| jeudi 31 janvier 2008, a 22:53 |
| Meeting de portée nationale à Aubagne . |
Collectif Départemental pour un Référendum sur le nouveau Traité Européen :

Au centre de Gongrès AGORA
AUBAGNE
Dimanche 3 février à 17h
Télécharger
Question de démocratie
L'Europe nous intéresse. Nous voulons savoir. Nous
voulons décider. Le 4 février les parlementaires ne doivent pas
ratifier ce texte. La question doit être posée dans un nouveau
référendum.
Les chefs d'Etat et de gouvernement européens ont signé jeudi 13 décembre dans le dos des citoyennes et des citoyens, à Lisbonne,
un traité qu'ils appellent “simplifié” pour tromper le monde, mais qui
n'est qu'un clone du projet de traité constitutionnel européen rejeté
par la France et les Pays Bas en 2005.
Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy,
l'a dit lui-même, la seule différence notable réside dans le fait que
“cela ne s'appelle pas Constitution européenne” , mais le contenu est
identique en tout point. Avant lui, Valéry Giscard d'Estaing, l'a admis
sans état d'âme : “ les outils sont exactement les mêmes”. On peut même
constater une circonstance aggravante : la charte des droits
fondamentaux n'est plus incluse dans le texte. Ce coup de force est
inadmissible. Et la volonté du Président de la République de le faire
entériner par le Parlement est un déni de démocratie.
Ce que le peuple a décidé ne peut être confirmé ou contredit que par le peuple lui-même.
Rappelons-nous que dans la précédente
législature, avant que le peuple ne se prononce par référendum à 55%
contre le Traité, le Parlement avait voté à plus de 80% son adoption.
On ne nous fera pas croire que les Françaises
et les Français auraient voté pour qu'on leur resserve le traité et
qu'on les prive du droit de s'exprimer par référendum. Plus d'un
français sur deux aujourd'hui exige qu'un référendum soit organisé,
selon les enquêtes d'opinion. Des Partis, des forces et des
personnalités très diverses ont engagé ensemble une campagne pour le
référendum. Ils sont partisans du “non” ou partisans du “oui” mais les
un-es et les autres respectueux de la souveraineté populaire.
Cette campagne peut imposer le recours au
référendum. Menons-la ensemble. En faisant signer la pétition, en
interpellant les parlementaires. Le Parlement doit être réuni le 4
février pour se prononcer sur une réforme de la Constitution nécessaire
à la “ratification” du Traité de Lisbonne. Mais si 2/5 des
parlementaires s'y opposent, le Président de la République sera alors
contraint de procéder à un référendum. Déjà, toute la gauche, tous les
parlementaires de gauche, doivent se mobiliser pour cela. Le refendum
doit être l'exigence de tous les démocrates.
Il s'agit, ni plus ni moins, de faire respecter le suffrage universel !
Toutes les composantes nationales ont décidé d'envoyer des orateurs à AUBAGNE.
Avec la participation de :
Sylvie ANDRIEUX : DÉPUTÉE SOCIALISTE
Francine BAVAY : ALTER EKOLO
Brigitte BAYLE : U.F.A.L
Jean-Jacques BOILAROUSSIE : Les ALTERNATIFS
Éric COQUEREL : M.A.R.S
Annick COUPÉ : SOLIDAIRES
Claude DEBONS : Syndicaliste
François DELAPIERRE : P.R.S
Gérard FILOCHE : Démocratie et socialisme
Daniel FONTAINE : Maire d'AUBAGNE
Roger MARTELLI : Fondation COPERNIC
Yves SALESSE : Collectifs Unitaires Antilibéraux
Friedrick SCHMALZBAUER : DIE LINKE
Aurélie TROUVÉ : ATTAC
Roselyne VACHETTA : L.C.R
Francis WURTZ : P.C.F
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| jeudi 31 janvier 2008, a 22:35 |
| L'Europe face au défi du capitalisme financier . |
Finance
. Comme ses homologues réunis hier à Londres, Sarkozy réclame de la
transparence et pourfend la spéculation. Mais sa politique et le traité
européen vont dans le sens contraire.
Comment stabiliser, sécuriser la situation financière
de l'Europe alors que les secousses de la crise dite des subprimes se
font de plus en plus durement sentir, que les spectres de la récession,
voire du krach hantent le Vieux Continent ? Les chefs d'État et de
gouvernement français, britannique, allemand et italien, réunis à
Londres, planchaient, hier soir, sur ce sujet d'une actualité chaque
jour plus brûlante. Dans chacun des quatre pays, en effet, l'heure des
comptes a commencé à sonner : engagés aux États-Unis sur les fameux
prêts immobiliers, plusieurs établissements financiers allemands ont
déjà présenté de lourdes pertes ; une grande banque britannique, la
Northern Rock, a frôlé la faillite, n'évitant le naufrage que grâce à
l'injection de 25 millions de livres d'argent public ; et en France, la
Société générale, en plus de l'ardoise phénoménale des frasques d'un
trader, avoue avoir brûlé deux milliards d'euros dans les subprimes.
Une tempête financière qui ne devrait pas rester sans conséquences pour
les économies. À Berlin comme à Paris, les prévisions de croissance
pour 2008 sont déjà revues à la baisse. Dans ces conditions, on pouvait
parier que, lors de leur dîner londonien, les dirigeants européens ne
lésineraient pas sur les discours pour afficher une volonté de remettre
de la « stabilité » dans le système financier. Chacun y allant de sa
propre tonalité, favorable à davantage de réglementation du côté de
Nicolas Sarkozy et du président italien, Prodi, plus libérale pour la
chancelière allemande, Merkel, et le chef du gouvernement britannique,
Gordon Brown. Mais sans que, au final, cela fasse beaucoup de
différence quant à la portée des mesures envisagées.
Transparence est le leitmotiv de chacun. « Il est temps maintenant
de mettre de la transparence, de nouvelles règles prudentielles dans
les systèmes financiers mondial et national, et de préférer prêter de
l'argent à celui qui entreprend et crée de la richesse, plutôt qu'à
celui qui veut acheter pour dépecer et spéculer », déclarait Nicolas
Sarkozy le week-end dernier, à New Delhi. Parmi les idées avancées : un
renforcement du rôle des organismes européens existants, censés
« superviser » les marchés, un encadrement des agences de notation
(chargées d'évaluer les établissements financiers en fonction des
risques, et qui avaient par exemple attribué leur meilleure note à la
Société générale…). Gordon Brown envisage un « système d'alerte » pour
prévenir les crises, Angela Merkel évoque des codes de conduite à
appliquer aux fonds hyperspéculatifs (hedge funds)… Aucune décision
n'était toutefois à attendre de la réunion de Londres, toute mesure en
la matière devant être prise par les 27 pays membres de l'UE, comme l'a
rappelé, hier, la présidence slovène de l'Union.
Assurer la meilleure rentabilité des capitaux
Ce thème de la transparence des marchés financiers n'est pas
nouveau. Il revient dans la bouche des dirigeants européens à chaque
crise. Leur inefficacité manifeste en la matière ne doit rien, ou
guère, à leur différence d'approche, plus ou moins libérale. Les
dérives dont chacun s'offusque aujourd'hui prennent en effet leur
source avant tout dans une politique européenne qui vise expressément
le développement des marchés financiers, de « la finance pour la
finance ». Et qui se traduit dans la mission dévolue à la Banque
centrale européenne (BCE) : « l'objectif principal » déclaré de
celle-ci étant « la stabilité des prix », c'est-à-dire, en vérité,
d'assurer la meilleure rentabilité des capitaux, au détriment des
salaires et des investissements. Et cette politique, cette mission,
comme « l'interdiction » de « toutes restrictions aux mouvements de
capitaux », sont inscrites noir sur blanc dans le projet de mini-traité
européen, dont Nicolas Sarkozy a décidé d'imposer la ratification sans
référendum.
Tout cela n'empêche certes pas le chef de l'État de multiplier les
attaques verbales contre un capitalisme financier débridé. « Nous
voulons de la régulation. Nous voulons un capitalisme pour les
entrepreneurs et non pas pour les spéculateurs. » On ne « peut accepter
l'explosion de la spéculation ». « Jouer le jeu, pour les banques,
c'est ne pas prêter davantage, ou plus facilement, aux spéculateurs
qu'aux entreprises et aux ménages. » Etc. Mais aucune mesure concrète
n'est venue traduire ce discours moralisateur, répété pendant la
campagne électorale et depuis son entrée à l'Élysée. Et réclamer,
aujourd'hui, la démission du PDG de la Société générale ne lui donne
pas plus de crédit. Les faits sont accusateurs : qu'il s'agisse du
« paquet fiscal », de la privatisation de Gaz de France, ou, entre
autres, de la « dépénalisation » du droit des affaires, toute la
politique mise en oeuvre depuis six mois a consisté à servir, sans
contrepartie, des « investisseurs » financiers plus enclins à spéculer
qu'à développer l'économie et l'emploi.
Yves Housson
l' Huma du 30 / 01 / 08
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| jeudi 31 janvier 2008, a 22:07 |
| Alerte rouge dans les rayons des hypermarchés . |
Commerce
. Pour la première fois dans la grande distribution, plusieurs
syndicats font front commun pour les salaires et appellent à une grève
nationale, vendredi.
Qualificatif « historique ». Jamais, jusqu'à ce 1er
février, les syndicats du commerce n'étaient parvenus à s'entendre pour
construire main dans la main une action commune dans le secteur. C'est
désormais chose faite. Hier, après trois ans de travail de
rapprochement souterrain, les trois syndicats majoritaires de la grande
distribution - CGT, CFDT et FO - ont appelé les 635 000 salariés à une
journée nationale de grève contre la précarité dans toutes les
enseignes, des mastodontes comme Carrefour ou Auchan, aux petites
structures telles Picard ou Match. « On se chamaillait entre syndicats
quand on était petits, maintenant on a grandi et c'est ensemble qu'on
va cogner », explique un brin ironique Michel Enguelz, secrétaire
fédéral FGTA-FO. La stratégie d'attaque ? « Frapper le porte-monnaie
des distributeurs en bloquant les magasins », ajoute Dejan Terglav,
également responsable FO.
Commerce et précarité
Au menu des revendications, forcément, la liste se fait longue.
Commerce et précarité est presque devenu un pléonasme tant le secteur
cumule les souffrances du travail. Un écrasement des salaires au niveau
SMIC, près de 40 % de temps partiel imposé, un temps de travail
annualisé, qui réduit la possibilité de réaliser des heures
supplémentaires majorées, des horaires éclatés jusqu'à tard le soir et
le week-end, des postes parmi les plus exposés aux troubles
musculo-squelettiques, un sous-effectif chronique, des exigences de
rentabilité qui, liées à la faible présence syndicale, poussent les
directions à utiliser des moyens de pression plus ou moins légaux…
Bref, « des raisons pour se mettre en grève, il y en a des milliers,
confie Claudette Montoya, déléguée centrale CGT Carrefour. Mais trop,
c'est trop, les gens sont à bout. La misère, ils la vivent au quotidien
maintenant et pas juste sur des coups durs ».
De l'avis de tous, le mouvement s'annonce fort. « Même nous, on est
surpris par l'ampleur que ça prend, par la masse de personnes qui osent
dire droit dans les yeux à leurs chefs qu'ils vont faire grève
vendredi, raconte Aline Levron, secrétaire nationale CFDT. Cette
action, ce n'est pas trois syndicalistes nationaux qui se font plaisir,
elle est vraiment poussée par l'exaspération des salariés. »
les infraction au code du travail
À toute grève sa goutte d'eau. La veille, le jeudi 31 janvier, est fixé
le troisième round des négociations salariales avec la Fédération
patronale du commerce et de la distribution (FCD), qui s'annonce
houleux. Lors de la dernière rencontre, début décembre, la FCD a
proposé d'inclure le forfait pause (59 euros au minimum) dans le calcul
du taux horaire et non plus de l'additionner. « C'est une infraction à
l'article D. 141-3 du Code du travail, affirme Michèle Chay,
responsable nationale CGT commerce. Concrètement, ça veut dire que les
trois premiers niveaux de la grille salariale, soit 70 % des salariés
du commerce, passeraient en dessous du SMIC. C'est insultant et
inacceptable. »
Christelle Chabaud
l' Huma du 30 / 01 / 08
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| jeudi 31 janvier 2008, a 21:42 |
| Laurent Jamet Président de l'OPH de Bagnolet : Sur les ASCENSEURS . |
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Blog : mode d'emploi.. |
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| jeudi 31 janvier 2008, a 21:02 |
| Finie,la lune de miel entre Sarkozy et les Français . |

Finie, la lune de miel entre Sarkozy et les Français Rédaction en ligne
jeudi 31 janvier 2008, 17:41
La cote du président français est en chute libre dans
les sondages. La droite au pouvoir attend désormais avec appréhension
les prochaines élections municipales. Selon un sondage à paraître
samedi, le président français ne recueille plus la confiance que de
41 % des Français, soit une baisse de huit points, son taux le plus bas
depuis sa large élection en mai 2007.
Ce sondage confirme toutes les enquêtes d'opinion
menées ces dernières semaines : depuis la mi-janvier, les mécontents
sont désormais devenus majoritaires.
« On est bel est bien passé d'un état de grâce à l'état
d'alerte », écrivait le quotidien populaire Le Parisien. « Le temps des
déçus du 'sarkozysme' a commencé ».
Principale cause de ce désamour : la déception des
Français sur la question du pouvoir d'achat, dont le candidat Nicolas
Sarkozy avait fait un thème majeur de sa campagne.
Les Français se montrent de plus en plus inquiets des
hausses de loyers, de l'essence, des produits alimentaires et
pessimistes sur leur avenir.
Or Sarkozy, qui avait promis d'améliorer le pouvoir
d'achat des Français a avoué son impuissance, le 8 janvier, en
affirmant abruptement qu'il ne pouvait pas « vider des caisses déjà
vides ».
Les Français ont « le sentiment d'avoir été dupés »
et Sarkozy « prend de plein fouet cette frustration », résume Brice
Teinturier, de l'institut Sofres.
La chute de Sarkozy se produit dans les catégories les
plus sensibles à la question du pouvoir d'achat : les ouvriers et
employés et les 50-64 ans, « qui ont eu une grosse déception sur le
montant des pensions », selon Frédéric Dabi, de l'Ifop. « Nicolas
Sarkozy se voulait le président du pouvoir d'achat et aujourd'hui, à
part le sien, rien n'a augmenté pour les Français en termes de revenus
», a lancé le patron des socialistes, François Hollande, faisant
référence à l'augmentation de 170 % du salaire du président l'an
dernier.
Carla Bruni mine Sarkozy Selon les analystes,
l'exposition de la vie privée du président, dont les vacances en Egypte
aux côtés de sa nouvelle compagne, l'ex-mannequin Carla Bruni, ont fait
couler beaucoup d'encre, a été un facteur aggravant de sa baisse de
popularité.
La visite très controversée en décembre du dirigeant
libyen Mouammar Kadhafi en France a aussi terni l'image de Sarkozy et
sa volonté d'apparaître comme un champion des droits de l'homme.
A droite, la baisse de Nicolas Sarkozy dans les
sondages inquiète de plus en plus, à quelques semaines des élections
municipales de mars.
« Les Français sont impatients, ils veulent des
résultats », a reconnu jeudi à l'Assemblée un député du parti au
pouvoir UMP, Frédéric Lefebvre.
Nombre de candidats de l'UMP ont décidé de ne pas
mettre en avant leur appartenance partisane, comme l'ex-Premier
ministre Alain Juppé à Bordeaux.
Le chef de l'Etat, qui avait dans un premier temps
promis de s'engager dans la campagne pour les municipales, est ensuite
revenu sur sa position en affirmant qu'il ne voulait plus s'en mêler.
Mais selon le politologue Jean-Luc Parodi, ces élections locales se nationalisent et se politisent de plus en plus.
« La gauche mobilise sur la critique à l'égard de
Nicolas Sarkozy, les choses ne se présentent plus aussi bien pour le
pouvoir en place », juge-t-il.
Sarkozy a choisi d'afficher sa sérénité. Son entourage
soutient que Sarkozy traverse un « trou d'air » parce que ses réformes
de fond visant à relancer la croissance n'ont pas encore produits leurs
effets.
Nicolas Sarkozy « est là pour faire des réformes, pas
pour être populaire par principe », a lancé le porte-parole de l'Elysée
David Martinon.
De : lesoir belge
jeudi 31 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 31 janvier 2008, a 19:29 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE DIMANCHE . |

LA LETTRE
D'INFORMATION de L'Humanité Dimanche
En kiosque, chez votre marchand de journaux
Du 31 janvier au 6 février 2008
Ne
trahissez pas le peuple !
Notre sondage exclusif
Humanité Dimanche-CSA ne laisse planer aucune ambiguïté :
59% des Français veulent un
référendum sur le nouveau traité européen.
« Pas d'Europe des
peuples sans démocratie », affirme
Marie-George Buffet.
Tribunes de député(e)s et de
sénateurs qui voterons « non » à Versailles.
Entretien
avec Bruno Gaccio
« Sarkozy, c'est le mec
le moins intéressant du monde », il est
l'un
des fondateurs des
« Guignols » sur canal Plus. Depuis 2005, il cherche
de nouveaux auteurs
corrosifs capables de radiographier la société française.
La première
révolte des forçats des hypers
Dans l'histoire du commerce,
c'est une première : tous les syndicats de toutes
les enseignes appellent à un
mouvement de grève. Salaires, conditions de travail,
les thèmes ne manquent pas !
Rencontres avec des salariés d'un supermarché.
Contre-expertise du rapport
Attali
« Le mal Français, c'est
d'abord un problème de répartition des revenus »,
Les réflexions de Liêm
Hoang-Ngoc, économiste, co-auteur de la contre-expertise.
Droite ou
gauche, ça change la ville
Municipales. Les changements de majorité ont toujours un sens
qui modifie le visage
des villes et le vie de
leurs habitants. Bilan de six villes qui ont basculé en 2001.
Les apprentis sorciers du
libéralisme
Les déboires de la Société
Générale sont révélateurs d'une planète
financière
qui ne se maîtrise plus.
Décryptage de l'univers impitoyable de la finance.
Barack
Obama-Hilary Clinton, le dernier combat
Le « super-mardi » du 5
février, 22 États se prononceront. Chez les démocrates
comme chez les républicains,
ces primaires prendront un tour irréversible.
Logement. Le
système juteux des ventes aux enchères
Comment certains font des
affaires…sur les larmes et la souffrance.
Rencontre avec André
Dussolier
À l'affiche de
Cortex, thriller sur la maladie d'Alzheimer,
l'acteur campe un flic à la
retraite interné dans une clinique spécialisée.
Verquigneul, commune
(presque) libre
La petite ville du
Pas-de-Calais est enfin autonome.
Créer son entreprise pour
créer son emploi
Une solution face au chômage
qui exige une solide préparation.
1938. Les martiens
attaquent…
Comment Orson Welles a
démontré le pouvoir de manipulation des médias.
Pour voir la une de
l'Humanité Dimanche en PDF, cliquez
ici
Nos vidéos, nos dossiers
et vos réactions
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| jeudi 31 janvier 2008, a 19:18 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |

LA LETTRE D'INFORMATION
DU JOURNAL L'HUMANITÉ
En kiosque, chez votre marchand de journaux
À LA UNE…
vendredi 1er février 2008
Entretien avec Samir
Amin
Huit ans après le premier
Forum Social mondial, l'intellectuel tiers-mondiste
retrace les grandes
évolutions historiques du capitalisme et interroge les alternatives
que dessinent les
bouleversements géopolitiques du début du siècle.
Logement, mal de la
société
Le rapport
2008 de la Fondation Abbé Pierre dresse un constat sévère
de l'action
des pouvoirs publics. « Une politique sans ambition ».
Découvrez l'intégralité du
rapport sur le site à partir de minuit.
Commerce,
fermeture syndicale
Pour la
première fois, tous les syndicats de toutes les enseignes appellent
à un mouvement
de grève pour les salaires, les
conditions de travail, la précarité.
À NE PAS MANQUER…
Les arrière-cuisines des
salles de marché
Dans les coulisses de la crise
à la Société Générale, un jeune salarié du secteur
nous décrit son quotidien
dans l'industrie de la finance. « Un monde à part ».
Le voile déchire les
dirigeants politiques turcs
Le
gouvernement d'Erdogan, soutenu par la droite nationaliste, veut
lever
l'interdiction du port du foulard dans
les universités suscitant l'inquiétude des laïcs.
Mulhouse : la gauche et
le droite face au Big Bang
Municipales. Après l'investiture UMP accordée au maire
sortant, la gauche
fait le pari des valeurs et de
l'honnêteté dans un paysage politique déstructuré.
Douze heures à travers la
Seine-Saint-Denis en campagne électorale.
La TNT remodèle le
paysage
Appelée à
remplacer la télévision analogique, la Télévision numérique
terrestre
change les
usages. Ou en est aujourd'hui son déploiement ? Notre enquête.
Festival de musiques à
venir et à aimer
Coup d'envoi de la 17ème
édition de Sons d'hiver dans le Val-de-Marne.
Place aux artistes, à des musiciens qui osent dans un univers musical
aseptisé.
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| jeudi 31 janvier 2008, a 19:02 |
| HALLE CARPENTIER : Samedi 2 février 2008 ( pour un référendum ) |
Rassemblement à l'appel du CNR : Samedi 2 février - 14h30 à la Halle Carpentier, Paris XIII

Mis en ligne : 2 février
Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se
réunit à Versailles pour voter la modification de
Constitution nécessaire à la ratification du nouveau
traité européen. Ce traité s'inscrit dans la
suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité
en France et aux Pays-bas, par référendum.
Le respect du vote populaire veut que ce nouveau
traité soit ratifié par référendum.
www.nousvoulonsunreferendum.eu
C'est une exigence démocratique fondamentale.
Seul le peuple peut faire ou défaire ce qu'il a fait
ou défait.
C'est une condition pour qu'ait lieu le grand débat
public sur l'avenir et les transformations à entreprendre
en France et en Europe, solidairement
avec les autres peuples européens. Alors que tant
de décisions qui concernent notre vie quotidienne
et celle du pays dépendent des politiques européennes,
comment justifier qu'on refuse au peuple
de s'exprimer ?
Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire.
S'il persiste dans son refus de donner la
parole au peuple sur un texte qui engage l'avenir
du pays, les députés et sénateurs peuvent
l'y contraindre, si 2/5 d'entre eux votent contre
la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles.
Et cela, quelle que soit leur position sur
le traité.
Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en
urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble,
le 2 février, pour empêcher le déni de démocratie
et exiger la tenue d'un référendum ! |
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| jeudi 31 janvier 2008, a 07:42 |
| Pas d'Europe contre les peuples ! Toutes et tous à Versailles le 4 février 2008 |
Appel à un rassemblement citoyen le 4 février dès 12h sur la place du
marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue
Clémenceau), pour faire pression sur nos élus et leur rappeler le vote
du 29 mai 2005
Le traité de Lisbonne, en avez-vous entendu parler ?
Le Conseil européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre 2007 a adopté un
nouveau traité européen. Élaboré en catimini, ce traité nous a été
présenté par Nicolas Sarkozy comme « un traité simplifié, limité aux
questions institutionnelles ».
Loin d'être simplifié, ce traité
comporte plusieurs centaines de pages avec 359 modifications des
traités existants, treize protocoles et quelques dizaines de projets de
déclarations ayant la même valeur juridique que les traités. Loin de le
limiter aux questions institutionnelles, ses rédacteurs en ont fait une
copie illisible du Traité constitutionnel européen (TCE) qui a été
rejeté par les Français et les Néerlandais en 2005.
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| mercredi 30 janvier 2008, a 22:33 |
| SOCIALISTES POUR LE NON . |
POUR S'OPPOSER A NICOLAS SARKOZY ET A SA POLITIQUE REACTIONNAIRE, IL FAUT VOTER NON A LA RATIFICATION DU TRAITE DE LISBONNE.
C'est le sens d'une tribune libre publiée dans l'Humanité du 29 janvier 2008 par: Vincent ASSANTE, membre du Conseil National du Parti Socialiste.
Il écrit notamment:
"....comment appeler les électeurs, de gauche en particulier,
à se mobiliser au cours de scrutins locaux contre la politique
de Nicolas Sarkozy en affirmant que les citoyens ont le droit
d'utiliser toutes les occasions pour faire vivre ce que
l'on appelle la démocratie, en déclarant avec
Ségolène que « les citoyens sont les meilleurs
experts des situations qu'ils vivent », que leurs avis
doivent être pris en compte au nom de la
« démocratie participative », et fouler
aux pieds la démocratie dont on prétend se faire les
champions en refusant de tenir compte, le 4 février prochain, du
« non »au traité institutionnel
européen exprimé en 2005 ? D'autant que nul ne
prétend que le nouveau traité diffère sur
l'essentiel du précédent."
" Comment, après avoir inscrit dans le projet socialiste notre
exigence d'un référendum pour tout nouveau
traité et entendu notre candidate réaffirmer cette
exigence, s'associer au viol de la démocratie que
s'apprête à commettre Nicolas Sarkozy en modifiant
la Constitution pour que le nouveau traité soit adopté
par la voie parlementaire et non par la voie
référendaire ?
"......il faut que tous les parlementaires de gauche sans exception
s'opposent à Nicolas Sarkozy le 4 février à
Versailles....."
voir la totalité de l'article |
|
| mercredi 30 janvier 2008, a 22:00 |
| LA REPONSE D'UNE DEPUTEE PS DE PARIS SUR LE TRAITE DE LISBONNE . |
J'ai pas pu m'empêcher J'ai répondu -et je pense que je ne vais pas être la seule.
La Louve
“Madame la Députée,
Merci d'avoir pris la peine de répondre à mon courrier.
J'avoue cependant être assez désagréablement surprise
par l'énorme dose de renoncement que contient votre discours, et
notamment, la partie relative au calcul de la majorité nécessaire à
Sarkozy pour faire passer son projet!
Vous oubliez que certains parlementaires de droite vont
également voter CONTRE cette mascarade. Si les parlementaires qui se
prétendent de gauche font bloc de façon unanime et inflexible, il se
peut fort que ce viol de notre souveraineté tourne court.
Et puis, comment peut-on savoir à l'avance qu'un combat
va tourner court, qu'il ne sert de rien de se battre jusqu'au bout, sur
des sujets aussi fondamentaux?
Par ailleurs et pour ma part, j'ai voté NON le 29 mai
2005 pour refuser d'aller plus loin dans le projet d'Europe libérale
que l'on nous proposait. Le projet européen que vous appelez de vos
voeux n'est rien d'autre qu'un faux nez du capitalisme, aussi vous
comprendrez que votre justification à cette trahison du PS ne me
convainque pas.
Je suis sidérée par votre réponse, et la facilité avec
laquelle la majorité des parlementaires de votre groupe semble à la
fois oublier quelle est l'essence de leur mandat, et d'autre part,
quelle doit être la seule attitude convenable pour un élu républicain
face à cette question.
Que le PS ait décidé de faire du renoncement face au
capitalisme son idéologie officielle le regarde, certes. Que la plupart
de ses membres décident qu'on est plus à l'aise pour retourner sa veste
les bras ballants que le poing levé, après tout , c'est logique.
Mais ne venez pas nous raconter n'importe quoi et
conclure votre message par un appel à “sanctionner Sarkozy dans les
urnes”, comme si sa faute à lui pouvait effacer la votre, et comme si
nous étions encore assez stupides pour croire qu'en votant pour vous,
nous allons faire un barrage efficace entre lui et nous!
Madame, entre cette forfaiture et le nombre de membres
du PS qui travaillent aujourd'hui pour Sarkozy sans être exclus de
votre parti, sans parler de la mollesse de votre opposition et de
l'absence totale de présence de votre parti au côtés des salariés dans
les luttes sociales ces dernières années, je crois que la messe est
dite, trop c'est trop et pour ma part, vous n'aurez plus jamais ma voix.
D'un point de vue assez pratique en effet, et très
matériellement, les inconvénients que je trouve à soutenir, le cas
échéant, votre parti en lui accordant ma voix à l'occasion, ne sont
plus contrebalancés par des avantages qui me permettraient de penser
que j'ai fait le bon choix pour ma vie et pour mon pays.
Tout cela est très triste et assez écœurant, rappelant
les heures sombres que la France connut en 1940 quand la plupart des
parlementaires votèrent les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, nous
assurant toutefois que “c'était pour notre bien”. Fort heureusement
pour nous, des communistes et des gaullistes ne pensèrent pas comme ces
gens-là, ce qui a permis de mettre un terme à bien des horreurs.
J'ai quitté le PS fin 2006 car je ne pouvais plus
supporter de le voir déraper ainsi, je vois que la chute est longue et
a de beaux jours devant elle.
Nous n'attendrons pas le 9 mars pour vous dire notre
colère et nous serons à vos portes à Versailles le 4 février pour vous
rappeler de respecter la voix du peuple.
Salutations”
cite BELLACIAO
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| mercredi 30 janvier 2008, a 21:40 |
| LA REPONSE D'UNE DEPUTEE PS DE PARIS SUR LE TRAITE DE LISBONNE ; |

de La Louve
Je m'en suis pas encore remise...
Voici ce que je viens de recevoir par e-mail.
Et qui devrait achever de décider les plus indécis-e-s à manifester le 4 février...(c'est moi qui ai souligné certains passages)
"Madame, Monsieur,
Suite à votre courrier, voici les éléments que je suis en mesure de
vous apporter concernant le traité européen. Le 4 février prochain, en
cohérence avec la décision prise par le groupe socialiste à l'Assemblée,
je me rendrai à Versailles pour participer au Congrès, dans le but
d'enclencher le processus de révision de la Constitution, qui est le
préalable juridique indispensable à toute ratification.
Les instances nationales du Parti Socialiste ont décidé de voter
pour le Traité de Lisbonne car, bien que peu enthousiasmant, il a le
mérite de sortir de l'enlisement institutionnel dans lequel se trouve
l'Europe depuis 2005. Pour ma part, je
regrette que la charte des droits fondamentaux insérée dans la
précédente constitution n'ait pu être reprise que de manière indirecte,
car il s'agissait selon moi d'un texte fondamental.
Une opposition à la modification constitutionnelle aurait pour effet
immédiat d'interrompre la procédure de ratification du traité, et donc
de renoncer à toute possibilité pour le peuple de s'exprimer. En
revanche, conformément à la décision prise à une large majorité par le
groupe socialiste, je m'abstiendrai sur le texte pour exprimer mon
désaccord avec les méthodes de Nicolas Sarkozy.
Je souhaite insister sur deux points : d'une part il faut savoir que
les parlementaires sont au nombre de 908 ( à savoir 577 députés et 331
sénateurs). La modification de la Constitution nécessite l'aval des deux
cinquième des parlementaires, soit 364 parlementaires. Cependant, les
groupes PS et PC ne comptent que 319 parlementaires (210 députés et 109
sénateurs). Si on ajoute les apparentés, on arrive à 347 parlementaires,
soit un nombre toujours inférieur aux deux cinquièmes. Les chiffres
montrent que l'ensemble des parlementaires de gauche constituent moins
des deux cinquième du Parlement, ce qui signifie que même si tous
votaient contre la modification de la Constitution lors du Congrès de
Versailles, celle-ci serait quand même adoptée.
D'autre part, le rejet de la modification de la Constitution
n'implique pas l'organisation d'un référendum ipso facto.
Une fois la Constitution révisée, le débat sur le mode de
ratification lui même peut commencer. En accord avec ses engagements de
campagne, le groupe socialiste exigera un référendum, et déposera une
motion référendaire, lors du débat qui aura lieu le 6 février à
l'Assemblée nationale. Il a d'ailleurs voté la proposition de loi en ce
sens, déposée par le groupe communiste (GDR) récemment.
En tant que Vice-Présidente du groupe socialiste, j'approuve la
position de compromis adoptée démocratiquement à l'intérieur de mon
parti et respecterai la décision prise.
Je souhaite qu'au lieu de prolonger encore la crise des instances
européennes, toute notre énergie soit consacrée à ce que les français
sanctionnent massivement le gouvernement dans les urnes, les 9 et 16
mars prochains.
Bien à vous,
G. P.-L.
Députée de Paris
De : LA LOUVE
mardi 29 janvier 2008 cite BELLACIAO
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| mercredi 30 janvier 2008, a 21:13 |
| Mort de la culture...Adieu l'intermittence ! |
Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 30 janvier 2008, 22:05 - Education - Culture
- Lien permanent
De pire en pire ! URGENCE !!!
A partir du 1er avril 2008, il est prévu une nouvelle législation, une
mort annoncée pour les intermittents des compagnies, car impossible à
mettre en oeuvre administrativement et financièrement, merci de lire
pour comprendre les enjeux !
Quand à la culture.... On attribue un code par création et spectacle.
Ce code est attribué par les assédic, pour toute nouvelle création et
production artistique. Les employeurs et créateurs doivent donc
s'attribuer un code par spectacle et faire figurer ce code sur toutes
fiches de paye, contrat, (...) concernant ce spectacle sous peines de
sanctions, pour l'employeur et pour les personnes travaillant sur ce
spectacle, 7.50 € d'amendes pour les employeurs, par artistes et par
mois (plafond 750 euro par mois).
Ce dispositif est à l'origine créé contre les abus et renforce le
dispositif de contrôle. Il permet de recouper droit d'auteur sacd,
Sacem, assédic...
Dans le concret c'est la possibilité de rémunérer la formation par
cachet qui risque de s'envoler,ce sont les postes de chargé de dif, de
com, de prod payés par cachet qui risquent d'être mis à mal.
En effet dans qu'elle mesure un chargé de prod qui part en repérage
pour un "spectacle codé" peut il être payé pour un repérage qui lui ne
comporte pas le numéro du spectacle puisqu'il n'as pas été joué?
Quels sont les critères d'attributions des codes? A l'avenir on peut
tendre à un flicage total des créations et productions du spectacle !!!
De plus l'attributions relèverait du nombre de cachets à la création
(28 cachets de créations pour obtenir le dit code!!! c'est la mort des
petites compagnies !!!)... Et qu'en est-il des spectacles déjà
existants ? Qu'en est-il des productions répondant aux appels d'offres
et qui se jouent majoritairement une seule fois ? Qu'en est-il des
artistes indépendants ?
Ce systeme peut être valable vis à vis de l'audiovisuel et ces
permitents, qui pervertissent le statut d'intermittent du spectacle,
mais il tue les petites compagnies, flique les artistes et la création
artistique. Fin de la participation des artistes au développement local
et rural, chaque intervention qui ne correspond à aucun numéro d'objet
(attribué à une PRODUCTION artistique), ne peut rentrer dans le quota
intermittent du spectacle. En dehors du champ direct du spectacle
(formation, intervention en école, hopitaux, interventions
sociales...), l'artiste ne peut se rémunérer par le système
intermittent en vigueur.
Pourtant un article dans le code du travail, stipule que l'assédic
n'a aucun droit de ne pas étudier les droits des artistes et
techniciens du spectacle dont les fiches de paye et contrat ne sont pas
anotés du code d'objet, mais dans qu'elle mesure l'assédic va prendre
ces contrats non codés ? Quels taux ?
Le gouvernement sous entend même la création d'une interim du
spectacle, gérée par des marchants de tapis, c'est garder le systeme
intermittent mais financée par des boites privées (anpe = puvlic, boite
interim = privé), c'est l'état qui se désengage, c'est moins d'argent
dans les caisses publiques, c'est moins de subventions.
C'est le concept de culture qui est touché. La culture est à tout le
monde, elle nous appartient. En ce sens l'Etat intervient (intervenait)
dans la possibilité de sa création et de sa libre circulation.
La culture, l'oeuvre n'est pas un bien matérialisé. La culture ne
doit pas se soumettre aux lois du marché et de la concurrence. Elle ne
doit pas devenir ce qu'est actuellement l'industrie du disque.
Faites tourner, diffusez partout, les acteurs médiatiques ne peuvent
plus rien pour nous, nous devons entretenir et élargir ce réseau
informel par tout les moyens de communications possibles.
La CULTURE ASSASSINEE
REVEILLEZ-VOUS!!!!!
faites savoir à tous autour de vous, transmettez ce message.
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| mercredi 30 janvier 2008, a 19:01 |
| Le 4 février : TOUS A VERSAILLES ! |

Mis en ligne : 4 février
Pour
beaucoup de gens peu, ou mal informés, Nicolas Sarkozy, va pouvoir,
grâce à son élection , remettre en marche la construction européenne,
mise en péril par le NON français de 2005. Pour ça, il va faire
ratifier le Traité de Lisbonne, qui est présenté comme un mini traité
ayant pour but de simplifier les institutions européennes.
Et
c'est dans ce but qu'il a besoin de faire modifier la constitution par
le parlement réuni en congrès à Versailles le 4 février prochain. Mais tout cela est faux !
Cette énième manipulation cache
un très grave déni de démocratie qui appelle à une réaction très forte
du peuple. Il que nous montions en masse à Versailles le 4 février
2008. Pourquoi ?
D'abord, parce que c'est ce jour-là que les députés et
sénateurs réunis en congrès choisiront de modifier ou pas la
constitution pour que le Traité de Lisbonne puisse être ratifié, dans
la foulée, à la simple majorité UMP du sénat et de l'assemblée. Cette
ratification est prévue avant les vacances parlementaires du 8 février,
et annoncée juste avant les fêtes de fin d'année. L'Elysée agit en
urgence et ne veut pas laisser le temps d'un débat sur ce Traité. Tout
a été fait pour empêcher les français de se mobiliser.
Mais la modification constitutionnelle du 4 n'est pas
acquise. Elle se fait à la majorité des 3/5 et déjà plus de 100
parlementaires ont annoncé qu'ils s'y opposeraient. Ils ont besoin de
notre soutien, sur place, le jour du débat. Nous devons peser
physiquement sur cette grave décision. Après le 4 il sera trop tard !
Considérons ensuite le Traité de Lisbonne : nous sommes
à des années lumières du mini traité qu'avait annoncé le président pour
toiletter les institutions et relancer la construction de l'Europe. Ce
traité est le même qu'en 2005. Il a juste mis un faux nez… Il est plus
long, moins lisible et plus néolibéral encore. Tout le monde est
d'accord pour le dire. Mais à ce compte-là, Sarkozy n'a pas le droit
d'utiliser le parlement pour contourner la volonté souveraine du peuple
exprimée sur ce sujet en 2005 ! NON ! Et son élection n'est en rien une
autorisation de mener cette mascarade de démocratie.
Enfin il y a là une question d'hygiène démocratique…
Nous pourrions profiter de cette occasion pour rappeler à tous les
parlementaires dont les organisations politiques ont pendant la
campagne présidentielle promis qu'il y aurait un referendum en cas de
nouveau traité, que la parole donnée au peuple doit être respectée.
Surtout si on sollicite les suffrages populaires aux prochaines
élections…
Il n'est pas question de maintenir l'Europe en panne ou
de s'opposer à elle. Il est question de montrer que les décisions
souveraines du peuple doivent être respectées et pas contournées. C'est
vital. Démocratiquement. Si nous laissons cette manipulation aboutir,
c'est la porte ouverte à d'autres entorses au principe de base de notre
République.
Xavier Marchand
Nom / Descriptif / Adresse / Participants pour l'initiative
Tous à Versailles le 4 février 2008
A situation exceptionnelle, mobilisation exceptionnelle !
INSCRIVEZ-VOUS SUR LE BLOG CI-DESSOUS POUR VENIR NOUS REJOINDRE !!
www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr
Arguments et faits à diffuser largement sur www.cualdemeze.fr
Le PCF soutient l'appel unitaire à un
rassemblement citoyen et festif le 4 février dès 12h sur la place du
marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue
Clémenceau), pour rappeler le vote du 29 mai 2005.
A 16h, si cette forfaiture devait
aboutir au moment du vote par les parlementaires, nous nous
bâillonnerons devant l'enceinte du château.
Texte et Signataires :
Pas d'Europe contre les peuples ! Toutes et tous à Versailles le 4 février
Le traité de Lisbonne, en avez-vous entendu parler ?
Le Conseil européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre
2007 a adopté un nouveau traité européen. Élaboré en catimini, ce
traité nous a été présenté par Nicolas Sarkozy comme « un traité
simplifié, limité aux questions institutionnelles ».
Loin d'être simplifié, ce traité comporte plusieurs
centaines de pages avec 359 modifications des traités existants, treize
protocoles et quelques dizaines de projets de déclarations ayant la
même valeur juridique que les traités. Loin de le limiter aux questions
institutionnelles, ses rédacteurs en ont fait une copie illisible du
Traité constitutionnel européen (TCE) qui a été rejeté par les Français
et les Néerlandais en 2005.
Pourtant, le président de la République veut le faire
adopter par voie parlementaire, sans consulter les citoyens. Il réunit
les parlementaires français en Congrès à Versailles le 4 février 2008
pour modifier la Constitution française et permettre la ratification du
nouveau traité par le Sénat et l'Assemblée nationale. Bien que des
dizaines de parlementaires aient annoncé leur intention de rejeter ce
vote, cette modification risque d'être validée, alors que l'opposition
de seulement 2/5ème des parlementaires pourrait la bloquer et imposer
au président un référendum.
En 2005, le peuple se serait mal prononcé ! En 2008,
doit-il se taire ? A dix jours du Congrès, aucun débat public sur les
enjeux de ce traité n'a été lancé par les pouvoirs publics. Les grands
médias, lorsqu'ils évoquent le sujet, se contentent de brefs
gargarismes sur la relance de l'Europe grâce à un « mini-traité ».
Les débats rendus possibles par une large mobilisation
citoyenne en 2005 sont bien loin aujourd'hui. L'idée selon laquelle on
pourrait refuser l'orientation libérale de la construction actuelle de
l'Union européenne, ou être pour une europe sociale, est totalement
ignorée. Nos dirigeants l'ont compris, on ne peut faire confiance au
peuple pour construire l'Europe qu'ils nous proposent ! Ils ont donc
tout simplement décidé de nous bâillonner.
Un jour de congé pour la démocratie
Le vote à Versailles sera le point d'orgue de cette
forfaiture démocratique. Nous sommes nombreux à nous sentir insultés
par cette tentative de passage en force et à considérer que nous ne
pouvons rester silencieux le 4 février. Jusqu'au bout nous exigerons
que la démocratie soit respectée. C'est pourquoi nous appelons à un
rassemblement citoyen et festif à Versailles le 4 février, qui sera
l'occasion de marquer symboliquement notre opposition et de porter au
Président du Congrès les différentes pétitions exigeant un référendum.
Le rassemblement débutera dès 12h sur la place du
marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue
Clémenceau).
A 16h, si cette forfaiture devait aboutir, au moment du
vote par les parlementaires, nous nous bâillonnerons devant l'enceinte
du château.
Tous les « Sans culottes » de France qui comptent se
rendre à Versailles sont invités à s'inscrire rapidement sur le site
tousaversaillesle4fevrier2008.fr pour prévoir au mieux les transports
et l'organisation sur place. Plusieurs cars sont déjà prévus à ce jour.
Premiers signataires :
AC !, AlterEkolo, ATTAC France, Cactus/La gauche !, CGT finances,
Collectif Bellaciao, Coordination des collectifs antilibéraux,
Confédération paysanne, Fondation Copernic, Forces Militantes, Gauche
Avenir, LCR, Les Alternatifs, LO, Marches Européennes, Mars-Gauche
républicaine, MNCP, MRC, PCF, P.R.C.F., PRS, Regards, Réseau féministe Ruptures, SNJ-CGT Audiovisuel, Union syndicale Solidaires |
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| mercredi 30 janvier 2008, a 05:23 |
| ILS ONT PEUR DE MAI 68 . |

de Guy Poussy
Tout semble indiquer que le 40e anniversaire des
évènements de mai 68 fera l'objet d'une offensive de type
révisionniste. Sarkozy a fixé la ligne en proclamant » qu'il faut
effacer mai 68 ». Cette période serait la source de tous les maux dont
souffre la France.
Dénaturer le déroulement des évènements,, les objectifs
du mouvement ouvrier, la CGT, le PCF en particulier. Faire le silence
sur les acquis de cette lutte historique, taire la détermination du
monde du travail – Durant des semaines la France fut paralysée, 10
millions de grévistes occupèrent les entreprises et les
administrations, un mouvement plus fort qu'en 1936.
Effacer tout cela, tel semble être l'objectif
poursuivi. L'émission (*) de France 3 du 23 janvier a donné le ton. Pas
une image de l'occupation des entreprises, aucun dirigeants de la CGT
invité sur le plateau de télévision. En ces temps de recul de
civilisation, les enseignements, la signification des luttes de mai 68
ne doivent pas être connus, ni donner envie de lutter. Il ne faut
surtout pas nourrir l'idée que des crises sociales aigues peuvent
mettre l'existence du pouvoir politique et économique en cause.
L'expérience de grands mouvements victorieux, décidés à
la base par les travailleurs eux-mêmes, imposant des avancées
significatives. La confiance en ses propres forces, le rôle de la grève
politique qui se combine avec d'autres formes de luttes, en particulier
les grandes manifestations de rue, l'autogestion des grèves, toutes ces
idées aujourd'hui dangereuses doivent disparaître. Elles ne doivent pas
être enseignées aux jeunes générations.
Pourtant l'histoire de notre pays nous apprend que pour
avancer, pour vaincre les résistances des forces de l'argent, il faut
passer par le conflit. La lutte fait partie intégrante de la
démocratie. Comment construire des rapports de force sans lutte de
classe ? Puisons donc dans les enseignements de mai 68 pour vaincre les
divisions, l'esprit de capitulation
MAI 68 est ineffaçable, retournons sa force contre la politique de Sarkozy et du MEDEF, ils seront battus
(*) L'inventaire de mai 68 mercredi 23 janvier 20h50
De : Guy Poussy
dimanche 27 janvier 2008
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| mercredi 30 janvier 2008, a 05:02 |
| Georges Séguy : ( C'est l'esprit de la révolte que veut tuer Sarkozy ) |
L'ancien secrétaire général de la CGT réplique au discours du candidat de la droite sur mai 1968.
En entendant devant son poste de télévision Nicolas
Sarkozy diaboliser mai 1968, le sang de Georges Séguy n'a fait qu'un
tour. L'ancien secrétaire général de la CGT, principale centrale
syndicale, et leader, à l'époque, de la grève ouvrière, sait de quoi il
parle…
Comment avez-vous réagi à chaud ?
Georges Séguy. J'ai sursauté. Je comprends que les événements de Mai
1968 aient laissé un douloureux souvenir dans la mémoire des
réactionnaires et spécialement dans celle du patronat. Mais c'est la
première fois que j'entends un politicien comme Nicolas Sarkozy
condamner dans des termes aussi rétrogrades ce moment mémorable de
notre histoire sociale nationale. Car ce qui fait l'importance
historique de Mai 1968, ce ne sont pas essentiellement les violences
policières du Quartier-Latin, ni les controverses légitimes des
différents courants philosophiques de cette époque, c'est la grève
générale de dix millions de travailleurs occupant les entreprises.
Quels en furent les résultats que tout le monde n'a pas en mémoire ?
Georges Séguy. Les travailleurs étaient excédés, depuis des années,
par l'opposition gouvernementale et patronale à tout progrès social.
L'arrêt général du travail a eu ce but : faire sauter le blocage,
obtenir l'ouverture d'une véritable négociation. L'immense majorité des
usines une fois occupées, souvent pour la première fois, elle s'engagea
le 25 mai 1968 à Grenelle, au ministère du Travail. Cela n'a pas
traîné. En quelques heures de délibération, nombre de revendications,
qu'il serait trop long d'énumérer, furent prises en compte. Dont la
plus extraordinaire : l'augmentation de 30 % du SMIC. Quand on voit les
conciliabules sur le SMIC à 1 500 euros, brut ou net, il n'est pas
superflu de rappeler que cette revalorisation du salaire minimum et des
petits salaires dans les régions, comme en Bretagne, stimula la
consommation intérieure à tel point que la croissance économique connut
l'une des plus importantes augmentations de la période dite des
« Trente Glorieuses ».
Mais vous parlez des ouvriers, de leur grève, et c'est justement de
cet aspect dont ne parle pas Nicolas Sarkozy. N'y a-t-il pas
malentendu ?
Georges Séguy. Non, Sarkozy sait très bien ce qu'il fait. Il
censure, dans ses propos, la grève ouvrière parce que cela contredit
son attaque contre mai 1968. Il ne peut pas à la fois clamer son amour
pour les ouvriers et vilipender ceux-ci quand ils font accomplir un
bond en avant à leur propre condition et à la société. L'ouvrier qu'il
respecte c'est celui qui se lève tôt et se défonce pour son patron,
même si celui-ci le met dehors un jour, ce n'est pas celui qui se
couche tard pour préparer l'action qui aidera les autres à se défendre
et à vivre mieux. Son slogan « Travailler plus pour gagner plus » est
trompeur. Pour gagner plus, il faut lutter plus. Je mets au défi
quiconque, au vu de l'histoire, de démontrer le contraire.
Quel est l'enjeu de cette diatribe ?
Georges Séguy. Cette condamnation haineuse, assimilant voyous et
acteurs des luttes, militants, syndicalistes, cherche à discréditer un
mouvement où justement la fameuse valeur travail que brandit Sarkozy
s'imposa spectaculairement à ceux qui ne pensent qu'à le surexploiter à
leur profit. Ce mouvement profond reste et restera, très au-delà des
prétentions d'un politicien, comme l'un des exemples les plus
significatifs de l'attachement des travailleurs français au modèle
social issu du programme du Conseil national de la Résistance.
Nicolas Sarkozy n'hésite pas cependant à se référer à cette même
Résistance, au général de Gaulle, à Jean Moulin, à Guy Môquet. Quelle
est votre réaction, vous qui avez été déporté résistant très jeune ?
Georges Séguy. Il a le front effectivement de citer ces noms
glorieux. Mais, c'est précisément les grandes conquêtes sociales
imposées par la Résistance unie qu'il veut détruire : la Sécurité
sociale fondée sur la solidarité des générations, le droit à la
retraite, les libertés syndicales, les nationalisations, les grands
services publics, etc. Son programme, c'est le programme inversé du
CNR. En vouant aux gémonies mai 1968, cette historique avancée sociale,
tout en serinant son amour pour les travailleurs, Sarkozy montre que,
s'il était élu, le modèle social français ne survivrait pas à sa
ferveur dévorante pour le travail.
On sait que les vues du monde ouvrier et du monde étudiant n'étaient
pas, en 68, exactement les mêmes. Peut-être Sarkozy croit-il,
d'ailleurs, pouvoir spéculer là-dessus. Et cependant, le mot d'ordre du
grand défilé du 13 mai 1968 était « étudiants-travailleurs
solidarité », ce qui finalement réunissait les uns et les autres était
une sorte de soulèvement contre un ordre social qu'ils subissaient à
des titres divers…
Georges Séguy. À mes yeux, dans les propos du chef de l'UMP, il y a
quelque chose de très important qui vaut globalement pour mai 1968. Mis
à part les diversions gauchisantes de quelques groupes, mai 1968 est
aussi une formidable révolte de la jeunesse contre les adeptes d'une
pensée unique et un pouvoir politique d'esprit totalitaire qui tendait
à scléroser la démocratie. Il y a eu, alors, un vaste élan juvénile
vers une société libérée de la ringardise de certaines mentalités, de
l'injustice, et du carcan de toutes sortes d'interdits, de tabous. On a
assisté à une puissante volonté d'émancipation sociale, politique et
culturelle. Pour les femmes, c'est le rejet de l'inégalité et de la
discrimination, la force novatrice du féminisme, des droits de la
femme. En bref, mai 1968 est un grand mouvement social et une
extraordinaire demande de modernisation des moeurs, des habitudes, de
la société, dont le mouvement ouvrier, j'en témoigne, n'a peut-être pas
pris, sur le moment, la juste mesure. En clamant sa répugnance pour
cette volonté d'émancipation, Nicolas Sarkozy laisse apparaître la
préférence de son camp, celui du grand patronat, pour un système
monarchique arriéré.
Entretien réalisé par Charles Silvestre
l' Huma du 02 / 05 / 07
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| mercredi 30 janvier 2008, a 04:46 |
| Sarkozy ( Je veux tourner la page de mai 68 ) |
Sarkozy : « Je veux tourner la page de mai 68 »
« La
morale, après mai 68, on ne pouvait plus en parler. […] Pour la
première fois depuis des décennies, la morale a été au coeur d'une
campagne présidentielle. »
« Mai 68 nous avait
imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68
avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait aucune
différence entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux, entre le
beau et le laid. […] Ils avaient cherché à faire croire qu'il ne
pouvait exister aucune hiérarchie de valeurs […] proclamé que tout
était permis, que l'autorité c'était fini, que la politesse c'était
fini, que le respect c'était fini, qu'il n'y avait plus rien de grand,
plus rien de sacré, plus rien d'admirable, plus de règle, plus de
norme, plus d'interdit. »
« Voyez comment
l'héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la
politique. Voyez comment le culte de l'argent roi, du profit à court
terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier
ont été portées par les valeurs de mai 68. »
« Écoutez-la
cette gauche héritière de mai 68 qui est dans la politique, dans les
médias, dans l'administration, dans l'économie, cette gauche qui a pris
goût au pouvoir, aux privilèges […] qui n'aime pas la nation parce
qu'elle ne veut plus rien partager […] qui n'aime pas la République
parce qu'elle n'aime pas l'égalité […] qui, entre Jules Ferry et mai 68
a choisi mai 68. »
« Écoutez-la cette gauche qui
depuis mai 68 a cessé de parler aux travailleurs […] parce que la
valeur travail ne fait plus partie de ses valeurs, parce que son
idéologie à elle ce n'est pas l'idéologie de Jaurès (ou) de Blum qui
respectaient le travail, qui aimaient les travailleurs, son idéologie à
elle c'est l'idéologie du partage du travail, des 35 heures, de
l'assistanat. »
« Regardez comment les héritiers
de ceux qui en mai 68 criaient : ''CRS-SS'' prennent systématiquement
le parti des voyous, des casseurs et des fraudeurs contre la police. »
« Dans
cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de mai 68 doit être
perpétué ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes. Je veux
tourner la page de mai 68. »
« L'idéologie de mai
68 sera morte le jour où, dans la politique française, on osera
proclamer que dans la République les devoirs sont la contrepartie des
droits. Ce jour-là sera enfin accomplie la grande réforme
intellectuelle et morale dont la France a une nouvelle fois besoin. »
Extraits du discours de Bercy,
dimanche 29 avril 2007. l' Huma du 02 / 05 / 07
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| mercredi 30 janvier 2008, a 04:36 |
| La bourse ou la Vie ! |
Affiche : Rendons l'argent utile

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| mardi 29 janvier 2008, a 05:03 |
| La bourse n'est pas une zone de non droit . |
Le
scandale de la Société Générale provoque une unanimité politique qui
prête plutôt à sourire. Tous condamnent les méfaits du capitalisme
financier. Une condamnation que ne renierai pas Marx lui même qui
n'avait de cesse de dénoncer « les eaux froides du calcul égoïste »
On attends maintenant de ces tous nouveaux convertis
aux analyses marxistes de ne pas en rester à la seule condamnation de
principe et de ne pas se contenter de hurler avec les loups. A chaque
scandale boursier, les mêmes mots sont répétés : transparence,
contrôle, régulation. Et pourtant rien n'y fait, la folie règne sur les
marchés et l'impuissance domine.
La bourse n'est pas une zone de non-droit. Face à la
crise boursière qui risque d'affecter notre économie tout entière
désormais menacée de recession avec ce que cela signifie pour les
citoyens de chômage, de précarité, de mal-vie. Il faut maintenant
constituer un pôle bancaire public, qui permette que le droit prenne
toute sa place dans les salles de marché et qu'il soit mis fin à ce qui
ressemble de plus en plus à une association de malfaiteur. Il doit être
mis fin à la sacro-sainte indépendance de la Banque Centrale
Européenne. Elle doit cesser d'échapper à la souveraineté des citoyens
européens.
Paris, le lundi 28 janvier
Parti Communiste Français
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| mardi 29 janvier 2008, a 04:53 |
| Le retour du bâton . |

Par Hervé Poly
CERTES
une hirondelle ne fait pas le printemps, mais les Français prennent de
plus en plus conscience de la nocivité de la politique de Nicolas
Sarkozy. La côte de popularité de l'hôte de l'Elysée fond comme neige
au soleil et dans le m ê m e temps la politique économique de son
gouvernement n'apparaît pas «efficace » pour une grande partie des
Français.
Cette prise de conscience
d'une politique qui favorise les plus nantis se télescope à la chute du
pouvoir d'achat des Français. Le candidat «du pouvoir d'achat» porte
désormais comme une croix sa campagne démagogique.
En
quelque sorte, on pourrait dire que sa côte de popularité est désormais
mariée -pour le meilleur et pour le pire- à celle du pouvoir d'achat.
Tel l'arroseur arrosé, Nicolas Sarkozy connaît désormais l'effet
boomerang de sa supercherie. Adepte de l'adage politicien que les
promesses ne valent que pour ceux qui les croient, c'est aujourd'hui le
retour du bâton pour celui qui fût élu par l'adhésion d'une majorité de
notre peuple.
Mais ne nous trompons pas dans l'analyse, les Français y ont cru et c'est sans doute la raison pour laquelle les électeurs de
Sarkozy l'ont désormais d'autant plus mauvaise que le train de vie
luxueux du Président de la République apparaît comme une provocation
indécente au regard des difficultés quotidiennes.
A
trop vouloir en faire, y compris dans la banalisation du luxe et de la
vie facile, le chouchou du Medef, des milliardaires et des magazines
peoples se confronte désormais à cette dure réalité de la vie des
Français. Le slogan de campagne «ensemble tout devient possible»
résonne encore dans nos têtes alors que chaque jour qui passe sonne
pour monnaie trébuchante de l'impossibilité à joindre les deux bouts.
Le rêve pour certains se transforme en cauchemar et le pire si on
laisse faire est devant nous. La récession économique aux Etats- Unis
qui affecte l'Europe est un signal qui annonce un nouveau tour de vis
après les élections municipales et cantonales.
Fort
heureusement d'un retour de manivelle à un retour de bâton, il n'y a
pas loin, car désormais les Français et notamment les salariés
soutiennent majoritairement la grève d'hier pour les salaires et les
conditions de travail. Alors même si nous sommes loin du rapport des
forces espérées, ne faisons pas la fine bouche car la réalité du vécu
de chacun est plus forte que les mensonges répétés à grands renforts de
médias serviles. Sans doute croyait-il nous faire avaler sa politique
de récession sociale comme une lettre à la poste sans recevoir de
retour à l'envoyeur aussi expéditif. Mais voilà, Monsieur le Président,
Maxime Gorki avait raison «on peut tromper tout le monde, mais pas la
vérité».
blog PCF ARRAS
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| mardi 29 janvier 2008, a 04:40 |
| Pourquoi Jean Claude Gaudin...? : UMP Marseille |
Pourquoi Jean Claude Gaudin (Sénateur-Maire UMP de
Marseille et Président de la CUM-MPM) regarde vers le SAN/Ouest
Provence ? parce que les caisses sont vides après plus de 13 ans de
gestion calamiteuse par la droite

C'est officiel Jean Claude Gaudin veut englober le
SAN/Ouest Provence dans la CUM (ainsi que la CAOEB et l'agglo de
Berre). Vendredi soir, lors de la présentation de ses voeux aux
employés de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole dont
il est président, Jean-Claude Gaudin a une nouvelle fois souhaité “l'extension de la collectivité vers les communes les plus riches.”
En effet notre intercommunalité est riche en taxes professionnelles
et celles ci suscitent des convoitises: Argent du pétrole, de la
chimie, Fos sur Mer reçoit 110 millions d'euros de taxes
professionnelles (soit 85% des ressources du SAN) chiffre qui devrait
doubler avec l'arrivée de nouvelles activités sur le golfe de Fos.
Gaudin, sans annoncer une fusion immédiate, désire toucher l'argent
de ces industries pour la CUM-MPM (par la loi annonce t-il). Le Préfet
de Région Michel Sapin, fidèle laquais de l'UMP, annonce que Gaudin à
raison et que le SAN doit financer la ville de Marseille (c'est du
n'importe quoi !).
Or, comme par enchantement la communauté marseillaise
est ruinée, d'ailleurs le budget de 2008 est placé sous le signe de
l'austérité. Le Président de la CUM ne peux pas cacher un bilan
catastrophique. “Notre intercommunalité est en panne”, a ajouté le
communiste Patrick Magro.
Pour les communes membres de la CUM-MPM c'est la diète depuis 13
ans: L'investissement est centré que sur Marseille et non répartie
équitablement sur les 17 communes de la communauté, les taxes
professionnelles des villes de la CUM-MPM partent que sur Marseille. Et
comble de l'ironie, les caisses sont vides. Chateauneuf les Martigues
qui bénéficie de taxes professionnelles issues du pétrole ne touche pas
un radis car tout est parti pour le tramway des quartiers riches de
Marseille.
13 ans de gestion de la droite et plus un radis dans les caisses, la
droite ose encore se prétendre bonne gestionnaire avec un tel bilan! La
MPM est au bord de la cessation de paiement. Voulez vous cela pour
Istres en mars 2008 ? Voulez vous voir l'UMP prendre le contrôle de la
mairie d'Istres ? Moi non
“Pour finaliser son projet, Gaudin a besoin d'un cheval de Troie, et
c'est Aragneau, leader del'UMP, qui devient le complice déclaré”
Nicolas Maury
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| lundi 28 janvier 2008, a 20:48 |
| Réaction du PCF suite aux résultats de Die Linke en Allemagne . |
Le Parti communiste français se réjouit des résultats électoraux en Hesse et en Basse-Saxe

Die Linke fait son entrée aux parlements de deux
grands Länder de l' Ouest de l'Allemagne. Ainsi, moins d'un an après sa
fondation, ce nouveau parti réussit à s 'implanter solidement dans le
paysage politique allemand après avoir largement orienté le débat
politique de ces derniers mois sur les questions de justice sociale, de
salaire minimum et du retrait de la Bundeswehr d'Afghanistan.
Ce succès confirme la nécessité de l'existence d'une puissante force
politique de la transformation sociale résolument opposée au
néo-libéralisme et à la guerre. Il conforte les efforts et les luttes
de tous ceux qui, au-delà des frontières de l'Allemagne, luttent pour
une autre Europe, une Europe sociale, démocratique et pacifique.
Parti communiste français
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| lundi 28 janvier 2008, a 18:28 |
| PARLEMENTAIRES : REFUSEZ D'ETRE COMPLICE DE CETTE HAUTE TRAHISON ! |

lundi 28 janvier 2008 (09h28) :

Monsieur, Madame le(a) Député(e), le(a) Sénateur(trice),
Vous êtes appelé à vous prononcer sur le « traité de
Lisbonne » et, éventuellement, à violer et trahir la souveraineté
populaire, si vous prenez la responsabilité de contribuer, de manière
active ou passive, à la ratification de ce document. En effet, le
contenu du « traité de Lisbonne » est substantiellement identique à
celui du traité constitutionnel définitivement rejeté par le peuple
français lors du référendum du 29 mai 2005.
Dans ces conditions, un vote nouveau des assemblées
parlementaires, contre celui du peuple souverain, est manifestement
illégitime, il relève d'une pratique totalitaire de trahison de la
souveraineté du peuple, et de la Nation, de celle de la République.
Ceux des parlementaires qui contribueront à cette infamie, à ce
véritable coup d'État, rejoindront aux yeux de l'histoire leurs
prédécesseurs dans la capitulation nationale, les parlementaires qui
ont voté les pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940.
Demain en revanche, l'histoire honorera les noms des parlementaires qui
auront eu le courage de dire non.
De plus, la légitimité de l'État serait gravement mise
à mal si une telle forfaiture était accomplie. Si les élus de la
nation, de droite comme de gauche, devaient se rendre coupables d'une
telle trahison du peuple, la paix sociale et civile dans nos quartiers
n'aurait plus aucune chance ni aucune raison d'être maintenue. Ainsi,
c'est la survie de l'esprit public qui est en jeu. Jamais, depuis les
heures noires évoquées plus haut, les dirigeants de ce pays n'avaient
joué avec le feu de manière aussi dangereuse et inconsciente.
Les parlementaires qui auront usurpé la souveraineté -
crime puni de mort rappelons-le, par la constitution populaire de 1793…
- seront légitimement combattus à chaque nouvelle échéance électorale.
Le peuple, pour qui l'insurrection reste le plus sacré des droits et le
plus indispensable des devoirs dès lors que le gouvernement viole ses
droits, ne manquera pas de se souvenir.
Le Comité Valmy proposera aux forces républicaines de
la Résistance en cours de regroupement et d'organisation que, dès le
rétablissement de la République dans sa pleine souveraineté, les
parlementaires félons, frères des émigrés de Coblence, puissent être
soumis à une procédure permettant de les traduire devant une Cour de
justice républicaine et populaire.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur l'expression de nos
salutations républicaines. Pour le Comité Valmy, Claude Beaulieu,
président.
De : Claude Beaulieu
lundi 28 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| lundi 28 janvier 2008, a 18:00 |
| Nicolas Sarkozy interpelle Lakshmi Mittal en public à New Delhi et oublie les engagements du patron d'Arcelor-Mittal . |

Mis en ligne : 28 janvier
595
emplois menacés (450 reclassements « promis » et 150 départs à la
retraites), des milliers d'emplois supprimés pour les sous-traitants,
un savoir-faire industriel et un poumon économique perdu pour toute une
région, voilà le bilan du démantèlement de l'usine de Gandrange du
groupe Arcelor-Mittal.
Les raisons avancées par la direction : la rentabilité
du site trop faible, la restructuration nécessaire du groupe pour faire
face à la compétition mondiale, la spécialisation des unités de
production pour pérenniser le peu d'emplois restants.
Et notre président de se fendre d'un bon mot à Lakshmi
Mittal : plutôt que de lui rappeler ses engagements pris il y a deux
ans (le PDG, Lakshmi Mittal, s'était engagé au maintient de tous les
emplois et des sites de production), il l'invite seulement à
« discuter », pour « comprendre » la situation.
Pourtant, d'après les syndicats, si le site peut d'ores
et déjà être maintenu en l'état, ce qui lui manque ce sont les
investissements en formation pour être réellement efficace.
Pourtant, dans un contexte de hausse forte des prix de
l'acier, le groupe Arcélor-Mittal a engrangé des bénéfices substantiels
utilisés pour poursuivre la politique d'achat de nouvelles unités dans
le monde.
Alors, qu'y a-t-il à « comprendre », qu'y a-t-il à
justifier en dehors des logiques de rentabilités à court terme au
mépris de la vie des travailleurs et des bassins d'emplois - qui
contribuent au développement de ces sociétés.
Ce plan massif de destruction n'est pas acceptable et
le Parti communiste français s'associe aux côtés des salariés pour
demander un moratoire pour stopper le démantèlement de l'usine de
Gandrange. Il faut absolument que tous les acteurs interviennent pour
le maintient et le développement des emplois et de l'activité.
Mr le président de la république, les emplois, le
maintient et le développement de l'activité industrielle, « ça ne se
discute pas » - surtout avec des investisseurs n'ayant que la
rentabilité pour objectif - , ça se défend ! cite P.C.F
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| lundi 28 janvier 2008, a 05:10 |
| Témoignages et accusation ! |
Depuis
qu'il est en grève des soins pour protester contre l'instauration des
franchises, Bruno-Pascal Chevalier (1), malade du sida, a reçu plus
d'un millier de messages sur son site Internet. Extraits.
Audrey Scalet :
« Le gouvernement veut réduire les dépenses de santé alors qu'il
augmente les prix des consultations et dérembourse à tout-va. Cherchez
l'erreur. La médecine va devenir une médecine de riches et les pauvres
n'auront plus que le cimetière comme refuge. Il faudra combien de morts
pour que le gouvernement change sa politique ? La Sécurité sociale a
été créée pour que tous les malades soient égaux face à la maladie.
Liberté, égalité, fraternité qu'ils disaient…
Audrey Caillas :
« Merci et bravo d'avoir le courage de faire ce que l'on voudrait
tous faire. Il est déjà assez dur d'avoir le sentiment d'être inutile
et cette loi fait tout en plus pour que le malade soit coupable.
Coupable de quoi ? De se battre au quotidien contre la maladie et la
douleur et pas pour des holdings. Nous ne sommes pas rentables mais
est-ce que notre non-rentabilité leur donne le droit de nous supprimer
plus rapidement ? Vous ne travaillez pas, alors crevez ! Mais payez ! »
Françoise Labre :
« Étant moi-même en longue maladie et également en invalidité, je
suis absolument contre les franchises. Il ne faut pas oublier que la
franchise de 50 euros pour les médicaments vient s'ajouter à la
franchise de 50 euros sur les consultations, à celle de 50 euros pour
les auxiliaires médicaux, soit un coût annuel d'au minimum 150 euros
par an. Et je ne parle pas des médicaments déremboursés qui, s'ils sont
prescrits, sont nécessaires. Dans sa réponse, M. Sarkozy parle d'un
début de réforme : quelle est la prochaine étape ? Quant aux mutuelles,
soit elles ne remboursent pas, soit il faut prendre des garanties hors
de prix. Alors oui, je fais aussi partie des personnes qui réduisent
leurs soins faute de moyens. Il y a une autre chose qui me choque dans
la réponse du président : bien sûr, il n'a pris personne en traître,
mais il oublie qu'il n'a pas été élu avec 100 % des suffrages. Je pense
qu'il faudrait chercher les économies au niveau des laboratoires
pharmaceutiques qui réalisent de gros bénéfices. »
Stéphanie Hamard :
« Certains s'indignent de votre décision alors que l'on devrait
s'indigner des dispositions du gouvernement et de voir que ce sont les
malades qui doivent mettre leur vie en danger. C'est notre
responsabilité à tous. Je me moque de savoir combien vous gagnez, le
concept de franchise en soi est une honte. On ne peut pas rendre
coupables les malades de leur maladie. Après la Seconde Guerre
mondiale, l'Europe en lambeaux, nous avons été capables de mettre en
place un système solidaire. Chacun paye selon ses revenus et utilise la
Sécurité sociale selon ses nécessités. »
Murielle Gilard :
« Si je me manifeste aujourd'hui, c'est parce que j'admire votre
courage et que je veux lutter à vos côtés. Je suis maman d'un jeune
handicapé moteur pour qui je me bats depuis vingt ans pour lui donner
une vie décente. J'ai créé l'association Agir ensemble pour la santé et
l'aide sociale, à Nantes. Je continue de me battre contre cette
franchise qui n'aurait jamais dû voir le jour. Il est difficile de
remuer la population des quartiers à habitat social mais l'union fait
la force. Si on agit un peu dans toutes les villes, nous pourrons
peut-être avoir gain de cause. Je trouve quand même dommage que ce soit
aux gens à la santé fragile de se battre pour pouvoir se soigner. »
Bernard Desaire, Mutuelle familiale :
« Je suis scandalisé, comme vous, par les franchises médicales qui
sont, comme tous les transferts des dépenses de santé de la Sécurité
sociale vers les mutuelles, les patients et les malades, destinés à
promouvoir en France un système de santé et de protection sociale à
plusieurs vitesses. Je sais aussi le prix de votre engagement et les
risques que vous encourez. Sarkozy ment quand il dit que dans le cadre
des contrats responsables, les organismes complémentaires peuvent
rembourser les franchises. C'est faux, triplement faux puisque si nous,
mutuelles, nous remboursons les franchises, nous serons fiscalisées. »
Ali :
« En tant qu'homosexuel et n'ayant pas d'enfant, devrais-je ne plus
payer d'impôts pour construire des crèches et des écoles ? Étant
séropositif et atteint d'une cirrhose médicamenteuse, la Sécurité
sociale m'a prélevé 42 euros au titre des franchises médicales.
M. Sarkozy affirmait que le montant par mois ne devait pas dépasser 4
euros ! »
Guillaume Desix :
« J'admire votre courage à dénoncer cette injustice au péril de
votre vie. Puisse votre action ramener rapidement nos chers élus à la
raison en restaurant un minimum de solidarité base de toute
civilisation digne ce nom. »
Didier Montloin :
« Médecin, je viens vous apporter mon modeste soutien. La fin ne
justifie pas tous les moyens. Si les objectifs de santé publique
initialement promus sont louables, la méthode des franchises, choisie
et imposée sans concertation rigoureuse avec les professionnels de
santé et les patients, n'est pas la juste réponse à l'enjeu et va se
retourner contre ses auteurs. »
Bruno Bigot :
« Atteint d'une sclérose en plaques et retraité de la fonction
publique hospitalière pour invalidité, je m'insurge contre ce discours
culpabilisant et soi-disant bien pensant sur le “trou de la Sécu” pour
camoufler les manques de volonté politique et les non-versements dûs à
la Sécurité sociale. Merci de réveiller les torpeurs dans lesquelles
élus et citoyens se cachent. »
Une maman :
« J'ai une fille atteinte de la maladie de Crohn, qui s'est
déclenchée après un vaccin contre l'hépatite fait à l'époque au
collège. Jeune salariée, son début dans la vie n'est pas facile. Un
euro ponctionné sur chaque visite, une franchise médicale, sans compter
le montant de la complémentaire (et elle a la chance de pouvoir se
l'offrir) mais jusqu'où ira ce gouvernement ? L'égalité n'existe pas
devant la maladie, alors maintenons cette solidarité devant les soins
que nous envient tant de pays. »
Patricia :
« Je suis outrée concernant cette franchise médicale, comme si nous
faisions exprès d'être malade ! La santé a un prix que tout le monde ne
pourra pas payer. En 2003, on m'a diagnostiqué une kératite de thygeson
J'ai des traitements en permanence et des récidives tous les deux à
trois mois. Et j'en ai pour dix, vingt ou trente ans. »
Michel Coudert :
« Je suis atteint d'une maladie orpheline, la neurofibromatose. Tous
mes organes sont atteints. J'ai cinq ordonnances et plus de trente
boîtes de médicaments par mois. En 2007, six transports en ambulance
aux urgences. J'ai soixante-cinq ans et il m'est impossible de ne pas
prendre la moitié de mes traitements. Je vais pratiquement quatre jours
par semaine à l'hôpital, et je rentre épuisé. Ma retraite est de 1 200
euros après avoir cotisé 56 ans. Je verse 1 000 euros de mutuelle plus
300 euros de médicaments par an non remboursables. C 'est une
excellente démarche pour écrémer la population d'une extrême fragilité.
Mon espérance de vie est d'une année. Je ne bois pas, je ne fume pas et
je ne vais jamais au café ni même au cinéma. Que monsieur le président
de la République revoie sa copie, avec ses conseillers et son
gouvernement. »
Michèle Caillet :
« Après avoir donné mon soutien, j'apporte celui de mon fils de
trente-quatre ans, atteint d'un lupus (maladie orpheline, à long terme
mortelle). Il prend des traitements à vie qui ne sont que des
médicaments pour stabiliser l'évolution de cette maladie (antipaludéens
de synthèse) car aucun traitement n'existe pour guérir cette
pathologie. De plus, lorsqu'il s'expose au soleil, il doit appliquer
sur son visage et son corps, des crèmes qui ne sont pas remboursés par
la Sécurité sociale, étant considérées comme des médicaments de
confort. Il doit également subir des examens de contrôles médicaux
régulièrement. »
Sophie Lasne :
« Comme je travaille et donc cotise déjà à la sécu, le principe des
franchises revient à me ponctionner une seconde fois mon salaire, comme
une taxe levée sur la maladie. Les bien-portants, eux, se contentent de
la cotisation collective. Rupture du principe d'égalité et
discrimination, non ? »
(1) http://grevedesoins.fr/
Messages rassemblés par Ludovic Tomas
l' Huma du 26 / 01 / 08
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| lundi 28 janvier 2008, a 05:00 |
| ( Les politiques doivent réaffirmer le principe de solidarité ) |
Pour
le Dr Christian Lehmann, co-initiateur avec le Dr Martin Winckler de
l'Appel contre les franchises sur les soins, l'opinion publique s'est
emparée de la question, et c'est désormais aux politiques de prendre le
relais.
Depuis l'annonce, début janvier, par Bruno-Pascal
Chevalier, malade du sida, de l'arrêt de son traitement médical, le
mouvement anti-franchises a pris un nouvel envol ? Christian Lehmann.
La semaine dernière, pour la première fois, une chaîne publique a donné
la parole aux opposants aux franchises médicales. Alors que c'est un
sujet dont on parle depuis des mois, le public, indigné, a semble-t-il
découvert la situation. Dès lors, la pétition lancée à l'automne
dernier pour demander l'annulation de ces franchises a explosé. En
quelques heures, plus de 5 000 personnes ont signé le texte. Et en
quelques jours, on a enregistré plus de 20 000 signatures. Aujourd'hui,
on dépasse les 100 000 signatures. Bruno-Pascal Chevalier a réussi à
interpeller la population au-delà de tous les espoirs. Ce qu'il y a de
vertigineux, c'est qu'une action militante menée patiemment par le
collectif a été complètement ignorée par les médias. Je ressens une
certaine amertume quand je vois que les gens réagissent uniquement
quand quelqu'un se met en danger.
Devant l'ampleur que prend le phénomène, n'y a-t-il pas un risque que des malades se déclarent à leur tour en grève des soins ?
Christian Lehmann. Je comprends Bruno-Pascal, même si, en tant que
médecin, je ne peux pas cautionner son geste. Ce qui me rassure, c'est
que c'est une personne qui ne stérilise pas son combat, qui fait bien
attention de ne pas entraîner d'autres personnes dans son sillage. Aux
malades qui envisagent de suivre son exemple, je leur réponds qu'il
n'est pas nécessaire de se mettre en danger dans la mesure où la
médiatisation a déjà fonctionné. Mais je comprends que pour ces
personnes, ce soit une façon d'articuler leur colère. Pour certains,
l'accès aux soins est devenu impossible. À certains, à qui je demande
pourquoi ils n'ont pas fait tel examen, ils me répondent : soit je
mange, soit je me soigne. C'est honteux d'en arriver là.
Tout semble indiquer que l'on se trouve à un moment crucial…
Christian Lehmann. Je me contente de signaler qu'on est à un
tournant. Les gens commencent à se réveiller. Je pense réellement que,
politiquement, les choses peuvent bouger. Je l'ai toujours pensé, même
quand on n'était que quelques-uns à battre le pavé devant l'Assemblée
nationale. Il faut dire que Sarkozy a fait une belle erreur : dans la
lettre qu'il a écrite à Bruno-Pascal, il dit exactement le contraire de
ce qu'il a mis en place. Il affirme que les franchises seront
remboursées par les mutuelles, or c'est faux.
Pensez-vous que les parlementaires puissent revenir en arrière ?
Christian Lehmann. Les franchises sont une mesure injuste, obscène,
immorale. Pour l'instant, la ministre de la Santé campe sur ses
positions. Alors que c'est une réalité, les pauvres payent les
franchises, la seule réponse de Roselyne Bachelot c'est : « Vous prenez
en otages l'expression du peuple souverain. » Faut-il rappeler que 70 %
des Français se sont déclarés contre ces franchises. Nous sommes face à
un autisme de godillot. Les associations membres du collectif vont sans
doute prendre des initiatives. Mais c'est désormais à la politique de
reprendre ses droits et de s'emparer du mouvement. Il faudrait que les
parlementaires aient le courage de revenir en arrière. Il est tout à
fait possible que les députés UMP détricotent ce qu'ils ont fait. Ce
qu'il faut avoir à l'esprit, c'est remettre cette histoire de
franchises dans son ensemble. C'est une tentative de revenir sur un
modèle social au nom de termes creux (réforme, flexibilité…) qui
détruisent les acquis sociaux du XXe siècle pour revenir aux temps
féodaux. Il est donc plus que jamais urgent de réaffirmer le principe
de solidarité. Et c'est aux politiques de le faire, je le répète. Pour
cela, je remercie Bruno-Pascal Chevalier, qui a réussi à marquer un
essai.
Entretien réalisé par A. C.
l' Huma du 26 / 01 / 08
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| lundi 28 janvier 2008, a 04:40 |
| BIRMANIE : Dieu merci il y a TOTAL ! |
Par Michel FRERE le dimanche 27 janvier 2008, 20:40 - Lien permanent
Samedi
soir excellent documentaire d'Alexandre Dereims (France, 2006) sur la
chaîne LCP/Public Sénat : BIRMANIE : Les Karens : un génocide à huis
clos. J'applaudis la chaîne pour ce reoprtage inédit. Par contre le
débat qui a suivi n'était pas à la hauteur de ce qui avit précédé. Tans
pis je dis ce que je pense ... libre à vous de me contredire
Outre
le réalisateur de ce documentaire qui paraissait un peuperdu devant les
propos des autres invités. Ces autres invités qui étaient -ils ? Un
représentant d'une ONG, un économiste et un représentant de Total. Je
passe en revue chacun sans jugement mais en faisant part de mes
réactions.
Je commence par l'ONG ' Man : Pas de
résolution politique souhaitable pour les conflits interethnique car il
ne faut pas mélanger les genres. Effectivement cela va mieux comme
cela. D'un coté le maintien d'une dictature favorable au "business" et
de l'autre des ONG qui justifient leur gagne pain en portant secours
aux pauvres opprimés. Pensez ce qui pourrait se passer si tous les
conflits disparaissaient: plus besoin d' ONG, plus besoin d'organismes
internationaux avec plein d'employés qui gagnent plein d'argent (cf. la
Suisse)... Quel malheur!....je ne dirais pas pour pour les prostitués
qui n'auraient alors plus aucun travail au Cambodge, en Tanzanie et en
Birmanie, mais..... Je continue par le représentant de Total:
là j'apprends que tous les dépalcements de population et les travaux
forcés ce sont passés avant le tracé du gazoduc et que par conséquence
Total n' a rien à voir avec cela; Ouf! moi qui allait les accuser de
nouveau colonialisme. Fianlement j'ai compris qu'en apportant de l'aide
à quelques centaines de Birmans on pouvaient justifier la mort de
milliers d'autres.
Je finirai par l'économiste
qui rectifie les propos du présentateur en "disant ue ce n'est pas
l'arrivée de totale qui conforte la ditacture mais la découverte des
ressources naturelles". Alors c'est vrai c'est différent! C'est quand
même de notre faute s'il y a du gaz. Et comme cette ressource pourrait
être exploitée par de vilains britannqiues- US, indiens ou pire chinois
autant que ce soit nous. C'est quand même réconfortant de savoir que si
cela sent la m... ce soit notre propre m....
Finalement je n'ai
pas entendu la suite du débat tellement j'étais révolté. Je reviendrai
quand même sur les actions humanitaires pour certain(e)s comme cette
infirmière britannique qui a risqué sa vie pour apporter du récoinfort
aux Karens. Excusez la violence des propos mais ras le bol de
l'hypocrisie du buiseness |
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| dimanche 27 janvier 2008, a 22:28 |
| ( 2 ) Le PDG de la Société Générale . |
5
milliards d'euros -au moins- ne font pas tousser les dirigeants d'une
banque, en l'occurence la SG (il y a combien de banques ?)
Cela n'écorne même pas leurs bénéfices !
Et pendant ce temps, on nous bassine avec le déficit de la Sécu.
Le rétablissement des 37,5 années de cotisation, des 10
meilleures années pour calculer la retraite, l'indexation sur les
salaires et non sur les prix, couterait 7,5 milliards d'euros.
On ose nous dire qu'il n'y a pas d'argent pour payer les retraites ?
Il serait temps, là aussi, que la « main invisible du marché » laisse la place à la « main visible de la démocratie ».
Vous n'avez pas l'impression qu'on nous prend pour des cons ? Que ce système marche sur la tête ?
Ce n'est pas qu'une question de “démocratie” (la tarte à la crème), mais bien de changer de système.
Patrice Bardet
cite BELLACIAO
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| dimanche 27 janvier 2008, a 22:12 |
| Le PDG de la Société Générale était aussi l'auteur,en 2002,d'un rapport sur la transparence des entreprises françaises . |

de Jean-Jacques Chavigné
Jérôme Kerviel est-il responsable de 4,9 milliards
d'euros de pertes pour la Société Générale ? Le plus probable est que
nous n'aurons jamais de réponse satisfaisante à cette question.
Il n'est pas impossible, en effet, que le « trader » de
la Société Générale joue le rôle du parfait « lampiste » dans cette
affaire. Il permet, déjà, de faire passer au second plan le fait que
les pertes de la Société Générale ne se limitent pas à ces 4,9
milliards d'euros. Elles s'élèveraient, en effet, à 7 milliards d'euros
(2,1 milliards de plus que les pertes censées avoir été infligées par
Kerviel) alors que son PDG, Daniel Bouton, venait d'affirmer que la
crise des « subprimes » n'aurait pas d'incidence sur les résultats de
sa société.
Mais la thèse développée par la direction de la Société Générale est loin d'être invraisemblable.
En 1995, les pertes de 1,3 milliards d'euros (860
millions de livres sterlings) d'un autre « trader », Nick Lesson,
opérateur sur le Simex à Singapour avait causé la chute non seulement
de la Simex mais aussi de sa maison mère, la vénérable Banque Barings,
sixième établissement bancaire britannique. En octobre 2007, un autre
trader infligeait une perte de 250 millions d'euros à la banque
d'investissement du Crédit Agricole, la Clayton.
Le « trader » de la Société Générale aurait suivi un
parcours professionnel qui lui aurait permis de connaître les modalités
des contrôles effectués sur les positions prises par les « traders ».
Il lui aurait donc ainsi été possible de dissimuler le résultat des
opérations qu'il avait effectuées.
Le véritable responsable : le système financier
Même si l'on retient la version de la direction de la
Société Générale, le principal responsable reste le système financier
actuel qui permet que des opérateurs boursiers perdent tout rapport
avec la réalité des sommes utilisées à spéculer et s'enferrent en
prenant de plus en plus de risques pour tenter de regagner ce qu'ils
ont (virtuellement dans un premier temps) perdu.
“Un système qui permet à une seule banque, en une seule
semaine de risquer des dizaines de milliards d'euros dans des
spéculations”. En voulant se défendre, c'est ce qu'affirme elle-même la
Société Générale qui précise qu'en fonction de l'importance des volumes
d'échanges globaux sur les marchés depuis une semaine, la perte de 4,9
milliards ne représentait qu'une faible proportion des positions qui
avaient été prises. En clair, que le montant des spéculations étaient
10 à 100 fois supérieur à ces 4,9 milliards de pertes.
Un système qui permet qu'une banque perde 4,9 milliards
d'euros avant que ne s'ouvre un parachute de sécurité alors que les
parachutes dorés des PDG fonctionnent avec une tout autre efficacité.
Le rapport, publié en septembre 2002, de la commission Bouton
Etrangement, peu de médias font le rapprochement entre
la crise actuelle de la Société Générale et le rapport concocté par la
commission présidée par Daniel Bouton, à la demande du Medef, en 2002.
Ce rapport sur la « corporate gouvernance » avait pour
objectif de rétablir la confiance (principalement des actionnaires,
accessoirement des salariés et des citoyens) dans les modalités de
gestion des entreprises. Cette confiance venait, en effet, d'être
durement ébranlée par les crises d'Enron, Andersen, Worldcom et Vivendi.
Ce rapport préconisait, notamment une plus grande
transparence et la séparation entre ceux qui « auditent » et ceux qui «
conseillent ». La Société Générale et son PDG auraient sans doute dû en
tirer toutes les conséquences et ne pas oublier de séparer ceux qui
opèrent sur les marchés et ceux qui connaissent parfaitement les
procédures de contrôle.
C'est ce refrain de la « transparence » que reprend aujourd'hui Nicolas Sarkozy
Mais comme il l'avait précisé en septembre 2007, il se
refuse « à instaurer des mesures qui seraient de nature à rigidifier le
financement de nos économies ». Située sur la même longueur d'onde, la
Commission européenne ne veut « réglementer qu'en dernier ressort ».
Cela revient à laisser les banques et les marchés financiers organiser
eux-mêmes leur « transparence ». C'est exactement ce qu'avait fait la
commission « Bouton » en 2002. Ses préconisations viennent de faire la
preuve de leur efficacité.
La Société Générale a perdu aux environs de 20 % de sa
valeur boursière. Elle devient ainsi une proie intéressante pour des
banques aux reins plus solides. La Barclays, tout particulièrement,
semble s'intéresser à la Société Générale. Si elle réussissait une OPA
sur la banque française, combien de ses 120 000 salariés verraient-ils,
alors, leur emploi disparaître ?
Il serait temps, là aussi, que la « main invisible du marché » laisse la place à la « main visible de la démocratie ».
De : Jean-Jacques Chavigné
dimanche 27 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| dimanche 27 janvier 2008, a 21:37 |
| Des nouvelles du rassemblement au CRA de Vincennes . |

Des nouvelles du rassemblement de vincennes
nouvelles reçues il y a plusieurs minutes par téléphone
Environ une soixantaine de personnes on tentées cette
après midi de se rassembler pour protester contre le camp de rétention
de vincennes.
Cela s'est soldé par une présence poliliciére massive
et impressionante devant le C.r.a ou de nouveau les retenus se sont de
nouveau révoltés cette après midi du dimanche 27 janvier 2008.
Grande nervosité des flics, des glues des Rg,
encerclement policier quasi immédiat des manifestant-es car le « grand
prix d'Amérique » avait lieu le même moment à l'hippodrome juste devant
le grand parking du C.r.a rempli à craquer de voitures de luxe.
il semblerait que des ordres ont étés donnés en au
lieu, pour que la « quiétude » de ce rassemblement de turfistes de luxe
et de bourges ( complètement indifférents du reste au sort des
prisonniers du camp de rétention de Vincennes, mais qui peut s'étonner
encore du mépris ignoble et infect, de la haine de classe, de la morgue
et de l'arrogance de la France d'en haut) - ne « soit pas perturbé »
puisque des Crs et des mobiles ont étés aperçus surveillant jusqu'aux
toits de l'hippodrome
3 camarades ont semblerait-il étés interpellés et
aperçus dans une fourgonnette de Crs mais pas d'autres nouvelles pour
le moment.
Quoiqu'il en soit et que les politiciens de la droite
ump aux pseudo rosâtres du Ps se le disent, nous ne lâcherons rien
jusqu'à la fermeture immédiate et sans conditions de ces camps de
rétentions du ministre de la honte nationale.
DEMISSION IMMEDIATE DU MINISTERE DE LA HONTE NATIONALE DE BRICE HORTEFEUX
De : non aux camps de rétention
dimanche 27 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| dimanche 27 janvier 2008, a 18:10 |
| Franchises. La phrase . |
« Elle (la Nation) garantit à tous, notamment
à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs,
la protection de
la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui,
en raison de son âge, de son état physique ou mental,
de la situation économique,
se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de
la collectivité des moyens convenables d'existence. »
Le onzième alinéa du préambule de la Constitution de 1946.
l' Huma du 26 / 01 / 08
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| dimanche 27 janvier 2008, a 17:55 |
| Electrochoc . |
Editorial par Yves Housson
Mettre sa vie en danger pour sauvegarder le droit de
se soigner… Il aura donc fallu en arriver là. Début janvier, un malade
du sida annonçait sa décision d'arrêter ses soins pour protester contre
les franchises médicales. Bruno-Pascal Chevalier voulait ainsi
illustrer les dangers d'une mesure qui risque de conduire nombre de
malades, dans le silence, hors micros et caméras, à la même extrémité.
Pour arrêter cette machine infernale, il ne voyait plus d'autre moyen
que le recours à cette forme d'action que l'on ne peut, avec lui, que
déconseiller d'imiter. Choix personnel, dramatique, mais hélas !
prévisible.
Rien, ni les critiques de la plupart des acteurs de la santé, ni
l'opposition de sept Français sur dix selon les sondages, n'avait pu
empêcher la majorité UMP d'adopter, à l'Assemblée, cette mesure de
« rupture » sarkozyste d'une portée considérable. Comme le rappellent,
dans une lettre au chef de l'État, six associations de malades
chroniques, il s'agit tout simplement de briser « l'un des fondements
de notre civilisation française : la solidarité de tous face à
l'attaque la plus dure, celle de la maladie ». Les malades doivent
payer parce qu'ils sont coupables d'être malades, responsables du
déficit de la Sécu… Oh, presque rien, 4 euros par mois en moyenne, 50
euros par an au maximum, ose encore répéter la ministre de la Santé
Roselyne Bachelot. Mais, s'ajoutant à un reste à charge annuel qui, de
forfaits en déremboursements divers, atteint déjà 500 euros en moyenne
pour des millions de patients, ce presque rien risque tout bonnement de
multiplier les renoncements aux soins. Et surtout, il renverse la Sécu
en institutionnalisant une inégalité devant la maladie en fonction des
revenus de chacun.
L'action de Bruno-Pascal a, semble-t-il, fait l'effet d'un
électrochoc. Les témoignages de soutien affluent. Les compteurs des
pétitions anti-franchises explosent. Les grands médias rouvrent leur
antenne au sujet. Et le président de la République doit sortir de son
silence en se fendant d'une lettre à Bruno-Pascal où il réitère ses
faux arguments. Et où, signe de faiblesse, il énonce une contrevérité
en prétendant que les franchises seraient remboursées par les mutuelles
alors que la loi prévoit justement le contraire. On remarque aussi que
les députés UMP, sans doute en butte au mécontentement de leurs
électeurs, ne se bousculent pas au portillon pour défendre le dossier.
La bataille contre cette régression sociale dramatique est loin
d'être perdue. Le docteur Christian Lehmann, figure de proue du
mouvement, le souligne à juste titre, c'est aux politiques qu'il
revient maintenant de prendre le relais. Il est encore temps de réparer
l'erreur. Derrière les franchises est posée la question du financement
de la santé : la France a-t-elle ou non les moyens de faire face, de
façon solidaire, aux besoins croissants, aux coûts toujours plus élevés
induits par les progrès de la médecine ? Sarkozy a prévu d'ouvrir un
débat national sur ce sujet crucial dans les prochains mois. Ce
pourrait être l'occasion de suspendre - au moins - les franchises. Et
d'explorer d'autres pistes, plus justes, plus efficaces, plus conformes
à une authentique « politique de civilisation ». Les idées ne manquent
pas. À titre d'exemple, rappelons qu'une taxe sur les stock-options
rapporterait, à elle seule, quatre fois plus que cet impôt sur la
maladie. Encore faut-il avoir le courage politique de s'en prendre aux
puissants de la finance. Scrutin local mais aussi premier test grandeur
nature pour le sarkozysme, les élections municipales et cantonales
donneront l'occasion aux citoyens assurés sociaux de peser en ce sens.
l' Huma du 26 / 01 / 08
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| dimanche 27 janvier 2008, a 17:23 |
| Baisse de la délinquance dans l’ Ain . |
Par Michel FRERE le dimanche 27 janvier 2008, 14:39 - Lien permanent
Le Gessien du vendredi 25 janvier 2008 rapporte
les chiffres de la Préfecture de l'Ain sur la Délinquance pour l'année
2007. Contrairement au satisfécit que s'accordent les autorités
préfectorales, je suis plutôt inquiet pour l'avenir et y vois la preuve
de l'abandon des actions préventives au dépend de la répression.
Tout d'abord bravo pour l'atteinte des
objectifs pour 2007 (3.6% de baisse au lieu des 2% espérés). Toutefois
le détail des chiffres est plus intéressant. Si le nombre de crimes et
délits a effectivement baissé, l'implication des mineurs est plus
importante en 2007 : “1285 en 2007 contre 1264 en 2006 et 837 en 2002.
D'autre part les violences sexuelles sont en hausse (+4,2%), les
coups et blessures également (+8.3%) ainsi que la criminalité organisé.
Autrement il faudrait se réjouir car nous avons sans doute moins le
malheur d'ête une victime d'une délinquance mais lorsque vous en êtes
ce sera sans doute beaucoup plus grave? D'autre part que vont devenir
ces jeunes délinquants dont le nombre est en constante augmentation? La
baisse constatée aujourd'hui sera t-elle la même pour l'avenir?
Encore une fois c'est sur la répression que compte nos autorités
gouvernementales. On attend peut -être qu'ils deviennent majeurs et de
vrais criminels pour leur taper dessu |
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| dimanche 27 janvier 2008, a 17:21 |
| Franchises : 300 000 signatures ! |
Santé
. La population ne doute plus du caractère injuste et injustifié de la
mesure. En témoignent les centaines de milliers de signatures
recueillies par les pétitions.
La mobilisation contre les franchises s'étend de jour
en jour. Il faut dire que la réalité crève les yeux : plus on est
malade, plus on est taxé. Il n'y a qu'à lire ce témoignage (un parmi
des milliers d'autres), recueilli sur le site de Bruno-Pascal
Chevalier, ce malade du sida qui a alerté l'opinion début janvier en
entamant une grève des soins. « Diabétique, atteint de l'hépatite C et
de surcroît au chômage, j'ai du mal à me faire suivre par mes médecins
malgré ma prise en charge à 100 %. (…) À 28 euros la consultation, cela
devient très dur à assumer et je suis obligé de “chromer” tant à la
pharmacie que chez le toubib. » Grâce à l'action de Bruno-Pascal
Chevalier, celui par qui le scandale est arrivé, les malades ont pu
prendre la parole et mettre en lumière l'injustice de cette loi
scélérate, qui s'attaque une fois encore aux plus pauvres.
« combien faudra-t-il de signatures ? »
En même pas un mois, les Français ont découvert la réalité des
franchises. Indignés, ils ont aussitôt réagi en signant massivement les
pétitions qui circulaient contre cette mesure. L'une, lancée par
l'Union confédérale des retraités CGT, a recueilli plus de 200 000
signatures, tandis que celle initiée par le collectif contre les
franchises médicales, réunissant professionnels de la santé, partis
politiques, syndicats et associations, en a comptabilisé plus de 100
000. Soit au total plus de 300 000 signatures. De quoi mettre le
gouvernement au pied du mur. Comme le souligne lui-même Bruno-Pascal
Chevalier, « ce mouvement de contestation n'est pas un mouvement isolé
». « Mais combien faudra-t-il de signatures pour que la ministre
reprenne sa copie ? » s'interroge-t-il.
D'abord relativement discrets, les politiques ont depuis quelques
jours pris le dossier à bras-le-corps. « Il faut aboutir à l'abrogation
de cette loi », martèle le Parti communiste français, dont la
secrétaire nationale Marie-George Buffet a été l'une des premières
figures politiques à soutenir le gréviste des soins. Depuis, de
nombreux ont suivi : la Ligue communiste révolutionnaire, les Verts, et
dernièrement le Parti socialiste. François Hollande, le premier
secrétaire du PS, a promis d'intervenir de manière récurrente lors des
traditionnelles questions au gouvernement à l'Assemblée nationale pour
demander le retrait des franchises.
Entre-temps, des associations - la FNATH (Fédération nationale des
accidentés de la vie et des handicapés) et l'ANDEVA (victimes de
l'amiante) - ont déposé en début de semaine un recours devant le
Conseil d'État concernant le décret d'application des franchises
médicales, arguant qu'elles portent atteinte au onzième alinéa du
préambule de la Constitution de 1946.
un enjeu pour les municipales
Le bras de fer est donc engagé. Mercredi d'ailleurs, Jean-Louis
Touraine, député PS du Rhône, a posé clairement la question à la
ministre de la Santé. « Accepteriez-vous de revenir sur cette mauvaise
mesure ? », a-t-il demandé, après avoir rappelé les conséquences de
celle-ci. « Les franchises médicales vont dissuader nombre de patients
de se faire soigner précocement et efficacement. (…) Face à ce drame,
vos réponses apparaissent en décalage, sans compassion ni empathie.
Celle effectuée par écrit par le président de la République est en
outre fausse, traduisant la méconnaissance par M. Sarkozy des lois
qu'il a suscitées : non, les franchises médicales ne peuvent pas, au
terme de la loi, être assurées par des organismes complémentaires et ne
peuvent donc pas être remboursées. La plupart des malades n'ont d'autre
solution que de payer ou de renoncer aux soins ! »
Sans surprise, la ministre de la Santé a biaisé : « Notre système
d'assurance maladie assure une solidarité parmi les plus élevées du
monde, avec 80 % des dépenses remboursées. » Et encore une fois, elle a
tenu à rappeler que « 15 millions de nos concitoyens les plus fragiles
» étaient exonérés des franchises. « Celui qui a entamé une grève des
soins parle pour tous les autres malades. Cela devrait être de nature à
faire réfléchir ceux qui ont prôné une telle mesure », estime
Jacqueline Fraysse, députée PCF et par ailleurs médecin. Pour elle,
l'ampleur du mouvement « va peut-être permettre de revenir sur la loi
de financement de la Sécurité sociale », validée par le Conseil
constitutionnel. « Le fait qu'on voie concrètement les conséquences de
cette mesure ne peut que stimuler les parlementaires, y compris de
droite, qui, pendant le débat, étaient mal à l'aise », espère la
députée des Hauts-de-Seine. « On va tout faire pour que ça bouge »,
insiste-t-elle, soulignant « l'enjeu » que représentent les franchises
médicales dans la campagne des élections municipales à venir.
Alexandra Chaignon
l' Huma du 26 / 01 / 08
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| dimanche 27 janvier 2008, a 12:17 |
| La millionnaire condamnée pour avoir perçu six ans de RMI . |
vendredi 25 janvier 2008 (15h47) :


de Gaëtane Bossaert
L. Pineau-Valencienne, la fille du grand industriel
français, était jugée hier à Nanterre avec son compagnon pour avoir
indûment touché le RMI pendant des années. Ils ont été condamnés à 8
mois de prison avec sursis et 25 000 € d'amende chacun.
DES MILLIONS d'euros de patrimoine et de capitaux
placés, et un RMI, le revenu minimum d'insertion, qui tombe tous les
mois, pendant six ans. L'escroquerie est reprochée à Laurence
Pineau-Valencienne, 42 ans, fille du capitaine d'industrie français, et
à son compagnon, Adda Osmani, animateur radio de 38 ans.
Hier soir, la quinzième chambre du tribunal
correctionnel de Nanterre a condamné le couple à huit mois
d'emprisonnement avec sursis, et 25 000 € d'amende chacun.
Doublant les réquisitions du ministère public, les
juges ont dit leur irritation face au “comportement inadmissible et
insupportable” des prévenus. Les avocats de la défense ont annoncé leur
intention de faire appel.
“On ne peut pas constamment se réfugier derrière papa”
La justice reprochait à Adda Osmani d'avoir indûment
perçu plus de 40 000 € de revenu minimum d'insertion, entre février
1999 et mai 2005. A l'époque, ce jeune homme avait quitté le
Val-de-Marne pour s'installer à Boulogne (Hauts-de-Seine), chez sa
compagne, avec qui il venait d'avoir un enfant. Intermittent du
spectacle, il perçoit le RMI : « C'était pour avoir une couverture
sociale, en cas de problème de santé… Je gagne 70 € par mois en animant
deux émissions radios », évoque-t-il d'un ton poli. Mais lorsque son
dossier le suit dans les Hauts-de-Seine, il est joint à celui de sa
compagne, connue de la CAF parce que jeune maman. Tous deux signent
alors, chaque trimestre, une déclaration destinée à la CAF qui ne
mentionne que les maigres revenus d'Adda Osmani. Et tous deux
perçoivent une allocation de quelque 600 € mensuels, en tant que «
couple sans ressources avec enfant ». « Sans ressources » n'est
évidemment pas le terme qui qualifie le mieux la situation de Laurence
Pineau-Valencienne, plusieurs fois assujettie à l'impôt sur la fortune,
et poursuivie pour « complicité ».
Un bref examen des comptes en banque de la riche
héritière ne la mettait pas en position de percevoir une allocation
clairement dédiée aux plus démunis. Le tribunal évoque un patrimoine
immobilier « objectivement conséquent », et un compte bancaire courant
qui a vu circuler 650 000 € de capitaux, entre 1998 et 2005.
Manifestement, la fille laisse à son père le soin de gérer sa fortune.
Et ne s'intéresse guère à la gestion de ses comptes. « Vous n'avez pas
de prise directe sur ce que vous possédez ? » interroge la présidente,
Isabelle Prévost-Desprez. « Non… » murmure la prévenue. « Il y a un
mandat de gestion ? Vous ne savez pas ? » « Euh, non… » Le banc de la
partie civile s'impatiente : « On ne peut pas constamment se réfugier
derrière papa, il faut devenir adulte », râle l'avocate de la CAF des
Hauts-de-Seine.
« Je n'ai pas ouvert de dossier RMI, je ne l'ai jamais demandé »
Petite blonde toute menue, Laurence Pineau-Valencienne
plaide l'ignorance : « Je ne connaissais pas tous les tenants et
aboutissants du RMI, assure-t-elle d'une voix plaintive. Adda m'avait
dit de signer ces papiers pour la CAF, il avait l'air sûr de lui… Je
n'aurais jamais signé si j'avais su que ce RMI m'était attribué ! Je
n'ai pas ouvert de dossier RMI, je ne l'ai jamais demandé »,
assure-t-elle. « Vous ne l'avez pas demandé, mais vous l'avez perçu »,
rectifie la présidente. « Vous avez signé, quatre fois par an pendant
six ans, un document extrêmement basique où il n'y avait rien de
mentionné devant revenus de madame », insiste la procureur. Me Béranger
Tourné tient la barre : sa cliente n'a « jamais eu d'intention
frauduleuse ». « Je ne trouve pas une seule raison objective pour
qu'elle ne déclare pas la réalité de son patrimoine », martèle l'avocat.
C'est un reportage de France 3, diffusé en novembre
2006, qui avait mis le feu aux poudres. Celui-ci révélait un rapport
d'enquête confidentiel émanant de la CAF des Hauts-de-Seine, qui
mettait en lumière la situation pour le moins incongrue de Laurence
Pineau-Valencienne. La plainte alors déposée par la CAF pour vol et
violation du secret professionnel avait lancé l'enquête. Aujourd'hui,
l'héritière a remboursé deux ans d'allocations indues, soit 14 000 €.
Le conseil général, à qui incombe la gestion du RMI, n'a pas souhaité
porter plainte.
http://www.leparisien.fr/home/info/…
De : jolui
vendredi 25 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| dimanche 27 janvier 2008, a 08:43 |
| Adieu service public,bonjour ( marché public ) |
Emploi
. Malgré l'opposition de la gauche, en dépit des syndicats et des
associations de chômeurs, la fusion ANPE-UNEDIC a été entérinée jeudi
matin.
« Ce texte essentiel est destiné à améliorer le marché
public de l'emploi. » En ouverture, mardi soir, du débat à l'Assemblée
nationale sur le projet de loi instaurant la fusion entre l'ANPE et
l'UNEDIC, Christine Lagarde, ministre de l'Économie, des Finances et de
l'Emploi utilise cette singulière formule. Un lapsus ? « Le marché
public de l'emploi ? », s'étranglent en choeur plusieurs députés de
gauche. « Vous avez bien entendu », rétorque du tac au tac Christine
Lagarde. C'est sous cet auspice, avec cette transmutation volontaire du
« service public de l'emploi » en « marché public de l'emploi », que se
sont déroulés les débats express jusque tard dans la nuit de mercredi à
jeudi.
Les socialistes et les communistes ont défendu un à un leurs
nombreux amendements, mais ils n'ont pas obtenu, par exemple, que les
associations de chômeurs soient représentées au sein du futur « Conseil
national de l'emploi » chargé de diriger la nouvelle institution
résultant de la fusion entre l'ANPE et l'UNEDIC en définissant des
« orientations stratégiques des politiques de l'emploi ». Les
collectivités territoriales auront droit, elles, à la portion congrue.
Régulièrement en grève ces derniers mois pour défendre le sens de leurs
missions, mais aussi leurs conditions de travail, leurs statuts et
leurs droits acquis, les agents de lcomme ceux de l'assurance chômage
n'ont toujours pas reçu les garanties qu'ils attendaient : droit
d'option pour tous, garanties salariales, préservation des missions,
activation toujours plus importante des dépenses dites « passives » (ce
qui pourrait conduire à un nouveau rétrécissement du nombre de chômeurs
indemnisés)… À l'AFPA, la perspective du démantèlement, survenue par
surprise à l'occasion du débat au Sénat il y a deux semaines, est plus
que jamais à l'ordre du jour.
À l'issue du débat, l'UMP et le Nouveau Centre ont voté pour le
projet de loi. Pour le groupe socialiste, Monique Iborra exprime la
« crainte » que le gouvernement « opère une OPA sur le financement de
l'UNEDIC et réduise beaucoup le paritarisme ». Au nom des députés
communistes, Roland Muzeau dénonce « l'objectif réel » de ce texte,
loin de ses ambitions affichées de réduire le chômage et de simplifier
les démarches des demandeurs d'emploi : « Il s'agit tout simplement de
démanteler le service public de l'emploi en passant de la protection et
de l'accompagnement du demandeur d'emploi à un modèle coercitif inspiré
de l'idéologie anglo-saxonne du « workfare ». La fusion des activités
de placement et d'indemnisation vous permettra de contrôler davantage
les demandeurs d'emploi et de les contraindre à accepter n'importe quel
poste dans des entreprises qui s'entêtent à proposer des emplois
précaires, des salaires indignes, des conditions de travail
déplorables, au risque de nourrir le travail clandestin. »
* CTP. Les députés ont décidé, mercredi soir, de prolonger jusqu'au
1er décembre 2008 (au lieu du 1er mars) l'expérimentation du contrat de
transition professionnelle (CTP) dans sept bassins d'emploi. Ils ont
également voté un article additionnel visant à « adapter » ce contrat à
l'architecture institutionnelle prévue par le projet de loi de fusion
entre l'ANPE et l'UNEDIC.
T. L.
l' Huma du 25 / 01 / 08
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| dimanche 27 janvier 2008, a 08:15 |
| 7 milliards volatilisés dans le système financier . |
Crise
banquaire . Entre opérations frauduleuses et crise des subprimes, la
Société générale a déclaré, hier, lors d'une conférence de presse
exceptionnelle, des pertes colossales pour l'année 2007.
La
Société générale (SG) a révélé jeudi des pertes colossales dues à une
« fraude » massive au sein de la banque, la plus importante de
l'histoire de la finance (- 4,9 milliards d'euros), mais aussi à la
crise des « subprimes » (- 2 milliards d'euros). La Société générale,
l'une des trois premières banques françaises, a expliqué que l'un de
ses traders, travaillant au sein d'une sous-division de ses activités
de marché depuis 2005 et comme « technicien » depuis 2000, avait
profité de « sa connaissance approfondie des procédures de contrôle »
pour « dissimuler » des transactions. Cette fraude est d'autant plus
spectaculaire qu'elle est intervenue dans des activités sur lesquelles
cet établissement est le numéro un mondial incontesté et qui
nécessitent une architecture sophistiquée de contrôle des risques.
L'employé, qui a reconnu les faits, a été immédiatement mis à pied et
une plainte a été déposée contre lui jeudi, a indiqué le PDG, Daniel
Bouton.
un contexte « malheureux »
La
fraude a été découverte dimanche après un contrôle de routine vendredi
soir et deux jours d'enquête. Lundi, la direction a souhaité solder
l'ensemble de ces positions, pour un montant de 40 à 50 milliards
d'euros. Compte tenu du « krach » du début de semaine, l'opération a
coûté 4,9 milliards d'euros à la banque, soit plus de la moitié du
« trou de la Sécurité sociale », et aurait pu avoir des conséquences
encore plus importantes si les cours de la Bourse avaient chuté plus
violemment. Toutefois, le résultat net de la banque restera positif en
2007, avec des gains estimés entre 600 et 800 millions d'euros. Lors
d'une conférence de presse, hier, la direction a tenté de banaliser
l'événement, intervenu selon elle dans un contexte « malheureux ».
faillite du système ou escroquerie ?
Pour
Elie Cohen, professeur d'économie à Science Po, l'explication donnée
par la Société générale est difficile à croire. « La banque française,
championne des produits dérivés, est châtiée par là où elle a innové.
Les procédures de contrôle interne, qui normalement constituent le
coeur de métier des banques, se sont révélées dramatiquement
insuffisantes », poursuit-il. Ce sentiment a été confirmé par un
analyste d'une société de gestion parisienne, souhaitant garder
l'anonymat, qui estime « quand même curieux que quelqu'un qui
semble-t-il n'avait pas de très grosses responsabilités » ait pu seul
provoquer de telles pertes. « Ce n'est pas à une personne qui touchait
peu pour le secteur, même pas 100 000 euros, à qui on va confier des
portefeuilles extrêmement importants », explique-t-il, jugeant que la
Société générale est peut-être en train de « charger un pauvre bougre
pour faire passer des pertes qui se sont accumulées » au cours de la
crise des « subprimes ».
Evénement exceptionnel
ou faillite d'un système, cette affaire ressemble à l'escroquerie
réalisée dans les années 90 aux dépends de la Barings par son courtier
Nick Leeson, qui a abouti à la ruine du vénérable établissement. Plus
récemment, l'affaire du « trader de Calyon », intervenue en septembre
2007, avait coûté au Crédit agricole 230 millions d'euros. Selon une
note des analystes de HSBC, « le sentiment sur le contrôle des risques
dans les banques françaises est une nouvelle fois touché et cela ne
fera que renforcer les craintes des investisseurs pour le secteur
bancaire ».
Clotilde Mathieu l' Huma du 25 / 01 / 08
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| samedi 26 janvier 2008, a 23:32 |
| RASSEMBLEMENT : Dimanche 27 janvier 2008 ( suite aux événement à Vincennes ) |
samedi 26 janvier 2008 (20h05) : rass. dimanche sans pap 15h

suite aux événements très grave d'aujourd'hui à
vincennes (tabassages dans le centre, etc.), un appel à venir dimanche,
à 15h manifester devant le centre de vincennes, au moment où, à moins
de 100 metres, se tiendra le grand prix d'amérique…
15h, rer A, joinville le pont (10 minutes en rer à partir de Nation).
De : sans pap
samedi 26 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 26 janvier 2008, a 22:54 |
| SôS ! EMEUTES A VINCENNES : Les mots sont pesés !! |
La tension ne cesse de monter depuis hier soir au CRA de Vincennes.
Les familles ont attendu en vain de pouvoir rendre
visite à leur proche. Les affrontements directs entre sans-papiers et
policiers ont repris dès cet après-midi. Deux départs de feux ont de
nouveau nécessité l'intervention des pompiers. Un sans-papier qui doit
sortir tantôt expliquait se faire tout petit, rester dans son coin pour
ne pas se faire remarquer : “on dirait que c'est la guerre ici”.
Des initiatives suivront. La lutte continue.
SôS
COMMUNIQUE DES SANS-PAPIERS EN LUTTE APPEL A MOBILISATION !
Ce mercredi 2 janvier, Nous, Sans-papiers du
Mesnil-Amelot, nous poursuivons la grève de la faim. Nous nous sommes
fait arrêtés pour certains lors de démarches au commissariat, pour
d'autres lors de démarches administratives, pour beaucoup lors de
rafles anti-immigrés. Nous refusons d'être traités comme des
sous-hommes et appelons l'ensemble des gens qui pensent encore que nous
sommes des êtres humains à dire “Stop” à cette politique raciste.
Les évènements de ces derniers jours montrent que
l'état de droit s'arrête aux portes des centres de rétention. Les
violences policières et les restrictions dans l'accès aux soins sont
notre lot quotidien dans l'attente de notre expulsion. Les droits
élémentaires de l'homme nous sont déniés : liberté d'expression, de
communication, de réunion et d'association. Lors de ses voeux, le
président de la République a étalé son habituelle compassion en
oubliant comme d'habitude les sans-papiers qui ne demandent qu'une
chose : pouvoir travailler paisiblement en ayant les mêmes droits que
les autres habitants de ce pays.
Nous, sans-papiers du Mesnil-Amelot appelons dès
aujourd'hui à occuper les abords de tous les CRA en France et en
Europe. Pour ce, nous demandons à l'ensemble de nos soutiens de SE
RENDRE TOUS LES JOURS A 15H DEVANT TOUS LES CENTRES DE RETENTION
ADMINISTRATIVE DE FRANCE ET D'EUROPE AFIN D'EXIGER LA FERMETURE
IMMEDIATE DE TOUS LES CENTRES DE RETENTION EN FRANCE ET EN EUROPE ET
L'ARRET IMMEDIAT DE TOUTES LES EXPULSIONS.
Pour connaître la réalité de notre situation,
appelez-nous à l'intéreur des CRA aux cabines téléphoniques dont les
numéros sont : Mesnil-Amelot 01 49 47 49 53 ou 01 49 47 02 40 ou 01 49
47 02 50 / Vincennes 01 45 18 59 70 ou 01 45 18 02 50 ou 01 45 18 12 40
A vous de rentrer en contact avec tous les autres centres.
Apportez-nous des cartes téléphoniques, des cigarettes et du soutien.
L'association SôS soutien ô sans-papiers entend être un
outil au service des sans-papiers enfermés afin qu'ils puissent faire
entendre leur voix. SôS appelle à la poursuite de la mobilisation au
centre de Vincennes et dans tous les autres centres de rétention en
France et en Europe. Fermeture immédiate des centres de rétention Des
papiers pour tous Libre-circulation, libre-installation Arrêt immédiat
de toutes les expulsions La lutte continue.
Abou 0660151065 / Rodolphe 0698703349 Yann 0686622364 / Solange 0662172098
De : SôS Soutien ô Sans-papiers
samedi 26 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 26 janvier 2008, a 22:37 |
| Elections Professionnelles aux chantiers navals Aker Yards de Sain-Nazaire . |

La CGT redevient 1ere organisation syndicale sur le site.

Tous collèges confondus, en Délégués du Personnel titulaires, la CGT obtient 734 voix (43.48%), 676 pour la CFDT (40.05%).
Tous collèges confondus, au Comité d'Entreprise titulaire, la CGT obtient 699 voix (41.48%), 684 pour la CFDT (40.59%).
Au 1er collège, les résultats de la CGT sont :
En Délégués du Personnel titulaires : 78.82%
Au Comité d'Entreprise : 77%
Dans le 2ème collège, les résultats de la CGT sont :
En Délégué du Personnel titulaire : 25.72%
En Comité d'Entreprise titulaire : 21.79%
La CGT n'était pas représentée au 3ème collège.
L'organisation syndicale retient malheureusement, une
progression d'abstention de 11% par rapport aux élections de 2005. Le
vote par correspondance favorisé par la Direction ainsi que la
multiplication des horaires atypiques (nuit, équipe du week-end…) sont
vraisemblablement la cause de la diminution de l'expression des
salariés.
Globalement, malgré l'absence de la CGT dans le 3ème
collège, notre organisation considère que les résultats obtenus sont
appréciables et qu'ils méritent encore une analyse plus approfondie.
Face à une situation difficile, tant sur le plan
économique, que social, la CGT a reçu le soutien des salariés,
massivement conscients de la nécessité de se rassembler contre les
effets néfastes des politiques gouvernementales et patronales. Nous les
en remercions vivement.
A partir de cette situation, la CGT, 1ere organisation
syndicale sur le site, revendique les responsabilités qu'il lui incombe
tant au Comité d'Entreprise, qu'au Comité d'Hygiène et de Sécurité et
Conditions de Travail.
Ce vote démontre que des possibilités d'interventions
collectives existent et sont à développer dans l'intérêt des emplois,
de la pérennité de la construction navale à Saint-Nazaire et du progrès
social.
Pour sa part, la CGT poursuivra dans cette voie.
De : USM-CGT
samedi 26 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 26 janvier 2008, a 21:59 |
| 9,3 % : Un hold-up géant . |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
Il n'y a pas de fatalité en économie, il n'y a pas besoin de “travailler plus pour gagner plus”: Faire payer les riches suffit

Depuis le début des années 80, la part des
salaires dans le PIB de la France a baissé de 9,3%. Qui sont partis
dans la poche du Capital. Ces 9,3% équivalent à plus de 150 milliards
d'€ : soit une douzaine de fois le trou de la Sécu ! Un hold-up géant,
renouvelé chaque année, au détriment des salariés.
Ce chiffre, 9,3 %, suffit à contester toutes les « réformes » en
cours : allongement de la durée de cotisations pour les retraites,
salaires qui stagnent depuis vingt ans, mise en place de la franchise
médicale… Car toutes ces mesures ont un dénominateur commun : gratter
encore quelques avantages aux salariés. Tandis que la question du
partage des richesses n'est jamais posée…
Nicolas Maury
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| samedi 26 janvier 2008, a 21:47 |
| Municipales : Le MoDem c'est la droite ! |
Dans un certain nombre de villes, la constitution de listes pour les
municipales donne lieu à des accords entre le PS et le MoDem de
François Bayrou: Dijon, Roubaix, Montpellier, Grasse, Joué-lès-Tours,
Ballan-Miré, Grenoble, Tours, Le Quesnoy ...
Ces alliances ne font que souligner la complète dégénérescence
politique de la direction actuelle du PS. Le Modem est un parti
capitaliste, dont les dirigeants ont systématiquement soutenu la
politique de régression sociale mise en œuvre par les gouvernements de
Raffarin et de Villepin, entre 2002 et 2007. Il est l'ennemi implacable
des travailleurs, des jeunes et des retraités – et l'ami fidèle de la
classe possédante qui ruine l'économie du pays. La constitution des
listes PS-Modem, au premier comme au deuxième tour, doit être combattue
par tous les militants socialistes soucieux de lutter contre la droite
et le capitalisme.
Le PCF, pour sa part, doit faire
preuve de la plus grande clarté. Il doit dénoncer publiquement de tels
accords, et rejeter toute participation des communistes à des listes
comprenant un ou plusieurs candidats du Modem (ou toute autre
personnalité de droite). Nicolas Maury
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| samedi 26 janvier 2008, a 21:34 |
| La Société Générale invente le Dreyfus-Trader . |

La
Société Générale, troisième plus grande banque française, a annoncé une
perte de 7 milliards d'Euros, dont 4,9 milliards aurait pour origine
« une fraude interne », du fait d'un seul employé.
Incompétent notoire, fraudeur génial ou grossière
manipulation de communication, les experts financiers ont déjà
tranché : un seul homme ne peut être responsable d'une fraude d'une
telle ampleur.
Depuis plusieurs semaines, la crise financière
s'aggrave, provoquant même un véritable Krach boursier ces derniers
jours. Dans ce paysage financier apocalyptique, tout les coups de
communications sont permis pour masquer la faillite du capitalisme
financier.
Quel dramatique aveu d'échec pour la troisième banque française, et
plus largement pour le système financier que d'être dans l'incapacité à
s'auto-réguler !
C'est ainsi, que la Société Générale invente le dreyfus-trader. Plus c'est gros, plus ça passe.
Parti communiste français
Paris, le 25 janvier 2008 |
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| vendredi 25 janvier 2008, a 08:30 |
| Au pied du trône . |
Editorial par Patrick Apel-Muller
L'esprit
de cour demande de la souplesse d'échine et de l'humilité face au
monarque. Jacques Attali en possède à revendre qui, hier, citait Turgot
pour donner du « Vôtre Majesté » à Nicolas Sarkozy et la supplier de
« maintenir l'exécution » de son rapport, « avec fermeté, sans se
laisser effrayer par des clameurs qu'il est impossible d'éviter ».
Partisan de l'absolutisme libéral, l'ancien sherpa de François
Mitterrand l'est devenu de l'absolutisme politique.
Le
chapeau du contrôleur général des finances de Louis XVI est un peu
grand pour cet inconditionnel de la mondialisation capitaliste et,
reconnaissons-le, il n'a pas proposé que seuls les propriétaires
puissent voter ni conduit à la famine de 1775… Mais « les clameurs »
montent. Les fonctionnaires font grève aujourd'hui et manifestent parce
que leur pouvoir d'achat diminue, que leurs effectifs vont être
diminués, que les services rendus à la population ne cessent de se
réduire. Ils ont d'ailleurs le soutien de 57 % des Français (75 % des
sympathisants de gauche), qui jugent leur mouvement « justifié », selon
l'institut BVA. Une majorité absolue (56 %) estime « mauvaise » la
politique économique du gouvernement et recale les mesures phares du
rapport de la commission Attali. Mais le président de la République a
annoncé la couleur, il n'hésitera pas à gouverner contre la volonté du
peuple. Absolument monarque.
Le ministre de
l'Éducation, Xavier Darcos - sans doute plus répétiteur que
pédagogue -, s'est autorisé à déclarer à l'Assemblée nationale ne
« plus très bien » savoir quels sont « les motifs de cette grève »
devenue, selon lui, « une sorte de rituel ». La suppression de plus de
11 000 postes d'enseignants à la rentrée (et le rythme doit ensuite
s'accélérer !), l'accroissement des délais des remplacements, la
suppression d'options ou d'enseignements… tout cela ne serait qu'un
attachement suranné à l'avenir des enfants, un réflexe conditionné qui
envisagerait un avenir pour tous plutôt que des intérêts très
particuliers. Avec des frénésies de lapins mécaniques, les médias
dominés par les groupes du CAC 40 s'attachent à voiler ces enjeux
derrière le refrain des « scléroses corporatistes », la comptine « des
privilèges qu'auraient les salariés modestes » et la scie des
« emmerdements maximum » que causent les grèves, selon la formule
délicate du ministre. Ils feraient bien de laisser la pensée unique de
côté et de regarder de près l'enquête du CSA sur l'information, publiée
hier par la Croix, qui relève les sujets que les Français jugent
maltraités. Ils portent pour la plupart sur ces tensions économiques et
sociales, sur les menaces que font peser les dérégulations libérales
sur des secteurs utiles aux populations.
Mais
dans les allées du palais l'autosatisfaction est une règle de
l'étiquette. Alors que l'économie mondiale est secouée par une crise
aiguë, que les Bourses européennes chutaient de nouveau hier, Nicolas
Sarkozy plastronnait en se réjouissant d'avoir adopté « une politique
qui est à peu près celle que les États-Unis sont en train d'enclencher
aujourd'hui ». Avec de si beaux résultats ! Lui qui, comme ce fut fait
aux États-Unis, voulait endetter les Français en les faisant « tous
propriétaires », se bouche les yeux devant le désastre des subprimes et
ces millions d'Américains jetés à la rue, faute de pouvoir payer leurs
emprunts.
« Les choix économiques de juillet
étaient les bons, se persuade le porte-parole du gouvernement Laurent
Wauquiez, d'ailleurs, il n'y a aujourd'hui plus aucun débat là-dessus,
personne ne conteste. » Versailles ou Neuilly s'étourdissent, le
président absolu remonte sa montre de prix, la rue commence à gronder. l' Huma du 24 / 01 / 08
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| vendredi 25 janvier 2008, a 07:52 |
| Bachelot s'engage,mais ne pais pas . / 2 ( commentaire du SNIP CFE-CGC . ) |
“Ne
laissons pas brader les Heures Supplémentaires des infirmières ! La
réunion de négociation du 22 janvier entre le Ministère et les 8
syndicats représentatifs, sur la monétarisation des heures sup. des
hospitaliers devait durer toute la journée, mais les participants se
sont séparés dès la fin de matinée, les propositions du Ministère étant
inacceptables. « Lorsque le Ministère nous a proposé de solder nos
heures sup., nous pensions que par « solder », il entendait « résorber
le stock » : aujourd'hui nous avons compris que par « solder » il
voulait aussi dire « brader les prix » ! a déclaré Thierry Amouroux, le
Président du SNPI CFE CGC. Yann Bubien, Conseiller Social de la
Ministre, propose ainsi de payer les heures sup. sur la base d'un
forfait de 11 euros brut. « Même si vous souhaitons un paiement calculé
en fonction de l'indice de l'agent, on peut toujours discuter d'un
montant en euros, mais il y a un principe de fond : nous ne pouvons pas
admettre qu'à l'hôpital une heure sup. soit moins payée qu'une heure
normale, alors qu'elle est majorée de 25 % dans le privé » s'indigne
Thierry Amouroux. En effet, le montant brut d'une heure d'IDE est de 13
euros (soit moins 15 %) et celle d'un cadre infirmier de 16 euros (11
euros c'est donc moins 30 % !). Pour le coup, c'est travailler plus
pour gagner moins ! Nous souhaiterions que notre Ministre applique les
directives présidentielles ! De même, pour la rémunération des jours
mis dans un Compte Epargne Temps (CET), Yann Bubien nous a indiqué
qu'ils seraient payés 80 euros en catégorie B (infirmière) et 125 euros
en catégorie A (cadre de santé), dans la limite de 50 % des jours
déposés par l'agent sur son CET. Là encore, s'il est normal que la
rémunération d'une journée de travail tienne compte du niveau d'études
et de responsabilités, comment comprendre qu'un médecin soit payé 300
euros par jour de RTT (selon l'accord du 15 janvier dernier), et une
infirmière seulement 80 ? Notre niveau de reconnaissance est-il si
faible ? Ce n'est pas une profession que l'on exerce pour l'argent,
mais ce n'est pas du bénévolat non plus ! En multipliant le montant
brut d'une heure d'IDE (13 euros) par 7 heures, on obtient déjà 91
euros. Pour le Ministère, les soldes sont également ouvertes pour les
CET des infirmières ! Au-delà de l'aspect financier, il y a un problème
de fond sur la « valeur » d'une journée de travail, et le niveau de
non-reconnaissance de la profession infirmière. La dernière réunion de
négociation est prévue le 29 octobre : vous n'avez que quelques jours
pour vous faire entendre ! Aussi, le SNPI CFE-CGC invite des personnels
infirmiers : à faire grève et à manifester le jeudi 24 janvier à
envoyer par mail ou par fax la pétition refusant que l'on brade ainsi
notre diplôme Les coordonnées du ministère et texte de la pétition sont
en téléchargement dans l'article :
http://www.syndicat-infirmier.com/article.php3?id_article=484″
Ce commentaire a été posté par SNPI CFE-CGC.
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| jeudi 24 janvier 2008, a 22:43 |
| Mariés à la Mairie de Bernard Accoyer,séparés par la politique des amis du maire d'Annecy le Vieux !!! |
Par Pierre BOUKHALFA le jeudi 24 janvier 2008, 20:53 - Victimes d'exclusion/répression - Lien permanent
A l'appel du Comité de Défense du Droit d'Asile, du Collectif de Soutien aux Sans-Papiers, de RESF, la LDH Rassemblement Vendredi 25/1 à 18H devant la préfecture d'Annecy pour :
- demander la régularisation de Thi Thu Hong Martinez
- et crier notre colère devant ces acharnements d'un autre temps.
Thi Thu Hong, vietnamienne de 28 ans, est arrivée régulièrement en France en septembre 2005.
Le 22 octobre, elle épouse l'homme de nationalité française qu'elle
avait rencontré au Vietnam. Une carte de séjour lui est alors délivrée
par la préfecture de Lozère ; puis renouvelée jusqu'au 23 novembre 2007.
La vie conjugale s'est dégradée, Thi Thu Hong est chassée du
domicile par son mari. Elle divorce. Elle déménage en Haute-Savoie, et
tient au courant les différents services des étrangers compétents.
Mais le 24 juillet 2007, Le préfet de Haute-Savoie refuse un
renouvellement de son titre de séjour ; et lui demande de quitter le
territoire.
Thi Thu Hong entame des démarches administratives pour pouvoir
rester, mais elle est placée en rétention le 6 octobre 2007. Elle
obtient finalement une assignation en résidence chez son nouvel ami,
avec lequel elle vit maritalement depuis fin 2006. Comme on le lui a
demandé, elle pointe une fois par jour au commissariat d'Annecy.
Pendant cette période, elle se remarie le 3 novembre 2007 à la mairie d'Annecy le Vieux de Bernard ACCOYER.
Le préfet est informé. Elle demande un nouveau titre de séjour. Elle
refuse donc logiquement de repartir pour le Vietnam le 13 novembre
2007, elle en est avertie d'ailleurs que le 7, soit 4 jours après son
mariage.
Le 15 janvier, les gendarmes sont venus la chercher, et amenée au centre de rétention de Lyon St-Exupéry.
Son mari est consterné.
Le 21 janvier, le tribunal administratif décide sa sortie du CRA, et
demande une nouvelle assignation à résidence. Son expulsion est-elle
toujours prévue ce jeudi 24/1 ? Les gendarmes téléphonent à son mari
pour lui demander de se présenter à la gendarmerie.
Mais à bout de forces physiques et psychologiques, dans un état
d'incompréhension totale de ce qui lui arrive, Thi Thu Hong est
aujourd'hui hospitalisée pour une grave dépression.
Plusieurs questions se posent :
- est-ce qu'une femme d'origine étrangère n'a pas le droit de divorcer quand elle est malmenée par son mari et n'ait encore moins le droit de se remarier
- est-ce que M. ACCOYER cherche à faire disparaitre les traces d'un
mariage “embarrassant” pour son image aux yeux de ses amis UMP ???
Toujours est-il que la politique de ce gouvernement s'échine encore
à vouloir briser des vies, pour satisfaire aux quotas imposés par un
chef d'état assoiffé de voix d'électeurs d'extrême droite.
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| jeudi 24 janvier 2008, a 22:22 |
| Manif Nationale à PARIS ( EDF / GDF 22 / 01 / 08 |
Reportage video sur la Manif Nationale à PARIS du 22.01.2008

de Mines Energie CGT
Cheminots, Débat général, Industries Electriques et Gazieres, RATP, médias
Les médias n'ayant pas voulu couvrir l'évènement, nous avons donc décidé de faire un film et de vous le proposer sur ce blog.
Les électriciens et gaziers actifs et retraités se sont
massivement mobilisés avec les cheminots et les agents de la RATP, ils
étaient près de 50 000 dans les rues de Paris pour exprimer leur refus
d'une dégradation de leurs droits à la retraite et du pouvoir d'achat
des retraités.
http://www.dailymotion.com/video/x4...
Manifestation nationale du 22 janvier 2008
De : Mines Energie CGT
jeudi 24 janvier 2008 |
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| jeudi 24 janvier 2008, a 21:47 |
| Un rapport sur mesure pour Sarkozy . |
Économie . Jacques Attali remet aujourd'hui ses 315 propositions libérales en soutien à la politique du gouvernement.
La commission présidée par Jacques Attali doit rendre
aujourd'hui au président Nicolas Sarkozy son rapport sur « la
libération de la croissance » française. Ce rapport en partie révélé
par les Échos a pour objectif de « changer la France ». Moins de cinq
mois après l'installation de la commission, c'est un pavé de plus de
200 pages qui compte en fait 314 propositions, déclinées autour de
« huit ambitions » et vingt mesures jugées « fondamentales ». Hasard du
calendrier, Ce rapport tombe deux jours après le « Black Monday »
(lundi noir), qui a vu s'effondrer les Bourses de la planète à un
niveau jamais atteint depuis les attentats du 11 septembre 2001. Ce
krach boursier n'est pas « un événement malheureux » visant à corriger
les erreurs des spéculateurs mais bel et bien l'illustration de
capitalisme financier plébiscité dans le traité européen n'imposant
aucune règle sur les marchés financiers et mettant en péril les
structures industrielles et bancaires.
Les propositions qui sont exposées balayent un très grand nombre de
thèmes, avec une large place faite à l'enseignement : apprentissage de
l'économie dès l'école primaire, création de dix pôles d'enseignement
et de recherche financés à 80 % par des fonds privés ; aux PME :
réduction du délai de paiement, à un mois, de l'État et des grandes
entreprises, un aménagement de la fiscalité propre aux entreprises
réalisant moins de 50 000 euros de chiffre d'affaires, sous forme d'un
prélèvement unique au taux de 10 %. Les mesures pour fluidifier le
marché du travail sont vivement critiquées par la CGT. Pour elle, ce
rapport préconise indirectement « un renforcement de l'exploitation des
salariés », par la dérogation à la durée légale du travail, la volonté
de « faire sauter la référence à 65 ans pour toucher une retraite à
taux plein » ou encore de « libérer totalement le cumul
emploi-retraite », et le « développement des fonds de pension à la
française ».
« la récession profonde,longue et globale >>
Toutefois, l'ensemble de ces mesures n'a rien de véritablement nouveau,
elles s'inscrivent dans la lignée des réformes libérales et de remise
en cause des acquis déjà engagées dans les différents ministères.
Christine Lagarde a affirmé à cet égard dimanche sur France Inter que
« sur toute une série de points, nous avons anticipé », elle a
notamment cité « la réforme du marché de l'emploi par la fusion de
l'ANPE et des ASSEDIC, pour fluidifier le marché ». Cette commission
qui se voulait « non partisane » et qui devait répondre à un véritable
besoin de propositions pour booster la croissance s'est cantonnée à
appuyer le désir du MEDEF et du président de la République. Il n'y
avait donc aucun risque pour Nicolas Sarkozy de déclarer lors du
lancement de la commission : « Ce que vous - Jacques Attali -
proposerez, nous le ferons. »
Pour le moment, il manque un élément essentiel : la logique
financière et les risques qu'elle fait courir à l'activité économique
quand les investisseurs se livrent au jeu de la spéculation et des
visions de court terme, au lieu d'investir dans la recherche et le
développement, et les projets porteurs d'emploi qualifiant et durable.
Pire encore, la commission Attali encouragerait la logique financière
actuelle en modifiant la fiscalité de l'épargne pour favoriser le
risque plus que la rente. Mais la politique de rigueur annoncée par une
baisse des dépenses publiques de 1 % du PIB par an, pendant cinq ans et
des réductions d'impôts des ménages les plus aisés n'est pas suffisante
pour passer au travers de « la récession tant annoncée qui pourrait ne
pas être superficielle, éphémère et limitée aux États-Unis… mais
profonde, longue et globale », comme a averti mardi le quotidien
britannique The Guardian. Force ouvrière a rappelé que « derrière les
indices boursiers, ce sont des activités et des emplois qui
supporteront indirectement les conséquences de la crise financière ».
L'organisation a expliqué que si « les gouvernements européens sont
incapables de mettre en oeuvre un plan de relance, ce sont les salariés
qui peuvent en prendre l'initiative en revendiquant des hausses de
salaires et l'augmentation de leur pouvoir d'achat, pour soutenir la
consommation, la croissance et l'emploi ».
Clotilde Mathieu
l' Huma du 23 / 01 / 08
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| jeudi 24 janvier 2008, a 21:30 |
| La mobilisation sur les retraites est relancée . |
Régimes
spéciaux . 50 000 personnes ont défilé à Paris à l'appel de la CGT pour
peser sur les négociations sur les régimes spéciaux et s'opposer à
l'allongement de la durée de cotisation.
Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de
l'avoir tué. À l'appel des fédérations CGT de l'énergie, des transports
et de la SNCF et des syndicats de cheminots CFDT, CFE-CGC, UNSA et
CFTC, les 50 000 salariés qui ont défilé entre la gare d'Austerlitz et
Montparnasse à Paris ont adressé un cinglant démenti au gouvernement.
« Non, le dossier des retraites des régimes spéciaux n'est pas clos ! »
Le président de la République et le premier ministre qui l'espéraient
en promulguant jeudi dernier les décrets de réforme au Journal
officiel, en sont pour leurs frais.
un premier rendez-vous
« Il faut continuer à se mobiliser. La négociation se poursuit. Le
gouvernement a dû reculer sur le contenu des décrets par rapport à son
projet initial en abaissant le seuil pivot de la décote. Je suis
convaincu que l'on peut encore obtenir des avancées », explique
Sébastien, contrôleur SNCF à Alès. Nadia, jeune agente commercial de
GDF à Paris, fait le même constat : « Dans l'énergie, les négociations
viennent seulement d'entrer dans le vif du sujet. Alors, les décrets,
c'est surtout un coup pour nous démoraliser et pour rassurer les
patrons. » Et puis, « la bataille pour empêcher un nouvel allongement
de la durée de cotisation à quarante et un ans voir quarante-deux ans,
comme le souhaite le MEDEF, ne fait que commencer », soutient Claude
retraité marseillais d'EDF, qui estime que « la manifestation
d'aujourd'hui n'est qu'un premier rendez-vous ».
Si le gouvernement n'en a pas fini avec les régimes spéciaux et les
retraites en général, il est un autre dossier aussi épineux sur lequel
les manifestants font tout autant preuve d'opiniâtreté. Le pouvoir
d'achat est dans toutes les têtes. Les manifestants s'époumonent en
hurlant leurs revendications de hausse des salaires et des pensions,
brocardant « les 170 % d'augmentation que s'est octroyés le chef de
l'État » et énumérant les records atteints par les bénéfices de GDF et
d'EDF.
Les revendications relatives à l'avenir du service public sont
également mises en avant. Gaziers et électriciens s'opposent toujours à
la privatisation de GDF, en exigeant sa fusion avec EDF. « La fusion
avec Suez, pour nous, c'est la rigueur salariale, la casse de l'emploi
et la dégradation des conditions de travail. Pour les usagers, c'est la
flambée des prix de l'électricité et du gaz », affirme « Fredo », de
Saint-Étienne, qui « fait de la pub » pour le blog que vient d'ouvrir
son syndicat pour informer les usagers (1). De leur côté, les cheminots
réclament « un moratoire sur le plan fret qui menace l'emploi et est
contraire aux impératifs de réductions des gaz à effet de serre ».
Beaucoup craignent « une filialisation de l'activité, puis sa
privatisation ».
Peser sur les négociations
En tête de cortège, les responsables syndicaux affichent leur
satisfaction. « S'il fallait une démonstration que le dossier des
régimes spéciaux n'est pas clos, c'en est une », déclare, sourire aux
lèvres, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. Le
responsable syndical qui rappelle l'opposition de sa confédération à
tout nouvel allongement de la durée de cotisation, « espère que la
conférence du 6 février (sur la protection sociale - NDLR) avec le
président de la République sera de nature à nous éclairer sur les
échéances et les modalités par lesquelles nous allons pouvoir faire un
point général sur la situation des retraites dans notre pays ». À
l'instar de son homologue de la fédération des cheminots, Didier Le
Reste, le secrétaire général de la fédération de l'énergie, Frédéric
Imbrecht, apprécie « la relance de la mobilisation qui doit permettre
de peser sur les négociations en cours dans l'énergie ». Et de
préciser : « Nous souhaitons donner des suites à cette journée. Nous
allons proposer à l'interfédérale de prendre des initiatives unitaires
pour maintenir la pression. »
(1) www.edf-gdf-loire-cgt.com/
Pierre-Henri Lab
l ' Huma du 23 / 01 / 08
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| jeudi 24 janvier 2008, a 21:03 |
| Tous à Versailles le 4 février 2008 . |
Appel National des Signataires : “Toutes et tous à Versailles le 4 février”

Pas d'Europe contre les peuples! Tous à Versailles le 4 février 2008!
Rassemblement soutenu par : AC !, AlterEkolo,
ATTAC France, Cactus/La gauche !, CGT finances, Collectif Bellaciao,
Coordination des collectifs antilibéraux, Confédération paysanne,
Copernic, LCR, Les Alternatifs, Lutte Ouvrière, Marches Européennes,
Réseau féministe Ruptures, SNJ-CGT Audiovisuel, Union syndicale
Solidaires.
Appel à un rassemblement citoyen et festif le 4 février
dès 12h sur la place du marché aux fleurs de Versailles (avenue de
Saint-Cloud, angle de la rue Clémenceau), pour faire pression sur nos
élus et leur rappeler le vote du 29 mai 2005. A 16h, si cette
forfaiture devait aboutir au moment du vote par les parlementaire, nous
nous bâillonnerons devant l'enceinte du château.
Le traité de Lisbonne, vous en avez entendu parler ?
Le Conseil européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre
2007 a adopté un nouveau traité européen. Élaboré en catimini, ce
traité nous a été présenté par Nicolas Sarkozy comme “un traité
simplifié, limité aux questions institutionnelles”.
Loin d'être simplifié, ce traité comporte plusieurs
centaines de pages avec 359 modifications des traités existants, treize
protocoles et quelques dizaines de projets de déclarations ayant la
même valeur juridique que les traités. Loin de le limiter aux questions
institutionnelles, ses rédacteurs en ont fait une copie illisible du
Traité constitutionnel européen (TCE) qui a été rejeté par les Français
et les Néerlandais en 2005, sans tenir aucun compte des débats qui ont
eu lieu dans ces pays. De l'aveu même de Valéry Giscard d'Estaing, père
du projet de TCE, « La France n'a pas obtenu les changements réclamés
par certains des partisans du “non” au référendum. »
Pourtant, le président de la République veut le faire
adopter par voie parlementaire, sans consulter les citoyens. Il réunit
les parlementaires français en Congrès à Versailles le 4 février 2008
pour modifier la Constitution française et permettre la ratification du
nouveau traité par le Sénat et l'Assemblée nationale. Bien que des
dizaines de parlementaires aient annoncé leur intention de rejeter ce
vote, cette modification risque d'être validée, alors que l'opposition
de seulement 2/5ème des parlementaires pourrait la bloquer et imposer
au président un référendum.
En 2005, le peuple s'était mal prononcé, en 2008, il se taira !
A dix jours du Congrès, aucun débat public sur les
enjeux de ce traité et plus largement sur les grandes orientations de
la construction européenne n'a été lancé par les pouvoirs publics. Les
grands médias, lorsqu'ils évoquent le sujet, se contentent de brefs
gargarismes sur la relance de l'Europe grâce à un “mini-traité”.
Les débats rendus possibles par une large mobilisation
citoyenne en 2005 sont bien loin aujourd'hui. L'idée selon laquelle on
pouvait se sentir pro-européen mais refuser l'orientation néo-libérale
de la construction actuelle de l'Union européenne est totalement
ignorée. Nos dirigeants l'ont compris, on ne peut faire confiance au
peuple pour construire l'Europe qu'ils nous proposent ! Ils ont donc
tout simplement décidé de nous bâillonner.
Un jour de congé pour la démocratie
Le vote à Versailles doit être le point d'orgue de
cette forfaiture démocratique. Nous nous sentons insultés par cette
tentative de passage en force. Nous vous invitons à un rassemblement
citoyen et festif à Versailles le 4 février, pour marquer
symboliquement notre opposition.
Le rassemblement débutera dès 12h sur la place du
marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue
Clémenceau). (Un scénario provisoire de la journée est disponible ici)
A 16h, si cette forfaiture devait aboutir au moment du
vote par les parlementaires, nous nous bâillonnerons devant l'enceinte
du château.
Tous les “Sans culottes” de France qui comptent se
rendre à Versailles sont invités à s'inscrire rapidement sur le site
tousaversaillesle4fevrier2008.fr pour prévoir au mieux les transports
et l'organisation sur place. Plusieurs cars sont déjà prévus à ce jour.
De : TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008
jeudi 24 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 24 janvier 2008, a 18:48 |
| La Société Générale se dit victime d'une gigantesque fraude . |

La
Société Générale affirme ce jeudi avoir été victime d'une fraude au
sein de son activité de courtage qui se monte à 4,9 milliards d'euros
auxquels s'ajoutent 2 milliards de dépréciations liées à la crise des
subprimes, soit un total de 6,9 milliards. La banque a mis au jour
cette fraude éventuelle le 19 janvier : un trader opérant à Paris, dans
une sous-division de ses activités de marché, a profité de “sa
connaissance approfondie des procédures de contrôle”, acquise lors de
ses précédentes fonctions au sein du back-office du groupe, pour
“dissimuler ses positions grâce à un montage élaboré de transactions
fictives”, explique la banque.
La Société Générale a liquidé depuis ces positions,
mais compte tenu de leur taille et “des conditions de marché
particulièrement défavorables”, cette fraude a un impact négatif sur
son résultat net. L'employé qui a reconnu les faits a été relevé de ses
fonctions et une procédure de licenciement a été engagée tandis que les
responsables de sa supervision quitteront le groupe, précise la Société
Générale.
L'avocat d'une centaine d'actionnaires de la Société
générale a annoncé jeudi avoir déposé une plainte auprès du procureur
de Paris pour “escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux et
complicité, et recel”.
Le titre suspendu à la Bourse de Paris
Malgré cette perte colossale, le bénéfice net de la
banque française sera positif en 2007, estimé entre 600 et 800 millions
d'euros. Mais la chute est spectaculaire par rapport au résultat net de
5,221 milliards en 2006. Pour faire face à cette situation, la Société
Générale a indiqué qu'elle allait procéder à une augmentation de
capital de 5,5 milliards d'euros dans les semaines qui viennent.
En conséquence, la cotation de l'action Société
Générale a été différée à la Bourse de Paris. Euronext n'était pas dans
l'immédiat en mesure de préciser l'heure de reprise de la cotation pour
le titre Société Générale, qui a clôturé en baisse de 4,12% mercredi, à
79,08 euros. Le groupe français a convoqué une conférence de presse
exceptionnelle ce jeudi à 11h à son siège à la Défense tandis que
Christine Lagarde s'exprimera dans la journée sur le sujet.
BNP Paribas a de son côté annoncé que ses comptes 2007
ne révèlent “aucune perte ni aucun élément dont l'importance
justifierait un avertissement particulier au marché”. BNP publiera la
semaine prochaine ses résultats estimés pour 2007 compte tenu de
“l'inquiétude exceptionnelle” sur les marchés, avant ses résultats
définitifs qui seront communiqués
http://tf1.lci.fr/infos/economie/ar…
La lettre du patron de la Société Générale
Paris, le 24 janvier 2008
Madame, Monsieur,
J'ai le devoir de vous informer que la direction de la
Société Générale a découvert une fraude interne d'une ampleur
considérable, commise par un collaborateur de sa division de banque de
financement et d'investissement. Ce dernier a été immédiatement mis à
pied. Une plainte sera déposée à son encontre.
Le Conseil d'Administration de la banque a appuyé les
décisions que j'ai prises de mettre fin aux fonctions des cadres, y
compris dirigeants, responsables de la supervision et des contrôles des
opérations concernées. Les transactions sur lesquelles la fraude a
porté étaient simples - une position à la hausse des marchés actions -
mais dissimulées par des techniques extrêmement sophistiquées et
variées.
J'ai bien évidemment informé le Gouverneur de la Banque
de France et le Secrétaire Général de l'Autorité des Marchés Financiers
dès que j'ai eu connaissance de la situation, le dimanche 20 janvier.
La perte subie est très importante. Toutes les mesures
ont été prises sur le champ pour la circonscrire. Les failles des
procédures de contrôles ont été identifiées et corrigées pour éviter
tout nouveau risque de nature comparable. Pour autant, ni cette perte
exceptionnelle, ni les provisions passées pour couvrir les éventuelles
dépréciations d'actifs liées à la crise qui affecte les marchés de
capitaux depuis l'été dernier, n'empêcheront la banque de réaliser un
bénéfice net sur l'année 2007. En effet, la plupart de ses métiers, en
France comme à l'étranger, ont continué à dégager de bons, et parfois
d'excellents résultats d'exploitation.
Afin de conforter le niveau de ses capitaux propres et
de préserver ses notations externes à hauteur des meilleurs standards
internationaux, la Société Générale procèdera dans les prochains jours
à une augmentation de capital, qui fera plus que compenser la perte due
à la fraude. Cette augmentation de capital a été entièrement garantie
mercredi 23 janvier.
Dès lors, avec la confirmation de sa solidité
financière, la capacité du Groupe Société Générale à rebondir et à
reprendre la croissance rentable qui la caractérise depuis de longues
années est intacte. J'y vois, avec le soutien de nos actionnaires et
l'engagement de nos collaborateurs, un profond motif d'optimisme.
Dans le règlement des conséquences de cette affaire
triste et regrettable, mon souci a d'abord été de préserver l'intérêt
de nos clients et de continuer à mériter leur confiance.
Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mes sentiments les meilleurs.
Daniel Bouton
De : jolui
jeudi 24 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 24 janvier 2008, a 04:53 |
| Manifestation et Grève fonction publique . |
Manifestation et Grève fonction publique le 24 janvier 2008 CGT, FO, FSU, UNSA, CFTC et Solidaires


Bastille St Augustin par République Départ 14h
Ordre du cortège :
FSU/ CGT/ UNSA/ FAEN/ CGC/Sgen CFDT/Solidaires / CFTC/ FO/
la FSU se positionne Bd Beaumarchais et rue St Antoine
CGT : place de la Bastille/ rue Lenoir rue de la Roquette rue du Fg St Antoine
UNSA : pied de la colonne
FAEN et SGEN-CFDT : place coté rue de Lyon
Solidaire : Place angle Bd de la Bastille
CFTC : Place entre Bd Bastille et rue Bourdon
FO : place / rue Bordon Bd Henri IV
……………………………………..
“Avec les fédérations de la Fonction Publique FO, CGT,
FSU, UNSA, CFTC, Solidaires, CFDT et celles de l'Education Nationale
FSU, CGT, UNSA, FO, EIL, et le SGEN Créteil
pour l'augmentation du point d'indice et contre la politique de RGPP (révision générale des politiques publiques),
GREVE JEUDI 24 JANVIER
Manifestation à 14H. Bastille”
Nous ne lâcherons pas !
L'intersyndicale du second degré de la région
parisienne invite les personnels à se mettre massivement en grève le 24
janvier pour défendre leurs revendications de fonctionnaires et, en
même temps, à développer la mobilisation contre la généralisation des
Bacs pro 3 ans. Elle les invite à se préparer à aller manifester le
mercredi 30 janvier (14H30 Sèvres Babylone, avec préavis de grève) au
Ministère.
Elle leur propose de s'adresser aux parents (voir proposition de lettre aux parents).
« Sud Education Créteil appelle les personnels à se
mettre en grève le 24 janvier et à tenir des AGs afin de décider la
reconduction de la grève dans les plus brefs délais. SUD Education
Créteil appelle dès maintenant les personnels à se mettre en grève le
30 janvier, comme il a déjà appelé à le faire le 17 janvier ».
17 janvier 2008. Réunion du CTPA de Créteil sur la
question des bac pro 3ans et de la suppression des BEP. Rassemblement
devant le rectorat de Créteil à 8h30, également au sujet de la
suppression de 637 postes à la rentrée 2008.
24 janvier 2008. Grève Fonction publique
30 janvier 2008. 14H30 Sèvres Babylone au Ministère.
……………………………………………..
Communiqué des organisations syndicales de la Fonction Publique CGT, FO, FSU, UNSA, CFTC et Solidaires 18 décembre 2007
La forte mobilisation du 20 novembre 2007 a contraint
le gouvernement à ouvrir une négociation salariale ce lundi 17 décembre
2007.
Or, les propositions qui ont été faites par le ministre
chargé de la fonction publique ne sont pas acceptables tant sur la
forme que sur le fond.
En effet, le gouvernement refuse d'accorder une mesure
générale de revalorisation du point d'indice, seule à même d'assurer un
réel maintien du pouvoir d'achat pour l'ensemble des agents de la
fonction publique.
Au contraire, il persiste à faire entrer dans le
maintien du pouvoir d'achat des mesures individuelles de promotion
(glissement vieillesse technicité), ce qui revient à nier le principe
même de déroulement de carrière.
Ces pseudo négociations ne peuvent donc nous convenir
car elles portent atteinte de façon frontale aux principes même de la
négociation collective des salaires dans la fonction publique pour les
remplacer par une individualisation des rémunérations.
Les mesures de gestion des ressources humaines
annoncées dans le cadre de la réforme des politiques publiques heurtent
également de façon frontale les fondamentaux du statut général de la
fonction publique et vont contribuer à amplifier les suppressions
d'emplois.
Pour l'ensemble de ces raisons, les organisations
syndicales refusent de participer cette semaine à la conférence et à la
réunion organisées par le ministère de la fonction publique.
Elles appellent sur leur plateforme commune à l'action
le 24 janvier 2008 par la grève et les manifestations pour exiger
l'ouverture de réelles négociations sur la valeur du point d'indice et
la refonte globale des grilles indiciaires, afin de permettre le
rattrapage des pertes de pouvoir d'achat.
De : Paris
jeudi 24 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 24 janvier 2008, a 04:35 |
| Les médias vont-ils cracher sur les grèvistes ? probablement . |
Jean-Pierre Pernaut, PPDA, Claire Chazal, David
Pujadas etc. présentateurs des JTs et farouches défenseurs de la veuve
et de l'usager torturés par les grévistes privilégiés seront t-ils ces
fidèles laquais de l'UMP/MEDEF ?

La “prise d'otage” est le mot le plus lâche, de
mauvaise foi qui sera assené par tous les JTs de France. Cet assemblage
utilisé par nos bons journalistes est pour affirmer haut et fort qu'ils
haïssent les grévistes et le droit constitutionnel de faire grève. Ces
hordes de barbares qui osent défier le cour naturel des choses (la
mondialisation capitaliste) sont des preneurs d'otages contre le bon
peuple qui souhaite travailler plus pour gagner plus (ou survivre plus
longtemps)
Je suis… Je suis… Top : je suis un bâtiment de guerre, long et
étroit, à un ou plusieurs rangs de rames en usage dans l'Antiquité… Je
suis ? La galère, bien sûr. Les JT n'ont que ce mot-là à la bouche. Et
qui rame dans la galère ? Point de « voyageurs » ou de « passagers »,
mais, systématiquement, des « usagers », masse grondante et floue. A la
télé, ils sont rois, victimes « résignées ».
Nicolas Maury
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| mercredi 23 janvier 2008, a 22:07 |
| SENAT : Groupe communiste (Dossier : Amiante Michelle Demessine ) |
Vous êtes ici : Accueil > Sénatrice du Nord : une voix différente > Dossier : Amiante
Une loi pour ne pas perdre sa santé au travail

L'explosion des troubles musculo squelettiques,
l'inquiétante et Ce n'est pas sans émotion, elle le sait et elle l'a
dit, que Michelle Demessine a présenter au Sénat la proposition de loi
communiste intitulée pour “ améliorer la santé au travail des salariés
et prévenir les risques professionnels auxquels ils sont exposés ”.
Lorsqu'elle est monter à la tribune, la sénatrice du Nord a eu, en effet, la gorge serrée en pensant aux marches des veuves dunkerquoises des victimes de l'amiante,
aux salariés d'Alstom de Lys-Lez-Lannoy, d'Éternit, des chantiers
navals, de l'industrie automobile, qui malgré leur maladie, leurs
angoisses, leur souffrance poursuivent un difficile combat pour la
re-connaissance, la prévention et la réparation des maladies
professionnelles.
Michelle Demessine
aura en tête aussi les 400 hommes et femmes qui, sous la pression des
conditions de travail, se sont donnés la mort dans leur entreprise. “
400 vies définitivement brisées, 400 familles anéanties ” comme dit
l'élue nordiste, “ parce les limites de la pénibilité dans ses
nouvelles formes ont dépassé l'acceptable et que le sens de la vie
s'est vidé de toute perspective ”. En tête encore les travailleurs
précaires, les femmes contraintes au temps partiel subi, les
intérimaires et salariés de la sous-traitance exclus des procédures de
prévention des risques professionnels, sans oublier les 25.000 salariés
atteints d'un cancer professionnel et qui subissent l'indignité de
l'oubli. C'est tout ce monde qui, finalement, montera à la tribune du
Sénat mardi 22 janvier. Car la proposition de loi communiste ne sort
pas d'un laboratoire. Elle résulte de mois, voire d'années de luttes,
de rencontres, de réflexions communes entre élus et salariés,
associations et syndicats. C'est ce qui en fait un document
exceptionnel et extrêmement complet.
“La dégradation des conditions de travail s'observe au quotidien et le scandale de l'amiante en est un révélateur inacceptable”

Un document exceptionnel co-élaboré avec les associations et les syndicats
Pour sa part, Michelle Demessine a beaucoup travaillé,
ces dernières années, avec les victimes de l'amiante dont elle a
constamment relayé le combat au plus haut niveau. Si les précautions
nécessaires avaient été prises, les 100 000 morts de l'amiante prévus à
l'horizon 2015 auraient été évités. La proposition de loi que la
sénatrice du Nord s'apprête à présenter, également signée par Ivan
Renar, Jean-Claude Danglot ou Robert Hue, est destinée à éviter qu'une
telle faillite du système de santé au travail se reproduise un jour.
Car, il n'y a pas que l'amiante.
La réalité en France aujourd'hui est que la soumission
des entreprises à la logique de financiarisation extrême de l'économie
libérale développe des conséquences de plus en plus négatives sur la
santé des salariés. L'explosion des troubles musculo squelettiques, les
problèmes de dépression liés aux méthodes de gestion du personnel,
l'inquiétante et insupportable augmentation des suicides au travail, le
nombre vertigineux des cancers professionnels en témoignent chaque jour.
Certes, fidèles à l'idéologie patronale, les sénateurs
UMP ou du Nouveau centre s'emploieront évidemment à combattre les
propositions contenues dans le projet de loi des communistes. Pourtant,
si travailler engendrait moins de problèmes de santé, peut-être cela
éviterait-il des dépenses inutiles à la sécurité sociale ? Plutôt que
de faire payer des franchises médicales aux malades ou dérembourser les
médicaments…

L'Amiante, c'est 3000 mort par ans !
53 ARTICLES DE LOI
La proposition de loi communiste pour la santé au
travail développe, au travers de ses 53 articles, un programme
d'actions qui visent principalement à :
— Placer la prévention de tous les risques
professionnels comme priorité absolue dans les politiques relatives au
Travail afin que les entreprises deviennent des lieux où prévention et
sécurité soient au centre de l'organisation du travail.
— Redonner à ceux qui par leur travail financent la Branche Accidents
du Travail Maladies Professionnelles, la capacité de gouverner la
branche afin que cette institution puisse jouer à plein son rôle
d'incitation à la protection de la santé, à la sécurité à la réparation
et au retour à l'emploi des victimes. Et par ailleurs renforcer le
contrôle social sur l'organisation du travail par le développement des
CHSCT sur l'ensemble du territoire.
— Réformer profondément les services de médecine et de
santé au travail en leur donnant un statut autonome vis-à-vis de
l'employeur et surtout les moyens appropriés scientifiques, humains et
financiers pour que ce pilier de la santé au travail puisse tenir
pleinement son rôle de préservation de la santé des salariés.
— Inscrire résolument dans le code de la sécurité
sociale le principe de réparation intégrale de tous les préjudices
subis par les victimes d'accident ou de maladie professionnelle.

proposition de loi :
Améliorer la santé au travail et prévenir les risques professionnels
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| mercredi 23 janvier 2008, a 21:09 |
| Marie-George BUFFET participera à la manifestation parisienne pour soutenir la journée de mobilisation . |
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF et
Députée de Seine-Saint-Denis, participera à la manifestation parisienne
de demain “ensemble pour les salaires, l'emploi, les status et les
services publics”.
Le PCF sera présent sur le parcours de la manifestation, à l'angle du boulevard du temple et de la place de la République.
Parti communiste français
Paris, le 23 janvier 2008.
De : Paris
mercredi 23 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| mercredi 23 janvier 2008, a 20:51 |
| HALLE CARPENTIER : Samedi 2 février 2008 ( pour un référendum ) |
Traité européen: Pour un référendum
Non au déni de démocratie!
Toutes et tous Halle Carpentier- Paris 13°
Samedi 2 février à 14h30
Lundi 4 février, le Congrès des
parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de
Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen.
Ce traité s'inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par
une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.
Le respect du vote populaire veut que ce nouveau traité soit ratifié par référendum.
C'est une exigence démocratique fondamentale. Seul le peuple peut faire ou défaire ce qu'il a fait ou défait.
C'est une condition pour qu'ait lieu le grand débat public sur l'avenir et les transformations à entreprendre en France et
en Europe, solidairement avec les autres peuples européens. Alors que
tant de décisions qui concernent notre vie quotidienne et celle du pays
dépendent des politiques européennes, comment justifier qu'on refuse au
peuple de s'exprimer?
Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et refuse le référendum. S'il
persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui
engage l'avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l'y
contraindre , si 2/5 d'entre eux votent contre la révision de la
Constitution, le 4 février, à Versailles.
Et cela, quelle que soit leur positon sur le traité.
Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher le déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum!
Halle Carpentier - 81 boulevard Massena - Paris 13° - M° Porte d'Ivry
CNRComité national pour une référendum avec AC!-Alternative
citoyenne CCAG-Alterekolo-Apeis-ATTAC France-Cactus-/La Gauche!-Cap à
Gauche19-Cedetim-Ipam-Cgt spectacle-Collectifs du 29 mai- Convergence
pour la défense des services publics-Coordinnation des collectifs
antilibéraux-Csprg-D&S-DIDF-Droits devant!-Fondation
Copernic-Forces militantes-Gauche Avenir-LCR-Les Alternatifs-Les
Pénélopes-Lutte Ouvrière-Marches européennes-MARS-Gauche
Républicaine-Mémoires des luttes-MRC-Observatoire de la
Démocratie-OMOS-Organisation des Femmes Egalité-Parti des
Travailleurs-Parti Pris-Parti communiste
français-PCOF-PRS-Regards-Réseau féministe Ruptures-Résistance 7ème
Art-Résistance sociale-RSE-Transform!-UFAL-Union syndicale Solidaires |
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| mercredi 23 janvier 2008, a 18:47 |
| 60 ans après leur licenciement,les mineurs devant la justice . |
Prud'hommes
. Il y aura bien procès pour examiner le préjudice subi par les mineurs
grévistes en 1948. Ainsi en a décidé hier le tribunal de Nanterre.
La remontée dans le temps a finalement été programmée
au 19 novembre prochain. Le tribunal de prud'hommes de Nanterre en a
fixé la date hier, à l'issue d'une audience de conciliation
infructueuse. D'ici la fin de l'année, les juges vont donc devoir se
prononcer sur cette affaire des « gueules noires » du
Nord-Pas-de-Calais, près de soixante ans après les faits. Du jamais-vu
au niveau prud'homal. D'anciens mineurs ont en effet décidé de saisir
la justice pour réclamer la reconnaissance d'un préjudice pour leur
licenciement suite à la grève massive en 1948 dans les mines de charbon
du Nord. L'affaire vise à faire reconnaître comme « discriminatoires ou
tout du moins abusifs » ces licenciements, à une époque où le droit de
grève était pourtant inscrit dans la Constitution depuis deux ans. Les
dix-sept requérants -dont huit, décédés, sont représentés par leur
ayant droit - demandent 60 000 euros chacun à la société publique
Charbonnages de France, à laquelle s'est substituée depuis le 1er
janvier 2008 l'Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs
(ANGDM).
L'événement remonte à l'automne 1948. Après un référendum de la CGT,
la grève est déclenchée le 4 octobre pour s'opposer au démantèlement du
statut des mineurs. Le gouvernement de Henri Queuille, lui, y voit un
mouvement insurrectionnel dans le climat tendu du début de la guerre
froide. Au bout d'une semaine, la réduction de la production de charbon
impose des coupures de courant électrique dans tout le pays et le
président du Conseil ordonne la réquisition du personnel des cokeries
dépendant des houillères. Le lendemain, il caractérise à la radio la
grève d'« insurrec- tionnelle ». Le ministre de lérieur socialiste de
l'époque, Jules Moch, déclare que le Kominform aurait incité aux grèves
pour saboter l'aide américaine du plan Marshall. Pendant ce temps, sur
le terrain, le mouvement gagne les bassins de Lorraine, du centre et du
sud de la France. Des affrontements très violents ont lieu à
Saint-Étienne, Carmaux, Montceau-les-Mines et Alès, faisant des morts.
D'autres grèves éclatent à Gaz et Électricité de Paris, à la SNCF et
dans les ports. Le 18 octobre, le gouvernement fait appel aux
réservistes et envoie les militaires occuper les puits.
La CGT décrète une grève illimitée de la sécurité. Les CRS sont
autorisés à tirer sur les mineurs. Des grèves de solidarité tournantes
ont lieu dans les ports et dans la sidérurgie. La répression bat son
plein, comme le raconte aujourd'hui Me Tiennot Grumbach, membre du
collectif d'avocats spécialisé dans les discriminations qui plaidera au
procès le 19 novembre. « Plusieurs centaines de personnes furent
emprisonnées et 3 000 furent licenciées. Pour les mineurs, être
licencié signifiait qu'ils perdaient leurs indemnités de chauffage et
de logement. Des vies entières ont ainsi été cassées. » Le 29 novembre
1948, la CGT appelle à la reprise du travail.
Christelle Chabaud
l' Huma du 22 / 01 / 08
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| mercredi 23 janvier 2008, a 18:35 |
| L'Imprimerie nationale occupée . |
Mobilisation . Les 120 salariés ont décidé hier de bloquer la production.
« Cela fait des mois que nous patientons en ayant
mandaté nos élus de faire tous les efforts pour que la négociation
aboutisse. Le ministère de l'Économie et des Finances et notre
direction viennent de nous signifier une fin de non-recevoir à toutes
nos demandes et un reniement de tous leurs engagements antérieurs »,
nous ont déclaré plusieurs travailleurs qui ont décidé d'occuper
l'établissement depuis hier. Alors que la cession du site, ouvert en
août 2005 avec l'engagement d'un plan de charge garanti pour trois ans,
est annoncée depuis bientôt deux ans, les salariés demeurent dans
l'incertitude totale quant à un éventuel repreneur et à ses conditions.
Par contre, la direction de l'entreprise d'État vient de convoquer le
comité central d'entreprise pour le 31 janvier avec un seul point à
l'ordre du jour : la dénonciation du plan social 2005. C'est dans le
cadre de ce dernier que neuf cents salariés avaient quitté
l'entreprise. Une clause de ce plan stipule que les salariés de toute
unité de l'entreprise qui serait cédée ou filialisée dans les trois ans
(jusqu'à la mi-2008) en lien avec des problèmes d'emploi seront
couverts par ce plan social. À plusieurs reprises, l'actuel PDG de
l'entreprise a confirmé cet engagement aujourd'hui foulé aux pieds.
Daniel Davisse, le maire de Choisy-le-Roi et vice-président du conseil
général, est aussitôt intervenu auprès des représentants de l'État et
de la direction de l'entreprise pour les appeler à plus de
responsabilité. Christian Favier, le président du conseil général, est
intervenu dans le même sens.
M. B.
l' Huma du 22 / 01 / 08
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| mercredi 23 janvier 2008, a 18:11 |
| ( Actuellement,rien ne justifie une austérité sur les salaires) Jean-Christophe Le Duigou |
Entretien avec Jean-Christophe Le Duigou, économiste, dirigeant de la CGT.
De quelle nature est la crise financière actuelle ?
Certains en minimisent la portée, évoquant une « pur- ge bénéfique »,
une « correction » des excès des marchés…
Jean-Christophe Le Duigou. Elle a trois dimensions. D'abord une
crise financière liée à une série d'endettements massifs qui
s'appuyaient sur l'hypothèse d'une valorisation artificielle,
notamment, des actifs immobiliers aux États-Unis. Cette construction,
qui n'était qu'un château de cartes, est en train de s'écrouler.
Deuxième caractéristique : il s'agit d'une crise systémique.
C'est-à-dire que, compte tenu de la diffusion des produits financiers
et des risques, elle touche toute la sphère financière, les banques,
les institutions financières mais aussi les entreprises au travers de
leurs placements financiers. Troisième caractéristique, c'est une crise
qui trouve ses racines dans les contradictions structurelles de
l'économie réelle. D'une part, une insuffisance de la demande
solvable ; les ménages n'ayant pas les capacités de consommer, ils
s'endettent. D'autre part, une suraccumulation relative de capital par
rapport à cette insuffisance de demande solvable, qui crée un mécanisme
de déflation des prix des produits industriels. On est donc menacé par
une crise qui conduirait à une situation de stagflation, un peu à
l'image de ce qu'a connu le Japon pendant plus d'une - décennie.
Jusqu'à présent, le gouvernement a tenté de rassurer en faisant
valoir que les « fondamentaux » de l'économie européenne et française
sont bons et nous protègeraient d'une contagion de la crise…
Jean-Christophe Le Duigou. Il faut sortir de ce que les Anglo-Saxons
appellent le « wishful thinking ». En privé, on sait très bien que les
plus hauts responsables, soit français, soit européens, ont une autre
vision des conséquences de la crise que celle qu'ils affichent. Ses
conséquences sont considérables. Pour l'instant, elles se mesurent à
l'aune d'une centaine de milliards de dollars de capital qui s'est, du
jour au lendemain, évanouie dans la première phase de la crise de
l'endettement. Mais, à terme, c'est cinq à sept fois ce volume qui, aux
yeux des financiers, doit se diffuser dans toute l'économie. Et là, la
question est de savoir qui va supporter le coût de l'effacement de ces
500 à 700 milliards de dollars. Est-ce que, une fois de plus, les
salariés, la consommation, vont, finalement, payer pour ces désordres
monétaires ? Cela aurait sans doute des conséquences durables pour les
conditions de développement.
On peut penser que cette crise se fera sentir dès le printemps sur
les économies européennes, avec le début de la publication des rapports
des entreprises et des banques sur l'année 2007.
Alors que les revendications des salariés en termes de pouvoir
d'achat se font très pressantes, on peut craindre que cette crise ne
soit utilisée par les entreprises et le gouvernement pour les
repousser. Que leur dites-vous ?
Jean-Christophe Le Duigou. Dans cette situation conjoncturelle, nous
disons que rien ne justifie une austérité sur les salaires et la
satisfaction des besoins sociaux. Le risque est que, si on fait payer
aux salariés les coûts de cette crise, on s'enfonce dans une logique de
stagflation. Et, structurellement, on est toujours confronté au défi
majeur de cette nouvelle révolution informationnelle, qui impose des
investissements massifs dans le développement des capacités humaines,
c'est-à-dire l'éducation, la formation, la qualification des salariés
et bien entendu leur reconnaissance. Toute mise en cause de cet effort
réduirait les capacités pour l'économie française et pour l'économie
européenne de faire face à ces défis. Donc, les revendications des
salariés ne sont pas simplement défensives, mais elles sont porteuses
de solutions structurelles par rapport au type de crise, réelle et
financière, auquel on est confronté.
Les mesures préconisées dans le rapport Attali pourraient-elles,
comme cela est suggéré, servir de « thérapie » contre cette crise ?
Jean-Christophe Le Duigou. Cela pourrait être le cas si ce rapport
n'était pas aussi contradictoire qu'il ne l'est. D'un côté, il pose un
diagnostic qui tend à situer les enjeux de la révolution technologique,
informationnelle, à laquelle nous sommes confrontés ; de l'autre, il ne
met pas en oeuvre les nouvelles régulations qui permettraient de faire
face à cet enjeu. Au contraire, le rapport préconise en matière
d'éducation des mesures relativement élitistes (10 pôles universitaires
financés jusqu'à 80 % par le privé), des formes de dérégulation du
marché du travail.
Entretien réalisé par Yves Housson
l' Huma du 22 / 01 / 08
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| mercredi 23 janvier 2008, a 17:53 |
| Le grand plongeon des bourses mondiales . |
finances
. Malgré le plan de relance de l'économie américaine annoncé par Bush,
les places boursières ont enregistré hier leurs plus fortes baisses
depuis 2001.
À la mi-journée hier, les différentes places
financières européennes avaient transformé en fumée pas loin de 430
milliards d'euros de capitalisation boursière. Plus que le budget de
l'État français ! Sur la journée, le CAC 40 a perdu 6,83 %, Londres a
enregistré un recul de 5,48 %. En Asie, les pertes s'affichaient à plus
de 4 % pour les différentes Bourses. Aux États-Unis, il n'y avait pas
de cotations hier, du fait du Martin Luther King's Day. Vendredi, le
Dow Jones avait clôturé à -0,49 %. Jamais les Bourses européennes
n'avaient connu une pareille chute depuis le 11 septembre 2001.
Le plan bush n'a pas convaincu
Ce krach boursier est la conséquence des inquiétudes de récession
aux États-Unis, qui pourraient fort bien s'étendre à l'Union
européenne. George Bush a tenté, vendredi, de relancer son économie en
boostant la demande des ménages. Ce n'est pas moins de 150 milliards de
dollars, soit 1 % du PIB, que le président des États-Unis a expliqué
vouloir redistribuer aux ménages sous forme de cadeaux fiscaux. Ces
rabais se présenteraient sous la forme d'un remboursement d'impôt de
800 dollars pour les particuliers, 1 600 dollars pour les familles.
Avec cette mesure, l'administration Bush espérait donner un coup de
pouce de l'ordre de 1 à 2 % de croissance pour les deux derniers
trimestres de l'année. Ce plan est loin d'avoir convaincu les
investisseurs en Bourse. « En fait, ce plan de relance ressemble à un
coup d'épée dans l'eau car il s'adresse surtout aux ménages les plus en
difficulté, qui vont avoir tendance à rembourser leurs prêts plutôt
qu'à consommer. », explique à Reuters Philippe Waechter, directeur de
recherche économique chez Natixis Asset Management. De plus, il existe
une incertitude sur la capacité du plan Bush à passer au Congrès. En
effet, pendant cette campagne présidentielle, les démocrates pourraient
bien se servir de leur majorité au Congrès pour freiner les mesures.
Nombre de parlementaires démocrates font valoir que 40 % des Américains
ne s'acquittent pas de l'impôt sur le revenu et pourraient ne pas être
concernés par la mesure.
Plus globalement, l'échec provient de l'incapacité à juguler le
chaos financier consécutif à la crise des subprimes. Depuis cet été, la
Banque centrale européenne (BCE) a injecté plus de 350 milliards
d'euros de liquidités pour que les banques du Continent puissent faire
face à leurs obligations. Sans succès. En effet, dans la crise
financière, celles-ci ont enregistré d'énormes pertes, dont on sait
qu'elles seront plus importantes que ce qui était prévu initialement.
De l'autre côté de l'Atlantique, le plan Bush ne répond pas mieux à
l'enjeu du contrôle de la spéculation financière. Ce que résume à l'AFP
Jean-Louis Mourier, économiste pour la maison de courtage Aurel : « Il
y a une déception, puisque le plan ne s'adresse pas aux risques
financiers. C'est un plan classique de relance par la consommation, qui
ne prévoit rien de spécifique pour le secteur financier. »
aucune remise en cause du système
Pour le moment, il est difficile de prévoir si les marchés se
redrèesseront. Pour autant, les réponses des responsables politiques
apparaissent bien maigres, et ne remettent pas en cause le décalage
entre le monde de la finance et celui de l'économie réelle.
* La réaction du PCF. « Comme si de rien n'était, la commission
Attali s'apprête à rendre publiques des mesures dont l'orthodoxie
ultralibérale aggraverait la situation. À quoi bon théoriser sur la
main invisible des marchés, ce krach boursier montre que les
propositions Attali sont mortes avant d'être nées », a déclaré hier
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. « Le PCF fait cinq
propositions de mesures aussi utiles qu'urgentes : augmentation des
salaires et des minima sociaux ; orientation du crédit en fonction des
créations d'emplois ; création de nouveaux services publics ; fin de
l'indépendance de la Banque centrale européenne ; baisse de la TVA sur
les produits de première nécessité. »
Clotilde Mathieu et Gaël De Santis
l' Huma du 22 / 01 / 08
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| mercredi 23 janvier 2008, a 17:29 |
| Le financement de l'audiovisuel : Marie-George BUFFET . |
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
tendant à la création d'une commission d'enquête sur
le financement de l'audiovisuel public
permettant sa pérennité et son développement.
PRÉSENTÉE PAR
Mme Marie-George BUFFET, députée
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
La financiarisation croissante des médias, accélérée
ces dernières années et marquée par une concentration capitalistique de
plus en plus forte, a profondément modifié le paysage médiatique
français, et tout particulièrement l'audiovisuel : recul de la place de
la création, info-spectacle, course à l'audimat, programme de
télé-réalité, omniprésence de la publicité, du marketing, etc..
Les principales chaînes de notre pays se sont
transformées peu à peu en usine à produire de l'opinion, à formater les
citoyens, les consommateurs. La petite lucarne dont certains avaient
rêvé qu'elle soit un outil d'émancipation à disposition du peuple tout
entier, est devenue de moins en moins un outil pour informer, divertir
ou se cultiver mais, comme on a pu l'entendre, « le moyen de vendre du
temps de cerveau disponible à des annonceurs ». La publicité et
l'argent qui devaient être un moyen sont devenus une fin en soi.
Cette logique désastreuse s'est propagée à l'ensemble
du paysage audiovisuel. Embarquées dans une course infernale à
l'audimat, les chaînes publiques ont été progressivement conduites à
adopter les mêmes méthodes, les mêmes types de programmes que ceux des
chaînes privées, s'écartant de leurs missions de service public.
Depuis longtemps déjà, salariés et usagers du service
public de l'audiovisuel s'inquiètent de cette dérive appelant à une
véritable refondation. Mais ces alertes se heurtent au mur de l'argent,
ou plutôt au sous-financement des entreprises publiques que sont France
Télévisions, Radio France mais aussi l'agence de presse AFP. A défaut
d'une réforme profonde du financement de l'audiovisuel public, la
proposition de suppression de la publicité sur les chaînes et
éventuellement radios publiques risque d'être une voie sans issue
facilitant leur privatisation.
Devant une telle situation, ne faut-il pas chercher à
garantir et à étendre à des ressources nouvelles le financement du
service public ? L'étendre pour qu'il puisse produire des programmes de
qualité, être un soutien réel à la création, mailler étroitement
l'ensemble de notre territoire pour être au plus près de l'information
locale, du terrain mais également réunir les moyens pour le rayonnement
planétaire de la francophonie et de son interaction avec toutes les
cultures.
Ne faut-il pas lui donner les moyens de prendre le
virage technologique du numérique, de l'Internet et de la TNT, c'est à
dire de la diversification des canaux de diffusion de ses programmes ?
Ces défis sont essentiels et urgents. Ils appellent un
effort budgétaire significatif et demandent de revisiter les modes de
financement en y associant tous ceux qui sont directement intéressés à
cette question : usagers, salariés, syndicats et associations.
Par conséquent, nous demandons à l'Assemblée nationale
d'adopter la présente proposition de résolution tendant à la création
d'une commission d'enquête sur le financement de l'audiovisuel public
permettant sa pérennité et son développement.
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
Article unique
En application des articles 140 et suivants du
Règlement, est créée une commission d'enquête de trente membres sur le
financement de l'audiovisuel public permettant sa pérennité et son
développement.
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| mercredi 23 janvier 2008, a 17:04 |
| Assassinat d'un jeune leader communiste en Colombie . |
L'Association colombienne des Étudiantes et Étudiants Universitaires
(ACEU), manifeste son indignation et sa répugnance face au vil
assassinat d'ALIRIO QUIOÑEZ, dirigeant agricole et membre du Comité
Central de la Jeunesse Communiste colombienne- JUCO
Ce crime constitue une preuve de plus du terrorisme d'État, ainsi que
du manque des garanties démocratiques pour l'opposition politique en
Colombie et est le résultat d'un supposé processus de paix qui, avec le
président Alvaro Uribe Vélez en tête, prétend donner reconnaissance
politique aux groupes paramilitaires qui continuent d'assassiner le
peuple colombien, se protégeant sous le manteau de la Loi de Justice et
Paix.
Nous offrons nos plus ressenties
condoléances à la famille, amis, et compagnons de la JUCO,tandis que
nous réaffirmons notre conviction inébranlable et notre engagement dans
la construction de la paix en Colombie, laquelle est seulement possible
au moyen d'une sortie politique et négociée au conflit social et armé.
Avec l'assassinat d'Alirio, ils ont
prétendu exterminer la voix qui a redimensionné la signification de
l'écho, la voix qui sculpta la liberté avec le profil de son sang. Ils
ont précipité son corps comme un bloc d'eau, en déchirant l'extension
de la plaine pour enterrer la mémoire des expropriés. Sur eux se
perpétue le jugement des chiens sauvages et aux trousses des chiens
sauvages le bras indomptable de la justice populaire !
Compagnon ALIRIO QUINONEZ ! ! !
Présent, Présent, Présent !
Jusqu'à quand ?...
Jusqu'à toujours ! ! !
La solidarité est la tendresse des peuples !
Secrétariat des Droits Humains, Association colombienne des étudiants Universitaires ACEU
10 années en faisant l'histoire, pour une université critique créative et transformatrice !
NOUS ANNEXONS ICI LE COMMUNIQUÉ DE LA JEUNESSE COMMUNISTE
COMMUNIQUÉ À L'OPINION PUBLIQUE
BOGOTA, LE 20 JANVIER 2008 - LA JEUNESSE COMMUNISTE COLOMBIENNE DÉNONCE À
L'OPINION PUBLIQUE NATIONALE ET INTERNATIONALE L'ASSASSINAT D'ALIRIO
QUIÑONEZ, MEMBRE DU COMITÉ CENTRAL DE LA JEUNESSE COMMUNISTE
COLOMBIENNE, EXILÉ DANS NOTRE SOEUR, LA RÉPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU
VÉNÉZUELA.
Le 19 janvier 2008, est assassiné
ALIRIO QUIÑONEZ. Les faits se sont produits dans la localité
frontalière de Guasdualito dans l'État d'APURE (République bolivarienne
du Vénézuela), la zone limitrophe avec la Colombie, spécifiquement avec
le département d'Arauca (Colombie). Autour de 19 heures, deux hommes
sans s'identifier tirèrent à occasions répétées sur la vie du jeune
dirigeant communiste.
Il faut noter qu'ALIRIO QUIÑONEZ se
trouvait en exil dans la soeur république Bolivarienne du Vénézuela, dû
à la persécution de l'armée colombienne et ses organismes
d'intelligence. Ce fait fut dénoncé de façon répétée par la JUCO dans
des réunions et des communiqués officiels avec le gouvernement national
et le procureur général de la nation.
L'assassinat d'ALIRIO QUIÑONEZ est une
responsabilité de l'État colombien, lequel démontre le manque de
garanties démocratiques pour l'opposition politique, l'intolérance des
« sépultueurs » qui ne font qu'approfondir le conflit armé interne et
ont converti les militants de la JUCO, du parti communiste colombien,
le PCC, lesquels figurent aussi aujourd'hui parmi les dirigeants du
Pôle Démocratique Alternatif en objectifs militaires, par le moyen de
signalements, menaces, harcèlement, montages juridiques et assassinats.
La JUCO se solidarise et offre ses plus
ressenties condoléances à la famille, les amis, camarades et alliés
d'ALIRIO QUIÑONEZ. Ce crime d'État anime les bras et pensées de
milliers de jeunes communistes qui croient en la solution politique
négociée au conflit social et armé, en la construction du socialisme,
luttant et dénonçant le régime de terreur imposé par le gouvernement
d'ALVARO URIBE VÉLEZ.
COMITÉ CENTRAL DE LA JEUNESSE COMMUNISTE COLOMBIENNE
« L'UNITÉ, NOTRE DRAPEAU, LA RÉVOLUTION, NOTRE LUTTE ! »
Asesinado Alirio Quiñones, integrante del Comité Central de la Juventud Comunista Nicolas Maury
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| mercredi 23 janvier 2008, a 16:35 |
| Politique de civilisation ou barbarie ultra-libérale ! |

« VOUS VOULEZ QUE JE VIDE
DES CAISSES DEJA VIDES ? »
telle fut la réponse cinglante de Nicolas Sarkozy
au journaliste qui l'interrogeait sur sa promesse
électorale d'augmenter le pouvoir d'achat.
POUVOIR D'ACHAT : A QUI DONNE
T-ON ET QUI CULPABILISE-T-ON ?
Si le Président a oublié, dans cette altercation, de
préciser pour qui il a déjà vidé les caisses en priorité,
le journaliste, quant à lui, semble oublier que
Sarkozy a en réalité augmenté le pouvoir d'achat
des Français... des plus riches pardi ! Ceux qui,
avec leur proverbiale discrétion, ont engrangé
sans l'ombre d'un sentiment coupable les cadeaux
fi scaux de l'été.
Tandis que le gouvernement culpabilise ceux qui
n'ont rien reçu. Comble de la perversion politique,
il désigne cheminots, électriciens et gaziers
comme les privilégiés de la nation.
Tous, logés à la même enseigne, ils ont eu droit
qui aux restrictions des prestations et aux conditionnements
des droits (chômeurs indemnisés,
Rmistes), qui aux compressions d'effectifs
et à la dégradation des conditions de travail
(fonctionnaires, enseignants, personnels
hospitaliers), qui au refus de paiement des
heures supplémentaires (infi rmières), qui au
refus d'augmentation des revenus sociaux (familles
nombreuses, pauvres, retraités), qui
à l'humiliation de la reprise forcée d'un emploi
disqualifi ant, qui tout simplement au mépris et à
la stigmatisation (sans-logis, malades), qui à la
traque, à l'expulsion (sans-papiers), qui au blocage
des salaires, qui à la remise en cause des
régimes spéciaux de retraite. Et tous ils auront
droit à la suppression des 35 heures ; ils travailleront
donc plus et gagneront moins puisqu'il n'y
aura plus d'heures supplémentaires.
UN PRESIDENT DETROUSSEUR
Tout le monde se souviendra que Sarkozy a illico
presto entamé sa mandature en raclant 15 milliards
d'€ dans les caisses de l'Etat (15 milliards
reconductibles chaque année) en prétendant provoquer
un choc de confi ance et conséquemment
un regain de croissance. En fait, le seul choc de
confi ance c'est lui qui va le recevoir de la part des
catégories sociales aisées et du patronat qui lui
expriment déjà toute leur reconnaissance.
Mais, le Président Sarkozy sait que les cadeaux
fi scaux comme les allègements de charges sociales
(25 milliards d'€ par an) ne se transforment ni
en croissance supplémentaire ni en emplois mais
se déplacent des poches « vides » (de l'Etat) aux
poches pleines (des privilégiés). Ce sont-là des
politiques de gâchage de l'argent public poursuivies
depuis plusieurs décennies qui ont favorisé la
casse des services publics et la fonction publique
les rendant de moins en moins aptes à répondre
aux besoins des usagers.
UN PRESIDENT CASSEUR D'ACQUIS DE CIVILISATION
Une fois les cadeaux fi scaux envoyés à leurs bénéfi ciaires, voilà le Président
et son fantomatique premier ministre qui déclarent l'Etat en faillite pour réduire
le nombre des fonctionnaires, faire reculer les missions de service publics,
mettre en déclin les services rendus aux usagers, augmenter les tarifs publics
et sociaux, comprimer davantage les investissements publics et sociaux,
privatiser les entreprises publiques et les activités portuaires, transférer des
charges aux collectivités locales qui fi nissent par augmenter leurs impôts. Notre
modèle social, un inestimable acquis de civilisation, est aujourd'hui l'objet
des attaques massives du Président.
IL N'Y A PAS DE FONCTION PUBLIQUE SANS
FONCTIONNAIRES !
La suppression de 22 8000 emplois publics en 2008 est au coeur de sa politique
de démantèlement des services publics. Ce sont autant de débouchés
dont les jeunes seront privés, autant de revenus évaporés pour de nombreuses
familles en diffi culté, autant de contribuables disparus.
Le nombre de fonctionnaires ne doit pas dépendre de l'intérêt privé de quelques-
uns mais de la défi nition des besoins et des réponses à y apporter en
faveur de tous les usagers particuliers ou entreprises pour susciter la meilleure
effi cacité sociale du système économique et accomplir l'intérêt général.
À plusieurs reprises, le gouvernement a exprimé son objectif de supprimer à
terme le statut de la fonction publique. Or, il n' y a pas de république sans
fonction publique et de fonction publique digne de ce nom sans fonctionnaires
statutaires.
C'est bien d'une autre politique capable de relever le défi de l'aspiration
commune à l'égalité citoyenne et à l'épanouissement des individus
que la gauche doit porter en mettant les moyens nécessaires et les
fi nancements efficaces. |
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| mercredi 23 janvier 2008, a 16:09 |
| Les propositions Attali sont mortes avant d'être nées . |

Jacques
Attali présente mercredi ses « 300 décisions pour changer la France ».
Cruelle ironie, ces annonces ont pour toile de fond une grave crise des
marchés financiers internationaux.
Le système capitaliste est touché en son cœur par la
crise des « subprimes » qui ne cesse de prendre de l'ampleur depuis des
mois. Les spécialistes n'hésitent plus à parler de Krach boursier et de
recession, mots habituellement tabous.
Pourtant comme si de rien n'était, la commission Attali
s'apprête à rendre public des mesures dont l'orthodoxie ultra-libérale
aggraverait la situation. A quoi bon théoriser en grande pompe sur la
main invisible des marchés, ce krach boursier montre que les
propositions Attali sont mortes avant d'être nées.
A l'évidence, l'économie française a besoin d'une toute
autre politique. A titre d'exemple, le PCF fait cinq propositions de
mesures aussi utiles qu'urgentes :
Augmentation des salaires et des minima sociaux ;
Orientation du crédit en fonction des créations d'emplois ;
Création de nouveaux services publics pour répondre aux besoins ;
Fin de l'indépendance de la Banque Centrale Européenne ;
Baisse de la TVA sur les produits de premières nécessités.
Olivier Dartigolles porte-parole du PCF
Paris, le 21 janvier 2008 |
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| mercredi 23 janvier 2008, a 09:13 |
| NON AU DENI DE DEMOCRATIE ! |

Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se
réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution
nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité
s'inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une
majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.
Le respect du vote populaire veut que ce nouveau traité
soit ratifié par référendum. C'est une exigence démocratique
fondamentale. Seul le peuple peut faire ou défaire ce qu'il a fait ou
défait.
C'est une condition pour qu'ait lieu le grand débat
public sur l'avenir et les transformations à entreprendre en France et
en Europe, solidairement avec les autres peuples européens. Alors que
tant de décisions qui concernent notre vie quotidienne et celle du pays
dépendent des politiques européennes, comment justifier qu'on refuse
efuse au peuple de s'exprimer ?
Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et
refuse le référendum. S'il persiste dans son refus de donner la parole
au peuple sur un texte qui engage l'avenir du pays, les députés et
sénateurs peuvent l'y contraindre , si 2/5 d'entre eux votent contre la
révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela,
quelle que soit leur positon sur le traité.
Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en
urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour
empêcher le déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum !
Toutes et tous à la Halle Carpentier
Samedi 2 février à 14h30
81 boulevard Massena - Paris 13° - Porte d'Ivry
Comité national pour un référendum (CNR) et les comités
du 29 mai. Cette initiative sera suivie le 4 février d'une
manifestation : “Tous à Versailles pour un referendum” à laquelle des milliers de personnes prévoient dés maintenant de participer.
http://www.gauchealternative.org/
De : Paris
mercredi 23 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| mercredi 23 janvier 2008, a 08:51 |
| FREESE,sous-traitant hors-la-loi,hors de la Navale ! |

de usm cgt
Le 11 janvier dernier, l'USM-CGT dénonce en conférence
de presse les pratiques illégales de FREESE, sous-traitant de 1er rang
d'AKER YARDS sur Saint-Nazaire.
Depuis le mois de décembre, un des six salariés de
l'entreprise, un chef d'équipe de nationalité grecque, ne perçoit plus
de salaire. Son contrat a été rédigé uniquement en allemand, langue
qu'il ne comprend pas.
Pourtant la loi oblige les entreprises à faire un exemplaire dans la langue parlée par le salarié, en l'occurrence le grec.
Plusieurs clauses de son contrat de travail sont
contraires au Code du travail français et portent atteinte aux droits
et à la dignité du travailleur :
Période d'essai de 6 mois
confidentialité au-delà du licenciement
sanctions pécuniaires de deux mois de salaire en cas de non respect de ces clauses
Bien que son contrat prévoit une amplitude horaire de
40 heures par semaine, depuis son arrivée sur le site en février 2007,
il a effectué, un volume de 62 à 66 heures par semaine. Heures
supplémentaires qui ne seront ni payées ni majorées. Depuis plusieurs
semaines, le salarié réclamait le paiement de ces heures.
C'est au retour d'une réunion en Allemagne, le 21
décembre, que la direction de la société lui annonce qu'il est mis en
"vacances forcées".
La société FREESE sous-traite ses travaux de peinture à
deux autres entreprises allemandes, ELBE et ACAR. Selon, le chef
d'équipe privé de travail, FREESE a organisé, à plusieurs reprises,
l'évacuation de salariés grecs sous-traitants blessés sans passer par
l'infirmerie du site. Une fois soignés à l'extérieur, ils étaient
renvoyés dans leur pays et licenciés.
FREESE, s'était déjà illustrée en août 2007 pour le non
respect de la législation du travail chez ACAR et ELBE. Ces deux
entreprises sous-traitantes avaient alors été épinglées. Leurs salariés
s'étaient mis en grève pour non paiement de salaires, conditions
d'hébergement précaires et manque de nourriture.
Actuellement, une vingtaine de travailleurs grecs
d'ACAR hébergés à Tharon-Plage, à une vingtaine de km de Saint-Nazaire,
se plaignent eux aussi de ne pas avoir perçu leurs salaires de décembre
et ne pas disposer d'électricité ni chauffage.
Contacté par la CGT, le propriétaire de l'hébergement
se plaint lui aussi que l'entreprise ACAR n'a pas payé le loyer depuis
le mois d'août. FREESE l'avait contacté en juin dernier pour réserver
l'hébergement de ses sous-traitants. Une procédure est en cours.
Le nom de FREESE a été mentionné parmi les mauvais
élèves dans un rapport d'audits sociaux de la sous-traitance déclenchés
par AKER YARDS et l'inspection du travail l'avait rendue responsable
d'atteintes aux droits des travailleurs.
FREESE récidive
FREESE continue à employer son personnel sous-traitant
mais également ses propres salariés dans des conditions contraires à la
législation du travail.
Lors de la réunion de l'Instance de Dialogue Sociale de
Site qui s'est tenue ce matin, vendredi 18 janvier 2008, la CGT a exigé
que les rémunérations des salariés et les problèmes soulevés soient
réglés immédiatement.
La CGT a également demandé que ces sociétés hors-la-loi
soient exclues de tout marché avec AKER et que leur présence sur le
site soit interdite.
http://www.usm.cgt.fr/
De : usm cgt
mardi 22 janvier 2008 |
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| mercredi 23 janvier 2008, a 08:26 |
| Saint-Nazaire : nouveau conflit de travailleurs grecs dans la Naval . |
Les
travailleurs grecs de la société ACAR, sous-traitant de 2ème rang de
FREESE, ont refusé, pour une partie d'entre eux, de reprendre le
travail à bord des navires sur le site des Chantiers navals AKER de
Saint-Nazaire.
Leur employeur ne leur a pas versé les salaires de décembre et pour certains, de novembre.
Les conditions d'hébergement s'étaient dégradées depuis
plusieurs semaines puisqu'ils étaient privés d'eau chaude, chauffage et
électricité.
Arrivés en France en juin dernier, ils étaient logés
sur Tharon-Plage, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Nazaire. Le
patron ne payait plus les loyers depuis août.
Suite à l'intervention de la CGT auprès de la Direction
de AKER YARDS, l'électricité et le chauffage ont été rétablis. Restent
les salaires.
Mardi 22 janvier, AKER YARDS a tenté de faire croire
que les salariés n'étaient pas en conflit. La direction a prétexté une
« intoxication alimentaire » pour maquiller leur non présence au
travail !
Cependant, et selon les salariés grecs qui sont en
contact avec les militants de la CGT, des responsables d'AKER YARDS se
sont déplacés mardi 22 janvier pour aborder avec le personnel en grève,
le sujet des salaires tout en cherchant à écarter la CGT de ce dossier.
Il leur a été promis que la régularisation serait effective demain mercredi 23.
L'USM-CGT voit dans ce « règlement » une manœuvre ayant pour but de masquer les faits réels.
L'USM-CGT a alerté l'inspection du travail et demande
une réunion tripartite pour que la régularisation des salaires se fasse
dans le respect des lois sociales françaises.
A savoir :
Paiement intégral des heures travaillées sur la base de la Convention Collective de la Métallurgie de Loire-Atlantique
Majoration des centaines d'heures supplémentaires qu'ils ont effectué
Paiement des repos compensateurs
Bulletins de salaire et contrat de travail dans leur langue d'origine
Amélioration des conditions d'hébergement et nourriture
Sécurisation
des pouvoirs publics pour qu'ils ne soient pas renvoyés en Grèce comme
cela a été déjà le cas pour certains de leurs collègues
Si AKER YARDS, FREESE et ACAR comptent sur le
camouflage du dossier et le renvoi des salariés en Grèce sans régler
positivement la totalité de leur dû, ils se trompent !
Seule une attitude sérieuse et responsable de la part des Pouvoirs Publics et d'AKER YARDS est susceptible de régler ce conflit.
Face à ces agissements perpétrés et au risque
d'extension de ceux-ci à l'ensemble des salariés de la Navale, la CGT
exige aux pouvoirs publics d'imposer au donneur d'ordre AKER YARDS :
Le droit de regard des organisations syndicales sur les contrats commerciaux.
L'insertion
de clauses de sauvegarde qui mettent à la charge du principal donneur
d'ordre, en cas de défaillance du sous-traitant, les rémunérations, les
garanties collectives, les diverses cotisations sociales de ses
salariés ainsi que la continuité de leurs contrats de travail.
Saint-Nazaire, le 22 janvier 2008
Communiqué de presse

De : USM-CGT Saint-Nazaire
mercredi 23 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| mercredi 23 janvier 2008, a 08:08 |
| Les cheminots dans les rues pour leurs retraites et leurs salaires . |

Plusieurs milliers de personnes (16.000 selon la
police, 50.000 selon la CGT) répondant à l'appel de cinq fédérations de
cheminots ont défilé mardi à Paris pour la défense de leur régime de
retraite, de leurs salaires, de leurs emplois et contre la
restructuration du fret SNCF. Gaziers, électriciens ou encore agents de
la RATP s'étaient joints au cortège à l'appel de leurs branches CGT.
Cette manifestation “prolonge un processus revendicatif
(…) et va sans aucun doute peser sur les dossiers en cours.
Gouvernement et direction de la SNCF sont prévenus : la mobilisation
n'est pas retombée, les cheminots restent déterminés”, déclare la
fédération CGT des cheminots dans un communiqué diffusé à l'issue du
défilé.
“Pour des services publics de qualité : améliorer le
pouvoir d'achat, des salaires et pensions, améliorer les retraites par
répartition, les droits et prestations servis par nos régimes,
développer les solidarités”, pouvait-on lire sur la banderole en tête
de cortège.
Ce défilé à l'appel des fédérations de cheminots CGT,
CFDT, CFTC, CGC et UNSA avait été décidé fin décembre dernier, avant la
publication des décrets réformant les régimes spéciaux de la SNCF et de
la RATP publiés au Journal officiel le 16 janvier dernier.
Partis des abords de la gare d'Austerlitz, les
manifestants venus de toute la France ont défilé dans l'après-midi
jusqu'à l'Esplanade des Invalides sur fond de claquements de pétards,
et dans la fumée dégagée par les torches d'alerte rougeoyantes des
cheminots.
“Pour les régimes spéciaux, les négociations sont
encore en cours” à EDF et à la SNCF, a rappelé le secrétaire général de
la CGT Bernard Thibault, présent en tête de cortège. “L'approche
gouvernementale consiste à accréditer l'idée qu'un allongement de la
durée de cotisation à 41 ans pour l'ensemble des salariés est acquis,
et nous entendons démontrer que ce n'est pas le cas”, a-t-il ajouté,
faisant référence à l'objectif d'un passage de 40 à 41 ans de
cotisations pour tous entre 2009 et 2012.
Des discussions sont prévues cette année entre le
gouvernement et les partenaires sociaux, conformément à la loi Fillon
de réforme des retraites d'août 2003 qui prévoyait un “point d'étape”
en 2008.
“Mon objectif, c'est que demain les cheminots qui
partiront avec le nouveau système perdent le moins possible”, a
expliqué de son côté le secrétaire général de la CGT-Cheminots Didier
Le Reste.
Il a souhaité que la manifestation soit suivie “d'un
large processus de mobilisation de tous les salariés, puisque la
question des retraites, mais également celle du pouvoir d'achat et des
salaires concernent l'ensemble de la société”.
Absents du cortège, les syndicats de cheminots FO et
Sud-Rail ont préféré appeler leurs troupes à descendre dans les rues
jeudi aux côtés des fonctionnaires qui seront en grève et manifesteront
dans toute la France à l'appel de leurs fédérations pour exiger une
hausse des salaires.
Pour Sud-Rail, “le pouvoir d'achat, les retraites sont
des sujets d'importance qui nécessitent une action unie de tous les
salariés, pas une division secteur par secteur”. AP
http://www.latribune.fr/info/Les-ch…
De : Paris
mercredi 23 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| mardi 22 janvier 2008, a 04:52 |
| Alerte sur l'emploi à la SNCF . |
Fret
. Des informations concernant des suppressions massives de postes à
venir confortent la CGT dans son appel à la mobilisation de mardi
prochain.
Selon le Figaro, la SNCF s'apprêterait à lancer un
plan de suppression de 6 000 emplois dans le fret, sous forme de
non-remplacement de départs à la retraite. La direction de l'entreprise
publique a immédiatement dénoncé « une information sans fondement »,
précisant que son budget 2008 prévoit « 1 500 suppressions d'emplois ».
De leur côté, à l'instar de la CGT, les organisations syndicales ont
accueilli avec circonspection « les révélations » du Figaro. Non tant
que la perspective de suppressions massives d'emplois leur paraîtrait
improbable mais parce qu'elles s'interrogent sur « l'objectif d'une
telle annonce ».
Une gestion de plus en plus contestée
Celle-ci intervient alors que la gestion du fret pratiquée depuis
2003 par la direction de la SNCF est de plus en plus remise en cause. À
l'intérieur de l'entreprise, bien sûr, où les organisations syndicales
n'ont de cesse de la dénoncer. Mais aussi à l'extérieur. Depuis
l'annonce, l'été dernier, de la fermeture de 262 gares au wagon isolé,
la contestation s'est élargie aux élus locaux, aux associations et même
à une part importante de la clientèle de la SNCF. Tant et si bien qu'à
l'occasion du Grenelle de l'environnement, les associations et les
syndicats ont exigé, dans une déclaration commune, un moratoire sur
cette restructuration et une réorientation de la politique ferroviaire
qu'ils jugent contraire aux objectifs de réduction des émissions de gaz
à effet de serre, car favorable au développement du transport routier.
Plus récemment, une majorité des fédérations de cheminots ont, par
deux fois, boycotté des réunions sur l'avenir du fret. Le 4 janvier, la
CGT, FO, SUD rail, la CFDT, la CFTC, l'UNSA et la CFE-CGC ont refusé de
se rendre à une table ronde organisée par la direction. Le 14 janvier,
les mêmes organisations (à l'exception de la CFDT) n'ont pas siégé au
comité central d'entreprise (CCE). Elles ont voulu ainsi marquer leur
refus de discussions se limitant à l'accompagnement social de la
restructuration conduite par la direction. Dès lors, on peut se
demander si l'annonce d'une réduction drastique de l'emploi dans le
fret n'a pas pour but de forcer la main des syndicats en les poussant à
accepter une négociation dont le seul but serait de limiter l'ampleur
des suppressions d'emplois. Les « révélations » du Figaro semblent en
tout cas plutôt conforter les organisations syndicales dans leur
demande d'un moratoire sur la restructuration du fret.
Risque de filialisation
Le secrétaire général de la CGT cheminots, Didier Le Reste, estime
que la gestion actuelle de cette activité, outre qu'elle est
« contraire aux impératifs environnementaux, ne peut conduire qu'à des
suppressions massives d'emplois ». En 2007, la direction du fret avait
déjà annoncé la disparition de plusieurs milliers d'emplois. Plus
généralement, Didier Le Reste dénonce une politique qui vise « à
constituer une société indépendante de la SNCF disposant de ses propres
moyens de production et de son personnel dans le but de la filialiser
puis de la privatiser ». Le responsable syndical appelle le
gouvernement « à prendre ses responsabilités ». « On ne peut pas
laisser la technostructure de la direction du fret inféodée aux thèses
libérales présider aux destinées de cette activité », juge-t-il, avant
de rappeler que jeudi dernier, sept des huit fédérations de cheminots
ont demandé à être reçues par le premier ministre, François Fillon. Une
demande restée sans réponse jusqu'à maintenant.
Dans ce contexte, la manifestation unitaire de mardi prochain sur
les régimes spéciaux verra également les cheminots se mobiliser
massivement pour l'arrêt de la restructuration en cours de Fret-SNCF.
Pierre-Henri Lab
PCF. Réagissant à « la liquidation de 1 500 postes
dans le fret », le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier
dénonce « un coup dur supplémentaire pour la situation de l'emploi dans
notre pays », en lien avec « les craintes concernant 6 000 emplois » et
la suppression de 262 gares « qui se porterait à 400 d'ici la fin
d'année ». Rappelant « le rôle majeur du fret dans la lutte contre la
pollution et le réchauffement climatique », il appelle le gouvernement
à « mettre fin au jeu de massacre social et environnemental » en
engageant « une politique conforme aux objectifs annoncés en grande
pompe au Grenelle de l'environnement ».
l' Huma du 19 / 01 / 08
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| lundi 21 janvier 2008, a 18:45 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |

LA LETTRE D'INFORMATION
DU JOURNAL L'HUMANITÉ
En kiosque, chez votre marchand de journaux
À LA UNE…
mardi 22 janvier 2008
Les Bourses
mondiales plongent
La Bourse de
Paris accélérait sa chute lundi à la mi-journée, dans le sillage
de la crise
financière qui touche l'ensemble des économies.
Quelles
incidences sur la vie quotidienne des Français ?
Vers un
marché du travail plus flexible
« Qu'elle soit imposée
par la loi ou par un accord paritaire,
la flexibilité n'est pas
plus douce aux salariés », avertit la
CGT, seule à ne pas avoir
signé l'accord
interprofessionnel sur la modernisation du marché du travail.
Notre décryptage du nouveau
contrat de travail. Le texte intégral de l'accord.
Banlieues,
un plan sans espoir
Fadela Amara
doit présenter à Vaulx-en-Velin les grandes lignes de son projet.
Le plan « Espoir banlieue » a-t-il avorté avant d'être rendu public,
faute de moyens ?
« La politique de la
Ville, c'est une politique de rattrapage, de réparation »,
nous confie Maurice
Charrier, le maire de Vaulx-en-Velin
(69).
À NE PAS MANQUER…
Retraites, la CGT prépare
2008
La confédération et ses
fédérations de transport, de l'Énergie et des cheminots organisent
une manifestation nationale
à Paris contre l'allongement de la durée de cotisations.
Aubagne « change pour
rester elle-même »
Face à une droite agressive,
la gauche qui gère la ville depuis 1965 sous la houlette
d'un maire communiste, a
parié sur le rassemblement le plus large dés le premier tour.
Ubu au pays
de Brice Hortefeux
Un avocat malien, qui exerce
depuis vint-huit ans à Aix-en-Provence,
est menacé d'expulsion par
le préfet des Bouches-du-Rhône.
La Serbie plus divisée
que jamais
L'ultranationaliste Tomislav
Nikolic en tête à l'issue du premier tour
de la présidentielle. Le
scrutin marqué par une forte participation.
Ski alpin. Grange sur les
terres de Raich
Après Kitzbühel dimanche,
Jean-Baptiste Grange s'attaque au slalom
de Schladming en nocturne,
terrain favori de Benjamin Raich.
Desanti, philosophe de
l'effraction
Témoins et amis ont parcouru
la vie et l'œuvre de celui qui, réunissant pensée
des sciences et pensée de la
politique, bouleverse encore les pouvoirs et les savoirs.
Plan banlieue
Notre dossier « quartiers populaires »
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| lundi 21 janvier 2008, a 05:08 |
| En 2004,Sarkozy voulait le référemdum sur l' EUROPE !!!!!!! |
« A chaque grande étape de l'intégration
européenne, il faut solliciter l'avis du peuple. Je ne vois pas comment
il serait possible de dire aux Français que la constitution européenne
est un acte majeur et d'en tirer la conséquence qu'elle doit être
adoptée entre parlementaires sans que l'on prenne la peine de
solliciter directement l'avis des Français. »
A votre avis, qui a fait cette déclaration?
Qui, à votre avis ?
Alors?????
Cette phrase extraordinaire, modèle de simplicité et de
vérité, a été prononcée par Nicolas Sarkozy le 9 mai 2004, lors d'un
Conseil national de l'UMP.
De : Jo
dimanche 20 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| lundi 21 janvier 2008, a 04:56 |
| Chili : Patricia Troncoso est sur le point de mourir . |

Chili :Patricia Troncoso est sur le point de mourir.
20 janvier 2008 Selon le diagnostic d'une commission de
médecins indépendants, Patricia Troncoso est sur le point de mourir. La
doctoresse Berna Castro qui a examiné, avec une équipe de médecins
indépendants, Patricia Troncoso à l'hôpital de Chillan a déclaré : ”
elle est en grave, très grave danger de mort”. Toujours selon la
doctoresse, Patricia Troncoso peut mourir à tout instant, elle en est à
l'étape trois, c'est à dire le niveau maximum de gravité.
Elle a expliqué que cette fin de semaine elle a subit
une très grave déficience immunitaire, et que ce paramètre implique
qu'elle est à chaque instant plus proche d'un dénouement fatal. Elle a
enfin ajouté, que, au contraire de ce que disent les rapports officiels
concernant la gravité de Patricia Troncoso, les médecins de la
gendarmerie maintienne la prisonnière politique dans une salle où il
n'y a pas de moniteurs cardiovasculaires et pas d'équipe de réanimation.
Pour la doctoresse Berna Castro, le mieux serait
qu'elle soit transférée à Santiago, « parce à Chillan elle est isolée,
et souffre de tortures et pressions, les gendarmes installent, par
exemple, une table dans sa chambre et mangent devant elle ».
http://www.mapuches.org/
De : mapuches
dimanche 20 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| lundi 21 janvier 2008, a 04:35 |
| Grève des soins : Ma réponse à N.Sarkozy . |

de Bruno-Pascal CHEVALIER
Monsieur le Président,
Le soir du 6 mai 2007, place de la concorde, vous avez
solennellement déclaré : “Je vous demande de tendre la main. Je vous
demande de donner l'image d'une France réunie, d'une France rassemblée,
d'une France qui ne laissera personne sur le bord du chemin”
Pensez-vous, monsieur le Président, qu'en parlant de
“responsabilisation des malades”, vous encouragez à la solidarité ? Ne
désignez-vous pas, par cette seule assertion, les malades comme
coupables en laissant supposer qu'ils se comporteraient en
consommateurs de soins irresponsables ?
Estimez-vous, monsieur le Président, qu'une personne
malade, atteinte de diabète, de sclérose en plaques, du sida, d'un
cancer, ou même d'une allergie, d'une grippe, d'une des nombreuses
affections virales saisonnières, nécessite d'être “responsabilisée” ?
Dans votre courrier en date du 14 janvier, vous me
dites que « les franchises sont assurables par les organismes
complémentaires dans le cadre des contrats responsables, qui offre un
niveau de protection supplémentaire ». Or, la loi de financement de la
Sécurité sociale pour 2008 prévoit très clairement que dans le cadre
des contrats responsables, les franchises médicales sont à la charge du
patient, y compris de ceux qui souffrent d'une affection de longue
durée. L'ignoriez-vous ? Vous aurait-on mal informé ?
Par ailleurs savez-vous, Monsieur le Président, combien
de personnes, y compris salariées, sont aujourd'hui dans l'incapacité
financière de payer une mutuelle, encore moins une assurance ou une
complémentaire santé » ?
Est-ce innocent, Monsieur le Président, si une fois de
plus vous utilisez le terme « responsable » ? Opposez-vous le citoyen «
responsable » qui a les moyens de payer une assurance privée à celui
qui n'en a pas la capacité… et serait de ce fait « irresponsable » ?
Dans ce même courrier, vous affirmez, Monsieur le
Président, que vous assumez votre « responsabilité, qui est de dire la
vérité ». J'en prends acte.
Doit-on donc en déduire, puisque vous expliquez,
quelques lignes plus loin, que « le vieillissement de la population et
l'apparition de nouvelles pathologies exigent des investissements
importants. Ce serait une faute de renoncer à nous préparer
collectivement à affronter l'avenir. Au fond, ces franchises sont
l'expression à la fois de notre responsabilité et de notre solidarité.
»… que pour vous, la solidarité se conçoit uniquement à l'intérieur des
groupes de population concernée ? Que c'est aux malades de payer pour
Alzheimer et pour les autres malades ?
Comment devons-nous comprendre votre définition de la «
solidarité », Monsieur le Président, lorsque vous montrez une telle
insistance à instaurer ces franchises, illogiques, impopulaires,
inhumaines, impossibles à comprendre et à accepter par ces millions de
malades qui la vivent comme une « double peine », ces franchises qui
devraient rapporter environ 850 millions d'Euros par an… et que, dans
le même temps, vous vous montrez si réticent à instaurer une taxe
modique sur les stock-options, qui aurait rapporté 3 milliards d'Euros
par an de l'avis même de la Cour des Comptes ?
Parfois, Monsieur le Président, les simples citoyens
que nous sommes avons du mal à comprendre, y compris votre logique
financière…
Que pensez-vous, Monsieur le Président, de l'analyse
des médecins qui prédisent une augmentation des dépenses de santé, liée
à une prise en charge plus tardive des maladies, à une aggravation de
l'état des malades qui, pour des raisons financières, auront renoncé à
certains soins ? Monsieur le Président, vous affirmiez il y a quelques
mois : “A tous ceux qui souffrent d'injustice, à tous ceux qui ne se
sentent pas respectés, à tous ceux qui ont cru dans d'autres discours
que le mien, je veux dire que je serai le président qui combattra les
injustices »…
Monsieur le Président, devons-nous comprendre, à la
lueur de vos déclarations, de vos actions, de vos décisions, que la
santé n'est pas pour chacun un droit, mais une chance… « mais cette
chance il faudra qu'il la mérite par son travail » ?
Considérez-vous donc que la santé, on a la chance de l'avoir, ou on doit payer pour la « mériter » ?
Estimez vous que ceux qui payent une assurance complémentaire méritent d'être plus et mieux soignés que les autres ?
Monsieur le Président, au nom de tous les malades, au
nom de tous les citoyens en bonne santé qui sont des malades
potentiels, au nom de tous ceux qui n'arrivent plus à vivre décemment,
encore moins à avoir accès aux soins indispensables, de tous ceux qui
ne sont pas, comme moi, en grève des soins, mais en « arrêt non désiré
de soins » faute de moyens financiers, « Je vous demande de tendre la
main. Je vous demande de donner l'image d'une France réunie, d'une
France rassemblée, d'une France qui ne laissera personne sur le bord du
chemin »
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées.
Bruno-Pascal CHEVALIER
Copie : AFP, ACT UP, AIDES, Le Parisien, L'Humanité, Politis, …
Morsang, le 20 janvier 2008
“Je veux que partout dans le monde, les opprimés, les
femmes martyrisées, les enfants emprisonnés ou condamnés au travail,
sachent qu'il y a un pays dans le monde qui sera généreux pour tous les
persécutés, c'est la France. » Nicolas Sarkozy – discours du 6 mai 2007
– place de la concorde, Paris
De : Bruno Pascal CHEVALIER
dimanche 20 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| dimanche 20 janvier 2008, a 17:28 |
| Endettement de la France . |
Par Michel FRERE le samedi 19 janvier 2008, 13:04 - Lien permanent
Je vous invite à relire ce que j'avais écrit en mars 2007. Je persiste et signe
L'INSEE évaluait à 3063 G€, l'endettement intérieur de la France pour
l'année 2005. Compte tenu des investissements remboursables à terme
c'est une dette de 1151G€ dont la France est redevable.
Il est
normal qu'un pays s'endettent pour investir nous le faisons nous même
pour acquérir un bien immobilier mais encore faut-il avoir les
ressources nécessaires pour rembourser. Or la France doit faire face à
des dépenses de fonctionnement pour la bonne marche de l'état. Si on
tient compte de ces impératifs (remboursement de la dette, marche de
l'état) la marge d'initiative financière d'un gouvernement est évaluée
à 3% du budget, soit 10G€ seulement.
LES CAUSES
L'endettement est le résultat de vingt-cinq années de
déficits publics. Le recours à l'endettement « Le recours à
l'endettement a été une solution de facilité » écrit Michel Pébareau ,
président de la commission sur la Dette et président de BNP-Paribas
(sic), « il a permis de compenser une gestion insuffisamment rigoureuse
de la dépense publique ». Mais alors le Japon, l'Allemagne et les
Etats-Unis dont la dette est largement supérieure à la notre ne savent
pas gérer non plus ? C'est à l'entrée en vigueur du traité de Maastrich
(1992) que la dette a commencé à exploser. « La préparation du passage
à l'Euro ont dégradé l'emploi et freiné la création de richesses ».
Faute de recettes fiscales et sociales suffisantes les déficits ont
augmenté la dette.
Par ailleurs si on a emprunté, il a bien fallu quelqu'un pour
prêter de bonne grâce. On a du mal à croire que les créanciers est
donné à des « incompétents » quand on sait le mal que rencontre un
couple de français moyens pour obtenir un prêt.
Alors ?
Alors c'est bien pour un bénéfice à retardement que les
organismes financiers ont contribué de bonne grâce à cet endettement.
L'endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources
financières des états, et donc leur capacité d'action, conformément au
projet "libéral". En appauvrissant l'état, l'endettement conduit à une
réduction progressive du financement des services publics et des
prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage),
dont les déficits ou l'inefficience servent ensuite de prétexte pour
présenter les privatisations comme une "solution".
Depuis 30 ans, la droite libérale et la gauche libérale se
sont relayées au pouvoir pour dilapider l'argent public et pour le
détourner au bénéfice d'intérêts particuliers. Des groupes de personnes
et des entreprises se sont ainsi enrichis en endettant l'état, c'est à
dire la collectivité. Les citoyens vont maintenant devoir rembourser
l'argent dont ont bénéficié leurs « maîtres ».
L'endettement est aussi un cadeau offert aux banques, assurées
de percevoir une rente à long terme prélevée sur chaque citoyen. Il est
important de préciser que les banques prêtent de l'argent qui ne leur
appartient pas, puisqu'il s'agit en réalité de l'argent déposé par
leurs clients. C'est donc leur propre argent que les citoyens vont
devoir rembourser aux banques...
Comme on le voit, l'endettement est une bonne affaire pour tout le
monde, sauf pour les citoyens de base qui paieront la facture.
Que faire ?
Sans aller jusqu'à dire « supprimons la dette de la France »,
(mais pourquoi pas ?) faisons au minimum un moratoire. Serait- ce
amoral ? Qui serait lésé ? Difficile de répondre à cette dernière
question car il est très difficile de reconnaître les créanciers. Une
bonne partie de ceux-ci se trouveraient en France. Il serait
intéressant de vérifier que ceux-ci n'est pas déjà bénéficié des
baisses d'impôts et ont ainsi pu prêter à l'État français l'argent que
celui-ci leur a rendu. Ce qui fait qu'ils gagnent deux fois. Non
ce n'est pas amoral! Ils en ont suffisamment profité: les intérêts
versés depuis 30 ans sont déjà en soi une compensation
Je ne suis pas contre un examen des dépenses de l'Etat pour en diminuer
le montant mais pas au dépende de la bonne exécution du service public.
Or tout le monde constate sa dégradation.
Avec
les gouvernements précédents nous étions au bord du gouffre ; Avec
Sarkozy nous ferions un « grand pas en avant ». De là, à la rupture
tranquille il n'y a qu'un pas.
Proposition du PCF
Denis Durand, membre de la commission économique du PCF préconise de
s'attaquer au racine de l'endettement. Pour sortir de l'impasse il faut
favoriser la création des richesses nécessaires à l'élévation du niveau
de vie pour tous et aux financements des services publiques. Encore
faut-il avoir l'argent pour financer le potentiel de croissance de
l'économie nationale (qualité des emplois, formation des travailleurs,
aides au développement de nouvelles technologies).
Pour cela pas d'autres solutions qu'un immense effort de solidarité par le rétablissement
d'une fiscalité plus juste(modulation des taux d'impositions des
entreprises selon leur priorité à l'emploi, augmentation de
l'imposition des gros revenus des actionnaires) et un contrôle citoyen
des dépenses publiques.
Corrélativement, il conviendrait aussi d'agir au niveau Européen et pour cela redéfinir
les objectifs de la Banque centrale européenne, contrôler son action et
remplacer le pacte de stabilité budgétaire par un pacte de progrès
social pour l'emploi et la croissance. Ces mesures tireraient vers le haut le développement économique et social et contribueraient ainsi à la diminution de la dette.
QUELQUES CHIFFRES
- 40 milliards d'euros (G€) c'est le montant
des intérêts à payer aux créanciers chaque année (2° poste budgétaire
après Education nationale mais avant la Défense)
- L'impôt sur le revenu ne représente que 17% des recettes. L'impôt sur
les sociétés 15%
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| dimanche 20 janvier 2008, a 17:00 |
| La bourse ou la Vie ? |
Par Michel FRERE le samedi 19 janvier 2008, 13:28 - Lien permanent
Les
Bourses mondiales se sont encore enfoncées cette semaine, après un
début d'année déjà morose, les investisseurs s'inquiétant à la fois des
premiers résultats des géants américains et d'une nouvelle salve
d'indicateurs alarmants pour la première économie mondiale. Lente mais
sûre dégringolade il semblerait que l'hirizon néo libéral
s'obscurcisse.
Article AFP du 18 janvier 2008 :
"Le
marché ne prend plus le temps de temporiser, de réfléchir ou d'hésiter
et s'engage avec une énergie peu commune, plus loin, dans sa tendance
baissière", constate dans une note Jean-Chistophe Dourret, responsable
de l'analyse technique chez Oddo Securities.
Malmenés depuis le début de l'année, les indices des principales places
boursières ont poursuivi leur descente cette semaine, enfonçant des
"seuils de résistance", ces paliers calculés par les analystes au-delà
desquels la baisse peut s'accélérer.
Ce mois de janvier 2008 est marqué pour certaines place par un recul
supérieur aux niveaux atteints au moment de l'éclatement de la crise à
l'été dernier. Aux Etats-Unis, le Dow Jones a effacé cette semaine ses
gains enregistrés en 2007. A Paris, le CAC 40 a reculé à son niveau de
l'automne 2006, et à Tokyo le Nikkei a renoué avec celui d'octobre 2005. La Bourse de Londres a perdu plus de 8% depuis le début de l'année,
Francfort et Hong Kong plus de 9%, tout comme l'indice australien
S&P/ASX 200. Le MSCI World Index, un indice boursier qui mesure la performance de 23
marchés de pays développés, a reculé d'environ 9% depuis le début de
l'année.
A la différence de l'été 2007, où les marchés ont su se reprendre "car
la majorité du marché n'était sans doute pas encore convaincue qu'un
renversement de tendance se préparait", "tout le monde participe, cette
fois, à l'alimentation de la tendance baissière", affirme M. Dourret. La banque Credit Suisse indique de son côté que son indice mondial
d'appétit pour le risque a atteint pour la première fois depuis cinq
ans la zone "panique". Les investisseurs d'Amérique, d'Asie ou d'Europe ont vivement réagi à
une actualité américaine riche en déceptions, sur les résultats de
sociétés comme sur les indicateurs économiques. D'une part, les pertes colossales annoncées par les banques Citigroup,
JPMorgan et Merrill Lynch, liées à la crise du "subprime", mais aussi
la déroute d'Ambac, l'un des principaux rehausseurs de crédit aux
Etats-Unis, ont mis à mal les valeurs financières.
D'autre part, les chiffres de la consommation et la poursuite de la
déroute du marché immobilier américain ont ravivé les doutes: la
première économie mondiale va-t-elle entrer en récession?
http://media.actu.orange.fr/2007/I/mmd--francais--journal_internet--une/CPS.HYR00.190108104446.photo00.photo.default-512x327.jpg##copy##AFP
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Le ralentissement économique se propagera-t-il au reste de l'économie mondiale?
"Les mauvais chiffres d'activité du mois de décembre ont relancé les
craintes de récession et induit des révisions drastiques à la baisse de
la croissance américaine (-0,3 point en un mois pour le consensus du
Wall Street Journal pour l'ensemble de 2008)", explique la maison de
courtage française Aurel.
Les experts de Credit Suisse remarquent par ailleurs que, si les ventes
massives se concentrent toujours sur les valeurs financières, celles
liées à la consommation et à l'immobilier, elles s'étendent désormais à
d'autres secteurs, les marchés commençant à prendre en compte une
moindre croissance des chiffres d'affaires.
Toutefois, quelques facteurs de soutien sont mis en avant: la
croissance en Asie, l'économie européenne qui reste solide. Les marchés
attendent également une forte baisse des taux de la part de la Réserve
fédérale américaine, dont le comité de politique monétaire se réunit à
la fin du mois.
George Bush a annoncé vendredi un plan de relance économique, mais
certains analystes restent sceptiques. Selon Tony Tong, responsable de
China Everbright Securities, ces mesures "n'auront qu'un effet de court
terme sur le marché et ne régleront pas réellement les problèmes".
Commentaires
Ce
que nombre d'économistes et anciens chantres de l'économie libréral
redoutaient est en train de se passer. Ceci pourrait ne nousconcerner
que de loin dans la mesure où nous ne sommes pas tous engagés dans la
spéculation boursière. Mais voilà, cela ne sera pas sans
conséquences sur notre quotidien. Au niveau de l'emploi, nous avons
déjà l'exemple de Salomon dont les récents acquéreurs veulent
délocaliser (se séparer?) la production , avançant des pertes
boursières importantes. Nous aurons aussi des conséquences pour
l'obtention des prêts dont les taux d'intérêt risquent de remonter.
ceci n'étant pas sans conséquence sur l'acquisition du logement. Nous
aurons aussi des conséquences quant à nos petits placements (pas très
gros mais qui dans une vie de travail comptent quand même).
Alors?
L'avenir? Espérons que les élections américaines de 2008 porteront à la
Présidence un homme ou une femme qui redonne confiance avec un autre
type de société. (J' y crois pas trop). Espérons que l'Europe reprenne
pied et revienne sur terre avec cette fois un "réalisme sociale" (avec
le nouveau traité j'y crois pas du tout). Espérons que la France saura
prendre les mesures conservatoires pour éviter un "crise de 29" 80 ans
après (alors là je suis désespéré, car la Bourse c'est pas trop
people).
Alors? Essayons encore une fois de faire comprendre à notre entourage qu'il faut se sortir de cette "DOCTRINE DU LIBERALISME ECOMIQUE" en
refusant l'adoption du traité européen sans consultation du peuple et
en élisant les responsables communaux et cantonaux, porteurs d'une
autre politique que celle du profit et du budget. |
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| dimanche 20 janvier 2008, a 16:42 |
| Municipales : Déclaration du Parti Communste Français . |
François Hollande a déclaré à l'AFP, en réponse à Marie-George Buffet, qu'il « veillait à ce que le principe de l'union l'emporte
sauf dans les cas où les primaires ont été acceptées par les uns comme par les autres ».
Le
Parti communiste français rappelle qu'il n'a autorisé aucune primaire.
Il ne s'agit que d'une décision de la Convention nationale du Parti
socialiste, et cela ne peut donc être considéré comme une acceptation
mutuelle.
En
ce qui le concerne, le Parti communiste français maintient son choix de
l'union des forces de gauches aux élections municipales et n'accepte
pas de listes de divisions.
Parti communiste français
Paris, le 17 janvier 2008.
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| dimanche 20 janvier 2008, a 16:08 |
| Quand Mittal fait chanter les Etats . |
Depuis le début de la fusion en 2006, le numéro un mondial joue
de la concurrence entre les bassins sidérurgiques.
Le
prix de l'acier, rebaptisé « l'or gris », explose, la production
mondiale crève les plafonds mais, deux ans, presque jour pour jour,
après le lancement de l'OPA hostile du dragon Mittal sur le géant
sidérurgique européen Arcelor, cette fusion, désormais parachevée pour
les actionnaires, produit ses premiers effets destructeurs sur
l'emploi. Et, cinglante ironie de l'histoire ou banal cynisme de la
mondialisation, cela se passe à Gandrange (Moselle), sur le site même
qui, racheté un franc symbolique à Usinor en 1999, aura servi de
« vitrine sociale » en 2006 à l'Indien Lakshmi Mittal désireux de
montrer son meilleur profil aux États d'Europe de l'Ouest et à la
Bourse. Car dès l'annonce du raid financier, on s'en souvient, avant de
remiser leurs grandes envolées, le Français Dominique de Villepin et le
Luxembourgeois Jean-Claude Juncker avaient promis d'en empêcher la
réussite, à coup de « patriotisme économique » ou de « réponse aussi
hostile que son OPA »… Aujourd'hui, le groupe devenu numéro un mondial
du secteur continue, semble-t-il, de jouer de la concurrence entre les
différents bassins sidérurgiques d'une grande région englobant le Nord
(Dunkerque), la Lorraine (Florange), le Luxembourg et la Belgique
(Liège et Gand). L'année dernière, au cours de très âpres négociations
pour obtenir de la France et de l'Union européenne plus de quotas
d'émissions de CO2, ArcelorMittal a menacé, faute d'accord, d'une
« catastrophe sociale » qui le conduirait à anticiper la fermeture des
hauts-fourneaux de Florange (Moselle), à ne pas procéder à la réfection
d'un autre haut-fourneau à Dunkerque (Nord) et à des investissements à
Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Au bout de longs mois de tractations,
le maintien en activité jusqu'en 2012 de la filière d'acier liquide à
Florange a été arraché, mais au-delà, le sort des salariés n'est pas
garanti. Ces derniers mois, c'est en Belgique qu'ArcelorMittal déploie
un nouveau chantage à l'emploi : au moment de la fusion, le groupe,
dont la région wallonne détient encore quelques miettes du capital,
s'était engagé à relancer un haut-fourneau à Seraing, dans la banlieue
de Liège. D'après le syndicat FGTB, cette opération devait au total,
permettre de préserver 10 000 emplois directs et indirects. Mais, là
aussi, depuis plusieurs mois, ArcelorMittal utilise la question des
quotas d'émissions de CO2 pour faire machine arrière. Prévue pour le 21
janvier prochain, la relance vient d'être repoussée à une date
ultérieure et, du coup, les syndicats appellent à la grève.
T. L. l' Huma du 18 / 01 / 08
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| dimanche 20 janvier 2008, a 12:14 |
| Cinq poids lourds de Wall Street distribuent des bonus records . |

Cinq poids lourds de Wall Street distribuent des bonus records
primes - En dépit d'un trimestre catastrophique, les cadeaux de fin d'année ont progressé de 82% en une année.
françois Othenin-girard à lausanne
Les plus grosses cotations de Wall Street ont distribué
des bonus records à leurs collaborateurs. Elles ont versé un total de
65,5 milliards de dollars (71,6 milliards de francs), après avoir
bouclé, pour trois d'entre elles, le pire trimestre de leur histoire,
selon les calculs de l'agence Bloomberg. Des noms? Goldman Sachs,
Morgan Stanley, Merrill Lynch, Lehman Brothers et Bear Stearns. Et le
montant total des cadeaux de fin d'année et primes d'intéressement qui
viennent d'être octroyés par ces cinq banques, aujourd'hui dans la
tourmente, a progressé de 82% par rapport à l'année précédente. Les
bonus ont dépassé les bénéfices
Merrill Lynch a plus perdu en deux trimestres que tout
ce qu'elle avait gagné durant les six précédents et, dans la foulée,
4900 emplois seront supprimés. Malgré cela, l'établissement n'a pas
hésité à distribuer 15,9 milliards de dollars de bonus, somme qui
dépasse ses bénéfices annuels.
Chez Morgan Stanley et Bear Stearns, seuls les
administrateurs délégués ont montré l'exemple en renonçant à leurs
bonus. Richard Fuld, de Lehman Brothers, a touché 35 millions. Une
prime spéciale a même été accordée à la banque qui a évité les foudres
du subprime : avec 67,9 millions de dollars, celle que Lloyd Blankfein
a reçue de Goldman Sachs s'élève au rang de record absolu.
Vu le climat prérécession actuel, les commentaires et
les justificatifs vont bon train. Il faut payer pour éviter que les
collaborateurs compétents cherchent ailleurs, selon les uns. De toute
façon, cette période dorée se termine, rétorquent les autres. «Les
amateurs de Ferrari devront se mettre aux voitures Tata», a déclaré un
professeur de finance de Manhattan. De leur côté, les banquiers privés
suisses, réunis hier à Berne, estiment que les rémunérations ont
contribué à faire naître la crise du subprime.
La promesse de bonus étant liée à des objectifs à court
terme, «lorsque les choses tournent mal, a déclaré Nicolas Pictet, les
responsables disparaissent et les actionnaires, les gouvernements,
doivent passer à la caisse».
http://www.agefi.com/Quotidien_en_ligne/detailArticle.php?articleID=306317
De : lausanne
dimanche 20 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 19 janvier 2008, a 20:55 |
| Europe : Sarkozy contre les quotas...votés par son ministre ! |
De Ramon Lacontessa
Il faut interner Nicolas Sarkozy
En Europe, Nicolas Sarkozy a franchi le rubicond, et
tous s'accordent à penser que la France a retrouvé toute sa place (…)
chez les fous.
A Boulogne sur mer, afin d'amadouer son auditoire de
pêcheurs, Nicolas Sarkozy a déclaré son intention de remettre à plat
les quotas de pêche approuvés par la France et ses partenaires
européens le 19 décembre dans le but de sauver des espèces menacées de
disparition.
“La France va présider l'Union Européenne du 1er
juillet au 31 décembre, c'est une opportunité pour sortir de l'affaire
des quotas”, a affirmé Nicolas Sarkozy ?
Cette annonce d'autant plus stupide, intervient un mois
très précisement après la signature le 19 décembre par les 27 ministres
européens de la pêche, dont celui de la France, d'un accord sur ces
quotas.
Le ministre français de la Pêche Michel Barnier qui
accompagnait Nicolas Sarkozy à Boulogne n'a pas moufté alors qu'il
avait annoncé que cet accord serait appliqué avec une “totale
intransigeance”.
La France, c'est évident est revenu sur le devant de la
scène, mais pas comme une grande nation, comme un pays de comiques ou
la quantité prime sur la qualité. Bigard, Sarkozy, Titof, Bosso, Morin,
Villepin, Alliot-Marie, Lagarde, Roland Magdane etc…
http://www.el-dia.com/actualites-16…
De : Boulogne sur mer
samedi 19 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 19 janvier 2008, a 18:46 |
| Accord du 11 / 01 / 2008 : Position du bureau confédéral de la C.G.T |
Accord du 11/01/2008 : position du bureau confédéral de la CGT (3/3)

DECLARATION DU BUREAU CONFEDERAL DE LA CGT
Modernisation du marché du travail : la Cgt prend les dispositions
pour informer les salariés du contenu de l'accord.
Le bureau confédéral de la Cgt engage le processus de consultation des
organisations de la Cgt en vue d'une décision du CCN le 29 janvier, sur
le projet d'accord du 11/01/08 concernant la modernisation du marché du
travail.
L'indépendance syndicale commande de porter appréciation à partir
de ce qui est contenu dans l'accord, sans se laisser impressionner par
les pressions sans cesse réitérées du Président de la République et de
son gouvernement.
Celles-ci ont pour objectif d'intimider les
syndicats pour qu'ils paraphent des dispositifs de flexibilité qu'ils
auraient récusés dans d'autres circonstances. La menace gouvernementale de procéder par la loi, si aucun accord n'était possible a pesé.
Le scénario risque de se reproduire et place tous
les acteurs devant leurs responsabilités. Il n'est pas sans interpeller
les salariés sur leur mobilisation et la force d'un syndicalisme de
conquêtes sociales pour peser sur le contenu des négociations.
Comme l'a démontré la victoire
remportée contre le CPE, un gouvernement même déterminé ne peut passer
outre la fermeté des syndicats dès lors qu'ils sont unis et
mobilisateurs. Qu'elle soit imposée par la loi
ou par un accord paritaire, la flexibilité n'est pas plus douce aux
salariés, elle ne permet pas davantage de résoudre les problèmes
d'emploi, de pouvoir d'achat, de sécurité professionnelle.
De fait, le projet d'accord répond aux exigences patronales
d'obtenir des licenciements plus rapides. La convention de rupture dite
d'un commun accord permettra aux employeurs de contourner la
législation sur les licenciements. En absorbant ce qui relève
aujourd'hui des licenciements sans cause réelle et sérieuse, elle
privera les salariés de l'essentiel de leurs droits actuels
(indemnités, recours, réintégration). Un nouveau contrat précaire, à
durée incertaine est créé pour un objet défini. Le patronat réussit à
imposer la création d'une période d'essai interprofessionnelle et son
allongement pour un très grand nombre de salariés.
Face à cela les mesures dites de « sécurisation » sont de peu de poids.
La portabilité du DIF aboutit ainsi à ce que le demandeur d'emploi auto
finance sa formation sans être garanti d'un effort important de
l'assurance chômage. La prime pour les chômeurs de moins de 25 ans ne
sera fixée que par des négociations ultérieures. Elle sera versée une
fois et devra être remboursée ensuite. Globalement les mesures
favorables aux salariés sont soit exprimées sous forme de vœux soit
renvoyées à des négociations ultérieures ou à des dispositifs
législatifs.
Même si le travail de contre propositions réalisé au
plan intersyndical a permis de faire reculer les objectifs patronaux
les plus extrêmes, il n'est pas parvenu à ce que le centre de la
négociation ait pour objectif de favoriser l'emploi des jeunes et celui
des plus de cinquante ans, de faire reculer la précarité et le temps
partiel imposé, de créer des droits transférables. C'est pourtant ce
qu'attendaient des millions de salariés du privé, les jeunes, les
demandeurs d'emploi d'une négociation censée réformer le « marché du
travail ».
Le bureau confédéral approuve le travail accompli par
la délégation Cgt du début à la fin de la négociation. Il prend les
dispositions pour informer le plus largement possible les salariés du
contenu de cet accord. Il propose aux
organisations du CCN de confirmer l'opinion négative de la Cgt sur
l'accord national interprofessionnel sur la « modernisation du marché
du travail. »
Montreuil le 15 janvier 2008
le texte de l'accord en pdf

pour le lire sur Bellaciao
ACCORD DU 11/01/2008 SUR LA "MODERNISATION" DU MARCHE DU TRAVAIL (1/3)
ACCORD DU 11/01/2008 SUR LA "MODERNISATION" DU MARCHE DU TRAVAIL (2/3)
ce texte de la déclaration du bureau confédéral de la CGT

Analyse détaillée par la CGT, article par article, de l'accord du 11/1/2008

De : Patrice Bardet
samedi 19 janvier 2008 cite BELLACIAO
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| samedi 19 janvier 2008, a 18:18 |
| Le 24 janvier 08 : TOUS,UNITAIRE,DANS L'ACTION ! |

NOS SALAIRES : LA REVENDICATION CENTRALE DES SALARIES DU SECTEUR SOCIAL ET MEDICO-SOCIALE
La situation des salariés du secteur social et
médico-social travaillant dans les établissements et services relevant
du titre IV de la Fonction Publique Hospitalière ou des différentes
conventions collectives (51, 66, 65, accords CHRS…) est inacceptable.
Depuis le début des années 80, les rémunérations
subissent désindexation sur désindexation par rapport au coût de la
vie. Les accords sur la réduction du temps de travail (RTT), sans
donner les moyens budgétaires et financiers pour répondre aux besoins,
ont pesé fortement sur les conditions de vie des salariés dans et hors
travail :
• disparités énormes entre les salariés de notre secteur
• clauses discriminatoires dans les salaires
• suspension de la majoration familiale, blocage du déroulement de carrière, gel des salaires
• déqualification importante (augmentation du nombre
de faisant-fonction et absence de recrutement à hauteur des besoins
suite à la RTT)
Dans toutes les conventions collectives, les négociations salariales sont dans l'impasse.
Pour la C.G.T., il est important de lier :
• les questions de la qualification, de la formation, du salaire, du salaire socialisé et de la retraite
• les questions du financement de la Sécurité
Sociale, l'élaboration des budgets de nos établissements et de nos
services répondant aux besoins des usagers et les revendications
salariales de tous les personnels
Nous exigeons des employeurs et des financeurs :
• une augmentation immédiate de la valeur du point de 10%
• un salaire minimum mensuel dans notre secteur de 1500 euros nets
• des grilles prenant en compte les diplômes, les qualifications et les expériences acquises
• la majoration familiale pour tous
• un déroulement de carrière sur 25 ans
Pour cette journée nationale de débrayages, de grèves et de manifestations,
TOUS ENSEMBLE :
Interpellons les employeurs et les financeurs dans les départements
pour obtenir de véritables négociations et obtenir rapidement
satisfaction.
Organisons des réunions avec les salariés pour en débattre et
construisons ensemble le nécessaire rapport de force pour peser face
aux chambres patronales et au gouvernement !

Tract UFAS 24 janvier
De : CGT action sociale
samedi 19 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 19 janvier 2008, a 17:42 |
| Pouvoir d'achat : à Sens Nicolas Sarkozy répond heures sup . |
Pouvoir d'achat : à Sens Nicolas Sarkozy répond heures
sup Vendredi le 18 janvier 2008 “Au mois de novembre, il y a eu 50% des
entreprises de plus de dix salariés qui ont utilisé la disposition en
faveur des heures supplémentaires”, s'est défendu Nicolas Sarkozy,
critiqué sur son inaction sur le pouvoir d'achat, ce matin à Sens
Nicolas Sarkozy a assuré, vendredi 18 janvier, que 50% des entreprises
de plus de dix salariés avaient utilisé le dispositif de
défiscalisation des heures supplémentaires en novembre, alors qu'elles
étaient 40% un mois auparavant. Le chef de l'Etat s'exprimait devant
des professionnels du bâtiment sur le chantier d'une clinique à Sens.
“Au mois de novembre, il y a eu 50% des entreprises de plus de dix
salariés qui ont utilisé la disposition en faveur des heures
supplémentaires”, a déclaré Nicolas Sarkozy, lors de ce déplacement sur
le thème de la croissance. “Au mois d'octobre, elles étaient 40%”,
a-t-il ajouté. “Il y a cinq millions de salariés français qui utilisent
les heures supplémentaires. C'est 5 milliards d'euros de pouvoir
d'achat en plus et ça marche”, a-t-il insisté. Le président de la
République a conclu son discours sur les heures supplémentaires en
affirmant : “On va monter en puissance”.
mais quelqu'un sait dans quelle boite de travaux du
bâtiment il s'est rendu??? Info nulle part!!!! une petite boîte bien
sage, ça c'est sûr. un chantier de construction de clinique … *QQ a
l'info?
De : yonne républ.
samedi 19 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 19 janvier 2008, a 17:11 |
| Gandrange,creset de la colére . |
Sidérurgie
. Une assemblée générale réunissait, hier à Gandrange, élus, salariés
et habitants concernés par les quelque 600 suppressions d'emplois
annoncés par Arcelor Mittal.
Gandrange (Moselle), envoyé spécial.
Dans la vallée de l'Orne, l'usine ArcelorMittal barre l'horizon. Des
volutes de fumée noire s'élèvent près de l'aciérie, le « navire amiral
», comme on l'appelle ici. La fumée ne vient pas des cheminées -
l'usine est en grève - mais de la porte d'entrée, où brûlent palettes
et pneus. « C'est le Grand Bûcher du Luxembourg », sourit un jeune
sidérurgiste, en référence aux emplois qui seront déplacés dans le
Grand-Duché.
Pour comprendre l'importance de l'usine dans la vallée, il suffit de
regarder sur une carte. On y voit le site, une forme sombre, grande
comme la paume, entourée de villes grandes comme le pouce : Richemont,
Boussange, Bévange ou encore Gandrange, où se tenait hier une assemblée
générale réunissant riverains, élus et syndicats.
la colère de la population
Au centre socioculturel où se tient l'AG, Magali Rinié, vingt-neuf
ans, est restée à l'entrée à cause de sa fille, une blondinette de
quatre ans qui refuse de rester tranquille. Magali habite à côté, à
Uckange. « Dans la vallée, presque tout le monde connaît quelqu'un qui
travaille à l'usine. Il est déjà difficile de trouver du taf, alors,
avec l'annonce des suppressions d'emplois, l'inquiétude est encore plus
grande que d'habitude. Je travaille comme caissière à Lidl, en CDD. Mon
mari a été embauché il y a un an. On croyait avoir trouvé la stabilité
avec son CDI. C'est raté. »
Dans la salle, Roger Tirlicien, président du groupe PCF au conseil
régional, confirme la colère de la population : « Pourtant, la
restructuration du site de Gandrange n'est qu'une demi-surprise. Ici,
les gens ne connaissent que trop bien la logique capitaliste qui
préside la gestion industrielle. Personne n'était vraiment dupe, je
crois, de l'implication réelle de Mittal dans la région. Mais, en
attendant, c'est un énorme gâchis économique, industriel, et surtout
humain, au mépris du savoir-faire concentré dans la vallée. Et après ?
L'État- va-t-il contraindre les collectivités locales à gérer les choix
du patronat ? À présent, il s'agit de mettre le gouvernement face à ses
responsabilités. » De son côté, Jean-Pierre Masseret, sénateur
socialiste de Moselle, souhaite « l'organisation, dans les plus brefs
délais, d'une table ronde réunissant l'État, le conseil régional, la
direction du groupe et les syndicats ».
On craint un « effet de dominos »
À la tribune, Jacky Mascelli, porte-parole CGT de l'intersyndicale
CFDT, CFDT, CFE-CGC, appelle d'ailleurs à l'unité. « Pas de bisbilles,
ni de coups bas entre nous ! » Une unité assez inhabituelle, qui
témoigne de la gravité de la situation. « Perso, c'est la première fois
que je vois le syndicat des cadres bouger avec nous », souffle un jeune
salarié. Autre événement inhabituel, les tonnerres d'applaudissements
qui marquent l'arrivée d'Alain Grenaut. L'ex-directeur général du site
est venu affirmer que l'usine est viable. Ces interventions dans la
presse locale en faveur de l'intersyndicale et du maintien des emplois
ont soulevé un étrange vent de sympathie. « Passer la parole et
applaudir un patron, franchement ça me fait bizarre », s'esclaffe
Xavier Phan Dinh, élu CGT au CE européen. Alain Grenaut n'est sans
doute pas désintéressé et il a une revanche à prendre depuis qu'il
s'est fait virer en 2005. « Mais il a du courage de s'attaquer à
Mittal. Et ça nous aide énormément de l'avoir avec nous », explique
Xavier Phan Dinh.
Au fond de la salle, salariés, employés sous-traitants et
intérimaires discutent. On craint un « effet de dominos ». « Je parie
qu'ils vont virer les intérimaires du site de Sollac pour nous
reclasser », déplore un employé du « navire amiral ». On parle aussi de
la question des quotas de CO2 : « On a entendu que Mittal voulait
récupérer des quotas, notamment pour Liège. C'est n'importe quoi ! Une
aciérie électrique, ça pollue moins qu'un haut-fourneau ! Et si on veut
parler d'écologie, parlons du barrage sur l'Orne. Qui va s'en occuper
après le démantèlement du site ? Les communes ? »
Dans une région qui a vu ses mines et ses usines fermées les unes
après les autres, ce plan social ne passe pas. Les intervenants se
succèdent à la tribune, démontant les uns après les autres les
arguments de la direction d'ArcelorMittal. Une fois les mensonges et
les vérités déformées écartés, reste la responsabilité de financiers
qui ont depuis longtemps classé la Lorraine en « pertes et profits ».
En attendant les résultats de l'étude sur les documents fournis
mercredi par la direction et les contre-propositions des syndicats,
rendez-vous est pris le 24 janvier par les salariés pour une
mobilisation devant le siège de l'actionnaire, au Luxembourg.
Mehdi Fikri
l' Huma du 18 / 01 / 08
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| vendredi 18 janvier 2008, a 21:40 |
| Amiante et fibres céramique: comment on empoisonne les travailleurs . |

Il y a des scandales qui ne sont
pas seulement des scandales, mais plutôt des symptômes de cette
gangrène qu'est le système capitaliste. Le scandale de l'amiante en
fait partie.
L'amiante est une fibre minérale qui a des propriétés
physico-chimiques remarquables : elle est très résistante, notamment
aux fortes températures, et c'est pourquoi elle est utilisée pour
l'isolation (flocage anti-incendie), la garniture d'embrayage et de
freins pour l'automobile, et sous forme d'amiante ciment dans le BTP
(tuyaux, couvertures etc).
Ses propriétés, la facilité d'extraction et de filage
en ont fait un matériau très utile et à faible coût (cinq fois moins
cher qu'une fibre minérale artificielle). Les principales mines se
trouvent au Québec, en Afrique du Sud, en Australie et au Brésil. En
1962, la France était le 7e producteur mondial d'amiante, grâce à une
mine en Corse.
Graves risques sanitaires
Cependant, les propriétés de l'amiante impliquent
également de graves risques sanitaires : épaississement de la plèvre,
lésions pleurales, cancers, etc. De nombreuses études et recherches ont
dénoncé ces risques. Dès 1906, un rapport soulignait la forte mortalité
des ouvriers des usines de tissage et de filage de l'amiante. En 1945,
un tableau des maladies professionnelles liées à l'amiante est établi.
En 1971, une réunion se tient à Londres, où des « patrons de l'amiante
» prennent connaissance des études scientifiques prouvant sa nocivité.
En 1978, le parlement européen souligne le caractère cancérigène de
l'amiante. En 1982, le patronat décide de créer le Comité Permanent
Amiante (CPA), où siègent aussi les syndicats. En 1986, les Etats-Unis
demandent l'interdiction de l'amiante. S'appuyant sur un rapport du
CPA, la France refuse. En 1991, l'Allemagne demande son interdiction en
Europe, mais le CPA et le Lobby minier canadien font pression pour
qu'il n'en soit rien (la France est alors le 1er importateur
d'amiante). Il faudra attendre 1997 pour que soit enfin interdit
l'usage de l'amiante, soit 91 ans après le premier rapport scientifique.
En France, on prévoit 3000 décès par an, jusqu'en 2025,
à cause de l'amiante. Il a fallu attendre que l'amiante tue des profs
de fac (à Jussieu) pour que le scandale éclate.
La fonderie Aubert et Duval
Pour prouver que la vie des salariés n'a pas beaucoup
de valeur, aux yeux des capitalistes, citons le cas de la fonderie
Aubert et Duval, aux Ancizes (Puy-de-Dôme). Les faits décrits par
George Renoux (secrétaire CGT Aubert et Duval) sont édifiants. En 2003,
un plan social s'abat sur la fonderie Aubert et Duval. Elle fabrique
des aciers spéciaux, notamment pour l'aéronautique. Il est prévu de
licencier 80 salariés sur les 1400 que compte la fonderie.
Curieusement, les 80 salariés – dont George Renoux – sont quasiment
tous à la CGT.
Dans le cadre de ce « plan social », une réunion
d'information est organisée par la direction. Et là, stupeur : les
salariés découvrent les risques qu'ils courent en travaillant.
L'amiante est partout, dans l'entreprise – l'isolation des fours, des
tuyaux, des ateliers, la couverture, et même la clôture du site – ,
mais les ouvriers n'avaient jamais été informés des risques encourus.
Certains cadres étaient au courant, mais ils avaient pour consigne de
minimiser l'affaire.
Lors de la réunion, les salariés apprennent que
l'exposition à l'amiante peut permettre un départ anticipé en retraite
à partir de 50 ans… à condition que les plaques pleurales soient
reconnues « maladie professionnelle » ! Or seule l'exposition à
l'amiante – ou aux Fibres Céramiques Réfractaires, dont nous
reparlerons plus loin – entraîne des plaques pleurales…
Les maladies graves dues à l'amiante apparaissent
parfois vingt ans après l'exposition, et l'espérance de vie après
l'apparition de la maladie est très courte : un an, par exemple, pour
un cancer de la plèvre. Le départ anticipé est donc la moindre des
choses !
Au lendemain de cette réunion, les salariés se sont
précipités chez des pneumologues. Résultat : 200 salariés présentaient
un épaississement de la plèvre ou des plaques pleurales. Les salariés
comprirent alors que leur patron les avait exposés, en toute
connaissance de cause, à un risque mortel. Le travail était déjà très
pénible, dans les fonderies. Les salariés évoluaient à proximité d'un
four à 1000°, ou près du métal en fusion, et respiraient des poussières
de métaux lourds. [1]
Un bras de fer s'est engagé entre la direction et les
salariés, mais aussi entre les salariés et la Caisse Régionale
d'Assurance Maladie, qui ne voulait pas reconnaître la maladie
professionnelle. Une action en justice a été lancée. Entre temps, un
premier salarié est décédé.
La tactique employée par les patrons et la Sécu est la
suivante : ils font traîner les actions en justice le plus longtemps
possible, et les décès se suivent pendant que les indemnisations
restent bloquées. Ces gens poussent l'horreur jusqu'au bout : lorsque
la justice reconnaît les salariés comme victimes, ils sont déjà 6 pieds
sous terre !
Suivant une vieille ruse, les patrons font aussi du
chantage à l'emploi. Ils disent que si les salariés ayant droit à la «
retraite amiante » partent tous en même temps, l'entreprise ne pourra
pas s'en remettre. Ils disent également préférer fermer le site que
devoir le désamianter intégralement et d'un seul coup ! Résultat : les
ouvriers travaillent toujours dans l'amiante, et le désamiantage ne se
fait que peu à peu.
Les FCR : tout aussi dangereuses
Mais le plus fort, c'est qu'on remplace l'amiante par
les FCR (Fibres Céramiques Réfractaires), qui sont aussi dangereuses
que l'amiante : elles provoquent les mêmes maladies et entraînent les
mêmes risques, à long terme. Malgré plusieurs études scientifiques
sérieuses, malgré l'information faite auprès des services de l'Etat,
ces FCR ne sont toujours pas interdites. Elles sont pourtant classées
toxiques et cancérigènes depuis 1975, et, depuis 2001, l'Etat est
régulièrement informé des risques encourus.
De 15 000 à 20 000 personnes sont actuellement exposées
aux FCR, en France. Comme avec l'amiante, les patrons et l'Etat
attendent les morts avant de réagir. Si on les laissait faire, il leur
en faudrait sûrement des centaines. Et que pèsent 100 ou 200 morts face
aux profits des grands groupes industriels ? Les FCR sont trois fois
moins chères que d'autres fibres, tout aussi résistantes mais non
toxiques.
Décidément, les profits sont tout pour le capitaliste.
La santé, le bien-être, l'épanouissement des salariés est le cadet de
ses soucis. L'exemple de l'amiante – et des FCR – a valeur d'argument
contre le capitalisme. Ces scandales ne sont pas l'œuvre d'un ou deux «
patrons voyous », mais bien de tout un système. Ils prouvent aussi que
l'Etat n'est pas aussi « neutre » qu'on voudrait nous faire croire. Il
est entre les mains de la classe dominante et joue le rôle de gardien
du temple capitaliste.
Je tiens à remercier George Renoux pour ses
explications sur le cas Aubert et Duval. Le combat qu'il mène avec les
camarades des Ancizes n'est pas vain. La Riposte lutte et luttera pour
que les salariés ouvrent les yeux et pour soutenir toutes les victimes
de ce système à bout de souffle.
Sylvain Roch (PCF Moulins)
[1] Les salariés, chez Aubert et Duval, frôlaient
l'esclavage. Les salaires étaient si bas que les ouvriers maintenaient
une petite activité agricole pour pouvoir vivre, et le font encore
aujourd'hui. Dans les années 60-70, des travailleurs d'origine
maghrébine furent employés, car la main d'œuvre locale n'acceptait plus
des salaires aussi faibles. D'ailleurs la direction parle aujourd'hui
de faire venir des Polonais pour pouvoir maintenir des salaires
indignes.
De : Sylvain Roch (PCF Moulins)
vendredi 18 janvier 2008 |
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| vendredi 18 janvier 2008, a 21:22 |
| Les papeteries de Nanterre . |
Communiqué de presse de Mme Jacqueline Fraysse,
députée de la 4ème circonscription des Hauts-de-Seine
Nanterre, le 16 janvier 2008
Mardi 15 janvier 2008, Jacqueline Fraysse, députée de la 4éme
circonscription des Hauts de Seine, est allée rencontrer les salariés
des Papeteries de la Seine, à Nanterre, en grève depuis jeudi dernier.
Les salariés grévistes réclament le maintien de leur prime
d'intéressement, un véritable treizième mois représentant 1/12éme du
salaire annuel net, une prime de modification d'horaire pour tout le
personnel de fabrication, le paiement du temps d'habillage et la mise
en place d'une grille des salaires.
Après 35 ans d'ancienneté, certains salariés plafonnent ainsi à 1154
euros net par mois, et les dernières mesures gouvernementales en faveur
du pouvoir d'achat ne vont pas améliorer leur quotidien, puisque ce ne
sont pas des heures supplémentaires que leur propose la direction, mais
du chômage partiel.
Jacqueline Fraysse considère que les demandes des salariés des
Papeteries de la Seine sont parfaitement légitimes, car on ne peut pas
vivre dignement aujourd'hui dans les Hauts de Seine avec de tels
salaires. Ces demandes sont d'autant plus légitimes que Smurfit Kappa
est une entreprise florissante qui déclare un profit d'activité (avant
dotations aux amortissements et provisions) en croissance de 25% lors
des 9 premiers mois de 2007.
Jacqueline Fraysse demande donc à la direction des Papeteries de la
Seine d'entamer des négociations dans les meilleurs délais afin de
permettre une reprise du travail dans l'intérêt de tous. Plus
généralement, Jacqueline Fraysse milite à l'Assemblée nationale pour
une augmentation des salaires, et en particulier du SMIC, seul moyen
véritablement efficace d'augmenter le pouvoir d'achat.
Dr Jacqueline Fraysse Députée de Nanterre-Suresnes Conseillère municipale de Nanterre
Contact presse : Gilles Mortreux
[-
01.47.29.59.12
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| vendredi 18 janvier 2008, a 20:50 |
| 36 % de marge pour Leclerc . |
Prix . L'épicier communicateur dénonce la gourmandise de ses fournisseurs pour mieux masquer la sienne.
Le coup avait été préparé d'avance. Au lendemain de la
publication par l'INSEE d'une inflation de 2,6 % en France pour 2007 -
avec une hausse moyenne de 3,1 % des prix alimentaires -,
Michel-Édouard Leclerc a sorti une publicité dans plusieurs quotidiens.
Il annonce que six produits, dont trois denrées alimentaires, seront
retirés de la vente dans les magasins qui portent son nom. Il met en
cause les hausses abusives demandées dans leur catalogue 2008 par les
marques industrielles. Celles épinglées dans la pub de Leclerc
oscillent entre 18,29 % et 20,63 %.
Hier matin, l'Institut de liaison et d'études des industries de
consommation (ILEC) tenait aussi une conférence de presse. Les chiffres
fournis à cette occasion indiquent que les distributeurs comme
Leclerc,Carrefour et autre réalisaient une marge totale rapportée au
prix de vente de 26 % sur les produits de marque en 1998. Cette marge
n'a cessé de croître depuis cette date pour atteindre 36 % en 2007 ;
après 35 % en 2006, 34 % en 2004 et 2005.
Il n'y a donc pas une seule catégorie de coupables concernant les
hausses de prix de ces dernières années. Selon l'ILEC, les produits
vendus aux distributeurs par les industriels ont augmenté de 5 % en
euros courants entre 1998 et 2007 inclus, soit une baisse de 10 % en
euros constants. Autre constat de l'ILEC, les produits estampillés à la
marque des enseignes de la distribution augmentent désormais plus vite
dans les magasins que ceux qui portent le logo des industriels : +
3,9 % depuis 2006 contre + 2 %. Même si les marques des distributeurs
restent moins chères que celles des industriels, il apparaît que les
sous-traitants des distributeurs ne peuvent comprimer indéfiniment
leurs coûts de production.
Gérard Le Puill
l' Huma du 17 / 01 / 08
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| vendredi 18 janvier 2008, a 18:51 |
| La LaÏcité au bord de la rupture ? |
Par Michel FRERE le jeudi 17 janvier 2008, 21:23 - Lien permanent
 Que
ce soit suite aux déclarations de Rhyad ou celles plus récentes,
prononcées à l'occasion des voeux du chef de l'Etat aux membres des
clergés, on peut se demander s'il s'agit d'un effet de "rupture" cher à Mr Sarkozy ou une inclination à imiter la politique américaine pour tourner le dos à la laïcité.
D'après l'Agence AFP:
"Lors de ses voeux aux corps
religieux, Nicolas Sarkozy revient sur la place de choix qu'il réserve à la religion dans la
société et sur sa conception de la laïcité. Après avoir
vanté le mois dernier devant des dignitaires de l'Eglise catholique les
"racines chrétiennes de la France", le président a une nouvelle fois
exalté lundi l'héritage "civilisateur" des religions, cette fois en
Arabie saoudite, dans des termes inédits pour le chef d'un Etat laïque.
Les convictions du nouveau locataire de l'Elysée sur l'importance de la
religion ne constituent pas une surprise.
Dès 2004, celui qui était
alors le ministre de l'Intérieur, et des cultes, les avaient "rodées"
dans un livre d'entretiens (La république, les religions, l'espérance)
avec le père dominicain Philippe Verdin et le philosophe Thibaud Collin. En recevant le 20 décembre le titre de chanoine honoraire de l'église
romaine de Saint-Jean de Latran, Nicolas Sarkozy a donc pris ses
distances avec la conception de la "laïcité à la française", incarnée
par la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Insistant sur les "racines chrétiennes de la France", le président lui
a clairement préféré une laïcité dite "positive", c'est-à-dire qui,
"tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne
pas croire, ne considère pas les religions comme un danger, mais un
atout".
Sur le même thème, Nicolas Sarkozy a récidivé lundi à la faveur de son
séjour en Arabie saoudite, cette fois devant devant les 150 membres du
Conseil consultatif (Majlis ach-Choura) du très rigoriste royaume
saoudien.
Sans craindre de choquer, il a critiqué une laïcité "épuisée" et
menacée par "le fanatisme", allant jusqu'à juger de l'intérêt de la
République d'avoir "beaucoup d'hommes et de femmes" qui "croient" et
que "dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la
différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais
remplacer le pasteur ou le curé".
A côté de propos convenus dénonçant l'intégrisme, "négation de l'Islam"
et réaffirmant sa volonté d'éviter "le choc des civilisations", le
président a une nouvelle fois franchi les limites observées par ses
prédécesseurs sur le sujet en rappelant les "racines religieuses" du
monde.
Au député PS Jean Glavany qui déplorait "un discours où Dieu n'est plus
cité à chaque page mais à chaque ligne", la ministre de l'Intérieur
Michèle Alliot-Marie a répondu que la "laïcité positive" du président
s'opposait à la sienne, "négative", "sectaire", "fermée à toutes les
spiritualités qui donnent leur sens à la grandeur de notre pays".
Pour ma part il me semble qu'il n'y a pas à renter dans le jeu
qu'impose Nicolas Sarkozy : à savoir laïcité "positive " ou "négative".
Tout d'abord parce que ce qui paraît positif pour l'un peut être
négatif pour l'autre et vice versa. Ensuite par ce que la laïcité n'a
pas à être positive ou négative, mais à être.
Qu'est ce que pour moi, être laïque?
C'est
avant tout ne pas porté un jugement défavorable ou défavorable selon un
critére religieux. Je suis d'accord avec Sarkozy sur l'importance de la
croyance pour la trancendance de l'humanité, mais je ne la lie pas à
une religion. Je trouve qu'un homme ou une femme qui croit en ce qu'il
(elle) fait, en des valeurs comme la justice, la solidarité sont autant
de facteurs de trancendance que la religion. Je suis beaucoup plus
inquiet sur une orientation qui consisterait à influer sur la pensées
des hommes et des femmes vers une pratique religieuse. Il est vrai
qu'un temps que "le sabre" et le "goupillon" ont longtemps fait bon
ménage. NON il n'est nécessaire d'être religieux pour construire une
civilisation! Qu 'en pensez vous Mr Clémenceau? |
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| vendredi 18 janvier 2008, a 18:02 |
| LA FINANCIARISATION OU COMMENT CASSER L'EMPLOI . |
La financiarisation ou comment casser l'emploi
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| vendredi 18 janvier 2008, a 17:31 |
| Six maires PCF du 93 ( consternés ) par la division à gauche . |
Six maires PCF de
Seine-Saint-Denis se sont dit «consternés», vendredi dans un
communiqué, par la quasi-absence d'accord d'union PS-PCF conclus à ce
jour dans les villes communistes de Seine-Saint-Denis en vue des
municipales.
Déplorant que leurs «partenaires socialistes se
déterminent en fin de compte, quasiment partout dans les villes de
banlieue avec un maire communiste, pour des candidatures séparées», ils
estiment qu'il s'agit là d'«une posture qui fragilise la gauche».
Le communiqué est signé des maires d'Aubervilliers,
Pierrefitte-sur-Seine, La Courneuve, Villetaneuse, Saint-Denis, Stains,
et de Patrick Braouezec, député PCF et président de Plaine Commune, la
communauté d'agglomération.
«Plus que jamais c'est de résistance face au rouleau
compresseur ultra libéral que toutes les populations de ces territoires
ont besoin», affirment-ils.
A l'exception de Stains, les maires de ces villes n'ont
pas trouvé d'accord avec le PS. A Aubervilliers, La Courneuve,
Pierrefitte et Villetaneuse, les discussions sont depuis longtemps
abandonnées, comme à Bagnolet.
Ace jour, il n'y a qu'à Stains et à Montreuil que des
accords aient été formalisés. Selon la fédération PCF, interrogée
vendredi, des listes communes devraient cependant pourvoir être
rapidement constituées à Saint-Ouen et au Blanc-Mesnil, «où les
engagements sont avancés».
ADrancy et à Bobigny, «on devrait aller vers un accord
également», assure Jean-Marie Doussin, responsable du PCF dans le 93,
pour qui «les choses évoluent d'heure en heure».
En revanche, les discussions sont bloquées à
Saint-Denis et à Tremblay-en-France, confirme-t-il. François Hollande,
premier secrétaire du PS, avait reconnu mercredi des «problèmes» avec
plusieurs autres mairies sortantes communistes (Tremblay-en-France,
Saint-Denis, Sevran). En réponse à Marie-George Buffet, secrétaire
nationale du PCF, qui déplorait les listes de division aux municipales
et appelait à l'union, il avait estimé que «chacun doit faire un
effort».
http://www.leparisien.fr/home/info/...
De : Saint-Denis
vendredi 18 janvier 2008 |
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| vendredi 18 janvier 2008, a 17:14 |
| Moratoire sur les OGM : ce n'est pas trop tôt . |
Le PCF se félicite de la décision du gouvernement d'instaurer un moratoire sur la culture d'OGM en France
Au vu de l'importance des risques sur la santé et l'environnement des
OGM, au vu de l'absence d'évaluation de ces risques, tant la recherche
publique en la matière est pauvre, tout justifiait la nécessité de
stopper des productions à l'intérêt agricole plus qu'incertain. Cette
avancée devrait évidemment en appeler d'autres.
Le PCF rappelle sa position très
claire à ce sujet : nous demandons un moratoire sur la culture d'OGM,
alors que les recherches en milieu confiné doivent pouvoir se
poursuivre dans les meilleurs conditions. Ainsi, l'investissement
annoncé en parallèle par le gouvernement dans la recherche en
biotechnologies devrait profiter à la seule recherche publique,
indépendante des grands groupes comme Monsanto. L'effort financier
annoncé doit aussi servir à empêcher la privatisation du vivant
orchestrée par les semenciers. Cette recherche devrait aussi servir à
faire avancer la recherche agronomique dans son ensemble, à évaluer la
dangerosité réelle ou virtuelle des OGM, leur impact sur
l'environnement, leur utilité agronomique.
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| vendredi 18 janvier 2008, a 16:47 |
| Les descendants de Sitting Bull réclament des terres . |
Les représentants de la nouvelle République des indiens Lakota,
véritable nom des Sioux, ont annoncé mercredi réclamer des terres au
gouvernement américain, un peu plus de deux semaines après avoir rompu
les traités signés par leurs ancêtres avec les États-Unis
«Nous déposons aujourd'hui un recours contre la propriété de terres par
les États-Unis représentant approximativement 60 millions d'acres (24,3
millions d'hectares)», a indiqué à l'AFP Russell Means, responsable du
gouvernement provisoire du Lakota, joint par téléphone à Rapid City,
dans le Dakota du Sud (nord-ouest).
«Ce recours empêchera de procéder à
l'avenir à l'extraction, l'exploitation du bois, le prélèvement de
notre eau», a ajouté ce représentant des indiens Lakota auxquels
appartenaient notamment les grands chefs Sitting Bull et Crazy Horse.
Cette revendication intervient après
que les indiens Lakota eurent rompu unilatéralement, le 19 décembre,
les traités signés par leurs ancêtres avec les États-Unis il y a plus
de 150 ans et déclaré l'indépendance de leur nation.
Leur représentant avait précisé alors que des passeports et des permis
de conduire seraient délivrés à tous les habitants du territoire s'ils
renonçaient à leur nationalité américaine.
«Nous avons indiqué dans notre message
au département d'État que s'ils n'agissaient pas de bonne foi, nous
allions mettre en oeuvre ce recours», a ajouté M. Means.
«Nous agissons ainsi parce qu'au bout
de plus de deux semaines, personne (au sein du gouvernement) ne nous a
contactés. Je sais que le président est en vacances, mais il est
toujours en vacances», a-t-il lancé. Nicolas Maury
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| vendredi 18 janvier 2008, a 09:21 |
| Bachelot s'engage,mais ne pais pas . |
Santé
. La ministre de la Santé demande à des hôpitaux en déficit de racheter
les RTT accumulées des salariés, sans leur donner de moyens
supplémentaires.
Mystère et boule de gomme. On a beau en tourner et
retourner les données en tous sens, l'équation paraît insoluble. La
ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a conclu, mardi, avec trois
intersyndicats de médecins hospitaliers, un accord prévoyant le
paiement de la moitié du 1,6 million de journées de RTT accumulées par
les praticiens. Un accord au rabais, comme l'a dénoncé un quatrième
syndicat, la CPH, puisque la journée sera payée 300 euros, contre une
valeur réelle de 420 euros. Et mardi prochain, la ministre espère
parvenir à un autre accord, cette fois avec les syndicats des
personnels non médicaux, sur le paiement de leurs RTT, stockées sur des
comptes épargne temps (CET), et de leurs heures supplémentaires.
Depuis le début de ces négociations, Roselyne Bachelot prétend que
les hôpitaux ont les moyens d'honorer les factures de ces engagements.
Problème : ni les syndicats, ni les responsables des établissements
(voir ci-dessous l'entretien avec Gérard Vincent) ne font les mêmes
calculs. Pour faire face à ces dépenses nouvelles, les hôpitaux
disposent d'une ressource sûre, une seule : le Fonds pour l'emploi
hospitalier, doté de 350 millions d'euros. À lui seul, le rachat des
RTT des médecins, dont le coût est estimé à près de 300 millions
d'euros, absorberait donc l'essentiel de cette manne. Il ne resterait
pratiquement plus rien pour régler l'ardoise, bien plus élevée,
contractée par l'État envers les infirmières et autres personnels. La
CGT santé estime que l'apurement complet du contentieux - les 4
millions de jours de congés accumulés dans les CET par l'ensemble des
salariés de l'hôpital et les 23 millions d'heures supplémentaires -
nécessiterait 1,5 milliard d'euros.
Roselyne Bachelot fait valoir que les hôpitaux ont dû, conformément
à la loi, provisionner des sommes pour garantir les CET de leurs
personnels. Vérité sur le papier, mais, le plus souvent, fiction à
l'arrivée. La plupart des établissements (2 sur 3, selon la Fédération
hospitalière de France) ayant des comptes dans le rouge, ce
provisionnement n'a, le plus souvent, qu'une réalité comptable,
l'argent correspondant ayant été utilisé pour parer aux nombreuses
urgences. Au bout du compte, si elle permet au gouvernement de faire
une belle « annonce », de la « politique média avant les municipales »,
selon la formule de Nadine Prigent, de la CGT santé, l'opération du
gouvernement risque fort de se solder par un creusement des déficits.
Que l'on constatera après les élections. En tout état de cause, même si
les compteurs, en matière de RTT et heures sup, devaient être remis à
zéro, les problèmes structurels de l'hôpital demeureraient. À commencer
par ceux du recrutement des personnels, médecins et infirmières,
nécessaires - pour éviter que se reconstituent des stocks sur les CET
comme ceux qui ont mené à la situation explosive d'aujourd'hui - et de
la valorisation des métiers en question, en termes de salaires, pour
garder leur attractivité.
Au fond, cette affaire de la dette sociale accumulée par l'État
envers ses fonctionnaires des hôpitaux souligne l'acuité de la crise du
financement de la santé. Alors que le service à rendre est de plus en
plus coûteux, du fait des besoins de la population mais aussi des
techniques mises en oeuvre, les établissements doivent « faire face
dans le cadre d'une enveloppe fermée, dont l'évolution est nettement
décrochée de celle des dépenses », souligne Jean-Luc Gibelin, de la
commission santé du PCF. Le recours à la tarification à l'activité, sa
généralisation, exigée par le gouvernement, à 100 % de l'activité des
établissements en 2008 ne faisant qu'aggraver le problème, puisque,
« s'ils augmentent leur activité, leurs tarifs sont diminués »… Dès
lors, la « vraie question à poser », souligne le responsable
communiste, se résume ainsi : « Veut-on, oui ou non, augmenter le
montant des dépenses de santé remboursées ? »
Yves Housson
l' Huma du 18 / 01 / 08
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| vendredi 18 janvier 2008, a 09:10 |
| ( Une situation budgétaire catastrophique ) Hôpitaux . |
Pour
Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de
France, les hôpitaux n'ont pas les moyens de payer RTT et heures
supplémentaires, à moins de creuser leur déficit.
Les hôpitaux ont-ils les moyens d'honorer les
engagements déjà pris par le gouvernement envers les médecins et qu'il
pourrait prendre prochainement envers les personnels non médicaux pour
payer les RTT et les heures supplémentaires accumulées ?
Gérard Vincent. Le gouvernement prétend que « oui », nous prétendons
que « non ». Une partie des crédits existe : ceux du Fonds pour
l'emploi hospitalier, qui se trouvent à la Caisse des dépôts. Cela
représente 350 millions d'euros, soit la moitié de la somme estimée
nécessaire par le ministère mais qui, à mon avis, est en deçà des
besoins.
Selon la ministre de la Santé, les hôpitaux ont dû provisionner des sommes pour payer les RTT…
Gérard Vincent. Il y a trois cas de figure. Ceux qui n'ont pas
provisionné, et qui n'ont donc pas l'argent. Ceux qui ont provisionné,
et sont en équilibre budgétaire : ils peuvent faire face. Et puis ceux
qui ont provisionné, mais sont en déficit (le cas de deux
établissements sur trois - NDLR) : autrement dit, ils ont une écriture
comptable montrant qu'ils ont inscrit l'argent, mais comme ils sont en
déficit, ils n'ont plus la trésorerie. Ils vont donc payer (pour le
rachat des RTT et les heures sup), mais ils vont aggraver leur déficit.
Quelles peuvent être les conséquences ?
Gérard Vincent. Ne plus payer les fournisseurs, les investissements
(travaux, équipements)… Aujourd'hui, personne ne veut voir la réalité
en face : la situation budgétaire des hôpitaux devient catastrophique.
On ne veut pas nous croire, mais l'heure de vérité va arriver.
Nicolas Sarkozy a décidé d'étendre la tarification à l'activité
(T2A) à 100 % de l'activité des établissements en 2008. Cela
pourrait-il résoudre la question du financement de l'hôpital ?
Gérard Vincent. Non, la T2A n'est qu'un outil au service d'une
politique de financement de l'hôpital. Comme tout outil, il a avantages
et inconvénients. Mais si le taux de progression des budgets, au niveau
national, est insuffisant, la meilleure T2A possible ne résoudra pas
les problèmes. À ce moment-là, cela signifie qu'il faut réduire la
voilure, les effectifs du personnel, qui représente 70 % des dépenses
d'un établissement… Ce qui est posé, c'est donc plus le niveau de
l'ONDAM (enveloppe de dépenses d'assurance-maladie) que le problème de
la T2A. La progression de l'ONDAM pour 2008 a ét&eacut | |