| vendredi 29 février 2008, a 22:15 |
| C.G.T : SOUTIEN AUX SALARIES EN LUTTE DE SOCOTEC ( 2 ) |
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Pour celles et ceux qui n'avaient pas lu l'Huma il y a 10 jours :
"L'actionnariat salarié à la merci d'un LBO
Finance . Socotec, dont le capital est détenu à 100 % par ses salariés,
est menacé de passer aux mains d'un fonds d'investissement.
Les fonds d'investissement à l'assaut de l'actionnariat
salarié. Depuis le mois de juin, la CGT du groupe Socotec (société qui
effectue des contrôles techniques dans le bâtiment) et le collectif LBO
se battent pour que le capital de la société reste à 100 % aux mains de
ses salariés. Le 27 juin 2007, lors d'une assemblée générale des
salariés actionnaires, le PDG, Yves Le Sellin, a annoncé une cession
majoritaire du capital de la société afin de répondre au développement
de l'entreprise. Mais Denis Sanchis, délégué syndical CGT, « n'y croit
pas ». Pour lui, « la principale motivation est un enrichissement
personnel du PDG. Depuis deux ans, Yves Le Sellin achète régulièrement
des actions Socotec : en février 2007, il en avait 6 000 et il en a
acheté 1 306 de plus avant l'annonce ». Avec une valorisation de
l'action de plus de 200 %, cette opération lui ferait gagner la
bagatelle d'un million d'euros.
Le montage financier est subtil. « Par la création d'un
fonds commun de placement d'entreprise (FCPE), nommé Fonds H, le
capital de l'entreprise pourrait être restructuré sans l'avis des
salariés actionnaires, ce qui rend possible l'arrivée d'un fonds
d'investissement majoritaire au capital de la société dans le cadre
d'une opération de LBO (1) montée avec quelques cadres dirigeants », a
expliqué le collectif. Interrogé, jeudi, sur le dossier, Christian
Feucher, directeur juridique de Socotec, a rétorqué que la « création
du FCPE a été approuvée le 19 janvier par les salariés actionnaires, à
hauteur de 79 %, lors d'une assemblée générale ». Mais pour le
syndicaliste, « seulement 22 % des actionnaires détiennent 80 % des
actions et une action vaut une voix. De plus, ces actionnaires sont des
cadres et des retraités qui sont peu attachés à la Socotec ». Le cadre
dirigeant a tout de même reconnu qu'une « réflexion était menée par les
actionnaires sur l'intérêt d'ouvrir le capital à l'avenir à des
partenaires extérieurs ».
Le 13 février, le Collectif LBO et une délégation
d'actionnaires salariés ont été reçus par l'Autorité des marchés
financiers (AMF). Cette institution, dont l'une des missions est de
protéger l'épargne des actionnaires minoritaires, doit donner son
agrément au Fonds H. Pour le Collectif LBO, « les salariés actionnaires
ont pu démontrer le caractère frauduleux et pervers du processus. Ils
ont également alerté l'AMF des conséquences d'une spoliation des
actionnaires minoritaires ». Denis Sanchis, qui a participé, mercredi
dernier, à la rencontre, était déçu : « L'AMF nous a avoué que son rôle
est de vérifier la technique, mais sur le fond du dossier, elle n'a pas
les compétences pour juger. »
Le député communiste du Val-de-Marne, Pierre Gosnat, a
de son côté alerté, à la mi-janvier, la ministre de l'Économie et des
Finances, Christine Lagarde, sur « cette opération qui ne semble pas
être conforme à la loi du 30 décembre 2006, pour le développement de la
participation et de l'actionnariat salarié ». Contacté par le
Collectif, le cabinet du premier ministre, François Fillon, a déclaré «
qu'il n'interviendrait pas sur le dossier ». En ces temps où le
gouvernement déclare vouloir développer l'actionnariat salarié,
l'exemple de la société Socotec va à l'encontre de cette dynamique.
(1) Opération par laquelle un groupe d'investisseurs
rachète une entreprise avec un minimum de capital et un maximum de
dettes. Le fonds d'investissement rembourse
les dettes avec les bénéfices
de la société achetée.
Clotilde Mathieu
[>http://www.humanite.fr/2008-02-20_Politique_L-actionnariat-salarie-a-la-merci-d-un-LBO] |
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| vendredi 29 février 2008, a 21:56 |
| C.G.T : SOUTIEN AUX SALARIES EN LUTTE DE SOCOTEC CONTRE LE LBO SUR LEURS ACTIONS . |


CGT SOCOTEC ici
La Fédération CGT des Sociétés d'Etudes apporte son soutien aux salariés en lutte de la société SOCOTEC, et appuie les salariés pour :
1) Dénoncer les pratiques prédatrices des fonds d'investissement soutenues par le gouvernement et le Président de la République.
2) Exiger un processus transparent, respectueux du droit des actionnaires-salariés à choisir un repreneur éventuel.
Pour la Fédération, Noël LECHAT Secrétaire Général
CGT FSE, ici
Lire également le communiqué du collectif LBO :
Collectif LBO, ici
“Depuis près de 8 mois, l'ensemble des organisations
syndicales de SOCOTEC (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO), le Comité
d'Entreprise, et une nouvelle Association d'actionnaires dénoncent le
processus pervers de restructuration du capital mis en oeuvre par le
Conseil d'Administration. Cette opération est un véritable hold-up de
l'entreprise, organisé par quelques cadres dirigeants avec le soutien
d'un fonds d'investissement LBO. Si elle était menée jusqu'à son terme,
elle remettrait en cause l'actionnariat salarié à 100 % de cette
société(…)”
De : La Louve
vendredi 29 février 2008
site BELLACIAO
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| vendredi 29 février 2008, a 21:23 |
| Dans les mairies,la pauvreté commence à ce voir . |
Sondage
. Pour une majorité d'élus, pauvreté et exclusions progressent. La
réquisition des logements vides et la construction de logements sociaux
s'imposent.
Parce qu'ils sont des élus de proximité, les maires
sont souvent les premiers témoins de la précarité dans leur commune. Un
sondage, réalisé pour le Secours catholique et publié par le quotidien
la Croix, à quelques jours des élections municipales, le confirme. Par
rapport aux précédentes études, en 1995 et 2001, ils sont toujours plus
nombreux à constater une augmentation de la pauvreté. 51 % des premiers
magistrats estiment que la situation s'est aggravée. S'ils ne sont que
11 % à considérer que la population en état de pauvreté et d'exclusion
est « en grand nombre » parmi leurs administrés, ce résultat a plus que
doublé par rapport au même sondage réalisé sept ans plus tôt. On peut
noter ici un décalage important entre la vision des maires et celle de
l'ensemble des Français qui sont 55 % à penser que leurs concitoyens
exclus sont nombreux.
Les élus placent en trio de tête des catégories en difficulté, les
jeunes sans emploi à 58 %, les femmes seules avec des enfants à 50 %,
et les chômeurs de longue durée à 44 %. Arrivent ensuite les personnes
ayant un emploi précaire (38 %), les personnes âgées (37 %), en
augmentation de 19 % par rapport à 2001, puis, loin derrière, les
personnes sans domicile (2 %) et les immigrés (1 %). Interrogés sur
leur bilan en termes de lutte contre ces phénomènes, les maires mettent
en avant, à 69 %, le développement des services d'aide à domicile,
devant l'aide aux factures impayées (44 %), l'aide au logement (42 %),
ou encore le soutien scolaire aux enfants (40 %).
Ce n'est pas nouveau, le logement est l'une des principales
préoccupations des édiles. Une surprise cependant : leur appréciation
de certaines mesures à mettre en oeuvre pour remédier à la situation.
Ils sont 81 % à faire prévaloir la construction de logements sociaux,
ce qui contraste avec les choix de Nicolas Sarkozy. La production de
logements en accession à la propriété, qui est, pour le coup, un des
maîtres mots de la politique gouvernementale, recueille 93 % d'avis
favorables. Quant aux hébergements d'urgence, ils fédèrent 61 % des
maires sondés. Selon eux, les freins à la construction de logements
sociaux relèvent essentiellement de l'augmentation des coûts de
l'immobilier (47 %), du manque d'engagement de l'État (43 %), du manque
de terrains disponibles (35 %), ainsi que de l'image négative de ces
logements auprès de la population. Ils sont 26 % à pointer le manque de
volonté de la part de certains de leurs collègues, et 11 % à juger la
loi SRU insuffisamment incitative.
Pour répondre à la problématique du logement, 78 % des maires optent
pour la préemption de terrains, 69 % pour la transformation de locaux
ou bureaux en lieu d'habitation, et 65 % pour la garantie de relogement
par la commune pour les familles expulsées de leur toit. Pour la
première fois, une majorité d'entre eux se prononcent pour la
réquisition de logements vides pour les sans-abri. Les gens du voyage,
en revanche, sont toujours stigmatisés, avec seulement 31 % des maires
qui se disent prêts à les accueillir sur leur territoire.
Ludovic Tomas
l' Huma du 28 / 02 / 08
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| vendredi 29 février 2008, a 18:51 |
| CRISE FINANCIERE : ça craque ! |

Crise financière : ça craque !
La
Bourse de Paris a encore nettement baissé vendredi, le CAC 40 reculant
de 1,53%, les marchés financiers réagissent à une conjoncture
économique en constante dégradation et un système financier qui ne se
remet pas de la crise des subprimes.
Londres a cédé 1,36%, Francfort 1,67% et l'Eurostoxx 50 1,58%.
Dollar
faible, crise des matières premières, les indicateurs économiques
publiés ce vendredi 29 février, en Europe comme aux Etats-Unis, sont
inquiétants, entre un moral des entreprises et des consommateurs au
plus bas et une inflation qui reste à son niveau record en zone euro.
Au
lendemain d'une chute de 2,08%, l'indice parisien a encore perdu 74,57
points à 4.790,66 points, dans un volume de transactions de 7,1
milliards d'euros.
De nombreuses valeurs
financières du CAC 40 ont baissé, que ce soit BNP Paribas (-2,92%), Axa
(-2,64%), Crédit Agricole (-1,90%) ou Dexia (-1,88%).
"L'Europe
est toujours prise entre le marteau d'un dollar faible et l'enclume de
matières premières dont le prix monte", a commenté un vendeur
d'actions, interrogé par l'AFP.
L'euro bat actuellement jour après jour de nouveaux records face à l'euro, ayant atteint vendredi matin 1,5239 dollar.
La
faiblesse du billet vert a été alimentée par le discours jeudi du
président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, qui
avait dressé un tableau sombre de la situation économique.
Enfin
le secteur financier a reçu son lot de mauvaises nouvelles, l'assureur
américain AIG faisant état d'une division par plus de deux de ses
bénéfices annuels et de 11,47 milliards de dollars de dépréciations.
Dans
le même temps, les indicateurs économiques publiés le vendredi 29
février, en Europe comme aux Etats-Unis, sont trés inquiétants, entre
un moral des entreprises et des consommateurs au plus bas et une
inflation qui reste à son niveau record en zone euro.
La Banque centrale européenne réunit son comité de politique monétaire jeudi. site de l' Humanité
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| vendredi 29 février 2008, a 18:15 |
| Proche-Orient : Halte à l'escalade . |
Proche-Orient : Halte à l'escalade
Avec plusieurs dizaines de victimes, majoritairement palestiniennes, en
quelques jours, avec les menaces d'une intervention militaire
israélienne massive à Gaza, une nouvelle crise majeure se dessine.
Pour obtenir l'arrêt des tirs de roquettes sur leur territoire, les
autorités israéliennes n'envisagent que la force. Une fois encore, la
logique de guerre risque de l'emporter et conduire à de nouveaux désastres.
La sécurité est une exigence légitime pour tous : Israéliens et
Palestiniens. L'escalade doit cesser. Mais comment obtenir la baisse des
tensions alors que la colonisation continue, que l'occupation perdure,
que tout est bloqué, que les habitants de Gaza subissent les
conséquences catastrophiques d'un blocus illégal et inhumain?
Le Parti communiste français exprime sa consternation et son inquiétude
devant une telle montée des périls. Il appelle la France et l'Union
européenne à exiger la levée immédiate du blocus de Gaza, l'application
par Israël des résolutions des Nations Unies, la reprise d'un processus
de négociations sincères et déterminées, dans un cadre multilatéral et
incluant toutes les forces en présence.
Parti communiste français
Paris, le 29 février 2008 |
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| vendredi 29 février 2008, a 17:49 |
| Des ( mesures d'urgence ) pour sauver la médecine du travail . |
prévention
. Le Conseil économique et social préconise une réforme afin d'adapter
la médecine du travail aux nouveaux enjeux de la santé des salariés.
Il y a le feu à la médecine du travail : trois mois
après les révélations de France Inter et Rue89 sur le scandale du
financement des structures locales du MEDEF par les fonds de la santé
au travail, le Conseil économique et social sonne l'alarme :
l'institution est dans une situation « critique » et nécessite « une
réforme urgente » pour répondre aux nombreux enjeux liés à la santé des
salariés, estime le CES dans un rapport voté hier.
Saisi en décembre par le premier ministre, le Conseil constate que
l'existence même de la médecine du travail est menacée : « La capacité
de la médecine du travail de répondre aux enjeux de la santé au travail
pose question, dans un contexte où, à côté de contraintes physiques
persistantes, se développent d'autres risques liés à une
intensification du travail comme les troubles musculo-squelettiques
(TMS) et les risques psychosociaux », indique le rapport.
Le développement de formes de travail atypiques et le vieillissement
de la population active renforcent la nécessité d'une médecine basée
sur « la prévention » et « le maintien en activité », explique le
rapporteur Christian Dellacherie.
Malgré plusieurs réformes entamées depuis 2000, la médecine du
travail est encore trop centrée sur une logique d'obligation de visites
médicales, au détriment d'un travail de terrain, analyse le rapporteur.
Il propose de remplacer la déclaration d'aptitude, délivrée
systématiquement, par un avis d'inaptitude, uniquement pour les cas où
la santé du salarié l'impose. « Il est nécessaire de passer des -
visites de routine à des actions ciblées sur des publics prioritaires,
demandées par le salarié, ou programmées », estime-t-il.
Le rapport pose également la question centrale de l'indépendance du
médecin du travail, employé et payé par l'employeur, et parfois empêché
de relayer les problèmes des salariés et de faire évoluer
l'organisation du travail.
Le mode de financement, controversé et sous la tutelle des
employeurs, doit être réformé : le CES suggère de confier la
gouvernance de la santé au travail à la Caisse nationale
d'assurance-maladie (CNAM), accompagnée de comités régionaux de
préventions des risques professionnels.
Pour le CES, le financement doit rester assis sur les cotisations
des employeurs, mais déconnecté du nombre de visites effectuées par le
médecin.
Le CES propose aussi que le médecin du travail ait un « devoir de
saisine » en cas de risques avérés, et que ses préconisations fassent
l'objet d'une réponse écrite de l'employeur.
Enfin, face à la « crise démographique » du secteur, le CES suggère
d'augmenter le nombre de places au concours de l'internat, actuellement
limité à 60 par an. Trois quarts des 6 500 médecins du travail sont
âgés de plus de cinquante ans.
Lucy Bateman
l' Huma du 28 / 02 / 08
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| vendredi 29 février 2008, a 17:21 |
| Docteur,combien je vous dois ? |
Santé
. Huit chirurgiens sur dix facturent légalement des dépassements
d'honoraires. Cette pratique, qui tend à se généraliser, risque de
conduire à une médecine à deux vitesses.
En mai 2007, Mme Denise P., qui souffre d'infections
urinaires à répétition, est envoyée par son médecin traitant vers un
urologue exerçant dans un hôpital parisien privé. Après plusieurs
examens (radiographie, échographie), Mme P. est hospitalisée quatre
jours pour une endoscopie vésicale avec ablation d'un polype. Avant
l'intervention, elle est prévenue qu'elle aura à payer un dépassement
d'honoraires de 200 euros, donc non remboursés par la Sécurité sociale,
dont elle s'acquitte. À l'issue de l'opération, le chirurgien lui
annonce avoir enlevé « une grosse tumeur » et préconise un traitement
spécifique. Là encore, il lui annonce « un dépassement à prévoir pour
chaque acte d'instillation ». Devant partir en vacances dans le
Limousin, elle prend rendez-vous avec un chirurgien urologue de Limoges
pour ne pas interrompre son traitement. Tout se passe sans problème et,
surtout, sans dépassement d'honoraires.
1 000 euros pour une opération du coeur.
De retour en région parisienne, elle reprend contact avec son
chirurgien pour un contrôle. « Surprise, il m'annonce que je dois être
hospitalisée pendant quatre jours pour un bilan endoscopique sous
anesthésie et une biopsie de la vessie », explique l'intéressée. On lui
annonce derechef un dépassement de 200 euros. C'en est trop pour Mme P.
« N'étant pas d'accord avec les quatre jours d'hospitalisation, j'ai
réussi à obtenir un rendez-vous en urgence dans un institut
mutualiste. » Là-bas, on lui fait aussitôt une endoscopie viscérale à
un tarif conventionnel et on lui donne rendez-vous six mois plus tard.
« Pour un simple contrôle, nous étions repartis pour une note
d'honoraire identique avec en plus une chirurgie abusive », dénonce la
patiente.
Les exemples de dépassement d'honoraires ne manquent pas. Ils sont
même de plus en plus fréquents et importants. Ainsi cette femme à qui
un chirurgien a demandé 1 000 euros pour une opération du coeur. Ou
cette mère de famille célibataire qui a dû débourser 180 euros de sa
poche pour se faire enlever un calcul dans un rein. Ou encore ce
retraité obligé de payer 850 euros pour une opération de la prostate.
Cette pratique est montée en puissance ces dernières années, comme
en témoigne un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales
(IGAS), paru en avril dernier. La conclusion était sans appel : le
montant des dépassements d'honoraire atteindrait 2 milliards d'euros,
d'après une enquête réalisée en 2005. Cet état des lieux (le premier du
genre) concluait que les dépassements pratiqués dans les cabinets
médicaux représentaient 1,5 milliard d'euros, les 500 autres millions
relevant des interventions pratiquées à l'hôpital ou en clinique.
Limité chez les généralistes, ce procédé est devenu majoritaire chez
les spécialistes, voire prédominant dans certaines disciplines. Ainsi
plus de la moitié des parturientes (52 %) ont dû payer un dépassement
allant de 74 euros à l'hôpital à 178 euros en clinique. En orthopédie,
près des trois quarts des patients opérés d'une prothèse de hanche ont
été concernés par des dépassements d'un montant moyen de 225 euros dans
le public et 545 euros dans le privé. Même proportion pour les cas de
cataracte ou de coloscopie. Et l'on ne parle même pas des
dessous-de-table. D'après le rapport de l'IGAS, 8 % des Français se
seraient vu proposer de payer au noir.
La conclusion du rapport, toujours d'actualité, reste sans appel :
le système s'est tellement généralisé qu'il constitue un « recul de la
solidarité nationale ». Il est même devenu « un obstacle à l'accès aux
soins et, en ce sens, contraire aux principes fondateurs de
l'assurance-maladie, qui entend garantir à tous (…) la protection de la
santé ». Un constat que tous les jours des patients subissent.
les malades n'ont guère le choix
Mal informés, perdus dans les méandres des remboursements,
contraints de jongler entre les grilles tarifaires des mutuelles et des
assurances complémentaires, les malades n'ont guère le choix : ils
paient ces dépassements parfois considérables, non remboursés par la
Sécurité sociale et que les complémentaires ne couvrent, dans le
meilleur des cas, que pour un tiers du montant. On estime que 1,3
milliard d'euros de dépassements d'honoraires reste à la charge des
assurés. Si l'on ajoute les déremboursements de médicaments, les
franchises, etc., le montant final à charge des ménages est très lourd,
notamment pour les plus modestes : les chômeurs, les retraités et les
salariés précaires. « Si j'avais su que cela me coûterait si cher, je
n'y serais pas allée », témoigne ainsi Gisèle, « victime » d'un
dépassement de 250 euros pour l'extraction d'un polype utérin. Raymond,
lui, a eu du mal à payer les 800 euros de dépassement demandé pour une
opération de la prostate. « Cette somme représente plus de la moitié
d'un salaire d'un ouvrier. Et bien sûr, ce n'est pas remboursé par ma
mutuelle car mon contrat ne comporte pas cette clause. »
Conséquence : de plus en plus de malades ne se soignent pas. Les
médecins généralistes de secteur 1 en font le constat quasiment tous
les jours. « Je ne trouve plus de spécialistes pour soigner mes
patients les plus précaires. Entre ceux qui ne prennent pas la CMU et
ceux qui pratiquent les dépassements, beaucoup ne peuvent plus payer et
leur seul recours reste l'hôpital public. Mais les délais sont longs »,
déplore le docteur Didier Ménard, installé en Seine-Saint-Denis.
on est loin du code de déontologie
Comment en est-on arrivé là ? Instaurés pour compenser les longues
études des médecins, puis pour faire face à l'augmentation de leurs
charges (matériel, loyer, assurances), les dépassements sont censés
être pratiqués avec « tact et mesure », comme le précise le Code de
déontologie. On en est bien loin. Selon les auteurs du rapport de
l'IGAS, le peu de contrôle et l'inexistence des sanctions en cas d'abus
mais aussi la qualité très insuffisante des informations dispensées aux
assurés et notamment l'absence d'affichage des tarifs dans les
cabinets, explique aussi cette situation. Deux arguments qui sont
paradoxaux, souligne Martin Winckler, médecin à l'origine de l'appel
contre les franchises. « On ne peut pas dire « les tarifs des médecins
doivent être clairement fixés et affichés à l'avance », et d'autre
part, « les médecins peuvent fixer leurs honoraires librement sous
réserve que ce soit avec tact et mesure ». C'est incohérent et
inacceptable. »
Alors que les dépassements ne sont pas l'exception mais quasiment la
règle, les patients en ont marre. Et commencent à le faire savoir.
« Avec une petite retraite qui nous permet tout juste de vivre, il faut
absolument que le gouvernement se penche sur le problème, fait savoir
Joëlle. Autrement, on va droit vers une médecine pour les riches et une
pour les moins aisés. »
Ce que fait mine de reconnaître la ministre de la Santé, Roselyne
Bachelot. Pour elle, c'est même « le problème majeur d'accès aux
soins ». D'ailleurs, elle entend faire de la maîtrise des dépassements
une « priorité » de son action. Mais la seule réponse qu'elle a
apportée, c'est la généralisation des devis pour les actes importants.
Ce que la ministre oublie, c'est que cela risque de banaliser les
faibles dépassements qui, au final, en raison de leur effet cumulatif,
ont un impact non négligeable sur le budget des familles.
Alexandra Chaignon
l' Huma du 28 / 02 / 08
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| vendredi 29 février 2008, a 17:00 |
| Les sans-papiers manifestent samedi 1er mars 2008 |

Les sans-papiers manifestent, samedi 1er
mars, à Joinville-le-Pont, pour sensibiliser les habitants de la
présence d'un camp de rétention en face de chez eux.
Ils vont aussi manifester autour du camp de
rétention pour exiger l'arrêt de l'enfermement des étrangers, la
libération de tous les sans-papiers et leur régularisation immédiate.
Départ de la manif à Joinville-le-Pont (RER A) à 14h30
9ème Collectif des Sans-Papiers 9eme_collectif py6 no-log.org
De : 9EME
vendredi 29 février 2008
site BELLACIAO
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| vendredi 29 février 2008, a 16:22 |
| A l' UMP,tout est permis pour digérer l'extrême droite . |
ALPES-MARITIMES . Un ancien membre des commandos delta de l'OAS figure sur la liste UMP conduite par le maire de Cagnes-sur-Mer.
Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy célébrait la mémoire
du général de Gaulle en inaugurant l'historial qui lui est dédié, aux
Invalides. Dans les rangs de l'UMP, pourtant, certains ne
s'embarrassent guère de cet héritage politique susceptible de faire
obstacle à la digestion de l'extrême droite, singulièrement celle qui
entretient la nostalgie de l'OAS. Ainsi le maire UMP de Cagnes-sur-Mer,
Louis Nègre, affiche-t-il comme en 2001, sur la liste qu'il conduit aux
municipales, le nom d'un certain Gabriel Anglade. Classé par les
historiens parmi les « contre-terroristes » chargés d'assassiner
clandestinement des membres supposés du FLN durant la guerre d'Algérie,
il rejoint, après l'échec du putsch du 21 avril 1961, l'officier
parachutiste déserteur Roger Degueldre, créateur et chef des «
commandos delta » de l'OAS, ces équipes de tueurs qui semèrent le sang
et la terreur à partir de l'été 1961. Affecté à l'un d'entre eux, celui
que l'on surnommait « Gaby l'argenté » prit part à plusieurs attentats
(1).
Le 15 mars 1962, avec Degueldre et Joseph Rizza, il participa à
l'assassinat de six fonctionnaires de l'éducation nationale,
responsables des Centre sociaux éducatifs fondés par Germaine Tillon :
Max Marchand, Marcel Basset, Salah Henri Ould Aoudia, Ali Hammoutene,
Robert
Eymard et l'écrivain Mouloud Feraoun. « Anglade déclencha le tir
contre l'écrivain algérien Mouloud Feraoun », écrit l'historien
Alexander Harrison (2). Anglade ne renie d'ailleurs pas ce passé. Les
deltas, explique-t-il, étaient des « citoyens ordinaires prêts à mourir
pour une cause, le maintien de l'Algérie française » (3).
De ce passé criminel, il n'eut jamais à rendre de comptes devant la
justice. Comme ceux d'anciens militants de l'OAS, le nom de ce proche
de Jacques Médecin réapparaît à la fin des années soixante-dix dans la
rubrique du droit commun, notamment au moment de l'affaire du fameux
casse de Nice (4). À soixante-treize ans, président de la Maison des
pieds-noirs de Cagnes et adjoint au maire en charge des rapatriés, il
continue d'entretenir la nostalgie de son sinistre passé et du temps
béni des colonies. À l'origine d'un rassemblement pour exalter «
l'oeuvre positive » de la colonisation, le 20 mai 2006, Anglade avait
reçu, pour son initiative, la visite et l'appui de Christian Estrosi,
alors ministre de l'Aménagement du territoire. « Le temps des excuses
est fini », avait lancé le ministre, entre les stands arborant des pins
de l'OAS ou du général Salan, et ceux proposant une abondante
littérature sur « l'oeuvre maléfique de De Gaulle » (5). Contactés par
l'Humanité sur la présence de Gabriel Anglade sur la liste UMP, le
maire de Cagnes-sur-Mer, n'a pas donné suite. Ils n'est « pas joignable
». L'une de ses colistières UMP, Corinne Guidon Pietrowski, estime que
le passé d'Anglade relève de « vieilles histoires de guerre » et qu'il
faut « tourner la page ».
Alerté par une missive adressée à une douzaine d'élus par
Jean-Philippe Ould Aoudia, fils de l'un des six inspecteurs de
l'Éducation nationale assassinés le 15 mars 1962, le communiste Michel
Santinelli, tête de liste de la gauche, se dit « abasourdi ». « Je le
savais proche de l'extrême droite, mais, comme la plupart des Cagnois,
j'ignorais tout de son passé. Je suis outré », affirme-t-il. Pour lui,
pas de doute. Le lien est direct entre la sinistre biographie de ce
conseiller municipal et « la stratégie de Louis Nègre pour séduire
l'électorat du FN ».
(1) Voir la notice établie par Jean-Philippe Ould Aoudia dans la
Bataille de Marignane, la République, aujourd'hui, face à l'OAS,
préface de Pierre Joxe,
Ed. Tirésias, 2006, p. 76.
(2) Challenging de Gaulle. The OAS and the contre-révolution in Algeria,
Alexander Harrison, Éd. Praeger,
New York, 1989.
(3) Cité par Anne-Marie Duranton Crabol, le temps de l'OAS, Éd. Complexes, 1995, p. 130.
(4) Rémi Kauffer, OAS, histoire d'une organisation secrète, Fayard, 1986.
pp 310 et 352.
(5) « Pieds-noirs ou la culture
du souvenir d'un là-bas perdu »,
Nice Matin, 21 mai 2006.
Lucie Martin
l' Huma du 28 / 02 / 08
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| vendredi 29 février 2008, a 15:53 |
| Devedjian met les points sur les ( I ) de son anticommunisme . |
DROITE
. En campagne à Bagneux et Malakoff (Hauts-de-Seine), le secrétaire
général de l'UMP a donné ses consignes de vote pour la
Seine-Saint-Denis où il veut jouer le PS contre le PCF.
Patrick
Devedjian poursuit la croisade qu'il a entamée dès sa jeunesse dans les
mouvements d'extrême droite : « Le communisme est un archaïsme, un
canard à qui on a coupé la tête et qui continue à courir. » Et le
secrétaire général de l'UMP continue, quant à lui, de courir derrière
le « canard sans tête ». Dimanche, il était à Malakoff et à Bagneux,
deux villes administrées par les communistes dans le département des
Hauts-de-Seine où il a succédé à Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy à la
présidence du conseil général.
Patrick Devedjian,
venu apporter son soutien aux candidats des listes de l'UMP, met les
points sur les « i » de son anticommunisme. « C'est normal qu'il y ait
des villes de gauche, affirme-t-il. Mais je fais la différence entre le
PCF et le PS. Ce dernier est un parti démocratique. En
Seine-Saint-Denis, si la droite n'est pas en mesure de le faire, je
souhaite que ce soit le PS qui gagne. » On peut difficilement donner
consigne de vote plus claire.
En Seine-Saint-Denis en
effet,
le Parti socialiste, sous l'impulsion du député Claude Bartolone, part
à l'assaut du conseil général et de plusieurs municipalités dirigées
par des maires communistes. Sous le prétexte de « faire entrer la
Seine-Saint-Denis dans le XXIe siècle », c'est une véritable campagne,
avec un fort appui médiatique (voir l'Humanité du samedi 23 février),
qui est menée contre la gestion de ce département populaire
d'Île-de-France. Une gestion à laquelle pourtant le Parti socialiste a
toujours été associé. Le maire socialiste de Pantin, Bertrand Kern, qui
a ravi la municipalité aux communistes en 2001, s'en vante
ouvertement : « C'est parce qu'il y a eu Pantin en 2001 qu'il y a
aujourd'hui La Courneuve, Bagnolet, Pierrefitte, Aubervilliers ou
Villetaneuse », affirme-t-il, énumérant des villes où le PS présente
des listes de division.
Responsable aux élections
à la fédération du PS de Seine-Saint-Denis, Yannick Trigance ne
souhaite pas commenter les propos du secrétaire général de l'UMP.
« Nous n'avons pas besoin du renfort de M. Devedjian, affirme-t-il.
Notre adversaire c'est la droite et, dès le soir du premier tour, nous
appellerons partout la gauche à se rassembler. » Il n'empêche que « la
droite joue le PS contre le PC », s'indigne Gilles Garnier,
vice-président communiste du conseil général. L'élu communiste note
dans les propos du secrétaire général de l'UMP, affirmant que le Parti
communiste n'est pas un parti démocratique, la « volonté d'éradiquer le
PCF. La même qu'on a perçu dans les propos de Rama Yade accusant les
communistes de racisme ». « Je retrouve malheureusement cette violence
dans certains propos de Claude Bartolone ou de Bertrand Kern contre les
communistes
en Seine-Saint-Denis », précise Gilles Garnier. « En tout cas, Patrick
Devedjian ne se trompe pas d'ennemi », note l'élu communiste. Il y voit
« la grande imperméabilité de la gestion communiste face aux projets de
la droite ». Patrick Devedjian illustre par ses propos que la seule
façon de battre la droite en Seine-Saint-Denis est de confirmer la
présidence communiste du conseil général.
Olivier Mayer l' Huma du 28 /02 / 08
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| vendredi 29 février 2008, a 11:23 |
| L'urgence pour Ingrid Bétancourt . |
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| vendredi 29 février 2008, a 08:58 |
| UIMM ReSCANDALE ! ( 2 ) |
19
millions d'euros dixit France Inter , somme qui corresponderait aux
amendes et redressements fiscaux ! Rien que ça . Prise en charge
généreuse qui risque sans rire de faire des émules a ces techniques
libérales de détournement de fonds !
Allez y comme ça , patron de pacotilles, mauvais
magouilleurs et grands fauves de l'économie libérale. Comment le peuple
français va t il recevoir cette information. Comment les chomeurs en
fin de droit vont ils accepter cette information, comment les
intermittents vont ils recevoir cette info etc etc etc …..
site BELLACIAO
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| vendredi 29 février 2008, a 08:43 |
| UNIMM ReSCANDALE ! |
UIMM ReSCANDALE -Un des Hauts Cadres UNEDIC Impliqué .

UIMM , vous vous en souvenez, des millions d'Euros détournés des comptabilités patronales! Nos généreux patrons du MEDEF
ont accordés des versements et acceptés des prises en charge de toutes
les amendes ou autres ré-impositions fiscales et qui seront infligées à
leur désormais démissioné , parti de son ancien poste de secrétaire de
l'UIMM. Cet ancien négociateur qui a été remplacé par un haut responsable du MEDEF.
C'est ce responsable du MEDEF qui aurait négocié ces accords, dans un article de Marianne il est précisé que ce Haut cadre du MEDEF est aussi actuellement un des principaux gestionnaires de l'UNEDIC.
Comme patron d'une assurance chomage, accorder et dans
le fond continuer de détourner des sommes de ces caisses appartenant
virtuellement a cette entité UIMM à caractère "mafieux"
pour couvrir les errances et les magouilles de certains de nos grands
entrepreneurs, en voilà une drole d'idée de solidarité. L'assurance
d'une somme de 1.5 millions d'euros aurait été accordée pour le départ
de cet arrogant et grand donneur de leçon .
Les enquèteurs finiront ils par connaitre les
bénéficiaires de ces sommes d'argent détournées des comptabilités des
entreprises gérées par des adhérents et militants du MEDEF,
des comptabilités si souvent accessibles aux ouvriers, salariés et
employés. Surtout quand les plans sociaux sont organisés par des Hauts
responsables de l'UNEDIC!
DU SAC PARISOT et vos cadres assureurs de magouilles , celle qui est incapable de faire le Ménage dans sa propre boutique, de ces affaires de familles pas très clairs !
Pour plus de détail une lecture approfondie de l'article sur cet hebdomadaire en vogue a la vague. Merci à eux sur ce coup !
De : Skapad
vendredi 29 février 2008 site BELLACIAO
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| jeudi 28 février 2008, a 22:36 |
| Le français de Sarkozy . |
Par philippe tixier le mercredi 27 février 2008, 12:51 - poli-tic
Discours sur l'école de Sarkozy (15/2/2008)
Toutes ces disciplines, je veux dire orthographe, grammaire, seront remises à l'honneur.
Sans parler de la pratique du texto, du langage texto, ..., je suis terrifié quand j'en reçois un,
..., si on laisse faire, dans quelques années, bon, on aura du mal à se comprendre, ...
voir et entendre sur :
http://www.lepost.fr/article/2008/02/15/1099146_sarkozy-terrife-par-les-sms-mal-rediges.html?xtor=RSS-30
Quelques jours après, il donnait un brillant exemple de son français, en insultant de :
pauvre con une personne plus agée que lui ! (salon de l'agriculture 2008)
Mauvais français, irrespect de l'age, ..., de quoi parle-t-on ?
http://www.youtube.com/watch?v=jsogAoIPpyE
Le contraste de Sarkozy s'appelle la rupture !
Mai 2008, 40 ans déjà ! |
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| jeudi 28 février 2008, a 22:24 |
| AMAD .( DESSIN ) |
Bouc émissaire
Par AMAD le jeudi 28 février 2008, 09:29 - Lien permanent
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| jeudi 28 février 2008, a 21:29 |
| Commission Copé sur l'audiovisuel-déclaration des sénateurs communistes . |

Commission « Pour la nouvelle télévision publique »
Déclaration de Jack Ralite et d'Ivan Renar
Sénateurs de Seine Saint-Denis et du Nord
A l'occasion de la première réunion de la commission le 27/02/08
Ne plus voir l'esprit des affaires s'imposer aux affaires de l'esprit
La télévision est la première des pratiques culturelles
contemporaines, la quasi-totalité des Français (98,5 %) la regarde.
Chacun d'entre eux passe, en moyenne, quotidiennement trois heures
trente-neuf devant le petit écran. On évalue à cent mille heures le
temps consacré à la télévision pendant la vie. C'est un espace
incontournable, un outil extraordinaire dont la dimension populaire est
exceptionnelle. C'est le principal lien social. Sa belle histoire
tourmentée le montre.
Réfléchir à son avenir, lui donner, lui assurer un
futur à la hauteur de la place qu'elle a prise dans la société et
l'ensemble des pratiques quotidiennes des citoyens, est une tâche
essentielle. Aucun responsable politique ne peut s'y dérober. Elle doit
s'accomplir en fidélité avec un certain nombre de principes :
indépendance, démocratie, pluralisme, création…
Un travail transversal.
Ce travail doit prendre en compte l'ensemble des
télévisions. Il est nécessairement transversal et doit considérer aussi
bien le domaine privé que le domaine public. Ne pas le faire serait
prendre le risque de créer « un coin public » qui, si parfait soit-il,
ne serait pas garanti. Face aux pratiques marchandes sans rivages du
secteur privé, il serait fragilisé. Le secteur public de la télévision
a 35 % d'audience et la seule chaîne privée TF1 28 %. Les chaînes de la
TNT ont vu, en 3 ans, leur audience atteindre les 25 %. Le satellite
connaît le même engouement. Ainsi la télévision aujourd'hui, c'est le
secteur public plus le secteur privé animé par des groupes puissants
comme Bouygues, Vivendi, Lagardère, Bolloré, RTL et France Télécom. La
mise à jour et en œuvre d'une responsabilité publique nationale et
sociale valable pour l'ensemble des télévisions, y compris les
associatives non lucratives, est nécessaire, notamment en matière de
contenus.
Six défis fondamentaux
Penser et construire cette télévision à venir est
également nécessaire car elle est confrontée à des défis nombreux et
fondamentaux dont il faut se saisir sous peine d'avoir des « retards
d'avenir », d'être « inaccomplis ».
D'abord celui de la diversité et du pluralisme qui
concernent les idées, les expressions, les esthétiques, la liberté de
création et de recherche et l'information. Cette diversité est un bien
meilleur critère que la subjective qualité, et répond plus profondément
à la création et aux responsabilités éducatives de transmission du
savoir, de découverte et d'ouverture à l'autre. Ce défi de la diversité
est une offre au défi de la diversité des publics qui n'est jamais une
mise en moyenne que fabriquent l'audimat, la mise en conccurence ( la
pluralité des chaînes n'est pas le pluralisme) et les sondages. Il ne
faudrait pas qu'à l'affairisme conformiste de la publicité succède un
conformisme d'Etat. L'audience par exemple, est un fait et pas une
réglementation.
Ensuite le défi d'indépendance. Au nom d'une
hypothétique libération des pratiques sauvages du marché publicitaire
il ne faudrait pas permettre une instrumentalisation de l'audiovisuel
par le pouvoir. L'autonomie de la télévision publique et de ses
fonctions centrales, l'information et la culture doivent être
garanties. Il en va de la dignité et du respect du service public, de
ses personnels et de ses publics. Le nouveau service public de
l'audiovisuel aura d'autant plus un rôle moteur dans la démocratie
qu'il sera une nouvelle part des moyens du peuple à disposer de
lui-même. Il s'agit là d'un rendez-vous capital de culture et de
liberté.
Puis le défi de l'investissement dans les contenus,
donc de leur production industrielle et artisanale, à laquelle doivent
participer plus les sociétés publiques de l'audiovisuel et la
production notamment indépendante. Ce défi, aujourd'hui, n'est pas
suffisamment assumé dans notre pays.
Encore, le défi de protéger les œuvres, leurs auteurs
et leurs interprètes par une réglementation rigoureuse et respectée. Le
parlement avait unanimement, à l'automne 2006, défini l'œuvre
audiovisuelle. Un décret devait en préciser l'application, après
atermoiements il a été différé et aujourd'hui « oublié » au grand
plaisir des chaînes privées qui l'avait combattu.
Toujours, le défi des nouvelles technologies (TNT,
téléphonie et internet) qui ouvrent de nombreuses perspectives sur tous
les plans à la condition de ne pas être assimilées à la fatalité dont
les promoteurs s'arrogent le monopole du « principe de réalité ».
Enfin, les défis internationaux qui commandent de
coopérer et de produire à l'échelle européenne face à la production
d'hollywood même si elle a des qualités. Les services publics européens
ont, en commun, un travail à faire dans ce sens.
Le décisif service public
Le secteur public rénové et renforcé jouera un rôle
moteur dans la prise en compte de ces défis fondamentaux. Cela implique
une réhabilitation et une extension de la notion de service public. Par
exemple, il faut sortir du nouvel « esprit des lois » (la conccurence
libre et non faussée) de plus en plus utilisé comme moyen de trancher
entre des lobbies opposés. Cela lui fait perdre largement son
effectivité annoncée, alors même que les pratiques sociales
s'organisent selon des paramètres extra-légaux. Au contraire, la
pertinence juridique devra animer le nouveau statut de la télévision
publique française (pôle public de l'audiovisuel, missions de service
public, exigence spécifique en matière de pluralisme, pluralisme
interne au pôle public, règles d'intérêt général, statut des
personnels, rapports avec les opérateurs privés). Ainsi seront
notamment créés, encouragés et stimulés les rapports entre ceux qui
font la télévision et ceux qui la regardent. L'importante question du
lien entre le « je » et le « nous » trouvera là une de ses
articulations.
Un financement garanti et perennisé par la loi
Le financement de la télévision doit prendre en compte
toutes ces données sans adopter la philosophie du « donnant-donnant ».
Aujourd'hui le privé va recevoir tout ou partie de la publicité du
secteur public. Les taxes sur la publicité sont une réponse partielle
et démocratique à cet état de fait. Si l'on se souvient que les
fréquences pour les chaînes privées sont gratuites et que depuis deux
ans particulièrement, de nombreux cadeaux ont été faits aux groupes
possédant ces chaînes on ne peut pas dire, loin de là, que le secteur
privé soit malmené ! Le financement doit être garanti et pérennisé par
la loi au niveau évalué par les acteurs de la télévision publique, soit
1,2 milliard au minimum et en n'oubliant pas qu'il y avait déjà un
sous-financement. Il se déploiera entre diverses mesures : réduction
significative de la publicité sur le secteur public ; augmentation de
la redevance modulée selon les revenus et élargissement de son
assiette ; rétablissement du principe des subventions publiques ;
taxation des opérateurs télécoms et fournisseurs d'accès, et taxation
de la publicité sur les chaînes privées.
Un « conseil d'avenir »
Tel est, silhouetté, le contenu du travail et des
propositions que nous serons amenés à faire tout au long de nos
travaux, auxquels nous entendons participer pleinement avec exigence
pour promouvoir à travers la télévision, et singulièrement la
télévision publique, les biens de l'humanité que sont les productions
de l'esprit, de la création, de la culture, de l'éducation et de
l'information. Il s'agit d'un bien commun aux hommes et aux femmes qui
ne s'accomodent pas de voir l'esprit des affaires s'imposer aux
affaires de l'esprit. La croissance exponentielle de cette belle
invention humaine qu'est la télévision veut sortir d'une pratique
quasi-généralisée relevant de la consommation et d'une insatiable
mercantilisation.
Nous avons conscience de porter un regard différent de
celui de Monsieur le Président de la République. En déclarant « il n'y
aura plus de publicité sur la télévision publique », le Président a
choisi le terrain du marché où l'on ne traite que de choses et de
lobbies et qui a déjà commencé à mutiler le service public. Nous sommes
dans un séïsme qui rappelle celui de la privatisation de TF1. Nous
préférons changer de terrain et déplacer les lignes : passer du service
public à toute la télé, de la logique de diffusion à la logique de
production, de l'audimat intolérant à l'audience du pluralisme, de la
création et de l'information.
Pour assurer ce travail avec vous, nous avons pris le
soin de constituer un « conseil d'avenir » composé de femmes et
d'hommes qui, à l'évidence, sont absents de notre configuration :
créateurs, artistes, techniciens, journalistes, syndicalistes du
service public, téléspectateurs et chercheurs qui se réuniront
régulièrement pour contribuer à des solutions effectives et
démocratiques. Ces femmes et ces hommes, auxquels s'ajouteront des
représentants des métiers (nous ne disons pas des corporations) de la
télévision, sont divers à la manière dont l'historien Braudel parle de
la constante et historique diversité française, des « Frances
différentes qui ont été cousues ensemble ». Sans doute ont-ils
cependant un vrai point commun, c'est de ne pas partager la
recommandation du rapport Jouyet-Lévy, L'Economie de l'immatériel, « de
traiter économiquement le capital humain ».
Vers des Etats Généraux de l'Audiovisuel
Vous savez qu'avec de nombreux artistes, Jack Ralite avait, en 1987, créé les Etats Généraux de la Culture.
Ils n'ont pas éteint les feux et, habités par la
démarche d'Henri Michaux, « La pensée avant d'être œuvre est trajet »,
ils vont travailler, vers une journée de mai consacrée à l'audiovisuel.
En parallèle de l'autoroute qu'est notre commission, ils iront de
l'avant par des venelles, des sentiers de la création qui utiliseront
un blog qui fonctionnera d'ici peu, ainsi que des assemblées de
télespectateurs que nous organiserons dans plusieurs communes.
Paris, le 26 février 2008
De : Jack Ralite et d'Ivan Renar
jeudi 28 février 2008
site BELLACIAO
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| jeudi 28 février 2008, a 20:56 |
| Mme Bekay retrouve sa famille... |
A 16 H Madame Bekay est enfin
ressortie libre de la Cité Judicaire où elle comparaissait devant le
Juge de la Liberté et de la Détention. Le procureur a différé sa
comparution au 17 avril prochain à 16 H, en attendant elle devra se
présenter régulièrement au commissariat le plus proche de chez elle.
http://sans-patrie.blog4ever.com/blog/lirarticle-146716-667545.html
Après plusieurs semaines en rétention, un bébé en
piteux état, trimballé de cellule en commissariat et tribunaux, mme
Bekay n'a finalement pas été poursuivie pour son refus d'embarquer, ce
qui est une première victoire et démontre que l'on peut enrayer la
machine.
Il faut rester mobilisés et ne pas laisser faire.
De : patelle
jeudi 28 février 2008 site BELLACIAO
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| jeudi 28 février 2008, a 18:44 |
| TANT QU'IL Y A DE L'ESPOIRE,ON SE BATTRA ! |
« Tant qu'il y a de l'espoir, on se battra »
Agroalimentaire . Les salariés de Miko, qui
multiplient les initiatives pour sauver leurs emplois, reçoivent le
soutien de la population.
Alors que les négociations autour du plan de
restructuration arrivent à leur fin, les salariés de l'usine Miko de
Saint-Dizier (Haute-Marne) sont décidés à se battre jusqu'au bout.
« Même si on n'a que 1 % de chance de sauver l'emploi, on essaiera »,
promet Éric Guillaume. Pilote de palettisation depuis dix ans chez
Miko, ce salarié a participé le week-end dernier à la quête symbolique
menée avec des collègues devant le magasin Cora de la ville. Et devait
recommencer l'initiative aujourd'hui, cette fois devant un supermarché
de Chalon. « Il s'agit de continuer à sensibiliser les gens sur la
situation des personnels de Miko, à qui la direction menace de
suspendre les salaires. C'est une action à la fois solidaire et
d'information. » Mais c'est aussi et surtout « un cri de détresse ».
Dans un contexte de casse de l'outil industriel, de baisse du
pouvoir d'achat et de lutte générale pour la hausse des salaires, les
initiatives des Miko ont fait mouche. « Les gens ont mis la main au
portefeuille. Et les personnes qui sont elles-mêmes dans des situations
précaires et ne pouvaient laisser une petite pièce nous ont apporté
tout leur soutien dans notre combat. Ils comprennent », se félicite
Éric Guillaume.
Embauché depuis 2003 par Miko après plusieurs années d'intérim, Éric
Guillaume est, comme tous ses collègues, très inquiet. La cinquantaine,
avec une maison à payer et un enfant à charge, il sait très bien qu'à
Saint-Dizier il n'y a plus rien. « Ici, c'est fini. » C'est la raison
pour laquelle il veut se battre. « Le chèque-valise, ça ne remplacera
pas l'emploi. Sans travail, on ne vit plus. C'est d'ailleurs bien pour
ça qu'on demande la solidarité aujourd'hui. »
Après huit semaines de grève, le moral des troupes est à peine
émoussé. En témoigne la reconduite du mouvement approuvée par 98 % des
salariés en fin de semaine dernière. « On est déterminé à aller
jusqu'au bout, répète Éric Guillaume, qui ne veut absolument pas penser
au pire. Pour le moment, je refuse d'envisager l'après-Miko. Il y a
encore de l'espoir. »
Alexandra Chaignon
l' Huma du 27 / 02 / 08
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| jeudi 28 février 2008, a 18:27 |
| LES GENS N'ON PLUS PEUR ! |
« Les gens n'ont plus peur ! »
Délégués CGT et FO chez Bricorama, Marie-Claire et
Kamel racontent le mouvement social sans précédent, pour les salaires,
qui secoue la chaîne de magasins de bricolage.
« On ne lâchera pas. » Surtout, ne pas se faire
d'illusion : s'ils s'expriment calmement et se dépensent pour « éviter
les débordements » de leurs collègues, Marie-Claire Sanson et Kamel
Remache sont très déterminés. L'une est vendeuse au rayon décoration,
l'autre exerce au rayon sanitaire et plomberie. Fraîchement nommés, fin
2007, délégué syndical central par leur syndicat - la CGT pour elle, FO
pour lui -, tous deux font, depuis quelques semaines, l'apprentissage
de la lutte dans une grande enseigne de la distribution, Bricorama et
Batkor (près de 80 magasins en France). Marie-Claire et Kamel sont
acteurs d'un événement sans précédent : les premières grèves de
l'histoire de cette enseigne. Ensemble, ils font, ces temps-ci, la
tournée des établissements, répondant à l'appel des salariés qui
veulent en découdre et leur demandent de l'aide. Samedi dernier,
c'était le tour de celui du centre commercial Galaxy de Paris-13e, où
la moitié des 23 employés avaient cessé le travail. Un mouvement qui a
fait un tabac parmi la clientèle, rapporte Kamel, exhibant des liasses
de pétitions couvertes de signatures de solidarité. Quelques jours plus
tôt, la grève avait touché les magasins d'Albi (« 100 % de grévistes »)
et de Troyes. D'autres débrayages sont en préparation. « Les gens
veulent faire grève, ils nous appellent. On les laisse décider. On
regarde juste s'ils sont plus de 50 % à vouloir cesser le travail, faut
pas faire n'importe quoi », dit le délégué FO.
Ce sont les négociations annuelles obligatoires sur les salaires
(NAO) qui ont mis le feu aux poudres. Chez Bricorama (4 200 salariés),
groupe dont le PDG et propriétaire, Jean-Claude Bourrelier, est classé
179e fortune de France, avec un portefeuille de 226 millons d'euros,
les rémunérations dépassent difficilement le niveau du SMIC, témoignent
Marie-Claire. Elle perçoit 850 euros pour 27 heures hebdomadaires,
après vingt ans de maison ; Kamel, « entre 1 000 et 1 100 » euros pour
35 heures. « Les salariés nous disent : « au 15 du mois, nos
porte-monnaie sont vides ». Problème le plus brûlant, à entendre
Marie-Claire : le logement. « Je suis présidente du « 1 % logement ».
Je vois des salariés en précarité. Avec un salaire de 1 000 euros,
impossible de payer un loyer ». « Dans mon magasin, enchaîne Kamel, on
a eu le cas d'un employé SDF. On cotisait tous ensemble pour lui venir
en aide, pour qu'il paye l'hôtel, certains l'hébergeaient ». Là comme
dans l'ensemble de la distribution, la faiblesse des salaires tient
pour une bonne part au temps partiel. « Les caissières ont des contrats
de 23, 25 heures. Certaines, de 7 heures 30 de travail le dimanche
seulement… »
La colère a explosé lorsque la direction a mis sur la table ses
« propositions » : 5 euros pour le minimum, porté à 1 310 euros bruts,
1,5 % d'augmentation générale attribuée à chacun « à la date
anniversaire d'embauche » (pas de chance pour ceux qui sont entrés en
décembre…), 1,5 % pour les seuls salariés « avec 23 mois d'ancienneté »
(ce qui, « vu » le grand turn-over qu'il y a chez nous », écarte le
plus grand nombre), et 30 centimes pour le ticket restaurant, ainsi
porté à 7 euros. « Inacceptable, scandaleux ». « On veut 5 %
immédiatement et sans condition », clament Marie-Claire et Kamel. Et
d'avertir : « Maintenant, les gens parlent, ils n'ont plus peur. »
L'appel national, sans précédent, à la grève lancé le 1er février
dernier par tous les syndicats de la distribution a donné confiance. À
la télé, « on parlait des caissières dans l'alimentation. Je me suis
dit : dans le bricolage, on est pareil, temps partiel imposé,
sous-effectif », dit Marie-Claude. « Le 1er février, ça nous a ouvert
le chemin, confirme Kamel. On ne s'arrêtera pas là ». À bon entendeur…
Yves Housson
l' Huma du 27 / 02 / 08
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| jeudi 28 février 2008, a 18:07 |
| COUP DE POING DE FACADE . |
« Coup de poing » de façade
La hausse des prix est aussi une conséquence de la réforme de la loi Galland.
Énième opération coup de poing du gouvernement sur le
pouvoir d'achat. Face au choc provoqué par l'enquête de l'Institut
national de la consommation - qui pointe des hausses jusqu'à 48 % en
trois mois pour des produits limentaires -, François Fillon a demandé à
Bercy de débusquer des « abus de la part des industries et des
distributeurs qui profitent des hausses des matières premières
agricoles pour accroître leur marge ». Depuis hier matin, la Direction
générale de la concurrence et de la consommation a donc débuté sa
mission dans les centrales d'achat et dans les magasins des « six
principales enseignes » pour vérifier les prix d'achat et de vente de
vingt produits phares. Une mesure en somme très courante car réalisée
chaque année… Mais cette fois-ci les premiers résultats devront se
retrouver sur le bureau du premier ministre d'ici au 10 mars.
Contrairement à ce qu'avait promis Luc Chatel, la réforme de la loi
Galland en décembre est loin d'avoir provoqué une baisse de 3 à 7 % sur
les produits de grandes marques. On est loin des 600 euros
d'augmentation du pouvoir d'achat que devait, selon Bercy, ressentir la
« mère célibataire » gagnant 1 600 euros. Car si la réforme de la loi
Galland assouplit le seuil de revente à perte et donne la possibilité
de baisser les prix plus facilement qu'auparavant, elle a aussi limité
la pratique des marges arrière en les légalisant à hauteur de 15 %.
Résultat, fournisseurs et distributeurs se renvoient la responsabilité
première de la hausse des prix tout en augmentant chacun de leur côté
leurs tarifs pour préserver leurs marges. Le gouvernement tente donc
d'éteindre médiatiquement un feu qu'il a lui-même allumé. Dans tous les
cas, malgré l'empressement de Fillon, une accélération du calendrier ne
changera rien dans l'immédiat, car les négociations commerciales
annuelles entre distributeurs et fournisseurs étant pratiquement
terminées pour l'année 2008, toute - nouvelle réglementation ne -
s'appliquera au mieux qu'à compter de 2009. Hier, François Fillon a
d'ores et déjà exclu une baisse de la TVA « pour augmenter le pouvoir
d'achat » des Français, estimant qu'il fallait plutôt « privilégier la
concurrence du marché ».
Christelle Chabaud
l' Huma du 27 / 02 / 08
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| jeudi 28 février 2008, a 17:53 |
| Ils luttent plus pour gagner plus . |
Pouvoir
d'achat . La recette sarkozyenne du « travailler plus » a échoué à
changer la donne. Alors que les prix flambent et que les profits
explosent, les actions pour les salaires se multiplient.
« Vingt ans d'ancienneté. Payée au SMIC. Pas de prime
ni de treizième mois. Un temps partiel… » Samedi après-midi, centre
commercial Galaxy, Paris 13e. En deux temps trois mouvements, son cas
personnel à l'appui, Marie-Claire Sanson explique les raisons de
l'agitation inhabituelle qui règne devant le magasin Bricorama. Avec
elle, déléguée CGT, ils sont une dizaine de militants syndicaux,
cégétistes et FO, drapeaux rouges et tracts en main, qui dénoncent
auprès de la clientèle l'indigence de la politique salariale de leur
employeur. Pour 2008, le groupe Bricorama (près de 180 magasins en
France et en Europe), coté en Bourse, en pleine santé, qui « vise une
progression de 5 à 10 % » de son bénéfice net, offre à ses employés une
revalorisation salariale de… 1,5 %. Alors, ce samedi, aux caisses du
magasin Bricorama, il n'y a pas de caissières, mais les cadres de
l'enseigne, réquisitionnés. Car les caissières sont en grève. Du
« jamais-vu », annonce Marie-Claire, la déléguée. De l'inédit comme
l'était le récent mouvement des caissières de Carrefour à Marseille.
Comme l'était le débrayage chez L'Oréal. Comme l'était la grève des
hôtesses d'Air France, etc. Pas de doute, la mobilisation pour les
salaires va crescendo, y compris dans des secteurs réputés difficiles
pour le syndicalisme comme le commerce. « Aujourd'hui, on passe du
slogan “travailler plus pour gagner plus” à celui d'”il faut lutter
plus pour gagner plus”, se réjouit le secrétaire général de la CGT,
Bernard Thibault. Ce regain de combativité signe en effet un échec
majeur : celui du président Sarkozy sur une question dont il avait fait
son principal cheval de bataille électoral. L'opinion des Français est
sans appel, comme le confirme notre sondage IFOP-l'Humanité.
Malgré les envolées oratoires du chef de l'État sur le sujet,
l'inefficacité des pouvoirs publics est ici flagrante. Dernière
illustration en date : la spectaculaire valse des étiquettes sur les
denrées alimentaires constatée par l'UFC-Que choisir. Comme on pouvait
le craindre, les « conseils » de « modération », les incitations à plus
de « concurrence » délivrés par le gouvernement ont fait, sur les
géants de la distribution et de l'industrie, l'effet de l'eau froide
sur un corps savonneux. Sur l'autre versant du problème, les salaires,
le vécu n'est pas moins pénible. La recette du « travailler plus »,
déclinée avec les nouvelles exonérations de cotisations sur les heures
supplémentaires, n'a, de toute évidence, pas changé la feuille de paie
pour le plus grand nombre (voir encadré). Pour les cinq millions de
fonctionnaires, le masque de la démagogie sarkozyenne est tombé
lorsqu'ils ont appris qu'ils seraient gratifiés, en 2008, d'une
revalorisation du point d'indice (base de calcul du salaire) de 0,8 %,
soit deux fois moins que l'inflation prévue officiellement. « Les
caisses sont vides », leur a-t-on expliqué. Comme s'ils avaient oublié
qu'il y a sept mois les caisses étaient assez pleines pour que le
gouvernement y pioche 14 milliards d'euros pour les distribuer sous
forme d'avantages fiscaux pour une minorité de fortunés.
Quant au secteur privé… « Qu'est-ce que vous attendez de moi, que je
donne des ordres à des entreprises à qui je n'ai pas à donner
d'ordres ? », se défendait le président, un tantinet énervé, devant la
presse en janvier. Depuis, les grands groupes annoncent les uns après
les autres des bénéfices faramineux, en font largement profiter leurs
actionnaires. Et laissent des miettes à leurs salariés. À défaut
d'« ordres » à donner, les pouvoirs publics auraient pourtant, s'ils le
voulaient, un bon moyen de modifier le « partage du gâteau » : chaque
année, les entreprises reçoivent 65 milliards d'euros d'aides publiques
(exonérations de cotisations, subventions diverses). Sans contrepartie
en terme de salaire ou d'emploi. Ne pouvant plus esquiver le sujet,
pointé par plusieurs rapports officiels, le cabinet Fillon a promis un
projet de loi visant à conditionner les allégements de cotisations
patronales à l'ouverture de « négociations » et à la conclusion d'un
« accord » salarial. Mais pas à une progression réelle des
rémunérations. Pas de quoi impressionner les barons du CAC 40.
Autre piste suivie par le gouvernement pour donner le change à une
opinion remontée : l'incitation au développement de l'intéressement,
par le biais de nouvelles baisses de l'impôt sur les sociétés. Un
projet de loi verra le jour d'ici à l'été, selon le ministre du
Travail, Xavier Bertrand. Le MEDEF l'appelait de ses voeux. Pas les
syndicats. La prime d'intéressement, liée aux résultats de
l'entreprise, est un moyen très aléatoire pour les salariés d'améliorer
leur revenu. Il laisse entière la question du salaire.
Mesure de simple justice sociale, une réelle revalorisation des
salaires répondrait aussi à une urgence économique. Selon l'INSEE, la
consommation des ménages, qui avait déjà baissé au quatrième trimestre
2007, a de nouveau reculé de 1,2 %
« Principal moteur de la croissance depuis 1998 », la consommation
est « en danger, et avec elle l'ensemble de l'économie française »,
analyse l'économiste Marc Touati. Un problème qui dépasse les
frontières de l'Hexagone : dans toute l'UE, les travailleurs sont
confrontés au même dogme de la « baisse du coût du travail » au nom de
la compétitivité ; partout, la politique monétaire de la BCE, qui
s'entête à privilégier, par un euro fort, le soutien aux marchés
financiers contre le financement des besoins - sociaux, fait de
semblables ravages. Mais, à l'échelle du continent aussi, le vent
semble tourner, si l'on juge par la multiplication des conflits
salariaux dans certains pays, comme l'Allemagne, où les 85 000
sidérurgistes viennent d'arracher 5 % d'augmentation. Au point que la
Confédération européenne des syndicats a décidé d'organiser le 4 avril,
à Ljubljana (Slovénie, qui préside actuellement l'Europe), une manif
européenne pour les salaires. Du jamais vu, là aussi.
Yves Housson
l' Huma du 27 / 02 / 08
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| jeudi 28 février 2008, a 16:34 |
| Les passages de Marie-George BUFFET a la télé . |
Dimanche 2
mars 13h : Invitée dans le journal de 13h sur France 2
Lundi 3
mars 8h16 : Invitée dans la matinale d'I>télé
Mardi 4 mars 14h :
Conférence de presse : 1er tour des élections municipales et cantonales /
J-6
A+ Brigitte Dionnet |
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| jeudi 28 février 2008, a 08:17 |
| Sondage IFOP-L'Humanité : 81% des Français estime que leur pouvoir d'achat a baissé . |
Ce
sont les retraités qui expriment de manière la plus aiguë leur
perception de la dégradation, les employés étant 74 %, les ouvriers
70 %, mais les professions intermédiaires, c'est-à-dire les couches
moyennes, sont d'accord à 87 %.
Retrouvez tous nos commentaires et analyses sur ce sondage et le
dossier complet "salaires au plus bas, prix au plus haut" dans
l'édition du mercredi 27 février 2008 du quotidien L'Humanité.
Selon le sondage IFOP commandé par L'Humanité, quelque 81 % de la population ont désormais le sentiment que leur pouvoir d'achat a
diminué. Un peu ? Beaucoup ?
« Beaucoup »,
répondent en janvier 50 % des sondés par l'IFOP pour l'Humanité. Ils ne
sont que 7 % à percevoir « beaucoup d'augmentation » et 5 % « un peu ».
Le comparatif avec de précédentes études donne une idée de la dynamique
du mécontentement. En octobre 2007, ils étaient 65 % à exprimer le
sentiment d'une diminution, quand on en comptait 59 % en janvier 2007.
Soit 22 % en un an qui ont changé leur manière de voir. Ou de faire
leurs comptes.
L'ampleur
de l'évolution donne un contenu à ce que l'on peut entendre parmi les
électeurs qui se préparent à un vote sanction contre Nicolas Sarkozy.
S'ils sont 82 % à exprimer cette opinion parmi les électeurs de gauche
(77 % pour l'extrême gauche et le PCF, 86 % pour ceux du PS, et 81 %
pour les sympathisants des Verts), la droite n'est pas en reste, bien
au contraire : 78 % pour les électeurs UMP, 84 % chez les centristes
UDF, et jusqu'à 90 % parmi les soutiens du Modem.
Par
catégories socioprofessionnelles, ce sont les retraités qui expriment
de manière la plus aiguë leur perception de la dégradation, les
employés étant 74 %, les ouvriers 70 %, mais les professions
intermédiaires, c'est-à-dire les couches moyennes, sont d'accord à 87 %. Blog P.C.F ARRAS
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| jeudi 28 février 2008, a 07:58 |
| Saint-Nazaire : 300 intérimaires sans salaire depuis un mois . |


de USM-CGT Saint Nazaire
ATT, c'est une boîte d'intérim créée sur commande et à
l'usage particulier de plusieurs patrons de la sous-traitance des
Chantiers navals AKER YARDS.
Cette ETT vient tout simplement de baisser le rideau,
laissant sur le carreau 300 intérimaires de la région travaillant en
majorité aux Chantiers.
Ces travailleurs se retrouvent donc à travailler à Bord
ou au Pré-Montage pour des entreprises sous-traitantes, ils sont
toujours liés à ATT (qui a disparu dans la nature) par un contrat
d'intérim mais sans bulletin de paie ni salaire depuis le début du mois
de février.
Dans cette affaire, nous tenons à dénoncer l'attitude
des entreprises sous-traitantes, qui continuent à avoir besoin du
travail de ces intérimaires.
Ils voudraient bien les garder mais sans payer les
retards de salaire. Ils veulent bien les reprendre avec une autre boîte
d'intérim, mais à condition qu'ils cassent d'eux-mêmes leur contrat
avec ATT, c'est-à-dire qu'ils démissionnent et qu'ils renoncent
volontairement à leurs indemnités de fin de contrat (10 % du salaire) !
Ceci afin d'échapper aux obligations prévues par le Code du travail.
Ce dernier prévoit qu'en cas d'insuffisance de garantie
financière de la boîte d'intérim, l'entreprise utilisatrice est
substituée à l'ETT pour le paiement des sommes dues aux salariés et aux
organismes de sécurité sociale et autres institutions (caisses de
retraite, Assedic, etc).
Parmi les intérimaires d'ATT, un certain nombre se
trouvait en mission chez MET ATLANTIQUE, une autre entreprise
sous-traitante également en faillite. A ce jour, ils se retrouvent sans
travail. En majorité des tuyauteurs et des soudeurs qualifiés.
Les patrons de la sous-traitance et les ETT font
travailler des milliers de travailleurs précaires sur le site naval
sans se soucier des conséquences sociales qu'entraine leur stratégie du
"tout profit".
La CGT tient à dénoncer cette utilisation "kleenex" de la main d'œuvre sur le site nazairien.
ATT c'est une de ces entreprises qui ont été mises en
place pour la sous-traitance en main d'œuvre jetable et faire du profit
au plus vite. A travers le cas de ces 300 intérimaires non-payés depuis
1 mois, c'est une nouvelle version locale de la situation déjà subie
depuis quelques années par plusieurs groupes de travailleurs étrangers.
A l'heure où le patronat local se plaint de ne pas
trouver une main d'œuvre qualifiée et va chercher dans les pays de
l'EST des travailleurs pour les sous-payer et les maltraiter, la CGT
exige le paiement immédiat des salaires et la reprise des intérimaires
dans les entreprises sous-traitantes présentes sur le site naval.
Tout cela est entouré d'un silence assourdissant, tant
des patrons que des Pouvoirs Publics, qui, complices, n'hésitent
pourtant pas à enclencher très rapidement des moyens de répression
importants, démonstratifs et expéditifs face à la grève sur les
salaires des ouvriers Aker Yards comme cela s'est passé le 20 février
dernier!
L'USM-CGT du site des chantiers navals et l'Union
Syndicale de l'Intérim CGT mettent à la disposition des intérimaires
une permanence ouverte le vendredi 29 février 2008, de 10 h à 18 h au
local syndical situé entre la Forme Joubert et la Base-Vie de la
sous-traitance.

De : USM-CGT Saint Nazaire
mercredi 27 février 2008 site BELLACIAO
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| jeudi 28 février 2008, a 07:40 |
| L' Etat abandonne l'art et la culture.Et vous ? |
Appel des acteurs culturels de la Seine-Saint-Denis
L'État abandonne l'art et la
culture. Et vous ?
Nous sommes acteurs artistiques et culturels du département de la
Seine-Saint-Denis, dans la diversité de nos statuts : centres dramatiques
nationaux, scène nationale, scènes conventionnées, théâtres de ville, nouveaux
territoires de l'art, espaces d'art visuel, cinémas plublics, équipements de
musiques actuelles, festivals, compagnies et artistes indépendants.
Nous subissons tous des
réductions importantes (pour certains jusqu'à - 80% !) des crédits
jusque-là affectés à nos structures par le ministère de la Culture.
Cette réduction concerne
particulièrement – ce qui constitue un beau paradoxe en ces temps de
“ plan pour la banlieue ” – tout le domaine habituellement nommé
“ démocratisation culturelle ”. Il s'agit de toutes les actions que
nous menons en direction des populations pour rendre possible la rencontre avec
l'art dans nos cités.
Il est
évident que plus l'oppression sociale est grande, plus les difficultés
quotidiennes auxquelles se confrontent les familles limitent l'horizon de vie,
plus la possibilité de s'intéresser à l'art, aux œuvres, est improbable.
L'exclusion et les discriminations s'en trouvent ainsi renforcées. D'autant
plus que certains considèrent que la culture n'est de toute façon pas une
priorité, face aux problèmes de logement, de survie économique.
Plutôt que
parler d'art, on prône alors une culture au rabais, instrumentalisée dans le
meilleur des cas pour la paix sociale, l'occupationnel. Et l'on finit par ne
même plus parler de culture, et par répondre à l'immense souffrance qui
s'exprime dans nos quartiers par un déploiement de la force sans cesse plus
massif.
Pourtant,
l'un des principes fondateurs de l'émancipation humaine ne réside-t-il pas
justement dans l'effort pris en charge par la société tout entière pour que
chacun puisse avoir accès au savoir, aux œuvres des auteurs ? Il s'agit
bien sûr de définir ainsi un horizon de responsabilité publique, sans jugement
de valeur sur tel ou tel comportement individuel.
Mais à une
époque de plus en plus écrasée par l'uniformisation des esprits créée par les
industries culturelles, les démarches singulières vers la fréquentation de tel
ou tel auteur ne vont pas de soi pour le plus grand nombre.
Il faut en
créer les conditions. C'est ce que nous nous acharnons tous à faire, dans la
diversité de nos disciplines, de nos approches.
Tous, nous recherchons
le contact et le partenariat avec les établissements scolaires, les
associations, les centres sociaux, de multiples organismes pour que la
population dans sa multiplicité puisse être mise en contact avec le théâtre, la
danse, les arts plastiques, la musique et les images non marchandes, la
littérature.
Tous, nous
savons que sans une politique publique forte, des territoires entiers seront
désertés par l'art et la culture, justement ceux où les personnes qui y vivent
en sont le plus éloignées.
Ce sont les
crédits qui nous permettent de mener ces actions qui se trouvent le plus
gravement amputés. Nous ne pouvons pas l'accepter, au nom de l'équité sociale,
au nom du développement harmonieux de notre société. Dans ce domaine également,
se met en place une mécanique profondément inégalitaire : santé,
enseignement, emploi, logement, culture, la logique libérale à l'œuvre va se
traduire par des centaines de milliers, voire des millions de citoyens laissés
sur le bas côté. Et donc par une société malade.
Pour ce qui
nous concerne, nous appelons à un large rassemblement citoyen, à
l'établissement de toutes les convergences avec les enseignants, les
associations, les acteurs du secteur social, de la politique de la ville, tous
les partenaires naturels de nos démarches. Pour la première fois dans
l'histoire de la Vème République, non seulement l'Etat n'augmente pas les
crédits de la culture, mais il les diminue. Cette baisse pourrait-être fatale à
nos activités.
NOUS
DEMANDONS :
- le rétablissement par le ministère de la Culture de
tous les crédits amputés sur l'exercice en cours, aussi bien pour la création
que pour les actions artistiques et culturelles
- la programmation d'un effort
significatif dans ces domaines pour les exercices à venir
Premiers
signataires :
Patrick Cahuzac
(Inventaire/Invention), Patrice Cahen (Cinéma Louis Daquin, Blanc-Mesnil),
Yvane Chapuis (Les Laboratoires d'Aubervilliers), Cendre Chassanne (cie
Barbès35, Montreuil), René Chéneaux (cie Kick Théâtre), Claude Coulbaut
(direction de la Culture du Conseil général), Anna Defendini (CCAS EDF GDF),
Forum de Blanc-Mesnil, Antonio Gallego (plasticien), Régis Hébette
(L'Echangeur, Bagnolet), Emmanuelle Jouan (Théâtre Louis Aragon,
Tremblay-en-France), Véronique Lescluse (Espace Michel Simon, Noisy-le-Grand),
Olivier Marboeuf (Khiasma, Les Lilas), Gilles Sampieri (Le Colombier,
Bagnolet), Michèle Soulignac (Périphérie, Montreuil), Denis Vemclefs (Espace
1789, Saint-Ouen) |
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| mercredi 27 février 2008, a 21:50 |
| Diversité artistique et culturelle en danger !-journée de mobilisation nationale le 29 février 2008 |

Mis en ligne : 27 février
L'Etat
a décidé de réduire le budget qu'il consacre à la culture. Les acteurs
culturels commencent l'année 2008 dans la plus complète incertitude
concernant leurs financements.
À Paris, rendez-vous est donné à partir de 15h, place du Palais Royal, pour un CULTURETHON géant !!!
www.29fevrier.over-blog.com
Les
baisses annoncées touchent au financement de la création et de la
diffusion. Mais plus encore, à l'heure où l'éducation artistique et le
droit à la culture pour tous son affirmés comme prioritaires par le
Président de la Les plus touchées par ce désengagement de l'Etat sont
les associations artistiques et culturelles, compagnies, salles de
spectacles, lieux d'accompagnement des pratiques amateurs… qui
constituent le vivier de la création et de l'innovation, et sont par
leur proximité les premières interlocutrices des populations.
République, ce sont les aides aux actions culturelles
en zone rurale, dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux, les
prisons… qui sont largement diminuées, voire annulées.
L'Etat, en se désengageant, démantèle le maillage
artistique et culturel français, renforce les inégalités territoriales,
lamine l'action de proximité et confine les populations à l'offre
unique et globale des industries du divertissement.
L'Etat refuse de voir l'importance économique, sociale
et symbolique des milliers d'équipes qui font la dynamique artistique
et culturelle de notre pays. En faisant reposer les baisses de crédits
sur des structures qui sont parmi les plus fragiles du champ culturel,
et en centralisant ses moyens sur ses propres institutions l'Etat met
en danger la diversité artistique et culturelle en France.
Il n'y a pas de diversité artistique et culturelle sans
diversité des initiatives sociales et économiques et sans
reconnaissance réelle du droit culturel de tous les citoyens français.
Par cet appel, l'UFISC demande :
l'arrêt immédiat des baisses annoncées par l'Etat,
la concrétisation d'une politique ambitieuse, innovante et démocratique, prenant en compte l'ensemble des acteurs,
la mise en place d'espaces de concertation en régions.
Et nous appelons les publics, l'ensemble des
compagnies, lieux, associations d'éducation populaire, artistes
amateurs et professionnels, bénévoles, élus locaux, directeurs des
affaires culturelles, médias, et tous ceux qui pensent que la culture
de proximité et la diversité artistique ne doivent pas disparaître, à
se rassembler dans toutes les régions de France vendredi 29 février.
À Paris, rendez-vous est donné à partir de 15h, place du Palais Royal, pour un CULTURETHON géant !!!
Avant et après le 29 février, retrouvez toutes les infos sur cette mobilisation, à Paris comme dans les autres régions, sur www.29fevrier.over-blog.com
Contact mail : 29fevrier@gmail.com.
L'UFISC (Union Fédérale d'Intervention des Structures Culturelles) regroupe :
LA FEDERATION - Association professionnelle des arts de la rue
FEDUROK - Fédération des lieux de musiques amplifiées/actuelles
SYNAVI - Syndicat national des arts vivants
SCC - Syndicat du Cirque de Création
FSJ - Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées
CITI - Centre International pour le Théâtre Itinérant
RESEAU CHAINON - Fédération des Nouveaux Territoires de l'Art
ACTES IF - Réseau solidaire de lieux culturels franciliens
RIF - Confédération des réseaux départementaux de lieux de musiques actuelles/amplifiées en Ile-de-France
SMA - Syndicat national des petites et moyennes structures non lucratives de Musiques Actuelles
ZONE FRANCHE - Fédération des musiques du monde. site du P.C.F
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| mercredi 27 février 2008, a 21:30 |
| Bénéfices records de GDF . |
Bénéfices records de GDF : Le PCF demande que les profits servent à baisser le prix du gaz

GDF a annoncé des bénéfices records pour l'année 2007.
Ces bénéfices sont essentiellement dûs à la hausse du
prix du gaz pour les usagers. A l'heure où le gouvernement multiplie
les déclarations d'intentions fracassantes sur le pouvoir d'achat, il
est temps de passer aux actes.
Pour rappel, les tarifs de GDF sont fixés par l'Etat.
Il est donc possible de décider d'une baisse immédiate du prix du gaz,
compensée immédiatement par les bénéfices records que GDF vient
d'enregistrer.
Plutôt que de préparer la dot de GDF dans la
perspective d'une fusion avec Suez, le gouvernement ferait mieux d'agir
immédiatement pour le pouvoir d'achat des ménages.
Parti communiste français
Paris, le 27 février 2008. |
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| mercredi 27 février 2008, a 21:03 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
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Où trouver l'Humanité ? | Soutenir l'Humanité

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jeudi 28 février 2008
En kiosque, chez votre marchand de journaux
DOCTEUR COMBIEN JE VOUS DOIS ?
Huit chirurgiens sur dix facturent légalement des dépassements
d'honoraires. Cette pratique, qui tend à se généraliser, risque de
conduire à une médecine à deux vitesses. Les syndicats de médecins sont
partagés sur la question.
Pour Pierre Volovitch, économiste de la santé : « le principe d'égalité est en danger. »
Le point de vue de Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française.
MUNICIPALES 2008 Devedjian met les points sur les “i” de son anticommunisme
En campagne dans les Hauts-de-Seine, le secrétaire général de l'UMP donne ses consignes de vote pour la Seine-Saint-Denis où il veut jouer le PS contre le PCF. Des villes à la loupe : Toulouse et Chalon-sur-Saône
« L'ITALIE NE DOIT PAS DEVENIR UNE PROVINCE DU MODÈLE AMÉRICAIN »
Le Leader de Refondation communiste, Franco Giordano, explique les raisons de la création de la force politique la Gauche Arc-en-ciel. Entretien. A NE PAS MANQUER…
LIBRES ECHANGES En direct avec nos jeunes correspondants
LES CNE DEVIENDRONT DES CDI
Enfin le gouvernement est contraint de transformer ces super-contrats précaires en contrats de droit commun.
GRANDE LESSIVE ANTI-CARTEL
En pleine polémique sur la flambée des prix, neuf multinationales concurrentes sont soupçonnées d'entente illicite.
SALAIRES DES FONCTIONNAIRES
Aucun syndicat n'a signé le volet salarial de l'accord qui prévoit O,8% d'augmentation du point d'indice.
ZELE A NICE POUR LES CHARTERS HORTEFEUX
Le maire de Nice, Jacques Peyrat, profite des pré-inscriptions
scolaires pour relancer la chasse aux sans papiers. Son rival aux
municipales, Christian Estrosi, s'attaque au droit du sol.
LE CYCLISME FRANÇAIS DÉFIE L'UCI
La décision de la Fédération française d'inscrire Paris-Nice dans son
calendrier énerve passablement la Fédération internationale.
LITTERATURE : LA RUSSIE RETROUVÉE
Des livres sur la Russie écrits par des auteurs russes.

POUR QUE L'HUMANITÉ SOIT ENCORE MIEUX VOTRE JOURNAL, DEVENEZ LECTEUR PARTICIPATIF EN CLIQUANT ICI
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LE FIL
ROUGE
Dossiers

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| mardi 26 février 2008, a 23:06 |
| Les Ford prêts à défendre leurs emplois jusqu'au bout . |
Automobile
. Pendant que la mobilisation s'accentue pour assurer un avenir au
site, la direction de Ford Aquitaine Industries met les salariés au
chômage technique.
La direction de Ford accentue la pression sur les
salariés de Blanquefort (Gironde) en lutte depuis des mois contre la
fermeture du site annoncée pour avril 2010. En riposte au blocage des
entrées de l'usine décidée jeudi par l'intersyndicale CGT-CFTC-UNSA-FO,
elle a décidé de mettre les salariés au chômage technique. Pour
Stéphane Cesareo, porte-parole de la direction, « à partir du moment où
il n'y a pas la capacité d'acheminer le matériel dans les différents
sites de production, les salariés sont au chômage technique ». La
semaine dernière, la direction avait déjà eu recours à cette pratique
sur l'usine voisine du groupe, Getrag Ford Transmissions (GFT), dont
les salariés avaient bloqué les entrées. Les grévistes avaient dû lever
ce blocage jeudi à la suite de l'assignation d'un huissier.
poursuite du blocage
Mais ces mesures n'affaiblissent en rien la motivation des salariés.
Lors de deux assemblées générales qui se sont tenu vendredi et
auxquelles participaient 80 % du personnel, les salariés ont décidé de
poursuivre le blocage. Malgré l'annonce de mise au chômage technique,
les syndicats ont appelé les salariés à venir travailler aujourd'hui.
« Pour la suite, nous verrons bien, il faut réfléchir en avançant »,
précise Jean-Claude Conte (CGT), membre du Comité d'entreprise.
Le conflit dure depuis des mois, mais depuis le 17 février les
grévistes ont été amenés à durcir le mouvement de façon à ce que « les
pouvoirs publics s'emparent de la question et incitent Ford à réaliser
les investissements nécessaires au maintien de l'activité de
Blanquefort », explique Jean-Claude Conte. Il précise : « Depuis 2001,
les décisions structurelles prises par le groupe ont condamné les deux
usines. L'arrêt progressif de la boîte à 5 vitesses au profit des
boîtes de nouvelle génération construites aux États-Unis et en
Angleterre menace sérieusement l'avenir des deux usines de
Blanquefort. » Il déplore que les fonds publics attribués généreusement
à l'usine par l'État, par la région et par la communauté de communes
n'aient pas été utilisés à des investissements permettant la sauvegarde
et le développement de l'emploi.
pérenniser le site
Alors que la direction fait des propositions d'accompagnement du
plan social, les syndicats ont de leur côté réfléchi a des pistes pour
pérenniser le site. Pour Jean-Claude Conte, « l'existence d'un pôle
industriel de la voiture propre sur Bordeaux pourrait amener Ford ou un
éventuel repreneur à développer les voitures électriques et hybrides ».
La semaine s'annonce décisive. Samedi, au cours d'une réunion, les
salariés et leurs syndicats ont rencontré les élus régionaux et locaux.
Un comité de soutien devrait être mis sur pied dans les jours qui
viennent.
Clotilde Mathieux
l' Huma du 25 / 02 / 08
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| mardi 26 février 2008, a 22:51 |
| Climat de révolte à Vincennes . |
Au
centre de rétention de Vincennes, les mouvements de protestation contre
l'enfermement se poursuivent. Dont 80 personnes en grève de la faim.
Au centre de rétention de Vincennes 1 (Vincennes
compte en fait deux centres de 140 personnes chacun), le mouvement de
protestation contre l'enfermement se poursuit. D'une part, les
répressions policières continuent à alimenter le climat de révolte,
tout comme le manque de chauffage et d'eau chaude, l'absence de viande
halal alors que 90 % des retenus sont musulmans, le manque de respect
et de « courtoisie » des forces de l'ordre. D'autre part, quatre-vingts
retenus avaient annoncé, mercredi, leur décision de commencer une grève
de la faim, contre leurs conditions de rétention, mais surtout,
estiment-ils, parce que « notre place n'est pas ici ». Rappelons que le
ministère de l'Immigration a calculé qu'il lui faut 150 000 personnes
arrêtées pour parvenir à 25 000 expulsions. Cela fait, effectivement,
beaucoup de gens « qui n'ont rien à faire ici ».
Partageant ce point de vue, ils étaient presque cinq mille, samedi,
lors de la marche anticoloniale partie de Denfert-Rochereau pour le
ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, le ministère
« de la honte », dont ils demandent la suppression. Deuxième initiative
du genre, après la loi du 23 février voulant faire reconnaître
« l'aspect positif de la colonisation », la manifestation, composée
essentiellement des collectifs de sans-papiers, des cégétistes, se
terminait par l'appel à la liberté du peuple palestinien et exigeait la
régularisation des sans-papiers, l'arrêt des expulsions et la
valorisation de toutes les mémoires, y compris de celle des peuples
colonisés qui ont fait les richesses de la France et ont fondé sa
diversité. Plus d'une cinquantaine d'organisations y appelaient.
Dans le prolongement de cette initiative, Uni-e-s contre
l'immigration jetable annonce une manifestation nationale le 5 avril au
départ de la place d'Italie, à Paris, sur le thème : « La xénophobie
d'État tue les droits de tous ».
E. R.
l' Huma du 25 / 02 / 08
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| mardi 26 février 2008, a 22:39 |
| La logique inhumaine des lois anti-immigrés . |
Droits
de l'homme . Les conséquences désastreuses de la politique mise en
place par Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux pour « choisir » les
immigrés et expulser les indésirables.
John Maina. Il avait dix-neuf ans. Il habitait Meudon
et était membre d'un club d'athlétisme du 18e arrondissement de Paris.
Samedi matin, du stade Championnet à la mairie de l'arrondissement, ses
camarades sportifs lui ont rendu hommage « pour qu'il ne soit pas mort
pour rien ». Mort ? Le 15 février, le jeune Kényan s'est suicidé, parce
que l'administration française a refusé de lui reconnaître le droit à
l'asile. « Il avait été enrôlé dans des groupes paramilitaires au
Kenya », explique Sid Hachimi Belhachemi, délégué des sans-papiers des
Hauts-de-Seine : « Il a compris trop tard dans quel engrenage il
s'était pris, il a fui en France en 2006, il a demandé l'asile, il a
expliqué son parcours, et les experts aujourd'hui sont certains qu'il
disait vrai, que John était désespéré. Il avait subi un traumatisme qui
nécessitait une prise en charge : au lieu de cela, l'administration en
a ajouté un autre en refusant de le protéger. Il n'a pas supporté. Il
ne se voyait pas contraint de retourner au Kenya. C'était un champion
d'athlétisme. Nous demandons maintenant qu'il soit régularisé à titre
posthume. Mais il n'est pas seul : il y a des dizaines et des dizaines
de gens à qui l'asile est refusé alors que leur vie est en danger dans
leur pays… » Tous n'en arrivent pas à cette extrémité. Mais a-t-on fait
le compte de tous les jeunes majeurs contraints de renoncer à leurs
études, poursuivis par la police pour être expulsés ? Derniers exemples
en date, dans le Rhône : la police s'est présentée au domicile d'Armel
Abdou (élève de Béjuit, à Bron) et de Rajae (élève à Hélène-Boucher, à
Vénissieux). Ils n'ont trouvé ni l'un ni l'autre. Que leur reste-t-il ?
La clandestinité ou le suicide…
Des familles brisées
L'administration chiffre ses expulsés, et veut ignorer ce qu'ils
laissent derrière eux : enfants séparés de leurs parents, femme séparée
de son mari ou veuve contrainte à rejoindre son pays d'origine parce
que sa situation ne permet plus de justifier sa présence en France…
Alors, au hasard aujourd'hui : Qosai Konafani, ressortissant syrien, a
été interpellé le 18 février à son domicile à La Courneuve. N'ayant pas
reçu, pour cause de déménagement, l'obligation à quitter le territoire
qui lui était destinée, il n'a donc pas pu faire de recours. Il est
marié et le couple a deux enfants nés en France, scolarisés à l'école
maternelle Rosenberg. Il est arrivé en 1994, en situation régulière,
avec une carte de séjour étudiant. Sa femme l'a rejoint en 1999, en
situation régulière jusqu'en 2003. Il a alors demandé un changement de
statut, refusé à plusieurs reprises. Il est docteur en informatique. Il
a soutenu sa thèse de doctorat en 2003 à l'université Paris-XIII. Il
est aujourd'hui titulaire d'une promesse d'embauche au sein de
l'entreprise informatique Perfect System. Il paraît que la France
cherche des informaticiens à l'étranger… « Décision d'expulsion
incompréhensible », note RESF.
Des lieux de vie détruits
Le 12 février, à 6 heures, une vaste opération de police mobilisait
quatre cents agents pour investir, au nom de l'insalubrité, le foyer de
l'AFTAM du 13e arrondissement de Paris. Résultat : les neuf personnes
soupçonnées d'être des marchands de sommeil ne sont pas poursuivies,
tout simplement parce que la réquisition n'avait aucune valeur
juridique. En revanche, la rafle, menée à grand renfort de portes
brisées, a conduit plus de cent personnes en garde à vue, puis en
centre de rétention et enfin devant les tribunaux. Aujourd'hui, au
terme d'un marathon juridique d'une semaine, il reste vingt-trois des
résidents en rétention à Vincennes. Selon la rumeur, deux auraient été
expulsés hier. Tous les autres arrêtés, qui ont été transférés à Rouen,
à Lille ou en d'autres centres, ont été libérés. Le Syndicat de la
magistrature s'est insurgé contre une procédure qui a permis, sous
couvert d'insalubrité, de valider une opération de rafles dans un foyer
subventionné par l'État. « J'habite toujours au foyer, explique D.
Tunkara. Rien n'a été réparé, nous dormons dans des chambres sans
porte. On attend… Ce sont des chambres de 12 mètres carrés, pour 150
euros ; pour les chambres à deux, c'est 280 euros, et pour une
troisième personne, 360 euros. Moi, selon la préfecture, il paraît que
je ne comprends pas le français. Ils ne savent même pas qu'au Mali, le
président, quand il se déplace dans les villages, il parle en français.
Ils ont déjà oublié qu'ils nous ont colonisés… » L'Association
d'alphabétisation des ressortissants d'Afrique de l'Ouest rappelle que
les populations dont sont originaires ces migrants ne survivent que
grâce aux subsides envoyés de France et que leur reprocher un mauvais
français c'est oublier qu'ils sont « la génération qui n'a pas eu
d'école et qui a voulu en construire pour ses enfants ».
Même la logique économique
est entravée
La loi Hortefeux a pour but de privilégier l'immigration de travail,
mais sa logique d'expulsion des sans-papiers ne tient pas compte des
réalités économiques, et encore moins de celle des sans-papiers
salariés. La grève des salariés du restaurant de l'avenue de la
Grande-Armée, à deux pas de l'Arc de Triomphe, en est une preuve
supplémentaire. Pour Raymond Chauveau, responsable CGT, artisan
opiniâtre, avec Droits devant, de cette victoire, « la régularisation
des travailleurs sans papiers n'est plus une question posée, mais une
question à résoudre… Pour avancer dans la négociation, nous ne sommes
pas allés sur la question des dossiers, mais sur celle du travail, avec
photocopie de passeport, de documents d'identité, certificat
d'hébergement, et la direction a déposé les feuilles de paie et les
contrats de travail. Nous sommes restés dans ce cadre. Il n'y aura pas
de rupture du contrat de travail. Les grévistes vont être immédiatement
rembauchés avec leur titre de séjour obtenu jeudi, mais il n'y a pas
d'infléchissement de la politique de Hortefeux. Aujourd'hui, nous avons
la confirmation de nos batailles avec Modelux et Buffalo. Ces
régularisations, nous les avons arrachées. Nous avons imposé le
mouvement syndical et associatif dans un dossier que le gouvernement
voulait réserver aux patrons. Et il a lâché. C'est cela qui compte. »
Émilie Rive
l' Huma du 25 / 02 / 08
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| mardi 26 février 2008, a 22:23 |
| Des chiffres et des êtres . |
Editorial par Michel Guilloux
La froideur des statistiques a beau être l'amie des
pires calculs politiques, elle peut parfois ne pas suffire. Ainsi des
sinistres lois Hortefeux donnant lieu à une sordide surenchère
arithmétique.
D'une année l'autre, les services de police sont sommés de faire du
chiffre sur des étrangers dont la situation irrégulière résulte pour
une large part, faut-il le rappeler, des lois prises depuis 2003 par la
droite. 25 000 reconduites à la frontière pour 2007 ?
Il en faudrait 26 000 en 2008, exige François Fillon. Pourquoi ?
Pour lutter contre « l'immigration clandestine » et « adapter nos flux
migratoires aux besoins de l'économie française », comme le répétait
dernièrement le premier ministre ? Mais alors quels sont les
« efforts » fournis par le gouvernement contre ceux qui tirent profit
de cet état de fait ?
La récente affaire du foyer du 13e arrondissement de Paris a montré
que les marchands de sommeil pouvaient dormir en paix, eux. Quant à
« l'immigration choisie » prônée par le chef de l'État, elle renvoie
aux pires heures de l'exploitation de la main-d'oeuvre immigrée : on
peut y recourir pour faire pression sur les salaires mais elle doit
venir seule. Quant aux patrons voyous qui l'exploitent, sur les
chantiers comme dans les cuisines, tous secteurs peu attractifs auprès
des jeunes du fait des conditions de travail et de rémunération
précisément, on attend toujours de la « fermeté ». Le fait nouveau, et
la manifestation parisienne de samedi l'a rappelé, est que désormais,
si la peur n'a pas changé de camp, les salariés, comme ceux de « La
Grande-Armée », relèvent la tête. Ils refusent de faire les frais d'une
politique motivée avant tout pour séduire l'électorat le plus extrême
de la droite.
Si les sondages ne font pas une élection, leur orientation à la
baisse pour Nicolas Sarkozy confirme que ces ficelles populistes ne
suffisent pas ou plus. De l'inauguration de commissariats flambant
neufs à l'opération de police à grand spectacle de Villiers-le-Bel, en
passant par la volonté de focaliser l'attention de l'opinion publique
sur la loi de rétention, le chef de la majorité a pourtant sorti tout
l'arsenal qui a fait les beaux jours du ministre de l'Intérieur puis du
candidat UMP d'avant mai 2007.
À quelques semaines des élections municipales et cantonales, ce sont
ses promesses sur le pouvoir d'achat que les Français gardent en tête.
Les membres du gouvernement, les élus de l'UMP, les experts de tout
poil ont ces derniers mois multiplié les tentatives d'explication sur
leur moral en berne : il y aurait la hausse des prix « réelle » et la
hausse des prix « ressentie ».
Une nouvelle étude de 60 Millions de consommateurs vient lézarder
ces hasardeuses théories psychologisantes : la flambée des prix des
céréales ne peut suffire à expliquer pourquoi, entre novembre et
janvier, les prix des yaourts, du lait, des fromages, de plus de 200
produits en tout, ont pu augmenter de 10 % à 40 % !
La tenaille des prix qui flambent et des salaires en berne est
toujours plus insupportable. À aucun de ces deux maux il n'est apporté
de réponse viable. « Aujourd'hui, on passe du slogan “travailler plus
pour gagner plus” au slogan “il faut lutter plus pour gagner plus” »,
déclarait samedi Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT,
pointant l'augmentation du nombre de luttes pour les salaires, en
particulier dans la grande distribution, épicentre de la pression sur
le pouvoir d'achat réel, de la précarité et des dividendes versés aux
actionnaires. Il y a là un autre début de réponse au pourquoi la
stratégie du bouc émissaire fait moins recette ces jours-ci.
l' Huma du 25 / 02 / 08
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| mardi 26 février 2008, a 22:08 |
| Un Sarkoshow soufflant le froid et le chaud . |
Salon
de l'Agriculture . Le président de la République a réaffirmé, devant
son auditoire paysan, sa volonté de faire jouer tout son rôle à
l'agriculture française, tout en maintenant des ambiguïtés sur la
position à l'OMC.
Sur le ring des bêtes de concours, la haie d'honneur
était composée de spécimens emblématiques de nos plus belles races
bovines, chevalines, ovines et caprines. Ces animaux ont été présentés
au président de la République avant qu'il ne s'adresse à un public trié
sur invitations personnalisées et rigoureusement contrôlées au moment
d'accéder aux tribunes. Nicolas Sarkozy a repris pour l'essentiel les
quatre orientations qu'il avait défendues à Rennes le 11 septembre 2007
(1).
les responsables de la crise
Cette volonté réaffirmée de faire jouer tout son rôle à
l'agriculture française s'est accompagnée d'une série de critiques
visant pêle-mêle Jacques Chirac et des professionnels agricoles
soupçonnés d'être en bonne partie responsables des crises qu'ils
subissent dans différentes filières de production. « Je ne crois pas à
la posture conservatrice qui a été souvent la nôtre », a-t-il déclaré,
faisant allusion à la volonté de son prédécesseur de vivre sur l'acquis
des budgets communautaires jusqu'en 2013 sans rien réformer d'ici là.
Alors que le propos ne figurait pas dans son texte, Nicolas Sarkozy a
développé une tirade sur le « blocage » de la construction européenne
qu'aurait introduit le « non » français au traité constitutionnel en
2005. Cela pour mieux vanter le « mini-traité » qu'il vient de faire
adopter par le Parlement en ces termes : « Si j'avais dit à nos
partenaires qu'il y aurait à nouveau un référendum sur le traité
simplifié, ils ne m'auraient pas suivi ». Voilà pour la démocratie. Et
de se féliciter en ces termes : « La France qui a dit non a été la
première à ratifier le mini-traité. »
pagaille dans la distribution
À plusieurs reprises, le président de la République a affirmé que
les paysans devaient pouvoir vivre du prix de leurs produits. Mais ce
fut pour leur signifier que cela relevait d'abord de leur propre
responsabilité. Certes, « on ne peut pas laisser les agriculteurs seuls
face à la distribution », a-t-il concédé. Mais il a aussitôt souligné
l'urgence de « structurer l'offre dans des filières où règne la
pagaille, car on ne peut pas toujours dire que c'est de la faute des
autres quand il y a des problèmes ».
Le chef de l'État a prétendu que la loi Chatel votée en décembre
préservait les agriculteurs du racket des distributeurs, omettant de
faire allusion au nouveau texte que prépare Bercy pour le printemps
prochain sur la liberté de négociation des prix donnée aux grandes
surfaces. Samedi, les agriculteurs ont été appelés à centraliser les
offres de mise en marché face à des distributeurs dont les achats
passent désormais par cinq centrales, ce qui est impossible pour des
producteurs atomisés sur tout le territoire. L'avertissement visait
notamment les producteurs de porcs, en occultant le fait que la crise
actuelle est surtout imputable à la flambée des cours des céréales,
laquelle ne peut cesser qu'avec des stocks communautaires plus
conséquents et gérés de manière intelligente.
l'agriculture en europe
Si le président de la République a insisté sur l'importance nouvelle
que doit avoir l'agriculture en France et en Europe, son discours de
samedi matin n'était pas porteur d'un projet susceptible de favoriser
un développement harmonieux de ce secteur économique vital. Un tel
développement implique de nouvelles politiques de régulation en lieu et
place des dérégulations qui se négocient à l'OMC. À ce propos, Nicolas
Sarkozy n'a jamais évoqué (voir ci-dessous) un possible veto de la
France en cas d'accord agricole déséquilibré à Genève. En exigeant de
la « réciprocité » et « de l'équilibre » dans cette négociation, le
président de la République laisse entendre en creux qu'il est prêt à
des concessions sur le volet agricole pour peu qu'un accord global à
l'OMC soit finalement favorable à l'industrie de pointe et aux
entreprises de services. Notons enfin que le volet social du discours
présidentiel promet seulement d'examiner l'évolution des petites
retraites agricoles d'ici la fin du premier semestre 2008.
(1) Lire notre édition du 23 février.
Gérard Le Puill
l' Huma du 25 / 02 / 08
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| mardi 26 février 2008, a 21:47 |
| C H I M U L U S . |

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| mardi 26 février 2008, a 21:09 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
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mercredi 27 février 2008
En kiosque, chez votre marchand de
journaux SALAIRES, PRIX, PROFITS Alors que les prix
flambent et que les profits explosent, les actions pour les salaires se
multiplient. Augmenter les salaires : une urgence économique. L'opinion des
Français est sans appel, comme le confirme notre sondage
IFOP : 81 % considèrent que leur pouvoir d'achat a diminué.
COURCHEVEL : UNE VICTOIRE QUI DONNE DES
AILES ! La grève de la société des remontées mécaniques de
Courchevel a fait plier la direction. Cent euros net d'augmentation pour les
dameurs et 1% pour tous les saisonniers.
« MES
FILMS SONT DES ENGAGEMENTS HUMAINS » Avec Algérie,
histoires à ne pas dire, le cinéaste algérien Jean-Pierre Lledo poursuit sa quête de vérités humaines
en affrontant les histoires sombres de son pays. Entretien.
A NE PAS MANQUER…_
SMOBY : LES ACTIONNAIRES ONT JOUÉ LA CASSE SOCIALE La
reprise de la célèbre entreprise de jouets de Lons-le-Saulnier (Jura) est
ajournée les salariés savent qu'ils feront les frais de ce rachat et attendent
de l'Etat qu'il s'en mêle. Notre reportage.
LE PEUPLE KURDE SOUS LES BOMBES D'ANKARA
L'armée turque intensifie son attaque sur le sol irakien avec le
feu vert de Washington au risque de mettre en cause une stabilité régionale déjà
très fragilisée.
QUELLE MORALE POUR
AUJOURD'HUI ? Yvon Quiniou a lu L'Homme, le bien,
le mal d'Axel Kahn et Christian Godin (éd. Stock). Dans leur entretien, ils
interrogent les développements contemporains d'un vieil héritage.
MUNICIPALES 2008 Trois villes à la loupe : Nanterre, La Courneuve et
Strasbourg. Et notre page Régions avec l'Appel du
93.

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| mardi 26 février 2008, a 04:45 |
| Pourquoi Sarkozy inquiète son propre camp . |

En chute libre dans les sondages, la popularité de Sarkozy avoisine
celles des présidents et premiers ministres du passé dans les moments
les plus tourmentés de leurs mandats. Derrière cet effondrement, il y a
tout d'abord la désillusion chez tous ceux qui, aux présidentielles,
ont écouté les sirènes de la presse et de l'industrie audiovisuelle, et
comprennent qu'ils se sont fait avoir. Mais il y a un élément de ce
retournement qui mérite d'être examiné de plus près. A peine moins d'un
an après son élection, les mêmes journaux, les mêmes magazines, les
mêmes journalistes de télévision qui formaient un vaste orchestre de
propagande en sa faveur – l'accablent désormais de critiques,
s'offusquent de son comportement, l'affublent de surnoms, le
ridiculisent même. Ceci est très significatif. Cela indique que la
classe capitaliste, qui voyait en Sarkozy son champion, est aujourd'hui
profondément inquiète des possibles conséquences de son comportement.
Le magazine allemand Der Spiegel du 27 janvier se
demandait « si le président français est assez mûr pour diriger l'une
des grandes nations nucléaires de la planète ». Le gouvernement passe
d'une crise à l'autre. Les ministres se contredisent entre eux et se
contredisent eux-mêmes. Pratiquement chaque discours donne lieu à des
polémiques, à des démentis et des « recadrages ». Les individus qui
écrivent les discours de Sarkozy – Henri Guaino, Emmanuelle Mignon,
etc. – s'en vantent ouvertement à la télévision, expliquant pourquoi
ils ont mis telle ou telle phrase dans sa bouche. Et la presse reproche
à ces mêmes scribes d'abuser d'un président trop influençable ! Même
les députés UMP n'hésitent plus à proférer des remarques acides à
l'encontre de leur chef suprême. Ils redoutent que l'arrogance, les
provocations et le côté « m'as-tu-vu » du président ne finissent par
réveiller dans la conscience populaire un ressentiment capable, dans
certaines circonstances, de se transformer en une force irrésistible et
qui les emportera tous.
Quand les médias capitalistes essaient de mettre le
président en garde contre l'étalage sans vergogne de sa fortune, de sa
vie de luxe, des largesses dont il bénéficie auprès de ses « amis » et
« frères » milliardaires, de la cour qui s'agite sans cesse autour de
lui, Sarkozy répond qu'il fait au grand jour ce que d'autres faisaient
et font encore en cachette. Justement ! On voit bien là toute la myopie
et toute la bêtise de ce parvenu tonitruant. Si la classe capitaliste «
ne parle pas argent », ne se vante pas de sa richesse, de ses châteaux,
de ses hôtels particuliers et « propriétés » à n'en plus finir, de ses
hélicoptères, de ses jets privés et de tous les autres attributs d'une
vie gagnée sur l'exploitation des autres, c'est pour une très bonne
raison. Le « charme discret de la bourgeoisie » repose sur la
conscience de la précarité de sa position. Il ne faut pas provoquer
ceux qui n'ont rien, ceux qui triment pour simplement tenir la tête
hors de l'eau, qui subissent l'humiliation quotidienne du chômage, des
conditions de logement abominables, de la discrimination raciale.
Sarkozy, lui, est visiblement insensible à cette considération, qui
n'est pourtant pas un détail dans le maintien de « l'ordre établi ».
L'inquiétude de la classe dirigeante est d'autant plus
forte qu'elle sait pertinemment, au-delà de la propagande
gouvernementale, quelles sont les véritables perspectives économiques –
et donc sociales – pour la France. La croissance du PIB, déjà très
faible en 2007, le sera encore plus en 2008. Le chômage et la pauvreté
s'aggravent dans les faits, malgré le trucage des statistiques. Le
pouvoir d'achat se dégrade pour la vaste majorité de la population. Le
gouvernement n'a aucune réponse à ces problèmes. Sa politique tend à
les accentuer, au contraire. Son seul recours consiste à multiplier les
fausses promesses, les diversions et les subterfuges. C'est
l'acharnement contre les travailleurs étrangers, contre les chômeurs.
C'est aussi le spectacle de la cour élyséenne. Pour ne pas qu'ils
regardent autour d'eux, il faut attirer l'attention des travailleurs
vers le haut, là où il « se passe toujours quelque chose » – des
vacances, un mariage, une annonce surprise. Il faut distraire, gagner
du temps.
La diversion permanente, la cacophonie, l'instabilité
au sommet de l'Etat, la volatilité de l'opinion, la déception profonde
de ceux qui croyaient en Sarkozy, l'hostilité croissante de ceux qui
n'y ont jamais cru, la dégradation constante des conditions de vie des
travailleurs, des chômeurs, des retraités, la multiplication de grèves
dans le public et le privé – ce sont autant de signes précurseurs des
grands événements qui nous attendent.
D'ores et déjà, les mobilisations contre le patronat et
le gouvernement seraient bien plus importantes si les organisations
syndicales et les partis de gauche ne se trouvaient pas dans un état
d'impréparation totale. La situation actuelle exige autre chose que des
politiciens pantouflards, craintifs, tellement modérés et responsables
qu'ils ont renoncé une fois pour toutes à la lutte pour le socialisme.
Nous avons besoin de dirigeants combatifs, courageux, aussi déterminés
et implacables que nos adversaires au gouvernement et au MEDEF. Le cœur
du problème, c'est la propriété capitaliste des banques et des grands
moyens de production. Le dirigeant de « gauche » qui n'ose pas y
toucher se condamne à l'impuissance, se condamne à trahir. Le grand
défi des années à venir, c'est le réarmement politique des
travailleurs. Tel est le sens de notre combat.
La Riposte http://www.lariposte.com
De : Virgile Besson
lundi 25 février 2008 site BELLACIAO
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| lundi 25 février 2008, a 22:15 |
| Les prix,leurs ruse . |
Editorial par Maurice Ulrich
On ne sait ce qui l'emporte dans les bureaux de
direction des poids lourds de la grande distribution, de l'indifférence
polie ou de la franche rigolade depuis que Nicolas Sarkozy, à
Noyelles-Godeau, les a appelés à la vigilance. « Il faut faire
attention, a-t-il dit, à ce que dans les grandes surfaces les prix ne
s'envolent pas. » Les prix, en fait, c'est très rusé. À peine
tourne-t-on la tête un instant que hop ! ils en profitent pour monter.
Rien de plus sournois dans le genre qu'un litre de lait, par exemple,
et plus généralement tous les produits d'alimentation de base. En un
an, ils ont augmenté de 4,4 % alors qu'ils représentent plus de 15 % de
la consommation des ménages.
En son temps déjà, Marx ironisait sur les marchandises qui se rendent toutes seules au marché sur leurs petites jambes.
« Les rapports entre les hommes apparaissent sous la forme fantomatique
de rapports entre les choses. » Le chef de l'État croit-il vraiment
abuser l'opinion en faisant mine de croire qu'il suffit d'appeler les
grandes surfaces à la prudence face à ces marchandises qui s'augmentent
toutes seules, pour répondre aux inquiétudes qui grandissent avec une
inflation en hausse à 2,8 % et un pouvoir d'achat au point mort ?
Il est vrai que les marges très confortables de la grande distribution,
tous ces ruisseaux de vif argent qui font les grandes rivières allant
aux actionnaires ne sont pas absolument seules en cause dans ce niveau
d'inflation inconnu depuis quinze ans. Les produits issus du pétrole,
en premier lieu, ont connu selon les cas de 14 à 27 % de hausse en un
an. La faute, entend-on, au baril de pétrole qui s'envole lui aussi et
trompe, faut-il croire, la vigilance des pétroliers. Sauf que la marge
réalisée par les distributeurs sur chaque litre de gazole, qui était de
7 centimes d'euro en octobre, passait en décembre à 9,5 centimes
d'euro. La hausse du baril est certes réelle, qui met en jeu de
multiples facteurs économiques et géopolitiques, mais elle n'en est pas
moins soutenue par une spéculation internationale effrénée, dans le
même temps qu'elle est une source de nouveaux profits pour les majors,
autrement plus promptes, on le sait bien, à répercuter les hausses que
les baisses.
En ce qui concerne l'alimentation, la tension est réelle sur les prix des matières premières agricoles,
dont les céréales. Mais cette tension qui, selon la presse économique,
suscite un vif intérêt chez les investisseurs qui semblent y voir « des
opportunités », si elle a pénalisé les éleveurs, a généré une manne
chez les céréaliers, qui ont vu leurs revenus augmenter l'an passé de
98 %.
Le président, rompant avec la tradition instaurée par son prédécesseur qui « tâtait le cul de vaches »
pour mieux prendre le pouls du monde agricole, entend marquer par un
discours qui se veut très important le Salon de l'agriculture.
Invitera-t-il, là aussi, certains à la prudence et d'autres au courage
face à l'adversité, le tout à la grâce de Dieu ? Le problème, c'est
aussi que tous ses discours sont très importants depuis qu'il a décidé,
à l'approche des municipales, de réoccuper le terrain. De sorte qu'on
ne sait plus lesquels le sont vraiment ou, pour le dire comme Aragon :
« Il y avait tant de grands mots que je ne savais lesquels croire. »
Nicolas Sarkozy et son gouvernement affrontent désormais une lame de fond.
Près de 60 % des Français jugent négativement leur politique
économique. Leur impopularité a gagné toutes les catégories et est très
majoritaire. Mais il y a plus encore. Les annonces faites récemment
comme celle de 200 euros pour les bénéficiaires du minimum vieillesse
sont considérées à 69 % comme « des réactions en urgence pour éviter un
mauvais résultat aux municipales ». Il reste une vingtaine de jours
pour faire qu'un éventuel mauvais résultat pour la droite soit un
excellent résultat pour toute la gauche.
l' Huma du 23 / 02 / 08
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| lundi 25 février 2008, a 21:53 |
| Nous perdons 5000 euros par mois . |
« Nous perdons 5 000 euros par mois »
Victimes
de l'augmentation du prix des aliments composés, les éleveurs de porcs
vivent la crise la plus dure depuis plus de vingt ans.
Au
salon, le village du cochon permet de s'informer sur cette filière très
technique et très productive qu'est devenu l'élevage porcin en France.
Depuis sa ferme de Plouisy, dans les Côtes-d'Armor, Chantal Thomas nous
parle du quotidien des éleveurs en proie à une crise sans précédent en
raison de la baisse des cours de la viande et de la hausse simultanée
du prix des aliments du bétail à base de céréales.
Comment se caractérise la crise actuelle par rapport aux précédentes ?
Chantal
Thomas. Les précédentes crises cycliques intervenaient quand l'offre de
viande porcine excédait la demande, ce qui se traduisait par une chute
sensible des cours. Depuis l'été 2007, le prix du kilo de cochon est
souvent en dessous de 1,20 euro alors que le prix de revient tourne
autour de 1,60 euro. La tonne d'aliments composés a augmenté de 100
euros en quelques mois et nous craignons que cette hausse ne soit pas
terminée. Comme l'offre européenne de viande porcine était supérieure à
la demande européenne dès l'été 2007, les abatteurs et les
distributeurs font supporter toutes les difficultés de la filière aux
éleveurs qui doivent absolument vendre leurs cochons en fin
d'engraissement.
Concrètement, quelles sont les pertes subies par les éleveurs ?
Chantal
Thomas. Nous perdons entre 30 et 40 euros par cochon engraissé. La
différence entre ces deux chiffres est imputable aux performances
techniques et au niveau d'endettement des éleveurs. Quand on vient de
démarrer dans la production ou de faire un gros investissement, on est
davantage fragilisés. Avec 100 truies et l'élevage de leur progéniture,
mon mari et moi perdons 5 000 euros par mois. Nous tenons encore, mais
j'entends dire que certains éleveurs sont sur le point d'arrêter et que
d'autres risquent de ne plus bénéficier des crédits dont ils ont
besoin. La situation est très grave.
Pourtant, hormis la manifestation de Rennes le 19 janvier, les éleveurs n'ont pratiquement pas bougé. Comment l'expliquez-vous ?
Chantal
Thomas. Moi je suis à la Confédération paysanne. Avec mon syndicat,
nous disons qu'il vaut mieux vendre plus tôt et réduire le poids des
carcasses de porcs ; pratiquer nous-mêmes un peu de régulation en cas
d'offre plus forte que la demande pour faire remonter les cours. Ce
n'est pas le choix des leaders de la profession, qui, dans la mouvance
FNSEA, sont aussi à la tête de groupements de producteurs, des
coopératives productrices d'aliments et de certaines unités d'abattage.
Eux ne voient de salut que dans une nouvelle concentration de l'offre.
Sans vraiment se soucier des drames sociaux et humains que provoque
cette stratégie. Du coup, beaucoup d'éleveurs sont trop désespérés pour
agir.
Entretien réalisé par
G. L. P. l' Humadu 23 / 02 / 08
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| lundi 25 février 2008, a 21:39 |
| Sarkozy congratule les bigots . |

carte postale du jour (d'après le soir, belgique) :
Sarkozy congratule les bigots
lundi 25 février 2008, 13:19
Nicolas Sarkozy, chanoine honoraire de la basilique
St-Jean de Latran à Rome, a fait parvenir un message de « félicitations
» à quatre diacres catholiques traditionalistes qui y ont été ordonnés
samedi. Un message ravivant une polémique de plus à l'actif du
président français.
Ce message a été lu à la fin de la cérémonie
d'ordination de quatre diacres – deux Français, un Italien et un
Polonais – par l'abbé Philippe Laguérie, supérieur de l'institut
traditionaliste du Bon Pasteur, a précisé un témoin.
Mgr Laguérie a précisé que le président français a «
confié le soin à son chef de cabinet » de souligner combien il avait
été « sensible » à la nouvelle de ces ordinations et de transmettre «
personnellement tous ses voeux et ses félicitations aux futurs diacres
».
Le Bon Pasteur, dont le siège est à Bordeaux, est une
structure créée par le pape Benoît XVI en septembre 2006 pour ramener
les disciples de l'évêque intégriste Marcel Lefebvre dans le giron de
l'Eglise catholique.
La France est un des bastions des Lefebvristes qui
célèbrent la messe en latin dite « tridentine » et refusent les
enseignements du concile Vatican II sur la liberté religieuse et le
dialogue inter-religieux.
Avant de réintégrer l'Eglise catholique avec l'institut
du Bon Pasteur, l'abbé Laguérie a été de 1984 à 1997 le curé de
l'église Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris, occupée illégalement par
les intégristes depuis 1977.
Nicolas Sarkozy s'était déplacé le 20 décembre dernier
à Rome pour recevoir le titre de chanoine d'honneur de St-Jean de
Latran, la cathédrale du pape, une distinction purement honorifique
accordée aux rois et présidents français depuis Henri IV au 17e siècle.
Le discours qu'il avait prononcé à cette occasion a
provoqué une vive polémique en France. Sarkozy y a exalté les « racines
chrétiennes de la France » et évoqué « les souffrances » provoquées
chez les catholiques par la mise en oeuvre de l'instauration de la
laïcité avec la loi de 1905.
De : le soir
lundi 25 février 2008
site BELLACIAO
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| lundi 25 février 2008, a 21:01 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
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mardi 26 février 2008
En kiosque, chez votre marchand de
journaux LOI PÉNITENTIAIRE : RÉVÉLATION L'Humanité a obtenu le texte de la future loi pénitentiaire en
cours de rédaction à la Chancellerie. Le manque d'ambition des premières
ébauches de ce projet inquiète syndicats et associations. Pour Patrick Marest,
délégué international de l'Observatoire international des prisons « ce projet
est une imposture ».
PRIX À LA CONSOMMATION : DES
HAUSSES INJUSTIFIÉES L'inflation n'empêche pas d'augmenter les
salaires. L'enquête publiée par « 60 Millions de consommateurs » pointe des
hausses supérieures à 40% en trois mois sur de nombreux produits.
MUNICIPALES 2008 A Paris, les illusions de Panafieu s'effritent. Bertrand
Delanoë s'appuie sur son bilan et sait intégrer les positions de ses
partenaires. Il fait la course en tête. Des villes à
la loupe : Tarnos, Firminy, Rives-de-Gier, Unieux.
A NE PAS MANQUER…_
RÉTENTION DE SÛRETÉ Le premier Président de la Cour
de cassation, Vincent Lamanda, a déjà prévenu qu'il ne contredirait pas le
Conseil Constitutionnel.
CHYPRE ÉLIT UN PRÉSIDENT
COMMUNISTE Les électeurs chypriotes ont tranché en faveur d'une
relance du processus d'unification de leur île. Portrait du nouveau chef de l'Etat : Demetris
Christofias.
ALLEMAGNE. DIE LINKE À
HAMBOURG AUSSI Pour la troisième fois en l'espace de quelques
semaines, la nouvelle formation de gauche est parvenue à faire son entrée dans
le Parlement d'un Land de l'ouest de l'Allemagne.
« L'ÉLÈVE EN ÉCHEC, PAR ESSENCE, N'EXISTE PAS »
Entretien avec le chercheur Stéphane Bonnéry, auteur de Comprendre l'échec scolaire ed. La Dispute.
EXPOS. UN FAUVE QUI PERDIT SES GRIFFES Maurice de
Vlaminck à qui le musée du Sénat, à Paris, consacre une belle exposition fut
avec Matisse, Derain, Signac, de ceux qui firent exploser la couleur au début du
XXe siècle

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| lundi 25 février 2008, a 18:59 |
| Le rôle des résistants communistes juifs... |
lundi 25 février 2008
(10h26) : Le rôle des résistants communistes juifs dans le sauvetage des enfants juifs (video "La traque de l'affiche rouge")
3 commentaires

(Retour sur le documentaire France2/arte : la Résistance en France)
de Max Weinstein Ancien résistant de l'Union de la Jeunesse Juive et ses Groupes de Combat (zone sud) Vice Président de M.R.J.-M.O.I.
Le documentaire sur la Résistance, diffusé mardi soir
19 février soir sur FR2, s'il est plein de bonnes intentions, ne donne
pas la réalité des évènements tels qu'ils se sont passés.
Parler du sauvetage des enfants juifs à partir des
dirigeants de l'UGIF me semble réducteur. C'est oublier que l'UGIF a
été constituée à l'initiative de l'occupant nazi, tout comme le
Judenreich en Allemagne. Même et y compris si certains des dirigeants
de l'UGIF espéraient s'en servir pour la bonne cause, la défense et la
sauvegarde des familles juives, la réalité, qui n'apparaît pas
tellement dans le document, a fait que les fichiers constitués ont été
utiles aux allemands et à la police française pour accentuer la
répression contre les familles juives, les arrêter et les déporter.
Ce documentaire est réalisé de telle sorte qu'on a
l'impression que la population française s'est dès le début de
l'occupation portée au secours des juifs.
On a aussi l'impression que la Résistance à l'ennemi et
ses soutiens s'est développée sans attendre, ce qui est faux. Il a
fallu du temps à ceux de la société française qui voulaient résister
pour s'organiser, mettre en place les réseaux.
La révolte des mineurs du Nord de la France est montrée
comme un phénomène spontané alors que les militants communistes en
étaient les initiateurs et dirigeants.
C'est tout du même tonneau dans cette émission : éviter
d'avoir à faire connaître le rôle qu'ont joué les communistes dès
l'entrée des armées nazies en France. C'était aussi une façon d'éviter
d'avoir à évoquer le rôle important des communistes juifs de la MOI dès
le début de la guerre. Ils en ont payé le prix fort.
Ce documentaire, tout à fait dans la ligne des
campagnes qui ont visé à minimiser la Résistance des communistes depuis
de longues années, les reprends à son compte en faisant partir la
résistance des communistes de l'invasion hitlérienne de l'URSS.
Je ne sache pas qu'il y ait eu un seul autre parti, en tant que tel, qui se soit engagé comme l'a fait le P.C.F.
De plus, il ignore complètement, en faisant la part
belle aux Eclaireurs Israélites de France et autres mouvements,
l'action décisive des résistants de l'U.J.R.E. pour le sauvetage des
enfants, en particulier, le coup de Vénissieux dont il est largement
fait écho.
Ma tante Sabine, actuellement en Israël, âgée de 94
ans, qui fut de ces femmes de l'Union des Femmes juives clandestine à
participer à cette action formidable, serait sans doute indignée de
cette partialité. Et puis, parler de monseigneur Salièges et de sa
lettre pastorale, sans citer le nom de celui qui lui avait rendu visite
pour l'alerter sur la situation des juifs, Charles Lederman, un des
dirigeants de l'OSE, Oeuvre de Secours à l'Enfance, sous prétexte sans
doute qu'il était un militant communiste, est un scandale.
Ce scandale à propos de Charles Lederman est fréquent
et bien des historiens se gardent bien de le citer lorsqu'ils abordent
cette question.
Le regard révisionniste qu'ont porté sur l'histoire de
ce temps les réalisateurs de ces films laisse mal augurer de ce que
vont être les quatre films qui vont être projetés sur France5.
En tant qu'ancien résistant, communiste d'origine
juive, je sais que la Résistance n'est pas l'apanage des seuls
communistes, qu'elle fut multiforme.
Au fur et à mesure des mois, elle s'est organisée, elle a grandi.
Laisser entendre, comme on pourrait le croire à la vue
du documentaire, que les français se sont engagés dès l'abord dans la
résistance ou dans son soutien, est une façon erronée d'écrire
l'histoire.
Je me souviens encore de la foule énorme qui est venue
acclamer Pétain peu avant le débarquement du 6 juin 1944 sur la Place
des Terreaux à Lyon où je me trouvais.
Il y a eu des résistants, certes, mais les juifs
avaient plus de raisons que d'autres de se méfier et de s'engager dans
la lutte contre l'envahisseur. Ce qui fut le cas, dès avant
l'occupation allemande par la création par les juifs de la MOI du
mouvement « Solidarité », puis, par la suite, des organisations de
résistance active que furent l'UJRE (Union des Juifs pour la Résistance
et l'Entraide), l'U.J.J. (Union de la Jeunesse Juive), l'U.F.J. (Union
des Femmes Juives).
Je n'oublie pas les groupes de F.T.P. de la M.O.I. où
les jeunes juifs, aux côtés d'autres antifascistes, firent merveille.
Cela ne diminue en rien les mérites des dirigeants du comité Amelot
dans lequel figuraient aussi des communistes juifs.
Sans doute n'est-il pas dans l'air de notre période de
reconnaitre enfin sans réticence, sans a priori et sans
arrière-pensées, ce que fut le rôle des communistes dans la Résistance
à l'ennemi, dès l'occupation de notre territoire, sans négliger pour
autant la Résistance dans son ensemble et sa diversité.>
Fraternellement,
Max Weinstein
Ancien résistant de l'Union de la Jeunesse Juive et ses Groupes de Combat (zone sud)
Vice Président de M.R.J.-M.O.I.
"La traque de l'affiche rouge" (1/4)
"La traque de l'affiche rouge" (2/4)
"La traque de l'affiche rouge" (3/4)
"La traque de l'affiche rouge" (4/4)
De : Max WEINSTEIN
lundi 25 février 2008 site BELLACIAO
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| lundi 25 février 2008, a 04:35 |
| Les Miko toujours combattifs . |
Agroalimentaire . La direction infléchit un peu ses positions alors que la fin des négociations approche.
Après
plus d'un mois de conflit, les salariés de l'usine Cogesal-Miko de
Saint-Dizier (Haute-Marne) sont toujours aussi déterminés. Leur
persévérance commence d'ailleurs à porter ses fruits. Alors que jusqu'à
présent la direction d'Unilever refusait toute discussion sur les
contre-propositions des syndicats, elle a accepté jeudi une
augmentation des volumes de production de 5 millions de litres
supplémentaires. « On en réclame 20 millions, mais c'est déjà ça »,
précise Philippe Peuchot, secrétaire fédéral de la CGT agroalimentaire
(FNAF).
Autre signe d'ouverture : la direction a
accepté l'idée d'une ou deux journées supplémentaires de négociations
du plan social, qui devait initialement s'achever lundi 25 février. La
réunion avec le préfet, qui s'est déroulée avant-hier, n'est sans doute
pas sans rapport avec cet infléchissement. Tout en soulignant que
l'État n'avait pas vocation à s'immiscer dans les négociations, le
préfet avait pointé trois points de blocage : les questions économiques
et de volumes, les mesures d'accompagnement et la reconnaissance des
carrières longues et de la pénibilité.
Si la
direction de Miko continue à vouloir axer les négociations sur les
mesures d'accompagnement social, les syndicats, eux, persistent à
vouloir discuter de la pérennité du site. « On est ouvert à toute
discussion sur ce sujet-là », indique la CGT. Pour marquer leur
détermination, les ouvrières de l'usine, dont la direction a suspendu
les salaires, devaient faire une quête devant le magasin Cora de
Saint-Dizier aujourd'hui. Une opération du même type est prévue pour
mercredi, mais cette fois devant l'enseigne Auchan. Les syndicats ont
également demandé une table ronde à l'Élysée.
A. C. l' Huma du 23 / 02 / 08
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| dimanche 24 février 2008, a 22:14 |
| Ben Ali,9 ans,en "garde à vue" : "S'il avait été blabc,ça aurait été différent" |
Par Pierre BOUKHALFA le samedi 23 février 2008, 23:12 - Victimes d'exclusion/répression
- Lien permanent
Des agents de police du commissariat du 18ème, à Paris, ont entendu Ben Ali, 9 ans, pendant 4 heures.
Par La rédaction du Post , le 20/2/2008
Sa mère raconte au Post.
Mardi 12 février, école Clignancourt, Paris 18è, cours
d'informatique, CM1. Ben Ali, 9 ans, se chamaille avec Ciline, 9 ans.
Elle l'insulte et le traite de "con", il la gifle. Une heure plus tard,
il est au commissariat de la Goutte d'Or, pour quatre heures de garde à
vue.
Nadjet Benadjenia, 31 ans, la mère de l'enfant, ne décolère pas. Elle raconte au Post.
Que s'est-il passé ?
"Le 12 février, vers 12h30, j'ai reçu un appel sur mon portable.
C'était le directeur de l'école. Il m'a dit "Je suis en présence de
policiers" et m'a aussitôt passé un agent de police. "On embarque votre
fils au commissariat de la Goutte d'Or. Venez le chercher" m'ont-ils
seulement déclaré."
Comment ça s'est passé au commissariat ?
"A 13 h, j'arrive au commissariat. Je me présente. On me fait patienter
30 mn en salle d'attente. Je ne sais pas comment va mon fils, je ne
comprends pas. Vers 13h30, on m'invite à monter au 3è étage. J'y croise
la mère de Ciline. Sans même savoir ce qu'il s'est passé, je m'excuse,
pensant que cela devait être très grave pour qu'on en soit arrivés là.
A ce moment-là, je crois que c'est l'école qui a appelé la police, je
ne peux pas imaginer qu'une mère ait pu le faire. J'ai vu la petite
Ciline, elle n'avait ni bleu ni hématome."
Quelle a été le comportement des policiers ?
"Vers 14h, quand j'ai enfin pu voir mon fils, j'ai dit aux agents,
choquée : "Comme vous semblez agir à l'américaine, vous n'avez qu'à lui
faire visiter les locaux de la garde à vue pendant que vous y êtes !"
Ils m'ont prise au mot ! Je n'en revenais pas. Ils ont emmené Ben Ali
dans les salles de garde à vue, avec toutes les autres personnes en
garde à vue, sans moi. J'ai su par la suite qu'ils avaient considéré ma
question comme une agression."
Ben Ali a-t-il été entendu seul ?
"De 14h à 15h30, je suis restée encore seule, assise sur un banc,
pendant qu'on interrogeait mon fils. Après, la police m'a fait croire
que c'est le directeur qui les avait contactés pour venir chercher mon
fils. Je n'ai revu Ben Ali qu'à 16h15. Il n'avait rien bu ni mangé
depuis son petit-déjeuner."
Qu'avez-vous fait après être sortis du commissariat ?
"On est sortis vers 16h20 et on est rentrés à la maison, sonnés. A
17h30, je me suis entretenue avec le directeur de l'école. Il m'a
affirmé qu'il n'avait pas appelé la police. Il m'a raconté que quand la
police est arrivée à l'école, il s'est opposé au fait que mon fils soit
emmené au commissariat. La police lui a répondu qu'elle se substituait
à son rôle de décideur et qu'il n'avait pas le choix. Il a appelé
l'inspecteur qui lui a conseillé de ne pas s'opposer. Il n'a rien pu
faire."
Comment va Ben Ali ?
"Il a souffert de grosses migraines pendant deux jours, dues au choc,
selon le médecin. Il est choqué, mais c'est à l'école que c'est dur.
L'autre jour, il m'a dit :"Maman, dis-leur que j'ai pas été en prison,
ils ne me croient pas !"
Et les autres enfants ?
"Je sais que plusieurs enfants ont été très choqués. Certains n'ont
même pas osé en parler à leur parents car pour eux c'était tellement
grave qu'ils n'osaient pas en parler"
Avez-vous parlé à la mère de la petite Ciline ?
"Non, pratiquement pas. J'ai su que, compte tenu des conséquences de
son appel, elle avait voulu retirer sa plainte. La police lui a dit que
ce n'était pas possible, car elle devait écrire au procureur."
Que pensez-vous de tout ça ?
"Je vis dans le 18ème depuis 30 ans et sais très bien comment la police
y fonctionne, c'est-à-dire de façon très particulière. Je suis séparée
du père de Ben Ali depuis 6 ans, et, à l'époque, j'ai subi des
violences conjugales. Eh bien, alors qu'ils ne me sont jamais venus en
aide quand j'en avais besoin, la police a été raconté cela,
c'est-à-dire ma vie privée, à la mère de Ciline ! Mon fils a subi un
traumatisme, il a été victime d'une injustice, qui plus est dans
l'enceinte de l'école. Il s'agit d'une vraie discrimination. S'il avait
été question d'un pett blanc, croyez-moi, les choses se seraient
passées différemment."
http://www.lepost.fr/article/2008/02/20/1101663_ben-ali-9-ans-en-garde-a-vue-s-il-avait-ete-blanc-ca-aurait-ete-different.html
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| dimanche 24 février 2008, a 21:49 |
| Casse-toi alors,pauvre con".En France ! Tout est il permis ? |
Par philippe tixier le dimanche 24 février 2008, 18:43 - poli-tic
APRES :
Déménagement musclé de SDF place de la bourse !
Une police qui fait tellement peur qu'on se défenestre pour y échapper !
Fouille musclée (portes broyées) et arrestation dans un foyer de travailleurs !
Arrestation musclés et filmée (1200 policiers) dans un quartier !
Aujourd'hui on met en joue les sans-papiers :
Mandeep S.... a été arrêté ce matin samedi 23 février à 10 h dans
les rues de Ribemont /Ancre dans des conditions limites : il a été mis
en joue par les policiers alors qu'il se trouvait dans la rue, sur le
trottoir..
Y a-t-il encore de la mesure chez nos gouvernants ?
pour voir malheureusement une démesure :
Et je ne parle pas du dernier dialogue présidentiel au salon de l'agriculture, tout est dans la mesure !
"ah non, touche-moi pas".
"Casse-toi, alors", répond M. Sarkozy.
"Tu me salis", enchaîne le badaud.
"Casse-toi alors, pauvre con", réplique le président. |
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| dimanche 24 février 2008, a 21:26 |
| Maison Boutin : la promotion du jour ! |
Après l'échec patent de la maison Borloo à 100 000 €, voilà la maison
boutin à 15€ par jour. Nul doute, qu'à ce rythme, cette surenchère
marketing conduira le prochain ministre à proposer la maison à 1€ de
l'heure.
Si la France ne vivait pas une crise aussi grave du logement, ces
déclarations pourrait prêter à sourire. Mais la situation est
préoccupante et le logement ne peut être traité comme la promotion du jour.
Non, le temps n'est pas à échafauder des gadget farfelus, les français
ont besoin d'un engagement fort de l'Etat pour répondre aux besoins de
logement ainsi qu'au problème du pouvoir d'achat.
Parti communiste français
Paris, le 22 février 2008 |
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| dimanche 24 février 2008, a 20:53 |
| Chypre : Le candidat communiste élu président . |
Dimanche 24 Février 2008 - 19:26
Le communiste Demetris Christofias, 61 ans, a recueilli 53,36% des voix
contre 46,64% à l'ancien ministre conservateur des Affaires étrangères
Ioannis Kasoulides, 59 ans, selon les résultats officiels définitifs
Le candidat communiste Demetris Christofias , partisan d'une reprise
des pourparlers sur la division de Chypre, dont la partie nord est
occupée par la Turquie depuis 1974, a remporté dimanche le second tour
de l'élection présidentielle devant son rival conservateur. Le taux de
participation a dépassé les 90%.
Dans les rues de Nicosie, des concerts
de klaxons ininterrompus ont salué la victoire du candidat communiste,
qui devient ainsi le sixième président de l'ancienne colonie
britannique indépendante depuis 1960, une semaine après la défaite du
sortant Tassos Papadopoulos, 74 ans.
Devant le quartier général du parti
communiste à Nicosie, une foule de partisans de M. Christofias fêtaient
leur nouveau président, favori de l'élection, en agitant des drapeaux
chypriotes arborant le slogan "une société juste" ainsi que les
drapeaux rouges du parti et des portraits de Che Guevara.
"Demain est un nouveau jour et nous aurons devant nous de nombreuses
difficultés, a lancé le nouveau président. Nous devons rassembler nos
forces pour parvenir à la réunification de notre patrie". "Je veux
adresser un message d'amitié aux Chypriotes-turcs, le message d'un
combat commun pour réunifier notre patrie, pour que nous gérions nos
affaires sans intervention étrangère", avait déclaré le vainqueur après
avoir déposé son bulletin dans l'urne.
Premier dirigeant du Parti communiste
chypriote candidat à une présidentielle, M. Christofias devient le seul
chef d'Etat communiste dans un système présidentiel au sein de l'Union
européenne. Christofias devient le seul chef d'Etat communiste au sein
de l'Union européenne.
C'est d'ailleurs justement son
attitude envers l'Europe qui pourrait poser quelques problèmes. Son
parti Akel n'est pas du tout un ardent supporteur de l'Union
européenne. Il n'est pas non plus spécialement attaché à l'économie de
marché, à la globalisation ou à l'euro.
Mais, pour les électeurs, c'est
l'espoir de résoudre les problèmes de dialogue avec les
Chypriotes-turcs qui compte le plus. Le nouveau président est souvent
présenté comme l'homme de « l'unité », capable de remettre le processus
de paix chypriote sur les rails. Nicolas Maury
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| dimanche 24 février 2008, a 19:00 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
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dimanche 24 février 2008
En kiosque, chez votre marchand de
journaux LE SALE BILAN DES LOIS HORTEFEUX Plusieurs
milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris pour demander l'arrêt de la
chasse aux étrangers. La politique Sarkozy-Hortefeux pour « choisir » ses
immigrés et expulser les indésirable brise des hommes et des familles, saccage
des lieux d'habitation et ignore même la logique économique qu'elle prétend
défendre. Le fiasco de l'opération spectaculaire du foyer de l'AFTAM de 13e
arrondissement : aucune poursuite contre les marchands de sommeil parce que la
réquisition n'avait aucune valeur juridique ! Mais la rafle a mené plus de cent
personne en garde-à-vue, puis en centre de rétention et enfin devant les
tribunaux ! À suivre…
« JE N'AIMERAIS PAS QU'ON TOUCHE À L'EXCEPTION
CULTURELLE FRANCAISE » C'est ce qu'a demandé Jeanne Moreau lors de la
cérémonie des Césars. Le cinéma d'auteur a encore une fois été reconnu avec
« La graine et le Mulet » et « Persépolis ». Mais le message de Mathieu Amalric a été "écourté".
L'Humanité en publie les passages manquants !
MUNICIPALES À
CORBEIL, LE DUEL SERGE DASSAULT - BRUNO PIRIOU Face au maire
sortant UMP, épinglé pour sa gestion et pour avoir livré la ville aux promoteurs
immobiliers, la liste « lavillensemble » peut créer la surprise. SAINT-ETIENNE : LA GAUCHE FACE À LA FOLIE DES GRANDEURS
Dans la ville des « verts », la division à droite permettra-t-elle à la
gauche rassemblée de reconquérir la municipalité ? Analyse.
À NE PAS MANQUER…
LE PRESIDENT SARKOZY ATTAQUE L'ÉTAT DE DROIT
En saisissant la Cour de cassation afin de contrer les limites posées par le
Conseil constitutionnel sur l'application de la rétention de sureté, le
président déclenche la polémique. Notre
décryptage.
L'HOMMAGE AUX FUSILLÉS DU MONT VALÉRIEN En
compagnie d'un dirigeant allemand, le président de la République a longuement
évoqué les figures de l'abbé Stock, d'Honoré d'Estienne d'Orves et du communiste
Joseph Epstein : « français, mais aussi étrangers, et parfois même allemands,
catholiques, juifs, communistes. »
LE LIBAN DE
GEORGES CORM L'économiste et historien libanais analyse le blocage
et les risques d'un conflit permanent.
En kiosque, chez votre marchand de
journaux
FOOTBALL. La campagne antiraciste sur les
stades parasitée par de nouveaux incidents à Bastia.
LES FORD PRETS A SAUVER LEURS EMPLOIS JUSQU'AU
BOUT Semaine décisive pour les salariés de Blanquefort (Gironde).
La direction les met au chômage technique. |
LE FIL ROUGE
Dossiers
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| dimanche 24 février 2008, a 18:26 |
| Ford Blanquefort a un avenir . |
Le site
industriel de Ford Blanquefort est menacé. Pourtant des solutions
existent pour maintenir l'emploi et l'activité industrielle de Ford en
Gironde.
Ci-dessous la pétition que font signer les communistes partout dans le
département.
22 février 2008
La direction de Ford ne le cache plus,
le site de Blanquefort avec ses 1800 salariés est menacé de
disparition. Alors que les syndicats alertent depuis des années devant
une telle échéance, la direction a toujours voulu être rassurante.
Alors que les syndicats demandent depuis des années des investissements
pour assurer le devenir de Blanquefort, la direction s'y était engagée
en 2001 sans qu'un euro apparaissent depuis. Aujourd'hui face à la
mobilisation des salariés, elle utilise les tribunaux et
l'intimidation. Mais c'est Ford qui doit être condamné !
L'entreprise doit s'engager à faire les investissements nécessaires
pour ouvrir des alternatives industrielles (boîtes 6 ou 7 vitesses,
véhicules électriques ou hybrides). Mais aussi les pouvoirs publics
doivent développer la recherche pour promouvoir des productions utiles
au développement. Si la direction a su réaliser des profits pendants
des années avec l'usine de Blanquefort, elle a aujourd'hui une
responsabilité sociale et économique pour investir sur ce site.
Je m'associe aux propositions et à la lutte des salariés de Ford pour le maintien de l'emploi |
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| dimanche 24 février 2008, a 18:02 |
| Le P.C.F condamne l'intervention militaire contre les Kurdes . |
Turquie :
Le PCF condamne l'intervention militaire contre les kurdes
Communiqué de presse du Parti Communiste Français
22 février 2008
Le
Parti communiste français condamne l'intervention militaire de la
Turquie au Kurdistan irakien. Une fois encore, le gouvernement d'Ankara
choisit la force armée et la répression comme seule réponse à
l'exigence du respect des droits du peuple kurde dans un conflit qui a
fait plus de 37.000 morts depuis 1984.
Cette politique de guerre n'obtiendra pas plus de
résultats qu'elle n'en a obtenu jusqu' aujourd'hui. Elle suscite en
Europe de vives préoccupations sur les déstabilisations graves
auxquelles elle peut conduire. Les autorités allemandes et la
Commission européenne elles-mêmes ont exprimé leurs craintes et leurs
doutes sur la politique d'Ankara. Londres a demandé le retrait des
forces armées turques.
Les autorités françaises se doivent d'exprimer leur
refus de cette politique de force. Elles doivent exiger des autorités
turques le retrait de leurs troupes, le respect du droit international
et de l'intégrité territoriale irakienne, tout en appelant à une
approche constructive de la question du Kurdistan et des droits du
peuple kurde. Ce n'est qu' ainsi que la paix peut être assurée en
asséchant les sources politiques de l'insécurité et de la violence. Un
Etat qui aspire à l'adhésion à l' Union européenne ne peut se permettre
de bafouer le droit et les règles les plus élémentaires des relations
internationales sans que l' Union et ses membres ne réagissent avec
fermeté.
Parti communiste français
Paris, le 22 février 2008. |
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| dimanche 24 février 2008, a 17:44 |
| Le bouclier fiscal fonctionne bien ! |
Le bouclier fiscal fonctionne bien :
Le fisc rembourse bien les contribuables aisés
Edifiant : 2 398 contribuables, parmi les plus aisés, ont touché chacun 50.000 euros en moyenne grâce au bouclier fiscal.
Par Muriel Gremillet / LIBERATION.FR
21 février 2008
C'est
ce qu'on appelle un télescopage. Alors que le budget présenté par
Christine Lagarde et Eric Woerth serre la vis, notamment par le nombre
de suppression de postes de fonctionnaires.
Un document, que Libération s'est procuré, donne les premiers résultats du bouclier fiscal.
Ce dispositif plafonnant à 60%, puis à 50% des revenus
d'un contribuable le montant de ses impots, commence à bien
fonctionner. Depuis le premier janvier, les contribuables les plus
aisés demandent aux services fiscaux une restitution, c'est à dire un
chèque de remboursement de trop-perçu de leurs impôts.
Et les premiers résultats, sont assez édifiants : 2398
contribuables ont bénéficié de cette restitution. 2398 contribuables
qui se partagent 121 107 041 euros. Soit en moyenne, un chèque de 50
000 euros par contribuable.
Les dossiers viennent majoritairement de contribuables
parisiens, puis de la région PACA, du Languedoc Roussillon et du Nord
pas de Calais.
Tous le monde ne subit pas de baisse de pouvoir d'achat NON ! |
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| dimanche 24 février 2008, a 17:16 |
| Banlieue rouge,Bartolone passe la ligne jaune . |
Seine-Saint-Denis
. Pour s'emparer de la présidence du conseil général, le PS critique
subitement une gestion à laquelle il a pourtant toujours été associé.
À
l'assaut ! Plusieurs organes de presse relaient à présent l'offensive
menée par le Parti socialiste et Claude Bartolone contre la présidence
communiste du département de la Seine-Saint-Denis. Ça donne des
articles au fort relent de guerre froide. « Le PS s'attaque aux
bastions communistes », titre le Parisien. « Le parti de Maurice
Thorez », « l'ancien parti de Marchais » voit donc « son dernier gros
bastion » menacé. Le Nouvel Observateur va plus loin encore : « Les
tauliers rouges ont décliné », et la ligne « du communisme impérial » a
produit « des brimades et du favoritisme » et « des chômeurs, du
déclin, de la barbarie ». Rien de moins ! L'hebdomadaire choisit son
camp sans fard en écrivant que Claude Bartolone « irradie de bonheur
anticipé » et « s'imagine déjà relancer le département, en faire un
modèle d'innovation et de prospérité ».
la seine-saint-denis, recroquevillée ?
À
la vérité, ces articles de presse sont à l'aune de la campagne
socialiste. Le conseiller général PS de La Courneuve, Stéphane
Troussel, avance qu'il est « insupportable pour (les communistes) de
subir un test démocratique ». Selon Alain Ramos, qui conduit une liste
dissidente avec le Modem au Blanc-Mesnil, « la ville étouffe dans une
gestion clientéliste »…
S'ajoutant à un
anticommunisme un peu désuet, l'angle d'attaque de Claude Bartolone est
que la Seine-Saint-Denis sous gestion communiste serait un département
recroquevillé. « À force de vouloir faire bande à part, le PC a isolé
ce département », prétend-il. Parlant de son réseau de chefs
d'entreprise, Claude Bartolone annonce : « Plein de copains viendront
m'aider si on gagne ! » Député de la Seine-Saint-Denis depuis
longtemps, pourquoi ne les a-t-il pas déjà fait venir ?
« Je
suis indigné de ces outrances, il y a mieux à faire contre Sarkozy »,
s'offusque Jean-Charles Nègre, vice-président du conseil général. « Je
les comprends d'autant moins que les conseillers généraux socialistes
ont toujours été associés à la gestion du département », précise-t-il.
En charge du développement économique, il met en avant l'action dans ce
domaine. Le département participe au développement des zones
d'activités dynamiques de Plaine-Commune, Montreuil et de Roissy. Les
sept chartes pour ldéjà signées avec des grandes entreprises ou des
secteurs d'activités - SNCF, Veolia, RATP ou la Fédération française du
Bâtiment - ont permis l'embauche de 1 300 Séquano-Dionysiens, dont des
allocataires du RMI. Le 93 est le seul département à avoir signé avec
l'État une clause d'insertion dans le plan de rénovation urbaine. Cette
clause va permettre l'embauche de 2 200 chômeurs.
le 93 en tête pour les créations d'emploi
« Les
conseillers socialistes ont parfois critiqué notre audace en la
matière, précise Jean-Charles Nègre. Ils souhaitaient par exemple la
suppression de l'exposition Et v'la le travail ! qui a permis de mettre
en valeur nos atouts et ceux des entreprises auprès de 25 000
visiteurs. » En tête pour les créations d'emplois et le taux de
création d'entreprises, la Seine-Saint-Denis agit pour que toute la
population profite de ses atouts et que les plus pauvres ne soient pas
rejetés dans les ghettos lointains. Est-ce cette originalité-là qu'on
voudrait effacer ?
Olivier Maye l' Humadu 23 / 02 / 08
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| dimanche 24 février 2008, a 08:21 |
| Rétention de sûreté : le retour des heures sombres . |
dimanche 24 février 2008
(00h53) :
Désavoué par le conseil constitutionnel sur la rétention de sûreté,
Nicolas Sarkozy a décidé de passer outre en demandant au premier
président de la cour de cassation de pouvoir appliquer quand même la Loi
Dati pour les criminels jugés très dangereux.
Le Chef de l'état se croit décidément tout permis, quitte à piétiner les
règles du droit les plus élémentaires tel le principe de
non-rétroactivité d'une loi.
Lui qui le même jour a voulu endosser les
habits du Général en inaugurant l'Historial Charles de Gaulle, sait-il
que la dernière fois que le principe de rétroactivité d'une loi a été
mis a mal ce fut quand le gouvernement de Vichy a mis en place un
tribunal spécial pour condamner à mort les résistants?
Décidément les habits du général De gaulle sont bien trop grand pour
Nicolas Sarkozy ; ceux du maréchal Pétain ont l'air de mieux lui convenir.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF
Pau, le 23 février 2008
De : Olivier Dartigolles
dimanche 24 février 2008 site BELLACIAO
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| dimanche 24 février 2008, a 08:00 |
| Chypre : Le communiste Christofias bien placé pour la présidentielle . |
Samedi 23 Février 2008 - 14:19
Le duel oppose en effet le chef du Parti communiste, Demetris Christofias, au conservateur Ioannis Kasoulides
Mercredi, le candidat communiste a pris un sérieux avantage sur son
adversaire : le parti de centre droit (Diko) du président sortant,
Tassos Papadoulos, éliminé au premier tour, a décidé de lui apporter
son soutien. Christofias, 61 ans et actuel président du Parlement,
avait pourtant quitté la coalition gouvernementale en juin.
Il devrait également engranger les
suffrages des sociaux-démocrates (Edek). Son adversaire bénéficie quant
à lui de l'appui de l'Eglise orthodoxe, inquiète des rumeurs sur
l'éventuel retrait de l'éducation religieuse des programmes scolaires.
Les deux candidats ont en commun leur volonté affichée de trouver une
solution à la division de l'île, en partie occupée par la Turquie
depuis plus de trente ans, qui a été le thème dominant de la campagne.
Christofias aime à se présenter comme le champion de l'unité. Prompt à
critiquer la gestion du «problème chypriote» par le président sortant,
son rejet du plan onusien de réunification en 2004 peut cependant
laisser dubitatif sur sa capacité à rapprocher les communautés grecque
et turque. Malgré ce refus, le candidat communiste, né à Kyrenia
(Chypre du nord occupée par les turcs), a appelé à de nouvelles
négociations avec les responsables chypriotes turcs.
Son éventuelle élection soulève
cependant de nombreuses interrogations. Son parti n'est pas franchement
connu pour son attachement à l'économie de marché, à la globalisation
ou encore à l'euro. Quant au candidat lui-même, qui a étudié l'histoire
en Russie, il ne cache pas son attachement à Moscou. En cas de
victoire, Christofias, «l'homme du peuple», deviendrait le seul chef
d'Etat communiste au sein de l'Union européenne. Nicolas Maury
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| samedi 23 février 2008, a 23:19 |
| Salon de l'agriculture . |
samedi 23 février 2008
(21h04)
De : ELECTRO
samedi 23 février 2008 |
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| samedi 23 février 2008, a 23:05 |
| Pour les droits,le vote ! |

Par : Communication
Mis en ligne : 22 février
Confusion entre politique et vie privée, annonces à répétition
sans concertation, show médiatique policier de Villiers-le-bel, la
succession des évènements est commentée sur les marchés, dans les
réunions de familles, entre collègues ou entre amis avec ce
commentaire : y a-t-il un pilote dans l'avion France ?
À télécharger
Comment résister à cette dérive de la politique ? En
lançant de vagues appels, du type de celui de l'hebdomadaire Marianne
où se côtoient Ségolène Royal, Bertrand Delanöe, Dominique de Villepin
et François Bayrou ? Sûrement pas, car en vérité c'est la politique de
la droite qui est dangereuse. Il y a une urgence démocratique et une
urgence sociale. Les élections du 9 mars, qui permettront de choisir
des programmes municipaux et départementaux répondant aux aspirations,
seront aussi une occasion de faire entendre notre colère. Il y a
urgence !
Urgence sociale
Cette urgence est d'abord sociale. On la voit dans les
luttes des caissières de supermarché de Marseille et d'ailleurs pour le
pouvoir d'achat. Des luttes qui portent l'intérêt général et auxquelles
« le président du pouvoir d'achat » est incapable d'apporter aucun
geste si ce n'est de leur envoyer les CRS. Même incapacité à intervenir
pour éviter les drames des licenciements à Gandrange, en Moselle quand
Mittal réalise 10 milliards de profit ou à Toul chez Kleber, filiale de
Michelin qui voit ses profits progresser de 35% dans l'année. Mais
comment s'étonner d'être impuissant quand on se coupe les mains en
imposant un traité européen qui soumet le pouvoir politique aux
multinationales ?
Urgence démocratique
Ce dont on a besoin, ce sont des droits nouveaux. Pour
les salariés à l'entreprise par exemple. Si les salariés de la Société
Générale avaient eu de vrais droits d'intervention, auraient-ils
accepté de gâcher sept milliards d'euros comme cela s'est passé ? S'ils
avaient le droit de dire leur mot dans les entreprises du CAC 40,
accepteraient ils que tous les profits partent en dividendes pour les
seuls actionnaires et PDG (+40% en 2007 !) alors que les salaires sont
au régime sec ? S'ils avaient plus de droits à Carrefour,
accepteraient-ils ces salaires scandaleusement faibles attribués aux
employés quand les patrons de la distribution roulent sur l'or ?
Ce dont on a besoin, ce sont aussi des droit nouveaux
pour les usagers des services publics, pour les citoyens dans la cité.
Les communistes accordent une place centrale à la question de la
coélaboration avec les citoyens. Pour eux, le fil conducteur, c'est la
démocratisation de la vie publique, qui dépasse de loin la simple
concertation pour aller vers la création de ces droits nouveaux. Une
question tout à fait d'actualité avec les municipales et les
cantonales. Pour des politiques efficaces, il faut miser sur la
participation citoyenne, sur l'envie des gens de dire leur mot, leur
énergie démocratique, leur besoin de donner leur point de vue, d'être
parti prenante de la vie de leur quartier, leur village, leur ville.
Le vote contre les mauvaises surprises
La droite continue de concocter ses mauvais coups pour les rendre publics après les municipales .
Nicolas Sakozy a annoncé à l'Université du MEDEF, cet
été, son intention de modifier le droit pour délivrer les chefs
d'entreprise « du risque pénal à la moindre erreur de gestion ». En
fait, il s'agit de réduire l'action de la justice contre les patrons
voyous. Rachida Dati vient de saluer le rapport Coulon sur ce sujet et
promet d'aller vite dans sa mise en oeuvre. Le fameux Ministre
d'ouverture, Eric Besson a annoncé, il y a quelques jours, que la TVA
sociale serait en débat sous peu. Rappelons que derrière le mot social
se cache une TVA à 25 % environ, l'impôt le plus injuste.
Deux exemples qui montrent bien le choix fait dans les promesses électorales qu'il faut tenir et celles qu'on abandonne.
Alors oui, face à la déception voire la colère
engendrée par la mise en oeuvre de la politique de la droite, ça vaut
le coup de sanctionner le pouvoir en place et de donner sa chance,
partout dans le pays, à des majorités de gauche, aux élus communistes.
Aussi, le 9 mars nous appelons à la mobilisation autour
de programmes municipaux et cantonaux qui répondent aux aspirations.
Avec l'ambition d'avoir des élus communistes plus nombreux à votre
service, des villes et des cantons gagnés à la droite
site P.C.F |
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| samedi 23 février 2008, a 22:47 |
| Opération ( Ecrans noirs ) |
cinéma
. À l'occasion de la Nuit des césars, des centaines de salles
suspendront leurs séances pour alerter sur les risques qu'encourt le
maintien des soutiens publics au cinéma et à sa diffusion.
Ce vendredi vers 21 heures, au moment où les
animateurs de la Nuit des césars du cinéma français frapperont les
trois coups de la cérémonie, s'ouvrira une mobilisation exceptionnelle
des cinémas indépendants. Plus de 200 salles suspendront leurs séances
et organiseront débats, lectures et projections.
Dans toute la France, un grand rendez-vous est lancé par les
cinémas, les professions de toute la filière cinématographique, de sa
production à sa diffusion. À Clermont— Ferrand, les responsables du
Festival international du court métrage, du Festival du film
documentaire, du festival Jeune Public, le circuit itinérant Ciné Parc
et d'autres acteurs associatifs prendront la parole au cinéma Le Rio. À
Ouistreham, l'événement se produira au Cabieu. À Agen au cinéma Les
Montreurs d'images.
baisses de crédits
Impossible, quantitativement, de rendre compte de la force et de la
diversité du mouvement en cours. Il quadrille le pays, à l'instar de
ces salles indépendantes qui offrent le cinéma dans les campagnes et
les périphéries urbaines, terres que dédaignent souvent les grands
circuits. Au coeur des villes, elles mènent les mêmes combats
imaginatifs pour que la diversité des oeuvres et leur fréquentation
constituent de véritables rencontres artistiques et humaines. De grands
réseaux d'exploitation multiplient les agressions juridiques et
médiatiques, les pressions commerciales contre ces nobles artisans du
cinéma.
Aujourd'hui, la baisse annoncée par le ministère de la Culture des
budgets alloués aux DRAC (directions régionales des affaires
culturelles) et destinés à l'action culturelle cinématographique et
audiovisuelle enfonce dans des difficultés parfois mortelles
d'innombrables structures fragiles.
démantèlement
Les principes d'exception culturelle, de solidarité entre tous les
acteurs du secteur et de la défense du cinéma comme outil culturel ont
permis à ce jour que le cinéma français soit fort de deux cents films
produits annuellement avec une fréquentation de quelque
cent-quatre-vingt millions d'entrées sur la même période, au sein d'un
parc de plus de deux mille établissements. Entre la double mâchoire de
la « libre concurrence » et du démantèlement de l'action culturelle,
c'est bien le principe fondateur de l'exception culturelle française,
dont la défense a déjà nécessité d'âpres combats, qui se trouve une
fois de plus remis en question. De l'intérieur.
http://cinema-diversite-culturelle.blogspot.com
Dominique Widemann
l' Huma du 22 / 02 / 08
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| samedi 23 février 2008, a 22:30 |
| Anatomie d'un pillage magistral . |
En
quelques années, un patron a fait son beurre en rachetant pour une
bouchée de pain des entreprises en liquidation et en récupérant trois
cent milles euros de fonds publics.
Envoyés spéciaux
En 2002, dans le cadre de la fusion avec Usinor et Aceralia qui
donnera naissance au géant Arcelor, le sidérurgiste luxembourgeois
Arbed se débarrasse de ses petites unités comme Lenoir-et-Mernier à
Bogny-sur-Meuse. C'est le début de la funeste épopée de Philippe
Jarlot, ex-commercial d'une des boulonneries qu'il finira par racheter.
À chaque étape, c'est le même scénario : le patron n'a pas de capital
mais il a constitué un holding avec deux partenaires, il verse des
clopinettes dans le cadre des liquidations judiciaires, et il utilise
les stocks de métal ou le parc de machines pour financer les
« investissements » suivants. Il obtient Lenoir-et-Mernier pour 40 000
euros, Gérard-Bertrand pour 40 000 euros (après avoir mis la main sur
les stocks et démoli les machines pour les vendre à la ferraille, il
revendra les bâtiments vides pour 150 000 euros), Dauvin pour quelques
milliers d'euros, Jayot pour 8 000 euros, FAV-LCAB pour 25 000 euros…
« Au moment du rachat, on avait 300 à 400 tonnes d'acier, des stocks de
pièces prêtes pour aller chez les clients, se souvient Jean-Luc
Thirion, ancien chef de production et de maintenance à FAV-LCAB. On
peut évaluer en plus le parc des machines à 1 million d'euros. Jarlot a
obtenu tout ça pour quelques milliers d'euros ! »
Devant le personnel, Pascal Masséna, un ancien associé de Philippe
Jarlot, a indiqué que les rebuts et les déchets de métal étaient vendus
au noir pour un montant mensuel de 10 000 à 15 000 euros à un
ferrailleur du coin. « C'était extraordinaire, on était une entreprise
de la métallurgie mais, contrairement aux autres, on n'avait jamais de
ressources qui revenaient de la vente des déchets », s'étrangle un des
ouvriers de Lenoir-et-Mernier. À l'occasion d'un des derniers comités
d'entreprise, en décembre 2007, Claude Choquet, délégué CFDT, demande
où est passé l'argent des rebuts, mais on lui rétorque qu'« aucune
évaluation n'a jamais été effectuée ».
Mais ça n'est pas tout. Les salariés apprennent que, rémunéré en
tant que commercial sur la base du chiffre d'affaires et non sur le
profit dégagé, Philippe Jarlot, qui a déjà fait passer son salaire
mensuel de 7 000 à 10 000 euros malgré les difficultés de trésorerie,
vend à perte les pièces produites dans ses usines. « C'était un très
bon commercial, mais comme patron, c'est autre chose…, raille Jean-Luc
Thirion, qui le tutoyait à la belle époque. Ces ventes à perte, c'était
nous foutre dans le mur. Sur certaines pièces, avec des séries de 20
000 par mois, on vendait à 50 centimes sous le coût par unité. On
disait à Jarlot d'arrêter de vendre à ces prix-là, de filer des chèques
à nos clients tant qu'il y était, et lui, il rétorquait qu'il fallait
contenter le client. C'est sûr qu'à ces prix-là, le client était
content : on lui vendait des pièces en dessous du prix du métal qui
avait servi à les fabriquer ! » Et pendant ces manoeuvres, le patron du
holding spécialisé dans les boulonneries en liquidation trouve le temps
de créer une société civile immobilière (la SCI de la Vallée de la
Meuse) pour y transférer les bâtiments de ses usines et les préserver
ainsi en cas de liquidation judiciaire.
Dans la dernière entreprise qu'il a rachetée, l'usine Jayot (un site
périphérique de Thomé-Génot), Philippe Jarlot n'a jamais respecté ses
engagements. « Ils ont touché des fonds publics et, pendant quelques
mois, entre la reprise en décembre 2006 et le dépôt de bilan en mai
2007, on a écoulé les stocks, raconte Linda Polito. Ils n'ont rien
investi, contrairement aux promesses. Au départ, Jarlot a touché 200
000 euros du conseil général et 100 000 de plus le 30 mars contre
l'embauche d'une salariée supplémentaire. Nous sommes passés de 7 à 8
salariés, loin des trente promesses d'embauches. Mais début mai,
c'était le dépôt de bilan, c'était fini. Le patron a utilisé l'argent
public pour combler le gouffre ailleurs. C'est écoeurant… »
T. L.
l' Huma du 22 / 02 / 08
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| samedi 23 février 2008, a 21:53 |
| Patrons voyous.Les vautours se portent bien,merci ! |
Dans
les Ardennes, les 160 salariés d'un petit conglomérat d'usines de
boulons, placé en liquidation judiciaire, demandent à l'UIMM de payer
pour leur préjudice moral.
Bogny-sur-Meuse (Ardennes), envoyés spéciaux.
Silence dans la vallée, acte 2… Le long des méandres de la Meuse, au
coeur des forêts ardennaises, les vautours et les hyènes gardent le
moral, eux. Dans le décor, les ouvriers apparaissent désormais pour ce
qu'ils sont : la principale espèce menacée de l'écosystème. Qu'elles
reprennent ou continuent, les affaires sont les affaires. Après le
saccage des ateliers d'estampage Thomé-Génot à Nouzonville, démantelés
en octobre 2006 suite aux détournements savamment orchestrés par un
noyau d'affairistes américains, voici le tour d'un conglomérat de
petites boîtes métallurgiques (Lenoir-et-Mernier, FAV-LCAB, Dauvin,
Gérard-Bertrand et Jayot), à Bogny-sur-Meuse, rachetées à prix cassés
lors de procédures judiciaires et, en quelques années, méthodiquement
pillées pour financer les opérations successives puis elles aussi
placées en liquidation depuis le 7 février (lire ci-contre). Mais cette
fois-ci, l'architecte du désastre est un vrai gars du coin.
Vieille connaissance de la bonne société ardennaise, Philippe Jarlot
a été conseiller prud'homal dans le contingent des employeurs, et il
demeure représentant de la CGPME à l'URSSAF et adhérent du Syndicat des
industriels métallurgistes Ardennais (SIMA, rebaptisé récemment UIMM
Ardennes) et du MEDEF. Et quand - ironie de l'histoire - ce patron du
cru propose de racheter pour 8 000 euros un site annexe de Thomé-Génot,
Jayot à Gespunsart, le tribunal de commerce n'a pas l'outrecuidance de
lui poser trop de questions. « On a toujours fait comme ça avec lui, on
lui a offert des boîtes sur un plateau sans lui demander de comptes,
observe Xavier Médeau, avocat des Thomé-Génot et, aujourd'hui, des
Lenoir-et-Mernier. Lors du rachat de Jayot, j'étais présent à
l'audience et je me souviens que l'administrateur judiciaire a expliqué
qu'on connaissait bien Philippe Jarlot, qu'il était digne de confiance,
pour justifier qu'on ne réclame ni plans ni comptes d'entreprise. La
procédure n'a pas été respectée et je réfléchis à l'opportunité d'une
action judiciaire pour faire établir la faute de l'État… » Quelques
semaines plus tard, en décembre 2006, Benoît Huré, le président (UMP)
du conseil général des Ardennes, ne lésine pas sur les mots louangeurs
pour saluer « la formidable leçon d'espoir apportée par Philippe
Jarlot » dans un département sinistré. Dans la foulée, le conseil
général lui octroie 300 000 euros d'aides publiques, contre la promesse
de trente emplois. Cet engagement, comme les autres, ne sera jamais
tenu : à peine cinq mois plus tard, au début de mai 2007, c'est le
dépôt de bilan… Et aujourd'hui, à Bogny-sur-Meuse, dans le berceau
historique de la fabrication industrielle de boulons, les 160 salariés
des entreprises de boulonnerie Lenoir-et-Mernier, FAV-LCAB et autres
sont à la rue, dans une colère noire, avec leur carnet de commandes
bien fournis, mais plus un radis pour faire tourner les boutiques.
Le jury populaire n'hésite guère
Mercredi après-midi, à l'intérieur de l'usine Lenoir-et-Mernier
occupée par les ouvriers depuis la liquidation judiciaire, Claude
Choquet, délégué CFDT, le seul syndicat en présence, lit un sévère acte
d'accusation. Tout y passe dans le désordre : malversations, abus de
biens sociaux, opérations immobilières frauduleuses, présentation de
faux bilans, détournement des machines et des stocks, arnaques sur les
cessions d'actions, commissions sur des ventes à perte, embauches de la
famille, des petits copains, emplois fictifs, etc. Sur un bûcher de
fortune, l'accusé, « victime d'une extinction de voix », plaisante un
des gars, attend son heure, bouche cousue, mains cramponnées à des
liasses de billets de 500 euros. Quelqu'un se dévoue pour les exigences
élémentaires de la défense : « Mais mon client vous a quand même
nourris pendant quelques années », tente-t-il, avant de repartir illico
sous les quolibets. À la fois rigolard et grave, le jury populaire
condamne le prévenu et, sous les palettes, les flammes viennent lécher
les pieds du mannequin. Au bout d'un moment, les coupures factices de
500 euros, libérées, non sans résistance, par l'effigie du
patron-voyou, découpent des flèches noires dans la grisaille du ciel.
Un moment de détente au coin du feu, mais l'essentiel est ailleurs…
Depuis une dizaine de jours, les salariés des différentes
entreprises du groupe, placées en liquidation judiciaire par la faute
de Philippe Jarlot, écument Charleville-Mézières, sèment la zizanie sur
les axes routiers qu'ils bloquent régulièrement et, surtout, mettent le
souk dans le patronat local. « Notre patron était adhérent de l'UIMM,
rappelle Claude Choquet. Il a pillé nos usines et volé nos emplois.
Quoi de plus logique que de demander au patronat, plutôt qu'aux
collectivités territoriales, de contribuer à l'indemnisation de notre
préjudice moral en nous versant une prime supra-légale de 50 000
euros ? » Lancée à l'occasion d'une table ronde, vendredi dernier, à la
préfecture des Ardennes en présence des représentants du conseil
régional, du conseil général, du MEDEF et de la chambre
de commerce et d'industrie (CCI), cette idée tombe à pic, quelques
mois après la découverte des retraits suspects de Denis
Gautier-Sauvagnac et de la caisse noire « antigrève » à l'UIMM, évaluée
à 600 millions d'euros. « À l'UIMM, on nous a expliqué que cet argent
servait à fluidifier les relations sociales, raille encore Claude
Choquet. Mais là, on offre au patronat un moyen de faire les choses un
peu plus ouvertement. Qu'il paie pour les opérations douteuses de leur
adhérent, ça serait un geste apprécié dans toutes les Ardennes. »
Dans un courrier commun au président de l'UIMM à Paris, Jean-Paul
Bachy, président socialiste du conseil régional, et Benoît Huré,
président (UMP) du conseil général, soutiennent la démarche des
salariés et « en appellent au sens de la solidarité » de la puissante
fédération patronale de la métallurgie : « En cas d'incapacité de
l'employeur défaillant de réparer le préjudice, il faut bien que
d'autres le fassent. Ce n'est évidemment pas aux contribuables ni au
budget des collectivités de payer les conséquences d'une situation dont
ils ne sont nullement responsables. » Pour Michèle Leflon,
vice-présidente (PCF) de la région Champagne-Ardenne, « c'est une
véritable innovation que de demander l'indemnisation par l'UIMM du
préjudice moral infligé aux salariés du fait des agissements de leur
patron. On ne peut dans ce contexte que souligner l'esprit de
responsabilité des salariés. »
Le MEDEF « sidéré »
Interrogé par l'Humanité, François de Saint-Gilles, patron d'une
petite entreprise de la métallurgie et président du MEDEF Ardennes,
insiste sur la mobilisation patronale « pour recaser un maximum de
personnes et maintenir les activités des entreprises en liquidation ».
En revanche, il se dit « sidéré » par l'idée de faire financer par
l'UIMM la prime supra-légale qui pourrait être versée aux salariés de
Lenoir-et-Mernier, des FAV-LCAB et des autres petites boîtes. D'après
lui, « Philippe Jarlot n'a plus versé de cotisations au SIMA et au
MEDEF depuis deux ans… » Chez Lenoir-et-Mernier, la poubelle d'Ingrid,
qui était comptable auprès de Philippe Jarlot, est pourtant aujourd'hui
pleine des comptes rendus de réunion de l'UIMM, des formulaires pour
les enquêtes de main-d'oeuvre et de la documentation interne, envoyées
encore tout récemment par la chambre patronale.
Sur les braises, à pas de loup
Hier matin, descente surprise à la CCI : après quelques
tergiversations, les salariés en lutte obtiennent un rendez-vous avec
Géraud Spire, président de la chambre consulaire et par ailleurs juge
doyen au tribunal de commerce de Charleville. « L'indemnité qu'on
demande, c'est une indemnité justifiée, explique Claude Choquet. Et
vous devez nous aider à convaincre l'UIMM. » Devant la presse, Géraud
Spire avance sur les braises à pas de loup : « Le principe d'une
indemnité supra-légale ne m'offusque pas, mais les entreprises paient
déjà une cotisation spécifique aux AGS pour les cas de figure comme le
vôtre. Nous sommes dans une problématique nouvelle, avec votre idée de
vous indemniser pour les cas éventuels d'erreurs de gestion ou de
mauvaise conduite de votre chef d'entreprise. On ne peut pas garantir
le résultat avec l'UIMM, mais on souhaite qu'il y ait un dialogue,
c'est préférable que de rester face à un mur. Cela dit, il est évident
qu'en matière d'indemnisation, il faut s'adresser à tous les acteurs et
donc aussi aux collectivités locales. » À la sortie de la rencontre,
les ouvriers oscillent, entre espérance et exaspération. Leur combat,
inédit mais exemplaire, continue.
Thomas Lemahieu Reportage photos de Pierre Pytkowicz
l' Huma du 22/ 02 / 08
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| samedi 23 février 2008, a 21:24 |
| L'UMP inspirée par le Fuhrer ! |
Samedi 23 Février 2008 - 14:50
La mise en place d'une rétention de sûreté voulue par l'UMP c'est qui ? c'est Hitler en 1933 !
Parmi les arguments avancés par la majorité pour justifier la mise en
place d'une rétention de sûreté pour les « criminels dangereux »,
l'existence de mesures semblables dans d'autres pays démocratiques
figure en bonne place. Le rapporteur UMP de la commission des lois,
Georges Fenech, loue ainsi le « dispositif allemand » qui ne date pas
d'hier. « La mesure de "détention de sûreté" (Sicherungsverwahrung) a
été introduite dans le Code pénal allemand en 1933, sous la République
de Weimar », écrit le député. Ce qu'il ne dit pas, c'est que, comme le
révèle le Canard enchaîné, le signataire de cette loi « contre les
récidivistes dangereux » n'est autre que celle du chancelier du Reich
de l'époque, un certain Adolf Hitler ! À l'époque, son gouvernement
parle déjà de « rétention de sûreté » après la peine si « la sécurité
publique l'exige ». On a les références qu'on peut… L'HumanitéNicolas Maury
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| samedi 23 février 2008, a 21:01 |
| Rétention de sûreté : N . Sarkozy " veut contourner la démocratie " |

Au
lendemain de la censure partielle par le Conseil constitutionnel de la
loi sur la rétention de sûreté, Nicolas Sarkozy a saisi la Cour de
cassation pour permettre "une application immédiate" du texte. Du
jamais vu !
L'annonce de la décision présidentielle a provoqué la consternation
au sein du Syndicat de la Magistrature(SM). "Nous sommes consternés. En
voulant contourner la décision du Conseil constitutionnel, au mépris de
l'article 62 de la Constitution, le président de la République veut
contourner la démocratie." a regretté Héléne Franco, secrétaire
générale du Syndicat de la Magistrature. L'article 62 stipule que les
décisions du Conseil constitutionnel s'imposent au pouvoir public et à
toutes les instances juridictionnelles du pays.
• Des Sages sous haute pression
• L'UMP inspirée par le Führer ! site de l' Humanité
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| samedi 23 février 2008, a 19:16 |
| Commentaire sur l'article : Sarkozy Les religions avec moi . |
Nouveau commentaire sur l'article #2493 "Sarkozy : les religions avec moi ." Auteur : iosa (IP: 89.86.211.32 , i07m-89-86-211-32.d4.club-internet.fr) E-mail : beautyofthedevil@hotmail.fr URL : Commentaire: J'ai aimé votre discours, il représente ce que je ressens à l'encontre de ce qui est actuellement, mais votre titre " rassembler la gauche" me semble dépasser, j'aurais plutôt intitulé par " Rassembler les français contre le fachisme religieux" Depuis la visite de sarko au pape (pas de majuscule pour eux) j'ai vu fleurir sur les panneaux publicitaires le prosélytisme chrétien, en est il de même en allemagne? A mon sens, la Bête est de retour, à moins qu'elle ne soit jamais partit, mais restée ancrée dans les esprits depuis que le monde est convertit. Un livre que j'ai lu semble convenir aux situations que nous subissons " Brave New World " en Francais le Meilleur des monde d'Aldous Huxley, édité en 1932. Pour ceux qui n'auront pas compris le danger voici un lien sur une analyse faite par un spécialiste très connu, d'avant l'avènement de Sarko au pouvoirs de la présidence. http://www.betapolitique.fr/Serge-Hefez-psychiatre-analyse-00837.html. Certaines personnes devinent les autres et pas seulement les psy. |
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| samedi 23 février 2008, a 18:08 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
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samedi 23 février 2008
Ensemble, construisons un projet
solide pour l'avenir PAR PATRICK LE HYARIC, DIRECTEUR DE L'HUMANITÉ
En ces temps où une puissante machine médiatico-politique, adossée au monde
de la finance, tente de brouiller tous les repères, de dénaturer les acquis du
progressisme à la française pour mieux les détruire, l'existence et le
développement de l'Humanité est un enjeu politique, culturel, démocratique de
premier ordre. Certes, en apparence, le pluralisme des médias existe. En
apparence existent aussi des discussions, des débats dans notre pays. Mais à y
regarder de près, ceux-ci évitent la confrontation sur les enjeux fondamentaux
pour l'avenir. Ainsi est créée de toutes pièces l'idée que la politique mise en
oeuvre est la seule possible. Dans ces pseudo-débats ce sont toujours les mêmes,
baptisés « chroniqueurs », « spécialistes », qui squattent les écrans et les
ondes radio. Nombreux sont désormais les journalistes qui s'en inquiètent.
Le rouleau compresseur médiatique tente d'enfouir les préoccupations
populaires, sociales, culturelles sous un magma de faits plus ou moins
anecdotiques, liés à une inquiétante dérive du traitement des questions
politiques. La valorisation du fait divers, le travail de l'émotion et du
compassionnel dictent désormais les décisions politiques.
Revaloriser le rôle de l'Humanité
On raconte sans
cesse une « histoire aux Français » à mille lieux de leurs préoccupations.
On étouffe des débats essentiels. La caricature est atteinte avec le refus
unanime des médias d'informer et de débattre du contenu du traité de Lisbonne.
Une des grandes impostures consiste à faire confondre le mot « Europe » et les
traités qui la régissent. La mise en pièces du Code du travail, du droit à la
retraite, l'austérité renforcée, les coups de boutoirs contre la laïcité sont
considérés comme normaux, voire inévitables. De même, la réintégration de la
France dans l'OTAN ne soulève aucun débat. Tout ceci est désormais alimenté
quotidiennement par un puissant dispositif médiatique, propriété de quatre à
cinq industriels, mêlant chaînes de télévision, radios, sites Internet, journaux
gratuits où défile un flot continu d'informations plongeant les citoyens dans un
bain médiatique étouffant. Dans ce « nouvel univers médiatique », le combat
pour le pluralisme doit redoubler. C'est pourquoi la place et le rôle de
l'Humanité doivent être considérablement rehaussés. L'existence de
l'Humanité et son audience restent un enjeu pour le débat démocratique.
Malheureusement, ses moyens restent trop limités. Comme nous l'avons fait savoir
à plusieurs reprises, nous sommes contraints aujourd'hui de vendre notre
immeuble pour assainir nos comptes. Mais nous n'en restons pas là ! Nous
appelons à mener une bataille politique sur le rôle et l'utilité de l'Humanité
et de l'Humanité Dimanche dans le nouveau contexte politique et culturel. En
ce sens, nous proposons d'organiser, dans le maximum de lieux, des rencontres,
des débats avec les lecteurs, les diffuseurs, avec toutes celles et tous ceux
qui sont attachés à l'existence de l'Humanité, sur les enjeux du pluralisme et
du développement de la lecture de l'Humanité et de l'Humanité Dimanche.
D'autre part, nous proposons aux lectrices et aux lecteurs d'amplifier la
campagne d'abonnements de parrainage à l'Humanité et à l'Humanité Dimanche.
Devenez « lecteur participatif »
Dans le même temps, nous nous engageons dans la construction d'un projet
stratégique de développement pour bâtir un avenir solide à l'Humanité. Ce doit
être un projet participatif associant tout le collectif de l'Humanité. Celles et
ceux qui le font chaque jour, ses lectrices et lecteurs, ses amis et tous ceux
qui sont attachés à son existence. Ce projet concerne l'Humanité, l'Humanité
des débats le samedi, qu'il faut mieux faire connaître ; l'Humanité Dimanche,
apprécié de ses lecteurs mais aussi trop méconnu ; la rénovation en cours du
site Internet ; une politique soutenue de hors-série avec la publication cette
année de huit numéros ; le lancement de la préparation dans quelques semaines de
la Fête de l'Humanité qui se tiendra les 12,13 et 14 septembre prochains. Le
travail autour de notre projet d'entreprise doit donner un nouvel élan à
l'Humanité, dans un contexte difficile pour la presse quotidienne nationale. Son
élaboration s'étalera sur plusieurs mois. Il se fera en lien avec les
demandes de nos lectrices et lecteurs, de celles et ceux qui se considèrent
comme des amis de l'Humanité. Il va se faire aussi en lien avec celles et ceux
qui ne peuvent se satisfaire du dispositif médiatique actuel et qui souhaitent
que l'Humanité puisse devenir leur journal. La première phase de
l'élaboration de ce projet va consister à faire avec vous un point précis sur
nous-mêmes. C'est en ce sens que nous vous proposons aujourd'hui de devenir
« un lecteur participatif » de l'Humanité et de l'Humanité Dimanche. En
devenant « lecteur participatif », vous participerez à plusieurs enquêtes
d'appréciation sur le contenu des journaux et à leur amélioration. L'enjeu
pour les équipes de l'Humanité et de l'Humanité Dimanche est de construire les
journaux qui correspondent encore mieux à vos attentes. Des journaux encore plus
utiles face à la puissante usine à formatage des esprits. Des journaux qui
donnent de l'air et de la liberté. Ensemble, maintenant, construisons un projet
solide, viable, moderne pour assurer un avenir durable à l'Humanité.
POUR QUE L'HUMANITÉ
SOIT ENCORE MIEUX VOTRE JOURNAL, DEVENEZ LECTEUR PARTICIPATIF EN CLIQUANT
CI-DESSOUS :

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LE FIL ROUGE
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| vendredi 22 février 2008, a 21:48 |
| Venue de Nicolas Sarkozy à Noyelles-Godault :Saturation,Ras-le-bol et Colère ! |
publié dans : Infos PCF
« Venue de Nicolas Sarkozy à Noyelles-Godault :
Saturation, Ras-le-bol et Colère ! »

Jean-Jacques Candelier, Député communiste du Nord, déclare dans un communiqué daté du mercredi 20 février 2008 :
Le Président
de la République vient parader à Noyelles-Godault sur le thème de
l'emploi. Ce n'est pas un hasard : on sait que la Région
Nord-Pas-de-Calais possède un taux de chômage plus élevé que la moyenne
nationale, que les délocalisations s'y s'accélèrent et que les
industries y ferment en pagaille. Dois-je rappeler les ravages
économiques, environnementaux et sociaux des patrons voyous à
METALEUROP ?
Dois-je
rappeler les promesses de Nicolas Sarkozy, alors Ministre de
l'Economie, quant au reclassement des salariés de l'Imprimerie
nationale ?
Dois-je
rappeler la fin annoncée de la Cristallerie d'Arques, de
l'équipementier DELFI à Flers-en-Escrebieux, de SICOVER Industries à
Aniche ou encore la liquidation de l'outil de production à l'usine
STORA ENSO de Corbehem ?
Et ce ne sont là que quelques exemples.
Notre Région,
qui a tant donné pour le développement industriel de notre pays, est
plus que jamais la victime d'un système où les pleins pouvoirs sont
accordés aux multinationales par le Gouvernement français, ainsi que
par l'Europe au service de l'ultra capitalisme financier.
Je pense très
sincèrement que les habitants de notre Région n'ont pas besoin d'un
Président qui repart éternellement en campagne, ni d'un tapage
médiatique présidentiel perpétuel. Nous n'attendons pas de lui qu'il
nous donne des leçons de civilisation, de bonne conscience ou de
religion, mais qu'au contraire il agisse concrètement pour résoudre les
difficultés en matière de logement, de vie chère, de salaire, de
précarité et de chômage.
Alors que la
crise de confiance s'installe durablement entre Nicolas Sarkozy et les
Français, ce voyage express à Noyelles-Godault est bien celui de
l'impuissance du chef de l'Etat. Il est le voyage de toutes les
provocations envers ceux qui sont menacés dans leur emploi, qui
n'arrivent plus à joindre les deux bouts et qui sont trahis par les
promesses non tenues.
Moins d'un an
après l'élection du candidat Sarkozy, cette incapacité à résoudre les
problèmes des Français et du pays ainsi que l'absence de réponses
efficaces sont plus qu'une simple déception. L'impopularité
grandissante du Président dans les sondages démontre que beaucoup de
nos citoyens comprennent que ce soi-disant Gouvernement d' « ouverture
» est en fait un des plus réactionnaires depuis la Libération.
Pour les
retraités, les privés d'emploi et le monde du travail, c'est le
sentiment de saturation, de ras-le-bol et de colère qui prédomine. Dans
ces conditions, il est impensable de laisser se poursuivre pendant
encore 4 longues années cette politique calamiteuse et indécente.
Blog P.C.F ARRAS
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| vendredi 22 février 2008, a 21:18 |
| 4 Mars 08 : Rassemblement devant le MEDEF . |
4 Mars 2008 – Ensemble gagnons les départs en retraite anticipée – gagnons la santé au Travail.
Ce sera le jour de la 16e négociation avec le patronat
pour la mise en place de mesures spécifiques, de cessation d'activité
avant 60 ans, pour les salarié-e-s ayant été exposé-e-s à des
conditions de travail pénible ! !
Rassemblement en Ile de France – à 14 heures devant le
siège du Medef national, 55 avenue Bosquet, 75007 paris, (métro Ecole
Militaire) à l'appel de la Confédération CGT, de l'Union Régionale Ile
de France CGT (URIF CGT), des 16 Fédérations CGT - Construction,
Industries Chimiques, Verre Céramique, Agroalimentaire, Santé Action
Sociale, THC, Transports, Bois, Cheminots, Commerce, Ports et Docks,
Services Publics, FAPT, FILPAC, Mines Energie.
• Témoignages de salariés en situation de pénibilité au travail
• Prise de parole de la CGT

De : URIF CGT
vendredi 22 février 2008 |
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| vendredi 22 février 2008, a 20:55 |
| Des lois pas si nouvelles que ça... |
Par Pierre BOUKHALFA le vendredi 22 février 2008, 19:46 - Contre tous fascismes
- Lien permanent
Une
loi dite de « rétention de sûreté » prévoit le maintien en rétention
après la fin de la peine si « la sécurité publique l'exige ». Ce n'est
pas une innovation.
Cette loi, de son nom original « sicherungsverwahrung » avait déjà été
signée le 27 novembre 1933 par la blanche main d'un certain Adolf
Hitler, élu démocratiquement sous la république de Weimar. (cf Le
Canard Enchaîné 20/2/2008)
Dans
le premier gouvernement du Général de Gaulle, en 1945/46, pour
solutionner la question des immigrés, une politique des « quotas » a
été préconisée par les ministres … vichyssois qui avaient été maintenus
en poste. Le Général a refusé d'y souscrire sous la pression des
ministres issus de la Résistance. (cf Marianne 16/2/2008)
Les seules lois pénales à effet rétroactif que l'on ait pu voir en
France sont les lois anti-juives de Vichy. (cf Le Canard Enchaîné
20/2/2008)
Toutes ressemblances… etc …
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| vendredi 22 février 2008, a 19:09 |
| Désindustrialisation-dépénalisation du droit des affaires : politique à sens unique,celle des patrons et des actionnaires . |

Mis en ligne : 22 février
« Je n'accepterai jamais que l'on dise : les usines, c'est fini,
l'industrie, c'est fini, le plein emploi, c'est fini, les Ardennes,
c'est fini ». Juste courroux. Et beaucoup ont cru à ce volontarisme,
dans les familles ouvrières précarisées, frappées par le chômage, dans
des régions transformées en friches industrielles, désespérées par les
déclarations d'impuissance de dirigeants politiques de droite et de
gauche.
Beaucoup ont pris confiance dans les engagements d'un
homme qui se proclamait « le candidat du peuple », qui serait, si
l'électeur y aide, « le président du pouvoir d'achat ». De cet homme
qui n'hésitait pas à affirmer qu'il parlait « au nom de cette France
qui souffre mais qui veut vivre debout sur sa terre et ne demande rien
d'autre que la justice » car ainsi parlait Sarkozy à Charleville en
décembre 2006.
Il y tempêtait contre les restructurations, les
délocalisations, la désindustrialisation, contre ces patrons voyous et
autres pilleurs d'usine dont la puissance prédatrice s'est illustrée
notamment dans les Ardennes chez Thomé-Génot.
Après quelques mois d'état de choc, l'opinion publique
découvre l'envers des mots. Qu'ils aient succombé ou non au charme du
verbe, rares étaient les Français qui imaginaient une hausse du pouvoir
d'achat sans augmentation de salaire, ou que la lutte contre le chômage
signifiait une législation sociale facilitant les licenciements.
L'imposture se révèle.
Près de 60% des Français estiment mauvaise la politique
économique du gouvernement. Le sentiment d'avoir été trompé est le
principal ressort de la chute du président dans les basses eaux de
l'impopularité. Le chef de l'Etat tente de remonter la pente et
multiplie depuis quelques jours les coups médiatiques avec, sans doute,
moins de bonheur que par le passé. Avec le grand spectacle policier son
et lumières de Villiers le Bel, après sa proposition de parrainage
d'enfants victimes de la Shoah qui lui a valu une réplique cinglante de
Simone Weil, Sarkozy a repris le temps d'une visite sur l'ex site de
Metaleurop ses accents de candidat qui pourfend « le capitalisme sans
foi ni loi ».
Dans cette région du Nord-Pas-de-Calais, tout comme
dans les Ardennes voisines, les salariés en connaissent un rayon sur
les pratiques de voyous permises par le sacro-saint principe de
l'actionnaire-roi. Des patrons qui profitent de subventions publiques
puis se font la malle. Ou comme Michelin qui liquide des emplois à Toul
après avoir engrangé une hausse de 35% de ses profits. Et que dire de
Mittal qui verse à ses actionnaires un tiers des 7 milliards de dollars
de bénéfices et ferme Gandrange.
Le même Sarkozy qui donne des coups de menton sur le
grand capital propose que la collectivité nationale investisse à la
place du géant de l'acier. Il évoque le Fonds national pour la
réindustrialisation abondé par l'Etat…
Toute la question est de savoir quelle contribution
serait demandée aux actionnaires et si les restructurations doivent
demeurer le fait du prince. « Au nom de quoi l'Etat français
interviendrait-il pour empêcher que le numéro 1 de l'acier gère
correctement ses actifs ? » estime Francis Mer, ancien patron
d'Usinor-Sacilor, ancien ministre : lui résume bien l'opinion véritable
du pouvoir. Quant à une loi responsabilisant les groupes sur les
agissements de leurs filiales, elle risque, si jamais elle voit le
jour, d'être une coquille vide au moment où le pouvoir sarkozyste
dépénalise le droit des affaires.
site P.C.F |
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| vendredi 22 février 2008, a 18:36 |
| Tous à la manifestation du 23 février08 contre le ministère de la honte . |

Mis en ligne : 22 février
à 15h, Place Denfert-Rochereau, PARIS
La semaine anticoloniale a été lancée après le vote par l'assemblée nationale de la loi du 23 Février 2005
sur « le rôle positif de la présence française outre-mer notamment en Afrique du Nord.
Aujourd'hui elle poursuit le combat contre les idées révisionnistes,
dangereuses de Nicolas Sarkozy émises dans le discours de Marseille,Dakar,Toulon,contre ce ministère qui cristallise ces idées
Nous appelons à manifester contre, les rafles au quotidien,
les internements dans des centres de rétention surpeuplés,contre l'utilisation des test ADN,contre la casse du droit d'asile.
Signez l'appel sur www.anticolonial.net pour :
L'abrogation des dispositions colonialistes de la loi du 23 février 2005
La reconnaissance par l'Etat Français de sa responsabilité dans les crimes coloniaux.
La fin des rafles et des expulsions, la régularisation des sans papiers
La suppression du Ministère de « l'identité nationale et de l'Immigration ».
Premiers signataires :
ACTUS Tchad AFASPA, Alternatifs,
Alternative Libertaire Americans Against the War-France / AAW-France
APVC (Agence de le Promotion des Cultures et du Voyage), Association
Marocaine de La Voie Démocratique, ATTAC, Au Nom de la Memoire,
CAAC-Comores, CADTM, CEDETIM, Cercle Frantz Fanon, collectif Génocide
Made in France, Collectif Kofélé, Comite Vérité Justice pour Charonne,
COMITÉ CHARGÉ DE L'ORGANISATION DE LA CONFÉRENCE NATIONALE INCLUSIVE DE
PAIX ( COPORT ) AU TCHAD Coordination 75 des Sans Papiers CNT Droits
devant Espaces Marx, Fédération des Collectifs île de France de Sans
papiers, FETAF, Fondation Frantz Fanon, FORUM ESPANO-MAROCAIN POUR LA
MÉMOIRE COMMUN ET L'AVENIR FTCR Gennevilliers pour tous, GRAPR (groupe
de réflexion et d appui pour la promotion rurale), Ishtar, LCR, Les
Alternatifs, Les Panthères Roses Les Verts, MJCF, MRAP, NAD (Nouvelle
Alternative pour le Développement), PCF,
PCOF, Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie (PCOT) Reseau
international Frantz Fanon, Réseau AL-AMAL pour le secours et le
développement Survie, UNADE, USTKE, Veto !, ZEP... site P.C.F
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| vendredi 22 février 2008, a 18:22 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
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samedi 23 février 2008
En kiosque, chez votre marchand de
journaux
LA FRANCE EST-ELLE ENCORE UNE PUISSANCE
INDUSTRIELLE ? Kodac, Arc International, Miko, Michelin Kléber,
Arcelor-Mittal… Les annonces de fermetures et de restructurations industrielles
se succèdent et se ressemblent. Table ronde
avec : Bernard Devert,
fédération des travailleurs de la métallurgie CGT. Stéphane Israël, conseiller du président exécutif d'EADS.
El Mohoub Mouhoub, professeur d'économie à
Paris-Dauphine.
À MORT L'ARBITRE ? Dans le
ballon rond, l'homme en noir a le moral en berne. Il n'y a qu'à reprendre les
dernières nouvelles parues à son sujet pour comprendre l'inexorable crise dans
laquelle il est plongé. Les points de vue
de : Jacques Blociszewski,
chargé d'études sur les technologies vidéos. Jonathan
Rocheron, arbitre de foot de 19 ans. Bernard
Laporte, secrétaire d'Etat chargé des Sports. Michel Dailly, président de l'AFCAM Gilles Veyssières, ancien arbitre international
LE CRIME INEXPIABLE DE VICHY Pourquoi
Sarkozy a t-il menti sur la nationalité des enfants juifs livrés aux nazis ?
Une tribune libre par le conseil départemental des Pyrénées-Orientales du
Mouvement de la paix.
APRÈS LA MORT D'ALAIN ROBBE-GRILLET Le
bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin.
À NE PAS MANQUER…
LES FRANÇAIS AU RÉGIME SEC
Le 45e salon international de l'agriculture ouvre ses portes dans un
contexte économique marqué par des paradoxes dont les plus insupportables sont
la hausse des prix à la consommation et les baisses de revenus des paysans.
Notre décryptage.
L'URGENCE POUR INGRID BETANCOURT Journée
de solidarité à Paris pour les six ans de détention de la franco-colombienne.
Avec l'espoir de la libération de quatres nouveaux otages.
MOSCOU FAIT CLIQUETER SES ARMES La Russie menace
explicitement d'utiliser la force armée contre l'OTAN et l'UE s'ils persistaient
à contourner l'ONU dans le réglement du contentieux kosovar.
LA RÉTENTION DE SÛRETÉ PARTIELLEMENT CENSURÉE
C'est une demi-victoire pour Rachida Dati, les Sages ont approuvé la
création de centres d'enfermement pour les criminels dangereux, mais en
encadrant strictement le dispositif.
LE FRENCH FLAIR, UNE INVENTION ANGLAISE
Rugby. Le terme « French flair » fut inventé par la presse britanique au
temps des « sixties », il s'agissait de saluer des essais de cent mètres
inscrits par de véloces trois-quart français. Réinventer le cliché, c'est la
mission que s'est confié le nouveau trio de sélectionneurs français… face aux
Anglais !
POUR QUE L'HUMANITÉ SOIT ENCORE MIEUX
VOTRE JOURNAL, DEVENEZ LECTEUR PARTICIPATIF EN CLIQUANT
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| vendredi 22 février 2008, a 08:27 |
| Bonsoir les amis,vive la Republique . |
Par philippe tixier le mercredi 20 février 2008, 04:17 - poli-tic
Ci-dessous un mail recu aujourd'hui de la principale d'un college "ambition
reussite". Edifiant quant aux promesses de campagne de Sarkozy !
Jean Emile G...
============
Bonsoir,
Vous savez tous que j'occupe depuis cette rentree la fonction de Principal d'un
College dit "difficile", classe "Ambition Reussite". 82% des eleves sont issus
de categories socio-professionnelles tres defavorisees. Un College ghetto, avec
ses problemes quotidiens, et les problemes de violence dans le quartier.
Je suis tres fier d'avoir travaille pendant plusieurs annees a Meaux (Beauval
et Pierre-Collinet), puis a Vaulx-en-Velin pendant 4 ans, et aujourd'hui a la
Duchere. Fier d'etre fonctionnaire de la Republique, d'assumer cette mission de
service public tant decriee.
Ce soir, ma fierte m'a abandonne. J'ai honte. J'ai surtout honte de devoir
affronter le regard des professeurs, des surveillants, des partenaires
exterieurs, des parents d'eleves et des eleves.
Vous vous souvenez tous de la promesse de notre president de la Republique pour
ne pas laisser les "orphelins de 16 heures" Ã la rue ?
Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de l'Education nationale,
à propos de la mise en place de l'accompagnement educatif, ce dispositif devant
accueillir tous les collegiens de 16 heures à 18 heures ?
La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je l'ai decouverte
en details au moment meme ou je prenais mes fonctions au College Schoelcher fin
aout, comme tous mes autres collegues Principaux de Colleges en Education
prioritaire (pres de 1500 Collèges dans toute la France).
Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car je suis un
fonctionnaire responsable. J'ai mis mes opinions de citoyen dans ma poche, et
j'ai tout fait pour que ce dispositif soit un succes.
Je rappelle à tous que cet accompagnement educatif devait concerner les eleves
volontaires, encadres par des enseignants volontaires.
Sur 365 eleves, j'ai reussi à en convaincre 225: 61,5 % de l'effectif total. La
moyenne dans le Rhone tourne autour de 28 %.
Sur 47 enseignants, j'en ai convaincu 29. Je suis alle solliciter la MJC du
quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine. J'ai sollicite le
Centre social pour mettre conjointement en place l'aide aux devoirs, 3 fois par
semaine. 100 % des eleves de 6eme etaient inscrits à cette derniere action.
J'ai sollicite une compagnie artistique pour mettre en place un atelier
d'ecriture. Les professeurs ont ensuite propose un atelier de sciences
physiques, un club journal des collegiens, une activite escalade, trois groupes
de soutien en mathematiques, deux groupes de soutien en francais. J'etais en
pourparlers avec un club d'echecs et un autre de rugby pour enrichir l'offre.
J'ai meme reussi à debaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient de
partir pour le cirque du soleil à Las Vegas....
Tout cela a bien sur un cout. Vous vous en doutez.
L'Inspection academique et le Rectorat nous ont transmis courant octobre 2007
une enveloppe d'heures pour les professeurs et les intervenants exterieurs (pour
ces derniers, ces heures devaient etre transformees en vacations, payees 15
euros de l'heure).
Je disposais de 1476 heures. C'est à partir de cette enveloppe que je n'avais
pas demande que j'ai construit mon offre. J'ai informe les parents d'eleves, et
le 12 novembre, les actions se sont mises en place. L'aide aux devoirs avait
commence des le 20 septembre. Les eleves etaient pour la plus part d'entre eux
tres heureux.
Debut decembre, j'ai mis en paiement aupres du Rectorat les heures effectuees en
septembre, octobre et novembre: 398 heures.
Cet apres-midi, mardi 29 janvier 2008, reunion officielle à l'Inspection
academique. L'inspecteur d'Academie preside la reunion, flanque de ses deux
adjoints et de deux chefs de service. Configuration inhabituelle. Curiosite puis
inquietude.
L'Inspecteur d'Academie ne le dit pas explicitement, car nous sommes tous soumis
au meme devoir de reserve. "Le dispositif n'est pas supprime, mais on a reduit
la voilure". On a seulement supprime les heures pour le faire fonctionner. Au
lieu des 1476 heures, je n'en ai plus que 397 pour terminer l'annee scolaire.
Cela vient directement du Ministere. C'est identique dans toutes les Academies,
l'Inspecteur d'Academie nous l'a confirme, comme s'il voulait nous consoler.
Tous mes collegues sont dans la meme stupeur (40 Principaux de College
abasourdis).
J'ai depense 1 heure de plus que ce à quoi j'ai droit. Et les heures effectuees
en decembre et en janvier ne sont pour l'instant pas honorees (j'ai compte 221
heures pour ces 2 mois). Je n'en ai plus les moyens. C'est noble le benevolat,
mais, là , on atteint des limites...
Concretement, des lundi prochain, 4 fevrier 2008, toutes les actions decrites
ci-dessus s'arreteront, faute de moyens. Je ne vous fais pas de dessin.
Oui, j'ai honte ce soir. Honte pour les eleves. Honte pour les parents d'eleves.
Honte pour les profs. Honte pour les partenaires exterieurs. Je ne sais toujours
pas comment je vais leur annoncer la chose.
Merci M. Sarkozy pour vos promesses peremptoires. Merci M. Darcos pour avoir
demontré la credibilite du systeme educatif francais.
Bonsoir les amis, vive la Republique. |
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| vendredi 22 février 2008, a 07:55 |
| PAS TOUCHE AU LIVRET A ! |
« Pas touche au Livret A ! »

Mis en ligne : 21 février
Le
gouvernement, se pliant aux injonctions de la Commission européenne,
s'est engagé, par la voix de Christine Lagarde, dans un processus de « banalisation » du Livret « A » des Caisses d'épargne.
En
clair, le patronat bancaire pourra mettre la main sur une bonne partie
de la collecte de cette épargne populaire pour en faire un produit
financier régi selon les règles du rendement et du risque. Et on peut
voir où cela conduit avec ce qui s'est passé à la Société générale !
ALERTE !
le logement social, financé aujourd'hui à 80% par cette ressource, sera contraint d'emprunter à taux plus élevés
sur le marché financier. Ainsi, c'est tout le système de financement du
logement social qui en danger, alors que les besoins sont plus criants
que jamais.
l'épargne populaire,
aujourd'hui sécurisée par la centralisation de la collecte du « Livret
A », via la Caisse des dépôts et consignations (CDC), sera elle-même
plus exposée aux spéculations et aux risques de krach du marché financier.
Les collectivités locales, les élus municipaux et départementaux, seront privés d'un partenaire privilégié
- non subordonné aux exigences des actionnaires privés - pour répondre
aux besoins sociaux des populations sur les territoires. Il faut le
faire savoir en ces temps d'élections.
1000 agences de Caisses d'épargne et de nombreux guichets de la Poste pourraient être supprimés, en premier lieu dans les quartiers populaires et les zones rurales.
Il faut empêcher cela et il en est encore temps !
Des initiatives multiples, dans tout le pays, sont engagées par le collectif « Pas touche au Livret A ! » qui a lancé une pétition nationale.
A l'occasion d'une rencontre avec ses représentants, le
14 février dans les locaux du Conseil national, la direction du PCF,
représentée par Alain Obadia, Jean-Louis Le Moing et Yves Dimicoli, a
exprimé son total soutien à cette campagne et sa volonté d'y contribuer.
Elle a rappelé l'importance qu'elle attache à
la sécurisation et l'expansion de financements émancipés de la domination des marchés financiers,
la
promotion d'un grand service public du crédit et de l'épargne
permettant, notamment, de soutenir une politique audacieuse du logement
social de nature à résoudre sa crise aiguë qui frappe des millions de
familles en France.
Elle a remarqué combien chaque progrès en ce sens
pousserait, en même temps, à une réorientation positive de la
construction européenne et de la BCE, aujourd'hui dominées par les
exigences boursières.
Elle a souligné l'importance pour cela de la défense et du développement d'un pôle bancaire et financier public autour de :
la CDC (dont il faut combattre le démantèlement),
des Caisses d'épargne
de la Banque postale,
et qui soit maîtrisé par les salariés, les populations et les élus dans
les localités, les départements, les régions et à l'échelle de tout le
pays.
Les militants du PCF auront à cœur de contribuer à
cette bataille si importante pour la réponse aux besoins sociaux,
l'emploi, l'avenir des territoires, la croissance et la démocratie. site du P.C.F
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| jeudi 21 février 2008, a 21:48 |
| Nomination de Christine Ockrent . |
Nomination de Christine Ockrent à la tête de la holding
RFI / TV5Monde / et France 24 : le mariage entre pouvoir et télévision
officialisé

Mis en ligne : 21 février
Au
moment où les grandes manoeuvres se font sentir dans l'audiovisuel
(suppression de la publicité sans pistes de financements claires,
restructurations à grandes échelles pour faire face au défis de la
mondialisation dans le secteur des médias) la nomination de Christine
Ockrent à la tête de la holding RFI / TV5Monde / et France 24 est un
nouveau pavé dans la mare du feuilleton politico-médiatique.
Le
Syndicat Des Journalistes de RFI dénonce les dérives d'une telle
nomination : quelle image, quelle indépendance et quelle crédibilité
pour la future holding ? La question est posée et elle fait mal.
Car Christine Ockrent est la femme de Bernard Kouchner
certes, mais dans le cas présent il s'agirait surtout de voir le
président d'une holding française d'information internationale marié
avec le ministre des affaires étrangères qui est aussi le ministre de
tutelle de la radio !
Il ne s'agit pas de nier les supposées compétences de
Christine Ockrent, ni d'en faire une « femme de » : le débat est un
débat sur les fonctions et non sur les personnes, et c'est ce qui gène
précisément le pouvoir en place.
Au delà de la confusion des genres et des collusions
entre pouvoir et médias, cette nomination ne rend que trop visible les
difficultés à construire des médias réellement indépendant et
démocratique.
Ces relations dangereuses ne sont pas d'hier et cette nomination n'en est qu'une illustration supplémentaire.
Si Christine Ockrent ne peut divorcer du ministre des affaires
étrangères qui est aussi le ministre de tutelle de la radio, elle peut
encore refuser le poste de président de la holding française
d'information internationale.
Le Parti communiste français réaffirme donc le droit à l'information comme un
élément fondamental et constitutif de la vie démocratique de notre pays et propose :
de constitutionnaliser le droit à l'information
une chaîne numérique d'information internationale entièrement publique (CII).
« Pas vu,Pas pris », Pierre Carles VIDEO site du P.C.F
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| jeudi 21 février 2008, a 19:10 |
| Chantiers Navals de Saint-Nazaire : LES CRS CHARGENT ! ( 5 ) |
Pour mémoire…
“Les ministres européens du Travail ne sont pas
parvenus, mercredi 5 décembre (2007), à s'entendre sur deux directives
controversées sur la durée maximale du temps de travail hebdomadaire et
sur l'octroi de nouveaux droits aux salariés en intérim.
Les deux textes seront à nouveau examinés en 2008, a annoncé la présidence portugaise de l'Union européenne.
Une discussion qui intervient alors que plusieurs pays,
notamment la Grande-Bretagne soutenue par l'Irlande et Malte,
souhaitent pouvoir continuer à déroger à cette durée maximale mais ne
disposent pas d'une minorité de blocage suffisante.
Prendre en compte le temps de garde
Le texte sur la durée du temps de travail hebdomadaire
doit actualiser les règles fixées en 1993, qui limitent la durée du
travail en Europe à 48 heures par semaine, heures supplémentaires
comprises.
Cette directive autorise aussi les Etats, qui le
veulent, à dépasser ce seuil jusqu'à 78 heures, sous réserve de
l'approbation du salarié.
Il s'agit là de se conformer à une décision de la Cour
de justice des communautés européennes, qui a estimé que les heures de
permanence téléphonique devaient être décomptées du temps de travail.
Remarque qui serait prise en compte par l'introduction dans la
directive d'une “part inactive du temps de garde”.
Opposition de la Grande-Bretagne
Surtout, le nouveau projet de directive instaure de
nouvelles conditions à la clause de dérogation aux 48 heures de travail
hebdomadaire. Ainsi, elle devra faire l'objet d'un accord collectif,
qu'il s'agisse d'une convention entre les partenaires sociaux et
l'Etat, ou d'une loi.
Quant à la proposition de garantir aux intérimaires les
mêmes garanties que les employés de l'entreprise après six semaines,
elle se voit opposer un refus des trois pays mentionnés plus haut.
ACIAO
La Fédération européenne des médecins salariés a, de
son côté, exprimé son opposition au projet, considéré comme “dangereux”
pour la “sécurité” des malades dans les hôpitaux, le texte étant
susceptible d'amener les médecins à travailler “trop” longtemps.
“Il s'agit avant tout de la sécurité des patients. Moi,
je ne voudrais pas me faire endormir ou opérer par un chirurgien qui
est depuis plus de 24 heures à l'hôpital. Tous les médecins travaillent
plus de 48 heures [par semaine] globalement dans les hôpitaux, mais ce
n'est pas raisonnable d'en faire trop”, a souligné le président de la
FEMS, Claude Wetzel.”
http://www.challenges.fr/actualites/business/20071205.CHA4384/pas_dac
site BELLACIAO
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| jeudi 21 février 2008, a 17:12 |
| Chantiers Navals de Saint-Nazaire : LES CRS CHARGENT ! ( 4 ) |
Des manifestants de la CGT évacués par les forces de l'ordre à Saint-Nazaire
20/02/2008-[23:30]
SAINT-NAZAIRE (Loire-Atlantique), 20 fév 2008 - Plus
d'une centaine de manifestants réunis à l'appel de la CGT d'Aker Yards
ont été évacués mercredi vers 22h00 par les forces de sécurité d'un
pont qu'ils bloquaient pour réclamer des négociations salariales,
a-t-on appris auprès de la CGT.
Les manifestants occupaient depuis le début de
l'après-midi le pont de la forme Joubert dont le paquebot MSC Poésia,
dernier né des Chantiers Aker Yards, devait franchir l'écluse dans la
nuit pour des essais à la mer. Les manifestants qui bloquaient la
sortie du navire ont été évacués vers 22h00 par les forces de sécurité
qui ont eu distribué des coups de matraque et lancé des grenades
lacrymogènes.
Selon la CGT, “certains salariés ont été blessés”
“C'est une provocation de plus envers les salariés”, a estimé Joël
Cadoret (CGT) qui a critiqué les “manières insoutenables” de la
direction avec laquelle le syndicat a engagé un bras de fer dans le
cadre des négociations salariales.
http://www.france-info.com/spip.php…
site BELLACIAO
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| jeudi 21 février 2008, a 17:00 |
| Chantiers Navals de Saint-Nazaire : LES CRS CHARGENT ! ( 3 ) |
Un peu de partout nous vient des messages de résistance des travailleurs et de leur volonté de se battre pour leurs salaires.
Le Castorama d'Océanis (à Saint-Nazaire) semble
également en grève et la direction qui proposait royalement 0.5% est
passée à 2%, ce qui ne fait pas encore le compte. Eux aussi doivent
s'attendre à la venue de la violence sarkoziste.
http://www.presseocean.fr/Pour-les-salaries-chez-Casto-y-a-pas-tout-ce-qu-il-faut…-/re/actu_detail/actu_12028-566456——_actu.html
Les travailleurs d'AKER YARDS de St Nazaire montrent le
chemin de l'offensive et là, comme ailleurs, font face à Sarko le
cogneur de travailleurs. La solidarité ne doit pas manquer, mais
également la mobilisation politique de la la gauche réelle pour
éclairer et aider ces combats des travailleurs.
L'heure est au soutien, mais également de faire passer cette exigence dans toutes les batailles politiques.
site BELLACIAO
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| jeudi 21 février 2008, a 16:37 |
| Chantiers Navals de Saint-Nazaire : LES CRS CHARGENT ! ( 2 ) |
SOUTIEN TOTAL ET INCONDITIONNEL AUX CAMARADES DE SAINT NAZAIRE
APRES LES SALARIES DE CARREFOUR LES SALARIES DES CHANTIERS NAVALS A QUI LE TOUR ENSUITE?
C EST BIEN DANS LES LUTTES SOCIALES ET LE SYNDICALISME
QUE SE DEVELOPPE LA VRAIE RESISTANCE A LA VRAIE POLITIQUE DE SARKOZY ET
DU MEDEF
PAS POUR RIEN QU UNE DE SES PREMIERES LOIS A ETE CELLE SUR LE SERVICE MINIMUM
ORGANISONS UNE GROSSE MANIF NATIONALE INTERPRO POUR DIRE NON AUX ATTEINTES AUX DROITS SYNDICAUX ET AU DROIT DE GREVE
TOUS ENSEMBLE MONTRONS LEUR QU'ON NE SE LAISSERA PAS EGORGER SANS RIEN DIRE site BELLACIAO
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| jeudi 21 février 2008, a 16:14 |
| Chantiers Navals de Saint-Nazaire : LES CRS CHARGENT ! |

jeudi 21 février 2008 (12h41) :


de USM CGT
Il était 22 h, mercredi, lorsque les travailleurs de la
Navale réunis à l'appel de la CGT et qui bloquaient le pont de la forme
Joubert afin d'empêcher la sortie du paquebot MSC Poésia, dernier né
des Chantiers AKER YARDS, ont été délogés par les CRS.
Grenades lacrymo à tir tendu, utilisation de
flash-ball, coups de matraque,…les blessés sont nombreux. En
collaboration avec la direction d'AKER YARDS, la police avait bouclé
tout le quartier de Penhoët déclenchant ainsi la chasse aux
syndicalistes et aux salariés en lutte.
L'Etat à la rescousse du patronat, c'est bien connu.
Bien que la répression contre les militants CGT et les grévistes
s'accentue, la Résistance s'organise. Et c'est bien cela qui les
dérange. RIEN N'EST IMPOSSIBLE POUR CEUX QUI LUTTENT!
Le matin, un débrayage pour une augmentation générale
des salaires avait rassemblé plusieurs centaines de salariés d'AKER
YARDS et de la sous-traitance. La lutte se poursuivait dans la soirée
avec les travailleurs du quart de nuit.
Depuis quelques jours, l'USM-CGT et le syndicat CGT
d'AKER appellent à la mobilisation générale pour une augmentation
générale de salaires POUR TOUS.
De : USM-CGT
jeudi 21 février 2008
site BELLACIAO
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| mercredi 20 février 2008, a 22:43 |
| Des escouades pour sauver le soldats Sarko . |
POLICE
. Une opération autant musclée que médiatisée a eu lieu, hier, à
Villiers-le-Bel. Le président de la République tente de se sortir ainsi
de la spirale de l'échec.
Casqués, cagoulés, armés, ils étaient près d'un
millier de CRS, agents du RAID ou du GIPN, à envahir, hier à l'aube,
Villiers-le-Bel, la petite ville du Val-d'Oise qui se remettait
lentement de deux nuits d'affrontement entre jeunes et forces de
l'ordre après le décès de deux adolescents, tués, le 25 novembre, dans
une collision entre leur mini moto et une voiture de police.
trente-trois auteurs présumés ARRêTéS
Cette mobilisation sans précédent s'est soldée par l'interpellation
de trente-trois auteurs présumés de violences envers les policiers.
Sous le regard de photographes, cameramans et autres journalistes.
Didier Vaillant, le maire (PS) de Villiers-le-Bel, a dit son étonnement
d'avoir été prévenu de cette affaire par la préfecture, « après les
médias ». Il est normal que la police joue son rôle dans la recherche
de personnes supposées avoir tiré sur des agents, ce qui
traditionnellement s'effectue dans la discrétion, mais l'invitation de
la presse à couvrir une telle initiative ne peut que faire douter du
but poursuivi. Les interpellations d'hier s'apparentent à une opération
politique à quelques jours des élections municipales. Avant sa chute
vertigineuse dans les sondages (voir page 4), Nicolas Sarkozy ne
voulait-il pas faire de cette échéance électorale un test national ?
Après sa nette victoire à la présidence de la République, il se voyait
sans doute intouchable. Mais sa politique orientée ostensiblement et
sans pudeur en direction des plus riches a refroidi plus d'un de ses
électeurs. Alors, Nicolas Sarkozy brandit de nouveau la sécurité, sa
thématique favorite, qui lui a servi à gagner, entre autres, une grande
partie de l'électorat du FN. Sauver son camp - que les sondages
pronostiquent perdant au scrutin municipal - vaut bien une opération du
genre Villiers-le-Bel. Il faut frapper l'opinion, la mettre en garde
contre ces « jeunes de banlieues », ces « nouveaux ennemis » du pays.
La présence des caméras ne peut s'expliquer autrement. Il faut montrer
à la France entière comment l'État maîtrise les choses et fait
respecter la sécurité sur son territoire.
Mais, encore une fois, le gouvernement est allé trop loin dans la
médiatisation. Les commentaires hostiles se sont multipliés. En
réponse, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a rejeté sur
d'autres « les fuites » qui ont « conduit à une médiatisation
importante », tout en saluant « une très belle opération, une opération
très réussie, réalisée dans le calme ».
la thématique sécuritaire comme axe prioritaire
Dans le calme ? C'est oublier le traumatisme que peut causer à la
population, aux enfants de Villiers-le-Bel, le déploiement d'un millier
de policiers pour interpeller une trentaine de personnes. La question
n'effleure sans doute pas Nicolas Sarkozy, obnubilé par sa volonté de
« marquer les esprits dans une inflation ultra-sécuritaire », selon le
PCF. Le président de la République avait déjà donné le ton lors de la
présentation de son plan banlieue, le 8 février, en faisant de la
thématique sécuritaire son axe prioritaire. Alimentant tous les
fantasmes de la peur de l'autre, il a averti qu'il mènerait « une
guerre sans merci contre les trafics et les trafiquants ». Il a promis
de « mettre fin à la loi des bandes », en « donnant une dimension
spectaculaire aux groupes d'intervention régionaux ». Plus grave, il
veut recruter « des réservistes » pour en faire des « délégués à la
cohésion police-population », qui s'appuieront sur des « volontaires
citoyens de la police nationale ». En fait, « des habitants dont je
veux engager le recrutement pour qu'ils s'impliquent dans la sécurité
de leur propre quartier ». À Villiers-le-Bel, un appel à la délation
avait été lancé après les affrontements de fin novembre. L'intervention
spectaculaire d'hier comme le discours présidentiel dessinent des
banlieues populaires à faire peur.
Mina Kaci
l' Huma du 19 / 02 / 08
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| mercredi 20 février 2008, a 22:24 |
| SANCTION A LA RATP . |
Nous
avons rendu compte ici de la vague de répression qui semble s'abattre
sur les chauffeurs du Dépôt Floréal. Demain matin, les derniers
entretiens "disciplinaires" prendront fin. Depuis 15 jours en effet, la
direction du centre auditionne les "fautifs".
Les
élus Communistes de Bagnolet, solidaires des grévistes en passe d'être
sanctionnés, appèlent à la mobilisation de tou-te-s et soutiennent les
militant-e-s qui se rendront demain matin, à 08h30, au dépôt.
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| mercredi 20 février 2008, a 22:05 |
| Heures supplémentaires : une annonce ( plus )... |
A
moins d'un mois des municipales, la droite veut enrayer sa dégringolade
et reprendre la main sur le pouvoir d'achat. Christine Lagarde la
ministre de l'Economie et de l'Emploi affiche la réussite du
“travailler plus pour gagner plus”, mais sans convaincre.
Christine Lagarde, ministre de l'Economie, a annoncé, dans le
Parisien ce matin, que les entreprises ayant recours au dispositif de
défiscalisation des heures supplémentaires ont sensiblement augmenté en
décembre dernier.
Près de 530 000 entreprises, dont 155 000 de plus de 10 salariés
(soit 55% d'entre elles), ont fait travailler davantage leurs salariés
à cette période : 46 millions d'heures supplémentaires enregistrées. Ce
chiffre dépasse ceux des mois de novembre et d'octobre. Selon la
ministre, ce sont essentiellement l'industrie, la construction, le
commerce, le transport, l'hôtellerie et la restauration qui ont
utilisés des heures sup.
La ministre se félicite de ce résultat. Ce dispositif, mis en place
le 1er octobre dernier, symbolise le slogan « travailler plus pour
gagner plus » cher à Nicolas Sarkozy. Selon elle, il permet aux
salariés de gagner en moyenne entre 50 et 120 euros net de plus par
mois.
Pour le Parti socialiste, cette annonce est un « marché de dupes ».
Les entreprises ont profité d'un système pour un volume d'heures
supplémentaires qui aurait été atteint de toute manière et qui leur a
permis par ailleurs de ne pas embaucher. Pour Pierre Moscovici, député
PS du Doubs, ce sont « des heures supplémentaires qui auraient été
faites de toutes façons et elles sont défiscalisées en plus, donc c'est
vous et moi qui les payons », rappelant ainsi que ces exonérations
coûteront au minimum 5,5 milliards d'euros.

Même si, selon Christine Lagarde, ce coût n'augmenterait pas en
2008, il aura une forte répercussion sur les cotisations de Sécurité
sociale, de retraite et d'assurance chômage, puisqu'il comprend la
réduction de 21,5% des cotisations salariales sur les heures
supplémentaires.
Pour le Parti Communiste, ces chiffres sont un effet d'aubaine, mais
en rien une base pour en mesurer les effets puisqu'aucun comparatif
d'une année sur l'autre n'a été présenté. Le PCF y voit donc une
« opération camouflage » à quelques jours des municipales. Et d'y
ajouter : « ce que vivent les français, c'est au contraire qu'ils ne
voient rien venir dans leur portefeuilles, sinon une dégradation
continue du pouvoir d'achat
site l' Humanité
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| mercredi 20 février 2008, a 21:46 |
| BAGNOLET : Le rassemblement prend une nouvelle dimention autour de Marc Everbecq . |
Bloggons ensemble
Bienvenue sur notre blog Depuis son lancement ce Blog connait un grand succès qui ne se dement pas. Continuez à nous communiquer vos
adresses E-mail en vous inscrivant à la New
letter, continuez à donner votre avis sur les articles, faites-nous des propositions.
Pour vous et avec vous, comme l'ont dit les habitants de Bagnolet lors
des dernières assisses, notre ville doit aller de l'avant en conservant
son âme: Populaire, moderne et démocratique. C'est l'utilité de notre
groupe c'est aussi l'utilité de cet espace de dialogue.
Laurent JAMET
Président des élus communistes, radical et citoyens de Bagnolet
Depuis
quelques semaines nous savions que la liste menée par Tony di Martino
ne faisait pas l'unanimité, ni chez les verts, ni chez les socialistes.
Depuis quelques temps aussi nos appels réitérés à un large
rassemblement sur des valeurs de gauche semblaient avoir une meilleure
résonnance. Nous publions la déclaration de cette large partie des
militants socialistes qui refuse la division. Voici la substance :
Déclaration du collectif
de militants socialistes de Bagnolet
pour sa participation à la liste « Ensemble pour le renouveau de Bagnolet » conduite par Marc Everbecq
Le collectif de militants socialistes de Bagnolet animé par Daniel Bernard (Adjoint au maire et Président du groupe
des élus socialistes et républicains sortant) se positionne :
En finir avec la division :
La liste « l'alternance à gauche pour Bagnolet », présentée par le Parti Socialiste divise les militants socialistes et
ne rassemble pas l'électorat de gauche, bien au contraire.
Pour
nous, les conditions ne sont pas réunies pour une véritable alternative
de rassemblement à gauche pour gérer la ville en bonne intelligence
après la bataille des élections. C'est pourquoi nous nous unissons à
Marc Everbecq dès le premier tour.
Assumer le bilan
Il
ne nous semble pas honnête ni opportun pour la ville, de ne pas assumer
ensemble le bilan de ces sept années. Certaines des attentes de la
population n'ont pu être mises en oeuvre à cause des divisions entre
les composantes de la majorité municipale sortante. Il s'agit là d'une
responsabilité partagée qu'il faut dépasser pour le prochain mandat.
Se donner les moyens de nos ambitions pour Bagnolet
Nous
avons fait des propositions, acceptées par Marc Everbecq dans les
domaines chers aux socialistes que nous sommes, afin de redynamiser la
ville au plus vite et répondre aux besoins des Bagnoletaises et des
Bagnoletais. Nous avons obtenu de nombreuses garanties notamment sur le
respect des valeurs républicaines et laïques, et la transparence. En
amont, nous avons posé ensemble les bases de travail qui permettront à
Bagnolet de sortir de ces querelles paralysantes. Tout comme le Maire
sortant « Nous voulons une équipe active, efficace et compétente,
entièrement au service de la population ».

Membres
du collectif socialiste : Anne Amiand, Bernard Batut, Frédéric
Beltoise, Michel Benita, Laury Benloulou, Brahim Benramdan, Daniel
Bernard, Claude Brigant, Patrick Burban, Vladimir Cagan, Michèle David,
Marie-Claude Debain, Pascale Dejaham, Samuel Diwouta, Vony Dupont
Marie, Estherr Gouett, Manfred Gouett, Gérald Gros, Lionel Ismard,
Thierry Jay, Cheickna Kanoute, Christine Lacour, Pierre Leroux,
Stéphane Mintchov, Eric Msihid, Sidney Nadjar, Jean-Michel Pirondeau,
Fouad Tchakmakaji, Stanie Villain.
Bagnolet le 16 février 2008.
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| mercredi 20 février 2008, a 21:25 |
| APICULTURE : Nous avons tous besoin des abeilles . |
Apiculture :
« Nous avons tous besoin des abeilles”
Pesticides, OGM, frelon asiatique… : Henri Clément, président de
l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), fait le point des
problèmes auxquels est confrontée l'apiculture. Et rappelle le rôle
fondamental joué par les abeilles dans notre alimentation.

Photo UNAF
Henri Clément, président de l'UNAF :
« On pourra toujours importer du miel, mais on ne pourra jamais
importer des abeilles pour assurer la pollinisation ».
La Terre : Comment se porte aujourd'hui l'apiculture française ?
Henri Clément : La situation s'est
redressée, depuis 2005 et le retrait effectif des insecticides Gaucho
et Regent. Nous avons eu un excellent hivernage 2006-2007 et de très
bonnes récoltes de printemps 2007, malheureusement compromises par un
été très défavorable sur le plan météorologique. La mortalité a
retrouvé son niveau naturel, alors que nos collègues des pays
étrangers, où Gaucho et Regent sont encore utilisés, restent confrontés
à des mortalités élevées. La France dans ce domaine a été un pays
phare. Nos collègues apiculteurs du monde entier espèrent gagner à leur
tour ce que nous avons obtenu, mais sans y parvenir pour l'instant.
Les autres causes évoquées pour le phénomène de dépérissement - alimentation, parasites… - vous semblent négligeables ?
Il y a différentes causes, mais surtout il y a une hiérarchie de ces
causes - et aussi certaines sur lesquelles nous sommes impuissants à
agir, comme les conditions climatiques, qui expliquent notamment la
faiblesse des récoltes sur le châtaignier ou la lavande. Des parasites
comme le varroa peuvent aussi faire des dégâts. Mais dans la réalité,
on constate que les produits phytosanitaires ont un rôle prépondérant
dans la mortalité des abeilles.
Va-t-on vers une interdiction définitive ?
J'espère en tout cas qu'on n'ira pas vers une nouvelle autorisation !
Il faut rester prudent, comme le montre le cas du Cruiser, autorisé
cette année en enrobage sur le maïs. Il y a de très fortes pressions
des firmes pour que ces produits soient homologués. J'ai sous les yeux
la notice du Cruiser, rédigée par le fabricant. Je lis : « Dangereux
pour les abeilles. Ne pas introduire de plantes pouvant devenir
attractives pour les abeilles dans la rotation culturale, ou appliquer
des mesures permettant de limiter l'exposition des abeilles. » Et
« pour protéger les oiseaux et les mammifères sauvages les semences
traitées doivent être enfouies dans le sol. » Ce n'est pas moi qui le
dit : c'est eux !
Mais que diriez-vous à vos collègues agriculteurs qui s'inquiètent de ne plus pouvoir protéger leur maïs ?
Je leur dirais déjà que depuis deux ans, la production de maïs s'est
maintenue, voire a gagné en rendement. Par ailleurs, adopter une vraie
rotation des cultures limiterait le besoin de recourir à une protection
phytosanitaire. On sait très bien que faire du maïs sans arrêt sur les
mêmes parcelles favorise l'apparition des insectes nuisibles.
Vous vous inquiétez aussi de la future loi sur les OGM. Pourquoi ?
Quatre points au moins nous posent problème. Premièrement, nous
considérons qu'une plante qui inclut un gène insecticide ou herbicide
devient elle-même une petite fabrique phytopharmaceutique, et doit à ce
titre subir les procédures d'homologation des phytosanitaires. Ce n'est
absolument pas le cas pour l'instant. Deuxièmement, nous voulons
pouvoir faire du miel sans OGM. Or avec des cultures OGM, les produits
de la ruche seront contaminés par les abeilles elles-mêmes. Ce sont
d'excellents agents de pollinisation qui peuvent voler sur trois,
quatre, cinq kilomètres ou plus. Alors ce ne sont pas les distances de
50 ou 100 mètres entre les cultures, préconisées dans la loi, qui
empêcheront la contamination. Troisièmement, nous demandons que ne soit
pas mis en œuvre le projet de zonage OGM/non OGM prévu par cette loi.
Nous voulons pouvoir continuer à installer nos ruches sur l'ensemble du
territoire. C'est une question essentielle : d'après l'INRA, 35 % de la
quantité de notre alimentation et 65 % de sa diversité dépendent de la
pollinisation par les abeilles. Enfin concernant l'indemnisation en cas
de contamination, nous voulons un fonds auquel les fabricants eux-mêmes
contribuent. En effet, si autour d'un rucher il y a plusieurs champs
OGM, qui sera tenu pour responsable de la contamination ? Ce seront des
débats sans fin ! S'il y a contamination, qu'on ne cherche donc pas
systématiquement à savoir qui a contaminé, et que l'indemnisation prime
avec un fonds financé par un prélèvement sur les firmes qui mettent les
OGM sur le marché.
Et sur le front du frelon asiatique vespa velutina, où en sommes-nous ?
Il gagne du terrain. Il occupe aujourd'hui un grand tiers sud-ouest,
des Charentes à Montpellier en passant par la Creuse. Au début, c'est
encore tolérable. Mais quand le nombre de nids grandit, ils attaquent
et détruisent les colonies d'abeilles. Voilà un an et demi que nous
tirons la sonnette d'alarme, mais les ministères se renvoient la balle,
personne ne veut s'en occuper. Et pendant ce temps le frelon
s'implante. Il est tellement vorace que quand il va prendre le nectar
des fleurs, il les détruit en partie et sur les fraises, par exemple,
ça donne des fruits difformes, invendables. Sur le plan de la santé
publique, on commence à voir des nids en ville : faudra-t-il que des
enfants envoient un ballon dessus et qu'il y ait un drame pour que les
pouvoirs publics réagissent ?! Nous demandons la mise en place d'une
vraie cellule de crise au niveau national, afin d'établir une véritable
stratégie de lutte pour faire baisser la pression de ce prédateur.
Finalement, quelles perspectives voyez-vous pour l'apiculture ?
D'abord, elle représente un gisement d'emplois négligé, qui pourrait
faire vivre de nombreuses familles. Ensuite, on pourra toujours
importer du miel, mais on ne pourra jamais importer des abeilles pour
assurer la pollinisation. Nous avons tous besoin des abeilles. Or
aujourd'hui elles se portent mieux en ville qu'à la campagne ! Il est
grand temps que les pouvoirs publics prennent la mesure du problème et
soient porteurs de solutions pour que l'abeille retrouve la sérénité
dans nos campagnes.
Une manif et quelques chiffres
L'Unaf et de nombreuses organisations apicoles,
syndicales et environnementales regroupées dans la Coordination des
apiculteurs de France appellent à manifester jeudi 21 février à Paris,
sous la tour Eiffel, sous le slogan « Non à l'insecticide Cruiser tueur
d'abeilles et de biodiversité ! ». Renseignements sur le site de l'UNAF
(http://www.unaf-apiculture.info/) où l'on peut également apporter son
soutien au programme national « l'Abeille, sentinelle de
l'environnement ». 15 000 apiculteurs ont disparu entre 1995 et 2005.
Sur la même période, la production a chuté de 30 % et les importations
ont triplé. En 2007, la récolte totale a été de 18 000 tonnes, en
baisse de 2 000 tonnes sur 2006. Les importations, elles, ont dépassé
20 000 tonnes…
par Propos recueillis par Olivier Chartrain
LA TERRE
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| mercredi 20 février 2008, a 21:01 |
| Marie-George BUFFET : Proposition de loi sur le SPORT . |
Conférence de presse : sport
Compte-rendu des déclarations de Marie-George Buffet
Sur la proposition de loi
Rappel des faits.
Les résultats de l'appel d'offres de la
LFP aboutissent à retirer tout droit à l'image aux chaînes de
télévision en accès libre. Même la revente des images à ces chaînes
généralistes est interdite. Seule, peut-être, la reconduction d'un «
code de bonne conduite » datant de 1992 pourrait garantir à ces chaînes
le droit minimum de diffuser 90 secondes d'images par journée de
championnat. Des négociations ont été ouvertes sous l'égide du CSA…
sans garantie de réussite.
Au final, la diffusion des images du
championnat de France de football sera réservée aux téléspectateurs
abonnés à des chaînes payantes ; et plus largement, c'est un pas de
plus dans la dérive du sport vers un régime tout marchand, où les
intérêts des sportifs, des amateurs de sport en général seront
sacrifiées sous l'autel des profits.
La proposition de loi
Aussi, Marie-George Buffet dépose cette
proposition de loi avec deux objectifs. D'abord, faire pression sur les
acteurs du football pour les pousser à reconduire ce code de bonne
conduite et donc la diffusion même minimale d'images le week-end.
Ensuite, poser un principe : le droit à
l'information sportive sur les chaînes en accès libre. Ce droit existe
déjà pour les grands évènements sportifs d'importance majeure. La
proposition de loi étend simplement ce droit aux résumés de chaque
journée d'événement sportif régulier. Et pour les radios, elle vise à
réintroduire le principe disparu du nouveau code du sport autorisant
les radios à diffuser, en direct et en différé, le commentaire oral de
compétitions et manifestations sportives.
Marie-George Buffet a ainsi appelé tous les parlementaires intéressés par cette question à rejoindre cette proposition de loi.
Sur Pékin et les menaces de boycott
Marie-George Buffet a exprimé son opposition
ferme à tout boycott des JO comme à toute instrumentalisation politique
d'évènements sportifs. Elle a cependant invité les autorités chinoises
à profiter de cet événement mondial pour prendre des mesures fortes en
matière de promotion des droits de l'homme et de la démocratie en Chine.
Sur le dopage
Marie-George Buffet a confirmé participer,
en mai juin prochain, à une initiative avec Jean-François Lamour,
ancien ministre des sports, pour relancer la lutte contre le dopage.
Les incertitudes pesant sur l'avenir de l'AMA rendent en effet
nécessaire la réaffirmation d'une volonté politique ferme face au
dopage.
Parti communiste français
Paris, le 20 février 2008 |
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| mercredi 20 février 2008, a 18:44 |
| EDF/GDF PARIS : LICENCIEMENT ABUSIF DE NACIMA .( 2 ) |
EDF/GDF : PETITION DE SOUTIENT A NACIMA, LICENCIEE ABUSIVEMENT

Pour avoir été témoin d'un
accident du travail non déclaré, les Directions d'EDF/GDF Paris ont
falsifié un EAP (Entretien Annuel de Progrès) dans le but de licencier
Nacima, une collègue de l'Accueil Distributeur de Plaine Monceau (Paris
17ème).
Pourtant, Nacima avait été reconnu très compétente par
les Directions puisque après 18 mois de contrat précaire (CAE et CDD),
elles avaient décidé de l'embaucher en stage statutaire ! Les
évaluations faites durant celui-ci concluaient que Nacima était très
compétente, ponctuelle, investie dans son travail et très
sociable…jusqu'au jour fatidique où elle fût témoin de cet accident de
travail que les directions voulaient dissimuler !
Malgré le fait que les représentants syndicaux CGT
aient fournis en séance de Commission Secondaire du 4 octobre 2007 le
véritable EAP, et malgré le fait que le Président de la Commission
Secondaire ait reconnu la validité de celui-ci, les Directions se sont
bornées à poursuivre la procédure de licenciement envers cette agent,
mère célibataire.
Après de fortes mobilisations du personnel parisien,
après l'occupation de l'Agence Plaine Monceau durant la nuit du jeudi
14 février au vendredi 15 février, les directions envisageraient de
faire embaucher Nacima dans une entreprise à statut (RATP, SNCF etc...)
mais ne veulent toujours pas l'embaucher à l'interne, même sur un autre
centre. Nous devons maintenir la pression afin que Nacima soit enfin
reconnue dans ses droits et embauchée comme titulaire dans nos
entreprises...
Pour cela, la CGT Energie Paris appelle l'ensemble des
agents à signer en urgence cette pétition de soutient, qui sera remise
aux Directions la semaine prochaine, et à la renvoyé très rapidement au
syndicat CGT Energie Paris (voir numéro de fax sur la pétition) !
Cette pétition a également été envoyé dans les sites de
travail parisiens, et à des camarades de provinces dont certains nous
ont précisé qu'ils mettraient un lien vers celle-ci sur leur site...
La lutte continue, nous ne t'abandonnons pas NACIMA !!!
Pétition à signer en cliquant sur le lien ci dessous :
http://www.lapetition.com/sign1.cfm...
De : CGT ENERGIE PARIS
mercredi 20 février 2008 site BELLACIAO
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| mercredi 20 février 2008, a 18:26 |
| CA BOUGE AU P.C.F ... |

Réflexions sur une belle campagne militante
Depuis que nous avons décidé de transformer notre
pratique militante à Creil, de tourner le parti vers les quartiers
populaires, c'est à dire de faire en sorte d'ouvrir largement le parti
aux habitants de ces quartiers, nous avons réalisé beaucoup d'adhésions
sans grande difficulté. Parce que nous n'avons pas mis le drapeau du
communisme dans notre poche, au contraire, nous avons clamé haut et
fort que notre but est la transformation en profondeur de la société,
la fin de l'injustice, de l'exploitation, une société où l'argent soit
enfin utilisé pour les gens et leurs besoins, bref nous avons
clairement affiché notre but révolutionnaire.
Nous avons pris le soin aussi de veiller à la
solidarité pour que les camarades puissent au mieux s'intégrer dans
l'activité militante. La solidarité c'est tout simplement aider une
copine pour que ses gosses puissent manger à la cantine, c'est l'action
menée pour une autre copine et qui a été payante afin d' obtenir un
logement décent dans le parc social alors qu'elle vivait dans un
taudis, celle pour une femme complètement démunie parce que devenue
veuve et pour laquelle nous sommes intervenus auprès des services
sociaux, celle pour une camarade qui lutte afin de récupérer ses
enfants ou encore la solidarité du réseau de la cellule pour essayer
d'aider un copain à trouver un emploi.
Construire le communisme, ce n'est pas pour le futur,
c'est dès maintenant dans le quotidien qu'on doit résister à toute
l'inhumanité du capitalisme. Un camarade me disait il y a quelques
jours :”Tu vois ce qui est génial, c'est de voir comment se sont
éveillés des camarades qui au début ne parlaient pas, n'osaient pas
intervenir, maintenant ces mêmes copains font du porte à porte,
présentent le programme de notre liste aux municipales, ils sont
complètement transformés !” Oui c'est vrai, ces mêmes copains se sont
“défoncés” pour réussir notre soirée couscous : résultat une centaine
de personnes heureuses de se retrouver et une belle occasion pour
parler de notre projet municipal à tous les convives.
Tous les soirs depuis décembre nous avons entre 4 à 10
camarades qui vont faire du porte à porte : quelle richesse humaine
toutes ces rencontres et si instructives pour notre combat ! Nous
recevons un accueil excellent et il n'est pas rare que les gens nous
invitent à entrer chez eux y compris pour boire le verre de l'amitié !
Nous avons osé les meetings de rue, nous en avons tenu 9 dans les
quartiers et sur le marché et ça marche, car les gens viennent discuter
avec nous, certains ont même adhéré ou rejoint notre comité de soutien
à l'issue.
Nous nous sommes retrouvés une dizaine de camarades
pour une matinée de réflexion sur le mouvement du monde avec un
excellent petit exposé de notre camarade Raymond Gosselet, comme nous
nous sommes aussi retrouvés une quinzaine à une soirée de découverte
sur la révolution vénézuélienne avec un très bon film.
J'ignore quel sera notre résultat à Creil. mais je sais
que ce que nous avons semé en militantisme va germer dans les mois
prochains. Nous allons continuer à renforcer notre Parti communiste
pour en faire un parti vraiment révolutionnaire, vraiment communiste,
beaucoup plus démocratique. Un parti qui prépare les citoyens à la
lutte pour transformer le monde et la société, un parti qui voit grand
et ne se compromette pas dans de mesquines combinaisons électoralistes.
Les gens attendent du courage et de la détermination, quand notre
peuple commencera à conquérir son autonomie révolutionnaire, et les
circonstances de la crise politique actuelle peuvent ouvrir une
perspective si le PC sait saisir l'occasion d'innover et de se
révolutionner lui-même, alors nous serons peut être surpris de la force
inouïe que peut avoir ce peuple. L'Histoire nous a prouvé que de tels
événements surgissent justement dans les phases de transition d'un mode
de production à un autre. Mais au lieu d'essayer de comprendre le
mouvement réel de la société et du monde, j'ai le sentiment que nombre
de dirigeants de notre parti sont complètement coincés dans le système
politicien davantage préoccupés par le score aux élections que par la
lutte de classe.
D'ailleurs ces mêmes dirigeants ne fournissent pas
beaucoup d'exemples de leur militantisme, ils parlent de façon trop
générale et abstraite ce qui fait que leur discours ne passe pas.
Il faudra pourtant persévérer. Jamais le capitalisme ne
pourra offrir un avenir digne à l'immense majorité des êtres humains de
cette planète. Jamais car il ne se développe que par l'exploitation de
l'homme par l'homme. Son développement crée les conditions de sa fin
mais pour cela il est urgent d'armer théoriquement les peuples,
d'éduquer les gens avec les immenses possibilités offertes par la
révolution informationnelle et technologique en cours. Cette révolution
n'est pas un fardeau, c'est une chance, encore faut-il en tirer la
substance transformatrice pour que la politique devienne le primat sur
l'économique. La tâche des communistes est de redonner espoir aux gens
en leur capacités politiques créatrices.
Jean-Paul Legrand
De : BABEUF42
mercredi 20 février 2008
site BELLACIAO
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| mercredi 20 février 2008, a 18:03 |
| Le député-maire UMP d'Aulnay-sous-Bois touche les Assedic ! |

Gérard
Gaudron cumule depuis le 17 juin 2007 ses indemnités de député et de
maire avec son allocation de retour à l'emploi, révèle le Canard
enchaîné. Et ce alors même que le règlement de l'Assemblée nationale
est formel : "A la différence des maires et autres élus locaux, les
députés ne peuvent bénéficier en aucun cas des allocations de chômage".
Gérard Gaudron, député-maire UMP d'Aulnay-sous-Bois
(Seine-Saint-Denis) cumule depuis le 17 juin 2007 ses indemnités de
député et de maire avec son allocation de retour à l'emploi, révèle le
Canard enchaîné dans son édition du 20 février.
Selon l'hebdomadaire satirique, Gérard Gaudron, élu
maire de la ville de banlieue en 2003, a commencé à toucher les Assedic
en août 2005, "après avoir travaillé comme hydrogéologue durant de
longues années". Elu le 17 juin 2007 à l'Assemblée, il a continué de
toucher son indemnité, alors même que le règlement de l'Assemblée
nationale est formel, poursuite Le Canard : "A la différence des maires
et autres élus locaux, les députés ne peuvent bénéficier en aucun cas
des allocations de chômage".
Son exclusion est annulée
De fait, Gérard Gaudron a été convoqué une première
fois par l'ANPE le 11 mai 2007, mais ne s'est pas rendu au rendez-vous.
Le 7 août 2007, les Assedic finissent par lui couper les vivres, après
qu'il ne s'est pas rendu à un deuxième rendez-vous. Mais le 7 octobre,
"à la demande expresse du directeur départemental du Travail et de
l'Emploi", son exclusion est annulée et le député-maire touche à
nouveau son allocation.
Pour sa défense, Gérard Gaudron affirme avoir écrit
deux fois aux Assedic. Effectivement, le Canard a bien retrouvé trace
de ces deux courriers, les 12 septembre 2007 et 26 novembre 2007, mais
"ces lettres n'ont eu aucun effet".
"Je vais tout rembourser", a affirmé Gérard Gaudron au Canard.
Anecdotique, le Canard précise que Gérard Gaudron a
fait partie, le 8 novembre 2007, du groupe de députés UMP qui ont signé
une "proposition de résolution" demandant la création d'une "commission
d'enquête sur les fraudes aux prestations et aux prélèvements sociaux".
http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...
De : Aulnay-sous-Bois
mercredi 20 février 2008 site BELLACIAO
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| mercredi 20 février 2008, a 17:45 |
| FRANCE : La flanbée des prix alimentaires continue ( + 2,39% en janvier 08 ) |
Les prix des produits alimentaires ont continué
d'augmenter en janvier en France, pour le quatrième mois consécutif,
affectés par la flambée des cours des matières premières. Nos salaires
n'augmentent pas

Les prix des produits alimentaires ont augmenté
de 2,39% en janvier dans les grandes surfaces, indique l'étude réalisée
pour l'hebdomadaire spécialisé LSA, à paraître jeudi.
Il s'agit de la quatrième hausse consécutive, les prix ayant
augmenté de 1,42% en décembre, de 0,43% en novembre et de 0,7% en
octobre. Une étude prévoit encore un renforcement de l'inflation dans
les magasins, avec un pic à 4% en avril.
En janvier, les hausses étaient constatées tant dans les
hypermarchés (+2,41%), les supermarchés (+2,33%) que les magasins de
hard-discount (+3,76%), et les produits à base de lait et de céréales
enregistrent les plus fortes progressions depuis octobre.
En janvier, les prix des produits dits marques de distributeurs
(MDD) ont augmenté de 3,1% et les “premiers prix”, de moins bonne
qualité et moins chers que les MDD, de 3,63%. A l'inverse, les articles
de grandes marques, fabriqués par les majors de l'industrie
alimentaire, ont enregistré une progression moindre, de 1,29%.
Comment vivre avec un salaire inférieur à 1200 euros lorsque les
prix augmentent de plus de 2% par mois ? travailler plus ? certainement
pas, faire payer les riches oui ! pour cela votez communiste !
Nicolas Maury
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| mercredi 20 février 2008, a 17:26 |
| L'entrée en lutte des salariés du privé pour...gagner plus ! |

Mis en ligne : 20 février
Travailler plus, ils le font déjà. Les salariés
français sont les premiers au hit-parade européen de la productivité
horaire. Gagner plus, ils le réclament désormais de plus en plus fort,
eux qui gagnent à peine le SMIC ou moins de 1400 euros comme c'est le
cas de la moitié des salariés du pays.
Neuf mois après l'élection de celui qui osait se
présenter comme le « président du pouvoir d'achat » dans des discours
citant pêle-mêle Jaures et Blum, les mêmes font une amère expérience :
les seules mesures prises immédiatement après le renouvellement d'une
majorité de droite à l'Assemblée furent prises au profit des plus
riches de ce pays.
Les salariés au pouvoir d'achat étranglé par les bas
salaires et l'explosion de la rente immobilière n'ont le droit à rien
ou pire pour certains d'entre eux qu'à la fermeture de leur usine.
Ford à Blanquefort, Kleber à Toul, Arcelor-Mittal à Gandrange, Miko à St-Dizier,
ce sont là des noms d'usines, de multinationales, de villes qui
croisent la question du pouvoir d'achat, de l'avenir industriel du pays
et du rôle des pouvoirs publics, locaux et nationaux. Sur ce dernier
point, le chef de l'Etat qui se veut le champion des usines françaises
a surtout démontré qu'il était là encore celui de la défense des
actionnaires contre les salariés. Ces derniers concourent aux bénéfices
records des groupes du CAC 40 et pour, comme c'est le cas à Gandrange,
permettre à un groupe comme Arcelor-Mittal de distribuer un tiers des
sept milliards d'euros obtenus en 2007, l'emploi de centaines de
familles peut être sacrifié.
Hormis de pieuses déclarations, que propose ce
gouvernement ? Une « veille permanente », comme l'a redit la ministre
de l'Economie, pour observer « quels pans industriels vont se créer et
lesquels vont disparaître ». La belle affaire ! Et puis cela ne mange
pas de pain, le souhait « d'améliorer la compétitivité de la France,
aider les entreprises à être plus productives, les salariés à être
mieux formés, plus adaptés aux évolutions de l'économie ». Ces mots,
ressassés depuis des lustres, font de moins en moins illusion auprès de
celles et ceux qui paient la « compétitivité » aux prix fort, de la
précarité, des bas salaires, de la vie en miettes et ne voient rien
venir en retour. Cette réalité insupportable vient se telescoper à
d'autres chiffres qui ne demandent qu'à prendre encore plus sens. Les
500 plus grandes fortunes professionnelles cumulent à elles seules 280
milliards d'euros. N'y a-t-il pas là terrain à une autre fiscalité
intégrant des critères de justice et d'efficacité sociale ?
Il est une « rupture » décisive qui pourrait être
engagée avec une réalité prégnante depuis plus de vingt ans : alors que
les richesses produites explosent, les bénéfices des « stars » du CAC
40 en attestent, la part des salaires elle a regressé et stagne
désormais. La compétitivité est là mais elle est gangrenée par le
cancer financier. Le pire est que celui-ci peut encore prospérer grâce
à la crise boursière actuelle : les fonds spéculatifs, les LBO à
l'origine des rachats puis liquidations de nombre de petites et
moyennes entreprises, vont pouvoir élargir leurs prédations grâce à la
baisse des cours. Quel est le rôle de l'Etat : « observer » la
concurrence libre et non faussée ou mettre en place des outils
contraignants, en matière de crédit, d'impôts ou de formation ?
Le fait nouveau de ce début d'année, qui coïncide avec
un rendez vous électoral, est que désormais il faut compter avec la
voix des salariés du privé qui commence à s'élever et trouve désormais
un écho national. Cela ne peut que contribuer à rouvrir la tenaille
dans laquelle MEDEF et gouvernement veulent enfermer les syndicats pour
les affaiblir et accélérer les « réformes » antisociales portées par
Sarkozy. Ce dernier a du faire marche arrière sur son implication dans
la campagne électorale. Avec le logement, le pouvoir d'achat et
l'emploi viennent de faire irruption dans le débat.
site P.C.F |
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| mercredi 20 février 2008, a 17:02 |
| Propos de Rama Yade : Marie-George BUFFET exige des excuses publique du gouvernement . |
Lors d'un meeting public à Colombes, Rama Yade a
déclaré « cette gauche (...) qui s'en prend à moi parce que je suis
noire », en visant particulièrement les communistes.
Le fait que la Secrétaire d'Etat aux droits l'Homme se
permette d'accuser les communistes de racisme est extrêmement grave.
Pire, le porte-parole du gouvernement a même été jusqu'à voler à son
secours en flattant son « courage et sa franchise ». Ces comportements
sont intolérables et passibles de poursuites judiciaires.
Les communistes ont toujours été à la pointe du combat
contre le racisme et contre toutes les discriminations, pour défendre
les droits de l'Homme. Ils se sont toujours battus contre le
colonialisme et n'ont aucune leçon à recevoir d'un gouvernement qui
stigmatise et cultive la haine de l'autre.
En fait de courage et de franchise, Rama Yade franchit
toutes les bornes de la bétise et de la calomnie. Non, tout n'est pas
permis en politique et j'exige, au nom de tous les communistes
français, des excuses publiques du gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF
Paris, le 20 février 2008. |
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| mercredi 20 février 2008, a 08:34 |
| Hommage de Christian Bulté à Marcel Roger ( section du P.C.F ARRAS ) |
Animateur social chargé de la
rénovation urbaine des quartiers Méaulens St Gery à Arras,j'ai eu la
chance de travailler sous la direction de Marcel Roger ” pendant plus
de 12 ans puisqu'il était adjoint à l'urbanisme et à la culture.Ce
n'était pas une opération facile car nous devions expropier 190
immeubles avant de reconstruire plus de 700 appartements HLM neufs et
réhabiliter le secteur st Géry .C'était un plaisir d'avoir Marcel Roger
comme “patron”,il était trés à l'écoute des habitants au point
d'associer le comité de défense des expropriés à la réunion mensuelle
de coordination en mairie.Il assistait avec patience aux réunions
publiques salle du Coclipas,sachant peu à peu transformer une
assistance houleuse en véritables soirées d'échange et
d'information.Il commença l'opération par la création d'une ZAD(zone
d'aménagements différés)pour lutter contre la spéculation
immobiliére.En effet,une ZAD donnait à la commune le droit de
préemtion,c'est à dire une priorité dans les acquisitions d'immeubles
en vente par des particuliers pour mieux maitriser le foncier et
aménager.Faire du logement social en centre ville est un acte politique
FORT auquel j'étais heureux de participer.Marcel insista sur la qualité
de l' architecture qu'il voulait differente des habituelles barres ou
tours HLM .On compléta les logents par des commerces et des
équipements collectifs spacieux et fonctinnels,comme l'ancien hospice
st Eloi et le foyer -soleil qui est aussi une réalisation HLM.
Marcel veilla particulièrement au
maintien sur place des anciens habitants en réalisant des opérations
“tirroir”.Une telle démarche consiste à ne pas démolir tout d'un seul
coup mais à réaliser dés 1976 une premiére tranche de 77 logements
neufs en veillant à ce que les habitants expropriés y soit relogés en
priorité avant de poursuivre les autres tranches qui s'étalèrent sur 10
ans et dans lesquelles ils furent toujours prioritaires.c'etait une
attention permanente aux plus mal logés,le plus souvent dans des
conditions insalubres. Sur le plan
culturel Marcel me donna pour objectif de maintenir et de développer la
vie associative.On relança les fetes,y introduisant le théatre avec le
poete patoisan André Laflutte ou Sylvain Vazéy et le théatre en cité.La
trés ancienne société des Jouteurs fut soutenue et se développa sous
l'impulsion de Fançois Hédin. On créa L'AGAEM en 1978 (Association de
gestion et d'animation des équipements de Méaulens)un bel acte de
confiance de la municipalité qui pouvait trés bien les gérer en direct
mais préféra confier l'animation à une fédération des associations du
quartier.On s'inspira de cet acte de “cogestion” ailleurs,dans d'autres
secteurs,avec L'ADAQUOA à l' ouest ou AQS à Arras sud.C'est en 1980 que
l'on créa aussi le Centre d'initiation à l'environnement urbain ,(le
CIEU)tant les scolaires étaient nombreux à venir visiter Méaulens.Ce
qui fait plaisir c'est de voir que plus de 25 ans aprés toutes ces
structures fonctionnent encore meme si ceux qui en benéficient
actuellement n'en connaissent pas toujours l'origine…
L'image que je conserve de Marcel c'est
sa grande humilité.Par exemple lors des fetes ou des animations , ils
ne s'installait pas au premier rangà 21 h mais passait plutot vers
minuit pour voir si tout allait bien et offrir un verre à ceux qui
rangeaient les chaises ou le matériel sur les podiums.C'etait çà
Marcel,une forte impression d'etre soutenu dans l'action,avec tact et
discrétion.Les rénovations urbaines se poursuivirent,cité Jean
Jaurés,ou sur Arras ouest et je suis vraiment trés heureux d'avoir vécu
ces belles expériences de développement communautaire en étant dirigé
et soutenu par un tel homme politique auquel Arras doit beaucoup.
Christain Bulté
Blog P.C.F ARRAS
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| mardi 19 février 2008, a 21:53 |
| CUBA : Fidel Castro passe la main . |
Grand leader international, grand révolutionnaire communiste, Fidel Castro a décidé de se retirer de la tête de l'Etat

Eloigné du pouvoir par la maladie depuis un an et
demi, aujourd'hui âgé de 81 ans, Fidel Castro a annoncé qu'il renonçait
mardi 19 février à la présidence de Cuba. L'annonce de celui qui était
le numéro un du régime depuis 1959 précède la convocation dimanche du
parlement pour désigner les plus hautes instances exécutives du régime,
dont le chef de l'Etat (président du Conseil d'Etat).
Dans un « message à ses compatriotes » diffusé dans le quotidien Gramna,
Fidel Castro admet n'avoir pu surmonter les séquelles d'une grave
hémorragie intestinale qui l'a conduit à céder en juillet 2006 les
rênes à son frère Raul, 76 ans, donné favori pour une succession à
laquelle peut aussi prétendre le vice-président Carlos Lage, un médecin
de 56 ans incarnant la nouvelle génération.
Célèbre dans le monde entier pour ses enflammées et interminables
discours devant les foules, Fidel Castro, avec son éternel uniforme
vert olive, sa barbe et ses cigares, a symbolisé le guérillero
victorieux durant la guerre froide, avant de s'aliéner nombre de
sympathies internationales, dont celles de l'Europe, pour son refus
d'assouplir son régime.
Durant près d'un demi-siècle, le dirigeant cubain qui s'est voulu,
avec son compagnon Ernesto “Che” Guevara, le champion de l'exportation
de la révolution et du socialisme en Amérique latine, mais aussi en
Afrique et même en Asie, a tenu tête aux Etats-Unis.
Dix présidents à la Maison Blanche n'ont pu en venir à bout, malgré
un embargo économique draconien, une tentative ratée de débarquement
d'anti-castristes à la Baie des cochons en 1961 et maints complots pour
l'assassiner.
Figure incontournable de la deuxième moitié du XXe siècle, Fidel
Castro, dernier survivant de la génération des Nasser, Nehru, Tito,
avait été élu symboliquement à la présidence du dernier sommet des
Non-alignés à La Havane en septembre 2006.
De nombreux pays occidentaux, tels les Etats-Unis, l'Espagne, le
Royaume-Uni et la France, ont souhaité une démocratisation de Cuba,
d'autres comme le Vietnam ou la Chine saluant son parcours
“révolutionnaire”. La France a exprimé une nouvelle fois son amitié
pour le peuple cubain et sa disponibilité à coopérer avec ce pays et à
l'accompagner sur le chemin qui doit conduire vers la démocratie et les
droits de l'Homme.
Blog P.C.F ARRAS
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| mardi 19 février 2008, a 21:25 |
| Pouvoir d'achat / Fonctionnaires : L' ARNAQUE ! |

Le
ministre du Budget et de la fonction publique, Eric Woerth a proposé
aux syndicats de fonctionnaires une « revalorisation » de 0,8% du point
d'indice en 2008.
L'inflation
étant de 1,6%, le gouvernement propose donc en réalité, une diminution
de 0,8% du pouvoir d'achat des 5 millions de français qui travaillent
dans la fonction publique.
Nicolas Sarkozy et son gouvernement s'étaient
autoproclamés champions de la défense du pouvoir d'achat. Désormais,
ils donneraient plutôt dans le tour de passe-passe. Concrètement, pour
les cinq millions de fonctionnaires comme pour l'immense majorité des
français, la baisse du pouvoir d'achat va continuer et s'amplifier. Ces
manipulations relèvent purement et simplement de l'arnaque.
Parti communiste français
Paris, le 19 février 2008. |
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| mardi 19 février 2008, a 21:11 |
| Municipales : Sanctionner le pouvoir en place,rassembler la gauche . |

Mis en ligne : 19 février
Il y a urgence à sanctionner le pouvoir en place et
à donner sa chance, partout dans le pays, à des majorités de gauche, a
déclaré MG Buffet lors d'une conférence de presse.
Cette urgence, la responsable communiste la voit
dans les luttes des caissières de supermarché de Marseille et
d'ailleurs pour le pouvoir d'achat. Des luttes qui portent l'intérêt
général et auxquelles « le président du pouvoir d'achat » est incapable
d'apporter aucun geste si ce n'est de leur envoyer les CRS.
Même incapacité à intervenir pour éviter les drames des
licenciements à Gandrange, en Moselle quand Mittal réalise 10 milliards
de profit ou à Toul chez Kleber, filiale de Michelin qui voit ses
profits progresser de 35% dans l'année. Mais comment s'étonner d'être
bon à rien quand on se coupe les mains en imposant un traité européen
qui soumet le pouvoir politique aux multinationales ?
Show médiatique policier de Villiers-le-bel, attaques
contre la laïcité, agression contre l'école et les enseignants,
instrumentalisation de la Shoah : Sarkozy est dangereux ! Mais est-ce
que la réponse se trouve dans la confusion de faux consensus autour de
vagues idées ? Car en vérité c'est la politique de la droite qui est
dangereuse. La réponse est dans une sanction claire de toute sa
politique, par le rassemblement de toute la gauche porteur d'un contenu
clair, social et démocratique.
Et plutôt que de vagues appels du type de celui de
l'hebdomadaire Marianne où se côtoient Dominique de Villepin, Ségolène
Royal, Bertrand Delanöe et François Bayrou, les communistes estiment
qu'un coup d'arrêt à Sarkozy exige de la clarté et donc aussi une
orientation politique à rebours complet de celle du président. Par
exemple se retrouver ensemble contre la réforme des institutions qui va
présidentialiser les institutions de notre pays. Ce dont on a besoin,
c'est une gauche engagée à satisfaire les attentes populaires plus qu'à
débaucher les déçus de la droite et tous les opportunistes qui derrière
Bayrou se lancent dans une curieuse course aux places.
Les communistes mènent partout bataille pour assurer la
visibilité de la gauche même si c'est difficile là où des brebis égarés
du PS croient voir de riches pâturages du côté du Modem. « Neuilly a
fait rire aux quatre coins de la France mais il n'y a pas que Neuilly
qui mérite le nom de Clochemerle » estime MG Buffet.
Sanctionner le pouvoir implique, aux yeux des
communistes, rassembler autour des valeurs et des projets de gauche.
C'est dans ce travail d'innovation que sont engagés les candidats et
les élus communistes. On notera la jeunesse des candidats du PCF, ce
qui devrait accélérer la modernisation de la gestion des municipalités
communistes, du communisme municipal.
Il n'y a pas de vases communicants entre la montée de
la colère à l'égard de Sarkozy et le vote à gauche. Aussi les
communistes appellent à la mobilisation autour de programmes municipaux
qui répondent aux aspirations. L'ambition du PCF ? Des élus communistes
plus nombreux, des villes et des cantons gagnés à la droite.
site du P.C.F |
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| mardi 19 février 2008, a 04:56 |
| Le Parti Communiste de Chypre ( AKEL-KKK ) au second tour d'une présidentielle . |
Le président sortant Tassos Papadopoulos a été
éliminé dimanche dès le premier tour de l'élection présidentielle à
Chypre, dont le second tour opposera le 24 février Ioannis Kassoulides,
soutenu par les conservateurs, au candidat communiste Demetris
Christofias

Le communiste Demetris Christofias
590.000 chypriotes avaient pour obligation de se rendre aux urnes pour cette élection
Kassoulides (59 ans, ancien ministre des Affaires étrangères) a
obtenu 33,5% des suffrages contre 33,3% à Christofias (61 ans). Quant
au vétéran de la scène chypriote grecque, M. Papadopoulos
(centre-droit), 74 ans, il a dû se contenter de la troisième place avec
31,79%. Le président sortant a rapidement concédé sa défaite dans un
appel téléphonique à son rival communiste M. Christofias, par ailleurs,
président du Parlement.
A l'annonce des résultats, les partisans de MM. Christofias et
Kasoulides ont envahi les rues de Nicosie, la capitale divisée de
l'île, pour fêter bruyamment la victoire de leur candidat respectif à
coup de klaxon et en agitant des drapeaux chypriotes et grecs.
Kassoulides ne devance toutefois le président communiste du
Parlement, Demetris Christofias, que de 980 voix. Les six autres
candidats à l'élection, présentée comme la plus serrée de l'histoire de
l'ex-colonie britannique et déterminante pour son avenir, ont obtenu
moins de 1,5%.
Né en 1946, M. Christofias, qui a étudié l'histoire à Moscou, parle
couramment le russe. En tant que membre du Parti communiste AKEL, il a
travaillé pour la branche de jeunesse du parti. En 1988, il a été élu
secrétaire général de l'AKEL et réélu a quatre reprises. Il a été élu
président du Parlement en 2001.
Site de l'AKEL-KKK
Nicolas Maury
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| mardi 19 février 2008, a 04:41 |
| Sondage / Bayrou : Le Modem c'est l'opportunisme intégral . |

La
dernière enquête d'opinion (BVA/Sud-ouest) sur l'élection municipale à
Pau donne Bayrou perdant. Vu de Pau, ce n'est pas réellement une
surprise. Vu d'ailleurs, ne doutons pas que cette information pourra
surprendre. Localement, elle ne peut que nous encourager à amplifier la
campagne de la liste de gauche ( PS/PC/Verts).
Ce
sondage montre combien les Paloises et les Palois ne veulent pas
devenir les rats de laboratoire de recompositions politiques
contre-nature. Il donne raison aux communistes qui depuis des mois se
battent à Pau pour faire vivre un rassemblement de gauche clair, proche
des gens, à l'écoute de leurs attentes, en capacité de répondre à leurs
problèmes. A Pau, ce rassemblement de la gauche s'est construit sur un
projet local cohérent et à la hauteur des enjeux. Combien sont celles
et ceux qui nous disent leur difficulté pour vivre, pour tout
simplement s'en sortir. A cela, localement, François Bayrou ne répond
pas. Opposant médiatique à Sarkozy sur les plateaux télé, ici à Pau, il
éprouvre les plus grandes difficultés à s'intéresser aux question
locales, à la manière concrète de construire des solidarités, des
politiques de justice sociale pour celles et ceux qui subissent de
plein fouet les conséquences de la mise en oeuvre des réformes
régressives du Gouvernement.
Partout en France, les candidats du Modem parlent d'une
vie politique où pour faire du neuf il faudrait mettre la gauche et la
droite dans les placards. Et au final, de ville en ville, on les voit
se précipiter sur la liste du plus offrant, ici l'UMP, là le Ps,
parfois même sur toutes les listes en compétition, bref partout où il y
a à manger. Les masques tombent, et derrière les grands discours sur
une nouvelle façon de faire de la politique apparaît la crue réalité,
un parti sans idées et sans projet autre que de porter son chef à
l'Elysée : le Modem, c'est l'opportunisme intégral.
La bataille que les communistes palois, dans le
rassemblement de la gauche, mènent à Pau contre le Modem, elle est
celle de tous les communistes français. Elle est celle de tous ces
camarades qui, même confrontés à un PS sensible aux oeillades du Modem,
se mobilisent dans cette campagne pour faire vivre leurs propositions,
partent en campagne pour offrir des réponses bien ancrées à gauche aux
préoccupations des habitants de leur ville, pour être la vraie boussole
d'une gauche , par endroit il est vrai complètement désorientée. C'est
dans la bataille politique, dans la bataille des idées, dans le rapport
de forces avec la droite, dans l'affirmation de ce que nous sommes que
l'on pourra ramener chacun dans son camp, la droite ou la gauche, la
conservation sociale ou le progrès humain. A n'en pas douter, la
défaite de Bayrou à Pau sera un facteur de clarification qui portera
bien plus loins que le Béarn.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF
Candidat à Pau sur la liste « Cap et Coeur » du rassemblement de la gauche
Paris, le 15 février 2008. |
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| mardi 19 février 2008, a 04:28 |
| Proposition de loi Buffet pour garantir le droit à l'information sportive . |

Le
dernier appel d'offre de la Ligue de football professionnel a exclu les
chaînes de télévision en accès libre, de tout droit de diffusion de
matchs et de résumé de matchs du championnat de France de football. Les
grandes chaînes généralistes n'auront droit qu'aux miettes, c'est à
dire 90 secondes de résumé de chaque grande journée de championnat.
Ce
sont des millions de supporters, de passionnés de football, de simples
téléspectateurs qui seront, l'année prochaine privés du droit de
regarder gratuitement les buts et les actions de chaque journée de
championnat.
Le droit à l'information sportive ne peut être soumis à
un droit de péage. Ce droit doit être garantie par la loi pour
permettre à chacun et à chacune de s'informer librement. Les
considérations commerciales ne peut revenir à priver des millions
d'hommes et de femmes du plaisir de suivre et de connaître les
évènements sportifs. Et ce qui se passe aujourd'hui risque fort de se
reproduire, tant la puissance financière des chaînes privées et
opérateurs de téléphonie est forte. C'est donc un principe qu'il faut
affirmer et inscrire dans la loi, pour aujourd'hui et pour demain.
Marie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis et
ancienne Ministre de la jeunesse et des sports, soutient les
discussions en cours sur l'instauration d'un code de bonne conduite,
mais dans le cas d'un échec de celle-ci, a l'intention de déposer une
proposition de loi visant à affirmer ce principe de gratuité du droit à
l'information sportive sur tous les supports audiovisuels en accès
libre.
Marie-George Buffet tiendra une conférence de presse
pour présenter cette proposition de loi à l'Assemblée nationale, 7ème
bureau, mercredi 20 février, à 11h.
Parti communiste français
Paris, le 15 février 2008. |
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| lundi 18 février 2008, a 19:11 |
| Villiers-le-Bel : Objectif média ! |

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 18 février
Tôt ce matin, un millier de policiers ont participé
à une opération de police visant les auteurs d'actes de violences
contre les forces de l'ordre lors des émeutes urbaines de l'an dernier
à Villiers-le-Bel.
Cette opération de police avait manifestement
d'autres objectifs que la seule recherche de la vérité au vu du nombre
de rédactions mobilisées pour couvrir l'événement. On peut même parler
de gigantesque cirque médiatique.
A deux semaines des municipales qui s'annonce
désormais comme un véritable chemin de croix pour le pouvoir en place,
le Président de la République cherche à marquer les esprits dans une
inflation ultra-sécuritaire quitte à enflammer une situation sociale de
plus en plus fragile.
Les Français ne seront pas dupes les 9 et 16 mars
prochain de ce genre de manipulation de plus en plus désespéré et qui
signe l'aveu d'un pouvoir aux abois. Leur vote sera aussi utile pour
sanctionner cette dérive de l'action publique.
Parti communiste français
Paris, le 18 février 2008
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| lundi 18 février 2008, a 18:58 |
| KOSOVO : La proclamation d'indépendance condamnée par les communistes ukrainiens . |
La proclamation unilatérale d'indépendance du
Kosovo constitue un précédent international, ainsi qu'une violation
d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations
Unies et de la Charte de l'ONU, a déclaré lundi à Kiev Alexandre Goloub
du Parti communiste d'Ukraine

“Un précédent très dangereux vient d'être créé.
La proclamation d'indépendance du Kosovo viole la résolution du Conseil
de sécurité de l'ONU et la Charte même de cette organisation. Si les
pays européens ou les Etats-Unis reconnaissent cette indépendance, il
sera évident qu'aucun pays ne pourra plus parler de son intégrité
(territoriale)”, a averti M. Goloub.
Et d'ajouter que les mêmes problèmes pouvaient aussi surgir là “où
il y avait déjà des entités autoproclamées. Il s'agit, en l'occurrence,
de la Transnistrie, de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud”. (La
Transnistrie est une république autoproclamée sur le territoire de la
Moldavie. L'Abkhazie et l'Ossétie du Sud sont des républiques
autoproclamées sur le territoire de la Géorgie - ndlr.)
“Il n'est pas non plus exclu que ces mêmes processus puissent aussi
affecter des pays plus ou moins stables, telles que l'Ukraine, par
exemple”, a poursuivi le communiste.
Nicolas Maury
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| lundi 18 février 2008, a 04:43 |
| Déclaration C.G.T sans pap resto av gre Armée Paris . |

dimanche 17 février 2008 (20h33) :

APPEL URGENT APPEL URGENT APPEL URGENT > >
LES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS DU RESTO DE L AVENUE > DE LA GRANDE
ARMEE MENENT DEPUIS 5 JOURS UNE LUTTE POUR LEUR REGULARISATION. >
> LES MILITANTS DE LA CGT DE DROITS DEVANT ET DE SYNDICATS,
COLLECTIFS ET ASSOCIATIONS SOLIDAIRES MAINTIENNENT UNE PRESENCE NUIT ET
JOUR. > > POUR MAINTENIR LA MOBILISATION ET EMPECHER UN
MAUVAIS COUP NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN ET DE
VOTRE PRESENCE AUJOURD HUI ET DEMAIN
> >> > > > DECLARATION DE LA CGT >
> CGT > La CGT Essonne ; La CGT Commerce, distribution, >
services ; La CGT Paris > > Les cuisiniers “sans-papiers” du
restaurant > “La Grande Armée” sont en grève > pour exiger leur
régularisation > > Les cuisiniers de ce restaurant, mais aussi
ceux > d'autres établissements, sont des travailleurs “sans >
papiers”. Ils ont été embauchés en toute > connaissance > de
cause par la direction. > Pour, trois d'entre eux, la direction a
demandé en > 2003, en 2005 et fin 2007 qu'ils changent leur nom.
> C'est la Sécurité sociale qui a fait savoir que le > numéro de
sécu n'existait pas. > Cuisiniers, plongeurs, barmans mais aussi
chargés du > nettoyage et tout cela à la fois… ces travailleurs >
sont les esclaves modernes du restaurant “La Grande > Armée”. Sans
eux, le restaurant ne pourrait pas > tourner et la direction
engranger de substantiels > profits. > En 2007 un cuisinier a
travaillé 11 heures pendant 4 > mois sans prendre de congés et sans
pause. > Les deux jours de congés hebdomadaires sont bien >
souvent réservés aux heures supplémentaires, au > motif > bien
connu “travailler plus pour gagner plus”. Ces > heures
supplémentaires, quand elles sont payées, le > sont à part. > Les
plannings bougent tous les jours, parfois le > matin > pour
l'après midi. > Pour prendre leur mois de congés payés, ces >
travailleurs sont obligés de démissionner. De retour > au
restaurant, la direction diminue leur salaire > pendant deux à trois
mois et leur fait signer un > nouveau contrat de travail. De même
quand ces > travailleurs sont mutés d'un restaurant du groupe à >
un > autre. > Pendant le service, il n'y a pas de pause pour >
manger > et quand cela est possible, cela se fait toujours >
debout en travaillant. L'achat de la tenue de > travail > est à
leur charge ainsi que son lavage. > Comme les autres travailleurs
“sans papiers”, les > cuisiniers du restaurant “la Grande Armée” ont
des > fiches de paye et la plupart payent des impôts. Tous >
cotisent aux caisses d'assurance maladie, aux > Assedic > et à la
retraite. > Ces travailleurs comme des dizaines de milliers >
d'autres “sans papiers” travaillent depuis des > années > dans
ces métiers que le gouvernement appelle > “métiers > en tension”
(restauration, bâtiment, nettoyage…), > qu'il veut maintenant
réserver aux travailleurs des > pays de l'Est qui viennent
d'intégrer l'Union > Européenne. > Ces métiers sont dits “en
tension” alors que ces > travailleurs “sans papiers” sont déjà
derrière les > fourneaux, au pied de la grue, ou à nettoyer les >
bureaux… Ces travailleurs doivent être régularisés! > > Les
cuisiniers “sans-papiers” du restaurant “la > Grande > Armée”
doivent être régularisés. > La liste de ces 150 métiers doit être
ouverte à > tous. > Régularisation de tous les travailleurs-es
“sans > papiers”! > > Paris le 13 février 2007 > Le
restaurant “la Grande Armée” 3, Avenue de la > Grande > Armée
Paris 17ème.
ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers
De : zpajol
dimanche 17 février 2008
site BELLACIAO
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| dimanche 17 février 2008, a 18:33 |
| Grand Littoral : JOËL DUTTO raconte . |
Après l'agression dont il a été victime de la part des CRS pour avoir apporté son soutien aux salariés de Grand Littoral

« Je suis très marqué au visage, les bleus sont
sortis, l'arcade sourcilière et les yeux enflés, etc. mais je suis
rassuré je n'ai pas de traumatisme crânien. Cette situation est
déplorable, on charge les salariés et les élus présents. On a essayé
avec d'autres élus de s'interposer en formant une chaîne pour éviter
le contact des CRS avec les salariés. Nous avions tous notre écharpe.
Mais il n'y a eu aucun respect pour ce que nous représentons. Les CRS,
nous ont poussés, puis ils m'ont tiré par les bras et tenter de me
plaquer au sol. Je n'ai pas pu me retenir car ils me tenaient les bras.
Ma tête a heurté le sol et l'étais complètement groggy. Je leur criais
pourtant “Je suis un élu !” Mais ils n'en avaient rien à faire. Mon
écharpe a été déchirée. »
Nicolas Maury
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| dimanche 17 février 2008, a 16:21 |
| Carrrefour Grand-Littoral : la CFDT signe un accord avec la direction . |

Hier, les grilles de Carrefour Grand-Littoral sont
restées fermées. Environ 150 employés, sur les 571 que compte
l'hypermarché, étaient toujours en grève. Ils sont les seuls en France
à poursuivre le mouvement après la journée d'action nationale dans la
grande distribution d'il y a deux semaines.
Vendredi soir, la tension est montée d'un cran quand la
direction a demandé à la préfecture l'intervention des forces de
l'ordre pour faire passer les camions de livraisons.
Deux personnes ont été bousculées puis hospitalisées
avant de vite ressortir, dont Joël Dutto, Conseiller général
communiste. Hier matin, la direction de Carrefour a tenté d'ouvrir le
magasin mais vers 9 heures, une manifestation des grévistes l'a forcée
à fermer les grilles un peu plus tard.
Les manifestants ont, entre autres actions, fait brûler
de vieux pneus du côté de l'entrée du personnel. En début d'après-midi
le centre commercial tournait au ralenti avec les grilles de la grande
surface fermées et les boutiques de la galerie ouvertes mais quasi
désertes. Par ailleurs, les négociations n'étaient pas rompues. Des
représentants de la direction nationale de Carrefour venus de Paris
avaient rendez-vous à 14h30 avec les représentants syndicaux pour
tenter de trouver une issue à ce conflit qui s'enlise depuis 16 jours.
La discussion a tourné autour des divers points
d'achoppement : une prime, la réévaluation du ticket restaurant, 2 à 3
heures de travail hebdomadaire supplémentaire pour les temps partiels
les moins rémunérés. Les négociations se sont poursuivies tard hier
soir. Au final, la CFDT, syndicat majoritaire, a signé un accord avec
la direction mais la CGT reste en grève.
http://www.laprovence.fr/articles/2…
De : Marseilles
dimanche 17 février 2008
site BELLACIAO
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| samedi 16 février 2008, a 21:35 |
| Découvrez le nouvel hors-série de l'Humanité : ARAGON . |
84 pages. 10 euros.
Un numéro d'exception avec son DVD "Dits et non-dits" une émission de
raoul Sangla avec Jean Ristat. Le premier poème du grand écrivain du
20ème siècle. Illustrations inédites. De nombreux témoignages.
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| samedi 16 février 2008, a 21:09 |
| EDF/GDF PARIS : LICENCIEMENT ABUSIF DE NACIMA . |
Licenciée après 18 mois d'intérim et 12 mois de
stage statutaire au sein d'EDF/GDF, des agents EDF GDF, ainsi que des
élus du personnel, ont accompagné jeudi 14 février Nacima, mère de
famille célibataire, à son poste de travail…
Faisant fis de toutes les réglementations en vigueur en
matière de licenciement, qualifiant le fait d'être témoin d'un accident
de travail de faute lourde, la Direction n'a pas hésité une seconde et
a franchit la ligne rouge !!!
Le personnel est venu lui rappeler ses devoirs ! Et
devant le mépris constant des responsables de ce crime social, face à
leurs sourires dédaigneux, à leurs sarcasmes indignes de manageurs qui
se disent responsables, la CGT Energie Paris, ainsi que de nombreux
agents, ont décidé d'occuper l'agence de Plaine Monceau dans le 17ème
arrondissement de Paris dans la nuit du jeudi 14 février au vendredi 15
février pour maintenir la pression sur les directions…
C'est donc une trentaine d'agents EDF/GDF qui, dans le
calme et sans aucunes dégradations, ont passé la nuit à l'agence Plaine
Monceau !
Durant la nuit, une campagne d'affichage en soutient à Nacima a été réalisée…
Le matin, les occupants grévistes ont eu la surprise de
voir que des “forces divines supérieures” soutenaient leur action, car
une fuite d'eau s'était produite durant la nuit aux toilettes du 1er
étage, provoquant une panne d'électricité, très probablement due à un
court-circuit sur l'éclairage, l'eau traversant du 1er étage jusqu'au
s/sol.
Les agents de l'accueil Distributeur sont arrivés pour prendre leur service… suivis quelques secondes plus tard de Nacima.
Face à la panne de courant due à un mauvais entretien
des canalisations, et pour éviter que les agents entendent les
représentants du personnel et ne se joignent au mouvement de grève, les
directions ont “intercepté” les agents dans la rue, leur demandant de
se rendre au café du coin pour un briefing !!! En réalité, ils
souhaitaient les transférer sur le site EDF/GDF du 23 rue de Vienne
pour la journée, sans aucune lettre de mission comme la règlementation
l'oblige.
Face à cette situation, les agents, accompagnés de
leurs représentants syndicaux, ont exigé une lettre de mission pour
aller effectivement travailler à Vienne. Les représentants du personnel
ont également demandé une lettre de mission pour Nacima…
Après d'âpres discussions avec les directions, celles-ci sembleraient “lâcher du lest”…
Le directeur du Centre P3 parisien, face à la pression
des militants de la CGT Energie Paris soutenus par de nombreux agents
parisiens, a proposé :
de faire embaucher Nacima le plus rapidement possible
de
faire signer un contrat d'intérim à Nacima dès la semaine prochaine,
pour permettre de gérer l'urgence vitale qui est en jeu dans l'attente
de son embauche.
Bien entendu, pour la CGT Energie Paris, le compte n'y
est pas, car depuis le début du conflit, les revendications sont
claires : TITULARISATION de Nacima dans nos entreprises !
C'est pourquoi nous avons maintenu notre position, en
précisant toutefois que la décision ne nous appartenait pas et que nous
allions faire part à Nacima des propositions de la Direction…
La lutte continue dès la semaine prochaine…
http://www.cgt-energie-paris.com/ph…
De : CGT ENERGIE PARIS
samedi 16 février 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 16 février 2008, a 18:07 |
| Sarkozy en croisade contre un ( monde sans Dieux ) |
Laïcité
. Invité mercredi soir du Conseil représentatif des institutions
juives, le chef de l'État a réitéré des propos qui témoignent d'une
conception inquiétante de la laïcité.
Nicolas Sarkozy avait décrit le « long manteau
d'églises » (1). Mercredi soir, le premier président de la République
en exercice à avoir répondu à l'invitation au dîner annuel du Conseil
représentatif des institutions juives de France (CRIF) en a remis une
couche sur sa conception de la laïcité. « Le drame du XXe siècle n'est
pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence,
accuse-t-il. Si les religions sont impuissantes à préserver les hommes
de la haine et de la barbarie, le monde sans Dieu, que le nazisme et le
communisme ont cherché à bâtir, ne s'est pas révélé tellement
préférable. » Le « monde sans Dieu » a échoué ? Retour au religieux
comme acteur de la société. Et tant pis pour les athées et les
agnostiques, difficiles à étiqueter selon la nomenclature sarkozyste,
et donc exclus de son projet de société.
Hiérarchie de la morale
Lors du discours de la basilique Saint-Jean-de-Latran, à Rome,
prononcé à l'occasion de son intronisation comme chanoine d'honneur, il
avait déjà plaidé pour une « laïcité positive ». Manière de dire que la
laïcité actuelle, née de la loi de 1905 de séparation de l'Église et de
l'État, est sinon négative, du moins trop restrictive. Devant le CRIF,
il a fustigé la « chape de plomb intellectuelle » qui fait
« s'offusquer qu'un président en exercice puisse dire tout simplement
que l'espérance religieuse reste une question importante pour
l'humanité et que croire dans (sic) quelque chose vaut parfois mieux
que croire que tout se vaut ». Effectivement, tout ne se vaut pas,
comme Nicolas Sarkozy avait tenté de le faire croire au Latran. « Dans
la transmission des valeurs et dans l'apprentissage du bien et du mal,
l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur (…)
parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie
et le charisme d'un engagement porté par l'espérance. » Affirmation
d'une hiérarchie de la morale au profit des institutions religieuses,
dont il entend qu'elles jouent un rôle de gestion de l'ordre social.
N'avait-il pas déploré, lors du même discours, « la désaffection des
paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition
des patronages, la pénurie de prêtres » ?
Pour répondre à ses détracteurs, qui l'accusent d'outrepasser ses
fonctions en faisant constamment référence à sa foi, le président de la
République, répond, en rhéteur jésuite, par une autre question : « Le
principe de laïcité doit-il me priver du droit de rencontrer des
prêtres, des pasteurs, des rabbins, des religieux » ? Une fausse
interrogation, puisque l'Élysée prépare une révision, pudiquement
appelée « toilettage » de la loi de 1905. Inscrire la société française
dans les rapports de sujétion à la religion qui avaient cours au XIXe
siècle ? « Ce sera fait durant le quinquennat », espère Emmanuelle
Mignon. Selon l'ancienne « scoute unitaire », un temps tentée par des
études de théologie et actuellement directrice de cabinet du chef de
l'État, il a « la volonté d'avancer sur les conditions d'application de
la loi de 1905 ».
conseillers catholiques
Toucher à l'un des piliers de la République ? Périlleux. Surtout
lorsque certains acteurs de la religion en France s'y opposent.
Mercredi, Richard Prasquier, le président du CRIF lui-même a manifesté
sa gène sur la relance du débat sur la loi de 1905. Rappelant qu'« aux
juifs, la loi de séparation de 1905 a apporté la neutralité
bienveillante qui a garanti l'égalité », il s'est posé en « partisan
résolu de la laïcité ». Les limites de l'exercice de drague
présidentiel sont posées, par le public même qu'il cherche à séduire à
coups d'artifices communautaires…
Qu'attendre d'autre de la part d'un exécutif inspiré d'une série de
conseillers catholiques qui ont truffé les interventions du président
de rappel des « racines chrétiennes de l'Europe » ? Henri Guaino a pesé
fortement sur le discours de Riyad, le dominicain Philippe Verdin est
corédacteur du livre d'entretien de Nicolas Sarkozy La République, les
religions, l'espérance, et Patrick Buisson, ancien de Minute et
conseiller officieux, n'est sans doute pas étranger aux incessantes
références à la mission « civilisatrice » de la religion… Emmanuelle
Mignon elle-même lâche dans le Nouvel Observateur : « La religion
serait de l'ordre de la vie privée. C'est absurde. Quand on est
croyant, cela irrigue toute votre vie. » Dans la « France d'après », la
religion « irrigue » la vie de tous les Français. Même de ceux qui « ne
croient pas ».
(1) Formule née de la plume d'Henri Guaino, lors d'une convention UMP sur l'Europe, le 30 janvier.
Grégory Marin
l' Huma du 15 / 02 / 08
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| samedi 16 février 2008, a 17:52 |
| CHAMPAGNE POUR LES ACTIONNAIRES ! |
Dans
les multinationales, les superpactoles consacrés exclusivement aux
dividendes indignent les salariés privés d'augmentations.
Total
Bénéfice net :
13,2 milliards d'euros
Malgré ses superprofits qui deviennent plus mirobolants d'une année
à l'autre, le géant pétrolier français, condamné conjointement avec
l'armateur et la société de classification Rina à verser 192 millions
d'euros aux parties civiles après la catastrophe de l'Erika, n'a pas
hésité longtemps à faire appel, tout en invitant les parties civiles à
se désister définitivement en contrepartie du versement de
dédommagement. La coordination CGT de la multinationale condamne cette
procédure de Total qui « tente d'échapper à ses responsabilités »,
comme il le fait « vis-à-vis des salariés lorsque ceux-ci font valoir
leurs droits dans le cas de maladies professionnelles, d'accidents de
travail ou de discriminations syndicales ». Dans un éloquent communiqué
publié mercredi, Charles Foulard, coordinateur CGT chez Total, dévoile
le côté obscur des superprofits du pétrolier. Selon lui, « 60 % des
salariés du groupe Total », ceux qui travaillent pour des filiales
comme Grande Paroisse, Hutchinson, Bostik et d'autres encore « sont
systématiquement mis à l'écart lors des négociations salariales ».
« Dans ses filiales, Total impose aux salariés une politique sociale à
la Michelin, écrit-il. Salaires proches du SMIC, discrimination
syndicale, précarisation des emplois, travail en équipe, de jour, de
nuit, le week-end, avec des conditions de travail qui agressent la
santé, pour 1 000 à 1 300 euros par mois, avec pour seule prime, celle
de subir la répression, les atteintes aux libertés. Le niveau record
des bénéfices rend encore plus inacceptables les 177 suppressions
d'emplois dans le marketing France et celles annoncées dans la
logistique. » Pour la CGT, qui rappelle les menaces qui pèsent sur les
activités pétrochimiques en Moselle, « Total préfère privilégier le
rachat de ses propres actions (1,7 milliard d'euros soit 110 326
emplois au SMIC par an) plutôt que de conforter l'activité économique
de ses filiales par l'investissement et la recherche, et de traiter
dignement les salariés ».
Renault
Bénéfice net :
2,7 milliards d'euros
Le constructeur automobile a annoncé hier un bénéfice net pour
l'année 2007 en baisse de 7,52 %, à 2 669 milliards d'euros, en raison
de la moindre contribution des entreprises associées comme Nissan. Mais
sa marge opérationnelle est en hausse : elle s'élève à 1 354 milliard,
soit 3,3 % du chiffre d'affaires, contre 2,6 % en 2006, pour un chiffre
d'affaires de 40 682 milliards d'euros (+1,8 %). Pour la CGT de
Renault, « si les actionnaires peuvent se réjouir de tels résultats, ce
sont les salariés qui en ont payé le prix fort ». « Renault a perdu 1
085 salariés entre 2006 et 2007, rappelle le syndicat.
L'internationalisation de Renault, permise par les moyens dégagés par
les sites d'Europe de l'Ouest, ne doit pas se faire désormais à leur
détriment. Les moyens financiers doivent être investis dans notre outil
industriel, dans nos bureaux d'études, dans la recherche et donc dans
l'emploi et les salaires. C'est la condition pour que Renault consolide
ses positions sur les marchés les plus rentables, en Europe
occidentale. » Alors que les négociations salariales commencent ce
vendredi dans le groupe automobile, la CGT attend des réponses de la
direction sur les « revendications légitimes des salariés ». « La
direction ne peut plus en appeler à la modération salariale pour les
plus faibles salaires et distribuer toujours plus de dividendes (de 686
millions d'euros en 2006 à 913 millions d'euros en 2007) et de
stock-options aux actionnaires et aux plus hauts revenus. » La CGT
indique enfin sur la base des chiffres publiés dans le rapport annuel
remis à l'Autorité des marchés financiers qu'en mars 2007, le président
de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, « a levé 200 000 actions à 40,82
euros » et qu'« il touchera 760 000 euros de dividendes ». Quant à
Louis Schweitzer, ancien patron du constructeur et membre du conseil
d'administration, « il frôle les 15 millions d'euros de bénéfices
depuis 2005, rien que sur des opérations de stock-options ».
L'Oréal
Bénéfice net :
2,6 milliards d'euros
Le géant des cosmétiques a réalisé en 2007 un bénéfice net en hausse
de 28,9 % à 2 656 milliards d'euros. Cinq syndicats (CFDT, CFE-CGC,
CFTC, CGT et FO) du groupe l'Oréal ont appelé jeudi à un mouvement de
grève national le 18 février afin de « montrer à la direction la
détermination des salariés », à la veille de la deuxième réunion de
négociation annuelle sur les salaires. Dans un communiqué, les
syndicats exigent « une revalorisation annuelle et systématique de tous
les salaires par des augmentations générales, basée au minimum sur
l'inflation en plus de la récompense liée au mérite ». Ils souhaitent
aussi un rattrapage de 9 % « dès cette année pour compenser la perte
des années antérieures ». Les syndicats demandent aussi que
l'intéressement soit exclu des calculs de progression du salaire et un
retour à un treizième mois « pour contrer le blocage de
l'intéressement ».
Unilever
Bénéfice net :
4,1 milliards d'euros
Les analystes financiers font un peu la gueule : si le bénéfice net
du conglomérat anglo-néerlandais de l'agroalimentaire et de l'hygiène
« fond » de 18 % à 4,1 milliards d'euros, c'est parce qu'Unilever est,
nous explique-t-on, « plombé » par les 875 millions d'euros
provisionnés pour financer la restructuration du groupe, annoncée l'été
dernier. Alors qu'en Europe le nombre d'employés de la multinationale
est déjà passé de 80 000 en 2000 à 44 000 en 2007, Unilever prévoit de
supprimer 20 000 emplois supplémentaires d'ici à 2010, en fermant une
soixantaine de sites, principalement en Europe, et en cédant des
actifs. Les conséquences de ce plan se constatent dans la plupart des
usines Unilever en France, où des suppressions d'emplois ont d'ores et
déjà été opérées ou sont programmées. Chez Miko, à Saint-Dizier, les
salariés continuent de protester contre la casse de leur outil de
travail et de leurs emplois ; ils manifesteront ce vendredi pour
obtenir des investissements, plutôt que des licenciements.
SNECMA (groupe Safran)
Dividendes versés à la holding : 0,3 milliard d'euros
Venus des sites de Corbeil-Essonnes (Essonne), de Villaroche
(Seine-et-Marne), et de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), 600 salariés
ont manifesté, hier, devant le siège du motoriste aéronautique à
Courcouronnes (Essonne). À l'appel de la CGT, de la CFDT et de FO, ils
exigent le retrait d'un projet d'accord salarial, retoqué par les
syndicats en Comité central d'entreprise (CCE), qui ne prévoit qu'une
augmentation générale des salaires de 1,5 %. Au cours du dernier
conseil d'administration de SNECMA, à la mi-janvier, la direction avait
annoncé que le chiffre de remontées des dividendes à la holding Safran
devrait dépasser 300 millions d'euros. Les syndicats ont fait le
calcul : ces dividendes représentent 40 000 euros par salarié. Or, à
leurs yeux, ces sommes, en augmentation de 30 % par rapport à l'année
précédente, doivent servir durablement la politique salariale pour 2008
et à venir, avant d'être transformées en dividendes. À la mi-janvier,
le groupe Safran, qui est le résultat de la fusion entre le motoriste
SNECMA et l'électronicien SAGEM, avait déjà annoncé une baisse de ses
effectifs en 2008 : 1 000 emplois (sur 39 400 en France) seront
supprimés sans licenciement ni plan social, au profit des implantations
du groupe à l'étranger. Selon Dominique-Jean Chertier, membre du
directoire de Safran, cette réduction des effectifs en France doit
permettre d'« améliorer la productivité » et de rééquilibrer les
emplois en faveur des techniciens et des ingénieurs, et, évidemment, au
détriment des emplois ouvriers à la production. Safran a enregistré en
2007 un bénéfice net de 406 millions d'euros qui a plus que doublé par
rapport à 2006 et se situe presque au niveau de 2005 (444 millions). Le
résultat opérationnel a atteint 706 millions d'euros (+51,8 %), soit
une marge de 5,9 % supérieure aux prévisions initiales (5 %).
Thomas Lemahieu
l' Huma du 15 / 02 / 08
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| samedi 16 février 2008, a 17:29 |
| Grève contre les mac-jobs . |
Restauration.
Marseille confirme son statut de laboratoire des luttes sociales dans
les secteurs difficiles, là où les salariés sont le plus exposés.
Alors que les employés de l'hypermarché Carrefour de
Grand Littoral sont en grève depuis le 1er février et poursuivent leur
mouvement, ce sont les employés des 17 McDonald's de la ville qui ont
débrayé lundi avant de défiler dans le centre et de rejoindre le siège
de leur direction pour exprimer leur colère. Un mouvement d'une ampleur
inédite, qui a été rejoint par certains restaurants de la périphérie et
du département.
La situation de McDo à Marseille est assez différente de celle que
l'on retrouve dans le reste du pays, puisqu'un seul franchisé,
Francesco Brescia, détient l'ensemble de ces magasins et emploie 1 200
personnes à travers la société Brescia Investissement UES. Mais
McDonald's France, qui semble peu apprécier cette situation, a déjà
remis la main sur deux restaurants récupérés après vingt ans de
franchise.
Des « salaires trop bas qui ne permettent pas aux salariés de vivre
dans des conditions normales », des « ouvertures 24 heures sur 24, des
ventes extérieures en plein hiver et l'allongement du travail de nuit
qui engendrent des problèmes de sécurité, de santé au travail et une
dégradation des conditions de travail », « le travail précaire à temps
partiel imposé »…, les revendications des grévistes sont nombreuses.
Comme dans la grande distribution, la participation au mouvement a
été importante, entraînant la fermeture de plusieurs restaurants et une
activité ralentie pour les autres. « McDo à Marseille est dans une
situation atypique », explique Charles Hoareau, figure locale de la
CGT. « Durant l'été 2006, le restaurant de la Blancarde avait déjà
connu un long conflit, ce qui est rare dans une entreprise pareille.
Des avancées, notamment dans la représentation syndicale, avaient été
obtenues, ce dont la direction cherche à se débarrasser aujourd'hui. »
C'est à l'appel de l'intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FO que les
salariés se sont mobilisés, avec comme première préoccupation le
pouvoir d'achat.
« Plusieurs questions ont été posées : le 13e mois, la mutuelle, le
blocage des négociations salariales annuelles… », explique Avellino
Carvalho, en charge du commerce à l'UD CGT des Bouches-du-Rhône. « Pour
l'heure, les tentatives de négociations avec la direction n'ont rien
donné, le mouvement pourrait se poursuivre. En toile de fond de ce
conflit, il y a également les pressions qui sont exercées contre les
militants syndicaux dans chacune de ces entreprises que sont les
restaurants McDo. »
La mobilisation des salariés était encore importante hier. Dès
lundi, Fabrice Ribeiro, délégué FO, avait prévenu : « Nous avons eu un
échange et nous avons rappelé nos revendications. Nous espérons une
réponse et des garanties mercredi matin. Une action est déjà prévue
mercredi à midi et si les choses n'avancent pas, nous n'excluons pas
une grève illimitée… »
Alain Tremel
l' Huma du 13 / 02 / 08
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| samedi 16 février 2008, a 17:09 |
| 7,5 milliards d'euros...et rien pour Gandrange . |
Sidérurgie
. Arcelor-Mittal qui a réalisé un bénéfice record en 2007, persiste à
vouloir liquider le site lorrain, qui n'aurait besoin que de… 30
millions d'euros d'investissements.
Du côté de Gandrange, dans la vallée mosellane de
l'Orne, la nouvelle a suscité chez beaucoup un véritable sentiment de
révolte. Mercredi, le numéro un mondial de l'acier a annoncé des
résultats financiers pour 2007 d'un niveau sans précédent. Avec un
chiffre d'affaires de 105 milliards de dollars, en hausse de 19 %,
Arcelor-Mittal a dégagé un bénéfice net de 10,4 milliards de dollars -
7,5 milliards d'euros -, en progression de 30 % sur 2006. Et près d'un
tiers de ce pactole - 3,1 milliards de dollars - tomberont dans les
portefeuilles des actionnaires du groupe. Deux milliards de dollars en
dividendes, 1 milliard en rachat d'actions. Ainsi en a décidé la
direction d'Arcelor-Mittal, sous la houlette du patron, Lakshmi Mittal,
lequel, du coup, se sert lui-même très généreusement : le PDG indien
détient en effet 44 % du capital de l'entreprise. Cela ne l'a pourtant
pas empêché de réaffirmer, le même jour, son intention de
« restructurer » l'aciérie de Gandrange en liquidant 600 emplois, au
motif qu'elle perdrait trop d'argent (36 millions d'euros en 2007).
Une décision illégitime
À Gandrange, les syndicats, convaincus que les difficultés de
l'usine étaient largement évitables, prêts à démontrer la viabilité de
l'outil de travail, voient dans l'annonce de ces chiffres la
confirmation du bien-fondé de leur combat pour la sauvegarde du site.
Cela « montre que la décision qu'a prise la direction pour Gandrange
est illégitime », tranche le délégué CGT Gérard Lopparelli, qui lance
« un appel à la révolte ». « Avec de tels résultats, il va être très
difficile d'expliquer pourquoi on n'investit pas ici », renchérit
Marcel Thill, secrétaire CFDT du comité d'établissement, estimant à 30
millions d'euros les besoins d'investissements pour « faire vivre
Gandrange ». Soit à peine 0,5 % des profits 2007 du groupe. À tout le
moins, la direction d'ArcelorMittal devrait être mise en demeure de
respecter l'engagement que la lutte des salariés lui a arraché :
étudier sérieusement les « solutions alternatives » que préparent
actuellement les syndicats, avec l'aide d'un cabinet d'experts. Les
pouvoirs publics pèseront-ils de tout leur poids en ce sens, comme l'a
promis Nicolas Sarkozy ?
pour la pérennité du site lorrain
Mercredi, la ministre de l'Économie Christine Lagarde a déclaré que,
« avec des profits de ce type, il semblerait bien légitime que
(ArcelorMittal) investisse, sur le territoire français notamment, dans
des aciéries modernes et d'avenir » et que, « dans ce cadre-là, des
salariés de Mittal puissent être reclassés de manière utile pour
l'avenir ». Les ouvriers de Gandrange et leurs syndicats peineront à
trouver dans ces propos le soutien franc qu'ils sont en droit
d'attendre au combat qu'ils mènent et qui vise, pour l'heure, non leur
reclassement, mais la pérennité du site lorrain. Au demeurant, la
locataire de Bercy a laissé percer le fond de la pensée gouvernementale
en ajoutant : « Il ne s'agit pas de contraindre un industriel à
investir dans un secteur qui (…) n'est peut-être pas d'avenir ». Un
quasi-aveu d'impuissance face au diktat d'une multinationale.
De ce point de vue, l'ancien premier ministre et actuel co-président
de l'UMP Jean-Pierre Raffarin était encore plus clair, hier matin, sur
France-Inter. Invité à réagir au bilan financier d'ArcelorMittal, au
regard du plan de liquidation de Gandrange, cet « ami de Sarkozy »,
comme il se présenta lui-même, ne se montra en rien scandalisé. La
seule leçon qu'il trouvait à tirer de l'affaire était qu'il faudrait
renforcer « l'attractivité » de la France pour les investisseurs comme
Mittal, mettre à leur disposition des « outils financiers ». En clair,
dérouler un peu plus le tapis rouge, augmenter la dose d'avantages
fiscaux pour ces hyperpuissances financières et industrielles qui
regorgent de profits mais, on le sait, n'en ont jamais assez.
La semaine dernière, déjà, le chef de l'État avait envisagé
d'investir des fonds publics à Gandrange pour inciter le groupe indien
à s'y maintenir. « Pourquoi est-ce que le contribuable devrait se
substituer à un groupe qui dégage autant de bénéfices ? », interrogeait
alors le responsable CGT d'ArcelorMittal, Marc Barthel. Les profits
2007 n'étaient pas encore connus. La bataille de Gandrange n'est pas
terminée mais elle a déjà révélé la vraie portée - démogogique,
électoraliste - des grands discours sarkozystes, stigmatisant un
certain capitalisme, affirmant une volonté de « garder des usines
ouvertes en France ».
Yves Housson
l' Huma du 15 / 02 / 08
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| samedi 16 février 2008, a 11:55 |
| CRS contre grévistes chez Carrefour / Une femme enceinte Hospitalisée . |
Hypermarché Carrefour, Marseille, vendredi soir :
les CRS ont chargés pour déloger des salariés et permettre aux camions
de livraison de passer. Une femme enceinte a été blessée et
hospitalisée.
Les grévistes avaient pourtant reçu le soutien du maire
UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin et de son adversaire socialiste aux
municipales Jean-Noël Guérini.
Ce mouvement, commencé il y a 15 jours, inquiète les
salariés et les exploitants de la galerie commerciale voisine de
l'hypermarché privés de fait d'une grande partie de leur clientèle
habituelle.
Les grévistes demandent une revalorisation à 4,50 euros
de leur ticket restaurant de 3 euros et une prime exceptionnelle ainsi
qu'une fermeture du magasin à 21H00 en hiver au lieu de 22H00.
Exorbitant non ?
Les deux principaux actionnaires de Carrefour sont la
famille Halley, qui change régulièrement le PDG, et le
multimilliardaire Bernard Arnault, témoin du 2ème mariage de Nicolas
Sarkozy.
La direction de Carrefour propose elle une augmentation
du nombre d'heures de certains temps partiels, l'étalement des retenues
pour les jours de grève et une subvention supplémentaire de 45.000
euros pour le comité d'entreprise (équivalent de 80 euros annuel par
salarié° ;
Nous avons quitté le domaine privé de Carrefour, mais
la justice ne nous a pas demandé de quitter la voie publique»,
expliquait vendredi Smaïl Aït Atmane, délégué CFDT, depuis le
rond-point où des grévistes contrôlaient chaque camion. «Ceux qui
livrent les magasins de la galerie marchande, on les laisse passer ;
les autres on leur demande d'aller se promener un peu dans le
quartier», précisait une caissière en faction.
De : Francesco
samedi 16 février 2008
cite BELLACIAO
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| samedi 16 février 2008, a 11:37 |
| Déclaration du P.C.F sur la situation au Kosovo |
Une annonce unilatérale d'indépendance du Kosovo par ses nouveaux
dirigeants serait imminente. Le Conseil de Sécurité de l' ONU réuni
hier en urgence n'a pas pu trouver un accord pour éviter une telle
décision dont on ne peut mesurer aujourd'hui toutes les graves
conséquences possibles
Ceux qui prétendent que c'est la seule façon d'éviter des violences
dans le contexte actuel évitent de dire que la situation qui en
découlera sera porteuse elle aussi de risques sérieux.
La précipitation des Etats-Unis et de
plusieurs états européens, dont la France, à pousser le Kosovo à
déclarer son indépendance ne fera qu'accentuer les tensions avec la
Serbie et encourager toutes les ambitions de sécessions, multiples dans
les Balkans et en Méditerranée et au sein du Kosovo lui-même. Appuyer
une telle indépendance c'est prendre des risques énormes. Ce n'est pas
ainsi qu'une solution durable peut être favorisée pour enfin retrouver
un peu de sécurité dans cette région, comme le montrent les réactions
de la Russie. Les Européens eux-mêmes sont divisés puisque l'Espagne,
Chypre, la Grèce et plusieurs états d'Europe centrale contestent ce
processus d'indépendance.
Les conditions dans lesquelles
l'indépendance du Kosovo serait déclarée sont aussi particulièrement
graves au regard du droit international et des résolutions de l' ONU.
Le Conseil de Sécurité n'a-t-il pas voté en 1999 une résolution (1244)
qui réaffirme l'attachement « de tous les Etats membres » aux principes
de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des pays de la région
? La France et d'autres pays peuvent-ils se déjuger ainsi et fouler aux
pieds leurs engagements d'hier ?
Il est question de l'envoi d'une force européenne dirigée par la France
(policiers, juges, douaniers...) pour assurer la mise en place de
l'indépendance. Où est la résolution des Nations Unies qui devrait
autoriser et définir une telle mission ? La résolution 1244 de 1999 qui
prévoit explicitement une autonomie du Kosovo, et non l'indépendance,
ne peut pas légitimer une telle force. La France et les Européens
vont-ils prendre la responsabilité de se passer de la légalité
internationale et du droit ? Est-ce vraiment ainsi qu'on se donne les
moyens de la stabilité et de la paix dans la région ?
L' Union européenne prétend vouloir
intégrer l'ensemble des pays de l'ex-Yougoslavie par des accords
préparant une future adhésion. Mais pour l'instant, l' Union se divise.
Elle divise les Balkans. Elle divise le Conseil de Sécurité...
Ceux qui comme Nicolas Sarkozy veulent
une « politique de puissance » pour l' Union européenne prennent
aujourd'hui des risques considérables. Ils jouent avec le feu et
bafouent le droit. On voit avec consternation dans quelle voie
dangereuse ils veulent engager la construction européenne.
Le Parti communiste français met en
garde contre ce qui se prépare au Kosovo. Le Président de la République
et les autorités françaises ne doivent pas contribuer à une telle
opération. Ils doivent agir dans la durée et en pesant en ce sens sur
les décisions de l' UE pour la poursuite des négociations et une issue
politique qui fasse consensus pour tous les pays et peuples concernés.
Parti communiste français
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| samedi 16 février 2008, a 08:51 |
| Solidarité Kanaky . |
Solidarité Kanaky : Rassemblement au Trocadéro samedi 16 février à 15h

Appel à l'arrêt de la répression policière et judiciaire à l'encontre de l'USTKE en Nouvelle-Calédonie
Depuis plusieurs semaines, en Nouvelle-Calédonie,
l'Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités (USTKE)
subit une répression sans nom.
Un dur conflit oppose depuis plusieurs mois l'USTKE à
la direction de Carsud (du groupe Véolia), entreprise en charge des
transports suburbains dans l'agglomération de Nouméa, qui refuse toute
négociation.
Le 17 janvier, les forces de l'ordre sont intervenues
pour déloger un piquet de grève des salariés qui pourtant n'entravait
en rien la liberté du travail et de la circulation. Cette intervention
policière s'est déroulée avec une rare violence. On a dénombré vingt
blessés – dont cinq graves – du côté des manifestants et plus de
cinquante interpellations. Dix syndicalistes ont été mis en prison en
attendant un procès prévu pour le 22 février. Depuis, les hommes du
GIPN, armés et cagoulés, procèdent à de brutales interventions au
domicile des syndicalistes. Quatre autres personnes ont été arrêtées et
emprisonnées. Le président de l'USTKE, Gérard Jodar, pour éviter d'être
lui-même arrêté, ne peut plus quitter son bureau ni circuler librement.
Il vit, avec des dizaines d'adhérents, retranché dans le bâtiment du
syndicat.
Ces pratiques sont une atteinte inadmissible à la
liberté syndicale. Mais il est vrai que l'expansion économique et la
flambée des cours du nickel attisent les appétits des grandes
entreprises qui supportent mal un syndicalisme actif. En outre, l'USTKE
s'est prononcé pour le droit à l'autodétermination du peuple kanak,
position qui dérange beaucoup la droite locale.
Nous mettons en garde les autorités françaises sur les
risques que ces pratiques, dans un contexte de tension sociale, font
encourir à la paix civile.
Nous demandons l'abandon de toutes les poursuites
judiciaires à l'encontre des syndicalistes et la libération de ceux qui
ont été arrêtés. Nous demandons que les pouvoirs publics interviennent
pour que la direction de Carsud accepte d'ouvrir de réelles
négociations avec l'USTKE.
En solidarité avec l'USTKE : rassemblement samedi 16 février à 15h sur le parvis des Droits de l'Homme, place du Trocadéro
De : corinne
samedi 16 février 2008
cite BELLACIAO
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| vendredi 15 février 2008, a 22:47 |
| Quand Sarkozy assimile communisme et nazisme . |

Nicolas
Sarkozy a hier, lors du dîner annuel du CRIF, comparé communisme et
nazisme, sous un angle nouveau, celui de leur supposé commune « absence
de Dieu ».
Ces parallèles entre communisme et nazisme font, depuis
quelques années déjà, partie des nouvelles lunes de la droite la plus
dure. Ils occultent évidemment la détermination avec laquelle des
communistes partout dans le monde se sont battus, souvent au prix de
leur vie, pour éradiquer le nazisme sur la planète et sauver la vie de
Juifs menacés de mort.
Et ils sont d'autant plus scandaleux que sous le
prétexte de lutter contre la barbarie, ces propos visent d'abord à
discréditer définitivement l'idée qu'une émancipation humaine est
possible. Et en même temps, ils ne peuvent que contribuer à ouvrir la
porte à tous ceux qui cherchent à des degrés divers à réhabiliter le
fascisme.
Les propos de Nicolas Sarkozy sont d'autant plus
scandaleux qu'ils s'intègrent à la nouvelle croisade présidentielle
contre la laïcité. Prendre ainsi en otage l'histoire et la foi des
croyants pour faire avancer des convictions politiques particulièrement
réactionnaires est aussi scandaleux que ridicule.
Blog P.C.F ARRAS
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| vendredi 15 février 2008, a 22:30 |
| Manifestation contre Sarkozy a Perigueux . |
vendredi 15 février 2008 (18h52) :

Manif à Périgueux lors de la venue de Sarko
il parait que c'est un président «populaire»
15 Février 2008 Venue de Sarko à Périgueux Il est 18h
Sarko est venu ce vendredi 15 février à Périgueux officiellement pour
annoncer un certains nombres de mesures “pédagogiques ” dans
l'enseignement élémentaire. Leur côté progressiste n'aura échappé à
personne !
Officieusement, la cause était moins “avouable” : le
soutien à Xavier Darcos, ministre de l'éducation…, maire actuel de
Périgueux qui n'est pas tout à fait certain de sa réélection.
L'opposition syndicale dans un vraisemblable souci de “responsabilité”
avait appelé à un rassemblement devant le “palais d'injustice”, tandis
que N.S. prenait la parole à quelques centaines de mètres de là au
théâtre de Périgueux (tout un symbole). 300 personnes environ avaient
répondu présentes au rassemblement syndical.
Parallèlement, devant le théâtre de Périgueux où la
présence policière n'était pas si discrète que cela, de nombreuses
personnes étaient déjà réunies avant d'être rejointes par plusieurs
participantEs au rassemblement syndical. En tout pas loin de 500
personnes, se mirent alors pendant plus d'une heure à siffler, huer,
crier leur rage aux cris de “sarko facho !”, “Résistance !”, “Dordogne,
terre de résistance !”, “Libérez les Sans-Papiers”, “Destruction des
centres de rétention” plus quelques autres phrases sans doute moins
“reprises” mettant en cause l'ordre capitaliste, ses sbires et ses
adora-mirateurs.
L'invective : “collabos” à l'adresse des participants à
cette sombre farce (dont nombre d'élus de “gôche”) fut également
largement lancée.
Notons que plusieurs militants de RESF, tenant leur
banderole, ne purent franchir le barrage policier qui s'était
rapidement mis en place après le début de la manifestation spontanée
sur place. A aucun moment de la journée, nous n'avons entendu la radio
“publique” évoquer ces réactions d'”extrême colère populaire”.
Nous verrons aux infos télévisées régionales et aux
journaux du soir… non que nous en attendions quoi que ce soit mais pour
apporter un exemple concret supplémentaire (mais en est-il besoin ?)
étayant notre point de vue sur leur rôle et leur “utilité”.
De : peri-gueux contre sarkozy
vendredi 15 février 2008
cite BELLACIAO
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| vendredi 15 février 2008, a 22:03 |
| SOUTENIR LES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS DE " LA GRANDE ARMEE " |
vendredi 15 février 2008 (19h09)

Bonsoir à toutes et à tous
Depuis Mercredi, 9 cuisiniers du restaurant “La Grande
Armée” sont en grève, et occupent leur lieu de travail, avec le soutien
de la CGT et du PCF.
Ces travailleurs, d'origine africaine, sont sans papiers.
Or, ils travaillent depuis des années pour l'enseigne
d'un groupe bien connu à Paris, dans des conditions absolument
terrifiantes, comme ils l'ont raconté notamment dans l'Humanité de ce
jour (cadences de travail infernales, pas de sécurité sociale,
licenciements pour ne pas prendre les congés payés et ré-embauchage
ensuite…) et comme ils vous l'expliquent sur place.
Voilà qui ne manquera pas de surprendre certains
lecteurs non avertis : comment donc, on peut être employé “légalement”
et ne pas avoir de papiers? Comment cela est-il possible?
Car là est la question, au-delà du respect du droit du travail et, simplement, du respect de la dignité humaine.
Poser cette question, c'est déjà y répondre.
Si je n'avais pas vécu ce type de situations ubuesques
lorsque, avocate, il m'est arrivé de défendre des sans papiers (que je
voyais arriver dans mon bureau avec avis d'imposition, contrats de
travail et fiches de paie, parfois, sur des années!) je n'aurais pas
cru ou pas imaginé que cela fut possible.
On sait bien que la presse, souvent ,ne traite pas le
problème sous cet angle et se garde bien de dire certaines vérités qui
dérangent.
C'est pourtant bien l'exacte réalité.
Il existe, en France, un réseau extrêmement bien
organisé dont profitent certains patrons dans des filières “difficiles”
(traduisez : où, pour avoir de la main d'œuvre déclarée et en situation
régulière il faudrait la payer et la protéger d'une certaine manière,
comme le bâtiment, le nettoyage industriel ou la restauration).
Il existe en France un réseau mafieu (mais ce n'est pas
si simple et l'administration n'est pas exempte de critiques) qui
permet à des patrons d'employer, en toute connaissance de cause, des
dizaines de travailleurs en situation irrégulière sous le même numéro
URSSAF, au besoin avec de fausses identités, alors qu'ils n'ont pas de
papiers.
Or, employer une personne en situation irrégulière en France est, normalement, strictement interdit.
Seulement voilà, non seulement cette interdiction n'est
pas respectée, mais encore ,c'est à grande échelle qu'elle ne l'est
pas. Tous les gens (avocats, associations, syndicats…) qui ont déjà
travaillé sur les dossiers de sans papiers le savent et le dénoncent
depuis des années.
L'exemple des salariés de Buffalo Gril est encore venu rappeler cette réalité sordide récemment.
Aujourd'hui , ce sont les 9 salariés de la Grande
Armée, qui se mettent en péril pour défendre leurs droits et réclamer
de ne pas être traités comme du bétail, qui viennent illustrer cette
réalité abjecte.
Une fois usés et abusés, malmenés jusque dans leurs
corps, ces salariés seront les mêmes qui serviront de bouc-émissaires
aux politiques plus ou moins répressives, selon les gouvernements, qui
visent les étrangers.
Après des années de bons et loyaux services à
l'économie française ( car combien de ces salariés de l'ombre paient
des impôts! Vous ne pouvez peut être pas l'imaginer ni le concevoir.),
on les arrête, on les traite comme des criminels, on les enferme dans
des centres de rétention et on les renvoie “chez eux”.
Un “chez eux” que beaucoup ont fui, dont beaucoup ne
veulent plus ou ne peuvent plus, en grande partie à cause des
politiques dramatiques que mène l'Occident sur leurs sols.
Cette situation ne peut plus durer.
Oui la France a besoin des étrangers, et pas seulement
d'un point de vue économique, mais à tous points de vue, et pas dans le
cadre d'une fausse “immigration choisie”.
Oui la France doit régulariser tous les sans papiers,
sans peur, et c'est bien un combat communiste que d'être du côté de ces
personnes pour demander cette régularisation, sans condition et
immédiate. Cela, JP Brard l'a bien rappelé lorsqu'il a visité
dernièrement le centre de rétention de Vincennes. Marie George Buffet a
d'ailleurs immédiatement adressé un chaleureux message de soutien à ces
travailleurs.
Il faut cesser de cautionner cette survivance sur notre
sol de nos politiques colonialistes et pour tout dire ,clairement
esclavagistes.
Je suis passée toute à l'heure sur le site, nous y
retournerons demain et dimanche, et nous devons y être en masse pour
les soutenir, même seulement moralement, et aussi pour les protéger.
Pour soulager aussi les camarades de la CGT qui ont déjà 3 jours et nuits d'occupation “dans les pattes”.
Parce que la police et le Sinistre de l'Expulsion
rôdent et guettent la moindre erreur, la moindre faille. Les
provocations vont bon train (on coupe le chauffage, on éteint les
lumières ou au contraire, on les allume à fond en pleine nuit…).
On navigue à vue entre intox de la préfecture, immixtion du gouvernement…
Comme me le disait un camarade, c'est le premier dossier de ce genre à Paris, c'est emblématique et fondamental de le soutenir.
Combien sont-ils dans la capitale de la France, de ces
travailleurs de l'ombre qui triment dans nos cuisines, dans nos
entrepôts et qui se font ensuite rafler dans leur foyer à la faveur de
commissions rogatoires détournées de leur objet ,comme dans le 13è? Des
milliers sans doute.
Le quartier de la Grande Armée est un quartier
d'affaires qui se vide le week end, malgré sa proximité avec la place
de l'Etoile.
Avenue des Champs Elysées, à deux pas, le luxe et le
fric dégoulinent de partout, et pendant ce temps, Mamadou, Djimé, Foda
et les autres luttent pour être simplement traités comme tous les êtres
humains qui vivent et travaillent librement sur notre sol.
BELLACIAO SOUTIENT TOTALEMENT LE COMBAT DE CES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS ET VOUS INVITE A LES SOUTENIR AUSSI SUR PLACE.
Dire bonjour , déposer un peu d'argent dans la cagnotte
qui est destinée à ces frères de misère, s'informer, aider, voilà, même
un peu, même un quart d'heure. Venez, aidons-les.
La Grande Armée, 3 avenue de la Grande Armée 75116 Paris
De : LA LOUVE
vendredi 15 février 2008
cite BELLACIAO
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| vendredi 15 février 2008, a 21:42 |
| Irlande : Le traité de Lisbonne a disparu.Itrouvable ! |

Irlande : Le Traité de Lisbonne a disparu. Introuvable ! 14 février 2008, Les Mots ont un Sens
Irlande : Vincent Browne, journaliste irlandais,
enquête sur le traité européen. Il vote NON !. référendum traité
européen Irlande Vincent Browne journaliste irlandais texte
introuvable. Irlande : Le Traité de Lisbonne a disparu. Introuvable ! -
blog politique
C'est
l'histoire d'un mec… Vous la connaissez ? Un mec qui cherche à savoir
ce que renferme ce sacré Traité de Lisbonne pour lequel il doit voter
dans quelques mois. Ah oui, vous la connaissez… Sauf que le mec est
irlandais, et qu'il est journaliste : Vincent Browne.
Vincent
Browne est un des journalistes les plus en vue en Irlande, rédacteur en
chef d'un magazine d'actualité “Village”, chroniqueur dans l'”Irish
Times” et le “Sunday Business Post”.
Il
présente aussi une émission d'actualités sur TV3. Comme le Traité de
Lisbonne doit prochainement être voté, en Irlande, par référendum, il a
essayé de s'en procurer un exemplaire, pour le lire et essayer de se
faire un avis, forcément… il est journaliste ! Et téméraire avec ça !
Il nous livre le récit de son aventure… traité européen irlande
journaliste
Traité introuvable…
Il se rend au Bureau de la Commission Européenne à
Dublin. Il demande un exemplaire du Traité de Lisbonne. Il aura droit à
une photocopie, car aucun exemplaire officiel n'est disponible en
Irlande. Il survole les premières pages et découvre que l'article 1 dit
que “L'union sera fondée sur le traité actuel et sur le Traité de
Fonctionnement de l'Union Européenne”.
Il
retourne donc au guichet et demande une version de ce second traité.
Introuvable ! Ils ne l'ont jamais reçu. Après que plusieurs personnes
aient proposé leur aide, une proposition est faite par un responsable :
comme ce nouveau traité, introuvable, est une compilation de tous les
traités signés depuis le Traité de Rome en 1957, ce responsable propose
de lui refourguer un “résumé” de ce traité de Rome, car explique-t-il,
“(il) ne devrait pas se tracasser en essayant de comprendre de lui-même
l'intégralité des précédents traités”…
Les hommes politiques feront un résumé aux citoyens…
Alors
il insiste, il souhaite réellement faire sa “propre évaluation du
traité” et il ne lui est pas concevable de le faire sans avoir lu
l'intégralité des documents. Quel toupet ! Les employés présents
acquiescent, mais restent impuissants. Il semblerait, lui annonce une
autre personne, que les documents en question puissent être publiés en
Avril, mais rien n'est sûr.
Mais
de toutes façons, continue la dame, il n'y a pas de soucis à se faire
car les hommes politiques du pays, “démocratiquement élus” résumeront
le traité aux citoyens et le peuple pourra ainsi se forger une opinion.
Non, ce n'est pas satisfaisant, pour Vincent. Une autre idée, un note
explicative est éditée par l'Institut des Affaires Européennes. Mais le
bougre insiste. “Cet institut n'est autre chose que la 'cheerleader'
(pompom girl) de l'Union Européenne”, indique-t-il. Donc l'objectivité
des informations est forcément sujette à caution… Ultime idée, il se
rend, ensuite, à la “Documentation Nationale”, chargée d'éditer les
documents officiels irlandais. Même sanction, aucune référence à ce
traité, nulle part. Ils n'ont pas de trace de ce document et n'ont
aucune indication sur une publication ultérieure.
La seule ligne de conduite responsable est de voter “non”…
Pour la conclusion, je laisse parler Vincent Browne, le mec conclut son histoire ainsi :
- “Si un banquier vous demandait de signer un
contrat, n'insisteriez-vous pas pour savoir de quoi il s'agit avant de
vous exécuter ? Comment peut-on attendre de nous d'approuver un traité
qui modifie notre Constitution sans être capables de comprendre ce dont
il parle, autrement qu'en croyant sur parole ces menteurs
professionnels ? La seule ligne de conduite responsable, sensée,
raisonnable, intelligente à adopter est de voter 'non' à ce traité
parce que nous ne savons pas -et ne pouvons pas savoir- ce qu'il
signifie.”
Un journaliste, un vrai… Allez, courage, Vincent. Tu
vas te faire traiter de fasciste, de xénophobe, d'incompétent ou de
populiste. C'est écrit, en français pour l'instant, mais la traduction
ne tardera pas.
Source en anglais : What exactly are we reforming in
this treaty ? Lire aussi à ce sujet : “L'Irlande, ce petit village
celte qui résiste” Wikio
-http://lesmots.freelatitude.net/irl…
De : Lolita
vendredi 15 février 2008
cite BELLACIAO
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| vendredi 15 février 2008, a 21:07 |
| Relaxe pour Kadidja ! |
Par Pierre BOUKHALFA le vendredi 15 février 2008, 19:13 - Victimes d'exclusion/répression
- Lien permanent
Kadidja,
une jeune militante de l'APEIS de Saint-Denis comparaissait aujourd'hui
devant la 16ème chambre du TGI de Bobigny « pour entrave à la
circulation d'un aéronef » après avoir exprimé sa solidarité avec un
jeune étudiant expulsé alors qu'elle se rendait à Bamako auprès de sa
famille en décembre 2006. Près d'une centaine de personnes étaient
venus la soutenir et la salle s'est révélée beaucoup trop petite pour
accueillir tout le monde.
Le déroulement de l'audience
Kadidja a expliqué comment confronté à une violence institutionnelle, à
une décision administrative qui brisait la vie d'un jeune homme, elle
avait réagi en tant qu'être humain et que citoyenne, alertant les
passagers, dont beaucoup lui ont prêté une oreille attentive, et
demandant à parler avec le commandant de bord, pour attirer son
attention sur une situation insupportable.
Malgré un dossier inexistant où ne figure que le procès verbal
établi par la police des frontières à son retour, en dépit du fait que
les pressions exercées sur le jeune malien l'aient finalement contraint
à partir, et bien que l'avion soit finalement arrivé à destination avec
moins de 20 minutes de retard, le Ministère public a réclamé contre
elle une peine de trois mois de prison avec sursis.
L'avocate de Kadidja, pour sa part, a démontré que les faits
n'étaient pas établis, que Kadidja avait toujours gardé son calme,
usant simplement de sa liberté d'expression pour protester contre une
situation de violence à laquelle nul ne pourrait assister sans réagir.
Si la loi autorise les reconduites à la frontière, chacun sait qu'elle
s'applique trop souvent en dépit des conventions internationales qui
devraient protéger les droits de la personne.
Le délibéré sera rendu le 29 février. On saura alors si les juges de
Bobigny suivront des réquisitions qui sont les plus sévères requises
depuis plusieurs années pour des faits de cette nature.
Une volonté d'intimidation du mouvement citoyen
Le procès de Kadidja intervient dans une période d'emballement
répressif contre les sans papiers : empilement des dispositions
répressives contre les étrangers, politique de quotas chiffre qui
conduit les préfectures à utiliser tous les expédients pour faire du
chiffre, procédure en marge de la légalité (convocations pièges,
interpellations à domicile, rafles systématiques). C'est une véritable
guerre qui est menée contre les étrangers sans papiers, qui conduit à
mobiliser comme jamais les forces de police et de gendarmerie, et à
couvrir des comportement d'une violence inouïe, dans les centres de
rétention ou dans un foyer de travailleurs à l'heure du laitier !
Dans ce contexte, les réquisitions contre Kadidja apparaissent pour
ce qu'elles sont : une volonté de décourager la révolte des victimes et
la solidarité qui s'exprime à leur égard, de décourager l'action
citoyenne et plus généralement de réprimer toutes les formes de
résistances individuelles ou collectives qui se manifestent contre une
politique destructrice des droits et des libertés.
Mais le vent de la solidarité continuera à souffler
Pour les organisations et collectifs regroupés dans RESF, il est
légitime de protester quand des droits fondamentaux sont
quotidiennement violés par des décisions administratives ; il est
légitime de s'indigner quand des milliers de personnes sont arrachées à
leur existence quotidienne, quand des étrangers sont arrachées à leur
famille ou leurs amis, brutalement privées de l'avenir qu'ils
cherchaient tranquillement à construire parmi nous.
Des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent pour dénoncer cette
politique inhumaine, aux relents nationalistes et xénophobes qui
contaminent toute la société. Des citoyens se mobilisent sur les lieux
des rafles, chaque tentative d'expulsion déclenche des réactions de
soutien dans les écoles et les quartiers, des sans papiers s'organisent
et luttent, y compris sur leur lieu de travail, certains policiers
n'hésitent plus à exprimer leur malaise... Ce mouvement ne s'arrêtera
pas ! il y aura de plus en plus d'indignations citoyennes, de plus en
plus de consciences révoltées.
Non, non, non, aux expulsions !
La solidarité n'est pas un délit !
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| vendredi 15 février 2008, a 18:00 |
| VOTE POUR TOIT ! |
Tract - élections 6 et 16 mars 2008 : « Vote pour toit »

A
trois semaines des élections municipales et cantonales, la Fondation
« Abbé Pierre » a publié un rapport explosif sur le logement. On y
apprend que de nombreux Maires ne respectent pas la loi qui indique que
dans chaque commune l'offre de logement public doit atteindre un seuil
de 20% (loi SRU).
Avoir un toit, un droit ?
Trois millions de mal logés en France. Cette question
est devenue majeure pour nos concitoyens. Un Français sur deux qui
craint de perdre son logement (enquête BVA / L'Humanité/ La Vie).
Listes d'attente, exclusion des centres-villes, logements insalubres,
sans-logis, difficultés d'accès au premier logement pour les jeunes,
flambée des loyers et des charges... elle ne touche plus seulement les
plus modestes.
Et quand le pouvoir d'achat est la première
préoccupation, le logement est devenu pour beaucoup de familles le
premier poste de dépense. Pire, il y a trente ans, la part du budget
des ménages consacrée à l'habitat était équivalente quelques soient les
revenus, aujourd'hui elle représente 25% pour les plus modestes, 11%
seulement pour les plus riches !
C'est inadmissible.
La droite, la gauche, ce n'est pas la même chose
Les gouvernements de droite ne cessent d'aggraver la
situation. La pénurie, fait s'envoler les loyers comme les prix de
l'immobilier. La politique de la ville encourage les démolitions sans
que les reconstructions soient toujours au rendez-vous. Les aides à la
construction et à la réhabilitations diminuent. Les offices HLM sont
étranglés financièrement et incités à se privatiser. Dans certaines
villes ou certains quartiers, accéder à la propriété devient impossible
même avec un pouvoir d'achat correct. Ce sont les ghettos des riches.
Nicolas Sarkozy a trouvé la réponse au problème :
« tous propriétaires ». Mais sans augmentation des salaires. Il
projette même la vente d'un logement HLM sur trois. Les banques se
frottent d'avance les mains en pensant aux remboursements d'emprunt.
Jusqu'à une crise des « subprimes » comme aux Etats-Unis ?
Le logement n'est pas une marchandise
Beaucoup de maires de gauche, et d'abord les maires
communistes, travaillent activement à répondre aux besoins. Ils
agissent contre la spéculation immobilière, construisent du logement
pour tous et de qualité, diversifié. Ils sont les premiers à intégrer
la « haute performance énergétique et écologique ».
Mais tous ces efforts sont limités voire contrariés par
la politique nationale dont le logement est et doit rester une
compétence. C'est pourquoi les candidats communistes porteront dans ces
élections les exigence de :
la construction de 600000 logements publics en France sur cinq ans.
un plan d'élimination de l'habitat insalubre
une
“ Charte des hôtels meublés ”, afin d'assurer la dignité des conditions
d'habitation ainsi qu'un partenariat entre collectivités territoriales
et Offices publics pour le logement d'urgence le gel, dans l'immédiat,
des loyers avec compensations pour les Offices HLM
l'application
de la loi SRU qui imposent aux villes de se doter de 20% au moins de
logements publics et l'inégibilité pour les maires ne respectant pas la
loi comme à Saint Maur (94), Neuilly (92) Toulon (83) ou Nice (06) le
maintien de l'usage des fonds du livret A pour le logement et la
revalorisation de la participation des employeurs pour retrouver le
« 1% logement »
Une semaine après le vote des 9 et
16 mars prochains, avec le retour du printemps, les expulsions seront
de nouveau autorisées par les préfets. Les candidats communistes
proposent la suspension de toute expulsion locative tant qu'il n'y aura
pas de dispositions concrètes de la loi sur le droit au logement
opposable et agirons en ce sens.
Cela vaut le coup de voter pour eux et de les élire. |
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| vendredi 15 février 2008, a 17:39 |
| Finances locales : en mars des élections importantes . |
Finances locales : en mars prochain des élections très importantes pour votre quotidien (document ANECRE)

Mis en ligne : 15 février
Télécharger le document de l'ANECRE !
Pour chacun d'entre nous,
la ville, le département :
c'est le socle de la proximité
des valeurs de la République
C'est le lieu où il doit y avoir :
● Plus de solidarités, de dignité
● Plus de démocratie, de respect
● Plus de libertés individuelles et collectives
La ville, le département : c'est du concret !
Crèches, écoles, restauration scolaire, centres de loisirs et de vacances, équipements culturels
et sociaux, centres sportifs, aides aux personnes âgées, actions sociales et de prévention, services
de voirie, espaces verts, aménagements urbains, routes et transports…
Mais ce n'est pas tout :
● Les collectivités locales réalisent 71 %
de l'investissement public, soit 40 milliards
d'euros ! Soit 4 fois plus que l'État
● Elles comptabilisent 1 700 000 emplois
● Elles ont permis la création et le maintien
de 850 000 emplois de la sphère privée
● Elles ont créé plus de 500 000 emplois
en 10 ans
Le pouvoir d'achat des villes,
c'est comme le pouvoir d'achat
des habitants, c'est vital !
Depuis près de 15 ans, les collectivités
perdent 1 % de pouvoir d'achat par an.
Parce que les villes, les départements
sont indispensables, et que les besoins
humains à satisfaire sont considérables
il faudrait augmenter
leur pouvoir d'achat !
Mais c'est le contraire :
Sarkozy et l'UMP étranglent
les collectivités !
● Parce que les collectivités représentent
un gisement juteux pour les marchés financiers
● Parce qu'ils considèrent que les villes,
les territoires, comme les hommes, doivent
être mis en concurrence
Comment font-ils ?
Le coup des caisses vides et
de l'endettement insupportable-> FAUX :
● La dette publique des collectivités
locales représente moins de 10 %
de celle de l'État et est stable depuis
plus de 10 ans.
Cette dette finance intégralement
les investissements publics !
Dans la même période, la dette de l'État
a augmenté de 90 % pour atteindre
un total de 1 150 milliards d'euros.
En 20 ans, il a fait 450 milliards d'euros
de cadeaux fiscaux aux entreprises
pour « défendre l'emploi ».
La Cour des Comptes estime que
80 % de ces sommes n'ont pas ou peu
servi à grand chose !
Cherchez l'erreur !
Ils réduisent les recettes
Ils raclent même les fonds de tiroir
Ils veulent comprimer
les dépenses des collectivités
Obéir à l'Europe libérale entraîne la réduction
de la dépense publique. La collectivité qui
dépensera sera le mauvais élève avec comme
punition moins de dotations !
ATTENTION DANGER :
des taxes sont en développement
durable... pour le porte- monnaie
● Fiscalité intercommunale
● Ordures ménagères
● Eau, énergie...
Pour Sarkozy et l'UMP,
c'est « Pas touche à nos riches ! »
Et des mauvais coups
se préparent :
● La « TVA sociale » en 2009 :
objectif 9 milliards d'euros pour financer
les cadeaux fiscaux
● Faire financer aux collectivités de
nouvelles dépenses, sans réelle compensation :
accompagnement scolaire, accueil des 2-3 ans,
dépenses artistiques et culturelles, maladie
d'Alzheimer, patrimoine architectural, aide
aux librairies, sécurité des oeuvres d'art,
bourse aux permis de conduire pour les jeunes,
installation de défibrillateurs cardiaques…
● Suppression de la taxe professionnelle
alors que c'est un impôt légitime
et qui responsabilise les entreprises
(l'État compense déjà 40 %)
● Division par deux de toutes les dépenses
publiques
Pour la vie quotidienne, le pouvoir d'achat de ma ville,
de mon dépa rtement, de l'argent : il y en a !

NOUS PROPOSONS :
● Prélever 0,5 % sur les actifs financiers.
Soit (sur l'exemple des 4800 milliards)
24 milliards d'euros, l'équivalent de près de 400 euros par habitant
● Moderniser la taxe professionnelle
( à la baisse pour les entreprises qui créent de l'emploi, à la hausse pour
la sphère financière et les entreprises à très hauts revenus )
● Augmenter les dotations aux collectivités réparties justement entre elles
● Rendre solidaire et progressif l'impôt sur les ménages pour en diminuer le poids |
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| vendredi 15 février 2008, a 17:28 |
| A vous de juger... Arlette Chabot ( 3 ) |
Encore une émission pour faire croire qu'il y a encore du direct, qui y
a encore de la liberté d'expression... mais arrêtons de ce voiler la
face ! Tout ceci est terminé, depuis que Sarkozy est arrivée au pouvoir
il continu et accélére la procédure de la propagande.
http://www.dj-sheit.com/home/spip.php ?article28 Quand les politiques
de Droite, de Gauche ou du Centre arrêterons de nous prendre pour des
buses, nous Citoyens et Citoyennes, peut-être qu'un jour, on serait un
petit peu plus libre... mais ce n'est pas pour demain la veille j'en es
bien peur, malheureusment.
Posté le vendredi 15 février 2008 par Boris CATTAN |
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| vendredi 15 février 2008, a 17:18 |
| A vous de juger... Arlette Chabot ( 2 ) |
J'ai été moi-meme choqué par le choix des invités de cette émission.
Bayroux rangé dans l'opposition ( je rigole ! )aux cotés de Valls et
Moscovici qui cachent de moins en moins qu'ils seraient près à s'allier
avec le MODEM. Voilà tout un programme social-libéral. Et les
communistes : EXIT !!! et pourtant ils font partie de l'opposition et
ils sont de gauche. J'en conclus qu' Arlette Chabot et ses invités
insinuent que la droite et la gauche sont dépassées et que le vrai
clivage est entre une majorité dure et une opposition molle ( si
celle-ci existe quand il s'agit du P.S). Manoeuvre grossière et
inquiétante pour le débat démocratique en France comme la ratification
du traité de Lisbonne l'a démontré. Inquiétante aussi dans l' objectif
des communistes d'une construction programmatique et alternative de
gauche aux politiques libérales actuelles. BORIS PARIS XX-
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| vendredi 15 février 2008, a 17:03 |
| A vous de juger... Arlette Chabot . |

Et oui, à nouveau, la grande émission politique de France 2 du jeudi est un modèle de pluralisme.
L'objet
de l'émission serait juste de parler de la chute de Nicolas Sarkozy
dans les sondages. Rien sur les sujets qui intéressent les Françaises
et les Français quelques semaines avant les élections municipales et
cantonales.
Et parmi ses invité, Arlette Chabot a sélectionné ses
représentants de l'opposition : François Bayrou, qui n'est pas dans
l'opposition mais dans la course aux places. Et deux socialistes pour
compléter un tableau qui, une nouvelle fois, met à mal le pluralisme
politique.
Et pour le reste, fermez le ban !
Le paysage politique vu par Arlette Chabot se rétracte
de semaine en semaine. A se demander si par mégarde, elle ne
confondrait pas l'agenda de ses amis de celui de son travail.
Et le Parti communiste, pour ce qui le concerne, ne se trouve que dans le deuxième. Pas dans le premier.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF
Paris, le 14 février 2008 |
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| vendredi 15 février 2008, a 16:29 |
| Kléber-Michelin : Le P.C.F porte plainte pour non assistance à usine en danger . |
Kléber-michelin : le PCF porte plainte pour non assistance à usines en danger

Les
salariés de l'Usine Kléber du groupe Michelin occupent leur usine pour
défendre les 826 emplois. Le PCF soutient leur lutte.
Malgré des profits records en 2007 : 774 milliards d'euros (+35%), le
grand patron de Michelin vient d'affirmer ce matin que la fermeture du
site était « inéluctable » tout en versant des larmes de crocodiles sur
le sort des salariés de l'usine de Toul.
Le cynisme patronal atteint décidément des sommets, au
moment où il est désormais public qu'un investissement de 60 millions
permettrait à l'activité du site de Kléber d'être rentable.
Après le scandale de Gandrange qui voit le patron
d'ArcelorMital refuser d'investir dans l'aciérie lorraine malgré des
profits gigantesques, cette chronique de l'irresponsabilité sociale
doit cesser. Les pouvoirs publics doivent intervenir de toute urgence
pour faire cesser ces scandales sous peine de non-assistance à usine en
danger.
Parti communiste français
Paris, le 15 février 2008 |
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| vendredi 15 février 2008, a 08:52 |
| On nous a eus,sur le traité européen comme sur le reste . |
« On nous a eus, sur le traité européen comme sur le reste »
NEMOURS . La ratification à la sauvette du traité de
Lisbonne par les députés accentue le mouvement de défiance envers
Nicolas Sarkozy et sa politique. Reportage en Seine-et-Marne.
L'affaire n'a pas suscité, comme en 2005, de débat
public passionné. Mais la ratification du traité de Lisbonne par le
Parlement laisse, chez des électeurs, des traces profondes. Avec l'amer
sentiment d'avoir été floués, deux ans et demi après le « non » au
projet de Constitution européenne. Un sentiment exprimé en des termes
parfois très durs, par les électeurs rencontrés à Nemours
(Seine-et-Marne). Cette ville à direction socialiste, où la droite est
bien implantée, avait massivement voté « non » en 2005, comme en 1992
lors du référendum sur le traité de Maastricht.
discrédit sur la politique
Qu'elle se soit rangée dans le camp du « oui » ou celui du « non »
en 2005, qu'elle ait voté à droite ou à gauche lors des dernières
élections, aucune des personnes interrogées ne doute de la gémellité
des deux textes, et du caractère libéral du traité ratifié. Au-delà du
jugement sévère porté sur l'actuelle majorité, c'est sur la politique
elle-même que le coup de force de la ratification parlementaire jette
le discrédit.
« On nous a eus, sur la Constitution européenne comme sur tout le
reste !, s'emporte une retraitée sous le regard approbateur de son
mari. On nous a toujours. Ils donnent le fric aux gros, et nous, les
petits, on n'a jamais rien. » Elle évoque aussitôt, sur le ton de la
colère, l'indigence des retraites : « Nous avons travaillé toute notre
vie, et maintenant nous peinons, chaque mois, à joindre les deux
bouts. »
Moins vindicatif, un jeune urbaniste, partisan du « oui » en 2005,
dit « comprendre le choix de la voie parlementaire ». « Ce traité va
renforcer la gouvernance de l'Europe. Après, libéral ou social, ça
dépendra de ce que l'on fera de l'Europe. » Mais, nuance-t-il, « Je
comprends l'énervement de ceux qui ont voté ” non “. Il y a un
sentiment légitime de passage en force. » Un travailleur social, qui a
lui aussi voté « oui », craint que l'Europe ne soit « devenue une
grosse machine bien installée, où les citoyens sont oubliés ».
L'intervention, dimanche soir, du chef de l'État, qu'il a écouté
« d'une oreille distraite », ne l'a pas convaincu. « Sur ce traité, on
aurait pu nous interroger de nouveau, et prendre notre avis en
considération », juge-t-il.
Même sentiment d'être tenu à l'écart chez un jeune ambulancier. En
préambule, il tient à dire qu'il est « pour l'Europe et fier que la
France ait contribué à la construire ». Mais, explique-t-il, « la
Constitution européenne ne correspondait pas à mes attentes, parce que
je veux qu'on tire tous les pays vers le haut, pas que l'on organise la
concurrence entre les salariés ». Le vote des députés en faveur du
traité de Lisbonne n'étonne pas cet électeur de gauche : « On a beau
voter pour essayer de se faire entendre, on n'est jamais écoutés.
Gauche ou droite, ils font des promesses, mais ne les réalisent
jamais. » « On se demande pourquoi on continue à voter, puisqu'ils n'en
tiennent jamais compte », renchérit sa collègue, qui a elle aussi voté
« non ».
Sur l'avenue principale qui enjambe le Loing, les Nemouriens passent
avec indifférence devant la permanence de Jacques Nave, candidat UMP
dissident aux municipales, soutenu par le député Didier Julia, dont la
silhouette s'étale en grand format sur la vitrine auprès de celle de
Nicolas Sarkozy. « On a beau voter, rien ne change », tranche un jeune
chômeur, habitant de la ZUP voisine, interrogé sur le traité européen.
Il enchaîne spontanément sur l'élection de Sarkozy. « Tout ce que je
sais, c'est que, depuis qu'il est arrivé, tout empire dans ma vie.
Impossible de décrocher un boulot, même en intérim. Et encore, j'ai de
la chance, je suis Français, j'ai des papiers. Pour ceux qui n'en ont
pas, c'est devenu l'enfer. »
Près de l'un des innombrables canaux qui irriguent la ville, une
ouvrière à la retraite ne dissimule pas son écoeurement. « On a voté.
Et comme on a dit ” non “, on nous tient à l'écart. » Pour elle,
« Depuis que c'est l'Europe, ça ne marche pas bien. Surtout pour les
petites gens. Ils sont déjà incapables de faire une bonne politique en
France. Alors à vingt-sept… »
le doute s'est installé
« Revenir sur le “non” des Français, c'est une absurdité, pense
aussi cette responsable d'une plate-forme de service après-vente. Je ne
vois pas l'intérêt de demander leur avis aux Français si c'est pour
faire le contraire. C'est grave. » Pour elle, si l'hypothèse d'un
nouveau référendum a été écartée, c'est parce que « la France aurait
dit “non” une deuxième fois ». « On ne protège plus notre économie, nos
emplois, nos valeurs, notre identité, analyse-t-elle. L'Europe est un
ensemble important face aux États-Unis et à la Chine. Mais eux se
protègent. » Et de citer, elle aussi, « les fins de mois pas toujours
heureuses », ses filles qui « ne peuvent pas vivre avec le SMIC » et
« la multiplication des emplois précaires, sous- payés, que les gens
acceptent par peur de tomber dans le chômage ». « Au lieu de dilapider
l'argent dans des dispositifs inutiles, il faudrait rehausser les
salaires pour relancer l'économie », suggère-t-elle, en insistant sur
« le lien » entre choix économique et politique européenne. Ancienne
ouvrière en usine, devenue cadre après avoir repris des études, elle a
voté pour la première fois en 2005. Pour dire « non » à la Constitution
européenne. Deux ans plus tard, elle donnait sa voix à Nicolas Sarkozy,
séduite par « son discours volontaire » et sa promesse de
« résultats ». Aujourd'hui, le doute s'est instillé. Mais elle veut
croire que « neuf mois, c'est encore tôt pour tirer un bilan
définitif ».
Rosa Moussaoui
l' Huma du 14 / 02 / 08
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| vendredi 15 février 2008, a 08:32 |
| Avec le lok-out,Miko dégaine l'artillerie lourde . |
Agroalimentaire
. L'entreprise de Saint-Dizier, bloquée depuis janvier, ferme et
suspend les salaires de tous les ouvriers, grévistes ou pas.
Face à une grève qui dure, Miko dégaine la grosse
artillerie. Le glacier vient d'annoncer un lock-out partiel dans son
usine de Saint-Dizier, bloquée depuis janvier par une grève contre un
plan de 250 suppressions d'emploi. On parle de lock-out quand un
employeur ferme une entreprise pour forcer des salariés ou des
grévistes à cesser une grève. En somme, on sanctionne les non-grévistes
pour faire pression sur les grévistes. C'est ce qu'a fait la direction
de Miko en annonçant qu'elle suspendait les salaires de l'ensemble des
ouvriers de la production, qu'ils soient grévistes ou non.
L'encadrement, la logistique et le personnel administratif ne sont pas
concernés par cette mesure.
« Tout a été fait, depuis que la grève a commencé, pour maintenir
l'occupation d'un maximum de salariés », a expliqué un porte-parole de
Miko pour justifier cette décision. « Depuis un mois, ils font du
reconditionnement, de la maintenance… Mais compte tenu du blocage du
site, il n'y a plus de travail à faire. » Les syndicats avaient été
avertis lors d'un comité d'entreprise vendredi que cette décision
serait prise si la production ne reprenait pas mardi. Les employés de
production représentent 60 % des 493 salariés du site.
« Ne plus payer les non-grévistes revient à les dresser contre les
grévistes », a réagi Hervé Mazelin, délégué syndical CGT. « C'est une
atteinte au droit de grève. » Et un coup très risqué pour Miko, qui
risque d'y perdre gros : les grévistes ont adopté une stratégie fondée
sur la solidarité, où seuls les salariés qui produisent la matière
première, la crème, ont cessé le travail, bloquant le reste des
chaînes. Les autres salariés de la production sont non grévistes, mais
la majorité cotise pour soutenir l'action de leurs collègues. Le
glacier voulait diviser les grévistes, il pourrait bien obtenir l'effet
contraire et renforcer les liens entre les ouvriers, explique-
t-on à la fédération CGT de l'agroalimentaire.
D'autant que son coup de force risque de ne pas tenir devant les
tribunaux : en France, le droit de grève est une liberté fondamentale
reconnue par la Constitution, dont les salariés ne peuvent être privés
qu'en cas de force majeure. La jurisprudence de la Cour de cassation
est très claire : si l'employeur qui décide le lock-out n'est pas en
mesure d'apporter la preuve d'un « événement irrésistible et
insurmontable », il commet une faute en ne fournissant pas de travail à
ses salariés. Le blocage d'une ligne de production par des grévistes
n'est pas un cas de force majeure, l'incapacité d'un employeur à sortir
d'un conflit par la négociation non plus. L'usine en restructuration
Cogesal-Miko (groupe - Unilever) prévoit de fermer trois des huit
lignes de production, pour augmenter la productivité d'un site déjà
bénéficiaire.
Lucy Bateman
l' Huma du 14 / 02 / 08
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| vendredi 15 février 2008, a 08:17 |
| Les mauvais élèves de la loi SRU . |
Rapport
. À quelques semaines des municipales, la Fondation Abbé-Pierre publie
un palmarès des villes qui ne font rien ou pas assez pour produire des
logements sociaux.
Puisque l'État ne fait pas son boulot, la Fondation
Abbé-Pierre s'y colle. Pour la deuxième fois, ses équipes sont allées à
la recherche des données permettant de savoir où en sont les communes
dans l'application de la loi Solidarité et renouvellement urbains
(SRU). Normalement, ces données devraient être publiques, puisque la
loi prévoit qu'un bilan doit être fait par l'État tous les trois ans.
Mais, regrette Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation,
« nous n'avons pu y avoir accès malgré nos demandes ». Et de considérer
qu'une telle situation « n'est pas acceptable dans une démocratie ».
Les constats dressés sont en tout cas déjà très alarmants
Votée fin 2000, la loi SRU (article 55) oblige les communes de plus
de 3 500 habitants (1 500 en Île-de-France), appartenant à des
agglomérations de plus de 50 000 habitants, à disposer d'ici 2020 d'au
moins 20 % de logements sociaux. Le nombre de logements sociaux
manquant est calculé pour chaque ville, qui doit alors construire tous
les ans un certain nombre de HLM pour atteindre l'objectif de 20 %. En
2005 (lire notre édition du 22 septembre 2005), nous avions publié la
liste des 742 villes qui ne respectaient pas les objectifs fixés par la
loi. Elles sont aujourd'hui 736. L'étude de la FAP porte sur 720
communes et sur la période 2002-2006. Elle se base sur les logements
financés, et comme il y a parfois une différence, en négatif, entre le
nombre de logements financés et le nombre de logements effectivement
construits, elle peut être, ponctuellement, en deçà de la réalité.
Les constats dressés sont en tout cas déjà très alarmants. Sur les
720 communes étudiées, plus de 60 % (435 communes) n'ont pas respecté
les engagements fixés par la loi. Parmi elles, 269 n'ont même pas
atteint la moitié de leurs objectifs. Parmi les villes de plus de 50
000 habitants, la palme revient à la commune de Saint-Maur-des-Fossés
(Val-de-Marne) qui n'a réalisé que 30 logements alors que son objectif
était de 1 236, et qui n'affiche parallèlement qu'un petit 5,5 % de
logements sociaux. Mais il ne faut pas oublier les plus petites
communes qui se distinguent, comme Allauch (Bouches-du-Rhône, 18 907
habitants, 2,6 % de logements sociaux), Le Pian-Médoc (Gironde, 5 373
habitants, 0 % de logements sociaux) ou encore Saint-Clément-de-Rivière
(Hérault, 4 581 habitants, 0,1 % de logements sociaux) en faisant
partie de ces 10 % de cancres (67 communes) qui n'ont carrément financé
aucun logement social en cinq ans (voir tableau).
un choix délibéré de ne pas respecter la loi
« La non-construction, ou la faiblesse de construction, représente
donc un choix délibéré de ne pas respecter la loi, laissant entendre
que le public demandeur de logements sociaux doit s'orienter vers
d'autres communes parfois éloignées », estime la Fondation Abbé-Pierre.
« Ne pas appliquer la loi, c'est refuser la solidarité territoriale, et
c'est inacceptable. Au moment où l'on nous parle d'un plan pour les
banlieues, il faut que l'État agisse avec fermeté pour ne pas que
certaines communes concentrent une grande partie des HLM quand d'autres
les repoussent et en font même un argument électoral. »
Mais il ne suffit pas de construire des logements sociaux pour
figurer au tableau d'honneur des villes les plus vertueuses. Encore
faut-il savoir quel type de logement est construit. Ainsi, certaines
villes ont cru remplir leurs obligations en construisant
essentiellement des logements PLS (dits « intermédiaires »), qui, bien
que comptabilisés comme HLM, ne sont pas accessibles aux ménages
modestes. C'est le cas de Cannes, Aix-en-Provence, Bordeaux ou encore
d'Asnières.
Enfin, la Fondation n'oublie pas que c'est avant tout à l'État de
faire respecter la légalité. La loi SRU avait prévu que des constats de
carence soient réalisés tous les trois ans afin de pénaliser
financièrement les communes qui ne faisaient rien ou pas assez. Or,
seuls 140 constats ont été dressés lors du dernier bilan, en 2005,
alors qu'un nombre bien plus important de communes ne respectait pas
leurs obligations. Cette mansuétude des préfets, puisque ce sont eux
qui doivent établir ces constats, confirme pour Patrick Doutreligne
« un certain laxisme de la part de l'État, voire une complaisance des
pouvoirs publics pour des situations pourtant intolérables ».
Au ministère du Logement, on ne nie pas, sous couvert de l'anonymat,
l'inaction de l'État en ce domaine, du moins jusqu'à présent. Car les
temps ont, semble-t-il, changé, veut-on nous inciter à croire. Dans un
communiqué, Christine Boutin a fait savoir hier que « la volonté de
l'État d'appliquer avec la plus grande détermination la loi SRU ne peut
être mise en cause ». Ça tombe bien, 2008 est justement une année
pendant laquelle doivent être réalisés ces constats de carence. Le
rapport d'Étienne Pinte, député et maire (UMP) de Versailles, sur les
sans-abri remis au premier ministre propose même que l'État se
substitue aux maires défaillants pour signer les permis de construire
des logements sociaux…
Il n'y a plus qu'à attendre que la volonté de l'État s'applique.
Cela devrait être facilité par la proximité politique du gouvernement
avec les mairies brocardées par la Fondation Abbé-Pierre. Sur les cinq
villes de plus de 50 000 habitants qualifiées de mauvais élèves de la
loi SRU par la Fondation Abbé-Pierre, nous avons eu la faiblesse de
remarquer que toutes étaient des mairies UMP…
Cyrille Poy
l' Huma du 14 / 02 / 08
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| jeudi 14 février 2008, a 21:48 |
| La grève au programme . |
Audiovisuel
. La suppression de la publicité sur les chaînes publiques mobilise le
PAF. Appel à manifester aujourd'hui des syndicats de France
Télévisions, Radio France, RFI et TV5 Monde.
Vous vous souvenez de la Haine ? C'est l'histoire d'un
mec qui tombe d'un building. Et à chaque étage, il répète :
« Jusqu'ici, tout va bien… »
Nous sommes en 2009. La promesse sarkozyenne d'un audiovisuel public
sans pub est devenue réalité. Il reste un an à « tenir » au président
de France Télévisions, un Patrick de Carolis aussi épuisé que sa
dernière grille. Lui qui réclamait, faute d'augmentation de la
redevance, un peu plus de pub, a vu disparaître 800 millions d'euros de
recettes publicitaires et a dû trouver trois heures de programmes
supplémentaires. En clair, « bricoler » cinq grilles avec 1,2 milliard
d'euros en moins.
Que, début 2008, pas un sou du championnat de football ne soit tombé
dans l'escarcelle de France Télévisions avait eu des allures de sombre
prémonition : comment lutter sans moyens face au privé ? Certes, les
assurances furent multiples : le périmètre du service public serait
« constant » et son financement « garanti »…
première réunion de travail hier
Mais, rapidement, ceux qui devaient être mis à contribution -
chaînes privées, fournisseurs d'accès à Internet… - jouèrent les
pleureuses pour dire que leurs caisses étaient vides. Et l'audiovisuel
public trop gourmand. Comptes d'apothicaire et vieille rhétorique
libérale : faire plus avec moins. D'autant qu'avec les fameux
« contrats d'objectifs et de moyens », l'audiovisuel public a donné
nombre de gages de flexibilité. Las, les chiffres tombent. Et,
financiers comme d'audience, ils ne sont pas bons. Alors, ce qui
n'était que suggéré et bien évidemment démenti devint réalité : au
démantèlement de France 3 il faudra ajouter la privatisation d'une
chaîne.
Voilà le scénario que refusent créateurs, professionnels et de plus
en plus de téléspectateurs. Retour en février 2008. Aujourd'hui, à
l'appel de la quasi-totalité des syndicats de France Télévisions, de
Radio France mais aussi de RFI et de TV5 Monde, lpublic dans son
ensemble sera en grève. Du jamais vu depuis l'éclatement de l'ORTF en
1974 ! À Paris, une manifestation - « pour la pérennité du service
public audiovisuel, de son financement, de son périmètre et le respect
du pluralisme » - se déroulera en début d'après-midi, entre la place de
l'Alma et l'Élysée. Car c'est de là que tout est parti. Et même si, à
l'issue du défilé, c'est par la ministre de la Culture, Christine
Albanel, que les syndicats devraient être reçus, c'était - symbolique -
bien à l'Élysée qu'hier ils ont entamé avec les conseillers de Nicolas
Sarkozy, Laurent Soulie et Georges-Marc Benamou, ainsi qu'avec des
représentants de Bercy comme de la rue de Valois, une première réunion
de travail.
Un membre de l'intersyndicale ironise : « Le peu de propositions
dont ils ont été porteurs prouve que l'annonce de Sarkozy a vraiment
pris tout le monde de court. » Comme nous l'a expliqué Marc Chauvelot,
l'un des membres de la délégation : « À part vouloir faire ce que la
gauche n'a pas fait et être prêt à s'engager par écrit qu'il n'y aura
ni privatisation ni remise en cause du périmètre de l'audiovisuel
public, la seule chose qu'ils ont été capables de nous assurer, c'est
qu'il n'y aura pas d'augmentation de la redevance. Parce que ce n'est
pas dans l'air du temps… Or, sans ce préalable, tout l'édifice pour
compenser le milliard qui va manquer à l'audiovisuel public - édifice
pour l'instant à l'état d'ébauche - est, sinon caduc, du moins on ne
peut plus fragile. » Néanmoins, poursuit-il, « ils semblent d'accord
pour ne pas supprimer toute la publicité au 1er janvier, ce qui aurait
eu pour conséquence une restructuration massive. Seraient donc
maintenus les parrainages mais aussi la publicité sur RFO, sur les
décrochages de la Trois ainsi que la publicité institutionnelle, pour
les biens culturels et patrimoniaux. Mais, même en y ajoutant la
possibilité de partenariats - hors info, bien sûr… - avec les
collectivités locales et territoriales ainsi qu'avec des délégations
ministérielles (la Culture, l'Éducation nationale…), cela ne représente
que 100 millions d'euros sur les 800 millions que l'on va perdre. »
Pour le syndicaliste, « si la remise en cause des décrets Tasca, et
donc la possibilité pour l'audiovisuel public de commercialiser les
droits sur ses programmes », va dans le bon sens, une taxe
« infinitésimale » sur les recettes publicitaires des chaînes privées
mais aussi des fournisseurs d'accès à Internet et des opérateurs de
téléphonie ne saurait suffire. « Ce que l'on craint, malgré les grandes
déclarations et au vu de ce qui se profile déjà du côté de la régie
publicitaire de France Télévisions, c'est la création d'un déficit
artificiel nécessitant une restructuration massive, voire une remise en
cause du périmètre de l'audiovisuel public. Or la réunion à laquelle
nous venons de participer n'est pas parvenue à démentir nos craintes.
En face, on nous parle de revoir les cahiers des charges. Mais ceux qui
l'évoquent ne savent pas de quoi ils parlent… »
vers le gel d'investissements ?
De fait, se prépare un véritable bras de fer. Patrick de Carolis a
convoqué pour le 27 février un conseil d'administration
extraordinaire : « Cette année, le manque à gagner publicitaire sera au
moins de 160 millions d'euros. Or, pour remplacer la publicité, il
faudra débourser 70 millions d'euros en programmes. En clair, se
profile pour 2008 un trou de près de 300 millions d'euros, nous
explique Jean-François Téaldi. Si, d'ici le 27, Patrick de Carolis n'a
aucune compensation, il annoncera le gel de certains investissements.
En commençant par les commandes aux producteurs privés. La réponse du
berger à la bergère… » Souvenez-vous la Haine : « L'important, c'est
pas la chute, c'est l'atterrissage. »
Sébastien Homer
l' Huma du 13 / 02 / 08
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| jeudi 14 février 2008, a 20:53 |
| Patrons du CAC 40 : 40 % d'augmentation ! |

Mis en ligne : 14 février
La presse vient de révéler que 77% des principaux
dirigeants d'entreprise français « ont vu leur rémunération bondir de
40% »… Les grands patrons français sont désormais les mieux payés des
patrons européens. Ces envolées concernent les plus importants mais pas
seulement.
La stupéfaction légitime de tout un chacun devant la
désastreuse saga présidentielle et le sentiment d'être entré dans un
pays livré aux foucades d'un égo sans égal feraient presque oublier
que, pendant ce temps là, la machine libérale tourne à plein, au
service des plus riches, des actionnaires et de ces PDG qui, quand ils
se regardent le matin dans la glace, pensent qu'ils valent des
centaines de fois plus qu'un de leurs salariés, qu'un homme ou une
femme « ordinaire ».
Des lois ont été votées ces dernières années pour plus
de transparence, disait-on, sur ces salaires et avantages de toute
sorte. Des lois aussitôt corrigées dans l'esprit par la présidente du
MEDEF ou par Sarkozy lui-même, tançant quelques patrons voyous pour
estimer tout aussitôt légitimes les très hautes rémunérations qui
seraient liées, selon eux, au mérite, à la performance. Ce qui n'est
même pas le cas. Et de quelles performances s'agirait-il ?
Servent-elles le bien public ? Le progrès social, les régions, le
pays ? Non et chacun le sait. Ces performances-là servent les
dividendes, la seule rentabilité financière, au prix de plans sociaux,
de délocalisations, des villes sacrifiées quand l'occasion se présente
de gagner encore plus.
Ils donnent des leçons, ils refusent les
augmentationsde salaires, ils veulent toujours plus de flexibilité, ils
veulent casser l'âge de la retraite mais ils se protègent avec des
parachutes dorés, ils se servent à la louche, ils s'autojustifient.
Bouton, le patron de la Société Générale, que le montant pharamineux de
ses stockos-options a autorisé à se passer de quelques mois de salaire
pour faire acte de contrition, affiche un moral de vaniqueur dans les
médias. Sept milliards ont fait pschitt ! Mais il trouve son « modèle
performant » et surtout, il n'est pas un « spéculateur » !
Les affaires marchent mais pour les Français, dans leur
masse, le pouvoir d'achat stagne et le moral n'est pas au mieux. Le
pays est en crise et de telles injustices, une telle arrogance ne
peuvent que l'alimenter. Mais le dégoût et l'écoeurement peuvent
produire du rejet, remettre en selle de vieux démagogues, en doper
d'autres aux habits neufs. Pendant que Sarkozy baisse dans les
sondages, Fillon monte. Mais l'un et l'autre ont fait le choix de la
même politique au service des riches et du capital. Il n'y a pas entre
eux sur ce choix l'épaisseur d'une feuille de cigarette. Bayrou serait
en même temps à gauche et à droite pour dépasser, dit-il, les clivages.
Mais une vraie gauche, c'est une gauche qui lutte pied à pied, qui ne
se contente pas de se proclamer « anticapitaliste » mais qui l'est et
construit, propose, agit et déjà dans les villes et les départements.
Une gauche qui veut l'intervention des salariés dans les gestions des
entreprises, la taxation des revenus financiers, une politique du
crédit favorisant l'emploi et non la finance.
cite du P.C.F |
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| jeudi 14 février 2008, a 18:53 |
| Sarkozy les religions avec moi . |
Tout au long de l'histoire, les églises se sont retrouvées du côté de
l'ordre établi, avec les maîtres contre les esclaves, les seigneurs
contre les serfs, les possédants contre les révolutionnaires
La remise en cause de mai 68 par N. Sarkozy ne vient pas par hasard.
Elle s'inscrit dans une démarche beaucoup plus vaste exprimée dans le
journal de Dassault, marchand d'armes bien connu, « Le Figaro ». Il
écrit : « N. Sarkozy doit s'attaquer non seulement à la réforme de
l'Etat mais à la refonte complète du modèle social français. Tout
témoigne de l'obsolescence du prétendu modèle social issu du Conseil
National de la Résistance ».
Autrement dit, cette recomposition
globale de la société est inséparable d'une campagne idéologique pour
la faire accepter.
Pour Sarkozy, les religions sont là
pour remplir ce rôle. Ses déplacements et discours à Rome, à Riad
(Arabie Saoudite), la réception des chefs religieux à l'occasion du
nouvel an, sa déclaration devant l'UMP le 30 janvier sur les racines
chrétiennes de l'Europe ne sont pas le fruit du hasard mais bien de la
volonté de faire des églises les garants de l'ordre social capitaliste.
Sarkozy en Arabie Saoudite a conclu son
discours par cette profession de foi : « Le temps n'est pas pour les
religions à se combattre entre elles, mais à combattre contre le recul
des valeurs morales et spirituelles, contre le matérialisme ».
Le dogme religieux, utilisé comme rempart de l'ordre établi. Les
religions s'accrochent à un certain nombre de dogmes (points
fondamentaux de doctrine en religion) comme : les hommes et les
rapports sociaux entre eux sont l'œuvre de Dieu, s'y opposer est aller
contre cette volonté divine !
Les religions ne sont plus en mesure
de contraindre Galilée (1) à adjurer ses convictions de scientifique,
de brûler Servet (2) mais elles mènent dans tous les domaines des
combats, parfois violents, pour imposer à la société ou à la science
des conceptions dépassées. C'est le cas des positions des églises
concernant la place et au rôle des femmes dans la société, à la vie
privée des individus, la liberté sexuelle. C'est même la remise en
cause des théories de Darwin sur l'évolution des espèces par les
créationnistes chrétiens aux USA ou les islamistes en Turquie.
Le dogme religieux utilisé aussi dans les relations sociales
Fille de pasteur, la chancelière allemande A. Merkel a parfaitement
résumé cela : « tous les hommes sont l'œuvre de dieu, mais dieu ne les
a pas mis tous à la même place » a-t-elle déclaré. La messe est dite.
Les capitalistes, les exploités sont le résultat de la volonté divine,
combattre le capitalisme, c'est aller contre cette volonté. Aux
salariés d'accepter le sort qui est le leur.
Tout au long de l'histoire, les
églises se sont retrouvées du côté de l'ordre établi, avec les maîtres
contre les esclaves, les seigneurs contre les serfs, les possédants
contre les révolutionnaires. Au 19ème siècle le pape Pie IX devant la
montée des idées du socialisme en Europe, décrète que celui-ci est
pervers et contraire à la volonté divine. L'église catholique a apporté
son soutien à Mussolini et Franco, elle a été bienveillante vis-à-vis
du nazisme considéré comme le fer de lance dans le combat contre
l'URSS.
Religions et capitalisme font bon
ménage. B. Kouchner peut menacer l'Iran de sanctions, voire de guerre,
cela n'empêche pas les capitalistes de toutes origines de se précipiter
pour y exploiter la main d'œuvre à bon marché dans ce pays régi par les
religieux mais grâce à dieu, dépourvu de syndicat. Il serait possible
de multiplier les exemples de cette cohabitation sans risque, ni pour
les uns ni pour les autres.
Les propos et la volonté politique de
N. Sarkozy ne doivent pas être pris à la légère. Ils dépassent de loin
la question de la laïcité, issue de la loi de 1905 et qui doit être
préservée.
Il s'agit bien d'instrumentaliser les
religions au service du capital, de remise en cause de tous les acquis
sociaux et politiques arrachés par la lutte depuis des décennies, de
lui permettre une exploitation sans limite du peuple. La formule de
Marx : «la religion est l'opium du peuple» (3) reste parfaitement
d'actualité.
(1)
Galilée, 1564-1642, scientifique italien, reprend et développe les
théories de Copernic sur la réalité qui est, que la terre est ronde et
qu'elle tourne autour du soleil. Menacé du bûcher par l'inquisition, il
revient contraint et forcé sur cette vérité.
(2) Michel Servet, 1511-1553, médecin
et philosophe ose mettre en cause la Trinité et la divinité de Jésus.
Réfugié à Genève, il y est brûlé sur l'ordre du protestant Calvin.
(3) Nous vous recommandons la lecture de : l'origine de la famille, de la religion et de l'Etat, par F. Engels. Nicolas Maury
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| jeudi 14 février 2008, a 16:06 |
| L'ASSURANCE MALADIE : Déficit ? |
50 secondes de lecture à couper le souffle
Pour combler le déficit
de la sécu, nos chers gouvernants ont trouvé que le mieux, c'était encore
de nous faire payer…
a.. Dorénavant,
sur une consultation médicale, nous allons devoir verser 1 euro,
b.. Nous allons
être hyper contrôlés lors de nos arrêts maladie,
c.. Nous allons
devoir consulter un généraliste avant de voir un spécialiste,
d.. Pour tout
traitement de plus de 91 euros,
nous en serons de 18 euros
de notre poche,
Toutes ces mesures
sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards.
Or, savez-vous que :
a.. Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu n'est pas reversée……………………………….. 7.8 milliards b..Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu n'est pas reversée………………………………… 3.5 milliards
c..Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu n'est
pas reversée……………. 1.6 milliards
d. La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu n'est pas reversée……………………………..1.2 milliards
e..La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée…………………………………………………….2.0 milliards f..Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés……………………………………………………….2.1 milliards g..Retard de paiement par les entreprises………………………………………………………1.9milliards
En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'euro.
Conclusion, si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot
efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou
seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent.
Ces chiffres sont
issus du rapport des comptes de la Sécu.
Si les pouvoirs publics étaient vraiment convaincus qu'il nous faut consommer 5 fruits et légumes par jour pour sauver notre santé et donc l'assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces produits !
Blog P.C.F ARRAS
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| jeudi 14 février 2008, a 11:57 |
| OCCUPATION SANS PAP-C.G.T |
OCCUPATION SANS PAP-CGT

INFO UD
URGENT
Besoin de délégations en soutien aux salariés sans papiers
Paris, le 13 février 2008
Depuis 11 h 00 ce matin, mercredi 13 février 2008, les
cuisiniers « Sans Papiers » du restaurant « La Grande Armée » sont en
grève.
L'occupation du restaurant est une réussite.
Des délégations de salariés apportent leur soutien, de nombreux médias sont présents.
La solidarité du monde du travail s'organise et s'élargie.
Dans les heures à venir, cette solidarité et la
popularisation du conflit pèseront de manière fondamentale et cruciale
pour décrocher la victoire (régularisation).
Nous lançons un appel à toutes nos structures CGT de
Paris pour qu'après le travail aujourd'hui, où dans la soirée, des
délégations se rendent au restaurant « La grande Armée » apporter leur
soutien (même pour 30mn ou 1h).
RESTAURANT DE LA GRANDE ARMEE
3, AVENUE DE LA GRANDE ARMEE PARIS 17ème - METRO ETOILE
Le bras de fer engagé par les salariés et la CGT nécessite la mobilisation de toutes nos structures.
C'est maintenant que l'on peut faire basculer le rapport de forces en faveur de la régularisation de ces salariés.
Merci et bon courage !
UD CGT Paris
De : Pedro
mercredi 13 février 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 14 février 2008, a 11:38 |
| La bataille d'Irlande . |


de Raquel GARRIDO
Je rentre de Dublin où j'ai participé au lancement de la campagne du NON de Gauche au Traité de Lisbonne en Irlande.
Une coalition regroupant plusieurs partis (plus ou
moins petits) de gauche (SWP, WP, Sinn Féin, PC, et la tête de liste
Verte aux élections européennes Patrica Mc Kenna), le syndicat régional
UNITE (fusion récente entre Amicus et l'ATGWU), des ONG anti-guerre, le
PANA (Peace and Neutrality Alliance, dirigé par Roger Cole, du Labour),
m'avait invité pour présenter le raisonnement qui avait conduit des
socialistes à voter et faire campagne pour le NON, d'une part, et les
méthodes militantes du collectif national pour le NON au référendum, en
France.
Rappelons que des 27 Etats membres, le peuple Irlandais
sera le seul qui aura la possibilité de s'exprimer, par suffage, sur le
Traité de Lisbonne. Je leur ai rappelé cette réalité et insité sur
notre espoir, en tant que français, de voir, à travers leur expression
démocratique, s'exprimer tous les autres peuples brutalisés par les
procédures de ratification parlementaires. Ils en ont conscience.
Le Collectif irlandais http://www.caeuc.org
présente des caractères nouveaux par rapport aux cadres qui ont pu
structurer le débat à l'occasion des Traités antérieurs, notamment le
vote NON puis OUI au Traité de Nice.
D'abord, ils ont décidé de se présenter comme un
Collectif de Gauche. De toute la Gauche, et rien que la Gauche. Ceci
est une nouveauté, dans la mesure où antérieurement des alliances
s'étaient formées avec la droite sur la base d'un rejet pur et simple
des transferts de compétences souveraines du niveau national au niveau
Européen. Le Sinn Féin est un élément important de ce changement de
stratégie, puisqu'il a décidé d'entrer dans ce débat avec l'objectif
d'affirmer un vote NON qui soit de Gauche, de classe, massif, et
pro-européen. C'est d'ailleurs le Sinn Féin qui a proposé de m'inviter
au lancement de la campagne, car leur objectif est de convaincre
l'électorat Labour de voter NON sur la base des deux arguments «
mamelles » de notre campagne, à savoir l'absence (et l'impossibilité)
de démocratie et de justice sociale qui découle du Traité de Lisbonne.
Ensuite, ils ont élaboré un document de référence avec
tous les arguments pertinents, y compris les références aux articles
pertinents du Traité, pour démontrer les dangers du Traité. S'ajoutent,
par rapport à la campagne en France, les arguments sur la remise en
cause définitive de la neutralité militaire qui est identitaire en
Irlande.
Questionnée sur notre campagne, j'ai insisté sur son
caractère unitaire (unité de toute la gauche, sans exclusive), sur son
caractère civique (s'informer soi-même, contre TOUS les médias, y
compris en finançant par des collectes constantes la publication de
matériel d'information), sur son caractère politique (mise en avant de
l'alternative politique et rôle particulier de la « Dream Team »
Buffet, Bové, Besancenot, Mélenchon…), et sur son caractère argumenté
et factuel (militer « le texte à la main », face aux généralités des
adversaires).
Enfin, cette réunion, qui était la toute première, a
dépassé les espoirs des organisateurs en regroupant une centaine de
personnes. Le niveau du débat et de l'argumentation était élevé. Dans
le fond, ça se sent que cela fait 2 ans qu'ils se préparent. Le public
était friand de réponses précises sur des questions auxquelles il avait
intuitivement les réponses : Les conséquences de l'arrêt CJCE Laval du
18 décembre 2007 et globalement la pérennité de la négociation
collective des conditions de travail et des salaires, les effets
insuffisants de la Charte « Fondamentale » (j'ai insisté sur son
caractère optionnel et conditionnel, tout sauf fondamental), le
caractère illusoire du « nouveau rôle des parlements nationaux », le
caractère « constitutionnel » du texte, malgré la nouvelle terminologie.
Ils étaient heureux de se voir confirmer les chiffres «
sortie d'urnes » qui montrent que le vote NON français fut
majoritairement de gauche. Que dans cette Gauche le vote socialiste fut
majoritaire, et que parmi les socialistes ils furent une majorité à
voter non. J'ai expliqué la logique qui consiste à considérer chaque
socialiste qui un jour a voté OUI comme quelqu'un qui peut voter NON
aujourd'hui. J'ai expliqué le résultat du vote de lundi au Congrès de
Versailles, le fait que la majorité de la Gauche avait voté non, contre
une minorité de parlementaires de gauche qui s'était abstenue ou avait
voté oui.
La presse et l'élite irlandaise cherchent à mettre en
avant Le Pen, y compris avec des « Unes » de quotidiens qui inventent
des déplacements fictifs du chef frontiste en Irlande. Les camarades
doivent, comme nous en 2005, commencer leur argumentaire en jurant
qu'ils sont pro-européens. Je leur ai dit que nous avions gagné ce
droit à la critique de l'UE, et qu'ils ne devaient pas accepter ces
prémices au débat, que ceux qui mettaient en péril le projet européen
étaient ceux qui précisémment empêchaient la participation du peuple en
vue de modifier les fondements de la construction européenne (vous
connaissez l'argumentaire !!).
Je reviens assez optimiste. De mes discussions avec les
militants je dégage une bonne préparation et une bonne ligne. De ma
discussion avec les badauds je retire une lassitude de se faire dicter
le vote sur les questions européennes. Il y a donc de l'espoir.
Je leur ai promis de continuer et amplifier la
discussion avec les éléments du Labour qui pourraient basculer dans le
camp du NON. J'ai aussi pris l'engagement de trouver des orateurs
français sachant parler anglais pour les réunions décentralisées de la
campagne. La date du référendum n'est pas encore connue, mais elle
devrait être déterminée rapidement par une loi. Les camarades prévoient
un vote en mai-juin. Selon le dernier sondage, le OUI est devant mais
62% des sondés n'ont pas encore déterminé leur vote.
Je me tiens à votre disposition pour plus de
renseignements et pour recueillir les bonnes volontés pour mener la «
Bataille d'Irlande ». Il va de soi que toutes les idées pour soutenir
l'effort de nos camarades irlandais sont les bienvenues.
Fraternellement
Raquel GARRIDO, Responsable internationale de PRS
[http://www.collectifdu29mai.org/La-bataille-d-Irlande.html]
De : Raquel GARRIDO
jeudi 14 février 2008
cite BELLACIAO
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| mercredi 13 février 2008, a 22:29 |
| Finis les 20 euros pour déclaration fiscale sur le web ! |
Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 13 février 2008, 21:44 - Economie-Fiscalité
- Lien permanent A chacun son paquet fiscal !
Nous, largement au dessous du bouclier fiscal, on ne pourra plus
"réduire" nos impôts par l'acte de saisie de nos impôts par internet !
20 € ; même si cela ne permet pas d'offrir un week-end à Mickeyland...
C'est pour l'état un bénef de 160 million d'euros.... (8 millions de télédéclarants en 2007)...
Mais histoire de ne pas être pris QUE pour des cons !
Je soutiens la proposition d'un acte de RÉSISTANCE : renvoyer les
déclarations papier ! un petit effort pour chacun qui, s'il est
massivement suivi, entrainera un énorme BOR...EL dans les services du
trésor public, qui ont été dégraissés suite au succès des déclarations
en ligne.
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| mercredi 13 février 2008, a 22:04 |
| Grande distribution : la vie en miettes pour moins que le SMIC . |

Mis en ligne : 13 février
C'est fou ce que tous ces groupes, qu'ils s'appellent Auchan,
Carrefour, Pinault-Printemps-Redoute ou autres, offrent d'opportunités,
permettent l'épanouissement des talents ! Pas un qui ne fasse sur son
site internet témoigner un chef de rayon, une opératrice de caisse qui
raconte comment, là, il ou elle a rencontré, en somme, la vraie vie…
“ Etre étudiant et s'assumer financièrement ”, affirme
un de ces groupes qui offrent de huit ou vingt heures hebdo. De quoi se
payer au choix un lit de camp ou une demi chambre. Tous mènent une
action déterminée et sans faille pour le développement durable, tous
luttent contre la vie chère, font du mécénat, animent des fondations…
S'ils ouvrent le dimanche, c'est uniquement pour
répondre aux attentes des consommateurs. S'ils emploient à temps
partiel tant de salariés, et d'abord des femmes (37 % en moyenne, 70 %
dans le hard discount), c'est au nom de la souplesse que cela leur
apporte dans leur vie de famille. S'ils ne les payent pas davantage, ce
doit être au nom de la lutte contre la vie chère ou contre l'inflation.
Pourtant, rien ne va plus. Et la récente grève dans ce
secteur, à l'appel des trois syndicats, malgré les pressions de tous
ordres et flicage redoublé, a été, de l'avis général, massive et
réussie. Elle concernait 600 000 employés dans 26 000 points de vente,
5 600 supermarchés et 1 400 hypers. Depuis la mi-novembre, les pompes à
carte bleue tournent à plein régime. Horaires allongés, ouverture le
dimanche. Les fêtes puis les soldes aussitôt. Dans tel très grand
magasin parisien, les salariés apprennent deux jours avant, à peine,
qu'ils travailleront le dimanche qui vient. Le ministre du Travail
assure que si le travail du dimanche était généralisé, les salariés
auraient un droit au refus. Quelle blague !
Travailler plus, toujours plus, ça c'est clair. Gagner
plus, c'est non… L'annualisation du temps de travail autorise à des
surcharges de travail à certaines périodes, compensées par une moindre
activité à d'autres. La souplesse des horaires autorise à atomiser la
vie des salariés avec des journées coupées en deux. Des heures passées
hors de chez soi sans que l'on puisse se reposer, sans rien faire
d'autre qu'attendre la reprise dans une autre tranche horaire. C'est la
vie en miettes pour moins que le SMIC. Déjà, en décembre, en divers
points du pays, les salariés de plusieurs grandes surfaces avaient
commencé à bouger, dans les Carrefour, les Conforama, dans plusieurs
grands centres commerciaux comme à Aubagne ou chez Lidl où des actions
communes avaient rassemblé des salariés français et allemands.
Travailler plus. Dans la grande distribution, le
slogan fétiche du gouvernement et du président apparaît plus encore
qu'ailleurs pour ce qu'il est vraiment : un miroir aux alouettes et une
fin de non-recevoir opposée à toute augmentation des salaires. “
Libérer le travail ”, “ libérer les dimanches ”, des expressions qui
sont autant de manipulations du sens des mots, systématisées dans le
rapport de la commission Attali. Les mots réels sont : “ exploitation
”, “ surexploitation ”, “ régression sociale ”. Que serait une société
qui ne connaîtrait plus jamais d'arrêt, de trêve, de respiration ? La
dérégulation massive que les grands groupes tentent de mettre en place
dans la distribution, c'est la soumission de tous à la marchandise et
à la roue folle du profit.
Le succès de la grève de l'autre jour est un événement majeur
cite P.C.F |
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| mercredi 13 février 2008, a 21:40 |
| L'argent des collectivités territoriales : un enjeu majeur des élections municipales et cantonales . |

Les
collectivités publiques locales (communes, départements, régions) ont
dépensé au total 210 milliards d'euros en 2007. C'est l'équivalent d'un
trimestre entier de consommation nationale des ménages en France !
Mais, si l'investissement progresse, une part
croissante de cette dépense sert à essayer de corriger les dégâts
sociaux engendrés par les choix financiers des groupes, notamment au
niveau des départements avec, entre autres, le RMI et le RMA.
Les grandes sociétés exercent un chantage ignoble
sur les élus en les menaçant de délocaliser, de supprimer des emplois
ou de ne pas en créer. Ils obtiennent alors des exonérations massives
de taxe professionnelle, le seul impôt responsabilisant les entreprises
sur les territoires, des aides directes et indirectes croissantes. Le
tout, sans aucune obligation chiffrée et contrôlable en matière
d'emplois, de formation, de progrès, pour les salariés et les
populations, des richesses réelles produites.
Les collectivités sont mises violemment en concurrence
pour les obliger à accorder ces avantages qui accentuent, en réalité,
l'irresponsabilité sociale, territoriale et environnementale des
grandes entreprises déjà si encouragée par les baisses de cotisations
sociales patronales.
Simultanément, au nom de la « compétitivité »
nationale, des réformes réactionnaires successives de la taxe
professionnelle ont conduit à faire reculer son poids dans les recettes
d'impôt direct des collectivités avec, en contrepoint, une augmentation
de la pression sur les familles. C'est la « double peine » pour les collectivités locales !
En plus, l'Etat se décharge massivement de ses responsabilités sur leur dos, au nom de la « décentralisation ».
Mais c'est, en fait, pour pouvoir mieux se plier aux exigences des
marchés financiers et aux injonctions de la BCE et de Bruxelles avec le
pacte de stabilité. De plus, ces « transferts de compétences », ne
s'accompagnent nullement d'un transfert de ressources suffisantes et
suffisamment dynamiques. Et une grande part de ces ressources provient
d'impôts indirects grevant la consommation des familles populaires
comme la TIPP sur les carburants.
Au total, et malgré des hausses d'impôts directs sur les familles, les dépenses augmentent plus vite que les recettes, creusant les déficits(1) :
17,61 milliards d'euros en 2007 contre 16,26 milliards d'euros en 2006 (+8,3%)
15,10 milliards d'euros en 2005 (+7,7%).
Du coup, les collectivités sont amenées emprunter
de plus en plus aux banques et sur les marchés financiers. En 2007,
cela leur a coûté pour plus de 4,2 milliards d'euros en charges
d'intérêt, contre 3,86 milliards d'euros en 2006 (+10%) et 3,56
milliards d'euros en 2005 (+8,4%).
Sous prétexte, alors, de les faire participer « à
l'effort de désendettement public », Sarkozy et la droite ont décidé de
limiter à la stricte hausse des prix prévue cette année (1,6%
disent-ils !) la progression des dotations de l'Etat (dont l'importante
dotation globale de fonctionnement). C'est la croissance zéro en
volume !
Au total, il y a une véritable tentative d'étranglement des collectivités pour les obliger à :
rationner les dépenses publiques sociales, malgré le saccage encouragé des territoires par les entreprises et les banques,
se livrer une concurrence ravageuse afin d'attirer les entreprises
se
regrouper derrière une collectivité dominante dans des communautés
urbaines ou d'agglomération, non pas tant pour coopérer au service du
développement de toutes les populations, mais pour mieux aider
l'écrémage des ressources humaines et financières sur les territoires
par les groupes et leurs sous-traitants.
Intervenir sur l'utilisation de l'argent dans les régions : les combats des élus communistes
1)Imposer des moratoires sur les suppressions d'emplois, restructurations et délocalisations :
Il s'agira d'obtenir des préfets qu'ils suspendent
toutes ces opérations et permettent aux comités d'entreprises et
délégués du personnel de faire valoir d'autres propositions, favorables
à l'emploi et au progrès de qualifications, pour répondre aux
éventuelles difficultés des entreprises en cause avec le soutien
financier des banques via des Fonds régionaux.
2) Obtenir la création de Fonds régionaux de sécurisation de l'emploi et de la formation :
A l'appui des luttes de terrain, il s'agira d'obtenir
la création de « Fonds régionaux de sécurisation de l'emploi et de la
formation », alimentés pour commencer, par une réorientation d'une
partie des crédits d'action économique des Régions. Ce serait autant de
bases pour un futur « Fonds national de sécurisation de l'emploi et de
la formation ». Celui-ci permettrait de mettre un terme aux baisses de
cotisations sociales patronales et mobiliserait l'argent qui leur est
aujourd'hui alloué par l'Etat (27milliards d'euros en 2008) pour
baisser de façon sélective le taux d'intérêt du crédit pour les
investissements des entreprises : Plus ceux-ci programmeraient
d'emplois et de formations et plus importante serait la part d'intérêt
prise en charge par le Fonds. C'est une voie de lutte pour
responsabiliser les banques et domestiquer leur pouvoir sur l'argent,
au lieu de les laisser dilapider des ressources colossales dans la
spéculation.
3)Faire se réunir des conférences financières régionales :
A partir d'une évaluation citoyenne des besoins
d'emploi et de formation, et pour résorber en pratique le chômage et la
précarité dans chaque région, les élus communistes agiront avec vous
pour obtenir la création de conférences chargées d'organiser la
concertation de tous les acteurs (salariés et syndicats, citoyens et
associations, élus, représentants des employeurs, pouvoirs publics)
avec les institutions financières afin de concevoir les montages
financiers nécessaires à la réalisation d' objectifs chiffrés d'emplois
et de formations.
4)Pour une réforme d'efficacité sociale de la taxe professionnelle :
Elle pourrait devenir un véritable impôt assis sur les
actifs matériels et financiers de l'entreprise ? Cela permettrait
d'accroître l'efficacité du capital. A ce titre, nous proposons d'
introduire les actifs financiers des entreprises, banques, assurances,
grande distribution, dans la base taxable, moyennant une mise à
contribution de 0,5 % seulement. Il s' agit, non seulement d'accroître
les recettes des collectivités territoriales, mais, surtout, de
dissuader les investissements financiers et la spéculation et
d'accroître le volume des ressources des entreprises allant à l'emploi,
au développement des capacités humaines sur les territoires. Ainsi,
serait accrue la part des richesses produites revenant aux salariés et
aux populations, en même temps que serait accrue la production de
richesses nouvelles dans les régions. Cela contribuerait à
responsabiliser socialement et territorialement les entreprises.
5) Controler les aides publiques attribuées aux entreprises
Plus de 1100 € par habitant, c'est l'estimation de la
manne d'argent public dont bénéficient les entreprises chaque année
sous forme d'exonérations fiscales et sociales ou de subventions.
Ces 65 milliards d'euros qu'elles reçoivent des collectivités et de
l'Etat : c'est plus que le budget de l'Education nationale ou que ce
qu'elles versent au titre de la taxe professionnelle et des impots sur
les bénéfices.
Depuis que la droite a abrogé, en 2002, la loi d'initiative communiste
organisant leur contrôle et l'évaluation de leur efficacité, le
patronat n'a plus de comptes à rendre : ni aux salariés qu'il refuse
d'informer et empêche d'intervenir sur son utilisation, ni aux
populations et à leurs élus.
C'est pourquoi les candidats communistes proposent de mettre en place
des instances démocratiques de proximité visant à controler et évaluer
l'efficacité réelle de l'utilisation de ces fonds pour sécuriser et
promouvoir l'emploi et la formation. Des représentants des salariés et
des populations y siègeraient. Les salariés pourraient les saisir en
cas d'irresponsabilité sociale de leur entreprise.
Elles disposeraient aussi de pouvoirs pour geler, voire faire
rembourser, les aides publiques dès lors que les engagements pris ne
seraient pas tenus.
Yves Dimicoli
Alain Morin
En 2002 le produit voté de taxe
professionnelle représentait 44,7% du produit total des impôts directs
locaux, il n'en représentait plus que 43,9% en 2006. Simultanément, la
compensation accordée par l'Etat aux collectivités amenées à accorder
des exonérations de T.P. aux entreprises est passée d'un montant égal à
48,6% des recettes totales de T.P. en 2002 à 40% seulement en 2006.
(1) Solde d'investissement avant
emprunt : Recettes totales –dépenses totales hors emprunts ( Premières
tendances 2007 des finances locales- Nov. 2007). cite P.C.F
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| mercredi 13 février 2008, a 21:28 |
| AUDIOVISUEL PUBLIC : Pas de vente à la découpe ! |
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Audiovisuel public : Pas de vente à la découpe ! Des moyens pour le développer ! Vidéo
Par : Communication Mis en ligne : 13 février Les
salariés de l'audiovisuel public sont dans la rue aujourd'hui, inquiets
mais déterminés. Ils ont raison et le Parti Communiste est à leur côté. Rendez-vous
à la manifestation de 14H00 à 18H00 - Entre l'Assemblée nationale
(75007 Paris) et l'Elysée (75008 Paris) : ANGLE DE L'AVENUE GEORGES V
METRO ALMA-MARCEAU Assez
d'hypocrisie ! Derrière les beaux discours sur la télévision publique,
les intentions véritables du gouvernement apparaissent au grand jour :
assécher les financements de l'audiovisuel public pour préparer la
vente à la découpe ou la privatisation des chaînes sur lesquelles
guignent les affairistes qui veulent rentrer dans le cercle fermé du
business médiatique et des « faiseurs d'opinion ». À télécharger Les
choix de Nicolas Sarkozy ne trompent personne. Alors que le paysage
médiatique ne cesse de se concentrer entre quelques mains, amies du
Président, celui-ci veut aller plus loin et préparer la réduction du
périmètre de l'audiovisuel public :
en réduisant son attractivité par des moyens peaux de chagrin
(suppression brutale de la publicité sans contrepartie sérieuse) ;
en renonçant au principe de deux grandes chaînes publiques nationales
généralistes (illustré par exemple par le projet de suppression du
journal télévisé national sur France 3)
en préparant la grande braderie sur les moyens de production et
d'information régionale (notamment le projet de privatisation des
décrochages régionaux de France 3 au profit de groupes de la presse
quotidienne régionale déjà très concentrée). Il faut mettre en échec ce projet Et
il faut une grande réforme de l'audiovisuel public en France, pour
étendre et garantir son financement. L'étendre pour qu'il puisse
produire des programmes de qualité, être un soutien réel à la création,
mailler étroitement l'ensemble de notre territoire pour être au plus
près de l'information locale, du terrain mais également réunir les
moyens pour le rayonnement planétaire de la francophonie et de son
interaction avec toutes les cultures. Il faut enfin lui donner les
moyens de prendre le virage technologique du numérique, de l'Internet
et de la TNT c'est à dire de la diversification des canaux de diffusion
de ses programmes. Ces défis sont essentiels et urgents. Ils appellent
un effort budgétaire significatif et donc de revisiter les modes de
financement. Refinancer l'audiovisuel public Les
communistes ne font pas mystère de leur choix d'aller vers la
suppression de la publicité sur le service public. C'est un choix de
société, un choix profond, mais aussi un levier pour permettre aux
chaînes publics de sortir de la logique infernale dans laquelle elles
se trouvent embarquées, faute de moyens : une course à l'audimat qui
les a progressivement conduites à adopter les mêmes méthodes, les mêmes
types de programmes que ceux des chaînes privées, s'écartant de leurs
missions de service public pour faire la place au populisme de rigueur. Faire
ce choix sérieusement suppose des modes de financements sérieux à
l'issue d'un débat qui engage les personnels et au-delà, la nation
toute entière. C'est dans cet état d'esprit que Marie-George Buffet a
déposé à l'Assemblée Nationale, et au nom du groupe Communiste, une
résolution visant à la création d'une commission d'enquête sur le
financement de l'audiovisuel public permettant sa pérennité et son
développement. Nous avançons deux pistes
La redevance audiovisuelle doit être confirmée comme principale
ressource et être augmenté globalement. Pour ne pas pénaliser le
pouvoir d'achat des ménages, nous proposons qu'elle soit modulée en
fonction des revenus des foyers. Une taxation à hauteur 5% de l'ensemble du chiffre d'affaire de la publicité, y compris le hors média. Ces
deux mesures, dont les conditions de mise en œuvre doivent faire
l'objet d'un grand débat national, permettront non seulement d'aller
vers la suppression de la publicité sur les antennes mais également de
dégager des marges de manoeuvre nouvelles pour assurer le développement
d'un véritable pôle public des médias, qui rassemblerait les chaînes et
radios publiques, des moyens de production et de diffusion, mais
également l'AFP et l'INA. Mais parce qu'un
financement public intégral ne doit pas s'accompagner d'un retour à
l'ORTF, ce sont aussi de nouvelles formes de gestion qu'il faut
inventer. Il faut démocratiser le fonctionnement du service public, en
mettant un terme aux nominations « politiques » relayées par le CSA et
en construisant les formes de gouvernance associant les salariés et les
usages du service public. Nous proposons d'un Conseil Supérieur des
médias associant élus, professionnels et citoyens. Parti Communiste Français - Le 13 février 2008 cite P.C.F |
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| mercredi 13 février 2008, a 05:00 |
| L'EUROPE QU'ON NOUS IMPOSE... |
 
LE SERVICE PUBLIC DE LA POSTE
LIVRÉ AU PRIVÉ !

Le 31 janvier dernier, le
Parlement européen a voté la libéralisation totales des services
postaux, soit pour la France 300 000 emplois, 60 millions d'usagers,
14 000 bureaux de poste et 3000 agences postales pour un chiffre
d'affaires de 16 milliards d'euros.
UN COUP PORTE AUX TRAVAILLEURS
Malgré
les protestations de la Gauche européenne, les futurs opérateurs ne
seront plus obligés de respecter pleinement les législations en matière
de travail et de sécurité sociale, ni même les conventions collectives
du pays.
Même l'amendement
demandant « que soient maintenues les prestations gratuites destinées
aux personnes aveugles ou malvoyantes » a été refusé.
Dans l'Huma-Dimanche,
notre camarade Francis Wurtz, député européen et Président du Groupe
Gauche Unitaire Européenne s'indigne :
“ Croit-on vraiment que de telles énormités seraient possibles si les
citoyens – de tous bords – étaient en permanence informés, consultés et
associés aux décisions ? C'est bien toute une vision de l'Europe qui
est derrière le bras de fer sur la question du référendum. Voilà
pourquoi le combat « pour une autre Europe » doit se poursuivre et
s'amplifier. ”
Nous ne pourrions mieux dire !
Blog PCF ARRAS
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| mercredi 13 février 2008, a 04:42 |
| Inquiétudes sur le Botox aux Etats-Unis . |

de Isabelle Brisson
L'agence américaine du médicament ne va pas toutefois jusqu'à interdire son utilisation comme produit antirides.
L'usage de la toxine botulique, commercialisée
notamment sous le nom de Botox, pourrait avoir des effets dangereux,
voire mortels, a fait savoir vendredi la Food and Drug Administration
(FDA), après avoir eu connaissance de «rapports portant sur des
réactions graves», qui affectent l'appareil respiratoire, en
particulier. L'autorité américaine de surveillance du médicament ne va
cependant pas jusqu'à interdire cette substance utilisée par des
millions de personnes dans le monde pour gommer leurs rides de
vieillesse.
En effet, le Dr Russell Katz, qui dirige la division
des produits neurologiques de la FDA, a précisé qu'aucun patient ayant
utilisé du Botox à des fins esthétiques ne figure parmi les victimes
recensées, mais il a demandé la plus grande vigilance tant de la part
des médecins que de leurs patients.
Les cas d'intoxication les plus sérieux se sont
produits chez des patients, adultes et enfants, à qui la toxine
botulique a été injectée à des fins thérapeutiques, c'est-à-dire à des
doses beaucoup plus élevées qu'en usage cosmétique. Il s'agit le plus
souvent de soigner des contractions incontrôlables des muscles du cou
et des épaules, un strabisme ou encore des battements incontrôlés des
paupières.
Plus foudroyant que le cyanure
La FDA fait état de réactions proches de celles
observées avec le botulisme, une maladie gravissime qui survient
«lorsque la toxine botulique se répand dans le corps au-delà de
l'endroit où elle a été injectée» . Elles pourraient être liées à un
surdosage.
L'avertissement de la FDA intervient alors que
l'association consumériste américaine Public Citizen, fondée par le
militant Ralph Nader, a mis en cause récemment la dangerosité du Botox,
responsable selon elle de 87 hospitalisations aux États-Unis entre
novembre 1997 et décembre 2006 , dont 16 décès. Les responsables de la
FDA se sont refusés toutefois à donner des chiffres, le Dr Katz
signalant seulement «une poignée de cas».
La toxine botulique, commercialisée sous les marques
Botox ou Vistabel (laboratoires Allergan), Myobloc ou Neurobloc
(laboratoires Solstice Neurosciences) ou Dysport (laboratoires Ipsen),
est à l'origine un poison violent, 40 millions de fois plus foudroyant
que le cyanure. Elle est sécrétée naturellement par une bactérie
(Clostridium botulinum) qui se développe principalement dans les
conserves ou la charcuterie avariées.
http://www.lefigaro.fr/sante/2008/0...
De : Isabelle Brisson
mercredi 13 février 2008 cite BELLACIAO
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| mardi 12 février 2008, a 23:52 |
| Face au capitalisme financier,nous ne sommes pas désarmés ( 6 ) |
les dossiers de l'humanité
glossaire
w Titrisation : activité qui consiste à transformer
les créances d'une dette en titres négociables sur le marché des
produits dérivés. En cédant ses créances, la banque se sépare d'une
partie du risque de l'emprunt.
w Subprime : terme qui désigne les prêts accordés aux ménages à
faible revenus et qui présentent des risques de non-remboursement plus
élevés que la moyenne.
w Les accords de Bâle : ils visent à encadrer l'exposition aux
risques, et obligent les établissements à avoir suffisamment de fonds
propres.
w Bâle 1 : le Comité de Bâle de contrôle bancaire (BCBS), dans le
cadre de la Banque des règlements internationaux (BRI), parvient en
1988 à un consensus pour imposer aux banques ayant une activité
internationale de respecter un ratio d'au moins 8 % entre les fonds
propres et le risque.
w Bâle 2 : cet accord va au-delà du simple calcul de fonds propres.
Il consiste à évaluer les éventuelles défaillances des processus
internes, ou des systèmes informatiques, ainsi que les risques d'erreur
ou de fraude de chaque banque.
w Fonds propres : les capitaux permanents ou quasi permanents à la
disposition de l'entreprise, qui sont représentés notamment par le
capital social, les réserves, le bénéfice de l'exercice.
w Hedges funds : ce sont des fonds d'investissement spéculatifs
recherchant des rentabilités élevées et qui utilisent abondamment les
produits dérivés. Ils présentent l'intérêt d'offrir une diversification
supplémentaire aux portefeuilles « classiques » car leurs résultats
sont en théorie déconnectés des performances des marchés d'actions et
d'obligations.
w Trader : employé qui anticipe les fluctuations permanentes des
cours des valeurs pour faire des profits. Il décide en temps réel de
l'achat ou de la vente d'actions, de devises, d'obligations ou
d'options.
w Taux bonifié : ce taux d'intérêt est généralement inférieur à ceux
pratiqués sur le marché. Il est consenti pour un prêt concernant une
opération ayant un impact social ou économique important.
w OSEO : il s'agit d'un établissement public
de l'État qui finance les petites et moyennes entreprises, en
partenariat avec les banques et les organismes de
capital-investissement, dans les phases les plus décisives du cycle de
vie
des entreprises (création, innovation, investissements).
w Fonds souverains : il s'agit de fonds d'investissement détenus par
les gouvernements de différents États, qui gèrent des excédents
nationaux dans un but d'investissement.
l' Huma du 11 / 02 / 08 |
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| mardi 12 février 2008, a 23:30 |
| Face au capitalisme financier,nous ne sommes pas désarmés ( 5 ) |
les dossiers de l'humanité
« Les agences de notations devraient être des organismes publics »
Michel Aglietta, professeur de sciences économiques
à l'université de Paris-X Nanterre. Conseiller au Centre d'études
prospectives et d'informations internationales.
« Avant tout, je m'interroge : comment ce trader a pu
prendre des positions de cette ampleur ? Normalement, des dispositifs
de “blocage” du montant des positions brutes qu'un trader individuel
peut prendre sont incorporés dans les systèmes informatiques de
contrôle. Et si ce dispositif de contrôle interne ne fonctionnait pas
correctement, les chambres de compensation des marchés à terme, sur
lesquels opérait le trader, ont sûrement fait ce qu'on appelle des
appels de marge. En clair, il y a certainement eu une “alerte” suite à
la détérioration de la position liquide de Kerviel. Ces alertes n'ont
pourtant pas déclenché une investigation plus approfondie avant la
mi-janvier. C'est la preuve d'un dysfonctionnement organisationnel.
Il existe plusieurs leviers pour améliorer ce contrôle interne.
D'abord, une réorganisation est souhaitable au niveau du management.
J'estime qu'il devrait y avoir une séparation, au sein des organismes
bancaires, entre la direction des opérations financières et les
instances de contrôles internes. Pour une bonne gouvernance, il est
préférable que le président du conseil d'administration ne soit pas le
PDG et que l'audit interne soit responsable devant le conseil pour être
immunisé des pressions exercées par les départements opérationnels.
De plus, concernant la titrisation des crédits, les “conduits hors
bilan” (opérations non comptabilisées) sont des artifices que les
banques d'investissement ont créés pour échapper à la régulation
imposée par les accords de Bâle, dont l'objectif était de rationaliser
le bilan des banques. Les banques, grâce à une ingénierie financière
sophistiquée, effectuent donc ces opérations qui ne sont pas portées
sur leur bilan, ce qui les soustrait aux provisions en capital. De
plus, le recours à la titrisation (transformation du crédit en titres)
et aux opérations de gré à gré (qui ne sont pas centralisées sur les
marchés) a engendré une perte de visibilité globale. Il faudrait donc
reprendre intégralement la réglementation financière, pour éviter ces
“trous noirs”. On pourrait imaginer une obligation pour les banques
d'engager des capitaux à hauteur des titres émis en contrepartie des
crédits titrisés. Elles devraient les conserver dans leur bilan, afin
qu'elles ne puissent pas se laver les mains de tous les risques.
Autre problème : les agences de notation. Elles notent et sont
parties prenantes de la titrisation. Ces agences sont donc juge et
partie. À cela s'ajoute une autre couche de conflit d'intérêts : elles
sont payées par ceux qu'elles notent. Selon moi, ces agences produisent
un bien public, dont tout le monde à besoin. Comme la monnaie, elles
devraient donc être des organismes publics et gérés comme tels.
Plus prosaïquement, il y a aussi le type de rémunérations des
traders. Leur salaire, calculé au bonus, est une incitation très forte
à la prise de risque. Ce mode de calcul, très concurrentiel, résulte de
la pression des banques. Qui elle-même provient directement de la
pression des actionnaires. Ainsi, les profits escomptés par les
organismes bancaires (20 à 25 % de croissance par an de 2003 à 2006)
dépassent ce que permet l'économie réelle. Ce qui les amène à ne plus
considérer la qualité du crédit, mais son volume. C'est ce qui amène
les banques américaines à prêter massivement de l'argent à des gens non
solvables. Cette détérioration générale de la qualité du crédit et
l'augmentation de prise de risque sont partagées par toutes les banques
qui font de l'investissement. »
Propos recueillis par Mehdi Fikri
l' Huma du 11 / 02 / 08
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| mardi 12 février 2008, a 23:09 |
| Face au capitalisme financier,nous ne sommes pas désarmés ( 4 ) |
les dossiers de l'humanité
« Les banques centrales ne doivent pas se contenter de politiques curatives »
Dominique Plihon, universitaire, professeur à Paris-Nord. Président du conseil scientifique d'ATTAC.
« Dans la crise actuelle, les banques centrales ont
été acculées à intervenir massivement sur les marchés pour injecter de
la liquidité et éviter le désastre de faillites en chaîne. Mais elles
ont ainsi créé les conditions d'une nouvelle crise. Sachant qu'ils
seront toujours secourus, les établissements qui ont pris des risques
anormaux seront incités à recommencer. Elles ont aussi créé les
conditions d'une bulle financière future. Pas moins de 500 milliards
d'euros ont été injectés par les banques centrales et la BCE, alors
qu'il y avait déjà beaucoup trop de liquidités dans l'économie mondiale.
Nous sommes un certain nombre d'économistes, comme Patrick Artus, à
penser que les banques centrales doivent inclure dans leur mandat non
seulement la stabilité des prix - ce qu'elles font d'une manière trop
rigide comme la BCE -, mais aussi la croissance économique et la
stabilité financière. Car l'immobilier, les actions, les taux de change
peuvent donner lieu à des bulles spéculatives très dangereuses. Autre
idée, les banques centrales ne doivent pas se contenter de politiques
curatives. Elles doivent faire de la prévention, intervenir avant qu'il
ne soit trop tard quand une bulle commence à se - former.
Ensuite, il faudrait réformer les organismes de surveillance ou de
contrôle prudentiels : en France, la Commission bancaire, et au niveau
international le Comité de Bâle. La réforme du contrôle prudentiel
appelée Bâle 2, entrée en vigueur en 2008, est déjà dépassée. Ce
dispositif est presque exclusivement concentré sur le risque du crédit,
les pertes liées à des débiteurs, des clients insolvables. Or,
aujourd'hui, les banques font des pertes énormes sur les variations des
marchés. Je plaide pour que soit incluses dans Bâle 2 des exigences de
fonds propres beaucoup plus importantes pour couvrir les risques de
marché. Des banques, américaines ou autres, peuvent aujourd'hui
distribuer des crédits en sachant qu'elles pourront les transformer en
titres (« titrisation ») et les repasser à d'autres acteurs qui, comme
les hedge funds, ne sont pas réglementés ou qui, comme la Société
générale, se sont spécialisés dans les opérations à hauts risques (les
produits structurés). Il faudrait que ces banques, même après s'être
débarrassées de ces crédits, soient obligées de partager les risques
qu'elles ont pris au départ, soient davantage responsabilisées.
L'affaire de la Société générale montre aussi que des principes
fondamentaux de contrôle sont mis en défaut. Les autorités de contrôle
comme la Commission bancaire font confiance, pour réguler les risques,
à l'autocontrôle des banques et se contentent de vérifier leurs
instruments, leurs procédures. Or on vient d'avoir de manière éclatante
la démonstration que cela ne marche pas. Un trader peut mettre en
difficulté une grande banque en prenant des risques incroyables. Il
faut donc renforcer les mesures de contrôle internes et externes.
Pour terminer, il y a la question du Fonds monétaire international.
Celui-ci est totalement marginalisé après avoir perdu une grande partie
de sa crédibilité dans les crises de la décennie précédente. Nous avons
pourtant besoin d'un organisme multilatéral capable de prendre en
charge les crises au niveau mondial. Une réforme radicale du FMI est la
condition sine qua non pour qu'il entre de nouveau dans le jeu de la
régulation internationale. Le monde devient multipolaire. Les
États-Unis et l'Europe ne peuvent diriger seuls. Il faut que le FMI
ouvre ses instances dirigeantes aux pays émergents : Chine, Inde,
Brésil, Russie, aux pays du Sud, qui ont leur mot à dire sur la
question de la dette. C'est une réforme très profonde que Dominique
Strauss-Khan, malgré ses déclarations, ne semble pas avoir les moyens
d'engager. »
Propos recueillis par Jacqueline Sellem
l' Huma du 11 / 02 / 08 |
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| mardi 12 février 2008, a 22:54 |
| Face au capitalisme financier,nous ne sommes pas désarmés ( 3 ) |
es dossiers de l'humanité
« Il faut valoriser le travail »
Nasser Mansouri, responsable des études économiques à la CGT.
« La crise des subprimes, l'affaire de la Société
générale sont les reflets d'une crise systémique. Nous sommes, depuis
vingt ans, dans un processus de déflation salariale : le travail et sa
place dans le processus productif sont dévalorisés par une pression sur
les salaires, les conditions de travail, la précarisation de l'emploi.
La contrepartie, c'est une inflation financière. Il faut se garder de
l'idée selon laquelle il y aurait un monde financier indépendant du
monde réel : le capitalisme financier est un aspect du capitalisme tout
court. Le développement de la sphère financière se fait au détriment de
l'économie réelle.
Du fait de la pression sur le monde du travail, la demande salariale
est faible, ce qui rend problématique la rentabilisation du capital
dans la sphère productive ; le capital cherche alors une rentabilité
plus importante dans la sphère financière. Il y a une dérive vers la
financiarisation pour trouver une solution à la crise de rentabilité du
capital. C'est ça le fond du problème.
Pour résoudre cette crise, il faut valoriser le travail, la place du
travail dans la vie économique et sociale, et dévaloriser le capital.
Faute de quoi, les mesures de régulation dont parle Nicolas Sarkozy ou
Mme Lagarde ne peuvent être efficaces. Pour cela, il faut intervenir à
plusieurs échelons.
Celui des entreprises : leurs choix stratégiques sont-ils faits en
fonction de la rentabilité exigée par les propriétaires et
actionnaires, ce qui conduit à un partage des richesses au détriment
des travailleurs et de l'investissement et au profit des actionnaires ?
Ou bien, au contraire, ces choix sont-ils orientés vers plus
d'investissements productifs, d'emplois qualifiés, une nouvelle
dynamique salariale, qui entraînera une demande plus importante ?
Depuis vingt ans, les prélèvements financiers sur les entreprises
(charges d'intérêts, dividendes aux actionnaires) augmentent fortement.
En 2006, pour un euro investi, il y a eu pratiquement un euro de
dividende versé aux actionnaires. Il faut donner le droit aux salariés
d'intervenir sur les choix de gestion des entreprises pour que ça
change dans un sens favorable à la croissance et à la satisfaction des
besoins sociaux.
Mais les choix de politique économique, budgétaire, monétaire ont
aussi un impact sur les conditions générales de l'économie. Si la
politique monétaire ne vise que la stabilité des prix, au détriment de
l'emploi, de la croissance, comme c'est le cas maintenant avec la BCE,
cela ne peut marcher. En matière budgétaire, si l'on réduit l'impôt sur
les plus riches, comme le fait le « paquet fiscal », il y aura moins de
recettes, donc moins de dépenses utiles pour financer les
infrastructures, le potentiel productif du pays ou les dépenses de
santé, d'éducation, qui ont aussi une retombée économique.
Il y a aussi la façon dont les crédits bancaires sont utilisés. Que
peut-on faire pour les réorienter vers les activités productives ? On
peut considérer un mécanisme de taux d'intérêt modulés en fonction de
l'objectif de l'entreprise. Si elle demande un crédit pour tel
investissement productif, créateur d'emploi, il est raisonnable que le
crédit soit à un taux plus bas ; l'État pourrait intervenir pour
soutenir ce genre d'initiative. Autre piste : les ratios prudentiels,
qui poussent les banques à refuser les crédits qu'elles jugent risqués.
Il s'agit surtout des - demandes venant des PME, qui ont peu de moyens
financiers. - - On pourrait revoir ces ratios et, là aussi, tenir
compte de la façon dont les crédits sont utilisés.
On ne peut pas faire cela uniquement dans le cadre français. Il y a
besoin de coordinations aux niveaux européen et mondial. Ces différents
niveaux d'intervention se complètent, mais ne s'opposent pas. Par
exemple, la politique monétaire de la France est définie par la BCE.
Cela posé, la BCE est composée des banques centrales nationales, on ne
peut donc pas considérer que la Banque de France n'a rien à dire. »
Nasser Mansouri est l'auteur, notamment, de la Mondialisation à l'usage des citoyens, 2005,
Éditions L'Atelier.
Propos recueillis par Yves Housson
l' Huma du 11 / 02 / 08 |
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| mardi 12 février 2008, a 22:38 |
| Face au capitalisme financier,nous ne sommes pas désarmés ( 2 ) |
les dossiers de l'humanité
« Dissuader de prêter aux spéculateurs »
Denis Durand, économiste, syndicaliste. Membre de la direction du PCF.
« Même si l'affaire de la Société générale révèle
qu'absolument n'importe quoi peut désormais arriver sur des marchés
libéralisés et mondialisés, la finance n'est pas à proprement parler
devenue folle. Disons plutôt que le cancer financier impose sa
rationalité perverse aux politiques publiques (privatisations,
déficits, attaques contre les services publics) et aux gestions
d'entreprises (rentabilisation du capital par la précarisation de
l'emploi, la dégradation des salaires, l'insuffisance des efforts de
formation et de qualification des travailleurs).
Cela veut dire que lutter dans les entreprises, les bassins
d'emplois, les régions pour sécuriser les emplois et les formations en
contestant les critères de gestion et de financement des entreprises,
c'est déjà disputer des pouvoirs à la mondialisation financière et
contribuer, ainsi, à la faire reculer.
Au niveau national, d'autres pouvoirs doivent être exercés par
l'action des autorités de contrôle et par les leviers que pourrait
procurer un pôle public d'institutions financières, avec une mission de
service public de l'épargne et du crédit.
Mais la régulation ultime du système a une dimension mondiale. Tout
cela n'arriverait pas si les responsables de la Réserve fédérale et du
Trésor américains n'avaient pas imposé au reste du monde, depuis
plusieurs années, une inondation de dollars sur les marchés financiers.
C'est pourquoi, comme l'écrit Yves Dimicoli dans le dernier numéro
d'Économie et Politique, « de la coopération, ou non, de l'Union
européenne avec les pays émergents, Chine en tête, pour s'émanciper,
ensemble, de la domination étouffante des États-Unis, de leur monnaie
et des marchés financiers dépend largement l'avenir ».
Comment faire ?
Le meilleur moyen de retirer leur pouvoir aux marchés, c'est de
tarir la source de leur expansion. Le mécanisme est toujours le même,
qu'il s'agisse de jouer sur les titres représentatifs de crédits
immobiliers, sur les actions, sur les taux de change, ou encore de
racheter puis de revendre une entreprise avec « effet de levier »
(traduction française du sigle LBO) : la plus grande partie de l'argent
engagé par les fonds de placement ou les fonds spéculatifs n'est pas à
eux, ils l'ont emprunté à une banque. Si on dissuade les banques de
prêter aux spéculateurs, on empêche le cancer financier de se
développer, de même qu'on bloque le développement d'une tumeur en
faisant dépérir les vaisseaux sanguins qui l'irriguent. Les banques
centrales pourraient par exemple obliger les banques à constituer des
réserves obligatoires non rémunérées, donc coûteuses et dissuasives, en
proportion de leurs crédits aux fonds spéculatifs.
Mais attention ! Il ne faut pas étouffer la croissance et l'emploi.
C'est bien là le dilemme qui taraude les banques centrales depuis
qu'Alan Greenspan a dénoncé l' « exubérance irrationnelle » des
marchés, il y a plus de dix ans. Au moment où un ralentissement très
marqué de la conjoncture se confirme, aux États-Unis et dans le reste
du monde, il est vital, tout en réprimant la finance, d'irriguer
sélectivement de crédit les projets qui peuvent contribuer à une
sécurisation de l'emploi et à une élévation du potentiel de création de
valeur ajoutée des entreprises et des territoires. Les taux d'intérêt
applicables à ces projets devraient baisser très fortement grâce à des
refinancements à taux très bas, voire nuls, de la part de la Banque
centrale européenne. Dans ce cadre, compte tenu des difficultés
particulières des petites entreprises dans l'accès au crédit, on
pourrait imaginer un plan d'urgence pour les PME, permettant aux
banques, comme le programme d'Amsterdam lancé par la Commission
européenne en 1994-1997, de leur distribuer des crédits à taux
bonifiés, avec le soutien d'OSEO en France et de la Banque européenne
d'investissements à l'échelle de l'Union. »
Denis Durand est l'auteur de Un autre crédit est possible !
Éditions le Temps des cerises.
Propos recueillis par Clothilde Mathieu
l' Huma du 11 / 02 / 08
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| mardi 12 février 2008, a 22:22 |
| Face au capitalisme financier,nous ne sommes pas désarmés ( 1 ) |
les dossiers de l'humanité
« Créer des compartiments étanches entre les différents secteurs financiers »
Jacques Généreux, économiste, professeur à Sciences Po. Membre du conseil national du PS.
« Face aux crises financières, on nous propose depuis
vingt ans des solutions illusoires. Les nouvelles règles de
transparence ou les sanctions contre quelques voyous pris la main dans
le sac - comme aux États-Unis après l'affaire Enron - ne sont que des
coups d'épée dans l'eau. Le système repose sur l'incitation à faire
tout et n'importe quoi pour augmenter les rendements financiers, or
cela n'est pas remis en cause : il n'y a pas d'obstacle à la
construction d'instruments financiers nouveaux, à la libre circulation
des capitaux, à une forme d'opacité qui consiste à transiter par les
paradis fiscaux, ou plutôt mafieux.
L'affaire des subprimes me fait penser aux cargos poubelles. Des
produits financiers nous viennent d'opérateurs crapuleux qui ont
surendetté des ménages en sachant qu'ils ne pourraient pas rembourser.
Ces produits peuvent circuler dans toutes les places financières du
monde sans réglementation, cachés à fond de cale de nouveaux titres (la
titrisation). Des agences de notation donnent leur feu vert. Tant que
cela rapporte de l'argent, tout le monde est content. Mais quand le
bateau coule, quand les parties saines de la finance et de l'économie
peuvent, comme les plages devant une marée noire, être contaminées, des
ressources considérables sont mobilisées et les pompiers des
institutions internationales se portent au secours des criminels qui
ont émis ou fait circuler ces produits poubelles. Et qui ne voient donc
pas pourquoi ils se priveraient de recommencer. Or il y a des
victimes : les salariés des institutions financières en faillite, ceux
qui se voient infliger la rigueur au nom de la stabilité financière,
les ménages qui perdent leurs logements, les chefs d'entreprise
honnêtes.
Que peut-on faire ? D'abord remettre en cause la totale liberté de
création d'instruments financiers. On pourrait établir une liste des
titres mobilisables dans le système financier européen et une liste
rouge de ceux, considérés comme douteux pour des raisons de morale
publique, qui ne seraient pas admis par la BCE. Les banques qui en
seraient porteuses non seulement ne pourraient être refinancées mais se
verraient infliger des pénalités. Pour établir cette liste, on a besoin
d'une agence publique, indépendante, de surveillance et de notation des
titres. Or aujourd'hui, comme dans le cas des cargos poubelles, les
agences de notation internationales sont financées par ceux qu'elles
notent.
Mais les cargos comportent, au moins maintenant, des compartiments
étanches pour limiter les dégâts en cas d'accident. Les opérations
financières, elles, ont été complètement décloisonnées. Un même
établissement fait de l'assurance, du dépôt, de l'épargne, de la
spéculation, de la banque d'investissement, de la banque d'affaires.
L'objectif ne doit pas être d'interdire toutes les opérations
spéculatives. Les prises de risques sont nécessaires au fonctionnement
de l'économie mondiale. Mais ce sont ceux qui ont décidé de les prendre
qui doivent les assumer. Les prêteurs en dernier ressort, institutions
publiques, gouvernements, n'ont pas à sauver les voyous ou les
spéculateurs. Il faut donc créer des compartiments étanches entre les
différents secteurs financiers. Et, quand cela va mal, au lieu
d'injecter 300 milliards d'euros sur le marché monétaire comme vient de
le faire la BCE, on devrait décider des interventions sélectives sur
certains établissements ou titres, quitte à mettre en défaut de
paiement ceux qui sont engagés dans des opérations douteuses. Les
milliards ainsi économisés permettraient d'indemniser les véritables
victimes.
Et on a des moyens pour agir. En reconstruisant un service public
bancaire qui stimulerait une moralisation du système. En réformant les
statuts de la BCE pour qu'elle intègre la lutte contre l'inflation
réellement dangereuse, celle des actifs financiers et immobiliers.
L'état du monde n'est pas une donnée immuable. Il faut décider de
négocier avec nos partenaires de l'UE pour réglementer les marchés
financiers. Reste à avoir la volonté d'agir. »
Propos recueillis par Jacqueline Sellem
l' Huma du 11 / 02 / 08
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| mardi 12 février 2008, a 22:01 |
| Face au capitalisme financier,nous ne sommes pas désarmés . |
Interrogés
par L'Humanité, six économistes proposent des mesures pour remettre le
monde de la finance à l'endroit : réforme des organismes de contrôle,
responsabilisation des banques, mandat de la BCE, service public
financier…
La finance mondialisée est-elle devenue folle ?
Peut-on reprendre le contrôle d'une machine à spéculer toujours plus
sophistiquée, faisant des dégâts sans cesse plus importants ? Posées à
chaque crise financière, ces interrogations reviennent en force
aujourd'hui. D'abord devant le désastre de l'affaire des subprimes
(prêts immobiliers à risque aux États-Unis), dont la facture s'annonce
sévère en Amérique et dans le monde, et qui menace de précipiter un
cycle de récession. Puis devant l'affaire de la Société générale qui,
en levant le voile sur les jeux de paris boursiers effectués par les
traders, révèle à son tour le degré d'irresponsabilité atteint par les
banques.
Une fois encore, devant l'ampleur des scandales et les
interrogations lourdes de l'opinion sur la légitimité du système qui
les a engendrés, certains tentent de canaliser et de détourner la
critique. Nous n'aurions affaire qu'à des « accidents », imputables à
un « mauvais » capitalisme, celui de spéculateurs, n'ayant rien à avoir
avec le « bon », celui d'entrepreneurs. Il suffirait dès lors d'en
appeler à la « transparence », à la « moralisation », et de sacrifier
un trader coupable, pour pouvoir tourner la page. Chacun pourtant le
sent bien, des mesures d'une toute autre envergure s'imposent si l'on
veut éviter la réédition de telles crises et remettre le monde de la
finance à l'endroit, au service de l'économie et des besoins sociaux.
L'Humanité a interrogé six économistes. Leurs réponses montrent que,
sous réserve d'en avoir la volonté politique, des mesures efficaces
peuvent être prises, à tous les niveaux : renforcement du contrôle
prudentiel et de la surveillance des banques pour les contraindre, sous
peine de sanctions, à assumer les risques qu'elles prennent ;
changement du mandat de la Banque centrale européenne ; mise en place
de crédits bancaires à taux modulés selon la finalité des projets
qu'ils financent ; institution d'un service public financier…
L'esquisse d'une vraie thérapie contre le « cancer financier ».
Y. H.
l' Huma du 11 / 02 / 08
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| mardi 12 février 2008, a 21:45 |
| LA LUTTE CONTRE LES FRANCHISES N'EST PAS PERDUE . |
« La lutte contre les franchises n'est pas perdue »
Santé . À l'occasion des états généraux de
l'organisation des soins, la ministre de la Santé a appelé à se battre
« pour la solidarité ». Un comble, pour le Collectif contre les
franchises médicales.
Vendredi s'est tenue à Paris la première séance
plénière des états généraux de l'organisation de la santé (EGOS).
L'objectif de ces travaux, qui réunissent professionnels de santé, élus
et représentants de patients, est d'améliorer l'accès aux soins de
proximité partout sur le territoire. Une loi devrait d'ailleurs aboutir
cet été. Invitée à la clôture de ces travaux, la ministre de la Santé,
Roselyne Bachelot, a esquissé quelques propositions : créer des maisons
de santé interdisciplinaires ; « inciter et non contraindre à une
meilleure répartition de l'offre de soins sur le territoire par des
mesures positives », comme une aide logistique ; mettre en place des
agences régionales de santé pour « organiser la santé sur un
territoire » ; instaurer « une véritable filière de médecine générale
renforcée », « promouvoir un recrutement régional ». En bref, rien de
révolutionnaire, certaines de ces mesures - l'incitation à
l'installation, notamment - ayant déjà démontré leur inefficacité.
la ministre s'engage
Mais ce que les participants à ces travaux ont aussi pu retenir,
c'est l'engagement de la ministre en faveur de la solidarité. « Les
Français, a-t-elle expliqué avec force, savent que la solidarité n'est
pas de toute éternité établie par la seule grâce de l'incantation. Nous
savons qu'il faut se battre pour la préserver, lui donner corps, la
faire vivre. C'est ce combat qu'il nous faut aujourd'hui mener, tous
ensemble. » Un comble, alors même que devant la salle du Tapis rouge,
où se déroulaient ces états généraux, quelque 200 manifestants
s'étaient rassemblés, à l'appel du Collectif contre les franchises
médicales, pour défendre un système de santé solidaire. « Roselyne
Bachelot nous dit de nous battre tous les jours pour la solidarité,
mais pourquoi n'est-elle pas parmi nous ? », questionne avec ironie le
docteur Christian Lehmann, initiateur de l'Appel contre les franchises.
« Il y a une limite à l'indécence », lâche-t-il.
À un mois des municipales
De Lutte ouvrière aux Verts, en passant par la LCR, le PCF et le PS,
tous les partis de gauche étaient présents à cette manifestation
antifranchises, de même que plusieurs syndicats (CGT, SUD, Solidaires)
et associations, au premier rang desquels Act Up. À un mois des
élections municipales, tous, conscients que « la lutte n'est pas
perdue », ont appelé à sanctionner les candidats UMP, afin d'obtenir la
suppression des franchises qui font que de plus en plus de malades sont
obligés de renoncer au soins dont il ont besoin.
Contrairement à ce qu'espérait sans doute le gouvernement, la
mobilisation ne faiblit pas, au contraire. « Aujourd'hui, j'ai reçu 1
300 signatures pour la pétition. Il en vient de toute la France », se
félicite Bruno-Pascal Chevalier, devenue la figure emblématique de ce
combat. « Les gens commencent à recevoir leurs décomptes de Sécu et se
rendent compte de la réalité des franchises », explique-t-il, citant le
cas de cette dame qui en est déjà à 47 euros de franchises un mois
seulement après leur mise en place. Vendredi après-midi, ce témoignage
était partagé par de nombreuses personnes : des médecins, des malades,
des personnes âgées. Comme cette représentante d'association de
patients atteints de maladie rare. « Le plafond est très vite atteint.
Il est déjà injuste d'avoir une maladie lourde, on a fait face au
déremboursement de médicaments, les franchises représentent encore une
dépense supplémentaire. Derrière ces lois se profile un modèle de
société terrifiant. » Cet avis, ils sont des centaines de milliers de
malades à le partager.
Alexandra Chaignon
l' Huma du 11 / 02 / 08
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| mardi 12 février 2008, a 21:20 |
| Fin de grève des salariés grecs d'ACAR ( Saint-Nazaire ) |

La grève engagée par les travailleurs grecs d'ACAR, sous-traitant de FREESE, arrive à sa fin.
Les salariés ont été régularisés dans l'après-midi de la totalité de leurs salaires (50.000 euros).
L'opération s'est déroulée sous l'égide de la
sous-préfecture et en présence des salariés, la CGT et un représentant
du donneur d'ordre, FREESE, entreprise de 1er rang et sous-traitante à
son tour d'AKER YARDS.
Le départ pour la Grèce est prévu pour demain matin à
la demande des travailleurs. Les 15 salariés grévistes ont reçu de
FREESE leur billet d'avion et seront transportés jusqu'à l'aéroport.
L'USM-CGT se félicite de cette nouvelle victoire.
L'action et la solidarité des travailleurs ont mis une
nouvelle fois en échec la politique de sous-traitance sauvage et
dumping social engagée par la direction d'AKER YARDS.
http://www.usm.cgt.fr/
De : Saint-Nazaire
mardi 12 février 2008
cite BELLACIAO
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| mardi 12 février 2008, a 04:55 |
| France : le difficile accès à l' IVG . |
Les
associations dénoncent une situation où l'interruption volontaire de
grossesse relève encore « moins du droit que de la tolérance ».
Pour le Planning, associé à l'ANCIC (centres d'IVG et
contraception) et à la CADAC (associations pour le droit à la
contraception et à l'avortement), l'avortement relève, aujourd'hui
encore, « moins du droit que de la tolérance » : « Les lois ne sont pas
correctement appliquées et les libertés que l'on croyait hier acquises
sont de moins en moins reconnues », « les obstacles se multiplient ».
Plus de trente ans après sa légalisation, l'accès à l'IVG reste
difficile. Refus de prise en charge, délais importants, invocation de
la clause de conscience et diminution du nombre de centres dédiés à
l'IVG forcent les femmes à livrer une véritable course contre la montre
pour rester dans les délais légaux de douze semaines. Selon une
estimation du Planning, entre 3 000 et 5 000 Françaises sont
contraintes chaque année d'aller avorter à l'étranger.
La situation est inégale selon les régions : l'Île-de-France,
Provence-Alpes-Côte d'Azur et les DOM-TOM connaissent les plus grandes
difficultés. Au niveau national, une enquête, réalisée entre janvier et
avril 2005 pour la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation
des soins, a constaté 47 % de refus de prise en charge (deux fois plus
importants dans le privé que dans le public), à l'issue d'un appel
téléphonique. Les raisons avancées sont diverses : pas de rendez-vous
disponible, absence de prise en charge des IVG de plus de dix semaines,
refus car la femme n'habite pas à proximité, clause de conscience. Dans
94 % des établissements, l'IVG est pratiquée en fonction des plages
horaires libérées par les autres activités. Lorsqu'une date
d'intervention est donnée, elle est fixée, dans 25 % des cas, deux à
trois semaines après l'appel. Trop souvent, un passage à l'échographie
est exigé avant le premier rendez-vous : un choc psychologique
difficile à surmonter.
L'espoir repose sur l'ouverture prochaine de la pratique de l'IVG
médicamenteuse aux centres de planification. Espoir encore fragile : en
novembre dernier, au Sénat, une offensive était menée contre cette
« banalisation » de l'IVG. Le droit à l'IVG est toujours un combat.
D. S.
l' Huma du 09 / 02 / 08
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| mardi 12 février 2008, a 04:46 |
| Avortement.Repères |
- Depuis la loi du 4 juillet 2001, le délai maximum pour pratiquer une interruption volontaire de grossesse est
de douze semaines.
- Quelque 210 664 IVG ont été pratiquées en 2004, dont 11 500 concernaient des mineures.
- Le nombre d'IVG pour 1 000 femmes âgées de 15
à 49 ans a été de 14,3 en 2002, contre 14 en 1990.
Le taux d'IVG pour les femmes âgées de 20 à 24 ans a été de 27,4 pour 1 000. Chez celles de 40 à 44 ans, le taux
est de 5,6 pour 1 000.
-
Chez les jeunes filles mineures, la vente de médicaments indiqués pour
la contraception d'urgence s'est accrue d'un tiers entre 2000 et 2003.
- Deux IVG sur trois ont toujours lieu à l'hôpital public,
et 42 % des IVG se font désormais par voie médicamenteuse. l' Huma du 09 / 02 / 08
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| mardi 12 février 2008, a 04:36 |
| Le droit d'avorter toujours en péril . |
IVG
. Un arrêt de la Cour de cassation reconnaît le droit à l'état civil
des embryons et foetus morts en fausse couche. L'inquiétude grandit
chez les défenseurs du droit aux femmes à disposer de leur corps.
« Nous assistons depuis des années, et
particulièrement ces dernières semaines, à l'offensive des groupes
anti-avortement, des militants pour la sacralisation de la vie, des
intégrismes religieux. La remise en cause de la pratique de l'IVG en
Espagne, de la légalisation en Lituanie et en Italie, la demande de
Guliano Ferrrara d'un moratoire sur l'avortement dans le monde entier
appuyé par le Vatican, et cet arrêt français de la Cour de cassation
confirment nos inquiétudes sur le renforcement du front contre le droit
fondamental des femmes à disposer de leur corps. »
une Brèche ouverte pour les fondamentalistes
Ces quelques lignes émanent du Planning familial, en réaction à
l'autorisation, par la Cour de cassation, de donner un état civil à des
foetus, voire à des embryons, morts avant l'accouchement, quel que soit
leur degré de développement. Personne ne songe à mettre en doute la
douleur de couples pour qui cet enfant en devenir était une
réalisation, un accomplissement brutalement interrompu, dans lequel il
avait investi ses espoirs.
« Le travail de deuil est indispensable », explique Laurence
Roussel, militante au Planning de Nantes, mais « il serait beaucoup
plus souhaitable d'envisager un véritable accompagnement de ces
couples, que de se limiter à formaliser la reconnaissance de cette
souffrance par un nom dans l'état civil. La question n'est pas de
savoir à quelle date un embryon devient un foetus viable, mais de
savoir dans quelles conditions cet enfant à venir est pris en charge
par ses parents ».
On ne peut pas mettre dans la même logique un projet parental et
l'avenir d'une adolescente ou d'une femme qui refusent d'assumer une
grossesse et la venue d'un enfant non désiré. Et c'est là où blesse cet
arrêt de la Cour de cassation qui permet, aujourd'hui, aux
fondamentalistes anti-avortement de trouver une brèche où s'engouffrer.
D'autant qu'en France, les difficultés d'accès à l'IVG perdurent. « La
loi n'est pas respectée, remarque Laurence Roussel. Les jeunes
mineures, qui sont les plus vulnérables, devraient pouvoir y accéder
avec l'accompagnement d'un adulte mais sans autorisation parentale, or
là aussi, certaines structures exigent l'autorisation parentale… Nous
avons fait une campagne en Île-de-France sur le droit à la
contraception et à l'avortement (lire ci-contre), et nous avons dû
faire face à une saturation des lignes dédiées à cette campagne de la
part des anti-avortement.
Ils ont bloqué les standards, ils ont dégradé nos locaux, des élus
ont été harcelés. Il y a un renforcement de cette tendance, qui se sent
plus libre d'intervenir. Ils ont les coudées plus franches, grâce à la
composition du gouvernement. Christine Boutin ne s'est pas exprimée sur
ces questions, mais elle est très connue pour ses positions
anti-avortement. Cela donne à ces mouvements une légitimité
inconsciente. Et plus cette légitimité progresse, plus celle du droit
des femmes régresse. Tout cela crée un climat de culpabilisation que
nous ne ressentions pas auparavant. C'est un droit relativement
fragile. D'autant que les jeunes ne pensent pas à le défendre, car il
fait partie de leur héritage, c'est un droit acquis. »
la remise en cause de la limite fixée par l'OMS pose problème
Un droit fragile, c'est aussi l'analyse de Geneviève Fraysse,
ex-députée européenne : « Je suis inquiète. Chaque fois que les
anti-avortement peuvent trouver une brèche, ils s'y engouffrent.
J'entends bien la volonté des parents, mais la remise en cause de la
limite fixée par l'OMS pose problème : quand un embryon devient-il un
foetus ? Les anti-avortement peuvent être ravis s'il suffit de deux
cellules pour constituer un être humain.
Il nous faut de la loi sur cette question. L'OMS avait pris une sage
mesure. Maintenant, en France, il faut une règle. Il faut être
vigilant. Et ne pas oublier que tous les lobbies anti-avortement
saisissent toutes les possibilités pour s'introduire dans n'importe
quel débat… Ils l'ont fait au Parlement européen sur les cellules
souches, alors pourquoi pas aujourd'hui sur cette question. »
Émilie Rive
l' Huma du 09 / 02 / 08
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| lundi 11 février 2008, a 04:47 |
| Chavez menace de couper les ventes de pétrole aux Etats-Unis . |
dimanche 10 février 2008
(22h50) :
De : NaOH
dimanche 10 février 2008 cite BELLACIAO
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| dimanche 10 février 2008, a 22:05 |
| Aparté sur les fonds dit " souverains "... ( LA LOUVE ) |

Même les plus éminents sociologues peuvent écrire des sottises,
notamment quand ils s'avancent sur des terrains qui ne sont pas les
leurs (le problème de certains sociologues étant qu'ils prennent
souvent la partie pour le tout et passent de l'utilisation d'une
discipline comme élément d'analyse d'une société, à l'analyse de la
discipline en soi sans en avoir nécessairement les compétences…)…Bref.
J'ai lu récemment sous la plume de l'un d'eux (je ne sais plus trop
lequel)que les fonds dits souverains, qui fonctionneraient moins vite
(qu'est ce que cela signifie?) et de façon un peu moins usuraire (!),
seraient moins dangereux que les “fonds spéculatifs”.
Qu'ils n'exigeaient pas, a priori, la mise au chômage de salariés
pour faire monter les actions,voire,qu'ils seraient un peu “facteur
d'équilibre” ou quelque chose de ce style…donc qu'ils étaient moins
nocifs que les fonds “spéculatifs” (hedge funds).
C'est appliquer une analyse micro économique à un problème macro
économique,et c'est donc un raisonnement faussé, car le danger des
fonds dits souverains (qu'on aurait plutôt du traduire par “fonds de
richesses assurant la souveraineté”) est tout à fait autre et n'empêche
nullement l'activité des fonds “spéculatifs”.
En outre, les instruments responsables des ravages que commettent
les “hedge funds” (à savoir l'OPA notamment) sont tout à fait à la
portée des fonds “souverains” et rien ne les empêche priori de se
comporter comme des fonds prédateurs d'entreprises.
Il n'y a en effet aucune “figure pure” dans le monde de la finance
et des affaires, où le métissage des solutions et des structures, afin
d'optimiser le profit et le contrôle (autre objectif non avouable du
capitalisme financier), est au contraire de rigueur.
Les personnes qui construisent des produits financiers, des montages
juridiques etc… dans ce domaine sont souvent d'ailleurs des personnes à
l'imagination débridée et totalement non-conventionnelles (malgré les
apparences) même si elles doivent être capitalistes.
Les fonds “souverains” donc, (”in english”, dans le texte, ce qui
donne toute sa REALITE au concept: “Sovereign-wealth fund” )sont des
fonds d'investissement contrôlés par un Etat, le plus souvent alimentés
par des recettes provenant de revenus de matières premières (pétrole,
…), investis dans une logique normalement financière, à fin de procurer
des ressources à cet Etat une fois que la matière première en question
aura été épuisée.
Le caractère opaque de certains de ces fonds fait parfois craindre
qu'ils n'aient pas des objectifs purement financiers mais qu'ils soient
le bras armé d'Etats souvent peu démocratiques pour contrôler
directement ou indirectement des entreprises du monde occidental.
On peut ainsi citer Temasek de Singapour (second plus gros
actionnaire de Bank of China…)noté AAA/Aaa (Moody's , Standards &
Poor's), ou Adia (Abu-Dhabi Investment Autority).
Ou le premier fonds souverain créé: le fonds du Koweït en 1953,
suivi en 1956 du Kiribati Revenue Equalisation Reserve Fund créé en
1956 et qui gère aujourd'hui 520 millions $, soit 9 fois le PIB de
l'archipel.
Ils tirent leurs ressources des réserves des banques centrales
(Chine), des réserves pour les retraites (Norvège) ou des fonds tirés
de l'exploitation de matières premières (Norvège, Russie, Qatar) par
exemple. Les fonds alimentés par le pétrole représentent deux tiers des
montants gérés par ces fonds.
Ils gèrent un volume d'actifs estimé entre 2 200 millards $ selon
Standard Chartered et 2 500 milliards $ (2007), d'après la banque
Morgan Stanley. En octobre 2007 ils représentaient environ 1,3 %
du total du marché des actions, obligations et dépôts bancaires, soit
deux fois plus que les fonds gérés par les hedge funds ou le
capital-investissement. Selon Morgan Stanley ils pourraient atteindre 12 000 milliards en 2015, tandis que Steffen Kern de Deutsche Bank estime qu'ils pourraient gérer 5 000 milliards en 2012.
Ils ont joué en 2007-2008 un grand rôle dans le secteur financier international, en refinançant plusieurs banques de premier plan affaiblies par la crise des subprimes.
Government of Singapore Investment Corporation a participé à un apport
de 12 milliards $ à UBS en décembre 2007 et, au même moment, China
Investment Corporation a pris 9,9% du capital de Morgan Stanley. Avant
la crise, le même fonds avait déjà pris une part de 3 milliards $ dans
Blackstone, un fond de LBO.
Les différents fonds utilisent des méthodes d'investissement
variables ; Certains refusent de prendre des parts importantes du
capital des entreprises étrangères comme le fonds norvégien.
A l'inverse d'autres sont plus activistes et recherchent surtout des
parts importantes comme le fonds de Singapour ou les fonds chinois qui
ont envisagé de prendre des parts dans Bear Stearns.
La Chine a ainsi surpris tout le monde au mois de mai en mettant 3
milliards sur la table de Blackstone juste avant l'introduction en
bourse de ce dernier.
Plus préoccupant, les fonds souverains se mettent à lancer des OPA.
C'est ainsi que le fonds qatari Delta Two a offert cet été de racheter
le distributeur britannique Sainsbury pour un peu plus de 15 milliards
d'euros.
Les degrés de transparence sont également eux aussi très variables,
la transparence du fonds Norvégien ou de Temasek Holdings à Singapour
tranchant ainsi avec l'opacité de la gestion de la China Investment
Corporation.
D'une certaine manière, la Caisse des Dépôts et des Consignations
qui gère environ 120 miliards d'euros pourrait être vue comme un petit
fond “souverain”.
On voit bien cependant où se situe le problème avec ce type de fond,
dangereux pour de toutes autres raisons que les sulfureux “hedge funds”
ou “vulture funds” (fonds “vautours qui rachètent la dette d'entreprise
en difficulté ou souscrit à des augmentations de capital pour en
prendre le contrôle profitant de prix très bas des titres et qui
interviennent désormais dans les très médiatisés “LBO”, remplaçant
ainsi les LBO funds.)
Le problème est donc bien la menace que représentent ces fonds pour
la souveraineté d'une nation, d'un pays, et on ne peut pas placer ce
débat au même niveau que celui des fonds qui sont chargés de LBO somme
toute situés à un niveau inférieur de l'économie.
Ce sont les motivations politiques ou géopolitiques sous-jacentes
dans un certain nombre de cas de ces “fonds souverains” qui posent de
réels problèmes. Là les états entre eux, même les plus capitalistes
(surtout les plus capitalistes) deviennent des ennemis féroces les uns
des autres.
Le rachat de 5 % du groupe d'aéronautique et de défense EADS par la banque publique russe VTB en a été une illustration.
Ou encore, lorsque, début de 2006, Dubaï Ports World (DPW)a eu
l'occasion de racheter la compagnie maritime britannique P & O et
de mettre la main sur les ports américains de New York, Philadelphie,
Baltimore, La Nouvelle-Orléans, Miami et Newark.
Ce que l'on peut conclure donc c'est que ces deux types de fonds
peuvent tout à fait permettre de prendre “en tenaille” l'économie d'un
pays.
Le monde de la finance n'étant pas le dernier à avoir le sens de
l'humour, on assiste à de “drôles” de choses quand, par exemple, ces
fonds “de souveraineté” injectent des millions de dollars dans des
banques qui vont éventuellement contribuer à les noter ou distribuer
leurs produits dérivés (comme Morgan Stanley par exemple, qui s'est
fait réinjecter 5 milliards de $ fin décembre 2007 lors de la première
vague de la crise des subprimes, par China Investment Corp…).
Il reste qu'un pays comme la France est “en position de relative
faiblesse” face à de tels mastodontes. Le sénateur Jean Arthuis voit à
cela deux raisons : d'une part notre balance commerciale, dont le
déséquilibre entraîne un fort besoin en investissements étrangers,
d'autre part l'opacité des fonds souverains, qui interdit de connaître
l'ampleur exacte de leurs diverses participations dans l'économie
française. “Une fraction significative des sociétés du CAC 40 est
détenue par ces fonds”… nul n'en sait davantage.
Voilà c'est la fin de la leçon de vulgarisation du jour;-
Sources : Les Echos, La Tribune, Le Monde, Le Figaro, Vernimmen
corporate finance,Wikipedia, blog de la finance, rapports du Sénat…
Le blog de LA LOUVE
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| dimanche 10 février 2008, a 08:14 |
| La Cour suprême espagnole ne suspendra pas EHAK dans les institutions . |
Le Parti Communiste des terres basques (EHAK) ne sera pas suspendu des institutions du Pays Basque espagnol

La salle 61 de la Cour Suprême a rejeté la
suspension des activités du Parti communiste des terres basques (EHAK)
au sein des institutions. Cependant les subventions publiques seront
suspendues le temps d'enquêter sur des lien présumé avec l'ETA-Batasuna.
Ainsi, les magistrats de la salle 61 ont rejeté la majeure partie
des mesures préventives demandées par le Parquet et le procureur
général et seulement. ANV (nationaliste) sera interdit d'élection. Les
mesures préventives revendiquées par la Parquet et les services
juridiques de l'Etat étaient, outre la suspension de de activité en
tant que parti politique, de geler les comptes bancaires, l'activité
financière, de supprimer toutes subventions publiques et de fermer les
bureaux et sièges.
En 2005 le PCTV recueillait 12,44% des voix et 9 députés régionaux
sur 75. Ce fut la surprise de ce scrutin . Depuis 2005 PSOE
(socialiste) et PP (droite) cherchent a interdire le PCTV-EHAK.
Nicolas Maury
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| samedi 09 février 2008, a 09:18 |
| Dauphine veut faire casquer les étudiants . |
Supérieur
. L'université Paris-IX envisage d'augmenter les frais d'inscription,
contredisant ainsi la promesse de Valérie Pécresse.
C'est
le genre d'épine qu'un gouvernement en quête de crédibilité n'aime pas
avoir dans le pied. L'université Paris-IX Dauphine, du moins son
président, envisage d'augmenter les droits d'inscription demandés aux
étudiants. Ce n'est pas un voeu, comme en a maintes fois formulé la
conférence des présidents d'universités (CPU). C'est un projet, écrit
et présenté au conseil d'administration (CA) de la fac.
Le document (1) prévoit de faire participer les étudiants au
financement de « 10 % du budget total réel de Dauphine ». Certes, la
contribution financière de l'État resterait la principale source de
revenus, valant pour 85 % du budget. « Mais avec l'autonomie de gestion
(que renforce la loi sur les libertés et responsabilités des
universités (LRU) - NDLR), le développement de l'université reposera
sur sa capacité à lever des fonds complémentaires auprès des
entreprises (…) et des étudiants. »
Et de plaider pour une augmentation des frais d'inscription,
différenciés selon les revenus des familles et les diplômes préparés.
En licence (L1, L2, L3), ils s'échelonneraient de 0 euro à 1 650 euros.
En première année de mastère (M1), ils pourraient monter à 1 850 euros,
et jusqu'à 3 000 euros en seconde année (M2). Le premier palier
s'élèverait à 550 euros en licence, contre 169 euros aujourd'hui. Il
serait établi à 650 euros en M1, contre 200 euros actuellement.
Le hic, pour le gouvernement, c'est que Valérie Pécresse, au moment
de faire passer la loi LRU, avait promis que l'autonomie des facs ne
déboucherait pas sur une augmentation des droits d'inscription. Forte
de cette garantie, l'UNEF, principal syndicat étudiant, ne s'était pas
opposée au projet.
OEuvrant a contrario de la promesse ministérielle, le dessein de
Laurent Batsh, président de Dauphine, conforte ceux qui la dénonçaient
comme factice et craignaient qu'elle soit vite démentie. Le président
n'ignorait sans doute pas l'hiatus, et avait donné pour consigne au CA
de ne pas révéler le document, lequel a finalement filtré dans la fac,
puis dans la presse.
Hier, Laurent Batsh était convoqué au ministère de la Recherche et
de l'Enseignement supérieur. Simple discussion ou remontage de
bretelles ? Selon les services de l'université, le rendez-vous a, de
toute façon, été reporté à une date ultérieure.
À Dauphine, les opposants au projet se manifestent aujourd'hui
ouvertement. « Il ouvre une brèche dans le principe de gratuité de
l'université », résume Clément Mouhot, chargé de recherche. Exit le
service public d'enseignement supérieur. La différenciation des frais
en fonction du revenu n'est pas un argument, note-t-il, quand la
ponction serait loin de ne concerner que les plus riches. « Un couple
en charge d'un enfant et gagnant 33 000 euros net par an, soit 1 375
euros net par mois par adulte, serait assujetti au premier palier de
paiement. » Le dernier échelon (1 650 euros) serait applicable à un
couple en charge d'un enfant percevant plus de 53 460 euros net à
l'année, soit 2 200 euros net par personne et par mois.
Les transformations nécessaires à l'application du projet, enfin,
posent question. Fixés par décret, les frais d'inscription sont
actuellement les mêmes dans toutes les facs. Pour échapper à cette
règle, Dauphine dispose de deux solutions. Soit ne dispenser que des
diplômes universitaires et non plus nationaux. Elle risque, dès lors,
de perdre ses dotations publiques. Soit faire cohabiter diplômes
nationaux et diplômes universitaires, en proposant des compléments de
formation aux étudiants et en leur facturant cette plus-value. Un
système qui, de fait, instaurerait une différenciation de l'offre
d'enseignement en fonction des moyens de chacun. Et inaugurerait l'ère
des universités à vitesses multiples.
(1) http://dauphinepourtous.free.fr
Marie-Noëlle Bertrand L'Huma du 08 / 02 / 08
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| samedi 09 février 2008, a 08:21 |
| UN LIEN...FORT ! |
Par rognac le vendredi 8 février 2008, 13:13 - Lien permanent
Vous
trouverez, sur la colonne de droite de ce blog, un nouveau lien : celui
du personnel de la gare de Rognac. Ce n'est pas un hasard. La campagne
des élections municipales n'est pas terminée, et pourtant, beaucoup de
contre-vérités ont été publiées. Un peu de sérieux et d'honnêteté ne
feraient pas de mal ! Nos concurrents déclarent vouloir défendre,
promouvoir les Services publics que sont La Poste et la gare de Rognac.
Belles déclarations d'intention, qui ne résistent malheureusement pas
aux faits.
Les cheminots, par exemple, viennent de subir une restructuration qui fait perdre 22 postes de travail à Rognac.
- Qu'ont fait le Maire et sa majorité municipale ? Rien, comme d'habitude, il a laissé faire…
- Qu'a fait la candidate UMP, qui dit, elle aussi, soutenir les
Services Publics, et qui dans le même temps soutient et représente la
politique économique « libérale » du gouvernement, notamment, la
concurrence libre et non faussée entre les entreprises, les salariés ?
- Pourtant très prudente sur d'autres sujets (ex : le mot logement
social lui fait toujours peur ?), que propose cette autre liste
« apolitique » ??? : de transformer le Centre de Tri du fret en un
magnifique parking … les cheminots de la gare de Rognac apprécieront
que l'on projette d'affaiblir leur outil de travail.
- NOUS PROPOSONS UNE NOUVELLE DEMARCHE : Administrer et gérer notre
commune avec une large participation de la population, et parallèlement
être des partenaires exigeants envers les directions d'entreprises, et
être, naturellement aux côtés des employés, ainsi que de leurs
organisations syndicales représentatives.
La ville de Rognac ne laissera plus faire ! Elle sera résolument aux
côtés de ses habitants et aux côtés des salariés. Pour aider à
l'amélioration du pouvoir d'achat, de l'activité économique, de
l'emploi dans les secteurs public et privé. Vous pouvez compter sur les
candidats de la liste « ROGNAC A GAUCHE ».
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| vendredi 08 février 2008, a 21:01 |
| SENAT : Groupe communiste ( Arcelor Mittal à Gandrange : le scandale d'une décision purement financière . |
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Arcelor Mittal à Gandrange : le scandale d'une décision purement financière
Par Evelyne Didier - 07 Février 2008 |
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Monsieur le Président, Monsieur le premier ministre, Mes chers collègues,
Le bassin d'emploi de la Lorraine subit à nouveau des
coups très rudes : le site de Gandrange avec 995 emplois directs est
menacé, et le groupe Michelin veut fermer son usine de Toul forte de
826 salariés.
Avec l'usine d'Arcelor Mittal, quarante entreprises
sous-traitantes sur sites vont être durement touchées, cela représente
de 1200 à 1300 personnes si l'on compte les cocontractants et les
intérimaires. Ces derniers ayant souvent plusieurs années d'ancienneté,
ne sont pas concernés par le plan social.
Face à cette décision purement financière et non
industrielle comme le confiait l'un des patrons européens du groupe aux
syndicats, le Président de la République et le gouvernement
entretiennent un trouble inacceptable pour les salariés. Nicolas
Sarkozy, lors de sa visite à Gandrange, assurait que « L'Etat est prêt
à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires ».
S'agit-il, une nouvelle fois, d'un exercice de communication ou d'un
véritable engagement ?
Avec les propos récents de Madame Lagarde qui apportent
un sérieux bémol à l'engagement présidentiel, on peut légitimement se
poser cette question ! La Ministre de l'Economie a déclaré qu'il «
était or de question que l'Etat subventionne le sauvetage de l'usine ».
Mais mardi, elle rappelait l'engagement du PDG
d'Arcelor Mittal d'attendre début avril un contre projet de
l'intersyndicale. Pourtant la direction du site a annoncé la remise du
rapport d'expertise le 3 mars lors d'un CE extraordinaire. Quand
allez-vous enfin nous dire la vérité ?
Mr. le Ministre, l'Etat peut-il intervenir dans une
entreprise rattachée à un grand groupe international qui réalise 8
milliards de bénéfices en 2007 ? Le Président de la République citait
le cas d'Alstom. Mais nous ne sommes pas dans la même situation. L'Etat
n'est pas actionnaire de cette entreprise ! Comment donc convaincre
Arcelor Mittal, unique propriétaire ? Le Président de la République
pourra-t-il tenir ses promesses ?
Et si je peux me le permettre, M. le Ministre, par
respect pour les salariés qui nous écoutent, pourriez-vous, dans votre
réponse, éviter les phrases du style « nous serons extrêmement
attentifs » parce que voyez-vous ce langage là ne passe plus en
lorraine ! |
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| vendredi 08 février 2008, a 18:37 |
| Sarkozy / plan banlieue : Le plan baudruche . |

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 8 février
Annoncé au son des trompettes, objet de polémique
entre Fadela Amara et Christine Boutin, Nicolas Sarkozy a finalement
annoncé ce matin quelques mesures qui brillent par l'absence totale de
financement.
On ne sait pas si la réforme de la répartition des
dotations aux collectivités sera autre chose que le fait de déshabiller
Pierre pour habiller Paul. On ignore le nombre d'enfants visés par les
pompeusement nommés « internat d'excellence ». On ne sait rien des
conditions de généralisation des écoles de la deuxième chance. Et
enfin, aucune indication précise n'a été donnée sur le contrat
d'autonomie.
Une chose est sûre, les banlieues n'ont vraiment
plus rien à attendre des promesses de Nicolas Sarkozy. Rarement une
montagne aura accouché d'une aussi petite souris.
Parti communiste français
Paris, le 8 février 2008 |
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| vendredi 08 février 2008, a 18:20 |
| Déclaration du Conseil National du P.C.F à propros des élections municipales et cantonales . |

Par : Conseil national
Mis en ligne : 8 février
Dans un mois auront lieu les premiers tours des élections
municipales et cantonales. Un mois pendant lequel les communistes vont
continuer à être présents sur les marchés, au porte à porte, à mener
campagne sur les lieux de travail, multiplier les initiatives pour
convaincre qu'avec ces élections et malgré la politique du
gouvernement, c'est la vie quotidienne de chacun et de chacune qui peut
s'améliorer. Le journal l'Humanité représente dans cette bataille un
atout irremplaçable.
Dans chaque ville, dans chaque canton, les élu-e-s et
les candidat-e-s présenté-e-s et soutenu-e-s par le PCF sont à
l'offensive. A l'offensive pour gagner un maximum d'espaces de
résistance à la droite. A l'offensive pour conquérir, partout en
France, de nouveaux élus et la direction de nouvelles collectivités. A
l'offensive en construisant leur campagne comme ils construiront leur
gestion : sur la participation démocratique de chaque citoyenne et
citoyen.
A l'offensive tout simplement pour disposer demain des
moyens politiques et financiers pour mener des politiques solidaires et
moderne, dynamiques et sociales, écologiques et féministes, pour
contribuer à promouvoir tant les droits de chacun, de chacune que leur
réussite et leur épanouissement personnels et pour se donner des points
d'appui aux luttes.
Toutes nos propositions en matière de logement,
d'emploi, de développement des services publics, de promotion de la vie
associative, culturelle et sportive, de soutien à la réussite de la
jeunesse, sont traversées par ces valeurs. Avec elles nous avons à
coeur de tisser ces liens qui font le vivre ensemble et la qualité de
vie partout en France.
Ces ambitions ne pourront se concrétiser sans la
constitution de larges dynamiques de rassemblement à gauche. C'est
pourquoi les communistes n'ont pas ménagé leurs efforts pour que
l'union à gauche prévale dans un maximum de localités. Très
majoritairement cet objectif a été atteint. Jusqu'au dépôt des listes,
les communistes seront mobilisés pour favoriser les rassemblements les
plus efficaces à gauche sur la base de projets locaux progressistes,
construits avec les populations et utiles au plus grand nombre.
Et au-delà de tous les progrès que peut apporter un
maire ou un président de Conseil général, des majorités municipales ou
départementales de gauche, des points d'appui pour l'action que peuvent
être des élus locaux communistes, ces élections sont aussi l'occasion
de sanctionner la politique de la droite.
Depuis bientôt un an, le gouvernement ne cesse
d'attaquer les droits humains et sociaux pour soutenir les exigences du
MEDEF et de la haute finance. Et le résultat est là : notre économie
est menacée par la crise du système financier. Et la vie est toujours
plus dure du fait des pressions continues sur les salaires , le pouvoir
d'achat et le temps de travail, des remises en cause des droits du
travail, à la santé et à la retraite, des cadeaux fiscaux qui
fragilisent l'école et les services publics, des attaques contre la
laïcité, les droits des femmes…
Et c'est bien parce que l'urgence est de battre la
droite , ses idées et de construire une alternative à gauche que le
Conseil national dénonce les manoeuvres d'élus socialistes qui,
imaginant leur salut du côté du Modem, contribuent à la dilution des
valeurs et des convictions propres à la gauche. Il encourage les
communistes confrontés à ces situations à continuer à se battre pour
assurer la réaffirmation claire et la visibilité, dans leur localité,
des idéaux qui sont les nôtres et ceux de tous les progressistes.
Aussi, le Conseil national invite les adhérent-e-s, les
progressistes dans les villages, les villes, les quartiers et les
entreprises, à déployer cette bataille électorale avec enthousiasme et
créativité : ensemble, nous pouvons créer les conditions d'une large
victoire de la gauche et plus particulièrement des candidats et
candidates soutenu-e-s et présenté-e-s par notre parti.
Vendredi 8 février 2008
Cette résolution a été adoptée par 73 voix POUR (87,9%), 10 voix CONTRE (12,1%) et 5 abstentions.
cite PCF |
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| vendredi 08 février 2008, a 18:03 |
| Où va mener la crise dite des ( subprime ) ? |

Par : Collectif riposte
Mis en ligne : 8 février
La violence du krach boursier met en évidence les
périls auxquels près de trente ans de dictature de la finance exposent
la planète.
Où va mener la crise dite des « subprime » ? Pour répondre à cette question, on peut se placer à trois horizons différents.
Premier horizon : la crise des crédits
immobiliers américains n'est pas finie et ses conséquences sur le
système bancaire vont continuer de se faire sentir dans les mois qui
viennent. Des centaines de milliers de ménages américains ont été
expropriés, des millions d'autres vont l'être dans les deux ans qui
viennent. Les prix du m² continuent de baisser dans plusieurs grandes
villes américaines. Après les pertes énormes confessées par les toutes
premières banques internationales comme Citigroup ou Merrill Lynch, la
confiance n'est pas rétablie sur le marché monétaire malgré les efforts
répétés et coordonnés des banques centrales. Ne sachant pas si d'autres
pertes dissimulées dans les bilans ne vont pas provoquer de nouvelles
faillites comme celle de la banque Northern Rock aux États-Unis, les
banques hésitent à se prêter entre elles. Même si aucun nouvel
événement fâcheux ne se produit, le système financier mondial va rester
dans une zone de danger pour l'année qui vient.
Deuxième horizon : cette crise
bancaire va-t-elle se transmettre à l'économie « réelle » - la
production de biens et de services, l'emploi – et se transformer en
récession économique, avec baisse de l'activité et explosion du
chômage ? De plus en plus d'analystes le craignent. La chute des
actions des banques va les rendre encore plus timorées lorsqu'il
s'agira de financer les entreprises.
A coup sûr, l'économie américaine subit un fort
ralentissement. Les derniers chiffres du chômage aux États-Unis ne sont
pas bons. Pour l'immédiat, deux éléments conduisent à atténuer les
craintes :
le
gouvernement et la banque centrale américaine sont bien décidés à user
de tous les moyens pour empêcher une récession pendant cette année
électorale. Le président de la Réserve fédérale l'a bien indiqué en
soutenant le plan de relance annoncé par George Bush et en continuant
de faire comprendre qu'il continuera à assouplir sa politique monétaire
en tant que de besoin. Si ces gestes ne suffisent pas, il est clair
qu'ils sont prêts à aller plus loin pour soutenir, dans la mesure de
leurs moyens, la conjoncture économique. Au surplus, le « dollar
faible » permet aux Etats-Unis d'exporter leurs risques de récession –
vers la zone euro, par exemple, où les effets du choc immobilier sont
indirects et pour l'instant plus modérés ;
les
profits des entreprises non financières sont élevés : le cycle
économique lancé après le krach de la « nouvelle économie » en
2000-2001 n'est pas terminé. La vigoureuse expansion des « pays
émergents » (Chine, Inde, Brésil, Russie…) soutient encore pour quelque
temps l'activité mondiale.
C'est quand ce cycle économique arrivera à son terme –
on peut supposer que cela pourrait se passer aux alentours de 2010-2012
- qu'il faudra vraiment s'inquiéter : alors, les chocs financiers
viendront frapper des économies rendues fragiles par une
suraccumulation de capital matériel. En effet, derrière l'exubérance
des marchés financiers et les dangers qu'elle comporte, ce sont des
contradictions économiques, sociales et politiques très profondes qui
sont à l'oeuvre.
Troisième horizon : la maturation
d'une exigence de transformations structurelles. La crise financière en
cours montre les limites d'un mode de régulation de la société mis en
place au tournant des années 80. La prise de pouvoir par les marchés
financiers, associée à un développement des nouvelles technologies (en
matière, particulièrement, de traitement et de circulation de
l'information), a permis à cette époque un redressement de la
rentabilité des grands groupes. Mais ce résultat a été obtenu par une
pression sur les salaires qui affaiblit la demande et réduit les
débouchés de la production ; par une précarisation générale de l'emploi
alors que l'efficacité économique, dans la révolution informationnelle,
exigerait au contraire sa sécurisation ; par l'insuffisance des
dépenses de formation ; par un gaspillage des ressources naturelles ;
et par une inflation gigantesque des prix des titres financiers.
Périodiquement, cette inflation se traduit par des « bulles
spéculatives » dont l'éclatement provoque des crises : en 1987 sur le
marché des actions ; en 1997-1998 lors de la « crise asiatique » puis
avec la chute du fonds spéculatif LTCM ; en 2000 avec le krach de la
« nouvelle économie » ; et maintenant avec la crise des prêts
immobiliers.
A chaque fois, les politiques économiques, et surtout
l'intervention des banques centrales à la rescousse des marchés ont
permis une relance de l'accumulation du capital, jusqu'à la crise
suivante. En d'autres termes, les banques centrales ont incité les
banques à prêter toujours plus aux spéculateurs, nourrissant, de
« bulle » en « bulle », l'inflation financière et immobilière, au lieu
de stimuler les investissements créateurs d'emplois et favorables à
l'élévation du potentiel de création de valeur ajoutée dans l'économie
mondiale.
Mais nous nous trouvons aujourd'hui dans une
conjonction d'événements qui incitent à penser que ce scénario ne
pourra pas se répéter indéfiniment :
l'action
des banques centrales devient de plus en plus difficile et
contradictoire. Les autorités monétaires sont conscientes que
l'inondation de liquidités qui prévaut aujourd'hui dans l'économie
mondiale est dangereuse et économiquement inefficace. Elles aimeraient
freiner l'inflation financière. Mais quand elles tentent de le faire,
elles provoquent des crises. Ainsi, c'est l'intention affichée par la
Réserve fédérale de ne pas assouplir sa politique monétaire (et le
durcissement annoncé par la BCE) qui ont déclenché, au mois d'août
dernier, la crise dite des « subprime ». Les banques centrales ont
alors été contraintes de renverser leur politique. Elles sont donc
confrontées à un dilemme de plus en plus difficile à résoudre : baisser
les taux d'intérêt, c'est encourager l'« exubérance irrationnelle » des
marchés ; les remonter, c'est risquer de tuer la croissance. D'où
l'actualité accrue des propositions, formulées par le Parti communiste
et une partie du mouvement syndical, en faveur d'une politique
monétaire sélective, pénalisant les opérations financières et
encourageant la sécurisation de l'emploi et de la formation ;
les
déséquilibres commerciaux et financiers internationaux semblent
incontrôlables. Le déficit de la balance des paiements américaine met
la principale puissance mondiale dans la dépendance de ses créanciers,
y compris lorsque ceuxci sont des banques centrales asiatiques ou ces
« fonds souverains » qui inquiètent tant les multinationales
occidentales ;
la
régulation de ces déséquilibres internationaux semble de plus en plus
problématique. Les grandes puissances monétaires – États-Unis, zone
euro, Chine, Japon – peinent à coopérer pour maîtriser l'évolution des
taux de change. L'institution en principe chargée de cette régulation à
l'échelle mondiale – le FMI – est en crise de financement, de
légitimité, d'efficacité. A sa façon, l'irruption des « fonds
souverains » exprime la crise d'un système monétaire international
fondé sur la monnaie d'une puissance dominante. Elle renvoie, par
contraste, à la portée qu'aurait une coopération entre l'Union
européenne et les pays « émergents » et en voie de développement pour
construire un autre ordre monétaire international, qui pourrait
s'organiser autour d'une monnaie commune mondiale émise par un FMI
profondément transformé, où tous les peuples auraient voix au chapitre.
À sa façon, pervertie par leur obéissance à la loi des marchés
financiers et par l'absence de maîtrise par les peuples des relations
financières internationales, la montée des « fonds souverains » révèle
qu'il y a là une question importante pour l'avenir ;
de
plus en plus de signes laissent penser qu'une économie dominée par les
multinationales et les marchés financiers n'est pas en état de répondre
aux défis des grandes révolutions qui bouleversent notre civilisation :
révolution démographique se traduisant par la maîtrise de la natalité
et par l'allongement de la vie ; révolution écologique par laquelle
émerge une conscience universelle de notre responsabilité envers ces
« biens communs de l'humanité » que sont l'accès aux ressources
naturelles, la santé, la sécurité ; révolution informationnelle avec la
montée d'une « nouvelle économie » fondée sur le partage des
informations plutôt que sur l'accaparement des richesses ; révolution
monétaire depuis que la régulation de l'économie mondiale est
déconnectée de toute référence à une définition des monnaies en or.
Tous ces éléments contribuent à suggérer que les
réponses aux difficultés économiques présentes vont de plus en plus
être recherchées dans une rupture avec les politiques néolibérales
menées depuis une trentaine d'années. Cette recherche peut déboucher
sur le pire, si les exigences de rentabilité des multinationales et des
portefeuilles financiers continuent de l'emporter. Elle peut aussi
déboucher sur un véritable changement de civilisation, comme cela s'est
produit en quelques occasions dans l'histoire de l'humanité.
Il s'agirait d'abord de réprimer l'inflation financière
en stimulant, du même mouvement, une relance de l'activité fondée sur
la sécurisation de l'emploi et de la formation à l'échelle du monde
entier, et sur un développement tout à fait nouveau des services
publics.
Il s'agirait donc, depuis les entreprises et les
régions jusqu'à l'échelle du monde, en passant par les niveaux national
et européen, de conquérir de nouveaux pouvoirs démocratiques afin de
maîtriser les moyens (financiers, juridiques, politiques…) d'atteindre
des objectifs sociaux répondant aux exigences du développement de tous
les êtres humains, telles qu'elles se manifestent au stade actuel de
développement de la civilisation.
C'est dire qu'au-delà des dangers immédiats de
la situation économique la question d'une transformation radicale de
notre société est posée..
cite PCF |
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| vendredi 08 février 2008, a 07:52 |
| Nous voulons une assemblée constituante européenne . |
Parce que seul le peuple peut décider la loi sous laquelle il veut vivre, qu'elle soit nationale ou européenne,
Parce que nous voulons refonder l'Europe sur
l'implication populaire, le consentement des citoyens, la satisfaction
des intérêts du plus grand nombre,
Parce que le cadre actuel des traités européens, qui
sera aggravé si le traité de Lisbonne est adopté, contredit nos
exigences de progrès social et démocratique,
Parce que nous pensons qu'une autre Europe est possible,
L'initiative pour une Constituante européenne est née.
Lancée par Jean-Luc Mélenchon (président de PRS) et
Oskar Lafontaine (co-président de Die Linke ), l'initiative pour une
Constituante européenne est relayée dans 12 pays par des responsables
de divers courants de la gauche européenne.
Retrouvez l'appel sur le site de l'initiative pour une constituante européenne :
http://www.constituante-europeenne.eu
De : Christophe
vendredi 8 février 2008 cite BELLACIAO
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| jeudi 07 février 2008, a 22:04 |
| Autriche : Quand les quarnte heures peuvent devenir soixante ! |
Lutte Ouvrière n°2059 du 18 janvier 2008
Sommaire du n°2059
Dans le monde Autriche : Quand les quarante heures peuvent devenir soixante !
En Autriche, le 1er janvier a vu l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi
concernant la durée du travail. Cette loi est un véritable scandale,
mais cela n'a pas empêché l'unique confédération syndicale (ÖGB) de
l'avoir préparée avec les chambres patronales, ni le gouvernement de
coalition (les socialistes du SPÖ et le parti conservateur ÖVP
gouvernent ensemble) dirigé par le social-démocrate Alfred Gusenbauer
de l'avoir fait voter en juillet dernier, ni les députés de ce même
parti de l'avoir votée sans hésiter.
Il faut dire qu'il est de tradition en Autriche que des dirigeants
syndicaux soient également députés, de gauche mais aussi de droite.
Cette loi, en augmentant considérablement la flexibilité, rend
possibles des journées de travail aux horaires déments. Elle supprime
aussi quasiment la notion d'heures supplémentaires et les majorations
de salaire qui vont avec. En plus d'avoir des conséquences
catastrophiques sur la santé des travailleurs concernés, elle se
traduira donc aussi par des baisses de revenus.
En Autriche, la durée légale du travail est de 40 heures par
semaine. Cette durée est maintenue dans la nouvelle loi, mais ce calcul
sera désormais établi en moyenne annuelle. Du coup, la loi rend
possibles des journées de travail de 12 heures, des semaines de 60
heures, et cela pendant… 24 semaines d'affilée ! En fait, cela concerne
particulièrement les travailleurs d'industrie, dont les patrons
pourront ainsi faire tourner leurs usines 24 heures sur 24 quand ils le
souhaiteront, sans même créer une troisième équipe, mais tout
simplement en augmentant la journée de travail de chaque équipe jusqu'à
12 heures par jour !
Il est seulement prévu qu'après 24 semaines à 12 heures par jour
cinq jours sur sept, la journée de travail devra redescendre à 10
heures pendant deux semaines avant de pouvoir revenir à 12 heures par
jour.
Le ministre chrétien-conservateur de l'Économie et du Travail Martin
Bartenstein s'est félicité d'une telle loi. Cela n'a rien d'étonnant de
la part d'un homme qui est aussi héritier d'une entreprise
pharmaceutique et qui, millionnaire, fait partie des cent personnes les
plus riches en Autriche. Quant au président de l'ÖGB, il a parlé
d'accord « gagnant-gagnant », expliquant que c'était cela le « nouveau
syndicalisme ».
Cela dit, voter une loi est une chose, l'appliquer en est une autre.
Dans ce pays pourtant réputé pour sa « paix sociale » fort profitable
aux actionnaires, cette loi est une déclaration de guerre du patronat
aux travailleurs. Et il se pourrait bien que ceux-ci répondent comme il
se doit à cette menace d'une aggravation considérable de leurs
conditions de travail.
Éric TOLIAN
LUTTE OUVRIERE
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| jeudi 07 février 2008, a 21:44 |
| Un patron voyou et libre . |
Pillage
. Le tribunal de commerce a décidé la cessation d'activité de
l'entreprise Brocard et Roux, vidée de ses matières premières par son
PDG.
Besançon (Doubs),
correspondance particulière.
En sortant du tribunal de commerce de Besançon, lundi après-midi,
les visages des quarante salariés de Brocard et Roux (BRS) montraient
toute la consternation et la colère qui les animaient. Après un court
délibéré, les juges ont en effet décidé la cessation d'activité de
l'entreprise à partir du 29 février prochain. « On a les machines mais
plus de matière première pour produire ! Il y a des jugements
incompréhensibles. On fait quoi ? l'inventaire de plus rien ? »
s'emporte un salarié. Les matières premières et une partie des pièces
confectionnées ont été frauduleusement embarquées dans des camions qui
ont pris la direction de la Slovaquie, dans la nuit de vendredi à
samedi. Un vol qui, visiblement, n'a pas ému les juges, malgré les
constatations de la gendarmerie. « C'est proprement scandaleux. On
peut, dans ce pays, organiser une délocalisation sauvage, monter des
transferts de matières en toute illégalité, et si nous ne nous étions
pas aperçus du stratagème en découvrant les camions, laisser quarante
salariés, le lundi matin, dans une usine vide ! Et ce personnage peut
gentiment sortir d'un tribunal sans sanction. Un gosse qui vole un
bonbon dans une boulangerie est puni plus gravement que lui ! »
s'emporte Laurent Idelot, le directeur général de Devecey, en
apercevant son PDG britannique, Mike Bacon, monter dans une voiture et
filer à l'anglaise. Maintenu sous surveillance des salariés dans
l'entreprise durant tout le week-end, Bacon a donc quitté libre
l'enceinte du palais de justice, les paies de janvier n'ont pas été
versées et il y a peu d'espoir de le revoir pour liquider de cette
entreprise. Selon Laurent Cornu, le directeur commercial et
porte-parole des salariés, la liquidation permet uniquement aux
salariés de bénéficier des droits sociaux attachés à cet état. Mais il
craint, aujourd'hui, que l'épisode vécu par BRS ne soit préjudiciable à
une éventuelle reprise. « Ce qui est grave, c'est qu'il ait emporté
dans les camions des pièces qui ont déjà été achetées par nos clients
et que nous ne pourrons donc pas leur livrer. Cela entraîne
obligatoirement une perte de confiance qu'il sera difficile de
retrouver. » À Devecey, il y a donc quarante salariés sur le carreau
et, en Slovaquie, un patron voyou, heureux de son mauvais coup,
tranquillement installé dans un bureau.
Alain Cwiklinski
l' Huma du 06 / 02 / 08
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| jeudi 07 février 2008, a 21:13 |
| SôS ! Vincennes toujours plus nombreux . |
APPEL A MOBILISATION UNITAIRE CENTRE DE RETENTION ADMINISTRATIF : L'ENFERMEMENT CONTINUE
Depuis mi-décembre, la tension monte chaque jour d'un
cran au CRA de Vincennes. Grèves de la faim, départs de feux, refus de
rentrer dans les chambres, affrontements directs avec la police ou
simples papiers collés sur les vêtements. Comme disait Olivier
Besancenot sur TF1, les sans-papiers de Vincennes sont en révolte. Nous
devons leurs apporter un soutien massif et sans faille jusqu'à la
fermeture du centre et leur libération.
Aujourd'hui, l'appel lancé par les sans-papiers retenus
a besoin d'une démarche unitaire de tous ceux qui exigent la fermeture
immédiate de tous les centres de rétention administrative. Autonomes,
libertaires, organisations politiques, syndicats, nous devons tous unir
nos forces et nos appels pour accéder à la victoire.
Samedi 9 février et tous les samedis à 16h, grand rassemblement sur le parking du CRA de Vincennes jusqu'à sa fermeture (face à l'hippodrome).
Fermeture de tous les centres de rétention en France et en Europe Des papiers pour tous
SôS Soutien ô Sans-papiers 06 98 70 33 49 / 06 86 62 23 64 / 06 62 17 20 98
De : SôS !
jeudi 7 février 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 07 février 2008, a 20:56 |
| 121 députés PS votent OUI au traité de Lisbonne . |

Jeudi 7 février 2008, l'Assemblée Nationale a
ratifié le traité de Lisbonne. Pour savoir qui a voté quoi, c'est à
cette adresse :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0083.asp
Il y a eu 388 suffrages exprimés. 336 députés ont voté OUI. 52 députés ont voté NON.
Je remercie les 52 députés qui ont voté NON :
5 députés UMP : Georges Ginesta, Patrick Labaune, Geneviève Levy, Jacques Myard et Josette Pons.
25
députés socialistes et MRC (Chevènement) : Thierry Carcenac, Marc
Dolez, Jean Pierre Dufau, Jean Paul Dupré, Christian Eckert, Henri
Emmanuelli, Albert Facon, Michel Françaix, Joël Giraud, Christian
Hutin, Serge Janquin, Jean Pierre Kucheida, Patrick Lebreton, Jean
Mallot, Marie Lou Marcel, Gilbert Mathon, Jean Michel, Germinal Peiro,
Jean Claude Perez, Marie Line Reynaud, Christiane Taubira, Jacques
Valax, Michel Vauzelle, Michel Vergnier et Alain Vidalies.
18
députés communistes : Marie Hélène Amiable, François Asensi, Huguette
Bello, Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean Pierre Brard, Marie
George Buffet, Jean Jacques Candelier, André Chassaigne, Jacques
Desallangre, Jacqueline Fraysse, André Gerin, Maxime Gremetz, Jean Paul
Lecoq, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean Claude Sandrier et Michel Vaxès.
4 députés non-inscrits : Véronique Besse, Nicolas Dupont Aignan, Jean Lassalle et François Xavier Villain.
Pour finir, je précise qu'aujourd'hui, 121 députés
socialistes ont voté pour le traité de Lisbonne. Vous avez bien lu :
121 députés socialistes ont voté pour le traité de Lisbonne.
De : Instit
jeudi 7 février 2008
cite bBELLACIAO
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| jeudi 07 février 2008, a 19:02 |
| Municipales : ( 2 )Bartolone ( PS ) invite le 93 à rentrer dans le 21éme siécle ! |
J'ai
écouté l'interview de claude bartolone que vous avez mis en ligne. Il
vous laisse perplexe et c'est semble -t-il un euphémisme d'après vous ;
Il se trouve que j'habite depuis 25 ans un e commune de la seine saint
denis , bagnolet pour ne pas la nommer ; Cette commune est dirigée par
la gauche depuis 1928 et est à direction communiste depuis la même
date. Cette année, le parti socialiste qui fait partie de la majorité
sortante, a decidé de présenté une liste avec les verts et un
groupuscule appelé CaC 93 ; Depuis le début de la campagne, cette liste
n'a cessé dans ces tracts, d'attaquer la composante communiste sans se
soucier de la dropite. Ce matin , je trouve un tract de cette liste
dans ma boite à lettres et pourr la première fois un, paragraphe
intitulé “pour dire stop à sarkozy” apparait : leur information date et
comporte une erreur : les personnes agées de plus de 65 ans ne paieront
pas la redevance TV en 2008 ; Il faut revoir vos infos !!!!!!!!!!! Dans
la deuxième partie du tract”une nouvelle ambition à gauche pour
bagnolet” ils ecrivent:depuis 2001 bagnolet est en panne et de nombreux
projets sont bloqués. pour qui connaît la vie municipale et politique à
bagnolet, il faut savoir que les verts et le PS qui font partie de la
majorité municipale se sont opposés à nombreux projets et ont voté
contre(construction d'un nouveau centre administratif,construction
d'une école malgré l'avis unanime de toutes les parties prenantes, j'en
passe et des meilleures. Ils ont donc été souvent à l'origine de ces
blocages ; dans une deuxième partie de ce tract, ils disent :”bagnolet
doit rester une ville populaire” ; par exemple , le logement
social(hlm) représente 42% du parc locatif à bagnolet et effectivement
beaucoup de gens sont d'origine modeste. Ce qu'ils ne disent pas ,
c'est qu'ils sont pour la vente des logements sociaux et l'arrêt de
nouvelles constructions sociales (HLM) sur la ville
cite BELLACIAO
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| jeudi 07 février 2008, a 19:00 |
| Municipales : Bartolone :( PS ) invite le 93 à rentrer dans le 21éme siécle !( 2 ) |
J'ai
écouté l'interview de claude bartolone que vous avez mis en ligne. Il
vous laisse perplexe et c'est semble -t-il un euphémisme d'après vous ;
Il se trouve que j'habite depuis 25 ans un e commune de la seine saint
denis , bagnolet pour ne pas la nommer ; Cette commune est dirigée par
la gauche depuis 1928 et est à direction communiste depuis la même
date. Cette année, le parti socialiste qui fait partie de la majorité
sortante, a decidé de présenté une liste avec les verts et un
groupuscule appelé CaC 93 ; Depuis le début de la campagne, cette liste
n'a cessé dans ces tracts, d'attaquer la composante communiste sans se
soucier de la dropite. Ce matin , je trouve un tract de cette liste
dans ma boite à lettres et pourr la première fois un, paragraphe
intitulé “pour dire stop à sarkozy” apparait : leur information date et
comporte une erreur : les personnes agées de plus de 65 ans ne paieront
pas la redevance TV en 2008 ; Il faut revoir vos infos !!!!!!!!!!! Dans
la deuxième partie du tract”une nouvelle ambition à gauche pour
bagnolet” ils ecrivent:depuis 2001 bagnolet est en panne et de nombreux
projets sont bloqués. pour qui connaît la vie municipale et politique à
bagnolet, il faut savoir que les verts et le PS qui font partie de la
majorité municipale se sont opposés à nombreux projets et ont voté
contre(construction d'un nouveau centre administratif,construction
d'une école malgré l'avis unanime de toutes les parties prenantes, j'en
passe et des meilleures. Ils ont donc été souvent à l'origine de ces
blocages ; dans une deuxième partie de ce tract, ils disent :”bagnolet
doit rester une ville populaire” ; par exemple , le logement
social(hlm) représente 42% du parc locatif à bagnolet et effectivement
beaucoup de gens sont d'origine modeste. Ce qu'ils ne disent pas ,
c'est qu'ils sont pour la vente des logements sociaux et l'arrêt de
nouvelles constructions sociales (HLM) sur la ville
cite BELLACIAO
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| jeudi 07 février 2008, a 18:39 |
| Municipales : Bartolone ( PS ) invite le 93 à rentrer dans le 21éme siécle ! |
On connait tous les difficultés
que peuvent avoir communistes et socialistes à s'entendre sur des
listes d'Union locale, - pour battre la droite -.
Mais l'interview de ce matin de Claude Bartolone sur France Info me laisse un peu perplexe (euphémisme).
Allez je vous laisse réagir !
Ecoutez !
De : Ben
jeudi 7 février 2008 |
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| jeudi 07 février 2008, a 17:29 |
| Seine-Saint-Denis / Bartolone : Réaction de Marie-George Buffet . |

Mis en ligne : 7 février
Claude
Bartolone a déclaré aujourd'hui, sur France info, qu'il se déclarerait
candidat à la présidence du Conseil général de la Seine-Saint-Denis
« pour avoir l'honneur de faire rentrer le département de la
Seine-Saint-Denis dans le 21ème siècle ».
Lors d'une initiative au Blanc-Mesnil
(Seine-Saint-Denis), Marie-George Buffet a déclaré :
« Drôle de conception de la modernité que de se pousser du col en
s'imaginant Calife à la place du Calife. Les femmes et les hommes de la
Seine-Saint-Denis apprécieront. »
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF.
Paris, le 7 février 2008. |
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| jeudi 07 février 2008, a 17:12 |
| La dette de Northern Rock incluse dans la dette britanique . |
LONDRES (Reuters) - La banque britannique en
difficulté Northern Rock sera désormais classée parmi les entreprises
publiques, annonce l'Office national de la statistique, ce qui aura
pour conséquence d'ajouter ses dettes à la dette nationale.
Cette décision était attendue après le renflouement de
l'établissement par la Banque d'Angleterre, à hauteur de 25 milliards
de livres sterling (33,3 milliards d'euros).
La Banque d'Angleterre, la banque centrale britannique
sera elle aussi considérée désormais comme un établissement public, ce
qui signifie que toute aide future à un établissement de crédit privé
sera intégrée dans les comptes nationaux.
L'ONS a souligné que sa décision ne signifiait pas que Northern Rock avait été nationalisée.
Sa décision, avec effet rétroactif au 9 octobre,
devrait avoir pour conséquence de faire franchir à la dette nationale
britannique le seuil de 40% du produit intérieur brut (PIB), un plafond
sous lequel le gouvernement entendait jusqu'à présent la contenir.
“La décision est fondée sur le jugement selon lequel
les pouvoirs publics ont le pouvoir de contrôler la gestion de Northern
Rock”, a dit l'ONS.
Le gouvernement a estimé que l'impact sur les finances
publiques serait temporaire et précisé que ses règles budgétaires
étaient assez souples pour traiter de tels cas.
Des analystes ont estimé que le plafond de 40% aurait de toute façon probablement été franchi.
Mike Peacock, version française Marc Angrand
http://today.reuters.fr/news/newsArticle.aspx?type=businessNews&storyID=2008-02-07T112233Z_01_RIV740920_RTRIDST_0_OFRBS-GB-NORTHERN-ROCK-DETTES-20080207.XM
De : Londres
jeudi 7 février 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 07 février 2008, a 16:45 |
| La postière aux CDD obtient gain de cause . |
Justice
. Le tribunal des prud'hommes d'Albi a condamné La Poste à verser 66
000 euros à une ancienne employée ayant cumulé des emplois précaires
depuis 1976.
Tribunal d'Albi, au pied des marches. Devant les
caméras, Odile Guibert, cinquante-deux ans, répète patiemment son
parcours, enfin soulagée. Le petit bureau de poste de Cordes-sur-Ciel,
dans le Tarn, elle y est d'abord rentrée en 1976, comme femme de
ménage, via un CDD. Elle n'a alors que vingt et un ans mais s'intègre
très vite et grimpe les échelons : tour à tour, La Poste lui proposera
de devenir guichetière, puis agent de tri, puis factrice… Mais ne lui
proposera jamais de passer en CDI. En tout, elle va accumuler deux cent
quarante sept contrats à durée déterminée. Jusqu'à ce jour d'octobre
2006, où son responsable lui fait comprendre que c'est la fin, qu'il ne
la rappellera plus pour de nouvelles missions. « À ma place, j'ai
appris qu'ils avaient embauché un jeune de vingt-quatre ans, en CDI !
j'étais verte, moi, ça faisait trente ans que je l'attendais, mon CDI,
trente ans que j'acceptais un coup de fil le matin ou le soir pour le
lendemain. » Odile attaque en justice.
« c'est une victoire totale »
Hier matin, le conseil des prud'hommes d'Albi a condamné La Poste à
lui verser 66 000 euros de dommages et intérêts, ainsi qu'à
reconstituer sa carrière depuis 1990, date du changement des statuts de
La Poste. « Je suis très satisfaite, mon travail a été valorisé, a
déclaré la plaignante. Je suis rassurée sur mon avenir, notamment sur
ma retraite et le calcul de mes points. » À l'issue du verdict, Me
Emmanuel Gil, l'avocat de La Poste, a de son côté préféré nuancer :
« Le tribunal a retenu que la rupture du contrat était imputable à
Mme Guibert dans la mesure où elle avait refusé dix propositions de CDI
ailleurs dans la région. »
Néanmoins, pour Thomas Barba, délégué syndical CGT à La Poste,
« c'est une victoire totale ». Thomas Barba, dans le Tarn, c'est un peu
le « Monsieur Plus » de tous ceux qui ont subi des cumuls de CDD à La
Poste. « L'intermittence à La Poste qui a été instaurée par la
convention collective de 1991, c'est une ineptie ! s'emporte-t-il.
D'ailleurs, cinq arrêts de la Cour de cassation l'ont confirmé fin
2007. En France, huit mille salariés, surtout des femmes, ont été ainsi
abusés au niveau de leurs contrats. » Depuis 2003, ce syndicaliste
court de tribunal en tribunal pour faire entendre justice et
régulariser « toutes » les situations de la région. En quatre ans, il
est parvenu à faire dédommager une cinquantaine de salariés. Face à
l'injustice, il ne compte pas ses heures, dit-il. Alors en
contrepartie, il s'autorise des coups de gueule contre toutes ces
fédérations syndicales, y compris la sienne, qui « parlent de politique
générale » et « oublient de faire du syndicalisme de proximité ». « Au
niveau national, aucun syndicat n'a su appréhender cette précarité
sociale à La Poste. Résultat, on va à la bataille en file indienne, pas
du tout coordonnés, alors les procès s'enchaînent, mais La Poste ne
tremble pas. » Pourtant, s'alarme le cégétiste, il y a urgence :
« Quand un employé qui a entamé une démarche aux prud'hommes se fait
convoquer par son directeur régional pour le dissuader de continuer,
moi, je trouve que c'est dangereux pour la démocratie. »
La poste en mauvaise posture
Pour l'heure, dans le Tarn, les affaires de CDD abusifs
s'enchaînent. Quelques heures après le délibéré concernant Odile
Guibert, c'était au tour de onze postiers de passer devant le conseil
des prud'hommes d'Albi. Sept ont été déboutés et condamnés à payer 500
euros au titre de remboursement de frais de justice. Pour les quatre
autres, le tribunal a condamné La Poste à verser à chacun des dommages
et intérêts allant de 1 500 à 15 000 euros. Des sommes auxquelles
s'ajoutent des rappels de salaires, là aussi variables selon les cas.
En tout, La Poste doit payer à chacun entre 10 000 et 21 000 euros.
Christelle Chabaud
l' Huma du 06 / 02 / 08
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| jeudi 07 février 2008, a 16:16 |
| Le scandale des petites retraites . |
Protection
sociale . Nicolas Sarkozy annonce aujourd'hui le calendrier 2008 des
réformes. Il promet d'augmenter le minimum vieillesse, mais « oublie »
les millions de petites retraites.
Le chef de l'État réunit cet après-midi à l'Élysée les
représentants des syndicats et du patronat pour fixer l'agenda 2008 des
« réformes » de la protection sociale. Retraites, assurance maladie,
dépendance, famille : dans sa boulimie de remises en question du modèle
social, Nicolas Sarkozy veut ouvrir l'ensemble de ces chantiers quasi
simultanément. Dans l'immédiat, à quelques longueurs d'une échéance
électorale qui pourrait s'avérer délicate pour la majorité UMP, il est
probable que, comme le redoutent les syndicats, le rendez-vous
d'aujourd'hui se résume à une séance d'affichage, l'annonce des
décisions douloureuses étant renvoyée après le scrutin. C'est
particulièrement vrai s'agissant des retraites. On sait, ici,
l'intention du gouvernement d'imposer, lors du « rendez-vous d'étape »
de la réforme de 2003, prévu pour le printemps prochain, un allongement
de la durée de cotisation à 41 ans d'ici à 2012, ce qui laisse
présager, en l'état actuel de l'emploi, une dégradation du niveau des
pensions.
13 millions de retraites,en recul constant
Mais, aujourd'hui, à - l'Élysée comme à Matignon, on préfère mettre
l'accent sur la promesse, réitérée hier à l'Assemblée par François
Fillon, de revaloriser de 25 %, à partir de cette année et d'ici à
2012, le minimum vieillesse et de porter à 60 %, au lieu de 54 %
actuellement, le niveau des pensions de réversion. Six cent mille
personnes, n'ayant pas ou peu travaillé en général, touchent cette
prestation, qui n'est pas une retraite mais un minimum social,
comparable au RMI (voir encadré), et qui s'élève à 628,11 euros. Non
négligeable, l'effort annoncé doit être relativisé : ainsi augmenté, le
minimum vieillesse resterait au-dessous du seuil pauvreté. Surtout, il
laisse entier le problème du pouvoir d'achat des 13 millions de
retraites, en recul constant depuis des années. Et là, le gouvernement
n'est pas parti pour inverser la tendance : pour 2008, les pensions ont
été royalement relevées de 1,1 %, soit moins que le rythme actuel de
l'inflation (2,5 %). Quant aux basses pensions proprement dites,
abusivement assimilées dans son discours au minimum vieillesse, Nicolas
Sarkozy n'a, à ce jour, rien promis de précis. Or elles sont légion.
le coût des réformes Balladur et Fillon
Selon la dernière étude officielle réalisée sur le sujet, un salarié
sur deux, ayant une carrière complète à son actif, part actuellement
avec le minimum contributif, soit moins de 600 euros par mois, à quoi
il faut ajouter une retraite complémentaire estimée en moyenne à 150
euros. Et le phénomène est en croissance régulière : les bénéficiaires
du minimum contributif représentaient seulement 33 % des pensions
attribuées en 1990, 40 % en 2000. Explication ? C'est le résultat de la
précarité croissante de l'emploi, dont les femmes font les frais plus
souvent qu'à leur tour, et des réformes Balladur et Fillon qui, en
modifiant le calcul des pensions (notamment par la prise en compte des
« 25 meilleures années »), en dégrade le niveau année après année.
Pourtant, retraité ou actif, personne ne peut vivre avec moins que le
SMIC (à peine plus de 1 000 euros net), souligne-t-on à la CGT, tout en
réclamant une mesure de « rattrapage » immédiate de 200 euros pour
toutes les pensions. Le « président du pouvoir d'achat » sera jugé à
l'aune de ces attentes.
Yves Housson
l' Huma du 06 / 02 / 08
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| jeudi 07 février 2008, a 12:27 |
| MINORITES AGISSANTES,par Raymond Devos ( 2 ) |
Je complète avec
2 poèmes de Bertolt Bretcht (l'Arche éditeur, poèmes 7, p102-103) :
« MAITRE, APPRENDS !
Ne dis pas trop souvent que tu as raison, maître !
Laisse à l'élève le soin de le voir !
Ne fais pas violence à la vérité :
Elle ne le supporte pas.
En parlant, écoute ! »
« QUESTION
Comment bâtir l'ordre nouveau
Sans la sagesse des masses ? Des gens
Livrés à eux-mêmes ne peuvent pas trouver
La voie qui convient au grand nombre.
Grands maîtres, en parlant
Pensez à écouter ! »
Jamais 2 sans 3, encore celui-ci : le fameux poème de
Brecht, dont aujourd'hui tout le monde se réclame, à commencer par Le
Pen, sans nommer évidemment son auteur, où il « propose une solution »
au « problème » que constitue la première grande secousse ouvrière, en
République Démocratique Allemande :
« LA SOLUTION »
« Après l'insurrection du 17 juin,
Le secrétaire de l'Union des Ecrivains
Fit distribuer des tracts dans la Stalinallée.
Le peuple, y lisait-on, a par sa faute
Perdu la confiance du gouvernement
Et ce n'est qu'en redoublant d'efforts
Qu'il peut la regagner. Ne serait-il pas
Plus simple alors pour le gouvernement
De dissoudre le peuple
Et d'en élire un autre ? »
Je termine par ce conseil de Paul Eluard, essentiel à
la « Démocratie Participative » : de se transformer en celui ou celle A
QUI L'ON PARLE , afin d'être entendu…
AdLc. cite BELLACIAO
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| jeudi 07 février 2008, a 12:23 |
| MINORITES AGISSANTES,par Raymond Devos . |

Vous savez que, jadis, je faisais de la politique
comme tout le monde.
Je m'occupais de minorités agissantes.
J'organisais des réunions publiques clandestines.
Et au cours d'une de ces réunions,
tandis que j'exposais mon programme,
alors que la majorité de la minorité était d'accord
avec mes idées,
je remarquais, à côté de moi, un homme qui ne
disait rien.
Inquiétant, non, un homme qui ne dit rien ?
Je ne sais pas si vous l'avez constaté,
Mais quand un homme ne dit rien
alors que tout le monde parle,
on n'entend plus que Lui !
Redoutable !
Je n'en continuais pas moins mon exposé...
Mais je commençais à faire attention à ce que je disais.
De temps en temps, je me tournais vers celui qui ne
disait rien,
pour savoir ce qu'il en pensait...
Mais comment voulez-vous savoir ce que pense
Quelqu'un qui ne dit rien… et qui en plus écoute…
Car, de plus, il écoutait !
Je me dis : « Il est en train de saper ma réunion.
Agrégeons ! »
J'ai dit :
Mes amis,
puisque vous êtes tous d'accord avec mes idées...
Quelqu'un s'est levé.
Il m'a dit :
Monsieur,
toute réflexion faite, nous serions plutôt de l'avis
de ce monsieur qui n'a rien dit.
Et ils ont quitté la salle !
Sauf celui qui n'avait rien dit.
... Restés seuls, je lui ai dit :
Monsieur, bravo !
Je viens de parler à des gens pendant une heure et
Ils ne m'ont pas écouté.
Vous, vous n'avez rien dit et
Ils vous ont entendu !
Chapeau !
Il m'a regardé, il a sorti sa carte, y a griffonné
quelque chose dessus et me l'a tendue.
Et j'y ai lu :
« Bien que sourd et muet,
je suis entièrement d'accord avec vos idées. »
Alors depuis…
Je ne m'occupe plus que de la majorité silencieuse.
( Extrait de « Matière à rire », L'intégrale, Edition Olivier Orban )
De : Aubert du Lac
jeudi 7 février 2008 |
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| jeudi 07 février 2008, a 11:51 |
| CSP19 : ARRESTATION DE DIALLO ISSA vice président du CSP19 . |
Chers
amis, camarades, soutiens, le Vice-président du CSP19 DIALLO ISSA, est
placé en garde à vue depuis ce mercredi 06/02 dans l'après midi à la
Cité à PARIS. Nous demandons de l'aide et le soutien de tous afin
d'obtenir la libération de notre délégué.Vous pouvez appeler au 01 53
73 45 59 pour demander sa libération.
ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers
De : zpajol
jeudi 7 février 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 07 février 2008, a 08:44 |
| Exclusif : l'autre affaire qui embarrasse la Société Générale . |

de Laurent Léger
Selon les informations de « Bakchich », le soupçon
d'une affaire de blanchiment massif dans des investissements
immobiliers inquiète la banque, qui a identifié 900 comptes suspects et
transmis un dossier à Tracfin. Fâcheuse loi des séries : un procès en
cours, un trader qui fait la plonger, des rumeurs d'OPA… rien ne va
plus à la Générale !
Depuis plusieurs mois, les responsables de la Société
Générale sont sur le qui-vive, et pas à cause des agissements d'un
certain Jérôme Kerviel, le trader qui a coûté à la banque 4,9 milliards
d'euros. Pas non plus à cause du procès du Sentier qui démarre ce lundi
4 février, pendant lequel Daniel Bouton, son Pdg, et d'autres cadres,
seront jugés dans une vaste affaire de chèques entre la France et
Israël aux côtés de quelque 130 autres prévenus.
Non, la haute direction de la banque sue à grosses
gouttes depuis que ses experts de la lutte contre les fraudes ont
relevé de curieuses anomalies concernant le fonctionnement de près de
900 comptes bancaires ouverts dans des agences parisiennes et en
Ile-de-France. Par cette galaxie de comptes sont passées des centaines
de millions d'euros, dont l'origine semble bien douteuse aux dirigeants
de la Générale. Suffisamment douteuse pour qu'une déclaration de
soupçon de blanchiment circonstanciée soit adressée à Tracfin, le
service anti-blanchiment de Bercy, en décembre 2007. Des milliardaire
de Londres ont investi massivement dans l'immobilier
Les suspicions, de trois types, font craindre aux
dirigeants l'existence d'une méga lessiveuse d'argent sale au travers
de leur banque. Les sommes ont été investies dans d'innombrables
programmes immobiliers en France : des tours à La Défense à des centres
commerciaux, en passant par des immeubles de bureaux et autres projets
immobiliers de grande ampleur. L'ensemble de ces investissements relève
d'une kyrielle de sociétés - dont certaines existent depuis des
dizaines d'années -, toutes ces sociétés elles-mêmes liées à un groupe
investissant dans la pierre de rapport.
Tout d'abord, des milliardaires basés à Londres, deux
frères, ont pris le contrôle de ce groupe. Selon les présomptions de la
Générale - qui méritent d'être confirmées par une enquête officielle -
c'est leur argent qui aurait transité par les comptes bancaires
litigieux avant d'irriguer nombre de réalisations immobilières.
Discrets mais richissimes, au point de figurer dans les classements des
personnalités les plus riches de Grande-Bretagne, ces frères ont fait
fortune dans l'aluminium en Russie, au moment où la bataille pour les
matières premières a opposé les oligarques russes. Associés à un clan,
ils ont possédé, au faîte de leur gloire, 5% des ressources mondiales
d'aluminium.
Au cours de leurs pérégrinations, ces messieurs ont
croisé du beau monde, ce qui leur a valu d'apparaître dans quelques
articles les associant parfois à des pratiques peu recommandables. Pas
très étonnant, à force de fréquenter les doux requins que sont, par
exemple, Roman Abramovitch, l'actuel propriétaire du club de foot de
Chelsea, ou d'autres magnats de l'alu comme Oleg Deripaska et Lev
Tchernoy. D'effrontés journalistes ont voulu associer ces deux frères à
la mafia. Pour des businessman qui recourent aux services des plus
grands cabinets d'avocats de Londres, Genève et Paris, quelle insolence
! Ils ont beau jeu de rappeler qu'ils n'ont jamais été condamnés par un
quelconque tribunal pour de vilaines histoires de ce type. 900 comptes
et des sociétés offshore en pagaille
Cela n'empêche pas la Société générale de se poser
quelques questions. D'origine improbable, les fonds transitant sur les
comptes bancaires n'ont pas suivi non plus un parcours très clair.
L'argent arrivait du Luxembourg après être passé aux Pays-Bas, au nom
de sociétés dont les ayant droits ne sont pas toujours ceux qu'on
croit. Le Luxembourg et les Pays-Bas appartiennent à l'Union européenne
et sont intégrés au Gafi (le groupe de travail des pays industrialisés
sur le blanchiment), mais la transparence y reste encore aujourd'hui un
concept assez élastique. Et nos amis milliardaires ont un goût prononcé
pour les sociétés off-shore aux Bermudes, au Luxembourg, en Suisse…
Deuxième inquiétude des banquiers de la SocGen : les
900 comptes, détenus par des dizaines de SCI, semblent avoir été
ouverts dans une grande confusion. Le système des procurations aurait
été massivement utilisé, selon un processus complexe : les patrons de
sociétés de services oeuvrant pour le compte de sociétés
d'investissement dont ils étaient également gérants, sans en être les
associés, se chargeaient d'ouvrir les comptes et de rencontrer les
agences bancaires au nom de leurs sociétés clientes, qui, elles,
réalisent vraiment les investissements. De curieux tours de
passe-passe. La direction générale des impôts enquête depuis 2006
Alors que les banques ont un devoir de vigilance et de
connaissance précise de leurs clients et de leurs activités, le procédé
a semble-t-il permis d'organiser un joli écran de fumée. En 2006, une
perquisition menée à l'initiative de la Direction centrale de la police
judiciaire dans les locaux de l'une des principales sociétés en
question, dans le XVIème arrondissement de Paris, pour une autre
affaire, a mis la puce à l'oreille des autorités fiscales. Une enquête
est donc menée par la Direction générale des impôts depuis cette
année-là.
Pour finir, quelques problèmes de chèques, endossés pas
comme il faut en bout de chaîne, ont rappelé à la banque la vilaine
affaire qui vaut à ses dirigeants de se retrouver prévenus au procès
qui s'ouvre ce lundi. Heureusement pour Bouton et les autres, leur cas
ne devrait pas être examiné avant les 26 et 27 mai.
Cette gigantesque affaire de soupçon de blanchiment
dans des investissements immobiliers tombe bien mal pour la banque, qui
accumule les soucis. Un procès en cours, un trader qui fait plonger la
banque, des salariés et clients inquiets, des rumeurs d'OPA… Fâcheuse
loi des séries ! Contactée par Bakchich, la direction spécialisée dans
le lutte contre les fraudes à la Société générale se refusait, en fin
de semaine dernière, à tout commentaire.
http://www.bakchich.info/article2542.html
De : Laurent Léger
jeudi 7 février 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 07 février 2008, a 08:22 |
| C.G.T Cheminots : 42,10 % ( + 2,10 % ) |

jeudi 7 février 2008 (01h02) : CGT Cheminots : 42,10 % (+2,10%)


UN VOTE CGT REVENDICATIF PORTEUR D'EXIGENCES ET DE PERSPECTIVES POUR L'AVENIR !
Avec 42,10 % des voix (+ 2,10 % par rapport aux
élections des Comités d'Etablissement de 2006). La CGT obtient 3 sièges
d'Administrateurs salariés sur 6 en passe d'en gagner un quatrième,
dans l'attente des résultats définitifs.
Avec 42,10% tous collèges confondus, la liste des
candidat(e)s présentée par la CGT à l'élection des représentants des
salariés au Conseil d'Administration de la SNCF du 05 Février 2008
conforte et de loin la CGT à sa place de première organisation
syndicale dans l'entreprise, loin devant la deuxième. Signe manifeste
de l'adhésion à un syndicalisme d'action, porteur de propositions
alternatives aux politiques socio-économiques, qui ouvre des
perspectives à l'ensemble des salariés.
Ce résultat est à apprécier au regard des
évolutions importantes intervenues dans l'entreprise depuis 5 ans (date
des dernières élections CA), les multiples restructurations touchant la
consistance de 50 % des établissements, le renouvellement conséquent du
corps électoral et la diminution des effectifs de 17 500 cheminots.
En participant au scrutin à 61,83 %, les cheminots ont
témoigné leur attachement au fait syndical. Ils démontrent ainsi leur
volonté de « compter » dans les décisions à venir les concernant et
dans une période où vont s'engager des discussions avec le Gouvernement
sur la représentativité syndicale.
La progression de la CGT dans le collège Cadres,
traduit l'exigence de ceux-ci que soit pris en compte leur avis dans
les choix stratégiques de l'entreprise. En plaçant la CGT comme
deuxième organisation dans le 3ème collège, les cadres ont envoyé un
message fort à la Direction de la SNCF quant à la politique managériale
qu'elle leur demande de mener et contre laquelle ils se sont aussi mis
en grève ces derniers mois. La démarche de la CGT alliant
contestations, mobilisations, propositions et négociations sur tous les
dossiers d'actualité dans l'entreprise tel l'avenir du régime spécial
de retraite, les salaires, l'emploi, le budget 2008, l'avenir du Fret,
est validée à l'occasion de cette élection.
Le processus revendicatif entamé par la
puissante grève du 18 octobre 2007, la place centrale occupée par la
CGT dans la mobilisation contre la réforme des régimes spéciaux de
retraite, les résultats obtenus, la Manifestation Nationale du 22
janvier 2008 à Paris, ont constitué autant de signes positifs pour la
stratégie de la CGT et ont contribué à ce bon résultat électoral.
C'est un élément supplémentaire de confiance
pour la réussite des rendez vous revendicatifs à venir dans les
prochaines semaines.
En votant majoritairement pour la CGT, et en attribuant
3 sièges d'Administrateurs sur 6, les cheminots et les salariés du
groupe SNCF, se sont dotés d'administrateurs qui porteront, au plus
haut niveau de l'entreprise et du gouvernement, leurs aspirations et
revendications.
Direction et Gouvernement doivent en tenir compte et
s'engager vers d'autres choix que la suppression massive d'emplois, la
remise en cause des acquis sociaux, la casse de l'activité Fret, la
déréglementation sociale et le démantèlement du Service Public.
Sur la revalorisation des salaires et pensions, la CGT
exigera de la Direction l'annonce de mesures significatives lors de la
table ronde nationale du 19 février 2008.
Lors des prochaines réunions relatives au cycle de
négociations sur « la pénibilité » en lien avec la réforme du régime
spécial de retraites, la Direction de la SNCF se doit de faire de
nouvelles propositions en termes de rémunération et d'abondement en
temps, permettant d'impacter le niveau des pensions, les conditions de
départ à la retraite et d'améliorer les conditions de vie et de travail
de tous.
La Fédération CGT des cheminots remercie tous
ses électeurs cheminots et salariés du groupe, ses militants et invite
toutes celles et ceux qui ont choisi le bulletin de vote CGT à
rejoindre l'organisation comme l'on fait 244 cheminots depuis le début
de l'année 2008 pour renforcer leur engagement dans la défense de leurs
revendications sociales et le développement du Service Public.
Montreuil, le 06 février 2008 à 11 heures
http://www.cheminotcgt.fr Ensemble des revendications à portée de voies !
De : Cgtiste
jeudi 7 février 2008
cite BELLACIAO
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| jeudi 07 février 2008, a 08:00 |
| Traité de Lisbonne : Il ne pourrait ne pas passer l'irlande . |
L'Irlande est-il le seul pays démocratique en
Europe ? Le grand parti républicain irlandais, le Sinn Féin est le seul
parti politique a faire campagne pour le NON au traité de Lisbonne

Le sort du traité de Lisbonne sur les
institutions européennes dépend maintenant du choix des quelque trois
millions d'électeurs irlandais. La République d'Irlande est en effet le
seul pays européen dont la constitution l'oblige à passer par un
référendum avant de pouvoir ratifier le fameux mini traité.
Selon un sondage de l'institut TNS paru dans le Irish Times le 14
juin 2005, 45 % des irlandais souhaitent qu'une consultation ait lieu,
34 % ne le souhaitent pas et 21 % sont indécis. Si ce référendum avait
lieu, 35 % rejetteraient la constitution tandis que 30 %
l'accepteraient. Ce même sondage donne les motivations des irlandais :
conserver son indépendance (45 %) à l'inverse, favoriser une union (36
%)
En 2001, les électeurs irlandais avaient rejeté par référendum le
traité de Nice, avant de le ratifier deux ans plus tard. Aujourd'hui
seuls 26 % des Irlandais déclarent vouloir voter «oui» au traité de
Lisbonne sur les institutions européennes.
Il est vrai que le sujet ne passionne pas les
médias, sans doute parce que tous les grands partis politiques
irlandais ont pris position en faveur du oui. Seul le Sinn Féin (7 %
des voix aux dernières législatives en 2007) s'y est déclaré opposé.
Pour Mary Lou McDonald (députée européenne du Sinn Féin, groupe
GUE/NGL avec le PCF) “le Traité de Lisbonne est une mauvaise affaire
pour l'Irlande. Elle a déclaré «Cette campagne référendaire va être
très différente des précédents référendums européen. Les gens savent
que l'Irlande a sa place dans l'UE et qu'il est possible de soutenir
l'UE tout en étant contre le traité de Lisbonne. Les gens voterons en
fonction des conséquences du traité sur l'Irlande.” Cela va éclairer le
débat pour les mois à venir. “
Sinn Féin estime que l'Irlande a sa place en Europe. La coopération
avec les partenaires européens est précieuse et doit se poursuivre. Le
Sinn Féin a appuyé les mesures de l'UE qui vont dans l'intérêt de
l'Irlande notamment pour l'agriculture irlandaise, pour
l'environnement, pour l'égalité, pour le processus de paix en Irlande
et pour le développement des infrastructures. Pour les républicains
irlandais ce traité constitue une atteinte a la souveraineté de
l'Irlande, et un grand recul pour l'Europe.
Les dix bonnes raisons de rejeter le traité de Lisbonne pour le Sinn Féin:
1. Il met en péril le droit automatique à un référendum sur les futurs changements liés aux traités existants.
2. Il donne à l'UE trop de pouvoir et réduit la capacité de veto des États
3. Il donne des pouvoirs additionnels aux 105 de l'UE sur des
questions telles que les relations internationales, la sécurité, le
commerce et la politique économique. Et dans plus de 60 de ces
domaines, la perte de nombreux pouvoirs législatifs des pays membres
4. Il crée un ministre des affaires étrangères et une union commune
de la défense et de la politique étrangère, et permet à l'UE d'agir sur
la scène internationale, au même titre que les États et de pouvoir
parler en leurs noms
5. Il place les pays sous la tutelle belliciste de l'OTAN et oblige les États a augmenter les dépenses militaires
6. Il réduit de moitié le poids de l'Irlande au Conseil Européen.
7. Il fait perdre à l'Irlande le droit automatique à un commissaire européen.
8. Il compromet gravement les droits des travailleurs et les services publics.
9. Il donne mandat à l'UE de promouvoir l'énergie nucléaire.
10. Il compromet l'engagement de l'UE dans sa lutte contre les inégalités et la pauvreté
Nicolas Maury
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| mercredi 06 février 2008, a 22:26 |
| Syndicats C.G.T des Cheminots du HAVRE . |
119 cours de la république 76600 LE HAVRE
Tél : 02 35 25 39 75 - poste 129
Fax : 02 35 25 14 03
Courriel : chemcgtlehavre@wanadoo.fr
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| mercredi 06 février 2008, a 21:52 |
| L'indécision irlandaise met en danger le minitraité . |


Selon un sondage de l'institut TNS paru dans le Irish
Times le 14 juin 2005, 45 % des irlandais souhaitent qu'une
consultation ait lieu, 34 % ne le souhaitent pas et 21 % sont indécis.
Si ce référendum avait lieu, 35 % rejeteraient la constitution tandis
que 30 % l'accepteraient. Ce même sondage donne les motivations des
irlandais : conserver son indépendance (45 %) à l'inverse, favoriser
une union (36 %)
Referendum en Irlande
Tout le monde n'ayant pas la chance et le bonheur
d'etre Irlandais, je ne peux que me rejouir qu'un referendum ait lieu
prochainement en Irlande pour ou contre la ratification du “Traité de
Lisbonne”.
Personnellement, je vais voter NON et
j'encourage tous les souverainistes d'Europe à venir faire campagne
dans mon pays et aussi à le connaitre.
Si les sondages donnent un avantage en faveur du NON,
tous les dirigeants union-européeniens feront egalement le voyage en
argumentant sur les aides européennes comme si un vote pouvait
s'acheter.
-http://forums.dna.fr/view.php?bn=dn…
L'indécision irlandaise met en danger le minitraité
Cyrille Vanlerberghe, correspondant à Londres
28/01/2008 | Mise à jour : 21:09 |
En 2001, les électeurs irlandais avaient rejeté par référendum le traité de Nice, avant de le ratifier deux ans plus tard.
En 2001, les électeurs irlandais avaient rejeté par référendum le traité de Nice, avant de le ratifier deux ans plus tard.
Seuls 26 % des Irlandais déclarent vouloir voter «oui»
au traité de Lisbonne sur les institutions européennes. Les indécis
sont en revanche très majoritaires.
Le sort du traité de Lisbonne sur les institutions
européennes dépend maintenant du choix des quelque trois millions
d'électeurs irlandais. La République d'Irlande est en effet le seul
pays européen dont la constitution l'oblige à passer par un référendum
avant de pouvoir ratifier le fameux minitraité. Or une immense majorité
des Irlandais les deux tiers selon un sondage paru ce week-end dans le
quotidien Irish Times se disent encore indécis. Avec cette proportion
d'électeurs hésitants, la faible avance du oui sur le non (26 % contre
10 %) pourrait bien basculer d'ici le jour du scrutin.
En 2005, les sondages sur l'ancien projet de
constitution européenne donnaient une bien plus large avance au oui,
avec 46 % des intentions de vote. Après le non de la France et celui
des Pays-Bas, le référendum prévu en Irlande avait été annulé.
Cette fois, les Irlandais sont les seuls à voter, et la
pression monte, car le référendum doit absolument avoir lieu avant la
fin de l'année 2008. Or le débat sur le traité de Lisbonne n'a pas
réellement commencé en Irlande, et la date du vote n'a pas encore été
donnée par le gouvernement du premier ministre Bertie Ahern.
Le mauvais souvenir de 2001 est encore dans tous les
esprits : les électeurs irlandais avaient alors rejeté le traité de
Nice, avant d'être appelé à un nouveau référendum sur le même sujet
deux ans plus tard. La question de la neutralité de l'Irlande avait été
au passage précisée. Et les Irlandais ont finalement accepté le traité…
«Campagne agressive d'information»
«Il est urgent que le gouvernement lance une campagne
agressive d'information et de discussion sur les enjeux du traité de
Lisbonne», tonne Lucinda Creighton, députée et porte-parole pour les
affaires européennes du Fine Gael, le principal parti d'opposition.
«C'est la responsabilité du gouvernement de tenir des réunions
publiques sur le sujet, d'imprimer des prospectus, de monter des sites
sur Internet, et d'organiser des débats, car la majorité du public
ignore ce qui est dans la balance. Et pour lancer cette campagne
réellement, le mieux serait de fixer une date rapidement pour les
élections.»
Dick Roche, ministre des affaires européennes, a
affirmé de son côté à l'Irish Times que la campagne était bien lancée,
et que le gouvernement « devait continuer d'informer le public d'une
manière équilibrée sur les bénéfices politiques et économiques que ce
traité aura pour l'Europe et l'Irlande».
Et pourtant, selon le sondage de l'Irish Times, 68 %
des personnes interrogées estiment ne pas être suffisamment informées
sur le contenu du traité. Il est vrai que le sujet ne passionne pas les
médias, sans doute parce que tous les grands partis politiques
irlandais ont pris position en faveur du oui. Seul le Sinn Féin (7 %
des voix aux dernières législatives en 2007) s'y est déclaré opposé.
Il y a dix jours, le traité a tout de même fait l'objet
d'une polémique en Irlande : Jean-Marie Le Pen a été invité par une
association étudiante de l'University College de Dublin pour venir
parler prochainement de son opposition au minitraité. Cette invitation
a provoqué des protestations unanimes de la part des politiques, y
compris du Sinn Féin. -http://www.lefigaro.fr/internationa…
De : Lolita
mercredi 6 février 2008
cite BELLACIAO
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| mercredi 06 février 2008, a 21:24 |
| Le Grand Bluff de Fillon : Les retraités pauvres le resteront . |
Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé aujourd'hui, qu'il
allait « proposer » pour 2008 une augmentation de 5% du minimum
vieillesse, l'ASPA, l'allocation de solidarité versée aux personnes de
plus de 65 ans les plus défavorisées
Le gouvernement propose de maintenir le minimum vieillesse sous le
seuil de pauvreté européen jusqu'en 2012. De qui se moque la droite ?
Les retraités apprécieront.
Le seuil européen de pauvreté est fixé
à 817€. Pour sortir les retraités pauvres de leur misère actuelle, il
faut donc une augmentation de 30% immédiatement. Cette mesure de
solidarité élémentaire coûte trois milliards d'euros. La seule question
qui vaille est donc celle du financement.
Le Parti communiste français propose
un prélèvement sur les revenus financiers des entreprises et des
banques de cotisations au même taux que celles prélevées sur les
salaires. Elles sont jusqu'ici exemptées de toute contribution au
financement de la protection sociale, y compris des retraites.
Au moment où les banques jouent à coup
de milliards sur les places boursières, il est urgent de rappeler que
ces masses colossales d'argents pourraient sortir les retraités de la
misère.
Parti communiste français
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| mercredi 06 février 2008, a 21:08 |
| Soutien du P.C.F à l'action des démocrates Syriens . |
Le Parti communiste français apporte son soutien à l'initiative du
Comité de la Déclaration de Damas en France qui agit en faveur de la démocratie
en Syrie et notamment pour la libération de l'ensemble des détenus politiques,
qu'ils appartiennent à l' Appel de Damas ou qu'ils soient membres de
l'opposition démocratique.
Le Comité de la Déclaration de Damas en France appelle
légitimement au respect des Droits de l'homme en Syrie et à la levée de l'état
d'urgence qui s'applique dans ce pays depuis mars 1963. Le PCF réaffirme sa
solidarité avec l'ensemble des progressistes syriens et de toutes les forces
qui agissent pour les libertés et pour un Etat de droit en Syrie.
Parti communiste français
Paris, le 5 février 2008 |
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| mercredi 06 février 2008, a 20:47 |
| Tchad : déclaration de Nicolas Sarkozy.Réaction du P.C.F |
Le Président de la République, lors d'un déplacement à la Rochelle
vient d'affirmer son soutien au régime d'Idriss Deby au Tchad. Nicolas Sarkozy,
déclare que la France ferait si nécessaire son devoir pour protéger le régime
tchadien, ce qui sous-entend la possibilité d'une intervention militaire.
Il dit, pour cela, s'appuyer sur une déclaration du Conseil de
Sécurité des Nations Unies en soutien aux autorités tchadiennes qu'il a lui
même fait voter.
Cette simple déclaration du Conseil de sécurité n'autorise pas la
France ou tout autre pays à engager une opération militaire.
Le Régime du Président Deby est certes passé par les urnes, mais
il doit son installation au pouvoir en 1991, à une offensive militaire du même
type que celle des rebelles aujourd'hui. Idriss Deby s'est légitimé par les
urnes dans le cadre d'un régime corrompu, non démocratique et soutenu en
permanence par la France. Une opération militaire française n'aurait pas grand
chose à voir avec l'exigence de respect du droit et de la démocratie.
Le Parti communiste considère qu'une initiative militaire
française serait dangereuse et inacceptable. Il soutien toutes les initiatives
permettant un cessez-le-feu et un règlement politique qui permettent au peuple
tchadien de retrouver dans l'immédiat la paix et la sécurité nécessaire.
Parti communiste français
Paris, le 5 février 2008 |
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| mercredi 06 février 2008, a 19:09 |
| REMISE EN CAUSE DU RMI . |

Style simple Style neutre Style sablée
Remise en cause fondamentale du RMI, de l'API et de la CMU, où comment faire des économies sur les plus vulnérables !!!
lundi 4 février 2008
AC !, APEIS, Collectif National Droits des Femmes, le DAL, le MNCP…
Mardi 5 février 2008
à 10h30, au Ministère de la crise du logement 24, rue de la Banque (M° Bourse)
Conférence de presse
Remise en cause fondamentale du RMI, de l'API et de la CMU, où comment faire des économies sur les plus vulnérables !!!
Le Ministère du budget, des comptes publics et de la
fonction publique, a déposé, discrètement, un décret relatif aux
modalités d'évaluation des biens et des éléments de train de vie des
personnes éligibles aux minima sociaux (RMI et API)
Concrètement, dans le cadre d'une évaluation, un barème
sera retenu pour définir l'éligibilité des personnes à ces allocations
sociales. Ce barème prendra en compte un certain nombre d'éléments
(propriétés bâties ou non bâties, moyens de transport, équipements
hi-fi, vidéo, informatique…)
Conséquences attendues : suppression de l'allocation
et, par extension, de la CMU (Couverture Maladie Universelle) pour
toutes les personnes dont le train de vie sera jugé trop confortable !!!
Il est clairement précisé, dans ce décret, que « le
droit au RMI est remis en cause lorsque le montant de l'évaluation est
supérieur ou égal à la moitié du montant annuel du RMI »
Nous nous insurgeons face à cette démarche inacceptable
et inconsidérée au regard des situations de vie des personnes
concernées, du chômage de masse persistant et du déficit d'emploi dans
un marché du travail plus que morose.
On ne devient pas RMIste par vocation, on le devient
faute d'emploi ou faute de droits ouverts au chômage. Près de 1,2
millions de foyers sont concernés (+ de 3 millions de personnes, avec
les ayants-droit) et durcir les conditions d'éligibilité à ce revenu de
survie, c'est, à nouveau, pénaliser les plus vulnérables.
Quelle cohérence avec ce décret et le Grenelle de
l'Insertion qui se déroule actuellement ? Comment favoriser l'insertion
professionnelle quand l'insertion sociale est rendue impossible ?
Comment justifier ces nouveaux contrôles alors que le droit des
affaires serait dépénalisé ?
Nous souhaitons vous exprimer nos vives inquiétudes sur
ce recul historique en matière de protection sociale et vous convions à
une conférence de presse le :
Mardi 5 février 2008
à 10h30, au Ministère de la crise du logement
24, rue de la Banque (M° Bourse)
Contacts : Jean-Pierre GUENANTEN : 06 15 12 14 42
Marc MOREAU : 06 68 50 78 67
Documents joints
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| mercredi 06 février 2008, a 04:45 |
| SANS PAPIERS : Le 10 FEVRIER 08 Saint Denis . |
Réunion publique-meeting "travailleurs sans papiers" le 10/02, Saint Denis

Ci-dessous l'appel au meeting de
solidarité "Sans-papiers... et
Travailleurs" qui se tiendra dimanche 10 février à St Denis (93), et
verra le lancement d'une campagne commune entre syndicats, collectifs
de sans papiers et associations Uni(e)s Contre une Immigration Jetable.
Rappel : le 4-pages dont il est question est d'ores et déjà en ligne sur le
site d'UCIJ (Matériel de Com')
« Sans Papiers .. et travailleurs ! »
Pour faire face à la vague sans précédent de licenciements des travailleurs sans-papiers ;
Pour faire respecter les droits dont doivent bénéficier tous les travailleurs avec ou sans papiers ;
Pour répondre aux lois racistes du gouvernement ;
Pour s'informer sur la « politique de régularisation par le travail » et la circulaire du 7 janvier 2008 ;
Pour ne pas rester isolé face aux patrons et aux préfectures ;
Pour affirmer l'engagement des syndicalistes aux côtés des sans-papiers
Grande réunion publique
Dimanche 10 février 2008
14 heures
Bourse du Travail de Saint Denis
9-11 rue Génin
( Saint Denis Porte de Paris)
Respect des droits
et régularisation de tous
les travailleurs et travailleuses sans-papiers
Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue le 23
janvier à la Bourse du travail de Paris, des organisations syndicales
et le collectif " Uni(e)s contre une immigration jetable " ont lancé
une campagne d'information sur les droits des travailleurs Sans-Papiers
et un appel à la mobilisation pour obtenir leur régularisation.
Si la grande majorité des Sans-Papiers travaillent,
cotisent, paient des
impôts, ils sont encore trop nombreux à penser que le droit du travail
ne les concerne pas en raison de leur situation irrégulière. Pourtant,
qu'il s'agisse de santé, de conditions de travail, de rémunération, de
congés ou de licenciement, les travailleurs Sans-Papiers ont les mêmes
droits que les autres, dés lors que la situation de travail est avérée,
et même si elle n'est pas déclarée.
Un quatre pages intitulé "Sans-papiers, défendons nos droits de
travailleurs !" a déjà été réalisé pour faire connaître leurs droits aux
travailleurs Sans-Papiers et les inciter à se rapprocher d'un syndicat.
Ceci est particulièrement crucial dans la période
actuelle marquée par une vague de licenciements sans précédent, suite à
l'obligation faite aux
employeurs de saisir les préfectures avant toute nouvelle embauche,
pour vérification de leur document de séjour et de travail. Les
entreprises qui ont employé de manière plus ou moins consciente des
Sans-Papiers s'appuient sur ce décret du 1er juillet 2007 pour procéder
à leur licenciement, sans respecter leurs droits.
Ne pas rester seul, prendre conseil auprés d'un
syndicat ou d'une association, c'est également la consigne à donner à
tous ceux qui envisagent de se présenter en préfecture pour solliciter
une régularisation par le travail dans le cadre de la circulaire du 20
décembre 2007. Le dispositif est en effet extrêmement restrictif et les
risques sont importants pour ceux qui ne remplissent pas les critères.
La circulaire du 20 décembre 2007 s'appuie sur une liste de 30 métiers
qualifiés alors qu'en publiant une liste de 150 métiers accessibles aux
nouveaux communautaires le gouvernement reconnait des besoins de main
d'oeuvre beaucoup plus larges. La nouvelle mesure n'est pas seulement
discriminatoire, elle est inefficace d'un point de vue économique et
place les étrangers dans une situation de dépendance
inacceptable vis-à-vis de leur patron.
Il est donc essentiel que les syndicats se mobilisent
massivement pour
défendre les droits des travailleurs Sans-Papiers et obtenir leur
régularisation. Laisser perdurer les inégalités entre travailleurs
c'est
affaiblir l'ensemble du monde du travail.
Pour informer les travailleurs Sans-Papiers sur leurs
droits et sensibiliser les syndicats à ces enjeux, la réunion publique
du dimanche 10 février est organisée...
à l'initiative des syndicats
CGT (Confédération Générale du Travail)
CNT Construction et CNT nettoyage
FSU (Fédération Syndicale Unitaire)
Union Syndicale Solidaires
CGT SETE (Inspection du Travail, des Transports et de l'Agriculture)
SNU TEFI (Travail-Emploi-Formation-Insertion)
Sud Travail
avec les Collectifs de sans-papiers et les autres organisations d'Uni(e)s Contre une Immigration Jetable

De : sans papiers
mardi 5 février 2008 cite BELLACIAO
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| mardi 05 février 2008, a 21:49 |
| L'autre casserole de la Société générale . |
Justice
. La banque est mise en cause dans le procès dit du « Sentier II »,
vaste trafic de chèques entre France et Israël, estimé à un milliard de
francs.
Tunnel judiciaire pour la Société générale : alors que
la deuxième banque du pays voit débarquer dans ses coursives deux juges
d'instruction chargés de faire la lumière sur le trou béant de 4,9
milliards d'euros laissé par l'un de ses traders, son état-major est
convié, aujourd'hui, à se présenter devant la 11e chambre du tribunal
correctionnel. Dans le procès dit du « Sentier II », la Société
générale et son PDG, Daniel Bouton, sont appelés à comparaître durant
quatre mois pour « blanchiment aggravé ».
Quels sont les ressorts de l'affaire ? Elle repose sur un vaste
trafic de chèques entre la France et Israël, mené entre 1996 et 2001,
et initié par une centaine de commerçants du Sentier travaillant dans
les domaines du textile et de l'intérim, avec la complicité d'une
kyrielle de banquiers et de six rabbins. La méthode consistait en un
montage financier frauduleux : des associations, censément caritatives
et à « but non lucratif », recevaient des chèques émanant de généreux
donateurs. Ces derniers, en aval, recevaient l'assurance de récupérer
la moitié de leurs dons en monnaie sonnante et trébuchante. Pour ce
faire, les chèques émis étaient présentés dans des bureaux de change en
Israël, pays dans lequel était non seulement autorisé leur endossement
mais qui avait comme second avantage d'empêcher toute traçabilité. Près
d'un milliard de francs (soit 152,5 millions d'euros) auraient ainsi
transité entre les banques israéliennes et des « banques
correspondantes » en France. Parmi elles, la Société générale (qui
aurait reçu 20 % des fonds, soit 46 millions de francs, soit 7 millions
d'euros), la Société marseillaise de crédit, la Barclays France et la
Banque nationale du Pakistan. Conséquence, toutes les quatre sont
accusées d'avoir contribué à ce blanchiment.
Selon une stratégie de défense décidément très en vogue, la Société
générale conteste les faits en prétendant qu'elle n'avait aucun pouvoir
de contrôle - pour cette fois - concernant la circulation des chèques.
Daniel Bouton et plusieurs cadres de la banque, qui font partie des 138
personnes physiques renvoyées devant le tribunal, devront s'en
expliquer à la barre. PDG de l'établissement bancaire depuis 1997,
après avoir été son directeur général, Daniel Bouton est soupçonné
d'avoir laissé prospérer un système et ses bénéficiaires. Par la voix
de ses avocats, le prévenu assure ne pas avoir eu « connaissance » de
la manigance.
Pourtant, l'enquête a pointé un certain nombre « d'incidents » qui
auraient dû conduire la banque à réagir. À l'image de cette trentaine
de chèques volés en France, en janvier 1998, endossés au profit de
l'Israël Discount Bank et transmis à sa « correspondante », la Société
générale.
Même si l'instruction a pointé le « caractère sommaire » du système
de contrôle des chèques, confié à des intérimaires en sous-effectif et
peu qualifiés, des dossiers retrouvés, lors de perquisitions dans les
services commerciaux, ont montré que le problème des chèques volés
remis à l'encaissement était connu de la Société générale. Ainsi, une
note, non signée, adressée le 15 novembre 2000 au conseil
d'administration de la banque, était intitulée « Affaire du Sentier :
risque de mise en examen de la Société générale pour blanchiment ».
Mais c'est seulement le 10 janvier 2002 que la banque décidait de
suspendre - provisoirement - le traitement des chèques remis pour
encaissement par les banques israéliennes.
Sophie Bouniot
l' Huma du 04 / 02 / 08
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| mardi 05 février 2008, a 21:35 |
| A Carla et Nicolas . |
Félicitations
et soyez heureux. Vous avez droit au bonheur tous les deux. Le vôtre
semble avoir été si soudain, si inattendu peut-être que vous n'avez pas
su le cacher. Ah, cette escapade en ce lieu dont rêvent tous les
amoureux qui veulent être seuls au monde : Eurodisneyland. Ces photos
volées par des photographes prévenus on ne sait par qui, on ne sait
comment. Ah, ces vacances arrachées à la grisaille du quotidien, grâce
à l'avion bienvenu d'un ami m | |