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rassembler la gauche
jeudi 31 janvier 2008, a 22:53
Meeting de portée nationale à Aubagne .

Collectif Départemental pour un Référendum sur le nouveau Traité Européen :

Au centre de Gongrès AGORA
AUBAGNE

Dimanche 3 février à 17h


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Question de démocratie

L'Europe nous intéresse. Nous voulons savoir. Nous voulons décider. Le 4 février les parlementaires ne doivent pas ratifier ce texte. La question doit être posée dans un nouveau référendum.

Les chefs d'Etat et de gouvernement européens ont signé jeudi 13 décembre dans le dos des citoyennes et des citoyens, à Lisbonne, un traité qu'ils appellent “simplifié” pour tromper le monde, mais qui n'est qu'un clone du projet de traité constitutionnel européen rejeté par la France et les Pays Bas en 2005.

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, l'a dit lui-même, la seule différence notable réside dans le fait que “cela ne s'appelle pas Constitution européenne” , mais le contenu est identique en tout point. Avant lui, Valéry Giscard d'Estaing, l'a admis sans état d'âme : “ les outils sont exactement les mêmes”. On peut même constater une circonstance aggravante : la charte des droits fondamentaux n'est plus incluse dans le texte. Ce coup de force est inadmissible. Et la volonté du Président de la République de le faire entériner par le Parlement est un déni de démocratie.

Ce que le peuple a décidé ne peut être confirmé ou contredit que par le peuple lui-même.

Rappelons-nous que dans la précédente législature, avant que le peuple ne se prononce par référendum à 55% contre le Traité, le Parlement avait voté à plus de 80% son adoption.

On ne nous fera pas croire que les Françaises et les Français auraient voté pour qu'on leur resserve le traité et qu'on les prive du droit de s'exprimer par référendum. Plus d'un français sur deux aujourd'hui exige qu'un référendum soit organisé, selon les enquêtes d'opinion. Des Partis, des forces et des personnalités très diverses ont engagé ensemble une campagne pour le référendum. Ils sont partisans du “non” ou partisans du “oui” mais les un-es et les autres respectueux de la souveraineté populaire.

Cette campagne peut imposer le recours au référendum. Menons-la ensemble. En faisant signer la pétition, en interpellant les parlementaires. Le Parlement doit être réuni le 4 février pour se prononcer sur une réforme de la Constitution nécessaire à la “ratification” du Traité de Lisbonne. Mais si 2/5 des parlementaires s'y opposent, le Président de la République sera alors contraint de procéder à un référendum. Déjà, toute la gauche, tous les parlementaires de gauche, doivent se mobiliser pour cela. Le refendum doit être l'exigence de tous les démocrates.

Il s'agit, ni plus ni moins, de faire respecter le suffrage universel !

Toutes les composantes nationales ont décidé d'envoyer des orateurs à AUBAGNE.

Avec la participation de :
- Sylvie ANDRIEUX : DÉPUTÉE SOCIALISTE
- Francine BAVAY : ALTER EKOLO
- Brigitte BAYLE : U.F.A.L
- Jean-Jacques BOILAROUSSIE : Les ALTERNATIFS
- Éric COQUEREL : M.A.R.S
- Annick COUPÉ : SOLIDAIRES
- Claude DEBONS : Syndicaliste
- François DELAPIERRE : P.R.S
- Gérard FILOCHE : Démocratie et socialisme
- Daniel FONTAINE : Maire d'AUBAGNE
- Roger MARTELLI : Fondation COPERNIC
- Yves SALESSE : Collectifs Unitaires Antilibéraux
- Friedrick SCHMALZBAUER : DIE LINKE
- Aurélie TROUVÉ : ATTAC
- Roselyne VACHETTA : L.C.R
- Francis WURTZ : P.C.F

jeudi 31 janvier 2008, a 22:35
L'Europe face au défi du capitalisme financier .

Finance . Comme ses homologues réunis hier à Londres, Sarkozy réclame de la transparence et pourfend la spéculation. Mais sa politique et le traité européen vont dans le sens contraire.

Comment stabiliser, sécuriser la situation financière de l'Europe alors que les secousses de la crise dite des subprimes se font de plus en plus durement sentir, que les spectres de la récession, voire du krach hantent le Vieux Continent ? Les chefs d'État et de gouvernement français, britannique, allemand et italien, réunis à Londres, planchaient, hier soir, sur ce sujet d'une actualité chaque jour plus brûlante. Dans chacun des quatre pays, en effet, l'heure des comptes a commencé à sonner : engagés aux États-Unis sur les fameux prêts immobiliers, plusieurs établissements financiers allemands ont déjà présenté de lourdes pertes ; une grande banque britannique, la Northern Rock, a frôlé la faillite, n'évitant le naufrage que grâce à l'injection de 25 millions de livres d'argent public ; et en France, la Société générale, en plus de l'ardoise phénoménale des frasques d'un trader, avoue avoir brûlé deux milliards d'euros dans les subprimes. Une tempête financière qui ne devrait pas rester sans conséquences pour les économies. À Berlin comme à Paris, les prévisions de croissance pour 2008 sont déjà revues à la baisse. Dans ces conditions, on pouvait parier que, lors de leur dîner londonien, les dirigeants européens ne lésineraient pas sur les discours pour afficher une volonté de remettre de la « stabilité » dans le système financier. Chacun y allant de sa propre tonalité, favorable à davantage de réglementation du côté de Nicolas Sarkozy et du président italien, Prodi, plus libérale pour la chancelière allemande, Merkel, et le chef du gouvernement britannique, Gordon Brown. Mais sans que, au final, cela fasse beaucoup de différence quant à la portée des mesures envisagées.

Transparence est le leitmotiv de chacun. « Il est temps maintenant de mettre de la transparence, de nouvelles règles prudentielles dans les systèmes financiers mondial et national, et de préférer prêter de l'argent à celui qui entreprend et crée de la richesse, plutôt qu'à celui qui veut acheter pour dépecer et spéculer », déclarait Nicolas Sarkozy le week-end dernier, à New Delhi. Parmi les idées avancées : un renforcement du rôle des organismes européens existants, censés « superviser » les marchés, un encadrement des agences de notation (chargées d'évaluer les établissements financiers en fonction des risques, et qui avaient par exemple attribué leur meilleure note à la Société générale…). Gordon Brown envisage un « système d'alerte » pour prévenir les crises, Angela Merkel évoque des codes de conduite à appliquer aux fonds hyperspéculatifs (hedge funds)… Aucune décision n'était toutefois à attendre de la réunion de Londres, toute mesure en la matière devant être prise par les 27 pays membres de l'UE, comme l'a rappelé, hier, la présidence slovène de l'Union.

Assurer la meilleure rentabilité des capitaux

Ce thème de la transparence des marchés financiers n'est pas nouveau. Il revient dans la bouche des dirigeants européens à chaque crise. Leur inefficacité manifeste en la matière ne doit rien, ou guère, à leur différence d'approche, plus ou moins libérale. Les dérives dont chacun s'offusque aujourd'hui prennent en effet leur source avant tout dans une politique européenne qui vise expressément le développement des marchés financiers, de « la finance pour la finance ». Et qui se traduit dans la mission dévolue à la Banque centrale européenne (BCE) : « l'objectif principal » déclaré de celle-ci étant « la stabilité des prix », c'est-à-dire, en vérité, d'assurer la meilleure rentabilité des capitaux, au détriment des salaires et des investissements. Et cette politique, cette mission, comme « l'interdiction » de « toutes restrictions aux mouvements de capitaux », sont inscrites noir sur blanc dans le projet de mini-traité européen, dont Nicolas Sarkozy a décidé d'imposer la ratification sans référendum.

Tout cela n'empêche certes pas le chef de l'État de multiplier les attaques verbales contre un capitalisme financier débridé. « Nous voulons de la régulation. Nous voulons un capitalisme pour les entrepreneurs et non pas pour les spéculateurs. » On ne « peut accepter l'explosion de la spéculation ». « Jouer le jeu, pour les banques, c'est ne pas prêter davantage, ou plus facilement, aux spéculateurs qu'aux entreprises et aux ménages. » Etc. Mais aucune mesure concrète n'est venue traduire ce discours moralisateur, répété pendant la campagne électorale et depuis son entrée à l'Élysée. Et réclamer, aujourd'hui, la démission du PDG de la Société générale ne lui donne pas plus de crédit. Les faits sont accusateurs : qu'il s'agisse du « paquet fiscal », de la privatisation de Gaz de France, ou, entre autres, de la « dépénalisation » du droit des affaires, toute la politique mise en oeuvre depuis six mois a consisté à servir, sans contrepartie, des « investisseurs » financiers plus enclins à spéculer qu'à développer l'économie et l'emploi.

Yves Housson

l' Huma du 30 / 01 / 08

jeudi 31 janvier 2008, a 22:07
Alerte rouge dans les rayons des hypermarchés .

Commerce . Pour la première fois dans la grande distribution, plusieurs syndicats font front commun pour les salaires et appellent à une grève nationale, vendredi.

Qualificatif « historique ». Jamais, jusqu'à ce 1er février, les syndicats du commerce n'étaient parvenus à s'entendre pour construire main dans la main une action commune dans le secteur. C'est désormais chose faite. Hier, après trois ans de travail de rapprochement souterrain, les trois syndicats majoritaires de la grande distribution - CGT, CFDT et FO - ont appelé les 635 000 salariés à une journée nationale de grève contre la précarité dans toutes les enseignes, des mastodontes comme Carrefour ou Auchan, aux petites structures telles Picard ou Match. « On se chamaillait entre syndicats quand on était petits, maintenant on a grandi et c'est ensemble qu'on va cogner », explique un brin ironique Michel Enguelz, secrétaire fédéral FGTA-FO. La stratégie d'attaque ? « Frapper le porte-monnaie des distributeurs en bloquant les magasins », ajoute Dejan Terglav, également responsable FO.

Commerce et précarité
Au menu des revendications, forcément, la liste se fait longue. Commerce et précarité est presque devenu un pléonasme tant le secteur cumule les souffrances du travail. Un écrasement des salaires au niveau SMIC, près de 40 % de temps partiel imposé, un temps de travail annualisé, qui réduit la possibilité de réaliser des heures supplémentaires majorées, des horaires éclatés jusqu'à tard le soir et le week-end, des postes parmi les plus exposés aux troubles musculo-squelettiques, un sous-effectif chronique, des exigences de rentabilité qui, liées à la faible présence syndicale, poussent les directions à utiliser des moyens de pression plus ou moins légaux… Bref, « des raisons pour se mettre en grève, il y en a des milliers, confie Claudette Montoya, déléguée centrale CGT Carrefour. Mais trop, c'est trop, les gens sont à bout. La misère, ils la vivent au quotidien maintenant et pas juste sur des coups durs ».

De l'avis de tous, le mouvement s'annonce fort. « Même nous, on est surpris par l'ampleur que ça prend, par la masse de personnes qui osent dire droit dans les yeux à leurs chefs qu'ils vont faire grève vendredi, raconte Aline Levron, secrétaire nationale CFDT. Cette action, ce n'est pas trois syndicalistes nationaux qui se font plaisir, elle est vraiment poussée par l'exaspération des salariés. »

les infraction au code du travail
À toute grève sa goutte d'eau. La veille, le jeudi 31 janvier, est fixé le troisième round des négociations salariales avec la Fédération patronale du commerce et de la distribution (FCD), qui s'annonce houleux. Lors de la dernière rencontre, début décembre, la FCD a proposé d'inclure le forfait pause (59 euros au minimum) dans le calcul du taux horaire et non plus de l'additionner. « C'est une infraction à l'article D. 141-3 du Code du travail, affirme Michèle Chay, responsable nationale CGT commerce. Concrètement, ça veut dire que les trois premiers niveaux de la grille salariale, soit 70 % des salariés du commerce, passeraient en dessous du SMIC. C'est insultant et inacceptable. »

Christelle Chabaud

l' Huma du 30 / 01 / 08

jeudi 31 janvier 2008, a 21:42
Laurent Jamet Président de l'OPH de Bagnolet : Sur les ASCENSEURS .

Accueil

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Blog : mode d'emploi..

jeudi 31 janvier 2008, a 21:02
Finie,la lune de miel entre Sarkozy et les Français .


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Finie, la lune de miel entre Sarkozy et les Français Rédaction en ligne

jeudi 31 janvier 2008, 17:41

La cote du président français est en chute libre dans les sondages. La droite au pouvoir attend désormais avec appréhension les prochaines élections municipales. Selon un sondage à paraître samedi, le président français ne recueille plus la confiance que de 41 % des Français, soit une baisse de huit points, son taux le plus bas depuis sa large élection en mai 2007.

Ce sondage confirme toutes les enquêtes d'opinion menées ces dernières semaines : depuis la mi-janvier, les mécontents sont désormais devenus majoritaires.

« On est bel est bien passé d'un état de grâce à l'état d'alerte », écrivait le quotidien populaire Le Parisien. « Le temps des déçus du 'sarkozysme' a commencé ».

Principale cause de ce désamour : la déception des Français sur la question du pouvoir d'achat, dont le candidat Nicolas Sarkozy avait fait un thème majeur de sa campagne.

Les Français se montrent de plus en plus inquiets des hausses de loyers, de l'essence, des produits alimentaires et pessimistes sur leur avenir.

Or Sarkozy, qui avait promis d'améliorer le pouvoir d'achat des Français a avoué son impuissance, le 8 janvier, en affirmant abruptement qu'il ne pouvait pas « vider des caisses déjà vides ».

Les Français ont « le sentiment d'avoir été dupés » et Sarkozy « prend de plein fouet cette frustration », résume Brice Teinturier, de l'institut Sofres.

La chute de Sarkozy se produit dans les catégories les plus sensibles à la question du pouvoir d'achat : les ouvriers et employés et les 50-64 ans, « qui ont eu une grosse déception sur le montant des pensions », selon Frédéric Dabi, de l'Ifop. « Nicolas Sarkozy se voulait le président du pouvoir d'achat et aujourd'hui, à part le sien, rien n'a augmenté pour les Français en termes de revenus », a lancé le patron des socialistes, François Hollande, faisant référence à l'augmentation de 170 % du salaire du président l'an dernier.

Carla Bruni mine Sarkozy Selon les analystes, l'exposition de la vie privée du président, dont les vacances en Egypte aux côtés de sa nouvelle compagne, l'ex-mannequin Carla Bruni, ont fait couler beaucoup d'encre, a été un facteur aggravant de sa baisse de popularité.

La visite très controversée en décembre du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en France a aussi terni l'image de Sarkozy et sa volonté d'apparaître comme un champion des droits de l'homme.

A droite, la baisse de Nicolas Sarkozy dans les sondages inquiète de plus en plus, à quelques semaines des élections municipales de mars.

« Les Français sont impatients, ils veulent des résultats », a reconnu jeudi à l'Assemblée un député du parti au pouvoir UMP, Frédéric Lefebvre.

Nombre de candidats de l'UMP ont décidé de ne pas mettre en avant leur appartenance partisane, comme l'ex-Premier ministre Alain Juppé à Bordeaux.

Le chef de l'Etat, qui avait dans un premier temps promis de s'engager dans la campagne pour les municipales, est ensuite revenu sur sa position en affirmant qu'il ne voulait plus s'en mêler.

Mais selon le politologue Jean-Luc Parodi, ces élections locales se nationalisent et se politisent de plus en plus.

« La gauche mobilise sur la critique à l'égard de Nicolas Sarkozy, les choses ne se présentent plus aussi bien pour le pouvoir en place », juge-t-il.

Sarkozy a choisi d'afficher sa sérénité. Son entourage soutient que Sarkozy traverse un « trou d'air » parce que ses réformes de fond visant à relancer la croissance n'ont pas encore produits leurs effets.

Nicolas Sarkozy « est là pour faire des réformes, pas pour être populaire par principe », a lancé le porte-parole de l'Elysée David Martinon.

De : lesoir belge
jeudi 31 janvier 2008

cite BELLACIAO

jeudi 31 janvier 2008, a 19:29
La lettre d'information du journal L' HUMANITE DIMANCHE .

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LA LETTRE D'INFORMATION de L'Humanité Dimanche

En kiosque, chez votre marchand de journaux

Du 31 janvier au 6 février 2008

 

Ne trahissez pas le peuple !

Notre sondage exclusif Humanité Dimanche-CSA ne laisse planer aucune ambiguïté :

59% des Français veulent un référendum sur le nouveau traité européen.

« Pas d'Europe des peuples sans démocratie », affirme Marie-George Buffet.

Tribunes de député(e)s et de sénateurs qui voterons « non » à Versailles.

 

Entretien avec Bruno Gaccio

« Sarkozy, c'est le mec le moins intéressant du monde », il est l'un

des fondateurs des « Guignols » sur canal Plus. Depuis 2005, il cherche

de nouveaux auteurs corrosifs capables de radiographier la société française.

 

La première révolte des forçats des hypers

Dans l'histoire du commerce, c'est une première : tous les syndicats de toutes

les enseignes appellent à un mouvement de grève. Salaires, conditions de travail,

les thèmes ne manquent pas ! Rencontres avec des salariés d'un supermarché.

 

Contre-expertise du rapport Attali

« Le mal Français, c'est d'abord un problème de répartition des revenus »,

Les réflexions de Liêm Hoang-Ngoc, économiste, co-auteur de la contre-expertise.

 

Droite ou gauche, ça change la ville

Municipales. Les changements de majorité ont toujours un sens qui modifie le visage

des villes et le vie de leurs habitants. Bilan de six villes qui ont basculé en 2001.

 

Les apprentis sorciers du libéralisme

Les déboires de la Société Générale sont révélateurs d'une planète financière

qui ne se maîtrise plus. Décryptage de l'univers impitoyable de la finance.

 

Barack Obama-Hilary Clinton, le dernier combat

Le « super-mardi » du 5 février, 22 États se prononceront. Chez les démocrates

comme chez les républicains, ces primaires prendront un tour irréversible.

 

Logement. Le système juteux des ventes aux enchères

Comment certains font des affaires…sur les larmes et la souffrance.

 

Rencontre avec André Dussolier

À l'affiche de Cortex, thriller sur la maladie d'Alzheimer,

l'acteur campe un flic à la retraite interné dans une clinique spécialisée.

 

Verquigneul, commune (presque) libre

La petite ville du Pas-de-Calais est enfin autonome.

 

Créer son entreprise pour créer son emploi

Une solution face au chômage qui exige une solide préparation.

 

1938. Les martiens attaquent…

Comment Orson Welles a démontré le pouvoir de manipulation des médias.

 

Pour voir la une de l'Humanité Dimanche en PDF, cliquez ici

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jeudi 31 janvier 2008, a 19:18
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .

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LA LETTRE D'INFORMATION DU JOURNAL L'HUMANITÉ

En kiosque, chez votre marchand de journaux

 

À LA UNE… vendredi 1er février 2008

 

Entretien avec Samir Amin

Huit ans après le premier Forum Social mondial, l'intellectuel tiers-mondiste

retrace les grandes évolutions historiques du capitalisme et interroge les alternatives

que dessinent les bouleversements géopolitiques du début du siècle.

 

Logement, mal de la société

Le rapport 2008 de la Fondation Abbé Pierre dresse un constat sévère

de l'action des pouvoirs publics. « Une politique sans ambition ».

Découvrez l'intégralité du rapport sur le site à partir de minuit.

 

Commerce, fermeture syndicale

Pour la première fois, tous les syndicats de toutes les enseignes appellent

à un mouvement de grève pour les salaires, les conditions de travail, la précarité.

 

À NE PAS MANQUER…

 

Les arrière-cuisines des salles de marché

Dans les coulisses de la crise à la Société Générale, un jeune salarié du secteur

nous décrit son quotidien dans l'industrie de la finance. « Un monde à part ».

 

Le voile déchire les dirigeants politiques turcs

Le gouvernement d'Erdogan, soutenu par la droite nationaliste, veut lever

l'interdiction du port du foulard dans les universités suscitant l'inquiétude des laïcs.

 

Mulhouse : la gauche et le droite face au Big Bang

Municipales. Après l'investiture UMP accordée au maire sortant, la gauche

fait le pari des valeurs et de l'honnêteté dans un paysage politique déstructuré.

Douze heures à travers la Seine-Saint-Denis en campagne électorale.

 

La TNT remodèle le paysage

Appelée à remplacer la télévision analogique, la Télévision numérique terrestre

change les usages. Ou en est aujourd'hui son déploiement ? Notre enquête.

                                                                                                                                                                    

Festival de musiques à venir et à aimer

Coup d'envoi de la 17ème édition de Sons d'hiver dans le Val-de-Marne.

Place aux artistes, à des musiciens qui osent dans un univers musical aseptisé.

 

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jeudi 31 janvier 2008, a 19:02
HALLE CARPENTIER : Samedi 2 février 2008 ( pour un référendum )

Rassemblement à l'appel du CNR : Samedi 2 février - 14h30 à la Halle Carpentier, Paris XIII

Mis en ligne : 2 février

Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité s'inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.

Le respect du vote populaire veut que ce nouveau traité soit ratifié par référendum.

www.nousvoulonsunreferendum.eu

C'est une exigence démocratique fondamentale. Seul le peuple peut faire ou défaire ce qu'il a fait ou défait.

C'est une condition pour qu'ait lieu le grand débat public sur l'avenir et les transformations à entreprendre en France et en Europe, solidairement avec les autres peuples européens. Alors que tant de décisions qui concernent notre vie quotidienne et celle du pays dépendent des politiques européennes, comment justifier qu'on refuse au peuple de s'exprimer ?

Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire. S'il persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui engage l'avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l'y contraindre, si 2/5 d'entre eux votent contre la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela, quelle que soit leur position sur le traité.

Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher le déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum !

jeudi 31 janvier 2008, a 07:42
Pas d'Europe contre les peuples ! Toutes et tous à Versailles le 4 février 2008

Appel à un rassemblement citoyen le 4 février dès 12h sur la place du marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue Clémenceau), pour faire pression sur nos élus et leur rappeler le vote du 29 mai 2005

Pas d'Europe contre les peuples ! Toutes et tous à Versailles le 4 février
Le traité de Lisbonne, en avez-vous entendu parler ?

Le Conseil européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre 2007 a adopté un nouveau traité européen. Élaboré en catimini, ce traité nous a été présenté par Nicolas Sarkozy comme « un traité simplifié, limité aux questions institutionnelles ».

Loin d'être simplifié, ce traité comporte plusieurs centaines de pages avec 359 modifications des traités existants, treize protocoles et quelques dizaines de projets de déclarations ayant la même valeur juridique que les traités. Loin de le limiter aux questions institutionnelles, ses rédacteurs en ont fait une copie illisible du Traité constitutionnel européen (TCE) qui a été rejeté par les Français et les Néerlandais en 2005.

mercredi 30 janvier 2008, a 22:33
SOCIALISTES POUR LE NON .


POUR S'OPPOSER A NICOLAS SARKOZY ET A SA POLITIQUE REACTIONNAIRE, IL FAUT VOTER NON A LA RATIFICATION DU TRAITE DE LISBONNE.

C'est le sens d'une tribune libre publiée dans l'Humanité du 29 janvier 2008 par:
Vincent ASSANTE, membre du Conseil National du Parti Socialiste.

Il écrit notamment:

"....comment appeler les électeurs, de gauche en particulier, à se mobiliser au cours de scrutins locaux contre la politique de Nicolas Sarkozy en affirmant que les citoyens ont le droit d'utiliser toutes les occasions pour faire vivre ce que l'on appelle la démocratie, en déclarant avec Ségolène que « les citoyens sont les meilleurs experts des situations qu'ils vivent », que leurs avis doivent être pris en compte au nom de la « démocratie participative », et fouler aux pieds la démocratie dont on prétend se faire les champions en refusant de tenir compte, le 4 février prochain, du « non »au traité institutionnel européen exprimé en 2005 ? D'autant que nul ne prétend que le nouveau traité diffère sur l'essentiel du précédent."

" Comment, après avoir inscrit dans le projet socialiste notre exigence d'un référendum pour tout nouveau traité et entendu notre candidate réaffirmer cette exigence, s'associer au viol de la démocratie que s'apprête à commettre Nicolas Sarkozy en modifiant la Constitution pour que le nouveau traité soit adopté par la voie parlementaire et non par la voie référendaire ?

"......il faut que tous les parlementaires de gauche sans exception s'opposent à Nicolas Sarkozy le 4 février à Versailles....."

voir la totalité de l'article

mercredi 30 janvier 2008, a 22:00
LA REPONSE D'UNE DEPUTEE PS DE PARIS SUR LE TRAITE DE LISBONNE .

J'ai pas pu m'empêcher J'ai répondu -et je pense que je ne vais pas être la seule.

La Louve


“Madame la Députée,

Merci d'avoir pris la peine de répondre à mon courrier.

J'avoue cependant être assez désagréablement surprise par l'énorme dose de renoncement que contient votre discours, et notamment, la partie relative au calcul de la majorité nécessaire à Sarkozy pour faire passer son projet!

Vous oubliez que certains parlementaires de droite vont également voter CONTRE cette mascarade. Si les parlementaires qui se prétendent de gauche font bloc de façon unanime et inflexible, il se peut fort que ce viol de notre souveraineté tourne court.

Et puis, comment peut-on savoir à l'avance qu'un combat va tourner court, qu'il ne sert de rien de se battre jusqu'au bout, sur des sujets aussi fondamentaux?

Par ailleurs et pour ma part, j'ai voté NON le 29 mai 2005 pour refuser d'aller plus loin dans le projet d'Europe libérale que l'on nous proposait. Le projet européen que vous appelez de vos voeux n'est rien d'autre qu'un faux nez du capitalisme, aussi vous comprendrez que votre justification à cette trahison du PS ne me convainque pas.

Je suis sidérée par votre réponse, et la facilité avec laquelle la majorité des parlementaires de votre groupe semble à la fois oublier quelle est l'essence de leur mandat, et d'autre part, quelle doit être la seule attitude convenable pour un élu républicain face à cette question.

Que le PS ait décidé de faire du renoncement face au capitalisme son idéologie officielle le regarde, certes. Que la plupart de ses membres décident qu'on est plus à l'aise pour retourner sa veste les bras ballants que le poing levé, après tout , c'est logique.

Mais ne venez pas nous raconter n'importe quoi et conclure votre message par un appel à “sanctionner Sarkozy dans les urnes”, comme si sa faute à lui pouvait effacer la votre, et comme si nous étions encore assez stupides pour croire qu'en votant pour vous, nous allons faire un barrage efficace entre lui et nous!

Madame, entre cette forfaiture et le nombre de membres du PS qui travaillent aujourd'hui pour Sarkozy sans être exclus de votre parti, sans parler de la mollesse de votre opposition et de l'absence totale de présence de votre parti au côtés des salariés dans les luttes sociales ces dernières années, je crois que la messe est dite, trop c'est trop et pour ma part, vous n'aurez plus jamais ma voix.

D'un point de vue assez pratique en effet, et très matériellement, les inconvénients que je trouve à soutenir, le cas échéant, votre parti en lui accordant ma voix à l'occasion, ne sont plus contrebalancés par des avantages qui me permettraient de penser que j'ai fait le bon choix pour ma vie et pour mon pays.

Tout cela est très triste et assez écœurant, rappelant les heures sombres que la France connut en 1940 quand la plupart des parlementaires votèrent les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, nous assurant toutefois que “c'était pour notre bien”. Fort heureusement pour nous, des communistes et des gaullistes ne pensèrent pas comme ces gens-là, ce qui a permis de mettre un terme à bien des horreurs.

J'ai quitté le PS fin 2006 car je ne pouvais plus supporter de le voir déraper ainsi, je vois que la chute est longue et a de beaux jours devant elle.

Nous n'attendrons pas le 9 mars pour vous dire notre colère et nous serons à vos portes à Versailles le 4 février pour vous rappeler de respecter la voix du peuple.

Salutations”

cite BELLACIAO

mercredi 30 janvier 2008, a 21:40
LA REPONSE D'UNE DEPUTEE PS DE PARIS SUR LE TRAITE DE LISBONNE ;


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de La Louve

Je m'en suis pas encore remise...
Voici ce que je viens de recevoir par e-mail.
Et qui devrait achever de décider les plus indécis-e-s à manifester le 4 février...(c'est moi qui ai souligné certains passages)


"Madame, Monsieur,

Suite à votre courrier, voici les éléments que je suis en mesure de vous apporter concernant le traité européen. Le 4 février prochain, en cohérence avec la décision prise par le groupe socialiste à l'Assemblée, je me rendrai à Versailles pour participer au Congrès, dans le but d'enclencher le processus de révision de la Constitution, qui est le préalable juridique indispensable à toute ratification.

Les instances nationales du Parti Socialiste ont décidé de voter pour le Traité de Lisbonne car, bien que peu enthousiasmant, il a le mérite de sortir de l'enlisement institutionnel dans lequel se trouve l'Europe depuis 2005. Pour ma part, je regrette que la charte des droits fondamentaux insérée dans la précédente constitution n'ait pu être reprise que de manière indirecte, car il s'agissait selon moi d'un texte fondamental.

Une opposition à la modification constitutionnelle aurait pour effet immédiat d'interrompre la procédure de ratification du traité, et donc de renoncer à toute possibilité pour le peuple de s'exprimer. En revanche, conformément à la décision prise à une large majorité par le groupe socialiste, je m'abstiendrai sur le texte pour exprimer mon désaccord avec les méthodes de Nicolas Sarkozy.

Je souhaite insister sur deux points : d'une part il faut savoir que les parlementaires sont au nombre de 908 ( à savoir 577 députés et 331 sénateurs). La modification de la Constitution nécessite l'aval des deux cinquième des parlementaires, soit 364 parlementaires. Cependant, les groupes PS et PC ne comptent que 319 parlementaires (210 députés et 109 sénateurs). Si on ajoute les apparentés, on arrive à 347 parlementaires, soit un nombre toujours inférieur aux deux cinquièmes. Les chiffres montrent que l'ensemble des parlementaires de gauche constituent moins des deux cinquième du Parlement, ce qui signifie que même si tous votaient contre la modification de la Constitution lors du Congrès de Versailles, celle-ci serait quand même adoptée.

D'autre part, le rejet de la modification de la Constitution n'implique pas l'organisation d'un référendum ipso facto.

Une fois la Constitution révisée, le débat sur le mode de ratification lui même peut commencer. En accord avec ses engagements de campagne, le groupe socialiste exigera un référendum, et déposera une motion référendaire, lors du débat qui aura lieu le 6 février à l'Assemblée nationale. Il a d'ailleurs voté la proposition de loi en ce sens, déposée par le groupe communiste (GDR) récemment.

En tant que Vice-Présidente du groupe socialiste, j'approuve la position de compromis adoptée démocratiquement à l'intérieur de mon parti et respecterai la décision prise.

Je souhaite qu'au lieu de prolonger encore la crise des instances européennes, toute notre énergie soit consacrée à ce que les français sanctionnent massivement le gouvernement dans les urnes, les 9 et 16 mars prochains.

Bien à vous,

G. P.-L. Députée de Paris



De : LA LOUVE
mardi 29 janvier 2008

cite BELLACIAO

mercredi 30 janvier 2008, a 21:13
Mort de la culture...Adieu l'intermittence !

De pire en pire ! URGENCE !!!
A partir du 1er avril 2008, il est prévu une nouvelle législation, une mort annoncée pour les intermittents des compagnies, car impossible à mettre en oeuvre administrativement et financièrement, merci de lire pour comprendre les enjeux !

Quand à la culture.... On attribue un code par création et spectacle.
Ce code est attribué par les assédic, pour toute nouvelle création et production artistique. Les employeurs et créateurs doivent donc s'attribuer un code par spectacle et faire figurer ce code sur toutes fiches de paye, contrat, (...) concernant ce spectacle sous peines de sanctions, pour l'employeur et pour les personnes travaillant sur ce spectacle, 7.50 € d'amendes pour les employeurs, par artistes et par mois (plafond 750 euro par mois).
Ce dispositif est à l'origine créé contre les abus et renforce le dispositif de contrôle. Il permet de recouper droit d'auteur sacd, Sacem, assédic...

Dans le concret c'est la possibilité de rémunérer la formation par cachet qui risque de s'envoler,ce sont les postes de chargé de dif, de com, de prod payés par cachet qui risquent d'être mis à mal.
En effet dans qu'elle mesure un chargé de prod qui part en repérage pour un "spectacle codé" peut il être payé pour un repérage qui lui ne comporte pas le numéro du spectacle puisqu'il n'as pas été joué?
Quels sont les critères d'attributions des codes? A l'avenir on peut tendre à un flicage total des créations et productions du spectacle !!! De plus l'attributions relèverait du nombre de cachets à la création (28 cachets de créations pour obtenir le dit code!!! c'est la mort des petites compagnies !!!)... Et qu'en est-il des spectacles déjà existants ? Qu'en est-il des productions répondant aux appels d'offres et qui se jouent majoritairement une seule fois ? Qu'en est-il des artistes indépendants ?

Ce systeme peut être valable vis à vis de l'audiovisuel et ces permitents, qui pervertissent le statut d'intermittent du spectacle, mais il tue les petites compagnies, flique les artistes et la création artistique. Fin de la participation des artistes au développement local et rural, chaque intervention qui ne correspond à aucun numéro d'objet (attribué à une PRODUCTION artistique), ne peut rentrer dans le quota intermittent du spectacle. En dehors du champ direct du spectacle (formation, intervention en école, hopitaux, interventions sociales...), l'artiste ne peut se rémunérer par le système intermittent en vigueur.

Pourtant un article dans le code du travail, stipule que l'assédic n'a aucun droit de ne pas étudier les droits des artistes et techniciens du spectacle dont les fiches de paye et contrat ne sont pas anotés du code d'objet, mais dans qu'elle mesure l'assédic va prendre ces contrats non codés ? Quels taux ?

Le gouvernement sous entend même la création d'une interim du spectacle, gérée par des marchants de tapis, c'est garder le systeme intermittent mais financée par des boites privées (anpe = puvlic, boite interim = privé), c'est l'état qui se désengage, c'est moins d'argent dans les caisses publiques, c'est moins de subventions.

C'est le concept de culture qui est touché. La culture est à tout le monde, elle nous appartient. En ce sens l'Etat intervient (intervenait) dans la possibilité de sa création et de sa libre circulation.

La culture, l'oeuvre n'est pas un bien matérialisé. La culture ne doit pas se soumettre aux lois du marché et de la concurrence. Elle ne doit pas devenir ce qu'est actuellement l'industrie du disque.

Faites tourner, diffusez partout, les acteurs médiatiques ne peuvent plus rien pour nous, nous devons entretenir et élargir ce réseau informel par tout les moyens de communications possibles.

La CULTURE ASSASSINEE REVEILLEZ-VOUS!!!!!

faites savoir à tous autour de vous, transmettez ce message.

mercredi 30 janvier 2008, a 19:01
Le 4 février : TOUS A VERSAILLES !



Mis en ligne : 4 février
Pour beaucoup de gens peu, ou mal informés, Nicolas Sarkozy, va pouvoir, grâce à son élection , remettre en marche la construction européenne, mise en péril par le NON français de 2005. Pour ça, il va faire ratifier le Traité de Lisbonne, qui est présenté comme un mini traité ayant pour but de simplifier les institutions européennes.

Et c'est dans ce but qu'il a besoin de faire modifier la constitution par le parlement réuni en congrès à Versailles le 4 février prochain. Mais tout cela est faux !

Cette énième manipulation cache un très grave déni de démocratie qui appelle à une réaction très forte du peuple. Il que nous montions en masse à Versailles le 4 février 2008. Pourquoi ?

D'abord, parce que c'est ce jour-là que les députés et sénateurs réunis en congrès choisiront de modifier ou pas la constitution pour que le Traité de Lisbonne puisse être ratifié, dans la foulée, à la simple majorité UMP du sénat et de l'assemblée. Cette ratification est prévue avant les vacances parlementaires du 8 février, et annoncée juste avant les fêtes de fin d'année. L'Elysée agit en urgence et ne veut pas laisser le temps d'un débat sur ce Traité. Tout a été fait pour empêcher les français de se mobiliser.

Mais la modification constitutionnelle du 4 n'est pas acquise. Elle se fait à la majorité des 3/5 et déjà plus de 100 parlementaires ont annoncé qu'ils s'y opposeraient. Ils ont besoin de notre soutien, sur place, le jour du débat. Nous devons peser physiquement sur cette grave décision. Après le 4 il sera trop tard !

Considérons ensuite le Traité de Lisbonne : nous sommes à des années lumières du mini traité qu'avait annoncé le président pour toiletter les institutions et relancer la construction de l'Europe. Ce traité est le même qu'en 2005. Il a juste mis un faux nez… Il est plus long, moins lisible et plus néolibéral encore. Tout le monde est d'accord pour le dire. Mais à ce compte-là, Sarkozy n'a pas le droit d'utiliser le parlement pour contourner la volonté souveraine du peuple exprimée sur ce sujet en 2005 ! NON ! Et son élection n'est en rien une autorisation de mener cette mascarade de démocratie.

Enfin il y a là une question d'hygiène démocratique… Nous pourrions profiter de cette occasion pour rappeler à tous les parlementaires dont les organisations politiques ont pendant la campagne présidentielle promis qu'il y aurait un referendum en cas de nouveau traité, que la parole donnée au peuple doit être respectée. Surtout si on sollicite les suffrages populaires aux prochaines élections…

Il n'est pas question de maintenir l'Europe en panne ou de s'opposer à elle. Il est question de montrer que les décisions souveraines du peuple doivent être respectées et pas contournées. C'est vital. Démocratiquement. Si nous laissons cette manipulation aboutir, c'est la porte ouverte à d'autres entorses au principe de base de notre République.

Xavier Marchand

Nom / Descriptif / Adresse / Participants pour l'initiative
Tous à Versailles le 4 février 2008

A situation exceptionnelle, mobilisation exceptionnelle ! INSCRIVEZ-VOUS SUR LE BLOG CI-DESSOUS POUR VENIR NOUS REJOINDRE !! www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr

Arguments et faits à diffuser largement sur www.cualdemeze.fr


Le PCF soutient l'appel unitaire à un rassemblement citoyen et festif le 4 février dès 12h sur la place du marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue Clémenceau), pour rappeler le vote du 29 mai 2005.

A 16h, si cette forfaiture devait aboutir au moment du vote par les parlementaires, nous nous bâillonnerons devant l'enceinte du château.

Texte et Signataires :

Pas d'Europe contre les peuples ! Toutes et tous à Versailles le 4 février

Le traité de Lisbonne, en avez-vous entendu parler ?

Le Conseil européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre 2007 a adopté un nouveau traité européen. Élaboré en catimini, ce traité nous a été présenté par Nicolas Sarkozy comme « un traité simplifié, limité aux questions institutionnelles ».

Loin d'être simplifié, ce traité comporte plusieurs centaines de pages avec 359 modifications des traités existants, treize protocoles et quelques dizaines de projets de déclarations ayant la même valeur juridique que les traités. Loin de le limiter aux questions institutionnelles, ses rédacteurs en ont fait une copie illisible du Traité constitutionnel européen (TCE) qui a été rejeté par les Français et les Néerlandais en 2005.

Pourtant, le président de la République veut le faire adopter par voie parlementaire, sans consulter les citoyens. Il réunit les parlementaires français en Congrès à Versailles le 4 février 2008 pour modifier la Constitution française et permettre la ratification du nouveau traité par le Sénat et l'Assemblée nationale. Bien que des dizaines de parlementaires aient annoncé leur intention de rejeter ce vote, cette modification risque d'être validée, alors que l'opposition de seulement 2/5ème des parlementaires pourrait la bloquer et imposer au président un référendum.

En 2005, le peuple se serait mal prononcé ! En 2008, doit-il se taire ? A dix jours du Congrès, aucun débat public sur les enjeux de ce traité n'a été lancé par les pouvoirs publics. Les grands médias, lorsqu'ils évoquent le sujet, se contentent de brefs gargarismes sur la relance de l'Europe grâce à un « mini-traité ».

Les débats rendus possibles par une large mobilisation citoyenne en 2005 sont bien loin aujourd'hui. L'idée selon laquelle on pourrait refuser l'orientation libérale de la construction actuelle de l'Union européenne, ou être pour une europe sociale, est totalement ignorée. Nos dirigeants l'ont compris, on ne peut faire confiance au peuple pour construire l'Europe qu'ils nous proposent ! Ils ont donc tout simplement décidé de nous bâillonner.

Un jour de congé pour la démocratie

Le vote à Versailles sera le point d'orgue de cette forfaiture démocratique. Nous sommes nombreux à nous sentir insultés par cette tentative de passage en force et à considérer que nous ne pouvons rester silencieux le 4 février. Jusqu'au bout nous exigerons que la démocratie soit respectée. C'est pourquoi nous appelons à un rassemblement citoyen et festif à Versailles le 4 février, qui sera l'occasion de marquer symboliquement notre opposition et de porter au Président du Congrès les différentes pétitions exigeant un référendum.

Le rassemblement débutera dès 12h sur la place du marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue Clémenceau).

A 16h, si cette forfaiture devait aboutir, au moment du vote par les parlementaires, nous nous bâillonnerons devant l'enceinte du château.

Tous les « Sans culottes » de France qui comptent se rendre à Versailles sont invités à s'inscrire rapidement sur le site tousaversaillesle4fevrier2008.fr pour prévoir au mieux les transports et l'organisation sur place. Plusieurs cars sont déjà prévus à ce jour.

Premiers signataires : AC !, AlterEkolo, ATTAC France, Cactus/La gauche !, CGT finances, Collectif Bellaciao, Coordination des collectifs antilibéraux, Confédération paysanne, Fondation Copernic, Forces Militantes, Gauche Avenir, LCR, Les Alternatifs, LO, Marches Européennes, Mars-Gauche républicaine, MNCP, MRC, PCF, P.R.C.F., PRS, Regards, Réseau féministe Ruptures, SNJ-CGT Audiovisuel, Union syndicale Solidaires

mercredi 30 janvier 2008, a 05:23
ILS ONT PEUR DE MAI 68 .


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de Guy Poussy

Tout semble indiquer que le 40e anniversaire des évènements de mai 68 fera l'objet d'une offensive de type révisionniste. Sarkozy a fixé la ligne en proclamant » qu'il faut effacer mai 68 ». Cette période serait la source de tous les maux dont souffre la France.

Dénaturer le déroulement des évènements,, les objectifs du mouvement ouvrier, la CGT, le PCF en particulier. Faire le silence sur les acquis de cette lutte historique, taire la détermination du monde du travail – Durant des semaines la France fut paralysée, 10 millions de grévistes occupèrent les entreprises et les administrations, un mouvement plus fort qu'en 1936.

Effacer tout cela, tel semble être l'objectif poursuivi. L'émission (*) de France 3 du 23 janvier a donné le ton. Pas une image de l'occupation des entreprises, aucun dirigeants de la CGT invité sur le plateau de télévision. En ces temps de recul de civilisation, les enseignements, la signification des luttes de mai 68 ne doivent pas être connus, ni donner envie de lutter. Il ne faut surtout pas nourrir l'idée que des crises sociales aigues peuvent mettre l'existence du pouvoir politique et économique en cause.

L'expérience de grands mouvements victorieux, décidés à la base par les travailleurs eux-mêmes, imposant des avancées significatives. La confiance en ses propres forces, le rôle de la grève politique qui se combine avec d'autres formes de luttes, en particulier les grandes manifestations de rue, l'autogestion des grèves, toutes ces idées aujourd'hui dangereuses doivent disparaître. Elles ne doivent pas être enseignées aux jeunes générations.

Pourtant l'histoire de notre pays nous apprend que pour avancer, pour vaincre les résistances des forces de l'argent, il faut passer par le conflit. La lutte fait partie intégrante de la démocratie. Comment construire des rapports de force sans lutte de classe ? Puisons donc dans les enseignements de mai 68 pour vaincre les divisions, l'esprit de capitulation

MAI 68 est ineffaçable, retournons sa force contre la politique de Sarkozy et du MEDEF, ils seront battus

(*) L'inventaire de mai 68 mercredi 23 janvier 20h50

De : Guy Poussy
dimanche 27 janvier 2008

mercredi 30 janvier 2008, a 05:02
Georges Séguy : ( C'est l'esprit de la révolte que veut tuer Sarkozy )

L'ancien secrétaire général de la CGT réplique au discours du candidat de la droite sur mai 1968.

En entendant devant son poste de télévision Nicolas Sarkozy diaboliser mai 1968, le sang de Georges Séguy n'a fait qu'un tour. L'ancien secrétaire général de la CGT, principale centrale syndicale, et leader, à l'époque, de la grève ouvrière, sait de quoi il parle…

Comment avez-vous réagi à chaud ?

Georges Séguy. J'ai sursauté. Je comprends que les événements de Mai 1968 aient laissé un douloureux souvenir dans la mémoire des réactionnaires et spécialement dans celle du patronat. Mais c'est la première fois que j'entends un politicien comme Nicolas Sarkozy condamner dans des termes aussi rétrogrades ce moment mémorable de notre histoire sociale nationale. Car ce qui fait l'importance historique de Mai 1968, ce ne sont pas essentiellement les violences policières du Quartier-Latin, ni les controverses légitimes des différents courants philosophiques de cette époque, c'est la grève générale de dix millions de travailleurs occupant les entreprises.

Quels en furent les résultats que tout le monde n'a pas en mémoire ?

Georges Séguy. Les travailleurs étaient excédés, depuis des années, par l'opposition gouvernementale et patronale à tout progrès social. L'arrêt général du travail a eu ce but : faire sauter le blocage, obtenir l'ouverture d'une véritable négociation. L'immense majorité des usines une fois occupées, souvent pour la première fois, elle s'engagea le 25 mai 1968 à Grenelle, au ministère du Travail. Cela n'a pas traîné. En quelques heures de délibération, nombre de revendications, qu'il serait trop long d'énumérer, furent prises en compte. Dont la plus extraordinaire : l'augmentation de 30 % du SMIC. Quand on voit les conciliabules sur le SMIC à 1 500 euros, brut ou net, il n'est pas superflu de rappeler que cette revalorisation du salaire minimum et des petits salaires dans les régions, comme en Bretagne, stimula la consommation intérieure à tel point que la croissance économique connut l'une des plus importantes augmentations de la période dite des « Trente Glorieuses ».

Mais vous parlez des ouvriers, de leur grève, et c'est justement de cet aspect dont ne parle pas Nicolas Sarkozy. N'y a-t-il pas malentendu ?

Georges Séguy. Non, Sarkozy sait très bien ce qu'il fait. Il censure, dans ses propos, la grève ouvrière parce que cela contredit son attaque contre mai 1968. Il ne peut pas à la fois clamer son amour pour les ouvriers et vilipender ceux-ci quand ils font accomplir un bond en avant à leur propre condition et à la société. L'ouvrier qu'il respecte c'est celui qui se lève tôt et se défonce pour son patron, même si celui-ci le met dehors un jour, ce n'est pas celui qui se couche tard pour préparer l'action qui aidera les autres à se défendre et à vivre mieux. Son slogan « Travailler plus pour gagner plus » est trompeur. Pour gagner plus, il faut lutter plus. Je mets au défi quiconque, au vu de l'histoire, de démontrer le contraire.

Quel est l'enjeu de cette diatribe ?

Georges Séguy. Cette condamnation haineuse, assimilant voyous et acteurs des luttes, militants, syndicalistes, cherche à discréditer un mouvement où justement la fameuse valeur travail que brandit Sarkozy s'imposa spectaculairement à ceux qui ne pensent qu'à le surexploiter à leur profit. Ce mouvement profond reste et restera, très au-delà des prétentions d'un politicien, comme l'un des exemples les plus significatifs de l'attachement des travailleurs français au modèle social issu du programme du Conseil national de la Résistance.

Nicolas Sarkozy n'hésite pas cependant à se référer à cette même Résistance, au général de Gaulle, à Jean Moulin, à Guy Môquet. Quelle est votre réaction, vous qui avez été déporté résistant très jeune ?

Georges Séguy. Il a le front effectivement de citer ces noms glorieux. Mais, c'est précisément les grandes conquêtes sociales imposées par la Résistance unie qu'il veut détruire : la Sécurité sociale fondée sur la solidarité des générations, le droit à la retraite, les libertés syndicales, les nationalisations, les grands services publics, etc. Son programme, c'est le programme inversé du CNR. En vouant aux gémonies mai 1968, cette historique avancée sociale, tout en serinant son amour pour les travailleurs, Sarkozy montre que, s'il était élu, le modèle social français ne survivrait pas à sa ferveur dévorante pour le travail.

On sait que les vues du monde ouvrier et du monde étudiant n'étaient pas, en 68, exactement les mêmes. Peut-être Sarkozy croit-il, d'ailleurs, pouvoir spéculer là-dessus. Et cependant, le mot d'ordre du grand défilé du 13 mai 1968 était « étudiants-travailleurs solidarité », ce qui finalement réunissait les uns et les autres était une sorte de soulèvement contre un ordre social qu'ils subissaient à des titres divers…

Georges Séguy. À mes yeux, dans les propos du chef de l'UMP, il y a quelque chose de très important qui vaut globalement pour mai 1968. Mis à part les diversions gauchisantes de quelques groupes, mai 1968 est aussi une formidable révolte de la jeunesse contre les adeptes d'une pensée unique et un pouvoir politique d'esprit totalitaire qui tendait à scléroser la démocratie. Il y a eu, alors, un vaste élan juvénile vers une société libérée de la ringardise de certaines mentalités, de l'injustice, et du carcan de toutes sortes d'interdits, de tabous. On a assisté à une puissante volonté d'émancipation sociale, politique et culturelle. Pour les femmes, c'est le rejet de l'inégalité et de la discrimination, la force novatrice du féminisme, des droits de la femme. En bref, mai 1968 est un grand mouvement social et une extraordinaire demande de modernisation des moeurs, des habitudes, de la société, dont le mouvement ouvrier, j'en témoigne, n'a peut-être pas pris, sur le moment, la juste mesure. En clamant sa répugnance pour cette volonté d'émancipation, Nicolas Sarkozy laisse apparaître la préférence de son camp, celui du grand patronat, pour un système monarchique arriéré.

Entretien réalisé par Charles Silvestre

l' Huma du 02 / 05 / 07

mercredi 30 janvier 2008, a 04:46
Sarkozy ( Je veux tourner la page de mai 68 )

Sarkozy : « Je veux tourner la page de mai 68 »

« La morale, après mai 68, on ne pouvait plus en parler. […] Pour la première fois depuis des décennies, la morale a été au coeur d'une campagne présidentielle. »

« Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait aucune différence entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. […] Ils avaient cherché à faire croire qu'il ne pouvait exister aucune hiérarchie de valeurs […] proclamé que tout était permis, que l'autorité c'était fini, que la politesse c'était fini, que le respect c'était fini, qu'il n'y avait plus rien de grand, plus rien de sacré, plus rien d'admirable, plus de règle, plus de norme, plus d'interdit. »

« Voyez comment l'héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique. Voyez comment le culte de l'argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portées par les valeurs de mai 68. »

« Écoutez-la cette gauche héritière de mai 68 qui est dans la politique, dans les médias, dans l'administration, dans l'économie, cette gauche qui a pris goût au pouvoir, aux privilèges […] qui n'aime pas la nation parce qu'elle ne veut plus rien partager […] qui n'aime pas la République parce qu'elle n'aime pas l'égalité […] qui, entre Jules Ferry et mai 68 a choisi mai 68. »

« Écoutez-la cette gauche qui depuis mai 68 a cessé de parler aux travailleurs […] parce que la valeur travail ne fait plus partie de ses valeurs, parce que son idéologie à elle ce n'est pas l'idéologie de Jaurès (ou) de Blum qui respectaient le travail, qui aimaient les travailleurs, son idéologie à elle c'est l'idéologie du partage du travail, des 35 heures, de l'assistanat. »

« Regardez comment les héritiers de ceux qui en mai 68 criaient : ''CRS-SS'' prennent systématiquement le parti des voyous, des casseurs et des fraudeurs contre la police. »

« Dans cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de mai 68 doit être perpétué ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes. Je veux tourner la page de mai 68. »

« L'idéologie de mai 68 sera morte le jour où, dans la politique française, on osera proclamer que dans la République les devoirs sont la contrepartie des droits. Ce jour-là sera enfin accomplie la grande réforme intellectuelle et morale dont la France a une nouvelle fois besoin. »

Extraits du discours de Bercy,

dimanche 29 avril 2007.

l' Huma du 02 / 05 / 07

mercredi 30 janvier 2008, a 04:36
La bourse ou la Vie !

Affiche : Rendons l'argent utile

Par : Communication
Mis en ligne : 29 janvier

mardi 29 janvier 2008, a 05:03
La bourse n'est pas une zone de non droit .

Le scandale de la Société Générale provoque une unanimité politique qui prête plutôt à sourire. Tous condamnent les méfaits du capitalisme financier. Une condamnation que ne renierai pas Marx lui même qui n'avait de cesse de dénoncer « les eaux froides du calcul égoïste »

On attends maintenant de ces tous nouveaux convertis aux analyses marxistes de ne pas en rester à la seule condamnation de principe et de ne pas se contenter de hurler avec les loups. A chaque scandale boursier, les mêmes mots sont répétés : transparence, contrôle, régulation. Et pourtant rien n'y fait, la folie règne sur les marchés et l'impuissance domine.

La bourse n'est pas une zone de non-droit. Face à la crise boursière qui risque d'affecter notre économie tout entière désormais menacée de recession avec ce que cela signifie pour les citoyens de chômage, de précarité, de mal-vie. Il faut maintenant constituer un pôle bancaire public, qui permette que le droit prenne toute sa place dans les salles de marché et qu'il soit mis fin à ce qui ressemble de plus en plus à une association de malfaiteur. Il doit être mis fin à la sacro-sainte indépendance de la Banque Centrale Européenne. Elle doit cesser d'échapper à la souveraineté des citoyens européens.

Paris, le lundi 28 janvier

Parti Communiste Français

mardi 29 janvier 2008, a 04:53
Le retour du bâton .

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Par Hervé Poly

CERTES une hirondelle ne fait pas le printemps, mais les Français prennent de plus en plus conscience de la nocivité de la politique de Nicolas Sarkozy. La côte de popularité de l'hôte de l'Elysée fond comme neige au soleil et dans le m ê m e temps la politique économique de son gouvernement n'apparaît pas «efficace » pour une grande partie des Français.

Cette prise de conscience d'une politique qui favorise les plus nantis se télescope à la chute du pouvoir d'achat des Français. Le candidat «du pouvoir d'achat» porte désormais comme une croix sa campagne démagogique.

En quelque sorte, on pourrait dire que sa côte de popularité est désormais mariée -pour le meilleur et pour le pire- à celle du pouvoir d'achat. Tel l'arroseur arrosé, Nicolas Sarkozy connaît désormais l'effet boomerang de sa supercherie. Adepte de l'adage politicien que les promesses ne valent que pour ceux qui les croient, c'est aujourd'hui le retour du bâton pour celui qui fût élu par l'adhésion d'une majorité de notre peuple.

Mais ne nous trompons pas dans l'analyse, les Français y ont cru et c'est sans doute la raison pour laquelle les électeurs de Sarkozy l'ont désormais d'autant plus mauvaise que le train de vie luxueux du Président de la République apparaît comme une provocation indécente au regard des difficultés quotidiennes.

A trop vouloir en faire, y compris dans la banalisation du luxe et de la vie facile, le chouchou du Medef, des milliardaires et des magazines peoples se confronte désormais à cette dure réalité de la vie des Français. Le slogan de campagne «ensemble tout devient possible» résonne encore dans nos têtes alors que chaque jour qui passe sonne pour monnaie trébuchante de l'impossibilité à joindre les deux bouts. Le rêve pour certains se transforme en cauchemar et le pire si on laisse faire est devant nous. La récession économique aux Etats- Unis qui affecte l'Europe est un signal qui annonce un nouveau tour de vis après les élections municipales et cantonales.

Fort heureusement d'un retour de manivelle à un retour de bâton, il n'y a pas loin, car désormais les Français et notamment les salariés soutiennent majoritairement la grève d'hier pour les salaires et les conditions de travail. Alors même si nous sommes loin du rapport des forces espérées, ne faisons pas la fine bouche car la réalité du vécu de chacun est plus forte que les mensonges répétés à grands renforts de médias serviles. Sans doute croyait-il nous faire avaler sa politique de récession sociale comme une lettre à la poste sans recevoir de retour à l'envoyeur aussi expéditif. Mais voilà, Monsieur le Président, Maxime Gorki avait raison «on peut tromper tout le monde, mais pas la vérité».

blog PCF ARRAS

mardi 29 janvier 2008, a 04:40
Pourquoi Jean Claude Gaudin...? : UMP Marseille

Pourquoi Jean Claude Gaudin …?: UMP Marseille.

Enregistré dans : Non classé — domikpcf @ 4:39 Modifier

 

Pourquoi Jean Claude Gaudin (Sénateur-Maire UMP de Marseille et Président de la CUM-MPM) regarde vers le SAN/Ouest Provence ? parce que les caisses sont vides après plus de 13 ans de gestion calamiteuse par la droite

 

Gaudin, la CUM-MPM et l'UMP a l'assaut de Ouest Provence

 

 

C'est officiel Jean Claude Gaudin veut englober le SAN/Ouest Provence dans la CUM (ainsi que la CAOEB et l'agglo de Berre). Vendredi soir, lors de la présentation de ses voeux aux employés de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole dont il est président, Jean-Claude Gaudin a une nouvelle fois souhaité “l'extension de la collectivité vers les communes les plus riches.”

En effet notre intercommunalité est riche en taxes professionnelles et celles ci suscitent des convoitises: Argent du pétrole, de la chimie, Fos sur Mer reçoit 110 millions d'euros de taxes professionnelles (soit 85% des ressources du SAN) chiffre qui devrait doubler avec l'arrivée de nouvelles activités sur le golfe de Fos.

Gaudin, sans annoncer une fusion immédiate, désire toucher l'argent de ces industries pour la CUM-MPM (par la loi annonce t-il). Le Préfet de Région Michel Sapin, fidèle laquais de l'UMP, annonce que Gaudin à raison et que le SAN doit financer la ville de Marseille (c'est du n'importe quoi !).


 

Or, comme par enchantement la communauté marseillaise est ruinée, d'ailleurs le budget de 2008 est placé sous le signe de l'austérité. Le Président de la CUM ne peux pas cacher un bilan catastrophique. “Notre intercommunalité est en panne”, a ajouté le communiste Patrick Magro.

Pour les communes membres de la CUM-MPM c'est la diète depuis 13 ans: L'investissement est centré que sur Marseille et non répartie équitablement sur les 17 communes de la communauté, les taxes professionnelles des villes de la CUM-MPM partent que sur Marseille. Et comble de l'ironie, les caisses sont vides. Chateauneuf les Martigues qui bénéficie de taxes professionnelles issues du pétrole ne touche pas un radis car tout est parti pour le tramway des quartiers riches de Marseille.

13 ans de gestion de la droite et plus un radis dans les caisses, la droite ose encore se prétendre bonne gestionnaire avec un tel bilan! La MPM est au bord de la cessation de paiement. Voulez vous cela pour Istres en mars 2008 ? Voulez vous voir l'UMP prendre le contrôle de la mairie d'Istres ? Moi non

“Pour finaliser son projet, Gaudin a besoin d'un cheval de Troie, et c'est Aragneau, leader del'UMP, qui devient le complice déclaré”

Nicolas Maury

lundi 28 janvier 2008, a 20:48
Réaction du PCF suite aux résultats de Die Linke en Allemagne .

Le Parti communiste français se réjouit des résultats électoraux en Hesse et en Basse-Saxe

Réaction du PCF suite aux résultats de Die Linke en Allemagne

 

Die Linke fait son entrée aux parlements de deux grands Länder de l' Ouest de l'Allemagne. Ainsi, moins d'un an après sa fondation, ce nouveau parti réussit à s 'implanter solidement dans le paysage politique allemand après avoir largement orienté le débat politique de ces derniers mois sur les questions de justice sociale, de salaire minimum et du retrait de la Bundeswehr d'Afghanistan.

Ce succès confirme la nécessité de l'existence d'une puissante force politique de la transformation sociale résolument opposée au néo-libéralisme et à la guerre. Il conforte les efforts et les luttes de tous ceux qui, au-delà des frontières de l'Allemagne, luttent pour une autre Europe, une Europe sociale, démocratique et pacifique.

Parti communiste français

lundi 28 janvier 2008, a 18:28
PARLEMENTAIRES : REFUSEZ D'ETRE COMPLICE DE CETTE HAUTE TRAHISON !

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lundi 28 janvier 2008 (09h28) :

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Monsieur, Madame le(a) Député(e), le(a) Sénateur(trice),

Vous êtes appelé à vous prononcer sur le « traité de Lisbonne » et, éventuellement, à violer et trahir la souveraineté populaire, si vous prenez la responsabilité de contribuer, de manière active ou passive, à la ratification de ce document. En effet, le contenu du « traité de Lisbonne » est substantiellement identique à celui du traité constitutionnel définitivement rejeté par le peuple français lors du référendum du 29 mai 2005.

Dans ces conditions, un vote nouveau des assemblées parlementaires, contre celui du peuple souverain, est manifestement illégitime, il relève d'une pratique totalitaire de trahison de la souveraineté du peuple, et de la Nation, de celle de la République. Ceux des parlementaires qui contribueront à cette infamie, à ce véritable coup d'État, rejoindront aux yeux de l'histoire leurs prédécesseurs dans la capitulation nationale, les parlementaires qui ont voté les pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940. Demain en revanche, l'histoire honorera les noms des parlementaires qui auront eu le courage de dire non.

De plus, la légitimité de l'État serait gravement mise à mal si une telle forfaiture était accomplie. Si les élus de la nation, de droite comme de gauche, devaient se rendre coupables d'une telle trahison du peuple, la paix sociale et civile dans nos quartiers n'aurait plus aucune chance ni aucune raison d'être maintenue. Ainsi, c'est la survie de l'esprit public qui est en jeu. Jamais, depuis les heures noires évoquées plus haut, les dirigeants de ce pays n'avaient joué avec le feu de manière aussi dangereuse et inconsciente.

Les parlementaires qui auront usurpé la souveraineté - crime puni de mort rappelons-le, par la constitution populaire de 1793… - seront légitimement combattus à chaque nouvelle échéance électorale. Le peuple, pour qui l'insurrection reste le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs dès lors que le gouvernement viole ses droits, ne manquera pas de se souvenir.

Le Comité Valmy proposera aux forces républicaines de la Résistance en cours de regroupement et d'organisation que, dès le rétablissement de la République dans sa pleine souveraineté, les parlementaires félons, frères des émigrés de Coblence, puissent être soumis à une procédure permettant de les traduire devant une Cour de justice républicaine et populaire.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur l'expression de nos salutations républicaines. Pour le Comité Valmy, Claude Beaulieu, président.

De : Claude Beaulieu
lundi 28 janvier 2008

cite BELLACIAO

lundi 28 janvier 2008, a 18:00
Nicolas Sarkozy interpelle Lakshmi Mittal en public à New Delhi et oublie les engagements du patron d'Arcelor-Mittal .



Mis en ligne : 28 janvier
595 emplois menacés (450 reclassements « promis » et 150 départs à la retraites), des milliers d'emplois supprimés pour les sous-traitants, un savoir-faire industriel et un poumon économique perdu pour toute une région, voilà le bilan du démantèlement de l'usine de Gandrange du groupe Arcelor-Mittal.

Les raisons avancées par la direction : la rentabilité du site trop faible, la restructuration nécessaire du groupe pour faire face à la compétition mondiale, la spécialisation des unités de production pour pérenniser le peu d'emplois restants.

Et notre président de se fendre d'un bon mot à Lakshmi Mittal : plutôt que de lui rappeler ses engagements pris il y a deux ans (le PDG, Lakshmi Mittal, s'était engagé au maintient de tous les emplois et des sites de production), il l'invite seulement à « discuter », pour « comprendre » la situation.

Pourtant, d'après les syndicats, si le site peut d'ores et déjà être maintenu en l'état, ce qui lui manque ce sont les investissements en formation pour être réellement efficace.

Pourtant, dans un contexte de hausse forte des prix de l'acier, le groupe Arcélor-Mittal a engrangé des bénéfices substantiels utilisés pour poursuivre la politique d'achat de nouvelles unités dans le monde.

Alors, qu'y a-t-il à « comprendre », qu'y a-t-il à justifier en dehors des logiques de rentabilités à court terme au mépris de la vie des travailleurs et des bassins d'emplois - qui contribuent au développement de ces sociétés.

Ce plan massif de destruction n'est pas acceptable et le Parti communiste français s'associe aux côtés des salariés pour demander un moratoire pour stopper le démantèlement de l'usine de Gandrange. Il faut absolument que tous les acteurs interviennent pour le maintient et le développement des emplois et de l'activité.

Mr le président de la république, les emplois, le maintient et le développement de l'activité industrielle, « ça ne se discute pas » - surtout avec des investisseurs n'ayant que la rentabilité pour objectif - , ça se défend !

cite P.C.F

lundi 28 janvier 2008, a 05:10
Témoignages et accusation !

Depuis qu'il est en grève des soins pour protester contre l'instauration des franchises, Bruno-Pascal Chevalier (1), malade du sida, a reçu plus d'un millier de messages sur son site Internet. Extraits.

Audrey Scalet :

« Le gouvernement veut réduire les dépenses de santé alors qu'il augmente les prix des consultations et dérembourse à tout-va. Cherchez l'erreur. La médecine va devenir une médecine de riches et les pauvres n'auront plus que le cimetière comme refuge. Il faudra combien de morts pour que le gouvernement change sa politique ? La Sécurité sociale a été créée pour que tous les malades soient égaux face à la maladie. Liberté, égalité, fraternité qu'ils disaient…

Audrey Caillas :

« Merci et bravo d'avoir le courage de faire ce que l'on voudrait tous faire. Il est déjà assez dur d'avoir le sentiment d'être inutile et cette loi fait tout en plus pour que le malade soit coupable. Coupable de quoi ? De se battre au quotidien contre la maladie et la douleur et pas pour des holdings. Nous ne sommes pas rentables mais est-ce que notre non-rentabilité leur donne le droit de nous supprimer plus rapidement ? Vous ne travaillez pas, alors crevez ! Mais payez ! »

Françoise Labre :

« Étant moi-même en longue maladie et également en invalidité, je suis absolument contre les franchises. Il ne faut pas oublier que la franchise de 50 euros pour les médicaments vient s'ajouter à la franchise de 50 euros sur les consultations, à celle de 50 euros pour les auxiliaires médicaux, soit un coût annuel d'au minimum 150 euros par an. Et je ne parle pas des médicaments déremboursés qui, s'ils sont prescrits, sont nécessaires. Dans sa réponse, M. Sarkozy parle d'un début de réforme : quelle est la prochaine étape ? Quant aux mutuelles, soit elles ne remboursent pas, soit il faut prendre des garanties hors de prix. Alors oui, je fais aussi partie des personnes qui réduisent leurs soins faute de moyens. Il y a une autre chose qui me choque dans la réponse du président : bien sûr, il n'a pris personne en traître, mais il oublie qu'il n'a pas été élu avec 100 % des suffrages. Je pense qu'il faudrait chercher les économies au niveau des laboratoires pharmaceutiques qui réalisent de gros bénéfices. »

Stéphanie Hamard :

« Certains s'indignent de votre décision alors que l'on devrait s'indigner des dispositions du gouvernement et de voir que ce sont les malades qui doivent mettre leur vie en danger. C'est notre responsabilité à tous. Je me moque de savoir combien vous gagnez, le concept de franchise en soi est une honte. On ne peut pas rendre coupables les malades de leur maladie. Après la Seconde Guerre mondiale, l'Europe en lambeaux, nous avons été capables de mettre en place un système solidaire. Chacun paye selon ses revenus et utilise la Sécurité sociale selon ses nécessités. »

Murielle Gilard :

« Si je me manifeste aujourd'hui, c'est parce que j'admire votre courage et que je veux lutter à vos côtés. Je suis maman d'un jeune handicapé moteur pour qui je me bats depuis vingt ans pour lui donner une vie décente. J'ai créé l'association Agir ensemble pour la santé et l'aide sociale, à Nantes. Je continue de me battre contre cette franchise qui n'aurait jamais dû voir le jour. Il est difficile de remuer la population des quartiers à habitat social mais l'union fait la force. Si on agit un peu dans toutes les villes, nous pourrons peut-être avoir gain de cause. Je trouve quand même dommage que ce soit aux gens à la santé fragile de se battre pour pouvoir se soigner. »

Bernard Desaire, Mutuelle familiale :

« Je suis scandalisé, comme vous, par les franchises médicales qui sont, comme tous les transferts des dépenses de santé de la Sécurité sociale vers les mutuelles, les patients et les malades, destinés à promouvoir en France un système de santé et de protection sociale à plusieurs vitesses. Je sais aussi le prix de votre engagement et les risques que vous encourez. Sarkozy ment quand il dit que dans le cadre des contrats responsables, les organismes complémentaires peuvent rembourser les franchises. C'est faux, triplement faux puisque si nous, mutuelles, nous remboursons les franchises, nous serons fiscalisées. »

Ali :

« En tant qu'homosexuel et n'ayant pas d'enfant, devrais-je ne plus payer d'impôts pour construire des crèches et des écoles ? Étant séropositif et atteint d'une cirrhose médicamenteuse, la Sécurité sociale m'a prélevé 42 euros au titre des franchises médicales. M. Sarkozy affirmait que le montant par mois ne devait pas dépasser 4 euros ! »

Guillaume Desix :

« J'admire votre courage à dénoncer cette injustice au péril de votre vie. Puisse votre action ramener rapidement nos chers élus à la raison en restaurant un minimum de solidarité base de toute civilisation digne ce nom. »

Didier Montloin :

« Médecin, je viens vous apporter mon modeste soutien. La fin ne justifie pas tous les moyens. Si les objectifs de santé publique initialement promus sont louables, la méthode des franchises, choisie et imposée sans concertation rigoureuse avec les professionnels de santé et les patients, n'est pas la juste réponse à l'enjeu et va se retourner contre ses auteurs. »

Bruno Bigot :

« Atteint d'une sclérose en plaques et retraité de la fonction publique hospitalière pour invalidité, je m'insurge contre ce discours culpabilisant et soi-disant bien pensant sur le “trou de la Sécu” pour camoufler les manques de volonté politique et les non-versements dûs à la Sécurité sociale. Merci de réveiller les torpeurs dans lesquelles élus et citoyens se cachent. »

Une maman :

« J'ai une fille atteinte de la maladie de Crohn, qui s'est déclenchée après un vaccin contre l'hépatite fait à l'époque au collège. Jeune salariée, son début dans la vie n'est pas facile. Un euro ponctionné sur chaque visite, une franchise médicale, sans compter le montant de la complémentaire (et elle a la chance de pouvoir se l'offrir) mais jusqu'où ira ce gouvernement ? L'égalité n'existe pas devant la maladie, alors maintenons cette solidarité devant les soins que nous envient tant de pays. »

Patricia :

« Je suis outrée concernant cette franchise médicale, comme si nous faisions exprès d'être malade ! La santé a un prix que tout le monde ne pourra pas payer. En 2003, on m'a diagnostiqué une kératite de thygeson J'ai des traitements en permanence et des récidives tous les deux à trois mois. Et j'en ai pour dix, vingt ou trente ans. »

Michel Coudert :

« Je suis atteint d'une maladie orpheline, la neurofibromatose. Tous mes organes sont atteints. J'ai cinq ordonnances et plus de trente boîtes de médicaments par mois. En 2007, six transports en ambulance aux urgences. J'ai soixante-cinq ans et il m'est impossible de ne pas prendre la moitié de mes traitements. Je vais pratiquement quatre jours par semaine à l'hôpital, et je rentre épuisé. Ma retraite est de 1 200 euros après avoir cotisé 56 ans. Je verse 1 000 euros de mutuelle plus 300 euros de médicaments par an non remboursables. C 'est une excellente démarche pour écrémer la population d'une extrême fragilité. Mon espérance de vie est d'une année. Je ne bois pas, je ne fume pas et je ne vais jamais au café ni même au cinéma. Que monsieur le président de la République revoie sa copie, avec ses conseillers et son gouvernement. »

Michèle Caillet :

« Après avoir donné mon soutien, j'apporte celui de mon fils de trente-quatre ans, atteint d'un lupus (maladie orpheline, à long terme mortelle). Il prend des traitements à vie qui ne sont que des médicaments pour stabiliser l'évolution de cette maladie (antipaludéens de synthèse) car aucun traitement n'existe pour guérir cette pathologie. De plus, lorsqu'il s'expose au soleil, il doit appliquer sur son visage et son corps, des crèmes qui ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale, étant considérées comme des médicaments de confort. Il doit également subir des examens de contrôles médicaux régulièrement. »

Sophie Lasne :

« Comme je travaille et donc cotise déjà à la sécu, le principe des franchises revient à me ponctionner une seconde fois mon salaire, comme une taxe levée sur la maladie. Les bien-portants, eux, se contentent de la cotisation collective. Rupture du principe d'égalité et discrimination, non ? »

(1) http://grevedesoins.fr/

Messages rassemblés par Ludovic Tomas

l' Huma du 26 / 01 / 08

lundi 28 janvier 2008, a 05:00
( Les politiques doivent réaffirmer le principe de solidarité )

Pour le Dr Christian Lehmann, co-initiateur avec le Dr Martin Winckler de l'Appel contre les franchises sur les soins, l'opinion publique s'est emparée de la question, et c'est désormais aux politiques de prendre le relais.

Depuis l'annonce, début janvier, par Bruno-Pascal Chevalier, malade du sida, de l'arrêt de son traitement médical, le mouvement anti-franchises a pris un nouvel envol ? Christian Lehmann. La semaine dernière, pour la première fois, une chaîne publique a donné la parole aux opposants aux franchises médicales. Alors que c'est un sujet dont on parle depuis des mois, le public, indigné, a semble-t-il découvert la situation. Dès lors, la pétition lancée à l'automne dernier pour demander l'annulation de ces franchises a explosé. En quelques heures, plus de 5 000 personnes ont signé le texte. Et en quelques jours, on a enregistré plus de 20 000 signatures. Aujourd'hui, on dépasse les 100 000 signatures. Bruno-Pascal Chevalier a réussi à interpeller la population au-delà de tous les espoirs. Ce qu'il y a de vertigineux, c'est qu'une action militante menée patiemment par le collectif a été complètement ignorée par les médias. Je ressens une certaine amertume quand je vois que les gens réagissent uniquement quand quelqu'un se met en danger.

Devant l'ampleur que prend le phénomène, n'y a-t-il pas un risque que des malades se déclarent à leur tour en grève des soins ?

Christian Lehmann. Je comprends Bruno-Pascal, même si, en tant que médecin, je ne peux pas cautionner son geste. Ce qui me rassure, c'est que c'est une personne qui ne stérilise pas son combat, qui fait bien attention de ne pas entraîner d'autres personnes dans son sillage. Aux malades qui envisagent de suivre son exemple, je leur réponds qu'il n'est pas nécessaire de se mettre en danger dans la mesure où la médiatisation a déjà fonctionné. Mais je comprends que pour ces personnes, ce soit une façon d'articuler leur colère. Pour certains, l'accès aux soins est devenu impossible. À certains, à qui je demande pourquoi ils n'ont pas fait tel examen, ils me répondent : soit je mange, soit je me soigne. C'est honteux d'en arriver là.

Tout semble indiquer que l'on se trouve à un moment crucial…

Christian Lehmann. Je me contente de signaler qu'on est à un tournant. Les gens commencent à se réveiller. Je pense réellement que, politiquement, les choses peuvent bouger. Je l'ai toujours pensé, même quand on n'était que quelques-uns à battre le pavé devant l'Assemblée nationale. Il faut dire que Sarkozy a fait une belle erreur : dans la lettre qu'il a écrite à Bruno-Pascal, il dit exactement le contraire de ce qu'il a mis en place. Il affirme que les franchises seront remboursées par les mutuelles, or c'est faux.

Pensez-vous que les parlementaires puissent revenir en arrière ?

Christian Lehmann. Les franchises sont une mesure injuste, obscène, immorale. Pour l'instant, la ministre de la Santé campe sur ses positions. Alors que c'est une réalité, les pauvres payent les franchises, la seule réponse de Roselyne Bachelot c'est : « Vous prenez en otages l'expression du peuple souverain. » Faut-il rappeler que 70 % des Français se sont déclarés contre ces franchises. Nous sommes face à un autisme de godillot. Les associations membres du collectif vont sans doute prendre des initiatives. Mais c'est désormais à la politique de reprendre ses droits et de s'emparer du mouvement. Il faudrait que les parlementaires aient le courage de revenir en arrière. Il est tout à fait possible que les députés UMP détricotent ce qu'ils ont fait. Ce qu'il faut avoir à l'esprit, c'est remettre cette histoire de franchises dans son ensemble. C'est une tentative de revenir sur un modèle social au nom de termes creux (réforme, flexibilité…) qui détruisent les acquis sociaux du XXe siècle pour revenir aux temps féodaux. Il est donc plus que jamais urgent de réaffirmer le principe de solidarité. Et c'est aux politiques de le faire, je le répète. Pour cela, je remercie Bruno-Pascal Chevalier, qui a réussi à marquer un essai.

Entretien réalisé par A. C.

l' Huma du 26 / 01 / 08

lundi 28 janvier 2008, a 04:40
BIRMANIE : Dieu merci il y a TOTAL !


Samedi soir excellent documentaire d'Alexandre Dereims (France, 2006) sur la chaîne LCP/Public Sénat : BIRMANIE : Les Karens : un génocide à huis clos. J'applaudis la chaîne pour ce reoprtage inédit. Par contre le débat qui a suivi n'était pas à la hauteur de ce qui avit précédé. Tans pis je dis ce que je pense ... libre à vous de me contredire
Outre le réalisateur de ce documentaire qui paraissait un peuperdu devant les propos des autres invités. Ces autres invités qui étaient -ils ? Un représentant d'une ONG, un économiste et un représentant de Total. Je passe en revue chacun sans jugement mais en faisant part de mes réactions.

Je commence par l'ONG ' Man : Pas de résolution politique souhaitable pour les conflits interethnique car il ne faut pas mélanger les genres. Effectivement cela va mieux comme cela. D'un coté le maintien d'une dictature favorable au "business" et de l'autre des ONG qui justifient leur gagne pain en portant secours aux pauvres opprimés. Pensez ce qui pourrait se passer si tous les conflits disparaissaient: plus besoin d' ONG, plus besoin d'organismes internationaux avec plein d'employés qui gagnent plein d'argent (cf. la Suisse)... Quel malheur!....je ne dirais pas pour pour les prostitués qui n'auraient alors plus aucun travail au Cambodge, en Tanzanie et en Birmanie, mais.....
 
Je continue par le représentant de Total: là j'apprends que tous les dépalcements de population et les travaux forcés ce sont passés avant le tracé du gazoduc et que par conséquence Total n' a rien à voir avec cela; Ouf! moi qui allait les accuser de nouveau colonialisme. Fianlement j'ai compris qu'en apportant de l'aide à quelques centaines de Birmans on pouvaient justifier la mort de milliers d'autres.

Je finirai par l'économiste qui rectifie les propos du présentateur en "disant ue ce n'est pas l'arrivée de totale qui conforte la ditacture mais la découverte des ressources naturelles". Alors c'est vrai c'est différent! C'est quand même de notre faute s'il y a du gaz. Et comme cette ressource pourrait être exploitée par de vilains britannqiues- US, indiens ou pire chinois autant que ce soit nous. C'est quand même réconfortant de savoir que si cela sent la m... ce soit notre propre m....

Finalement je n'ai pas entendu la suite du débat tellement j'étais révolté. Je reviendrai quand même sur les actions humanitaires pour certain(e)s comme cette infirmière  britannique qui a risqué sa vie pour apporter du récoinfort aux Karens. Excusez la violence des propos mais ras le bol de l'hypocrisie du buiseness

dimanche 27 janvier 2008, a 22:28
( 2 ) Le PDG de la Société Générale .

5 milliards d'euros -au moins- ne font pas tousser les dirigeants d'une banque, en l'occurence la SG (il y a combien de banques ?)

Cela n'écorne même pas leurs bénéfices !

Et pendant ce temps, on nous bassine avec le déficit de la Sécu.

Le rétablissement des 37,5 années de cotisation, des 10 meilleures années pour calculer la retraite, l'indexation sur les salaires et non sur les prix, couterait 7,5 milliards d'euros.

On ose nous dire qu'il n'y a pas d'argent pour payer les retraites ?

Il serait temps, là aussi, que la « main invisible du marché » laisse la place à la « main visible de la démocratie ».

Vous n'avez pas l'impression qu'on nous prend pour des cons ? Que ce système marche sur la tête ?

Ce n'est pas qu'une question de “démocratie” (la tarte à la crème), mais bien de changer de système.

Patrice Bardet

cite BELLACIAO

dimanche 27 janvier 2008, a 22:12
Le PDG de la Société Générale était aussi l'auteur,en 2002,d'un rapport sur la transparence des entreprises françaises .


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de Jean-Jacques Chavigné

Jérôme Kerviel est-il responsable de 4,9 milliards d'euros de pertes pour la Société Générale ? Le plus probable est que nous n'aurons jamais de réponse satisfaisante à cette question.

Il n'est pas impossible, en effet, que le « trader » de la Société Générale joue le rôle du parfait « lampiste » dans cette affaire. Il permet, déjà, de faire passer au second plan le fait que les pertes de la Société Générale ne se limitent pas à ces 4,9 milliards d'euros. Elles s'élèveraient, en effet, à 7 milliards d'euros (2,1 milliards de plus que les pertes censées avoir été infligées par Kerviel) alors que son PDG, Daniel Bouton, venait d'affirmer que la crise des « subprimes » n'aurait pas d'incidence sur les résultats de sa société.

Mais la thèse développée par la direction de la Société Générale est loin d'être invraisemblable.

En 1995, les pertes de 1,3 milliards d'euros (860 millions de livres sterlings) d'un autre « trader », Nick Lesson, opérateur sur le Simex à Singapour avait causé la chute non seulement de la Simex mais aussi de sa maison mère, la vénérable Banque Barings, sixième établissement bancaire britannique. En octobre 2007, un autre trader infligeait une perte de 250 millions d'euros à la banque d'investissement du Crédit Agricole, la Clayton.

Le « trader » de la Société Générale aurait suivi un parcours professionnel qui lui aurait permis de connaître les modalités des contrôles effectués sur les positions prises par les « traders ». Il lui aurait donc ainsi été possible de dissimuler le résultat des opérations qu'il avait effectuées.

Le véritable responsable : le système financier

Même si l'on retient la version de la direction de la Société Générale, le principal responsable reste le système financier actuel qui permet que des opérateurs boursiers perdent tout rapport avec la réalité des sommes utilisées à spéculer et s'enferrent en prenant de plus en plus de risques pour tenter de regagner ce qu'ils ont (virtuellement dans un premier temps) perdu.

“Un système qui permet à une seule banque, en une seule semaine de risquer des dizaines de milliards d'euros dans des spéculations”. En voulant se défendre, c'est ce qu'affirme elle-même la Société Générale qui précise qu'en fonction de l'importance des volumes d'échanges globaux sur les marchés depuis une semaine, la perte de 4,9 milliards ne représentait qu'une faible proportion des positions qui avaient été prises. En clair, que le montant des spéculations étaient 10 à 100 fois supérieur à ces 4,9 milliards de pertes.

Un système qui permet qu'une banque perde 4,9 milliards d'euros avant que ne s'ouvre un parachute de sécurité alors que les parachutes dorés des PDG fonctionnent avec une tout autre efficacité.

Le rapport, publié en septembre 2002, de la commission Bouton

Etrangement, peu de médias font le rapprochement entre la crise actuelle de la Société Générale et le rapport concocté par la commission présidée par Daniel Bouton, à la demande du Medef, en 2002.

Ce rapport sur la « corporate gouvernance » avait pour objectif de rétablir la confiance (principalement des actionnaires, accessoirement des salariés et des citoyens) dans les modalités de gestion des entreprises. Cette confiance venait, en effet, d'être durement ébranlée par les crises d'Enron, Andersen, Worldcom et Vivendi.

Ce rapport préconisait, notamment une plus grande transparence et la séparation entre ceux qui « auditent » et ceux qui « conseillent ». La Société Générale et son PDG auraient sans doute dû en tirer toutes les conséquences et ne pas oublier de séparer ceux qui opèrent sur les marchés et ceux qui connaissent parfaitement les procédures de contrôle.

C'est ce refrain de la « transparence » que reprend aujourd'hui Nicolas Sarkozy

Mais comme il l'avait précisé en septembre 2007, il se refuse « à instaurer des mesures qui seraient de nature à rigidifier le financement de nos économies ». Située sur la même longueur d'onde, la Commission européenne ne veut « réglementer qu'en dernier ressort ». Cela revient à laisser les banques et les marchés financiers organiser eux-mêmes leur « transparence ». C'est exactement ce qu'avait fait la commission « Bouton » en 2002. Ses préconisations viennent de faire la preuve de leur efficacité.

La Société Générale a perdu aux environs de 20 % de sa valeur boursière. Elle devient ainsi une proie intéressante pour des banques aux reins plus solides. La Barclays, tout particulièrement, semble s'intéresser à la Société Générale. Si elle réussissait une OPA sur la banque française, combien de ses 120 000 salariés verraient-ils, alors, leur emploi disparaître ?

Il serait temps, là aussi, que la « main invisible du marché » laisse la place à la « main visible de la démocratie ».

De : Jean-Jacques Chavigné
dimanche 27 janvier 2008

cite BELLACIAO

dimanche 27 janvier 2008, a 21:37
Des nouvelles du rassemblement au CRA de Vincennes .

 

 

 

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Des nouvelles du rassemblement de vincennes

nouvelles reçues il y a plusieurs minutes par téléphone

Environ une soixantaine de personnes on tentées cette après midi de se rassembler pour protester contre le camp de rétention de vincennes.

Cela s'est soldé par une présence poliliciére massive et impressionante devant le C.r.a ou de nouveau les retenus se sont de nouveau révoltés cette après midi du dimanche 27 janvier 2008.

Grande nervosité des flics, des glues des Rg, encerclement policier quasi immédiat des manifestant-es car le « grand prix d'Amérique » avait lieu le même moment à l'hippodrome juste devant le grand parking du C.r.a rempli à craquer de voitures de luxe.

il semblerait que des ordres ont étés donnés en au lieu, pour que la « quiétude » de ce rassemblement de turfistes de luxe et de bourges ( complètement indifférents du reste au sort des prisonniers du camp de rétention de Vincennes, mais qui peut s'étonner encore du mépris ignoble et infect, de la haine de classe, de la morgue et de l'arrogance de la France d'en haut) - ne « soit pas perturbé » puisque des Crs et des mobiles ont étés aperçus surveillant jusqu'aux toits de l'hippodrome

3 camarades ont semblerait-il étés interpellés et aperçus dans une fourgonnette de Crs mais pas d'autres nouvelles pour le moment.

Quoiqu'il en soit et que les politiciens de la droite ump aux pseudo rosâtres du Ps se le disent, nous ne lâcherons rien jusqu'à la fermeture immédiate et sans conditions de ces camps de rétentions du ministre de la honte nationale.

DEMISSION IMMEDIATE DU MINISTERE DE LA HONTE NATIONALE DE BRICE HORTEFEUX

De : non aux camps de rétention
dimanche 27 janvier 2008

cite BELLACIAO

dimanche 27 janvier 2008, a 18:10
Franchises. La phrase .

« Elle (la Nation) garantit à tous, notamment

à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs,

la protection de

la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui,

en raison de son âge, de son état physique ou mental,

de la situation économique,

se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de

la collectivité des moyens convenables d'existence. »

Le onzième alinéa du préambule de la Constitution de 1946.

l' Huma du 26 / 01 / 08

dimanche 27 janvier 2008, a 17:55
Electrochoc .

Editorial par Yves Housson

Mettre sa vie en danger pour sauvegarder le droit de se soigner… Il aura donc fallu en arriver là. Début janvier, un malade du sida annonçait sa décision d'arrêter ses soins pour protester contre les franchises médicales. Bruno-Pascal Chevalier voulait ainsi illustrer les dangers d'une mesure qui risque de conduire nombre de malades, dans le silence, hors micros et caméras, à la même extrémité. Pour arrêter cette machine infernale, il ne voyait plus d'autre moyen que le recours à cette forme d'action que l'on ne peut, avec lui, que déconseiller d'imiter. Choix personnel, dramatique, mais hélas ! prévisible.

Rien, ni les critiques de la plupart des acteurs de la santé, ni l'opposition de sept Français sur dix selon les sondages, n'avait pu empêcher la majorité UMP d'adopter, à l'Assemblée, cette mesure de « rupture » sarkozyste d'une portée considérable. Comme le rappellent, dans une lettre au chef de l'État, six associations de malades chroniques, il s'agit tout simplement de briser « l'un des fondements de notre civilisation française : la solidarité de tous face à l'attaque la plus dure, celle de la maladie ». Les malades doivent payer parce qu'ils sont coupables d'être malades, responsables du déficit de la Sécu… Oh, presque rien, 4 euros par mois en moyenne, 50 euros par an au maximum, ose encore répéter la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Mais, s'ajoutant à un reste à charge annuel qui, de forfaits en déremboursements divers, atteint déjà 500 euros en moyenne pour des millions de patients, ce presque rien risque tout bonnement de multiplier les renoncements aux soins. Et surtout, il renverse la Sécu en institutionnalisant une inégalité devant la maladie en fonction des revenus de chacun.

L'action de Bruno-Pascal a, semble-t-il, fait l'effet d'un électrochoc. Les témoignages de soutien affluent. Les compteurs des pétitions anti-franchises explosent. Les grands médias rouvrent leur antenne au sujet. Et le président de la République doit sortir de son silence en se fendant d'une lettre à Bruno-Pascal où il réitère ses faux arguments. Et où, signe de faiblesse, il énonce une contrevérité en prétendant que les franchises seraient remboursées par les mutuelles alors que la loi prévoit justement le contraire. On remarque aussi que les députés UMP, sans doute en butte au mécontentement de leurs électeurs, ne se bousculent pas au portillon pour défendre le dossier.

La bataille contre cette régression sociale dramatique est loin d'être perdue. Le docteur Christian Lehmann, figure de proue du mouvement, le souligne à juste titre, c'est aux politiques qu'il revient maintenant de prendre le relais. Il est encore temps de réparer l'erreur. Derrière les franchises est posée la question du financement de la santé : la France a-t-elle ou non les moyens de faire face, de façon solidaire, aux besoins croissants, aux coûts toujours plus élevés induits par les progrès de la médecine ? Sarkozy a prévu d'ouvrir un débat national sur ce sujet crucial dans les prochains mois. Ce pourrait être l'occasion de suspendre - au moins - les franchises. Et d'explorer d'autres pistes, plus justes, plus efficaces, plus conformes à une authentique « politique de civilisation ». Les idées ne manquent pas. À titre d'exemple, rappelons qu'une taxe sur les stock-options rapporterait, à elle seule, quatre fois plus que cet impôt sur la maladie. Encore faut-il avoir le courage politique de s'en prendre aux puissants de la finance. Scrutin local mais aussi premier test grandeur nature pour le sarkozysme, les élections municipales et cantonales donneront l'occasion aux citoyens assurés sociaux de peser en ce sens.

l' Huma du 26 / 01 / 08

dimanche 27 janvier 2008, a 17:23
Baisse de la délinquance dans l’ Ain .

 

Le Gessien du vendredi 25 janvier 2008 rapporte les chiffres de la Préfecture de l'Ain sur la Délinquance pour l'année 2007. Contrairement au satisfécit que s'accordent les autorités préfectorales, je suis plutôt inquiet pour l'avenir et y vois la preuve de l'abandon des actions préventives au dépend de la répression.

Tout d'abord bravo pour l'atteinte des objectifs pour 2007 (3.6% de baisse au lieu des 2% espérés). Toutefois le détail des chiffres est plus intéressant. Si le nombre de crimes et délits a effectivement baissé, l'implication des mineurs est plus importante en 2007 : “1285 en 2007 contre 1264 en 2006 et 837 en 2002.

D'autre part les violences sexuelles sont en hausse (+4,2%), les coups et blessures également (+8.3%) ainsi que la criminalité organisé.

Autrement il faudrait se réjouir car nous avons sans doute moins le malheur d'ête une victime d'une délinquance mais lorsque vous en êtes ce sera sans doute beaucoup plus grave? D'autre part que vont devenir ces jeunes délinquants dont le nombre est en constante augmentation? La baisse constatée aujourd'hui sera t-elle la même pour l'avenir?

Encore une fois c'est sur la répression que compte nos autorités gouvernementales. On attend peut -être qu'ils deviennent majeurs et de vrais criminels pour leur taper dessu

dimanche 27 janvier 2008, a 17:21
Franchises : 300 000 signatures !

Santé . La population ne doute plus du caractère injuste et injustifié de la mesure. En témoignent les centaines de milliers de signatures recueillies par les pétitions.

La mobilisation contre les franchises s'étend de jour en jour. Il faut dire que la réalité crève les yeux : plus on est malade, plus on est taxé. Il n'y a qu'à lire ce témoignage (un parmi des milliers d'autres), recueilli sur le site de Bruno-Pascal Chevalier, ce malade du sida qui a alerté l'opinion début janvier en entamant une grève des soins. « Diabétique, atteint de l'hépatite C et de surcroît au chômage, j'ai du mal à me faire suivre par mes médecins malgré ma prise en charge à 100 %. (…) À 28 euros la consultation, cela devient très dur à assumer et je suis obligé de “chromer” tant à la pharmacie que chez le toubib. » Grâce à l'action de Bruno-Pascal Chevalier, celui par qui le scandale est arrivé, les malades ont pu prendre la parole et mettre en lumière l'injustice de cette loi scélérate, qui s'attaque une fois encore aux plus pauvres.

« combien faudra-t-il de signatures ? »

En même pas un mois, les Français ont découvert la réalité des franchises. Indignés, ils ont aussitôt réagi en signant massivement les pétitions qui circulaient contre cette mesure. L'une, lancée par l'Union confédérale des retraités CGT, a recueilli plus de 200 000 signatures, tandis que celle initiée par le collectif contre les franchises médicales, réunissant professionnels de la santé, partis politiques, syndicats et associations, en a comptabilisé plus de 100 000. Soit au total plus de 300 000 signatures. De quoi mettre le gouvernement au pied du mur. Comme le souligne lui-même Bruno-Pascal Chevalier, « ce mouvement de contestation n'est pas un mouvement isolé ». « Mais combien faudra-t-il de signatures pour que la ministre reprenne sa copie ? » s'interroge-t-il.

D'abord relativement discrets, les politiques ont depuis quelques jours pris le dossier à bras-le-corps. « Il faut aboutir à l'abrogation de cette loi », martèle le Parti communiste français, dont la secrétaire nationale Marie-George Buffet a été l'une des premières figures politiques à soutenir le gréviste des soins. Depuis, de nombreux ont suivi : la Ligue communiste révolutionnaire, les Verts, et dernièrement le Parti socialiste. François Hollande, le premier secrétaire du PS, a promis d'intervenir de manière récurrente lors des traditionnelles questions au gouvernement à l'Assemblée nationale pour demander le retrait des franchises.

Entre-temps, des associations - la FNATH (Fédération nationale des accidentés de la vie et des handicapés) et l'ANDEVA (victimes de l'amiante) - ont déposé en début de semaine un recours devant le Conseil d'État concernant le décret d'application des franchises médicales, arguant qu'elles portent atteinte au onzième alinéa du préambule de la Constitution de 1946.

un enjeu pour les municipales

Le bras de fer est donc engagé. Mercredi d'ailleurs, Jean-Louis Touraine, député PS du Rhône, a posé clairement la question à la ministre de la Santé. « Accepteriez-vous de revenir sur cette mauvaise mesure ? », a-t-il demandé, après avoir rappelé les conséquences de celle-ci. « Les franchises médicales vont dissuader nombre de patients de se faire soigner précocement et efficacement. (…) Face à ce drame, vos réponses apparaissent en décalage, sans compassion ni empathie. Celle effectuée par écrit par le président de la République est en outre fausse, traduisant la méconnaissance par M. Sarkozy des lois qu'il a suscitées : non, les franchises médicales ne peuvent pas, au terme de la loi, être assurées par des organismes complémentaires et ne peuvent donc pas être remboursées. La plupart des malades n'ont d'autre solution que de payer ou de renoncer aux soins ! »

Sans surprise, la ministre de la Santé a biaisé : « Notre système d'assurance maladie assure une solidarité parmi les plus élevées du monde, avec 80 % des dépenses remboursées. » Et encore une fois, elle a tenu à rappeler que « 15 millions de nos concitoyens les plus fragiles » étaient exonérés des franchises. « Celui qui a entamé une grève des soins parle pour tous les autres malades. Cela devrait être de nature à faire réfléchir ceux qui ont prôné une telle mesure », estime Jacqueline Fraysse, députée PCF et par ailleurs médecin. Pour elle, l'ampleur du mouvement « va peut-être permettre de revenir sur la loi de financement de la Sécurité sociale », validée par le Conseil constitutionnel. « Le fait qu'on voie concrètement les conséquences de cette mesure ne peut que stimuler les parlementaires, y compris de droite, qui, pendant le débat, étaient mal à l'aise », espère la députée des Hauts-de-Seine. « On va tout faire pour que ça bouge », insiste-t-elle, soulignant « l'enjeu » que représentent les franchises médicales dans la campagne des élections municipales à venir.

Alexandra Chaignon

l' Huma du 26 / 01 / 08

dimanche 27 janvier 2008, a 12:17
La millionnaire condamnée pour avoir perçu six ans de RMI .

vendredi 25 janvier 2008 (15h47) :

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de Gaëtane Bossaert

L. Pineau-Valencienne, la fille du grand industriel français, était jugée hier à Nanterre avec son compagnon pour avoir indûment touché le RMI pendant des années. Ils ont été condamnés à 8 mois de prison avec sursis et 25 000 € d'amende chacun.

DES MILLIONS d'euros de patrimoine et de capitaux placés, et un RMI, le revenu minimum d'insertion, qui tombe tous les mois, pendant six ans. L'escroquerie est reprochée à Laurence Pineau-Valencienne, 42 ans, fille du capitaine d'industrie français, et à son compagnon, Adda Osmani, animateur radio de 38 ans.

Hier soir, la quinzième chambre du tribunal correctionnel de Nanterre a condamné le couple à huit mois d'emprisonnement avec sursis, et 25 000 € d'amende chacun.

Doublant les réquisitions du ministère public, les juges ont dit leur irritation face au “comportement inadmissible et insupportable” des prévenus. Les avocats de la défense ont annoncé leur intention de faire appel.

“On ne peut pas constamment se réfugier derrière papa”

La justice reprochait à Adda Osmani d'avoir indûment perçu plus de 40 000 € de revenu minimum d'insertion, entre février 1999 et mai 2005. A l'époque, ce jeune homme avait quitté le Val-de-Marne pour s'installer à Boulogne (Hauts-de-Seine), chez sa compagne, avec qui il venait d'avoir un enfant. Intermittent du spectacle, il perçoit le RMI : « C'était pour avoir une couverture sociale, en cas de problème de santé… Je gagne 70 € par mois en animant deux émissions radios », évoque-t-il d'un ton poli. Mais lorsque son dossier le suit dans les Hauts-de-Seine, il est joint à celui de sa compagne, connue de la CAF parce que jeune maman. Tous deux signent alors, chaque trimestre, une déclaration destinée à la CAF qui ne mentionne que les maigres revenus d'Adda Osmani. Et tous deux perçoivent une allocation de quelque 600 € mensuels, en tant que « couple sans ressources avec enfant ». « Sans ressources » n'est évidemment pas le terme qui qualifie le mieux la situation de Laurence Pineau-Valencienne, plusieurs fois assujettie à l'impôt sur la fortune, et poursuivie pour « complicité ».

Un bref examen des comptes en banque de la riche héritière ne la mettait pas en position de percevoir une allocation clairement dédiée aux plus démunis. Le tribunal évoque un patrimoine immobilier « objectivement conséquent », et un compte bancaire courant qui a vu circuler 650 000 € de capitaux, entre 1998 et 2005. Manifestement, la fille laisse à son père le soin de gérer sa fortune. Et ne s'intéresse guère à la gestion de ses comptes. « Vous n'avez pas de prise directe sur ce que vous possédez ? » interroge la présidente, Isabelle Prévost-Desprez. « Non… » murmure la prévenue. « Il y a un mandat de gestion ? Vous ne savez pas ? » « Euh, non… » Le banc de la partie civile s'impatiente : « On ne peut pas constamment se réfugier derrière papa, il faut devenir adulte », râle l'avocate de la CAF des Hauts-de-Seine.

« Je n'ai pas ouvert de dossier RMI, je ne l'ai jamais demandé »

Petite blonde toute menue, Laurence Pineau-Valencienne plaide l'ignorance : « Je ne connaissais pas tous les tenants et aboutissants du RMI, assure-t-elle d'une voix plaintive. Adda m'avait dit de signer ces papiers pour la CAF, il avait l'air sûr de lui… Je n'aurais jamais signé si j'avais su que ce RMI m'était attribué ! Je n'ai pas ouvert de dossier RMI, je ne l'ai jamais demandé », assure-t-elle. « Vous ne l'avez pas demandé, mais vous l'avez perçu », rectifie la présidente. « Vous avez signé, quatre fois par an pendant six ans, un document extrêmement basique où il n'y avait rien de mentionné devant revenus de madame », insiste la procureur. Me Béranger Tourné tient la barre : sa cliente n'a « jamais eu d'intention frauduleuse ». « Je ne trouve pas une seule raison objective pour qu'elle ne déclare pas la réalité de son patrimoine », martèle l'avocat.

C'est un reportage de France 3, diffusé en novembre 2006, qui avait mis le feu aux poudres. Celui-ci révélait un rapport d'enquête confidentiel émanant de la CAF des Hauts-de-Seine, qui mettait en lumière la situation pour le moins incongrue de Laurence Pineau-Valencienne. La plainte alors déposée par la CAF pour vol et violation du secret professionnel avait lancé l'enquête. Aujourd'hui, l'héritière a remboursé deux ans d'allocations indues, soit 14 000 €. Le conseil général, à qui incombe la gestion du RMI, n'a pas souhaité porter plainte.

http://www.leparisien.fr/home/info/…

De : jolui
vendredi 25 janvier 2008

cite BELLACIAO

dimanche 27 janvier 2008, a 08:43
Adieu service public,bonjour ( marché public )

Emploi . Malgré l'opposition de la gauche, en dépit des syndicats et des associations de chômeurs, la fusion ANPE-UNEDIC a été entérinée jeudi matin.

« Ce texte essentiel est destiné à améliorer le marché public de l'emploi. » En ouverture, mardi soir, du débat à l'Assemblée nationale sur le projet de loi instaurant la fusion entre l'ANPE et l'UNEDIC, Christine Lagarde, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi utilise cette singulière formule. Un lapsus ? « Le marché public de l'emploi ? », s'étranglent en choeur plusieurs députés de gauche. « Vous avez bien entendu », rétorque du tac au tac Christine Lagarde. C'est sous cet auspice, avec cette transmutation volontaire du « service public de l'emploi » en « marché public de l'emploi », que se sont déroulés les débats express jusque tard dans la nuit de mercredi à jeudi.

Les socialistes et les communistes ont défendu un à un leurs nombreux amendements, mais ils n'ont pas obtenu, par exemple, que les associations de chômeurs soient représentées au sein du futur « Conseil national de l'emploi » chargé de diriger la nouvelle institution résultant de la fusion entre l'ANPE et l'UNEDIC en définissant des « orientations stratégiques des politiques de l'emploi ». Les collectivités territoriales auront droit, elles, à la portion congrue. Régulièrement en grève ces derniers mois pour défendre le sens de leurs missions, mais aussi leurs conditions de travail, leurs statuts et leurs droits acquis, les agents de lcomme ceux de l'assurance chômage n'ont toujours pas reçu les garanties qu'ils attendaient : droit d'option pour tous, garanties salariales, préservation des missions, activation toujours plus importante des dépenses dites « passives » (ce qui pourrait conduire à un nouveau rétrécissement du nombre de chômeurs indemnisés)… À l'AFPA, la perspective du démantèlement, survenue par surprise à l'occasion du débat au Sénat il y a deux semaines, est plus que jamais à l'ordre du jour.

À l'issue du débat, l'UMP et le Nouveau Centre ont voté pour le projet de loi. Pour le groupe socialiste, Monique Iborra exprime la « crainte » que le gouvernement « opère une OPA sur le financement de l'UNEDIC et réduise beaucoup le paritarisme ». Au nom des députés communistes, Roland Muzeau dénonce « l'objectif réel » de ce texte, loin de ses ambitions affichées de réduire le chômage et de simplifier les démarches des demandeurs d'emploi : « Il s'agit tout simplement de démanteler le service public de l'emploi en passant de la protection et de l'accompagnement du demandeur d'emploi à un modèle coercitif inspiré de l'idéologie anglo-saxonne du « workfare ». La fusion des activités de placement et d'indemnisation vous permettra de contrôler davantage les demandeurs d'emploi et de les contraindre à accepter n'importe quel poste dans des entreprises qui s'entêtent à proposer des emplois précaires, des salaires indignes, des conditions de travail déplorables, au risque de nourrir le travail clandestin. »

* CTP. Les députés ont décidé, mercredi soir, de prolonger jusqu'au 1er décembre 2008 (au lieu du 1er mars) l'expérimentation du contrat de transition professionnelle (CTP) dans sept bassins d'emploi. Ils ont également voté un article additionnel visant à « adapter » ce contrat à l'architecture institutionnelle prévue par le projet de loi de fusion entre l'ANPE et l'UNEDIC.

T. L.

l' Huma du 25 / 01 / 08

dimanche 27 janvier 2008, a 08:15
7 milliards volatilisés dans le système financier .

Crise banquaire . Entre opérations frauduleuses et crise des subprimes, la Société générale a déclaré, hier, lors d'une conférence de presse exceptionnelle, des pertes colossales pour l'année 2007.

La Société générale (SG) a révélé jeudi des pertes colossales dues à une « fraude » massive au sein de la banque, la plus importante de l'histoire de la finance (- 4,9 milliards d'euros), mais aussi à la crise des « subprimes » (- 2 milliards d'euros). La Société générale, l'une des trois premières banques françaises, a expliqué que l'un de ses traders, travaillant au sein d'une sous-division de ses activités de marché depuis 2005 et comme « technicien » depuis 2000, avait profité de « sa connaissance approfondie des procédures de contrôle » pour « dissimuler » des transactions. Cette fraude est d'autant plus spectaculaire qu'elle est intervenue dans des activités sur lesquelles cet établissement est le numéro un mondial incontesté et qui nécessitent une architecture sophistiquée de contrôle des risques. L'employé, qui a reconnu les faits, a été immédiatement mis à pied et une plainte a été déposée contre lui jeudi, a indiqué le PDG, Daniel Bouton.

un contexte « malheureux »

La fraude a été découverte dimanche après un contrôle de routine vendredi soir et deux jours d'enquête. Lundi, la direction a souhaité solder l'ensemble de ces positions, pour un montant de 40 à 50 milliards d'euros. Compte tenu du « krach » du début de semaine, l'opération a coûté 4,9 milliards d'euros à la banque, soit plus de la moitié du « trou de la Sécurité sociale », et aurait pu avoir des conséquences encore plus importantes si les cours de la Bourse avaient chuté plus violemment. Toutefois, le résultat net de la banque restera positif en 2007, avec des gains estimés entre 600 et 800 millions d'euros. Lors d'une conférence de presse, hier, la direction a tenté de banaliser l'événement, intervenu selon elle dans un contexte « malheureux ».

faillite du système ou escroquerie ?

Pour Elie Cohen, professeur d'économie à Science Po, l'explication donnée par la Société générale est difficile à croire. « La banque française, championne des produits dérivés, est châtiée par là où elle a innové. Les procédures de contrôle interne, qui normalement constituent le coeur de métier des banques, se sont révélées dramatiquement insuffisantes », poursuit-il. Ce sentiment a été confirmé par un analyste d'une société de gestion parisienne, souhaitant garder l'anonymat, qui estime « quand même curieux que quelqu'un qui semble-t-il n'avait pas de très grosses responsabilités » ait pu seul provoquer de telles pertes. « Ce n'est pas à une personne qui touchait peu pour le secteur, même pas 100 000 euros, à qui on va confier des portefeuilles extrêmement importants », explique-t-il, jugeant que la Société générale est peut-être en train de « charger un pauvre bougre pour faire passer des pertes qui se sont accumulées » au cours de la crise des « subprimes ».

Evénement exceptionnel ou faillite d'un système, cette affaire ressemble à l'escroquerie réalisée dans les années 90 aux dépends de la Barings par son courtier Nick Leeson, qui a abouti à la ruine du vénérable établissement. Plus récemment, l'affaire du « trader de Calyon », intervenue en septembre 2007, avait coûté au Crédit agricole 230 millions d'euros. Selon une note des analystes de HSBC, « le sentiment sur le contrôle des risques dans les banques françaises est une nouvelle fois touché et cela ne fera que renforcer les craintes des investisseurs pour le secteur bancaire ».

Clotilde Mathieu

l' Huma du 25 / 01 / 08

samedi 26 janvier 2008, a 23:32
RASSEMBLEMENT : Dimanche 27 janvier 2008 ( suite aux événement à Vincennes )

samedi 26 janvier 2008 (20h05) :
rass. dimanche sans pap 15h

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suite aux événements très grave d'aujourd'hui à vincennes (tabassages dans le centre, etc.), un appel à venir dimanche, à 15h manifester devant le centre de vincennes, au moment où, à moins de 100 metres, se tiendra le grand prix d'amérique…

15h, rer A, joinville le pont (10 minutes en rer à partir de Nation).

De : sans pap
samedi 26 janvier 2008

cite BELLACIAO

samedi 26 janvier 2008, a 22:54
SôS ! EMEUTES A VINCENNES : Les mots sont pesés !!

La tension ne cesse de monter depuis hier soir au CRA de Vincennes.

Les familles ont attendu en vain de pouvoir rendre visite à leur proche. Les affrontements directs entre sans-papiers et policiers ont repris dès cet après-midi. Deux départs de feux ont de nouveau nécessité l'intervention des pompiers. Un sans-papier qui doit sortir tantôt expliquait se faire tout petit, rester dans son coin pour ne pas se faire remarquer : “on dirait que c'est la guerre ici”.

Des initiatives suivront. La lutte continue.

SôS

COMMUNIQUE DES SANS-PAPIERS EN LUTTE APPEL A MOBILISATION !

Ce mercredi 2 janvier, Nous, Sans-papiers du Mesnil-Amelot, nous poursuivons la grève de la faim. Nous nous sommes fait arrêtés pour certains lors de démarches au commissariat, pour d'autres lors de démarches administratives, pour beaucoup lors de rafles anti-immigrés. Nous refusons d'être traités comme des sous-hommes et appelons l'ensemble des gens qui pensent encore que nous sommes des êtres humains à dire “Stop” à cette politique raciste.

Les évènements de ces derniers jours montrent que l'état de droit s'arrête aux portes des centres de rétention. Les violences policières et les restrictions dans l'accès aux soins sont notre lot quotidien dans l'attente de notre expulsion. Les droits élémentaires de l'homme nous sont déniés : liberté d'expression, de communication, de réunion et d'association. Lors de ses voeux, le président de la République a étalé son habituelle compassion en oubliant comme d'habitude les sans-papiers qui ne demandent qu'une chose : pouvoir travailler paisiblement en ayant les mêmes droits que les autres habitants de ce pays.

Nous, sans-papiers du Mesnil-Amelot appelons dès aujourd'hui à occuper les abords de tous les CRA en France et en Europe. Pour ce, nous demandons à l'ensemble de nos soutiens de SE RENDRE TOUS LES JOURS A 15H DEVANT TOUS LES CENTRES DE RETENTION ADMINISTRATIVE DE FRANCE ET D'EUROPE AFIN D'EXIGER LA FERMETURE IMMEDIATE DE TOUS LES CENTRES DE RETENTION EN FRANCE ET EN EUROPE ET L'ARRET IMMEDIAT DE TOUTES LES EXPULSIONS.

Pour connaître la réalité de notre situation, appelez-nous à l'intéreur des CRA aux cabines téléphoniques dont les numéros sont : Mesnil-Amelot 01 49 47 49 53 ou 01 49 47 02 40 ou 01 49 47 02 50 / Vincennes 01 45 18 59 70 ou 01 45 18 02 50 ou 01 45 18 12 40 A vous de rentrer en contact avec tous les autres centres. Apportez-nous des cartes téléphoniques, des cigarettes et du soutien.

L'association SôS soutien ô sans-papiers entend être un outil au service des sans-papiers enfermés afin qu'ils puissent faire entendre leur voix. SôS appelle à la poursuite de la mobilisation au centre de Vincennes et dans tous les autres centres de rétention en France et en Europe. Fermeture immédiate des centres de rétention Des papiers pour tous Libre-circulation, libre-installation Arrêt immédiat de toutes les expulsions La lutte continue.

Abou 0660151065 / Rodolphe 0698703349 Yann 0686622364 / Solange 0662172098

De : SôS Soutien ô Sans-papiers
samedi 26 janvier 2008

cite BELLACIAO

samedi 26 janvier 2008, a 22:37
Elections Professionnelles aux chantiers navals Aker Yards de Sain-Nazaire .


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La CGT redevient 1ere organisation syndicale sur le site.

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Tous collèges confondus, en Délégués du Personnel titulaires, la CGT obtient 734 voix (43.48%), 676 pour la CFDT (40.05%).

Tous collèges confondus, au Comité d'Entreprise titulaire, la CGT obtient 699 voix (41.48%), 684 pour la CFDT (40.59%).

Au 1er collège, les résultats de la CGT sont :

En Délégués du Personnel titulaires : 78.82%

Au Comité d'Entreprise : 77%

Dans le 2ème collège, les résultats de la CGT sont :

En Délégué du Personnel titulaire : 25.72%

En Comité d'Entreprise titulaire : 21.79%

La CGT n'était pas représentée au 3ème collège.

L'organisation syndicale retient malheureusement, une progression d'abstention de 11% par rapport aux élections de 2005. Le vote par correspondance favorisé par la Direction ainsi que la multiplication des horaires atypiques (nuit, équipe du week-end…) sont vraisemblablement la cause de la diminution de l'expression des salariés.

Globalement, malgré l'absence de la CGT dans le 3ème collège, notre organisation considère que les résultats obtenus sont appréciables et qu'ils méritent encore une analyse plus approfondie.

Face à une situation difficile, tant sur le plan économique, que social, la CGT a reçu le soutien des salariés, massivement conscients de la nécessité de se rassembler contre les effets néfastes des politiques gouvernementales et patronales. Nous les en remercions vivement.

A partir de cette situation, la CGT, 1ere organisation syndicale sur le site, revendique les responsabilités qu'il lui incombe tant au Comité d'Entreprise, qu'au Comité d'Hygiène et de Sécurité et Conditions de Travail.

Ce vote démontre que des possibilités d'interventions collectives existent et sont à développer dans l'intérêt des emplois, de la pérennité de la construction navale à Saint-Nazaire et du progrès social.

Pour sa part, la CGT poursuivra dans cette voie.

De : USM-CGT
samedi 26 janvier 2008

cite BELLACIAO

samedi 26 janvier 2008, a 21:59
9,3 % : Un hold-up géant .

La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent

Il n'y a pas de fatalité en économie, il n'y a pas besoin de “travailler plus pour gagner plus”: Faire payer les riches suffit

9,3% : un hold-up géant

 

Depuis le début des années 80, la part des salaires dans le PIB de la France a baissé de 9,3%. Qui sont partis dans la poche du Capital. Ces 9,3% équivalent à plus de 150 milliards d'€ : soit une douzaine de fois le trou de la Sécu ! Un hold-up géant, renouvelé chaque année, au détriment des salariés.

Ce chiffre, 9,3 %, suffit à contester toutes les « réformes » en cours : allongement de la durée de cotisations pour les retraites, salaires qui stagnent depuis vingt ans, mise en place de la franchise médicale… Car toutes ces mesures ont un dénominateur commun : gratter encore quelques avantages aux salariés. Tandis que la question du partage des richesses n'est jamais posée…

Nicolas Maury

samedi 26 janvier 2008, a 21:47
Municipales : Le MoDem c'est la droite !

Dans un certain nombre de villes, la constitution de listes pour les municipales donne lieu à des accords entre le PS et le MoDem de François Bayrou: Dijon, Roubaix, Montpellier, Grasse, Joué-lès-Tours, Ballan-Miré, Grenoble, Tours, Le Quesnoy ...

Municipales : Le MoDem c'est la droite !
Ces alliances ne font que souligner la complète dégénérescence politique de la direction actuelle du PS. Le Modem est un parti capitaliste, dont les dirigeants ont systématiquement soutenu la politique de régression sociale mise en œuvre par les gouvernements de Raffarin et de Villepin, entre 2002 et 2007. Il est l'ennemi implacable des travailleurs, des jeunes et des retraités – et l'ami fidèle de la classe possédante qui ruine l'économie du pays. La constitution des listes PS-Modem, au premier comme au deuxième tour, doit être combattue par tous les militants socialistes soucieux de lutter contre la droite et le capitalisme.

Le PCF, pour sa part, doit faire preuve de la plus grande clarté. Il doit dénoncer publiquement de tels accords, et rejeter toute participation des communistes à des listes comprenant un ou plusieurs candidats du Modem (ou toute autre personnalité de droite).
Nicolas Maury

samedi 26 janvier 2008, a 21:34
La Société Générale invente le Dreyfus-Trader .



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 25 janvier

La Société Générale, troisième plus grande banque française, a annoncé une perte de 7 milliards d'Euros, dont 4,9 milliards aurait pour origine « une fraude interne », du fait d'un seul employé.

Incompétent notoire, fraudeur génial ou grossière manipulation de communication, les experts financiers ont déjà tranché : un seul homme ne peut être responsable d'une fraude d'une telle ampleur.

Depuis plusieurs semaines, la crise financière s'aggrave, provoquant même un véritable Krach boursier ces derniers jours. Dans ce paysage financier apocalyptique, tout les coups de communications sont permis pour masquer la faillite du capitalisme financier. Quel dramatique aveu d'échec pour la troisième banque française, et plus largement pour le système financier que d'être dans l'incapacité à s'auto-réguler !

C'est ainsi, que la Société Générale invente le dreyfus-trader. Plus c'est gros, plus ça passe.

Parti communiste français

Paris, le 25 janvier 2008

vendredi 25 janvier 2008, a 08:30
Au pied du trône .

Editorial par Patrick Apel-Muller


L'esprit de cour demande de la souplesse d'échine et de l'humilité face au monarque. Jacques Attali en possède à revendre qui, hier, citait Turgot pour donner du « Vôtre Majesté » à Nicolas Sarkozy et la supplier de « maintenir l'exécution » de son rapport, « avec fermeté, sans se laisser effrayer par des clameurs qu'il est impossible d'éviter ». Partisan de l'absolutisme libéral, l'ancien sherpa de François Mitterrand l'est devenu de l'absolutisme politique.

Le chapeau du contrôleur général des finances de Louis XVI est un peu grand pour cet inconditionnel de la mondialisation capitaliste et, reconnaissons-le, il n'a pas proposé que seuls les propriétaires puissent voter ni conduit à la famine de 1775… Mais « les clameurs » montent. Les fonctionnaires font grève aujourd'hui et manifestent parce que leur pouvoir d'achat diminue, que leurs effectifs vont être diminués, que les services rendus à la population ne cessent de se réduire. Ils ont d'ailleurs le soutien de 57 % des Français (75 % des sympathisants de gauche), qui jugent leur mouvement « justifié », selon l'institut BVA. Une majorité absolue (56 %) estime « mauvaise » la politique économique du gouvernement et recale les mesures phares du rapport de la commission Attali. Mais le président de la République a annoncé la couleur, il n'hésitera pas à gouverner contre la volonté du peuple. Absolument monarque.

Le ministre de l'Éducation, Xavier Darcos - sans doute plus répétiteur que pédagogue -, s'est autorisé à déclarer à l'Assemblée nationale ne « plus très bien » savoir quels sont « les motifs de cette grève » devenue, selon lui, « une sorte de rituel ». La suppression de plus de 11 000 postes d'enseignants à la rentrée (et le rythme doit ensuite s'accélérer !), l'accroissement des délais des remplacements, la suppression d'options ou d'enseignements… tout cela ne serait qu'un attachement suranné à l'avenir des enfants, un réflexe conditionné qui envisagerait un avenir pour tous plutôt que des intérêts très particuliers. Avec des frénésies de lapins mécaniques, les médias dominés par les groupes du CAC 40 s'attachent à voiler ces enjeux derrière le refrain des « scléroses corporatistes », la comptine « des privilèges qu'auraient les salariés modestes » et la scie des « emmerdements maximum » que causent les grèves, selon la formule délicate du ministre. Ils feraient bien de laisser la pensée unique de côté et de regarder de près l'enquête du CSA sur l'information, publiée hier par la Croix, qui relève les sujets que les Français jugent maltraités. Ils portent pour la plupart sur ces tensions économiques et sociales, sur les menaces que font peser les dérégulations libérales sur des secteurs utiles aux populations.

Mais dans les allées du palais l'autosatisfaction est une règle de l'étiquette. Alors que l'économie mondiale est secouée par une crise aiguë, que les Bourses européennes chutaient de nouveau hier, Nicolas Sarkozy plastronnait en se réjouissant d'avoir adopté « une politique qui est à peu près celle que les États-Unis sont en train d'enclencher aujourd'hui ». Avec de si beaux résultats ! Lui qui, comme ce fut fait aux États-Unis, voulait endetter les Français en les faisant « tous propriétaires », se bouche les yeux devant le désastre des subprimes et ces millions d'Américains jetés à la rue, faute de pouvoir payer leurs emprunts.

« Les choix économiques de juillet étaient les bons, se persuade le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, d'ailleurs, il n'y a aujourd'hui plus aucun débat là-dessus, personne ne conteste. » Versailles ou Neuilly s'étourdissent, le président absolu remonte sa montre de prix, la rue commence à gronder.

l' Huma du 24 / 01 / 08

vendredi 25 janvier 2008, a 07:52
Bachelot s'engage,mais ne pais pas . / 2 ( commentaire du SNIP CFE-CGC . )

“Ne laissons pas brader les Heures Supplémentaires des infirmières ! La réunion de négociation du 22 janvier entre le Ministère et les 8 syndicats représentatifs, sur la monétarisation des heures sup. des hospitaliers devait durer toute la journée, mais les participants se sont séparés dès la fin de matinée, les propositions du Ministère étant inacceptables. « Lorsque le Ministère nous a proposé de solder nos heures sup., nous pensions que par « solder », il entendait « résorber le stock » : aujourd'hui nous avons compris que par « solder » il voulait aussi dire « brader les prix » ! a déclaré Thierry Amouroux, le Président du SNPI CFE CGC. Yann Bubien, Conseiller Social de la Ministre, propose ainsi de payer les heures sup. sur la base d'un forfait de 11 euros brut. « Même si vous souhaitons un paiement calculé en fonction de l'indice de l'agent, on peut toujours discuter d'un montant en euros, mais il y a un principe de fond : nous ne pouvons pas admettre qu'à l'hôpital une heure sup. soit moins payée qu'une heure normale, alors qu'elle est majorée de 25 % dans le privé » s'indigne Thierry Amouroux. En effet, le montant brut d'une heure d'IDE est de 13 euros (soit moins 15 %) et celle d'un cadre infirmier de 16 euros (11 euros c'est donc moins 30 % !). Pour le coup, c'est travailler plus pour gagner moins ! Nous souhaiterions que notre Ministre applique les directives présidentielles ! De même, pour la rémunération des jours mis dans un Compte Epargne Temps (CET), Yann Bubien nous a indiqué qu'ils seraient payés 80 euros en catégorie B (infirmière) et 125 euros en catégorie A (cadre de santé), dans la limite de 50 % des jours déposés par l'agent sur son CET. Là encore, s'il est normal que la rémunération d'une journée de travail tienne compte du niveau d'études et de responsabilités, comment comprendre qu'un médecin soit payé 300 euros par jour de RTT (selon l'accord du 15 janvier dernier), et une infirmière seulement 80 ? Notre niveau de reconnaissance est-il si faible ? Ce n'est pas une profession que l'on exerce pour l'argent, mais ce n'est pas du bénévolat non plus ! En multipliant le montant brut d'une heure d'IDE (13 euros) par 7 heures, on obtient déjà 91 euros. Pour le Ministère, les soldes sont également ouvertes pour les CET des infirmières ! Au-delà de l'aspect financier, il y a un problème de fond sur la « valeur » d'une journée de travail, et le niveau de non-reconnaissance de la profession infirmière. La dernière réunion de négociation est prévue le 29 octobre : vous n'avez que quelques jours pour vous faire entendre ! Aussi, le SNPI CFE-CGC invite des personnels infirmiers : à faire grève et à manifester le jeudi 24 janvier à envoyer par mail ou par fax la pétition refusant que l'on brade ainsi notre diplôme Les coordonnées du ministère et texte de la pétition sont en téléchargement dans l'article : http://www.syndicat-infirmier.com/article.php3?id_article=484″

Ce commentaire a été posté par SNPI CFE-CGC.

jeudi 24 janvier 2008, a 22:43
Mariés à la Mairie de Bernard Accoyer,séparés par la politique des amis du maire d'Annecy le Vieux !!!

A l'appel du Comité de Défense du Droit d'Asile, du Collectif de Soutien aux Sans-Papiers, de RESF, la LDH
Rassemblement Vendredi 25/1 à 18H devant la préfecture d'Annecy pour :
- demander la régularisation de Thi Thu Hong Martinez
- et crier notre colère devant ces acharnements d'un autre temps.

Thi Thu Hong, vietnamienne de 28 ans, est arrivée régulièrement en France en septembre 2005.

Le 22 octobre, elle épouse l'homme de nationalité française qu'elle avait rencontré au Vietnam. Une carte de séjour lui est alors délivrée par la préfecture de Lozère ; puis renouvelée jusqu'au 23 novembre 2007.

La vie conjugale s'est dégradée, Thi Thu Hong est chassée du domicile par son mari. Elle divorce. Elle déménage en Haute-Savoie, et tient au courant les différents services des étrangers compétents.

Mais le 24 juillet 2007, Le préfet de Haute-Savoie refuse un renouvellement de son titre de séjour ; et lui demande de quitter le territoire.

Thi Thu Hong entame des démarches administratives pour pouvoir rester, mais elle est placée en rétention le 6 octobre 2007. Elle obtient finalement une assignation en résidence chez son nouvel ami, avec lequel elle vit maritalement depuis fin 2006. Comme on le lui a demandé, elle pointe une fois par jour au commissariat d'Annecy.

Pendant cette période, elle se remarie le 3 novembre 2007 à la mairie d'Annecy le Vieux de Bernard ACCOYER.

Le préfet est informé. Elle demande un nouveau titre de séjour. Elle refuse donc logiquement de repartir pour le Vietnam le 13 novembre 2007, elle en est avertie d'ailleurs que le 7, soit 4 jours après son mariage.

Le 15 janvier, les gendarmes sont venus la chercher, et amenée au centre de rétention de Lyon St-Exupéry.
Son mari est consterné.

Le 21 janvier, le tribunal administratif décide sa sortie du CRA, et demande une nouvelle assignation à résidence. Son expulsion est-elle toujours prévue ce jeudi 24/1 ? Les gendarmes téléphonent à son mari pour lui demander de se présenter à la gendarmerie.

Mais à bout de forces physiques et psychologiques, dans un état d'incompréhension totale de ce qui lui arrive, Thi Thu Hong est aujourd'hui hospitalisée pour une grave dépression.

Plusieurs questions se posent :
- est-ce qu'une femme d'origine étrangère n'a pas le droit de divorcer quand elle est malmenée par son mari et n'ait encore moins le droit de se remarier
- est-ce que M. ACCOYER cherche à faire disparaitre les traces d'un mariage “embarrassant” pour son image aux yeux de ses amis UMP ???

Toujours est-il que la politique de ce gouvernement s'échine encore à vouloir briser des vies, pour satisfaire aux quotas imposés par un chef d'état assoiffé de voix d'électeurs d'extrême droite.

jeudi 24 janvier 2008, a 22:22
Manif Nationale à PARIS ( EDF / GDF 22 / 01 / 08


Reportage video sur la Manif Nationale à PARIS du 22.01.2008

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de Mines Energie CGT

Cheminots, Débat général, Industries Electriques et Gazieres, RATP, médias

Les médias n'ayant pas voulu couvrir l'évènement, nous avons donc décidé de faire un film et de vous le proposer sur ce blog.

Les électriciens et gaziers actifs et retraités se sont massivement mobilisés avec les cheminots et les agents de la RATP, ils étaient près de 50 000 dans les rues de Paris pour exprimer leur refus d'une dégradation de leurs droits à la retraite et du pouvoir d'achat des retraités.

http://www.dailymotion.com/video/x4...


Manifestation nationale du 22 janvier 2008


De : Mines Energie CGT
jeudi 24 janvier 2008

jeudi 24 janvier 2008, a 21:47
Un rapport sur mesure pour Sarkozy .

Économie . Jacques Attali remet aujourd'hui ses 315 propositions libérales en soutien à la politique du gouvernement.

La commission présidée par Jacques Attali doit rendre aujourd'hui au président Nicolas Sarkozy son rapport sur « la libération de la croissance » française. Ce rapport en partie révélé par les Échos a pour objectif de « changer la France ». Moins de cinq mois après l'installation de la commission, c'est un pavé de plus de 200 pages qui compte en fait 314 propositions, déclinées autour de « huit ambitions » et vingt mesures jugées « fondamentales ». Hasard du calendrier, Ce rapport tombe deux jours après le « Black Monday » (lundi noir), qui a vu s'effondrer les Bourses de la planète à un niveau jamais atteint depuis les attentats du 11 septembre 2001. Ce krach boursier n'est pas « un événement malheureux » visant à corriger les erreurs des spéculateurs mais bel et bien l'illustration de capitalisme financier plébiscité dans le traité européen n'imposant aucune règle sur les marchés financiers et mettant en péril les structures industrielles et bancaires.

Les propositions qui sont exposées balayent un très grand nombre de thèmes, avec une large place faite à l'enseignement : apprentissage de l'économie dès l'école primaire, création de dix pôles d'enseignement et de recherche financés à 80 % par des fonds privés ; aux PME : réduction du délai de paiement, à un mois, de l'État et des grandes entreprises, un aménagement de la fiscalité propre aux entreprises réalisant moins de 50 000 euros de chiffre d'affaires, sous forme d'un prélèvement unique au taux de 10 %. Les mesures pour fluidifier le marché du travail sont vivement critiquées par la CGT. Pour elle, ce rapport préconise indirectement « un renforcement de l'exploitation des salariés », par la dérogation à la durée légale du travail, la volonté de « faire sauter la référence à 65 ans pour toucher une retraite à taux plein » ou encore de « libérer totalement le cumul emploi-retraite », et le « développement des fonds de pension à la française ».

« la récession profonde,longue et globale >>
Toutefois, l'ensemble de ces mesures n'a rien de véritablement nouveau, elles s'inscrivent dans la lignée des réformes libérales et de remise en cause des acquis déjà engagées dans les différents ministères. Christine Lagarde a affirmé à cet égard dimanche sur France Inter que « sur toute une série de points, nous avons anticipé », elle a notamment cité « la réforme du marché de l'emploi par la fusion de l'ANPE et des ASSEDIC, pour fluidifier le marché ». Cette commission qui se voulait « non partisane » et qui devait répondre à un véritable besoin de propositions pour booster la croissance s'est cantonnée à appuyer le désir du MEDEF et du président de la République. Il n'y avait donc aucun risque pour Nicolas Sarkozy de déclarer lors du lancement de la commission : « Ce que vous - Jacques Attali - proposerez, nous le ferons. »

Pour le moment, il manque un élément essentiel : la logique financière et les risques qu'elle fait courir à l'activité économique quand les investisseurs se livrent au jeu de la spéculation et des visions de court terme, au lieu d'investir dans la recherche et le développement, et les projets porteurs d'emploi qualifiant et durable. Pire encore, la commission Attali encouragerait la logique financière actuelle en modifiant la fiscalité de l'épargne pour favoriser le risque plus que la rente. Mais la politique de rigueur annoncée par une baisse des dépenses publiques de 1 % du PIB par an, pendant cinq ans et des réductions d'impôts des ménages les plus aisés n'est pas suffisante pour passer au travers de « la récession tant annoncée qui pourrait ne pas être superficielle, éphémère et limitée aux États-Unis… mais profonde, longue et globale », comme a averti mardi le quotidien britannique The Guardian. Force ouvrière a rappelé que « derrière les indices boursiers, ce sont des activités et des emplois qui supporteront indirectement les conséquences de la crise financière ». L'organisation a expliqué que si « les gouvernements européens sont incapables de mettre en oeuvre un plan de relance, ce sont les salariés qui peuvent en prendre l'initiative en revendiquant des hausses de salaires et l'augmentation de leur pouvoir d'achat, pour soutenir la consommation, la croissance et l'emploi ».

Clotilde Mathieu

l' Huma du 23 / 01 / 08

jeudi 24 janvier 2008, a 21:30
La mobilisation sur les retraites est relancée .

Régimes spéciaux . 50 000 personnes ont défilé à Paris à l'appel de la CGT pour peser sur les négociations sur les régimes spéciaux et s'opposer à l'allongement de la durée de cotisation.

Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. À l'appel des fédérations CGT de l'énergie, des transports et de la SNCF et des syndicats de cheminots CFDT, CFE-CGC, UNSA et CFTC, les 50 000 salariés qui ont défilé entre la gare d'Austerlitz et Montparnasse à Paris ont adressé un cinglant démenti au gouvernement. « Non, le dossier des retraites des régimes spéciaux n'est pas clos ! » Le président de la République et le premier ministre qui l'espéraient en promulguant jeudi dernier les décrets de réforme au Journal officiel, en sont pour leurs frais.

un premier rendez-vous
« Il faut continuer à se mobiliser. La négociation se poursuit. Le gouvernement a dû reculer sur le contenu des décrets par rapport à son projet initial en abaissant le seuil pivot de la décote. Je suis convaincu que l'on peut encore obtenir des avancées », explique Sébastien, contrôleur SNCF à Alès. Nadia, jeune agente commercial de GDF à Paris, fait le même constat : « Dans l'énergie, les négociations viennent seulement d'entrer dans le vif du sujet. Alors, les décrets, c'est surtout un coup pour nous démoraliser et pour rassurer les patrons. » Et puis, « la bataille pour empêcher un nouvel allongement de la durée de cotisation à quarante et un ans voir quarante-deux ans, comme le souhaite le MEDEF, ne fait que commencer », soutient Claude retraité marseillais d'EDF, qui estime que « la manifestation d'aujourd'hui n'est qu'un premier rendez-vous ».

Si le gouvernement n'en a pas fini avec les régimes spéciaux et les retraites en général, il est un autre dossier aussi épineux sur lequel les manifestants font tout autant preuve d'opiniâtreté. Le pouvoir d'achat est dans toutes les têtes. Les manifestants s'époumonent en hurlant leurs revendications de hausse des salaires et des pensions, brocardant « les 170 % d'augmentation que s'est octroyés le chef de l'État » et énumérant les records atteints par les bénéfices de GDF et d'EDF.

Les revendications relatives à l'avenir du service public sont également mises en avant. Gaziers et électriciens s'opposent toujours à la privatisation de GDF, en exigeant sa fusion avec EDF. « La fusion avec Suez, pour nous, c'est la rigueur salariale, la casse de l'emploi et la dégradation des conditions de travail. Pour les usagers, c'est la flambée des prix de l'électricité et du gaz », affirme « Fredo », de Saint-Étienne, qui « fait de la pub » pour le blog que vient d'ouvrir son syndicat pour informer les usagers (1). De leur côté, les cheminots réclament « un moratoire sur le plan fret qui menace l'emploi et est contraire aux impératifs de réductions des gaz à effet de serre ». Beaucoup craignent « une filialisation de l'activité, puis sa privatisation ».

Peser sur les négociations

En tête de cortège, les responsables syndicaux affichent leur satisfaction. « S'il fallait une démonstration que le dossier des régimes spéciaux n'est pas clos, c'en est une », déclare, sourire aux lèvres, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. Le responsable syndical qui rappelle l'opposition de sa confédération à tout nouvel allongement de la durée de cotisation, « espère que la conférence du 6 février (sur la protection sociale - NDLR) avec le président de la République sera de nature à nous éclairer sur les échéances et les modalités par lesquelles nous allons pouvoir faire un point général sur la situation des retraites dans notre pays ». À l'instar de son homologue de la fédération des cheminots, Didier Le Reste, le secrétaire général de la fédération de l'énergie, Frédéric Imbrecht, apprécie « la relance de la mobilisation qui doit permettre de peser sur les négociations en cours dans l'énergie ». Et de préciser : « Nous souhaitons donner des suites à cette journée. Nous allons proposer à l'interfédérale de prendre des initiatives unitaires pour maintenir la pression. »

(1) www.edf-gdf-loire-cgt.com/

Pierre-Henri Lab

l ' Huma  du 23 / 01 / 08

jeudi 24 janvier 2008, a 21:03
Tous à Versailles le 4 février 2008 .

Appel National des Signataires : “Toutes et tous à Versailles le 4 février”

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bellaciao_tousaversailles-40cc0.jpgPas d'Europe contre les peuples! Tous à Versailles le 4 février 2008!

Rassemblement soutenu par : AC !, AlterEkolo, ATTAC France, Cactus/La gauche !, CGT finances, Collectif Bellaciao, Coordination des collectifs antilibéraux, Confédération paysanne, Copernic, LCR, Les Alternatifs, Lutte Ouvrière, Marches Européennes, Réseau féministe Ruptures, SNJ-CGT Audiovisuel, Union syndicale Solidaires.

Appel à un rassemblement citoyen et festif le 4 février dès 12h sur la place du marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue Clémenceau), pour faire pression sur nos élus et leur rappeler le vote du 29 mai 2005. A 16h, si cette forfaiture devait aboutir au moment du vote par les parlementaire, nous nous bâillonnerons devant l'enceinte du château.

Le traité de Lisbonne, vous en avez entendu parler ?

Le Conseil européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre 2007 a adopté un nouveau traité européen. Élaboré en catimini, ce traité nous a été présenté par Nicolas Sarkozy comme “un traité simplifié, limité aux questions institutionnelles”.

Loin d'être simplifié, ce traité comporte plusieurs centaines de pages avec 359 modifications des traités existants, treize protocoles et quelques dizaines de projets de déclarations ayant la même valeur juridique que les traités. Loin de le limiter aux questions institutionnelles, ses rédacteurs en ont fait une copie illisible du Traité constitutionnel européen (TCE) qui a été rejeté par les Français et les Néerlandais en 2005, sans tenir aucun compte des débats qui ont eu lieu dans ces pays. De l'aveu même de Valéry Giscard d'Estaing, père du projet de TCE, « La France n'a pas obtenu les changements réclamés par certains des partisans du “non” au référendum. »

Pourtant, le président de la République veut le faire adopter par voie parlementaire, sans consulter les citoyens. Il réunit les parlementaires français en Congrès à Versailles le 4 février 2008 pour modifier la Constitution française et permettre la ratification du nouveau traité par le Sénat et l'Assemblée nationale. Bien que des dizaines de parlementaires aient annoncé leur intention de rejeter ce vote, cette modification risque d'être validée, alors que l'opposition de seulement 2/5ème des parlementaires pourrait la bloquer et imposer au président un référendum.

En 2005, le peuple s'était mal prononcé, en 2008, il se taira !

A dix jours du Congrès, aucun débat public sur les enjeux de ce traité et plus largement sur les grandes orientations de la construction européenne n'a été lancé par les pouvoirs publics. Les grands médias, lorsqu'ils évoquent le sujet, se contentent de brefs gargarismes sur la relance de l'Europe grâce à un “mini-traité”.

Les débats rendus possibles par une large mobilisation citoyenne en 2005 sont bien loin aujourd'hui. L'idée selon laquelle on pouvait se sentir pro-européen mais refuser l'orientation néo-libérale de la construction actuelle de l'Union européenne est totalement ignorée. Nos dirigeants l'ont compris, on ne peut faire confiance au peuple pour construire l'Europe qu'ils nous proposent ! Ils ont donc tout simplement décidé de nous bâillonner.

Un jour de congé pour la démocratie

Le vote à Versailles doit être le point d'orgue de cette forfaiture démocratique. Nous nous sentons insultés par cette tentative de passage en force. Nous vous invitons à un rassemblement citoyen et festif à Versailles le 4 février, pour marquer symboliquement notre opposition.

Le rassemblement débutera dès 12h sur la place du marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue Clémenceau). (Un scénario provisoire de la journée est disponible ici)

A 16h, si cette forfaiture devait aboutir au moment du vote par les parlementaires, nous nous bâillonnerons devant l'enceinte du château.

Tous les “Sans culottes” de France qui comptent se rendre à Versailles sont invités à s'inscrire rapidement sur le site tousaversaillesle4fevrier2008.fr pour prévoir au mieux les transports et l'organisation sur place. Plusieurs cars sont déjà prévus à ce jour.

De : TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008
jeudi 24 janvier 2008

cite BELLACIAO

jeudi 24 janvier 2008, a 18:48
La Société Générale se dit victime d'une gigantesque fraude .


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Daniel_Bouton-f50ee.jpgLa Société Générale affirme ce jeudi avoir été victime d'une fraude au sein de son activité de courtage qui se monte à 4,9 milliards d'euros auxquels s'ajoutent 2 milliards de dépréciations liées à la crise des subprimes, soit un total de 6,9 milliards. La banque a mis au jour cette fraude éventuelle le 19 janvier : un trader opérant à Paris, dans une sous-division de ses activités de marché, a profité de “sa connaissance approfondie des procédures de contrôle”, acquise lors de ses précédentes fonctions au sein du back-office du groupe, pour “dissimuler ses positions grâce à un montage élaboré de transactions fictives”, explique la banque.

La Société Générale a liquidé depuis ces positions, mais compte tenu de leur taille et “des conditions de marché particulièrement défavorables”, cette fraude a un impact négatif sur son résultat net. L'employé qui a reconnu les faits a été relevé de ses fonctions et une procédure de licenciement a été engagée tandis que les responsables de sa supervision quitteront le groupe, précise la Société Générale.

L'avocat d'une centaine d'actionnaires de la Société générale a annoncé jeudi avoir déposé une plainte auprès du procureur de Paris pour “escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux et complicité, et recel”.

Le titre suspendu à la Bourse de Paris

Malgré cette perte colossale, le bénéfice net de la banque française sera positif en 2007, estimé entre 600 et 800 millions d'euros. Mais la chute est spectaculaire par rapport au résultat net de 5,221 milliards en 2006. Pour faire face à cette situation, la Société Générale a indiqué qu'elle allait procéder à une augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros dans les semaines qui viennent.

En conséquence, la cotation de l'action Société Générale a été différée à la Bourse de Paris. Euronext n'était pas dans l'immédiat en mesure de préciser l'heure de reprise de la cotation pour le titre Société Générale, qui a clôturé en baisse de 4,12% mercredi, à 79,08 euros. Le groupe français a convoqué une conférence de presse exceptionnelle ce jeudi à 11h à son siège à la Défense tandis que Christine Lagarde s'exprimera dans la journée sur le sujet.

BNP Paribas a de son côté annoncé que ses comptes 2007 ne révèlent “aucune perte ni aucun élément dont l'importance justifierait un avertissement particulier au marché”. BNP publiera la semaine prochaine ses résultats estimés pour 2007 compte tenu de “l'inquiétude exceptionnelle” sur les marchés, avant ses résultats définitifs qui seront communiqués

http://tf1.lci.fr/infos/economie/ar…

La lettre du patron de la Société Générale

Paris, le 24 janvier 2008

Madame, Monsieur,

J'ai le devoir de vous informer que la direction de la Société Générale a découvert une fraude interne d'une ampleur considérable, commise par un collaborateur de sa division de banque de financement et d'investissement. Ce dernier a été immédiatement mis à pied. Une plainte sera déposée à son encontre.

Le Conseil d'Administration de la banque a appuyé les décisions que j'ai prises de mettre fin aux fonctions des cadres, y compris dirigeants, responsables de la supervision et des contrôles des opérations concernées. Les transactions sur lesquelles la fraude a porté étaient simples - une position à la hausse des marchés actions - mais dissimulées par des techniques extrêmement sophistiquées et variées.

J'ai bien évidemment informé le Gouverneur de la Banque de France et le Secrétaire Général de l'Autorité des Marchés Financiers dès que j'ai eu connaissance de la situation, le dimanche 20 janvier.

La perte subie est très importante. Toutes les mesures ont été prises sur le champ pour la circonscrire. Les failles des procédures de contrôles ont été identifiées et corrigées pour éviter tout nouveau risque de nature comparable. Pour autant, ni cette perte exceptionnelle, ni les provisions passées pour couvrir les éventuelles dépréciations d'actifs liées à la crise qui affecte les marchés de capitaux depuis l'été dernier, n'empêcheront la banque de réaliser un bénéfice net sur l'année 2007. En effet, la plupart de ses métiers, en France comme à l'étranger, ont continué à dégager de bons, et parfois d'excellents résultats d'exploitation.

Afin de conforter le niveau de ses capitaux propres et de préserver ses notations externes à hauteur des meilleurs standards internationaux, la Société Générale procèdera dans les prochains jours à une augmentation de capital, qui fera plus que compenser la perte due à la fraude. Cette augmentation de capital a été entièrement garantie mercredi 23 janvier.

Dès lors, avec la confirmation de sa solidité financière, la capacité du Groupe Société Générale à rebondir et à reprendre la croissance rentable qui la caractérise depuis de longues années est intacte. J'y vois, avec le soutien de nos actionnaires et l'engagement de nos collaborateurs, un profond motif d'optimisme.

Dans le règlement des conséquences de cette affaire triste et regrettable, mon souci a d'abord été de préserver l'intérêt de nos clients et de continuer à mériter leur confiance.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mes sentiments les meilleurs.

Daniel Bouton

De : jolui
jeudi 24 janvier 2008

cite BELLACIAO

jeudi 24 janvier 2008, a 04:53
Manifestation et Grève fonction publique .

Manifestation et Grève fonction publique le 24 janvier 2008 CGT, FO, FSU, UNSA, CFTC et Solidaires

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24_janvier-69e0b.jpg

Bastille St Augustin par République Départ 14h

Ordre du cortège :

FSU/ CGT/ UNSA/ FAEN/ CGC/Sgen CFDT/Solidaires / CFTC/ FO/

la FSU se positionne Bd Beaumarchais et rue St Antoine

CGT : place de la Bastille/ rue Lenoir rue de la Roquette rue du Fg St Antoine

UNSA : pied de la colonne

FAEN et SGEN-CFDT : place coté rue de Lyon

Solidaire : Place angle Bd de la Bastille

CFTC : Place entre Bd Bastille et rue Bourdon

FO : place / rue Bordon Bd Henri IV

……………………………………..

“Avec les fédérations de la Fonction Publique FO, CGT, FSU, UNSA, CFTC, Solidaires, CFDT et celles de l'Education Nationale FSU, CGT, UNSA, FO, EIL, et le SGEN Créteil

pour l'augmentation du point d'indice et contre la politique de RGPP (révision générale des politiques publiques),

GREVE JEUDI 24 JANVIER

Manifestation à 14H. Bastille”

Nous ne lâcherons pas !

L'intersyndicale du second degré de la région parisienne invite les personnels à se mettre massivement en grève le 24 janvier pour défendre leurs revendications de fonctionnaires et, en même temps, à développer la mobilisation contre la généralisation des Bacs pro 3 ans. Elle les invite à se préparer à aller manifester le mercredi 30 janvier (14H30 Sèvres Babylone, avec préavis de grève) au Ministère.

Elle leur propose de s'adresser aux parents (voir proposition de lettre aux parents).

« Sud Education Créteil appelle les personnels à se mettre en grève le 24 janvier et à tenir des AGs afin de décider la reconduction de la grève dans les plus brefs délais. SUD Education Créteil appelle dès maintenant les personnels à se mettre en grève le 30 janvier, comme il a déjà appelé à le faire le 17 janvier ».

17 janvier 2008. Réunion du CTPA de Créteil sur la question des bac pro 3ans et de la suppression des BEP. Rassemblement devant le rectorat de Créteil à 8h30, également au sujet de la suppression de 637 postes à la rentrée 2008.

24 janvier 2008. Grève Fonction publique

30 janvier 2008. 14H30 Sèvres Babylone au Ministère.

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Communiqué des organisations syndicales de la Fonction Publique CGT, FO, FSU, UNSA, CFTC et Solidaires 18 décembre 2007

La forte mobilisation du 20 novembre 2007 a contraint le gouvernement à ouvrir une négociation salariale ce lundi 17 décembre 2007.

Or, les propositions qui ont été faites par le ministre chargé de la fonction publique ne sont pas acceptables tant sur la forme que sur le fond.

En effet, le gouvernement refuse d'accorder une mesure générale de revalorisation du point d'indice, seule à même d'assurer un réel maintien du pouvoir d'achat pour l'ensemble des agents de la fonction publique.

Au contraire, il persiste à faire entrer dans le maintien du pouvoir d'achat des mesures individuelles de promotion (glissement vieillesse technicité), ce qui revient à nier le principe même de déroulement de carrière.

Ces pseudo négociations ne peuvent donc nous convenir car elles portent atteinte de façon frontale aux principes même de la négociation collective des salaires dans la fonction publique pour les remplacer par une individualisation des rémunérations.

Les mesures de gestion des ressources humaines annoncées dans le cadre de la réforme des politiques publiques heurtent également de façon frontale les fondamentaux du statut général de la fonction publique et vont contribuer à amplifier les suppressions d'emplois.

Pour l'ensemble de ces raisons, les organisations syndicales refusent de participer cette semaine à la conférence et à la réunion organisées par le ministère de la fonction publique.

Elles appellent sur leur plateforme commune à l'action le 24 janvier 2008 par la grève et les manifestations pour exiger l'ouverture de réelles négociations sur la valeur du point d'indice et la refonte globale des grilles indiciaires, afin de permettre le rattrapage des pertes de pouvoir d'achat.

De : Paris
jeudi 24 janvier 2008

cite BELLACIAO

jeudi 24 janvier 2008, a 04:35
Les médias vont-ils cracher sur les grèvistes ? probablement .

Jean-Pierre Pernaut, PPDA, Claire Chazal, David Pujadas etc. présentateurs des JTs et farouches défenseurs de la veuve et de l'usager torturés par les grévistes privilégiés seront t-ils ces fidèles laquais de l'UMP/MEDEF ?

Les médias vont-ils cracher sur les grévistes ? probablement

 

La “prise d'otage” est le mot le plus lâche, de mauvaise foi qui sera assené par tous les JTs de France. Cet assemblage utilisé par nos bons journalistes est pour affirmer haut et fort qu'ils haïssent les grévistes et le droit constitutionnel de faire grève. Ces hordes de barbares qui osent défier le cour naturel des choses (la mondialisation capitaliste) sont des preneurs d'otages contre le bon peuple qui souhaite travailler plus pour gagner plus (ou survivre plus longtemps)

Je suis… Je suis… Top : je suis un bâtiment de guerre, long et étroit, à un ou plusieurs rangs de rames en usage dans l'Antiquité… Je suis ? La galère, bien sûr. Les JT n'ont que ce mot-là à la bouche. Et qui rame dans la galère ? Point de « voyageurs » ou de « passagers », mais, systématiquement, des « usagers », masse grondante et floue. A la télé, ils sont rois, victimes « résignées ».

Nicolas Maury

mercredi 23 janvier 2008, a 22:07
SENAT : Groupe communiste (Dossier : Amiante Michelle Demessine )

Vous êtes ici :  Accueil > Sénatrice du Nord : une voix différenteDossier : Amiante

Une loi pour ne pas perdre sa santé au travail

L'explosion des troubles musculo squelettiques, l'inquiétante et Ce n'est pas sans émotion, elle le sait et elle l'a dit, que Michelle Demessine a présenter au Sénat la proposition de loi communiste intitulée pour “ améliorer la santé au travail des salariés et prévenir les risques professionnels auxquels ils sont exposés ”.

Lorsqu'elle est monter à la tribune, la sénatrice du Nord a eu, en effet, la gorge serrée en pensant aux marches des veuves dunkerquoises des victimes de l'amiante, aux salariés d'Alstom de Lys-Lez-Lannoy, d'Éternit, des chantiers navals, de l'industrie automobile, qui malgré leur maladie, leurs angoisses, leur souffrance poursuivent un difficile combat pour la re-connaissance, la prévention et la réparation des maladies professionnelles.

Michelle Demessine aura en tête aussi les 400 hommes et femmes qui, sous la pression des conditions de travail, se sont donnés la mort dans leur entreprise. “ 400 vies définitivement brisées, 400 familles anéanties ” comme dit l'élue nordiste, “ parce les limites de la pénibilité dans ses nouvelles formes ont dépassé l'acceptable et que le sens de la vie s'est vidé de toute perspective ”. En tête encore les travailleurs précaires, les femmes contraintes au temps partiel subi, les intérimaires et salariés de la sous-traitance exclus des procédures de prévention des risques professionnels, sans oublier les 25.000 salariés atteints d'un cancer professionnel et qui subissent l'indignité de l'oubli. C'est tout ce monde qui, finalement, montera à la tribune du Sénat mardi 22 janvier. Car la proposition de loi communiste ne sort pas d'un laboratoire. Elle résulte de mois, voire d'années de luttes, de rencontres, de réflexions communes entre élus et salariés, associations et syndicats. C'est ce qui en fait un document exceptionnel et extrêmement complet.

“La dégradation des conditions de travail s'observe au quotidien et le scandale de l'amiante en est un révélateur inacceptable”


Amiante


Un document exceptionnel co-élaboré avec les associations et les syndicats

Pour sa part, Michelle Demessine a beaucoup travaillé, ces dernières années, avec les victimes de l'amiante dont elle a constamment relayé le combat au plus haut niveau. Si les précautions nécessaires avaient été prises, les 100 000 morts de l'amiante prévus à l'horizon 2015 auraient été évités. La proposition de loi que la sénatrice du Nord s'apprête à présenter, également signée par Ivan Renar, Jean-Claude Danglot ou Robert Hue, est destinée à éviter qu'une telle faillite du système de santé au travail se reproduise un jour. Car, il n'y a pas que l'amiante.

La réalité en France aujourd'hui est que la soumission des entreprises à la logique de financiarisation extrême de l'économie libérale développe des conséquences de plus en plus négatives sur la santé des salariés. L'explosion des troubles musculo squelettiques, les problèmes de dépression liés aux méthodes de gestion du personnel, l'inquiétante et insupportable augmentation des suicides au travail, le nombre vertigineux des cancers professionnels en témoignent chaque jour.

Certes, fidèles à l'idéologie patronale, les sénateurs UMP ou du Nouveau centre s'emploieront évidemment à combattre les propositions contenues dans le projet de loi des communistes. Pourtant, si travailler engendrait moins de problèmes de santé, peut-être cela éviterait-il des dépenses inutiles à la sécurité sociale ? Plutôt que de faire payer des franchises médicales aux malades ou dérembourser les médicaments…


Amiante

L'Amiante, c'est 3000 mort par ans !


53 ARTICLES DE LOI

La proposition de loi communiste pour la santé au travail développe, au travers de ses 53 articles, un programme d'actions qui visent principalement à :

— Placer la prévention de tous les risques professionnels comme priorité absolue dans les politiques relatives au Travail afin que les entreprises deviennent des lieux où prévention et sécurité soient au centre de l'organisation du travail.
— Redonner à ceux qui par leur travail financent la Branche Accidents du Travail Maladies Professionnelles, la capacité de gouverner la branche afin que cette institution puisse jouer à plein son rôle d'incitation à la protection de la santé, à la sécurité à la réparation et au retour à l'emploi des victimes. Et par ailleurs renforcer le contrôle social sur l'organisation du travail par le développement des CHSCT sur l'ensemble du territoire.

— Réformer profondément les services de médecine et de santé au travail en leur donnant un statut autonome vis-à-vis de l'employeur et surtout les moyens appropriés scientifiques, humains et financiers pour que ce pilier de la santé au travail puisse tenir pleinement son rôle de préservation de la santé des salariés.

— Inscrire résolument dans le code de la sécurité sociale le principe de réparation intégrale de tous les préjudices subis par les victimes d'accident ou de maladie professionnelle.


PDF - 141.5 ko

proposition de loi :

Améliorer la santé au travail et prévenir les risques professionnels

mercredi 23 janvier 2008, a 21:09
Marie-George BUFFET participera à la manifestation parisienne pour soutenir la journée de mobilisation .


Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF et Députée de Seine-Saint-Denis, participera à la manifestation parisienne de demain “ensemble pour les salaires, l'emploi, les status et les services publics”.

Le PCF sera présent sur le parcours de la manifestation, à l'angle du boulevard du temple et de la place de la République.

Parti communiste français

Paris, le 23 janvier 2008.

De : Paris
mercredi 23 janvier 2008

cite BELLACIAO

mercredi 23 janvier 2008, a 20:51
HALLE CARPENTIER : Samedi 2 février 2008 ( pour un référendum )

 

Traité européen: Pour un référendum

Non au déni de démocratie!

Toutes et tous Halle Carpentier- Paris 13°

Samedi 2 février à 14h30

 

Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité s'inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.

 

Le respect du vote populaire veut que ce nouveau traité soit ratifié par référendum.

C'est une exigence démocratique fondamentale. Seul le peuple peut faire ou défaire ce qu'il a fait ou défait.

 

C'est une condition pour qu'ait lieu le grand débat public sur l'avenir et les transformations à entreprendre en France  et en Europe, solidairement avec les autres peuples européens. Alors que tant de décisions qui concernent notre vie quotidienne et celle du pays dépendent des politiques européennes, comment justifier qu'on refuse au peuple de s'exprimer?

 

Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et refuse le référendum. S'il persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui engage l'avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l'y contraindre , si 2/5 d'entre eux votent contre la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles.

Et cela, quelle que soit leur positon sur le traité.

 

Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher le déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum!

 

Halle Carpentier - 81 boulevard Massena - Paris 13° - M° Porte d'Ivry

 

 

CNRComité national pour une référendum avec AC!-Alternative citoyenne CCAG-Alterekolo-Apeis-ATTAC France-Cactus-/La Gauche!-Cap à Gauche19-Cedetim-Ipam-Cgt spectacle-Collectifs du 29 mai- Convergence pour la défense des services publics-Coordinnation des collectifs antilibéraux-Csprg-D&S-DIDF-Droits devant!-Fondation Copernic-Forces militantes-Gauche Avenir-LCR-Les Alternatifs-Les Pénélopes-Lutte Ouvrière-Marches européennes-MARS-Gauche Républicaine-Mémoires des luttes-MRC-Observatoire de la Démocratie-OMOS-Organisation des Femmes Egalité-Parti des Travailleurs-Parti Pris-Parti communiste français-PCOF-PRS-Regards-Réseau féministe Ruptures-Résistance 7ème Art-Résistance sociale-RSE-Transform!-UFAL-Union syndicale Solidaires

mercredi 23 janvier 2008, a 18:47
60 ans après leur licenciement,les mineurs devant la justice .

Prud'hommes . Il y aura bien procès pour examiner le préjudice subi par les mineurs grévistes en 1948. Ainsi en a décidé hier le tribunal de Nanterre.

La remontée dans le temps a finalement été programmée au 19 novembre prochain. Le tribunal de prud'hommes de Nanterre en a fixé la date hier, à l'issue d'une audience de conciliation infructueuse. D'ici la fin de l'année, les juges vont donc devoir se prononcer sur cette affaire des « gueules noires » du Nord-Pas-de-Calais, près de soixante ans après les faits. Du jamais-vu au niveau prud'homal. D'anciens mineurs ont en effet décidé de saisir la justice pour réclamer la reconnaissance d'un préjudice pour leur licenciement suite à la grève massive en 1948 dans les mines de charbon du Nord. L'affaire vise à faire reconnaître comme « discriminatoires ou tout du moins abusifs » ces licenciements, à une époque où le droit de grève était pourtant inscrit dans la Constitution depuis deux ans. Les dix-sept requérants -dont huit, décédés, sont représentés par leur ayant droit - demandent 60 000 euros chacun à la société publique Charbonnages de France, à laquelle s'est substituée depuis le 1er janvier 2008 l'Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM).

L'événement remonte à l'automne 1948. Après un référendum de la CGT, la grève est déclenchée le 4 octobre pour s'opposer au démantèlement du statut des mineurs. Le gouvernement de Henri Queuille, lui, y voit un mouvement insurrectionnel dans le climat tendu du début de la guerre froide. Au bout d'une semaine, la réduction de la production de charbon impose des coupures de courant électrique dans tout le pays et le président du Conseil ordonne la réquisition du personnel des cokeries dépendant des houillères. Le lendemain, il caractérise à la radio la grève d'« insurrec- tionnelle ». Le ministre de lérieur socialiste de l'époque, Jules Moch, déclare que le Kominform aurait incité aux grèves pour saboter l'aide américaine du plan Marshall. Pendant ce temps, sur le terrain, le mouvement gagne les bassins de Lorraine, du centre et du sud de la France. Des affrontements très violents ont lieu à Saint-Étienne, Carmaux, Montceau-les-Mines et Alès, faisant des morts. D'autres grèves éclatent à Gaz et Électricité de Paris, à la SNCF et dans les ports. Le 18 octobre, le gouvernement fait appel aux réservistes et envoie les militaires occuper les puits.

La CGT décrète une grève illimitée de la sécurité. Les CRS sont autorisés à tirer sur les mineurs. Des grèves de solidarité tournantes ont lieu dans les ports et dans la sidérurgie. La répression bat son plein, comme le raconte aujourd'hui Me Tiennot Grumbach, membre du collectif d'avocats spécialisé dans les discriminations qui plaidera au procès le 19 novembre. « Plusieurs centaines de personnes furent emprisonnées et 3 000 furent licenciées. Pour les mineurs, être licencié signifiait qu'ils perdaient leurs indemnités de chauffage et de logement. Des vies entières ont ainsi été cassées. » Le 29 novembre 1948, la CGT appelle à la reprise du travail.

Christelle Chabaud

l' Huma du 22 / 01 / 08

mercredi 23 janvier 2008, a 18:35
L'Imprimerie nationale occupée .

Mobilisation . Les 120 salariés ont décidé hier de bloquer la production.

« Cela fait des mois que nous patientons en ayant mandaté nos élus de faire tous les efforts pour que la négociation aboutisse. Le ministère de l'Économie et des Finances et notre direction viennent de nous signifier une fin de non-recevoir à toutes nos demandes et un reniement de tous leurs engagements antérieurs », nous ont déclaré plusieurs travailleurs qui ont décidé d'occuper l'établissement depuis hier. Alors que la cession du site, ouvert en août 2005 avec l'engagement d'un plan de charge garanti pour trois ans, est annoncée depuis bientôt deux ans, les salariés demeurent dans l'incertitude totale quant à un éventuel repreneur et à ses conditions. Par contre, la direction de l'entreprise d'État vient de convoquer le comité central d'entreprise pour le 31 janvier avec un seul point à l'ordre du jour : la dénonciation du plan social 2005. C'est dans le cadre de ce dernier que neuf cents salariés avaient quitté l'entreprise. Une clause de ce plan stipule que les salariés de toute unité de l'entreprise qui serait cédée ou filialisée dans les trois ans (jusqu'à la mi-2008) en lien avec des problèmes d'emploi seront couverts par ce plan social. À plusieurs reprises, l'actuel PDG de l'entreprise a confirmé cet engagement aujourd'hui foulé aux pieds. Daniel Davisse, le maire de Choisy-le-Roi et vice-président du conseil général, est aussitôt intervenu auprès des représentants de l'État et de la direction de l'entreprise pour les appeler à plus de responsabilité. Christian Favier, le président du conseil général, est intervenu dans le même sens.

M. B.

l' Huma du 22 / 01 / 08

mercredi 23 janvier 2008, a 18:11
( Actuellement,rien ne justifie une austérité sur les salaires) Jean-Christophe Le Duigou

Entretien avec Jean-Christophe Le Duigou, économiste, dirigeant de la CGT.

De quelle nature est la crise financière actuelle ? Certains en minimisent la portée, évoquant une « pur- ge bénéfique », une « correction » des excès des marchés…

Jean-Christophe Le Duigou. Elle a trois dimensions. D'abord une crise financière liée à une série d'endettements massifs qui s'appuyaient sur l'hypothèse d'une valorisation artificielle, notamment, des actifs immobiliers aux États-Unis. Cette construction, qui n'était qu'un château de cartes, est en train de s'écrouler. Deuxième caractéristique : il s'agit d'une crise systémique. C'est-à-dire que, compte tenu de la diffusion des produits financiers et des risques, elle touche toute la sphère financière, les banques, les institutions financières mais aussi les entreprises au travers de leurs placements financiers. Troisième caractéristique, c'est une crise qui trouve ses racines dans les contradictions structurelles de l'économie réelle. D'une part, une insuffisance de la demande solvable ; les ménages n'ayant pas les capacités de consommer, ils s'endettent. D'autre part, une suraccumulation relative de capital par rapport à cette insuffisance de demande solvable, qui crée un mécanisme de déflation des prix des produits industriels. On est donc menacé par une crise qui conduirait à une situation de stagflation, un peu à l'image de ce qu'a connu le Japon pendant plus d'une - décennie.

Jusqu'à présent, le gouvernement a tenté de rassurer en faisant valoir que les « fondamentaux » de l'économie européenne et française sont bons et nous protègeraient d'une contagion de la crise…

Jean-Christophe Le Duigou. Il faut sortir de ce que les Anglo-Saxons appellent le « wishful thinking ». En privé, on sait très bien que les plus hauts responsables, soit français, soit européens, ont une autre vision des conséquences de la crise que celle qu'ils affichent. Ses conséquences sont considérables. Pour l'instant, elles se mesurent à l'aune d'une centaine de milliards de dollars de capital qui s'est, du jour au lendemain, évanouie dans la première phase de la crise de l'endettement. Mais, à terme, c'est cinq à sept fois ce volume qui, aux yeux des financiers, doit se diffuser dans toute l'économie. Et là, la question est de savoir qui va supporter le coût de l'effacement de ces 500 à 700 milliards de dollars. Est-ce que, une fois de plus, les salariés, la consommation, vont, finalement, payer pour ces désordres monétaires ? Cela aurait sans doute des conséquences durables pour les conditions de développement.

On peut penser que cette crise se fera sentir dès le printemps sur les économies européennes, avec le début de la publication des rapports des entreprises et des banques sur l'année 2007.

Alors que les revendications des salariés en termes de pouvoir d'achat se font très pressantes, on peut craindre que cette crise ne soit utilisée par les entreprises et le gouvernement pour les repousser. Que leur dites-vous ?

Jean-Christophe Le Duigou. Dans cette situation conjoncturelle, nous disons que rien ne justifie une austérité sur les salaires et la satisfaction des besoins sociaux. Le risque est que, si on fait payer aux salariés les coûts de cette crise, on s'enfonce dans une logique de stagflation. Et, structurellement, on est toujours confronté au défi majeur de cette nouvelle révolution informationnelle, qui impose des investissements massifs dans le développement des capacités humaines, c'est-à-dire l'éducation, la formation, la qualification des salariés et bien entendu leur reconnaissance. Toute mise en cause de cet effort réduirait les capacités pour l'économie française et pour l'économie européenne de faire face à ces défis. Donc, les revendications des salariés ne sont pas simplement défensives, mais elles sont porteuses de solutions structurelles par rapport au type de crise, réelle et financière, auquel on est confronté.

Les mesures préconisées dans le rapport Attali pourraient-elles, comme cela est suggéré, servir de « thérapie » contre cette crise ?

Jean-Christophe Le Duigou. Cela pourrait être le cas si ce rapport n'était pas aussi contradictoire qu'il ne l'est. D'un côté, il pose un diagnostic qui tend à situer les enjeux de la révolution technologique, informationnelle, à laquelle nous sommes confrontés ; de l'autre, il ne met pas en oeuvre les nouvelles régulations qui permettraient de faire face à cet enjeu. Au contraire, le rapport préconise en matière d'éducation des mesures relativement élitistes (10 pôles universitaires financés jusqu'à 80 % par le privé), des formes de dérégulation du marché du travail.

Entretien réalisé par Yves Housson

l' Huma du 22 / 01 / 08

mercredi 23 janvier 2008, a 17:53
Le grand plongeon des bourses mondiales .

finances . Malgré le plan de relance de l'économie américaine annoncé par Bush, les places boursières ont enregistré hier leurs plus fortes baisses depuis 2001.

À la mi-journée hier, les différentes places financières européennes avaient transformé en fumée pas loin de 430 milliards d'euros de capitalisation boursière. Plus que le budget de l'État français ! Sur la journée, le CAC 40 a perdu 6,83 %, Londres a enregistré un recul de 5,48 %. En Asie, les pertes s'affichaient à plus de 4 % pour les différentes Bourses. Aux États-Unis, il n'y avait pas de cotations hier, du fait du Martin Luther King's Day. Vendredi, le Dow Jones avait clôturé à -0,49 %. Jamais les Bourses européennes n'avaient connu une pareille chute depuis le 11 septembre 2001.

Le plan bush n'a pas convaincu

Ce krach boursier est la conséquence des inquiétudes de récession aux États-Unis, qui pourraient fort bien s'étendre à l'Union européenne. George Bush a tenté, vendredi, de relancer son économie en boostant la demande des ménages. Ce n'est pas moins de 150 milliards de dollars, soit 1 % du PIB, que le président des États-Unis a expliqué vouloir redistribuer aux ménages sous forme de cadeaux fiscaux. Ces rabais se présenteraient sous la forme d'un remboursement d'impôt de 800 dollars pour les particuliers, 1 600 dollars pour les familles. Avec cette mesure, l'administration Bush espérait donner un coup de pouce de l'ordre de 1 à 2 % de croissance pour les deux derniers trimestres de l'année. Ce plan est loin d'avoir convaincu les investisseurs en Bourse. « En fait, ce plan de relance ressemble à un coup d'épée dans l'eau car il s'adresse surtout aux ménages les plus en difficulté, qui vont avoir tendance à rembourser leurs prêts plutôt qu'à consommer. », explique à Reuters Philippe Waechter, directeur de recherche économique chez Natixis Asset Management. De plus, il existe une incertitude sur la capacité du plan Bush à passer au Congrès. En effet, pendant cette campagne présidentielle, les démocrates pourraient bien se servir de leur majorité au Congrès pour freiner les mesures. Nombre de parlementaires démocrates font valoir que 40 % des Américains ne s'acquittent pas de l'impôt sur le revenu et pourraient ne pas être concernés par la mesure.

Plus globalement, l'échec provient de l'incapacité à juguler le chaos financier consécutif à la crise des subprimes. Depuis cet été, la Banque centrale européenne (BCE) a injecté plus de 350 milliards d'euros de liquidités pour que les banques du Continent puissent faire face à leurs obligations. Sans succès. En effet, dans la crise financière, celles-ci ont enregistré d'énormes pertes, dont on sait qu'elles seront plus importantes que ce qui était prévu initialement. De l'autre côté de l'Atlantique, le plan Bush ne répond pas mieux à l'enjeu du contrôle de la spéculation financière. Ce que résume à l'AFP Jean-Louis Mourier, économiste pour la maison de courtage Aurel : « Il y a une déception, puisque le plan ne s'adresse pas aux risques financiers. C'est un plan classique de relance par la consommation, qui ne prévoit rien de spécifique pour le secteur financier. »

aucune remise en cause du système

Pour le moment, il est difficile de prévoir si les marchés se redrèesseront. Pour autant, les réponses des responsables politiques apparaissent bien maigres, et ne remettent pas en cause le décalage entre le monde de la finance et celui de l'économie réelle.

* La réaction du PCF. « Comme si de rien n'était, la commission Attali s'apprête à rendre publiques des mesures dont l'orthodoxie ultralibérale aggraverait la situation. À quoi bon théoriser sur la main invisible des marchés, ce krach boursier montre que les propositions Attali sont mortes avant d'être nées », a déclaré hier Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. « Le PCF fait cinq propositions de mesures aussi utiles qu'urgentes : augmentation des salaires et des minima sociaux ; orientation du crédit en fonction des créations d'emplois ; création de nouveaux services publics ; fin de l'indépendance de la Banque centrale européenne ; baisse de la TVA sur les produits de première nécessité. »

Clotilde Mathieu et Gaël De Santis

l' Huma du 22 / 01 / 08

mercredi 23 janvier 2008, a 17:29
Le financement de l'audiovisuel : Marie-George BUFFET .

PROPOSITION DE RÉSOLUTION
tendant à la création d'une commission d'enquête sur
le financement de l'audiovisuel public
permettant sa pérennité et son développement.

PRÉSENTÉE PAR
Mme Marie-George BUFFET, députée

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

La financiarisation croissante des médias, accélérée ces dernières années et marquée par une concentration capitalistique de plus en plus forte, a profondément modifié le paysage médiatique français, et tout particulièrement l'audiovisuel : recul de la place de la création, info-spectacle, course à l'audimat, programme de télé-réalité, omniprésence de la publicité, du marketing, etc..

Les principales chaînes de notre pays se sont transformées peu à peu en usine à produire de l'opinion, à formater les citoyens, les consommateurs. La petite lucarne dont certains avaient rêvé qu'elle soit un outil d'émancipation à disposition du peuple tout entier, est devenue de moins en moins un outil pour informer, divertir ou se cultiver mais, comme on a pu l'entendre, « le moyen de vendre du temps de cerveau disponible à des annonceurs ». La publicité et l'argent qui devaient être un moyen sont devenus une fin en soi.

Cette logique désastreuse s'est propagée à l'ensemble du paysage audiovisuel. Embarquées dans une course infernale à l'audimat, les chaînes publiques ont été progressivement conduites à adopter les mêmes méthodes, les mêmes types de programmes que ceux des chaînes privées, s'écartant de leurs missions de service public.

Depuis longtemps déjà, salariés et usagers du service public de l'audiovisuel s'inquiètent de cette dérive appelant à une véritable refondation. Mais ces alertes se heurtent au mur de l'argent, ou plutôt au sous-financement des entreprises publiques que sont France Télévisions, Radio France mais aussi l'agence de presse AFP. A défaut d'une réforme profonde du financement de l'audiovisuel public, la proposition de suppression de la publicité sur les chaînes et éventuellement radios publiques risque d'être une voie sans issue facilitant leur privatisation.

Devant une telle situation, ne faut-il pas chercher à garantir et à étendre à des ressources nouvelles le financement du service public ? L'étendre pour qu'il puisse produire des programmes de qualité, être un soutien réel à la création, mailler étroitement l'ensemble de notre territoire pour être au plus près de l'information locale, du terrain mais également réunir les moyens pour le rayonnement planétaire de la francophonie et de son interaction avec toutes les cultures.

Ne faut-il pas lui donner les moyens de prendre le virage technologique du numérique, de l'Internet et de la TNT, c'est à dire de la diversification des canaux de diffusion de ses programmes ?

Ces défis sont essentiels et urgents. Ils appellent un effort budgétaire significatif et demandent de revisiter les modes de financement en y associant tous ceux qui sont directement intéressés à cette question : usagers, salariés, syndicats et associations.

Par conséquent, nous demandons à l'Assemblée nationale d'adopter la présente proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur le financement de l'audiovisuel public permettant sa pérennité et son développement.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

Article unique

En application des articles 140 et suivants du Règlement, est créée une commission d'enquête de trente membres sur le financement de l'audiovisuel public permettant sa pérennité et son développement.

mercredi 23 janvier 2008, a 17:04
Assassinat d'un jeune leader communiste en Colombie .

L'Association colombienne des Étudiantes et Étudiants Universitaires (ACEU), manifeste son indignation et sa répugnance face au vil assassinat d'ALIRIO QUIOÑEZ, dirigeant agricole et membre du Comité Central de la Jeunesse Communiste colombienne- JUCO

Assassinat d'un jeune leader communiste en Colombie
Ce crime constitue une preuve de plus du terrorisme d'État, ainsi que du manque des garanties démocratiques pour l'opposition politique en Colombie et est le résultat d'un supposé processus de paix qui, avec le président Alvaro Uribe Vélez en tête, prétend donner reconnaissance politique aux groupes paramilitaires qui continuent d'assassiner le peuple colombien, se protégeant sous le manteau de la Loi de Justice et Paix.

Nous offrons nos plus ressenties condoléances à la famille, amis, et compagnons de la JUCO,tandis que nous réaffirmons notre conviction inébranlable et notre engagement dans la construction de la paix en Colombie, laquelle est seulement possible au moyen d'une sortie politique et négociée au conflit social et armé.

Avec l'assassinat d'Alirio, ils ont prétendu exterminer la voix qui a redimensionné la signification de l'écho, la voix qui sculpta la liberté avec le profil de son sang. Ils ont précipité son corps comme un bloc d'eau, en déchirant l'extension de la plaine pour enterrer la mémoire des expropriés. Sur eux se perpétue le jugement des chiens sauvages et aux trousses des chiens sauvages le bras indomptable de la justice populaire !

Compagnon ALIRIO QUINONEZ ! ! !

Présent, Présent, Présent !

Jusqu'à quand ?...

Jusqu'à toujours ! ! !

La solidarité est la tendresse des peuples !

Secrétariat des Droits Humains, Association colombienne des étudiants Universitaires ACEU

10 années en faisant l'histoire, pour une université critique créative et transformatrice !

NOUS ANNEXONS ICI LE COMMUNIQUÉ DE LA JEUNESSE COMMUNISTE

COMMUNIQUÉ À L'OPINION PUBLIQUE

BOGOTA, LE 20 JANVIER 2008 - LA JEUNESSE COMMUNISTE COLOMBIENNE DÉNONCE À

L'OPINION PUBLIQUE NATIONALE ET INTERNATIONALE L'ASSASSINAT D'ALIRIO QUIÑONEZ, MEMBRE DU COMITÉ CENTRAL DE LA JEUNESSE COMMUNISTE COLOMBIENNE, EXILÉ DANS NOTRE SOEUR, LA RÉPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VÉNÉZUELA.

Le 19 janvier 2008, est assassiné ALIRIO QUIÑONEZ. Les faits se sont produits dans la localité frontalière de Guasdualito dans l'État d'APURE (République bolivarienne du Vénézuela), la zone limitrophe avec la Colombie, spécifiquement avec le département d'Arauca (Colombie). Autour de 19 heures, deux hommes sans s'identifier tirèrent à occasions répétées sur la vie du jeune dirigeant communiste.

Il faut noter qu'ALIRIO QUIÑONEZ se trouvait en exil dans la soeur république Bolivarienne du Vénézuela, dû à la persécution de l'armée colombienne et ses organismes d'intelligence. Ce fait fut dénoncé de façon répétée par la JUCO dans des réunions et des communiqués officiels avec le gouvernement national et le procureur général de la nation.

L'assassinat d'ALIRIO QUIÑONEZ est une responsabilité de l'État colombien, lequel démontre le manque de garanties démocratiques pour l'opposition politique, l'intolérance des « sépultueurs » qui ne font qu'approfondir le conflit armé interne et ont converti les militants de la JUCO, du parti communiste colombien, le PCC, lesquels figurent aussi aujourd'hui parmi les dirigeants du Pôle Démocratique Alternatif en objectifs militaires, par le moyen de signalements, menaces, harcèlement, montages juridiques et assassinats.

La JUCO se solidarise et offre ses plus ressenties condoléances à la famille, les amis, camarades et alliés d'ALIRIO QUIÑONEZ. Ce crime d'État anime les bras et pensées de milliers de jeunes communistes qui croient en la solution politique négociée au conflit social et armé, en la construction du socialisme, luttant et dénonçant le régime de terreur imposé par le gouvernement d'ALVARO URIBE VÉLEZ.

COMITÉ CENTRAL DE LA JEUNESSE COMMUNISTE COLOMBIENNE

« L'UNITÉ, NOTRE DRAPEAU, LA RÉVOLUTION, NOTRE LUTTE ! »

http://www.pacocol.org/es/Juco/Archivo_de_noticias/Enero08/04.html Asesinado Alirio Quiñones, integrante del Comité Central de la Juventud Comunista

Nicolas Maury

mercredi 23 janvier 2008, a 16:35
Politique de civilisation ou barbarie ultra-libérale !



Par : Communication
Mis en ligne : 23 janvier

« VOUS VOULEZ QUE JE VIDE DES CAISSES DEJA VIDES ? »

telle fut la réponse cinglante de Nicolas Sarkozy au journaliste qui l'interrogeait sur sa promesse électorale d'augmenter le pouvoir d'achat.

 POUVOIR D'ACHAT : A QUI DONNE T-ON ET QUI CULPABILISE-T-ON ?

Si le Président a oublié, dans cette altercation, de préciser pour qui il a déjà vidé les caisses en priorité, le journaliste, quant à lui, semble oublier que Sarkozy a en réalité augmenté le pouvoir d'achat des Français... des plus riches pardi ! Ceux qui, avec leur proverbiale discrétion, ont engrangé sans l'ombre d'un sentiment coupable les cadeaux fi scaux de l'été.

Tandis que le gouvernement culpabilise ceux qui n'ont rien reçu. Comble de la perversion politique, il désigne cheminots, électriciens et gaziers comme les privilégiés de la nation.

Tous, logés à la même enseigne, ils ont eu droit qui aux restrictions des prestations et aux conditionnements des droits (chômeurs indemnisés, Rmistes), qui aux compressions d'effectifs et à la dégradation des conditions de travail (fonctionnaires, enseignants, personnels hospitaliers), qui au refus de paiement des heures supplémentaires (infi rmières), qui au refus d'augmentation des revenus sociaux (familles nombreuses, pauvres, retraités), qui à l'humiliation de la reprise forcée d'un emploi disqualifi ant, qui tout simplement au mépris et à la stigmatisation (sans-logis, malades), qui à la traque, à l'expulsion (sans-papiers), qui au blocage des salaires, qui à la remise en cause des régimes spéciaux de retraite. Et tous ils auront droit à la suppression des 35 heures ; ils travailleront donc plus et gagneront moins puisqu'il n'y aura plus d'heures supplémentaires.

 UN PRESIDENT DETROUSSEUR

Tout le monde se souviendra que Sarkozy a illico presto entamé sa mandature en raclant 15 milliards d'€ dans les caisses de l'Etat (15 milliards reconductibles chaque année) en prétendant provoquer un choc de confi ance et conséquemment un regain de croissance. En fait, le seul choc de confi ance c'est lui qui va le recevoir de la part des catégories sociales aisées et du patronat qui lui expriment déjà toute leur reconnaissance.

Mais, le Président Sarkozy sait que les cadeaux fi scaux comme les allègements de charges sociales (25 milliards d'€ par an) ne se transforment ni en croissance supplémentaire ni en emplois mais se déplacent des poches « vides » (de l'Etat) aux poches pleines (des privilégiés). Ce sont-là des politiques de gâchage de l'argent public poursuivies depuis plusieurs décennies qui ont favorisé la casse des services publics et la fonction publique les rendant de moins en moins aptes à répondre aux besoins des usagers.

 UN PRESIDENT CASSEUR D'ACQUIS DE CIVILISATION

Une fois les cadeaux fi scaux envoyés à leurs bénéfi ciaires, voilà le Président et son fantomatique premier ministre qui déclarent l'Etat en faillite pour réduire le nombre des fonctionnaires, faire reculer les missions de service publics, mettre en déclin les services rendus aux usagers, augmenter les tarifs publics et sociaux, comprimer davantage les investissements publics et sociaux, privatiser les entreprises publiques et les activités portuaires, transférer des charges aux collectivités locales qui fi nissent par augmenter leurs impôts. Notre modèle social, un inestimable acquis de civilisation, est aujourd'hui l'objet des attaques massives du Président.

 IL N'Y A PAS DE FONCTION PUBLIQUE SANS FONCTIONNAIRES !

La suppression de 22 8000 emplois publics en 2008 est au coeur de sa politique de démantèlement des services publics. Ce sont autant de débouchés dont les jeunes seront privés, autant de revenus évaporés pour de nombreuses familles en diffi culté, autant de contribuables disparus.

Le nombre de fonctionnaires ne doit pas dépendre de l'intérêt privé de quelques- uns mais de la défi nition des besoins et des réponses à y apporter en faveur de tous les usagers particuliers ou entreprises pour susciter la meilleure effi cacité sociale du système économique et accomplir l'intérêt général.

À plusieurs reprises, le gouvernement a exprimé son objectif de supprimer à terme le statut de la fonction publique. Or, il n' y a pas de république sans fonction publique et de fonction publique digne de ce nom sans fonctionnaires statutaires.

C'est bien d'une autre politique capable de relever le défi de l'aspiration commune à l'égalité citoyenne et à l'épanouissement des individus que la gauche doit porter en mettant les moyens nécessaires et les fi nancements efficaces.

mercredi 23 janvier 2008, a 16:09
Les propositions Attali sont mortes avant d'être nées .



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 21 janvier

Jacques Attali présente mercredi ses « 300 décisions pour changer la France ». Cruelle ironie, ces annonces ont pour toile de fond une grave crise des marchés financiers internationaux.

Le système capitaliste est touché en son cœur par la crise des « subprimes » qui ne cesse de prendre de l'ampleur depuis des mois. Les spécialistes n'hésitent plus à parler de Krach boursier et de recession, mots habituellement tabous.

Pourtant comme si de rien n'était, la commission Attali s'apprête à rendre public des mesures dont l'orthodoxie ultra-libérale aggraverait la situation. A quoi bon théoriser en grande pompe sur la main invisible des marchés, ce krach boursier montre que les propositions Attali sont mortes avant d'être nées.

A l'évidence, l'économie française a besoin d'une toute autre politique. A titre d'exemple, le PCF fait cinq propositions de mesures aussi utiles qu'urgentes :
- Augmentation des salaires et des minima sociaux ;
- Orientation du crédit en fonction des créations d'emplois ;
- Création de nouveaux services publics pour répondre aux besoins ;
- Fin de l'indépendance de la Banque Centrale Européenne ;
- Baisse de la TVA sur les produits de premières nécessités.

Olivier Dartigolles porte-parole du PCF

Paris, le 21 janvier 2008

mercredi 23 janvier 2008, a 09:13
NON AU DENI DE DEMOCRATIE !


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Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité s'inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.

Le respect du vote populaire veut que ce nouveau traité soit ratifié par référendum. C'est une exigence démocratique fondamentale. Seul le peuple peut faire ou défaire ce qu'il a fait ou défait.

C'est une condition pour qu'ait lieu le grand débat public sur l'avenir et les transformations à entreprendre en France et en Europe, solidairement avec les autres peuples européens. Alors que tant de décisions qui concernent notre vie quotidienne et celle du pays dépendent des politiques européennes, comment justifier qu'on refuse efuse au peuple de s'exprimer ?

Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et refuse le référendum. S'il persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui engage l'avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l'y contraindre , si 2/5 d'entre eux votent contre la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela, quelle que soit leur positon sur le traité.

Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher le déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum ! Toutes et tous à la Halle Carpentier

Samedi 2 février à 14h30

81 boulevard Massena - Paris 13° - Porte d'Ivry

Comité national pour un référendum (CNR) et les comités du 29 mai. Cette initiative sera suivie le 4 février d'une manifestation : “Tous à Versailles pour un referendum” à laquelle des milliers de personnes prévoient dés maintenant de participer.

puce.gifhttp://www.gauchealternative.org/

De : Paris
mercredi 23 janvier 2008

cite BELLACIAO

mercredi 23 janvier 2008, a 08:51
FREESE,sous-traitant hors-la-loi,hors de la Navale !


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de usm cgt

Le 11 janvier dernier, l'USM-CGT dénonce en conférence de presse les pratiques illégales de FREESE, sous-traitant de 1er rang d'AKER YARDS sur Saint-Nazaire.

Depuis le mois de décembre, un des six salariés de l'entreprise, un chef d'équipe de nationalité grecque, ne perçoit plus de salaire. Son contrat a été rédigé uniquement en allemand, langue qu'il ne comprend pas.

Pourtant la loi oblige les entreprises à faire un exemplaire dans la langue parlée par le salarié, en l'occurrence le grec.

Plusieurs clauses de son contrat de travail sont contraires au Code du travail français et portent atteinte aux droits et à la dignité du travailleur :

- Période d'essai de 6 mois

- confidentialité au-delà du licenciement

- sanctions pécuniaires de deux mois de salaire en cas de non respect de ces clauses

Bien que son contrat prévoit une amplitude horaire de 40 heures par semaine, depuis son arrivée sur le site en février 2007, il a effectué, un volume de 62 à 66 heures par semaine. Heures supplémentaires qui ne seront ni payées ni majorées. Depuis plusieurs semaines, le salarié réclamait le paiement de ces heures.

C'est au retour d'une réunion en Allemagne, le 21 décembre, que la direction de la société lui annonce qu'il est mis en "vacances forcées".

La société FREESE sous-traite ses travaux de peinture à deux autres entreprises allemandes, ELBE et ACAR. Selon, le chef d'équipe privé de travail, FREESE a organisé, à plusieurs reprises, l'évacuation de salariés grecs sous-traitants blessés sans passer par l'infirmerie du site. Une fois soignés à l'extérieur, ils étaient renvoyés dans leur pays et licenciés.

FREESE, s'était déjà illustrée en août 2007 pour le non respect de la législation du travail chez ACAR et ELBE. Ces deux entreprises sous-traitantes avaient alors été épinglées. Leurs salariés s'étaient mis en grève pour non paiement de salaires, conditions d'hébergement précaires et manque de nourriture.

Actuellement, une vingtaine de travailleurs grecs d'ACAR hébergés à Tharon-Plage, à une vingtaine de km de Saint-Nazaire, se plaignent eux aussi de ne pas avoir perçu leurs salaires de décembre et ne pas disposer d'électricité ni chauffage.

Contacté par la CGT, le propriétaire de l'hébergement se plaint lui aussi que l'entreprise ACAR n'a pas payé le loyer depuis le mois d'août. FREESE l'avait contacté en juin dernier pour réserver l'hébergement de ses sous-traitants. Une procédure est en cours.

Le nom de FREESE a été mentionné parmi les mauvais élèves dans un rapport d'audits sociaux de la sous-traitance déclenchés par AKER YARDS et l'inspection du travail l'avait rendue responsable d'atteintes aux droits des travailleurs.

FREESE récidive

FREESE continue à employer son personnel sous-traitant mais également ses propres salariés dans des conditions contraires à la législation du travail.

Lors de la réunion de l'Instance de Dialogue Sociale de Site qui s'est tenue ce matin, vendredi 18 janvier 2008, la CGT a exigé que les rémunérations des salariés et les problèmes soulevés soient réglés immédiatement.

La CGT a également demandé que ces sociétés hors-la-loi soient exclues de tout marché avec AKER et que leur présence sur le site soit interdite.

puce.gifhttp://www.usm.cgt.fr/



De : usm cgt
mardi 22 janvier 2008

mercredi 23 janvier 2008, a 08:26
Saint-Nazaire : nouveau conflit de travailleurs grecs dans la Naval .

prelancement-ea750.jpgLes travailleurs grecs de la société ACAR, sous-traitant de 2ème rang de FREESE, ont refusé, pour une partie d'entre eux, de reprendre le travail à bord des navires sur le site des Chantiers navals AKER de Saint-Nazaire.

Leur employeur ne leur a pas versé les salaires de décembre et pour certains, de novembre.

Les conditions d'hébergement s'étaient dégradées depuis plusieurs semaines puisqu'ils étaient privés d'eau chaude, chauffage et électricité.

Arrivés en France en juin dernier, ils étaient logés sur Tharon-Plage, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Nazaire. Le patron ne payait plus les loyers depuis août.

Suite à l'intervention de la CGT auprès de la Direction de AKER YARDS, l'électricité et le chauffage ont été rétablis. Restent les salaires.

Mardi 22 janvier, AKER YARDS a tenté de faire croire que les salariés n'étaient pas en conflit. La direction a prétexté une « intoxication alimentaire » pour maquiller leur non présence au travail !

Cependant, et selon les salariés grecs qui sont en contact avec les militants de la CGT, des responsables d'AKER YARDS se sont déplacés mardi 22 janvier pour aborder avec le personnel en grève, le sujet des salaires tout en cherchant à écarter la CGT de ce dossier.

Il leur a été promis que la régularisation serait effective demain mercredi 23.

L'USM-CGT voit dans ce « règlement » une manœuvre ayant pour but de masquer les faits réels.

L'USM-CGT a alerté l'inspection du travail et demande une réunion tripartite pour que la régularisation des salaires se fasse dans le respect des lois sociales françaises.

A savoir :
- Paiement intégral des heures travaillées sur la base de la Convention Collective de la Métallurgie de Loire-Atlantique
- Majoration des centaines d'heures supplémentaires qu'ils ont effectué
- Paiement des repos compensateurs
- Bulletins de salaire et contrat de travail dans leur langue d'origine
- Amélioration des conditions d'hébergement et nourriture
- Sécurisation des pouvoirs publics pour qu'ils ne soient pas renvoyés en Grèce comme cela a été déjà le cas pour certains de leurs collègues

Si AKER YARDS, FREESE et ACAR comptent sur le camouflage du dossier et le renvoi des salariés en Grèce sans régler positivement la totalité de leur dû, ils se trompent !

Seule une attitude sérieuse et responsable de la part des Pouvoirs Publics et d'AKER YARDS est susceptible de régler ce conflit.

Face à ces agissements perpétrés et au risque d'extension de ceux-ci à l'ensemble des salariés de la Navale, la CGT exige aux pouvoirs publics d'imposer au donneur d'ordre AKER YARDS :
- Le droit de regard des organisations syndicales sur les contrats commerciaux.
- L'insertion de clauses de sauvegarde qui mettent à la charge du principal donneur d'ordre, en cas de défaillance du sous-traitant, les rémunérations, les garanties collectives, les diverses cotisations sociales de ses salariés ainsi que la continuité de leurs contrats de travail.

Saint-Nazaire, le 22 janvier 2008

Communiqué de presse

Word - 171 ko

De : USM-CGT Saint-Nazaire
mercredi 23 janvier 2008

cite BELLACIAO

mercredi 23 janvier 2008, a 08:08
Les cheminots dans les rues pour leurs retraites et leurs salaires .

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Plusieurs milliers de personnes (16.000 selon la police, 50.000 selon la CGT) répondant à l'appel de cinq fédérations de cheminots ont défilé mardi à Paris pour la défense de leur régime de retraite, de leurs salaires, de leurs emplois et contre la restructuration du fret SNCF. Gaziers, électriciens ou encore agents de la RATP s'étaient joints au cortège à l'appel de leurs branches CGT.

Cette manifestation “prolonge un processus revendicatif (…) et va sans aucun doute peser sur les dossiers en cours. Gouvernement et direction de la SNCF sont prévenus : la mobilisation n'est pas retombée, les cheminots restent déterminés”, déclare la fédération CGT des cheminots dans un communiqué diffusé à l'issue du défilé.

“Pour des services publics de qualité : améliorer le pouvoir d'achat, des salaires et pensions, améliorer les retraites par répartition, les droits et prestations servis par nos régimes, développer les solidarités”, pouvait-on lire sur la banderole en tête de cortège.

Ce défilé à l'appel des fédérations de cheminots CGT, CFDT, CFTC, CGC et UNSA avait été décidé fin décembre dernier, avant la publication des décrets réformant les régimes spéciaux de la SNCF et de la RATP publiés au Journal officiel le 16 janvier dernier.

Partis des abords de la gare d'Austerlitz, les manifestants venus de toute la France ont défilé dans l'après-midi jusqu'à l'Esplanade des Invalides sur fond de claquements de pétards, et dans la fumée dégagée par les torches d'alerte rougeoyantes des cheminots.

“Pour les régimes spéciaux, les négociations sont encore en cours” à EDF et à la SNCF, a rappelé le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, présent en tête de cortège. “L'approche gouvernementale consiste à accréditer l'idée qu'un allongement de la durée de cotisation à 41 ans pour l'ensemble des salariés est acquis, et nous entendons démontrer que ce n'est pas le cas”, a-t-il ajouté, faisant référence à l'objectif d'un passage de 40 à 41 ans de cotisations pour tous entre 2009 et 2012.

Des discussions sont prévues cette année entre le gouvernement et les partenaires sociaux, conformément à la loi Fillon de réforme des retraites d'août 2003 qui prévoyait un “point d'étape” en 2008.

“Mon objectif, c'est que demain les cheminots qui partiront avec le nouveau système perdent le moins possible”, a expliqué de son côté le secrétaire général de la CGT-Cheminots Didier Le Reste.

Il a souhaité que la manifestation soit suivie “d'un large processus de mobilisation de tous les salariés, puisque la question des retraites, mais également celle du pouvoir d'achat et des salaires concernent l'ensemble de la société”.

Absents du cortège, les syndicats de cheminots FO et Sud-Rail ont préféré appeler leurs troupes à descendre dans les rues jeudi aux côtés des fonctionnaires qui seront en grève et manifesteront dans toute la France à l'appel de leurs fédérations pour exiger une hausse des salaires.

Pour Sud-Rail, “le pouvoir d'achat, les retraites sont des sujets d'importance qui nécessitent une action unie de tous les salariés, pas une division secteur par secteur”. AP

http://www.latribune.fr/info/Les-ch…

De : Paris
mercredi 23 janvier 2008

cite BELLACIAO

mardi 22 janvier 2008, a 04:52
Alerte sur l'emploi à la SNCF .

Fret . Des informations concernant des suppressions massives de postes à venir confortent la CGT dans son appel à la mobilisation de mardi prochain.

Selon le Figaro, la SNCF s'apprêterait à lancer un plan de suppression de 6 000 emplois dans le fret, sous forme de non-remplacement de départs à la retraite. La direction de l'entreprise publique a immédiatement dénoncé « une information sans fondement », précisant que son budget 2008 prévoit « 1 500 suppressions d'emplois ». De leur côté, à l'instar de la CGT, les organisations syndicales ont accueilli avec circonspection « les révélations » du Figaro. Non tant que la perspective de suppressions massives d'emplois leur paraîtrait improbable mais parce qu'elles s'interrogent sur « l'objectif d'une telle annonce ».

Une gestion de plus en plus contestée

Celle-ci intervient alors que la gestion du fret pratiquée depuis 2003 par la direction de la SNCF est de plus en plus remise en cause. À l'intérieur de l'entreprise, bien sûr, où les organisations syndicales n'ont de cesse de la dénoncer. Mais aussi à l'extérieur. Depuis l'annonce, l'été dernier, de la fermeture de 262 gares au wagon isolé, la contestation s'est élargie aux élus locaux, aux associations et même à une part importante de la clientèle de la SNCF. Tant et si bien qu'à l'occasion du Grenelle de l'environnement, les associations et les syndicats ont exigé, dans une déclaration commune, un moratoire sur cette restructuration et une réorientation de la politique ferroviaire qu'ils jugent contraire aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, car favorable au développement du transport routier.

Plus récemment, une majorité des fédérations de cheminots ont, par deux fois, boycotté des réunions sur l'avenir du fret. Le 4 janvier, la CGT, FO, SUD rail, la CFDT, la CFTC, l'UNSA et la CFE-CGC ont refusé de se rendre à une table ronde organisée par la direction. Le 14 janvier, les mêmes organisations (à l'exception de la CFDT) n'ont pas siégé au comité central d'entreprise (CCE). Elles ont voulu ainsi marquer leur refus de discussions se limitant à l'accompagnement social de la restructuration conduite par la direction. Dès lors, on peut se demander si l'annonce d'une réduction drastique de l'emploi dans le fret n'a pas pour but de forcer la main des syndicats en les poussant à accepter une négociation dont le seul but serait de limiter l'ampleur des suppressions d'emplois. Les « révélations » du Figaro semblent en tout cas plutôt conforter les organisations syndicales dans leur demande d'un moratoire sur la restructuration du fret.

Risque de filialisation

Le secrétaire général de la CGT cheminots, Didier Le Reste, estime que la gestion actuelle de cette activité, outre qu'elle est « contraire aux impératifs environnementaux, ne peut conduire qu'à des suppressions massives d'emplois ». En 2007, la direction du fret avait déjà annoncé la disparition de plusieurs milliers d'emplois. Plus généralement, Didier Le Reste dénonce une politique qui vise « à constituer une société indépendante de la SNCF disposant de ses propres moyens de production et de son personnel dans le but de la filialiser puis de la privatiser ». Le responsable syndical appelle le gouvernement « à prendre ses responsabilités ». « On ne peut pas laisser la technostructure de la direction du fret inféodée aux thèses libérales présider aux destinées de cette activité », juge-t-il, avant de rappeler que jeudi dernier, sept des huit fédérations de cheminots ont demandé à être reçues par le premier ministre, François Fillon. Une demande restée sans réponse jusqu'à maintenant.

Dans ce contexte, la manifestation unitaire de mardi prochain sur les régimes spéciaux verra également les cheminots se mobiliser massivement pour l'arrêt de la restructuration  en cours de Fret-SNCF.

Pierre-Henri Lab

PCF. Réagissant à « la liquidation de 1 500 postes dans le fret », le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier dénonce « un coup dur supplémentaire pour la situation de l'emploi dans notre pays », en lien avec « les craintes concernant 6 000 emplois » et la suppression de 262 gares « qui se porterait à 400 d'ici la fin d'année ». Rappelant « le rôle majeur du fret dans la lutte contre la pollution et le réchauffement climatique », il appelle le gouvernement à « mettre fin au jeu de massacre social et environnemental » en engageant « une politique conforme aux objectifs annoncés en grande pompe au Grenelle de l'environnement ».

l' Huma du 19 / 01 / 08

lundi 21 janvier 2008, a 18:45
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .

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LA LETTRE D'INFORMATION DU JOURNAL L'HUMANITÉ

En kiosque, chez votre marchand de journaux

 

À LA UNE… mardi 22 janvier 2008

 

Les Bourses mondiales plongent

La Bourse de Paris accélérait sa chute lundi à la mi-journée, dans le sillage

de la crise financière qui touche l'ensemble des économies.

Quelles incidences sur la vie quotidienne des Français ?

 

Vers un marché du travail plus flexible

« Qu'elle soit imposée par la loi ou par un accord paritaire,

la flexibilité n'est pas plus douce aux salariés », avertit la CGT, seule à ne pas avoir

signé l'accord interprofessionnel sur la modernisation du marché du travail.

Notre décryptage du nouveau contrat de travail. Le texte intégral de l'accord.

 

Banlieues, un plan sans espoir

Fadela Amara doit présenter à Vaulx-en-Velin les grandes lignes de son projet.

Le plan « Espoir banlieue » a-t-il avorté avant d'être rendu public, faute de moyens ?

« La politique de la Ville, c'est une politique de rattrapage, de réparation »,

nous confie Maurice Charrier, le maire de Vaulx-en-Velin (69).

 

À NE PAS MANQUER…

 

Retraites, la CGT prépare 2008

La confédération et ses fédérations de transport, de l'Énergie et des cheminots organisent

une manifestation nationale à Paris contre l'allongement de la durée de cotisations.

 

Aubagne « change pour rester elle-même »

Face à une droite agressive, la gauche qui gère la ville depuis 1965 sous la houlette

d'un maire communiste, a parié sur le rassemblement le plus large dés le premier tour.

 

Ubu au pays de Brice Hortefeux

Un avocat malien, qui exerce depuis vint-huit ans à Aix-en-Provence,

est menacé d'expulsion par le préfet des Bouches-du-Rhône.

 

La Serbie plus divisée que jamais

L'ultranationaliste Tomislav Nikolic en tête à l'issue du premier tour

de la présidentielle. Le scrutin marqué par une forte participation.

 

Ski alpin. Grange sur les terres de Raich

Après Kitzbühel dimanche, Jean-Baptiste Grange s'attaque au slalom

de Schladming en nocturne, terrain favori de Benjamin Raich.

 

Desanti, philosophe de l'effraction

Témoins et amis ont parcouru la vie et l'œuvre de celui qui, réunissant pensée

des sciences et pensée de la politique, bouleverse encore les pouvoirs et les savoirs.

 

Plan banlieue Notre dossier « quartiers populaires » sur humanite.fr  

 

Faites découvrir la newsletter de l'Humanité autour de vous !

Retrouvez-nous sur l'Humanite.fr

lundi 21 janvier 2008, a 05:08
En 2004,Sarkozy voulait le référemdum sur l' EUROPE !!!!!!!

« A chaque grande étape de l'intégration européenne, il faut solliciter l'avis du peuple. Je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la constitution européenne est un acte majeur et d'en tirer la conséquence qu'elle doit être adoptée entre parlementaires sans que l'on prenne la peine de solliciter directement l'avis des Français. »

A votre avis, qui a fait cette déclaration?

Qui, à votre avis ?

Alors?????

Cette phrase extraordinaire, modèle de simplicité et de vérité, a été prononcée par Nicolas Sarkozy le 9 mai 2004, lors d'un Conseil national de l'UMP.

De : Jo
dimanche 20 janvier 2008

cite BELLACIAO

lundi 21 janvier 2008, a 04:56
Chili : Patricia Troncoso est sur le point de mourir .


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Chili :Patricia Troncoso est sur le point de mourir.

20 janvier 2008 Selon le diagnostic d'une commission de médecins indépendants, Patricia Troncoso est sur le point de mourir. La doctoresse Berna Castro qui a examiné, avec une équipe de médecins indépendants, Patricia Troncoso à l'hôpital de Chillan a déclaré : ” elle est en grave, très grave danger de mort”. Toujours selon la doctoresse, Patricia Troncoso peut mourir à tout instant, elle en est à l'étape trois, c'est à dire le niveau maximum de gravité.

Elle a expliqué que cette fin de semaine elle a subit une très grave déficience immunitaire, et que ce paramètre implique qu'elle est à chaque instant plus proche d'un dénouement fatal. Elle a enfin ajouté, que, au contraire de ce que disent les rapports officiels concernant la gravité de Patricia Troncoso, les médecins de la gendarmerie maintienne la prisonnière politique dans une salle où il n'y a pas de moniteurs cardiovasculaires et pas d'équipe de réanimation.

Pour la doctoresse Berna Castro, le mieux serait qu'elle soit transférée à Santiago, « parce à Chillan elle est isolée, et souffre de tortures et pressions, les gendarmes installent, par exemple, une table dans sa chambre et mangent devant elle ».

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De : mapuches
dimanche 20 janvier 2008

cite BELLACIAO

lundi 21 janvier 2008, a 04:35
Grève des soins : Ma réponse à N.Sarkozy .


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medicaments2-53036.jpgde Bruno-Pascal CHEVALIER

Monsieur le Président,

Le soir du 6 mai 2007, place de la concorde, vous avez solennellement déclaré : “Je vous demande de tendre la main. Je vous demande de donner l'image d'une France réunie, d'une France rassemblée, d'une France qui ne laissera personne sur le bord du chemin”

Pensez-vous, monsieur le Président, qu'en parlant de “responsabilisation des malades”, vous encouragez à la solidarité ? Ne désignez-vous pas, par cette seule assertion, les malades comme coupables en laissant supposer qu'ils se comporteraient en consommateurs de soins irresponsables ?

Estimez-vous, monsieur le Président, qu'une personne malade, atteinte de diabète, de sclérose en plaques, du sida, d'un cancer, ou même d'une allergie, d'une grippe, d'une des nombreuses affections virales saisonnières, nécessite d'être “responsabilisée” ?

Dans votre courrier en date du 14 janvier, vous me dites que « les franchises sont assurables par les organismes complémentaires dans le cadre des contrats responsables, qui offre un niveau de protection supplémentaire ». Or, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008 prévoit très clairement que dans le cadre des contrats responsables, les franchises médicales sont à la charge du patient, y compris de ceux qui souffrent d'une affection de longue durée. L'ignoriez-vous ? Vous aurait-on mal informé ?

Par ailleurs savez-vous, Monsieur le Président, combien de personnes, y compris salariées, sont aujourd'hui dans l'incapacité financière de payer une mutuelle, encore moins une assurance ou une complémentaire santé » ?

Est-ce innocent, Monsieur le Président, si une fois de plus vous utilisez le terme « responsable » ? Opposez-vous le citoyen « responsable » qui a les moyens de payer une assurance privée à celui qui n'en a pas la capacité… et serait de ce fait « irresponsable » ?

Dans ce même courrier, vous affirmez, Monsieur le Président, que vous assumez votre « responsabilité, qui est de dire la vérité ». J'en prends acte.

Doit-on donc en déduire, puisque vous expliquez, quelques lignes plus loin, que « le vieillissement de la population et l'apparition de nouvelles pathologies exigent des investissements importants. Ce serait une faute de renoncer à nous préparer collectivement à affronter l'avenir. Au fond, ces franchises sont l'expression à la fois de notre responsabilité et de notre solidarité. »… que pour vous, la solidarité se conçoit uniquement à l'intérieur des groupes de population concernée ? Que c'est aux malades de payer pour Alzheimer et pour les autres malades ?

Comment devons-nous comprendre votre définition de la « solidarité », Monsieur le Président, lorsque vous montrez une telle insistance à instaurer ces franchises, illogiques, impopulaires, inhumaines, impossibles à comprendre et à accepter par ces millions de malades qui la vivent comme une « double peine », ces franchises qui devraient rapporter environ 850 millions d'Euros par an… et que, dans le même temps, vous vous montrez si réticent à instaurer une taxe modique sur les stock-options, qui aurait rapporté 3 milliards d'Euros par an de l'avis même de la Cour des Comptes ?

Parfois, Monsieur le Président, les simples citoyens que nous sommes avons du mal à comprendre, y compris votre logique financière…

Que pensez-vous, Monsieur le Président, de l'analyse des médecins qui prédisent une augmentation des dépenses de santé, liée à une prise en charge plus tardive des maladies, à une aggravation de l'état des malades qui, pour des raisons financières, auront renoncé à certains soins ? Monsieur le Président, vous affirmiez il y a quelques mois : “A tous ceux qui souffrent d'injustice, à tous ceux qui ne se sentent pas respectés, à tous ceux qui ont cru dans d'autres discours que le mien, je veux dire que je serai le président qui combattra les injustices »…

Monsieur le Président, devons-nous comprendre, à la lueur de vos déclarations, de vos actions, de vos décisions, que la santé n'est pas pour chacun un droit, mais une chance… « mais cette chance il faudra qu'il la mérite par son travail » ?

Considérez-vous donc que la santé, on a la chance de l'avoir, ou on doit payer pour la « mériter » ?

Estimez vous que ceux qui payent une assurance complémentaire méritent d'être plus et mieux soignés que les autres ?

Monsieur le Président, au nom de tous les malades, au nom de tous les citoyens en bonne santé qui sont des malades potentiels, au nom de tous ceux qui n'arrivent plus à vivre décemment, encore moins à avoir accès aux soins indispensables, de tous ceux qui ne sont pas, comme moi, en grève des soins, mais en « arrêt non désiré de soins » faute de moyens financiers, « Je vous demande de tendre la main. Je vous demande de donner l'image d'une France réunie, d'une France rassemblée, d'une France qui ne laissera personne sur le bord du chemin »

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées.

Bruno-Pascal CHEVALIER

Copie : AFP, ACT UP, AIDES, Le Parisien, L'Humanité, Politis, …

Morsang, le 20 janvier 2008

“Je veux que partout dans le monde, les opprimés, les femmes martyrisées, les enfants emprisonnés ou condamnés au travail, sachent qu'il y a un pays dans le monde qui sera généreux pour tous les persécutés, c'est la France. » Nicolas Sarkozy – discours du 6 mai 2007 – place de la concorde, Paris

De : Bruno Pascal CHEVALIER
dimanche 20 janvier 2008

cite BELLACIAO

dimanche 20 janvier 2008, a 17:28
Endettement de la France .

Je vous invite à relire ce que j'avais écrit en mars 2007. Je persiste et signe
L'INSEE évaluait à 3063 G€, l'endettement intérieur de la France pour l'année 2005. Compte tenu des investissements remboursables à terme c'est une dette de 1151G€ dont la France est redevable.

Il est normal qu'un pays s'endettent pour investir nous le faisons nous même pour acquérir un bien immobilier mais encore faut-il avoir les ressources nécessaires pour rembourser. Or la France doit faire face à des dépenses de fonctionnement pour la bonne marche de l'état. Si on tient compte de ces impératifs (remboursement de la dette, marche de l'état) la marge d'initiative financière d'un gouvernement est évaluée à 3% du budget, soit 10G€ seulement.

LES CAUSES

L'endettement est le résultat de vingt-cinq années de déficits publics. Le recours à l'endettement « Le recours à l'endettement a été une solution de facilité » écrit Michel Pébareau , président de la commission sur la Dette et président de BNP-Paribas (sic), « il a permis de compenser une gestion insuffisamment rigoureuse de la dépense publique ».
Mais alors le Japon, l'Allemagne et les Etats-Unis dont la dette est largement supérieure à la notre ne savent pas gérer non plus ? C'est à l'entrée en vigueur du traité de Maastrich (1992) que la dette a commencé à exploser. « La préparation du passage à l'Euro ont dégradé l'emploi et freiné la création de richesses ». Faute de recettes fiscales et sociales suffisantes les déficits ont augmenté la dette.
Par ailleurs si on a emprunté, il a bien fallu quelqu'un pour prêter de bonne grâce. On a du mal à croire que les créanciers est donné à des « incompétents » quand on sait le mal que rencontre un couple de français moyens pour obtenir un prêt.

Alors ?
Alors c'est bien pour un bénéfice à retardement que les organismes financiers ont contribué de bonne grâce à cet endettement. L'endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources financières des états, et donc leur capacité d'action, conformément au projet "libéral". En appauvrissant l'état, l'endettement conduit à une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage), dont les déficits ou l'inefficience servent ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme une "solution".

Depuis 30 ans, la droite libérale et la gauche libérale se sont relayées au pouvoir pour dilapider l'argent public et pour le détourner au bénéfice d'intérêts particuliers. Des groupes de personnes et des entreprises se sont ainsi enrichis en endettant l'état, c'est à dire la collectivité. Les citoyens vont maintenant devoir rembourser l'argent dont ont bénéficié leurs « maîtres ».

L'endettement est aussi un cadeau offert aux banques, assurées de percevoir une rente à long terme prélevée sur chaque citoyen. Il est important de préciser que les banques prêtent de l'argent qui ne leur appartient pas, puisqu'il s'agit en réalité de l'argent déposé par leurs clients. C'est donc leur propre argent que les citoyens vont devoir rembourser aux banques... Comme on le voit, l'endettement est une bonne affaire pour tout le monde, sauf pour les citoyens de base qui paieront la facture.

Que faire ?

Sans aller jusqu'à dire « supprimons la dette de la France », (mais pourquoi pas ?) faisons au minimum un moratoire. Serait- ce amoral ? Qui serait lésé ? Difficile de répondre à cette dernière question car il est très difficile de reconnaître les créanciers. Une bonne partie de ceux-ci se trouveraient en France. Il serait intéressant de vérifier que ceux-ci n'est pas déjà bénéficié des baisses d'impôts et ont ainsi pu prêter à l'État français l'argent que celui-ci leur a rendu. Ce qui fait qu'ils gagnent deux fois.
Non ce n'est pas amoral! Ils en ont suffisamment profité: les intérêts versés depuis 30 ans sont déjà en soi une compensation Je ne suis pas contre un examen des dépenses de l'Etat pour en diminuer le montant mais pas au dépende de la bonne exécution du service public. Or tout le monde constate sa dégradation.

Avec les gouvernements précédents nous étions au bord du gouffre ; Avec Sarkozy nous ferions un « grand pas en avant ». De là, à la rupture tranquille il n'y a qu'un pas. Proposition du PCF Denis Durand, membre de la commission économique du PCF préconise de s'attaquer au racine de l'endettement. Pour sortir de l'impasse il faut favoriser la création des richesses nécessaires à l'élévation du niveau de vie pour tous et aux financements des services publiques. Encore faut-il avoir l'argent pour financer le potentiel de croissance de l'économie nationale (qualité des emplois, formation des travailleurs, aides au développement de nouvelles technologies).

Pour cela pas d'autres solutions qu'un immense effort de solidarité par le rétablissement d'une fiscalité plus juste(modulation des taux d'impositions des entreprises selon leur priorité à l'emploi, augmentation de l'imposition des gros revenus des actionnaires) et un contrôle citoyen des dépenses publiques.

Corrélativement, il conviendrait aussi d'agir au niveau Européen et pour cela redéfinir les objectifs de la Banque centrale européenne, contrôler son action et remplacer le pacte de stabilité budgétaire par un pacte de progrès social pour l'emploi et la croissance. Ces mesures tireraient vers le haut le développement économique et social et contribueraient ainsi à la diminution de la dette.

QUELQUES CHIFFRES - 40 milliards d'euros (G€) c'est le montant des intérêts à payer aux créanciers chaque année (2° poste budgétaire après Education nationale mais avant la Défense) - L'impôt sur le revenu ne représente que 17% des recettes. L'impôt sur les sociétés 15%

dimanche 20 janvier 2008, a 17:00
La bourse ou la Vie ?


Les Bourses mondiales se sont encore enfoncées cette semaine, après un début d'année déjà morose, les investisseurs s'inquiétant à la fois des premiers résultats des géants américains et d'une nouvelle salve d'indicateurs alarmants pour la première économie mondiale. Lente mais sûre dégringolade il semblerait que l'hirizon néo libéral s'obscurcisse.

Article AFP du 18 janvier 2008 :


"Le marché ne prend plus le temps de temporiser, de réfléchir ou d'hésiter et s'engage avec une énergie peu commune, plus loin, dans sa tendance baissière", constate dans une note Jean-Chistophe Dourret, responsable de l'analyse technique chez Oddo Securities.

Malmenés depuis le début de l'année, les indices des principales places boursières ont poursuivi leur descente cette semaine, enfonçant des "seuils de résistance", ces paliers calculés par les analystes au-delà desquels la baisse peut s'accélérer.

Ce mois de janvier 2008 est marqué pour certaines place par un recul supérieur aux niveaux atteints au moment de l'éclatement de la crise à l'été dernier. Aux Etats-Unis, le Dow Jones a effacé cette semaine ses gains enregistrés en 2007. A Paris, le CAC 40 a reculé à son niveau de l'automne 2006, et à Tokyo le Nikkei a renoué avec celui d'octobre 2005. La Bourse de Londres a perdu plus de 8% depuis le début de l'année, Francfort et Hong Kong plus de 9%, tout comme l'indice australien S&P/ASX 200. Le MSCI World Index, un indice boursier qui mesure la performance de 23 marchés de pays développés, a reculé d'environ 9% depuis le début de l'année.

A la différence de l'été 2007, où les marchés ont su se reprendre "car la majorité du marché n'était sans doute pas encore convaincue qu'un renversement de tendance se préparait", "tout le monde participe, cette fois, à l'alimentation de la tendance baissière", affirme M. Dourret.
La banque Credit Suisse indique de son côté que son indice mondial d'appétit pour le risque a atteint pour la première fois depuis cinq ans la zone "panique".
Les investisseurs d'Amérique, d'Asie ou d'Europe ont vivement réagi à une actualité américaine riche en déceptions, sur les résultats de sociétés comme sur les indicateurs économiques.
D'une part, les pertes colossales annoncées par les banques Citigroup, JPMorgan et Merrill Lynch, liées à la crise du "subprime", mais aussi la déroute d'Ambac, l'un des principaux rehausseurs de crédit aux Etats-Unis, ont mis à mal les valeurs financières.

D'autre part, les chiffres de la consommation et la poursuite de la déroute du marché immobilier américain ont ravivé les doutes: la première économie mondiale va-t-elle entrer en récession?


http://media.actu.orange.fr/2007/I/mmd--francais--journal_internet--une/CPS.HYR00.190108104446.photo00.photo.default-512x327.jpg##copy##AFP


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Le ralentissement économique se propagera-t-il au reste de l'économie mondiale?

"Les mauvais chiffres d'activité du mois de décembre ont relancé les craintes de récession et induit des révisions drastiques à la baisse de la croissance américaine (-0,3 point en un mois pour le consensus du Wall Street Journal pour l'ensemble de 2008)", explique la maison de courtage française Aurel.

Les experts de Credit Suisse remarquent par ailleurs que, si les ventes massives se concentrent toujours sur les valeurs financières, celles liées à la consommation et à l'immobilier, elles s'étendent désormais à d'autres secteurs, les marchés commençant à prendre en compte une moindre croissance des chiffres d'affaires.

Toutefois, quelques facteurs de soutien sont mis en avant: la croissance en Asie, l'économie européenne qui reste solide. Les marchés attendent également une forte baisse des taux de la part de la Réserve fédérale américaine, dont le comité de politique monétaire se réunit à la fin du mois.

George Bush a annoncé vendredi un plan de relance économique, mais certains analystes restent sceptiques. Selon Tony Tong, responsable de China Everbright Securities, ces mesures "n'auront qu'un effet de court terme sur le marché et ne régleront pas réellement les problèmes".

Commentaires

Ce que nombre d'économistes et anciens chantres de l'économie libréral redoutaient est en  train de se passer. Ceci pourrait ne nousconcerner que de loin dans la mesure où nous ne sommes pas tous engagés dans la spéculation boursière.
Mais voilà, cela ne sera pas sans conséquences sur notre quotidien. Au niveau de l'emploi, nous avons déjà  l'exemple de Salomon dont les récents acquéreurs veulent délocaliser (se séparer?) la production , avançant des pertes boursières importantes. Nous aurons aussi des conséquences pour l'obtention des prêts dont les taux d'intérêt risquent de remonter. ceci n'étant pas sans conséquence sur l'acquisition du logement. Nous aurons aussi des conséquences quant à nos petits placements (pas très gros mais qui dans une vie de travail comptent quand même).

Alors? L'avenir? Espérons que les élections américaines de 2008 porteront à la Présidence un homme ou une femme qui redonne confiance avec un autre type de société. (J' y crois pas trop). Espérons que l'Europe reprenne pied et revienne sur terre avec cette fois un "réalisme sociale" (avec le nouveau traité j'y crois pas du tout). Espérons que la France saura prendre les mesures conservatoires pour éviter un "crise de 29" 80 ans après (alors là je suis désespéré, car la Bourse c'est pas trop people).

Alors? Essayons encore une fois de faire comprendre à notre entourage qu'il faut se sortir de cette "DOCTRINE DU LIBERALISME ECOMIQUE" en refusant l'adoption du traité européen sans consultation du peuple et en élisant les responsables communaux et cantonaux, porteurs d'une autre politique que celle du profit et du budget.

dimanche 20 janvier 2008, a 16:42
Municipales : Déclaration du Parti Communste Français .

 
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François Hollande a déclaré à l'AFP, en réponse à Marie-George Buffet, qu'il « veillait à ce que le principe de l'union l'emporte sauf dans les cas où les primaires ont été acceptées par les uns comme par les autres ».

Le Parti communiste français rappelle qu'il n'a autorisé aucune primaire. Il ne s'agit que d'une décision de la Convention nationale du Parti socialiste, et cela ne peut donc être considéré comme une acceptation mutuelle.

En ce qui le concerne, le Parti communiste français maintient son choix de l'union des forces de gauches aux élections municipales et n'accepte pas de listes de divisions.

Parti communiste français

Paris, le 17 janvier 2008.

dimanche 20 janvier 2008, a 16:08
Quand Mittal fait chanter les Etats .

Depuis le début de la fusion en 2006, le numéro un mondial joue de la concurrence entre les bassins sidérurgiques.

Le prix de l'acier, rebaptisé « l'or gris », explose, la production mondiale crève les plafonds mais, deux ans, presque jour pour jour, après le lancement de l'OPA hostile du dragon Mittal sur le géant sidérurgique européen Arcelor, cette fusion, désormais parachevée pour les actionnaires, produit ses premiers effets destructeurs sur l'emploi. Et, cinglante ironie de l'histoire ou banal cynisme de la mondialisation, cela se passe à Gandrange (Moselle), sur le site même qui, racheté un franc symbolique à Usinor en 1999, aura servi de « vitrine sociale » en 2006 à l'Indien Lakshmi Mittal désireux de montrer son meilleur profil aux États d'Europe de l'Ouest et à la Bourse. Car dès l'annonce du raid financier, on s'en souvient, avant de remiser leurs grandes envolées, le Français Dominique de Villepin et le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker avaient promis d'en empêcher la réussite, à coup de « patriotisme économique » ou de « réponse aussi hostile que son OPA »… Aujourd'hui, le groupe devenu numéro un mondial du secteur continue, semble-t-il, de jouer de la concurrence entre les différents bassins sidérurgiques d'une grande région englobant le Nord (Dunkerque), la Lorraine (Florange), le Luxembourg et la Belgique (Liège et Gand). L'année dernière, au cours de très âpres négociations pour obtenir de la France et de l'Union européenne plus de quotas d'émissions de CO2, ArcelorMittal a menacé, faute d'accord, d'une « catastrophe sociale » qui le conduirait à anticiper la fermeture des hauts-fourneaux de Florange (Moselle), à ne pas procéder à la réfection d'un autre haut-fourneau à Dunkerque (Nord) et à des investissements à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Au bout de longs mois de tractations, le maintien en activité jusqu'en 2012 de la filière d'acier liquide à Florange a été arraché, mais au-delà, le sort des salariés n'est pas garanti. Ces derniers mois, c'est en Belgique qu'ArcelorMittal déploie un nouveau chantage à l'emploi : au moment de la fusion, le groupe, dont la région wallonne détient encore quelques miettes du capital, s'était engagé à relancer un haut-fourneau à Seraing, dans la banlieue de Liège. D'après le syndicat FGTB, cette opération devait au total, permettre de préserver 10 000 emplois directs et indirects. Mais, là aussi, depuis plusieurs mois, ArcelorMittal utilise la question des quotas d'émissions de CO2 pour faire machine arrière. Prévue pour le 21 janvier prochain, la relance vient d'être repoussée à une date ultérieure et, du coup, les syndicats appellent à la grève.

T. L.

l' Huma du 18 / 01 / 08

dimanche 20 janvier 2008, a 12:14
Cinq poids lourds de Wall Street distribuent des bonus records .


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Cinq poids lourds de Wall Street distribuent des bonus records

primes - En dépit d'un trimestre catastrophique, les cadeaux de fin d'année ont progressé de 82% en une année.

françois Othenin-girard à lausanne

Les plus grosses cotations de Wall Street ont distribué des bonus records à leurs collaborateurs. Elles ont versé un total de 65,5 milliards de dollars (71,6 milliards de francs), après avoir bouclé, pour trois d'entre elles, le pire trimestre de leur histoire, selon les calculs de l'agence Bloomberg. Des noms? Goldman Sachs, Morgan Stanley, Merrill Lynch, Lehman Brothers et Bear Stearns. Et le montant total des cadeaux de fin d'année et primes d'intéressement qui viennent d'être octroyés par ces cinq banques, aujourd'hui dans la tourmente, a progressé de 82% par rapport à l'année précédente. Les bonus ont dépassé les bénéfices

Merrill Lynch a plus perdu en deux trimestres que tout ce qu'elle avait gagné durant les six précédents et, dans la foulée, 4900 emplois seront supprimés. Malgré cela, l'établissement n'a pas hésité à distribuer 15,9 milliards de dollars de bonus, somme qui dépasse ses bénéfices annuels.

Chez Morgan Stanley et Bear Stearns, seuls les administrateurs délégués ont montré l'exemple en renonçant à leurs bonus. Richard Fuld, de Lehman Brothers, a touché 35 millions. Une prime spéciale a même été accordée à la banque qui a évité les foudres du subprime : avec 67,9 millions de dollars, celle que Lloyd Blankfein a reçue de Goldman Sachs s'élève au rang de record absolu.

Vu le climat prérécession actuel, les commentaires et les justificatifs vont bon train. Il faut payer pour éviter que les collaborateurs compétents cherchent ailleurs, selon les uns. De toute façon, cette période dorée se termine, rétorquent les autres. «Les amateurs de Ferrari devront se mettre aux voitures Tata», a déclaré un professeur de finance de Manhattan. De leur côté, les banquiers privés suisses, réunis hier à Berne, estiment que les rémunérations ont contribué à faire naître la crise du subprime.

La promesse de bonus étant liée à des objectifs à court terme, «lorsque les choses tournent mal, a déclaré Nicolas Pictet, les responsables disparaissent et les actionnaires, les gouvernements, doivent passer à la caisse».

puce.gifhttp://www.agefi.com/Quotidien_en_ligne/detailArticle.php?articleID=306317

De : lausanne
dimanche 20 janvier 2008

cite BELLACIAO

samedi 19 janvier 2008, a 20:55
Europe : Sarkozy contre les quotas...votés par son ministre !

sarko_europe-214e6.jpgDe Ramon Lacontessa

Il faut interner Nicolas Sarkozy

En Europe, Nicolas Sarkozy a franchi le rubicond, et tous s'accordent à penser que la France a retrouvé toute sa place (…) chez les fous.

A Boulogne sur mer, afin d'amadouer son auditoire de pêcheurs, Nicolas Sarkozy a déclaré son intention de remettre à plat les quotas de pêche approuvés par la France et ses partenaires européens le 19 décembre dans le but de sauver des espèces menacées de disparition.

“La France va présider l'Union Européenne du 1er juillet au 31 décembre, c'est une opportunité pour sortir de l'affaire des quotas”, a affirmé Nicolas Sarkozy ?

Cette annonce d'autant plus stupide, intervient un mois très précisement après la signature le 19 décembre par les 27 ministres européens de la pêche, dont celui de la France, d'un accord sur ces quotas.

Le ministre français de la Pêche Michel Barnier qui accompagnait Nicolas Sarkozy à Boulogne n'a pas moufté alors qu'il avait annoncé que cet accord serait appliqué avec une “totale intransigeance”.

La France, c'est évident est revenu sur le devant de la scène, mais pas comme une grande nation, comme un pays de comiques ou la quantité prime sur la qualité. Bigard, Sarkozy, Titof, Bosso, Morin, Villepin, Alliot-Marie, Lagarde, Roland Magdane etc…

- http://www.el-dia.com/actualites-16…

De : Boulogne sur mer
samedi 19 janvier 2008

cite BELLACIAO

samedi 19 janvier 2008, a 18:46
Accord du 11 / 01 / 2008 : Position du bureau confédéral de la C.G.T


Accord du 11/01/2008 : position du bureau confédéral de la CGT (3/3)

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DECLARATION DU BUREAU CONFEDERAL DE LA CGT

Modernisation du marché du travail : la Cgt prend les dispositions pour informer les salariés du contenu de l'accord.

left_03gif-558fb-6f53b.gif Le bureau confédéral de la Cgt engage le processus de consultation des organisations de la Cgt en vue d'une décision du CCN le 29 janvier, sur le projet d'accord du 11/01/08 concernant la modernisation du marché du travail.
L'indépendance syndicale commande de porter appréciation à partir de ce qui est contenu dans l'accord, sans se laisser impressionner par les pressions sans cesse réitérées du Président de la République et de son gouvernement.
Celles-ci ont pour objectif d'intimider les syndicats pour qu'ils paraphent des dispositifs de flexibilité qu'ils auraient récusés dans d'autres circonstances. La menace gouvernementale de procéder par la loi, si aucun accord n'était possible a pesé. Le scénario risque de se reproduire et place tous les acteurs devant leurs responsabilités. Il n'est pas sans interpeller les salariés sur leur mobilisation et la force d'un syndicalisme de conquêtes sociales pour peser sur le contenu des négociations.

Comme l'a démontré la victoire remportée contre le CPE, un gouvernement même déterminé ne peut passer outre la fermeté des syndicats dès lors qu'ils sont unis et mobilisateurs. Qu'elle soit imposée par la loi ou par un accord paritaire, la flexibilité n'est pas plus douce aux salariés, elle ne permet pas davantage de résoudre les problèmes d'emploi, de pouvoir d'achat, de sécurité professionnelle.
De fait, le projet d'accord répond aux exigences patronales d'obtenir des licenciements plus rapides. La convention de rupture dite d'un commun accord permettra aux employeurs de contourner la législation sur les licenciements. En absorbant ce qui relève aujourd'hui des licenciements sans cause réelle et sérieuse, elle privera les salariés de l'essentiel de leurs droits actuels (indemnités, recours, réintégration). Un nouveau contrat précaire, à durée incertaine est créé pour un objet défini. Le patronat réussit à imposer la création d'une période d'essai interprofessionnelle et son allongement pour un très grand nombre de salariés.

Face à cela les mesures dites de « sécurisation » sont de peu de poids. La portabilité du DIF aboutit ainsi à ce que le demandeur d'emploi auto finance sa formation sans être garanti d'un effort important de l'assurance chômage. La prime pour les chômeurs de moins de 25 ans ne sera fixée que par des négociations ultérieures. Elle sera versée une fois et devra être remboursée ensuite. Globalement les mesures favorables aux salariés sont soit exprimées sous forme de vœux soit renvoyées à des négociations ultérieures ou à des dispositifs législatifs.

Même si le travail de contre propositions réalisé au plan intersyndical a permis de faire reculer les objectifs patronaux les plus extrêmes, il n'est pas parvenu à ce que le centre de la négociation ait pour objectif de favoriser l'emploi des jeunes et celui des plus de cinquante ans, de faire reculer la précarité et le temps partiel imposé, de créer des droits transférables. C'est pourtant ce qu'attendaient des millions de salariés du privé, les jeunes, les demandeurs d'emploi d'une négociation censée réformer le « marché du travail ».

Le bureau confédéral approuve le travail accompli par la délégation Cgt du début à la fin de la négociation. Il prend les dispositions pour informer le plus largement possible les salariés du contenu de cet accord. Il propose aux organisations du CCN de confirmer l'opinion négative de la Cgt sur l'accord national interprofessionnel sur la « modernisation du marché du travail. »

Montreuil le 15 janvier 2008


le texte de l'accord en pdf

PDF - 88.6 ko

pour le lire sur Bellaciao
- ACCORD DU 11/01/2008 SUR LA "MODERNISATION" DU MARCHE DU TRAVAIL (1/3)
- ACCORD DU 11/01/2008 SUR LA "MODERNISATION" DU MARCHE DU TRAVAIL (2/3)

ce texte de la déclaration du bureau confédéral de la CGT

PDF - 39.2 ko

Analyse détaillée par la CGT, article par article, de l'accord du 11/1/2008

PDF - 79 ko


De : Patrice Bardet
samedi 19 janvier 2008

cite BELLACIAO

samedi 19 janvier 2008, a 18:18
Le 24 janvier 08 : TOUS,UNITAIRE,DANS L'ACTION !

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UFAS-002fe.jpgNOS SALAIRES : LA REVENDICATION CENTRALE DES SALARIES DU SECTEUR SOCIAL ET MEDICO-SOCIALE

La situation des salariés du secteur social et médico-social travaillant dans les établissements et services relevant du titre IV de la Fonction Publique Hospitalière ou des différentes conventions collectives (51, 66, 65, accords CHRS…) est inacceptable.

Depuis le début des années 80, les rémunérations subissent désindexation sur désindexation par rapport au coût de la vie. Les accords sur la réduction du temps de travail (RTT), sans donner les moyens budgétaires et financiers pour répondre aux besoins, ont pesé fortement sur les conditions de vie des salariés dans et hors travail :

• disparités énormes entre les salariés de notre secteur

• clauses discriminatoires dans les salaires

• suspension de la majoration familiale, blocage du déroulement de carrière, gel des salaires

• déqualification importante (augmentation du nombre de faisant-fonction et absence de recrutement à hauteur des besoins suite à la RTT)

Dans toutes les conventions collectives, les négociations salariales sont dans l'impasse.

Pour la C.G.T., il est important de lier :

• les questions de la qualification, de la formation, du salaire, du salaire socialisé et de la retraite

• les questions du financement de la Sécurité Sociale, l'élaboration des budgets de nos établissements et de nos services répondant aux besoins des usagers et les revendications salariales de tous les personnels

Nous exigeons des employeurs et des financeurs :

• une augmentation immédiate de la valeur du point de 10%

• un salaire minimum mensuel dans notre secteur de 1500 euros nets

• des grilles prenant en compte les diplômes, les qualifications et les expériences acquises

• la majoration familiale pour tous

• un déroulement de carrière sur 25 ans

Pour cette journée nationale de débrayages, de grèves et de manifestations,

TOUS ENSEMBLE :

- Interpellons les employeurs et les financeurs dans les départements pour obtenir de véritables négociations et obtenir rapidement satisfaction.

- Organisons des réunions avec les salariés pour en débattre et construisons ensemble le nécessaire rapport de force pour peser face aux chambres patronales et au gouvernement !

PDF - 107.2 ko

Tract UFAS 24 janvier

De : CGT action sociale
samedi 19 janvier 2008

cite BELLACIAO

samedi 19 janvier 2008, a 17:42
Pouvoir d'achat : à Sens Nicolas Sarkozy répond heures sup .

 

Pouvoir d'achat : à Sens Nicolas Sarkozy répond heures sup Vendredi le 18 janvier 2008 “Au mois de novembre, il y a eu 50% des entreprises de plus de dix salariés qui ont utilisé la disposition en faveur des heures supplémentaires”, s'est défendu Nicolas Sarkozy, critiqué sur son inaction sur le pouvoir d'achat, ce matin à Sens Nicolas Sarkozy a assuré, vendredi 18 janvier, que 50% des entreprises de plus de dix salariés avaient utilisé le dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires en novembre, alors qu'elles étaient 40% un mois auparavant. Le chef de l'Etat s'exprimait devant des professionnels du bâtiment sur le chantier d'une clinique à Sens. “Au mois de novembre, il y a eu 50% des entreprises de plus de dix salariés qui ont utilisé la disposition en faveur des heures supplémentaires”, a déclaré Nicolas Sarkozy, lors de ce déplacement sur le thème de la croissance. “Au mois d'octobre, elles étaient 40%”, a-t-il ajouté. “Il y a cinq millions de salariés français qui utilisent les heures supplémentaires. C'est 5 milliards d'euros de pouvoir d'achat en plus et ça marche”, a-t-il insisté. Le président de la République a conclu son discours sur les heures supplémentaires en affirmant : “On va monter en puissance”.

mais quelqu'un sait dans quelle boite de travaux du bâtiment il s'est rendu??? Info nulle part!!!! une petite boîte bien sage, ça c'est sûr. un chantier de construction de clinique … *QQ a l'info?

De : yonne républ.
samedi 19 janvier 2008

cite BELLACIAO

samedi 19 janvier 2008, a 17:11
Gandrange,creset de la colére .

Sidérurgie . Une assemblée générale réunissait, hier à Gandrange, élus, salariés et habitants concernés par les quelque 600 suppressions d'emplois annoncés par Arcelor Mittal.

Gandrange (Moselle), envoyé spécial.

Dans la vallée de l'Orne, l'usine ArcelorMittal barre l'horizon. Des volutes de fumée noire s'élèvent près de l'aciérie, le « navire amiral », comme on l'appelle ici. La fumée ne vient pas des cheminées - l'usine est en grève - mais de la porte d'entrée, où brûlent palettes et pneus. « C'est le Grand Bûcher du Luxembourg », sourit un jeune sidérurgiste, en référence aux emplois qui seront déplacés dans le Grand-Duché.

Pour comprendre l'importance de l'usine dans la vallée, il suffit de regarder sur une carte. On y voit le site, une forme sombre, grande comme la paume, entourée de villes grandes comme le pouce : Richemont, Boussange, Bévange ou encore Gandrange, où se tenait hier une assemblée générale réunissant riverains, élus et syndicats.

la colère de la population

Au centre socioculturel où se tient l'AG, Magali Rinié, vingt-neuf ans, est restée à l'entrée à cause de sa fille, une blondinette de quatre ans qui refuse de rester tranquille. Magali habite à côté, à Uckange. « Dans la vallée, presque tout le monde connaît quelqu'un qui travaille à l'usine. Il est déjà difficile de trouver du taf, alors, avec l'annonce des suppressions d'emplois, l'inquiétude est encore plus grande que d'habitude. Je travaille comme caissière à Lidl, en CDD. Mon mari a été embauché il y a un an. On croyait avoir trouvé la stabilité avec son CDI. C'est raté. »

Dans la salle, Roger Tirlicien, président du groupe PCF au conseil régional, confirme la colère de la population : « Pourtant, la restructuration du site de Gandrange n'est qu'une demi-surprise. Ici, les gens ne connaissent que trop bien la logique capitaliste qui préside la gestion industrielle. Personne n'était vraiment dupe, je crois, de l'implication réelle de Mittal dans la région. Mais, en attendant, c'est un énorme gâchis économique, industriel, et surtout humain, au mépris du savoir-faire concentré dans la vallée. Et après ? L'État- va-t-il contraindre les collectivités locales à gérer les choix du patronat ? À présent, il s'agit de mettre le gouvernement face à ses responsabilités. » De son côté, Jean-Pierre Masseret, sénateur socialiste de Moselle, souhaite « l'organisation, dans les plus brefs délais, d'une table ronde réunissant l'État, le conseil régional, la direction du groupe et les syndicats ».

On craint un « effet de dominos »

À la tribune, Jacky Mascelli, porte-parole CGT de l'intersyndicale CFDT, CFDT, CFE-CGC, appelle d'ailleurs à l'unité. « Pas de bisbilles, ni de coups bas entre nous ! » Une unité assez inhabituelle, qui témoigne de la gravité de la situation. « Perso, c'est la première fois que je vois le syndicat des cadres bouger avec nous », souffle un jeune salarié. Autre événement inhabituel, les tonnerres d'applaudissements qui marquent l'arrivée d'Alain Grenaut. L'ex-directeur général du site est venu affirmer que l'usine est viable. Ces interventions dans la presse locale en faveur de l'intersyndicale et du maintien des emplois ont soulevé un étrange vent de sympathie. « Passer la parole et applaudir un patron, franchement ça me fait bizarre », s'esclaffe Xavier Phan Dinh, élu CGT au CE européen. Alain Grenaut n'est sans doute pas désintéressé et il a une revanche à prendre depuis qu'il s'est fait virer en 2005. « Mais il a du courage de s'attaquer à Mittal. Et ça nous aide énormément de l'avoir avec nous », explique Xavier Phan Dinh.

Au fond de la salle, salariés, employés sous-traitants et intérimaires discutent. On craint un « effet de dominos ». « Je parie qu'ils vont virer les intérimaires du site de Sollac pour nous reclasser », déplore un employé du « navire amiral ». On parle aussi de la question des quotas de CO2 : « On a entendu que Mittal voulait récupérer des quotas, notamment pour Liège. C'est n'importe quoi ! Une aciérie électrique, ça pollue moins qu'un haut-fourneau ! Et si on veut parler d'écologie, parlons du barrage sur l'Orne. Qui va s'en occuper après le démantèlement du site ? Les communes ? »

Dans une région qui a vu ses mines et ses usines fermées les unes après les autres, ce plan social ne passe pas. Les intervenants se succèdent à la tribune, démontant les uns après les autres les arguments de la direction d'ArcelorMittal. Une fois les mensonges et les vérités déformées écartés, reste la responsabilité de financiers qui ont depuis longtemps classé la Lorraine en « pertes et profits ». En attendant les résultats de l'étude sur les documents fournis mercredi par la direction et les contre-propositions des syndicats, rendez-vous est pris le 24 janvier par les salariés pour une mobilisation devant le siège de l'actionnaire, au Luxembourg.

Mehdi Fikri

l' Huma du 18 / 01 / 08

vendredi 18 janvier 2008, a 21:40
Amiante et fibres céramique: comment on empoisonne les travailleurs .


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Il y a des scandales qui ne sont pas seulement des scandales, mais plutôt des symptômes de cette gangrène qu'est le système capitaliste. Le scandale de l'amiante en fait partie.

L'amiante est une fibre minérale qui a des propriétés physico-chimiques remarquables : elle est très résistante, notamment aux fortes températures, et c'est pourquoi elle est utilisée pour l'isolation (flocage anti-incendie), la garniture d'embrayage et de freins pour l'automobile, et sous forme d'amiante ciment dans le BTP (tuyaux, couvertures etc).

Ses propriétés, la facilité d'extraction et de filage en ont fait un matériau très utile et à faible coût (cinq fois moins cher qu'une fibre minérale artificielle). Les principales mines se trouvent au Québec, en Afrique du Sud, en Australie et au Brésil. En 1962, la France était le 7e producteur mondial d'amiante, grâce à une mine en Corse.

Graves risques sanitaires

Cependant, les propriétés de l'amiante impliquent également de graves risques sanitaires : épaississement de la plèvre, lésions pleurales, cancers, etc. De nombreuses études et recherches ont dénoncé ces risques. Dès 1906, un rapport soulignait la forte mortalité des ouvriers des usines de tissage et de filage de l'amiante. En 1945, un tableau des maladies professionnelles liées à l'amiante est établi. En 1971, une réunion se tient à Londres, où des « patrons de l'amiante » prennent connaissance des études scientifiques prouvant sa nocivité. En 1978, le parlement européen souligne le caractère cancérigène de l'amiante. En 1982, le patronat décide de créer le Comité Permanent Amiante (CPA), où siègent aussi les syndicats. En 1986, les Etats-Unis demandent l'interdiction de l'amiante. S'appuyant sur un rapport du CPA, la France refuse. En 1991, l'Allemagne demande son interdiction en Europe, mais le CPA et le Lobby minier canadien font pression pour qu'il n'en soit rien (la France est alors le 1er importateur d'amiante). Il faudra attendre 1997 pour que soit enfin interdit l'usage de l'amiante, soit 91 ans après le premier rapport scientifique.

En France, on prévoit 3000 décès par an, jusqu'en 2025, à cause de l'amiante. Il a fallu attendre que l'amiante tue des profs de fac (à Jussieu) pour que le scandale éclate.

La fonderie Aubert et Duval

Pour prouver que la vie des salariés n'a pas beaucoup de valeur, aux yeux des capitalistes, citons le cas de la fonderie Aubert et Duval, aux Ancizes (Puy-de-Dôme). Les faits décrits par George Renoux (secrétaire CGT Aubert et Duval) sont édifiants. En 2003, un plan social s'abat sur la fonderie Aubert et Duval. Elle fabrique des aciers spéciaux, notamment pour l'aéronautique. Il est prévu de licencier 80 salariés sur les 1400 que compte la fonderie. Curieusement, les 80 salariés – dont George Renoux – sont quasiment tous à la CGT.

Dans le cadre de ce « plan social », une réunion d'information est organisée par la direction. Et là, stupeur : les salariés découvrent les risques qu'ils courent en travaillant. L'amiante est partout, dans l'entreprise – l'isolation des fours, des tuyaux, des ateliers, la couverture, et même la clôture du site – , mais les ouvriers n'avaient jamais été informés des risques encourus. Certains cadres étaient au courant, mais ils avaient pour consigne de minimiser l'affaire.

Lors de la réunion, les salariés apprennent que l'exposition à l'amiante peut permettre un départ anticipé en retraite à partir de 50 ans… à condition que les plaques pleurales soient reconnues « maladie professionnelle » ! Or seule l'exposition à l'amiante – ou aux Fibres Céramiques Réfractaires, dont nous reparlerons plus loin – entraîne des plaques pleurales…

Les maladies graves dues à l'amiante apparaissent parfois vingt ans après l'exposition, et l'espérance de vie après l'apparition de la maladie est très courte : un an, par exemple, pour un cancer de la plèvre. Le départ anticipé est donc la moindre des choses !

Au lendemain de cette réunion, les salariés se sont précipités chez des pneumologues. Résultat : 200 salariés présentaient un épaississement de la plèvre ou des plaques pleurales. Les salariés comprirent alors que leur patron les avait exposés, en toute connaissance de cause, à un risque mortel. Le travail était déjà très pénible, dans les fonderies. Les salariés évoluaient à proximité d'un four à 1000°, ou près du métal en fusion, et respiraient des poussières de métaux lourds. [1]

Un bras de fer s'est engagé entre la direction et les salariés, mais aussi entre les salariés et la Caisse Régionale d'Assurance Maladie, qui ne voulait pas reconnaître la maladie professionnelle. Une action en justice a été lancée. Entre temps, un premier salarié est décédé.

La tactique employée par les patrons et la Sécu est la suivante : ils font traîner les actions en justice le plus longtemps possible, et les décès se suivent pendant que les indemnisations restent bloquées. Ces gens poussent l'horreur jusqu'au bout : lorsque la justice reconnaît les salariés comme victimes, ils sont déjà 6 pieds sous terre !

Suivant une vieille ruse, les patrons font aussi du chantage à l'emploi. Ils disent que si les salariés ayant droit à la « retraite amiante » partent tous en même temps, l'entreprise ne pourra pas s'en remettre. Ils disent également préférer fermer le site que devoir le désamianter intégralement et d'un seul coup ! Résultat : les ouvriers travaillent toujours dans l'amiante, et le désamiantage ne se fait que peu à peu.

Les FCR : tout aussi dangereuses

Mais le plus fort, c'est qu'on remplace l'amiante par les FCR (Fibres Céramiques Réfractaires), qui sont aussi dangereuses que l'amiante : elles provoquent les mêmes maladies et entraînent les mêmes risques, à long terme. Malgré plusieurs études scientifiques sérieuses, malgré l'information faite auprès des services de l'Etat, ces FCR ne sont toujours pas interdites. Elles sont pourtant classées toxiques et cancérigènes depuis 1975, et, depuis 2001, l'Etat est régulièrement informé des risques encourus.

De 15 000 à 20 000 personnes sont actuellement exposées aux FCR, en France. Comme avec l'amiante, les patrons et l'Etat attendent les morts avant de réagir. Si on les laissait faire, il leur en faudrait sûrement des centaines. Et que pèsent 100 ou 200 morts face aux profits des grands groupes industriels ? Les FCR sont trois fois moins chères que d'autres fibres, tout aussi résistantes mais non toxiques.

Décidément, les profits sont tout pour le capitaliste. La santé, le bien-être, l'épanouissement des salariés est le cadet de ses soucis. L'exemple de l'amiante – et des FCR – a valeur d'argument contre le capitalisme. Ces scandales ne sont pas l'œuvre d'un ou deux « patrons voyous », mais bien de tout un système. Ils prouvent aussi que l'Etat n'est pas aussi « neutre » qu'on voudrait nous faire croire. Il est entre les mains de la classe dominante et joue le rôle de gardien du temple capitaliste.

Je tiens à remercier George Renoux pour ses explications sur le cas Aubert et Duval. Le combat qu'il mène avec les camarades des Ancizes n'est pas vain. La Riposte lutte et luttera pour que les salariés ouvrent les yeux et pour soutenir toutes les victimes de ce système à bout de souffle.

Sylvain Roch (PCF Moulins)


[1] Les salariés, chez Aubert et Duval, frôlaient l'esclavage. Les salaires étaient si bas que les ouvriers maintenaient une petite activité agricole pour pouvoir vivre, et le font encore aujourd'hui. Dans les années 60-70, des travailleurs d'origine maghrébine furent employés, car la main d'œuvre locale n'acceptait plus des salaires aussi faibles. D'ailleurs la direction parle aujourd'hui de faire venir des Polonais pour pouvoir maintenir des salaires indignes.



De : Sylvain Roch (PCF Moulins)
vendredi 18 janvier 2008

vendredi 18 janvier 2008, a 21:22
Les papeteries de Nanterre .

Communiqué de presse de Mme Jacqueline Fraysse,

députée de la 4ème circonscription des Hauts-de-Seine

Nanterre, le 16 janvier 2008

Mardi 15 janvier 2008, Jacqueline Fraysse, députée de la 4éme circonscription des Hauts de Seine, est allée rencontrer les salariés des Papeteries de la Seine, à Nanterre, en grève depuis jeudi dernier.

Les salariés grévistes réclament le maintien de leur prime d'intéressement, un véritable treizième mois représentant 1/12éme du salaire annuel net, une prime de modification d'horaire pour tout le personnel de fabrication, le paiement du temps d'habillage et la mise en place d'une grille des salaires.

Après 35 ans d'ancienneté, certains salariés plafonnent ainsi à 1154 euros net par mois, et les dernières mesures gouvernementales en faveur du pouvoir d'achat ne vont pas améliorer leur quotidien, puisque ce ne sont pas des heures supplémentaires que leur propose la direction, mais du chômage partiel.

Jacqueline Fraysse considère que les demandes des salariés des Papeteries de la Seine sont parfaitement légitimes, car on ne peut pas vivre dignement aujourd'hui dans les Hauts de Seine avec de tels salaires. Ces demandes sont d'autant plus légitimes que Smurfit Kappa est une entreprise florissante qui déclare un profit d'activité (avant dotations aux amortissements et provisions) en croissance de 25% lors des 9 premiers mois de 2007.

Jacqueline Fraysse demande donc à la direction des Papeteries de la Seine d'entamer des négociations dans les meilleurs délais afin de permettre une reprise du travail dans l'intérêt de tous. Plus généralement, Jacqueline Fraysse milite à l'Assemblée nationale pour une augmentation des salaires, et en particulier du SMIC, seul moyen véritablement efficace d'augmenter le pouvoir d'achat.

Dr Jacqueline Fraysse Députée de Nanterre-Suresnes Conseillère municipale de Nanterre

Contact presse : Gilles Mortreux

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01.47.29.59.12

vendredi 18 janvier 2008, a 20:50
36 % de marge pour Leclerc .

Prix . L'épicier communicateur dénonce la gourmandise de ses fournisseurs pour mieux masquer la sienne.

Le coup avait été préparé d'avance. Au lendemain de la publication par l'INSEE d'une inflation de 2,6 % en France pour 2007 - avec une hausse moyenne de 3,1 % des prix alimentaires -, Michel-Édouard Leclerc a sorti une publicité dans plusieurs quotidiens. Il annonce que six produits, dont trois denrées alimentaires, seront retirés de la vente dans les magasins qui portent son nom. Il met en cause les hausses abusives demandées dans leur catalogue 2008 par les marques industrielles. Celles épinglées dans la pub de Leclerc oscillent entre 18,29 % et 20,63 %.

Hier matin, l'Institut de liaison et d'études des industries de consommation (ILEC) tenait aussi une conférence de presse. Les chiffres fournis à cette occasion indiquent que les distributeurs comme Leclerc,Carrefour et autre réalisaient une marge totale rapportée au prix de vente de 26 % sur les produits de marque en 1998. Cette marge n'a cessé de croître depuis cette date pour atteindre 36 % en 2007 ; après 35 % en 2006, 34 % en 2004 et 2005.

Il n'y a donc pas une seule catégorie de coupables concernant les hausses de prix de ces dernières années. Selon l'ILEC, les produits vendus aux distributeurs par les industriels ont augmenté de 5 % en euros courants entre 1998 et 2007 inclus, soit une baisse de 10 % en euros constants. Autre constat de l'ILEC, les produits estampillés à la marque des enseignes de la distribution augmentent désormais plus vite dans les magasins que ceux qui portent le logo des industriels : + 3,9 % depuis 2006 contre + 2 %. Même si les marques des distributeurs restent moins chères que celles des industriels, il apparaît que les sous-traitants des distributeurs ne peuvent comprimer indéfiniment leurs coûts de production.

Gérard Le Puill

l' Huma du 17 / 01 / 08

vendredi 18 janvier 2008, a 18:51
La LaÏcité au bord de la rupture ?


Que ce soit suite aux déclarations de Rhyad ou celles plus récentes, prononcées à l'occasion des voeux du chef de l'Etat aux membres des clergés, on peut se demander s'il s'agit d'un effet de "rupture" cher à Mr Sarkozy ou une inclination à imiter la politique américaine pour tourner le dos à la laïcité.

D'après l'Agence AFP:

"Lors de ses voeux aux corps religieux, Nicolas Sarkozy revient sur la place de choix qu'il réserve à la religion dans la société et sur sa conception de la laïcité. Après avoir vanté le mois dernier devant des dignitaires de l'Eglise catholique les "racines chrétiennes de la France", le président a une nouvelle fois exalté lundi l'héritage "civilisateur" des religions, cette fois en Arabie saoudite, dans des termes inédits pour le chef d'un Etat laïque.

Les convictions du nouveau locataire de l'Elysée sur l'importance de la religion ne constituent pas une surprise.

Dès 2004, celui qui était alors le ministre de l'Intérieur, et des cultes, les avaient "rodées" dans un livre d'entretiens (La république, les religions, l'espérance) avec le père dominicain Philippe Verdin et le philosophe Thibaud Collin.
En recevant le 20 décembre le titre de chanoine honoraire de l'église romaine de Saint-Jean de Latran, Nicolas Sarkozy a donc pris ses distances avec la conception de la "laïcité à la française", incarnée par la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
Insistant sur les "racines chrétiennes de la France", le président lui a clairement préféré une laïcité dite "positive", c'est-à-dire qui, "tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas les religions comme un danger, mais un atout".
Sur le même thème, Nicolas Sarkozy a récidivé lundi à la faveur de son séjour en Arabie saoudite, cette fois devant devant les 150 membres du Conseil consultatif (Majlis ach-Choura) du très rigoriste royaume saoudien.

Sans craindre de choquer, il a critiqué une laïcité "épuisée" et menacée par "le fanatisme", allant jusqu'à juger de l'intérêt de la République d'avoir "beaucoup d'hommes et de femmes" qui "croient" et que "dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé".

A côté de propos convenus dénonçant l'intégrisme, "négation de l'Islam" et réaffirmant sa volonté d'éviter "le choc des civilisations", le président a une nouvelle fois franchi les limites observées par ses prédécesseurs sur le sujet en rappelant les "racines religieuses" du monde.

Au député PS Jean Glavany qui déplorait "un discours où Dieu n'est plus cité à chaque page mais à chaque ligne", la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a répondu que la "laïcité positive" du président s'opposait à la sienne, "négative", "sectaire", "fermée à toutes les spiritualités qui donnent leur sens à la grandeur de notre pays".


Pour ma part il me semble qu'il n'y a pas à renter dans le jeu qu'impose Nicolas Sarkozy : à savoir laïcité "positive " ou "négative". Tout d'abord parce que ce qui paraît positif pour l'un peut être négatif pour l'autre et vice versa. Ensuite par ce que la laïcité n'a pas à être positive ou négative, mais à être.

Qu'est ce que pour moi, être laïque?

C'est avant tout ne pas porté un jugement défavorable ou défavorable selon un critére religieux. Je suis d'accord avec Sarkozy sur l'importance de la croyance pour la trancendance de l'humanité, mais je ne la lie pas à une religion. Je trouve qu'un homme ou une femme qui croit en ce qu'il (elle) fait, en des valeurs comme la justice, la solidarité sont autant de facteurs de trancendance que la religion.
Je suis beaucoup plus inquiet sur une orientation qui consisterait à influer sur la pensées des hommes et des femmes vers une pratique religieuse. Il est vrai qu'un temps que "le sabre" et le "goupillon" ont longtemps fait bon ménage. NON il n'est nécessaire d'être religieux pour construire une civilisation!
Qu 'en pensez vous Mr Clémenceau?

vendredi 18 janvier 2008, a 18:02
LA FINANCIARISATION OU COMMENT CASSER L'EMPLOI .

VidéosLa financiarisation ou comment casser l'emploi

vendredi 18 janvier 2008, a 17:31
Six maires PCF du 93 ( consternés ) par la division à gauche .


Six maires PCF de Seine-Saint-Denis se sont dit «consternés», vendredi dans un communiqué, par la quasi-absence d'accord d'union PS-PCF conclus à ce jour dans les villes communistes de Seine-Saint-Denis en vue des municipales.

Déplorant que leurs «partenaires socialistes se déterminent en fin de compte, quasiment partout dans les villes de banlieue avec un maire communiste, pour des candidatures séparées», ils estiment qu'il s'agit là d'«une posture qui fragilise la gauche».

Le communiqué est signé des maires d'Aubervilliers, Pierrefitte-sur-Seine, La Courneuve, Villetaneuse, Saint-Denis, Stains, et de Patrick Braouezec, député PCF et président de Plaine Commune, la communauté d'agglomération.

«Plus que jamais c'est de résistance face au rouleau compresseur ultra libéral que toutes les populations de ces territoires ont besoin», affirment-ils.

A l'exception de Stains, les maires de ces villes n'ont pas trouvé d'accord avec le PS. A Aubervilliers, La Courneuve, Pierrefitte et Villetaneuse, les discussions sont depuis longtemps abandonnées, comme à Bagnolet.

Ace jour, il n'y a qu'à Stains et à Montreuil que des accords aient été formalisés. Selon la fédération PCF, interrogée vendredi, des listes communes devraient cependant pourvoir être rapidement constituées à Saint-Ouen et au Blanc-Mesnil, «où les engagements sont avancés».

ADrancy et à Bobigny, «on devrait aller vers un accord également», assure Jean-Marie Doussin, responsable du PCF dans le 93, pour qui «les choses évoluent d'heure en heure».

En revanche, les discussions sont bloquées à Saint-Denis et à Tremblay-en-France, confirme-t-il. François Hollande, premier secrétaire du PS, avait reconnu mercredi des «problèmes» avec plusieurs autres mairies sortantes communistes (Tremblay-en-France, Saint-Denis, Sevran). En réponse à Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, qui déplorait les listes de division aux municipales et appelait à l'union, il avait estimé que «chacun doit faire un effort».

http://www.leparisien.fr/home/info/...



De : Saint-Denis
vendredi 18 janvier 2008

vendredi 18 janvier 2008, a 17:14
Moratoire sur les OGM : ce n'est pas trop tôt .

Le PCF se félicite de la décision du gouvernement d'instaurer un moratoire sur la culture d'OGM en France

Moratoire sur les OGM : ce n'est pas trop tôt
Au vu de l'importance des risques sur la santé et l'environnement des OGM, au vu de l'absence d'évaluation de ces risques, tant la recherche publique en la matière est pauvre, tout justifiait la nécessité de stopper des productions à l'intérêt agricole plus qu'incertain. Cette avancée devrait évidemment en appeler d'autres.

Le PCF rappelle sa position très claire à ce sujet : nous demandons un moratoire sur la culture d'OGM, alors que les recherches en milieu confiné doivent pouvoir se poursuivre dans les meilleurs conditions. Ainsi, l'investissement annoncé en parallèle par le gouvernement dans la recherche en biotechnologies devrait profiter à la seule recherche publique, indépendante des grands groupes comme Monsanto. L'effort financier annoncé doit aussi servir à empêcher la privatisation du vivant orchestrée par les semenciers. Cette recherche devrait aussi servir à faire avancer la recherche agronomique dans son ensemble, à évaluer la dangerosité réelle ou virtuelle des OGM, leur impact sur l'environnement, leur utilité agronomique.

vendredi 18 janvier 2008, a 16:47
Les descendants de Sitting Bull réclament des terres .

Les représentants de la nouvelle République des indiens Lakota, véritable nom des Sioux, ont annoncé mercredi réclamer des terres au gouvernement américain, un peu plus de deux semaines après avoir rompu les traités signés par leurs ancêtres avec les États-Unis

Les descendants de Sitting Bull réclament des terres
«Nous déposons aujourd'hui un recours contre la propriété de terres par les États-Unis représentant approximativement 60 millions d'acres (24,3 millions d'hectares)», a indiqué à l'AFP Russell Means, responsable du gouvernement provisoire du Lakota, joint par téléphone à Rapid City, dans le Dakota du Sud (nord-ouest).

«Ce recours empêchera de procéder à l'avenir à l'extraction, l'exploitation du bois, le prélèvement de notre eau», a ajouté ce représentant des indiens Lakota auxquels appartenaient notamment les grands chefs Sitting Bull et Crazy Horse.

Cette revendication intervient après que les indiens Lakota eurent rompu unilatéralement, le 19 décembre, les traités signés par leurs ancêtres avec les États-Unis il y a plus de 150 ans et déclaré l'indépendance de leur nation.

Leur représentant avait précisé alors que des passeports et des permis de conduire seraient délivrés à tous les habitants du territoire s'ils renonçaient à leur nationalité américaine.

«Nous avons indiqué dans notre message au département d'État que s'ils n'agissaient pas de bonne foi, nous allions mettre en oeuvre ce recours», a ajouté M. Means.

«Nous agissons ainsi parce qu'au bout de plus de deux semaines, personne (au sein du gouvernement) ne nous a contactés. Je sais que le président est en vacances, mais il est toujours en vacances», a-t-il lancé.
Nicolas Maury

vendredi 18 janvier 2008, a 09:21
Bachelot s'engage,mais ne pais pas .

Santé . La ministre de la Santé demande à des hôpitaux en déficit de racheter les RTT accumulées des salariés, sans leur donner de moyens supplémentaires.

Mystère et boule de gomme. On a beau en tourner et retourner les données en tous sens, l'équation paraît insoluble. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a conclu, mardi, avec trois intersyndicats de médecins hospitaliers, un accord prévoyant le paiement de la moitié du 1,6 million de journées de RTT accumulées par les praticiens. Un accord au rabais, comme l'a dénoncé un quatrième syndicat, la CPH, puisque la journée sera payée 300 euros, contre une valeur réelle de 420 euros. Et mardi prochain, la ministre espère parvenir à un autre accord, cette fois avec les syndicats des personnels non médicaux, sur le paiement de leurs RTT, stockées sur des comptes épargne temps (CET), et de leurs heures supplémentaires.

Depuis le début de ces négociations, Roselyne Bachelot prétend que les hôpitaux ont les moyens d'honorer les factures de ces engagements. Problème : ni les syndicats, ni les responsables des établissements (voir ci-dessous l'entretien avec Gérard Vincent) ne font les mêmes calculs. Pour faire face à ces dépenses nouvelles, les hôpitaux disposent d'une ressource sûre, une seule : le Fonds pour l'emploi hospitalier, doté de 350 millions d'euros. À lui seul, le rachat des RTT des médecins, dont le coût est estimé à près de 300 millions d'euros, absorberait donc l'essentiel de cette manne. Il ne resterait pratiquement plus rien pour régler l'ardoise, bien plus élevée, contractée par l'État envers les infirmières et autres personnels. La CGT santé estime que l'apurement complet du contentieux - les 4 millions de jours de congés accumulés dans les CET par l'ensemble des salariés de l'hôpital et les 23 millions d'heures supplémentaires - nécessiterait 1,5 milliard d'euros.

Roselyne Bachelot fait valoir que les hôpitaux ont dû, conformément à la loi, provisionner des sommes pour garantir les CET de leurs personnels. Vérité sur le papier, mais, le plus souvent, fiction à l'arrivée. La plupart des établissements (2 sur 3, selon la Fédération hospitalière de France) ayant des comptes dans le rouge, ce provisionnement n'a, le plus souvent, qu'une réalité comptable, l'argent correspondant ayant été utilisé pour parer aux nombreuses urgences. Au bout du compte, si elle permet au gouvernement de faire une belle « annonce », de la « politique média avant les municipales », selon la formule de Nadine Prigent, de la CGT santé, l'opération du gouvernement risque fort de se solder par un creusement des déficits. Que l'on constatera après les élections. En tout état de cause, même si les compteurs, en matière de RTT et heures sup, devaient être remis à zéro, les problèmes structurels de l'hôpital demeureraient. À commencer par ceux du recrutement des personnels, médecins et infirmières, nécessaires - pour éviter que se reconstituent des stocks sur les CET comme ceux qui ont mené à la situation explosive d'aujourd'hui - et de la valorisation des métiers en question, en termes de salaires, pour garder leur attractivité.

Au fond, cette affaire de la dette sociale accumulée par l'État envers ses fonctionnaires des hôpitaux souligne l'acuité de la crise du financement de la santé. Alors que le service à rendre est de plus en plus coûteux, du fait des besoins de la population mais aussi des techniques mises en oeuvre, les établissements doivent « faire face dans le cadre d'une enveloppe fermée, dont l'évolution est nettement décrochée de celle des dépenses », souligne Jean-Luc Gibelin, de la commission santé du PCF. Le recours à la tarification à l'activité, sa généralisation, exigée par le gouvernement, à 100 % de l'activité des établissements en 2008 ne faisant qu'aggraver le problème, puisque, « s'ils augmentent leur activité, leurs tarifs sont diminués »… Dès lors, la « vraie question à poser », souligne le responsable communiste, se résume ainsi : « Veut-on, oui ou non, augmenter le montant des dépenses de santé remboursées ? »

Yves Housson

l' Huma du 18 / 01 / 08

vendredi 18 janvier 2008, a 09:10
( Une situation budgétaire catastrophique ) Hôpitaux .

Pour Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France, les hôpitaux n'ont pas les moyens de payer RTT et heures supplémentaires, à moins de creuser leur déficit.

Les hôpitaux ont-ils les moyens d'honorer les engagements déjà pris par le gouvernement envers les médecins et qu'il pourrait prendre prochainement envers les personnels non médicaux pour payer les RTT et les heures supplémentaires accumulées ?

Gérard Vincent. Le gouvernement prétend que « oui », nous prétendons que « non ». Une partie des crédits existe : ceux du Fonds pour l'emploi hospitalier, qui se trouvent à la Caisse des dépôts. Cela représente 350 millions d'euros, soit la moitié de la somme estimée nécessaire par le ministère mais qui, à mon avis, est en deçà des besoins.

Selon la ministre de la Santé, les hôpitaux ont dû provisionner des sommes pour payer les RTT…

Gérard Vincent. Il y a trois cas de figure. Ceux qui n'ont pas provisionné, et qui n'ont donc pas l'argent. Ceux qui ont provisionné, et sont en équilibre budgétaire : ils peuvent faire face. Et puis ceux qui ont provisionné, mais sont en déficit (le cas de deux établissements sur trois - NDLR) : autrement dit, ils ont une écriture comptable montrant qu'ils ont inscrit l'argent, mais comme ils sont en déficit, ils n'ont plus la trésorerie. Ils vont donc payer (pour le rachat des RTT et les heures sup), mais ils vont aggraver leur déficit.

Quelles peuvent être les conséquences ?

Gérard Vincent. Ne plus payer les fournisseurs, les investissements (travaux, équipements)… Aujourd'hui, personne ne veut voir la réalité en face : la situation budgétaire des hôpitaux devient catastrophique. On ne veut pas nous croire, mais l'heure de vérité va arriver.

Nicolas Sarkozy a décidé d'étendre la tarification à l'activité (T2A) à 100 % de l'activité des établissements en 2008. Cela pourrait-il résoudre la question du financement de l'hôpital ?

Gérard Vincent. Non, la T2A n'est qu'un outil au service d'une politique de financement de l'hôpital. Comme tout outil, il a avantages et inconvénients. Mais si le taux de progression des budgets, au niveau national, est insuffisant, la meilleure T2A possible ne résoudra pas les problèmes. À ce moment-là, cela signifie qu'il faut réduire la voilure, les effectifs du personnel, qui représente 70 % des dépenses d'un établissement… Ce qui est posé, c'est donc plus le niveau de l'ONDAM (enveloppe de dépenses d'assurance-maladie) que le problème de la T2A. La progression de l'ONDAM pour 2008 a ét&eacut