| lundi 31 décembre 2007, a 18:55 |
| ON ETEINT TOUT !!! |

dimanche 30 décembre 2007 (18h12) : Le 31 décembre 2007 à 20 h, ON ETEINT TOUT !!!


de Michel MENGNEAU
Il ne s'agit même pas de zapper, pendant le discours du fac-similé de Napoléon silence TOTAL, radios et télés…
Baisse immense de l'audimat, baisse de la consommation d'électricité, et surtout immense rigolade, peinard en prenant l'apéro !
cite BELLACIAO
Le silence est d'or, la parole est d'argent.
Particulièrement celle de Sarkozy qui nous coûte très cher.

De : Mengneau Michel
dimanche 30 décembre 2007
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| lundi 31 décembre 2007, a 18:27 |
| Pourquoi la franchise médicale finance le bouclier fiscale des riches ? |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent .
Avec les cadeaux fiscaux, le gouvernement UMP fait payer à tous (dont les plus pauvres) les dépenses consacrées aux plus aisés

Le Conseil constitutionnel a jugé que les
franchises médicales n'étaient pas un obstacle à l'accès de tous à la
santé. Il valide donc la loi de financement de la Sécurité sociale qui
instaure un tarif non remboursable de 50 centimes d'euros sur les
médicaments et les actes médicaux et 2 euros sur les transports
sanitaires, avec un maximum de 50 euros par an. Les bénéficiaires de la
couverture maladie universelle et les femmes enceintes en sont
exemptés. Cette franchise devrait rapporter à la collectivité 800
millions d'euros, l'équivalent des sommes dépensées cet été, uniquement
au titre du bouclier fiscal (lire notre article) qui profite aux plus
fortunés.
Une étape majeure est franchie aujourd'hui dans l'histoire politique
de notre pays. Jusqu'à présent - depuis 2000 - les baisses d'impôt
étaient relativement indolores pour les plus démunis (même si l'argent
dépensé ainsi aurait pu être utilisé autrement et sans compter les
hausses d'impôts locaux).
Aujourd'hui le gouvernement fait payer à tous (dont les plus
pauvres) les dépenses consacrées aux plus aisés. Il suffisait en effet
à l'Etat de ne pas étendre le bouclier fiscal et de verser les sommes
équivalentes à la prise en charge des personnes âgées dépendantes. A la
place, ce sera donc aux franchises médicales de le faire. Au fond,
notre franchise finance le bouclier. Bien au-delà des clivages
partisans, ces dispositifs en apparence techniques touchent au cœur des
valeurs républicaines.
Nicolas Maury
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| lundi 31 décembre 2007, a 12:34 |
| Heures sup'.Le bonus de 25%remise en question . |

Du Télégramme de Brest 31/12/2007
Heures sup'. Le bonus de 25 % remis en question
Les 35 heures, qualifiées d '« acquis social » par le
président de la République, pourront être remises en cause entreprise
par entreprise si le processus engagé par Nicolas Sarkozy et le
gouvernement, mais décrié par les syndicats, va à son terme. Dans un
document d ' orientation , le Premier ministre François Fillon a
annoncé jeudi l ' intention de légiférer dans le domaine de la durée du
travail pour assouplir et simplifier le droit actuel. S 'elon des
informations du Journal du Dimanche , François Fillon envisagerait de
faire appliquer la nouvelle loi « avant l ' été » . Le gouvernement
aurait anticipé les problèmes d ' application du mécanisme
encourageant, depuis le 1 e r octobre, les heures supplémentaires.
D'après le JDD, « les heures effectuées au-delà de 35 heures resteront
défiscalisée et exemptées de cotisations sociales, comme les heures
supplémentaires actuellement. Mais, en fonction des accords, elles ne
seront plus toutes payées avec 25 % de bonus » . Ce faisant, le
gouvernement reviendrait sur une promesse majeure de Nicolas Sarkozy .
« Un changement de philosophie »
Le document d ' orientation de François Fillon a brisé
la trêve de Noël et tiré de leur repos de fin d ' année l es dirigeants
syndicaux. FO, CGT, Sud, et CFTC ont protesté contre la volonté «
hypocrite » et « intenable » du gouvernement de « démonter les 35
heures » , la CGT évoquant une « régression de plus d ' un siècle » .
Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, a admis vendredi «
un changement de philosophie ».
Bonne année ! de la bataille en perspective.
De : Télégramme de Brest
lundi 31 décembre 2007
cite BELLACIAO
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| lundi 31 décembre 2007, a 12:03 |
| Ottages colombiens : Chavez s'en prend à Washinton . |

NOUVELOBS.COM | 31.12.2007 | 10:45
“Avec leurs espions, leurs avions, les Etats-Unis
cherchent la déstabilisation et la guerre”, fustige le président
vénézuélien après un nouveau report de la libération de trois otages.
Avions
stationnés sur le tarmas de l'aéroport de Santo Domingo, près de la
frontière entre le Venezuela et la Colombie, dans l'attente du feu vert
des Farc (Reuters)
Alors que l'opération de récupération de trois otages
de la guérilla des Farc en Colombie a été de nouveau reportée dimanche
30 décembre, Hugo Chavez a mis en garde la guérilla marxiste contre des
“opérations de harcèlement”, faisant allusion à l'”appareil
technologique” des Etats-Unis au-dessus de la forêt colombienne.
“Avec leurs espions, leurs avions, ils cherchent la
déstabilisation et la guerre. Ils ne veulent pas la paix et se moque
d'une vie humaine”, a clamé le dirigeant socialiste, selon qui “des
gens misent sur un échec” de la mission. L'hypothèse a été écartée par
Bogota.
Pas de point de rencontre
L'opération de récupération de trois otages de la
guérilla des Farc en Colombie a été de nouveau reportée dimanche. Ce
report est dû au fait que les Farc n'avaient pas encore indiqué le
point de rencontre, a annoncé à Caracas le coordonnateur vénézuélien de
la mission, Ramon Rodriguez Chacin.
“Nous ne savons toujours pas en quel lieu de Colombie se fera la
libération des trois otages des Farc”, a déclaré le coordonnateur de
l'”opération Emmanuel”, désigné par le président vénézuélien Hugo
Chavez.
“La libération va se produire dans les prochains jours, mais je ne peux
pas vous dire quel jour”, a ajouté Ramon Rodriguez Chacin. “Il n'y a
pas de délai déterminé”, a-t-il dit.
Invité par la mission, le cinéaste américain Oliver Stone, qui
travaille sur un documentaire sur l'Amérique latine, a lancé un appel
aux Farc en faveur de la libération des otages, affirmant que le “temps
du changement” était venu.
Les hélicoptères toujours immobilisés à terre
Les émissaires de la mission, représentant sept pays
latino-américains et européens, dont la France et la Suisse, avaient
auparavant rejoint à l'aéroport de Villavicencio, à 100 km au sud de
Bogota, les hélicoptères portant le sigle du CICR, qui doivent aller
chercher les otages. Les deux appareils étaient dimanche après-midi
toujours immobilisés sur le tarmac de l'aéroport.
Environ 350 policiers et militaires continuaient de surveiller les
abords du terminal de Villavicencio, où patientait la délégation
internationale ainsi que plusieurs dizaines de journalistes.
Prudence
Les otages, que la guérilla a promis de relâcher par
“reconnaissance” envers Hugo Chavez, sont Clara Rojas, proche de
l'ex-candidate présidentielle Ingrid Betancourt, son fils Emmanuel né
en captivité, et l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez.
Baptisée “Opération Emmanuel”, la mission de récupération, doit se
dérouler dans une zone de conflit entre la guérilla, l'armée régulière
qui y possède la base d'Apiay et les groupes paramilitaires d'extrême
droite, liés au pouvoir.
- http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…
De : lolita
lundi 31 décembre 2007
cite BELLACIAO |
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| lundi 31 décembre 2007, a 08:36 |
| LE CHIFFRE . |
Par AMAD le dimanche 30 décembre 2007, 23:37

Un communiqué de la CIMADE:
CIMADE
«On est confronté à une industrialisation de l'éloignement»
Alors que les incidents se multiplient dans les centres de
rétention, Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade (Comité
intermouvements auprès des évacués) dénonce « la démesure de la
politique d'expulsion ». Il explique pourquoi désormais la Cimade
n'hésite pas à dire que « certains centres ont été transformés en
véritables camps ». « On institue la privation de liberté comme mode de
gestion des personnes migrantes », s'inquiète-t-il. La Cimade appelle à
signer en ligne une pétition contre le projet de directive européenne
qui vise à porter jusqu'à dix-huit mois la durée de rétention des
étrangers en situation irrégulière.
Vendredi, les sans-papiers en grève de la faim au centre de
rétention du Mesnil-Amelot ont été dispersés dans différents lieux de
rétention. Ils ont lancé un appel au secours. Ce genre de mobilisation
reste pourtant rare...
Laurent Giovannoni : C'est la démesure de la politique d'expulsion qui
provoque cette colère, cette exaspération. Les gens savent qu'ils sont
les victimes de l'obsession du chiffre, des quotas d'expulsion à
atteindre. Les situations personnelles et familiales sont négligées par
l'administration qui « ramasse » tous azimuts. L'un des deux centres de
rétention de Vincennes a été incendié par des retenus au début de
l'année. On a relevé aussi deux suicides en rétention ces derniers
mois. Ce qu'on n'avait pas vu depuis dix ans. Vendredi, le centre de
rétention de Nîmes a connu aussi un début de révolte.
Où en est-on des objectifs chiffrés?
La photo est difficile à faire. Une partie de la machine suit. Mais
certains fonctionnaires, policiers ou magistrats, considèrent qu'on
leur demande un travail qui n'est pas le leur. Parallèlement, on a
augmenté le nombre de places en rétention, par l'ouverture de trois
nouveau centres cette année. On approche des 2.000 places en Centre de
rétention administrative (CRA), sans compter les locaux de rétention –
une centaine en France. Des moyens supplémentaires sont engagés pour
permettre à la machine administrative de gérer plus d'expulsions et de
renvois. 400 à 500 places nouvelles sont encore attendues. On est
confronté à une industrialisation de l'expulsion. Les modalités
d'interpellation ont aussi évolué. Les arrestations au domicile sont
devenues quotidiennes, alors qu'elle étaient encore rares l'an passé.
Plus de trois cent mineurs ont été conduits en rétention avec leur
proches en 2007. Ces faits, qui étaient considérés comme exceptionnels
auparavant, deviennent le lot quotidien de la rétention.
Quel est le statut des locaux de rétention?
C'est le brouillard. Initialement, il s'agissait de locaux
transitoires, des sas, avant la conduite au Centre de rétention.
Aujourd'hui dans certains endroits, des personnes peuvent être amenées
directement à l'avion, sans passer par les centres. C'est très
problématique. Dans la plupart des lieux, seule la police est présente.
Et nous n'avons aucun contrôle sur ce qui s'y passe. C'est très souvent
une garde à vue qui ne dit pas son nom. Certains locaux - comme à
Nanterre – sont des centres déclassés. A Choisy-le-Roi, ce sont des
cellules. La communication avec l'extérieur est aléatoire, sinon
impossible. C'est pourquoi nous demandons la fermeture des locaux de
rétention.
Vous avez lancé aussi une pétition contre le projet de directive
européenne sur la rétention et l'expulsion des étrangers...
Ce texte est dangereux parce qu'il ouvre la voie à l'enfermement comme
principe de gestion des personnes migrantes. Il prévoit que la durée de
rétention pourrait aller jusqu'à dix-huit mois. On envisage d'enfermer
l'étranger en situation irrégulière en attendant de voir ce qu'on fait.
C'est-à-dire en attendant de savoir si l'étranger fait ou fera l'objet
d'une décision de refus de séjour, on l'enferme et on le prive de
liberté. On ne comprend pas comment tous les groupes représentés à la
commission
des libertés civiles du Parlement européen – y compris ceux de gauche -
ont pu approuver ce document. Le vote du Parlement a été repoussé à
plusieurs reprises, mais il pourrait intervenir fin janvier.
L'argumentation de certains parlementaires consiste à dire que ce texte
est susceptible d'améliorer les conditions de rétention dans certains
pays, comme la Grèce, Malte ou Chypre.
Assiste-t-on par là à une internationalisation des politiques de
contrôle et de répression de l'immigration?
De plus en plus de mesures sont prises au niveau européen. Nicolas
Sarkozy et Brice Hortefeux ont annoncé qu'ils allaient proposer, au
second semestre 2008, un pacte européen sur l'immigration. Ils
envisageraient notamment l'interdiction de procéder à des
régularisations massives. Ceci dit, malgré la démesure de la politique
répressive en France, les textes et les pratiques sont dans certains
pays européens beaucoup plus dégradés qu'en France.
Dans votre rapport 2006 - remis cet automne – vous n'hésitez pas à dire
que « certains centres ont été transformés en de véritables camps »...
C'est un mot qui est tabou en France, mais à l'étranger tout le monde
parle de camps. Le mot camp est tabou pour les mêmes raisons que le mot
rafles. La rétention, c'est quoi ? Théoriquement, c'est priver
quelqu'un de liberté le temps strictement nécessaire au renvoi. Le camp
institue la privation de liberté comme mode de gestion des personnes
migrantes. C'est une forme d'industrialisation de l'éloignement. A cet
égard, la construction de centres de grande ampleur, comme celui prévu
à Roissy, de plus de 200 places, est très inquiétante. C'est une
mécanique froide qui n'est pas là pour apprécier les situations
personnelles, mais pour atteindre des résultats chiffrés, des quotas
d'expulsion.
A Rivesaltes, le centre de rétention s'est d'ailleurs bâti à quinze
kilomètres de toute agglomération, à l'endroit précis du camp du même
nom, où les juifs et les républicains espagnols avaient été enfermés.
Cette construction date de1984, sous la gauche...
Le symbole est tragique. C'est comme s'il n'y avait aucune conscience
de l'histoire.
Propos recueillis par KARL LASKE
La pétition contre le projet de directive sur la rétention et
l'expulsion des personnes étrangères soumis au Parlement européen est à
signer
VOIR VDEO MESNIL AMELOT:
http://www.dailymotion.com/video/x3f5lz_mesnilamelot_politics: |
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| lundi 31 décembre 2007, a 08:12 |
| Nouvelle nuit de répression au C.R.A de vincennes . |

lundi 31 décembre 2007 (01h43) :

0H35 COUP DE TEL.d'un retenu, ce soir même chose, les
CRS chargent des hurlements au téléphone , des retenus sont toujours.
de la grève de la faim, il me dit qu'il y a un blessé, un Géorgien et
un Tunisien.
J'entends les cris “vive la grève” repris en cœur par
tous , les flics obligent à rentrer Dans leurs chambres, les cris
redoublent. Ce soir , ils avaient décidé de dormir tous dehors dans la
cour.
La lutte pour eux , continue, comme B. vient de me dire au téléphone, ici “c'est contre toute humanité”
Cet a.midi belle mobilisation, et ce n'est qu'un début.
Ils ont même dépêché de Paris nos RG habituels, et 6 cars de
gendarmerie. Mais nous avions pu rencontrer en contact de très loin,
ils entendaient nos cris de soutien et les retenus qui en criaient un
autre LIBERTÉ. LIBERTÉ.
Dans les rencontres visiteurs cet a.midi, la majorité
ont des enfants, sont mariés, tous travaillent, un retenu qui est
gravement malade, depuis 10 jours les flics refusent sa demande de
médecin ! Il a été transporté le 1er jour de Vincennes à l'hôtel Dieu
pour une crise d'épilepsie, mis sous perfusion , mais après 5 jours…
Plus de place retour au CRA, une infirmière lui donne Des médoc., il ne
sait pas si c'est son traitement d'origine, ce soir en pleur, il me
disait qu'il avait des douleurs intolérables à la tête : réponse des
flics, l'infirmière Verra si il nécessite ou non la visite d'1 médecin
, cela fait 11 jours ! L'avocate B.Plazza a exigé de voir l'OPJ pour
exiger une visite : mépris souverain, fin de non recevoir.il passe
demain au 35bis TGI cité à 9h.( 10 ans de présence et 10 de mariage
ici, femme résidente !)
01h : dernière info.
Un copain qui est devant,le CRA de Vincennes ce soir,
01h. Me dit que des cars de flics sont entrain d'arriver avec des
cohortes de renfort, de dehors il entend les hurlements.
Nous resterons TOUS LES JOURS, témoins et solidaires des luttes de tous les retenus,
Fermeture de tous les centres de rétention.
RESTONS EN CONTACT ,COMME NOUS L'AVONS DéCIDE CET A.MIDI / et ceci TOUS LES JOURS
De : cra en lutte
lundi 31 décembre 2007 cite BELLACIAO
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| dimanche 30 décembre 2007, a 19:09 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
LA LETTRE D'INFORMATION
DU JOURNAL L'HUMANITÉ
En kiosque, chez votre marchand de
journaux…
À LA UNE…
lundi 31 décembre 2007
Libération des otages en Colombie
L'attente de Paloma, sœur
d'une guérillera emprisonnée en Colombie, et
de Maria Fernanda, fille de
l'ex-sénatrice qui doit être libérée.
Notre envoyée spéciale
décrypte les raisons de la « sale guerre
»,
concentration des richesses et
inégalités.
Sarkozy président de la jet set,
pas du
pouvoir d'achat.
Le « candidat du pouvoir d'achat » sert les plus
riches
et affiche un
train de vie de luxe. Enquête.
Sondage :
trois français sur quatre ne lui font pas confiance.
L'agriculture
écologique maltraitée
par l'Europe et la
France.
Dans les Côtes d'Armor, les
fermes qui respectent l'environnement
reçoivent deux à trois
fois moins d'aides européennes que
les exploitations
productivistes et polluantes.
Voyage dans le labyrinthe de
la Politique agricole commune
À NE PAS MANQUER…
Réchauffement climatique.
Jean Jouzel, directeur de
recherche au CEA explique comment 2007
a été une année charnière
pour l'environnement.
Pakistan en
révolte
Le fils et le mari de
Benazir Bhutto reprennent le flambeau.
Incertitude sur la tenue des
élections.
Centres de rétention en
colère
150 000 arrestations en 2007
pour obtenir 25 000 expulsions.
Le mouvement de grève de la
faim se poursuit
malgré les provocations
policières.
Voile.
Francis Joyon : « j'ai échappé au grand méchant
loup ».
Après le Cap Horn, retour
pour vaincre le record du monde en solitaire.
30 juillet
2007. Bergman et Antonioni nous quittent
Jour noir pour le cinéma.
Retour sur Michelangelo, le cinéaste de l'essentiel.
Mobilisation pour les otages en Colombie
Notre vidéo et vos réactions
sur humanite.fr
Faites découvrir la newsletter de
l'Humanité autour de vous !
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| samedi 29 décembre 2007, a 19:12 |
| Fillon veut la peau des 35 heures . |
Cadrage . Les partenaires sociaux devraient « négocier » d'ici au 31 mars.
« Je ne veux plus que la loi ou des accords de branche
verrouillent toute possibilité pour ceux qui le souhaitent de
travailler plus pour gagner plus. » Telle fut la volonté de Nicolas
Sarkozy lors de la rencontre du 19 décembre avec les partenaires
sociaux fixant l'agenda social du premier trimestre 2008. Hier, son
premier ministre a rendu public un « complément » à la lettre de
cadrage envoyée aux syndicats. Les syndicats et le patronat ont déjà
prévu de négocier sur les règles de représentativité, les conditions de
validité des accords et le dialogue social dans les petites
entreprises. Un premier rendez-vous est fixé le 24 janvier. François
Fillon vient d'y ajouter « deux thèmes » : le financement des
organisations syndicales et professionnelles et le temps de travail.
Le cadrage impose aux partenaires sociaux de rendre des conclusions
le 31 mars. Les « points à soumettre » au débat sont limpides. Ils
posent tout de go la question de savoir « quel domaine réserver
impérativement à la loi ». Le texte est une incitation à peine voilée à
la remise en cause de la durée légale du travail qui, en France, est de
35 heures (au-delà, les heures effectuées doivent être rémunérées en
heures supplémentaires). Plus grave encore, François Fillon demande aux
partenaires sociaux de négocier un « espace réservé à l'accord direct
entre le salarié et l'employeur en matière de durée du travail ». Ce
« gré à gré » est déjà l'objet de ce qui bloque la négociation en cours
sur la modernisation du marché du travail. Le patronat veut imposer une
« rupture à l'amiable » du contrat de travail en dehors de toute règle
de licenciement, ce qu'aucun syndicat n'est prêt à accepter.
P. M.
l' Huma du 28 / 12 / 07
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| samedi 29 décembre 2007, a 18:46 |
| Les salariés de Champion se mobilisent . |
Commerce . Avant l'ouverture des négociations annuelles ils dénoncent les bas salaires et la pénibilité du travail.
Débrayages, distributions de tracts, pétitions : la
CGT des magasins Champion appelle ses salariés à la mobilisation ce
week-end, pour alerter leur direction sur la faiblesse des salaires et
la pénibilité du travail, à la veille de l'ouverture des négociations
annuelles obligatoires. « L'augmentation du pouvoir d'achat est la
priorité de tous mais nous savons aussi que les annonces » du président
Sarkozy « ne changeront en rien la situation des salariés » de Champion
qui « ne comptent pas sur ces mesures pour vivre dignement », explique
le syndicat dans un communiqué. « Des rémunérations à coups de
lance-pierre, des conditions de travail déplorables et les clients qui
payent les pots cassés », dénonce le syndicat. « Résultat : des
attentes en caisse, des ruptures de marchandises dans les rayons
continuellement, manque d'hygiène, manque de contact et de relationnel
avec la clientèle. »
« Les actionnaires empochent d'énormes bénéfices, mais ces bons
résultats ne sont répercutés ni sur les salaires ni sur les prix en
magasin », remarque Laurent Lamaury, délégué syndical national.
Difficile de « travailler plus pour gagner plus », explique la CGT,
« car la direction fait tout pour ne pas rémunérer les heures
supplémentaires au profit de la récupération ». Par ailleurs, ajoute le
syndicat, la direction « jouit de l'allégement de charges sur les bas
salaires. « Exemple : sur un salaire brut de 1 310,43 euros, la
direction bénéficie d'une réduction de 291,70 euros. »
La CGT dénonce également les projets de restructuration au sein du
groupe Carrefour, maison mère de la chaîne de supermarchés, qui risque
de mener à « la suppression de la marque Champion » : « La direction a
créé une nouvelle société appelée CSF France, au détriment de la
société actuelle CSF », qui pourrait reprendre les contrats de tous les
salariés. Cela va entraîner une renégociation de tous les accords »,
indique la CGT qui craint de voir les salariés perdre leurs acquis.
« De nombreux hypers Champion vont sortir de CSF pour être rattachés à
une nouvelle société et passeront sous le management Carrefour »,
s'inquiète le syndicat, qui croit savoir que « les salariés ne
bénéficieront pas des avantages de Carrefour ». Quant aux autres
magasins, ils passeront à la franchise soit à ED, soit à Shopi.
Lucy Bateman
l' Huma du 28 / 12 / 07
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| samedi 29 décembre 2007, a 18:21 |
| Le gaz 4% plus cher au 1er Janvier 2008 . |
Énergie
. Confirmée hier par le ministère de l'Économie, cette hausse de
l'année 2008 augure mal de l'évolution du pouvoir d'achat dans les mois
prochains.
L'addition s'annonce salée pour les ménages, même si
la hausse des tarifs du gaz, pour 2008, sera moindre que celle demandée
par GDF. Hier, le ministère de l'Économie a annoncé une augmentation de
4 % au 1er janvier alors que le gazier réclamait 6,1 %. « En matière de
pouvoir d'achat, la politique de Nicolas Sarkozy, c'est : payer plus »,
a réagi le premier secrétaire du PS, François Hollande. Cette hausse de
la facture énergétique, première de l'année 2008, intervient après
celle des produits alimentaires de base, les transports (SNCF et RATP),
les loyers ou encore les dépenses de santé. Le gouvernement tente donc
de temporiser en expliquant qu'il a volontairement « limité »
l'augmentation à « l'évolution des coûts d'approvisionnement de Gaz de
France au cours des six derniers mois », ont indiqué, dans un
communiqué commun, les ministères de l'Économie et de l'Écologie. GDF
importe l'essentiel de son gaz. Les prix sont indexés sur ceux des
produits pétroliers. Le baril de brut a augmenté tout au long de
l'année 2007 et frôle aujourd'hui les 100 dollars le baril.
Chiffre d'affaires en progrè
« Pour un foyer moyen, l'augmentation de la facture de gaz induite
ne sera que de l'ordre de 3 euros TTC par mois », minimise les
ministres. Depuis quelques jours, Christine Lagarde rodait
l'argumentation gouvernementale en expliquant que la dernière
augmentation des tarifs régulés (fixés par l'État) remontait à mai
2006. De son côté, Gaz de France avait chiffré à quelque 950 millions
d'euros le manque à gagner dû à ce gel des tarifs. Pourtant, en mars
2007, le groupe annonçait un chiffre d'affaires de 27,6 milliards
d'euros, en progression de 21 %, et un résultat net en augmentation de
29 %. L'association Que choisir rappelait, hier matin, qu'entre
« novembre 2004 et mai 2006 l'augmentation cumulée des prix du gaz pour
les particuliers a atteint 35 % alors que, sur la même période, le
chiffre d'affaires du groupe augmentait de près de 58 % et le résultat
net de près de 70 % ».
Réduire l'écart avec Suez
Le 18 décembre dernier, GDF a lancé un programme de rachat d'actions
d'environ 1 milliard de dollars pour tenter de « réduire l'écart » de
valeur boursière avec Suez dans le cadre de la fusion prévue des deux
groupes. GDF réclamait une augmentation des tarifs de 6 % aussi (et
peut-être surtout) pour tenter de maintenir l'écart entre les titres
des deux groupes à moins de 5 euros par action comme ils l'étaient au
moment de l'annonce de la fusion, en septembre. Il s'est depuis creusé
à près de 7 euros. Les syndicats de GDF avaient immédiatement mis cette
décision en relation avec l'augmentation prévisible des tarifs, parlant
de « scandale financier » et expliquant que, si GDF possède 1 milliard
d'euros de réserve pour racheter ses actions, il n'a pas besoin de
demander une augmentation des tarifs.
Paule Masson
l' Huma du 28 / 12 / 07
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| samedi 29 décembre 2007, a 17:43 |
| Récession aux USA : 13 Etats fédérés menacés de faillite . |

Récession aux USA : 13 États fédérés menacés de faillite
Aux États-Unis, la crise des subprimes ne touche pas
que les institutions bancaires et les fonds de placement : elle atteint
désormais les États fédérés. La chute des revenus des taxes foncières
s'ajoute à une faiblesse structurelle des ressources des États fédérés,
trop longtemps adeptes des théories libertariennes de baisses des
impôts locaux.
Si rien n'est fait, en 2009, le déficit cumulé de 13
États fédérés (Arizona, Californie, Caroline du Sud, Floride, Kentucky,
Maine, Massachusetts, Minnesota, Nevada, New Jersey, New York, Rhode
Island et Virginie) atteindra au moins 23 milliards de dollars et la
crise s'étendra progressivement à d'autres États en 2010 (Alabama,
Illinois, Maryland, Michigan, Missouri, Ohio, Oklahoma, Texas, Vermont
et Wisconsin).
Pour prévenir la faillite, les gouverneurs vont devoir
d'urgence à la fois augmenter les impôts locaux et réduire les services
publics de santé et d'éducation qu'ils gérent, plongeant le pays dans
une spirale récessive.
http://www.voltairenet.org/article153818.html
De : Récession
samedi 29 décembre 2007 |
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| samedi 29 décembre 2007, a 17:11 |
| Le conseil municipal de LANESTER demande un référendum pour la ratification du traité de Lisbonne . |

samedi 29 décembre 2007 (14h46) :

Parmi les rares bonnes nouvelles en faveur de la
Démocratie, voici le voeu adopté par le Conseil Municipal de Lanester,
hier soir
communication@ville-lanester.fr
pour le Collectif antilibéral de Lanester
Jean-Pierre Lefeuvre
Vu adopté par le Conseil Municipal de Lanester, le 20 décembre 2007
Le nouveau traité dit “de Lisbonne” qui vient d'être
approuvé par les chefs des gouvernements européens doit être maintenant
soumis à ratification.
Ce texte qui remplace le projet de Traité
Constitutionnel Européen (TCE), rejeté majoritairement par le peuple
français lors du référendum de mai 2005, reprend un certain nombre de
dispositions essentielles du défunt T. C. E.
Ce qui a été rejeté en 2005 par le suffrage universel
ne saurait en bonne logique et en saine morale être institué
aujourd'hui que par un nouvel arbitrage du suffrage universel. Refuser
maintenant de recourir à cet arbitrage constituerait à l'évidence un
déni de démocratie.
Le Conseil Municipal de Lanester, dans la logique des
pratiques locales de consultation des habitants sur les projets qui les
concernent, demande solennellement au Président de la République de
soumettre à référendum la ratification du traité de Lisbonne.
Il appelle en urgence toutes celles et tous ceux qui
sont attachés à la démocratie et à une Europe fondées sur l'adhésion
des peuples, qu'ils soient pour ou contre le nouveau traité, à soutenir
cet appel.
De : Jean-Pierre Lefeuvre
samedi 29 décembre 2007
cite BELLACIAO
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| samedi 29 décembre 2007, a 11:35 |
| Condamnation du P.C.F |
« Le
Parti communiste français exprime sa consternation et sa condamnation
suite à l'attentat suicide » dans la banlieue d'Islamabad « qui a coûté
la vie à près de 20 personnes, dont Mme Benazir Bhutto », affirme le
PCF dans un communiqué. Ajoutant : « Une fois encore le Pakistan fait
l'objet d'une tentative de déstabilisation par un terrorisme meurtrier
qui profite de la faiblesse de la démocratie, de la fragilité des
conditions de développement et des réponses aux attentes sociales et
populaires. »
l' Huma du 28 / 12 /07
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| samedi 29 décembre 2007, a 09:33 |
| Les coups tordus . |
Editorial par Pierre Laurent
Présenté juste avant Noël comme une victoire de la
doctrine présidentielle « travailler plus pour gagner plus », le
référendum patronal organisé dans l'usine Continental de Sarreguemines
n'a pas tout à fait la même allure vu de plus près. Nous nous sommes
rendus sur place au lendemain du vote des salariés qui a ratifié le
retour aux 40 heures. Tous les témoignages convergent. C'est avec
beaucoup de fatalisme et la peur au ventre sur l'avenir de leurs
familles que les ouvriers sont allés voter. Nous sommes très loin de
l'adhésion vantée par la propagande patronale et gouvernementale.
Instructif aussi le détail des moyens de communication utilisés par la
direction de l'entreprise, qui ne trouve pas un centime pour augmenter
ses salariés, mais en trouve beaucoup plus facilement quand il s'agit
d'inonder le personnel de son discours. Le chantage à la fermeture de
l'usine a été mis en scène sous toutes les coutures. Et le maire UMP de
la ville est venu prêter main-forte sans hésiter. Décidément, patronat
et UMP savent se renvoyer la balle. À l'échelon local comme au plus
haut sommet de l'État. N'est-ce pas Messieurs Sarkozy et Bolloré ?
Pendant que le nouveau couple présidentiel s'offre des vacances aux
frais de ses amis boursiers et que l'on amuse la galerie avec le récit
quotidien de leur idylle au pays des pharaons, le gouvernement en
profite pour continuer à combler de cadeaux la hotte du MEDEF. Le
dernier en date n'est pas mince. Affichant le plus total mépris des
négociations, il a inscrit en pleine période de congés dans les décrets
d'application de la réforme des régimes spéciaux le passage non plus à
40 ans mais à 41 années de cotisations pour la retraite. Une véritable
provocation qui, cette fois, ne vise pas seulement les salariés des
régimes spéciaux, mais l'ensemble des salariés, du public comme du
privé. En effet, cette question doit théoriquement être examinée lors
du rendez-vous sur les retraites, prévu en 2008. L'inscrire par
anticipation dans les décrets concernant les régimes spéciaux, c'est
forcer la main de tous les salariés et tenter de vider par avance le
rendez-vous de négociations de 2008 de toute substance.
La méthode Sarkozy se révèle une nouvelle fois pour ce qu'elle est :
une méthode de mensonges grossiers. Comme nous n'avons cessé de le
dire, la campagne qui visait à faire passer les cheminots et leurs
collègues de la RATP et d'EDF-GDF pour des privilégiés n'était qu'un
leurre destiné à permettre d'enfoncer plus tard les garanties
collectives de tous les salariés. L'éditorialiste du journal des
affaires les Échos, nouvelle propriété d'un autre ami du président, le
milliardaire Bernard Arnault, vendait hier clairement la mèche. « La
publication prochaine des décrets mettant en oeuvre la réforme des
régimes spéciaux de retraite, écrit Henri Gibier, représente, d'une
certaine façon, l'ultime pierre qui vient couronner quelque quinze ans
d'efforts déployés par les gouvernements successifs pour désamorcer la
“bombe” des 60 ans. » C'est donc bien le droit à la retraite à 60 ans
dans son ensemble qui est visé et non tel ou tel régime spécial.
Présentée comme nouvelle, la méthode Sarkozy utilise au moins une
recette vieille comme le monde patronal, le mauvais coup en période de
congés. Le nouveau président y ajoute l'étalage du cynisme, les
salariés apprenant la nouvelle en regardant des journaux télévisés où
se côtoient la misère des uns et le luxe des autres.
Toutefois, quoi qu'en rêvent le président et ses commanditaires du
CAC 40, le dossier des retraites n'est pas clos. Il se confirme au
contraire après ce dernier coup tordu qu'il sera l'un des grands enjeux
de l'année sociale 2008 .
l' Huma du 27 / 12 / 07
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| samedi 29 décembre 2007, a 08:42 |
| Le MEDEF veut supprimer la durée légale du travail,l'UMP le fait ! |
Vendredi 28 Décembre 2007 - 16:47
François Fillon (Premier ministres UMP) envisage la suppression de la durée légale du travail comme le demande le MEDEF
A peine plus d'un mois après les déclarations de Laurence Parisot
, présidente du MEDEF qui se demandait, le 21 novembre, s'il ne fallait
pas « poser sur la table la question de la suppression de la durée
légale du travail », le Premier ministre semble en proie aux mêmes
interrogations. François Fillon se demande « à quelles conditions de
validité devrait être soumis un accord d'entreprise pour qu'il puisse
librement déterminer les règles applicables en matière de durée du
travail […] : seuil de déclenchement des heures supplémentaires, taux
de majoration applicables […] ». Autrement dit : comment supprimer la
durée légale du travail, seuil à partir duquel sont comptabilisées les
heures supplémentaires - et leur majoration à 25 %. Cette remise en cause de moins en
moins masquée a fait réagir les organisations syndicales. Le secrétaire
général de la CGT, Bernard Thibault, qui voit dans cette proposition «
la reprise quasi in extenso de la revendication du MEDEF », considère
cette éventualité comme le début d'« une révolution du droit social en
France ». Aucune raison, explique-t-il à Libération, de ne pas déroger
ensuite, par accord d'entreprise, au SMIC ou à d'autres règles
applicables à tous du droit du travail, pour aboutir à « un dumping
social généralisé, à une concurrence entre entreprises sur des critères
sociaux ». Fillon/Sarkozy/Parisot veulent le
beurre et l'argent du beurre en même temps, bref la super arnaque
contre tous les salariés. Un grand retour au XIXème siècle avec une
droite et un patronat archaïque. Nicolas Maury
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| vendredi 28 décembre 2007, a 22:52 |
| Expérimentation du RSA : VIGILANCE ! |
Cidefil 21 décembre 2007
Expérimentation du RSA : vigilance du groupe communiste du 76
L'Assemblée
Départementale a décidé d'expérimenter le nouveau dispositif de «
Revenu de Solidarité Active » dans le canton d'Elbeuf pour trois ans.
Au nom du groupe communiste, Jean-Louis JEGADEN a
considéré que ce dispositif s'inscrit dans la restructuration libérale
de notre société mise en œuvre par N. SARKOZY, et qu'il y a loin entre
le projet de l'ancien Président d'Emmaüs (qui prévoyait notamment 8
milliards d'euros pour éradiquer la pauvreté en France) et l'actuelle
mouture de RSA puisqu'il ne reste plus que 25 millions d'euros budgétés
par l'Etat.
Plus grave, « en ne prévoyant pas de participation des
employeurs, c'est encore une fois les exonérer de leurs responsabilités
et leur offrir des travailleurs à coût réduit, contraints d'accepter
les emplois les plus pénibles et des conditions de travail dégradées ».
Le Gouvernement, en se saisissant du RSA veut en fait
offrir aux entreprises une plus grande flexibilité dans la gestion de
la main d'œuvre.
Comment penser en effet raisonnablement que le patronat
résisterait à un tel effet d'aubaine qui reporte sur les collectivités
locales, donc sur les impôts locaux, ce qui est de leur responsabilité
et de celle de l'Etat.
Avec le RSA, il ne s'agit pas d'imposer aux employeurs
de mieux payer le travail mais de compenser des salaires de plus en
plus bas par une augmentation des prestations assurées par les
collectivités publiques.
« Nous sommes donc très circonspects sur cette mesure
mais, dans un esprit constructif, et parce que sommes confrontés à une
demande importante des personnes intéressées, nous ne refuserons pas
une expérimentation très localisée, en Seine Maritime, tout en appelant
à la vigilance face aux effets pervers du dispositif ».
Nous verrons si, notamment, il ne sera pas utile de
placer quelques garde fous et de revenir sur la proposition faite dans
le rapport de cibler les bénéficiaires du RSA « quelque soit le type de
contrat » (CDI, CDD, intérim…) et « quelque soit le nombre d'heures
travaillées ». Pour exemple, le Département de Seine-Saint-Denis a pour
sa part décidé d'emblée de conditionner le déclenchement du RSA à
l'accès à un emploi au moins égal à un mi-temps (sur la base du
SMIC).'' »
Contact : Jean-Louis JEGADEN
Voir en ligne : Le site des élus communistes de Seine-Maritime
Action sociale/solidarité
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| vendredi 28 décembre 2007, a 22:34 |
| Neuf associations contre la banalisation du livret A . |
Un collectif de neuf associations de
consommateurs (ADEIC, AFOC, ASSECO-CFDT, CGL, CNAFFAL, CNL, FNAUT,
INDECOSA-CGT, Léo Lagrange Consommation), ConsoFrance, a publié hier un
communiqué dans lequel il fait part de son inquiétude pour l'avenir du
Livret A. La banalisation de sa distribution risque de drainer une
partie de ses encours vers une épargne plus spéculative et risquée
tandis que la clientèle sociale serait laissée aux réseaux historiques.
Le Livret A est pourtant « un outil utile et efficace pour le
financement du logement social », qui pourrait l'être davantage.
ConsoFrance estime que le Livret A constitue « un service public
inaliénable et échappe aux règles communautaires de la libre
concurrence édictées par les traités commerciaux européens ».
l' Huma du 27 / 12 / 07 |
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| vendredi 28 décembre 2007, a 22:08 |
| Passage aux 40 heures : attention à l'intox ! |
Un accord d'entreprise ne peut pas augmenter la durée légale du travail.
L'usine Continental à Sarreguemine est-elle repassée
aux 40 heures d'avant 1982, comme le laisse croire l'offensive
médiatique qu'elle a menée avec succès ? Non, pour la bonne raison
qu'elle n'en a pas le droit. Elle a simplement imposé aux salariés des
heures supplémentaires obligatoires.
Pour comprendre ce débat, il faut rappeler ce que signifient les
« 35 heures ». Les « 35 heures hebdomadaires » fixées par la loi ne
sont pas une durée maximale de travail, ni une durée de travail
effective. C'est la durée légale du travail, c'est-à-dire le seuil à
partir duquel se déclenchent les heures supplémentaires. À partir de la
36e heure de travail, l'employeur doit payer au salarié une majoration,
qui va de 10 % à 25 % jusqu'à la 43e heure, puis qui est
de 50 % au-delà. L'employeur peut faire travailler ses salariés dans
la limite de 44 heures en moyenne sur une période de douze semaines
consécutives, et dans la limite absolue de 48 heures par semaine. Un
système qui reste très souple pour les entreprises.
Continental affirme avoir pris « en compte les souhaits exprimés »
par les salariés en payant et en majorant chaque heure supplémentaire.
C'est assez gonflé de sa part, puisqu'elle n'avait pas le choix : ces
règles sont d'ordre public, ce qui signifie qu'il est interdit de
négocier en dessous du seuil de protection qu'elles offrent aux
salariés. La durée légale du travail est également d'ordre public :
comme son nom l'indique, elle est fixée par la loi, et un employeur ne
peut pas, dans son coin, décider de l'augmenter. L'opération menée par
Continental ressemble donc fort à une offensive idéologique. Les
syndicats de l'usine devront toutefois être attentifs à certaines
questions : Continental instaure des heures supplémentaires
obligatoires et structurelles, alors qu'elles doivent répondre à un
surcoût ponctuel d'activité. Ils devront également vérifier que
l'accord ne baisse pas la rémunération de certains salariés. Enfin, ils
pourront s'interroger sur la loyauté de la négociation qui les a amenés
à signer un tel accord.
Lucy Bateman
l' Huma du 27 / 12 / 07
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| vendredi 28 décembre 2007, a 19:55 |
| Défendre le livret A . |
Cidefil 21 décembre 2007
Déclaration de l'Anecr
Défendre le Livret A, outil public pour des droits fondamentaux
vendredi 21 décembre 2007
A quelques jours des fêtes de fin d'année est rendu public le rapport
Camdessus qui était annoncé comme allant au devant des souhaits de
Bruxelles dans l'attaque du Livret A et du financement du logement
social. Les craintes étaient fondées !
Nous accusons l'Etat d'un manquement à sa parole : lui
qui, il y a peu encore prétendait porter une défense résolue contre
l'injonction européenne avec un recours devant la Cour de justice
européenne, a aujourd'hui un discours d'acceptation. S'il doit en outre
suivre les recommandations de ce rapport, il se rend coupable d'un acte
de plus dans la mise à mort d'un outil d'intervention publique : Sans
les prêts de la Caisse des dépôts et consignations sur la collecte
centralisée des fonds du Livret A, aucun des logements HLM qui existent
n'aurait pu être construit à des conditions d'accessibilité réelle pour
les familles, aucun logement réellement social ne pourra voir le jour.
Les préconisations de ce rapport sont aussi, quoi qu'en dise Monsieur
Camdessus un recul dans l'accessibilité bancaire.
Il prétend aller contre « beaucoup d'idées reçues,
d'intérêts acquis et d'inertie » et prétend que les affirmations d'une
centralisation exclusive à la Caisse des Dépôts pour un financement du
logement social au meilleur prix ou d'une Banque Postale, des Caisses
d'Epargne et Crédit Mutuel comme les mieux à même d'assurer la mission
publique d'accessibilité bancaire relèvent de ces préjugés.
Il dénonce les insuffisances du financement actuel du
logement social. Mais affirme comme une évidence que « l'Etat n'est pas
en mesure d'accroître ses dotations budgétaires ». Pourtant, chacun
sait que le coût d'un crédit est d'autant plus important que l'apport
initial est faible ! Le projet de loi de finances pour 2008 prévoit,
pour les logements sociaux PLUS, qui sont le HLM « normal » ouvert à 70
% de la population, un niveau de subvention de l'Etat dérisoire : 2 700
euros par logement !
Il dénonce la rémunération des épargnants (un quart de
point coûterait 500 millions d'euros par an) et des collecteurs (la
commission de 1,3 % à la Banque Postale coûterait 650 millions d'euros
par an). Mais il ne dit rien des 50 milliards d'euros que l'Etat a
consciencieusement prélevé des fonds du Livret A pour alimenter son
budget depuis 15 ans !
Il prône l'achèvement de la mutation en cours, vers le
statut de banque de plein exercice, des établissements qui ont
bénéficié jusqu'ici du monopole de la distribution du livret A. Il n'y
aura plus de différence dans l'action pour l'accessibilité bancaire
entre La Poste et les autres banques. Même le maillage du territoire
que proposait ce service public est remis en cause par cette
libéralisation des modes de gestion qui vaut fermetures de postes
lorsqu'elles ne sont plus rentables. Les élus communistes et
républicains sont attachés à La Poste, à la défense du Livret A et
d'une Caisse des dépôts et consignations restant forte sous le contrôle
du Parlement à la fois comme outil d'un droit au logement pour tous et
d'un droit à l'accès à la banque pour tous. Ces établissements sont
aussi des partenaires financiers importants des projets des
collectivités territoriales au profit des usagers des services publics
locaux.
Ceux qui ne s'opposeront pas à cette banalisation de la
collecte, à cette perte de moyens d'actions pour une Caisse des dépôts
et consignations qui verrait s'éloigner la centralisation des Livrets A
et pour des établissements de La Poste laminés par la concurrence libre
et faussée de banques qui n'assument pas de mission sociale ; tous ceux
là porteront une responsabilité dans l'alimentation de la crise du
logement et dans la dégradation des conditions de vie de millions de
familles qui n'ont que le Livret A pour disposer de moyens bancaires.
Tout citoyen peut d'ores et déjà interroger ses parlementaires et ses
élus territoriaux d'aujourd'hui et de demain : qu'avez-vous fait ?
qu'allez-vous faire ?
Notre Association participe au lancement d'une campagne
nationale « Pas touche au Livret A ! » et à toutes les actions qui
seront menées dans ce sens. Nous invitons l'ensemble des acteurs de
cette bataille et de toutes celles qui poursuivent l'objectif d'un
véritable droit au logement pour tous et partout à participer aux
quatrièmes états généraux du logement et de la ville qui se tiendront
le samedi 2 février prochain à Bobigny. Cette démarche entreprise
depuis 2004 de construction des contenus d'un service public national
et décentralisé du logement et de l'habitat porte aussi l'exigence d'un
pôle public financier et bancaire fort accompagnant ce nouveau service
public.
Association Nationale des Elus Communistes et Républicains
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| vendredi 28 décembre 2007, a 19:07 |
| Le prix de l'eau peut baisser . |
Cidefil 21 décembre 2007

Déclaration de Jacques Perreux, Vice-président du Conseil Général du Val-de-Marne
Le contrat de concession que le SEDIF a avec Veolia
pour la distribution de l'eau dans les 144 communes qui composent ce
syndicat, va arriver a expiration en 2010 ; c'est donc un enjeu qui est
au cœur des prochaines élections municipales. C'est une question de
démocratie et de transparence que chaque candidat dise s'il se prononce
ou pas pour le renouvellement de ce contrat de concession. De ce point
de vu c'est encourageant qu'un certain nombre de Maires s'interrogent
publiquement et parfois même prennent position clairement pour un
retour en gestion directe.
Toutes les études et enquêtes et dernièrement encore
celle de « Que choisir » –au delà de certains éléments controversés-
témoignent que le prix de l'eau est nettement moins élevé en gestion
publique qu'en gestion déléguée : 20, 30 et parfois même 40% de
différence.
J'ai en mémoire cette remarque faite par la Cour des
Comptes dans l'un de ses nombreux rapports publics diffusés sur ce
sujet : « les collectivités n'ont pas toujours une connaissance
suffisante des services dont elles conservent la responsabilité »,
ajoutant « qu'elles finissent par ne plus être en mesure d'éviter
certaines dérives et notamment la progression injustifiée de certaines
charges ».
De plus, d'autres arguments poussent à préférer la gestion publique :
une raison éthique. Comment admettre que sur un don de la nature, bien
commun qui appartient à tous les êtres vivants de l'humanité, et donc à
personne en particulier, certains puissent réaliser des profits
fabuleux ?
un principe de précaution. L'eau est vitale. Sa fragilité et sa
dégradation nous obligent à en prendre soin pour aujourd'hui et pour
les générations futures. Il faut donc que tous les acteurs de l'eau
n'aient pas d'autres intérêts et objectifs que de la protéger. Ce n'est
pas faire injure aux actionnaires de penser que là n'est pas leur
préoccupation première.
un principe de solidarité. Il y à tant de peuples dans le monde qui se
battent –parfois durement- pour empêcher la privatisation de leur eau
par les multinationales françaises que si nous voulons être solidaires
de leur combat il nous faut donc ici, ne pas donner le contre exemple
en leur confiant, chez nous, cette gestion de l'eau.
Et puis, je veux dire que mon expérience de
Vice-Président d'un Conseil général, qui a fait le choix politique d'un
service public pour l'assainissement, prouve que c'est cette gestion là
qui permet le mieux l'éducation à l'eau, la prévention, la citoyenneté
et les expérimentations innovantes.
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| vendredi 28 décembre 2007, a 18:39 |
| Lagarde : ' Souriez ! La crise s'aggrave' |
La pétulante Christine Lagarde, ministre de
l'Economie, se veut rassurante sur la crise financière venue des
Etats-Unis. Mais les banques françaises ont pris des grosses claques et
certains experts parlent de récession

Tandis que Jacques Attali annonce une récession,
n'hésitant pas évoquer le spectre du crise économique d'une ampleur
comparable à celle de 1929, la ministre de l'Économie, Christine
Lagarde, s'est pour sa part efforcée de rassurer l'opinion la semaine
dernière. Lundi 17 décembre lors d'une interview sur I-Télé, elle a
ainsi réagi au propos d' Attali : « Dire que nous sommes à la veille
d'une grande crise économique, ça me paraît excessif ». Et d'ajouter
que, selon elle, la crise du crédit qui s'est ouverte cet été aux
États-Unis devrait avoir chez nous des « effets mesurés ». « Nous
aurons des effets mesurés de la crise de l'été. L'Europe est moins
affectée » a t-elle assuré.
L'occasion d'apprécier le changement de ton en quelques mois de
notre ministre. Alors qu'éclate la crise cet été aux États Unis, le 24
Août lors d'une conférence de presse de « rentrée » à Bercy, Mme
Lagarde qualifie alors la situation dans le secteur bancaire ( français
) de « tout à fait saine » en affirmant que “les grandes banques
françaises sont peu exposées au risque subprime”.
Un optimisme pourtant déjà démenti à l'époque, en coulisse par
nombres d' acteurs du marché du crédit. Dès août un responsable de
l'ADIL (Agences Départementales pour l'Information sur le Logement), un
organisme sous la tutelle du ministère de l'Économie), évoquant une
réunion à Bercy sur le sujet, tirait une conclusion inverse ; « la
crise ne fait que commencer, les problèmes sont devant nous. »
confiait-il à Bakchich. Le petit monde de la banque bruisse, lui, de
rumeurs sur un nettoyage en douce des comptes de plusieurs grandes
banques françaises. « C'est au printemps qu'on va découvrir l'ampleur
réelle des dégâts » assure un banquier, en citant 3 grandes banques
françaises particulièrement exposées selon lui. Des concurrents bien
entendu …
Toujours est t-il que la crise du crédit s'est effectivement muée en
crise financière. La confiance a disparu, chacun suspectant l'autre de
maquiller ses comptes et de receler des monceaux de cadavres dans ses
placards. Comme l'annonce « le Monde » après la publication des –
inquiétants – résultats du Crédit Agricole, la Commission bancaire,
l'autorité de tutelle des banques françaises, exige subitement des
banques françaises qu'elles passent leurs comptes « à la paille de fer
». Selon une source proche de la Banque de France citée par le
quotidien, cette initiative serait motivée par « des niveaux
d'exposition qui n'étaient pas considérés comme susceptibles de poser
problème au 3e trimestre, le sont désormais, en raison des incertitudes
sur l'ampleur et la durée de la crise ». En résumé, cela tourne au
vinaigre. Dans une interview accordée aux Echos (19 décembre 2007)
Daniel Bouton, patron de la Société Générale et président de la
fédération bancaire française, évalue entre 150 et 250 milliards de $
le coût de la crise « proprement dite » des subprimes. « Pour le
moment, assure Daniel Bouton le risque de contagion au reste de
l'économie est limitée » . Trois jours plus tôt, Jacques Attali avait
lui chiffré pour le JDD, l'addition « à 10 % du PIB mondial, soit 4.000
milliards de dollars, c'est-à-dire 50 fois plus que les pertes générées
dans les industries de pointe par l'explosion de la bulle internet.
Cette crise n'est pas cantonnée au secteur du logement, car elle révèle
que les banques ont réprêté leurs prêts à n'importe qui, pour les
racheter ensuite beaucoup plus cher. C'était à la mode » ( ..)
C'est dire si les estimations de nos « experts » varient : de 150 à
250 milliards pour l'un à 4000 milliards de dollars, il y a comme qui
dirait une marge assez inquiétante sur la transparence du système
bancaire. Le 22 octobre dernier, s'exprimant lors d'un point presse à
New York (en anglais), Christine Lagarde expliquait de son côté que la
crise du subprime « sera compensée par les mesures sur les heures
supplémentaires » et « les autres mesures engagées par le gouvernement
».
En un moins d'un trimestre l'analyse de la situation par notre
ministre de l' économie et des finances a fait un joli bout de chemin.
Nous sommes donc passé d'une situation « totalement saine » au
sentiment que l'apocalypse économique prophétisé par Jacques Attali : «
nous sommes en 1928 ! » est un tantinet « excessif ».
Dans ce contexte, Fillon déclarant l'État « en faillite » apparaît comme un joyeux boute-en train.
Nicolas Maury ( source www.bakchich.info )
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| vendredi 28 décembre 2007, a 17:56 |
| Soutenon le syndicaliste Marc Auray à la Cour d'appel de Grenoble le jeudi 10 janvier 2008 |

Marc AURAY, syndicaliste CGT, malmené lors d'un
rassemblement à Vienne en 2005 pour défendre l'hôpital public, a été
condamné à 15 jours de prison avec sursis, 3700 euros de dédommagements
pour 2 CRS, amende et frais de justice, et 5 ans de mise à l'épreuve,
lors de son premier jugement au tribunal de Vienne à l'automne 2006. Il
a fait appel et passe le jeudi 10 janvier en cour d'appel de Grenoble.
Le 29 avril 2005, un rassemblement régional avait été
appelé par des syndicalistes à l'entrée de l'hôpital de Vienne pour
demander des moyens au ministre de l'époque, monsieur Douste-Blazy venu
en visite. Marc Auray, dirigeant syndical CGT à l'hôpital du Vinatier,
avait garé un véhicule sono à l'endroit où les personnes des
renseignements généraux l'avaient demandé. Cependant, des forces de
police étaient entrées dans l'hôpital pour exiger le retrait du
véhicule sono. Il paraît clair qu'il y avait contradiction entre les
ordres donnés par les RG et les CRS, alors même que le Directeur
départemental de la sécurité publique était sur place !
Marc avait tenté de négocier, mais avait été
immédiatement bousculé, renversé par terre, menotté, puis traîné
derrière des bâtiments… Les manifestants avaient alors interpellé les
policiers, et après discussion, Marc avait été relâché et avait fait
partie comme prévu de la délégation reçue une demi-heure plus tard par
le ministre. Marc Auray avait ensuite fait constater par un médecin les
blessures physiques occasionnés par les CRS.
C'est pourtant Marc qui s'est retrouvé devant le
tribunal correctionnel de Vienne le 22 septembre 2006, accusé d'injures
et violences envers les forces de police, deux CRS s'étant vus accorder
(généreusement ?) des jours d'arrêt de travail : l'un 3 jours, l'autre
7 jours. [1]
Lors du procès, des témoins relataient, photos à
l'appui, que c'est Marc qui avait été fortement malmené sans raison par
certains membres des forces de l'ordre. Et Marc était soutenu par un
rassemblement de plusieurs dizaines de personnes devant le tribunal.
Mis en délibéré, le verdict tombait le 13 octobre 2006 :
15 jours de prison avec sursis 3 700 euros de
dédommagements pour les policiers, amende et frais de justice. Cela
fait une somme considérable à payer pour ce syndicaliste CGT de
l'Hôpital du Vinatier, accusé d'outrages et violences sur les forces de
l'ordre, alors que c'est lui qui a été maltraité aussi bien oralement
que physiquement par des policiers !
Faudrait-il que Marc paie pour les incohérences,
volontaires ou non, les ordres contradictoires des corps de police sur
place lors de ce rassemblement pour la venue du ministre de la santé.
Veut-on aussi le faire payer pour son activité syndicale ?
Toujours est-il que, très courageux, Marc a
immédiatement décidé de faire appel. Il s'en était expliqué sur
rebellyon.info dans cet article publié le 28 octobre 2006 .
Marc Auray passe donc en appel
le jeudi 10 janvier 2008 à 14h devant le tribunal de
Grenoble. Manifestation à 11h avec casse croûte revendicatif à 14h
(départ en car du Vinatier à 9 h 30)
Soyons nombreux à le soutenir, et au delà à protester
contre les demandes abusives de dommages et intérêts de certains
policiers, ainsi que refuser la criminalisation des activités
syndicales.
Syndicat CGT du Vinatier : tél : 04 37 91 53 19
fax : 04 37 91 53 75 courriel : syndicat.cgt.chs.vinatier(Arobase)libertysurf.fr
[1] On connaît maintenant l'habitude d'une partie des
membres des forces du désordre d'arrondir régulièrement leurs fins de
mois en réclamant des dommages et intérêts, qu'ils se voient le plus
souvent accordés par une justice servile. C'est d'autant plus facile
pour eux qu'ils ne paient même pas leurs avocats, leurs syndicats
prenant les frais en charge !
De : cgt
jeudi 27 décembre 2007
cite BELLACIAO
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| vendredi 28 décembre 2007, a 17:34 |
| Fillon envisage la suppression de la durée légale du travail . |

Fillon envisage la suppression de
la durée légale du travail La durée légale du travail en France
vit-elle ses derniers instants ?
A peine plus d'un mois après les déclarations de Laurence Parisot,
présidente du Medef, qui se demandait, le 21 novembre, s'il ne fallait
pas « poser sur la table la question de la suppression de la durée
légale du travail », le Premier ministre semble en proie aux mêmes
interrogations. Dans un courrier adressé, mercredi, aux organisations
syndicales et patronales, François Fillon se demande « à quelles
conditions de validité devrait être soumis un accord d'entreprise pour
qu'il puisse librement déterminer les règles applicables en matière de
durée du travail […] : seuil de déclenchement des heures
supplémentaires, taux de majoration applicables […] ». Autrement dit :
comment supprimer la durée légale du travail, seuil à partir duquel
sont comptabilisées les heures supplémentaires - et leur majoration à
25 % - en renvoyant sa détermination non plus à la loi, mais à la
négociation d'entreprise.
Cette remise en cause de moins en moins masquée a fait
réagir les organisations syndicales. Le secrétaire général de la CGT,
Bernard Thibault, qui voit dans cette proposition « la reprise quasi in
extenso de la revendication du Medef », considère cette éventualité
comme le début d'« une révolution du droit social en France ». Aucune
raison, explique-t-il à Libération, de ne pas déroger ensuite, par
accord d'entreprise, au Smic ou à d'autres règles applicables à tous du
droit du travail, pour aboutir à « un dumping social généralisé, à une
concurrence entre entreprises sur des critères sociaux ».
D'autres centrales syndicales font aussi remarquer que
la fixation de la durée légale du travail à un niveau plus élevé que 35
heures serait également un bon moyen pour le gouvernement de faire des
économies… en rognant sur une de ses propres lois votée en août et en
grande pompe. En effet, les heures travaillées au-delà de la
trente-cinquième heure ne seraient plus considérées comme des heures
supplémentaires, elles ne bénéficieraient donc plus du régime de la loi
Tepa et des avantages qui y sont attachés : exonérations de cotisations
sociales et défiscalisation.
Source : Libération.fr
De : libé
vendredi 28 décembre 2007
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| vendredi 28 décembre 2007, a 16:53 |
| L'UMP recycle l'extrême droite . |
Élections
2008 . Le parti du président, qui se pose en dernier refuge d'élus
d'extrême droite soucieux de conserver leurs postes, entend en tirer
profit face à la gauche.
Pour préparer les municipales, l'UMP ne compte pas que
sur des alliances à gauche. L'ex-député UMP Jérôme Rivière (depuis
passé au Mouvement pour la France de Villiers) l'avait préconisé de
longue date, dans le Figaro du 4 avril 2007 : « La question d'un accord
avec le FN ne doit plus être taboue. » Or, si nationalement le Front
national s'effondre, l'extrême droite et ses alliés restent parfois
incontournables localement. Le parti de la majorité présidentielle
entend s'appuyer sur eux pour « barrer la route aux
socialo-communistes », comme il entend s'appuyer sur les élus qui, il y
a quelques années, ont « trahi » la droite dite « républicaine » en
s'alliant à l'extrême droite.
l'occasion d'une reconversion
Adhérent au Front national depuis 1974, Daniel Simonpiéri a été élu
en 1995 maire de Marignane, une des villes « laboratoire » du parti
(avec Toulon, Vitrolles et Orange). En 1986, Jean-Claude Gaudin fait
alliance avec le FN pour être élu président du conseil régional de
Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'occasion pour de nombreux élus, dont
Simonpiéri, d'entamer une reconversion au sein de la « droite
républicaine ». En 2000, le maire de Marseille lui fait une place à la
communauté urbaine de la métropole marseillaise. En 2004, le groupe
UMP-UDF au conseil régional l'accueille sur son banc. Son blanchiment
sera total à l'occasion des prochaines municipales : grâce à
Jean-Claude Gaudin, président de la commission d'investiture UMP,
Simonpiéri est candidat du parti de la majorité présidentielle. À Lyon,
la droite « sera unie » sous la houlette de Dominique Perben, investi
par l'UMP. Il a trouvé « un accord avec les anciens colistiers de
Charles Millon », ex-président de la région Rhône-Alpes élu avec les
voix du FN. Au grand dam de sa propre association de soutien, Lyon
Nouvel Horizon, dont le président, Philippe Genin, a déclaré à 20
Minutes, le 15 novembre : « La présence de certains élus (millonistes)
sur les listes de Dominique Perben me poserait un cas de conscience. »
À Nice, le maire sortant, Jacques Peyrat, UMP mais ancien du Front
national, s'est fait souffler l'investiture UMP par le secrétaire
d'État à l'Outre-Mer, Christian Estrosi. Proche de Nicolas Sarkozy, il
a lui aussi été allié au Front national en PACA. Mieux : en tant que
conseiller régional RPR partisan d'un accord avec Jean-Marie Le Pen, il
avait accueilli des transfuges du FN dans les rangs du RPR, s'assurant
la tête de l'opposition et passant à loisir des accords avec le FN et
le MNR.
une idéologie de droite dure .
Le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, « sas de
décontamination » entre l'extrême droite et la droite dite
« républicaine », est jugé « plus fréquentable » que le FN par l'UMP.
Il pourrait lui aussi signer des accords avec le parti du président de
la République. Comme lors des élections législatives, durant lesquelles
le parti de Nicolas Sarkozy n'a présenté personne face aux deux
sortants MPF de Vendée. Le but de l'UMP est davantage d'asseoir une
idéologie de droite dure que d'obtenir un avantage stratégique :
implanté essentiellement en Vendée, le MPF représente environ 2 % de
l'électorat national. Le but de son secrétaire général, Guillaume
Peltier, chargé de négocier avec l'UMP, est pragmatique : garantir la
réélection de ses maires, Jacques Bompard à Orange (Vaucluse) et
Jean-Louis Millet à Saint-Claude (Jura). « Le mot d'ordre est aux
accords locaux, avec pour objectif de tripler le nombre des conseillers
municipaux du MPF », souligne Guillaume Peltier. Des accords seraient
déjà trouvés dans le Rhône, les Hauts-de-Seine, en Bretagne, dans le
Nord… En tout, le parti espère « 500 places éligibles d'adjoints ou de
conseillers municipaux ». Et des têtes de liste assurées dans quelques
communes telles que Bollène (Vaucluse), que brigue la femme du maire
d'Orange, Marie-Claude Bompard, ou Vénissieux (Rhône).
Les alliés d'hier du Front national profitent de sa débâcle
électorale pour frayer avec la « droite décomplexée ». Avec d'autant
moins de frilosité que Nicolas Sarkozy, bouclant sa stratégie
d'embrasser tout le spectre politique, a signé l'amnistie des élus qui
ont lancé des passerelles vers leur droite : « L'alliance avec le FN,
c'est du passé. Il y a prescription », avait-il estimé en mars 2006 à
l'intention de Charles Millon. La maison UMP accueille à nouveau les
brebis égarées. Surtout lorsqu'elles ont facilité le rapprochement avec
l'extrême droite. Après tout, n'est-ce pas un des facteurs de la
victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle ?
Grégory Marin
l' Huma du 27 / 12 / 07
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| vendredi 28 décembre 2007, a 08:54 |
| ( On peut s'interroger sur la nature démocratique de la procédure ) |
Pour
le sociologue du travail, Jérôme Pélisse, la généralisation de ce type
de pratiques pourrait entraîner « une délégitimation de la
représentation syndicale ».
Comment analysez-vous ce qui vient de passer à l'usine Continental de Sarreguemines ?
Jérôme Pélisse. Précisons d'abord que la loi Aubry II, dans le cadre
de l'accord sur le passage aux 35 heures, prévoyait le recours au
référendum. Mais celui-ci était réservé aux entreprises privées d'une
réelle représentation syndicale. On voulait éviter qu'une seule
organisation syndicale puisse signer pour l'ensemble des salariés. Le
problème ne se posait pas ainsi dans le cas de l'usine Continental qui
compte 80 % de syndiqués et cinq organisations présentent sur le site.
On peut penser que les syndicats ne représentaient plus la base,
puisqu'ils étaient en désaccord avec le projet de la direction qui a
été voté majoritairement par les salariés, auquel cas il y aura une
recomposition syndicale. Mais on peut aussi avoir une appréhension plus
nuancée en prenant en compte les modalités de cette consultation pour
comprendre les écarts entre la position des organisations et celle de
la majorité des votants. De ce point de vue, il est évident que si les
représentants syndicaux avaient réussi à organiser des assemblées
générales, les résultats auraient été différents et en tout cas moins
massifs. On peut regarder ce qui se passe dans les universités où les
choix se font en assemblée générale pendant que les directeurs
d'établissement tentent d'organiser des votes individuels pour obtenir
un résultat inverse.
Peut-on alors parler d'une procédure démocratique ?
Jérôme Pélisse. C'est assez complexe. Oui, si l'on considère que
cela amène librement le salarié à se prononcer. Encore faut-il, je l'ai
dit, examiner précisément les modalités de la consultation. Mais c'est
une démocratie de type plus politique que syndicale où généralement les
décisions se prennent après délibération et selon un processus
collectif. Ici, sans la mettre en doute en tant que telle, on peut
s'interroger sur la nature démocratique de la procédure. N'oublions pas
que la consultation a été organisée par l, c'est-à-dire par l'acteur
qui, structurellement, a le plus de moyens et de ressources face à
l'employé qui, lui, est régi par un contrat de travail et lui est
subordonné. Très peu d'accords sur les 35 heures ayant recouru au
référendum ont connu une issue négative pour les directions.
Si ce type de pratiques devait se généraliser, quels en seraient les risques ?
Jérôme Pélisse. D'abord une délégitimation de la représentation
syndicale, qui devra se contenter de négocier quelques aménagements
mais avec une marge de manoeuvre beaucoup plus réduite. On peut tout à
fait imaginer que cela se traduira par une régression sociale puisque
la loi Fillon de 2004 sur le dialogue social a permis de généraliser
une inversion dans la hiérarchie des normes : alors qu'un accord
d'entreprise ne pouvait être plus défavorable qu'un accord de branche,
la loi permet aujourd'hui d'y déroger plus facilement au détriment des
salariés. Il suffira donc à l'employeur de réussir un référendum dans
l'entreprise pour « obliger » les délégués syndicaux à signer un accord
proposé par la direction, ou a n'en négocier que des modifications
mineures.
Entretien réalisé par Fr. D.
l' Huma du 27 / 12 / 07
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| vendredi 28 décembre 2007, a 08:29 |
| ( Nous avons été démunis face à ce matraquage ) |
Olivier Riff, ouvrier manutentionnaire, trente-neuf ans, responsable syndical CGT.
Depuis dix-huit ans Olivier Riff est opérateur chez
Continental. La période qu'il vient de traverser, depuis le choix de la
direction d'augmenter le temps de travail, a été « éprouvante ». « En
fin de compte, ce référendum a été utilisé par la direction contre les
syndicats, nous n'avions pas les moyens, de notre côté, d'éditer un
DVD, ou d'imposer des écrans plasma à l'intérieur de l'usine, comme ils
l'ont fait, pour défendre leur point de vue », lâche le syndicaliste.
« Il y a beaucoup de jeunes parmi nous et c'est notre premier
affrontement sévère avec la direction, nous n'avions sans doute pas les
ficelles pour rivaliser », constate-t-il. Pour autant, le jeune homme
ne se sent pas découragé. « Même si nous avons été démunis face à ce
matraquage, ces pressions et ce chantage à l'emploi, nous avons obtenu
d'écarter du dispositif les salariés de plus de cinquante-cinq ans, la
certitude d'obtenir la prime de groupe de 600 euros et le maintien à 5
heures du matin alors que la direction voulait le décaler à 6 heures.
Cela nous a appris beaucoup pour l'avenir, notamment sur la nécessité
de mobiliser les salariés en aval. Il faudra être beaucoup plus
virulent. » Le syndicaliste se veut lucide concernant l'avenir de
l'usine : « Des efforts ont été demandés aux salariés, mais si le
principe qui prévaut aujourd'hui, c'est-à-dire la concurrence avec les
usines allemandes, s'étend au-delà, vers les pays de l'Est ou l'Asie,
quarante heures hebdomadaires ou pas, notre unité fermera ! »
« D'ailleurs, j'ignore si les chiffres que nous donne la direction sont
réels ou non, il faut être vigilant car le jour où l'on nous apprendra
que l'on réfléchit à une éventuelle délocalisation de la production, il
sera trop tard », ajoute-t-il.
La bonne santé de l'entreprise n'aide guère à comprendre la
stratégie de la direction, selon Olivier. « Aujourd'hui, notre
entreprise fait des bénéfices et l'on nous demande des efforts,
qu'est-ce que ce sera si par malheur demain nous en faisions moins ? »
conclut-il.
Fr. D.
l' Huma du 27 / 12 / 07
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| vendredi 28 décembre 2007, a 07:59 |
| Les dessous d'un référendum |
Temps
de travail . Retour sur une consultation organisée à la mi-décembre
pour le retour aux 40 heures dans l'usine du fabricant de pneus,
Continental, basée à Sarreguemines.
Sarreguemines (Moselle), envoyé spécial.
Malgré leur « oui massif » pour le « retour aux 40 heures », la
satisfaction ne se lisait guère sur le visage des salariés qui se
croisaient à l'entrée de l'usine de Sarreguemines ce vendredi 21
décembre. Il est 14 heures, l'équipe d'après-midi vient relever celle
du matin qui a bravé un froid glacial pour être en poste dès l'aube. On
n'a « pas trop aimé », ici, le tapage médiatique fait autour de la
consultation interne qui s'est tenue du 16 au 18 décembre derniers.
Lorsque l'on évoque le résultat, qui clignote fièrement sur le grand
panneau d'affichage électronique dressé à l'entrée du site, « oui =
74 % », les réponses des salariés ne varient guère : « On ne pouvait
pas faire autrement, on ne veut pas voir disparaître l'usine. »
« Pourquoi obliger les gens ? »
Armand, confectionneur dans l'entreprise depuis trente-cinq ans, est
plus dubitatif : « Ça marchait très bien le volontariat, depuis que je
suis ici on n'a jamais manqué de monde pour faire des heures
supplémentaires, au contraire, alors pourquoi obliger les gens ? »
Une autre question vient naturellement à l'esprit : pourquoi les
salariés ont-ils très majoritairement accepté de se soumettre à la
proposition de la direction ? « C'est vrai qu'il y a eu pas mal de
pression, on a eu un peu peur pour l'avenir », reconnaît Julien, un
jeune ouvrier.
Gel des investissements et des embauches, suppression de la prime de
groupe et, à terme, fermeture du site, la direction allemande de
l'équipementier automobile avait avancé, il est vrai, quelques
arguments de poids avant de consulter ses employés.
Mais pour obtenir un vote positif à son projet d'allongement de la
durée du travail, elle est allée un peu plus loin : sept courriers, qui
auraient pu être remis en main propre aux salariés, ont été envoyés au
domicile conjugal. Cette intrusion volontaire dans la vie de familiale
a donné les résultats attendus, déplaçant l'espace du débat du lieu de
travail au foyer et multipliant du même coup les craintes et les
doutes. « Nous n'avons pas mis en place des mesures qui auraient pu
affecter le pouvoir d'achat. Si un accord sur le temps de travail n'est
pas trouvé, il nous faudra mettre en place d'autres mesures pour
réaliser les 2 millions d'économies demandés. » Extrait de l'une des
missives, la mise au point avait le mérite de faire réfléchir les plus
récalcitrants.
Craignant que cela ne suffise pas, la direction va procéder à
l'installation d'écrans plasma dans tous les points stratégiques de
l'usine pour diffuser en boucle ses arguments. Quel que soit le
support, la structure du récit reste la même : après quelques
congratulations partagées sur « le travail fait ensemble et la bonne
santé de l'entreprise », on dévoile brusquement les risques qui planent
et on pointe la responsabilité individuelle des employés sur le destin
de l'entreprise.
La cerise sur un gâteau qu'on craignait encore trop indigeste fut
l'édition d'un DVD de cinquante-deux minutes réalisé par la télé
locale. Aux patrons de la maison mère allemande revient le premier
rôle : le discours sous-titré de l'un deux, Bernhard Tricken, est sans
appel : « C'est clair, si on ne va pas vers les quarante heures pour
diminuer les coûts par rapport aux usines de l'Europe de l'Ouest, on
stoppera les investissements. » Le commentaire de début avait beau
rappeler que le groupe avait connu en 2006 une progression de son
chiffre d'affaires de 7,6 % et que les bénéfices des actionnaires
avaient augmenté de 5,6 %, la menace est pressante et paralyse la
moindre tentative d'analyse.
Un lourd chantage à l'emploi
Viennent ensuite les seconds rôles, le directeur local « qui a été
le premier surpris d'apprendre que le groupe avait bloqué la prime de
600 euros pour 2007 » mais qui sait « pouvoir compter sur le sens des
responsabilités de ses employés », ou encore Manuel, ouvrier, la
quarantaine joviale, « dix ans de boîte », fier de faire visiter la
grande maison « qu'il a construite de ses mains, grâce à Conti ». Enfin
le maire UMP de Sarreguemines, en guest star, viendra faire la
promotion « d'une entreprise qui compte pour le développement du
territoire ».
Le reportage trouve sa conclusion dans un micro-trottoir réalisé au
sein de l'usine et dans lequel 19 des 21 salariés interrogés ne « sont
pas contre le retour aux quarante heures. »
Devant leur poste, les 1 400 familles concernées, une fois passé le
moment de divertissement consistant à reconnaître l'un des leurs
s'affairant à son poste de travail, durent se rendre à l'évidence : il
faudra voter oui.
C'est ce « chantage à l'emploi » que tenteront de dénoncer sans succès les syndicats.
Une semaine plus tard, et après avoir obtenu quelques aménagements,
les principaux syndicats signeront l'accord. Avaient-ils d'autres
choix ?
Frédéric Durand
l' Huma du 27 / 12 / 07
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| jeudi 27 décembre 2007, a 17:47 |
| A Roissy des militants viennent d'être arrêtés et expultion d'une femme enceinte . |
Interpelation de 6 militants présents aujourd'hui, vers 16H00, à l'aéroport Charles de Gaulle.
Expulsion d'une jeune femme enceinte de 6,5 mois
Message reçu, aujourd'hui, de Rennes
Elle a 27 ans et est enceinte de 6,5 mois. Le père du
bébé est français, jusque là tout allait bien mais il y a eu un
problème avec la belle famille. Elle est en France depuis 2003. Elle y
est venue après le décès de sa mère, elle n'a jamais connu son père.
Donc elle est venue chez sa tante, qui vit à Paris, qui est sa plus
proche famille, elle est comme sa fille (elle est venue avec un visa de
tourisme). Elle est très faible physiquement et a une tension à 8
depuis une semaine. le départ prévu serait à Roissy CDG 2 terminal E à
16 h 55 pour Dakar par Air France. une précision Marie Claire, son
enfant a été reconnu par le père à la mairie de Brest, reconnaissance
prénatale. le jugement délivré autorisait la rétention de Marie Claire
da jusqu'au 27 décembre à 20 h.
9ème Collectif
transmis par Emma
De : 9ème collectif et RESF transmis par
jeudi 27 décembre 2007 cite BELLACIAO
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| jeudi 27 décembre 2007, a 17:09 |
| Petite histoire du Capitalisme . |
La petite histoire de capitalisme pour rappeler d'où vient la richesse
du CAC40 tant défendue par le MEDEF et la droite "pharaonique" de
Sarkozy: l'esclavage et le travail des enfants
D'où vient la richesse et le capital utilisé pendant le révolution
industrielle? d'une France rurale agricole ? il a bien fallu disposer
de capitaux pour investir dans la machine vapeur qui sera la base de la
première révolution industrielle, il faut des capitaux pour créer les
grandes manufactures de textiles du XIX° siècle. La richesse vient du
commerce triangulaire dans les Antilles pendant le XVI°-XVIII° siècle,
elle vient de l'esclavage.
Les marchands et négociants qui feront
fortune grâce au commerce triangulaire seront ceux qui seront à
l'origine du capitalisme et qui sont aujourd'hui les patrons du CAC40.
La traite Atlantique a permis aux économies européennes de se
développer rapidement, en trouvant un marché (l'Afrique) pour écouler
les produits manufacturés et une monnaie d'échange (les esclaves)
contre une matière première (le sucre). Pour Karl Marx la Traite
Atlantique, en commercialisant les marchandises des premières usines, a
permis l'accumulation primaire de capital permettant l'essor industriel
européen du XIXe siècle. "Ce fut la traite des nègres qui jeta les
fondements de la grandeur de Liverpool ; pour cette ville orthodoxe le
trafic de chair humaine constitua toute la méthode d'accumulation
primitive, Le CAPITAL, Section VIII, Chapitre 31".
Plus de 15 millions de personnes ont
été utilisé pour enrichir quelques capitalistes (d'autres historiens
annoncent 50 millions d'esclaves) et combien de millions de morts pour
la richesse des Rotchild, des Seilière, des patrons du CAC40 ?
D'où
vient la richesse des capitalistes et des industriels? les maîtres des
forges qui dirigent toujours le pays grâce au MEDEF/UMP se sont
enrichis grâce au travail des enfants et continuent de s'enrichir par
le travail en enfants via les délocalisations.
Aux XIX° siècle, les manufactures, les mines ou les chantiers
embauchent des ouvriers en masse, ceux-ci, le plus souvent avec de
nombreux enfants et un faible revenu, encouragent leurs enfants à
entrer avec eux à l'usine où ils effectuent les tâches subalternes dans
les mêmes mauvaises conditions que les adultes. Le travail des enfants,
avec celui des femmes, a trois avantages pour les industriels
capitalistes:
-Il permet de faire pression à la baisse sur les salaires des ouvriers adultes masculins ;
-Il permet de livrer la famille entière au travail ouvrier, ce qui accélère la rupture avec le monde rural traditionnel ;
-Il fournit une main-d'œuvre plus abondante, permettant d'utiliser les machines à plein rendement
-La petite taille des enfants leur permet d'effectuer certains tâches impossibles aux adultes selon les capitalistes
Le travail est non seulement très dur, mais les enquêtes de l'époque
témoignent en outre de sévices infligés par des employeurs : les
membres trop courts des enfants sont adaptés à la machine par des
appareillages, ils sont fouettés lorsque la cadence de production se
met à baisser. Ces conditions ont des conséquences sanitaires. Comme
les femmes, les enfants travaillant dans le textile sont souvent
frappés par la tuberculose, du fait de la poussière et de l'humidité.
Ils subissent aussi l'asthme, les allergies diverses. Les enfants
souffrent plus particulièrement de scolioses et de rachitisme. Les
garçons de onze et douze ans des milieux ouvriers ont une taille en
moyenne inférieure de 12 cm à ceux des milieux bourgeois et
aristocratiques allant à l'école.
En France, la loi du 21 mars 1841
portant l'âge minimum à 8 ans et limitant le travail de nuit. La durée
de travail est aussi réglementée et la scolarisation obligatoire
jusqu'à 12 ans mais ces mesures n'ont que peu d'effet car les
industriels cachent les enfants lors d'inspections. En 1874, une
nouvelle loi limite l'emploi avant 12 ans. L'arrivée de la
scolarisation obligatoire est le facteur le plus décisif de la baisse
du travail des enfants. Les allocations familiales octroyées en
fonction de l'assiduité scolaire contribuent encore à cette baisse. En
France la limite est à 16 ans, mais grâce à l'UMP cette limite a été
baissé à 14 ans pour le plus grand bonheur des patrons.
Le travail des enfants perdure
toujours et nos chers industriels du CAC40 en use toujours avec les
délocalisations vers les pays dit à "bas coûts". Un enfant sa coûte
moins cher qu'un ouvrier en France, le patronat le sait. Nicolas Maury
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| jeudi 27 décembre 2007, a 16:36 |
| NOËL A LA BERGERIE . |
Solidarité
. Le centre d'accueil d'Emmaüs de Besançon a fêté la nuit du 24
décembre dans la modestie et le blues au coeur. Avec des mots glaçants,
certains expliquent leur descente aux enfers.
Besançon (Doubs), correspondance particulière.
Le « Joyeux Noël » posé sur la table de la salle à manger du centre
d'accueil d'Emmaüs de Besançon (Doubs) ne suffit pas, en ce soir de
réveillon, à mettre un peu de baume au coeur des quatorze convives qui
vont partager le repas. « C'est certainement le jour le plus dur pour
beaucoup d'entre nous. Ce soir encore, nous ne partagerons pas ce
moment de fête avec notre famille et nos enfants. La solidarité des uns
et des autres, certes appréciée, ne permet pas d'oublier qu'au fond de
nous-mêmes nous sommes seuls », souligne Alain, un compagnon de longue
date de la Bergerie. Raymond, ami des compagnons venus partager ce
moment de fête, prolonge le propos : « Ici, le degré de galère se
calcule au poids de la valise que tu amènes avec toi. Et ils sont
nombreux à être arrivés sans rien. »
Quelques larmes apparaissent
Ce blues est pesant. Quelques larmes apparaissent sur les visages.
Stéphane, un jeune Lyonnais, s'ose à l'humour afin de remettre des
sourires sur les lèvres : « Je peux profiter du journal pour passer ma
commande de jouets ? » Pourquoi pas. Sa lettre au Père Noël, il
l'adresse au locataire de l'Élysée : « Papa Sarko, si tu pouvais mettre
dans la hotte du Noël de la Bergerie un Mercedes 120 chevaux, 20 mètres
cubes avec, en option si possible, un autoradio MP3. Avec ce véhicule
neuf, on pourrait travailler plus, ramassez encore plus d'objets que
nos contemporains ne veulent plus et, peut-être, que l'on vendrait
plus. Ces gains supplémentaires amélioreraient notre modeste ordinaire.
Merci Papa Sarko. » Objectif réussi, la bonne humeur revient. Le Papa
Noël de Tino Rossi retentit dans la cuisine et d'autres compagnons
emboîtent le pas de Stéphane pour exprimer leur demande de cadeaux.
Et on ne demande pas la lune à la communauté de la Bergerie, juste
un peu de justice sociale. Un souhait accompagné d'une pointe de
réalisme : « La misère, on la côtoie tous les jours avec ces gens qui
viennent ici chercher l'objet indispensable qu'ils ne peuvent plus
s'acheter dans le commerce. Je peux vous assurer que cette plaie
immonde ne recule pas et que, malgré les discours sur le pouvoir
d'achat tenus par ce gouvernement, les pauvres sont de plus en plus
pauvres et ils sont nombreux aujourd'hui à rejoindre le camp de la
galère », souligne Jean-Luc, un ancien cuisinier qui, avec des mots
glaçants, explique sa descente aux enfers. Un cheminement commun à de
nombreux pensionnaires de la Bergerie : « On perd son travail puis sa
famille, puis ses amis et on touche le fond quand on perd sa dignité.
Ici, on essaye de se reconstruire, mais dans ce monde où les égoïsmes
explosent, c'est dur », précise Raymond. Libor, un Tchèque arrivé
depuis trois jours à Besançon, relativise : « Oui, mais ici vous avez
la démocratie. Vous pouvez exprimer votre colère. Chez moi, on cache la
misère. »
l'espoir d'un Noël meilleur pour 2008
Libor aura le droit à un portrait au vitriol de Nicolas Sarkozy de
la part de Jean-Luc. Le gigot d'agneau préparé à la perfection pour un
compagnon fait oublier rapidement ce petit moment de tension. Un
« c'est bon ! » est lâché en bout de table et repris aussitôt en choeur
par les convives. Après la bûche et le café, Alain distribue le petit
cigare, un modeste cadeau mais dont la valeur s'apprécie au nombre
d'allers et retours du tube de tabac sous les narines des compagnons.
Le repas terminé, peu de pensionnaires s'attardent dans la salle à
manger. La fête est terminée et chacun ira méditer, seul dans sa
chambre, l'espoir d'un Noël meilleur l'année prochaine. « Il faut y
croire », insiste en souriant Stéphane, toujours persuadé que le beau
camion qu'il a commandé au président de la République fera son
apparition dans la cour de la Bergerie dans les prochains jours. Le
rêve ne s'achète ni se vend, il se partage.
Alain Cwiklinski
l' Huma du 26 / 12 / 07
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| jeudi 27 décembre 2007, a 09:49 |
| Elections 2008...en bref . |
À Saint-Denis la gauche gagne à être unie.
Selon un sondage CSA réalisé à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans
la perspective des municipales, une majorité d'électeurs de gauche
(58 %), y compris d'électeurs socialistes (51 %), sont favorables à une
liste d'union conduite par le maire communiste Didier Paillard. Et
cette liste ferait progresser la gauche puisqu'elle est créditée de
58 % au 1er tour, ce qui marquerait un gain de 5 points sur les
municipales de 2001, alors qu'il s'agit d'un nouveau maire élu en cours
de mandat. Enfin, en cas de primaire à gauche, c'est la liste du maire
communiste qui devance très largement celle du PS (+ 16 %). Ce sondage
intervient au moment où, en Seine-Saint-Denis, les dirigeants
socialistes Claude Bartolone et Didier Leroux affichent leur ambition
de ravir au PCF les présidences du conseil général et de la communauté
d'agglomération de Plaine Commune et où, pour ce faire, le PS envisage
des primaires dans plusieurs villes dont les maires sortants sont
communistes.
Une attitude que le maire de Saint-Denis juge « d'autant plus
incompréhensible » après cette enquête. « Personne ne pourrait
comprendre que face à Sarkozy et à une droite qui propose par exemple à
Saint-Denis de mettre en vente 5 000 logements sociaux, la gauche
prenne le risque d'une division. Ce serait irresponsable », estime-t-il
avant d'ajouter que, selon lui, l'objectif doit être : « Battre la
droite, et non affaiblir une composante de la gauche. »
Gauche moderne veut un groupe à Paris.
Rassemblant, à l'initiative de l'ancien maire socialiste de Mulhouse
Jean-Marie Bockel, des transfuges du PS, la Gauche moderne, revendique
cinq postes éligibles de conseillers de Paris sur les listes UMP afin
de former un groupe au Conseil de Paris. Sont ainsi en discussion les
candidatures de l'ex-PS et fondateur de la Diagonale, Thierry Couderc,
aujourd'hui directeur de cabinet du ministre de l'Immigration, Brice
Hortefeux, de Sophia Chikirou, porte-parole de Laurent Fabius dans la
primaire socialiste à la présidentielle, ou de Marielle Gallo, épouse
de l'historien Max Gallo.
l' Huma du 26 / 12 / 07
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| jeudi 27 décembre 2007, a 09:32 |
| Cofiroute condamné pour abuts de CDD . |
Précarité
. La société a déjà perdu 12 procès. Un des caissiers avait cumulé plus
de 150 contrats de travail sans être embauché en CDI.
La direction de Cofiroute est-elle en train de
comprendre qu'elle doit, pour s'éviter la multiplication des procédures
prud'homales, dédommager les salariés à qui elle impose des CDD à
répétition ? Un rendez-vous de conciliation est prévu mi-janvier pour
tenter de solutionner, « à l'amiable », le cas de 16 employés de la
Mayenne et de la Sarthe qui, jusqu'en 2005, ont multiplié les contrats
de quelques heures de travail par semaine pendant plusieurs années.
« Il est normalement prévu que l'entreprise répare le préjudice sur la
base de 20 000 euros pour moins de deux ans d'ancienneté et de 25 000
euros pour les autres », espère Alain Manoury, responsable de la CFTC
Cofiroute. « Au point où on en est, la justice nous donnera toujours
raison sur le fond. Comme entre 200 et 300 salariés ont été abusés, la
direction a intérêt à négocier », ajoute le syndicaliste, qui a
instruit tous les dossiers.
Car l'entreprise a déjà perdu 12 fois aux prud'hommes, en juin 2005,
en janvier 2007 et vendredi dernier. Le tribunal du Mans (Sarthe) a
condamné la société d'exploitation du réseau d'autoroutes à verser 83
000 euros de dommages et intérêts à sept salariés, avec requalification
de leur contrat à durée déterminé en CDI. L'un d'entre eux a cumulé
plus de 150 CDD en trois ans. D'autres ont dû contracter 80 ou 60 fois.
« Certains CDD remplaçaient plusieurs postes à la fois, ce qui est
illégal. La mention de qualification de la personne remplacée n'était
pas mentionnée. Le CDD percevait donc une rémunération inférieure »,
explique Alain Manoury, qui a listé un bonne quinzaine d'irrégularités
dans les contrats. Pour lui, ce « recours abusif aux CDD à l'année a
été érigé en mode de gestion de la main-d'oeuvre ».
Cofiroute est une filiale du groupe Vinci, star du CAC 40. Depuis le
premier procès perdu, l'entreprise a commencé de changer son fusil
d'épaule en réfléchissant à créer une nouvelle forme de contrat
intermittent, un CDI à temps partiel de six cents heures (douze heures
par semaines), « du type de ceux utilisés chez McDo », commente Alain
Manoury.
Paule Masson
l' Huma du 26 / 12 / 07
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| jeudi 27 décembre 2007, a 08:04 |
| Les urgentistes en grève . |
Santé . Les hôpitaux doivent 23 millions d'heures supplémentaires à leur personnel. Une négociation doit s'ouvrir en janvier.
Le président Sarkozy à l'hôpital Necker pour enfants
malades pour « encourager les équipes qui travaillent un jour de
fête », la ministre de la Santé Roselyne Bachelot aux urgences de
l'hôpital Saint-Antoine : la classe politique était aux petits soins à
la veille de Noël pour les personnels, alors que les médecins
urgentistes hospitaliers entamaient une grève pour obtenir le paiement
de leurs heures supplémentaires. C'est en millions, 23 exactement, que
ces heures se comptent désormais, auxquelles s'ajoutent 3,5 millions de
jours de RTT impayés à l'ensemble des salariés des hôpitaux.
affirmation contestée
En visitant Saint-Antoine (le fief de Patrick Pelloux, le président
de l'AMUF, l'Association des médecins urgentistes), Roselyne Bachelot a
indiqué qu'une « concertation » sur les heures dues, évaluées à 800 à
900 millions d'euros, s'ouvrirait le 7 janvier. Elle a ajouté disposer
de 572 millions d'euros, dont 324 fournis par les hôpitaux eux-mêmes,
ajoutant : « Nous avons l'argent, mais il y a un certain nombre de
modalités à préciser. » Une affirmation contestée pendant la visite de
la ministre par Patrick Pelloux, qui a remarqué : « Il y a un certain
nombre de représentants des directions qui sont là. Ils sont très
étonnés, l'argent n'a pas été provisionné, on ne sait pas où il est. »
conditions de travail plus difficiles
Christophe Prudhomme, praticien hospitalier et membre du collectif
des médecins de la CGT, souligne que « l'argent n'existe pas : les
hôpitaux qui auraient dû en provisionner ont des budgets tellement
contraints qu'ils n'ont pas été en mesure de le faire. Nous n'avons pas
besoin d'un nouveau comité Théodule pour savoir comment ces heures
doivent être payées : il faut mettre les 900 millions d'euros, discuter
des augmentations de salaires, en particulier infirmiers, et régler le
problème de la démographie médicale ». Pour l'urgentiste, les
conditions de travail de plus en plus difficiles font fuir les
praticiens.
Les urgentistes hospitaliers menacent de durcir leur grève en
janvier. Affirmant ne rien attendre de la visite de la ministre,
Patrick Pelloux a estimé que « si le gouvernement ne montre pas de
signes de dialogue (…), après le 1er janvier on ne répondra
probablement pas aux assignations ». Marc Giroud, président de l'autre
syndicat d'urgentistes appelant à la grève, SAMU de France, a estimé
que la ministre a fait état d'« intentions agréables à entendre qui ne
suffisent pas ». « Il faudra qu'il sorte quelque chose (du 7 janvier).
Si c'est pour nous chanter des chansonnettes, la colère va changer de
nature. »
L'AMUF réclame également la revalorisation de la garde, payée 450
euros quand elle est réalisée par un médecin à statut
hospitalo-universitaire, 150 euros plus une rémunération pour chaque
acte accompli quand il s'agit d'un médecin libéral, et 250 euros quand
c'est un urgentiste. La grève est suivie à quasiment 100 % dans les
SAMU et à 80 % dans les hôpitaux, selon l'AMUF. Un durcissement de la
grève pourrait avoir des conséquences sur certaines interventions
médicales ou chirurgicales programmées, du fait de l'affectation
provisoire aux urgences de médecins d'autres services.
Lucy Bateman
l' Huma du 26 / 12 / 07
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| mercredi 26 décembre 2007, a 18:17 |
| ARRAS : UN CADEAU DU PERE NOËL ? |
Enfin une lueur dans le brouillard de la CUA
Pour
la première fois depuis qu'existe la Communauté Urbaine d'Arras,
quelques membres du Conseil communautaire ont osé se débarrasser
publiquement de la tenue de camouflage qui était de rigueur dans cette
assemblée.
C'est vendredi dernier qu'un groupe
de socialistes a agi à visage découvert et osé voter contre le budget,
rompant ainsi avec le consensus qui unissait droite et PS depuis
toujours.
Certes ce ne sont pas TOUS les
socialistes qui siègent à la CUA, qui ont franchi le pas , mais
seulement, selon la presse, ceux d'Arras.
Ce qui laisse supposer que tous les
vice- présidents socialistes déclarés de la CUA, tels les maires d'
Achicourt, Beaurains, Dainville, St Laurent- Blangy etc… ont approuvé
un budget, et donc une politique, récusés par leurs camarades d'Arras.
Le candidat socialiste pour les
municipales d'Arras, Alain Fauquet, déclarait d'ailleurs deux jours
plus tard que ses amis et lui allaient « dénoncer les conditions financières qui sont aujourd'hui celles de la ville et de la Communauté Urbaine ».
Alors que la question de l'union de la gauche pour
les prochaines municipales va entrer dans une phase concrète les
communistes ne peuvent que se féliciter de ce premier pas vers une
clarification de la politique de la CUA.
Rappelons que la gestion des communes est de plus en
plus tributaire des décisions de la CUA. Puisque les deux casquettes
que porte l'homme de droite qui dirige Arras et la Communauté c'est : « casquette blanche et blanche casquette », la CUA est bel et bien gérée à droite.
blog PCF ARRAS
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| mercredi 26 décembre 2007, a 17:28 |
| Le logement,nouvelle source d'inégalité entre les Français,selon L'INSEE . |

Les Français sont de plus en plus inégaux face au
logement, dont le poids dans leur budget varie désormais beaucoup avec
leur niveau de vie, alors qu'ils le sont moins que par le passé face à
l'alimentation, selon une récente enquête publiée par l'Insee.
Selon la dernière parution de cette enquête “Budget de
famille”, réalisée tous les cinq ans par l'institut de la statistique,
“le logement est devenu le poste qui différencie le plus nettement les
ménages en fonction de leur revenu”.
En 2006, les 20% des ménages ayant les niveaux de vie
les plus faibles consacraient en moyenne 24,8% de leurs dépenses de
consommation au logement, contre 10,8% pour les 20% des ménages les
plus aisés, indique l'Insee.
Alors qu'en 1979, le poids du logement était
pratiquement identique pour toutes les catégories sociales,
représentant environ 12% du budget des Français, il est resté stable
pour les ménages les plus aisés mais a fortement augmenté depuis pour
les autres, note aussi l'Insee.
Ce creusement de l'écart s'explique notamment par le
fait que les ménages les plus modestes “sont plus souvent locataires” :
c'est le cas de 48% des 20% de Français les plus pauvres, contre 18%
pour les 20% les plus riches.
Le logement pèse par ailleurs plus lourd chez les
personnes seules (23% de leur consommation en 2006) et les familles
monoparentales (21%) que chez les couples avec enfants (13%).
Parallèlement, le poids de l'alimentation dans le
budget des ménages, qui a beaucoup diminué, n'est plus aussi
discriminant que par le passé, souligne l'Insee. En 1979, il
représentait 35% du budget des 20% des ménages les plus modestes et 18%
de celui des ménages les plus aisés, soit un écart de 17 points. En
2006, l'écart n'était plus que de 4,3 points, avec une part de 17,2% du
budget des plus modestes consacrée à l'alimentation contre 12,9% pour
les plus riches.
“La part de l'alimentaire ne peut plus être, comme
autrefois, considérée comme un bon indicateur du niveau de vie d'un
ménage”, en conclut l'Insee.
- http://fr.biz.yahoo.com/26122007/20…
De : lolita
mercredi 26 décembre 2007
cite BELLACIAO
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| mercredi 26 décembre 2007, a 09:25 |
| ( Le gouvernement d'Uribe n'offre pas de perspective de paix ) |
Juan Carlos Tanus, coordinateur de l'Association des Colombiens au Venezuela.
Votre association est investie en faveur d'un accord
humanitaire. Comment réagissez-vous à l'annonce des FARC de libérer
trois de leurs otages ?
Juan Carlos Tanus. C'est une grande joie. Ces libérations sont le
fruit des efforts réalisés par les médiations du président Hugo Chavez
et de la sénatrice Piedad Cordoba, et des mouvements pour la paix
nationaux et internationaux. C'est un geste de bonne volonté mais aussi
le produit d'une pression internationale cumulée pour résoudre enfin le
conflit colombien. Aujourd'hui, nous partageons également la tristesse
des Colombiens dont les proches sont toujours détenus. Il ne faut pas
désespérer car ces futures libérations sont porteuses de promesses.
Les médiations de Hugo Chavez et de Piedad Cordoba comptent-elles ?
Juan Carlos Tanus. Indiscutablement. Elles reflètent également
l'échec du projet de « sécurité démocratique » du président Alvaro
Uribe. Ces cinq dernières années, vingt-six détenus aux mains des
insurgés ont été assassinés. Excepté pour deux personnes, le ministre
des Affaires étrangères, Fernando Araujo, et le sous-lieutenant de la
police nationale, Jhon Pinchao, toutes les autres opérations militaires
pour sauver les otages ont échoué. Durant quatre-vingt-dix-huit jours,
les médiations de la sénatrice Cordoba et du président Chavez ont
démontré que la concertation est possible. Ou du moins, la première
étape de ce que pourrait être une initiative de paix, à savoir l'accord
humanitaire…
Comment construire durablement la paix en Colombie ?
Juan Carlos Tanus. La paix, ce n'est pas l'absence des fusils. Les
insurgés pourraient se démobiliser, rendre leurs armes, avancer leurs
revendications, mais s'il n'y a pas de réponse en termes d'éducation,
de santé, de logement, de travail, de meilleures conditions de vie,
alors il n'y aura pas la paix. Durant la période de la violence, les
guérilleros qui se sont réinsérés ont été assassinés. Dans les années
quatre-vingt-dix, sept mille six cents hommes, issus de plus de cinq
groupes d'insurgés, se sont démobilisés. Mais il n'y a pas eu la paix.
Au contraire. Les zones où ils opéraient sont devenues des labo-
ratoires de conflit. Le président Uribe n'a pas fait avancer d'un pas
le dossier du social. La Colombie est le pays qui, aujourd'hui, compte
le plus fort taux de personnes déplacées, le nombre le plus élevés de
syndicalistes assassinés et d'indigènes persécutés. Le gouvernement
d'Uribe n'offre pas de perspective de paix.
Dans ces conditions, - comment l'accord humanitaire pourrait-il voir le jour ?
Juan Carlos Tanus. Nous voulons croire qu'au travers ces trois
restitutions, un rapprochement vers la paix pourrait s'amorcer.
L'accord humanitaire est un pas vers des tables de négociations. Un
moment clé, au sens où il permet aux parties en conflit de s'asseoir
autour d'une table. Il ne s'agit pas pour Uribe de changer la
Constitution ni pour les insurgés de faire des efforts surhumains.
Selon les conventions internationales, l'accord humanitaire est un
échange de prisonniers qui a lieu en période de guerre. Même si le
président Uribe refuse de reconnaître le caractère belligérant des
insurgés, et les FARC, le statut de président à Uribe. Les insurgés
sont une composante politique, et Alvaro Uribe, le président qui dirige
et légifère. Selon nous, ce sont les intérêts humains, la collectivité,
le peuple colombien qui doivent primer.
Comment les choses vont-elles désormais évoluer ?
Juan Carlos Tanus. Dans la mesure où les pressions internationales
avancent, les acteurs devront céder. Car ni l'État n'élimine la
guérilla ni la guérilla ne parvient à anéantir le gouvernement. Dans
cette guerre, les principaux perdants sont les civils. Il faut insister
dans cette voie et jeter des ponts. Chavez ne doit pas baisser la
garde. La sénatrice Piedad, en dépit des menaces, doit poursuivre son
engagement en faveur de l'accord humanitaire. La pression, on le sait,
est une forme de lobbying. Il faut sortir enfin de la spirale de la
guerre.
Quel crédit accordez-vous aux articles de presse affirmant qu'Ingrid
Betancourt se trouverait au Venezuela, ou encore faisant état de camps
d'entraînements des FARC sur ce sol ?
Juan Carlos Tanus. Il est inévitable que le conflit colombien
s'infiltre en territoire vénézuélien. Personne ne peut méconnaître
qu'il y a par exemple perméabilité du narcotrafic, des secteurs
paramilitaires et des insurgés. Quant à l'existence de campements de la
guérilla, j'en doute. Le Venezuela est un petit pays où la garde
nationale est importante. La nouvelle aurait été connue depuis
longtemps. Il en va de même concernant le fait qu'Ingrid et d'autres
otages seraient en zone vénézuélienne. Selon moi, ce sont des
spéculations. Au coeur de toute guerre, on trouve toujours une guerre
de désinformation.
Entretien réalisé par C.C.
l' Huma du 24 / 12 / 07
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| mercredi 26 décembre 2007, a 08:34 |
| Poursuite de la colonisation en Cisjordanie . |
Israël . Près de 750 logements devraient être construits en 2008 dans deux colonies juives.
« Nous avons découvert que le budget de l'État en 2008
prévoit 48 millions de shekels pour la construction de 250 logements
dans la colonie de Maalé Adoumim et 50 autres millions de shekels pour
la construction de 500 logements à Har Homa. » Yariv Oppenheimer, le
porte-parole du mouvement israélien La Paix maintenant, a révélé hier
le projet du gouvernement israélien. Le ministre
des Retraités, en charge des affaires de Jérusalem, Rafi Eitan, a confirmé les
informations du mouvement La Paix maintenant. « Nous avons toujours
dit que nous pouvons construire à Har Homa, qui se trouve à l'intérieur
des limites municipales de Jérusalem >>,unilatéralement fixées
par ISRAËL en 1967 dans secteur annexé de la Cisjordanie,s'est-il
justifié.<<Il peut y avoir des problèmes pour Maalé Adoumim,mais
nous voulons poursuivre l'extension naturelle dans les grand blocs
d'implantations >>,a-t-il ajouté .
« C'est accablant. Chaque jour apparaît un nouveau plan, une
nouvelle implantation. Ce n'est pas ainsi que l'on construit la
confiance », a immédiatement réagi le négociateur palestinien Saeb
Erekat. Selon lui, la poursuite de la colonisation menace les
négociations israélo-palestiniennes. Nabil Abou Roudeina, porte-parole
du président palestinien, Mahmoud Abbas, a exigé du gouvernement
israélien qu'il stoppe ce projet : « Israël continue de créer des
problèmes sur la voie de négociations réelles et ne veut pas d'une paix
juste et permanente dans la région. » La feuille de route
internationale adoptée en 2003 réclame l'arrêt complet des
constructions dans les colonies juives. Pour la communauté
internationale, toutes les colonies dans les territoires palestiniens
sont illégales, construites avec ou sans feu vert des autorités
israéliennes.
Les pourparlers de paix sont censés reprendre aujourd'hui.Le budjet
de l'Etat israélien pour l'exercice 2008 doit être approuvé cette
semaine en deuxième et troisième lecture à la Knennet.
D. R.
l' Huma du 24 / 12 / 07
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| mercredi 26 décembre 2007, a 07:54 |
| Pas de trêve des confiseurs pour la chasse aux Sans-Papiers . |
Droits
de l'homme . Ferzende Tastan, Kurde de Turquie, a été condamné à trois
mois de prison pour avoir refusé d'embarquer pour un retour vers
l'enfer.
Au moment où le tribunal d'Aix-en-Provence prononçait,
vendredi dernier, la relaxe de Florimont Guimard, poursuivi pour avoir
apporté sa solidarité à des sans-papiers, le tribunal de grande
instance de Lyon condamnait, lui, Ferzende Tastan, père kurde de cinq
enfants habitant Marseille, à trois mois de prison et trois ans
d'interdiction de séjour.
Ni la présence à l'audience d'une forte délégation marseillaise, ni
les dix-neuf mois de prison déjà passés par Ferzende Tastan dans les
prisons turques, ni les tortures qu'il y a subies, ni sa condamnation à
douze ans de prison par l'État turc par contumace parce que soupçonné
d'être un militant politique kurde, ni les arguments des associations,
des élus, de son avocate n'y ont fait. Le tribunal n'a rien voulu
entendre des risques qu'encourait Ferzende Tastan s'il était expulsé en
Turquie et a prononcé une peine totalement disproportionnée pour le
simple fait d'avoir refusé d'embarquer dans un avion qui l'aurait mené
vers l'enfer. À l'énoncé du verdict, tous les soutiens de Ferzende
Tastan et sa famille étaient consternés. Parmi eux, Joël Dutto,
conseiller général communiste des Bouches-du-Rhône, militant des droits
de l'homme, voyageur infatigable en Anatolie. Nous l'avons interrogé
sur la situation des Kurdes en Turquie aujourd'hui.
Quelle est la situation d'un présumé militant du PKK ?
Joël Dutto. Ce sont des poursuites judiciaires, des menaces sur sa
famille, l'emprisonnement, voire l'enlèvement et la disparition. Il y a
des hommes et des femmes qui disparaissent tous les jours. S'ils sont
présumés être membres du PKK, ils sont arrêtés, torturés et condamnés.
La guerre engagée par la Turquie depuis des années est une guerre
sociale, économique, culturelle et armée. Depuis l'autorisation donnée
à l'armée par le Parlement turc d'entrer en territoire Irakien, une
escalade supplémentaire a été franchie.
Pourquoi la France renvoie-t-elle les opposants Kurdes en Turquie ?
Joël Dutto. La Turquie est un marché. Des bombes larguées sur les
villages kurdes sont françaises. Je les ai vues, estampillées made in
France. Et puis, toutes les grandes marques sont présentes. La Turquie
est un potentiel pour l'industrie et le commerce. On ne veut pas la
Turquie en Europe mais on lui donne des gages en lui renvoyant les
ressortissants d'un peuple dont elle se refuse à reconnaître
l'existence. La France sait pertinemment les dangers encourus par les
98 % de Kurdes dont l'OFPRA a refusé le droit d'asile politique. C'est
pourquoi je demande que la situation de tous les ressortissants kurdes
en France soit revue. Il est proprement scandaleux de refuser
d'admettre la réalité de ce que vivent les Kurdes en Turquie.
Les Kurdes sont-ils des terroristes ou un peuple en résistance ?
Joël Dutto. La civilisation kurde descend des Mèdes. Aujourd'hui, le
gouvernement turc les appelle les « Turcs des montagnes ». Parler
là-bas de région kurde, c'est être séparatiste et mériter trois ans de
prison. Quand l'armée turque rase cinq mille villages et fait
trente-cinq mille morts, c'est du terrorisme d'État, mais personne ne
bouge. Il suffirait d'un peu de volonté politique de la communauté
internationale pour s'atteler au problème. Mais il faudrait qu'elle
refuse de fermer les yeux.
Émilie Rive
l' Huma du 24 / 12 / 07
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| mercredi 26 décembre 2007, a 07:17 |
| C H I M U L U S . |

De : chimulus
mardi 25 décembre 2007
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| mardi 25 décembre 2007, a 18:52 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
En kiosque, chez votre marchand de journaux
À LA UNE… mercredi 26 décembre 2007
L'Humanité des solidarités
Notre reportage à la Bergerie de Besançon avec les compagnons
d'Emmaüs.
Les pères Noèl du Secours Populaire Français. Portraits de trois
bénévoles.
Pas de trêve pour la chasse aux sans-papiers
Relayant l'initiative de RESF, l'Humanité publie les lettres poignantes
de soutiens et d'appel au secours.
Procés Arche de Zoé. Avant le verdict
Les derniers rebondissements des audiences. L'analyse
de notre envoyée spéciale à N'Djamena.
À NE PAS MANQUER…
Un espoir de médaille pour les JO de Pékin
Rencontre avec le jeune haltérophile Vencelas Dabaya d'origine
camerounaise licencié au Club d'Avallon.
Otages en Colombie. Toujours l'attente
Entretien avec Gloria Cuartas, de notre envoyée spéciale
à Caracas (Venezuela).
Portraits. « Génération révolte »
Toute la semaine, nos portraits de jeunes qui s'engagent.
Irak : toujours le chaos
Plusieurs attentats ont fait des dizaines de morts.
Culture. Oscar Peterson…
Le pianiste et compositeur de jazz canadien n'est plus.
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Mobilisation pour les otages en Colombie
Notre vidéo et vos réactions
sur humanite.fr |
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| mardi 25 décembre 2007, a 12:51 |
| Un nouveau souffle pour Kléber . |
Automobile
. Lors d'une réunion à Nancy, les salariés ont obtenu un soutien massif
d'élus en faveur du maintien du site toulois de Michelin.
Correspondance particulière.
Vendredi soir, à la sortie, de la préfecture de Meurthe -et-Moselle,
Pierre Kowalski, délégué CGT Kléber, affichait une certaine
satisfaction après la première réunion du comité de suivi sur l'avenir
du site toulois de Michelin : « La quasi-majorité des participants
reconnaît que le travail fait par les syndicalistes et le cabinet
Sécafi apporte un éclairage significatif sur la pérennité du site. Les
représentants de la direction de Michelin vont devoir sérieusement
plancher sur leur dossier pour convaincre l'ensemble des acteurs de la
région de la nécessité de fermer l'usine de Toul. »
Une première victoire et un certain espoir pour les 826 salariés qui
attendent beaucoup de la puissance publique pour faire reculer Michelin
dans sa volonté de fermer le site en 2009. Dans ce concert
institutionnel d'interrogations concer- nant la stratégie économique de
Michelin qui préfère dépenser 130 millions d'euros pour fermer le site
de Toul alors qu'avec un investissement de 90 millions le groupe peut
pérenniser l'usine, deux voix discordantes et pas des moindres se sont
fait entendre. Celle de l'État et de ses représentants dans la région
qui reprennent en choeur les propos de la ministre de l'Économie,
Christine Lagarde, et celle de la députée et porte-parole de l'UMP,
Nadine Morano. Le rôle de l'État est de veiller uniquement à
l'application stricte du plan social et économique proposé par
Michelin, estime la ministre. Ce à quoi Pierre Kowalski rétorque :
« L'État ne cesse de nous rappeler que nous sommes dans le domaine
privé et qu'il n'y aura aucune ingérence. Mais quand il a fallu sauver
Alstom à Belfort, le président Sarkozy, alors ministre des Finances,
n'a pas hésité à impliquer l'État. Pour le Toulois, le maintien de
Kléber, c'est la survie économique d'un bassin de dizaines de milliers
de salariés. Le gouvernement ne peut rayer d'un trait l'avenir du site
de Kléber. » Quant à Nadine Morano, elle adhère dès à présent à
l'accompagnement de la fermeture. Elle a ainsi annoncé que quatre
entreprises spécialisées dans le recyclage seraient intéressées pour
s'installer à Toul. La réponse des organisations syndicales de Kléber
ne s'est pas fait attendre : « Toul a besoin de Kléber mais également
de toutes les opportunités économiques qui se présenteraient. Si quatre
entreprises veulent s'implanter à Toul, qu'elles viennent. Il y a
encore du terrain disponible et des emplois à créer. » La lutte des
Kléber pour la survie de leur entreprise qui recueille aujourd'hui un
soutien massif de l'opinion publique et d'un grand nombre de politiques
irrite particulièrement les autorités de l'État.
La délégation d'une trentaine de salariés venus soutenir leurs
délégués syndicaux lors de ce comité de suivi en a fait les frais :
« On n'a pas compris, il y avait, devant la préfecture quatre gardes
mobiles pour un Kléber. Un déploiement de force inouï. Cela a
particulièrement énervé quelques copains qui ont mis le feu à deux
pneus devant la cathédrale de Nancy. Quatre d'entre eux ont été
arrêtés, menottés comme de vulgaires délinquants et embarqués au
commissariat. C'est dément », peste Pierre Kowalski. À l'annonce de
l'arrestation de leurs collègues, les salariés de Toul ont
immédiatement cessé le travail et ont brûlé une cinquantaine de pneus
usagés devant l'usine. Avec le soutien de la population touloise.
Alain Cwiklinski
24 / 12 /07
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| mardi 25 décembre 2007, a 12:19 |
| Tou jours plus de précarité,le patronat n'en démord pas . |
Travail
. Le MEDEF cherche-t-il à faire échouer la négociation sur le marché du
travail ? C'est ce que ne sont pas loin de penser les syndicalistes,
qui commencent à perdre patience.
Le patronat a-t-il vraiment envie de conclure la
négociation sur le marché du travail ? Alors que le gouvernement menace
de reprendre la main si les discussions échouent début janvier, les
syndicats se sont irrités vendredi d'un « recul » dans la négociation.
Ils se sont demandé s'il fallait y voir une « provocation », à l'issue
d'une séance qu'ils ont qualifiée de « tendue », « pénible », voire
« proche de la rupture ».
les propositions patronales, un recul
La semaine précédente, les syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC)
avaient dû négocier sans texte. Vendredi, la délégation patronale leur
a fourni pendant la séance un texte qualifié de « transitoire ». La
méthode a agacé certains syndicats (CGT, FO, CFTC), qui ont déploré que
les précisions écrites portent principalement sur le volet de l'accord
auquel le patronat tient le plus : l'allongement de la période d'essai,
un nouveau mode de rupture « amiable » et un nouveau contrat de
mission. Les syndicats, de leur côté, veulent créer de nouvelles
sécurités, via notamment la transférabilité de certains droits d'un
contrat à un autre ou entre deux contrats. Ainsi, le patronat a proposé
une nouvelle proposition sur la période d'essai (lire ci-dessous).
« Cela créerait un nouveau sas de précarité pour les salariés, c'est un
recul, les propositions patronales nous éloignent un peu plus d'une
possibilité d'accord », a déploré Maryse Dumas (CGT).
Le patronat « a été en très net recul », a déploré Gabrielle Simon,
pour la CFTC. « Si c'est une technique de négociation, elle est très
dangereuse », a-t-elle estimé, se demandant si le patronat ne faisait
pas « de la provocation pour empêcher d'aboutir » et permettre au
gouvernement « d'imposer par la loi des mesures refusées par les
syndicats dans la négociation ». Elle a relevé « une certaine
correspondance entre les propositions patronales et ce qui a été dit
lors de la conférence sur l'agenda social 2008 (organisée à l'Élysée -
NDLR) : on supprime le collectif pour du gré à gré, on remet en cause
la hiérarchie des normes ».
non à un accord de façade.
Même analyse chez FO et la CGT : « J'espère qu'on ne loupe pas le coche
de la sécurisation des parcours des salariés, je n'aimerais pas aller à
un accord de façade », a déclaré Stéphane Lardy (FO). « Le Père Noël
est une ordure », a déclaré quant à elle Maryse Dumas (CGT), souhaitant
que les fêtes fassent « réfléchir le patronat ». Pour la CFDT, Marcel
Grignard, qui a jugé « concevable des allers-retours dans une
négociation aussi difficile », a appelé le patronat à « abandonner les
dispositions privi-légiant le gré à gré ». Il a jugé « inacceptable »
la rédaction du texte sur la période d'essai.
Cathy Kopp, chef de la délégation patronale, s'est défendue de toute
ma- ni-pulation : « Quand on construit, on ne fait pas tous les murs
d'une maison en même temps », a-t-elle dit. Les syndicats ont aussi
souligné les divergences très visibles au sein de la délégation
patronale, notamment entre MEDEF et CGPME, et les effets secondaires du
scandale UIMM. Un nouveau texte est attendu le 7 janvier avant une
double séance marathon les 9 et 10 janvier.
Lucy Bateman
l' Huma du 24 / 12 / 07
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| mardi 25 décembre 2007, a 09:48 |
| Jean-Ferrat : LE VISIONNAIRE ! |
mardi 25 décembre 2007
(01h54) : Jean-Ferrat le visionnaire
Etat de la Société
Dédiée à Kouchner Bockel Trichet Barroso (ancien cocos maos)
De : Stafed
mardi 25 décembre 2007 cite BELLACIAO
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| lundi 24 décembre 2007, a 18:24 |
| Bourse : GDF rachète ses actions . |
Gaz de France a lancé un programme de rachat d'actions d'environ
un milliard d'euros,dénoncé comme un ( scandale financier ) par les
syndicats au moment où les tarifs du gaz vont augmenter de près de
6%.Cette opération viserait,selon les syndicats et les analystes,à
réduire l'écart de valorisation en Bourse entre le groupe public GDF
et le groupe privé Suez,qui n'a cessé de s' accroître depuis
l'annonce,début septembre,du nouveau projet de fusion,qui doit
intervenir au premier semestre 2008.
( Si GDF a 1 milliard d'euros à dépenser pour racheter ses
action,c'est qu'il n'a pas besoin d'une augmentation des prix du gaz
),a jugé FO.
Selon la CGT ,( le gouvernement tente de soutenir le cours de la
Bourse de GDF par tout les moyens alors que l'écart de la valorisation
avec Suez représente,selon lui un ( coût supplémentaire de 2,5
milliards d'euros )
l' Huma du 24 / 12 / 07
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| lundi 24 décembre 2007, a 17:32 |
| 93 parlementaires ont signé l'appel pour un référendum . |
L'appel du Comité national pour un référendum (CNR) avait recueilli jusqu'à hier plus de 47 000 signatures.
58 députés :
Marie-Hélène Amiable, députée PCF des Hauts-de-Seine ; François
Asensi, député PCF de Seine-Saint-Denis ; Jean-Paul Bacquet, député PS
du Puy-de-Dôme ; Christian Bataille, député PS du Nord ; Martine
Billard, députée Verts de Paris ; Christophe Bouillon, député PS de
Seine-Maritime ; Alain Bocquet, député PCF du Nord ; Patrick Braouezec,
député PCF de Seine-Saint-Denis ; Jean-Pierre Brard, député apparenté
PCF de Seine-Saint-Denis ; Marie-George Buffet, députée PCF de
Seine-Saint-Denis ; Jean-Jacques Candelier, député PCF du Nord ;
Thierry Carcenac, député PS du Tarn ; André Chassaigne, député PCF du
Puy-de-Dôme ; Jacques Desallangre, député républicain de gauche de
l'Aisne ; Marc Dolez, député PS du Nord ; Jean-Paul Dupre, député PS de
l'Aude ; Christian Eckert, député PS de Meurthe-et-Moselle ; Martine
Faure, députée PS de Gironde ; Hervé Feron, député PS de
Meurthe-et-Moselle ; Pierre Forgues, député PS des Hautes-Pyrénées ;
Valérie Fourneyron, députée PS de Seine-Maritime ; Jacqueline Fraysse,
députée PCF des Hauts-de-Seine ; André Gerin, député PCF du Rhône ;
Pierre Gosnat, député PCF du Val-de-Marne ; Maxime Gremetz, député PCF
de la Somme ; David Habib, député PS des Pyrénées-Atlantiques ;
Sandrine Hurel, députée PS de Seine-Maritime ; Christian Hutin, député
MRC du Nord ; Michel Issindou, député PS de l'Isère ; Serge Janquin,
député PS du Pas-de-Calais ; Régis Juanico, député PS de la Loire ;
Jean-Pierre Kucheida, député PS du Pas-de-Calais ; Conchita Lacuey,
député PS de Gironde ; Jérôme Lambert, député PS de Charente ;
Jean-Paul Lecoq, député PCF de Seine-Maritime ; Catherine Lemorton,
députée PS de Haute-Garonne ; Jean-Claude Leroy, député PS du
Pas-de-Calais ; Martine Lignières-Cassou, députée PS des
Pyrénées-Atlantiques ; François Loncle, député PS de l'Eure ; Jean
Malot, député PS de l'Allier ; Noël Mamère, député Verts de Gironde ;
Philippe Martin, député PS du Gers ; Kléber Mesquida, député PS de
l'Hérault ; Jean Michel, député PS du Puy-de-Dôme ; Didier Migaud,
député PS de l'Isère ; Roland Muzeau, député PCF des Hauts-de-Seine ;
Alain Neri, député PS du Puy-de-Dôme ; Daniel Paul, député PCF de
Seine-Maritime ; Marie-Line Reynaud, députée PS de Charente ; Chantal
Robin Rodrigo, députée PRG des Hautes-Pyrénées ; Marcel Rogemont,
député PS d'Ille-et-Vilaine ; Patrick Roy, député PS du Nord ;
Jean-Claude Sandrier, député PCF du Cher ; Jean-Louis Touraine, député
PS du Rhône ; Jacques Valax, député PS du Tarn ; Michel Vaxes, député
PCF des Bouches-du-Rhône ; Michel Vergnier, député PS de la Creuse ;
Alain Vidalies, député PS des Landes.
35 sénateurs
Éliane Assassi, sénatrice PCF de la Seine-Saint-Denis ; François
Autain, sénateur MRC de Loire-Atlantique ; Marie-France Beaufils,
sénatrice PCF de l'Indre-et-Loire ; Maryse Berge Lavigne, sénatrice PS
de Haute-Garonne ; Michel Billout, sénateur PCF de Seine-et-Marne ;
Nicole Borvo-Cohen-Séat, sénatrice PCF de Paris ; Alima
Boumediene-Thiery, sénatrice Verts de Paris ; Robert Bret, sénateur PCF
des Bouches-du-Rhône ; MIchel Charasse, sénateur PS du Puy-de-Dôme ;
Pierre Yves Collombat, sénateur PS du Var ; Annie David, sénatrice PCF
de l'Isère ; Michelle Demessine, sénatrice PCF du Nord ; Jean
Desessard, sénateur Verts de Paris ; Évelyne Didier, sénatrice PCF de
la Meurthe-et-Moselle ; Michel Dreyfus Schmidt, sénateur PS de
Belfort ; Josette Durrieu, sénatrice PS des Hautes-Pyrénées ; Guy
Fischer, sénateur PCF du Rhône ; Thierry Foucaud, sénateur PCF de
Seine-Maritime ; Charles Gautier, sénateur PS de Loire-Atlantique ;
Jean-Pierre Godefroy, sénateur PS de la Manche ; Brigitte
Gonthier-Maurin, sénatrice PCF des Hauts-de-Seine ; Robert Hue,
Sénateur PCF du Val-d'Oise ; Alain Journet, sénateur PS du Gard ;
Gérard Le Cam, sénateur PCF des Côtes-d'Armor ; Josiane Mathon Poinat,
sénatrice PCF de la Loire ; Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de
l'Essonne ; Jean-Pierre Michel, sénateur PS de Haute-Saône ; Jack
Ralite, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis ; Ivan Renar, sénateur PCF du
Nord ; Gérard Roujas, sénateur PS de Haute-Garonne ; Odette Terrade,
sénatrice PCF du Val-de-Marne ; Robert Tropeano, sénateur PS de
l'Hérault ; André Vantomme, sénateur PS de l'Oise ; Bernard Vera,
sénateur PCF de l'Essonne ; Jean-François Voguet, sénateur PCF du
Val-de-Marne.
Cet appel est ouvert à tous les citoyens. Pour le signer, voir : http://www.nousvoulonsunreferendum.eu.
l' Huma du 21 / 12 / 07
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| lundi 24 décembre 2007, a 16:52 |
| Aire France : salaires au ras du tarmac . |
Transport
aérien . Les personnels d'exploitation au sol de la compagnie aérienne
sont en grève dans plusieurs villes, depuis jeudi.
Les personnels d'exploitation au sol d'Air France, les
« rampants », comme ils se surnomment eux-mêmes, sont en grève
reconductible depuis jeudi. Personnels de piste (bagagistes,
techniciens de maintenance, mécaniciens, etc.) et de passage
(responsables des embarquements, de l'enregistrement, des
hébergements…) font front commun. « Logique », selon un gréviste : les
refus de « réelles négociations salariales » mais aussi sur les
embauches et les conditions de travail sont autant de griefs envers la
direction « partagés par tous ». Lancé par la CGT et SUD aérien,
l'appel est fortement suivi dans plusieurs villes (Toulouse, Bordeaux,
Nice, Strasbourg, Nantes). La CGT comptabilisait jeudi soir 70
annulations de vols en partance d'Orly-Ouest et « entre 70 % et 90 % de
grévistes (parmi les CDI) ». De son côté, la direction n'a pas donné de
pourcentage de grévistes, se bornant à déclarer hier qu'il semblait y
avoir « moins de grévistes en piste (hier) que jeudi » et que « 80 %
des vols sont assurés ».
une entreprise florissante
« La situation de l'entreprise est florissante », explique Claire
Bochard, déléguée syndicale CGT à Orly-Ouest. Le PDG d'Air France,
Jean-Cyril Spinetta, a reconnu que son salaire avait été multiplié par
quatre depuis 2003. « Les résultats d'exploitation du semestre se
montent à 1,14 milliard d'euros, la trésorerie disponible à 6 millions
d'euros. C'est le fruit de notre travail, on aimerait bien qu'il soit
partagé avec nous », explique-t-elle. En octobre, un accord signé entre
la direction et les pilotes, considérés comme « l'aristocratie des
salariés d'Air France », avait déjà entraîné une grève de cinq jours
des personnels navigants commerciaux. Il prévoyait un intéressement aux
bénéfices de l'entreprise versé « de façon hiérarchisée » selon la
rémunération, soit une augmentation de « 120 % » des pilotes, alors que
le prix du point, base de la rémunération pour toutes les catégories de
personnels, a pris seulement « 50 centimes d'euros en dix ans »,
souligne Claire Bochard. Et que le « personnel d'exploitation » au sol
gagne 1 190 euros brut à l'embauche, et environ 2 000 euros « après
trente ans de carrière ».
Au-delà du salaire, les conditions de travail préoccupent les
salariés. « Les effectifs ne sont pas suffisants », estime Claire
Bochard. La direction elle-même reconnaît que ses employés travaillent
en « mode dégradé », ce qui « devient la norme », soupire la cégétiste.
« Il faudrait 200 embauches » en CDI. Le travail ne manque pas : Air
France emploie entre 1 500 et 2 500 intérimaires, « à moins de 1 000
euros mensuels » sur Orly-Ouest. Paradoxalement, l'entreprise prévoit,
dans son « plan triennal », la « suppression de 250 emplois sur la
plate-forme d'Orly-Ouest ». Un non-sens, selon les salariés, qui
espèrent en discuter avec leur direction. Après leur assemblée -
générale, le 4 décembre, ils lui ont envoyé un courrier - demandant un
rendez-vous. Depuis, pas de réponse…
Grégory Marin
l' Huma du 22 / 12 / 07
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| lundi 24 décembre 2007, a 16:16 |
| Les peuples réclament un référemdum . |
traité
européen . Pour faire ratifier leur traité, les chefs d'État ont décidé
de passer par-dessus les peuples, mais de toute l'Europe monte la
demande de référendums.
« Pour rendre contents leurs citoyens, (les décideurs
de l'UE) ont produit un document qu'ils ne comprendront jamais. » Le
ministre de l'Intérieur italien, Giuliano Amato, ne se payait pas de
mots, le 12 juillet dernier, lors d'une réunion du think tank
britannique Center for European Reform. L'ancien vice-président de la
Convention européenne, à l'origine du traité constitutionnel européen
repoussé en 2005, allait plus loin sur le choix de donner au nouveau
traité européen sa forme si obscure : « Mais il y a quelque vérité.
Parce que si c'est le type de documents que la conférence
intergouvernementale produit, n'importe quel premier ministre -
imaginez le premier ministre britannique - peut aller à la Chambre des
Communes et dire : “Regardez, vous voyez, c'est absolument illisible,
c'est un traité de Bruxelles typique, rien de nouveau, pas besoin d'un
référendum. ” Si on parvenait à comprendre quelque chose à première
vue, cela pourrait être une raison pour un référendum, parce que ça
signifierait qu'il y a quelque chose de nouveau. »
Une stratégie bien réfléchie
Pour justifier le recours à la voie parlementaire, le texte proposé
ne consiste en effet plus en un seul texte constitutionnel mais en un
amas de 295 articles amendant les traités précédents. Une stratégie
bien réfléchie, mise au point par les négociateurs et les juristes à
l'origine du projet : surtout ne rien faire qui ressemble à une
constitution. La vérité cynique énoncée par Giuliano Amato est ainsi
mise en musique dans chaque pays de l'Union. C'est sur la base de tels
arguments que le premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen,
annonçait, le 11 décembre, que son pays ratifierait le traité par voie
parlementaire. Pour lui, le traité de Lisbonne « ne transfère pas de
souveraineté à l'UE comme l'a souligné la semaine dernière une analyse
du ministère de la Justice, et il n'y a aucune raison juridique de
recourir à un référendum ». Déjà le 25 juin, il déclarait au
Jyllands-Posten : « La bonne chose est que tous les éléments
symboliques sont partis, et que ce qui importe réellement, le noyau,
est resté. » Aux Pays-Bas, l'argument est repris à l'identique par son
homologue, le libéral Jan Peter Balkenende.
En France, la tonalité est différente. Dans un discours devant les
parlementaires européens, le 13 novembre, Nicolas Sarkozy prétendait
avoir « été autorisé par le peuple à faire ratifier le traité par le
Parlement sans passer par le référendum ». Or ce qui avait été annoncé
lors de la campagne présidentielle était un traité simplifié, limité
aux avancées institutionnelles présentes dans le texte précédent. En
fait, Nicolas Sarkozy donne des gages à ses homologues. Selon le
quotidien britannique Telegraph , ce même jour, dans une réunion à huis
clos avec les responsables de groupes du Parlement européen, le
président français aurait expliqué : « La France était parmi les
premiers pays à voter “non”. Cela se serait produit dans tous les États
membres s'ils avaient eu un référendum. Il y a un clivage entre les
peuples et les gouvernements. » En fait, sur cette affaire, les pays
européens se sont serré les coudes, de peur d'un effet dominos. À peine
élu, le nouveau premier ministre polonais, Donald Tusk, expliquait à
Reuters, le 21 novembre, que son Parlement ratifierait le nouveau
traité au début de l'année prochaine : « S'il y a un référendum en
Pologne, il y a une certitude qu'il sera approuvé. » Mais « nos amis de
l'UE nous disent : “N'ouvrez pas la boîte de Pandore. ” … Nous allons
suivre ce conseil ».
Il reste que la ratification parlementaire est dans certains pays un
désaveu des promesses électorales. En 2005, le Parti travailliste
britannique avait promis à ses électeurs d'adopter sa constitution par
voie référendaire. Même chose pour le Parti travailliste néerlandais,
qui participe à un gouvernement de grande coalition avec le centre
droit et qui se trouve dans l'obligation de se dédire.
Des campagnes pour un référendum
Défiant la diplomatie du secret, les citoyens ou des formations de
gauche de différents pays européens lancent des campagnes en vue
d'obtenir un référendum. Aux Pays-Bas, le Parti socialiste déposera un
texte au Parlement pour une ratification par référendum. En France, le
Parti communiste a fait de même. Sa proposition sera examinée le 15
janvier. Quant à la pétition initiée par le Comité national pour un
référendum, elle a déjà reçu 47 000 signatures. Dans la dernière
livraison de l'eurobaromètre, il apparaît que 50 % des Français ont
l'impression que leur voix compte en Europe, contre 38 % avant le vote
« non » au traité en mai 2005. Les peuples ont envie de donner de la
voix.
Gaël De Santis
l' Huma du 21 / 12 / 07
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| lundi 24 décembre 2007, a 12:12 |
| VOILA CE QUI NOUS ATTEND ! |
Samedi 22 décembre 2007
publié dans : Europe

  VALSKHOM,
près de Stockholm , en Suède, c'est pas la porte à côté et pourtant ce
qui s'y est passé nous concerne directement.
Dans cette
cité, un chantier de construction a été confié à une entreprise
Lettonne de RIGA. Les maçons y étaient payés 425 € par mois alors que
les accords locaux pour ce travail fixent le salaire minimum en Suède à
1450 €. Les travailleurs suédois du bâtiment ont fait grève et bloqué
le chantier pour protester contre cette violation de la loi. La firme
lettone a porté plainte
La COUR
EUROPEENNE qui siège au Luxembourg vient de donner raison aux patrons
de Riga et de condamner les syndiqués suédois sous prétexte qu'ils ont
entravé « la liberté des tarifs sur le grand marché européen ».
La même Cour
Européenne vient aussi d'approuver une société de ferries finlandaise
qui a immatriculé en Estonie un bateau, faisant liaison Helsinki-Tallin
pour pouvoir, grâce à ce changement de pavillon payer son personnel
estonien troisfois moins que leurs collègues finlandais. Et ce « au nom de la liberté d'Etablissement ».
Nous sommes nous aussi « dans le grand marché européens » et rien n'empêche que cela se passe chez nous.
Même plus besoin de délocaliser il suffit de faire faire le travail sur place par des salariés surexploités venus d'ailleurs.
C'est ça l'Europe de la libre concurrence et du dumping social que Sarkozy veut conforter par un Traité sans nous demander notre avis.
Plus une minute à perdre pour exiger un REFERENDUM.
blog de la section du PCF Arras
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| lundi 24 décembre 2007, a 08:42 |
| Plan-de-Campagne : zone de non-droit . |
Dans la grande zone commerciale aux portes de Marseille, le dimanche est un jour comme les autres. Qu'en pensent les salariés ?
Marseille,
correspondant régional.
Ce dimanche 23 décembre, les magasins de Plan-de-Campagne seront
ouverts. Veille de Noël oblige. Et le dimanche 30 décembre aussi.
Veille de Nouvel An oblige. Comme dans l'ensemble de la France. Et le 6
janvier, encore. Et le 13, le 20, le 27… Dérogations préfectorales
obligent. Car, dans la vaste zone commerciale (400 commerces), située à
mi-chemin de Marseille et d'Aix-en-Provence, l'exception est devenue la
règle. Après trente-cinq ans de cache-cache avec la loi et
d'arrangements à coups d'accords préfectoraux, la zone devait
réintégrer le champ légal en 2002. Une dérogation supplémentaire de
cinq années avait alors été accordée à la condition, vite oubliée par
les grandes enseignes, de préparer le retour à la normale.
Début 2007, c'est donc le retour au point de non-droit. Et, de
nouveau, le préfet (actuellement directeur de cabinet de Jean-Louis
Borloo) lâche un délai supplémentaire de six mois à vingt-six enseignes
(But, Leroy-Merlin, Darty, Castorama, Decathlon, H&M). « La
fermeture brutale serait extrêmement dommageable pour les entreprises
et donc pour l'emploi », justifie Christian Frémont. Le représentant
prend, par définition, un arrêté illégal. Il le sait puisqu'il ajoute :
« Il ne fera effet que si personne ne demande son annulation. » Les
syndicats portent alors l'affaire devant la justice.
En avril, le tribunal administratif de Marseille annule les
autorisations d'ouverture dominicale. Trois mois plus tard, le nouveau
préfet, Michel Sappin, ressort la baguette magique des dérogations (au
nombre de 45). « Toute autre décision serait catastrophique pour la
zone », justifie-t-il, reprenant l'argumentaire du patronat local et du
député UMP de la circonscription, Richard Mallié. Selon ces derniers,
les commerces de Plan-de-Campagne réalisent le dimanche le tiers de
leurs chiffres d'affaires et 70 % des achats sont exclusifs à cette
journée. Il suffirait donc d'ouvrir tous les magasins de France et de
Navarre le dimanche pour que les consommateurs retrouvent du pouvoir
d'achat !
Qu'en pensent les salariés ? Dans un grand magasin d'ameublement de
la zone, les avis sont partagés. Un vendeur : « J'en ai plein le dos du
dimanche. Je n'ai plus de vie de famille. Je ne travaille pas le lundi
et le mardi matin, mais mes enfants sont à l'école. » Un jeune
caissier : « Moi, je n'ai pas de famille. Travailler le dimanche ne me
dérange pas. Et comme ça nous fait du salaire supplémentaire… Il faut
nous laisser cette possibilité. C'est un choix. » « Le volontariat,
c'est du pipeau, bondit le vendeur. Quand on est embauché, le dimanche
fait partie du contrat. Si on ne veut pas travailler ce jour-là, on
n'est pas embauché. » Un peu plus loin, un magasin de chaussures.
« Nous, on a le choix de travailler le dimanche. Notre priorité, c'est
d'être payés plus », assure la responsable, tandis que les vendeuses
regardent… leurs chaussures. Un magasin d'électroménager, maintenant.
Un vendeur : « On n'a pas le choix mais, moi, je veux travailler le
dimanche. Ça nous fait des primes. » Un collègue : « Ben oui, s'il n'y
avait pas les primes, je ne vois pas pourquoi on viendrait le dimanche.
Vous croyez que ça nous fait plaisir ? » Leur salaire : le SMIC.
Christophe Deroubaix
l' Huma du 22 / 12 / 07
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| dimanche 23 décembre 2007, a 19:05 |
| COMITE LIBEREZ LES CINQ . |
MESSAGE DE RAMON LABAÑINO, UN DES CINQ CUBAINS PRISONNIERS AUX USA

MESSAGE DE RAMON LABAÑINO, PRISONNIER POLITIQUE CUBAIN
CONDAMNE AUX ETATS-UNIS A PERPETUITE PLUS 18 ANS
Message d'Elisabeth, sa femme
Hermanos y Hermanas : Ramón se trouve en cellule
d'isolement depuis 11 décembre et c'est pour cette raison qu'il n'a pas
pu envoyer toutes les lettres de voeux à ses amis du monde entier pour
la nouvelle année. Dans une brève communication téléphonique de 5
minutes ce matin du 20 décembre, il m'a demandé d'envoyer ce message à
tous les compañeros et compañeras qui luttent tellement pour diffuser
la cause des Cinq et pour obtenir une vraie justice pour ce cas. C'est
pourquoi j'ai écrit en urgence ce message pour vous, en son nom et au
nom de notre famille, comblé par l'amour qui nous encourage et nous
détermine à combattre pour la liberté de nos proches.
Recevez aussi au nom de nos filles un salut affectueux et nos vœux pour un Noël heureux et une année 2008 prospère.
Elizabeth Palmeiro Casado.
MESSAGE DE RAMON LABAÑINO (12-07)
Chers hermanos et hermanas du monde entier :
Les Fêtes de Noël et du Nouvel An s'approchent
maintenant et nous voulons vous envoyer nos vœux, accompagnés de toute
notre reconnaissance et de notre affection pour l'appui que vous nous
apportez dans cette cause qui nous unit : la solidarité avec Cuba et la
liberté des 5.
Ces jours-ci, on fait toujours le décompte de ce qui
est accompli et de ce qui reste à faire, c'est pourquoi la mémoire de
toutes les actions qui en cette année 2007 ont été accomplies afin de
gagner plus de solidarité à notre cause, nous rend plus forts et plus
optimistes dans la certitude de la victoire.
Peu importe le temps que durera cette cruauté, la
victoire sera nôtre et pour cela nous continuerons à nous battre à vos
côtés pour mettre fin à la double morale de l'Empire qui dit lutter
contre le terrorisme et nous garde prisonniers en méconnaissant
l'histoire des attaques terroristes contre le peuple cubain.
De l'Argentine au Canada et aux Etats-Unis, en passant
par l'Amérique Centrale et la Caraïbe, de l'autre côté de l'Atlantique,
de l'Espagne au Viêt-Nam et à l'Australie, dans le continent africain,
dans chaque coin de la planète on a entendu la voix de la justice qui
réclame notre sortie de prison. Vos lettres nous informent chaque jour
de toutes ces actions, ces manifestations et ces démonstrations
solidaires. Comptez toujours sur nous pour toute cause juste, nous nous
unirons bientôt à vous.
Merci beaucoup, frères et soeurs, de cette certitude
que nous pouvons toujours compter sur vous pour mettre fin à tant
d'injustice qui nous tient éloignés depuis presque 10 ans des gens que
nous aimons et de notre chère Patrie.
Pour les Cubains, ces fêtes accompagnent celles que
nous faisons pour un nouvel anniversaire de la Révolution qui nous a
rendu la dignité et la liberté pour laquelle luttent aujourd'hui de
nombreux peuples de notre continent.
¡VIVA EL 49 ANIVERSARIO DEL TRIUNFO DE LA REVOLUCION CUBANA !
! HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !
RAMON LABAÑINO SALAZAR
USP BEAUMONT , TEXAS
DIC. 20, 2007
Le poème n'est pas encore traduit en entier. Le titre
signifie : Inflexible et il se termine par les vers Je vivrai et je
lutterai parmi les nôtres Et la trahison je la laisse aux lâches
Indoblegable
Vienen a pedirme que me rinda que traicione mi nación y
mis ideales hasta joyas y bellezas se me brinda y riqueza y dinero
tendré a caudales.
Vienen a decirme que traicione que no hay razón para
que batalle que carente de amor y de emociones sin los principios cual
infértil valle.
Tercos, Insolentes, Infames no conocen la fidelidad a
los ideales que prefiero morir combatiéndoles que rico vivir entre
infames.
Yo viviré y lucharé entre los nuestros
y la traición se la dejo a los cobardes.
Ramón Labañino Salazar
De : COMITE LIBEREZ LES CINQ
samedi 22 décembre 2007
cite BELLACIAO
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| dimanche 23 décembre 2007, a 18:24 |
| SuperU St Affrique en grève ( 3 ) |
bravo pour votre audace et votre courage, il faut que tout le monde prennent exemple sur vous.
Joyeux Noël a vous tous et votre famille.
Ne lâcher rien vous êtes dans le vrais
lolita
cite BELLACIAO
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| dimanche 23 décembre 2007, a 18:10 |
| SuperU St Affrique en gève ( 2 ) |
Vous
avez mon soutien et celui des paysans de la FDSEA 03. en effet comment
ne pas soutenir des salariés de grands groupes qui grugent tant les
salariés que les producteurs .
Sous couvert de faire des prix les plus bas ces grands
magnias de la distribution foulent du pieds et le code du travail , les
conditions de travail , avec le pouvoir d'achat de ceux qui y
travaillent ,et le revenu des producteurs dont le travail en est spolié.
Salariés et producteurs même combat ,bon courage et ne
lachez pas vous ètes dans le vrai en vous défendant vous hissez un peu
plus haut l' étendard de la dignité.
JC Depoil SG FDSEA 03
cite BELLACIAO
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| dimanche 23 décembre 2007, a 17:58 |
| SuperU St Affrique en grève . |

les salariés de super u st affrique sont en grève
depuis hier (samedi 22) ce matin le mouvement est reconduit et a besoin
de tous les soutiens possibles.
Affaire à suivre et faire circuler l'info
merci d'avance
De : patdu12
dimanche 23 décembre 2007
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| dimanche 23 décembre 2007, a 17:43 |
| Marie-George BUFFET : Au pays de Bolivar . |
Caracas. La secrétaire nationale du PCF en visite au Venezuela avant de se rendre à Cuba.
La responsable communiste y a partagé « l'intérêt des expériences en cours ».
Caracas (Venezuela), envoyée spéciale.
Côtoyant les traditionnelles fresques colorées, les
« oui » et les « non » à la réforme constitutionnelle se disputent
encore le terrain sur les murs de la capitale vénézuélienne, quinze
jours après le référendum où les - opposants aux changements du texte
fondateur l'ont emporté sur le fil du rasoir avec 60 000 voix face aux
partisans de la réforme. C'est dans ce contexte encore bouillonnant de
la campagne référendaire que Marie-Gorge Buffet a entamé, mardi, une
visite de trois jours au pays de Simon Bolivar.
Au fil des rencontres avec les principales figures du
gouvernement et des acteurs des programmes sociaux, les missions,
éléments clés du processus de changements dans le pays depuis 2003, la
secrétaire nationale du PCF a partagé « l'intérêt des progressistes et
des communistes français et européens à l'égard de l'expérience
vénézuélienne de progrès social et de réappropriation populaire de la
démocratie » à l'heure où domine le « capitalisme mondialisé » (1).
L'approfondissement de la démocratie
En 1999, l'arrivée au pouvoir de Hugo Chavez va marquer
une rupture alors que le Venezuela est dévasté par les politiques
d'ajustements structurels du FMI. Depuis, en dépit des différentes
tentatives de déstabilisation politique et économique (coup d'État,
sabotage pétrolier, boycott des institutions par l'opposition) et des
propres difficultés du « chavisme », le nouvel exécutif est parvenu à
promouvoir des réformes sociales, inédites en faveur des exclus (80 %
de la population auparavant), à modifier radicalement les - leviers de
pouvoir et les structures de l'économie, notamment en reprenant la
maîtrise des ressources pétrolières. « La construction d'un pays
socialiste, l'approfondissement de la démocratie a réveillé des
attentes et soulevé de l'intérêt en Amérique latine et dans le monde »,
a rappelé Jorge Rodriguez, le vice-président de la République
bolivarienne du Venezuela avec lequel la responsable communiste s'est
entretenue. Mais, a-t-il averti, « dans le même temps cela a intensifié
une action agressive au point que le Venezuela est une démocratie
menacée » de l'extérieur en premier lieu par les États-Unis mais
également par un front médiatique de dénigrements.
Partageant l'inquiétude de son interlocuteur face à
« cette guerre médiatique qui trouve ses prolongements en Europe »,
Marie-George Buffet a fait valoir le « besoin de mieux connaître la
résistance » qui s'exprime dans ce pays mais également « l'innovation
en matière de démocratie participative », colonne vertébrale des
changements en cours (voir ci-dessous). Les expériences au Venezuela
mais également en Bolivie « constituent une réponse aux aspirations
sociales de ces pays mais bénéficient aussi à l'Amérique latine et au
reste du monde », a estimé la secrétaire nationale du PCF. Une bouffée
d'oxygène à ses yeux alors que « les organismes économiques
internationaux sont dominés par le modèle libéral, au moment même où
l'Union européenne veut imposer un nouveau traité », coulé dans ce même
moule, et pourtant rejeté par voie référendaire en France en 2005.
Cette visite aura également été l'occasion pour
Marie-George Buffet de s'entretenir avec des élus du Parlement
latino-américain (Parlatino) et de la communauté andine des nations
ainsi qu'avec des responsables du Parti communiste vénézuélien (PCV).
Les conséquences des résultats du référendum, les raisons de la
popularité de Chavez et de la politique de son gouvernement, les
changements en cours, les faiblesses ainsi que les difficultés
auxquelles est confronté le pays ont été quelques-unes des questions
échangées. Autre thème discuté : la création du ''Parti socialiste
unifié'', '(et non unique), du Venezuela (PSUV) qui compte depuis son
lancement il y a un an 5,7 millions -d'adhérents.
Instrument « d'élaboration - politique et de
participation de masse » en vue de « restituer le pouvoir au peuple »,
selon la définition de Vidal Cisneros, élu au Parlatino, la création du
PSUV est l'objet d'intenses débats au sein même des premiers comités et
des formations politiques impliquées dans le processus de changements
du pays. Ce qu'a confirmé Jeronimo Carrera, président du PCV. « Notre
parti a renforcé son appui à Hugo Chavez, affirme-t-il, mais également
son indépendance d'analyse et d'action en tant que parti. » Surtout,
a-t-il dit, « la liberté d'expression n'a jamais été aussi
importante », faisant allusion au matraquage médiatique affirmant le
contraire.
Au terme de trois jours d'échanges à Caracas, Marie-George Buffet était attendue hier à La Havane.
(1) Participent également à la délégation : Obey Ament, Gérard Busque, et Pascal Schillé.
***
Cathy Ceïbe
L'Humanité du 20/12/2007
http://www.humanite.fr/
De : Ivan
dimanche 23 décembre 2007
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| dimanche 23 décembre 2007, a 08:01 |
| SENAT : Groupe communiste(Camdessus et Sarkozy offre le livret( A )aux banquiers . ) . |
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Par le groupe CRC - 21 Décembre 2007
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Confrontés à la crise des relations interbancaires issue des
sinistres de l'immobilier nord - américain, les banques se demandaient comment
pouvoir passer l'année 2008 au mieux.
Eh bien, la solution a été toute trouvée !
Michel CAMDESSUS, ancien directeur du FMI, à la demande expresse
du Président SARKOZY et de François FILLON, vient de remettre un rapport
préconisant, comme l'exige la Commission Européenne, la banalisation du Livret
A.
Ce qui signifie qu'une partie croissante des 116 milliards d'euros
d'encours de cette épargne populaire seraient confisqués par les banquiers,
inquiets pour leur rentabilité.
C'est oublier, un peu vite, que l'épargne du Livret A a la
particularité de financer de manière exclusive le logement social, ce qui est
fort éloigné des usages, parfois hasardeux, que les banques peuvent faire des
dépôts sur comptes courants !
Mettre en cause le Livret A, c'est prendre le risque de ne pas
pouvoir financer demain le logement social, et donc peser sur l'emploi dans le
bâtiment, sur l'activité économique en général, ou encore sur la satisfaction
des besoins criants en matière de logement que connaît notre pays !
Mettre en cause le Livret A, c'est priver les collectivités
locales de ressources essentielles et plus de 450 000 ménages modestes des seuls
moyens de paiement bancaire dont ils bénéficient.
Ainsi, le rapport Camdessus recommanderait de suspendre les
retraits de petit montant aux guichets de La Poste et des Caisses
d'Epargne !
Les sénateurs du groupe CRC appellent donc les acteurs du droit au
logement, les élus locaux, les populations, à se mobiliser largement pour
rejeter les propositions du rapport Camdessus, commandité par le Gouvernement
Fillon Sarkozy. |
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| samedi 22 décembre 2007, a 22:27 |
| PALESTINE : Beaucoup de doutes sérieux et quelque certitudes . |

de Jean-Claude Lefort Député honoraire
L'allégresse qui a entouré, de toutes parts, aussi bien
la réunion américaine d' Annapolis sur le Proche-Orient que la
Conférence des donateurs à Paris laisse plus que perplexe tout
observateur sérieux de la situation au Proche-Orient.
1. De la réunion tenue à grands fracas médiatique aux
USA que ressort-il qui devrait nous amener à mêler nos vivats à celui
des autres ?
A. Une date ferme a-t-elle été fixée pour l'établissement d'un Etat palestinien inexistant depuis 60 ans ?
Aucunement ! Si la « fin 2008 » est effectivement
évoquée c'est uniquement en terme d'hypothèse, une hypothèse que
M. Ehud Olmert a vite balayée d'un revers de main, une hypothèse aussi
« crédible » que celle inscrite dans la « Feuille de route » du
Quartette qui devait voir la création d'un Etat palestinien fin 2005.
Nous sommes fin 2007 comme chacun sait….
B. Sur quelle base cet Etat palestinien devrait-il être
établi ? Sur le droit international, ce qui serait, et est, la moindre
des choses impératives ?
Aucunement ! Les frontières de 67 (ce qui est
d'ailleurs une concession palestinienne unilatérale énorme),
Jérusalem-Est comme capitale, la question des réfugiés – tout cela est
non seulement à la trappe mais cet Etat palestinien devrait résulter
d'un accord entre les deux parties au conflit, ce qui – les choses
étant ce qu'elles sont – est au mieux une pantalonnade et au pire un
abandon terrible des droits fondamentaux du peuple palestinien.
C. La « Feuille de route » est ressortie en même temps
que trois des signataires et acteurs mandatés explicitement par l'ONU
pour sa mise en œuvre sont exclus du processus. Ne restent que les
Etats-Unis. De sorte que désormais c'est un triangle « Israël –
Palestiniens – USA » qui est en charge de l'affaire. Ce qui veut dire
qu'au lieu d'avoir face à eux un seul adversaire, les Palestiniens en
ont maintenant deux pour « négocier ».
Quant au principe même de la « Feuille de route » la
vie a montré largement son caractère illusoire. Illusoire, car si les
Palestiniens l'ont accepté tandis qu'ils sont tenus dans ce texte
d'assurer la sécurité d'une force occupante – ce qui n'est pas le
moindre des paradoxes -, Israël refuse pas moins de 17 points de ce
texte – un refus réitéré à l'issue de la réunion américaine.
De plus, dans ce texte, le caractère « concomitant »
des mesures à prendre par les deux parties pour avancer est absolument
virtuel. On sait que dès l'acceptation originelle par les Palestiniens
de la « Feuille de route » une trêve de 71 jours a été observée par ces
derniers. De manière concomitante, selon le texte, les autorités
israéliennes se devaient de mettre en œuvre des mesures « analogues ».
Il n'en a rien été car si la trêve a duré 71 jours seulement c'est que
Israël l'a cassée en frappant sans aucune « raison » Gaza. Il ne peut y
avoir concomitance puisque l'un des deux ne veut pas.
D. Comme si tout cela n'était pas suffisamment limpide,
voilà que la France a proposé le déploiement d'une force internationale
dans … les Territoires palestiniens pour aider à « mettre de
l'ordre » ! On est bien loin de la vision d'une force internationale
installée sur les frontières de 67 et à Jérusalem-Est. Allons-nous
envoyer des forces là-bas pour effectuer des « opérations de maintien
de l'ordre » en Cisjordanie et à Gaza ?
C'est pourtant ce que « nous » proposons (dixit
Sarkozy : « aider les services de sécurité palestiniens au maintien de
l'ordre ») qui a reçu étrangement l'accord de M. Abou Mazen qui admet
ainsi de facto que le problème est d'abord à chercher et à « régler »
chez les Palestiniens.
Qui peut penser sérieusement que pareille éventualité
est « tenable » ? Qui ne voit que l'unité inter- palestinienne sera
ruinée définitivement avec cela qui s'appelle purement et simplement de
l'ingérence ? C'est pourtant ce qui est ainsi clairement recherché, qui
renvoie aux calendes grecques toute issue politique du conflit, et cela
au prix de terribles conséquences multiples, notamment politiques pour
l'Autorité palestinienne mais aussi pour la France.
2. La Conférence des donateurs tenue à Paris a donné
lieu également à un déluge d'éloges. Avenue Kléber ce sont 7,4
milliards de dollars qui ont été promis à M. Abou Mazen et à son
premier ministre (qui n'a pas reçu la confiance du parlement
palestinien…) au lieu des 5,6 demandés par ces derniers. A défaut d'un
vote de confiance du parlement palestinien, le premier ministre nommé
par Abou Mazen a considéré que cela consistait en « un vote de
confiance [de la communauté internationale] vis-à-vis de l'Autorité
palestinienne ».
Cette générosité soudaine devrait pourtant surprendre
d'autant qu'Israël est totalement exonéré de ce mouvement, lui qui est
responsable du désastre. Il n'est même pas mis en demeure de verser
l'argent qu'il doit aux Palestiniens, c'est dire…. Naturellement que
personne ne peut faire la fine bouche devant cette « aide », sous
réserve de savoir exactement à quoi elle sera utilisée. On parle, par
exemple, d'un projet de développement dans la vallée du Jourdain qui
n'est autre qu'un projet au profit de la puissance israélienne
occupante. Singulière façon d'aider économiquement à la construction
d'un Etat palestinien.
Mais surtout cette Conférence des donateurs constitue
une sorte de moulin à vent en ce sens que personne ne peut séparer
économie et politique. Et que la question du développement social et
économique d'un Etat palestinien suppose absolument le règlement
politique, sur la base du droit international, du conflit
israélo-palestinien.
Que peut sérieusement l'un sans l'autre ? On se
souvient de la volonté de construire à Gaza, il y a de cela plusieurs
années, un port en eaux profondes. La France, notamment, s'était
engagée dans les travaux. Cela n'a duré que quelques jours : les F16
israéliens ont tout rasé dès le tout début des travaux, inclus le
drapeau tricolore présent qu'un Consul général français, alors en poste
à Jérusalem a personnellement, et courageusement, redressé et remis en
place …
De tout cela il ressort que les partisans de la paix au
Proche-Orient ont quelques raisons d'être plus que perplexes, inquiets,
des évolutions constatées. Mais ils ont aussi des raisons d'estimer que
leurs certitudes sont plus valables que jamais : il ne peut y avoir de
paix durable au Proche-Orient sans que la question centrale du conflit
israélo palestinien soit réglée sur la base du seul droit
international, avec imposition de celui-ci conformément au chapitre VII
de la Charte des Nations unies.
C'est cela que nous ferons valoir en 2008, année du
60ème anniversaire de la Nakba qu'il convient de marquer en grand si
nous voulons que les choses avancent réellement !
Ici ou là « on » devrait méditer sur ce proverbe : qui
mange à la gamelle du diable a besoin d'une longue cuillère… Ou bien
encore celui-ci : cervelle inoccupée, le diable y trouve tente dressée…
Le 19 décembre 2007
De : Abu Ali Mustafa
vendredi 21 décembre 2007
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| samedi 22 décembre 2007, a 21:54 |
| SENAT : Groupe communiste ( Code du travail ) |
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Code du travail (deuxième lecture)
Par Annie David - 19 Décembre 2007 |
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Madame la secrétaire d'État, sur ce projet de loi,
comme sur bien d'autres d'ailleurs, vous souhaitez aller vite, très
vite, puisque vous avez la volonté de parvenir à un vote conforme pour
entériner ce texte.
Il faut dire que vous avez entamé une course contre la
montre pour répondre aux exigences du grand chantier présidentiel,
celui de la casse organisée du droit du travail, avec, pêle-mêle, la
fusion ANPE-UNEDIC, la prétendue amélioration du pouvoir d'achat, qui
vous permettra de mettre à mal les 35 heures, le contrat de travail
unique, la flexsécurité, le travail du dimanche et, aujourd'hui, la
recodification du code du travail, prélude à bien des régressions en
matière de droits des salariés.
Cette recodification a été l'affaire des gouvernants,
ne vous en déplaise, au point que deux organisations syndicales ont
saisi le Conseil d'État ; c'est sans doute ce qui explique votre
précipitation. Vous savez qu'en donnant valeur législative à votre
ordonnance vous la soustrayez à l'emprise du juge administratif. À
l'Assemblée nationale, nos collègues l'ont d'ailleurs démontré en
citant un passage du rapport de Mme Irles, où il était écrit que
l'intérêt d'une loi de ratification était aussi « de rendre sans objet
les recours engagés devant la juridiction administrative contre cette
ordonnance en donnant une valeur législative à l'ordonnance qu'elle
ratifie ». Au moins c'est clair, on peut remercier Mme Irles pour sa
franchise !
S'agissant de la méthode, peu nombreux sont celles et
ceux qui vous soutiennent aujourd'hui, madame la secrétaire d'État, à
part votre majorité ! Avez-vous tenu vos promesses ? Le code du travail
est-il plus lisible ? Est-il plus facile à utiliser, l'avez-vous
simplifié sans l'avoir réduit ? C'est ce que vous prétendez, c'est ce
que pense également Mme la rapporteur, mais le groupe CRC ne peut que
répondre négativement à toutes ces questions.
Vous avez procédé à un redécoupage sans précédent du
code du travail, en déclassifiant pas moins de 500 dispositions, les
faisant passer du domaine législatif au domaine réglementaire.
Pourtant, priver les salariés de la protection
législative pour les exposer à la « souplesse », pour ne pas dire au
silence du domaine réglementaire, c'est diminuer leurs droits. En fait,
là où il vous fallait hier engager un débat contradictoire et public
pour modifier la loi, vous pourrez demain agir seuls, privant les
partenaires sociaux du contre-pouvoir que représente le débat
parlementaire.
En outre, vous avez multiplié par deux le nombre
d'articles, créant 1 890 subdivisions au lieu des 271 existantes. Et,
dans cet océan de complexité, vous voudriez faire croire que les
utilisateurs trouveront ce code plus lisible ? Balivernes !
Vous avez, d'une manière très sélective, utilisé
l'indicatif en lieu et place de l'impératif. Votre choix est sélectif,
car les salariés « doivent faire » ou « doivent remettre », alors que
l'employeur « remet » ou « fait ». Désormais, ce qui apparaissait comme
une présomption irrécusable ne l'est plus, à charge pour le salarié
d'apporter la preuve de ce qu'il dit.
Vous avez encore exclu certaines professions de la
justice prud'homale en sectorisant les conflits. Je pense aux salariés
agricoles, qui dépendront demain du code rural, ou encore à l'article 7
de l'ordonnance, qui intègre dans le code minier les dispositions
relatives aux conditions de travail jusqu'alors prévues dans le code du
travail. Vous avez organisé le dessaisissement de la juridiction
prud'homale au moyen des dispositions prévues dans les articles L.
2143-17, L. 2315-3, L. 2325-7 ou L. 3121-50, qui créent une ambiguïté
sur la compétence des juridictions.
Par ailleurs, vous avez recours à la notion abstraite
d' « autorité administrative », qui vient se substituer à la notion,
pourtant explicite, d'« inspecteur du travail » ou d'« inspection du
travail ».
En outre, vous avez aussi fait le choix de supprimer
l'ancien article L. 241-6 du code du travail, qui précisait pourtant
les conditions de formation nécessaires à l'exercice de la médecine du
travail et les aides financières liées à celle-ci.
Lors de l'examen du projet de loi de financement de la
sécurité sociale, PLFSS, nous avons pu observer l'idée que vous vous
faisiez de la médecine du travail et le sort que vous réserviez aux
victimes du travail. On comprend aujourd'hui que c'est la médecine du
travail en elle-même qui vous déplaît ; c'est la raison pour laquelle
vous souhaitez l'enterrer.
En matière de santé au travail, vous êtes allés encore
plus loin. En dehors de la notion de droit constant, vous avez créé de
toutes pièces dans le titre II intitulé « Principes généraux de
prévention » un chapitre nouveau intitulé « Obligations des
travailleurs ». C'est faire peser sur les salariés une responsabilité
quant à la survenue de leur propre accident du travail, amoindrir
mécaniquement la responsabilité des employeurs et, par voie de
conséquence, l'indemnisation des salariés. Il faut dire que le MEDEF
avait fort peu apprécié les arrêts de juin 2002 ; vous satisfaites là
une de ses exigences !
Le MEDEF pourra aussi vous remercier pour la
suppression des peines de récidive dont il n'est plus fait mention.
Pourtant, il me semblait que le Président de la République avait fait
de la lutte contre la récidive et de la sanction de celle-ci une de ses
priorités. J'en conclus qu'il y a délinquant et délinquant…
Il est vrai que le code du travail est aujourd'hui
complexe. Mais, face à un diagnostic commun, nous ne proposons pas la
même solution. J'imagine que cela ne vous étonnera guère ! Non, nous
sommes opposés à une découpe à la machette du code du travail au nom
d'une meilleure lisibilité. En revanche, nous sommes favorables à une
réécriture concertée.
Nous voulons donner aux salariés des moyens
supplémentaires en renforçant les comités d'entreprises, en confortant
les maisons de justice et du droit, que votre Gouvernement, par la voix
de Mme Rachida Dati, annonce vouloir fermer en partie. Cela passe par
une justice prud'homale plus efficace. Au lieu de cela, vous supprimez
soixante-trois conseils prud'homaux, quitte à éloigner plus encore les
salariés d'une justice qui se doit d'être de proximité.
Je me souviens de nos échanges lors de l'examen de ce
texte en première lecture au Sénat. Je me souviens avoir déjà fait part
de mes doutes sur certains éléments qui ne figuraient plus dans la
partie législative. Je me souviens également avoir entendu M. Xavier
Bertrand, qui était présent alors, nous demander de lui faire
confiance, nous expliquant que cela allait bien figurer dans la partie
réglementaire.
M. Xavier Bertrand n'étant pas là aujourd'hui, c'est à
vous que je m'adresse, madame Létard. Cela ne nous satisfait pas, car
les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Interrogez les
salariés de GDF, par exemple. Le Président de la République leur avait
promis qu'ils ne seraient pas privatisés !
Je vous répète ce que nous avions dit en première
lecture, ce texte va à l'encontre des droits des salariés. Il ne sert
que les intérêts du MEDEF, pour qui la main-d'oeuvre n'est jamais assez
corvéable et le droit toujours trop protecteur. Par conséquent, nous
voterons contre ce projet de loi ! |
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| samedi 22 décembre 2007, a 19:05 |
| Plus de 10 000 étudiants manifestent ( 2 ) |
Plus de 10 000 étudiants manifestent contre une nouvelle loi sur l'enseignement supérieur en Saxe 22 décembre 2007 - 11h39 - Posté par 195.**.102.**
Intéressant
que les étudiants manifestent à Dresde pour défendre leurs droits. Et
ce parce que c'est précisément dans cette ville que le nouveau parti
nazi a pignon sur rue. Il dispose du reste du six représentants à
l'assemblée régionale. Il est pour le moins incongru que l'on laisse
renaître de ses cendres un parti qui est responsable de la mort de
cinquante deux millions d' êtres humains. Il est donc important que des
allemands, notamment des jeunes, aient appris à manifester, à
s'intéresser à leur avenir, et, par voie de conséquence, à la
politique. Je salue la lutte des jeunes allemands de Saxe auxquels je
souhaite un grand succès. Nul doute que leur mobilisation fera
réfléchir ceux qui veulent imposer une loi qui réduit les prérogatives
des étudiants. SCARAMOUCHE cite BELLACIAO
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| samedi 22 décembre 2007, a 18:39 |
| Plus de 10 000 étudiants manifestent contre une nouvelle loi sur l'enseignement supérieur en Saxe . |

Dresde : Plus de 10 000 étudiants manifestent contre une nouvelle loi sur l'enseignement supérieur en Saxe
Le 13 décembre, plus de 10 000 étudiants ont manifesté
dans la ville allemande de Dresde contre un nouveau projet de loi sur
l'enseignement supérieur du Land de Saxe. Le gouvernement de ce Land
est une coalition composée du Parti social démocrate (SPD) et de
l'Union chrétienne démocrate (CDU) sous la direction du premier
ministre Georg Milbracht de la CDU.
Les manifestants venus des principales universités du
pays sont arrivés à Dresde dans des trains spécialement affrétés pour
l'occasion. La manifestation était organisée en particulier contre les
changements apportés aux réglementations existantes et qui accordent
actuellement aux étudiants une certaine participation aux décisions
prises par les universités. D'après la nouvelle loi, le recteur de
l'université aura des pouvoirs beaucoup plus importants et une plus
grande autonomie. Cela signifie qu'on retirera pouvoirs et compétences
aux organismes existants et qu'on accroîtra la rivalité entre
universités.
A l'avenir, les recteurs d'universités pourront
utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour passer outre les conventions
collectives existantes afin d'embaucher du nouveau personnel avec des
salaires de misère. Ce processus d'autonomie croissante des universités
augmente aussi la probabilité d'introduction de frais universitaires
dans un avenir proche. La nouvelle loi aura aussi, si elle est votée de
fortes répercussions sur les structures existantes de l'université et
aura pour conséquence de diminuer fortement la représentation étudiante
au conseil d'administration de l'université.
Les conséquences potentielles de telles mesures
apparaissent clairement quand on examine le nouveau rôle proposé au
nouveau conseil d'université. Ce conseil se verra attribuer une
autorité accrue dans l'organisation des universités au niveau local,
avec 50 pour cent des membres de ce conseil provenant de secteurs
extérieurs à l'éducation, c'est-à-dire des personnes du monde des
affaires ou de la culture qui seront nommées et non pas élues.
Avant même la manifestation de jeudi dernier, les
principaux organisateurs, le syndicat du service public Verdi, le
syndicat des enseignants (GEW) et les groupes étudiants de la
Conférence de Saxe (KSS), tenaient absolument à assurer que la
discussion à la manifestation se limite à la question de la
participation étudiante aux structures universitaires, plutôt que de
faire face aux questions sociales et politiques plus larges. Dans
divers tracts, on faisait bien mention de la « commercialisation de
l'éducation », mais on y parlait avant tout de décisions concrètes par
rapport à la composition des conseils d'université, à l'évaluation des
cours et au service d'orientation.
Bon nombre de manifestants étaient motivés par des inquiétudes bien plus fondamentales.
Rikard, 26 ans, étudiant en géographie à l'université
de Dresde, a dit que les formulations précises de la loi le laissaient
indifférent. Il a dit participer à la manifestation parce qu'il
remarquait chaque jour les conséquences de la subordination croissante
de l'éducation aux intérêts directs du patronat et de l'économie. La
participation étudiante est attaquée, d'après lui, parce que les
grandes entreprises veulent exercer une plus grande influence sur le
contenu des programmes universitaires. « Mais cela se produit dans tous
les domaines et cela ne se limite pas à la question de la
participation. »
En fait, les conditions d'étude ont rapidement changé
en Allemagne ces dernières années. L'introduction des Masters et des
licences dans presque toutes les universités, de même que ce qu'on
appelle les « pôles d'excellence » introduits par le gouvernement
allemand et les coupes dans le budget de l'éducation ont déjà conduit à
une orientation marquée en faveur des intérêts du marché. Le but est
d'accroître la compétitivité de l'Allemagne internationalement et de
pouvoir exporter l'éducation comme toute autre marchandise.
Christian, 22 ans, étudiant en génie civil à
l'université de Dresde, a fait remarquer un autre lien important : « Je
manifeste ici, pas seulement pour la démocratie à l'université, mais
pour la démocratie en général. Partout les droits démocratiques sont
attaqués au moyen de mesures de surveillance accrues. Le but c'est de
nous transformer tous en personnes « transparentes » qui peuvent être
facilement identifiées et contrôlées. Nous devons défendre la
participation à l'université maintenant pour nous assurer une situation
favorable quand on en viendra à d'autres luttes, par exemple sur la
question des frais universitaires. »
Les Verts et le Parti de la Gauche ont essayé de se
placer en tête de cortège. Tout à l'avant il y avait ce qu'on appelle
la « Gauche-mobile » dont les haut-parleurs hurlaient de la musique
assourdissante entrecoupée de vagues slogans. Ces deux partis avaient
envoyé leurs intervenants sur les questions d'éducation pour prendre la
parole devant le rassemblement, mais ils n'avaient pas grand-chose à
dire. Comme ils montaient sur la plateforme, ils ont été accueillis par
de maigres applaudissements et quelques sifflets.
Plus hostile encore a été l'accueil réservé au ministre
de l'éducation et de la culture de Saxe, Eva Maria Stange (SPD.) C'est
elle qui est responsable de cette nouvelle loi et elle est montée à la
tribune dans le but d'insulter avec arrogance les étudiants réunis.
« La plupart d'entre vous ne savez même pas ce qu'il y a dans cette
loi, » a-t-elle dit puis suite aux sifflets de son auditoire elle a
poursuivi : « Cela n'a pas de sens d'essayer de discuter de cette loi
correctement avec vous. » Elle n'avait absolument rien à proposer qui
ressemble à un argument rationnel.
Une autre intervenante, Nathalie Meyer de l'université
de Giessen, a souligné l'importance de la privatisation accrue de
l'éducation et sa relation avec la polarisation sociale grandissante et
a conclu en disant qu'il était impossible de faire confiance aux partis
politiques établis. Cependant aucun intervenant n'a critiqué le Parti
de la Gauche ni les Verts, bien que lorsqu'ils étaient au pouvoir, ces
deux partis aient activement soutenu les attaques sur l'éducation et
les programmes sociaux. En Saxe, ces partis sont dans l'opposition,
mais un intervenant du KSS a prétendu qu'une coalition de ces partis de
« gauche » au gouvernement contribuerait à résoudre les problèmes
auxquels sont confrontés les étudiants.
L'unique intervenant lors du rassemblement à soulever
la question du rôle du Parti de la Gauche et des Verts a été Marius
Heuser parlant au nom du World Socialist Web Site. Il a dit, « Les
étudiants ne sont pas uniquement confrontés à une attaque sur leur
participation, mais ils sont confrontés au processus de la
subordination grandissante de tout le secteur de l'éducation aux
intérêts du patronat et de l'économie. Nous manifestons ici non
seulement contre Milbradt et non seulement contre l'abolition de la
participation étudiante, mais contre le processus de l'Union
européenne, le processus de Bologne dans son ensemble [un effort pour
créer une zone européenne d'enseignement supérieur d'ici 2010] qui a
pour objectif de transformer en marchandise le droit fondamental à
l'éducation. »
Après de longs applaudissements, il a poursuivi :
« Evidemment, la subordination de l'éducation aux intérêts de profits
d'une minuscule couche est directement liée à la subordination de
chaque aspect individuel de la vie sociale à la logique du marché, que
ce soit en matière de polarisation sociale, de militarisme et de
réarmement, ou de restriction des droits sociaux fondamentaux. Mais si
nous sommes clairs là-dessus, alors nous devons aussi envisager comment
on peut combattre cette évolution.
« A ce sujet, je voudrais dire un mot sur la
participation des syndicats, des Verts et du Parti de la Gauche à cette
manifestation. Je considère que ce n'est rien moins qu'une insulte
qu'ils essaient de monopoliser la tête de la manifestation. Ils ne sont
pas de notre bord. Sur la question de la participation : bien que les
étudiants aient fait grève pendant un trimestre entier, organisant des
manifestations et des protestations entre autres à Berlin, le Parti de
la Gauche a, aux côtés du SPD, mis en place des coupes budgétaires de
75 millions d'euros dans les universités de la ville.
« Comme vous pouvez l'imaginer, les coupes les plus
importantes ont été faites dans les sciences humaines. Dans une
situation où les universités sont confrontées en permanence à une
pénurie de fonds, elles sont obligées pour compléter leur budget de
faire appel à des sponsors du patronat tout en procédant aux
inévitables réductions de personnel enseignant et de matériel
pédagogique. A Berlin, le Parti de la Gauche est responsable d'un large
éventail de coupes budgétaires dans le domaine de l'enseignement et des
services sociaux.
« Un mouvement contre les attaques sur l'éducation et
les acquis sociaux ainsi que sur les droits démocratiques ne peut se
développer que contre ces partis et ces organisations. A la lumière de
l'augmentation énorme des tensions sociales, du militarisme et de la
guerre, un tel mouvement doit entreprendre de défier la subordination
de la vie sociale au système de profit et adopter une perspective
socialiste et internationaliste.
« La construction d'un tel mouvement international est
l'objectif du World Socialist Web Site. La première étape consiste à
construire l'Internationale étudiante pour l'égalité sociale (IEES),
fédération étudiante internationale. »
Suite à son discours, fréquemment interrompu par des
applaudissements, de nombreux étudiants sont venus à la table où était
installée la littérature du WSWS pour donner leur adresse e-mail et
recevoir des informations sur les prochaines réunions de l'IEES.
(Article original allemand paru le 14 décembre 2007)
http://www.wsws.org/francais/News/2007/dec07/etud-d20.shtml
De : Dresde
vendredi 21 décembre 2007 cite BELLACIAO
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| samedi 22 décembre 2007, a 18:04 |
| Aix,une grande victoire de la solidarité et des droits de l'homme : |
Déclaration de Jean Marc COPPOLA

Lyon, non à la répression !
Amplifions la mobilisation !
21 décembre 2007
Je viens d'apprendre avec émotion et une grande
satisfaction, la relaxe de Florimond Guimard militant de RESF, par le
tribunal d'Aix en Provence.
C'est une belle victoire de la solidarité humaine.
C'est la victoire de la persévérance de ceux qui malgré la répression,
refusent de baisser les bras. Le combat émancipateur n'est donc pas un
délit ! François Auguste aussi, comme tous ceux victimes du « délit »
de solidarité doivent être relaxés !
Depuis le 11 novembre 2006 à Marignane où avec d'autres
militants nous étions présents pour empêcher l'expulsion d'un père de
deux enfants scolarisés, nous n'avons cessé de clamer cette exigence.
Plus que jamais, nous devons unir nos efforts dans le
rassemblement le plus large pour obtenir que Monsieur TASTAN, d'origine
Kurde qui vient d'être condamné à Lyon à 3 mois de prison ferme et 3
ans d'interdiction de séjour, ne soit pas expulsé en Turquie, ou il
risque une répression grave, attentant à sa vie. Comme je l'ai indiqué
au Ministre de l'immigration, Monsieur Hortefeux, en acceptant cette
injustice, il se rendrait complice de non assistance à personne en
danger.
Avec beaucoup d'autres, j'ai choisi le combat pour les
idéaux de la République : le gouvernement doit prendre ses
responsabilités.
Le combat continue pour le respect de la personne humaine, c'est les sens de l'engagement des communistes.
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| samedi 22 décembre 2007, a 17:39 |
| 25ème annivairsaire de la mort de Louis Aragon . |
Histoire du mouvement social et communiste
Samedi 22 Décembre 2007 - 14:33
Libre et désinvolte. Révolutionnaire communiste
infatigable. Haï autant qu'adulé. Amoureux des hommes et des femmes. La
France a mis ses vers en musique et chanté ses rimes. Poète, romancier,
essayiste, journaliste, polémiste, critique d'art, Louis Aragon était
un créateur aux multiples visages

Pablo Picasso, Louis Aragon et Maurice Thorez
Fruit d'une union illégitime, Louis Aragon naît
et grandit dans l'ombre du mensonge et de la dissimulation. Sa mère
devient sa soeur. Sa grand-mère, sa mère. Ses tantes, d'autres soeurs
et son père, un lointain parrain. Les vérités du monde, il les trouve
dans les livres. Il lit Dickens, Tolstoï, Gorki, Romain Rolland,
Nietzsche. “J'écrivais quand je ne savais pas encore écrire, en dictant
à mes tantes”, se souvient-il. Après une scolarité dont il s'acquitte
aisément, pour faire plaisir à sa mère et sentant la poudre chatouiller
ses narines, Aragon entreprend des études de médecine (1916). Il n'en
délaisse pas pour autant la lecture et fréquente assidûment la
librairie d'Adrienne Monnier. Il y explore des univers qui
influenceront son écriture, sa conception de la littérature et de l'art
: Lautréamont, Apollinaire, Mallarmé, Rimbaud…
Dans les couloirs de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce de Paris,
auquel il est rattaché en 1917 en tant qu'élève médecin auxiliaire,
Louis Aragon rencontre André Breton. Un “coup de foudre intellectuel
qui, un jour ou l'autre, frappe des âmes prédestinées et les engage sur
une route qu'ils ne soupçonnaient pas (…). Ce jour-là, Aragon
découvrait la poésie totale et le sens de sa vie”. Aragon tient en
horreur cette société perverse et injuste qu'une élite aveugle
s'acharne à maintenir en “bon ordre”. Il méprise par-dessus tout “cette
espèce d'exaltation absurde par quoi se sont déshonorés un très grand
nombre d'écrivains français entre 1914 et 1918″. Le 1er mars 1919
paraît le premier numéro de la revue Littérature éditée par André
Breton, Philippe Soupault et Louis Aragon. Une parution dans laquelle
il perçoit définitivement sa vocation d'écrivain.
Désireux de dépasser la négation absolue prônée par les dadaïstes
auxquels ils se mêlent en temps, Breton, Aragon et Philippe Soupault
fondent le mouvement surréaliste. Son but : remettre en question à la
fois la matière, le langage et la signification de l'Art. “Démonter le
mécanisme du génie poétique” que constituent les oeuvres d'un
Baudelaire ou d'un Rimbaud, sans pour autant renier ce génie. Son
principe : introduire la vitesse dans l'écriture, pour supprimer la
censure. L'écriture automatique. Il sera le premier à tenter de
théoriser le mouvement en publiant son premier manifeste, 'Une vague de
rêves' (1924). Dans 'Le Paysan de Paris' (1926) ou le 'Traité du style'
(1928), Aragon se distingue par son écriture élégante et drôle,
violente et lyrique, souvent précieuse. Le mouvement concerne toutes
les formes d'expression artistique. A travers lui résonne l'évolution
de l'esprit moderne, enrichi de l'ensemble des esthétiques qui se sont
succédés depuis le romantisme. Profondément marqué par les
répercussions sociales, psychologiques et morales de la Grande Guerre,
Louis Aragon voit dans le surréalisme un moyen de libération.
L'instrument privilégié pour mener une révolution positive. Un point de
départ, plus qu'une doctrine ou un système.
Sa rencontre en 1928 avec Elsa Triolet, belle-soeur de Maïakovski,
amène Aragon à développer une conception militante du rôle de
l'intellectuel au service de la révolution. Et la promesse de justice
qui s'incarne dans la révolution soviétique le conduit à prendre sa
carte au parti communiste. Abandonnant l'exercice poétique et les
recherches d'écriture, Aragon fait du roman sa forme d'expression
privilégiée d'un militantisme exacerbé. De sa plume et de son lyrisme,
des armes littéraires au service de l'édification du socialisme
soviétique ('Hourrah l'Oural' – 1934). Il n'hésite pas à reconnaître la
primauté de la littérature prolétarienne sur le surréalisme. Dans sa
grande série romanesque, Le Monde réel, Louis Aragon défend avec
ferveur les thèses du réalisme socialiste. Il publie tour à tour 'Les
Cloches de Bâle' (1934), 'Les Beaux Quartiers' (1936), 'Les Voyageurs
de l'impérial' (1942), 'Aurélien' (1944) et clôturera le cycle en
apothéose avec 'Les Communistes' (1951).
Avec la “drôle de guerre” et après l'armistice de 1940 Aragon renoue
avec le langage poétique. La France occupée, Aragon dresse sans faillir
une poésie militante. Une poésie des origines au service de la
mobilisation patriotique. Du surréalisme, il garde la liberté
syntaxique et rythmique. Mais on le surprend de plus à plus à céder à
quelque facilité de forme. Du 'Crève-coeur' (1941) à la 'La Diane
française' (1944), en passant par 'Les Yeux d'Elsa' (1942),
'Brocéliande' (1942) et 'Le Musée Grévin' (1943) s'exhalent des thèmes
fédérateurs tels que l'amour, la colère ou l'espérance. De recueil en
recueil, Aragon se fait veilleur d'une mémoire que l'on cherche à
anéantir. Animé d'un besoin d'humanité inaliénable, il s'affiche comme
le chantre de la patrie et révèle sa vocation de poète populaire.
Malgré une activité militante intense à la Libération - Aragon est
de tous les combats du parti communiste. Il continue de célébrer
ardemment son amour pour sa compagne dans 'Elsa' (1959). Et offre un
véritablement couronnement de la poésie lyrique avec 'Le Fou d'Elsa'
(1963). Il s'ouvre une nouvelle carrière de romancier avec la parution
de 'La Semaine Sainte' (1958), fruit d'un travail de reconstitution
vertigineux, dans laquelle Aragon s'efforce de mettre en valeur les
ambiguïtés de l'Histoire. Avide de nouvelles expériences, l'écrivain
poursuit ses pérégrinations jusque sur les territoires du Nouveau
roman, s'inspirant des techniques les plus diverses. Il disloque les
intrigues, s'inspire du montage des films de Godard…
Comme un prolongement logique à son engagement artistique et
politique, Aragon s'investit dans une intense activité journalistique.
Homme d'action, agitateur de l'esprit, l'écrivain tient à regarder de
près la société se mettre en branle. Une façon pour lui de se maintenir
dans le réel. D'incarner son époque. De se confondre avec elle.
Artiste, intellectuel engagé, communiste et homme de parti, Aragon
écrit, publie, édite. L'Humanité lui ouvre évidemment ses portes dès
1933. Secrétaire de direction puis rédacteur en chef de la revue
Commune, il y côtoie André Gide, Roman Rolland, Paul
Vaillant-Couturier. Tous engagés dans la défense de la culture et dans
la lutte contre le fascisme et le nazisme. Après avoir dirigé Ce soir,
Aragon participe avec Jacques Decour à la fondation des Lettres
françaises, dont il occupera la direction jusqu'à la disparition de
l'hebdomadaire en 1972.
Homme de la modernité. Louis Aragon ne s'est pas contenté de vivre
son époque en la regardant s'écouler. Il en a épousé chacun des
soubresauts. A combattu ses horreurs et épousé ses passions. Agitateur
surréaliste, révolutionnaire communiste ou résistant, Louis Aragon
était un homme à la révolte multiple mais constante.
Nicolas Maury
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| samedi 22 décembre 2007, a 16:58 |
| Lettre ouverte à mes camarades socialistes . |

En 2001, après dix huit ans la Gauche
a repris la municipalité de Roubaix avec une majorité formée de toutes
ses composantes (socialistes, communistes, radicaux de gauche,
mouvement des citoyens, verts) à laquelle s'étaient joints des membres
de la société civile.
Ensemble nous avons gagné cette élection, ensemble pendant 6 ans nous avons travaillé au service des roubaisiens.
Pour 2008, comme le prévoient les accords nationaux
et départementaux avec le Parti Socialiste, nous voulons reconduire
les accords de 2001 autour du maire sortant.
Qu'aujourd'hui, René Vandierendonck au mépris de
toutes les organisations politiques, brigue un nouveau mandat en
s'alliant dés le premier tour avec le MODEM est à mes yeux scandaleux
et désastreux .
Rien ne justifie ce choix, au contraire, Sarkozy au pouvoir, Roubaix
doit rester à Gauche, pour organiser la résistance à sa politique et
offrir des réponses alternatives aux gens modestes qui sont la raison
d'être de notre engagement.
Camarades socialistes, après trois échecs consécutifs de
la Gauche aux élections présidentielles , le dernier « une élection
imperdable », quand depuis 5 ans la Droite était battue à chaque
écheance électorale, camarades pensez vous qu'il soit de l'interet du
peuple et des roubaisiens de se fourvoyer dans une alliance avec le
Centre?
Pensez vous qu'il soit de l'interet des roubaisiens
que reviennent à la tête de la municipalité l'adversaire de tout le
mandat, le premier soutien du député de Droite Vercamer?
Avec de telles manoeuves quelle image donne-t-on de la politique?
Camarades, j'en appelle à votre integrité votre courage,
il faut que René revienne à Gauche et sinon rassemblons nous pour faire
échec à son projet.
Cela est de la plus haute importance pour nous tous citoyens qui ne
renonçons pas à la justice au progrès social, à l'émancipation humaine,
car au delà de l'opportunisme du maire sortant, c'est la perspective
d'une rélle alternative politique dans ce pays qui se joue.
Camarades socialistes, ne desespérons pas l'avenir, rassemblons nous pour que la ville de Roubaix reste ancrée à Gauche. Roubaix le 7decembre 2007
Jean Marie Duriez
communiste et conseiller municipal délégué
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| vendredi 21 décembre 2007, a 22:36 |
| Essemble,faire échec à la droite . |
Appel des Conseillers généraux de gauche :

Au moment où dans tous les communes de notre
département se préparent les prochaines échéances électorales
,municipales et cantonales le Président du Conseil général et
l'ensemble des Conseillers généraux de la majorité de gauche du
Val-de-Marne expriment clairement une seule et même volonté de
continuer ensemble à développer un Val-de-Marne pour tous, innovant et
solidaire et faire échec à la droite.
Ils appelent les Val-de-Marnais et les
Val-de-Marnaises à reconduire, renforcer et élargir les majorités qui
animent le Conseil général et les communes de gauche.
Dans les autres cantons et les autres communes, l'heure est au changement. La droite est divisée. La gauche peut gagner.
19 décembre 2007
Télécharger
A l'occasion des prochaines élections municipales et
cantonales, nous voulons, dans notre diversité et dans le rassemblement
des énergies qui nous animent, souligner combien l'action menée par le
Conseil général et les communes de gauche ces sept dernières années a
contribué à conforter et à améliorer la vie des habitants et des
salariés dans un contexte économique et social particulièrement
difficile. Chaque jour, dans toutes nos actions, nous nous attachons à
donner corps aux valeurs de solidarité, d'égalité des droits, de
justice sociale et de cohésion territoriale qui motivent notre
engagement à gauche aux côtés de nos concitoyens.
Droit à un logement social de qualité partout et pour
tous, développement de transports collectifs modernes, collèges
rénovés, attention permanente aux personnes fragilisées par l'âge, le
handicap, la maladie ou le chômage, soutien à la petite enfance, à la
jeunesse, lutte contre toutes les discriminations, attachement à
l'environnement et au développement durable, , promotion du
développement économique et de l'emploi, de la vie associative, de la
culture, du sport et des loisirs, dans tous ces domaines, ces actions
concrètes facilitent chaque jour la vie de tous nos concitoyens.
Ces actions nous les menons ensemble, au travers des
partenariats que nous nouons avec d'autres collectivités et tout
particulièrement les 47 communes val-de-marnaises et la Région
Ile-de-France.
Nous nous félicitons tous de l'esprit dynamique,
constructif et rassembleur dans lequel nous travaillons en équipe pour
faire avancer le Val-de-Marne, ses territoires, au service de l'intérêt
général et du bien commun.
En Val-de-marne comme ailleurs, la droite ne cache pas
ses ambitions : mener à l'échelle du Département et des communes la
politique de reculs sociaux, de cadeaux aux plus fortunés, de remise en
cause du service public qu'elle déploie aujourd'hui au plan national.
Ensemble nous entendons faire obstacle à ces dangers. Nous appelons
donc les val-de-marnais et les val-de-marnaises à reconduire, renforcer
et élargir les majorités qui animent le Conseil général et les communes
de gauche. Dans d'autres cantons, d'autres communes, l'heure est au
changement. La droite est divisée. La gauche peut gagner.
Ainsi, forts de notre capacité à nous mobiliser dans
l'union au service des habitants, convaincus que ce qui nous rassemble
est bien plus important que ce qui nous différencie, nous entendons
continuer à agir ensemble pour développer un Val-de-Marne pour tous,
solidaire, créatif et équilibré, sur la base des engagements pris
devant les citoyens et que nous avons tenus et des projets nouveaux que
nous élaborons avec les populations.
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| vendredi 21 décembre 2007, a 22:14 |
| Fonctionnaires : le ton monte . |
Fonction publique . Six syndicats appellent à la grève le 24 janvier pour une revalorisation générale des salaires.
Gros succès pour le gouvernement de la réunion de
négociation lundi sur les salaires des fonctionnaires : réunis mardi
soir au siège de l'UNSA, six syndicats ont décidé d'appeler de nouveau
les agents à se mobiliser le 24 janvier. À peine un mois après la
dernière grève dans la fonction publique (le 20 novembre), la FSU, la
CGT, l'UNSA, Solidaires, FO et la CFTC exigent « l'ouverture de réelles
négociations sur la valeur du point d'indice et la refonte globale des
grilles indiciaires, afin de permettre le rattrapage des pertes de
pouvoir d'achat ». Et rejettent en bloc les propositions du
gouvernement, qui avait imaginé un dispositif de « garantie
individuelle du pouvoir d'achat », alors que les fédérations
attendaient une augmentation générale des traitements des quelque 5
millions de fonctionnaires français.
La CFDT fonction publique, elle, se réserve « la possibilité de
rejoindre » les six syndicats qui ont appelé à la grève le 24 janvier.
Elle attend pour l'instant des « réponses rapides et concrètes » du
gouvernement, tout en rappelant « sa déception » après les propositions
lundi du ministre de la Fonction publique, Éric Woerth. La CFE-CGC a
annoncé de son côté qu'elle ne s'associait pas « dans l'immédiat » à la
mobilisation, désirant « mener le cycle des négociations sur le pouvoir
d'achat à son terme ».
Pour les six syndicats qui appellent à la grève, les propositions du
ministre « ne sont pas acceptables tant sur la forme que sur le fond ».
« Ces pseudo-négociations ne peuvent […] nous convenir car elles
portent atteinte de façon frontale aux principes même de la négociation
collective des salaires dans la fonction publique, pour les remplacer
par une individualisation des rémunérations », ajoute leur communiqué.
« On est dans une situation où, pour pouvoir négocier
convenablement, il faut créer un rapport de force », a estimé Gérard
Aschieri (FSU), en expliquant que « le personnel n'aurait pas - compris
qu'on attende ». Même analyse pour Jean-Marc Canon, qui a expliqué que
« la seule façon de faire bouger les choses, c'est de proposer une
mobilisation forte aux personnels ». Pour Gérard Noguès (FO), « il faut
une augmentation du point d'indice par rapport à l'inflation, soit
1,6 % pour 2008, si possible au 1er janvier ». « Nous espérons que le
gouvernement va enfin comprendre que le dialogue social, c'est ouvrir
de véritables négociations et non faire semblant de dialoguer », a
ajouté Jean-Michel Nathanson (Solidaires). « Nos revendications sont
restées lettre morte. Le gouvernement persiste à nous répondre à
côté », a déploré Élisabeth David (UNSA), tandis que Bernard Sagez
(CFTC) a estimé que le - ministre « baladait » les syndicats.
Le ministre du Budget et de la Fonction publique, Éric Woerth, a
dénoncé hier « l'âge de pierre des relations sociales » dans le secteur
public, estimant qu'il avait fait « des propositions très précises pour
qu'aucun fonctionnaire ne puisse perdre du pouvoir d'achat ». Il
n'empêche, ses services risquent de se trouver bien seuls cette
semaine : les six fédérations syndicales ont décidé de ne pas
participer à une séance plénière hier sur les valeurs et missions de la
fonction publique organisée par le gouvernement, ni à la réunion
vendredi sur le paiement des heures supplémentaires.
Lucy Bateman
l' Huma du 20 /12 / 07
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| vendredi 21 décembre 2007, a 21:19 |
| SENAT : Groupe communiste( Travail du dimanche:l'UMP aggrave la précarité ) |
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Travail du dimanche : l'UMP aggrave la précarité
Par le groupe CRC - 14 Décembre 2007 |
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Dans la nuit, les sénateurs ont adopté un amendement du
groupe UMP afin de permettre aux commerces de détails d'ameublement
d'ouvrir le dimanche. Il est hypocrite de faire croire que le travail
dominical permettrait d'augmenter le pouvoir d'achat des salariés.
Au contraire, cela risque de renforcer la précarité du
travail dans un secteur où les salaires sont particulièrement faibles
et où un grand nombre de travailleurs ne bénéficient pas de contrat à
temps plein. Il s'agit en réalité d'un cadeau indécent fait aux
entreprises remettant en cause des acquis sociaux datant d'un siècle.
Le principe selon lequel le repos hebdomadaire doit être donné le
dimanche, est par ailleurs déjà largement remis en cause, notamment
pour les zones dites touristiques.
Nicolas Sarkozy qui impulse cette mesure organise un
recul de civilisation. L'alternative, le choix de l'épanouissement
humain, c'est l'augmentation des salaires et le droit au repos des
salariés. L'alternative, c'est la mise en commun des richesses
produites pour que chacun, et pas seulement le patronat et les
actionnaires, vive dans la dignité.
Les sénateurs du groupe communiste républicain et
citoyen dénoncent avec force cette mesure rétrograde, économiquement
inefficace qui, en cherchant à opposer travailleurs et consommateurs,
en fait constitue une remise en cause inacceptable des dispositions
protectrices du code du travail des salariés. |
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| vendredi 21 décembre 2007, a 19:00 |
| Charte européenne ( une escroquerie ) |
Charte européenne des droits fondamentaux : une escroquerie ultra-libérale

La « Charte européenne des droits fondamentaux » : pas même un alibi social mais bien une escroquerie "ultra-libérale" !
http://pcf-paris15.over-blog.com/ar...
Voir aussi notre position sur le traité européen :
- http://pcf-paris15.over-blog.com/ar...
Elle sent le réchauffé. Voilà maintenant 7 ans et le
sommet européen de Nice que les eurocrates ne trouvent que leur
« Charte des droits fondamentaux » pour parer de bons sentiments de
leur UE de l'argent. Ils viennent, une nouvelle fois, de la proclamer
solennellement au Parlement européen le 12 décembre à l'occasion d'une
séance mouvementée. Des dizaines de députés, dont une bonne partie des
députés des partis communistes européens, ont refusé de se plier au
jeu. Ils ont demandé avec bruit la tenue de référendums sur le nouveau
traité européen.
Il y a deux ans, les grands pontifes de l'UE du
patronat avaient essayé d'adjoindre la Charte au projet de constitution
de Giscard. Peine perdue. Les peuples français puis néerlandais ont
rejeté l'ensemble.
Les eurocrates tentent une nouvelle tactique
aujourd'hui. Ils savent que le traité de Lisbonne ne rencontrera
d'adhésion populaire dans aucun pays. Ils escomptent le faire passer en
force, contre les peuples, sans référendum, avec la complicité des
gouvernements et parlementaires nationaux. Utile pour écraser les
acquis sociaux et démocratique de chaque peuple, le Traité de Lisbonne
manquera complètement de légitimité. Ils en sont bien conscients.
L'ensemble de l'UE du capital est dénuée de légitimité. Aussi les
eurocrates ressortent-ils la « Charte des droits fondamentaux » pour
essayer de lui donner bonne figure. Cette fois-ci, ils prennent soin de
la dissocier du nouveau Traité qui lui conférera pourtant, s'il est
ratifié, la même validité juridique que feue la « constitution ».
Mais il y a de surcroît tromperie sur la marchandise.
La « Charte » n'est pas qu'un texte humaniste vague, rappelant quelques
généralités. Les progressistes français et notamment les communistes,
qui ont décortiqué le texte de la « constitution » en 2005 le savent
bien. La « Charte » n'a rien à voir avec, par exemple, les textes et
l'esprit de l'Organisation internationale du travail, dépendant de
l'ONU.
Les « droits fondamentaux » qu'elle prétend contenir
représentent, dans le meilleur des cas, le plus petit dénominateur
commun des droits existants dans les pays de l'UE qu'ils s'agissent des
droits politiques ou sociaux. La « Charte » est en fait un outil, qui
se veut de surcroît moral, d'harmonisation par le bas des législations
nationales dans le cadre du processus d'intégration dans l'UE du
capital. Notre pays l'a déjà expérimenté notamment avec l'extension du
travail de nuit des femmes dans l'industrie en 2001, prétextée par les
principes d'égalité entre les sexes de la « Charte ».
Le Président polonais et le gouvernement britannique
ont obtenu cette année des dérogations parce que sur certaines
dispositions, leurs législations sont encore en dessous de la
« charte » : ce sont les exceptions qui confirment la règle.
La « Charte » est complètement imprégnée de l'idéologie
de « l'ultra-libéralisme » (le mot toujours entre guillemets tellement
il est éloigné de la « liberté » qu'il évoque). Elle porte par exemple
la remise en cause de la laïcité telle que la conçoit la République
française (l'article 10 s'occupe des conversions ( !) et défend le
« droit de manifester sa religion en public ». L'article 14 défend les
écoles confessionnelles). Sur un autre registre non moins grave, la
« Charte » remplace le droit au travail contenu dans la plupart des
constitutions nationales dont la nôtre par « la liberté de chercher un
emploi », autant dire d'être chômeur selon le bon vouloir des
possédants. On pourrait multiplier les exemples comme nous l'avions
fait en 2005.
Aussi, on ne nous fera pas plus prendre des vessies
pour des lanternes en 2008 qu'en 2005. La « Charte » des droits
fondamentaux, conçue sur mesure pour légitimer l'intégration dans l'UE
du capital, la résignation aux droits démocratiques et sociaux
nationaux, souvent durement acquis, est tout autant à rejeter que
l'ensemble des textes du Traité de Lisbonne. Ce n'est pas la base
« perfectible » d'un progrès international mais c'est un instrument
d'une régression supranationale.
NON toujours NON à l'UE du capital. Faisons respecter le vote du peuple français du 29 mai 2005 !
De : PCF Paris 15
vendredi 21 décembre 2007 |
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| vendredi 21 décembre 2007, a 18:38 |
| SENAT : Groupe communiste ( GDF privatisée ) |
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GDF privatisée : un cadeau de Noël aux financiers !
Par le groupe CRC - 20 Décembre 2007 |
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Le gouvernement a publié le décret de privatisation de
Gaz de France, préalable nécessaire à la fusion avec Suez au premier
semestre 2008. L'Etat, qui détient actuellement 80% des parts de
l'entreprise publique, voit ainsi sa participation tombée à 35%.
Cette décision confirme la libéralisation accrue du
secteur de l'énergie qui, notamment depuis l'ouverture à la concurrence
pour les particuliers, laisse craindre de nouvelles augmentations.
D'ailleurs, la semaine dernière Gaz de France a
transmis sa demande à la Commission de régulation de l'énergie et
demande d'ores et déjà à l'Etat une hausse moyenne de 6.1% de ses
tarifs. Pour les particuliers cette augmentation des tarifs serait de
l'ordre de 5.8%.
Alors que la priorité du gouvernement serait de lutter
pour le pouvoir d'achat des consommateurs, et que les sénateurs du
groupe communiste républicain et citoyen ont déposé des amendements
dans le texte « développement de la concurrence en faveur des
consommateurs » visant à geler les prix du gaz et de l'électricité, le
gouvernement met tout en œuvre pour accélérer une mainmise plus
importante du secteur privé.
Les sénateurs du groupe communiste républicain et
citoyen dénoncent cette politique destructrice de l'outil public au
détriment de la satisfaction de l'intérêt général, menée par le
Gouvernement et sa majorité. |
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| vendredi 21 décembre 2007, a 18:16 |
| Sécession aux USA . |
Vendredi 21 Décembre 2007 - 16:32
Les Indiens Lakotas, véritable nom des Sioux, ont rompu les traités signés par leurs ancêtres avec les Etats-Unis

Territoire des Sioux Lakota
Cette décision est unilatérale mais légale. Elle
a été prise en raison du non-respect d'accords signés avec le
gouvernement des États Unis il y a 150 ans. La nation Lakota (Sioux)
est répartie dans les états du Dakota - principalement, du Nebraska, du
Montana et du Wyoming.
“Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux
qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre
territoire sont libres de nous rejoindre”. Les traités signés il y a
plus de 150 ans représentent “des mots sans valeur sur du papier sans
valeur” et ont été “violés maintes fois afin de voler notre culture,
notre terre et nos coutumes”, ont indiqué des responsables de la
communauté.
Les représentants de ce nouveau pays ont l'intention d'avoir leur
propre administration, avec leurs propres passeports. Ils établissent
des liens diplomatiques avec la Bolivie, le Chili, l'Afrique du Sud et
le Venezuela.
Les Lakotas, auxquels appartenaient notamment les grands chefs
Sitting Bull et Crazy Horse, ont été la seule tribu à infliger une
défaite à l'armée américaine lors de la bataille de Little Big Horn en
1876 dans le Montana.
Nicolas Maury
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| vendredi 21 décembre 2007, a 10:39 |
| Augmentation du timbre poste . |
55 centimes au lieu de 54 .... un centime d'euro n'est pas un centime de franc
et hop ... vive notre pouvoir d'achat !
calculez le pourcentage d'augmentation !
De : marie 75
vendredi 21 décembre 2007 |
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| vendredi 21 décembre 2007, a 09:35 |
| Aux céréaliers le Jackpot,aux éleveurs la facture . |
Revenu agricole . Les pauvres ont payé pour les riches en 2007.
La publication du revenu agricole moyen pour 2007
constitue une illustration des conséquences issues de l'aberrante
réforme de la politique agricole commune (PAC) en 2003. En moyenne, le
revenu des paysans français aurait augmenté de 12 % durant l'année
2007. Mais celui des céréaliers également producteurs d'oléagineux a
progressé de… 98 %. Ils ont bénéficié en 2007 de la spéculation
mondiale, tandis que les droits à paiement unique issus de la réforme
de 2003 accordent les plus grosses primes aux plus gros céréaliers
installés sur les terres les plus fertiles.
La situation est inversée pour les autres paysans. Le revenu des
éleveurs laitiers recule de 4 %, la hausse du prix du lait n'étant
intervenue qu'en octobre. Celui des éleveurs de bovins à viande baisse
de 23 %, celui des bergers de 28 %. Le revenu des producteurs de fruits
baisse de 35 % en raison d'un été maussade et de la pression de la
grande distribution sur les prix. Les maraîchers voient leurs revenus
baisser de 55 %, victimes des aléas climatiques et du comportement
prédateur des distributeurs. Les producteurs de viande en hors-sol
voient leur revenu baisser de 59 % en 2007. Ils paient la facture
céréalière au prix fort sans pouvoir répercuter leurs coûts de
production auprès des abatteurs, eux-mêmes sous la pression des
distributeurs. Enfin, les revenus de la viticulture sont en hausse de
21 % pour les vins en AOC et de 12 % pour les autres vins. Mais ces
hausses interviennent après trois années de baisse.
Gérard Le Puill
l' Huma du 20 / 12 / 07
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| vendredi 21 décembre 2007, a 08:25 |
| Réforme des bacss pros : halte à la casse ! |
Sans aucune concertation, sans aucune préparation,
sans prendre en compte les conclusions du rapport expérimental mitigé,
le ministre Xavier Darcos entend généraliser la durée de formation pour
les baccalauréats professionnels à 3 ans. D'ici 2010 cela concernera
plus de 45 000 élèves. Une première étape à la rentrée 2008
consisterait à remplacer 25% des secondes professionnel BEP par une
1ère année de Bac pro

Cette transformation des filières BEP (2ans) + Bac pro
(2ans) en une filière directe Bac pro 3ans n'est pas sans conséquences
!!!Alors même que les filières professionnelles souffrent du manque
d'enseignement général, la réforme prévoit une baisse conséquente des
heures de Français, histoire géo (102h supprimées), de langue vivante
(168h supprimées), de maths sciences physiques (136h qui
sautent).L'enseignement professionnel est une composante importante de
l'Éducation Nationale !!! Alors pourquoi priver ces élèves d'un
enseignement général de qualité ? C'est une question d'égalité entre
les formations et une question de citoyenneté. L'enseignement
professionnel ne doit pas être exclu de ces enseignements sous prétexte
de réduction des coûts de notre éducation !
En plus d'une baisse conséquente du nombre d'heure des
filières générales, la réforme du bac pro aura pour conséquences :·
Baisse du niveau de la formation dans la spécialité choisit (Et oui !!!
C'est pas si simple que ça de faire tenir une formation de 4ans en 3
ans sans baisse de la qualité) et donc la galère pour trouver un emploi
stable· Augmentation des effectifs par classe en 2eme année pour
intégrer les élèves issus l'enseignement général qui souhaitent se
réorienter, ainsi que des CAP.
Mais ceci n'est pas tout pour compléter sa reforme
Darcos précise « il faudra mieux identifier les établissements
scolaires autour d'un ou deux champs professionnel » c'est-à-dire
réduction du nombre de formations existantes, de spécialités,… et si
t'es pas content il reste le CFA et la galère pour trouver un patron !
Depuis des années, la mise en place de lycées des
métiers avaient permis de mieux organiser la formation dans un certain
nombre de domaine. Mais à l'évidence, le regroupement des domaines
professionnels par lycée pose la question du lien entre
formation,bassin d'emploi et projets de vie des jeunes. C'est à chaque
jeune de choisir sa formation en fonction de ses envies et non pas en
fonction de la demande du marché du travail. A ce rythme, ce sont de
véritables ghettos éducatifs qui seront créés. Tu veux devenir
menuisier dans une région où il n'y pas ce type d'industrie ou
d'artisanat ? Déménage !!!(Si tu en as les moyens bien sûr…)
Nous ne sommes pas plus bêtes que les autres : choisissons l'école que nous voulons !!!
Évidemment, cette réforme a pour but de réduire les
coûts de l'enseignement professionnel tout en permettant au marché de
bénéficier d'une main d'œuvre toute faite. Nous voulons rester maître
de notre avenir, nous voulons des filières professionnelles de qualité
tant sur le plan de l'enseignement professionnel (diversité desfilières
et des lieux d'enseignement) que sur celui des enseignements généraux
nécessaires à la vie en société et à l'égalité des connaissances et des
savoir !
Les jeunes de ce pays, quels que soient leurs choix de
formation, ont droit à mieux que cela. Ils ont droit de bénéficier du
partage des connaissances, le droit de revendiquer un enseignement
professionnel de qualité et diversifié.
Dans ce sens, nous proposons de mettre en place un
système de formation obligatoire de 2 à 18 ans durant lesquelles on
pourrait alterner période de formation générale et période de formation
professionnelle. Il est nécessaire dans une société des nouvelles
technologies et des savoir de favoriser l'émergence d'une école de la
compréhension du monde et de ses problématiques, une école de
l'intervention citoyenne. Cela ne signifie pas la fin de l'enseignement
professionnel, cela signifie au contraire son renforcement au sein d'un
cursus scolaire plus long avec la mise en place de suivis individuels
pour pallier aux décrochages scolaires, des systèmes de bourse
permettant à tous de suivre une formation au moins jusqu'à 18 ans (et
plus encore pour ceux qui le souhaitent).
Ses propositions peuvent être mises en place, l'argent
est là partout dans la société. Nous devons prendre en main notre
avenir, exiger une meilleure répartition des profits !
Nicolas Maury
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| jeudi 20 décembre 2007, a 22:39 |
| L.R.U / A LIRE DE TOUTE URGENCE ! |

de Bernard Gensane , professeur de civlisation Britannique à l'Université de Poitiers.
VOICI UN COMMUNIQUE DU CEIMSA QUI MONTRE ET PROUVE A
QUEL POINT NOTRE GOUVERNEMENT ACTUEL VEUT DES REFORMES QUI SONT UN
VERITABLE DANGER ET UNE VERITABLE INJUSTICE POUR NOS UNIVERSITES :
À propos du "Cahier des charges" des universités
"Si vous croyez que la clé de la liberté se trouve
derrière une loi injuste qu'il suffit d'abolir, dites-vous que cette
loi a été inscrite de votre propre main sur votre propre front".
(Khalid Gibran)
Je voudrais m'arrêter un instant sur un document que
tous les collègues n'ont pas encore lu, un document plus important, à
mes yeux, que le texte de la loi car il permet de nous imprégner de
l'esprit même de la contre-réforme et, concrètement, de savoir de quoi
l'avenir sera fait.
On trouve le Cahier des charges à l'adresse suivante : ( https://www.igf.minefi.gouv.fr/sect...).
Ce texte est signé conjointement par des hauts fonctionnaires de
l'inspection générale des finances et par des hauts fonctionnaires de
l'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et
de la recherche. Ces éminences, dont le statut est, pour le moment, en
béton, ont donc rédigé un document qui vise à privatiser, à
financiariser l'université. Je peux vous assurer que ces huit personnes
ont mis, non seulement tout leur zèle dans la rédaction de ces pages,
mais encore toute leur jouissance.
Ce qui est très frappant, au premier abord, c'est que
ce document ne parle jamais d'enseignement, mais de « gestion
budgétaire et financière », de gestion des ressources humaines
(l'expression " ressources humaines " vient de l'entreprise privée et
n'avait pas cours il y a trente ans dans l'administration publique), de
« gestion immobilière » (les universités vont devenir des agences
immobilières stricto sensu et certains de nos collègues - contre primes
sonnantes et trébuchantes - ont déjà enfilé l'habit d'agent
immobilier), et enfin de « pilotage et de relation avec la tutelle ».
Alors que Madame Pécresse, et les médias qui la
relaient, parlent d'« autonomie » des universités, ce document prouve
que d'autonomie, il n'y en aura jamais plus. Tous les établissements
seront en effet surveillés, en temps réel, par le panopticon du
ministère, dans un constant mouvement d'action et de rétroaction. Le
Cahier des charges permettra « d'apprécier la capacité des universités
à assumer les nouvelles compétences prévues par la loi et à en tirer le
plus grand parti ». Chaque université devra donc s'auto-évaluer en
permanence, s'évaluer par rapport aux autres, tandis qu'elle sera,
comme toutes les autres, évaluée par l'administration centrale en
fonction de critères qui seront, on va le voir, de moins en moins
universitaires. Toute décision du conseil d'administration sera
« approuvée par arrêté conjoint du ministre chargé du budget et du
ministre chargé de l'enseignement supérieur ».
Les personnels universitaires (enseignants,
administratifs et techniques) ne seront plus rétribués par l'État, mais
par les établissements eux-mêmes. Le document présente ce changement
comme une « liberté » puisque le fléchage central des crédits
diminuera. Le hic, c'est que la « fongibilité » des crédits sera
« asymétrique » (il faut être au moins inspecteur général des finances
pour inventer une expression aussi naturaliste qu'opaque). En aucun
cas, en effet, l'enveloppe accordée aux personnels ne pourra être
majorée. Elle pourra, en revanche, être diminuée au profit des crédits
de fonctionnement et d'investissement. Vous pouvez faire toute
confiance aux trois-quarts des présidents de la CPU, qui réclamaient
cette loi depuis des années, et qui l'ont largement inspirée (ils ont
donc toute l'objectivité nécessaire pour en parler), pour faire des
économies « inévitables » (aucune ironie de ma part : elles seront
inévitables) aux dépens de la rétribution des personnels. En clair, les
personnels en place risqueront d'être moins payés, tandis que les
personnels à recruter, dans la mesure où l'emploi sera « librement
déterminé » par les établissements, se verront offrir des contrats (ce
sera le cas, dès l'année prochaine, pour les personnels BIATOSS de rang
B voulant passer rang A) " personnalisés ", globalement à la baisse
dans la mesure où les avancements de carrière ne seront plus du tout
garantis. Si cette catégorie de personnel a tout de suite fait l'objet
d'un traitement de faveur, c'est parce qu'elle sera au centre de la "
gouvernance " (autre vocable de l'entreprise privée), et donc d'une
nécessaire docilité. Les universités devront recruter - aux dépens du
personnel enseignant, par exemple - de nombreux personnels de gestion.
En effet, la « fonction financière » des établissements sera tellement
importante et délicate que des cadres nombreux et de bon niveau seront
nécessaires. Ce n'est pas dans le texte, mais je vous fiche mon billet
que ces personnels auront pris le pouvoir dans les universités avant
dix ans. La tâche de ces experts sera ardue. Il leur faudra prendre en
compte l'exécution budgétaire passée et la répartition des crédits
entre unités budgétaires. Ils devront suivre pas à pas le déroulement
de l'exécution budgétaire, effectuer un bilan annuel, maîtriser
l'exécution budgétaire, optimiser celle-ci en réorientant les crédits
en cours d'année et en limitant les reports de crédits.
Les universités disposant, en principe, d'une masse
budgétaire double de celle actuellement à leur disposition, elles
devront éviter de voter des budgets en déséquilibre, négocier sur des
bases objectives le volet financier de leurs contrats pluriannuels, et
« apprécier si elles sont capables de supporter dans la durée le coût
de leurs décisions de gestion, notamment en matière de ressources
humaines ou en matière immobilières ». Ces deux ressources figurant
dans la même phrase, on sent bien que, dans l'esprit de nos éminences,
les cerveaux ne compteront pas plus que les briques. C'est pourquoi les
universités devront réaliser chaque année des « analyses financières
rétrospectives et prospectives », en évaluant « le coût à court et
moyen terme » de leurs décisions importantes.
La comptabilité des établissements aura été « remise à
plat ». Le diagnostic des comptes devra être « de qualité », en
particulier dans le domaine patrimonial. Pour « tirer le plus grand
bénéfice de la réforme » (on ne parle toujours ni d'étudiants, ni
d'enseignants, ni de recherche), les établissements devront limiter au
maximum la part des crédits considérés comme fléchés, c'est-à-dire (à
noter que les auteurs n'utilisent jamais " c'est-à-dire ", mais " i.e.
") dont l'emploi « n'est pas fixé par l'université mais par le
financeur ». Une part des crédits sera évaluée en fonction « d'une
appréciation de la performance des composantes », et pas seulement en
fonction « du nombre d'étudiants ». Ouf ! Nous sommes à la page 6 du
Cahier. Nos hauts fonctionnaires se souviennent brutalement qu'il
existe des étudiants, mais ils en parlent à regret, de manière
négative. Qu'en sera-t-il, dans les faits, de la gestion des ressources
humaines ? Trois articles du « nouveau Code de l'éducation » (954 1, 2
et 3) sont capitaux. Le conseil d'administration définira la
répartition de service des personnels enseignants et de recherche. Le
conseil d'administration pourra créer des « dispositifs
d'intéressements permettant d'améliorer la rémunération des
personnels ». Le Président de l'Université (lui seul) pourra recruter
« pour une durée déterminée, des agents contractuels pour occuper des
fonctions techniques ou administratives de catégorie A » ou « pour
assurer par dérogation [?] des fonctions d'enseignement et de
recherche ». Les articles que je viens de citer ont été pensés pour
faire disparaître la fonction publique de l'enseignement supérieur,
comme c'est le cas dans de nombreux pays d'Europe et d'ailleurs. Tout
président pourra, dans le secret de sa conscience, récompenser « le
mérite et l'implication des personnels ».
Chaque fin de mois, les personnels seront rétribués par
un établissement qui devra « sécuriser le processus de paye ». Le
payement pourra faire l'objet d'une « procédure de paye à façon »,
« prestation payante proposée par le Trésor Public », ou d'une « paye
interne », qui serait une « solution prudente ». Comme pour toute
entreprise privée, le « pilotage » de la masse salariale va « devenir
un enjeu essentiel pour les universités ». Les universités devront se
doter d'un « logiciel de pilotage » (avec un pilote pour piloter,
j'imagine), elles devront analyser finement les « effets volume » ( ?),
les « effets prix » ( ?). Les auteurs du Cahier sachant pertinemment
que les universités risquent de n'avoir ni les compétences financières
ni les compétences techniques pour accomplir ce travail, ils suggèrent
qu'elles « mutualisent » cet effort, car « il serait dommage que les
universités se préparent en ordre dispersé à affronter un défi (je suis
déçu : j'attendais " challenge ") qui se présentera partout dans les
mêmes termes. Il existe d'ailleurs un Guide pratique du pilotage de la
masse salariale (voir le site performance-publique.gouv).
Il faut attendre la page 10 pour que les auteurs du
Cahier abordent la dimension « qualitative » de la réforme. Pour les
inspecteurs, qualité signifie avant toute chose « redéploiement ». En
fonction des « besoins », bien sûr, en recrutant largement, à
l'extérieur, des personnels enseignants titulaires (tant qu'il en
restera, il suffit d'aller voir ce qui s'est passé à France Télécom, à
La Poste ou à EDF), ainsi que des personnels non enseignants non
titulaires, chaque université pouvant jouer « sur les modalités et les
volumes de recrutement, sur les modalités de rémunération, de promotion
et de carrière, de représentation, de régime horaire et de congés ».
Tiens, tiens, pourra-t-on nous expliquer ce que les congés (de
maternité, par exemple) ont à voir avec la rémunération et la promotion
des personnels ?
Les présidents pourront récompenser les plus méritants.
Ils pourront « concentrer les primes [?] sur un nombre raisonnable
[sic] de bénéficiaires ». Ce qui permettra d'« élever » le montant des
primes. Les primes pourront être modulées « en fonction de la manière
de servir ». Vous avez bien lu : " servir ". Oui, il conviendra d'être
les fidèles serviteurs de l'Université rénovée. Concernant la gestion
immobilière, les universités pourront « aliéner tout ou partie de leur
patrimoine ». Elles seront forcément conduites à le faire. Elles auront
besoin de cache-flot (je m'initie au langage de l'Inspection Générale).
Elles se retrouveront dans la situation, par exemple, de France Télécom
qui vend ses bâtiments pour avoir du cache-flot et qui, l'instant
d'après, les loue car il faut bien se loger. Avant de vendre, les
universités pourront faire appel à des expertises privées pour évaluer
leurs biens. Pour les universités, connaître en temps réel leur valeur
patrimoniale impliquera un suivi de tous les instants, et l'obligation
d'entrer dans une logique capitalistique et marchande afin de faire
fructifier leurs biens. Mais il est clair que, dans l'esprit des
rédacteurs du Cahier des charges, les établissements finiront, à terme,
par vendre leur immobilier (« traduire dans les comptes la diminution
progressive de la valeur des biens de l'université »). Ils vendront,
simplement parce que l'université française possède un formidable
patrimoine que le privé convoite depuis longtemps (mais il y a loin de
la poubelle de Toulouse le Mirail - invendable en l'état - à l'ancienne
faculté de droit de Poitiers), et qu'elle ne pourra pas garder
éternellement parce que les établissements devront désormais
« supporter les charges budgétaires liées aux amortissements », jusqu'à
présent à la charge de la collectivité nationale.
Restent le pilotage et les relations avec la tutelle.
On a beau être autonome, on n'en est pas moins tenu de fournir une
« information régulière », après s'être doté « d'instruments d'audit
interne et de pilotage financier et patrimonial selon des modalités
fixées par décret ». Pour être efficace, il conviendra d'élaborer « un
schéma directeur des systèmes d'information », accompagné d'un
« renforcement des fonctions techniques et politiques dédiées [sic] au
système d'information ». Dans la mesure où les établissements seront
surveillés en temps réel, il sera possible « d'adapter les objectifs et
le programme de travail de l'Agence de mutualisation des universités et
établissements ». Comme on sait, par ailleurs, que la recherche sera
elle aussi pilotée par Paris, les conséquences de la nouvelle loi
seront la disparition d'un grand nombre d'établissements ou, à tout le
moins, de parties d'entre eux, le regroupement autoritaire
d'universités qui auront réussi à préserver provisoirement leur
intégrité, et la constitution d'énormes pôles, non pas d'excellence,
mais de rentabilité. Cette masse considérable d'informations à fournir
(nos hauts fonctionnaires, nourris de culture française, utilisent le
terme reporting, trouvé, j'imagine, dans leur lecture du Financial
Times) au ministère impliquera, je l'ai dit, le recrutement d'une armée
de clercs, des contractuels, cela va sans dire. Les universités
joueront leur existence dans une sorte de Bourse (aussi rationnelle que
les " Stock Exchanges " que nous connaissons déjà). Elles ne s'en
sortiront que si elles offrent une « sécurisation juridique et
financière » de leur fonctionnement.
Il aurait suffi, il y a quelques mois, qu'une poignée
de conseils d'administration se sabordent et boycottent la Loi Pécresse
(un seul vient de le faire tout récemment). L'histoire aurait basculé
en faveur des défenseurs du service public, de la vraie mission de
l'Université qui n'est pas de faire des affaires, de coller au train du
patronat en fournissant, loin de tout projet humaniste, des compétences
sans aucune réflexion critique, de marchandiser le savoir et de
précariser tous ses personnels. Nos présidents ne pouvaient prendre
cette initiative. Ils veulent être réélus. Un coup de pied dans la
fourmilière, et ils auraient dû faire une croix sur des lendemains
qu'ils croient enchanteurs et qui ne le seront pas. Maîtres en leur
demeure, recevant des émoluments assurément plus élevés qu'aujourd'hui,
ils devront cependant filer doux devant les vrais détenteurs du pouvoir.
Il y a beaucoup plus préoccupant que les calculs
tactiques des présidents d'université. Les universités européennes sont
entrées dans un processus d'« économie de la connaissance », pour
reprendre une expression officielle de Bruxelles. Qui dit économie dit
compétition, raréfaction, renchérissement de ces connaissances. Le
premier chapitre du Cahier des charges, celui qui commande le reste,
s'intitule, je le rappelle, « la gestion budgétaire et financière ». Ce
qui sous-entend clairement que les universités vont devenir des
entreprises, mais non des entreprises industrielles vendant (ou
achetant) des brevets ou des diplômes, ce qui serait déjà un pur
scandale : elles seront des entreprises financières, ce qui est une
horreur. À très court terme, les droits d'inscription des étudiants
vont exploser. Lorsque la loi était encore en discussion, les
responsables des syndicats étudiants s'étaient polarisés sur ces
droits, sans regarder plus loin que le bout de leur nez. Madame
Pécresse leur avait donné momentanément satisfaction pour obtenir leur
neutralité bienveillante. Que ces responsables aillent observer ce qui
se passe actuellement aux Etats-Unis : comme leurs parents victimes des
taux de crédit immobiliers, des milliers d'étudiants ne peuvent plus
rembourser les sommes considérables empruntées pour financer leurs
études.
Concluons : l'objectif de cette loi et de son Cahier
des charges est de détruire l'université française en tant qu'outil de
formation et d'émancipation afin de la soumettre - classement de
Shanghai oblige - aux desiderata du CAC 40. Pour faire entrer en
application un projet, une loi aussi réactionnaires, il fallait
interdire tout espace de contestation en réduisant le poids du conseil
d'administration, en introduisant des chefs d'entreprise en tant que
tels dans les instances dirigeantes, en réduisant l'influence des
personnels et des étudiants. Ce déni de démocratie coupera à jamais
l'Université de la citoyenneté, du politique au sens noble du terme.
Les marchés apprécient déjà. |
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| jeudi 20 décembre 2007, a 22:04 |
| ADIEU SHELL,BONJOUR BASELL ! |
Par rognac le jeudi 20 décembre 2007, 11:57 - Lien permanent
Les
salariés du site pétrochimique de Berre et leurs syndicats ont finalisé
l'essentiel de l'accord de vente. Ils y travaillent depuis le mois de
janvier, date à laquelle Shell annonçait son intention de vendre ses
activités.
Le groupe néerlandais Basell, s'est porté repreneur du site
pétrochimique de Berre.
Les
salariés et leurs syndicats ont obtenu des garanties concernant le
maintien de leur statut jusqu'au 1er janvier 2011.
Le "plan de sauvegarde de l'emploi", conçu en 1998 est pérénisé, après
adaptation à la loi Fillon, et c'est Shell qui prendra en charge les
taxes créées par cette loi. Shell pour reconnaître le travail accompli,
accordera une "prime de transfert" versé à chaque salarié en fonction
de son ancienneté.
Et enfin, cet accord prévoit que l'une des unités les plus menacées,
l'unité des solvants (120 emplois directs), fonctionnera jusqu'en
octobre 2009 et qu'en cas de fermeture, il ne sera procédé à aucun
licenciement. Il faut mesurer le travail accompli, dans les conditions
sociales, économiques et politiques actuelles !
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| jeudi 20 décembre 2007, a 21:23 |
| LRU : Ce qui se passe sur le campus est trés grave . |

jeudi 20 décembre 2007 (12h52) :


de Olivier Kraif
Ce qui se passe en ce moment sur le campus est très
grave. On matraque des étudiants grèvistes non violents. Qui plus est,
ce sont des universitaires - nos propres dirigeants - qui font appel
aux forces de l ordre. C'est sans précédent. L' Université était un
sanctuaire, un contre-pouvoir, un lieu d'échange et de discutions.C'est
aujourd'hui un lieu de répression.
Ce qui se passe en ce moment sur le campus est très
grave : en fait il ne se passe RIEN. La grande masse des personnels est
absente. Les AG inter-U rassemblent quelques dizaines de membres du
personnel. Comme si tout cela concernait une poignée de bloqueurs d'une
part, et les forces de l ordre d'autre part. Ou sommes-nous ?
Ce qui se passe en ce moment sur le campus est tres
grave : une loi est en train de dessiner une AUTRE Université. L
'Université de demain. L' Université de vos rèves - ou de vos
cauchemars. Et tout ceci sans que vous ayez eu le temps d' y penser,
sans que vous y ayez pris part - une loi votée comme ça, l air de rien,
un 10 aout, pendant que vous tentiez d oublier un peu votre métier pour
penser a autre chose. Pendant que vous pensiez a autre chose, vos
ministres eux, pensaient a vous. Ou plutot : pour vous…
Ce qui se passe en ce moment sur le campus est trés
grave : votre métier est en passe de devenir un AUTRE métier. Vous
pensiez avoir une mission : transmettre des connaissances a des
étudiants - des connaissances générales, avec une valeur universelle,
qui pourraient leur être utiles tout au long de leur vie d adulte : en
tant que professionnel, mais aussi en tant que citoyen, en tant qu'
être pensant. Vous pensiez que ces connaissances - ou ces outils - sont
la meilleure garantie d'une bonne insertion professionnelle, dans le
long terme. Dans l' université de demain, ces connaissances seront
finalisées, et leur valeur sera mesurée à l aune de l' insertion
professionnelle. Or, celle-ci peut-elle être mesurée autrement que dans
l espace du local et l intervalle du court terme ? La valeur d' une
connaissance est-elle réductible a sa rentabilité économique immédiate ?
Ce qui se passe en ce moment sur le campus est très
grave : l AUTONOMIE des Universités ne sera bientôt plus qu 'un
souvenir. Les Universités étaient dirigées par des universitaires, et
financées par l'Etat. Les universitaires n avaient de compte a rendre
qu'a l Etat, en fonction d objectifs qu' ils s étaient eux-mêmes fixes.
Elles seront bientôt dirigées, en partie, par des acteurs du monde
économique, et dépendront, en partie, des subsides de fondations
privées. Elles auront des comptes a rendre au monde économique. Elle n
auront plus qu 'une seule autonomie : gérrer la pénurie financière.
Avec les partenaires de leur choix.
Ce qui se passe en ce moment sur le campus est très
grave : la science n y sera bientôt plus libre. La finalité première de
l activité scientifique était de faire progresser la connaissance.
Demain elle sera de faire fonctionner l économie de la connaissance. La
mission première de l Université était de diffuser ces connaissances.
Demain elle sera de déposer des brevets pour les protéger. Dans un
monde ou certaines entreprises voudraient breveter le vivant, ou seront
les garde-fou ? Serons-nous contre-pouvoir, ou complices ?
Que vous soyez pour ou contre la LRU, pour ou contre le
blocage, pour ou contre le gouvernement, IL EST URGENT DE SE DONNER LE
TEMPS de s informer sur le texte, d en évaluer les conséquences, de
réfléchir sur ce que nous sommes et ce que nous voulons devenir. C'est
une exigence démocratique. NOUS SOMMES LES PREMIERS CONCERNES. C'est
pourquoi je me permets de vous écrire ce texte, en tant que membre de
la même communauté.
Soyons nombreux aux AG des personnels, aux commissions de réflexion, mobilisons-nous !
Demain il sera trop tard. Bien trop tard, pour dire : nous ne savions pas…
Olivier Kraif Maitre de conférences en Informatique
(Qui n a aucune envie de devenir Maitre de conférences en Certification
Microsoft, ou Partenaire Intel, à l Université Stendhal (TM))
LRU à Nanterre : Début de la charge des CRS
De : Olivier Kraif
jeudi 20 décembre 2007
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| jeudi 20 décembre 2007, a 18:54 |
| ( En prison,la situation est devenue ingérable ) |
Pénitentiaire
. Les syndicats de gardiens de prison appelaient hier à une journée
d'actions. Céline Verzeletti, qui dirige l'Union générale des syndicats
pénitentiaires-CGT, nous dit pourquoi.
Devant chaque direction régionale de l'administration
pénitentiaire, il y a eu hier des rassemblements de personnels. Pour
l'UGSP-CGT, il s'agissait de protester contre des conditions de travail
« exécrables », des salaires de misère, des moyens dérisoires face à
l'ampleur de leur mission, et l'absence de dialogue avec le ministère.
Quelles sont vos conditions de travail ?
Céline Verzeletti. On doit gérer, au quotidien, les conséquences
désastreuses de la surpopulation carcérale, en pleine explosion depuis
2002. Dans certaines maisons d'arrêt, on atteint des taux d'occupation
de 200 %. À l'intérieur, un surveillant doit parfois s'occuper seul
d'une coursive de trente ou quarante cellules hébergeant une centaine
de détenus ! C'est quasiment ingérable. Difficile de faire ne serait-ce
que le minimum : ouvrir les portes, donner les petits déjeuners,
emmener les détenus à leurs activités ou au parloir… À Fresnes, la
seule gestion des douches peut occuper toute la matinée d'un
surveillant, de 7 heures à 13 heures ! C'est très compliqué du point de
vue de la sécurité. Ne parlons même pas de la réinsertion qui,
normalement, est l'autre mission prioritaire de la prison… Vous courez
partout en faisant juste attention à ce que les détenus aillent bien là
où ils doivent aller, et c'est tout. Il n'y a pas de dialogue possible.
Si une personne a un problème ou des questions, nous n'avons pas le
temps de lui répondre.
Quelles sont les répercussions sur les détenus ?
Céline Verzeletti. Ce sont souvent des personnes qui ont déjà des
problèmes avec la loi et les institutions. Alors, si vous les détenez,
en plus, dans des conditions déplorables, entassés à deux, voire trois,
dans une cellule de 9 mètres carrés, ils vont avoir d'autant plus la
haine ! Cela se répercute sur le surveillant en uniforme qui est le
premier représentant de l'administration pénitentiaire. On se fait
agresser par des personnes qui n'en peuvent plus. Les surveillants sont
dans un stress permanent. On a des horaires décalés, on travaille la
nuit, le week-end… Et comme il n'y a pas assez de personnel, les heures
supplémentaires se multiplient, jusqu'à 30 ou 40 par mois pour certains
surveillants, notamment dans les établissements parisiens. Quand on
nous dit « travailler plus pour gagner plus », cela nous fait doucement
rigoler, on travaille déjà trop ! On veut gagner plus, mais surtout
travailler dans de meilleures conditions pour bien remplir nos
missions. Aujourd'hui, ce n'est pas possible.
Vous attendez aussi une reconnaissance de votre métier, que voulez-vous dire ?
Céline Verzeletti. On espérait, par le biais de la loi
pénitentiaire, une remise à plat des différentes missions des
personnels. Concernant surtout la mission de réinsertion, nous
souhaitons réfléchir à une autre organisation du travail pour que
chaque acteur de la prison, et notamment le surveillant, ait un rôle
vraiment actif dans l'exécution de la peine de chaque détenu, et
établir un rapport qui ne serait plus basé sur la seule contrainte et
l'autorité.
Quelle mesure rapide faudrait-il prendre ?
Céline Verzeletti. Il faut désencombrer rapidement les prisons en
recourant aux alternatives à l'incarcération. Et, surtout, changer
notre politique pénale. Aujourd'hui, comme le montre encore la dernière
loi sur la récidive, la sanction privilégiée reste l'enfermement. Or,
pour les petites peines, pourquoi ne recourt-on pas plus souvent au
sursis mise à l'épreuve et aux travaux d'intérêt général ? Ces
sanctions sont, statistiques à l'appui, plus efficaces que
l'emprisonnement pour lutter contre la récidive. Le gouvernement pense
résoudre la surpopulation en construisant des prisons. Mais s'il ne
change pas sa politique pénale, il faudra, un jour ou l'autre, mettre
encore des matelas par terre dans ces établissements.
Entretien réalisé par Laurent Mouloud
l' Huma du 19 / 12 / 07
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| jeudi 20 décembre 2007, a 18:29 |
| NICE : Les salariés(e)s de Carrefour et Casino en gréve le 24 décembre 2007 . |

NICE : Les salarié(e)s de Carrefour et Casino en grève le 24 décembre
Pour une réelle défense du pouvoir d'achat
Les annonces pour augmenter le pouvoir d'achat faites par Mr Sarkozy ne visent qu'à remettre en cause les 35 heures…
Pour gagner plus la GGT Commerce et Service revendique des salaires qui permettent de vivre décemment.
Alors qu'il existe un réel ras le bol général des
conditions de travail qui se sont aggravés et des salaires qui
stagnent, avec des augmentations à 2 chiffres pour les actionnaires
(+28% sur leurs dividendes en 2006), +1,17 pour nous, des mouvements
sociaux sont à prévoir dans la grande distibution.
Carrefour et Casino appellent a une journée de grève
pour le 24 décembre car en 2007 le Père Noël ne viendra pas pour les
salariés de la Grande Distribution.
http://cgtcarrefourlingo.over-blog.com/
De : GGT Commerce et Service
jeudi 20 décembre 2007
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| jeudi 20 décembre 2007, a 17:58 |
| SE FAIRE GRUGER EN BOURSE ! |
André Le Corre,Labatut ( Landes )
Aujourd'hui toutes les banques investissent,souvent à
notre insu,nos économies dans des actions en Bourse.Ma soeur,qui est
décédée voilà deux ans,avait comme des millions de Français cédé aux
sirène des conseillers de sa banque,qui lui avaient promis un
investissement sans risque pour son épargne.
Elle y a déposé le fruit de toute une vie de labeur,soit 20 000
euros.A sa mort,son fils a revendu les actions et n'en a retiré que 10
000 euros 50 % de pertes,qui dit mieux ? je l'avais pourtant mise en
garde et lui avais expliqué que la bourse avait été créée pour
permettre aux riches porteurs de voler légalement les imprudents petits
épargnants voulant jouer dans la cour des grands .
Elle ne voulait pas me croire quand je lui disais que cette
institution n'est qu'un gigantesque jeu de bonneteau autorisé par les
politiques eux-mêmes dans le secret des décideurs.L'argent ne se perd
jamais,il change de poche .
L' HUMANITE DIMANCHE DU / 20 décembre au 3 janvier 2008
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| jeudi 20 décembre 2007, a 12:28 |
| CUBA : Pourquoi cet acharnement irrationnel ? |

Cuba : Pourquoi cet acharnement irrationnel ?
DANIELLE MITTERAND
Oui nous sommes heureux avec mon équipe et de nombreux
amis de la Fondation France Libertés de revenir à Cuba. Heureux de
revoir nos partenaires et surtout curieux de voir comment le peuple
cubain est en train de passer visiblement, sans heurts, le cap de la
transition.
Mémoires pour l'avenir
26 novembre 2007
Mon cher Alfredo Guevara (Ancien ministre de la
Culture) qui nous accueille à l'aéroport me le dit tout de suite « Tu
es arrivée dans un moment exceptionnel, Danielle. Ici tout le monde
discute, des cercles de réflexion politique sur ce que nous voulons
faire après Fidel se mettent en place partout. Mais ce qu'il y a de
formidable c'est que tous ceux qui veulent des changements et des
améliorations veulent sauvegarder l'essentiel de notre socialisme ».
Nous sommes allés voir des coopératives de paysans dans
la province de Cienfuegos. Nous financerons une partie de l'effort de
rénovation de leur circuit d'adduction d'eau et d'assainissement avec
le PNUD et de nombreuses villes françaises et syndicats regroupés au
sein de « Cuba Coopération ».
Nous avons vu des centres touristiques sources possible de revenus pour le futur.
Je me suis aussi entretenue avec le Président du
Parlement, les responsables des régions, des Ministres, le
Vice-président du Conseil d'Etat. Ils m'ont exposé, sans langue de
bois, leurs difficultés, leurs erreurs, et leur projet.
J'espérais pouvoir saluer un ami gravement malade qui a
représenté une grande expérience de libération d'un peuple non
seulement pour Cuba mais pour toute l'Amérique latine. Si aujourd'hui
certains pays du continent se libèrent du brutal impérialisme américain
(Combiens de morts, de torturés de disparus combien de souffrances, au
Guatemala au Chili en Argentine au Nicaragua, au Paraguay, au Panama
pour servir les intérêts financiers de la « United Fruit Co », de la
« Anaconda Copper », de la « Union Carbide » ou du complexe militaro
industriel américain), oui si donc aujourd'hui certains se libèrent de
cette tutelle et de la doctrine de Monroe, ils le doivent en partie à
la résistance de ce petit peuple têtu, et de cet homme, que la
proximité d'un ennemi acharné, a enfermé dans une politique sécuritaire
qui ne favorise pas la démocratie.
Mais une crainte me préoccupe. Pourront-ils continuer à
rester ce qu'ils sont ? Pauvres certes, selon les calculs de l'économie
convenue, mais éduqués, avec un système de santé et une relative équité
sociale que le monde peut leur envier. Il suffit d'aller en Colombie,
le grand allié des USA, pour voir la différence entre un vrai
gouvernement et la dictature sanglante des bandes armées.
Je pense aux « Maquiladoras » de la frontière
Mexique-USA qui sont également de véritables zones de non droits pour
les travailleurs comme pour les femmes dont des centaines ont disparus
dans des circonstances que la police mexicaine se garde bien
d'élucider. Je pense au Nicaragua ou la pauvreté a fait des progrès
hélas parallèles au retour du libéralisme.
Bref je suis à la fois optimiste sur les capacités
exceptionnelles du peuple cubain à affronter l'avenir mais inquiète sur
ce que d'autres peuvent essayer de faire de cet avenir.
Le Cuba qui doit continuer avec l'aide de la
coopération internationale : celui où tout le monde a reçu une
éducation, où la santé publique couvre tous les besoins aussi bien ceux
des plus modestes, ou un ouragan comme Katrina n'a tué personne et ne
mettra personne à la rue dans l'indifférence du gouvernement. Celui ou
les enfants victimes de Tchernobyl pourront continuer à être soignés
gratuitement, celui qui exportera ses médecins et ses intellectuels et
pas ses ouvriers sans travail, celui qui restera soit disant pauvre car
il saura que la croissance industrielle sans frein est une illusion
funeste pour l'environnement et l'avenir de la planète. Celui où on
peut marcher dans les rues sans crainte de se faire enlever contre
rançon. Celui où dans les banlieues de La Havane les jeunes ne brûlent
pas des centaines de voitures. Celui ou les enfants vont à l'école . Et
son gouvernement qui a fait ce qu'il a pu, n'a certainement pas de
leçons à recevoir de ceux qui passent tous les jours à Paris devant des
hommes et des femmes couchés sur des cartons recroquevillés dans des
embrasures de portes sans même leur jeter un regard .
Oui, il y a des violations majeures à Cuba. Elles sont à Guantanamo, enclave américaine.
http://www.michelcollon.info/articl...
G.L.
De : Gilong
mercredi 19 décembre 2007 |
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| jeudi 20 décembre 2007, a 09:12 |
| ( Tu n'es qu'un gamin,excuse-toi...) |
Droits
de l'homme . Un quadragénaire algérien dénonce les pratiques policières
au centre de rétention de Lyon. Humilié pour un simple gâteau.
Ali sera peut-être expulsé de France dans les deux jours qui
viennent. Ali est algérien. Il a dépassé la quarantaine. En attente
d'une carte de séjour, il travaillait chez un vigneron, en
Saône-et-Loire, qui lui proposait un CDI dès la régularisation de sa
situation. Celle-ci a été refusée. Sous le coup d'une obligation de
quitter le territoire, il a été arrêté et conduit au centre de
rétention de Lyon Saint-Exupéry. Samedi dernier, notre confrère
Libération publiait un long article, « Le vigneron qui pleure son
sans-papiers ». Est-ce cette notoriété qui a mis de mauvaise humeur les
policiers ? Toujours est-il que, dimanche, parce qu'il lâchait un vague
« fait chier » après avoir essuyé un refus à une demande de biscuit
supplémentaire au goûter du centre de rétention, il a été mis à nu,
maintenu isolé pendant une heure par trois policiers qui l'accusaient
d'outrage à agent et l'obligeaient à s'excuser en le giflant et le
projetant contre le mur, même après qu'il se fut humilié à s'excuser
deux fois. « Tu n'es pas un homme, tu n'es qu'un gamin, un menteur.
Excuse-toi… », répétaient-ils, selon son témoignage relaté par sa soeur
et relayé par le Réseau d'alerte et d'information pour les droits de
l'homme. Elle a cherché l'appui d'une association, car la Cimade n'est
pas présente au centre le dimanche. Selon le représentant de celle-ci,
qui a entendu Ali, la rencontre avec la police n'a pas été aussi
violente qu'il le dit. Seulement Ali, joint au téléphone, confirme son
témoignage, et son désir de quitter notre pays « qui l'a mis en prison
» sans qu'il ait rien fait. Sa soeur vient de tenter de porter plainte
auprès du procureur de la République, qui jugera s'il y a lieu de
poursuivre. Elle pensait habiter la patrie des droits de l'homme et
vient de s'apercevoir qu'un centre de rétention est encore pire qu'une
prison,alors que les retenus n'ont commis d'autre délit que,
simplement, s'être vu refuser leur accueil sur le territoire.
Émilie Rive
l' Huma du 19 / 12 / 07
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| jeudi 20 décembre 2007, a 08:35 |
| SOUTIEN à Marie Agnès PELERAN . |
Le Comité national du SNJ-CGT est scandalisé par la mise en examen de la journaliste de France 3, Marie Agnès PELERAN.
Conformément aux chartes régissant la profession, elle
a en effet refusé de livrer à la police des rushes tournés au Tchad
concernant l'Arche de Zoé.
Le Comité national du SNJ-CGT lui apporte tout son soutien, il exige l'abandon des poursuites.
Il demande à la Direction de France 3 de lui apporter
l'aide juridique prévue par l'Avenant audiovisuel de la Convention
collective nationale de travail des journalistes.
Cette nouvelle mise en examen est une étape de plus dans les atteintes aux libertés et droits de la presse et des journalistes.
Montreuil, le 18 décembre 2007
De : SNJ-CGT
mardi 18 décembre 2007 |
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| jeudi 20 décembre 2007, a 07:54 |
| ( Pas de solution si la colonisation se poursuit ) |
Monde
Palestine . À l'issue de la conférence de Paris le
président Mahmoud Abbas a déploré hier le renforcement des
implantations juives en Cisjordanie.
À l'issue de la conférence des pays donateurs à Paris,
le président palestinien Mahmoud Abbas a souligné hier devant la presse
combien la mise en oeuvre de nouvelles constructions dans les colonies
israéliennes était un obstacle au processus lancé au début du mois à
Annapolis. « Nous avons clairement dit qu'Israël devait arrêter la
construction et l'extension de colonies », a-t-il indiqué.
Cette poursuite de l'extension des implantations juives est
tellement contradictoire avec la visée de la constitution d'un État
palestinien pourtant affirmée par les différents participants à la
conférence, que l'Union européenne (UE) et les États-Unis ont réagi en
critiquant les décisions israéliennes, estimant qu'elles pourraient
effectivement affecter les arrangements d'Annapolis.
Lundi, alors même que se déroulait la conférence de Paris, un haut
responsable israélien avait confirmé que les autorités israéliennes
allaient autoriser des constructions à l'intérieur de colonies en
Cisjordanie. Ces permis de construire seraient « strictement confinés
dans les limites actuelles des colonies concernées », a-t-il justifié.
Comment croire dès lors à un prochain démantèlement des colonies si
celles existantes sont sans cesse renforcées. Pour les Palestiniens, a
fait observer Mahmoud Abbas, « le gel total des constructions » dans
ces implantations, réclamé par la « feuille de route » internationale
de 2003, est une condition cruciale des négociations.
Le président palestinien a réservé par ailleurs un « accueil
favorable » à la proposition de Nicolas Sarkozy d'une force
internationale destinée à aider les services de sécurité palestiniens.
Le président français avait proposé, à l'ouverture de la conférence de
Paris, la création d'une telle force chargée, « le moment venu et
lorsque les conditions en seront réunies », de suppléer la police
palestinienne.
Si le déploiement d'une force d'interposition internationale entre
Israéliens et Palestiniens pouvait être particulièrement bienvenu pour
empêcher les agressions armées contre les populations civiles de part
et d'autre ou les initiatives en contravention avec les résolutions de
la communauté internationale, ce n'est naturellement pas de cela dont
il s'agit ici. Le projet de déploiement d'une force européenne
s'inscrit dans une logique strictement sécuritaire focalisée uniquement
sur la partie palestinienne. Elle jette ainsi une lumière
particulièrement crue sur le type de règlement que cherchent à imposer
les États-Unis et leurs alliés, prêts, certes, à épauler les
Palestiniens pour qu'ils maintiennent l'ordre vaille que vaille dans
les territoires, tout en exemptant la partie israélienne de la moindre
véritable obligation.
Bruno Odent
l' Huma du 19 / 12 / 07
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| mercredi 19 décembre 2007, a 23:17 |
| PAS DE CADEAUX POUR LE POUVOIR D'ACHAT ; |
EDF réclame une hausse de tarif de 6 % et pourrait obtenir du gouvernement 3,5 %.Selon le quotidien ( les Echos ) les complémentaires de santé vont augmenter de 3 % à 5 %.Alors
que l'assurance maladie vient d'accorder aux médecins spécialistes des
hausses de tarifs.Enfin;les personnes de plus de 65 ans exonérées de la
redevance TV ( 116 euros par ans pourraient perdre la moitié de cet avantage et donc payer 58 euros l'année prochaine .
L' HUMANITE DIMANCHE DU 13 au 19 DECEMBRE 2OO7
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| mercredi 19 décembre 2007, a 22:26 |
| Le CAC40 a 20 ans et sa valeur boursiére a été multipliée par 19 . |
L'indice
de la Bourse de Paris calculé à partir d'un échantillon de 40 valeurs
choisies parmi les 100 plus fortes capitalisations est né en1987.Sur
les 40 valeurs d'origine,17 sont toujours là ( Accor,Bouygues,Société
général…) Les autres ont été renouvelées au gré des privatisations,des
fusions.En vingt ans,notre CAC40 ( CAC,pour cotation assistée en
continu ) a bien profité !
Créé à 1000 points ,il filtre aujourd'hui avec les 5 700,après
certes quelques fluctuations : un flop à 893,82 points le 29 janvier
1988 ( suite du Krach de l'automne 1987,une envolée à 6 922,33 le 4
septembre 2000 ( dégonflement de la bulle internet ) presque retrouvée
cet été ( 6 168,15 ) avant que la crise des ( Subprimes ) ne passe par
là.Au total,quatre années négatives seulement ( 1990,1994,2001 et 2002
).Mais,en Bourse,le bonheur appartient à ceux qui savent,ou
peuvent,attendre.Seule l'action Alcatel,devenu Alcatel Lucent a plongé
( -8,4 en 20 ans ) Si Schneider et Peugeot ont fait modeste (
respectivement + 3,5 et + 3,4 % par ans ),le cours de Sanofi Aventis a
pris 14,4 % par ans,celui de Total 14,9 % et celui de L'Oréal 17,7 %
par ans,soit + 2516 % en 20 ans .
En voilà du pouvoir d'achat pour Mme Bettancourt,l'hérititière du
groupe ! Au total,la capitalisation boursière des entreprises du CAC40
( cours de l'action multiplié par le nombre de titres ) atteint 1O72,12
milliards d'euros,soit 19 fois plus qu'en 1987.Et plus de trois fois le
budget de l'Etat.
l' Humanité Dimanche du 13 au 19 décembre 2007 BON ANNIVERSAIRE ! |
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| mercredi 19 décembre 2007, a 18:15 |
| A pas de loup,Unilever abandonne l'Europe . |
A pas de loup, Unilever abandonne l'Europe
Agroalimentaire
. En pleine croissance, le troisième groupe mondial applique dans
l'ombre son projet de supprimer 12 000 emplois sur le Vieux Continent
d'ici quatre ans.
« Je
voudrais vous tirer mon chapeau pour tous les efforts que vous avez
fait en 2007. » Ces remerciements de leur PDG Patrick Cescau, les
salariés d'Unilever apprécieront. Surtout ceux des usines françaises,
anglaises ou belges qui, « grâce à leurs efforts » pour ce mastodonte
des produits de consommation courante, vont perdre leurs emplois. Ainsi
va la stratégie de croissance, selon Patrick Cescau. En août, pour
« accélérer encore la performance du groupe », il a annoncé la
suppression de 20 000 emplois en quatre ans et la fermeture ou cession
de 60 sites.
Pourtant, chez Unilever, tous les
compteurs sont au vert. En 2006, la multinationale a réalisé un
bénéfice net de 5,4 milliards d'euros (en hausse de 26 %) et a
distribué à ses actionnaires 750 millions d'euros de dividendes
exceptionnels. Sur les trois premiers trimestres 2007, la croissance du
chiffre d'affaires a poursuivi sa hausse (+ 5,3 %). Mais aux yeux
d'Unilever, l'Europe n'est plus assez attractive : sur la même période,
si sa marge opérationnelle a enregistré en hausse de 13,7 % (contre
14,7 % pour les Amériques et 12,5 % pour le groupe Asie-Afrique), les
ventes européennes n'ont augmenté que de 1,7 % (contre 6,5 % pour les
Amériques et 10,8 % pour Asie-Afrique). Les sites du Vieux Continent
sont donc les principales cibles de cette mégarestructuration : 12 000
postes vont passer à la trappe en France, Suède, Espagne, Royaume-Uni,
Pays-Bas et République tchèque. Soit près d'un quart de l'effectif
européen actuel. Depuis cet été, les réorganisations s'enchaînent et
les représentants syndicaux des filiales européennes tentent de s'unir.
Mardi 4 décembre, ils se sont donc donné rendez-vous devant le siège
social d'Unilever à Rotterdam (Pays-Bas) pour défiler ensemble et
« montrer la première action d'une longue lutte commune ». Devant une
assemblée de plus de 500 délégués représentant 16 pays, le président du
comité d'entreprise européen d'Unilever, Günter Baltes, a lancé :
« L'action augmente en Bourse, c'est peut-être bien, mais en quoi
est-ce une réussite si cela passe par des suppressions d'emplois ? »
Des actions en justice vont être intentées, a-t-il ajouté, pour
non-respect des règles d'information des représentants des salariés du
CE.
« Nous n'avons aucune visibilité sur leurs
intentions, nous fait part Gérard Cazorla, membre CGT du comité
européen. On les apprend au compte-gouttes en lisant la presse. Ils
disent que la première phase, celle du secteur alimentaire, est
terminée. Mais il y a le secteur cosmétique à restructurer d'ici 2010.
En tout, il resterait encore près de trente sites à fermer. » Depuis
quelque temps, Unilever n'investit plus dans la production et délaisse
ses marques régionales qui n'ont pas capacité à être mondialisées,
remarquent les syndicats, mettant
l'actualité du
groupe en perspective avec les précédents plans « Path to growth » (25
000 suppressions d'emplois en 2000) et « Unilever One » (centralisation
du management et externalisation des fonctions administratives). Et de
conclure : soit le groupe est dans la sphère d'intérêt d'un fonds
d'investissement, soit Unilever se prépare à faire une « grosse
acquisition ». Depuis quelques mois, la piste du rachat de
Colgate-Palmolive est murmurée dans les couloirs de la Bourse… Mais là
encore, rien n'a pour l'instant été officialisé.
Christelle Chabaud 18 / 12 / 07
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| mercredi 19 décembre 2007, a 18:12 |
| A pas de lou,Unilever abandonne l'Europe . |
Agroalimentaire
. En pleine croissance, le troisième groupe mondial applique dans
l'ombre son projet de supprimer 12 000 emplois sur le Vieux Continent
d'ici quatre ans.
« Je
voudrais vous tirer mon chapeau pour tous les efforts que vous avez
fait en 2007. » Ces remerciements de leur PDG Patrick Cescau, les
salariés d'Unilever apprécieront. Surtout ceux des usines françaises,
anglaises ou belges qui, « grâce à leurs efforts » pour ce mastodonte
des produits de consommation courante, vont perdre leurs emplois. Ainsi
va la stratégie de croissance, selon Patrick Cescau. En août, pour
« accélérer encore la performance du groupe », il a annoncé la
suppression de 20 000 emplois en quatre ans et la fermeture ou cession
de 60 sites.
Pourtant, chez Unilever, tous les
compteurs sont au vert. En 2006, la multinationale a réalisé un
bénéfice net de 5,4 milliards d'euros (en hausse de 26 %) et a
distribué à ses actionnaires 750 millions d'euros de dividendes
exceptionnels. Sur les trois premiers trimestres 2007, la croissance du
chiffre d'affaires a poursuivi sa hausse (+ 5,3 %). Mais aux yeux
d'Unilever, l'Europe n'est plus assez attractive : sur la même période,
si sa marge opérationnelle a enregistré en hausse de 13,7 % (contre
14,7 % pour les Amériques et 12,5 % pour le groupe Asie-Afrique), les
ventes européennes n'ont augmenté que de 1,7 % (contre 6,5 % pour les
Amériques et 10,8 % pour Asie-Afrique). Les sites du Vieux Continent
sont donc les principales cibles de cette mégarestructuration : 12 000
postes vont passer à la trappe en France, Suède, Espagne, Royaume-Uni,
Pays-Bas et République tchèque. Soit près d'un quart de l'effectif
européen actuel. Depuis cet été, les réorganisations s'enchaînent et
les représentants syndicaux des filiales européennes tentent de s'unir.
Mardi 4 décembre, ils se sont donc donné rendez-vous devant le siège
social d'Unilever à Rotterdam (Pays-Bas) pour défiler ensemble et
« montrer la première action d'une longue lutte commune ». Devant une
assemblée de plus de 500 délégués représentant 16 pays, le président du
comité d'entreprise européen d'Unilever, Günter Baltes, a lancé :
« L'action augmente en Bourse, c'est peut-être bien, mais en quoi
est-ce une réussite si cela passe par des suppressions d'emplois ? »
Des actions en justice vont être intentées, a-t-il ajouté, pour
non-respect des règles d'information des représentants des salariés du
CE.
« Nous n'avons aucune visibilité sur leurs
intentions, nous fait part Gérard Cazorla, membre CGT du comité
européen. On les apprend au compte-gouttes en lisant la presse. Ils
disent que la première phase, celle du secteur alimentaire, est
terminée. Mais il y a le secteur cosmétique à restructurer d'ici 2010.
En tout, il resterait encore près de trente sites à fermer. » Depuis
quelque temps, Unilever n'investit plus dans la production et délaisse
ses marques régionales qui n'ont pas capacité à être mondialisées,
remarquent les syndicats, mettant
l'actualité du
groupe en perspective avec les précédents plans « Path to growth » (25
000 suppressions d'emplois en 2000) et « Unilever One » (centralisation
du management et externalisation des fonctions administratives). Et de
conclure : soit le groupe est dans la sphère d'intérêt d'un fonds
d'investissement, soit Unilever se prépare à faire une « grosse
acquisition ». Depuis quelques mois, la piste du rachat de
Colgate-Palmolive est murmurée dans les couloirs de la Bourse… Mais là
encore, rien n'a pour l'instant été officialisé.
Christelle Chabaud l' Huma du 18 / 12 / 07
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| mercredi 19 décembre 2007, a 16:42 |
| Ils veulent tuer Miko ! |
Débrayage ce matin à Saint-Dizier contre le plan social.
Pas de crèmes glacées ce matin à l'usine Miko de
Saint-Dizier, dans la Haute-Marne. À l'appel de la CGT et de FO, les
salariés devraient débrayer en nombre aujourd'hui pour s'opposer au
plan de restructuration qui prévoit la suppression de 254 des 490
emplois du site. Le 13 novembre, la direction expliquait aux salariés
qu'ils n'étaient « pas rentables, pas assez productifs, [qu'ils
coûtaient] trop cher à Unilever », selon Nicole Saussaye, déléguée
CFDT. Or, « la direction a menti », s'emporte Hervé Mazelin,
syndicaliste CGT. « Depuis, nous avons découvert que le site a réalisé
11 millions d'euros de bénéfices en 2007. La direction freine des deux
pieds pour ne pas donner d'informations chiffrées mais nous, avant de
négocier des indemnités de départ, on souhaite discuter du bien-fondé
ou non de cette réorganisation ! » À la suite d'une assemblée du
personnel ayant réuni près de 300 personnes ce week-end, le but de la
grève aujourd'hui est donc de convaincre le comité d'entreprise de
réaliser un droit d'alerte, ce qui permettra au cabinet d'expertise
indépendant Apex d'accéder à des documents internes. Une pétition
spontanée a déjà recueilli 250 signatures « pour ne pas griller les
étapes » par une procédure rapide. En 1994, lors du rachat de la marque
espagnole par Unilever, 900 salariés produisaient 40 millions de litres
de crème glacée par an, aujourd'hui un personnel réduit de moitié
réalise 86 millions de litres. « Des réorganisations, on en a connu
chez Miko, mais aujourd'hui Unilever veut nous tuer », confie une
salariée sous couvert d'anonymat. « Nous expliquer qu'on sera sauvés si
on arrête la production des minicônes, des cônes et des gaufrettes et
se recentrant uniquement sur les barquettes de glace… Il fallait
oser ! »
C. Ch.
l' Huma du 18 / 12 / 07
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| mercredi 19 décembre 2007, a 09:59 |
| Les salariés invités à casser leur tirelire de RTT . |
Pouvoir
d'achat . Les députés discutent en urgence la loi sur le « pouvoir
d'achat », qui propose aux salariés de s'autofinancer la prime de fin
d'année.
Doper le pouvoir d'achat tout en baissant le coût du
travail. C'est dans cette équation quasi insoluble que se démène le
gouvernement. Sans vraiment convaincre. Les fonctionnaires, les
syndicats et des centaines de salariés qui, dans le secteur privé,
déclenchent des conflits pour des augmentations de salaires, réclament
du sonnant et trébuchant. Dans un contexte où l'inflation, qui est à
son plus haut niveau depuis trois ans (+ 2,4 %), entretient le
sentiment de « perdre du pouvoir d'achat », le chef de l'État a bien
compris l'urgence de la situation.
Poudre aux yeux .
Mais d'augmentations de salaire, il n'est point question. Nicolas
Sarkozy propose donc aux salariés de se payer eux-mêmes la prime de fin
d'année en puisant dans le stock de temps dû par l'employeur. Tel est
le marché de dupe inscrit dans la « loi sur le pouvoir d'achat »
présentée aujourd'hui aux députés. Les rangs de la gauche promettent
déjà d'être agités, Michel Sapin (PS) ayant jugé « dérisoire » le
projet de loi et « hypothétique » sa mesure phare, le rachat des RTT.
La loi TEPA, adoptée fin août, était déjà censée offrir du pouvoir
d'achat en effectuant des heures supplémentaires. Mais les débuts
poussifs de ce projet ont amené le gouvernement à y ajouter des mesures
aux effets plus immédiats, avec effet poudre aux yeux garanti. Les
députés vont donc examiner un texte rédigé à la hâte, sans consultation
des partenaires sociaux. Le projet comprend cinq mesures. Deux d'entre
elles concernent le logement. Dorénavant, la caution demandée pour les
nouveaux entrants sera d'un mois au lieu de deux et le prix des loyers
sera indexé sur l'évolution des prix à la consommation et non plus sur
l'indice du coût de la construction. Le texte offre aussi aux salariés
la possibilité de débloquer de manière anticipée, entre le 1er janvier
et le 30 juin 2008, les sommes attribuées au titre de la participation
aux résultats de l'entreprise, dans la limite de 10 000 euros. Les
petites entreprises, non assujetties au versement de la participation,
pourront accorder une « prime exceptionnelle » de 1 000 euros exemptée
de cotisations de Sécurité sociale.
Les autres articles organisent le rachat des jours de RTT, stockés
ou non dans un « compte épargne temps ». Là encore, les employeurs ne
paieront pas de cotisations sur les dix premiers jours rachetés. Cette
mesure, très ponctuelle, ne serait même pas obligatoire, Éric Woerth,
ministre du Budget, ayant assuré dimanche qu'il est exclu « d'obliger »
les petites entreprises à payer. Xavier Bertrand, ministre du Travail,
avait pourtant suggéré que les salariés pourraient « invoquer la loi en
cas de refus de leur employeur » tout en se pressant d'ajouter que
l'organisation du travail restait du seul domaine du patron.
Mesures temporaires
Dans sa précipitation législative, le gouvernement tente de contenir
le mécontentement par des mesures temporaires. Parmi les 38 % de
salariés qui bénéficient de jours RTT, tous ne seront pas autorisés à
casser leur tirelire. Les employeurs ne vont sans doute pas non plus
s'empresser d'anticiper les primes de participations. Pendant ce temps,
les mesures qui grèvent le pouvoir d'achat de manière durable courent,
qu'il s'agisse des franchises médicales, du paiement de la redevance
télé pour les personnes âgées qui en étaient jusqu'alors exemptées ou
encore de la prochaine augmentation des tarifs du gaz promise par le
ministre du Budget. Pour les syndicats, le gouvernement passe à côté de
l'essentiel : la smicardisation de la rémunération du travail, facteur
d'appauvrissement des salariés, et la multiplication des contrats
précaires et des temps partiels, qui offrent les salaires qui vont
avec, partiels.
Paule Masson
l' Huma du 18 / 12 / 07
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| mercredi 19 décembre 2007, a 09:45 |
| CSP59 : EN GARDE A VUE . |

Comité des Sans Papiers 59
(CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél : 06.80.57.50.61- fax :
03.20.74.16.68/03.20.52.76.92. – e-mail : csp59@wanadoo.fr-
APRES 35H DE GARDE A VUE, ARMAND DE LA COMMISSION JURIDIQUE SORT LIBRE !
L'arrestation à domicile d'Armand, membre de la
commission juridique du CSP59, ce lundi 17 décembre 07 à 6h du matin,
fait suite à « une commission rogatoire » signée
par un juge d'instruction lillois. Les policiers ont embarqué, en plus
d'Armand, les listes des sans papiers qu'il avait chez lui, notamment
la liste des 12%, c'est-à-dire des 533 selon les propres dires du
Préfet CANEPA lors des multiples conférences du mois d'août 07, lors de
la grève de la faim. Que vont-ils en faire ?!
Lors de l'arrestation, des provocations de certains policiers ont été faites, du genre : « Vous vous parfumez pour Maître Lesquien ? », ou encore « va t-elle demander des honoraires, vous lui faites gagner beaucoup d'argent ? ».
Cette arrestation ubuesque avait pour but d'accréditer des rumeurs très graves de « trafic d'influence contre x ».
Les policiers ont épluché le compte bancaire d'Armand remontant jusqu'en 2005-2006.
Près de 30h d'interrogatoire sur 35h pour des questions du genre : Armand « fait tout, y compris à la Préfecture », Armand « influençait même la Préfecture », Armand connaissait tellement les attentes de la préfecture qu'il orientait les décisions en choisissant les dossiers », « Pourquoi le CSP59 présente t-il plusieurs fois les dossiers ? ».
Décidément Armand, le « marabout », semble avoir un pouvoir démesuré sur « notre » pauvre préfecture, comme si Armand était devenu le « nouveau » Préfet du Nord. La préfecture semble t-il a été aussi auditionnée.
Selon la logique de l'interrogatoire, Armand, à lui seul,
constituait l'ensemble de la commission juridique conduisant à cette
incroyable et rocambolesque méprise.
La police semble avoir appris
ainsi qu'en plus d'Armand, plusieurs militants bénévoles des
associations Ldh, de la Cimade, du Mrap, du CSP59 se rendaient tous les
mois, au moins deux fois, en préfecture depuis l'accord Delarue du 17
juin 2004.
Le porte parole avait eu à expliquer aussi aux policiers interrogateurs le fonctionnement démocratique du CSP59 :
l'Ag dans laquelle seuls les sans papiers votent, l'élection du bureau
et du porte parole, la mise en place de commissions pour les
souscriptions, dons ou cotisations ponctuelles des sans papiers, la
commission technique qu'est la commission juridique qui présente les
dossiers en préfecture selon les critères fixés par l'Article 14 du
Règlement Intérieur du CSP59 :
« Le travail de la Commission Juridique consiste :
le conseil et le suivi des dossiers, les recours administratifs et juridiques
– le choix des dossiers à présenter en Préfecture à partir des critères suivants :
- la participation effective aux actions de lutte
– l'état du dossier
– la situation personnelle (âge, santé, famille, isolement, etc.) – le rapport de force entre le mouvement et l'Etat ».
C'est la nième fois qu'une telle explication est donnée
aux policiers depuis 11 ans. Vers 11h ce mardi 18/12/07, le porte
parole était convoqué à nouveau par la police judiciaire qui s'est
ensuite rétractée vers 16h30 pour « contre ordre ». Tel est le
spectacle de la saga judiciaire de ces deux jours qui finit par une
libération sans présentation devant le juge, après une prolongation à
48h de la garde à vue d'Armand.
Que doit-on retenir de ce safari judiciaire :
Après 30h
de garde à vue le dossier est soit vide ou insuffisamment étoffé ;
c'est dire donc que la procédure qui a vu près d'une vingtaine de
personnes interrogées par la police avant l'opération d'arrestation
peut et va continuer en catimini ;
En ne
présentant pas le présumé accusé Armand devant le juge, l'accès au
dossier lui est interdit ; la procédure peut être à tout moment
reprise ; il s'agit donc de maintenir l'épée de Damoclès au dessus de
la tête du CSP59 dans l'espoir de le « calmer » ou de lui asséner
« coup de mou » ;
De nombreux
témoignages de sans papiers régularisés ou pas font état des chantages
de la préfecture depuis la fin de la grève de la faim pour qu'ils,
qu'elles cessent de participer aux manifestations, la préfecture
désinforme les élus qui lui écrivent pour l'interpeller sur des
dossiers en faisant passer le CSP59 pour des menteurs à propos des
annoncés régularisés ou convoqués, plusieurs mercredis durant les
manifestations n'ont pas été encadrées par la police comme si on
entendait le moindre incident causé par un automobiliste pour sévir ;
voilà des faits troublants qui interrogent ;
Comme l'a
déclaré le porte parole aux policiers qui l'interrogeaient :
l'arrestation d'Armand est un prolongement de la tentative avortée de
mise à mort directe du CSP59 au mois de juillet-août 07 par le Préfet
du nord.
Rumeurs et
manipulations, voilà à quoi est réduit le régime Sarkozy, c'est
inacceptable et indigne du peuple de 1789, des valeurs et principes de
la République.
Plus que jamais la justice doit être indépendante et juste !
Plus que jamais
l'exigence de respect de l'état de droit, de la loyauté dans le combat
social et politique doit être de vigueur !
Plus que jamais la
lutte continue avec la demande directe du CSP59 au Préfet CANEPA : le
CSP59 doit être admis dans la commission de réexamen des dossiers des
sans papiers.
Soyons nombreux ce mercredi
19/12/07 à 18h et samedi 22/12/07 à 14h Place de la République à Lille
pour une vraie justice dans le scandale de l'Arche de Zoé.
Fait le 18/12/07 22h47
De : Patrice Bardet
mercredi 19 décembre 2007 |
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| mercredi 19 décembre 2007, a 09:07 |
| Le directeur de cabinet de Mme Boutin loue un appartement à loyer modéré !!!!! |

Le directeur de cabinet de Mme Boutin loue un appartement à loyer modéré
PARIS, 18 déc 2007 -
Le directeur de cabinet de la ministre du Logement,
Christine Boutin, loue un appartement à loyer modéré appartenant à la
RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) depuis 1981, a-t-on
indiqué au ministère du Logement confirmant une information du Canard
Enchaîné.
Le ministère a indiqué à l'AFP que Jean-Paul Bolufer louait un logement
à la RIVP depuis 1981 et qu'il payait ses loyers depuis cette date au
tarif fixé par la Régie.
Selon l'hebdomadaire satirique daté de mercredi,
M. Bolufer, préfet hors cadre, bénéficie d'un appartement de 190m2 dans
le quartier de Port-Royal (Vème arrondissement), avec vue sur la
chapelle du Val-de-Grâce, au prix de 6,30 euros le m2. Les prix du
secteur, remarque l'hebdomadaire satirique, se situe généralement dans
le parc privé entre 20 et 30 euros le m2.
M. Bolufer se serait vu attribuer ce logement en 1981 quand il était
directeur adjoint du cabinet de Jacques Chirac, alors maire de Paris.
Selon le Canard, il l'aurait même sous-loué entre 1989
et 1996, alors qu'il avait été nommé à Toulouse puis de 1997 à 2007,
alors qu'il bénéficiait d'un logement de fonction à Paris comme
directeur des Journaux officiels.
Dans un communiqué transmis en début de soirée à l'AFP,
le ministère du Logement "s'étonne du contexte dans lequel ces
allégations apparaissent s'agissant d'une situation locative bien
connue".
"Le directeur de cabinet tient à faire savoir qu'il est
titulaire du bail de son actuel appartement depuis 1981 sans avoir
bénéficié à aucun moment d'un privilège personnel (...)
Si des erreurs ont été commises, elles ne peuvent être
imputées qu'à une mauvaise gestion du bailleur à qui il appartient
d'exiger, le cas échéant, de ses locataires toutes les justifications
requises", ajoute le communiqué. ( J ADORE !!!!!!!!! )
"Tout autre commentaire qui revêtirait un caractère
diffamatoire relèverait désormais de l'intervention de son avocat",
conclut le ministère.
- http://fr.news.yahoo.com/afp/200712...
De : lolita
mardi 18 décembre 2007
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| mercredi 19 décembre 2007, a 08:29 |
| Verdict du procès de Florimond Guimard à Aix ( vendredi 21 décembre 2007 ) |
vendredi 21 décembre - 14:00
Procès pour refus d'embarquement de Ferzende TASTAN à Lyon :
Verdict du procès de Florimond Guimard à Aix
 Vendredi 21 décembre à 14h
Le
21 Décembre prochain, soyons nombreux à exiger des tribunaux français
une "justice" qui respecte les droits élémentaires*, et ne les sacrifie
ni à une politique inhumaine du chiffre d'expulsions ni à des alliances
diplomatiques, ou des intérêts économiques honteux, envers des pays
dont tout le monde connaît la brutalité extrême contre un peuple
entier, ni à l'affichage délibéré d'une xénophobie d'état et d'une
violence sécuritaire, d'un "tout répressif", aux dépens des libertés,
et propres à conforter l'extrême droite et ses idées.
Défendons le droit à fuir des persécutions arbitraires, à protéger sa famille, son intégrité physique, sa vie !
Défendons le droit à l'émotion, à l'indignation, à la
solidarité, face à l'inacceptable. Chaque tentative de dissuasion est
lourde de menaces, et pour les sans papiers qu'on veut isoler, et pour
tous ceux qui ne se résignent pas à l'indifférence, à l'impuissance, à
la loi du silence.
Contre la démission programmée de l'opinion, contre
toutes les expulsions, et d'autant plus contre ce qui ressemble aux
déportations vers le pire, de sinistre mémoire, soyons nombreux à
résister !
Rendez -vous :
Samedi 15/12 à 16h devant l'Alcazar (cours Belzunce) : diffusion de films sur les Tastan et sur les sans-papiers et tractages
Conférence de presse lundi 17/12 à 11H, Maison Méditerranéenne des Droits de l'Homme, 34 cours Julien, 13006
Un
départ collectif en bus pour le tribunal de Lyon s'organise : plus
d'information et l'adresse pour s'inscrire seront communiqués
prochainement
Ci-joint tract à diffuser largement, des versions imagées sont disponibles sur le site RESF |
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| mercredi 19 décembre 2007, a 08:03 |
| AMAD .( DESSIN ) |
Par AMAD le mardi 18 décembre 2007, 20:36
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| mardi 18 décembre 2007, a 20:23 |
| NON à l'Europe libérale ! |
Les communistes se mobilisent pour dénoncer ce coup de force orchestré par M. Sarkozy à Lisbonne.
Alors que nous avons voté très majoritairement contre le traité
constitutionnel le 29 mai 2005, les chefs d'Etat et de gouvernement
européens vont signer, dans le dos des peuples , un traité qu'ils
appellent simplifié pour tromper le monde, mais qui n'est qu'une
reproduction complexifiée de la Constitution de Valery Giscard
d'Estaing.
Henri
Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, l'a dit lui-même , la
seule différence notable réside dans le fait que cela ne s'appelle pas
« Constitution européenne », mais le contenu est identique en tout
point avec, cependant, une circonstance aggravante, la charte des
droits fondamentaux n'est plus incluse dans le texte.
Ce coup de force est inadmissible. Ce que le peuple a décidé ne peut être confirmé ou contredit que par le peuple lui-même.
Ce
traité est inacceptable. Il encourage la disparition des services
publics au profit du tout-marchand, il soumet les choix politiques aux
impératifs des marchés financiers et il tire vers le bas l'ensemble des
droits sociaux plutôt que de promouvoir un progrès social européen.
Comme chaque samedi, nous vous denons redez-vous demain matin sur le
marché d'Arras. A la fois pour la vente hebdomadaire de L'Humanité Dimanche et pour y distribuer des tracts ainsi
qu'un numéro spéciale de Liberté 62 sur le sujet. Nous ferons également signer notre pétition pour exiger un référendum. BLOG du PCF ARRAS
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| mardi 18 décembre 2007, a 18:57 |
| LA GRANDE REUSSITE DE ( L' UMP ) à MARSEILLE . |
mardi 18 décembre 2007
(15h57) : La grande réussite de l'UMP à Marseille : les caisses sont vides !

Les caisses de la communauté
urbaine de Marseille (CUM-MPM) sont à sec, l'UMP ne peux plus cacher
son incompétence et son échec à Marseille
Une « politique de guichet » pour une communauté urbaine
largement endettée… L'heure était au bilan, hier matin, lors de la
séance de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole. Un bilan
largement décevant pour les élus de gauche face à une majorité qui
bétonne, à quelques mois des élections municipales. Pour 2008 le budget
sera sous le signe de l'austérité. Le Président de la CUM (Jean-Claude
Gaudin Sénateur-Maire de Marseille n°2 de l'UMP) ne peux pas cacher un
bilan catastrophique. "Notre intercommunalité est en panne", a ajouté
le communiste Patrick Magro
Les caisses de la communauté urbaine de Marseille sont vides
L'investissement est
centré que sur Marseille et non répartie équitablement sur les 17
communes de la communauté : notamment sur le Tramway qui a reçu 300
millions et qui ne sera pas touché par l'austérité économique
Pour rembourser ses dettes, la CUM regarde vers la CAOEB et Ouest Provence et ses richesses industrielles
13 ans de gestion de la droite et plus un radis dans
les caisses, la droite ose encore se prétendre bonne gestionnaire avec
un tel bilan ! La MPM est au bord de la cessation de paiement. C'est la
France d'après promise par Sarkozy !!!
http://www.editoweb.eu/nicolas_maur...
De : Nicolas Maury PCF Istres
mardi 18 décembre 2007 |
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| mardi 18 décembre 2007, a 18:08 |
| Pétition : pour une loi-cadre contre les violences faites aux femmes . |

Par : Commission féminisme - droits des femmes
Mis en ligne : 18 décembre
A l'initiative du Collectif National Droits des
Femmes ( CNDF ), comprenant plus de 130 organisations dont le Parti
communiste français, signez la pétition pour une loi-cadre contre les
violences faites aux femmes.
Bulletin de la commissions « Droits des femmes - féminisme » - décembre 2007
Texte de la pétition :
“France, 2008, une femme meurt tous les 3 jours sous
les coups de son conjoint.Tout le monde se désole. Mais disposons-nous
vraiment de toutes les mesures nécessaires pour combattre les violences
faites aux femmes ? Toutes les violences faites aux femmes.
Pourquoi la loi ne prend-t-elle pas en compte la
prévention des violences faites aux femmes et laisse chacun-e se
débrouiller dans son coin ?
Pourquoi les violences psychologiques sont-elles
reconnues au travail sous le nom de harcèlement moral et non pas dans
le couple ?
Pourquoi la solidarité nationale ne se décline-t-elle pas financièrement auprès des victimes les plus démunies ?
Pourquoi une femme qui se sent menacée ne peut-elle bénéficier d'une protection urgente ?
Pourquoi sont-elles si peu à porter plainte (8 % des femmes de 20 à 59 ans victimes de viol, chiffres ENVEFF) ?
Il est temps que la France adopte un ensemble de
mesures intégrées et globales pour combattre ce fléau social, comme
l'ont fait l'Espagne et la Suède.
Le Collectif national pour les Droits des Femmes,
soutenu par d'autres associations féministes, a rédigé une proposition
de loi-cadre pour combattre ces violences, qui a été déposée sur le
bureau de l'Assemblée par le Groupe de la gauche démocratique et
républicaine.
Je signe pour que la discussion de cette
proposition de loi soit inscrite à l'ordre du Jour de l'Assemblée
nationale et du Sénat.“
voir cite du PCF |
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| mardi 18 décembre 2007, a 17:24 |
| Projet de loi sur le pouvoir d'achat . |
Projet de loi sur le pouvoir d'achat : derrière les
tours de passe-passe se cache la destruction des principes des
entreprises publiques

Mis en ligne : 18 décembre
Mascarades
de discussion avec les syndicats, débat rapide et liminaire à
l'Assemblée, le président veut comme à son habitude aller vite pour
éviter tout débat de fond sur les réformes en cours.
La
première étude un peu sérieuse (Natixis) ne donne que 0,15% point de
PIB pour la croissance donné par les cadeaux fiscaux de 15 milliard
d'euros de cet été. Or on voudrait amener le débat sur le déblocage des
jours de RTT non pris en compléments de salaires, et sur la part réelle
de salariés du public qui ont vu leur pouvoir d'achat reculer.
L'intérêt évident de ce débat est double : d'abord on
justifie des mesures d'urgence qui ne coûtent rien à l'Etat et qui en
soi ne relèvent que des sommes dues aux employés dans le cadre de leur
activité, ensuite on casse complètement les discussions sur la
revalorisation générale du point d'indice qui sert à calculer les
traitements.
Objectif affiché : individualiser
dans les entreprises publiques la discussion sur les salaires, éluder
les objectifs chiffrés d'une revalorisation salariale générale.
Une fois de plus, dans l'attente d'un plan d'austérité
qui sera mis en place après les municipales, le gouvernement ne donne
la possibilité que de toucher l'argent qui est du aux salariés en
accordant de nouvelles exonérations aux entreprises. Il continue à
opposer, diviser les salariés en les individualisant toujours plus dans
les négociations et les traitements. Il se garde bien d'engager toute
discussion sur une politique volontariste pour l'emploi et les
salaires. Et tout cela il le fait parce qu'il reste dans ses logiques
de restriction publique et de favorisation des grandes fortunes du
capitalisme français.
Ces logiques sont vouées à l'échec et le Parti communiste français s'engage dans des propositions qui visent une tout autre efficacité. |
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| mardi 18 décembre 2007, a 16:55 |
| Pour augmenter les salaires,regardons ce que le capital nous coûte . |

Mis en ligne : 18 décembre
S'il
innove dans la forme, en proposant aux salariés de « se payer »
eux-mêmes leurs augmentations en puisant dans leurs épargnes, Sarkozy
reste sur le fond fidèle au dogme avec lequel gouvernements successifs
et patronat justifient depuis des décennies le refus de revaloriser les
rémunérations : impossible d'augmenter le « coût du travail » sous
peine de mettre en péril la compétitivité.
Un
discours sans cesse ressassé qui ignore systématiquement un autre coût,
assumé par les entreprises : dividendes versés aux actionnaires,
pactoles jetés dans des opérations de fusion-acquisition, de rachat
d'actions, prix du crédit élevé ( imposé par la BCE et sa politique
d'euro fort)... Une montagne de prélèvements sur les richesses
produites, de ressources brûlées sur l'autel des marchés financiers, au
détriment, faut-il le prèciser, des salaires et de l'investissement. De
1993 à 2006, alors que la richesse nationale créée (PIB) s'est accrue
de 33%, les revenus financiers des entreprises ont gonflé de 162% (de
58 milliards d'euros à 183 milliards en euros constants).
Comment inverser la tendance ?
En luttant à l'échelle européenne pour changer les
priorités de la BCE, mais aussi en France pour donner aux salariés
pouvoir d'intervenir dans les choix de gestion de leur entreprise afin
de mener la « chasse aux coûts du capital ». Et à l'inverse de
valoriser le travail. Nombre d'études le soulignent : la qualification
du travail, atout majeur pour l'efficacité des entreprises, n'est pas
reconnue dans les grilles de salaires. Une vaste opération de mise à
jour s'impose en la matière. Ce pourrait être l'objet d'une conférence
tripartite ( syndicats, patronat, gouvernement) sur les rémunérations
dont la gauche unie réclame la convocation.
Impulser une dynamique favorable aux salaires implique
aussi de remettre en question les politiques publiques qui ont dégradé
la situation. A commencer par la précarisation de l'emploi dont une
étude de l'INSEE vient de montrer qu'elle est la raison essentielle de
la stagnation depuis trente ans du revenu salarial annuel. A l'opposé
des nouvelles déréglementations recherchées par le MEDEF dans
l'actuelle négociation sur le marché du travail, il s'agirait donc de
mettre à l'ordre du jour une sécurisation de l'emploi. Dans un premier
temps, la taxation du recours aux emplois précaires, au temps partiel
contraint, irait en ce sens. Deuxième levier entre les mains des
pouvoirs publics : les exonérations de cotisations sociales ( plus de
26 milliards d'euros par an) sur les bas salaires, largement
responsables du phénomène de smicardisation de la France, et sans
efficacité prouvée pour l'emploi.
Cette critique étant de plus en plus difficile à
esquiver, Sarkozy dit vouloir conditionner l'octroi des exonérations à
l'ouverture de négociations salariales. Cela ne suffit pas à donner aux
salariés l'assurance d'un résultat sur la fiche de paie. De ce point de
vue, un moyen plus efficace serait de moduler le niveau des cotisations
selon la part de la valeur ajoutée consacrée aux salaires. |
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| mardi 18 décembre 2007, a 16:11 |
| SENAT : Groupe communiste ( Dépendance : au bonheur des assureurs . ) |
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Dépendance : au bonheur des assureurs
Par Guy Fischer - 14 Décembre 2007 |
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Dans le cadre du Projet de Loi de Finance pour 2008, la
majorité sénatoriale a adopté l'amendement déposé par Messieurs
Philippe MARINI, rapporteur général, et Jean ARTHUIS, Président de la
Commission des Finances du Sénat, instaurant un mécanisme de
récupération sur la succession des bénéficiaires de l'APA.
Cela démontre une nouvelle fois la conception qu'a la
droite de la solidarité et du dialogue. Alors que la mission commune
d'information sur la prise en charge de la dépendance - à laquelle
j'appartiens -, mise en place le 12 décembre 2007, livrera ses
conclusions en juin 2008, alors même que les discussions avec les
différents partenaires n'ont pas débuté, la majorité sénatoriale impose
un amendement dénoncé par toutes les associations et directeurs
d'établissements.
Cette mesure hypothèquera le patrimoine des
bénéficiaires de l'APA dès lors qu'il atteint 100 000 euros. Cela est
de mauvais augure pour les familles les plus modestes qui n'auront au
final qu'un choix : refuser l'APA ou l'accepter et, mécaniquement,
réduire le modeste patrimoine issu d'une vie de travail et d'épargne
qu'ils aspirent à transmettre à leurs enfants. Curieuse proposition que
celle-ci, qui vient contredire les déclarations de Nicolas SARKOZY sur
le droit à la transmission. Injuste amendement quand on le compare au
mécanisme de la loi TEPA qui exonère des droits de successions les plus
riches. Encore une fois, le gouvernement fait le choix de faire payer
les plus modestes en épargnant les plus aisés. Cela a un arrière goût
de déjà vu et rappelle la taxation des préretraites à 7,5% comparée à
celle des stocks-options à 2,5% ou encore l'instauration des franchises
médicales.
Mais cet amendement a pour le moins le mérite de nous
éclairer sur la nature du 5ème risque voulu par le Président de la
République : faire financer leur future dépendance par les intéressés
en recourant au système assurantiel. C'est le règne annoncé de
l'inégalité devant la dépendance et de la toute puissance des
assurances privées.
Naturellement, le groupe CRC, attaché à la valeur de
solidarité entre les générations, attaché à la création d'une 5ème
branche, s'est prononcé contre cet amendement, et entend bien faire
valoir son opposition à la conception mercantile de ce nouveau risque
lors du débat parlementaire annoncé pour le premier semestre 2008. |
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| mardi 18 décembre 2007, a 10:30 |
| Mr LE SENATEUR FAIT LA MORALE AUX TRAVAILLEURS ! |
publié dans : Vie locale“ Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé à côté de son voisin qui meurt de faim”.
Maximilien Robespierre, citoyen arrageois, 1789. “
pcfarras@yahoo.fr
 Si vous avez pu lire dans la presse
locale de ce samedi le sermon qu'a tenu JM Vanlerenberghe aux salariés
de l'usine Nylstar, conservez le précieusement. En littérature
on appelle ça un morceau d'anthologie. Plus prosaïquement c'est un
modèle du genre, l'exemple même du langage lénifiant que peut tenir un
politicien paternaliste à des travailleurs dont l'emploi ne tient plus
qu'à un fil.
Comme
un maître à ses petits élèves, il les félicite d'avoir été bien sages
et de n'avoir pas exercé une « pression désordonnée » ni de s'être
livrés à « des manifestations brutales et pétaradantes ». Grâce à quoi M. le sénateur prétend avoir pu « manœuvrer » discrètement auprès d'un collaborateur de Fillon.
Et le miracle se serait produit : le gouvernement
aurait décoté, non pas un industriel, mais une vague banque américaine
qui a déjà des intérêts dans le groupe Nylstar et cherche, avant de
revendre l'usine, à ne pas tout perdre.
Donc tout cela est provisoire et enveloppé de tas de conditions la principale étant, dit le sénateur, que « les salariés fassent la démonstration que c'est vivable et profitable ».
En clair ça signifie : «
Si par exemple vous acceptez des réductions des effectifs, une
accélération des cadences, une modération des salaires, qui permettent
à la banque de
récupérer ses billes avant de tout liquider, comme dans la plupart des
cas connus de LBO, les rescapés d'entre vous ne seront condamnés
qu'avec sursis ».
Oser
dire à 320 salariés que leur sort dépend de leur docilité et des
tractations d'un sénateur bien en cour auprès du premier ministre,
c'est tricher et faire peu de cas de la dignité des travailleurs .
Le
sénateur Vanlerenberghe laisserait-il entendre que c'est parce qu'ils
ont lutté becs et ongles contre la liquidation de leurs machines que
les salariés de STOR ENZO l'ont empêché, lui et les autres élus, de
sauver leur emploi ?
Toutes
les luttes ne sont pas victorieuses, mais si les salariés capitulaient
sans combattre devant les plans de licenciements, les patrons s'en
donneraient à coeur joie et à moindre coût.
Et alors, bonjour les délocalisations !
N.B. Il paraît qu'un
ex-révolutionnaire, défenseur patenté du prolétariat, s'apprêterait à
faire équipe avec M. le sénateur. Pour écrire ses discours ou
l'accompagner à Matignon ?
BLOG DE LA SECTION DU PCF D'ARRAS
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| mardi 18 décembre 2007, a 10:04 |
| Les socialistes font leur marché . |
Parti
socialiste . Le second forum de la rénovation, sur le thème du marché,
comme un premier pas sur la voie d'une difficile clarification
idéologique.
Les socialistes et le marché ? Le deuxième forum
national de la rénovation était, samedi matin à Paris, consacré à un
débat sur ce thème. Pas de décision. Mais une réflexion à mettre dans
le pot du futur congrès qui devrait être réuni dans le courant de
l'année prochaine. Des divergences, mais aussi pas mal de convergences.
Et un point d'orgue commun exprimé par Anne Hidalgo : les socialistes
« veulent civiliser le marché ». L'essentiel étant de sortir d'un piège
paradoxal pointé par François Hollande : les socialistes ont toujours
agi en économie de marché et ils l'ont bien gérée lorsqu'ils ont eu la
responsabilité du pouvoir. Mais aussitôt revenus dans l'opposition, ils
font mine d'être ni pour ni contre. « Ce serait donc la synthèse ? », a
lancé le premier secrétaire du PS. Et de répondre aussi sec : « il faut
la refuser », dire que le PS « est pour l'économie de marché », qu'il
veut « agir dans l'économie de marché ».
L'ambiguïté du PS .
Foin des tergiversations, que d'aucuns ont replacé dans le contexte
d'une concurrence idéologique avec le PCF, le PS semble désormais
assumer à la quasi-unanimité l'abandon de « l''économie administrée »,
« la - supériorité du plan sur le marché », « la supériorité de la
propriété publique et de la production d'État ». Quand, à l'inverse,
l'Union soviétique en faisait l'alpha et l'oméga de sa doctrine
économique. Reste que si l'histoire paraît lui donner raison, se posent
aussitôt toute une foule de questions quant au rapport au capitalisme
lui-même. Et cela, au moment où, comme l'a rappelé Harlem Désir, les
Français sont encore le peuple qui rejette à plus de 50 % l'idée selon
laquelle « le système de libre entreprise et de libre marché serait le
meilleur pour fonder le futur du monde ». L'ambiguïté de la réponse du
PS est sans aucun doute au coeur de la crise idéologique et électorale
qui le secoue. Aussi a-t-on pris grand soin samedi à faire un distinguo
en insistant, comme tentera de le faire François Hollande, sur la
nécessité de lever une confusion entre économie de marché, capitalisme
et libéralisme par « une approche » se revendiquant du « pragmatisme ».
Car « une société conduite par les seuls marchés serait irresponsable
et ne serait tout simplement pas une société ».
chaque sensibilité se réjouit
Trois convergences de principes ont été constatées entre les
participants. D'abord l'idée que « le capitalisme ne permet pas
d'atteindre l'optimum économique, social et écologique ». Avec pour
corollaire le constat selon lequel il y aurait « un domaine propre au
marché », « un domaine propre de la puissance publique », et « le
domaine de la régulation, de l'intervention, de la redistribution ».
Ensuite, le recours à la croissance. Enfin, le parti pris du
« progrès ». Le bât blesse pour aller plus loin. D'où un débat lancé
sur la question qui demeure intacte, mais qui, selon le mot de Charles
Fiterman, conditionne toute idée de « modernité » : où mettre le
curseur de l'intervention publique ? Avec, là encore, des questions
subsidiaires non définitivement résolues : qu'est-ce qui relève du rôle
de l'État, de l'Europe ? Quel espace entre libre-échange et
protectionnisme ? Réponse provisoire : « La place du marché et celle de
la maîtrise publique doivent pouvoir aller, selon les cas et les
objectifs poursuivis, de 0 % à 100 %. » Réponse non satisfaisante mais
qui, dans le contexte de ce deuxième forum, permet à chaque sensibilité
de se réjouir. Michel Rocard tirant la conclusion, selon lui
« réjouissante », que le PS ne veut plus « rompre avec le capitalisme
mais le réguler » tout au mieux. Pour Henri Weber (fabiusien), « il
faut prendre les mérites du marché et contraindre ses défauts ». Gérard
Filoche (aile gauche) proposant d'adopter une mission : celle de
substituer « aux mains invisibles du marché », « les mains visibles de
la démocratie ». Au PS, ce débat en appelle décidément bien d'autres.
Dominique Bègles
l' Huma du 17 / 12 / 07
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| mardi 18 décembre 2007, a 08:22 |
| Après les promesses,la matraque . |
SANS-abri
. Réunies autour des Enfants de Don Quichotte, qui ont tenté samedi
d'installer un nouveau campement, les associations dénoncent le manque
de moyens et de volonté politique.
Les Enfants de Don Quichotte sont amers, déçus et
choqués. Un an après le campement du canal Saint-Martin, ils ont tenté,
samedi, avec l'aide logistique de plusieurs associations (Croix-Rouge,
Emmaüs, Fondation Abbé-Pierre) de dresser plusieurs dizaines de tentes
le long de la Seine près de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Leur
but : dénoncer les promesses non tenues et établir un campement dans
lequel les sans-abri auraient pu bénéficier d'un suivi social. En
retour, ils n'ont reçu des pouvoirs publics que coups de trique et gaz
lacrymogènes.
Seule promesse tenue : l'évacuation
Il est « absolument insupportable de voir des gens non violents qui
crient leur souffrance se voir matraqués. L'un est tombé à la Seine. Je
suis profondément attristé par cette unique réponse, aujourd'hui
répressive, d'intimidation, d'interdiction », a réagi le député (UMP)
du Rhône, Georges Fenech. François Hollande a accusé de son côté
Nicolas Sarkozy de ne « pas respecter sa promesse » d'un droit
opposable au logement et « d'envoyer les forces de police punir,
chasser, expulser ». Présents sur place, les élus communistes de Paris
Jacques Daguenet et Catherine Gegout se déclarent « indignés ». Quant
aux Don Quichotte, ils trouvent simplement cette « attitude lamentable
et irresponsable. C'est par peur (de la réalité) que le pouvoir
politique a utilisé la force face à des citoyens non violents ».
Car si le gouvernement de François Fillon a oublié de tenir les
promesses du plan d'action renforcé pour les sans-abri (PARSA) lancé
par Jean-Louis Borloo et Catherine Vautrin en janvier 2007, l'actuelle
ministre du Logement, Christine Boutin, n'a pas trahi sa parole
concernant l'évacuation systématique des campements de mal-logés.
Vendredi, alors qu'un accord était intervenu avec les mal-logés de la
rue de la Banque (lire page 3), la ministre prévenait : « On
n'acceptera pas d'avoir des tentes, donc elles seront évacuées par les
forces de police. » C'est chose faite.
Mais cette brutalité envers ceux qui, en début d'année, avait, par
leur mobilisation, sensibilisé l'opinion publique et politique jusqu'à
obtenir le vote d'une loi sur le droit au logement opposable, se double
d'un déni de réalité flagrant. À écouter le ministère du Logement,
« les promesses ont été tenues ». Et tant pis si, comme l'affirment
l'ensemble des associations présentes samedi sur le parvis de
Notre-Dame, moins de 14 000 places, sur les 27 100 promises en janvier
dernier, ont été créées. Christine Boutin n'en démord pas, ajoutant
même, hier : « La meilleure preuve, c'est que personne ne peut
contester qu'il y a encore des places libres à Paris. » « Pendant la
nuit, et aujourd'hui, je n'ai aucun retour de province me disant que
des personnes qui souhaitaient être hébergées sont restées dehors. »
En réalité, s'il y avait bien des places encore disponibles dans la
nuit de samedi à dimanche à Paris, c'est uniquement parce que le
déclenchement du niveau 2 du plan grand froid a provoqué l'ouverture de
gymnases et de salles municipales qui ne constituent qu'un abri
d'urgence dans une situation d'urgence. Dès que les températures
remonteront, ces places seront fermées et le problème restera entier.
Jusqu'en début de semaine, précise le 115 parisien, plus d'une centaine
de dossiers étaient refusés en moyenne quotidiennement rien que dans la
capitale. Sans compter ceux qui ne prennent même plus la peine
d'appeler… Et la situation en province est aussi dramatique. « Non,
tout ne va pas bien, il faut continuer à travailler », affirme Éric
Delhaye, président du SAMU social de Lille, en notant qu'« au quotidien
plus de 120 personnes, 70 enfants et 50 adultes (…) sont dehors ou dans
la rue » dans l'agglomération lilloise.
Les gymnases,un bond en arrière .
Mais au-delà des mensonges, ce sont aussi les réponses apportées aux
sans-abri qui sont vivement critiquées. « Rouvrir des gymnases pour
accroître les capacités d'accueil, c'est un bon en arrière de vingt ou
trente ans », a estimé samedi Pierre Levené, secrétaire général du
Secours catholique, qui s'est dit « atterré que Mme Boutin dise qu'il
n'y a pas de problème d'hébergement. Nous gérons des centres, ils sont
remplis à plus de 100 %. Il n'y a pas de places disponibles ».
« Il n'y a aucune fatalité à cette situation, qui n'est que la
conséquence d'une insuffisante mobilisation par l'État des moyens
techniques et financiers nécessaires », rappelaient hier les Don
Quichotte.
Cyrille Poy
l' Huma du 17 / 12 / 07
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| lundi 17 décembre 2007, a 22:58 |
| SENAT : Groupe communiste (Développement de la concurrence au service des consommateurs ) |
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Développement de la concurrence au service des consommateurs : explication de vote
Par Odette Terrade - 14 Décembre 2007 |
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Monsieur le président, monsieur le secrétaire d'État,
mes chers collègues, le projet de loi pour le développement de la
concurrence au service des consommateurs transmis au Sénat ignorait
déjà totalement la question du pouvoir d'achat des Français. Et une
fois encore, la Haute Assemblée a réussi le tour de force d'en aggraver
le contenu !
Monsieur le secrétaire d'État, mes chers collègues,
pour vous, défendre le pouvoir d'achat, ce n'est ni baisser la TVA, ni
revaloriser les salaires, ni maîtriser les loyers, ni réduire les prix
de l'énergie, ni mettre en cause les rentes de situation des compagnies
des eaux, ni mettre un terme aux pratiques bancaires abusives. Toutes
ces propositions ont pourtant été formulées par les membres de mon
groupe qui se sont appuyés sur les aspirations de nos concitoyens pour
lesquels la question du pouvoir d'achat est prégnante et se pose
quotidiennement.
À l'issue de nos débats, le projet de loi renforce le
déséquilibre existant dans les relations commerciales entre
fournisseurs et distributeurs. En effet, la modification du calcul du
seuil de revente à perte laisse dangereusement à la distribution le
pouvoir de fixer les prix, ce qu'elle ne manquera pas de faire au
détriment des petits fournisseurs et producteurs, sans forcément que le
consommateur en bénéficie.
À la suite de l'adoption de l'amendement n° 49 de la
commission, la seule petite avancée gagnée lors de l'examen de ce texte
par l'Assemblée nationale, à savoir le double étiquetage du prix de
vente des produits et du prix net moyen versé au producteur, a même été
supprimée.
Dans le même temps, les géants de la grande
distribution, dans leur course effrénée à la marge commerciale,
continueront d'importer massivement des biens de consommation à bas
coût au détriment de l'emploi industriel en France. Depuis que vous
soutenez l'ouverture illégale des magasins le dimanche, plus de 120 000
emplois ont disparu en cinq ans dans l'industrie des biens de
consommation.
Quant à la marge des géants de la distribution comme
Carrefour ou Auchan, elle se porte bien. À ce sujet, un hebdomadaire
d'information a dévoilé que les prix des produits vendus dans les
réseaux de grande distribution ont progressé de 4 % ces dernières
années !
De fait, loin d'avoir favorisé la baisse des prix, la
loi Dutreil-Sarkozy a permis, au contraire, une augmentation encore
plus rapide des prix.
Quant à votre texte, monsieur le secrétaire d'État, il
cache mal l'absence d'une réelle volonté politique de répondre aux
attentes des consommateurs salariés. Les quelques mesures positives
qu'il comportait en ce qui concerne la téléphonie, le double affichage
des prix ou les pratiques bancaires ont été effacées.
Au final, on ne retiendra de lui qu'une nouvelle
extension des dérogations au repos dominical destravailleurs. Ce
faisant, vous renforcez la précarité du travail dans un secteur où les
salaires sont déjà particulièrement faibles et où un grand nombre de
travailleurs ne bénéficient pas de contrat de travail à temps plein. Ce
cadeau indécent fait aux entreprises remet en cause des acquis sociaux
datant d'un siècle. Par la voie d'un amendement parlementaire, des
pratiques, condamnées maintes fois par les tribunaux, sont validées.
Cette conception du travail conduira à la faillite des
milliers de petits commerçants, au chômage des milliers de salariés de
notre industrie et condamnera à la précarité et aux bas salaires les
employés des grandes surfaces.
Pour toutes ces raisons, vous comprendrez aisément, mes
chers collègues, que les membres du groupe communiste républicain et
citoyen voteront contre ce texte. |
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| lundi 17 décembre 2007, a 21:52 |
| SENAT : Groupe communiste ( Travail du dimanche l'UMP aggrave la précarité ) |
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Travail du dimanche : l'UMP aggrave la précarité
Par le groupe CRC - 14 Décembre 2007 |
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Dans la nuit, les sénateurs ont adopté un amendement du
groupe UMP afin de permettre aux commerces de détails d'ameublement
d'ouvrir le dimanche. Il est hypocrite de faire croire que le travail
dominical permettrait d'augmenter le pouvoir d'achat des salariés.
Au contraire, cela risque de renforcer la précarité du
travail dans un secteur où les salaires sont particulièrement faibles
et où un grand nombre de travailleurs ne bénéficient pas de contrat à
temps plein. Il s'agit en réalité d'un cadeau indécent fait aux
entreprises remettant en cause des acquis sociaux datant d'un siècle.
Le principe selon lequel le repos hebdomadaire doit être donné le
dimanche, est par ailleurs déjà largement remis en cause, notamment
pour les zones dites touristiques.
Nicolas Sarkozy qui impulse cette mesure organise un
recul de civilisation. L'alternative, le choix de l'épanouissement
humain, c'est l'augmentation des salaires et le droit au repos des
salariés. L'alternative, c'est la mise en commun des richesses
produites pour que chacun, et pas seulement le patronat et les
actionnaires, vive dans la dignité.
Les sénateurs du groupe communiste républicain et
citoyen dénoncent avec force cette mesure rétrograde, économiquement
inefficace qui, en cherchant à opposer travailleurs et consommateurs,
en fait constitue une remise en cause inacceptable des dispositions
protectrices du code du travail des salariés. |
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| lundi 17 décembre 2007, a 18:39 |
| Pouvoir d'achat : Nicolas SARKOZY en père fouettard des travailleurs . |
Actions des Députés et Sénateurs Communistes
Lundi 17 Décembre 2007 - 13:55
Ccommuniqué de Jean Pierre BRARD Député communiste (app-PCF) de Seine-Saint-Denis, Maire de Montreuil
Le Président l'a d'emblée avoué : le gouvernement n'investira pas un
centime dans le pouvoir d'achat des Français car « il n'y a pas
d'argent dans les caisses », toutes les marges budgétaires de l'Etat
ayant été absorbées par le paquet fiscal de cet été, pour le plus grand
profit des contribuables aisés.
Pour le pouvoir d'achat des
travailleurs, le Président a en effet beaucoup moins d'imagination que
pour les cadeaux fiscaux aux plus riches. La seule solution proposée
aux Français pour masquer la stagnation du revenu salarial est de
travailler toujours plus, si leur patron est d'accord... La majorité ne
démord pas de la croyance selon laquelle le démantèlement du code du
travail permettra miraculeusement des hausses de salaire. La stratégie
des patrons contre les 35h qui a consisté à faire payer aux salariés la
réduction du temps de travail par un gel prolongé des salaires triomphe
aujourd'hui. Ils obtiennent la destruction des 35h. Et du code du
travail avec la possibilité ouverte aux entreprises de déroger aux
accords de branche sur le temps de travail, ce qui constitue un recul
historique.
Quant au paiement des RTT non prises,
on se demande bien comment les hôpitaux et les administrations déjà
exsangues pourront les payer.
Malheureusement pour Nicolas SARKOZY,
le pouvoir d'achat est un domaine où le blabla idéologique, les
promesses et les boniments sont quotidiennement mis à l'épreuve des
faits et vite démentis par le niveau critique du porte-monnaie de
chaque citoyen et consommateur. Les salariés auront tôt fait de
s'apercevoir que ce n'est pas la fin des 35h qui va les enrichir.
L'augmentation réelle et durable du
pouvoir d'achat passe par une autre politique : la revalorisation
prioritaire des petits et moyens salaires du public et du privé, des
mesures de justice fiscale (baisses de TVA ciblées, retour à la
progressivité de l'impôt), la hausse des petites retraites et des
minima sociaux, la majoration de la prime pour l'emploi, la fin des
déremboursements et des franchises médicales et enfin le chèque
transport pour ceux qui doivent acheter du carburant pour aller
travailler.
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| lundi 17 décembre 2007, a 08:04 |
| La chasse aux sans papiers . |
Par JC 63 le vendredi 7 décembre 2007, 15:25 - Lien permanent
Deux extraits d'un sketch des Guignols de l'Info.
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| dimanche 16 décembre 2007, a 21:41 |
| Une campagne de vérité sur l'argent . |

Une campagne de verité sur l'argent
PAR PIERRE LAURENT
Edito de l'Humanité-Dimanche N°90 Semaine du 13 au 19 décembre 2007
Mis en difficulté sur la question du pouvoir d'achat,
Nicolas Sarkozy cherche à renouveler les termes du marché de dupes
qu'il avait vendu aux Français pendant la campagne électorale sous le
vocable « travailler plus pour gagner plus ». Seulement l'affaire se
complique, car maintenant les belles formules ne suffisent plus. Les salariés font leur compte et ne voient rien venir.
Pour parvenir à ses fins, le chef de l'État tente une nouvelle
offensive en procédant comme à son habitude à un détournement des mots.
Ainsi, toute mesure visant à déréglementer un peu plus le travail, à
amoindrir les garanties collectives qui l'entourent, est désormais
présentée dans la rubrique pouvoir d'achat : le travail du dimanche, le
rachat des RTT qui va de pair avec le dépeçage des 35 heures, la
défiscalisation des heures supplémentaires, autrement dit
l'augmentation des exonérations de cotisations sociales patronales...
Toutes ces mesures et bien d'autres deviennent ainsi, par la magie du
discours présidentiel, des mesures en faveur du pouvoir d'achat. Les
salariés qui reçoivent leur feuille de paie auront beau se frotter les
yeux, le total net inscrit au bas de cette feuille ne variera pas. Mais
cela n'empêchera pas le gouvernement de marteler, comme le disait cette
semaine la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, qu'avec toutes
ces mesures, le débat était clos, il n'y avait plus qu'à "faire tourner
la machine" !
C'est donc au prix d'une intense
pression idéologique censée convaincre les salariés de l'équation
« déréglementation du marché du travail = pouvoir d'achat » que le
pouvoir espère faire avaler ses bobards. Cela y va donc fort, du soir
au matin, pour nous expliquer que les seules limites rencontrées par
ceux qui veulent plus de travail et plus de salaires sont les
protections sociales gagnées au fil du temps par les salariés et leurs
syndicats. Repos du dimanche, horaires légaux du temps de travail.
droits aux repos compensateurs... tout est montré du doigt, tandis que
la responsabilité des colossaux prélèvements financiers et boursiers
sur les richesses créées est totalement occultée.
C'est cette campagne permanente de mystification que la
secrétaire nationale du PCF a entrepris de dénoncer dans le discours de
clôture de l'assemblée extraordinaire de son parti, qui se tenait le
week-end dernier à l'Arche de la Défense, à côté de Paris. Un militant
communiste, salarié de la RATP engagé dans le mouvement sur les
retraites et outré de voir ses collègues traités de « privilégiés »,
avait appelé tous ses camarades à une campagne de vérité sur l'argent
qui existe dans le pays. Message reçu, la responsable communiste a
annoncé le lancement d'une campagne de longue haleine qui fasse la
vérité sur les richesses créées par le travail, celles qui sont
accaparées par les prédateurs financiers, soustraites à
l'investissement productif utile, une campagne qui décline les
exigences populaires en matière de salaires, de retraites, de minima
sociaux, de protection sociale, de formation, et mettent les pieds dans
le plat pur l'utilisation actuelle de tout l'argent disponible.
Cette campagne si elle est effectivement menée dans la
durée peut bousculer bien des idées reçues que le patronat s'acharne
depuis des années à transformer en prétendues évidences. Le rôle des
marchés financiers, des immenses fonds de capitalisation boursière, des
énormes profits réalisés par les groupes du CAC 40 (près de la barre
des 100 milliards d'euros), est sans cesse minimisé, alors que gît là
un considérable potentiel de réorientation économique et sociale pour
le pays. A l'inverse, les cotisations sociales, qui financent la
solidarité des protections sociales, tandis que les revenus financiers
s'en exonèrent presque totalement, sont sans cesse transformées en
accusées. Or chaque fois que le cadeau d'une cotisation sociale
supplémentaire est fait au patron sous prétexte d'élever le salaire ou
l'emploi, c'est dans la poche des financiers (actionnaires, banquiers
ou assureurs) que finit cet argent. Il faut
rétablir la vérité sur ce hold-up permanent. L'année 2008 peut être une
année de transparence utile si elle sert à faire la lumière sur ce
point obscur de l'idéologie sarkozyste.
De : PIERRE LAURENT
dimanche 16 décembre 2007 |
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| dimanche 16 décembre 2007, a 21:09 |
| Traité européen : " on peut parler de haute trahison " |


"Comment le président de la République peut-il décider
seul de faire ratifier le traité de Lisbonne par voie parlementaire?"
s'indigne Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à
l'université de Rennes 1.
La démarche de Nicolas Sarkozy est "arbitraire" et
"confine à la dictature" assure la professeure qui suggère aux députés
de se constituer en haute cour pour "sanctionner le coupable" dans un
texte publié par le site du collectif du 29 mai. Extraits.
"Comment le président de la République peut-il décider
seul, alors que le peuple français a juridiquement rejeté l'intégralité
du traité, de faire cependant ratifier par voie parlementaire la
majeure partie des dispositions qu'il contenait au motif que celles-ci
"n'auraient pas fait l'objet de contestations" ?
Chacun a pu constater, durant la campagne référendaire,
que toutes les dispositions étaient critiquées : les uns se
focalisaient davantage sur la charte des droits fondamentaux et les
politiques communautaires, les autres sur les transferts de compétence,
le passage de l'unanimité à la majorité et le déficit démocratique,
d'autres encore s'offusquaient des principes et symboles fédéraux.
On pouvait peut-être apercevoir que le "non" de gauche
déplorait davantage la menace sur l'Etat-providence et le "non" de
droite la perte de l'Etat régalien, mais il est certainement impossible
et inconcevable de sonder le cerveau de chaque Français en prétendant y
déceler des dispositions qu'il aurait rejetées et d'autres qu'il aurait
approuvées.
La démarche du président de la République prétendant
interpréter seul la volonté du peuple français est totalement
arbitraire et confine à la dictature. Lorsque l'on sait que la
Constitution californienne prévoit qu'une norme adoptée par référendum
ne peut être par la suite abrogée ou modifiée que par une autre
décision populaire et que la Cour constitutionnelle italienne adopte le
même principe, on ne peut qu'être bouleversé par le coup d'Etat ainsi
perpétré en France. Si le président a la conviction que les
dispositions restant dans le traité modificatif ont fait l'objet d'une
approbation implicite des Français, encore faut-il qu'il s'en assure en
organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord
explicite."
« Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel
coup d'Etat ? Le texte de la très populaire Constitution de 1793 n'y
allait pas de main morte en disposant, dans son article 27 : « Que tout
individu qui usurperait la souveraineté soit à l'instant mis à mort par
les hommes libres ».
La peine de mort étant désormais prohibée par la
Constitution française il convient de s'y conformer et de se tourner
plutôt vers l'article 35 du texte de 1793 qui affirmait
solennellement : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple,
l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le
plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de
1789, intégrée au préambule de l'actuelle Constitution, range aussi la
résistance à l'oppression parmi les droits naturels et imprescriptibles
de l'homme.
Notre texte constitutionnel affirme encore que le
principe de la République est « gouvernement du peuple par le peuple et
pour le peuple » et que son président est élu au suffrage universel
direct pour veiller au respect de la Constitution, assurer le
fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l'Etat
et garantir l'indépendance nationale.
Le terme qui vient à l'esprit pour désigner le mépris
présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute
trahison. Malheureusement, une révision des dispositions sur la
responsabilité pénale du chef de l'Etat, intervenue en février 2007, a
substitué à l'antique et belle formule de haute trahison, l'expression
affadie et banale de « manquement à ses devoirs manifestement
incompatibles avec l'exercice de son mandat ».
Cela manque singulièrement d'allure et de force mais
l'on s'en contentera cependant en proposant aux parlementaires, au lieu
de commettre eux-mêmes une forfaiture en autorisant la ratification
d'un traité rejeté par leurs mandants, de se constituer en Haute Cour
pour sanctionner le coupable.
Sans insurrection ni destitution, nous n'aurons alors
plus qu'à pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos
élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des
godillots. »
Anne-Marie Le Pourhiet, est professeur de droit public,
auteure de "Droit constitutionnel" paru aux éditions Economica (2007).
Après la signature par Nicolas Sarkozy du traité de Lisbonne, jeudi, la
question de sa ratification est désormais ouverte. Une pétition en
ligne réclamant un nouveau référendum a déjà recueilli 41.000
signatures, dont celles de 75 parlementaires.
http://contrejournal.blogs.liberati...
De : Anne-Marie Le Pourhiet
dimanche 16 décembre 2007 |
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| dimanche 16 décembre 2007, a 18:37 |
| Soutien aux 2 membres du personnel de l'hôpital des Murets . |

Solidarité Murets est un comité de
soutien à 2 collègues menacés d'expulsion car sans papiers. Ce comité
réunit les salariés de l'hôpital toutes catégories confondues et des
représentants de RESF 77.
Ces collègues, Mihamina et Aminata ont été amenés à
cesser leurs fonctions au sein de l'hôpital car ils n'étaient pas en
règle au regard des papiers.
Depuis leur cessation d'activité, c'est la solidarité
financière de leurs collègues, par respect pour le travail qu'ils ont
effectués avec nous auprès des patients, qui permet concrètement leur
maintien sur le territoire.
· Pour le droit de gagner sa vie !
· Pour le droit de vivre en famille !
Aujourd'hui dénonçons nous !
« Nous, personnels du centre hospitalier « Les
Murets », déclarons avoir soutenu et continuer à soutenir nos deux
collègues M R. et A B., ainsi que leur famille, privés du droit de
séjour en France, pour leur permettre de poursuivre leur vie en France
et leurs activités professionnelles dont la qualité est unanimement
reconnue au sein de notre établissement.
· Qu'importe qu'ils aient apportés totale satisfaction
dans leur travail tant auprès de leurs collègues que des patients dont
ils ont eu la charge !
· Qu'importe que l'une et l'autre aient des enfants nés en France, scolarisés en France !
· Qu'importe qu'ils aient un logement !
Nous nous accusons d'enfreindre ainsi, l'article L622-1
du code d'entrée et du séjour des étrangers : Toute personne qui aura,
par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée,
la circulation ou le séjour irréguliers d'un étranger en France sera
punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30 000 €uros.
Nous refusons de nous plier à des mesures injustes et
indignes, et agir ainsi en accord avec principes du droit international
qui protègent les migrants, les droits du travail et de la vie privé et
familiale, comme avec les valeurs universelles de fraternité,
d'égalité, de liberté et d'accueil dont se réclame notre république.
Nous tenons par cet acte à rappeler les difficultés
actuelles que rencontrent les établissements hospitaliers pour recruter
des agents formés et de qualité. »
http://www.educationsansfrontieres.org/?article10321
De : RESF 77
dimanche 16 décembre 2007 |
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| dimanche 16 décembre 2007, a 17:34 |
| SENAT : Groupe communiste .( Michelle Demessine ) |
Prime à la délation ou les limites de la politique du gouvernement en matière de sécurité

Les parlementaires communistes fustigent la mise en
place d'une prime de quelques milliers d'euros offerte par la police en
contrepartie de témoignages qui permettraient de retrouver les auteurs
des coups de feu sur les policiers lors des violences à Villiers-le-Bel.
Au-delà des questions éthiques évidentes posées
par cette prime à la délation, cette démarche montre clairement les
limites de la politique menée depuis 2002 par le gouvernement tant sur
le plan économique et social que sur celui de la sécurité.
En supprimant la police de proximité, en la remplaçant
par les seuls BAC, CRS et autres GIR qui sont incapables de prévenir le
développement d'éventuels trafics, ni de faire la différence entre des
jeunes qui discutent simplement en bas d'un bâtiment et les vrais
trafiquants, qui n'entretiennent aucune relation de confiance avec les
habitants de ces quartiers populaires, en refusant de prendre en compte
les souffrances réelles de ces derniers, le gouvernement a largement
contribué à la situation que l'on connaît aujourd'hui dans certaines
villes.
Dans un tel contexte, Michelle Demessine voit dans l'instauration d'une prime à la délation une dérive à l'américaine qui va rapidement se révéler pour ce qu'elle est : inefficace, contre-productive et dangereuse. Cette démarche qui met en avant l'argent bafoue de surcroît nos principes républicains les plus sacrés et met à mal notre pacte républicain.
Selon l'élue, compte tenu de la situation, il n'est
nullement utile d'en rajouter en instituant une telle prime au risque
de mettre de l'huile sur le feu à peine éteint, de diviser les populations entre elles, d'entraîner des débordements ou encore des témoignages « bidons » qui compliqueront un peu plus la recherche de la vérité.

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| dimanche 16 décembre 2007, a 13:52 |
| Intervention chez Ruquier face a Mme Royal... |

dimanche 16 décembre 2007 (13h25) :

Nous,(une vingtaine d'etudiants mobilisés contre la
LRU) nous sommes rendus a l'emissions de ruquier “on n'est pas couché”
enregistrée le jeudi 13 decembre et diffusée ce samedi 15 decembre avec
comme objectif de pouvoir prendre la parole pour faire entendre nos
revendications… après avoir eté obligés de se faire entendre dans le
public pour avoir la possibilité de nous exprimer un membre de notre
groupe(le porte parole de la coord nationale etudiante de nice)a eu le
“droit” d intervenir pendant une minute…
Mme royal ne nous a finalement pas repondu sur sa
position face a cette loi contre laquelle nous luttons depuis de
nombreuses semaines preferant changer de sujet..(a savoir egalement que
durant le montage de l emission une partie de la “reponse de Mme royal
a été “coupée” lorsque ruquier lui demanda de repondre precisement a la
question des etudiants).
Intervention d'étudiants chez Ruquier envoyé par ishizaki
TOLBIAC en LUTTe !!!
De : des etudiants de tolbiac
dimanche 16 décembre 2007
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| dimanche 16 décembre 2007, a 12:10 |
| Mme Boutin est complètement larguée sur le sujet . |
dimanche 16 décembre 2007
(10h14) :

Opération avortée des Don Quichotte près de Notre-Dame de Paris
Les Enfants de Don Quichotte ont tenté samedi
d'installer des dizaines de tentes pour loger des sans-abri, le long de
la Seine près de Notre-Dame de Paris, un an après leur opération du
canal Saint-Martin, avant d'être délogés par les forces de l'ordre.
La veille, la ministre du Logement Christine Boutin
avait par avance prévenu qu'elle ne tolèrerait pas l'installation de
nouveaux campements après la signature d'un accord concernant celui de
la rue de la Banque (IIe arr.). "On n'acceptera pas d'avoir des tentes
(...) elles seront évacuées par les forces de police", avait-elle
affirmé à Lille.
Loin d'être découragés, les Enfants de Don Quichotte se
sont lancés dans une nouvelle opération samedi matin, parvenant à
installer plusieurs dizaines de tentes (250, selon leur porte-parole
Augustin Legrand), le long de la Seine, près de Notre-Dame. Mais
rapidement, les forces de l'ordre sont intervenues pour procéder à
l'évacuation du campement dans une certaine bousculade.
Un homme est tombé dans la Seine, vite récupéré par la
police fluviale qui avait mobilisé deux canots pneumatiques et une
barge, ont constaté des journalistes de l'AFP. Regroupés sur le parvis
de la cathédrale, les membres de l'association ont appelé les Parisiens
à venir "exprimer leur solidarité" avec les sans abri. Mais la présence
de deux tentes a provoqué une nouvelle intervention des policiers, plus
rude que la précédente, selon une journaliste de l'AFP, pour les
enlever.
La veille, Augustin Legrand avait dénoncé "les
promesses non tenues" du gouvernement qui font que "cette année encore,
plusieurs milliers de personnes dorment sur les trottoirs", en
particulier à Paris. Il y a un an à la même époque, un campement de SDF
le long du canal Saint-Martin avait rassemblé au plus fort du mouvement
plus de 300 tentes. "Il y a eu des promesses qui n'ont pas été tenues.
C'est pour ça qu'on est là aujourd'hui", a expliqué M. Legrand, en
soulignant qu'alors que plus de 27.000 places avaient été promises, il
n'y en aurait "que 14.000".
Annoncé en janvier par Jean-Louis Borloo, alors
ministre de la Cohésion sociale, le plan d'action pour l'hébergement
des SDF (Parsa) prévoyait de créer ou de pérenniser 27.100 places
d'hébergement stable pour les sans-abri. Les SDF du canal Saint-Martin
avaient alors demandé un hébergement "stable" et non pas une mise à
l'abri pour la nuit seulement. De fait, beaucoup de places
d'hébergement d'urgence ont été transformées en places d'hébergement
stable mais le système est bloqué, le nombre de maisons-relais
permettant la transition vers le logement social n'étant pas suffisant.
Pierre Levené, secrétaire général du Secours
catholique, qui a apporté un "soutien logistique" aux Enfants de Don
Quichotte, s'est déclaré, auprès de l'AFP, "atterré que Mme Boutin dise
qu'il n'y a pas de problème d'hébergement". "Nous gérons des centres,
ils sont remplis à plus de 100%. Il n'y a pas de place disponible",
a-t-il ajouté, en jugeant que "rouvrir des gymnases pour accroître les
capacités d'accueil, (c'était) un bon en arrière de 20 ou 30 ans".
Vendredi, Mme Boutin avait affirmé que les "objectifs
en terme d'hébergement étaient atteints". "On peut toujours faire mieux
et si vraiment la situation devenait trop difficile, on peut
réquisitionner des équipements publics", avait-elle ajouté.
"Mme Boutin est complètement larguée sur le sujet", a
commenté, sur le parvis de Notre-Dame, Yves Contassot (Verts) adjoint
au maire de Paris.
http://www.tageblatt.lu/edition/art...
De : tageblatt
dimanche 16 décembre 2007 |
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| dimanche 16 décembre 2007, a 09:01 |
| Une belle leçon de démocratie ! |
Samedi 15 décembre 2007
publié dans :
Humour et caricatures
par Xavier
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| samedi 15 décembre 2007, a 21:47 |
| Désinformation . |
par Christine Texier :

2 décembre 2007
Pour Sarkozy et le gouvernement,
un seul objectif : en finir avec
l'exceptionalité, l'originalité,
l'insolence françaises issues de la
Révolution, de la Commune, des
guerres, de la Résistance, de Mai
68, du « non » cinglant du 29 mai
2005.
Complaisamment relayé par les
grands médias, le pouvoir mène
sa campagne de désinformation
massive.
La vérité, c'est qu'on s'est attaqué en 2003 au régime
général, maintenant aux régimes spéciaux au motif
« d'équité », et qu'ensuite on fera baisser toutes les
retraites en passant à 41, voire 42 annuités pour tout
le monde.
22 800 emplois publics en moins en 2008, pouvoir
d'achat en baisse constante : c'est une volonté délibérée
de mettre à mal la fonction publique, pour ensuite
proclamer son inefficacité et la liquider en vantant la
privatisation. Or il n'y a pas de République sans services
publics, donc sans fonction publique, ni de fonction
publique digne de ce nom sans fonctionnaires statutaires
correctement rémunérés.
« Travailler plus pour gagner plus » : le slogan a fait
long feu.
La vérité, c'est la baisse du pouvoir d'achat pour tous,
dans le public et dans le privé ; sauf bien sûr les privilégiés,
les vrais, ceux qui ont bénéficié des 15 milliards d'euros
de cadeaux fiscaux de juillet. Et c'est la poursuite des
délocalisations et des fermetures d'entreprises qui
augmentent le nombre de celles et ceux qui voudraient
tout simplement travailler et vivre normalement.
Votée au coeur
de l'été, la loi
Pécresse sur
l'Université est
une parodie de
démocratie.
Quand tant
d 'é tu diant s
vivent mal,
étudient dans
de mauvaises
conditions,
l'enseignement
supérieur a certes besoin de réforme mais pour aller de
l'avant, pas pour reculer. Or cette loi place l'Université
au service du marché, des besoins à court terme des
entreprises.
A la clé, la disparition massive de filières et
d'enseignements, la création de quelques centres élitistes
et la pénurie pour le plus grand nombre. Dans tous les
pays qui ont déjà fait cette réforme, les conséquences
sont là : les inégalités entre les facs et entre les étudiants
se développent et on se dirige vers un enseignement
supérieur à deux vitesses.
N. Sarkozy veut faire rentrer par la fenêtre le traité
européen que le peuple a mis à la porte en votant. Et
croyez-en Giscard d'Estaing, c'est bien le même traité :
« Les outils sont exactement les mêmes, seul l'ordre a
été changé dans la boîte », dit-il.
Bref tout ce à quoi le peuple français a dit « non ». Or,
seul le peuple peut par référendum valider ou invalider
ce qu'il a lui-même décidé ainsi.
Le PCF fait signer une pétition en faveur d'un référendum.
L'Humanité publie un dossier spécial « Traité européen »
qui recompose le puzzle du soi-disant nouveau traité.
Pièces identiques en ordre dispersé. Des organisations
s'insurgent et alertent. Des rencontres publiques, des
meetings s'organisent. Les citoyens commencent à
dresser l'oreille.
Ensemble, il est possible de gagner un tel référendum. |
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| samedi 15 décembre 2007, a 21:20 |
| Sinistre état des lieux de l'éconimie européenne . |
Un
rapport du Sénat épingle l'incoordination des politiques économiques et
souligne les effets désastreux de la concurrence fiscale.
Un processus « d'hypercompétition » entre les États,
la menace d'une « guerre économique » qui pourrait conduire à une
« dislocation » de la construction européenne : le rapport
d'information des sénateurs Joël Bourdin (UMP) et Yvon Collin (RDSE)
sur « la coordination des politiques économiques en Europe » brosse un
diagnostic pour le moins alarmiste de la situation de l'UE. Un état de
fait qu'ils mettent sur le compte d'une « incoordination » des
politiques économiques des États membres et même d'antagonismes qui,
préviennent-ils, iront, sans intervention politique, en s'aggravant.
L'Europe, constatent les rapporteurs, « sangle » les politiques
budgétaires, seul instrument « immédiatement maniable » pour les États,
redouble, au détriment de la croissance, les « politiques de
compétitivité sociale et fiscale », tout en abandonnant à la seule
Banque centrale européenne, gardienne de la seule stabilité des prix,
la définition de la politique monétaire. Prenant acte de « l'échec » de
la stratégie de Lisbonne qui visait, par un programme de réformes
libérales, à faire de l'UE l'économie la plus compétitive du monde, ils
soulignent également les effets néfastes, pour la croissance, des
politiques de désinflation compétitive qui, par une baisse drastique
des coûts salariaux, plombent la demande intérieure et attisent une
concurrence sociale. « En réduisant les gains salariaux, insistent-ils,
ces politiques altèrent une des incitations essentielles au travail.
>>
Le résultat : des performances économiques bien pâles au regard de
celles d'autres grands ensembles, comme les États-Unis et la Chine, et,
selon les termes des rapporteurs, « des pertes importantes de bien-être
redoublées par l'incapacité des États à réagir à des chocs négatifs du
fait du carcan imposé aux politiques économiques ».
« Le passif l'emporte, et de très loin, déplore le rapport en
conclusion. Les enjeux d'un redressement sont considérables. Il s'agit
rien moins que de la survie de l'Union européenne. » Au chapitre des
réponses, les rapporteurs promettent de formuler à l'avenir « des
propositions concrètes » et invitent la France à mettre à profit la
présidence de l'Union, qu'elle exercera à partir du 1er juillet 2008,
pour « formuler des propositions propres à sortir l'Europe de la
concurrence des politiques économiques à laquelle elle se livre sans
profit pour elle et au détriment de ses projets ». Problème : le carcan
imposé aux politiques économiques critiqué ici est entériné par le
traité de Lisbonne. Un texte que les sénateurs Bourdin et Collin se
gardent de mettre en cause.
R. M.
l' Huma du 14 / 12 / 07
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| samedi 15 décembre 2007, a 19:16 |
| Bruxelles : 20 000 personnes manifeste . |
samedi 15 décembre 2007
(18h56) : 20.000 personnes ont manifesté samedi a Bruxelles pour protester contre la baisse du pouvir d'achat

« Plus de pouvoir d'achat »
samedi 15 décembre 2007, 18:21
Quelque 20.000 personnes ont manifesté samedi dans les
rues de Bruxelles pour protester contre la baisse du pouvoir d'achat.
Les syndicats ont eu des mots durs à l'égard des négociateurs
politiques.
Les négociateurs politiques doivent s'occuper des
problèmes des gens, ont scandé à l'unisson les marcheurs venus réclamer
des mesures pour augmenter le pouvoir d'achat, une sécurité sociale
fédérale forte et une fiscalité plus équitable.
La manifestation nationale, placée sous le slogan
« sauvons le pouvoir d'achat et la solidarité » à l'appel du front
commun syndical CSC, FGTB et CGSLB, a atteint la mobilisation espérée
par les syndicats qui tablaient sur un chiffre allant de 15.000 à
25.000 manifestants.
Une telle participation aurait pu être hypothéquée par
la grève menée dans les chemins de fer à l'appel du syndicat
indépendant des cheminots (SIC). Malgré cela, bon nombre de
manifestants se sont rendus à Bruxelles en train, ce qui a entraîné des
arrivées au compte-gouttes.
Au final, les organisations syndicales ont recensé
25.000 participants, alors que la police parle de 18.000 manifestants.
Cette dernière n'a signalé aucun incident.
Le cortège comptait principalement des militants
syndicaux, dont certains étaient venus en famille. Des politiciens
comme Elio Di Rupo ont également pris part à la marche pour la
solidarité et le pouvoir d'achat.
Les dirigeants syndicaux n'ont pas mâché leurs mots à
l'égard des mondes politique et patronal lors des discours de fin de
manifestation. Un message est revenu plusieurs fois : le monde
politique doit s'occuper des vrais problèmes des gens, à savoir la
hausse des prix de l'alimentation, de l'essence, du mazout et des
loyers.
« Appelez-le 'gouvernement d'urgence', 'gouvernement
d'intérim'. Peu importe, du moment qu'une politique urgente soit prise
pour faire face aux vrais problèmes des gens », a indiqué le président
du syndicat chrétien (CSC), Luc Cortebeeck.
« Occupez-vous des vrais problèmes des gens ».
« D'un côté, nous voyons un monde politique incapable
de s'entendre pour former un gouvernement et presque totalement
obnubilé par le seul enjeu institutionnel. D'un autre côté, il y a
notre vie d'allocataire social ou de salarié qui se décline avec des
fins de mois de plus en plus difficiles », a indiqué pour sa part
Claude Rolin, le secrétaire général de la CSC. « Ce que nous attendons
des responsables politiques, c'est que rapidement ils se recentrent sur
les priorités socio-économiques et mettent en place une véritable
politique sociale soucieuse du développement de l'emploi et de la
qualité de la vie des salariés et des allocataires sociaux », a-t-il
poursuivi.
La secrétaire générale du syndicat socialiste (FGTB),
Anne Demelenne, a pour sa part déploré que « cela fait 6 mois que nous
avons voté et toujours pas de gouvernement. Six mois que les prix des
carburants, des denrées alimentaires, flambent. Cette crise n'entame
pas que notre patience. Elle coûte très cher à la collectivité ». La
secrétaire générale chiffre le coût pour les caisses de l'État à 2,5
milliards d'euros. Elle a conclu son allocution en indiquant qu'« il
faut rétablir la confiance entre tous les citoyens, du Nord, du Sud ou
de Bruxelles ».
Le président de la FGTB estime que la manifestation est
un signal envoyé aux politiciens : « Occupez-vous des vrais problèmes
des gens ». Il pense aussi que la modération salariale prônée par le
patronat est inacceptable.
Le président du syndicat libéral (CGSLB), Jan Vercamst,
pense que le monde politique ne doit plus s'occuper des querelles
communautaires, mais prendre ses responsabilités pour arrêter la misère.
Les trois syndicats ont promis une mobilisation plus importante si rien ne change. (D'après Belga)
- http://www.lesoir.be/actualite/belg...
il faudrais en faire autant chez nous en France Bravo les Belges
belle exemple a suivre , il est grand temps dit aller
lolita
De : lolita
samedi 15 décembre 2007 |
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| samedi 15 décembre 2007, a 18:57 |
| Il faut augmenter le pouvoir d'achat ! |
A
l'occasion de de la fête des solidarités qui se tient le 15 décembre
dans tout le département, les communistes appellent à la mobilisation
pour l'augmentation du pourvoir d'achat.
Cette journée de partage, de convivialité à l'initiative du Conseil
général, avec 31 communes et des centaines d'associations et de
bénévoles est une belle preuve de solidarité à l'heure où pleuvent les
mauvais coups de la droite UMP et du Président Sarkozy.
« Je serais le Président du Pouvoir d'achat » avait-il promis. Mais
comme sur tous les sujets, le Président de la Droite, du Medef et du
patronat privilégie les plus riches, les grands patrons, la haute
finance au détriment de la classe populaire.
Dès son arrivée au pouvoir, il a fait 15 milliards d'euros de cadeaux aux plus riches, c'est ça la vérité !
13 décembre 2007
Télécharger
Chaque jour nous le constatons, faire ses courses,
payer son loyer, sa facture d'électricité est devenu de plus en plus
difficile. Le pouvoir d'achat est en baisse constante.
La vérité, c'est la baisse du pouvoir d'achat pour
tous, dans le public et dans le privé ; sauf bien sûr pour les
privilégiés, ceux qui ont bénéficié des 15 milliards d'euros de cadeaux
fiscaux de juillet.
La vérité, c'est que le bouclier fiscal voté par la
Droite en juillet dernier concerne 16.000 contribuables très fortunés.
Certains ont reçu 45 000 euros de chèques des impôts ! Qui va payer ?
Les petites retraites à qui ont va extorquer le paiement de la
redevance télé ?
La vérité, c'est que le paiement de la redevance télé
pour tous va frapper celles et ceux pour qui 114 euros en moins est une
catastrophe, particulièrement les petites retraites, les salariés
pauvres, etc. La Droite val-de-marnaise s'est encore illustré en en ne
votant pas un vœu au CG demandant le maintien de l'exonération de la
redevance audiovisuelle aux personnes âgées.
La vérité, c'est que pendant que les profits explosent,
les prix ne cessent d'augmenter : +5,1% pour les produits frais. Les
prix des produits alimentaires, des produits de première nécessité se
sont véritablement envolés, c'est particulièrement vrai pour le lait et
tous ses dérivés comme le beurre, les yaourts, etc. +8,2 % pour les
carburants : passer à la pompe, faire le plein d'essence est devenu un
véritable calvaire pour nos porte monnaies. Quant aux loyers ils ont
augmenté en moyenne de +3,5% en un an !
Comment redonner du pouvoir d'achat ?
Pas de petites mesurettes, il faut aller chercher
l'argent là où il se trouve. Et de l'argent il y en a ! il faut une
solution qui ait un effet immédiat sur le pouvoir d'achat.
La TVA est l'impôt le plus injuste. Elle pèse lourd
dans le budget de toutes les familles populaires. Pour l'essence, les
taxes représentent 80% du prix à la pompe. Les réductions massives des
cotisations sociales patronales favorisent les profits. Il faut en
finir avec les baisses de « charges sociales, elles nous coûtent cher
et cela favorise les placements sur les marchés financiers, ce qui est
un manque à gagner pour l'état et défavorise l'emploi. C'est tout le
contraire qu'il faut faire. Il faut baisser la TVA et taxer les revenus
financiers.
Baisser la TVA, serait une politique juste. L'effet
immédiat serait une augmentation du pouvoir d'achat et donc un retour à
la consommation. La consommation des ménages favorise le retour de
l'emploi et l'augmentation des salaires.
Où prendre l'argent d'une baisse de la TVA ? Une autre politique est possible :
1. Mobiliser l'argent public consacré aux exonérations
de cotisations sociales patronales en le basculant dans un Fonds
national servant à baisser le taux d'intérêt du crédit bancaire
favorable à l'emploi, aux salaires et à l'activité des entreprises.
Plus d'emplois et de meilleures formations augmentent la consommation.
2. Face à la finance et à la spéculation, il faut taxer les profits
qui, à ce jour, ne participent pas à la solidarité nationale.
Les communistes proposent des solutions alternatives et
crédibles. Elles n'ont jamais été essayées. Chacun peut constater, qu'à
l'échelle d'une ville ou du département, la gestion solidaire des
communistes et les majorité de gauche sont efficace.
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| samedi 15 décembre 2007, a 18:32 |
| Kléber peut vivre . |
Pneumatique
. Un rapport économique démontre la viabilité de l'usine Kléber, à
Toul, dont Michelin s'apprête à transférer la production dans des pays
à bas coûts.
Meurthe et Moselle,
correspondance particulière.
Hier, plus d'une centaine de salariés de l'usine Kléber de Toul (
Meurthe-et-Moselle) ont manifesté, avec d'autres ouvriers du groupe,
devant le siège social de Michelin, à Clermont-Ferrand. Pour eux, un
seul mot d'ordre : « Kléber Toul peut vivre ». Ce slogan, largement
utilisé par les 800 salariés lors de l'annonce de la fermeture du site,
en octobre dernier, est aujourd'hui étayé par le rapport du cabinet
Sécafi-Alfa, missionné par l'intersyndicale CGT-FO. Les premiers
éléments démontrent, en effet, que Michelin a volontairement créé une
sous-activité sur son site de Toul, en transférant massivement des
productions vers des usines d'Europe de l'Est ou d'Allemagne et, plus
manichéen, le bibendum a provisionné, depuis les années quatre-vingt,
les 130 millions d'euros pour fermer le site toulois. Selon les experts
de Sécafi-Alfa, l'usine est viable à peu de frais : « Il suffit de
remettre une seule chaîne de production sur le site. Cela coûterait
environ 64 millions, soit la moitié environ de la somme que Michelin
s'apprête à dépenser pour fermer le site et indemniser les salariés. »
Ce surcroît de production, selon les mêmes experts, nécessiterait en
plus l'embauche d'une centaine de salariés pour produire environ 4,5
millions de pneus annuellement.
sous-investissement délibéré
Pierre Kovalski, délégué central CGT, n'est pas surpris par ces
conclusions : « L'usine Kléber de Toul fait l'objet d'un
sous-investissement délibéré depuis 2002. Nous sommes sacrifiés pour
des profits à court terme, alors que les experts prouvent que l'usine
peut tourner avec des volumes appropriés. » Ces volumes, Michelin les
possède. Le groupe vient, en effet, d'annoncer qu'il allait augmenter
sa production de 20 millions de pneumatiques supplémentaires dans les
prochaines années. Alors pourquoi pas à Toul ? Pour l'intersyndicale
CGT-FO, les pays à bas coûts sociaux seraient aujourd'hui privilégiés
par le groupe, et en particulier une usine en Pologne, qui nécessitera
vraisemblablement des investissements conséquents pour être mise aux
normes Michelin mais qui s'inscrit clairement déjà comme la remplaçante
de Kléber Toul. « Malgré nos modestes salaires, nous possédons déjà la
meilleure grille des salaires de Michelin France, et donc loin devant
les Polonais. Faire disparaître Kléber Toul, c'est aussi retirer la
possibilité d'une refonte salariale pour des milliers d'ouvriers »,
insiste le cégétiste. La manifestation européenne, hier à
Clermont-Ferrand, portait justement sur les conditions de travail dans
les usines Michelin, où le groupe envisage déjà de faire travailler ses
salariés sept jours sur sept, afin d'obtenir des gains de productivité
au détriment, une nouvelle fois, de la masse salariale. Le « travailler
plus en gagnant moins et avec un minimum de salariés » devient une
règle chez Michelin. Une analyse que bon nombre de salariés de Toul ont
faite en refusant une mobilité interne dans le cadre de la fermeture
envisagée de l'usine lorraine : « Ils sont peut-être une centaine
aujourd'hui à avoir effectivement demandé leur mutation dans le groupe,
mais la plupart veulent rester à Toul. Pour une raison évidente,
Michelin n'affiche pas franchement sa stratégie industrielle vis-à-vis
de certains sites.
Les échaudés de Michelin
Alors déménager pour se retrouver ailleurs dans la même situation
dans deux ou trois ans, plus personne n'entend prendre le risque. Les
échaudés de Michelin commencent malheureusement
à être nombreux », précise Pierre Kovalski. Le rapport Sécafi-Alfa
va certainement les conforter dans leur choix. Kléber Toul est viable.
Alain Cwiklinski
l' Huma du 14 / 12 / 07
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| samedi 15 décembre 2007, a 18:09 |
| Déloger Pierre pour loger Paul . |
Editorial par Dany Stive
Déshabiller Pierre pour habiller Paul, version brique
et béton : voilà la dernière trouvaille de Nicolas Sarkozy pour mettre
fin à la crise du logement en France. De dangereux spéculateurs se
cacheraient aujourd'hui dans les étages de nos HLM de banlieues. Des
gens qui, par exemple, au soir d'une vie de labeur, auraient accumulé
un magot tel qu'ils exploseraient les plafonds de ressources donnant
droit à un logement social et l'occuperaient donc indûment. Des gens
sans scrupule qui paient chaque mois leur loyer, depuis des dizaines
d'années, pour un modeste appartement dans un quartier où ils ont tissé
leur réseau de relations… Leur vie est là. Mais l'ancien maire de
Neuilly est vigilant : ces locataires occupent des logements qui
devraient revenir à plus pauvres qu'eux. Tous les trois ans, la
situation des habitants des tours et barres sera passée au crible pour
débusquer les abus. Après le travail précaire, le logis précaire.
Fidèle à sa tactique de toujours, Nicolas Sarkozy oppose entre eux
les moins bien lotis : mal-logés et personnes en attente, interminable,
de logement contre locataires de HLM. « Hypocrisie », ont dit les
communistes. « Légèreté », ont lâché les socialistes. Duplicité, en
tout cas. Les statistiques du mouvement HLM sont nettes : la proportion
des ménages à l'aise financièrement dans le logement social ne cesse de
baisser ; la paupérisation de la population dans les cités progresse à
grands pas. Les quelques abus montés en épingle régulièrement pour
légitimer cette politique ne représentent qu'une goutte d'eau alors que
les offices sont noyés sous les dossiers de 1,3 million de demandeurs
de logement.
La volonté présidentielle de provoquer le départ de leur HLM des
« nantis » ne fera qu'accélérer a ghettoïsation de certaines cités. Une
perspective qui inquiète les bailleurs sociaux : leur souci de
préserver la mixité sociale dans les quartiers est battu en brèche par
cette initiative. Et une fois dehors, poussés par des surloyers
dissuasifs, les ex-locataires « trop riches » auront-ils alors les
moyens de se loger quand les prix de l'immobilier ont atteint des
sommets ?
Les statistiques, là encore, sont formelles : la part du budget des
ménages consacrée au logement grandit de manière exponentielle.
Christophe Robert, de la Fondation Abbé-Pierre, prédisait hier dans nos
colonnes que dans « beaucoup de zones, il sera impossible pour ces
ménages d'accéder à un logement autre que social ».
Bien sûr, Nicolas Sarkozy, en toute démagogie, assure que, ainsi,
des familles vivant aujourd'hui dans des conditions effroyables
accéderont à un logement. Mais il dessine surtout une France où les
plus pauvres seront concentrés dans des villes empêtrées dans les
difficultés, quand les villes bourgeoises multiplieront les opérations
immobilières, aidées en cela par la fiscalité prônée par ce
gouvernement.
Le scandale ne se niche évidemment pas dans les immeubles HLM. Il
réside dans le manque de volonté du pouvoir de s'attaquer résolument au
problème. Les destructions reconstructions n'ont prouvé qu'une chose :
on reconstruit moins de social qu'on en détruit. Le mouvement HLM a
résisté comme il a pu au projet gouvernemental de vendre 40 000
logements chaque année. Le Livret A servira bientôt à autre chose qu'à
construire du social. De la mairie de Neuilly-sur-Seine à l'Élysée, la
logique de Nicolas Sarkozy est restée la même : chacun chez soi.
l' Huma du 14 / 12 / 07
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| samedi 15 décembre 2007, a 17:42 |
| Cinquiéme jour de grève à l'IGR de Villejuif . |
Santé
. Un mois après l'ouverture de nouveaux blocs opératoires, les
personnels soignants témoignent de leur épuisement et réclament des
embauches.
Un vent de colère souffle sur l'Institut
Gustave-Roussy, le très renommé établissement de lutte contre le
cancer, à Villejuif (Val-de-Marne). Depuis lundi, les personnels
soignants des blocs opératoires et des services d'hospitalisation sont
en grève, à l'appel des syndicats CGT et FO, rejoints par SUD. Les
salariés ayant été assignés, le service pour les patients n'a pas été
interrompu. La direction ne peut pour autant se faire d'illusion sur
l'état d'esprit des blouses blanches de l'IGR. « Ras-le-bol »,
« épuisement », « salariés qui craquent », les mêmes mots reviennent
dans la bouche des responsables syndicaux. Effectifs, surtout, mais
aussi salaires sont au coeur d'un mouvement déclenché un mois après
l'achèvement, le 22 octobre, d'une vaste opération de restructuration
architecturale, qui s'est soldée notamment par le regroupement sur un
même plateau de tous les blocs opératoires, et par l'ouverture de
quatre nouveaux blocs. Une ouverture qui s'est faite « sans personnel
supplémentaire », et alors que les soignants en place donnaient déjà de
sérieux signes de fatigue. « Un mois après, ça craquait de tous les
côtés, les gens étaient en pleurs », rapporte Josiane Delbos,
secrétaire du syndicat CGT. L'idée de faire grève s'est alors imposée,
et les revendications n'ont pas mis longtemps à se préciser.
« La difficulté de travailler sereinement conduit de plus en plus le
personnel à un stress important, pouvant remettre en cause la qualité
des soins et la sécurité que l'on doit à nos malades. Les
professionnelles que nous sommes n'acceptent plus de travailler dans
ces conditions », lit-on dans le préavis de grève reconductible adressé
au directeur. Principale doléance avancée : « l'embauche immédiate de
personnels soignants ». Quelque 80 membres de l'effectif manquent à
l'appel : infirmières, de jour et de nuit, aides-soignants,
manipulateurs radio, kinésithérapeutes… À l'heure actuelle, « beaucoup
de services sont fermés, faute de personnel. Dans les blocs, 40 % des
infirmières panseuses sont intérimaires. L'IGR envoie des patients se
faire traiter à l'extérieur par manque d'infirmières de nuit,
notamment », indique la CGT. Pour Josiane Delbos, sont en cause à la
fois un budget de la santé trop étriqué et « un directeur qui n'entend
rien ». Illustration en a été donnée hier par le directeur des
ressources humaines qui, au quatrième jour de grève, avait accepté de
recevoir des délégations de grévistes. Mais, face à des soignants
exposant très concrètement les conditions de travail qu'ils ne veulent
plus supporter, invoquant leur conscience professionnelle et le souci
des malades, le DRH a « répondu à côté. Rien sur les revendications.
Les gens ont le sentiment qu'on se fout d'eux », rapporte Josiane
Delbos. Hier soir, la grève était reconduite.
Y. H.
l' Huma du 14 / 12 / 07
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| samedi 15 décembre 2007, a 17:13 |
| Sarkozy veut la peau des HLM . |
Logement
. En acceptant la fin de son système de financement, en confiant au
secteur privé la construction de logements sociaux, le chef de l'État
impose sa vision libérale au monde HLM.
Le chef de l'État n'a jamais aimé les HLM. Le
pourcentage ridicule de logements sociaux de Neuilly (autour de 3 %),
ville dont il a été maire de 1983 à 2002, en témoigne amplement. De
même que la caricature qu'il a longtemps donnée de la loi SRU (qui
exige 20 % de logements sociaux dans plus de 700 communes) lorsqu'il
déclarait qu'il refusait de couvrir la France de HLM, ce que personne
n'avait jamais demandé ni même envisagé. Mais c'est comme ça. Nicolas
Sarkozy a toujours besoin de ternir la réalité pour infliger aux
Français ses remèdes libéraux.
vers la fin d'un système efficace de financement .
Cette aversion pour le logement social vient de franchir une
nouvelle étape. Mardi, le président de la République a annoncé qu'il
voulait « moderniser les circuits de financement du logement social ».
Comme souvent dans le verbiage libéral, moderniser signifie en réalité
ouvrir au marché. C'est ce qui va se passer avec ce que les
spécialistes appellent la « banalisation » du Livret A.
Jusqu'ici réservée à trois réseaux bancaires (Banque postale,
Caisses d'épargne et Crédit mutuel), la distribution du Livret A
devrait être étendue à l'ensemble des banques qui en feront la demande.
Or le risque est grand que celles-ci ne captent cette épargne pour la
rediriger vers des placements plus rémunérateurs. La conséquence serait
alors désastreuse pour les organismes HLM puisque la Caisse des dépôts
(CDC), qui centralise ces dépôts, pourrait alors être privée de la
ressource qui lui sert depuis plus d'un siècle à fabriquer des prêts
bonifiés et à très longs termes, ce que quasiment aucune banque, hors
conjoncture très particulière, n'est aujourd'hui en mesure de faire.
Les propos de Michel Camdessus, ex-président du FMI, en charge d'un
rapport sur la question, apparaissent inquiétants. Mercredi, il a
confirmé que la CDC pourrait ne plus recevoir l'intégralité des Livret
A. L'Union sociale pour l'habitat, qui rassemble l'ensemble des
familles HLM, redoute que la décision du chef de l'État ne déstabilise
« un système qui a fait la preuve de son efficacité et de sa solidité ».
Le privé peut s'emparer du logement social
Jusqu'à présent, deux types d'opérateurs se partagent la production
de logements sociaux. Les associations d'insertion, dont la production
est très majoritairement orientée vers des logements très sociaux
(PLA-I, qui sont les moins chers), et les organismes HLM, qui
produisent des HLM classiques (PLUS) et des logements intermédiaires
(PLS, les plus chers). Les promoteurs privés peuvent aussi construire
du logement social mais il est ensuite revendu aux organismes et
devient une HLM à part entière. Autrement dit, un logement est
aujourd'hui considéré comme social par la qualité du bailleur et du
prêt qui a servi à son financement, par le niveau de loyer, et par le
niveau de ressources du ménage lorsqu'il en prend possession.
Tout cela va changer, a annoncé Nicolas Sarkozy. « Le parc privé
doit être en mesure de développer une offre très sociale », affirme le
chef de l'État. Et d'estimer que ce n'est pas « par la nature publique
ou privé d'un bailleur » qu'un logement doit être considéré comme
social ou pas, mais par le niveau du loyer pratiqué et les revenus de
son locataire. Début 2008, un nouveau dispositif va donc être proposé
aux investisseurs privés. En échange d'avantages fiscaux conséquents,
les investisseurs pourront faire construire des logements dont les
niveaux de loyers et de ressources des locataires seront déterminés
pour une certaine durée.
Ce dispositif, qui a été mis en place en Allemagne, n'est pas
nouveau en France, fait remarquer Patrick Doutreligne, délégué général
de la Fondation Abbé-Pierre. Il a déjà été employé avec
l'investissement locatif appelé « Borloo populaire » et auparavant par
le « Besson ». Ce qui est nouveau en revanche, c'est que ces logements
seront confiés en gestion pendant la durée de leur conventionnement aux
organismes HLM. Jean-François Gabilla, président de la Fédération des
promoteurs constructeurs (FPC), estime qu'une durée de quinze ans
serait intéressante. Pour lui, « ce système a l'avantage de ne pas
coûter d'argent à l'État, de se faire par un financement classique, et
vient doper la production de logements sociaux. C'est du
gagnant-gagnant ».
Il y a quand même un bémol, et de taille. Qu'adviendra-t-il lorsque
le conventionnement de quinze ans arrivera à terme ? C'est simple : le
locataire sera obligé de payer un loyer au prix du marché. De quoi
relativiser l'intérêt du dispositif…
Avec la paupérisation du parc social qui s'annonce (lire page 3), le
démantèlement de son système de financement, et la création de
logements sociaux éphémères, le risque est réel de détruire un modèle
de production singulier qui a fait ses preuves depuis plusieurs
dizaines d'années. Lâcher la proie pour l'ombre, est-ce vraiment ça la
modernité ?
Cyrille Poy
l' Huma du 14 / 12 / 07
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| samedi 15 décembre 2007, a 12:40 |
| Les Enfants de Don Quichotte tentent d'installer un campement prés de Notre-Dame . |
samedi 15 décembre 2007
(12h15)

Les Enfants de Don Quichotte tentent
d'installer un campement près de Notre-Dame
NOUVELOBS.COM | 15.12.2007 | 12:09
L'association a commencé, en fin de matinée, à
installer des dizaines de tentes près de la cathédrale. Des policiers
tentent de les en empêcher. Christine Boutin avait averti, vendredi,
que les nouveaux campements seraient "évacués par les forces de police".
Christine Boutin PHOTO
L'Association
des Enfants de Don Quichotte tentaient, samedi 15 décembre en fin de
matinée, d'installer des dizaines de tentes pour loger des sans-abri
près de Notre-Dame de Paris.
Des policiers s'efforçaient, de leur côté, de les en empêcher.
Selon Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, 250
tentes ont été montées sur le bord de la Seine et sur le parvis de
Notre-Dame.
Deux canots pneumatiques semi-rigides et une barge de la police
fluviale se trouvaient sur place.
Vendredi, le gouvernement avait mis en garde contre toute nouvelle
action de ce type lors de la signature d'un accord pour mettre fin au
campement des familles mal logées rue de la Banque (IIe).
"Promesses non tenues"
La veille, Augustin Legrand avait dénoncé "les
promesses non tenues" du gouvernement qui font que "cette année encore,
plusieurs milliers de personnes dorment sur les trottoirs", en
particulier à Paris.
L'an dernier, à la même époque, un campement de SDF le long du canal
Saint-Martin avait rassemblé au plus fort du mouvement plus de 300
tentes.
Augustin Legrand avait souligné jeudi que "sur les 27.000 places
promises" en janvier dernier, "14.000 seulement (étaient) disponibles".
Annoncé en janvier par Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion
sociale, le plan d'action gouvernemental pour l'hébergement des SDF
(Parsa) prévoyait de créer ou de pérenniser 27.100 places d'hébergement
stable pour les sans-abri.
Un hébergement "stable"
Les SDF du canal Saint-Martin avaient alors demandé un
hébergement "stable" et non pas une mise à l'abri pour la nuit avant
d'être remis à la rue le lendemain matin.
De fait, beaucoup de places d'hébergement d'urgence ont été
transformées en places d'hébergement stable mais le système est bloqué,
le nombre de maisons-relais permettant la transition vers le logement
social n'étant pas suffisant.
- http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...
De : lolita
samedi 15 décembre 2007 |
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| samedi 15 décembre 2007, a 12:13 |
| La Sécu,vache à lait ! |

Dépéchez-vous d'être malade ! Dans
quinze jours chaque boîte de médicament va vous coûter un demi-euro (3,27 F) plus cher. Grâce à la " Franchise Sarkozy " votre pouvoir d'achat va encore en
prendre un coup .
A
propos de franchise savez-vous comment celle de 18 euros prélevé sur
tout acte médical dépassant 91 euros, a rapporté en 2007 la coquette
somme de 15 millions d'euros à la GENERALE DE SANTE ?
Tout simplement comme ceci :
La
GENERALE DE SANTE qui exploite 175 cliniques en France(dont celle des
Bonnettes à ARRAS) a perçu cette année sur ses malades 4,3 milliards
d'euros de franchises.
Or, au lieu de les reverser tout de suite à la SECU, elles les a placés en banque assez longtemps pour que ça lui rapporte ces fameux
15 000 000 d'euros.
15 000 000 d'euros perdus pour la SECU est donc l'équivalent de ce qu'on va réclamer dès le 1er janvier à 30 millions de malades acheteurs
dès une boîte de médicament.
Si,
comme Sarkozy, vous aimez mieux les riches que les pauvres,
réjouissez-vous d'apprendre que les actionnaires de la GENERALE DE
SANTE vont se partager 420 millions d'euros de bénéfices.
Placez donc votre argent dans les cliniques, il sera bien soigné!
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| samedi 15 décembre 2007, a 08:06 |
| Mesures du gouvernement pour le pouvoir d'achat : de la poudre aux yeux . |

Mis en ligne : 14 décembre
Cerné
par les exigences des Français sur le pouvoir d'achat, le gouvernement
n'avait pas d'autre choix que de compléter la loi TEPA « en faveur du
travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat. »
Le
texte reprend les annonces faites par le Président de la République,
une constante du mode de fonctionnement de ce gouvernement.
La mesure présentée comme la plus significative est le
rachat des jours d'ARTT. Limité à dix jours, valable uniquement sur le
cumul de 2007, obligatoirement applicable avant le 30 juin 2008, ce
rachat permettrait un gain de salaire compris « entre 10% et 25% »
selon le ministre du Travail.
Selon qui « le salarié sera en droit d'invoquer la
loi » en cas de refus de négocier mais aussi que « l'organisation du
travail reste entre les mains du chef d'entreprise ». En mettant en
avant le rachat des jours d'ARTT, le gouvernement espère précipiter la
fin du symbole de la loi sur les 35 heures. Le projet n'en fait pas
mention. Mais la mesure sera doublée à moyen terme de négociations
« pour revoir toute cette question de la durée du travail ».
Pour le moment, il reste un problème à résoudre : si la
durée légale du travail n'est plus de 35 heures, le complexe dispositif
sur les heures sup défiscalisées et majorées à 25% ne pourra plus être
appliqué qu'à partir de la 40é heure. Le projet permet également de
« débloquer de manière anticipée » la participation aux résultats de
l'entreprise (exception faite des sommes engagées dans un plan
d'épargne retraite collectif). En somme un fusil à un coup qui ne fait
que distribuer plus tôt un argent que les salariés ont déjà...
Deux écueils à cette mesure : cette somme est limité à
10 000 euros et réservée aux grandes entreprises. Dans celles de moins
de 50 salariés, le projet prévoit « une prime exceptionnelle » soumise
à l'impôt sur le revenu mais comme dans les grandes entreprises
exonérée de cotisations sociales. Ces primes ne peuvent « se substituer
à une hausse de la rémunération » selon le gouvernement qui par
ailleurs ne dit rien sur les hausses de salaires ou la revalorisation
des minima sociaux ».
Bref, le travail n'est pas mieux rémunéré, le capital
est épargné et les salariés sont simplement invités à puiser dans leurs
propres réserves. Un beau bidonnage en vérité. |
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| samedi 15 décembre 2007, a 07:46 |
| POUR UN REFERENDUM !! ( 2 ) |
Il me semble que dans l'ancien traité avec 1 millon de
sigatures ont pouvait obtenir un processus pour un referendum sur un
sujet de societé , et bien au boulot , la CGT va nous aider cette fois
dans les boites ! Il faut une decision de la conf et que les syndicats
agissent avec les politiques , plus le temps de se cacher derrière
l'indépendance, la droite elle, est unie sur ce sujet . Le pen servant
juste de repoussoir et d'alibi à la fausse gauche !
Boris |
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| samedi 15 décembre 2007, a 07:34 |
| POUR UN REFERENDUM !! |
Sarkozy : "un référendum pour le Traité Constitutionnel Européen ? aucune chance..."

Sarkozy envoie dans les cordes les partisans d'un référendum sur le traité de Lisbonne
J'ai, tout à l'heure, interrogé Nicolas Sarkozy sur les
« chances » des partisans d'un référendum sur le traité de Lisbonne
d'obtenir satisfaction : « aucune » a été sa réponse lapidaire.
Le Président de la République, qui s'exprimait à
l'issue du Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement
d'aujourd'hui, a néanmoins tenu à justifier son refus : « faire
un référendum sur le traité simplifié dont la quasi-totalité des
mesures ont fait l'objet d'un consensus, y compris de la part de ceux
qui demandent un référendum aujourd'hui, non, je ne le ferai pas »,
allusion au fait qu'aucun des articles de la défunte Constitution
repris par le traité de Lisbonne n'a été critiqué en 2005 par les
partisans du non. « Si on veut casser l'Union européenne, il faut le
faire ».
Il a ajouté qu'à « la minute où la France organiserait
un référendum sur le traité simplifié, la Grande-Bretagne en ferait
autant. Et quelle est la chance qu'en Grande-Bretagne il y ait un oui
? » « Je ne serai pas celui qui isolera la France de l'Europe et je ne
serai pas celui qui portera un message de division en Europe », a-t-il
poursuivi. « On a besoin de l'Europe (...) et ce n'est pas maintenant
qu'on a remis l'Europe sur les rails qu'il faut aller s'amuser à les
recasser ». Il a, enfin, rappelé, qu'il avait « reçu un mandat des
Français » pour faire ratifier par « voie parlementaire » le traité
simplifié : « pendant la campagne présidentielle, j'ai été très franc,
il n'y a eu aucune hypocrisie ». Fermez le ban...
(->http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/12/sarkozy-envoie.html]
De : Sark'Euroland
samedi 15 décembre 2007 |
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| vendredi 14 décembre 2007, a 23:22 |
| GLOBULE ROUGE SPECIAL C.N.R ( Commission santé ) |
Mis en ligne : 5 décembre
« A
développement économique de qualité, statut social à la hauteur des
besoins des hommes » « En finir enfin avec la souffrance, l'humiliation
et les angoisses du lendemain ». Ces deux citations, l'une de Marcel
Paul, ministre communiste de la production industrielle, l'autre
d'Ambroise Croizat, ministre du travail, pourraient s'inscrire au
fronton des charpentes du grand programme d'inventions sociales qui
voit le jour à la Libération. Né au coeur des aspirations de « l'armée
des ombres », au fil des maquis et des espérances de résistance, le
programme du CNR donne à la France la couleur de la dignité. « Il
s'agit alors, comme le dit encore Marcel Paul et les ministres
communistes de l'époque de mettre l'homme au centre des espoirs et des
rêves et de redonner au peuple la force de bâtir une nation à
l'ambition de ses mains et de ses songes ». Et le programme décline une
fantastique séries de conquêtes qui offrent au pays l'identité sociale
forgée au sang des résistances. Celles de Guy Môquet et de tant
d'autres. La sécurité sociale tout d'abord. Pierre angulaire du nouveau
dispositif, « la tranquillité sociale, disait Croizat permettra aux
hommes et femmes d'envisager l'avenir en santé, débarrassés de toutes
les peurs et les craintes du futur ». « Avant la sécurité sociale, se
rappelle un témoin de l'époque, nous vivions dans la terreur de la
maladie. Nous nous laissions emporter ou affaiblir par la souffrance,
n'ayant aucun centime pour y faire face. L'intervention chirurgicale
était une vraie terreur. Je me souviens qu'un paysan près de chez moi,
avait été contraint de vendre la moitié de son cheptel pour faire
opérer son enfant ». Sociale, démocratique, la « sécu » devenait
l'affaire des gens. « Jamais nous en garantirons l'accès à la santé
pour tous si l'institution sécurité sociale n'est pas gérée par les
intéressés eux-mêmes ». Ce nouveau slogan va irriguer l'ambition des
anonymes bâtisseurs de caisses, organisant le nouveau système de
protection sociale sur leur temps de congé, bénévolement souvent. Les
nationalisations offrent en parallèle la capacité du pays à se relever
de ses ruines. Parce que c'est cette France ruinée qui invente une
identité sociale enviée au cœur du monde moderne. Le choix est fait de
mettre l'avenir au centre de tous les projets. Naît aussi l'idée de
retraite. « Cette aspiration au bonheur » disait Croizat « qui fait de
la vieillesse non plus l'antichambre de la mort mais une nouvelle étape
de la vie ». Et les inventions s'enchaînent : statut de la fonction
publique, prévention dans les usines, créations des comités
d'entreprises, du CNRS. Ce sont précisément ces lieux de solidarités,
ces remparts au rejet et à l'exclusion que le patronat, par le discours
du Medef, veut aujourd'hui casser, défaire, détricoter, pour ouvrir le
chemin au privé. Revenir aux années d'indignité, faire de la sécurité
sociale une coquille vide pour la livrer aux appétits des assurances,
celles que les bâtisseurs de la Libération dépossédaient afin
d'envisager un avenir solidaire.
Mais ces attaques ne sont pas nouvelles. Elles hantent l'Assemblée
nationale, la presse de droite ou patronale dès 1946. « Marcel Paul
ruine la France », écrit « l'Intransigeant » de l'époque. « Croizat
dépossède nos banques », crie l'Oeuvre. Ces pressions font écho à
toutes celles qui longent le combat du mouvement ouvrier. Rappelons
nous ce patronat de années 1880 qui s'insurge contre l'interdiction du
travail de nuit aux enfants ou celui qui hurle contre le passage de la
journée de 14 heures à 10 heures : « Cette mesure va ruiner notre
économie ! » disait alors le Comité des Forges. Nous reviennent les
mots de Daladier tonnant contre la semaine de quarante heures baptisée
pour l'occasion « loi de paresse et de trahison nationale ». Ces cris
de patrons effrayés par l'envahissement en 1936 des plages par les
« congés payés », « ces salopards en casquettes qui viennent s'étaler
sur notre sable ! ».
Plus que jamais ces attaques, qu'elles viennent du patronat
collaborateur d'hier ou de celui « détricoteur d'acquis » d'aujourd'hui
requièrent nos mobilisations. Au nom d'un peuple qui n'aspire qu'à la
dignité, fidèle aux grands mots d'ordre du CNR, celui que Croizat
rappelait quelques temps avant sa mort, à l'Assemblée nationale :
« Jamais nous ne tolérerons que ne soit rogné un seul des avantages de
la sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière
énergie cette loi humaine et de progrès ».
Michel ETIEVENT |
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| vendredi 14 décembre 2007, a 22:13 |
| LRU : Bellaciao.org |
vendredi 14 décembre 2007
(17h37) : LRU : Bellaciao.org propose aux étudiants et aux professeurs de regrouper leurs informations sur son site...

Bellaciao.org propose aux étudiants et aux professeurs
toujours en lutte contre la loi LRU de regrouper leurs informations et
les résultats des AG sur son site ici : http://bellaciao.org/LRU
Nous vous ouvrons un dossier spécial à cette fin ici et
nous remercions les responsables et délégués syndicaux de prendre
contact avec nous à cette adresse : bellaciaoparis@yahoo.fr pour que nous puissions le cas échéant recouper et vérifier les informations transmises.
De : Bellaciao
vendredi 14 décembre 2007 |
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| vendredi 14 décembre 2007, a 21:46 |
| VIOLENCES MILICIENNES A LYON II ! |

de Alice Verstraeten
Bonjour à tous,
Ma fac (Lyon II) s'enfonce tous les jours un peu plus
dans le mépris des étudiants et dans un logique policière qui
m'inquiète profondément.,
Les médias ne nous suivent pas, ne relayent rien, s'auto censurent ou se font censurer.,
Tout a commencé avec la Loi Pécresse de réforme des
Universités, signée dans la précipitation cet été par le président de
la fac, Monsieur Journès.
Certains étudiants et enseignants s'opposent à cette
loi., Les étudiants ont choisi le blocage de l'Université comme mode
d'action. On peut être
pour ou contre, je ne suis pas sûre que ce choix ai rendu service aux
manifestants et à leur image mais aujourd'hui, à la limite, peu
importe. On a, pour l'instant, dépassé ce débat.,
Depuis quelques
jours, le président de l'Université a fait appel aux "forces de
l'ordre" : des vigiles privés, très jeunes, non asermentés, arrogants
et dépassés par les événements, patrouillent dans la fac avec au bras
un brassard orange marqué "sécurité".
Ils apostrophent tout le monde,
tutoient tout le monde, et nous demandent de justifier de notre
présence dans l'Université en montrant notre carte "cumul" (une carte
magnétique d'étudiant ou d'enseignant qui sert aussi de carte de
bibliothèque et de carte... de paiement dans l'enceinte de la fac... ce
qui, en soit, ne me plaît déjà pas beaucoup).,
Il semble bon de
rappeler qu'une Université est, selon la loi, un "établissement
public à vocation scientifique et culturelle"..., Les étudiants qui
manifestaient scandaient à l'encontre des vigiles, hier matin :
"Voyous, racailles."
Car certains d'entre eux s'amusent à retenir les
étudiantes pour les draguer, d'autres en sont venus aux mains avec des
étudiants de leur âge, une étudiante a été "étranglée" avec son
écharpe pour qu'elle dégage un passage.,
A l'entrée principale du
campus de Bron, et rue Chevreul sur lle campus des quais du Rhône, dès
7h30 le matin, tous les jours, les CRS arrivent pour déloger les
étudiants qui protestent. 9 cars de CRS devant le campus de Bron, 9
cars de CRS devant le campus des quais de Rhône. Ils sont, régulièrement,
soutenus par la gendarmerie mobile.,
J'étais là, hier
matin. Deux de mes étudiantes m'avaient dit avoir été "molestées" par
les CRS la veille et voulaient que j'en sois témoin. Eh bien oui, ils
les plaquent au sol, les jettent plus loin, les matraquent dans le
ventre et sur la tête.,
Sur les quais, hier, deux leaders syndicaux
étudiants (un de Lyon 2, l'autre de Lyon 3) ont été désignés du doigt
par des policiers en civil avant d'être poursuivis dans une rue
adjacente par les CRS.
Ce qui signifie, nous sommes d'accord, qu'un
travail préalable "d'information" a été effectué et que ces
arrestations sont ciblées pour détruire les mouvements syndicaux., Les
deux hommes sont en garde-à-vue et devraient être déférés à la Justice
aujourd'hui même (donc : il existe désormais des comparutions immédiates
pour les manifestants, vous serez prévenus). Dans un communiqué odieux
et mensonger, la présidence de la fac dit qu'ils sont "extérieurs à
l'Université" et que ces arrestations sont survenues après des
troubles.
Il n'y a pas eu de troubles autres que la manifestation
pacifique, nous sommes plusieurs enseigants à en être témoins.,
Un
étudiant a été blessé et, une fois aux Urgences, a hérité de douze
points de suture sur le crâne. Des étudiants ont été mis en joue au
flashball.,
Des policiers en civils sont toujours là, dont un homme
sur mon campus : de "type méditerrannéen", il porte une grosse doudoune
noire, un talkie walkie dans une poche, un appareil photo dans
l'autre. Lui et ses camarades filment longuement les manifestants.
S'ils ont effectivement été convoqués par le président de l'Université
dans le seul but de permettre aux étudiants qui veulent suivre les
cours d'entrer dans la fac, pourquoi filment-ils? Doit-on ajouter la
DGSE à la liste des membres du personnel de l'université?, De notre
côté, enseignants ou étudiants, ils nous empêchent un maximum de
filmer.
Ce qui siginifie que les images disponibles sur youtube et sur
dailymotion ne sont pas à la hauteur de la réalité.,
Face à cette
situation, plusieurs enseignants, dont je suis, ont refusé de faire
cours. Je refuse d'entrer dans une fac investie de forces de police, de
gendramerie et de vigiles privés non asermentés. Je refuse de
montrer des papiers d'identité pour me rendre sur mon lieu de travail.
Je refuse de me faire bousculer par des CRS. Je refuse de me faire
tutoyer avec mépris par des individus que je ne connais pas. Je refuse
d'entendre un vigile insulter un de mes collègues (pourtant munis du
sac en cuir typique de l'enseignant, pourtant plus honorable que moi
dans l'allure avec ses cheveux blancs) en lui disant "J'vais t'fumer
toi, j'vais t'fumer.",
Nous ne sommes pas, que je sache, dans un état
policier. Ou alors il faut nous le dire clairement, parce que cela
signifie que les règles du jeu ont changé. Je croyais que l'on avait le
droit de grève dans notre pays., Je crois que ce qui m'inquiète le
plus, c'est de recevoir des communiqués de la Présidence affirmant que
la situation est désormais "normale".,
SI CETTE SITUATION EST NORMALE, JE
DEMISSIONNE.,
D'autre part, pour permettre l'action des ces
policiers, militaires et vigiles, toutes les sorties de sécurité sont
bloquées. Certains enseignants et étudiants s'obstinent à faire cours
dans une ambiance délétère et dangereuse. Ce qu'ils risquent purement
et simplement, en cas d'incendie, c'est de brûler vifs dans des
locaux qui sont déjà vétustes., Je joins à ce message la "Lettre
ouverte à la présidence de Lyon 2" rédigée par des enseignants (datée
d'avant hier 5 décembre et déjà dépassée par les événements d'hier),
ainsi que le dernier message de la présidence elle-même, pour que vous
puissiez juger vous-même de la mauvaise foi, du mépris et des ronds de
jambe du langage qui se banalisent dans notre environnement politique
et médiatique., Ce message est, bien sûr, à faire passer si vous en
ressentez le besoin.,
De : A Verstraeten Relayée par La Louve
jeudi 13 décembre 2007 |
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| vendredi 14 décembre 2007, a 21:24 |
| Sale temps sur la justice ! |
Par Régis TRILLES le lundi 10 décembre 2007, 16:27 - Justice
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| vendredi 14 décembre 2007, a 21:06 |
| La justice de proximité saccagée... |
Par Régis TRILLES le lundi 10 décembre 2007, 16:10 - Justice - Lien permanent
L'UFC-QUe Choisir est constituée
d'un réseau de près de 170 associations locales qui traitent plus de
120000 litiges et accompagnent à longueur d'année des consommateurs aux
prises avec des professionnels dans leurs démarches pour obtenir le
respect de leurs droits. C'est dire si les juges de proximité et les
tribunaux d'instance, on les connaît. Cette expérience de terrain du
fonctionnement de la justice, de ses points forts, de ses points
faibles, la ministre de la Justice n'en a cure. Elle n'a pas cherché à
savoir comment le service public de la justice était vécu par ses
usagers puisqu'elle mène une réforme les tenant à l'écart.
Si l'occasion nous avait été donnée, dans le
cadre d'échanges normaux au sein d'une démocratie moderne, chaque fois
qu'une réforme d'ampleur touche les citoyens dans leur rapport aux
fonctions de l'Etat, ici rendre la Justice, nous aurions bien sûr
acquiescé à l'idée d'une réforme, car à l'évidence de nombreuses
évolutions sont à prendre en compte (la démographie, les
communications, la dématérialisation) et la rendent nécessaire et
urgente.
Mais nous aurions aussi pu dire que s'il y a
aujourd'hui une justice proche des justiciables, accessible au plus
grand nombre, rapide, offrant les garanties d'un procès équitable,
c'est bien celle rendue par les tribunaux d'instance. Il faut la
renforcer, la moderniser, pas la démanteler.
Oui, démanteler, car les mesures annoncées par la ministre de la Justice
se résument essentiellement en des suppressions massives de tribunaux
d'instance qui aboutissent à l'instauration de véritables déserts
judiciaires (disparition de près de 40 % des tribunaux d'instance).
Comment peut-on encore prétendre préserver les intérêts des consommateurs justiciables lorsqu'on contraint bon nombre d'entre eux à parcourir parfois plus de 130 kilomètres pour obtenir une décision de Justice?
En dépit des conséquences dramatiques de cette
réforme, massivement dénoncée, la chancellerie refuse de revoir sa
copie et entend même aller plus loin dans la contradiction en rendant
l'avocat obligatoire. C'est ainsi que, face à la grogne des avocats
installés dans le ressort des tribunaux supprimés, la ministre offre
aux représentants de cette profession une extension de la
représentation obligatoire par avocat.
Comment peut-on encore défendre l'idée d'une réforme
visant à rendre la justice accessible quand les justiciables devront
aussi payer des frais d'avocat parfois supérieurs au montant de leur
préjudice?
L'enjeu de cette réforme n'est pas
corporatiste, il concerne la société tout entière puisqu'il y va du
respect du droit dans ce qu'il a de plus quotidien.
Il est aberrant qu'elle soit menée non seulement sans les justiciables principalement concernés. Mais contre eux.
La proximité de la justice est une exigence
intrinsèque à la justice tout court. Loin de renforcer ce principe,
cette réforme remet en cause des éléments fondamentaux de rapprochement
justiciable-juge. Le justiciable doit pouvoir facilement rencontrer le
juge, physiquement, sans intermédiaires coûteux, sans écrans. C'est une
justice en prise directe avec les hommes qu'il faut entretenir chaque
fois que la violation des droits est davantage une affaire de loyauté,
d'honneur, de respect de la personne, que strictement financière.
Certains appellent cela les petits litiges de la consommation.
Il n'empêche, la perspective de les confier à un
juge s'éloignant, c'est l'écart déjà préoccupant entre les citoyens et
leur justice qui se creuse.
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| vendredi 14 décembre 2007, a 18:46 |
| La poste : en manque d'effectif ! |
Du 19 au 24 novembre,le bureau de poste annexe d'Epinay-su-Seine ( Sein-Saint-Denis ) était fermé .Une grève ?
NON,PAR MANQUE D'EFFECTIFS !
Humanité Dimanche de la semaine DU 13 / 12 /07 . |
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| vendredi 14 décembre 2007, a 18:33 |
| Santé : des intérêts privés bien soignés... |
Sécu
. Numéro 1 du secteur des cliniques, Générale de santé a alimenté sa
trésorerie pendant des années avec des millions d'euros versés à tort
par l'assurance maladie. Enquête.
Depuis des années, singulièrement depuis la réforme
Douste-Blazy de l'assurance maladie en 2004, le gouvernement donne à
croire que les assurés sociaux, par leur comportement de
« consommateurs » abusifs de soins mais aussi de fraudeurs, seraient
amplement responsables de la crise de la Sécu. La chasse aux arrêts de
travail « infondés » fait rage, les dispositifs de contrôle des assurés
et des médecins se multiplient… La Caisse nationale d'assurance maladie
(CNAM) aurait-elle, dans le même temps, laissé de puissants intérêts
privés détourner impunément plusieurs millions d'euros de ses caisses ?
L'accusation est lancée et nourrie, dossier à l'appui, depuis plusieurs
mois, par un ancien cadre de Générale de santé, numéro 1 des cliniques
privées. Pendant quatorze ans, Slim Ghedamsi a occupé les fonctions
d'auditeur financier interne au sein du groupe. Jusqu'à son
licenciement « pour faute grave » (objet d'un contentieux aux
prud'hommes) après qu'il a levé le lièvre.
une « usine à gaz montée pour servir le privé »
Tout commence en 2001 lors de la réunion d'un comité du ministère de
la Santé où il alerte sur un énorme dysfonctionnement des systèmes
informatiques de la CNAM. La caisse d'assurance maladie vient de mettre
en place un nouveau mode de transmission des facturations et des
paiements des soins entre elle et les cliniques. Une véritable « usine
à gaz montée pour servir le privé », selon notre témoin. En pratique,
de nouvelles caisses centralisées de la Sécu, dites caisses pivots,
règlent automatiquement, dans un délai de quatre jours et après un
contrôle réduit au minimum, les factures télétransmises des
établissements. Problème : parallèlement, les caisses primaires
continuent à régler les factures papier, correspondant aux mêmes
prestations. Les cliniques encaissent donc deux fois (parfois trois) le
paiement des mêmes factures. En 2003, selon Slim Ghedamsi, cette manne
inespérée atteint la bagatelle de 24 millions d'euros. Et les
cliniques, qui tiennent une comptabilité précise, au centime près, de
ces trop-perçus, ne se pressent pas pour rembourser. Pour le groupe,
coté en Bourse, et donc soucieux de plaire à ses investisseurs, c'est
l'occasion, grâce à ce surcroît de trésorerie, d'améliorer la
présentation de ses comptes, note l'ancien cadre financier. Dans cette
optique, les établissements reçoivent de la direction financière de
Générale de santé la consigne de classer en « produits », autrement dit
en bénéfices, les doubles paiements non réclamés au bout de deux ans.
Un document financier interne, établi fin 2006, fait apparaître dans la
colonne profits quelque 3,7 millions d'euros de versements indus de
l'assurance maladie.
Aujourd'hui, le bug informatique a été résorbé. Mais à combien, au
total, s'élève le montant des sommes ainsi versées à tort à Générale de
santé et, au-delà, à l'ensemble des établissements privés ? Combien a
été, à ce jour, remboursé ? Dans quel délai ? Une partie de ces indus
a-t-elle pu rester définitivement dans les trésoreries des cliniques ?
Dans des articles du Canard enchaîné (14 février dernier) et du
Parisien (13 novembre), qui ont commencé à soulevé l'affaire, le
directeur financier de la Générale de santé reconnaît « un montant
total de doubles paiements dans nos comptes », à la date de 2003, de
4,3 millions d'euros. Et minimise le problème en affirmant que, dans
l'autre sens, le bug aurait généré des dettes de l'assurance maladie
envers l'entreprise (sans évoquer toutefois, à ce propos, de somme
précise). Aujourd'hui, « pour nous, ce n'est plus un sujet, le problème
a été réglé », assure-t-on au service communication du groupe, sans
pouvoir fournir de chiffres précis sur le total des trop-perçus
encaissés depuis le début du dysfonctionnement, ni sur le total des
remboursements.
« la transparence sur la gestion des deniers publics »
Même ton délibérément rassurant du côté de l'assurance maladie. Le
mois dernier, le directeur de la répression des fraudes de la Sécu
estimait à 10 millions d'euros « le montant total des doubles paiements
effectués par erreur », et à 1 million l'argent restant à récupérer. Un
solde réduit aujourd'hui à 478 000 euros, dit-on à la CNAM où l'on
proclame : « Pour nous, l'affaire est soldée. Ça a été un bug, le bug a
été réparé. Récupérer les paiements a été un peu long. Ne restent que
des sommes en litige. Les procédures tirent à leur fin. » Un fait,
néanmoins, semble acquis : les établissements de la Générale de santé
ont pu alimenter pendant plusieurs années leur trésorerie avec des
fonds qu'ils auraient dû rembourser sans tarder à l'assurance maladie.
À titre d'exemple, dans un document, le responsable financier d'une
clinique s'étonne ainsi que la Sécu lui réclame des trop-perçus (86 000
euros) quatre ans après, et alors que, précise-t-il, ces sommes,
« selon la procédure appliquée par Générale de santé, ont été imputées
dans les comptes de la clinique en profit »…
Pour Slim Ghedamsi, résolu à se « battre jusqu'au bout », le seul
moyen désormais de dissiper les zones d'ombre, les soupçons de
détournement, serait « que les pouvoirs publics interviennent pour
contrôler les comptabilités des cliniques » du groupe. À l'appui de sa
démarche, afin d'obtenir « la transparence sur la gestion des deniers
publics », une association d'assurés, l'UFAL (Union des familles
laïques), a demandé à la Cour des comptes de s'emparer du dossier.
Yves Housson
l' Huma du 13 / 12 / 07
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| vendredi 14 décembre 2007, a 17:40 |
| Au bon beurre . |
Editorial par Maurice Ulrich
Elle a eu le beurre, l'argent du beurre, les intérêts
tirés du beurre et elle se fait tirer l'oreille pour rendre à la
crémière ce qui lui est dû, cette dernière n'étant autre que la
Sécurité sociale. Par le mystère inattendu d'un bug informatique, la
Générale de santé, premier groupe privé de cliniques en France, se voit
rembourser deux fois, voire trois fois ses factures. Ce pourrait n'être
qu'un incident, vite signalé, vite corrigé. Ce que fait en général un
citoyen ordinaire qui se voit rembourser deux fois la même dépense,
virer deux fois son salaire et autres fausses bonnes surprises. La
tentation est grande mais la prudence est de règle. À la Générale de
santé on raisonne autrement. Par ici la monnaie. Non seulement les
dirigeants du groupe ont compris ce qui se passe et ne disent rien mais
ils font travailler l'argent. Le directeur financier, dans une note de
2003, recommande même aux cliniques d'inscrire dans la colonne
« produits » les doubles ou triples remboursements, soit des profits
purs et simples.
Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. La Cour des
comptes est saisie. Elle ne s'est pas encore prononcée. La justice
serait plus prompte s'il s'agissait d'un vol de portefeuille. Et c'est
le haut cadre de la Générale qui a levé le lièvre, lequel mérite un
très grand respect, qui a été licencié pour faute grave et qui se bat
aux prud'hommes. La pilule passe mal au moment où la chasse au gaspi
est ouverte à la Sécu, où l'on traque l'arrêt de travail, le médicament
de confort.
A-t-on mis le même zèle à obtenir le remboursement des sommes dues ?
Mais surtout la morale qui saux particuliers ne semble guère
s'appliquer de la même manière à la Générale. Est-on sûrs du reste
qu'elle est la seule concernée ? Qui peut jurer aujourd'hui que le bug
informatique s'est limité à elle ? Il est étrange au fond qu'il n'y ait
que la Cour des comptes de saisie. La justice n'a-t-elle pas à y
regarder de plus près ?
Selon que vous serez puissant ou misérable… La Sécu est en danger,
le déficit grandit, il faut se serrer la ceinture, entend-on répéter.
Médicaments non remboursés, augmentation des forfaits hospitaliers,
mise en place des franchises médicales. Toute la pression est
concentrée sur les personnes et les malades avec pour conséquence que
les plus malades paieront plus. Quels efforts consentent les grands
groupes pharmaceutiques, les groupes comme la Générale ? Un seul
chiffre. Les franchises mises en place dès janvier rapporteront pour
l'année à venir 850 millions d'euros. À la fin de cette année, la
Générale va verser 420 millions d'euros à ses actionnaires. Combien de
millions vont verser à leurs actionnaires les autres groupes de
cliniques, les grands de la pharmacie. Curieusement, les résultats d'un
sondage de l'IFOP réalisé en octobre pour les Échos et le Quotidien du
médecin ont peu circulé. Sans doute parce que, selon la majorité des
Français interrogés, l'aggravation des déficits et l'augmentation du
coût de la santé devraient être supportés par les industriels du
médicament par le biais d'une hausse des taxes et d'une baisse des prix
ainsi que par les ménages les plus aisés en modulant les remboursements.
Que ta main droite ignore ce que fait ta main gauche. Que le public
ignore à quel pont le privé est favorisé. La place prise en France par
les établissements privés est désormais énorme. Au Havre, pour ne
prendre qu'un exemple, 500 suppressions d'emplois sont prévues dans
l'hospitalisation publique. Un bel hôpital privé va ouvrir.
L'égalisation des tarifs entre le public et le privé favorise ce
dernier qui ne supporte pas les coûts des urgences et autres
contraintes mais se réserve la crème
et la clientèle qui rapporte. On assiste à un basculement vers le
privé du système de soins français. Si on n'y met pas le holà, ça va
coûter très cher.
l' Huma du 13 / 12 / 07
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| vendredi 14 décembre 2007, a 17:12 |
| Joyeux Noël, chers actionnaires… |
Générale de santé s'apprête à distribuer un dividende exceptionnel de 420 millions d'euros. Et des miettes à ses soignants.
Noël est en avance cette année pour les actionnaires de Générale de
santé : il tombe exactement le 19 décembre. Ce jour-là, au siège de la
société, 96, avenue d'Iéna, Paris-16e, ces actionnaires, réunis en
assemblée générale, seront invités à se prononcer sur la proposition du
directoire de la société de leur distribuer un dividende exceptionnel
de 420 millions d'euros. Un témoignage sonnant et trébuchant de
l'attention portée à ses investisseurs par un groupe qui affiche une
prospérité éclatante. Fondé en 1987, multipliant depuis les rachats à
travers l'Hexagone, Générale de santé règne sur 186 établissements,
dont 175 en France, les autres en Italie. Avec ses 15 000 lits et
places, ses 16 000 salariés et 5 200 médecins libéraux officiant pour
lui, il détient 16 % du marché de l'hospitalisation privée. En
Île-de-France, près d'une intervention chirurgicale sur deux est
réalisée dans les unités du groupe, claironne son président du conseil
de surveillance, Antonino Ligresti.
Avec un chiffre d'affaires qui a quintuplé en vingt ans, passant de
300 à 1 741,5 millions d'euros, le groupe, coté en Bourse depuis 2001,
réalise de copieux bénéfices. L'an dernier, son résultat net a atteint
les 229 millions d'euros. Un tel développement suscite les convoitises.
À l'origine filiale de Générale des eaux, il a d'abord été vendu à un
fonds d'investissement anglais, Cinven, avant de passer en 2003 sous le
contrôle d'un cardiologue italien, Antonino Ligresti, avec sa société
financière Santé développement Europe. S'il affirme développer une
« stratégie d'excellence médicale », Générale de santé établit, dans sa
gestion, des priorités dénuées d'ambiguïté. En témoigne la juteuse
opération financière réalisée en 2006, avec la vente des murs de 28
cliniques, pour un demi-milliard d'euros, dans le but avoué d'améliorer
ses marges. Et, au bout du compte, on le voit aujourd'hui avec le
super-bonus de Noël, d'arroser ses actionnaires.
Si elle repose d'abord sur les deniers de l'assurance maladie qui
solvabilise ses « clients », cette prospérité se nourrit aussi de
l'exploitation du personnel. Dans les négociations sociales de la
branche de l'hospitalisation privée, le représentant de Générale de
santé se montre « le plus féroce », dit-on à la fédération CGT santé.
« Nous, on nous parle toujours d'économies, sur le personnel, le
matériel. Pour les salaires, on est au ras des pâquerettes », confie
une syndicaliste d'une clinique de province, aide-soignante, payée « 1
300 euros net après dix-huit ans d'ancienneté ». Des salaires en
moyenne inférieurs de 8 % à 20 %, selon les fonctions, à ceux du
secteur public, indique-t-elle.
Même son de cloche chez Kheir Akmoume, secrétaire du syndicat CGT du
grand hôpital Clairval (720 salariés), à Marseille, appartenant aussi à
Générale de santé. Il a eu, dit-il, « la rage » en apprenant la
distribution du dividende de Noël aux actionnaires. Car dans le même
temps, lors des négociations annuelles obligatoires, la direction a
royalement lâché, en guise de revalorisation salariale pour 2008… « 30
euros par salarié, et une hausse de 100 euros de la prime de
présentéisme » dont par définition sont privés les coupables d'absence
pour maladie. Absences qui, mauvaises conditions de travail aidant,
sont justement de plus en plus fréquentes. Son âpreté au gain joue
cependant des tours au groupe qui peine à garder ou attirer le
personnel soignant : « On a 30 à 40 infirmiers de déficit par an », dit
Kheir.
Y. H
l' Huma du 13 / 12 / 07
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| vendredi 14 décembre 2007, a 16:25 |
| Clinique qui rient,hôpitaux qui pleurent . |
Rationnement budgétaire et convergence tarifaire plongent le secteur public dans la crise. Et font les affaires du privé.
Le contraste saisit. D'un côté, un groupe commercial
en expansion dont les affaires marchent du feu de Dieu. De l'autre, des
hôpitaux publics aux prises avec des difficultés financières de plus en
plus aiguës (les deux tiers sont en déficit), qui en viennent à tailler
dans leurs effectifs, fermer des services…La concurrence entre les deux
principaux secteurs de l'hospitalisation, le privé à but lucratif et le
public, tourne sans cesse plus à l'avantage du premier. Plus de 50 % de
l'activité de chirurgie sont désormais assurés par les cliniques. Leur
domination étant encore plus forte dans les spécialités les plus
lucratives - ORL, ophtalmologie, dermatologie. Selon une récente étude
de la Drees (service de recherche auprès du ministère de la Santé), de
2002 à 2005 le chiffre d'affaires moyen des cliniques a progressé de
27 %, contre 18 % pour celui des hôpitaux. « Le résultat moyen des
hôpitaux publics se déteriore alors que les rentabiltiés économiques et
financières des cliniques progressent », constate la Drees (1).
Une évolution à deux vitesses, résultat direct, d'abord, du
sous-financement chronique, délibéré, du service public. Pour 2006, par
exemple, la Fédération hospitalière de France (FHF) avait évalué à
4,3 % la progression nécessaire des dépenses pour « répondre aux
besoins minimum de fonctionnement ». Cela n'a pas empêché le
gouvernement de limiter à 3,4 % l'augmentation de l'enveloppe
correspondante du budget de la Sécu. Deuxième facteur entraînant une
concurrence faussée : la réforme du financement des établissements de
santé, par la tarification à l'activité, avec l'objectif d'une
« convergence des tarifs » entre public et privé. Or les charges de
l'un et de l'autre ne sont pas les mêmes. À l'hôpital d'assumer le coût
élevé de l'accueil de « séjours non programmés », de la permanence des
soins, la nuit et le week-end, souligne la FHF, alors que les
cliniques, pour l'essentiel, s'en tiennent aux « interventions
programmées ». À l'hôpital la prise en charge des malades en situation
de précarité (environ 10 % des séjours), coûtant « environ 30 % plus
cher » que la moyenne… L'application de la « convergence tarifaire »,
engagée depuis 2005, sans prise en compte de ces spécificités et dans
une grande opacité dénoncée par la FHF, s'est soldée en 2006 par ce
résultat pour le moins choquant, révélé par la Cour des comptes dans
son dernier rapport sur la Sécu : des transferts de crédits du secteur
public vers le secteur privé. Le premier a été « amputé » de 191
millions d'euros pour « abonder » le second de
168 millions, indique la Cour. Troisième facteur pénalisant pour
l'hôpital : les problèmes d'attractivité de l'exercice médical dans le
public, les rémunérations assurées par l'hôpital ne pouvant rivaliser
avec celles offertes par le privé.
(1) Drees. Études et résultats, nº 576, juin 2007.
Y. H.
l' Huma du 13 / 12 / 07
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| vendredi 14 décembre 2007, a 11:54 |
| Sans commentaire ! |
Par Régis TRILLES le lundi 10 décembre 2007, 17:24 - Europe
- Lien permanent
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| vendredi 14 décembre 2007, a 07:23 |
| Traité européen . |
Traité européen : Le PCF dénonce le coups de force orchestré par Nicolas Sarkozy à Lisbonne

Les
chefs d'Etat et de gouvernement européens vont signer, dans le dos des
peuples européens, un traité qu'ils appellent simplifié pour tromper le
monde, mais qui n'est qu'une reproduction complexifiée de la
Constitution européenne de Valery Giscard d'Estaing.
Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy,
l'a dit lui-même sur France Inter ce matin, la seule différence notable
réside dans le fait que cela ne s'appelle pas « Constitution
européenne », mais le contenu est identique en tout point avec,
cependant, une circonstance aggravante, la charte des droits
fondamentaux n'est plus incluse dans le texte.
Ce coup de force est inadmissible. Ce que le peuple a
décidé ne peut être confirmé ou contredit que par le peuple lui-même.
La méthode Sarkozy n'est pas un « plan B », c'est le retour du plan A
dans le dos du peuple français.
Les communistes répètent que ce traité est
inacceptable. Il encourage la disparition des services publics au
profit du tout-marchand, il soumet les choix politiques aux impératifs
des marchés financiers et il tire vers le bas l'ensemble des droits
sociaux plutôt que de promouvoir un progrès social européen.
Ce traité européen complexifié est exactement le
contraire du Canada Dry : ça se veut différent, ça se présente
autrement, mais c'est le jumeaux de la Constitution européenne. Le PCF
réaffirme donc l'impératif d'une consultation des peuples, par voie
référendaire sur le traité européen et dénonce le coups de force
orchestré par Nicolas Sarkozy pour imposer une Europe libérale dans le
dos des peuples.
Patrice Cohen-Séat, membre du comité exécutif du PCF
Paris, le 13 décembre 2007. |
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| jeudi 13 décembre 2007, a 12:26 |
| Montpellier : répression ( disproportionnée ) à la fac . |
Universités
. À Montpellier, suite à l'intervention de la police contre les
étudiants bloqueurs, les syndicats demandent la démission du président
de la fac.
Après l'intervention musclée des forces de police,
lundi, à la fac de lettres Paul-Valéry, de Montpellier, à la demande du
président de l'université Montpellier-III, Jean-François Miossec - qui
a aussi décidé la fermeture administrative du campus -, un
rassemblement et diverses actions étaient organisés hier à l'initiative
notamment du SNESup, de SUD enseignants et de la CGT. Vers 11 heures
sur le parvis de la fac, 350 enseignants et étudiants s'étaient
regroupés pour organiser la riposte.
Lundi, le président avait fait appel aux forces de police afin de
débloquer l'accès de la fac suite à quelques incidents qui s'étaient
produits entre bloqueurs et anti-bloqueurs. Une intervention des forces
policières jugée « disproportionnée » par le SNESup. Deux étudiants ont
été interpellés et placés en garde à vue et deux autres ont été touchés
par des grenades assourdissantes, l'un d'eux aurait perdu 30 %
d'audition à une oreille. Le SNESup dénonce cette intervention
policière et réclame la démission du président de l'université.
« Alors que partout en France la mobilisation des étudiants contre
la loi LRU prend des formes alternatives à la grève et au blocage, la
stratégie de tension de la présidence de Montpellier-III a débouché sur
ce qui était prévisible. (…) Seules la maturité et la responsabilité
des 200 à 300 étudiants, alors présents, ont pu éviter que des
incidents graves se produisent. Depuis un mois et demi, le président
fait la preuve de son incapacité à mener le dialogue social et à
laisser le débat démocratique se dérouler, à gérer la crise
universitaire, à assurer la continuité du service public, et,
maintenant, il hypothèque gravement l'avenir de l'offre de formation de
l'université et donc l'existence de celle-ci. Il doit en tirer les
conséquences et démissionner ! »
Le syndicat en appelle donc au recteur, chancelier des universités,
pour assurer la continuité des missions de l'université. Il appelle les
autres syndicats, soucieux du service public, à s'associer à la demande
d'audience que le SNESup, la CGT et SUD ont déposée auprès du recteur.
Le SNESup, critiquant la décision de fermer l'université, demande la
tenue, en urgence, d'un CA extraordinaire. Jacques Choukroun, pour le
SNESup de Paul-Valéry, intervenant devant les personnels et étudiants
rassemblés hier, dénonçait la provocation : « On veut nous détourner de
la lutte sur la loi LRU, nous allons (SNESup, SUD, CGT - NDLR) demander
une entrevue au recteur pour qu'il prenne ses responsabilités sur les
violences commises à l'initiative de la présidence de l'université. (…)
Il faut rouvrir l'université, on ne peut pas accepter cette stratégie. »
À l'issue du rassemblement devant la fac, diverses actions ont été
décidées, notamment une rencontre avec les lycéens de Joffre à
Montpellier, victimes eux aussi de violences policières, et une
manifestation devant le rectorat pour réclamer la démission du
président de l'université Paul-Valéry.
Éloi Martinez
l' Huma du 12 / 12 / 07
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| jeudi 13 décembre 2007, a 10:56 |
| Contre la banalisation du livret A . |

Pour le financement du logement social, contre la banalisation du livret A
Michel
CAMDESSUS, missionné par le gouvernement pour « définir les modalités
d'une réforme de la distribution du Livret A », remet aujourd'hui ses
propositions. Celles-ci confortent la position des dirigeants des
banques françaises qui ont saisi la Communauté européenne. Michel
CAMDESSUS préconise la banalisation du Livret A, même s'il l'assortit
d'un certain nombre de considérations.
Le gouvernement français cède donc à l'injonction
de Bruxelles malgré le recours qu'il a déposé le 23 juillet dernier
devant la Cour européenne de justice.
Les conséquences seront importantes.
Avec la banalisation de la distribution du Livret A, il
est évident que le patronat bancaire, exempté de toute mission de
service public, va s'en servir comme produit d'appel pour promouvoir
ses propres produits financiers. Cela affectera immédiatement le
financement du logement social, qui repose quasi exclusivement sur les
fonds collectés par la Caisse des Dépôts et Consignations provenant des
Livrets A et Bleu ; la lutte contre l'exclusion bancaire, le Livret A
constituant souvent, pour les plus démunis, l'un des derniers accès aux
moyens de paiement ; les missions de service public et d'intérêt
général de la Cdc et de la Poste.
Mais cela touchera aussi à terme le maintien du droit à une épargne réglementée et défiscalisée accessible à tous.
La Cgt estime que le système
actuel de distribution du Livret A et du Livret Bleu (Banque Postale,
Caisses d'Épargne, Crédit Mutuel) doit être maintenu. La centralisation
sécurisée des fonds collectés à la Cdc constitue un service public et
doit être maintenue.
La Cgt avec ses fédérations CGT Banque-Assurance
(Fspba), des Finances et des Agents des Postes et Télécommunications
(Fapt) appellent à un rassemblement unitaire et
interprofessionnel au siège de la Caisse des Dépôts et Consignations,
56 rue de Lille, 75007 Paris. Métro d'Orsay JEUDI 13 DECEMBRE 2007 à 11
heures
De : La CGT
jeudi 13 décembre 2007 |
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| jeudi 13 décembre 2007, a 10:26 |
| EUROPE:Il faut un référendum ! |

Mis en ligne : 13 décembre
Devant le Parlement européen, Giscard d'Estaing, père du défunt
projet de constitution européenne, a retrouvé le moral après avoir lu
le mini-traité ou traité de Lisbonne. « En termes de contenu, les
propositions demeurent largement inchangées. Elles ont juste été
présentées de façon différente… Les gouvernements européens se sont mis
d'accord sur des changements cosmétiques à la constitution pour qu'elle
soit plus facile à avaler » s'est-il exclamé.
On ne peut exprimer plus clairement la morgue revancharde et méprisante des élites vis à vis des peuples.
On ne peut dire plus clairement à quel point M. Sarkozy
tente de tromper le peuple en prétendant qu'il aurait fait la synthèse
entre partisans et adversaires du projet de constitution européenne,
rejeté fortement par les peuples français et néerlandais.
En vérité, le mini traité renforce tous les caractères
négatifs de la constitution rejetée : caractère ultralibéral de la
construction européenne avec le principe de concurrence accentué ;
caractère antidémocratique avec les pleins pouvoirs donnés à la
Commission et à la Banque centrale européenne ; caractère militarisé et
inséré dans l'OTAN ; caractère antisolidaire avec la mise en cause des
services publics, des systèmes de protection sociale et de retraite.
Exactement les orientations que le peuple a déjà
rejetées. Pour vérifier s'il maintient son opinion, il faut donc le
reconsulter aujourd'hui. Et le divorce qu'il ressent de plus en plus
entre les paroles sarkozystes et la réalité de la vie quotidienne ne le
conduirait sans doute pas à changer d'opinion. Que valent les
imprécations du monarque élyséen contre l'euro fort puisque la monnaie
européenne a augmenté de 10 centimes par rapport au dollar depuis qu'il
a été élu ?
A-t-il menti ou est-il impuissant à modifier quoi que
ce soit ? En attendant ce sont les travailleurs qui trinquent. La
gestion de la monnaie unique par la Banque centrale joue contre la
croissance et contre l'emploi. Dassault aviation et EADS envisagent de
délocaliser des activités dans des zones dollar à cause de cet euro
fort. L'austérité qui s'applique avec le refus d'augmenter les
salaires, avec les attaques contre les systèmes de protection sociale
et de retraite, contre les services publics ou la carte des tribunaux
n'est elle pas le fruit de l'application zélée des directives
européennes édictées par la Banque centrale et ce fameux pacte dit de
stabilité ? D'ailleurs, si Sarkozy était si sûr de ses arguments, il
organiserait le débat public et convoquerait un référendum.
PARTI COMMUNISTE FRANCAIS . |
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| jeudi 13 décembre 2007, a 08:58 |
| L'ex-maire de Neuilly ( rêve ) d'une France de propriétaires . |
Logement
. Le président de la République a annoncé hier la mise en place d'une
série de mesures, notamment sur le logement social.
Vandoeuvre-lès-Nancy, envoyé spécial.
Pour prononcer son discours sur le logement, Nicolas Sarkozy a
choisi de se déplacer à Vandoeuvre-lès-Nancy, présenté comme « un
laboratoire du logement ». Accueilli par André Rossinot, maire (UMP) de
Nancy et président de la communauté urbaine, le chef de l'État a, à
nouveau, fait la promotion de la « France de propriétaires » dont il
« rêve ». Les mesures annoncées par le président de la République ne
sont pas nouvelles et sont quasiment toutes issues d'une convention de
l'UMP qui s'est tenue en septembre 2006, alors qu'il préparait son
accession à l'Élysée.
le retard est criant
« L'augmentation des besoins n'a pas été anticipée », déplore, dans
un accès de lucidité, Nicolas Sarkozy. En matière de logement social,
notamment, le retard est criant. Mais pour le combler, Nicolas Sarkozy
développe des méthodes particulières. Jusqu'ici, pour leur financement,
les HLM étaient assurées de pouvoir disposer de prêts bonifiés à long
terme fabriqués par la Caisse des dépôts et consignation (CDC) à partir
des dépôts du livret A. Une procédure a été engagée au niveau européen
par les réseaux bancaires privés qui ne distribuaient pas ce livret
pour mettre fin au monopole dont jouissaient la Banque postale et les
Caisses d'épargne. Si cette procédure aboutit, elle pourrait avoir
comme conséquence l'assèchement de la ressource (le livret A) et donc,
à terme, la fin d'un circuit de financement du logement social que nous
envient nombre de pays européens. Au lieu d'attendre l'issue de cette
procédure, le président de la République l'anticipe et, sous couvert de
« moderniser les circuits de financement » du logement social, se
déclare favorable à ce que « la distribution du livret A soit élargie ».
L'ancien maire de Neuilly - dont la commune connaît un taux de 3 %
de logements sociaux seulement, contre 20 % exigé par la loi SRU -
entend aussi favoriser l'accès aux HLM des ménages ayant « les plus
faibles revenus » en libérant des logements « occupés par des ménages
dépassant le plafond de ressources ». Sa solution ? « La situation de
chaque ménage devra être réexaminée tous les trois ans pour envisager
soit un maintien dans le logement (avec une hausse de loyer si le
locataire dépasse les conditions de ressources - NDLR), soit un
relogement dans un logement plus adapté au sein du parc social, soit un
parcours d'accession à la propriété ».
La politique du logement de Nicolas Sarkozy passe forcément par « le
parc privé », qui doit « être en mesure de développer une offre
sociale ». Pour lui, ce n'est pas « la nature publique ou privée du
bailleur » qui fait qu'un logement est social. Dans ce cas, autant
privilégier le privé, en donnant des gages aux propriétaires. La
« garantie des risques locatifs », par exemple, annoncée pour les
rassurer contre les impayés. Et dans le même temps, l'annonce qu'en
matière d'expulsions locatives, « les décisions de justice doivent être
exécutées ».
solution miracle
Dernière solution miracle du président de la République, à
destination des locataires : indexer les loyers « sur l'évolution des
prix à la consommation ». Selon lui, les loyers ne progresseraient
ainsi « pas de plus de 1,8 % contre 2,8 % avec l'indice actuel » (basé
sur l'évolution du coût de la construction de nouveaux logements).
Pourtant, cet indice aussi est soumis à de fortes hausses. Pourquoi
dans ce cas ne pas indexer les loyers sur l'évolution des salaires ? La
proposition aurait été plus cohérente pour « le président du pouvoir
d'achat ».
Grégory Marin
l' Huma du 12 / 12 / 07
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| jeudi 13 décembre 2007, a 08:25 |
| Les éleveurs de porcs passés au hachoir . |
Agriculture
. Le prix perçu par l'éleveur pour la la viande porcine est au plus
bas. Celui des aliments destinés aux cochons a augmenté de plus de
50 %. La ruine menace des producteurs.
Côtes-d'Armor, envoyé spécial
Il
a 28 ans et vient de succéder à ses parents sur une centaine d'hectares
en fermage dans les Côtes-d'Armor. Il s'était dit qu'il ne se lancerait
pas dans le métier d'éleveur. Mais il y est tout de même venu après
avoir été salarié dans une coopérative agricole. Sur son exploitation
paissent 27 vaches limousines et leurs veaux. Il cultive aussi 30
hectares de céréales et d'oléagineux mais son activité principale
consiste à élever des porcs avec 170 truies mères. Il est membre du
syndicat Jeunes agriculteurs, se dit disposé à parler de tout mais
refuse que son identité apparaisse dans un journal, quel qu'il soit.
En
2006 les cours du porc étaient corrects. « J'avais un peu de réserves
pour débuter 2007. Mais je n'ai rien gagné durant les six premiers mois
de l'année et entre juin et septembre j'ai perdu 15 euros par cochon
engraissé. Actuellement je dois perdre entre 25 et 30 euros par animal
. J'ai emprunté 300 000 euros pour acheter mon cheptel et mes
bâtiments. Si les cours ne se redressent pas rapidement je serai en
dépôt de bilan dans moins d'un an. »
80 % des
porcs élevés en France y sont aussi consommés, environ 20 % sont
exportés, souvent sous forme de salaisons et de charcuteries. Mais les
gros bassins de production d'Espagne, d'Allemagne et des Pays-Bas sont
aussi sur le marché français et la grande distribution sait faire jouer
la concurrence. En raison de la faiblesse du dollar par rapport à
l'euro, les exportations vers les pays tiers sont impossibles sans les
fameuses « restitutions » européennes. Sauf que la Commission de
Bruxelles ne veut plus en accorder, estimant que cela reviendrait à
« donner un mauvais signal au marché ».
La
production porcine européenne a toujours évolué de manière cyclique sur
fond de concurrence féroce et d'absence de régulation de l'offre. Quand
les prix sont élevés, les éleveurs ont tendance augmenter leur nombre
de truies en gestation. Il arrive un moment où l'offre dépasse la
demande. Les cours chutent alors très en dessous du prix de revient
pendant des mois. Les producteurs les moins solides financièrement sont
obligés d'arrêter.
éleveur depuis 20 ans à
Plouisy dans les Côtes-d'Armor, Thierry Thomas ne compte plus les crise
subies et suivies de « rémissions » plus ou moins durables. « Entre 5 %
et 10 % des élevages arrêtent de produire à chaque fois, mais le volume
global de la production bretonne ne diminue pas », note ce militant de
la Confédération paysanne travaillant sur 45 hectares avec 84 truies,
témoin des agrandissements permanents de certains élevages, notamment
ceux que détiennent les dirigeants issus du syndicat majoritaire, bien
placés à la tête des groupements de producteurs, des coopératives et
autres lieux de pouvoir dans la profession .
Il
reste que la crise actuelle présente un caractère inédit. A la baisse
cyclique des prix s'ajoute cette fois une hausse du prix des aliments
supérieure à 50 % sur un an. Et la grande distribution met la pression
sur les ateliers d'abattage et de découpe pour obtenir des prix bas et
financer des promotions. Les abatteurs reportent la difficulté sur les
éleveurs qui n'ont d'autres choix que de céder aux enchères
descendantes du marché au cadran ou de continuer de nourrir leurs
cochons.
« Dans mon syndicat, nous estimons que
les distributeurs s'offrent aujourd'hui des marges de 40 % sur la
viande fraîche, sauf sur les promotions qui sont aussi essentiellement
financées par les abatteurs, donc les éleveurs. Les promotions
produisent aussi leurs effets pervers. Le consommateur qui aura trouvé
des côtes de porc à 3 euros le kilo en promo rechignera ensuite
à payer cette viande à son juste prix,
autour
de 8 euros le kilo », note notre premier interlocuteur avant
d'ajouter :« Pour l'instant le Crédit agricole et le Crédit mutuel de
Bretagne me suivent en me prêtant de l'argent. Mais je viens
d'apprendre que dans le Finistère on compte déjà 120 éleveurs à qui les
banques refusent désormais tout crédit. » Cette crise dépasse toutes
les précédentes par sa brutalité. L'absence de stocks céréaliers voulue
par la Commission européenne ces dernières années, a ouvert les portes
à la spéculation. Mal payée aux éleveurs aujourd'hui, la viande porcine
sera peut-être très chère pour le consommateur dans moins de deux ans
quand une partie de la profession aura disparu.
Gérard Le Puill l' Huma du 12 / 12 / 07
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| jeudi 13 décembre 2007, a 07:45 |
| Un PS à géométrie variable complique . |


De gauche à droite, Jacques Michon, Éric Corbeaux et Alain Bruneel.
Élections municipales.. Un PS à géométrie variable complique
l'union à gauche
La volonté hégémonique d'un PS qui regarde de plus en plus
vers la droite, comme à Roubaix, bloque le processus
de rassemblement à gauche dans le Nord. Les communistes estiment au contraire qu'il y a urgence à s'unir face à la droite.
Le Parti socialiste souhaite-t-il
vraiment le rassemblement des forces de gauche lors des élections
municipales de mars prochain ? L'attitude de plusieurs de ses
représentants locaux, ainsi que les ambiguïtés cultivées par ses
responsables départementaux, dont le secrétaire fédéral, Gilles
Pargniaux, inquiètent leurs homologues du Parti communiste. En
plusieurs endroits, le PS ne cache pas son intention de ravir la place
de maire quand celle-ci est occupée par un communiste ou de minorer
(voire ignorer comme à Marcq-en-Barœul) la présence du PCF sur les
listes de gauche quand, dans d'autres, il ne lorgne pas carrément sur
la droite en privilégiant l'alliance avec le MODEM de François Bayrou.
« Face à une droite arrogante et dangereuse, nous pensons qu'il faut
lui opposer des digues locales. Il faut donc élire et réélire des
maires et des élus de gauche porteurs de projets ambitieux et
solidaires » affirme Éric Corbeaux, secrétaire de la fédération
communiste du Nord.
Le PCF reste la 3e force politique
du département
Or, au PS, on ne semble pas vraiment
sur la même longueur d'ondes. Ou du moins, il y a un hiatus entre un
discours volontiers rassembleur et des faits qui le sont nettement
moins, traduisant à la fois « une volonté hégémonique » et une dérive
social-libérale que des dirigeants socialistes aimeraient bien voir
validée par les électeurs en mars prochain. « Le PS a une stratégie à
géométrie variable. Quand ça l'arrange, il choisit l'alliance avec les
communistes, quand ça ne l'arrange pas, il provoque des primaires ou
s'allie avec le centre » regrette Jacques Michon, maire de Waziers et
président du groupe communiste au Conseil général du Nord. Éric
Corbeaux estime que la ligne de conduite à gauche doit-être la même
partout : renouvellement des accords de 2001 et rassemblement derrière
le maire sortant. Or, par exemple à Raismes, à Denain ou Haveluy, des
élus et responsables locaux s'apprêtent à organiser des primaires. À
Raismes, l'adjoint socialiste à la Culture Léo La Cancerella pourrait
accueillir sur sa liste un sympathisant du MODEM, ce qui, dans cette
cité ouvrière du Valenciennois, est une curieuse manière d'afficher une
identité de gauche. À Fourmies, Sin-le-Noble, Hérin, Prouvy,
Valenciennes ou Wasquehal, le PS pousse à la division, en revendiquant
un chef de file issu de ses rangs. Argument utilisé : le PCF serait en
perdition électorale. Ce que contestent les responsables communistes du
Nord, en rappelant que lors des dernières élections législatives, le
PCF a progressé en voix et en pourcentage et demeure la troisième force
politique du département
Le MODEM, c'est la droite
« À ce compte-là, nous pourrions
revendiquer la tête de liste dans toutes les communes de la 16e
circonscription » (où a été élu Jean-Jacques Candelier, NDLR) fait
remarquer Jacques Michon. L'autre motif d'inquiétude réside dans le
choix du PS déjà affiché à Roubaix de s'allier avec le MODEM. L'entente
entre le maire socialiste et le centriste Arnaud Verspieren laisse
craindre le pire à Eric Corbeaux. « Il faut que les électeurs sachent
pour qui et pour quoi ils votent. Bayrou et le MODEM, c'est la droite.
François Bayrou est d'ailleurs à la tête d'une liste opposée à celle du
rassemblement de la gauche. Le PS fait une grave erreur en portant son
regard sur la droite. Nous sommes dans le Nord, où la gauche a des
racines profondes. Alors que la fédération du Nord du PS est longtemps
apparue comme étant plus à gauche que le reste du parti, elle est
aujourd'hui la pointe avancée des rapprochements avec la droite ».
« Le PS trompe ses électeurs » renchérit Alain Bruneel, maire de
Lewarde et responsable de l'association des élus communistes et
républicains du Nord. « Il aurait mieux à faire que de s'attaquer aux
maires de gauche, à ceux qui résistent déjà à la droite ». Cette
attitude a pour conséquence de bloquer le processus d'accords à gauche,
« alors que nous devrions être déjà en ordre de bataille » estime Eric
Corbeaux. Des rencontres entre responsables départementaux socialistes
et communistes devaient se tenir ces jours-ci. Bruno CADEZ
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| mercredi 12 décembre 2007, a 23:02 |
| Des indics débarquent à Arras ( 62 ) ! |
Idée lancée à Douai en 2003 par Jacky Maréchal,
commissaire divisionnaire , la police nationale en partenariat avec la
communauté urbaine, recrute désormais des « citoyens -relais ».
Concrétement, les Arrageois sont cordialement invités
par la police à endosser, s'ils le souhaitent, ce nouveau statut. Leur
mission ? Signaler bénévolement aux autorités, en décrochant leur
téléphone, les délits, les incivilités ou même les situations suspectes
qui se déroulent dans leur quartier. Un moyen de " promouvoir l'esprit
civique des citoyens ", pour Jacky Maréchal. Plus clairement, un appel
à la délation, pur et simple !
Cette dérive fait froid dans le dos et rappelle une période très noire...
Quatre de ces indics patrouillent déjà les rues d'Arras
at cherchent à se faire connaître des commerçants. Malgré leurs allures
de « Tontons Flingueurs », il paraît qu'il se sont déjà fait sèchement
accueillir !
htttp ://pcfarras.over-blog.com
De : PCF Arras
mercredi 12 décembre 2007 |
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| mercredi 12 décembre 2007, a 22:31 |
| Affaire des auxiliaires de session du Parlement européen . |
Déclaration de Jacky Hénin
Jacky Hénin
Député au Parlement européen
Maire de Calais
11 décembre 2007
Le jeudi 6 décembre le Conseil de Prud'hommes de
Strasbourg a rendu justice aux auxiliaires de session du Parlement
européen en déclarant illicite leurs contrats d'intérims. C'est une
première victoire du droit des salariés contre l'arbitraire patronal du
Parlement européen.
Il faut maintenant que la Direction générale du
Parlement européen admette que nous vivons dans un Etat de droit. Il
faut qu'elle entende raison, et qu'elle crée les conditions de la
requalification des contrats des auxiliaires de session en CDI.
Car cette pitoyable affaire, qui n'est vraiment pas à
l'honneur du Parlement européen, a profondément abîmé l'image sociale
de l'Union européenne auprès de tous les citoyens des Etats membres.
Comment avoir la prétention d'incarner un modèle social
européen positif, lorsqu'on laisse la Direction générale du Parlement
piétiner en toute connaissance de cause le Code du travail, et employer
les pires méthodes d'intimidations et de harcèlements ?
Il faut que cela cesse et qu'enfin tous les salariés
travaillant pour le Parlement européen bénéficient d'un statut conforme
au droit du travail. Le Parlement ne doit plus être assimilé à un
repaire de « négriers » des temps modernes.
Les auxiliaires de session de Strasbourg peuvent compter sur ma solidarité active et vigilante.
Jacky Hénin
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| mercredi 12 décembre 2007, a 22:05 |
| Préparation du Conseil européen . |
Déclaration de Francis Würtz
Francis Würtz
Président du groupe GUE/NGL
12 décembre 2007
PE - Strasbourg 12/12/2007
Le prochain Conseil européen se tiendra dans la foulée
de la signature d'un nouveau traité, au lendemain d'un sommet Union
européenne - Afrique particulièrement marquant ; et aussi, ne
l'oublions pas trop vite, dans la première phase de mise en œuvre du
processus d'Annapolis.
Sur le traité, je pense l'Union commettrait une lourde
erreur de diagnostic si elle considérait que cet accord au sommet
marque le dépassement de la crise de confiance entre des pans entiers
de nos sociétés et les actuelles orientations économiques et sociales
de l'Union. Ce problème reste entier. Mieux vaudrait le reconnaitre et
se préparer à y répondre.
Un même sursaut de lucidité me semble nécessaire
concernant nos relations avec l'Afrique. Le Président de la Commission
de l'Union africaine, Alpha Konaré, a appelé l'Europe à rompre avec le
paternalisme. Il a souligné que l'Afrique “ne saurait être ni une
chasse gardée ni un nouveau territoire à conquérir”. Il a fustigé la
logique des “Accords de partenariat économique” “aux coûts dramatiques
pour les populations africaines”. Significativement, c'est pratiquement
le même jour que sept pays d'Amérique latine créaient la “Banque du
Sud” pour s'émanciper du FMI et “réduire les inégalités dans la
région”. Cette exigence générale, montante, d'un partenariat plus juste
et plus digne, il faut que l'Union en prenne la mesure, y compris dans
sa façon de traiter les migrants.
Enfin, le Proche Orient, apparemment absent de l'ordre
du jour du Conseil. Comment l'Union a-t-elle pu accepter, à Annapolis,
d'être complètement évincée de la structure chargée de suivre
l'application de la Feuille de route ? Va-t-elle assister passivement
aux violations de l'accord - comme ce fut le cas, la semaine dernière,
avec l'affaire de la colonie de Jérusalem-Est ?
D'une façon générale, quelle ambition avons-nous
réellement pour l'Europe et quels moyens nous donnons-nous pour la
faire vivre : voilà un thème de prédilection pour le prochain Conseil
européen.
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| mercredi 12 décembre 2007, a 21:10 |
| POUR UN REFERENDUM SUR LE TRAITE SARKOZY . |
Jean-Paul LECOQ, député de Seine-Maritime,
mardi 11 décembre 2007 – 2ème séance
Débat préalable sur le Conseil de l'Europe
Monsieur le Président, Mesdames et
Messieurs les Ministres, Mes Chers Collègues,
C'est donc ce jeudi 13 décembre que les
Chefs d'Etat et de gouvernement doivent signer le traité dit de Lisbonne.
Ce “traité” n'a de nouveau que les
apparences: en réalité c'est un clone difforme de feu le Traité constitutionnel
Européen. En fin connaisseur, Valéry Giscard d'Estaing l'a admis sans état d'âme:
“ dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité
constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes ”.
Le Président de la République a décidé que
le traité serait ratifié par le Parlement. Quelle justification à ce
contournement du vote populaire ? Parce qu'enfin, s'il y a nouveau traité,
c'est bien parce que les peuples français et néerlandais ont rejet
majoritairement le traité constitutionnel. Le refus de référendum et cette précipitation
dans la ratification annoncée ont quelque chose de suspect. Qu'y a-t-il donc
d'inavouable? Qui a peur du débat et du verdict populaire ?
Vous allez dire : le candidat l'avait
annoncé durant la campagne des présidentielles. Le président le fera. Depuis le
mois de juin c'est toujours votre réponse.
A vous entendre :
- l'électeur de Nicolas Sarkozy aurait voté
pour les cadeaux faramineux faits aux riches, pour les atteintes au droit de grève,
pour l'allongement de l'âge à la
retraite, pour les licenciements, les délocalisations, pour la livraison
des universités aux multinationales, pour le recul du droit d'asile,
- l'électeur de Nicolas Sarkozy aurait
voulu aussi les franchises médicales cette taxe sur les malades mais aussi la
future taxe sur les victimes, il voulait aussi la redevance télé pour les plus
pauvres et en plus… le traité ratifié par le Parlement…
Faut-il alors rappeler que plus d'un français
sur deux souhaite être consulté par référendum?
Le Président de la République est légitime
dans sa fonction. Il n'est ni propriétaire de la République, ni de la France,
ni de son peuple.
L'article 3 de la constitution nous
rappelle que la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par
ses représentants et par la voie du référendum.
Le président de la République ne peut se
substituer au peuple !
Nous-mêmes qui sommes la représentation
nationale, en avons-nous le droit ? Assurément non ! Pour exemple : dans la législature précédente,
alors que le Parlement avait voté à plus de 80% l'adoption du Traité de
Constitution Européenne, le peuple, lui, s'est prononcé contre.
Nous connaissons toutes et tous ici, dans
cet hémicycle, les raisons qui poussent le Président de la République à vouloir
ratifier le traité simplifié par le seul parlement.
Outre le déni de démocratie, il s'agit ni
plus ni moins que de poursuivre dans la voie qui nous a conduit aux impasses et
à la crise actuelle.
Au-delà des arrangements cosmétiques, on
retrouve l'ensemble des ingrédients libéraux du Traité constitutionnel :
- la fameuse “ concurrence libre et non
faussée ”, et qui n'épargne pas les services publics et qui pousse à la mise en
compétition des peuples sur la base du moins disant social et fiscal,
retraites, droit du travail…
- la toute puissance de la Commission
européenne,
- le statut intouchable de la Banque
Centrale Européenne. A ce propos, que sont devenus, mes chers collègues, les
grandes envolées indignées contre cette institution, et jusque sur les bancs du
gouvernement ?
Parlons démocratie. Revendiquer partout
dans le monde la démocratie, c'est juste ! Devons-nous renoncer à la faire
vivre ici en France, et en Europe ? La peur des peuples est bien mauvaise
conseillère. En quoi un référendum mettrait l'Europe en danger. Au
contraire !
Les non français et néerlandais au traité
constitutionnel en 2005 ne sont pas la cause de la crise, mais son expression.
Nous ne sommes pas seuls à le penser et à le dire. Encore faut-il en tirer les
conséquences. Sinon le risque est là d'aggraver plus encore le fossé entre les
opinions et l'Europe.
Nous, nous voulons nous attaquer à la
crise de confiance et de légitimité qui touche le projet européen. Il faut
entendre ce que disent les peuples, leurs inquiétudes, leurs attentes. Il faut
prendre en compte la nouveauté et le sérieux des problèmes posés à une Europe
qui change de nature avec l'élargissement, en passant d'une dizaine de membres à
27 et peut-être plus demain.
Il faut prendre en compte les défis soulevés
par les immenses besoins d'un développement fondé sur la promotion des êtres
humains, et la protection de la planète. Il faut prendre en compte qu'ils et
elle ne peuvent être soumis qu'aux impératifs des marchés financiers et aux
diktats de la banque centrale.
De quelle Europe unie avons-nous besoin
dans la mondialisation? pour quoi faire, au profit de qui ? Voilà les vraies
questions auxquelles il est urgent de répondre.
Ce “ traité simplifié ” n'y répond pas.
Pire, il légitime, au nom de la “ concurrence libre et non faussée ” la
poursuite des politiques qui ont été rejetées par le référendum.
Le temps est venu de rompre avec ces logiques
désastreuses et de travailler à un nouveau modèle européen de développement,
social, écologique, solidaire et de paix.
- une Europe de l'harmonisation sociale
par le haut s'opposant à la mise en concurrence des femmes, des hommes, des
jeunes, des retraités, face aux délocalisations, en développement toutes les
coopérations, en défendant notre potentiel industriel et agricole.
- une Europe qui propose une nouvelle ère
de progrès social, la promotion et le développement des services publics au
service d'une dynamique de protection de la planète.
- une Europe du développement des
connaissances et de la recherche.
- une Europe qui pose la primauté des
choix politiques face à la puissance des marchés financiers.
- une Europe des droits humains, ouverte
et accueillante et non pas une forteresse.
- une Europe émancipée de la tutelle américaine,
qui assure sa sécurité par une politique active de co-développement et de paix
avec tous les continents.
Alors, je l'affirme, la bataille pour
ouvrir une nouvelle perspective en Europe, pour changer ses politiques n'est
pas close. Au contraire, nous entrons dans une période d'intense débat sur
l'avenir de l'Europe, avec la présidence française en 2008 et le renouvellement
du parlement européen en 2009.
Toute perspective de changement en Europe
pose la question de l'implication populaire. C'est le sens de l'exigence d'une
consultation démocratique et que nous proposons, avec d'autres forces sociales
et politiques progressistes, pour tous
les pays de l'Union européenne.
En janvier 2008, en Congrès, le président
de la République va nous soumettre, à nous députés et aux sénateurs, une
modification constitutionnelle qui précédera l'adoption du traité.
Mes Chers Collègues, je le déclare
solennellement devant notre Assemblée :
NOUS, élus du peuple, avons la
responsabilité de faire prévaloir le droit du peuple à être consulté par voie référendaire
sur le contenu, la portée et les conséquences d'un texte qui va déterminer la
vie de millions de citoyens européens !
NOUS, élus du peuple, avons l'obligation
morale et politique que le texte soit approuvé ou rejeté par le peuple lui-même.
NOUS, élus du peuple, avons la
responsabilité de faire respecter le droit des citoyens français et l'une des
valeurs républicaines constitutionnelles des plus fondamentales : celle que “
la souveraineté nationale appartient au peuple ”.
En ce qui nous concerne nous, députés
communistes, nous refusons d'être les complices du libéralisme qui détruit la
vie des citoyens ? Nous refusons d'être les complices de la construction d'une
Europe contre les peuples ?
La démocratie doit être un but et le moyen
de construire l'Europe.
“Qui d'autre, dans une démocratie, peut
s'arroger le droit de remettre en cause le choix du peuple, si ce n'est le
peuple lui-même ? ”.
Les parlementaires attachés à la démocratie
où qu'ils soient assis dans cet hémicycle sauront s'unir pour faire respecter
la souveraineté du peuple français. |
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| mercredi 12 décembre 2007, a 16:39 |
| Taxation surprise ! |
Taxation surprise des hébergeurs internet après le rapport Olivennes : taxe ou chantage ?

Taxation surprise des hébergeurs internet après le rapport Olivennes : taxe ou chantage ?
mp3 | 12 décembre 2007 |
Le 23 novembre était signé à l'Elysée un accord entre
représentants des industries culturelles (cinéma, musique, télévision)
et des télécommunications. En présence du Chef de l'Etat : ici
Cet accord prévoyait que les plates-formes
d'hébergement et de partage de contenus (comme DailyMotion ou
GoogleYouTube généralisent “à court terme les techniques efficaces de
reconnaissance de contenus et de filtrage”.
Problème : les principaux concernés, DailyMotion et GoogleYouTube n'ont signé cet accord.
On vient d'apprendre qu'un amendement-surprise au
projet de loi de finances 2008 déposé et voté, à la sauvette, institue
une taxer de 2% sur les revenus publicitaires générés par les vidéos
diffusées sur le Web : ici
Difficile de ne pas voir un lien entre l'amendement-surprise et le refus des plates-formes de signer l'accord du 23 novembre.
Si cette hypothèse devait se vérifier, cela signifie
que la législation fiscale est détournée de ses fins pour devenir un
instrument de chantage et faire rentrer dans le rang des entreprises
récalcitrantes...
Le 23 novembre, Nicolas Sarkozy n'avait pas caché son
impatience de voir l'accord concocté par Denis Olivennes mis en œuvre.
Avant six mois. "Je vous propose que l'on se retrouve dans six mois, au
même endroit [au palais de l'Elysée], pour tirer le bilan de six mois
d'application de ces nouvelles normes. En prenant un engagement devant
vous : si cela marche, on continue comme cela, si cela ne marche pas
suffisamment bien, on prendra les mesures pour obtenir des
résultats. ». Coûte que coûte ?
Décidément, le libéralisme autoritaire de Nicolas Sarlozy est de moins en moins libéral et de plus en plus autoritaire.
Via Maurice Ronai : ici
- http://www.betapolitique.fr/Taxatio...
De : lolita
mercredi 12 décembre 2007 |
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| mercredi 12 décembre 2007, a 16:11 |
| Les méfaits du dogme de la ( modération salariale ) |
Commission européenne . Après le président de la Banque centrale européenne,
c'est Bruxelles qui exhorte les salariés à mettre en veilleuse leurs revendications salariales.
La
« stabilité des prix », pierre angulaire de la politique économique et
monétaire européenne, inscrite dans le traité européen de Lisbonne
comme l'un des objectifs de l'Union (article 3-3 du traité sur l'Union
européenne), a un coût très concret pour les travailleurs : la
« modération salariale ». Au nom de ce principe, le commissaire
européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, a mis
en garde hier, lors d'une conférence de presse à Madrid, contre toute
hausse des rémunérations, source potentielle, selon lui, d'inflation,
de ralentissement de la croissance et de hausse du chômage. Augmenter
les salaires pour maintenir le pouvoir d'achat dans un contexte
d'inflation lié à la hausse des prix des matières premières, au premier
rang desquelles le pétrole, entraînerait, selon le commissaire
européen, des « effets de second tour », c'est-à-dire une nouvelle
hausse des prix. Alors que l'inflation atteint, dans la zone euro, son
niveau le plus haut depuis six ans et demi, avec une hausse de 3 % en
novembre, la Commission européenne table sur un taux de 2,1 % en 2008.
La Banque centrale européenne, elle, estime que ce taux pourrait
atteindre l'an prochain 2,5 %. Des estimations qui restent tributaires
de « l'impact des chocs externes » comme le prix du baril et celui des
aliments, a précisé le commissaire européen. Si les employeurs devaient
lâcher du lest sur les salaires, a-t-il prévenu, cela pourrait se
traduire par « une situation de stagflation », avec un ralentissement
de la croissance doublé d'une accélération de l'inflation. Une
démonstration supposée contenir la montée des revendications salariales
dans toute l'Europe, qui fait écho à celle de Jean-Claude Trichet la
semaine dernière. S'inquiétant, jeudi dernier, lors d'une conférence de
presse à l'issue de la réunion du conseil de politique monétaire, des
« risques inflationnistes » qui guettent selon lui la zone euro, le
président de la BCE a jugé « absolument décisif » que les syndicats
mettent en veilleuse leurs revendications salariales.
Gardienne de la seule
« stabilité
des prix », au détriment de la croissance et de l'emploi, la BCE a
décidé, le même jour, de maintenir son principal taux directeur à 4 %,
après avoir relevé ses taux à huit reprises depuis décembre 2005. Des
décisions préjudiciables à l'économie de la zone euro, confrontée au
bas niveau du dollar. Transfert par les États-Unis d'une partie des
effets de la crise des subprimes sur l'Europe, exportations plombées,
menaces de délocalisations en zone dollar : plus que les revendications
salariales, c'est bien le dogmatisme de la politique monétaire définie
à Francfort qui fait aujourd'hui de l'Europe l'une des lanternes rouges
de la croissance mondiale.
Rosa Moussaoui l' Huma du 11 / 12 / 07
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| mercredi 12 décembre 2007, a 09:11 |
| Olmert renie sa propre parole . |
Proche-Orient
. La décision d'Israël de construire de nouveaux logements pour les
colons juifs à Jérusalem-Est remet en cause les obligations de la
conférence d'Annapolis.
Il n'aura pas fallu longtemps pour que les
déclarations optimistes faites au lendemain de la conférence
d'Annapolis ne soient rayées d'un trait de plume par Israël. Tel-Aviv
vient d'annoncer le lancement d'un appel d'offres pour la construction
de 300 nouveaux logements et d'autres unités dans un quartier de
Jérusalem-Est, connu sous le nom de Har Homa chez les Juifs et d'Abou
Ghnaïm chez les Palestiniens.
les pressions américaines
Comme tout le monde l'avait compris en novembre aux États-Unis,
Israéliens et Palestiniens s'engageaient à respecter les obligations
faites par la feuille de route. Ce qui, pour Israël, signifie le gel de
toute construction dans les colonies. C'est d'autant plus nécessaire
qu'on ne voit pas comment les deux parties pourraient négocier un
statut final si les conditions sur le terrain sont régulièrement
remises en cause par l'occupant. Le président américain, George W.
Bush, avait mis tout son poids dans la balance, annonçant que le
nouveau processus se faisait sous son contrôle direct. Une façon de
faire savoir à l'Union européenne, à la Russie et à l'ONU, elles aussi
normalement garantes de l'application de la feuille de route, qu'elles
comptaient pour quantité négligeable, tout du moins pour la dimension
politique du dossier (Paris accueillera le 17 décembre une conférence
de donateurs en vue d'alléger les difficultés économiques des
Palestiniens, difficultés dues… à l'occupation).
La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, a bien reproché
vendredi à Israël de projeter la construction de ces nouveaux logements
à Jérusalem-Est, initiative que les Palestiniens jugent de nature à
torpiller les pourparlers de paix lancés à Annapolis. « Il ne devrait
rien y avoir qui puisse préjuger des négociations sur le statut
définitif » des territoires, a-t-elle dit. « C'est d'autant plus
important maintenant que nous sommes à la veille de l'ouverture des
négociations. […] Nous en sommes à un moment où l'objectif est de
renforcer au maximum la confiance avec les parties en présence et cela
n'y contribue pas. » Le secrétaire général des Nations unies, Ban
Ki-moon, a déclaré pour sa part : « Cet appel d'offres, si peu de temps
après la conférence d'Annapolis sur la paix au Proche-Orient, n'est pas
constructif. » D'autant moins constructif que le statut de Jérusalem
est particulièrement important et controversé. La partie ouest a été
prise par Israël dès sa création, alors que même le plan de partage de
l'ONU prévoyait un statut particulier. Quant à la partie est, elle a
été occupée à l'issue de la guerre des Six-Jours, en 1967 et, depuis,
annexée à Israël qui en a fait sa capitale. Un état de fait qu'aucun
pays ne reconnaît, pas même les États-Unis. Pour preuve, les ambassades
se trouvent à Tel-Aviv et non pas à Jérusalem.
6 500 logements à Jérusalem-Est .
Il en faut plus pour déstabiliser Israël. En 1997, déjà, au lendemain
de l'accord passé à Hébron (sud de la Cisjordanie) et des efforts
entrepris pour relancer le processus de paix, les Israéliens avaient
annoncé la construction de 6 500 logements dans la partie sud de
Jérusalem-Est. Ce qui était vécu comme la volonté de couper Jérusalem
du reste de la Cisjordanie. À l'époque, le maire était un certain Ehud
Olmert. Comme le rappelle un éditorialiste du quotidien israélien
Haaretz, les protestations n'avaient rien donné jusqu'à ce que tout le
monde oublie l'affaire et que les logements soient construits ! Ce qui
n'a fait que renforcer le Hamas, côté palestinien.
Le porte-parole du premier ministre israélien a souligné que l'appel
d'offres pour les constructions de Har Homa s'inscrivait dans le cadre
d'un programme étalé sur sept ans. Il a même réaffirmé que le secteur
ne relevait pas de la feuille de route parce qu'Israël avait annexé ces
terrains, conquis et occupés avec le reste des territoires palestiniens
en 1967 ! Pour semer un peu plus la confusion, le vice-premier ministre
israélien Haim Ramon, très proche d'Ehoud Olmert, a déclaré qu'Israël
conserverait tous les quartiers juifs de Jérusalem, tout en abandonnant
le contrôle des zones peuplées d'Arabes à l'Autorité palestinienne. Le
ministre palestinien des Affaires étrangères, Riad Malki, a dénoncé ces
propos, accusant Israël de faire preuve de mauvaise foi avant même le
début des discussions sur ce sujet très sensible. Nabil Abou Rdainah,
proche collaborateur d'Abbas, estime que « les implantations font
obstacle aux négociations et au processus de paix. Elles affaiblissent
la confiance entre Israéliens et Palestiniens ». À Annapolis, interrogé
par l'Humanité pour savoir quand Israël allait appliquer les
résolutions de l'ONU, le ministre français des Affaires étrangères,
Bernard Kouchner, a répondu que cela allait faire partie des
discussions. En réalité la question est désormais : comment forcer
Israël à se conforter au droit international et à ses propres
engagements. Rama Yade a peut-être une solution, elle qu'on a peu
entendu alors qu'hier se trouvait à Paris un ancien chef d'état-major
israélien, Moshe Yaalon, nommé par Sharon, et qui a sévi dans les
territoires palestiniens de 2002 à 2005, avec tout le respect des
droits de l'homme dont est capable une armée d'occupation.
Pierre Barbancey
l' Huma du 11 / 12 / 07
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| mercredi 12 décembre 2007, a 08:43 |
| La croisade ultralibérale du FMI . |
Économie
. Les conclusions sur la France de la mission du Fonds monétaire
international (FMI), aujourd'hui dirigé par Dominique Strauss-Kahn,
sont un panégyrique de la politique de Sarkozy.
Le FMI, qui a aujourd'hui à sa tête le socialiste
Dominique Strauss-Kahn, se félicite, dans les conclusions de son
rapport de mission sur la France, parues vendredi, de « l'élection d'un
nouveau président et la nomination d'un gouvernement ouvertement
réformateur offrant à la France l'occasion historique de renouer avec
une croissance soutenue ». Les vingt points abordés dans le texte
égrènent stoïquement les recettes libérales défendues par
l'institution, avec l'assurance que ne saurait pourtant lui conférer un
système économique pas encore remis du séisme qu'a provoqué, sur le
marché mondial, la crise des « subprimes » survenue l'été dernier.
Jugeant « les priorités et la méthode du gouvernement, en matière de
réformes, appropriées », le rapport salue au passage « la décision de
ne pas accorder de coup de pouce au SMIC en 2007 » et suggère « qu'elle
soit pérennisée ». À cet égard le FMI voudrait la création d'une
« commission indépendante » capable de « sensibiliser à l'impact d'un
salaire minimum élevé sur le chômage et les finances publiques ».
L'institution dirigée par Dominique Strauss-Kahn s'interroge aussi
sur les négociations en cours concernant le Code du travail,
considérant qu'« une véritable rupture avec le passé et une
amélioration réelle du fonctionnement du marché du travail nécessitent
d'amender les dispositions juridiques régissant actuellement le
licenciement économique, de manière à faciliter les ajustements de
main-d'oeuvre sans passer par la solution, coûteuse, du licenciement
individuel ».
Tout pour « libérer » le marché
Le texte se fait ensuite un panégyrique de la politique de Nicolas
Sarkozy, « louant » l'assouplissement des 35 heures « car il permet aux
entreprises de bénéficier d'une plus grande souplesse et de réduire
leurs coûts salariaux indirects », « appréciant (…) à sa juste valeur
le message que le paquet fiscal entend transmettre », ou, concernant la
fusion ANPE-ASSEDIC, « se félicitant (…) que les autorités aient à
nouveau placé le retour à l'emploi des chômeurs au coeur de leurs
priorités, en proposant aux demandeurs d'emploi un accompagnement plus
personnalisé assuré par une structure unique ».
Les obsessions de la vieille institution ne changent guère :
accroissement de la concurrence, dérégulation et réduction drastique
des dépenses de l'État, le tout pour « libérer » le marché. Favorable,
dans le cadre de la réforme des retraites de 2008, à l'allongement de
la durée de cotisation, le FMI précise même que « le degré de fermeté
dont fait preuve le gouvernement sur l'allongement similaire de la
durée de cotisation des régimes spéciaux s'avérera déterminant ».
S'il prône, en matière de santé et de protection sociale, une
extension du recours aux franchises, le Fonds monétaire s'oppose à la
création d'une cinquième branche « dépendance », jugeant que « les
mécanismes d'assurance individuelle privée devraient jouer ici le
premier rôle ».
300 LICENCIEMENTS PREVUS AU FMI .
Système financier, politique économique, droit du travail, finances
publiques, politique budgétaire et protection sociale, tous les sujets
sont abordés avec pour seul fil conducteur la capacité à « accroître la
concurrence et le bien-être des consommateurs ». Sans se soucier des
conséquences sociales de ses préconisations, dont le respect est, pour
certains pays, le passage obligé pour obtenir les fonds nécessaires à
leur survie, le FMI continue de relayer sans sourciller les intérêts
des puissances financières.
Il reste que les 300 prochaines victimes du plan de licenciement
prévu par Dominique Strauss Khan, au sein du FMI, pourront démentir
l'idée selon laquelle l'arrivée d'un
socialiste à la tête de l'institution ne changerait rien…
l' Huma du 11 / 12 / 07
Frédéric Durand
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| mercredi 12 décembre 2007, a 07:52 |
| C.G.T CHEMINOTS : Lettre à Jean Louis Borloo . |
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lettre à Jean Louis BORLOO - lignes ferroviaires LAPEYROUSSE VOLVIC MONTLUCON EYGURANCE (11/12/2007) |
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Monsieur Le Ministre d'Etat,
Par ce courrier, je tiens à vous assurer de l'intérêt et de toute
l'attention que porte la Fédération CGT des cheminots sur l'avenir des
lignes ferroviaires LAPEYROUSE -VOLVIC ET MONTLUÇON- EYGURANDE.
Vos
services ne sont pas sans savoir, que les Directions de RFF et de la
SNCF, ont décidé de suspendre l'exploitation de ces lignes tant fret
que voyageurs à compter du changement de service de décembre 2007 soit
le 9 décembre 2007.
Cette décision va entraîner la suppression de nombreuses
circulations voyageurs, situation qui va détériorer considérablement
les conditions de transport des usagers TER puisqu'il est prévu de
remplacer des trains par plus de services routiers de substitution.
De même pour le fret, le chargeur Aubert& Duval sur la ligne
VOLVIC – LAPEYROUSE va se trouver dans une situation difficile pour
régler ses contraintes et besoins de transport.
Alors que lors du Grenelle de l'Environnement, vous avez décidé, en
lien avec les exigences du Président de la République, de considérer
comme objectif prioritaire une nouvelle politique de transports, tant
fret que voyageurs, favorisant les solutions écologiques, vous
conviendrez, avec moi, qu'une telle suspension tourne le dos à cet
objectif et ne peut être en aucun cas définitive.
Si cette décision de suspendre les circulations sur ces lignes est
explicitée aujourd'hui pour des questions de sécurité, j'affirme que
cette situation trouve sa genèse dans le désengagement de l'Etat et de
RFF de ces dernières années et je ne peux admettre qu'aucun engagement
de régénération rapide de ces lignes n'est d'ores et déjà été pris.
Je vous demande donc, par l'intermédiaire de ce courrier,
d'organiser dans les meilleurs délais la tenue d'une Table Ronde Etat,
SNCF, RFF, Conseils Régionaux, Organisations Syndicales et Associations
d'Usagers pour acter des engagements concrets sur ces lignes afin que
rapidement les trafics ferroviaires puissent reprendre.
En attendant de vous lire, veuillez agréer, Monsieur Le Ministre d' Etat, l'expression de mes sentiments respectueux.
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| mardi 11 décembre 2007, a 22:24 |
| Visite Kadhafi . |
Actions des Députés et Sénateurs Communistes
Mardi 11 Décembre 2007 - 17:37
Le rôle international de la France doit s'appuyer sur l'expression de
références éthiques et politiques conforme aux valeurs de la
République. Les députés PCF, PS, PRG et Verts ont boycotté la cérémonie

Mouammar Kadhafi et Bernard Accoyer (Président UMP de l'Assemblée)
La venue de Mouammar Khadafi en France suscite une indignation légitime
car, si la France se doit d'entretenir des relations avec ce pays comme
avec tous les autres Etats d'Afrique, elle ne peut apporter caution à
un homme et à son régime qui méprisent avec tant de cynisme les droits
humains fondamentaux et les pratiques les plus élémentaires de l' Etat
de droit : mauvais traitements, emprisonnements arbitraires,
enfermement de femmes et de jeunes filles dans des centres dits de «
réhabilitation sociale », arrestations et retours forcés de migrants,
répression brutale et meurtrière contre des manifestations,
restrictions sévères du pluralisme politique et de la presse...
La véritable prise en otage des
infirmières bulgares et du médecin palestinien n'est pas la seule
triste illustration de cette réalité. Les autorités françaises, sur
cette question, se doivent de faire toute la transparence quant aux
engagements pris par notre pays et en particulier par le Président de
la République, dans le domaine des armements et du nucléaire. La
Commission d'enquête de l'Assemblée nationale demandée notamment par
Alain Bocquet et les députés communistes doit rendre publiques toutes
les informations sur le véritable contenu des accords passés et sur les
conséquences qui peuvent en découler.
La visite de Khadafi à Paris rappelle
aussi la responsabilité assumée par le régime de ce dernier dans
plusieurs attentats très meurtriers à la fin des années 80. Pourtant le
chef libyen, le week-end dernier à Lisbonne, a légitimé le terrorisme
devant le sommet euro-africain.
Il est consternant de constater que
bien des dirigeants occidentaux et en particulier, aujourd'hui,
français, « oublient » les valeurs auxquelles ils se réfèrent puisque
le « Guide de la Révolution libyenne » a normalisé ses relations avec
Washington et s'ouvre aux investissements du monde capitaliste.
Vis-à-vis de la Libye comme de la Tunisie, les intérêts et les profits
passent avant le respect de ces valeurs et de l'exigence démocratique.
Le Parti communiste français condamne
cette dérive qui caractérise la nouvelle politique étrangère mise en
place par Nicolas Sarkozy dans le prolongement des politiques
précédentes. L'affirmation d'un grand rôle international de la France
doit s'appuyer sur l'expression claire de références éthiques et
politiques positives conformes aux valeurs de la République et à celles
de la Charte des Nations Unies.
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| mardi 11 décembre 2007, a 21:46 |
| HLM : Sarkozy veut créer des ghettos de pauvres . |

Nicolas
Sarkozy annonce que chaque locataire d'un HLM se verra réexaminer sa
situation tous les 3 ans pour évaluer le bien fondé de sa situation
d'occupant. Cette suspicion envers les locataires d'HLM est indigne !
Fidèle à sa méthode qui consiste à opposer une partie
des français contre les autres, le Président de la République tente de
faire passer les locataires d'HLM pour d'infâmes profiteurs face aux
1,5 millions de ménages en attente d'une hypothétique attribution.
La
manœuvre est grossière pour tenter de dédouaner une absence de volonté
gouvernementale de plus en plus flagrante à résoudre le problème des
français. Le pouvoir d'achat malgré les promesses présidentielles est
en berne ; la part du budget des familles consacrée au logement
croissant de manière exponentielle.
Moins de gens sur les listes d'attente de logement,
cela passe par une relance d'une politique d'état ambitieuse et des
constructions massives de logements sociaux. Avec les mesures de
Nicolas Sarkozy, on nage en pleine hypocrisie. Il n'a qu'un objectif :
exclure de l'accès au logement social l'immense majorité des salariés,
au risque de fabriquer de véritables ghettos de pauvres.
Son bilan en matière de logement social parle pour lui.
En tant que maire de Neuilly, son taux de logement sociaux était un des
plus bas de France : 3%. C'est dire le peu de considération qu'il a
pour le logement social.
Olivier Dartigolles porte-parole du PCF
Parti communiste français
Paris, le 11 décembre 2007 |
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| mardi 11 décembre 2007, a 16:26 |
| Ascométal veut supprimer 200 emplois . |
Sidérurgie . La vallée du Grésivaudan mobilisée pour l'emploi.
Grenoble (Isère),
correspondance particulière.
Ils seront tous là, mardi 11, à 10 h 30, pour défendre leurs
emplois, devant le site de l'usine du Cheylas dans l'Isère. Filiale du
groupe italien Lucchini, dont le géant russe de l'acier Severstal est
actionnaire majoritaire, le groupe métallurgique français Ascométal
possède une aciérie et un laminoir dans la vallée iséroise du
Grésivaudan. Depuis qu'il a décidé de supprimer près de 200 emplois en
moins de deux ans, la révolte gronde et s'amplifie. Aujourd'hui, dans
le site de production, qui emploie environ 500 personnes,
l'incompréhension est totale, d'autant que les volumes de production
devraient augmenter de 300 000 tonnes d'ici à 2010.
La direction tente de justifier la fermeture partielle de l'usine
par des raisons d'augmentation de sa compétitivité, et cherche à
présenter une compensation par un redéploiement avec un fort
investissement sur ses usines des Bouches-du-Rhône, de Moselle et du
Nord. Mais il en faudra beaucoup plus pour faire taire des salariés,
qui n'en peuvent plus d'être considérés comme des variables
d'ajustement. « Il est inacceptable d'admettre une fermeture alors
qu'on fait gagner beaucoup d'argent aux actionnaires », expliquent-ils.
Marie-Héléne Léon
l Huma du 10 / 12 / 07
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| mardi 11 décembre 2007, a 12:26 |
| A LIRE DE SUITE ! |
Merci Domik27 et le COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS GREVISTES pour un
peu d'intelligence au milieu d'un tas de clichés dictés par les médias
vendus (au sens propre du terme) aux grands groupes capitalistes.
Vendus au sens propre du terme, par exemple : TFI-Bouygues,
Libé-Rotschild, le Figaro-Dassault, Le Point-Groupe Pinault, La
tribune-Bernard Arnault, etc., etc.
Pourquoi on veut casser les régimes de retraite? Parce que tous ces
groupes capitalistes préfèrent la retraite par capitalisation (qui leur
rapporte de l'argent, en tout cas ne leur en coûte pas...). Pourquoi on
fustige la soi-disant paresse des fonctionnaires et assimilés et la
soi-disant inefficacité des services publics : pour mieux privatiser et
se sucrer au passage.
J'ai travaillé aux USA et en Grande-Bretagne et je peux témoigner de ce
que veut faire M. Sarkozy (l'ami intime des Bouygues, des Arnault, des
Pinaults, de M. Lagardère...) : ce qu'ont fait avant lui Reagan et
Thatcher. L'exemple qui suit n'est que l'illustration de nombreux
exemples :
En Grande Bretagne, en 1979, Madame Thatcher voulait privatiser le
train mais elle n'y arrivait pas. Le service ne marchait pas si bien
qu'en France mais c'était correct. Les cheminots, entre autres, se
battaient comme ils pouvaient pour sauvegarder le peu qu'ils avaient
(des "privilégiés" les cheminots!... pff débile! et ce sont des
milliardaires qui disent ça en plus!). Madame Thatcher a alors trouvé
une idée qui est maintenant appliquée chez nous : on coupe les vivre.
Plus d'investissement pendant plus de 10 ans, réduction de personnel au
titre d'hypothétiques "gains de productivité", rognage sur les budgets
d'entretien, etc. Début des années 90, à force de ne plus mettre les
moyens nécessaires, John Major a hérité d'un British Rail (la SNCF
locale) exsangue et qui ne marchais plus. Il a pu privatiser comme il
voulait, tout le monde était d'accord.
Résultat plus de 15 ans plus tard : les trains britanniques n'ont
jamais été aussi en retard (si vous croyez que quelques jours de grèves
par-ci par-là, qui ont été divisés par 10 en France depuis 10 ans
d'ailleurs, sont une galère, essayez de prendre le train entre Exeter
et Bristol… sans grève, c'est pire), la sécurité n'a jamais été aussi
compromise (4 déraillements mortels la dernière année où j'y étais,
dont une grosse catastrophe, tous imputables au mauvais état du
réseau), le billet est plutôt plus cher, cela coûte grosso modo autant
au contribuable et... seule une des environ 30 compagnies privées
gestionnaires ne faisait pas de bénéfices.
Ce petit exercice pratique de privatisation peut se décliner dans plein
de domaine : vous faites exprès de gérer mal, le service public
dysfonctionne, vous en imputez la faute à ces fainéants de
fonctionnaires et à "l'archaïsme" de la gestion publique, vous
privatisez, et vos copains récupèrent le magot.
En France, la machine est en route depuis les années 80, avec un peu de
retard par rapport à d'autres pays (grâce à Mitterrand??) : la poste,
la sécu (gros gâteau pour les assureurs), l'université, l'entretien
routier, le transport maritime, l'électricité, et ... les retraites.
Pour que ses amis assureurs puissent profiter du gâteau financier des
retraites, Sarkozy s'en prend d'abord aux plus vulnérables : ceux qui
ont des régimes spéciaux, en les taxant de privilégiés. Depuis 1995, la
propagande ultra libérale a fait son chemin. Si ce dernier verrou
saute, Sarko aura un boulevard pour s'attaquer ensuite : aux retraites
des fonctionnaires, puis aux statuts protecteur des cheminots, puis à
celui des fonctionnaires... puis aux retraites du privé, puis au code
du travail (c'est bien entamé déjà). Mesdames et messieurs du privé qui
vous plaignez d'être un peu plus mal traités que les cheminots, quand
les cheminots seront alignés sur vous, attendez vous à être encore plus
mal traités... mais vous n'aurez plus de cheminots pour vous aider à
protester...
PS : autres points de désinformation habituels :
- la représentativité des syndicats est soi-disant faible : dans mon ex
boite (un organisme public), très peu de syndiqués (moins de 5%) mais
85% de participation aux élections des délégués du personnel : y a-t-il
un seul de nos député aussi bien élu?
- le privilège des régimes spéciaux : quand j'étais fonctionnaire (je
suis maintenant en disponibilité sur un contrat privé) ma retraite
était calculée sur les xx meilleures années, soit beaucoup plus
favorablement que dans le privé mais... avec un base de seulement 60%
des revenus pour lesquels je cotisais. Cherchez l'erreur...
- les fonctionnaires gagnent plus : faux la plupart du temps. Je suis
resté dans la fonction publique par attachement au service public, en
refusant d'aller gagner plus dans le privé. J'en ai eu marre, à force,
de gagner moins, en étant pointé du doigt et tout ça dans un contexte
de démantèlement du service public. Beaucoup de fonctionnaires quittent
la fonction publique, vous croyez qu'ils sont maso? En général les
médias donnent le salaire moyen des salariés du privé qui est plus bas
que celui de la fonction publique. C'est l'archétype le plus grossier
de manipulation des chiffres : il y a beaucoup plus d'emplois qualifiés
dans la fonction publique, d'où la différence. Quand on compare à
responsabilité et compétence égale, les choses sont beaucoup plus
contrastées.
Cyrille, ex-fonctionnaire, solidaire avec les cheminots et les autres "privilégiés" en lutte Ecrit par : Cyrille | 11.12.2007 |
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| mardi 11 décembre 2007, a 10:40 |
| 53% des Français opposés au travail le dimanche . |
social - économie
La
très grande majorité des Français sont opposés au travail le dimanche,
selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche (JDD) paru hier. À la
question, « vous, personnellement, seriez-vous prêt à travailler le
dimanche ? », 53 % des personnes interrogées ont répondu « non »,
contre 26 % qui sont pour, 21 % des sondés travaillant déjà tous ou
certains dimanches dans l'année . Concernant le choix du travail le
dimanche afin de gagner plus d'argent, 59 % des personnes interrogées
sont prêtes à y renoncer contre 41 % qui se disent favorables à se
priver partiellement d'un week-end. |
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| mardi 11 décembre 2007, a 10:18 |
| C.G.T : EDF / GDF . |
Gaz et électricité : la CGT demande le maintien, au-delà de 2010, des tarifs réglementés...

Gaz et électricité :
La CGT demande le maintien, au-delà de 2010, des tarifs réglementés et exige la transparence sur leur calcul
La loi portant sur les tarifs réglementés du gaz et de
l'électricité sera débattue le 11 décembre à l'Assemblée nationale.
Elle permet aux usagers de conserver le bénéfice des tarifs réglementés
en cas de déménagement ou d'installation dans un nouveau logement.
C'est une disposition dont la CGT se félicite.
Par contre, il est précisé que ce dispositif
disparaîtra en 2010, ce qui entraînerait l'extinction progressive et
rapide du principe même des tarifs.
La CGT estime qu'il n'y a aucune raison de limiter le
dispositif dans le temps et rappelle que, même aux Etats Unis où la
déréglementation sévit depuis une vingtaine d'années, un grand nombre
d'Etats ont réintroduit les tarifs publics réglementés, allant jusqu'à
voter des lois imposant aux opérateurs de rembourser les différences
aux consommateurs. La CGT demande en conséquence que la mention de date
limite soit supprimée du projet de loi.
La CGT condamne les prises de position de la CRE qui
plaide pour la fin des tarifs réglementés et soutient la concurrence
quitte à ce qu'elle se traduise par une hausse des prix, alors que sa
mission est avant tout de défendre l'intérêt des consommateurs.
Le maintien des tarifs réglementés doit s'accompagner
d'un mode de fixation de ces tarifs transparent, notamment sur la
formule tarifaire et les coûts moyens d'approvisionnement. L'actuelle
polémique autour de l'évolution des tarifs du gaz au 1er janvier 2008
est un exemple de l'opacité qui règne aujourd'hui.
Gaz de France souhaiterait demander entre 5 et 10%
d'augmentation. L'entreprise la justifie par une hausse des coûts
d'approvisionnement et un manque à gagner qui date de 2004. Ce n'est
pas vrai. : premièrement les prix du pétrole baissent, en euros ;
deuxièmement, le Groupe n'a jamais fait autant de bénéfices que durant
les années du prétendu « manque à gagner ».
La CGT dénonce le fait que, depuis fin 2004, les prix
du gaz ont augmenté de 33% alors que dans le même temps les bénéfices
de GDF doublaient et les dividendes étaient multipliés par 2,5.
De : La CGT
mardi 11 décembre 2007 |
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| mardi 11 décembre 2007, a 07:04 |
| Mesure d'expultion de ressortissants Kurdes . |
Mesure d'expulsion de ressortissants kurdes :
Intervention de Joël Dutto auprès du Préfet
Joël Dutto
Conseiller général des Bouches du Rhône
Président du groupe communiste
6 décembre 2007 M. le Préfet de la Région PACA
Préfet des Bouches du Rhône
Place Félix Baret
13006 MARSEILLE
Monsieur le Préfet,
Je viens d'apprendre par les militants du réseau
Education sans Frontières de la Ligue des Droits de l'Homme et autres
organisations de défense des droits de l'homme, que serait prévue
l'expulsion collective de plus d'une dizaine de Kurdes dont Monsieur
TASTAN, père de famille, qui comme les autres ressortissants d'origine
kurde, risque en Turquie des peines de prison au regard de leur
sympathie supposée avec le PKK.
Je vous demande avec insistance de suspendre la procédure d'expulsion.
En effet, pour en avoir été témoin à l'occasion de
différentes missions en Turquie et notamment dans la région d'Anatolie
du Sud-Est, je peux témoigner qu'aujourd'hui encore et plus que jamais,
dans un climat de nationalisme exacerbé, les Kurdes font l'objet d'une
répression impitoyable.
Tous, sans exception, du simple citoyen à
l'intellectuel, l'homme d'affaire ou l'élu, sont poursuivis pour
séparatisme chaque fois qu'ils revendiquent leur identité kurde.
Les bombardements journaliers de l'armée turque dans le
Nord de l'Irak témoigne de cet acharnement à ne pas vouloir régler
politiquement et pacifiquement la question kurde.
Monsieur le Préfet, avec le respect que je dois à un
représentant de la République, je ne peux néanmoins ne pas vous dire
que vous seriez complice d'un acte assimilé à non assistance à personne
en danger si vous mainteniez l'expulsion des personnes concernées.
Je vous renouvelle avec force la demande de suspension de la procédure d'expulsion.
Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de ma considération distinguée.
Joël DUTTO |
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| lundi 10 décembre 2007, a 23:09 |
| Arrivée en France du colonel Kadhafi . |
Déclaration d'Alain Bocquet Député de Nord, porte-Parole des députés
communistes et Républicains. Quand Rama Yade (secrétaire d'Etat aux
droits de l'Homme) serrait la main de Kadhafi: les convictions de l'UMP
s'arrêtent au portefeuille
"L'arrivée en France du colonel Kadhafi sur invitation du Président de
la République, suscite de nombreuses parts, les plus légitimes
indignations et réprobations. Toute honte bue, Nicolas Sarkozy déroule
le tapis rouge au dictateur libyen avec comme unique dessein, « les
eaux glacées du calcul égoïste » des profits financiers de certains
grands groupes du CAC 40, dont quelques marchands d'armes bien en cour.
On n'hésite pas pour la circonstance, à
faire passer à la trappe nos valeurs républicaines de Liberté,
d'Egalité et de Fraternité, le jour même où l'on célèbre les Droits de
l'Homme. Cela fait plus que désordre ; c'est une insulte à la
Démocratie française.
Les député(e)s communistes et
républicains qui condamnent fermement cette initiative de Nicolas
Sarkozy, et la réception prévue à l'Assemblée nationale, réclament une
éthique de la diplomatie française, et une politique de coopérations
internationales fondée sur l'amitié et la fraternité des peuples, pour
l'émancipation des valeurs humaines plutôt que des valeurs boursières."
Quand Rama Yade serrait la main de Kadhafi
Le 25 juillet dernier Nicolas Sarkozy, en compagnie de Rama Yade et
Bernard Kouchner, se rendait à Tripoli, au lendemain de la libération
des infirmières bulgares, pour rencontrer le président Mouammar
Kadhafi.
La secrétaire d'Etat aux droits de
l'Homme n'avait alors pas hésité à serrer la main du dirigeant libyen
(voir photo ci-contre), estimant le lendemain sur France 2 "la Libye
cherche aujourd'hui à entrer dans le concert des nations de manière
normalisée et cette libération apparait comme le signal de départ de ce
processus", avait-elle ajouté. De tels propos contrastent avec ceux
tenus lundi 10 décembre. Alors que le dirigeant libyen s'apprête à
séjourner cinq jours en France pour une visite officielle, Rama Yade a
déclaré au Parisien/Aujourd'hui en France que "notre pays n'est pas un
paillasson sur lequel un dirigeant peut venir s'essuyer les pieds du
sang de ses forfaits".
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| lundi 10 décembre 2007, a 22:43 |
| Boulangerie Paul : la chasse aux syndicalistes . |

lundi 10 décembre 2007 (18h29) :

Nouvelle appelle :
NON A LA REPRESSION SYNDICALE DANS LES BOULANGERIES PAUL :
Les Boulangeries Paul veulent licencier un délégué CGT, père de 5 enfants.
La chaîne des magasins Paul, du point de vu des
conditions de travail, c'est un peu le Mac Do de la boulangerie :
petits salaires, cadences infernales, pauses supprimées, heures sup non
payées, turn-over très importants… Face à cette situation un syndicat
CGT c'est créé le 23 septembre 2007. Un syndicat combatif, revendicatif
et de terrain, que la direction des Boulangeries Paul (quasiment 3 000
salariés) veut faire taire.
SOLIDARITE AVEC NOTRE CAMARADE : Voilà un mois que le
Délégué du Personnel CGT du magasin Odéon (Paris 6°), est mis à pied
(sans salaires) et qu'une procédure de licenciement est lancée contre
lui. Qu'a-t-il fait : d'après la direction, il aurait insulté sa
responsable. Sauf que cette mise à pied intervient juste après une
réunion où le camarade a pointé du doigt les pratiques honteuses de la
direction, et le harcèlement de cette fameuse responsable. Habitué aux
syndicats d'accompagnement (cfdt et fo), notre patron veut détruire la
CGT, syndicat de lutte dans les Paul. L'inspection du travail à demandé
la réintégration du délégué, mais Pascal Laffon (DRH) et ses sbires se
prennent pour des petits rois aux pouvoirs absolus.
NOUS ENCHAINONS LES ACTIONS DEPUIS TROIS SEMAINES :
alerté l'opinion public (média, pétition), grève et investissement de
magasins, débrayages des camarades CGT dans les usines du groupe,
occupation du Comité d'Entreprise…
UN SOUTIEN EST INDISPENSABLE :
Aidez nous en faisant connaître cette affaire autour de vous.
Aidez nous en envoyant des courriers de protestation à Pascal Laffon
DRH Boulangerie Paul, 344 Avenue de la Marne 59700 Marcq en Baroeul ;
et des mails à PLafon@groupeholder.com
Aidez financièrement notre camarade, afin ce qu'il
puisse subvenir à ses besoins et offrir un Noël correcte à ses 5
enfants, (chèque à l'ordre de l'URSAF CGT, en précisant au dos :
solidarité Francius. URSAF CGT, Bourse du travail, 3 rue du Château
d'eau, 75 010 Paris).
LA LUTTE CONTINUE
QUE CETTE CHAINE DE SOLIDARITE, SOIT PLUS FORTE QUE CELLES DU PATRONAT !
Paris le 05/12/07 Contact : solidaritecgtpaul@yahoo.fr
De : CGT Paul
lundi 10 décembre 2007
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| lundi 10 décembre 2007, a 15:07 |
| QUAND RAMA YADE ? |
Quand Rama Yade serrait la main de Kadhafi (photo et grand souire de la dame)

Quand Rama Yade serrait la main de Kadhafi NOUVELOBS.COM | 10.12.2007 | 11:07
Accompagnant Nicolas Sarkozy le 25 juillet dernier à
Tripoli, la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme a serré, tout
sourire, la main du leader libyen.
photo
Le 25 juillet dernier Nicolas Sarkozy, en compagnie de
Rama Yade et Bernard Kouchner, se rendait à Tripoli, au lendemain de la
libération des infirmières bulgares, pour rencontrer le président
Mouammar Kadhafi.
La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme n'avait
alors visibment pas hésité à serrer la main du dirigeant libyen (voir
photo ci-contre), estimant le lendemain sur France 2 que la libération
des infirmières marquait “une étape nouvelle pour la normalisation des
relations avec la Lybie”. “La Libye cherche aujourd'hui à entrer dans
le concert des nations de manière normalisée et cette libération
apparait comme le signal de départ de ce processus”, avait-elle ajouté.
De tels propos contrastent avec ceux tenus lundi 10
décembre. Alors que le dirigeant libyen s'apprête à séjourner cinq
jours en France pour une visite officielle, Rama Yade a déclaré au
Parisien/Aujourd'hui en France que “notre pays n'est pas un paillasson
sur lequel un dirigeant peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses
forfaits”.
- http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…
De : lolita
lundi 10 décembre 2007
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| lundi 10 décembre 2007, a 11:48 |
| Jusqu'ou va se nicher la vérité ! |
Par Régis TRILLES le dimanche 9 décembre 2007, 12:51 - France d'après - Lien permanent

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| lundi 10 décembre 2007, a 11:34 |
| Urbi et orbi |
Par Régis TRILLES le dimanche 9 décembre 2007, 12:48 - France d'après - Lien permanent
Un jour, Jésus dit à ses apôtres: «Allez voir là-bas si j'y suis.» Ils y allèrent et il y était.
On se demande si le messie de la droite et
du MEDEF ne va pas faire le coup un jour à ses ministres. On le croit
au Guilvinec et il est déjà à New York. On le pense à Pékin, il est
dans le Val-d'Oise. Là, il est en Algérie et devrait, comme on s'y
attend, annoncer la bonne nouvelle sonnante et trébuchante. Quelques 5
milliards d'euros de contrats, après 20 milliards en Chine. Voilà qui
ressemble à la pêche miraculeuse, si ce n'est à la multiplication des
pains, quand bien même certains patrons, quoique soucieux de ne pas
dévaloriser l'action présidentielle, confiaient avant ce voyage qu' «
il s'agissait de contrats en cours, négociés de longue date et qui
allaient aboutir ». Il n'empêche: faute d'être au rendez-vous pour le
pouvoir d'achat des Français - «Je ne suis pas le Père Noël »-, Nicolas
Sarkozy en matière extérieure semble donner le sentiment d'un
pragmatisme économique qui lui réussit.
Qu'importe, avait affirmé un jour un dirigeant chinois, qu'un chat soit blanc ou grispourvu
qu'il attrape les souris. Sauf qu'attraper des souris déjà empaquetées
à demi n'est peut-être pas suffisant pour faire une politique à
l'échelle du monde, de ses déséquilibres, de ses dramatiques
inégalités, de ses révoltantes injustices, L'activisme présidentiel ne
saurait à lui seul répondre à cette question:Quelle est la politique
étrangère de la France?
On se gardera de chercher une réponse chez le ministre en charge de…
Sauf à se souvenir que la nomination de Bernard Kouchner, l'un des
seuls hommes politiques français à avoir soutenu l'intervention
américaine en Irak, indifférent par ailleurs à la question
palestinienne, n'était pas un très bon signe en direction du monde
arabe.
Pour le reste, à part faire la leçon à tout le Liban et faire le tartarin sur l'Iran - « La guerre, monsieur, la guerre..”,on voit mal ce qu'il en est. Il confiait hier, dans une tribune du Monde, que le dossier de la chaîne TVS Monde était, «le premier dont je me sois emparé à mon arrivée au ministère“, afin de participer à «la narration du monde“. Raconter la France,à moins qu'il ne se la raconte. Mais pour dire quoi?
Quel est le message de la France, aujourd'hui, dans le monde et au monde ?
Urbi et orbi? Le moins qu'on puisse dire, c'est que sans doute, il se
brouille. Quand le président du pays où « Liberté, Egalité, Fraternité”
est inscrit au fronton des mairies affiche sa proximité avec les
puissances d'argent, ce n'est pas du meilleur goût pour les damnés de
la terre. Quand il adresse ses félicitations à Vladimir Poutine pour
son élection alors même qu'il déclarait, voici quelques mois, qu'iI ne
lui serrerait pas la main, on s'inquiète pour sa conception de la
démocratie.
Quand il se livre à un numéro de valse-hésitation sur le
colonialisme en renvoyant dos à dos colonisateurs et colonisés, il faut
se demander comment s'écrit le présent lorsqu'on continue à traîner les
fantômes de l'histoire. Ce n'est pas un hasard si le traité d'amitié
avec l'Algérie préparé par son prédécesseur avec le président
Bouteflika ne sera pas signé. comme ce n'est pas un hasard si la
mémoire de l'oppression et de la guerre travaille toujours sourdement
l'imaginaire des banlieues.
En revanche, l'alignement de la France sur les positions américaines, ou plus exactement sur les positions du président Bush. jusqu'au ridicule, est patente, comme dans l'affaire du nucléaireiranien. Et ce ne sont pas les déclarations de Nicolas Sarkozy sur la défense européenne « indépendante» qui peuvent l'infirmer.
L'indépendance en question, en effet, ne se comprend qu'en accord avec les objectifs de l'OTAN
que la France par ailleurs réintègre pleinement. Le seul message
qu'apporte au monde Nicolas Sarkozy en l'état, c'est celui des
puissants de la planète, du partage des marchés et du gâteau Terre .
A leur seul profit.
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| lundi 10 décembre 2007, a 07:52 |
| Tout ça pour ça ! |
Par Régis TRILLES le dimanche 9 décembre 2007, 23:05 - Economie - Lien permanent

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| lundi 10 décembre 2007, a 07:37 |
| La fusion ANPE / UNEDIC . |
La fusion ANPE-UNEDIC adoptée en Conseil des ministres.
Par Régis TRILLES le dimanche 9 décembre 2007, 23:01 - Municipales - Lien permanent
Le gouvernement passe outre l'opposition des agents, qui seront en grève le 18 décembre. Le
Conseil des ministres a adopté le projet de loi sur la fusion
ANPE-UNEDIC d'ici à la fin 2008. Il devrait être débattu à l'Assemblée
nationale à partir du 8 janvier, le gouvernement tablant, semble-t-il,
sur une adoption parlementaire avant les municipales du mois de mars.
Selon Laurent Wauquiez, le nouvel organisme sera chargé d'« assumer
cinq missions: l'accueil, l'orientation, le placement, l'indemnisation
et l'accompagnement du demandeur d'emploi ».
Cette réforme répond, toujours d'après le porte-parole du gouvernement, à « trois objectifs simples: simplifier, avoir toutes les prestations dans un seul guichet et plus d'agents sur le terrain ». À l'issue du Conseil des ministres, la ministre de l'Économie et de l'Emploi Christine Lagarde s'est rendue dans un « guichet unique »ANPE-ASSEDIC, ouvert lundi dernier à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), qui « préfigure » à ses yeux le futur réseau fusionné. « La
nouvelle institution, qui va voir le jour au deuxième semestre 2008, a
comme objectif pour les demandeurs d'emploi d'avoir plus de conseillers
à disposition », a-t-el1e promis. De son côté, la présidente de 1 'assurance chômage. Annie Thoma.s (CFDT) souligne que « la période de négociation et de concertation n'est pas terminée pour l'UNEDIC ».
DES « DISCOURS QUI ENTRETIENNENT LA CONFUSION ».
Dans un entretien aux Échos, Jean-Luc Bérard, directeur généraI. de l'UNEDIC, estime que la fusion est « une opportunité qui va permettre de réduire la durée nécessaire aux chômeurs pour retrouver un emploi ». « Au
Danemark ou au Royaume Uni, avance t-il encore, cette durée a été
ramenée à près de trois mois grâce à la réforme des services de
l'emploi. La fusion de l'ANPE et des ASSEDIC doit nous permettre de
parvenir à terme à cette performance ».
Dans un tract, le SNU ANPE d'Aquitaine raille des « discours qui entretiennent la confusion
» : comment faire baisser le chômage sans créations d'emplois? En
arrêtant d'indemniser les chômeurs au bout de trois mois ou en les
obligeant à prendre n'importe quel emploi!
Dans ces conditions, après leur grève du 27
novembre, suivie à hauteur de 32 %, les conseillers de l'ANPE sont
appelés à remettre le couvert le 18 décembre. Dans un tract commun, la
CGT, FO, le SNU et SUD considèrent que
« la fusion entraînera automatiquement des
réductions de postes (chasse aux doublons) et des mobilités
professionnelles et géographiques contraintes pour les personnels ». « Nous
refusons d'abandonner nos missions de conseil et d'aide aux usagers
pour celles de contrôle et de liquidation, écrivent les organisations
syndicales. Déjà aujourd'hui, par le biais des guichets uniques qui se
mettent en place, des agences locales pour l'emploi et des antennes
ASSEDIC disparaissent. »
Les syndicats de l'ANPE opposés au projet
estiment encore que la fusion est « contraire aux intérêts des chômeurs » et se traduira par des « pressions
sur les demandeurs d'emploi pour qu'ils acceptent n'importe quel
travail à n'importe quelles conditions, ce qui rejaillira sur les
garanties collectives de l'ensemble du monde du travail ».
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| dimanche 09 décembre 2007, a 23:04 |
| Le P.C.F et la gauche . |
de Pierre Laurent
Sept mois après la présidentielle, le PCF peut-il
rebondir et jouer un rôle pour sortir la gauche de l'ornière ?
L'« assemblée nationale extraordinaire » du PCF qui réunit ce week-end
près de quinze cents délégués de ses sections locales à l'Arche de la
Défense aura, entre autres, cette brûlante question d'actualité à se
coltiner.
À l'occasion de la sortie de son livre bilan, Ségolène
Royal vient de mettre en scène au cours de deux débats largement
médiatisés sa conception du rassemblement alternatif à Sarkozy. Le
premier de ces débats baptisé « La gauche, comment sortir de l'impasse
? » a été organisé par le Monde, le lundi 3 décembre, le second a
occupé toute la soirée de jeudi sur France 2 dans l'émission À vous de
juger. Dans les deux cas, le scénario est identique. Ségolène Royal est
d'abord longuement interviewée, seule, et plaide pour un rassemblement
autour d'elle allant « d'Olivier Besancenot à François Bayrou », captant
« le meilleur de tous les courants de pensée », vantant
tour à tour l'utilité de la « radicalité » de l'un et la prétendue
« impartialité » de l'autre. Puis, dans les deux cas, suit une table
ronde, réunissant la palette en question, à un bout, Krivine dans le
premier débat, Besancenot dans le second, à l'autre extrême Manuel
Valls dans le premier cas et une représentante du Modem dans le second.
Au milieu, les bras droits de Ségolène Royal plaident pour le
rassemblement autour de leur patronne, miraculeusement placée au-dessus
de la mêlée. Le casting est sur mesure. Chacun s'y retrouve. Royalistes
et partisans du Modem prolongent leurs appels du pied. Les
représentants de la LCR cultivent leur différence sans disputer le
terrain du rassemblement de toute la gauche. Ceux de Ségolène Royal
peuvent alors rendre un hommage sans conséquence à leur radicalité.
Quant aux absents, jamais invités bien entendu, PCF en tête, c'est bien
connu, ils ont toujours tort.
Qu'adviendrait-il si la gauche, les femmes et les
hommes de gauche de ce pays acceptaient de se reconnaître en ce miroir
préfabriqué ? De nouvelles catastrophes à l'évidence. Car c'est peu de
dire que les choix de Ségolène Royal s'alignent non sur le meilleur à
gauche, mais sur le pire des idéologies de renoncement qui ont
construit toutes les défaites de la gauche. Surtout quand cet
alignement s'accompagne de la réduction des idées dites « radicales » à
un faire-valoir auquel on tire un coup de chapeau avant de lui tourner
le dos. Ne mésestimons cependant pas le piège tendu, qui épouse à la
perfection la présidentialisation voulue du régime, et que Nicolas
Sarkozy a su si bien utiliser à son profit, faisant mine d'effacer les
clivages, le rôle des partis, brouillant la transparence des alliances,
maniant les fausses ouvertures, pour rallier au final sur son image et
sa personnalité.
Y a-t-il donc une autre manière de sortir la gauche de
l'impasse ? Oui, car l'arc ségoléniste n'est pas la gauche réelle. La
gauche sociale, politique, électorale dans le pays reste beaucoup plus
diverse, y compris la gauche socialiste, et beaucoup plus exigeante que
cela. Le PCF, ses militants et ses élus restent, aux côtés de beaucoup
d'autres, une force et un atout pour enrayer des recompositions
d'abandon, qu'il ne suffit pas d'effacer de quelques lucarnes
médiatiques malgré leur échec présidentiel.
Mais cette diversité et cette exigence ne seront à
nouveau mobilisables qu'à condition d'invention et de profonds
changements. Sur les projets, le rassemblement, les pratiques
politiques… C'est en tout cas cette double conviction qui semble s'être
dégagée des débats militants préparatoires à la Défense. À ceux qui
s'apprêtent à traquer durant tout le week-end les « durs » et les
« mous » au sein du PCF, autant les prévenir : les communistes n'ont
manifestement pas l'intention de choisir entre leurs convictions
communistes et ce devoir d'invention.
http://www.humanite.fr/2007-12-08_P...
De : Pierre Laurent
dimanche 9 décembre 2007 |
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| dimanche 09 décembre 2007, a 22:40 |
| Faux-culs ! |
Par Régis TRILLES le dimanche 9 décembre 2007, 21:45 - Economie - Lien permanent

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| dimanche 09 décembre 2007, a 22:24 |
| L'Europe piégée par ( l'euro fort ) |
Par Régis TRILLES le dimanche 9 décembre 2007, 21:43 - Sans-papiers - Lien permanent
La faiblesse actuelle
du billet vert - il s'échange depuis deux semaines à près de l,50
dollar contre 1 euro - est d'abord la résultante du ralentissement de
plus en plus manifeste de l'économie états-unienne. Principale raison
de cet accès de faiblesse: la crise financière de cet été qui est bien
loin d'être terminée.
Il ne se passe pratiquement pas une journée sans annonce de nouvelles pertes substantielles provoquées par l'effondrement des fameux « subprimes »(crédit
hypothécaire à risque), lui-même conséquence de l'éclatement d'une
formidable bulle spéculative immobilière aux États-Unis. Pas plus tard
que mardi dernier, les prévisions de résultats de quatre grandes
banques d'investissement états-uniennes ont été revues fortement à la
baisse (- 5,14 % pour Goldman Sachs, - 2,88 % pour Lehman Brothers, -
4,34 % pour Morgan Stanley et - 3,27 % pour Merrill Lynch). Ce qui a fait
chuter à nouveau lourdement Wall Street. Et il ne se trouve plus aucun
observateur sérieux pour affirmer, comme le gouvernement français cet
été, que tout cela n'aura aucun impact sur « l'économie réelle »
La défaillance de plus d'un million de
nouveaux propriétaires chassés de leur logement outre-Atlantique a
commencé à peser sur la consommation et il devient plus difficile et
plus cher d'obtenir un crédit pour de nouveaux investissements du fait
de l'extrême fragilisation du secteur bancaire.
Pour faire face, la FED, la banque centrale
des Etats-Unis, a décidé déjà à deux reprises, en l'espace de six
semaines, de baisser ses taux d'intérêt. Si le but de la manœuvre est
bien entendu de tenter de « rebooster» l'activité, la baisse du loyer du billet vert conforte aussi la chute de sa valeur sur le marché des changes.
Une dépréciation que les autorités
états-uniénnes ne voient de toute évidence pas d'un mauvais œil,
sachant que le dollar faible fait chuter mécaniquement les prix des
productions libellés dans cette devise et confère donc un avantage de
compétitivité aux entreprises US sur leurs concurrentes européennes,
à Boeing sur Airbus.
Au total, les privilèges du dollar (à la
fois monnaie d'un pays et unique devise de référence mondiale)
permettent aux autorités états-uniennes de transférer ainsi une bonne
partie de l'impact de la crise qui se profile sur les pays de la zone
euro.
Le problème pour l'Europe, c'est qu'à la
différence de la FED, sa banque centrale est prisonnière de critères
de fonctionnement qui lui interdisent d'intervenir pour stimuler
l'activité et l'emploi, la seule manette de pilotage accessible de
l'institut d'émission commandé par Jean-Claude Trichet est la lutte
contre l'inflation - une norme sur mesure pour les marchés financiers
préoccupés d'abord par la stabilité des prix afin de garantir
l'augmentation des rentes.
Cette priorité, appelée encore «politique de l'euro fort »,
fonctionne comme un véritable étouffoir pour la croissance européenne.
Au point aujourd'hui que l'Allemagne qui faisait jadis figure de
principal supporteur de cet euro fort, se montre désormais de plus en
plus critique, Angela Merkel n'ayant pas manqué d'enregistrer les
signes de ralentissement sensibles de l'activité pour l'industrie de
son pays fortement tournée vers les exportations,
Ces menaces sur l'industrie européenne,
jusqu'à ses fleurons dont fait partie Airbus, illustrent donc plus que
jamais le besoin d'une politique monétaire alternative. C'est dire
s'il y a urgence à conduire un débat sur un autre financement de
l'économie européenne, avec un tout autre rôle de la BCE.
Celle-ci pourrait en effet sortir de la
paralysie actuelle face au dumping monétaire des États-Unis en
promouvant une politique de crédit sélective, capable de favoriser
remploi et de pénaliser au contraire les opérations spéculatives ou
strictement financières, à l'origine précisément des lourds nuages
noirs qui s'accumulent sur la conjoncture.
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| dimanche 09 décembre 2007, a 21:36 |
| Le paquet fiscale plombe les finances de l'Etat . |
Par Régis TRILLES le dimanche 9 décembre 2007, 18:41 - Economie - Lien permanent
Le « paquet fiscal » voté cet été
au bénéfice des plus riches plombe les comptes publics et les marges du
gouvernement. Dans un document remis à la Commission européenne, le
gouvernement revoit en effet à la hausse le niveau de dette publique
de la France pour la période 2008-2012. Celle-ci ne devrait pas passer
en dessous des 60 % du PIB exigés par le Pacte de stabilité européen
avant 2012, au lieu de 2010 comme Nicolas Sarkozy s'y était engagé
devant l'Euro-groupe en juillet. Selon ce document, la dette
atteindrait 64 % du PIB en 2008 et 63,2 % en 2009.
Paris se veut pourtant rassurantauprès des commissaires de Bruxelles: « La
politique en matière de finances publiques est placée sans ambiguïté
sous le signe d'une maîtrise des dépenses publiques de très grande
ampleur », certifie le gouvernement.
C'est vrai pour les sacrifices demandés aux
ménages modestes, à l'instar de la redevance télé qui sera désormais
acquittée pour partie par les petits retraités ou les franchises
médicales qui frapperont à hauteur de 800 millions d'euros 85 % des
Français.
Vrai aussi concernant l'austérité pour les
services publics et les administrations dont le rythme de progression
des budgets sera « divisé par deux à partir de 2009 ».
Mais faux pour les foyers les plus riches et les
entreprises, gratifiés de nouvelles ristournes avec le bouclier fiscal,
des dégrèvements d'impôt sur la fortune et les exonérations sur les
heures supplémentaires.
Des cadeaux tels que le rapporteur général du
budget, Gilles Carrez (UMP), a demandé une rallonge de 735 millions
d'euros dans le budget rectificatif en débat à l'Assemblée nationale,
en plus des 15 milliards déjà prévus.
Pour tenir ses prévisions, le gouvernement choisit de vendre par morceaux des biens essentiels de la nation, comme
les 2,5 % de capital d'EDF qui financeront le plan pour l'université,
s'ajoutant à la vente de 2,65 milliards d'actions de France Télécom
cette année. Une « politique destructrice dénoncée par la
sénatrice Nicole Borvo Cohen Seat (PCF>, pour qui « l'Université
exige une loi de programmation budgétaire pluriannuelle fondée sur
nouvelle politique fiscale plus juste et non pas sur le bradage aux
intérêts privés des autres services publics ». Les mesurettes
sur le pouvoir d'achat seront, elles, autofinancées par les salariés
invités à renoncer aux trente-cinq heures.
Mais les difficultés ne font que commencer. Lundi,
Arthuis (UDF), président de la commission des Finances du Sénat, a
prévenu qu'il « pourrait y avoir quelques difficulté à assurer le financement»
des heures supplémentaires et du rachat des RTT aux fonctionnaires Sans
compter l'irréalisme ( prévisions de croissance , gouvernement, de 2,25
% pour 2008 et 2,5 % à partir 2009, quand Bruxelles table pour la
France sur 2 % l' an prochain et 1,8 % en 2009.
« Si la croissance s'écarte légèrement » du scénario gouverne mental, « ce serait très facile de déborder à nouveau: la limite de 3 % »du PIB , déficit public annuel et atteindre 64,5 % de dette, a mis en garde la Commission européenne.
Pour le député Michel Sapin (PS), « le pire»
serait donc « à venir» après 1es municipales, avec une politique de
rigueur qui pourrait prendre la forme d'une hausse de la TV A, toujours
présente dans les tiroirs de Bercy.
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| dimanche 09 décembre 2007, a 21:00 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Loi de finances pour 2008 : Outre-mer Par Gélita
Hoarau - 03 Décembre 2007
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Monsieur le président, monsieur le secrétaire d'État, mes chers
collègues, l'examen du premier budget pour l'outre-mer de la nouvelle
législature reste un exercice paradoxal. De toute la République, les régions et
collectivités d'outre-mer sont les seules pour lesquelles le Parlement discute
des dépenses engagées, pour elles, par l'État. Mais il le fait à travers le
budget du secrétariat d'État à l'outre-mer, qui ne représente qu'une partie de
ces dépenses.
Par ailleurs, d'année en année, les périmètres de ce budget sont
modifiés et des crédits sont transférés à d'autres ministères. Il est donc
difficile de vérifier si les évolutions constatées répondent à la progression
démographique, aux exigences sociales ou à l'évolution du coût de la vie.
Ce budget comporte deux principaux programmes : l'emploi et les
conditions de vie.
Dans le premier programme, les dépenses liées aux exonérations de
charges sociales, soit 867 millions d'euros, restent les plus importantes.
Pourtant, les résultats de ce dispositif ne sont pas entièrement prouvés. Des
réserves ont été émises dans le rapport d'étape de la commission d'évaluation de
la loi programme pour l'outre-mer, dans l'avis du Conseil économique et social,
ainsi que dans le rapport d'audit sur les exonérations de charges. Il est
indiqué, dans l'un de ces documents, qu'il s'agit d'un « dispositif
indifférencié de transfert de la métropole vers les DOM » plutôt qu'un
« dispositif ciblé sur la création d'emplois ». Son amélioration appelle donc
débat.
Je suis inquiète quant à la baisse des crédits destinés aux
contrats aidés. Nous avons, certes, de bonnes performances économiques, mais
notre progression démographique gomme en partie ces résultats en termes de
création d'emplois. Notre taux de chômage reste le plus élevé de la République.
La zone franche globale que vous proposez ne permettra pas de donner une
activité ou du travail à tous. Elle ne répond pas à tous les besoins d'une
société en mutation. Nous devons donc bâtir, en plus, une véritable économie de
la solidarité.
La Réunion va expérimenter le contrat unique d'insertion. D'autres
initiatives sont possibles, car des textes nous permettent, à titre
expérimental, de déroger aux lois et aux règlements en vigueur. Innovons donc :
cherchons les moyens les plus efficaces pour conduire le contrat aidé vers un
emploi pérenne ; allons vers une professionnalisation des employés ; passons
d'une logique de guichet à celle d'un choix partagé ; trouvons de nouveaux
partenaires et d'autres sources de financement, comme l'épargne populaire.
Cela suppose que, de son côté, l'État fasse jouer davantage la
solidarité nationale, en augmentant les crédits du Fonds pour l'emploi dans les
départements d'outre-mer, le FEDOM.
Je milite pour la transformation des emplois aidés en emplois
durables dans deux secteurs, gros utilisateurs de main-d'oeuvre : les services
de l'environnement et les services à la personne.
Selon vous, dans le programme « Conditions de vie outre-mer », les
crédits du logement social augmentent. Cette évolution est contestée. Vous
envisagez, dans le projet de loi de programme, la mise en place d'un dispositif
de défiscalisation plus profitable au logement social. Mais le problème est si
complexe que des moyens fiscaux supplémentaires et une ligne budgétaire plus ou
moins bien dotée ne peuvent, à eux seuls, les résoudre.
Sur ce sujet, nous cultivons une particularité : à la Réunion,
l'ensemble des partenaires partagent la même analyse et font les mêmes
préconisations. Ils ont signé, en 2004, le Livre blanc sur le logement social.
Au rang des signataires partenaires, il y a les collectivités territoriales,
l'association des maires, les bailleurs sociaux et le représentant de
l'État.
Une telle unanimité impose que l'on étudie les propositions faites
et que l'on examine les voies et moyens pour les mettre en oeuvre. Depuis 2004,
les gouvernements successifs ont refusé de le faire. Au nom de la rupture dont
vous vous réclamez, allez-vous prendre en compte, monsieur le secrétaire d'État,
cette contribution en élaborant, par exemple, une loi sur le logement spécifique
aux DOM ?
Le Gouvernement veut une mise à plat des dispositifs de la
continuité territoriale : passeport mobilité, dotation de continuité
territoriale, congé bonifié, etc. Cette réforme va-t-elle marquer un retrait de
l'État ? Nous le craignons. L'avion est le moyen qui nous permet d'exercer la
liberté de circulation des hommes. La solidarité nationale doit nous aider.
Nous souhaitons être desservis par des Airbus A 380, car ils
auraient l'avantage de faire baisser substantiellement les prix des billets
d'avion. Allez-vous, monsieur le secrétaire d'État, nous soutenir dans cette
démarche ?
Par ailleurs, je vous rappelle ici une question que j'ai posée en
commission des affaires sociales : quand les chantiers que le chef de l'État
propose pour l'outre-mer, chantiers qui vont de l'école au codéveloppement en
passant par le dialogue social et l'amélioration des conditions carcérales,
seront-ils donc ouverts ?
Je vous ai aussi interpellé par courrier sur le phénomène de la
hausse des prix à la Réunion. Nous cumulons plusieurs handicaps. Nos prix sont
plus élevés que ceux de la métropole, et ils le sont dans d'inquiétantes
proportions. S'ajoutent à cela la hausse généralisée des prix des matières
premières industrielles ou agricoles et leur raréfaction. Très dépendants de
l'extérieur pour nos besoins essentiels, nous subissons en plus une hausse du
coût du fret maritime, avec une augmentation de 40 % en un an, qui résulte de la
hausse du prix des carburants mais surtout d'un manque de cargos, lesquels
desservent de moins en moins notre zone.
Ce phénomène de hausse a et aura de nombreuses conséquences,
notamment sur la politique que vous comptez mener. Il faut des solutions pour
répondre à trois problèmes : la baisse du pouvoir d'achat, la pénurie de
matières premières et la desserte maritime de l'île. Je compte sur une action
forte du Gouvernement pour nous aider à y faire face.
Monsieur le secrétaire d'État, au-delà de votre budget, d'autres
sujets nous préoccupent.
Dans le cadre des négociations sur les APE, la Commission de
Bruxelles a signé un accord intermédiaire avec les pays du groupe ESA, ou
Eastern and Southern Africa. Un accord définitif interviendrait fin 2008. Nous
espérons que nos intérêts seront défendus.
La future départementalisation de Mayotte est désormais inscrite
dans les faits. Cette évolution aura de nombreuses conséquences. Dans le seul
domaine institutionnel par exemple, ira-t-on vers une région française de
l'océan Indien comprenant les deux entités, c'est-à-dire la Réunion et
Mayotte ?
La réforme de l'OCM sucre arrivera à échéance en 2014. Notre
régime spécifique de l'octroi de mer sous sa forme actuelle prendra fin à la
même époque.
Ce sont autant de rendez-vous à court et moyen termes qu'il faut
préparer, et nous espérons que la discussion sur votre projet de loi de
programme nous donnera l'occasion et le temps de le faire, ce qui n'est pas
possible aujourd'hui.
Dans un de ses discours lors de la campagne présidentielle,
M. Nicolas Sarkozy saluait les apports significatifs de l'outre-mer à la France
et à l'Union européenne.
En effet, nous rejoignant dans l'analyse, le futur chef de l'État
notait que l'outre-mer permettait à la France d'être de « plein pied » dans le
monde, d'être la quatrième puissance maritime avec une zone économique exclusive
de 11 millions de kilomètres carrés et de bénéficier d'une vaste diversité
culturelle. L'outre-mer, c'est aussi, reconnaissait M. Sarkozy, ces hommes et
ces femmes qui se sont battus pour la France. C'est aujourd'hui Kourou. C'est
une importante biodiversité. C'est une modernité sociale et c'est aussi la
coexistence de grandes religions du monde.
« Il est temps de porter une autre image de l'outre-mer »,
déclarait M Sarkozy. Cela signifie sans doute que, pour mieux reconnaître notre
rôle de « frontières actives » de la France et de l'Europe aux confins des
continents, nous soyons considérés comme des partenaires. Cela signifie que la
nation apprécie ce que nous lui apportons et qu'elle ne lésinera pas sur sa
solidarité. |
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| dimanche 09 décembre 2007, a 18:53 |
| Cristine Ockrent,ministre de la propagande et de la pédagogie . |
Christine Ockrent, ministre de la propagande et de la pédagogie
Mathias Reymond et Denis Perais
À chaque fois que des « réformes » sont confrontées à
des mobilisations sociales, la plupart des prétendus arbitres des
débats audiovisuels tracent le périmètre du politiquement acceptable.
Retour sur une émission particulière : « Duel sur la 3 » présentée par
l'infatigable Christine Ockrent, lors des mobilisations de novembre
2007 (18 novembre 2007, France 3).
Comment prendre acte d'un conflit social en lui donnant
la forme d'un débat ? À cette question difficile, la réponse de
Christine Ockrent est simple : en transformant son émission en fabrique
d'illusions. Trois illusions : illusion de démocratie, en composant un
plateau apparemment équilibré ; illusion de neutralité, en affectant ne
poser que des questions ; illusion de pédagogie, en invitant des
« experts » prétendument affranchis de toute idéologie.
Sur le théâtre de France 3, la représentation – une
farce ? – peut commencer. À classer dans le genre apparemment
inépuisable des « débats vraiment faux ou faussement vrais » [1].
Mise en scène
La composition du plateau est toujours significative.
Ce soir-là, parmi les sept invités, les deux principaux représentaient
les deux « camps » : Jacques Marseille, éditorialiste au Point,
économiste, historien, face à Christian Mahieux, secrétaire fédéral du
syndicat SUD-Rail. Un grand adepte du libéralisme économique, partisan
des réformes gouvernementales, et groupie de Nicolas Sarkozy face à un
syndicaliste opposé à la « réforme » des régimes spéciaux. Un duel,
comme l'annonce le titre de l'émission ? Pas du tout. À ces deux
invités, s'ajoutent deux politiques, apparemment opposés puisqu'il
s'agit de Manuel Valls (PS) et de Patrick Devedjian (UMP), flanqués de
deux « jokers » (jokers pour qui ?), Philippe Lemoine (PDG de Laser) et
Bernard Brunhes (vice-président de BPI), tout deux pas vraiment opposés
à la « réforme » des régimes spéciaux, et confortés par un « expert »,
Jean-Louis Thieriot, biographe de Margaret Thatcher et favorable aux
réformes.
Parodie de démocratie. Christian Mahieux est en réalité
le seul opposant aux réformes sur les régimes spéciaux. Comme il
l'expliquera lui-même, Manuel Valls (PS – Parti socialiste) est en
effet, lui aussi, un partisan effréné de cette réforme… Le face à face
est une farce puisqu'une seule personne en affronte six. Six ? Huit, si
l'on ajoute les deux journalistes (Christine Ockrent et Jean-Michel
Blier) qui ne cachent pas leur attachement pour la réforme.
Dans l'émission, Christian Mahieux s'est exprimé
pendant 13 minutes et 58 secondes, Jacques Marseille pendant 11 minutes
et 37 secondes, Bernard Brunhes : 5'57", Philippe Lemoine : 3'44",
Jean-Louis Thieriot : 5'41", Manuel Valls (PS) : 10'21", Patrick
Devedjian : 7'58". Soit 13 minutes et 58 secondes pour les grèves,
contre 47 minutes et 18 secondes pour la réforme. Et si l'on ajoute les
13 minutes de Christine Ockrent et 2 minutes 30 de Jean-Michel Blier,
cela fait 79% du temps de discussion partagé entre les sympathisants de
la réforme. Robert Ménard (de RSF) peut être content : c'est quand même
mieux que les débats que l'on peut lire dans les colonnes du Rodong
Sinmun (Le Journal des Travailleurs), le quotidien national
Nord-Coréen !
Déguisée en arbitre de la confrontation, Christine
Ockrent penche systématiquement du « bon » côté… Bienveillante avec
Jacques Marseille, inflexible avec Christian Mahieux, elle demande à ce
dernier de s'expliquer alors qu'elle demande au premier d'expliquer.
D'ailleurs c'est à l'économiste de service qu'elle donne d'emblée la
parole : « Mais d'abord une question à vous Jacques Marseille… »
Le timbre de sa voix, la formulation de ses questions,
le fond de ses remarques révèlent un évident parti-pris. Quand Mahieux
s'explique sur les conséquences des grèves (« Evidemment que les
usagers des transports sont gênés quand... »), Ockrent le coupe : « Ça,
c'est le moins qu'on puisse dire. Tous les gens qui vont devoir aller
bosser demain matin... » Essayant de s'expliquer, Mahieux est de
nouveau agressé : « Et ça, ça ne vous gêne pas ? » Alors qu'il précise
que la qualité du service public de la SNCF, asphyxiée par la logique
de rentabilité, se détériore, l'animatrice découvre et condamne un vrai
coupable : « Mais là franchement, oui d'accord, vous n'arrangez pas la
situation. » Des petites phrases qui nuisent à la clarté d'une
explication, et qui influent sur le débat. Sans parti-pris, Ockrent ?
Quand elle aborde les mobilisations à venir, elle mime un geste du
ras-le-bol et s'exclame : « Et là, les étudiants et les lycéens
appellent à manifester jeudi, eux, alors on n'est pas sorti de
l'auberge ! »
Propagande
Première arme : l'encadrement du « débat ». Une fois le
cadre de l'émission posé, le « débat » peut commencer par le couplet
habituel : l'impossibilité de réformer le pays. Aux yeux illuminés de
nos chers « pédagogues », il va de soi qu'il ne peut y avoir de réforme
que libérale. Le reste est « archaïsme » et « retour en arrière ».
Taxer le capital pour financer les retraites ne serait pas une réforme,
mais une erreur économique. Dès lors, contester une réforme libérale,
c'est rendre la réforme impossible. Ce que le titre de l'émission -
« La réforme est-elle possible en France ? » - se bornait à laisser
entendre est amplement confirmé par son contenu. Ému, Jean-Michel Blier
annonce : « Jeudi, la galère continue ». Et il pose la seule question
qui vaille : « La réforme est-elle décidément impossible en France ? »
Même tonalité dans la présentation de Christine Ockrent : « Pour
discuter de la situation sociale dans le pays, et de la difficulté
manifeste de réformer en France, j'ai le plaisir d'accueillir… »
L'animatrice se fait porte-voix du gouvernement (dont
son compagnon, Bernard Kouchner, est membre) : « Alors, Xavier Bertrand
[...] a dit tout à l'heure que cette réunion était un premier pas dans
la bonne direction mais que cela supposait évidemment la reprise du
travail, d'ici mercredi. » Qui parle ? La construction de la phrase
peut laisser croire que c'est Xavier Bertrand, mais c'est Christine
Ockrent qui ajoute le « évidemment »…
Deuxième arme : les petits faits faux ou biaisés.
Impossible à vérifier en direct, des contre-vérités sont assénées par
les intervenants. D'accord sur le fond, les journalistes acquiescent et
ne bronchent pas. Quand Jacques Marseille dit et répète « Ce sont les
cheminots qui ont l'espérance de vie la plus longue après leur départ à
la retraite », personne ne le conteste ou ne l'interroge sur une telle
affirmation. Pourquoi ? Parce qu'ils n'en savent rien, et la
désinformation s'accommode très bien de l'ignorance des intervieweurs.
Quand Jacques Marseille dit qu'il faut financer « 500
000 retraités » cheminots, il grossit le chiffre de 66% puisqu'il n'y
en a que 300 000. Quand Ockrent souligne que Sud-Rail « est le deuxième
syndicat à la SNCF » derrière la CGT, elle oublie l'UNSA, deuxième
depuis 2006. Jubilant devant l'œuvre de Thatcher, elle rappelle, à deux
reprises, que celle-ci était au pouvoir, « il y a de ça 35 ans ». Or la
Dame de Fer accède au poste de Premier Ministre en 1979, et le quitte
en 1990, il y a de ça 28 ou 17 ans, c'est selon. Jean-Michel Blier
s'extasie devant le Livre Blanc de Rocard, et le date de 1988. Or
celui-ci fut publié en 1991. Dans une autre diatribe, l'animatrice
lâche : « Mais le problème de Sud, c'est que vous n'êtes pratiquement
pas présent dans le secteur privé. Donc, votre stratégie, c'est quoi ?
C'est de renforcer vos bastions qui sont essentiellement la SNCF et la
RATP et puis le reste, ça vous est égal et les salariés du privé, c'est
pas votre truc alors ? » Une exagération de Christine Ockrent car Sud
(et Solidaires dont Sud est une composante) a de nombreux syndicats
dans le privé. L'ignorance d'Ockrent peut rendre hilare, surtout quand
elle se propage dans d'autres médias. Ainsi, le lendemain (19 novembre)
sur Europe 1, Laurent Ruquier l'interroge : « Mais que veut dire SUD
? » « Solidarité Union des Travailleurs, quelque chose comme ça ? »
répond-t-elle. En fait, ça veut dire Solidaires Unitaires Démocratiques.
Troisième arme : le recours à l'argument propagandiste.
Dans le cas présent : le choc démographique contraint à faire
travailler les actifs plus longtemps pour financer les retraites.
« Comment on paye tout ça, comment on paye tout ça ? » s'énerve à ce
sujet Devedjian.
Tous les autres arguments, qu'on les tienne pour fondés
ou pas, ne sont même pas mentionnés. De quoi reste-t-il alors à
débattre ? Nombreux sont ceux pourtant qui affirment que les calculs de
nos bons « réformateurs » sont biaisés. Que disent ces opposants
réduits au silence ? Que les salariés travaillent pour les inoccupés
(retraités, mais aussi demandeurs d'emploi, handicapés…) et que le
ratio qu'il faut observer n'est pas salariés/retraités, mais
salariés/inoccupés. Qu'une diminution du nombre de chômeurs permettrait
de réduire la part qui leur est globalement attribuée et permettrait
d'augmenter le nombre de cotisants pour les retraites. Que le réel
problème du financement des retraites est le chômage. Etc. Ces
contre-arguments développés par les grévistes n'étant pas valables aux
yeux des experts conviés dans les médias, ils ne sont ni évoqués ni
discutés. Ils sont tous simplement méprisés.
Ainsi, il suffit à Jacques Marseille d'enregistrer,
sans même les défendre, l'augmentation du nombre d'années de cotisation
des salariés du privé (1993), puis celle des salariés du public (2003),
pour qu'il assène : « Pour une question de parfait bon sens,
aujourd'hui, il n'est pas tolérable, il n'est pas tolérable qu'une
petite partie des Français continuent de bénéficier de ces 37 ans et
demi. » Même « évidence » dans la bouche de Manuel Valls (PS) : « Il y
a un devoir de vérité, on ne reviendra pas vers les 37 annuités et
demi, c'est évident et donc cette harmonisation des régimes de retraite
est indispensable. » Les salariés des régimes spéciaux ont des
cotisations plus élevées ? Ils ont des pensions plus basses ? Peu
importe, il faut qu'ils travaillent comme tout le monde. Il sera temps,
un jour, d'augmenter les cotisations des autres salariés et de baisser
les pensions du régime général, pour harmoniser…
La complicité qui règne sur ce plateau fait (presque)
plaisir à voir. Quand Valls (PS) regrette que son parti n'ait pas fait
la réforme des retraites, il complète : « L'opinion soutient l'idée
d'une harmonisation à 40 ans. » Ce qui émerveille Devedjian : « J'ai du
mal à m'opposer à Manuel Valls parce que je le trouve d'une grande
honnêteté et sur les 40 ans, nous sommes d'accord. » Le choix pour les
partisans de la réforme (soient 8 des 9 personnes présentes est simple.
Jacques Marseille le résume : « Il n'y a qu'une seule solution : soit
de baisser les retraites, soit d'accroître les cotisations des actifs,
soit travailler plus longtemps. Travailler plus longtemps, c'est ce que
tous les autres font. » Taxer le capital ? Les profits ? Compter sur la
baisse du chômage (avec les départs à la retraite) pour compenser les
effets de la redistribution ? Taxer Jacques Marseille pour chacun de
ses passages dans les médias ? (On pourrait même rembourser la dette
publique…) Les solutions, quoi qu'on en pense, ne manquent pas.
Pourquoi ne sont-elles pas mises en débat ?
Et pour couronner le tout, des opinions polémiques
assénées comme des faits scientifiques. Ainsi Jean-Louis Thiériot :
« On a beaucoup plus pitié d'un mineur qui voit son puits fermé que
d'un cheminot à qui on demandera d'arrêter sa machine à 55 ans. » Cette
rengaine Marseille la ressert : « Quand les cheminots prennent leur
retraite à 55 ans en moyenne, ils sont en pleine santé, ils pètent le
feu. » Mahieux a beau essayer d'expliquer que les 3/8, que la
réparation des rails dans des endroits inaccessibles, ce n'est pas si
facile, il se heurte à des murs de mépris sur lesquels rebondissent ses
paroles.
Vous avez dit « Propagande » ? Non : « Pédagogie ».
Pédagogie
Comme on l'a vu, Mahieux est le seul invité qui doit
s'expliquer, les autres étant là pour expliquer, et surtout pour faire
comprendre. Faire comprendre la nécessité de cette réforme. Etre de
bons pédagogues en somme.
Pour Jacques Marseille, l'expert attitré, « Il fallait
pas négocier ! Il fallait pas négocier ! (…) Vous vous rendez compte le
temps qu'on a perdu à vouloir négocier, je dis bien négocier, parce
qu'il n'y avait rien à négocier. » C'est clair ? Pourquoi ne fallait-il
pas négocier ? Parce que c'était prévu par Sarkozy dans son programme
(et comme il a été élu, son programme l'a été aussi…), mais surtout
parce que les Français « avaient parfaitement compris pendant la
campagne présidentielle ». Avant les Français étaient sots, maintenant
ils sont brillants : « En 95, les Français n'avaient pas encore compris
l'enjeu des régimes spéciaux, aujourd'hui, ils l'ont parfaitement
compris. Ils ont parfaitement compris que c'est intolérable. »
« Duel sur la 3 » est une émission de service public et
Christine Ockrent prend à cœur son métier : être une animatrice de
qualité consiste à être une pédagogue appliquée. Alors que Christian
Mahieux essaye de développer son point de vue, elle le fait taire, et
se tourne vers Marseille : « Jacques Marseille, ça veut dire que la
pédagogie qui consiste à expliquer à la fois la démographie, à la fois
la dette publique, à la fois le financement par ce système de
répartition, qui vous le rappeliez, date de 1945, que au fond, il reste
des gens de bonne foi, qui n'ont pas compris . » Puis, quelques minutes
plus tard, elle lance un reportage avec une rare neutralité : « Alors
justement, vous dites que les Français, que dans leur majorité, Jacques
Marseille, à vous entendre, ont compris . (…) C'est ce que va nous
rappeler Dominique Rotival : la très très difficile pédagogie sur la
nécessaire réforme des régimes de retraite. » Même impartialité quand
elle s'adresse à Bernard Brunhes : « Le fait que l'opinion, d'après les
sondages, est pour le moment hostile à ce mouvement de grève, est-ce
que c'est en fonction de ce progrès dans la pédagogie comme le disait
Jacques Marseille ? »
Mais Jacques Marseille n'est pas le seul à faire œuvre
de pédagogie. Jean-Louis Thieriot, avocat d'affaires, cadre
immédiatement son intervention : « Dans la Grande-Bretagne de Margaret
Thatcher comme dans la France d'aujourd'hui, la majorité de l'opinion
estimait qu'une réforme était nécessaire. Les Français ont très bien
compris qu'avec l'allongement de la durée de vie, une retraite pour un
certain nombre de personnes, favorisées d'une manière ou d'une autre, à
37 ans au lieu de 40 ans, ça c'était inacceptable. » Et Manuel Valls
(PS) en harmonie avec les réformes du gouvernement : « L'opposition
doit jouer son rôle de pédagogue par rapport aux évolutions de la
société. »
Pour conclure, le pédagogue en chef, Jacques Marseille,
avoue qu'il a même converti ses parents : « Mes parents cheminots ont
parfaitement compris, c'est quand même la preuve que la pédagogie peut
quand même fonctionner. »
Le bilan d'une telle émission est éloquent : c'est une
émission de propagande dans laquelle s'exercent des procédés de
censure, d'exclusion, de fabrique de l'opinion. C'est une émission, qui
relaye la vulgate dominante et qui réduit la pluralité effective des
arguments et des opinions à la portion congrue. Une émission de service
public, d'une apparente diversité, qui bafoue les obligations inscrites
dans le cahier des charges de France 3 ? Celui-ci indique que la chaîne
se doit d'assurer « l'honnêteté, l'indépendance et le pluralisme de
l'information ainsi que l'expression pluraliste des courants de pensée
et d'opinion. […] La société [France 3] s'interdit de recourir à des
procédés susceptibles de nuire à la bonne information du
téléspectateur. » [2]
Laissons la Reine Christine rêver – c'est son dernier
bon mot - à la disparation définitive des grèves dans les transports
collectifs : « Voilà, vive la télé-transportation, mais nous n'en
sommes pas là ! »
Mathias Reymond et Denis Perais
- http://www.acrimed.org/article2776.html
De : lolita
dimanche 9 décembre 2007 |
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| dimanche 09 décembre 2007, a 08:48 |
| EDF-GDF |
en direct des Négociations sur les Retraites
EDF-GDF. Journée d'action hier pour relancer les négociations
Électriciens et gaziers se sont mobilisés, hier. Témoignages dans le cortège parisien.
La pluie et un changement de parcours pour cause
d'attentat à quelques stations de métro de là. Malgré les contraintes,
les électriciens et gaziers d'Île-de-France ont fait leur manif, hier,
au départ du siège de Gaz de France, dans le 17e arrondissement de
Paris. À l'appel de cinq fédérations syndicales régionales (CGT, FO,
CFDT, CFE-CGC et CFTC), cette journée d'action pour les retraites et
les salaires s'accompagnait également d'un préavis de grève qui
mobilisait, à la mi-journée, 14,2 % des salariés à GDF et 13,5 % à EDF.
« Nous sommes dans l'obligation de remobiliser car le gouvernement et
les directions d'entreprise sont sourds aux revendications des
organisations syndicales », affirme Thierry Chevallier, responsable
régional de la CGT énergie.
Les anciens ont d'ailleurs rejoint la manifestation parisienne. « On
est autant mobilisés pour nos retraites que pour les 37,5 annuités de
nos collègues », explique Jacqueline (1 079 euros de pension après
vingt-trois ans et demi de boîte). À côté d'elle, Jean-Pierre, retraité
après trente ans de maison et donc un peu mieux loti avec 1 600 euros.
« On n'est pas les plus à plaindre, c'est vrai mais on cotise beaucoup
plus. Notre régime ne coûte rien à personne et n'est pas déficitaire
puisque c'est nous qui le payons. » Chez les jeunes, la révolte est
tout aussi palpable. Autour de Victor, sept ans d'entreprise, un petit
groupe d'agents d'astreinte embauchés ces dernières années. « Nous
sommes monteurs sur le réseau haute tension, il y a bien pénibilité du
travail. On travaille la nuit, le samedi, le dimanche, les jours
fériés. Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige. On peut aussi très
bien être envoyé dans n'importe quelle région de France. Je ne suis pas
sûr que l'actionnariat sera prêt à financer un service public de cette
qualité. Les clients prendront des packs selon leurs moyens », rappelle
un autre.
Après la suspension des discussions tripartites et l'annulation de
la séance programmée hier, les syndicats vont retourner à la table des
négociations mercredi 12, avec des attentes précises sur les salaires
dont une revalorisation de 5,5 %, le niveau des pensions de retraite et
l'évolution des carrières. « Le dossier rebondit dans un cadre unitaire
car c'est l'ensemble des fédérations qui ont fait savoir aux
négociateurs patronaux que leurs propositions étaient insuffisantes »,
se réjouit Thierry Chevallier. Pour l'heure, seule la CGT a appelé,
pour le 12, à de nouvelles actions. « Hier, des assemblées générales du
personnel ont eu lieu dans toute la France et ont décidé d'intervenir
sur l'outil de travail et le réseau, avec, par endroits, des baisses de
production. Le personnel est dans l'action et les négociations sons
mises sous sa surveillance », poursuit le dirigeant syndical. À
Grenoble, une manifestation a rassemblé 250 agents dans la matinée.
Ludovic Tomas
l' Huma du 07 / 12 /07
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| samedi 08 décembre 2007, a 22:48 |
| LE LIVRET A (Et les prêts à long terme pour le logement social ? |
Le Figaro/La Tribune
Le Livret devient une marque et la CDC ne centralisera plus sa collecte
vendredi 7 décembre 2007
Est-il nécessaire de rapporter ici une information dont
tous les lecteurs ont déjà connaissance et dont ils pourront vérifier
eux-mêmes la source ? Selon Les Echos, qui donne libre accès à
l'information sur son site, le taux de rémunération du Livret A devrait
augmenter d'un demi point, voire plus, en passant de 3% à 3,5% voire
même à 3,75%. Si Le Figaro rapporte lui aussi l'information, le
quotidien insiste sur les changements que pourrait connaître le Livret
A.
Dans le cadre de la banalisation de sa distribution, la
marque « Livret A », qui a été déposée par l'Ecureuil, pourrait n'être
utilisée que par les Caisses d'épargne et la Banque postale. Que les
banques concurrentes ne « pensent même pas » à distribuer un produit
bancaire sous cette marque, avertit l'Ecureuil (Le Figaro). Mais, selon
La Tribune, le rapport Camedessus proposerait aux banques de conserver
une partie de la collecte du Livret A à condition qu'elles participent
au financement du logement social…. Cela signifie que la Caisse des
dépôts ne centraliserait plus toute la collecte du Livret A. Du coup,
elle ne pourra plus financer comme aujourd'hui les prêts à long terme
pour le logement social.
elunet.org
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| samedi 08 décembre 2007, a 22:05 |
| L'Etat gagne 1M d'euros . |
Les Echos
L'Etat gagne 1 Md€ de trésorerie sur le dos des collectivités
vendredi 7 décembre 2007
On peut lire le rapport d'information de la
commission des finances du Sénat sur le site des Echos. Selon son
auteur, Michel Mercier (UDF), l'Etat gagne chaque année 1 Md€ sur le
dos des collectivités locales.
L'Etat évalue à 4,5 Md€ les frais de recouvrement des
impôts locaux, mais il lui en coûte en réalité 1 Md€. Par ailleurs la
prise en charge des dégrèvements d'impôts locaux lui fait perdre 2,5
Md€ par an. Il reste donc un bénéfice net de 1 Md€. Le problème a déjà
été soulevé à plusieurs reprises, c'est celui du compte d'avances, dont
l'Etat a toujours affirmé qu'il devait être en déficit structurel.
L'excédent, selon le rapport sénatorial, proviendrait pour une grande
part d'un stock fictif de créances anciennes.
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| samedi 08 décembre 2007, a 21:15 |
| Descente de police dans la rue ( via Libération ) |
samedi 8 décembre 2007
(16h25) :

Quelques milliers
d'officiers ont commencé à manifester samedi à Paris, à l'appel du
Syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire), afin de
protester contre les conditions de leur passage au statut de cadre.
Le Snop avait appelé les 12.000
officiers à défiler, entre Châtelet et Notre-Dame de Paris, au coeur de
la capitale face au palais de Justice et à la préfecture de police,
estimant qu'il "n'y a pas eu d'avancée significative" dans ce dossier.
Ils contestent les conditions de leur
passage au statut de cadre, à partir du 1er janvier 2008, craignant de
nouvelles contraintes et horaires sans compensations. Les officiers
sont en civil et pour beaucoup revêtus d'un gilet pare-balles où l'on
peut lire : "ne protège pas des coups venant (du ministère) de
l'Intérieur".
Synergie, le second syndicat
d'officiers, n'a pas appelé à cette manifestation. Il s'estime
satisfait des "avancées" formulées par le ministère de l'Intérieur, et
qu'il a signées cette semaine. Les deux syndicats avaient ensemble
convié, le 6 novembre, les officiers à manifester leur mécontentement
sur ce dossier par différentes actions qui allaient du rassemblement au
dépôt de leurs téléphones ou armes de service.
Source
Si maintenant les policiers manifestent, je me pose 2 questions :
Qui va réprimer leur mouvement? Les gendarmes?
Vont-ils souhaiter la convergence de leur mouvement avec ceux des étudiants, des cheminots, des fonctionnaires etc...?
Oui, je sais : je suis parfois naïf. :)
De : G.B.
samedi 8 décembre 2007 |
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| samedi 08 décembre 2007, a 20:42 |
| Photos de la manifestation des chomeurs . |
samedi 8 décembre 2007
(17h52) :
De : patrice leclerc
samedi 8 décembre 2007 |
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| samedi 08 décembre 2007, a 10:47 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Industrie aéronautique : la BCE pousse aux
délocalisations Par Michelle Demessine - 04 Décembre
2007
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Dans le cadre de la discussion du budget de la Défense pour 2008,
Michelle Demessine a notamment évoqué la difficile situation de nos industries
de défense, celle de l'aéronautique en particulier.
A l'heure où les dirigeants de EADS ou de Dassault prennent
prétexte de la faiblesse du dollar par rapport à l'Euro pour annoncer des
délocalisations de production, elle a démontré que d'autres solutions étaient
possibles. Il faudrait notamment que la France intervienne vigoureusement auprès
de la Commission de Bruxelles pour que celle-ci défende devant l'OMC le système
des « avances remboursables ».
Mais plus largement, cet aspect des choses nous renvoie
directement au rôle que devrait jouer la Banque centrale européenne que le
Traité dit « simplifié » ne prévoit pas de modifier, ainsi que le peuple
français l'avait pourtant largement souhaité en repoussant la Constitution en
2005.
Si la Banque centrale européenne était davantage tournée vers le
soutien à l'emploi et à la croissance et qu'elle puisse agir sur la parité de
notre monnaie en faveur du développement industriel, nous ne serions pas dans
cet état d'impuissance aux conséquences catastrophiques.
Une raison de plus pour que la ratification de ce traité fasse
l'objet d'un grand débat populaire, c'est-à-dire qu'il soit soumis à
référendum. |
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| samedi 08 décembre 2007, a 09:35 |
| Contrat de travail : l'embarras du MEDEF . |
Emploi . Séance décisive ce matin pour la négociation
sur la modernisation du marché du travail. Le MEDEF doit faire des
concessions s'il veut parvenir à un accord.
Le MEDEF doit obtenir au moins trois signatures
syndicales sur cinq s'il ne veut pas s'exposer au risque d'un « droit
d'opposition » levé par la majorité des organisations en désaccord.
Officiellement, il lui reste trois semaines puisque le gouvernement
répète que, sans accord d'ici à la fin de l'année 2007, il va légiférer
sur le contrat de travail. Officieusement, les partenaires sociaux ont,
semble-t-il, gagné le droit de mordre sur le mois de janvier pour
tenter de faire aboutir la négociation sur la modernisation du marché
du travail.Faire reculer l'insécurité sociale .
Le chantier est vaste et complexe. Tous le reconnaissent. Les
partenaires sociaux discutent de l'évolution du droit social pour les
quatre temps de la vie active, l'entrée dans l'emploi, l'évolution de
carrière, le licenciement et le retour à l'emploi. Le patronat veut
gagner le droit de licencier « sans reproche » et faire naître un
nouveau contrat de travail, le contrat de projet, sorte de super CDD
attaché à une mission de travail. Les syndicats se sont jurés de
parvenir à faire reculer l'insécurité liée à la précarité du travail.
Ils veulent donc créer des protections sociales bien plus importantes
que celles qui existent aujourd'hui, pour donner aux salariés des
droits qu'ils peuvent faire valoir même s'ils changent d'employeurs,
pour qu'ils ne se retrouvent plus seuls et démunis en cas de perte
d'emploi, pour que la mobilité ne soit plus vécue comme une source
d'angoisse mais comme une chance de rebondir. Las de se rendre compte
que, texte après texte, le MEDEF mettait plus d'ardeur à développer ses
propres propositions que les leurs, les syndicats ont exigé une réunion
spécifique pour exposer leurs revendications. La séance de ce matin est
importante car elle va dire si le patronat les a enfin entendues.Le
MEDEF est très embarrassée .
Mercredi, Laurence Parisot, s'est agacée de « certaines déclarations
du gouvernement qui s'apparentent à des quasi-menaces si nous ne
parvenons pas à un accord ». La présidente du MEDEF a estimé être «
actuellement dans un moment très important de la négociation »,
reconnaissant « des points de blocages », mais espérant « parvenir à un
accord ». Les syndicats le souhaitent aussi, mais la copie patronale
doit sérieusement évoluer pour y parvenir. Tous répètent être « engagés
de manière responsable » dans cette négociation. En septembre, la CGT
était isolée (elle n'avait été qu'observatrice de la phase précédente
sur l'état de lieux). La CFDT débordait d'enthousiasme et le MEDEF,
alors mené par Denis Gautier-Sauvagnac, tonitruait sur les impératifs
patronaux. Séance après séance, le rapport de forces a évolué, au point
que la revendication montante s'incarne aujourd'hui dans l'exigence de
tous les syndicats d'avancer sur la transférabilité des droits. Le
MEDEF est très embarrassé car faire un petit pas dans cette direction
signifie accepter que certains droits sociaux (formation
professionnelle, complémentaire santé ou encore ancienneté) échappent
au contrôle des employeurs.
* Des jeunes contre l'enterrement du contrat de travail
À l'occasion de la clôture de la séance de négociations syndicats -
patronat sur le contrat de travail, le Mouvement jeunes communistes
appelle à un rassemblement à 18 heures aujourd'hui devant le siège du
MEDEF. Cette initiative verra un moment symbolique avec pose d'une
plaque commémorative : « Ici on a essayé d'assassiner le CDI », en
présence d'élus dont Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice communiste.
(75, avenue Bosquet Paris 7e, métro : École-Militaire).
Paule Masson
l' Huma du 07 / 12 / 07
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| samedi 08 décembre 2007, a 09:23 |
| CE SOIR SUR LA CHAINE LCP-ASSEMBLEE NATIONALE . |
Ce soir sur la Chaine LCP-Assemblée Nationale émission spéciale "ça vous regarde" sur le thème : "Le Parti communiste : combien de divisions ?" dès 19h15.
Le Parti Communiste a-t-il encore de l'avenir dans le paysage politique ? Les
trois dernières élections ont montré la forte baisse de l'électorat
communiste. Le PC est écartelé entre une partie radicale qui se
rapproche de la LCR et une autre partie qui est plus proche du PS,
notamment du fait de la participation de certains membres du PC dans
des Gouvernements de Gauche. Qu'en est-il aujourd'hui ? Faut-il encourager un retour à la base et au militantisme ? Quel est son emprise au niveau local ?
A
noter également la diffusion en direct sur LCP-AN dimanche 9 décembre,
l'assemblée extraordinaire, dont l'intervention de Marie-George BUFFET,
secrétaire nationale du PCF |
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| samedi 08 décembre 2007, a 08:19 |
| SENAT : Groupe communiste . |
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Sarkozy finance les universités en bradant
EDF ! Par Nicole Borvo Cohen-Seat - 03 Décembre 2007
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La Ministre de l'Economie Christine Lagarde a confirmé que l'Etat
engage aujourd'hui la cession de 2.5% du capital d'EDF, cession d'actifs
réservée aux investisseurs institutionnels. Le Président de la République a
prétendu jeudi soir que « les caisses de l'Etat sont vides » et que cette mesure
était la seule solution pour financer la modernisation des universités.
Pourtant, cet été la majorité a su trouver 540 millions d'euros pour alléger
l'ISF, 4 milliards pour exonérer les entreprises sur les heures supplémentaires,
600 millions pour le bouclier fiscal et 2 milliards pour les grosses
successions.
Cette décision montre l'absence de volonté du Gouvernement de
mener une politique d'investissements à long terme dans le domaine énergétique
seule à même de garantir l'indépendance énergétique de la France et le maintien
des tarifs réglementés. L'avenir du service public de l'Université exige une loi
de programmation budgétaire pluriannuelle fondée sur une nouvelle politique
fiscale plus juste et non pas sur le bradage aux intérêts privés des autres
services publics.
Les sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen
dénoncent cette politique destructrice de l'outil public au détriment de la
satisfaction de l'intérêt général, menée par le Gouvernement et sa majorité. |
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| vendredi 07 décembre 2007, a 22:35 |
| Mouvement étudiant : la forme change mais le fond reste ! |
Au côté des grévistes
Vendredi 07 Décembre 2007 - 14:20
La journée nationale de mobilisation d'hier a été marquée par une forte
implication des enseignants chercheurs et personnels qui appelaient à
une manifestation à Paris aux côtés des étudiants et des lycéens. 5 000
personnes y ont participé et 3000 à Marseille. Communiqué des Étudiants
Communistes (UEC)
L'Union des étudiants communistes (UEC) partage l'ambition de
l'intersyndicale du supérieur qui appelle à défendre « une conception
de la production et de la transmission du savoir qui ne peut être
réduite à la vision étroite et utilitariste imposée par le
gouvernement. » L'UEC constate encore une forte
participation aux assemblées générales. De nombreuses initiatives sont
prises pour travailler à une alternative progressiste pour
l'Université. Pour nous, la levée des piquets de grève dans nombre
d'universités ne signifie pas la fin du mouvement pour l'abrogation de
la LRU. L'UEC appelle les étudiants mobilisés
à organiser des assemblées générales, avec l'ensemble des acteurs de la
communauté universitaire, pour opposer au gouvernement un projet qui
permette tant la réussite de tous les étudiants que le progrès humain.
Permettre la production de savoirs nouveaux et leur partage à l'échelle
nationale, européenne et mondiale est un défi de notre temps.
La manif à Marseille sur le journal La Marseillaise: Les étudiants sont encore là !
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| vendredi 07 décembre 2007, a 22:09 |
| Nouvelle flambée du prix du gaz . |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
Le gouvernement s'apprête à donner un coup de canif supplémentaire au
pouvoir d'achat des Français: GDF sera probablement autorisé par le
gouvernement à augmenter ses tarifs
Le gouvernement s'apprête à donner un coup de canif supplémentaire au
pouvoir d'achat des Français. Interrogé sur les révélations des Échos
selon lesquelles la direction de Gaz de France devrait demander dans
les heures qui viennent une augmentation des tarifs réglementés tant
pour les particuliers que pour les entreprises, le président de
l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a jugé « probable qu'il y ait
une hausse parce que l'explosion du prix du gaz conduit GDF à ne pas
rentrer dans une situation où l'entreprise ne serait plus à l'équilibre
».
Pour justifier une hausse qui devrait
se situer entre 5 et 6 % pour les particuliers et 10 % pour les
professionnels, GDF met en avant le surenchérissement de ses coûts
d'approvisionnement généré par l'évolution des prix du pétrole qui
représenterait un manque à gagner de 950 millions d'euros selon les
Échos. « Simpliste ! », rétorque la CGT-énergie qui fait valoir que «
seule la variation des coûts réels d'approvisionnement à long terme
doit être répercutée à la hausse comme à la baisse » et que « les coûts
d'importations de Gaz de France ont baissé de 10 % entre 2006 et 2007
(sur les neufs premiers mois de l'année) ». Pour le syndicat
majoritaire chez les gaziers, l'augmentation souhaitée tient plus à «
l'impact sur le cours du titre d'un maintien des tarifs actuels ».
En d'autres termes, le gouvernement
craint une dévalorisation de l'action Gaz de France car celle-ci
pourrait conduire soit à une remise en cause de la fusion avec Suez
soit ouvrir la porte à de nouvelles exigences des actionnaires du
groupe présidé par Gérard Mestrallet. En tout cas, une chose est sûre :
GDF est une entreprise en très bonne santé financière. Comme le
rappelle la CGT « ses résultats sont en forte croissance. Ils sont
passés de 1,15 milliard d'euros en 2004, à 1,75 milliard en 2005 et à
2,6 milliards en 2006 ». Les bénéfices versés aux actionnaires vont
également croissant, passant de 420 millions d'euros en 2004 à 1,1
milliard en 2006. La CGT qui rappelle que GDF a annoncé, le 15 octobre
dernier, dans un communiqué commun avec Suez, leur augmentation de 50 %
sur trois ans, soutient que la hausse des tarifs est « le seul moyen de
tenir les promesses faites aux actionnaires ».
Le porte-parole des députés
communistes, Alain Bocquet, a écrit au premier ministre, François
Fillon, afin de « plaider en faveur du refus de toute hausse de tarif
du gaz au 1er janvier 2008 ». Le parlementaire du Nord fait valoir
qu'un « relèvement des tarifs de distribution du gaz aux particuliers,
en renforçant leurs difficultés, ne constituerait en effet qu'un
témoignage supplémentaire de l'indifférence marquée des pouvoirs
publics à leurs attentes » et témoignerait de « la volonté de rassurer
les milieux boursiers à l'heure où se précisent les rumeurs d'une
accélération de la fusion de Gaz de France et de Suez ».
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| vendredi 07 décembre 2007, a 21:32 |
| Appel pour une autre réforme ( pétition ) contre la loi LRU . |
Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d'enseignement supérieur et de recherche
Par Hellemmes PCF le mardi 4 décembre 2007, 16:07 - Pétitions en ligne
- Lien permanent
La loi LRU veut détruire nos universités et la recherche publique, faisons reculer le gouvernement !
Cette loi, comme les autres du gouvernement Sarkozy, démolit le
service publique. L'éducation de nos enfants ne doit jamais être bradée
à des intérêts privés et économiques.
Ensemble, mobilisons nous, pour les universités comme pour le reste !
"L'enseignement
et la connaissance sont importants parce qu'ils définissent ce qui, à
travers les siècles, a fait de nous des humains, et non parce qu'ils
peuvent améliorer notre compétitivité mondiale", ainsi s'exprimait
récemment D. Faust, présidente de l'université de Harvard. Comme
l'université française a assumé depuis vingt ans un quasi-doublement
des effectifs étudiants sans moyens suffisants pour accompagner cette
évolution, elle se trouve aujourd'hui en grande difficulté pour remplir
les missions de production et de transmission des connaissances
qu'implique une telle vision. Pour améliorer cette situation, de
nombreuses propositions ont été formulées par la communauté
scientifique. Mais le gouvernement les a ignorées et a tiré argument
des difficultés réelles de l'université pour transformer complètement,
brutalement et sans réelle concertation, l'ensemble du dispositif
national de recherche et d'enseignement supérieur, afin que celui-ci
puisse être géré comme une entreprise, afin qu'un objectif majeur de
l'enseignement supérieur soit la professionalisation immédiate, et que
la recherche soit avant tout finalisée et à court terme.
L'urgence aurait dû être d'investir massivement dans les
universités, y compris en moyens humains. Mais l'urgence pour le
gouvernement a été la mise en place de la LRU (Loi libertés et
responsabilités des universités), c'est-à-dire un cadre (l'autonomie
des universités) qui lui permette d'accélérer un désengagement
financier, tout en masquant cette démarche par des effets d'annonce.
Cette autonomie verra un fort accroissement des pouvoirs attribués aux
présidents d'université, qui auront en particulier la haute main sur
les processus de recrutement de personnel, au mépris de la norme
internationale, qui recommande un recrutement par des pairs compétents.
L'autonomie scientifique des universités ne sera qu'une façade dans
une construction dirigiste et centralisée entièrement contrôlée par
l'ANR (Agence Nationale de la Recherche), imposant une recherche sur
projets à court terme, sans prise de risque, sur les axes détaillés
établis par le ministère, avec un nombre croissant de personnels
précaires. Ce dispositif de contrôle du champ scientifique par le
politique est complété par l'AERES, agence d'évaluation entièrement
constituée de personnalités nommées.
Les phénomènes de concentration de pouvoirs sans contre-pouvoirs
seront aggravés par la disparition programmée des EPST en tant
qu'organismes de recherche ayant une politique scientifique autonome,
en particulier le CNRS, principal vecteur d'une recherche non finalisée
sur le long terme privilégiant la pluridisciplinarité et la prise de
risque. Les UMR (Unités Mixtes de Recherche, dépendant d'une université
et d'un organisme de recherche), représentent l'endroit où peut
s'articuler une vision nationale et internationale assurée par les
organismes de recherche, et la dimension locale qui relève de
l'université de tutelle. Cette articulation permet de coordonner
l'effort de recherche dans chaque champ disciplinaire et dans le
contexte international. La commission d'Aubert prépare aujourd'hui la
suppression de fait de cette double tutelle, et s'apprête ainsi à
casser un système qui a fait la preuve de ses vertus structurantes.
Face à ces mesures qui nous paraissent inadaptées et dangereuses,
nous demandons :
Pour les acteurs de la recherche et de l'enseignement, une véritable
autonomie scientifique et pédagogique par rapport au politique (qui
n'implique aucunement un désintérêt pour les demandes de la société).
Contrairement à ce que la référence à l'autonomie des universités veut
laisser croire, cette autonomie-là leur est refusée.
Un renforcement du partenariat entre universités et organismes de
recherche, en maintenant le principe d'une double tutelle (locale et
nationale) sur les unités mixtes de recherche.
Une répartition complètement modifiée des affectations de moyens
pour l'enseignement supérieur et la recherche prévues dans le budget
2008. Il faut diminuer les crédits affectés à l'ANR et au Crédit Impôt
Recherche, pour augmenter ceux versés aux laboratoires par le biais des
établissements (universités et organismes de recherche).
L'octroi aux universités d'un financement par étudiant équivalent à
celui des classes préparatoires, des BTS et des écoles
professionnelles. Un tel soutien public est la condition indispensable
pour pouvoir renouer avec l'ambition de démocratisation scolaire et
pour que le financement privé ne conduise pas à un contrôle des
activités d'enseignement supérieur et de recherche par le privé.
Un plan pluriannuel de création d'emplois (chercheurs,
enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs) afin
de pouvoir renforcer l'encadrement pédagogique en premier cycle, sans
recourir à des heures supplémentaires : il importe d'augmenter le temps
que les enseignants-chercheurs peuvent consacrer à la recherche, pas de
le diminuer ! La moitié de l'augmentation du Crédit Impôt Recherche
suffirait pour mettre ce plan en place.
Nous demandons que les principes défendus ici soient pris en compte,
et se traduisent dans les faits par un changement net de la politique
menée actuellement. Nous demandons que soient clairement explicitées
les perspectives d'évolution de notre système, et que toute nouvelle
décision engageant son avenir soit précédée d'une concertation avec les
instances véritablement représentatives des personnels. Dès à présent,
nous nous attacherons à animer le débat sur ces questions auprès de nos
collègues et concitoyens. Prochainement, un bilan sera fait de la prise
en compte de ces demandes, notamment par la commission d'Aubert, et à
travers les budgets affectés aux universités et aux organismes de
recherche. Si ce bilan ne fait pas apparaître les garanties
indispensables et que se confirment les menaces sur l'avenir des
organismes de recherche, nous mettrons en oeuvre d'autres moyens
d'action pour stopper cette évolution.
Source et PETITION : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?page=article&id_article=1772
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| vendredi 07 décembre 2007, a 20:47 |
| Magnifique débat sur la Gauche à la Télé . |
Par Michel FRERE le jeudi 6 décembre 2007, 23:59 - Lien permanent
Après
une présentation de Ségolène Royal pour la parution de son livre au
titre type "Souvenir de Barbara" (comme par hasard au moment d'une date
anniversaire) je me suis réjouis de suivre un débat sur la situation de
la Gauche avec des intervenants très au courant de la question.
Bon
avec Arlette Chabot comme animatrice on pouvait s'attendre au pire.
Plus soubrette de Sarko qu'Arlette, tu meurs! Mais alors là on a eu le
pompon! Car enfin invité le "Mazarin" de Sarko et une partisante du
MODEM pour parler des problèmes de la Gauche, il faut le faire. Je sais
bien que la mode est à l'ouverture et qu'après l'entrée de
personnalités de la gauche dans un gouvernement de droite, il ne faut
plus s'étonner de rien. Mais voir des invités de droite invités pour
trouver des solutions aux mal être de la gauche. Vous suivez?
Certes
il y avait bien, Olivier Besancenot et Julien Drey pour représenter la
gauche, mais à 2 contre 2 pour parler de la gauche cherchez l'erreur. Le PCF? Eh ben non! ... il n'était pas invité.
Le FN non plus d'ailleurs.Il est vrai que ce dernier n'a aucun élu au
Parlement. Hein? La LCR .... ah bon vous êtes sûr? A moins que France 2
ait jugé le PCF encore plus à gauche que la LCR. Restons entre gens
modérés....
Bref qu'avons-nous appris? qu'il y
a deux gauches mais que finalement c'est la même tout en étant
différente (sic PS). Vous suivez toujours? Que le PS est prêt des
réalités. C'est sûr on les voit très souvent pour parler à la concierge
du batîment standing de la Butte Chaumont. Qu'il n' y a plus de
partis, que ce sont tous des vieux et que finalement la partition
gauche-droite c'est ringard (c'est une jeune du MODEM qui a dit cela).
Le problème c'est qu'un jour elle aussi elle vieillira..... L'éminence
grise de Sarko (GUENO, je crois... mais je ne suis pas sûr du nom, bien
que cela lui aille très bien) l'a d'ailleurs appuyé dans ce sens. Il en
a profité pour dire que le joute électoral opposant Royale à Sarkozy,
ne reflètait pas un combat gauche - droite mais un duel de pesonalités.
La banderille est plantée... et le message est passé insidieusement.
Quand
quelqu'un pourra t-il s'apercevoir un jour que toutes les ouvertures de
Sarkozy vers la gauche n'ont qu'un seul objectif : bien sûr de semer le
trouble parmi les élus de gauche mais surtout d'obtenir une majorité
suffisante du Congrés pour réformer les institutions de la République
et établir un régime présidentiel conforme à celui des USA. Première étape : montrer que les partis sont inutiles et
que d'ailleurs le Président l'a parfaitement compris puisqu'il a choisi
des collaborateurs dans les deux camps (c'est da'illeurs ce qu'a fait
remarqudr Alain Duhamel) Deuxième étape : se monter partout et tout le temps
en ayant au préalable choisi un sous-fifre comme Premier Ministre. Il
s'agit là de faire comprendre au Français que puis que l'Etat
fonctionne déjà sur le type présidentiel il ne suffit plus que de le
valider. A la limite un référendum pourrait permettre de contourner la consultation du Congrés dont la majorité n'est pas acquise. Troisième étape
Faire passer les messages comme quoi l'action du Président prime et
qu'il faut une sacré personnalité pour y arriver.... comme Poutine.
Tiens!
ALORS MOI DES DEBATS COMME CELA ........ CA MEDONNE ENVIE
DE VIEILLIR POUR NE PLUS PAYER MA REDEVANCE. Quoi? Même les vieux
doivent la payer? Ben alors, on paye tout le temps!.... |
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| vendredi 07 décembre 2007, a 18:06 |
| La réforme des retraites,une fatalité démographique ? |

Par : RAPSE
Mis en ligne : 7 décembre
On nous présente une réforme des retraites
comme inéluctable du fait des évolutions démographiques.
Tels ces médecins de Molière
mono-maniaques, disant quelle que soit la maladie
: « c'est le poumon vous dis-je », il avancent toujours
la même rengaine « purger, saigner », l'emploi
et les dépenses sociales et/ou salariales.
Lettre n° 36 - 6 décembre 2007
Or, la réalité est bien différente.
On voit que la durée de vie et la part des + de 60
ans se sont évidemment accrues de façon considérable.
Mais on voit aussi que la production de richesses
a augmenté encore beaucoup plus vite (en volume,
c'est à dire en euros constants). C'est grâce à la productivité
du travail total.
Ainsi, le tableau ci-dessous, montre-t-il que l'effet
démographique sur l'augmentation du besoin de financement
(colonne a+b) peut être grossièrement
estimé à +104% (un doublement) de 1960 à 2006,
mais que les richesses produites — le PIB qui est la
somme des valeurs ajoutées – ont quadruplé
(+328%) dans le même temps !

C'est pourquoi on a pu financer les retraites, et
même au-delà.
Mais avec le temps, une part de plus en plus
considérable de ces richesses sort de la base
de calcul de la cotisation (les salaires) en alimentant
les revenus financiers des entreprises
qui ont augmenté du taux ahurissant de 7.413%
durant la période (sans même parler des banques..).
En outre, la base salaires correspond
aux travailleurs et à leurs qualifications, c'est à
dire qu'elle est aussi la base de production des
richesses. Or elle s'étiole pour deux raisons :
l'accaparement d'une part croissante du revenu
produit par le capital, mais aussi parce que ces
revenus du capital sont de plus en plus utilisés
contre l'emploi pour les délocalisations et les
opérations spéculatives.
Il faut par ailleurs prendre en compte, dans l'évolution
du besoin de financement, au moins
trois autres paramètres : le passage de l'âge de
la retraite de 65 à 60 ans, en 1982 ; la revalorisation
des pensions ; les exigences d'une retraite
véritable moment d'activité hors emploi et
de vie épanouie alimentant le besoin d'un revenu
accru.
On comprend alors que d'une part le système
ait fonctionné durant une longue période. Mais
on comprend aussi qu'il rencontre des tensions
fortes, voire des difficultés de financement.
En effet, si on observe bien le tableau, jusque
dans les années 1970, la croissance du PIB
dépassait largement l'effet démographique. Mais
plus on prend la période récente, et notamment
à partir des années 1980, l'effet démographique
sur le besoin de financement est à peu près
couvert par la croissance du Pib. Mais pas plus.
D'où les tensions de plus en plus
considérables sur le partage de la valeur ajoutée
et sur l'utilisation des revenus ainsi partagés. De
plus en plus frontalement, monte ainsi un conflit
très aigu entre prélèvements pour le capital,
notamment financier, et financement des dépenses
publiques et sociales.
Donc, contrairement aux discours alarmistes, il
est loin d'y avoir le feu dans la maison. Mais
contrairement aux discours vagues chez certains
à gauche, il est faux de prétendre qu'il suffit de
conserver le système. Il est en crise et les
tensions évoluent dans le mauvais sens. Il n'est
pas adapté pour contrecarrer, avec le
ralentissement de productivité de la crise
d'efficacité, cette nouvelle donne de la finance et
de la globalisation.
On voit bien qu'il y a besoin d'une réforme de
progrès. Pas d'une réforme qui rende solidaire le
seul monde du travail monde du travail avec luimême.
Mais d'une réforme qui implique le capital
et qui change la dynamique d'évolution.
Pour ce qui concerne les propositions de
financement, on voit que c'est la base salaire (et
donc aussi emplois et qualifications) qui ne croit
pas assez. On voit aussi que les richesses
continuent cependant à augmenter à un rythme
qui n'est pas catastrophique pour le financement.
A condition, et c'est le point clé pour la
dynamique, que cette façon de croître n'aille pas
encore accélérer le recul relatif de la base salaire
et entamer encore plus la croissance et ses
conditions.
Il s'agit donc d'une part, dans le court terme, de
faire contribuer les revenus financiers des
entreprises. Il s'agit d'autre part d'amorcer une
dynamique de développement de l'emploi, en
quantité et en qualité. Ceci à la fois par une
modulation et par une autre politique de l'emploi
et du crédit.
La contribution des revenus financiers des
entreprises (183 Mds) et des banques (60,7 Mds)
au même taux que les salaires (environ 10%)
rapporterait autour de 25 Mds d'euros. Cette
contribution constituerait une cotisation sociale
additionnelle au régime de sécurité sociale
(branche vieillesse), s'ajoutant aux cotisations
existantes.
Mais il ne s'agit pas d'un « trésor ». Car cette
taxation inciterait à les faire reculer et nous
voulons qu'ils (re)deviennent négligeables.
Le deuxième volet de propositions alternatives,
difficile à chiffrer à l'heure actuelle, est d'instaurer
une modulation des cotisations sociales
employeurs pour les augmenter et favoriser la
création d'emploi, les salaires et les
qualifications. Une entreprise qui diminuerait
l'emploi ou ses dépenses salariales et de
formation se verrait appliquer un taux accru.
Tandis qu'une entreprise qui engagerait des
dépenses salariales, de formation, accrues (y
compris des créations d'emploi) se verrait
appliquer un taux moindre sur cette base accrue.
Ainsi sa contribution augmenterait, mais pas
autant que dans le système actuel.
A côté de ces deux propositions, la taxation des
stock options réclamée par Ph. Séguin, et
acceptée par Fillon, ne fait pas le poids. Elle est
prétendue rapporter au plus 3 Mds d'euros. Et
elle est en outre le prétexte à faire contribuer les
indemnités de licenciements des travailleurs. Au
prétexte que les deux constituent des revenus
d'activité. Pour la droite et le patronat, il faut
effectivement passer sous silence les revenus
financiers.… A ce compte, et avec un débat
parlementaire « recadrant » par petites touches
l'assiette « stocks options » pour la diminuer,on
va arriver à 0,3 Mds par les stocks options et
peut-être 3 à 6 Mds par les indemnités de
licenciements. UN comble, alors qu'il faudrait
bien plutôt supprimer les stocks options.
Enfin, troisième levier, la question de la politique
de crédit comme levier décisif de la politique
d'emploi, doit être abordée. Elle doit l'être au
services de projets d'activités, industrielle et de
services, utiles et modernes. Les cheminots
l'abordent de cette façon lorsqu'ils exigent et
obtiennent l'ouverture de négociations sur le
développement du fret ferroviaire, en ces temps
de Grenelle de l'environnement….
Effectivement, un fonds qui bonifierait les
emprunts pour financer les investissements
(infrastructure, matériel roulants, machines et
équipements) d'autant plus qu'ils créent des
emplois, jusqu'à des taux zéro, peut être mis en
place filière par filière, et globalement. Il y faudrait
une place importante des salariés et des élus,
avec de vrais pouvoirs. La SNCF, pour ne parler
que d'elle, y aurait largement intérêt, y compris
financièrement, elle qui débourse aujourd'hui,
directement ou indirectement (RFF ou SAAD),
plus de 2 Mds d'euros pour ses charges d'intérêt,
l'équivalent de 14% de ses charges
d'exploitation. Cela met en cause, bien entendu,
la politique monétaire de la Banque Centrale
Européenne, le rôle qu'elle y joue et ses pouvoirs
exorbitants. |
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| vendredi 07 décembre 2007, a 17:30 |
| POUVOIR D'ACHAT-SALAIRES (voir cite P.C.F ) 10 pistes de propositions . |
Pouvoir d'achat - Salaires : 10 pistes de propositions, donnez votre avis !

Par : Commission économie-social-finances
Mis en ligne : 7 décembre
Dans le même temps où l'Insee annonce un relèvement
du pouvoir d'achat du revenu disponible brut des ménages de 2,6 % en
2006 à 3,2 % en 2007, deux Français sur trois disent avoir constaté une
baisse de leur pouvoir d'achat depuis un an. Qui croire ?
En fait, cette contradiction traduit les inégalités
fondamentales entre la minorité dont le pouvoir d'achat continue de
s'accroître toujours plus et ceux dont la situation s'aggrave.
Sommaire
Le nombre des salariés à faibles revenus s'élargit. Leur situation se dégrade :
Les gels ou les freinage des salaires imposés avec la
RTT et l'incitation à la réduction des salaires encouragée par le
système des exonérations de cotisations sociales patronales (plus le
salaire est proche du SMIC et plus les exonérations sont fortes) ont
conduit à la massification des salariés rémunérés à un niveau proche du
SMIC. Ainsi près de 20 % des salariés, dont 80 % sont des femmes, sont
payés au SMIC. La France est le pays où la proportion de salariés payés
au salaire minimum est la plus élevée de toute l'Union européenne. 10%
gagnent mois de 1000 €, 50% moins de 1484 €.
Par contre, l'accroissement du pouvoir d'achat moyen
constaté par les statistiques est lié à l'augmentation des revenus non
salariaux comme ceux du patrimoine. Cette tendance à été renforcée
encore par les mesures fiscales pour les plus riches adoptées ces
dernières années et renforcées cet été ( Ainsi dans les 9 premiers mois
de l'année le fisc a renvoyé un chèque de 37 300 € en moyenne à 3500
contribuables au nom du bouclier fiscal limitant les contributions des
plus fortunés). Entre 1996 et 2005, l'écart entre les 10% les plus
pauvres et les 5% les plus riches s'est accru de 4700 € par an (hors
revenus financiers) et aujourd'hui 7,1 millions de personnes vivent
sous le seuil de pauvreté.
Des hausses de prix qui frappent les ménages modestes et moyens
Si le recul du chômage a redonné un peu de pouvoir
d'achat à quelques uns, la grande majorité des salariés, eux, ont vu
leur salaire stagner d'autant plus que Nicolas Sarkozy s'est refusé à
tout coup de pouce du SMIC le 1er juillet dernier.
À ces pressions et blocages sur les salaires se sont
ajoutées des hausses de prix et des restrictions de crédit qui, elles
aussi, ont frappé différemment les catégories sociales.
Ainsi les prix des dépenses dites « contraintes et
fréquentes » et qui constituent l'essentiel des dépenses des familles
modestes et moyennes explosent (loyer, énergie, produits alimentaires,
santé).
Par contre, les prix des produits et services culturels
ou informationnels ont tendance, eux, à baisser. Mais ceux-ci
concernent plutôt les catégories disposant de revenus supérieurs.
D'où le nouveau décalage entre le vécu de la majorité
des salariés et l'évolution des indices des prix à la consommation qui
sous-évaluent les dépenses obligatoires réalisées par la grande
majorité des salariés, des retraités ou des personnes sans emploi.
Enfin, la consommation est également freinée par la
remontée des taux de crédit à la consommation, mais aussi par
l'anticipation de l'impact de mesures gouvernementales qui vont très
vite grèver les budgets des ménages : — franchises médicales, —
paiement de la redevance TV pour les personnes âgées qui en étaient
exonérées, …
Le grand écart entre les promesses et les réalités
Alors que N. Sarkozy avait fait de la question du
pouvoir d'achat sa priorité pour relancer la croissance et l'emploi,
que la loi TEPA (travail, emploi, pouvoir d'achat) était censée
redonner un nouvel élan de confiance favorisant la relance des
affaires, dès le mois d'octobre, la consommation des produits
manufacturés a connu une chute de plus de 1 %.
Ainsi le pari de Sarkozy de regagner un point de
croissance est loin d'être gagné. Si le premier moteur de la
croissance, celui de la consommation des ménages commence à flancher,
il est à noter que celui de l'investissement des entreprises ne va pas
mieux.
Là aussi les hausses des taux de crédit pour les
investissements ont fait reculer de 25 % les prévisions sur
l'investissement des entreprises en 2007. Quant au moteur de
l'exportation, la flambée de l'euro par rapport au dollar l'a grippé.
Effets d'annonces ou mesures efficaces pour le pouvoir
d'achat Dans ces conditions, les mesures de « relance du pouvoir
d'achat » ne sont guère de nature à répondre aux attentes de la
société, ni aux difficultés fondamentales qui grèvent le pouvoir
d'achat de l'immense majorité des salariés. Mais pas question pour
Nicolas Sarkozy d'adopter des mesures comme celles que plébiscitent la
majorité des français, selon le sondage Ifop pour Dimanche Ouest
France, comme la baisse de la TVA (85 %), de la TIPP (83 %), ainsi que
l'augmentation du SMIC (72 %), car ce serait affronter les interdits de
la BCE.
Une cascade de mesurettes est jetée en pature :
Favoriser le travail du dimanche ;
Rachat des heures de RTT et comptes épargne temps ;
Déblocage de la participation et la mise en place d'une prime de 1.000
euros (que pourront verser) les entreprises de moins de 50 salariés qui
n'ont pas vocation à mettre en oeuvre le système de la participation ;
Déblocage des fonds de participation dans les six prochains mois là où ils existent ;
Payer les stocks d'heures déjà travaillées mais devant être prises en
RTT dans les hôpitaux et les administrations sont les autres pistes
avancées par le président de la République pour faire rentrer quelques
subsides dans la poche des salariés. Ce sera loin d'être le cas pour
tous ;
Supprimer dès le début de 2008 les cautions et réduire à un mois les dépôts de garantie ;
S'agissant des prix, le freinage de l'augmentation des loyers via
l'alignement sur l'indice des prix INSEE et les promesses de baisses de
certains produits en magasin seront tout juste de nature à atténuer la
détérioration du pouvoir d'achat.
Toutes ces mesures ont en commun un même refus de
toucher aux profits et aux prélèvements financiers massifs surles
entreprises, de responsabiliser les banques pour financer l'emploi et
la croissance réelle et de maintenir le cap de la restriction des
dépenses publiques et sociales.
Pour relance du pouvoir d'achat : 10 pistes de propositions |
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| vendredi 07 décembre 2007, a 12:33 |
| MUNICIPAL EN BREF . |
Par rognac le mardi 4 décembre 2007, 14:47 - Lien permanent
LO :
POUR "DES LISTES UNITAIRES DE GAUCHE". Lutte ouvrière a approuvé ce
week-end une strtégie inédite d'alliance aux municipales avec des
partis de gauche lors de son cogrès à huit clos a annoncé hier Arlette
Laguiller. Le but étant de parvenir à "des listes unitaires de la
gauche pour résister à la droite, voire pour gagner des municipalités
sur elle", a-t-elle précisé. Par ailleurs le congrès a rejeté la
proposition d'Olivier Besancenot (LCR) d'un nouveau parti
anticapitaliste.
VERTS SUSPENDUS : Le collège exécutif des verts a suspendu les
militants du parti écologiste qui figurent
sur
la liste emmenée par le candidat | |