de la politique Sarkozy- Medef. Il sagit de tirer drastiquement vers le bas les garanties sociales et les acquis démocratiques au service de « lattractivité des capitaux » pour les marchés financiers, de la recherche de la « profitabilité maximale » des entreprises de lalignement sur la construction de lEurope libérale.

Les mouvements sociaux qui se développent sont une chance pour le pays et pour le monde du travail dans son ensemble. Accepter la régression sociale serait sengager dans une spirale de déclin et dapauvrissement dans tous les domaines.Car cest le « social », cest la réponse aux besoins qui tire léconomie et lemploi. Sortir notre pays et notre peuple de lornière implique dautres orientations progressistes. Les moyens existent pour celà à condition dutiliser largent autrement, pour une croissance de progrès social, préservant les ressources naturelles de la planète.

Les salariés ont raison de se battre.

 

lundi 12 novembre 2007, a 23:00
ESCLAVAGISME DANS NOS BOITES A L'ETTRE ! ( 3 vidéos a voir )
 


http://www.dailymotion.com/video/x1b45y_esclavagisme-dans-nos-boites-a-lett_news
gandord dit :
http://www.dailymotion.com/video/x1n8j1_m6-au-service-ducapital_politics
gandord dit :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/adrexo/video/xj49p_adrexo-adresse

 

lundi 12 novembre 2007, a 21:46
De bien vilaines moeurs pour un pays " démocratique " .
 


Régimes spéciaux pour François Chérèque et Bernard Thibault sur France Inter Benoît Vernière Publié le mercredi 3 octobre 2007 imprimer poster

Le 9 septembre 2007, François Fillon annonce sur Canal + que la réforme des régimes spéciaux de retraite est « prête ». Le lendemain, France Inter reçoit (au « 7-9 ») François Chérèque, secrétaire général de la CFDT et (au « Franc-parler »), Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT. Deux interviews le même jour, loccasion de constater une différence de traitement entre les deux leaders syndicaux, favorable surprise à Chérèque, ce « réformiste [qui] va lavant » [1]. Loccasion aussi de constater, plus généralement, comment et combien les interviewers de France Inter, comme la plupart des journalistes les plus en vue se comportent en gardien du consensus [2].

Différence de ton

Les questions posées à François Chérèque et Bernard Thibault le sont dans deux émissions distinctes, par des animateurs qui diffèrent au moins par leur style. Mais, sous ces différences, perce un ajustement à la modernité libérale commun aux interviewers. Cest à laune de ce réformisme régressif que sont appréciés les deux syndicalistes, dans des registres presque opposés.

François Chérèque est considéré comme un syndicaliste ouvert aux « réformes » et pragmatique. Les questions de Nicolas Demorand posées sans la moindre hostilité fonctionnent comme des lancements de son interlocuteur : « Mais vous pensez que la méthode mise en place, très rapide, effectivement, douverture de chantiers quasi quotidiens sur les salaires, le pouvoir dachat, la réforme du contrat de travail Est-ce que tout ça, cest une bonne méthode ? »

Les questions, parce quelles sont relativement « ouvertes » permettent à Chérèque de développer ses arguments. Exemple : « Votre réaction, François Chéreque, à une accélération, visiblement, du calendrier ? ». Ou encore : « Comment sentez-vous, François Chérèque, je dirais, létat psychique et moral du pays ? »

Bernard Thibault, quelques heures plus tard, est présenté, en introduction du « Franc parler », comme le « symbole de la résistance à la réforme des régimes spéciaux de retraite » de 1995. Cette résistance suscite celle de son interviewer. Contredit à plusieurs reprises, il se voit privé de la possibilité daller jusquau bout de ses arguments.

Ainsi, lorsque Bernard Thibault sétonne des dissonances qui se manifestent au sein de léquipe gouvernementale et sinterroge sur la volonté du gouvernement de négocier, Thomas Hugues « rectifie » : « Ce nest pas contradictoire, le premier ministre peut dire il y a un texte, il est prêt et ça va être la base de la négociation ! ».

Ou encore, lors de cet autre échange quand le même Thomas Hugues linterrompt :

puce.gifBernard Thibault : - « Jentends bien de la part des employeurs quau motif que lespérance de vie va croissante, on vit de plus en plus âgés, notre sort devrait être condamné de travailler de plus en plus vieux. »
puce.gifThomas Hugues : - « Cest ce qui sest passé dans beaucoup dautres pays européens. »
puce.gifB. Thibault : - « Pas systématiquement, non. »
puce.gifT. Hugues : - « En Allemagne, par exemple »

On pourrait voir dans ces interruptions un signe de refus de toute complaisance. Mais, à la différence de celles qui étaient posées le matin même à François Chérèque, les questions posées à Bernard Thibault appellent des justifications défensives et non une argumentation précise. Comme dans cet échange où Thomas Hugues réclame des explications quil traite comme des prétextes à de nouvelles objections qui épousent, sans le dire, largumentaire gouvernemental :

puce.gifT. Hugues : - « Mais je ne comprends pas comment on finance sans travailler plus longtemps ? »
puce.gifB. Thibault : - « Cest ça dont il faut discuter  »
puce.gifT. Hugues : - « Ben, jaimerais comprendre, expliquez-moi comment vous comptez faire. »

Les explications de Thibault suivent mais Hugues le coupe à nouveau :

puce.gifT. Hugues : - « Oui mais il faut le prendre ailleurs cet argent, concrètement, on le prend où cet argent ? »
puce.gifB. Thibault : - « Mais cest de ça dont il faut discuter. »
puce.gifT. Hugues : - « On est déjà dans une situation déficitaire alors on le prend où ? »

Enfin, lorsque Bernard Thibault ne répond pas assez promptement ou pas exactement dans le sens souhaité, lagacement de Thomas Hugues révèle son goût pour le changement parce que cest le changement : « Si vous êtes dans cet état desprit effectivement.... On se dit ça va pas avancer ! »

Les ouverts et les fermés

Les questions posées aux deux syndicalistes sont structurées par une opposition entre louverture au dialogue et à la négociation, vertu prêtée à la CFDT, et la tentation de limmobilisme et du blocage, vice imputable à la CGT. Evidemment, cest laccord avec la réforme préparée par le gouvement qui sous-tend cette opposition.

Ainsi, tandis que Nicolas Demorand demande à François Chérèque pour permettre à ce dernier de se démarquer « Certains syndicats parlent aujourdhui dune déclaration de guerre. Vous reprenez cette rhétorique à votre compte ? », son prédécesseur à la matinale de France Inter, Stéphane Paoli, demande, lui, à Bernard Thibault : « Est-ce qui faut sattendre, je ne sais pas moi, on parlait de 1995, à un blocage ? Est-ce que vous êtes de nouveau dans un rapport de force ? » Ces questions réduisent la controverse à la polarité habituelle dans le traitement médiatique des questions sociales : dun côté les réformateurs raisonnables et, de lautre, les tenants de la « guerre » et du « blocage ». Thomas Hugues, par exemple, met en demeure Bernard Thibault : « Quest ce que vous, Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, vous prônez ? Est-ce quon continue comme ça ou est ce quil faut réformer ? » Une alternative absurde qui suppose que toute réforme est bonne puisque cest une réforme.

Interviewer ou éditorialiste ?

Si les questions posées circonscrivent le débat dans les limites de ce que les interviewers estiment être « pensable », elles leur offrent aussi la possibilité déditorialiser en interrogeant. Exemple de ces petits éditoriaux qui reprennent les termes et les idées des promoteurs gouvernementaux de la réforme ou du Medef : Thomas Hugues explique à Bernard Thibault que les licenciements peuvent « faire aussi les emplois daujourdhui, un patron peut embaucher parce quil saura quil a plus de facilité à licencier... » Stéphane Paoli nest pas en reste quand il rappelle au secrétaire général de la CGT qu« il y a un enjeu important qui est celui de léquité » pour reprendre le terme employé par Sarkozy et le gouvernement.

Rien de bien surprenant au fond : aujourdhui comme hier, les parti pris non seulement des commentateurs, mais des interviewers (1995, 2003, 2006...), sont à direction constante : cap sur le démantèlement de lEtat social et du droit du travail.

Benoît Vernière


[1] Expression employée par Paris Match dans un portrait de François Chérèque, le 15 mai 2003. Un précédent de traitement différentiel puisque dans la même édition de lhebdomadaire Lagardère, on pouvait lire un portrait de Marc Blondel (alors à la tête de FO) en « monsieur no ». Lire « Paris Match : le poids du mépris, le choc des portraits ».

[2] Voir « Régimes spéciaux : le retour des gardiens du consensus » et, pour un aperçu plus général, Henri Maler et Mathias Reymond, Médias et mobilisations sociales, la morgue et le mépris ?, Syllepse, 2007.

Extrait du site

puce.gifhttp://www.acrimed.org/article2726.html



De : JP
lundi 12 novembre 2007
 

lundi 12 novembre 2007, a 21:11
Occupation de préfecture .
 

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lundi 12 novembre 2007 (20h03) :
occupation de la préfecture de bobigny depuis 12h45
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occupation de la préfecture de bobigny depuis 12h45

Suite aux fins de non recevoir opposées aux demandes du Collectif de Montreuil par la Préfecture de Seine Saint Denis, les membres du comité de soutien à Kébé Talibé sont de nouveau passés à laction. Depuis 12h45 ce lundi 12 novembre, un groupe dune cinquantaine de personnes occupent de nouveau le service des permis de conduire. Ils se sont réfugiés au premier étage, sur la corniche, doù leur évacuation risque dêtre longue et difficile.

Cette fois-ci, aucune délégation nest demandée, on en a marre découter le secrétaire général nous mener en bateau. Le message est néanmoins clair : il sagit de faire comprendre à la Préfecture que nous naccepterons pas plus longtemps lattitude qui consiste à refuser de considérer les collectifs de sans papiers et les associations de défense des sans papiers comme des interlocuteurs valables, le refus dentamer de véritables négociations en vue dune large régularisation en Seine-Saint-Denis.

Lattitude de la Préfecture doit changer : arrêt des refus denregistrement des dossiers, au guichet ou par voie postale, amélioration des conditions daccueil des personnes et du traitement de leurs dossiers, ouvertures de négociations avec lensemble des organisations de défense des sans papiers en Seine-Saint-Denis (CDSP Montreuil, Coordination 93, Droits Devants ! !, 9ème Collectif, Resf 93), prise en compte du travail des syndicats en défense des travailleurs sans papiers (notamment à travers le cas dOSP).

En ce qui concerne Kébé Talibé, la Préfecture doit reconnaître et corriger son erreur en lui permettant de déposer de nouveau son dossier auprès de ses services, de manière à ce quil soit enregistré et que cessent les poursuites injustes dont il fait lobjet à Bordeaux.

La Préfecture sait comment nous joindre, la balle est désormais dans son camp. Soutenez cette action en faxant et en mailant ce message au cabinet du sous-prefet et à la directrice du service des étrangers :

François DUMUIS Sous-préfet, secrétaire général Télécopie : 01 41 60 59 28 francois.dumuis@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

Arlette MAGNE Direction des étrangers Télécopie : 01 48 30 22 88 arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

Derniéres nouvelle recue par téléphone vers 18h30

suite a cette action

26 personnes en garde à vue

rassemblement devant le commissariat central de bobigny tout de suite



De : resistance
lundi 12 novembre 2007
 

lundi 12 novembre 2007, a 20:51
A L'INITIATIVE DE LA C.G.T EDF / GDF ( EVREUX )
 

LOUIS HELLOU, notre conseiller communiste de St Sébastien et retraité EDF GDF nous informe que :

 

MARDI 13 NOVEMBRE 2007 à 17 H 30 salle M. Paul, rue A. Bénet à Evreux

sera rendu un hommage à Marcel Paul, grand militant communiste et ancien ministre

à linitiative de la CGT GDF EDF.

 

Cela sera aussi un moment fort contre la privatisation dEDF GDF afin quils restent un service public.

 

Nous les continuateurs du programme national de la résistance, les ardents défenseurs du service public, nous nous devons de participer à cet hommage-manifestation bien en phase avec les luttes de notre temps.

 

Vous y êtes tous et toutes invité(e)s à y participer.

 

lundi 12 novembre 2007, a 18:24
Grève chez PSA / FIAT ( 2 )
 


le mouvement de gréve qui a débuté la semaine derniére a été reconduit ce lundi matin. aprés avoir été "abandonnés par la cftc fo et la cfdt" qui appellaient a reprendre le travail la tete haute selon leur expression, les salariés du site ne sont plus soutenus dans leur mouvement que par la cgt. les salariés en gréve ont decidés a la quasi unanimité de reconduire le mouvement demain. la solidarité s organise et un premier barbecue a été organisé ce midi. ambiance festive et revendicative au menu

rdv est donné mardi 13 a 7 h du matin pour l ag.

la lutte continue.



De : yann59
lundi 12 novembre 2007
 

dimanche 11 novembre 2007, a 22:04
Cap sur Veolia .
 


Îles morbihannaises. Cap sur Veolia-Transport

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Coup de tonnerre dans les îles morbihannaises. Cest Veolia-Transport que le département du Morbihan sapprête à choisir pour assurer le service de liaisons avec les îles morbihannaises de Groix, Belle-Ile et Houat-Hoëdic.

Veolia-Transport, nouvel opérateur de liaisons maritimes entre les îles morbihannaises ? Le changement risque dêtre un bouleversement dans la mesure où lactuel, la Morbihannaise de navigation, dont le contrat de sept ans arrive à échéance le 31 décembre, était en poste depuis 1950 sur Belle-Ile, depuis les années 70 sur Groix et les années 80 sur Houat-Hoedic.

Cest aussi la première fois où une vraie concurrence existait entre opérateurs privés sur ce marché des liaisons maritimes morbihannaises. Le choix des élus, qui se fait dans le cadre dune délégation de service public de sept ans, nest pas encore formalisé. Cela sera effectif le 26 novembre, lors dune session plénière du conseil général. Mais la proposition du président morbihannais, Joseph Kerguéris, transmise hier aux 42 élus, devrait être validée. Proximité

« On sest évertué à préserver le service aux Iliens et les intérêts du département. On est parti dun existant, avec certaines exigences et les négociations ont été très serrées que ce soit avec Veolia et la Morbihannaise de navigation », explique, prudent, Jo Brohan, le président de la commission « transports » du conseil général. Quels arguments ont fait pencher la balance en faveur de Veolia ? « La Morbihannaise de navigation aurait dû jouer davantage la carte de la proximité. Ils se sont montrés un peu trop des seigneurs », ose le Bellilois Ronan Juhel, maire de Sauzon et capitaine à bord des navires sur la ligne Quiberon-Belle-Ile.

Le maire de Groix, Éric Régénermel, un médecin, se dit « un peu étonné par ce bouleversement qui va générer un peu dinquiétude. Ça a dû se jouer sur la qualité de service. On a parfois été surpris par la rigidité de la Morbihannaise, notamment à propos de lattribution de la carte insulaire », ajoute-t-il. La grogne des Iliens, notamment sur les tarifs insulaires ou le transport du fret sur Belle-Ile, a conduit à des manifestations, ces deux dernières années. Ce qui a pour le moins irrité les élus du département. Dure à avaler pour la SMN

Les syndicats du personnel de la Morbihannaise se montrent circonspects. Les quelque 200 salariés de la compagnie à Lorient, Groix, Quiberon et Belle-Ile ont lassurance dêtre gardés par le nouvel opérateur comme le prévoit la loi. « Il y a de linquiétude chez le personnel sédentaire, dêtre repris par un grand groupe, notamment au sein du service réservation », estime Claude Huchet, délégué CFDT. Sil se dit « surpris par la nouvelle , Élie Aliguen, délégué CGT des officiers navigants, na pas de crainte parce quon est protégé par la loi ». Hugues Gros, le P-DG de la Morbihannaise de navigation, a manifestement du mal à voir sa compagnie débarquée après un bail de très longue durée. « SMN prend acte de cette décision, sil est établi que les critères de sélection ont été respectés et si le candidat retenu a effectivement présenté et négocié une offre supérieure à celle de la SMN. (...)

Le conseil général ne peut davantage apprécier les offres relatives des candidats dans la mesure où aucune négociation effective na été engagée par celui-ci avec la SMN ». La Morbihannaise va jusquà demander « lengagement dune négociation réelle et effective sur son offre ». Pour la SMN, le coup est rude. Elle assure, pour le compte de la Marine, les liaisons à lintérieur de la rade de Brest et, pour le département de la Manche, les liaisons avec Guernesey. Des services qui sont loin davoir lenvergure de son marché « historique » morbihannais.

Michel Le Hébel
puce.gifhttp://www.letelegramme.com/gratuit...



De : Morbihan
dimanche 11 novembre 2007
 

dimanche 11 novembre 2007, a 21:39
Grève chez PSA / FIAT
 



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Lundi 12 novembre debutera le quatriéme jour de grève chez sevelnord.

sevelnord est une filiale a 50/50 psa /fiat . L usine se trouve a Hordain et emploie prés de 4000 salariés. Elle réalise l assemblage des vehicules utilitaires legers pour les groupes psa/fiat G9 ainsi que les monospaces du groupe psa et fiat.

Environ 1000 salariés ont deja cessé le travail depuis mercredi sur les 3 équipes (matin apres midi nuit) suite a ce que les salariés considerent comme une provocation de la direction. En effet , aprés avoir obtenue l appelation de "utilitaire de l année" la direction avait deciée de "feter" l "événement en offrant jus d range et croissant a l ensemble du personnel. En gros cela voulait dire dividendes pour les actionnaires et miettes pour les salariés...

Ce mouvement parti spontanement a vite recu le soutient de la CGT de FO et de la CFTC qui se sont groupes en intersyndicale.

L ensemble des salariés grévistes des trois équipes se sont donnés rdv lundi pour

L assemblée générale lundi 12 a partir de 7 heures.



De : yann59
dimanche 11 novembre 2007
 

dimanche 11 novembre 2007, a 21:29
19 ème jour de grève à DHL ( 2 )
 

Bonjour à toutes et a tous,

Nous sommes fières davoir obtenu une partie des revendications exprimées. Etant moi même militants CGT et surtout concerné directement par ce mouvement car salarié de DHL solution, Je demande aux salariés de tenir encore sur cette dernière ligne droite qui consiste à obtenir au moins la moitié des jours de grève payés.

Je voulais remercier particulièrement tous les salariés qui par leur détermination ont réussi à mettre à genoux notre direction. Je remercie tous les acteurs de cette mobilisation qui ont permis de près ou de loin lobtention de ce PSE, filet de sauvetage de tous les salariés, afin de pouvoir continuer le travail avec dautres perspectives que celle de perdre son emploi.

Je remercie le courage des Hommes qui nont pas peur de foncer pour protéger et défendre leurs idées.

Enfin, merci à notre DSC CGT DHL Solutions qui a su mener cette lutte avec un grand courage.

Militant CGT DHL Solutions.


Vidéo





 

dimanche 11 novembre 2007, a 21:19
19 ème jour de grève à DHL .
 

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La CGT appelle à la poursuite et au renforcement du mouvement de grève.

Grâce au mouvement sans précédent quils poursuivent, les salariés en grève de DHL SOLUTIONS & STOCK EXPRESS obtiennent enfin le respect et la possibilité dêtre traité dans légalité de tous leurs autres collègues DHL France, en matière de reclassement ou de licenciement économique.

Le Plan Social de Sauvegarde de lemploi qui sera mis en place, sera infiniment mieux que celui que proposait, la direction à la date du 19 octobre 2007. Il sera retravaillé et amélioré, par toutes les organisations syndicales. 19 jours après, il sagit là, dune extraordinaire avancée de la dignité, des grévistes, de tous les syndicats, et de tous les salariés qui travaillent pour DHL !

La direction dit vouloir mettre un terme à ce conflit en sengageant à réunir les représentants syndicaux locaux de tous les établissements DHL ou des revendications locales ont été exprimées, afin dexaminer attentivement les besoins et préoccupations des salariés. Enfin !

Cependant rien nest encore officialisé, donc la prudence est de mise face à la direction, dautant plus quil nest toujours pas question, pour elle dassumer sa lourde responsabilité dans un conflit qui pouvait et qui aurait du être évité !

Ce bras de fer entre les riches dirigeants et les pauvres salariés sur la question de la dignité et de lavenir de lensemble des salariés, ne peut pas se terminer en faveur dune des directions les plus dures qui soit !

Désormais le problème réside au niveau du paiement des jours de grève ! Les salariés en grève réclament que 50% des journées perdues soient payées et que les 50% restants, puissent être étalées ou récupérées afin de ne pas être pénalisés par une grève dans laquelle la direction, les a obligé à sengager ! Lentière responsabilité de cette grève incombe à la direction générale aux motifs que :

1 - Si les organisations syndicales et les instances représentatives avaient été respectées et entendues, ce conflit naurait pas eu lieu, car grâce au dialogue, le PSE auraient été travaillé dans son contenu et amélioré en fonction des compétences et de la complémentarité de chacune des cinq organisations syndicales et du CCE !

2 - Cette grève qui se poursuit, naurait pas durée aussi longtemps si la direction avait compris dès les premiers instants, que linquiétude par rapport aux suppressions demplois, à légalité de traitement, à la dégradation des conditions de travail, aux disparités de salaires, aux pressions et autres vexations endurées, étaient légitimes ! Au lieu de cela, la direction na eu de cesse que dutiliser son énergie et ses moyens pour tenter daffaiblir la grève, et de discréditer celles et ceux qui y participent ! Aujourdhui elle entend rejeter la faute sur les syndicats et les salariés en grève ? Trop facile !

La direction continue à accumuler les erreurs et à créer les conditions de la perte de notre entreprise ! Jusquà quand pourra-t-elle agir ainsi ? Après 19 jours, notre volonté de protéger les salariés est intacte !

En refusant de régler, ne serait-ce que la moitié des jours de grève, la direction entend bien infliger une punition collective aux salariés en grève ! Elle narrivera à rien sinon à nous renforcer plus encore dans lidée de la combattre jusquau bout !

Bravo à toutes et à tous pour votre courage, vous êtes dans votre bon droit, ne lâchez pas ! La lutte pour le respect et la dignité des salariés DHL, continue et se poursuivra avec autant de détermination et plus encore dintensité !

LA CGT DHL SOLUTIONS

De : CGT DRANCY
dimanche 11 novembre 2007

 

dimanche 11 novembre 2007, a 19:20
ASSEMBLEE NATIONAL ( Groupe COMMUNISTE )
 

Marie-George BUFFET

Députée de Seine-Saint-Denis

 

Loi de finances pour 2008 2ème partie

Budget Sport, Jeunesse, Vie associative

mercredi 07 novembre 2007 1ère séance

 

Discussion générale

Monsieur le Président, Madame la Ministre, Monsieur le secrétaire détat, Chers collègues,

Après ces moments forts que le Mondial de rugby nous a fait connaître, à quelques jours du Mondial de handball féminin que la France accueille, à quelques mois des Jeux Olympiques de Pékin, je veux ici souligner lenjeu  de la pratique sportive dans nos sociétés.

Soit elle est considérée comme un simple spectacle que lon doit vendre au meilleur prix, au plus offrant, quitte à exiger toujours trop de ses acteurs et actrices,

Soit elle est considérée comme une activité essentielle au développement de chaque individu, comme aux rapports entre les individus et les peuples.

Si, et je veux lespérer, vous partagez cette dernière option, cela appelle des actes :

> pour préserver le sport du tout-marchand en maintenant limplication financière de lEtat pour une pratique accessible à toutes et à tous quelque soit le niveau ;

> pour porter le sens du sport par lexistence dune autorité sportive indépendante, le CNOSF, en charge de la vie du mouvement sportif, en charge des règles, des compétitions. Par un mouvement sportif unifiant, dans une démarche solidaire, sport de masse et sport de haut niveau, sport amateur et sport professionnel ;

> Pour conjuguer laction de lEtat et du mouvement sportif pour le développement et léthique du sport, pour maintenir la reconnaissance de la spécificité sportive au niveau de lUnion européenne ;

> Des actes pour favoriser laccès de toutes et tous à la pratique sportive à tous les niveaux, cela veut dire moyens et visibilité au handisport et je veux vous féliciter pour lalignement des primes. Cela veut dire redistribution de largent qui rentre dans le sport vers les clubs amateurs qui forment les enfants. Ne faut-il pas d'ailleurs augmenter le prélèvement prévu dans cet objectif sur les droits de retransmission ? Cela veut dire poursuivre laction pour la pratique féminine de tous les sports et agir pour que toutes les délégations aux JO soient mixtes ;

> Pour aider enfin le mouvement sportif français à porter ce combat pour le sport à lAMA comme au CIO.

Tous ces objectifs demandent une volonté politique, ils demandent des moyens ! Mais une nouvelle fois, le gouvernement nest pas au rendez-vous !

Les crédits de la mission « sport, jeunesse et vie associative » sont en diminution et cette année encore, on veut cacher cette carence derrière les fonds du CNDS. Un CNDS dont les ressources risquent d'être fragilisées à court terme par la remise en cause du monopole de la Française des Jeux au nom du dogme de la libre concurrence prônée par lUnion Européenne !

Un CNDS qui voit ses compétences sélargir pour pallier à la décision de votre gouvernement de diminuer  de près de 50% les crédits pour la promotion du sport pour le plus grand nombre !

Un CNDS qui avait pourtant déjà du mal à accompagner les efforts remarquables des collectivités locales pour le financement des équipements sportifs !

Mais le haut niveau nest pas mieux servi ! Puisquil se voit amputé de 32 millions deuros au titre des compensations des allègements de charges liées au droit à limage des sportifs professionnels.

Cest 21% des crédits consacrés au sport de haut niveau ! Une charge que les clubs professionnels, dont dépendent les mille bénéficiaires de cette mesure, devraient assumer.

32 millions, cest peu de chose, en effet, au regard de certaines transactions, telle que les droits de retransmission de la LFP, environ 600 millions !

A moins de penser que la formation de leurs joueurs ne devrait rien aux clubs amateurs, à leurs bénévoles ?

Deux autres missions du MJS me semblent sous-estimées : la promotion des métiers du sport en diminution de 1,5% alors que cest une question essentielle pour les clubs et leurs bénévoles, et le déploiement d'une politique de prévention contre les conduites dangereuses et de protection des sportifs, des sportives.

Sur ce dernier plan, permettez-moi dexprimer une nouvelle inquiétude : les crédits stagnent par rapport à 2007 et il apparaît que la subvention accordée à lAssociation française de lutte contre le dopage  est inférieure au budget de fonctionnement prévisionnel.

Pourtant, tout justifie que le combat pour lintégrité physique et morale des sportifs soit poursuivi et amplifié. Il faut  développer les efforts de prévention, agir sans faiblesse dans la lutte contre le dopage, agir dans lurgence afin que lAMA garde une vraie ambition dans ses objectifs.

La France a marqué, par son engagement, cette lutte pour un sport propre, elle se doit aujourdhui d'être à la hauteur des attentes quelle a soulevées.

Enfin, je veux souligner ici le rôle des personnels de Jeunesse et Sport, ils sont les points dappui des clubs, des collectivités et des associations déducation populaires, les DDJS sont les acteurs clés des missions de lEtat, nous devons leur attribuer les moyens humains dont elles ont besoin.

Chers collègues,

Notre pays compte 11 millions de licenciés, 25 millions de pratiquants, de très nombreux sportifs et sportives de haut niveau, une belle capacité à accueillir des événements internationaux, tout cela repose sur les bénévoles, les licenciés, les élus locaux mais aussi sur un engagement de lEtat.

 Un engagement porté par un Maurice Herzog comme par une Edwige Avice. Un engagement qui nous a réunis ici, sur la loi contre le dopage, sur des mesures pour les bénévoles ou sur une certaine conception du sport professionnel contre la loi de largent.

Alors agissons ensemble pour un budget qui donne acte à toutes ces exigences de la pratique sportive.

Faisons vivre le droit au sport !

Cela passe par plusieurs actions urgentes :

-                                  il faut faire jouer le premier rôle à lécole, en assurant le développement des pratiques sportives avec des enseignants qualifiés, recrutés, formés, rémunérés par le ministère de lEducation nationale ;

-                                  il s'agit d'affirmer la fonction de solidarité de lEtat avec la restauration des coupons-sport, avec un statut et une couverture sociale assurée pour les sportifs de haut niveau, des subventions pérennes aux associations sportives, un statut du bénévole ;

-                                  il est nécessaire de combattre lemprise de largent sur le sport en renforçant les règles financières et le contrôle des clubs, en revisitant le droit du travail dans ce secteur, en renforçant les solidarités entre sport amateur et sport professionnel ;

-                                   il faut développer lintervention des citoyennes et citoyens dans le sport, notamment en appliquant le principe simple « une licence, une voix »...

Madame la ministre, Monsieur le secrétaire détat, le budget que nous examinons nest pas un budget annexe, il est au cur dune nouvelle conception de lémancipation humaine où l'être humain ne se définit pas que par son travail mais aussi dans son accès à toutes les voies de lépanouissement individuel et collectif.

Le budget que nous examinons nest pas annexe car il rencontre aussi les droits des enfants, des  jeunes à pratiquer une activité éducative, à se connaître et à partager.

Doù notre exigence réaffirmée quil soit doté des moyens nécessaires !

Allez-vous répondre à ces attentes pour un nouveau déploiement de la pratique sportive, ou allez-vous suivre les logiques libérales qui veulent faire du sport une marchandise comme les autres ?

Je rêve dune Assemblée Nationale capable de transformer la OLA des stades en actes politiques. C'est dans cette attente que nous voterons contre le budget qui nous est présenté  

dimanche 11 novembre 2007, a 18:52
ASSEMBLEE NATIONALE ( Groupe COMMUNISTE )
 

Pierre GOSNAT

Député du Val-de-Marne

 

Projet loi de finances pour 2008 2ème partie

Travail et emploi

mercredi 7 novembre 2007 2ème séance

 

Discussion générale

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mes chers collègues,

Les Français estiment que le travail est la seconde condition essentielle à leur bonheur. C'est dire si les politiques publiques en matière d'emploi et de travail sont d'une importance capitale et doivent constituer une priorité nationale. Le président de la République avait, me semble-t-il, axé sa campagne électorale sur la défense de l'emploi et sur le renouveau de la valeur travail. Quelle fut donc ma surprise de constater que la mission interministérielle «Travail et emploi», affichait un budget 2008 en baisse par rapport à l'an passé. Serions-nous encore une fois, mes chers collègues, en présence d'une dichotomie propre à l'actuelle majorité, opposant perpétuellement communication politique et action gouvernementale !

En matière de lutte contre le chômage, le PLF 2008 se limite à accentuer les dispositifs de précarisation du marché de l'emploi et de cadeaux fiscaux aux entreprises. Cela fait des années que le gouvernement concentre son action dans ce sens, sans résultats satisfaisants. Le programme 102 «d'accès et retour à l'Emploi» se fonde en grande partie sur une politique de contrats aidés. Or les statistiques publiées dans le PLF démontrent l'inefficacité de ces dispositions. Les CIE, CAE et autres contrats d'avenir ne permettent nullement un retour durable sur le marché du travail. 80% des chômeurs longue durée ne retrouvent pas un emploi stable après un contrat précaire.  En outre, les divers projets d'exonération fiscale des heures supplémentaires, le retour annoncé sur les lois Aubry, en s'opposant à un partage équitable du temps de travail, ne permettront certainement pas d'atteindre les objectifs gouvernementaux en matière de chômage.

Un des volets de l'action gouvernementale vise à l'amélioration des conditions de travail. Alors que les exemples dramatiques de suicides sur les lieux de travail se multiplient et que le stress lié aux activités professionnelles est devenu un fléau national, le gouvernement ne semble pas disposé à prendre des mesures efficaces en la matière. Se pliant au diktat de Bruxelles, il annonce vouloir privilégier les négociations de branches au détriment d'une réglementation générale. Or, mes chers collègues, nous n'amélioreront le quotidien professionnel de nos concitoyens sans mettre en oeuvre une politique nationale volontariste en matière de droit du travail. Politique qui permettrait d'inverser les rapports de force intra-entreprises souvent défavorables  aux employés. Nous n'amélioreront pas non plus les conditions de travail des français en multipliant le nombre d'agences nationales pour masquer l'immobilisme ambiant.

Les députés communistes, le PCF dans sa globalité se battent depuis toujours pour une réelle politique de l'emploi en France. En promouvant un système efficace d'emploi et de formation et un service public du travail. Car comme le logement, le travail est un droit !  Les politiques en matière d'emploi passent par un renforcement des syndicats et non, comme c'est le cas actuellement par la criminalisation de l'action syndicale. La justice prudhommale doit avoir les moyens nécessaires pour son fonctionnement, tout comme l'inspection du travail. Je m'associe en ce sens, pleinement à la proposition de loi déposée par Roland Muzeau visant à améliorer la santé au travail des salariés et à prévenir les risques professionnels auxquels ils sont exposés ainsi qu'à la proposition de résolution de Daniel Paul visant à la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les pratiques des entreprises en matière d'accident du travail.

Pour conclure, je tenais à vous dire mes chers collègues, qu'en tant que communiste, je ne peux me résoudre à laisser aux mains des entreprises les politiques en matière d'emploi. En tant que communiste je m'oppose à toutes les formes de précarité qui maintiennent les populations les plus fragilisées dans des situations inacceptables. Mais c'est en tant que membre pragmatique de la représentation nationale, conscient de l'inefficacité des mesures contenues dans ce texte, que je voterai contre cette annexe du PLF 2008.  

dimanche 11 novembre 2007, a 18:40
POLICE PRIVEES DU NET .
 

Justice_2 EUCD.INFO a pris connaissance du projet de loi relatif à la lutte contre la contrefaçon, transposition d'une directive européenne dont le rapporteur était Janely Fourtou, la femme du PDG de Vivendi. Cette directive était déjà particulièrement favorable aux grandes entreprises. Le gouvernement français a décidé d'aller encore plus loin. Le projet de loi du gouvernement qui passe au Sénat en seconde lecture demain est la continuation de la dérive amorcée lors de la révision de la loi Informatique et Libertés.

Ce texte facilite la mise en place de polices privées du net et l'utilisation de mesures portant atteinte aux droits de la défense. C'est une pièce maîtresse pour réprimer massivement les échanges non autorisés de musique et de films sur internet, au prix s'il le faut de bavures numériques. Loin de ne viser que les contrefacteurs industriels comme le prévoyait la directive, le texte vise en effet tous les internautes à titre préventif. Il aggravera par ailleurs l'insécurité juridique dans laquelle évolue les acteurs du logiciel, notamment. Le gouvernement considère que le texte va être voté conforme, qu'il passera même comme une lettre à la poste, ce qui mettra fin à la navette parlementaire. Il est vrai que ni le groupe PS, ni le groupe UDF ne se sont opposés aux dispositions problématiques lors de la première lecture, ni au Sénat, ni à l'Assemblée. Ils ont voté pour le texte. L'initative EUCD.INFO appelle donc les internautes à contacter d'urgence les sénateurs pour qu'ils votent contre ce texte. Plus largement, l'initiative EUCD.INFO appelle tous les internautes à contacter les élus d'opposition pour qu'ils se préparent à saisir le Conseil Constitutionnel, la transposition proposée ne respectant pas le principe de proportionnalité. NB : Pour l'instant seuls les verts et les communistes ont voté contre ce texte.

 

dimanche 11 novembre 2007, a 17:59
Contre la loi Pécresse .
 

Résistance des étudiants contre la loi Pécresse  Vendredi 09 Novembre 2007 - 19:51

Le Parti Communiste Français soutien le mouvement étudiant contre la loi Pécresse

Résistance des étudiants contre la loi Pécresse
Le mouvement étudiant s'amplifie de jour en jour, pour refuser la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU).

Par la mise en concurrence des universités comme des étudiants, cette loi n'est pas simlpement mauvaise mais vise à détruire les fondements du système éducatif français.

Le Parti communiste français soutien pleinement cette mobilisation et demande que la loi dite Pécresse, soit abrogée. Il ne s'agit pas bien sur, de défendre un statut quo, mais contrairement à la loi LRU, l'université a besoin d'une réforme ambitieuse.

Il y a urgence à donner de nouveaux moyens à l'université, en recrutant massivement des enseignants chercheurs sur statut de la Fonction publique ainsi que du personnel technique et administratif. Le budget de fonctionnement par étudiant doit être doublé pour permettre aux universités d'assurer leurs missions de formation et d'engager un vaste plan de rénovation, de construction et d'équipement des universités.

L'université doit rester accessible à tous, sans discrimination sociale, c'est pourquoi il faut établir une gratuité véritable des études et supprimer les frais d'inscriptions.

Ce mouvement étudiant montre que la jeunesse ne renonce pas et résiste pour ouvrir d'autres perspectives que les plans de casse systématique de cette droite ultra-libérale.

Parti communiste français

 

dimanche 11 novembre 2007, a 17:31
De l'or dans les tuyaux .
 

Eau . Alors que les multinationales font des profits fabuleux sur le dos des usagers, le débat est relancé sur le mode de gestion de ce service par une enquête sur la vérité des prix et des marges.

Cest un vrai pavé dans leau du robinet qua jeté lUnion fédérale des consommateurs (UFC)-Que choisir, en publiant, ce mois-ci, la deuxième vague de son enquête exclusive sur le prix de leau en France. La première enquête de ce type, parue en janvier 2006, avait déjà suscité de nombreuses réactions des acteurs concernés. LUFC-Que choisir dit avoir tenu compte des remarques formulées pour, lorsque les éléments apportés lont permis, affiner sa méthode denquête afin dévaluer les coûts de distribution et dassainissement de leau potable acheminée aux particuliers, et calculer les marges réalisées par les opérateurs, publics (régies, gestion directe) ou privés (délégations à des entreprises spécialisées).

Si, à en croire la Fédération professionnelle des entreprises de leau (FPEE), qui représente notamment les intérêts privés des deux multinationales géantes du secteur que sont Veolia et Suez-Lyonnaise des eaux, la France ferait « figure de bonne élève », avec un prix moyen raisonnable en Europe de 2,92 euros au mètre cube, il ressort de lenquête UFC-Que choisir une grande disparité des prix pratiqués aux consommateurs, sans que ceux-ci ne puissent, le plus souvent, se faire une idée précise du coût de revient réel de leau quils paient et de la justification des charges.

Des résultats à recouper avec dautres études récentes, comme le rapport Tavernier. Même si la régie publique nest pas la garantie en soi de tarifs serrés, étant fonction des choix politiques des collectivités, ce rapport fait état dune différence de 23 % des prix pour les communes et de 44 % pour les communautés dagglomération, à lavantage de la gestion publique. Dans les villes ayant choisi le retour à ce type de gestion, comme Grenoble ou Cherbourg, les baisses constatées sont de lordre de 30 % Au coeur du scandale du prix de leau, on retrouve donc immanquablement les profits immenses réalisés dans la plus grande opacité sur le dos du consommateur par les multinationales.

Pour lUFC-Que choisir, ce manque de transparence dans la fixation des prix est lun des problèmes récurrents auxquels se heurte le consommateur. Placés dans une inégalité de fait faute dun service public national unifié et dune péréquation tarifaire garantissant un même prix pour tous, les usagers paient leur mètre cube deau courante dans des proportions variant parfois de 1 à 7, selon lendroit où ils résident ! Les marges réalisées par les opérateurs varient elles aussi beaucoup, sans quil soit toujours aisé den cerner les causes. Lassociation regrette ainsi « que la question du coût de revient de leau fasse lobjet de peu détudes précises de la part des pouvoirs publics ».

Dans la pratique, les différences des prix recouvrent bien sûr des situations très hétérogènes : différence de mode de gestion, de densité démographique, de qualité de la ressource naturelle, déquipement sanitaire, détat et détendue du réseau Mais la mainmise sur le marché de quelques opérateurs privés fausse les règles. Le Conseil de la concurrence a ainsi observé que le délégataire en place « est souvent seul à présenter une offre ». Et « même lorsque les deux plus grands groupes sont en concurrence lors du renouvellement dune délégation, ce facteur ne suffit pas, en général, à lui seul, à réduire sensiblement les prix ». Au point que le haut-conseil du secteur public nhésite pas à parler de « monopole de fait » En dautres termes, le prix pratiqué (et la marge réalisée) sera dicté par lentreprise à la collectivité, faute pour celle-ci de pouvoir aller voir ailleurs Pour lUFC-Que choisir, cest donc tout lintérêt des élus de pouvoir disposer en face « dun sérieux projet de retour en régie ». Cest-à-dire de faire vivre concrètement lalternative entre gestion publique et gestion privée.

Sébastien Crépel      l' Huma du 09 / 11 / 07

 

dimanche 11 novembre 2007, a 17:09
La grève majoritaire dans l'opignon .
 

 

Mouvement social . Selon un sondage CSA pour lHumanité, 54 % des Français expriment leur soutien à la mobilisation du 18 octobre. Les diversions du gouvernement sont mises à mal.

Et si la tendance sinversait Pour la première fois, une majorité de Français soutient la journée daction du 18 octobre contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Cest ce qui ressort dun sondage exclusif de lInstitut CSA pour lHumanité : 54 % des personnes interrogées disent « soutenir » ou « avoir de la sympathie » pour le mouvement. Et, fait notable, seuls 26 % se disent désormais « opposés » ou « hostiles ». Pourtant, il y a une semaine encore, 53 % dentre eux jugeaient la grève « pas justifiée », et à la mi-septembre ils étaient 74 % à se déclarer favorables à un alignement des régimes spéciaux de retraite sur le régime général.

Ils rejoignent

le secteur public

En première ligne, les employés du secteur public se disent bien sûr fortement solidaires (69 %) du mouvement de jeudi. Mais la sympathie pour le 18 octobre gagne aussi dautres catégories comme les chômeurs (54 %), les retraités (57 %), les cadres et professions libérales (60 %), ou encore la tranche dâge des 25-29 ans (55 %). Sil y a des disparités régionales, avec notamment des pics dans le Nord (63 %), lOuest et la côte méditerranéenne (59 %), le curseur de sympathie est partout en hausse. Des villes aux communes rurales en passant par les banlieues, les sondés jugent dun bon oeil la mobilisation du 18 octobre.

Alors peut-on parler dun revirement de lopinion publique ? « Ce serait très exagéré », estime Jean-Daniel Lévy, lauteur de cette enquête pour le CSA. « Ce nest pas parce que les gens ont répondu favorablement à notre question quils adhèrent complètement à la cause. Aujourdhui, une grande partie de la population est persuadée que si rien nest fait, le système actuel va péricliter. Les interrogés sont inquiets quant à lavenir du système, quant à la capacité du gouvernement de transformer le problème en solution mais cela ne veut pas forcément dire quils

rejettent en bloc les pistes avancées. »

même pourcentage quen novembre 1995

54 % dopinions favorables, selon ce sondage réalisé le 10 octobre Soit le même pourcentage quen novembre 1995, au début du mouvement contre la réforme des régimes spéciaux de retraite voulue par le gouvernement dAlain Juppé. Une similitude de bon augure ? Pour ce premier rendez-vous de la rue depuis lélection de Nicolas Sarkozy à lÉlysée, certaines lignes traditionnelles semblent en effet avoir la dent dure. Ainsi, près de 20 points séparent le taux de sympathie dans le secteur public (69 %) de celui dans le secteur privé (49 %). Pour « contraindre le gouvernement à retourner à la table des négociations », selon les mots mêmes de Bernard Thibault hier sur France 2, un des principaux enjeux pour les syndicats sera donc de réduire cet écart.

Christelle Chabaud l' Huma du 17 / 10 / 07

dimanche 11 novembre 2007, a 16:33
Générale de santé :
 



Ça rigole pour la Générale de santé

Santé . Le groupe privé va distribuer à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 420 millions deuros.

À lheure où tant dhôpitaux publics broient du noir, aux prises avec des déficits récurrents et grossissants qui les conduisent à prendre des mesures drastiques pour les personnels et les malades, la nouvelle frise lindécence : Le groupe de cliniques privées, à but lucratif, Générale de santé, sapprête à distribuer à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 420 millions deuros. Une assemblée générale des actionnaires a été convoquée pour le 17 décembre afin de ratifier cette décision. Générale de santé, cest, depuis quelques années, le groupe privé qui monte, parallèlement au recul constant, pour cause de rationnement budgétaire, de lhôpital public. Leader du secteur privé hospitalier en France, avec un chiffre daffaires de 1,7 milliard deuros en 2006 et une part de marché de plus de 16 %, présent aussi en Italie, il regroupe 183 établissements et centres de soins et 14 000 lits et places. Son cours de Bourse a augmenté de plus de 300 % depuis 2002.

À lannonce de cette information, la Fédération hospitalière de France, institution représentative des établissements publics, na pas manqué de sinterroger sur « la cohérence dun système de santé où les déficits sont tels quune partie de la dette doit être reportée sur les générations futures, où des efforts supplémentaires de solidarité sont demandés aux malades à travers la mise en place des franchises médicales et où, dans le même temps, un grand groupe détablissements de santé commerciaux - dont les recettes proviennent essentiellement des crédits de la Sécurité sociale - réalise de très importants profits et octroie à ses actionnaires un dividende exceptionnel- ». Dividende, précise la FHF, « dun montant égal à la moitié des recettes générées par les nouvelles franchises médicales (850 millions deuros) ».

Yves Housson              l' Huma du 09 / 11 / 07

 

dimanche 11 novembre 2007, a 08:47
Newletter Arrêt sur Images .
 

Newsletter 7 : Grenelle : les JT n'ont pas lu les petits caractères.
De : Newsletter Arrêt sur Images (newsletter-noreply@arretsurimages.eu)
Envoyé : jeu. 08/11/07 18:44
Répondre à : asi@arretsurimages.eu
À : asi@arretsurimages.eu
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La lettre d'@rrêt sur images, n° 7

Tous les soirs ou presque, nous sommes bombardés d'effets d'annonce. Au soir de la fin du Grenelle de l'environnement (presque un siècle déjà), les promesses pleuvaient dru au 20 Heures. « Le Grenelle » avait décidé de l'arrêt des constructions d'autoroutes. « Le Grenelle » avait décidé que les poids lourds paieraient désormais une éco-taxe. « Le Grenelle » avait « retenu le principe » de la taxe-carbone, chère à Nicolas Hulot.

Qu'en est-il exactement ?

Comme sur les contrats d'assurance, les 20 Heures n'ont pas lu « les petits caractères ».

La taxe-carbone ? Oui, mais à condition d'une « remise à plat de la fiscalité », autant dire à la Saint-Glinglin.

Une taxe sur la circulation des poids lourds ? Oui, sauf sur... les autoroutes !

L'arrêt des constructions d'autoroute ? Oui, sauf « cas d'intérêt local ».

Etc etc.

Si vous voulez lire vous-même les « petits caractères » que les 20 Heures se sont bien gardés de lire, c'est ici (1).

Vous avez certainement suivi à la télévision le feuilleton de « l'Arche de Zoé ». Peut-être vous êtes vous demandés pourquoi les JT évoquaient parfois deux journalistes, et parfois trois. Problème de comptage ? Pas du tout. La réponse est là (2).

Enfin, nous venons de prendre une décision capitale pour notre site définitif. Nous venons de décider de ne pas faire appel à la publicité. Pas du tout. Nous vous en expliquons les raisons ici (3)

Autant dire que nous ne dépendons donc que de votre soutien. Si vous souhaitez nous aider à être totalement indépendants, abonnez-vous dès aujourd'hui (4).

Daniel Schneidermann

Certains clients de courrier électronique bloquent l'accès direct aux liens. Aussi, vous trouverez ci dessous et en clair l'ensemble des adresses web de ce présent message :
(1) http://arretsurimages.net/post/2007/10/31/Grenelle-de-lenvironnement
(2) http://arretsurimages.net/post/2007/11/02/Journalistes-detenus-au-Tchad:-deux-ou-trois
(3) http://arretsurimages.net/post/2007/10/23/Pas-de-pub
(4) http://arretsurimages.net/abonnement
 

samedi 10 novembre 2007, a 22:33
SENAT : Groupe communiste .
 







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Recherche des bénéficiaires des contrats dassurance sur la vie non réclamés et garantissant les droits des assurés
Par Bernard Vera - 08 Novembre 2007

Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mes chers collègues,

La proposition de loi que nous examinons aujourdhui est nécessaire pour assainir des pratiques contestables des organismes assureurs proposant des contrats dassurance sur la vie.

En effet, la question des encours des contrats dassurance-vie non réclamés et de la recherche de leur bénéficiaire en cas de décès du souscripteur tente dêtre résolue depuis quelques années. Jusquà présent, dans les faits, elle est restée sans réponse et lon peut se demander si ce nest pas en raison de limportance des sommes dargent qui restent ainsi captées par les compagnies dassurance alors quelles auraient dû être, conformément à la volonté des défunts, reversées à des bénéficiaires. Selon les sources dinformation, les chiffres varient du simple au quadruple : le montant des encours des contrats dassurance-vie non réclamés sélèverait à 1 ou 2 milliards deuros selon le gouvernement, à seulement 950 millions deuros selon les assureurs et à près de 4 milliards deuros selon certaines associations.

Chacun le sait, les sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen ne sont pas favorables au principe de lassurance-vie, bien au contraire. Nous ne pouvons, en effet, approuver un produit dépargne utilisé pour effectuer une donation exonérée de droits de succession jusquà 152 500 euros et quasiment défiscalisé, puisque les produits et les intérêts capitalisés au contrat ne sont pas imposés durant toute la vie du contrat et que, au bout de huit ans, les rachats et retraits effectués sur le contrat sont exonérés dimpôt. Néanmoins, nous ne cautionnons pas une seconde les pratiques opaques des compagnies dassurance qui profitent, depuis bien longtemps, des capitaux non réclamés par les bénéficiaires de contrats dassurance-vie.

Le législateur a pourtant tenté, à plusieurs reprises, daméliorer le dispositif dinformation des bénéficiaires des contrats dassurance-vie et de préciser, en matière de recherche des bénéficiaires, les obligations des organismes assureurs en cas de décès de lassuré. La loi de sécurité financière du 1er août 2003 a instauré lobligation pour les assureurs denvoyer chaque année au souscripteur une information relative au contrat, favorisant ainsi la transmission de linformation à légard des personnes ayant accès aux documents en cas de décès de lassuré. Mais cest la loi du 15 décembre 2005 portant diverses dispositions dadaptation au droit communautaire dans le domaine de lassurance qui a le plus renforcé le dispositif encadrant les contrats dassurance-vie non réclamés par leur bénéficiaire.

Elle a tout dabord prévu que le contrat dassurance doit comporter une information sur les conséquences de la désignation du bénéficiaire et sur les modalités de cette désignation. Par ailleurs, lassureur, informé du décès de lassuré, est tenu daviser le bénéficiaire de la stipulation effectuée à son profit, mais seulement si ses coordonnées sont portées au contrat. Mais le champ de lobligation à laquelle est soumise lassureur sarrête ici, et cest ce qui constitue une des insuffisances de la loi de décembre 2005. Si lidentité ou les coordonnées ne sont pas connues de lassureur, ou si ce dernier na pas connaissance du décès, il se trouve dégagé de toute obligation deffectuer des démarches de recherche du bénéficiaire.

Enfin, il est prévu, toujours dans le cadre de la loi de 2005, que toute personne physique ou morale peut sadresser aux organismes professionnels du secteur de lassurance ou de la mutualité pour sinformer de léventuelle existence dune stipulation à son profit, à condition dapporter la preuve du décès du souscripteur. Ces organismes ont, dans ce cadre, crée lAssociation pour la gestion des informations relatives aux risques en assurance, lAGIRA, chargé de centraliser les demandes avant de les adresser aux organismes assureurs pour traitement.

Ce dispositif, a priori intéressant, nest pourtant pas totalement satisfaisant car il fait reposer lensemble de la démarche sur le seul bénéficiaire potentiel et non sur lorganisme assureur. Or, il existera toujours des personnes ou des associations qui ne peuvent imaginer être bénéficiaires dun contrat dassurance-vie.

La législation actuelle, bien que de plus en plus complète, na pas réellement réglé la situation des contrats dassurance-vie restés en déshérence après le décès du souscripteur, en cas de non réclamation du bénéfice de lassurance-vie.

Cest pourquoi je considère que la proposition de loi comporte indéniablement des avancées sur le principe mais quelles mériteraient dêtre renforcées.

Les articles 1er et 2 créent une possibilité, pour les organismes assureurs et mutualistes, de consulter les données figurant au Répertoire National dIdentification des Personnes Physiques, et relatives au décès des personnes qui y sont inscrites. Certes, cette possibilité constitue une innovation intéressante, elle était dailleurs attendue par des associations de défense des consommateurs. Mais tels quils sont issus des travaux de lAssemblée nationale, les articles 1er et 2, en ne posant pas le principe dune obligation de consultation du RNIPP, font toujours dépendre du bon vouloir des assureurs le versement des capitaux non réclamés à la personne qui ignore être bénéficiaire. La commission des lois propose donc à juste titre de transformer la faculté inscrite dans ces deux articles en une obligation. Mais encore faudrait-il que soit précisé sur quel type de contrat sapplique cette obligation et la fréquence à laquelle les assureurs vont consulter le RNIPP. Est-ce que ce sera une fois par mois ou une fois tous les cinq ans ?

On voit bien que, si le législateur nencadre pas assez strictement les pratiques dans le secteur de lassurance-vie, le sort des capitaux non réclamés dépendra toujours plus ou moins de la bonne volonté des organismes assureurs. La commission des lois propose également de restreindre laccès au RNIPP aux seules mutuelles et unions susceptibles de proposer à leurs adhérents des opérations sur la vie humaine ou des opérations de capitalisation.

Nous approuvons la démarche de la commission des lois sur les articles 1er et 2 et nous la soutiendrons. Néanmoins, jespère simplement que les démarches entreprises par les assureurs resteront à la charge des ces derniers et que la création dun traitement de données nominatives relatives aux décès ne sera pas loccasion pour eux de lutiliser et de létendre, à lavenir, à des fins commerciales.

Léconomie générale de cette proposition de loi semble équilibrée, à condition toutefois que les amendements de la commission des lois soient adoptés.

Ma dernière remarque concernera donc un point qui nest pas directement abordé dans ce texte et qui est celui de laffectation des capitaux non réclamés au Fonds de réserve des retraites. La loi du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007 prévoit en effet que les montants des contrats dassurance-vie non réclamés par leurs bénéficiaires au terme dun délai de 30 ans sont, théoriquement depuis le 1er janvier 2007, affectés au Fonds de réserve des retraites. Il est regrettable que la proposition de loi ne raccourcisse pas ce délai de 30 ans, qui nous semble excessivement long, alors que le Fonds de réserve des retraites aurait bien besoin de ces capitaux non réclamés. Le gouvernement estimait dailleurs cette ressource du FRR à 15 millions deuros en 2007. Malheureusement, aucun versement ninterviendra en 2007, les premiers versements étant prévus en début dannée 2008, et par ailleurs, à en croire le PLFSS pour 2008, « pour les années à venir, aucun produit nest à attendre de cette recette ». Nous proposerons donc par amendement de réduire le délai daffectation des capitaux non réclamés de 30 ans à 10 ans. Il paraît plus juste de faire profiter -relativement rapidement- le Fonds de réserve des retraites de ces importantes sommes dargent en lieu et place des organismes assureurs.

En conclusion, dune proposition de loi constituée au départ dun article unique, nous aboutissons aujourdhui à un ensemble de mesures, qui sont, dans leur ensemble, attendues et souhaitées par des associations de défense des consommateurs. Pour notre part, nous les approuvons également. Je terminerai simplement mon intervention en faisant remarquer que ces mesures, aujourdhui inscrites dans une loi, auraient tout aussi bien pu être issues dune généralisation des bonnes pratiques au sein même des organismes professionnels concernés.

 

samedi 10 novembre 2007, a 22:19
SENAT : Groupe communiste .
 









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Chiens dangereux
Par Eliane Assassi - 07 Novembre 2007

À la suite de laccident dramatique, fin août, qui a vu la mort dune fillette attaquée par un chien, vous avez annoncé, madame la ministre, un projet de loi. Depuis, dautres accidents ont eu lieu, portant le nombre de décès à trois, essentiellement des enfants en bas âge.

Pour agir contre les agressions canines, vous avez déposé en octobre le texte que nous examinons aujourdhui. Il prévoit notamment linstauration dune formation obligatoire pour les propriétaires de chiens de catégories I et II, sanctionnée par une attestation daptitude. Ces animaux seront soumis à une évaluation comportementale périodique. Sont également prévus le renforcement des pouvoirs des préfets et des maires, la déclaration à la mairie de toute morsure, linterdiction de détenir des chiens dattaque nés après le 7 janvier 2000...

Pourtant, une législation existe déjà en la matière. La loi de 1999 classe les chiens dangereux en deux catégories -attaque et défense- et impose à leurs propriétaires des obligations assez strictes, assorties, en cas de non-respect, de sanctions, aggravées en 2001 puis en 2007. La position de mon groupe, à lépoque, était claire : nous étions favorables à la classification des chiens dangereux, qui a permis de faire baisser les formes de délinquance à laide de chiens : violences, trafic, racket... Mais avec un peu plus de 8 millions de chiens en France, il est clair que le risque zéro nexiste pas. Aujourdhui, ce sont moins les pitbulls qui posent problème que les chiens de la seconde catégorie, dont le nombre a explosé, ou ceux qui nentrent dans aucune catégorie, comme les bergers allemands. Les accidents arrivent le plus souvent dans la sphère familiale et frappent les membres les plus vulnérables -nourrissons, enfants, personnes âgées. Ils sont dus, pour la plupart, à la négligence des maîtres, qui laissent leur molosse sans surveillance ou ne respectent pas la législation.

Sur ce sujet fort, il convient déviter, sans tomber dans le laxisme, de verser dans le compassionnel, au risque de ne produire quune loi daffichage. Or, votre Gouvernement surfe sur une émotion légitime pour proposer un texte plus répressif quéducatif et préventif. Mieux aurait valu se donner les moyens dappliquer la loi de 1999, qui permet déjà dinterpeller et de sanctionner, y compris par une peine de prison ferme, les personnes en infraction : moyens humains et financiers, pour disposer dun nombre suffisant déquipes cynophiles formées et compétentes, attachées au contrôle ; moyens réglementaires aussi, car, à ma connaissance, les décrets dapplication de la loi de 1999, qui concerne non seulement les animaux dangereux et errants mais aussi la moralisation du commerce danimaux, nont pas encore été pris.

Le fait divers prime sur la réflexion. Jen veux pour preuve votre annonce dun nouveau texte à la suite du drame du mois daoût, la proposition damendement des deux rapporteurs sur les agents de sécurité utilisant des chiens, après le drame de Bobigny...

M. Dominique Braye, rapporteur. - Lamendement a été déposé avant laccident de Bobigny.

Mme Éliane Assassi. - Jen veux aussi pour preuve le dépôt, sur ordre du Président de la République, dun amendement visant à instaurer une peine de prison de 10 ans pour les propriétaires de chiens responsables daccidents mortels. On légifère dans la précipitation, sous le coup de lémotion.

Pensez-vous sérieusement, madame la ministre, que les dispositions de ce texte auraient pu éviter le drame de Bobigny ? Certes, notre responsabilité est de prévenir, mais vous lavez dit vous-même, madame la ministre, la loi et la réglementation ne peuvent pas tout. Ne serait-il donc préférable dappuyer la législation sur des moyens financiers ambitieux pour engager une campagne dinformation dans les médias, les écoles et les lieux publics ?

Votre texte naborde pas le problème dans sa globalité. Il se contente de renforcer la répression et de prévoir des obligations supplémentaires pour lensemble des propriétaires de chiens. Sa seule conséquence pourrait bien être dengorger les tribunaux, voire les prisons, et de multiplier les abandons danimaux. Des questions essentielles demeurent. En premier lieu, celle des moyens. Ainsi de la formation : combien de réseaux susceptibles de la dispenser au regard du nombre de propriétaires concernés ? Ce nest pas un hasard si nos deux rapporteurs proposent de repousser les délais. Au mieux, le dispositif ne sera pas appliqué, au pire, il marginalisera les propriétaires qui, faute de moyens, passeront dans la clandestinité, abandonneront leurs animaux ou les feront euthanasier. Le coût de la formation et des visites chez le vétérinaire pour lévaluation comportementale à la charge du propriétaire pose lui aussi problème. Croyez-vous sincèrement que les personnes qui détiennent actuellement des chiens dangereux iront spontanément suivre une formation payante pour obtenir une attestation daptitude ?

Mme Michèle Alliot-Marie, ministre. - Jespère bien !

Mme Éliane Assassi. - Croyez-vous quils soient prêts à payer périodiquement une consultation chez le vétérinaire pour faire passer à leur chien une évaluation comportementale ? Quant à lobligation de déclarer toute morsure au maire, croyez-vous sincèrement que le propriétaire sen acquittera, sachant quil devra ensuite suivre une formation payante et soumettre son animal à une évaluation comportementale ? Je crains au contraire que leffet naille à linverse du but recherché et que les morsures ne soient à lavenir passées sous silence.

Le maire est largement mis à contribution : il délivre le récépissé de déclaration de chien dangereux ; il peut imposer une formation aux propriétaires ; demander une nouvelle évaluation de lanimal ; ordonner le placement voire faire procéder à leuthanasie. Mais aura-t-il seulement le temps et les moyens de remplir toutes les missions que lui impose la loi ? Je crains que la réponse ne soit négative.

En outre, la question des trafics et des élevages clandestins danimaux nest pas abordée dans ce texte alors que les pays dEurope de lEst sont de grands pourvoyeurs de chiots qui, une fois adultes, deviennent agressifs en raison des mauvais traitements quils ont subis. Alors que 100 000 chiots sont importés illégalement chaque année en France, rien nest prévu pour renforcer le contrôle de leur vente. Contrairement à ce qui a été annoncé, rien nest prévu non plus pour interdire les croisements susceptibles de produire des chiens dangereux.

Nos deux rapporteurs proposent que les agents de sécurité utilisant un chien dans leur métier suivent une formation. Cest un minimum et il est étonnant que cela ne soit pas le cas aujourdhui. De plus, comment seront gardés ces chiens en dehors des heures de travail ? Est-il normal que ces personnels de surveillance rentrent chez eux, souvent dans des habitats collectifs, avec leur outil de travail, leur chien ? Est-il normal que la garde et lentretien de ces chiens soient à la charge des employés même si ceux-ci perçoivent une prime ? Lemployeur naurait-il aucune responsabilité en la matière ? Le Président de la République vous a demandé, madame la ministre, de réfléchir, avec lensemble des professionnels, à ces questions. Dans ces conditions, pourquoi ne pas attendre le résultat de cette réflexion avant de légiférer ? Ne gagnerions-nous pas en efficacité et en lisibilité si cette loi traitait aussi des agents de surveillance utilisant un chien dans leur activité ?

Pour lheure, les sénateurs du groupe CRC ont lintention de sabstenir sur ce texte daffichage qui ne prévoit pas les crédits nécessaires pour répondre aux problèmes qui se posent. Nous navons pas déposé damendements car ils seraient tombés sous le coup de larticle 40. Notre vote final dépendra du sort réservé à lamendement n°58 du Gouvernement auquel nous sommes radicalement opposés. Mais nous faisons confiance au débat qui va souvrir pour en revenir à lessence même du texte : la protection des personnes contre les chiens dangereux.

Javais annoncé que mon groupe sabstiendrait sur ce texte qui manque dambition. Cette position était constructive car un débat était nécessaire mais vous aviez travaillé dans la précipitation. La responsabilité, cest aussi de savoir prendre du recul par rapport à lévénement alors que vous surfez sur une émotion légitime.

Le président de la République a voulu inscrire son empreinte et accroître les sanctions pénales : lamendement n°58 détourne lesprit du texte. Oui, il faut savoir prendre ses responsabilités : nous voterons contre le texte car lamendement n°58 est de trop.

 

samedi 10 novembre 2007, a 21:51
SENAT : Groupe communiste
 









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Pouvoir dachat : le président de la République oublie les promesses du candidat Sarkozy
Par Thierry Foucaud - 08 Novembre 2007

Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Mes chers collègues,

Durant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy sest présenté comme le candidat du pouvoir dachat.

Depuis son élection les mesures prises lont été pour les plus riches, loi TEPA, allègement des droits de succession, abaissement du bouclier fiscal etc... La fracture est de plus en plus importante, les riches toujours plus riches et les pauvres encore plus pauvres.

Cest une politique qui divise. La colère monte et cette colère est légitime. Lannonce de laugmentation considérable du salaire présidentiel, quand les autres salaires ne progressent pas, la montée des prix de lénergie, de lessence du gasoil, du fuel qui alourdit les factures du chauffage, lenvolée des prix de première nécessité, laugmentation des loyers, de laccès aux soins, tout cela creuse les inégalités ! Depuis quelques semaines le climat social se durcit. Plusieurs conflits sociaux pour de meilleurs salaires comme à Air France, chez Total, Conforama, Crédit lyonnais et bien dautres ont vu le jour.

La réponse apportée à la crise grave que traversent les marins pêcheurs et leurs familles est le reflet de votre politique. Exonération gadget de cotisations patronales que les entreprises du CAC 40 réalisent des bénéfices record, (97 milliards pour 2006 . M. le Ministre quand allez-vous instaurer une taxe sur les supers profits ?

Le projet de loi pour le développement de la concurrence au service du consommateur ne suffira pas à soulager les 15% de la population au SMIC et les 7 millions de travailleurs pauvres. Loctroi dun euro au titre des allocations familiales constitue une véritable provocation au regard des besoins. Augmenter le pouvoir dachat, Monsieur le premier Ministre, ce nest pas baisser les prix mais relancer la croissance et augmenter la rémunération du travail !

Vous qui, sous la responsabilité du Président de la République, affichez une politique volontariste, allez-vous enfin prendre les premières mesures concrètes : alléger la TVA sur les biens de consommation courante, revaloriser le SMIC, et prendre des mesures durgence pour endiguer les effets de la flambée du prix du pétrole en taxant les profits considérables réalisés sur le dos des consommateurs ? Total, avec 3 milliards deuros de profits au 3ème trimestre 2007, peut payer !

M. le Premier Ministre, quand on a su trouver, dans la loi travail emploi pouvoir dachat, 14 milliards pour les favorisés, peut-on soutenir à notre peuple que les caisses de lEtat sont vides lorsquil sagit de soulager le plus grand nombre ? Par votre réponse vous confirmerez ou non si les français et les françaises ont été victimes de promesses électorales sans lendemain.

M. François Fillon, Premier ministre . - Répéter inlassablement un mensonge nen fait pas une vérité ! (Applaudissements à droite) Et dire que le Gouvernement a distribué 14 milliards aux plus favorisés, cest un mensonge ! (Mêmes mouvements)

Les deux tiers de ces 14 milliards sont destinés à financer lexonération des heures supplémentaires. (Vives marques de désaccord à gauche) Vous dites que le dispositif restera inappliqué ? On verra. Quoi quil en soit, cet argent nest pas destiné aux plus riches. De même, laide fiscale dont bénéficieront ceux qui sendettent pour acquérir leur domicile profitera surtout aux familles moyennes ou modestes. (On approuve vivement à droite) La réduction des droits de succession étant plafonnée, comme vous le savez parfaitement, cette mesure évitera aux Français moyens de payer deux fois limpôt : un sur le revenu, puis un sur la succession. (Applaudissements à droite)

Alors cessez de dire des contrevérités ! (Applaudissements à droite) Vous êtes dans lopposition depuis un certain temps et vous tenez toujours le même discours. Vous pourriez peut-être rapprocher ce discours et vos échecs électoraux. (Applaudissements à droite)

Jen viens au pouvoir dachat. Il y a trois moyens de laugmenter. Le premier est le travail, car prétendre que lon peut gagner plus en travaillant moins nest que de la démagogie. Cest pourquoi nous encourageons les heures supplémentaires pour échapper aux contraintes des 35 heures.

M. Jacques Mahéas. - Cela ne marche pas !

M. François Fillon, Premier ministre. - Si ça ne marche pas, nous vous proposerons des mesures pour aller plus loin. La deuxième action consiste à réduire le chômage, qui a baissé de 1,4 % en septembre, si bien quil atteint aujourdhui un taux historiquement bas depuis 25 ans. (Applaudissements à droite) Enfin, nous encourageons les entreprises à ouvrir de véritables négociations salariales, car, pour des raisons liées à des décisions que vous avez soutenues dans le passé, il ny a plus de telles négociations en France depuis des années. Avec Mme Lagarde, nous travaillons à moduler les allégements de charges patronales en fonction de la politique salariale des entreprises et de leur volonté douvrir de véritables négociations.

M. Jacques Mahéas. - Cest du pipeau !

M. François Fillon, Premier ministre. - Jajouterai un mot sur le logement. Pour que son prix baisse, il faut augmenter la construction. Or, nous manquons de logements parce que les mises en chantier ont atteint le niveau le plus bas de la Vème république au cours des années 2000. Nous voulons donc construire 500 000 logements chaque année, ce que nous ferons. (On approuve chaleureusement à droite) Les prix pourront alors baisser. (Vifs applaudissements à droite ; exclamations à gauche)

 

samedi 10 novembre 2007, a 21:19
Des arguments sur le "traité Sarkozy "
 


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Trait� de Lisbonne: recycler la Constitution, occulter le d�bat politique, �viter le r�f�rendum.

Nouveau trait�, mini - trait�, trait� simplifié, traité modificatif, traité r�form�,� trait� diff�rent... Le d�bat sur la nature du trait� europ�en rempla�ant le Trait� constitutionnel n'est pas qu une querelle de forme. L'argumentation varie selon les interlocuteurs. Aux partisans du oui, il est expliqu� qu'ils ont toutes les raisons d'�tre satisfaits et de soutenir le trait� ainsi modifi� parce que, sur le fond, rien n'a �t� chang�. Aux partisans du non, majoritaires en France, il est� expliqu� qu'il n'y a aucune raison de s'y opposer parce tout ce qui faisait probl�me aurait �t� enlev�. Cette confusion d�lib�r�ment entretenue, ce jeu de bonneteau, ne doivent rien � l'improvisation. Il s'agit de tranquilliser les uns et les autres afin qu'ils ne posent pas trop de questions, pour exp�dier l'affaire� et justifier ainsi le refus de toute consultation populaire par r�f�rendum. "L'alibi du Trait� constitutionnel �tant lev� ", il ne devrait plus y avoir d 'obstacle � une ratification, � grande vitesse et par la voie parlementaire, du "nouveau" trait�.

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Pour un r�f�rendum en France et dans les autres pays d'Europe

L'acharnement de Nicolas Sarkozy � br�ler les �tapes pour obtenir une ratification � l'arrach� de "son" trait� devient suspect aux yeux de l'opinion. Pour lui, la France devrait �tre la premi�re � ratifier, comme si elle avait � se faire pardonner son incartade au r�f�rendum de 2005. Surtout, en Europe on compte sur un effet d'entra�nement. Malgr�� les pressions et le chantage, au fil de jours, grandit la conviction qu'il faut un r�f�rendum.� C'est devenu l'enjeu central du d�bat. Cest d'abord� une question de principe. Plus de 60% des fran�aises et des fran�ais, par del� leur sentiment sur le trait�,�le souhaitent.� Il y a nouveau trait� parce qu'il y a eu rejet du Trait� constitutionnel: � 55% ils avaient vot� contre la pr�c�dente mouture. Il est juste d�tre consulter sur le nouveau projet. Seul un vote populaire peut valider et l�gitimer les conditions nouvelles de l'engagement europ�en de la France. En outre, il appara�t que le trait� de Lisbonne reprend l'essentiel du trait� rejet�. C'est une raison suffisante pour re-consulter le peuple.

Enfin, nous sommes entr�s dans une p�riode charni�re. Avec en 2008 la pr�sidence fran�aise du conseil europ�en, les �lections europ�ennes en 2009, l'organisation de r�f�rendums cr�e les conditions les plus favorables pour que soit r� -ouvert le d�bat populaire sur l'avenir de l'Europe, les transformations � op�rer, et cela � l'�chelle de l'Europe.

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Nouveau trait� ou TCE recycl� ?

Alors, nouveau trait� ou nouvelle mouture� du trait� rejet� ? Le mieux est d'en revenir au texte lui-m�me pour voir de quoi il en retourne. Tache ardue, plus ardue encore qu'avec la Constitution. Finalement le d�bat r�f�rendaire avait fait de ce texte plut�t aust�re, r�v�l� par l'Humanit�, un best-seller. Le trait� de Lisbonne concoct� par un coll�ge de juristes est une jungle inextricable de plusieurs centaines d'amendements dans un document de 255 pages comprenant un pr�ambule, le trait� lui-m�me, 12 protocoles additionnels et 53 d�clarations annexes.�

Il est cependant possible d'examiner sa continuit� avec le trait� constitutionnel, et surtout s'il a �t� tenu compte des inqui�tudes et des attentes exprim�es dans le vote non des fran�ais et des n�erlandais.

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Ce trait� est nouveau en ce sens qu'il a �t� �labor� dans les quelques semaines de l'�t� 2007 pour remplacer le trait� constitutionnel rendu caduc par les votes n�gatifs des r�f�rendum fran�ais et n�erlandais. Il comporte des nouveaut�s par rapport au trait� rejet� et des nouveaut�s par rapport aux trait�s pr�c�dents (Trait� de Rome et Trait� de Maastricht modifi� � Amsterdam et � Nice).

Par rapport au trait� constitutionnel, les modifications portent essentiellement sur les symboles: il ne s'agit plus d'une "Constitution". On a retir� les r�f�rences � un l'Hymne � la Joie de Beethoven, et au drapeau, qui continueront � fonctionner comme par le pass�. Il est vrai que la Charte des droits fondamentaux n'est plus incluse dans le texte; elle est cependant fix�e dans un protocole additionnel qui la rend contraignante, sauf pour les Etats qui ont demand� � ne pas y �tre soumis.(Grande Bretagne, Pologne..)

Par rapport aux anciens trait�s, il comporte des modifications institutionnelles qui,� pour la plupart, �taient inscrites dans la Constitution: �lection du pr�sident du conseil pour deux ans et demi au lieu des six mois aujourd'hui-, renouvelable une fois; d�signation d'un Haut repr�sentant aux affaires �trang�res qui aura rang de vice-pr�sident; red�finition des votes � la majorit�; extension des domaines de la cod�cision impliquant le Parlement europ�en; r�duction � terme du nombre de Commissaires;� allongement� de 6 � 8 semaines du d�lai d'examen accord� aux parlements nationaux.

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Le Non ignor�

Ainsi �quip�e avec ces innovations institutionnelles, l'Europe pourrait enfin repartir d'un bon pied. Elle serait sortie de la crise d'impuissance du trait� de Nice et de la crise de confiance g�n�r�e par les non fran�ais et hollandais. Est-ce bien s�rieux? En r�duisant la crise europ�enne � un blocage institutionnel, et � un malentendu de peuples mauvais coucheurs, Nicolas Sarkozy et les dirigeants europ�ens soit se tranquillisent � bon compte, soit comptent sur l'effet de surprise, la lassitude, la confusion pour faire passer aujourd'hui ce qui en 2005 a fond� le rejet du trait� constitutionnel.

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Le non fran�ais a �t� une r�action� lucide et inform�e �� des politiques v�cues comme des r�gressions sociales, accroissant l'ins�curit� sociale et minant le socle de solidarit� encore existant, sans ouvrir de perspective. Chacun sait� combien ont pes� dans ce choix les r�v�lations sur le contenu et les cons�quences de la directive Bolkestein, les inqui�tudes� l�gitimes sur les services publics,� notamment de proximit�, telle que la poste.

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La concurrence comme dogme intangible

Nicolas Sarkozy s'est vant� d'avoir fait retirer des objectifs de l'Union "la concurrence libre et non fauss�e". C'est un tour de passe-passe. Le principe de la concurrence reste au coeur de toutes les politiques de l'Union.

Article 105:� "le principe d'une �conomie de march� ouverte o� la concurrence est libre".

Protocole 6: "Le march� int�rieur tel qu'il est d�fini � l'article (I-3) du trait� comprend un syst�me garantissant que la concurrence n'est pas fauss�e."

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Les cons�quences sont explicites pour les services publics, eux- aussi soumis aux r�gles de la concurrence: Article 86:� " Les entreprises charg�es de la gestion de services d'int�r�t g�n�ral ou pr�sentant le caract�re d'un monopole fiscal sont soumises aux r�gles des trait�s, notamment aux r�gles de concurrence." (Article 86). Il pr�cise" dans les limites o� l'application de ces r�gles ne fait pas �chec � l'accomplissement en droit ou en fait de la mission particuli�re qui leur a �t� impartie".� En l'occurrence,� la r�gle est la concurrence et l'interpr�tation sera fonction des rapports de forces, de la volont� de la commission et de la jurisprudence � ce jour toujours favorable � la concurrence.

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Article 87. "Sauf d�rogations pr�vues par les trait�s, sont incompatibles avec le march� int�rieur (...) les aides accord�es par les Etats ou au moyen de ressources d'Etat sous quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions." C'est la possibilit� d'une politique industrielle coh�rente et sur le long terme, ou le principe m�me de subventions qui sont, ou peuvent� � tout moment,� �tre mis en cause. Airbus ou l'�nergie en sont des exemples �clairants.

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L'impossible harmonisation fiscale

Alors que la concurrence est �rig�e en dogme, et que le "march� du travail" est lib�r� comme celui des "capitaux", comme dans le Trait� constitutionnel, la fiscalit� des entreprises n'est soumise � aucune r�gle commune - � la diff�rence de la TVA - Le champ reste totalement ouvert au dumping fiscal et � la mise en concurrence sur la base du moins disant social et fiscal.

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La Banque centrale europ�enne intouchable

Aucun changement dans la d�finition des missions et du r�le de la BCE. Les critiques et les coups de gueule n'avaient pas manqu� pendant la campagne �lectorale.

Aucun changement par rapport aux dispositions inscrites dans la partie III du TCE. Un seul objectif: lutter contre l'inflation pour pr�server les march� financiers. Rien sur l'emploi et la croissance. (Article 105 renforc� par l'article 245 bis).

" La BCE est ind�pendante dans l'exercice de ses pouvoirs et dans la gestion de ses finances. Les institutions, organes et organismes de l'Union ainsi que les gouvernements des Etats membres respectent cette ind�pendance." (Article 108)

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L'all�geance � l'OTAN

Une politique de paix et de s�curit� ind�pendante des Etats-unis, inventant des relations de coop�ration pacifique et d�militaris�es avec ses voisins est un des fondements qui peut l�gitimer une construction commune en Europe.

Pourtant, sur cette question si d�terminante de la paix, le texte est le copi� coll� du TCE: " Les engagements et la coop�ration dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l'Otan, qui reste pour les Etats qui en sont membres le fondement de leur d�fense collective et l'instance de sa mise en oeuvre." (Article� 27-7 TUE)

Comme dans le TCE, il est pr�cis� que " Les Etats membres s'engagent � am�liorer progressivement leurs capacit�s militaires." (Art.27-3 TUE).

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Si l'on s'en tient au texte lui-m�me on constate qu'effectivement la substance du trait� constitutionnel est pr�serv�e. C'est le constat satisfait d'Angela Merkel, la chanceli�re allemande. Val�ry Giscard d'Estaing, le p�re de la constitution� explique sans fard que "la diff�rence porte davantage sur la m�thode que sur le contenu (...) Concernant les r�ponses apport�es� aux adversaires du trait� constitutionnel, il faut constater qu'elles repr�sentent davantage des satisfactions de politesse que des modifications substantielles" (notamment sur la concurrence) (...) le texte des articles du trait� constitutionnel, est donc � peu pr�s inchang�, mais il se trouve dispers� en amendements aux trait�s ant�rieurs. " Et il conclut, concernant la ratification:"Elle ne devrait pas rencontrer de grandes difficult�s (...) car la complication du texte et son abandon des grandes ambitions suffisent � en gommer les asp�rit�s." (Le Monde� 27 octobre 2007)

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Sortir l'Europe de sa crise

Cette continuit� entre le Trait� constitutionnel et le Trait� "Sarkozy" appelle pour le moins un d�bat public. S'il s'agit de faire revenir ce qui a �t� rejet�, il faut que les choses soient dites. Affaire de d�mocratie.� Apr�s le vote du r�f�rendum de 2005, l'engagement de la France pour une longue p�riode � venir n�cessite une nouvelle validation, ou invalidation par le suffrage populaire.

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Tout aussi grave est la reconduction du socle et de ce qui fonde les politiques n�olib�rales, conduirait � une nouvelle impasse. Devant le s�isme du non fran�ais, plusieurs dirigeants europ�ens ont d� admettre - m�me si ce n'est pas publiquement - que la construction europ�enne traversait une crise de l�gitimit� populaire. Non pas pour des raisons institutionnelles, mais pour sa carence sociale et d�mocratique. Ceux qui ne veulent pas voir que le Non n'est pas la cause de la crise mais son expression populaire et politique portent le risque de son aggravation. Au del�-m�me de la critique rigoureuse du trait�, comme recyclage de la Constitution et de ses fondements ultralib�raux, pour le mettre en �chec, il faut emp�cher que se referme la perspective de changement ouverte par le rejet du trait� constitutionnel. Il faut maintenir ouvert le chantier des r�formes et des ruptures � mettre en oeuvre pour avancer dans la construction d'un nouveau mod�le de d�veloppement, social, �cologique, solidaire. Il s'agit tout simplement de faire face aux d�fis de la p�riode et de r�pondre, enfin, aux attentes populaires.

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samedi 10 novembre 2007, a 19:34
Référendum : position de la C.G.T
 

La CGT veut un référendum sur le traité de Lisbonne

Europe . La confédération syndicale juge que le nouveau traité européen tourne le dos à laspiration des peuples à une Europe sociale.

La CGT « agira pour que les citoyens français soient consultés par référendum » sur le traité européen que le président de la République souhaite voir ratifier le plus vite possible par le seul Parlement. Cest ce qua indiqué la centrale syndicale dans un communiqué publié le 7 novembre. En 2004, au terme de débats houleux, le comité confédéral national de la CGT avait pris position contre le projet de constitution européenne. La confédération réitère aujourdhui « lappréciation négative quelle avait portée sur le précédent projet de traité constitutionnel ». « En dépit du désir des citoyens européens de pouvoir se prononcer par référendum sur le nouveau traité, ni les chefs dÉtat, ni le président de la République française ne choisissent cette voie démocratique de ratification », constate-t-elle.

absence de véritable dimension sociale

Sur le fond, le nouveau traité est analysé comme un texte recyclant les dispositions de la constitution européenne : « Ce traité modificatif ne donne pas les moyens de répondre aux préoccupations exprimées par les salariés français ni au besoin dune relance dune Europe solidaire et démocratique. » Premier sujet de préoccupation : labsence de véritable dimension sociale dans ce texte, qui se réfère, sans lintégrer véritablement, à une charte des droits fondamentaux réduite à sa portion congrue. « Lapplication contraignante de celle-ci, qui était notre revendication principale, reste à géométrie variable puisque la Grande-Bretagne en est dispensée », regrette la CGT. « Le rôle des partenaires sociaux et la place du dialogue social, déplore-t-elle aussi, ne sont pas renforcés. »

« PROTOCOLE ADDITIONNEL »

Autre source dinquiétudes : le principe de « concurrence libre et non faussée », qui avait concentré le feu des critiques lors de la campagne référendaire en 2005. « Si lobjectif de concurrence libre et non faussée a été supprimé du traité lui-même, le concept est repris à maintes reprises dans le traité sur le fonctionnement de lUE et fait lobjet dun protocole additionnel », précise la confédération, en

remarquant que « la clause de non-atteinte à la libre concurrence reste la règle générale applicable aux services publics », ce qui « renvoie tous les secteurs des transports, de la communication, de la santé et de lénergie à la logique concurrentielle ».

Une logique qui tourne le dos, conclut le communiqué, à « la définition dune véritable Europe sociale et démocratique qui permettrait de développer de grands projets communs comme dans les domaines de lénergie, de la recherche, de la formation, des grands équipements collectifs ».

R. M.

Voir notre dossier Traité européen

 

vendredi 09 novembre 2007, a 22:53
Arrêtez la chasse aux sorcières !
 

Luttes et victoires politiques en Europe et dans le Monde

Arrêtez la chasse aux sorcières judiciaire et politique contre les communistes hongrois  Jeudi 08 Novembre 2007 - 13:45

Après l'interdiction des Jeunesses communistes tchèques, des menaces d'emprisonnement contre les dirigeants du Parti communiste ouvrier hongrois. 56 partis communistes et progressistes du monde entier appel à la solidarité internationale avec les communistes hongrois.

Arrêtez la chasse aux sorcières judiciaire et politique contre les communistes hongrois
Nous, partis signataires, avons pris connaissance avec vive préoccupation de la menace d'emprisonnement encourue par l'ensemble de la direction du Parti communiste ouvrier hongrois (PCOH) pour « diffamation sur la place publique ».

Notre conviction est que poursuivre des dirigeants politiques en justice et interdire leurs partis est l'oeuvre de dictatures, non de démocraties. L'acte des autorités hongroises se situe en violation de toutes les normes démocratiques.

Nous condamnons fermement la persécution politique menée par les autorités judiciaires à l'encontre du PCOH. Elle se place dans la chasse aux sorcières anticommuniste contre les communistes en Europe et contre tous ceux qui combattent les privatisations des hôpitaux et des écoles, les coupes sombres dans les dépenses sociales et les autres formes de la politique néo-libérale.

Nous regardons cette manoeuvre manifeste des autorités hongroises comme une attaque revancharde contre les communistes hongrois. Nous appelons à la solidarité internationale pour la défense des droits civils et politiques du PCOH. Nous exigeons l'arrêt immédiat de la procédure visant les dirigeants des communistes hongrois.

Nous appelons le Premier ministre Gyurcsany et le gouvernement de la Hongrie à se sortir de l'abîme et à rester fidèles à leurs promesses de garantir la liberté politique, en annulant toutes les charges qui pèsent sur la direction du PCOH.

Pour information, le premier ministre Gyurcsany a commencé sa carrière politique comme secrétaire des jeunesses communistes avant de devenir millionnaire après 1990 et d'infliger depuis 2004 en tant que premier ministre une politique ouvertement thatchérienne.

Les partis signataires : Parti communiste d'Albanie ;Parti communiste d'Argentine; Tribune progressiste du Bahrein ; Parti communiste du Bangladesh ; Parti communiste du Bélarus ; Parti communiste du Brésil (PCdoB) ; Parti du Travail de Belgique ; Parti communiste de Bolivie ; Parti communiste ouvrier de Bosnie-Herzégovine ; Parti communiste de Grande-Bretagne ; Nouveau Parti communiste de Grande-Bretagne ; Parti communiste du Canada ; Parti socialiste des travailleurs de Croatie ; Parti communiste de Cuba ; Parti communiste de Bohême et la Moravie, République tchèque ; AKEL, Chypre ; Parti communiste au Danemark, KPiD ; Parti communiste de Finlande ; Parti communiste français PCF ; Parti communiste allemand DKP ; Parti communiste de Grèce KKE ; Parti communiste ouvrier de Hongrie ; Parti communiste de l'Inde ; Parti communiste de l'Inde (marxiste) ; Parti Tudeh d'Iran ; Parti communiste irakien ; Parti communiste d'Irlande ; Parti communiste d'Israël ; Parti des communistes italiens, PdCI ; Parti communiste jordanien ; Parti socialiste de Lettonie ; Parti socialiste de Lituanie ; Parti communiste libanais ; Parti communiste du Luxembourg ; Parti des communistes, Mexique ; Nouveau Parti communiste des Pays-Bas ; Parti communiste de Norvège ; Parti du Peuple, Panama ; Parti communiste du Pérou ; Parti communiste de Pologne ; Parti communiste portugais ; PKP - 1930, Parti communiste philippin ; Parti de l'alliance socialiste, Roumanie ; Parti communiste de la Fédération de Russie ; Nouveau Parti communiste de Yougoslavie, Serbie ; Parti communiste de Slovaquie ; Parti des communistes de Catalogne, Espagne ; Parti communiste des peuples d'Espagne ; Parti communiste du Sri Lanka ; Parti communiste soudanais ; Parti communiste sud-africain ; Parti communiste de Suède ; Parti communiste syrien ; Parti communiste de Turquie ; Parti du Travail, Turquie.

 

vendredi 09 novembre 2007, a 22:23
ARNAQUE !
 


Médecine du travail: l'arnaque du MEDEF

Patronat . Après l�affaire de la «�caisse noire�» antigrève de l�UIMM, les branches locales du MEDEF sont suspectées d�utiliser à leur profit des fonds destinés à la médecine du travail.

«�S�il doit y avoir une opération "mains propres", cela ne s�arrêtera pas à l�UIMM, pronostiquait il y a quelques semaines un ancien dirigeant patronal. Les MEDEF locaux n�ont plus d�argent parce que les grandes entreprises préfèrent cotiser aux fédérations professionnelles. Les pompes à finance, c�est la formation et la médecine du travail.�» Hier, avec la publication d�une enquête conjointe de France Inter et du site Web Rue 89, le MEDEF s�est retrouvé contraint de patauger dans les mêmes marécages que sa principale fédération professionnelle, l�UIMM.�Selon nos confrères, «�l�argent de la santé des salariés finance les comités locaux du patronat�». Leur enquête pointe le phénomène, «�très en vogue dans les Hauts-de-Seine�», du «�financement en sous-main des biens immobiliers du MEDEF�» par le biais de complexes montages financiers, et livre plusieurs exemples de détournements�: un service médical interentreprises passant avec le MEDEF une convention qui stipule que la médecine du travail prendra en charge les frais de secrétariat, la moitié d�un salaire d�un cadre du patronat local, ainsi que le véhicule de l�organisation�; des versements de «�salaires�» indus pour des entrepreneurs locaux gestionnaires de l�association de médecine du travail, ainsi que la prise en charge de voyages�

Simples faits divers ou véritable système de financement occulte des déclinaisons territoriales du MEDEF�? Hier, en marge d�une rencontre sur le handicap, Hugues-Arnaud Mayer, figure de proue des MEDEF territoriaux et proche de Laurence Parisot, a, sous l�oeil de Cathy Kopp - la remplaçante de Denis Gautier-Sauvagnac pour les négociations sur le marché du travail�-, affirmé ne pas avoir connaissance de détournements et contesté l�idée d�un «�système de financement�» des branches locales du MEDEF par le biais de la médecine du travail. «�La kyrielle d�associations qui couvrent le territoire ne sont pas sous l�autorité du MEDEF, avance-t-il. On nous révèle supposément des cas particuliers, mais la médecine du travail n�est pas sous le contrôle des MEDEF territoriaux. Ce sont des associations d�entrepreneurs qui gèrent les associations dont on nous parle. Il n�y a pas de liens structurels entre un MEDEF local et la médecine du travail de son territoire� On n�a pas de liens systémiques et si certains collègues ont fait des choses répréhensibles, avec la présidente qu�on a à la tête du MEDEF, je suis sûr que ça ne va pas se passer comme ça�! Pour l�heure, je peux affirmer que pas un centime n�a servi à un MEDEF territorial. Si des personnes physiques se sont mal comportées, c�est évident que ça n�est pas compatible avec des fonctions dans des MEDEF territoriaux⦠»

S�il n�y a pas de «�liens structurels�» entre le MEDEF et les services interentreprises de médecine du travail (SIEMT), ces organisations sont souvent tellement imbriquées que leurs intérêts finissent par se confondre. C�est bien le patronat, CGPME ou le plus souvent MEDEF, qui gère la médecine du travail�: les SIEMT sont des associations loi 1901, présidées par un patron qui est le plus souvent un ponte local du MEDEF. C�est lui, via le conseil d�administration formé de deux tiers d�employeurs, qui décide du montant des cotisations versées par les entreprises adhérentes, explique Mireille Chevalier, secrétaire générale du SNPST (personnels de la médecine du travail). Ce médecin n�a jamais été témoin de détournements de fonds, mais ne serait «�pas étonnée�» qu�ils aient lieu�: «�C�est tentant.�»

En revanche, elle décrit des relations incestueuses entre les SIEMT et les MEDEF locaux�: «�Il n�est pas rare que des SIEMT partagent des locaux avec le MEDEF, leur paient des loyers, et il est fréquent que des services, comme à Poitiers ou à Angoulême, cotisent, en tant qu�organisme patronal, directement au MEDEF.�»

«�Ces dérives sont de notoriété publique�», rappelle François Desriaux, rédacteur en chef de la revue Santé et Travail. «�Quand on a les mêmes locaux, les mêmes patrons,

le même secrétariat�», il est facile d�organiser une comptabilité trouble. «�Certes, cette affaire pose le problème du financement du MEDEF via des officines, mais cela pose avant tout le problème de la médecine du travail au regard de ses missions, poursuit François Desriaux. La gestion patronale pollue l�objet même de la médecine du travail.�»

Mireille Chevalier relève qu�en même temps qu�ils fixent les taux de cotisation, les conseils d�administration des services de médecine du travail «�réduisent au maximum les coûts, ce qui est une atteinte à notre efficacité, sinon à notre indépendance�». Ces détournements n�en sont pas la seule cause, mais «�ils interviennent dans un contexte où les services n�ont pas les moyens financiers à la hauteur de leurs missions�: c�est peu de dire que les directeurs n�ont pas la fibre préventive�». Résultat�: des embauches bloquées, ou des médecins forcés d�aller quémander des fonds à l��tat ou à l�assurance maladie pour mener des enquêtes épidémiologiques. «�En région parisienne, où des services de médecine du travail sont en concurrence sur un territoire, les financements sont encore plus serrés, et la situation, catastrophique.�»

«�Que fait la police�?�» interroge François Desriaux. Il pointe la «�faiblesse syndicale�» qui fait que le rôle de contre-pouvoir des commissions de contrôle n�est pas assuré. Et rappelle que la police, c�est l��tat, «�via la direction générale du travail, qui est chargé de délivrer un agrément, et a la possibilité d�infliger des sanctions�» aux SIEMT, dont la gestion connaîtrait des dérives. De ce côté-là, «�il y a une carence manifeste�».

Après avoir donné le sentiment d�hésiter sur la conduite à tenir pendant quelques semaines, Laurence Parisot avait, malgré les liens organiques, idéologiques et financiers entre leurs organisations, décidé d�établir un «�cordon sanitaire�» autour de Denis Gautier-Sauvagnac, numéro deux du MEDEF et président délégué général de l�UIMM� 22 millions d�euros retirés en liquide sur les comptes de l�UIMM entre 2000 et 2007 afin de «�fluidifier les relations sociales�»�? «�Un secret de famille que nous ignorions complètement�», affirme la présidente du MEDEF, en admettant dans un splendide oxymore que «�beaucoup savaient inconsciemment�». Une «�caisse noire�» de 600 millions d�euros pour casser les grèves�? «�Ubuesque�», rétorque Laurence Parisot. Et si, à travers la mise en lumière des relations incestueuses entre le patronat et la médecine du travail, le père Ubu venait de s�inviter à la grande table du MEDEF�?

Lucy Bateman et Thomas Lemahieu

l' Huma du 08 / 11 / 07

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vendredi 09 novembre 2007, a 21:55
L' HUMANITE DIMANCHE .
 

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vendredi 09 novembre 2007, a 21:30
Exonération ?
 


Exonération des cotisations sociales pour sauver la pêche

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"Chaque fois que vous entendrez parler dexonérations de cotisations sociales, tendez loreille !" Cest le souvenir que jai dune intervention dune personne dATTAC lors dune réunion sur le devenir de notre système de protection sociale. M. Sarkozy a proposé aux pécheurs de les exonérer de ces cotisations pendant 6 mois renouvelable pour faire face à laugmentation du fuel.

1- Le président va chercher dans une caisse qui ne lui appartient pas que je sache. Car ces cotisations appartiennent à nos organismes sociaux.A moins quil ait prévu que létat vienne compenser ce manque à gagner ce dont je doute car jusquà présent il ne la pas fait pour les diverses exonérations déjà existantes. Il y a peu on parlait de 20 milliards.

2-En mettant en avant ce type de mesure on continue de diffuser lidée que les "charges" sociales sont la cause de tous nos maux. La preuve de lefficacité de cette propagande est que dans un premier temps les pêcheurs ont plutôt étaient satisfaits. Mais heureusement, ils ont fait tourner les calculettes et se sont rendus compte que cette mesure correspondait à une économie de 4cts/litre de fuel. Alors, que lenjeu est de 20 cts/litre.

Il me semble que cet exemple significatif pourait nous servir pour lutter contre lidée de plus en plus matraquée quil nous faut renoncer à une partie de notre protection sociale basée su la solidarité pour améliorer la compétitivité des entreprises.



De : Guméry
vendredi 9 novembre 2007
 

vendredi 09 novembre 2007, a 21:13
206 %
 

206%daugmentation pour un NANTI. CHICHE !

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Cheminot retraité, je perçois ma pension chaque trimestre. Pour la période allant du 01/10 au 31/12/2007, ma retraite trimetrielle est de 3263,76 soit 1087,76 par mois pour vivre à deux. Il paraît que nous sommes en dessous du seuil de pauvreté, mais il y a pire !

Jajoute quil y a des salaires inférieurs au mien puisque dans ma filière, jai fini au grade le plus élevé.

Puisque le Président aime se coltiner avec ses adversaires de classe, quil vienne donc discuter avec le "privilégié" que je suis, loin des caméras, de ses journaleux et de ses flics de services. Jaimerais lui dire entre quatre yeux ce qua été le vécu professionnel dun nanti. Je voudrais pouvoir dire à ce gosse de riche, en présence de gueux de mon espèce ce que furent les conditions de travail, de pénibilité, de dangerosité vécues en qualité dagent de manoeuvre pour finalement percevoir une retraite dérisoire.

Jaimerais lui cracher ma colère au visage, lui dire que, comme des milliers de pauvres gens, je ne vais plus pouvoir me soigner alors que jen ai un besoin vital. Que chaque mois, je dois compter pour men sortir. Que si comme lui, je prônais les bonnes manières, je montrerais dabord lexemple alors que Napoléon Sarkozy, le nouvel empereur et ses féaux serviteurs font le contraire.

La réforme des régimes spéciaux(les boucs émissaires) minquiète. En effet, Sarkozy veut instaurer un système de décotes qui pénaliserait ceux qui nont pas réussi à cotiser suffisamment.

Pour raisons de santé, des milliers de cheminots ont été réformés. Certains lont été parce quils ont travaillé dur et sont usés par les années de labeur passées dans des triages archaïques, relevant de lépoque de Germinal.

Ayant été victime dun propriétaire véreux, jai déménagé. L"honnête" homme se revendique volontiers des idées nauséabondes du hideux le Pen, ceci avant que le fils spirituel de lévangéliste Georges Bush ne soit élu président de lactuelle république bananière. Cet ancien déménageur à la retraite, dont des "mauvaises langues" disent quil a fait fortune dans des conditions douteuses se fait tirer loreille pour me rembourser mes plus de 700 de caution. Une bricole ! Voilà une crapule qui pourrait bien profiter de laubaine que nos amis facteurs vont peut-être lui "offrir" si à leur tour, ils décident de se mettre en grève reconductible après le 20novembre prochain. Le vieux grigou a jusquau 28/11 pour me rendre cette caution tant attendue.

Monsieur le grand décideur, vous qui êtes aux affaires de lEtat et qui avez décidé si généreuseument de vous allouer 206% daugmentation, croyez-vous que je sois un privilégié et que je ne peux prétendre vivre décemment ma retraite?

Pensez-vous que le retraité pour invalidité, la racaille que je suis ne mérite rien dautre quun coup de Karcher si, pour raisons évidentes de santé, il mest impossible de retourner à mon travail daccrocheur de wagons et de voltigeur?

Je ne voudrais pas oublier un "détail" dimportance : comme leurs aînés, mes camarades cheminots vont se battre pour défendre nos acquis dont la plupart sont issus des combats de la Résistance où tant de nos anciens ont saccrifié leurs vies.

Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple desclaves...

Un "nanti" à 1087,76 nets par mois contre un privilégié qui va peser 20858 bruts par mois, (250.302 bruts par an) à compter du 01/01/2008. Cela représente une augmentation de la rémunération de plus de trois fois son traitement actuel.

Honte à vous. Continuer de provoquer les humbles et ceux-ci vont finir par rosser votre tête à claques. A quand ce moment mémorable? Jacques Tourtaux



De : Jacques Tourtaux
vendredi 9 novembre 2007
 

vendredi 09 novembre 2007, a 20:58
Pouvoir d'achat .
 

Pouvoir dachat : La gifle au « candidat de la feuille de paye »

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 9 novembre

Selon le journal Le Parisien, 71% des français ne croient pas à la capacité du gouvernement dagir sur le pouvoir dachat. Cest une véritable gifle pour un Président qui a échoué sur sa première priorité.

Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy sétait auto-proclamé « candidat de la feuille de paye ». Mais peut-être fallait-il comprendre le candidat de sa feuille de paye. En effet, un an plus tard, seul le salaire du Président de la République a triplé. Le gouvernement dispose pourtant de nombreux leviers pour agir : augmentation du SMIC et de minima sociaux ou encore augmentation des traitements dans la fonction publique, comme le demandent les fonctionnaires qui se mobiliseront le 20 novembre prochain.

Manifestement, plutôt que de répondre aux attentes des français, le gouvernement préfère engager lépreuve de force. A linstar des nombreuses mobilisations en cours, le Parti communiste français apporte son soutien le plus massif. Le gouvernement doit accéder à leur revendication, et cela sans tarder.

Parti communiste français

Paris, le 9 novembre 2007

 

vendredi 09 novembre 2007, a 18:55
REporté pour cause de gève .
 

- Attention ! - « Forum national pour un développement durable et solidaire Â» reporté pour cause de grève

Chers amis,chères amies
Chers, chères camarades

Compte tenu du mot dâordre de grève reconductible à partir du 14 novembre, lancé par plusieurs syndicats de la SNCF, nous avons décidé de ne pas tenir le Forum national pour le développement durable et solidaire les 16 et 17 novembre prochains, mais de le déplacer à une date ultérieure, pendant le débat parlementaire concernant la loi de programmation sur les questions de développement durable.Nous vous préviendrons dès que la nouvelle date sera fixée.

Par ailleurs nous souhaitons un plein succès aux cheminots et autres salariés dans lâaction.

Cordialement
Alain Hayot

 

jeudi 08 novembre 2007, a 21:18
Parti Communiste Francais : BFMTV .
 

Vidéo
 

mercredi 07 novembre 2007, a 21:05
Europe
 

  Europe / référendum : Le PCF appelle la gauche à gagner le référendum contre le traité Sarkozy

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 7 novembre

Le parti socialiste sest prononcé hier pour la ratification du traité institutionnel européen en se gardant bien de proposer sa ratification par voie référendaire.

Il est dommageable que la gauche ne saccorde pas sur ce qui paraît être pour le moins une évidence : les français ont le droit de donner leur avis sur le traité sarkozy qui nest quun passage en contrebande de la constitution européenne déjà refusé une première fois, le 29 mai 2005. La précipitation du Président de la république à ratifier par voie parlementaire, la peur de lancien camp du OUI à affronter le jugement des français, le début de mobilisation en Europe démontrent, sil en était encore besoin, que les conditions politiques qui ont fait que 55% des français refusent le carcan ultra-libéral européen nont décidément pas changé.

Aussi, plus que jamais, le PCF mobilise et lance sa campagne nationale pour refuser ce déni de démocratie. Une semaine nationale daction est prévue pour recueillir des signatures sur une pétition en faveur dun référendum. Elle aura lieu du 10 au 18 novembre.

Le PCF appelle, tous les hommes et femmes de progrès, communistes, socialistes, écologistes, républicains, alter-mondialistes et militants dextrême-gauche, tous ceux qui veulent une Europe sociale et démocratique à se rassembler pour gagner un référendum en France et en europe.

Parti communiste français

Paris, le 7 novembre 2007


mardi 06 novembre 2007, a 21:47
Sarkozy aux Etats-Unis .
 

Sarkozy aux Etats-Unis : La fascination du modèle américain

Mis en ligne : 6 novembre Peut-être faudrait-il, en s’y prenant en douceur, prévenir Sarkozy. Non, Bush n’est pas et ne sera jamais l’un des grands dirigeants dont pourrait rêver la planète. En tout cas, s’il n’est pas encore out, il n’est certainement plus in. Le Chef de l’Etat sera-t-il l’un des derniers au monde à s’en apercevoir ? Se faire adouber par lui, c’est l’être par un sabre en bois. L’Amérique est une grande nation, d’un dynamisme et d’une créativité à maints égards remarquables. C’est constitutionnellement – moins dans les faits- une grande démocratie. Mais la « passion américaine Â» du président français a quelque chose de compulsif. On se souvient de sa première visite à Bush au cours de laquelle il s’était donné l’air du second de la classe qui fayote auprès du maître pour devenir le premier, comme de ses vacances luxueuses avec barbecue chez les Bush.

Cette nouvelle visite se veut totalement politique. Il s’agit très clairement de signifier à la France et un peu aux Américains, dont on peut pourtant parier qu’ils ne s’en préoccupent guère, qu’une page est tournée, de De Gaulle à de Villepin intervenant à l’ONU, contre la guerre en Irak. Petit doigt sur la couture du pantalon dans l’Otan. Mano à mano sur le nucléaire iranien avec les dangers que cela comporte. Souvenons nous de l’assurance à ce propos de l’atlantiste Kouchner voici quelques semaines, répondant à un journaliste : Â»La guerre, monsieur, la guerre ! Â».

Étrange démarche tout de même et drôle de contretemps quand l’opinion américaine doute comme jamais de l’acharnement de son président dans sa politique irakienne, quand le Congrès lui dispute de nouveaux crédits, quand l’image des Etats-Unis dans le monde n’est déjà plus ce qu’elle fut après l’effondrement de l’URSS et que le monde unipolaire, sous leur direction, semble déjà derrière nous, quoi qu’il en soit de leur puissance économique et militaire comme de leurs réseaux d’influence. Qui pourrait croire encore que les USA et Bush emmènent le monde entier vers des lendemains qui chantent ?

Sarkozy lui même n’y croit sans doute pas. On l’espère du moins. Mais sa fascination pour le modèle américain vu avec des Ray Ban est ailleurs et totalement idéologique. Pour lui, c’est le symbole même d’une autre culture qui célèbre la richesse, la réussite personnelle et occulte les solidarités. C’est un pays ou semblent s’appliquer ces mots de Baudelaire : Â»La justice fera bien interdire les citoyens qui n’auront pas su faire fortune Â». A-t-on oublié qu’il avait déjà vanté voici quelques années la « tolérance zéro Â» à New York, laquelle avait nettoyé la ville de ses pauvres...pour les mettre plus loin. Un bon coup de Karcher. Ce qui l’inspire, c’est une économie où la recherche du profit s’applique à l’ensemble de la société comme à la maladie et jusqu’à la mort.

Un pays sans vraie sécurité sociale, sans vrai système de retraite, où les personnes âgées modestes doivent trimer pour s’en sortir et où la pauvreté grandit en silence quand s’étale l’insolence des fortunes. Les USA ne sauraient se réduire à cela mais c’est cela que Sarkozy y cherche, alors même que ce modèle s’essouffle et que l’économie mondiale en souffre. C’est bien la crise là bas, de l’immobilier, avec les terribles souffrances sociales et humaines provoquées par les subprimes qui a déclenché une crise boursière dont nul ne peut assurer qu’elle est terminée, avec faillites en cascade et licenciements en rapport. Entre autres.

Faudrait-il rappeler à Sarkozy que l’histoire politique et sociale de la France n’est pas celle des Etats Unis ? A moins qu’il ne s’en aperçoive très vite.

 

mardi 06 novembre 2007, a 21:25
Merci mesdames et messieurs les députés socialistes .
 

Traité modificatif de l’UE : inacceptable par sa méthode et pour son contenu !
Merci mesdames et messsieurs les députés socialistes ( pas tous ) d'apporter votre concours à l'adoption de ce nouveau TCE qui en fait n'a pas changé fondamentalement depuis 2005 . Merci pour le peuple Français qui à démocratiquement rejeté ce texte voici 3 ans par référendum à 55 % . Merci de joindre vos voix à celles de la droite et de Sarkozy meme si vous choisissez l'abstention vous participerez à un grand recul social en Europe .Et ne nous dites pas que vous votez OUI pour sauver l'Europe en votant OUI vous enfoncer notre pays et les autres dans un libéralisme sans freins . Vous n'avez pas respecté le vote des Français et vous risquez de le payer plus tard avec le peuple de gauche . Pour ce qui concerne le parti communiste nous continueront à réclamer jusqu'au bout avec toute la gauche du NON la tenue d'un référendum . Avec une telle décision du PS ,Sarkozy à de beaux jours devant lui ! La gauche du NON doit quant à elle appeler à la résistance au libéralisme daus tout le pays . �

mardi 06 novembre 2007, a 21:09
Traité modificatif de l' UE .
 

Traité modificatif de l’UE : inacceptable par sa méthode et pour son contenu !

Mis en ligne : 6 novembre Plusieurs centaines de pages avec 297 modifications des traités existants, douze protocoles et quelques dizaines de projets de déclarations ayant la même valeur juridique que les traités, tel se présente le « traité modificatif » de l’Union européenne. Il ne s’agira pas ici d’en faire un commentaire exhaustif, un certain nombre de sujets étant volontairement non traités, mais d’en indiquer quelques points et de porter un jugement d’ensemble. Sommaire Une méthode à l’encontre de (...)Un contenu dans le prolongemenCombattre ce traité, exiger un Une méthode à l’encontre de tout débat démocratique La déclaration commune des gouvernements de l’Union, adoptée à Berlin lors des célébrations du cinquantenaire du traité de Rome, se fixait comme objectif « d’asseoir l’Union européenne sur des bases communes rénovées d’ici les élections au Parlement européen de 2009 ». Tout devait donc être fait pour que les élections européennes ne soient pas un moment de débat politique sur l’avenir de l’Union. Le Conseil Européen des 21 et 22 juin a confirmé cet agenda. Ce Conseil européen a reproduit les pires moments de la construction européenne en offrant le spectacle d’une négociation à huis clos dont, une fois de plus, les termes échappaient aux citoyens de l’Union.

Un mois plus tard, la présidence portugaise remet un projet qui doit être adopté les 18 et 19 octobre par le Conseil. En deux mois à peine, tout serait bouclé. La rapidité avec laquelle cette affaire a été bâclée en dit long sur la conception de l’Europe et de la démocratie qui anime les dirigeants européens. Le double non français et néerlandais au TCE était, en autres choses, un refus de la méthode avec laquelle l’Europe avait été construite : négociation secrète entre Etats, absence de transparence sur le contenu des enjeux, refus du débat public.

On aurait pu croire que suite à l’épisode du Traité constitutionnel européen (TCE), les gouvernements allaient au moins ne plus reproduire ce type de comportements. C’est le contraire qui a eu lieu et nous assistons à la manifestation d’une volonté d’exclure les citoyens européens de tout débat sur l’avenir de l’Union. Visiblement le double non français et néerlandais a à ce point effrayé les dirigeants européens qu’ils ne veulent plus prendre le moindre risque : tout doit être fait très vite pour prendre de vitesse une éventuelle réaction citoyenne. Et évidemment, on pourra compter sur les doigts de la main les gouvernements qui oseront faire ratifier un tel traité par référendum. La France n’en fera pas partie a d’ores et déjà décidé le nouveau président de la République.

Cette méthode est inacceptable et va à l’encontre des exigences de nombre de mouvements citoyens en Europe comme, par exemple, les Attac d’Europe qui préconisent qu’une « assemblée nouvelle et démocratique, élue directement par les citoyens de tous les États membres, sera mandatée pour élaborer un nouveau projet de traité, avec la participation effective des Parlements nationaux » et que « tout nouveau traité devra être soumis à référendum dans tous les États membres ».

Un contenu dans le prolongement des orientations antérieures Le « traité modificatif » modifie les deux traités existant, le traité sur l’Union européenne (TUE) et le traité instituant la communauté européenne qui prend le nom de « Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne » (TFUE). Rappelons que le traité sur l’Union européenne est le traité de Maastricht modifié par celui d’Amsterdam et de Nice et que le traité instituant la communauté européenne est celui de Rome modifié par les traités successifs depuis 1957.

Le préambule du TUE a été modifié par l’ajout d’un considérant qui indique que l’Union doit s’inspirer de l’héritage religieux de l’Europe. Si une telle référence devait persister, ce serait une victoire pour les courants obscurantistes et un recul idéologique très important. Nous devons exiger du président de la République que la France mette son veto à une telle formulation en contradiction avec le principe de laïcité.

Concurrence

La presse a fait grand cas du « succès » remporté par Nicolas Sarkozy qui a obtenu que l’expression « concurrence libre et non faussée » n’apparaisse pas comme un objectif de l’Union. Il s’agit certes d’une victoire symbolique des partisans du non au TCE et les victoires symboliques ne sont pas négligeables car elles légitiment un combat. Cela aura-t-il la moindre conséquence concrète ?

Le principe de concurrence reste présent dans nombre d’articles des traités. Citons par exemple l’article 105 maintenu dans le TFUE qui affirme « le principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre ». Il est de plus au coeur de la plupart des actes législatifs européens qui restent en vigueur, ceux notamment libéralisant les services publics.

Enfin, pour éviter toute fausse interprétation, le protocole n° 6 rappelle clairement le principe applicable en la matière : « le marché intérieur tel qu’il est défini à l’article [I-3] du traité sur l’Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée ». L’article [I-3] porte sur les objectifs de l’Union. C’est ainsi que la concurrence non faussée est réintroduite dans les objectifs de l’Union d’où elle semblait avoir disparu. Pour enfoncer le clou, et bien montrer qu’il ne s’agit pas d’un objectif théorique, le protocole n° 6 indique qu’à cet effet, « l’Union prend, si nécessaire, des mesures dans le cadre des dispositions des traités ».

On le voit, la force du droit de la concurrence reste identique. Il reste le droit organisateur de l’Union, un droit normatif, véritable droit « constitutionnel » qui réduit la plupart du temps les autres textes européens à être des déclarations d’intention sans portée opérationnelle pratique.

Une modification de l’article 93 dans le TFUE, qui porte sur l’harmonisation fiscale, en autres sur celle des législations relatives aux taxes sur le chiffre d’affaires, indique que cette harmonisation doit se faire afin « d’éviter les distorsions de concurrence ». Cependant cette procédure d’harmonisation reste soumise à l’unanimité des Etats. Au-delà même du fait qu’il aurait fallu préciser dans quel sens elle devait se faire, puisque certains Etats n’ont pas d’impôt sur les sociétés, une telle harmonisation n’est donc pas près de voir le jour.

Politique commerciale / circulation des capitaux

La politique commerciale de l’Union se fixe pour objectif « d’encourager l’intégration de tous les pays dans l’économie mondiale, y compris par la suppression progressive des obstacles au commerce international » (nouvel article 10A TUE). Le libre-échange généralisé reste l’horizon indépassable des politiques européennes.

Cet objectif est affirmé de façon élargie par l’article 188 B du TFUE qui indique que l’Union « contribue (…) à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres ». Cet article modifie la rédaction actuelle dans le sens d’une encore plus grande libéralisation : les investissements étrangers directs et le« et autres » n’apparaissaient pas dans l’article initial. Cette dernière expression renvoie aux « obstacles non tarifaires au commerce » tels que les normes environnementales ou la protection des consommateurs qui sont la cible des politiques de libéralisation menées, en autres, par l’OMC.

L’unanimité des Etats est cependant requise pour la conclusion d’accords commerciaux dans « le domaine des services culturels et audiovisuels lorsque ces accords risquent de porter atteinte à la diversité culturelle et linguistique de l’Union » et « dans le domaine du commerce des services sociaux, d’éducation et de santé, lorsque ces accords risquent de perturber gravement l’organisation de ces services au niveau national ». Une question reste cependant sans réponse : qui va décider que les risques évoqués existent ?

Le traité modificatif ne touche évidemment pas à la liberté de circulation des capitaux, non seulement entre les Etats membres, mais aussi entre ceux-ci et des pays tiers (art 56 TFUE) et l’unanimité des Etats reste requise pour toute mesure visant à restreindre la libéralisation des mouvements de capitaux (art. 57-3 TFUE).

Rôle de la BCE / politique économique

La stabilité des prix fait maintenant partie des objectifs de l’Union (art. 3 TUE modifié). On peut remarquer que dans le TUE actuel, la stabilité des prix n’apparaissait pas parmi les objectifs de l’Union. C’était simplement un objectif de la Banque centrale européenne (BCE) indiqué dans l’article 105 du traité instituant la communauté européenne. Si son rajout comme objectif de l’Union ne changera rien en pratique, il n’en est pas moins symbolique, ce d’autant plus que rien n’est évidemment dit au sujet de l’inflation sur les actifs financiers qui est pourtant une des causes des dysfonctionnements de l’économie mondiale. Cet article 105 est maintenu dans le TFUE et, en outre, un nouvel article 245 bis portant sur la BCE réaffirme encore cet objectif pour enfoncer le clou si besoin était.

L’indépendance de la BCE est évidemment maintenue (art.108 TFUE) et elle aura comme seul objectif le maintien de la stabilité des prix, contrairement au autres banques centrales.

La Déclaration 17 réaffirme « son attachement (de la CIG) à la stratégie de Lisbonne » et préconise le renforcement de la compétitivité. Elle invite « à une restructuration des recettes et des dépenses publiques, tout en respectant la discipline budgétaire conformément aux traités et au Pacte de stabilité et de croissance ». Elle fixe comme objectif « de parvenir progressivement à un excédent budgétaire en période de conjoncture favorable ». Bref, la doxa néolibérale habituelle aggravée par l’objectif d’atteindre un excédent budgétaire.

Politique de sécurité et de défense

La défense commune de l’Union n’est envisagée que dans le cadre de l’OTAN. Le lien à l’OTAN est renforcé. La formulation actuelle (art. 17-4 TUE) indique que la coopération dans le cadre de l’OTAN ne peut avoir lieu que « dans la mesure où cette coopération ne contrevient pas à celle qui est prévue au présent titre ni ne l’entrave ». La nouvelle formulation lie plus étroitement une future défense européenne à l’OTAN : « Les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, qui reste pour les Etats qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en oeuvre » (futur article 27-7 TUE).

Le protocole n° 4 enfonce le clou, « rappelant que la politique de sécurité et de défense commune de l’Union respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique Nord » et « qu’un rôle plus affirmé de l’Union en matière de sécurité et de défense contribuera à la vitalité d’un alliance atlantique rénovée ».

Le militarisme est officiellement encouragé : « Les Etats membres s’engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires » (futur art. 27-3 TUE). Ce doit être d’ailleurs le seul endroit où le traité encourage les Etats à augmenter leurs dépenses publiques !

Au nom de la lutte contre le terrorisme, les interventions militaires à l’étranger sont encouragées : « Toutes ces missions peuvent contribuer à la lutte contre le terrorisme, y compris par le soutien apporté à des pays tiers pour combattre le terrorisme sur leur territoire » (futur art. 28 TUE). Un tel article autorise, de fait, toutes les aventures militaires.

Charte des droits fondamentaux

La Charte des droits fondamentaux n’a pas été intégrée au traité modificatif. La Déclaration n°11 indique qu’elle « sera proclamée solennellement par le Parlement européen, le Conseil et la Commission le jour de la signature » des deux traités modifiés. Cette même déclaration en reprend le texte. L’article 6 du TUE sur les droits fondamentaux a été réécrit pour y intégrer son existence qui « a la même valeur juridique que les traités ». La Charte sera donc « juridiquement contraignante » (Déclaration 31). Tout le problème est de savoir jusqu’à quel point.

En effet, les droits sociaux qui y sont contenus sont de très faible portée. Ainsi, le droit au travail et à l’emploi n’existe pas et seul apparaît le « droit de travailler ». Le droit à la protection sociale est remplacé par un simple « droit d’accès aux prestations de sécurité sociale et aux services sociaux » . Ce texte est ainsi en retrait par rapport à la Déclaration universelle des droits de l’homme et à la Constitution française. Cette dernière affirme que « chacun a le droit d’obtenir un emploi » et que « (la nation) garantit à tous la protection de la santé, la sécurité matérielle ». Certes, pour être appliqués, ces droits demandent un combat quotidien, mais ils ont le mérite d’exister.

D’autres sujets posent encore plus de problèmes. Le droit à l’avortement et à la contraception ne sont pas reconnus par la Charte. Dans ce cadre, on peut craindre que la réaffirmation du « droit à la vie » ne soit utilisée par certains pour les contester devant la Cour de justice.

Pour l’essentiel, l’application des droits contenus dans cette Charte est renvoyée aux « pratiques et législations nationales ». Cette charte ne crée donc pas fondamentalement de droit social européen susceptible de rééquilibrer le droit de la concurrence qui restera dominant à l’échelle européenne. Cerise sur le gâteau, des limitations à ces droits peuvent être apportées si elles sont jugées « nécessaires ».

D’ailleurs, pour se prémunir de tout dérapage possible, sa portée est explicitement restreinte. Son texte indique qu’elle « ne crée aucune compétence ni aucune tâche nouvelles pour l’Union et ne modifie pas les compétences et tâches définies dans les traités », phrase reprise, on ne saurait être trop prudent, dans la nouvelle formulation de l’article 6 du TUE et par la Déclaration 31. Plus même, « leur invocation (des dispositions de la Charte) devant le juge n’est admise que pour le contrôle de l’interprétation et la légalité (des actes pris par les institutions de l’Union et des Etats) », ce qui réduit très fortement sa portée juridique.

D’autre part, la Charte indique qu’elle « sera interprétée par les juridictions de l’Union et des Etats membres en prenant dûment en considération les explications établies sous l’autorité du praesidium de la Convention qui a élaboré la Charte et mises à jour sous la responsabilité du praesidium de la Convention européenne ». Ces « explications », rappelées dans la Déclaration 12, restreignent la plupart du temps la portée des droits contenus dans la Charte.

Enfin, le 4ème alinéa de l’article 6 du TUE sur les droits fondamentaux qui indiquait que « L’Union se dote des moyens nécessaires pour atteindre ses objectifs et pour mener ses politiques » a été supprimé, confirmant ainsi que cette Charte risque fortement de ne pas avoir d’impact en matière de politiques publiques européennes.

Malgré toutes ces précautions, ce texte est encore de trop pour certains gouvernements. Ainsi le Royaume-Uni a obtenu d’en être dispensé (Protocole n°7) et la Pologne et l’Irlande envisagent de faire de même.

Services publics

L’article 16 du traité instituant la communauté européenne reconnaît les services d’intérêt économique général (SIEG) comme une « valeur commune de l’Union » et indique que l’Union et ses Etats membres « veillent à ce que ces services fonctionnent sur la bases de principes et dans des conditions qui leur permettent d’accomplir leurs missions »

Cet article est modifié. Il devient l’article 14 du TFUE. La nouvelle rédaction évoque explicitement la nécessité pour l’Union et ses Etats membres d’assurer les conditions économiques et financières permettant aux SIEG d’assurer leurs missions. De plus, une nouvelle phrase est rajoutée qui indique que « le Parlement européen et le Conseil (…) établissent ces principes et fixent ces conditions ».

Ces modifications sont positives. Elles ne touchent cependant pas à l’essentiel. En effet, la mise en oeuvre de cet article est explicitement soumise aux articles 86 et 87 du traité. Ces articles ont été conservés dans le TFUE. L’article 86 a une portée considérable. Il est mortifère pour les services publics. Ceux-ci sont soumis aux règles de la concurrence. Ils ne peuvent y déroger que si cela n’entrave pas le développement des échanges « dans une mesure contraire à l’intérêt de la Communauté ». C’est la Commission qui est juge des dérogations possibles. La Commission a ainsi tout pouvoir pour ouvrir les services publics à la concurrence. Cet article fournit la base juridique à la libéralisation des services publics. L’article 87 rend, de fait, quasi impossible toute aide d’Etat pour des raisons d’intérêt général.

La référence aux articles 86 et 87 vide, de fait, le nouvel article 14 de toute portée opérationnelle pour développer les services publics.

Le Protocole n° 9 porte sur les services d’intérêt général (SIG). C’est la première fois qu’un texte de portée juridique équivalente aux traités porte sur les SIG. Il porte sur des dispositions interprétatives qui seront annexées au TFUE. L’article premier précise l’article 14 sur les SIEG. Il préconise « un niveau élevé de qualité, de sécurité et d’accessibilité, l’égalité de traitement et la promotion de l’accès universel et des droits pour les utilisateurs ». Il est à craindre que ces formulations générales, déjà rencontrés dans d’autres textes européens, ne pèsent pas lourd face à l’ouverture à la concurrence qui reste la règle pour les SIG.

Apparemment plus novateur, l’article 2 porte sur les SIG : « Les dispositions des traités ne portent en aucune manière atteinte à la compétence des Etats membres relative à la fourniture, à la mise en service et à l’organisation de services non économiques d’intérêt général ». Cet article semble donc protéger les SIG des règles de la concurrence. Le problème vient en fait de la définition des « services non économiques » qui n’est pas présente dans le texte.

Un arrêt de la Cour de justice (C-180-184/98) indique que « constitue une activité économique toute activité consistant à offrir des biens et des services sur un marché donné ». Avec ce type de définition, tout peut quasiment être considéré comme « une activité économique » et donc être soumis au droit de la concurrence et aux règles du marché intérieur. Et de fait, dans un rapport sur les services d’intérêt général, fait à l’occasion du Conseil européen de Laeken à la fin de l’année 2001, la Commission indique qu’il n’est « pas possible d’établir a priori une liste définitive de tous les services d’intérêt général devant être considérés comme non économiques ». Elle indique d’autre part que « la gamme de services pouvant être proposés sur un marché dépend des mutations technologiques, économiques et sociétales », la distinction entre services d’intérêt général et services d’intérêt économique général perdant de sa pertinence.

L’article 2 risque fort, dans ce cadre, de rester sans aucune portée pratique.

Santé/sécurité sociale

L’article 18 modifié du TFUE porte sur le libre droit de circulation dans l’Union pour tout citoyen de l’Union. Un nouveau paragraphe 3 est créé. Il indique qu’à cet effet, « le Conseil, statuant conformément à une procédure législative spéciale, peut arrêter des mesures concernant la sécurité sociale ou la protection sociale ». La portée de cet article est certes limitée et l’unanimité des Etats sera nécessaire. Cependant la plus grande vigilance reste de mise quand on sait la propension de la Commission à se faufiler dans le moindre interstice juridique pour remettre en cause les politiques publiques.

L’article 42 modifié du TFUE porte sur les droits des travailleurs migrants en matière de sécurité sociale. La procédure de l’unanimité des Etats est remplacée par une procédure plus complexe qui permet à un Etat de bloquer momentanément un projet pendant quatre mois.

La déclaration 14 indique que « au cas où un projet d’acte législatif (…) porterait atteinte aux aspects fondamentaux du système de sécurité sociale d’un Etat membre (…) les intérêts dudit Etat membre seront dûment pris en compte ». La nécessité d’une telle déclaration en dit long sur ce qui serait susceptible d’être envisagé !

L’article 176 E du TFUE, qui modifie l’article 152 du traité instituant la communauté européenne, réaffirme la responsabilité des Etats-membres en matière de définition de leur politique de santé, y compris sur le plan des ressources. Il aurait été pourtant utile et nécessaire que le traité indique, au vu de la très grande disparité des systèmes de protection sociale depuis l’élargissement de 2004, des objectifs plus précis de santé publique, un objectif minimal pour la part des dépenses de santé dans le PIB des pays concernés et une perspective de convergence vers le haut des systèmes de protection sociale.

Transports

Le second alinéa de l’article 71 TFUE a été modifié. Sa rédaction actuelle prévoyait que l’unanimité des Etats était nécessaire pour adopter, dans le cadre de la politique commune des transports, des mesures dont l’application était susceptible de porter atteinte au niveau de vie, à l’emploi ou l’exploitation des équipements de transport. La nouvelle rédaction indique simplement que, dans la mise en oeuvre de la politique commune des transports, « il est tenu compte » de ces cas. Un verrou protecteur du service public des transports saute.

Energie

Un titre spécifique est créé dans le TFUE (art. 1176 A). Il se situe « dans le cadre de l’établissement ou du fonctionnement du marché intérieur », c’est-à-dire de la libéralisation du marché de l’énergie. S’il indique vouloir « assurer la sécurité de l’approvisionnement énergétique (…) les économies d’énergie ainsi que le développement des énergies nouvelles et renouvelables », il persiste à vouloir « promouvoir l’interconnexion des réseaux énergétiques » alors même qu’elle peut avoir, et a déjà eu, des conséquences désastreuses avec la multiplication des problèmes créés par la libéralisation du secteur. Le droit à l’énergie n’est même pas mentionné alors même que la libéralisation du secteur s’attaque directement au service public de l’énergie.

Compétences réciproques entre l’Union et les Etats membres

La répartition des compétences entre l’Union et les Etats membres a été précisée. « Toute compétence non attribuée dans les traités appartient aux Etats membres (…) l’Union intervient seulement si, et dans la mesure où, les objectifs de l’action envisagée ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les Etats membres » (nouveaux art. 4 et 5 TUE). Ces principes sont précisés dans les articles 2 à 6 du TFUE.

Trois types de domaines apparaissent : ceux qui relève de la compétence exclusive de l’Union, ceux qui relèvent de la compétence partagée entre l’Union et les Etats membres et ceux pour lesquels « l’Union dispose d’une compétence pour mener des actions pour appuyer, coordonner ou compléter l’action des Etats membres ». Ce partage, apparemment clair, des responsabilités ne l’est en fait pas vraiment.

En effet, dans le cas des sujets relevant de la compétence partagée, le traité modificatif indique que « Les Etats membres exercent leur compétence dans la mesure où l’Union n’a pas exercé la sienne ». Il ne s’agit donc pas d’une compétence partagée avec les Etats membres mais d’une prééminence des actions de l’Union sur celles des Etats membres. La liste des domaines concernés par la « compétence exclusive » et la « compétence partagée » touche un nombre impressionnant des aspects de la vie quotidienne des habitants de l’Union, sans même y rajouter ceux pour lesquels « l’Union dispose d’une compétence pour mener des actions pour appuyer, coordonner ou compléter l’action des Etats membres ».

Les Etats gardent un droit de veto sur l’action extérieure de l’Union, et sur la politique étrangère et de sécurité commune. Une partie des politiques sociales et fiscales échappe au droit de l’Union, mais elles sont en pratique surdéterminées par les politiques économiques qui, elles, relèvent de l’Union. Ainsi près de 80 % des lois adoptées par les Parlements nationaux ne sont que de la transposition du droit européen. C’est ce qui rend absolument nécessaire la construction de rapports de forces à l’échelle de l’Union.

Les modifications institutionnelles

1) Droit d’initiative citoyenne

« Des citoyens de l’Union, au nombre d’un million au moins, ressortissants d’un nombre significatif d’Etats membres, peuvent prendre l’initiative d’inviter la Commission, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu’un acte juridique de l’Union est nécessaire aux fins de l’application des traités » (nouvel article. 8 B TUE).

Au-delà du fait que les citoyens n’avaient pas attendu que ce soit indiqué dans le traité pour le mettre en oeuvre, ce droit de pétition reste très sévèrement encadré. Il doit porter sur l’application des traités. Hors de question donc de demander une disposition qui les modifierait. De plus, c’est évidemment la Commission qui décide de l’opportunité ou pas de le faire. Bref, un pas en avant si minuscule pour l’intervention citoyenne qu’il peut s’apparenter à du sur-place. Il peut néanmoins être utilisé comme un outil dans la construction de rapport de forces à l’échelle européenne, comme peut le faire une pétition à l’échelle nationale.

2) Actes législatifs européens/rôle de la Commission

Ce sont les directives, règlements, décisions. La définition de ces termes est donnée par l’article 249 du TFUE. La définition de la « décision » a été modifiée. Dans sa définition actuelle, une décision, qui est obligatoirement applicable, concernait un ou des destinataires précis. La nouvelle définition lui donne une portée plus générale. On peut se demander quel est le sens exact de cette modification.

Le rôle de la Commission est indiqué dans un nouvel article 9 D du TUE : « Un acte législatif de l’Union ne peut être adopté que sur proposition de la Commission sauf dans les cas où les traités en disposent autrement ». Quels sont ces cas ? Ils renvoient aux deux types de procédures législatives (nouvel article 249A TFUE). « La procédure législative ordinaire consiste en l’adoption d’un règlement, d’une directive ou d’une décision conjointement par le Parlement et le Conseil sur proposition de la Commission. Une procédure législative spéciale consiste en l’adoption d’un règlement, d’une directive ou d’une décision par le Parlement européen avec participation du Conseil ou par celui-ci avec la participation du Parlement européen. » Une certaine obscurité règne, en première lecture, sur cette notion de « procédure législative spéciale » qui apparaît assez régulièrement dans le traité modificatif. Dans ce cas, le rôle de la Commission n’est pas mentionné. Par ailleurs, le rôle de la Commission est accru puisqu’un acte législatif peut déléguer à la Commission le pouvoir de modifier « certains éléments non essentiels » de cet acte (nouvel article 249 B TFUE).

3) Rôle des Parlements nationaux et du Parlement européen

Les Parlements nationaux apparaissent à plusieurs reprises (nouvel article 8 C TUE, protocole n°1 et 2…), avec la volonté manifeste d’en renforcer le rôle.

L’article 7 du protocole n°2 indique la procédure qui leur permet de peser sur le processus législatif européen. Chaque Parlement national dispose de 2 voix. Deux cas de figures apparaissent. Dans le cas d’une procédure législative ordinaire, si une majorité des voix attribués aux Parlements nationaux donne un avis négatif, le projet doit être réexaminé. Dans les autres cas, un tiers des voix suffit (un quart dans le cas des questions de sécurité et de justice). L’avis négatif doit être motivé par le non-respect du principe de subsidiarité.

Cet article renforce certes le rôle des Parlements nationaux. Cependant sa portée est très limitée puisque les Parlements nationaux ne se déterminent pas sur le fond du projet mais sur sa conformité juridique, respect ou pas du principe de subsidiarité.

Le rôle du Parlement européen est accru par une augmentation significative des domaines relevant de la codécision avec le Conseil.

Enfin un Parlement national pourra bloquer une décision du Conseil qui transforme le mode d’adoption par ce dernier d’actes législatifs dans le cas où le Conseil décide de voter à la majorité qualifiée, alors que l’unanimité est requise par les traités, et dans le cas d’un passage d’une procédure législative spéciale à une procédure législative ordinaire (nouvel article 33-3 TUE).

4) Droit de recours individuel devant la Cour de justice

Il est restreint. En effet, le 4ème alinéa de l’article 230 TFUE est modifié. La rédaction actuelle prévoyait qu’un recours d’un individu était possible même si les décisions le concernant directement et individuellement avaient été « prises sous l’apparence d’un règlement ou d’une décision adressée à une autre personne ». Cette dernière possibilité a disparu.

5) Les autres modifications

L’Union se voit dotée d’une personnalité juridique ce qui lui permet de signer des accords internationaux au nom des Etats membres. La majorité qualifiée au Conseil passe à 50 % des Etats et 55 % de la population au 1er novembre 2014 avec des mesures transitoires complexes qui pourront durer jusqu’en 2017. Réduction du nombre de Commissaires avec là aussi une procédure de transition jusqu’au 31 octobre 2014. Création d’un poste de Président du Conseil européen pour un mandat de 2,5 ans renouvelable une fois et d’un Haut Représentant (le terme ministre a été rejeté) de l’Union pour les affaires étrangères.

Combattre ce traité, exiger un référendum Le traité modificatif transfère l’essentiel du TCE dans les traités actuels. Comme l’a dit crûment Valéry Giscard d’Estaing « les gouvernements européens se sont ainsi mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler ». Certes le terme « constitution » n’est plus employé et ce texte aura donc une moindre portée symbolique. Ce ne sera qu’un traité de plus.

La disposition, qui permet au Royaume-Uni d’être dispensé d’appliquer la Charte des droits fondamentaux, ouvre un débat intéressant. Elle peut être interprétée de deux façons. La première, c’est que les droits sociaux au niveau européen, même réduits à portion congrue, ne sont pas obligatoires au même titre que les règles du marché intérieur. Le social serait donc en option et la concurrence obligatoire. C’est l’officialisation du dumping social. La seconde, c’est que maintenant chaque pays pourrait choisir ce qui lui convient dans les décisions européennes. Une Europe à la carte s’instaurerait avec ses inconvénients, l’accroissement de la concurrence entre les Etats, et ses avantages, le fait de pouvoir refuser d’appliquer une décision. Par exemple, le gouvernement français, qui affirme vouloir défendre les services publics, pourrait refuser d’appliquer la directive postale !

Au-delà, les raisons de fond du rejet du TCE demeurent pour ce traité. Marqué de bout en bout par le néolibéralisme, tant dans les principes qu’il promeut que dans les politiques qu’il prône, ce traité se situe dans le prolongement de celui de Maastricht et d’Amsterdam. L’Union européenne restera un espace privilégié de promotion des politiques néolibérales. Les quelques points positifs ne remettent pas fondamentalement en cause le fonctionnement actuel de l’Union marqué par un profond déficit démocratique avec une confusion des pouvoirs qui voit l’organe exécutif de l’Union, la Commission, dotée de pouvoirs législatifs et judiciaires et qui fait du Conseil un organe législatif alors même qu’il est la réunion des exécutifs nationaux.

A ces raisons de fond vient s’ajouter la méthode employée qui confirme la volonté des gouvernements et de la Commission d’exclure les peuples et les citoyens du processus de construction de l’Union. La rapidité du processus d’élaboration risque de limiter la possibilité de peser sur son contenu au vu de la complexité du texte. Un premier point peut cependant susciter une large mobilisation citoyenne : faire retirer tout référence à l’héritage religieux de l’Europe dans le traité.

Au-delà, il faut exiger la tenue d’un référendum. Le TCE a été rejeté par un référendum. Le « traité modificatif » qui reprend l’essentiel de celui-ci doit être soumis directement au vote des citoyens par référendum.

Pierre Khalfa - août 2007

 

mardi 06 novembre 2007, a 20:56
Pétition : Traité européen .
 

vendredi 2 novembre 2007 (23h02) :
PETITION : Appel unitaire sur le traité européen dit “simplifié”

 

Les organisations : AC ! - Alternatifs - ATTAC - Coordination nationale des collectifs antilibéraux - Démocratie & Socialisme - Fondation Copernic - Forces Militantes - LCR - Marches européennes – MARS/Gauche Républicaine - PCF - PCOF - Pour la République Sociale – Réseau féministe “Ruptures” - Union Syndicale Solidaires …

constatent que le dernier texte du traité européen n’est ni “simplifié”, ni “révisé” par rapport au Traité constitutionnel européen majoritairement rejeté par le peuple français : l’orientation néo-libérale de la construction européenne y est totalement confirmée en contradiction avec les aspirations des peuples. Elles constatent aussi que la diplomatie secrète a une nouvelle fois prévalu sur l’exigence de transparence démocratique pour l’élaboration de ce texte.

En conséquence, à la veille du Conseil européen des 18 et 19 octobre où ce nouveau traité sera débattu, nous rendons public un PREMIER APPEL pour alerter nos concitoyens sur le contenu de ce texte et pour exiger un référendum populaire pour sa ratification. Il s’agit de la première initiative d’un processus appelé à s’élargir à d’autres organisations et personnalités, au fur et à mesure de leur réflexion et de l’ouverture du débat national sur les modalités de ratification. Une initiative publique large est projetée pour fin novembre/début décembre en ce sens.

1SIGNEZ LA PETITION EN LIGNE POUR UN REFERENDUM

De : Gael
vendredi 2 novembre 2007

 

mardi 06 novembre 2007, a 19:12
FORUM .
 

Forum national pour un développement durable et solidaire

Par : Commission territoires - écologie - décentralisation
Mis en ligne : 17 novembre
 André CHASSAIGNE,
président de l’Association nationale des élus communistes et républicains

 Marie-George BUFFET,
secrétaire nationale du Parti communiste français

 Nicole BORVO,
présidente du groupe communiste, républicain et citoyen au Sénat

 Alain BOCQUET,
porte-parole des députés communistes et républicains

vous invitent à ce forum qui se déroulera
le vendredi 16 novembre
et le samedi 17 novembre 2007
à l’Espace Oscar Niemeyer, 2 Place du Colonel Fabien Paris 19

À télécharger 7 Télécharger l'invitation
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Sommaire Vendredi 16 novembre de (...)Samedi 17 novembre de 9h30 àSamedi 17 novembre de 14h30 à Vendredi 16 novembre de 14h30 à 18h : Plénière sur le climat

Introduction :
ANDRÉ CHASSAIGNE, député du Puy- de- Dôme, président de l’ANECR

Présentation du problème :
SANDRINE MATHY, Réseau Action Climat

Réflexion collective avec notamment des éclairages sur : ● Énergie
par DANIEL PAUL,
député de Seine- Maritime
● Habitat
par PIERRE MATARASSO,
directeur de recherche au CNRS
● Ville et aménagement durable du territoire
par MAKAN RAFADTJ O U,
architecte, urbaniste

Samedi 17 novembre de 9h30 à 12h30 : Ateliers thématiques

ATELIER N° 1
« Biodiversité et ressources naturelles »

Animateur :
MICHEL PASS E T, adjoint au maire de Montpellier, res p o n sable environnement à l’ANECR

Introduction :
SÉBASTIEN GENEST, président du FNE (sous réserve)

Débat

ATELIER N° 2
« Environnement et santé au Nord et au Sud »

Animatrice :
EVELYNE DIDIER, sénatrice de Meurthe- et- Moselle, membre du groupe santé du « Grenelle de l’environnement »

Introduction :
DOMINIQUE MARANINCHI, président de l’Institut du Cancer

Débat

ATELIER N° 3
« Nouveau type de développement »

Animatrice :
NADÈGE HAY E, membre du co n seil du PCF, commission écologie et développement durable du PCF

Introduction :
BERNARD SAINCY, CGT

Débat

Samedi 17 novembre de 14h30 à 17h30 : Plénière sur les perspectives

Président de séance :
GÉRARD LE CA M, sénateur des Côtes d’Armor

Synthèse des ateliers

Prise de parole des responsables d es pa rtis de gauche prése nts

Débat sur les perspectives de travail en commun (groupes de travail, projets et pro p ositions de lois...)

Conclusions :
ALAIN HAYOT, res p o n sable écologie et développement durable pour le PCF

 

mardi 06 novembre 2007, a 12:34
Pétrole .
 

Explosion du prix du pétrole : profit, écologie et porte monnaie !

Mis en ligne : 5 novembre Depuis le début de l’année, le prix du baril s’est envolé de près de 60% . Chacun mesure l’impact de cette augmentation que ce soit à la pompe ou pour s’approvisionner en fuel domestique. Aujourd’hui, certaines professions comme les pêcheurs dénoncent cette augmentation qui grève de façon maintenant cruciale leur activité, et la conjugaison d’un euro fort (contre un dollar faible) avec cette hausse fulgurante est de bien mauvaise augure pour la croissance européenne. Si on commence à voir les limites des ressources en brut, celles-ci restent conséquentes – mais demandent de gros investissement pour l’exploitation de nouveaux gisements. Face à cela la demande croit dans les pays en voie de développement, et notamment de la part de la Chine dont la consommation énergétique explose. Les grands groupes pétroliers n’ont pas « anticipé » cette demande et loin de créer des unités de raffinages nouvelles, ils ont délocalisé celles existantes dans les pays producteurs. Cette sous-capacité de raffinage entraîne une raréfaction supplémentaire qui induit cette hausse de prix, renforcée par la spéculation financière qui voit dans ce nouveau produit rare une nouvelle valeur refuge face à la crise immobilière américaine.

On se retrouve donc face à une crise de l’offre induisant une spéculation qui modifie de façon radicale notre rapport à la consommation des énergies fossiles et la politique énergétique des pays développés.

Ces grands groupes qui n’ont pas « anticipé » cette hausse, qui tirent des bénéficies astronomiques de ces augmentations sont en effet les premiers à investir depuis quelques années dans la diversifications des ressources (énergies naturelles et renouvelables, nucléaire) et dans « l’équipement de performance énergétique » (équipement de basse consommation, isolation accrue des constructions, rationalisation des comportements de consommation énergétique pour l’entreprise, etc..) . Des solutions bénéfiques pour la planète et le réchauffement climatique, mais qui coûtent cher et demandent un effort d’investissement important dans la recherche.

Dans cette logique, nul doute que c’est encore les citoyens qui doivent supporter tout le poids économique de cette transition énergétique : hausse prévisible du prix du pétrole, nous payons. Investissement dans la recherche pour de nouvelles solutions, nous payons. Pourquoi ? Parce que les grands groupes de l’énergie doivent faire des profits pour leurs actionnaires et pour cela l’énergie doit être rare. Et des profits ils doivent en faire toujours plus.

Dans ce cadre, nous ne pouvons que nous inquiétez de la privatisation d’EDF et de GDF. Dans ce cadre les directives européennes de libéralisations du marché de l’énergie doivent être combattu ainsi que ces privatisations.

Car - comme le suggèrent certains journalistes des Échos - si les intérêts de la finance peuvent rencontrer ceux de la planète « tant mieux ! », mais nous refusons de toujours payer la facture au bénéfice des grands groupes de l’énergie et des intérêts des grandes fortunes y prenant part.

 

mardi 06 novembre 2007, a 12:19
BANLIEUE .
 

Banlieue : deux ans après rien n’est réglé !

Mis en ligne : 5 novembre Deux ans depuis que deux adolescents de quinze à dix-sept ans traqués par la police trouvaient la mort dans l’arc électrique d’un transformateur. Trois semaines de révoltes, 10 000 voitures brûlées, près de 3000 jeunes interpellés. L’embrasement avait mis les banlieues au centre de la vie française. Elles sont retournées à leur place, dirait-on. Pour le moment elles ne dérangent plus ou de loin en loin. Un gosse tué par un chien, un incendie dramatique, quelques voitures en feu et l’on reparle des banlieues aux infos, comme de territoires aux confins des villes. La réalité est tout autre. Les banlieues, la banlieue dans toutes les villes de France, c’est la vie de millions de foyers, c’est « la vraie vie des vrais gens » et il en est, comme en Seine Saint Denis – l’un des départements les plus pauvres du pays, c’est vrai...- qui refusent les visions misérabilistes, qui mettent en avant la création, le travail, le désir d’entreprendre, la culture. Qui ne voient pas la jeunesse comme un problème mais la voient comme l’avenir.

Sauf que les banlieues, deux ans après et selon les mots des maires rassemblés au sein de l’association Ville et banlieue, sont absents « de toutes les priorités affichées par le gouvernement ». Oh, il y a une secrétaire d’Etat à la Politique de la ville, et la nomination à ce poste de Fadela Amara, la présidente de Ni putes ni soumises a été une belle annonce. Belle annonce encore que celle d’un « plan Marshall » pour les jeunes. On se pince quand on lit ce qu’il en est. Sur l’emploi, il faut bien sûr activer « tous les dispositifs », activer « tous les leviers » mais l’objectif, c’est « tolérance zéro pour la glandouille ». Sur l’éducation, il faut enseigner aux enfants les valeurs de la République et « je souhaite consacrer une journée à l’éducation au respect, comme nous avons une journée pour la Fête de la musique ».

Donc le chômage, massif chez les jeunes, les discriminations à l’embauche selon que l’on vient de Neuilly ou de Clichy, que l’on s’appelle Paul-Antoine ou Ahmed, c’est « la glandouille ». La formation, l’éducation, c’est apprendre le respect – et une journée par an – quand la réalité, c’est celle d’une société qui, 365 jours par an, ne respecte pas une partie de ses membres en termes de droit au travail, à un logement décent, à un salaire correct, à une école dotée des moyens suffisants, à des services publics proches et de qualité.

Voilà quelques mois, un élu de droite de banlieue se définissait avec colère comme « une serpillière de la République ». Avec ces « propositions » qui ne sont pas autre chose que du Sarkozy dans le texte, il aura une serpillière à fleurs. Rien d’autre.

Car c’est même l’inverse. Non seulement en deux ans rien de concret n’a été fait mais la dotation de solidarité urbaine qui permet aux communes les plus défavorisées de faire face à une partie de leurs charges sera cette année inférieure de 30 millions d’euros à ce qui avait été annoncé, en en faisant grand cas, par Borloo quand il lançait en 2006 son plan de cohésion sociale. Lequel Borloo a depuis oublié la banlieue, tout à son enthousiasme environnemental. Les banlieues ne sont pas une question relevant de l’environnement.

En revanche elles sont, semble-t-il, un terrain propice aux provocations. On se souvient des mots incendiaires. Racaille, Karcher. Plus récemment le président de l’UMP accusait les élus communistes de maintenir leurs villes dans la pauvreté pour garder leur électorat. Etonnant, tout de même, de s’en prendre à ceux qui, avec d’autres, sont au plus près des habitants, de leurs difficultés. Mais peut-être ce gouvernement n’a-t-il cure de la situation des banlieues. Au contraire. Le libéralisme, le sarkozysme vont à l’opposé des solidarités, du service public, du sens de l’intérêt général. Ils désintègrent pour régner.

 

dimanche 04 novembre 2007, a 18:52
Du grand patronat au parlement .
 


événement

florilège de succès ordinaires du grand patronat au parlement

Licenciements

* Le MEDEF amende, et le revendique

À l’occasion de l’examen au Sénat de la loi de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo et Gérard Larcher, qui comprend un volet de facilitation des licenciements, le MEDEF bénéficie d’une publicité dans la presse dont il se serait bien passé. L’Humanité révèle la remise à des parlementaires d’une liasse estampillée MEDEF de 22 amendements prêts à l’emploi, dénoncée par les sénateurs communistes. Il y est question notamment de rendre encore plus aisé le recours aux licenciements économiques en introduisant dans la loi la notion de « sauvegarde de la compétitivité ». Cela ne gêne pas plusieurs sénateurs de droite comme Marie-Thérèse Hermange, Jacques Pelletier, Aymeri de Montesquiou, Pierre Laffite, Georges Mouly, Bernard Seillier, qui reprennent tels quels les amendements. Certains, à la signature trop voyante, seront rejetés. Mais quelques-uns seront adoptés avec l’aval du gouvernement. Début janvier 2005, le chef du lobbying au patronat, Jean-Pierre Philibert, ricane dans les colonnes du Progrès : « Vous avez vu le résultat, on nous avait dit : "Ils n’y seront pas, ces amendements du MEDEF." Et bien, deux mois plus tard, ils y sont ! »

28 octobre 2004

Formation (1)

* L’UIMM n’est pas partageuse

Le ministre du Travail, Jacques Barrot, envisage une réforme de la formation professionnelle. Il a négocié un accord avec le CNPF de Jean Gandois, mais patatras, à l’Assemblée nationale, par le biais d’un « amendement de dernière minute » déposé par Roselyne Bachelot, l’UIMM, avec ses vassaux de la CGPME, parvient à empêcher la redistribution d’une manne financière, évaluée à l’époque à 400 millions d’euros, pour la gestion de laquelle les différentes organisations patronales se déchirent.

28 juillet 1995

Formation (2)

* « Mais le MEDEF est d’accord »

À l’occasion du débat sur le budget 2003, Jean-Michel Fourgous, ex-condisciple de Laurence Parisot à Sciences-Po, et Jean Ueberschlag, tous les deux députés UMP, se font les interprètes des desiderata du patronat de la métallurgie à l’Assemblée nationale en matière de « souplesse » d’utilisation des fonds de formation professionnelle, une manne de plus de 20 milliards d’euros. Les deux députés veulent permettre à « nos entrepreneurs (…) qui gèrent les fonds » de les répartir à leur guise, pour éviter qu’« une trésorerie excédentaire aiguise l’appétit du fisc » (sic). Le gouvernement rechigne, craignant de favoriser trop ouvertement « l’UIMM » au détriment des branches patronales « moins bien dotées ». Fourgous, coprésident du groupe parlementaire Génération entreprise, fait jouer alors sa connivence avec les instances patronales : « J’ai interrogé le MEDEF, il est favorable à mon amendement, ce n’est donc pas seulement l’UIMM qui est concerné. » Au final, le patronat aura en partie satisfaction, le gouvernement prenant « l’engagement » de lancer « une étude d’impact » et une « concertation avec les partenaires sociaux » sur cette demande.

14 novembre 2002

Temps de travail

* Un accord gravé dans le marbre

Après avoir élaboré en 1998, avec le concours de FO, de la CFTC et de la CGC, un des accords de branche qui prenaient le plus spectaculairement à revers tous les principes de la première loi Aubry sur la réduction du temps de travail, l’UIMM a attendu le retour de la droite au pouvoir pour le sanctuariser. Et une fois encore, début octobre 2002, la fédération patronale obtient gain de cause par surprise : l’UMP Pierre Morange et l’UDF Hervé Morin réussissent à faire adopter in extremis en commission un amendement qui prévoit la « sécurisation » des accords de branche sur la RTT : au nom du dialogue social, ces accords ne peuvent être remis en cause. Et ils ajoutent une autre douceur à cette gourmandise : dans un autre amendement, ils reviennent sur une jurisprudence de la Cour de cassation et modifient le régime des astreintes en faveur du patronat…

9 octobre 2002

Fiscalité (1)

* À la santé du patron !

Pendant de longs mois, le MEDEF et l’UIMM ont mobilisé leurs troupes sur une grande question : les repas d’affaires, menacés par une circulaire de la Sécurité sociale qui entendait limiter leur nombre à cinq par mois dans les frais d’entreprises défiscalisés… Après que Laurence Parisot a écrit au premier - ministre, le député UMP Dominique Tian, réputé très - serviable avec ses amis du patronat, a bien voulu interpeller le gouvernement en séance publique. Le ministre en charge du dossier a promis un « réexamen » mais, afin de pousser l’avantage, le député a également déposé une « proposition de loi relative aux frais professionnels déductibles de l’assiette de cotisations de la Sécurité sociale ».

23 novembre 2005

Harcèlement

* En ordre de bataille

Bête noire du patronat pour son volet anti-licenciements voté à l’initiative des communistes en 2001, la loi de modernisation sociale a été démolie par la droite en 2002, avec la complicité active du MEDEF. Non content de voir sept de ses articles « suspendus » par François Fillon avant d’être abrogés définitivement, le patronat a fait jouer avec succès tous ses relais

au Parlement pour dépecer d’autres dispositions favorables aux salariés, comme celle réprimant le harcèlement moral au travail ou l’amendement Michelin qui obligeait à négocier le passage aux trente-cinq heures avant tout plan - social. Les députés UMP Chantal Bourragué, Pierre Morange, Olivier Dassault, Jean-Michel Fourgous, Hervé Novelli (aujourd’hui secrétaire d’État aux PME), Dominique Tian se sont illustrés par des batailles d’amendement pour faire porter au salarié victime, et non plus à l’accusé, la charge d’apporter la preuve, ou non, de la réalité du harcèlement vécu dans l’entreprise, à la demande expresse des instances patronales, de l’UIMM comme du MEDEF.

3 décembre 2002

ISF

* Voeux exaucés

« Fantastique », mais « il faut aller plus loin », a dit Laurence Parisot, à propos du paquet fiscal de 15 milliards d’euros. La majorité de droite de la commission des Finances, attentive au moindre désir de la patronne du MEDEF, ne s’est pas fait prier. Le patronat souhaitait que les déductions d’ISF pour les investissements dans les PME soient étendues à l’intégralité du capital : aussitôt dit, aussitôt fait. En 2006, les mêmes, Hervé Mariton

et Louis Giscard d’Estaing (UMP) en tête, avaient satisfait sur le champ Laurence Parisot pour exonérer 570 000 entreprises supplémentaires d’impôt forfaitaire annuel (IFA). Dans le budget 2008, les députés UMP ont à nouveau cédé au patronat, en ajoutant de nouveaux allègements fiscaux pour les gros actionnaires.

5 juillet 2007

Fiscalité (2)

* L’artillerie lourde

Alors député UDF, Pierre-Christophe Baguet, associé

à l’UMP Jean-Michel Fourgous, relaie en séance les - doléances de Michel de Virville, secrétaire général de Renault, ponte à la fois de l’UIMM et du MEDEF, - relooké par Laurence Parisot, qui « m’a autorisé à faire part à la représentation nationale des conséquences » de l’imposition des indemnités de mise à la retraite anticipée des salariés pour les entreprises. Objectif : obtenir que se poursuivent sans entrave les mises à la retraite d’office. Un « cas particulier », rétorque Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité sociale. Avant qu’un amendement de la même eau ne soit adopté, malgré l’avis défavorable du gouvernement.

28 octobre 2006

l' Huma du 03 / 11 / 07

 

dimanche 04 novembre 2007, a 18:21
L'audit qui met à mal la gestion de la police .
 


Sécurité . Un rapport de l’inspection des finances préconise la suppression de 8 000 à 10 000 postes dans les forces de l’ordre.

Un audit aux conclusions accablantes. Dans sa ligne de mire, les dépenses et l’organisation des forces de l’ordre. Réalisé le 10 octobre dernier par l’inspection des finances dans le cadre de la réforme de l’État, le rapport préconise tout bonnement la suppression de 8 000 à 10 000 postes chez les policiers et les gendarmes. Mais ça n’est pas tout. En vue de permettre à l’État de faire des économies, les fonctionnaires de Bercy ont ébauché divers scénarios qu’ils ont catalogués sur dix « fiches techniques ».

Au chapitre « temps de travail des policiers », sujet ô combien sensible, les auteurs de l’audit affirment que les RTT, « à moyen et long terme », font « peser des risques de rupture sur l’action des services et leur capacité opérationnelle ». « L’administration vit à crédit », écrivent-ils, soulignant l’impossibilité de récupérer les heures supplémentaires et les repos compensateurs accumulés par les policiers, soit « 12 millions, au 31 décembre 2006 ». Ils suggèrent de solder ces heures « à hauteur de 50 millions d’euros » et de « réviser le temps de travail » des policiers.

Sur la fiche concernant les dépenses, ils tirent carrément à boulets rouges. L’entretien des véhicules de police et de gendarmerie est jugé « trop coûteux », « mal mesuré » et les coûts d’assurance « excessifs ». Ils pointent le nombre de « sinistres » dans la police -15 000 par an pour 33 000 véhicules - en préconisant une franchise d’assurance de 150 euros pour les policiers. Le parc immobilier des gendarmes - des militaires logés par

l’État -, toujours selon cet audit, est « fragmenté » et « vétuste ». Il faudrait, assènent ses auteurs, supprimer certains logements de fonction et faire payer aux gendarmes leur consommation d’eau (11 millions d’euros en 2004). Côté maintien de l’ordre (CRS de la police et gendarmes mobiles), ce texte préconise de tailler dans les effectifs (suppression de 26 unités sur les 188 existantes) afin de les recentrer « sur leur coeur de métier ». De là à ce que policiers et gendarmes (n’était le statut de militaires de ces derniers) rejoignent - au lieu d’encadrer - les manifestations prévues lors d’un automne qui s’annonce franchement social, il n’y a qu’un pas.

S. B.

 l' Huma du 03 / 11 / 07

 

dimanche 04 novembre 2007, a 16:51
D.H.L
 

DHL 12 eme jour de grève

Le dimanche 04 novembre 2007

Lettre CGT à tous les salariés DHL SOLUTIONS et DHL STOCK EXPRESS Depuis 12 jours une grève sans précédent se poursuit et doit se poursuivre !

Après plusieurs jours d’une mobilisation totale, beaucoup ont dû cesser à cause de leur situation personnelle et familiale mais aussi du fait de l’action de la direction qui a été jusqu’à traîner leurs représentants devant les tribunaux alors que de son côté elle ne s’est pas et ne se prive toujours pas, de tenter d’affaiblir la grève en essayant de remplacer les grévistes à leurs postes de travail, de faire travailler les intérimaires au-delà des 35h00, d’employer les heures supplémentaires au maximum et les cadres dans des tâches opérationnelles ! D’ailleurs c’est bien pour cela que les sites ont été bloqués !

Remarquez la solidarité dont fait preuve la direction au niveau de l’ensemble de ses équipes pour faire échouer toute possibilité de satisfaction de vos revendications ! En face et pour une question qui concerne sans exception l’avenir de tous les salariés, nous ne sommes pas tous, ensemble dans une bataille fondamentale qui porte sur l’emploi, sur le respect et l’égalité de traitement pour tous les salariés ! Depuis 13 jours les femmes et les hommes de Salon de Provence, du Parc des Nations, des Implants Air France Industries se battent avec acharnement pour des droits qui doivent bénéficier à toutes et à tous dans notre société. En quoi cette affaire ne pourrait pas concerner celles et ceux qui ne sont pas en grève ou qui ont cessé la grève ?

Si la raison de la non-participation d’un certain nombre de salariés est d’avoir l’impression de la sécurité en étant sur des contrats-clients de 2 ou de 5 ans, alors le risque qu’ils s’aperçoivent de l’erreur est grande ! Plus aucune sécurité au niveau du maintien des emplois n ‘existe au sein de DHL SOLUTIONS et de sa filiale Stock Express ! Cher-e-s collègues, la CGT respecte profondément votre décision de ne pas participer à ce mouvement social d’importance, cependant nous pensons qu’il est utile que vous soyez clairement fixé sur la situation actuelle mais aussi future de notre entreprise !

Face à une direction totalement mobilisée, compacte, organisée, dotée de moyens humains, financier et qui a décidé que les salariés n’auront rien à dire, comment pourrions-nous obtenir satisfaction dans nos justes revendications si nous n’obtenons pas le soutien et l’implication de tous les salariés dans une grève qui a pour exigence la dignité et l’égalité de traitement entre tous les salariés ? Comment encore, un représentant ou un salarié pourra espérer se faire entendre dans ses droits et se faire respecter dans son travail quotidien par sa direction locale si cette grève n’était pas menée au résultat voulu ? Quel est le représentant du personnel ou le salarié qui pourra exiger quoi que ce soit, ne serait- ce, que le respect si le niveau de participation reste celui que nous connaissons actuellement !

Chacun voit l’attitude qu’adopte cette Direction Exel-DHL dans ce conflit. Laisser pourrir un mouvement social, mettre par conséquent directement en danger les activités qui supportent nos emplois et fragiliser ainsi et définitivement notre entreprise et l’avenir de chacun ! Cela doit inciter chacune et chacun d’entre vous, chacun d’entre- nous à renforcer la grève et à y participer massivement ! Au regard de la situation, nous n’avons pas d’autres choix que nous battrent pour obtenir un PSE PN2 pour tous les salariés DHL. Nous souffrons toutes et tous dans cette grève, y participer massivement est le seul moyen d’y mettre fin d’une façon heureuse pour les salariés ! N’abandonnez pas vos droits, n’abandonnez pas l’idée de soutenir vos collègues qui luttent depuis 12 jours ! Pensez à votre avenir, mobilisez ou re-mobilisez vous, à nos côtés ! LA CGT DHL SOLUTIONS



De : CGT DRANCY
dimanche 4 novembre 2007
 

dimanche 04 novembre 2007, a 12:14
Les marins du Marginella .
 

Société

À Cherbourg, l’errance immobile des marins du Marginella Déréglementation . Vingt et un marins originaires d’Europe de l’Est et de Russie sont bloqués depuis quatre mois et demi sur leur bateau poubelle. Et cela sans le moindre salaire.

Cherbourg (Manche),

correspondance particulière.

Certes, un marin sait prendre son mal en patience. Les 23 membres de l’équipage du thonier russe Marginella commencent pourtant à trouver le temps long. Depuis le début du mois de juillet, leur bateau de 55 mètres de long et… vingt-deux ans d’âge est assigné à demeure le long du quai de Normandie, à Cherbourg, entre la zone de l’arsenal et le terminal d’Areva. Le bateau appartenant à une compagnie russe, de l’armement Rastuna Kaliningraskaya, ne pourra reprendre la mer qu’à certaines conditions très strictes posées par l’autorité portuaire. Notamment payer les frais de remorquage facturés 450 000 euros par la société Abeille International… Le 23 juin, ce thonier équipé pour la pêche hauturière était parti pour une campagne au large des côtes africaines, un travail des plus pénibles. Avec 23 marins à son bord, 17 Russes, 1 Biélorusse et 5 Ukrainiens, le bateau, qui affiche une trentaine de campagnes sur toutes les mers du globe, venait de subir un carénage en bonne et due forme, selon l’administrateur judiciaire du bateau à Cherbourg.

C’est là pourtant que les ennuis vont commencer. Le 27 juin, alors que le navire est en transit en mer du Nord, un premier feu se déclare dans la salle des machines. Les marins maîtrisent l’incendie avec les moyens du bord. Le capitaine Alexandre Tolpegin estime alors que la situation du thonier est dangereuse et demande un accostage pour une réparation d’urgence. L’armateur refuse et exige la poursuite de sa mission pour se rendre sur les zones de pêches, très lucratives en cette saison et où la concurrence bat son plein avec les flottes nippones. Le 3 juillet, dans le détroit du Pas-de-Calais, un nouveau feu, avec cette fois des conséquences au niveau des machines, par mer « forte à très agitée ». Le 6 juillet, même scénario, au large de l’île de Wight, dans les eaux territoriales britanniques, un nouveau sinistre se déclare qu provoque le black-out total et prive le bateau de toute propulsion. Après le lancement d’un appel de détresse, le Marginella est remorqué par l’Abeille Liberté jusqu’à Cherbourg, seul port en haut-fond pouvant accueillir des gabarits de ce type par tous les temps.

L’occasion pour deux représentants de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), de se rendre à bord. « Les premiers contacts, raconte Michel Oury de l’ITF, montraient déjà une situation très compliquée. » Le Marginella fait l’objet d’une mesure conservatoire et les salaires des marins ne sont pas payés. Le 12 septembre, l’armateur du navire se rend à Cherbourg et promet de verser une partie de ces salaires en roubles et l’autre en dollars. Un départ était même prévu le 26 octobre en bus vers la Russie mais, à ce jour, les billets et les visas n’étaient toujours pas payés. Aussi, pour la majorité des marins, pas question de quitter le thonier, une attitude synonyme d’abandon de poste et de licenciement.

À Cherbourg, les militants de l’ITF s’interrogent. « La compagnie vient de se voir attribuer 7 millions d’euros via la Communauté européenne et la Russie. Le thon rouge est un business très lucratif… » Sur les quais, on parle aussi d’argent à blanchir, celui de la mafia des pays de l’Est. Dans les cabines, l’équipage, lui, n’est guère bavard. Personne d’ailleurs ne parle anglais et le capitaine communique via le traducteur de son ordinateur.

Entre le rinçage du bateau, pourtant bien rouillé, les parties de cartes et de fléchettes, on passe le temps comme on peut, mais les fruits et les légumes commencent à manquer. Les premiers vivres (des concombres, des oignons, des pommes de terre et du tabac), envoyées par la municipalité socialiste et le CCAS, redonnent provisoirement le sourire à l’équipage. L’un des marins apprendra même qu’il est papa depuis quelques jours

Jean-Paul Hellequin, président de l’Association des syndicats de marins CGT et de l’association Mor-Glaz, fut l’un des premiers à attirer l’attention sur le « Marginella ». Et l’un des rares à monter à bord. « Un quart des navires sur cette zone de pêche sont des bateaux poubelles. À n’en point douter, c’est le cas du Marginella. Il n’y a pas la moindre convention collective… » Pour Mor-Glaz, les autorités maritimes ne font pas leur travail. En I999, rappelle Jean-Paul Hellequin, la loi prévoyait un fonds de solidarité, mis en place à l’initiative de Jean-Claude Guayssot, alors ministre des Transports. « Mais on n’a pas encore touché à ces sommes pourtant providentielles. »

Sur les salaires des marins, les plus optimistes évoquent un versement courant novembre. Une nouvelle table ronde doit être organisée avec tous les partenaires concernés. C’est enfin le 23 novembre que l’affaire sera jugée par le tribunal administratif de Cherbourg. Peut-être la fin d’une longue histoire pour les marins abandonnés du Marginella.

Jean-Sébastien Barrey

l' Huma du 02 / 11 / 07

 

samedi 03 novembre 2007, a 23:04
Comment imposer un référendum sur le mini-traité ?
 


Europe. L’association Gauche Avenir invite tous les parlementaires de gauche à voter contre la révision constitutionnelle.

La position vers laquelle chemine la direction du PS vis-à-vis du traité de Lisbonne jette le trouble chez les militants socialistes qui avaient voté « non » à la constitution Giscard, comme 55 % des Français. Au cours de la campagne de l’élection présidentielle, Ségolène Royal, exprimant en la matière l’opinion du parti, avait déclaré qu’il fallait respecter le vote du 29 mai 2005 et que tout autre projet susceptible de remplacer le traité constitutionnel ne pourrait être soumis à ratification que par un nouveau référendum. Le revirement de François Hollande abandonnant la revendication du référendum puis souhaitant « laisser passer » le traité dans la forme voulue par Nicolas Sarkozy - la voie parlementaire - a été perçu comme un reniement et un déni de démocratie par les militants socialistes qui participaient mardi soir à Paris à une réunion de l’association Gauche avenir, cet espace de dialogue et de réflexion entre militants de gauche, socialistes et communistes principalement. « La parole politique est ridiculisée », s’emportait un militant PS.

Plusieurs députés européens - les socialistes Marie-Noëlle Lienemann, Françoise Castex, Anne Ferreira (membres du groupe PSE) et le communiste Francis Wurtz, président du groupe de la gauche unitaire européenne (GUE-GVN) - ont démonté la manipulation en cours visant à faire passer, en contournant le peuple, un texte qui est « un copié-collé de la constitution », selon Marie-Noëlle Lienemann. L’astuce consiste à ne plus l’appeler constitution, à supprimer les symboles de l’Union (le drapeau et l’Hymne à la joie) et à disperser toutes les dispositions de la constitution sous forme d’amendements et de protocoles additionnels aux traités antérieurs.

Les forces de gauche peuvent-elles encore obliger Nicolas Sarkozy à convoquer un référendum, éventualité qu’il rejette résolument au motif - avouait-il au soir du sommet de Lisbonne - qu’il s’est engagé auprès des dirigeants de l’UE que les Français ne seraient pas consultés ? Dès lors, Marie-Noëlle Lienemann et l’ancien ministre Paul Quilès en ont fortement défendu la proposition, la gauche tout entière doit voter non à la révision constitutionnelle préalable à l’adoption proprement dite du traité. Cette révision de la Constitution française nécessaire avant la ratification requiert une majorité des trois cinquièmes au Congrès (réunion commune des deux Assemblées). Si la gauche vote contre la révision, il suffira de l’appoint de quelques élus hors de ses rangs pour « bloquer le processus ». Nicolas Sarkozy n’aurait d’autre choix qu’un référendum pour faire ratifier le traité. L’abstention ou le refus de vote, que prônent actuellement des responsables socialistes - Laurent Fabius et Henri Emmanuelli -pour protester contre l’absence de référendum, revient à faire gagner Sarkozy, déplore un militant.

Mais pour Francis Wurtz, on ne mettra pas en échec Nicolas Sarkozy sans un investissement exceptionnel pour démasquer la manipulation. « La gauche a perdu beaucoup de temps pour engager la contre-offensive. » Depuis juin, avec la mise en place de la conférence, le contenu est connu. Le 8 juillet, le Parti communiste tenait une conférence de presse présidée par Marie-George Buffet. « La priorité absolue, c’est d’informer sur le contenu », sur la notion « d’économie de marché ouverte où la concurrence est libre » qui va à l’encontre des services publics, sur le rôle de la BCE qui voit son pouvoir inchangé en dépit des rodomontades de Nicolas Sarkozy, sur les pouvoirs exorbitants de la Commission, sur la dérive militariste et atlantiste de l’UE. Francis Wurtz relève « l’obligation pour la Défense d’être compatible avec l’OTAN, c’est-à-dire la stratégie américaine, et la possibilité de confier des missions militaires à un groupe pour aller défendre les intérêts et les valeurs de l’Union ». Toutes les questions qui furent au centre du débat du référendum de 2005 sont à nouveau sur la table. La crise de confiance que traverse l’Europe peut conduire vers les impasses dangereuses du populisme. « Cette crise s’aggravera si les 27 veulent passer en force », pronostique Francis Wurtz.

Si comme en 2005 l’avenir de l’Europe fait l’objet d’un véritable débat populaire, il sera plus difficile à Nicolas Sarkozy et aux dirigeants qui semblent lui emboîter le pas de s’opposer à un référendum. « On nous parle de démocratie participative », ironise Françoise Castex à propos du thème préféré de la campagne de Ségolène Royal, « et on - justifierait le refus de

consulter sur la politique européenne… » Gauche Avenir veut placer les élus devant leurs responsabilités. Une lettre a été envoyée au président de la République et tous les candidats à la présidentielle qui avaient annoncé un référendum sur un nouveau traité seront interpellés sur leur attitude actuelle. « Il faut solenniser le référendum, soutenait un participant, car ce que le peuple a fait, seul le peuple peut le défaire. L’en priver, c’est commettre un déni de démocratie. » À bon entendeur…

Jean-Paul Piérot

l' Huma du 02 / 11 / 07

 

samedi 03 novembre 2007, a 22:15
Alcatel-Lucent licencie 4000 personnes .
 



Télécommunications . L’équipementier annonce un « plan de la dernière chance » qui équivaut à une réduction de 26 % des effectifs.

« On ne change pas une stratégie perdante. » Dans un communiqué commun, CGT, CFDT et CFTC fustigent la dernière décision de la direction d’Alcatel-Lucent, qui prévoit 4 000 suppressions de postes supplémentaires d’ici à 2009. Au début de l’année, le groupe né de la fusion du français Alcatel et de l’américain Lucent avait déjà revu à la hausse le nombre de suppressions d’emplois, de 9 000 à 12 500, dont 1 468 pour la France. Devant les menaces de conflit social, cette fois-ci Alcatel-Lucent a refusé de préciser la répartition géographique de ces nouvelles coupes. L’intersyndicale a donné le ton, mercredi, mais c’est de la CFE-CGC qu’est venu l’avertissement le plus clair : « Les salariés européens, après une année traumatisante et un conflit social sans précédent, n’accepteront pas une seule suppression d’emploi supplémentaire en France et dans l’Union européenne. »

C’est peu dire que le « plan d’action agressif », terme employé par la direction elle-même, suscite des inquiétudes. Dans son communiqué, l’intersyndicale souligne la contre-productivité de la « stratégie » de suppression d’emplois : « non-qualité des produits, délais non tenus, absence d’innovation »… Selon Alain Hurstel, secrétaire (CFDT) du comité d’entreprise européen du groupe, « on est dans une logique désespérante ». Les deux dirigeants d’Alcatel-Lucent, Serge Tchuruk et Patricia Russo, « sont maintenant discrédités ». Quant aux salariés, « déjà durement marqués par les 12 500 suppressions d’emplois initiales », CGT, CFDT et CFTC estiment que « cette nouvelle annonce les maintient dans le cercle infernal des plans sociaux à répétition ». « Depuis que nos directions licencient, si c’était la solution, Alcatel-Lucent serait leader mondial », ironisent les syndicats, qui appellent les salariés à « se mobiliser ». Plusieurs centaines de salariés de quatre sites dans l’ouest de la France (Orvault, Lannion, Cesson-Sévigné et Saint-Grégoire) ont entendu cet appel : mercredi, ils ont débrayé pendant une heure pour marquer leur inquiétude. « Les salariés sont écoeurés, lâche Jean-Pierre Clavaud, délégué CGT à Orvault. On a peur pour tout le monde à partir du moment où on ne sait pas où sont localisées les suppressions d’emplois. »

Grégory Marin

l' Huma du 02 / 11 / 07

 

samedi 03 novembre 2007, a 21:57
SENAT : Groupe communiste
 

 






Arrestation de 4 militants du RESFPar Robert Bret - 24 Octobre 2007

Monsieur le Préfet,

Retenu à Paris par mes activités parlementaires, je viens d’apprendre l’arrestation ce matin de M. Sedat TASTAN, jeune kurde de 20 ans, alors qu’il se présentait au bureau des étrangers de la Préfecture pour y déposer un dossier de régularisation de séjour. Cette nouvelle arrestation témoigne de l’acharnement dont il est victime.

J’ajoute que 4 militants du RESF 13 qui accompagnaient ce jeune homme ont également été arrêtés. Il s’agit de : Mme Christiane RUSSEL ; de son compagnon Richard ; de M. Philippe CHOUARD ; et de Delphine l’amie de Sedat.

Ces arrestations incompréhensibles, en outre 48h00 après la comparution de Florimond GUIMARD, également militant RESF, devant le tribunal correctionnel d’Aix, ne peuvent être perçues que comme une attaque délibérée envers toutes les femmes et les hommes qui sont engagés dans la reconnaissance des droits des enfants et de leurs parents « sans papiers ». Elle est de nature à susciter de vives réactions. Des rassemblements sont d’ailleurs en train de s’organiser en vue de dénoncer de tels agissements.

Aussi, je vous demande, Monsieur le Préfet, de prendre les dispositions nécessaires pour remettre en liberté ces 4 personnes. De surcroît, je souhaiterai savoir où a été conduit Sedat TASTAN ? Vous en remerciant par avance, Et restant dans l’attente d’une réponse,

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations distinguées.

samedi 03 novembre 2007, a 21:31
Les collectivités paient pour les riches .
 


Budget . L’enveloppe dévolue aux élus locaux sera fortement réduite en 2008, faisant les frais du paquet fiscal de 15 milliards d’euros voté cet été.

Le gouvernement pourra-t-il ignorer plus longtemps les doléances des élus locaux, toutes tendances confondues�? Hier, à l’Assemblée nationale, l’examen des crédits de la mission «�relations avec les collectivités territoriales�» pour 2008 a permis d’entrer dans le vif des inquiétudes sur les dotations d’État, dont la mission ne représente qu’une infime fraction (2,2 milliards sur 46 milliards de dotations sous enveloppe). Au coeur de la colère�: la fin du contrat de croissance et de solidarité mis en place par la gauche en 1999, qui indexait la progression des dotations sur l’inflation et sur une fraction du taux de croissance du PIB. Une remise en cause inacceptable pour les associations d’élus locaux, face à des dépenses des collectivités en forte augmentation, du fait notamment des transferts de compétences de l’État non accompagnés de financements à la hauteur ces dernières années. Ainsi la part non financée du RMI transférée aux départements atteint 1,8 milliard depuis 2005.

Au nom de la participation des collectivités à l’effort de désendettement public, la progression de l’enveloppe des dotations devrait désormais se limiter à la seule inflation dès 2008, soit 1,6�%. Une présentation qui est doublement faussée. D’abord par la tricherie sur le périmètre de l’enveloppe, qui comprend des dotations qui y échappaient jusqu’alors. Cela permet ainsi de limiter fortement ces dernières, tout en gonflant artificiellement le volume global de l’enveloppe. À périmètre égal, la progression n’est plus que de 0,7�% sur 2007… Ensuite, la hausse des prix réels subie par les collectivités a atteint «�3,9�% entre les premiers trimestres 2006 et 2007�», selon le député Jean-Pierre Balligand (PS). L’évolution réelle pourrait donc avoisiner les - 3,2�% en 2008…

donner d’une main et reprendre de l’autre

Pour faire passer la pilule, le gouvernement met l’accent sur le maintien, pour la seule dotation globale de fonctionnement aux collectivités (DGF), de l’ancienne indexation. Un trompe-l’oeil, car cela revient «�à donner d’une main, via la DGF, tout en reprenant de l’autre, via la réduction de l’enveloppe normée�» dont la DGF fait partie, a dénoncé le député Thierry Carcenac (PS). Pour Jacques Desallangre (apparenté PCF), le gouvernement veut faire financer «�son cadeau fiscal de 15 milliards aux plus riches�» par un «�contrat d’austérité�» pour les collectivités. Un «�contrat�» qui n’a de surcroît que le nom, puisque «�imposé aux collectivités�» et non «�librement discuté�»�!

«�L’objectif est de faire supporter aux collectivités les choix désastreux de l’État�», a déploré aussi André Chassaigne (PCF). «�Le piège se referme�: d’une part on fait payer aux contribuables locaux la transformation des collectivités en services déconcentrés�» dont l’État ne veut plus assumer la charge, «�et d’autre part, on réduit leurs recettes provenant de l’État en enterrant le contrat de solidarité et de croissance�», a dénoncé le député du Puy-de-Dôme. Résultat�: «�si elles veulent réaliser les investissements nécessaires au bien-être de leurs habitants, les collectivités devront recourir à la fiscalité�». Celle des ménages exclusivement, déjà à la limite de la rupture, puisque la taxe professionnelle touchant les entreprises a été plafonnée par le gouvernement à 3,5�% de la valeur ajoutée, et que le MEDEF veut encore réduire à 3�%. Pour André Chassaigne, le gouvernement poursuit un but derrière cette politique�: «�La délégation au privé de pans entiers du service public local�»

Sébastien Crépel

l'Huma du 31 / 10 / 07

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samedi 03 novembre 2007, a 20:53
L' UE risque le court-circuit .
 

Énergie . Pour favoriser la libéralisation de l’électricité, Bruxelles fait le forcing pour démanteler des opérateurs historiques au mépris de la sécurité d’approvisionnement et des tarifs aux usagers.

Le 4 novembre 2006 à 22 h 10. Quinze millions d’Européens, dont quatre millions de Français, se trouvent subitement plongés dans le noir. Aucune vague de froid, aucun pic de consommation et pourtant le continent échappe de peu au « black-out Â». Officiellement, une manipulation technique sur le réseau électrique allemand a entraîné une succession de délestages qui par le biais des interconnexions entre les réseaux européens se sont propagés aux pays voisins. En France, le courant sera rapidement rétabli. Le temps pour EDF de démarrer ses centrales de production de pointe et de rétablir l’équilibre entre la production et la consommation.

Les enquêtes, révèlent l’important déficit en moyens de production électrique à l’échelle de l’UE. Selon l’Observatoire européen de l’énergie, garantir la sécurité d’approvisionnement implique d’investir 700 milliards d’euros d’ici à 2030. L’organisme cite plusieurs pays, en particulier l’Espagne, comme étant au bord de la rupture.

LA FRANCE N’EST PAS À L’ABRI

La sécurité d’approvisionnement de la France est en théorie beaucoup mieux assurée. En théorie seulement, dans un entretien accordé au magazine Challenge, le PDG d’EDF, Pierre Gadonneix, reconnaîtra quelques mois après l’incident de novembre, que le pays a frôlé par deux fois la panne géante en raison d’un manque de moyens pour période de pointe. À ce déficit s’ajoutent les conséquences de l’interconnexion des réseaux qui, en les solidarisant les uns aux autres, a tendance à annuler les atouts du parc de production électrique national.

Pis, selon une source interne à la Commission de la régulation de l’énergie (CRE), l’organisme chargé de veiller au bon fonctionnement du marché de l’électricité en France, les interconnexions ont été « dévoyées Â». Créées à l’origine pour assurer une solidarité entre pays européens, elles servent aujourd’hui au commerce international d’électricité. Conséquence : le trafic transfrontalier est en nette augmentation et « la gestion des flux d’électricité de plus en plus périlleuse Â».

Principaux responsables du déficit en capacité de production, les opérateurs du secteur réduisent depuis des années le niveau de leurs investissements. Ainsi entre 1999 et 2004, la part du chiffre d’affaire qu’ils y consacrent est passée de 16 % à moins de 10 %. Malgré l’importance stratégique du secteur, cette réalité n’a pas provoqué d’intervention des États membres pour corriger les insuffisances du système électrique européen. « Le constat le plus effrayant est que la plupart des pouvoirs publics considèrent que ce n’est plus aux politiques de décider Â», expliquait récemment dans l’Humanité Michel Billout, sénateur communiste, et membre de la mission d’information du palais du Luxembourg. En clair, les États se désengagent.

Ce désengagement procède de deux façons. Par la privatisation des opérateurs historiques qui les écartent petit à petit de leur mission de service public au nombre desquelles figure la sécurité d’approvisionnement. Par la libéralisation du secteur de l’énergie qui conduit à la perte de contrôle du système électrique national. Les usagers, qui ont vu les prix pratiqués flamber, sont aussi touchés de plein fouet. Avec l’ouverture du marché au 1er juillet dernier, on s’attend, en quelque mois, à une augmentation moyenne de 26 % de la facture en Allemagne qui compte parmi les États où l’électricité est la plus chère.

En France, malgré des augmentations injustifiées, selon la CGT, le prix relativement faible de l’électricité reste encore garanti par l’existence des tarifs réglementés fixés par l’État, mais celle-ci n’est assurée que jusqu’en 2010. Jusqu’à présent, l’UE s’était limitée à autoriser la fourniture d’électricité par d’autres opérateurs que les historiques comme EDF. Le 19 septembre dernier, en présentant un nouveau « paquet Â» législatif qui sera prochainement soumis au Parlement européen, la Commission a franchi un nouveau cap. Elle propose de démanteler les opérateurs historiques en séparant les fonctions de production et de distribution de celle du transport au motif que leur confusion dans la même entreprise donne à cette dernière un avantage vis à vis ses concurrents simples distributeurs. Outre que cette mesure va priver de ressources importantes les opérateurs historiques, elle va fragiliser le système électrique en complexifiant son pilotage au risque de provoquer des ruptures dans l’alignement de la production sur la consommation d’électricité. Autrement dit, avec la séparation des activités, on multiplie les risques de panne.

ABANDON DE

LA MAÃŽTRISE PUBLIQUE

L’indépendance des régulateurs nationaux du marché de l’énergie est aussi dans le collimateur de la Commission. Cette mesure priverait les États membres de tout droit d’intervention dans le secteur énergétique. Politique tarifaire et d’investissement seraient de la seule compétence des régulateurs. Cette proposition consacre l’abandon de la maîtrise publique d’un secteur stratégique. Enfin pour favoriser le développement d’un marché européen du gaz et de l’électricité qu’elle juge insuffisamment développé, Bruxelles propose « la création d’une Agence de coopération des régulateurs nationaux de l’énergie habilitée à arrêter des décisions obligatoires Â». Indépendante du pouvoir politique, elle aura pour mission de veiller entre autre au développement des interconnexions entre réseaux nationaux afin de développer toujours plus le commerce de l’électricité.

Pierre-Henri Lab

              L' Huma du 02 / 11 / 07

 

samedi 03 novembre 2007, a 19:07
Le gouvernement choisit l'affrontement .
 


Régimes spéciaux . Le ministre du Travail refuse toujours de négocier le cadre de sa réforme. Les syndicats de cheminots ont déposé un préavis de grève reconductible.

Le gouvernement persiste dans son refus de négocier le cadre général de sa réforme des régimes spéciaux. Au lendemain du dépôt d’un préavis de grève reconductible à compter du 13 novembre à 20 heures par six fédérations de cheminots (CGT, FO, CFTC, SUD rail, UNSA et CFE-CGC), le ministre du travail, Xavier Bertrand, continue d’ignorer leurs revendications et ne leur propose, par l’intermédiaire de la direction de la SNCF, que de discuter des modalités d’application de son projet. Ainsi, le directeur général Guillaume Pepy a fait part de la volonté de l’entreprise publique de « débloquer la grille de rémunérations pour les cheminots qui vont continuer à travailler au-delà de cinquante-cinq ans » et de créer une « retraite complémentaire ».

« un double statut pour les nouveaux embauchés »

Mardi, dans une déclaration faite à l’AFP à l’heure où commençait la réunion de l’interfédérale des cheminots, Xavier Bertrand avait d’emblée donné le ton en adressant une fin de non-recevoir aux syndicats. « Le passage à 40 annuités de cotisation, la mise en place d’une décote et d’une surcote et l’indexation sur les prix ne sont pas négociables », a-t-il déclaré. « Une provocation » aux yeux des organisations syndicales, qui ont, à l’issue de leur rencontre, accusé « le gouvernement et la SNCF de faire le choix d’un conflit plus long ». Les fédérations ont également rejeté la proposition émise par le chef de l’État lors de sa visite aux ateliers SNCF du Landy, à Saint-Denis. « Avec la mise en place d’un double statut pour les nouveaux embauchés, le gouvernement joue la division des anciens contre les jeunes », ont-elles rétorqué.

Le front syndical à la SNCF, où seule la FGAAC s’est engagée dans le processus de négociation par entreprise souhaité par le gouvernement, pourrait s’élargir d’ici le 13 novembre au cas où le gouvernement ne revoie pas sa position. Si le ministre du Travail n’apporte pas de « réponses concrètes » à ses revendications, la CFDT, qui pour l’instant ne s’est pas jointe au préavis de grève, devrait le faire même si elle exclut « un mouvement reconductible ». Favorable à l’allongement de la durée de cotisation des salariés des régimes spéciaux de 37,5 à 40 années, la centrale cédétiste réclame des négociations sur « la pénibilité, le niveau des retraites, l’intégration des primes les polypensionnés, l’assouplissement du calendrier de mise en place des décotes ».

« un ultimatum si

le gouvernement ne revoit pas sa copie »

Outre les cheminots, le gouvernement devra compter avec la mobilisation des électriciens et des gaziers et probablement celle des agents de la RATP. Constatant que le ministre du Travail refuse de négocier le cadre général de sa réforme, les fédérations CGT et FO de l’énergie, majoritaires dans le secteur, appellent les salariés à faire grève le 14 novembre prochain. Elles pourraient être rejointes mardi prochain par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, au terme de « l’ultimatum » qu’elles ont fixé, si le gouvernement « ne revoit pas sa copie ». À la RATP, les fédérations syndicales doivent se rencontrer à nouveau en début de semaine prochaine. Elles attendent d’ici là « des réponses précises » et, à défaut, envisagent de rejoindre la mobilisation des cheminots, des électriciens et des gaziers. Enfin, un préavis de grève devrait être déposé à l’Opéra de Paris pour le 13 novembre par les personnels techniques concernés eux aussi par la réforme des régimes spéciaux.

Pierre-Henri Lab      

l' Huma du 02 / 11 / 07

 

samedi 03 novembre 2007, a 17:55
SENAT : Groupe communiste
 





 
Situation des retraités agricolesPar Evelyne Didier - 23 Octobre 2007

Madame Evelyne Didier attire l’attention de Monsieur le ministre de l’agriculture et de la pêche sur la situation des retraités agricoles qui demandent, sur de nombreux points et à juste titre, une amélioration de leur retraite.

Tout d’abord, le décret devant fixer le niveau de la retraite complémentaire obligatoire (RCO) n’est toujours pas paru et cette publication tardive décale, de fait, son actualisation.

De plus, elle lui demande de bien vouloir tenir compte de l’article 1er de la loi sur la retraite complémentaire qui stipule que celle-ci doit permettre d’atteindre un niveau égal aux 75% du SMIC net.

Par ailleurs, lors du décès de l’exploitant, seuls les points acquis en contrepartie d’une cotisation font l’objet de la réversion aujourd’hui. Il semble pourtant que le conjoint survivant doit pouvoir bénéficier de la réversion des points gratuits de la retraite complémentaire.

Enfin, elle lui rappelle que les mesures appliquées en 2006 et 2007 n’ont pas permis de majorer significativement les pensions de nombreuses femmes.

Aussi, il est nécessaire que la réforme des retraites pour 2008 puisse conduire à la suppression des minorations sur les revalorisations des petites retraites, à l’application de la loi Fillon à tous les retraités, et notamment les articles 4 et 5 dont l’objectif est « d’assurer en 2008 un montant total de pension lors de la liquidation au moins égal à 85 % du SMIC net » et, en dernier lieu, à la modification du dispositif de bonification pour enfants car, en effet, la majoration de 10% se révèle particulièrement injuste lorsqu’elle est appliquée sur les montants de retraites les plus faibles.

C’est pourquoi, elle lui demande de quelle manière et dans quels délais, il envisage de répondre aux attentes des retraités agricoles.

En attente d’une réponse ministérielle

 

vendredi 02 novembre 2007, a 23:05
ASSEMBLEE NATIONAL ( Groupe COMMUNISTE )
 

Marie-Hélène AMIABLE

Députée des Hauts-de-Seine

 

Question d’actualité

mardi 30 octobre 2007

 

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres, Chers collègues,

 

Ma question s'adresse au Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique.

 

Le 20 novembre prochain, sept fédérations de fonctionnaires appellent à la grève pour défendre l’emploi public, leur pouvoir d’achat et leur statut. Les députés communistes et républicains seront à leurs côtés.

 

Votre budget pour 2008 prévoit la suppression nette de 23 000 postes, dont 11 200 à l'Education nationale, et ne prend pas en compte la revalorisation de traitement que réclament les syndicats. Faut-il rappeler que votre majorité a déjà supprimé près de 100 000 postes au cours des 5 dernières années et a promis d'en supprimer 180 000 dans les 5 prochaines. Mais pour quel bénéfice ?

 

Ces enseignants, postiers, hospitaliers, fonctionnaires territoriaux et judiciaires, agents des impôts ou des services de l'emploi, portent en effet à bout de bras un service public dont la qualité, la proximité et l'égalité d'accès sont sans cesse menacés par vos soucis comptables et libéraux.

 

Mais de quelles économies parle-t-on quand sont généreusement distribués cadeaux fiscaux ou parachutes dorés ?

 

Alors que les fonctionnaires voient leur point d'indice chuter de 6% depuis 2000, vos mesures annoncées vendredi dernier ont été jugées dérisoires par les syndicats qui ont claqué la porte.

 

Les revendications des fonctionnaires en rejoignent d'autres : celles des cheminots, des gaziers et électriciens et des salariés du privé concernés par la pénibilité, les privatisations, la diminution du pouvoir d'achat ou la remise en cause de leur retraite.

 

Monsieur le Ministre, comment comptez-vous répondre à la légitime inquiétude des fonctionnaires quant à leur statut et leur salaire ? Quelles missions assignez-vous  au service public ?A  

vendredi 02 novembre 2007, a 21:12
SENAT : Groupe communiste
 






Valorisation des produits agricoles, forestiers ou alimentaires et des produits de la merPar Gérard Le Cam - 24 Octobre 2007

Monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, lors du colloque « Vin, consommation, distribution : nouveaux enjeux, nouvelles opportunités ? » organisé par le Sénat le 28 octobre 2004, Philippe Mauguin affirmait que l’objectif de l’INAO est « de faire en sorte de ne pas décevoir dans le verre la promesse faite par l’AOC au consommateur ».

Et il poursuivait en indiquant à juste titre que cette promesse est « différente de la qualité notée par les guides ou par un critique américain ».

Cette remarque pleine de bon sens devrait guider notre réflexion sur notre système de valorisation dans un contexte où les échanges commerciaux sont globalisés, où les standards de production et de fabrication des produits alimentaires tendent à être dangereusement uniformisés.

Or la promotion de la qualité des produits en lien étroit avec le territoire et le savoir-faire local permet le maintien de l’activité sur ces territoires et leur valorisation. Elle est donc un gage important d’un durable et harmonieux aménagement du territoire, mais également des modes de production respectueux de l’environnement et des terroirs.

Pour justifier la réforme du système de valorisation français, vous avez énormément mis en avant la nécessité de simplifier la grille de lecture du consommateur.

Permettez-moi de citer un passage de l’étude réalisée par l’association UFC-Que choisir qui peut apporter des éléments intéressants sur une autre question, essentielle à nos yeux, notamment pour le consommateur : la diversité des saveurs offertes.

Dans ce document, les commentaires donnés par les professionnels sur les AOC du vin dessinent une répartition en deux groupes ayant des visions diamétralement opposées.

Les premiers se plaignent des rédactions actuelles des textes, notamment de leur faible niveau d’exigence, voire dans certains cas de leur caractère incompatible avec l’essence de l’AOC en tant que produit d’un terroir bien identifié ! Selon eux, ces rédactions trop vagues concourent à une évolution qui, constatée ces dernières décennies, conduit à une standardisation des goûts.

Une motion rédigée sur ce point par les membres de l’association « SEVE », vignerons réunis, illustre bien cette approche : « La volonté de simplification et de banalisation des étiquettes de vin d’AOC va à l’encontre d’une politique de diversité et de valorisation des terroirs français et européens. »

Le second groupe, à l’inverse, considère que « les contraintes définies par les décrets représentent des freins sur le plan commercial, face à la nécessité de réagir rapidement aux exigences du marché » ! Les représentants du négoce défendent, pour nombre d’entre eux, les volumes importants de vins en AOC génériques et refusent de voir interdire la standardisation des caractéristiques gustatives.

Cette petite digression montre à quel point la valorisation des produits agricoles recoupe des enjeux souvent antagonistes. La question est de savoir quel intérêt la réforme proposée va satisfaire. Si c’est celui du consommateur, alors il est nécessaire de se mettre d’accord sur ce point.

Pour nous, l’intérêt du consommateur ne saurait se limiter à la simplification des signes et des mentions de valorisation. En revanche, il est nécessaire que le système de valorisation français passe par un resserrement du lien avec le terroir, une élévation du niveau d’exigence et une limitation sur les techniques et ingrédients qui entrent dans la fabrication des divers produits.

Le facteur humain, le savoir-faire qui s’est construit au fil des siècles pour bien des produits ne doivent pas non plus être négligés. En effet, la rupture du pacte de confiance entre le consommateur et le producteur s’explique également par le comportement des pouvoirs publics, qui tendent à négliger cette composante essentielle de la fabrication des produits.

Ainsi en témoignent les inquiétudes suscitées par la mention « fermier ». On le sait, ce terme s’appliquait à des produits issus du lait des fermes, mais aussi fabriqués et affinés à la ferme. Désormais, la règle serait l’usage du mot « fermier » pour des produits dont l’affinage est réalisé en dehors de l’exploitation et en dehors de la responsabilité du fermier.

Catherine Le Beschu, animatrice de l’association Casgiu Casanu, qui regroupe une centaine de bergers de l’île de Beauté, expliquait qu’il avait été proposé aux producteurs d’ajouter le nom de l’exploitation d’où proviennent les fromages.

Or l’affinage du fromage est un processus essentiel au développement des arômes et des saveurs : la durée de l’affinage, l’atmosphère, l’hygrométrie de la cave, sont autant de facteurs qui lui confèrent son identité.

En toute logique, le terme « fermier » ne peut donc s’appliquer qu’à des produits issus exclusivement du lait de l’exploitation, mais aussi fabriqués et affinés à la ferme. Pourtant, huit AOC fromagères, et non des moindres - « Saint-Nectaire », « Reblochon », pour n’en citer que deux - bénéficieraient déjà de dérogations. Ces précédents n’augurent rien de bon pour l’avenir des fromages de terroir...

Alors que la mention « fermier » garantissait jusqu’ici un mode de production, un terroir et un savoir-faire, la réglementation nouvelle instaure un flou défavorable au producteur comme au consommateur.

En ce qui concerne le défaut de lisibilité que vous avez à juste titre dénoncé, le problème réside, à notre sens, non dans la multiplication des signes, mais plutôt dans le défaut d’information du consommateur sur la fabrication et la composition des produits. Peut-être serait-il utile d’assurer une plus grande traçabilité des différents produits et une meilleure information sur leur composition. C’est vrai pour les OGM, mais pas seulement.

Ainsi, le consommateur serait en mesure de choisir le produit qu’il achète, en tout cas celui qu’il souhaiterait acheter s’il en avait les moyens, car le choix se pose en ces termes dans bien des cas malheureusement. La question du pouvoir d’achat ne peut bien évidemment être exclue de la réflexion sur le système de valorisation quand on connaît le prix des produits concernés. Mais peut-être reviendrons-nous sur cette question lors de l’examen annoncé du projet de loi sur la concurrence et la réforme de la loi Galland.

Enfin, je voudrais dire quelques mots sur les autres objectifs visés par la réforme : la simplification du système et l’impartialité des contrôles.

Le projet de loi ratifiant l’ordonnance du 7 décembre 2006 relative à la valorisation des produits agricoles, forestiers ou alimentaires et des produits de la mer présente encore pour moi à ce sujet de grandes zones d’ombre, et ce malgré la consultation attentive de deux documents de travail qui auraient pourtant dû éclairer ma lecture : le dossier présentant la réforme des signes d’identification de la qualité et de l’origine de l’Institut national de l’origine et de la qualité et le rapport de notre collègue Benoît Huré.

Ce projet de loi, qui est l’aboutissement de la procédure dictée par l’article 38 de la Constitution, et donc plus exactement l’ordonnance qu’il vise à ratifier, présente l’inconvénient de laisser inchangés les défauts du système actuel, en prétendant le contraire.

Tout d’abord, une des raisons avancées pour justifier la réforme est la complexité de la gestion du système pour les opérateurs. Il est vrai que le développement quelque peu anarchique des signes d’identification de la qualité et de l’origine a conduit à la création de plusieurs structures et procédures. Ainsi cohabitaient l’INAO, la CNLC, les syndicats de défense, les organismes agréés, les groupements de qualité, les organismes certificateurs, et j’en passe.

Aujourd’hui, et cela ne nous étonnera pas, la place des pouvoirs publics se réduit comme une peau de chagrin puisque sont supprimés l’INAO et la CNLC, remplacés par un établissement public, l’INAO « nouvelle formule ». Les moyens de ce nouvel établissement public devront être augmentés pour qu’il puisse correctement remplir ces missions, même si tout est fait pour en confier un certain nombre à des organismes tiers.

Du côté des filières, si un nom rassembleur a été trouvé - organismes de gestion et de défense, ou ODG -, en réalité, la diversité est toujours la règle. La question de l’obligation d’adhésion à ces ODG n’est pas négligeable, notamment au regard du coût supplémentaire que la cotisation entraîne, mais je ne développerai pas ici, compte tenu du temps dont je dispose.

En revanche, dans le secteur du vin - mais pas seulement -, il semblerait que de nombreux professionnels s’inquiètent de voir déjà de fortes hétérogénéités dans le niveau de découpage géographique auquel correspondent ces nouvelles structures. Il y a là en effet le risque de voir apparaître des « super ODG » correspondant à un niveau suprarégional, ce qui est totalement étranger à l’idée d’un lien étroit entre l’AOC et son terroir. Ainsi pointe le danger d’aboutir à une vision très standardisée des AOC.

Ensuite, est avancée comme autre justification de la réforme le noble objectif de garantir la neutralité des structures de contrôle, qui serait sujette à caution en l’état actuel du droit. Le rapport note que, du fait de l’appartenance de producteurs aux organismes d’agrément, ceux-ci ont été accusés d’être à la fois juge et partie.

La réforme vise donc à mettre fin à cette partialité structurelle en créant des organismes de contrôle distincts. Si partialité il y a, nous considérons que cette séparation fonctionnelle affichée sera un faible remède dans la mesure où les organismes de contrôle sont, certes, agréés par l’INAO, mais sur proposition des ODG ! Quant à leur composition, elle reste à disposition.

Mes chers collègues, nous sommes tous soucieux de la défense de notre patrimoine naturel et culturel, et pourtant nos discours divergent lorsque nous évoquons nos visions de l’agriculture. Les sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen considèrent, sans verser dans le corporatisme, que les savoir-faire agricoles doivent être promus, protégés, reconnus en lien étroit avec le territoire auquel ils sont attachés. Or cette reconnaissance ne peut, selon nous, se faire si la politique agricole suit le sillon tout tracé des standards communautaires et internationaux. On simplifie les étiquettes, on a déjà commencé à simplifier les saveurs. Nous ne voulons pas de ces dérives.

Au nombre des objectifs que le Gouvernement s’est fixés, la réforme proposée remplira sans aucun doute celui de la simplification des signes, peut-être moins celui de la lisibilité. En revanche, nous craignons qu’elle ne permette pas de rétablir le lien de confiance entre le consommateur et le producteur. En témoignent, dans le domaine des AOC du vin, les appréciations divergentes selon les AOC et les comportements des professionnels concernés.

Par ailleurs, je suis loin d’être persuadé que cette simplification contribue à la relance de la confiance et de l’intérêt mutuel en termes de pouvoir d’achat pour les consommateurs et de revenu pour les agriculteurs, les viticulteurs et l’ensemble des producteurs.

Pour toutes ces raisons, nous nous abstiendrons sur ce texte.

 

vendredi 02 novembre 2007, a 18:46
Boutin,Amar .
 

Boutin, Amar: une certaine idée du débat, mais laquelle ? Par La rédaction le lundi 29 octobre 2007

ENQUÊTE

A moins d'être un pro du media training, le direct est pour les responsables politiques un exercice périlleux.

On peut tenter de limiter les dégâts en faisant évincer les contradicteurs du plateau. Mais c'est parfois pire.

Voici la preuve par Christine Boutin.

Au cours de l'emission Revu et Corrigé samedi 27 octobre, Paul Amar et ses invités revenaient sur le traitement médiatique, plutôt discret, qui entoure le campement des mal logés de la rue de la banque.

Présents sur le plateau, entre autres, Florence Aubenas qui suit le dossier pour le Nouvel Obs, la ministre du logement et de la ville Christine Boutin et le sociologue des médias, Jean-Louis Missika. Alors que ce dernier évoque la question de l'impact des images de ce genre d'événement sur les journalistes et donc sur l'opinion publique, Paul Amar a cette petite phrase "Alors le DAL devrait engager un service de com hein? Ou avoir un spécialiste image?"

Une petite phrase de rien du tout, mais qui marque le départ d'une séquence de décryptage en chaine.

Décryptage du décryptage.

Acte I: Florence Aubenas donne l'information en direct.


Florence Aubenas piège Boutin- Revu et Corrigé le 27 Octobre

Florence Aubenas profite du direct pour dire que le porte parole du DAL, qu'elle connait bien pour avoir suivi la plupart des campements de sans papiers et de mal logés, devait en principe participer à l'émission mais que "Christine Boutin ne voulait pas débattre avec lui."

Visiblement, la ministre est prise de court.

Un malaise s'installe, et...

...acte II: Paul Amar rétablit la vérité.


Paul Amar rétablit la vérité-Revu et Corrigé le 27 Octobre

"On est dans une décryptage. Donc nous on dit tout. On dit tout sur nous, on dit tout sur vous" dit-il en regardant la ministre.

"Effectivement on avait voulu faire un débat, confirme Amar, mais on a fait comprendre à Pascal Petit, rédacteur en chef, que vous ne souhaitiez pas débattre avec M. Eyraud".

La ministre semble totalement défaite. Après un silence de quelques secondes, Mme Boutin bafouille un petit "je crois qu'il y a un problème là".

Acte III: Christine Boutin dénonce ce qu'elle appelle un "traquenard".


2Christine Boutin parle de "traquenard".

La ministre patine. Heureusement, une petite voix va venir abréger ses souffrances.

Acte IV: Grâce à son oreillette magique, Amar achève Boutin


5Amar achève Boutin avec l'oreillette magique - Revu et Corrigé le 27 Octobre

Coup de grâce, la ministre se tait.

C'est la dure loi du direct.

Sur le plateau, Amar rétablit donc magnifiquement une situation qui semblait compromise par le pavé dans la mare jeté par Aubenas.

Mais que s'est-il passé dans la coulisse ?

Boutin a-t-elle refusé de débattre avec Eyraud ? A quel moment le nom de Eyraud lui a-t-il été soumis par la production ?

Interrogé par @si, Jean-Baptiste Eyraud se dit surpris par la manière dont il a été écarté du débat.

"Ce n'est pas le première fois qu'on me fait le coup, précise le porte-parole du DAL, mais d'habitude on ne me dit pas les choses aussi franchement. On trouve une excuse. Là, ils m'ont appellé lundi pour m'inviter, j'ai accepté et puis vendredi matin, ils m'ont de nouveau appellé pour me signifier que je ne participerais plus à l'émission, parce que Mme Boutin ne voulait pas que je vienne."

Quant au directeur de cabinet évoqué par Amar, il s'agit en fait de son conseiller pour les relations presse, Christian Dupont ."Ce qui nous a d'abord été présenté à Mme Boutin et à moi, c'était une emission de décryptage, avec des journalistes. A aucun moment il n'a été question de débat avec le DAL."

Refuser de participer à une emission à cause d'un angle mal défini ou d'un plateau déséquilibré est monnaie courante, assure-t-il. "C'est le fonctionnement normal des médias, c'est à nous de définir si l'émission présente un intérêt ou non".

Le conseiller presse convient toutefois que l'activisme du porte-parole du DAL agace la ministre, surtout "parce qu'il fait dire à Mme Boutin ce qu'elle n'a pas dit " explique-t-il.

Florence Aubenas, qui pensait retrouver le porte-parole du DAL au moment du direct samedi était parait-il très fâchée lors de son arrivée au maquillage, au point d'envisager de renoncer à participer à l'emission.

L'équipe de Revu et Corrigé a donc dû batailler pour la retenir, mais elle s'est rattrapée en donnant cette petite info, que Paul Amar aurait sans doute gardé pour lui si elle n'en avait pas parlé.

Selon elle, "le débat ne doit pas avoir lieu dans les coulisses. Le public doit savoir pourquoi Jean-Baptiste Eyraud était absent du débat. Il n'est pas normal que l'entourage d'un ministre ou que le ministre lui même interdisent à quelqu'un le droit de venir dire ce qu'il a à dire" déclarait la journaliste sur le site du 6nouvel Obs.

Qu'il s'agisse d'un malentendu ou d'un arrangement à l'amiable entre production et cabinet, Mme Boutin semble avoir quelques problèmes avec les débats.

Le 25 septembre dernier, l'équipe du 7/10 de Nicolas Demorand sur France inter avait eu elle aussi des soucis d'organisation à propos d'un débat avec Christine Boutin. Dans un article publié 7ici même, nous revenions sur cet incident. Entre temps, l'emission +Clair du 29 Septembre en donnait une version en image.


0retrour sur le plantage de Boutin au 7-10 de France Inter Mardi 25 Septembre

Alors de deux choses l'une, soit à chaque fois qu'elle doit débattre avec un leader d'association, elle n'est pas prévenue à temps. Dans ce cas là, c'est pas de chance.

Soit la ministre s'arrange pour fuir les débat chaque fois que c'est possible, en trouvant des entourloupes.

Le syndicat SNJ- CGT de France 5 a déploré "un acte de censure" de la part de la chaine publique au cours d'une interview à 1l'AFP.

Pascal Petit, rédacteur en chef de Revu et corrigé, a refusé de répondre à nos questions.

(Enquête de Romain Boutilly)

 

vendredi 02 novembre 2007, a 17:54
LA GAFFE !
 

L'hypergaffe de Sarkozy à la SNCF, que ni TF1 ni France 2 n'ont vue Par La rédaction le samedi 27 octobre 2007

CHRONIQUE

Hypersilence, pour l'hypergaffe de l'hyperprésident.

Il s'agissait pour Sarkozy, en se rendant dans un dépôt SNCF vendredi 26 octobre au matin, d'offrir aux 20 Heures de Pépéjadas le profil du président qui n'a pas peur d'affronter en direct, zyeux dans les zyeux, noyé dans la marée ouvrière, les terribles cheminots.

Parfait.

Si vous voulez voir ces belles zimages, vous pouvez aller chez Pépéjadas (ou plutôt chez Leurs Blondeurs Chazal et Delahousse, c'est le week-end). Vous connaissez l'adresse.

Sauf que dans le fil d'une discussion enflammée, Sarkozy commet une énorme boulette. «Les 40 ans d’annuités s’appliqueront à tout le monde, en revanche, les bonifications, les décotes, moi je pense que tout ceci ne peut s’appliquer que pour ceux qui ne sont pas déjà rentrés à la SNCF» lâche-t-il à ses interlocuteurs.

"Une rumeur monte dans la foule", raconte Libération, et un syndicaliste de FO s’étonne : «Ah, mais ça c’est nouveau !»

Oui, c'est nouveau. Et c'est même énorme. Au même moment, ce point est un de ceux sur lesquels achoppent les négociations. La décote, rappelle Libé, est "la réduction plus que proportionnelle de la pension pour ceux qui n'auraient pas cotisé le nombre d'années requises".

C'est donc une hypergaffe.

Toutes les télés sont là, autour du président.

Que croyez-vous qu'elles font ?

Ni TF1 ni France 2 n'ont intégré ce moment à leur montage, comme le confirme ce magnifique zapping de nos confrères du Monde.

Seule des grandes chaines hertziennes, France 3 l'a repéré. Comme I-Télévision.

Pour voir l'hypergaffe comme si vous y étiez, une seule adfresse donc: c'est là.


Sarko déraille sur les retraites

Quant aux syndicalistes, qui ont apparemment d'autres sources d'informations que les 20 Heures, ils n'ont 0pas fini de s'amuser avec cette gaffe.

Commentaires Le samedi 27 octobre 2007 à 20:33 par Termajus (qui râle encore...)  

vendredi 02 novembre 2007, a 17:17
AH ! Les ( winners ) !
 

 
Par philippe tixier le mercredi 31 octobre 2007, 13:31 - politique - Lien permanent

Ah ! Les « winners » !

Un patron augmenté, parce que son bras droit gagne beaucoup plus que lui ! Ca ne se voit qu'au gouvernement de la France !

Il travail, communique, déjà beaucoup, travaillez plus pour gagner plus, comment va-t-il faire pour travailler plus (140% de plus), il n'y a que le président de la France pour pouvoir le faire !

Allez voir des cheminots qui vont sur une vie, leur vie, gagner moins en travaillant plus, et s'octroyer une augmentation de 140%, c'est ça le libéralisme des « winners » !
A bas les patrons qui n'ont pas voulu du salaire monstrueux qu'on leur proposait pour demander le même salaire qu'ils avaient dans leur précédente entreprise !

A combien se monte un budget inconnu qu'on multiplie par trois ? Pour la réponse, prière de le demander par écrit à la présidence française 2007/2008 !

Ils prônent la négociation, mais sont des adeptes du : ça passe ou ça casse !

Un « winner » est une personne qui arrive là où elle est, en générale par une aide non négligeable d'autres apprentis « winners », une dose de chance agrémentée de travail qu'elle pense être la seule à avoir pu mener ! Fort de ce sentiment, elle clame haut et fort qu'elle a gagné, gagne et gagnera, qu'elle a emmerdé, emmerde et emmerdera tous ses ennemis, challengers, anciens amis, amis futurs !

Le ridicule ne tue pas mais la honte et le silence l'ont déjà fait !
Décidément, le monde est complexe.

Mon Blog : http://libre.gauchepopulaire.fr/index.php//

Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que chaud !

philippe tixier

vendredi 02 novembre 2007, a 16:53
COUP DE FORCE
 


Nicolas Sarkozy vient de boucler le scénario de la ratification du traité modificatif européen, qui remplacera le défunt traité constitutionnel, rejeté par les peuples français et néerlandais. Il a pu le faire grâce à la complicité bienveillante de François Hollande, qui a renoncé à exiger la tenue d’un référendum et qui a annoncé que le PS ne ferait pas obstacle à l’adoption de ce nouveau traité. Celui-ci sera signé le 13 décembre, par les chefs d’État et il devra être ensuite être ratifié par chacun des États de l’Union européenne.

Le président de la République a décidé d’effectuer cette ratification par voie parlementaire, en janvier 2008, ce qui constitue un rapt inacceptable du vote du 29 mai 2005, d’autant qu’à l’époque, plus de 85 % des parlementaires étaient favorables au traité. Justifier le recours à la voie parlementaire par le fait que le nouveau traité serait différent de celui qui a été repoussé relève de la supercherie. Une fois n’est pas coutume, donnons la parole à quelques chefs d’État : « La substance de la Constitution est maintenue » (Angela Merkel, chancelière de l’Allemagne) ; « Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution » (Jose Luis Zapatero, Premier ministre de l’État espagnol) ; « Les éléments symboliques ont été retirés et ce qui a réellement de l’importance est resté » (Anders Fogh Rasmussen, Premier ministre danois). Et, pour une fois, ils ont raison.

Le nouveau traité consacre la construction de l’Europe libérale, les institutions antidémocratiques, le démantèlement des services publics, la mise en place d’une défense européenne dans le cadre de l’Otan - autrement dit sous hégémonie des États-Unis -, ce qui convient à la nouvelle politique étrangère de Sarkozy qui s’aligne de plus en plus sur celle de la Maison Blanche, dont une partie des stratèges préparent une nouvelle guerre contre l’Iran.

Face à ce coup de force, il est nécessaire que toutes les composantes du « non » de gauche portent haut et fort l’exigence d’un référendum, mènent campagne pour le rejet de ce traité, tout en défendant la pers¬pective d’une Europe sociale et démocratique au service des peuples.

Léonce Aguirre



De : zuzu
vendredi 2 novembre 2007
 

vendredi 02 novembre 2007, a 08:03
VENDREDI 2 NOVEMBRE 2007 ( 17h rue de la Banque )
 

Point sur les luttes et campements de mal Logés (Rassemblement vendredi 17h Rue de la Banque) Jeudi soir, Les familles du CAL ont levé le camp de Stalingrad alors qu’il y avait une forte présence policière (mais pas de violence), après avoir eu assurance d’un Rendez-Vous avec le ministère du Logement mardi.

Pour ce qui est du campement de la Rue de la Banque, cela s’est passé plus difficilement, puisque les familles et les soutiens ont été de nouveau vctimes ’une charge policière vers 19h, occasionnant encore des blessés. Les familles ont quand même gardé le droit de pouvoir rejoindre l’immeuble du ministère de la crise du Logement (qui leur était fermé) mais avec l’interdiction de se coucher sur le trottoir. Le DAL a obtenu un Rendez-Vous vendredi (demain) avec le ministère.

LE CAL et le DAL faisant parti du collectif qui constitue le Ministère de la Crise du Logement, elles ont décidé qu’il y’aurait un-e représentant-e des familles du CAL vendredi, et un-e représentant-e d’une famille du DAL mardi dans les délégations des familles mal-logés en lute.

En ce qui concerne le soutiens (Nous !) : Il n’est plus nécessaire de venir vendredi matin à 06h Rue de la Banque.

En revanche, les familles en lutte du CAL et du DAL appellent à un rassemblement Rue de la Banque vendredi à 17h. Il va de soit qu’il faudrait être nombreux...



De : NoNo
vendredi 2 novembre 2007
 

jeudi 01 novembre 2007, a 22:12
URGENT !
 

Urgent Demande de soutiens : Répressions contre les mal logés (Rue de la Banque et stalingrad) Urgent, à diffuser largement

Nécessité de soutiens à deux endroits différents, à vous de voir le plus près...

* Le campement de la rue de la Banque (Où plus de 180 familles campent dehors depuis le 02 octobre) a connu ce matin à 11h sa 5ème intervention de Police, et celle-ci a été la plus violente et les plus forte : Non seulement les tentes, couvertures, etc ont été prises par la police, mais celle-ci interdit d’accès un périmètre autour du local du ministère de la crise du Logement.

Les familles viennent de décider qu’elles ne bougeraient pas et qu’elle resteraient dans la rue. Le campement continue donc, mais a été déplacé de 10 numéros !

— > Les familles du DAL ont besoin de soutiens ce soir (voire cette nuit pour les plus courageux) , et il est demandé d’ors et déjà des rassemblements de soutiens demain à 06h et 17h.

* Toujours dans le cadre des actions du ministère de la crise du Logement, des familles (du CAL cette fois-ci) ont commencé un campement place Stalingrad (La Rotonde). Elles ont été virée (violemment) une première fois mais elle se sont rassemblées de nouveau et pour l’instant, le campement tient, malgré une forte présence policière.

Il est demandé là aussi une présence de soutiens dès maintenant sur place. Par ailleurs, dans les deux campements de lutte, il manque de couvertures, duvets, etc...



De : Nono
jeudi 1er novembre 2007
 

jeudi 01 novembre 2007, a 21:53
L ' OR SALE .
 


Rencontre-débat avec Camille de Vitry (réalisatrice du documentaire : "Le prix de l’or" ), Gilles Labarthe (auteur du dossier Noir n°22 : "L’or africain, Pillages, trafics & commerce international" , ed. Agone), et des représentants de l’ARCSF, SAMEDI 10 NOVEMBRE, DE 14 HEURES 30 A 19 HEURES, SALLE ASSOCIATIVE PLACE DE LA REPUBLIQUE 93100 MONTREUIL
entrée libre

Sadiola est une commune composée d’une multitude de villages, au sud-ouest du Mali. Sa particularité ? Son sous-sol renferme une des réserves d’or les plus productives du monde. Son exploitation à l’échelle industrielle depuis 1996 aurait dû apporter la prospérité à ses habitants. Mais ce sont des compagnies multinationales qui exploitent ce sous-sol.

Alors qu’en est-il ? Interdiction de l’orpaillage traditionnel, déplacement de populations, destruction de villages, pollution des eaux et des sols au cyanure et à l’arsenic, pollution de l’air par les poussières soulevées en permanence par la noria des camions de la mine, fausses-couches, décès, maladies inexpliquées, conditions de travail contraires au droit humain pour les habitants de Sadiola employés à la mine...

Nous vous proposons de venir écouter les membres de l’Association des Ressortissants de la Commune de Sadiola en France, qui nous parleront de l’évolution de la situation depuis que s’est constituée leur association de défense des droits des habitants de la commune. Camille de Vitry, qui a témoigné de cette situation insupportable dans son documentaire, "Le prix de l’or", participera à cette rencontre-débat, et nous donnera son éclairage sur ce combat qu’elle accompagne depuis plusieurs années.

Enfin, force est de constater que, nouvel Eldorado de l’exploitation de l’or africain, le Mali n’en figure pas moins parmi les pays les plus pauvres de la planète.

Gilles Labarthe, auteur de "L’or africain, pillages, trafics & commerce international", nous apportera son analyse des mécanismes de la prédation de l’or africain et des trafics qui en découlent, en replaçant le cas de Sadiola et du Mali dans son contexte international.

rencontre projection débat, organisé par l’ARCSF et Survie, en soutien à l’ARCSF http://survie-paris.org



De : Survie PiF
jeudi 1er novembre 2007
 

jeudi 01 novembre 2007, a 21:29
LA FACE CARCHEE
 


la face carchée de la droite décomplexée : une ouverture peut en cacher une autre... La face cachée de la droite décomplexée : « Une ouverture peut en cacher une autre... Â» par Paul Ariès directeur du sarkophage extrait du dossier publié dans le sarkophage n°2 en vente dans les kiosques 2 euros jusqu’au 15 novembre... Ce texte peut être librement reproduit avec mention de sa publication initiale dans le journal le sarkophage.

L’ouverture à gauche n’est qu’une mise en scène savamment entretenue pour masquer une autre ouverture vers l’extrême droite... bien réelle celle là. Sarkozy sait très bien que le débauchage de personnalités issues de la gauche ne peut lui garantir - au delà de l’effet destructeur immédiat sur le PS ou ses alliés- une base politique suffisante pour pérenniser son système. Sa « droite décomplexée Â» devra bien dévoiler son identité véritable. La fraction de l’appareil « socialiste Â», acquise de longue date aux vertus du libéralisme, ne représente en effet aucun poids électoral ni avenir politique. Ce débauchage relève de la politique-spectacle telle qu’a pu la pratiquer Mitterrand lorsqu’il nomma au sein du gouvernement de gauche des personnalités du centre droit comme Stoléru, Soisson, Rausch ou Durafour. Sarkozy n’entend nullement s’ouvrir à certains thèmes de gauche comme lorsque VGE imposa contre (une fraction de) sa propre majorité le vote de la loi Veil sur l’IVG grâce aux suffrages des députés « socialo-communistes Â». Ceux qui à gauche rejoignent Nicolas Sarkozy se rangent derrière le gouvernement de droite le plus à droite que la France ait connu depuis Vichy.

Le modèle italien Cette gesticulation médiatique sert à cacher une autre ouverture déjà bien engagée vers les idées de l’extrême droite et bientôt vers ses hommes et ses structures. Sarkozy n’a pas seulement siphonné une partie de l’électorat du Front national, il a également pillé les idées de la « droite nationale Â» en attendant de pouvoir/devoir l’intégrer au sein d’une union de toutes les droites. C’est ce modèle italien qui a permis le Berlusconisme mais aussi le maintien au pouvoir du clan Bush et que l’on peut analyser comme une volonté de rapprocher toutes les familles de la droite, à l’exclusion des courants dit de la « fausse droite Â» car allergiques à ses « vraies Â» valeurs. Tout l’avenir du Modem se joue dans cette fenêtre : préserver un centre droit qui se refuse à toute alliance avec les idées qualifiées d’extrémistes. Ce modèle de convergence des droites est théorisé depuis une décennie notamment au sein de la revue italienne ideazione (Idées et actions). Détail significatif : l’Alliance Nationale (ex MSI, parti néo-fasciste italien) a non seulement fait campagne pour Sarkozy mais Gianfranco Fini, son leader, préface l’édition italienne du livre de campagne du candidat Sarkozy... Les grandes manoeuvres ont d’ailleurs débuté depuis longtemps au sein des réseaux des droites françaises parlementaires, radicales et « nationales Â». L’opération ne pouvait cependant réussir qu’avec la disparition ou la mise à l’écart de toute une génération politique qu’elle soit gaulliste ou néo-fasciste : d’un côté, les électeurs de droite doivent apprendre qu’ils n’ont plus d’ennemi à droite puisque le maintien au pouvoir du sarkozysme suppose la constitution d’un bloc idéologique et électoral hégémonique ; d’un autre côté, les électeurs d’extrême droite doivent reconnaître (comme ils le font déjà massivement) dans Sarkozy et l’UMP leurs plus proches cousins... Sarkozy ne peut pour cela ignorer leurs thèses et sensibilités. C’est là toute la différence avec Mitterrand qui a su prendre plusieurs millions de voix au parti communiste en amenant ses électeurs sur ses propres thèses alors que Sarkozy ne peut gagner sur sa droite qu’en se droitisant lui-même, ce que traduit la formule d’une droite décomplexée.

Plusieurs réseaux préparent activement ce rapprochement. On trouve déjà au coeur du système Sarkozy beaucoup d’anciens extrémistes. Patrick Devedjian, en charge de garder la maison UMP (en l’absence de son chef d’ailleurs non remplacé à la direction du parti) est l’idéologue le mieux placé pour l’empêcher de retomber dans les travers d’une « fausse droite Â» : ancien dirigeant du groupuscule néo-fasciste Occident, condamné en 1967 pour « violences et voies de fait avec préméditation et armes Â» pour sa participation à une attaque contre des militants du comité Vietnam de Rouen, favorable à « une ouverture jusqu’aux sarkozystes Â» (entendez à une ouverture toujours plus à droite...), participant aux assemblées du très secret groupe Bilderberg... Claude Estrosi, aujourd’hui secrétaire d’Etat, ex-président du Conseil général des Alpes-maritimes, bastion des convergences douteuses entre les droites (sans doute un effet de la proximité de l’Italie…) appelle certes à « combattre Â» l’extrême droite... mais en lui piquant ses idées et y compris en cherchant des alliances électorales avec le FN (comme en mars 1998 dans la région PACA) ; Hervé Novelli, aujourd’hui Secrétaire d’Etat après avoir été leader du groupe des « Réformateurs Â» qui réunissait plus de cent députés de l’UMP lors de la précédente magistrature, mais lui aussi ancien d’Occident, d’Ordre Nouveau, du Parti des Forces nouvelles, du CNI, délégué général de Démocratie libérale (UDF) du temps du peu recommandable Madelin, membre de la direction du club « Idées Action Â», favorable au rapprochement avec le FN (affaire Millon, soutien du FN lors de son élection de 1997), ne regrette pas ses tentations néo-fascistes de jeunesse : « J’étais plus jeune que les autres, mais j’étais spontanément du côté de l’ordre. A l’époque, il n’y avait rien entre l’extrême droite et l’extrême gauche. Je n’ai pas de regret. Occident, c’était un engagement anticommuniste dans lequel je me reconnais toujours. C’est une époque révolue, il en reste une sorte d’amitié liée à l’adolescence. Ne tombons pas dans le piège de la béatification de l’extrême gauche et de la diabolisation de l’extrême droite Â» (Le Monde 13 février 2005) ; sans oublier, bien sûr Gérard Longuet, Claude Goasguen ou William Abitbol, eux aussi anciens d’Occident (la liste est malheureusement trop longue pour être citée...).

Pour tous ces réseaux, le sarkozysme représente une « divine surprise Â», car il permet de recycler dans la vie politique des courants d’idées qui n’avaient plus droit de citer depuis Vichy et l’Algérie française (OAS...). Dans les coulisses, on croise d’autres activistes tout aussi revanchards. Leur mission : tisser des liens entre les diverses familles et nourrir intellectuellement ceux qui oeuvrent à la droitisation de la droite française. Parmi eux : Jean-Gilles Malliarkis (passé de l’admiration de Mussolini au culte du libéralisme économique, dirigeant des tristement célèbres éditions du Trident, ancien d’Occident, fondateur d’Action Nationaliste, du Mouvement Nationaliste Révolutionnaire, de Troisième voie, etc) : « la droite française surdimensionne son complexe culturel face à la gauche Â» ; « les Français ont donné à la droite une majorité claire et un mandat précis Â» (2 juillet 2007 in son site l’Insolent) ; Michel de Rostolan (lui aussi ancien d’Occident, fondateur du cercle Renaissance qui Å“uvre, depuis 1970, au rapprochement de la droite et de l’extrême-droite, dirigeant du CNI lorsque se dernier présenta des candidats avec le Front national, vice-Président en 1987 du Comité de soutien à le Pen ; Xavier Raufer (de son vrai nom Christian de Bongin), encore un ancien d’Occident, proche aujourd’hui des libéraux de Claude Reichman, spécialiste de criminologie, auteur d’ouvrages contestés écrits en collaboration avec Alain Bauer (ancien Grand Maître du GODF, rallié à Sarkozy : symbole du basculement à droite d’une partie importante des francs maçons du Grand Orient), tous deux véritables « marchands de peurs Â» et inspirateurs de la politique sécuritaire de Sarkozy ; Guillaume Roquette (dirigeant de Valeurs actuelles) ; Henry de Lesquen, Président du Club de l’horloge, l’un des principaux lieux où se pense le rapprochement entre droite parlementaire et extra-parlementaire. « L’union de la droite Â» (sous-entendu avec le FN) y est donnée de façon explicite comme « la clef du renouveau de la France Â» : « Le verrouillage politique qui met le FN au ban des partis est le fidèle reflet du verrouillage idéologique qui empêche de parler librement de certains sujets vitaux pour l’avenir de notre pays. C’est parce que le FN ne se conforme pas aux interdits édictés par les hérauts de l’idéologie dominante qu’il est victime d’ostracisme et exclu de l’arc constitutionnel, en tant que parti d’extrême droite. Â» Pour Jérome Rivière, alors député UMP, Michel Noir reste l’anti-modèle pour avoir déclaré qu’il préférait « perdre les élections que perdre son âme Â». Jacques Chirac se serait comporté comme un « idiot utile Â» (sic) en expliquant « qu’on ne pouvait pas travailler avec le Front national Â» et aurait commis « un déni de démocratie Â» en refusant de débattre avec Le Pen lors du second tour des élections présidentielles de 2002. Mais le chef du FN est également égratigné pour avoir refusé la main tendue par Pasqua qui affirmait pourtant partager avec lui « des valeurs communes Â» ...

L’union des droites serait possible car les électeurs de la droite partageraient désormais les mêmes valeurs de base que ceux du FN : cette thèse, énoncée trop tôt par Charles Pasqua, fait de nouveau fureur. Jérome Rivière (ex député UMP, proche de de Villiers) en a fait son fonds de commerce : « Sur l’immigration, la sécurité, la fiscalité, l’identité nationale, la politique étrangère, existe-t-il des « valeurs communes Â» entre le FN et la droite classique ? Evidemment oui. Â» . Il ajoute qu’il existerait une « préférence étrangère en France Â» et cite même la phrase de Paul Morand « Je suis triste parce que je vois mourir la race blanche Â»... Henry de lesquen voit dans ces valeurs communes la justification de sa stratégie : « On nous dit que le thème de l’union de la droite est une duperie, parce que la droite établie, n’est pas une vraie droite. Ce jugement, qui paraît sensé, est en réalité à courte vue, car les électeurs de l’UMP, eux, sont incontestablement de droite... Â» (13 mai 2007). Venant de ce vieux routier de l’extrême droite, on ne sait pas si ce jugement sera reçu comme un compliment par tous ceux qui ont voté pour Sarkozy... L’union des droites serait également possible puisque les thèmes qui valaient autrefois son exclusion au FN seraient aujourd’hui ceux de l’UMP. Certains réseaux comme ceux de Philippe de Villiers, de Charles Pasqua, de Charles Millon, de Christine Boutin y travaillent depuis des décennies. Boutin est au gouvernement et ses idées sont plus présentes que jamais. Millon et ses réseaux reprennent des couleurs... de Villiers se félicite des « premières réformes symboliques Â» de Sarkozy qui sont « celles d’une droite qui s’assume enfin Â» mais attend que l’ouverture se fasse aussi à droite... Pasqua se réjouit également de ce virage à droite « Sarkozy pour se faire élire a adopté la stratégie de droite que je préconisai depuis 20 ans. Â» (3 juillet 2007).

Les droites non parlementaires (dont le FN n’est qu’un maillon) auraient finalement contribué à préserver l’idéologie de la « vraie droite Â» qui pourrait aujourd’hui refaire surface sous le nom de « droite décomplexée Â». Un peu plus de cinquante ans après Vichy et une trentaine d’années après l’OAS, il serait enfin possible de reprendre la vie commune ou du moins de s’y préparer. Jérôme Rivière ne dit pas autre chose lorsqu’il écrit « Tant que la droite repoussera le Pen, elle repoussera ses électeurs Â» ; « Quand Nicolas Sarkozy dit : « La France aimez-là ou quittez-là Â», il est dans cette posture. C’est le discours de le Pen depuis vingt ans ; mais il ne va pas jusqu’au bout de sa reconnaissance implicite de ses « valeurs communes Â» avec le FN. Â»

Une droitisation pas encore achevée Pour beaucoup, le sarkozysme a été l’occasion d’en finir avec cette « droite repentante Â», cette « fausse droite Â», cette « droite honteuse Â», cette « droite où l’on n’arrive jamais Â», cette « droite laxiste Â» mais tout ne serait pas gagné. Nicolas Sarkozy hésiterait encore à franchir la ligne jaune. Chacun le dit à sa façon : la droitisation nécessaire du régime n’est pas achevée. Certains espèrent dans une simple victoire idéologique, d’autres semblent davantage s’en remettre aux logiques électorales, d’autres enfin attendent avec espoir que les désordres obligent droite et extrême droite à se liguer. Claude Reichman, peu connu du grand public, est un acteur central de ce virage. Co-fondateur en 1996 du parti pour la liberté, vice-Président en 1999 de la Droite libérale chrétienne de Millon, fondateur en 2003 de Droite de France, co-initiateur du mouvement la Révolution Bleue, animateur à « radio Courtoisie Â», adepte de toujours de « l’union de la droite réelle Â», ce qui suppose de cesser de « diaboliser le front national Â» et de créer les conditions pour que l’alliance des droites se réalise au plus vite : « M. Sarkozy a pris le château, mais le communisme est toujours là et n’entend pas se laisser réduire. Il faudra pour cela un mouvement puissant et des acteurs totalement déterminés, comme ont pu l’être en leur temps et dans leur pays, Ronald Reagan et Margeret Thatcher... Â» . L’éditorialiste Philippe Tesson en rajoute dans le même registre : « Sarkozy a délibérément choisi la semi-rupture Â» (11 juillet). Même son de cloche chez Guillaume Roquette (directeur de Valeurs actuelles) qui tout en se félicitant que la droite soit « enfin décomplexée Â» appelle à rester vigilant envers la majorité.

Une victoire à la pyrrhus C’est que paradoxalement la victoire de Sarkozy pourrait redonner de la vigueur à tous ceux qui à droite s’opposent encore à l’union des droites... sous prétexte que l’UMP pourrait se passer désormais de cette alliance. Le refus d’aller plus avant vers un mariage avec la droite extrême risquerait alors de priver la « droite décomplexée Â» d’un avenir pourtant radieux. L’opération semblait en effet bien lancée avant la victoire de Sarkozy comme l’atteste le succès de l’appel de Jérome Rivière (alors député UMP de Nice, rallié par la suite à Philippe de Villiers dont il deviendra Président du Comité de soutien, ce qui lui vaudra de perdre l’investiture de l’UMP et son siège). Le député encore UPM ne faisait alors pas de détail : « Je considère que la droite a le devoir de s’entendre avec le FN Â» ; « Â« Il est temps de passer outre nos différences. Afin de faire gagner la France Â» ; « j’en appelle donc, partout où cela sera nécessaire, à la conclusion d’accords électoraux, sur le modèle de ce qui fut réalisé à Dreux en 1984 (où une liste estampillée UDF-RPR-FN l’avait largement emporté contre la liste PS-PC) Â» ; « Tant que la droite repoussera le Front national, elle repoussera ses électeurs Â» ; « 56 % de l’électorat de l’UMP trouve « justes Â» les idées de Le Pen Â» (In La droite la plus repentante du monde, Editions du Rocher, 2007). Ce coup était en fait préparé de longue date : Jérome Rivière fut en effet, en 2003, avec quatre autres députés UMP de renom, Etienne Blanc, Yannick Favennec, Georges Fenech et Richard Maillé l’un des signataires, d’un appel publié dans Le Figaro sous le titre évocateur « pour une droite libre et décomplexée Â». La presse de droite extrême et d’extrême droite ne s’y était d’ailleurs pas trompée en leur ouvrant massivement ses colonnes (Valeurs actuelles, Minute, Présent, etc) : Pour « oser la droite de conviction Â», il faudrait « oser réunir toute la droite Â» et pour cela , « le mur qu’on a construit autour du FN, en isolant 6 millions de français, doit tomber Â» ; « il est temps d’en finir avec le cordon sanitaire placé autour du FN Â», etc. Invité après la publication de son ouvrage par la même presse, le député UMP renchérissait en confiant au magazine Présent du 6 avril 2007 « la question d’un accord avec le FN ne doit plus être tabou Â» ; « je ne fais que dire publiquement ce que pense la majorité des députés UMP Â». Il ajoutait pour les lecteurs de Minute : « la posture Sarkozy qui consiste à prendre les mêmes attitudes que le Pen et à tenir des propos proches des siens dans le but de récupérer ses électeurs, ça ne marche pas. Il faut dire à ces électeurs qu’on les a compris et se réunir pour travailler ensemble Â»... Les conditions de la victoire de Sarkozy pouvaient cependant laisser croire que piller les thèmes et les idées de l’extrême droite suffirait… alors que cette victoire n’est due qu’à l’absence de contre-projet et que le Front national a su préserver des réserves électorales indispensables à la droite.

Les ultra-libéraux agents de la réconciliation des droites Les ultra-libéraux constituent aujourd’hui le meilleur atout pour une alliance entre les diverses familles de droite, extrême droite incluse. Eux seuls détiennent en effet les clefs du passage entre les droites parlementaires et l’extrême droite puisque l’ultra libéralisme est devenu depuis longtemps la roue de secours des anciens extrémistes notamment ceux d’Occident... Alain Madelin (ancien Ministre de Chirac puis de Baladur, soutien actif de Charles Millon lorsque celui-ci se fera élire Président de région avec les voix du Front National, co-fondateur dans sa jeunesse du groupuscule néo-fasciste Occident, sa propre élection comme député fut d’ailleurs saluée en son temps par Minute comme celle d’un élu « d’extrême droite par majorité interposé", l’un des rares Français membres de la Trilatérale) fut l’un des premiers à souhaiter l’Union des droites d’où la fondation en 1994 du Club « Idées Actions Â» dans le but de rapprocher les différentes familles (à l’exception de celles cataloguées comme une « fausse droite Â» façon Bayrou). Jacques Garello, « gardien du temple Â» des libéraux selon L’Expansion, « gourou de la secte néo-libérale Â» selon Marianne et « pape du libéralisme Â» selon Le Figaro multiplie les interventions en faveur de cette droitisation. Ce « libéral conservateur Â», qui se dit proche de Raymond Barre et de Charles Millon, fut notamment l’auteur en 1998 du « Manifeste pour l’entente à droite dans le but d’engager un dialogue public avec le FN en vue de constituer une alternance de gouvernement Â»... Yvon Jacob (PDG de Le gris Industrie), qui fut président du club Idées Actions, vice-président de Génération libérale (clubs de Jacques Garello) sera second lors de l’élection à la présidence du Medef en 2005, rallié depuis à Florence Parisot, il est membre du conseil exécutif du Medef. Le mouvement Alternative libérale (fondé avec le soutien de Madelin en 2007) d’Edouard Fillias et de Sabine Herold (ancienne égérie de l’association Liberté chérie) et toute une myriade de groupes libéraux travaillent également de leur côté à ce rapprochement des divers droites, convaincus que de ce mariage ne pourrait naître qu’un renforcement du libéralisme ... même s’ils se réjouissent surtout, à ce jour, de l’entrée au gouvernement Fillon de trois authentiques libéraux l’ex-socialiste Bockel, le non repentant Hevé Novelli et luc Chatel (un des Réformateurs de l’UMP aux côtés des Devedjian, Novelli, Goasquen, Longuet, Pierre Lelouche, membre lui aussi de la Trilatérale, tout comme Alain Madelin lequel sera présent lors de la fondation de ce mouvement des Réformateurs -aujourd’hui en repos - à la Mutualité le 7 mars 2006). Le Front National reste divisé sur la stratégie à adopter face aux offres d’alliance. D’un côté Le Pen multiplie les signes de contentement. Il juge « efficaces Â» les premiers mois de Nicolas Sarkozy à la présidence. Il lui reconnaît du talent : « je crois que chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien informée et jusqu’ici assez bien réalisée Â» et salue même l’aspect « moralement positif Â» de son action car « il tient un certain nombre de ses promesses électorales Â». De l’autre côté, Brice Hortefeux fait miroiter au Front National l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives tandis que Sarkozy, selon la formule de Le Pen, « reçoit qui il veut, quand il veut, où il veut Â», bref il l’a déjà invité à deux reprises à l’Elysée. (alors qu’il ne fut jamais invité par Chirac en 12 ans de mandat...). La question n’est plus de savoir si l’alliance des droites, extrême droite comprise, se fera, mais quand et comment c’est-à-dire sous quel prétexte. Elle suppose sans aucun doute une refondation de l’extrême droite : à la façon dont le MSI néo-fasciste infréquentable s’est métamorphosé, au moindre coût idéologique pour lui, en une Alliance nationale fort respectable... Jean-Marie Le Pen y est-il favorable ? Probablement. Rien ne serait d’ailleurs plus faux que d’opposer sur ce point les partisans de Marine Le Pen et ceux de Bruno Goldnich (rapprochement avec Million). Bruno Megret y est également prêt car cela lui permettra de revenir au centre de la vie politique mais correspondrait à son vieux fantasme d’horloger (membre du Club de l’horloge) d’unifier toute les droites. Ne lançait-il pas déjà dans la Croix du 6 octobre 1996 un vibrant appel à la « droite conservatrice et antiétatique qui a vocation à s’entendre avec la droite nationale Â» ? La seule interrogation concerne donc le peuple de droite : est-il fondamentalement prêt à pactiser avec l’extrême droite ? Autrement dit les valeurs de l’extrême droite sont-elles celles de la droite ? Une partie de la réponse est sans doute dans la capacité du Modem a instituer un centre-droit héritier du refus de tout compromis avec l’extrême droite, osant dire qu’il a des adversaires irréductibles à sa droite.



De : Paul Aries, directeur du sarkophage
jeudi 1er novembre 2007
 

jeudi 01 novembre 2007, a 11:44
Douleurs et compagnie .
 

Télécoms, douleurs et compagnie tranches de vie . La privatisation de France Télécom a transformé la culture du travail pour ses salariés, engendrant une explosion du mal-être dans l’entreprise. Pour donner à voir cette souffrance et « faire vivre les résistances », un comité d’entreprise a fait appel au théâtre forum.

Samedi soir, à Chelles, c’est jour de représentation. Sur les marches de ce centre culturel de Seine-et-Marne, la quinzaine de comédiens accueille son public, un brin particulier : la plupart travaillent à France Télécom et viennent de toute l’Île-de-France, accompagnés de leur famille ou d’amis. Titre de la pièce : « les Impactés », une création de la compagnie NAJE - Nous n’abandonnons jamais espoir. Une évocation de la vie au travail des salariés de l’entreprise de télécommunications, privatisée en septembre 2004 mais qui emploie toujours une majorité de fonctionnaires. Malgré le début des vacances de la Toussaint, il y a plus de 450 personnes dans la salle, pour la plus grande satisfaction de Fabienne Brugel, la metteuse en scène. « Le spectacle est conçu pour eux. Certes on ne leur apprend rien, on raconte juste ce qu’ils vivent au jour le jour. Mais, pour une fois, ils deviennent spectateurs de leur quotidien, prennent du recul et peuvent réfléchir avec un angle nouveau. »

C’est le comité d’entreprise francilien de France Télécom qui, poussé par le syndicat SUD puis la CGT, est à l’origine du projet, fin 2006. Pendant plus de trois mois, Fabienne Brugel a réalisé une centaine d’entretiens avec des salariés volontaires. Fonctionnaires, contractuels, syndiqués ou non, techniciens, cadres, certains en « arrêt maladie », d’autres fraîchement retraités… De l’ensemble de ces témoignages en sont ressorties seize saynètes qui se succèdent pendant près d’une heure et quart. « Tout est réel, a été vécu, signale Fatima, une des comédiennes de la troupe. Pour avoir une trame générale, on a juste fait comme si la direction découvrait et façonnait au fur et à mesure ses règles de management. »

et sur scène…

Entrée en scène de la PDG de France Télécom et de son conseiller en management.

PDG. Et voilà, je me retrouve à la tête d’une boîte privée composée essentiellement de fonctionnaires.

Y a qu’à moi que ça pouvait arriver, ça !

Conseiller. Mais non madame,

ça arrivera aussi aux futurs PDG de

La Poste, de Gaz de France, de la SNCF, d’EDF… Vos fonctionnaires,

supprimez-les.

PDG. Pardon ?

Conseiller. Supprimez-les. Je les déteste. Mon père était fonctionnaire.

PDG. Vous au moins, vous êtes expéditif, mais malheureusement,

je ne peux pas.

Conseiller. Bien sûr que vous pouvez.

Il faut juste qu’ils partent d’eux-mêmes. Et si vous suivez mes conseils,

ils demanderont tous à partir

ou ils feront ce que vous leur direz.

PDG. Je vous écoute.

Conseiller. Commencez par empêcher

la résistance. Pour résister, il faut penser. Pour penser il faut des mots. Pervertissez le vocabulaire, changez-le, décomposez-le, détruisez-le.

PDG. Ah oui, à la Star Academy, quand ils virent un candidat, ils disent qu’il est nominé.

Conseiller. Nominé, c’est un peu fort

de café. Mais par exemple, un service n’est plus restructuré, il est impacté.

PDG. Ah c’est joli.

Conseiller. Et puis le gros mot, surtout, vous ne le dites plus.

PDG. Lequel ?

Conseiller. Service public. Et vous

ne dites plus usager, vous dites client.

PDG. C’est le b.a.-ba.

Conseiller. Bon, et puis vous parlez anglais ? Alors vous dites le plus

de choses possible en anglais.

Ça a une autre gueule en anglais. Et puis c’est plus facile de pervertir les mots quand on passe par l’anglais. Vous ne dites plus hiérarchie, vous ne dites plus chef, vous dites manager !

PDG. Coach… Back office, kick off, road-show, benchmarking, lean-management…

Conseiller. Il n’y a plus d’engueulade,

il y a des briefings. Vous noyez

le poisson, quoi !

PDG. Ils ne doivent plus pouvoir penser.

Folie mentale

Restructurations, fermetures de services, culpabilisation du personnel, pressions pour « faire du chiffre », concurrence entre salariés, management infantilisant, concours de foot interne pour doubler ses primes, les scènes s’enchaînent. « C’est une très bonne photographie de la réalité », constate Jean-Gabriel Lainey, le secrétaire du CE d’Île-de-France. En 2006, la direction de France Télécom a annoncé son intention de supprimer 22 000 emplois, sur les 108 000 que compte l’entreprise, d’ici à 2008. Mais, malgré ses dimensions phénoménales, ce plan passe largement inaperçu car, tablant sur des « départs volontaires », l’entreprise n’est soumise à aucune obligation de mettre en oeuvre un « plan social » et organise donc à grande échelle une restructuration permanente sans mot dire.

Selon les chiffres mêmes de la direction, entre 50 % et 70 % de la gestion technique est désormais sous-traitée, une évolution similaire pour 30 % à 40 % des activités de câblage et de réparation. « Le coeur du métier est parti à la sous-traitance, poursuit, affligé, Jean-Gabriel Lainey. La direction pousse les gens à se “reconvertir” dans les boutiques France Télécom avant de proposer de les mettre en franchise. Tout cela s’accompagne de la volonté de casser les solidarités internes. Même les pots de départ en retraite collectifs ne sont plus possibles : maintenant sur les plateaux téléphoniques, les salariés se relaient et ont chacun dix minutes pour dire au revoir au retraité. Il n’y a plus de discours du chef, plus de reconnaissance officielle ! » En filigrane ressort une « folie mentale » des salariés à passer de la culture de service public à une culture de boîte privée, s’alarme pour sa part Jean-Marc Palau, syndicaliste CGT. « Les techniciens qui, par exemple, ont installé le téléphone dans tous les foyers français il y a trente ans, maintenant, à la fin de leur carrière, on les envoie à l’assistance téléphonique ou à la vente en leur exigeant une rentabilité économique forte, quitte à ce que cela se fasse au détriment des consommateurs ! » Chez France Télécom, près de 80 % des salariés ont encore le statut de fonctionnaire. En moyenne, leur âge oscille entre quarante et cinquante-cinq ans.

et sur scène…

Un challenge régional est organisé

au 10 14 sur les abonnements 8 mégas.

À chaque vente, le salarié a deux euros de bonus. Pendant toute la journée, l’équipe de Carine, la chef, se défonce.

Chef. Attention, cinq, quatre, trois, deux, un, c’est fini ! On a gagné ! On est les gagnants de toute l’Île-de-France. J’en étais sûre, on est les meilleurs !

Tous chantent, sauf la syndicaliste

et la fonctionnaire « on est

les champions, on est les champions ».

Chef. Bon alors, les tirs au but. Vous avez une chance de doubler vos mises. Vous allez faire des tirs au but. Ceux qui réussissent leur but, il doublent

leur bonus. Voilà le but, voilà le ballon. Qui commence ?

Éric. Moi !!

Il tire et réussit son but. Tous applaudissent.

Chef. Alors Jacques t’en as vendu quatre. T’as donc huit euros, tu as doublé, ça fait 16 euros… Bon, c’est vrai, c’est pas les salaires de l’équipe

de France, mais quand même.

C’est à qui maintenant ?

Farida. Moi…

Chef. Attention, attention. Pour toi l’enjeu est important. T’es la meilleure vendeuse du jour.

Farida. J’en ai vendu 10.

Chef. Dix, ça te fait 20 euros, donc 40 euros et 80 euros parce que t’es la meilleure. Tu joues donc pour 80 euros !

Farida tire mais rate son but.

« vendeuse, pas arnaqueuse »

La nuit est tombée à Chelles, le spectacle se déroule devant un public très réactif. Dans la salle, les situations jouées provoquent quelques réactions spontanées de spectateurs. L’ambiance est presque confidentielle tant le texte regorge de « PIC », de « PVV », de « TIC », de tout un vocabulaire interne à France Télécom. Fin de la pièce. Ovation appuyée de la salle. Fabienne Brugel prend le micro et stoppe les applaudissements de manière presque autoritaire : « Maintenant, c’est à vous ! » Car la particularité de cette compagnie, c’est de pratiquer un théâtre forum. Résultat, à l’issue de la représentation, certaines scènes clés sont rejouées, au cours desquelles, cette fois, les spectateurs-salariés sont invités à venir remplacer certains comédiens pour changer le cours des choses, jouer leur avis, apporter un questionnement ou des solutions.

« Le théâtre forum peut nous permettre de mettre en commun nos réflexions et nos propositions pour retrouver le sens du collectif à France Télécom », explique Jean-Paul Van Damme, du comité d’entreprise. Forcément, la première minute est la plus rude, le temps que les premiers se désinhibent. Une trentenaire monte sur scène pour expliquer au chef factice qu’elle est « vendeuse, pas arnaqueuse », un autre pointe du doigt le manque de solidarité entre salariés et explique qu’il n’est « pas facile d’être unis quand les statuts sont différents », une autre encore rappelle que, « contre les abus, il y a encore des textes de loi ». Très vite, les volontaires font la queue au bas de l’estrade, les idées fusent. Pour se réserver des temps de vie collective, « les appels pourraient être transférés exceptionnellement vers d’autres plateaux, comme ça se faisait avant, au 10 14 » ! Des interrogations plus profondes sortent aussi de la bouche de ses acteurs d’un jour : « Un élu du personnel, ça sert d’abord à représenter ou à informer ? » Et les cadres, « bien que supérieurs hiérarchiques, ont-ils vraiment une marge de manoeuvre » ?

Les impactés du réel

Cette fois le rideau est tombé pour de bon. Après la pièce, la discussion se poursuit autour d’un verre. Parmi ces impactés du réel, certains ont le regard galvanisé mais beaucoup sont groggy. Comme Marie, qui a été forcée d’aller travailler sur un plateau parisien, dans le service après-vente. « On nous interdit de parler entre collègues, on nous limite les pauses pipi, on me refuse des congés. C’est vraiment devenu l’enfer », lance les yeux humides cette fonctionnaire qui, parce qu’elle est « née deux mois trop tard », n’a pas pu bénéficier du congé de fin de carrière, une sorte de préretraite, que France Télécom a proposé à certains salariés. « Ça fait trente ans que je demande ma mutation chez moi, en Martinique, mais il va falloir que j’attende d’être vieille pour rentrer. »

En face d’elle, Franck écoute, pensif. Il est technicien d’intervention client en Seine-et-Marne. « L’optimisme, c’est un mot que j’ai barré de mon vocabulaire », confie ce mécanicien de formation, « fils de paysan », qui a intégré les PTT en 1983. « J’avais passé le concours pour pouvoir redescendre en province et avoir la sécurité de l’emploi quitte à être moins payé ! Car à l’époque les fonctionnaires, ils n’étaient pas considérés comme des privilégiés mais comme des gens sans intérêt, sans ambition. » Depuis 2005, Franck ne travaille plus en équipe, il a été « nomadisé ». Les ordres ? Il les reçoit par e-mail. Les réunions ? Ce sont des rendez-vous téléphoniques deux fois par semaine. Le reste du temps, il est seul avec son ordinateur, sa voiture et son portable.

Le théâtre, un sport de combat

« Le mal de syndicalisation est très fort à France Télécom, dans les entretiens beaucoup de salariés disent refuser de s’y investir par ras-le-bol des guerres intersyndicats », rend compte Pierre Lénel, comédien pour la compagnie NAJE le soir, sociologue au CNRS spécialisé sur la souffrance au travail le jour. Il a également été chargé par le comité d’entreprise francilien d’un rapport sur les pistes de réflexion apportées par cette expérience de théâtre forum. « Face à ce grand écart entre les valeurs de service public sur lesquelles ils ont signé leur contrat de travail et la logique actuelle de rentabilité économique maximale dans un contexte d’un marché de la concurrence, les gens sont poussés à se taire. Le réflexe d’exprimer ses désaccords s’est perdu. C’est justement un des apports du théâtre de l’opprimé : libérer la parole et les ressentis, redonner la possibilité aux salariés d’oser dire “non”, et cela devant leurs collègues et pas dans le cercle familial. C’est minime, c’est sûr, et cela ne remplace bien évidemment pas l’action syndicale mais, dans le contexte de France Télécom, je ne pense vraiment pas que cela soit inutile. »

Il est presque minuit. Les quelques bus affrétés ramènent les salariés chez eux, les autres regagnent leur voiture. Lundi, il faudra retourner au boulot. Le spectacle, lui, continuera son chemin. En Bretagne, dans le Centre, en Midi-Pyrénées, plusieurs comités d’entreprise de France Télécom ont déjà pris des contacts avec la compagnie.

Christelle Chabaud Photographies Francine Bajande

l' Huma du 31 / 10 / 07

 

jeudi 01 novembre 2007, a 10:44
Fête de de l' Humanité de Rouen
 


Nicolas Sarkozy le président de tous les Français, n’était pas à la Fête de L’Humanité à Rouen (vidéo)
par Franca Maï Catégorie politique
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Le Président Français élu par une majorité « d’anciens » et de jeunes déjà « anciens », est malade.

Malade d’amour. Il perd pied, nerfs à fleur de rage, en direct, si un(e) journaliste parle d’elle. Plus personne n’ose prononcer son prénom. Or, il y a deux endroits expressifs et symboliques, où tous les gens sont égaux : la mort et l’amour. La finalité des humains est de s’éteindre et la faucheuse se gausse de nos génuflexions, quelles que soient nos racines !.. Quant à Cupidon, lorsqu’il tire sa flèche empoisonnée, il met à flanc même le plus cynique d’entre nous. On peut être manuel, intellectuel, cadre, riche, pauvre, sdf, jeune, grabataire, handicapé, en pleine santé, blanc, black, beur, jaune ou martien etc..., les blessures tues sont les mêmes.

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » Observez la course frénétique de Nicolas Sarkozy, ce visage fermé, ces tics récurrents et comprenez que cet « animal pensant » souffre. Il est profondément blessé. Son âme-soeur l’a abandonné, il flirte désormais avec le froid de la solitude.

L’être humain peut se perdre dans d’autres corps, embrasser des bouches magnétiques, frôler des peaux multiples, tricher avec l’apparence, lui seul sait, le manque implacable de l’autre. Les crampes d’estomac, les suées, l’angoisse poisseuse qui parasite les neurones et ... ce vide... ce vide comblé à coups d’exutoires vers la spirale du néant.

Car comment survivre à la perte de son propre édifice ?...

Dommage pour le peuple Français que Nicolas Sarkozy ne soit pas tombé raide dingue d’une Louise Michel, le cours du destin aurait alors été épanouissant pour notre société. Ses pas ont seulement croisé celle dont je tairai, par élégance philosophique, la frivolité des syllabes...

Alors, comment se porte le peuple Français ? Aux abois, exsangue, amputé de son pouvoir d’achat, piégé par des fins de mois très difficiles proches du système D, le peuple n’est pas dupe et attend de la Gauche réunie et solidaire un message clair pour la Lutte des Classes.

Il a compris que son Non majoritaire - piétiné et sacrifié à l’autel du « j’t’embrouille, J’cause fort et ciblé, j’squatte tous les médias et j’t’envoie des messages subliminaux le mini-traité passera malgré, toi, peuple Français » - subirait une métamorphose « violée ».

Il a conscience que cette « démocratie-là », se moque délibérément de ses préoccupations et de son vote. Ce déni postnatal, il ne l’apprécie pas, mais alors pas du tout.

Le peuple va envahir sa maison naturelle, la rue, et si ses élus de coeur s’amusent à peaufiner des alliances boiteuses à des fins calculatrices, il saura aussi prendre les responsabilités qui s’imposent.

Le peuple, lui, n’a pas les moyens d’être malade d’amour, il n’a pas l’opportunité de s’octroyer une hausse de 140% de salaire pour panser ses plaies,

il crie famine. Les ventres s’ébrouent dans les venelles familières de la précarité, inconnues des donneurs de leçon, repus et planqués derrière leurs dividendes paresseux.

Le peuple en a assez de se faire insulter et de se réveiller, roulé dans la farine.

A la Fête de l’Humanité de Rouen, quelques voix se sont élevées.



4La fête de l’Humanité Rouen 2007 en 6minutes
envoyé par 5zala55
_




Sur la vidéo (réalisation Di2) de cet article, vous croiserez :
Jacky Hénin Maire de Calais, député Européen PCF
Christian Jutel Vice-président régional en charge de la santé, secrétaire PCF départemental de l’Eure
Jean-Pierre Bambier Librairie La Renaissance à Rouen
Céline Brulin Responsable départementale du PCF en Seine Maritime
Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité
Marie-George Buffet Secrétaire nationale du PCF
Valère Staraselski auteur et rédacteur en chef du CCAS qui s’est prêté gentiment au jeu de l’interviewer des sympathisants connus ou anonymes et des curieux...

En d’autres lieux de résistances et agapes de combats, existent également des intonations similaires. Ecoutez leurs musicalités bienveillantes et amplifiez le son. Les ondes hertziennes qui étouffent sciemment leur chant émancipateur, aveuglées par les mots d’ordre ambiants seraient très étonnées de la justesse de leur timbre et de leur réalité immédiate.

L’erreur est de confondre la pauvreté avec la pauvreté d’esprit.
Les bien-pensants et la race des « saigneurs » la commettent, par mépris.
Là, réside leur grande faiblesse et le peuple le sait.
Il saura en jouer. Avec force et authenticité.

Les imbéciles ne sont pas toujours ceux auxquels on assigne le rôle. Franca Maï est romancière

Les prochaines 6 minutes en vidéo seront :
Interviews dans leur intégralité de :
Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité
Jean Ortiz auteur de CHE, plus que jamais !
Jean-Pierre Bambier Librairie La Renaissance



Publié le 30 octobre 2007 par 8franca maï  

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