| jeudi 31 janvier 2008, a 22:53 |
| Meeting de portée nationale à Aubagne . |
Collectif Départemental pour un Référendum sur le nouveau Traité Européen :

Au centre de Gongrès AGORA
AUBAGNE
Dimanche 3 février à 17h
Télécharger
Question de démocratie
L'Europe nous intéresse. Nous voulons savoir. Nous
voulons décider. Le 4 février les parlementaires ne doivent pas
ratifier ce texte. La question doit être posée dans un nouveau
référendum.
Les chefs d'Etat et de gouvernement européens ont signé jeudi 13 décembre dans le dos des citoyennes et des citoyens, à Lisbonne,
un traité qu'ils appellent “simplifié” pour tromper le monde, mais qui
n'est qu'un clone du projet de traité constitutionnel européen rejeté
par la France et les Pays Bas en 2005.
Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy,
l'a dit lui-même, la seule différence notable réside dans le fait que
“cela ne s'appelle pas Constitution européenne” , mais le contenu est
identique en tout point. Avant lui, Valéry Giscard d'Estaing, l'a admis
sans état d'âme : “ les outils sont exactement les mêmes”. On peut même
constater une circonstance aggravante : la charte des droits
fondamentaux n'est plus incluse dans le texte. Ce coup de force est
inadmissible. Et la volonté du Président de la République de le faire
entériner par le Parlement est un déni de démocratie.
Ce que le peuple a décidé ne peut être confirmé ou contredit que par le peuple lui-même.
Rappelons-nous que dans la précédente
législature, avant que le peuple ne se prononce par référendum à 55%
contre le Traité, le Parlement avait voté à plus de 80% son adoption.
On ne nous fera pas croire que les Françaises
et les Français auraient voté pour qu'on leur resserve le traité et
qu'on les prive du droit de s'exprimer par référendum. Plus d'un
français sur deux aujourd'hui exige qu'un référendum soit organisé,
selon les enquêtes d'opinion. Des Partis, des forces et des
personnalités très diverses ont engagé ensemble une campagne pour le
référendum. Ils sont partisans du “non” ou partisans du “oui” mais les
un-es et les autres respectueux de la souveraineté populaire.
Cette campagne peut imposer le recours au
référendum. Menons-la ensemble. En faisant signer la pétition, en
interpellant les parlementaires. Le Parlement doit être réuni le 4
février pour se prononcer sur une réforme de la Constitution nécessaire
à la “ratification” du Traité de Lisbonne. Mais si 2/5 des
parlementaires s'y opposent, le Président de la République sera alors
contraint de procéder à un référendum. Déjà, toute la gauche, tous les
parlementaires de gauche, doivent se mobiliser pour cela. Le refendum
doit être l'exigence de tous les démocrates.
Il s'agit, ni plus ni moins, de faire respecter le suffrage universel !
Toutes les composantes nationales ont décidé d'envoyer des orateurs à AUBAGNE.
Avec la participation de :
Sylvie ANDRIEUX : DÉPUTÉE SOCIALISTE
Francine BAVAY : ALTER EKOLO
Brigitte BAYLE : U.F.A.L
Jean-Jacques BOILAROUSSIE : Les ALTERNATIFS
Éric COQUEREL : M.A.R.S
Annick COUPÉ : SOLIDAIRES
Claude DEBONS : Syndicaliste
François DELAPIERRE : P.R.S
Gérard FILOCHE : Démocratie et socialisme
Daniel FONTAINE : Maire d'AUBAGNE
Roger MARTELLI : Fondation COPERNIC
Yves SALESSE : Collectifs Unitaires Antilibéraux
Friedrick SCHMALZBAUER : DIE LINKE
Aurélie TROUVÉ : ATTAC
Roselyne VACHETTA : L.C.R
Francis WURTZ : P.C.F
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| jeudi 31 janvier 2008, a 22:35 |
| L'Europe face au défi du capitalisme financier . |
Finance
. Comme ses homologues réunis hier à Londres, Sarkozy réclame de la
transparence et pourfend la spéculation. Mais sa politique et le traité
européen vont dans le sens contraire.
Comment stabiliser, sécuriser la situation financière
de l'Europe alors que les secousses de la crise dite des subprimes se
font de plus en plus durement sentir, que les spectres de la récession,
voire du krach hantent le Vieux Continent ? Les chefs d'État et de
gouvernement français, britannique, allemand et italien, réunis à
Londres, planchaient, hier soir, sur ce sujet d'une actualité chaque
jour plus brûlante. Dans chacun des quatre pays, en effet, l'heure des
comptes a commencé à sonner : engagés aux États-Unis sur les fameux
prêts immobiliers, plusieurs établissements financiers allemands ont
déjà présenté de lourdes pertes ; une grande banque britannique, la
Northern Rock, a frôlé la faillite, n'évitant le naufrage que grâce à
l'injection de 25 millions de livres d'argent public ; et en France, la
Société générale, en plus de l'ardoise phénoménale des frasques d'un
trader, avoue avoir brûlé deux milliards d'euros dans les subprimes.
Une tempête financière qui ne devrait pas rester sans conséquences pour
les économies. À Berlin comme à Paris, les prévisions de croissance
pour 2008 sont déjà revues à la baisse. Dans ces conditions, on pouvait
parier que, lors de leur dîner londonien, les dirigeants européens ne
lésineraient pas sur les discours pour afficher une volonté de remettre
de la « stabilité » dans le système financier. Chacun y allant de sa
propre tonalité, favorable à davantage de réglementation du côté de
Nicolas Sarkozy et du président italien, Prodi, plus libérale pour la
chancelière allemande, Merkel, et le chef du gouvernement britannique,
Gordon Brown. Mais sans que, au final, cela fasse beaucoup de
différence quant à la portée des mesures envisagées.
Transparence est le leitmotiv de chacun. « Il est temps maintenant
de mettre de la transparence, de nouvelles règles prudentielles dans
les systèmes financiers mondial et national, et de préférer prêter de
l'argent à celui qui entreprend et crée de la richesse, plutôt qu'à
celui qui veut acheter pour dépecer et spéculer », déclarait Nicolas
Sarkozy le week-end dernier, à New Delhi. Parmi les idées avancées : un
renforcement du rôle des organismes européens existants, censés
« superviser » les marchés, un encadrement des agences de notation
(chargées d'évaluer les établissements financiers en fonction des
risques, et qui avaient par exemple attribué leur meilleure note à la
Société générale…). Gordon Brown envisage un « système d'alerte » pour
prévenir les crises, Angela Merkel évoque des codes de conduite à
appliquer aux fonds hyperspéculatifs (hedge funds)… Aucune décision
n'était toutefois à attendre de la réunion de Londres, toute mesure en
la matière devant être prise par les 27 pays membres de l'UE, comme l'a
rappelé, hier, la présidence slovène de l'Union.
Assurer la meilleure rentabilité des capitaux
Ce thème de la transparence des marchés financiers n'est pas
nouveau. Il revient dans la bouche des dirigeants européens à chaque
crise. Leur inefficacité manifeste en la matière ne doit rien, ou
guère, à leur différence d'approche, plus ou moins libérale. Les
dérives dont chacun s'offusque aujourd'hui prennent en effet leur
source avant tout dans une politique européenne qui vise expressément
le développement des marchés financiers, de « la finance pour la
finance ». Et qui se traduit dans la mission dévolue à la Banque
centrale européenne (BCE) : « l'objectif principal » déclaré de
celle-ci étant « la stabilité des prix », c'est-à-dire, en vérité,
d'assurer la meilleure rentabilité des capitaux, au détriment des
salaires et des investissements. Et cette politique, cette mission,
comme « l'interdiction » de « toutes restrictions aux mouvements de
capitaux », sont inscrites noir sur blanc dans le projet de mini-traité
européen, dont Nicolas Sarkozy a décidé d'imposer la ratification sans
référendum.
Tout cela n'empêche certes pas le chef de l'État de multiplier les
attaques verbales contre un capitalisme financier débridé. « Nous
voulons de la régulation. Nous voulons un capitalisme pour les
entrepreneurs et non pas pour les spéculateurs. » On ne « peut accepter
l'explosion de la spéculation ». « Jouer le jeu, pour les banques,
c'est ne pas prêter davantage, ou plus facilement, aux spéculateurs
qu'aux entreprises et aux ménages. » Etc. Mais aucune mesure concrète
n'est venue traduire ce discours moralisateur, répété pendant la
campagne électorale et depuis son entrée à l'Élysée. Et réclamer,
aujourd'hui, la démission du PDG de la Société générale ne lui donne
pas plus de crédit. Les faits sont accusateurs : qu'il s'agisse du
« paquet fiscal », de la privatisation de Gaz de France, ou, entre
autres, de la « dépénalisation » du droit des affaires, toute la
politique mise en oeuvre depuis six mois a consisté à servir, sans
contrepartie, des « investisseurs » financiers plus enclins à spéculer
qu'à développer l'économie et l'emploi.
Yves Housson
l' Huma du 30 / 01 / 08
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| jeudi 31 janvier 2008, a 22:07 |
| Alerte rouge dans les rayons des hypermarchés . |
Commerce
. Pour la première fois dans la grande distribution, plusieurs
syndicats font front commun pour les salaires et appellent à une grève
nationale, vendredi.
Qualificatif « historique ». Jamais, jusqu'à ce 1er
février, les syndicats du commerce n'étaient parvenus à s'entendre pour
construire main dans la main une action commune dans le secteur. C'est
désormais chose faite. Hier, après trois ans de travail de
rapprochement souterrain, les trois syndicats majoritaires de la grande
distribution - CGT, CFDT et FO - ont appelé les 635 000 salariés à une
journée nationale de grève contre la précarité dans toutes les
enseignes, des mastodontes comme Carrefour ou Auchan, aux petites
structures telles Picard ou Match. « On se chamaillait entre syndicats
quand on était petits, maintenant on a grandi et c'est ensemble qu'on
va cogner », explique un brin ironique Michel Enguelz, secrétaire
fédéral FGTA-FO. La stratégie d'attaque ? « Frapper le porte-monnaie
des distributeurs en bloquant les magasins », ajoute Dejan Terglav,
également responsable FO.
Commerce et précarité
Au menu des revendications, forcément, la liste se fait longue.
Commerce et précarité est presque devenu un pléonasme tant le secteur
cumule les souffrances du travail. Un écrasement des salaires au niveau
SMIC, près de 40 % de temps partiel imposé, un temps de travail
annualisé, qui réduit la possibilité de réaliser des heures
supplémentaires majorées, des horaires éclatés jusqu'à tard le soir et
le week-end, des postes parmi les plus exposés aux troubles
musculo-squelettiques, un sous-effectif chronique, des exigences de
rentabilité qui, liées à la faible présence syndicale, poussent les
directions à utiliser des moyens de pression plus ou moins légaux…
Bref, « des raisons pour se mettre en grève, il y en a des milliers,
confie Claudette Montoya, déléguée centrale CGT Carrefour. Mais trop,
c'est trop, les gens sont à bout. La misère, ils la vivent au quotidien
maintenant et pas juste sur des coups durs ».
De l'avis de tous, le mouvement s'annonce fort. « Même nous, on est
surpris par l'ampleur que ça prend, par la masse de personnes qui osent
dire droit dans les yeux à leurs chefs qu'ils vont faire grève
vendredi, raconte Aline Levron, secrétaire nationale CFDT. Cette
action, ce n'est pas trois syndicalistes nationaux qui se font plaisir,
elle est vraiment poussée par l'exaspération des salariés. »
les infraction au code du travail
À toute grève sa goutte d'eau. La veille, le jeudi 31 janvier, est fixé
le troisième round des négociations salariales avec la Fédération
patronale du commerce et de la distribution (FCD), qui s'annonce
houleux. Lors de la dernière rencontre, début décembre, la FCD a
proposé d'inclure le forfait pause (59 euros au minimum) dans le calcul
du taux horaire et non plus de l'additionner. « C'est une infraction à
l'article D. 141-3 du Code du travail, affirme Michèle Chay,
responsable nationale CGT commerce. Concrètement, ça veut dire que les
trois premiers niveaux de la grille salariale, soit 70 % des salariés
du commerce, passeraient en dessous du SMIC. C'est insultant et
inacceptable. »
Christelle Chabaud
l' Huma du 30 / 01 / 08
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| jeudi 31 janvier 2008, a 21:42 |
| Laurent Jamet Président de l'OPH de Bagnolet : Sur les ASCENSEURS . |
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Blog : mode d'emploi.. |
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| jeudi 31 janvier 2008, a 21:02 |
| Finie,la lune de miel entre Sarkozy et les Français . |

Finie, la lune de miel entre Sarkozy et les Français Rédaction en ligne
jeudi 31 janvier 2008, 17:41
La cote du président français est en chute libre dans
les sondages. La droite au pouvoir attend désormais avec appréhension
les prochaines élections municipales. Selon un sondage à paraître
samedi, le président français ne recueille plus la confiance que de
41 % des Français, soit une baisse de huit points, son taux le plus bas
depuis sa large élection en mai 2007.
Ce sondage confirme toutes les enquêtes d'opinion
menées ces dernières semaines : depuis la mi-janvier, les mécontents
sont désormais devenus majoritaires.
« On est bel est bien passé d'un état de grâce à l'état
d'alerte », écrivait le quotidien populaire Le Parisien. « Le temps des
déçus du 'sarkozysme' a commencé ».
Principale cause de ce désamour : la déception des
Français sur la question du pouvoir d'achat, dont le candidat Nicolas
Sarkozy avait fait un thème majeur de sa campagne.
Les Français se montrent de plus en plus inquiets des
hausses de loyers, de l'essence, des produits alimentaires et
pessimistes sur leur avenir.
Or Sarkozy, qui avait promis d'améliorer le pouvoir
d'achat des Français a avoué son impuissance, le 8 janvier, en
affirmant abruptement qu'il ne pouvait pas « vider des caisses déjà
vides ».
Les Français ont « le sentiment d'avoir été dupés »
et Sarkozy « prend de plein fouet cette frustration », résume Brice
Teinturier, de l'institut Sofres.
La chute de Sarkozy se produit dans les catégories les
plus sensibles à la question du pouvoir d'achat : les ouvriers et
employés et les 50-64 ans, « qui ont eu une grosse déception sur le
montant des pensions », selon Frédéric Dabi, de l'Ifop. « Nicolas
Sarkozy se voulait le président du pouvoir d'achat et aujourd'hui, à
part le sien, rien n'a augmenté pour les Français en termes de revenus
», a lancé le patron des socialistes, François Hollande, faisant
référence à l'augmentation de 170 % du salaire du président l'an
dernier.
Carla Bruni mine Sarkozy Selon les analystes,
l'exposition de la vie privée du président, dont les vacances en Egypte
aux côtés de sa nouvelle compagne, l'ex-mannequin Carla Bruni, ont fait
couler beaucoup d'encre, a été un facteur aggravant de sa baisse de
popularité.
La visite très controversée en décembre du dirigeant
libyen Mouammar Kadhafi en France a aussi terni l'image de Sarkozy et
sa volonté d'apparaître comme un champion des droits de l'homme.
A droite, la baisse de Nicolas Sarkozy dans les
sondages inquiète de plus en plus, à quelques semaines des élections
municipales de mars.
« Les Français sont impatients, ils veulent des
résultats », a reconnu jeudi à l'Assemblée un député du parti au
pouvoir UMP, Frédéric Lefebvre.
Nombre de candidats de l'UMP ont décidé de ne pas
mettre en avant leur appartenance partisane, comme l'ex-Premier
ministre Alain Juppé à Bordeaux.
Le chef de l'Etat, qui avait dans un premier temps
promis de s'engager dans la campagne pour les municipales, est ensuite
revenu sur sa position en affirmant qu'il ne voulait plus s'en mêler.
Mais selon le politologue Jean-Luc Parodi, ces élections locales se nationalisent et se politisent de plus en plus.
« La gauche mobilise sur la critique à l'égard de
Nicolas Sarkozy, les choses ne se présentent plus aussi bien pour le
pouvoir en place », juge-t-il.
Sarkozy a choisi d'afficher sa sérénité. Son entourage
soutient que Sarkozy traverse un « trou d'air » parce que ses réformes
de fond visant à relancer la croissance n'ont pas encore produits leurs
effets.
Nicolas Sarkozy « est là pour faire des réformes, pas
pour être populaire par principe », a lancé le porte-parole de l'Elysée
David Martinon.
De : lesoir belge
jeudi 31 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 31 janvier 2008, a 19:29 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE DIMANCHE . |

LA LETTRE
D'INFORMATION de L'Humanité Dimanche
En kiosque, chez votre marchand de journaux
Du 31 janvier au 6 février 2008
Ne
trahissez pas le peuple !
Notre sondage exclusif
Humanité Dimanche-CSA ne laisse planer aucune ambiguïté :
59% des Français veulent un
référendum sur le nouveau traité européen.
« Pas d'Europe des
peuples sans démocratie », affirme
Marie-George Buffet.
Tribunes de député(e)s et de
sénateurs qui voterons « non » à Versailles.
Entretien
avec Bruno Gaccio
« Sarkozy, c'est le mec
le moins intéressant du monde », il est
l'un
des fondateurs des
« Guignols » sur canal Plus. Depuis 2005, il cherche
de nouveaux auteurs
corrosifs capables de radiographier la société française.
La première
révolte des forçats des hypers
Dans l'histoire du commerce,
c'est une première : tous les syndicats de toutes
les enseignes appellent à un
mouvement de grève. Salaires, conditions de travail,
les thèmes ne manquent pas !
Rencontres avec des salariés d'un supermarché.
Contre-expertise du rapport
Attali
« Le mal Français, c'est
d'abord un problème de répartition des revenus »,
Les réflexions de Liêm
Hoang-Ngoc, économiste, co-auteur de la contre-expertise.
Droite ou
gauche, ça change la ville
Municipales. Les changements de majorité ont toujours un sens
qui modifie le visage
des villes et le vie de
leurs habitants. Bilan de six villes qui ont basculé en 2001.
Les apprentis sorciers du
libéralisme
Les déboires de la Société
Générale sont révélateurs d'une planète
financière
qui ne se maîtrise plus.
Décryptage de l'univers impitoyable de la finance.
Barack
Obama-Hilary Clinton, le dernier combat
Le « super-mardi » du 5
février, 22 États se prononceront. Chez les démocrates
comme chez les républicains,
ces primaires prendront un tour irréversible.
Logement. Le
système juteux des ventes aux enchères
Comment certains font des
affaires…sur les larmes et la souffrance.
Rencontre avec André
Dussolier
À l'affiche de
Cortex, thriller sur la maladie d'Alzheimer,
l'acteur campe un flic à la
retraite interné dans une clinique spécialisée.
Verquigneul, commune
(presque) libre
La petite ville du
Pas-de-Calais est enfin autonome.
Créer son entreprise pour
créer son emploi
Une solution face au chômage
qui exige une solide préparation.
1938. Les martiens
attaquent…
Comment Orson Welles a
démontré le pouvoir de manipulation des médias.
Pour voir la une de
l'Humanité Dimanche en PDF, cliquez
ici
Nos vidéos, nos dossiers
et vos réactions
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| jeudi 31 janvier 2008, a 19:18 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |

LA LETTRE D'INFORMATION
DU JOURNAL L'HUMANITÉ
En kiosque, chez votre marchand de journaux
À LA UNE…
vendredi 1er février 2008
Entretien avec Samir
Amin
Huit ans après le premier
Forum Social mondial, l'intellectuel tiers-mondiste
retrace les grandes
évolutions historiques du capitalisme et interroge les alternatives
que dessinent les
bouleversements géopolitiques du début du siècle.
Logement, mal de la
société
Le rapport
2008 de la Fondation Abbé Pierre dresse un constat sévère
de l'action
des pouvoirs publics. « Une politique sans ambition ».
Découvrez l'intégralité du
rapport sur le site à partir de minuit.
Commerce,
fermeture syndicale
Pour la
première fois, tous les syndicats de toutes les enseignes appellent
à un mouvement
de grève pour les salaires, les
conditions de travail, la précarité.
À NE PAS MANQUER…
Les arrière-cuisines des
salles de marché
Dans les coulisses de la crise
à la Société Générale, un jeune salarié du secteur
nous décrit son quotidien
dans l'industrie de la finance. « Un monde à part ».
Le voile déchire les
dirigeants politiques turcs
Le
gouvernement d'Erdogan, soutenu par la droite nationaliste, veut
lever
l'interdiction du port du foulard dans
les universités suscitant l'inquiétude des laïcs.
Mulhouse : la gauche et
le droite face au Big Bang
Municipales. Après l'investiture UMP accordée au maire
sortant, la gauche
fait le pari des valeurs et de
l'honnêteté dans un paysage politique déstructuré.
Douze heures à travers la
Seine-Saint-Denis en campagne électorale.
La TNT remodèle le
paysage
Appelée à
remplacer la télévision analogique, la Télévision numérique
terrestre
change les
usages. Ou en est aujourd'hui son déploiement ? Notre enquête.
Festival de musiques à
venir et à aimer
Coup d'envoi de la 17ème
édition de Sons d'hiver dans le Val-de-Marne.
Place aux artistes, à des musiciens qui osent dans un univers musical
aseptisé.
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| jeudi 31 janvier 2008, a 19:02 |
| HALLE CARPENTIER : Samedi 2 février 2008 ( pour un référendum ) |
Rassemblement à l'appel du CNR : Samedi 2 février - 14h30 à la Halle Carpentier, Paris XIII

Mis en ligne : 2 février
Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se
réunit à Versailles pour voter la modification de
Constitution nécessaire à la ratification du nouveau
traité européen. Ce traité s'inscrit dans la
suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité
en France et aux Pays-bas, par référendum.
Le respect du vote populaire veut que ce nouveau
traité soit ratifié par référendum.
www.nousvoulonsunreferendum.eu
C'est une exigence démocratique fondamentale.
Seul le peuple peut faire ou défaire ce qu'il a fait
ou défait.
C'est une condition pour qu'ait lieu le grand débat
public sur l'avenir et les transformations à entreprendre
en France et en Europe, solidairement
avec les autres peuples européens. Alors que tant
de décisions qui concernent notre vie quotidienne
et celle du pays dépendent des politiques européennes,
comment justifier qu'on refuse au peuple
de s'exprimer ?
Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire.
S'il persiste dans son refus de donner la
parole au peuple sur un texte qui engage l'avenir
du pays, les députés et sénateurs peuvent
l'y contraindre, si 2/5 d'entre eux votent contre
la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles.
Et cela, quelle que soit leur position sur
le traité.
Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en
urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble,
le 2 février, pour empêcher le déni de démocratie
et exiger la tenue d'un référendum ! |
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| jeudi 31 janvier 2008, a 07:42 |
| Pas d'Europe contre les peuples ! Toutes et tous à Versailles le 4 février 2008 |
Appel à un rassemblement citoyen le 4 février dès 12h sur la place du
marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue
Clémenceau), pour faire pression sur nos élus et leur rappeler le vote
du 29 mai 2005
Le traité de Lisbonne, en avez-vous entendu parler ?
Le Conseil européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre 2007 a adopté un
nouveau traité européen. Élaboré en catimini, ce traité nous a été
présenté par Nicolas Sarkozy comme « un traité simplifié, limité aux
questions institutionnelles ».
Loin d'être simplifié, ce traité
comporte plusieurs centaines de pages avec 359 modifications des
traités existants, treize protocoles et quelques dizaines de projets de
déclarations ayant la même valeur juridique que les traités. Loin de le
limiter aux questions institutionnelles, ses rédacteurs en ont fait une
copie illisible du Traité constitutionnel européen (TCE) qui a été
rejeté par les Français et les Néerlandais en 2005.
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| mercredi 30 janvier 2008, a 22:33 |
| SOCIALISTES POUR LE NON . |
POUR S'OPPOSER A NICOLAS SARKOZY ET A SA POLITIQUE REACTIONNAIRE, IL FAUT VOTER NON A LA RATIFICATION DU TRAITE DE LISBONNE.
C'est le sens d'une tribune libre publiée dans l'Humanité du 29 janvier 2008 par: Vincent ASSANTE, membre du Conseil National du Parti Socialiste.
Il écrit notamment:
"....comment appeler les électeurs, de gauche en particulier,
à se mobiliser au cours de scrutins locaux contre la politique
de Nicolas Sarkozy en affirmant que les citoyens ont le droit
d'utiliser toutes les occasions pour faire vivre ce que
l'on appelle la démocratie, en déclarant avec
Ségolène que « les citoyens sont les meilleurs
experts des situations qu'ils vivent », que leurs avis
doivent être pris en compte au nom de la
« démocratie participative », et fouler
aux pieds la démocratie dont on prétend se faire les
champions en refusant de tenir compte, le 4 février prochain, du
« non »au traité institutionnel
européen exprimé en 2005 ? D'autant que nul ne
prétend que le nouveau traité diffère sur
l'essentiel du précédent."
" Comment, après avoir inscrit dans le projet socialiste notre
exigence d'un référendum pour tout nouveau
traité et entendu notre candidate réaffirmer cette
exigence, s'associer au viol de la démocratie que
s'apprête à commettre Nicolas Sarkozy en modifiant
la Constitution pour que le nouveau traité soit adopté
par la voie parlementaire et non par la voie
référendaire ?
"......il faut que tous les parlementaires de gauche sans exception
s'opposent à Nicolas Sarkozy le 4 février à
Versailles....."
voir la totalité de l'article |
|
| mercredi 30 janvier 2008, a 22:00 |
| LA REPONSE D'UNE DEPUTEE PS DE PARIS SUR LE TRAITE DE LISBONNE . |
J'ai pas pu m'empêcher J'ai répondu -et je pense que je ne vais pas être la seule.
La Louve
“Madame la Députée,
Merci d'avoir pris la peine de répondre à mon courrier.
J'avoue cependant être assez désagréablement surprise
par l'énorme dose de renoncement que contient votre discours, et
notamment, la partie relative au calcul de la majorité nécessaire à
Sarkozy pour faire passer son projet!
Vous oubliez que certains parlementaires de droite vont
également voter CONTRE cette mascarade. Si les parlementaires qui se
prétendent de gauche font bloc de façon unanime et inflexible, il se
peut fort que ce viol de notre souveraineté tourne court.
Et puis, comment peut-on savoir à l'avance qu'un combat
va tourner court, qu'il ne sert de rien de se battre jusqu'au bout, sur
des sujets aussi fondamentaux?
Par ailleurs et pour ma part, j'ai voté NON le 29 mai
2005 pour refuser d'aller plus loin dans le projet d'Europe libérale
que l'on nous proposait. Le projet européen que vous appelez de vos
voeux n'est rien d'autre qu'un faux nez du capitalisme, aussi vous
comprendrez que votre justification à cette trahison du PS ne me
convainque pas.
Je suis sidérée par votre réponse, et la facilité avec
laquelle la majorité des parlementaires de votre groupe semble à la
fois oublier quelle est l'essence de leur mandat, et d'autre part,
quelle doit être la seule attitude convenable pour un élu républicain
face à cette question.
Que le PS ait décidé de faire du renoncement face au
capitalisme son idéologie officielle le regarde, certes. Que la plupart
de ses membres décident qu'on est plus à l'aise pour retourner sa veste
les bras ballants que le poing levé, après tout , c'est logique.
Mais ne venez pas nous raconter n'importe quoi et
conclure votre message par un appel à “sanctionner Sarkozy dans les
urnes”, comme si sa faute à lui pouvait effacer la votre, et comme si
nous étions encore assez stupides pour croire qu'en votant pour vous,
nous allons faire un barrage efficace entre lui et nous!
Madame, entre cette forfaiture et le nombre de membres
du PS qui travaillent aujourd'hui pour Sarkozy sans être exclus de
votre parti, sans parler de la mollesse de votre opposition et de
l'absence totale de présence de votre parti au côtés des salariés dans
les luttes sociales ces dernières années, je crois que la messe est
dite, trop c'est trop et pour ma part, vous n'aurez plus jamais ma voix.
D'un point de vue assez pratique en effet, et très
matériellement, les inconvénients que je trouve à soutenir, le cas
échéant, votre parti en lui accordant ma voix à l'occasion, ne sont
plus contrebalancés par des avantages qui me permettraient de penser
que j'ai fait le bon choix pour ma vie et pour mon pays.
Tout cela est très triste et assez écœurant, rappelant
les heures sombres que la France connut en 1940 quand la plupart des
parlementaires votèrent les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, nous
assurant toutefois que “c'était pour notre bien”. Fort heureusement
pour nous, des communistes et des gaullistes ne pensèrent pas comme ces
gens-là, ce qui a permis de mettre un terme à bien des horreurs.
J'ai quitté le PS fin 2006 car je ne pouvais plus
supporter de le voir déraper ainsi, je vois que la chute est longue et
a de beaux jours devant elle.
Nous n'attendrons pas le 9 mars pour vous dire notre
colère et nous serons à vos portes à Versailles le 4 février pour vous
rappeler de respecter la voix du peuple.
Salutations”
cite BELLACIAO
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| mercredi 30 janvier 2008, a 21:40 |
| LA REPONSE D'UNE DEPUTEE PS DE PARIS SUR LE TRAITE DE LISBONNE ; |

de La Louve
Je m'en suis pas encore remise...
Voici ce que je viens de recevoir par e-mail.
Et qui devrait achever de décider les plus indécis-e-s à manifester le 4 février...(c'est moi qui ai souligné certains passages)
"Madame, Monsieur,
Suite à votre courrier, voici les éléments que je suis en mesure de
vous apporter concernant le traité européen. Le 4 février prochain, en
cohérence avec la décision prise par le groupe socialiste à l'Assemblée,
je me rendrai à Versailles pour participer au Congrès, dans le but
d'enclencher le processus de révision de la Constitution, qui est le
préalable juridique indispensable à toute ratification.
Les instances nationales du Parti Socialiste ont décidé de voter
pour le Traité de Lisbonne car, bien que peu enthousiasmant, il a le
mérite de sortir de l'enlisement institutionnel dans lequel se trouve
l'Europe depuis 2005. Pour ma part, je
regrette que la charte des droits fondamentaux insérée dans la
précédente constitution n'ait pu être reprise que de manière indirecte,
car il s'agissait selon moi d'un texte fondamental.
Une opposition à la modification constitutionnelle aurait pour effet
immédiat d'interrompre la procédure de ratification du traité, et donc
de renoncer à toute possibilité pour le peuple de s'exprimer. En
revanche, conformément à la décision prise à une large majorité par le
groupe socialiste, je m'abstiendrai sur le texte pour exprimer mon
désaccord avec les méthodes de Nicolas Sarkozy.
Je souhaite insister sur deux points : d'une part il faut savoir que
les parlementaires sont au nombre de 908 ( à savoir 577 députés et 331
sénateurs). La modification de la Constitution nécessite l'aval des deux
cinquième des parlementaires, soit 364 parlementaires. Cependant, les
groupes PS et PC ne comptent que 319 parlementaires (210 députés et 109
sénateurs). Si on ajoute les apparentés, on arrive à 347 parlementaires,
soit un nombre toujours inférieur aux deux cinquièmes. Les chiffres
montrent que l'ensemble des parlementaires de gauche constituent moins
des deux cinquième du Parlement, ce qui signifie que même si tous
votaient contre la modification de la Constitution lors du Congrès de
Versailles, celle-ci serait quand même adoptée.
D'autre part, le rejet de la modification de la Constitution
n'implique pas l'organisation d'un référendum ipso facto.
Une fois la Constitution révisée, le débat sur le mode de
ratification lui même peut commencer. En accord avec ses engagements de
campagne, le groupe socialiste exigera un référendum, et déposera une
motion référendaire, lors du débat qui aura lieu le 6 février à
l'Assemblée nationale. Il a d'ailleurs voté la proposition de loi en ce
sens, déposée par le groupe communiste (GDR) récemment.
En tant que Vice-Présidente du groupe socialiste, j'approuve la
position de compromis adoptée démocratiquement à l'intérieur de mon
parti et respecterai la décision prise.
Je souhaite qu'au lieu de prolonger encore la crise des instances
européennes, toute notre énergie soit consacrée à ce que les français
sanctionnent massivement le gouvernement dans les urnes, les 9 et 16
mars prochains.
Bien à vous,
G. P.-L.
Députée de Paris
De : LA LOUVE
mardi 29 janvier 2008 cite BELLACIAO
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| mercredi 30 janvier 2008, a 21:13 |
| Mort de la culture...Adieu l'intermittence ! |
Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 30 janvier 2008, 22:05 - Education - Culture
- Lien permanent
De pire en pire ! URGENCE !!!
A partir du 1er avril 2008, il est prévu une nouvelle législation, une
mort annoncée pour les intermittents des compagnies, car impossible à
mettre en oeuvre administrativement et financièrement, merci de lire
pour comprendre les enjeux !
Quand à la culture.... On attribue un code par création et spectacle.
Ce code est attribué par les assédic, pour toute nouvelle création et
production artistique. Les employeurs et créateurs doivent donc
s'attribuer un code par spectacle et faire figurer ce code sur toutes
fiches de paye, contrat, (...) concernant ce spectacle sous peines de
sanctions, pour l'employeur et pour les personnes travaillant sur ce
spectacle, 7.50 € d'amendes pour les employeurs, par artistes et par
mois (plafond 750 euro par mois).
Ce dispositif est à l'origine créé contre les abus et renforce le
dispositif de contrôle. Il permet de recouper droit d'auteur sacd,
Sacem, assédic...
Dans le concret c'est la possibilité de rémunérer la formation par
cachet qui risque de s'envoler,ce sont les postes de chargé de dif, de
com, de prod payés par cachet qui risquent d'être mis à mal.
En effet dans qu'elle mesure un chargé de prod qui part en repérage
pour un "spectacle codé" peut il être payé pour un repérage qui lui ne
comporte pas le numéro du spectacle puisqu'il n'as pas été joué?
Quels sont les critères d'attributions des codes? A l'avenir on peut
tendre à un flicage total des créations et productions du spectacle !!!
De plus l'attributions relèverait du nombre de cachets à la création
(28 cachets de créations pour obtenir le dit code!!! c'est la mort des
petites compagnies !!!)... Et qu'en est-il des spectacles déjà
existants ? Qu'en est-il des productions répondant aux appels d'offres
et qui se jouent majoritairement une seule fois ? Qu'en est-il des
artistes indépendants ?
Ce systeme peut être valable vis à vis de l'audiovisuel et ces
permitents, qui pervertissent le statut d'intermittent du spectacle,
mais il tue les petites compagnies, flique les artistes et la création
artistique. Fin de la participation des artistes au développement local
et rural, chaque intervention qui ne correspond à aucun numéro d'objet
(attribué à une PRODUCTION artistique), ne peut rentrer dans le quota
intermittent du spectacle. En dehors du champ direct du spectacle
(formation, intervention en école, hopitaux, interventions
sociales...), l'artiste ne peut se rémunérer par le système
intermittent en vigueur.
Pourtant un article dans le code du travail, stipule que l'assédic
n'a aucun droit de ne pas étudier les droits des artistes et
techniciens du spectacle dont les fiches de paye et contrat ne sont pas
anotés du code d'objet, mais dans qu'elle mesure l'assédic va prendre
ces contrats non codés ? Quels taux ?
Le gouvernement sous entend même la création d'une interim du
spectacle, gérée par des marchants de tapis, c'est garder le systeme
intermittent mais financée par des boites privées (anpe = puvlic, boite
interim = privé), c'est l'état qui se désengage, c'est moins d'argent
dans les caisses publiques, c'est moins de subventions.
C'est le concept de culture qui est touché. La culture est à tout le
monde, elle nous appartient. En ce sens l'Etat intervient (intervenait)
dans la possibilité de sa création et de sa libre circulation.
La culture, l'oeuvre n'est pas un bien matérialisé. La culture ne
doit pas se soumettre aux lois du marché et de la concurrence. Elle ne
doit pas devenir ce qu'est actuellement l'industrie du disque.
Faites tourner, diffusez partout, les acteurs médiatiques ne peuvent
plus rien pour nous, nous devons entretenir et élargir ce réseau
informel par tout les moyens de communications possibles.
La CULTURE ASSASSINEE
REVEILLEZ-VOUS!!!!!
faites savoir à tous autour de vous, transmettez ce message.
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| mercredi 30 janvier 2008, a 19:01 |
| Le 4 février : TOUS A VERSAILLES ! |

Mis en ligne : 4 février
Pour
beaucoup de gens peu, ou mal informés, Nicolas Sarkozy, va pouvoir,
grâce à son élection , remettre en marche la construction européenne,
mise en péril par le NON français de 2005. Pour ça, il va faire
ratifier le Traité de Lisbonne, qui est présenté comme un mini traité
ayant pour but de simplifier les institutions européennes.
Et
c'est dans ce but qu'il a besoin de faire modifier la constitution par
le parlement réuni en congrès à Versailles le 4 février prochain. Mais tout cela est faux !
Cette énième manipulation cache
un très grave déni de démocratie qui appelle à une réaction très forte
du peuple. Il que nous montions en masse à Versailles le 4 février
2008. Pourquoi ?
D'abord, parce que c'est ce jour-là que les députés et
sénateurs réunis en congrès choisiront de modifier ou pas la
constitution pour que le Traité de Lisbonne puisse être ratifié, dans
la foulée, à la simple majorité UMP du sénat et de l'assemblée. Cette
ratification est prévue avant les vacances parlementaires du 8 février,
et annoncée juste avant les fêtes de fin d'année. L'Elysée agit en
urgence et ne veut pas laisser le temps d'un débat sur ce Traité. Tout
a été fait pour empêcher les français de se mobiliser.
Mais la modification constitutionnelle du 4 n'est pas
acquise. Elle se fait à la majorité des 3/5 et déjà plus de 100
parlementaires ont annoncé qu'ils s'y opposeraient. Ils ont besoin de
notre soutien, sur place, le jour du débat. Nous devons peser
physiquement sur cette grave décision. Après le 4 il sera trop tard !
Considérons ensuite le Traité de Lisbonne : nous sommes
à des années lumières du mini traité qu'avait annoncé le président pour
toiletter les institutions et relancer la construction de l'Europe. Ce
traité est le même qu'en 2005. Il a juste mis un faux nez… Il est plus
long, moins lisible et plus néolibéral encore. Tout le monde est
d'accord pour le dire. Mais à ce compte-là, Sarkozy n'a pas le droit
d'utiliser le parlement pour contourner la volonté souveraine du peuple
exprimée sur ce sujet en 2005 ! NON ! Et son élection n'est en rien une
autorisation de mener cette mascarade de démocratie.
Enfin il y a là une question d'hygiène démocratique…
Nous pourrions profiter de cette occasion pour rappeler à tous les
parlementaires dont les organisations politiques ont pendant la
campagne présidentielle promis qu'il y aurait un referendum en cas de
nouveau traité, que la parole donnée au peuple doit être respectée.
Surtout si on sollicite les suffrages populaires aux prochaines
élections…
Il n'est pas question de maintenir l'Europe en panne ou
de s'opposer à elle. Il est question de montrer que les décisions
souveraines du peuple doivent être respectées et pas contournées. C'est
vital. Démocratiquement. Si nous laissons cette manipulation aboutir,
c'est la porte ouverte à d'autres entorses au principe de base de notre
République.
Xavier Marchand
Nom / Descriptif / Adresse / Participants pour l'initiative
Tous à Versailles le 4 février 2008
A situation exceptionnelle, mobilisation exceptionnelle !
INSCRIVEZ-VOUS SUR LE BLOG CI-DESSOUS POUR VENIR NOUS REJOINDRE !!
www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr
Arguments et faits à diffuser largement sur www.cualdemeze.fr
Le PCF soutient l'appel unitaire à un
rassemblement citoyen et festif le 4 février dès 12h sur la place du
marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue
Clémenceau), pour rappeler le vote du 29 mai 2005.
A 16h, si cette forfaiture devait
aboutir au moment du vote par les parlementaires, nous nous
bâillonnerons devant l'enceinte du château.
Texte et Signataires :
Pas d'Europe contre les peuples ! Toutes et tous à Versailles le 4 février
Le traité de Lisbonne, en avez-vous entendu parler ?
Le Conseil européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre
2007 a adopté un nouveau traité européen. Élaboré en catimini, ce
traité nous a été présenté par Nicolas Sarkozy comme « un traité
simplifié, limité aux questions institutionnelles ».
Loin d'être simplifié, ce traité comporte plusieurs
centaines de pages avec 359 modifications des traités existants, treize
protocoles et quelques dizaines de projets de déclarations ayant la
même valeur juridique que les traités. Loin de le limiter aux questions
institutionnelles, ses rédacteurs en ont fait une copie illisible du
Traité constitutionnel européen (TCE) qui a été rejeté par les Français
et les Néerlandais en 2005.
Pourtant, le président de la République veut le faire
adopter par voie parlementaire, sans consulter les citoyens. Il réunit
les parlementaires français en Congrès à Versailles le 4 février 2008
pour modifier la Constitution française et permettre la ratification du
nouveau traité par le Sénat et l'Assemblée nationale. Bien que des
dizaines de parlementaires aient annoncé leur intention de rejeter ce
vote, cette modification risque d'être validée, alors que l'opposition
de seulement 2/5ème des parlementaires pourrait la bloquer et imposer
au président un référendum.
En 2005, le peuple se serait mal prononcé ! En 2008,
doit-il se taire ? A dix jours du Congrès, aucun débat public sur les
enjeux de ce traité n'a été lancé par les pouvoirs publics. Les grands
médias, lorsqu'ils évoquent le sujet, se contentent de brefs
gargarismes sur la relance de l'Europe grâce à un « mini-traité ».
Les débats rendus possibles par une large mobilisation
citoyenne en 2005 sont bien loin aujourd'hui. L'idée selon laquelle on
pourrait refuser l'orientation libérale de la construction actuelle de
l'Union européenne, ou être pour une europe sociale, est totalement
ignorée. Nos dirigeants l'ont compris, on ne peut faire confiance au
peuple pour construire l'Europe qu'ils nous proposent ! Ils ont donc
tout simplement décidé de nous bâillonner.
Un jour de congé pour la démocratie
Le vote à Versailles sera le point d'orgue de cette
forfaiture démocratique. Nous sommes nombreux à nous sentir insultés
par cette tentative de passage en force et à considérer que nous ne
pouvons rester silencieux le 4 février. Jusqu'au bout nous exigerons
que la démocratie soit respectée. C'est pourquoi nous appelons à un
rassemblement citoyen et festif à Versailles le 4 février, qui sera
l'occasion de marquer symboliquement notre opposition et de porter au
Président du Congrès les différentes pétitions exigeant un référendum.
Le rassemblement débutera dès 12h sur la place du
marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue
Clémenceau).
A 16h, si cette forfaiture devait aboutir, au moment du
vote par les parlementaires, nous nous bâillonnerons devant l'enceinte
du château.
Tous les « Sans culottes » de France qui comptent se
rendre à Versailles sont invités à s'inscrire rapidement sur le site
tousaversaillesle4fevrier2008.fr pour prévoir au mieux les transports
et l'organisation sur place. Plusieurs cars sont déjà prévus à ce jour.
Premiers signataires :
AC !, AlterEkolo, ATTAC France, Cactus/La gauche !, CGT finances,
Collectif Bellaciao, Coordination des collectifs antilibéraux,
Confédération paysanne, Fondation Copernic, Forces Militantes, Gauche
Avenir, LCR, Les Alternatifs, LO, Marches Européennes, Mars-Gauche
républicaine, MNCP, MRC, PCF, P.R.C.F., PRS, Regards, Réseau féministe Ruptures, SNJ-CGT Audiovisuel, Union syndicale Solidaires |
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| mercredi 30 janvier 2008, a 05:23 |
| ILS ONT PEUR DE MAI 68 . |

de Guy Poussy
Tout semble indiquer que le 40e anniversaire des
évènements de mai 68 fera l'objet d'une offensive de type
révisionniste. Sarkozy a fixé la ligne en proclamant » qu'il faut
effacer mai 68 ». Cette période serait la source de tous les maux dont
souffre la France.
Dénaturer le déroulement des évènements,, les objectifs
du mouvement ouvrier, la CGT, le PCF en particulier. Faire le silence
sur les acquis de cette lutte historique, taire la détermination du
monde du travail – Durant des semaines la France fut paralysée, 10
millions de grévistes occupèrent les entreprises et les
administrations, un mouvement plus fort qu'en 1936.
Effacer tout cela, tel semble être l'objectif
poursuivi. L'émission (*) de France 3 du 23 janvier a donné le ton. Pas
une image de l'occupation des entreprises, aucun dirigeants de la CGT
invité sur le plateau de télévision. En ces temps de recul de
civilisation, les enseignements, la signification des luttes de mai 68
ne doivent pas être connus, ni donner envie de lutter. Il ne faut
surtout pas nourrir l'idée que des crises sociales aigues peuvent
mettre l'existence du pouvoir politique et économique en cause.
L'expérience de grands mouvements victorieux, décidés à
la base par les travailleurs eux-mêmes, imposant des avancées
significatives. La confiance en ses propres forces, le rôle de la grève
politique qui se combine avec d'autres formes de luttes, en particulier
les grandes manifestations de rue, l'autogestion des grèves, toutes ces
idées aujourd'hui dangereuses doivent disparaître. Elles ne doivent pas
être enseignées aux jeunes générations.
Pourtant l'histoire de notre pays nous apprend que pour
avancer, pour vaincre les résistances des forces de l'argent, il faut
passer par le conflit. La lutte fait partie intégrante de la
démocratie. Comment construire des rapports de force sans lutte de
classe ? Puisons donc dans les enseignements de mai 68 pour vaincre les
divisions, l'esprit de capitulation
MAI 68 est ineffaçable, retournons sa force contre la politique de Sarkozy et du MEDEF, ils seront battus
(*) L'inventaire de mai 68 mercredi 23 janvier 20h50
De : Guy Poussy
dimanche 27 janvier 2008
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| mercredi 30 janvier 2008, a 05:02 |
| Georges Séguy : ( C'est l'esprit de la révolte que veut tuer Sarkozy ) |
L'ancien secrétaire général de la CGT réplique au discours du candidat de la droite sur mai 1968.
En entendant devant son poste de télévision Nicolas
Sarkozy diaboliser mai 1968, le sang de Georges Séguy n'a fait qu'un
tour. L'ancien secrétaire général de la CGT, principale centrale
syndicale, et leader, à l'époque, de la grève ouvrière, sait de quoi il
parle…
Comment avez-vous réagi à chaud ?
Georges Séguy. J'ai sursauté. Je comprends que les événements de Mai
1968 aient laissé un douloureux souvenir dans la mémoire des
réactionnaires et spécialement dans celle du patronat. Mais c'est la
première fois que j'entends un politicien comme Nicolas Sarkozy
condamner dans des termes aussi rétrogrades ce moment mémorable de
notre histoire sociale nationale. Car ce qui fait l'importance
historique de Mai 1968, ce ne sont pas essentiellement les violences
policières du Quartier-Latin, ni les controverses légitimes des
différents courants philosophiques de cette époque, c'est la grève
générale de dix millions de travailleurs occupant les entreprises.
Quels en furent les résultats que tout le monde n'a pas en mémoire ?
Georges Séguy. Les travailleurs étaient excédés, depuis des années,
par l'opposition gouvernementale et patronale à tout progrès social.
L'arrêt général du travail a eu ce but : faire sauter le blocage,
obtenir l'ouverture d'une véritable négociation. L'immense majorité des
usines une fois occupées, souvent pour la première fois, elle s'engagea
le 25 mai 1968 à Grenelle, au ministère du Travail. Cela n'a pas
traîné. En quelques heures de délibération, nombre de revendications,
qu'il serait trop long d'énumérer, furent prises en compte. Dont la
plus extraordinaire : l'augmentation de 30 % du SMIC. Quand on voit les
conciliabules sur le SMIC à 1 500 euros, brut ou net, il n'est pas
superflu de rappeler que cette revalorisation du salaire minimum et des
petits salaires dans les régions, comme en Bretagne, stimula la
consommation intérieure à tel point que la croissance économique connut
l'une des plus importantes augmentations de la période dite des
« Trente Glorieuses ».
Mais vous parlez des ouvriers, de leur grève, et c'est justement de
cet aspect dont ne parle pas Nicolas Sarkozy. N'y a-t-il pas
malentendu ?
Georges Séguy. Non, Sarkozy sait très bien ce qu'il fait. Il
censure, dans ses propos, la grève ouvrière parce que cela contredit
son attaque contre mai 1968. Il ne peut pas à la fois clamer son amour
pour les ouvriers et vilipender ceux-ci quand ils font accomplir un
bond en avant à leur propre condition et à la société. L'ouvrier qu'il
respecte c'est celui qui se lève tôt et se défonce pour son patron,
même si celui-ci le met dehors un jour, ce n'est pas celui qui se
couche tard pour préparer l'action qui aidera les autres à se défendre
et à vivre mieux. Son slogan « Travailler plus pour gagner plus » est
trompeur. Pour gagner plus, il faut lutter plus. Je mets au défi
quiconque, au vu de l'histoire, de démontrer le contraire.
Quel est l'enjeu de cette diatribe ?
Georges Séguy. Cette condamnation haineuse, assimilant voyous et
acteurs des luttes, militants, syndicalistes, cherche à discréditer un
mouvement où justement la fameuse valeur travail que brandit Sarkozy
s'imposa spectaculairement à ceux qui ne pensent qu'à le surexploiter à
leur profit. Ce mouvement profond reste et restera, très au-delà des
prétentions d'un politicien, comme l'un des exemples les plus
significatifs de l'attachement des travailleurs français au modèle
social issu du programme du Conseil national de la Résistance.
Nicolas Sarkozy n'hésite pas cependant à se référer à cette même
Résistance, au général de Gaulle, à Jean Moulin, à Guy Môquet. Quelle
est votre réaction, vous qui avez été déporté résistant très jeune ?
Georges Séguy. Il a le front effectivement de citer ces noms
glorieux. Mais, c'est précisément les grandes conquêtes sociales
imposées par la Résistance unie qu'il veut détruire : la Sécurité
sociale fondée sur la solidarité des générations, le droit à la
retraite, les libertés syndicales, les nationalisations, les grands
services publics, etc. Son programme, c'est le programme inversé du
CNR. En vouant aux gémonies mai 1968, cette historique avancée sociale,
tout en serinant son amour pour les travailleurs, Sarkozy montre que,
s'il était élu, le modèle social français ne survivrait pas à sa
ferveur dévorante pour le travail.
On sait que les vues du monde ouvrier et du monde étudiant n'étaient
pas, en 68, exactement les mêmes. Peut-être Sarkozy croit-il,
d'ailleurs, pouvoir spéculer là-dessus. Et cependant, le mot d'ordre du
grand défilé du 13 mai 1968 était « étudiants-travailleurs
solidarité », ce qui finalement réunissait les uns et les autres était
une sorte de soulèvement contre un ordre social qu'ils subissaient à
des titres divers…
Georges Séguy. À mes yeux, dans les propos du chef de l'UMP, il y a
quelque chose de très important qui vaut globalement pour mai 1968. Mis
à part les diversions gauchisantes de quelques groupes, mai 1968 est
aussi une formidable révolte de la jeunesse contre les adeptes d'une
pensée unique et un pouvoir politique d'esprit totalitaire qui tendait
à scléroser la démocratie. Il y a eu, alors, un vaste élan juvénile
vers une société libérée de la ringardise de certaines mentalités, de
l'injustice, et du carcan de toutes sortes d'interdits, de tabous. On a
assisté à une puissante volonté d'émancipation sociale, politique et
culturelle. Pour les femmes, c'est le rejet de l'inégalité et de la
discrimination, la force novatrice du féminisme, des droits de la
femme. En bref, mai 1968 est un grand mouvement social et une
extraordinaire demande de modernisation des moeurs, des habitudes, de
la société, dont le mouvement ouvrier, j'en témoigne, n'a peut-être pas
pris, sur le moment, la juste mesure. En clamant sa répugnance pour
cette volonté d'émancipation, Nicolas Sarkozy laisse apparaître la
préférence de son camp, celui du grand patronat, pour un système
monarchique arriéré.
Entretien réalisé par Charles Silvestre
l' Huma du 02 / 05 / 07
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| mercredi 30 janvier 2008, a 04:46 |
| Sarkozy ( Je veux tourner la page de mai 68 ) |
Sarkozy : « Je veux tourner la page de mai 68 »
« La
morale, après mai 68, on ne pouvait plus en parler. […] Pour la
première fois depuis des décennies, la morale a été au coeur d'une
campagne présidentielle. »
« Mai 68 nous avait
imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68
avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait aucune
différence entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux, entre le
beau et le laid. […] Ils avaient cherché à faire croire qu'il ne
pouvait exister aucune hiérarchie de valeurs […] proclamé que tout
était permis, que l'autorité c'était fini, que la politesse c'était
fini, que le respect c'était fini, qu'il n'y avait plus rien de grand,
plus rien de sacré, plus rien d'admirable, plus de règle, plus de
norme, plus d'interdit. »
« Voyez comment
l'héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la
politique. Voyez comment le culte de l'argent roi, du profit à court
terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier
ont été portées par les valeurs de mai 68. »
« Écoutez-la
cette gauche héritière de mai 68 qui est dans la politique, dans les
médias, dans l'administration, dans l'économie, cette gauche qui a pris
goût au pouvoir, aux privilèges […] qui n'aime pas la nation parce
qu'elle ne veut plus rien partager […] qui n'aime pas la République
parce qu'elle n'aime pas l'égalité […] qui, entre Jules Ferry et mai 68
a choisi mai 68. »
« Écoutez-la cette gauche qui
depuis mai 68 a cessé de parler aux travailleurs […] parce que la
valeur travail ne fait plus partie de ses valeurs, parce que son
idéologie à elle ce n'est pas l'idéologie de Jaurès (ou) de Blum qui
respectaient le travail, qui aimaient les travailleurs, son idéologie à
elle c'est l'idéologie du partage du travail, des 35 heures, de
l'assistanat. »
« Regardez comment les héritiers
de ceux qui en mai 68 criaient : ''CRS-SS'' prennent systématiquement
le parti des voyous, des casseurs et des fraudeurs contre la police. »
« Dans
cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de mai 68 doit être
perpétué ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes. Je veux
tourner la page de mai 68. »
« L'idéologie de mai
68 sera morte le jour où, dans la politique française, on osera
proclamer que dans la République les devoirs sont la contrepartie des
droits. Ce jour-là sera enfin accomplie la grande réforme
intellectuelle et morale dont la France a une nouvelle fois besoin. »
Extraits du discours de Bercy,
dimanche 29 avril 2007. l' Huma du 02 / 05 / 07
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| mercredi 30 janvier 2008, a 04:36 |
| La bourse ou la Vie ! |
Affiche : Rendons l'argent utile

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| mardi 29 janvier 2008, a 05:03 |
| La bourse n'est pas une zone de non droit . |
Le
scandale de la Société Générale provoque une unanimité politique qui
prête plutôt à sourire. Tous condamnent les méfaits du capitalisme
financier. Une condamnation que ne renierai pas Marx lui même qui
n'avait de cesse de dénoncer « les eaux froides du calcul égoïste »
On attends maintenant de ces tous nouveaux convertis
aux analyses marxistes de ne pas en rester à la seule condamnation de
principe et de ne pas se contenter de hurler avec les loups. A chaque
scandale boursier, les mêmes mots sont répétés : transparence,
contrôle, régulation. Et pourtant rien n'y fait, la folie règne sur les
marchés et l'impuissance domine.
La bourse n'est pas une zone de non-droit. Face à la
crise boursière qui risque d'affecter notre économie tout entière
désormais menacée de recession avec ce que cela signifie pour les
citoyens de chômage, de précarité, de mal-vie. Il faut maintenant
constituer un pôle bancaire public, qui permette que le droit prenne
toute sa place dans les salles de marché et qu'il soit mis fin à ce qui
ressemble de plus en plus à une association de malfaiteur. Il doit être
mis fin à la sacro-sainte indépendance de la Banque Centrale
Européenne. Elle doit cesser d'échapper à la souveraineté des citoyens
européens.
Paris, le lundi 28 janvier
Parti Communiste Français
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| mardi 29 janvier 2008, a 04:53 |
| Le retour du bâton . |

Par Hervé Poly
CERTES
une hirondelle ne fait pas le printemps, mais les Français prennent de
plus en plus conscience de la nocivité de la politique de Nicolas
Sarkozy. La côte de popularité de l'hôte de l'Elysée fond comme neige
au soleil et dans le m ê m e temps la politique économique de son
gouvernement n'apparaît pas «efficace » pour une grande partie des
Français.
Cette prise de conscience
d'une politique qui favorise les plus nantis se télescope à la chute du
pouvoir d'achat des Français. Le candidat «du pouvoir d'achat» porte
désormais comme une croix sa campagne démagogique.
En
quelque sorte, on pourrait dire que sa côte de popularité est désormais
mariée -pour le meilleur et pour le pire- à celle du pouvoir d'achat.
Tel l'arroseur arrosé, Nicolas Sarkozy connaît désormais l'effet
boomerang de sa supercherie. Adepte de l'adage politicien que les
promesses ne valent que pour ceux qui les croient, c'est aujourd'hui le
retour du bâton pour celui qui fût élu par l'adhésion d'une majorité de
notre peuple.
Mais ne nous trompons pas dans l'analyse, les Français y ont cru et c'est sans doute la raison pour laquelle les électeurs de
Sarkozy l'ont désormais d'autant plus mauvaise que le train de vie
luxueux du Président de la République apparaît comme une provocation
indécente au regard des difficultés quotidiennes.
A
trop vouloir en faire, y compris dans la banalisation du luxe et de la
vie facile, le chouchou du Medef, des milliardaires et des magazines
peoples se confronte désormais à cette dure réalité de la vie des
Français. Le slogan de campagne «ensemble tout devient possible»
résonne encore dans nos têtes alors que chaque jour qui passe sonne
pour monnaie trébuchante de l'impossibilité à joindre les deux bouts.
Le rêve pour certains se transforme en cauchemar et le pire si on
laisse faire est devant nous. La récession économique aux Etats- Unis
qui affecte l'Europe est un signal qui annonce un nouveau tour de vis
après les élections municipales et cantonales.
Fort
heureusement d'un retour de manivelle à un retour de bâton, il n'y a
pas loin, car désormais les Français et notamment les salariés
soutiennent majoritairement la grève d'hier pour les salaires et les
conditions de travail. Alors même si nous sommes loin du rapport des
forces espérées, ne faisons pas la fine bouche car la réalité du vécu
de chacun est plus forte que les mensonges répétés à grands renforts de
médias serviles. Sans doute croyait-il nous faire avaler sa politique
de récession sociale comme une lettre à la poste sans recevoir de
retour à l'envoyeur aussi expéditif. Mais voilà, Monsieur le Président,
Maxime Gorki avait raison «on peut tromper tout le monde, mais pas la
vérité».
blog PCF ARRAS
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| mardi 29 janvier 2008, a 04:40 |
| Pourquoi Jean Claude Gaudin...? : UMP Marseille |
Pourquoi Jean Claude Gaudin (Sénateur-Maire UMP de
Marseille et Président de la CUM-MPM) regarde vers le SAN/Ouest
Provence ? parce que les caisses sont vides après plus de 13 ans de
gestion calamiteuse par la droite

C'est officiel Jean Claude Gaudin veut englober le
SAN/Ouest Provence dans la CUM (ainsi que la CAOEB et l'agglo de
Berre). Vendredi soir, lors de la présentation de ses voeux aux
employés de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole dont
il est président, Jean-Claude Gaudin a une nouvelle fois souhaité “l'extension de la collectivité vers les communes les plus riches.”
En effet notre intercommunalité est riche en taxes professionnelles
et celles ci suscitent des convoitises: Argent du pétrole, de la
chimie, Fos sur Mer reçoit 110 millions d'euros de taxes
professionnelles (soit 85% des ressources du SAN) chiffre qui devrait
doubler avec l'arrivée de nouvelles activités sur le golfe de Fos.
Gaudin, sans annoncer une fusion immédiate, désire toucher l'argent
de ces industries pour la CUM-MPM (par la loi annonce t-il). Le Préfet
de Région Michel Sapin, fidèle laquais de l'UMP, annonce que Gaudin à
raison et que le SAN doit financer la ville de Marseille (c'est du
n'importe quoi !).
Or, comme par enchantement la communauté marseillaise
est ruinée, d'ailleurs le budget de 2008 est placé sous le signe de
l'austérité. Le Président de la CUM ne peux pas cacher un bilan
catastrophique. “Notre intercommunalité est en panne”, a ajouté le
communiste Patrick Magro.
Pour les communes membres de la CUM-MPM c'est la diète depuis 13
ans: L'investissement est centré que sur Marseille et non répartie
équitablement sur les 17 communes de la communauté, les taxes
professionnelles des villes de la CUM-MPM partent que sur Marseille. Et
comble de l'ironie, les caisses sont vides. Chateauneuf les Martigues
qui bénéficie de taxes professionnelles issues du pétrole ne touche pas
un radis car tout est parti pour le tramway des quartiers riches de
Marseille.
13 ans de gestion de la droite et plus un radis dans les caisses, la
droite ose encore se prétendre bonne gestionnaire avec un tel bilan! La
MPM est au bord de la cessation de paiement. Voulez vous cela pour
Istres en mars 2008 ? Voulez vous voir l'UMP prendre le contrôle de la
mairie d'Istres ? Moi non
“Pour finaliser son projet, Gaudin a besoin d'un cheval de Troie, et
c'est Aragneau, leader del'UMP, qui devient le complice déclaré”
Nicolas Maury
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| lundi 28 janvier 2008, a 20:48 |
| Réaction du PCF suite aux résultats de Die Linke en Allemagne . |
Le Parti communiste français se réjouit des résultats électoraux en Hesse et en Basse-Saxe

Die Linke fait son entrée aux parlements de deux
grands Länder de l' Ouest de l'Allemagne. Ainsi, moins d'un an après sa
fondation, ce nouveau parti réussit à s 'implanter solidement dans le
paysage politique allemand après avoir largement orienté le débat
politique de ces derniers mois sur les questions de justice sociale, de
salaire minimum et du retrait de la Bundeswehr d'Afghanistan.
Ce succès confirme la nécessité de l'existence d'une puissante force
politique de la transformation sociale résolument opposée au
néo-libéralisme et à la guerre. Il conforte les efforts et les luttes
de tous ceux qui, au-delà des frontières de l'Allemagne, luttent pour
une autre Europe, une Europe sociale, démocratique et pacifique.
Parti communiste français
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| lundi 28 janvier 2008, a 18:28 |
| PARLEMENTAIRES : REFUSEZ D'ETRE COMPLICE DE CETTE HAUTE TRAHISON ! |

lundi 28 janvier 2008 (09h28) :

Monsieur, Madame le(a) Député(e), le(a) Sénateur(trice),
Vous êtes appelé à vous prononcer sur le « traité de
Lisbonne » et, éventuellement, à violer et trahir la souveraineté
populaire, si vous prenez la responsabilité de contribuer, de manière
active ou passive, à la ratification de ce document. En effet, le
contenu du « traité de Lisbonne » est substantiellement identique à
celui du traité constitutionnel définitivement rejeté par le peuple
français lors du référendum du 29 mai 2005.
Dans ces conditions, un vote nouveau des assemblées
parlementaires, contre celui du peuple souverain, est manifestement
illégitime, il relève d'une pratique totalitaire de trahison de la
souveraineté du peuple, et de la Nation, de celle de la République.
Ceux des parlementaires qui contribueront à cette infamie, à ce
véritable coup d'État, rejoindront aux yeux de l'histoire leurs
prédécesseurs dans la capitulation nationale, les parlementaires qui
ont voté les pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940.
Demain en revanche, l'histoire honorera les noms des parlementaires qui
auront eu le courage de dire non.
De plus, la légitimité de l'État serait gravement mise
à mal si une telle forfaiture était accomplie. Si les élus de la
nation, de droite comme de gauche, devaient se rendre coupables d'une
telle trahison du peuple, la paix sociale et civile dans nos quartiers
n'aurait plus aucune chance ni aucune raison d'être maintenue. Ainsi,
c'est la survie de l'esprit public qui est en jeu. Jamais, depuis les
heures noires évoquées plus haut, les dirigeants de ce pays n'avaient
joué avec le feu de manière aussi dangereuse et inconsciente.
Les parlementaires qui auront usurpé la souveraineté -
crime puni de mort rappelons-le, par la constitution populaire de 1793…
- seront légitimement combattus à chaque nouvelle échéance électorale.
Le peuple, pour qui l'insurrection reste le plus sacré des droits et le
plus indispensable des devoirs dès lors que le gouvernement viole ses
droits, ne manquera pas de se souvenir.
Le Comité Valmy proposera aux forces républicaines de
la Résistance en cours de regroupement et d'organisation que, dès le
rétablissement de la République dans sa pleine souveraineté, les
parlementaires félons, frères des émigrés de Coblence, puissent être
soumis à une procédure permettant de les traduire devant une Cour de
justice républicaine et populaire.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur l'expression de nos
salutations républicaines. Pour le Comité Valmy, Claude Beaulieu,
président.
De : Claude Beaulieu
lundi 28 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| lundi 28 janvier 2008, a 18:00 |
| Nicolas Sarkozy interpelle Lakshmi Mittal en public à New Delhi et oublie les engagements du patron d'Arcelor-Mittal . |

Mis en ligne : 28 janvier
595
emplois menacés (450 reclassements « promis » et 150 départs à la
retraites), des milliers d'emplois supprimés pour les sous-traitants,
un savoir-faire industriel et un poumon économique perdu pour toute une
région, voilà le bilan du démantèlement de l'usine de Gandrange du
groupe Arcelor-Mittal.
Les raisons avancées par la direction : la rentabilité
du site trop faible, la restructuration nécessaire du groupe pour faire
face à la compétition mondiale, la spécialisation des unités de
production pour pérenniser le peu d'emplois restants.
Et notre président de se fendre d'un bon mot à Lakshmi
Mittal : plutôt que de lui rappeler ses engagements pris il y a deux
ans (le PDG, Lakshmi Mittal, s'était engagé au maintient de tous les
emplois et des sites de production), il l'invite seulement à
« discuter », pour « comprendre » la situation.
Pourtant, d'après les syndicats, si le site peut d'ores
et déjà être maintenu en l'état, ce qui lui manque ce sont les
investissements en formation pour être réellement efficace.
Pourtant, dans un contexte de hausse forte des prix de
l'acier, le groupe Arcélor-Mittal a engrangé des bénéfices substantiels
utilisés pour poursuivre la politique d'achat de nouvelles unités dans
le monde.
Alors, qu'y a-t-il à « comprendre », qu'y a-t-il à
justifier en dehors des logiques de rentabilités à court terme au
mépris de la vie des travailleurs et des bassins d'emplois - qui
contribuent au développement de ces sociétés.
Ce plan massif de destruction n'est pas acceptable et
le Parti communiste français s'associe aux côtés des salariés pour
demander un moratoire pour stopper le démantèlement de l'usine de
Gandrange. Il faut absolument que tous les acteurs interviennent pour
le maintient et le développement des emplois et de l'activité.
Mr le président de la république, les emplois, le
maintient et le développement de l'activité industrielle, « ça ne se
discute pas » - surtout avec des investisseurs n'ayant que la
rentabilité pour objectif - , ça se défend ! cite P.C.F
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| lundi 28 janvier 2008, a 05:10 |
| Témoignages et accusation ! |
Depuis
qu'il est en grève des soins pour protester contre l'instauration des
franchises, Bruno-Pascal Chevalier (1), malade du sida, a reçu plus
d'un millier de messages sur son site Internet. Extraits.
Audrey Scalet :
« Le gouvernement veut réduire les dépenses de santé alors qu'il
augmente les prix des consultations et dérembourse à tout-va. Cherchez
l'erreur. La médecine va devenir une médecine de riches et les pauvres
n'auront plus que le cimetière comme refuge. Il faudra combien de morts
pour que le gouvernement change sa politique ? La Sécurité sociale a
été créée pour que tous les malades soient égaux face à la maladie.
Liberté, égalité, fraternité qu'ils disaient…
Audrey Caillas :
« Merci et bravo d'avoir le courage de faire ce que l'on voudrait
tous faire. Il est déjà assez dur d'avoir le sentiment d'être inutile
et cette loi fait tout en plus pour que le malade soit coupable.
Coupable de quoi ? De se battre au quotidien contre la maladie et la
douleur et pas pour des holdings. Nous ne sommes pas rentables mais
est-ce que notre non-rentabilité leur donne le droit de nous supprimer
plus rapidement ? Vous ne travaillez pas, alors crevez ! Mais payez ! »
Françoise Labre :
« Étant moi-même en longue maladie et également en invalidité, je
suis absolument contre les franchises. Il ne faut pas oublier que la
franchise de 50 euros pour les médicaments vient s'ajouter à la
franchise de 50 euros sur les consultations, à celle de 50 euros pour
les auxiliaires médicaux, soit un coût annuel d'au minimum 150 euros
par an. Et je ne parle pas des médicaments déremboursés qui, s'ils sont
prescrits, sont nécessaires. Dans sa réponse, M. Sarkozy parle d'un
début de réforme : quelle est la prochaine étape ? Quant aux mutuelles,
soit elles ne remboursent pas, soit il faut prendre des garanties hors
de prix. Alors oui, je fais aussi partie des personnes qui réduisent
leurs soins faute de moyens. Il y a une autre chose qui me choque dans
la réponse du président : bien sûr, il n'a pris personne en traître,
mais il oublie qu'il n'a pas été élu avec 100 % des suffrages. Je pense
qu'il faudrait chercher les économies au niveau des laboratoires
pharmaceutiques qui réalisent de gros bénéfices. »
Stéphanie Hamard :
« Certains s'indignent de votre décision alors que l'on devrait
s'indigner des dispositions du gouvernement et de voir que ce sont les
malades qui doivent mettre leur vie en danger. C'est notre
responsabilité à tous. Je me moque de savoir combien vous gagnez, le
concept de franchise en soi est une honte. On ne peut pas rendre
coupables les malades de leur maladie. Après la Seconde Guerre
mondiale, l'Europe en lambeaux, nous avons été capables de mettre en
place un système solidaire. Chacun paye selon ses revenus et utilise la
Sécurité sociale selon ses nécessités. »
Murielle Gilard :
« Si je me manifeste aujourd'hui, c'est parce que j'admire votre
courage et que je veux lutter à vos côtés. Je suis maman d'un jeune
handicapé moteur pour qui je me bats depuis vingt ans pour lui donner
une vie décente. J'ai créé l'association Agir ensemble pour la santé et
l'aide sociale, à Nantes. Je continue de me battre contre cette
franchise qui n'aurait jamais dû voir le jour. Il est difficile de
remuer la population des quartiers à habitat social mais l'union fait
la force. Si on agit un peu dans toutes les villes, nous pourrons
peut-être avoir gain de cause. Je trouve quand même dommage que ce soit
aux gens à la santé fragile de se battre pour pouvoir se soigner. »
Bernard Desaire, Mutuelle familiale :
« Je suis scandalisé, comme vous, par les franchises médicales qui
sont, comme tous les transferts des dépenses de santé de la Sécurité
sociale vers les mutuelles, les patients et les malades, destinés à
promouvoir en France un système de santé et de protection sociale à
plusieurs vitesses. Je sais aussi le prix de votre engagement et les
risques que vous encourez. Sarkozy ment quand il dit que dans le cadre
des contrats responsables, les organismes complémentaires peuvent
rembourser les franchises. C'est faux, triplement faux puisque si nous,
mutuelles, nous remboursons les franchises, nous serons fiscalisées. »
Ali :
« En tant qu'homosexuel et n'ayant pas d'enfant, devrais-je ne plus
payer d'impôts pour construire des crèches et des écoles ? Étant
séropositif et atteint d'une cirrhose médicamenteuse, la Sécurité
sociale m'a prélevé 42 euros au titre des franchises médicales.
M. Sarkozy affirmait que le montant par mois ne devait pas dépasser 4
euros ! »
Guillaume Desix :
« J'admire votre courage à dénoncer cette injustice au péril de
votre vie. Puisse votre action ramener rapidement nos chers élus à la
raison en restaurant un minimum de solidarité base de toute
civilisation digne ce nom. »
Didier Montloin :
« Médecin, je viens vous apporter mon modeste soutien. La fin ne
justifie pas tous les moyens. Si les objectifs de santé publique
initialement promus sont louables, la méthode des franchises, choisie
et imposée sans concertation rigoureuse avec les professionnels de
santé et les patients, n'est pas la juste réponse à l'enjeu et va se
retourner contre ses auteurs. »
Bruno Bigot :
« Atteint d'une sclérose en plaques et retraité de la fonction
publique hospitalière pour invalidité, je m'insurge contre ce discours
culpabilisant et soi-disant bien pensant sur le “trou de la Sécu” pour
camoufler les manques de volonté politique et les non-versements dûs à
la Sécurité sociale. Merci de réveiller les torpeurs dans lesquelles
élus et citoyens se cachent. »
Une maman :
« J'ai une fille atteinte de la maladie de Crohn, qui s'est
déclenchée après un vaccin contre l'hépatite fait à l'époque au
collège. Jeune salariée, son début dans la vie n'est pas facile. Un
euro ponctionné sur chaque visite, une franchise médicale, sans compter
le montant de la complémentaire (et elle a la chance de pouvoir se
l'offrir) mais jusqu'où ira ce gouvernement ? L'égalité n'existe pas
devant la maladie, alors maintenons cette solidarité devant les soins
que nous envient tant de pays. »
Patricia :
« Je suis outrée concernant cette franchise médicale, comme si nous
faisions exprès d'être malade ! La santé a un prix que tout le monde ne
pourra pas payer. En 2003, on m'a diagnostiqué une kératite de thygeson
J'ai des traitements en permanence et des récidives tous les deux à
trois mois. Et j'en ai pour dix, vingt ou trente ans. »
Michel Coudert :
« Je suis atteint d'une maladie orpheline, la neurofibromatose. Tous
mes organes sont atteints. J'ai cinq ordonnances et plus de trente
boîtes de médicaments par mois. En 2007, six transports en ambulance
aux urgences. J'ai soixante-cinq ans et il m'est impossible de ne pas
prendre la moitié de mes traitements. Je vais pratiquement quatre jours
par semaine à l'hôpital, et je rentre épuisé. Ma retraite est de 1 200
euros après avoir cotisé 56 ans. Je verse 1 000 euros de mutuelle plus
300 euros de médicaments par an non remboursables. C 'est une
excellente démarche pour écrémer la population d'une extrême fragilité.
Mon espérance de vie est d'une année. Je ne bois pas, je ne fume pas et
je ne vais jamais au café ni même au cinéma. Que monsieur le président
de la République revoie sa copie, avec ses conseillers et son
gouvernement. »
Michèle Caillet :
« Après avoir donné mon soutien, j'apporte celui de mon fils de
trente-quatre ans, atteint d'un lupus (maladie orpheline, à long terme
mortelle). Il prend des traitements à vie qui ne sont que des
médicaments pour stabiliser l'évolution de cette maladie (antipaludéens
de synthèse) car aucun traitement n'existe pour guérir cette
pathologie. De plus, lorsqu'il s'expose au soleil, il doit appliquer
sur son visage et son corps, des crèmes qui ne sont pas remboursés par
la Sécurité sociale, étant considérées comme des médicaments de
confort. Il doit également subir des examens de contrôles médicaux
régulièrement. »
Sophie Lasne :
« Comme je travaille et donc cotise déjà à la sécu, le principe des
franchises revient à me ponctionner une seconde fois mon salaire, comme
une taxe levée sur la maladie. Les bien-portants, eux, se contentent de
la cotisation collective. Rupture du principe d'égalité et
discrimination, non ? »
(1) http://grevedesoins.fr/
Messages rassemblés par Ludovic Tomas
l' Huma du 26 / 01 / 08
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| lundi 28 janvier 2008, a 05:00 |
| ( Les politiques doivent réaffirmer le principe de solidarité ) |
Pour
le Dr Christian Lehmann, co-initiateur avec le Dr Martin Winckler de
l'Appel contre les franchises sur les soins, l'opinion publique s'est
emparée de la question, et c'est désormais aux politiques de prendre le
relais.
Depuis l'annonce, début janvier, par Bruno-Pascal
Chevalier, malade du sida, de l'arrêt de son traitement médical, le
mouvement anti-franchises a pris un nouvel envol ? Christian Lehmann.
La semaine dernière, pour la première fois, une chaîne publique a donné
la parole aux opposants aux franchises médicales. Alors que c'est un
sujet dont on parle depuis des mois, le public, indigné, a semble-t-il
découvert la situation. Dès lors, la pétition lancée à l'automne
dernier pour demander l'annulation de ces franchises a explosé. En
quelques heures, plus de 5 000 personnes ont signé le texte. Et en
quelques jours, on a enregistré plus de 20 000 signatures. Aujourd'hui,
on dépasse les 100 000 signatures. Bruno-Pascal Chevalier a réussi à
interpeller la population au-delà de tous les espoirs. Ce qu'il y a de
vertigineux, c'est qu'une action militante menée patiemment par le
collectif a été complètement ignorée par les médias. Je ressens une
certaine amertume quand je vois que les gens réagissent uniquement
quand quelqu'un se met en danger.
Devant l'ampleur que prend le phénomène, n'y a-t-il pas un risque que des malades se déclarent à leur tour en grève des soins ?
Christian Lehmann. Je comprends Bruno-Pascal, même si, en tant que
médecin, je ne peux pas cautionner son geste. Ce qui me rassure, c'est
que c'est une personne qui ne stérilise pas son combat, qui fait bien
attention de ne pas entraîner d'autres personnes dans son sillage. Aux
malades qui envisagent de suivre son exemple, je leur réponds qu'il
n'est pas nécessaire de se mettre en danger dans la mesure où la
médiatisation a déjà fonctionné. Mais je comprends que pour ces
personnes, ce soit une façon d'articuler leur colère. Pour certains,
l'accès aux soins est devenu impossible. À certains, à qui je demande
pourquoi ils n'ont pas fait tel examen, ils me répondent : soit je
mange, soit je me soigne. C'est honteux d'en arriver là.
Tout semble indiquer que l'on se trouve à un moment crucial…
Christian Lehmann. Je me contente de signaler qu'on est à un
tournant. Les gens commencent à se réveiller. Je pense réellement que,
politiquement, les choses peuvent bouger. Je l'ai toujours pensé, même
quand on n'était que quelques-uns à battre le pavé devant l'Assemblée
nationale. Il faut dire que Sarkozy a fait une belle erreur : dans la
lettre qu'il a écrite à Bruno-Pascal, il dit exactement le contraire de
ce qu'il a mis en place. Il affirme que les franchises seront
remboursées par les mutuelles, or c'est faux.
Pensez-vous que les parlementaires puissent revenir en arrière ?
Christian Lehmann. Les franchises sont une mesure injuste, obscène,
immorale. Pour l'instant, la ministre de la Santé campe sur ses
positions. Alors que c'est une réalité, les pauvres payent les
franchises, la seule réponse de Roselyne Bachelot c'est : « Vous prenez
en otages l'expression du peuple souverain. » Faut-il rappeler que 70 %
des Français se sont déclarés contre ces franchises. Nous sommes face à
un autisme de godillot. Les associations membres du collectif vont sans
doute prendre des initiatives. Mais c'est désormais à la politique de
reprendre ses droits et de s'emparer du mouvement. Il faudrait que les
parlementaires aient le courage de revenir en arrière. Il est tout à
fait possible que les députés UMP détricotent ce qu'ils ont fait. Ce
qu'il faut avoir à l'esprit, c'est remettre cette histoire de
franchises dans son ensemble. C'est une tentative de revenir sur un
modèle social au nom de termes creux (réforme, flexibilité…) qui
détruisent les acquis sociaux du XXe siècle pour revenir aux temps
féodaux. Il est donc plus que jamais urgent de réaffirmer le principe
de solidarité. Et c'est aux politiques de le faire, je le répète. Pour
cela, je remercie Bruno-Pascal Chevalier, qui a réussi à marquer un
essai.
Entretien réalisé par A. C.
l' Huma du 26 / 01 / 08
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| lundi 28 janvier 2008, a 04:40 |
| BIRMANIE : Dieu merci il y a TOTAL ! |
Par Michel FRERE le dimanche 27 janvier 2008, 20:40 - Lien permanent
Samedi
soir excellent documentaire d'Alexandre Dereims (France, 2006) sur la
chaîne LCP/Public Sénat : BIRMANIE : Les Karens : un génocide à huis
clos. J'applaudis la chaîne pour ce reoprtage inédit. Par contre le
débat qui a suivi n'était pas à la hauteur de ce qui avit précédé. Tans
pis je dis ce que je pense ... libre à vous de me contredire
Outre
le réalisateur de ce documentaire qui paraissait un peuperdu devant les
propos des autres invités. Ces autres invités qui étaient -ils ? Un
représentant d'une ONG, un économiste et un représentant de Total. Je
passe en revue chacun sans jugement mais en faisant part de mes
réactions.
Je commence par l'ONG ' Man : Pas de
résolution politique souhaitable pour les conflits interethnique car il
ne faut pas mélanger les genres. Effectivement cela va mieux comme
cela. D'un coté le maintien d'une dictature favorable au "business" et
de l'autre des ONG qui justifient leur gagne pain en portant secours
aux pauvres opprimés. Pensez ce qui pourrait se passer si tous les
conflits disparaissaient: plus besoin d' ONG, plus besoin d'organismes
internationaux avec plein d'employés qui gagnent plein d'argent (cf. la
Suisse)... Quel malheur!....je ne dirais pas pour pour les prostitués
qui n'auraient alors plus aucun travail au Cambodge, en Tanzanie et en
Birmanie, mais..... Je continue par le représentant de Total:
là j'apprends que tous les dépalcements de population et les travaux
forcés ce sont passés avant le tracé du gazoduc et que par conséquence
Total n' a rien à voir avec cela; Ouf! moi qui allait les accuser de
nouveau colonialisme. Fianlement j'ai compris qu'en apportant de l'aide
à quelques centaines de Birmans on pouvaient justifier la mort de
milliers d'autres.
Je finirai par l'économiste
qui rectifie les propos du présentateur en "disant ue ce n'est pas
l'arrivée de totale qui conforte la ditacture mais la découverte des
ressources naturelles". Alors c'est vrai c'est différent! C'est quand
même de notre faute s'il y a du gaz. Et comme cette ressource pourrait
être exploitée par de vilains britannqiues- US, indiens ou pire chinois
autant que ce soit nous. C'est quand même réconfortant de savoir que si
cela sent la m... ce soit notre propre m....
Finalement je n'ai
pas entendu la suite du débat tellement j'étais révolté. Je reviendrai
quand même sur les actions humanitaires pour certain(e)s comme cette
infirmière britannique qui a risqué sa vie pour apporter du récoinfort
aux Karens. Excusez la violence des propos mais ras le bol de
l'hypocrisie du buiseness |
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| dimanche 27 janvier 2008, a 22:28 |
| ( 2 ) Le PDG de la Société Générale . |
5
milliards d'euros -au moins- ne font pas tousser les dirigeants d'une
banque, en l'occurence la SG (il y a combien de banques ?)
Cela n'écorne même pas leurs bénéfices !
Et pendant ce temps, on nous bassine avec le déficit de la Sécu.
Le rétablissement des 37,5 années de cotisation, des 10
meilleures années pour calculer la retraite, l'indexation sur les
salaires et non sur les prix, couterait 7,5 milliards d'euros.
On ose nous dire qu'il n'y a pas d'argent pour payer les retraites ?
Il serait temps, là aussi, que la « main invisible du marché » laisse la place à la « main visible de la démocratie ».
Vous n'avez pas l'impression qu'on nous prend pour des cons ? Que ce système marche sur la tête ?
Ce n'est pas qu'une question de “démocratie” (la tarte à la crème), mais bien de changer de système.
Patrice Bardet
cite BELLACIAO
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| dimanche 27 janvier 2008, a 22:12 |
| Le PDG de la Société Générale était aussi l'auteur,en 2002,d'un rapport sur la transparence des entreprises françaises . |

de Jean-Jacques Chavigné
Jérôme Kerviel est-il responsable de 4,9 milliards
d'euros de pertes pour la Société Générale ? Le plus probable est que
nous n'aurons jamais de réponse satisfaisante à cette question.
Il n'est pas impossible, en effet, que le « trader » de
la Société Générale joue le rôle du parfait « lampiste » dans cette
affaire. Il permet, déjà, de faire passer au second plan le fait que
les pertes de la Société Générale ne se limitent pas à ces 4,9
milliards d'euros. Elles s'élèveraient, en effet, à 7 milliards d'euros
(2,1 milliards de plus que les pertes censées avoir été infligées par
Kerviel) alors que son PDG, Daniel Bouton, venait d'affirmer que la
crise des « subprimes » n'aurait pas d'incidence sur les résultats de
sa société.
Mais la thèse développée par la direction de la Société Générale est loin d'être invraisemblable.
En 1995, les pertes de 1,3 milliards d'euros (860
millions de livres sterlings) d'un autre « trader », Nick Lesson,
opérateur sur le Simex à Singapour avait causé la chute non seulement
de la Simex mais aussi de sa maison mère, la vénérable Banque Barings,
sixième établissement bancaire britannique. En octobre 2007, un autre
trader infligeait une perte de 250 millions d'euros à la banque
d'investissement du Crédit Agricole, la Clayton.
Le « trader » de la Société Générale aurait suivi un
parcours professionnel qui lui aurait permis de connaître les modalités
des contrôles effectués sur les positions prises par les « traders ».
Il lui aurait donc ainsi été possible de dissimuler le résultat des
opérations qu'il avait effectuées.
Le véritable responsable : le système financier
Même si l'on retient la version de la direction de la
Société Générale, le principal responsable reste le système financier
actuel qui permet que des opérateurs boursiers perdent tout rapport
avec la réalité des sommes utilisées à spéculer et s'enferrent en
prenant de plus en plus de risques pour tenter de regagner ce qu'ils
ont (virtuellement dans un premier temps) perdu.
“Un système qui permet à une seule banque, en une seule
semaine de risquer des dizaines de milliards d'euros dans des
spéculations”. En voulant se défendre, c'est ce qu'affirme elle-même la
Société Générale qui précise qu'en fonction de l'importance des volumes
d'échanges globaux sur les marchés depuis une semaine, la perte de 4,9
milliards ne représentait qu'une faible proportion des positions qui
avaient été prises. En clair, que le montant des spéculations étaient
10 à 100 fois supérieur à ces 4,9 milliards de pertes.
Un système qui permet qu'une banque perde 4,9 milliards
d'euros avant que ne s'ouvre un parachute de sécurité alors que les
parachutes dorés des PDG fonctionnent avec une tout autre efficacité.
Le rapport, publié en septembre 2002, de la commission Bouton
Etrangement, peu de médias font le rapprochement entre
la crise actuelle de la Société Générale et le rapport concocté par la
commission présidée par Daniel Bouton, à la demande du Medef, en 2002.
Ce rapport sur la « corporate gouvernance » avait pour
objectif de rétablir la confiance (principalement des actionnaires,
accessoirement des salariés et des citoyens) dans les modalités de
gestion des entreprises. Cette confiance venait, en effet, d'être
durement ébranlée par les crises d'Enron, Andersen, Worldcom et Vivendi.
Ce rapport préconisait, notamment une plus grande
transparence et la séparation entre ceux qui « auditent » et ceux qui «
conseillent ». La Société Générale et son PDG auraient sans doute dû en
tirer toutes les conséquences et ne pas oublier de séparer ceux qui
opèrent sur les marchés et ceux qui connaissent parfaitement les
procédures de contrôle.
C'est ce refrain de la « transparence » que reprend aujourd'hui Nicolas Sarkozy
Mais comme il l'avait précisé en septembre 2007, il se
refuse « à instaurer des mesures qui seraient de nature à rigidifier le
financement de nos économies ». Située sur la même longueur d'onde, la
Commission européenne ne veut « réglementer qu'en dernier ressort ».
Cela revient à laisser les banques et les marchés financiers organiser
eux-mêmes leur « transparence ». C'est exactement ce qu'avait fait la
commission « Bouton » en 2002. Ses préconisations viennent de faire la
preuve de leur efficacité.
La Société Générale a perdu aux environs de 20 % de sa
valeur boursière. Elle devient ainsi une proie intéressante pour des
banques aux reins plus solides. La Barclays, tout particulièrement,
semble s'intéresser à la Société Générale. Si elle réussissait une OPA
sur la banque française, combien de ses 120 000 salariés verraient-ils,
alors, leur emploi disparaître ?
Il serait temps, là aussi, que la « main invisible du marché » laisse la place à la « main visible de la démocratie ».
De : Jean-Jacques Chavigné
dimanche 27 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| dimanche 27 janvier 2008, a 21:37 |
| Des nouvelles du rassemblement au CRA de Vincennes . |

Des nouvelles du rassemblement de vincennes
nouvelles reçues il y a plusieurs minutes par téléphone
Environ une soixantaine de personnes on tentées cette
après midi de se rassembler pour protester contre le camp de rétention
de vincennes.
Cela s'est soldé par une présence poliliciére massive
et impressionante devant le C.r.a ou de nouveau les retenus se sont de
nouveau révoltés cette après midi du dimanche 27 janvier 2008.
Grande nervosité des flics, des glues des Rg,
encerclement policier quasi immédiat des manifestant-es car le « grand
prix d'Amérique » avait lieu le même moment à l'hippodrome juste devant
le grand parking du C.r.a rempli à craquer de voitures de luxe.
il semblerait que des ordres ont étés donnés en au
lieu, pour que la « quiétude » de ce rassemblement de turfistes de luxe
et de bourges ( complètement indifférents du reste au sort des
prisonniers du camp de rétention de Vincennes, mais qui peut s'étonner
encore du mépris ignoble et infect, de la haine de classe, de la morgue
et de l'arrogance de la France d'en haut) - ne « soit pas perturbé »
puisque des Crs et des mobiles ont étés aperçus surveillant jusqu'aux
toits de l'hippodrome
3 camarades ont semblerait-il étés interpellés et
aperçus dans une fourgonnette de Crs mais pas d'autres nouvelles pour
le moment.
Quoiqu'il en soit et que les politiciens de la droite
ump aux pseudo rosâtres du Ps se le disent, nous ne lâcherons rien
jusqu'à la fermeture immédiate et sans conditions de ces camps de
rétentions du ministre de la honte nationale.
DEMISSION IMMEDIATE DU MINISTERE DE LA HONTE NATIONALE DE BRICE HORTEFEUX
De : non aux camps de rétention
dimanche 27 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| dimanche 27 janvier 2008, a 18:10 |
| Franchises. La phrase . |
« Elle (la Nation) garantit à tous, notamment
à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs,
la protection de
la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui,
en raison de son âge, de son état physique ou mental,
de la situation économique,
se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de
la collectivité des moyens convenables d'existence. »
Le onzième alinéa du préambule de la Constitution de 1946.
l' Huma du 26 / 01 / 08
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| dimanche 27 janvier 2008, a 17:55 |
| Electrochoc . |
Editorial par Yves Housson
Mettre sa vie en danger pour sauvegarder le droit de
se soigner… Il aura donc fallu en arriver là. Début janvier, un malade
du sida annonçait sa décision d'arrêter ses soins pour protester contre
les franchises médicales. Bruno-Pascal Chevalier voulait ainsi
illustrer les dangers d'une mesure qui risque de conduire nombre de
malades, dans le silence, hors micros et caméras, à la même extrémité.
Pour arrêter cette machine infernale, il ne voyait plus d'autre moyen
que le recours à cette forme d'action que l'on ne peut, avec lui, que
déconseiller d'imiter. Choix personnel, dramatique, mais hélas !
prévisible.
Rien, ni les critiques de la plupart des acteurs de la santé, ni
l'opposition de sept Français sur dix selon les sondages, n'avait pu
empêcher la majorité UMP d'adopter, à l'Assemblée, cette mesure de
« rupture » sarkozyste d'une portée considérable. Comme le rappellent,
dans une lettre au chef de l'État, six associations de malades
chroniques, il s'agit tout simplement de briser « l'un des fondements
de notre civilisation française : la solidarité de tous face à
l'attaque la plus dure, celle de la maladie ». Les malades doivent
payer parce qu'ils sont coupables d'être malades, responsables du
déficit de la Sécu… Oh, presque rien, 4 euros par mois en moyenne, 50
euros par an au maximum, ose encore répéter la ministre de la Santé
Roselyne Bachelot. Mais, s'ajoutant à un reste à charge annuel qui, de
forfaits en déremboursements divers, atteint déjà 500 euros en moyenne
pour des millions de patients, ce presque rien risque tout bonnement de
multiplier les renoncements aux soins. Et surtout, il renverse la Sécu
en institutionnalisant une inégalité devant la maladie en fonction des
revenus de chacun.
L'action de Bruno-Pascal a, semble-t-il, fait l'effet d'un
électrochoc. Les témoignages de soutien affluent. Les compteurs des
pétitions anti-franchises explosent. Les grands médias rouvrent leur
antenne au sujet. Et le président de la République doit sortir de son
silence en se fendant d'une lettre à Bruno-Pascal où il réitère ses
faux arguments. Et où, signe de faiblesse, il énonce une contrevérité
en prétendant que les franchises seraient remboursées par les mutuelles
alors que la loi prévoit justement le contraire. On remarque aussi que
les députés UMP, sans doute en butte au mécontentement de leurs
électeurs, ne se bousculent pas au portillon pour défendre le dossier.
La bataille contre cette régression sociale dramatique est loin
d'être perdue. Le docteur Christian Lehmann, figure de proue du
mouvement, le souligne à juste titre, c'est aux politiques qu'il
revient maintenant de prendre le relais. Il est encore temps de réparer
l'erreur. Derrière les franchises est posée la question du financement
de la santé : la France a-t-elle ou non les moyens de faire face, de
façon solidaire, aux besoins croissants, aux coûts toujours plus élevés
induits par les progrès de la médecine ? Sarkozy a prévu d'ouvrir un
débat national sur ce sujet crucial dans les prochains mois. Ce
pourrait être l'occasion de suspendre - au moins - les franchises. Et
d'explorer d'autres pistes, plus justes, plus efficaces, plus conformes
à une authentique « politique de civilisation ». Les idées ne manquent
pas. À titre d'exemple, rappelons qu'une taxe sur les stock-options
rapporterait, à elle seule, quatre fois plus que cet impôt sur la
maladie. Encore faut-il avoir le courage politique de s'en prendre aux
puissants de la finance. Scrutin local mais aussi premier test grandeur
nature pour le sarkozysme, les élections municipales et cantonales
donneront l'occasion aux citoyens assurés sociaux de peser en ce sens.
l' Huma du 26 / 01 / 08
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| dimanche 27 janvier 2008, a 17:23 |
| Baisse de la délinquance dans l’ Ain . |
Par Michel FRERE le dimanche 27 janvier 2008, 14:39 - Lien permanent
Le Gessien du vendredi 25 janvier 2008 rapporte
les chiffres de la Préfecture de l'Ain sur la Délinquance pour l'année
2007. Contrairement au satisfécit que s'accordent les autorités
préfectorales, je suis plutôt inquiet pour l'avenir et y vois la preuve
de l'abandon des actions préventives au dépend de la répression.
Tout d'abord bravo pour l'atteinte des
objectifs pour 2007 (3.6% de baisse au lieu des 2% espérés). Toutefois
le détail des chiffres est plus intéressant. Si le nombre de crimes et
délits a effectivement baissé, l'implication des mineurs est plus
importante en 2007 : “1285 en 2007 contre 1264 en 2006 et 837 en 2002.
D'autre part les violences sexuelles sont en hausse (+4,2%), les
coups et blessures également (+8.3%) ainsi que la criminalité organisé.
Autrement il faudrait se réjouir car nous avons sans doute moins le
malheur d'ête une victime d'une délinquance mais lorsque vous en êtes
ce sera sans doute beaucoup plus grave? D'autre part que vont devenir
ces jeunes délinquants dont le nombre est en constante augmentation? La
baisse constatée aujourd'hui sera t-elle la même pour l'avenir?
Encore une fois c'est sur la répression que compte nos autorités
gouvernementales. On attend peut -être qu'ils deviennent majeurs et de
vrais criminels pour leur taper dessu |
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| dimanche 27 janvier 2008, a 17:21 |
| Franchises : 300 000 signatures ! |
Santé
. La population ne doute plus du caractère injuste et injustifié de la
mesure. En témoignent les centaines de milliers de signatures
recueillies par les pétitions.
La mobilisation contre les franchises s'étend de jour
en jour. Il faut dire que la réalité crève les yeux : plus on est
malade, plus on est taxé. Il n'y a qu'à lire ce témoignage (un parmi
des milliers d'autres), recueilli sur le site de Bruno-Pascal
Chevalier, ce malade du sida qui a alerté l'opinion début janvier en
entamant une grève des soins. « Diabétique, atteint de l'hépatite C et
de surcroît au chômage, j'ai du mal à me faire suivre par mes médecins
malgré ma prise en charge à 100 %. (…) À 28 euros la consultation, cela
devient très dur à assumer et je suis obligé de “chromer” tant à la
pharmacie que chez le toubib. » Grâce à l'action de Bruno-Pascal
Chevalier, celui par qui le scandale est arrivé, les malades ont pu
prendre la parole et mettre en lumière l'injustice de cette loi
scélérate, qui s'attaque une fois encore aux plus pauvres.
« combien faudra-t-il de signatures ? »
En même pas un mois, les Français ont découvert la réalité des
franchises. Indignés, ils ont aussitôt réagi en signant massivement les
pétitions qui circulaient contre cette mesure. L'une, lancée par
l'Union confédérale des retraités CGT, a recueilli plus de 200 000
signatures, tandis que celle initiée par le collectif contre les
franchises médicales, réunissant professionnels de la santé, partis
politiques, syndicats et associations, en a comptabilisé plus de 100
000. Soit au total plus de 300 000 signatures. De quoi mettre le
gouvernement au pied du mur. Comme le souligne lui-même Bruno-Pascal
Chevalier, « ce mouvement de contestation n'est pas un mouvement isolé
». « Mais combien faudra-t-il de signatures pour que la ministre
reprenne sa copie ? » s'interroge-t-il.
D'abord relativement discrets, les politiques ont depuis quelques
jours pris le dossier à bras-le-corps. « Il faut aboutir à l'abrogation
de cette loi », martèle le Parti communiste français, dont la
secrétaire nationale Marie-George Buffet a été l'une des premières
figures politiques à soutenir le gréviste des soins. Depuis, de
nombreux ont suivi : la Ligue communiste révolutionnaire, les Verts, et
dernièrement le Parti socialiste. François Hollande, le premier
secrétaire du PS, a promis d'intervenir de manière récurrente lors des
traditionnelles questions au gouvernement à l'Assemblée nationale pour
demander le retrait des franchises.
Entre-temps, des associations - la FNATH (Fédération nationale des
accidentés de la vie et des handicapés) et l'ANDEVA (victimes de
l'amiante) - ont déposé en début de semaine un recours devant le
Conseil d'État concernant le décret d'application des franchises
médicales, arguant qu'elles portent atteinte au onzième alinéa du
préambule de la Constitution de 1946.
un enjeu pour les municipales
Le bras de fer est donc engagé. Mercredi d'ailleurs, Jean-Louis
Touraine, député PS du Rhône, a posé clairement la question à la
ministre de la Santé. « Accepteriez-vous de revenir sur cette mauvaise
mesure ? », a-t-il demandé, après avoir rappelé les conséquences de
celle-ci. « Les franchises médicales vont dissuader nombre de patients
de se faire soigner précocement et efficacement. (…) Face à ce drame,
vos réponses apparaissent en décalage, sans compassion ni empathie.
Celle effectuée par écrit par le président de la République est en
outre fausse, traduisant la méconnaissance par M. Sarkozy des lois
qu'il a suscitées : non, les franchises médicales ne peuvent pas, au
terme de la loi, être assurées par des organismes complémentaires et ne
peuvent donc pas être remboursées. La plupart des malades n'ont d'autre
solution que de payer ou de renoncer aux soins ! »
Sans surprise, la ministre de la Santé a biaisé : « Notre système
d'assurance maladie assure une solidarité parmi les plus élevées du
monde, avec 80 % des dépenses remboursées. » Et encore une fois, elle a
tenu à rappeler que « 15 millions de nos concitoyens les plus fragiles
» étaient exonérés des franchises. « Celui qui a entamé une grève des
soins parle pour tous les autres malades. Cela devrait être de nature à
faire réfléchir ceux qui ont prôné une telle mesure », estime
Jacqueline Fraysse, députée PCF et par ailleurs médecin. Pour elle,
l'ampleur du mouvement « va peut-être permettre de revenir sur la loi
de financement de la Sécurité sociale », validée par le Conseil
constitutionnel. « Le fait qu'on voie concrètement les conséquences de
cette mesure ne peut que stimuler les parlementaires, y compris de
droite, qui, pendant le débat, étaient mal à l'aise », espère la
députée des Hauts-de-Seine. « On va tout faire pour que ça bouge »,
insiste-t-elle, soulignant « l'enjeu » que représentent les franchises
médicales dans la campagne des élections municipales à venir.
Alexandra Chaignon
l' Huma du 26 / 01 / 08
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| dimanche 27 janvier 2008, a 12:17 |
| La millionnaire condamnée pour avoir perçu six ans de RMI . |
vendredi 25 janvier 2008 (15h47) :


de Gaëtane Bossaert
L. Pineau-Valencienne, la fille du grand industriel
français, était jugée hier à Nanterre avec son compagnon pour avoir
indûment touché le RMI pendant des années. Ils ont été condamnés à 8
mois de prison avec sursis et 25 000 € d'amende chacun.
DES MILLIONS d'euros de patrimoine et de capitaux
placés, et un RMI, le revenu minimum d'insertion, qui tombe tous les
mois, pendant six ans. L'escroquerie est reprochée à Laurence
Pineau-Valencienne, 42 ans, fille du capitaine d'industrie français, et
à son compagnon, Adda Osmani, animateur radio de 38 ans.
Hier soir, la quinzième chambre du tribunal
correctionnel de Nanterre a condamné le couple à huit mois
d'emprisonnement avec sursis, et 25 000 € d'amende chacun.
Doublant les réquisitions du ministère public, les
juges ont dit leur irritation face au “comportement inadmissible et
insupportable” des prévenus. Les avocats de la défense ont annoncé leur
intention de faire appel.
“On ne peut pas constamment se réfugier derrière papa”
La justice reprochait à Adda Osmani d'avoir indûment
perçu plus de 40 000 € de revenu minimum d'insertion, entre février
1999 et mai 2005. A l'époque, ce jeune homme avait quitté le
Val-de-Marne pour s'installer à Boulogne (Hauts-de-Seine), chez sa
compagne, avec qui il venait d'avoir un enfant. Intermittent du
spectacle, il perçoit le RMI : « C'était pour avoir une couverture
sociale, en cas de problème de santé… Je gagne 70 € par mois en animant
deux émissions radios », évoque-t-il d'un ton poli. Mais lorsque son
dossier le suit dans les Hauts-de-Seine, il est joint à celui de sa
compagne, connue de la CAF parce que jeune maman. Tous deux signent
alors, chaque trimestre, une déclaration destinée à la CAF qui ne
mentionne que les maigres revenus d'Adda Osmani. Et tous deux
perçoivent une allocation de quelque 600 € mensuels, en tant que «
couple sans ressources avec enfant ». « Sans ressources » n'est
évidemment pas le terme qui qualifie le mieux la situation de Laurence
Pineau-Valencienne, plusieurs fois assujettie à l'impôt sur la fortune,
et poursuivie pour « complicité ».
Un bref examen des comptes en banque de la riche
héritière ne la mettait pas en position de percevoir une allocation
clairement dédiée aux plus démunis. Le tribunal évoque un patrimoine
immobilier « objectivement conséquent », et un compte bancaire courant
qui a vu circuler 650 000 € de capitaux, entre 1998 et 2005.
Manifestement, la fille laisse à son père le soin de gérer sa fortune.
Et ne s'intéresse guère à la gestion de ses comptes. « Vous n'avez pas
de prise directe sur ce que vous possédez ? » interroge la présidente,
Isabelle Prévost-Desprez. « Non… » murmure la prévenue. « Il y a un
mandat de gestion ? Vous ne savez pas ? » « Euh, non… » Le banc de la
partie civile s'impatiente : « On ne peut pas constamment se réfugier
derrière papa, il faut devenir adulte », râle l'avocate de la CAF des
Hauts-de-Seine.
« Je n'ai pas ouvert de dossier RMI, je ne l'ai jamais demandé »
Petite blonde toute menue, Laurence Pineau-Valencienne
plaide l'ignorance : « Je ne connaissais pas tous les tenants et
aboutissants du RMI, assure-t-elle d'une voix plaintive. Adda m'avait
dit de signer ces papiers pour la CAF, il avait l'air sûr de lui… Je
n'aurais jamais signé si j'avais su que ce RMI m'était attribué ! Je
n'ai pas ouvert de dossier RMI, je ne l'ai jamais demandé »,
assure-t-elle. « Vous ne l'avez pas demandé, mais vous l'avez perçu »,
rectifie la présidente. « Vous avez signé, quatre fois par an pendant
six ans, un document extrêmement basique où il n'y avait rien de
mentionné devant revenus de madame », insiste la procureur. Me Béranger
Tourné tient la barre : sa cliente n'a « jamais eu d'intention
frauduleuse ». « Je ne trouve pas une seule raison objective pour
qu'elle ne déclare pas la réalité de son patrimoine », martèle l'avocat.
C'est un reportage de France 3, diffusé en novembre
2006, qui avait mis le feu aux poudres. Celui-ci révélait un rapport
d'enquête confidentiel émanant de la CAF des Hauts-de-Seine, qui
mettait en lumière la situation pour le moins incongrue de Laurence
Pineau-Valencienne. La plainte alors déposée par la CAF pour vol et
violation du secret professionnel avait lancé l'enquête. Aujourd'hui,
l'héritière a remboursé deux ans d'allocations indues, soit 14 000 €.
Le conseil général, à qui incombe la gestion du RMI, n'a pas souhaité
porter plainte.
http://www.leparisien.fr/home/info/…
De : jolui
vendredi 25 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| dimanche 27 janvier 2008, a 08:43 |
| Adieu service public,bonjour ( marché public ) |
Emploi
. Malgré l'opposition de la gauche, en dépit des syndicats et des
associations de chômeurs, la fusion ANPE-UNEDIC a été entérinée jeudi
matin.
« Ce texte essentiel est destiné à améliorer le marché
public de l'emploi. » En ouverture, mardi soir, du débat à l'Assemblée
nationale sur le projet de loi instaurant la fusion entre l'ANPE et
l'UNEDIC, Christine Lagarde, ministre de l'Économie, des Finances et de
l'Emploi utilise cette singulière formule. Un lapsus ? « Le marché
public de l'emploi ? », s'étranglent en choeur plusieurs députés de
gauche. « Vous avez bien entendu », rétorque du tac au tac Christine
Lagarde. C'est sous cet auspice, avec cette transmutation volontaire du
« service public de l'emploi » en « marché public de l'emploi », que se
sont déroulés les débats express jusque tard dans la nuit de mercredi à
jeudi.
Les socialistes et les communistes ont défendu un à un leurs
nombreux amendements, mais ils n'ont pas obtenu, par exemple, que les
associations de chômeurs soient représentées au sein du futur « Conseil
national de l'emploi » chargé de diriger la nouvelle institution
résultant de la fusion entre l'ANPE et l'UNEDIC en définissant des
« orientations stratégiques des politiques de l'emploi ». Les
collectivités territoriales auront droit, elles, à la portion congrue.
Régulièrement en grève ces derniers mois pour défendre le sens de leurs
missions, mais aussi leurs conditions de travail, leurs statuts et
leurs droits acquis, les agents de lcomme ceux de l'assurance chômage
n'ont toujours pas reçu les garanties qu'ils attendaient : droit
d'option pour tous, garanties salariales, préservation des missions,
activation toujours plus importante des dépenses dites « passives » (ce
qui pourrait conduire à un nouveau rétrécissement du nombre de chômeurs
indemnisés)… À l'AFPA, la perspective du démantèlement, survenue par
surprise à l'occasion du débat au Sénat il y a deux semaines, est plus
que jamais à l'ordre du jour.
À l'issue du débat, l'UMP et le Nouveau Centre ont voté pour le
projet de loi. Pour le groupe socialiste, Monique Iborra exprime la
« crainte » que le gouvernement « opère une OPA sur le financement de
l'UNEDIC et réduise beaucoup le paritarisme ». Au nom des députés
communistes, Roland Muzeau dénonce « l'objectif réel » de ce texte,
loin de ses ambitions affichées de réduire le chômage et de simplifier
les démarches des demandeurs d'emploi : « Il s'agit tout simplement de
démanteler le service public de l'emploi en passant de la protection et
de l'accompagnement du demandeur d'emploi à un modèle coercitif inspiré
de l'idéologie anglo-saxonne du « workfare ». La fusion des activités
de placement et d'indemnisation vous permettra de contrôler davantage
les demandeurs d'emploi et de les contraindre à accepter n'importe quel
poste dans des entreprises qui s'entêtent à proposer des emplois
précaires, des salaires indignes, des conditions de travail
déplorables, au risque de nourrir le travail clandestin. »
* CTP. Les députés ont décidé, mercredi soir, de prolonger jusqu'au
1er décembre 2008 (au lieu du 1er mars) l'expérimentation du contrat de
transition professionnelle (CTP) dans sept bassins d'emploi. Ils ont
également voté un article additionnel visant à « adapter » ce contrat à
l'architecture institutionnelle prévue par le projet de loi de fusion
entre l'ANPE et l'UNEDIC.
T. L.
l' Huma du 25 / 01 / 08
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| dimanche 27 janvier 2008, a 08:15 |
| 7 milliards volatilisés dans le système financier . |
Crise
banquaire . Entre opérations frauduleuses et crise des subprimes, la
Société générale a déclaré, hier, lors d'une conférence de presse
exceptionnelle, des pertes colossales pour l'année 2007.
La
Société générale (SG) a révélé jeudi des pertes colossales dues à une
« fraude » massive au sein de la banque, la plus importante de
l'histoire de la finance (- 4,9 milliards d'euros), mais aussi à la
crise des « subprimes » (- 2 milliards d'euros). La Société générale,
l'une des trois premières banques françaises, a expliqué que l'un de
ses traders, travaillant au sein d'une sous-division de ses activités
de marché depuis 2005 et comme « technicien » depuis 2000, avait
profité de « sa connaissance approfondie des procédures de contrôle »
pour « dissimuler » des transactions. Cette fraude est d'autant plus
spectaculaire qu'elle est intervenue dans des activités sur lesquelles
cet établissement est le numéro un mondial incontesté et qui
nécessitent une architecture sophistiquée de contrôle des risques.
L'employé, qui a reconnu les faits, a été immédiatement mis à pied et
une plainte a été déposée contre lui jeudi, a indiqué le PDG, Daniel
Bouton.
un contexte « malheureux »
La
fraude a été découverte dimanche après un contrôle de routine vendredi
soir et deux jours d'enquête. Lundi, la direction a souhaité solder
l'ensemble de ces positions, pour un montant de 40 à 50 milliards
d'euros. Compte tenu du « krach » du début de semaine, l'opération a
coûté 4,9 milliards d'euros à la banque, soit plus de la moitié du
« trou de la Sécurité sociale », et aurait pu avoir des conséquences
encore plus importantes si les cours de la Bourse avaient chuté plus
violemment. Toutefois, le résultat net de la banque restera positif en
2007, avec des gains estimés entre 600 et 800 millions d'euros. Lors
d'une conférence de presse, hier, la direction a tenté de banaliser
l'événement, intervenu selon elle dans un contexte « malheureux ».
faillite du système ou escroquerie ?
Pour
Elie Cohen, professeur d'économie à Science Po, l'explication donnée
par la Société générale est difficile à croire. « La banque française,
championne des produits dérivés, est châtiée par là où elle a innové.
Les procédures de contrôle interne, qui normalement constituent le
coeur de métier des banques, se sont révélées dramatiquement
insuffisantes », poursuit-il. Ce sentiment a été confirmé par un
analyste d'une société de gestion parisienne, souhaitant garder
l'anonymat, qui estime « quand même curieux que quelqu'un qui
semble-t-il n'avait pas de très grosses responsabilités » ait pu seul
provoquer de telles pertes. « Ce n'est pas à une personne qui touchait
peu pour le secteur, même pas 100 000 euros, à qui on va confier des
portefeuilles extrêmement importants », explique-t-il, jugeant que la
Société générale est peut-être en train de « charger un pauvre bougre
pour faire passer des pertes qui se sont accumulées » au cours de la
crise des « subprimes ».
Evénement exceptionnel
ou faillite d'un système, cette affaire ressemble à l'escroquerie
réalisée dans les années 90 aux dépends de la Barings par son courtier
Nick Leeson, qui a abouti à la ruine du vénérable établissement. Plus
récemment, l'affaire du « trader de Calyon », intervenue en septembre
2007, avait coûté au Crédit agricole 230 millions d'euros. Selon une
note des analystes de HSBC, « le sentiment sur le contrôle des risques
dans les banques françaises est une nouvelle fois touché et cela ne
fera que renforcer les craintes des investisseurs pour le secteur
bancaire ».
Clotilde Mathieu l' Huma du 25 / 01 / 08
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| samedi 26 janvier 2008, a 23:32 |
| RASSEMBLEMENT : Dimanche 27 janvier 2008 ( suite aux événement à Vincennes ) |
samedi 26 janvier 2008 (20h05) : rass. dimanche sans pap 15h

suite aux événements très grave d'aujourd'hui à
vincennes (tabassages dans le centre, etc.), un appel à venir dimanche,
à 15h manifester devant le centre de vincennes, au moment où, à moins
de 100 metres, se tiendra le grand prix d'amérique…
15h, rer A, joinville le pont (10 minutes en rer à partir de Nation).
De : sans pap
samedi 26 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 26 janvier 2008, a 22:54 |
| SôS ! EMEUTES A VINCENNES : Les mots sont pesés !! |
La tension ne cesse de monter depuis hier soir au CRA de Vincennes.
Les familles ont attendu en vain de pouvoir rendre
visite à leur proche. Les affrontements directs entre sans-papiers et
policiers ont repris dès cet après-midi. Deux départs de feux ont de
nouveau nécessité l'intervention des pompiers. Un sans-papier qui doit
sortir tantôt expliquait se faire tout petit, rester dans son coin pour
ne pas se faire remarquer : “on dirait que c'est la guerre ici”.
Des initiatives suivront. La lutte continue.
SôS
COMMUNIQUE DES SANS-PAPIERS EN LUTTE APPEL A MOBILISATION !
Ce mercredi 2 janvier, Nous, Sans-papiers du
Mesnil-Amelot, nous poursuivons la grève de la faim. Nous nous sommes
fait arrêtés pour certains lors de démarches au commissariat, pour
d'autres lors de démarches administratives, pour beaucoup lors de
rafles anti-immigrés. Nous refusons d'être traités comme des
sous-hommes et appelons l'ensemble des gens qui pensent encore que nous
sommes des êtres humains à dire “Stop” à cette politique raciste.
Les évènements de ces derniers jours montrent que
l'état de droit s'arrête aux portes des centres de rétention. Les
violences policières et les restrictions dans l'accès aux soins sont
notre lot quotidien dans l'attente de notre expulsion. Les droits
élémentaires de l'homme nous sont déniés : liberté d'expression, de
communication, de réunion et d'association. Lors de ses voeux, le
président de la République a étalé son habituelle compassion en
oubliant comme d'habitude les sans-papiers qui ne demandent qu'une
chose : pouvoir travailler paisiblement en ayant les mêmes droits que
les autres habitants de ce pays.
Nous, sans-papiers du Mesnil-Amelot appelons dès
aujourd'hui à occuper les abords de tous les CRA en France et en
Europe. Pour ce, nous demandons à l'ensemble de nos soutiens de SE
RENDRE TOUS LES JOURS A 15H DEVANT TOUS LES CENTRES DE RETENTION
ADMINISTRATIVE DE FRANCE ET D'EUROPE AFIN D'EXIGER LA FERMETURE
IMMEDIATE DE TOUS LES CENTRES DE RETENTION EN FRANCE ET EN EUROPE ET
L'ARRET IMMEDIAT DE TOUTES LES EXPULSIONS.
Pour connaître la réalité de notre situation,
appelez-nous à l'intéreur des CRA aux cabines téléphoniques dont les
numéros sont : Mesnil-Amelot 01 49 47 49 53 ou 01 49 47 02 40 ou 01 49
47 02 50 / Vincennes 01 45 18 59 70 ou 01 45 18 02 50 ou 01 45 18 12 40
A vous de rentrer en contact avec tous les autres centres.
Apportez-nous des cartes téléphoniques, des cigarettes et du soutien.
L'association SôS soutien ô sans-papiers entend être un
outil au service des sans-papiers enfermés afin qu'ils puissent faire
entendre leur voix. SôS appelle à la poursuite de la mobilisation au
centre de Vincennes et dans tous les autres centres de rétention en
France et en Europe. Fermeture immédiate des centres de rétention Des
papiers pour tous Libre-circulation, libre-installation Arrêt immédiat
de toutes les expulsions La lutte continue.
Abou 0660151065 / Rodolphe 0698703349 Yann 0686622364 / Solange 0662172098
De : SôS Soutien ô Sans-papiers
samedi 26 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 26 janvier 2008, a 22:37 |
| Elections Professionnelles aux chantiers navals Aker Yards de Sain-Nazaire . |

La CGT redevient 1ere organisation syndicale sur le site.

Tous collèges confondus, en Délégués du Personnel titulaires, la CGT obtient 734 voix (43.48%), 676 pour la CFDT (40.05%).
Tous collèges confondus, au Comité d'Entreprise titulaire, la CGT obtient 699 voix (41.48%), 684 pour la CFDT (40.59%).
Au 1er collège, les résultats de la CGT sont :
En Délégués du Personnel titulaires : 78.82%
Au Comité d'Entreprise : 77%
Dans le 2ème collège, les résultats de la CGT sont :
En Délégué du Personnel titulaire : 25.72%
En Comité d'Entreprise titulaire : 21.79%
La CGT n'était pas représentée au 3ème collège.
L'organisation syndicale retient malheureusement, une
progression d'abstention de 11% par rapport aux élections de 2005. Le
vote par correspondance favorisé par la Direction ainsi que la
multiplication des horaires atypiques (nuit, équipe du week-end…) sont
vraisemblablement la cause de la diminution de l'expression des
salariés.
Globalement, malgré l'absence de la CGT dans le 3ème
collège, notre organisation considère que les résultats obtenus sont
appréciables et qu'ils méritent encore une analyse plus approfondie.
Face à une situation difficile, tant sur le plan
économique, que social, la CGT a reçu le soutien des salariés,
massivement conscients de la nécessité de se rassembler contre les
effets néfastes des politiques gouvernementales et patronales. Nous les
en remercions vivement.
A partir de cette situation, la CGT, 1ere organisation
syndicale sur le site, revendique les responsabilités qu'il lui incombe
tant au Comité d'Entreprise, qu'au Comité d'Hygiène et de Sécurité et
Conditions de Travail.
Ce vote démontre que des possibilités d'interventions
collectives existent et sont à développer dans l'intérêt des emplois,
de la pérennité de la construction navale à Saint-Nazaire et du progrès
social.
Pour sa part, la CGT poursuivra dans cette voie.
De : USM-CGT
samedi 26 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 26 janvier 2008, a 21:59 |
| 9,3 % : Un hold-up géant . |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
Il n'y a pas de fatalité en économie, il n'y a pas besoin de “travailler plus pour gagner plus”: Faire payer les riches suffit

Depuis le début des années 80, la part des
salaires dans le PIB de la France a baissé de 9,3%. Qui sont partis
dans la poche du Capital. Ces 9,3% équivalent à plus de 150 milliards
d'€ : soit une douzaine de fois le trou de la Sécu ! Un hold-up géant,
renouvelé chaque année, au détriment des salariés.
Ce chiffre, 9,3 %, suffit à contester toutes les « réformes » en
cours : allongement de la durée de cotisations pour les retraites,
salaires qui stagnent depuis vingt ans, mise en place de la franchise
médicale… Car toutes ces mesures ont un dénominateur commun : gratter
encore quelques avantages aux salariés. Tandis que la question du
partage des richesses n'est jamais posée…
Nicolas Maury
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| samedi 26 janvier 2008, a 21:47 |
| Municipales : Le MoDem c'est la droite ! |
Dans un certain nombre de villes, la constitution de listes pour les
municipales donne lieu à des accords entre le PS et le MoDem de
François Bayrou: Dijon, Roubaix, Montpellier, Grasse, Joué-lès-Tours,
Ballan-Miré, Grenoble, Tours, Le Quesnoy ...
Ces alliances ne font que souligner la complète dégénérescence
politique de la direction actuelle du PS. Le Modem est un parti
capitaliste, dont les dirigeants ont systématiquement soutenu la
politique de régression sociale mise en œuvre par les gouvernements de
Raffarin et de Villepin, entre 2002 et 2007. Il est l'ennemi implacable
des travailleurs, des jeunes et des retraités – et l'ami fidèle de la
classe possédante qui ruine l'économie du pays. La constitution des
listes PS-Modem, au premier comme au deuxième tour, doit être combattue
par tous les militants socialistes soucieux de lutter contre la droite
et le capitalisme.
Le PCF, pour sa part, doit faire
preuve de la plus grande clarté. Il doit dénoncer publiquement de tels
accords, et rejeter toute participation des communistes à des listes
comprenant un ou plusieurs candidats du Modem (ou toute autre
personnalité de droite). Nicolas Maury
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| samedi 26 janvier 2008, a 21:34 |
| La Société Générale invente le Dreyfus-Trader . |

La
Société Générale, troisième plus grande banque française, a annoncé une
perte de 7 milliards d'Euros, dont 4,9 milliards aurait pour origine
« une fraude interne », du fait d'un seul employé.
Incompétent notoire, fraudeur génial ou grossière
manipulation de communication, les experts financiers ont déjà
tranché : un seul homme ne peut être responsable d'une fraude d'une
telle ampleur.
Depuis plusieurs semaines, la crise financière
s'aggrave, provoquant même un véritable Krach boursier ces derniers
jours. Dans ce paysage financier apocalyptique, tout les coups de
communications sont permis pour masquer la faillite du capitalisme
financier.
Quel dramatique aveu d'échec pour la troisième banque française, et
plus largement pour le système financier que d'être dans l'incapacité à
s'auto-réguler !
C'est ainsi, que la Société Générale invente le dreyfus-trader. Plus c'est gros, plus ça passe.
Parti communiste français
Paris, le 25 janvier 2008 |
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| vendredi 25 janvier 2008, a 08:30 |
| Au pied du trône . |
Editorial par Patrick Apel-Muller
L'esprit
de cour demande de la souplesse d'échine et de l'humilité face au
monarque. Jacques Attali en possède à revendre qui, hier, citait Turgot
pour donner du « Vôtre Majesté » à Nicolas Sarkozy et la supplier de
« maintenir l'exécution » de son rapport, « avec fermeté, sans se
laisser effrayer par des clameurs qu'il est impossible d'éviter ».
Partisan de l'absolutisme libéral, l'ancien sherpa de François
Mitterrand l'est devenu de l'absolutisme politique.
Le
chapeau du contrôleur général des finances de Louis XVI est un peu
grand pour cet inconditionnel de la mondialisation capitaliste et,
reconnaissons-le, il n'a pas proposé que seuls les propriétaires
puissent voter ni conduit à la famine de 1775… Mais « les clameurs »
montent. Les fonctionnaires font grève aujourd'hui et manifestent parce
que leur pouvoir d'achat diminue, que leurs effectifs vont être
diminués, que les services rendus à la population ne cessent de se
réduire. Ils ont d'ailleurs le soutien de 57 % des Français (75 % des
sympathisants de gauche), qui jugent leur mouvement « justifié », selon
l'institut BVA. Une majorité absolue (56 %) estime « mauvaise » la
politique économique du gouvernement et recale les mesures phares du
rapport de la commission Attali. Mais le président de la République a
annoncé la couleur, il n'hésitera pas à gouverner contre la volonté du
peuple. Absolument monarque.
Le ministre de
l'Éducation, Xavier Darcos - sans doute plus répétiteur que
pédagogue -, s'est autorisé à déclarer à l'Assemblée nationale ne
« plus très bien » savoir quels sont « les motifs de cette grève »
devenue, selon lui, « une sorte de rituel ». La suppression de plus de
11 000 postes d'enseignants à la rentrée (et le rythme doit ensuite
s'accélérer !), l'accroissement des délais des remplacements, la
suppression d'options ou d'enseignements… tout cela ne serait qu'un
attachement suranné à l'avenir des enfants, un réflexe conditionné qui
envisagerait un avenir pour tous plutôt que des intérêts très
particuliers. Avec des frénésies de lapins mécaniques, les médias
dominés par les groupes du CAC 40 s'attachent à voiler ces enjeux
derrière le refrain des « scléroses corporatistes », la comptine « des
privilèges qu'auraient les salariés modestes » et la scie des
« emmerdements maximum » que causent les grèves, selon la formule
délicate du ministre. Ils feraient bien de laisser la pensée unique de
côté et de regarder de près l'enquête du CSA sur l'information, publiée
hier par la Croix, qui relève les sujets que les Français jugent
maltraités. Ils portent pour la plupart sur ces tensions économiques et
sociales, sur les menaces que font peser les dérégulations libérales
sur des secteurs utiles aux populations.
Mais
dans les allées du palais l'autosatisfaction est une règle de
l'étiquette. Alors que l'économie mondiale est secouée par une crise
aiguë, que les Bourses européennes chutaient de nouveau hier, Nicolas
Sarkozy plastronnait en se réjouissant d'avoir adopté « une politique
qui est à peu près celle que les États-Unis sont en train d'enclencher
aujourd'hui ». Avec de si beaux résultats ! Lui qui, comme ce fut fait
aux États-Unis, voulait endetter les Français en les faisant « tous
propriétaires », se bouche les yeux devant le désastre des subprimes et
ces millions d'Américains jetés à la rue, faute de pouvoir payer leurs
emprunts.
« Les choix économiques de juillet
étaient les bons, se persuade le porte-parole du gouvernement Laurent
Wauquiez, d'ailleurs, il n'y a aujourd'hui plus aucun débat là-dessus,
personne ne conteste. » Versailles ou Neuilly s'étourdissent, le
président absolu remonte sa montre de prix, la rue commence à gronder. l' Huma du 24 / 01 / 08
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| vendredi 25 janvier 2008, a 07:52 |
| Bachelot s'engage,mais ne pais pas . / 2 ( commentaire du SNIP CFE-CGC . ) |
“Ne
laissons pas brader les Heures Supplémentaires des infirmières ! La
réunion de négociation du 22 janvier entre le Ministère et les 8
syndicats représentatifs, sur la monétarisation des heures sup. des
hospitaliers devait durer toute la journée, mais les participants se
sont séparés dès la fin de matinée, les propositions du Ministère étant
inacceptables. « Lorsque le Ministère nous a proposé de solder nos
heures sup., nous pensions que par « solder », il entendait « résorber
le stock » : aujourd'hui nous avons compris que par « solder » il
voulait aussi dire « brader les prix » ! a déclaré Thierry Amouroux, le
Président du SNPI CFE CGC. Yann Bubien, Conseiller Social de la
Ministre, propose ainsi de payer les heures sup. sur la base d'un
forfait de 11 euros brut. « Même si vous souhaitons un paiement calculé
en fonction de l'indice de l'agent, on peut toujours discuter d'un
montant en euros, mais il y a un principe de fond : nous ne pouvons pas
admettre qu'à l'hôpital une heure sup. soit moins payée qu'une heure
normale, alors qu'elle est majorée de 25 % dans le privé » s'indigne
Thierry Amouroux. En effet, le montant brut d'une heure d'IDE est de 13
euros (soit moins 15 %) et celle d'un cadre infirmier de 16 euros (11
euros c'est donc moins 30 % !). Pour le coup, c'est travailler plus
pour gagner moins ! Nous souhaiterions que notre Ministre applique les
directives présidentielles ! De même, pour la rémunération des jours
mis dans un Compte Epargne Temps (CET), Yann Bubien nous a indiqué
qu'ils seraient payés 80 euros en catégorie B (infirmière) et 125 euros
en catégorie A (cadre de santé), dans la limite de 50 % des jours
déposés par l'agent sur son CET. Là encore, s'il est normal que la
rémunération d'une journée de travail tienne compte du niveau d'études
et de responsabilités, comment comprendre qu'un médecin soit payé 300
euros par jour de RTT (selon l'accord du 15 janvier dernier), et une
infirmière seulement 80 ? Notre niveau de reconnaissance est-il si
faible ? Ce n'est pas une profession que l'on exerce pour l'argent,
mais ce n'est pas du bénévolat non plus ! En multipliant le montant
brut d'une heure d'IDE (13 euros) par 7 heures, on obtient déjà 91
euros. Pour le Ministère, les soldes sont également ouvertes pour les
CET des infirmières ! Au-delà de l'aspect financier, il y a un problème
de fond sur la « valeur » d'une journée de travail, et le niveau de
non-reconnaissance de la profession infirmière. La dernière réunion de
négociation est prévue le 29 octobre : vous n'avez que quelques jours
pour vous faire entendre ! Aussi, le SNPI CFE-CGC invite des personnels
infirmiers : à faire grève et à manifester le jeudi 24 janvier à
envoyer par mail ou par fax la pétition refusant que l'on brade ainsi
notre diplôme Les coordonnées du ministère et texte de la pétition sont
en téléchargement dans l'article :
http://www.syndicat-infirmier.com/article.php3?id_article=484″
Ce commentaire a été posté par SNPI CFE-CGC.
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| jeudi 24 janvier 2008, a 22:43 |
| Mariés à la Mairie de Bernard Accoyer,séparés par la politique des amis du maire d'Annecy le Vieux !!! |
Par Pierre BOUKHALFA le jeudi 24 janvier 2008, 20:53 - Victimes d'exclusion/répression - Lien permanent
A l'appel du Comité de Défense du Droit d'Asile, du Collectif de Soutien aux Sans-Papiers, de RESF, la LDH Rassemblement Vendredi 25/1 à 18H devant la préfecture d'Annecy pour :
- demander la régularisation de Thi Thu Hong Martinez
- et crier notre colère devant ces acharnements d'un autre temps.
Thi Thu Hong, vietnamienne de 28 ans, est arrivée régulièrement en France en septembre 2005.
Le 22 octobre, elle épouse l'homme de nationalité française qu'elle
avait rencontré au Vietnam. Une carte de séjour lui est alors délivrée
par la préfecture de Lozère ; puis renouvelée jusqu'au 23 novembre 2007.
La vie conjugale s'est dégradée, Thi Thu Hong est chassée du
domicile par son mari. Elle divorce. Elle déménage en Haute-Savoie, et
tient au courant les différents services des étrangers compétents.
Mais le 24 juillet 2007, Le préfet de Haute-Savoie refuse un
renouvellement de son titre de séjour ; et lui demande de quitter le
territoire.
Thi Thu Hong entame des démarches administratives pour pouvoir
rester, mais elle est placée en rétention le 6 octobre 2007. Elle
obtient finalement une assignation en résidence chez son nouvel ami,
avec lequel elle vit maritalement depuis fin 2006. Comme on le lui a
demandé, elle pointe une fois par jour au commissariat d'Annecy.
Pendant cette période, elle se remarie le 3 novembre 2007 à la mairie d'Annecy le Vieux de Bernard ACCOYER.
Le préfet est informé. Elle demande un nouveau titre de séjour. Elle
refuse donc logiquement de repartir pour le Vietnam le 13 novembre
2007, elle en est avertie d'ailleurs que le 7, soit 4 jours après son
mariage.
Le 15 janvier, les gendarmes sont venus la chercher, et amenée au centre de rétention de Lyon St-Exupéry.
Son mari est consterné.
Le 21 janvier, le tribunal administratif décide sa sortie du CRA, et
demande une nouvelle assignation à résidence. Son expulsion est-elle
toujours prévue ce jeudi 24/1 ? Les gendarmes téléphonent à son mari
pour lui demander de se présenter à la gendarmerie.
Mais à bout de forces physiques et psychologiques, dans un état
d'incompréhension totale de ce qui lui arrive, Thi Thu Hong est
aujourd'hui hospitalisée pour une grave dépression.
Plusieurs questions se posent :
- est-ce qu'une femme d'origine étrangère n'a pas le droit de divorcer quand elle est malmenée par son mari et n'ait encore moins le droit de se remarier
- est-ce que M. ACCOYER cherche à faire disparaitre les traces d'un
mariage “embarrassant” pour son image aux yeux de ses amis UMP ???
Toujours est-il que la politique de ce gouvernement s'échine encore
à vouloir briser des vies, pour satisfaire aux quotas imposés par un
chef d'état assoiffé de voix d'électeurs d'extrême droite.
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| jeudi 24 janvier 2008, a 22:22 |
| Manif Nationale à PARIS ( EDF / GDF 22 / 01 / 08 |
Reportage video sur la Manif Nationale à PARIS du 22.01.2008

de Mines Energie CGT
Cheminots, Débat général, Industries Electriques et Gazieres, RATP, médias
Les médias n'ayant pas voulu couvrir l'évènement, nous avons donc décidé de faire un film et de vous le proposer sur ce blog.
Les électriciens et gaziers actifs et retraités se sont
massivement mobilisés avec les cheminots et les agents de la RATP, ils
étaient près de 50 000 dans les rues de Paris pour exprimer leur refus
d'une dégradation de leurs droits à la retraite et du pouvoir d'achat
des retraités.
http://www.dailymotion.com/video/x4...
Manifestation nationale du 22 janvier 2008
De : Mines Energie CGT
jeudi 24 janvier 2008 |
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| jeudi 24 janvier 2008, a 21:47 |
| Un rapport sur mesure pour Sarkozy . |
Économie . Jacques Attali remet aujourd'hui ses 315 propositions libérales en soutien à la politique du gouvernement.
La commission présidée par Jacques Attali doit rendre
aujourd'hui au président Nicolas Sarkozy son rapport sur « la
libération de la croissance » française. Ce rapport en partie révélé
par les Échos a pour objectif de « changer la France ». Moins de cinq
mois après l'installation de la commission, c'est un pavé de plus de
200 pages qui compte en fait 314 propositions, déclinées autour de
« huit ambitions » et vingt mesures jugées « fondamentales ». Hasard du
calendrier, Ce rapport tombe deux jours après le « Black Monday »
(lundi noir), qui a vu s'effondrer les Bourses de la planète à un
niveau jamais atteint depuis les attentats du 11 septembre 2001. Ce
krach boursier n'est pas « un événement malheureux » visant à corriger
les erreurs des spéculateurs mais bel et bien l'illustration de
capitalisme financier plébiscité dans le traité européen n'imposant
aucune règle sur les marchés financiers et mettant en péril les
structures industrielles et bancaires.
Les propositions qui sont exposées balayent un très grand nombre de
thèmes, avec une large place faite à l'enseignement : apprentissage de
l'économie dès l'école primaire, création de dix pôles d'enseignement
et de recherche financés à 80 % par des fonds privés ; aux PME :
réduction du délai de paiement, à un mois, de l'État et des grandes
entreprises, un aménagement de la fiscalité propre aux entreprises
réalisant moins de 50 000 euros de chiffre d'affaires, sous forme d'un
prélèvement unique au taux de 10 %. Les mesures pour fluidifier le
marché du travail sont vivement critiquées par la CGT. Pour elle, ce
rapport préconise indirectement « un renforcement de l'exploitation des
salariés », par la dérogation à la durée légale du travail, la volonté
de « faire sauter la référence à 65 ans pour toucher une retraite à
taux plein » ou encore de « libérer totalement le cumul
emploi-retraite », et le « développement des fonds de pension à la
française ».
« la récession profonde,longue et globale >>
Toutefois, l'ensemble de ces mesures n'a rien de véritablement nouveau,
elles s'inscrivent dans la lignée des réformes libérales et de remise
en cause des acquis déjà engagées dans les différents ministères.
Christine Lagarde a affirmé à cet égard dimanche sur France Inter que
« sur toute une série de points, nous avons anticipé », elle a
notamment cité « la réforme du marché de l'emploi par la fusion de
l'ANPE et des ASSEDIC, pour fluidifier le marché ». Cette commission
qui se voulait « non partisane » et qui devait répondre à un véritable
besoin de propositions pour booster la croissance s'est cantonnée à
appuyer le désir du MEDEF et du président de la République. Il n'y
avait donc aucun risque pour Nicolas Sarkozy de déclarer lors du
lancement de la commission : « Ce que vous - Jacques Attali -
proposerez, nous le ferons. »
Pour le moment, il manque un élément essentiel : la logique
financière et les risques qu'elle fait courir à l'activité économique
quand les investisseurs se livrent au jeu de la spéculation et des
visions de court terme, au lieu d'investir dans la recherche et le
développement, et les projets porteurs d'emploi qualifiant et durable.
Pire encore, la commission Attali encouragerait la logique financière
actuelle en modifiant la fiscalité de l'épargne pour favoriser le
risque plus que la rente. Mais la politique de rigueur annoncée par une
baisse des dépenses publiques de 1 % du PIB par an, pendant cinq ans et
des réductions d'impôts des ménages les plus aisés n'est pas suffisante
pour passer au travers de « la récession tant annoncée qui pourrait ne
pas être superficielle, éphémère et limitée aux États-Unis… mais
profonde, longue et globale », comme a averti mardi le quotidien
britannique The Guardian. Force ouvrière a rappelé que « derrière les
indices boursiers, ce sont des activités et des emplois qui
supporteront indirectement les conséquences de la crise financière ».
L'organisation a expliqué que si « les gouvernements européens sont
incapables de mettre en oeuvre un plan de relance, ce sont les salariés
qui peuvent en prendre l'initiative en revendiquant des hausses de
salaires et l'augmentation de leur pouvoir d'achat, pour soutenir la
consommation, la croissance et l'emploi ».
Clotilde Mathieu
l' Huma du 23 / 01 / 08
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| jeudi 24 janvier 2008, a 21:30 |
| La mobilisation sur les retraites est relancée . |
Régimes
spéciaux . 50 000 personnes ont défilé à Paris à l'appel de la CGT pour
peser sur les négociations sur les régimes spéciaux et s'opposer à
l'allongement de la durée de cotisation.
Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de
l'avoir tué. À l'appel des fédérations CGT de l'énergie, des transports
et de la SNCF et des syndicats de cheminots CFDT, CFE-CGC, UNSA et
CFTC, les 50 000 salariés qui ont défilé entre la gare d'Austerlitz et
Montparnasse à Paris ont adressé un cinglant démenti au gouvernement.
« Non, le dossier des retraites des régimes spéciaux n'est pas clos ! »
Le président de la République et le premier ministre qui l'espéraient
en promulguant jeudi dernier les décrets de réforme au Journal
officiel, en sont pour leurs frais.
un premier rendez-vous
« Il faut continuer à se mobiliser. La négociation se poursuit. Le
gouvernement a dû reculer sur le contenu des décrets par rapport à son
projet initial en abaissant le seuil pivot de la décote. Je suis
convaincu que l'on peut encore obtenir des avancées », explique
Sébastien, contrôleur SNCF à Alès. Nadia, jeune agente commercial de
GDF à Paris, fait le même constat : « Dans l'énergie, les négociations
viennent seulement d'entrer dans le vif du sujet. Alors, les décrets,
c'est surtout un coup pour nous démoraliser et pour rassurer les
patrons. » Et puis, « la bataille pour empêcher un nouvel allongement
de la durée de cotisation à quarante et un ans voir quarante-deux ans,
comme le souhaite le MEDEF, ne fait que commencer », soutient Claude
retraité marseillais d'EDF, qui estime que « la manifestation
d'aujourd'hui n'est qu'un premier rendez-vous ».
Si le gouvernement n'en a pas fini avec les régimes spéciaux et les
retraites en général, il est un autre dossier aussi épineux sur lequel
les manifestants font tout autant preuve d'opiniâtreté. Le pouvoir
d'achat est dans toutes les têtes. Les manifestants s'époumonent en
hurlant leurs revendications de hausse des salaires et des pensions,
brocardant « les 170 % d'augmentation que s'est octroyés le chef de
l'État » et énumérant les records atteints par les bénéfices de GDF et
d'EDF.
Les revendications relatives à l'avenir du service public sont
également mises en avant. Gaziers et électriciens s'opposent toujours à
la privatisation de GDF, en exigeant sa fusion avec EDF. « La fusion
avec Suez, pour nous, c'est la rigueur salariale, la casse de l'emploi
et la dégradation des conditions de travail. Pour les usagers, c'est la
flambée des prix de l'électricité et du gaz », affirme « Fredo », de
Saint-Étienne, qui « fait de la pub » pour le blog que vient d'ouvrir
son syndicat pour informer les usagers (1). De leur côté, les cheminots
réclament « un moratoire sur le plan fret qui menace l'emploi et est
contraire aux impératifs de réductions des gaz à effet de serre ».
Beaucoup craignent « une filialisation de l'activité, puis sa
privatisation ».
Peser sur les négociations
En tête de cortège, les responsables syndicaux affichent leur
satisfaction. « S'il fallait une démonstration que le dossier des
régimes spéciaux n'est pas clos, c'en est une », déclare, sourire aux
lèvres, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. Le
responsable syndical qui rappelle l'opposition de sa confédération à
tout nouvel allongement de la durée de cotisation, « espère que la
conférence du 6 février (sur la protection sociale - NDLR) avec le
président de la République sera de nature à nous éclairer sur les
échéances et les modalités par lesquelles nous allons pouvoir faire un
point général sur la situation des retraites dans notre pays ». À
l'instar de son homologue de la fédération des cheminots, Didier Le
Reste, le secrétaire général de la fédération de l'énergie, Frédéric
Imbrecht, apprécie « la relance de la mobilisation qui doit permettre
de peser sur les négociations en cours dans l'énergie ». Et de
préciser : « Nous souhaitons donner des suites à cette journée. Nous
allons proposer à l'interfédérale de prendre des initiatives unitaires
pour maintenir la pression. »
(1) www.edf-gdf-loire-cgt.com/
Pierre-Henri Lab
l ' Huma du 23 / 01 / 08
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| jeudi 24 janvier 2008, a 21:03 |
| Tous à Versailles le 4 février 2008 . |
Appel National des Signataires : “Toutes et tous à Versailles le 4 février”

Pas d'Europe contre les peuples! Tous à Versailles le 4 février 2008!
Rassemblement soutenu par : AC !, AlterEkolo,
ATTAC France, Cactus/La gauche !, CGT finances, Collectif Bellaciao,
Coordination des collectifs antilibéraux, Confédération paysanne,
Copernic, LCR, Les Alternatifs, Lutte Ouvrière, Marches Européennes,
Réseau féministe Ruptures, SNJ-CGT Audiovisuel, Union syndicale
Solidaires.
Appel à un rassemblement citoyen et festif le 4 février
dès 12h sur la place du marché aux fleurs de Versailles (avenue de
Saint-Cloud, angle de la rue Clémenceau), pour faire pression sur nos
élus et leur rappeler le vote du 29 mai 2005. A 16h, si cette
forfaiture devait aboutir au moment du vote par les parlementaire, nous
nous bâillonnerons devant l'enceinte du château.
Le traité de Lisbonne, vous en avez entendu parler ?
Le Conseil européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre
2007 a adopté un nouveau traité européen. Élaboré en catimini, ce
traité nous a été présenté par Nicolas Sarkozy comme “un traité
simplifié, limité aux questions institutionnelles”.
Loin d'être simplifié, ce traité comporte plusieurs
centaines de pages avec 359 modifications des traités existants, treize
protocoles et quelques dizaines de projets de déclarations ayant la
même valeur juridique que les traités. Loin de le limiter aux questions
institutionnelles, ses rédacteurs en ont fait une copie illisible du
Traité constitutionnel européen (TCE) qui a été rejeté par les Français
et les Néerlandais en 2005, sans tenir aucun compte des débats qui ont
eu lieu dans ces pays. De l'aveu même de Valéry Giscard d'Estaing, père
du projet de TCE, « La France n'a pas obtenu les changements réclamés
par certains des partisans du “non” au référendum. »
Pourtant, le président de la République veut le faire
adopter par voie parlementaire, sans consulter les citoyens. Il réunit
les parlementaires français en Congrès à Versailles le 4 février 2008
pour modifier la Constitution française et permettre la ratification du
nouveau traité par le Sénat et l'Assemblée nationale. Bien que des
dizaines de parlementaires aient annoncé leur intention de rejeter ce
vote, cette modification risque d'être validée, alors que l'opposition
de seulement 2/5ème des parlementaires pourrait la bloquer et imposer
au président un référendum.
En 2005, le peuple s'était mal prononcé, en 2008, il se taira !
A dix jours du Congrès, aucun débat public sur les
enjeux de ce traité et plus largement sur les grandes orientations de
la construction européenne n'a été lancé par les pouvoirs publics. Les
grands médias, lorsqu'ils évoquent le sujet, se contentent de brefs
gargarismes sur la relance de l'Europe grâce à un “mini-traité”.
Les débats rendus possibles par une large mobilisation
citoyenne en 2005 sont bien loin aujourd'hui. L'idée selon laquelle on
pouvait se sentir pro-européen mais refuser l'orientation néo-libérale
de la construction actuelle de l'Union européenne est totalement
ignorée. Nos dirigeants l'ont compris, on ne peut faire confiance au
peuple pour construire l'Europe qu'ils nous proposent ! Ils ont donc
tout simplement décidé de nous bâillonner.
Un jour de congé pour la démocratie
Le vote à Versailles doit être le point d'orgue de
cette forfaiture démocratique. Nous nous sentons insultés par cette
tentative de passage en force. Nous vous invitons à un rassemblement
citoyen et festif à Versailles le 4 février, pour marquer
symboliquement notre opposition.
Le rassemblement débutera dès 12h sur la place du
marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue
Clémenceau). (Un scénario provisoire de la journée est disponible ici)
A 16h, si cette forfaiture devait aboutir au moment du
vote par les parlementaires, nous nous bâillonnerons devant l'enceinte
du château.
Tous les “Sans culottes” de France qui comptent se
rendre à Versailles sont invités à s'inscrire rapidement sur le site
tousaversaillesle4fevrier2008.fr pour prévoir au mieux les transports
et l'organisation sur place. Plusieurs cars sont déjà prévus à ce jour.
De : TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008
jeudi 24 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 24 janvier 2008, a 18:48 |
| La Société Générale se dit victime d'une gigantesque fraude . |

La
Société Générale affirme ce jeudi avoir été victime d'une fraude au
sein de son activité de courtage qui se monte à 4,9 milliards d'euros
auxquels s'ajoutent 2 milliards de dépréciations liées à la crise des
subprimes, soit un total de 6,9 milliards. La banque a mis au jour
cette fraude éventuelle le 19 janvier : un trader opérant à Paris, dans
une sous-division de ses activités de marché, a profité de “sa
connaissance approfondie des procédures de contrôle”, acquise lors de
ses précédentes fonctions au sein du back-office du groupe, pour
“dissimuler ses positions grâce à un montage élaboré de transactions
fictives”, explique la banque.
La Société Générale a liquidé depuis ces positions,
mais compte tenu de leur taille et “des conditions de marché
particulièrement défavorables”, cette fraude a un impact négatif sur
son résultat net. L'employé qui a reconnu les faits a été relevé de ses
fonctions et une procédure de licenciement a été engagée tandis que les
responsables de sa supervision quitteront le groupe, précise la Société
Générale.
L'avocat d'une centaine d'actionnaires de la Société
générale a annoncé jeudi avoir déposé une plainte auprès du procureur
de Paris pour “escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux et
complicité, et recel”.
Le titre suspendu à la Bourse de Paris
Malgré cette perte colossale, le bénéfice net de la
banque française sera positif en 2007, estimé entre 600 et 800 millions
d'euros. Mais la chute est spectaculaire par rapport au résultat net de
5,221 milliards en 2006. Pour faire face à cette situation, la Société
Générale a indiqué qu'elle allait procéder à une augmentation de
capital de 5,5 milliards d'euros dans les semaines qui viennent.
En conséquence, la cotation de l'action Société
Générale a été différée à la Bourse de Paris. Euronext n'était pas dans
l'immédiat en mesure de préciser l'heure de reprise de la cotation pour
le titre Société Générale, qui a clôturé en baisse de 4,12% mercredi, à
79,08 euros. Le groupe français a convoqué une conférence de presse
exceptionnelle ce jeudi à 11h à son siège à la Défense tandis que
Christine Lagarde s'exprimera dans la journée sur le sujet.
BNP Paribas a de son côté annoncé que ses comptes 2007
ne révèlent “aucune perte ni aucun élément dont l'importance
justifierait un avertissement particulier au marché”. BNP publiera la
semaine prochaine ses résultats estimés pour 2007 compte tenu de
“l'inquiétude exceptionnelle” sur les marchés, avant ses résultats
définitifs qui seront communiqués
http://tf1.lci.fr/infos/economie/ar…
La lettre du patron de la Société Générale
Paris, le 24 janvier 2008
Madame, Monsieur,
J'ai le devoir de vous informer que la direction de la
Société Générale a découvert une fraude interne d'une ampleur
considérable, commise par un collaborateur de sa division de banque de
financement et d'investissement. Ce dernier a été immédiatement mis à
pied. Une plainte sera déposée à son encontre.
Le Conseil d'Administration de la banque a appuyé les
décisions que j'ai prises de mettre fin aux fonctions des cadres, y
compris dirigeants, responsables de la supervision et des contrôles des
opérations concernées. Les transactions sur lesquelles la fraude a
porté étaient simples - une position à la hausse des marchés actions -
mais dissimulées par des techniques extrêmement sophistiquées et
variées.
J'ai bien évidemment informé le Gouverneur de la Banque
de France et le Secrétaire Général de l'Autorité des Marchés Financiers
dès que j'ai eu connaissance de la situation, le dimanche 20 janvier.
La perte subie est très importante. Toutes les mesures
ont été prises sur le champ pour la circonscrire. Les failles des
procédures de contrôles ont été identifiées et corrigées pour éviter
tout nouveau risque de nature comparable. Pour autant, ni cette perte
exceptionnelle, ni les provisions passées pour couvrir les éventuelles
dépréciations d'actifs liées à la crise qui affecte les marchés de
capitaux depuis l'été dernier, n'empêcheront la banque de réaliser un
bénéfice net sur l'année 2007. En effet, la plupart de ses métiers, en
France comme à l'étranger, ont continué à dégager de bons, et parfois
d'excellents résultats d'exploitation.
Afin de conforter le niveau de ses capitaux propres et
de préserver ses notations externes à hauteur des meilleurs standards
internationaux, la Société Générale procèdera dans les prochains jours
à une augmentation de capital, qui fera plus que compenser la perte due
à la fraude. Cette augmentation de capital a été entièrement garantie
mercredi 23 janvier.
Dès lors, avec la confirmation de sa solidité
financière, la capacité du Groupe Société Générale à rebondir et à
reprendre la croissance rentable qui la caractérise depuis de longues
années est intacte. J'y vois, avec le soutien de nos actionnaires et
l'engagement de nos collaborateurs, un profond motif d'optimisme.
Dans le règlement des conséquences de cette affaire
triste et regrettable, mon souci a d'abord été de préserver l'intérêt
de nos clients et de continuer à mériter leur confiance.
Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mes sentiments les meilleurs.
Daniel Bouton
De : jolui
jeudi 24 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 24 janvier 2008, a 04:53 |
| Manifestation et Grève fonction publique . |
Manifestation et Grève fonction publique le 24 janvier 2008 CGT, FO, FSU, UNSA, CFTC et Solidaires


Bastille St Augustin par République Départ 14h
Ordre du cortège :
FSU/ CGT/ UNSA/ FAEN/ CGC/Sgen CFDT/Solidaires / CFTC/ FO/
la FSU se positionne Bd Beaumarchais et rue St Antoine
CGT : place de la Bastille/ rue Lenoir rue de la Roquette rue du Fg St Antoine
UNSA : pied de la colonne
FAEN et SGEN-CFDT : place coté rue de Lyon
Solidaire : Place angle Bd de la Bastille
CFTC : Place entre Bd Bastille et rue Bourdon
FO : place / rue Bordon Bd Henri IV
……………………………………..
“Avec les fédérations de la Fonction Publique FO, CGT,
FSU, UNSA, CFTC, Solidaires, CFDT et celles de l'Education Nationale
FSU, CGT, UNSA, FO, EIL, et le SGEN Créteil
pour l'augmentation du point d'indice et contre la politique de RGPP (révision générale des politiques publiques),
GREVE JEUDI 24 JANVIER
Manifestation à 14H. Bastille”
Nous ne lâcherons pas !
L'intersyndicale du second degré de la région
parisienne invite les personnels à se mettre massivement en grève le 24
janvier pour défendre leurs revendications de fonctionnaires et, en
même temps, à développer la mobilisation contre la généralisation des
Bacs pro 3 ans. Elle les invite à se préparer à aller manifester le
mercredi 30 janvier (14H30 Sèvres Babylone, avec préavis de grève) au
Ministère.
Elle leur propose de s'adresser aux parents (voir proposition de lettre aux parents).
« Sud Education Créteil appelle les personnels à se
mettre en grève le 24 janvier et à tenir des AGs afin de décider la
reconduction de la grève dans les plus brefs délais. SUD Education
Créteil appelle dès maintenant les personnels à se mettre en grève le
30 janvier, comme il a déjà appelé à le faire le 17 janvier ».
17 janvier 2008. Réunion du CTPA de Créteil sur la
question des bac pro 3ans et de la suppression des BEP. Rassemblement
devant le rectorat de Créteil à 8h30, également au sujet de la
suppression de 637 postes à la rentrée 2008.
24 janvier 2008. Grève Fonction publique
30 janvier 2008. 14H30 Sèvres Babylone au Ministère.
……………………………………………..
Communiqué des organisations syndicales de la Fonction Publique CGT, FO, FSU, UNSA, CFTC et Solidaires 18 décembre 2007
La forte mobilisation du 20 novembre 2007 a contraint
le gouvernement à ouvrir une négociation salariale ce lundi 17 décembre
2007.
Or, les propositions qui ont été faites par le ministre
chargé de la fonction publique ne sont pas acceptables tant sur la
forme que sur le fond.
En effet, le gouvernement refuse d'accorder une mesure
générale de revalorisation du point d'indice, seule à même d'assurer un
réel maintien du pouvoir d'achat pour l'ensemble des agents de la
fonction publique.
Au contraire, il persiste à faire entrer dans le
maintien du pouvoir d'achat des mesures individuelles de promotion
(glissement vieillesse technicité), ce qui revient à nier le principe
même de déroulement de carrière.
Ces pseudo négociations ne peuvent donc nous convenir
car elles portent atteinte de façon frontale aux principes même de la
négociation collective des salaires dans la fonction publique pour les
remplacer par une individualisation des rémunérations.
Les mesures de gestion des ressources humaines
annoncées dans le cadre de la réforme des politiques publiques heurtent
également de façon frontale les fondamentaux du statut général de la
fonction publique et vont contribuer à amplifier les suppressions
d'emplois.
Pour l'ensemble de ces raisons, les organisations
syndicales refusent de participer cette semaine à la conférence et à la
réunion organisées par le ministère de la fonction publique.
Elles appellent sur leur plateforme commune à l'action
le 24 janvier 2008 par la grève et les manifestations pour exiger
l'ouverture de réelles négociations sur la valeur du point d'indice et
la refonte globale des grilles indiciaires, afin de permettre le
rattrapage des pertes de pouvoir d'achat.
De : Paris
jeudi 24 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 24 janvier 2008, a 04:35 |
| Les médias vont-ils cracher sur les grèvistes ? probablement . |
Jean-Pierre Pernaut, PPDA, Claire Chazal, David
Pujadas etc. présentateurs des JTs et farouches défenseurs de la veuve
et de l'usager torturés par les grévistes privilégiés seront t-ils ces
fidèles laquais de l'UMP/MEDEF ?

La “prise d'otage” est le mot le plus lâche, de
mauvaise foi qui sera assené par tous les JTs de France. Cet assemblage
utilisé par nos bons journalistes est pour affirmer haut et fort qu'ils
haïssent les grévistes et le droit constitutionnel de faire grève. Ces
hordes de barbares qui osent défier le cour naturel des choses (la
mondialisation capitaliste) sont des preneurs d'otages contre le bon
peuple qui souhaite travailler plus pour gagner plus (ou survivre plus
longtemps)
Je suis… Je suis… Top : je suis un bâtiment de guerre, long et
étroit, à un ou plusieurs rangs de rames en usage dans l'Antiquité… Je
suis ? La galère, bien sûr. Les JT n'ont que ce mot-là à la bouche. Et
qui rame dans la galère ? Point de « voyageurs » ou de « passagers »,
mais, systématiquement, des « usagers », masse grondante et floue. A la
télé, ils sont rois, victimes « résignées ».
Nicolas Maury
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| mercredi 23 janvier 2008, a 22:07 |
| SENAT : Groupe communiste (Dossier : Amiante Michelle Demessine ) |
Vous êtes ici : Accueil > Sénatrice du Nord : une voix différente > Dossier : Amiante
Une loi pour ne pas perdre sa santé au travail

L'explosion des troubles musculo squelettiques,
l'inquiétante et Ce n'est pas sans émotion, elle le sait et elle l'a
dit, que Michelle Demessine a présenter au Sénat la proposition de loi
communiste intitulée pour “ améliorer la santé au travail des salariés
et prévenir les risques professionnels auxquels ils sont exposés ”.
Lorsqu'elle est monter à la tribune, la sénatrice du Nord a eu, en effet, la gorge serrée en pensant aux marches des veuves dunkerquoises des victimes de l'amiante,
aux salariés d'Alstom de Lys-Lez-Lannoy, d'Éternit, des chantiers
navals, de l'industrie automobile, qui malgré leur maladie, leurs
angoisses, leur souffrance poursuivent un difficile combat pour la
re-connaissance, la prévention et la réparation des maladies
professionnelles.
Michelle Demessine
aura en tête aussi les 400 hommes et femmes qui, sous la pression des
conditions de travail, se sont donnés la mort dans leur entreprise. “
400 vies définitivement brisées, 400 familles anéanties ” comme dit
l'élue nordiste, “ parce les limites de la pénibilité dans ses
nouvelles formes ont dépassé l'acceptable et que le sens de la vie
s'est vidé de toute perspective ”. En tête encore les travailleurs
précaires, les femmes contraintes au temps partiel subi, les
intérimaires et salariés de la sous-traitance exclus des procédures de
prévention des risques professionnels, sans oublier les 25.000 salariés
atteints d'un cancer professionnel et qui subissent l'indignité de
l'oubli. C'est tout ce monde qui, finalement, montera à la tribune du
Sénat mardi 22 janvier. Car la proposition de loi communiste ne sort
pas d'un laboratoire. Elle résulte de mois, voire d'années de luttes,
de rencontres, de réflexions communes entre élus et salariés,
associations et syndicats. C'est ce qui en fait un document
exceptionnel et extrêmement complet.
“La dégradation des conditions de travail s'observe au quotidien et le scandale de l'amiante en est un révélateur inacceptable”

Un document exceptionnel co-élaboré avec les associations et les syndicats
Pour sa part, Michelle Demessine a beaucoup travaillé,
ces dernières années, avec les victimes de l'amiante dont elle a
constamment relayé le combat au plus haut niveau. Si les précautions
nécessaires avaient été prises, les 100 000 morts de l'amiante prévus à
l'horizon 2015 auraient été évités. La proposition de loi que la
sénatrice du Nord s'apprête à présenter, également signée par Ivan
Renar, Jean-Claude Danglot ou Robert Hue, est destinée à éviter qu'une
telle faillite du système de santé au travail se reproduise un jour.
Car, il n'y a pas que l'amiante.
La réalité en France aujourd'hui est que la soumission
des entreprises à la logique de financiarisation extrême de l'économie
libérale développe des conséquences de plus en plus négatives sur la
santé des salariés. L'explosion des troubles musculo squelettiques, les
problèmes de dépression liés aux méthodes de gestion du personnel,
l'inquiétante et insupportable augmentation des suicides au travail, le
nombre vertigineux des cancers professionnels en témoignent chaque jour.
Certes, fidèles à l'idéologie patronale, les sénateurs
UMP ou du Nouveau centre s'emploieront évidemment à combattre les
propositions contenues dans le projet de loi des communistes. Pourtant,
si travailler engendrait moins de problèmes de santé, peut-être cela
éviterait-il des dépenses inutiles à la sécurité sociale ? Plutôt que
de faire payer des franchises médicales aux malades ou dérembourser les
médicaments…

L'Amiante, c'est 3000 mort par ans !
53 ARTICLES DE LOI
La proposition de loi communiste pour la santé au
travail développe, au travers de ses 53 articles, un programme
d'actions qui visent principalement à :
— Placer la prévention de tous les risques
professionnels comme priorité absolue dans les politiques relatives au
Travail afin que les entreprises deviennent des lieux où prévention et
sécurité soient au centre de l'organisation du travail.
— Redonner à ceux qui par leur travail financent la Branche Accidents
du Travail Maladies Professionnelles, la capacité de gouverner la
branche afin que cette institution puisse jouer à plein son rôle
d'incitation à la protection de la santé, à la sécurité à la réparation
et au retour à l'emploi des victimes. Et par ailleurs renforcer le
contrôle social sur l'organisation du travail par le développement des
CHSCT sur l'ensemble du territoire.
— Réformer profondément les services de médecine et de
santé au travail en leur donnant un statut autonome vis-à-vis de
l'employeur et surtout les moyens appropriés scientifiques, humains et
financiers pour que ce pilier de la santé au travail puisse tenir
pleinement son rôle de préservation de la santé des salariés.
— Inscrire résolument dans le code de la sécurité
sociale le principe de réparation intégrale de tous les préjudices
subis par les victimes d'accident ou de maladie professionnelle.

proposition de loi :
Améliorer la santé au travail et prévenir les risques professionnels
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| mercredi 23 janvier 2008, a 21:09 |
| Marie-George BUFFET participera à la manifestation parisienne pour soutenir la journée de mobilisation . |
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF et
Députée de Seine-Saint-Denis, participera à la manifestation parisienne
de demain “ensemble pour les salaires, l'emploi, les status et les
services publics”.
Le PCF sera présent sur le parcours de la manifestation, à l'angle du boulevard du temple et de la place de la République.
Parti communiste français
Paris, le 23 janvier 2008.
De : Paris
mercredi 23 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| mercredi 23 janvier 2008, a 20:51 |
| HALLE CARPENTIER : Samedi 2 février 2008 ( pour un référendum ) |
Traité européen: Pour un référendum
Non au déni de démocratie!
Toutes et tous Halle Carpentier- Paris 13°
Samedi 2 février à 14h30
Lundi 4 février, le Congrès des
parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de
Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen.
Ce traité s'inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par
une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.
Le respect du vote populaire veut que ce nouveau traité soit ratifié par référendum.
C'est une exigence démocratique fondamentale. Seul le peuple peut faire ou défaire ce qu'il a fait ou défait.
C'est une condition pour qu'ait lieu le grand débat public sur l'avenir et les transformations à entreprendre en France et
en Europe, solidairement avec les autres peuples européens. Alors que
tant de décisions qui concernent notre vie quotidienne et celle du pays
dépendent des politiques européennes, comment justifier qu'on refuse au
peuple de s'exprimer?
Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et refuse le référendum. S'il
persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui
engage l'avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l'y
contraindre , si 2/5 d'entre eux votent contre la révision de la
Constitution, le 4 février, à Versailles.
Et cela, quelle que soit leur positon sur le traité.
Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher le déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum!
Halle Carpentier - 81 boulevard Massena - Paris 13° - M° Porte d'Ivry
CNRComité national pour une référendum avec AC!-Alternative
citoyenne CCAG-Alterekolo-Apeis-ATTAC France-Cactus-/La Gauche!-Cap à
Gauche19-Cedetim-Ipam-Cgt spectacle-Collectifs du 29 mai- Convergence
pour la défense des services publics-Coordinnation des collectifs
antilibéraux-Csprg-D&S-DIDF-Droits devant!-Fondation
Copernic-Forces militantes-Gauche Avenir-LCR-Les Alternatifs-Les
Pénélopes-Lutte Ouvrière-Marches européennes-MARS-Gauche
Républicaine-Mémoires des luttes-MRC-Observatoire de la
Démocratie-OMOS-Organisation des Femmes Egalité-Parti des
Travailleurs-Parti Pris-Parti communiste
français-PCOF-PRS-Regards-Réseau féministe Ruptures-Résistance 7ème
Art-Résistance sociale-RSE-Transform!-UFAL-Union syndicale Solidaires |
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| mercredi 23 janvier 2008, a 18:47 |
| 60 ans après leur licenciement,les mineurs devant la justice . |
Prud'hommes
. Il y aura bien procès pour examiner le préjudice subi par les mineurs
grévistes en 1948. Ainsi en a décidé hier le tribunal de Nanterre.
La remontée dans le temps a finalement été programmée
au 19 novembre prochain. Le tribunal de prud'hommes de Nanterre en a
fixé la date hier, à l'issue d'une audience de conciliation
infructueuse. D'ici la fin de l'année, les juges vont donc devoir se
prononcer sur cette affaire des « gueules noires » du
Nord-Pas-de-Calais, près de soixante ans après les faits. Du jamais-vu
au niveau prud'homal. D'anciens mineurs ont en effet décidé de saisir
la justice pour réclamer la reconnaissance d'un préjudice pour leur
licenciement suite à la grève massive en 1948 dans les mines de charbon
du Nord. L'affaire vise à faire reconnaître comme « discriminatoires ou
tout du moins abusifs » ces licenciements, à une époque où le droit de
grève était pourtant inscrit dans la Constitution depuis deux ans. Les
dix-sept requérants -dont huit, décédés, sont représentés par leur
ayant droit - demandent 60 000 euros chacun à la société publique
Charbonnages de France, à laquelle s'est substituée depuis le 1er
janvier 2008 l'Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs
(ANGDM).
L'événement remonte à l'automne 1948. Après un référendum de la CGT,
la grève est déclenchée le 4 octobre pour s'opposer au démantèlement du
statut des mineurs. Le gouvernement de Henri Queuille, lui, y voit un
mouvement insurrectionnel dans le climat tendu du début de la guerre
froide. Au bout d'une semaine, la réduction de la production de charbon
impose des coupures de courant électrique dans tout le pays et le
président du Conseil ordonne la réquisition du personnel des cokeries
dépendant des houillères. Le lendemain, il caractérise à la radio la
grève d'« insurrec- tionnelle ». Le ministre de lérieur socialiste de
l'époque, Jules Moch, déclare que le Kominform aurait incité aux grèves
pour saboter l'aide américaine du plan Marshall. Pendant ce temps, sur
le terrain, le mouvement gagne les bassins de Lorraine, du centre et du
sud de la France. Des affrontements très violents ont lieu à
Saint-Étienne, Carmaux, Montceau-les-Mines et Alès, faisant des morts.
D'autres grèves éclatent à Gaz et Électricité de Paris, à la SNCF et
dans les ports. Le 18 octobre, le gouvernement fait appel aux
réservistes et envoie les militaires occuper les puits.
La CGT décrète une grève illimitée de la sécurité. Les CRS sont
autorisés à tirer sur les mineurs. Des grèves de solidarité tournantes
ont lieu dans les ports et dans la sidérurgie. La répression bat son
plein, comme le raconte aujourd'hui Me Tiennot Grumbach, membre du
collectif d'avocats spécialisé dans les discriminations qui plaidera au
procès le 19 novembre. « Plusieurs centaines de personnes furent
emprisonnées et 3 000 furent licenciées. Pour les mineurs, être
licencié signifiait qu'ils perdaient leurs indemnités de chauffage et
de logement. Des vies entières ont ainsi été cassées. » Le 29 novembre
1948, la CGT appelle à la reprise du travail.
Christelle Chabaud
l' Huma du 22 / 01 / 08
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| mercredi 23 janvier 2008, a 18:35 |
| L'Imprimerie nationale occupée . |
Mobilisation . Les 120 salariés ont décidé hier de bloquer la production.
« Cela fait des mois que nous patientons en ayant
mandaté nos élus de faire tous les efforts pour que la négociation
aboutisse. Le ministère de l'Économie et des Finances et notre
direction viennent de nous signifier une fin de non-recevoir à toutes
nos demandes et un reniement de tous leurs engagements antérieurs »,
nous ont déclaré plusieurs travailleurs qui ont décidé d'occuper
l'établissement depuis hier. Alors que la cession du site, ouvert en
août 2005 avec l'engagement d'un plan de charge garanti pour trois ans,
est annoncée depuis bientôt deux ans, les salariés demeurent dans
l'incertitude totale quant à un éventuel repreneur et à ses conditions.
Par contre, la direction de l'entreprise d'État vient de convoquer le
comité central d'entreprise pour le 31 janvier avec un seul point à
l'ordre du jour : la dénonciation du plan social 2005. C'est dans le
cadre de ce dernier que neuf cents salariés avaient quitté
l'entreprise. Une clause de ce plan stipule que les salariés de toute
unité de l'entreprise qui serait cédée ou filialisée dans les trois ans
(jusqu'à la mi-2008) en lien avec des problèmes d'emploi seront
couverts par ce plan social. À plusieurs reprises, l'actuel PDG de
l'entreprise a confirmé cet engagement aujourd'hui foulé aux pieds.
Daniel Davisse, le maire de Choisy-le-Roi et vice-président du conseil
général, est aussitôt intervenu auprès des représentants de l'État et
de la direction de l'entreprise pour les appeler à plus de
responsabilité. Christian Favier, le président du conseil général, est
intervenu dans le même sens.
M. B.
l' Huma du 22 / 01 / 08
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| mercredi 23 janvier 2008, a 18:11 |
| ( Actuellement,rien ne justifie une austérité sur les salaires) Jean-Christophe Le Duigou |
Entretien avec Jean-Christophe Le Duigou, économiste, dirigeant de la CGT.
De quelle nature est la crise financière actuelle ?
Certains en minimisent la portée, évoquant une « pur- ge bénéfique »,
une « correction » des excès des marchés…
Jean-Christophe Le Duigou. Elle a trois dimensions. D'abord une
crise financière liée à une série d'endettements massifs qui
s'appuyaient sur l'hypothèse d'une valorisation artificielle,
notamment, des actifs immobiliers aux États-Unis. Cette construction,
qui n'était qu'un château de cartes, est en train de s'écrouler.
Deuxième caractéristique : il s'agit d'une crise systémique.
C'est-à-dire que, compte tenu de la diffusion des produits financiers
et des risques, elle touche toute la sphère financière, les banques,
les institutions financières mais aussi les entreprises au travers de
leurs placements financiers. Troisième caractéristique, c'est une crise
qui trouve ses racines dans les contradictions structurelles de
l'économie réelle. D'une part, une insuffisance de la demande
solvable ; les ménages n'ayant pas les capacités de consommer, ils
s'endettent. D'autre part, une suraccumulation relative de capital par
rapport à cette insuffisance de demande solvable, qui crée un mécanisme
de déflation des prix des produits industriels. On est donc menacé par
une crise qui conduirait à une situation de stagflation, un peu à
l'image de ce qu'a connu le Japon pendant plus d'une - décennie.
Jusqu'à présent, le gouvernement a tenté de rassurer en faisant
valoir que les « fondamentaux » de l'économie européenne et française
sont bons et nous protègeraient d'une contagion de la crise…
Jean-Christophe Le Duigou. Il faut sortir de ce que les Anglo-Saxons
appellent le « wishful thinking ». En privé, on sait très bien que les
plus hauts responsables, soit français, soit européens, ont une autre
vision des conséquences de la crise que celle qu'ils affichent. Ses
conséquences sont considérables. Pour l'instant, elles se mesurent à
l'aune d'une centaine de milliards de dollars de capital qui s'est, du
jour au lendemain, évanouie dans la première phase de la crise de
l'endettement. Mais, à terme, c'est cinq à sept fois ce volume qui, aux
yeux des financiers, doit se diffuser dans toute l'économie. Et là, la
question est de savoir qui va supporter le coût de l'effacement de ces
500 à 700 milliards de dollars. Est-ce que, une fois de plus, les
salariés, la consommation, vont, finalement, payer pour ces désordres
monétaires ? Cela aurait sans doute des conséquences durables pour les
conditions de développement.
On peut penser que cette crise se fera sentir dès le printemps sur
les économies européennes, avec le début de la publication des rapports
des entreprises et des banques sur l'année 2007.
Alors que les revendications des salariés en termes de pouvoir
d'achat se font très pressantes, on peut craindre que cette crise ne
soit utilisée par les entreprises et le gouvernement pour les
repousser. Que leur dites-vous ?
Jean-Christophe Le Duigou. Dans cette situation conjoncturelle, nous
disons que rien ne justifie une austérité sur les salaires et la
satisfaction des besoins sociaux. Le risque est que, si on fait payer
aux salariés les coûts de cette crise, on s'enfonce dans une logique de
stagflation. Et, structurellement, on est toujours confronté au défi
majeur de cette nouvelle révolution informationnelle, qui impose des
investissements massifs dans le développement des capacités humaines,
c'est-à-dire l'éducation, la formation, la qualification des salariés
et bien entendu leur reconnaissance. Toute mise en cause de cet effort
réduirait les capacités pour l'économie française et pour l'économie
européenne de faire face à ces défis. Donc, les revendications des
salariés ne sont pas simplement défensives, mais elles sont porteuses
de solutions structurelles par rapport au type de crise, réelle et
financière, auquel on est confronté.
Les mesures préconisées dans le rapport Attali pourraient-elles,
comme cela est suggéré, servir de « thérapie » contre cette crise ?
Jean-Christophe Le Duigou. Cela pourrait être le cas si ce rapport
n'était pas aussi contradictoire qu'il ne l'est. D'un côté, il pose un
diagnostic qui tend à situer les enjeux de la révolution technologique,
informationnelle, à laquelle nous sommes confrontés ; de l'autre, il ne
met pas en oeuvre les nouvelles régulations qui permettraient de faire
face à cet enjeu. Au contraire, le rapport préconise en matière
d'éducation des mesures relativement élitistes (10 pôles universitaires
financés jusqu'à 80 % par le privé), des formes de dérégulation du
marché du travail.
Entretien réalisé par Yves Housson
l' Huma du 22 / 01 / 08
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| mercredi 23 janvier 2008, a 17:53 |
| Le grand plongeon des bourses mondiales . |
finances
. Malgré le plan de relance de l'économie américaine annoncé par Bush,
les places boursières ont enregistré hier leurs plus fortes baisses
depuis 2001.
À la mi-journée hier, les différentes places
financières européennes avaient transformé en fumée pas loin de 430
milliards d'euros de capitalisation boursière. Plus que le budget de
l'État français ! Sur la journée, le CAC 40 a perdu 6,83 %, Londres a
enregistré un recul de 5,48 %. En Asie, les pertes s'affichaient à plus
de 4 % pour les différentes Bourses. Aux États-Unis, il n'y avait pas
de cotations hier, du fait du Martin Luther King's Day. Vendredi, le
Dow Jones avait clôturé à -0,49 %. Jamais les Bourses européennes
n'avaient connu une pareille chute depuis le 11 septembre 2001.
Le plan bush n'a pas convaincu
Ce krach boursier est la conséquence des inquiétudes de récession
aux États-Unis, qui pourraient fort bien s'étendre à l'Union
européenne. George Bush a tenté, vendredi, de relancer son économie en
boostant la demande des ménages. Ce n'est pas moins de 150 milliards de
dollars, soit 1 % du PIB, que le président des États-Unis a expliqué
vouloir redistribuer aux ménages sous forme de cadeaux fiscaux. Ces
rabais se présenteraient sous la forme d'un remboursement d'impôt de
800 dollars pour les particuliers, 1 600 dollars pour les familles.
Avec cette mesure, l'administration Bush espérait donner un coup de
pouce de l'ordre de 1 à 2 % de croissance pour les deux derniers
trimestres de l'année. Ce plan est loin d'avoir convaincu les
investisseurs en Bourse. « En fait, ce plan de relance ressemble à un
coup d'épée dans l'eau car il s'adresse surtout aux ménages les plus en
difficulté, qui vont avoir tendance à rembourser leurs prêts plutôt
qu'à consommer. », explique à Reuters Philippe Waechter, directeur de
recherche économique chez Natixis Asset Management. De plus, il existe
une incertitude sur la capacité du plan Bush à passer au Congrès. En
effet, pendant cette campagne présidentielle, les démocrates pourraient
bien se servir de leur majorité au Congrès pour freiner les mesures.
Nombre de parlementaires démocrates font valoir que 40 % des Américains
ne s'acquittent pas de l'impôt sur le revenu et pourraient ne pas être
concernés par la mesure.
Plus globalement, l'échec provient de l'incapacité à juguler le
chaos financier consécutif à la crise des subprimes. Depuis cet été, la
Banque centrale européenne (BCE) a injecté plus de 350 milliards
d'euros de liquidités pour que les banques du Continent puissent faire
face à leurs obligations. Sans succès. En effet, dans la crise
financière, celles-ci ont enregistré d'énormes pertes, dont on sait
qu'elles seront plus importantes que ce qui était prévu initialement.
De l'autre côté de l'Atlantique, le plan Bush ne répond pas mieux à
l'enjeu du contrôle de la spéculation financière. Ce que résume à l'AFP
Jean-Louis Mourier, économiste pour la maison de courtage Aurel : « Il
y a une déception, puisque le plan ne s'adresse pas aux risques
financiers. C'est un plan classique de relance par la consommation, qui
ne prévoit rien de spécifique pour le secteur financier. »
aucune remise en cause du système
Pour le moment, il est difficile de prévoir si les marchés se
redrèesseront. Pour autant, les réponses des responsables politiques
apparaissent bien maigres, et ne remettent pas en cause le décalage
entre le monde de la finance et celui de l'économie réelle.
* La réaction du PCF. « Comme si de rien n'était, la commission
Attali s'apprête à rendre publiques des mesures dont l'orthodoxie
ultralibérale aggraverait la situation. À quoi bon théoriser sur la
main invisible des marchés, ce krach boursier montre que les
propositions Attali sont mortes avant d'être nées », a déclaré hier
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. « Le PCF fait cinq
propositions de mesures aussi utiles qu'urgentes : augmentation des
salaires et des minima sociaux ; orientation du crédit en fonction des
créations d'emplois ; création de nouveaux services publics ; fin de
l'indépendance de la Banque centrale européenne ; baisse de la TVA sur
les produits de première nécessité. »
Clotilde Mathieu et Gaël De Santis
l' Huma du 22 / 01 / 08
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| mercredi 23 janvier 2008, a 17:29 |
| Le financement de l'audiovisuel : Marie-George BUFFET . |
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
tendant à la création d'une commission d'enquête sur
le financement de l'audiovisuel public
permettant sa pérennité et son développement.
PRÉSENTÉE PAR
Mme Marie-George BUFFET, députée
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
La financiarisation croissante des médias, accélérée
ces dernières années et marquée par une concentration capitalistique de
plus en plus forte, a profondément modifié le paysage médiatique
français, et tout particulièrement l'audiovisuel : recul de la place de
la création, info-spectacle, course à l'audimat, programme de
télé-réalité, omniprésence de la publicité, du marketing, etc..
Les principales chaînes de notre pays se sont
transformées peu à peu en usine à produire de l'opinion, à formater les
citoyens, les consommateurs. La petite lucarne dont certains avaient
rêvé qu'elle soit un outil d'émancipation à disposition du peuple tout
entier, est devenue de moins en moins un outil pour informer, divertir
ou se cultiver mais, comme on a pu l'entendre, « le moyen de vendre du
temps de cerveau disponible à des annonceurs ». La publicité et
l'argent qui devaient être un moyen sont devenus une fin en soi.
Cette logique désastreuse s'est propagée à l'ensemble
du paysage audiovisuel. Embarquées dans une course infernale à
l'audimat, les chaînes publiques ont été progressivement conduites à
adopter les mêmes méthodes, les mêmes types de programmes que ceux des
chaînes privées, s'écartant de leurs missions de service public.
Depuis longtemps déjà, salariés et usagers du service
public de l'audiovisuel s'inquiètent de cette dérive appelant à une
véritable refondation. Mais ces alertes se heurtent au mur de l'argent,
ou plutôt au sous-financement des entreprises publiques que sont France
Télévisions, Radio France mais aussi l'agence de presse AFP. A défaut
d'une réforme profonde du financement de l'audiovisuel public, la
proposition de suppression de la publicité sur les chaînes et
éventuellement radios publiques risque d'être une voie sans issue
facilitant leur privatisation.
Devant une telle situation, ne faut-il pas chercher à
garantir et à étendre à des ressources nouvelles le financement du
service public ? L'étendre pour qu'il puisse produire des programmes de
qualité, être un soutien réel à la création, mailler étroitement
l'ensemble de notre territoire pour être au plus près de l'information
locale, du terrain mais également réunir les moyens pour le rayonnement
planétaire de la francophonie et de son interaction avec toutes les
cultures.
Ne faut-il pas lui donner les moyens de prendre le
virage technologique du numérique, de l'Internet et de la TNT, c'est à
dire de la diversification des canaux de diffusion de ses programmes ?
Ces défis sont essentiels et urgents. Ils appellent un
effort budgétaire significatif et demandent de revisiter les modes de
financement en y associant tous ceux qui sont directement intéressés à
cette question : usagers, salariés, syndicats et associations.
Par conséquent, nous demandons à l'Assemblée nationale
d'adopter la présente proposition de résolution tendant à la création
d'une commission d'enquête sur le financement de l'audiovisuel public
permettant sa pérennité et son développement.
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
Article unique
En application des articles 140 et suivants du
Règlement, est créée une commission d'enquête de trente membres sur le
financement de l'audiovisuel public permettant sa pérennité et son
développement.
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| mercredi 23 janvier 2008, a 17:04 |
| Assassinat d'un jeune leader communiste en Colombie . |
L'Association colombienne des Étudiantes et Étudiants Universitaires
(ACEU), manifeste son indignation et sa répugnance face au vil
assassinat d'ALIRIO QUIOÑEZ, dirigeant agricole et membre du Comité
Central de la Jeunesse Communiste colombienne- JUCO
Ce crime constitue une preuve de plus du terrorisme d'État, ainsi que
du manque des garanties démocratiques pour l'opposition politique en
Colombie et est le résultat d'un supposé processus de paix qui, avec le
président Alvaro Uribe Vélez en tête, prétend donner reconnaissance
politique aux groupes paramilitaires qui continuent d'assassiner le
peuple colombien, se protégeant sous le manteau de la Loi de Justice et
Paix.
Nous offrons nos plus ressenties
condoléances à la famille, amis, et compagnons de la JUCO,tandis que
nous réaffirmons notre conviction inébranlable et notre engagement dans
la construction de la paix en Colombie, laquelle est seulement possible
au moyen d'une sortie politique et négociée au conflit social et armé.
Avec l'assassinat d'Alirio, ils ont
prétendu exterminer la voix qui a redimensionné la signification de
l'écho, la voix qui sculpta la liberté avec le profil de son sang. Ils
ont précipité son corps comme un bloc d'eau, en déchirant l'extension
de la plaine pour enterrer la mémoire des expropriés. Sur eux se
perpétue le jugement des chiens sauvages et aux trousses des chiens
sauvages le bras indomptable de la justice populaire !
Compagnon ALIRIO QUINONEZ ! ! !
Présent, Présent, Présent !
Jusqu'à quand ?...
Jusqu'à toujours ! ! !
La solidarité est la tendresse des peuples !
Secrétariat des Droits Humains, Association colombienne des étudiants Universitaires ACEU
10 années en faisant l'histoire, pour une université critique créative et transformatrice !
NOUS ANNEXONS ICI LE COMMUNIQUÉ DE LA JEUNESSE COMMUNISTE
COMMUNIQUÉ À L'OPINION PUBLIQUE
BOGOTA, LE 20 JANVIER 2008 - LA JEUNESSE COMMUNISTE COLOMBIENNE DÉNONCE À
L'OPINION PUBLIQUE NATIONALE ET INTERNATIONALE L'ASSASSINAT D'ALIRIO
QUIÑONEZ, MEMBRE DU COMITÉ CENTRAL DE LA JEUNESSE COMMUNISTE
COLOMBIENNE, EXILÉ DANS NOTRE SOEUR, LA RÉPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU
VÉNÉZUELA.
Le 19 janvier 2008, est assassiné
ALIRIO QUIÑONEZ. Les faits se sont produits dans la localité
frontalière de Guasdualito dans l'État d'APURE (République bolivarienne
du Vénézuela), la zone limitrophe avec la Colombie, spécifiquement avec
le département d'Arauca (Colombie). Autour de 19 heures, deux hommes
sans s'identifier tirèrent à occasions répétées sur la vie du jeune
dirigeant communiste.
Il faut noter qu'ALIRIO QUIÑONEZ se
trouvait en exil dans la soeur république Bolivarienne du Vénézuela, dû
à la persécution de l'armée colombienne et ses organismes
d'intelligence. Ce fait fut dénoncé de façon répétée par la JUCO dans
des réunions et des communiqués officiels avec le gouvernement national
et le procureur général de la nation.
L'assassinat d'ALIRIO QUIÑONEZ est une
responsabilité de l'État colombien, lequel démontre le manque de
garanties démocratiques pour l'opposition politique, l'intolérance des
« sépultueurs » qui ne font qu'approfondir le conflit armé interne et
ont converti les militants de la JUCO, du parti communiste colombien,
le PCC, lesquels figurent aussi aujourd'hui parmi les dirigeants du
Pôle Démocratique Alternatif en objectifs militaires, par le moyen de
signalements, menaces, harcèlement, montages juridiques et assassinats.
La JUCO se solidarise et offre ses plus
ressenties condoléances à la famille, les amis, camarades et alliés
d'ALIRIO QUIÑONEZ. Ce crime d'État anime les bras et pensées de
milliers de jeunes communistes qui croient en la solution politique
négociée au conflit social et armé, en la construction du socialisme,
luttant et dénonçant le régime de terreur imposé par le gouvernement
d'ALVARO URIBE VÉLEZ.
COMITÉ CENTRAL DE LA JEUNESSE COMMUNISTE COLOMBIENNE
« L'UNITÉ, NOTRE DRAPEAU, LA RÉVOLUTION, NOTRE LUTTE ! »
Asesinado Alirio Quiñones, integrante del Comité Central de la Juventud Comunista Nicolas Maury
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| mercredi 23 janvier 2008, a 16:35 |
| Politique de civilisation ou barbarie ultra-libérale ! |

« VOUS VOULEZ QUE JE VIDE
DES CAISSES DEJA VIDES ? »
telle fut la réponse cinglante de Nicolas Sarkozy
au journaliste qui l'interrogeait sur sa promesse
électorale d'augmenter le pouvoir d'achat.
POUVOIR D'ACHAT : A QUI DONNE
T-ON ET QUI CULPABILISE-T-ON ?
Si le Président a oublié, dans cette altercation, de
préciser pour qui il a déjà vidé les caisses en priorité,
le journaliste, quant à lui, semble oublier que
Sarkozy a en réalité augmenté le pouvoir d'achat
des Français... des plus riches pardi ! Ceux qui,
avec leur proverbiale discrétion, ont engrangé
sans l'ombre d'un sentiment coupable les cadeaux
fi scaux de l'été.
Tandis que le gouvernement culpabilise ceux qui
n'ont rien reçu. Comble de la perversion politique,
il désigne cheminots, électriciens et gaziers
comme les privilégiés de la nation.
Tous, logés à la même enseigne, ils ont eu droit
qui aux restrictions des prestations et aux conditionnements
des droits (chômeurs indemnisés,
Rmistes), qui aux compressions d'effectifs
et à la dégradation des conditions de travail
(fonctionnaires, enseignants, personnels
hospitaliers), qui au refus de paiement des
heures supplémentaires (infi rmières), qui au
refus d'augmentation des revenus sociaux (familles
nombreuses, pauvres, retraités), qui
à l'humiliation de la reprise forcée d'un emploi
disqualifi ant, qui tout simplement au mépris et à
la stigmatisation (sans-logis, malades), qui à la
traque, à l'expulsion (sans-papiers), qui au blocage
des salaires, qui à la remise en cause des
régimes spéciaux de retraite. Et tous ils auront
droit à la suppression des 35 heures ; ils travailleront
donc plus et gagneront moins puisqu'il n'y
aura plus d'heures supplémentaires.
UN PRESIDENT DETROUSSEUR
Tout le monde se souviendra que Sarkozy a illico
presto entamé sa mandature en raclant 15 milliards
d'€ dans les caisses de l'Etat (15 milliards
reconductibles chaque année) en prétendant provoquer
un choc de confi ance et conséquemment
un regain de croissance. En fait, le seul choc de
confi ance c'est lui qui va le recevoir de la part des
catégories sociales aisées et du patronat qui lui
expriment déjà toute leur reconnaissance.
Mais, le Président Sarkozy sait que les cadeaux
fi scaux comme les allègements de charges sociales
(25 milliards d'€ par an) ne se transforment ni
en croissance supplémentaire ni en emplois mais
se déplacent des poches « vides » (de l'Etat) aux
poches pleines (des privilégiés). Ce sont-là des
politiques de gâchage de l'argent public poursuivies
depuis plusieurs décennies qui ont favorisé la
casse des services publics et la fonction publique
les rendant de moins en moins aptes à répondre
aux besoins des usagers.
UN PRESIDENT CASSEUR D'ACQUIS DE CIVILISATION
Une fois les cadeaux fi scaux envoyés à leurs bénéfi ciaires, voilà le Président
et son fantomatique premier ministre qui déclarent l'Etat en faillite pour réduire
le nombre des fonctionnaires, faire reculer les missions de service publics,
mettre en déclin les services rendus aux usagers, augmenter les tarifs publics
et sociaux, comprimer davantage les investissements publics et sociaux,
privatiser les entreprises publiques et les activités portuaires, transférer des
charges aux collectivités locales qui fi nissent par augmenter leurs impôts. Notre
modèle social, un inestimable acquis de civilisation, est aujourd'hui l'objet
des attaques massives du Président.
IL N'Y A PAS DE FONCTION PUBLIQUE SANS
FONCTIONNAIRES !
La suppression de 22 8000 emplois publics en 2008 est au coeur de sa politique
de démantèlement des services publics. Ce sont autant de débouchés
dont les jeunes seront privés, autant de revenus évaporés pour de nombreuses
familles en diffi culté, autant de contribuables disparus.
Le nombre de fonctionnaires ne doit pas dépendre de l'intérêt privé de quelques-
uns mais de la défi nition des besoins et des réponses à y apporter en
faveur de tous les usagers particuliers ou entreprises pour susciter la meilleure
effi cacité sociale du système économique et accomplir l'intérêt général.
À plusieurs reprises, le gouvernement a exprimé son objectif de supprimer à
terme le statut de la fonction publique. Or, il n' y a pas de république sans
fonction publique et de fonction publique digne de ce nom sans fonctionnaires
statutaires.
C'est bien d'une autre politique capable de relever le défi de l'aspiration
commune à l'égalité citoyenne et à l'épanouissement des individus
que la gauche doit porter en mettant les moyens nécessaires et les
fi nancements efficaces. |
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| mercredi 23 janvier 2008, a 16:09 |
| Les propositions Attali sont mortes avant d'être nées . |

Jacques
Attali présente mercredi ses « 300 décisions pour changer la France ».
Cruelle ironie, ces annonces ont pour toile de fond une grave crise des
marchés financiers internationaux.
Le système capitaliste est touché en son cœur par la
crise des « subprimes » qui ne cesse de prendre de l'ampleur depuis des
mois. Les spécialistes n'hésitent plus à parler de Krach boursier et de
recession, mots habituellement tabous.
Pourtant comme si de rien n'était, la commission Attali
s'apprête à rendre public des mesures dont l'orthodoxie ultra-libérale
aggraverait la situation. A quoi bon théoriser en grande pompe sur la
main invisible des marchés, ce krach boursier montre que les
propositions Attali sont mortes avant d'être nées.
A l'évidence, l'économie française a besoin d'une toute
autre politique. A titre d'exemple, le PCF fait cinq propositions de
mesures aussi utiles qu'urgentes :
Augmentation des salaires et des minima sociaux ;
Orientation du crédit en fonction des créations d'emplois ;
Création de nouveaux services publics pour répondre aux besoins ;
Fin de l'indépendance de la Banque Centrale Européenne ;
Baisse de la TVA sur les produits de premières nécessités.
Olivier Dartigolles porte-parole du PCF
Paris, le 21 janvier 2008 |
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| mercredi 23 janvier 2008, a 09:13 |
| NON AU DENI DE DEMOCRATIE ! |

Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se
réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution
nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité
s'inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une
majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.
Le respect du vote populaire veut que ce nouveau traité
soit ratifié par référendum. C'est une exigence démocratique
fondamentale. Seul le peuple peut faire ou défaire ce qu'il a fait ou
défait.
C'est une condition pour qu'ait lieu le grand débat
public sur l'avenir et les transformations à entreprendre en France et
en Europe, solidairement avec les autres peuples européens. Alors que
tant de décisions qui concernent notre vie quotidienne et celle du pays
dépendent des politiques européennes, comment justifier qu'on refuse
efuse au peuple de s'exprimer ?
Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et
refuse le référendum. S'il persiste dans son refus de donner la parole
au peuple sur un texte qui engage l'avenir du pays, les députés et
sénateurs peuvent l'y contraindre , si 2/5 d'entre eux votent contre la
révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela,
quelle que soit leur positon sur le traité.
Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en
urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour
empêcher le déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum !
Toutes et tous à la Halle Carpentier
Samedi 2 février à 14h30
81 boulevard Massena - Paris 13° - Porte d'Ivry
Comité national pour un référendum (CNR) et les comités
du 29 mai. Cette initiative sera suivie le 4 février d'une
manifestation : “Tous à Versailles pour un referendum” à laquelle des milliers de personnes prévoient dés maintenant de participer.
http://www.gauchealternative.org/
De : Paris
mercredi 23 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| mercredi 23 janvier 2008, a 08:51 |
| FREESE,sous-traitant hors-la-loi,hors de la Navale ! |

de usm cgt
Le 11 janvier dernier, l'USM-CGT dénonce en conférence
de presse les pratiques illégales de FREESE, sous-traitant de 1er rang
d'AKER YARDS sur Saint-Nazaire.
Depuis le mois de décembre, un des six salariés de
l'entreprise, un chef d'équipe de nationalité grecque, ne perçoit plus
de salaire. Son contrat a été rédigé uniquement en allemand, langue
qu'il ne comprend pas.
Pourtant la loi oblige les entreprises à faire un exemplaire dans la langue parlée par le salarié, en l'occurrence le grec.
Plusieurs clauses de son contrat de travail sont
contraires au Code du travail français et portent atteinte aux droits
et à la dignité du travailleur :
Période d'essai de 6 mois
confidentialité au-delà du licenciement
sanctions pécuniaires de deux mois de salaire en cas de non respect de ces clauses
Bien que son contrat prévoit une amplitude horaire de
40 heures par semaine, depuis son arrivée sur le site en février 2007,
il a effectué, un volume de 62 à 66 heures par semaine. Heures
supplémentaires qui ne seront ni payées ni majorées. Depuis plusieurs
semaines, le salarié réclamait le paiement de ces heures.
C'est au retour d'une réunion en Allemagne, le 21
décembre, que la direction de la société lui annonce qu'il est mis en
"vacances forcées".
La société FREESE sous-traite ses travaux de peinture à
deux autres entreprises allemandes, ELBE et ACAR. Selon, le chef
d'équipe privé de travail, FREESE a organisé, à plusieurs reprises,
l'évacuation de salariés grecs sous-traitants blessés sans passer par
l'infirmerie du site. Une fois soignés à l'extérieur, ils étaient
renvoyés dans leur pays et licenciés.
FREESE, s'était déjà illustrée en août 2007 pour le non
respect de la législation du travail chez ACAR et ELBE. Ces deux
entreprises sous-traitantes avaient alors été épinglées. Leurs salariés
s'étaient mis en grève pour non paiement de salaires, conditions
d'hébergement précaires et manque de nourriture.
Actuellement, une vingtaine de travailleurs grecs
d'ACAR hébergés à Tharon-Plage, à une vingtaine de km de Saint-Nazaire,
se plaignent eux aussi de ne pas avoir perçu leurs salaires de décembre
et ne pas disposer d'électricité ni chauffage.
Contacté par la CGT, le propriétaire de l'hébergement
se plaint lui aussi que l'entreprise ACAR n'a pas payé le loyer depuis
le mois d'août. FREESE l'avait contacté en juin dernier pour réserver
l'hébergement de ses sous-traitants. Une procédure est en cours.
Le nom de FREESE a été mentionné parmi les mauvais
élèves dans un rapport d'audits sociaux de la sous-traitance déclenchés
par AKER YARDS et l'inspection du travail l'avait rendue responsable
d'atteintes aux droits des travailleurs.
FREESE récidive
FREESE continue à employer son personnel sous-traitant
mais également ses propres salariés dans des conditions contraires à la
législation du travail.
Lors de la réunion de l'Instance de Dialogue Sociale de
Site qui s'est tenue ce matin, vendredi 18 janvier 2008, la CGT a exigé
que les rémunérations des salariés et les problèmes soulevés soient
réglés immédiatement.
La CGT a également demandé que ces sociétés hors-la-loi
soient exclues de tout marché avec AKER et que leur présence sur le
site soit interdite.
http://www.usm.cgt.fr/
De : usm cgt
mardi 22 janvier 2008 |
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| mercredi 23 janvier 2008, a 08:26 |
| Saint-Nazaire : nouveau conflit de travailleurs grecs dans la Naval . |
Les
travailleurs grecs de la société ACAR, sous-traitant de 2ème rang de
FREESE, ont refusé, pour une partie d'entre eux, de reprendre le
travail à bord des navires sur le site des Chantiers navals AKER de
Saint-Nazaire.
Leur employeur ne leur a pas versé les salaires de décembre et pour certains, de novembre.
Les conditions d'hébergement s'étaient dégradées depuis
plusieurs semaines puisqu'ils étaient privés d'eau chaude, chauffage et
électricité.
Arrivés en France en juin dernier, ils étaient logés
sur Tharon-Plage, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Nazaire. Le
patron ne payait plus les loyers depuis août.
Suite à l'intervention de la CGT auprès de la Direction
de AKER YARDS, l'électricité et le chauffage ont été rétablis. Restent
les salaires.
Mardi 22 janvier, AKER YARDS a tenté de faire croire
que les salariés n'étaient pas en conflit. La direction a prétexté une
« intoxication alimentaire » pour maquiller leur non présence au
travail !
Cependant, et selon les salariés grecs qui sont en
contact avec les militants de la CGT, des responsables d'AKER YARDS se
sont déplacés mardi 22 janvier pour aborder avec le personnel en grève,
le sujet des salaires tout en cherchant à écarter la CGT de ce dossier.
Il leur a été promis que la régularisation serait effective demain mercredi 23.
L'USM-CGT voit dans ce « règlement » une manœuvre ayant pour but de masquer les faits réels.
L'USM-CGT a alerté l'inspection du travail et demande
une réunion tripartite pour que la régularisation des salaires se fasse
dans le respect des lois sociales françaises.
A savoir :
Paiement intégral des heures travaillées sur la base de la Convention Collective de la Métallurgie de Loire-Atlantique
Majoration des centaines d'heures supplémentaires qu'ils ont effectué
Paiement des repos compensateurs
Bulletins de salaire et contrat de travail dans leur langue d'origine
Amélioration des conditions d'hébergement et nourriture
Sécurisation
des pouvoirs publics pour qu'ils ne soient pas renvoyés en Grèce comme
cela a été déjà le cas pour certains de leurs collègues
Si AKER YARDS, FREESE et ACAR comptent sur le
camouflage du dossier et le renvoi des salariés en Grèce sans régler
positivement la totalité de leur dû, ils se trompent !
Seule une attitude sérieuse et responsable de la part des Pouvoirs Publics et d'AKER YARDS est susceptible de régler ce conflit.
Face à ces agissements perpétrés et au risque
d'extension de ceux-ci à l'ensemble des salariés de la Navale, la CGT
exige aux pouvoirs publics d'imposer au donneur d'ordre AKER YARDS :
Le droit de regard des organisations syndicales sur les contrats commerciaux.
L'insertion
de clauses de sauvegarde qui mettent à la charge du principal donneur
d'ordre, en cas de défaillance du sous-traitant, les rémunérations, les
garanties collectives, les diverses cotisations sociales de ses
salariés ainsi que la continuité de leurs contrats de travail.
Saint-Nazaire, le 22 janvier 2008
Communiqué de presse

De : USM-CGT Saint-Nazaire
mercredi 23 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| mercredi 23 janvier 2008, a 08:08 |
| Les cheminots dans les rues pour leurs retraites et leurs salaires . |

Plusieurs milliers de personnes (16.000 selon la
police, 50.000 selon la CGT) répondant à l'appel de cinq fédérations de
cheminots ont défilé mardi à Paris pour la défense de leur régime de
retraite, de leurs salaires, de leurs emplois et contre la
restructuration du fret SNCF. Gaziers, électriciens ou encore agents de
la RATP s'étaient joints au cortège à l'appel de leurs branches CGT.
Cette manifestation “prolonge un processus revendicatif
(…) et va sans aucun doute peser sur les dossiers en cours.
Gouvernement et direction de la SNCF sont prévenus : la mobilisation
n'est pas retombée, les cheminots restent déterminés”, déclare la
fédération CGT des cheminots dans un communiqué diffusé à l'issue du
défilé.
“Pour des services publics de qualité : améliorer le
pouvoir d'achat, des salaires et pensions, améliorer les retraites par
répartition, les droits et prestations servis par nos régimes,
développer les solidarités”, pouvait-on lire sur la banderole en tête
de cortège.
Ce défilé à l'appel des fédérations de cheminots CGT,
CFDT, CFTC, CGC et UNSA avait été décidé fin décembre dernier, avant la
publication des décrets réformant les régimes spéciaux de la SNCF et de
la RATP publiés au Journal officiel le 16 janvier dernier.
Partis des abords de la gare d'Austerlitz, les
manifestants venus de toute la France ont défilé dans l'après-midi
jusqu'à l'Esplanade des Invalides sur fond de claquements de pétards,
et dans la fumée dégagée par les torches d'alerte rougeoyantes des
cheminots.
“Pour les régimes spéciaux, les négociations sont
encore en cours” à EDF et à la SNCF, a rappelé le secrétaire général de
la CGT Bernard Thibault, présent en tête de cortège. “L'approche
gouvernementale consiste à accréditer l'idée qu'un allongement de la
durée de cotisation à 41 ans pour l'ensemble des salariés est acquis,
et nous entendons démontrer que ce n'est pas le cas”, a-t-il ajouté,
faisant référence à l'objectif d'un passage de 40 à 41 ans de
cotisations pour tous entre 2009 et 2012.
Des discussions sont prévues cette année entre le
gouvernement et les partenaires sociaux, conformément à la loi Fillon
de réforme des retraites d'août 2003 qui prévoyait un “point d'étape”
en 2008.
“Mon objectif, c'est que demain les cheminots qui
partiront avec le nouveau système perdent le moins possible”, a
expliqué de son côté le secrétaire général de la CGT-Cheminots Didier
Le Reste.
Il a souhaité que la manifestation soit suivie “d'un
large processus de mobilisation de tous les salariés, puisque la
question des retraites, mais également celle du pouvoir d'achat et des
salaires concernent l'ensemble de la société”.
Absents du cortège, les syndicats de cheminots FO et
Sud-Rail ont préféré appeler leurs troupes à descendre dans les rues
jeudi aux côtés des fonctionnaires qui seront en grève et manifesteront
dans toute la France à l'appel de leurs fédérations pour exiger une
hausse des salaires.
Pour Sud-Rail, “le pouvoir d'achat, les retraites sont
des sujets d'importance qui nécessitent une action unie de tous les
salariés, pas une division secteur par secteur”. AP
http://www.latribune.fr/info/Les-ch…
De : Paris
mercredi 23 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| mardi 22 janvier 2008, a 04:52 |
| Alerte sur l'emploi à la SNCF . |
Fret
. Des informations concernant des suppressions massives de postes à
venir confortent la CGT dans son appel à la mobilisation de mardi
prochain.
Selon le Figaro, la SNCF s'apprêterait à lancer un
plan de suppression de 6 000 emplois dans le fret, sous forme de
non-remplacement de départs à la retraite. La direction de l'entreprise
publique a immédiatement dénoncé « une information sans fondement »,
précisant que son budget 2008 prévoit « 1 500 suppressions d'emplois ».
De leur côté, à l'instar de la CGT, les organisations syndicales ont
accueilli avec circonspection « les révélations » du Figaro. Non tant
que la perspective de suppressions massives d'emplois leur paraîtrait
improbable mais parce qu'elles s'interrogent sur « l'objectif d'une
telle annonce ».
Une gestion de plus en plus contestée
Celle-ci intervient alors que la gestion du fret pratiquée depuis
2003 par la direction de la SNCF est de plus en plus remise en cause. À
l'intérieur de l'entreprise, bien sûr, où les organisations syndicales
n'ont de cesse de la dénoncer. Mais aussi à l'extérieur. Depuis
l'annonce, l'été dernier, de la fermeture de 262 gares au wagon isolé,
la contestation s'est élargie aux élus locaux, aux associations et même
à une part importante de la clientèle de la SNCF. Tant et si bien qu'à
l'occasion du Grenelle de l'environnement, les associations et les
syndicats ont exigé, dans une déclaration commune, un moratoire sur
cette restructuration et une réorientation de la politique ferroviaire
qu'ils jugent contraire aux objectifs de réduction des émissions de gaz
à effet de serre, car favorable au développement du transport routier.
Plus récemment, une majorité des fédérations de cheminots ont, par
deux fois, boycotté des réunions sur l'avenir du fret. Le 4 janvier, la
CGT, FO, SUD rail, la CFDT, la CFTC, l'UNSA et la CFE-CGC ont refusé de
se rendre à une table ronde organisée par la direction. Le 14 janvier,
les mêmes organisations (à l'exception de la CFDT) n'ont pas siégé au
comité central d'entreprise (CCE). Elles ont voulu ainsi marquer leur
refus de discussions se limitant à l'accompagnement social de la
restructuration conduite par la direction. Dès lors, on peut se
demander si l'annonce d'une réduction drastique de l'emploi dans le
fret n'a pas pour but de forcer la main des syndicats en les poussant à
accepter une négociation dont le seul but serait de limiter l'ampleur
des suppressions d'emplois. Les « révélations » du Figaro semblent en
tout cas plutôt conforter les organisations syndicales dans leur
demande d'un moratoire sur la restructuration du fret.
Risque de filialisation
Le secrétaire général de la CGT cheminots, Didier Le Reste, estime
que la gestion actuelle de cette activité, outre qu'elle est
« contraire aux impératifs environnementaux, ne peut conduire qu'à des
suppressions massives d'emplois ». En 2007, la direction du fret avait
déjà annoncé la disparition de plusieurs milliers d'emplois. Plus
généralement, Didier Le Reste dénonce une politique qui vise « à
constituer une société indépendante de la SNCF disposant de ses propres
moyens de production et de son personnel dans le but de la filialiser
puis de la privatiser ». Le responsable syndical appelle le
gouvernement « à prendre ses responsabilités ». « On ne peut pas
laisser la technostructure de la direction du fret inféodée aux thèses
libérales présider aux destinées de cette activité », juge-t-il, avant
de rappeler que jeudi dernier, sept des huit fédérations de cheminots
ont demandé à être reçues par le premier ministre, François Fillon. Une
demande restée sans réponse jusqu'à maintenant.
Dans ce contexte, la manifestation unitaire de mardi prochain sur
les régimes spéciaux verra également les cheminots se mobiliser
massivement pour l'arrêt de la restructuration en cours de Fret-SNCF.
Pierre-Henri Lab
PCF. Réagissant à « la liquidation de 1 500 postes
dans le fret », le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier
dénonce « un coup dur supplémentaire pour la situation de l'emploi dans
notre pays », en lien avec « les craintes concernant 6 000 emplois » et
la suppression de 262 gares « qui se porterait à 400 d'ici la fin
d'année ». Rappelant « le rôle majeur du fret dans la lutte contre la
pollution et le réchauffement climatique », il appelle le gouvernement
à « mettre fin au jeu de massacre social et environnemental » en
engageant « une politique conforme aux objectifs annoncés en grande
pompe au Grenelle de l'environnement ».
l' Huma du 19 / 01 / 08
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| lundi 21 janvier 2008, a 18:45 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |

LA LETTRE D'INFORMATION
DU JOURNAL L'HUMANITÉ
En kiosque, chez votre marchand de journaux
À LA UNE…
mardi 22 janvier 2008
Les Bourses
mondiales plongent
La Bourse de
Paris accélérait sa chute lundi à la mi-journée, dans le sillage
de la crise
financière qui touche l'ensemble des économies.
Quelles
incidences sur la vie quotidienne des Français ?
Vers un
marché du travail plus flexible
« Qu'elle soit imposée
par la loi ou par un accord paritaire,
la flexibilité n'est pas
plus douce aux salariés », avertit la
CGT, seule à ne pas avoir
signé l'accord
interprofessionnel sur la modernisation du marché du travail.
Notre décryptage du nouveau
contrat de travail. Le texte intégral de l'accord.
Banlieues,
un plan sans espoir
Fadela Amara
doit présenter à Vaulx-en-Velin les grandes lignes de son projet.
Le plan « Espoir banlieue » a-t-il avorté avant d'être rendu public,
faute de moyens ?
« La politique de la
Ville, c'est une politique de rattrapage, de réparation »,
nous confie Maurice
Charrier, le maire de Vaulx-en-Velin
(69).
À NE PAS MANQUER…
Retraites, la CGT prépare
2008
La confédération et ses
fédérations de transport, de l'Énergie et des cheminots organisent
une manifestation nationale
à Paris contre l'allongement de la durée de cotisations.
Aubagne « change pour
rester elle-même »
Face à une droite agressive,
la gauche qui gère la ville depuis 1965 sous la houlette
d'un maire communiste, a
parié sur le rassemblement le plus large dés le premier tour.
Ubu au pays
de Brice Hortefeux
Un avocat malien, qui exerce
depuis vint-huit ans à Aix-en-Provence,
est menacé d'expulsion par
le préfet des Bouches-du-Rhône.
La Serbie plus divisée
que jamais
L'ultranationaliste Tomislav
Nikolic en tête à l'issue du premier tour
de la présidentielle. Le
scrutin marqué par une forte participation.
Ski alpin. Grange sur les
terres de Raich
Après Kitzbühel dimanche,
Jean-Baptiste Grange s'attaque au slalom
de Schladming en nocturne,
terrain favori de Benjamin Raich.
Desanti, philosophe de
l'effraction
Témoins et amis ont parcouru
la vie et l'œuvre de celui qui, réunissant pensée
des sciences et pensée de la
politique, bouleverse encore les pouvoirs et les savoirs.
Plan banlieue
Notre dossier « quartiers populaires »
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| lundi 21 janvier 2008, a 05:08 |
| En 2004,Sarkozy voulait le référemdum sur l' EUROPE !!!!!!! |
« A chaque grande étape de l'intégration
européenne, il faut solliciter l'avis du peuple. Je ne vois pas comment
il serait possible de dire aux Français que la constitution européenne
est un acte majeur et d'en tirer la conséquence qu'elle doit être
adoptée entre parlementaires sans que l'on prenne la peine de
solliciter directement l'avis des Français. »
A votre avis, qui a fait cette déclaration?
Qui, à votre avis ?
Alors?????
Cette phrase extraordinaire, modèle de simplicité et de
vérité, a été prononcée par Nicolas Sarkozy le 9 mai 2004, lors d'un
Conseil national de l'UMP.
De : Jo
dimanche 20 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| lundi 21 janvier 2008, a 04:56 |
| Chili : Patricia Troncoso est sur le point de mourir . |

Chili :Patricia Troncoso est sur le point de mourir.
20 janvier 2008 Selon le diagnostic d'une commission de
médecins indépendants, Patricia Troncoso est sur le point de mourir. La
doctoresse Berna Castro qui a examiné, avec une équipe de médecins
indépendants, Patricia Troncoso à l'hôpital de Chillan a déclaré : ”
elle est en grave, très grave danger de mort”. Toujours selon la
doctoresse, Patricia Troncoso peut mourir à tout instant, elle en est à
l'étape trois, c'est à dire le niveau maximum de gravité.
Elle a expliqué que cette fin de semaine elle a subit
une très grave déficience immunitaire, et que ce paramètre implique
qu'elle est à chaque instant plus proche d'un dénouement fatal. Elle a
enfin ajouté, que, au contraire de ce que disent les rapports officiels
concernant la gravité de Patricia Troncoso, les médecins de la
gendarmerie maintienne la prisonnière politique dans une salle où il
n'y a pas de moniteurs cardiovasculaires et pas d'équipe de réanimation.
Pour la doctoresse Berna Castro, le mieux serait
qu'elle soit transférée à Santiago, « parce à Chillan elle est isolée,
et souffre de tortures et pressions, les gendarmes installent, par
exemple, une table dans sa chambre et mangent devant elle ».
http://www.mapuches.org/
De : mapuches
dimanche 20 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| lundi 21 janvier 2008, a 04:35 |
| Grève des soins : Ma réponse à N.Sarkozy . |

de Bruno-Pascal CHEVALIER
Monsieur le Président,
Le soir du 6 mai 2007, place de la concorde, vous avez
solennellement déclaré : “Je vous demande de tendre la main. Je vous
demande de donner l'image d'une France réunie, d'une France rassemblée,
d'une France qui ne laissera personne sur le bord du chemin”
Pensez-vous, monsieur le Président, qu'en parlant de
“responsabilisation des malades”, vous encouragez à la solidarité ? Ne
désignez-vous pas, par cette seule assertion, les malades comme
coupables en laissant supposer qu'ils se comporteraient en
consommateurs de soins irresponsables ?
Estimez-vous, monsieur le Président, qu'une personne
malade, atteinte de diabète, de sclérose en plaques, du sida, d'un
cancer, ou même d'une allergie, d'une grippe, d'une des nombreuses
affections virales saisonnières, nécessite d'être “responsabilisée” ?
Dans votre courrier en date du 14 janvier, vous me
dites que « les franchises sont assurables par les organismes
complémentaires dans le cadre des contrats responsables, qui offre un
niveau de protection supplémentaire ». Or, la loi de financement de la
Sécurité sociale pour 2008 prévoit très clairement que dans le cadre
des contrats responsables, les franchises médicales sont à la charge du
patient, y compris de ceux qui souffrent d'une affection de longue
durée. L'ignoriez-vous ? Vous aurait-on mal informé ?
Par ailleurs savez-vous, Monsieur le Président, combien
de personnes, y compris salariées, sont aujourd'hui dans l'incapacité
financière de payer une mutuelle, encore moins une assurance ou une
complémentaire santé » ?
Est-ce innocent, Monsieur le Président, si une fois de
plus vous utilisez le terme « responsable » ? Opposez-vous le citoyen «
responsable » qui a les moyens de payer une assurance privée à celui
qui n'en a pas la capacité… et serait de ce fait « irresponsable » ?
Dans ce même courrier, vous affirmez, Monsieur le
Président, que vous assumez votre « responsabilité, qui est de dire la
vérité ». J'en prends acte.
Doit-on donc en déduire, puisque vous expliquez,
quelques lignes plus loin, que « le vieillissement de la population et
l'apparition de nouvelles pathologies exigent des investissements
importants. Ce serait une faute de renoncer à nous préparer
collectivement à affronter l'avenir. Au fond, ces franchises sont
l'expression à la fois de notre responsabilité et de notre solidarité.
»… que pour vous, la solidarité se conçoit uniquement à l'intérieur des
groupes de population concernée ? Que c'est aux malades de payer pour
Alzheimer et pour les autres malades ?
Comment devons-nous comprendre votre définition de la «
solidarité », Monsieur le Président, lorsque vous montrez une telle
insistance à instaurer ces franchises, illogiques, impopulaires,
inhumaines, impossibles à comprendre et à accepter par ces millions de
malades qui la vivent comme une « double peine », ces franchises qui
devraient rapporter environ 850 millions d'Euros par an… et que, dans
le même temps, vous vous montrez si réticent à instaurer une taxe
modique sur les stock-options, qui aurait rapporté 3 milliards d'Euros
par an de l'avis même de la Cour des Comptes ?
Parfois, Monsieur le Président, les simples citoyens
que nous sommes avons du mal à comprendre, y compris votre logique
financière…
Que pensez-vous, Monsieur le Président, de l'analyse
des médecins qui prédisent une augmentation des dépenses de santé, liée
à une prise en charge plus tardive des maladies, à une aggravation de
l'état des malades qui, pour des raisons financières, auront renoncé à
certains soins ? Monsieur le Président, vous affirmiez il y a quelques
mois : “A tous ceux qui souffrent d'injustice, à tous ceux qui ne se
sentent pas respectés, à tous ceux qui ont cru dans d'autres discours
que le mien, je veux dire que je serai le président qui combattra les
injustices »…
Monsieur le Président, devons-nous comprendre, à la
lueur de vos déclarations, de vos actions, de vos décisions, que la
santé n'est pas pour chacun un droit, mais une chance… « mais cette
chance il faudra qu'il la mérite par son travail » ?
Considérez-vous donc que la santé, on a la chance de l'avoir, ou on doit payer pour la « mériter » ?
Estimez vous que ceux qui payent une assurance complémentaire méritent d'être plus et mieux soignés que les autres ?
Monsieur le Président, au nom de tous les malades, au
nom de tous les citoyens en bonne santé qui sont des malades
potentiels, au nom de tous ceux qui n'arrivent plus à vivre décemment,
encore moins à avoir accès aux soins indispensables, de tous ceux qui
ne sont pas, comme moi, en grève des soins, mais en « arrêt non désiré
de soins » faute de moyens financiers, « Je vous demande de tendre la
main. Je vous demande de donner l'image d'une France réunie, d'une
France rassemblée, d'une France qui ne laissera personne sur le bord du
chemin »
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées.
Bruno-Pascal CHEVALIER
Copie : AFP, ACT UP, AIDES, Le Parisien, L'Humanité, Politis, …
Morsang, le 20 janvier 2008
“Je veux que partout dans le monde, les opprimés, les
femmes martyrisées, les enfants emprisonnés ou condamnés au travail,
sachent qu'il y a un pays dans le monde qui sera généreux pour tous les
persécutés, c'est la France. » Nicolas Sarkozy – discours du 6 mai 2007
– place de la concorde, Paris
De : Bruno Pascal CHEVALIER
dimanche 20 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| dimanche 20 janvier 2008, a 17:28 |
| Endettement de la France . |
Par Michel FRERE le samedi 19 janvier 2008, 13:04 - Lien permanent
Je vous invite à relire ce que j'avais écrit en mars 2007. Je persiste et signe
L'INSEE évaluait à 3063 G€, l'endettement intérieur de la France pour
l'année 2005. Compte tenu des investissements remboursables à terme
c'est une dette de 1151G€ dont la France est redevable.
Il est
normal qu'un pays s'endettent pour investir nous le faisons nous même
pour acquérir un bien immobilier mais encore faut-il avoir les
ressources nécessaires pour rembourser. Or la France doit faire face à
des dépenses de fonctionnement pour la bonne marche de l'état. Si on
tient compte de ces impératifs (remboursement de la dette, marche de
l'état) la marge d'initiative financière d'un gouvernement est évaluée
à 3% du budget, soit 10G€ seulement.
LES CAUSES
L'endettement est le résultat de vingt-cinq années de
déficits publics. Le recours à l'endettement « Le recours à
l'endettement a été une solution de facilité » écrit Michel Pébareau ,
président de la commission sur la Dette et président de BNP-Paribas
(sic), « il a permis de compenser une gestion insuffisamment rigoureuse
de la dépense publique ». Mais alors le Japon, l'Allemagne et les
Etats-Unis dont la dette est largement supérieure à la notre ne savent
pas gérer non plus ? C'est à l'entrée en vigueur du traité de Maastrich
(1992) que la dette a commencé à exploser. « La préparation du passage
à l'Euro ont dégradé l'emploi et freiné la création de richesses ».
Faute de recettes fiscales et sociales suffisantes les déficits ont
augmenté la dette.
Par ailleurs si on a emprunté, il a bien fallu quelqu'un pour
prêter de bonne grâce. On a du mal à croire que les créanciers est
donné à des « incompétents » quand on sait le mal que rencontre un
couple de français moyens pour obtenir un prêt.
Alors ?
Alors c'est bien pour un bénéfice à retardement que les
organismes financiers ont contribué de bonne grâce à cet endettement.
L'endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources
financières des états, et donc leur capacité d'action, conformément au
projet "libéral". En appauvrissant l'état, l'endettement conduit à une
réduction progressive du financement des services publics et des
prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage),
dont les déficits ou l'inefficience servent ensuite de prétexte pour
présenter les privatisations comme une "solution".
Depuis 30 ans, la droite libérale et la gauche libérale se
sont relayées au pouvoir pour dilapider l'argent public et pour le
détourner au bénéfice d'intérêts particuliers. Des groupes de personnes
et des entreprises se sont ainsi enrichis en endettant l'état, c'est à
dire la collectivité. Les citoyens vont maintenant devoir rembourser
l'argent dont ont bénéficié leurs « maîtres ».
L'endettement est aussi un cadeau offert aux banques, assurées
de percevoir une rente à long terme prélevée sur chaque citoyen. Il est
important de préciser que les banques prêtent de l'argent qui ne leur
appartient pas, puisqu'il s'agit en réalité de l'argent déposé par
leurs clients. C'est donc leur propre argent que les citoyens vont
devoir rembourser aux banques...
Comme on le voit, l'endettement est une bonne affaire pour tout le
monde, sauf pour les citoyens de base qui paieront la facture.
Que faire ?
Sans aller jusqu'à dire « supprimons la dette de la France »,
(mais pourquoi pas ?) faisons au minimum un moratoire. Serait- ce
amoral ? Qui serait lésé ? Difficile de répondre à cette dernière
question car il est très difficile de reconnaître les créanciers. Une
bonne partie de ceux-ci se trouveraient en France. Il serait
intéressant de vérifier que ceux-ci n'est pas déjà bénéficié des
baisses d'impôts et ont ainsi pu prêter à l'État français l'argent que
celui-ci leur a rendu. Ce qui fait qu'ils gagnent deux fois. Non
ce n'est pas amoral! Ils en ont suffisamment profité: les intérêts
versés depuis 30 ans sont déjà en soi une compensation
Je ne suis pas contre un examen des dépenses de l'Etat pour en diminuer
le montant mais pas au dépende de la bonne exécution du service public.
Or tout le monde constate sa dégradation.
Avec
les gouvernements précédents nous étions au bord du gouffre ; Avec
Sarkozy nous ferions un « grand pas en avant ». De là, à la rupture
tranquille il n'y a qu'un pas.
Proposition du PCF
Denis Durand, membre de la commission économique du PCF préconise de
s'attaquer au racine de l'endettement. Pour sortir de l'impasse il faut
favoriser la création des richesses nécessaires à l'élévation du niveau
de vie pour tous et aux financements des services publiques. Encore
faut-il avoir l'argent pour financer le potentiel de croissance de
l'économie nationale (qualité des emplois, formation des travailleurs,
aides au développement de nouvelles technologies).
Pour cela pas d'autres solutions qu'un immense effort de solidarité par le rétablissement
d'une fiscalité plus juste(modulation des taux d'impositions des
entreprises selon leur priorité à l'emploi, augmentation de
l'imposition des gros revenus des actionnaires) et un contrôle citoyen
des dépenses publiques.
Corrélativement, il conviendrait aussi d'agir au niveau Européen et pour cela redéfinir
les objectifs de la Banque centrale européenne, contrôler son action et
remplacer le pacte de stabilité budgétaire par un pacte de progrès
social pour l'emploi et la croissance. Ces mesures tireraient vers le haut le développement économique et social et contribueraient ainsi à la diminution de la dette.
QUELQUES CHIFFRES
- 40 milliards d'euros (G€) c'est le montant
des intérêts à payer aux créanciers chaque année (2° poste budgétaire
après Education nationale mais avant la Défense)
- L'impôt sur le revenu ne représente que 17% des recettes. L'impôt sur
les sociétés 15%
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| dimanche 20 janvier 2008, a 17:00 |
| La bourse ou la Vie ? |
Par Michel FRERE le samedi 19 janvier 2008, 13:28 - Lien permanent
Les
Bourses mondiales se sont encore enfoncées cette semaine, après un
début d'année déjà morose, les investisseurs s'inquiétant à la fois des
premiers résultats des géants américains et d'une nouvelle salve
d'indicateurs alarmants pour la première économie mondiale. Lente mais
sûre dégringolade il semblerait que l'hirizon néo libéral
s'obscurcisse.
Article AFP du 18 janvier 2008 :
"Le
marché ne prend plus le temps de temporiser, de réfléchir ou d'hésiter
et s'engage avec une énergie peu commune, plus loin, dans sa tendance
baissière", constate dans une note Jean-Chistophe Dourret, responsable
de l'analyse technique chez Oddo Securities.
Malmenés depuis le début de l'année, les indices des principales places
boursières ont poursuivi leur descente cette semaine, enfonçant des
"seuils de résistance", ces paliers calculés par les analystes au-delà
desquels la baisse peut s'accélérer.
Ce mois de janvier 2008 est marqué pour certaines place par un recul
supérieur aux niveaux atteints au moment de l'éclatement de la crise à
l'été dernier. Aux Etats-Unis, le Dow Jones a effacé cette semaine ses
gains enregistrés en 2007. A Paris, le CAC 40 a reculé à son niveau de
l'automne 2006, et à Tokyo le Nikkei a renoué avec celui d'octobre 2005. La Bourse de Londres a perdu plus de 8% depuis le début de l'année,
Francfort et Hong Kong plus de 9%, tout comme l'indice australien
S&P/ASX 200. Le MSCI World Index, un indice boursier qui mesure la performance de 23
marchés de pays développés, a reculé d'environ 9% depuis le début de
l'année.
A la différence de l'été 2007, où les marchés ont su se reprendre "car
la majorité du marché n'était sans doute pas encore convaincue qu'un
renversement de tendance se préparait", "tout le monde participe, cette
fois, à l'alimentation de la tendance baissière", affirme M. Dourret. La banque Credit Suisse indique de son côté que son indice mondial
d'appétit pour le risque a atteint pour la première fois depuis cinq
ans la zone "panique". Les investisseurs d'Amérique, d'Asie ou d'Europe ont vivement réagi à
une actualité américaine riche en déceptions, sur les résultats de
sociétés comme sur les indicateurs économiques. D'une part, les pertes colossales annoncées par les banques Citigroup,
JPMorgan et Merrill Lynch, liées à la crise du "subprime", mais aussi
la déroute d'Ambac, l'un des principaux rehausseurs de crédit aux
Etats-Unis, ont mis à mal les valeurs financières.
D'autre part, les chiffres de la consommation et la poursuite de la
déroute du marché immobilier américain ont ravivé les doutes: la
première économie mondiale va-t-elle entrer en récession?
http://media.actu.orange.fr/2007/I/mmd--francais--journal_internet--une/CPS.HYR00.190108104446.photo00.photo.default-512x327.jpg##copy##AFP
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Le ralentissement économique se propagera-t-il au reste de l'économie mondiale?
"Les mauvais chiffres d'activité du mois de décembre ont relancé les
craintes de récession et induit des révisions drastiques à la baisse de
la croissance américaine (-0,3 point en un mois pour le consensus du
Wall Street Journal pour l'ensemble de 2008)", explique la maison de
courtage française Aurel.
Les experts de Credit Suisse remarquent par ailleurs que, si les ventes
massives se concentrent toujours sur les valeurs financières, celles
liées à la consommation et à l'immobilier, elles s'étendent désormais à
d'autres secteurs, les marchés commençant à prendre en compte une
moindre croissance des chiffres d'affaires.
Toutefois, quelques facteurs de soutien sont mis en avant: la
croissance en Asie, l'économie européenne qui reste solide. Les marchés
attendent également une forte baisse des taux de la part de la Réserve
fédérale américaine, dont le comité de politique monétaire se réunit à
la fin du mois.
George Bush a annoncé vendredi un plan de relance économique, mais
certains analystes restent sceptiques. Selon Tony Tong, responsable de
China Everbright Securities, ces mesures "n'auront qu'un effet de court
terme sur le marché et ne régleront pas réellement les problèmes".
Commentaires
Ce
que nombre d'économistes et anciens chantres de l'économie libréral
redoutaient est en train de se passer. Ceci pourrait ne nousconcerner
que de loin dans la mesure où nous ne sommes pas tous engagés dans la
spéculation boursière. Mais voilà, cela ne sera pas sans
conséquences sur notre quotidien. Au niveau de l'emploi, nous avons
déjà l'exemple de Salomon dont les récents acquéreurs veulent
délocaliser (se séparer?) la production , avançant des pertes
boursières importantes. Nous aurons aussi des conséquences pour
l'obtention des prêts dont les taux d'intérêt risquent de remonter.
ceci n'étant pas sans conséquence sur l'acquisition du logement. Nous
aurons aussi des conséquences quant à nos petits placements (pas très
gros mais qui dans une vie de travail comptent quand même).
Alors?
L'avenir? Espérons que les élections américaines de 2008 porteront à la
Présidence un homme ou une femme qui redonne confiance avec un autre
type de société. (J' y crois pas trop). Espérons que l'Europe reprenne
pied et revienne sur terre avec cette fois un "réalisme sociale" (avec
le nouveau traité j'y crois pas du tout). Espérons que la France saura
prendre les mesures conservatoires pour éviter un "crise de 29" 80 ans
après (alors là je suis désespéré, car la Bourse c'est pas trop
people).
Alors? Essayons encore une fois de faire comprendre à notre entourage qu'il faut se sortir de cette "DOCTRINE DU LIBERALISME ECOMIQUE" en
refusant l'adoption du traité européen sans consultation du peuple et
en élisant les responsables communaux et cantonaux, porteurs d'une
autre politique que celle du profit et du budget. |
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| dimanche 20 janvier 2008, a 16:42 |
| Municipales : Déclaration du Parti Communste Français . |
François Hollande a déclaré à l'AFP, en réponse à Marie-George Buffet, qu'il « veillait à ce que le principe de l'union l'emporte
sauf dans les cas où les primaires ont été acceptées par les uns comme par les autres ».
Le
Parti communiste français rappelle qu'il n'a autorisé aucune primaire.
Il ne s'agit que d'une décision de la Convention nationale du Parti
socialiste, et cela ne peut donc être considéré comme une acceptation
mutuelle.
En
ce qui le concerne, le Parti communiste français maintient son choix de
l'union des forces de gauches aux élections municipales et n'accepte
pas de listes de divisions.
Parti communiste français
Paris, le 17 janvier 2008.
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| dimanche 20 janvier 2008, a 16:08 |
| Quand Mittal fait chanter les Etats . |
Depuis le début de la fusion en 2006, le numéro un mondial joue
de la concurrence entre les bassins sidérurgiques.
Le
prix de l'acier, rebaptisé « l'or gris », explose, la production
mondiale crève les plafonds mais, deux ans, presque jour pour jour,
après le lancement de l'OPA hostile du dragon Mittal sur le géant
sidérurgique européen Arcelor, cette fusion, désormais parachevée pour
les actionnaires, produit ses premiers effets destructeurs sur
l'emploi. Et, cinglante ironie de l'histoire ou banal cynisme de la
mondialisation, cela se passe à Gandrange (Moselle), sur le site même
qui, racheté un franc symbolique à Usinor en 1999, aura servi de
« vitrine sociale » en 2006 à l'Indien Lakshmi Mittal désireux de
montrer son meilleur profil aux États d'Europe de l'Ouest et à la
Bourse. Car dès l'annonce du raid financier, on s'en souvient, avant de
remiser leurs grandes envolées, le Français Dominique de Villepin et le
Luxembourgeois Jean-Claude Juncker avaient promis d'en empêcher la
réussite, à coup de « patriotisme économique » ou de « réponse aussi
hostile que son OPA »… Aujourd'hui, le groupe devenu numéro un mondial
du secteur continue, semble-t-il, de jouer de la concurrence entre les
différents bassins sidérurgiques d'une grande région englobant le Nord
(Dunkerque), la Lorraine (Florange), le Luxembourg et la Belgique
(Liège et Gand). L'année dernière, au cours de très âpres négociations
pour obtenir de la France et de l'Union européenne plus de quotas
d'émissions de CO2, ArcelorMittal a menacé, faute d'accord, d'une
« catastrophe sociale » qui le conduirait à anticiper la fermeture des
hauts-fourneaux de Florange (Moselle), à ne pas procéder à la réfection
d'un autre haut-fourneau à Dunkerque (Nord) et à des investissements à
Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Au bout de longs mois de tractations,
le maintien en activité jusqu'en 2012 de la filière d'acier liquide à
Florange a été arraché, mais au-delà, le sort des salariés n'est pas
garanti. Ces derniers mois, c'est en Belgique qu'ArcelorMittal déploie
un nouveau chantage à l'emploi : au moment de la fusion, le groupe,
dont la région wallonne détient encore quelques miettes du capital,
s'était engagé à relancer un haut-fourneau à Seraing, dans la banlieue
de Liège. D'après le syndicat FGTB, cette opération devait au total,
permettre de préserver 10 000 emplois directs et indirects. Mais, là
aussi, depuis plusieurs mois, ArcelorMittal utilise la question des
quotas d'émissions de CO2 pour faire machine arrière. Prévue pour le 21
janvier prochain, la relance vient d'être repoussée à une date
ultérieure et, du coup, les syndicats appellent à la grève.
T. L. l' Huma du 18 / 01 / 08
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| dimanche 20 janvier 2008, a 12:14 |
| Cinq poids lourds de Wall Street distribuent des bonus records . |

Cinq poids lourds de Wall Street distribuent des bonus records
primes - En dépit d'un trimestre catastrophique, les cadeaux de fin d'année ont progressé de 82% en une année.
françois Othenin-girard à lausanne
Les plus grosses cotations de Wall Street ont distribué
des bonus records à leurs collaborateurs. Elles ont versé un total de
65,5 milliards de dollars (71,6 milliards de francs), après avoir
bouclé, pour trois d'entre elles, le pire trimestre de leur histoire,
selon les calculs de l'agence Bloomberg. Des noms? Goldman Sachs,
Morgan Stanley, Merrill Lynch, Lehman Brothers et Bear Stearns. Et le
montant total des cadeaux de fin d'année et primes d'intéressement qui
viennent d'être octroyés par ces cinq banques, aujourd'hui dans la
tourmente, a progressé de 82% par rapport à l'année précédente. Les
bonus ont dépassé les bénéfices
Merrill Lynch a plus perdu en deux trimestres que tout
ce qu'elle avait gagné durant les six précédents et, dans la foulée,
4900 emplois seront supprimés. Malgré cela, l'établissement n'a pas
hésité à distribuer 15,9 milliards de dollars de bonus, somme qui
dépasse ses bénéfices annuels.
Chez Morgan Stanley et Bear Stearns, seuls les
administrateurs délégués ont montré l'exemple en renonçant à leurs
bonus. Richard Fuld, de Lehman Brothers, a touché 35 millions. Une
prime spéciale a même été accordée à la banque qui a évité les foudres
du subprime : avec 67,9 millions de dollars, celle que Lloyd Blankfein
a reçue de Goldman Sachs s'élève au rang de record absolu.
Vu le climat prérécession actuel, les commentaires et
les justificatifs vont bon train. Il faut payer pour éviter que les
collaborateurs compétents cherchent ailleurs, selon les uns. De toute
façon, cette période dorée se termine, rétorquent les autres. «Les
amateurs de Ferrari devront se mettre aux voitures Tata», a déclaré un
professeur de finance de Manhattan. De leur côté, les banquiers privés
suisses, réunis hier à Berne, estiment que les rémunérations ont
contribué à faire naître la crise du subprime.
La promesse de bonus étant liée à des objectifs à court
terme, «lorsque les choses tournent mal, a déclaré Nicolas Pictet, les
responsables disparaissent et les actionnaires, les gouvernements,
doivent passer à la caisse».
http://www.agefi.com/Quotidien_en_ligne/detailArticle.php?articleID=306317
De : lausanne
dimanche 20 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 19 janvier 2008, a 20:55 |
| Europe : Sarkozy contre les quotas...votés par son ministre ! |
De Ramon Lacontessa
Il faut interner Nicolas Sarkozy
En Europe, Nicolas Sarkozy a franchi le rubicond, et
tous s'accordent à penser que la France a retrouvé toute sa place (…)
chez les fous.
A Boulogne sur mer, afin d'amadouer son auditoire de
pêcheurs, Nicolas Sarkozy a déclaré son intention de remettre à plat
les quotas de pêche approuvés par la France et ses partenaires
européens le 19 décembre dans le but de sauver des espèces menacées de
disparition.
“La France va présider l'Union Européenne du 1er
juillet au 31 décembre, c'est une opportunité pour sortir de l'affaire
des quotas”, a affirmé Nicolas Sarkozy ?
Cette annonce d'autant plus stupide, intervient un mois
très précisement après la signature le 19 décembre par les 27 ministres
européens de la pêche, dont celui de la France, d'un accord sur ces
quotas.
Le ministre français de la Pêche Michel Barnier qui
accompagnait Nicolas Sarkozy à Boulogne n'a pas moufté alors qu'il
avait annoncé que cet accord serait appliqué avec une “totale
intransigeance”.
La France, c'est évident est revenu sur le devant de la
scène, mais pas comme une grande nation, comme un pays de comiques ou
la quantité prime sur la qualité. Bigard, Sarkozy, Titof, Bosso, Morin,
Villepin, Alliot-Marie, Lagarde, Roland Magdane etc…
http://www.el-dia.com/actualites-16…
De : Boulogne sur mer
samedi 19 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 19 janvier 2008, a 18:46 |
| Accord du 11 / 01 / 2008 : Position du bureau confédéral de la C.G.T |
Accord du 11/01/2008 : position du bureau confédéral de la CGT (3/3)

DECLARATION DU BUREAU CONFEDERAL DE LA CGT
Modernisation du marché du travail : la Cgt prend les dispositions
pour informer les salariés du contenu de l'accord.
Le bureau confédéral de la Cgt engage le processus de consultation des
organisations de la Cgt en vue d'une décision du CCN le 29 janvier, sur
le projet d'accord du 11/01/08 concernant la modernisation du marché du
travail.
L'indépendance syndicale commande de porter appréciation à partir
de ce qui est contenu dans l'accord, sans se laisser impressionner par
les pressions sans cesse réitérées du Président de la République et de
son gouvernement.
Celles-ci ont pour objectif d'intimider les
syndicats pour qu'ils paraphent des dispositifs de flexibilité qu'ils
auraient récusés dans d'autres circonstances. La menace gouvernementale de procéder par la loi, si aucun accord n'était possible a pesé.
Le scénario risque de se reproduire et place tous
les acteurs devant leurs responsabilités. Il n'est pas sans interpeller
les salariés sur leur mobilisation et la force d'un syndicalisme de
conquêtes sociales pour peser sur le contenu des négociations.
Comme l'a démontré la victoire
remportée contre le CPE, un gouvernement même déterminé ne peut passer
outre la fermeté des syndicats dès lors qu'ils sont unis et
mobilisateurs. Qu'elle soit imposée par la loi
ou par un accord paritaire, la flexibilité n'est pas plus douce aux
salariés, elle ne permet pas davantage de résoudre les problèmes
d'emploi, de pouvoir d'achat, de sécurité professionnelle.
De fait, le projet d'accord répond aux exigences patronales
d'obtenir des licenciements plus rapides. La convention de rupture dite
d'un commun accord permettra aux employeurs de contourner la
législation sur les licenciements. En absorbant ce qui relève
aujourd'hui des licenciements sans cause réelle et sérieuse, elle
privera les salariés de l'essentiel de leurs droits actuels
(indemnités, recours, réintégration). Un nouveau contrat précaire, à
durée incertaine est créé pour un objet défini. Le patronat réussit à
imposer la création d'une période d'essai interprofessionnelle et son
allongement pour un très grand nombre de salariés.
Face à cela les mesures dites de « sécurisation » sont de peu de poids.
La portabilité du DIF aboutit ainsi à ce que le demandeur d'emploi auto
finance sa formation sans être garanti d'un effort important de
l'assurance chômage. La prime pour les chômeurs de moins de 25 ans ne
sera fixée que par des négociations ultérieures. Elle sera versée une
fois et devra être remboursée ensuite. Globalement les mesures
favorables aux salariés sont soit exprimées sous forme de vœux soit
renvoyées à des négociations ultérieures ou à des dispositifs
législatifs.
Même si le travail de contre propositions réalisé au
plan intersyndical a permis de faire reculer les objectifs patronaux
les plus extrêmes, il n'est pas parvenu à ce que le centre de la
négociation ait pour objectif de favoriser l'emploi des jeunes et celui
des plus de cinquante ans, de faire reculer la précarité et le temps
partiel imposé, de créer des droits transférables. C'est pourtant ce
qu'attendaient des millions de salariés du privé, les jeunes, les
demandeurs d'emploi d'une négociation censée réformer le « marché du
travail ».
Le bureau confédéral approuve le travail accompli par
la délégation Cgt du début à la fin de la négociation. Il prend les
dispositions pour informer le plus largement possible les salariés du
contenu de cet accord. Il propose aux
organisations du CCN de confirmer l'opinion négative de la Cgt sur
l'accord national interprofessionnel sur la « modernisation du marché
du travail. »
Montreuil le 15 janvier 2008
le texte de l'accord en pdf

pour le lire sur Bellaciao
ACCORD DU 11/01/2008 SUR LA "MODERNISATION" DU MARCHE DU TRAVAIL (1/3)
ACCORD DU 11/01/2008 SUR LA "MODERNISATION" DU MARCHE DU TRAVAIL (2/3)
ce texte de la déclaration du bureau confédéral de la CGT

Analyse détaillée par la CGT, article par article, de l'accord du 11/1/2008

De : Patrice Bardet
samedi 19 janvier 2008 cite BELLACIAO
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| samedi 19 janvier 2008, a 18:18 |
| Le 24 janvier 08 : TOUS,UNITAIRE,DANS L'ACTION ! |

NOS SALAIRES : LA REVENDICATION CENTRALE DES SALARIES DU SECTEUR SOCIAL ET MEDICO-SOCIALE
La situation des salariés du secteur social et
médico-social travaillant dans les établissements et services relevant
du titre IV de la Fonction Publique Hospitalière ou des différentes
conventions collectives (51, 66, 65, accords CHRS…) est inacceptable.
Depuis le début des années 80, les rémunérations
subissent désindexation sur désindexation par rapport au coût de la
vie. Les accords sur la réduction du temps de travail (RTT), sans
donner les moyens budgétaires et financiers pour répondre aux besoins,
ont pesé fortement sur les conditions de vie des salariés dans et hors
travail :
• disparités énormes entre les salariés de notre secteur
• clauses discriminatoires dans les salaires
• suspension de la majoration familiale, blocage du déroulement de carrière, gel des salaires
• déqualification importante (augmentation du nombre
de faisant-fonction et absence de recrutement à hauteur des besoins
suite à la RTT)
Dans toutes les conventions collectives, les négociations salariales sont dans l'impasse.
Pour la C.G.T., il est important de lier :
• les questions de la qualification, de la formation, du salaire, du salaire socialisé et de la retraite
• les questions du financement de la Sécurité
Sociale, l'élaboration des budgets de nos établissements et de nos
services répondant aux besoins des usagers et les revendications
salariales de tous les personnels
Nous exigeons des employeurs et des financeurs :
• une augmentation immédiate de la valeur du point de 10%
• un salaire minimum mensuel dans notre secteur de 1500 euros nets
• des grilles prenant en compte les diplômes, les qualifications et les expériences acquises
• la majoration familiale pour tous
• un déroulement de carrière sur 25 ans
Pour cette journée nationale de débrayages, de grèves et de manifestations,
TOUS ENSEMBLE :
Interpellons les employeurs et les financeurs dans les départements
pour obtenir de véritables négociations et obtenir rapidement
satisfaction.
Organisons des réunions avec les salariés pour en débattre et
construisons ensemble le nécessaire rapport de force pour peser face
aux chambres patronales et au gouvernement !

Tract UFAS 24 janvier
De : CGT action sociale
samedi 19 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 19 janvier 2008, a 17:42 |
| Pouvoir d'achat : à Sens Nicolas Sarkozy répond heures sup . |
Pouvoir d'achat : à Sens Nicolas Sarkozy répond heures
sup Vendredi le 18 janvier 2008 “Au mois de novembre, il y a eu 50% des
entreprises de plus de dix salariés qui ont utilisé la disposition en
faveur des heures supplémentaires”, s'est défendu Nicolas Sarkozy,
critiqué sur son inaction sur le pouvoir d'achat, ce matin à Sens
Nicolas Sarkozy a assuré, vendredi 18 janvier, que 50% des entreprises
de plus de dix salariés avaient utilisé le dispositif de
défiscalisation des heures supplémentaires en novembre, alors qu'elles
étaient 40% un mois auparavant. Le chef de l'Etat s'exprimait devant
des professionnels du bâtiment sur le chantier d'une clinique à Sens.
“Au mois de novembre, il y a eu 50% des entreprises de plus de dix
salariés qui ont utilisé la disposition en faveur des heures
supplémentaires”, a déclaré Nicolas Sarkozy, lors de ce déplacement sur
le thème de la croissance. “Au mois d'octobre, elles étaient 40%”,
a-t-il ajouté. “Il y a cinq millions de salariés français qui utilisent
les heures supplémentaires. C'est 5 milliards d'euros de pouvoir
d'achat en plus et ça marche”, a-t-il insisté. Le président de la
République a conclu son discours sur les heures supplémentaires en
affirmant : “On va monter en puissance”.
mais quelqu'un sait dans quelle boite de travaux du
bâtiment il s'est rendu??? Info nulle part!!!! une petite boîte bien
sage, ça c'est sûr. un chantier de construction de clinique … *QQ a
l'info?
De : yonne républ.
samedi 19 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 19 janvier 2008, a 17:11 |
| Gandrange,creset de la colére . |
Sidérurgie
. Une assemblée générale réunissait, hier à Gandrange, élus, salariés
et habitants concernés par les quelque 600 suppressions d'emplois
annoncés par Arcelor Mittal.
Gandrange (Moselle), envoyé spécial.
Dans la vallée de l'Orne, l'usine ArcelorMittal barre l'horizon. Des
volutes de fumée noire s'élèvent près de l'aciérie, le « navire amiral
», comme on l'appelle ici. La fumée ne vient pas des cheminées -
l'usine est en grève - mais de la porte d'entrée, où brûlent palettes
et pneus. « C'est le Grand Bûcher du Luxembourg », sourit un jeune
sidérurgiste, en référence aux emplois qui seront déplacés dans le
Grand-Duché.
Pour comprendre l'importance de l'usine dans la vallée, il suffit de
regarder sur une carte. On y voit le site, une forme sombre, grande
comme la paume, entourée de villes grandes comme le pouce : Richemont,
Boussange, Bévange ou encore Gandrange, où se tenait hier une assemblée
générale réunissant riverains, élus et syndicats.
la colère de la population
Au centre socioculturel où se tient l'AG, Magali Rinié, vingt-neuf
ans, est restée à l'entrée à cause de sa fille, une blondinette de
quatre ans qui refuse de rester tranquille. Magali habite à côté, à
Uckange. « Dans la vallée, presque tout le monde connaît quelqu'un qui
travaille à l'usine. Il est déjà difficile de trouver du taf, alors,
avec l'annonce des suppressions d'emplois, l'inquiétude est encore plus
grande que d'habitude. Je travaille comme caissière à Lidl, en CDD. Mon
mari a été embauché il y a un an. On croyait avoir trouvé la stabilité
avec son CDI. C'est raté. »
Dans la salle, Roger Tirlicien, président du groupe PCF au conseil
régional, confirme la colère de la population : « Pourtant, la
restructuration du site de Gandrange n'est qu'une demi-surprise. Ici,
les gens ne connaissent que trop bien la logique capitaliste qui
préside la gestion industrielle. Personne n'était vraiment dupe, je
crois, de l'implication réelle de Mittal dans la région. Mais, en
attendant, c'est un énorme gâchis économique, industriel, et surtout
humain, au mépris du savoir-faire concentré dans la vallée. Et après ?
L'État- va-t-il contraindre les collectivités locales à gérer les choix
du patronat ? À présent, il s'agit de mettre le gouvernement face à ses
responsabilités. » De son côté, Jean-Pierre Masseret, sénateur
socialiste de Moselle, souhaite « l'organisation, dans les plus brefs
délais, d'une table ronde réunissant l'État, le conseil régional, la
direction du groupe et les syndicats ».
On craint un « effet de dominos »
À la tribune, Jacky Mascelli, porte-parole CGT de l'intersyndicale
CFDT, CFDT, CFE-CGC, appelle d'ailleurs à l'unité. « Pas de bisbilles,
ni de coups bas entre nous ! » Une unité assez inhabituelle, qui
témoigne de la gravité de la situation. « Perso, c'est la première fois
que je vois le syndicat des cadres bouger avec nous », souffle un jeune
salarié. Autre événement inhabituel, les tonnerres d'applaudissements
qui marquent l'arrivée d'Alain Grenaut. L'ex-directeur général du site
est venu affirmer que l'usine est viable. Ces interventions dans la
presse locale en faveur de l'intersyndicale et du maintien des emplois
ont soulevé un étrange vent de sympathie. « Passer la parole et
applaudir un patron, franchement ça me fait bizarre », s'esclaffe
Xavier Phan Dinh, élu CGT au CE européen. Alain Grenaut n'est sans
doute pas désintéressé et il a une revanche à prendre depuis qu'il
s'est fait virer en 2005. « Mais il a du courage de s'attaquer à
Mittal. Et ça nous aide énormément de l'avoir avec nous », explique
Xavier Phan Dinh.
Au fond de la salle, salariés, employés sous-traitants et
intérimaires discutent. On craint un « effet de dominos ». « Je parie
qu'ils vont virer les intérimaires du site de Sollac pour nous
reclasser », déplore un employé du « navire amiral ». On parle aussi de
la question des quotas de CO2 : « On a entendu que Mittal voulait
récupérer des quotas, notamment pour Liège. C'est n'importe quoi ! Une
aciérie électrique, ça pollue moins qu'un haut-fourneau ! Et si on veut
parler d'écologie, parlons du barrage sur l'Orne. Qui va s'en occuper
après le démantèlement du site ? Les communes ? »
Dans une région qui a vu ses mines et ses usines fermées les unes
après les autres, ce plan social ne passe pas. Les intervenants se
succèdent à la tribune, démontant les uns après les autres les
arguments de la direction d'ArcelorMittal. Une fois les mensonges et
les vérités déformées écartés, reste la responsabilité de financiers
qui ont depuis longtemps classé la Lorraine en « pertes et profits ».
En attendant les résultats de l'étude sur les documents fournis
mercredi par la direction et les contre-propositions des syndicats,
rendez-vous est pris le 24 janvier par les salariés pour une
mobilisation devant le siège de l'actionnaire, au Luxembourg.
Mehdi Fikri
l' Huma du 18 / 01 / 08
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| vendredi 18 janvier 2008, a 21:40 |
| Amiante et fibres céramique: comment on empoisonne les travailleurs . |

Il y a des scandales qui ne sont
pas seulement des scandales, mais plutôt des symptômes de cette
gangrène qu'est le système capitaliste. Le scandale de l'amiante en
fait partie.
L'amiante est une fibre minérale qui a des propriétés
physico-chimiques remarquables : elle est très résistante, notamment
aux fortes températures, et c'est pourquoi elle est utilisée pour
l'isolation (flocage anti-incendie), la garniture d'embrayage et de
freins pour l'automobile, et sous forme d'amiante ciment dans le BTP
(tuyaux, couvertures etc).
Ses propriétés, la facilité d'extraction et de filage
en ont fait un matériau très utile et à faible coût (cinq fois moins
cher qu'une fibre minérale artificielle). Les principales mines se
trouvent au Québec, en Afrique du Sud, en Australie et au Brésil. En
1962, la France était le 7e producteur mondial d'amiante, grâce à une
mine en Corse.
Graves risques sanitaires
Cependant, les propriétés de l'amiante impliquent
également de graves risques sanitaires : épaississement de la plèvre,
lésions pleurales, cancers, etc. De nombreuses études et recherches ont
dénoncé ces risques. Dès 1906, un rapport soulignait la forte mortalité
des ouvriers des usines de tissage et de filage de l'amiante. En 1945,
un tableau des maladies professionnelles liées à l'amiante est établi.
En 1971, une réunion se tient à Londres, où des « patrons de l'amiante
» prennent connaissance des études scientifiques prouvant sa nocivité.
En 1978, le parlement européen souligne le caractère cancérigène de
l'amiante. En 1982, le patronat décide de créer le Comité Permanent
Amiante (CPA), où siègent aussi les syndicats. En 1986, les Etats-Unis
demandent l'interdiction de l'amiante. S'appuyant sur un rapport du
CPA, la France refuse. En 1991, l'Allemagne demande son interdiction en
Europe, mais le CPA et le Lobby minier canadien font pression pour
qu'il n'en soit rien (la France est alors le 1er importateur
d'amiante). Il faudra attendre 1997 pour que soit enfin interdit
l'usage de l'amiante, soit 91 ans après le premier rapport scientifique.
En France, on prévoit 3000 décès par an, jusqu'en 2025,
à cause de l'amiante. Il a fallu attendre que l'amiante tue des profs
de fac (à Jussieu) pour que le scandale éclate.
La fonderie Aubert et Duval
Pour prouver que la vie des salariés n'a pas beaucoup
de valeur, aux yeux des capitalistes, citons le cas de la fonderie
Aubert et Duval, aux Ancizes (Puy-de-Dôme). Les faits décrits par
George Renoux (secrétaire CGT Aubert et Duval) sont édifiants. En 2003,
un plan social s'abat sur la fonderie Aubert et Duval. Elle fabrique
des aciers spéciaux, notamment pour l'aéronautique. Il est prévu de
licencier 80 salariés sur les 1400 que compte la fonderie.
Curieusement, les 80 salariés – dont George Renoux – sont quasiment
tous à la CGT.
Dans le cadre de ce « plan social », une réunion
d'information est organisée par la direction. Et là, stupeur : les
salariés découvrent les risques qu'ils courent en travaillant.
L'amiante est partout, dans l'entreprise – l'isolation des fours, des
tuyaux, des ateliers, la couverture, et même la clôture du site – ,
mais les ouvriers n'avaient jamais été informés des risques encourus.
Certains cadres étaient au courant, mais ils avaient pour consigne de
minimiser l'affaire.
Lors de la réunion, les salariés apprennent que
l'exposition à l'amiante peut permettre un départ anticipé en retraite
à partir de 50 ans… à condition que les plaques pleurales soient
reconnues « maladie professionnelle » ! Or seule l'exposition à
l'amiante – ou aux Fibres Céramiques Réfractaires, dont nous
reparlerons plus loin – entraîne des plaques pleurales…
Les maladies graves dues à l'amiante apparaissent
parfois vingt ans après l'exposition, et l'espérance de vie après
l'apparition de la maladie est très courte : un an, par exemple, pour
un cancer de la plèvre. Le départ anticipé est donc la moindre des
choses !
Au lendemain de cette réunion, les salariés se sont
précipités chez des pneumologues. Résultat : 200 salariés présentaient
un épaississement de la plèvre ou des plaques pleurales. Les salariés
comprirent alors que leur patron les avait exposés, en toute
connaissance de cause, à un risque mortel. Le travail était déjà très
pénible, dans les fonderies. Les salariés évoluaient à proximité d'un
four à 1000°, ou près du métal en fusion, et respiraient des poussières
de métaux lourds. [1]
Un bras de fer s'est engagé entre la direction et les
salariés, mais aussi entre les salariés et la Caisse Régionale
d'Assurance Maladie, qui ne voulait pas reconnaître la maladie
professionnelle. Une action en justice a été lancée. Entre temps, un
premier salarié est décédé.
La tactique employée par les patrons et la Sécu est la
suivante : ils font traîner les actions en justice le plus longtemps
possible, et les décès se suivent pendant que les indemnisations
restent bloquées. Ces gens poussent l'horreur jusqu'au bout : lorsque
la justice reconnaît les salariés comme victimes, ils sont déjà 6 pieds
sous terre !
Suivant une vieille ruse, les patrons font aussi du
chantage à l'emploi. Ils disent que si les salariés ayant droit à la «
retraite amiante » partent tous en même temps, l'entreprise ne pourra
pas s'en remettre. Ils disent également préférer fermer le site que
devoir le désamianter intégralement et d'un seul coup ! Résultat : les
ouvriers travaillent toujours dans l'amiante, et le désamiantage ne se
fait que peu à peu.
Les FCR : tout aussi dangereuses
Mais le plus fort, c'est qu'on remplace l'amiante par
les FCR (Fibres Céramiques Réfractaires), qui sont aussi dangereuses
que l'amiante : elles provoquent les mêmes maladies et entraînent les
mêmes risques, à long terme. Malgré plusieurs études scientifiques
sérieuses, malgré l'information faite auprès des services de l'Etat,
ces FCR ne sont toujours pas interdites. Elles sont pourtant classées
toxiques et cancérigènes depuis 1975, et, depuis 2001, l'Etat est
régulièrement informé des risques encourus.
De 15 000 à 20 000 personnes sont actuellement exposées
aux FCR, en France. Comme avec l'amiante, les patrons et l'Etat
attendent les morts avant de réagir. Si on les laissait faire, il leur
en faudrait sûrement des centaines. Et que pèsent 100 ou 200 morts face
aux profits des grands groupes industriels ? Les FCR sont trois fois
moins chères que d'autres fibres, tout aussi résistantes mais non
toxiques.
Décidément, les profits sont tout pour le capitaliste.
La santé, le bien-être, l'épanouissement des salariés est le cadet de
ses soucis. L'exemple de l'amiante – et des FCR – a valeur d'argument
contre le capitalisme. Ces scandales ne sont pas l'œuvre d'un ou deux «
patrons voyous », mais bien de tout un système. Ils prouvent aussi que
l'Etat n'est pas aussi « neutre » qu'on voudrait nous faire croire. Il
est entre les mains de la classe dominante et joue le rôle de gardien
du temple capitaliste.
Je tiens à remercier George Renoux pour ses
explications sur le cas Aubert et Duval. Le combat qu'il mène avec les
camarades des Ancizes n'est pas vain. La Riposte lutte et luttera pour
que les salariés ouvrent les yeux et pour soutenir toutes les victimes
de ce système à bout de souffle.
Sylvain Roch (PCF Moulins)
[1] Les salariés, chez Aubert et Duval, frôlaient
l'esclavage. Les salaires étaient si bas que les ouvriers maintenaient
une petite activité agricole pour pouvoir vivre, et le font encore
aujourd'hui. Dans les années 60-70, des travailleurs d'origine
maghrébine furent employés, car la main d'œuvre locale n'acceptait plus
des salaires aussi faibles. D'ailleurs la direction parle aujourd'hui
de faire venir des Polonais pour pouvoir maintenir des salaires
indignes.
De : Sylvain Roch (PCF Moulins)
vendredi 18 janvier 2008 |
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| vendredi 18 janvier 2008, a 21:22 |
| Les papeteries de Nanterre . |
Communiqué de presse de Mme Jacqueline Fraysse,
députée de la 4ème circonscription des Hauts-de-Seine
Nanterre, le 16 janvier 2008
Mardi 15 janvier 2008, Jacqueline Fraysse, députée de la 4éme
circonscription des Hauts de Seine, est allée rencontrer les salariés
des Papeteries de la Seine, à Nanterre, en grève depuis jeudi dernier.
Les salariés grévistes réclament le maintien de leur prime
d'intéressement, un véritable treizième mois représentant 1/12éme du
salaire annuel net, une prime de modification d'horaire pour tout le
personnel de fabrication, le paiement du temps d'habillage et la mise
en place d'une grille des salaires.
Après 35 ans d'ancienneté, certains salariés plafonnent ainsi à 1154
euros net par mois, et les dernières mesures gouvernementales en faveur
du pouvoir d'achat ne vont pas améliorer leur quotidien, puisque ce ne
sont pas des heures supplémentaires que leur propose la direction, mais
du chômage partiel.
Jacqueline Fraysse considère que les demandes des salariés des
Papeteries de la Seine sont parfaitement légitimes, car on ne peut pas
vivre dignement aujourd'hui dans les Hauts de Seine avec de tels
salaires. Ces demandes sont d'autant plus légitimes que Smurfit Kappa
est une entreprise florissante qui déclare un profit d'activité (avant
dotations aux amortissements et provisions) en croissance de 25% lors
des 9 premiers mois de 2007.
Jacqueline Fraysse demande donc à la direction des Papeteries de la
Seine d'entamer des négociations dans les meilleurs délais afin de
permettre une reprise du travail dans l'intérêt de tous. Plus
généralement, Jacqueline Fraysse milite à l'Assemblée nationale pour
une augmentation des salaires, et en particulier du SMIC, seul moyen
véritablement efficace d'augmenter le pouvoir d'achat.
Dr Jacqueline Fraysse Députée de Nanterre-Suresnes Conseillère municipale de Nanterre
Contact presse : Gilles Mortreux
[-
01.47.29.59.12
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| vendredi 18 janvier 2008, a 20:50 |
| 36 % de marge pour Leclerc . |
Prix . L'épicier communicateur dénonce la gourmandise de ses fournisseurs pour mieux masquer la sienne.
Le coup avait été préparé d'avance. Au lendemain de la
publication par l'INSEE d'une inflation de 2,6 % en France pour 2007 -
avec une hausse moyenne de 3,1 % des prix alimentaires -,
Michel-Édouard Leclerc a sorti une publicité dans plusieurs quotidiens.
Il annonce que six produits, dont trois denrées alimentaires, seront
retirés de la vente dans les magasins qui portent son nom. Il met en
cause les hausses abusives demandées dans leur catalogue 2008 par les
marques industrielles. Celles épinglées dans la pub de Leclerc
oscillent entre 18,29 % et 20,63 %.
Hier matin, l'Institut de liaison et d'études des industries de
consommation (ILEC) tenait aussi une conférence de presse. Les chiffres
fournis à cette occasion indiquent que les distributeurs comme
Leclerc,Carrefour et autre réalisaient une marge totale rapportée au
prix de vente de 26 % sur les produits de marque en 1998. Cette marge
n'a cessé de croître depuis cette date pour atteindre 36 % en 2007 ;
après 35 % en 2006, 34 % en 2004 et 2005.
Il n'y a donc pas une seule catégorie de coupables concernant les
hausses de prix de ces dernières années. Selon l'ILEC, les produits
vendus aux distributeurs par les industriels ont augmenté de 5 % en
euros courants entre 1998 et 2007 inclus, soit une baisse de 10 % en
euros constants. Autre constat de l'ILEC, les produits estampillés à la
marque des enseignes de la distribution augmentent désormais plus vite
dans les magasins que ceux qui portent le logo des industriels : +
3,9 % depuis 2006 contre + 2 %. Même si les marques des distributeurs
restent moins chères que celles des industriels, il apparaît que les
sous-traitants des distributeurs ne peuvent comprimer indéfiniment
leurs coûts de production.
Gérard Le Puill
l' Huma du 17 / 01 / 08
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| vendredi 18 janvier 2008, a 18:51 |
| La LaÏcité au bord de la rupture ? |
Par Michel FRERE le jeudi 17 janvier 2008, 21:23 - Lien permanent
 Que
ce soit suite aux déclarations de Rhyad ou celles plus récentes,
prononcées à l'occasion des voeux du chef de l'Etat aux membres des
clergés, on peut se demander s'il s'agit d'un effet de "rupture" cher à Mr Sarkozy ou une inclination à imiter la politique américaine pour tourner le dos à la laïcité.
D'après l'Agence AFP:
"Lors de ses voeux aux corps
religieux, Nicolas Sarkozy revient sur la place de choix qu'il réserve à la religion dans la
société et sur sa conception de la laïcité. Après avoir
vanté le mois dernier devant des dignitaires de l'Eglise catholique les
"racines chrétiennes de la France", le président a une nouvelle fois
exalté lundi l'héritage "civilisateur" des religions, cette fois en
Arabie saoudite, dans des termes inédits pour le chef d'un Etat laïque.
Les convictions du nouveau locataire de l'Elysée sur l'importance de la
religion ne constituent pas une surprise.
Dès 2004, celui qui était
alors le ministre de l'Intérieur, et des cultes, les avaient "rodées"
dans un livre d'entretiens (La république, les religions, l'espérance)
avec le père dominicain Philippe Verdin et le philosophe Thibaud Collin. En recevant le 20 décembre le titre de chanoine honoraire de l'église
romaine de Saint-Jean de Latran, Nicolas Sarkozy a donc pris ses
distances avec la conception de la "laïcité à la française", incarnée
par la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Insistant sur les "racines chrétiennes de la France", le président lui
a clairement préféré une laïcité dite "positive", c'est-à-dire qui,
"tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne
pas croire, ne considère pas les religions comme un danger, mais un
atout".
Sur le même thème, Nicolas Sarkozy a récidivé lundi à la faveur de son
séjour en Arabie saoudite, cette fois devant devant les 150 membres du
Conseil consultatif (Majlis ach-Choura) du très rigoriste royaume
saoudien.
Sans craindre de choquer, il a critiqué une laïcité "épuisée" et
menacée par "le fanatisme", allant jusqu'à juger de l'intérêt de la
République d'avoir "beaucoup d'hommes et de femmes" qui "croient" et
que "dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la
différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais
remplacer le pasteur ou le curé".
A côté de propos convenus dénonçant l'intégrisme, "négation de l'Islam"
et réaffirmant sa volonté d'éviter "le choc des civilisations", le
président a une nouvelle fois franchi les limites observées par ses
prédécesseurs sur le sujet en rappelant les "racines religieuses" du
monde.
Au député PS Jean Glavany qui déplorait "un discours où Dieu n'est plus
cité à chaque page mais à chaque ligne", la ministre de l'Intérieur
Michèle Alliot-Marie a répondu que la "laïcité positive" du président
s'opposait à la sienne, "négative", "sectaire", "fermée à toutes les
spiritualités qui donnent leur sens à la grandeur de notre pays".
Pour ma part il me semble qu'il n'y a pas à renter dans le jeu
qu'impose Nicolas Sarkozy : à savoir laïcité "positive " ou "négative".
Tout d'abord parce que ce qui paraît positif pour l'un peut être
négatif pour l'autre et vice versa. Ensuite par ce que la laïcité n'a
pas à être positive ou négative, mais à être.
Qu'est ce que pour moi, être laïque?
C'est
avant tout ne pas porté un jugement défavorable ou défavorable selon un
critére religieux. Je suis d'accord avec Sarkozy sur l'importance de la
croyance pour la trancendance de l'humanité, mais je ne la lie pas à
une religion. Je trouve qu'un homme ou une femme qui croit en ce qu'il
(elle) fait, en des valeurs comme la justice, la solidarité sont autant
de facteurs de trancendance que la religion. Je suis beaucoup plus
inquiet sur une orientation qui consisterait à influer sur la pensées
des hommes et des femmes vers une pratique religieuse. Il est vrai
qu'un temps que "le sabre" et le "goupillon" ont longtemps fait bon
ménage. NON il n'est nécessaire d'être religieux pour construire une
civilisation! Qu 'en pensez vous Mr Clémenceau? |
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| vendredi 18 janvier 2008, a 18:02 |
| LA FINANCIARISATION OU COMMENT CASSER L'EMPLOI . |
La financiarisation ou comment casser l'emploi
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| vendredi 18 janvier 2008, a 17:31 |
| Six maires PCF du 93 ( consternés ) par la division à gauche . |
Six maires PCF de
Seine-Saint-Denis se sont dit «consternés», vendredi dans un
communiqué, par la quasi-absence d'accord d'union PS-PCF conclus à ce
jour dans les villes communistes de Seine-Saint-Denis en vue des
municipales.
Déplorant que leurs «partenaires socialistes se
déterminent en fin de compte, quasiment partout dans les villes de
banlieue avec un maire communiste, pour des candidatures séparées», ils
estiment qu'il s'agit là d'«une posture qui fragilise la gauche».
Le communiqué est signé des maires d'Aubervilliers,
Pierrefitte-sur-Seine, La Courneuve, Villetaneuse, Saint-Denis, Stains,
et de Patrick Braouezec, député PCF et président de Plaine Commune, la
communauté d'agglomération.
«Plus que jamais c'est de résistance face au rouleau
compresseur ultra libéral que toutes les populations de ces territoires
ont besoin», affirment-ils.
A l'exception de Stains, les maires de ces villes n'ont
pas trouvé d'accord avec le PS. A Aubervilliers, La Courneuve,
Pierrefitte et Villetaneuse, les discussions sont depuis longtemps
abandonnées, comme à Bagnolet.
Ace jour, il n'y a qu'à Stains et à Montreuil que des
accords aient été formalisés. Selon la fédération PCF, interrogée
vendredi, des listes communes devraient cependant pourvoir être
rapidement constituées à Saint-Ouen et au Blanc-Mesnil, «où les
engagements sont avancés».
ADrancy et à Bobigny, «on devrait aller vers un accord
également», assure Jean-Marie Doussin, responsable du PCF dans le 93,
pour qui «les choses évoluent d'heure en heure».
En revanche, les discussions sont bloquées à
Saint-Denis et à Tremblay-en-France, confirme-t-il. François Hollande,
premier secrétaire du PS, avait reconnu mercredi des «problèmes» avec
plusieurs autres mairies sortantes communistes (Tremblay-en-France,
Saint-Denis, Sevran). En réponse à Marie-George Buffet, secrétaire
nationale du PCF, qui déplorait les listes de division aux municipales
et appelait à l'union, il avait estimé que «chacun doit faire un
effort».
http://www.leparisien.fr/home/info/...
De : Saint-Denis
vendredi 18 janvier 2008 |
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| vendredi 18 janvier 2008, a 17:14 |
| Moratoire sur les OGM : ce n'est pas trop tôt . |
Le PCF se félicite de la décision du gouvernement d'instaurer un moratoire sur la culture d'OGM en France
Au vu de l'importance des risques sur la santé et l'environnement des
OGM, au vu de l'absence d'évaluation de ces risques, tant la recherche
publique en la matière est pauvre, tout justifiait la nécessité de
stopper des productions à l'intérêt agricole plus qu'incertain. Cette
avancée devrait évidemment en appeler d'autres.
Le PCF rappelle sa position très
claire à ce sujet : nous demandons un moratoire sur la culture d'OGM,
alors que les recherches en milieu confiné doivent pouvoir se
poursuivre dans les meilleurs conditions. Ainsi, l'investissement
annoncé en parallèle par le gouvernement dans la recherche en
biotechnologies devrait profiter à la seule recherche publique,
indépendante des grands groupes comme Monsanto. L'effort financier
annoncé doit aussi servir à empêcher la privatisation du vivant
orchestrée par les semenciers. Cette recherche devrait aussi servir à
faire avancer la recherche agronomique dans son ensemble, à évaluer la
dangerosité réelle ou virtuelle des OGM, leur impact sur
l'environnement, leur utilité agronomique.
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| vendredi 18 janvier 2008, a 16:47 |
| Les descendants de Sitting Bull réclament des terres . |
Les représentants de la nouvelle République des indiens Lakota,
véritable nom des Sioux, ont annoncé mercredi réclamer des terres au
gouvernement américain, un peu plus de deux semaines après avoir rompu
les traités signés par leurs ancêtres avec les États-Unis
«Nous déposons aujourd'hui un recours contre la propriété de terres par
les États-Unis représentant approximativement 60 millions d'acres (24,3
millions d'hectares)», a indiqué à l'AFP Russell Means, responsable du
gouvernement provisoire du Lakota, joint par téléphone à Rapid City,
dans le Dakota du Sud (nord-ouest).
«Ce recours empêchera de procéder à
l'avenir à l'extraction, l'exploitation du bois, le prélèvement de
notre eau», a ajouté ce représentant des indiens Lakota auxquels
appartenaient notamment les grands chefs Sitting Bull et Crazy Horse.
Cette revendication intervient après
que les indiens Lakota eurent rompu unilatéralement, le 19 décembre,
les traités signés par leurs ancêtres avec les États-Unis il y a plus
de 150 ans et déclaré l'indépendance de leur nation.
Leur représentant avait précisé alors que des passeports et des permis
de conduire seraient délivrés à tous les habitants du territoire s'ils
renonçaient à leur nationalité américaine.
«Nous avons indiqué dans notre message
au département d'État que s'ils n'agissaient pas de bonne foi, nous
allions mettre en oeuvre ce recours», a ajouté M. Means.
«Nous agissons ainsi parce qu'au bout
de plus de deux semaines, personne (au sein du gouvernement) ne nous a
contactés. Je sais que le président est en vacances, mais il est
toujours en vacances», a-t-il lancé. Nicolas Maury
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| vendredi 18 janvier 2008, a 09:21 |
| Bachelot s'engage,mais ne pais pas . |
Santé
. La ministre de la Santé demande à des hôpitaux en déficit de racheter
les RTT accumulées des salariés, sans leur donner de moyens
supplémentaires.
Mystère et boule de gomme. On a beau en tourner et
retourner les données en tous sens, l'équation paraît insoluble. La
ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a conclu, mardi, avec trois
intersyndicats de médecins hospitaliers, un accord prévoyant le
paiement de la moitié du 1,6 million de journées de RTT accumulées par
les praticiens. Un accord au rabais, comme l'a dénoncé un quatrième
syndicat, la CPH, puisque la journée sera payée 300 euros, contre une
valeur réelle de 420 euros. Et mardi prochain, la ministre espère
parvenir à un autre accord, cette fois avec les syndicats des
personnels non médicaux, sur le paiement de leurs RTT, stockées sur des
comptes épargne temps (CET), et de leurs heures supplémentaires.
Depuis le début de ces négociations, Roselyne Bachelot prétend que
les hôpitaux ont les moyens d'honorer les factures de ces engagements.
Problème : ni les syndicats, ni les responsables des établissements
(voir ci-dessous l'entretien avec Gérard Vincent) ne font les mêmes
calculs. Pour faire face à ces dépenses nouvelles, les hôpitaux
disposent d'une ressource sûre, une seule : le Fonds pour l'emploi
hospitalier, doté de 350 millions d'euros. À lui seul, le rachat des
RTT des médecins, dont le coût est estimé à près de 300 millions
d'euros, absorberait donc l'essentiel de cette manne. Il ne resterait
pratiquement plus rien pour régler l'ardoise, bien plus élevée,
contractée par l'État envers les infirmières et autres personnels. La
CGT santé estime que l'apurement complet du contentieux - les 4
millions de jours de congés accumulés dans les CET par l'ensemble des
salariés de l'hôpital et les 23 millions d'heures supplémentaires -
nécessiterait 1,5 milliard d'euros.
Roselyne Bachelot fait valoir que les hôpitaux ont dû, conformément
à la loi, provisionner des sommes pour garantir les CET de leurs
personnels. Vérité sur le papier, mais, le plus souvent, fiction à
l'arrivée. La plupart des établissements (2 sur 3, selon la Fédération
hospitalière de France) ayant des comptes dans le rouge, ce
provisionnement n'a, le plus souvent, qu'une réalité comptable,
l'argent correspondant ayant été utilisé pour parer aux nombreuses
urgences. Au bout du compte, si elle permet au gouvernement de faire
une belle « annonce », de la « politique média avant les municipales »,
selon la formule de Nadine Prigent, de la CGT santé, l'opération du
gouvernement risque fort de se solder par un creusement des déficits.
Que l'on constatera après les élections. En tout état de cause, même si
les compteurs, en matière de RTT et heures sup, devaient être remis à
zéro, les problèmes structurels de l'hôpital demeureraient. À commencer
par ceux du recrutement des personnels, médecins et infirmières,
nécessaires - pour éviter que se reconstituent des stocks sur les CET
comme ceux qui ont mené à la situation explosive d'aujourd'hui - et de
la valorisation des métiers en question, en termes de salaires, pour
garder leur attractivité.
Au fond, cette affaire de la dette sociale accumulée par l'État
envers ses fonctionnaires des hôpitaux souligne l'acuité de la crise du
financement de la santé. Alors que le service à rendre est de plus en
plus coûteux, du fait des besoins de la population mais aussi des
techniques mises en oeuvre, les établissements doivent « faire face
dans le cadre d'une enveloppe fermée, dont l'évolution est nettement
décrochée de celle des dépenses », souligne Jean-Luc Gibelin, de la
commission santé du PCF. Le recours à la tarification à l'activité, sa
généralisation, exigée par le gouvernement, à 100 % de l'activité des
établissements en 2008 ne faisant qu'aggraver le problème, puisque,
« s'ils augmentent leur activité, leurs tarifs sont diminués »… Dès
lors, la « vraie question à poser », souligne le responsable
communiste, se résume ainsi : « Veut-on, oui ou non, augmenter le
montant des dépenses de santé remboursées ? »
Yves Housson
l' Huma du 18 / 01 / 08
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| vendredi 18 janvier 2008, a 09:10 |
| ( Une situation budgétaire catastrophique ) Hôpitaux . |
Pour
Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de
France, les hôpitaux n'ont pas les moyens de payer RTT et heures
supplémentaires, à moins de creuser leur déficit.
Les hôpitaux ont-ils les moyens d'honorer les
engagements déjà pris par le gouvernement envers les médecins et qu'il
pourrait prendre prochainement envers les personnels non médicaux pour
payer les RTT et les heures supplémentaires accumulées ?
Gérard Vincent. Le gouvernement prétend que « oui », nous prétendons
que « non ». Une partie des crédits existe : ceux du Fonds pour
l'emploi hospitalier, qui se trouvent à la Caisse des dépôts. Cela
représente 350 millions d'euros, soit la moitié de la somme estimée
nécessaire par le ministère mais qui, à mon avis, est en deçà des
besoins.
Selon la ministre de la Santé, les hôpitaux ont dû provisionner des sommes pour payer les RTT…
Gérard Vincent. Il y a trois cas de figure. Ceux qui n'ont pas
provisionné, et qui n'ont donc pas l'argent. Ceux qui ont provisionné,
et sont en équilibre budgétaire : ils peuvent faire face. Et puis ceux
qui ont provisionné, mais sont en déficit (le cas de deux
établissements sur trois - NDLR) : autrement dit, ils ont une écriture
comptable montrant qu'ils ont inscrit l'argent, mais comme ils sont en
déficit, ils n'ont plus la trésorerie. Ils vont donc payer (pour le
rachat des RTT et les heures sup), mais ils vont aggraver leur déficit.
Quelles peuvent être les conséquences ?
Gérard Vincent. Ne plus payer les fournisseurs, les investissements
(travaux, équipements)… Aujourd'hui, personne ne veut voir la réalité
en face : la situation budgétaire des hôpitaux devient catastrophique.
On ne veut pas nous croire, mais l'heure de vérité va arriver.
Nicolas Sarkozy a décidé d'étendre la tarification à l'activité
(T2A) à 100 % de l'activité des établissements en 2008. Cela
pourrait-il résoudre la question du financement de l'hôpital ?
Gérard Vincent. Non, la T2A n'est qu'un outil au service d'une
politique de financement de l'hôpital. Comme tout outil, il a avantages
et inconvénients. Mais si le taux de progression des budgets, au niveau
national, est insuffisant, la meilleure T2A possible ne résoudra pas
les problèmes. À ce moment-là, cela signifie qu'il faut réduire la
voilure, les effectifs du personnel, qui représente 70 % des dépenses
d'un établissement… Ce qui est posé, c'est donc plus le niveau de
l'ONDAM (enveloppe de dépenses d'assurance-maladie) que le problème de
la T2A. La progression de l'ONDAM pour 2008 a été fixée à 3,2 % : nous
avions estimé les besoins à 4 %, en étant serrés… On nous dit : il faut
faire des économies. Pourquoi pas… Faire des économies, c'est forcément
réduire les frais de personnel. Et on nous demande de payer les CET et
les heures supplémentaires, alors qu'il n'y a déjà pas assez d'argent !
C'est incohérent. En résumé, nous n'avons plus les moyens de notre
politique hospitalière. C'est un débat de société. On ne peut pas nous
dire chaque année : on va faire des politiques ambitieuses, mais on ne
peut pas les financer.
Entretien réalisé par Y.H.
l' Huma du 17 / 01 / 08
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| vendredi 18 janvier 2008, a 08:56 |
| ( On ne compte pas nos heures ) Les urgentistes aiment leur métier . |
Les
urgentistes aiment leur métier. à force d'horaires interminables,
d'absence de reconnaissance, ils sont en grève. Une révolte tranquille,
mais déterminée.
Pontoise (Val-d'Oise),
envoyée spéciale.
Leur métier, les médecins urgentistes l'aiment passionnément. « On a
des résultats immédiats », apprécie le docteur Jean-Philippe Maistre,
urgentiste depuis quatorze ans au centre de Pontoise. Il y a aussi « la
peur de se tromper en permanence, car il faut agir vite », avoue sa
jeune collègue, Aude. En tout cas, de l'aveu même des intéressés, c'est
une profession « très stressante » et très prenante. En témoigne
l'emploi du temps du docteur Berthenet : 24 heures de garde dimanche
dernier, suivi d'une journée de boulot non clinique lundi, repos mardi,
formation de mercredi à vendredi, garde de vendredi à samedi, à nouveau
de garde ce dimanche jusqu'à lundi matin, réunion Cesu (Centre
d'enseignement des soins d'urgence) l'après-midi, retour mardi
après-midi et garde de mardi à mercredi. « On ne compte pas nos heures.
Quand j'ai fini mes heures, je ne vais pas partir et laisser le service
tant que mon collègue n'est pas arrivé. »
Alors que la plupart des salariés sont à 35 heures, les médecins,
eux, travaillent 48 heures hebdomadaires. Mais tous dépassent
allégrement ce « minimum ». Fabrice Berthenet, lui, avoue faire « au
moins » 60 heures supplémentaires par mois. Des heures, des jours qu'il
n'a pas les moyens de récupérer, faute d'effectif suffisant (le service
ne compte que 25 équivalents temps plein sur les 28 initialement
prévus). Ils sont donc placés sur un compte épargne-temps (CET). Des
jours, le docteur Giroud en a cumulé 140. Le docteur Berthenet, lui, en
est à 125. « Si l'hôpital devait me les payer, il me devrait 32 000
euros. C'est de la folie. » Et à cela vient s'ajouter la pénibilité du
travail de nuit, l'absence de reconnaissance, la déstructuration,
l'espérance de vie moindre… Autant de facteurs qui peuvent avoir des
conséquences non négligeables sur la vie de famille des médecins. Pas
étonnant que, comme la plupart de leurs confrères, les urgentistes du
Samu de Pontoise se soient révoltés après le non-paiement à sa veuve
des 76 jours de travail amassés sur son compte épargne-temps d'un
anesthésiste du Samu parisien, mort subitement en 2007. « C'est la
goutte d'eau qui a fait déborder le vase. On a des CET au frigo, dont
personne n'a la clé », résume Marc Giroud, par ailleurs président de
Samu de France.
Ici, tous les médecins sont grévistes depuis le 24 décembre pour
obtenir l'ouverture de négociations sur la monétisation, conversion en
années de retraite ou récupération des comptes épargne-temps mais aussi
et surtout la reconnaissance de la pénibilité, la valorisation de leur
travail et le paiement des heures supplémentaires au-delà de 39 heures.
Mardi, trois intersyndicats de praticiens hospitaliers ont signé
avec la ministre de la Santé un accord prévoyant le paiement de la
moitié des CET à 300 euros la journée. Pour Samu de France, c'est « un
compromis », « un premier pas ». Mais, comme le souligne son président,
Marc Giroud, « le paiement des CET reste une revendication marginale
comparé à nos revendications : la reconnaissance de la pénibilité, le
paiement des heures supplémentaires au-delà de 35 heures. » Pour ces
raisons, Samu de France maintient le mouvement de grève. « Nous
apportons tout notre soutien aux médecins qui participent à la grève
des soins urgents d'aujourd'hui. Au Samu, nous ne pouvons l'appliquer
vu qu'il n'y a pas d'actes programmés », précise Marc Giroud.
Jusqu'à présent, cette grève symbolique n'a pas eu de conséquences
sur les malades. Et elle ne devrait pas en avoir. « On est peu écoutés,
car notre action a peu d'impact. Mais notre préoccupation, ce sont les
patients avant tout », rappelle le docteur Fabrice Berthenet. Son mot
d'ordre : « Offrir aux malades un service public de soins de qualité 24
heures sur 24 ».
A. C
l ' Huma du 17 / 01 / 08
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| vendredi 18 janvier 2008, a 08:42 |
| Plongée au coeur du SAMU . |
Hôpital
. Accidents, malaises, petits bobos… C'est le quotidien des médecins du
SAMU. Reportage un dimanche, « jour comme un autre », au Service d'aide
médicale d'urgence de Pontoise.
Pontoise (Val-d'Oise), envoyée spéciale.
Récit d'un engagement sans failles et au quotidien d'une équipe du SAMU d'Île-de-France.
« SAMU 95, bonjour. Quelle est la raison de votre appel ? Comment
vous appelez-vous ? Quelle est votre adresse ? » En quelques secondes
et grâce à quelques questions clés, le permanencier de régulation (la
personne qui répond aux appels téléphoniques) détermine le degré
d'urgence de l'appel tout en remplissant un dossier sur son écran.
« Vous dites que c'est une dame de quatre-vingt-dix ans qui a fait un
malaise dans sa salle de bains. Elle a réussi à se remettre au lit mais
elle ne vous a quasiment pas reconnue. » Vu l'âge de la personne et la
description de l'étourdissement, qui pourrait laisser supposer un
problème cardiaque, l'appel est aussitôt transféré au médecin
régulateur, en l'occurrence le Dr Marc Giroud, médecin urgentiste et
responsable du SAMU de Pontoise. Calmement, celui-ci tente d'évaluer la
situation, posant des questions susceptibles d'apporter d'autres
informations sur l'état de la personne. « Comment était-elle hier ?
Est-ce qu'elle marchait ? A-t-elle déjà fait des malaises de ce
type ? » Au gré des réponses de son interlocutrice (l'infirmière de la
vieille dame), décision est prise d'envoyer SOS médecins et
éventuellement de l'hospitaliser. Question : « Pensez-vous qu'elle
puisse attendre une heure ? » La réponse est oui. Pas question pour
autant de laisser l'interlocutrice sans assistance aucune. « Si son
état évolue, rappelez-nous », précise le médecin du SAMU, qui souhaite
développer le suivi
systématique des appels pour « une meilleure relation de confiance ».
« Une heure, c'est un peu long. Mais il semble qu'il n'y a pas
péril, explique, après coup, le médecin. Dans un cas comme celui-ci,
avec une dame très âgée, on réfléchit à deux fois avant de prendre une
décision. On ne réanime pas une dame de quatre-vingt-dix ans comme une
jeune femme de dix-huit ans. Pour cette dame, je pense qu'il est bien
de la laisser dans son environnement, de faire venir le médecin
rapidement et d'agir ensuite. »
Du côté des permanenciers, trois pour le moment, le téléphone sonne
à intervalle régulier. Les cas sont aussi nombreux que différents : un
jeune homme, lourdement alcoolisé et présentant des plaies au visage, a
été jeté d'une voiture devant la caserne des pompiers de Courdimanche ;
un homme de soixante ans, résidant dans une caravane à
Saint-Ouen-l'Aumone, souffrant d'hypertension, ne se sent pas bien. Les
pompiers prendront en charge le premier ; pour le second, c'est SOS
médecins qui se déplacera. Dans les deux cas, le médecin régulateur a
été consulté, mais n'a pas pris les appels.
Ces quelques exemples suffisent à démontrer que chaque coup de fil
passé au SAMU n'est pas traité systématiquement de la même façon.
« Nous devons fournir une réponse adaptée, ni trop, ni pas assez, aux
problèmes médicaux qui nous sont soumis », explique le Dr Marc Giroud.
Cette réponse peut aller du simple conseil médical à l'engagement de
moyens de réanimation mobiles (SMUR, sigle de Service mobile d'urgence
et de réanimation), en passant par l'envoi d'une ambulance privée, d'un
VSAV (véhicule de secours et d'assistance aux victimes) ou encore d'un
médecin de ville (SOS médecins).
Aussi bien pour les médecins régulateurs que pour les permanenciers,
qui seront quatre en journée. C'est aussi le moment où arrivent les
médecins libéraux, qui, le week-end (8 heures-minuit), ainsi que les
soirs en semaine (20 heures-minuit) et les jours fériés, assurent la
permanence des soins. De garde depuis le samedi, 8 heures, Marc Giroud
passe le relais au Dr Fabrice Berthenet, l'informant des dossiers en
cours. Même opération à l'étage du dessous, là où se trouve l'antenne
du SMUR : les deux équipes de médecins, infirmiers et ambulanciers de
garde sont relevé
Retour au centre d'appel. Les permanenciers, sommés de répondre dans
la minute, ont à peine le temps de raccrocher que le téléphone sonne de
nouveau : une maman s'inquiète pour sa fille de trois ans qui n'arrête
pas de vomir. Brève discussion et l'appel est transféré au médecin de
ville de permanence ce matin, le Dr Bibas. En quelques phrases et avec
de menus « conseils thérapeutiques », il parvient rapidement à rassurer
la maman.
Pendant ce temps-là,les médecins régulateurs - le Dr Berthenet
entre-temps rejoint par le Dr Jean-Philippe Maistre - n'ont pas chômé.
Et lorsqu'ils ont un petit temps mort, ils le passent à faire de
l'administratif. Soudain, parmi la masse de coups de fil, l'un des
permanenciers demande l'assistance d'un médecin. L'appel est
transféré : cette fois, c'est une dame de quatre-vingts ans qui se
plaint d'une douleur à la poitrine, laquelle lui irradie le bras.
« Signe coronarien, diagnostique immédiatement le médecin. On envoie le
SMUR. » « Tant que l'on n'a pas eu la preuve du contraire, on le
considère comme douleur coronarienne. Et vu qu'elle a déjà fait un AVC
(accident vasculaire cérébral - NDLR) en 2006, on ne peut pas prendre
de risque. » Deux minutes plus tard, on entend les sirènes de
l'ambulance du SAMU qui part sur les chapeaux de roues.
Un homme de cinquante-deux ans, résidant à Nesles-la-Vallée, ressent
de violentes douleurs à la poitrine. « Signe coronarien. On envoie le
SMUR », décide Fabrice Berthenet. Branle-bas de combat pour l'équipe de
terrain (un ambulancier, un infirmier, un médecin). Entre le coup de
fil de l'homme et le départ du véhicule d'urgence, quelques minutes
seulement ont passé. Arrivée un petit quart d'heure après. Les pompiers
sont déjà sur place. « Au cas où, pour les premiers gestes. »
À peine arrivés dans la chambre, l'infirmier et le médecin
s'affairent dans le plus grand calme. Le premier prépare l'appareil
pour faire un électrocardiogramme, tandis que le second s'enquiert de
l'état du malade, allongé sur son lit. « Qu'est-ce qui vous arrive ?
Depuis quand vous sentez-vous comme ça ? Prenez-vous des
traitements ? » Les premiers examens ne révèlent rien, si ce n'est un
taux de sucre un peu élevé. « Douleur anorganique », diagnostique le
docteur Abdallah Abdelli, « content qu'il n'y ait rien, a priori ».
Mais dans le doute, l'homme est envoyé à l'hôpital avec les pompiers
pour faire un bilan complet. Remarquant que l'homme est très angoissé,
le praticien se veut rassurant. Il prend le temps de lui expliquer les
examens qu'il a fait et ce qu'on lui fera à l'hôpital. « Il est très
important de tranquilliser les gens », indique le médecin, sur le
chemin du retour.
Tel est le quotidien des équipes du SAMU. Comme le résume Aude,
jeune médecin urgentiste, « le SAMU, c'est le sprint ; la pratique en
hôpital, c'est le fond. Ce n'est pas le même exercice : les pathologies
sont différentes. Et il faut réfléchir très vite ». Et agir très vite.
Comme le prouve ce coup de fil du centre d'appel. Une nouvelle
urgence : une jeune femme de vingt-sept ans, équipée d'un pacemaker
(stimulateur cardiaque) vient de faire un malaise chez elle. Sirènes,
et l'ambulance repart aussitôt.
Alexandra Chaignon Reportage photographique Pierre Pytkowicz
l' Huma du 17 / 01 / 08
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| vendredi 18 janvier 2008, a 08:12 |
| En gros . |
Par philippe tixier le lundi 14 janvier 2008, 18:36 - poli-tic
Sarkozy, voire ceux qui l'ont élu, veulent bien d'une immigration économique !
Ils ne veulent pas de l'immigration familiale !
En gros, ils veulent bien des étrangers qui bossent pour nous, mais pas qu'ils aient une famille, une vie personnelle !
Je ne sais comment s'appelle cette posture, mais je ne l'aime pas !
Est-ce de l'esclavage où les chaînes sont financières ? Est-ce du racisme en niant ainsi le droit de vivre de la personne ? Ce qu'on est capable de faire avec des hommes étrangés,
on le fera demain avec des hommes qu'on trouve étranges !
On en est malheureusement là !
Le ridicule ne tue pas mais la honte et le silence l'ont déjà fait !
Décidément, le monde est complexe.
Mon Blog : http://libre.gauchepopulaire.fr/
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. !
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| jeudi 17 janvier 2008, a 22:33 |
| France ! Léve-toi et brandis le poing bien haut... |


Il semblerait qu'à ce stade et pour le moment, sur certains sujets les gaullistes soient les meilleures critiques de Sarkozy….
de Alain KERHERVE
“Le 13 décembre dernier, le traité modificatif européen
a été adopté par la conférence intergouvernementale réunie à Lisbonne ;
par tous les Etats, mais avec certains égards pour les Britanniques et
les Polonais.
Le 4 février prochain, le parlement réuni en congrès
sera appelé à modifier l'article 88.1 de notre Constitution qui fait
expressément référence au Traité Constitutionnel Européen. La
ratification par voie parlementaire du traité de Lisbonne
interviendrait vers la mi-février.
Une photocopie de l'original
Le traité de Lisbonne est la copie conforme, présentée
sous forme de puzzle pour longues soirées d'hiver, du traité
constitutionnel européen rejeté le 29 mai 2005 par 55% des Français.
Personne ne le nie, notamment parmi ceux qui l'ont défendu alors.
“Je me suis livré au travail de comparaison de la
rédaction du nouveau traité de Lisbonne avec la Constitution, sur les «
neuf points essentiels » publiés sur mon blog” admet Valéry Giscard
d'Estaing. “A ma surprise et, à vrai dire, à ma grande satisfaction,
ces neuf points sont repris mot pour mot dans le nouveau projet. Il n'y
a pas une virgule qui change ! Simplement il faut bien les chercher
puisqu'ils sont dispersés dans les textes auxquels renvoie le nouveau
Traité, à savoir aux Traités de Rome et de Maastricht. La seul
différence : le vote à la majorité qualifiée est remis au 1er novembre
2014, alors qu'il aurait, d'après la Constitution, pu entrer en vigueur
dès l'aboutissement de la ratification.”
Impossible d'avoir un aveu plus explicite !
Il devient donc évident que la tentative actuelle
est bien une revanche fomentée à l'encontre des 16 millions de Français
qui ont dit NON en 2005.
Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du général de
Gaulle et gaulliste historique, l'a qualifiée pour sa part de “coup
d'Etat” et de “viol de la Nation”, avant d'appeler à la “résistance”.
Par ailleurs, le NON de 2005 ne peut être débité en tranches.
C'est l'ensemble qui a été rejeté après un débat de bonne qualité.
Il est donc méprisable de discriminer les NON(s), ceux
de droite et ceux de gauche, ceux portant sur la structure
organisationnelle de l'Europe ou ceux gravant dans le marbre les
orientations économiques et sociales. La malhonnêteté de certaines
élites politiques atteint aujourd'hui des dimensions insupportables
pour tous les démocrates et républicains.
L'élection de Sarkozy n'est pas un mandat impératif, contrairement à celui du 29 mai 2005
L'élection de Nicolas Sarkozy ne l'autorise nullement à
faire l'économie de l'exercice de la démocratie entre deux scrutins
présidentiels.
“La politique, c'était de proposer aux Français qui
avaient voté non de négocier un traité simplifié pour débloquer
l'Europe et de faire ratifier ce choix par le Parlement, comme je
l'avais dit lors de la campagne présidentielle. J'ai été autorisé par
le peuple français à faire ratifier le traité simplifié par le
Parlement.” a cru bon préciser Nicolas Sarkozy le 13 novembre dernier
devant le parlement européen.
Cette théorie du mandat prétendument conféré par le
suffrage universel est irrecevable et mensongère. Ceux qui défendent
cette thèse ne méritent aucunement notre confiance, ni aujourd'hui, ni
demain.
En votant pour le candidat Sarkozy, les Français ont
fait un choix par adhésion pour certains, mais aussi par défaut pour
d'autres. Les Français n'ont pas validé tout ce qu'a proposé le
candidat UMP pendant la campagne.
La logique démocratique aurait due se traduire par le
respect du mandat impératif donné ce 29 mai 2005. La constitution
européenne étant rejetée par une majorité de Français, il convenait
alors d'en tenir compte et de proposer une autre vision de l'Europe.
Pour le moins, comme l'ont clamé clairement les autres
candidats à la charge suprême, seul le peuple de France peut défaire ce
qu'il a fait. La logique d'une nouvelle consultation par référendum est
donc irréfutable.
Aujourd'hui Lisbonne, demain l'Otan, bientôt la Turquie
Aujourd'hui, il s'agit du traité européen. Mais demain,
au nom du même principe, les princes qui nous gouvernent n'hésiteront
pas à utiliser les mêmes fourberies pour atteindre leurs objectifs : la
constitution française sera modifiée par la seule voie parlementaire.
Mais qu'importe admettent d'avance les plus dociles ! Que restera-t-il
en effet de notre Nation, une fois que le rouleau compresseur européen
aura défait la souveraineté de la France ?
Et demain, au nom du même principe, l'adhésion de la
Turquie à l'Union européenne s'imposera à la France ; Nicolas Sarkozy,
reniant ses promesses, propose aujourd'hui de supprimer le référendum
obligatoire pour toute nouvelle adhésion.
Et demain, au nom du même principe, et avec autant de
soumission, la France réintègrera toutes les instances de l'Otan,
mettant un terme à 40 ans d'indépendance nationale initiée par le
général de Gaulle, jusqu'alors globalement respectée par ses
successeurs et avec un incontestable succès dans l'affaire irakienne.
Face au “non” du peuple français, le “oui” bien pâle
des parlementaires qui s'apprêtent à trahir ne représente rien et ne
pèsera pas bien lourd lorsque la colère, en guise de réaction, grondera.
Aujourd'hui, j'ai mal à ma France !”
http://www.gaullisme.fr/edito53_arc.htm
De : Les Gaullistes contre Sarkozy
jeudi 17 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 17 janvier 2008, a 22:17 |
| Au temps béni de l'économie . |
Depuis
la mort de Faizant, le dessin se fait rare dans le Figaro. Mais hier,
le journal de Dassault et Mougeotte a dérogé à cette règle d'airain qui
voudrait que, pour ceux qui ne sauraient commencer la journée sans la
docte lecture des pages saumon du quotidien, un long discours vaut
mieux que des p'tits mickeys. Le but ? Asseoir le bien-fondé de la
croisade de Xavier Darcos contre les manuels d'économie. Et de
reproduire les caricatures, évidemment obscènes, qui se cachent dans
ces ouvrages oscillant entre gauchisme éhonté et marxisme assumé,
soumis sans contrôles à la conscience fragile et malléable de nos
chères et innocentes têtes blondes. Ainsi, sous le titre « Inégalités
de revenus ? » on y voit un cadre en partance pour Rio s'envoler comme
ses stock-options, tandis que la balayeuse, dans l'aérogare, reste,
elle, au sol et au SMIC. Ou, pour illustrer la théorie de l'offre et de
la demande, l'exemple de la cocaïne ! Et la journaliste de s'étrangler
face à ces brûlots, qui, « avant même de parler du monde de
l'entreprise », osent consacrer « une trentaine de pages à la précarité
et au chômage ». Même Rocard aura été jusqu'à rendre l'enseignement de
l'économie « responsable du blocage du dialogue social dans notre
pays ».
Alors, interpellé par « le monde de l'entreprise », Darcos a demandé
un audit externe des manuels et de l'enseignement de l'économie. Car,
en ces temps où l'on se doit de promouvoir les mercantiles voyages de
Sarkozy au moins autant que les « aspects positifs de la
colonisation », il ne sera pas dit que les « rouges » tiendront
impunément entre leur main, pour reprendre la formule de Jaurès dans sa
lettre aux instituteurs, « l'intelligence et l'âme des enfants ».
Sébastien Homer
l ' HUMA DU 16 / 01 / 08
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| jeudi 17 janvier 2008, a 22:00 |
| A Versailles ! |
Editorial par Jean-Paul Piérot
L'opération
bâillon a commencé hier à l'Assemblée nationale. Les grandes manoeuvres
procédurières autour de la ratification du traité de Lisbonne par la
France n'ont qu'un but : priver le peuple du droit à la parole sur une
question fondamentale touchant son propre avenir : le fonctionnement de
l'espace économique et politique qu'il partage avec les autres peuples
de l'Union européenne. Le gouvernement insulte à la fois le bon sens et
la démocratie en soutenant que quelque neuf cents députés et sénateurs
pourraient s'arroger le droit d'annuler une décision prise par le
peuple tout entier par référendum. Légalement, c'est possible, mais
légitimement, c'est inacceptable, même incompréhensible pour une large
majorité de citoyens de ce pays. Cette lacune dans nos règles
institutionnelles n'avait jamais eu l'occasion de faire sentir ses
funestes effets, aucun président de la République n'ayant jusqu'alors
imaginé pareil déni de démocratie. La proposition de loi présentée par
les députés communistes, et soutenue par toute la gauche, visait
précisément à remédier à ce risque d'usurpation de pouvoir. Nul ne sera
étonné que la majorité sarkozyenne l'ait rejetée.
Le gouvernement en est réduit
à recourir à des arguties indigentes dans sa tentative de justifier
l'injustifiable. À l'en croire, les Français auraient eux-mêmes renoncé
à leur souveraineté sur la question européenne en élisant Nicolas
Sarkozy à la magistrature suprême, puisque le candidat de l'UMP n'avait
pas caché son choix de la procédure parlementaire pour la ratification
d'un nouveau traité. Mais ce raisonnement présuppose que l'élection
présidentielle, dont l'objet est le choix d'un homme ou d'une femme
incarnant une orientation politique générale, primerait sur un
référendum portant sur la question précisément posée. Or les 53 % de
Français qui ont voté Sarkozy n'ont pas plus de poids que les 55 % qui
ont rejeté le traité constitutionnel.
Consulter le peuple
directement par référendum serait-il une marque de mépris de la
fonction parlementaire ? Hasardeux renversement des rôles… Le rôle d'un
élu consiste à exprimer la volonté du peuple, non à la piétiner. En
janvier 2005, la révision constitutionnelle préalable à l'adoption de
la constitution européenne, qui sera rejetée par le vote populaire,
avait reçu le soutien de 93 % des parlementaires. Aujourd'hui, le
nouveau président voudrait qu'une majorité du même ordre efface a
posteriori le vote des Français.
Le
secrétaire d'État aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a lâché
le morceau devant les députés : « Nous voulons que cette ratification
se déroule sans incident. » Il aurait pu préciser : sans le peuple.
Toute la question aujourd'hui
consiste à savoir si les élus socialistes vont parvenir à surmonter
leurs divergences dans leur débat interne sur l'Europe, pour être en
mesure de respecter leurs engagements en faveur d'un référendum. Sur ce
choix de la démocratie, « ouistes » et « nonistes » avaient réalisé
leur synthèse au congrès du Mans. Leur candidate à la présidentielle
avait confirmé cette orientation dans la campagne. Aujourd'hui, la même
Ségolène Royal se prononce pour l'adoption du traité dans les
conditions fixées par Nicolas Sarkozy. La majorité de la direction du
PS donne la malheureuse impression de s'apprêter, au mieux : à
capituler en rase campagne alors que les deux cinquièmes des voix au
Congrès suffisent pour imposer un référendum, ou, plus grave : à
vouloir faciliter la tâche du chef de l'État en lui permettant dfinir
au plus vite avec la ratification. Avec l'illusion, sans doute, de
refermer une bonne fois pour toutes le débat sur l'Europe. Un jeu
dangereux auquel refusent de se prêter de nombreux élus socialistes qui
se préparent à prendre le chemin de Versailles.
Aux côtés des communistes et
de tous les parlementaires attachés à la démocratie, ils voteront « non
» à la révision, pour rendre la parole au peuple.
l' Huma du 16 / 01 /08
PCF ARRAS
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| jeudi 17 janvier 2008, a 21:26 |
| Voeux de Sarkozy aux forces de la nation : Dartigolles ( P.C.F ) Assez de mensonge ! |

Dans ses vœux aux forces de la nation, le président
de la République a prévenu qu'il n'y aurait « pas d'augmentation de
pouvoir d'achat sans contrepartie ». De qui se moque Nicolas Sarkozy
pris en flagrant délit de double discours ? En effet, quand il
s'agissait de donner 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus
riches l'été dernier, ou était l'exigence de ces fameuses «
contreparties » ?
Avec cette droite ultra réactionnaire au pouvoir, les
Français ne cessent de faire des efforts : leur productivité est au
premier rang européen ; l'âge du départ en retraite n'arrête pas d'être
retardé ; les salaires de la fonction publique, les retraites, comme
les mimima sociaux sont rognés depuis des années faute de couvrir
l'inflation ; le droit du travail est abaissé via des négociations ou
les syndicats sont sommés de négocier le pistolet sur la tempe ! Et le
président de la république a le culot de demander encore des
contreparties !
Le président a fait de fausses promesses pendant sa
campagne, qu'il les assume et qu'il cesse ses tentatives de « mener en
bateau » les Français. Au vu des enquêtes d'opinion, ils sont de plus
en plus lucide sur son action.
Olivier Dartigolles porte-parole du PCF
Paris, le 17 janvier 2008
De : Olivier Dartigolles
jeudi 17 janvier 2008
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| jeudi 17 janvier 2008, a 20:58 |
| La cote de popularité de Sarkozy en chute libre . |
La cote de popularité de Sarkozy en chute libre
SONDAGES: Le nombre de mécontents dépasse celui des Français satisfaits
du président

Nicolas Sarkozy est jugé avant tout sur le
pouvoir d'achat. La glissade se confirme pour Nicolas Sarkozy. Pour la
première fois, le nombre de Français mécontents de lui (48%) dépasse
celui des satisfaits (45%). Depuis le mois dernier, sa cote de
popularité a chuté de six points. Réalisé par BVA Opinion, le sondage
est d'autant plus inquiétant pour le président qu'il a été effectué
après sa récente conférence de presse.
Au cours de la rencontre, le chef de l'Etat n'avait annoncé aucune
mesure nouvelle en faveur du pouvoir d'achat. Or c'est sur cette
question qu'il est jugé le plus sévèrement : plus des deux tiers (65%)
des personnes interrogées pensent que les initiatives prises dans ce
domaine ne vont pas dans le bon sens.
L'image dégradée du président n'affecte pas celle du premier
ministre : avec 43% d'opinions positives, une proportion équivalente de
sondés ayant une mauvaise opinion de lui.
Nicolas Maury
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| jeudi 17 janvier 2008, a 19:05 |
| Réforme des régimes spéciaux,notariat : trahison de FO |

AGE DE LA RETRAITE A LA CRPCEN : MISE AU POINT
Sur son site internet la Fédération FO, pour justifier
sa position sur la question de l'âge de la retraite des salariés du
Notariat, ose prétendre que le Ministère du travail allait prendre une
décision de passage de l'âge de la retraite de 55 à 60 ans « en 2 ou 3
ans », et que les autres syndicats « qui n'ont pas de négociations
directes avec les Ministères » ont pris une décision de rejet sans en
apprécier les conséquences.
Mensonges !
D'abord, la CGT a été reçue au Ministère du travail
qui, loin d'évoquer une décision brutale a au contraire souligné le
caractère douloureux d'une décision de recul de l'âge de la retraite et
la nécessité de contre parties et d'un étalement significatif.
Ensuite ledit Ministère a eu, à son initiative, une
longue communication avec la CGT le 15 janvier 2008 (suite à un
courrier de la veille consultable ci-après) qui dément ce que dit FO et
qui permet de penser que des solutions moins douloureuses pour les
salariés étaient envisageables.
En effet, le Ministère était très mal à l'aise car il
sait qu'il ne respecte pas pour les salariés du Notariat la règle qu'il
a lui-même fixée, puisqu'il n'y a pas d'accord majoritaire des
partenaires sociaux, et puisqu'il a maintenu l'âge de 55 ans dans les
autres régimes spéciaux.
Il s'appuie donc sur l'accord donné par FO, allié du
CSN, pour passer en force. Cela n'aurait pas été possible si FO n'avait
pas empêché l'unité syndicale (refus d'intersyndicale le 2 octobre
2007) pour porter un mauvais coup aux salariés du notariat.
La CGT a réitéré, au cours de cette communication, sa
demande d'un délai pour de véritables négociations permettant d'éviter
une décision hâtive qui, comme indiqué ci-dessus, ne respecte pas les
principes du document gouvernemental d'orientation sur la réforme.
Si la décision est prise sans ces négociations, FO aura
pris une très lourde responsabilité dans la dégradation du statut des
salariés du Notariat.
Venant après une convention collective au rabais, cela finit par faire beaucoup…
Il est significatif que FO ne reproduise pas le
calendrier du passage de 55 ans à 60 ans (voir compte rendu CGT de la
réunion du 10 janvier 2008 sur notre site) car cela l'obligerait à
reconnaître que la transition est sur 5 ans et non 10 ans.
Quant à l'évolution de la position du Conseil Supérieur
du Notariat à cet égard, la vérité oblige à dire qu'elle est due à
l'observation de la CGC lors de la séance du 10 décembre 2007,
démontrant qu'un délai de 5 ans équivalait à un effet immédiat. FO
s'est ensuite attribué le mérite de la CGC.
Enfin, la présentation faite des bonifications d'annuités pour enfants est inexacte.
Ces bonifications sont de 6 mois pour le 1er enfant et
de 1 an pour chaque enfant à partir du 2ème. Il est donc faux de dire «
3ans1/2 pour 4 enfants et plus ». En effet : 4 enfants = 3ans1/2 - 5
enfants = 4 ans ½ - 6 enfants = 5 ans ½, etc… (1 an de plus à chaque
enfant). FO n'aurait-elle pas compris ce qu'elle signe ? Comme pour le
soit disant délai de 10 ans…
Suite à son fax du 14 janvier dans les offices, les
réactions de salariés arrivent à la CGT en nombre et témoignent d'un
formidable mécontentement : dégoût, écoeurement, révolte sont des mots
qui reviennent souvent, mais aussi découragement, comme cette femme née
en 1957 qui se dit démoralisée à l'idée de devoir travailler « 4 ou 5
ans de plus après avoir bossé sans interruptions, n'avoir pris que
partie du congé maternité, etc… » pour conclure « Mes grands principes
et ma conscience professionnelle vont-ils résister… »
Et cela à l'initiative d'une organisation syndicale.
N'est-ce pas de la trahison ?
En fin de séance du 10 janvier les Notaires ont affirmé que la réforme était insuffisante et qu'il faudrait aller plus loin.
Cela n'augure rien de bon, et on sait maintenant qu'il ne faudra pas compter sur FO pour assurer la défense des salariés.
Pour sa part, la CGT n'entend pas baisser la garde et se battra pour les salariés du notariat.
http://www.soc-etudes.cgt.fr/e107_plugins/content/content.php?content.273
De : CGT FSE
jeudi 17 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 17 janvier 2008, a 16:32 |
| Pour la sûreté et la sécurité de nos ports autonomes,refusons la privatisation des proffessions portuaires . |

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 17 janvier
Serviteurs zélés des amateurs et des chargeurs, Sarkozy et Fillon
ont décidé de privatiser les professions de la manutention portuaire.
Le gouvernement prétend ainsi créer 30.000 emplois, mais à l'image des
promesses de Sarkozy sur le pouvoir d'achat, tout porte à penser que la
privatisation de la manutention ne débouchera sur aucun emploi nouveau.
La privatisation n'apportera que précarité, bas salaires, et dégradations des conditions de travail.
Cette privatisation est à rapprocher de la volonté du
gouvernement « d'alléger » les contrôles douaniers sur les
marchandises, voir d'aller vers un véritable démantèlement des services
douaniers.
Les objectifs d'une telle privatisation sont connus. Il
s'agit de faire que les marchandises restent le moins longtemps
possibles dans les ports et que leurs transits coûtent le moins chères
possibles et cela au mépris des règles de sécurité et de sûreté.
Amateurs et Chargeurs, fidèles à leur philosophie du risque supporté
par les autres, n'hésitent pas à accepter le danger de catastrophes
majeures, l'Etat par l'intermédiaire du contribuable et accessoirement
les compagnies d'assurances étant éventuellement là pour payer.
Le gouvernement par cette privatisation, tente de faire
passer par la fenêtre ce que la Commission européenne n'a pas réussi à
faire entrer par la porte avec la directive portuaire enterrée par le
Parlement européen sous la pression d'une grève générale des ports de
toute l'Union européenne.
Fort de cet exemple, Sarkozy et Fillon devraient
réfléchir à deux fois avant de provoquer les salariés de la manutention
portuaire.
Le développement des ports autonomes français, ne
passe pas par une privatisation des professions de la manutention, mais
par des investissements massifs dans l'intermodalité Port-Rail-Fluvial
y compris dans des gares portuaires de TGV-fret et des LVG frets. La
responsabilité de l'Etat n'est pas servir les intérêts particuliers du
patronat des transports. Elle est d'investir dans l'intérêt général de
notre pays.
Jacky Hénin
Député au Parlement européen
Maire de Calais |
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| jeudi 17 janvier 2008, a 16:20 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE DIMANCHE . |

LA LETTRE
D'INFORMATION de L'Humanité Dimanche
En kiosque, chez votre marchand de journaux
Du 17 au 23 janvier 2008
Banlieues, 30
ans de libéralisme
Alors que le gouvernement
doit dévoiler son « plan banlieues »,
quinze maires expriment
leurs attentes et font des propositions.
Table
ronde avec Pierre Cardo, maire UMP de
Chanteloup-les-Vignes (78),
François Pupponi, député et
maire PS de Sarcelles (95), Gilles Poux,
maire PCF de La Courneuve
(93) et Mohamed Hechmache d'ACELEFEU.
Entretien
avec Mike Nichols
Révélé grâce au succès du
Lauréat, le cinéaste nous livre aujourd'hui
La Guerre selon Charlie
Wilson, histoire d'un sénateur texan
atypique.
Économie.
La « rationalité irrationnelle » du capitalisme
François Chesnais, membre du
conseil scientifique d'ATTAC,
nous livre son analyse de la
crise financière mondiale.
Télévision. Entretien
avec Jacques Gamblin
Dans une excellente et très
atypique série française, il incarne
avec justesse un gendarme
obsédé par la recherche de jeunes disparues.
Traité
européen. La bataille pour redonner la voix au peuple
De nombreux parlementaires
de gauche se mobilisent pour exiger un référendum
et faire échouer le vote de
la réforme lors du Congrès de Versailles le 4 février.
Mobilisation en Europe pour
des hausses de salaires. Notre enquête.
La casse du
Code du travail
Quatre mois de discussion
entre patronat et syndicats ont donné corps
à un texte. Décryptage du
nouveau contrat de travail et ses conséquences.
Droit au
logement opposable
La loi DALO est applicable
depuis le 1er janvier. Les préfectures
s'attendent à une nette
accélération des demandes. Nos explications.
Le système
Monsanto
En déposant des brevets sur
ses semences OGM,
la firme américaine
verrouille ses marchés et multiplie ainsi ses bénéfices.
Élections législatives à
Cuba
L'émergence d'une nouvelle
génération politique.
Football. Coupe d'Afrique
des nations
Le rêve des jeunes
footballeurs africains peut tourner au cauchemar.
Les réflexions de
Stéphane Goudet
Les Goliath de la
distribution veulent la peau d'un David du cinéma classé
art et d'essai. Le directeur
du Méliès à Montreuil (93) lance un appel au soutien.
Les 8-10 ans encore des
enfants
Comment réagir à leurs
envies de faire comme les grands ?
1948. La guerre aux
gueules noires
Il était une
fois.Notre récit historique de la grande grève des
mineurs.
Pour voir la une de
l'Humanité Dimanche en PDF, cliquez
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| jeudi 17 janvier 2008, a 09:03 |
| ASSEMBLEE NATIONAL ( Groupe COMMUNISTE )Les voyages de mosieur Sarkozy . |
Mercredi 16 Janvier 2008 - 19:41
Le Député-Maire app-PCF de Montreuil (Seine Saint Denis) Jean-Pierre
Brard dépose une proposition de loi constitutionnelle pour demander le
contrôle des dons en nature ou en espèces aux responsables politiques
"Depuis 1990, le législateur s'est efforcé d'assainir les liens entre
le monde économique et le monde politique : encadrement du financement
des partis politiques, interdiction de certains cumuls de fonctions
privées et publiques… Mais reste le problème des dons en nature ou en
espèces consentis par des puissances économiques à des responsables
politiques. Ces « libéralités » risquent d'influer sur la décision
politique dans un sens favorable aux donateurs. De telles pratiques ne
sont plus tolérables dans notre Etat de droit, notamment au moment où
se prépare une dépénalisation du droit des affaires.
Monsieur Sarkozy ose justifier les
largesses de ses amis PDG par les économies qu'elles génèrent pour le
contribuable. Que l'impartialité du Président de la République soit
entachée, peu lui chaut. La justice traite pourtant fréquemment de
semblables cas de figure sous l'angle de l'abus de biens sociaux.
C'est pourquoi je soumets au Parlement une proposition de loi
constitutionnelle visant à créer un titre XVII de la Constitution « De
la transparence financière de la vie politique » qui instaure une
limite aux dons que peuvent recevoir les élus de 50 € par donateur et
par an, sous peine de démission d'office et d'inéligibilité.
Dans le même temps, je présente à
l'Assemblée une demande de création d'une commission d'enquête relative
aux libéralités des milieux d'affaires en direction des responsables
politiques et aux mesures d'encadrement nécessaires. Il convient
d'éclairer les Français sur l'importance et la nature des dons et
avantages consentis par les milieux d'affaires aux élus".
Enfin, j'ai adressé à la Garde des
sceaux, madame Rachida Dati, une question écrite relative aux
éventuelles suites judiciaires à donner au voyage en Egypte de monsieur
Sarkozy dans l'hypothèse d'un abus de biens sociaux.
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| jeudi 17 janvier 2008, a 08:12 |
| ASSEMBLEE NATIONAL ( Groupe COMMUNISTE )Interpelle le gouvernement sur la LAÏCITE . |
Le discours du Président de la République au
Palais du Latran met en péril l'une des valeurs cardinales de notre
République (j'entends bien sur la laïcité). Question au gouvernement de
Jacques Desallangre Député app-PCF de l'Aisne

Il en appelle à une nouvelle laïcité à laquelle
il adjoint l'adjectif « positive » comme si celle que nous appliquons
était négative ou fermée. L'adjonction de l'épithète dénature le
concept de laïcité qui n'est pas une spiritualité parmi d'autres mais
le seul cadre institutionnel, juridique et philosophique permettant de
faire vivre ensemble des citoyens de confession et conviction
métaphysiques différentes. Encore une fois le Président s'inspire des
exemples anglais et des Etats-Unis tendant au communautarisme et au
multi confessionnalisme. Le Président entend-il supprimer la laïcité du
génie français en subordonnant la spiritualité et l'action politique
aux convictions religieuses ? Je cite : « La République a intérêt à ce
qu'il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions
religieuses. (…) la morale laïque risque toujours de s'épuiser ou de se
changer en fanatisme quand elle n'est pas adossée à une espérance qui
comble l'aspiration à l'infini. » Les athées et les agnostiques
seraient-ils donc interdits ou présupposés incapables de mener la
moindre réflexion sur des principes transcendantaux ?
Le fossoyeur de la laïcité sera le Traité
européen que vous imposerez par la seule voie parlementaire. Dès son
préambule le traité « s'inspire des héritages culturels, religieux et
humanistes de l'Europe » puis dans son article 2, il reconnait « des
droits des personnes appartenant à des minorités » revoilà la
dangereuse discrimination positive. Il fixe comme principe « la liberté
de manifester sa religion, ( …) en public ou en privé, par le culte,
l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites ». La
croix, la kippa et le voile demain seront ostensiblement présents à
l'école ou dans les services publics.
Voilà des dérives présidentielles que nous devons combattre si nous
voulons sauver notre modèle Républicain laïque. Le nouveau traité dont
le contenu fut déjà en 2005 repoussé à une très large majorité par les
français est à nouveau à l'ordre du jour par la seule voie
parlementaire. Ce matin encore les députés du groupe GDR ont vainement
tenté de vous faire entendre raison et de rendre au peuple la parole
que vous souhaitez lui ravir pour ne pas entendre ce qu'il vous dirait.
Dans l'urgence nous n'avons qu'un seul moyen : voter contre la révision
constitutionnelle pour vous obliger d'en appeler au peuple par voie du
référendum.
Mais en attendant, Monsieur le Ministre, adhérez-vous à la vision
présidentielle d'une morale laïque qui tendrait selon lui au fanatisme
et d'une République faite de discriminations positives et dont la
réflexion sera inspirée par des convictions religieuses qui ne
manqueront pas alors de s'entrechoquer au risque de conduire minorités
et communautés à s'affronter ?
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| jeudi 17 janvier 2008, a 07:45 |
| Lettre de Michel Beaumale,maire de Stains aux maires szortants de gauche.... |
Lettre de Michel Beaumale, maire de Stains
aux maires sortants de gauche
aux responsables départementaux et locaux des partis de gauche
Madame, Monsieur, Cher(e) camarade,
Enterrement des 35 heures, remise en cause de la durée légale du travail, franchises médicales, recul
de l'âge de départ en retraite pour tous les salariés, cadeaux fiscaux
record pour une poignée de nantis et caisse vide pour tous les autres…
Le Président Sarkozy met en œuvre à marche
forcée la casse du modèle social de 1945, s'attaque y compris aux
acquis de 1935, bref à tout l'héritage des grands combats émancipateurs
menés par la Gauche dans sa diversité.
Selon certains, ces combats seraient
aujourd'hui archaïques et ce qui est moderne serait la loi du marché,
la mondialisation libérale et la liberté sans entrave d'exploiter, de
licencier, de délocaliser, de privatiser, de polluer…
En Seine St-Denis, à la direction de nombreuses villes et du Conseil Général, des
élus de Gauche, communistes, socialistes, verts, et autres, ont su
ensemble apporter des réponses progressistes, innovantes, pour
améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens, lutter contre
l'exclusion sociale, favoriser l'épanouissement et la réussite des
individus.
Aujourd'hui, les populations de nos villes
attendent beaucoup de la Gauche pour échapper au rouleau compresseur
ultralibéral. Serons-nous au rendez vous des attentes et des espoirs,
ou allons nous par le jeu des désunions et des calculs politiciens,
ouvrir des boulevards à une Droite arrogante qui veut amplifier son
succès des présidentielles ?
Dans ma ville, un accord est intervenu entre
partis de Gauche pour reconduire une liste de rassemblement. Ce sera la
liste d'une “ Gauche rassemblée et déterminée ”. Pourquoi un tel accord
n'est-il pas possible partout en Seine St-Denis ? Pourquoi la Gauche ne
se donne-t-elle pas partout les meilleures chances en se rassemblant
derrière les maires sortant ? Comment imaginer des succès de Gauche qui
se construiraient au détriment d'une des composantes du camp de la
Gauche ? Oui, les habitants de nos villes nous attendent
rassemblés et déterminés. Toute autre attitude ne peut que décevoir et
pousser à la désespérance. Alors, assez de calculs de recomposition
tournant le dos aux valeurs de Gauche, assez de tendre l'oreille vers
les sirènes de l'ouverture, assez de renoncements à ce qui fait la
force de la Gauche, sa diversité et ses valeurs ! Assez de ces listes
de division fratricides !
A sept semaines du double scrutin, il n'y a
plus une minute à perdre pour se rassembler, pour montrer notre
détermination commune à ruiner les ambitions de la Droite, notre
volonté de reconquête dans les villes qu'elle dirige, et porter un coup d'arrêt à ce recul de civilisation que
représente le projet de Sarkozy, pour faire souffler depuis la Seine
St-Denis un grand vent de révolte, de reconquête et d'émancipation,
comme la Gauche en a été capable dans les pires moments de notre
histoire.
Je vous prie de croire en l'expression de mes sentiments distingués.
Michel Beaumale
maire, vice-président de Plaine Commune
15 janvier 2008
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| mercredi 16 janvier 2008, a 22:43 |
| Tous à Versailles le 4 février 2008 . |
Par Fañch Ar Ruz,
mercredi 16 janvier 2008 à 00:00 :: Dessins politiques

Le 4 février 2008, les parlementaires français réunis en Congrès à
Versailles, vont devoir voter pour ou contre la modification de la
Constitution permettant la ratification définitive du Traité européen
de Lisbonne ("mini traité") impulsé par N. Sarkozy et A. Merkel.
C'est le choix qui a été fait par le Gouvernement français, appuyé par
de nombreux parlementaires, pour revenir sur notre vote du 29 mai 2005
sans risque.
Comme l'a dit lui-même N. Sarkozy, on sait bien qu'un nouveau
référendum pourrait apporter une nouvelle victoire du "NON" à l'Europe
libérale et capitaliste.
Il faut une majorité des 3/5 au Congrès pour que cette ratification
soit votée. L'UMP n'a pas, à elle seule, cette majorité qualifiée.
Le groupe du PS (le groupe le plus important dans l'opposition) peut
donc, avec quelques autres, faire basculer le sens du vote. Or, à ce
jour, le PS a choisi de plier devant N. Sarkozy et a pour l'instant
décrété de voter pour cette ratification lors du Congrès. Cela est inacceptable et il faut donc nous manifester pour rappeler aux élus notre vote du 29 mai 2005.
Ce site internet est donc une plateforme logistique, créée pour réunir
et fédérer les sans-culotte de France et de Navarre qui souhaitent
participer à une manifestation citoyenne le 4 février 2008.
Il s'agit, pour les initiateurs de ce site, de permettre le
rassemblement du plus grand nombre le "Jour J" du Congrès (Assemblée
Nationale et Sénat réunis à Versailles selon l'article 89 de la
Constitution de 1958)' , pour faire entendre notre voix et demander que
soit respecté notre choix du 29 mai 2005.
Il s'agit de s'opposer, en se manifestement physiquement, à ce que le
Congrès ratifie le Traité de Lisbonne, pour contraindre le Gouvernement
à nous soumettre ce texte par la voie référendaire.
Les mots d'ordre, drapeaux et couleurs, des participants à cette
manifestation du 4 février 2008 seront ensuite "à la charge" des
organisations, partis , individus, respectivement concernés, mais il va
de soi qu'ils seront tous tournés vers un seul objectif: ++ Non à la
ratification en Congrès, oui au référendum populaire! Respectez notre
"NON++
" TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008" se propose
donc simplement de tout mettre en œuvre pour permettre au plus grand
nombre d'entre nous de se retrouver en fin de matinée le 4 février 2008
à Versailles face aux élus du peuple, quand ils devront engager leur
voix sur un acte aussi grave.
C'est notre combat commun, c'est un combat de la gauche républicaine et démocrate, il transcende les clivages et les partis.
Aussi, nous vous engageons à vous inscrire ici, par région, et à nous envoyer un mail précisant notamment:
- le nombre de participants
- la somme allouée à la participation
- le lieu souhaité pour un passage en car ou un co voiturage ou un
compartiment de train (si pas assez de personnes pour louer un car)
Les responsables des régions prendront contact avec vous le plus
rapidement possible. Votre engagement sera ferme et définitif une fois
ce contact pris.
Faites passer le message et retrouvons nous nombreux/ses. www.tousaversaillesle4fevrier2008.frEt toujours une pétition à signer pour celles et ceux qui ne se considérent pas comme des moutons: www.collectifdu29mai.org |
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| mercredi 16 janvier 2008, a 21:46 |
| Déclaration d'Alain Bocquet ( Député Communiste sur le traité de Lisbonne ) A lire urgence ! |
Déclaration d'Alain Bocquet sur le traité de Lisbonne voir cite du PCF
Mis en ligne : 16 janvier
Alain Bocquet, porte parole des député-e-s communistes et républicains a déposé une demande d'irrecevabilité
L'ordre
du jour qui nous réunit met en jeu, au travers d'un projet de
modification de la Constitution, l'avenir de la France au sein de
l'Union européenne. Depuis la Seconde Guerre mondiale, la construction
de l'Europe a toujours été l'objet de rendez-vous essentiel avec
l'Histoire. Des rendez-vous qui sollicitent l'adhésion et l'engagement
des femmes, des hommes qui constituent la communauté des peuples
européens.
C'est pourquoi il est inacceptable que puisse
s'envisager la ratification du traité de Lisbonne hors l'information,
la consultation et à fortiori, le consentement populaires. Vouloir
donner à cet acte la portée dérisoire d'une formalité expédiée à la
hâte, suffit à en faire soupçonner le contenu et redouter les effets.
Quel abaissement en outre pour notre Assemblée vouée à
l'exécution des basses œuvres. Soyez assurés par conséquent, de notre
détermination à faire que les enjeux de fond soient au cœur, non
seulement de ce débat, mais aussi du Congrès du Parlement, le 4 février
prochain. Nous sommes et nous serons présents pour faire entendre
l'exigence d'un référendum sur le traité de Lisbonne.
Le 5 octobre 1789, le peuple de Paris rassemblé au cri
de « A Versailles ! A Versaille » s'y rendait en cortège pour exiger du
Roi et de sa Noblesse le respect de la dignité des Français, et pour
affirmer la souveraineté de la nation.
Mais aujourd'hui, c'est aux promoteurs de
l'ultralibéralisme qu'obéit le Président de la République, et c'est aux
ordres des marchés qu'il se range lorsqu'il précipite le Parlement sur
le chemin de Versailles, pour jeter la France dans les bras de l'Europe
marchande.
Et cela au mépris de la démocratie et des principes
posés par la Constitution du 4 octobre 1958 qui établit que « la
souveraineté nationale appartient au peuple. »
Il y avait déni de démocratie quand le 25 janvier 2005,
Jean-Pierre Raffarin demandait au Parlement de constitutionaliser par
avance, un texte approuvé par 93 % des parlementaires à Versailles et
que 55% des Français allaient rejeter quatre mois plus tard, par
référendum. Il y avait déni de démocratie parce que le gouvernement
s'efforçait par ce biais, d'instrumentaliser le Parlement dans le but
de lier le vote de nos concitoyens.
Et il y a déni de démocratie pire encore, aujourd'hui,
quand le Président de la République décide de passer par dessus les
Français, pour faire ratifier par voie parlementaire, un traité qui
n'est qu'une fuite en avant dans l'Europe de l'argent-roi.
Les peuples ne sont pas indifférents à la construction
européenne et souhaitent qu'elle soit leur affaire. Cette aspiration
représente pour l'Europe une chance qu'il faut saisir en plein.
76% des citoyens allemands, 75% des britanniques, 72%
des Italiens, 65% des Espagnols sont favorables au référendum. C'est
également vrai en France (à plus de 70%), et notre responsabilité n'est
donc pas d'y faire obstacle mais d'y faire droit.
Vous répétez à qui veut l'entendre que les Français
auraient décidé du contraire en élisant Nicolas Sarkozy. C'est une
manipulation grossière avec une présentation tronquée de la réalité du
choix des Français.
Faut-il rappeler qu' au premier tour de l'élection
présidentielle, tous les candidats sauf Nicolas Sarkozy, complètement
isolé sur ce point, s'étaient exprimés en faveur d'un référendum. Ils
représentaient pris ensemble, 70% des suffrages. C'est dire si la
procédure que le Président veut imposer au pays est contraire à la
volonté nationale.
Ils tremblent partout en Europe, les dirigeants
financiers et politiques qui n'ont rien oublié du verdict rendu par les
peuples français et hollandais le 29 mai puis le 1er
juin 2005 : ce double NON populaire, majoritaire, lucide et citoyen
opposé au projet de traité constitutionnel européen. Ils tremblent et
pour cause. Car le traité de Lisbonne n'est qu'un triste clone du
traité constitutionnel rejeté en 2005. Et l'on redoute partout en hauts
lieux, les effets du dicton populaire : aux mêmes causes, les mêmes
effets.
« Le but de ce traité est d'être illisible déclarait
fin décembre le ministre belge des Affaires étrangères. (...)C'est un
succès. »
Illisible, c'est en effet ce qui de prime abord,
qualifie cet ensemble de 146 pages, avec 296 amendements aux textes
existants, 12 protocoles et 51 déclarations de même valeur juridique
que le traité lui-même.
Illisible c'est ce qu'admet en expert, Valéry Giscard
d'Estaing qui précise que « les positions institutionnelles du traité
constitutionnel se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne
(…) » et que « les outils sont exactement les mêmes. Seul l'ordre a été
changé dans la boîte à outils » On reste admiratif devant une telle
hauteur de vue.
L'expression « concurrence libre et non faussée » qui,
ajoute Valéry Giscard d'Estaing, "figurait à l'article 2 du projet, est
retirée à la demande du Président Sarkozy, mais elle est reprise à la
requête des Britanniques, dans un protocole annexé au traité. »
Même chose pour le principe de la supériorité du droit communautaire sur le droit national.
« Quel est (alors) l'intérêt de cette subtile
manœuvre », feint de s'interroger Valéry Giscard d'Estaing. C'est,
dit-il, d'abord et avant tout d'échapper à la contrainte du recours au
référendum (...)"
Or les mêmes dangers se présentent et nous interpellent
à droite comme à gauche de cette Assemblée. C'est pourquoi la situation
fait appel à la mobilisation de chacun de ceux qui, quelle que soit
leur avis sur ce traité, considèrent que la décision doit revenir au
peuple.
Comme le résume l'ancien ministre Paul Quilès, c'est :
« une question de cohérence et de démocratie ». Et ce d'autant,
ajoute-t-il que « le référendum peut être obtenu. Il suffit pour cela
que la révision constitutionnelle soit rejetée au Congrès de Versailles
par 2/5ème des parlementaires, ce qui est faisable. »
Boycotter ce Congrès, considérer ce combat perdu
d'avance, ce serait accepter que le référendum n'ait pas lieu,
décourager un peu plus ceux qui contestent la suprématie de l'argent et
de la Bourse, et donner quitus au Président Sarkozy qui, lorsqu'il
déclare qu'il n'y aura pas de consultation citoyenne, ne s'exprime pas
en Républicain mais décide en despote.
En me tournant amicalement vers mes collègues sociales,
je veux leur dire la grande incompréhension et déception au sein de la
gauche populaire quand à votre annonce de « boycott » ou d'une
éventuelle « non participation au vote » lors de la réunion du Congrès
à Versailles.
Par les temps qui courent faut-il vraiment se conduire en « grégari » du libéralisme européen échevelé de Nicolas Sarkozy.
Aujourd'hui la baisse du pouvoir d'achat est un
problème partout en Europe. Aujourd'hui le recul de 8,6 points de la
part des salaires dans la valeur ajoutée, au profit du capital, est un
problème partout en Europe. Aujourd'hui l'explosion des prix des
produits alimentaires, +5,1% en un an, est un problème partout en
Europe. Aujourd'hui le projet de porter de 48 heures à 60 heures ou
plus la durée légale du travail est un problème partout en Europe.
Or, de la constitution Giscard de 2005 au traité
Sarkozy de 2007, il n'y a pas rupture dans la continuité de ces
politiques, mais continuité dans la rupture avec nos valeurs
républicaines et avec l'essentiel de nos droits et de nos acquis
sociaux ! La loi de la concurrence prime tout le reste.
Concurrence libre et non faussée ; Toute-puissance de
la Commission européenne ; austérité budgétaire du pacte de stabilité ;
indépendance de la Banque Centrale Européenne ; liberté totale de
circulation des capitaux : l'ensemble des ingrédients du traité
constitutionnel se retrouve dans le nouveau traité. Et ce n'est pas
parti pour changer si l'on en juge par la déclaration de Jean Claude
TRICHET, pour qui : « la BCE ne tolérera pas de spirale
inflation-salaires ».
Mais ce qui n'est pas tolérable, c'est au contraire
cette propension à traiter par le mépris l'aspiration du monde du
travail à un partage équitable de la richesse créée, et à une société
de justice et de progrès.
Celle-ci n'a rien à voir avec l'Europe actuelle qui est
une Europe de la concurrence, opposée à l'Europe des services publics.
Ainsi le protocole n°6 sur le marché intérieur et la concurrence,
rappelle que : « compte tenu du fait que le marché intérieur, tel qu'il
est défini à l'article I-3 du traité de l'Union européenne comprend un
système garantissant que la concurrence est non faussée (…) l'Union
prend si nécessaire, des mesures dans le cadre des dispositions des
traités ».
Le 23 juin 2007, Nicolas Sarkozy affirmait que le Non
français avait été entendu, que la référence à « la concurrence libre
et non faussée » était abandonnée. Mais prétendument sortie par la
porte, elle revient par la fenêtre du protocole n° 6. Ce que le vote de
mai 2005 avait rejeté, le Président de la République voudrait donc le
rétablir avec l'aval de l'Assemblée et contre la volonté populaire !
C'est ce défi que nous relevons ici et à Versailles.
Le nouveau texte rappelle le pouvoir exclusif de la
Commission européenne dans l'établissement des règles de concurrence,
ainsi que des sanctions applicables aux Etats qui aideraient un secteur
économique menacé, ou financeraient des services publics.
Le financement par l'Etat des entreprises de service
public est déclaré incompatible avec le marché intérieur, et interdit.
C'est l'article 87 du traité, et il reprend l'article III-167 du traité
de 2005. La libéralisation des activités ferroviaires ou postales et de
l'énergie demeure plus que jamais d'actualité et doit être encore
accélérée.
L'article 53 précise que « les Etats membres
s'efforcent de procéder à la libéralisation des services, au-delà de la
mesure qui est obligatoire en vertu des directives arrêtées en
application de l'article 52 ». Cet article 53 reprend mot à mot
l'article III-148 du traité constitutionnel.
D'un texte à l'autre, le décalque se vérifie aussi
pleinement, à propos de la Commission européenne dont l'omnipotence est
sacralisée. L'article 9D reprend terme à terme, l'article I-26 : « Un
acte législatif de l'Union ne peut être adopté que sur proposition de
la Commission (…) la Commission exerce ses responsabilités en pleine
indépendance ».
Durant la récente présidentielle, Nicolas Sarkozy avait
souligné le « fossé de plus en plus profond entre le peuple et les
élites » et la nécessité « d'une Europe pour la démocratie et non pour
la bureaucratie ». On voit ce qu'il reste huit mois plus tard, de tant
de poudre jetée aux yeux de l'opinion.
Le traité constitutionnel n'était révisable que sous
condition de réunir une double unanimité, celle de tous les
gouvernements précédant celle de tous les Etats. La règle demeure la
même aujourd'hui car l'article 33 reprend cette procédure ubuesque de
révision.
Quant aux parlements nationaux, ils continueront eux,
de bénéficier du droit d'être informés des décisions de l'Union ! On
reste très loin d'une revalorisation du rôle et de l'intervention des
Parlements nationaux sur les enjeux européens.
La boucle est ainsi bouclée car pour ce qui est enfin,
du droit de pétition des citoyens, il est aussi dénué de caractère
impératif qu'en 2005. Limité à formuler l'exigence d'application des
dispositions contenues dans le traité, ce droit reste strictement
soumis au choix de la Commission européenne d'y donner suite ou pas.
Un autre aspect essentiel du traité réside dans les
dispositions portant sur les enjeux monétaires et budgétaires. Là
encore l'examen comparé des deux textes est sans appel. Dans l'Europe
de l'austérité, de la croissance atone et au bord de la récession,
l'Europe aux 20 millions de chômeurs et 65 millions de pauvres, la BCE
conserve son indépendance au mépris des Etats et au détriment des
peuples.
L'indépendance de la BCE, je le souligne au passage,
n'est pas le fait du hasard. Elle est le reflet de la volonté des
gouvernements d'appuyer la construction d'une Europe ultralibérale sur
une institution mise délibérément en capacité de demeurer sourde aux
besoins des peuples. Les gouvernements se créent à eux-mêmes un cadre
contraignant pour résister ensemble aux pressions populaires.
On voit à quels renoncements et quels ravages ont
conduit ces orientations. Et pourtant, passées les rodomontades
élyséennes, on continue de plus belle comme si de rien n'était ! La
démocratie est là encore, complètement déconsidérée.
Reprise du traité constitutionnel, l'obligation
maintenue de déficits publics inférieurs à 3 % du Produit Intérieur
Brut, et d'une dette publique inférieure à 60 % de ce même PIB, n'a
entraîné jusqu'ici que l'accumulation de coupes dans les dépenses
sociales des Etats.
La Loi de Finances 2008 en témoigne en France :
rationnement des dépenses ; suppression de dizaines de milliers
d'emplois publics ; dégradations tous azimuts pour la protection
sociale et l'hôpital public, le logement, l'éducation ; casse du
système solidaire des retraites... Tel est le prix à payer tandis que
se renforcent les aspects répressifs des politiques mises en oeuvre. On
cherche là encore la différence d'avec le traité de 2005.
Nicolas Sarkozy est peut-être passé maître dans l'art
de distinguer le temps des promesses de celui des actes mais, les
sondages en attestent, la réalité est en train de rattraper par la
manche le « Président d'un jour du pouvoir d'achat », et nos
concitoyens sont de moins en moins décidés à se laisser duper.
Bien évidemment, le constat global de continuité d'un
traité à l'autre, vaut en matière de liberté du capital et de dumping
social, l'article 56 du nouveau traité reprend les prescriptions de
l'article III-156 du traité constitutionnel. Et libéralisme oblige,
comme le traité fait obstacle aux harmonisations, fiscale et sociale,
entre Etats membres (articles 93 et 137), l'ensemble de ces
dispositions ouvre la porte aux délocalisations et au nivellement par
le bas de la rémunération du travail.
Comment, dès lors, prétendre vouloir « moraliser le
capitalisme financier », comme y prétend Nicolas Sarkozy ? A l'évidence
c'est le chemin contraire qu'il emprunte en renforçant les atouts du
capital au dépend du monde du travail.
N'est−ce pas alors le droit des citoyens français et
européens d'être informés pleinement de ces faits et de ces enjeux ?
N'est−ce pas leur droit d'avoir le temps d'en débattre ? N'est-ce pas
leur droit de décider par vote, d'y mettre ou non, des limites et un
terme ?
L'Europe légitime le dumping social. Or le traité
encouragera la liquidation des garde-fous que constituent les codes du
travail et déjà la fléxicurité, selon la Confédération Européenne des
Syndicats, menace de servir de « permis de licencier plus facilement et
d'adopter des formes de travail plus précaires. »
Un rapport récent du Sénat sur la « Coordination des
politiques économiques en Europe » constate qu' « en réduisant les
gains salariaux« les politiques européennes »altèrent une des
incitations essentielles du travail" ; et il dénonce « des pertes
importantes de bien-être, redoublées par l'incapacité des Etats à
réagir à des chocs négatifs, du fait du carcan imposé aux politiques
économiques. »
« Le passif l'emporte, et de très loin conclut ce
rapport. Les enjeux d'un redressement sont considérables. Il s'agit
rien moins que de la survie de l'Union Européenne. » Les orientations
que le nouveau traité propose ne serviront, je l'ai montré, qu'à doter
ces politiques dévastatrices d'un irrésistible et dramatique élan.
Sans doute objectera-t-on qu'il existe une Charte des
droits fondamentaux. Mais celle-ci est par exemple, très en deçà de la
Déclaration Universelle des droits de l'homme. Et en 2008, cette
situation se trouve aggravée par le fait qu'elle ne figure même plus en
tant que telle, dans le traité. Elle lui est rattachée et le
Royaume-Uni, la Pologne sont déjà dispensés d'en respecter les
principes.
Le traité précise d'ailleurs que la Charte « confirme
les droits, les libertés et les principes reconnus par l'Union, et les
rend plus visibles, sans toutefois créer de nouveaux droits ou
principes ». Et que « selon une jurisprudence bien établie, des
restrictions peuvent être apportées à l'exercice des droits
fondamentaux, notamment dans le cadre d'une organisation commune de
marché ».
On est là aux antipodes d'une « politique de
civilisation » invoquée par Nicolas Sarkozy ; le même Nicolas Sarkozy
co-auteur et signataire d'un traité qui ne sert qu'à pousser plus avant
tous les pions de l'ultralibéralisme le plus exacerbé.
Par quelque aspect que l'on aborde par conséquent,
l'enjeu européen et celui d'une modification de notre Constitution, les
dérives de la construction de l'Union et le traité appelé à les
prolonger, confirment que nous sommes face à un recul des valeurs
fondatrices de notre République.
Et ce recul affecte également la capacité de notre pays
à rayonner dans le monde. Ainsi, le traité conforte les liens entre
l'Union européenne et l'OTAN. Les Etats sont invités à améliorer leurs
capacités militaires et à s'engager dans des opérations extérieures
« afin, je cite le texte, de préserver les valeurs de l'Union ».
Cet aventurisme guerrier renvoie déjà à l'un des
objectifs de la prochaine présidence française de l'Union : le retour
de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. Il ajoute une
dimension à « l'Europe forteresse » qui se construit sous prétexte
d'une « Europe protection », et que l'élargissement récent de l'espace
Schengen a conduit à se doter de murs toujours plus hauts.
Loin de favoriser la fraternité des peuples et les
coopérations nord/sud, le désarmement et la paix, qui constitueraient
autant d'objectifs pour une Europe attachée à modifier la gouvernance
mondiale, le traité s'inscrit au contraire, dans une logique de
domination et de défiance propre à favoriser la militarisation du
monde, et à encourager le regain de tensions et les terrorismes.
On le voit donc au total très clairement, le problème
d'une modification de la Constitution ne peut s'examiner sans examiner
d'une part celui que pose la mise à l'écart de notre peuple, et d'autre
part, la nécessité de dire NON au traité pour les dangers qu'il recèle
et pour sa fidélité cynique au traité constitutionnel rejeté en 2005.
Parler en France comme Nicolas Sarkozy d'une « nouvelle
Renaissance » n'a aucun sens, lorsque cela se réduit à tisonner
laborieusement dans les cendres pour ressusciter la constitution
européenne défunte. La France et l'Europe méritent mieux.
La vraie question de fond, celle de la confrontation du
bilan de l'Europe libérale au projet d'une Europe sociale, les
dirigeants de l'Union s'efforcent par tous les moyens, d'en faire
l'économie.
Mais toute perspective de progrès et de changement en Europe pose l'exigence de l'implication populaire.
Et c'est d'une autre Europe dont les peuples ont
besoin. Une Europe harmonisant par le haut, ses règlementations
sociales et fiscales. Une Europe décidée à en finir avec le dumping
social. Une Europe développant des politiques économiques,
industrielles, et des investissements créateurs d'activité et
d'emplois. Une Europe définissant une nouvelle Politique Agricole
Commune pour faire face à la révolution alimentaire née de la demande
croissante des pays émergents et de l'essor de la démographie. Une
Europe mettant en place des coopérations énergétiques, inversant le
choix actuel du tout routier. Une Europe faisant des services publics
le cœur des choix engagés au bénéfice des habitants. Une Europe
agissant pour faire face aux enjeux de formation liés aux nouvelles
technologies, et aux possibilités nées de la révolution
informationnelle. Une Europe du progrès des droits et de la
citoyenneté, démocratisant ses Institutions, rapprochant le pouvoir de
décision du citoyen, revalorisant le rôle des Parlements nationaux et
du Parlement européen, réorientant et maîtrisant les orientations de la
BCE, les prérogatives de la Commission. Une Europe mobilisée par les
enjeux planétaires du développement durable et de l'environnement, de
l'accès à l'eau, aux soins, de la mortalité infantile...
Pour préserver un système économique et social
moribond, incapable de répondre aux aspirations des peuples et de
relever les défis du monde de demain, les dirigeants politiques
actuels, Nicolas Sarkozy en tête, renouvellent la tentative d'empêcher
l'ouverture d'un vaste débat national et européen sur de tels enjeux.
C'est le fond de l'affaire, le sens et l'objet du projet de
modification constitutionnelle qu'il nous est demandé d'adopter.
Je vous appelle à relever le défi de la construction
d'une Europe au service des peuples, en votant cette exception
d'irrecevabilité. http://www.dailymotion.com/swf/x42fdx |
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| mercredi 16 janvier 2008, a 21:25 |
| Accord sur la ( modernisation ) du travail : le chantage du moin pire . |

Par : Commission économie-social-finances
Mis en ligne : 16 janvier
A l'exception notable de la CGT les syndicats ont
donc signé l'accord interprofessionnel sur les contrats de travail. La
décision finale, transposition dans la loi, est maintenant entre les
mains de Sarkosy qui a mis la pression sur les syndicats en exigeant
qu'ils signent une grosse partie du cahier de revendications du Medef
sous la menace d'en transcrire la totalité dans une la loi.
Les exigences du Medef portent sur trois questions
essentielles avec comme point commun la recherche d'une flexibilité,
d'une insécurité encore plus grandes que celles que connaissent déjà
les salariés.
Sommaire
D'abord allonger les périodes d'essai.
Il s'agirait à la fois de mieux apprécier les
compétences du salarié recruté et de bénéficier d'une période de
consolidation économique. Les périodes d'essai sont généralement d'une
durée d'un mois et de trois mois pour les cadres, ce qui est largement
suffisant pour mesurer les qualités professionnelles d'un travailleur
d'autant plus que l'embauche est entourée d'un luxe de précautions
inouï. D'autre part, dans la pratique, la période d'observation est (en
toute illégalité) plus longue puisque le recrutement en CDI est très
souvent précédé de CDD ou d'intérim. Quant à la période de
consolidation économique le raisonnement patronal devrait le conduire à
exiger des périodes d'essai illimitées puisque la pérennité des
commandes n'est jamais certaine.
En fait l'allongement des périodes d'essai présente
deux avantages au yeux des patrons : se débarrasser quand ils le
veulent des éléments jugés indésirables et pendant toutes ces périodes
faire suer le burnous au maximum aux personnes embauchées à l'instar
des méthodes de cette grande surface qui prenait 20 jeunes en contrats
de qualification de deux ans en même temps et en annonçant qu'à
l'arrivée il y en aurait 5 recrutés en CDI : des mères affolées devant
l'état d'épuisement de leurs fils mis ainsi en concurrence appelaient
l'inspection du travail pour demander ce qu'il était possible de faire.
Il faut savoir cependant que les périodes d'essai sont
fixées par les conventions collectives de branches, l'accord
interprofessionnel et la loi ne peuvent les abroger. Il faudra que dans
chaque branche les patrons obtiennent les signatures syndicales.
La séparation à l'amiable
Il s'agit d'organiser une vaste fraude aux Assedic incompatible avec « la France qui se lève tôt ».
En fait cette modalité de rupture existe depuis
toujours. La nouveauté serait qu'elle ouvrirait droit aux allocations
chômage alors qu'actuellement il faut « être involontairement privé
d'emploi » pour toucher les allocations.
Aujourd'hui « la séparation à l'amiable » se pratique
autrement. Les départs, le plus souvent après 57 ans, sont arrangés
entre employeurs et salariés : une lettre de licenciement avec un motif
imaginaire accepté par le salarié. L'entreprise réduit ainsi, ou
renouvelle, ses effectifs à peu de frais, le salarié de son côté est
satisfait de partir en retraite anticipée payée pendant trois ans par
l'Assedic. Ces pratiques sont légion en particulier dans les plus
grandes entreprises. Actuellement 450 000 personnes sont ainsi
dispensées de recherche d'emploi, non comptées dans les chiffres du
chômage.
L'accord conclu légaliserait donc ces pratiques
frauduleuses. Mais en plus il conduira à plus de licenciements :
l'employeur qui veut se débarrasser d'un salarié pourra pousser le
salarié vers la porte en lui menant la vie dure tout en lui faisant
miroiter comme issue les allocations chômage au lieu d'une hypothétique
procédure prud'hommale. En quelque sorte les allocations Assedic se
substitueraient aux dommages payés par l'employeur sur décision du juge.
Il s'agirait, dit le Medef, de protéger les chefs
d'entreprise contre l'insécurité juridique que représente les
procédures devant les conseils des prud'hommes. D'où aussi l'exigence
d'un plafonnement des indemnités accordées par le juge en cas de
licenciement abusif. Etonnant de la part de gens qui prétendent que la
caractéristique première de ces surhommes que sont les chefs
d'entreprise c'est justement le goût du risque qui justifie leurs
hautes rémunérations !
Mais quelle est donc dans la réalité l'ampleur du
risque pris par le patron quand il licencie ? Le recoupement de
diverses sources donnent ceci : bon an, mal an 800 000 licenciements
par an, 140 000 procédures engagées en justice par les victimes dont 40
000 aboutissent à des condamnations en dommages et intérêts d'un
montant moyen de trois mois de salaire, c'est-à-dire que chacun des 800
000 licenciements coûte en moyenne environ 250 € au patronat pris dans
son ensemble. On voit l'urgence à protéger les chefs d'entreprise
contre une telle menace !
Il y a bien sûr des cas où la condamnation est plus
lourde, 6 mois de salaire, deux ans, quatre ans dans des cas extrêmes.
Il reste que ces condamnations visent les cas ou l'abus patronal est
manifeste et où le préjudice subi par le salarié est parfois
considérable. En réalité le préjudice subi par un salarié de plus de 50
ans ayant fait toute sa carrière dans la même entreprise n'est jamais
complètement réparé ; nombreux sont ceux qui, dans cette situation, ne
retrouveront plus jamais de travail. Qui donc prend les risques et doit
être protégé contre l'insécurité juridique ?
Est-ce que Sarkosy osera, d'une part légaliser les
fraudes massives aux Assedic permises par l'accord et, d'autre part,
favoriser la tâche de ces voyous qui mettent le couteau sous la gorge
d'un travailleur en lui disant : « tu signes à l'amiable avec trois
mois d'indemnités ou je continue à te mener la vie dure, tu seras tout
de même lourdé et je te garantis qu'alors tu ne retrouveras plus jamais
de travail dans la région ». Ces pratiques existent déjà mais en les
légalisant on risque de les multiplier et on rend quasi impossible les
contestations par les victimes. L'homologation par les directions
départementales du travail pose enfin deux problèmes : d'abord, vu le
nombre de ruptures, ces directions ne pourront pas suivre, ensuite il
semble que le gouvernement a oublié de signaler aux négociateurs qu'il
a prévu, dès 2008, la disparition des directions départementales du
travail ?
La question se pose : peut-on en France interdire à un
citoyen de demander réparation en justice quoi qu'il ait signé ? les
tribunaux ne peuvent être privé du droit d'apprécier les conditions
dans lesquelles le consentement à été obtenu, les motifs réels de la
rupture, ainsi que le montant de la réparation du préjudice.
Un nouveau motif de CDD : le contrat de mission ou le contrat à objet défini.
Pas si nouveau que cela. Petit rappel historique : dans
le silence du code du travail c'est le code civil qui réglemente le
contrat de travail, or ce Code napoléon prévoit qu'on peut engager ses
services pour une entreprise (un objet) déterminée. Cette possibilité a
toujours donné lieu à de nombreux abus et à une très grande précarité
tempérée cependant dans ses conséquences dans les périodes de faible
chômage comme celle des années 60. En 1982 une ordonnance vient limiter
une première fois le CDD de mission en obligeant à fixer une date de
fin de contrat. Puis une loi du 12 juillet 1990 interdit totalement ce
type de contrat. Mais ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que cette loi
reprenait le contenu de l'accord interprofessionnel du 24 mars 1990
signé par le CNPF et les syndicats, CGT comprise. Bien que rarement, il
arrivait encore à l'époque que le patronat signe des accords de progrès
social.
Aujourd'hui le Medef récuse ce que ses prédécesseurs
ont admis il n'y a pas si longtemps. On peut se demander dès lors ce
que valent les signatures patronales.
Les délégations syndicales l'ont souligné, le CDD de
mission serait un mauvais coup contre les salariés car il cumulerait
les défauts du CDD c'est-à-dire l'éviction de l'entreprise sans autre
motif que la fin de la mission et les défauts du CDI à savoir la
possibilité du licenciement à tout moment. Exit la durée minimum
garantie du CDD mais exit aussi la nécessité d'un motif réel et sérieux
pour licencier du CDI.
Les constructeurs automobiles, par exemple, recourent
fréquemment aux CDD (sous la forme intérim) lors du lancement d'un
nouveau modèle et pendant toute la période de montée en charge et même
au-delà. C'est le plus souvent illégal parce qu'il n'y a pas «
accroissement temporaire de l'activité », il y a toujours en effet des
nouveaux modèles. Les tribunaux, quand ils sont saisis, requalifient
les contrats ainsi conclus en CDI. Avec le contrat de mission à objet
précis on pourrait, en toute légalité, écrire à un salarié qu'il est
recruté pour la période de lancement de tel nouveau modèle ou bien pour
la période de montée en charge de tel marché à l'export, c'est le chef
d'entreprise qui décréterait à tout moment que la période de lancement
est terminée.
Avec 900 000 CDD et 650 000 intérimaires en permanence
(donc deux fois plus de personnes concernées puisque ces précaires ne
travaillent en moyenne que 6 mois par an) l'emploi précaire est déjà à
un niveau très élevé, ça ne suffit pas aux actionnaires des grands
groupes qui veulent toujours plus, conformément au credo de Laurence
Parisot selon laquelle « la vie, l'amour, la santé sont précaires,
pourquoi le travail échapperait-il à cette règle ? »
L'accord limite ce nouveau CDD aux ingénieurs et
cadres. Rien n'empêchera demain de l'étendre à tous comme cela s'est
fait avec le forfait jour réservé aux cadres par Aubry et étendu
récemment à tous les salariés.
De plus l'accord prévoit la légalisation du « portage
salarial », cette forme extrême de l'intérim où un salarié (le porté)
se cherche des missions chez des clients, un intermédiaire
(l'entreprise de portage) établissant des factures au client et les
transformant en salaires après avoir déduit sa commission. Du trafic de
main d'œuvre actuellement illégal.
On fera un sort rapide à la promesse que tous ces
suppléments de souplesse favoriseront l'embauche et la lutte contre le
chômage. Cette soupe a été servie cent fois depuis la légalisation de
l'intérim en 1972 jusqu'à la dernière loi sur le rachat des RTT en
passant par l'abrogation du volet anti-licenciement de la loi de
modernisation sociale. On connaît les résultats.
Quant aux concessions qu'auraient arrachées les
syndicats c'est la misère : Indemnité de licenciement portée à 1/5ème
de mois de salaire, c'est déjà ce que prévoit la plupart des
conventions collectives et c'est très faible (deux mois pour dix ans
d'ancienneté, en Espagne c'est cinq fois plus depuis longtemps).
Portabilité de certains droits comme les 20 petites heures de DIF
annuels. Stages des jeunes pris en compte dans la période d'essai,
encore heureux puisque ces stages sont des essais, de surcroît non ou
mal payés.
Dans ces conditions l'accord est favorable au patronat à 99 %. Mystère ?
PARTI COMMUNISTE FRANCAIS |
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| mercredi 16 janvier 2008, a 04:48 |
| Accord déséquilibré,les syndicats embarassés . |
Marché
du travail . Le patronat parle d'accord « historique », les syndicats
restent dubitatifs. La CGT ne signera pas. Les quatre autres
confédérations débattent cette semaine.
Pour le MEDEF, le projet d'accord dit de
« modernisation du marché du travail » intervenu vendredi soir entre
les partenaires sociaux « invente la flexisécurité à la française ».
L'organisation patronale se dit satisfaite par plusieurs points. Une
période d'essai interprofessionnelle est instaurée et sa durée plus
longue que celles en vigueur dans les conventions collectives. Un
nouveau contrat de travail est créé, le « CDD pour la réalisation d'un
projet défini », dont le terme est « incertain ». La rupture à
l'amiable du CDI voit le jour, ce que le MEDEF considère comme un
« acquis majeur », du fait que « la séparation ne pourra pas être
contestée devant les tribunaux ». L'UPA, qui représente les artisans, à
l'origine entre autres de la possibilité de licencier sans avoir à en
supporter le coût un salarié reconnu « inapte au travail pour des
raisons non professionnelles », juge aussi le projet d'accord
« globalement équilibré ».
La CFTC donne le << la >>
Pour devenir valide, le texte doit trouver au moins trois signatures
syndicales. Or, de ce côté, l'analyse s'avère plus compliquée. Hormis
la CGT, dont les négociateurs ont déjà annoncé qu'ils « proposeraient
au Comité confédéral national de ne pas signer cet accord », les autres
organisations sont partagées entre tenter de sauver les quelques
avancées qu'elles ont arrachées, en signant, où prendre le risque que
la loi promise par le président de la République les ignore.
La CFTC réunit aujourd'hui un conseil extraordinaire. Sa chef de
délégation, Gabrielle Simon, va prononcer une introduction neutre,
convaincue que « les syndicats ont limité les dégâts et ne pouvaient
sans doute pas obtenir mieux », mais que « le dispositif reste non
équilibré ». Dans cette négociation, la « petite » CFTC a fait preuve
d'une réelle pugnacité, multipliant les propositions. En 2003, la
centrale chrétienne avait déjà refusé d'approuver la réforme Fillon des
retraites. Sa décision aujourd'hui, va donner le « la ».
FO réunit son bureau confédéral cet après-midi. Le négociateur de la
centrale, Stéphane Lardy, a cultivé les ambivalences quant à une
signature ou non de son syndicat. Lui aussi a multiplié les
propositions concrètes. Opposé à l'instauration d'une séparation à
l'amiable, il a bataillé pour qu'au moins l'homologation de cette
rupture, qui doit vérifier la liberté de consentement du salarié,
revienne au juge prud'homal. Jeudi soir, Stéphane Lardy répétait encore
que « pour FO, c'est un point obligé pour signer ». Le patronat n'a pas
suivi et a maintenu sa proposition que ce soit la direction du travail
qui constate l'accord de séparation entre les deux parties. Vendredi
soir, Stéphane Lardy a néanmoins souligné « un certain nombre
d'avancées », appelant à privilégier « une vision globale et non
article par article ». Un feu vert de FO pourrait entraîner une
signature à quatre.
Projet en demi-teinte
Notamment celle de la CFE-CGC, puisque son négociateur, Alain
Lecanu, n'a cessé de répéter en fin de partie privilégier le scénario
« d'une signature à quatre ou à zéro ». Le comité directeur de la
centrale se prononcera demain.
Vient ensuite la CFDT, qui réunit son bureau national jeudi soir,
après les autres. Marcel Grignard, son négociateur, n'a jamais caché sa
préférence pour un « engagement au plus grand nombre possible ». Ce
syndicat, qui se donnait « un devoir de réussite », considère le
résultat de la négociation en demi-teinte. « L'accord marque des
avancées considérables, mais au regard des ambitions du marché du
travail, le compte n'y est pas », commentait Marcel Grignard vendredi
soir. La prudence est de mise, même si la CFDT note des avancées comme
l'abrogation implicite du Contrat nouvelle embauche (CNE), le
doublement de l'indemnité légale de licenciement ou la création d'une
prime spécifique pour les jeunes demandeurs d'emploi.
Alors que Laurence Parisot, présidente du MEDEF, parle d'une
« réforme historique », les syndicats se contentent de considérer le
projet d'accord comme une « étape », notamment en terme de
transférabilité des droits. Les salariés pourraient en effet préserver
les droits acquis au titre de droit individuel à la formation en
période de chômage (au maximum, 120 heures acquises en six ans), de
même que leur mutuelle (la partie salariée restant à leur charge). Cela
leur suffira-t-il pour signer ?
Paule Masson
l' Huma du 14 / 01 / 08
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| mardi 15 janvier 2008, a 05:15 |
| Francis Parny : "Il faut anticiper l'explosion numérique" |
de Francis Parny
Vice-président (PCF) du conseil régional, en charge de la Culture.
A l'occasion des états généraux de la culture, qui se
tiennent aujourd'hui, vous allez débattre de la numérisation des
cinémas. S'agit-il d'un enjeu important ?
Nous sommes à l'heure de l'explosion numérique. Peu de
films sont réalisés en numérique aujourd'hui, mais il faut anticiper,
car cette technique va rapidement se généraliser. Les majors n'auront
aucun mal à numériser leur catalogue et à équiper leurs salles. Quid en
revanche des cinémas indépendants ? L'équipement d'une salle, avec la
modification de la cabine, coûte entre 80 000 euros et 100 000 euros.
Certaines structures n'auront pas les moyens de s'équiper, et risquent
de souffrir considérablement.
Que peut faire la région sur un tel dossier ?
Aux Etats-Unis, ce sont les diffuseurs qui financent.
En France, nous sommes à la recherche d'un modèle économique différent,
pour éviter que ces derniers contrôlent tout et fassent pression sur la
diffusion des films. L'intervention publique est nécessaire, et la
région, en partenariat avec le CNC [Centre national du cinéma], veut
être moteur sur ce dossier. Nous possédons sur notre territoire quelque
trois cents salles indépendantes, soit mille écrans, et nous voulons
continuer à défendre la diversité culturelle. Nous avons donc
provisionné 750 000 euros pour cette année, afin de financer à hauteur
de 50 % les travaux d'équipement d'une salle. Ainsi, dès le deuxième
semestre 2008, nous allons pouvoir aider une trentaine de cinémas en
Ile-de-France. Evidemment, nous avons choisi la norme la plus
performante, dite « K2 », pour permettre aux salles de diffuser tous
les films en numérique. Nous allons aussi demander aux cinémas
indépendants de se regrouper, afin d'obtenir des prix sur le matériel
et les logiciels.
Etes-vous si certain que la « bascule » à l'ère numérique va être aussi rapide ? Il semble qu'UGC ait choisi d'attendre…
Le CNC a lancé une étude qui sera prête fin mars. On en
saura alors un peu plus. Mais on sait déjà qu'aux Etats-Unis de
nombreux films sont produits en numérique. A la fin du mois, je me
rends à Bombay pour faire un état des lieux de la production indienne.
Je suis convaincu que cette « bascule » se fera très vite : d'ici à
deux ans, peut-être moins. Malgré tout, il faudra intervenir au bon
moment : la période de « cohabitation » entre le 35 mm et le numérique
doit être la plus courte possible, car cela va engendrer des frais
supplémentaires pour les salles.
Combien de salles se sont déjà équipées en Ile-de-France ?
On en dénombre cinq, et trente-neuf dans toute la
France. A Paris, le Max-Linder (9e), le Gaumont des Champs-Elysées, le
Publicis (8e) et l'Arlequin (6e) sont équipés, le Balzac (8e) est en
cours. En banlieue, seul le CGR à Torcy (Seine-et-Marne) a franchi le
cap.
Quels sont les principaux avantages de cette technique ?
Le film Azur et Asmar, sorti récemment, a été
entièrement tourné en numérique. La qualité de l'image est
extraordinaire. Le réalisateur du film, Michel Ocelot, m'a confié que
toutes ses réticences avaient été levées quand il a tourné, notamment
en raison de la légèreté du matériel. Enfin, d'un point de vue
commercial, le numérique, c'est la disparition des copies des films,
donc une économie considérable. L'absence de copies peut aussi
permettre de porter l'oeuvre le plus loin possible : on pourrait ainsi
équiper les centres sociaux pour la diffusion de documentaires. Cette
innovation technique peut permettre une démocratisation culturelle, à
condition que le marché ne s'en empare pas de façon exclusive.
http://www.20minutes.fr/article/206…
De : Francis Parny
mardi 15 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| mardi 15 janvier 2008, a 05:04 |
| Ne pas aller à Versailles,une désertion . |
Par Jean-Luc Mélenchon, sénateur (PS) de l'Essonne.
traité européen
Comment jugez-vous la décision de Jean-Marc Ayrault et de François Hollande d'appeler au boycottage du Congrès de Versailles ?
Jean-Luc Mélenchon. Très sévèrement, pour deux raisons. La première
tient à la vie du Parti socialiste. Cette décision n'est prise dans
aucun organe de délibération. C'est sans précédent. Il n'y a eu ni vote
au groupe socialiste, ni discussion, ni vote au bureau national. C'est
un vrai coup de force. Sur le fond, il s'agit d'une désertion, d'une
hypocrisie absolue, puisque le fait de ne pas aller à Versailles
revient en réalité non pas à s'opposer, comme les apparences pourraient
le laisser croire, mais au contraire à laisser passer le traité de
Lisbonne.
Voyez-vous dans ce renoncement qui ne dit pas son nom à la
revendication d'un référendum un tournant de fond, à la veille du
congrès du PS ?
Jean-Luc Mélenchon. C'est un événement. C'est la première fois que,
d'une manière aussi spectaculaire, des dirigeants socialistes décident
de se mettre en opposition à un processus qui donne la parole au
peuple. Tout cela aura des conséquences en cascade sur la vie du Parti
socialiste. Ce n'est plus le même parti avant et après cette décision.
Cette posture de retrait ne séduit-elle pas certains parlementaires socialistes pourtant favorables à un référendum ?
Jean-Luc Mélenchon. J'ai plutôt des échos contraires. Cette position
indigne de nombreux socialistes, qu'ils soient favorables ou non à ce
traité européen. Des parlementaires ont d'ores et déjà annoncé, de
façon ferme, leur intention de se rendre à Versailles. Je pense en
particulier à Henri Emmanuelli et à Laurent Fabius.
Le PS abandonne-t-il là, selon vous, un terrain privilégié d'opposition à Sarkozy ?
Jean-Luc Mélenchon. C'est le grand paradoxe. Au moment où Sarkozy
est affaibli, où il est en pleine offensive antisociale, lui faciliter
la tâche sur le prétendu traité simplifié, qui est en réalité un
concentré de tout ce que nous combattons dans sa politique nationale,
clui faire un cadeau inespéré. Il est invraisemblable de lui donner
ainsi de l'espace au moment où il en manque.
Cette décision compromet-elle définitivement l'espoir de réunir les
deux cinquièmes de parlementaires pour ouvrir la voie à un nouveau
référendum ?
Jean-Luc Mélenchon. Elle rend ce scénario plus difficile. Mais la
partie reste très ouverte. On ne sait pas comment vont réagir les
parlementaires socialistes. L'attitude des parlementaires de droite
constitue une autre inconnue : certains, soucieux de ne pas apparaître
comme cautionnant ce déni de démocratie, pourraient à leur tour décider
de ne pas prendre part au vote.
Entretien réalisé par R. M.
l' Huma du 12 / 01 / 08
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| mardi 15 janvier 2008, a 04:48 |
| l'envahissement publicitaire est insupportable . |
Entretien avec Francis Parny, membre du Conseil exécutif du PCF, vice-président de la région Île-de-France.
Nicolas Sarkozy vient d'annoncer la suppression
prochaine de la publicité sur les chaînes de télévision publiques. Quel
est votre sentiment ?
Francis Parny. Ce peut être la pire et la meilleure des choses.
Marie-George Buffet a porté cette proposition à l'élection
présidentielle. Nous n'allons pas pincer les lèvres. La suppression de
la publicité sur les chaînes publiques peut permettre un développement
du service public, un développement de la création en les libérant des
contraintes financières et de l'audimat qui conditionnent la
programmation, et permettre une information pluraliste, c'est-à-dire
donnant la parole à l'ensemble de nos concitoyens. ACRIMED a une très
belle formule : on a excommunié le peuple à la télévision. Il y a une
condition à cela, je vais y revenir. Mais, tout d'abord, nous ne sommes
pas dupes. Cette mesure peut aussi être un coup de main aux chaînes
privées pour tordre le cou au service public. Tout dépend comment on
l'applique. C'est pour cela que, tout de suite, nous avons proposé la
transparence dans l'application de cette proposition en demandant la
constitution d'une commission parlementaire associant les
professionnels de l'audiovisuel, les syndicats et les associations qui
traitent des médias. Nous sommes d'autant moins dupes que, concernant
la presse écrite, le président de la République ne propose rien pour
limiter la concentration des médias dans les mains des puissances
financières, mais il dit même qu'il faut aller plus loin. Cela renforce
l'idée qu'il faut une commission parlementaire ouverte au débat sur
toutes ces questions.
Quelles sont les conditions pour que cette suppression de la publicité sur les chaînes publiques soit bénéfique ?
Francis Parny. La condition essentielle, c'est que cela apporte plus
d'argent pour le service public. Nous avons proposé une taxe à hauteur
de 5 % sur l'ensemble des recettes publicitaires qui tournent autour de
30 milliards. Ce prélèvement représenterait un volume de 1,5 milliard
d'euros. Cela permettrait de compenser les rentrées publicitaires de
France Télévisions, aujourd'hui de 800 millions. Permettant de
refinancer le service public de l'audiovisuel dans son ensemble, mais
aussi de soutenir les médias alternatifs du tiers secteur associatif. À
ce propos, que veut dire la taxe « infinitésimale » sur Internet
proposée par Sarkozy ?
Au moment où les coûts sur les droits sportifs ou l'information
augmentent, n'y a-t-il pas risque de contraindre le service public à
réduire sa voilure ?
Francis Parny. Clairement, cette mesure ne peut développer le
service public, la création dans l'audiovisuel et une information
pluraliste - ce qui n'est pas le cas aujourd'hui - que s'il y a plus de
moyens. La hauteur de la taxe est donc importante. J'ajoute qu'il faut
que l'État joue son rôle de législateur pour réguler la publicité sur
les chaînes privées. Nous faisons trois propositions. Il faut confirmer
qu'il n'y aura pas deux coupures publicitaires dans les films,
confirmer que l'information - un bien commun - ne peut être coupée par
la publicité, et, enfin, nous demandons depuis longtemps l'interdiction
de la publicité dans les émissions à destination des enfants. Nous nous
inscrivons dans une logique de réduction de la publicité dans tout
l'espace public.
Y compris les grands panneaux d'affichage ?
Francis Parny. Oui, je salue le courage du maire de Sao Paulo qui a
supprimé toute publicité dans la ville. L'envahissement publicitaire
dans notre vie quotidienne n'est plus supportable. Dans l'audiovisuel,
via l'audimat, il conditionne les programmes, la création même. Il faut
libérer le service public de cette contrainte liée aux logiques
financières. Le service public de l'audiovisuel, c'est pour nous à la
fois le groupe France Télévisions, mais aussi les chaînes
internationales créées par la France. Elles doivent bénéficier de cette
mesure, ainsi que les médias alternatifs dont personne ne peut dire
qu'ils sont à la remorque des logiques financières. Les télévisions
associatives ont un avantage sur les grandes chaînes, celui de la
proximité, c'est-à-dire du rapport aux citoyens. Le développement
d'Internet peut créer des réseaux plus localisés qu'il faut soutenir
pour favoriser l'expression citoyenne et démocratique. Arrêtons une
politique à la fois de disparition des lieux de mise en valeur de la
création et de la richesse culturelle de notre pays et, du même
mouvement, la constitution de ghettos. On ne peut pas avoir en France
une chaîne comme Arte, réservée à ceux qui seraient supposés pouvoir la
regarder, et des chaînes publiques ou privées dominées par les
industries culturelles.
Entretien réalisé par Claude Baudry
l' Huma du 12 / 01 / 08
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| lundi 14 janvier 2008, a 21:59 |
| rêve ou cauchemar cathodique . |
France
Télévisions . Après l'annonce par Sarkozy de supprimer la publicité sur
les chaînes publiques, la question est posée d'une mise à plat du
financement du service public.
Drôle d'ambiance à France Télévisions. Face à la
ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, le
présentateur du 20 heures de la Deux, David Pujadas, était, jeudi,
presqu'à la limite de l'impertinence. Il faut dire que là, l'attaque
est frontale. Nicolas Sarkozy a annoncé, le 8 janvier, réfléchir à une
suppression de la publicité à la télévision publique. Le financement
pourrait alors être assuré « par une taxe sur les recettes
publicitaires accrue des chaînes privées et par une taxe infinitésimale
sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication, comme
l'accès à Internet ou la téléphonie mobile ».
DEVEDJIAN :
« QUELQUES PRIVATISATIONS »
Depuis, le paquebot du boulevard Victor à Paris est au bord de
l'implosion après cette annonce fracassante. Et Jean-François Téaldi,
du SNJ-CGT, d'ironiser : « Pour un pouvoir si proche du patronat, en
terme de management d'entreprise, il est tout de même assez peu
orthodoxe de supprimer une ressource sans s'être assuré au préalable
d'avoir de quoi la remplacer ! Alors, quand Albanel assure que notre
financement sera garanti et notre périmètre préservé, on ne peut
qu'être dubitatif. D'autant qu'avec trois heures de programmes
supplémentaires à trouver chaque jour, ce n'est pas de 800 millions (un
tiers du financement actuel - NDLR) mais de plus d'un milliard dont on
va avoir besoin. On voit mal le privé se laisser ponctionner et
Bruxelles laisser faire… » Pour lui, « derrière le vernis d'un
audiovisuel public sans pub, se cache la politique de casse
systématique des services publics. En témoignent les préconisations du
Parlement européen ou la lettre de mission de Sarkozy à Albanel où l'on
trouve noir sur blanc la réforme des structures de France Télévisions
et, plus inquiétant, de son cahier des charges. Prochaine étape, les
conventions collectives ? Notre PDG, Patrick de Carolis, a préféré
esquiver plutôt que de répondre. Parce qu'il sait qu'il a déjà perdu ».
En tête, les propos de Patrick Devedjian, secrétaire général de
l'UMP, appelant déjà de ses voeux « quelques regroupements » au sein de
la vingtaine de chaînes qu'il croit avoir comptée du côté de -
l'audiovisuel public, voire « quelques privatisations ». Le même jour,
Jean-François Copé se sera dit pour la suppression de la pub et
« contre toute augmentation de la redevance ». « Il va donc falloir
trouver de l'argent », lui rétorqua-t-on. « On peut aussi trouver des
économies », répliqua-t-il.
Alors, autant dire que le numéro de satisfecit de Carolis devant ses
troupes jeudi après une AG où la tension était « palpable », dixit le
président de la société des journalistes, Nicolas Chateauneuf, et les
promesses d'une Albanel assurant que les compensations financières
seront non seulement « intégrales mais dynamiques », n'ont guère
rassuré. D'autant que Sarkozy veut aller vite. L'UMP a déjà chargé le
député Franck Riester d'une « mission de coordination » sur la
question, Albanel ayant promis, elle, « un projet de loi après les
municipales et de tout faire pour qu'il soit voté avant l'été ». En
clair, il y a urgence. Pas simplement parce que, d'après un mail
interne, l'avenir des 350 salariés de France Télévisions Publicité sera
scellé fin 2008, une régie publicitaire où, nous dit-on : « Le mal est
déjà fait car comment voulez-vous que les annonceurs réagissent quand
on leur dit qu'il n'y aura plus de pub sur France Télévisions à brève
échéance ? » Même inquiétude au service des sports où « on se demande
bien comment on pourra peser lorsqu'il faudra arracher les droits de
diffusion de tel ou tel événement face aux millions qu'aligneront les
chaînes privées ».
UN PROJET DE LOI AVANT L'ETE
De fait, il n'aura pas fallu attendre cinq minutes après les
déclarations de Sarkozy pour que le cours des actions de TF1 et de M6
s'envole. Et guère plus pour que Nicolas de Tavernost, le patron de M6,
rappelle à quel point les chaînes privées étaient déjà passablement
taxées et les chaînes publiques trop nombreuses. Quant au marché
publicitaire, il semble quelque peu déboussolé. En témoignent les
propos de Maurice Lévy, patron de Publicis, pour qui cela va
« handicaper » un marché dont l'offre est déjà « insuffisante ».
Hier, en ouverture du comité de groupe de France Télévisions, Marc
Chauvelot, secrétaire de cette instance, au nom de cette dernière et de
l'ensemble des syndicats, a demandé à Carolis de « s'opposer » à ce
« plan social présidentiel ». A été mis en place « une commission
d'expertise économique et confiée une mission d'expertise pour
examiner, en concertation avec l'ensemble des acteurs et décideurs du
secteur, toutes les conséquences de ce qui ne doit pour l'instant
rester qu'une hypothèse ».
Et de rejoindre là les revendications portées par bon nombre
d'organismes professionnels (SACD, USPA, etc.), mais aussi par le PCF,
qui réclame la mise en place d'une commission parlementaire sur la
question. Afin que, ce qui était une revendication à lde la gauche ne
se transforme pas en un cauchemar cathodique organisé par Sarkozy…
avec, dans les coulisses, comme on le murmure avec insistance, son
éminence grise, Alain Minc.
Sébastien Homer
l' Huma du 12 / 01 / 08
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| lundi 14 janvier 2008, a 20:59 |
| Contrôles " au faciès" : une avocate poursuit Dati . |
Contrôles "au faciès" : une avocate poursuit Dati
NOUVELOBS.COM | 14.01.2008 | 18:07
Pour faire reconnaître l'irrégularité de contrôles
d'identité pratiqués en novembre dans le tribunal de Bobigny à la
demande du parquet, une avocate vient d'assigner en justice la garde
des Sceaux.
L'avocat de Houria Amari avocate du barreau de Bobigny,
a annoncé lundi 14 janvier avoir lancé une requête au civil devant le
tribunal de grande instance de Paris, vendredi par voie d'huissier,
visant la garde des Sceaux Rachida Dati.
Houria Amari expose son sentiment d'avoir subi, le 14 novembre dernier,
dans l'enceinte du tribunal, un contrôle "au faciès" de la part d'un
policier CRS. Le contrôle avait été autorisé ce jour-là par une
réquisition du parquet au titre de l'article 78-2 du code de procédure
pénale pour rechercher d'éventuels porteurs d'armes, a expliqué à l'AFP
le parquet de Bobigny.
"Acte de discrimination"
Les contrôles opérés au tribunal avaient pour "unique
but d'interpeller les étrangers en situation irrégulière qui s'y
rendent", accuse de son côté l'avocate, estimant que ce type de
contrôles est "irrégulier" à trois titres.
Invoquant les articles 8 et 16 de la déclaration des Droits de l'homme,
elle fait notamment valoir qu'il s'agit "d'une violation du droit
d'accès à un juge" pour des sans-papiers qui seraient convoqués au
tribunal. Houria Amari estime aussi que la justification du contrôle
n'est pas établie, et qu'enfin, ce contrôle est "constitutif d'un acte
de discrimination". Elle demande 50.000 euros de dommages, qu'elle
s'engage à reverser à une association d'aide aux étrangers, et
l'interdiction des contrôles.
Article 78-2
Le parquet de Bobigny a expliqué que le procureur de la
République prenait "quelques fois dans l'année" des réquisitions en
vertu de l'article 78-2 "lorsque des éléments font craindre des
troubles à l'ordre public dans l'enceinte du tribunal", notamment "en
cas de procès sensibles de violences urbaines". "Elles valent pour le
tribunal et les rues avoisinant", a ajouté le parquet.
"Jamais des poursuites n'ont été engagées contre des sans-papiers suite
à ces contrôles", a assuré le parquet. Mi-novembre, le contrôle "visait
à rechercher les auteurs d'infractions de port ou transport, sans motif
légitime, d'armes de 1ère, 4e et 6e catégorie", a-t-il précisé. Le même
jour, des militants de gauche proches du Collectif pour les droits des
sans-papiers de Montreuil, venus soutenir un camarade jugé devant la
17e chambre, avaient dénoncé "des contrôles au faciès de blancs" de la
part des CRS, présents au nombre d'une vingtaine.
Plusieurs parquets d'Ile-de-France interrogés ont expliqué qu'ils ne
délivraient pas de réquisitions 78-2 valant pour l'enceinte de leurs
tribunaux, se contentant, ont-ils expliqué, de demander parfois des
contrôles aux abords
- http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...
De : lolita
lundi 14 janvier 2008 cite BELLACIAO
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| lundi 14 janvier 2008, a 18:50 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |

LA LETTRE D'INFORMATION
DU JOURNAL L'HUMANITÉ
En kiosque, chez votre marchand de journaux
À LA UNE…
mardi 15 janvier 2008
L'exigence
d'un référendum
Alors que débute à
l'Assemblée nationale l'examen du projet de loi préalable
à la ratification du traité européen, la gauche se rassemble autour de la
proposition
de loi communiste visant à
faire du référendum une obligation constitutionnelle.
Les socialistes restent plus
divisés que jamais sur l'attitude à adopter lors
du Congrès de Versailles, le
4 février prochain.
Au pays de
Martin Luther King
Notre reportage à Détroit,
capitale du Michigan dans le Nord-USA. L'État où ont lieu les
primaires
est touchée de plein fouet
par la crise du crédit immobilier avec une centaine d'expulsions par
jour.
Dans le sud des États-Unis,
l'esprit du Ku Klux Klan est toujours présent. Notre enquête en
Louisiane.
À NE PAS MANQUER…
Retour
timide de la police de proximité
La ministre de l'Intérieur,
Michèle Alliot-Marie, a annoncé la création
« d'unités territoriales de
quartiers » au sein de la police en Seine-Saint-Denis.
Condamné
pour l'exemple ?
Le tribunal de
Lyon condamne François Auguste, élu communiste
poursuivi pour
délit de solidarité, à 500 euros d'amende avec sursis.
La logique marchande de
la pipolisation politique
« De quoi rêve Sarkozy ? ».
Tribune de Pierre Vasseur, philosophe.
Rebsamen
met la gauche sous tension
Municipales à
Dijon. L'ouverture de la
liste de gauche à des personnalités
du MODEM
suscite des interrogations sur l'orientation du numéro 2 du PS.
Reportage
de notre envoyé spécial et l'actualité des municipales.
« Danse et
résistance »
Entretien
avec Claire Rousier, directricedu département de la culture
chorégraphique,
à l'occasion
du colloque organisé à Pantin du 17 au 20 janvier par le CND.
Pistorius, coupé dans son
élan
La fédération internationale
d'athlétisme a refusé au double-amputé
Sud-africain la possibilité
de courir avec les valides aux JO de Pékin.
Traité européen :
Versailles doit entendre le peuple !
Notre vidéo sur humanite.fr
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| lundi 14 janvier 2008, a 18:34 |
| Le maire PCF qui voulait interdire les expultions . |
Le maire PCF qui voulait interdire les expulsions sommé de revoir sa copie

Le maire qui voulait interdire les expulsions sommé de revoir sa copie
14 janvier 2008 |
Le commissaire du gouvernement a donné tort ce vendredi
matin à Jean-Louis Le Corre, l'emblématique maire (PCF) de Trignac,
cité ouvrière de 7.000 habitants près de Saint-Nazaire
(Loire-Atlantique).
Jean-Louis Le Corre était venu défendre devant le
tribunal administratif de Nantes ses arrêtés municipaux interdisant les
expulsions locatives, ainsi que les coupures d'eau et d'électricité,
sur le territoire de sa commune. Des arrêtés similaires avaient déjà
été annulés une première fois il y a un an à la demande du préfet mais
il en avait pris trois nouveaux — quasiment identiques — en février
2007, en les justifiant par les dispositions de la récente loi Dalo
(Droit au logement opposable).
« Leviers pour responsabiliser »
« La loi dit que le droit à un logement décent et
indépendant est garanti par l'Etat aux personnes qui ne sont pas en
moyen de s'y maintenir », a argumenté vendredi matin le maire
communiste, qui assurait lui-même sa défense devant le tribunal
administratif. « Or, une personne expulsée, n'est-ce pas précisément
une personne qui n'est pas en moyen de se maintenir dans son logement
? ».
« Les arrêtés que j'ai été amenés à prendre sont des
leviers pour responsabiliser tous les acteurs concernés à trouver
d'autres solutions que les expulsions », poursuit Jean-Louis Le Corre,
par ailleurs vice-président du conseil général de Loire-Atlantique en
charge du droit au logement. « Ils ne concernent bien évidemment pas
les personnes de mauvaise foi. »
Etat de droit
« La question a déjà été tranchée par ce tribunal, dans
un Etat de droit qui n'a pas fondamentalement changé depuis », a
rétorqué de son côté le commissaire du gouvernement. « Les expulsions
relèvent d'une relation contractuelle entre un propriétaire et son
locataire, un fondement de notre société que méconnaît M. Le Corre », a
ajouté le représentant du ministère public. « Elles de sont par
ailleurs sous le contrôle de l'autorité judiciaire. L'ingérence du
pouvoir de police du maire va à l'encontre de la séparation des
pouvoirs. »
Décision dans les prochaines semaines
Il réclame donc l'annulation des arrêtés du maire
communiste de Trignac, des textes « entachés d'erreurs de droit ». Le
tribunal administratif rendra sa décision dans les prochaines semaines.
« On se battra jusqu'au bout », ont d'ores et déjà fait
savoir les soutiens de Jean-Louis Le Corre, venus avec lui au tribunal
administratif. Parmi eux, Sabine Mahé, la première adjointe (PCF) de la
commune. C'est elle qui conduira la « liste d'union de la gauche » à
Trignac aux prochaines municipales. Après plus de 35 ans à la tête de
la mairie, Jean-Louis Le Corre a en effet décidé de ne pas se
représenter.
Guillaume Frouin (Nantes)
- http://www.betapolitique.fr/+Le-mai…
De : lolita
lundi 14 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| lundi 14 janvier 2008, a 18:17 |
| Rétablissement de la police de proximité . |
Rétablissement de la police de proximité : Olivier Dartigolles (PCF) se félicite de ce retour à la raison

La
ministre de l'intérieur annonce aujourd'hui un plan sécurité qu'elle
appliquera en Seine-Saint-Denis, département pilote, avant de l'étendre
à l'ensemble du pays.
Parmi
les mesures annoncées, celle de renouer avec une police proche des
gens, des élus locaux, de la justice, de l'éducation nationale, des
associations. Il s'agit donc même si le mot semble encore tabou pour
Michèle Alliot-Marie, d'un retour à une police de proximité que
l'ancien ministre de l'intérieur et actuel Président de la république
n'avait de cesse de décrier et d'accuser de tous les maux.
Le PCF se félicite de ce retour à la raison et que l'on
satisfasse à la revendication des populations des quartiers populaires
qui réclamaient le retour des policiers îlotiers, notamment en
Seine-Saint-Denis.
Si la raison avait prévalu plus tôt, beaucoup
d'évènement aurait certainement été évité. Avoir attendu cinq ans pour
reconnaître l'évidence est une faute majeure pour celles et ceux qui se
sont autoproclamés « les champions de la lutte contre l'insécurité ».
Olivier Dartigolles porte-parole du PCF
Paris, le 14 janvier 2008 |
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| lundi 14 janvier 2008, a 18:00 |
| Elections municipales et cantonales : Déclaration de Marie-George BUFFET . |
Elections municipales et cantonales : Déclaration de Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Depuis
ce week-end la campagne des municipales et des cantonales est lancée.
La droite, Nicolas Sarkozy et François Fillon en tête, se mobilisent
pour en faire un enjeu national au profit de la poursuite de leur
politique.
La gauche rassemblée doit permettre que ce scrutin
débouche au contraire sur un vote qui, en désignant des équipes de
gauche à la tête des collectivités territoriales, indique la volonté de
nos concitoyens de donner un coup d'arrêt au démantèlement systématique
du modèle social français. Un vote qui marque un soutien à des
politiques territoriales en faveur du logement et des transports, des
services publics et de la solidarité, de la qualité de vie. Un vote qui
se donne des élus ayant la volonté de relayer les aspirations de nos
concitoyens et de gérer en permanence par une démocratie citoyenne et
participative.
Malheureusement l'attitude de certains socialistes
entrave cet objectif. De nouvelles listes de divisions s'annoncent
chaque jour, singulièrement en Seine Saint Denis et dans le Val de
marne, des tentations d'alliance avec la droite resurgissent comme à
Dijon ou à Grasse. Comment accepter la division au Havre, à Corbeil ou
à Sète où la gauche peut battre la droite ?
Veut-on ainsi imposer une hégémonie au mépris des
autres partenaires ou troubler le rassemblement à gauche au risque de
ne pas le réussir et de le faire perdre ?
Notre peuple a besoin de voir sa vie s'améliorer, il a
besoin de victoires contre la droite. Il s'agit de faire preuve, à
gauche, d'esprit d'union et de clarté dans les objectifs.
Comment expliquer que les décisions nationales du Parti
socialiste de « limiter les primaires » ne s'appliquent pas, qu'elles
sont chaque jour un peu plus mises en cause.
Le Parti socialiste doit faire preuve de plus de clarté
et de cohérence, plus de volonté unitaire. Une rencontre est
indispensable pour aboutir sans délai au rassemblement de la gauche,
objectif que nous nous étions fixé ensemble.
A moins de deux mois de ces échéances électorales et face à une droite mobilisée, il y a urgence !
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF
Paris, le 14 janvier 2007. |
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| lundi 14 janvier 2008, a 05:16 |
| NE NOUS AFFOLONS PAS ! |
Entre
1998 et 2006 les revenus des 5% des foyers les plus riches ont
progresser de 11%,ceux des 1% des ménages les plus nantis de 19%.Une
progression plus forte pour les ménages encore plus riches dont les
revenus ont crut sur la même période,de 32%… et même 43% pour les 0'1%
des ménages les plus fortunés.l'explosion des revenus financiers y a
particulièrement contribué.A l'invitation de Bernard Arnault,première
fortune de France 270 convives triés sur le volet que servaient 75
maîtres d'hotel et 14 cuisiniers autour de 25 tables entourées de
magnifiques décorations florales,fêtait récemment le soixantième
anniversaire de la maison Dior.Pour tous ces braves gens,habillés de
Dior,il est incompréhensible que des ( privilégiés ) de la nation :
cheminots,travailleurs de l'énergie,fonctionnaire,et bien d'autres…ne
comprennent pas la nécessité de s'adapter aux nouvelles donnes
économiques .
PCF Le Plessis-Robinson ( Plessis-Robinson le mensuel )92350
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| dimanche 13 janvier 2008, a 22:08 |
| IL EST INTERDIT D'AUTORISER |
Nico a donc eu raison de l'herbe à Nicot. Depuis le 1er janvier, il est interdit de fumer dans les bars, les restaurants, les débits de tabac eux-mêmes et les discothèques. Exigence de santé publique. Il est, en effet, incontestable que la consommation tabagique nuit gravement à la santé et tue. Mais faut-il agir ainsi ? Et pourquoi, dans ce cas, ne pas
aller jusqu'au bout en interdisant purement et simplement la vente de
tabac ? Car nous en arrivons à ce savoureux paradoxe : le
bannissement de la fumée des lieux mêmes où nous trouvons les moyens de
la produire, chez les débitants. Il s'agit, nous dit-on, de combattre le tabagisme passif.
Fort bien. Un rapport parlementaire récent établit que 90% des cancers
consécutifs à un tabagisme passif ont pour origine le domicile de la
victime, dont le conjoint, la conjointe ou les enfants fument, et 10%
seulement (même si c'est déjà trop !) les lieux publics. Il me semble
donc que les dispositions qui s'imposent doivent être à la juste
proportion du danger. Mais allons-nous interdire à nos concitoyens de
fumer chez eux, installer des détecteurs de fumée chez chacun après les
caméras, qui déjà fleurissent dans les cages d'escaliers et les
ascenseurs ? Pour ma part, je ne crois qu'à la vertu de l'information, de la pédagogie et de la citoyenneté. Sinon, pourquoi existerait-il deux poids et deux mesures ?
L'alcoolisme est un fléau. Interdisons les vins et spiritueux dans tous
les lieux publics et dans les bars eux-mêmes. Ils sont, en effet,
dangereux pour ceux qui en consomment et incitatifs pour les autres,
pour les jeunes en particulier. Interdisons les hamburgers dans les fast food car ils sont cause d'obésité et de cholestérol. Interdisons les frites dans les brasseries pour les mêmes
raisons et pendant que nous y sommes, les sodas producteurs de diabète. Evidemment, c'est idiot ! Mais cela l'est parce que nous touchons au fond du problème. Une société démocratique repose sur la responsabilité des
citoyens. La liberté n'est pas ce qui reste quand nous avons fait la
somme de ce qui est interdit et que nous l'avons retranchée de ce qu'il
nous est possible de faire. Les prohibitions n'ont jamais fondé la responsabilité.
Elles ont toujours débouché sur les combines et les trafics. Les
Français achètent moins de tabac en France en raison de son coût mais
les achats dans les pays frontaliers ont explosé et la contrebande
prolifère. Nous aurions pu nous inspirer de l'exemple espagnol en
l'adaptant. Il est d'abord absurde d'interdire la consommation de tabac
dans les lieux où il est vendu. En second lieu, pourquoi ne pas laisser
le choix aux exploitants d'établissements de moins de 100 m² d'être des
endroits fumeurs ou non fumeurs ? Songeons, en effet, aux menaces que
la nouvelle règlementation fait peser sur les bars en milieu rural,
souvent derniers endroits de rencontres et de convivialité. En troisième lieu et surtout, déployons une politique
d'éducation et de prévention sur les dangers du tabac et des autres
fléaux menaçant la santé. Evidemment, pour cela, il faut considérer que l'action
publique a pour objectif de conduire chacun sur les voies de la
responsabilité et de la citoyenneté. Sarko ne voit en chaque Français
qu'un consommateur, dont il faut contenir les pulsions d'autant plus
grandes que ses insatisfactions sont nombreuses. La bonne santé d'une
société ne se mesure pas à l'aune des indices du CAC 40 et des taux de
profits. Elle s'établit sur l'effectivité de ce contrat, qui conduit
chaque citoyen à apporter sa pierre à l'édifice commun et à être payé
en retour. Le citoyen n'est pas alors contraint de faire la somme de
ses droits ou de ce qu'il en reste. Il a d'abord le sentiment du devoir
de ce qui est bon pour la société et pour lui-même. Nous sommes loin de Nico et de son espace frimeur.
Patrice Carvalho
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| dimanche 13 janvier 2008, a 18:02 |
| 180 bac pro en 3ans rentrée 2008 contre 48 cette année ! |
180 bac pro en 3 ans rentrée 2008 contre 48 cette année ! Voilà ce que le ministre appelle la <<concertation >>

Communiqué de l'intersyndicale second degré Créteil du
7 janvier 2008 CGT Educ'Action, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNFOLC, SUD
Education, CNGA-CFE-CGC, SGEN-CFDT, SUNDEP, SNPEFP-CGT
180 bac pro en 3 ans rentrée 2008 contre 48 cette année !
Voilà ce que le ministre appelle la « concertation » dans son « protocole » ! !
jeudi 17 janvier 2008
C'est l'annonce du Recteur lors de l'entrevue de
l'intersyndicale le 19 décembre, précisant que 31% des élèves
s'orientant vers l'enseignement professionnel seront accueillis dans
ces sections contre 7% cette année (le même phénomène va se développer
aussi dans l'enseignement privé).
L'intersyndicale du second degré de Créteil réunie le 7
janvier 2008, invite les personnels à se réunir en AG, à signer et
faire signer la pétition intersyndicale ci-dessous : « Non à la
généralisation du bac pro en 3 ans ! Maintien des BEP 2 ans et des BAC
PRO 2 ans », invite les représentants d'un maximum d'établissements à
être présents JEUDI 17 JANVIER à 8H30 devant le rectorat à l'occasion
du CTPA (comité technique paritaire académique), porteurs des
signatures et des revendications de leur établissement. Les signatures
seront déposées au recteur ce jour là. Une conférence de presse est
convoquée devant le rectorat pour rendre compte des réponses du recteur
à notre demande simple : « suspendez toutes les mesures de suppressions
de BEP et de généralisation de bac pro en 3 ans ! »
Un préavis de grève est déposé par l'intersyndicale.
Une intersyndicale région parisienne est convoquée pour vendredi 11 Janvier à 18H.
Dans tout le secondaire, le ministère a prévu 637 suppressions de postes à Créteil rentrée 2008 !
Nous sommes tous concernés !
http://cgteduc.creteil.free.fr/uase…
De : Matthieu Brabant
dimanche 13 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| dimanche 13 janvier 2008, a 17:42 |
| Le bras de fer des salariés de Miko avec leur direction . |
en
grève depuis mardi, les ouvriers de l'usine Cogesal-Miko de
Saint-Dizier, en Haute-Marne, dénoncent l'absence de dialogue social.
Rien ne va plus à l'usine Cogesal-Miko (groupe
Unilever) de Saint-Dizier (Haute-Marne), où un plan de restructuration,
annoncé en novembre dernier, prévoit la suppression de plus de 250
emplois. Depuis le mardi 8 janvier, les salariés sont en grève et
l'usine ne tourne plus. Le ton est monté ces derniers jours après la
présentation, par la direction, du plan de sauvegarde de l'emploi
(PSE), deux jours avant une réunion durant laquelle le comité
d'entreprise (CE) devait demander le déclenchement du droit d'alerte.
Il s'agit d'une procédure lancée lorsque le CE a connaissance « de
faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation
économique de l'entreprise ».
« Le groupe Unilever affirme prôner le dialogue social, mais rien
n'est fait pour informer les salariés », dénonce Hervé Mazelin,
responsable syndical CGT. Pour lui, « le groupe fait délibérément
obstruction aux informations auxquelles ont droit les salariés ». En
effet, selon l'article L. 431-5 du Code du travail, le CE, pour
formuler son avis, doit disposer d'informations précises et d'un délai
d'examen suffisant. Ce qui n'a pas été le cas pour le lancement du PSE,
qui en outre a été présenté avant même la réunion fixée pour le droit
d'alerte, et a donc déclenché la colère des salariés. « Nous avons reçu
les documents et la convocation pendant nos congés. La plupart d'entre
nous n'avons pas eu le temps d'étudier le dossier », poursuit le
syndicaliste. Le tribunal a été saisi pour reporter la procédure du
PSE, ce qui laisserait du temps aux membres du CE.
En attendant le jugement, ces derniers suivent la procédure, qui
prévoit une nouvelle réunion sur le PSE le 17 janvier. D'ici là, le
mouvement risque bien de continuer. Hier, le CE a obtenu le droit
d'alerte et demandé la nomination d'un cabinet d'experts et d'un
avocat. « Mais la tension est toujours palpable et la grève se poursuit
», indique Hervé Mazelin, indigné que la direction ait fait appel aux
forces de l'ordre (qui ne sont toutefois pas intervenues), lorsque les
salariés ont brûlé des palettes devant l'usine. « Si on veut que tout
revienne dans l'ordre, on n'agit pas de cette manière. »
Cette action, les salariés l'ont entamée parce qu'ils aimeraient que
le géant agroalimentaire reconsidère ses propositions et que celles-ci
soient à la hauteur des bénéfices engrangés (11 millions d'euros en
novembre 2007). « La fermeture du site doit passer par le dialogue
social. Il y a d'autres solutions que les licenciements secs », insiste
le délégué syndical, qui déplore aussi que la direction ne s'engage pas
sur la pérennité du site. De quoi inquiéter les salariés, dont la
moitié au moins a plus de 45 ans.
Alexandra Chaignon
l' Huma du 11 / 01 / 08
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| dimanche 13 janvier 2008, a 17:21 |
| SENAT : Groupe communiste ( Les demandeurs d'emploi ont tout à redouter de la fusion ANPE-ASSEDIC ) |
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Les demandeurs d'emploi ont tout à redouter de la fusion ANPE-ASSEDIC
Par le groupe CRC - 08 Janvier 2008 |
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Le groupe CRC s'oppose avec force au projet de loi faussement intitulé « Service public de l'emploi ».
Ce texte en effet organise la fusion de l'ANPE et des
ASSEDIC, créant un nouvel organisme de droit privé qui sera à la fois
prescripteur, payeur et contrôleur.
L'objectif inavoué de ce projet de loi est en fait de
mettre en musique les desideratas exprimés par M. SARKOZY et inspiré
par le MEDEF : mettre en concurrence les salariés, culpabiliser les
demandeurs d'emploi, pratiquer des radiations massives et libéraliser
toujours plus le marché du travail.
Ce projet d'émanation anglo-saxonne accompagnera la
création de fait d'une nouvelle délinquance sociale permettant d'offrir
au patronat une main d'œuvre toujours plus corvéable. |
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| dimanche 13 janvier 2008, a 17:01 |
| Arcelor Mital dézingue 900 emplois . |
Sidérurgie . La rumeur est confirmée par les syndicats : le géant de l'acier compte fermer deux sites à Gandrange en Moselle.
Près de 900 emplois menacés, dont 600 dans l'immédiat.
Les organisations syndicales de l'aciérie Arcelor Mittal de Gandrange
(Moselle) ont été reçues séparément les 7, 8 et 9 janvier par la
direction, pour se voir annoncer un projet de restructuration qui
conduira à très court terme à la fermeture du site, selon Xavier Phan
Dinh, membre CGT du comité d'entreprise européen d'Arcelor Mittal.
La fermeture de l'aciérie électrique et du train à billettes
(cylindres de métal), deux sites qui totalisent près de 600 emplois,
serait prévue d'ici à avril 2009. Seul le laminoir à couronne et à
barre, soit environ 300 emplois, bénéficierait d'une solution
alternative et serait conservé dans l'établissement. Mais les syndicats
sont plus que sceptiques devant les intentions de la direction. « En
1999, un laminoir situé à Longwy, à une quarantaine de kilomètres de
Gandrange, a été fermé car Arcelor Mittal estimait que les deux sites
étaient trop éloignés l'un de l'autre, explique Xavier Phan Dinh. Or,
avec la solution alternative de la direction, le laminoir à couronne et
à barre sera approvisionné par un établissement situé en Allemagne, à
plusieurs centaines de kilomètres de là. Cela ne tiendra pas, ce
laminoir est aussi condamné à moyen terme. » Au-delà des 900 emplois
d'Arcelor Mittal Gandrange, plusieurs centaines d'emplois dans les
entreprises sous-traitantes seraient indirectement menacés par la
fermeture de cette usine.
Une intersyndicale s'est réunie dans l'urgence hier et la direction
a convoqué, pour le mercredi 16 janvier, un comité d'entreprise (CE)
extraordinaire, à l'ordre du jour duquel elle a inscrit la
« réorganisation du site de Gandrange » et les « conséquences sociales
de cette réorganisation ». Devant la gravité de la situation, les trois
syndicats d'Arcelor Mittal Gandrange (CFDT, CGT et CFE-CGC) appellent à
un rassemblement et à un débrayage ce 16 janvier. Une AG sera organisée
le 17 janvier, qui réunira salariés, syndicats et élus locaux. « Mittal
s'était engagé à maintenir l'emploi en reprenant Arcelor en 2006.
Vouloir fermer, même partiellement, le site est scandaleux alors que la
demande d'acier explose », s'est indignée Aurélie Filippetti, députée
PS de la circonscription.
L'usine de Gandrange aurait perdu 36 millions d'euros en 2007, selon
un cadre de l'établissement cité par l'AFP. Néanmoins, « du fait d'une
puissance financière sans précédent, Arcelor Mittal, premier groupe
sidérurgique au monde, dispose des moyens nécessaires pour soutenir ses
sociétés qui rencontrent des difficultés passagères, ont répondu les
syndicats. Il ne s'agit pas, comme par le passé, de problèmes de
surcapacités, de vétusté d'installations, de retard technologique ou
d'absence de marché. Nous sommes seulement face à des
dysfonctionnements dans la chaîne de production. »
Au troisième trimestre 2007-2008, Arcelor Mittal a enregistré un
résultat net de 2,96 milliards de dollars (2,155 milliards d'euros), en
progression de 35,6 %. Dans un entretien publié jeudi par le quotidien
allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, Lakshmi Mittal disait
s'attendre à ce que la demande d'acier reste élevée en 2008.
Mehdi Fikri
l' Huma du 11 / 01 / 08
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| dimanche 13 janvier 2008, a 16:17 |
| MIEUX QU'UN LONG DISCOURS ! ( 3 ) |
je vois pas en quoi sarko a changé ou même bien changé… c'est toujours le même
que vous répondre, si vous ne voyez aucune différence entre ses deux discours !!!!!!!!!!!!!
lolita
je suis d'accord , Sarko n'a pas changé… ceux qui ont
eu l'analyse de ses discours lors de la campagne savaient que c'était
du pipeau…. Ce que prouve cette vidéo, c'est surtout que l'homme est
prêt à tout pour parvenir à ses fins.
Je m'en vais la diffuser tout de suite.
cite BELLACIAO
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| dimanche 13 janvier 2008, a 16:15 |
| MIEUX QU'UN LONG DISCOURS !( 2 ) |
je vois pas en quoi sarko a changé ou même bien changé… c'est toujours le même
cite BELLACIAO
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| dimanche 13 janvier 2008, a 11:25 |
| MIEUX QU'UN LONG DISCOURS ! |
Mieux qu'un long discours...Sarkozy a bien changé : la preuve !!! vidéo a voir absolument
Sarkozy a bien changé : la preuve
Mieux qu'un long discours...
Mieux qu'une Nanalize de plus...
Mieux que des journalistes plus soucieux de leurs questions personnelles que de ses réponses...
J'ai changé !
envoyé par nonolimit06
Un grand bravo à nonolimit pour ce si simple et si efficace droit de suite.
- http://www.betapolitique.fr/Sarkozy...
lolita
De : lolita
dimanche 13 janvier 2008 |
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| dimanche 13 janvier 2008, a 10:58 |
| La république des beaufs . |
dimanche 13 janvier 2008
(10h28) :
Auteur de la phrase magnifique :"J'y suis jamais
venu. Je voulais voir les Antilles de vive voix." , prononcée à son
arrivée à Pointe à Pitre (eh oui !) le sous ministre Bernard Laporte a
démontré un peu plus tard un sens de l'humour qui mérite d'être
souligné. Reçu à Fort de France dans le sillage de Fillon et d'une
tripotée de ministres par Aimé Césaire ancien député maire de la ville
accompagné par son ex premier adjoint Pierre Aliker âgé de 101 ans,
Laporte n'a rien trouvé de plus fin que d'apostropher les journalistes
présents à propos de Pierre Aliker et de ses 101 ans :"celui là, il ne
jouera pas le prochain tournoi". Le tout accompagné d'un rire aussi
léger que la réflexion. La grande classe. (Canard enchainé du 9
janvier). Le journal précise que M. Aliker, ancien chirurgien et frère
d'un militant communiste assassiné par des nervis est un des hommes les
plus respectés de l'île.
De : Lul
dimanche 13 janvier 2008 cite BELLACIAO
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| dimanche 13 janvier 2008, a 09:23 |
| NON A LA DIRECTIVE DE LA HONTE ! |
NON A LA DIRECTIVE DE LA HONTE ! LA CIMADE LANCE UN APPEL AUX PARLEMENTAIRES EUROPEENS
Au mois de janvier 2008, un projet de
directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera
soumis au Parlement européen.
Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en
matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction
continue des garanties et des protections fondamentales des personnes.
L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre
des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser
les sans-papiers.
Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression. En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois
pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe,
il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une
politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi
devenir le mode normal de gestion des populations migrantes. En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe
pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise
les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.
Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier
dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de co-décision avec
le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de
mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des
valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui
donnent sens.
Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité
historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les
heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la
systématisation des camps et de l'éloignement forcé. Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.
www.directivedelahonte.org
PCF section de CALAIS
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| samedi 12 janvier 2008, a 23:25 |
| ASSEMBLEE NATIONAL ( Groupe COMMUNISTE )Tarifs réglementés d'électricité et de gaz naturel . |
Daniel PAUL
Député de Seine-Maritime
Tarifs réglementés d'électricité et de gaz naturel – 2èmelect
jeudi 10 janvier 2008 – 1ère séance
Discussion générale
Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mes chers collègues,
Protection des consommateurs et pouvoir
d'achat. Voilà des mots aux accents prometteurs pour les
consommateurs-électeurs. Et stratégiques à quelques semaines des
élections municipales, dans un contexte où la préoccupation de la
plupart des ménages français est portée sur la baisse de leur pouvoir
d'achat et la hausse du coût de la vie. Il est vrai que la cote de
popularité de Monsieur Sarkozy est en baisse et pourrait faire flancher
quelques candidatures municipales. Alors il faut agir. Rapidité et
efficacité sont vos maîtres mots, paraît-il.
La rapidité, on ne la contestera pas: nous voici penchés sur l'examen d'un texte qui n'était pas
plus tard … qu'hier en seconde lecture au Sénat, qui est arrivé dans la
nuit à la commission des affaires économiques, fut examiné quelques
heures plus tard par cette même commission, et est présenté 24
heures plus tard en séance. On bat des records! Après le travailler
plus, c'est le travailler plus vite, … mais travailler moins bien. Et
si, lors de l'examen de ce texte, vous aviez été moins pressés,
peut-être aurait-on évité l'erreur juridique qui amène à ce nouvel
examen. Ce texte-là n'est pas particulièrement long, j'en conviens, il
s'inscrit cependant dans une dynamique qui tend à réduire de plus en
plus les marges de manoeuvre des parlementaires, soumis à des délais de procédure allant jusqu'à être intenables. L'exemple du PLFSS est mémorable.
Voilà toute l'estime que l'exécutif a pour
le Parlement. C'est bien la peine ensuite d'aller claironner sur les
antennes radiophoniques que la réforme institutionnelle revalorisera la
place de l'institution parlementaire! Ce qu'il faudrait, c'est de la
sérénité, et non l'urgence permanente…
L'efficacité… Permettez-moi d'en douter, car
si vous agissez, c'est souvent dans la contradiction la plus complète
avec les objectifs annoncés. Ainsi, vous
avez avancé que vous alliez revaloriser le pouvoir d'achat des
salarié-e-s… en offrant de nouveaux cadeaux fiscaux aux patrons; vous
avez prétendu faire baisser les prix dans les grandes surfaces… en
permettant aux grandes surfaces d'augmenter encore un peu plus leurs
marges. Et vous prétendez cette fois-ci revaloriser le pouvoir d'achat
des ménages… en augmentant le tarif du gaz!
Quels sont les intérêts profonds en jeu dans ce texte?
Le diagnostic de départ est loin de se
réduire à la nécessaire protection des consommateurs! Certes, vous
évoquez l'injustice qui consistait à lier les nouveaux occupants d'un
logement au choix de sortie de tarifs des occupants précédents… mais
vous mettez aussi fortement en avant l'échec de l'ouverture à la
concurrence sur le marché français. Le second rapport de Ladislas
Poniatowski est très clair à cet égard, qui titre sur l'échec de
l'ouverture totale à la concurrence en France. Vous restez dans le
dogme d'une concurrence qui serait nécessairement plus bénéfique pour
réguler le secteur énergétique, et défendez ainsi becs et ongles ce
modèle économique, en refusant de vous pencher sérieusement sur les
conséquences de l'ouverture à la concurrence et de la privatisation du
secteur. Le refus d'adopter notre amendement en première lecture
demandant un bilan est révélateur.
En fait, vous avez très bien compris que le
caractère irréversible de la décision de quitter les tarifs a pu
effrayer certains consommateurs et donc contribuer à mettre en échec
l'ouverture à la concurrence du secteur. Il est vrai que l'expérience
des clients non domestiques a été loin d'être concluante! Les exemples
sont nombreux. Les entreprises du secteur électro-intensif ont ainsi
subi une hausse des tarifs de 117% en quatre ans! Ces hausses ont mis
moult entreprises en difficulté, voire en faillite dans les pires des
cas!
Et donc, pour sauver le marché, vous feignez
d'y introduire un peu plus de sécurité, pour mieux favoriser le grand
saut hors des tarifs. Qu'est-ce que ce texte, si ce n'est une volonté
de mettre un peu d'ordre dans la jungle de la loi du marché, pour ne
pas trop effrayer les consommateurs, pour donner une chance aux
distributeurs privés de gagner des parts de marché et pour pouvoir,
ensuite, peser et réaliser des profits?
Mais hormis le principe de réversibilité
jusqu'au 1er juillet 2010, quelle protection est réellement garantie
aux consommateurs?
Vous n'avez apporté aucun élément de
réponse convaincant lors de la discussion en première lecture dans cet
hémicycle, Monsieur le Ministre.
Ainsi vous vous êtes contentés d'évoquer
pour les consommateurs « les offres plus à leur avantage, plus adaptées
à leur besoin, moins chères ». Mais aucun argument, aucun élément
factuel avéré à l'appui!
Alors même que la France a été jusqu'alors,
avec son opérateur énergétique intégré, le pays offrant l'énergie parmi
les moins chères d'Europe, et que l'ouverture du secteur à la
concurrence s'est soldée par des hausses de prix vertigineuses, vous
prétendez que l'ouverture fera baisser les prix. Alors même que la
sécurité d'approvisionnement et la sûreté des réseaux de transport et
de distribution ont fait leurs preuves depuis des dizaines d'années, et
que les pays pionniers dans la libéralisation ont vu leurs habitants
confrontés à de gigantesques pannes d'approvisionnement, vous parlez
d'offres « adaptées à leurs besoins ».
Quand répondrez-vous sérieusement à nos questions, au lieu de vous réfugier dans des propos de nature purement incantatoire?
Pourrez-vous nier que les tarifs régulés ne
sont pas en lien direct avec l'alliance de la qualité de service et de
la modicité des prix qui a caractérisé le secteur énergétique français
pendant des années? Oserez-vous contredire qu'ils ont permis le
financement d'un réseau au maillage dense, de haute qualité et de haute
fiabilité, avec des bénéfices attribués en premier lieu à
l'investissement, à la recherche, à la rémunération de salariés
qualifiés? Pourrez-vous m'apporter une preuve quelconque qui prouverait que ce modèle serait périmé?
J'en doute… Et pourtant, les logiques promues par les fanatiques du libéralisme économique ont bien changé la donne!
Alors même que le Conseil d'Etat a validé
une hausse supplémentaire du gaz, où l'argent va-t-il? Dans la poche
des actionnaires. Aurez-vous enfin le courage de dire devant cet
hémicycle ce que vous pensez de ces logiques capitalistes qui lèsent la
majorité des consommateurs au profit des détenteurs de l'argent?
J'avais, lors de ma dernière intervention,
égrené les différentes augmentations (du résultat opérationnel net, des
dividendes des actionnaires) dont se flatte GDF. Cette fois-ci, c'est un autre scandale qu'il me faut dénoncer: celui du salaire de son PDG,
qui a créé un « comité de rémunération », duquel les représentant-e-s
de l'Etat restent soigneusement exclus, pour mieux espérer harmoniser
son salaire avec celui de Monsieur Mestrallet,
soit le multiplier par dix. On voit que la hausse du prix du pétrole
n'est finalement pas une barrière si insurmontable que cela pour
certains acteurs du secteur…
Face à cet environnement privatisé, quelles protections seront garanties aux consommateurs après le 1er juillet 2010?
Elles risquent d'être bien maigres! On croit d'ailleurs rêver en lisant le compte-rendu des débats au Sénat, où Monsieur
le Ministre déclare sereinement qu'après le 1er juillet 2010, je le
cite, les règles d'éligibilité voulues par le Conseil Constitutionnel
en 2006 s'appliqueront. Qu'est-ce que cela signifie, si ce n'est
que le dispositif censé venir protéger le consommateur et son
porte-monnaie s'appliquera deux ans et demi, et qu'après cette trêve,
les règles iniques que vous vous empressez de dénoncer seront de
nouveau en vigueur?!? Quelle crédibilité comptez-vous donc avoir en
légiférant sur une période aussi courte et sans apporter aucune
garantie pour l'avenir?
Je le répète, celui-ci est pour le moins
incertain! Car vous avez beau nous asséner que la Commission ne
souhaite nullement la fin des tarifs réglementés, sa
lettre de mise en demeure adressée à la France pour transposition
incorrecte des directives n'est guère rassurante! Je le rappelle, la
Commission y qualifiait le mode de fixation étatique des prix de « rigidité, dénué de transparence dans son mode d'attribution »!
Monsieur Poniatowski lui-même a rappelé
mardi au Sénat que les tarifs réglementés français étaient jugés trop
bas par les institutions communautaires. A quoi
faut-il donc nous attendre? A des tarifs réglementés vidés de leur
substance, alignés sur ceux des prix dits libres en vigueur dans les
autres pays européens?
Il est vrai que les évolutions du prix du gaz s'inscrivent dores
et déjà dans cette logique. La nouvelle hausse de 4% qui vient d'être
validée par votre gouvernement, fait suite, je le rappelle, à une
hausse de 6,8% en 2005, et de 12,7% en 2006. Et comme je l'ai
longuement expliqué lors de la question préalable de décembre dernier, n'allez pas mettre ces augmentations faramineuses sur la seule hausse du prix du pétrole! Ce
serait trop facile. Aurez-vous cette fois-ci le courage politique de
répondre à la question de la privatisation des profits sur le dos des
usagers du service énergétique? Allez-vous nous expliquer comment GDF
forme les prix demandés aux usagers? A ce jour, et bien que ce soit
toujours une entreprise publique, c'est l'opacité complète.
Face à tant d'hypocrisie, qui ne vise qu'à faire passer la
pilule libérale, en l'absence de protection réelle des usagers du
secteur énergétique, nous ne pourrons une fois de plus que voter contre
ce texte.
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| samedi 12 janvier 2008, a 22:35 |
| Anne Roumanoff : Sarkozy bling bling . |
Anne roumanoff vidéo " sarkozy bling bling carla bruni "
De : lolita
samedi 12 janvier 2008 |
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| samedi 12 janvier 2008, a 22:06 |
| AMAD : Référendum simplifié . |

Ce n'est pas le traité qui est simplifié, c'est le même qu'en 2005
(voir l'Huma Dimanche du 6 décembre). Ce qui est simplifié c'est le
mode par lequel il va être appliqué, en niant le referendum de 2005, en
le passant en force.
Quand les classes dominantes estiment la démocratie trop compliquée, elles tentent de la “simplifier”.
Idem pour le droit du travail, trop compliqué, il faudrait simplifier tout ça.
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| samedi 12 janvier 2008, a 21:08 |
| Le maire qui voulait interdire les expultions . |
Les idées communistes
Jean-Louis Le Corre, l'emblématique maire (PCF)
de Trignac, cité ouvrière de 7.000 habitants près de Saint-Nazaire
défend son droit a interdire les expulsion locatives

Jean-Louis Le Corre était venu défendre devant le
tribunal administratif de Nantes ses arrêtés municipaux interdisant les
expulsions locatives, ainsi que les coupures d'eau et d'électricité,
sur le territoire de sa commune. Des arrêtés similaires avaient déjà
été annulés une première fois il y a un an à la demande du préfet mais
il en avait pris trois nouveaux - quasiment identiques - en février
2007, en les justifiant par les dispositions de la récente loi Dalo
(Droit au logement opposable).
«La loi dit que le droit à un logement décent et indépendant est
garanti par l'Etat aux personnes qui ne sont pas en moyen de s'y
maintenir», a argumenté vendredi matin le maire communiste, qui
assurait lui-même sa défense devant le tribunal administratif. «Or, une
personne expulsée, n'est-ce pas précisément une personne qui n'est pas
en moyen de se maintenir dans son logement ?».
«Les arrêtés que j'ai été amenés à prendre sont
des leviers pour responsabiliser tous les acteurs concernés à trouver
d'autres solutions que les expulsions», poursuit Jean-Louis Le Corre,
par ailleurs vice-président du conseil général de Loire-Atlantique en
charge du droit au logement. «Ils ne concernent bien évidemment pas les
personnes de mauvaise foi.»
«On se battra jusqu'au bout», ont d'ores et déjà fait savoir les
soutiens de Jean-Louis Le Corre, venus avec lui au tribunal
administratif. Parmi eux, Sabine Mahé, la première adjointe (PCF) de la
commune. C'est elle qui conduira la «liste d'union de la gauche» à
Trignac aux prochaines municipales. Après plus de 35 ans à la tête de
la mairie, Jean-Louis Le Corre a en effet décidé de ne pas se
représenter.
Nicolas Maury
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| samedi 12 janvier 2008, a 20:44 |
| Seine-Saint-Denis : le PS est tenté de partir à l'assaut des mairies PCF . |

Les socialistes ont décidé d'en
découdre avec le Parti communiste en Seine-Saint-Denis. Alors que, en
décembre, les deux partis étaient parvenus à "limiter" les primaires à
gauche à une douzaine de villes, dont quatre dans le 93, la reprise des
discussions au lendemain des fêtes s'est traduite par un regain de
tensions.
La gauche divisée au Havre : une première depuis 1965
La gauche se présentera divisée au premier tour des
élections municipales au Havre. Dans cette ville dirigée par Antoine
Rufenacht (UMP), le PS, les Verts et le PRG ont annoncé, vendredi 11
janvier, qu'ils avaient passé un accord pour se présenter ensemble
derrière le socialiste Laurent Logiou. De son côté, le député
communiste Daniel Paul a déjà annoncé qu'il conduirait une liste dans
cette ville, que son parti a gérée de 1965 à 1995, tout en continuant à
appeler la gauche à l'union. La dernière apparition autonome des
socialistes au Havre remonte aux élections municipales de 1965, où leur
liste conduite par le maire sortant PS Robert Monguillon avait été
battue par celle menée par le communiste René Cance. - (AFP.)
Après La Courneuve, Pierrefitte, Aubervilliers et
Bagnolet, les socialistes avaient annoncé la constitution d'une liste
autonome à Villetaneuse. La convention nationale du 15 décembre avait
entériné ces primaires en continuant à proclamer "la recherche
prioritaire de listes de rassemblement". Cela n'a pas suffi à modérer
les appétits des socialistes dans ces "banlieues rouges".
Jeudi 10 janvier, les militants PS de Saint-Denis ont
refusé l'accord proposé par Didier Paillard, maire de la ville. La
motion, votée en présence de Bruno Le Roux, secrétaire national aux
élections, explique que "la section de Saint-Denis considère que les
propositions présentées par le PCF ne sont pas acceptables en l'état".
La section exige une nouvelle négociation "bouclée le 17 janvier au
plus tard".
"Si nous ne trouvons pas de solution, on partira en
primaire", assure Georges Sali, premier socialiste. "Nous
accompagnerons nos camarades dans leur détermination car leurs demandes
sont légitimes", confirme Philippe Guglielmi, secrétaire fédéral PS. Le
PCF propose à ses alliés quinze élus - ils étaient dix sortants -, le
PS en exige seize.
Au PCF, on affiche une incompréhension totale. "Nous
avons augmenté de 50 % la représentation des socialistes et intégré
toutes leurs propositions dans le projet municipal sauf une, la
vidéosurveillance. Rien ne justifie un tel blocage", juge Stéphane Peu,
adjoint au maire. "C'est détestable de laisser croire aux gens que la
ville se porterait mieux sans les communistes", renchérit M. Paillard
en s'appuyant sur les résultats de sondages.
"ATTERRÉE"
Le schéma est identique à Saint-Ouen, où la maire PCF,
Jacqueline Rouillon, "atterrée", peine à convaincre les socialistes de
faire équipe avec elle. Ses propositions ont été jugées "inacceptables
et humiliantes" par les socialistes locaux, selon M. Guglielmi. Là
aussi, la direction du PS soutient ses troupes. "A Saint-Denis comme à
Saint-Ouen, les propositions ne reflètent pas les rapports de force à
gauche", argumente M. Le Roux.
La liste des couacs ne s'arrête pas là : les
socialistes annoncent qu'ils pourraient faire cavalier seul à
Tremblay-en-France et Sevran. Le Blanc-Mesnil, la ville de la
secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, n'est pas épargné :
les socialistes la menacent d'une primaire s'ils n'obtiennent pas plus
de places. "Le Blanc-Mesnil n'est pas dans le lot prioritaire", glisse
toutefois le premier secrétaire fédéral PS.
Derrière cette brusque crispation, le PS cache mal son
envie de mettre la main sur Plaine Commune, première communauté
d'agglomération de la région parisienne, présidée par le communiste
Patrick Braouezec. Bruno Le Roux s'y verrait bien. Attendu à Epinay, il
envisage d'être présent sur la liste PS à Saint-Ouen. "En cas de
primaires".
http://www.lemonde.fr/web/article/0...
De : Sylvia Zappi,
samedi 12 janvier 2008 cite BELLACIAO
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| samedi 12 janvier 2008, a 18:52 |
| Sopression des départements : ' absurde ' |
Vendredi 11 Janvier 2008 - 13:57
Le président PCF du conseil général du Val-de-Marne, Christian Favier,
a qualifié d'"absurde et choquante" la proposition de la commission
Attali de supprimer les départements
La proposition de la commission Jacques Attali sur la croissance d'une
"suppression progressive" des départements témoigne d'une
"méconnaissance totale de l'impact et de la réalité des politiques
départementales", écrit Christian Favier, en stigmatisant les
"technocrates" qui s'offrent ainsi un "petit plaisir institutionnel". "Les départements seraient-ils des
freins à la croissance? Faux", déclare Christian Favier, en ajoutant
que le conseil général qu'il préside prévoit "d'investir plus de 400
millions d'euros en 2008" pour les collèges, les crèches, les
transports, les routes, le logement social ou l'assainissement. Voir le communiqué de Christian FavierNicolas Maury
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| samedi 12 janvier 2008, a 16:46 |
| SENAT : Groupe communiste ( urgence pour le système hospitalier ) |
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Urgence pour le système hospitalier
Par Annie David - 10 Janvier 2008 |
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Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Mes chers collègues,
La dégradation de l'accès aux soins, la crise de
l'hôpital, nourrissent de graves inquiétudes chez nos compatriotes,
alors que le système de santé français, l'hôpital en particulier,
constitue encore un exemple dans le monde entier où critère de
rentabilité, règle de concurrence, privatisation, ont ravagé la
médecine, à commencer dans le pays le plus riche du monde, les
Etats-Unis.
Cette survivance du système de solidarité, fierté de
notre pays dont M. SARKOZY cherche à faire une tare, c'est le personnel
hospitalier qui, par son dévouement et son courage, le porte.
Ce personnel s'use à la tâche pour faire vivre
l'hôpital, et vous voulez aujourd'hui lui voler son légitime droit au
repos en supprimant les 35 heures.
En effet, M. SARKOZY a, comme à son habitude, forcé le
trait lors de sa récente conférence de presse en déclarant « l'hôpital
est en déshérence et les 35 heures lui ont porté le coup de grâce. »
Par ailleurs, pour vous, il faut avancer à marche forcée vers la
privatisation de l'hôpital !! Pour nous, il s'agit de garantir un égal
accès aux soins. L'Etat prendra-t-il ses responsabilités pour sauver le
système de solidarité, ou bien choisira-t-il la fuite en avant libérale
?
Mme la Ministre, vous devez faire face à vos
responsabilités. Un mouvement se développe à l'hôpital pour qu'enfin
les salariés, des médecines urgentistes à tous les praticiens et
personnels, reçoivent leur dû. 23 millions d'heures supplémentaires ne
sont pas payées, et 4 millions de journées en compte épargne temps.
Première question : allez-vous engager de véritables négociations en
acceptant de recevoir les organisations syndicales, syndicat des
médecins urgentistes compris. Et comment comptez-vous payer les heures
supplémentaires estimées à 1 milliard d'euros, alors que vous ne
disposez, selon vous, que de 700 millions ? Enfin, pouvez-vous garantir
le maintien des 35 heures à l'hôpital et le paiement à l'avenir des RTT
en embauchant le personnel nécessaire et en engageant la politique de
formation à cette fin ? |
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| samedi 12 janvier 2008, a 12:43 |
| CELA SE PASSE A ARRAS : |
AHURISSANT !
IL DEVRAIT TRAVAILLER 70 HEURES PAR SEMAINE PENDANT PLUS DE 1000 ANS POUR GAGNER CE QUE SON PATRON AMASSE EN UN AN

Lundi dernier,
j'étais sur l'autoroute et j'écoutais France Inter d'une oreille
distraite… Soudain, j'entends parler d'Arras et c'est tellement
incroyable que je m'arrête sur une aire pour mieux écouter :
Dans
l'émission de Daniel Meremet « Là-bas si j'y suis », c'est Christophe
Léger et son épouse Katie, gérants du SPAR à l'entrée de la
Grand'Place, qui s'expriment au micro… et le slogan de Sarkosy
« travailler plus pour gagner plus » explose en mille morceaux :
70 H
de travail hebdomadaire chacun soit 140 H à deux pour 1800 € par mois
soit 900 € chacun, c'est-à-dire moins que le SMIC pour le double du
travail légal (environ 3€ de l'heure!)
Cela s'appelle
de l'exploitation capitaliste et c'est sur le dos de ces travailleurs
ainsi que des consommateurs que les financiers propriétaires du SPAR,
le groupe Casino, s'enrichissent, comme s'enrichit son PDG, M.
Jean-Charles Naouri, qui a engrangé pas moins de 120 millions € entre 2006 et 2007.
Et que peuvent
faire Christophe et Katie Léger ? Abandonner leur travail et leur
logement et se retrouver sans ressources pour élever leurs enfants
d'âge scolaire?
Cette
situation est intolérable! Elle illustre la politique actuelle du
patronat et du gouvernement : précariser pour mieux exploiter !
Les syndicats et en particulier la CGT mènent la bataille contre les groupes qui traitent leurs employés comme des esclaves.
Mais le combat
doit être mené également sur le plan politique et empêcher le
gouvernement et le patronat de démolir le code du travail.
Nous,
communistes, nous menons ce combat aux côtés de tous les travailleurs
et nous militons pour une nouvelle société dans laquelle les fruits du
travail ne pourront plus être détournés au profit de quelques uns.
MDC
Pour écouter l'émission « Casino : le SMIC de la peur » :
Cliquer en maintenant la touche Ctrl
http://www.la-bas.org
Pour lire l'article de la journaliste Marie Dupin
et voir la video de l'interview de Ch. Léger : Cliquer en maintenant la
touche Ctrl
http://www.rue89.com/2007/12/03/rien-ne-va-plus-pour-les-gerants-de-superettes-casino
PCF ARRAS
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| samedi 12 janvier 2008, a 12:18 |
| Prisonnier ou Otage ? |
(
Un étudiant français de 22 an,Salah Hamouri,est retenu en ISRAËL depuis
2005.Prisonnier ou otage,il le mérite lui aussi qu'on se batte pour sa
libération .)
mariejof@tele2.fr
l' Humanité Dimanche du 10 au 16 janvier /08
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| samedi 12 janvier 2008, a 08:13 |
| Istre : Nouvelle attaque contre le Parti Communiste ? |
Infos Istres, Fos sur Mer, SAN/Ouest Provence
Comment comprendre l'article publié sur le blog de l'UMP "Istres Avec
Vous" sur la sauvegarde de la réanimation de l'hôpital privé d'Istres ?
Le complot communiste !
Pour résumer la pensé de l'UMP, la dynamique réelle pour la défense de
la réanimation de l'hôpital privé d'Istres (8000 signatures sur une
pétition) serait tout bénef pour le Parti communiste et ses élus.
Attention le complot communiste est de retour. Malgré ma sympathie (non
politique) pour Alain Aragneau et Jack Emery, l'article de l'UMP est
malsain abusif et mensonger:
- Ils citent, "c'est le maire
communiste de Martigues qui récupère la réanimation d'ISTRES !" FAUX,
l'hôpital public de Martigues, dont Paul Lombard est le président
d'administration, est saturé. Les patients sont acheminés vers
Marseille, Salon (lui même souvent saturé) et Arles. De plus Paul
Lombard a apporté son soutien aux istréens pour le maintien de la
réanimation à Istres. Il est en aucun cas question d'accueillir la
réanimation d'Istres à Martigues !
- Ensuite commencent des amalgames quelques peut osés voir visqueux:
les communistes sont partout, ils noyautent tout, la preuve par trois
avec "le respectable docteur COLSON est lui-même un communiste", "le
Duo de maire JOULIA / BERNARDINI avait appelé à voter communiste pour
barrer la route d'Alain ARAGNEAU aux dernières législatives" (forcément
lorsqu'on est de gauche on préfère voter PCF plutôt que pour l'UMP) et
enfin le must "l'appel de détresse est lancé au député communiste"
Résumons la pensée de l'UMP: Le Dr
Michel Colson est communiste, Nicole Joulia/François Bernardini ont
appelé a voter Michel Vaxès (PCF) aux législatives, le député est
communiste, le président de l'hôpital public de Martigues est
communiste, il n'y aura pas de liste communiste aux municipales (sic)
et un soutien à François Bernardini, donc la réanimation d'Istres est
un complot du PCF.
Ce qui est scandaleux c'est
la distribution aux actionnaires de la Générale de Santé de 420
millions d'euros de dividende exceptionnel, alors qu'a Istres, elle
ferme le service de réanimation de la clinique.
En conclusion, il faut un vrai hôpital sur Istres, dans un bassin de
population de plus de 100.000 habitants pour garantir aux populations
locales une chance de vivre mieux et plus longtemps. Ce but passe,
comme l'a rappelé le Dr Michel Colson par la réouverture de la
réanimation sur Istres.
Les infos sur la cliniques d'Istres
420 millions d'euros pour les actionnaires Nicolas Maury
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| vendredi 11 janvier 2008, a 21:03 |
| EUROPE : Rendre obligatoire le référendum . |
Actions des Députés et Sénateurs Communistes
Vendredi 11 Janvier 2008 - 14:36
Les députés Communistes et Républicains vont déposer mardi 15 janvier
une proposition de loi visant à obtenir un référendum sur le traité de
Lisbonne
L'article unique de cette proposition visant à modifier la Constitution
se compose ainsi : « Lorsque le référendum a conclu au rejet d'un
projet de loi, tout nouveau projet de loi contenant des dispositions
analogues ou autorisant la ratification d'un traité contenant des
dispositions similaires à celles du traité ayant fait l'objet de la
consultation, doit être soumis au référendum ».
Proposition de Loi Constitutionnelle
N° 560 visant à compléter l'article 11 de la Constitution par un alinéa
tendant à ce que la ratification d'un traité contenant des dispositions
similaires à celles d'un traité rejeté fasse l'objet de consultation et
soit soumis à référendum.
Présentée PAR M. Patrick BRAOUEZEC
(Seine Saint Denis), Mme Marie-Hélène AMIABLE (Hauts de Seine), MM.
François ASENSI (Seine Saint Denis), Alain BOCQUET (Nord), Jean-Pierre
BRARD (Seine Saint Denis), Mme Marie-George BUFFET (Seine Saint Denis),
MM. Jean-Jacques CANDELIER (Nord), André CHASSAIGNE (Puy de Dôme),
Jacques DESALLANGRE (Aisne), Mme Jacqueline FRAYSSE (Hauts de Seine),
MM. André GERIN (Rhône), Pierre GOSNAT (Val de Marne), Maxime GREMETZ
(Somme), Jean-Paul LECOQ (Seine Maritime), Roland MUZEAU (Hauts de
Seine), Daniel PAUL (Seine Maritime), Jean-Claude SANDRIER (Cher) et
Michel VAXÈS (Bouches du Rhône)
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| vendredi 11 janvier 2008, a 20:37 |
| SENAT : Groupe communiste ( Menace sur les chaînes de télévisions publiques . ) |
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Menace sur les chaînes de télévisions publiques
Par Ivan Renar et Jack Ralite et Jean-François Voguet et Brigitte Gonthier-Maurin - 10 Janvier 2008 |
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Lors de sa conférence de presse, le Président de la
République a annoncé un changement radical dans le financement du
service public de l'audiovisuel.
En proposant de supprimer la publicité sur les chaînes
publiques de télévision, il prive France 2, France 3, France 4, France
5 et RFO, des recettes publicitaires qui assurent une part importante
de leur financement et de leur développement. La solution proposée pour
compenser cette perte ne garantit nullement pour autant un financement
pérenne et suffisant.
Il réserverait en effet la manne publicitaire aux
chaînes privées dont les actionnaires ont tout de suite perçu leur
intérêt puisque le cours des actions de TF1 et de M6 a fait un bond
spectaculaire dans l'heure suivant la déclaration présidentielle.
Devant cette annonce brutale et inquiétante, qui
préfigure une restructuration en profondeur de ce secteur, les
sénateurs communistes membres de la commission des affaires culturelles
demandent la création d'une mission d'information parlementaire. Elle
permettrait de mesurer les conséquences que cette proposition pourrait
avoir sur la structure et le périmètre du paysage audiovisuel de notre
pays, et de répondre aux inquiétudes qu'elle suscite, tant auprès des
professionnels du secteur que des personnels de France Télévisions.
Par ailleurs, ils saisiront le CSA pour exiger que,
dans la perspective de la campagne électorale, l'omniprésence
médiatique du Chef de l'Etat soit comptabilisée sur le temps de parole
de la majorité. |
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| vendredi 11 janvier 2008, a 18:36 |
| Lutte bancaire finale . |

de Jean-Yves DENIS
Je vous désespérez pas.
Tout n'est pas totalement sans espoir.
Ainsi, chers amis démunis, sachez que les banques
savent faire preuve de cette qualité qui d'habitude est le fait des
communistes : la solidarité.
Lisez attentivement ce communiqué.
Vous comprendrez à quel point la solidarité capitaliste est désormais la règle.
Vous pourrez aussi vous demander où se situe exactement la question de la concurrence.
Mais dans ce cas, vous commencerez à vous poser trop de questions.
Donc après avoir lu ce communiqué (de nature monétique), vous reprendrez espoir.
En se regroupant, tout est possible.
Si les banquiers peuvent se regrouper, pourquoi pas les travailleurs ?
Paris, le 10 janvier 2008
La Banque Postale et Société Générale ont signé un
protocole d'accord pour mettre en commun les activités de développement
et d'exploitation de leurs systèmes monétiques. En mutualisant les
investissements, les coûts de maintenance et d'exploitation d'une
plate-forme monétique, elles visent à partager leur savoir-faire tout
en abaissant le coût de leurs opérations.
Les traitements informatiques courants et à venir
seront centralisés au sein d'une co-entreprise détenue à parts égales
par les deux établissements. Une gestion partagée des systèmes de
transactions liés aux cartes bancaires, aux opérations des commerçants
et aux automates bancaires permettra de diminuer les coûts
d'investissement, de maintenance et d'exploitation des deux banques.
Les deux établissements conserveront une totale liberté en matière commerciale, tarifaire et de relation client.
La société commune, dont le siège sera basé à Paris,
disposera d'équipes à Strasbourg et à Paris. Son lancement opérationnel
interviendra au 1er avril 2008.
La Banque Postale et Société Générale sont deux acteurs
majeurs du marché de la monétique en France avec un volume cumulé de 10
millions de cartes en circulation, plus de 100 000 contrats commerçants
et 10 000 distributeurs automatiques de billets.
Pour Patrick Werner, Président du Directoire de La
Banque Postale, " notre partenariat avec Société Générale, s'inscrit
dans une politique de développement de nos outils monétiques, de
réponse aux défis du SEPA (Single European Payment Area) et aux
évolutions technologiques de la monétique. "
Pour Daniel Bouton, Président-Directeur général de
Société Générale, " En additionnant notre savoir-faire avec celui de La
Banque Postale, nous anticipons sur les attentes des clients tout en
optimisant nos investissements en matière de monétique. "
Société Générale
Société Générale est l'un des tout premiers groupes de
services financiers de la zone euro. Avec 120 000 personnes dans le
monde, son activité se concentre autour de trois grands métiers :
Réseaux de détail & Services financiers qui comptent 27,6 millions de clients particuliers en France et à l'international.
Gestions
d'actifs & Services aux investisseurs, où le Groupe compte parmi
les principales banques de la zone euro avec 2 585 milliards d'euros en
conservation et 450,1 milliards d'euros sous gestion à fin septembre
2007.
Banque
de financement & d'investissement, Société Générale Corporate &
Investment Banking se classe durablement parmi les leaders européens et
mondiaux en marché de capitaux en euro, produits dérivés, et
financements structurés.
Société Générale figure dans les cinq principaux indices internationaux de développement durable. www.socgen.com
La Banque Postale (www.labanquepostale.fr)
La Banque Postale, filiale bancaire du groupe La Poste créée le 1er
janvier 2006, compte aujourd'hui plus de 29 millions de clients. Fidèle
aux valeurs de confiance, d'accessibilité et de proximité, La Banque
Postale incarne un modèle original dans la banque de détail en France,
guidé par un principe, l'accueil de tous, et une démarche, la recherche
pour chacun de ses clients, quelle que soit sa situation, de produits
et services bancaires et d'assurance les mieux appropriés.
La Banque Postale c'est :
29,3 millions de clients
11,2 millions de comptes courants postaux
9 millions de clients en banque principale
4 955 Dab/Gab (3e réseau français)
5 270 conseillers financiers et 1 350 conseillers spécialisés en immobilier et en patrimoine
17 043 points de contact
— -
Vous avez compris ?
L'ancien réseau public, c'est que du bonheur pour le nouvel ordre capitaliste.
Que des choses qui ont été payés avec l'argent public, et qui permettront des bénéfices privés après rachat.
Cet article est particulièrement dédié à ceux qui me traitent de NAIF.
Au sujet de la pub sur le service publique.
Je pense que ceux qui me traitent de NAIF sont ceux qui n'ont jamais eu affaire avec le domaine privé.
Je suis NAIF.
Mais je sais par expérience que l'argent publique permet de financer le secteur privé.
Mais des actionnaires du Crédit Agricole auront des arguments très intelligents pour me contredire.
De : Jean-Yves DENIS
vendredi 11 janvier 2008 cite BELLACIAO
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| vendredi 11 janvier 2008, a 17:55 |
| Baisser les taxes,baisser les prix,il y a urgence ! |

Les françaises et les français qui attendaient du Président de la République des réponses
sur leur première préoccupation, le pouvoir d'achat, ne peuvent que ressentir colère
et déception en ce début d'année. Nicolas Sarkozy nous le dit, en matière de pouvoir
d'achat : circulez, il n'y a rien à voir.
Sarkozy met nos vies en solde
La baisse du pouvoir d'achat qu'il consent
à reconnaître, c'est uniquement la faute
aux 35h00, c'est parce que l'on ne travaille
pas assez. Aussi il entend y mettre
un terme cette année, d'autant plus
vite que cela va faire baisser le montant
des heures supplémentaire. En fait « travaillez
plus mais moins cher », c'est son
nouveau slogan.
Il fait l'impasse totale sur la pénibilité du
travail, la souffrance au travail attestée
par toutes les études et dont l'augmentation
très forte de la productivité par
salarié-es rend partiellement compte.
Il n'aura pas un mot non plus sur les profits
des entreprises et des actionnaires
qui ne se sont jamais si bien portés.
Ceux qui se lèvent tôt voient leur
salaire rogné, ceux qui dorment
sur leurs rentes s'enrichissent
Les chiffres de la récente enquête de
l'insee donnent la mesure de la situation
(source INSEE « France Portrait social 2007 »)
30% des salariés gagnent moins de 956 €
net par mois pour les hommes et 617 €
pour les femmes.
50% des salariés gagnent moins de
1 368 € net par mois pour les hommes
et 1 115 € pour les femmes.
Voilà la réalité des salaires dans
la France de 2007. Mais chacun
a en tête les salaires fabuleux des
grands patrons du Cac 40, les parachutes
en or des PDG remerciés par leur Conseil
d'administration, l'augmentation du salaire
du Président de la République qui a été
triplé cet automne passant de 6 000 € net
mensuel à 19 000 €.
Chacun peut faire cette autre comparaison, les
10% des ménages les plus pauvres ne possèdent
en patrimoine que 2 110 € en moyenne,
alors que les 10% des ménages les plus riches
en possèdent 450 000.
Enfin, rappelons que depuis ces 20 dernières
années, ont récupéré sur les salarié-es plus de
170 milliards d'Euros par an sur la plus value
issue du travail.
Les patrons sont encouragés à
payer moins.
Nicolas Sarkozy préconise pour le temps
de travail, les heures sup. les négociations
entreprise par entreprise, voire de gré à
gré entre le salarié et son employeur. Il
s'agirait là d'un retour aux conditions qui
prévalaient au 19e siècle, celles du « renard
libre dans le poulailler libre ». Et Nicolas
Sarkozy nous dit « l'Etat n'a pas d'argent
»... A aucun moment, Nicolas Sarkozy
n'évoque les conséquences désastreuses
du temps partiel imposé en premier lieu
aux femmes, ni la précarité généralisée
qui font qu'en France aujourd'hui plus
de 7 millions de personnes vivent sous le
seuil de pauvreté, ni les exonérations de
prélèvements sociaux, ni les réductions
d'impôt des plus riches... |
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| vendredi 11 janvier 2008, a 17:27 |
| Grève des soins de Bruno-Pascale Chevalier : Soutien de Marie-George BUFFET . |
Grève des soins de Bruno-Pascal Chevalier : Soutien de Marie-George Buffet, Président du groupe Sida à l'Assemblée nationale

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 11 janvier
Bruno-Pascal Chevalier, malade du Sida, est en grève des soins pour protester contre les franchises médicales.
Son action, qu'il ne veut pas exemplaire mais
strictement personnelle, vise à protester contre cette attaque de l'un
de nos droits fondamentaux, l'accès aux soins pour tous, quelques
soient ses revenus.
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF et
Présidente du « groupe Sida » à l'Assemblée nationale, accompagnée de
Richard Sanchez, membre du Comité exécutif national du PCF, et de
Marjolaine Rose, Maire de Morsang-sur-Orge, sont venus lui apporter
leur soutien.
Marie-George Buffet lui a dit son immense respect et a
salué cet acte courageux. Il doit être entendu, les franchises doivent
être supprimées.
Marie-George Buffet appelle toutes celles et tous ceux
qui veulent soutenir l'action de Bruno-Pascal Chevalier à écrire un
message sur son blog (www.grevedesoins.fr).
Parti communiste français
Paris, le 11 janvier 2008. |
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| vendredi 11 janvier 2008, a 16:26 |
| Lille-voeux du président : Lettre ouverte des parlementaires communistes aux même président . |
Lille - voeux du président aux représentants des corps
constitués et de la fonction publique : lettre ouverte des
parlementaires communistes et républicains du Nord-Pas de Calais

Mis en ligne : 11 janvier
MRS ALAIN BOCQUET et JEAN-JACQUES CANDELIER, Députés du Nord
et
MME MICHELLE DEMESSINE, Sénatrice du Nord
JEAN CLAUDE DANGLOT, Sénateur du Pas de Calais
et
JACKY HENIN, Député européen
Monsieur le Président de la République,
Votre déplacement à Lille le vendredi 11 janvier
intervient dans un contexte de crise économique et sociale majeure. De
plus en plus de français ont le sentiment que leur génération vit plus
mal que les précédentes. Dans cette situation, le Nord-Pas de Calais
accumule plus de difficultés que d'autres.
En effet, notre région est la deuxième région de France
pour son taux de chômage. Elle est aussi en tête pour son taux de
mortalité et le nombre de personne vivant sous le seuil de pauvreté.
Elle est en queue de peloton pour son PIB par habitant (21ème, après la
Corse), 21ème en nombre d'infirmiers, 22ème en revenu disponible par
habitant. Pourtant la vie n'est pas difficile pour tout le monde : le
Nord-Pas de Calais est la 4ème région pour le nombre de famille payant
l'impôt sur la fortune.
En matière d'emploi, les délocalisations se
multiplient, les plans sociaux et les liquidations de ses industries se
poursuivent. En l'espace de 10 ans, le Nord- Pas- de Calais a perdu 42
000 emplois dans l'industrie. Des filières entières, qui font la fierté
de notre région comme le textile, l'habillement, l'automobile sont
menacées, fragilisées par la concurrence imposée par l'Europe libérale
aujourd'hui et demain par le Traité européen que vous voulez imposer
sans reconsulter le peuple. C'est à 70% que les habitants de notre
région ont refusé le projet de Constitution européenne que vous
défendiez.
Dans la fonction publique, le déficit est considérable
et va s'aggraver avec la suppression programmée de 22 000 postes de la
fonction publique. Plus personne ne peut aujourd'hui contester qu'il
manque dans notre région des milliers d'emplois dans les écoles, les
hôpitaux, les maisons de retraites, le secteur social, dans la police,
la justice, les douanes…
Tous ces emplois, dans le secteur privé comme dans le
secteur public, redonneraient de l'espoir et un élan à l'économie
régionale. Aujourd'hui, un jeune sur quatre quitte la région pour
trouver du travail !
C'est pour cette raison que 100 demandeurs d'emploi de
la région ont organisé une Marche pour l'Emploi, du 24 au 27 octobre
dernier et sont venus vous déposer, à l'Elysée, 4 500 CV recueillis en
quelques semaines. Avec nous, ils ont tenu à vous dire que « travailler
plus, pour gagner plus » c'est bien gentil, mais d'abord, donnez-nous
du travail !
Vous le voyez, le Nord-Pas de Calais, qui a apporté et
apporte toujours beaucoup à la France, n'a pas en retour le bénéfice
d'une véritable solidarité nationale à la hauteur de ses meurtrissures
et du rôle que notre région peut jouer pour permettre à la France
d'affronter les défis du futur.
Pourtant, le Nord-Pas de Calais est riche de
compétences et de savoir-faire. Lors de votre passage à Lille pendant
la campagne à l'élection présidentielle, vous avez rappelé à juste
titre que nous avions encore ici un avenir industriel et donc un
potentiel de création d'emplois important.
Le Nord-Pas de Calais n'attend pas de vous des propos
évasifs ou des annonces médiatiques. En plus de vos ministres
résidents, les ministres de votre majorité passent et repassent dans
notre région en multipliant les discours la main sur le cœur, en nous
laissant avec nos problèmes qui ne font que se multiplier et s'affirmer.
Nous attendons plutôt des décisions concrètes.
Ne pensez-vous pas que faire des choix de civilisation
pour l'avenir serait de revenir sur la suppression de 700 postes
d'enseignants dans notre académie, après en avoir supprimé plusieurs
milliers ces dernières années alors que nous sommes une région qui
enregistre de sérieux retards scolaires ? Ne faudrait-il pas redonner
des moyens à nos hôpitaux qui croulent sous le poids de leur dette
alors que l'espérance de vie est ici bien inférieure à la moyenne
nationale ? Ici, plus encore qu'ailleurs, il faut garantir notre
système de protection sociale au lieu d'imposer des franchises
médicales.
Ne devriez-vous pas promouvoir une véritable politique
d'investissement industriel, de recherche et de formation qualifiante
pour redonner de l'espoir aux familles et à nos enfants qui se forment
dans les universités régionales ?
L'argent existe dans notre pays pour mettre en œuvre
d'autres choix et redonner des moyens à l'Etat. Les milliards accumulés
par les grands groupes dans cette course effrénée aux profits
financiers spéculatifs restent entre les mains de quelques-uns. Il y a
urgence à redistribuer les richesses et à en faire bénéficier celles et
ceux qui les produisent en augmentant les salaires et les pensions !
Voilà, Monsieur le Président de la République, ce que
nous souhaitions vous dire à l'occasion de votre visite dans notre
belle région.
Veuillez recevoir, Monsieur le Président de la République, l'assurance de notre haute considération.
Les parlementaires communistes et républicains
du Nord-Pas de Calais |
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| vendredi 11 janvier 2008, a 12:47 |
| Difficile renaissance pour la banane antillaise . |
agriculture
. Aux Antilles, 2 700 exploitations ont été indemnisées, a affirmé
François Fillon . Mais les livraisons de bananes n'ont pas encore
repris.
Le 18 août, un puissant cyclone dévastait la
Martinique et mettait à terre la quasi-totalité des banareraies de
l'île. Quatre mois après le passage du cyclone Dean, les planteurs de
Martinique remettent les plantations en état, ce qui se révèle d'une
redoutable complexité. Entretien avec Daniel Nouvet, qui produisait 160
tonnes de bananes par an dans la petite ville côtière du Robert, et
dont les plantations ont été anéanties à 100 %.
Où en étiez-vous dans votre année de production au moment du cyclone ?
Daniel Nouvet. Je n'ai pratiquement rien récolté. J'avais 3,2
hectares en exploitation et 1,4 hectare en jachère. Depuis, je
travaille à la remise en état de mon exploitation. Les parcelles les
plus anciennes étaient les plus endommagées. Dans celles-ci, il faut
tout enlever, labourer et replanter. Sur les parcelles plus récentes,
les bananiers ont été couchés par la puissance du vent. Les faire
repartir est un travail difficile.
Quand comptez-vous pouvoir vendre des bananes à nouveau ?
Daniel Nouvet. Dans le courant de mars 2008. Mais le cyclone nous a
drôlement compliqué la tâche. Avant, j'étalais la production en
m'efforçant d'équilibrer les charges de travail qui sont plus lourdes
au moment de la floraison des bananiers, puis au moment de la récolte.
À la floraison, il faut compter les fleurs, mettre des barrettes de
couleur différente qui sont autant de repères pour la coupe des
régimes. Après le passage du cyclone, je me suis retrouvé avec 50 % de
mes plants qui vont fleurir en même temps, puis produire en même temps.
Nous risquons de connaître des problèmes de mise en marché avec des
apports massifs à certaines périodes ; alors que les marchés européens
sont pris actuellement par des bananes venues d'ailleurs.
Quel est le niveau de la perte subie par les planteurs martiniquais ?
Daniel Nouvet. Elle a été estimée à 120 millions d'euros et nous
serons indemnisés à hauteur de 20 millions d'euros, soit environ 3 000
euros par hectare dont les deux tiers ont été versés, la troisième
partie devant l'être avant le 31 décembre. Certains salariés
travaillant dans la filière ont pu bénéficier d'un plan de formation
rémunéré en attendant que le travail d'expédition reprenne. Les autres
sont au chômage partiel. Les exploitants doivent vivre sur leurs
réserves quand ils en ont. L'aide européenne - qui a été transformée en
droit à paiement unique (DPU), comme pour les autres productions
communautaires - a été la bienvenue dans ce cas précis.
Comment envisagez-vous le retour de la banane martiniquaise sur le marché européen et surtout français ?
Daniel Nouvet. Nous comptons sur la qualité de nos produits pour
reconquérir nos clients traditionnels . Mais ce ne sera pas facile .
D'autant qu'une campagne de dénigrement initiée par de premières
déclarations alarmistes du professeur Belpomme a mis beaucoup plus de
pesticides dans la tête des gens qu'il n'y en a vraiment dans nos sols.
À qui cela profite-t-il, quand on connaît les convoitises des
promoteurs immobiliers sur notre île, qui a pourtant besoin de son
agriculture ?
Entretien réalisé par Gérard Le Puill
l' Huma du 08 / 01 / 08
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| vendredi 11 janvier 2008, a 12:14 |
| Edgar Morin,ou l'usage de la ( civilisation ) |
Utilisant
le concept de « politique de civilisation », le chef de l'État tente un
contre-pied idéologique et instrumentalise la pensée du sociologue.
L'expression « politique de civilisation », tonnée en
mode majeur par Nicolas Sarkozy depuis ses voeux aux Français, et
reformulée hier à plusieurs reprises devant la presse, a une sorte de
« concepteur » contemporain : Edgar Morin. Le sociologue et philosophe
publia voilà une décennie Pour une politique de civilisation (1), texte
assez bref de 70 pages environ dont le but intellectuel, placé en forme
de diagnostic, consistait à repenser le mot même dans son acception
postindustrielle. Morin s'en expliquait de nouveau, en fin de semaine
dernière, et l'on souscrira volontiers à la crudité du propos : « Je
partais à l'époque du constat que si notre civilisation occidentale
avait produit des bienfaits, elle avait aussi généré des maux qui sont
de plus en plus importants. Par exemple, le bien-être matériel produit
un mal-être moral, physique et humain. »
De ce point de départ intrusif et qui portait la contradiction au
coeur même de l'évolution de notre monde marchand, Morin réinstallait
la notion d'individu comme une « conquête dans la mesure où elle donne
de l'autonomie et l'essence de responsabilité ». Entre-temps, le scribe
du palais, Henri Guaino, est passé par là, incitant Nicolas Sarkozy à
enfourcher le concept. Non seulement le président a fait sienne
l'audacieuse « thématique », mais il a convié à l'Élysée son inventeur,
ce lundi 7 janvier, pour en discuter de vive voix avec l'intéressé.
« L'entretien a bien duré une quarantaine de minutes », confirmait hier
le sociologue, se déclarant « prêt à entrer dans un débat » s'il
consiste à « mettre l'homme et la femme au centre de la politique ».
Sur France Info, il ajoutait : « C'est un premier pas, notamment l'idée
qu'il faut faire primer la qualité sur la quantité, le mieux sur le
plus. Maintenant je suis attentif, il faut voir. »
Faut-il percevoir là un changement de pied de l'auteur de cette
phrase restée célèbre : « L'homme est un être culturel par nature parce
qu'il est un être naturel par culture » ? Le 3 janvier dernier, dans le
Monde comme dans le Parisien, Edgar Morin s'interrogeait en ces
termes : « Que connaissent de mes thèses Nicolas Sarkozy et Henri
Guaino ? Je ne peux exclure qu'il réoriente sa politique dans ce sens,
mais il ne l'a pas montré jusqu'à présent et n'en donne aucun signe. Si
sa reprise de ce thème pouvait éveiller l'intérêt, notamment de la
gauche, non pour l'expression mais pour le fond, ce ne serait que
souhaitable. (…) Le propre du chef de l'État, c'est qu'il parle
toujours d'un ton très sincère, mais ce ton d'apparente sincérité lui
permet de dire des choses auxquelles il ne croit pas… »
Posons donc la bonne question : à qui s'adresse vraiment Edgar Morin
après un tel tintamarre médiatico-philosophique ? Au chef de l'État ?
Ou à toute la gauche, à laquelle il reproche tant d'avoir délaissé ce
terrain ? N'oublions pas que l'oeuvre de l'homme, âgé de
quatre-vingt-six ans, s'articula principalement autour de sa Méthode
(2) pour traiter de concepts clefs de la philosophie, l'éthique, la
connaissance, le progrès, le langage ou encore l'information. En somme,
quelques portes essentielles de l'idéal républicain. Comment Sarkozy
pourrait-il incarner cet idéal ?
(1) Coécrit en 1997 avec Sami Naïr (actuel secrétaire national du
Mouvement républicain et citoyen), réédité en 2002 (éditions Arléa).
(2) Six volumes publiés entre 1977 et 2007, aux éditions Le Seuil.
Jean-Emmanuel Ducoin
l' Huma du 09 / 01 / 08
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| vendredi 11 janvier 2008, a 11:44 |
| Confidence sentimentales... |
Nicolas Sarkozy impute à la presse l'étalage de sa vie privée et parle mariage.
« Avec Carla, c'est du sérieux. » « Avec Carla, nous
avons décidé d'assumer (…). Nous ne voulons pas mentir ; nous ne
voulons rien instrumentaliser, mais nous ne voulons pas nous cacher.
(…) Je parle en notre nom à tous les deux. » À plusieurs centaines de
représentants de la presse française et étrangère assis gravement dans
la salle des fêtes de l'Élysée, le chef de l'État a livré cette
confidence. Nous n'en sommes pas encore à la toilette publique du
monarque au château de Versailles, mais… Les journalistes conviés à la
première grande conférence de presse du président Sarkozy ont appris de
sa bouche la confirmation qu'un mariage était dans l'air. Facétieux, le
fiancé présumé a prévenu : « Il y a de fortes chances que vous
l'appreniez quand ce sera déjà fait. » La dernière édition du Journal
du dimanche avait avancé la date du 9 février. Franchises médicales,
hausse du prix du gaz, salaires trop bas, pouvoir d'achat en berne… le
président s'amuse. Revendique le droit au bonheur. Revient sur les
heures sombres : son divorce, « pas la période la plus heureuse de ma
vie ». S'indigne qu'on l'ait accusé de l'avoir annoncé pour faire
passer au second plan la grève des cheminots (ce fut dans sa conférence
de presse la seule référence au conflit sur les retraites).
Est-ce le même homme qui impute à la presse la responsabilité de
trop parler de sa vie privé ? C'est presque du harcèlement contre un
pauvre couple qui n'y peut mais. Ils se rendent un week-end, nous
raconte-t-il, au parc Disneyland avec le fils de Carla, comme le font
des milliers de Franciliens. Et les photographes sont là. Comme par
hasard. Au lendemain de la visite controversée du leader libyen Kadhafi.
Nicolas Sarkozy fustige « l'hypocrisie » des journalistes qui n'ont
jamais révélé des secrets de ses prédécesseurs, allusion à la double
vie familiale de François Mitterrand. « Tout le monde savait, personne
ne parlait », accuse-t-il. Ce silence plaide plutôt en faveur de
l'honneur des journalistes. Car la différence est de taille : François
Mitterrand souhaitait, et c'était son droit, que la presse respectât sa
vie privée. L'actuel président est sur ce chapitre, disons, plus…
expansif.
Jean-Paul Piérot
l' Huma du 09 / 01 / 08
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| vendredi 11 janvier 2008, a 11:28 |
| Il ne supporte pas le Front populaire... |
Nicolas
Sarkozy a, de l'histoire, une vision sélective. Citant la figure de
Léon Blum, il n'en apprécie pas la période du Front populaire - il ne
l'a pas plus digérée que 1968 -, « une période controversée ». Ce qu'il
préfère dans le comportement de l'homme politique, c'est son choix du
congrès de Tours, lorsqu'il a rompu avec la majorité des socialistes
français qui choisissaient de devenir communistes. En revanche, les
congés payés et les augmentations de salaires de 1936 lui restent en
travers de la gorge. Hier comme aujourd'hui.
P. A.-M.
l' Huma du 09 / 01 / 08
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| vendredi 11 janvier 2008, a 08:24 |
| Appel du Comité National pour un référendum. |
Appel du Comité National pour un Référendum
Un
nouveau traité - dit traité de Lisbonne - vient d'être approuvé par les
dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel
refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des
référendums de mai et juin 2005. C'est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum. Sur
un sujet qui a tant d'influence sur la vie de chacun et l'avenir de la
France, l'organisation d'un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour
notre pays. C'est aussi une nécessité pour la construction européenne
qui doit être fondée sur l'adhésion des peuples et la souveraineté
populaire. Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint
s'il n'obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des
parlementaires pour la modification préalable de la Constitution
française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen.
Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d'imposer le référendum, en votantcontre cette révision de notre Constitution. C'est
pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents
appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts
au sein d'un Comité National pour un Référendum. Nous
appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la
démocratie et à une Europe fondée sur l'adhésion des peuples, qu'ils
soient pour ou contre ce nouveau traité,à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum.
Je signe l'appel Je contacte mes élus
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| jeudi 10 janvier 2008, a 18:37 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |

LA LETTRE D'INFORMATION DU JOURNAL L'HUMANITÉ
En kiosque, chez votre marchand de journaux
À LA UNE… vendredi 11 janvier 2008
Elles sont libres !
Clara Rojas et Consuelo Gonzalez ont été libérées par les FARC
en milieu d'après-midi.
« (Elles) sont entre nos mains et nous sommes heureux »,
a déclaré Barbara Hintermann . La représentante de la Croix rouge
internationale en Colombie a confirmé les déclarations
du président Hugo Chavez annonçant leur libération.
Peu avant, le président venezuelien avait indiqué : « Elles ont (retrouvé)
la pleine liberté. Je leur ai souhaité la bienvenue à la vie ».
Le comité de soutien à la libération d'Ingrid Bétancourt et des otages en Colombie
s'est réjoui « de tout cœur » dès l'annonce de la libération de Clara et Consuelo.
Un plan pour négocier la libération de tous les otages est maintenant à l'ordre du jour.
Retrouvez toutes nos informations sur humanite.fr
et dans notre édition du vendredi 11 janvier.
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| jeudi 10 janvier 2008, a 18:12 |
| Ferez-vous la grève en 2008 ? |
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| jeudi 10 janvier 2008, a 17:49 |
| Henri Emmanuelli : Lettre aux parlementaires socialistes . |

de Henri Emmanuelli
A quatre reprises, les socialistes se sont prononcés
pour que l'adoption d'un traité européen impliquant des abandons de
souveraineté se fasse exclusivement par voie référendaire : aux congrès
de Dijon et du Mans, ainsi qu'à l'occasion des dernières élections
présidentielles et législatives.
Ce faisant, ils restaient fidèles au principe
fondamental de la souveraineté exclusive du peuple, qui fonde notre
démocratie et régit notre constitution – principe auquel nos
républiques et nos présidents successifs n'ont jamais dérogé jusqu'à ce
jour.
Cette exigence référendaire reste officiellement la
nôtre, d'autant plus forte que le peuple français s'est déjà prononcé
sur le traité européen qu'il a rejeté sans ambiguïté.
Conscient des divisions douloureuses qui s'étaient
exprimées dans nos rangs à l'occasion de la campagne sur le Traité
constitutionnel européen et du désaveu qu'avait subi la majorité de
notre parti, j'avais accepté, avec d'autres, la synthèse du Mans, pour
que notre parti soit rassemblé à la veille de la présidentielle et
moyennant l'engagement de rester ferme sur l'exigence d'une procédure
référendaire en la matière. Après l'échec, et face à la malversation
démocratique à laquelle s'apprêtait le nouveau Président de la
République – piétiner par voie législative le suffrage des françaises
et des français – j'avais accepté que nous recherchions une position
commune. Cette mission a été confiée à Benoit Hamon qui s'y est attelé
avec loyauté et sincérité pendant plusieurs mois.
Malgré toutes ces concessions, notre premier secrétaire
a décidé seul, le 6 novembre dernier, de faire voter à nouveau le
Bureau National du parti sur le pseudo mini-traité, qui n'est en
réalité que la copie conforme du précédent, expurgé des symboles
fédéraux qui ne posaient aucun problème aux fédéralistes que nous
sommes.
Ce vote du Bureau National n'a rien réglé. Non
seulement il a mis en évidence nos divisions qui restent fortes, mais
il a de surcroît ouvert la porte à toutes les ambiguïtés et à toutes
les manoeuvres sur la position réelle qu'adopteront les socialistes.
Il n'y a, en réalité, qu'une seule solution juridique
pour que notre exigence référendaire officiellement proclamée
aboutisse, pour que nous restions fidèles a nos engagements devant les
françaises et les français, pour que la souveraineté populaire ne soit
pas bafouée : c'est de s'opposer à la révision constitutionnelle
préalable qui doit avoir lieu à Versailles le 4 février. Si elle
n'obtient pas l'acquiescement de 3/5èmes des parlementaires présents,
le Président de la République sera contraint d'en appeler au référendum.
Toute autre solution est factice, pour ne pas dire plus.
C'est pour cette raison que j'irai à Versailles et que
je voterai contre, afin que les françaises et les français ne se voient
pas privés de leur droit de choisir : je n'ai pas été élu par le peuple
pour le priver de sa souveraineté.
Je suis persuadé qu'une très grande partie de nos
concitoyens, notamment ceux qui ont voté Non, y seront sensibles et en
tiendront compte lors des prochaines échéances.
Pour en avoir parlé avec beaucoup d'entre vous, je sais
aussi que je ne serai pas seul, que vous êtes nombreux à penser que
dans la période difficile que nous traversons, l'heure n'est plus aux
renoncements, aux habiletés, à la confusion voire à la duplicité.
C'est pourquoi je propose que toutes celles et ceux qui
partagent ce point de vue se réunissent la semaine prochaine [...] pour
envisager les modalités de notre action et la faire connaître. En
effet, le temps presse. Dès le 15 janvier débutera la discussion à
l'Assemblée et un vote aura lieu, avant la tenue du congrès de
Versailles. Les mauvais coups se font toujours dans une précipitation
feinte...
J'aurais, évidemment, préféré ne pas avoir à prendre cette initiative. Mais on ne nous laisse pas le choix.
Avec l'espoir de te retrouver [...], reçois, chère camarade, cher camarade, l'expression de ma cordiale sympathie.
Henri Emmanuelli
NB : Ne pas aller à Versailles, c'est faire, de facto,
le jeu du Président de la République (seuls les présents sont
comptabilisés). Voter le texte du groupe communiste exigeant un
référendum – comme l'a décidé notre groupe – et ne pas aller à
Versailles est totalement incohérent et ne trompera personne.
De : Henri Emmanuelli
jeudi 10 janvier 2008 cite BELLACIAO
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| jeudi 10 janvier 2008, a 17:24 |
| Gérard Filoche : A Versailles,pour voter contre la révision constitutionnelle ! |

de Gérard Filoche
Pour que les élus députés et sénateurs socialistes
aillent voter le 4 février à Versailles contre la modification
constitutionnelle et imposent par leur refus, un referendum sur le
nouveau traité européen.
Je suis de ceux qui ont refusé de voter la “synthèse”
en novembre 2006 au congrès du Ps du Mans. Cette synthèse a nourri un
mauvais “projet” socialiste, pas assez social, qui ne nous a, ensuite,
pas permis de gagner l'élection présidentielle. Ce n'était pas une
question de personne mais de fond politique.
Je ne voyais pas pourquoi, lors du congrès du Mans, la
majorité du peuple français, du peuple de gauche, et du peuple
socialiste ayant voté “non” au Traité néo-libéral européen, notre Parti
socialiste ne prenait pas acte démocratiquement de cette majorité.
Mais la direction du Parti pour obtenir cette
“synthèse” avait promis que si la question se reposait, elle exigerait
un nouveau referendum. Voilà qu'elle remet en cause cette promesse en
n'essayant pas d'imposer un tel référendum lors du “congrès
constituant” qui doit avoir lieu le 4 février à Versailles. Ce n'est
pas bien.
Si tous nos élus allaient voter, il serait possible
d'obtenir un blocage de 2/5° des voix, qui obligerait le Président à
passer par une procédure référendaire.
C'est la seule voie démocratique, claire et honnête par
rapport aux promesses, par rapport aux exigences du peuple de gauche et
par rapport à la majorité des électeurs socialistes.
Gérard Filoche, le 8 janvier 2008
De : Gérard Filoche
jeudi 10 janvier 2008 cite BELLACIAO
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| jeudi 10 janvier 2008, a 14:47 |
| Tous à Versailles le 4 février 2008 .(2) |
Nous devons nous déplacer en nombre
Je sais que des députés de droite s'oppose également
à cette atteinte à la démocratie
http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr/
Michèle |
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| jeudi 10 janvier 2008, a 14:28 |
| Je ne serai pas le seul à me déplacer à Versailles- Déclaration d'H .EMMANUELLI ! |


Propos recueillis par Eric Hacquemand
Respecterez-vous la consigne de boycott du Congrès ?
Non. Nous nous sommes engagés à quatre reprises pour
que l'adoption d'un traité impliquant des abandons de souveraineté se
fasse exclusivement par référendum. Il n'y a qu'un seul moyen de forcer
Nicolas Sarkozy à l'organiser, c'est d'aller au Congrès de Versailles
et de voter contre la modification de la Constitution permettant la
ratification par voie parlementaire. Toute autre solution est
dilatoire. Dire : « le PS boycotte Versailles », c'est accepter qu'il
n'y ait pas de référendum et laisser le champ libre au président pour
sa manoeuvre.
Ne pas se déplacer à Versailles pour le Congrès serait donc une erreur ?
Je suis parlementaire. J'ai été élu par le peuple et je
ne le priverai pas de sa souveraineté. C'est une question de
crédibilité. J'ajoute que le groupe des députés socialistes n'a rien
décidé du tout. Nous n'avons aucunement été consultés sur la question
d'un éventuel boycott. Je laisse la responsabilité à Jean-Marc Ayrault
de ses déclarations.
François Hollande confirme ce boycott…
Je ne comprends pas. Je suis affligé. On ne peut pas
dire dans le même temps qu'on veut un référendum et adopter une
attitude qui, de facto, laissera les mains libres à Sarkozy. Où est la
cohérence ? L'heure n'est plus aux renoncements, aux habiletés, à la
confusion, voire à la duplicité.
Le PS prend-t-il le risque d'une nouvelle crise sur la question européenne ?
Comme d'autres, j'ai fait l'effort dans le cadre de la
synthèse du Mans de dépasser les divisions fratricides entre les
partisans du oui et ceux du non moyennant l'engagement de rester ferme
sur l'exigence d'un nouveau référendum. Or cet engagement n'est pas
tenu. Les risques sont lourds. Je ne serai pas le seul à me déplacer à
Versailles. Je pense même que des parlementaires qui avaient voté oui à
la Constitution européenne le 29 mai 2005 seront très choqués et iront
au Congrès voter contre la révision.
http://www.leparisien.fr
De : versailles
mercredi 9 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 10 janvier 2008, a 13:50 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE DIMANCHE . |

LA LETTRE
D'INFORMATION de L'Humanité Dimanche
En kiosque, chez votre marchand de journaux
Du 10 au 16 janvier 2008
TF1,
la fin d'un
géant ?
Depuis 20 ans, la France
télévisuelle vit au rythme de ce mastodonte.
Mais les murs se lézardent.
L'audience baisse. Les recettes publicitaires
aussi. Le PAF change. La
vente de la première chaîne à l'ordre du jour ?
Notre
enquête.
Le
vrai
palmarès des
ministres
Matignon a annoncé que les
ministres seront désormais évalués sur 30 critères.
Notre classement en prenant
comme critère : la capacité à casser le modèle social.
Grève des
urgentistes à l'hôpital
Dans un entretien, Patrick
Pelloux, porte-parole des urgentistes,
pousse un nouveau cri
d'alarme sur la situation des personnels hospitaliers.
Un mouvement social qui
pourrait s'étendre.
Le voyage
de Bush dans son Grand Moyen-Orient
À un an de la fin de son
mandat, le président américain effectue
une vaste tournée au
Moyen-Orient sur fond de tragédie palestinienne.
« La nécessité d'un
front syndical commun »
Georges Séguy, ancien
responsable de la CGT et personnalité éminente
des questions sociales nous
donne ses explications sur la crise sociale.
Des vies sacrifiées au
nom d'une politique de chiffres
Dolorès, Ahmed et Abou,
trois sans-papiers, trois témoignages
sur leurs conditions de vie
dans les centres de rétention.
Into the
wild, de Sean
Penn
Tout juste nommé président
du jury au prochain festival de Cannes,
le réalisateur fustige, dans
son dernier film, la société de consommation.
Capitalisme de
papa
Comment le baron
Ernest-Antoine Seillière a grignoté Saint-Gobain ?
Et Amerigo découvrit
l'Amérique
Le magazine Thalassa
nous fait découvrir la route des grands explorateurs.
Tennis. La plus belle des
histoires belges
Portrait de la championne
Justine Hénin alors que débute l'Open d'Australie.
Il était une
fois
La Ford T. L'histoire d'une voiture mythique et de son
fondateur.
Pour voir la une de
l'Humanité Dimanche en PDF, cliquez
ici
Nos vidéos, nos dossiers
et vos réactions
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| jeudi 10 janvier 2008, a 12:33 |
| Service public de l'audiovisuel : Le PCF demande la création d'une commission parlementaire . |

Lors
de ses voeux à la presse, le président de la République a repris une
proposition que Marie-George Buffet a défendu dans la campagne des
présidentielles en invitant à « réfléchir à la suppression totale de la
publicité sur les chaînes publiques ».
Cette proposition peut permettre de sortir le service
public de l'audiovisuel de logiques mercantiles qui étouffent les
programmes et réduisent la place de la création. Il faut en effet un
service public qui fasse entendre et voir sa différence, concevoir une
télévision populaire et exigeante incompatible avec la course à
l'audimat et la flatterie démagogique.
Mais
nous ne sommes pas dupes. Cette proposition peut aussi dissimuler une
machine de guerre visant à réserver la manne publicitaire à quelques
grands groupes industriels qui dominent les médias français, à
renforcer ainsi leur emprise et à assécher les ressources de la
télévision publique. Nous réaffirmons d'ailleurs notre vigilance à
l'égard de toute tentation visant à exercer une tutelle politique sur
l'audiovisuel public par le biais de son financement.
Débarrasser les chaînes publiques de la publicité
suppose indissociablement que leurs recettes soient garanties et
augmentées par le biais d'une taxe sur l'ensemble des recettes
publicitaires : un prélèvement de 5% représenterait un volume de 1,5
milliard d'euro permettant de refinancer le service public de
l'audiovisuel mais aussi de soutenir les médias alternatifs du tiers
secteur associatif.
Le Parti Communiste Français demande la création d'une
commission parlementaire chargée d'instruire un tel projet. Elle
devrait impliquer tout particulièrement les organisations syndicales et
les associations d'usagers. Cette commission devrait en outre
travailler à des propositions visant à réduire l'emprise de la
publicité sur les médias, notamment dans les émissions d'information ou
destinées au jeune public et à faire reculer la concentration et la
financiarisation des médias qui mettent en danger le pluralisme de
l'information.
Parti communiste français
Paris, le 9 janvier 2008. |
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| jeudi 10 janvier 2008, a 09:58 |
| ( Maîtrise publique sur l'industrie pétrolière ) |

Mis en ligne : 9 janvier
Les
groupes pétroliers se frottent les mains et font flamber les prix à la
pompe avec l'objectif de mettre en coupes réglées les salariés, les
familles, les pays « développés » comme ceux dits « émergeants ».
Organisant la pénurie là, encaissant les royalties ici, mettant à
l'abri leurs profits dans des paradis fiscaux ailleurs…
-> Cidefil
Pensez
le groupe français pétrolier Total (un gamin à côté du géant US Exon
Mobil) vient de faire sauter le Guiness des capitalistes français avec
158,8 milliards d'euros de chiffres d'affaires (+ 12 %) et 12,5
milliards de profits nets pour ses actionnaires qui ont vu leurs
dividendes augmenter de + 15 % en 2006, derniers chiffres connus.
Face à cette loi du marché imbécile et source d'un
gâchis inouï, les peuples sont fondés à revendiquer une maîtrise
publique de l'énergie pétrolière, de l'énergie tout court et des
transports. Cela doit passer par une gestion commune, concertée dans
une répartition équitable pour chacun. Le droit à l'énergie et le droit
aux transports sont des droits de l'Homme à gagner en ce début du 3ème
millénaire. Le PCF et ses élus, sans attendre, proposent d'étendre à
tous le chèque transport pour les salariés et les personnes relevant de
l'UNEDIC financé par une taxe spécifique sur les gigantesques profits
des pétroliers. Ils proposent aussi l'instauration d'un prix plafond à
la pompe. Pour l'immédiat, l'exigence d'une diminution de 5 points du
taux d'Etat (TIPP) sur l'essence et le gel de ceux appliqués sur le
gasoil est légitime. Parallèlement les profits des groupes pétroliers
doivent être mobilisés et ciblés sur un vaste programme de recherche
pour des énergies alternatives au pétrole.
Les élus communistes et notamment Francis Wurtz au
Parlement européen ont formulé la proposition d'une maîtrise concertée
du marché énergétique européen s'appuyant sur le Service Public de
l'Energie partout. Plus près de nous, rappelons que la Région
Rhône-Alpes est la 2ème Région française de recherche pétrolière et
qu'à ce titre, notre Région doit prendre appui sur l'important
potentiel des centres rhônalpins et être un des moteurs de cette
démarche alternative. Par ailleurs, le Grenelle de l'Environnement a
mis l'accent sur l'urgence de développer les transports autres que
routiers. Dans cet objectif, le gouvernement doit stopper son plan de
casse du fret SNCF et doit injecter dans le Service public ferroviaire
les moyens nécessaires aux emplois et aux infrastructures pour amener
les réponses urgentes et concrètes tant attendues.
Concernant les réseaux urbains et les transports
collectifs, il est à relever que depuis le gouvernement Balladur,
l'Etat a aidé plus les collectivités ou les réseaux urbains pénalisant
ainsi leur développement. Enfin, il est plus que temps de mettre en
débat et de contester la logique capitaliste des délocalisations de
productions, du concept du « stock zéro » générateur de transports
routiers inutiles, de gâchis humains, sociaux, environnementaux
inadmissibles à notre époque. Le gouvernement a crû pouvoir échapper au
débat de fond et à la nécessité d'amener des réponses concrètes et
fortes sur ces enjeux. Plus que jamais, amplifions ce débat et cette
lutte.
Jean-Michel Bochaton Président du Groupe communiste de la Région Rhône Alpes |
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| jeudi 10 janvier 2008, a 09:22 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |

LA LETTRE D'INFORMATION
DU JOURNAL L'HUMANITÉ
En kiosque, chez votre marchand de journaux
À LA UNE…
mercredi 9 janvier 2008
Sarkozy,
la grande
esquive
Le chef de l'État annonce la
fin des 35 heures
et la poursuite des cadeaux
fiscaux aux entreprises.
À la question cruciale du
pouvoir d'achat, il ne répond pas.
Économie, remaniement,
médias, international…
Décryptage et analyses
point par point. Les réactions.
Simone de
Beauvoir, la
féministe
Le thème du féminisme, de la
libération de la femme structure
son œuvre littéraire et
philosophique qui s'identifie
à l'un des grands combats de
la liberté au XXème siècle.
Entretien avec
l'historienne Sylvie Chaperon.
Bush au
chevet de son Grand
Moyen-Orient
Le président américain en
visite à Jérusalem pour une tournée
stratégique dans l'une des
zones les plus explosives de la planète.
À NE PAS MANQUER…
Les députés PS n'iront
pas à Versailles
Ils boycotteront la réunion
du Parlement en Congrès, le 4 février,
pour la révision de la
Constitution préalable à la ratification du traité européen.
Moins de
pouvoir d'achat, plus de soldes
Polémique
sur l'idée de Christine Lagarde d'en multiplier les périodes.
Solidarité avec Marina Petrella
Les collectifs de solidarité
se sont rassemblés devant l'Assemblée nationale
pour protester contre la
menace d'extradition de Marina et des autres exilés italiens.
Un cri dans la
nuit
France
2. En attendant la
suppression de la publicité,
c'est le
présentateur du journal télévisé de la nuit qui disparaît.
Cinéma.
Garage de Lenny
Abrahamson
Entretien avec le
réalisateur, pour son deuxième film, primé au festival de Cannes.
Les sorties de la
semaine. La chronique d'Émile Breton.
Bruno-Pascal Chevalier
en grève des soins
Notre vidéo
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| mardi 08 janvier 2008, a 20:27 |
| Voeux à la presse de Nicolas Sarkozy . |
Voeux à la presse de Nicolas Sarkozy : L'assurance du pire en jouant sur les peurs

Nicolas Sarkozy a présenté aujourd'hui ses voeux à la presse.
Les françaises et les français qui attendaient des
réponses sur leur première préoccupation, le pouvoir d'achat, et plus
particulièrement les revenus ne peuvent que ressentir colère et
déception.
Dans tous les domaines, notamment le travail,
l'éducation ou encore la santé, les mesures désastreuses que les
français subissent déjà, seront aggravées. L'augmentation de la
pauvreté, de l'exclusion, de la précarité démontre l'ampleur de l'échec
de cette politique. Le Président explique tout, y compris
l'injustifiable. La croissance n'est plus absente, mais mal mesurée. Le
pouvoir d'achat n'est plus un problème car la qualité remplace la
quantité.
Il est tout simplement faux d'expliquer que l'on peut
faire mieux avec moins, les services publics ont besoin
d'investissement humain et financier pour répondre aux besoins et donc
pour assumer leur mission.
C'est une vision ultra-réactionnaire et destructrice du
changement. Le projet de civilisation de Nicolas Sarkozy, c'est
l'assurance de pire en jouant sur les peurs.
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF
Paris, le 8 janvier 2008. |
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| mardi 08 janvier 2008, a 19:50 |
| BOYCOT DU PS : Députés / Sénateurs socialiste dite NON ( Tous à Versailles ! ) |
Boycot du PS : Au nom de la "cohérence" l'ensemble des députés de gauche doit être présent à Versailles

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, vient
d'indiquer que les députés socialistes boycotteraient la réunion du
Parlement en Congrès à Versailles le 4 février prochain.
Alors qu'une majorité des 3/5ème des parlementaires permettrait de
redonner la parole par voie référendaire aux françaises et aux
françaises, le choix du boycott par le groupe PS de l'Assemblée
nationale aurait pour seule et unique conséquence une ratification
parlementaire.
Pour justifier cette position, le président du groupe socialiste invoque
qu'il « défend la voie référendaire plutôt que la voie parlementaire ».
Dont acte. Il faut donc, au nom de la « cohérence » invoquée par
Jean-Marc Ayrault, que l'ensemble des députés de gauche soient présents
à Versailles pour empêcher la ratification à la hussarde voulue par
N.Sarkozy.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF
Paris, le 8 janvier 2008.
De : Olivier Dartigolles
mardi 8 janvier 2008 |
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| lundi 07 janvier 2008, a 21:39 |
| Tous à Versailles le 4 février 2008 . |


de Bellaciao
Le 4 février 2008, les parlementaires français réunis
en Congrès à Versailles, vont devoir voter pour ou contre la
modification de la Constitution permettant, dans le même temps, la
ratification définitive du Traité européen de Lisbonne ("mini traité")
impulsé par N. Sarkozy et A. Merkel.
C'est le choix qui a été fait par le Gouvernement de N.
Sarkozy et F. Fillon, appuyé par de nombreux parlementaires, pour
revenir sur notre vote du 29 mai 2005, « sans risque » de se confronter
à nouveau à la volonté populaire.
Car comme l'a dit lui-même N. Sarkozy, on sait bien
qu'un nouveau référendum pourrait apporter une nouvelle victoire du
"NON" contre l'Europe libérale et capitaliste.
Or, il faut une majorité des 3/5 au Congrès pour que cette ratification soit votée.
L'UMP n'a pas, à elle seule, cette majorité qualifiée.
Si cette majorité n'est pas atteinte, la Constitution du 4 octobre 1958 impose alors la consultation populaire par référendum.
Le groupe parlementaire du PS (le groupe le plus
important dans l'opposition) peut donc, avec quelques autres, faire
basculer le sens du vote. Or, à ce jour, le PS a choisi de plier devant
N. Sarkozy et a pour l'instant décrété de voter pour cette ratification
lors du Congrès.
Cela est inacceptable et il faut donc nous manifester pour rappeler aux élus notre vote du 29 mai 2005.
Cette manifestation sur place est d'autant plus
importante qu'en mars 2008 auront lieu les municipales et les
cantonales. Les élus devraient donc être particulièrement sensibles à
nos mobilisations.
Le mouvement citoyen « TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008 » a donc créé le site Internet http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr/
C'est une plateforme logistique destinée à réunir et fédérer les
sans-culotte de France et de Navarre qui souhaitent participer à une
manifestation citoyenne le 4 février 2008.
Il s'agit, pour les initiateurs de ce site, de
permettre le rassemblement du plus grand nombre le "Jour J" du Congrès
(Assemblée Nationale et Sénat réunis à Versailles selon l'article 89 de
la Constitution de 1958), pour faire entendre notre voix et demander
que soit respecté notre choix du 29 mai 2005.
Il s'agit de s'opposer, en se manifestement
physiquement, à ce que le Congrès ratifie le Traité de Lisbonne, pour
contraindre ainsi le Gouvernement à nous soumettre ce texte par la voie
référendaire.
Les mots d'ordre, drapeaux et couleurs, des
participants à cette manifestation du 4 février 2008 seront ensuite "à
la charge" des organisations, partis , individus, respectivement
concernés, mais il va de soi qu'ils seront tous tournés vers un seul
objectif :
Non à la ratification en Congrès, oui au référendum populaire !
Respectez notre « NON » !
"TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008" se propose de
tout mettre en œuvre pour permettre au plus grand nombre d'entre nous
de se retrouver en fin de matinée le 4 février 2008 à Versailles face
aux élus du peuple, quand ils devront engager leur voix sur un acte
aussi grave.
Aussi, nous vous engageons à vous inscrire sur ce site, par région, et à nous envoyer un mail précisant notamment :
le nombre de participants
la somme allouée à la participation
le
lieu souhaité pour un passage en car ou un co-voiturage ou un
compartiment de train (si pas assez de personnes pour louer un car)
Les responsables des régions prendront contact avec
vous le plus rapidement possible. Votre engagement sera ferme et
définitif une fois ce contact pris.
Nous estimons qu'il est extrêmement important pour
notre avenir, au delà de nos tendances et de nos appartenances
respectives, de nous rassembler et de manifester le 4 février 2008 à
Versailles, au moment et au lieu du vote du Congrès, pour rappeler à
nos élus, nos mandataires, qu'ils doivent avant tout respecter notre
voix.
Le Collectif Bellaciao soutient et participe à cette
initiative 100% citoyenne et républicaine : « TOUS A VERSAILLES LE 4
FEVRIER 2008 »
http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr
C'est notre combat commun, c'est un combat de la gauche républicaine et démocrate, il transcende les clivages et les partis.
Faites passer !
Salut et fraternité
De : Bellaciao
lundi 7 janvier 2008 |
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| lundi 07 janvier 2008, a 21:11 |
| Rencontre à Athènes des partis communistes du Moyen-Orient . |
Luttes et victoires politiques en Europe et dans le Monde
14 partis communistes et progressistes du Moyen-Orient se sont réuni ce
week-end à Athènes, invités du parti communiste grec (KKE)
14 partis communistes et progressistes du Moyen-Orient se sont réuni ce
week-end à Athènes, invités du parti communiste grec (KKE), dont la
Secrétaire générale Aleka Papariga, a prononcé samedi le discours
d'ouverture des travaux. Aleka Papariga a dénoncé l'antagonisme des
"grandes puissances" pour le contrôle du pétrole dans la région et a
appelé au développement d'un "front populaire panarabe".
Aleka Papariga avait précédemment
insisté dans une conférence de presse que "ce qui se passe dans la
région est trés grave, nous vivons une période particulièrement
inquiétante, c'est pourquoi nous (les partis communistes) devons
développer sur des critères de classe un front populaire panarabe pour
éviter que les peuples des pays arabes de la région et des alentours
soient les victimes de la rivalité des grandes puissances pour le
pétrole de la région".
Dans son discours d'inauguration, Aleka Papariga a ensuite développé
que le Moyen-Orient devrait faire l'objet de nouveaux évènements
importants en 2008, car la région est devenue le carrefour des
rivalités les plus exacerbées mais aussi de la résistance des peuples
et des gouvernements.
La Secrétaire Générale du KKE a
poursuivi en notant que la nouvelle donne dans cette région est
l'apparition de nouvelles puissances antagonistes, comme la Russie, la
Chine et l'Inde, qui s'ajoute à la concurrence traditionnelle pour le
partage des richesses entre les Etats-Unis, la France, l'Allemagne et
le Royaume-Uni.
Aleka Papariga a ensuite pointé
"l'échec des Etats-Unis en Irak et au Liban" dénonçant parallèlement la
présence grandissante des forces armées américaine et euro-atlantique
dans les Balkans, au Kosovo, en FYROM, mais aussi l'ouverture de
nouvelles bases américaines en Bulgarie et en Roumanie, qui renforcent,
a-t-elle souligné, celles déjà existantes en Grèce et en Turquie. Nicolas Maury
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| lundi 07 janvier 2008, a 19:01 |
| ( Pas coupables d'être malades !) |
Santé
. Pour dénoncer l'instauration depuis le 1er janvier des franchises
médicales, un malade du sida a décidé d'entamer une grève des soins en
arrêtant tous ses traitements. Un acte de désespoir.
« Puisque ni les pétitions, ni les manifestations
n'ont pu empêcher la mise en place des franchises médicales, j'ai
décidé d'entamer une grève des soins pour protester contre ces
mesures. » Déterminé, le regard fixe, Bruno-Pascal Chevalier n'y va pas
par quatre chemins. Atteint d'une maladie de longue durée, en
l'occurrence le sida, ce travailleur social de quarante-cinq ans,
responsable du CCAS (centre communal d'action sociale) de
Morsang-sur-Orge dans l'Essonne, vient d'adresser une lettre au chef de
l'État, expliquant son geste « en soutien à toutes les victimes de la
mise en place de la franchise médicale ». Pour lui, « il faut un acte
fort et novateur pour que cette loi disparaisse ».
Le droit fondamental de la santé
« La mise en place de la franchise médicale m'oblige à payer 50
euros par an d'impôt supplémentaire par le seul fait que je sois
malade », écrit-il. Et d'étayer sont argumentaire : De nombreuses
personnes - personnes âgées, invalides, atteintes d'affections de
longue durée - « ne peuvent déjà plus faire face à leurs dépenses de
santé en ne se soignant plus ou en repoussant à plus tard, voir trop
tard, les démarches de soins. Pour la première fois dans l'histoire de
la Sécurité sociale, le principe de solidarité est posé : avec la
franchise médicale, chacun de nous se sent responsable, voire coupable
d'être malade, et par cette faute, nous allons devoir payer pour
l'accès à ce droit fondamental qu'est celui de la santé. » S'il a
interrompu tous ses traitements en septembre dernier, Bruno-Pascal a
attendu le 1er janvier 2008, date de mise en route des franchises, pour
officialiser sa grève. « J'avais un petit espoir que les franchises ne
verraient pas le jour… » En vain.
Cette grève des soins, Bruno-Pascal Chevalier l'a mûrement
réfléchie. « Je ne voulais pas engager d'autres personnes que moi. Puis
j'ai réalisé que des malades repoussaient ou même arrêtaient leurs
traitements, faute de pouvoir les payer. C'est une façon officieuse de
faire grève. Moi, je l'officialise. Mais ce n'est pas un appel. C'est
un risque que je prends seul. »
Un risque qui lui fait peur, il le reconnaît. Car l'arrêt de ses
traitements signifie une issue fatale à plus ou moins long terme. Comme
il le rappelle dans son courrier, il a « pleinement conscience des
risques » qu'il prend pour sa santé, « particulièrement précaire après
vingt années de lutte contre la maladie ». « Oui, j'ai peur de ne pas
être capable de mesurer les conséquences. Oui, ça joue sur mon
organisme, admet le gréviste. Mais pour l'instant, j'ai la chance de ne
pas avoir de problème. » Jusqu'à quand, il n'en sait rien. « Qui sait
ce qui arrivera dans un mois, six mois ou un an ? » La « chance » qu'il
a, c'est d'être largement soutenu par son entourage : collègues, amis,
famille, médecin. « On est très inquiets, mais on est solidaires »,
témoigne ainsi son compagnon. « Si je pouvais, je ferais comme lui, car
on ne sait plus comment se faire entendre, mais je sais que je ne
tiendrais pas. »
Acte de désespoir, cri d'alarme, électrochoc. Cette grève est tout
cela à la fois. « D'une certaine manière, on oblige les gens à ne plus
se soigner. Je veux mettre les élus devant leurs responsabilités »,
insiste ce militant de la première heure. Oui, il admet que c'est une
forme de chantage. « Mais Sarkozy use lui aussi de la même méthode. Il
nous dit vous êtes malades, alors payez. Je ne supporte pas l'idée
qu'on nous culpabilise parce que nous sommes malades. Ce n'est pas un
choix », s'emporte Bruno-Pascal Chevallier.
« Aujourd'hui, c'est 50 euros, et demain ? »
« C'est d'autant plus injuste que ce sont les plus pauvres qui vont
trinquer », poursuit le gréviste. Certes, la loi dit que ceux qui
bénéficient de la CMU (couverture maladie universelle) ne paieront pas
les franchises. Quid des séropositifs, des invalides et des retraités
qui n'y ont pas accès car ils gagnent « trop » ? De plus, la prise en
charge à 100 % des malades en affection longue durée ne les protège pas
des « restes à charge ». Beaucoup de produits sont en effet considérés
comme étant de confort et ne sont pas remboursés, ce qui grève
fortement le budget des malades.
Le cas de Bruno-Pascal est édifiant : il porte un appareil auditif à
chaque oreille et n'a plus aucune dent à lui, ce qui l'oblige à avoir
un appareil dentaire. C'est sans compter les allergies et autres
« petits bobos ». « Ce sont les conséquences de la maladie, mais elles
ne sont pas prises en charge car elles sont indirectes », déplore
Bruno-Pascal, qui n'hésite pas à dévoiler l'état de ses finances : « Je
gagne 1 500 euros par mois. J'ai un peu plus de 1 300 euros de charges
(loyer, chauffage, impôts, mutuelle, assurance, aide à domicile, etc.).
S'il n'y avait pas le salaire de mon compagnon, je pourrais à peine
manger et serais obligé de renoncer à certains soins, comme font de
nombreux malades qui ne perçoivent que l'AAH (allocation adulte
handicapé, soit un peu plus de 600 euros) et n'ont pas les moyens de se
payer une mutuelle. » Avec le forfait à un euro et cette franchise,
c'est 100 euros que ces personnes devront d'emblée débourser. « C'est
humainement intolérable, d'autant que vivre une maladie est un combat
quotidien. Oui, je suis vivant, mais à quel prix ? », lâche
Bruno-Pascal Chevallier.
Le combat inédit de ce malade incitera-t-il le gouvernement à faire
marche arrière sur les franchises ? Rien n'est moins sûr. Mais
Bruno-Pascal espère bien que sa grève des soins alertera l'opinion sur
ce qui risque d'arriver dans la foulée. « Vous croyez que les
franchises vont permettre de combler le trou de la Sécu ? On sait
pertinemment que le gouvernement ne va pas s'arrêter là. Aujourd'hui,
c'est 50 euros, et demain ? » En effet, rien dans la loi ne garantit
que les franchises ne pourront pas être appliquées dans d'autres
domaines sanitaires ni que leur montant ne pourra pas être augmenté.
Avec l'instauration de ces franchises, le pacte de solidarité entre
bien portants et malades, qui était au coeur de la création de la
Sécurité sociale, est rompu. C'est ce que tente de dénoncer à sa façon
Bruno-Pascal Chevalier. De façon extrême, il l'admet. Mais lui-même se
définit comme un « militant sans concession » et optimiste. « Si ça
peut faire avancer la cause et initier un mouvement fort… »
Alexandra Chaignon
l' Huma du 05 / 01 / 08
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| lundi 07 janvier 2008, a 18:41 |
| Hôpitaux,RTT,heures supplémentaire : Le gouvernement doit payer . |

A
l'hôpital, le mécontentement sur les salaires et les conditions de
travail est général. Le mouvement menace désormais de s'étendre à
l'ensemble des médecins hospitaliers.
Que
réclament ces personnels qui jour après jour démontrent leur dévouement
sans borne auprès de la population ? Tout simplement leur dû. C'est à
dire le paiement des 3,5 millions de jours de RTT et les 23 millions
d'heures supplémentaires que leur doivent les pouvoirs publics.
Roseline Bachelot, la Ministre de la santé explique qu'elle dispose de
700 millions d'euros de marge de manœuvre. Elle ferait bien de revoir
sa copie car le compte n'y est pas ; cette somme représentant moins de
la moitié des seuls RTT non payées.
Ce qui a été promis doit être payé. Le gouvernement
doit rendre ce qui ne lui appartient pas. Le parti communiste soutient
les revendications des personnels hospitaliers et propose un plan
d'urgence pour sortir de la pénurie des personnels hospitaliers qu'ils
soient soignants ou non soignants. Des premières mesures peuvent être
prises rapidement telles la suppression du numerus clausus ou encore
l'ouverture de nouvelles école d'infirmières. Il n'est plus temps
d'attendre.
Parti communiste français
Paris, le 7 janvier 2008 |
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| lundi 07 janvier 2008, a 05:15 |
| Impossible d'être paysant et arabe ? |
J.richau@wanadou.fr
Trop c'est trop!
Pour la troisième fois,la récolte de Tewfic Kheouche,paysan installé
à Castelsarrasn ( Tarn-et-Garonne),a été détruite par un incendie.Après
décembre 2005 et novembre 2006,c'est aujourd'hui encore qu'un incendie
ravage les fruits du travail de ce jeune paysan,qui s'est installé au
cours de l'année 2005.La première fois,4 jours avant l'incendie,une
inscription de 80 cm de haut,( Pas de paysan arabe ) avait été
retrouvée sur le site.Le procureur de la République saisi par le comité
local du MRAP avait conclu à la thèse d'un incendie d'origine
accidentelle ! Le moins que l'on puisse dire est que les conclusions de
ce procureur son hâtives.Il y a similitude sur les trois incendies et
un climat raciste perdure autour de Tewfic Khenouche.
Nous nous étonnons de la lenteur de l'action de la justice et de la
police dans la recherche de l'auteur de ces forfait.En attendant,le
paysan et sa famille,vivant dans la peur et l'angoisse,fait appel à des
sociétés privées pour assurer sa sécurité et celle de son outil de
travail,à ses frais évidement.
Nous lançon un appel à la solidarité.
l' Humanité Dimanche du 4 au 9 / 01 / 08 |
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| dimanche 06 janvier 2008, a 18:29 |
| Tractation autour d'une " ouverture à l'envers " |
de Céline Carez
APRÈS la droite qui va chercher la gauche, voici la
gauche qui n'exclut pas d'aller chercher la droite. Dans un contexte
local tendu qui fait de Montgeron l'une des villes les plus disputées
de l'Essonne, le maire PS Gérald Hérault pourrait s'allier avec son
meilleur ennemi, le conseiller municipal UMP Didier Banquy, ancien
directeur adjoint de cabinet de Sarkozy au ministère des Finances.
« Nous sommes en discussion. On a appris à s'apprécier,
avoue le maire socialiste. Mais rien n'est encore fait. Même si on en a
parlé et que l'on a dit : pourquoi pas ? » De quoi faire rugir le
candidat officiel de l'UMP, le conseiller général François Durovray,
qui veut ravir la ville et qui a écarté Didier Banquy de la course en
lui raflant l'investiture du parti sarkozyste. Cette drôle d'alliance,
François Durovray n'y croit pas : « C'est de l'intox ! » « De toute
façon, au moins les choses seraient claires. Si Hérault est au pouvoir
depuis douze ans, c'est que Didier Banquy n'a pas vraiment été un
opposant. »
Gérald Hérault, lui, avoue avoir « appris à se serrer
les coudes avec Didier Banquy comme quand Nicolas Dupont-Aignan (NDLR :
le maire de Yerres dont François Durovray est le principal bras droit)
nous a mis des bâtons dans les roues pour faire avancer le marché de
Montgeron ». Quant à l'intéressé, Didier Banquy, il dément formellement
cette union. Mais glisse qu'il « n'a pas encore arrêté sa position » et
qu'il « n'exclut aucune solution ». Une « véritable bombe », résume un
militant UMP.
Le patron de l'UMP 91 - et député-maire de Draveil -,
Georges Tron, reconnaît qu'il a « entendu parler de cette rumeur et
elle ne me paraît pas infondée ». « Il est arrivé que Banquy donne une
procuration au socialiste pour voter au conseil de la communauté
d'agglo », témoigne Georges Tron, qui reconnaît que Gérald Hérault est
un « excellent candidat » tout en assurant son soutien à François
Durovray. Avec en filigrane une lutte d'influence au sein de
l'agglomération, dans laquelle les maires de Montgeron et de Draveil
ont appris à s'entendre...
« Il semblerait que Sarkozy ait donné son accord »
Résumé d'un militant UMP : « Il semblerait que Sarkozy
ait donné son accord pour cette ouverture. Le président aurait des
comptes à régler avec Nicolas Dupont-Aignan. » François Durovray
serait-il le moyen de l'atteindre ? Son « lieutenant » - trésorier de
Debout la République, le parti de NDA - pourrait devenir l'homme fort
du département en décrochant la mairie de Montgeron, son canton et,
dans le futur, pourquoi pas le conseil général.
Alors, union ou pas union ? Suspense jusqu'à la
mi-janvier. Au-delà des tractations, ce militant UMP estime que
« Sarkozy ne verrait pas d'un bon oeil que l'Essonne, l'un des dix plus
puissants départements, tombe dans le giron de Debout la République ».
http://www.leparisien.fr/home/info/...
De : Céline Carez
dimanche 6 janvier 2008 |
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| dimanche 06 janvier 2008, a 17:52 |
| RETRAITE : Les pensions de reversions mise en cause . |
Janine et André Génot.Vauvert ( Gard )
En 2004 Fillon avait déjà posé des jalons pour de
nouvelles dispositions concernant les pensions de reversions.Les
protestations des organisations de retraités et de personnes âgées
l'avaient fait reculé,mais le gouvernement n'a visiblement pas
abandonné son idée initiale.Une commission sénatoriale vient récemment
de publier un rapport qui va au-devant des attentes du premier ministre
et de l'UMP.On y lit notamment que ( les femmes du XXIe siècle
travaillant,le droit à la reversions n'a plus lieu d'être,pour les plus
démunies une aide sera créé).Certes,et c'est heureux,le taux d'activité
des femmes s'est accru ( encore qu'elles soient plus touchées par le
chômage ) mais elles percoivent des pensions en moyenne trés
inférieures à celles des hommes à cause,entre autre,de rémunération
moindres à carrières comparables.Aujourd'hui,92% des bénéfices des
pensions de reversions sont des femmes,500 000 personnes âgées ne
peuvent compter que sur cette seule pension.Déjà il se confirme une
dégradation du montant des pansions de reversions liquidées selon les
règles applicables depuis le 1er juillet 2006.La pension de reversions
doit apporter des ressources permettant au survivant de vivre dans des
conditions comparable à celles de la vie en couple,et permettre de
faire face à l'évolution du coût de la vie,à l'augmentation des
dépenses de santé,aux charges de l'accompagnement à domicile et de
l'accueil en institution sanitaire et sociale .
l' Humanité Dimanche du 4 au 9 /01 / 08
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| dimanche 06 janvier 2008, a 12:25 |
| Centres de rétention la tv est passez circulez . |

Merci de relayer d'envoyer ce message à vos amis :
les retenus sont bien traités, circulez (http://www.bakchich.info/article227...)
un petit tour sur cet article, sur ce site, ce reporter
est au CRA Vincennes depuis le début , enregistrement des flics : TVB,
pas de violences ni certificats médicaux ? DOMMAGE IL LES A VU !
ce matin au CRA Vincennes , un malien au tel. " le
cirque d'hier avec les médias gros mensonge", et arnaques ! ils ont
flimé ce qui était propre et refait, nous n'avons pas pu les aborder
ces journalistes, le commandan,t les guidait.
la manipulation de l'opération "main ^propre" ,
surréaliste cette journée porte ouverte au CRA de vincennes aux médias
, du grang guignol !
allez à l'intérieur, recueillez les tépognages, du CRA , visitez les pluot que de vous ballader bien groupé en rang cet a.midi !
solange
tel CRA Vincennes 01 45 18 02 50
vous leur demandez leur nom, si il désire une visite ou
1 autre retenu, en arrivant à la guérite, donnez le nom et prenez c.
identité.
CE QUI SE PASSE DANS LES CENTRES DE RETENTION EST INADMISSIBLE
FERMETURE IMMEDIATE DES CAMPS DU MINISTERE DE LA HONTE NATIONALE
De : sans papiers en lutte
samedi 5 janvier 2008 site BELLACIAO
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| dimanche 06 janvier 2008, a 08:43 |
| Honneur,Famille,Patrie ! |


de Michel MENGNEAU
A l'heure ou le slogan « Honneur, Famille, Patrie » est
remis au goût du jour. Au moment où le nauséabond « l'Avenir de
l'intelligence » de Charles Maurras pourrait redevenir un bouquin à la
mode, je me suis plongé, pour calmer mes colères, dans la lecture de
quelques ouvrages publiés jadis par les éditions « LES HUMBLES ».
Dans l'une des publications de 1934, intitulé « LA
GUERRE » et sous-titré par dérision : Prolétaires de tous les pays
égorgez-vous !, j'ai retrouvé un extrait de texte résumant la déviance
nationaliste et xénophobe qui monte dans notre pays. Quelques lignes
qui pourraient aussi être lues dans les écoles.
Certes, Charles Wagner, l'auteur de ce paragraphe tiré
de son œuvre « La Justice » ne fait pas partie du monde dans lequel je
vais chercher mes références. En effet, ce monsieur tourné vers la
religion fut avant tout pasteur protestant. Toutefois, malgré cela, au
coté de Ferdinand Buisson, sa perception très laïque de l'enseignement
en fit un ardent défenseur de la pensée libre.
D'ailleurs, les quelques lignes qui suivent ne manqueront pas de gêner certains !
"La patrie et le patriotisme qui en est le vivant écho,
répercuté jusqu'au plus profond de nos entrailles, impliquent-ils
l'exclusion de tout ce qui n'est pas eux ? La patrie est-elle une
entreprise envers et contre tout ce qui lui est intérieur ? Est-il
indispensable, naturel même, que le patriotisme se double de la haine
de l'étranger ? Je le nie formellement.
Le patriotisme n'implique pas plus la haine de
l'étranger que l'amour de la famille n'entraine la haine de la famille
d'autrui. Au contraire, de même que je respecte le souvenir de mon père
dans les cheveux blancs d'un étranger, et je comprends tous les cœurs
paternels à travers la tendresse que je porte à mes enfants, de même je
respecte ma patrie dans la patrie des autres. Partout où manque ce
respect, il faut ce méfier de la qualité du patriotisme, C'est un
sentiment égaré, faux, que ce patriotisme outré, qui veut être aveugle
pour tout ce qui n'est pas de son pays et ne réserve à l'étranger que
le mépris ou le fanatisme. Le chauvinisme est la caricature du
patriotisme, sa bruyante et douloureuse contrefaçon." C. Wagner.
A méditer…
De : Michel Mengneau
vendredi 4 janvier 2008 cite BELLACIAO
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| dimanche 06 janvier 2008, a 08:25 |
| LA CGT GAGNE POUR TOUS A DRANCY ; |


"Les syndicats, tout comme les partis politiques, sont
des rouages indispensables au bon fonctionnement de la démocratie" Jean
Christophe Lagarde (Projet de loi 9 octobre 2007)
Pourtant le Maire de Drancy a traîné devant les tribunaux le syndicat CGT de la Mairie sur leurs moyens de fonctionnement.
Les faits : la décision initiale du Maire était, de
réduire d'un tiers les heures de fonctionnement du syndicat, de
comptabiliser comme du temps utilisé par la CGT les temps de congés des
agents et d'entraver la liberté du syndicat sur le choix de ses heures
d'activité.
Le Maire de Drancy a vu rejeté son attaque sur la
décision du Juge des Référés qui avait déjà donné raison à la CGT : sur
deux points, l'urgence de rétablir les moyens syndicaux et l'illégalité
concernant le blocage des droits.
Le conseil d'état, la plus haute juridiction
administrative, a statué et confirmé la suspension de la décision de la
Ville de Drancy.
Après les subventions municipales, le téléphone coupé,
l'agent d'accueil retiré, la municipalité a tenté de réduire à néant la
vie de la Bourse du travail, seul rempart de défense pour les salariés
de Drancy.
Cette victoire est l'affaire de tous les Drancéens...
Nous regrettons que les impôts des Drancéens servent à
payer les factures des avocats (6000 € + 2000 €) pour attaquer les lois
sociales votées à l'assemblée nationale.
Nous pensons qu'une Mairie a d'autre chose à faire pour
les administrés qu'à attaquer le syndicalisme. Mais elle se doit de
répondre aux attentes citoyenne !
CE N° 304384 Commune de Drancy / CGT Drancy 28 décembre 2007
De : CGT DRANCY
vendredi 4 janvier 2008 CITE bellaciao
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| samedi 05 janvier 2008, a 21:21 |
| Nationalisons les pertes,privatisons les bénéfices... |

On se souvient que la banque britannique NOTHERN
ROCK fait partie des victimes de la crise des prêts à risques
américains, les fameux subprimes.
La leçon mériterait une remise en cause profonde des marchés financiers pilotés par la seule “logique” des marchés.
Comment réguler les marchés quand personne ne sait où
sont passés les fruits pourris et que tout le monde ment en faisant
croire à son voisin que le mal n'est pas chez lui ? Ainsi vont les
grands spécialistes de la finances….
En attendant le ministre britannique a son idée, un
comble pour un ardent partisan du libéralisme. Il faut envisager une
nationalisation de la banque en faillite !
Le futur de la banque britannique Northern Rock - y
compris une possible nationalisation - doit être décidé dans les six
semaines à venir, a déclaré M. Alistair Darling, ministre des finances,
dans un entretien avec le Financial Times aujourd'hui.
Si les signes de récession aux USA se confirment, l'année 2008 va être une année charnière.
A+ GB23100
De : GB26100
samedi 5 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 05 janvier 2008, a 18:29 |
| Une bonne nouvelle pour 2008 . |
La gauche sera unie derrière Daniel Fontaine, Maire et Conseiller Général communiste à Aubagne pour mars 2008

Le candidat PS dans le canton d'Aubagne-ouest,
Gérard Rampal (adjoint au maire d'Aubagne), a annoncé aujourd'hui qu'il
se désistait au profit de Daniel Fontaine, jusque-là candidat du Parti
Communiste Français, et désormais celui de la Gauche sur le canton
d'Aubagne Ouest. Une stratégie qui conforte celle des municipales de
mars prochain à Aubagne, pour lesquelles la gauche s'est également unie
autour du maire et conseiller général PCF sortant, face à l'UMP et au
Modem.
Une bonne nouvelle, car la droite lors des législatives a recueillit
46,37% pour l'UMP, 7,24% pour le MoDem et 7,10% pour le FN. Le Parti
Communiste a recueillit 15,25% (la candidate app-PS 12,18%). Même
processus sur le canton de Martigues Est ou le PS soutiendra Gaby
Charroux pour le Parti Communiste (député suppléant de Michel Vaxès et
président de la CAOEB). Encore un petit effort en Seine Saint Denis, dans le Val de Marne, à Gardanne, à Denain, à Vaux en Velin etc.
Nicolas Maury
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| samedi 05 janvier 2008, a 18:16 |
| Le chagrin et la victoire des salariés d'IBM . |
Souffrance
au travail . Coup sur coup, l'intersyndicale a appris la réintégration
prochaine du Dr Garoyan, et le décès brutal d'un informaticien
« transférable » à ATT.
La Gaude (Alpes-Maritimes),
correspondant régional.
La joie de la victoire, l'espoir dans la lutte mais aussi le
chagrin, tous ces sentiments se mêlaient hier après-midi dans les têtes
des salariés d'IBM, à La Gaude, lorsqu'ils ont appris le décès de l'un
de leurs collègues du site de Clermont-Ferrand, tout juste âgé de
cinquante ans, qui faisait partie de la charrette des informaticiens
« vendus comme du bétail » à ATT (l'Humanité du 10 octobre 2007). Au
même moment ils se réjouissaient du retour annoncé de leur médecin du
travail, le Dr Georges Garoyan ,dont le remplacement avait été
autorisé, en novembre dernier par l'inspection du travail tandis que
leur intersyndicale envisageait de se concerter pour relancer, dès
lundi prochain, l'action, y compris gréviste, pour justement se battre
contre ce transfert de logiciels et d'ingénieurs au géant américain des
télécoms. Comme le résume le délégué CGT Serge Kerloc'h, lui-même
placé, avec un délégué CGC, sur la liste des transférables à ATT, « je
fais partie de ces nouveaux insomniaques dont parlait le Dr Garoyan
dans son enquête de juillet dernier qui a marqué le début de ses ennuis
avec la direction de l'entreprise.
Quand je me réveille la nuit mon coeur bat à 120… Ceux qui sont
désignés pour ce transfert douteux vers ATT subissent une véritable
torture mentale… Le médecin du travail aura de quoi prolonger son
enquête sur le stress lorsqu'il reprendra ses permanences… ! ». Ce qui
ne devrait pas tarder. Le ministère, par le biais de son représentant
dans les Alpes-Maritimes,le directeur départemental du travail,vient en
effet d'annuler l'autorisation de remplacer le Dr Garoyan sur le site
IBM de la Gaude . Ce pour « vice de forme ». Explication : fin décembre
dernier, après qu'une délégation de l'intersyndicale a été reçue par le
préfet à propos des transferts vers ATT, un inspecteur du travail s'est
invité par surprise comme la loi l'y autorise, à une réunion du comité
d'hygiène et de sécurité d'IBM afin, entre autres, de prendre
connaissance de la « convention de service », autrement dit du
règlement intérieur de l'entreprise que le médecin du travail aurait
insuffisamment respecté. Selon un syndicaliste participant à cette
réunion, le représentant de la direction a répondu au fonctionnaire :
« Il y a nécessité de clarifier (ce règlement) » ! Qu'il était d'ail-
leurs bien incapable de détailler ! Pour la CGT - et la direction du
travail a sans doute fait le même raisonnement - les conclusions du
médecin inspecteur régional, le Dr Marie- Hélène Cervantès, sur
lesquelles l'administration s'était appuyée pour autoriser le
remplacement du Dr Garoyan, semblent donc bâties sur du sable. Ou
plutôt, comme l'avait dénoncé l'intersyndicale, elles reprenaient
globalement celles de la direction d'IBM, la CGT les qualifiant à
l'époque de « fantaisistes ».
Une direction qui, après s'être crue débarrassée du Dr Garoyan, n'a
pas perdu de temps pour court-circuiter son éventuel remplaçant.
Récemment recruté, le cabinet privé Stimulus aurait été chargé d'une
étude sur l'impact du stress des salariés sur les résultats économiques
de l'entreprise. La « politique de civilisation » est en marche chez
IBM.
Philippe Jérôme
l' Huma du 04 / 01 / 08
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| samedi 05 janvier 2008, a 17:36 |
| Jacky Hénin maire de Calais ( PCF ) interpelle le préfet du Pas-de-Calais . |
LILLE, 3 jan 2008 (AFP) - Le maire PCF de Calais, Jacky Hénin, a
demandé au préfet du Pas-de-Calais de réquisitionner dès jeudi soir un
local pour accueillir les migrants qui dorment dehors malgré des
températures négatives, comme il l'avait fait en décembre sans obtenir
de réponse. "Alors
que des grands froids et des pluies verglaçantes s'abattent sur le
littoral, je vous demande instamment, Monsieur le Préfet, de prendre
les mesures qui s'imposent" pour obtenir l'ouverture de nuit d'un
bâtiment "et ce, pendant toute la durée des mauvaises conditions météorologiques actuelles", écrit-il dans une lettre adressée à la préfecture. Le
maire de Calais avait déjà interpellé le préfet le 19 décembre puis le
Premier ministre François Fillon pour les mêmes raisons sans obtenir de
réponse. Avec l'accord de la mairie, des associations avaient alors pris possession d'un
bâtiment qui appartient au SMBC (Service maritime des ports de Boulogne et Calais) - donc à l'Etat et par
délégation à la région - pendant cinq nuits du 21 au 26 décembre. Le local, dont les portes étaient ouvertes
tous les soirs et fermées le matin, avait accueilli jusqu'à 200 migrants chaque nuit.
"Une
nouvelle fois nous voici donc confrontés au douloureux problème
engendré par le devoir d'assistance humanitaire dont nous sommes
tributaires à l'égard des populations plongées dans la détresse et la
souffrance", a expliqué M. Hénin. "J'ose espérer que cette fois, la raison et la sagesse et la prévention l'emporteront (..) pour
l'ouverture d'un refuge temporaire aux populations migrantes", a-t-il ajouté. Chaque soir depuis plusieurs jours plus de
500 migrants se présentent au repas chaud du soir servi par l'association SALAM. Dans le Dunkerquois, les bénévoles de
SALAM et du MRAP recensent actuellement 120 migrants à Loon-Plage et 80 à Grande-Synthe. P.C.F ARRAS
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| samedi 05 janvier 2008, a 08:25 |
| Traité Européen de Lisbonne : Un cite pour résister . |
Accentuer la pression sur les membres du congrès
(députés et sénateurs): tous à Versaille le 4 février 2008: le site
“Tous à Versailles le 4 février 2008″

Le 4 février 2008, les parlementaires français
réunis en Congrès à Versailles, vont devoir voter pour ou contre la
modification de la Constitution permettant la ratification définitive
du Traité européen de Lisbonne (”mini traité”) impulsé par Nicolas
Sarkozy et Angela Merkel.
C'est le choix qui a été fait par le Gouvernement français, appuyé
par de nombreux parlementaires, pour revenir sur notre vote du 29 mai
2005 sans risque. Comme l'a dit lui-même Nicolas Sarkozy, on sait bien
qu'un nouveau référendum pourrait apporter une nouvelle victoire du
“NON” à l'Europe libérale et capitaliste. Il faut une majorité des 3/5
au Congrès pour que cette ratification soit votée. L'UMP n'a pas, à
elle seule, cette majorité qualifiée.
Le groupe du PS (le groupe le plus important dans l'opposition) peut
donc, avec quelques autres, faire basculer le sens du vote. Or, à ce
jour, le PS a choisi de plier devant Nicolas Sarkozy et a pour
l'instant décrété de voter pour cette ratification lors du Congrès.
Cela est inacceptable et il faut donc nous manifester pour rappeler aux
élus notre vote du 29 mai 2005.
Nicolas Maury
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| vendredi 04 janvier 2008, a 05:11 |
| 5 Janvier 2008 : Nouvelle marche sur le C.R.A de Vincennes . |
On est pas fatigué on remet ça
Samedi 5 janvier 15h00 Départ Porte Dorée/Musée de l'immigration Métro Porte Dorée (Ligne 8 ) CRA DE VINCENNES
Mi-décembre une révolte a commencé au centre de
rétention du Mesnil-Amelot : cahiers de doléances, revendications
écrites sur les vêtements, refus d'entrer dans les chambres, grève de
la faim… Elle s'est étendue au centre de rétention de Vincennes où de
nombreux sans-papiers ont rejoint la grève de la faim et refusé de
rentrer dans leurs chambres. La répression n'a pas tardé. Depuis, les
CRS entrent dans le centre de rétention pour les réprimer.
On compte plusieurs blessés parmi les grévistes. La
police refuse d'appeler le médecin. Des personnes sont mises en
isolement. Mais les grévistes continuent d'exprimer leur détermination
à ne pas céder. Ils manifestent leur révolte contre la politique du
gouvernement Sarkozy, demandent l'arrêt de la politique du chiffre, des
rafles et des expulsions. Ce n'est pas une « amélioration des
conditions de rétention » qu'ils veulent, mais bien la fermeture des
centres eux-mêmes, car ceux-ci ne peuvent pas être humanisés. Il n'y a
pas de centres de rétention, pas d'expulsions qui respectent les droits
fondamentaux.
La violence des centres c'est leur nature ; elle est
l'expression pratique de la politique des gouvernements successifs. En
cette fin d'année, les préfets ont reçu le message d'accélérer les
rafles pour achever la politique du chiffre, atteindre les 25000
expulsions fixées par Hortefeux. Par conséquent, le harcèlement
quotidien acharné contre les sans-papiers s'est encore accentué.
Des arrestations ont lieu partout : lors de démarches
administratives dans les préfectures ou les commissariats, devant des
consulats, les écoles, au travail, aux domiciles, dans la rue et dans
le métro… La solidarité s'organise : rassemblements quotidiens devant
les centres, notamment à Vincennes, marches, aide juridique, opérations
de sensibilisation de l'opinion publique et appels à solidarité…
À Rennes, à Bordeaux, à Paris et un peu partout en
France et en Europe, ces derniers mois ont vu de fortes mobilisations
contre les centres de rétention. La révolte à Mesnil Amelot a gagné
Vincennes, et les grévistes demandent l'extension du mouvement à tous
les centres de rétention.
Donnons de l'ampleur à ce mouvement. Soutenons la révolte des sans papiers.
FERMETURE DE TOUS LES CENTRES DE RETENTION REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS
De : sans papiers
jeudi 3 janvier 2008
cite BELLACIAO
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| vendredi 04 janvier 2008, a 04:55 |
| Cinquante centimes de trop ! |
Santé: La franchise médicale s'applique depuis le 1er janvier faisant monter la grogne chez les malades
« Je suis contre la franchise médicale. Il faut faire quelque chose
pour combler le déficit de la sécurité sociale mais arrêtons de taxer
le consommateur. A cette allure, on va finir comme les pays
anglo-saxons. Il vaudrait mieux lutter contre les abus plutôt que de
nous faire payer toujours plus », déclare Eric Faure hier à la sortie
de la pharmacie.
Depuis le 1er janvier, le gouvernement
a mis en place une franchise médicale. Les assurés doivent acquitter
des franchises de 50 centimes par boîte de médicaments ou acte
paramédical et de 2 euros par transport sanitaire dans une limite de 50
euros par an. Les enfants, femmes enceintes et bénéficiaires de la CMU
en sont exonérés.
Cette nouvelle mesure devrait
permettre à l'assurance maladie d'économiser 850 millions d'euros
chaque année afin de financer le plan Alzheimer, la lutte contre le
cancer et les soins palliatifs. Nicolas Maury
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| jeudi 03 janvier 2008, a 04:48 |
| Social : Le président veut passer en force . |

Mis en ligne : 2 janvier
Les réunions de concertation sociale à la mode Sarkozy se suivent
et se ressemblent. La conférence sur l'agenda social 2008 récemment
convoquée par le chef de l'État n'a pas dérogé à la règle.
Pour l'Élysée, toute concertation est conçue comme un
simple accompagnement de l'application du programme présidentiel. Pour
Sarkozy, l'unique vertu du “ dialogue ” est de faire avancer les
syndicats à son rythme. “ Ce n'est pas simple, a-t-il reconnu, car le
tempo du changement (le sien, bien entendu) n'est pas toujours
compatible avec celui du dialogue social ”. Qu'en termes galants ces
choses-là sont dites…
Le dialogue social ne serait qu'un frein, et en
discutant un peu mieux, il s'agirait de s'entendre pour le desserrer et
permettre à la France d'avancer. Son discours a ainsi proposé de
mettre en harmonie sur tous les sujets son calendrier et celui des “
partenaires sociaux ”. Pour le patronat, pas de problèmes, les deux
programmes se confondent. Pour les syndicats, c'est une autre paire de
manches.
Pour lever les obstacles, Sarkozy propose deux
méthodes au choix : la négociation sociale, si elle permet d'aboutir à
ce qu'il a déjà décidé par avance ; sinon, la décision directe du
gouvernement. Autrement dit, deux voies possibles, mais qui doivent
mener au même résultat. Avec Sarkozy, tous les chemins du “ dialogue
social ” doivent mener au palais. Exemple de cette caricature de
dialogue proposée par le président, la réforme du “ service public de
l'emploi ”. Sur ce thème, alors que la grève des agents de l'ANPE et de
l'UNEDIC contre les conditions de cette fusion a révélé une opposition
syndicale et des personnels massive, le président estime que rien ne
doit être modifié du calendrier de la fusion, qui devrait selon lui
venir très rapidement au Parlement.
Autre exemple tout aussi scandaleux, la question du
temps de travail. Là, sous prétexte de faire pleinement “ confiance aux
salariés et aux partenaires sociaux pour qu'ils aient plus de choix en
la matière ”, le président propose tout simplement de rendre caducs et
la loi et les accords de branche pour que toutes les négociations aient
lieu au seul niveau de l'entreprise. Sans protection législative ou
collective, on sait ce que cela donne : le chantage à l'emploi de
Continental, à Sarreguemines, où les salariés ont été invités à voter
avec un pistolet sur la tempe “ ou les 40 heures, ou la délocalisation
”.
En vérité, tout dans la méthode Sarkozy est à
l'avenant. Les thèmes comme les rythmes ne sont qu'une déclinaison du
programme déjà proposé dans son discours social du 18 septembre
dernier. Rien n'a bougé. Le président tente de relancer un processus
qui s'est sérieusement grippé au cours de l'automne, provoquant des
mécontentements grandissants.
L'arnaque en matière de pouvoir d'achat est apparue de
plus en plus clairement. Et, quoi qu'en dise l'Elysée, les syndicats
sont très loin d'avoir embrayé, comme espéré par le nouveau pouvoir. La
réforme des régimes spéciaux, qui devait être bouclée illico presto,
est toujours sur le tapis et cinq fédérations syndicales de cheminots
ont annoncé le principe d'une nouvelle manifestation nationale courant
janvier. Les négociations avec les fonctionnaires sont dans l'impasse
et une nouvelle grève est annoncée pour le 24 janvier. Le patronat ne
parvient toujours pas à imposer ses vues sur le contrat de travail et
aucun accord n'est en vue sur des bases conformes à ses objectifs
d'ici à la mi-janvier.
En clair, la méthode Sarkozy apparaît de plus en plus
pour ce qu'elle est : un passage en force destiné à plumer les
salariés et non à leur permettre de gagner plus. L'Élysée veut
accélérer de nouveau le pas, car le président ne l'oublie pas : le
temps joue contre lui, car le dialogue social n'est pas vraiment
compatible avec le tempo qu'il entend imposer . |
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| mercredi 02 janvier 2008, a 04:45 |
| Marche sur le CRA de Vincennes jeudi 3 janvier 2008 . |

MARCHE SUR LE CRA DE VINCENNES
Les sans-papiers font une marche sur le centre de
rétention de Vincennes pour la libération de tous les sans-papiers et
exigent la fermeture des centres de rétention.
Jeudi 3 Janvier 2008 Départ 16h00 à Porte Dorée / Musée de l'Immigration
9ème Collectif des Sans-Papiers
9eme_collectif@no-log.org
http://9emecollectif.net/
De : 9 éme collectif
mardi 1er janvier 2008
cite BELLACIAO
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| mardi 01 janvier 2008, a 06:56 |
| BONNE ANNEE |
BONNE ANNEE A TOUS
BON COURAGE POUR LES LUTTES A VENIR
DOMIK 27
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