| lundi 31 décembre 2007, a 18:55 |
| ON ETEINT TOUT !!! |

dimanche 30 décembre 2007 (18h12) : Le 31 décembre 2007 à 20 h, ON ETEINT TOUT !!!


de Michel MENGNEAU
Il ne s'agit même pas de zapper, pendant le discours du fac-similé de Napoléon silence TOTAL, radios et télés…
Baisse immense de l'audimat, baisse de la consommation d'électricité, et surtout immense rigolade, peinard en prenant l'apéro !
cite BELLACIAO
Le silence est d'or, la parole est d'argent.
Particulièrement celle de Sarkozy qui nous coûte très cher.

De : Mengneau Michel
dimanche 30 décembre 2007
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| lundi 31 décembre 2007, a 18:27 |
| Pourquoi la franchise médicale finance le bouclier fiscale des riches ? |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent .
Avec les cadeaux fiscaux, le gouvernement UMP fait payer à tous (dont les plus pauvres) les dépenses consacrées aux plus aisés

Le Conseil constitutionnel a jugé que les
franchises médicales n'étaient pas un obstacle à l'accès de tous à la
santé. Il valide donc la loi de financement de la Sécurité sociale qui
instaure un tarif non remboursable de 50 centimes d'euros sur les
médicaments et les actes médicaux et 2 euros sur les transports
sanitaires, avec un maximum de 50 euros par an. Les bénéficiaires de la
couverture maladie universelle et les femmes enceintes en sont
exemptés. Cette franchise devrait rapporter à la collectivité 800
millions d'euros, l'équivalent des sommes dépensées cet été, uniquement
au titre du bouclier fiscal (lire notre article) qui profite aux plus
fortunés.
Une étape majeure est franchie aujourd'hui dans l'histoire politique
de notre pays. Jusqu'à présent - depuis 2000 - les baisses d'impôt
étaient relativement indolores pour les plus démunis (même si l'argent
dépensé ainsi aurait pu être utilisé autrement et sans compter les
hausses d'impôts locaux).
Aujourd'hui le gouvernement fait payer à tous (dont les plus
pauvres) les dépenses consacrées aux plus aisés. Il suffisait en effet
à l'Etat de ne pas étendre le bouclier fiscal et de verser les sommes
équivalentes à la prise en charge des personnes âgées dépendantes. A la
place, ce sera donc aux franchises médicales de le faire. Au fond,
notre franchise finance le bouclier. Bien au-delà des clivages
partisans, ces dispositifs en apparence techniques touchent au cœur des
valeurs républicaines.
Nicolas Maury
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| lundi 31 décembre 2007, a 12:34 |
| Heures sup'.Le bonus de 25%remise en question . |

Du Télégramme de Brest 31/12/2007
Heures sup'. Le bonus de 25 % remis en question
Les 35 heures, qualifiées d '« acquis social » par le
président de la République, pourront être remises en cause entreprise
par entreprise si le processus engagé par Nicolas Sarkozy et le
gouvernement, mais décrié par les syndicats, va à son terme. Dans un
document d ' orientation , le Premier ministre François Fillon a
annoncé jeudi l ' intention de légiférer dans le domaine de la durée du
travail pour assouplir et simplifier le droit actuel. S 'elon des
informations du Journal du Dimanche , François Fillon envisagerait de
faire appliquer la nouvelle loi « avant l ' été » . Le gouvernement
aurait anticipé les problèmes d ' application du mécanisme
encourageant, depuis le 1 e r octobre, les heures supplémentaires.
D'après le JDD, « les heures effectuées au-delà de 35 heures resteront
défiscalisée et exemptées de cotisations sociales, comme les heures
supplémentaires actuellement. Mais, en fonction des accords, elles ne
seront plus toutes payées avec 25 % de bonus » . Ce faisant, le
gouvernement reviendrait sur une promesse majeure de Nicolas Sarkozy .
« Un changement de philosophie »
Le document d ' orientation de François Fillon a brisé
la trêve de Noël et tiré de leur repos de fin d ' année l es dirigeants
syndicaux. FO, CGT, Sud, et CFTC ont protesté contre la volonté «
hypocrite » et « intenable » du gouvernement de « démonter les 35
heures » , la CGT évoquant une « régression de plus d ' un siècle » .
Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, a admis vendredi «
un changement de philosophie ».
Bonne année ! de la bataille en perspective.
De : Télégramme de Brest
lundi 31 décembre 2007
cite BELLACIAO
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| lundi 31 décembre 2007, a 12:03 |
| Ottages colombiens : Chavez s'en prend à Washinton . |

NOUVELOBS.COM | 31.12.2007 | 10:45
“Avec leurs espions, leurs avions, les Etats-Unis
cherchent la déstabilisation et la guerre”, fustige le président
vénézuélien après un nouveau report de la libération de trois otages.
Avions
stationnés sur le tarmas de l'aéroport de Santo Domingo, près de la
frontière entre le Venezuela et la Colombie, dans l'attente du feu vert
des Farc (Reuters)
Alors que l'opération de récupération de trois otages
de la guérilla des Farc en Colombie a été de nouveau reportée dimanche
30 décembre, Hugo Chavez a mis en garde la guérilla marxiste contre des
“opérations de harcèlement”, faisant allusion à l'”appareil
technologique” des Etats-Unis au-dessus de la forêt colombienne.
“Avec leurs espions, leurs avions, ils cherchent la
déstabilisation et la guerre. Ils ne veulent pas la paix et se moque
d'une vie humaine”, a clamé le dirigeant socialiste, selon qui “des
gens misent sur un échec” de la mission. L'hypothèse a été écartée par
Bogota.
Pas de point de rencontre
L'opération de récupération de trois otages de la
guérilla des Farc en Colombie a été de nouveau reportée dimanche. Ce
report est dû au fait que les Farc n'avaient pas encore indiqué le
point de rencontre, a annoncé à Caracas le coordonnateur vénézuélien de
la mission, Ramon Rodriguez Chacin.
“Nous ne savons toujours pas en quel lieu de Colombie se fera la
libération des trois otages des Farc”, a déclaré le coordonnateur de
l'”opération Emmanuel”, désigné par le président vénézuélien Hugo
Chavez.
“La libération va se produire dans les prochains jours, mais je ne peux
pas vous dire quel jour”, a ajouté Ramon Rodriguez Chacin. “Il n'y a
pas de délai déterminé”, a-t-il dit.
Invité par la mission, le cinéaste américain Oliver Stone, qui
travaille sur un documentaire sur l'Amérique latine, a lancé un appel
aux Farc en faveur de la libération des otages, affirmant que le “temps
du changement” était venu.
Les hélicoptères toujours immobilisés à terre
Les émissaires de la mission, représentant sept pays
latino-américains et européens, dont la France et la Suisse, avaient
auparavant rejoint à l'aéroport de Villavicencio, à 100 km au sud de
Bogota, les hélicoptères portant le sigle du CICR, qui doivent aller
chercher les otages. Les deux appareils étaient dimanche après-midi
toujours immobilisés sur le tarmac de l'aéroport.
Environ 350 policiers et militaires continuaient de surveiller les
abords du terminal de Villavicencio, où patientait la délégation
internationale ainsi que plusieurs dizaines de journalistes.
Prudence
Les otages, que la guérilla a promis de relâcher par
“reconnaissance” envers Hugo Chavez, sont Clara Rojas, proche de
l'ex-candidate présidentielle Ingrid Betancourt, son fils Emmanuel né
en captivité, et l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez.
Baptisée “Opération Emmanuel”, la mission de récupération, doit se
dérouler dans une zone de conflit entre la guérilla, l'armée régulière
qui y possède la base d'Apiay et les groupes paramilitaires d'extrême
droite, liés au pouvoir.
- http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…
De : lolita
lundi 31 décembre 2007
cite BELLACIAO |
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| lundi 31 décembre 2007, a 08:36 |
| LE CHIFFRE . |
Par AMAD le dimanche 30 décembre 2007, 23:37

Un communiqué de la CIMADE:
CIMADE
«On est confronté à une industrialisation de l'éloignement»
Alors que les incidents se multiplient dans les centres de
rétention, Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade (Comité
intermouvements auprès des évacués) dénonce « la démesure de la
politique d'expulsion ». Il explique pourquoi désormais la Cimade
n'hésite pas à dire que « certains centres ont été transformés en
véritables camps ». « On institue la privation de liberté comme mode de
gestion des personnes migrantes », s'inquiète-t-il. La Cimade appelle à
signer en ligne une pétition contre le projet de directive européenne
qui vise à porter jusqu'à dix-huit mois la durée de rétention des
étrangers en situation irrégulière.
Vendredi, les sans-papiers en grève de la faim au centre de
rétention du Mesnil-Amelot ont été dispersés dans différents lieux de
rétention. Ils ont lancé un appel au secours. Ce genre de mobilisation
reste pourtant rare...
Laurent Giovannoni : C'est la démesure de la politique d'expulsion qui
provoque cette colère, cette exaspération. Les gens savent qu'ils sont
les victimes de l'obsession du chiffre, des quotas d'expulsion à
atteindre. Les situations personnelles et familiales sont négligées par
l'administration qui « ramasse » tous azimuts. L'un des deux centres de
rétention de Vincennes a été incendié par des retenus au début de
l'année. On a relevé aussi deux suicides en rétention ces derniers
mois. Ce qu'on n'avait pas vu depuis dix ans. Vendredi, le centre de
rétention de Nîmes a connu aussi un début de révolte.
Où en est-on des objectifs chiffrés?
La photo est difficile à faire. Une partie de la machine suit. Mais
certains fonctionnaires, policiers ou magistrats, considèrent qu'on
leur demande un travail qui n'est pas le leur. Parallèlement, on a
augmenté le nombre de places en rétention, par l'ouverture de trois
nouveau centres cette année. On approche des 2.000 places en Centre de
rétention administrative (CRA), sans compter les locaux de rétention –
une centaine en France. Des moyens supplémentaires sont engagés pour
permettre à la machine administrative de gérer plus d'expulsions et de
renvois. 400 à 500 places nouvelles sont encore attendues. On est
confronté à une industrialisation de l'expulsion. Les modalités
d'interpellation ont aussi évolué. Les arrestations au domicile sont
devenues quotidiennes, alors qu'elle étaient encore rares l'an passé.
Plus de trois cent mineurs ont été conduits en rétention avec leur
proches en 2007. Ces faits, qui étaient considérés comme exceptionnels
auparavant, deviennent le lot quotidien de la rétention.
Quel est le statut des locaux de rétention?
C'est le brouillard. Initialement, il s'agissait de locaux
transitoires, des sas, avant la conduite au Centre de rétention.
Aujourd'hui dans certains endroits, des personnes peuvent être amenées
directement à l'avion, sans passer par les centres. C'est très
problématique. Dans la plupart des lieux, seule la police est présente.
Et nous n'avons aucun contrôle sur ce qui s'y passe. C'est très souvent
une garde à vue qui ne dit pas son nom. Certains locaux - comme à
Nanterre – sont des centres déclassés. A Choisy-le-Roi, ce sont des
cellules. La communication avec l'extérieur est aléatoire, sinon
impossible. C'est pourquoi nous demandons la fermeture des locaux de
rétention.
Vous avez lancé aussi une pétition contre le projet de directive
européenne sur la rétention et l'expulsion des étrangers...
Ce texte est dangereux parce qu'il ouvre la voie à l'enfermement comme
principe de gestion des personnes migrantes. Il prévoit que la durée de
rétention pourrait aller jusqu'à dix-huit mois. On envisage d'enfermer
l'étranger en situation irrégulière en attendant de voir ce qu'on fait.
C'est-à-dire en attendant de savoir si l'étranger fait ou fera l'objet
d'une décision de refus de séjour, on l'enferme et on le prive de
liberté. On ne comprend pas comment tous les groupes représentés à la
commission
des libertés civiles du Parlement européen – y compris ceux de gauche -
ont pu approuver ce document. Le vote du Parlement a été repoussé à
plusieurs reprises, mais il pourrait intervenir fin janvier.
L'argumentation de certains parlementaires consiste à dire que ce texte
est susceptible d'améliorer les conditions de rétention dans certains
pays, comme la Grèce, Malte ou Chypre.
Assiste-t-on par là à une internationalisation des politiques de
contrôle et de répression de l'immigration?
De plus en plus de mesures sont prises au niveau européen. Nicolas
Sarkozy et Brice Hortefeux ont annoncé qu'ils allaient proposer, au
second semestre 2008, un pacte européen sur l'immigration. Ils
envisageraient notamment l'interdiction de procéder à des
régularisations massives. Ceci dit, malgré la démesure de la politique
répressive en France, les textes et les pratiques sont dans certains
pays européens beaucoup plus dégradés qu'en France.
Dans votre rapport 2006 - remis cet automne – vous n'hésitez pas à dire
que « certains centres ont été transformés en de véritables camps »...
C'est un mot qui est tabou en France, mais à l'étranger tout le monde
parle de camps. Le mot camp est tabou pour les mêmes raisons que le mot
rafles. La rétention, c'est quoi ? Théoriquement, c'est priver
quelqu'un de liberté le temps strictement nécessaire au renvoi. Le camp
institue la privation de liberté comme mode de gestion des personnes
migrantes. C'est une forme d'industrialisation de l'éloignement. A cet
égard, la construction de centres de grande ampleur, comme celui prévu
à Roissy, de plus de 200 places, est très inquiétante. C'est une
mécanique froide qui n'est pas là pour apprécier les situations
personnelles, mais pour atteindre des résultats chiffrés, des quotas
d'expulsion.
A Rivesaltes, le centre de rétention s'est d'ailleurs bâti à quinze
kilomètres de toute agglomération, à l'endroit précis du camp du même
nom, où les juifs et les républicains espagnols avaient été enfermés.
Cette construction date de1984, sous la gauche...
Le symbole est tragique. C'est comme s'il n'y avait aucune conscience
de l'histoire.
Propos recueillis par KARL LASKE
La pétition contre le projet de directive sur la rétention et
l'expulsion des personnes étrangères soumis au Parlement européen est à
signer
VOIR VDEO MESNIL AMELOT:
http://www.dailymotion.com/video/x3f5lz_mesnilamelot_politics: |
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| lundi 31 décembre 2007, a 08:12 |
| Nouvelle nuit de répression au C.R.A de vincennes . |

lundi 31 décembre 2007 (01h43) :

0H35 COUP DE TEL.d'un retenu, ce soir même chose, les
CRS chargent des hurlements au téléphone , des retenus sont toujours.
de la grève de la faim, il me dit qu'il y a un blessé, un Géorgien et
un Tunisien.
J'entends les cris “vive la grève” repris en cœur par
tous , les flics obligent à rentrer Dans leurs chambres, les cris
redoublent. Ce soir , ils avaient décidé de dormir tous dehors dans la
cour.
La lutte pour eux , continue, comme B. vient de me dire au téléphone, ici “c'est contre toute humanité”
Cet a.midi belle mobilisation, et ce n'est qu'un début.
Ils ont même dépêché de Paris nos RG habituels, et 6 cars de
gendarmerie. Mais nous avions pu rencontrer en contact de très loin,
ils entendaient nos cris de soutien et les retenus qui en criaient un
autre LIBERTÉ. LIBERTÉ.
Dans les rencontres visiteurs cet a.midi, la majorité
ont des enfants, sont mariés, tous travaillent, un retenu qui est
gravement malade, depuis 10 jours les flics refusent sa demande de
médecin ! Il a été transporté le 1er jour de Vincennes à l'hôtel Dieu
pour une crise d'épilepsie, mis sous perfusion , mais après 5 jours…
Plus de place retour au CRA, une infirmière lui donne Des médoc., il ne
sait pas si c'est son traitement d'origine, ce soir en pleur, il me
disait qu'il avait des douleurs intolérables à la tête : réponse des
flics, l'infirmière Verra si il nécessite ou non la visite d'1 médecin
, cela fait 11 jours ! L'avocate B.Plazza a exigé de voir l'OPJ pour
exiger une visite : mépris souverain, fin de non recevoir.il passe
demain au 35bis TGI cité à 9h.( 10 ans de présence et 10 de mariage
ici, femme résidente !)
01h : dernière info.
Un copain qui est devant,le CRA de Vincennes ce soir,
01h. Me dit que des cars de flics sont entrain d'arriver avec des
cohortes de renfort, de dehors il entend les hurlements.
Nous resterons TOUS LES JOURS, témoins et solidaires des luttes de tous les retenus,
Fermeture de tous les centres de rétention.
RESTONS EN CONTACT ,COMME NOUS L'AVONS DéCIDE CET A.MIDI / et ceci TOUS LES JOURS
De : cra en lutte
lundi 31 décembre 2007 cite BELLACIAO
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| dimanche 30 décembre 2007, a 19:09 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
LA LETTRE D'INFORMATION
DU JOURNAL L'HUMANITÉ
En kiosque, chez votre marchand de
journaux…
À LA UNE…
lundi 31 décembre 2007
Libération des otages en Colombie
L'attente de Paloma, sœur
d'une guérillera emprisonnée en Colombie, et
de Maria Fernanda, fille de
l'ex-sénatrice qui doit être libérée.
Notre envoyée spéciale
décrypte les raisons de la « sale guerre
»,
concentration des richesses et
inégalités.
Sarkozy président de la jet set,
pas du
pouvoir d'achat.
Le « candidat du pouvoir d'achat » sert les plus
riches
et affiche un
train de vie de luxe. Enquête.
Sondage :
trois français sur quatre ne lui font pas confiance.
L'agriculture
écologique maltraitée
par l'Europe et la
France.
Dans les Côtes d'Armor, les
fermes qui respectent l'environnement
reçoivent deux à trois
fois moins d'aides européennes que
les exploitations
productivistes et polluantes.
Voyage dans le labyrinthe de
la Politique agricole commune
À NE PAS MANQUER…
Réchauffement climatique.
Jean Jouzel, directeur de
recherche au CEA explique comment 2007
a été une année charnière
pour l'environnement.
Pakistan en
révolte
Le fils et le mari de
Benazir Bhutto reprennent le flambeau.
Incertitude sur la tenue des
élections.
Centres de rétention en
colère
150 000 arrestations en 2007
pour obtenir 25 000 expulsions.
Le mouvement de grève de la
faim se poursuit
malgré les provocations
policières.
Voile.
Francis Joyon : « j'ai échappé au grand méchant
loup ».
Après le Cap Horn, retour
pour vaincre le record du monde en solitaire.
30 juillet
2007. Bergman et Antonioni nous quittent
Jour noir pour le cinéma.
Retour sur Michelangelo, le cinéaste de l'essentiel.
Mobilisation pour les otages en Colombie
Notre vidéo et vos réactions
sur humanite.fr
Faites découvrir la newsletter de
l'Humanité autour de vous !
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| samedi 29 décembre 2007, a 19:12 |
| Fillon veut la peau des 35 heures . |
Cadrage . Les partenaires sociaux devraient « négocier » d'ici au 31 mars.
« Je ne veux plus que la loi ou des accords de branche
verrouillent toute possibilité pour ceux qui le souhaitent de
travailler plus pour gagner plus. » Telle fut la volonté de Nicolas
Sarkozy lors de la rencontre du 19 décembre avec les partenaires
sociaux fixant l'agenda social du premier trimestre 2008. Hier, son
premier ministre a rendu public un « complément » à la lettre de
cadrage envoyée aux syndicats. Les syndicats et le patronat ont déjà
prévu de négocier sur les règles de représentativité, les conditions de
validité des accords et le dialogue social dans les petites
entreprises. Un premier rendez-vous est fixé le 24 janvier. François
Fillon vient d'y ajouter « deux thèmes » : le financement des
organisations syndicales et professionnelles et le temps de travail.
Le cadrage impose aux partenaires sociaux de rendre des conclusions
le 31 mars. Les « points à soumettre » au débat sont limpides. Ils
posent tout de go la question de savoir « quel domaine réserver
impérativement à la loi ». Le texte est une incitation à peine voilée à
la remise en cause de la durée légale du travail qui, en France, est de
35 heures (au-delà, les heures effectuées doivent être rémunérées en
heures supplémentaires). Plus grave encore, François Fillon demande aux
partenaires sociaux de négocier un « espace réservé à l'accord direct
entre le salarié et l'employeur en matière de durée du travail ». Ce
« gré à gré » est déjà l'objet de ce qui bloque la négociation en cours
sur la modernisation du marché du travail. Le patronat veut imposer une
« rupture à l'amiable » du contrat de travail en dehors de toute règle
de licenciement, ce qu'aucun syndicat n'est prêt à accepter.
P. M.
l' Huma du 28 / 12 / 07
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| samedi 29 décembre 2007, a 18:46 |
| Les salariés de Champion se mobilisent . |
Commerce . Avant l'ouverture des négociations annuelles ils dénoncent les bas salaires et la pénibilité du travail.
Débrayages, distributions de tracts, pétitions : la
CGT des magasins Champion appelle ses salariés à la mobilisation ce
week-end, pour alerter leur direction sur la faiblesse des salaires et
la pénibilité du travail, à la veille de l'ouverture des négociations
annuelles obligatoires. « L'augmentation du pouvoir d'achat est la
priorité de tous mais nous savons aussi que les annonces » du président
Sarkozy « ne changeront en rien la situation des salariés » de Champion
qui « ne comptent pas sur ces mesures pour vivre dignement », explique
le syndicat dans un communiqué. « Des rémunérations à coups de
lance-pierre, des conditions de travail déplorables et les clients qui
payent les pots cassés », dénonce le syndicat. « Résultat : des
attentes en caisse, des ruptures de marchandises dans les rayons
continuellement, manque d'hygiène, manque de contact et de relationnel
avec la clientèle. »
« Les actionnaires empochent d'énormes bénéfices, mais ces bons
résultats ne sont répercutés ni sur les salaires ni sur les prix en
magasin », remarque Laurent Lamaury, délégué syndical national.
Difficile de « travailler plus pour gagner plus », explique la CGT,
« car la direction fait tout pour ne pas rémunérer les heures
supplémentaires au profit de la récupération ». Par ailleurs, ajoute le
syndicat, la direction « jouit de l'allégement de charges sur les bas
salaires. « Exemple : sur un salaire brut de 1 310,43 euros, la
direction bénéficie d'une réduction de 291,70 euros. »
La CGT dénonce également les projets de restructuration au sein du
groupe Carrefour, maison mère de la chaîne de supermarchés, qui risque
de mener à « la suppression de la marque Champion » : « La direction a
créé une nouvelle société appelée CSF France, au détriment de la
société actuelle CSF », qui pourrait reprendre les contrats de tous les
salariés. Cela va entraîner une renégociation de tous les accords »,
indique la CGT qui craint de voir les salariés perdre leurs acquis.
« De nombreux hypers Champion vont sortir de CSF pour être rattachés à
une nouvelle société et passeront sous le management Carrefour »,
s'inquiète le syndicat, qui croit savoir que « les salariés ne
bénéficieront pas des avantages de Carrefour ». Quant aux autres
magasins, ils passeront à la franchise soit à ED, soit à Shopi.
Lucy Bateman
l' Huma du 28 / 12 / 07
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| samedi 29 décembre 2007, a 18:21 |
| Le gaz 4% plus cher au 1er Janvier 2008 . |
Énergie
. Confirmée hier par le ministère de l'Économie, cette hausse de
l'année 2008 augure mal de l'évolution du pouvoir d'achat dans les mois
prochains.
L'addition s'annonce salée pour les ménages, même si
la hausse des tarifs du gaz, pour 2008, sera moindre que celle demandée
par GDF. Hier, le ministère de l'Économie a annoncé une augmentation de
4 % au 1er janvier alors que le gazier réclamait 6,1 %. « En matière de
pouvoir d'achat, la politique de Nicolas Sarkozy, c'est : payer plus »,
a réagi le premier secrétaire du PS, François Hollande. Cette hausse de
la facture énergétique, première de l'année 2008, intervient après
celle des produits alimentaires de base, les transports (SNCF et RATP),
les loyers ou encore les dépenses de santé. Le gouvernement tente donc
de temporiser en expliquant qu'il a volontairement « limité »
l'augmentation à « l'évolution des coûts d'approvisionnement de Gaz de
France au cours des six derniers mois », ont indiqué, dans un
communiqué commun, les ministères de l'Économie et de l'Écologie. GDF
importe l'essentiel de son gaz. Les prix sont indexés sur ceux des
produits pétroliers. Le baril de brut a augmenté tout au long de
l'année 2007 et frôle aujourd'hui les 100 dollars le baril.
Chiffre d'affaires en progrè
« Pour un foyer moyen, l'augmentation de la facture de gaz induite
ne sera que de l'ordre de 3 euros TTC par mois », minimise les
ministres. Depuis quelques jours, Christine Lagarde rodait
l'argumentation gouvernementale en expliquant que la dernière
augmentation des tarifs régulés (fixés par l'État) remontait à mai
2006. De son côté, Gaz de France avait chiffré à quelque 950 millions
d'euros le manque à gagner dû à ce gel des tarifs. Pourtant, en mars
2007, le groupe annonçait un chiffre d'affaires de 27,6 milliards
d'euros, en progression de 21 %, et un résultat net en augmentation de
29 %. L'association Que choisir rappelait, hier matin, qu'entre
« novembre 2004 et mai 2006 l'augmentation cumulée des prix du gaz pour
les particuliers a atteint 35 % alors que, sur la même période, le
chiffre d'affaires du groupe augmentait de près de 58 % et le résultat
net de près de 70 % ».
Réduire l'écart avec Suez
Le 18 décembre dernier, GDF a lancé un programme de rachat d'actions
d'environ 1 milliard de dollars pour tenter de « réduire l'écart » de
valeur boursière avec Suez dans le cadre de la fusion prévue des deux
groupes. GDF réclamait une augmentation des tarifs de 6 % aussi (et
peut-être surtout) pour tenter de maintenir l'écart entre les titres
des deux groupes à moins de 5 euros par action comme ils l'étaient au
moment de l'annonce de la fusion, en septembre. Il s'est depuis creusé
à près de 7 euros. Les syndicats de GDF avaient immédiatement mis cette
décision en relation avec l'augmentation prévisible des tarifs, parlant
de « scandale financier » et expliquant que, si GDF possède 1 milliard
d'euros de réserve pour racheter ses actions, il n'a pas besoin de
demander une augmentation des tarifs.
Paule Masson
l' Huma du 28 / 12 / 07
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| samedi 29 décembre 2007, a 17:43 |
| Récession aux USA : 13 Etats fédérés menacés de faillite . |

Récession aux USA : 13 États fédérés menacés de faillite
Aux États-Unis, la crise des subprimes ne touche pas
que les institutions bancaires et les fonds de placement : elle atteint
désormais les États fédérés. La chute des revenus des taxes foncières
s'ajoute à une faiblesse structurelle des ressources des États fédérés,
trop longtemps adeptes des théories libertariennes de baisses des
impôts locaux.
Si rien n'est fait, en 2009, le déficit cumulé de 13
États fédérés (Arizona, Californie, Caroline du Sud, Floride, Kentucky,
Maine, Massachusetts, Minnesota, Nevada, New Jersey, New York, Rhode
Island et Virginie) atteindra au moins 23 milliards de dollars et la
crise s'étendra progressivement à d'autres États en 2010 (Alabama,
Illinois, Maryland, Michigan, Missouri, Ohio, Oklahoma, Texas, Vermont
et Wisconsin).
Pour prévenir la faillite, les gouverneurs vont devoir
d'urgence à la fois augmenter les impôts locaux et réduire les services
publics de santé et d'éducation qu'ils gérent, plongeant le pays dans
une spirale récessive.
http://www.voltairenet.org/article153818.html
De : Récession
samedi 29 décembre 2007 |
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| samedi 29 décembre 2007, a 17:11 |
| Le conseil municipal de LANESTER demande un référendum pour la ratification du traité de Lisbonne . |

samedi 29 décembre 2007 (14h46) :

Parmi les rares bonnes nouvelles en faveur de la
Démocratie, voici le voeu adopté par le Conseil Municipal de Lanester,
hier soir
communication@ville-lanester.fr
pour le Collectif antilibéral de Lanester
Jean-Pierre Lefeuvre
Vu adopté par le Conseil Municipal de Lanester, le 20 décembre 2007
Le nouveau traité dit “de Lisbonne” qui vient d'être
approuvé par les chefs des gouvernements européens doit être maintenant
soumis à ratification.
Ce texte qui remplace le projet de Traité
Constitutionnel Européen (TCE), rejeté majoritairement par le peuple
français lors du référendum de mai 2005, reprend un certain nombre de
dispositions essentielles du défunt T. C. E.
Ce qui a été rejeté en 2005 par le suffrage universel
ne saurait en bonne logique et en saine morale être institué
aujourd'hui que par un nouvel arbitrage du suffrage universel. Refuser
maintenant de recourir à cet arbitrage constituerait à l'évidence un
déni de démocratie.
Le Conseil Municipal de Lanester, dans la logique des
pratiques locales de consultation des habitants sur les projets qui les
concernent, demande solennellement au Président de la République de
soumettre à référendum la ratification du traité de Lisbonne.
Il appelle en urgence toutes celles et tous ceux qui
sont attachés à la démocratie et à une Europe fondées sur l'adhésion
des peuples, qu'ils soient pour ou contre le nouveau traité, à soutenir
cet appel.
De : Jean-Pierre Lefeuvre
samedi 29 décembre 2007
cite BELLACIAO
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| samedi 29 décembre 2007, a 11:35 |
| Condamnation du P.C.F |
« Le
Parti communiste français exprime sa consternation et sa condamnation
suite à l'attentat suicide » dans la banlieue d'Islamabad « qui a coûté
la vie à près de 20 personnes, dont Mme Benazir Bhutto », affirme le
PCF dans un communiqué. Ajoutant : « Une fois encore le Pakistan fait
l'objet d'une tentative de déstabilisation par un terrorisme meurtrier
qui profite de la faiblesse de la démocratie, de la fragilité des
conditions de développement et des réponses aux attentes sociales et
populaires. »
l' Huma du 28 / 12 /07
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| samedi 29 décembre 2007, a 09:33 |
| Les coups tordus . |
Editorial par Pierre Laurent
Présenté juste avant Noël comme une victoire de la
doctrine présidentielle « travailler plus pour gagner plus », le
référendum patronal organisé dans l'usine Continental de Sarreguemines
n'a pas tout à fait la même allure vu de plus près. Nous nous sommes
rendus sur place au lendemain du vote des salariés qui a ratifié le
retour aux 40 heures. Tous les témoignages convergent. C'est avec
beaucoup de fatalisme et la peur au ventre sur l'avenir de leurs
familles que les ouvriers sont allés voter. Nous sommes très loin de
l'adhésion vantée par la propagande patronale et gouvernementale.
Instructif aussi le détail des moyens de communication utilisés par la
direction de l'entreprise, qui ne trouve pas un centime pour augmenter
ses salariés, mais en trouve beaucoup plus facilement quand il s'agit
d'inonder le personnel de son discours. Le chantage à la fermeture de
l'usine a été mis en scène sous toutes les coutures. Et le maire UMP de
la ville est venu prêter main-forte sans hésiter. Décidément, patronat
et UMP savent se renvoyer la balle. À l'échelon local comme au plus
haut sommet de l'État. N'est-ce pas Messieurs Sarkozy et Bolloré ?
Pendant que le nouveau couple présidentiel s'offre des vacances aux
frais de ses amis boursiers et que l'on amuse la galerie avec le récit
quotidien de leur idylle au pays des pharaons, le gouvernement en
profite pour continuer à combler de cadeaux la hotte du MEDEF. Le
dernier en date n'est pas mince. Affichant le plus total mépris des
négociations, il a inscrit en pleine période de congés dans les décrets
d'application de la réforme des régimes spéciaux le passage non plus à
40 ans mais à 41 années de cotisations pour la retraite. Une véritable
provocation qui, cette fois, ne vise pas seulement les salariés des
régimes spéciaux, mais l'ensemble des salariés, du public comme du
privé. En effet, cette question doit théoriquement être examinée lors
du rendez-vous sur les retraites, prévu en 2008. L'inscrire par
anticipation dans les décrets concernant les régimes spéciaux, c'est
forcer la main de tous les salariés et tenter de vider par avance le
rendez-vous de négociations de 2008 de toute substance.
La méthode Sarkozy se révèle une nouvelle fois pour ce qu'elle est :
une méthode de mensonges grossiers. Comme nous n'avons cessé de le
dire, la campagne qui visait à faire passer les cheminots et leurs
collègues de la RATP et d'EDF-GDF pour des privilégiés n'était qu'un
leurre destiné à permettre d'enfoncer plus tard les garanties
collectives de tous les salariés. L'éditorialiste du journal des
affaires les Échos, nouvelle propriété d'un autre ami du président, le
milliardaire Bernard Arnault, vendait hier clairement la mèche. « La
publication prochaine des décrets mettant en oeuvre la réforme des
régimes spéciaux de retraite, écrit Henri Gibier, représente, d'une
certaine façon, l'ultime pierre qui vient couronner quelque quinze ans
d'efforts déployés par les gouvernements successifs pour désamorcer la
“bombe” des 60 ans. » C'est donc bien le droit à la retraite à 60 ans
dans son ensemble qui est visé et non tel ou tel régime spécial.
Présentée comme nouvelle, la méthode Sarkozy utilise au moins une
recette vieille comme le monde patronal, le mauvais coup en période de
congés. Le nouveau président y ajoute l'étalage du cynisme, les
salariés apprenant la nouvelle en regardant des journaux télévisés où
se côtoient la misère des uns et le luxe des autres.
Toutefois, quoi qu'en rêvent le président et ses commanditaires du
CAC 40, le dossier des retraites n'est pas clos. Il se confirme au
contraire après ce dernier coup tordu qu'il sera l'un des grands enjeux
de l'année sociale 2008 .
l' Huma du 27 / 12 / 07
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| samedi 29 décembre 2007, a 08:42 |
| Le MEDEF veut supprimer la durée légale du travail,l'UMP le fait ! |
Vendredi 28 Décembre 2007 - 16:47
François Fillon (Premier ministres UMP) envisage la suppression de la durée légale du travail comme le demande le MEDEF
A peine plus d'un mois après les déclarations de Laurence Parisot
, présidente du MEDEF qui se demandait, le 21 novembre, s'il ne fallait
pas « poser sur la table la question de la suppression de la durée
légale du travail », le Premier ministre semble en proie aux mêmes
interrogations. François Fillon se demande « à quelles conditions de
validité devrait être soumis un accord d'entreprise pour qu'il puisse
librement déterminer les règles applicables en matière de durée du
travail […] : seuil de déclenchement des heures supplémentaires, taux
de majoration applicables […] ». Autrement dit : comment supprimer la
durée légale du travail, seuil à partir duquel sont comptabilisées les
heures supplémentaires - et leur majoration à 25 %. Cette remise en cause de moins en
moins masquée a fait réagir les organisations syndicales. Le secrétaire
général de la CGT, Bernard Thibault, qui voit dans cette proposition «
la reprise quasi in extenso de la revendication du MEDEF », considère
cette éventualité comme le début d'« une révolution du droit social en
France ». Aucune raison, explique-t-il à Libération, de ne pas déroger
ensuite, par accord d'entreprise, au SMIC ou à d'autres règles
applicables à tous du droit du travail, pour aboutir à « un dumping
social généralisé, à une concurrence entre entreprises sur des critères
sociaux ». Fillon/Sarkozy/Parisot veulent le
beurre et l'argent du beurre en même temps, bref la super arnaque
contre tous les salariés. Un grand retour au XIXème siècle avec une
droite et un patronat archaïque. Nicolas Maury
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| vendredi 28 décembre 2007, a 22:52 |
| Expérimentation du RSA : VIGILANCE ! |
Cidefil 21 décembre 2007
Expérimentation du RSA : vigilance du groupe communiste du 76
L'Assemblée
Départementale a décidé d'expérimenter le nouveau dispositif de «
Revenu de Solidarité Active » dans le canton d'Elbeuf pour trois ans.
Au nom du groupe communiste, Jean-Louis JEGADEN a
considéré que ce dispositif s'inscrit dans la restructuration libérale
de notre société mise en œuvre par N. SARKOZY, et qu'il y a loin entre
le projet de l'ancien Président d'Emmaüs (qui prévoyait notamment 8
milliards d'euros pour éradiquer la pauvreté en France) et l'actuelle
mouture de RSA puisqu'il ne reste plus que 25 millions d'euros budgétés
par l'Etat.
Plus grave, « en ne prévoyant pas de participation des
employeurs, c'est encore une fois les exonérer de leurs responsabilités
et leur offrir des travailleurs à coût réduit, contraints d'accepter
les emplois les plus pénibles et des conditions de travail dégradées ».
Le Gouvernement, en se saisissant du RSA veut en fait
offrir aux entreprises une plus grande flexibilité dans la gestion de
la main d'œuvre.
Comment penser en effet raisonnablement que le patronat
résisterait à un tel effet d'aubaine qui reporte sur les collectivités
locales, donc sur les impôts locaux, ce qui est de leur responsabilité
et de celle de l'Etat.
Avec le RSA, il ne s'agit pas d'imposer aux employeurs
de mieux payer le travail mais de compenser des salaires de plus en
plus bas par une augmentation des prestations assurées par les
collectivités publiques.
« Nous sommes donc très circonspects sur cette mesure
mais, dans un esprit constructif, et parce que sommes confrontés à une
demande importante des personnes intéressées, nous ne refuserons pas
une expérimentation très localisée, en Seine Maritime, tout en appelant
à la vigilance face aux effets pervers du dispositif ».
Nous verrons si, notamment, il ne sera pas utile de
placer quelques garde fous et de revenir sur la proposition faite dans
le rapport de cibler les bénéficiaires du RSA « quelque soit le type de
contrat » (CDI, CDD, intérim…) et « quelque soit le nombre d'heures
travaillées ». Pour exemple, le Département de Seine-Saint-Denis a pour
sa part décidé d'emblée de conditionner le déclenchement du RSA à
l'accès à un emploi au moins égal à un mi-temps (sur la base du
SMIC).'' »
Contact : Jean-Louis JEGADEN
Voir en ligne : Le site des élus communistes de Seine-Maritime
Action sociale/solidarité
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| vendredi 28 décembre 2007, a 22:34 |
| Neuf associations contre la banalisation du livret A . |
Un collectif de neuf associations de
consommateurs (ADEIC, AFOC, ASSECO-CFDT, CGL, CNAFFAL, CNL, FNAUT,
INDECOSA-CGT, Léo Lagrange Consommation), ConsoFrance, a publié hier un
communiqué dans lequel il fait part de son inquiétude pour l'avenir du
Livret A. La banalisation de sa distribution risque de drainer une
partie de ses encours vers une épargne plus spéculative et risquée
tandis que la clientèle sociale serait laissée aux réseaux historiques.
Le Livret A est pourtant « un outil utile et efficace pour le
financement du logement social », qui pourrait l'être davantage.
ConsoFrance estime que le Livret A constitue « un service public
inaliénable et échappe aux règles communautaires de la libre
concurrence édictées par les traités commerciaux européens ».
l' Huma du 27 / 12 / 07 |
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| vendredi 28 décembre 2007, a 22:08 |
| Passage aux 40 heures : attention à l'intox ! |
Un accord d'entreprise ne peut pas augmenter la durée légale du travail.
L'usine Continental à Sarreguemine est-elle repassée
aux 40 heures d'avant 1982, comme le laisse croire l'offensive
médiatique qu'elle a menée avec succès ? Non, pour la bonne raison
qu'elle n'en a pas le droit. Elle a simplement imposé aux salariés des
heures supplémentaires obligatoires.
Pour comprendre ce débat, il faut rappeler ce que signifient les
« 35 heures ». Les « 35 heures hebdomadaires » fixées par la loi ne
sont pas une durée maximale de travail, ni une durée de travail
effective. C'est la durée légale du travail, c'est-à-dire le seuil à
partir duquel se déclenchent les heures supplémentaires. À partir de la
36e heure de travail, l'employeur doit payer au salarié une majoration,
qui va de 10 % à 25 % jusqu'à la 43e heure, puis qui est
de 50 % au-delà. L'employeur peut faire travailler ses salariés dans
la limite de 44 heures en moyenne sur une période de douze semaines
consécutives, et dans la limite absolue de 48 heures par semaine. Un
système qui reste très souple pour les entreprises.
Continental affirme avoir pris « en compte les souhaits exprimés »
par les salariés en payant et en majorant chaque heure supplémentaire.
C'est assez gonflé de sa part, puisqu'elle n'avait pas le choix : ces
règles sont d'ordre public, ce qui signifie qu'il est interdit de
négocier en dessous du seuil de protection qu'elles offrent aux
salariés. La durée légale du travail est également d'ordre public :
comme son nom l'indique, elle est fixée par la loi, et un employeur ne
peut pas, dans son coin, décider de l'augmenter. L'opération menée par
Continental ressemble donc fort à une offensive idéologique. Les
syndicats de l'usine devront toutefois être attentifs à certaines
questions : Continental instaure des heures supplémentaires
obligatoires et structurelles, alors qu'elles doivent répondre à un
surcoût ponctuel d'activité. Ils devront également vérifier que
l'accord ne baisse pas la rémunération de certains salariés. Enfin, ils
pourront s'interroger sur la loyauté de la négociation qui les a amenés
à signer un tel accord.
Lucy Bateman
l' Huma du 27 / 12 / 07
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| vendredi 28 décembre 2007, a 19:55 |
| Défendre le livret A . |
Cidefil 21 décembre 2007
Déclaration de l'Anecr
Défendre le Livret A, outil public pour des droits fondamentaux
vendredi 21 décembre 2007
A quelques jours des fêtes de fin d'année est rendu public le rapport
Camdessus qui était annoncé comme allant au devant des souhaits de
Bruxelles dans l'attaque du Livret A et du financement du logement
social. Les craintes étaient fondées !
Nous accusons l'Etat d'un manquement à sa parole : lui
qui, il y a peu encore prétendait porter une défense résolue contre
l'injonction européenne avec un recours devant la Cour de justice
européenne, a aujourd'hui un discours d'acceptation. S'il doit en outre
suivre les recommandations de ce rapport, il se rend coupable d'un acte
de plus dans la mise à mort d'un outil d'intervention publique : Sans
les prêts de la Caisse des dépôts et consignations sur la collecte
centralisée des fonds du Livret A, aucun des logements HLM qui existent
n'aurait pu être construit à des conditions d'accessibilité réelle pour
les familles, aucun logement réellement social ne pourra voir le jour.
Les préconisations de ce rapport sont aussi, quoi qu'en dise Monsieur
Camdessus un recul dans l'accessibilité bancaire.
Il prétend aller contre « beaucoup d'idées reçues,
d'intérêts acquis et d'inertie » et prétend que les affirmations d'une
centralisation exclusive à la Caisse des Dépôts pour un financement du
logement social au meilleur prix ou d'une Banque Postale, des Caisses
d'Epargne et Crédit Mutuel comme les mieux à même d'assurer la mission
publique d'accessibilité bancaire relèvent de ces préjugés.
Il dénonce les insuffisances du financement actuel du
logement social. Mais affirme comme une évidence que « l'Etat n'est pas
en mesure d'accroître ses dotations budgétaires ». Pourtant, chacun
sait que le coût d'un crédit est d'autant plus important que l'apport
initial est faible ! Le projet de loi de finances pour 2008 prévoit,
pour les logements sociaux PLUS, qui sont le HLM « normal » ouvert à 70
% de la population, un niveau de subvention de l'Etat dérisoire : 2 700
euros par logement !
Il dénonce la rémunération des épargnants (un quart de
point coûterait 500 millions d'euros par an) et des collecteurs (la
commission de 1,3 % à la Banque Postale coûterait 650 millions d'euros
par an). Mais il ne dit rien des 50 milliards d'euros que l'Etat a
consciencieusement prélevé des fonds du Livret A pour alimenter son
budget depuis 15 ans !
Il prône l'achèvement de la mutation en cours, vers le
statut de banque de plein exercice, des établissements qui ont
bénéficié jusqu'ici du monopole de la distribution du livret A. Il n'y
aura plus de différence dans l'action pour l'accessibilité bancaire
entre La Poste et les autres banques. Même le maillage du territoire
que proposait ce service public est remis en cause par cette
libéralisation des modes de gestion qui vaut fermetures de postes
lorsqu'elles ne sont plus rentables. Les élus communistes et
républicains sont attachés à La Poste, à la défense du Livret A et
d'une Caisse des dépôts et consignations restant forte sous le contrôle
du Parlement à la fois comme outil d'un droit au logement pour tous et
d'un droit à l'accès à la banque pour tous. Ces établissements sont
aussi des partenaires financiers importants des projets des
collectivités territoriales au profit des usagers des services publics
locaux.
Ceux qui ne s'opposeront pas à cette banalisation de la
collecte, à cette perte de moyens d'actions pour une Caisse des dépôts
et consignations qui verrait s'éloigner la centralisation des Livrets A
et pour des établissements de La Poste laminés par la concurrence libre
et faussée de banques qui n'assument pas de mission sociale ; tous ceux
là porteront une responsabilité dans l'alimentation de la crise du
logement et dans la dégradation des conditions de vie de millions de
familles qui n'ont que le Livret A pour disposer de moyens bancaires.
Tout citoyen peut d'ores et déjà interroger ses parlementaires et ses
élus territoriaux d'aujourd'hui et de demain : qu'avez-vous fait ?
qu'allez-vous faire ?
Notre Association participe au lancement d'une campagne
nationale « Pas touche au Livret A ! » et à toutes les actions qui
seront menées dans ce sens. Nous invitons l'ensemble des acteurs de
cette bataille et de toutes celles qui poursuivent l'objectif d'un
véritable droit au logement pour tous et partout à participer aux
quatrièmes états généraux du logement et de la ville qui se tiendront
le samedi 2 février prochain à Bobigny. Cette démarche entreprise
depuis 2004 de construction des contenus d'un service public national
et décentralisé du logement et de l'habitat porte aussi l'exigence d'un
pôle public financier et bancaire fort accompagnant ce nouveau service
public.
Association Nationale des Elus Communistes et Républicains
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| vendredi 28 décembre 2007, a 19:07 |
| Le prix de l'eau peut baisser . |
Cidefil 21 décembre 2007

Déclaration de Jacques Perreux, Vice-président du Conseil Général du Val-de-Marne
Le contrat de concession que le SEDIF a avec Veolia
pour la distribution de l'eau dans les 144 communes qui composent ce
syndicat, va arriver a expiration en 2010 ; c'est donc un enjeu qui est
au cœur des prochaines élections municipales. C'est une question de
démocratie et de transparence que chaque candidat dise s'il se prononce
ou pas pour le renouvellement de ce contrat de concession. De ce point
de vu c'est encourageant qu'un certain nombre de Maires s'interrogent
publiquement et parfois même prennent position clairement pour un
retour en gestion directe.
Toutes les études et enquêtes et dernièrement encore
celle de « Que choisir » –au delà de certains éléments controversés-
témoignent que le prix de l'eau est nettement moins élevé en gestion
publique qu'en gestion déléguée : 20, 30 et parfois même 40% de
différence.
J'ai en mémoire cette remarque faite par la Cour des
Comptes dans l'un de ses nombreux rapports publics diffusés sur ce
sujet : « les collectivités n'ont pas toujours une connaissance
suffisante des services dont elles conservent la responsabilité »,
ajoutant « qu'elles finissent par ne plus être en mesure d'éviter
certaines dérives et notamment la progression injustifiée de certaines
charges ».
De plus, d'autres arguments poussent à préférer la gestion publique :
une raison éthique. Comment admettre que sur un don de la nature, bien
commun qui appartient à tous les êtres vivants de l'humanité, et donc à
personne en particulier, certains puissent réaliser des profits
fabuleux ?
un principe de précaution. L'eau est vitale. Sa fragilité et sa
dégradation nous obligent à en prendre soin pour aujourd'hui et pour
les générations futures. Il faut donc que tous les acteurs de l'eau
n'aient pas d'autres intérêts et objectifs que de la protéger. Ce n'est
pas faire injure aux actionnaires de penser que là n'est pas leur
préoccupation première.
un principe de solidarité. Il y à tant de peuples dans le monde qui se
battent –parfois durement- pour empêcher la privatisation de leur eau
par les multinationales françaises que si nous voulons être solidaires
de leur combat il nous faut donc ici, ne pas donner le contre exemple
en leur confiant, chez nous, cette gestion de l'eau.
Et puis, je veux dire que mon expérience de
Vice-Président d'un Conseil général, qui a fait le choix politique d'un
service public pour l'assainissement, prouve que c'est cette gestion là
qui permet le mieux l'éducation à l'eau, la prévention, la citoyenneté
et les expérimentations innovantes.
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| vendredi 28 décembre 2007, a 18:39 |
| Lagarde : ' Souriez ! La crise s'aggrave' |
La pétulante Christine Lagarde, ministre de
l'Economie, se veut rassurante sur la crise financière venue des
Etats-Unis. Mais les banques françaises ont pris des grosses claques et
certains experts parlent de récession

Tandis que Jacques Attali annonce une récession,
n'hésitant pas évoquer le spectre du crise économique d'une ampleur
comparable à celle de 1929, la ministre de l'Économie, Christine
Lagarde, s'est pour sa part efforcée de rassurer l'opinion la semaine
dernière. Lundi 17 décembre lors d'une interview sur I-Télé, elle a
ainsi réagi au propos d' Attali : « Dire que nous sommes à la veille
d'une grande crise économique, ça me paraît excessif ». Et d'ajouter
que, selon elle, la crise du crédit qui s'est ouverte cet été aux
États-Unis devrait avoir chez nous des « effets mesurés ». « Nous
aurons des effets mesurés de la crise de l'été. L'Europe est moins
affectée » a t-elle assuré.
L'occasion d'apprécier le changement de ton en quelques mois de
notre ministre. Alors qu'éclate la crise cet été aux États Unis, le 24
Août lors d'une conférence de presse de « rentrée » à Bercy, Mme
Lagarde qualifie alors la situation dans le secteur bancaire ( français
) de « tout à fait saine » en affirmant que “les grandes banques
françaises sont peu exposées au risque subprime”.
Un optimisme pourtant déjà démenti à l'époque, en coulisse par
nombres d' acteurs du marché du crédit. Dès août un responsable de
l'ADIL (Agences Départementales pour l'Information sur le Logement), un
organisme sous la tutelle du ministère de l'Économie), évoquant une
réunion à Bercy sur le sujet, tirait une conclusion inverse ; « la
crise ne fait que commencer, les problèmes sont devant nous. »
confiait-il à Bakchich. Le petit monde de la banque bruisse, lui, de
rumeurs sur un nettoyage en douce des comptes de plusieurs grandes
banques françaises. « C'est au printemps qu'on va découvrir l'ampleur
réelle des dégâts » assure un banquier, en citant 3 grandes banques
françaises particulièrement exposées selon lui. Des concurrents bien
entendu …
Toujours est t-il que la crise du crédit s'est effectivement muée en
crise financière. La confiance a disparu, chacun suspectant l'autre de
maquiller ses comptes et de receler des monceaux de cadavres dans ses
placards. Comme l'annonce « le Monde » après la publication des –
inquiétants – résultats du Crédit Agricole, la Commission bancaire,
l'autorité de tutelle des banques françaises, exige subitement des
banques françaises qu'elles passent leurs comptes « à la paille de fer
». Selon une source proche de la Banque de France citée par le
quotidien, cette initiative serait motivée par « des niveaux
d'exposition qui n'étaient pas considérés comme susceptibles de poser
problème au 3e trimestre, le sont désormais, en raison des incertitudes
sur l'ampleur et la durée de la crise ». En résumé, cela tourne au
vinaigre. Dans une interview accordée aux Echos (19 décembre 2007)
Daniel Bouton, patron de la Société Générale et président de la
fédération bancaire française, évalue entre 150 et 250 milliards de $
le coût de la crise « proprement dite » des subprimes. « Pour le
moment, assure Daniel Bouton le risque de contagion au reste de
l'économie est limitée » . Trois jours plus tôt, Jacques Attali avait
lui chiffré pour le JDD, l'addition « à 10 % du PIB mondial, soit 4.000
milliards de dollars, c'est-à-dire 50 fois plus que les pertes générées
dans les industries de pointe par l'explosion de la bulle internet.
Cette crise n'est pas cantonnée au secteur du logement, car elle révèle
que les banques ont réprêté leurs prêts à n'importe qui, pour les
racheter ensuite beaucoup plus cher. C'était à la mode » ( ..)
C'est dire si les estimations de nos « experts » varient : de 150 à
250 milliards pour l'un à 4000 milliards de dollars, il y a comme qui
dirait une marge assez inquiétante sur la transparence du système
bancaire. Le 22 octobre dernier, s'exprimant lors d'un point presse à
New York (en anglais), Christine Lagarde expliquait de son côté que la
crise du subprime « sera compensée par les mesures sur les heures
supplémentaires » et « les autres mesures engagées par le gouvernement
».
En un moins d'un trimestre l'analyse de la situation par notre
ministre de l' économie et des finances a fait un joli bout de chemin.
Nous sommes donc passé d'une situation « totalement saine » au
sentiment que l'apocalypse économique prophétisé par Jacques Attali : «
nous sommes en 1928 ! » est un tantinet « excessif ».
Dans ce contexte, Fillon déclarant l'État « en faillite » apparaît comme un joyeux boute-en train.
Nicolas Maury ( source www.bakchich.info )
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| vendredi 28 décembre 2007, a 17:56 |
| Soutenon le syndicaliste Marc Auray à la Cour d'appel de Grenoble le jeudi 10 janvier 2008 |

Marc AURAY, syndicaliste CGT, malmené lors d'un
rassemblement à Vienne en 2005 pour défendre l'hôpital public, a été
condamné à 15 jours de prison avec sursis, 3700 euros de dédommagements
pour 2 CRS, amende et frais de justice, et 5 ans de mise à l'épreuve,
lors de son premier jugement au tribunal de Vienne à l'automne 2006. Il
a fait appel et passe le jeudi 10 janvier en cour d'appel de Grenoble.
Le 29 avril 2005, un rassemblement régional avait été
appelé par des syndicalistes à l'entrée de l'hôpital de Vienne pour
demander des moyens au ministre de l'époque, monsieur Douste-Blazy venu
en visite. Marc Auray, dirigeant syndical CGT à l'hôpital du Vinatier,
avait garé un véhicule sono à l'endroit où les personnes des
renseignements généraux l'avaient demandé. Cependant, des forces de
police étaient entrées dans l'hôpital pour exiger le retrait du
véhicule sono. Il paraît clair qu'il y avait contradiction entre les
ordres donnés par les RG et les CRS, alors même que le Directeur
départemental de la sécurité publique était sur place !
Marc avait tenté de négocier, mais avait été
immédiatement bousculé, renversé par terre, menotté, puis traîné
derrière des bâtiments… Les manifestants avaient alors interpellé les
policiers, et après discussion, Marc avait été relâché et avait fait
partie comme prévu de la délégation reçue une demi-heure plus tard par
le ministre. Marc Auray avait ensuite fait constater par un médecin les
blessures physiques occasionnés par les CRS.
C'est pourtant Marc qui s'est retrouvé devant le
tribunal correctionnel de Vienne le 22 septembre 2006, accusé d'injures
et violences envers les forces de police, deux CRS s'étant vus accorder
(généreusement ?) des jours d'arrêt de travail : l'un 3 jours, l'autre
7 jours. [1]
Lors du procès, des témoins relataient, photos à
l'appui, que c'est Marc qui avait été fortement malmené sans raison par
certains membres des forces de l'ordre. Et Marc était soutenu par un
rassemblement de plusieurs dizaines de personnes devant le tribunal.
Mis en délibéré, le verdict tombait le 13 octobre 2006 :
15 jours de prison avec sursis 3 700 euros de
dédommagements pour les policiers, amende et frais de justice. Cela
fait une somme considérable à payer pour ce syndicaliste CGT de
l'Hôpital du Vinatier, accusé d'outrages et violences sur les forces de
l'ordre, alors que c'est lui qui a été maltraité aussi bien oralement
que physiquement par des policiers !
Faudrait-il que Marc paie pour les incohérences,
volontaires ou non, les ordres contradictoires des corps de police sur
place lors de ce rassemblement pour la venue du ministre de la santé.
Veut-on aussi le faire payer pour son activité syndicale ?
Toujours est-il que, très courageux, Marc a
immédiatement décidé de faire appel. Il s'en était expliqué sur
rebellyon.info dans cet article publié le 28 octobre 2006 .
Marc Auray passe donc en appel
le jeudi 10 janvier 2008 à 14h devant le tribunal de
Grenoble. Manifestation à 11h avec casse croûte revendicatif à 14h
(départ en car du Vinatier à 9 h 30)
Soyons nombreux à le soutenir, et au delà à protester
contre les demandes abusives de dommages et intérêts de certains
policiers, ainsi que refuser la criminalisation des activités
syndicales.
Syndicat CGT du Vinatier : tél : 04 37 91 53 19
fax : 04 37 91 53 75 courriel : syndicat.cgt.chs.vinatier(Arobase)libertysurf.fr
[1] On connaît maintenant l'habitude d'une partie des
membres des forces du désordre d'arrondir régulièrement leurs fins de
mois en réclamant des dommages et intérêts, qu'ils se voient le plus
souvent accordés par une justice servile. C'est d'autant plus facile
pour eux qu'ils ne paient même pas leurs avocats, leurs syndicats
prenant les frais en charge !
De : cgt
jeudi 27 décembre 2007
cite BELLACIAO
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| vendredi 28 décembre 2007, a 17:34 |
| Fillon envisage la suppression de la durée légale du travail . |

Fillon envisage la suppression de
la durée légale du travail La durée légale du travail en France
vit-elle ses derniers instants ?
A peine plus d'un mois après les déclarations de Laurence Parisot,
présidente du Medef, qui se demandait, le 21 novembre, s'il ne fallait
pas « poser sur la table la question de la suppression de la durée
légale du travail », le Premier ministre semble en proie aux mêmes
interrogations. Dans un courrier adressé, mercredi, aux organisations
syndicales et patronales, François Fillon se demande « à quelles
conditions de validité devrait être soumis un accord d'entreprise pour
qu'il puisse librement déterminer les règles applicables en matière de
durée du travail […] : seuil de déclenchement des heures
supplémentaires, taux de majoration applicables […] ». Autrement dit :
comment supprimer la durée légale du travail, seuil à partir duquel
sont comptabilisées les heures supplémentaires - et leur majoration à
25 % - en renvoyant sa détermination non plus à la loi, mais à la
négociation d'entreprise.
Cette remise en cause de moins en moins masquée a fait
réagir les organisations syndicales. Le secrétaire général de la CGT,
Bernard Thibault, qui voit dans cette proposition « la reprise quasi in
extenso de la revendication du Medef », considère cette éventualité
comme le début d'« une révolution du droit social en France ». Aucune
raison, explique-t-il à Libération, de ne pas déroger ensuite, par
accord d'entreprise, au Smic ou à d'autres règles applicables à tous du
droit du travail, pour aboutir à « un dumping social généralisé, à une
concurrence entre entreprises sur des critères sociaux ».
D'autres centrales syndicales font aussi remarquer que
la fixation de la durée légale du travail à un niveau plus élevé que 35
heures serait également un bon moyen pour le gouvernement de faire des
économies… en rognant sur une de ses propres lois votée en août et en
grande pompe. En effet, les heures travaillées au-delà de la
trente-cinquième heure ne seraient plus considérées comme des heures
supplémentaires, elles ne bénéficieraient donc plus du régime de la loi
Tepa et des avantages qui y sont attachés : exonérations de cotisations
sociales et défiscalisation.
Source : Libération.fr
De : libé
vendredi 28 décembre 2007
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| vendredi 28 décembre 2007, a 16:53 |
| L'UMP recycle l'extrême droite . |
Élections
2008 . Le parti du président, qui se pose en dernier refuge d'élus
d'extrême droite soucieux de conserver leurs postes, entend en tirer
profit face à la gauche.
Pour préparer les municipales, l'UMP ne compte pas que
sur des alliances à gauche. L'ex-député UMP Jérôme Rivière (depuis
passé au Mouvement pour la France de Villiers) l'avait préconisé de
longue date, dans le Figaro du 4 avril 2007 : « La question d'un accord
avec le FN ne doit plus être taboue. » Or, si nationalement le Front
national s'effondre, l'extrême droite et ses alliés restent parfois
incontournables localement. Le parti de la majorité présidentielle
entend s'appuyer sur eux pour « barrer la route aux
socialo-communistes », comme il entend s'appuyer sur les élus qui, il y
a quelques années, ont « trahi » la droite dite « républicaine » en
s'alliant à l'extrême droite.
l'occasion d'une reconversion
Adhérent au Front national depuis 1974, Daniel Simonpiéri a été élu
en 1995 maire de Marignane, une des villes « laboratoire » du parti
(avec Toulon, Vitrolles et Orange). En 1986, Jean-Claude Gaudin fait
alliance avec le FN pour être élu président du conseil régional de
Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'occasion pour de nombreux élus, dont
Simonpiéri, d'entamer une reconversion au sein de la « droite
républicaine ». En 2000, le maire de Marseille lui fait une place à la
communauté urbaine de la métropole marseillaise. En 2004, le groupe
UMP-UDF au conseil régional l'accueille sur son banc. Son blanchiment
sera total à l'occasion des prochaines municipales : grâce à
Jean-Claude Gaudin, président de la commission d'investiture UMP,
Simonpiéri est candidat du parti de la majorité présidentielle. À Lyon,
la droite « sera unie » sous la houlette de Dominique Perben, investi
par l'UMP. Il a trouvé « un accord avec les anciens colistiers de
Charles Millon », ex-président de la région Rhône-Alpes élu avec les
voix du FN. Au grand dam de sa propre association de soutien, Lyon
Nouvel Horizon, dont le président, Philippe Genin, a déclaré à 20
Minutes, le 15 novembre : « La présence de certains élus (millonistes)
sur les listes de Dominique Perben me poserait un cas de conscience. »
À Nice, le maire sortant, Jacques Peyrat, UMP mais ancien du Front
national, s'est fait souffler l'investiture UMP par le secrétaire
d'État à l'Outre-Mer, Christian Estrosi. Proche de Nicolas Sarkozy, il
a lui aussi été allié au Front national en PACA. Mieux : en tant que
conseiller régional RPR partisan d'un accord avec Jean-Marie Le Pen, il
avait accueilli des transfuges du FN dans les rangs du RPR, s'assurant
la tête de l'opposition et passant à loisir des accords avec le FN et
le MNR.
une idéologie de droite dure .
Le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, « sas de
décontamination » entre l'extrême droite et la droite dite
« républicaine », est jugé « plus fréquentable » que le FN par l'UMP.
Il pourrait lui aussi signer des accords avec le parti du président de
la République. Comme lors des élections législatives, durant lesquelles
le parti de Nicolas Sarkozy n'a présenté personne face aux deux
sortants MPF de Vendée. Le but de l'UMP est davantage d'asseoir une
idéologie de droite dure que d'obtenir un avantage stratégique :
implanté essentiellement en Vendée, le MPF représente environ 2 % de
l'électorat national. Le but de son secrétaire général, Guillaume
Peltier, chargé de négocier avec l'UMP, est pragmatique : garantir la
réélection de ses maires, Jacques Bompard à Orange (Vaucluse) et
Jean-Louis Millet à Saint-Claude (Jura). « Le mot d'ordre est aux
accords locaux, avec pour objectif de tripler le nombre des conseillers
municipaux du MPF », souligne Guillaume Peltier. Des accords seraient
déjà trouvés dans le Rhône, les Hauts-de-Seine, en Bretagne, dans le
Nord… En tout, le parti espère « 500 places éligibles d'adjoints ou de
conseillers municipaux ». Et des têtes de liste assurées dans quelques
communes telles que Bollène (Vaucluse), que brigue la femme du maire
d'Orange, Marie-Claude Bompard, ou Vénissieux (Rhône).
Les alliés d'hier du Front national profitent de sa débâcle
électorale pour frayer avec la « droite décomplexée ». Avec d'autant
moins de frilosité que Nicolas Sarkozy, bouclant sa stratégie
d'embrasser tout le spectre politique, a signé l'amnistie des élus qui
ont lancé des passerelles vers leur droite : « L'alliance avec le FN,
c'est du passé. Il y a prescription », avait-il estimé en mars 2006 à
l'intention de Charles Millon. La maison UMP accueille à nouveau les
brebis égarées. Surtout lorsqu'elles ont facilité le rapprochement avec
l'extrême droite. Après tout, n'est-ce pas un des facteurs de la
victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle ?
Grégory Marin
l' Huma du 27 / 12 / 07
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| vendredi 28 décembre 2007, a 08:54 |
| ( On peut s'interroger sur la nature démocratique de la procédure ) |
Pour
le sociologue du travail, Jérôme Pélisse, la généralisation de ce type
de pratiques pourrait entraîner « une délégitimation de la
représentation syndicale ».
Comment analysez-vous ce qui vient de passer à l'usine Continental de Sarreguemines ?
Jérôme Pélisse. Précisons d'abord que la loi Aubry II, dans le cadre
de l'accord sur le passage aux 35 heures, prévoyait le recours au
référendum. Mais celui-ci était réservé aux entreprises privées d'une
réelle représentation syndicale. On voulait éviter qu'une seule
organisation syndicale puisse signer pour l'ensemble des salariés. Le
problème ne se posait pas ainsi dans le cas de l'usine Continental qui
compte 80 % de syndiqués et cinq organisations présentent sur le site.
On peut penser que les syndicats ne représentaient plus la base,
puisqu'ils étaient en désaccord avec le projet de la direction qui a
été voté majoritairement par les salariés, auquel cas il y aura une
recomposition syndicale. Mais on peut aussi avoir une appréhension plus
nuancée en prenant en compte les modalités de cette consultation pour
comprendre les écarts entre la position des organisations et celle de
la majorité des votants. De ce point de vue, il est évident que si les
représentants syndicaux avaient réussi à organiser des assemblées
générales, les résultats auraient été différents et en tout cas moins
massifs. On peut regarder ce qui se passe dans les universités où les
choix se font en assemblée générale pendant que les directeurs
d'établissement tentent d'organiser des votes individuels pour obtenir
un résultat inverse.
Peut-on alors parler d'une procédure démocratique ?
Jérôme Pélisse. C'est assez complexe. Oui, si l'on considère que
cela amène librement le salarié à se prononcer. Encore faut-il, je l'ai
dit, examiner précisément les modalités de la consultation. Mais c'est
une démocratie de type plus politique que syndicale où généralement les
décisions se prennent après délibération et selon un processus
collectif. Ici, sans la mettre en doute en tant que telle, on peut
s'interroger sur la nature démocratique de la procédure. N'oublions pas
que la consultation a été organisée par l, c'est-à-dire par l'acteur
qui, structurellement, a le plus de moyens et de ressources face à
l'employé qui, lui, est régi par un contrat de travail et lui est
subordonné. Très peu d'accords sur les 35 heures ayant recouru au
référendum ont connu une issue négative pour les directions.
Si ce type de pratiques devait se généraliser, quels en seraient les risques ?
Jérôme Pélisse. D'abord une délégitimation de la représentation
syndicale, qui devra se contenter de négocier quelques aménagements
mais avec une marge de manoeuvre beaucoup plus réduite. On peut tout à
fait imaginer que cela se traduira par une régression sociale puisque
la loi Fillon de 2004 sur le dialogue social a permis de généraliser
une inversion dans la hiérarchie des normes : alors qu'un accord
d'entreprise ne pouvait être plus défavorable qu'un accord de branche,
la loi permet aujourd'hui d'y déroger plus facilement au détriment des
salariés. Il suffira donc à l'employeur de réussir un référendum dans
l'entreprise pour « obliger » les délégués syndicaux à signer un accord
proposé par la direction, ou a n'en négocier que des modifications
mineures.
Entretien réalisé par Fr. D.
l' Huma du 27 / 12 / 07
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| vendredi 28 décembre 2007, a 08:29 |
| ( Nous avons été démunis face à ce matraquage ) |
Olivier Riff, ouvrier manutentionnaire, trente-neuf ans, responsable syndical CGT.
Depuis dix-huit ans Olivier Riff est opérateur chez
Continental. La période qu'il vient de traverser, depuis le choix de la
direction d'augmenter le temps de travail, a été « éprouvante ». « En
fin de compte, ce référendum a été utilisé par la direction contre les
syndicats, nous n'avions pas les moyens, de notre côté, d'éditer un
DVD, ou d'imposer des écrans plasma à l'intérieur de l'usine, comme ils
l'ont fait, pour défendre leur point de vue », lâche le syndicaliste.
« Il y a beaucoup de jeunes parmi nous et c'est notre premier
affrontement sévère avec la direction, nous n'avions sans doute pas les
ficelles pour rivaliser », constate-t-il. Pour autant, le jeune homme
ne se sent pas découragé. « Même si nous avons été démunis face à ce
matraquage, ces pressions et ce chantage à l'emploi, nous avons obtenu
d'écarter du dispositif les salariés de plus de cinquante-cinq ans, la
certitude d'obtenir la prime de groupe de 600 euros et le maintien à 5
heures du matin alors que la direction voulait le décaler à 6 heures.
Cela nous a appris beaucoup pour l'avenir, notamment sur la nécessité
de mobiliser les salariés en aval. Il faudra être beaucoup plus
virulent. » Le syndicaliste se veut lucide concernant l'avenir de
l'usine : « Des efforts ont été demandés aux salariés, mais si le
principe qui prévaut aujourd'hui, c'est-à-dire la concurrence avec les
usines allemandes, s'étend au-delà, vers les pays de l'Est ou l'Asie,
quarante heures hebdomadaires ou pas, notre unité fermera ! »
« D'ailleurs, j'ignore si les chiffres que nous donne la direction sont
réels ou non, il faut être vigilant car le jour où l'on nous apprendra
que l'on réfléchit à une éventuelle délocalisation de la production, il
sera trop tard », ajoute-t-il.
La bonne santé de l'entreprise n'aide guère à comprendre la
stratégie de la direction, selon Olivier. « Aujourd'hui, notre
entreprise fait des bénéfices et l'on nous demande des efforts,
qu'est-ce que ce sera si par malheur demain nous en faisions moins ? »
conclut-il.
Fr. D.
l' Huma du 27 / 12 / 07
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| vendredi 28 décembre 2007, a 07:59 |
| Les dessous d'un référendum |
Temps
de travail . Retour sur une consultation organisée à la mi-décembre
pour le retour aux 40 heures dans l'usine du fabricant de pneus,
Continental, basée à Sarreguemines.
Sarreguemines (Moselle), envoyé spécial.
Malgré leur « oui massif » pour le « retour aux 40 heures », la
satisfaction ne se lisait guère sur le visage des salariés qui se
croisaient à l'entrée de l'usine de Sarreguemines ce vendredi 21
décembre. Il est 14 heures, l'équipe d'après-midi vient relever celle
du matin qui a bravé un froid glacial pour être en poste dès l'aube. On
n'a « pas trop aimé », ici, le tapage médiatique fait autour de la
consultation interne qui s'est tenue du 16 au 18 décembre derniers.
Lorsque l'on évoque le résultat, qui clignote fièrement sur le grand
panneau d'affichage électronique dressé à l'entrée du site, « oui =
74 % », les réponses des salariés ne varient guère : « On ne pouvait
pas faire autrement, on ne veut pas voir disparaître l'usine. »
« Pourquoi obliger les gens ? »
Armand, confectionneur dans l'entreprise depuis trente-cinq ans, est
plus dubitatif : « Ça marchait très bien le volontariat, depuis que je
suis ici on n'a jamais manqué de monde pour faire des heures
supplémentaires, au contraire, alors pourquoi obliger les gens ? »
Une autre question vient naturellement à l'esprit : pourquoi les
salariés ont-ils très majoritairement accepté de se soumettre à la
proposition de la direction ? « C'est vrai qu'il y a eu pas mal de
pression, on a eu un peu peur pour l'avenir », reconnaît Julien, un
jeune ouvrier.
Gel des investissements et des embauches, suppression de la prime de
groupe et, à terme, fermeture du site, la direction allemande de
l'équipementier automobile avait avancé, il est vrai, quelques
arguments de poids avant de consulter ses employés.
Mais pour obtenir un vote positif à son projet d'allongement de la
durée du travail, elle est allée un peu plus loin : sept courriers, qui
auraient pu être remis en main propre aux salariés, ont été envoyés au
domicile conjugal. Cette intrusion volontaire dans la vie de familiale
a donné les résultats attendus, déplaçant l'espace du débat du lieu de
travail au foyer et multipliant du même coup les craintes et les
doutes. « Nous n'avons pas mis en place des mesures qui auraient pu
affecter le pouvoir d'achat. Si un accord sur le temps de travail n'est
pas trouvé, il nous faudra mettre en place d'autres mesures pour
réaliser les 2 millions d'économies demandés. » Extrait de l'une des
missives, la mise au point avait le mérite de faire réfléchir les plus
récalcitrants.
Craignant que cela ne suffise pas, la direction va procéder à
l'installation d'écrans plasma dans tous les points stratégiques de
l'usine pour diffuser en boucle ses arguments. Quel que soit le
support, la structure du récit reste la même : après quelques
congratulations partagées sur « le travail fait ensemble et la bonne
santé de l'entreprise », on dévoile brusquement les risques qui planent
et on pointe la responsabilité individuelle des employés sur le destin
de l'entreprise.
La cerise sur un gâteau qu'on craignait encore trop indigeste fut
l'édition d'un DVD de cinquante-deux minutes réalisé par la télé
locale. Aux patrons de la maison mère allemande revient le premier
rôle : le discours sous-titré de l'un deux, Bernhard Tricken, est sans
appel : « C'est clair, si on ne va pas vers les quarante heures pour
diminuer les coûts par rapport aux usines de l'Europe de l'Ouest, on
stoppera les investissements. » Le commentaire de début avait beau
rappeler que le groupe avait connu en 2006 une progression de son
chiffre d'affaires de 7,6 % et que les bénéfices des actionnaires
avaient augmenté de 5,6 %, la menace est pressante et paralyse la
moindre tentative d'analyse.
Un lourd chantage à l'emploi
Viennent ensuite les seconds rôles, le directeur local « qui a été
le premier surpris d'apprendre que le groupe avait bloqué la prime de
600 euros pour 2007 » mais qui sait « pouvoir compter sur le sens des
responsabilités de ses employés », ou encore Manuel, ouvrier, la
quarantaine joviale, « dix ans de boîte », fier de faire visiter la
grande maison « qu'il a construite de ses mains, grâce à Conti ». Enfin
le maire UMP de Sarreguemines, en guest star, viendra faire la
promotion « d'une entreprise qui compte pour le développement du
territoire ».
Le reportage trouve sa conclusion dans un micro-trottoir réalisé au
sein de l'usine et dans lequel 19 des 21 salariés interrogés ne « sont
pas contre le retour aux quarante heures. »
Devant leur poste, les 1 400 familles concernées, une fois passé le
moment de divertissement consistant à reconnaître l'un des leurs
s'affairant à son poste de travail, durent se rendre à l'évidence : il
faudra voter oui.
C'est ce « chantage à l'emploi » que tenteront de dénoncer sans succès les syndicats.
Une semaine plus tard, et après avoir obtenu quelques aménagements,
les principaux syndicats signeront l'accord. Avaient-ils d'autres
choix ?
Frédéric Durand
l' Huma du 27 / 12 / 07
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| jeudi 27 décembre 2007, a 17:47 |
| A Roissy des militants viennent d'être arrêtés et expultion d'une femme enceinte . |
Interpelation de 6 militants présents aujourd'hui, vers 16H00, à l'aéroport Charles de Gaulle.
Expulsion d'une jeune femme enceinte de 6,5 mois
Message reçu, aujourd'hui, de Rennes
Elle a 27 ans et est enceinte de 6,5 mois. Le père du
bébé est français, jusque là tout allait bien mais il y a eu un
problème avec la belle famille. Elle est en France depuis 2003. Elle y
est venue après le décès de sa mère, elle n'a jamais connu son père.
Donc elle est venue chez sa tante, qui vit à Paris, qui est sa plus
proche famille, elle est comme sa fille (elle est venue avec un visa de
tourisme). Elle est très faible physiquement et a une tension à 8
depuis une semaine. le départ prévu serait à Roissy CDG 2 terminal E à
16 h 55 pour Dakar par Air France. une précision Marie Claire, son
enfant a été reconnu par le père à la mairie de Brest, reconnaissance
prénatale. le jugement délivré autorisait la rétention de Marie Claire
da jusqu'au 27 décembre à 20 h.
9ème Collectif
transmis par Emma
De : 9ème collectif et RESF transmis par
jeudi 27 décembre 2007 cite BELLACIAO
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| jeudi 27 décembre 2007, a 17:09 |
| Petite histoire du Capitalisme . |
La petite histoire de capitalisme pour rappeler d'où vient la richesse
du CAC40 tant défendue par le MEDEF et la droite "pharaonique" de
Sarkozy: l'esclavage et le travail des enfants
D'où vient la richesse et le capital utilisé pendant le révolution
industrielle? d'une France rurale agricole ? il a bien fallu disposer
de capitaux pour investir dans la machine vapeur qui sera la base de la
première révolution industrielle, il faut des capitaux pour créer les
grandes manufactures de textiles du XIX° siècle. La richesse vient du
commerce triangulaire dans les Antilles pendant le XVI°-XVIII° siècle,
elle vient de l'esclavage.
Les marchands et négociants qui feront
fortune grâce au commerce triangulaire seront ceux qui seront à
l'origine du capitalisme et qui sont aujourd'hui les patrons du CAC40.
La traite Atlantique a permis aux économies européennes de se
développer rapidement, en trouvant un marché (l'Afrique) pour écouler
les produits manufacturés et une monnaie d'échange (les esclaves)
contre une matière première (le sucre). Pour Karl Marx la Traite
Atlantique, en commercialisant les marchandises des premières usines, a
permis l'accumulation primaire de capital permettant l'essor industriel
européen du XIXe siècle. "Ce fut la traite des nègres qui jeta les
fondements de la grandeur de Liverpool ; pour cette ville orthodoxe le
trafic de chair humaine constitua toute la méthode d'accumulation
primitive, Le CAPITAL, Section VIII, Chapitre 31".
Plus de 15 millions de personnes ont
été utilisé pour enrichir quelques capitalistes (d'autres historiens
annoncent 50 millions d'esclaves) et combien de millions de morts pour
la richesse des Rotchild, des Seilière, des patrons du CAC40 ?
D'où
vient la richesse des capitalistes et des industriels? les maîtres des
forges qui dirigent toujours le pays grâce au MEDEF/UMP se sont
enrichis grâce au travail des enfants et continuent de s'enrichir par
le travail en enfants via les délocalisations.
Aux XIX° siècle, les manufactures, les mines ou les chantiers
embauchent des ouvriers en masse, ceux-ci, le plus souvent avec de
nombreux enfants et un faible revenu, encouragent leurs enfants à
entrer avec eux à l'usine où ils effectuent les tâches subalternes dans
les mêmes mauvaises conditions que les adultes. Le travail des enfants,
avec celui des femmes, a trois avantages pour les industriels
capitalistes:
-Il permet de faire pression à la baisse sur les salaires des ouvriers adultes masculins ;
-Il permet de livrer la famille entière au travail ouvrier, ce qui accélère la rupture avec le monde rural traditionnel ;
-Il fournit une main-d'œuvre plus abondante, permettant d'utiliser les machines à plein rendement
-La petite taille des enfants leur permet d'effectuer certains tâches impossibles aux adultes selon les capitalistes
Le travail est non seulement très dur, mais les enquêtes de l'époque
témoignent en outre de sévices infligés par des employeurs : les
membres trop courts des enfants sont adaptés à la machine par des
appareillages, ils sont fouettés lorsque la cadence de production se
met à baisser. Ces conditions ont des conséquences sanitaires. Comme
les femmes, les enfants travaillant dans le textile sont souvent
frappés par la tuberculose, du fait de la poussière et de l'humidité.
Ils subissent aussi l'asthme, les allergies diverses. Les enfants
souffrent plus particulièrement de scolioses et de rachitisme. Les
garçons de onze et douze ans des milieux ouvriers ont une taille en
moyenne inférieure de 12 cm à ceux des milieux bourgeois et
aristocratiques allant à l'école.
En France, la loi du 21 mars 1841
portant l'âge minimum à 8 ans et limitant le travail de nuit. La durée
de travail est aussi réglementée et la scolarisation obligatoire
jusqu'à 12 ans mais ces mesures n'ont que peu d'effet car les
industriels cachent les enfants lors d'inspections. En 1874, une
nouvelle loi limite l'emploi avant 12 ans. L'arrivée de la
scolarisation obligatoire est le facteur le plus décisif de la baisse
du travail des enfants. Les allocations familiales octroyées en
fonction de l'assiduité scolaire contribuent encore à cette baisse. En
France la limite est à 16 ans, mais grâce à l'UMP cette limite a été
baissé à 14 ans pour le plus grand bonheur des patrons.
Le travail des enfants perdure
toujours et nos chers industriels du CAC40 en use toujours avec les
délocalisations vers les pays dit à "bas coûts". Un enfant sa coûte
moins cher qu'un ouvrier en France, le patronat le sait. Nicolas Maury
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| jeudi 27 décembre 2007, a 16:36 |
| NOËL A LA BERGERIE . |
Solidarité
. Le centre d'accueil d'Emmaüs de Besançon a fêté la nuit du 24
décembre dans la modestie et le blues au coeur. Avec des mots glaçants,
certains expliquent leur descente aux enfers.
Besançon (Doubs), correspondance particulière.
Le « Joyeux Noël » posé sur la table de la salle à manger du centre
d'accueil d'Emmaüs de Besançon (Doubs) ne suffit pas, en ce soir de
réveillon, à mettre un peu de baume au coeur des quatorze convives qui
vont partager le repas. « C'est certainement le jour le plus dur pour
beaucoup d'entre nous. Ce soir encore, nous ne partagerons pas ce
moment de fête avec notre famille et nos enfants. La solidarité des uns
et des autres, certes appréciée, ne permet pas d'oublier qu'au fond de
nous-mêmes nous sommes seuls », souligne Alain, un compagnon de longue
date de la Bergerie. Raymond, ami des compagnons venus partager ce
moment de fête, prolonge le propos : « Ici, le degré de galère se
calcule au poids de la valise que tu amènes avec toi. Et ils sont
nombreux à être arrivés sans rien. »
Quelques larmes apparaissent
Ce blues est pesant. Quelques larmes apparaissent sur les visages.
Stéphane, un jeune Lyonnais, s'ose à l'humour afin de remettre des
sourires sur les lèvres : « Je peux profiter du journal pour passer ma
commande de jouets ? » Pourquoi pas. Sa lettre au Père Noël, il
l'adresse au locataire de l'Élysée : « Papa Sarko, si tu pouvais mettre
dans la hotte du Noël de la Bergerie un Mercedes 120 chevaux, 20 mètres
cubes avec, en option si possible, un autoradio MP3. Avec ce véhicule
neuf, on pourrait travailler plus, ramassez encore plus d'objets que
nos contemporains ne veulent plus et, peut-être, que l'on vendrait
plus. Ces gains supplémentaires amélioreraient notre modeste ordinaire.
Merci Papa Sarko. » Objectif réussi, la bonne humeur revient. Le Papa
Noël de Tino Rossi retentit dans la cuisine et d'autres compagnons
emboîtent le pas de Stéphane pour exprimer leur demande de cadeaux.
Et on ne demande pas la lune à la communauté de la Bergerie, juste
un peu de justice sociale. Un souhait accompagné d'une pointe de
réalisme : « La misère, on la côtoie tous les jours avec ces gens qui
viennent ici chercher l'objet indispensable qu'ils ne peuvent plus
s'acheter dans le commerce. Je peux vous assurer que cette plaie
immonde ne recule pas et que, malgré les discours sur le pouvoir
d'achat tenus par ce gouvernement, les pauvres sont de plus en plus
pauvres et ils sont nombreux aujourd'hui à rejoindre le camp de la
galère », souligne Jean-Luc, un ancien cuisinier qui, avec des mots
glaçants, explique sa descente aux enfers. Un cheminement commun à de
nombreux pensionnaires de la Bergerie : « On perd son travail puis sa
famille, puis ses amis et on touche le fond quand on perd sa dignité.
Ici, on essaye de se reconstruire, mais dans ce monde où les égoïsmes
explosent, c'est dur », précise Raymond. Libor, un Tchèque arrivé
depuis trois jours à Besançon, relativise : « Oui, mais ici vous avez
la démocratie. Vous pouvez exprimer votre colère. Chez moi, on cache la
misère. »
l'espoir d'un Noël meilleur pour 2008
Libor aura le droit à un portrait au vitriol de Nicolas Sarkozy de
la part de Jean-Luc. Le gigot d'agneau préparé à la perfection pour un
compagnon fait oublier rapidement ce petit moment de tension. Un
« c'est bon ! » est lâché en bout de table et repris aussitôt en choeur
par les convives. Après la bûche et le café, Alain distribue le petit
cigare, un modeste cadeau mais dont la valeur s'apprécie au nombre
d'allers et retours du tube de tabac sous les narines des compagnons.
Le repas terminé, peu de pensionnaires s'attardent dans la salle à
manger. La fête est terminée et chacun ira méditer, seul dans sa
chambre, l'espoir d'un Noël meilleur l'année prochaine. « Il faut y
croire », insiste en souriant Stéphane, toujours persuadé que le beau
camion qu'il a commandé au président de la République fera son
apparition dans la cour de la Bergerie dans les prochains jours. Le
rêve ne s'achète ni se vend, il se partage.
Alain Cwiklinski
l' Huma du 26 / 12 / 07
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| jeudi 27 décembre 2007, a 09:49 |
| Elections 2008...en bref . |
À Saint-Denis la gauche gagne à être unie.
Selon un sondage CSA réalisé à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans
la perspective des municipales, une majorité d'électeurs de gauche
(58 %), y compris d'électeurs socialistes (51 %), sont favorables à une
liste d'union conduite par le maire communiste Didier Paillard. Et
cette liste ferait progresser la gauche puisqu'elle est créditée de
58 % au 1er tour, ce qui marquerait un gain de 5 points sur les
municipales de 2001, alors qu'il s'agit d'un nouveau maire élu en cours
de mandat. Enfin, en cas de primaire à gauche, c'est la liste du maire
communiste qui devance très largement celle du PS (+ 16 %). Ce sondage
intervient au moment où, en Seine-Saint-Denis, les dirigeants
socialistes Claude Bartolone et Didier Leroux affichent leur ambition
de ravir au PCF les présidences du conseil général et de la communauté
d'agglomération de Plaine Commune et où, pour ce faire, le PS envisage
des primaires dans plusieurs villes dont les maires sortants sont
communistes.
Une attitude que le maire de Saint-Denis juge « d'autant plus
incompréhensible » après cette enquête. « Personne ne pourrait
comprendre que face à Sarkozy et à une droite qui propose par exemple à
Saint-Denis de mettre en vente 5 000 logements sociaux, la gauche
prenne le risque d'une division. Ce serait irresponsable », estime-t-il
avant d'ajouter que, selon lui, l'objectif doit être : « Battre la
droite, et non affaiblir une composante de la gauche. »
Gauche moderne veut un groupe à Paris.
Rassemblant, à l'initiative de l'ancien maire socialiste de Mulhouse
Jean-Marie Bockel, des transfuges du PS, la Gauche moderne, revendique
cinq postes éligibles de conseillers de Paris sur les listes UMP afin
de former un groupe au Conseil de Paris. Sont ainsi en discussion les
candidatures de l'ex-PS et fondateur de la Diagonale, Thierry Couderc,
aujourd'hui directeur de cabinet du ministre de l'Immigration, Brice
Hortefeux, de Sophia Chikirou, porte-parole de Laurent Fabius dans la
primaire socialiste à la présidentielle, ou de Marielle Gallo, épouse
de l'historien Max Gallo.
l' Huma du 26 / 12 / 07
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| jeudi 27 décembre 2007, a 09:32 |
| Cofiroute condamné pour abuts de CDD . |
Précarité
. La société a déjà perdu 12 procès. Un des caissiers avait cumulé plus
de 150 contrats de travail sans être embauché en CDI.
La direction de Cofiroute est-elle en train de
comprendre qu'elle doit, pour s'éviter la multiplication des procédures
prud'homales, dédommager les salariés à qui elle impose des CDD à
répétition ? Un rendez-vous de conciliation est prévu mi-janvier pour
tenter de solutionner, « à l'amiable », le cas de 16 employés de la
Mayenne et de la Sarthe qui, jusqu'en 2005, ont multiplié les contrats
de quelques heures de travail par semaine pendant plusieurs années.
« Il est normalement prévu que l'entreprise répare le préjudice sur la
base de 20 000 euros pour moins de deux ans d'ancienneté et de 25 000
euros pour les autres », espère Alain Manoury, responsable de la CFTC
Cofiroute. « Au point où on en est, la justice nous donnera toujours
raison sur le fond. Comme entre 200 et 300 salariés ont été abusés, la
direction a intérêt à négocier », ajoute le syndicaliste, qui a
instruit tous les dossiers.
Car l'entreprise a déjà perdu 12 fois aux prud'hommes, en juin 2005,
en janvier 2007 et vendredi dernier. Le tribunal du Mans (Sarthe) a
condamné la société d'exploitation du réseau d'autoroutes à verser 83
000 euros de dommages et intérêts à sept salariés, avec requalification
de leur contrat à durée déterminé en CDI. L'un d'entre eux a cumulé
plus de 150 CDD en trois ans. D'autres ont dû contracter 80 ou 60 fois.
« Certains CDD remplaçaient plusieurs postes à la fois, ce qui est
illégal. La mention de qualification de la personne remplacée n'était
pas mentionnée. Le CDD percevait donc une rémunération inférieure »,
explique Alain Manoury, qui a listé un bonne quinzaine d'irrégularités
dans les contrats. Pour lui, ce « recours abusif aux CDD à l'année a
été érigé en mode de gestion de la main-d'oeuvre ».
Cofiroute est une filiale du groupe Vinci, star du CAC 40. Depuis le
premier procès perdu, l'entreprise a commencé de changer son fusil
d'épaule en réfléchissant à créer une nouvelle forme de contrat
intermittent, un CDI à temps partiel de six cents heures (douze heures
par semaines), « du type de ceux utilisés chez McDo », commente Alain
Manoury.
Paule Masson
l' Huma du 26 / 12 / 07
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| jeudi 27 décembre 2007, a 08:04 |
| Les urgentistes en grève . |
Santé . Les hôpitaux doivent 23 millions d'heures supplémentaires à leur personnel. Une négociation doit s'ouvrir en janvier.
Le président Sarkozy à l'hôpital Necker pour enfants
malades pour « encourager les équipes qui travaillent un jour de
fête », la ministre de la Santé Roselyne Bachelot aux urgences de
l'hôpital Saint-Antoine : la classe politique était aux petits soins à
la veille de Noël pour les personnels, alors que les médecins
urgentistes hospitaliers entamaient une grève pour obtenir le paiement
de leurs heures supplémentaires. C'est en millions, 23 exactement, que
ces heures se comptent désormais, auxquelles s'ajoutent 3,5 millions de
jours de RTT impayés à l'ensemble des salariés des hôpitaux.
affirmation contestée
En visitant Saint-Antoine (le fief de Patrick Pelloux, le président
de l'AMUF, l'Association des médecins urgentistes), Roselyne Bachelot a
indiqué qu'une « concertation » sur les heures dues, évaluées à 800 à
900 millions d'euros, s'ouvrirait le 7 janvier. Elle a ajouté disposer
de 572 millions d'euros, dont 324 fournis par les hôpitaux eux-mêmes,
ajoutant : « Nous avons l'argent, mais il y a un certain nombre de
modalités à préciser. » Une affirmation contestée pendant la visite de
la ministre par Patrick Pelloux, qui a remarqué : « Il y a un certain
nombre de représentants des directions qui sont là. Ils sont très
étonnés, l'argent n'a pas été provisionné, on ne sait pas où il est. »
conditions de travail plus difficiles
Christophe Prudhomme, praticien hospitalier et membre du collectif
des médecins de la CGT, souligne que « l'argent n'existe pas : les
hôpitaux qui auraient dû en provisionner ont des budgets tellement
contraints qu'ils n'ont pas été en mesure de le faire. Nous n'avons pas
besoin d'un nouveau comité Théodule pour savoir comment ces heures
doivent être payées : il faut mettre les 900 millions d'euros, discuter
des augmentations de salaires, en particulier infirmiers, et régler le
problème de la démographie médicale ». Pour l'urgentiste, les
conditions de travail de plus en plus difficiles font fuir les
praticiens.
Les urgentistes hospitaliers menacent de durcir leur grève en
janvier. Affirmant ne rien attendre de la visite de la ministre,
Patrick Pelloux a estimé que « si le gouvernement ne montre pas de
signes de dialogue (…), après le 1er janvier on ne répondra
probablement pas aux assignations ». Marc Giroud, président de l'autre
syndicat d'urgentistes appelant à la grève, SAMU de France, a estimé
que la ministre a fait état d'« intentions agréables à entendre qui ne
suffisent pas ». « Il faudra qu'il sorte quelque chose (du 7 janvier).
Si c'est pour nous chanter des chansonnettes, la colère va changer de
nature. »
L'AMUF réclame également la revalorisation de la garde, payée 450
euros quand elle est réalisée par un médecin à statut
hospitalo-universitaire, 150 euros plus une rémunération pour chaque
acte accompli quand il s'agit d'un médecin libéral, et 250 euros quand
c'est un urgentiste. La grève est suivie à quasiment 100 % dans les
SAMU et à 80 % dans les hôpitaux, selon l'AMUF. Un durcissement de la
grève pourrait avoir des conséquences sur certaines interventions
médicales ou chirurgicales programmées, du fait de l'affectation
provisoire aux urgences de médecins d'autres services.
Lucy Bateman
l' Huma du 26 / 12 / 07
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| mercredi 26 décembre 2007, a 18:17 |
| ARRAS : UN CADEAU DU PERE NOËL ? |
Enfin une lueur dans le brouillard de la CUA
Pour
la première fois depuis qu'existe la Communauté Urbaine d'Arras,
quelques membres du Conseil communautaire ont osé se débarrasser
publiquement de la tenue de camouflage qui était de rigueur dans cette
assemblée.
C'est vendredi dernier qu'un groupe
de socialistes a agi à visage découvert et osé voter contre le budget,
rompant ainsi avec le consensus qui unissait droite et PS depuis
toujours.
Certes ce ne sont pas TOUS les
socialistes qui siègent à la CUA, qui ont franchi le pas , mais
seulement, selon la presse, ceux d'Arras.
Ce qui laisse supposer que tous les
vice- présidents socialistes déclarés de la CUA, tels les maires d'
Achicourt, Beaurains, Dainville, St Laurent- Blangy etc… ont approuvé
un budget, et donc une politique, récusés par leurs camarades d'Arras.
Le candidat socialiste pour les
municipales d'Arras, Alain Fauquet, déclarait d'ailleurs deux jours
plus tard que ses amis et lui allaient « dénoncer les conditions financières qui sont aujourd'hui celles de la ville et de la Communauté Urbaine ».
Alors que la question de l'union de la gauche pour
les prochaines municipales va entrer dans une phase concrète les
communistes ne peuvent que se féliciter de ce premier pas vers une
clarification de la politique de la CUA.
Rappelons que la gestion des communes est de plus en
plus tributaire des décisions de la CUA. Puisque les deux casquettes
que porte l'homme de droite qui dirige Arras et la Communauté c'est : « casquette blanche et blanche casquette », la CUA est bel et bien gérée à droite.
blog PCF ARRAS
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| mercredi 26 décembre 2007, a 17:28 |
| Le logement,nouvelle source d'inégalité entre les Français,selon L'INSEE . |

Les Français sont de plus en plus inégaux face au
logement, dont le poids dans leur budget varie désormais beaucoup avec
leur niveau de vie, alors qu'ils le sont moins que par le passé face à
l'alimentation, selon une récente enquête publiée par l'Insee.
Selon la dernière parution de cette enquête “Budget de
famille”, réalisée tous les cinq ans par l'institut de la statistique,
“le logement est devenu le poste qui différencie le plus nettement les
ménages en fonction de leur revenu”.
En 2006, les 20% des ménages ayant les niveaux de vie
les plus faibles consacraient en moyenne 24,8% de leurs dépenses de
consommation au logement, contre 10,8% pour les 20% des ménages les
plus aisés, indique l'Insee.
Alors qu'en 1979, le poids du logement était
pratiquement identique pour toutes les catégories sociales,
représentant environ 12% du budget des Français, il est resté stable
pour les ménages les plus aisés mais a fortement augmenté depuis pour
les autres, note aussi l'Insee.
Ce creusement de l'écart s'explique notamment par le
fait que les ménages les plus modestes “sont plus souvent locataires” :
c'est le cas de 48% des 20% de Français les plus pauvres, contre 18%
pour les 20% les plus riches.
Le logement pèse par ailleurs plus lourd chez les
personnes seules (23% de leur consommation en 2006) et les familles
monoparentales (21%) que chez les couples avec enfants (13%).
Parallèlement, le poids de l'alimentation dans le
budget des ménages, qui a beaucoup diminué, n'est plus aussi
discriminant que par le passé, souligne l'Insee. En 1979, il
représentait 35% du budget des 20% des ménages les plus modestes et 18%
de celui des ménages les plus aisés, soit un écart de 17 points. En
2006, l'écart n'était plus que de 4,3 points, avec une part de 17,2% du
budget des plus modestes consacrée à l'alimentation contre 12,9% pour
les plus riches.
“La part de l'alimentaire ne peut plus être, comme
autrefois, considérée comme un bon indicateur du niveau de vie d'un
ménage”, en conclut l'Insee.
- http://fr.biz.yahoo.com/26122007/20…
De : lolita
mercredi 26 décembre 2007
cite BELLACIAO
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| mercredi 26 décembre 2007, a 09:25 |
| ( Le gouvernement d'Uribe n'offre pas de perspective de paix ) |
Juan Carlos Tanus, coordinateur de l'Association des Colombiens au Venezuela.
Votre association est investie en faveur d'un accord
humanitaire. Comment réagissez-vous à l'annonce des FARC de libérer
trois de leurs otages ?
Juan Carlos Tanus. C'est une grande joie. Ces libérations sont le
fruit des efforts réalisés par les médiations du président Hugo Chavez
et de la sénatrice Piedad Cordoba, et des mouvements pour la paix
nationaux et internationaux. C'est un geste de bonne volonté mais aussi
le produit d'une pression internationale cumulée pour résoudre enfin le
conflit colombien. Aujourd'hui, nous partageons également la tristesse
des Colombiens dont les proches sont toujours détenus. Il ne faut pas
désespérer car ces futures libérations sont porteuses de promesses.
Les médiations de Hugo Chavez et de Piedad Cordoba comptent-elles ?
Juan Carlos Tanus. Indiscutablement. Elles reflètent également
l'échec du projet de « sécurité démocratique » du président Alvaro
Uribe. Ces cinq dernières années, vingt-six détenus aux mains des
insurgés ont été assassinés. Excepté pour deux personnes, le ministre
des Affaires étrangères, Fernando Araujo, et le sous-lieutenant de la
police nationale, Jhon Pinchao, toutes les autres opérations militaires
pour sauver les otages ont échoué. Durant quatre-vingt-dix-huit jours,
les médiations de la sénatrice Cordoba et du président Chavez ont
démontré que la concertation est possible. Ou du moins, la première
étape de ce que pourrait être une initiative de paix, à savoir l'accord
humanitaire…
Comment construire durablement la paix en Colombie ?
Juan Carlos Tanus. La paix, ce n'est pas l'absence des fusils. Les
insurgés pourraient se démobiliser, rendre leurs armes, avancer leurs
revendications, mais s'il n'y a pas de réponse en termes d'éducation,
de santé, de logement, de travail, de meilleures conditions de vie,
alors il n'y aura pas la paix. Durant la période de la violence, les
guérilleros qui se sont réinsérés ont été assassinés. Dans les années
quatre-vingt-dix, sept mille six cents hommes, issus de plus de cinq
groupes d'insurgés, se sont démobilisés. Mais il n'y a pas eu la paix.
Au contraire. Les zones où ils opéraient sont devenues des labo-
ratoires de conflit. Le président Uribe n'a pas fait avancer d'un pas
le dossier du social. La Colombie est le pays qui, aujourd'hui, compte
le plus fort taux de personnes déplacées, le nombre le plus élevés de
syndicalistes assassinés et d'indigènes persécutés. Le gouvernement
d'Uribe n'offre pas de perspective de paix.
Dans ces conditions, - comment l'accord humanitaire pourrait-il voir le jour ?
Juan Carlos Tanus. Nous voulons croire qu'au travers ces trois
restitutions, un rapprochement vers la paix pourrait s'amorcer.
L'accord humanitaire est un pas vers des tables de négociations. Un
moment clé, au sens où il permet aux parties en conflit de s'asseoir
autour d'une table. Il ne s'agit pas pour Uribe de changer la
Constitution ni pour les insurgés de faire des efforts surhumains.
Selon les conventions internationales, l'accord humanitaire est un
échange de prisonniers qui a lieu en période de guerre. Même si le
président Uribe refuse de reconnaître le caractère belligérant des
insurgés, et les FARC, le statut de président à Uribe. Les insurgés
sont une composante politique, et Alvaro Uribe, le président qui dirige
et légifère. Selon nous, ce sont les intérêts humains, la collectivité,
le peuple colombien qui doivent primer.
Comment les choses vont-elles désormais évoluer ?
Juan Carlos Tanus. Dans la mesure où les pressions internationales
avancent, les acteurs devront céder. Car ni l'État n'élimine la
guérilla ni la guérilla ne parvient à anéantir le gouvernement. Dans
cette guerre, les principaux perdants sont les civils. Il faut insister
dans cette voie et jeter des ponts. Chavez ne doit pas baisser la
garde. La sénatrice Piedad, en dépit des menaces, doit poursuivre son
engagement en faveur de l'accord humanitaire. La pression, on le sait,
est une forme de lobbying. Il faut sortir enfin de la spirale de la
guerre.
Quel crédit accordez-vous aux articles de presse affirmant qu'Ingrid
Betancourt se trouverait au Venezuela, ou encore faisant état de camps
d'entraînements des FARC sur ce sol ?
Juan Carlos Tanus. Il est inévitable que le conflit colombien
s'infiltre en territoire vénézuélien. Personne ne peut méconnaître
qu'il y a par exemple perméabilité du narcotrafic, des secteurs
paramilitaires et des insurgés. Quant à l'existence de campements de la
guérilla, j'en doute. Le Venezuela est un petit pays où la garde
nationale est importante. La nouvelle aurait été connue depuis
longtemps. Il en va de même concernant le fait qu'Ingrid et d'autres
otages seraient en zone vénézuélienne. Selon moi, ce sont des
spéculations. Au coeur de toute guerre, on trouve toujours une guerre
de désinformation.
Entretien réalisé par C.C.
l' Huma du 24 / 12 / 07
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| mercredi 26 décembre 2007, a 08:34 |
| Poursuite de la colonisation en Cisjordanie . |
Israël . Près de 750 logements devraient être construits en 2008 dans deux colonies juives.
« Nous avons découvert que le budget de l'État en 2008
prévoit 48 millions de shekels pour la construction de 250 logements
dans la colonie de Maalé Adoumim et 50 autres millions de shekels pour
la construction de 500 logements à Har Homa. » Yariv Oppenheimer, le
porte-parole du mouvement israélien La Paix maintenant, a révélé hier
le projet du gouvernement israélien. Le ministre
des Retraités, en charge des affaires de Jérusalem, Rafi Eitan, a confirmé les
informations du mouvement La Paix maintenant. « Nous avons toujours
dit que nous pouvons construire à Har Homa, qui se trouve à l'intérieur
des limites municipales de Jérusalem >>,unilatéralement fixées
par ISRAËL en 1967 dans secteur annexé de la Cisjordanie,s'est-il
justifié.<<Il peut y avoir des problèmes pour Maalé Adoumim,mais
nous voulons poursuivre l'extension naturelle dans les grand blocs
d'implantations >>,a-t-il ajouté .
« C'est accablant. Chaque jour apparaît un nouveau plan, une
nouvelle implantation. Ce n'est pas ainsi que l'on construit la
confiance », a immédiatement réagi le négociateur palestinien Saeb
Erekat. Selon lui, la poursuite de la colonisation menace les
négociations israélo-palestiniennes. Nabil Abou Roudeina, porte-parole
du président palestinien, Mahmoud Abbas, a exigé du gouvernement
israélien qu'il stoppe ce projet : « Israël continue de créer des
problèmes sur la voie de négociations réelles et ne veut pas d'une paix
juste et permanente dans la région. » La feuille de route
internationale adoptée en 2003 réclame l'arrêt complet des
constructions dans les colonies juives. Pour la communauté
internationale, toutes les colonies dans les territoires palestiniens
sont illégales, construites avec ou sans feu vert des autorités
israéliennes.
Les pourparlers de paix sont censés reprendre aujourd'hui.Le budjet
de l'Etat israélien pour l'exercice 2008 doit être approuvé cette
semaine en deuxième et troisième lecture à la Knennet.
D. R.
l' Huma du 24 / 12 / 07
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| mercredi 26 décembre 2007, a 07:54 |
| Pas de trêve des confiseurs pour la chasse aux Sans-Papiers . |
Droits
de l'homme . Ferzende Tastan, Kurde de Turquie, a été condamné à trois
mois de prison pour avoir refusé d'embarquer pour un retour vers
l'enfer.
Au moment où le tribunal d'Aix-en-Provence prononçait,
vendredi dernier, la relaxe de Florimont Guimard, poursuivi pour avoir
apporté sa solidarité à des sans-papiers, le tribunal de grande
instance de Lyon condamnait, lui, Ferzende Tastan, père kurde de cinq
enfants habitant Marseille, à trois mois de prison et trois ans
d'interdiction de séjour.
Ni la présence à l'audience d'une forte délégation marseillaise, ni
les dix-neuf mois de prison déjà passés par Ferzende Tastan dans les
prisons turques, ni les tortures qu'il y a subies, ni sa condamnation à
douze ans de prison par l'État turc par contumace parce que soupçonné
d'être un militant politique kurde, ni les arguments des associations,
des élus, de son avocate n'y ont fait. Le tribunal n'a rien voulu
entendre des risques qu'encourait Ferzende Tastan s'il était expulsé en
Turquie et a prononcé une peine totalement disproportionnée pour le
simple fait d'avoir refusé d'embarquer dans un avion qui l'aurait mené
vers l'enfer. À l'énoncé du verdict, tous les soutiens de Ferzende
Tastan et sa famille étaient consternés. Parmi eux, Joël Dutto,
conseiller général communiste des Bouches-du-Rhône, militant des droits
de l'homme, voyageur infatigable en Anatolie. Nous l'avons interrogé
sur la situation des Kurdes en Turquie aujourd'hui.
Quelle est la situation d'un présumé militant du PKK ?
Joël Dutto. Ce sont des poursuites judiciaires, des menaces sur sa
famille, l'emprisonnement, voire l'enlèvement et la disparition. Il y a
des hommes et des femmes qui disparaissent tous les jours. S'ils sont
présumés être membres du PKK, ils sont arrêtés, torturés et condamnés.
La guerre engagée par la Turquie depuis des années est une guerre
sociale, économique, culturelle et armée. Depuis l'autorisation donnée
à l'armée par le Parlement turc d'entrer en territoire Irakien, une
escalade supplémentaire a été franchie.
Pourquoi la France renvoie-t-elle les opposants Kurdes en Turquie ?
Joël Dutto. La Turquie est un marché. Des bombes larguées sur les
villages kurdes sont françaises. Je les ai vues, estampillées made in
France. Et puis, toutes les grandes marques sont présentes. La Turquie
est un potentiel pour l'industrie et le commerce. On ne veut pas la
Turquie en Europe mais on lui donne des gages en lui renvoyant les
ressortissants d'un peuple dont elle se refuse à reconnaître
l'existence. La France sait pertinemment les dangers encourus par les
98 % de Kurdes dont l'OFPRA a refusé le droit d'asile politique. C'est
pourquoi je demande que la situation de tous les ressortissants kurdes
en France soit revue. Il est proprement scandaleux de refuser
d'admettre la réalité de ce que vivent les Kurdes en Turquie.
Les Kurdes sont-ils des terroristes ou un peuple en résistance ?
Joël Dutto. La civilisation kurde descend des Mèdes. Aujourd'hui, le
gouvernement turc les appelle les « Turcs des montagnes ». Parler
là-bas de région kurde, c'est être séparatiste et mériter trois ans de
prison. Quand l'armée turque rase cinq mille villages et fait
trente-cinq mille morts, c'est du terrorisme d'État, mais personne ne
bouge. Il suffirait d'un peu de volonté politique de la communauté
internationale pour s'atteler au problème. Mais il faudrait qu'elle
refuse de fermer les yeux.
Émilie Rive
l' Huma du 24 / 12 / 07
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| mercredi 26 décembre 2007, a 07:17 |
| C H I M U L U S . |

De : chimulus
mardi 25 décembre 2007
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| mardi 25 décembre 2007, a 18:52 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
En kiosque, chez votre marchand de journaux
À LA UNE… mercredi 26 décembre 2007
L'Humanité des solidarités
Notre reportage à la Bergerie de Besançon avec les compagnons
d'Emmaüs.
Les pères Noèl du Secours Populaire Français. Portraits de trois
bénévoles.
Pas de trêve pour la chasse aux sans-papiers
Relayant l'initiative de RESF, l'Humanité publie les lettres poignantes
de soutiens et d'appel au secours.
Procés Arche de Zoé. Avant le verdict
Les derniers rebondissements des audiences. L'analyse
de notre envoyée spéciale à N'Djamena.
À NE PAS MANQUER…
Un espoir de médaille pour les JO de Pékin
Rencontre avec le jeune haltérophile Vencelas Dabaya d'origine
camerounaise licencié au Club d'Avallon.
Otages en Colombie. Toujours l'attente
Entretien avec Gloria Cuartas, de notre envoyée spéciale
à Caracas (Venezuela).
Portraits. « Génération révolte »
Toute la semaine, nos portraits de jeunes qui s'engagent.
Irak : toujours le chaos
Plusieurs attentats ont fait des dizaines de morts.
Culture. Oscar Peterson…
Le pianiste et compositeur de jazz canadien n'est plus.
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Mobilisation pour les otages en Colombie
Notre vidéo et vos réactions
sur humanite.fr |
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| mardi 25 décembre 2007, a 12:51 |
| Un nouveau souffle pour Kléber . |
Automobile
. Lors d'une réunion à Nancy, les salariés ont obtenu un soutien massif
d'élus en faveur du maintien du site toulois de Michelin.
Correspondance particulière.
Vendredi soir, à la sortie, de la préfecture de Meurthe -et-Moselle,
Pierre Kowalski, délégué CGT Kléber, affichait une certaine
satisfaction après la première réunion du comité de suivi sur l'avenir
du site toulois de Michelin : « La quasi-majorité des participants
reconnaît que le travail fait par les syndicalistes et le cabinet
Sécafi apporte un éclairage significatif sur la pérennité du site. Les
représentants de la direction de Michelin vont devoir sérieusement
plancher sur leur dossier pour convaincre l'ensemble des acteurs de la
région de la nécessité de fermer l'usine de Toul. »
Une première victoire et un certain espoir pour les 826 salariés qui
attendent beaucoup de la puissance publique pour faire reculer Michelin
dans sa volonté de fermer le site en 2009. Dans ce concert
institutionnel d'interrogations concer- nant la stratégie économique de
Michelin qui préfère dépenser 130 millions d'euros pour fermer le site
de Toul alors qu'avec un investissement de 90 millions le groupe peut
pérenniser l'usine, deux voix discordantes et pas des moindres se sont
fait entendre. Celle de l'État et de ses représentants dans la région
qui reprennent en choeur les propos de la ministre de l'Économie,
Christine Lagarde, et celle de la députée et porte-parole de l'UMP,
Nadine Morano. Le rôle de l'État est de veiller uniquement à
l'application stricte du plan social et économique proposé par
Michelin, estime la ministre. Ce à quoi Pierre Kowalski rétorque :
« L'État ne cesse de nous rappeler que nous sommes dans le domaine
privé et qu'il n'y aura aucune ingérence. Mais quand il a fallu sauver
Alstom à Belfort, le président Sarkozy, alors ministre des Finances,
n'a pas hésité à impliquer l'État. Pour le Toulois, le maintien de
Kléber, c'est la survie économique d'un bassin de dizaines de milliers
de salariés. Le gouvernement ne peut rayer d'un trait l'avenir du site
de Kléber. » Quant à Nadine Morano, elle adhère dès à présent à
l'accompagnement de la fermeture. Elle a ainsi annoncé que quatre
entreprises spécialisées dans le recyclage seraient intéressées pour
s'installer à Toul. La réponse des organisations syndicales de Kléber
ne s'est pas fait attendre : « Toul a besoin de Kléber mais également
de toutes les opportunités économiques qui se présenteraient. Si quatre
entreprises veulent s'implanter à Toul, qu'elles viennent. Il y a
encore du terrain disponible et des emplois à créer. » La lutte des
Kléber pour la survie de leur entreprise qui recueille aujourd'hui un
soutien massif de l'opinion publique et d'un grand nombre de politiques
irrite particulièrement les autorités de l'État.
La délégation d'une trentaine de salariés venus soutenir leurs
délégués syndicaux lors de ce comité de suivi en a fait les frais :
« On n'a pas compris, il y avait, devant la préfecture quatre gardes
mobiles pour un Kléber. Un déploiement de force inouï. Cela a
particulièrement énervé quelques copains qui ont mis le feu à deux
pneus devant la cathédrale de Nancy. Quatre d'entre eux ont été
arrêtés, menottés comme de vulgaires délinquants et embarqués au
commissariat. C'est dément », peste Pierre Kowalski. À l'annonce de
l'arrestation de leurs collègues, les salariés de Toul ont
immédiatement cessé le travail et ont brûlé une cinquantaine de pneus
usagés devant l'usine. Avec le soutien de la population touloise.
Alain Cwiklinski
24 / 12 /07
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| mardi 25 décembre 2007, a 12:19 |
| Tou jours plus de précarité,le patronat n'en démord pas . |
Travail
. Le MEDEF cherche-t-il à faire échouer la négociation sur le marché du
travail ? C'est ce que ne sont pas loin de penser les syndicalistes,
qui commencent à perdre patience.
Le patronat a-t-il vraiment envie de conclure la
négociation sur le marché du travail ? Alors que le gouvernement menace
de reprendre la main si les discussions échouent début janvier, les
syndicats se sont irrités vendredi d'un « recul » dans la négociation.
Ils se sont demandé s'il fallait y voir une « provocation », à l'issue
d'une séance qu'ils ont qualifiée de « tendue », « pénible », voire
« proche de la rupture ».
les propositions patronales, un recul
La semaine précédente, les syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC)
avaient dû négocier sans texte. Vendredi, la délégation patronale leur
a fourni pendant la séance un texte qualifié de « transitoire ». La
méthode a agacé certains syndicats (CGT, FO, CFTC), qui ont déploré que
les précisions écrites portent principalement sur le volet de l'accord
auquel le patronat tient le plus : l'allongement de la période d'essai,
un nouveau mode de rupture « amiable » et un nouveau contrat de
mission. Les syndicats, de leur côté, veulent créer de nouvelles
sécurités, via notamment la transférabilité de certains droits d'un
contrat à un autre ou entre deux contrats. Ainsi, le patronat a proposé
une nouvelle proposition sur la période d'essai (lire ci-dessous).
« Cela créerait un nouveau sas de précarité pour les salariés, c'est un
recul, les propositions patronales nous éloignent un peu plus d'une
possibilité d'accord », a déploré Maryse Dumas (CGT).
Le patronat « a été en très net recul », a déploré Gabrielle Simon,
pour la CFTC. « Si c'est une technique de négociation, elle est très
dangereuse », a-t-elle estimé, se demandant si le patronat ne faisait
pas « de la provocation pour empêcher d'aboutir » et permettre au
gouvernement « d'imposer par la loi des mesures refusées par les
syndicats dans la négociation ». Elle a relevé « une certaine
correspondance entre les propositions patronales et ce qui a été dit
lors de la conférence sur l'agenda social 2008 (organisée à l'Élysée -
NDLR) : on supprime le collectif pour du gré à gré, on remet en cause
la hiérarchie des normes ».
non à un accord de façade.
Même analyse chez FO et la CGT : « J'espère qu'on ne loupe pas le coche
de la sécurisation des parcours des salariés, je n'aimerais pas aller à
un accord de façade », a déclaré Stéphane Lardy (FO). « Le Père Noël
est une ordure », a déclaré quant à elle Maryse Dumas (CGT), souhaitant
que les fêtes fassent « réfléchir le patronat ». Pour la CFDT, Marcel
Grignard, qui a jugé « concevable des allers-retours dans une
négociation aussi difficile », a appelé le patronat à « abandonner les
dispositions privi-légiant le gré à gré ». Il a jugé « inacceptable »
la rédaction du texte sur la période d'essai.
Cathy Kopp, chef de la délégation patronale, s'est défendue de toute
ma- ni-pulation : « Quand on construit, on ne fait pas tous les murs
d'une maison en même temps », a-t-elle dit. Les syndicats ont aussi
souligné les divergences très visibles au sein de la délégation
patronale, notamment entre MEDEF et CGPME, et les effets secondaires du
scandale UIMM. Un nouveau texte est attendu le 7 janvier avant une
double séance marathon les 9 et 10 janvier.
Lucy Bateman
l' Huma du 24 / 12 / 07
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| mardi 25 décembre 2007, a 09:48 |
| Jean-Ferrat : LE VISIONNAIRE ! |
mardi 25 décembre 2007
(01h54) : Jean-Ferrat le visionnaire
Etat de la Société
Dédiée à Kouchner Bockel Trichet Barroso (ancien cocos maos)
De : Stafed
mardi 25 décembre 2007 cite BELLACIAO
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| lundi 24 décembre 2007, a 18:24 |
| Bourse : GDF rachète ses actions . |
Gaz de France a lancé un programme de rachat d'actions d'environ
un milliard d'euros,dénoncé comme un ( scandale financier ) par les
syndicats au moment où les tarifs du gaz vont augmenter de près de
6%.Cette opération viserait,selon les syndicats et les analystes,à
réduire l'écart de valorisation en Bourse entre le groupe public GDF
et le groupe privé Suez,qui n'a cessé de s' accroître depuis
l'annonce,début septembre,du nouveau projet de fusion,qui doit
intervenir au premier semestre 2008.
( Si GDF a 1 milliard d'euros à dépenser pour racheter ses
action,c'est qu'il n'a pas besoin d'une augmentation des prix du gaz
),a jugé FO.
Selon la CGT ,( le gouvernement tente de soutenir le cours de la
Bourse de GDF par tout les moyens alors que l'écart de la valorisation
avec Suez représente,selon lui un ( coût supplémentaire de 2,5
milliards d'euros )
l' Huma du 24 / 12 / 07
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| lundi 24 décembre 2007, a 17:32 |
| 93 parlementaires ont signé l'appel pour un référendum . |
L'appel du Comité national pour un référendum (CNR) avait recueilli jusqu'à hier plus de 47 000 signatures.
58 députés :
Marie-Hélène Amiable, députée PCF des Hauts-de-Seine ; François
Asensi, député PCF de Seine-Saint-Denis ; Jean-Paul Bacquet, député PS
du Puy-de-Dôme ; Christian Bataille, député PS du Nord ; Martine
Billard, députée Verts de Paris ; Christophe Bouillon, député PS de
Seine-Maritime ; Alain Bocquet, député PCF du Nord ; Patrick Braouezec,
député PCF de Seine-Saint-Denis ; Jean-Pierre Brard, député apparenté
PCF de Seine-Saint-Denis ; Marie-George Buffet, députée PCF de
Seine-Saint-Denis ; Jean-Jacques Candelier, député PCF du Nord ;
Thierry Carcenac, député PS du Tarn ; André Chassaigne, député PCF du
Puy-de-Dôme ; Jacques Desallangre, député républicain de gauche de
l'Aisne ; Marc Dolez, député PS du Nord ; Jean-Paul Dupre, député PS de
l'Aude ; Christian Eckert, député PS de Meurthe-et-Moselle ; Martine
Faure, députée PS de Gironde ; Hervé Feron, député PS de
Meurthe-et-Moselle ; Pierre Forgues, député PS des Hautes-Pyrénées ;
Valérie Fourneyron, députée PS de Seine-Maritime ; Jacqueline Fraysse,
députée PCF des Hauts-de-Seine ; André Gerin, député PCF du Rhône ;
Pierre Gosnat, député PCF du Val-de-Marne ; Maxime Gremetz, député PCF
de la Somme ; David Habib, député PS des Pyrénées-Atlantiques ;
Sandrine Hurel, députée PS de Seine-Maritime ; Christian Hutin, député
MRC du Nord ; Michel Issindou, député PS de l'Isère ; Serge Janquin,
député PS du Pas-de-Calais ; Régis Juanico, député PS de la Loire ;
Jean-Pierre Kucheida, député PS du Pas-de-Calais ; Conchita Lacuey,
député PS de Gironde ; Jérôme Lambert, député PS de Charente ;
Jean-Paul Lecoq, député PCF de Seine-Maritime ; Catherine Lemorton,
députée PS de Haute-Garonne ; Jean-Claude Leroy, député PS du
Pas-de-Calais ; Martine Lignières-Cassou, députée PS des
Pyrénées-Atlantiques ; François Loncle, député PS de l'Eure ; Jean
Malot, député PS de l'Allier ; Noël Mamère, député Verts de Gironde ;
Philippe Martin, député PS du Gers ; Kléber Mesquida, député PS de
l'Hérault ; Jean Michel, député PS du Puy-de-Dôme ; Didier Migaud,
député PS de l'Isère ; Roland Muzeau, député PCF des Hauts-de-Seine ;
Alain Neri, député PS du Puy-de-Dôme ; Daniel Paul, député PCF de
Seine-Maritime ; Marie-Line Reynaud, députée PS de Charente ; Chantal
Robin Rodrigo, députée PRG des Hautes-Pyrénées ; Marcel Rogemont,
député PS d'Ille-et-Vilaine ; Patrick Roy, député PS du Nord ;
Jean-Claude Sandrier, député PCF du Cher ; Jean-Louis Touraine, député
PS du Rhône ; Jacques Valax, député PS du Tarn ; Michel Vaxes, député
PCF des Bouches-du-Rhône ; Michel Vergnier, député PS de la Creuse ;
Alain Vidalies, député PS des Landes.
35 sénateurs
Éliane Assassi, sénatrice PCF de la Seine-Saint-Denis ; François
Autain, sénateur MRC de Loire-Atlantique ; Marie-France Beaufils,
sénatrice PCF de l'Indre-et-Loire ; Maryse Berge Lavigne, sénatrice PS
de Haute-Garonne ; Michel Billout, sénateur PCF de Seine-et-Marne ;
Nicole Borvo-Cohen-Séat, sénatrice PCF de Paris ; Alima
Boumediene-Thiery, sénatrice Verts de Paris ; Robert Bret, sénateur PCF
des Bouches-du-Rhône ; MIchel Charasse, sénateur PS du Puy-de-Dôme ;
Pierre Yves Collombat, sénateur PS du Var ; Annie David, sénatrice PCF
de l'Isère ; Michelle Demessine, sénatrice PCF du Nord ; Jean
Desessard, sénateur Verts de Paris ; Évelyne Didier, sénatrice PCF de
la Meurthe-et-Moselle ; Michel Dreyfus Schmidt, sénateur PS de
Belfort ; Josette Durrieu, sénatrice PS des Hautes-Pyrénées ; Guy
Fischer, sénateur PCF du Rhône ; Thierry Foucaud, sénateur PCF de
Seine-Maritime ; Charles Gautier, sénateur PS de Loire-Atlantique ;
Jean-Pierre Godefroy, sénateur PS de la Manche ; Brigitte
Gonthier-Maurin, sénatrice PCF des Hauts-de-Seine ; Robert Hue,
Sénateur PCF du Val-d'Oise ; Alain Journet, sénateur PS du Gard ;
Gérard Le Cam, sénateur PCF des Côtes-d'Armor ; Josiane Mathon Poinat,
sénatrice PCF de la Loire ; Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de
l'Essonne ; Jean-Pierre Michel, sénateur PS de Haute-Saône ; Jack
Ralite, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis ; Ivan Renar, sénateur PCF du
Nord ; Gérard Roujas, sénateur PS de Haute-Garonne ; Odette Terrade,
sénatrice PCF du Val-de-Marne ; Robert Tropeano, sénateur PS de
l'Hérault ; André Vantomme, sénateur PS de l'Oise ; Bernard Vera,
sénateur PCF de l'Essonne ; Jean-François Voguet, sénateur PCF du
Val-de-Marne.
Cet appel est ouvert à tous les citoyens. Pour le signer, voir : http://www.nousvoulonsunreferendum.eu.
l' Huma du 21 / 12 / 07
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| lundi 24 décembre 2007, a 16:52 |
| Aire France : salaires au ras du tarmac . |
Transport
aérien . Les personnels d'exploitation au sol de la compagnie aérienne
sont en grève dans plusieurs villes, depuis jeudi.
Les personnels d'exploitation au sol d'Air France, les
« rampants », comme ils se surnomment eux-mêmes, sont en grève
reconductible depuis jeudi. Personnels de piste (bagagistes,
techniciens de maintenance, mécaniciens, etc.) et de passage
(responsables des embarquements, de l'enregistrement, des
hébergements…) font front commun. « Logique », selon un gréviste : les
refus de « réelles négociations salariales » mais aussi sur les
embauches et les conditions de travail sont autant de griefs envers la
direction « partagés par tous ». Lancé par la CGT et SUD aérien,
l'appel est fortement suivi dans plusieurs villes (Toulouse, Bordeaux,
Nice, Strasbourg, Nantes). La CGT comptabilisait jeudi soir 70
annulations de vols en partance d'Orly-Ouest et « entre 70 % et 90 % de
grévistes (parmi les CDI) ». De son côté, la direction n'a pas donné de
pourcentage de grévistes, se bornant à déclarer hier qu'il semblait y
avoir « moins de grévistes en piste (hier) que jeudi » et que « 80 %
des vols sont assurés ».
une entreprise florissante
« La situation de l'entreprise est florissante », explique Claire
Bochard, déléguée syndicale CGT à Orly-Ouest. Le PDG d'Air France,
Jean-Cyril Spinetta, a reconnu que son salaire avait été multiplié par
quatre depuis 2003. « Les résultats d'exploitation du semestre se
montent à 1,14 milliard d'euros, la trésorerie disponible à 6 millions
d'euros. C'est le fruit de notre travail, on aimerait bien qu'il soit
partagé avec nous », explique-t-elle. En octobre, un accord signé entre
la direction et les pilotes, considérés comme « l'aristocratie des
salariés d'Air France », avait déjà entraîné une grève de cinq jours
des personnels navigants commerciaux. Il prévoyait un intéressement aux
bénéfices de l'entreprise versé « de façon hiérarchisée » selon la
rémunération, soit une augmentation de « 120 % » des pilotes, alors que
le prix du point, base de la rémunération pour toutes les catégories de
personnels, a pris seulement « 50 centimes d'euros en dix ans »,
souligne Claire Bochard. Et que le « personnel d'exploitation » au sol
gagne 1 190 euros brut à l'embauche, et environ 2 000 euros « après
trente ans de carrière ».
Au-delà du salaire, les conditions de travail préoccupent les
salariés. « Les effectifs ne sont pas suffisants », estime Claire
Bochard. La direction elle-même reconnaît que ses employés travaillent
en « mode dégradé », ce qui « devient la norme », soupire la cégétiste.
« Il faudrait 200 embauches » en CDI. Le travail ne manque pas : Air
France emploie entre 1 500 et 2 500 intérimaires, « à moins de 1 000
euros mensuels » sur Orly-Ouest. Paradoxalement, l'entreprise prévoit,
dans son « plan triennal », la « suppression de 250 emplois sur la
plate-forme d'Orly-Ouest ». Un non-sens, selon les salariés, qui
espèrent en discuter avec leur direction. Après leur assemblée -
générale, le 4 décembre, ils lui ont envoyé un courrier - demandant un
rendez-vous. Depuis, pas de réponse…
Grégory Marin
l' Huma du 22 / 12 / 07
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| lundi 24 décembre 2007, a 16:16 |
| Les peuples réclament un référemdum . |
traité
européen . Pour faire ratifier leur traité, les chefs d'État ont décidé
de passer par-dessus les peuples, mais de toute l'Europe monte la
demande de référendums.
« Pour rendre contents leurs citoyens, (les décideurs
de l'UE) ont produit un document qu'ils ne comprendront jamais. » Le
ministre de l'Intérieur italien, Giuliano Amato, ne se payait pas de
mots, le 12 juillet dernier, lors d'une réunion du think tank
britannique Center for European Reform. L'ancien vice-président de la
Convention européenne, à l'origine du traité constitutionnel européen
repoussé en 2005, allait plus loin sur le choix de donner au nouveau
traité européen sa forme si obscure : « Mais il y a quelque vérité.
Parce que si c'est le type de documents que la conférence
intergouvernementale produit, n'importe quel premier ministre -
imaginez le premier ministre britannique - peut aller à la Chambre des
Communes et dire : “Regardez, vous voyez, c'est absolument illisible,
c'est un traité de Bruxelles typique, rien de nouveau, pas besoin d'un
référendum. ” Si on parvenait à comprendre quelque chose à première
vue, cela pourrait être une raison pour un référendum, parce que ça
signifierait qu'il y a quelque chose de nouveau. »
Une stratégie bien réfléchie
Pour justifier le recours à la voie parlementaire, le texte proposé
ne consiste en effet plus en un seul texte constitutionnel mais en un
amas de 295 articles amendant les traités précédents. Une stratégie
bien réfléchie, mise au point par les négociateurs et les juristes à
l'origine du projet : surtout ne rien faire qui ressemble à une
constitution. La vérité cynique énoncée par Giuliano Amato est ainsi
mise en musique dans chaque pays de l'Union. C'est sur la base de tels
arguments que le premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen,
annonçait, le 11 décembre, que son pays ratifierait le traité par voie
parlementaire. Pour lui, le traité de Lisbonne « ne transfère pas de
souveraineté à l'UE comme l'a souligné la semaine dernière une analyse
du ministère de la Justice, et il n'y a aucune raison juridique de
recourir à un référendum ». Déjà le 25 juin, il déclarait au
Jyllands-Posten : « La bonne chose est que tous les éléments
symboliques sont partis, et que ce qui importe réellement, le noyau,
est resté. » Aux Pays-Bas, l'argument est repris à l'identique par son
homologue, le libéral Jan Peter Balkenende.
En France, la tonalité est différente. Dans un discours devant les
parlementaires européens, le 13 novembre, Nicolas Sarkozy prétendait
avoir « été autorisé par le peuple à faire ratifier le traité par le
Parlement sans passer par le référendum ». Or ce qui avait été annoncé
lors de la campagne présidentielle était un traité simplifié, limité
aux avancées institutionnelles présentes dans le texte précédent. En
fait, Nicolas Sarkozy donne des gages à ses homologues. Selon le
quotidien britannique Telegraph , ce même jour, dans une réunion à huis
clos avec les responsables de groupes du Parlement européen, le
président français aurait expliqué : « La France était parmi les
premiers pays à voter “non”. Cela se serait produit dans tous les États
membres s'ils avaient eu un référendum. Il y a un clivage entre les
peuples et les gouvernements. » En fait, sur cette affaire, les pays
européens se sont serré les coudes, de peur d'un effet dominos. À peine
élu, le nouveau premier ministre polonais, Donald Tusk, expliquait à
Reuters, le 21 novembre, que son Parlement ratifierait le nouveau
traité au début de l'année prochaine : « S'il y a un référendum en
Pologne, il y a une certitude qu'il sera approuvé. » Mais « nos amis de
l'UE nous disent : “N'ouvrez pas la boîte de Pandore. ” … Nous allons
suivre ce conseil ».
Il reste que la ratification parlementaire est dans certains pays un
désaveu des promesses électorales. En 2005, le Parti travailliste
britannique avait promis à ses électeurs d'adopter sa constitution par
voie référendaire. Même chose pour le Parti travailliste néerlandais,
qui participe à un gouvernement de grande coalition avec le centre
droit et qui se trouve dans l'obligation de se dédire.
Des campagnes pour un référendum
Défiant la diplomatie du secret, les citoyens ou des formations de
gauche de différents pays européens lancent des campagnes en vue
d'obtenir un référendum. Aux Pays-Bas, le Parti socialiste déposera un
texte au Parlement pour une ratification par référendum. En France, le
Parti communiste a fait de même. Sa proposition sera examinée le 15
janvier. Quant à la pétition initiée par le Comité national pour un
référendum, elle a déjà reçu 47 000 signatures. Dans la dernière
livraison de l'eurobaromètre, il apparaît que 50 % des Français ont
l'impression que leur voix compte en Europe, contre 38 % avant le vote
« non » au traité en mai 2005. Les peuples ont envie de donner de la
voix.
Gaël De Santis
l' Huma du 21 / 12 / 07
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| lundi 24 décembre 2007, a 12:12 |
| VOILA CE QUI NOUS ATTEND ! |
Samedi 22 décembre 2007
publié dans : Europe

  VALSKHOM,
près de Stockholm , en Suède, c'est pas la porte à côté et pourtant ce
qui s'y est passé nous concerne directement.
Dans cette
cité, un chantier de construction a été confié à une entreprise
Lettonne de RIGA. Les maçons y étaient payés 425 € par mois alors que
les accords locaux pour ce travail fixent le salaire minimum en Suède à
1450 €. Les travailleurs suédois du bâtiment ont fait grève et bloqué
le chantier pour protester contre cette violation de la loi. La firme
lettone a porté plainte
La COUR
EUROPEENNE qui siège au Luxembourg vient de donner raison aux patrons
de Riga et de condamner les syndiqués suédois sous prétexte qu'ils ont
entravé « la liberté des tarifs sur le grand marché européen ».
La même Cour
Européenne vient aussi d'approuver une société de ferries finlandaise
qui a immatriculé en Estonie un bateau, faisant liaison Helsinki-Tallin
pour pouvoir, grâce à ce changement de pavillon payer son personnel
estonien troisfois moins que leurs collègues finlandais. Et ce « au nom de la liberté d'Etablissement ».
Nous sommes nous aussi « dans le grand marché européens » et rien n'empêche que cela se passe chez nous.
Même plus besoin de délocaliser il suffit de faire faire le travail sur place par des salariés surexploités venus d'ailleurs.
C'est ça l'Europe de la libre concurrence et du dumping social que Sarkozy veut conforter par un Traité sans nous demander notre avis.
Plus une minute à perdre pour exiger un REFERENDUM.
blog de la section du PCF Arras
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| lundi 24 décembre 2007, a 08:42 |
| Plan-de-Campagne : zone de non-droit . |
Dans la grande zone commerciale aux portes de Marseille, le dimanche est un jour comme les autres. Qu'en pensent les salariés ?
Marseille,
correspondant régional.
Ce dimanche 23 décembre, les magasins de Plan-de-Campagne seront
ouverts. Veille de Noël oblige. Et le dimanche 30 décembre aussi.
Veille de Nouvel An oblige. Comme dans l'ensemble de la France. Et le 6
janvier, encore. Et le 13, le 20, le 27… Dérogations préfectorales
obligent. Car, dans la vaste zone commerciale (400 commerces), située à
mi-chemin de Marseille et d'Aix-en-Provence, l'exception est devenue la
règle. Après trente-cinq ans de cache-cache avec la loi et
d'arrangements à coups d'accords préfectoraux, la zone devait
réintégrer le champ légal en 2002. Une dérogation supplémentaire de
cinq années avait alors été accordée à la condition, vite oubliée par
les grandes enseignes, de préparer le retour à la normale.
Début 2007, c'est donc le retour au point de non-droit. Et, de
nouveau, le préfet (actuellement directeur de cabinet de Jean-Louis
Borloo) lâche un délai supplémentaire de six mois à vingt-six enseignes
(But, Leroy-Merlin, Darty, Castorama, Decathlon, H&M). « La
fermeture brutale serait extrêmement dommageable pour les entreprises
et donc pour l'emploi », justifie Christian Frémont. Le représentant
prend, par définition, un arrêté illégal. Il le sait puisqu'il ajoute :
« Il ne fera effet que si personne ne demande son annulation. » Les
syndicats portent alors l'affaire devant la justice.
En avril, le tribunal administratif de Marseille annule les
autorisations d'ouverture dominicale. Trois mois plus tard, le nouveau
préfet, Michel Sappin, ressort la baguette magique des dérogations (au
nombre de 45). « Toute autre décision serait catastrophique pour la
zone », justifie-t-il, reprenant l'argumentaire du patronat local et du
député UMP de la circonscription, Richard Mallié. Selon ces derniers,
les commerces de Plan-de-Campagne réalisent le dimanche le tiers de
leurs chiffres d'affaires et 70 % des achats sont exclusifs à cette
journée. Il suffirait donc d'ouvrir tous les magasins de France et de
Navarre le dimanche pour que les consommateurs retrouvent du pouvoir
d'achat !
Qu'en pensent les salariés ? Dans un grand magasin d'ameublement de
la zone, les avis sont partagés. Un vendeur : « J'en ai plein le dos du
dimanche. Je n'ai plus de vie de famille. Je ne travaille pas le lundi
et le mardi matin, mais mes enfants sont à l'école. » Un jeune
caissier : « Moi, je n'ai pas de famille. Travailler le dimanche ne me
dérange pas. Et comme ça nous fait du salaire supplémentaire… Il faut
nous laisser cette possibilité. C'est un choix. » « Le volontariat,
c'est du pipeau, bondit le vendeur. Quand on est embauché, le dimanche
fait partie du contrat. Si on ne veut pas travailler ce jour-là, on
n'est pas embauché. » Un peu plus loin, un magasin de chaussures.
« Nous, on a le choix de travailler le dimanche. Notre priorité, c'est
d'être payés plus », assure la responsable, tandis que les vendeuses
regardent… leurs chaussures. Un magasin d'électroménager, maintenant.
Un vendeur : « On n'a pas le choix mais, moi, je veux travailler le
dimanche. Ça nous fait des primes. » Un collègue : « Ben oui, s'il n'y
avait pas les primes, je ne vois pas pourquoi on viendrait le dimanche.
Vous croyez que ça nous fait plaisir ? » Leur salaire : le SMIC.
Christophe Deroubaix
l' Huma du 22 / 12 / 07
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| dimanche 23 décembre 2007, a 19:05 |
| COMITE LIBEREZ LES CINQ . |
MESSAGE DE RAMON LABAÑINO, UN DES CINQ CUBAINS PRISONNIERS AUX USA

MESSAGE DE RAMON LABAÑINO, PRISONNIER POLITIQUE CUBAIN
CONDAMNE AUX ETATS-UNIS A PERPETUITE PLUS 18 ANS
Message d'Elisabeth, sa femme
Hermanos y Hermanas : Ramón se trouve en cellule
d'isolement depuis 11 décembre et c'est pour cette raison qu'il n'a pas
pu envoyer toutes les lettres de voeux à ses amis du monde entier pour
la nouvelle année. Dans une brève communication téléphonique de 5
minutes ce matin du 20 décembre, il m'a demandé d'envoyer ce message à
tous les compañeros et compañeras qui luttent tellement pour diffuser
la cause des Cinq et pour obtenir une vraie justice pour ce cas. C'est
pourquoi j'ai écrit en urgence ce message pour vous, en son nom et au
nom de notre famille, comblé par l'amour qui nous encourage et nous
détermine à combattre pour la liberté de nos proches.
Recevez aussi au nom de nos filles un salut affectueux et nos vœux pour un Noël heureux et une année 2008 prospère.
Elizabeth Palmeiro Casado.
MESSAGE DE RAMON LABAÑINO (12-07)
Chers hermanos et hermanas du monde entier :
Les Fêtes de Noël et du Nouvel An s'approchent
maintenant et nous voulons vous envoyer nos vœux, accompagnés de toute
notre reconnaissance et de notre affection pour l'appui que vous nous
apportez dans cette cause qui nous unit : la solidarité avec Cuba et la
liberté des 5.
Ces jours-ci, on fait toujours le décompte de ce qui
est accompli et de ce qui reste à faire, c'est pourquoi la mémoire de
toutes les actions qui en cette année 2007 ont été accomplies afin de
gagner plus de solidarité à notre cause, nous rend plus forts et plus
optimistes dans la certitude de la victoire.
Peu importe le temps que durera cette cruauté, la
victoire sera nôtre et pour cela nous continuerons à nous battre à vos
côtés pour mettre fin à la double morale de l'Empire qui dit lutter
contre le terrorisme et nous garde prisonniers en méconnaissant
l'histoire des attaques terroristes contre le peuple cubain.
De l'Argentine au Canada et aux Etats-Unis, en passant
par l'Amérique Centrale et la Caraïbe, de l'autre côté de l'Atlantique,
de l'Espagne au Viêt-Nam et à l'Australie, dans le continent africain,
dans chaque coin de la planète on a entendu la voix de la justice qui
réclame notre sortie de prison. Vos lettres nous informent chaque jour
de toutes ces actions, ces manifestations et ces démonstrations
solidaires. Comptez toujours sur nous pour toute cause juste, nous nous
unirons bientôt à vous.
Merci beaucoup, frères et soeurs, de cette certitude
que nous pouvons toujours compter sur vous pour mettre fin à tant
d'injustice qui nous tient éloignés depuis presque 10 ans des gens que
nous aimons et de notre chère Patrie.
Pour les Cubains, ces fêtes accompagnent celles que
nous faisons pour un nouvel anniversaire de la Révolution qui nous a
rendu la dignité et la liberté pour laquelle luttent aujourd'hui de
nombreux peuples de notre continent.
¡VIVA EL 49 ANIVERSARIO DEL TRIUNFO DE LA REVOLUCION CUBANA !
! HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !
RAMON LABAÑINO SALAZAR
USP BEAUMONT , TEXAS
DIC. 20, 2007
Le poème n'est pas encore traduit en entier. Le titre
signifie : Inflexible et il se termine par les vers Je vivrai et je
lutterai parmi les nôtres Et la trahison je la laisse aux lâches
Indoblegable
Vienen a pedirme que me rinda que traicione mi nación y
mis ideales hasta joyas y bellezas se me brinda y riqueza y dinero
tendré a caudales.
Vienen a decirme que traicione que no hay razón para
que batalle que carente de amor y de emociones sin los principios cual
infértil valle.
Tercos, Insolentes, Infames no conocen la fidelidad a
los ideales que prefiero morir combatiéndoles que rico vivir entre
infames.
Yo viviré y lucharé entre los nuestros
y la traición se la dejo a los cobardes.
Ramón Labañino Salazar
De : COMITE LIBEREZ LES CINQ
samedi 22 décembre 2007
cite BELLACIAO
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| dimanche 23 décembre 2007, a 18:24 |
| SuperU St Affrique en grève ( 3 ) |
bravo pour votre audace et votre courage, il faut que tout le monde prennent exemple sur vous.
Joyeux Noël a vous tous et votre famille.
Ne lâcher rien vous êtes dans le vrais
lolita
cite BELLACIAO
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| dimanche 23 décembre 2007, a 18:10 |
| SuperU St Affrique en gève ( 2 ) |
Vous
avez mon soutien et celui des paysans de la FDSEA 03. en effet comment
ne pas soutenir des salariés de grands groupes qui grugent tant les
salariés que les producteurs .
Sous couvert de faire des prix les plus bas ces grands
magnias de la distribution foulent du pieds et le code du travail , les
conditions de travail , avec le pouvoir d'achat de ceux qui y
travaillent ,et le revenu des producteurs dont le travail en est spolié.
Salariés et producteurs même combat ,bon courage et ne
lachez pas vous ètes dans le vrai en vous défendant vous hissez un peu
plus haut l' étendard de la dignité.
JC Depoil SG FDSEA 03
cite BELLACIAO
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| dimanche 23 décembre 2007, a 17:58 |
| SuperU St Affrique en grève . |

les salariés de super u st affrique sont en grève
depuis hier (samedi 22) ce matin le mouvement est reconduit et a besoin
de tous les soutiens possibles.
Affaire à suivre et faire circuler l'info
merci d'avance
De : patdu12
dimanche 23 décembre 2007
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| dimanche 23 décembre 2007, a 17:43 |
| Marie-George BUFFET : Au pays de Bolivar . |
Caracas. La secrétaire nationale du PCF en visite au Venezuela avant de se rendre à Cuba.
La responsable communiste y a partagé « l'intérêt des expériences en cours ».
Caracas (Venezuela), envoyée spéciale.
Côtoyant les traditionnelles fresques colorées, les
« oui » et les « non » à la réforme constitutionnelle se disputent
encore le terrain sur les murs de la capitale vénézuélienne, quinze
jours après le référendum où les - opposants aux changements du texte
fondateur l'ont emporté sur le fil du rasoir avec 60 000 voix face aux
partisans de la réforme. C'est dans ce contexte encore bouillonnant de
la campagne référendaire que Marie-Gorge Buffet a entamé, mardi, une
visite de trois jours au pays de Simon Bolivar.
Au fil des rencontres avec les principales figures du
gouvernement et des acteurs des programmes sociaux, les missions,
éléments clés du processus de changements dans le pays depuis 2003, la
secrétaire nationale du PCF a partagé « l'intérêt des progressistes et
des communistes français et européens à l'égard de l'expérience
vénézuélienne de progrès social et de réappropriation populaire de la
démocratie » à l'heure où domine le « capitalisme mondialisé » (1).
L'approfondissement de la démocratie
En 1999, l'arrivée au pouvoir de Hugo Chavez va marquer
une rupture alors que le Venezuela est dévasté par les politiques
d'ajustements structurels du FMI. Depuis, en dépit des différentes
tentatives de déstabilisation politique et économique (coup d'État,
sabotage pétrolier, boycott des institutions par l'opposition) et des
propres difficultés du « chavisme », le nouvel exécutif est parvenu à
promouvoir des réformes sociales, inédites en faveur des exclus (80 %
de la population auparavant), à modifier radicalement les - leviers de
pouvoir et les structures de l'économie, notamment en reprenant la
maîtrise des ressources pétrolières. « La construction d'un pays
socialiste, l'approfondissement de la démocratie a réveillé des
attentes et soulevé de l'intérêt en Amérique latine et dans le monde »,
a rappelé Jorge Rodriguez, le vice-président de la République
bolivarienne du Venezuela avec lequel la responsable communiste s'est
entretenue. Mais, a-t-il averti, « dans le même temps cela a intensifié
une action agressive au point que le Venezuela est une démocratie
menacée » de l'extérieur en premier lieu par les États-Unis mais
également par un front médiatique de dénigrements.
Partageant l'inquiétude de son interlocuteur face à
« cette guerre médiatique qui trouve ses prolongements en Europe »,
Marie-George Buffet a fait valoir le « besoin de mieux connaître la
résistance » qui s'exprime dans ce pays mais également « l'innovation
en matière de démocratie participative », colonne vertébrale des
changements en cours (voir ci-dessous). Les expériences au Venezuela
mais également en Bolivie « constituent une réponse aux aspirations
sociales de ces pays mais bénéficient aussi à l'Amérique latine et au
reste du monde », a estimé la secrétaire nationale du PCF. Une bouffée
d'oxygène à ses yeux alors que « les organismes économiques
internationaux sont dominés par le modèle libéral, au moment même où
l'Union européenne veut imposer un nouveau traité », coulé dans ce même
moule, et pourtant rejeté par voie référendaire en France en 2005.
Cette visite aura également été l'occasion pour
Marie-George Buffet de s'entretenir avec des élus du Parlement
latino-américain (Parlatino) et de la communauté andine des nations
ainsi qu'avec des responsables du Parti communiste vénézuélien (PCV).
Les conséquences des résultats du référendum, les raisons de la
popularité de Chavez et de la politique de son gouvernement, les
changements en cours, les faiblesses ainsi que les difficultés
auxquelles est confronté le pays ont été quelques-unes des questions
échangées. Autre thème discuté : la création du ''Parti socialiste
unifié'', '(et non unique), du Venezuela (PSUV) qui compte depuis son
lancement il y a un an 5,7 millions -d'adhérents.
Instrument « d'élaboration - politique et de
participation de masse » en vue de « restituer le pouvoir au peuple »,
selon la définition de Vidal Cisneros, élu au Parlatino, la création du
PSUV est l'objet d'intenses débats au sein même des premiers comités et
des formations politiques impliquées dans le processus de changements
du pays. Ce qu'a confirmé Jeronimo Carrera, président du PCV. « Notre
parti a renforcé son appui à Hugo Chavez, affirme-t-il, mais également
son indépendance d'analyse et d'action en tant que parti. » Surtout,
a-t-il dit, « la liberté d'expression n'a jamais été aussi
importante », faisant allusion au matraquage médiatique affirmant le
contraire.
Au terme de trois jours d'échanges à Caracas, Marie-George Buffet était attendue hier à La Havane.
(1) Participent également à la délégation : Obey Ament, Gérard Busque, et Pascal Schillé.
***
Cathy Ceïbe
L'Humanité du 20/12/2007
http://www.humanite.fr/
De : Ivan
dimanche 23 décembre 2007
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| dimanche 23 décembre 2007, a 08:01 |
| SENAT : Groupe communiste(Camdessus et Sarkozy offre le livret( A )aux banquiers . ) . |
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Par le groupe CRC - 21 Décembre 2007
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Confrontés à la crise des relations interbancaires issue des
sinistres de l'immobilier nord - américain, les banques se demandaient comment
pouvoir passer l'année 2008 au mieux.
Eh bien, la solution a été toute trouvée !
Michel CAMDESSUS, ancien directeur du FMI, à la demande expresse
du Président SARKOZY et de François FILLON, vient de remettre un rapport
préconisant, comme l'exige la Commission Européenne, la banalisation du Livret
A.
Ce qui signifie qu'une partie croissante des 116 milliards d'euros
d'encours de cette épargne populaire seraient confisqués par les banquiers,
inquiets pour leur rentabilité.
C'est oublier, un peu vite, que l'épargne du Livret A a la
particularité de financer de manière exclusive le logement social, ce qui est
fort éloigné des usages, parfois hasardeux, que les banques peuvent faire des
dépôts sur comptes courants !
Mettre en cause le Livret A, c'est prendre le risque de ne pas
pouvoir financer demain le logement social, et donc peser sur l'emploi dans le
bâtiment, sur l'activité économique en général, ou encore sur la satisfaction
des besoins criants en matière de logement que connaît notre pays !
Mettre en cause le Livret A, c'est priver les collectivités
locales de ressources essentielles et plus de 450 000 ménages modestes des seuls
moyens de paiement bancaire dont ils bénéficient.
Ainsi, le rapport Camdessus recommanderait de suspendre les
retraits de petit montant aux guichets de La Poste et des Caisses
d'Epargne !
Les sénateurs du groupe CRC appellent donc les acteurs du droit au
logement, les élus locaux, les populations, à se mobiliser largement pour
rejeter les propositions du rapport Camdessus, commandité par le Gouvernement
Fillon Sarkozy. |
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| samedi 22 décembre 2007, a 22:27 |
| PALESTINE : Beaucoup de doutes sérieux et quelque certitudes . |

de Jean-Claude Lefort Député honoraire
L'allégresse qui a entouré, de toutes parts, aussi bien
la réunion américaine d' Annapolis sur le Proche-Orient que la
Conférence des donateurs à Paris laisse plus que perplexe tout
observateur sérieux de la situation au Proche-Orient.
1. De la réunion tenue à grands fracas médiatique aux
USA que ressort-il qui devrait nous amener à mêler nos vivats à celui
des autres ?
A. Une date ferme a-t-elle été fixée pour l'établissement d'un Etat palestinien inexistant depuis 60 ans ?
Aucunement ! Si la « fin 2008 » est effectivement
évoquée c'est uniquement en terme d'hypothèse, une hypothèse que
M. Ehud Olmert a vite balayée d'un revers de main, une hypothèse aussi
« crédible » que celle inscrite dans la « Feuille de route » du
Quartette qui devait voir la création d'un Etat palestinien fin 2005.
Nous sommes fin 2007 comme chacun sait….
B. Sur quelle base cet Etat palestinien devrait-il être
établi ? Sur le droit international, ce qui serait, et est, la moindre
des choses impératives ?
Aucunement ! Les frontières de 67 (ce qui est
d'ailleurs une concession palestinienne unilatérale énorme),
Jérusalem-Est comme capitale, la question des réfugiés – tout cela est
non seulement à la trappe mais cet Etat palestinien devrait résulter
d'un accord entre les deux parties au conflit, ce qui – les choses
étant ce qu'elles sont – est au mieux une pantalonnade et au pire un
abandon terrible des droits fondamentaux du peuple palestinien.
C. La « Feuille de route » est ressortie en même temps
que trois des signataires et acteurs mandatés explicitement par l'ONU
pour sa mise en œuvre sont exclus du processus. Ne restent que les
Etats-Unis. De sorte que désormais c'est un triangle « Israël –
Palestiniens – USA » qui est en charge de l'affaire. Ce qui veut dire
qu'au lieu d'avoir face à eux un seul adversaire, les Palestiniens en
ont maintenant deux pour « négocier ».
Quant au principe même de la « Feuille de route » la
vie a montré largement son caractère illusoire. Illusoire, car si les
Palestiniens l'ont accepté tandis qu'ils sont tenus dans ce texte
d'assurer la sécurité d'une force occupante – ce qui n'est pas le
moindre des paradoxes -, Israël refuse pas moins de 17 points de ce
texte – un refus réitéré à l'issue de la réunion américaine.
De plus, dans ce texte, le caractère « concomitant »
des mesures à prendre par les deux parties pour avancer est absolument
virtuel. On sait que dès l'acceptation originelle par les Palestiniens
de la « Feuille de route » une trêve de 71 jours a été observée par ces
derniers. De manière concomitante, selon le texte, les autorités
israéliennes se devaient de mettre en œuvre des mesures « analogues ».
Il n'en a rien été car si la trêve a duré 71 jours seulement c'est que
Israël l'a cassée en frappant sans aucune « raison » Gaza. Il ne peut y
avoir concomitance puisque l'un des deux ne veut pas.
D. Comme si tout cela n'était pas suffisamment limpide,
voilà que la France a proposé le déploiement d'une force internationale
dans … les Territoires palestiniens pour aider à « mettre de
l'ordre » ! On est bien loin de la vision d'une force internationale
installée sur les frontières de 67 et à Jérusalem-Est. Allons-nous
envoyer des forces là-bas pour effectuer des « opérations de maintien
de l'ordre » en Cisjordanie et à Gaza ?
C'est pourtant ce que « nous » proposons (dixit
Sarkozy : « aider les services de sécurité palestiniens au maintien de
l'ordre ») qui a reçu étrangement l'accord de M. Abou Mazen qui admet
ainsi de facto que le problème est d'abord à chercher et à « régler »
chez les Palestiniens.
Qui peut penser sérieusement que pareille éventualité
est « tenable » ? Qui ne voit que l'unité inter- palestinienne sera
ruinée définitivement avec cela qui s'appelle purement et simplement de
l'ingérence ? C'est pourtant ce qui est ainsi clairement recherché, qui
renvoie aux calendes grecques toute issue politique du conflit, et cela
au prix de terribles conséquences multiples, notamment politiques pour
l'Autorité palestinienne mais aussi pour la France.
2. La Conférence des donateurs tenue à Paris a donné
lieu également à un déluge d'éloges. Avenue Kléber ce sont 7,4
milliards de dollars qui ont été promis à M. Abou Mazen et à son
premier ministre (qui n'a pas reçu la confiance du parlement
palestinien…) au lieu des 5,6 demandés par ces derniers. A défaut d'un
vote de confiance du parlement palestinien, le premier ministre nommé
par Abou Mazen a considéré que cela consistait en « un vote de
confiance [de la communauté internationale] vis-à-vis de l'Autorité
palestinienne ».
Cette générosité soudaine devrait pourtant surprendre
d'autant qu'Israël est totalement exonéré de ce mouvement, lui qui est
responsable du désastre. Il n'est même pas mis en demeure de verser
l'argent qu'il doit aux Palestiniens, c'est dire…. Naturellement que
personne ne peut faire la fine bouche devant cette « aide », sous
réserve de savoir exactement à quoi elle sera utilisée. On parle, par
exemple, d'un projet de développement dans la vallée du Jourdain qui
n'est autre qu'un projet au profit de la puissance israélienne
occupante. Singulière façon d'aider économiquement à la construction
d'un Etat palestinien.
Mais surtout cette Conférence des donateurs constitue
une sorte de moulin à vent en ce sens que personne ne peut séparer
économie et politique. Et que la question du développement social et
économique d'un Etat palestinien suppose absolument le règlement
politique, sur la base du droit international, du conflit
israélo-palestinien.
Que peut sérieusement l'un sans l'autre ? On se
souvient de la volonté de construire à Gaza, il y a de cela plusieurs
années, un port en eaux profondes. La France, notamment, s'était
engagée dans les travaux. Cela n'a duré que quelques jours : les F16
israéliens ont tout rasé dès le tout début des travaux, inclus le
drapeau tricolore présent qu'un Consul général français, alors en poste
à Jérusalem a personnellement, et courageusement, redressé et remis en
place …
De tout cela il ressort que les partisans de la paix au
Proche-Orient ont quelques raisons d'être plus que perplexes, inquiets,
des évolutions constatées. Mais ils ont aussi des raisons d'estimer que
leurs certitudes sont plus valables que jamais : il ne peut y avoir de
paix durable au Proche-Orient sans que la question centrale du conflit
israélo palestinien soit réglée sur la base du seul droit
international, avec imposition de celui-ci conformément au chapitre VII
de la Charte des Nations unies.
C'est cela que nous ferons valoir en 2008, année du
60ème anniversaire de la Nakba qu'il convient de marquer en grand si
nous voulons que les choses avancent réellement !
Ici ou là « on » devrait méditer sur ce proverbe : qui
mange à la gamelle du diable a besoin d'une longue cuillère… Ou bien
encore celui-ci : cervelle inoccupée, le diable y trouve tente dressée…
Le 19 décembre 2007
De : Abu Ali Mustafa
vendredi 21 décembre 2007
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| samedi 22 décembre 2007, a 21:54 |
| SENAT : Groupe communiste ( Code du travail ) |
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Code du travail (deuxième lecture)
Par Annie David - 19 Décembre 2007 |
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Madame la secrétaire d'État, sur ce projet de loi,
comme sur bien d'autres d'ailleurs, vous souhaitez aller vite, très
vite, puisque vous avez la volonté de parvenir à un vote conforme pour
entériner ce texte.
Il faut dire que vous avez entamé une course contre la
montre pour répondre aux exigences du grand chantier présidentiel,
celui de la casse organisée du droit du travail, avec, pêle-mêle, la
fusion ANPE-UNEDIC, la prétendue amélioration du pouvoir d'achat, qui
vous permettra de mettre à mal les 35 heures, le contrat de travail
unique, la flexsécurité, le travail du dimanche et, aujourd'hui, la
recodification du code du travail, prélude à bien des régressions en
matière de droits des salariés.
Cette recodification a été l'affaire des gouvernants,
ne vous en déplaise, au point que deux organisations syndicales ont
saisi le Conseil d'État ; c'est sans doute ce qui explique votre
précipitation. Vous savez qu'en donnant valeur législative à votre
ordonnance vous la soustrayez à l'emprise du juge administratif. À
l'Assemblée nationale, nos collègues l'ont d'ailleurs démontré en
citant un passage du rapport de Mme Irles, où il était écrit que
l'intérêt d'une loi de ratification était aussi « de rendre sans objet
les recours engagés devant la juridiction administrative contre cette
ordonnance en donnant une valeur législative à l'ordonnance qu'elle
ratifie ». Au moins c'est clair, on peut remercier Mme Irles pour sa
franchise !
S'agissant de la méthode, peu nombreux sont celles et
ceux qui vous soutiennent aujourd'hui, madame la secrétaire d'État, à
part votre majorité ! Avez-vous tenu vos promesses ? Le code du travail
est-il plus lisible ? Est-il plus facile à utiliser, l'avez-vous
simplifié sans l'avoir réduit ? C'est ce que vous prétendez, c'est ce
que pense également Mme la rapporteur, mais le groupe CRC ne peut que
répondre négativement à toutes ces questions.
Vous avez procédé à un redécoupage sans précédent du
code du travail, en déclassifiant pas moins de 500 dispositions, les
faisant passer du domaine législatif au domaine réglementaire.
Pourtant, priver les salariés de la protection
législative pour les exposer à la « souplesse », pour ne pas dire au
silence du domaine réglementaire, c'est diminuer leurs droits. En fait,
là où il vous fallait hier engager un débat contradictoire et public
pour modifier la loi, vous pourrez demain agir seuls, privant les
partenaires sociaux du contre-pouvoir que représente le débat
parlementaire.
En outre, vous avez multiplié par deux le nombre
d'articles, créant 1 890 subdivisions au lieu des 271 existantes. Et,
dans cet océan de complexité, vous voudriez faire croire que les
utilisateurs trouveront ce code plus lisible ? Balivernes !
Vous avez, d'une manière très sélective, utilisé
l'indicatif en lieu et place de l'impératif. Votre choix est sélectif,
car les salariés « doivent faire » ou « doivent remettre », alors que
l'employeur « remet » ou « fait ». Désormais, ce qui apparaissait comme
une présomption irrécusable ne l'est plus, à charge pour le salarié
d'apporter la preuve de ce qu'il dit.
Vous avez encore exclu certaines professions de la
justice prud'homale en sectorisant les conflits. Je pense aux salariés
agricoles, qui dépendront demain du code rural, ou encore à l'article 7
de l'ordonnance, qui intègre dans le code minier les dispositions
relatives aux conditions de travail jusqu'alors prévues dans le code du
travail. Vous avez organisé le dessaisissement de la juridiction
prud'homale au moyen des dispositions prévues dans les articles L.
2143-17, L. 2315-3, L. 2325-7 ou L. 3121-50, qui créent une ambiguïté
sur la compétence des juridictions.
Par ailleurs, vous avez recours à la notion abstraite
d' « autorité administrative », qui vient se substituer à la notion,
pourtant explicite, d'« inspecteur du travail » ou d'« inspection du
travail ».
En outre, vous avez aussi fait le choix de supprimer
l'ancien article L. 241-6 du code du travail, qui précisait pourtant
les conditions de formation nécessaires à l'exercice de la médecine du
travail et les aides financières liées à celle-ci.
Lors de l'examen du projet de loi de financement de la
sécurité sociale, PLFSS, nous avons pu observer l'idée que vous vous
faisiez de la médecine du travail et le sort que vous réserviez aux
victimes du travail. On comprend aujourd'hui que c'est la médecine du
travail en elle-même qui vous déplaît ; c'est la raison pour laquelle
vous souhaitez l'enterrer.
En matière de santé au travail, vous êtes allés encore
plus loin. En dehors de la notion de droit constant, vous avez créé de
toutes pièces dans le titre II intitulé « Principes généraux de
prévention » un chapitre nouveau intitulé « Obligations des
travailleurs ». C'est faire peser sur les salariés une responsabilité
quant à la survenue de leur propre accident du travail, amoindrir
mécaniquement la responsabilité des employeurs et, par voie de
conséquence, l'indemnisation des salariés. Il faut dire que le MEDEF
avait fort peu apprécié les arrêts de juin 2002 ; vous satisfaites là
une de ses exigences !
Le MEDEF pourra aussi vous remercier pour la
suppression des peines de récidive dont il n'est plus fait mention.
Pourtant, il me semblait que le Président de la République avait fait
de la lutte contre la récidive et de la sanction de celle-ci une de ses
priorités. J'en conclus qu'il y a délinquant et délinquant…
Il est vrai que le code du travail est aujourd'hui
complexe. Mais, face à un diagnostic commun, nous ne proposons pas la
même solution. J'imagine que cela ne vous étonnera guère ! Non, nous
sommes opposés à une découpe à la machette du code du travail au nom
d'une meilleure lisibilité. En revanche, nous sommes favorables à une
réécriture concertée.
Nous voulons donner aux salariés des moyens
supplémentaires en renforçant les comités d'entreprises, en confortant
les maisons de justice et du droit, que votre Gouvernement, par la voix
de Mme Rachida Dati, annonce vouloir fermer en partie. Cela passe par
une justice prud'homale plus efficace. Au lieu de cela, vous supprimez
soixante-trois conseils prud'homaux, quitte à éloigner plus encore les
salariés d'une justice qui se doit d'être de proximité.
Je me souviens de nos échanges lors de l'examen de ce
texte en première lecture au Sénat. Je me souviens avoir déjà fait part
de mes doutes sur certains éléments qui ne figuraient plus dans la
partie législative. Je me souviens également avoir entendu M. Xavier
Bertrand, qui était présent alors, nous demander de lui faire
confiance, nous expliquant que cela allait bien figurer dans la partie
réglementaire.
M. Xavier Bertrand n'étant pas là aujourd'hui, c'est à
vous que je m'adresse, madame Létard. Cela ne nous satisfait pas, car
les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Interrogez les
salariés de GDF, par exemple. Le Président de la République leur avait
promis qu'ils ne seraient pas privatisés !
Je vous répète ce que nous avions dit en première
lecture, ce texte va à l'encontre des droits des salariés. Il ne sert
que les intérêts du MEDEF, pour qui la main-d'oeuvre n'est jamais assez
corvéable et le droit toujours trop protecteur. Par conséquent, nous
voterons contre ce projet de loi ! |
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| samedi 22 décembre 2007, a 19:05 |
| Plus de 10 000 étudiants manifestent ( 2 ) |
Plus de 10 000 étudiants manifestent contre une nouvelle loi sur l'enseignement supérieur en Saxe 22 décembre 2007 - 11h39 - Posté par 195.**.102.**
Intéressant
que les étudiants manifestent à Dresde pour défendre leurs droits. Et
ce parce que c'est précisément dans cette ville que le nouveau parti
nazi a pignon sur rue. Il dispose du reste du six représentants à
l'assemblée régionale. Il est pour le moins incongru que l'on laisse
renaître de ses cendres un parti qui est responsable de la mort de
cinquante deux millions d' êtres humains. Il est donc important que des
allemands, notamment des jeunes, aient appris à manifester, à
s'intéresser à leur avenir, et, par voie de conséquence, à la
politique. Je salue la lutte des jeunes allemands de Saxe auxquels je
souhaite un grand succès. Nul doute que leur mobilisation fera
réfléchir ceux qui veulent imposer une loi qui réduit les prérogatives
des étudiants. SCARAMOUCHE cite BELLACIAO
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| samedi 22 décembre 2007, a 18:39 |
| Plus de 10 000 étudiants manifestent contre une nouvelle loi sur l'enseignement supérieur en Saxe . |

Dresde : Plus de 10 000 étudiants manifestent contre une nouvelle loi sur l'enseignement supérieur en Saxe
Le 13 décembre, plus de 10 000 étudiants ont manifesté
dans la ville allemande de Dresde contre un nouveau projet de loi sur
l'enseignement supérieur du Land de Saxe. Le gouvernement de ce Land
est une coalition composée du Parti social démocrate (SPD) et de
l'Union chrétienne démocrate (CDU) sous la direction du premier
ministre Georg Milbracht de la CDU.
Les manifestants venus des principales universités du
pays sont arrivés à Dresde dans des trains spécialement affrétés pour
l'occasion. La manifestation était organisée en particulier contre les
changements apportés aux réglementations existantes et qui accordent
actuellement aux étudiants une certaine participation aux décisions
prises par les universités. D'après la nouvelle loi, le recteur de
l'université aura des pouvoirs beaucoup plus importants et une plus
grande autonomie. Cela signifie qu'on retirera pouvoirs et compétences
aux organismes existants et qu'on accroîtra la rivalité entre
universités.
A l'avenir, les recteurs d'universités pourront
utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour passer outre les conventions
collectives existantes afin d'embaucher du nouveau personnel avec des
salaires de misère. Ce processus d'autonomie croissante des universités
augmente aussi la probabilité d'introduction de frais universitaires
dans un avenir proche. La nouvelle loi aura aussi, si elle est votée de
fortes répercussions sur les structures existantes de l'université et
aura pour conséquence de diminuer fortement la représentation étudiante
au conseil d'administration de l'université.
Les conséquences potentielles de telles mesures
apparaissent clairement quand on examine le nouveau rôle proposé au
nouveau conseil d'université. Ce conseil se verra attribuer une
autorité accrue dans l'organisation des universités au niveau local,
avec 50 pour cent des membres de ce conseil provenant de secteurs
extérieurs à l'éducation, c'est-à-dire des personnes du monde des
affaires ou de la culture qui seront nommées et non pas élues.
Avant même la manifestation de jeudi dernier, les
principaux organisateurs, le syndicat du service public Verdi, le
syndicat des enseignants (GEW) et les groupes étudiants de la
Conférence de Saxe (KSS), tenaient absolument à assurer que la
discussion à la manifestation se limite à la question de la
participation étudiante aux structures universitaires, plutôt que de
faire face aux questions sociales et politiques plus larges. Dans
divers tracts, on faisait bien mention de la « commercialisation de
l'éducation », mais on y parlait avant tout de décisions concrètes par
rapport à la composition des conseils d'université, à l'évaluation des
cours et au service d'orientation.
Bon nombre de manifestants étaient motivés par des inquiétudes bien plus fondamentales.
Rikard, 26 ans, étudiant en géographie à l'université
de Dresde, a dit que les formulations précises de la loi le laissaient
indifférent. Il a dit participer à la manifestation parce qu'il
remarquait chaque jour les conséquences de la subordination croissante
de l'éducation aux intérêts directs du patronat et de l'économie. La
participation étudiante est attaquée, d'après lui, parce que les
grandes entreprises veulent exercer une plus grande influence sur le
contenu des programmes universitaires. « Mais cela se produit dans tous
les domaines et cela ne se limite pas à la question de la
participation. »
En fait, les conditions d'étude ont rapidement changé
en Allemagne ces dernières années. L'introduction des Masters et des
licences dans presque toutes les universités, de même que ce qu'on
appelle les « pôles d'excellence » introduits par le gouvernement
allemand et les coupes dans le budget de l'éducation ont déjà conduit à
une orientation marquée en faveur des intérêts du marché. Le but est
d'accroître la compétitivité de l'Allemagne internationalement et de
pouvoir exporter l'éducation comme toute autre marchandise.
Christian, 22 ans, étudiant en génie civil à
l'université de Dresde, a fait remarquer un autre lien important : « Je
manifeste ici, pas seulement pour la démocratie à l'université, mais
pour la démocratie en général. Partout les droits démocratiques sont
attaqués au moyen de mesures de surveillance accrues. Le but c'est de
nous transformer tous en personnes « transparentes » qui peuvent être
facilement identifiées et contrôlées. Nous devons défendre la
participation à l'université maintenant pour nous assurer une situation
favorable quand on en viendra à d'autres luttes, par exemple sur la
question des frais universitaires. »
Les Verts et le Parti de la Gauche ont essayé de se
placer en tête de cortège. Tout à l'avant il y avait ce qu'on appelle
la « Gauche-mobile » dont les haut-parleurs hurlaient de la musique
assourdissante entrecoupée de vagues slogans. Ces deux partis avaient
envoyé leurs intervenants sur les questions d'éducation pour prendre la
parole devant le rassemblement, mais ils n'avaient pas grand-chose à
dire. Comme ils montaient sur la plateforme, ils ont été accueillis par
de maigres applaudissements et quelques sifflets.
Plus hostile encore a été l'accueil réservé au ministre
de l'éducation et de la culture de Saxe, Eva Maria Stange (SPD.) C'est
elle qui est responsable de cette nouvelle loi et elle est montée à la
tribune dans le but d'insulter avec arrogance les étudiants réunis.
« La plupart d'entre vous ne savez même pas ce qu'il y a dans cette
loi, » a-t-elle dit puis suite aux sifflets de son auditoire elle a
poursuivi : « Cela n'a pas de sens d'essayer de discuter de cette loi
correctement avec vous. » Elle n'avait absolument rien à proposer qui
ressemble à un argument rationnel.
Une autre intervenante, Nathalie Meyer de l'université
de Giessen, a souligné l'importance de la privatisation accrue de
l'éducation et sa relation avec la polarisation sociale grandissante et
a conclu en disant qu'il était impossible de faire confiance aux partis
politiques établis. Cependant aucun intervenant n'a critiqué le Parti
de la Gauche ni les Verts, bien que lorsqu'ils étaient au pouvoir, ces
deux partis aient activement soutenu les attaques sur l'éducation et
les programmes sociaux. En Saxe, ces partis sont dans l'opposition,
mais un intervenant du KSS a prétendu qu'une coalition de ces partis de
« gauche » au gouvernement contribuerait à résoudre les problèmes
auxquels sont confrontés les étudiants.
L'unique intervenant lors du rassemblement à soulever
la question du rôle du Parti de la Gauche et des Verts a été Marius
Heuser parlant au nom du World Socialist Web Site. Il a dit, « Les
étudiants ne sont pas uniquement confrontés à une attaque sur leur
participation, mais ils sont confrontés au processus de la
subordination grandissante de tout le secteur de l'éducation aux
intérêts du patronat et de l'économie. Nous manifestons ici non
seulement contre Milbradt et non seulement contre l'abolition de la
participation étudiante, mais contre le processus de l'Union
européenne, le processus de Bologne dans son ensemble [un effort pour
créer une zone européenne d'enseignement supérieur d'ici 2010] qui a
pour objectif de transformer en marchandise le droit fondamental à
l'éducation. »
Après de longs applaudissements, il a poursuivi :
« Evidemment, la subordination de l'éducation aux intérêts de profits
d'une minuscule couche est directement liée à la subordination de
chaque aspect individuel de la vie sociale à la logique du marché, que
ce soit en matière de polarisation sociale, de militarisme et de
réarmement, ou de restriction des droits sociaux fondamentaux. Mais si
nous sommes clairs là-dessus, alors nous devons aussi envisager comment
on peut combattre cette évolution.
« A ce sujet, je voudrais dire un mot sur la
participation des syndicats, des Verts et du Parti de la Gauche à cette
manifestation. Je considère que ce n'est rien moins qu'une insulte
qu'ils essaient de monopoliser la tête de la manifestation. Ils ne sont
pas de notre bord. Sur la question de la participation : bien que les
étudiants aient fait grève pendant un trimestre entier, organisant des
manifestations et des protestations entre autres à Berlin, le Parti de
la Gauche a, aux côtés du SPD, mis en place des coupes budgétaires de
75 millions d'euros dans les universités de la ville.
« Comme vous pouvez l'imaginer, les coupes les plus
importantes ont été faites dans les sciences humaines. Dans une
situation où les universités sont confrontées en permanence à une
pénurie de fonds, elles sont obligées pour compléter leur budget de
faire appel à des sponsors du patronat tout en procédant aux
inévitables réductions de personnel enseignant et de matériel
pédagogique. A Berlin, le Parti de la Gauche est responsable d'un large
éventail de coupes budgétaires dans le domaine de l'enseignement et des
services sociaux.
« Un mouvement contre les attaques sur l'éducation et
les acquis sociaux ainsi que sur les droits démocratiques ne peut se
développer que contre ces partis et ces organisations. A la lumière de
l'augmentation énorme des tensions sociales, du militarisme et de la
guerre, un tel mouvement doit entreprendre de défier la subordination
de la vie sociale au système de profit et adopter une perspective
socialiste et internationaliste.
« La construction d'un tel mouvement international est
l'objectif du World Socialist Web Site. La première étape consiste à
construire l'Internationale étudiante pour l'égalité sociale (IEES),
fédération étudiante internationale. »
Suite à son discours, fréquemment interrompu par des
applaudissements, de nombreux étudiants sont venus à la table où était
installée la littérature du WSWS pour donner leur adresse e-mail et
recevoir des informations sur les prochaines réunions de l'IEES.
(Article original allemand paru le 14 décembre 2007)
http://www.wsws.org/francais/News/2007/dec07/etud-d20.shtml
De : Dresde
vendredi 21 décembre 2007 cite BELLACIAO
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| samedi 22 décembre 2007, a 18:04 |
| Aix,une grande victoire de la solidarité et des droits de l'homme : |
Déclaration de Jean Marc COPPOLA

Lyon, non à la répression !
Amplifions la mobilisation !
21 décembre 2007
Je viens d'apprendre avec émotion et une grande
satisfaction, la relaxe de Florimond Guimard militant de RESF, par le
tribunal d'Aix en Provence.
C'est une belle victoire de la solidarité humaine.
C'est la victoire de la persévérance de ceux qui malgré la répression,
refusent de baisser les bras. Le combat émancipateur n'est donc pas un
délit ! François Auguste aussi, comme tous ceux victimes du « délit »
de solidarité doivent être relaxés !
Depuis le 11 novembre 2006 à Marignane où avec d'autres
militants nous étions présents pour empêcher l'expulsion d'un père de
deux enfants scolarisés, nous n'avons cessé de clamer cette exigence.
Plus que jamais, nous devons unir nos efforts dans le
rassemblement le plus large pour obtenir que Monsieur TASTAN, d'origine
Kurde qui vient d'être condamné à Lyon à 3 mois de prison ferme et 3
ans d'interdiction de séjour, ne soit pas expulsé en Turquie, ou il
risque une répression grave, attentant à sa vie. Comme je l'ai indiqué
au Ministre de l'immigration, Monsieur Hortefeux, en acceptant cette
injustice, il se rendrait complice de non assistance à personne en
danger.
Avec beaucoup d'autres, j'ai choisi le combat pour les
idéaux de la République : le gouvernement doit prendre ses
responsabilités.
Le combat continue pour le respect de la personne humaine, c'est les sens de l'engagement des communistes.
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| samedi 22 décembre 2007, a 17:39 |
| 25ème annivairsaire de la mort de Louis Aragon . |
Histoire du mouvement social et communiste
Samedi 22 Décembre 2007 - 14:33
Libre et désinvolte. Révolutionnaire communiste
infatigable. Haï autant qu'adulé. Amoureux des hommes et des femmes. La
France a mis ses vers en musique et chanté ses rimes. Poète, romancier,
essayiste, journaliste, polémiste, critique d'art, Louis Aragon était
un créateur aux multiples visages

Pablo Picasso, Louis Aragon et Maurice Thorez
Fruit d'une union illégitime, Louis Aragon naît
et grandit dans l'ombre du mensonge et de la dissimulation. Sa mère
devient sa soeur. Sa grand-mère, sa mère. Ses tantes, d'autres soeurs
et son père, un lointain parrain. Les vérités du monde, il les trouve
dans les livres. Il lit Dickens, Tolstoï, Gorki, Romain Rolland,
Nietzsche. “J'écrivais quand je ne savais pas encore écrire, en dictant
à mes tantes”, se souvient-il. Après une scolarité dont il s'acquitte
aisément, pour faire plaisir à sa mère et sentant la poudre chatouiller
ses narines, Aragon entreprend des études de médecine (1916). Il n'en
délaisse pas pour autant la lecture et fréquente assidûment la
librairie d'Adrienne Monnier. Il y explore des univers qui
influenceront son écriture, sa conception de la littérature et de l'art
: Lautréamont, Apollinaire, Mallarmé, Rimbaud…
Dans les couloirs de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce de Paris,
auquel il est rattaché en 1917 en tant qu'élève médecin auxiliaire,
Louis Aragon rencontre André Breton. Un “coup de foudre intellectuel
qui, un jour ou l'autre, frappe des âmes prédestinées et les engage sur
une route qu'ils ne soupçonnaient pas (…). Ce jour-là, Aragon
découvrait la poésie totale et le sens de sa vie”. Aragon tient en
horreur cette société perverse et injuste qu'une élite aveugle
s'acharne à maintenir en “bon ordre”. Il méprise par-dessus tout “cette
espèce d'exaltation absurde par quoi se sont déshonorés un très grand
nombre d'écrivains français entre 1914 et 1918″. Le 1er mars 1919
paraît le premier numéro de la revue Littérature éditée par André
Breton, Philippe Soupault et Louis Aragon. Une parution dans laquelle
il perçoit définitivement sa vocation d'écrivain.
Désireux de dépasser la négation absolue prônée par les dadaïstes
auxquels ils se mêlent en temps, Breton, Aragon et Philippe Soupault
fondent le mouvement surréaliste. Son but : remettre en question à la
fois la matière, le langage et la signification de l'Art. “Démonter le
mécanisme du génie poétique” que constituent les oeuvres d'un
Baudelaire ou d'un Rimbaud, sans pour autant renier ce génie. Son
principe : introduire la vitesse dans l'écriture, pour supprimer la
censure. L'écriture automatique. Il sera le premier à tenter de
théoriser le mouvement en publiant son premier manifeste, 'Une vague de
rêves' (1924). Dans 'Le Paysan de Paris' (1926) ou le 'Traité du style'
(1928), Aragon se distingue par son écriture élégante et drôle,
violente et lyrique, souvent précieuse. Le mouvement concerne toutes
les formes d'expression artistique. A travers lui résonne l'évolution
de l'esprit moderne, enrichi de l'ensemble des esthétiques qui se sont
succédés depuis le romantisme. Profondément marqué par les
répercussions sociales, psychologiques et morales de la Grande Guerre,
Louis Aragon voit dans le surréalisme un moyen de libération.
L'instrument privilégié pour mener une révolution positive. Un point de
départ, plus qu'une doctrine ou un système.
Sa rencontre en 1928 avec Elsa Triolet, belle-soeur de Maïakovski,
amène Aragon à développer une conception militante du rôle de
l'intellectuel au service de la révolution. Et la promesse de justice
qui s'incarne dans la révolution soviétique le conduit à prendre sa
carte au parti communiste. Abandonnant l'exercice poétique et les
recherches d'écriture, Aragon fait du roman sa forme d'expression
privilégiée d'un militantisme exacerbé. De sa plume et de son lyrisme,
des armes littéraires au service de l'édification du socialisme
soviétique ('Hourrah l'Oural' – 1934). Il n'hésite pas à reconnaître la
primauté de la littérature prolétarienne sur le surréalisme. Dans sa
grande série romanesque, Le Monde réel, Louis Aragon défend avec
ferveur les thèses du réalisme socialiste. Il publie tour à tour 'Les
Cloches de Bâle' (1934), 'Les Beaux Quartiers' (1936), 'Les Voyageurs
de l'impérial' (1942), 'Aurélien' (1944) et clôturera le cycle en
apothéose avec 'Les Communistes' (1951).
Avec la “drôle de guerre” et après l'armistice de 1940 Aragon renoue
avec le langage poétique. La France occupée, Aragon dresse sans faillir
une poésie militante. Une poésie des origines au service de la
mobilisation patriotique. Du surréalisme, il garde la liberté
syntaxique et rythmique. Mais on le surprend de plus à plus à céder à
quelque facilité de forme. Du 'Crève-coeur' (1941) à la 'La Diane
française' (1944), en passant par 'Les Yeux d'Elsa' (1942),
'Brocéliande' (1942) et 'Le Musée Grévin' (1943) s'exhalent des thèmes
fédérateurs tels que l'amour, la colère ou l'espérance. De recueil en
recueil, Aragon se fait veilleur d'une mémoire que l'on cherche à
anéantir. Animé d'un besoin d'humanité inaliénable, il s'affiche comme
le chantre de la patrie et révèle sa vocation de poète populaire.
Malgré une activité militante intense à la Libération - Aragon est
de tous les combats du parti communiste. Il continue de célébrer
ardemment son amour pour sa compagne dans 'Elsa' (1959). Et offre un
véritablement couronnement de la poésie lyrique avec 'Le Fou d'Elsa'
(1963). Il s'ouvre une nouvelle carrière de romancier avec la parution
de 'La Semaine Sainte' (1958), fruit d'un travail de reconstitution
vertigineux, dans laquelle Aragon s'efforce de mettre en valeur les
ambiguïtés de l'Histoire. Avide de nouvelles expériences, l'écrivain
poursuit ses pérégrinations jusque sur les territoires du Nouveau
roman, s'inspirant des techniques les plus diverses. Il disloque les
intrigues, s'inspire du montage des films de Godard…
Comme un prolongement logique à son engagement artistique et
politique, Aragon s'investit dans une intense activité journalistique.
Homme d'action, agitateur de l'esprit, l'écrivain tient à regarder de
près la société se mettre en branle. Une façon pour lui de se maintenir
dans le réel. D'incarner son époque. De se confondre avec elle.
Artiste, intellectuel engagé, communiste et homme de parti, Aragon
écrit, publie, édite. L'Humanité lui ouvre évidemment ses portes dès
1933. Secrétaire de direction puis rédacteur en chef de la revue
Commune, il y côtoie André Gide, Roman Rolland, Paul
Vaillant-Couturier. Tous engagés dans la défense de la culture et dans
la lutte contre le fascisme et le nazisme. Après avoir dirigé Ce soir,
Aragon participe avec Jacques Decour à la fondation des Lettres
françaises, dont il occupera la direction jusqu'à la disparition de
l'hebdomadaire en 1972.
Homme de la modernité. Louis Aragon ne s'est pas contenté de vivre
son époque en la regardant s'écouler. Il en a épousé chacun des
soubresauts. A combattu ses horreurs et épousé ses passions. Agitateur
surréaliste, révolutionnaire communiste ou résistant, Louis Aragon
était un homme à la révolte multiple mais constante.
Nicolas Maury
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| samedi 22 décembre 2007, a 16:58 |
| Lettre ouverte à mes camarades socialistes . |

En 2001, après dix huit ans la Gauche
a repris la municipalité de Roubaix avec une majorité formée de toutes
ses composantes (socialistes, communistes, radicaux de gauche,
mouvement des citoyens, verts) à laquelle s'étaient joints des membres
de la société civile.
Ensemble nous avons gagné cette élection, ensemble pendant 6 ans nous avons travaillé au service des roubaisiens.
Pour 2008, comme le prévoient les accords nationaux
et départementaux avec le Parti Socialiste, nous voulons reconduire
les accords de 2001 autour du maire sortant.
Qu'aujourd'hui, René Vandierendonck au mépris de
toutes les organisations politiques, brigue un nouveau mandat en
s'alliant dés le premier tour avec le MODEM est à mes yeux scandaleux
et désastreux .
Rien ne justifie ce choix, au contraire, Sarkozy au pouvoir, Roubaix
doit rester à Gauche, pour organiser la résistance à sa politique et
offrir des réponses alternatives aux gens modestes qui sont la raison
d'être de notre engagement.
Camarades socialistes, après trois échecs consécutifs de
la Gauche aux élections présidentielles , le dernier « une élection
imperdable », quand depuis 5 ans la Droite était battue à chaque
écheance électorale, camarades pensez vous qu'il soit de l'interet du
peuple et des roubaisiens de se fourvoyer dans une alliance avec le
Centre?
Pensez vous qu'il soit de l'interet des roubaisiens
que reviennent à la tête de la municipalité l'adversaire de tout le
mandat, le premier soutien du député de Droite Vercamer?
Avec de telles manoeuves quelle image donne-t-on de la politique?
Camarades, j'en appelle à votre integrité votre courage,
il faut que René revienne à Gauche et sinon rassemblons nous pour faire
échec à son projet.
Cela est de la plus haute importance pour nous tous citoyens qui ne
renonçons pas à la justice au progrès social, à l'émancipation humaine,
car au delà de l'opportunisme du maire sortant, c'est la perspective
d'une rélle alternative politique dans ce pays qui se joue.
Camarades socialistes, ne desespérons pas l'avenir, rassemblons nous pour que la ville de Roubaix reste ancrée à Gauche. Roubaix le 7decembre 2007
Jean Marie Duriez
communiste et conseiller municipal délégué
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| vendredi 21 décembre 2007, a 22:36 |
| Essemble,faire échec à la droite . |
Appel des Conseillers généraux de gauche :

Au moment où dans tous les communes de notre
département se préparent les prochaines échéances électorales
,municipales et cantonales le Président du Conseil général et
l'ensemble des Conseillers généraux de la majorité de gauche du
Val-de-Marne expriment clairement une seule et même volonté de
continuer ensemble à développer un Val-de-Marne pour tous, innovant et
solidaire et faire échec à la droite.
Ils appelent les Val-de-Marnais et les
Val-de-Marnaises à reconduire, renforcer et élargir les majorités qui
animent le Conseil général et les communes de gauche.
Dans les autres cantons et les autres communes, l'heure est au changement. La droite est divisée. La gauche peut gagner.
19 décembre 2007
Télécharger
A l'occasion des prochaines élections municipales et
cantonales, nous voulons, dans notre diversité et dans le rassemblement
des énergies qui nous animent, souligner combien l'action menée par le
Conseil général et les communes de gauche ces sept dernières années a
contribué à conforter et à améliorer la vie des habitants et des
salariés dans un contexte économique et social particulièrement
difficile. Chaque jour, dans toutes nos actions, nous nous attachons à
donner corps aux valeurs de solidarité, d'égalité des droits, de
justice sociale et de cohésion territoriale qui motivent notre
engagement à gauche aux côtés de nos concitoyens.
Droit à un logement social de qualité partout et pour
tous, développement de transports collectifs modernes, collèges
rénovés, attention permanente aux personnes fragilisées par l'âge, le
handicap, la maladie ou le chômage, soutien à la petite enfance, à la
jeunesse, lutte contre toutes les discriminations, attachement à
l'environnement et au développement durable, , promotion du
développement économique et de l'emploi, de la vie associative, de la
culture, du sport et des loisirs, dans tous ces domaines, ces actions
concrètes facilitent chaque jour la vie de tous nos concitoyens.
Ces actions nous les menons ensemble, au travers des
partenariats que nous nouons avec d'autres collectivités et tout
particulièrement les 47 communes val-de-marnaises et la Région
Ile-de-France.
Nous nous félicitons tous de l'esprit dynamique,
constructif et rassembleur dans lequel nous travaillons en équipe pour
faire avancer le Val-de-Marne, ses territoires, au service de l'intérêt
général et du bien commun.
En Val-de-marne comme ailleurs, la droite ne cache pas
ses ambitions : mener à l'échelle du Département et des communes la
politique de reculs sociaux, de cadeaux aux plus fortunés, de remise en
cause du service public qu'elle déploie aujourd'hui au plan national.
Ensemble nous entendons faire obstacle à ces dangers. Nous appelons
donc les val-de-marnais et les val-de-marnaises à reconduire, renforcer
et élargir les majorités qui animent le Conseil général et les communes
de gauche. Dans d'autres cantons, d'autres communes, l'heure est au
changement. La droite est divisée. La gauche peut gagner.
Ainsi, forts de notre capacité à nous mobiliser dans
l'union au service des habitants, convaincus que ce qui nous rassemble
est bien plus important que ce qui nous différencie, nous entendons
continuer à agir ensemble pour développer un Val-de-Marne pour tous,
solidaire, créatif et équilibré, sur la base des engagements pris
devant les citoyens et que nous avons tenus et des projets nouveaux que
nous élaborons avec les populations.
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| vendredi 21 décembre 2007, a 22:14 |
| Fonctionnaires : le ton monte . |
Fonction publique . Six syndicats appellent à la grève le 24 janvier pour une revalorisation générale des salaires.
Gros succès pour le gouvernement de la réunion de
négociation lundi sur les salaires des fonctionnaires : réunis mardi
soir au siège de l'UNSA, six syndicats ont décidé d'appeler de nouveau
les agents à se mobiliser le 24 janvier. À peine un mois après la
dernière grève dans la fonction publique (le 20 novembre), la FSU, la
CGT, l'UNSA, Solidaires, FO et la CFTC exigent « l'ouverture de réelles
négociations sur la valeur du point d'indice et la refonte globale des
grilles indiciaires, afin de permettre le rattrapage des pertes de
pouvoir d'achat ». Et rejettent en bloc les propositions du
gouvernement, qui avait imaginé un dispositif de « garantie
individuelle du pouvoir d'achat », alors que les fédérations
attendaient une augmentation générale des traitements des quelque 5
millions de fonctionnaires français.
La CFDT fonction publique, elle, se réserve « la possibilité de
rejoindre » les six syndicats qui ont appelé à la grève le 24 janvier.
Elle attend pour l'instant des « réponses rapides et concrètes » du
gouvernement, tout en rappelant « sa déception » après les propositions
lundi du ministre de la Fonction publique, Éric Woerth. La CFE-CGC a
annoncé de son côté qu'elle ne s'associait pas « dans l'immédiat » à la
mobilisation, désirant « mener le cycle des négociations sur le pouvoir
d'achat à son terme ».
Pour les six syndicats qui appellent à la grève, les propositions du
ministre « ne sont pas acceptables tant sur la forme que sur le fond ».
« Ces pseudo-négociations ne peuvent […] nous convenir car elles
portent atteinte de façon frontale aux principes même de la négociation
collective des salaires dans la fonction publique, pour les remplacer
par une individualisation des rémunérations », ajoute leur communiqué.
« On est dans une situation où, pour pouvoir négocier
convenablement, il faut créer un rapport de force », a estimé Gérard
Aschieri (FSU), en expliquant que « le personnel n'aurait pas - compris
qu'on attende ». Même analyse pour Jean-Marc Canon, qui a expliqué que
« la seule façon de faire bouger les choses, c'est de proposer une
mobilisation forte aux personnels ». Pour Gérard Noguès (FO), « il faut
une augmentation du point d'indice par rapport à l'inflation, soit
1,6 % pour 2008, si possible au 1er janvier ». « Nous espérons que le
gouvernement va enfin comprendre que le dialogue social, c'est ouvrir
de véritables négociations et non faire semblant de dialoguer », a
ajouté Jean-Michel Nathanson (Solidaires). « Nos revendications sont
restées lettre morte. Le gouvernement persiste à nous répondre à
côté », a déploré Élisabeth David (UNSA), tandis que Bernard Sagez
(CFTC) a estimé que le - ministre « baladait » les syndicats.
Le ministre du Budget et de la Fonction publique, Éric Woerth, a
dénoncé hier « l'âge de pierre des relations sociales » dans le secteur
public, estimant qu'il avait fait « des propositions très précises pour
qu'aucun fonctionnaire ne puisse perdre du pouvoir d'achat ». Il
n'empêche, ses services risquent de se trouver bien seuls cette
semaine : les six fédérations syndicales ont décidé de ne pas
participer à une séance plénière hier sur les valeurs et missions de la
fonction publique organisée par le gouvernement, ni à la réunion
vendredi sur le paiement des heures supplémentaires.
Lucy Bateman
l' Huma du 20 /12 / 07
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| vendredi 21 décembre 2007, a 21:19 |
| SENAT : Groupe communiste( Travail du dimanche:l'UMP aggrave la précarité ) |
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Travail du dimanche : l'UMP aggrave la précarité
Par le groupe CRC - 14 Décembre 2007 |
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Dans la nuit, les sénateurs ont adopté un amendement du
groupe UMP afin de permettre aux commerces de détails d'ameublement
d'ouvrir le dimanche. Il est hypocrite de faire croire que le travail
dominical permettrait d'augmenter le pouvoir d'achat des salariés.
Au contraire, cela risque de renforcer la précarité du
travail dans un secteur où les salaires sont particulièrement faibles
et où un grand nombre de travailleurs ne bénéficient pas de contrat à
temps plein. Il s'agit en réalité d'un cadeau indécent fait aux
entreprises remettant en cause des acquis sociaux datant d'un siècle.
Le principe selon lequel le repos hebdomadaire doit être donné le
dimanche, est par ailleurs déjà largement remis en cause, notamment
pour les zones dites touristiques.
Nicolas Sarkozy qui impulse cette mesure organise un
recul de civilisation. L'alternative, le choix de l'épanouissement
humain, c'est l'augmentation des salaires et le droit au repos des
salariés. L'alternative, c'est la mise en commun des richesses
produites pour que chacun, et pas seulement le patronat et les
actionnaires, vive dans la dignité.
Les sénateurs du groupe communiste républicain et
citoyen dénoncent avec force cette mesure rétrograde, économiquement
inefficace qui, en cherchant à opposer travailleurs et consommateurs,
en fait constitue une remise en cause inacceptable des dispositions
protectrices du code du travail des salariés. |
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| vendredi 21 décembre 2007, a 19:00 |
| Charte européenne ( une escroquerie ) |
Charte européenne des droits fondamentaux : une escroquerie ultra-libérale

La « Charte européenne des droits fondamentaux » : pas même un alibi social mais bien une escroquerie "ultra-libérale" !
http://pcf-paris15.over-blog.com/ar...
Voir aussi notre position sur le traité européen :
- http://pcf-paris15.over-blog.com/ar...
Elle sent le réchauffé. Voilà maintenant 7 ans et le
sommet européen de Nice que les eurocrates ne trouvent que leur
« Charte des droits fondamentaux » pour parer de bons sentiments de
leur UE de l'argent. Ils viennent, une nouvelle fois, de la proclamer
solennellement au Parlement européen le 12 décembre à l'occasion d'une
séance mouvementée. Des dizaines de députés, dont une bonne partie des
députés des partis communistes européens, ont refusé de se plier au
jeu. Ils ont demandé avec bruit la tenue de référendums sur le nouveau
traité européen.
Il y a deux ans, les grands pontifes de l'UE du
patronat avaient essayé d'adjoindre la Charte au projet de constitution
de Giscard. Peine perdue. Les peuples français puis néerlandais ont
rejeté l'ensemble.
Les eurocrates tentent une nouvelle tactique
aujourd'hui. Ils savent que le traité de Lisbonne ne rencontrera
d'adhésion populaire dans aucun pays. Ils escomptent le faire passer en
force, contre les peuples, sans référendum, avec la complicité des
gouvernements et parlementaires nationaux. Utile pour écraser les
acquis sociaux et démocratique de chaque peuple, le Traité de Lisbonne
manquera complètement de légitimité. Ils en sont bien conscients.
L'ensemble de l'UE du capital est dénuée de légitimité. Aussi les
eurocrates ressortent-ils la « Charte des droits fondamentaux » pour
essayer de lui donner bonne figure. Cette fois-ci, ils prennent soin de
la dissocier du nouveau Traité qui lui conférera pourtant, s'il est
ratifié, la même validité juridique que feue la « constitution ».
Mais il y a de surcroît tromperie sur la marchandise.
La « Charte » n'est pas qu'un texte humaniste vague, rappelant quelques
généralités. Les progressistes français et notamment les communistes,
qui ont décortiqué le texte de la « constitution » en 2005 le savent
bien. La « Charte » n'a rien à voir avec, par exemple, les textes et
l'esprit de l'Organisation internationale du travail, dépendant de
l'ONU.
Les « droits fondamentaux » qu'elle prétend contenir
représentent, dans le meilleur des cas, le plus petit dénominateur
commun des droits existants dans les pays de l'UE qu'ils s'agissent des
droits politiques ou sociaux. La « Charte » est en fait un outil, qui
se veut de surcroît moral, d'harmonisation par le bas des législations
nationales dans le cadre du processus d'intégration dans l'UE du
capital. Notre pays l'a déjà expérimenté notamment avec l'extension du
travail de nuit des femmes dans l'industrie en 2001, prétextée par les
principes d'égalité entre les sexes de la « Charte ».
Le Président polonais et le gouvernement britannique
ont obtenu cette année des dérogations parce que sur certaines
dispositions, leurs législations sont encore en dessous de la
« charte » : ce sont les exceptions qui confirment la règle.
La « Charte » est complètement imprégnée de l'idéologie
de « l'ultra-libéralisme » (le mot toujours entre guillemets tellement
il est éloigné de la « liberté » qu'il évoque). Elle porte par exemple
la remise en cause de la laïcité telle que la conçoit la République
française (l'article 10 s'occupe des conversions ( !) et défend le
« droit de manifester sa religion en public ». L'article 14 défend les
écoles confessionnelles). Sur un autre registre non moins grave, la
« Charte » remplace le droit au travail contenu dans la plupart des
constitutions nationales dont la nôtre par « la liberté de chercher un
emploi », autant dire d'être chômeur selon le bon vouloir des
possédants. On pourrait multiplier les exemples comme nous l'avions
fait en 2005.
Aussi, on ne nous fera pas plus prendre des vessies
pour des lanternes en 2008 qu'en 2005. La « Charte » des droits
fondamentaux, conçue sur mesure pour légitimer l'intégration dans l'UE
du capital, la résignation aux droits démocratiques et sociaux
nationaux, souvent durement acquis, est tout autant à rejeter que
l'ensemble des textes du Traité de Lisbonne. Ce n'est pas la base
« perfectible » d'un progrès international mais c'est un instrument
d'une régression supranationale.
NON toujours NON à l'UE du capital. Faisons respecter le vote du peuple français du 29 mai 2005 !
De : PCF Paris 15
vendredi 21 décembre 2007 |
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| vendredi 21 décembre 2007, a 18:38 |
| SENAT : Groupe communiste ( GDF privatisée ) |
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GDF privatisée : un cadeau de Noël aux financiers !
Par le groupe CRC - 20 Décembre 2007 |
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Le gouvernement a publié le décret de privatisation de
Gaz de France, préalable nécessaire à la fusion avec Suez au premier
semestre 2008. L'Etat, qui détient actuellement 80% des parts de
l'entreprise publique, voit ainsi sa participation tombée à 35%.
Cette décision confirme la libéralisation accrue du
secteur de l'énergie qui, notamment depuis l'ouverture à la concurrence
pour les particuliers, laisse craindre de nouvelles augmentations.
D'ailleurs, la semaine dernière Gaz de France a
transmis sa demande à la Commission de régulation de l'énergie et
demande d'ores et déjà à l'Etat une hausse moyenne de 6.1% de ses
tarifs. Pour les particuliers cette augmentation des tarifs serait de
l'ordre de 5.8%.
Alors que la priorité du gouvernement serait de lutter
pour le pouvoir d'achat des consommateurs, et que les sénateurs du
groupe communiste républicain et citoyen ont déposé des amendements
dans le texte « développement de la concurrence en faveur des
consommateurs » visant à geler les prix du gaz et de l'électricité, le
gouvernement met tout en œuvre pour accélérer une mainmise plus
importante du secteur privé.
Les sénateurs du groupe communiste républicain et
citoyen dénoncent cette politique destructrice de l'outil public au
détriment de la satisfaction de l'intérêt général, menée par le
Gouvernement et sa majorité. |
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| vendredi 21 décembre 2007, a 18:16 |
| Sécession aux USA . |
Vendredi 21 Décembre 2007 - 16:32
Les Indiens Lakotas, véritable nom des Sioux, ont rompu les traités signés par leurs ancêtres avec les Etats-Unis

Territoire des Sioux Lakota
Cette décision est unilatérale mais légale. Elle
a été prise en raison du non-respect d'accords signés avec le
gouvernement des États Unis il y a 150 ans. La nation Lakota (Sioux)
est répartie dans les états du Dakota - principalement, du Nebraska, du
Montana et du Wyoming.
“Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux
qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre
territoire sont libres de nous rejoindre”. Les traités signés il y a
plus de 150 ans représentent “des mots sans valeur sur du papier sans
valeur” et ont été “violés maintes fois afin de voler notre culture,
notre terre et nos coutumes”, ont indiqué des responsables de la
communauté.
Les représentants de ce nouveau pays ont l'intention d'avoir leur
propre administration, avec leurs propres passeports. Ils établissent
des liens diplomatiques avec la Bolivie, le Chili, l'Afrique du Sud et
le Venezuela.
Les Lakotas, auxquels appartenaient notamment les grands chefs
Sitting Bull et Crazy Horse, ont été la seule tribu à infliger une
défaite à l'armée américaine lors de la bataille de Little Big Horn en
1876 dans le Montana.
Nicolas Maury
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| vendredi 21 décembre 2007, a 10:39 |
| Augmentation du timbre poste . |
55 centimes au lieu de 54 .... un centime d'euro n'est pas un centime de franc
et hop ... vive notre pouvoir d'achat !
calculez le pourcentage d'augmentation !
De : marie 75
vendredi 21 décembre 2007 |
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| vendredi 21 décembre 2007, a 09:35 |
| Aux céréaliers le Jackpot,aux éleveurs la facture . |
Revenu agricole . Les pauvres ont payé pour les riches en 2007.
La publication du revenu agricole moyen pour 2007
constitue une illustration des conséquences issues de l'aberrante
réforme de la politique agricole commune (PAC) en 2003. En moyenne, le
revenu des paysans français aurait augmenté de 12 % durant l'année
2007. Mais celui des céréaliers également producteurs d'oléagineux a
progressé de… 98 %. Ils ont bénéficié en 2007 de la spéculation
mondiale, tandis que les droits à paiement unique issus de la réforme
de 2003 accordent les plus grosses primes aux plus gros céréaliers
installés sur les terres les plus fertiles.
La situation est inversée pour les autres paysans. Le revenu des
éleveurs laitiers recule de 4 %, la hausse du prix du lait n'étant
intervenue qu'en octobre. Celui des éleveurs de bovins à viande baisse
de 23 %, celui des bergers de 28 %. Le revenu des producteurs de fruits
baisse de 35 % en raison d'un été maussade et de la pression de la
grande distribution sur les prix. Les maraîchers voient leurs revenus
baisser de 55 %, victimes des aléas climatiques et du comportement
prédateur des distributeurs. Les producteurs de viande en hors-sol
voient leur revenu baisser de 59 % en 2007. Ils paient la facture
céréalière au prix fort sans pouvoir répercuter leurs coûts de
production auprès des abatteurs, eux-mêmes sous la pression des
distributeurs. Enfin, les revenus de la viticulture sont en hausse de
21 % pour les vins en AOC et de 12 % pour les autres vins. Mais ces
hausses interviennent après trois années de baisse.
Gérard Le Puill
l' Huma du 20 / 12 / 07
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| vendredi 21 décembre 2007, a 08:25 |
| Réforme des bacss pros : halte à la casse ! |
Sans aucune concertation, sans aucune préparation,
sans prendre en compte les conclusions du rapport expérimental mitigé,
le ministre Xavier Darcos entend généraliser la durée de formation pour
les baccalauréats professionnels à 3 ans. D'ici 2010 cela concernera
plus de 45 000 élèves. Une première étape à la rentrée 2008
consisterait à remplacer 25% des secondes professionnel BEP par une
1ère année de Bac pro

Cette transformation des filières BEP (2ans) + Bac pro
(2ans) en une filière directe Bac pro 3ans n'est pas sans conséquences
!!!Alors même que les filières professionnelles souffrent du manque
d'enseignement général, la réforme prévoit une baisse conséquente des
heures de Français, histoire géo (102h supprimées), de langue vivante
(168h supprimées), de maths sciences physiques (136h qui
sautent).L'enseignement professionnel est une composante importante de
l'Éducation Nationale !!! Alors pourquoi priver ces élèves d'un
enseignement général de qualité ? C'est une question d'égalité entre
les formations et une question de citoyenneté. L'enseignement
professionnel ne doit pas être exclu de ces enseignements sous prétexte
de réduction des coûts de notre éducation !
En plus d'une baisse conséquente du nombre d'heure des
filières générales, la réforme du bac pro aura pour conséquences :·
Baisse du niveau de la formation dans la spécialité choisit (Et oui !!!
C'est pas si simple que ça de faire tenir une formation de 4ans en 3
ans sans baisse de la qualité) et donc la galère pour trouver un emploi
stable· Augmentation des effectifs par classe en 2eme année pour
intégrer les élèves issus l'enseignement général qui souhaitent se
réorienter, ainsi que des CAP.
Mais ceci n'est pas tout pour compléter sa reforme
Darcos précise « il faudra mieux identifier les établissements
scolaires autour d'un ou deux champs professionnel » c'est-à-dire
réduction du nombre de formations existantes, de spécialités,… et si
t'es pas content il reste le CFA et la galère pour trouver un patron !
Depuis des années, la mise en place de lycées des
métiers avaient permis de mieux organiser la formation dans un certain
nombre de domaine. Mais à l'évidence, le regroupement des domaines
professionnels par lycée pose la question du lien entre
formation,bassin d'emploi et projets de vie des jeunes. C'est à chaque
jeune de choisir sa formation en fonction de ses envies et non pas en
fonction de la demande du marché du travail. A ce rythme, ce sont de
véritables ghettos éducatifs qui seront créés. Tu veux devenir
menuisier dans une région où il n'y pas ce type d'industrie ou
d'artisanat ? Déménage !!!(Si tu en as les moyens bien sûr…)
Nous ne sommes pas plus bêtes que les autres : choisissons l'école que nous voulons !!!
Évidemment, cette réforme a pour but de réduire les
coûts de l'enseignement professionnel tout en permettant au marché de
bénéficier d'une main d'œuvre toute faite. Nous voulons rester maître
de notre avenir, nous voulons des filières professionnelles de qualité
tant sur le plan de l'enseignement professionnel (diversité desfilières
et des lieux d'enseignement) que sur celui des enseignements généraux
nécessaires à la vie en société et à l'égalité des connaissances et des
savoir !
Les jeunes de ce pays, quels que soient leurs choix de
formation, ont droit à mieux que cela. Ils ont droit de bénéficier du
partage des connaissances, le droit de revendiquer un enseignement
professionnel de qualité et diversifié.
Dans ce sens, nous proposons de mettre en place un
système de formation obligatoire de 2 à 18 ans durant lesquelles on
pourrait alterner période de formation générale et période de formation
professionnelle. Il est nécessaire dans une société des nouvelles
technologies et des savoir de favoriser l'émergence d'une école de la
compréhension du monde et de ses problématiques, une école de
l'intervention citoyenne. Cela ne signifie pas la fin de l'enseignement
professionnel, cela signifie au contraire son renforcement au sein d'un
cursus scolaire plus long avec la mise en place de suivis individuels
pour pallier aux décrochages scolaires, des systèmes de bourse
permettant à tous de suivre une formation au moins jusqu'à 18 ans (et
plus encore pour ceux qui le souhaitent).
Ses propositions peuvent être mises en place, l'argent
est là partout dans la société. Nous devons prendre en main notre
avenir, exiger une meilleure répartition des profits !
Nicolas Maury
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| jeudi 20 décembre 2007, a 22:39 |
| L.R.U / A LIRE DE TOUTE URGENCE ! |

de Bernard Gensane , professeur de civlisation Britannique à l'Université de Poitiers.
VOICI UN COMMUNIQUE DU CEIMSA QUI MONTRE ET PROUVE A
QUEL POINT NOTRE GOUVERNEMENT ACTUEL VEUT DES REFORMES QUI SONT UN
VERITABLE DANGER ET UNE VERITABLE INJUSTICE POUR NOS UNIVERSITES :
À propos du "Cahier des charges" des universités
"Si vous croyez que la clé de la liberté se trouve
derrière une loi injuste qu'il suffit d'abolir, dites-vous que cette
loi a été inscrite de votre propre main sur votre propre front".
(Khalid Gibran)
Je voudrais m'arrêter un instant sur un document que
tous les collègues n'ont pas encore lu, un document plus important, à
mes yeux, que le texte de la loi car il permet de nous imprégner de
l'esprit même de la contre-réforme et, concrètement, de savoir de quoi
l'avenir sera fait.
On trouve le Cahier des charges à l'adresse suivante : ( https://www.igf.minefi.gouv.fr/sect...).
Ce texte est signé conjointement par des hauts fonctionnaires de
l'inspection générale des finances et par des hauts fonctionnaires de
l'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et
de la recherche. Ces éminences, dont le statut est, pour le moment, en
béton, ont donc rédigé un document qui vise à privatiser, à
financiariser l'université. Je peux vous assurer que ces huit personnes
ont mis, non seulement tout leur zèle dans la rédaction de ces pages,
mais encore toute leur jouissance.
Ce qui est très frappant, au premier abord, c'est que
ce document ne parle jamais d'enseignement, mais de « gestion
budgétaire et financière », de gestion des ressources humaines
(l'expression " ressources humaines " vient de l'entreprise privée et
n'avait pas cours il y a trente ans dans l'administration publique), de
« gestion immobilière » (les universités vont devenir des agences
immobilières stricto sensu et certains de nos collègues - contre primes
sonnantes et trébuchantes - ont déjà enfilé l'habit d'agent
immobilier), et enfin de « pilotage et de relation avec la tutelle ».
Alors que Madame Pécresse, et les médias qui la
relaient, parlent d'« autonomie » des universités, ce document prouve
que d'autonomie, il n'y en aura jamais plus. Tous les établissements
seront en effet surveillés, en temps réel, par le panopticon du
ministère, dans un constant mouvement d'action et de rétroaction. Le
Cahier des charges permettra « d'apprécier la capacité des universités
à assumer les nouvelles compétences prévues par la loi et à en tirer le
plus grand parti ». Chaque université devra donc s'auto-évaluer en
permanence, s'évaluer par rapport aux autres, tandis qu'elle sera,
comme toutes les autres, évaluée par l'administration centrale en
fonction de critères qui seront, on va le voir, de moins en moins
universitaires. Toute décision du conseil d'administration sera
« approuvée par arrêté conjoint du ministre chargé du budget et du
ministre chargé de l'enseignement supérieur ».
Les personnels universitaires (enseignants,
administratifs et techniques) ne seront plus rétribués par l'État, mais
par les établissements eux-mêmes. Le document présente ce changement
comme une « liberté » puisque le fléchage central des crédits
diminuera. Le hic, c'est que la « fongibilité » des crédits sera
« asymétrique » (il faut être au moins inspecteur général des finances
pour inventer une expression aussi naturaliste qu'opaque). En aucun
cas, en effet, l'enveloppe accordée aux personnels ne pourra être
majorée. Elle pourra, en revanche, être diminuée au profit des crédits
de fonctionnement et d'investissement. Vous pouvez faire toute
confiance aux trois-quarts des présidents de la CPU, qui réclamaient
cette loi depuis des années, et qui l'ont largement inspirée (ils ont
donc toute l'objectivité nécessaire pour en parler), pour faire des
économies « inévitables » (aucune ironie de ma part : elles seront
inévitables) aux dépens de la rétribution des personnels. En clair, les
personnels en place risqueront d'être moins payés, tandis que les
personnels à recruter, dans la mesure où l'emploi sera « librement
déterminé » par les établissements, se verront offrir des contrats (ce
sera le cas, dès l'année prochaine, pour les personnels BIATOSS de rang
B voulant passer rang A) " personnalisés ", globalement à la baisse
dans la mesure où les avancements de carrière ne seront plus du tout
garantis. Si cette catégorie de personnel a tout de suite fait l'objet
d'un traitement de faveur, c'est parce qu'elle sera au centre de la "
gouvernance " (autre vocable de l'entreprise privée), et donc d'une
nécessaire docilité. Les universités devront recruter - aux dépens du
personnel enseignant, par exemple - de nombreux personnels de gestion.
En effet, la « fonction financière » des établissements sera tellement
importante et délicate que des cadres nombreux et de bon niveau seront
nécessaires. Ce n'est pas dans le texte, mais je vous fiche mon billet
que ces personnels auront pris le pouvoir dans les universités avant
dix ans. La tâche de ces experts sera ardue. Il leur faudra prendre en
compte l'exécution budgétaire passée et la répartition des crédits
entre unités budgétaires. Ils devront suivre pas à pas le déroulement
de l'exécution budgétaire, effectuer un bilan annuel, maîtriser
l'exécution budgétaire, optimiser celle-ci en réorientant les crédits
en cours d'année et en limitant les reports de crédits.
Les universités disposant, en principe, d'une masse
budgétaire double de celle actuellement à leur disposition, elles
devront éviter de voter des budgets en déséquilibre, négocier sur des
bases objectives le volet financier de leurs contrats pluriannuels, et
« apprécier si elles sont capables de supporter dans la durée le coût
de leurs décisions de gestion, notamment en matière de ressources
humaines ou en matière immobilières ». Ces deux ressources figurant
dans la même phrase, on sent bien que, dans l'esprit de nos éminences,
les cerveaux ne compteront pas plus que les briques. C'est pourquoi les
universités devront réaliser chaque année des « analyses financières
rétrospectives et prospectives », en évaluant « le coût à court et
moyen terme » de leurs décisions importantes.
La comptabilité des établissements aura été « remise à
plat ». Le diagnostic des comptes devra être « de qualité », en
particulier dans le domaine patrimonial. Pour « tirer le plus grand
bénéfice de la réforme » (on ne parle toujours ni d'étudiants, ni
d'enseignants, ni de recherche), les établissements devront limiter au
maximum la part des crédits considérés comme fléchés, c'est-à-dire (à
noter que les auteurs n'utilisent jamais " c'est-à-dire ", mais " i.e.
") dont l'emploi « n'est pas fixé par l'université mais par le
financeur ». Une part des crédits sera évaluée en fonction « d'une
appréciation de la performance des composantes », et pas seulement en
fonction « du nombre d'étudiants ». Ouf ! Nous sommes à la page 6 du
Cahier. Nos hauts fonctionnaires se souviennent brutalement qu'il
existe des étudiants, mais ils en parlent à regret, de manière
négative. Qu'en sera-t-il, dans les faits, de la gestion des ressources
humaines ? Trois articles du « nouveau Code de l'éducation » (954 1, 2
et 3) sont capitaux. Le conseil d'administration définira la
répartition de service des personnels enseignants et de recherche. Le
conseil d'administration pourra créer des « dispositifs
d'intéressements permettant d'améliorer la rémunération des
personnels ». Le Président de l'Université (lui seul) pourra recruter
« pour une durée déterminée, des agents contractuels pour occuper des
fonctions techniques ou administratives de catégorie A » ou « pour
assurer par dérogation [?] des fonctions d'enseignement et de
recherche ». Les articles que je viens de citer ont été pensés pour
faire disparaître la fonction publique de l'enseignement supérieur,
comme c'est le cas dans de nombreux pays d'Europe et d'ailleurs. Tout
président pourra, dans le secret de sa conscience, récompenser « le
mérite et l'implication des personnels ».
Chaque fin de mois, les personnels seront rétribués par
un établissement qui devra « sécuriser le processus de paye ». Le
payement pourra faire l'objet d'une « procédure de paye à façon »,
« prestation payante proposée par le Trésor Public », ou d'une « paye
interne », qui serait une « solution prudente ». Comme pour toute
entreprise privée, le « pilotage » de la masse salariale va « devenir
un enjeu essentiel pour les universités ». Les universités devront se
doter d'un « logiciel de pilotage » (avec un pilote pour piloter,
j'imagine), elles devront analyser finement les « effets volume » ( ?),
les « effets prix » ( ?). Les auteurs du Cahier sachant pertinemment
que les universités risquent de n'avoir ni les compétences financières
ni les compétences techniques pour accomplir ce travail, ils suggèrent
qu'elles « mutualisent » cet effort, car « il serait dommage que les
universités se préparent en ordre dispersé à affronter un défi (je suis
déçu : j'attendais " challenge ") qui se présentera partout dans les
mêmes termes. Il existe d'ailleurs un Guide pratique du pilotage de la
masse salariale (voir le site performance-publique.gouv).
Il faut attendre la page 10 pour que les auteurs du
Cahier abordent la dimension « qualitative » de la réforme. Pour les
inspecteurs, qualité signifie avant toute chose « redéploiement ». En
fonction des « besoins », bien sûr, en recrutant largement, à
l'extérieur, des personnels enseignants titulaires (tant qu'il en
restera, il suffit d'aller voir ce qui s'est passé à France Télécom, à
La Poste ou à EDF), ainsi que des personnels non enseignants non
titulaires, chaque université pouvant jouer « sur les modalités et les
volumes de recrutement, sur les modalités de rémunération, de promotion
et de carrière, de représentation, de régime horaire et de congés ».
Tiens, tiens, pourra-t-on nous expliquer ce que les congés (de
maternité, par exemple) ont à voir avec la rémunération et la promotion
des personnels ?
Les présidents pourront récompenser les plus méritants.
Ils pourront « concentrer les primes [?] sur un nombre raisonnable
[sic] de bénéficiaires ». Ce qui permettra d'« élever » le montant des
primes. Les primes pourront être modulées « en fonction de la manière
de servir ». Vous avez bien lu : " servir ". Oui, il conviendra d'être
les fidèles serviteurs de l'Université rénovée. Concernant la gestion
immobilière, les universités pourront « aliéner tout ou partie de leur
patrimoine ». Elles seront forcément conduites à le faire. Elles auront
besoin de cache-flot (je m'initie au langage de l'Inspection Générale).
Elles se retrouveront dans la situation, par exemple, de France Télécom
qui vend ses bâtiments pour avoir du cache-flot et qui, l'instant
d'après, les loue car il faut bien se loger. Avant de vendre, les
universités pourront faire appel à des expertises privées pour évaluer
leurs biens. Pour les universités, connaître en temps réel leur valeur
patrimoniale impliquera un suivi de tous les instants, et l'obligation
d'entrer dans une logique capitalistique et marchande afin de faire
fructifier leurs biens. Mais il est clair que, dans l'esprit des
rédacteurs du Cahier des charges, les établissements finiront, à terme,
par vendre leur immobilier (« traduire dans les comptes la diminution
progressive de la valeur des biens de l'université »). Ils vendront,
simplement parce que l'université française possède un formidable
patrimoine que le privé convoite depuis longtemps (mais il y a loin de
la poubelle de Toulouse le Mirail - invendable en l'état - à l'ancienne
faculté de droit de Poitiers), et qu'elle ne pourra pas garder
éternellement parce que les établissements devront désormais
« supporter les charges budgétaires liées aux amortissements », jusqu'à
présent à la charge de la collectivité nationale.
Restent le pilotage et les relations avec la tutelle.
On a beau être autonome, on n'en est pas moins tenu de fournir une
« information régulière », après s'être doté « d'instruments d'audit
interne et de pilotage financier et patrimonial selon des modalités
fixées par décret ». Pour être efficace, il conviendra d'élaborer « un
schéma directeur des systèmes d'information », accompagné d'un
« renforcement des fonctions techniques et politiques dédiées [sic] au
système d'information ». Dans la mesure où les établissements seront
surveillés en temps réel, il sera possible « d'adapter les objectifs et
le programme de travail de l'Agence de mutualisation des universités et
établissements ». Comme on sait, par ailleurs, que la recherche sera
elle aussi pilotée par Paris, les conséquences de la nouvelle loi
seront la disparition d'un grand nombre d'établissements ou, à tout le
moins, de parties d'entre eux, le regroupement autoritaire
d'universités qui auront réussi à préserver provisoirement leur
intégrité, et la constitution d'énormes pôles, non pas d'excellence,
mais de rentabilité. Cette masse considérable d'informations à fournir
(nos hauts fonctionnaires, nourris de culture française, utilisent le
terme reporting, trouvé, j'imagine, dans leur lecture du Financial
Times) au ministère impliquera, je l'ai dit, le recrutement d'une armée
de clercs, des contractuels, cela va sans dire. Les universités
joueront leur existence dans une sorte de Bourse (aussi rationnelle que
les " Stock Exchanges " que nous connaissons déjà). Elles ne s'en
sortiront que si elles offrent une « sécurisation juridique et
financière » de leur fonctionnement.
Il aurait suffi, il y a quelques mois, qu'une poignée
de conseils d'administration se sabordent et boycottent la Loi Pécresse
(un seul vient de le faire tout récemment). L'histoire aurait basculé
en faveur des défenseurs du service public, de la vraie mission de
l'Université qui n'est pas de faire des affaires, de coller au train du
patronat en fournissant, loin de tout projet humaniste, des compétences
sans aucune réflexion critique, de marchandiser le savoir et de
précariser tous ses personnels. Nos présidents ne pouvaient prendre
cette initiative. Ils veulent être réélus. Un coup de pied dans la
fourmilière, et ils auraient dû faire une croix sur des lendemains
qu'ils croient enchanteurs et qui ne le seront pas. Maîtres en leur
demeure, recevant des émoluments assurément plus élevés qu'aujourd'hui,
ils devront cependant filer doux devant les vrais détenteurs du pouvoir.
Il y a beaucoup plus préoccupant que les calculs
tactiques des présidents d'université. Les universités européennes sont
entrées dans un processus d'« économie de la connaissance », pour
reprendre une expression officielle de Bruxelles. Qui dit économie dit
compétition, raréfaction, renchérissement de ces connaissances. Le
premier chapitre du Cahier des charges, celui qui commande le reste,
s'intitule, je le rappelle, « la gestion budgétaire et financière ». Ce
qui sous-entend clairement que les universités vont devenir des
entreprises, mais non des entreprises industrielles vendant (ou
achetant) des brevets ou des diplômes, ce qui serait déjà un pur
scandale : elles seront des entreprises financières, ce qui est une
horreur. À très court terme, les droits d'inscription des étudiants
vont exploser. Lorsque la loi était encore en discussion, les
responsables des syndicats étudiants s'étaient polarisés sur ces
droits, sans regarder plus loin que le bout de leur nez. Madame
Pécresse leur avait donné momentanément satisfaction pour obtenir leur
neutralité bienveillante. Que ces responsables aillent observer ce qui
se passe actuellement aux Etats-Unis : comme leurs parents victimes des
taux de crédit immobiliers, des milliers d'étudiants ne peuvent plus
rembourser les sommes considérables empruntées pour financer leurs
études.
Concluons : l'objectif de cette loi et de son Cahier
des charges est de détruire l'université française en tant qu'outil de
formation et d'émancipation afin de la soumettre - classement de
Shanghai oblige - aux desiderata du CAC 40. Pour faire entrer en
application un projet, une loi aussi réactionnaires, il fallait
interdire tout espace de contestation en réduisant le poids du conseil
d'administration, en introduisant des chefs d'entreprise en tant que
tels dans les instances dirigeantes, en réduisant l'influence des
personnels et des étudiants. Ce déni de démocratie coupera à jamais
l'Université de la citoyenneté, du politique au sens noble du terme.
Les marchés apprécient déjà. |
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| jeudi 20 décembre 2007, a 22:04 |
| ADIEU SHELL,BONJOUR BASELL ! |
Par rognac le jeudi 20 décembre 2007, 11:57 - Lien permanent
Les
salariés du site pétrochimique de Berre et leurs syndicats ont finalisé
l'essentiel de l'accord de vente. Ils y travaillent depuis le mois de
janvier, date à laquelle Shell annonçait son intention de vendre ses
activités.
Le groupe néerlandais Basell, s'est porté repreneur du site
pétrochimique de Berre.
Les
salariés et leurs syndicats ont obtenu des garanties concernant le
maintien de leur statut jusqu'au 1er janvier 2011.
Le "plan de sauvegarde de l'emploi", conçu en 1998 est pérénisé, après
adaptation à la loi Fillon, et c'est Shell qui prendra en charge les
taxes créées par cette loi. Shell pour reconnaître le travail accompli,
accordera une "prime de transfert" versé à chaque salarié en fonction
de son ancienneté.
Et enfin, cet accord prévoit que l'une des unités les plus menacées,
l'unité des solvants (120 emplois directs), fonctionnera jusqu'en
octobre 2009 et qu'en cas de fermeture, il ne sera procédé à aucun
licenciement. Il faut mesurer le travail accompli, dans les conditions
sociales, économiques et politiques actuelles !
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| jeudi 20 décembre 2007, a 21:23 |
| LRU : Ce qui se passe sur le campus est trés grave . |

jeudi 20 décembre 2007 (12h52) :


de Olivier Kraif
Ce qui se passe en ce moment sur le campus est très
grave. On matraque des étudiants grèvistes non violents. Qui plus est,
ce sont des universitaires - nos propres dirigeants - qui font appel
aux forces de l ordre. C'est sans précédent. L' Université était un
sanctuaire, un contre-pouvoir, un lieu d'échange et de discutions.C'est
aujourd'hui un lieu de répression.
Ce qui se passe en ce moment sur le campus est très
grave : en fait il ne se passe RIEN. La grande masse des personnels est
absente. Les AG inter-U rassemblent quelques dizaines de membres du
personnel. Comme si tout cela concernait une poignée de bloqueurs d'une
part, et les forces de l ordre d'autre part. Ou sommes-nous ?
Ce qui se passe en ce moment sur le campus est tres
grave : une loi est en train de dessiner une AUTRE Université. L
'Université de demain. L' Université de vos rèves - ou de vos
cauchemars. Et tout ceci sans que vous ayez eu le temps d' y penser,
sans que vous y ayez pris part - une loi votée comme ça, l air de rien,
un 10 aout, pendant que vous tentiez d oublier un peu votre métier pour
penser a autre chose. Pendant que vous pensiez a autre chose, vos
ministres eux, pensaient a vous. Ou plutot : pour vous…
Ce qui se passe en ce moment sur le campus est trés
grave : votre métier est en passe de devenir un AUTRE métier. Vous
pensiez avoir une mission : transmettre des connaissances a des
étudiants - des connaissances générales, avec une valeur universelle,
qui pourraient leur être utiles tout au long de leur vie d adulte : en
tant que professionnel, mais aussi en tant que citoyen, en tant qu'
être pensant. Vous pensiez que ces connaissances - ou ces outils - sont
la meilleure garantie d'une bonne insertion professionnelle, dans le
long terme. Dans l' université de demain, ces connaissances seront
finalisées, et leur valeur sera mesurée à l aune de l' insertion
professionnelle. Or, celle-ci peut-elle être mesurée autrement que dans
l espace du local et l intervalle du court terme ? La valeur d' une
connaissance est-elle réductible a sa rentabilité économique immédiate ?
Ce qui se passe en ce moment sur le campus est très
grave : l AUTONOMIE des Universités ne sera bientôt plus qu 'un
souvenir. Les Universités étaient dirigées par des universitaires, et
financées par l'Etat. Les universitaires n avaient de compte a rendre
qu'a l Etat, en fonction d objectifs qu' ils s étaient eux-mêmes fixes.
Elles seront bientôt dirigées, en partie, par des acteurs du monde
économique, et dépendront, en partie, des subsides de fondations
privées. Elles auront des comptes a rendre au monde économique. Elle n
auront plus qu 'une seule autonomie : gérrer la pénurie financière.
Avec les partenaires de leur choix.
Ce qui se passe en ce moment sur le campus est très
grave : la science n y sera bientôt plus libre. La finalité première de
l activité scientifique était de faire progresser la connaissance.
Demain elle sera de faire fonctionner l économie de la connaissance. La
mission première de l Université était de diffuser ces connaissances.
Demain elle sera de déposer des brevets pour les protéger. Dans un
monde ou certaines entreprises voudraient breveter le vivant, ou seront
les garde-fou ? Serons-nous contre-pouvoir, ou complices ?
Que vous soyez pour ou contre la LRU, pour ou contre le
blocage, pour ou contre le gouvernement, IL EST URGENT DE SE DONNER LE
TEMPS de s informer sur le texte, d en évaluer les conséquences, de
réfléchir sur ce que nous sommes et ce que nous voulons devenir. C'est
une exigence démocratique. NOUS SOMMES LES PREMIERS CONCERNES. C'est
pourquoi je me permets de vous écrire ce texte, en tant que membre de
la même communauté.
Soyons nombreux aux AG des personnels, aux commissions de réflexion, mobilisons-nous !
Demain il sera trop tard. Bien trop tard, pour dire : nous ne savions pas…
Olivier Kraif Maitre de conférences en Informatique
(Qui n a aucune envie de devenir Maitre de conférences en Certification
Microsoft, ou Partenaire Intel, à l Université Stendhal (TM))
LRU à Nanterre : Début de la charge des CRS
De : Olivier Kraif
jeudi 20 décembre 2007
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| jeudi 20 décembre 2007, a 18:54 |
| ( En prison,la situation est devenue ingérable ) |
Pénitentiaire
. Les syndicats de gardiens de prison appelaient hier à une journée
d'actions. Céline Verzeletti, qui dirige l'Union générale des syndicats
pénitentiaires-CGT, nous dit pourquoi.
Devant chaque direction régionale de l'administration
pénitentiaire, il y a eu hier des rassemblements de personnels. Pour
l'UGSP-CGT, il s'agissait de protester contre des conditions de travail
« exécrables », des salaires de misère, des moyens dérisoires face à
l'ampleur de leur mission, et l'absence de dialogue avec le ministère.
Quelles sont vos conditions de travail ?
Céline Verzeletti. On doit gérer, au quotidien, les conséquences
désastreuses de la surpopulation carcérale, en pleine explosion depuis
2002. Dans certaines maisons d'arrêt, on atteint des taux d'occupation
de 200 %. À l'intérieur, un surveillant doit parfois s'occuper seul
d'une coursive de trente ou quarante cellules hébergeant une centaine
de détenus ! C'est quasiment ingérable. Difficile de faire ne serait-ce
que le minimum : ouvrir les portes, donner les petits déjeuners,
emmener les détenus à leurs activités ou au parloir… À Fresnes, la
seule gestion des douches peut occuper toute la matinée d'un
surveillant, de 7 heures à 13 heures ! C'est très compliqué du point de
vue de la sécurité. Ne parlons même pas de la réinsertion qui,
normalement, est l'autre mission prioritaire de la prison… Vous courez
partout en faisant juste attention à ce que les détenus aillent bien là
où ils doivent aller, et c'est tout. Il n'y a pas de dialogue possible.
Si une personne a un problème ou des questions, nous n'avons pas le
temps de lui répondre.
Quelles sont les répercussions sur les détenus ?
Céline Verzeletti. Ce sont souvent des personnes qui ont déjà des
problèmes avec la loi et les institutions. Alors, si vous les détenez,
en plus, dans des conditions déplorables, entassés à deux, voire trois,
dans une cellule de 9 mètres carrés, ils vont avoir d'autant plus la
haine ! Cela se répercute sur le surveillant en uniforme qui est le
premier représentant de l'administration pénitentiaire. On se fait
agresser par des personnes qui n'en peuvent plus. Les surveillants sont
dans un stress permanent. On a des horaires décalés, on travaille la
nuit, le week-end… Et comme il n'y a pas assez de personnel, les heures
supplémentaires se multiplient, jusqu'à 30 ou 40 par mois pour certains
surveillants, notamment dans les établissements parisiens. Quand on
nous dit « travailler plus pour gagner plus », cela nous fait doucement
rigoler, on travaille déjà trop ! On veut gagner plus, mais surtout
travailler dans de meilleures conditions pour bien remplir nos
missions. Aujourd'hui, ce n'est pas possible.
Vous attendez aussi une reconnaissance de votre métier, que voulez-vous dire ?
Céline Verzeletti. On espérait, par le biais de la loi
pénitentiaire, une remise à plat des différentes missions des
personnels. Concernant surtout la mission de réinsertion, nous
souhaitons réfléchir à une autre organisation du travail pour que
chaque acteur de la prison, et notamment le surveillant, ait un rôle
vraiment actif dans l'exécution de la peine de chaque détenu, et
établir un rapport qui ne serait plus basé sur la seule contrainte et
l'autorité.
Quelle mesure rapide faudrait-il prendre ?
Céline Verzeletti. Il faut désencombrer rapidement les prisons en
recourant aux alternatives à l'incarcération. Et, surtout, changer
notre politique pénale. Aujourd'hui, comme le montre encore la dernière
loi sur la récidive, la sanction privilégiée reste l'enfermement. Or,
pour les petites peines, pourquoi ne recourt-on pas plus souvent au
sursis mise à l'épreuve et aux travaux d'intérêt général ? Ces
sanctions sont, statistiques à l'appui, plus efficaces que
l'emprisonnement pour lutter contre la récidive. Le gouvernement pense
résoudre la surpopulation en construisant des prisons. Mais s'il ne
change pas sa politique pénale, il faudra, un jour ou l'autre, mettre
encore des matelas par terre dans ces établissements.
Entretien réalisé par Laurent Mouloud
l' Huma du 19 / 12 / 07
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| jeudi 20 décembre 2007, a 18:29 |
| NICE : Les salariés(e)s de Carrefour et Casino en gréve le 24 décembre 2007 . |

NICE : Les salarié(e)s de Carrefour et Casino en grève le 24 décembre
Pour une réelle défense du pouvoir d'achat
Les annonces pour augmenter le pouvoir d'achat faites par Mr Sarkozy ne visent qu'à remettre en cause les 35 heures…
Pour gagner plus la GGT Commerce et Service revendique des salaires qui permettent de vivre décemment.
Alors qu'il existe un réel ras le bol général des
conditions de travail qui se sont aggravés et des salaires qui
stagnent, avec des augmentations à 2 chiffres pour les actionnaires
(+28% sur leurs dividendes en 2006), +1,17 pour nous, des mouvements
sociaux sont à prévoir dans la grande distibution.
Carrefour et Casino appellent a une journée de grève
pour le 24 décembre car en 2007 le Père Noël ne viendra pas pour les
salariés de la Grande Distribution.
http://cgtcarrefourlingo.over-blog.com/
De : GGT Commerce et Service
jeudi 20 décembre 2007
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| jeudi 20 décembre 2007, a 17:58 |
| SE FAIRE GRUGER EN BOURSE ! |
André Le Corre,Labatut ( Landes )
Aujourd'hui toutes les banques investissent,souvent à
notre insu,nos économies dans des actions en Bourse.Ma soeur,qui est
décédée voilà deux ans,avait comme des millions de Français cédé aux
sirène des conseillers de sa banque,qui lui avaient promis un
investissement sans risque pour son épargne.
Elle y a déposé le fruit de toute une vie de labeur,soit 20 000
euros.A sa mort,son fils a revendu les actions et n'en a retiré que 10
000 euros 50 % de pertes,qui dit mieux ? je l'avais pourtant mise en
garde et lui avais expliqué que la bourse avait été créée pour
permettre aux riches porteurs de voler légalement les imprudents petits
épargnants voulant jouer dans la cour des grands .
Elle ne voulait pas me croire quand je lui disais que cette
institution n'est qu'un gigantesque jeu de bonneteau autorisé par les
politiques eux-mêmes dans le secret des décideurs.L'argent ne se perd
jamais,il change de poche .
L' HUMANITE DIMANCHE DU / 20 décembre au 3 janvier 2008
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| jeudi 20 décembre 2007, a 12:28 |
| CUBA : Pourquoi cet acharnement irrationnel ? |

Cuba : Pourquoi cet acharnement irrationnel ?
DANIELLE MITTERAND
Oui nous sommes heureux avec mon équipe et de nombreux
amis de la Fondation France Libertés de revenir à Cuba. Heureux de
revoir nos partenaires et surtout curieux de voir comment le peuple
cubain est en train de passer visiblement, sans heurts, le cap de la
transition.
Mémoires pour l'avenir
26 novembre 2007
Mon cher Alfredo Guevara (Ancien ministre de la
Culture) qui nous accueille à l'aéroport me le dit tout de suite « Tu
es arrivée dans un moment exceptionnel, Danielle. Ici tout le monde
discute, des cercles de réflexion politique sur ce que nous voulons
faire après Fidel se mettent en place partout. Mais ce qu'il y a de
formidable c'est que tous ceux qui veulent des changements et des
améliorations veulent sauvegarder l'essentiel de notre socialisme ».
Nous sommes allés voir des coopératives de paysans dans
la province de Cienfuegos. Nous financerons une partie de l'effort de
rénovation de leur circuit d'adduction d'eau et d'assainissement avec
le PNUD et de nombreuses villes françaises et syndicats regroupés au
sein de « Cuba Coopération ».
Nous avons vu des centres touristiques sources possible de revenus pour le futur.
Je me suis aussi entretenue avec le Président du
Parlement, les responsables des régions, des Ministres, le
Vice-président du Conseil d'Etat. Ils m'ont exposé, sans langue de
bois, leurs difficultés, leurs erreurs, et leur projet.
J'espérais pouvoir saluer un ami gravement malade qui a
représenté une grande expérience de libération d'un peuple non
seulement pour Cuba mais pour toute l'Amérique latine. Si aujourd'hui
certains pays du continent se libèrent du brutal impérialisme américain
(Combiens de morts, de torturés de disparus combien de souffrances, au
Guatemala au Chili en Argentine au Nicaragua, au Paraguay, au Panama
pour servir les intérêts financiers de la « United Fruit Co », de la
« Anaconda Copper », de la « Union Carbide » ou du complexe militaro
industriel américain), oui si donc aujourd'hui certains se libèrent de
cette tutelle et de la doctrine de Monroe, ils le doivent en partie à
la résistance de ce petit peuple têtu, et de cet homme, que la
proximité d'un ennemi acharné, a enfermé dans une politique sécuritaire
qui ne favorise pas la démocratie.
Mais une crainte me préoccupe. Pourront-ils continuer à
rester ce qu'ils sont ? Pauvres certes, selon les calculs de l'économie
convenue, mais éduqués, avec un système de santé et une relative équité
sociale que le monde peut leur envier. Il suffit d'aller en Colombie,
le grand allié des USA, pour voir la différence entre un vrai
gouvernement et la dictature sanglante des bandes armées.
Je pense aux « Maquiladoras » de la frontière
Mexique-USA qui sont également de véritables zones de non droits pour
les travailleurs comme pour les femmes dont des centaines ont disparus
dans des circonstances que la police mexicaine se garde bien
d'élucider. Je pense au Nicaragua ou la pauvreté a fait des progrès
hélas parallèles au retour du libéralisme.
Bref je suis à la fois optimiste sur les capacités
exceptionnelles du peuple cubain à affronter l'avenir mais inquiète sur
ce que d'autres peuvent essayer de faire de cet avenir.
Le Cuba qui doit continuer avec l'aide de la
coopération internationale : celui où tout le monde a reçu une
éducation, où la santé publique couvre tous les besoins aussi bien ceux
des plus modestes, ou un ouragan comme Katrina n'a tué personne et ne
mettra personne à la rue dans l'indifférence du gouvernement. Celui ou
les enfants victimes de Tchernobyl pourront continuer à être soignés
gratuitement, celui qui exportera ses médecins et ses intellectuels et
pas ses ouvriers sans travail, celui qui restera soit disant pauvre car
il saura que la croissance industrielle sans frein est une illusion
funeste pour l'environnement et l'avenir de la planète. Celui où on
peut marcher dans les rues sans crainte de se faire enlever contre
rançon. Celui où dans les banlieues de La Havane les jeunes ne brûlent
pas des centaines de voitures. Celui ou les enfants vont à l'école . Et
son gouvernement qui a fait ce qu'il a pu, n'a certainement pas de
leçons à recevoir de ceux qui passent tous les jours à Paris devant des
hommes et des femmes couchés sur des cartons recroquevillés dans des
embrasures de portes sans même leur jeter un regard .
Oui, il y a des violations majeures à Cuba. Elles sont à Guantanamo, enclave américaine.
http://www.michelcollon.info/articl...
G.L.
De : Gilong
mercredi 19 décembre 2007 |
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| jeudi 20 décembre 2007, a 09:12 |
| ( Tu n'es qu'un gamin,excuse-toi...) |
Droits
de l'homme . Un quadragénaire algérien dénonce les pratiques policières
au centre de rétention de Lyon. Humilié pour un simple gâteau.
Ali sera peut-être expulsé de France dans les deux jours qui
viennent. Ali est algérien. Il a dépassé la quarantaine. En attente
d'une carte de séjour, il travaillait chez un vigneron, en
Saône-et-Loire, qui lui proposait un CDI dès la régularisation de sa
situation. Celle-ci a été refusée. Sous le coup d'une obligation de
quitter le territoire, il a été arrêté et conduit au centre de
rétention de Lyon Saint-Exupéry. Samedi dernier, notre confrère
Libération publiait un long article, « Le vigneron qui pleure son
sans-papiers ». Est-ce cette notoriété qui a mis de mauvaise humeur les
policiers ? Toujours est-il que, dimanche, parce qu'il lâchait un vague
« fait chier » après avoir essuyé un refus à une demande de biscuit
supplémentaire au goûter du centre de rétention, il a été mis à nu,
maintenu isolé pendant une heure par trois policiers qui l'accusaient
d'outrage à agent et l'obligeaient à s'excuser en le giflant et le
projetant contre le mur, même après qu'il se fut humilié à s'excuser
deux fois. « Tu n'es pas un homme, tu n'es qu'un gamin, un menteur.
Excuse-toi… », répétaient-ils, selon son témoignage relaté par sa soeur
et relayé par le Réseau d'alerte et d'information pour les droits de
l'homme. Elle a cherché l'appui d'une association, car la Cimade n'est
pas présente au centre le dimanche. Selon le représentant de celle-ci,
qui a entendu Ali, la rencontre avec la police n'a pas été aussi
violente qu'il le dit. Seulement Ali, joint au téléphone, confirme son
témoignage, et son désir de quitter notre pays « qui l'a mis en prison
» sans qu'il ait rien fait. Sa soeur vient de tenter de porter plainte
auprès du procureur de la République, qui jugera s'il y a lieu de
poursuivre. Elle pensait habiter la patrie des droits de l'homme et
vient de s'apercevoir qu'un centre de rétention est encore pire qu'une
prison,alors que les retenus n'ont commis d'autre délit que,
simplement, s'être vu refuser leur accueil sur le territoire.
Émilie Rive
l' Huma du 19 / 12 / 07
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| jeudi 20 décembre 2007, a 08:35 |
| SOUTIEN à Marie Agnès PELERAN . |
Le Comité national du SNJ-CGT est scandalisé par la mise en examen de la journaliste de France 3, Marie Agnès PELERAN.
Conformément aux chartes régissant la profession, elle
a en effet refusé de livrer à la police des rushes tournés au Tchad
concernant l'Arche de Zoé.
Le Comité national du SNJ-CGT lui apporte tout son soutien, il exige l'abandon des poursuites.
Il demande à la Direction de France 3 de lui apporter
l'aide juridique prévue par l'Avenant audiovisuel de la Convention
collective nationale de travail des journalistes.
Cette nouvelle mise en examen est une étape de plus dans les atteintes aux libertés et droits de la presse et des journalistes.
Montreuil, le 18 décembre 2007
De : SNJ-CGT
mardi 18 décembre 2007 |
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| jeudi 20 décembre 2007, a 07:54 |
| ( Pas de solution si la colonisation se poursuit ) |
Monde
Palestine . À l'issue de la conférence de Paris le
président Mahmoud Abbas a déploré hier le renforcement des
implantations juives en Cisjordanie.
À l'issue de la conférence des pays donateurs à Paris,
le président palestinien Mahmoud Abbas a souligné hier devant la presse
combien la mise en oeuvre de nouvelles constructions dans les colonies
israéliennes était un obstacle au processus lancé au début du mois à
Annapolis. « Nous avons clairement dit qu'Israël devait arrêter la
construction et l'extension de colonies », a-t-il indiqué.
Cette poursuite de l'extension des implantations juives est
tellement contradictoire avec la visée de la constitution d'un État
palestinien pourtant affirmée par les différents participants à la
conférence, que l'Union européenne (UE) et les États-Unis ont réagi en
critiquant les décisions israéliennes, estimant qu'elles pourraient
effectivement affecter les arrangements d'Annapolis.
Lundi, alors même que se déroulait la conférence de Paris, un haut
responsable israélien avait confirmé que les autorités israéliennes
allaient autoriser des constructions à l'intérieur de colonies en
Cisjordanie. Ces permis de construire seraient « strictement confinés
dans les limites actuelles des colonies concernées », a-t-il justifié.
Comment croire dès lors à un prochain démantèlement des colonies si
celles existantes sont sans cesse renforcées. Pour les Palestiniens, a
fait observer Mahmoud Abbas, « le gel total des constructions » dans
ces implantations, réclamé par la « feuille de route » internationale
de 2003, est une condition cruciale des négociations.
Le président palestinien a réservé par ailleurs un « accueil
favorable » à la proposition de Nicolas Sarkozy d'une force
internationale destinée à aider les services de sécurité palestiniens.
Le président français avait proposé, à l'ouverture de la conférence de
Paris, la création d'une telle force chargée, « le moment venu et
lorsque les conditions en seront réunies », de suppléer la police
palestinienne.
Si le déploiement d'une force d'interposition internationale entre
Israéliens et Palestiniens pouvait être particulièrement bienvenu pour
empêcher les agressions armées contre les populations civiles de part
et d'autre ou les initiatives en contravention avec les résolutions de
la communauté internationale, ce n'est naturellement pas de cela dont
il s'agit ici. Le projet de déploiement d'une force européenne
s'inscrit dans une logique strictement sécuritaire focalisée uniquement
sur la partie palestinienne. Elle jette ainsi une lumière
particulièrement crue sur le type de règlement que cherchent à imposer
les États-Unis et leurs alliés, prêts, certes, à épauler les
Palestiniens pour qu'ils maintiennent l'ordre vaille que vaille dans
les territoires, tout en exemptant la partie israélienne de la moindre
véritable obligation.
Bruno Odent
l' Huma du 19 / 12 / 07
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| mercredi 19 décembre 2007, a 23:17 |
| PAS DE CADEAUX POUR LE POUVOIR D'ACHAT ; |
EDF réclame une hausse de tarif de 6 % et pourrait obtenir du gouvernement 3,5 %.Selon le quotidien ( les Echos ) les complémentaires de santé vont augmenter de 3 % à 5 %.Alors
que l'assurance maladie vient d'accorder aux médecins spécialistes des
hausses de tarifs.Enfin;les personnes de plus de 65 ans exonérées de la
redevance TV ( 116 euros par ans pourraient perdre la moitié de cet avantage et donc payer 58 euros l'année prochaine .
L' HUMANITE DIMANCHE DU 13 au 19 DECEMBRE 2OO7
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| mercredi 19 décembre 2007, a 22:26 |
| Le CAC40 a 20 ans et sa valeur boursiére a été multipliée par 19 . |
L'indice
de la Bourse de Paris calculé à partir d'un échantillon de 40 valeurs
choisies parmi les 100 plus fortes capitalisations est né en1987.Sur
les 40 valeurs d'origine,17 sont toujours là ( Accor,Bouygues,Société
général…) Les autres ont été renouvelées au gré des privatisations,des
fusions.En vingt ans,notre CAC40 ( CAC,pour cotation assistée en
continu ) a bien profité !
Créé à 1000 points ,il filtre aujourd'hui avec les 5 700,après
certes quelques fluctuations : un flop à 893,82 points le 29 janvier
1988 ( suite du Krach de l'automne 1987,une envolée à 6 922,33 le 4
septembre 2000 ( dégonflement de la bulle internet ) presque retrouvée
cet été ( 6 168,15 ) avant que la crise des ( Subprimes ) ne passe par
là.Au total,quatre années négatives seulement ( 1990,1994,2001 et 2002
).Mais,en Bourse,le bonheur appartient à ceux qui savent,ou
peuvent,attendre.Seule l'action Alcatel,devenu Alcatel Lucent a plongé
( -8,4 en 20 ans ) Si Schneider et Peugeot ont fait modeste (
respectivement + 3,5 et + 3,4 % par ans ),le cours de Sanofi Aventis a
pris 14,4 % par ans,celui de Total 14,9 % et celui de L'Oréal 17,7 %
par ans,soit + 2516 % en 20 ans .
En voilà du pouvoir d'achat pour Mme Bettancourt,l'hérititière du
groupe ! Au total,la capitalisation boursière des entreprises du CAC40
( cours de l'action multiplié par le nombre de titres ) atteint 1O72,12
milliards d'euros,soit 19 fois plus qu'en 1987.Et plus de trois fois le
budget de l'Etat.
l' Humanité Dimanche du 13 au 19 décembre 2007 BON ANNIVERSAIRE ! |
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| mercredi 19 décembre 2007, a 18:15 |
| A pas de loup,Unilever abandonne l'Europe . |
A pas de loup, Unilever abandonne l'Europe
Agroalimentaire
. En pleine croissance, le troisième groupe mondial applique dans
l'ombre son projet de supprimer 12 000 emplois sur le Vieux Continent
d'ici quatre ans.
« Je
voudrais vous tirer mon chapeau pour tous les efforts que vous avez
fait en 2007. » Ces remerciements de leur PDG Patrick Cescau, les
salariés d'Unilever apprécieront. Surtout ceux des usines françaises,
anglaises ou belges qui, « grâce à leurs efforts » pour ce mastodonte
des produits de consommation courante, vont perdre leurs emplois. Ainsi
va la stratégie de croissance, selon Patrick Cescau. En août, pour
« accélérer encore la performance du groupe », il a annoncé la
suppression de 20 000 emplois en quatre ans et la fermeture ou cession
de 60 sites.
Pourtant, chez Unilever, tous les
compteurs sont au vert. En 2006, la multinationale a réalisé un
bénéfice net de 5,4 milliards d'euros (en hausse de 26 %) et a
distribué à ses actionnaires 750 millions d'euros de dividendes
exceptionnels. Sur les trois premiers trimestres 2007, la croissance du
chiffre d'affaires a poursuivi sa hausse (+ 5,3 %). Mais aux yeux
d'Unilever, l'Europe n'est plus assez attractive : sur la même période,
si sa marge opérationnelle a enregistré en hausse de 13,7 % (contre
14,7 % pour les Amériques et 12,5 % pour le groupe Asie-Afrique), les
ventes européennes n'ont augmenté que de 1,7 % (contre 6,5 % pour les
Amériques et 10,8 % pour Asie-Afrique). Les sites du Vieux Continent
sont donc les principales cibles de cette mégarestructuration : 12 000
postes vont passer à la trappe en France, Suède, Espagne, Royaume-Uni,
Pays-Bas et République tchèque. Soit près d'un quart de l'effectif
européen actuel. Depuis cet été, les réorganisations s'enchaînent et
les représentants syndicaux des filiales européennes tentent de s'unir.
Mardi 4 décembre, ils se sont donc donné rendez-vous devant le siège
social d'Unilever à Rotterdam (Pays-Bas) pour défiler ensemble et
« montrer la première action d'une longue lutte commune ». Devant une
assemblée de plus de 500 délégués représentant 16 pays, le président du
comité d'entreprise européen d'Unilever, Günter Baltes, a lancé :
« L'action augmente en Bourse, c'est peut-être bien, mais en quoi
est-ce une réussite si cela passe par des suppressions d'emplois ? »
Des actions en justice vont être intentées, a-t-il ajouté, pour
non-respect des règles d'information des représentants des salariés du
CE.
« Nous n'avons aucune visibilité sur leurs
intentions, nous fait part Gérard Cazorla, membre CGT du comité
européen. On les apprend au compte-gouttes en lisant la presse. Ils
disent que la première phase, celle du secteur alimentaire, est
terminée. Mais il y a le secteur cosmétique à restructurer d'ici 2010.
En tout, il resterait encore près de trente sites à fermer. » Depuis
quelque temps, Unilever n'investit plus dans la production et délaisse
ses marques régionales qui n'ont pas capacité à être mondialisées,
remarquent les syndicats, mettant
l'actualité du
groupe en perspective avec les précédents plans « Path to growth » (25
000 suppressions d'emplois en 2000) et « Unilever One » (centralisation
du management et externalisation des fonctions administratives). Et de
conclure : soit le groupe est dans la sphère d'intérêt d'un fonds
d'investissement, soit Unilever se prépare à faire une « grosse
acquisition ». Depuis quelques mois, la piste du rachat de
Colgate-Palmolive est murmurée dans les couloirs de la Bourse… Mais là
encore, rien n'a pour l'instant été officialisé.
Christelle Chabaud 18 / 12 / 07
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| mercredi 19 décembre 2007, a 18:12 |
| A pas de lou,Unilever abandonne l'Europe . |
Agroalimentaire
. En pleine croissance, le troisième groupe mondial applique dans
l'ombre son projet de supprimer 12 000 emplois sur le Vieux Continent
d'ici quatre ans.
« Je
voudrais vous tirer mon chapeau pour tous les efforts que vous avez
fait en 2007. » Ces remerciements de leur PDG Patrick Cescau, les
salariés d'Unilever apprécieront. Surtout ceux des usines françaises,
anglaises ou belges qui, « grâce à leurs efforts » pour ce mastodonte
des produits de consommation courante, vont perdre leurs emplois. Ainsi
va la stratégie de croissance, selon Patrick Cescau. En août, pour
« accélérer encore la performance du groupe », il a annoncé la
suppression de 20 000 emplois en quatre ans et la fermeture ou cession
de 60 sites.
Pourtant, chez Unilever, tous les
compteurs sont au vert. En 2006, la multinationale a réalisé un
bénéfice net de 5,4 milliards d'euros (en hausse de 26 %) et a
distribué à ses actionnaires 750 millions d'euros de dividendes
exceptionnels. Sur les trois premiers trimestres 2007, la croissance du
chiffre d'affaires a poursuivi sa hausse (+ 5,3 %). Mais aux yeux
d'Unilever, l'Europe n'est plus assez attractive : sur la même période,
si sa marge opérationnelle a enregistré en hausse de 13,7 % (contre
14,7 % pour les Amériques et 12,5 % pour le groupe Asie-Afrique), les
ventes européennes n'ont augmenté que de 1,7 % (contre 6,5 % pour les
Amériques et 10,8 % pour Asie-Afrique). Les sites du Vieux Continent
sont donc les principales cibles de cette mégarestructuration : 12 000
postes vont passer à la trappe en France, Suède, Espagne, Royaume-Uni,
Pays-Bas et République tchèque. Soit près d'un quart de l'effectif
européen actuel. Depuis cet été, les réorganisations s'enchaînent et
les représentants syndicaux des filiales européennes tentent de s'unir.
Mardi 4 décembre, ils se sont donc donné rendez-vous devant le siège
social d'Unilever à Rotterdam (Pays-Bas) pour défiler ensemble et
« montrer la première action d'une longue lutte commune ». Devant une
assemblée de plus de 500 délégués représentant 16 pays, le président du
comité d'entreprise européen d'Unilever, Günter Baltes, a lancé :
« L'action augmente en Bourse, c'est peut-être bien, mais en quoi
est-ce une réussite si cela passe par des suppressions d'emplois ? »
Des actions en justice vont être intentées, a-t-il ajouté, pour
non-respect des règles d'information des représentants des salariés du
CE.
« Nous n'avons aucune visibilité sur leurs
intentions, nous fait part Gérard Cazorla, membre CGT du comité
européen. On les apprend au compte-gouttes en lisant la presse. Ils
disent que la première phase, celle du secteur alimentaire, est
terminée. Mais il y a le secteur cosmétique à restructurer d'ici 2010.
En tout, il resterait encore près de trente sites à fermer. » Depuis
quelque temps, Unilever n'investit plus dans la production et délaisse
ses marques régionales qui n'ont pas capacité à être mondialisées,
remarquent les syndicats, mettant
l'actualité du
groupe en perspective avec les précédents plans « Path to growth » (25
000 suppressions d'emplois en 2000) et « Unilever One » (centralisation
du management et externalisation des fonctions administratives). Et de
conclure : soit le groupe est dans la sphère d'intérêt d'un fonds
d'investissement, soit Unilever se prépare à faire une « grosse
acquisition ». Depuis quelques mois, la piste du rachat de
Colgate-Palmolive est murmurée dans les couloirs de la Bourse… Mais là
encore, rien n'a pour l'instant été officialisé.
Christelle Chabaud l' Huma du 18 / 12 / 07
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| mercredi 19 décembre 2007, a 16:42 |
| Ils veulent tuer Miko ! |
Débrayage ce matin à Saint-Dizier contre le plan social.
Pas de crèmes glacées ce matin à l'usine Miko de
Saint-Dizier, dans la Haute-Marne. À l'appel de la CGT et de FO, les
salariés devraient débrayer en nombre aujourd'hui pour s'opposer au
plan de restructuration qui prévoit la suppression de 254 des 490
emplois du site. Le 13 novembre, la direction expliquait aux salariés
qu'ils n'étaient « pas rentables, pas assez productifs, [qu'ils
coûtaient] trop cher à Unilever », selon Nicole Saussaye, déléguée
CFDT. Or, « la direction a menti », s'emporte Hervé Mazelin,
syndicaliste CGT. « Depuis, nous avons découvert que le site a réalisé
11 millions d'euros de bénéfices en 2007. La direction freine des deux
pieds pour ne pas donner d'informations chiffrées mais nous, avant de
négocier des indemnités de départ, on souhaite discuter du bien-fondé
ou non de cette réorganisation ! » À la suite d'une assemblée du
personnel ayant réuni près de 300 personnes ce week-end, le but de la
grève aujourd'hui est donc de convaincre le comité d'entreprise de
réaliser un droit d'alerte, ce qui permettra au cabinet d'expertise
indépendant Apex d'accéder à des documents internes. Une pétition
spontanée a déjà recueilli 250 signatures « pour ne pas griller les
étapes » par une procédure rapide. En 1994, lors du rachat de la marque
espagnole par Unilever, 900 salariés produisaient 40 millions de litres
de crème glacée par an, aujourd'hui un personnel réduit de moitié
réalise 86 millions de litres. « Des réorganisations, on en a connu
chez Miko, mais aujourd'hui Unilever veut nous tuer », confie une
salariée sous couvert d'anonymat. « Nous expliquer qu'on sera sauvés si
on arrête la production des minicônes, des cônes et des gaufrettes et
se recentrant uniquement sur les barquettes de glace… Il fallait
oser ! »
C. Ch.
l' Huma du 18 / 12 / 07
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| mercredi 19 décembre 2007, a 09:59 |
| Les salariés invités à casser leur tirelire de RTT . |
Pouvoir
d'achat . Les députés discutent en urgence la loi sur le « pouvoir
d'achat », qui propose aux salariés de s'autofinancer la prime de fin
d'année.
Doper le pouvoir d'achat tout en baissant le coût du
travail. C'est dans cette équation quasi insoluble que se démène le
gouvernement. Sans vraiment convaincre. Les fonctionnaires, les
syndicats et des centaines de salariés qui, dans le secteur privé,
déclenchent des conflits pour des augmentations de salaires, réclament
du sonnant et trébuchant. Dans un contexte où l'inflation, qui est à
son plus haut niveau depuis trois ans (+ 2,4 %), entretient le
sentiment de « perdre du pouvoir d'achat », le chef de l'État a bien
compris l'urgence de la situation.
Poudre aux yeux .
Mais d'augmentations de salaire, il n'est point question. Nicolas
Sarkozy propose donc aux salariés de se payer eux-mêmes la prime de fin
d'année en puisant dans le stock de temps dû par l'employeur. Tel est
le marché de dupe inscrit dans la « loi sur le pouvoir d'achat »
présentée aujourd'hui aux députés. Les rangs de la gauche promettent
déjà d'être agités, Michel Sapin (PS) ayant jugé « dérisoire » le
projet de loi et « hypothétique » sa mesure phare, le rachat des RTT.
La loi TEPA, adoptée fin août, était déjà censée offrir du pouvoir
d'achat en effectuant des heures supplémentaires. Mais les débuts
poussifs de ce projet ont amené le gouvernement à y ajouter des mesures
aux effets plus immédiats, avec effet poudre aux yeux garanti. Les
députés vont donc examiner un texte rédigé à la hâte, sans consultation
des partenaires sociaux. Le projet comprend cinq mesures. Deux d'entre
elles concernent le logement. Dorénavant, la caution demandée pour les
nouveaux entrants sera d'un mois au lieu de deux et le prix des loyers
sera indexé sur l'évolution des prix à la consommation et non plus sur
l'indice du coût de la construction. Le texte offre aussi aux salariés
la possibilité de débloquer de manière anticipée, entre le 1er janvier
et le 30 juin 2008, les sommes attribuées au titre de la participation
aux résultats de l'entreprise, dans la limite de 10 000 euros. Les
petites entreprises, non assujetties au versement de la participation,
pourront accorder une « prime exceptionnelle » de 1 000 euros exemptée
de cotisations de Sécurité sociale.
Les autres articles organisent le rachat des jours de RTT, stockés
ou non dans un « compte épargne temps ». Là encore, les employeurs ne
paieront pas de cotisations sur les dix premiers jours rachetés. Cette
mesure, très ponctuelle, ne serait même pas obligatoire, Éric Woerth,
ministre du Budget, ayant assuré dimanche qu'il est exclu « d'obliger »
les petites entreprises à payer. Xavier Bertrand, ministre du Travail,
avait pourtant suggéré que les salariés pourraient « invoquer la loi en
cas de refus de leur employeur » tout en se pressant d'ajouter que
l'organisation du travail restait du seul domaine du patron.
Mesures temporaires
Dans sa précipitation législative, le gouvernement tente de contenir
le mécontentement par des mesures temporaires. Parmi les 38 % de
salariés qui bénéficient de jours RTT, tous ne seront pas autorisés à
casser leur tirelire. Les employeurs ne vont sans doute pas non plus
s'empresser d'anticiper les primes de participations. Pendant ce temps,
les mesures qui grèvent le pouvoir d'achat de manière durable courent,
qu'il s'agisse des franchises médicales, du paiement de la redevance
télé pour les personnes âgées qui en étaient jusqu'alors exemptées ou
encore de la prochaine augmentation des tarifs du gaz promise par le
ministre du Budget. Pour les syndicats, le gouvernement passe à côté de
l'essentiel : la smicardisation de la rémunération du travail, facteur
d'appauvrissement des salariés, et la multiplication des contrats
précaires et des temps partiels, qui offrent les salaires qui vont
avec, partiels.
Paule Masson
l' Huma du 18 / 12 / 07
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| mercredi 19 décembre 2007, a 09:45 |
| CSP59 : EN GARDE A VUE . |

Comité des Sans Papiers 59
(CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél : 06.80.57.50.61- fax :
03.20.74.16.68/03.20.52.76.92. – e-mail : csp59@wanadoo.fr-
APRES 35H DE GARDE A VUE, ARMAND DE LA COMMISSION JURIDIQUE SORT LIBRE !
L'arrestation à domicile d'Armand, membre de la
commission juridique du CSP59, ce lundi 17 décembre 07 à 6h du matin,
fait suite à « une commission rogatoire » signée
par un juge d'instruction lillois. Les policiers ont embarqué, en plus
d'Armand, les listes des sans papiers qu'il avait chez lui, notamment
la liste des 12%, c'est-à-dire des 533 selon les propres dires du
Préfet CANEPA lors des multiples conférences du mois d'août 07, lors de
la grève de la faim. Que vont-ils en faire ?!
Lors de l'arrestation, des provocations de certains policiers ont été faites, du genre : « Vous vous parfumez pour Maître Lesquien ? », ou encore « va t-elle demander des honoraires, vous lui faites gagner beaucoup d'argent ? ».
Cette arrestation ubuesque avait pour but d'accréditer des rumeurs très graves de « trafic d'influence contre x ».
Les policiers ont épluché le compte bancaire d'Armand remontant jusqu'en 2005-2006.
Près de 30h d'interrogatoire sur 35h pour des questions du genre : Armand « fait tout, y compris à la Préfecture », Armand « influençait même la Préfecture », Armand connaissait tellement les attentes de la préfecture qu'il orientait les décisions en choisissant les dossiers », « Pourquoi le CSP59 présente t-il plusieurs fois les dossiers ? ».
Décidément Armand, le « marabout », semble avoir un pouvoir démesuré sur « notre » pauvre préfecture, comme si Armand était devenu le « nouveau » Préfet du Nord. La préfecture semble t-il a été aussi auditionnée.
Selon la logique de l'interrogatoire, Armand, à lui seul,
constituait l'ensemble de la commission juridique conduisant à cette
incroyable et rocambolesque méprise.
La police semble avoir appris
ainsi qu'en plus d'Armand, plusieurs militants bénévoles des
associations Ldh, de la Cimade, du Mrap, du CSP59 se rendaient tous les
mois, au moins deux fois, en préfecture depuis l'accord Delarue du 17
juin 2004.
Le porte parole avait eu à expliquer aussi aux policiers interrogateurs le fonctionnement démocratique du CSP59 :
l'Ag dans laquelle seuls les sans papiers votent, l'élection du bureau
et du porte parole, la mise en place de commissions pour les
souscriptions, dons ou cotisations ponctuelles des sans papiers, la
commission technique qu'est la commission juridique qui présente les
dossiers en préfecture selon les critères fixés par l'Article 14 du
Règlement Intérieur du CSP59 :
« Le travail de la Commission Juridique consiste :
le conseil et le suivi des dossiers, les recours administratifs et juridiques
– le choix des dossiers à présenter en Préfecture à partir des critères suivants :
- la participation effective aux actions de lutte
– l'état du dossier
– la situation personnelle (âge, santé, famille, isolement, etc.) – le rapport de force entre le mouvement et l'Etat ».
C'est la nième fois qu'une telle explication est donnée
aux policiers depuis 11 ans. Vers 11h ce mardi 18/12/07, le porte
parole était convoqué à nouveau par la police judiciaire qui s'est
ensuite rétractée vers 16h30 pour « contre ordre ». Tel est le
spectacle de la saga judiciaire de ces deux jours qui finit par une
libération sans présentation devant le juge, après une prolongation à
48h de la garde à vue d'Armand.
Que doit-on retenir de ce safari judiciaire :
Après 30h
de garde à vue le dossier est soit vide ou insuffisamment étoffé ;
c'est dire donc que la procédure qui a vu près d'une vingtaine de
personnes interrogées par la police avant l'opération d'arrestation
peut et va continuer en catimini ;
En ne
présentant pas le présumé accusé Armand devant le juge, l'accès au
dossier lui est interdit ; la procédure peut être à tout moment
reprise ; il s'agit donc de maintenir l'épée de Damoclès au dessus de
la tête du CSP59 dans l'espoir de le « calmer » ou de lui asséner
« coup de mou » ;
De nombreux
témoignages de sans papiers régularisés ou pas font état des chantages
de la préfecture depuis la fin de la grève de la faim pour qu'ils,
qu'elles cessent de participer aux manifestations, la préfecture
désinforme les élus qui lui écrivent pour l'interpeller sur des
dossiers en faisant passer le CSP59 pour des menteurs à propos des
annoncés régularisés ou convoqués, plusieurs mercredis durant les
manifestations n'ont pas été encadrées par la police comme si on
entendait le moindre incident causé par un automobiliste pour sévir ;
voilà des faits troublants qui interrogent ;
Comme l'a
déclaré le porte parole aux policiers qui l'interrogeaient :
l'arrestation d'Armand est un prolongement de la tentative avortée de
mise à mort directe du CSP59 au mois de juillet-août 07 par le Préfet
du nord.
Rumeurs et
manipulations, voilà à quoi est réduit le régime Sarkozy, c'est
inacceptable et indigne du peuple de 1789, des valeurs et principes de
la République.
Plus que jamais la justice doit être indépendante et juste !
Plus que jamais
l'exigence de respect de l'état de droit, de la loyauté dans le combat
social et politique doit être de vigueur !
Plus que jamais la
lutte continue avec la demande directe du CSP59 au Préfet CANEPA : le
CSP59 doit être admis dans la commission de réexamen des dossiers des
sans papiers.
Soyons nombreux ce mercredi
19/12/07 à 18h et samedi 22/12/07 à 14h Place de la République à Lille
pour une vraie justice dans le scandale de l'Arche de Zoé.
Fait le 18/12/07 22h47
De : Patrice Bardet
mercredi 19 décembre 2007 |
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| mercredi 19 décembre 2007, a 09:07 |
| Le directeur de cabinet de Mme Boutin loue un appartement à loyer modéré !!!!! |

Le directeur de cabinet de Mme Boutin loue un appartement à loyer modéré
PARIS, 18 déc 2007 -
Le directeur de cabinet de la ministre du Logement,
Christine Boutin, loue un appartement à loyer modéré appartenant à la
RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) depuis 1981, a-t-on
indiqué au ministère du Logement confirmant une information du Canard
Enchaîné.
Le ministère a indiqué à l'AFP que Jean-Paul Bolufer louait un logement
à la RIVP depuis 1981 et qu'il payait ses loyers depuis cette date au
tarif fixé par la Régie.
Selon l'hebdomadaire satirique daté de mercredi,
M. Bolufer, préfet hors cadre, bénéficie d'un appartement de 190m2 dans
le quartier de Port-Royal (Vème arrondissement), avec vue sur la
chapelle du Val-de-Grâce, au prix de 6,30 euros le m2. Les prix du
secteur, remarque l'hebdomadaire satirique, se situe généralement dans
le parc privé entre 20 et 30 euros le m2.
M. Bolufer se serait vu attribuer ce logement en 1981 quand il était
directeur adjoint du cabinet de Jacques Chirac, alors maire de Paris.
Selon le Canard, il l'aurait même sous-loué entre 1989
et 1996, alors qu'il avait été nommé à Toulouse puis de 1997 à 2007,
alors qu'il bénéficiait d'un logement de fonction à Paris comme
directeur des Journaux officiels.
Dans un communiqué transmis en début de soirée à l'AFP,
le ministère du Logement "s'étonne du contexte dans lequel ces
allégations apparaissent s'agissant d'une situation locative bien
connue".
"Le directeur de cabinet tient à faire savoir qu'il est
titulaire du bail de son actuel appartement depuis 1981 sans avoir
bénéficié à aucun moment d'un privilège personnel (...)
Si des erreurs ont été commises, elles ne peuvent être
imputées qu'à une mauvaise gestion du bailleur à qui il appartient
d'exiger, le cas échéant, de ses locataires toutes les justifications
requises", ajoute le communiqué. ( J ADORE !!!!!!!!! )
"Tout autre commentaire qui revêtirait un caractère
diffamatoire relèverait désormais de l'intervention de son avocat",
conclut le ministère.
- http://fr.news.yahoo.com/afp/200712...
De : lolita
mardi 18 décembre 2007
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| mercredi 19 décembre 2007, a 08:29 |
| Verdict du procès de Florimond Guimard à Aix ( vendredi 21 décembre 2007 ) |
vendredi 21 décembre - 14:00
Procès pour refus d'embarquement de Ferzende TASTAN à Lyon :
Verdict du procès de Florimond Guimard à Aix
 Vendredi 21 décembre à 14h
Le
21 Décembre prochain, soyons nombreux à exiger des tribunaux français
une "justice" qui respecte les droits élémentaires*, et ne les sacrifie
ni à une politique inhumaine du chiffre d'expulsions ni à des alliances
diplomatiques, ou des intérêts économiques honteux, envers des pays
dont tout le monde connaît la brutalité extrême contre un peuple
entier, ni à l'affichage délibéré d'une xénophobie d'état et d'une
violence sécuritaire, d'un "tout répressif", aux dépens des libertés,
et propres à conforter l'extrême droite et ses idées.
Défendons le droit à fuir des persécutions arbitraires, à protéger sa famille, son intégrité physique, sa vie !
Défendons le droit à l'émotion, à l'indignation, à la
solidarité, face à l'inacceptable. Chaque tentative de dissuasion est
lourde de menaces, et pour les sans papiers qu'on veut isoler, et pour
tous ceux qui ne se résignent pas à l'indifférence, à l'impuissance, à
la loi du silence.
Contre la démission programmée de l'opinion, contre
toutes les expulsions, et d'autant plus contre ce qui ressemble aux
déportations vers le pire, de sinistre mémoire, soyons nombreux à
résister !
Rendez -vous :
Samedi 15/12 à 16h devant l'Alcazar (cours Belzunce) : diffusion de films sur les Tastan et sur les sans-papiers et tractages
Conférence de presse lundi 17/12 à 11H, Maison Méditerranéenne des Droits de l'Homme, 34 cours Julien, 13006
Un
départ collectif en bus pour le tribunal de Lyon s'organise : plus
d'information et l'adresse pour s'inscrire seront communiqués
prochainement
Ci-joint tract à diffuser largement, des versions imagées sont disponibles sur le site RESF |
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| mercredi 19 décembre 2007, a 08:03 |
| AMAD .( DESSIN ) |
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Par AMAD le mardi 18 décembre 2007, 20:36
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| mardi 18 décembre 2007, a 20:23 |
| NON à l'Europe libérale ! |
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Les communistes se mobilisent pour dénoncer ce coup de force orchestré par M. Sarkozy à Lisbonne.
Alors que nous avons voté très majoritairement contre le traité
constitutionnel le 29 mai 2005, les chefs d'Etat et de gouvernement
européens vont signer, dans le dos des peuples , un traité qu'ils
appellent simplifié pour tromper le monde, mais qui n'est qu'une
reproduction complexifiée de la Constitution de Valery Giscard
d'Estaing.
Henri
Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, l'a dit lui-même , la
seule différence notable réside dans le fait que cela ne s'appelle pas
« Constitution européenne », mais le contenu est identique en tout
point avec, cependant, une circonstance aggravante, la charte des
droits fondamentaux n'est plus incluse dans le texte.
Ce coup de force est inadmissible. Ce que le peuple a décidé ne peut être confirmé ou contredit que par le peuple lui-même.
Ce
traité est inacceptable. Il encourage la disparition des services
publics au profit du tout-marchand, il soumet les choix politiques aux
impératifs des marchés financiers et il tire vers le bas l'ensemble des
droits sociaux plutôt que de promouvoir un progrès social européen.
Comme chaque samedi, nous vous denons redez-vous demain matin sur le
marché d'Arras. A la fois pour la vente hebdomadaire de L'Humanité Dimanche et pour y distribuer des tracts ainsi
qu'un numéro spéciale de Liberté 62 sur le sujet. Nous ferons également signer notre pétition pour exiger un référendum. BLOG du PCF ARRAS
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| mardi 18 décembre 2007, a 18:57 |
| LA GRANDE REUSSITE DE ( L' UMP ) à MARSEILLE . |
mardi 18 décembre 2007
(15h57) : La grande réussite de l'UMP à Marseille : les caisses sont vides !

Les caisses de la communauté
urbaine de Marseille (CUM-MPM) sont à sec, l'UMP ne peux plus cacher
son incompétence et son échec à Marseille
Une « politique de guichet » pour une communauté urbaine
largement endettée… L'heure était au bilan, hier matin, lors de la
séance de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole. Un bilan
largement décevant pour les élus de gauche face à une majorité qui
bétonne, à quelques mois des élections municipales. Pour 2008 le budget
sera sous le signe de l'austérité. Le Président de la CUM (Jean-Claude
Gaudin Sénateur-Maire de Marseille n°2 de l'UMP) ne peux pas cacher un
bilan catastrophique. "Notre intercommunalité est en panne", a ajouté
le communiste Patrick Magro
Les caisses de la communauté urbaine de Marseille sont vides
L'investissement est
centré que sur Marseille et non répartie équitablement sur les 17
communes de la communauté : notamment sur le Tramway qui a reçu 300
millions et qui ne sera pas touché par l'austérité économique
Pour rembourser ses dettes, la CUM regarde vers la CAOEB et Ouest Provence et ses richesses industrielles
13 ans de gestion de la droite et plus un radis dans
les caisses, la droite ose encore se prétendre bonne gestionnaire avec
un tel bilan ! La MPM est au bord de la cessation de paiement. C'est la
France d'après promise par Sarkozy !!!
http://www.editoweb.eu/nicolas_maur...
De : Nicolas Maury PCF Istres
mardi 18 décembre 2007 |
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| mardi 18 décembre 2007, a 18:08 |
| Pétition : pour une loi-cadre contre les violences faites aux femmes . |

Par : Commission féminisme - droits des femmes
Mis en ligne : 18 décembre
A l'initiative du Collectif National Droits des
Femmes ( CNDF ), comprenant plus de 130 organisations dont le Parti
communiste français, signez la pétition pour une loi-cadre contre les
violences faites aux femmes.
Bulletin de la commissions « Droits des femmes - féminisme » - décembre 2007
Texte de la pétition :
“France, 2008, une femme meurt tous les 3 jours sous
les coups de son conjoint.Tout le monde se désole. Mais disposons-nous
vraiment de toutes les mesures nécessaires pour combattre les violences
faites aux femmes ? Toutes les violences faites aux femmes.
Pourquoi la loi ne prend-t-elle pas en compte la
prévention des violences faites aux femmes et laisse chacun-e se
débrouiller dans son coin ?
Pourquoi les violences psychologiques sont-elles
reconnues au travail sous le nom de harcèlement moral et non pas dans
le couple ?
Pourquoi la solidarité nationale ne se décline-t-elle pas financièrement auprès des victimes les plus démunies ?
Pourquoi une femme qui se sent menacée ne peut-elle bénéficier d'une protection urgente ?
Pourquoi sont-elles si peu à porter plainte (8 % des femmes de 20 à 59 ans victimes de viol, chiffres ENVEFF) ?
Il est temps que la France adopte un ensemble de
mesures intégrées et globales pour combattre ce fléau social, comme
l'ont fait l'Espagne et la Suède.
Le Collectif national pour les Droits des Femmes,
soutenu par d'autres associations féministes, a rédigé une proposition
de loi-cadre pour combattre ces violences, qui a été déposée sur le
bureau de l'Assemblée par le Groupe de la gauche démocratique et
républicaine.
Je signe pour que la discussion de cette
proposition de loi soit inscrite à l'ordre du Jour de l'Assemblée
nationale et du Sénat.“
voir cite du PCF |
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| mardi 18 décembre 2007, a 17:24 |
| Projet de loi sur le pouvoir d'achat . |
Projet de loi sur le pouvoir d'achat : derrière les
tours de passe-passe se cache la destruction des principes des
entreprises publiques

Mis en ligne : 18 décembre
Mascarades
de discussion avec les syndicats, débat rapide et liminaire à
l'Assemblée, le président veut comme à son habitude aller vite pour
éviter tout débat de fond sur les réformes en cours.
La
première étude un peu sérieuse (Natixis) ne donne que 0,15% point de
PIB pour la croissance donné par les cadeaux fiscaux de 15 milliard
d'euros de cet été. Or on voudrait amener le débat sur le déblocage des
jours de RTT non pris en compléments de salaires, et sur la part réelle
de salariés du public qui ont vu leur pouvoir d'achat reculer.
L'intérêt évident de ce débat est double : d'abord on
justifie des mesures d'urgence qui ne coûtent rien à l'Etat et qui en
soi ne relèvent que des sommes dues aux employés dans le cadre de leur
activité, ensuite on casse complètement les discussions sur la
revalorisation générale du point d'indice qui sert à calculer les
traitements.
Objectif affiché : individualiser
dans les entreprises publiques la discussion sur les salaires, éluder
les objectifs chiffrés d'une revalorisation salariale générale.
Une fois de plus, dans l'attente d'un plan d'austérité
qui sera mis en place après les municipales, le gouvernement ne donne
la possibilité que de toucher l'argent qui est du aux salariés en
accordant de nouvelles exonérations aux entreprises. Il continue à
opposer, diviser les salariés en les individualisant toujours plus dans
les négociations et les traitements. Il se garde bien d'engager toute
discussion sur une politique volontariste pour l'emploi et les
salaires. Et tout cela il le fait parce qu'il reste dans ses logiques
de restriction publique et de favorisation des grandes fortunes du
capitalisme français.
Ces logiques sont vouées à l'échec et le Parti communiste français s'engage dans des propositions qui visent une tout autre efficacité. |
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| mardi 18 décembre 2007, a 16:55 |
| Pour augmenter les salaires,regardons ce que le capital nous coûte . |

Mis en ligne : 18 décembre
S'il
innove dans la forme, en proposant aux salariés de « se payer »
eux-mêmes leurs augmentations en puisant dans leurs épargnes, Sarkozy
reste sur le fond fidèle au dogme avec lequel gouvernements successifs
et patronat justifient depuis des décennies le refus de revaloriser les
rémunérations : impossible d'augmenter le « coût du travail » sous
peine de mettre en péril la compétitivité.
Un
discours sans cesse ressassé qui ignore systématiquement un autre coût,
assumé par les entreprises : dividendes versés aux actionnaires,
pactoles jetés dans des opérations de fusion-acquisition, de rachat
d'actions, prix du crédit élevé ( imposé par la BCE et sa politique
d'euro fort)... Une montagne de prélèvements sur les richesses
produites, de ressources brûlées sur l'autel des marchés financiers, au
détriment, faut-il le prèciser, des salaires et de l'investissement. De
1993 à 2006, alors que la richesse nationale créée (PIB) s'est accrue
de 33%, les revenus financiers des entreprises ont gonflé de 162% (de
58 milliards d'euros à 183 milliards en euros constants).
Comment inverser la tendance ?
En luttant à l'échelle européenne pour changer les
priorités de la BCE, mais aussi en France pour donner aux salariés
pouvoir d'intervenir dans les choix de gestion de leur entreprise afin
de mener la « chasse aux coûts du capital ». Et à l'inverse de
valoriser le travail. Nombre d'études le soulignent : la qualification
du travail, atout majeur pour l'efficacité des entreprises, n'est pas
reconnue dans les grilles de salaires. Une vaste opération de mise à
jour s'impose en la matière. Ce pourrait être l'objet d'une conférence
tripartite ( syndicats, patronat, gouvernement) sur les rémunérations
dont la gauche unie réclame la convocation.
Impulser une dynamique favorable aux salaires implique
aussi de remettre en question les politiques publiques qui ont dégradé
la situation. A commencer par la précarisation de l'emploi dont une
étude de l'INSEE vient de montrer qu'elle est la raison essentielle de
la stagnation depuis trente ans du revenu salarial annuel. A l'opposé
des nouvelles déréglementations recherchées par le MEDEF dans
l'actuelle négociation sur le marché du travail, il s'agirait donc de
mettre à l'ordre du jour une sécurisation de l'emploi. Dans un premier
temps, la taxation du recours aux emplois précaires, au temps partiel
contraint, irait en ce sens. Deuxième levier entre les mains des
pouvoirs publics : les exonérations de cotisations sociales ( plus de
26 milliards d'euros par an) sur les bas salaires, largement
responsables du phénomène de smicardisation de la France, et sans
efficacité prouvée pour l'emploi.
Cette critique étant de plus en plus difficile à
esquiver, Sarkozy dit vouloir conditionner l'octroi des exonérations à
l'ouverture de négociations salariales. Cela ne suffit pas à donner aux
salariés l'assurance d'un résultat sur la fiche de paie. De ce point de
vue, un moyen plus efficace serait de moduler le niveau des cotisations
selon la part de la valeur ajoutée consacrée aux salaires. |
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| mardi 18 décembre 2007, a 16:11 |
| SENAT : Groupe communiste ( Dépendance : au bonheur des assureurs . ) |
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Dépendance : au bonheur des assureurs
Par Guy Fischer - 14 Décembre 2007 |
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Dans le cadre du Projet de Loi de Finance pour 2008, la
majorité sénatoriale a adopté l'amendement déposé par Messieurs
Philippe MARINI, rapporteur général, et Jean ARTHUIS, Président de la
Commission des Finances du Sénat, instaurant un mécanisme de
récupération sur la succession des bénéficiaires de l'APA.
Cela démontre une nouvelle fois la conception qu'a la
droite de la solidarité et du dialogue. Alors que la mission commune
d'information sur la prise en charge de la dépendance - à laquelle
j'appartiens -, mise en place le 12 décembre 2007, livrera ses
conclusions en juin 2008, alors même que les discussions avec les
différents partenaires n'ont pas débuté, la majorité sénatoriale impose
un amendement dénoncé par toutes les associations et directeurs
d'établissements.
Cette mesure hypothèquera le patrimoine des
bénéficiaires de l'APA dès lors qu'il atteint 100 000 euros. Cela est
de mauvais augure pour les familles les plus modestes qui n'auront au
final qu'un choix : refuser l'APA ou l'accepter et, mécaniquement,
réduire le modeste patrimoine issu d'une vie de travail et d'épargne
qu'ils aspirent à transmettre à leurs enfants. Curieuse proposition que
celle-ci, qui vient contredire les déclarations de Nicolas SARKOZY sur
le droit à la transmission. Injuste amendement quand on le compare au
mécanisme de la loi TEPA qui exonère des droits de successions les plus
riches. Encore une fois, le gouvernement fait le choix de faire payer
les plus modestes en épargnant les plus aisés. Cela a un arrière goût
de déjà vu et rappelle la taxation des préretraites à 7,5% comparée à
celle des stocks-options à 2,5% ou encore l'instauration des franchises
médicales.
Mais cet amendement a pour le moins le mérite de nous
éclairer sur la nature du 5ème risque voulu par le Président de la
République : faire financer leur future dépendance par les intéressés
en recourant au système assurantiel. C'est le règne annoncé de
l'inégalité devant la dépendance et de la toute puissance des
assurances privées.
Naturellement, le groupe CRC, attaché à la valeur de
solidarité entre les générations, attaché à la création d'une 5ème
branche, s'est prononcé contre cet amendement, et entend bien faire
valoir son opposition à la conception mercantile de ce nouveau risque
lors du débat parlementaire annoncé pour le premier semestre 2008. |
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| mardi 18 décembre 2007, a 10:30 |
| Mr LE SENATEUR FAIT LA MORALE AUX TRAVAILLEURS ! |
publié dans : Vie locale“ Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé à côté de son voisin qui meurt de faim”.
Maximilien Robespierre, citoyen arrageois, 1789. “
pcfarras@yahoo.fr
 Si vous avez pu lire dans la presse
locale de ce samedi le sermon qu'a tenu JM Vanlerenberghe aux salariés
de l'usine Nylstar, conservez le précieusement. En littérature
on appelle ça un morceau d'anthologie. Plus prosaïquement c'est un
modèle du genre, l'exemple même du langage lénifiant que peut tenir un
politicien paternaliste à des travailleurs dont l'emploi ne tient plus
qu'à un fil.
Comme
un maître à ses petits élèves, il les félicite d'avoir été bien sages
et de n'avoir pas exercé une « pression désordonnée » ni de s'être
livrés à « des manifestations brutales et pétaradantes ». Grâce à quoi M. le sénateur prétend avoir pu « manœuvrer » discrètement auprès d'un collaborateur de Fillon.
Et le miracle se serait produit : le gouvernement
aurait décoté, non pas un industriel, mais une vague banque américaine
qui a déjà des intérêts dans le groupe Nylstar et cherche, avant de
revendre l'usine, à ne pas tout perdre.
Donc tout cela est provisoire et enveloppé de tas de conditions la principale étant, dit le sénateur, que « les salariés fassent la démonstration que c'est vivable et profitable ».
En clair ça signifie : «
Si par exemple vous acceptez des réductions des effectifs, une
accélération des cadences, une modération des salaires, qui permettent
à la banque de
récupérer ses billes avant de tout liquider, comme dans la plupart des
cas connus de LBO, les rescapés d'entre vous ne seront condamnés
qu'avec sursis ».
Oser
dire à 320 salariés que leur sort dépend de leur docilité et des
tractations d'un sénateur bien en cour auprès du premier ministre,
c'est tricher et faire peu de cas de la dignité des travailleurs .
Le
sénateur Vanlerenberghe laisserait-il entendre que c'est parce qu'ils
ont lutté becs et ongles contre la liquidation de leurs machines que
les salariés de STOR ENZO l'ont empêché, lui et les autres élus, de
sauver leur emploi ?
Toutes
les luttes ne sont pas victorieuses, mais si les salariés capitulaient
sans combattre devant les plans de licenciements, les patrons s'en
donneraient à coeur joie et à moindre coût.
Et alors, bonjour les délocalisations !
N.B. Il paraît qu'un
ex-révolutionnaire, défenseur patenté du prolétariat, s'apprêterait à
faire équipe avec M. le sénateur. Pour écrire ses discours ou
l'accompagner à Matignon ?
BLOG DE LA SECTION DU PCF D'ARRAS
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| mardi 18 décembre 2007, a 10:04 |
| Les socialistes font leur marché . |
Parti
socialiste . Le second forum de la rénovation, sur le thème du marché,
comme un premier pas sur la voie d'une difficile clarifi | |