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rassembler la gauche
vendredi 29 février 2008, a 22:15
C.G.T : SOUTIEN AUX SALARIES EN LUTTE DE SOCOTEC ( 2 )
 


Pour celles et ceux qui n'avaient pas lu l'Huma il y a 10 jours :

"L'actionnariat salarié à la merci d'un LBO Finance . Socotec, dont le capital est détenu à 100 % par ses salariés, est menacé de passer aux mains d'un fonds d'investissement.

Les fonds d'investissement à l'assaut de l'actionnariat salarié. Depuis le mois de juin, la CGT du groupe Socotec (société qui effectue des contrôles techniques dans le bâtiment) et le collectif LBO se battent pour que le capital de la société reste à 100 % aux mains de ses salariés. Le 27 juin 2007, lors d'une assemblée générale des salariés actionnaires, le PDG, Yves Le Sellin, a annoncé une cession majoritaire du capital de la société afin de répondre au développement de l'entreprise. Mais Denis Sanchis, délégué syndical CGT, « n'y croit pas ». Pour lui, « la principale motivation est un enrichissement personnel du PDG. Depuis deux ans, Yves Le Sellin achète régulièrement des actions Socotec : en février 2007, il en avait 6 000 et il en a acheté 1 306 de plus avant l'annonce ». Avec une valorisation de l'action de plus de 200 %, cette opération lui ferait gagner la bagatelle d'un million d'euros.

Le montage financier est subtil. « Par la création d'un fonds commun de placement d'entreprise (FCPE), nommé Fonds H, le capital de l'entreprise pourrait être restructuré sans l'avis des salariés actionnaires, ce qui rend possible l'arrivée d'un fonds d'investissement majoritaire au capital de la société dans le cadre d'une opération de LBO (1) montée avec quelques cadres dirigeants », a expliqué le collectif. Interrogé, jeudi, sur le dossier, Christian Feucher, directeur juridique de Socotec, a rétorqué que la « création du FCPE a été approuvée le 19 janvier par les salariés actionnaires, à hauteur de 79 %, lors d'une assemblée générale ». Mais pour le syndicaliste, « seulement 22 % des actionnaires détiennent 80 % des actions et une action vaut une voix. De plus, ces actionnaires sont des cadres et des retraités qui sont peu attachés à la Socotec ». Le cadre dirigeant a tout de même reconnu qu'une « réflexion était menée par les actionnaires sur l'intérêt d'ouvrir le capital à l'avenir à des partenaires extérieurs ».

Le 13 février, le Collectif LBO et une délégation d'actionnaires salariés ont été reçus par l'Autorité des marchés financiers (AMF). Cette institution, dont l'une des missions est de protéger l'épargne des actionnaires minoritaires, doit donner son agrément au Fonds H. Pour le Collectif LBO, « les salariés actionnaires ont pu démontrer le caractère frauduleux et pervers du processus. Ils ont également alerté l'AMF des conséquences d'une spoliation des actionnaires minoritaires ». Denis Sanchis, qui a participé, mercredi dernier, à la rencontre, était déçu : « L'AMF nous a avoué que son rôle est de vérifier la technique, mais sur le fond du dossier, elle n'a pas les compétences pour juger. »

Le député communiste du Val-de-Marne, Pierre Gosnat, a de son côté alerté, à la mi-janvier, la ministre de l'Économie et des Finances, Christine Lagarde, sur « cette opération qui ne semble pas être conforme à la loi du 30 décembre 2006, pour le développement de la participation et de l'actionnariat salarié ». Contacté par le Collectif, le cabinet du premier ministre, François Fillon, a déclaré « qu'il n'interviendrait pas sur le dossier ». En ces temps où le gouvernement déclare vouloir développer l'actionnariat salarié, l'exemple de la société Socotec va à l'encontre de cette dynamique.

(1) Opération par laquelle un groupe d'investisseurs rachète une entreprise avec un minimum de capital et un maximum de dettes. Le fonds d'investissement rembourse

les dettes avec les bénéfices

de la société achetée.

Clotilde Mathieu [>http://www.humanite.fr/2008-02-20_Politique_L-actionnariat-salarie-a-la-merci-d-un-LBO]

vendredi 29 février 2008, a 21:56
C.G.T : SOUTIEN AUX SALARIES EN LUTTE DE SOCOTEC CONTRE LE LBO SUR LEURS ACTIONS .
 


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CGT SOCOTEC ici


La Fédération CGT des Sociétés d'Etudes apporte son soutien aux salariés en lutte de la société SOCOTEC, et appuie les salariés pour :

1) Dénoncer les pratiques prédatrices des fonds d'investissement soutenues par le gouvernement et le Président de la République.

2) Exiger un processus transparent, respectueux du droit des actionnaires-salariés à choisir un repreneur éventuel.

Pour la Fédération, Noël LECHAT Secrétaire Général

CGT FSE, ici


Lire également le communiqué du collectif LBO :

Collectif LBO, ici

“Depuis près de 8 mois, l'ensemble des organisations syndicales de SOCOTEC (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO), le Comité d'Entreprise, et une nouvelle Association d'actionnaires dénoncent le processus pervers de restructuration du capital mis en oeuvre par le Conseil d'Administration. Cette opération est un véritable hold-up de l'entreprise, organisé par quelques cadres dirigeants avec le soutien d'un fonds d'investissement LBO. Si elle était menée jusqu'à son terme, elle remettrait en cause l'actionnariat salarié à 100 % de cette société(…)”

De : La Louve
vendredi 29 février 2008

site BELLACIAO

vendredi 29 février 2008, a 21:23
Dans les mairies,la pauvreté commence à ce voir .
 

Sondage . Pour une majorité d'élus, pauvreté et exclusions progressent. La réquisition des logements vides et la construction de logements sociaux s'imposent.

Parce qu'ils sont des élus de proximité, les maires sont souvent les premiers témoins de la précarité dans leur commune. Un sondage, réalisé pour le Secours catholique et publié par le quotidien la Croix, à quelques jours des élections municipales, le confirme. Par rapport aux précédentes études, en 1995 et 2001, ils sont toujours plus nombreux à constater une augmentation de la pauvreté. 51 % des premiers magistrats estiment que la situation s'est aggravée. S'ils ne sont que 11 % à considérer que la population en état de pauvreté et d'exclusion est « en grand nombre » parmi leurs administrés, ce résultat a plus que doublé par rapport au même sondage réalisé sept ans plus tôt. On peut noter ici un décalage important entre la vision des maires et celle de l'ensemble des Français qui sont 55 % à penser que leurs concitoyens exclus sont nombreux.

Les élus placent en trio de tête des catégories en difficulté, les jeunes sans emploi à 58 %, les femmes seules avec des enfants à 50 %, et les chômeurs de longue durée à 44 %. Arrivent ensuite les personnes ayant un emploi précaire (38 %), les personnes âgées (37 %), en augmentation de 19 % par rapport à 2001, puis, loin derrière, les personnes sans domicile (2 %) et les immigrés (1 %). Interrogés sur leur bilan en termes de lutte contre ces phénomènes, les maires mettent en avant, à 69 %, le développement des services d'aide à domicile, devant l'aide aux factures impayées (44 %), l'aide au logement (42 %), ou encore le soutien scolaire aux enfants (40 %).

Ce n'est pas nouveau, le logement est l'une des principales préoccupations des édiles. Une surprise cependant : leur appréciation de certaines mesures à mettre en oeuvre pour remédier à la situation. Ils sont 81 % à faire prévaloir la construction de logements sociaux, ce qui contraste avec les choix de Nicolas Sarkozy. La production de logements en accession à la propriété, qui est, pour le coup, un des maîtres mots de la politique gouvernementale, recueille 93 % d'avis favorables. Quant aux hébergements d'urgence, ils fédèrent 61 % des maires sondés. Selon eux, les freins à la construction de logements sociaux relèvent essentiellement de l'augmentation des coûts de l'immobilier (47 %), du manque d'engagement de l'État (43 %), du manque de terrains disponibles (35 %), ainsi que de l'image négative de ces logements auprès de la population. Ils sont 26 % à pointer le manque de volonté de la part de certains de leurs collègues, et 11 % à juger la loi SRU insuffisamment incitative.

Pour répondre à la problématique du logement, 78 % des maires optent pour la préemption de terrains, 69 % pour la transformation de locaux ou bureaux en lieu d'habitation, et 65 % pour la garantie de relogement par la commune pour les familles expulsées de leur toit. Pour la première fois, une majorité d'entre eux se prononcent pour la réquisition de logements vides pour les sans-abri. Les gens du voyage, en revanche, sont toujours stigmatisés, avec seulement 31 % des maires qui se disent prêts à les accueillir sur leur territoire.

Ludovic Tomas

l' Huma du 28 / 02 / 08

vendredi 29 février 2008, a 18:51
CRISE FINANCIERE : ça craque !
 

Crise financière : ça craque !

La Bourse de Paris a encore nettement baissé vendredi, le CAC 40 reculant de 1,53%, les marchés financiers réagissent à une conjoncture économique en constante dégradation et un système financier qui ne se remet pas de la crise des subprimes.

Londres a cédé 1,36%, Francfort 1,67% et l'Eurostoxx 50 1,58%.

Dollar faible, crise des matières premières, les indicateurs économiques publiés ce vendredi 29 février, en Europe comme aux Etats-Unis, sont inquiétants, entre un moral des entreprises et des consommateurs au plus bas et une inflation qui reste à son niveau record en zone euro.

Au lendemain d'une chute de 2,08%, l'indice parisien a encore perdu 74,57 points à 4.790,66 points, dans un volume de transactions de 7,1 milliards d'euros.

De nombreuses valeurs financières du CAC 40 ont baissé, que ce soit BNP Paribas (-2,92%), Axa (-2,64%), Crédit Agricole (-1,90%) ou Dexia (-1,88%).

"L'Europe est toujours prise entre le marteau d'un dollar faible et l'enclume de matières premières dont le prix monte", a commenté un vendeur d'actions, interrogé par l'AFP.

L'euro bat actuellement jour après jour de nouveaux records face à l'euro, ayant atteint vendredi matin 1,5239 dollar.

La faiblesse du billet vert a été alimentée par le discours jeudi du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, qui avait dressé un tableau sombre de la situation économique.

Enfin le secteur financier a reçu son lot de mauvaises nouvelles, l'assureur américain AIG faisant état d'une division par plus de deux de ses bénéfices annuels et de 11,47 milliards de dollars de dépréciations.

Dans le même temps, les indicateurs économiques publiés le vendredi 29 février, en Europe comme aux Etats-Unis, sont trés inquiétants, entre un moral des entreprises et des consommateurs au plus bas et une inflation qui reste à son niveau record en zone euro.

La Banque centrale européenne réunit son comité de politique monétaire jeudi.

site de l' Humanité



vendredi 29 février 2008, a 18:15
Proche-Orient : Halte à l'escalade .
 


Proche-Orient : Halte à l'escalade

Avec plusieurs dizaines de victimes, majoritairement palestiniennes, en quelques jours, avec les menaces d'une intervention militaire israélienne massive à Gaza, une nouvelle crise majeure se dessine.

Pour obtenir l'arrêt des tirs de roquettes sur leur territoire, les autorités israéliennes n'envisagent que la force. Une fois encore, la logique de guerre risque de l'emporter et conduire à de nouveaux désastres.

La sécurité est une exigence légitime pour tous : Israéliens et Palestiniens. L'escalade doit cesser. Mais comment obtenir la baisse des tensions alors que la colonisation continue, que l'occupation perdure, que tout est bloqué, que les habitants de Gaza subissent les conséquences catastrophiques d'un blocus illégal et inhumain?

Le Parti communiste français exprime sa consternation et son inquiétude devant une telle montée des périls. Il appelle la France et l'Union européenne à exiger la levée immédiate du blocus de Gaza, l'application par Israël des résolutions des Nations Unies, la reprise d'un processus de négociations sincères et déterminées, dans un cadre multilatéral et incluant toutes les forces en présence.

Parti communiste français

Paris, le 29 février 2008

vendredi 29 février 2008, a 17:49
Des ( mesures d'urgence ) pour sauver la médecine du travail .
 

prévention . Le Conseil économique et social préconise une réforme afin d'adapter la médecine du travail aux nouveaux enjeux de la santé des salariés.

Il y a le feu à la médecine du travail : trois mois après les révélations de France Inter et Rue89 sur le scandale du financement des structures locales du MEDEF par les fonds de la santé au travail, le Conseil économique et social sonne l'alarme : l'institution est dans une situation « critique » et nécessite « une réforme urgente » pour répondre aux nombreux enjeux liés à la santé des salariés, estime le CES dans un rapport voté hier.

Saisi en décembre par le premier ministre, le Conseil constate que l'existence même de la médecine du travail est menacée : « La capacité de la médecine du travail de répondre aux enjeux de la santé au travail pose question, dans un contexte où, à côté de contraintes physiques persistantes, se développent d'autres risques liés à une intensification du travail comme les troubles musculo-squelettiques (TMS) et les risques psychosociaux », indique le rapport.

Le développement de formes de travail atypiques et le vieillissement de la population active renforcent la nécessité d'une médecine basée sur « la prévention » et « le maintien en activité », explique le rapporteur Christian Dellacherie.

Malgré plusieurs réformes entamées depuis 2000, la médecine du travail est encore trop centrée sur une logique d'obligation de visites médicales, au détriment d'un travail de terrain, analyse le rapporteur. Il propose de remplacer la déclaration d'aptitude, délivrée systématiquement, par un avis d'inaptitude, uniquement pour les cas où la santé du salarié l'impose. « Il est nécessaire de passer des - visites de routine à des actions ciblées sur des publics prioritaires, demandées par le salarié, ou programmées », estime-t-il.

Le rapport pose également la question centrale de l'indépendance du médecin du travail, employé et payé par l'employeur, et parfois empêché de relayer les problèmes des salariés et de faire évoluer l'organisation du travail.

Le mode de financement, controversé et sous la tutelle des employeurs, doit être réformé : le CES suggère de confier la gouvernance de la santé au travail à la Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM), accompagnée de comités régionaux de préventions des risques professionnels.

Pour le CES, le financement doit rester assis sur les cotisations des employeurs, mais déconnecté du nombre de visites effectuées par le médecin.

Le CES propose aussi que le médecin du travail ait un « devoir de saisine » en cas de risques avérés, et que ses préconisations fassent l'objet d'une réponse écrite de l'employeur.

Enfin, face à la « crise démographique » du secteur, le CES suggère d'augmenter le nombre de places au concours de l'internat, actuellement limité à 60 par an. Trois quarts des 6 500 médecins du travail sont âgés de plus de cinquante ans.

Lucy Bateman

l' Huma du 28 / 02 / 08

vendredi 29 février 2008, a 17:21
Docteur,combien je vous dois ?
 

Santé . Huit chirurgiens sur dix facturent légalement des dépassements d'honoraires. Cette pratique, qui tend à se généraliser, risque de conduire à une médecine à deux vitesses.

En mai 2007, Mme Denise P., qui souffre d'infections urinaires à répétition, est envoyée par son médecin traitant vers un urologue exerçant dans un hôpital parisien privé. Après plusieurs examens (radiographie, échographie), Mme P. est hospitalisée quatre jours pour une endoscopie vésicale avec ablation d'un polype. Avant l'intervention, elle est prévenue qu'elle aura à payer un dépassement d'honoraires de 200 euros, donc non remboursés par la Sécurité sociale, dont elle s'acquitte. À l'issue de l'opération, le chirurgien lui annonce avoir enlevé « une grosse tumeur » et préconise un traitement spécifique. Là encore, il lui annonce « un dépassement à prévoir pour chaque acte d'instillation ». Devant partir en vacances dans le Limousin, elle prend rendez-vous avec un chirurgien urologue de Limoges pour ne pas interrompre son traitement. Tout se passe sans problème et, surtout, sans dépassement d'honoraires.

1 000 euros pour une opération du coeur.

De retour en région parisienne, elle reprend contact avec son chirurgien pour un contrôle. « Surprise, il m'annonce que je dois être hospitalisée pendant quatre jours pour un bilan endoscopique sous anesthésie et une biopsie de la vessie », explique l'intéressée. On lui annonce derechef un dépassement de 200 euros. C'en est trop pour Mme P. « N'étant pas d'accord avec les quatre jours d'hospitalisation, j'ai réussi à obtenir un rendez-vous en urgence dans un institut mutualiste. » Là-bas, on lui fait aussitôt une endoscopie viscérale à un tarif conventionnel et on lui donne rendez-vous six mois plus tard. « Pour un simple contrôle, nous étions repartis pour une note d'honoraire identique avec en plus une chirurgie abusive », dénonce la patiente.

Les exemples de dépassement d'honoraires ne manquent pas. Ils sont même de plus en plus fréquents et importants. Ainsi cette femme à qui un chirurgien a demandé 1 000 euros pour une opération du coeur. Ou cette mère de famille célibataire qui a dû débourser 180 euros de sa poche pour se faire enlever un calcul dans un rein. Ou encore ce retraité obligé de payer 850 euros pour une opération de la prostate.

Cette pratique est montée en puissance ces dernières années, comme en témoigne un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), paru en avril dernier. La conclusion était sans appel : le montant des dépassements d'honoraire atteindrait 2 milliards d'euros, d'après une enquête réalisée en 2005. Cet état des lieux (le premier du genre) concluait que les dépassements pratiqués dans les cabinets médicaux représentaient 1,5 milliard d'euros, les 500 autres millions relevant des interventions pratiquées à l'hôpital ou en clinique. Limité chez les généralistes, ce procédé est devenu majoritaire chez les spécialistes, voire prédominant dans certaines disciplines. Ainsi plus de la moitié des parturientes (52 %) ont dû payer un dépassement allant de 74 euros à l'hôpital à 178 euros en clinique. En orthopédie, près des trois quarts des patients opérés d'une prothèse de hanche ont été concernés par des dépassements d'un montant moyen de 225 euros dans le public et 545 euros dans le privé. Même proportion pour les cas de cataracte ou de coloscopie. Et l'on ne parle même pas des dessous-de-table. D'après le rapport de l'IGAS, 8 % des Français se seraient vu proposer de payer au noir.

La conclusion du rapport, toujours d'actualité, reste sans appel : le système s'est tellement généralisé qu'il constitue un « recul de la solidarité nationale ». Il est même devenu « un obstacle à l'accès aux soins et, en ce sens, contraire aux principes fondateurs de l'assurance-maladie, qui entend garantir à tous (…) la protection de la santé ». Un constat que tous les jours des patients subissent.

les malades n'ont guère le choix

Mal informés, perdus dans les méandres des remboursements, contraints de jongler entre les grilles tarifaires des mutuelles et des assurances complémentaires, les malades n'ont guère le choix : ils paient ces dépassements parfois considérables, non remboursés par la Sécurité sociale et que les complémentaires ne couvrent, dans le meilleur des cas, que pour un tiers du montant. On estime que 1,3 milliard d'euros de dépassements d'honoraires reste à la charge des assurés. Si l'on ajoute les déremboursements de médicaments, les franchises, etc., le montant final à charge des ménages est très lourd, notamment pour les plus modestes : les chômeurs, les retraités et les salariés précaires. « Si j'avais su que cela me coûterait si cher, je n'y serais pas allée », témoigne ainsi Gisèle, « victime » d'un dépassement de 250 euros pour l'extraction d'un polype utérin. Raymond, lui, a eu du mal à payer les 800 euros de dépassement demandé pour une opération de la prostate. « Cette somme représente plus de la moitié d'un salaire d'un ouvrier. Et bien sûr, ce n'est pas remboursé par ma mutuelle car mon contrat ne comporte pas cette clause. »

Conséquence : de plus en plus de malades ne se soignent pas. Les médecins généralistes de secteur 1 en font le constat quasiment tous les jours. « Je ne trouve plus de spécialistes pour soigner mes patients les plus précaires. Entre ceux qui ne prennent pas la CMU et ceux qui pratiquent les dépassements, beaucoup ne peuvent plus payer et leur seul recours reste l'hôpital public. Mais les délais sont longs », déplore le docteur Didier Ménard, installé en Seine-Saint-Denis.

on est loin du code de déontologie

Comment en est-on arrivé là ? Instaurés pour compenser les longues études des médecins, puis pour faire face à l'augmentation de leurs charges (matériel, loyer, assurances), les dépassements sont censés être pratiqués avec « tact et mesure », comme le précise le Code de déontologie. On en est bien loin. Selon les auteurs du rapport de l'IGAS, le peu de contrôle et l'inexistence des sanctions en cas d'abus mais aussi la qualité très insuffisante des informations dispensées aux assurés et notamment l'absence d'affichage des tarifs dans les cabinets, explique aussi cette situation. Deux arguments qui sont paradoxaux, souligne Martin Winckler, médecin à l'origine de l'appel contre les franchises. « On ne peut pas dire « les tarifs des médecins doivent être clairement fixés et affichés à l'avance », et d'autre part, « les médecins peuvent fixer leurs honoraires librement sous réserve que ce soit avec tact et mesure ». C'est incohérent et inacceptable. »

Alors que les dépassements ne sont pas l'exception mais quasiment la règle, les patients en ont marre. Et commencent à le faire savoir. « Avec une petite retraite qui nous permet tout juste de vivre, il faut absolument que le gouvernement se penche sur le problème, fait savoir Joëlle. Autrement, on va droit vers une médecine pour les riches et une pour les moins aisés. »

Ce que fait mine de reconnaître la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Pour elle, c'est même « le problème majeur d'accès aux soins ». D'ailleurs, elle entend faire de la maîtrise des dépassements une « priorité » de son action. Mais la seule réponse qu'elle a apportée, c'est la généralisation des devis pour les actes importants. Ce que la ministre oublie, c'est que cela risque de banaliser les faibles dépassements qui, au final, en raison de leur effet cumulatif, ont un impact non négligeable sur le budget des familles.

Alexandra Chaignon

l' Huma du 28 / 02 / 08

vendredi 29 février 2008, a 17:00
Les sans-papiers manifestent samedi 1er mars 2008
 


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Les sans-papiers manifestent, samedi 1er mars, à Joinville-le-Pont, pour sensibiliser les habitants de la présence d'un camp de rétention en face de chez eux.

Ils vont aussi manifester autour du camp de rétention pour exiger l'arrêt de l'enfermement des étrangers, la libération de tous les sans-papiers et leur régularisation immédiate.

Départ de la manif à Joinville-le-Pont (RER A) à 14h30

9ème Collectif des Sans-Papiers 9eme_collectif py6 no-log.org

De : 9EME
vendredi 29 février 2008

site BELLACIAO

vendredi 29 février 2008, a 16:22
A l' UMP,tout est permis pour digérer l'extrême droite .
 

ALPES-MARITIMES . Un ancien membre des commandos delta de l'OAS figure sur la liste UMP conduite par le maire de Cagnes-sur-Mer.

Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy célébrait la mémoire du général de Gaulle en inaugurant l'historial qui lui est dédié, aux Invalides. Dans les rangs de l'UMP, pourtant, certains ne s'embarrassent guère de cet héritage politique susceptible de faire obstacle à la digestion de l'extrême droite, singulièrement celle qui entretient la nostalgie de l'OAS. Ainsi le maire UMP de Cagnes-sur-Mer, Louis Nègre, affiche-t-il comme en 2001, sur la liste qu'il conduit aux municipales, le nom d'un certain Gabriel Anglade. Classé par les historiens parmi les « contre-terroristes » chargés d'assassiner clandestinement des membres supposés du FLN durant la guerre d'Algérie, il rejoint, après l'échec du putsch du 21 avril 1961, l'officier parachutiste déserteur Roger Degueldre, créateur et chef des « commandos delta » de l'OAS, ces équipes de tueurs qui semèrent le sang et la terreur à partir de l'été 1961. Affecté à l'un d'entre eux, celui que l'on surnommait « Gaby l'argenté » prit part à plusieurs attentats (1).

Le 15 mars 1962, avec Degueldre et Joseph Rizza, il participa à l'assassinat de six fonctionnaires de l'éducation nationale, responsables des Centre sociaux éducatifs fondés par Germaine Tillon : Max Marchand, Marcel Basset, Salah Henri Ould Aoudia, Ali Hammoutene, Robert

Eymard et l'écrivain Mouloud Feraoun. « Anglade déclencha le tir contre l'écrivain algérien Mouloud Feraoun », écrit l'historien Alexander Harrison (2). Anglade ne renie d'ailleurs pas ce passé. Les deltas, explique-t-il, étaient des « citoyens ordinaires prêts à mourir pour une cause, le maintien de l'Algérie française » (3).

De ce passé criminel, il n'eut jamais à rendre de comptes devant la justice. Comme ceux d'anciens militants de l'OAS, le nom de ce proche de Jacques Médecin réapparaît à la fin des années soixante-dix dans la rubrique du droit commun, notamment au moment de l'affaire du fameux casse de Nice (4). À soixante-treize ans, président de la Maison des pieds-noirs de Cagnes et adjoint au maire en charge des rapatriés, il continue d'entretenir la nostalgie de son sinistre passé et du temps béni des colonies. À l'origine d'un rassemblement pour exalter « l'oeuvre positive » de la colonisation, le 20 mai 2006, Anglade avait reçu, pour son initiative, la visite et l'appui de Christian Estrosi, alors ministre de l'Aménagement du territoire. « Le temps des excuses est fini », avait lancé le ministre, entre les stands arborant des pins de l'OAS ou du général Salan, et ceux proposant une abondante littérature sur « l'oeuvre maléfique de De Gaulle » (5). Contactés par l'Humanité sur la présence de Gabriel Anglade sur la liste UMP, le maire de Cagnes-sur-Mer, n'a pas donné suite. Ils n'est « pas joignable ». L'une de ses colistières UMP, Corinne Guidon Pietrowski, estime que le passé d'Anglade relève de « vieilles histoires de guerre » et qu'il faut « tourner la page ».

Alerté par une missive adressée à une douzaine d'élus par Jean-Philippe Ould Aoudia, fils de l'un des six inspecteurs de l'Éducation nationale assassinés le 15 mars 1962, le communiste Michel Santinelli, tête de liste de la gauche, se dit « abasourdi ». « Je le savais proche de l'extrême droite, mais, comme la plupart des Cagnois, j'ignorais tout de son passé. Je suis outré », affirme-t-il. Pour lui, pas de doute. Le lien est direct entre la sinistre biographie de ce conseiller municipal et « la stratégie de Louis Nègre pour séduire l'électorat du FN ».

(1) Voir la notice établie par Jean-Philippe Ould Aoudia dans la Bataille de Marignane, la République, aujourd'hui, face à l'OAS, préface de Pierre Joxe,

Ed. Tirésias, 2006, p. 76.

(2) Challenging de Gaulle. The OAS and the contre-révolution in Algeria,

Alexander Harrison, Éd. Praeger,

New York, 1989.

(3) Cité par Anne-Marie Duranton Crabol, le temps de l'OAS, Éd. Complexes, 1995, p. 130.

(4) Rémi Kauffer, OAS, histoire d'une organisation secrète, Fayard, 1986.

pp 310 et 352.

(5) « Pieds-noirs ou la culture

du souvenir d'un là-bas perdu »,

Nice Matin, 21 mai 2006.

Lucie Martin

l' Huma du 28 / 02 / 08

vendredi 29 février 2008, a 15:53
Devedjian met les points sur les ( I ) de son anticommunisme .
 

DROITE . En campagne à Bagneux et Malakoff (Hauts-de-Seine), le secrétaire général de l'UMP a donné ses consignes de vote pour la Seine-Saint-Denis où il veut jouer le PS contre le PCF.

Patrick Devedjian poursuit la croisade qu'il a entamée dès sa jeunesse dans les mouvements d'extrême droite : « Le communisme est un archaïsme, un canard à qui on a coupé la tête et qui continue à courir. » Et le secrétaire général de l'UMP continue, quant à lui, de courir derrière le « canard sans tête ». Dimanche, il était à Malakoff et à Bagneux, deux villes administrées par les communistes dans le département des Hauts-de-Seine où il a succédé à Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy à la présidence du conseil général.

Patrick Devedjian, venu apporter son soutien aux candidats des listes de l'UMP, met les points sur les « i » de son anticommunisme. « C'est normal qu'il y ait des villes de gauche, affirme-t-il. Mais je fais la différence entre le PCF et le PS. Ce dernier est un parti démocratique. En Seine-Saint-Denis, si la droite n'est pas en mesure de le faire, je souhaite que ce soit le PS qui gagne. » On peut difficilement donner consigne de vote plus claire.

En Seine-Saint-Denis en

effet, le Parti socialiste, sous l'impulsion du député Claude Bartolone, part à l'assaut du conseil général et de plusieurs municipalités dirigées par des maires communistes. Sous le prétexte de « faire entrer la Seine-Saint-Denis dans le XXIe siècle », c'est une véritable campagne, avec un fort appui médiatique (voir l'Humanité du samedi 23 février), qui est menée contre la gestion de ce département populaire d'Île-de-France. Une gestion à laquelle pourtant le Parti socialiste a toujours été associé. Le maire socialiste de Pantin, Bertrand Kern, qui a ravi la municipalité aux communistes en 2001, s'en vante ouvertement : « C'est parce qu'il y a eu Pantin en 2001 qu'il y a aujourd'hui La Courneuve, Bagnolet, Pierrefitte, Aubervilliers ou Villetaneuse », affirme-t-il, énumérant des villes où le PS présente des listes de division.

Responsable aux élections à la fédération du PS de Seine-Saint-Denis, Yannick Trigance ne souhaite pas commenter les propos du secrétaire général de l'UMP. « Nous n'avons pas besoin du renfort de M. Devedjian, affirme-t-il. Notre adversaire c'est la droite et, dès le soir du premier tour, nous appellerons partout la gauche à se rassembler. » Il n'empêche que « la droite joue le PS contre le PC », s'indigne Gilles Garnier, vice-président communiste du conseil général. L'élu communiste note dans les propos du secrétaire général de l'UMP, affirmant que le Parti communiste n'est pas un parti démocratique, la « volonté d'éradiquer le PCF. La même qu'on a perçu dans les propos de Rama Yade accusant les communistes de racisme ». « Je retrouve malheureusement cette violence dans certains propos de Claude Bartolone ou de Bertrand Kern contre les

communistes en Seine-Saint-Denis », précise Gilles Garnier. « En tout cas, Patrick Devedjian ne se trompe pas d'ennemi », note l'élu communiste. Il y voit « la grande imperméabilité de la gestion communiste face aux projets de la droite ». Patrick Devedjian illustre par ses propos que la seule façon de battre la droite en Seine-Saint-Denis est de confirmer la présidence communiste du conseil général.

Olivier Mayer

l' Huma du 28 /02 / 08

vendredi 29 février 2008, a 11:23
L'urgence pour Ingrid Bétancourt .
 

L'urgence pour Ingrid Betancourt

Colombie. La joie des retrouvailles, mercredi soir à Caracas, entre les quatre otages colombiens libérés et leurs proches a laissé place à une vive inquiétude sur l'état de santé d'Ingrid Betancourt, aux mains des FARC depuis février 2002. Au fur et à mesure des témoignages, le sort de la Franco-Colombienne ne semble plus tenir que par un fil.

Caracas et Paris soulignent l'urgence de la libérer.

 

• Ingrid Betancourt • Colombie : quatre nouveaux otages libérés • Notre vidéo “Colombie : Libérez tous les otages”

site de l' Humanité    

vendredi 29 février 2008, a 08:58
UIMM ReSCANDALE ! ( 2 )
 

19 millions d'euros dixit France Inter , somme qui corresponderait aux amendes et redressements fiscaux ! Rien que ça . Prise en charge généreuse qui risque sans rire de faire des émules a ces techniques libérales de détournement de fonds !

Allez y comme ça , patron de pacotilles, mauvais magouilleurs et grands fauves de l'économie libérale. Comment le peuple français va t il recevoir cette information. Comment les chomeurs en fin de droit vont ils accepter cette information, comment les intermittents vont ils recevoir cette info etc etc etc …..

site BELLACIAO

vendredi 29 février 2008, a 08:43
UNIMM ReSCANDALE !
 

UIMM ReSCANDALE -Un des Hauts Cadres UNEDIC Impliqué .

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UIMM , vous vous en souvenez, des millions d'Euros détournés des comptabilités patronales! Nos généreux patrons du MEDEF ont accordés des versements et acceptés des prises en charge de toutes les amendes ou autres ré-impositions fiscales et qui seront infligées à leur désormais démissioné , parti de son ancien poste de secrétaire de l'UIMM. Cet ancien négociateur qui a été remplacé par un haut responsable du MEDEF.

C'est ce responsable du MEDEF qui aurait négocié ces accords, dans un article de Marianne il est précisé que ce Haut cadre du MEDEF est aussi actuellement un des principaux gestionnaires de l'UNEDIC.

Comme patron d'une assurance chomage, accorder et dans le fond continuer de détourner des sommes de ces caisses appartenant virtuellement a cette entité UIMM à caractère "mafieux" pour couvrir les errances et les magouilles de certains de nos grands entrepreneurs, en voilà une drole d'idée de solidarité. L'assurance d'une somme de 1.5 millions d'euros aurait été accordée pour le départ de cet arrogant et grand donneur de leçon .

Les enquèteurs finiront ils par connaitre les bénéficiaires de ces sommes d'argent détournées des comptabilités des entreprises gérées par des adhérents et militants du MEDEF, des comptabilités si souvent accessibles aux ouvriers, salariés et employés. Surtout quand les plans sociaux sont organisés par des Hauts responsables de l'UNEDIC!

DU SAC PARISOT et vos cadres assureurs de magouilles , celle qui est incapable de faire le Ménage dans sa propre boutique, de ces affaires de familles pas très clairs !

Pour plus de détail une lecture approfondie de l'article sur cet hebdomadaire en vogue a la vague. Merci à eux sur ce coup !



De : Skapad
vendredi 29 février 2008

site BELLACIAO

jeudi 28 février 2008, a 22:36
Le français de Sarkozy .
 

Discours sur l'école de Sarkozy (15/2/2008)

Toutes ces disciplines, je veux dire orthographe, grammaire, seront remises à l'honneur. Sans parler de la pratique du texto, du langage texto, ..., je suis terrifié quand j'en reçois un, ..., si on laisse faire, dans quelques années, bon, on aura du mal à se comprendre, ...

voir et entendre sur :
http://www.lepost.fr/article/2008/02/15/1099146_sarkozy-terrife-par-les-sms-mal-rediges.html?xtor=RSS-30

Quelques jours après, il donnait un brillant exemple de son français, en insultant de : pauvre con une personne plus agée que lui ! (salon de l'agriculture 2008) Mauvais français, irrespect de l'age, ..., de quoi parle-t-on ?

http://www.youtube.com/watch?v=jsogAoIPpyE
Le contraste de Sarkozy s'appelle la rupture !

Mai 2008, 40 ans déjà !

jeudi 28 février 2008, a 22:24
AMAD .( DESSIN )
 

Bouc émissaire

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jeudi 28 février 2008, a 21:29
Commission Copé sur l'audiovisuel-déclaration des sénateurs communistes .
 

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Commission « Pour la nouvelle télévision publique »

Déclaration de Jack Ralite et d'Ivan Renar

Sénateurs de Seine Saint-Denis et du Nord

A l'occasion de la première réunion de la commission le 27/02/08

Ne plus voir l'esprit des affaires s'imposer aux affaires de l'esprit

La télévision est la première des pratiques culturelles contemporaines, la quasi-totalité des Français (98,5 %) la regarde. Chacun d'entre eux passe, en moyenne, quotidiennement trois heures trente-neuf devant le petit écran. On évalue à cent mille heures le temps consacré à la télévision pendant la vie. C'est un espace incontournable, un outil extraordinaire dont la dimension populaire est exceptionnelle. C'est le principal lien social. Sa belle histoire tourmentée le montre.

Réfléchir à son avenir, lui donner, lui assurer un futur à la hauteur de la place qu'elle a prise dans la société et l'ensemble des pratiques quotidiennes des citoyens, est une tâche essentielle. Aucun responsable politique ne peut s'y dérober. Elle doit s'accomplir en fidélité avec un certain nombre de principes : indépendance, démocratie, pluralisme, création…

Un travail transversal.

Ce travail doit prendre en compte l'ensemble des télévisions. Il est nécessairement transversal et doit considérer aussi bien le domaine privé que le domaine public. Ne pas le faire serait prendre le risque de créer « un coin public » qui, si parfait soit-il, ne serait pas garanti. Face aux pratiques marchandes sans rivages du secteur privé, il serait fragilisé. Le secteur public de la télévision a 35 % d'audience et la seule chaîne privée TF1 28 %. Les chaînes de la TNT ont vu, en 3 ans, leur audience atteindre les 25 %. Le satellite connaît le même engouement. Ainsi la télévision aujourd'hui, c'est le secteur public plus le secteur privé animé par des groupes puissants comme Bouygues, Vivendi, Lagardère, Bolloré, RTL et France Télécom. La mise à jour et en œuvre d'une responsabilité publique nationale et sociale valable pour l'ensemble des télévisions, y compris les associatives non lucratives, est nécessaire, notamment en matière de contenus.

Six défis fondamentaux

Penser et construire cette télévision à venir est également nécessaire car elle est confrontée à des défis nombreux et fondamentaux dont il faut se saisir sous peine d'avoir des « retards d'avenir », d'être « inaccomplis ».

D'abord celui de la diversité et du pluralisme qui concernent les idées, les expressions, les esthétiques, la liberté de création et de recherche et l'information. Cette diversité est un bien meilleur critère que la subjective qualité, et répond plus profondément à la création et aux responsabilités éducatives de transmission du savoir, de découverte et d'ouverture à l'autre. Ce défi de la diversité est une offre au défi de la diversité des publics qui n'est jamais une mise en moyenne que fabriquent l'audimat, la mise en conccurence ( la pluralité des chaînes n'est pas le pluralisme) et les sondages. Il ne faudrait pas qu'à l'affairisme conformiste de la publicité succède un conformisme d'Etat. L'audience par exemple, est un fait et pas une réglementation.

Ensuite le défi d'indépendance. Au nom d'une hypothétique libération des pratiques sauvages du marché publicitaire il ne faudrait pas permettre une instrumentalisation de l'audiovisuel par le pouvoir. L'autonomie de la télévision publique et de ses fonctions centrales, l'information et la culture doivent être garanties. Il en va de la dignité et du respect du service public, de ses personnels et de ses publics. Le nouveau service public de l'audiovisuel aura d'autant plus un rôle moteur dans la démocratie qu'il sera une nouvelle part des moyens du peuple à disposer de lui-même. Il s'agit là d'un rendez-vous capital de culture et de liberté.

Puis le défi de l'investissement dans les contenus, donc de leur production industrielle et artisanale, à laquelle doivent participer plus les sociétés publiques de l'audiovisuel et la production notamment indépendante. Ce défi, aujourd'hui, n'est pas suffisamment assumé dans notre pays.

Encore, le défi de protéger les œuvres, leurs auteurs et leurs interprètes par une réglementation rigoureuse et respectée. Le parlement avait unanimement, à l'automne 2006, défini l'œuvre audiovisuelle. Un décret devait en préciser l'application, après atermoiements il a été différé et aujourd'hui « oublié » au grand plaisir des chaînes privées qui l'avait combattu.

Toujours, le défi des nouvelles technologies (TNT, téléphonie et internet) qui ouvrent de nombreuses perspectives sur tous les plans à la condition de ne pas être assimilées à la fatalité dont les promoteurs s'arrogent le monopole du « principe de réalité ».

Enfin, les défis internationaux qui commandent de coopérer et de produire à l'échelle européenne face à la production d'hollywood même si elle a des qualités. Les services publics européens ont, en commun, un travail à faire dans ce sens.

Le décisif service public

Le secteur public rénové et renforcé jouera un rôle moteur dans la prise en compte de ces défis fondamentaux. Cela implique une réhabilitation et une extension de la notion de service public. Par exemple, il faut sortir du nouvel « esprit des lois » (la conccurence libre et non faussée) de plus en plus utilisé comme moyen de trancher entre des lobbies opposés. Cela lui fait perdre largement son effectivité annoncée, alors même que les pratiques sociales s'organisent selon des paramètres extra-légaux. Au contraire, la pertinence juridique devra animer le nouveau statut de la télévision publique française (pôle public de l'audiovisuel, missions de service public, exigence spécifique en matière de pluralisme, pluralisme interne au pôle public, règles d'intérêt général, statut des personnels, rapports avec les opérateurs privés). Ainsi seront notamment créés, encouragés et stimulés les rapports entre ceux qui font la télévision et ceux qui la regardent. L'importante question du lien entre le « je » et le « nous » trouvera là une de ses articulations.

Un financement garanti et perennisé par la loi

Le financement de la télévision doit prendre en compte toutes ces données sans adopter la philosophie du « donnant-donnant ». Aujourd'hui le privé va recevoir tout ou partie de la publicité du secteur public. Les taxes sur la publicité sont une réponse partielle et démocratique à cet état de fait. Si l'on se souvient que les fréquences pour les chaînes privées sont gratuites et que depuis deux ans particulièrement, de nombreux cadeaux ont été faits aux groupes possédant ces chaînes on ne peut pas dire, loin de là, que le secteur privé soit malmené ! Le financement doit être garanti et pérennisé par la loi au niveau évalué par les acteurs de la télévision publique, soit 1,2 milliard au minimum et en n'oubliant pas qu'il y avait déjà un sous-financement. Il se déploiera entre diverses mesures : réduction significative de la publicité sur le secteur public ; augmentation de la redevance modulée selon les revenus et élargissement de son assiette ; rétablissement du principe des subventions publiques ; taxation des opérateurs télécoms et fournisseurs d'accès, et taxation de la publicité sur les chaînes privées.

Un « conseil d'avenir »

Tel est, silhouetté, le contenu du travail et des propositions que nous serons amenés à faire tout au long de nos travaux, auxquels nous entendons participer pleinement avec exigence pour promouvoir à travers la télévision, et singulièrement la télévision publique, les biens de l'humanité que sont les productions de l'esprit, de la création, de la culture, de l'éducation et de l'information. Il s'agit d'un bien commun aux hommes et aux femmes qui ne s'accomodent pas de voir l'esprit des affaires s'imposer aux affaires de l'esprit. La croissance exponentielle de cette belle invention humaine qu'est la télévision veut sortir d'une pratique quasi-généralisée relevant de la consommation et d'une insatiable mercantilisation.

Nous avons conscience de porter un regard différent de celui de Monsieur le Président de la République. En déclarant « il n'y aura plus de publicité sur la télévision publique », le Président a choisi le terrain du marché où l'on ne traite que de choses et de lobbies et qui a déjà commencé à mutiler le service public. Nous sommes dans un séïsme qui rappelle celui de la privatisation de TF1. Nous préférons changer de terrain et déplacer les lignes : passer du service public à toute la télé, de la logique de diffusion à la logique de production, de l'audimat intolérant à l'audience du pluralisme, de la création et de l'information.

Pour assurer ce travail avec vous, nous avons pris le soin de constituer un « conseil d'avenir » composé de femmes et d'hommes qui, à l'évidence, sont absents de notre configuration : créateurs, artistes, techniciens, journalistes, syndicalistes du service public, téléspectateurs et chercheurs qui se réuniront régulièrement pour contribuer à des solutions effectives et démocratiques. Ces femmes et ces hommes, auxquels s'ajouteront des représentants des métiers (nous ne disons pas des corporations) de la télévision, sont divers à la manière dont l'historien Braudel parle de la constante et historique diversité française, des « Frances différentes qui ont été cousues ensemble ». Sans doute ont-ils cependant un vrai point commun, c'est de ne pas partager la recommandation du rapport Jouyet-Lévy, L'Economie de l'immatériel, « de traiter économiquement le capital humain ».

Vers des Etats Généraux de l'Audiovisuel

Vous savez qu'avec de nombreux artistes, Jack Ralite avait, en 1987, créé les Etats Généraux de la Culture.

Ils n'ont pas éteint les feux et, habités par la démarche d'Henri Michaux, « La pensée avant d'être œuvre est trajet », ils vont travailler, vers une journée de mai consacrée à l'audiovisuel. En parallèle de l'autoroute qu'est notre commission, ils iront de l'avant par des venelles, des sentiers de la création qui utiliseront un blog qui fonctionnera d'ici peu, ainsi que des assemblées de télespectateurs que nous organiserons dans plusieurs communes.

Paris, le 26 février 2008

De : Jack Ralite et d'Ivan Renar
jeudi 28 février 2008

site BELLACIAO

jeudi 28 février 2008, a 20:56
Mme Bekay retrouve sa famille...
 


A 16 H Madame Bekay est enfin ressortie libre de la Cité Judicaire où elle comparaissait devant le Juge de la Liberté et de la Détention. Le procureur a différé sa comparution au 17 avril prochain à 16 H, en attendant elle devra se présenter régulièrement au commissariat le plus proche de chez elle. http://sans-patrie.blog4ever.com/blog/lirarticle-146716-667545.html

Après plusieurs semaines en rétention, un bébé en piteux état, trimballé de cellule en commissariat et tribunaux, mme Bekay n'a finalement pas été poursuivie pour son refus d'embarquer, ce qui est une première victoire et démontre que l'on peut enrayer la machine.

Il faut rester mobilisés et ne pas laisser faire.



De : patelle
jeudi 28 février 2008

site BELLACIAO

jeudi 28 février 2008, a 18:44
TANT QU'IL Y A DE L'ESPOIRE,ON SE BATTRA !
 

« Tant qu'il y a de l'espoir, on se battra »

Agroalimentaire . Les salariés de Miko, qui multiplient les initiatives pour sauver leurs emplois, reçoivent le soutien de la population.

Alors que les négociations autour du plan de restructuration arrivent à leur fin, les salariés de l'usine Miko de Saint-Dizier (Haute-Marne) sont décidés à se battre jusqu'au bout. « Même si on n'a que 1 % de chance de sauver l'emploi, on essaiera », promet Éric Guillaume. Pilote de palettisation depuis dix ans chez Miko, ce salarié a participé le week-end dernier à la quête symbolique menée avec des collègues devant le magasin Cora de la ville. Et devait recommencer l'initiative aujourd'hui, cette fois devant un supermarché de Chalon. « Il s'agit de continuer à sensibiliser les gens sur la situation des personnels de Miko, à qui la direction menace de suspendre les salaires. C'est une action à la fois solidaire et d'information. » Mais c'est aussi et surtout « un cri de détresse ».

Dans un contexte de casse de l'outil industriel, de baisse du pouvoir d'achat et de lutte générale pour la hausse des salaires, les initiatives des Miko ont fait mouche. « Les gens ont mis la main au portefeuille. Et les personnes qui sont elles-mêmes dans des situations précaires et ne pouvaient laisser une petite pièce nous ont apporté tout leur soutien dans notre combat. Ils comprennent », se félicite Éric Guillaume.

Embauché depuis 2003 par Miko après plusieurs années d'intérim, Éric Guillaume est, comme tous ses collègues, très inquiet. La cinquantaine, avec une maison à payer et un enfant à charge, il sait très bien qu'à Saint-Dizier il n'y a plus rien. « Ici, c'est fini. » C'est la raison pour laquelle il veut se battre. « Le chèque-valise, ça ne remplacera pas l'emploi. Sans travail, on ne vit plus. C'est d'ailleurs bien pour ça qu'on demande la solidarité aujourd'hui. »

Après huit semaines de grève, le moral des troupes est à peine émoussé. En témoigne la reconduite du mouvement approuvée par 98 % des salariés en fin de semaine dernière. « On est déterminé à aller jusqu'au bout, répète Éric Guillaume, qui ne veut absolument pas penser au pire. Pour le moment, je refuse d'envisager l'après-Miko. Il y a encore de l'espoir. »

Alexandra Chaignon

l' Huma du 27 / 02 / 08

jeudi 28 février 2008, a 18:27
LES GENS N'ON PLUS PEUR !
 

« Les gens n'ont plus peur ! »

Délégués CGT et FO chez Bricorama, Marie-Claire et Kamel racontent le mouvement social sans précédent, pour les salaires, qui secoue la chaîne de magasins de bricolage.

« On ne lâchera pas. » Surtout, ne pas se faire d'illusion : s'ils s'expriment calmement et se dépensent pour « éviter les débordements » de leurs collègues, Marie-Claire Sanson et Kamel Remache sont très déterminés. L'une est vendeuse au rayon décoration, l'autre exerce au rayon sanitaire et plomberie. Fraîchement nommés, fin 2007, délégué syndical central par leur syndicat - la CGT pour elle, FO pour lui -, tous deux font, depuis quelques semaines, l'apprentissage de la lutte dans une grande enseigne de la distribution, Bricorama et Batkor (près de 80 magasins en France). Marie-Claire et Kamel sont acteurs d'un événement sans précédent : les premières grèves de l'histoire de cette enseigne. Ensemble, ils font, ces temps-ci, la tournée des établissements, répondant à l'appel des salariés qui veulent en découdre et leur demandent de l'aide. Samedi dernier, c'était le tour de celui du centre commercial Galaxy de Paris-13e, où la moitié des 23 employés avaient cessé le travail. Un mouvement qui a fait un tabac parmi la clientèle, rapporte Kamel, exhibant des liasses de pétitions couvertes de signatures de solidarité. Quelques jours plus tôt, la grève avait touché les magasins d'Albi (« 100 % de grévistes ») et de Troyes. D'autres débrayages sont en préparation. « Les gens veulent faire grève, ils nous appellent. On les laisse décider. On regarde juste s'ils sont plus de 50 % à vouloir cesser le travail, faut pas faire n'importe quoi », dit le délégué FO.

Ce sont les négociations annuelles obligatoires sur les salaires (NAO) qui ont mis le feu aux poudres. Chez Bricorama (4 200 salariés), groupe dont le PDG et propriétaire, Jean-Claude Bourrelier, est classé 179e fortune de France, avec un portefeuille de 226 millons d'euros, les rémunérations dépassent difficilement le niveau du SMIC, témoignent Marie-Claire. Elle perçoit 850 euros pour 27 heures hebdomadaires, après vingt ans de maison ; Kamel, « entre 1 000 et 1 100 » euros pour 35 heures. « Les salariés nous disent : « au 15 du mois, nos porte-monnaie sont vides ». Problème le plus brûlant, à entendre Marie-Claire : le logement. « Je suis présidente du « 1 % logement ». Je vois des salariés en précarité. Avec un salaire de 1 000 euros, impossible de payer un loyer ». « Dans mon magasin, enchaîne Kamel, on a eu le cas d'un employé SDF. On cotisait tous ensemble pour lui venir en aide, pour qu'il paye l'hôtel, certains l'hébergeaient ». Là comme dans l'ensemble de la distribution, la faiblesse des salaires tient pour une bonne part au temps partiel. « Les caissières ont des contrats de 23, 25 heures. Certaines, de 7 heures 30 de travail le dimanche seulement… »

La colère a explosé lorsque la direction a mis sur la table ses « propositions » : 5 euros pour le minimum, porté à 1 310 euros bruts, 1,5 % d'augmentation générale attribuée à chacun « à la date anniversaire d'embauche » (pas de chance pour ceux qui sont entrés en décembre…), 1,5 % pour les seuls salariés « avec 23 mois d'ancienneté » (ce qui, « vu » le grand turn-over qu'il y a chez nous », écarte le plus grand nombre), et 30 centimes pour le ticket restaurant, ainsi porté à 7 euros. « Inacceptable, scandaleux ». « On veut 5 % immédiatement et sans condition », clament Marie-Claire et Kamel. Et d'avertir : « Maintenant, les gens parlent, ils n'ont plus peur. » L'appel national, sans précédent, à la grève lancé le 1er février dernier par tous les syndicats de la distribution a donné confiance. À la télé, « on parlait des caissières dans l'alimentation. Je me suis dit : dans le bricolage, on est pareil, temps partiel imposé, sous-effectif », dit Marie-Claude. « Le 1er février, ça nous a ouvert le chemin, confirme Kamel. On ne s'arrêtera pas là ». À bon entendeur…

Yves Housson

l' Huma du 27 / 02 / 08

jeudi 28 février 2008, a 18:07
COUP DE POING DE FACADE .
 

« Coup de poing » de façade

La hausse des prix est aussi une conséquence de la réforme de la loi Galland.

Énième opération coup de poing du gouvernement sur le pouvoir d'achat. Face au choc provoqué par l'enquête de l'Institut national de la consommation - qui pointe des hausses jusqu'à 48 % en trois mois pour des produits limentaires -, François Fillon a demandé à Bercy de débusquer des « abus de la part des industries et des distributeurs qui profitent des hausses des matières premières agricoles pour accroître leur marge ». Depuis hier matin, la Direction générale de la concurrence et de la consommation a donc débuté sa mission dans les centrales d'achat et dans les magasins des « six principales enseignes » pour vérifier les prix d'achat et de vente de vingt produits phares. Une mesure en somme très courante car réalisée chaque année… Mais cette fois-ci les premiers résultats devront se retrouver sur le bureau du premier ministre d'ici au 10 mars.

Contrairement à ce qu'avait promis Luc Chatel, la réforme de la loi Galland en décembre est loin d'avoir provoqué une baisse de 3 à 7 % sur les produits de grandes marques. On est loin des 600 euros d'augmentation du pouvoir d'achat que devait, selon Bercy, ressentir la « mère célibataire » gagnant 1 600 euros. Car si la réforme de la loi Galland assouplit le seuil de revente à perte et donne la possibilité de baisser les prix plus facilement qu'auparavant, elle a aussi limité la pratique des marges arrière en les légalisant à hauteur de 15 %. Résultat, fournisseurs et distributeurs se renvoient la responsabilité première de la hausse des prix tout en augmentant chacun de leur côté leurs tarifs pour préserver leurs marges. Le gouvernement tente donc d'éteindre médiatiquement un feu qu'il a lui-même allumé. Dans tous les cas, malgré l'empressement de Fillon, une accélération du calendrier ne changera rien dans l'immédiat, car les négociations commerciales annuelles entre distributeurs et fournisseurs étant pratiquement terminées pour l'année 2008, toute - nouvelle réglementation ne - s'appliquera au mieux qu'à compter de 2009. Hier, François Fillon a d'ores et déjà exclu une baisse de la TVA « pour augmenter le pouvoir d'achat » des Français, estimant qu'il fallait plutôt « privilégier la concurrence du marché ».

Christelle Chabaud

l' Huma du 27 / 02 / 08

jeudi 28 février 2008, a 17:53
Ils luttent plus pour gagner plus .
 

Pouvoir d'achat . La recette sarkozyenne du « travailler plus » a échoué à changer la donne. Alors que les prix flambent et que les profits explosent, les actions pour les salaires se multiplient.

« Vingt ans d'ancienneté. Payée au SMIC. Pas de prime ni de treizième mois. Un temps partiel… » Samedi après-midi, centre commercial Galaxy, Paris 13e. En deux temps trois mouvements, son cas personnel à l'appui, Marie-Claire Sanson explique les raisons de l'agitation inhabituelle qui règne devant le magasin Bricorama. Avec elle, déléguée CGT, ils sont une dizaine de militants syndicaux, cégétistes et FO, drapeaux rouges et tracts en main, qui dénoncent auprès de la clientèle l'indigence de la politique salariale de leur employeur. Pour 2008, le groupe Bricorama (près de 180 magasins en France et en Europe), coté en Bourse, en pleine santé, qui « vise une progression de 5 à 10 % » de son bénéfice net, offre à ses employés une revalorisation salariale de… 1,5 %. Alors, ce samedi, aux caisses du magasin Bricorama, il n'y a pas de caissières, mais les cadres de l'enseigne, réquisitionnés. Car les caissières sont en grève. Du « jamais-vu », annonce Marie-Claire, la déléguée. De l'inédit comme l'était le récent mouvement des caissières de Carrefour à Marseille. Comme l'était le débrayage chez L'Oréal. Comme l'était la grève des hôtesses d'Air France, etc. Pas de doute, la mobilisation pour les salaires va crescendo, y compris dans des secteurs réputés difficiles pour le syndicalisme comme le commerce. « Aujourd'hui, on passe du slogan “travailler plus pour gagner plus” à celui d'”il faut lutter plus pour gagner plus”, se réjouit le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. Ce regain de combativité signe en effet un échec majeur : celui du président Sarkozy sur une question dont il avait fait son principal cheval de bataille électoral. L'opinion des Français est sans appel, comme le confirme notre sondage IFOP-l'Humanité.

Malgré les envolées oratoires du chef de l'État sur le sujet, l'inefficacité des pouvoirs publics est ici flagrante. Dernière illustration en date : la spectaculaire valse des étiquettes sur les denrées alimentaires constatée par l'UFC-Que choisir. Comme on pouvait le craindre, les « conseils » de « modération », les incitations à plus de « concurrence » délivrés par le gouvernement ont fait, sur les géants de la distribution et de l'industrie, l'effet de l'eau froide sur un corps savonneux. Sur l'autre versant du problème, les salaires, le vécu n'est pas moins pénible. La recette du « travailler plus », déclinée avec les nouvelles exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires, n'a, de toute évidence, pas changé la feuille de paie pour le plus grand nombre (voir encadré). Pour les cinq millions de fonctionnaires, le masque de la démagogie sarkozyenne est tombé lorsqu'ils ont appris qu'ils seraient gratifiés, en 2008, d'une revalorisation du point d'indice (base de calcul du salaire) de 0,8 %, soit deux fois moins que l'inflation prévue officiellement. « Les caisses sont vides », leur a-t-on expliqué. Comme s'ils avaient oublié qu'il y a sept mois les caisses étaient assez pleines pour que le gouvernement y pioche 14 milliards d'euros pour les distribuer sous forme d'avantages fiscaux pour une minorité de fortunés.

Quant au secteur privé… « Qu'est-ce que vous attendez de moi, que je donne des ordres à des entreprises à qui je n'ai pas à donner d'ordres ? », se défendait le président, un tantinet énervé, devant la presse en janvier. Depuis, les grands groupes annoncent les uns après les autres des bénéfices faramineux, en font largement profiter leurs actionnaires. Et laissent des miettes à leurs salariés. À défaut d'« ordres » à donner, les pouvoirs publics auraient pourtant, s'ils le voulaient, un bon moyen de modifier le « partage du gâteau » : chaque année, les entreprises reçoivent 65 milliards d'euros d'aides publiques (exonérations de cotisations, subventions diverses). Sans contrepartie en terme de salaire ou d'emploi. Ne pouvant plus esquiver le sujet, pointé par plusieurs rapports officiels, le cabinet Fillon a promis un projet de loi visant à conditionner les allégements de cotisations patronales à l'ouverture de « négociations » et à la conclusion d'un « accord » salarial. Mais pas à une progression réelle des rémunérations. Pas de quoi impressionner les barons du CAC 40.

Autre piste suivie par le gouvernement pour donner le change à une opinion remontée : l'incitation au développement de l'intéressement, par le biais de nouvelles baisses de l'impôt sur les sociétés. Un projet de loi verra le jour d'ici à l'été, selon le ministre du Travail, Xavier Bertrand. Le MEDEF l'appelait de ses voeux. Pas les syndicats. La prime d'intéressement, liée aux résultats de l'entreprise, est un moyen très aléatoire pour les salariés d'améliorer leur revenu. Il laisse entière la question du salaire.

Mesure de simple justice sociale, une réelle revalorisation des salaires répondrait aussi à une urgence économique. Selon l'INSEE, la consommation des ménages, qui avait déjà baissé au quatrième trimestre 2007, a de nouveau reculé de 1,2 %

« Principal moteur de la croissance depuis 1998 », la consommation est « en danger, et avec elle l'ensemble de l'économie française », analyse l'économiste Marc Touati. Un problème qui dépasse les frontières de l'Hexagone : dans toute l'UE, les travailleurs sont confrontés au même dogme de la « baisse du coût du travail » au nom de la compétitivité ; partout, la politique monétaire de la BCE, qui s'entête à privilégier, par un euro fort, le soutien aux marchés financiers contre le financement des besoins - sociaux, fait de semblables ravages. Mais, à l'échelle du continent aussi, le vent semble tourner, si l'on juge par la multiplication des conflits salariaux dans certains pays, comme l'Allemagne, où les 85 000 sidérurgistes viennent d'arracher 5 % d'augmentation. Au point que la Confédération européenne des syndicats a décidé d'organiser le 4 avril, à Ljubljana (Slovénie, qui préside actuellement l'Europe), une manif européenne pour les salaires. Du jamais vu, là aussi.

Yves Housson

l' Huma du 27 / 02 / 08

jeudi 28 février 2008, a 16:34
Les passages de Marie-George BUFFET a la télé .
 



Dimanche 2 mars
13h : Invitée dans le journal de 13h sur France 2

Lundi 3 mars
8h16 : Invitée dans la matinale d'I>télé

Mardi 4 mars
14h : Conférence de presse : 1er tour des élections municipales et
cantonales / J-6
A+
Brigitte Dionnet

jeudi 28 février 2008, a 08:17
Sondage IFOP-L'Humanité : 81% des Français estime que leur pouvoir d'achat a baissé .
 

L'image “http://www.humanite.fr/local/cache-vignettes/L117xH140/arton849939-5a1aa.png” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Ce sont les retraités qui expriment de manière la plus aiguë leur perception de la dégradation, les employés étant 74 %, les ouvriers 70 %, mais les professions intermédiaires, c'est-à-dire les couches moyennes, sont d'accord à 87 %.
Retrouvez tous nos commentaires et analyses sur ce sondage et le dossier complet "salaires au plus bas, prix au plus haut" dans l'édition du mercredi 27 février 2008 du quotidien L'Humanité.

Selon le sondage IFOP commandé par L'Humanité, quelque 81 % de la population ont désormais le sentiment que leur pouvoir d'achat a diminué. Un peu ? Beaucoup ?

« Beaucoup », répondent en janvier 50 % des sondés par l'IFOP pour l'Humanité. Ils ne sont que 7 % à percevoir « beaucoup d'augmentation » et 5 % « un peu ». Le comparatif avec de précédentes études donne une idée de la dynamique du mécontentement. En octobre 2007, ils étaient 65 % à exprimer le sentiment d'une diminution, quand on en comptait 59 % en janvier 2007. Soit 22 % en un an qui ont changé leur manière de voir. Ou de faire leurs comptes.

L'ampleur de l'évolution donne un contenu à ce que l'on peut entendre parmi les électeurs qui se préparent à un vote sanction contre Nicolas Sarkozy. S'ils sont 82 % à exprimer cette opinion parmi les électeurs de gauche (77 % pour l'extrême gauche et le PCF, 86 % pour ceux du PS, et 81 % pour les sympathisants des Verts), la droite n'est pas en reste, bien au contraire : 78 % pour les électeurs UMP, 84 % chez les centristes UDF, et jusqu'à 90 % parmi les soutiens du Modem.

Par catégories socioprofessionnelles, ce sont les retraités qui expriment de manière la plus aiguë leur perception de la dégradation, les employés étant 74 %, les ouvriers 70 %, mais les professions intermédiaires, c'est-à-dire les couches moyennes, sont d'accord à 87 %.

Blog P.C.F ARRAS

jeudi 28 février 2008, a 07:58
Saint-Nazaire : 300 intérimaires sans salaire depuis un mois .
 


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de USM-CGT Saint Nazaire

ATT, c'est une boîte d'intérim créée sur commande et à l'usage particulier de plusieurs patrons de la sous-traitance des Chantiers navals AKER YARDS.

Cette ETT vient tout simplement de baisser le rideau, laissant sur le carreau 300 intérimaires de la région travaillant en majorité aux Chantiers.

Ces travailleurs se retrouvent donc à travailler à Bord ou au Pré-Montage pour des entreprises sous-traitantes, ils sont toujours liés à ATT (qui a disparu dans la nature) par un contrat d'intérim mais sans bulletin de paie ni salaire depuis le début du mois de février.

Dans cette affaire, nous tenons à dénoncer l'attitude des entreprises sous-traitantes, qui continuent à avoir besoin du travail de ces intérimaires.

Ils voudraient bien les garder mais sans payer les retards de salaire. Ils veulent bien les reprendre avec une autre boîte d'intérim, mais à condition qu'ils cassent d'eux-mêmes leur contrat avec ATT, c'est-à-dire qu'ils démissionnent et qu'ils renoncent volontairement à leurs indemnités de fin de contrat (10 % du salaire) ! Ceci afin d'échapper aux obligations prévues par le Code du travail.

Ce dernier prévoit qu'en cas d'insuffisance de garantie financière de la boîte d'intérim, l'entreprise utilisatrice est substituée à l'ETT pour le paiement des sommes dues aux salariés et aux organismes de sécurité sociale et autres institutions (caisses de retraite, Assedic, etc).

Parmi les intérimaires d'ATT, un certain nombre se trouvait en mission chez MET ATLANTIQUE, une autre entreprise sous-traitante également en faillite. A ce jour, ils se retrouvent sans travail. En majorité des tuyauteurs et des soudeurs qualifiés.

Les patrons de la sous-traitance et les ETT font travailler des milliers de travailleurs précaires sur le site naval sans se soucier des conséquences sociales qu'entraine leur stratégie du "tout profit".

La CGT tient à dénoncer cette utilisation "kleenex" de la main d'œuvre sur le site nazairien.

ATT c'est une de ces entreprises qui ont été mises en place pour la sous-traitance en main d'œuvre jetable et faire du profit au plus vite. A travers le cas de ces 300 intérimaires non-payés depuis 1 mois, c'est une nouvelle version locale de la situation déjà subie depuis quelques années par plusieurs groupes de travailleurs étrangers.

A l'heure où le patronat local se plaint de ne pas trouver une main d'œuvre qualifiée et va chercher dans les pays de l'EST des travailleurs pour les sous-payer et les maltraiter, la CGT exige le paiement immédiat des salaires et la reprise des intérimaires dans les entreprises sous-traitantes présentes sur le site naval.

Tout cela est entouré d'un silence assourdissant, tant des patrons que des Pouvoirs Publics, qui, complices, n'hésitent pourtant pas à enclencher très rapidement des moyens de répression importants, démonstratifs et expéditifs face à la grève sur les salaires des ouvriers Aker Yards comme cela s'est passé le 20 février dernier!

L'USM-CGT du site des chantiers navals et l'Union Syndicale de l'Intérim CGT mettent à la disposition des intérimaires une permanence ouverte le vendredi 29 février 2008, de 10 h à 18 h au local syndical situé entre la Forme Joubert et la Base-Vie de la sous-traitance.

Word - 179 ko


De : USM-CGT Saint Nazaire
mercredi 27 février 2008

site BELLACIAO

jeudi 28 février 2008, a 07:40
L' Etat abandonne l'art et la culture.Et vous ?
 

Appel des acteurs culturels de la Seine-Saint-Denis

 

L'État abandonne l'art et la culture. Et vous ?


Nous sommes acteurs artistiques et culturels du département de la Seine-Saint-Denis, dans la diversité de nos statuts : centres dramatiques nationaux, scène nationale, scènes conventionnées, théâtres de ville, nouveaux territoires de l'art, espaces d'art visuel, cinémas plublics, équipements de musiques actuelles, festivals, compagnies et artistes indépendants.

Nous subissons tous des réductions importantes (pour certains jusqu'à - 80% !) des crédits jusque-là affectés à nos structures par le ministère de la Culture.

Cette réduction concerne particulièrement – ce qui constitue un beau paradoxe en ces temps de “ plan pour la banlieue ” – tout le domaine habituellement nommé “ démocratisation culturelle ”. Il s'agit de toutes les actions que nous menons en direction des populations pour rendre possible la rencontre avec l'art dans nos cités.

Il est évident que plus l'oppression sociale est grande, plus les difficultés quotidiennes auxquelles se confrontent les familles limitent l'horizon de vie, plus la possibilité de s'intéresser à l'art, aux œuvres, est improbable. L'exclusion et les discriminations s'en trouvent ainsi renforcées. D'autant plus que certains considèrent que la culture n'est de toute façon pas une priorité, face aux problèmes de logement, de survie économique.

Plutôt que parler d'art, on prône alors une culture au rabais, instrumentalisée dans le meilleur des cas pour la paix sociale, l'occupationnel. Et l'on finit par ne même plus parler de culture, et par répondre à l'immense souffrance qui s'exprime dans nos quartiers par un déploiement de la force sans cesse plus massif.

Pourtant, l'un des principes fondateurs de l'émancipation humaine ne réside-t-il pas justement dans l'effort pris en charge par la société tout entière pour que chacun puisse avoir accès au savoir, aux œuvres des auteurs ? Il s'agit bien sûr de définir ainsi un horizon de responsabilité publique, sans jugement de valeur sur tel ou tel comportement individuel.

Mais à une époque de plus en plus écrasée par l'uniformisation des esprits créée par les industries culturelles, les démarches singulières vers la fréquentation de tel ou tel auteur ne vont pas de soi pour le plus grand nombre.

Il faut en créer les conditions. C'est ce que nous nous acharnons tous à faire, dans la diversité de nos disciplines, de nos approches.

Tous, nous recherchons le contact et le partenariat avec les établissements scolaires, les associations, les centres sociaux, de multiples organismes pour que la population dans sa multiplicité puisse être mise en contact avec le théâtre, la danse, les arts plastiques, la musique et les images non marchandes, la littérature.

Tous, nous savons que sans une politique publique forte, des territoires entiers seront désertés par l'art et la culture, justement ceux où les personnes qui y vivent en sont le plus éloignées.

Ce sont les crédits qui nous permettent de mener ces actions qui se trouvent le plus gravement amputés. Nous ne pouvons pas l'accepter, au nom de l'équité sociale, au nom du développement harmonieux de notre société. Dans ce domaine également, se met en place une mécanique profondément inégalitaire : santé, enseignement, emploi, logement, culture, la logique libérale à l'œuvre va se traduire par des centaines de milliers, voire des millions de citoyens laissés sur le bas côté. Et donc par une société malade.

Pour ce qui nous concerne, nous appelons à un large rassemblement citoyen, à l'établissement de toutes les convergences avec les enseignants, les associations, les acteurs du secteur social, de la politique de la ville, tous les partenaires naturels de nos démarches. Pour la première fois dans l'histoire de la Vème République, non seulement l'Etat n'augmente pas les crédits de la culture, mais il les diminue. Cette baisse pourrait-être fatale à nos activités.

 

NOUS DEMANDONS :

- le rétablissement par le ministère de la Culture de tous les crédits amputés sur l'exercice en cours, aussi bien pour la création que pour les actions artistiques et culturelles

- la programmation d'un effort significatif dans ces domaines pour les exercices à venir


 

Premiers signataires :

Patrick Cahuzac (Inventaire/Invention), Patrice Cahen (Cinéma Louis Daquin, Blanc-Mesnil), Yvane Chapuis (Les Laboratoires d'Aubervilliers), Cendre Chassanne (cie Barbès35, Montreuil), René Chéneaux (cie Kick Théâtre), Claude Coulbaut (direction de la Culture du Conseil général), Anna Defendini (CCAS EDF GDF), Forum de Blanc-Mesnil, Antonio Gallego (plasticien), Régis Hébette (L'Echangeur, Bagnolet), Emmanuelle Jouan (Théâtre Louis Aragon, Tremblay-en-France), Véronique Lescluse (Espace Michel Simon, Noisy-le-Grand), Olivier Marboeuf (Khiasma, Les Lilas), Gilles Sampieri (Le Colombier, Bagnolet), Michèle Soulignac (Périphérie, Montreuil), Denis Vemclefs (Espace 1789, Saint-Ouen)

mercredi 27 février 2008, a 21:50
Diversité artistique et culturelle en danger !-journée de mobilisation nationale le 29 février 2008
 



Mis en ligne : 27 février

L'Etat a décidé de réduire le budget qu'il consacre à la culture. Les acteurs culturels commencent l'année 2008 dans la plus complète incertitude concernant leurs financements.

À Paris, rendez-vous est donné à partir de 15h, place du Palais Royal, pour un CULTURETHON géant !!!

www.29fevrier.over-blog.com

Les baisses annoncées touchent au financement de la création et de la diffusion. Mais plus encore, à l'heure où l'éducation artistique et le droit à la culture pour tous son affirmés comme prioritaires par le Président de la Les plus touchées par ce désengagement de l'Etat sont les associations artistiques et culturelles, compagnies, salles de spectacles, lieux d'accompagnement des pratiques amateurs… qui constituent le vivier de la création et de l'innovation, et sont par leur proximité les premières interlocutrices des populations.

République, ce sont les aides aux actions culturelles en zone rurale, dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux, les prisons… qui sont largement diminuées, voire annulées.

L'Etat, en se désengageant, démantèle le maillage artistique et culturel français, renforce les inégalités territoriales, lamine l'action de proximité et confine les populations à l'offre unique et globale des industries du divertissement.

L'Etat refuse de voir l'importance économique, sociale et symbolique des milliers d'équipes qui font la dynamique artistique et culturelle de notre pays. En faisant reposer les baisses de crédits sur des structures qui sont parmi les plus fragiles du champ culturel, et en centralisant ses moyens sur ses propres institutions l'Etat met en danger la diversité artistique et culturelle en France.

Il n'y a pas de diversité artistique et culturelle sans diversité des initiatives sociales et économiques et sans reconnaissance réelle du droit culturel de tous les citoyens français.

Par cet appel, l'UFISC demande :
- l'arrêt immédiat des baisses annoncées par l'Etat,
- la concrétisation d'une politique ambitieuse, innovante et démocratique, prenant en compte l'ensemble des acteurs,
- la mise en place d'espaces de concertation en régions.

Et nous appelons les publics, l'ensemble des compagnies, lieux, associations d'éducation populaire, artistes amateurs et professionnels, bénévoles, élus locaux, directeurs des affaires culturelles, médias, et tous ceux qui pensent que la culture de proximité et la diversité artistique ne doivent pas disparaître, à se rassembler dans toutes les régions de France vendredi 29 février.

À Paris, rendez-vous est donné à partir de 15h, place du Palais Royal, pour un CULTURETHON géant !!!

Avant et après le 29 février, retrouvez toutes les infos sur cette mobilisation, à Paris comme dans les autres régions, sur www.29fevrier.over-blog.com
- Contact mail : 29fevrier@gmail.com.

L'UFISC (Union Fédérale d'Intervention des Structures Culturelles) regroupe :
- LA FEDERATION - Association professionnelle des arts de la rue
- FEDUROK - Fédération des lieux de musiques amplifiées/actuelles
- SYNAVI - Syndicat national des arts vivants
- SCC - Syndicat du Cirque de Création
- FSJ - Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées
- CITI - Centre International pour le Théâtre Itinérant
- RESEAU CHAINON - Fédération des Nouveaux Territoires de l'Art
- ACTES IF - Réseau solidaire de lieux culturels franciliens
- RIF - Confédération des réseaux départementaux de lieux de musiques actuelles/amplifiées en Ile-de-France
- SMA - Syndicat national des petites et moyennes structures non lucratives de Musiques Actuelles
- ZONE FRANCHE - Fédération des musiques du monde.

site du P.C.F

mercredi 27 février 2008, a 21:30
Bénéfices records de GDF .
 

Bénéfices records de GDF : Le PCF demande que les profits servent à baisser le prix du gaz

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 27 février

GDF a annoncé des bénéfices records pour l'année 2007.

Ces bénéfices sont essentiellement dûs à la hausse du prix du gaz pour les usagers. A l'heure où le gouvernement multiplie les déclarations d'intentions fracassantes sur le pouvoir d'achat, il est temps de passer aux actes.

Pour rappel, les tarifs de GDF sont fixés par l'Etat. Il est donc possible de décider d'une baisse immédiate du prix du gaz, compensée immédiatement par les bénéfices records que GDF vient d'enregistrer.

Plutôt que de préparer la dot de GDF dans la perspective d'une fusion avec Suez, le gouvernement ferait mieux d'agir immédiatement pour le pouvoir d'achat des ménages.

Parti communiste français

Paris, le 27 février 2008.

mercredi 27 février 2008, a 21:03
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .
 

 

 

 

Où trouver l'Humanité ? | Soutenir l'Humanité

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jeudi 28 février 2008

En kiosque, chez votre marchand de journaux

DOCTEUR COMBIEN JE VOUS DOIS ?
Huit chirurgiens sur dix facturent légalement des dépassements d'honoraires. Cette pratique, qui tend à se généraliser, risque de conduire à une médecine à deux vitesses. Les syndicats de médecins sont partagés sur la question.
Pour Pierre Volovitch, économiste de la santé : « le principe d'égalité est en danger. »
Le point de vue de Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française.

MUNICIPALES 2008
Devedjian met les points sur les “i” de son anticommunisme
En campagne dans les Hauts-de-Seine, le secrétaire général de l'UMP donne ses consignes de vote pour la Seine-Saint-Denis où il veut jouer le PS contre le PCF.
Des villes à la loupe : Toulouse et Chalon-sur-Saône

« L'ITALIE NE DOIT PAS DEVENIR UNE PROVINCE DU MODÈLE AMÉRICAIN »
Le Leader de Refondation communiste, Franco Giordano, explique les raisons de la création de la force politique la Gauche Arc-en-ciel. Entretien.
A NE PAS MANQUER…

LIBRES ECHANGES
En direct avec nos jeunes correspondants

LES CNE DEVIENDRONT DES CDI
Enfin le gouvernement est contraint de transformer ces super-contrats précaires en contrats de droit commun.

GRANDE LESSIVE ANTI-CARTEL
En pleine polémique sur la flambée des prix, neuf multinationales concurrentes sont soupçonnées d'entente illicite.

SALAIRES DES FONCTIONNAIRES
Aucun syndicat n'a signé le volet salarial de l'accord qui prévoit O,8% d'augmentation du point d'indice.

ZELE A NICE POUR LES CHARTERS HORTEFEUX
Le maire de Nice, Jacques Peyrat, profite des pré-inscriptions scolaires pour relancer la chasse aux sans papiers. Son rival aux municipales, Christian Estrosi, s'attaque au droit du sol.

LE CYCLISME FRANÇAIS DÉFIE L'UCI
La décision de la Fédération française d'inscrire Paris-Nice dans son calendrier énerve passablement la Fédération internationale.

LITTERATURE : LA RUSSIE RETROUVÉE
Des livres sur la Russie écrits par des auteurs russes.

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LE FIL
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mardi 26 février 2008, a 23:06
Les Ford prêts à défendre leurs emplois jusqu'au bout .
 

Automobile . Pendant que la mobilisation s'accentue pour assurer un avenir au site, la direction de Ford Aquitaine Industries met les salariés au chômage technique.

La direction de Ford accentue la pression sur les salariés de Blanquefort (Gironde) en lutte depuis des mois contre la fermeture du site annoncée pour avril 2010. En riposte au blocage des entrées de l'usine décidée jeudi par l'intersyndicale CGT-CFTC-UNSA-FO, elle a décidé de mettre les salariés au chômage technique. Pour Stéphane Cesareo, porte-parole de la direction, « à partir du moment où il n'y a pas la capacité d'acheminer le matériel dans les différents sites de production, les salariés sont au chômage technique ». La semaine dernière, la direction avait déjà eu recours à cette pratique sur l'usine voisine du groupe, Getrag Ford Transmissions (GFT), dont les salariés avaient bloqué les entrées. Les grévistes avaient dû lever ce blocage jeudi à la suite de l'assignation d'un huissier.

poursuite du blocage

Mais ces mesures n'affaiblissent en rien la motivation des salariés. Lors de deux assemblées générales qui se sont tenu vendredi et auxquelles participaient 80 % du personnel, les salariés ont décidé de poursuivre le blocage. Malgré l'annonce de mise au chômage technique, les syndicats ont appelé les salariés à venir travailler aujourd'hui. « Pour la suite, nous verrons bien, il faut réfléchir en avançant », précise Jean-Claude Conte (CGT), membre du Comité d'entreprise.

Le conflit dure depuis des mois, mais depuis le 17 février les grévistes ont été amenés à durcir le mouvement de façon à ce que « les pouvoirs publics s'emparent de la question et incitent Ford à réaliser les investissements nécessaires au maintien de l'activité de Blanquefort », explique Jean-Claude Conte. Il précise : « Depuis 2001, les décisions structurelles prises par le groupe ont condamné les deux usines. L'arrêt progressif de la boîte à 5 vitesses au profit des boîtes de nouvelle génération construites aux États-Unis et en Angleterre menace sérieusement l'avenir des deux usines de Blanquefort. » Il déplore que les fonds publics attribués généreusement à l'usine par l'État, par la région et par la communauté de communes n'aient pas été utilisés à des investissements permettant la sauvegarde et le développement de l'emploi.

pérenniser le site

Alors que la direction fait des propositions d'accompagnement du plan social, les syndicats ont de leur côté réfléchi a des pistes pour pérenniser le site. Pour Jean-Claude Conte, « l'existence d'un pôle industriel de la voiture propre sur Bordeaux pourrait amener Ford ou un éventuel repreneur à développer les voitures électriques et hybrides ».

La semaine s'annonce décisive. Samedi, au cours d'une réunion, les salariés et leurs syndicats ont rencontré les élus régionaux et locaux. Un comité de soutien devrait être mis sur pied dans les jours qui viennent.

Clotilde Mathieux

l' Huma du 25 / 02 / 08

mardi 26 février 2008, a 22:51
Climat de révolte à Vincennes .
 

Au centre de rétention de Vincennes, les mouvements de protestation contre l'enfermement se poursuivent. Dont 80 personnes en grève de la faim.

Au centre de rétention de Vincennes 1 (Vincennes compte en fait deux centres de 140 personnes chacun), le mouvement de protestation contre l'enfermement se poursuit. D'une part, les répressions policières continuent à alimenter le climat de révolte, tout comme le manque de chauffage et d'eau chaude, l'absence de viande halal alors que 90 % des retenus sont musulmans, le manque de respect et de « courtoisie » des forces de l'ordre. D'autre part, quatre-vingts retenus avaient annoncé, mercredi, leur décision de commencer une grève de la faim, contre leurs conditions de rétention, mais surtout, estiment-ils, parce que « notre place n'est pas ici ». Rappelons que le ministère de l'Immigration a calculé qu'il lui faut 150 000 personnes arrêtées pour parvenir à 25 000 expulsions. Cela fait, effectivement, beaucoup de gens « qui n'ont rien à faire ici ».

Partageant ce point de vue, ils étaient presque cinq mille, samedi, lors de la marche anticoloniale partie de Denfert-Rochereau pour le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, le ministère « de la honte », dont ils demandent la suppression. Deuxième initiative du genre, après la loi du 23 février voulant faire reconnaître « l'aspect positif de la colonisation », la manifestation, composée essentiellement des collectifs de sans-papiers, des cégétistes, se terminait par l'appel à la liberté du peuple palestinien et exigeait la régularisation des sans-papiers, l'arrêt des expulsions et la valorisation de toutes les mémoires, y compris de celle des peuples colonisés qui ont fait les richesses de la France et ont fondé sa diversité. Plus d'une cinquantaine d'organisations y appelaient.

Dans le prolongement de cette initiative, Uni-e-s contre l'immigration jetable annonce une manifestation nationale le 5 avril au départ de la place d'Italie, à Paris, sur le thème : « La xénophobie d'État tue les droits de tous ».

E. R.

l' Huma du 25 / 02 / 08

mardi 26 février 2008, a 22:39
La logique inhumaine des lois anti-immigrés .
 

Droits de l'homme . Les conséquences désastreuses de la politique mise en place par Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux pour « choisir » les immigrés et expulser les indésirables.

John Maina. Il avait dix-neuf ans. Il habitait Meudon et était membre d'un club d'athlétisme du 18e arrondissement de Paris. Samedi matin, du stade Championnet à la mairie de l'arrondissement, ses camarades sportifs lui ont rendu hommage « pour qu'il ne soit pas mort pour rien ». Mort ? Le 15 février, le jeune Kényan s'est suicidé, parce que l'administration française a refusé de lui reconnaître le droit à l'asile. « Il avait été enrôlé dans des groupes paramilitaires au Kenya », explique Sid Hachimi Belhachemi, délégué des sans-papiers des Hauts-de-Seine : « Il a compris trop tard dans quel engrenage il s'était pris, il a fui en France en 2006, il a demandé l'asile, il a expliqué son parcours, et les experts aujourd'hui sont certains qu'il disait vrai, que John était désespéré. Il avait subi un traumatisme qui nécessitait une prise en charge : au lieu de cela, l'administration en a ajouté un autre en refusant de le protéger. Il n'a pas supporté. Il ne se voyait pas contraint de retourner au Kenya. C'était un champion d'athlétisme. Nous demandons maintenant qu'il soit régularisé à titre posthume. Mais il n'est pas seul : il y a des dizaines et des dizaines de gens à qui l'asile est refusé alors que leur vie est en danger dans leur pays… » Tous n'en arrivent pas à cette extrémité. Mais a-t-on fait le compte de tous les jeunes majeurs contraints de renoncer à leurs études, poursuivis par la police pour être expulsés ? Derniers exemples en date, dans le Rhône : la police s'est présentée au domicile d'Armel Abdou (élève de Béjuit, à Bron) et de Rajae (élève à Hélène-Boucher, à Vénissieux). Ils n'ont trouvé ni l'un ni l'autre. Que leur reste-t-il ? La clandestinité ou le suicide…

Des familles brisées

L'administration chiffre ses expulsés, et veut ignorer ce qu'ils laissent derrière eux : enfants séparés de leurs parents, femme séparée de son mari ou veuve contrainte à rejoindre son pays d'origine parce que sa situation ne permet plus de justifier sa présence en France… Alors, au hasard aujourd'hui : Qosai Konafani, ressortissant syrien, a été interpellé le 18 février à son domicile à La Courneuve. N'ayant pas reçu, pour cause de déménagement, l'obligation à quitter le territoire qui lui était destinée, il n'a donc pas pu faire de recours. Il est marié et le couple a deux enfants nés en France, scolarisés à l'école maternelle Rosenberg. Il est arrivé en 1994, en situation régulière, avec une carte de séjour étudiant. Sa femme l'a rejoint en 1999, en situation régulière jusqu'en 2003. Il a alors demandé un changement de statut, refusé à plusieurs reprises. Il est docteur en informatique. Il a soutenu sa thèse de doctorat en 2003 à l'université Paris-XIII. Il est aujourd'hui titulaire d'une promesse d'embauche au sein de l'entreprise informatique Perfect System. Il paraît que la France cherche des informaticiens à l'étranger… « Décision d'expulsion incompréhensible », note RESF.

Des lieux de vie détruits

Le 12 février, à 6 heures, une vaste opération de police mobilisait quatre cents agents pour investir, au nom de l'insalubrité, le foyer de l'AFTAM du 13e arrondissement de Paris. Résultat : les neuf personnes soupçonnées d'être des marchands de sommeil ne sont pas poursuivies, tout simplement parce que la réquisition n'avait aucune valeur juridique. En revanche, la rafle, menée à grand renfort de portes brisées, a conduit plus de cent personnes en garde à vue, puis en centre de rétention et enfin devant les tribunaux. Aujourd'hui, au terme d'un marathon juridique d'une semaine, il reste vingt-trois des résidents en rétention à Vincennes. Selon la rumeur, deux auraient été expulsés hier. Tous les autres arrêtés, qui ont été transférés à Rouen, à Lille ou en d'autres centres, ont été libérés. Le Syndicat de la magistrature s'est insurgé contre une procédure qui a permis, sous couvert d'insalubrité, de valider une opération de rafles dans un foyer subventionné par l'État. « J'habite toujours au foyer, explique D. Tunkara. Rien n'a été réparé, nous dormons dans des chambres sans porte. On attend… Ce sont des chambres de 12 mètres carrés, pour 150 euros ; pour les chambres à deux, c'est 280 euros, et pour une troisième personne, 360 euros. Moi, selon la préfecture, il paraît que je ne comprends pas le français. Ils ne savent même pas qu'au Mali, le président, quand il se déplace dans les villages, il parle en français. Ils ont déjà oublié qu'ils nous ont colonisés… » L'Association d'alphabétisation des ressortissants d'Afrique de l'Ouest rappelle que les populations dont sont originaires ces migrants ne survivent que grâce aux subsides envoyés de France et que leur reprocher un mauvais français c'est oublier qu'ils sont « la génération qui n'a pas eu d'école et qui a voulu en construire pour ses enfants ».

Même la logique économique

est entravée

La loi Hortefeux a pour but de privilégier l'immigration de travail, mais sa logique d'expulsion des sans-papiers ne tient pas compte des réalités économiques, et encore moins de celle des sans-papiers salariés. La grève des salariés du restaurant de l'avenue de la Grande-Armée, à deux pas de l'Arc de Triomphe, en est une preuve supplémentaire. Pour Raymond Chauveau, responsable CGT, artisan opiniâtre, avec Droits devant, de cette victoire, « la régularisation des travailleurs sans papiers n'est plus une question posée, mais une question à résoudre… Pour avancer dans la négociation, nous ne sommes pas allés sur la question des dossiers, mais sur celle du travail, avec photocopie de passeport, de documents d'identité, certificat d'hébergement, et la direction a déposé les feuilles de paie et les contrats de travail. Nous sommes restés dans ce cadre. Il n'y aura pas de rupture du contrat de travail. Les grévistes vont être immédiatement rembauchés avec leur titre de séjour obtenu jeudi, mais il n'y a pas d'infléchissement de la politique de Hortefeux. Aujourd'hui, nous avons la confirmation de nos batailles avec Modelux et Buffalo. Ces régularisations, nous les avons arrachées. Nous avons imposé le mouvement syndical et associatif dans un dossier que le gouvernement voulait réserver aux patrons. Et il a lâché. C'est cela qui compte. »

Émilie Rive

l' Huma du 25 / 02 / 08

mardi 26 février 2008, a 22:23
Des chiffres et des êtres .
 

Editorial par Michel Guilloux

La froideur des statistiques a beau être l'amie des pires calculs politiques, elle peut parfois ne pas suffire. Ainsi des sinistres lois Hortefeux donnant lieu à une sordide surenchère arithmétique.

D'une année l'autre, les services de police sont sommés de faire du chiffre sur des étrangers dont la situation irrégulière résulte pour une large part, faut-il le rappeler, des lois prises depuis 2003 par la droite. 25 000 reconduites à la frontière pour 2007 ?

Il en faudrait 26 000 en 2008, exige François Fillon. Pourquoi ? Pour lutter contre « l'immigration clandestine » et « adapter nos flux migratoires aux besoins de l'économie française », comme le répétait dernièrement le premier ministre ? Mais alors quels sont les « efforts » fournis par le gouvernement contre ceux qui tirent profit de cet état de fait ?

La récente affaire du foyer du 13e arrondissement de Paris a montré que les marchands de sommeil pouvaient dormir en paix, eux. Quant à « l'immigration choisie » prônée par le chef de l'État, elle renvoie aux pires heures de l'exploitation de la main-d'oeuvre immigrée : on peut y recourir pour faire pression sur les salaires mais elle doit venir seule. Quant aux patrons voyous qui l'exploitent, sur les chantiers comme dans les cuisines, tous secteurs peu attractifs auprès des jeunes du fait des conditions de travail et de rémunération précisément, on attend toujours de la « fermeté ». Le fait nouveau, et la manifestation parisienne de samedi l'a rappelé, est que désormais, si la peur n'a pas changé de camp, les salariés, comme ceux de « La Grande-Armée », relèvent la tête. Ils refusent de faire les frais d'une politique motivée avant tout pour séduire l'électorat le plus extrême de la droite.

Si les sondages ne font pas une élection, leur orientation à la baisse pour Nicolas Sarkozy confirme que ces ficelles populistes ne suffisent pas ou plus. De l'inauguration de commissariats flambant neufs à l'opération de police à grand spectacle de Villiers-le-Bel, en passant par la volonté de focaliser l'attention de l'opinion publique sur la loi de rétention, le chef de la majorité a pourtant sorti tout l'arsenal qui a fait les beaux jours du ministre de l'Intérieur puis du candidat UMP d'avant mai 2007.

À quelques semaines des élections municipales et cantonales, ce sont ses promesses sur le pouvoir d'achat que les Français gardent en tête. Les membres du gouvernement, les élus de l'UMP, les experts de tout poil ont ces derniers mois multiplié les tentatives d'explication sur leur moral en berne : il y aurait la hausse des prix « réelle » et la hausse des prix « ressentie ».

Une nouvelle étude de 60 Millions de consommateurs vient lézarder ces hasardeuses théories psychologisantes : la flambée des prix des céréales ne peut suffire à expliquer pourquoi, entre novembre et janvier, les prix des yaourts, du lait, des fromages, de plus de 200 produits en tout, ont pu augmenter de 10 % à 40 % !

La tenaille des prix qui flambent et des salaires en berne est toujours plus insupportable. À aucun de ces deux maux il n'est apporté de réponse viable. « Aujourd'hui, on passe du slogan “travailler plus pour gagner plus” au slogan “il faut lutter plus pour gagner plus” », déclarait samedi Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, pointant l'augmentation du nombre de luttes pour les salaires, en particulier dans la grande distribution, épicentre de la pression sur le pouvoir d'achat réel, de la précarité et des dividendes versés aux actionnaires. Il y a là un autre début de réponse au pourquoi la stratégie du bouc émissaire fait moins recette ces jours-ci.

l' Huma du 25 / 02 / 08

mardi 26 février 2008, a 22:08
Un Sarkoshow soufflant le froid et le chaud .
 

Salon de l'Agriculture . Le président de la République a réaffirmé, devant son auditoire paysan, sa volonté de faire jouer tout son rôle à l'agriculture française, tout en maintenant des ambiguïtés sur la position à l'OMC.

Sur le ring des bêtes de concours, la haie d'honneur était composée de spécimens emblématiques de nos plus belles races bovines, chevalines, ovines et caprines. Ces animaux ont été présentés au président de la République avant qu'il ne s'adresse à un public trié sur invitations personnalisées et rigoureusement contrôlées au moment d'accéder aux tribunes. Nicolas Sarkozy a repris pour l'essentiel les quatre orientations qu'il avait défendues à Rennes le 11 septembre 2007 (1).

les responsables de la crise

Cette volonté réaffirmée de faire jouer tout son rôle à l'agriculture française s'est accompagnée d'une série de critiques visant pêle-mêle Jacques Chirac et des professionnels agricoles soupçonnés d'être en bonne partie responsables des crises qu'ils subissent dans différentes filières de production. « Je ne crois pas à la posture conservatrice qui a été souvent la nôtre », a-t-il déclaré, faisant allusion à la volonté de son prédécesseur de vivre sur l'acquis des budgets communautaires jusqu'en 2013 sans rien réformer d'ici là. Alors que le propos ne figurait pas dans son texte, Nicolas Sarkozy a développé une tirade sur le « blocage » de la construction européenne qu'aurait introduit le « non » français au traité constitutionnel en 2005. Cela pour mieux vanter le « mini-traité » qu'il vient de faire adopter par le Parlement en ces termes : « Si j'avais dit à nos partenaires qu'il y aurait à nouveau un référendum sur le traité simplifié, ils ne m'auraient pas suivi ». Voilà pour la démocratie. Et de se féliciter en ces termes : « La France qui a dit non a été la première à ratifier le mini-traité. »

pagaille dans la distribution

À plusieurs reprises, le président de la République a affirmé que les paysans devaient pouvoir vivre du prix de leurs produits. Mais ce fut pour leur signifier que cela relevait d'abord de leur propre responsabilité. Certes, « on ne peut pas laisser les agriculteurs seuls face à la distribution », a-t-il concédé. Mais il a aussitôt souligné l'urgence de « structurer l'offre dans des filières où règne la pagaille, car on ne peut pas toujours dire que c'est de la faute des autres quand il y a des problèmes ».

Le chef de l'État a prétendu que la loi Chatel votée en décembre préservait les agriculteurs du racket des distributeurs, omettant de faire allusion au nouveau texte que prépare Bercy pour le printemps prochain sur la liberté de négociation des prix donnée aux grandes surfaces. Samedi, les agriculteurs ont été appelés à centraliser les offres de mise en marché face à des distributeurs dont les achats passent désormais par cinq centrales, ce qui est impossible pour des producteurs atomisés sur tout le territoire. L'avertissement visait notamment les producteurs de porcs, en occultant le fait que la crise actuelle est surtout imputable à la flambée des cours des céréales, laquelle ne peut cesser qu'avec des stocks communautaires plus conséquents et gérés de manière intelligente.

l'agriculture en europe

Si le président de la République a insisté sur l'importance nouvelle que doit avoir l'agriculture en France et en Europe, son discours de samedi matin n'était pas porteur d'un projet susceptible de favoriser un développement harmonieux de ce secteur économique vital. Un tel développement implique de nouvelles politiques de régulation en lieu et place des dérégulations qui se négocient à l'OMC. À ce propos, Nicolas Sarkozy n'a jamais évoqué (voir ci-dessous) un possible veto de la France en cas d'accord agricole déséquilibré à Genève. En exigeant de la « réciprocité » et « de l'équilibre » dans cette négociation, le président de la République laisse entendre en creux qu'il est prêt à des concessions sur le volet agricole pour peu qu'un accord global à l'OMC soit finalement favorable à l'industrie de pointe et aux entreprises de services. Notons enfin que le volet social du discours présidentiel promet seulement d'examiner l'évolution des petites retraites agricoles d'ici la fin du premier semestre 2008.

(1) Lire notre édition du 23 février.

Gérard Le Puill

l' Huma du 25 / 02 / 08

mardi 26 février 2008, a 21:47
C H I M U L U S .
 

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mardi 26 février 2008, a 21:09
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .
 

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mercredi 27 février 2008

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SALAIRES, PRIX, PROFITS
Alors que les prix flambent et que les profits explosent, les actions pour les salaires se multiplient. Augmenter les salaires : une urgence économique.
L'opinion des Français est sans appel, comme le confirme notre sondage IFOP : 81 % considèrent que leur pouvoir d'achat a diminué.

COURCHEVEL : UNE VICTOIRE QUI DONNE DES AILES !
La grève de la société des remontées mécaniques de Courchevel a fait plier la direction. Cent euros net d'augmentation pour les dameurs et 1% pour tous les saisonniers.

« MES FILMS SONT DES ENGAGEMENTS HUMAINS »
Avec Algérie, histoires à ne pas dire, le cinéaste algérien Jean-Pierre Lledo poursuit sa quête de vérités humaines en affrontant les histoires sombres de son pays. Entretien.

A NE PAS MANQUER…_


SMOBY : LES ACTIONNAIRES ONT JOUÉ LA CASSE SOCIALE
La reprise de la célèbre entreprise de jouets de Lons-le-Saulnier (Jura) est ajournée les salariés savent qu'ils feront les frais de ce rachat et attendent de l'Etat qu'il s'en mêle. Notre reportage.

LE PEUPLE KURDE SOUS LES BOMBES D'ANKARA
L'armée turque intensifie son attaque sur le sol irakien avec le feu vert de Washington au risque de mettre en cause une stabilité régionale déjà très fragilisée.

QUELLE MORALE POUR AUJOURD'HUI ?
Yvon Quiniou a lu L'Homme, le bien, le mal d'Axel Kahn et Christian Godin (éd. Stock). Dans leur entretien, ils interrogent les développements contemporains d'un vieil héritage.

MUNICIPALES 2008
Trois villes à la loupe : Nanterre, La Courneuve et Strasbourg. Et notre page Régions avec l'Appel du 93.






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mardi 26 février 2008, a 04:45
Pourquoi Sarkozy inquiète son propre camp .
 


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En chute libre dans les sondages, la popularité de Sarkozy avoisine celles des présidents et premiers ministres du passé dans les moments les plus tourmentés de leurs mandats. Derrière cet effondrement, il y a tout d'abord la désillusion chez tous ceux qui, aux présidentielles, ont écouté les sirènes de la presse et de l'industrie audiovisuelle, et comprennent qu'ils se sont fait avoir. Mais il y a un élément de ce retournement qui mérite d'être examiné de plus près. A peine moins d'un an après son élection, les mêmes journaux, les mêmes magazines, les mêmes journalistes de télévision qui formaient un vaste orchestre de propagande en sa faveur – l'accablent désormais de critiques, s'offusquent de son comportement, l'affublent de surnoms, le ridiculisent même. Ceci est très significatif. Cela indique que la classe capitaliste, qui voyait en Sarkozy son champion, est aujourd'hui profondément inquiète des possibles conséquences de son comportement.

Le magazine allemand Der Spiegel du 27 janvier se demandait « si le président français est assez mûr pour diriger l'une des grandes nations nucléaires de la planète ». Le gouvernement passe d'une crise à l'autre. Les ministres se contredisent entre eux et se contredisent eux-mêmes. Pratiquement chaque discours donne lieu à des polémiques, à des démentis et des « recadrages ». Les individus qui écrivent les discours de Sarkozy – Henri Guaino, Emmanuelle Mignon, etc. – s'en vantent ouvertement à la télévision, expliquant pourquoi ils ont mis telle ou telle phrase dans sa bouche. Et la presse reproche à ces mêmes scribes d'abuser d'un président trop influençable ! Même les députés UMP n'hésitent plus à proférer des remarques acides à l'encontre de leur chef suprême. Ils redoutent que l'arrogance, les provocations et le côté « m'as-tu-vu » du président ne finissent par réveiller dans la conscience populaire un ressentiment capable, dans certaines circonstances, de se transformer en une force irrésistible et qui les emportera tous.

Quand les médias capitalistes essaient de mettre le président en garde contre l'étalage sans vergogne de sa fortune, de sa vie de luxe, des largesses dont il bénéficie auprès de ses « amis » et « frères » milliardaires, de la cour qui s'agite sans cesse autour de lui, Sarkozy répond qu'il fait au grand jour ce que d'autres faisaient et font encore en cachette. Justement ! On voit bien là toute la myopie et toute la bêtise de ce parvenu tonitruant. Si la classe capitaliste « ne parle pas argent », ne se vante pas de sa richesse, de ses châteaux, de ses hôtels particuliers et « propriétés » à n'en plus finir, de ses hélicoptères, de ses jets privés et de tous les autres attributs d'une vie gagnée sur l'exploitation des autres, c'est pour une très bonne raison. Le « charme discret de la bourgeoisie » repose sur la conscience de la précarité de sa position. Il ne faut pas provoquer ceux qui n'ont rien, ceux qui triment pour simplement tenir la tête hors de l'eau, qui subissent l'humiliation quotidienne du chômage, des conditions de logement abominables, de la discrimination raciale. Sarkozy, lui, est visiblement insensible à cette considération, qui n'est pourtant pas un détail dans le maintien de « l'ordre établi ».

L'inquiétude de la classe dirigeante est d'autant plus forte qu'elle sait pertinemment, au-delà de la propagande gouvernementale, quelles sont les véritables perspectives économiques – et donc sociales – pour la France. La croissance du PIB, déjà très faible en 2007, le sera encore plus en 2008. Le chômage et la pauvreté s'aggravent dans les faits, malgré le trucage des statistiques. Le pouvoir d'achat se dégrade pour la vaste majorité de la population. Le gouvernement n'a aucune réponse à ces problèmes. Sa politique tend à les accentuer, au contraire. Son seul recours consiste à multiplier les fausses promesses, les diversions et les subterfuges. C'est l'acharnement contre les travailleurs étrangers, contre les chômeurs. C'est aussi le spectacle de la cour élyséenne. Pour ne pas qu'ils regardent autour d'eux, il faut attirer l'attention des travailleurs vers le haut, là où il « se passe toujours quelque chose » – des vacances, un mariage, une annonce surprise. Il faut distraire, gagner du temps.

La diversion permanente, la cacophonie, l'instabilité au sommet de l'Etat, la volatilité de l'opinion, la déception profonde de ceux qui croyaient en Sarkozy, l'hostilité croissante de ceux qui n'y ont jamais cru, la dégradation constante des conditions de vie des travailleurs, des chômeurs, des retraités, la multiplication de grèves dans le public et le privé – ce sont autant de signes précurseurs des grands événements qui nous attendent.

D'ores et déjà, les mobilisations contre le patronat et le gouvernement seraient bien plus importantes si les organisations syndicales et les partis de gauche ne se trouvaient pas dans un état d'impréparation totale. La situation actuelle exige autre chose que des politiciens pantouflards, craintifs, tellement modérés et responsables qu'ils ont renoncé une fois pour toutes à la lutte pour le socialisme. Nous avons besoin de dirigeants combatifs, courageux, aussi déterminés et implacables que nos adversaires au gouvernement et au MEDEF. Le cœur du problème, c'est la propriété capitaliste des banques et des grands moyens de production. Le dirigeant de « gauche » qui n'ose pas y toucher se condamne à l'impuissance, se condamne à trahir. Le grand défi des années à venir, c'est le réarmement politique des travailleurs. Tel est le sens de notre combat.

La Riposte http://www.lariposte.com



De : Virgile Besson
lundi 25 février 2008

site BELLACIAO

lundi 25 février 2008, a 22:15
Les prix,leurs ruse .
 

Editorial par Maurice Ulrich

On ne sait ce qui l'emporte dans les bureaux de direction des poids lourds de la grande distribution, de l'indifférence polie ou de la franche rigolade depuis que Nicolas Sarkozy, à Noyelles-Godeau, les a appelés à la vigilance. « Il faut faire attention, a-t-il dit, à ce que dans les grandes surfaces les prix ne s'envolent pas. » Les prix, en fait, c'est très rusé. À peine tourne-t-on la tête un instant que hop ! ils en profitent pour monter. Rien de plus sournois dans le genre qu'un litre de lait, par exemple, et plus généralement tous les produits d'alimentation de base. En un an, ils ont augmenté de 4,4 % alors qu'ils représentent plus de 15 % de la consommation des ménages.

En son temps déjà, Marx ironisait sur les marchandises qui se rendent toutes seules au marché sur leurs petites jambes. « Les rapports entre les hommes apparaissent sous la forme fantomatique de rapports entre les choses. » Le chef de l'État croit-il vraiment abuser l'opinion en faisant mine de croire qu'il suffit d'appeler les grandes surfaces à la prudence face à ces marchandises qui s'augmentent toutes seules, pour répondre aux inquiétudes qui grandissent avec une inflation en hausse à 2,8 % et un pouvoir d'achat au point mort ?

Il est vrai que les marges très confortables de la grande distribution, tous ces ruisseaux de vif argent qui font les grandes rivières allant aux actionnaires ne sont pas absolument seules en cause dans ce niveau d'inflation inconnu depuis quinze ans. Les produits issus du pétrole, en premier lieu, ont connu selon les cas de 14 à 27 % de hausse en un an. La faute, entend-on, au baril de pétrole qui s'envole lui aussi et trompe, faut-il croire, la vigilance des pétroliers. Sauf que la marge réalisée par les distributeurs sur chaque litre de gazole, qui était de 7 centimes d'euro en octobre, passait en décembre à 9,5 centimes d'euro. La hausse du baril est certes réelle, qui met en jeu de multiples facteurs économiques et géopolitiques, mais elle n'en est pas moins soutenue par une spéculation internationale effrénée, dans le même temps qu'elle est une source de nouveaux profits pour les majors, autrement plus promptes, on le sait bien, à répercuter les hausses que les baisses.

En ce qui concerne l'alimentation, la tension est réelle sur les prix des matières premières agricoles, dont les céréales. Mais cette tension qui, selon la presse économique, suscite un vif intérêt chez les investisseurs qui semblent y voir « des opportunités », si elle a pénalisé les éleveurs, a généré une manne chez les céréaliers, qui ont vu leurs revenus augmenter l'an passé de 98 %.

Le président, rompant avec la tradition instaurée par son prédécesseur qui « tâtait le cul de vaches » pour mieux prendre le pouls du monde agricole, entend marquer par un discours qui se veut très important le Salon de l'agriculture. Invitera-t-il, là aussi, certains à la prudence et d'autres au courage face à l'adversité, le tout à la grâce de Dieu ? Le problème, c'est aussi que tous ses discours sont très importants depuis qu'il a décidé, à l'approche des municipales, de réoccuper le terrain. De sorte qu'on ne sait plus lesquels le sont vraiment ou, pour le dire comme Aragon : « Il y avait tant de grands mots que je ne savais lesquels croire. »

Nicolas Sarkozy et son gouvernement affrontent désormais une lame de fond. Près de 60 % des Français jugent négativement leur politique économique. Leur impopularité a gagné toutes les catégories et est très majoritaire. Mais il y a plus encore. Les annonces faites récemment comme celle de 200 euros pour les bénéficiaires du minimum vieillesse sont considérées à 69 % comme « des réactions en urgence pour éviter un mauvais résultat aux municipales ». Il reste une vingtaine de jours pour faire qu'un éventuel mauvais résultat pour la droite soit un excellent résultat pour toute la gauche.

l' Huma du 23 / 02 / 08

lundi 25 février 2008, a 21:53
Nous perdons 5000 euros par mois .
 

« Nous perdons 5 000 euros par mois »

Victimes de l'augmentation du prix des aliments composés, les éleveurs de porcs vivent la crise la plus dure depuis plus de vingt ans.

Au salon, le village du cochon permet de s'informer sur cette filière très technique et très productive qu'est devenu l'élevage porcin en France. Depuis sa ferme de Plouisy, dans les Côtes-d'Armor, Chantal Thomas nous parle du quotidien des éleveurs en proie à une crise sans précédent en raison de la baisse des cours de la viande et de la hausse simultanée du prix des aliments du bétail à base de céréales.

Comment se caractérise la crise actuelle par rapport aux précédentes ?

Chantal Thomas. Les précédentes crises cycliques intervenaient quand l'offre de viande porcine excédait la demande, ce qui se traduisait par une chute sensible des cours. Depuis l'été 2007, le prix du kilo de cochon est souvent en dessous de 1,20 euro alors que le prix de revient tourne autour de 1,60 euro. La tonne d'aliments composés a augmenté de 100 euros en quelques mois et nous craignons que cette hausse ne soit pas terminée. Comme l'offre européenne de viande porcine était supérieure à la demande européenne dès l'été 2007, les abatteurs et les distributeurs font supporter toutes les difficultés de la filière aux éleveurs qui doivent absolument vendre leurs cochons en fin d'engraissement.

Concrètement, quelles sont les pertes subies par les éleveurs ?

Chantal Thomas. Nous perdons entre 30 et 40 euros par cochon engraissé. La différence entre ces deux chiffres est imputable aux performances techniques et au niveau d'endettement des éleveurs. Quand on vient de démarrer dans la production ou de faire un gros investissement, on est davantage fragilisés. Avec 100 truies et l'élevage de leur progéniture, mon mari et moi perdons 5 000 euros par mois. Nous tenons encore, mais j'entends dire que certains éleveurs sont sur le point d'arrêter et que d'autres risquent de ne plus bénéficier des crédits dont ils ont besoin. La situation est très grave.

Pourtant, hormis la manifestation de Rennes le 19 janvier, les éleveurs n'ont pratiquement pas bougé. Comment l'expliquez-vous ?

Chantal Thomas. Moi je suis à la Confédération paysanne. Avec mon syndicat, nous disons qu'il vaut mieux vendre plus tôt et réduire le poids des carcasses de porcs ; pratiquer nous-mêmes un peu de régulation en cas d'offre plus forte que la demande pour faire remonter les cours. Ce n'est pas le choix des leaders de la profession, qui, dans la mouvance FNSEA, sont aussi à la tête de groupements de producteurs, des coopératives productrices d'aliments et de certaines unités d'abattage. Eux ne voient de salut que dans une nouvelle concentration de l'offre. Sans vraiment se soucier des drames sociaux et humains que provoque cette stratégie. Du coup, beaucoup d'éleveurs sont trop désespérés pour agir.

Entretien réalisé par G. L. P.

l' Humadu 23 / 02 / 08

lundi 25 février 2008, a 21:39
Sarkozy congratule les bigots .
 


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carte postale du jour (d'après le soir, belgique) :

Sarkozy congratule les bigots

lundi 25 février 2008, 13:19

Nicolas Sarkozy, chanoine honoraire de la basilique St-Jean de Latran à Rome, a fait parvenir un message de « félicitations » à quatre diacres catholiques traditionalistes qui y ont été ordonnés samedi. Un message ravivant une polémique de plus à l'actif du président français.

Ce message a été lu à la fin de la cérémonie d'ordination de quatre diacres – deux Français, un Italien et un Polonais – par l'abbé Philippe Laguérie, supérieur de l'institut traditionaliste du Bon Pasteur, a précisé un témoin.

Mgr Laguérie a précisé que le président français a « confié le soin à son chef de cabinet » de souligner combien il avait été « sensible » à la nouvelle de ces ordinations et de transmettre « personnellement tous ses voeux et ses félicitations aux futurs diacres ».

Le Bon Pasteur, dont le siège est à Bordeaux, est une structure créée par le pape Benoît XVI en septembre 2006 pour ramener les disciples de l'évêque intégriste Marcel Lefebvre dans le giron de l'Eglise catholique.

La France est un des bastions des Lefebvristes qui célèbrent la messe en latin dite « tridentine » et refusent les enseignements du concile Vatican II sur la liberté religieuse et le dialogue inter-religieux.

Avant de réintégrer l'Eglise catholique avec l'institut du Bon Pasteur, l'abbé Laguérie a été de 1984 à 1997 le curé de l'église Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris, occupée illégalement par les intégristes depuis 1977.

Nicolas Sarkozy s'était déplacé le 20 décembre dernier à Rome pour recevoir le titre de chanoine d'honneur de St-Jean de Latran, la cathédrale du pape, une distinction purement honorifique accordée aux rois et présidents français depuis Henri IV au 17e siècle.

Le discours qu'il avait prononcé à cette occasion a provoqué une vive polémique en France. Sarkozy y a exalté les « racines chrétiennes de la France » et évoqué « les souffrances » provoquées chez les catholiques par la mise en oeuvre de l'instauration de la laïcité avec la loi de 1905.



De : le soir
lundi 25 février 2008

site BELLACIAO

lundi 25 février 2008, a 21:01
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .
 

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mardi 26 février 2008

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LOI PÉNITENTIAIRE : RÉVÉLATION
L'Humanité a obtenu le texte de la future loi pénitentiaire en cours de rédaction à la Chancellerie.
Le manque d'ambition des premières ébauches de ce projet inquiète syndicats et associations. Pour Patrick Marest, délégué international de l'Observatoire international des prisons « ce projet est une imposture ».

PRIX À LA CONSOMMATION : DES HAUSSES INJUSTIFIÉES
L'inflation n'empêche pas d'augmenter les salaires.
L'enquête publiée par « 60 Millions de consommateurs » pointe des hausses supérieures à 40% en trois mois sur de nombreux produits.

MUNICIPALES 2008
A Paris, les illusions de Panafieu s'effritent. Bertrand Delanoë s'appuie sur son bilan et sait intégrer les positions de ses partenaires. Il fait la course en tête.
Des villes à la loupe : Tarnos, Firminy, Rives-de-Gier, Unieux.

A NE PAS MANQUER…_


RÉTENTION DE SÛRETÉ
Le premier Président de la Cour de cassation, Vincent Lamanda, a déjà prévenu qu'il ne contredirait pas le Conseil Constitutionnel.

CHYPRE ÉLIT UN PRÉSIDENT COMMUNISTE
Les électeurs chypriotes ont tranché en faveur d'une relance du processus d'unification de leur île.
Portrait du nouveau chef de l'Etat : Demetris Christofias.

ALLEMAGNE. DIE LINKE À HAMBOURG AUSSI
Pour la troisième fois en l'espace de quelques semaines, la nouvelle formation de gauche est parvenue à faire son entrée dans le Parlement d'un Land de l'ouest de l'Allemagne.

« L'ÉLÈVE EN ÉCHEC, PAR ESSENCE, N'EXISTE PAS »
Entretien avec le chercheur Stéphane Bonnéry, auteur de Comprendre l'échec scolaire ed. La Dispute.

EXPOS. UN FAUVE QUI PERDIT SES GRIFFES
Maurice de Vlaminck à qui le musée du Sénat, à Paris, consacre une belle exposition fut avec Matisse, Derain, Signac, de ceux qui firent exploser la couleur au début du XXe siècle


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lundi 25 février 2008, a 18:59
Le rôle des résistants communistes juifs...
 

lundi 25 février 2008 (10h26) :
Le rôle des résistants communistes juifs dans le sauvetage des enfants juifs (video "La traque de l'affiche rouge")
3 commentaires

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(Retour sur le documentaire France2/arte : la Résistance en France)

de Max Weinstein Ancien résistant de l'Union de la Jeunesse Juive et ses Groupes de Combat (zone sud) Vice Président de M.R.J.-M.O.I.

Le documentaire sur la Résistance, diffusé mardi soir 19 février soir sur FR2, s'il est plein de bonnes intentions, ne donne pas la réalité des évènements tels qu'ils se sont passés.

Parler du sauvetage des enfants juifs à partir des dirigeants de l'UGIF me semble réducteur. C'est oublier que l'UGIF a été constituée à l'initiative de l'occupant nazi, tout comme le Judenreich en Allemagne. Même et y compris si certains des dirigeants de l'UGIF espéraient s'en servir pour la bonne cause, la défense et la sauvegarde des familles juives, la réalité, qui n'apparaît pas tellement dans le document, a fait que les fichiers constitués ont été utiles aux allemands et à la police française pour accentuer la répression contre les familles juives, les arrêter et les déporter.

Ce documentaire est réalisé de telle sorte qu'on a l'impression que la population française s'est dès le début de l'occupation portée au secours des juifs.

On a aussi l'impression que la Résistance à l'ennemi et ses soutiens s'est développée sans attendre, ce qui est faux. Il a fallu du temps à ceux de la société française qui voulaient résister pour s'organiser, mettre en place les réseaux.

La révolte des mineurs du Nord de la France est montrée comme un phénomène spontané alors que les militants communistes en étaient les initiateurs et dirigeants.

C'est tout du même tonneau dans cette émission : éviter d'avoir à faire connaître le rôle qu'ont joué les communistes dès l'entrée des armées nazies en France. C'était aussi une façon d'éviter d'avoir à évoquer le rôle important des communistes juifs de la MOI dès le début de la guerre. Ils en ont payé le prix fort.

Ce documentaire, tout à fait dans la ligne des campagnes qui ont visé à minimiser la Résistance des communistes depuis de longues années, les reprends à son compte en faisant partir la résistance des communistes de l'invasion hitlérienne de l'URSS.

Je ne sache pas qu'il y ait eu un seul autre parti, en tant que tel, qui se soit engagé comme l'a fait le P.C.F.

De plus, il ignore complètement, en faisant la part belle aux Eclaireurs Israélites de France et autres mouvements, l'action décisive des résistants de l'U.J.R.E. pour le sauvetage des enfants, en particulier, le coup de Vénissieux dont il est largement fait écho.

Ma tante Sabine, actuellement en Israël, âgée de 94 ans, qui fut de ces femmes de l'Union des Femmes juives clandestine à participer à cette action formidable, serait sans doute indignée de cette partialité. Et puis, parler de monseigneur Salièges et de sa lettre pastorale, sans citer le nom de celui qui lui avait rendu visite pour l'alerter sur la situation des juifs, Charles Lederman, un des dirigeants de l'OSE, Oeuvre de Secours à l'Enfance, sous prétexte sans doute qu'il était un militant communiste, est un scandale.

Ce scandale à propos de Charles Lederman est fréquent et bien des historiens se gardent bien de le citer lorsqu'ils abordent cette question.

Le regard révisionniste qu'ont porté sur l'histoire de ce temps les réalisateurs de ces films laisse mal augurer de ce que vont être les quatre films qui vont être projetés sur France5.

En tant qu'ancien résistant, communiste d'origine juive, je sais que la Résistance n'est pas l'apanage des seuls communistes, qu'elle fut multiforme.

Au fur et à mesure des mois, elle s'est organisée, elle a grandi.

Laisser entendre, comme on pourrait le croire à la vue du documentaire, que les français se sont engagés dès l'abord dans la résistance ou dans son soutien, est une façon erronée d'écrire l'histoire.

Je me souviens encore de la foule énorme qui est venue acclamer Pétain peu avant le débarquement du 6 juin 1944 sur la Place des Terreaux à Lyon où je me trouvais.

Il y a eu des résistants, certes, mais les juifs avaient plus de raisons que d'autres de se méfier et de s'engager dans la lutte contre l'envahisseur. Ce qui fut le cas, dès avant l'occupation allemande par la création par les juifs de la MOI du mouvement « Solidarité », puis, par la suite, des organisations de résistance active que furent l'UJRE (Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide), l'U.J.J. (Union de la Jeunesse Juive), l'U.F.J. (Union des Femmes Juives).

Je n'oublie pas les groupes de F.T.P. de la M.O.I. où les jeunes juifs, aux côtés d'autres antifascistes, firent merveille. Cela ne diminue en rien les mérites des dirigeants du comité Amelot dans lequel figuraient aussi des communistes juifs.

Sans doute n'est-il pas dans l'air de notre période de reconnaitre enfin sans réticence, sans a priori et sans arrière-pensées, ce que fut le rôle des communistes dans la Résistance à l'ennemi, dès l'occupation de notre territoire, sans négliger pour autant la Résistance dans son ensemble et sa diversité.>

Fraternellement,

Max Weinstein

Ancien résistant de l'Union de la Jeunesse Juive et ses Groupes de Combat (zone sud)

Vice Président de M.R.J.-M.O.I.



"La traque de l'affiche rouge" (1/4)



"La traque de l'affiche rouge" (2/4)



"La traque de l'affiche rouge" (3/4)



"La traque de l'affiche rouge" (4/4)


De : Max WEINSTEIN
lundi 25 février 2008

site BELLACIAO

lundi 25 février 2008, a 04:35
Les Miko toujours combattifs .
 

Agroalimentaire . La direction infléchit un peu ses positions alors que la fin des négociations approche.

Après plus d'un mois de conflit, les salariés de l'usine Cogesal-Miko de Saint-Dizier (Haute-Marne) sont toujours aussi déterminés. Leur persévérance commence d'ailleurs à porter ses fruits. Alors que jusqu'à présent la direction d'Unilever refusait toute discussion sur les contre-propositions des syndicats, elle a accepté jeudi une augmentation des volumes de production de 5 millions de litres supplémentaires. « On en réclame 20 millions, mais c'est déjà ça », précise Philippe Peuchot, secrétaire fédéral de la CGT agroalimentaire (FNAF).

Autre signe d'ouverture : la direction a accepté l'idée d'une ou deux journées supplémentaires de négociations du plan social, qui devait initialement s'achever lundi 25 février. La réunion avec le préfet, qui s'est déroulée avant-hier, n'est sans doute pas sans rapport avec cet infléchissement. Tout en soulignant que l'État n'avait pas vocation à s'immiscer dans les négociations, le préfet avait pointé trois points de blocage : les questions économiques et de volumes, les mesures d'accompagnement et la reconnaissance des carrières longues et de la pénibilité.

Si la direction de Miko continue à vouloir axer les négociations sur les mesures d'accompagnement social, les syndicats, eux, persistent à vouloir discuter de la pérennité du site. « On est ouvert à toute discussion sur ce sujet-là », indique la CGT. Pour marquer leur détermination, les ouvrières de l'usine, dont la direction a suspendu les salaires, devaient faire une quête devant le magasin Cora de Saint-Dizier aujourd'hui. Une opération du même type est prévue pour mercredi, mais cette fois devant l'enseigne Auchan. Les syndicats ont également demandé une table ronde à l'Élysée.

A. C.

l' Huma du 23 / 02 / 08

dimanche 24 février 2008, a 22:14
Ben Ali,9 ans,en "garde à vue" : "S'il avait été blabc,ça aurait été différent"
 

Des agents de police du commissariat du 18ème, à Paris, ont entendu Ben Ali, 9 ans, pendant 4 heures.

Par La rédaction du Post , le 20/2/2008

Sa mère raconte au Post.

Mardi 12 février, école Clignancourt, Paris 18è, cours d'informatique, CM1. Ben Ali, 9 ans, se chamaille avec Ciline, 9 ans. Elle l'insulte et le traite de "con", il la gifle. Une heure plus tard, il est au commissariat de la Goutte d'Or, pour quatre heures de garde à vue.
Nadjet Benadjenia, 31 ans, la mère de l'enfant, ne décolère pas. Elle raconte au Post.

Que s'est-il passé ?
"Le 12 février, vers 12h30, j'ai reçu un appel sur mon portable. C'était le directeur de l'école. Il m'a dit "Je suis en présence de policiers" et m'a aussitôt passé un agent de police. "On embarque votre fils au commissariat de la Goutte d'Or. Venez le chercher" m'ont-ils seulement déclaré."

Comment ça s'est passé au commissariat ?
"A 13 h, j'arrive au commissariat. Je me présente. On me fait patienter 30 mn en salle d'attente. Je ne sais pas comment va mon fils, je ne comprends pas. Vers 13h30, on m'invite à monter au 3è étage. J'y croise la mère de Ciline. Sans même savoir ce qu'il s'est passé, je m'excuse, pensant que cela devait être très grave pour qu'on en soit arrivés là. A ce moment-là, je crois que c'est l'école qui a appelé la police, je ne peux pas imaginer qu'une mère ait pu le faire. J'ai vu la petite Ciline, elle n'avait ni bleu ni hématome."

Quelle a été le comportement des policiers ?
"Vers 14h, quand j'ai enfin pu voir mon fils, j'ai dit aux agents, choquée : "Comme vous semblez agir à l'américaine, vous n'avez qu'à lui faire visiter les locaux de la garde à vue pendant que vous y êtes !" Ils m'ont prise au mot ! Je n'en revenais pas. Ils ont emmené Ben Ali dans les salles de garde à vue, avec toutes les autres personnes en garde à vue, sans moi. J'ai su par la suite qu'ils avaient considéré ma question comme une agression."

Ben Ali a-t-il été entendu seul ?
"De 14h à 15h30, je suis restée encore seule, assise sur un banc, pendant qu'on interrogeait mon fils. Après, la police m'a fait croire que c'est le directeur qui les avait contactés pour venir chercher mon fils. Je n'ai revu Ben Ali qu'à 16h15. Il n'avait rien bu ni mangé depuis son petit-déjeuner."

Qu'avez-vous fait après être sortis du commissariat ?
"On est sortis vers 16h20 et on est rentrés à la maison, sonnés. A 17h30, je me suis entretenue avec le directeur de l'école. Il m'a affirmé qu'il n'avait pas appelé la police. Il m'a raconté que quand la police est arrivée à l'école, il s'est opposé au fait que mon fils soit emmené au commissariat. La police lui a répondu qu'elle se substituait à son rôle de décideur et qu'il n'avait pas le choix. Il a appelé l'inspecteur qui lui a conseillé de ne pas s'opposer. Il n'a rien pu faire."

Comment va Ben Ali ?
"Il a souffert de grosses migraines pendant deux jours, dues au choc, selon le médecin. Il est choqué, mais c'est à l'école que c'est dur. L'autre jour, il m'a dit :"Maman, dis-leur que j'ai pas été en prison, ils ne me croient pas !"

Et les autres enfants ?
"Je sais que plusieurs enfants ont été très choqués. Certains n'ont même pas osé en parler à leur parents car pour eux c'était tellement grave qu'ils n'osaient pas en parler"

Avez-vous parlé à la mère de la petite Ciline ?
"Non, pratiquement pas. J'ai su que, compte tenu des conséquences de son appel, elle avait voulu retirer sa plainte. La police lui a dit que ce n'était pas possible, car elle devait écrire au procureur."

Que pensez-vous de tout ça ?
"Je vis dans le 18ème depuis 30 ans et sais très bien comment la police y fonctionne, c'est-à-dire de façon très particulière. Je suis séparée du père de Ben Ali depuis 6 ans, et, à l'époque, j'ai subi des violences conjugales. Eh bien, alors qu'ils ne me sont jamais venus en aide quand j'en avais besoin, la police a été raconté cela, c'est-à-dire ma vie privée, à la mère de Ciline ! Mon fils a subi un traumatisme, il a été victime d'une injustice, qui plus est dans l'enceinte de l'école. Il s'agit d'une vraie discrimination. S'il avait été question d'un pett blanc, croyez-moi, les choses se seraient passées différemment."

http://www.lepost.fr/article/2008/02/20/1101663_ben-ali-9-ans-en-garde-a-vue-s-il-avait-ete-blanc-ca-aurait-ete-different.html

dimanche 24 février 2008, a 21:49
Casse-toi alors,pauvre con".En France ! Tout est il permis ?
 

APRES :

Déménagement musclé de SDF place de la bourse !

Une police qui fait tellement peur qu'on se défenestre pour y échapper !

Fouille musclée (portes broyées) et arrestation dans un foyer de travailleurs !

Arrestation musclés et filmée (1200 policiers) dans un quartier !

Aujourd'hui on met en joue les sans-papiers :

Mandeep S.... a été arrêté ce matin samedi 23 février à 10 h dans les rues de Ribemont /Ancre dans des conditions limites : il a été mis en joue par les policiers alors qu'il se trouvait dans la rue, sur le trottoir..

Y a-t-il encore de la mesure chez nos gouvernants ?

pour voir malheureusement une démesure :

Et je ne parle pas du dernier dialogue présidentiel au salon de l'agriculture, tout est dans la mesure !

"ah non, touche-moi pas".

"Casse-toi, alors", répond M. Sarkozy.

"Tu me salis", enchaîne le badaud.

"Casse-toi alors, pauvre con", réplique le président.

dimanche 24 février 2008, a 21:26
Maison Boutin : la promotion du jour !
 


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Après l'échec patent de la maison Borloo à 100 000 €, voilà la maison boutin à 15€ par jour. Nul doute, qu'à ce rythme, cette surenchère marketing conduira le prochain ministre à proposer la maison à 1€ de l'heure.

Si la France ne vivait pas une crise aussi grave du logement, ces déclarations pourrait prêter à sourire. Mais la situation est préoccupante et le logement ne peut être traité comme la promotion du jour.

Non, le temps n'est pas à échafauder des gadget farfelus, les français ont besoin d'un engagement fort de l'Etat pour répondre aux besoins de logement ainsi qu'au problème du pouvoir d'achat.

Parti communiste français

Paris, le 22 février 2008

dimanche 24 février 2008, a 20:53
Chypre : Le candidat communiste élu président .
 

Dimanche 24 Février 2008 - 19:26

Le communiste Demetris Christofias, 61 ans, a recueilli 53,36% des voix contre 46,64% à l'ancien ministre conservateur des Affaires étrangères Ioannis Kasoulides, 59 ans, selon les résultats officiels définitifs

Chypre: le candidat communiste élu président
Le candidat communiste Demetris Christofias , partisan d'une reprise des pourparlers sur la division de Chypre, dont la partie nord est occupée par la Turquie depuis 1974, a remporté dimanche le second tour de l'élection présidentielle devant son rival conservateur. Le taux de participation a dépassé les 90%.

Dans les rues de Nicosie, des concerts de klaxons ininterrompus ont salué la victoire du candidat communiste, qui devient ainsi le sixième président de l'ancienne colonie britannique indépendante depuis 1960, une semaine après la défaite du sortant Tassos Papadopoulos, 74 ans.

Devant le quartier général du parti communiste à Nicosie, une foule de partisans de M. Christofias fêtaient leur nouveau président, favori de l'élection, en agitant des drapeaux chypriotes arborant le slogan "une société juste" ainsi que les drapeaux rouges du parti et des portraits de Che Guevara.

"Demain est un nouveau jour et nous aurons devant nous de nombreuses difficultés, a lancé le nouveau président. Nous devons rassembler nos forces pour parvenir à la réunification de notre patrie". "Je veux adresser un message d'amitié aux Chypriotes-turcs, le message d'un combat commun pour réunifier notre patrie, pour que nous gérions nos affaires sans intervention étrangère", avait déclaré le vainqueur après avoir déposé son bulletin dans l'urne.

Premier dirigeant du Parti communiste chypriote candidat à une présidentielle, M. Christofias devient le seul chef d'Etat communiste dans un système présidentiel au sein de l'Union européenne. Christofias devient le seul chef d'Etat communiste au sein de l'Union européenne.

C'est d'ailleurs justement son attitude envers l'Europe qui pourrait poser quelques problèmes. Son parti Akel n'est pas du tout un ardent supporteur de l'Union européenne. Il n'est pas non plus spécialement attaché à l'économie de marché, à la globalisation ou à l'euro.

Mais, pour les électeurs, c'est l'espoir de résoudre les problèmes de dialogue avec les Chypriotes-turcs qui compte le plus. Le nouveau président est souvent présenté comme l'homme de « l'unité », capable de remettre le processus de paix chypriote sur les rails.
Nicolas Maury

dimanche 24 février 2008, a 19:00
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .
 

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dimanche 24 février 2008

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LE SALE BILAN DES LOIS HORTEFEUX
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris pour demander l'arrêt de la chasse aux étrangers.
La politique Sarkozy-Hortefeux pour « choisir » ses immigrés et expulser les indésirable brise des hommes et des familles, saccage des lieux d'habitation et ignore même la logique économique qu'elle prétend défendre.
Le fiasco de l'opération spectaculaire du foyer de l'AFTAM de 13e arrondissement : aucune poursuite contre les marchands de sommeil parce que la réquisition n'avait aucune valeur juridique ! Mais la rafle a mené plus de cent personne en garde-à-vue, puis en centre de rétention et enfin devant les tribunaux ! À suivre…

« JE N'AIMERAIS PAS QU'ON TOUCHE À L'EXCEPTION CULTURELLE FRANCAISE »
C'est ce qu'a demandé Jeanne Moreau lors de la cérémonie des Césars.
Le cinéma d'auteur a encore une fois été reconnu avec « La graine et le Mulet » et « Persépolis ».
Mais le message de Mathieu Amalric a été "écourté". L'Humanité en publie les passages manquants !

MUNICIPALES
À CORBEIL, LE DUEL SERGE DASSAULT - BRUNO PIRIOU
Face au maire sortant UMP, épinglé pour sa gestion et pour avoir livré la ville aux promoteurs immobiliers, la liste « lavillensemble » peut créer la surprise.
SAINT-ETIENNE : LA GAUCHE FACE À LA FOLIE DES GRANDEURS
Dans la ville des « verts », la division à droite permettra-t-elle à la gauche rassemblée de reconquérir la municipalité ? Analyse.

À NE PAS MANQUER…

LE PRESIDENT SARKOZY ATTAQUE L'ÉTAT DE DROIT
En saisissant la Cour de cassation afin de contrer les limites posées par le Conseil constitutionnel sur l'application de la rétention de sureté, le président déclenche la polémique. Notre décryptage.

L'HOMMAGE AUX FUSILLÉS DU MONT VALÉRIEN
En compagnie d'un dirigeant allemand, le président de la République a longuement évoqué les figures de l'abbé Stock, d'Honoré d'Estienne d'Orves et du communiste Joseph Epstein : « français, mais aussi étrangers, et parfois même allemands, catholiques, juifs, communistes. »


LE LIBAN DE GEORGES CORM
L'économiste et historien libanais analyse le blocage et les risques d'un conflit permanent.

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FOOTBALL.
La campagne antiraciste sur les stades parasitée par de nouveaux incidents à Bastia.

LES FORD PRETS A SAUVER LEURS EMPLOIS JUSQU'AU BOUT
Semaine décisive pour les salariés de Blanquefort (Gironde). La direction les met au chômage technique.


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dimanche 24 février 2008, a 18:26
Ford Blanquefort a un avenir .
 

Le site industriel de Ford Blanquefort est menacé. Pourtant des solutions existent pour maintenir l'emploi et l'activité industrielle de Ford en Gironde. Ci-dessous la pétition que font signer les communistes partout dans le département.


22 février 2008

La direction de Ford ne le cache plus, le site de Blanquefort avec ses 1800 salariés est menacé de disparition. Alors que les syndicats alertent depuis des années devant une telle échéance, la direction a toujours voulu être rassurante. Alors que les syndicats demandent depuis des années des investissements pour assurer le devenir de Blanquefort, la direction s'y était engagée en 2001 sans qu'un euro apparaissent depuis. Aujourd'hui face à la mobilisation des salariés, elle utilise les tribunaux et l'intimidation. Mais c'est Ford qui doit être condamné ! L'entreprise doit s'engager à faire les investissements nécessaires pour ouvrir des alternatives industrielles (boîtes 6 ou 7 vitesses, véhicules électriques ou hybrides). Mais aussi les pouvoirs publics doivent développer la recherche pour promouvoir des productions utiles au développement. Si la direction a su réaliser des profits pendants des années avec l'usine de Blanquefort, elle a aujourd'hui une responsabilité sociale et économique pour investir sur ce site.

Je m'associe aux propositions et à la lutte des salariés de Ford pour le maintien de l'emploi

dimanche 24 février 2008, a 18:02
Le P.C.F condamne l'intervention militaire contre les Kurdes .
 

Turquie :

Le PCF condamne l'intervention militaire contre les kurdes

Communiqué de presse du Parti Communiste Français


22 février 2008

Le Parti communiste français condamne l'intervention militaire de la Turquie au Kurdistan irakien. Une fois encore, le gouvernement d'Ankara choisit la force armée et la répression comme seule réponse à l'exigence du respect des droits du peuple kurde dans un conflit qui a fait plus de 37.000 morts depuis 1984.

Cette politique de guerre n'obtiendra pas plus de résultats qu'elle n'en a obtenu jusqu' aujourd'hui. Elle suscite en Europe de vives préoccupations sur les déstabilisations graves auxquelles elle peut conduire. Les autorités allemandes et la Commission européenne elles-mêmes ont exprimé leurs craintes et leurs doutes sur la politique d'Ankara. Londres a demandé le retrait des forces armées turques.

Les autorités françaises se doivent d'exprimer leur refus de cette politique de force. Elles doivent exiger des autorités turques le retrait de leurs troupes, le respect du droit international et de l'intégrité territoriale irakienne, tout en appelant à une approche constructive de la question du Kurdistan et des droits du peuple kurde. Ce n'est qu' ainsi que la paix peut être assurée en asséchant les sources politiques de l'insécurité et de la violence. Un Etat qui aspire à l'adhésion à l' Union européenne ne peut se permettre de bafouer le droit et les règles les plus élémentaires des relations internationales sans que l' Union et ses membres ne réagissent avec fermeté.

Parti communiste français
Paris, le 22 février 2008.

dimanche 24 février 2008, a 17:44
Le bouclier fiscal fonctionne bien !
 

Le bouclier fiscal fonctionne bien :

Le fisc rembourse bien les contribuables aisés

Edifiant : 2 398 contribuables, parmi les plus aisés, ont touché chacun 50.000 euros en moyenne grâce au bouclier fiscal.
Par Muriel Gremillet / LIBERATION.FR


21 février 2008

C'est ce qu'on appelle un télescopage. Alors que le budget présenté par Christine Lagarde et Eric Woerth serre la vis, notamment par le nombre de suppression de postes de fonctionnaires.

Un document, que Libération s'est procuré, donne les premiers résultats du bouclier fiscal.

Ce dispositif plafonnant à 60%, puis à 50% des revenus d'un contribuable le montant de ses impots, commence à bien fonctionner. Depuis le premier janvier, les contribuables les plus aisés demandent aux services fiscaux une restitution, c'est à dire un chèque de remboursement de trop-perçu de leurs impôts.

Et les premiers résultats, sont assez édifiants : 2398 contribuables ont bénéficié de cette restitution. 2398 contribuables qui se partagent 121 107 041 euros. Soit en moyenne, un chèque de 50 000 euros par contribuable.

Les dossiers viennent majoritairement de contribuables parisiens, puis de la région PACA, du Languedoc Roussillon et du Nord pas de Calais.

Tous le monde ne subit pas de baisse de pouvoir d'achat NON !

dimanche 24 février 2008, a 17:16
Banlieue rouge,Bartolone passe la ligne jaune .
 

Seine-Saint-Denis . Pour s'emparer de la présidence du conseil général, le PS critique subitement une gestion à laquelle il a pourtant toujours été associé.

À l'assaut ! Plusieurs organes de presse relaient à présent l'offensive menée par le Parti socialiste et Claude Bartolone contre la présidence communiste du département de la Seine-Saint-Denis. Ça donne des articles au fort relent de guerre froide. « Le PS s'attaque aux bastions communistes », titre le Parisien. « Le parti de Maurice Thorez », « l'ancien parti de Marchais » voit donc « son dernier gros bastion » menacé. Le Nouvel Observateur va plus loin encore : « Les tauliers rouges ont décliné », et la ligne « du communisme impérial » a produit « des brimades et du favoritisme » et « des chômeurs, du déclin, de la barbarie ». Rien de moins ! L'hebdomadaire choisit son camp sans fard en écrivant que Claude Bartolone « irradie de bonheur anticipé » et « s'imagine déjà relancer le département, en faire un modèle d'innovation et de prospérité ».

la seine-saint-denis, recroquevillée ?

À la vérité, ces articles de presse sont à l'aune de la campagne socialiste. Le conseiller général PS de La Courneuve, Stéphane Troussel, avance qu'il est « insupportable pour (les communistes) de subir un test démocratique ». Selon Alain Ramos, qui conduit une liste dissidente avec le Modem au Blanc-Mesnil, « la ville étouffe dans une gestion clientéliste »…

S'ajoutant à un anticommunisme un peu désuet, l'angle d'attaque de Claude Bartolone est que la Seine-Saint-Denis sous gestion communiste serait un département recroquevillé. « À force de vouloir faire bande à part, le PC a isolé ce département », prétend-il. Parlant de son réseau de chefs d'entreprise, Claude Bartolone annonce : « Plein de copains viendront m'aider si on gagne ! » Député de la Seine-Saint-Denis depuis longtemps, pourquoi ne les a-t-il pas déjà fait venir ?

« Je suis indigné de ces outrances, il y a mieux à faire contre Sarkozy », s'offusque Jean-Charles Nègre, vice-président du conseil général. « Je les comprends d'autant moins que les conseillers généraux socialistes ont toujours été associés à la gestion du département », précise-t-il. En charge du développement économique, il met en avant l'action dans ce domaine. Le département participe au développement des zones d'activités dynamiques de Plaine-Commune, Montreuil et de Roissy. Les sept chartes pour ldéjà signées avec des grandes entreprises ou des secteurs d'activités - SNCF, Veolia, RATP ou la Fédération française du Bâtiment - ont permis l'embauche de 1 300 Séquano-Dionysiens, dont des allocataires du RMI. Le 93 est le seul département à avoir signé avec l'État une clause d'insertion dans le plan de rénovation urbaine. Cette clause va permettre l'embauche de 2 200 chômeurs.

le 93 en tête pour les créations d'emploi

« Les conseillers socialistes ont parfois critiqué notre audace en la matière, précise Jean-Charles Nègre. Ils souhaitaient par exemple la suppression de l'exposition Et v'la le travail ! qui a permis de mettre en valeur nos atouts et ceux des entreprises auprès de 25 000 visiteurs. » En tête pour les créations d'emplois et le taux de création d'entreprises, la Seine-Saint-Denis agit pour que toute la population profite de ses atouts et que les plus pauvres ne soient pas rejetés dans les ghettos lointains. Est-ce cette originalité-là qu'on voudrait effacer ?

Olivier Maye

l' Humadu 23 / 02 / 08

dimanche 24 février 2008, a 08:21
Rétention de sûreté : le retour des heures sombres .
 

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dimanche 24 février 2008 (00h53) :
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Désavoué par le conseil constitutionnel sur la rétention de sûreté, Nicolas Sarkozy a décidé de passer outre en demandant au premier président de la cour de cassation de pouvoir appliquer quand même la Loi Dati pour les criminels jugés très dangereux.

Le Chef de l'état se croit décidément tout permis, quitte à piétiner les règles du droit les plus élémentaires tel le principe de non-rétroactivité d'une loi.

Lui qui le même jour a voulu endosser les habits du Général en inaugurant l'Historial Charles de Gaulle, sait-il que la dernière fois que le principe de rétroactivité d'une loi a été mis a mal ce fut quand le gouvernement de Vichy a mis en place un tribunal spécial pour condamner à mort les résistants?

Décidément les habits du général De gaulle sont bien trop grand pour Nicolas Sarkozy ; ceux du maréchal Pétain ont l'air de mieux lui convenir.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

Pau, le 23 février 2008



De : Olivier Dartigolles
dimanche 24 février 2008

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dimanche 24 février 2008, a 08:00
Chypre : Le communiste Christofias bien placé pour la présidentielle .
 

Samedi 23 Février 2008 - 14:19

Le duel oppose en effet le chef du Parti communiste, Demetris Christofias, au conservateur Ioannis Kasoulides

Chypre: Le communiste Christofias bien placé pour la présidentielle
Mercredi, le candidat communiste a pris un sérieux avantage sur son adversaire : le parti de centre droit (Diko) du président sortant, Tassos Papadoulos, éliminé au premier tour, a décidé de lui apporter son soutien. Christofias, 61 ans et actuel président du Parlement, avait pourtant quitté la coalition gouvernementale en juin.

Il devrait également engranger les suffrages des sociaux-démocrates (Edek). Son adversaire bénéficie quant à lui de l'appui de l'Eglise orthodoxe, inquiète des rumeurs sur l'éventuel retrait de l'éducation religieuse des programmes scolaires. Les deux candidats ont en commun leur volonté affichée de trouver une solution à la division de l'île, en partie occupée par la Turquie depuis plus de trente ans, qui a été le thème dominant de la campagne.

Christofias aime à se présenter comme le champion de l'unité. Prompt à critiquer la gestion du «problème chypriote» par le président sortant, son rejet du plan onusien de réunification en 2004 peut cependant laisser dubitatif sur sa capacité à rapprocher les communautés grecque et turque. Malgré ce refus, le candidat communiste, né à Kyrenia (Chypre du nord occupée par les turcs), a appelé à de nouvelles négociations avec les responsables chypriotes turcs.

Son éventuelle élection soulève cependant de nombreuses interrogations. Son parti n'est pas franchement connu pour son attachement à l'économie de marché, à la globalisation ou encore à l'euro. Quant au candidat lui-même, qui a étudié l'histoire en Russie, il ne cache pas son attachement à Moscou. En cas de victoire, Christofias, «l'homme du peuple», deviendrait le seul chef d'Etat communiste au sein de l'Union européenne.
Nicolas Maury

samedi 23 février 2008, a 23:19
Salon de l'agriculture .
 

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samedi 23 février 2008 (21h04)
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Quand notre " lumière celeste d'occident " se lache :

puce.gifhttp://videos.leparisien.fr/video/iLyROoaftL1D.html



De : ELECTRO
samedi 23 février 2008

samedi 23 février 2008, a 23:05
Pour les droits,le vote !
 

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Par : Communication
Mis en ligne : 22 février

Confusion entre politique et vie privée, annonces à répétition sans concertation, show médiatique policier de Villiers-le-bel, la succession des évènements est commentée sur les marchés, dans les réunions de familles, entre collègues ou entre amis avec ce commentaire : y a-t-il un pilote dans l'avion France ?

À télécharger

Comment résister à cette dérive de la politique ? En lançant de vagues appels, du type de celui de l'hebdomadaire Marianne où se côtoient Ségolène Royal, Bertrand Delanöe, Dominique de Villepin et François Bayrou ? Sûrement pas, car en vérité c'est la politique de la droite qui est dangereuse. Il y a une urgence démocratique et une urgence sociale. Les élections du 9 mars, qui permettront de choisir des programmes municipaux et départementaux répondant aux aspirations, seront aussi une occasion de faire entendre notre colère. Il y a urgence !

Urgence sociale

Cette urgence est d'abord sociale. On la voit dans les luttes des caissières de supermarché de Marseille et d'ailleurs pour le pouvoir d'achat. Des luttes qui portent l'intérêt général et auxquelles « le président du pouvoir d'achat » est incapable d'apporter aucun geste si ce n'est de leur envoyer les CRS. Même incapacité à intervenir pour éviter les drames des licenciements à Gandrange, en Moselle quand Mittal réalise 10 milliards de profit ou à Toul chez Kleber, filiale de Michelin qui voit ses profits progresser de 35% dans l'année. Mais comment s'étonner d'être impuissant quand on se coupe les mains en imposant un traité européen qui soumet le pouvoir politique aux multinationales ?

Urgence démocratique

Ce dont on a besoin, ce sont des droits nouveaux. Pour les salariés à l'entreprise par exemple. Si les salariés de la Société Générale avaient eu de vrais droits d'intervention, auraient-ils accepté de gâcher sept milliards d'euros comme cela s'est passé ? S'ils avaient le droit de dire leur mot dans les entreprises du CAC 40, accepteraient ils que tous les profits partent en dividendes pour les seuls actionnaires et PDG (+40% en 2007 !) alors que les salaires sont au régime sec ? S'ils avaient plus de droits à Carrefour, accepteraient-ils ces salaires scandaleusement faibles attribués aux employés quand les patrons de la distribution roulent sur l'or ?

Ce dont on a besoin, ce sont aussi des droit nouveaux pour les usagers des services publics, pour les citoyens dans la cité. Les communistes accordent une place centrale à la question de la coélaboration avec les citoyens. Pour eux, le fil conducteur, c'est la démocratisation de la vie publique, qui dépasse de loin la simple concertation pour aller vers la création de ces droits nouveaux. Une question tout à fait d'actualité avec les municipales et les cantonales. Pour des politiques efficaces, il faut miser sur la participation citoyenne, sur l'envie des gens de dire leur mot, leur énergie démocratique, leur besoin de donner leur point de vue, d'être parti prenante de la vie de leur quartier, leur village, leur ville.

Le vote contre les mauvaises surprises

La droite continue de concocter ses mauvais coups pour les rendre publics après les municipales .

Nicolas Sakozy a annoncé à l'Université du MEDEF, cet été, son intention de modifier le droit pour délivrer les chefs d'entreprise « du risque pénal à la moindre erreur de gestion ». En fait, il s'agit de réduire l'action de la justice contre les patrons voyous. Rachida Dati vient de saluer le rapport Coulon sur ce sujet et promet d'aller vite dans sa mise en oeuvre. Le fameux Ministre d'ouverture, Eric Besson a annoncé, il y a quelques jours, que la TVA sociale serait en débat sous peu. Rappelons que derrière le mot social se cache une TVA à 25 % environ, l'impôt le plus injuste.

Deux exemples qui montrent bien le choix fait dans les promesses électorales qu'il faut tenir et celles qu'on abandonne.

Alors oui, face à la déception voire la colère engendrée par la mise en oeuvre de la politique de la droite, ça vaut le coup de sanctionner le pouvoir en place et de donner sa chance, partout dans le pays, à des majorités de gauche, aux élus communistes.

Aussi, le 9 mars nous appelons à la mobilisation autour de programmes municipaux et cantonaux qui répondent aux aspirations. Avec l'ambition d'avoir des élus communistes plus nombreux à votre service, des villes et des cantons gagnés à la droite

site P.C.F

samedi 23 février 2008, a 22:47
Opération ( Ecrans noirs )
 

cinéma . À l'occasion de la Nuit des césars, des centaines de salles suspendront leurs séances pour alerter sur les risques qu'encourt le maintien des soutiens publics au cinéma et à sa diffusion.

Ce vendredi vers 21 heures, au moment où les animateurs de la Nuit des césars du cinéma français frapperont les trois coups de la cérémonie, s'ouvrira une mobilisation exceptionnelle des cinémas indépendants. Plus de 200 salles suspendront leurs séances et organiseront débats, lectures et projections.

Dans toute la France, un grand rendez-vous est lancé par les cinémas, les professions de toute la filière cinématographique, de sa production à sa diffusion. À Clermont— Ferrand, les responsables du Festival international du court métrage, du Festival du film documentaire, du festival Jeune Public, le circuit itinérant Ciné Parc et d'autres acteurs associatifs prendront la parole au cinéma Le Rio. À Ouistreham, l'événement se produira au Cabieu. À Agen au cinéma Les Montreurs d'images.

baisses de crédits

Impossible, quantitativement, de rendre compte de la force et de la diversité du mouvement en cours. Il quadrille le pays, à l'instar de ces salles indépendantes qui offrent le cinéma dans les campagnes et les périphéries urbaines, terres que dédaignent souvent les grands circuits. Au coeur des villes, elles mènent les mêmes combats imaginatifs pour que la diversité des oeuvres et leur fréquentation constituent de véritables rencontres artistiques et humaines. De grands réseaux d'exploitation multiplient les agressions juridiques et médiatiques, les pressions commerciales contre ces nobles artisans du cinéma.

Aujourd'hui, la baisse annoncée par le ministère de la Culture des budgets alloués aux DRAC (directions régionales des affaires culturelles) et destinés à l'action culturelle cinématographique et audiovisuelle enfonce dans des difficultés parfois mortelles d'innombrables structures fragiles.

démantèlement

Les principes d'exception culturelle, de solidarité entre tous les acteurs du secteur et de la défense du cinéma comme outil culturel ont permis à ce jour que le cinéma français soit fort de deux cents films produits annuellement avec une fréquentation de quelque cent-quatre-vingt millions d'entrées sur la même période, au sein d'un parc de plus de deux mille établissements. Entre la double mâchoire de la « libre concurrence » et du démantèlement de l'action culturelle, c'est bien le principe fondateur de l'exception culturelle française, dont la défense a déjà nécessité d'âpres combats, qui se trouve une fois de plus remis en question. De l'intérieur.

http://cinema-diversite-culturelle.blogspot.com

Dominique Widemann

l' Huma du 22 / 02 / 08

samedi 23 février 2008, a 22:30
Anatomie d'un pillage magistral .
 

En quelques années, un patron a fait son beurre en rachetant pour une bouchée de pain des entreprises en liquidation et en récupérant trois cent milles euros de fonds publics.

Envoyés spéciaux

En 2002, dans le cadre de la fusion avec Usinor et Aceralia qui donnera naissance au géant Arcelor, le sidérurgiste luxembourgeois Arbed se débarrasse de ses petites unités comme Lenoir-et-Mernier à Bogny-sur-Meuse. C'est le début de la funeste épopée de Philippe Jarlot, ex-commercial d'une des boulonneries qu'il finira par racheter. À chaque étape, c'est le même scénario : le patron n'a pas de capital mais il a constitué un holding avec deux partenaires, il verse des clopinettes dans le cadre des liquidations judiciaires, et il utilise les stocks de métal ou le parc de machines pour financer les « investissements » suivants. Il obtient Lenoir-et-Mernier pour 40 000 euros, Gérard-Bertrand pour 40 000 euros (après avoir mis la main sur les stocks et démoli les machines pour les vendre à la ferraille, il revendra les bâtiments vides pour 150 000 euros), Dauvin pour quelques milliers d'euros, Jayot pour 8 000 euros, FAV-LCAB pour 25 000 euros… « Au moment du rachat, on avait 300 à 400 tonnes d'acier, des stocks de pièces prêtes pour aller chez les clients, se souvient Jean-Luc Thirion, ancien chef de production et de maintenance à FAV-LCAB. On peut évaluer en plus le parc des machines à 1 million d'euros. Jarlot a obtenu tout ça pour quelques milliers d'euros ! »

Devant le personnel, Pascal Masséna, un ancien associé de Philippe Jarlot, a indiqué que les rebuts et les déchets de métal étaient vendus au noir pour un montant mensuel de 10 000 à 15 000 euros à un ferrailleur du coin. « C'était extraordinaire, on était une entreprise de la métallurgie mais, contrairement aux autres, on n'avait jamais de ressources qui revenaient de la vente des déchets », s'étrangle un des ouvriers de Lenoir-et-Mernier. À l'occasion d'un des derniers comités d'entreprise, en décembre 2007, Claude Choquet, délégué CFDT, demande où est passé l'argent des rebuts, mais on lui rétorque qu'« aucune évaluation n'a jamais été effectuée ».

Mais ça n'est pas tout. Les salariés apprennent que, rémunéré en tant que commercial sur la base du chiffre d'affaires et non sur le profit dégagé, Philippe Jarlot, qui a déjà fait passer son salaire mensuel de 7 000 à 10 000 euros malgré les difficultés de trésorerie, vend à perte les pièces produites dans ses usines. « C'était un très bon commercial, mais comme patron, c'est autre chose…, raille Jean-Luc Thirion, qui le tutoyait à la belle époque. Ces ventes à perte, c'était nous foutre dans le mur. Sur certaines pièces, avec des séries de 20 000 par mois, on vendait à 50 centimes sous le coût par unité. On disait à Jarlot d'arrêter de vendre à ces prix-là, de filer des chèques à nos clients tant qu'il y était, et lui, il rétorquait qu'il fallait contenter le client. C'est sûr qu'à ces prix-là, le client était content : on lui vendait des pièces en dessous du prix du métal qui avait servi à les fabriquer ! » Et pendant ces manoeuvres, le patron du holding spécialisé dans les boulonneries en liquidation trouve le temps de créer une société civile immobilière (la SCI de la Vallée de la Meuse) pour y transférer les bâtiments de ses usines et les préserver ainsi en cas de liquidation judiciaire.

Dans la dernière entreprise qu'il a rachetée, l'usine Jayot (un site périphérique de Thomé-Génot), Philippe Jarlot n'a jamais respecté ses engagements. « Ils ont touché des fonds publics et, pendant quelques mois, entre la reprise en décembre 2006 et le dépôt de bilan en mai 2007, on a écoulé les stocks, raconte Linda Polito. Ils n'ont rien investi, contrairement aux promesses. Au départ, Jarlot a touché 200 000 euros du conseil général et 100 000 de plus le 30 mars contre l'embauche d'une salariée supplémentaire. Nous sommes passés de 7 à 8 salariés, loin des trente promesses d'embauches. Mais début mai, c'était le dépôt de bilan, c'était fini. Le patron a utilisé l'argent public pour combler le gouffre ailleurs. C'est écoeurant… »

T. L.

l' Huma du 22 / 02 / 08

samedi 23 février 2008, a 21:53
Patrons voyous.Les vautours se portent bien,merci !
 

Dans les Ardennes, les 160 salariés d'un petit conglomérat d'usines de boulons, placé en liquidation judiciaire, demandent à l'UIMM de payer pour leur préjudice moral.

Bogny-sur-Meuse (Ardennes), envoyés spéciaux.

Silence dans la vallée, acte 2… Le long des méandres de la Meuse, au coeur des forêts ardennaises, les vautours et les hyènes gardent le moral, eux. Dans le décor, les ouvriers apparaissent désormais pour ce qu'ils sont : la principale espèce menacée de l'écosystème. Qu'elles reprennent ou continuent, les affaires sont les affaires. Après le saccage des ateliers d'estampage Thomé-Génot à Nouzonville, démantelés en octobre 2006 suite aux détournements savamment orchestrés par un noyau d'affairistes américains, voici le tour d'un conglomérat de petites boîtes métallurgiques (Lenoir-et-Mernier, FAV-LCAB, Dauvin, Gérard-Bertrand et Jayot), à Bogny-sur-Meuse, rachetées à prix cassés lors de procédures judiciaires et, en quelques années, méthodiquement pillées pour financer les opérations successives puis elles aussi placées en liquidation depuis le 7 février (lire ci-contre). Mais cette fois-ci, l'architecte du désastre est un vrai gars du coin.

Vieille connaissance de la bonne société ardennaise, Philippe Jarlot a été conseiller prud'homal dans le contingent des employeurs, et il demeure représentant de la CGPME à l'URSSAF et adhérent du Syndicat des industriels métallurgistes Ardennais (SIMA, rebaptisé récemment UIMM Ardennes) et du MEDEF. Et quand - ironie de l'histoire - ce patron du cru propose de racheter pour 8 000 euros un site annexe de Thomé-Génot, Jayot à Gespunsart, le tribunal de commerce n'a pas l'outrecuidance de lui poser trop de questions. « On a toujours fait comme ça avec lui, on lui a offert des boîtes sur un plateau sans lui demander de comptes, observe Xavier Médeau, avocat des Thomé-Génot et, aujourd'hui, des Lenoir-et-Mernier. Lors du rachat de Jayot, j'étais présent à l'audience et je me souviens que l'administrateur judiciaire a expliqué qu'on connaissait bien Philippe Jarlot, qu'il était digne de confiance, pour justifier qu'on ne réclame ni plans ni comptes d'entreprise. La procédure n'a pas été respectée et je réfléchis à l'opportunité d'une action judiciaire pour faire établir la faute de l'État… » Quelques semaines plus tard, en décembre 2006, Benoît Huré, le président (UMP) du conseil général des Ardennes, ne lésine pas sur les mots louangeurs pour saluer « la formidable leçon d'espoir apportée par Philippe Jarlot » dans un département sinistré. Dans la foulée, le conseil général lui octroie 300 000 euros d'aides publiques, contre la promesse de trente emplois. Cet engagement, comme les autres, ne sera jamais tenu : à peine cinq mois plus tard, au début de mai 2007, c'est le dépôt de bilan… Et aujourd'hui, à Bogny-sur-Meuse, dans le berceau historique de la fabrication industrielle de boulons, les 160 salariés des entreprises de boulonnerie Lenoir-et-Mernier, FAV-LCAB et autres sont à la rue, dans une colère noire, avec leur carnet de commandes bien fournis, mais plus un radis pour faire tourner les boutiques.

Le jury populaire n'hésite guère

Mercredi après-midi, à l'intérieur de l'usine Lenoir-et-Mernier occupée par les ouvriers depuis la liquidation judiciaire, Claude Choquet, délégué CFDT, le seul syndicat en présence, lit un sévère acte d'accusation. Tout y passe dans le désordre : malversations, abus de biens sociaux, opérations immobilières frauduleuses, présentation de faux bilans, détournement des machines et des stocks, arnaques sur les cessions d'actions, commissions sur des ventes à perte, embauches de la famille, des petits copains, emplois fictifs, etc. Sur un bûcher de fortune, l'accusé, « victime d'une extinction de voix », plaisante un des gars, attend son heure, bouche cousue, mains cramponnées à des liasses de billets de 500 euros. Quelqu'un se dévoue pour les exigences élémentaires de la défense : « Mais mon client vous a quand même nourris pendant quelques années », tente-t-il, avant de repartir illico sous les quolibets. À la fois rigolard et grave, le jury populaire condamne le prévenu et, sous les palettes, les flammes viennent lécher les pieds du mannequin. Au bout d'un moment, les coupures factices de 500 euros, libérées, non sans résistance, par l'effigie du patron-voyou, découpent des flèches noires dans la grisaille du ciel. Un moment de détente au coin du feu, mais l'essentiel est ailleurs…

Depuis une dizaine de jours, les salariés des différentes entreprises du groupe, placées en liquidation judiciaire par la faute de Philippe Jarlot, écument Charleville-Mézières, sèment la zizanie sur les axes routiers qu'ils bloquent régulièrement et, surtout, mettent le souk dans le patronat local. « Notre patron était adhérent de l'UIMM, rappelle Claude Choquet. Il a pillé nos usines et volé nos emplois. Quoi de plus logique que de demander au patronat, plutôt qu'aux collectivités territoriales, de contribuer à l'indemnisation de notre préjudice moral en nous versant une prime supra-légale de 50 000 euros ? » Lancée à l'occasion d'une table ronde, vendredi dernier, à la préfecture des Ardennes en présence des représentants du conseil régional, du conseil général, du MEDEF et de la chambre

de commerce et d'industrie (CCI), cette idée tombe à pic, quelques mois après la découverte des retraits suspects de Denis Gautier-Sauvagnac et de la caisse noire « antigrève » à l'UIMM, évaluée à 600 millions d'euros. « À l'UIMM, on nous a expliqué que cet argent servait à fluidifier les relations sociales, raille encore Claude Choquet. Mais là, on offre au patronat un moyen de faire les choses un peu plus ouvertement. Qu'il paie pour les opérations douteuses de leur adhérent, ça serait un geste apprécié dans toutes les Ardennes. »

Dans un courrier commun au président de l'UIMM à Paris, Jean-Paul Bachy, président socialiste du conseil régional, et Benoît Huré, président (UMP) du conseil général, soutiennent la démarche des salariés et « en appellent au sens de la solidarité » de la puissante fédération patronale de la métallurgie : « En cas d'incapacité de l'employeur défaillant de réparer le préjudice, il faut bien que d'autres le fassent. Ce n'est évidemment pas aux contribuables ni au budget des collectivités de payer les conséquences d'une situation dont ils ne sont nullement responsables. » Pour Michèle Leflon, vice-présidente (PCF) de la région Champagne-Ardenne, « c'est une véritable innovation que de demander l'indemnisation par l'UIMM du préjudice moral infligé aux salariés du fait des agissements de leur patron. On ne peut dans ce contexte que souligner l'esprit de responsabilité des salariés. »

Le MEDEF « sidéré »

Interrogé par l'Humanité, François de Saint-Gilles, patron d'une petite entreprise de la métallurgie et président du MEDEF Ardennes, insiste sur la mobilisation patronale « pour recaser un maximum de personnes et maintenir les activités des entreprises en liquidation ». En revanche, il se dit « sidéré » par l'idée de faire financer par l'UIMM la prime supra-légale qui pourrait être versée aux salariés de Lenoir-et-Mernier, des FAV-LCAB et des autres petites boîtes. D'après lui, « Philippe Jarlot n'a plus versé de cotisations au SIMA et au MEDEF depuis deux ans… » Chez Lenoir-et-Mernier, la poubelle d'Ingrid, qui était comptable auprès de Philippe Jarlot, est pourtant aujourd'hui pleine des comptes rendus de réunion de l'UIMM, des formulaires pour les enquêtes de main-d'oeuvre et de la documentation interne, envoyées encore tout récemment par la chambre patronale.

Sur les braises, à pas de loup

Hier matin, descente surprise à la CCI : après quelques tergiversations, les salariés en lutte obtiennent un rendez-vous avec Géraud Spire, président de la chambre consulaire et par ailleurs juge doyen au tribunal de commerce de Charleville. « L'indemnité qu'on demande, c'est une indemnité justifiée, explique Claude Choquet. Et vous devez nous aider à convaincre l'UIMM. » Devant la presse, Géraud Spire avance sur les braises à pas de loup : « Le principe d'une indemnité supra-légale ne m'offusque pas, mais les entreprises paient déjà une cotisation spécifique aux AGS pour les cas de figure comme le vôtre. Nous sommes dans une problématique nouvelle, avec votre idée de vous indemniser pour les cas éventuels d'erreurs de gestion ou de mauvaise conduite de votre chef d'entreprise. On ne peut pas garantir le résultat avec l'UIMM, mais on souhaite qu'il y ait un dialogue, c'est préférable que de rester face à un mur. Cela dit, il est évident qu'en matière d'indemnisation, il faut s'adresser à tous les acteurs et donc aussi aux collectivités locales. » À la sortie de la rencontre, les ouvriers oscillent, entre espérance et exaspération. Leur combat, inédit mais exemplaire, continue.

Thomas Lemahieu Reportage photos de Pierre Pytkowicz

l' Huma du 22/ 02 / 08

samedi 23 février 2008, a 21:24
L'UMP inspirée par le Fuhrer !
 

Samedi 23 Février 2008 - 14:50

La mise en place d'une rétention de sûreté voulue par l'UMP c'est qui ? c'est Hitler en 1933 !

L'UMP inspirée par le Führer !
Parmi les arguments avancés par la majorité pour justifier la mise en place d'une rétention de sûreté pour les « criminels dangereux », l'existence de mesures semblables dans d'autres pays démocratiques figure en bonne place. Le rapporteur UMP de la commission des lois, Georges Fenech, loue ainsi le « dispositif allemand » qui ne date pas d'hier. « La mesure de "détention de sûreté" (Sicherungsverwahrung) a été introduite dans le Code pénal allemand en 1933, sous la République de Weimar », écrit le député. Ce qu'il ne dit pas, c'est que, comme le révèle le Canard enchaîné, le signataire de cette loi « contre les récidivistes dangereux » n'est autre que celle du chancelier du Reich de l'époque, un certain Adolf Hitler ! À l'époque, son gouvernement parle déjà de « rétention de sûreté » après la peine si « la sécurité publique l'exige ». On a les références qu'on peut…

L'Humanité
Nicolas Maury

samedi 23 février 2008, a 21:01
Rétention de sûreté : N . Sarkozy " veut contourner la démocratie "
 

Au lendemain de la censure partielle par le Conseil constitutionnel de la loi sur la rétention de sûreté, Nicolas Sarkozy a saisi la Cour de cassation pour permettre "une application immédiate" du texte. Du jamais vu !

L'annonce de la décision présidentielle a provoqué la consternation au sein du Syndicat de la Magistrature(SM). "Nous sommes consternés. En voulant contourner la décision du Conseil constitutionnel, au mépris de l'article 62 de la Constitution, le président de la République veut contourner la démocratie." a regretté Héléne Franco, secrétaire générale du Syndicat de la Magistrature. L'article 62 stipule que les décisions du Conseil constitutionnel s'imposent au pouvoir public et à toutes les instances juridictionnelles du pays.

• Des Sages sous haute pression • L'UMP inspirée par le Führer !
site de l' Humanité

samedi 23 février 2008, a 19:16
Commentaire sur l'article : Sarkozy Les religions avec moi .
 

Nouveau commentaire sur l'article #2493 "Sarkozy : les religions avec moi ."
Auteur : iosa (IP: 89.86.211.32 , i07m-89-86-211-32.d4.club-internet.fr)
E-mail : beautyofthedevil@hotmail.fr
URL :
Commentaire:
J'ai aimé votre discours, il représente ce que je ressens à l'encontre de ce qui est actuellement, mais votre titre " rassembler la gauche" me semble dépasser, j'aurais plutôt intitulé par " Rassembler les français contre le fachisme religieux"
Depuis la visite de sarko au pape (pas de majuscule pour eux) j'ai vu fleurir sur les panneaux publicitaires le prosélytisme chrétien, en est il de même en allemagne?
A mon sens, la Bête est de retour, à moins qu'elle ne soit jamais partit, mais restée ancrée dans les esprits depuis que le monde est convertit.
Un livre que j'ai lu semble convenir aux situations que nous subissons " Brave New World " en Francais le Meilleur des monde d'Aldous Huxley, édité en 1932.
Pour ceux qui n'auront pas compris le danger voici un lien sur une analyse faite par un spécialiste très connu, d'avant l'avènement de Sarko au pouvoirs de la présidence.
http://www.betapolitique.fr/Serge-Hefez-psychiatre-analyse-00837.html.
Certaines personnes devinent les autres et pas seulement les psy.

samedi 23 février 2008, a 18:08
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .
 

  Où trouver l'Humanité ?     |     Soutenir l'Humanité  
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samedi 23 février 2008

Ensemble, construisons un projet solide pour l'avenir


PAR PATRICK LE HYARIC, DIRECTEUR DE L'HUMANITÉ

En ces temps où une puissante machine médiatico-politique, adossée au monde de la finance, tente de brouiller tous les repères, de dénaturer les acquis du progressisme à la française pour mieux les détruire, l'existence et le développement de l'Humanité est un enjeu politique, culturel, démocratique de premier ordre.
Certes, en apparence, le pluralisme des médias existe. En apparence existent aussi des discussions, des débats dans notre pays. Mais à y regarder de près, ceux-ci évitent la confrontation sur les enjeux fondamentaux pour l'avenir. Ainsi est créée de toutes pièces l'idée que la politique mise en oeuvre est la seule possible. Dans ces pseudo-débats ce sont toujours les mêmes, baptisés « chroniqueurs », « spécialistes », qui squattent les écrans et les ondes radio. Nombreux sont désormais les journalistes qui s'en inquiètent.
Le rouleau compresseur médiatique tente d'enfouir les préoccupations populaires, sociales, culturelles sous un magma de faits plus ou moins anecdotiques, liés à une inquiétante dérive du traitement des questions politiques. La valorisation du fait divers, le travail de l'émotion et du compassionnel dictent désormais les décisions politiques.

Revaloriser le rôle de l'Humanité

On raconte sans cesse une « histoire aux Français » à mille lieux de leurs préoccupations.
On étouffe des débats essentiels. La caricature est atteinte avec le refus unanime des médias d'informer et de débattre du contenu du traité de Lisbonne. Une des grandes impostures consiste à faire confondre le mot « Europe » et les traités qui la régissent. La mise en pièces du Code du travail, du droit à la retraite, l'austérité renforcée, les coups de boutoirs contre la laïcité sont considérés comme normaux, voire inévitables. De même, la réintégration de la France dans l'OTAN ne soulève aucun débat.
Tout ceci est désormais alimenté quotidiennement par un puissant dispositif médiatique, propriété de quatre à cinq industriels, mêlant chaînes de télévision, radios, sites Internet, journaux gratuits où défile un flot continu d'informations plongeant les citoyens dans un bain médiatique étouffant.
Dans ce « nouvel univers médiatique », le combat pour le pluralisme doit redoubler. C'est pourquoi la place et le rôle de l'Humanité doivent être considérablement rehaussés.
L'existence de l'Humanité et son audience restent un enjeu pour le débat démocratique. Malheureusement, ses moyens restent trop limités. Comme nous l'avons fait savoir à plusieurs reprises, nous sommes contraints aujourd'hui de vendre notre immeuble pour assainir nos comptes. Mais nous n'en restons pas là !
Nous appelons à mener une bataille politique sur le rôle et l'utilité de l'Humanité et de l'Humanité Dimanche dans le nouveau contexte politique et culturel.
En ce sens, nous proposons d'organiser, dans le maximum de lieux, des rencontres, des débats avec les lecteurs, les diffuseurs, avec toutes celles et tous ceux qui sont attachés à l'existence de l'Humanité, sur les enjeux du pluralisme et du développement de la lecture de l'Humanité et de l'Humanité Dimanche.
D'autre part, nous proposons aux lectrices et aux lecteurs d'amplifier la campagne d'abonnements de parrainage à l'Humanité et à l'Humanité Dimanche.

Devenez « lecteur participatif »

Dans le même temps, nous nous engageons dans la construction d'un projet stratégique de développement pour bâtir un avenir solide à l'Humanité. Ce doit être un projet participatif associant tout le collectif de l'Humanité. Celles et ceux qui le font chaque jour, ses lectrices et lecteurs, ses amis et tous ceux qui sont attachés à son existence.
Ce projet concerne l'Humanité, l'Humanité des débats le samedi, qu'il faut mieux faire connaître ; l'Humanité Dimanche, apprécié de ses lecteurs mais aussi trop méconnu ; la rénovation en cours du site Internet ; une politique soutenue de hors-série avec la publication cette année de huit numéros ; le lancement de la préparation dans quelques semaines de la Fête de l'Humanité qui se tiendra les 12,13 et 14 septembre prochains.
Le travail autour de notre projet d'entreprise doit donner un nouvel élan à l'Humanité, dans un contexte difficile pour la presse quotidienne nationale. Son élaboration s'étalera sur plusieurs mois.
Il se fera en lien avec les demandes de nos lectrices et lecteurs, de celles et ceux qui se considèrent comme des amis de l'Humanité. Il va se faire aussi en lien avec celles et ceux qui ne peuvent se satisfaire du dispositif médiatique actuel et qui souhaitent que l'Humanité puisse devenir leur journal.
La première phase de l'élaboration de ce projet va consister à faire avec vous un point précis sur nous-mêmes.
C'est en ce sens que nous vous proposons aujourd'hui de devenir « un lecteur participatif » de l'Humanité et de l'Humanité Dimanche.
En devenant « lecteur participatif », vous participerez à plusieurs enquêtes d'appréciation sur le contenu des journaux et à leur amélioration.
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vendredi 22 février 2008, a 21:48
Venue de Nicolas Sarkozy à Noyelles-Godault :Saturation,Ras-le-bol et Colère !
 

publié dans : Infos PCF

« Venue de Nicolas Sarkozy à Noyelles-Godault :

 

« Venue de Nicolas Sarkozy à Noyelles-Godault :

Saturation, Ras-le-bol et Colère ! »

L'image “http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/photos/267492.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

 

Jean-Jacques Candelier, Député communiste du Nord, déclare dans un communiqué daté du mercredi 20 février 2008 :

 

Le Président de la République vient parader à Noyelles-Godault sur le thème de l'emploi. Ce n'est pas un hasard : on sait que la Région Nord-Pas-de-Calais possède un taux de chômage plus élevé que la moyenne nationale, que les délocalisations s'y s'accélèrent et que les industries y ferment en pagaille. Dois-je rappeler les ravages économiques, environnementaux et sociaux des patrons voyous à METALEUROP ?

Dois-je rappeler les promesses de Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Economie, quant au reclassement des salariés de l'Imprimerie nationale ?

Dois-je rappeler la fin annoncée de la Cristallerie d'Arques, de l'équipementier DELFI à Flers-en-Escrebieux, de SICOVER Industries à Aniche ou encore la liquidation de l'outil de production à l'usine STORA ENSO de Corbehem ?

Et ce ne sont là que quelques exemples.

Notre Région, qui a tant donné pour le développement industriel de notre pays, est plus que jamais la victime d'un système où les pleins pouvoirs sont accordés aux multinationales par le Gouvernement français, ainsi que par l'Europe au service de l'ultra capitalisme financier.

Je pense très sincèrement que les habitants de notre Région n'ont pas besoin d'un Président qui repart éternellement en campagne, ni d'un tapage médiatique présidentiel perpétuel. Nous n'attendons pas de lui qu'il nous donne des leçons de civilisation, de bonne conscience ou de religion, mais qu'au contraire il agisse concrètement pour résoudre les difficultés en matière de logement, de vie chère, de salaire, de précarité et de chômage.

Alors que la crise de confiance s'installe durablement entre Nicolas Sarkozy et les Français, ce voyage express à Noyelles-Godault est bien celui de l'impuissance du chef de l'Etat. Il est le voyage de toutes les provocations envers ceux qui sont menacés dans leur emploi, qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts et qui sont trahis par les promesses non tenues.

Moins d'un an après l'élection du candidat Sarkozy, cette incapacité à résoudre les problèmes des Français et du pays ainsi que l'absence de réponses efficaces sont plus qu'une simple déception. L'impopularité grandissante du Président dans les sondages démontre que beaucoup de nos citoyens comprennent que ce soi-disant Gouvernement d' « ouverture » est en fait un des plus réactionnaires depuis la Libération.

Pour les retraités, les privés d'emploi et le monde du travail, c'est le sentiment de saturation, de ras-le-bol et de colère qui prédomine. Dans ces conditions, il est impensable de laisser se poursuivre pendant encore 4 longues années cette politique calamiteuse et indécente.

Blog P.C.F  ARRAS

vendredi 22 février 2008, a 21:18
4 Mars 08 : Rassemblement devant le MEDEF .
 


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4 Mars 2008 – Ensemble gagnons les départs en retraite anticipée – gagnons la santé au Travail.

Ce sera le jour de la 16e négociation avec le patronat pour la mise en place de mesures spécifiques, de cessation d'activité avant 60 ans, pour les salarié-e-s ayant été exposé-e-s à des conditions de travail pénible ! !

Rassemblement en Ile de France – à 14 heures devant le siège du Medef national, 55 avenue Bosquet, 75007 paris, (métro Ecole Militaire) à l'appel de la Confédération CGT, de l'Union Régionale Ile de France CGT (URIF CGT), des 16 Fédérations CGT - Construction, Industries Chimiques, Verre Céramique, Agroalimentaire, Santé Action Sociale, THC, Transports, Bois, Cheminots, Commerce, Ports et Docks, Services Publics, FAPT, FILPAC, Mines Energie.

• Témoignages de salariés en situation de pénibilité au travail • Prise de parole de la CGT

PDF - 1 Mo


De : URIF CGT
vendredi 22 février 2008

vendredi 22 février 2008, a 20:55
Des lois pas si nouvelles que ça...
 

Une loi dite de « rétention de sûreté » prévoit le maintien en rétention après la fin de la peine si « la sécurité publique l'exige ». Ce n'est pas une innovation.
Cette loi, de son nom original « sicherungsverwahrung » avait déjà été signée le 27 novembre 1933 par la blanche main d'un certain Adolf Hitler, élu démocratiquement sous la république de Weimar. (cf Le Canard Enchaîné 20/2/2008)

Dans le premier gouvernement du Général de Gaulle, en 1945/46, pour solutionner la question des immigrés, une politique des « quotas » a été préconisée par les ministres … vichyssois qui avaient été maintenus en poste. Le Général a refusé d'y souscrire sous la pression des ministres issus de la Résistance. (cf Marianne 16/2/2008)

Les seules lois pénales à effet rétroactif que l'on ait pu voir en France sont les lois anti-juives de Vichy. (cf Le Canard Enchaîné 20/2/2008)

Toutes ressemblances… etc …

vendredi 22 février 2008, a 19:09
Désindustrialisation-dépénalisation du droit des affaires : politique à sens unique,celle des patrons et des actionnaires .
 

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Mis en ligne : 22 février

« Je n'accepterai jamais que l'on dise : les usines, c'est fini, l'industrie, c'est fini, le plein emploi, c'est fini, les Ardennes, c'est fini ». Juste courroux. Et beaucoup ont cru à ce volontarisme, dans les familles ouvrières précarisées, frappées par le chômage, dans des régions transformées en friches industrielles, désespérées par les déclarations d'impuissance de dirigeants politiques de droite et de gauche.

Beaucoup ont pris confiance dans les engagements d'un homme qui se proclamait « le candidat du peuple », qui serait, si l'électeur y aide, « le président du pouvoir d'achat ». De cet homme qui n'hésitait pas à affirmer qu'il parlait « au nom de cette France qui souffre mais qui veut vivre debout sur sa terre et ne demande rien d'autre que la justice » car ainsi parlait Sarkozy à Charleville en décembre 2006.

Il y tempêtait contre les restructurations, les délocalisations, la désindustrialisation, contre ces patrons voyous et autres pilleurs d'usine dont la puissance prédatrice s'est illustrée notamment dans les Ardennes chez Thomé-Génot.

Après quelques mois d'état de choc, l'opinion publique découvre l'envers des mots. Qu'ils aient succombé ou non au charme du verbe, rares étaient les Français qui imaginaient une hausse du pouvoir d'achat sans augmentation de salaire, ou que la lutte contre le chômage signifiait une législation sociale facilitant les licenciements.

L'imposture se révèle.

Près de 60% des Français estiment mauvaise la politique économique du gouvernement. Le sentiment d'avoir été trompé est le principal ressort de la chute du président dans les basses eaux de l'impopularité. Le chef de l'Etat tente de remonter la pente et multiplie depuis quelques jours les coups médiatiques avec, sans doute, moins de bonheur que par le passé. Avec le grand spectacle policier son et lumières de Villiers le Bel, après sa proposition de parrainage d'enfants victimes de la Shoah qui lui a valu une réplique cinglante de Simone Weil, Sarkozy a repris le temps d'une visite sur l'ex site de Metaleurop ses accents de candidat qui pourfend « le capitalisme sans foi ni loi ».

Dans cette région du Nord-Pas-de-Calais, tout comme dans les Ardennes voisines, les salariés en connaissent un rayon sur les pratiques de voyous permises par le sacro-saint principe de l'actionnaire-roi. Des patrons qui profitent de subventions publiques puis se font la malle. Ou comme Michelin qui liquide des emplois à Toul après avoir engrangé une hausse de 35% de ses profits. Et que dire de Mittal qui verse à ses actionnaires un tiers des 7 milliards de dollars de bénéfices et ferme Gandrange.

Le même Sarkozy qui donne des coups de menton sur le grand capital propose que la collectivité nationale investisse à la place du géant de l'acier. Il évoque le Fonds national pour la réindustrialisation abondé par l'Etat…

Toute la question est de savoir quelle contribution serait demandée aux actionnaires et si les restructurations doivent demeurer le fait du prince. « Au nom de quoi l'Etat français interviendrait-il pour empêcher que le numéro 1 de l'acier gère correctement ses actifs ? » estime Francis Mer, ancien patron d'Usinor-Sacilor, ancien ministre : lui résume bien l'opinion véritable du pouvoir. Quant à une loi responsabilisant les groupes sur les agissements de leurs filiales, elle risque, si jamais elle voit le jour, d'être une coquille vide au moment où le pouvoir sarkozyste dépénalise le droit des affaires.

site P.C.F

vendredi 22 février 2008, a 18:36
Tous à la manifestation du 23 février08 contre le ministère de la honte .
 



Mis en ligne : 22 février


- à 15h, Place Denfert-Rochereau, PARIS

La semaine anticoloniale a été lancée après le vote par l'assemblée nationale de la loi du 23 Février 2005 sur « le rôle positif de la présence française outre-mer notamment en Afrique du Nord.

Aujourd'hui elle poursuit le combat contre les idées révisionnistes, dangereuses de Nicolas Sarkozy émises dans le discours de Marseille,Dakar,Toulon,contre ce ministère qui cristallise ces idées

Nous appelons à manifester contre, les rafles au quotidien, les internements dans des centres de rétention surpeuplés,contre l'utilisation des test ADN,contre la casse du droit d'asile.

Signez l'appel sur www.anticolonial.net pour :

- L'abrogation des dispositions colonialistes de la loi du 23 février 2005
- La reconnaissance par l'Etat Français de sa responsabilité dans les crimes coloniaux.
- La fin des rafles et des expulsions, la régularisation des sans papiers
- La suppression du Ministère de « l'identité nationale et de l'Immigration ».

Premiers signataires :

ACTUS Tchad AFASPA, Alternatifs, Alternative Libertaire Americans Against the War-France / AAW-France APVC (Agence de le Promotion des Cultures et du Voyage), Association Marocaine de La Voie Démocratique, ATTAC, Au Nom de la Memoire, CAAC-Comores, CADTM, CEDETIM, Cercle Frantz Fanon, collectif Génocide Made in France, Collectif Kofélé, Comite Vérité Justice pour Charonne, COMITÉ CHARGÉ DE L'ORGANISATION DE LA CONFÉRENCE NATIONALE INCLUSIVE DE PAIX ( COPORT ) AU TCHAD Coordination 75 des Sans Papiers CNT Droits devant Espaces Marx, Fédération des Collectifs île de France de Sans papiers, FETAF, Fondation Frantz Fanon, FORUM ESPANO-MAROCAIN POUR LA MÉMOIRE COMMUN ET L'AVENIR FTCR Gennevilliers pour tous, GRAPR (groupe de réflexion et d appui pour la promotion rurale), Ishtar, LCR, Les Alternatifs, Les Panthères Roses Les Verts, MJCF, MRAP, NAD (Nouvelle Alternative pour le Développement), PCF, PCOF, Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie (PCOT) Reseau international Frantz Fanon, Réseau AL-AMAL pour le secours et le développement Survie, UNADE, USTKE, Veto !, ZEP...

site P.C.F

vendredi 22 février 2008, a 18:22
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .
 


  Où trouver l'Humanité ?     |     Soutenir l'Humanité  
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samedi 23 février 2008

En kiosque, chez votre marchand de journaux







LA FRANCE EST-ELLE ENCORE UNE PUISSANCE INDUSTRIELLE ?
Kodac, Arc International, Miko, Michelin Kléber, Arcelor-Mittal… Les annonces de fermetures et de restructurations industrielles se succèdent et se ressemblent.
Table ronde avec :
Bernard Devert, fédération des travailleurs de la métallurgie CGT.
Stéphane Israël, conseiller du président exécutif d'EADS.
El Mohoub Mouhoub, professeur d'économie à Paris-Dauphine.

À MORT L'ARBITRE ?
Dans le ballon rond, l'homme en noir a le moral en berne. Il n'y a qu'à reprendre les dernières nouvelles parues à son sujet pour comprendre l'inexorable crise dans laquelle il est plongé.
Les points de vue de :
Jacques Blociszewski, chargé d'études sur les technologies vidéos.
Jonathan Rocheron, arbitre de foot de 19 ans.
Bernard Laporte, secrétaire d'Etat chargé des Sports.
Michel Dailly, président de l'AFCAM
Gilles Veyssières, ancien arbitre international

LE CRIME INEXPIABLE DE VICHY
Pourquoi Sarkozy a t-il menti sur la nationalité des enfants juifs livrés aux nazis ?
Une tribune libre par le conseil départemental des Pyrénées-Orientales du Mouvement de la paix.

APRÈS LA MORT D'ALAIN ROBBE-GRILLET
Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin.

À NE PAS MANQUER…

LES FRANÇAIS AU RÉGIME SEC
Le 45e salon international de l'agriculture ouvre ses portes dans un contexte économique marqué par des paradoxes dont les plus insupportables sont la hausse des prix à la consommation et les baisses de revenus des paysans. Notre décryptage.

L'URGENCE POUR INGRID BETANCOURT
Journée de solidarité à Paris pour les six ans de détention de la franco-colombienne. Avec l'espoir de la libération de quatres nouveaux otages.


MOSCOU FAIT CLIQUETER SES ARMES
La Russie menace explicitement d'utiliser la force armée contre l'OTAN et l'UE s'ils persistaient à contourner l'ONU dans le réglement du contentieux kosovar.


LA RÉTENTION DE SÛRETÉ PARTIELLEMENT CENSURÉE
C'est une demi-victoire pour Rachida Dati, les Sages ont approuvé la création de centres d'enfermement pour les criminels dangereux, mais en encadrant strictement le dispositif.

LE FRENCH FLAIR, UNE INVENTION ANGLAISE
Rugby. Le terme « French flair » fut inventé par la presse britanique au temps des « sixties », il s'agissait de saluer des essais de cent mètres inscrits par de véloces trois-quart français. Réinventer le cliché, c'est la mission que s'est confié le nouveau trio de sélectionneurs français… face aux Anglais !






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vendredi 22 février 2008, a 08:27
Bonsoir les amis,vive la Republique .
 

Ci-dessous un mail recu aujourd'hui de la principale d'un college "ambition

reussite". Edifiant quant aux promesses de campagne de Sarkozy ! Jean Emile G...

============

Bonsoir,

Vous savez tous que j'occupe depuis cette rentree la fonction de Principal d'un College dit "difficile", classe "Ambition Reussite". 82% des eleves sont issus de categories socio-professionnelles tres defavorisees. Un College ghetto, avec ses problemes quotidiens, et les problemes de violence dans le quartier.

Je suis tres fier d'avoir travaille pendant plusieurs annees a Meaux (Beauval et Pierre-Collinet), puis a Vaulx-en-Velin pendant 4 ans, et aujourd'hui a la Duchere. Fier d'etre fonctionnaire de la Republique, d'assumer cette mission de service public tant decriee.

Ce soir, ma fierte m'a abandonne. J'ai honte. J'ai surtout honte de devoir affronter le regard des professeurs, des surveillants, des partenaires exterieurs, des parents d'eleves et des eleves.

Vous vous souvenez tous de la promesse de notre president de la Republique pour ne pas laisser les "orphelins de 16 heures" Ã la rue ?

Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de l'Education nationale, à propos de la mise en place de l'accompagnement educatif, ce dispositif devant accueillir tous les collegiens de 16 heures à 18 heures ?

La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je l'ai decouverte en details au moment meme ou je prenais mes fonctions au College Schoelcher fin aout, comme tous mes autres collegues Principaux de Colleges en Education prioritaire (pres de 1500 Collèges dans toute la France).

Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car je suis un fonctionnaire responsable. J'ai mis mes opinions de citoyen dans ma poche, et j'ai tout fait pour que ce dispositif soit un succes.

Je rappelle à tous que cet accompagnement educatif devait concerner les eleves volontaires, encadres par des enseignants volontaires.

Sur 365 eleves, j'ai reussi à en convaincre 225: 61,5 % de l'effectif total. La moyenne dans le Rhone tourne autour de 28 %.

Sur 47 enseignants, j'en ai convaincu 29. Je suis alle solliciter la MJC du quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine. J'ai sollicite le Centre social pour mettre conjointement en place l'aide aux devoirs, 3 fois par semaine. 100 % des eleves de 6eme etaient inscrits à cette derniere action. J'ai sollicite une compagnie artistique pour mettre en place un atelier d'ecriture. Les professeurs ont ensuite propose un atelier de sciences physiques, un club journal des collegiens, une activite escalade, trois groupes de soutien en mathematiques, deux groupes de soutien en francais. J'etais en pourparlers avec un club d'echecs et un autre de rugby pour enrichir l'offre.

J'ai meme reussi à debaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas....

Tout cela a bien sur un cout. Vous vous en doutez.

L'Inspection academique et le Rectorat nous ont transmis courant octobre 2007 une enveloppe d'heures pour les professeurs et les intervenants exterieurs (pour ces derniers, ces heures devaient etre transformees en vacations, payees 15 euros de l'heure).

Je disposais de 1476 heures. C'est à partir de cette enveloppe que je n'avais pas demande que j'ai construit mon offre. J'ai informe les parents d'eleves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en place. L'aide aux devoirs avait commence des le 20 septembre. Les eleves etaient pour la plus part d'entre eux tres heureux.

Debut decembre, j'ai mis en paiement aupres du Rectorat les heures effectuees en septembre, octobre et novembre: 398 heures.

Cet apres-midi, mardi 29 janvier 2008, reunion officielle à l'Inspection academique. L'inspecteur d'Academie preside la reunion, flanque de ses deux adjoints et de deux chefs de service. Configuration inhabituelle. Curiosite puis inquietude.

L'Inspecteur d'Academie ne le dit pas explicitement, car nous sommes tous soumis au meme devoir de reserve. "Le dispositif n'est pas supprime, mais on a reduit la voilure". On a seulement supprime les heures pour le faire fonctionner. Au lieu des 1476 heures, je n'en ai plus que 397 pour terminer l'annee scolaire. Cela vient directement du Ministere. C'est identique dans toutes les Academies, l'Inspecteur d'Academie nous l'a confirme, comme s'il voulait nous consoler. Tous mes collegues sont dans la meme stupeur (40 Principaux de College abasourdis).

J'ai depense 1 heure de plus que ce à quoi j'ai droit. Et les heures effectuees en decembre et en janvier ne sont pour l'instant pas honorees (j'ai compte 221 heures pour ces 2 mois). Je n'en ai plus les moyens. C'est noble le benevolat, mais, là , on atteint des limites...

Concretement, des lundi prochain, 4 fevrier 2008, toutes les actions decrites ci-dessus s'arreteront, faute de moyens. Je ne vous fais pas de dessin.

Oui, j'ai honte ce soir. Honte pour les eleves. Honte pour les parents d'eleves. Honte pour les profs. Honte pour les partenaires exterieurs. Je ne sais toujours pas comment je vais leur annoncer la chose.

Merci M. Sarkozy pour vos promesses peremptoires. Merci M. Darcos pour avoir demontré la credibilite du systeme educatif francais.

Bonsoir les amis, vive la Republique.

vendredi 22 février 2008, a 07:55
PAS TOUCHE AU LIVRET A !
 

« Pas touche au Livret A ! »

Mis en ligne : 21 février
Le gouvernement, se pliant aux injonctions de la Commission européenne, s'est engagé, par la voix de Christine Lagarde, dans un processus de « banalisation » du Livret « A » des Caisses d'épargne.

En clair, le patronat bancaire pourra mettre la main sur une bonne partie de la collecte de cette épargne populaire pour en faire un produit financier régi selon les règles du rendement et du risque. Et on peut voir où cela conduit avec ce qui s'est passé à la Société générale !

ALERTE !

- le logement social, financé aujourd'hui à 80% par cette ressource, sera contraint d'emprunter à taux plus élevés sur le marché financier. Ainsi, c'est tout le système de financement du logement social qui en danger, alors que les besoins sont plus criants que jamais.
- l'épargne populaire, aujourd'hui sécurisée par la centralisation de la collecte du « Livret A », via la Caisse des dépôts et consignations (CDC), sera elle-même plus exposée aux spéculations et aux risques de krach du marché financier.
- Les collectivités locales, les élus municipaux et départementaux, seront privés d'un partenaire privilégié - non subordonné aux exigences des actionnaires privés - pour répondre aux besoins sociaux des populations sur les territoires. Il faut le faire savoir en ces temps d'élections.
- 1000 agences de Caisses d'épargne et de nombreux guichets de la Poste pourraient être supprimés, en premier lieu dans les quartiers populaires et les zones rurales.

Il faut empêcher cela et il en est encore temps !

Des initiatives multiples, dans tout le pays, sont engagées par le collectif « Pas touche au Livret A ! » qui a lancé une pétition nationale.

A l'occasion d'une rencontre avec ses représentants, le 14 février dans les locaux du Conseil national, la direction du PCF, représentée par Alain Obadia, Jean-Louis Le Moing et Yves Dimicoli, a exprimé son total soutien à cette campagne et sa volonté d'y contribuer.

Elle a rappelé l'importance qu'elle attache à
- la sécurisation et l'expansion de financements émancipés de la domination des marchés financiers,
- la promotion d'un grand service public du crédit et de l'épargne permettant, notamment, de soutenir une politique audacieuse du logement social de nature à résoudre sa crise aiguë qui frappe des millions de familles en France.

Elle a remarqué combien chaque progrès en ce sens pousserait, en même temps, à une réorientation positive de la construction européenne et de la BCE, aujourd'hui dominées par les exigences boursières.

Elle a souligné l'importance pour cela de la défense et du développement d'un pôle bancaire et financier public autour de :
- la CDC (dont il faut combattre le démantèlement),
- des Caisses d'épargne
- de la Banque postale,
et qui soit maîtrisé par les salariés, les populations et les élus dans les localités, les départements, les régions et à l'échelle de tout le pays.

Les militants du PCF auront à cœur de contribuer à cette bataille si importante pour la réponse aux besoins sociaux, l'emploi, l'avenir des territoires, la croissance et la démocratie.

site du P.C.F

jeudi 21 février 2008, a 21:48
Nomination de Christine Ockrent .
 

Nomination de Christine Ockrent à la tête de la holding RFI / TV5Monde / et France 24 : le mariage entre pouvoir et télévision officialisé

Mis en ligne : 21 février
Au moment où les grandes manoeuvres se font sentir dans l'audiovisuel (suppression de la publicité sans pistes de financements claires, restructurations à grandes échelles pour faire face au défis de la mondialisation dans le secteur des médias) la nomination de Christine Ockrent à la tête de la holding RFI / TV5Monde / et France 24 est un nouveau pavé dans la mare du feuilleton politico-médiatique.

Le Syndicat Des Journalistes de RFI dénonce les dérives d'une telle nomination : quelle image, quelle indépendance et quelle crédibilité pour la future holding ? La question est posée et elle fait mal.

Car Christine Ockrent est la femme de Bernard Kouchner certes, mais dans le cas présent il s'agirait surtout de voir le président d'une holding française d'information internationale marié avec le ministre des affaires étrangères qui est aussi le ministre de tutelle de la radio !

Il ne s'agit pas de nier les supposées compétences de Christine Ockrent, ni d'en faire une « femme de » : le débat est un débat sur les fonctions et non sur les personnes, et c'est ce qui gène précisément le pouvoir en place.

Au delà de la confusion des genres et des collusions entre pouvoir et médias, cette nomination ne rend que trop visible les difficultés à construire des médias réellement indépendant et démocratique.

Ces relations dangereuses ne sont pas d'hier et cette nomination n'en est qu'une illustration supplémentaire.
Si Christine Ockrent ne peut divorcer du ministre des affaires étrangères qui est aussi le ministre de tutelle de la radio, elle peut encore refuser le poste de président de la holding française d'information internationale.

Le Parti communiste français réaffirme donc le droit à l'information comme un élément fondamental et constitutif de la vie démocratique de notre pays et propose :
- de constitutionnaliser le droit à l'information
- une chaîne numérique d'information internationale entièrement publique (CII).

« Pas vu,Pas pris », Pierre Carles

VIDEO site du P.C.F

jeudi 21 février 2008, a 19:10
Chantiers Navals de Saint-Nazaire : LES CRS CHARGENT ! ( 5 )
 

Pour mémoire…

“Les ministres européens du Travail ne sont pas parvenus, mercredi 5 décembre (2007), à s'entendre sur deux directives controversées sur la durée maximale du temps de travail hebdomadaire et sur l'octroi de nouveaux droits aux salariés en intérim.

Les deux textes seront à nouveau examinés en 2008, a annoncé la présidence portugaise de l'Union européenne.

Une discussion qui intervient alors que plusieurs pays, notamment la Grande-Bretagne soutenue par l'Irlande et Malte, souhaitent pouvoir continuer à déroger à cette durée maximale mais ne disposent pas d'une minorité de blocage suffisante.

Prendre en compte le temps de garde

Le texte sur la durée du temps de travail hebdomadaire doit actualiser les règles fixées en 1993, qui limitent la durée du travail en Europe à 48 heures par semaine, heures supplémentaires comprises.

Cette directive autorise aussi les Etats, qui le veulent, à dépasser ce seuil jusqu'à 78 heures, sous réserve de l'approbation du salarié.

Il s'agit là de se conformer à une décision de la Cour de justice des communautés européennes, qui a estimé que les heures de permanence téléphonique devaient être décomptées du temps de travail. Remarque qui serait prise en compte par l'introduction dans la directive d'une “part inactive du temps de garde”.

Opposition de la Grande-Bretagne

Surtout, le nouveau projet de directive instaure de nouvelles conditions à la clause de dérogation aux 48 heures de travail hebdomadaire. Ainsi, elle devra faire l'objet d'un accord collectif, qu'il s'agisse d'une convention entre les partenaires sociaux et l'Etat, ou d'une loi.

Quant à la proposition de garantir aux intérimaires les mêmes garanties que les employés de l'entreprise après six semaines, elle se voit opposer un refus des trois pays mentionnés plus haut.

ACIAO

La Fédération européenne des médecins salariés a, de son côté, exprimé son opposition au projet, considéré comme “dangereux” pour la “sécurité” des malades dans les hôpitaux, le texte étant susceptible d'amener les médecins à travailler “trop” longtemps.

“Il s'agit avant tout de la sécurité des patients. Moi, je ne voudrais pas me faire endormir ou opérer par un chirurgien qui est depuis plus de 24 heures à l'hôpital. Tous les médecins travaillent plus de 48 heures [par semaine] globalement dans les hôpitaux, mais ce n'est pas raisonnable d'en faire trop”, a souligné le président de la FEMS, Claude Wetzel.”

puce.gifhttp://www.challenges.fr/actualites/business/20071205.CHA4384/pas_dac

site BELLACIAO

jeudi 21 février 2008, a 17:12
Chantiers Navals de Saint-Nazaire : LES CRS CHARGENT ! ( 4 )
 

Des manifestants de la CGT évacués par les forces de l'ordre à Saint-Nazaire

20/02/2008-[23:30]

SAINT-NAZAIRE (Loire-Atlantique), 20 fév 2008 - Plus d'une centaine de manifestants réunis à l'appel de la CGT d'Aker Yards ont été évacués mercredi vers 22h00 par les forces de sécurité d'un pont qu'ils bloquaient pour réclamer des négociations salariales, a-t-on appris auprès de la CGT.

Les manifestants occupaient depuis le début de l'après-midi le pont de la forme Joubert dont le paquebot MSC Poésia, dernier né des Chantiers Aker Yards, devait franchir l'écluse dans la nuit pour des essais à la mer. Les manifestants qui bloquaient la sortie du navire ont été évacués vers 22h00 par les forces de sécurité qui ont eu distribué des coups de matraque et lancé des grenades lacrymogènes.

Selon la CGT, “certains salariés ont été blessés” “C'est une provocation de plus envers les salariés”, a estimé Joël Cadoret (CGT) qui a critiqué les “manières insoutenables” de la direction avec laquelle le syndicat a engagé un bras de fer dans le cadre des négociations salariales.

http://www.france-info.com/spip.php…

site BELLACIAO

jeudi 21 février 2008, a 17:00
Chantiers Navals de Saint-Nazaire : LES CRS CHARGENT ! ( 3 )
 

Un peu de partout nous vient des messages de résistance des travailleurs et de leur volonté de se battre pour leurs salaires.

Le Castorama d'Océanis (à Saint-Nazaire) semble également en grève et la direction qui proposait royalement 0.5% est passée à 2%, ce qui ne fait pas encore le compte. Eux aussi doivent s'attendre à la venue de la violence sarkoziste.

puce.gifhttp://www.presseocean.fr/Pour-les-salaries-chez-Casto-y-a-pas-tout-ce-qu-il-faut…-/re/actu_detail/actu_12028-566456——_actu.html

Les travailleurs d'AKER YARDS de St Nazaire montrent le chemin de l'offensive et là, comme ailleurs, font face à Sarko le cogneur de travailleurs. La solidarité ne doit pas manquer, mais également la mobilisation politique de la la gauche réelle pour éclairer et aider ces combats des travailleurs.

L'heure est au soutien, mais également de faire passer cette exigence dans toutes les batailles politiques.

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jeudi 21 février 2008, a 16:37
Chantiers Navals de Saint-Nazaire : LES CRS CHARGENT ! ( 2 )
 

SOUTIEN TOTAL ET INCONDITIONNEL AUX CAMARADES DE SAINT NAZAIRE

APRES LES SALARIES DE CARREFOUR LES SALARIES DES CHANTIERS NAVALS A QUI LE TOUR ENSUITE?

C EST BIEN DANS LES LUTTES SOCIALES ET LE SYNDICALISME QUE SE DEVELOPPE LA VRAIE RESISTANCE A LA VRAIE POLITIQUE DE SARKOZY ET DU MEDEF

PAS POUR RIEN QU UNE DE SES PREMIERES LOIS A ETE CELLE SUR LE SERVICE MINIMUM

ORGANISONS UNE GROSSE MANIF NATIONALE INTERPRO POUR DIRE NON AUX ATTEINTES AUX DROITS SYNDICAUX ET AU DROIT DE GREVE

TOUS ENSEMBLE MONTRONS LEUR QU'ON NE SE LAISSERA PAS EGORGER SANS RIEN DIRE

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jeudi 21 février 2008, a 16:14
Chantiers Navals de Saint-Nazaire : LES CRS CHARGENT !
 

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jeudi 21 février 2008 (12h41) :

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de USM CGT

Il était 22 h, mercredi, lorsque les travailleurs de la Navale réunis à l'appel de la CGT et qui bloquaient le pont de la forme Joubert afin d'empêcher la sortie du paquebot MSC Poésia, dernier né des Chantiers AKER YARDS, ont été délogés par les CRS.

Grenades lacrymo à tir tendu, utilisation de flash-ball, coups de matraque,…les blessés sont nombreux. En collaboration avec la direction d'AKER YARDS, la police avait bouclé tout le quartier de Penhoët déclenchant ainsi la chasse aux syndicalistes et aux salariés en lutte.

L'Etat à la rescousse du patronat, c'est bien connu. Bien que la répression contre les militants CGT et les grévistes s'accentue, la Résistance s'organise. Et c'est bien cela qui les dérange. RIEN N'EST IMPOSSIBLE POUR CEUX QUI LUTTENT!

Le matin, un débrayage pour une augmentation générale des salaires avait rassemblé plusieurs centaines de salariés d'AKER YARDS et de la sous-traitance. La lutte se poursuivait dans la soirée avec les travailleurs du quart de nuit.

Depuis quelques jours, l'USM-CGT et le syndicat CGT d'AKER appellent à la mobilisation générale pour une augmentation générale de salaires POUR TOUS.

De : USM-CGT
jeudi 21 février 2008

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mercredi 20 février 2008, a 22:43
Des escouades pour sauver le soldats Sarko .
 

POLICE . Une opération autant musclée que médiatisée a eu lieu, hier, à Villiers-le-Bel. Le président de la République tente de se sortir ainsi de la spirale de l'échec.

Casqués, cagoulés, armés, ils étaient près d'un millier de CRS, agents du RAID ou du GIPN, à envahir, hier à l'aube, Villiers-le-Bel, la petite ville du Val-d'Oise qui se remettait lentement de deux nuits d'affrontement entre jeunes et forces de l'ordre après le décès de deux adolescents, tués, le 25 novembre, dans une collision entre leur mini moto et une voiture de police.

trente-trois auteurs présumés ARRêTéS

Cette mobilisation sans précédent s'est soldée par l'interpellation de trente-trois auteurs présumés de violences envers les policiers. Sous le regard de photographes, cameramans et autres journalistes. Didier Vaillant, le maire (PS) de Villiers-le-Bel, a dit son étonnement d'avoir été prévenu de cette affaire par la préfecture, « après les médias ». Il est normal que la police joue son rôle dans la recherche de personnes supposées avoir tiré sur des agents, ce qui traditionnellement s'effectue dans la discrétion, mais l'invitation de la presse à couvrir une telle initiative ne peut que faire douter du but poursuivi. Les interpellations d'hier s'apparentent à une opération politique à quelques jours des élections municipales. Avant sa chute vertigineuse dans les sondages (voir page 4), Nicolas Sarkozy ne voulait-il pas faire de cette échéance électorale un test national ? Après sa nette victoire à la présidence de la République, il se voyait sans doute intouchable. Mais sa politique orientée ostensiblement et sans pudeur en direction des plus riches a refroidi plus d'un de ses électeurs. Alors, Nicolas Sarkozy brandit de nouveau la sécurité, sa thématique favorite, qui lui a servi à gagner, entre autres, une grande partie de l'électorat du FN. Sauver son camp - que les sondages pronostiquent perdant au scrutin municipal - vaut bien une opération du genre Villiers-le-Bel. Il faut frapper l'opinion, la mettre en garde contre ces « jeunes de banlieues », ces « nouveaux ennemis » du pays. La présence des caméras ne peut s'expliquer autrement. Il faut montrer à la France entière comment l'État maîtrise les choses et fait respecter la sécurité sur son territoire.

Mais, encore une fois, le gouvernement est allé trop loin dans la médiatisation. Les commentaires hostiles se sont multipliés. En réponse, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a rejeté sur d'autres « les fuites » qui ont « conduit à une médiatisation importante », tout en saluant « une très belle opération, une opération très réussie, réalisée dans le calme ».

la thématique sécuritaire comme axe prioritaire

Dans le calme ? C'est oublier le traumatisme que peut causer à la population, aux enfants de Villiers-le-Bel, le déploiement d'un millier de policiers pour interpeller une trentaine de personnes. La question n'effleure sans doute pas Nicolas Sarkozy, obnubilé par sa volonté de « marquer les esprits dans une inflation ultra-sécuritaire », selon le PCF. Le président de la République avait déjà donné le ton lors de la présentation de son plan banlieue, le 8 février, en faisant de la thématique sécuritaire son axe prioritaire. Alimentant tous les fantasmes de la peur de l'autre, il a averti qu'il mènerait « une guerre sans merci contre les trafics et les trafiquants ». Il a promis de « mettre fin à la loi des bandes », en « donnant une dimension spectaculaire aux groupes d'intervention régionaux ». Plus grave, il veut recruter « des réservistes » pour en faire des « délégués à la cohésion police-population », qui s'appuieront sur des « volontaires citoyens de la police nationale ». En fait, « des habitants dont je veux engager le recrutement pour qu'ils s'impliquent dans la sécurité de leur propre quartier ». À Villiers-le-Bel, un appel à la délation avait été lancé après les affrontements de fin novembre. L'intervention spectaculaire d'hier comme le discours présidentiel dessinent des banlieues populaires à faire peur.

Mina Kaci

l' Huma du 19 / 02 / 08

mercredi 20 février 2008, a 22:24
SANCTION A LA RATP .
 

Mercredi 20 février 2008
bus.jpgNous avons rendu compte ici de la vague de répression qui semble s'abattre sur les chauffeurs du Dépôt Floréal. Demain matin, les derniers entretiens "disciplinaires" prendront fin. Depuis 15 jours en effet, la direction du centre auditionne les "fautifs".
Les élus Communistes de Bagnolet, solidaires des grévistes en passe d'être sanctionnés, appèlent à la mobilisation de tou-te-s et soutiennent les militant-e-s qui se rendront demain matin, à 08h30, au dépôt.

mercredi 20 février 2008, a 22:05
Heures supplémentaires : une annonce ( plus )...
 

A moins d'un mois des municipales, la droite veut enrayer sa dégringolade et reprendre la main sur le pouvoir d'achat. Christine Lagarde la ministre de l'Economie et de l'Emploi affiche la réussite du “travailler plus pour gagner plus”, mais sans convaincre.

Christine Lagarde, ministre de l'Economie, a annoncé, dans le Parisien ce matin, que les entreprises ayant recours au dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires ont sensiblement augmenté en décembre dernier.

Près de 530 000 entreprises, dont 155 000 de plus de 10 salariés (soit 55% d'entre elles), ont fait travailler davantage leurs salariés à cette période : 46 millions d'heures supplémentaires enregistrées. Ce chiffre dépasse ceux des mois de novembre et d'octobre. Selon la ministre, ce sont essentiellement l'industrie, la construction, le commerce, le transport, l'hôtellerie et la restauration qui ont utilisés des heures sup.

La ministre se félicite de ce résultat. Ce dispositif, mis en place le 1er octobre dernier, symbolise le slogan « travailler plus pour gagner plus » cher à Nicolas Sarkozy. Selon elle, il permet aux salariés de gagner en moyenne entre 50 et 120 euros net de plus par mois.

Pour le Parti socialiste, cette annonce est un « marché de dupes ». Les entreprises ont profité d'un système pour un volume d'heures supplémentaires qui aurait été atteint de toute manière et qui leur a permis par ailleurs de ne pas embaucher. Pour Pierre Moscovici, député PS du Doubs, ce sont « des heures supplémentaires qui auraient été faites de toutes façons et elles sont défiscalisées en plus, donc c'est vous et moi qui les payons », rappelant ainsi que ces exonérations coûteront au minimum 5,5 milliards d'euros.

feuille_de_paie-2.

Même si, selon Christine Lagarde, ce coût n'augmenterait pas en 2008, il aura une forte répercussion sur les cotisations de Sécurité sociale, de retraite et d'assurance chômage, puisqu'il comprend la réduction de 21,5% des cotisations salariales sur les heures supplémentaires.

Pour le Parti Communiste, ces chiffres sont un effet d'aubaine, mais en rien une base pour en mesurer les effets puisqu'aucun comparatif d'une année sur l'autre n'a été présenté. Le PCF y voit donc une « opération camouflage » à quelques jours des municipales. Et d'y ajouter : « ce que vivent les français, c'est au contraire qu'ils ne voient rien venir dans leur portefeuilles, sinon une dégradation continue du pouvoir d'achat

site l' Humanité

mercredi 20 février 2008, a 21:46
BAGNOLET : Le rassemblement prend une nouvelle dimention autour de Marc Everbecq .
 

Bloggons ensemble

laurent-jamet.jpgBienvenue sur notre blog
Depuis son lancement ce Blog connait un grand succès qui ne se dement pas. Continuez à nous communiquer  vos adresses E-mail en vous inscrivant à la New letter, continuez à donner votre avis sur les articles, faites-nous des propositions.      
Pour vous et avec vous, comme l'ont dit les habitants de Bagnolet lors des dernières assisses, notre ville doit aller de l'avant en conservant son âme: Populaire, moderne et démocratique. C'est l'utilité de notre groupe  c'est aussi l'utilité de cet espace de dialogue.             

Laurent JAMET  
Président des élus communistes, radical et citoyens de Bagnolet

Mercredi 20 février 2008
Depuis quelques semaines nous savions que la liste menée par Tony di Martino ne faisait pas l'unanimité, ni chez les verts, ni chez les socialistes. Depuis quelques temps aussi nos appels réitérés à un large rassemblement sur des valeurs de gauche semblaient avoir une meilleure résonnance. Nous publions la déclaration de cette large partie des militants socialistes qui refuse la division. Voici la substance :

Déclaration du collectif

de militants socialistes de Bagnolet

pour sa participation à la liste « Ensemble pour le renouveau de Bagnolet » conduite par Marc Everbecq

 

Le collectif de militants socialistes de Bagnolet animé par Daniel Bernard (Adjoint au maire et Président du groupe des élus socialistes et républicains sortant) se positionne :

En finir avec la division :

La liste « l'alternance à gauche pour Bagnolet », présentée par le Parti Socialiste divise les militants socialistes et ne rassemble pas l'électorat de gauche, bien au contraire.

Pour nous, les conditions ne sont pas réunies pour une véritable alternative de rassemblement à gauche pour gérer la ville en bonne intelligence après la bataille des élections. C'est pourquoi nous nous unissons à Marc Everbecq dès le premier tour.
Assumer le bilan
Il ne nous semble pas honnête ni opportun pour la ville, de ne pas assumer ensemble le bilan de ces sept années. Certaines des attentes de la population n'ont pu être mises en oeuvre à cause des divisions entre les composantes de la majorité municipale sortante. Il s'agit là d'une responsabilité partagée qu'il faut dépasser pour le prochain mandat.
Se donner les moyens de nos ambitions pour Bagnolet
Nous avons fait des propositions, acceptées par Marc Everbecq dans les domaines chers aux socialistes que nous sommes, afin de redynamiser la ville au plus vite et répondre aux besoins des Bagnoletaises et des Bagnoletais. Nous avons obtenu de nombreuses garanties notamment sur le respect des valeurs républicaines et laïques, et la transparence. En amont, nous avons posé ensemble les bases de travail qui permettront à Bagnolet de sortir de ces querelles paralysantes. Tout comme le Maire sortant « Nous voulons une équipe active, efficace et compétente, entièrement au service de la population ».

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Membres du collectif socialiste : Anne Amiand, Bernard Batut, Frédéric Beltoise, Michel Benita, Laury Benloulou, Brahim Benramdan, Daniel Bernard, Claude Brigant, Patrick Burban, Vladimir Cagan, Michèle David, Marie-Claude Debain, Pascale Dejaham, Samuel Diwouta, Vony Dupont Marie, Estherr Gouett, Manfred Gouett, Gérald Gros, Lionel Ismard, Thierry Jay, Cheickna Kanoute, Christine Lacour, Pierre Leroux, Stéphane Mintchov, Eric Msihid, Sidney Nadjar, Jean-Michel Pirondeau, Fouad Tchakmakaji, Stanie Villain.

Bagnolet le 16 février 2008.

mercredi 20 février 2008, a 21:25
APICULTURE : Nous avons tous besoin des abeilles .
 

Apiculture :

« Nous avons tous besoin des abeilles”

 

Pesticides, OGM, frelon asiatique… : Henri Clément, président de l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), fait le point des problèmes auxquels est confrontée l'apiculture. Et rappelle le rôle fondamental joué par les abeilles dans notre alimentation.

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Photo UNAF

Henri Clément, président de l'UNAF : « On pourra toujours importer du miel, mais on ne pourra jamais importer des abeilles pour assurer la pollinisation ».

La Terre : Comment se porte aujourd'hui l'apiculture française ?

Henri Clément : La situation s'est redressée, depuis 2005 et le retrait effectif des insecticides Gaucho et Regent. Nous avons eu un excellent hivernage 2006-2007 et de très bonnes récoltes de printemps 2007, malheureusement compromises par un été très défavorable sur le plan météorologique. La mortalité a retrouvé son niveau naturel, alors que nos collègues des pays étrangers, où Gaucho et Regent sont encore utilisés, restent confrontés à des mortalités élevées. La France dans ce domaine a été un pays phare. Nos collègues apiculteurs du monde entier espèrent gagner à leur tour ce que nous avons obtenu, mais sans y parvenir pour l'instant.

Les autres causes évoquées pour le phénomène de dépérissement - alimentation, parasites… - vous semblent négligeables ? Il y a différentes causes, mais surtout il y a une hiérarchie de ces causes - et aussi certaines sur lesquelles nous sommes impuissants à agir, comme les conditions climatiques, qui expliquent notamment la faiblesse des récoltes sur le châtaignier ou la lavande. Des parasites comme le varroa peuvent aussi faire des dégâts. Mais dans la réalité, on constate que les produits phytosanitaires ont un rôle prépondérant dans la mortalité des abeilles.

Va-t-on vers une interdiction définitive ? J'espère en tout cas qu'on n'ira pas vers une nouvelle autorisation ! Il faut rester prudent, comme le montre le cas du Cruiser, autorisé cette année en enrobage sur le maïs. Il y a de très fortes pressions des firmes pour que ces produits soient homologués. J'ai sous les yeux la notice du Cruiser, rédigée par le fabricant. Je lis : « Dangereux pour les abeilles. Ne pas introduire de plantes pouvant devenir attractives pour les abeilles dans la rotation culturale, ou appliquer des mesures permettant de limiter l'exposition des abeilles. » Et « pour protéger les oiseaux et les mammifères sauvages les semences traitées doivent être enfouies dans le sol. » Ce n'est pas moi qui le dit : c'est eux !

Mais que diriez-vous à vos collègues agriculteurs qui s'inquiètent de ne plus pouvoir protéger leur maïs ? Je leur dirais déjà que depuis deux ans, la production de maïs s'est maintenue, voire a gagné en rendement. Par ailleurs, adopter une vraie rotation des cultures limiterait le besoin de recourir à une protection phytosanitaire. On sait très bien que faire du maïs sans arrêt sur les mêmes parcelles favorise l'apparition des insectes nuisibles.

Vous vous inquiétez aussi de la future loi sur les OGM. Pourquoi ? Quatre points au moins nous posent problème. Premièrement, nous considérons qu'une plante qui inclut un gène insecticide ou herbicide devient elle-même une petite fabrique phytopharmaceutique, et doit à ce titre subir les procédures d'homologation des phytosanitaires. Ce n'est absolument pas le cas pour l'instant. Deuxièmement, nous voulons pouvoir faire du miel sans OGM. Or avec des cultures OGM, les produits de la ruche seront contaminés par les abeilles elles-mêmes. Ce sont d'excellents agents de pollinisation qui peuvent voler sur trois, quatre, cinq kilomètres ou plus. Alors ce ne sont pas les distances de 50 ou 100 mètres entre les cultures, préconisées dans la loi, qui empêcheront la contamination. Troisièmement, nous demandons que ne soit pas mis en œuvre le projet de zonage OGM/non OGM prévu par cette loi. Nous voulons pouvoir continuer à installer nos ruches sur l'ensemble du territoire. C'est une question essentielle : d'après l'INRA, 35 % de la quantité de notre alimentation et 65 % de sa diversité dépendent de la pollinisation par les abeilles. Enfin concernant l'indemnisation en cas de contamination, nous voulons un fonds auquel les fabricants eux-mêmes contribuent. En effet, si autour d'un rucher il y a plusieurs champs OGM, qui sera tenu pour responsable de la contamination ? Ce seront des débats sans fin ! S'il y a contamination, qu'on ne cherche donc pas systématiquement à savoir qui a contaminé, et que l'indemnisation prime avec un fonds financé par un prélèvement sur les firmes qui mettent les OGM sur le marché.

Et sur le front du frelon asiatique vespa velutina, où en sommes-nous ? Il gagne du terrain. Il occupe aujourd'hui un grand tiers sud-ouest, des Charentes à Montpellier en passant par la Creuse. Au début, c'est encore tolérable. Mais quand le nombre de nids grandit, ils attaquent et détruisent les colonies d'abeilles. Voilà un an et demi que nous tirons la sonnette d'alarme, mais les ministères se renvoient la balle, personne ne veut s'en occuper. Et pendant ce temps le frelon s'implante. Il est tellement vorace que quand il va prendre le nectar des fleurs, il les détruit en partie et sur les fraises, par exemple, ça donne des fruits difformes, invendables. Sur le plan de la santé publique, on commence à voir des nids en ville : faudra-t-il que des enfants envoient un ballon dessus et qu'il y ait un drame pour que les pouvoirs publics réagissent ?! Nous demandons la mise en place d'une vraie cellule de crise au niveau national, afin d'établir une véritable stratégie de lutte pour faire baisser la pression de ce prédateur.

Finalement, quelles perspectives voyez-vous pour l'apiculture ? D'abord, elle représente un gisement d'emplois négligé, qui pourrait faire vivre de nombreuses familles. Ensuite, on pourra toujours importer du miel, mais on ne pourra jamais importer des abeilles pour assurer la pollinisation. Nous avons tous besoin des abeilles. Or aujourd'hui elles se portent mieux en ville qu'à la campagne ! Il est grand temps que les pouvoirs publics prennent la mesure du problème et soient porteurs de solutions pour que l'abeille retrouve la sérénité dans nos campagnes.

Une manif et quelques chiffres

L'Unaf et de nombreuses organisations apicoles, syndicales et environnementales regroupées dans la Coordination des apiculteurs de France appellent à manifester jeudi 21 février à Paris, sous la tour Eiffel, sous le slogan « Non à l'insecticide Cruiser tueur d'abeilles et de biodiversité ! ». Renseignements sur le site de l'UNAF (http://www.unaf-apiculture.info/) où l'on peut également apporter son soutien au programme national « l'Abeille, sentinelle de l'environnement ». 15 000 apiculteurs ont disparu entre 1995 et 2005. Sur la même période, la production a chuté de 30 % et les importations ont triplé. En 2007, la récolte totale a été de 18 000 tonnes, en baisse de 2 000 tonnes sur 2006. Les importations, elles, ont dépassé 20 000 tonnes…

par Propos recueillis par Olivier Chartrain

LA TERRE

mercredi 20 février 2008, a 21:01
Marie-George BUFFET : Proposition de loi sur le SPORT .
 

Conférence de presse : sport

 

 

Compte-rendu des déclarations de Marie-George Buffet

 

Sur la proposition de loi

Rappel des faits.

Les résultats de l'appel d'offres de la LFP aboutissent à retirer tout droit à l'image aux chaînes de télévision en accès libre. Même la revente des images à ces chaînes généralistes est interdite. Seule, peut-être, la reconduction d'un « code de bonne conduite » datant de 1992 pourrait garantir à ces chaînes le droit minimum de diffuser 90 secondes d'images par journée de championnat. Des négociations ont été ouvertes sous l'égide du CSA… sans garantie de réussite.

Au final, la diffusion des images du championnat de France de football sera réservée aux téléspectateurs abonnés à des chaînes payantes ; et plus largement, c'est un pas de plus dans la dérive du sport vers un régime tout marchand, où les intérêts des sportifs, des amateurs de sport en général seront sacrifiées sous l'autel des profits.

 

La proposition de loi

Aussi, Marie-George Buffet dépose cette proposition de loi avec deux objectifs. D'abord, faire pression sur les acteurs du football pour les pousser à reconduire ce code de bonne conduite et donc la diffusion même minimale d'images le week-end.

Ensuite, poser un principe : le droit à l'information sportive sur les chaînes en accès libre. Ce droit existe déjà pour les grands évènements sportifs d'importance majeure. La proposition de loi étend simplement ce droit aux résumés de chaque journée d'événement sportif régulier. Et pour les radios, elle vise à réintroduire le principe disparu du nouveau code du sport autorisant les radios à diffuser, en direct et en différé, le commentaire oral de compétitions et manifestations sportives.

Marie-George Buffet a ainsi appelé tous les parlementaires intéressés par cette question à rejoindre cette proposition de loi.

 

Sur Pékin et les menaces de boycott

Marie-George Buffet a exprimé son opposition ferme à tout boycott des JO comme à toute instrumentalisation politique d'évènements sportifs. Elle a cependant invité les autorités chinoises à profiter de cet événement mondial pour prendre des mesures fortes en matière de promotion des droits de l'homme et de la démocratie en Chine.

 

Sur le dopage

Marie-George Buffet a confirmé participer, en mai juin prochain, à une initiative avec Jean-François Lamour, ancien ministre des sports, pour relancer la lutte contre le dopage. Les incertitudes pesant sur l'avenir de l'AMA rendent en effet nécessaire la réaffirmation d'une volonté politique ferme face au dopage.

 

Parti communiste français

Paris, le 20 février 2008

mercredi 20 février 2008, a 18:44
EDF/GDF PARIS : LICENCIEMENT ABUSIF DE NACIMA .( 2 )
 

EDF/GDF : PETITION DE SOUTIENT A NACIMA, LICENCIEE ABUSIVEMENT

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Pour avoir été témoin d'un accident du travail non déclaré, les Directions d'EDF/GDF Paris ont falsifié un EAP (Entretien Annuel de Progrès) dans le but de licencier Nacima, une collègue de l'Accueil Distributeur de Plaine Monceau (Paris 17ème).

Pourtant, Nacima avait été reconnu très compétente par les Directions puisque après 18 mois de contrat précaire (CAE et CDD), elles avaient décidé de l'embaucher en stage statutaire ! Les évaluations faites durant celui-ci concluaient que Nacima était très compétente, ponctuelle, investie dans son travail et très sociable…jusqu'au jour fatidique où elle fût témoin de cet accident de travail que les directions voulaient dissimuler !

Malgré le fait que les représentants syndicaux CGT aient fournis en séance de Commission Secondaire du 4 octobre 2007 le véritable EAP, et malgré le fait que le Président de la Commission Secondaire ait reconnu la validité de celui-ci, les Directions se sont bornées à poursuivre la procédure de licenciement envers cette agent, mère célibataire.

Après de fortes mobilisations du personnel parisien, après l'occupation de l'Agence Plaine Monceau durant la nuit du jeudi 14 février au vendredi 15 février, les directions envisageraient de faire embaucher Nacima dans une entreprise à statut (RATP, SNCF etc...) mais ne veulent toujours pas l'embaucher à l'interne, même sur un autre centre. Nous devons maintenir la pression afin que Nacima soit enfin reconnue dans ses droits et embauchée comme titulaire dans nos entreprises...

Pour cela, la CGT Energie Paris appelle l'ensemble des agents à signer en urgence cette pétition de soutient, qui sera remise aux Directions la semaine prochaine, et à la renvoyé très rapidement au syndicat CGT Energie Paris (voir numéro de fax sur la pétition) !

Cette pétition a également été envoyé dans les sites de travail parisiens, et à des camarades de provinces dont certains nous ont précisé qu'ils mettraient un lien vers celle-ci sur leur site...

La lutte continue, nous ne t'abandonnons pas NACIMA !!!

Pétition à signer en cliquant sur le lien ci dessous :
 http://www.lapetition.com/sign1.cfm...



De : CGT ENERGIE PARIS
mercredi 20 février 2008

site BELLACIAO

mercredi 20 février 2008, a 18:26
CA BOUGE AU P.C.F ...
 


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Réflexions sur une belle campagne militante

Depuis que nous avons décidé de transformer notre pratique militante à Creil, de tourner le parti vers les quartiers populaires, c'est à dire de faire en sorte d'ouvrir largement le parti aux habitants de ces quartiers, nous avons réalisé beaucoup d'adhésions sans grande difficulté. Parce que nous n'avons pas mis le drapeau du communisme dans notre poche, au contraire, nous avons clamé haut et fort que notre but est la transformation en profondeur de la société, la fin de l'injustice, de l'exploitation, une société où l'argent soit enfin utilisé pour les gens et leurs besoins, bref nous avons clairement affiché notre but révolutionnaire.

Nous avons pris le soin aussi de veiller à la solidarité pour que les camarades puissent au mieux s'intégrer dans l'activité militante. La solidarité c'est tout simplement aider une copine pour que ses gosses puissent manger à la cantine, c'est l'action menée pour une autre copine et qui a été payante afin d' obtenir un logement décent dans le parc social alors qu'elle vivait dans un taudis, celle pour une femme complètement démunie parce que devenue veuve et pour laquelle nous sommes intervenus auprès des services sociaux, celle pour une camarade qui lutte afin de récupérer ses enfants ou encore la solidarité du réseau de la cellule pour essayer d'aider un copain à trouver un emploi.

Construire le communisme, ce n'est pas pour le futur, c'est dès maintenant dans le quotidien qu'on doit résister à toute l'inhumanité du capitalisme. Un camarade me disait il y a quelques jours :”Tu vois ce qui est génial, c'est de voir comment se sont éveillés des camarades qui au début ne parlaient pas, n'osaient pas intervenir, maintenant ces mêmes copains font du porte à porte, présentent le programme de notre liste aux municipales, ils sont complètement transformés !” Oui c'est vrai, ces mêmes copains se sont “défoncés” pour réussir notre soirée couscous : résultat une centaine de personnes heureuses de se retrouver et une belle occasion pour parler de notre projet municipal à tous les convives.

Tous les soirs depuis décembre nous avons entre 4 à 10 camarades qui vont faire du porte à porte : quelle richesse humaine toutes ces rencontres et si instructives pour notre combat ! Nous recevons un accueil excellent et il n'est pas rare que les gens nous invitent à entrer chez eux y compris pour boire le verre de l'amitié ! Nous avons osé les meetings de rue, nous en avons tenu 9 dans les quartiers et sur le marché et ça marche, car les gens viennent discuter avec nous, certains ont même adhéré ou rejoint notre comité de soutien à l'issue.

Nous nous sommes retrouvés une dizaine de camarades pour une matinée de réflexion sur le mouvement du monde avec un excellent petit exposé de notre camarade Raymond Gosselet, comme nous nous sommes aussi retrouvés une quinzaine à une soirée de découverte sur la révolution vénézuélienne avec un très bon film.

J'ignore quel sera notre résultat à Creil. mais je sais que ce que nous avons semé en militantisme va germer dans les mois prochains. Nous allons continuer à renforcer notre Parti communiste pour en faire un parti vraiment révolutionnaire, vraiment communiste, beaucoup plus démocratique. Un parti qui prépare les citoyens à la lutte pour transformer le monde et la société, un parti qui voit grand et ne se compromette pas dans de mesquines combinaisons électoralistes. Les gens attendent du courage et de la détermination, quand notre peuple commencera à conquérir son autonomie révolutionnaire, et les circonstances de la crise politique actuelle peuvent ouvrir une perspective si le PC sait saisir l'occasion d'innover et de se révolutionner lui-même, alors nous serons peut être surpris de la force inouïe que peut avoir ce peuple. L'Histoire nous a prouvé que de tels événements surgissent justement dans les phases de transition d'un mode de production à un autre. Mais au lieu d'essayer de comprendre le mouvement réel de la société et du monde, j'ai le sentiment que nombre de dirigeants de notre parti sont complètement coincés dans le système politicien davantage préoccupés par le score aux élections que par la lutte de classe.

D'ailleurs ces mêmes dirigeants ne fournissent pas beaucoup d'exemples de leur militantisme, ils parlent de façon trop générale et abstraite ce qui fait que leur discours ne passe pas.

Il faudra pourtant persévérer. Jamais le capitalisme ne pourra offrir un avenir digne à l'immense majorité des êtres humains de cette planète. Jamais car il ne se développe que par l'exploitation de l'homme par l'homme. Son développement crée les conditions de sa fin mais pour cela il est urgent d'armer théoriquement les peuples, d'éduquer les gens avec les immenses possibilités offertes par la révolution informationnelle et technologique en cours. Cette révolution n'est pas un fardeau, c'est une chance, encore faut-il en tirer la substance transformatrice pour que la politique devienne le primat sur l'économique. La tâche des communistes est de redonner espoir aux gens en leur capacités politiques créatrices.

Jean-Paul Legrand

De : BABEUF42
mercredi 20 février 2008

site BELLACIAO

mercredi 20 février 2008, a 18:03
Le député-maire UMP d'Aulnay-sous-Bois touche les Assedic !
 


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Gérard Gaudron cumule depuis le 17 juin 2007 ses indemnités de député et de maire avec son allocation de retour à l'emploi, révèle le Canard enchaîné. Et ce alors même que le règlement de l'Assemblée nationale est formel : "A la différence des maires et autres élus locaux, les députés ne peuvent bénéficier en aucun cas des allocations de chômage".

Gérard Gaudron, député-maire UMP d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) cumule depuis le 17 juin 2007 ses indemnités de député et de maire avec son allocation de retour à l'emploi, révèle le Canard enchaîné dans son édition du 20 février.

Selon l'hebdomadaire satirique, Gérard Gaudron, élu maire de la ville de banlieue en 2003, a commencé à toucher les Assedic en août 2005, "après avoir travaillé comme hydrogéologue durant de longues années". Elu le 17 juin 2007 à l'Assemblée, il a continué de toucher son indemnité, alors même que le règlement de l'Assemblée nationale est formel, poursuite Le Canard : "A la différence des maires et autres élus locaux, les députés ne peuvent bénéficier en aucun cas des allocations de chômage".

Son exclusion est annulée

De fait, Gérard Gaudron a été convoqué une première fois par l'ANPE le 11 mai 2007, mais ne s'est pas rendu au rendez-vous. Le 7 août 2007, les Assedic finissent par lui couper les vivres, après qu'il ne s'est pas rendu à un deuxième rendez-vous. Mais le 7 octobre, "à la demande expresse du directeur départemental du Travail et de l'Emploi", son exclusion est annulée et le député-maire touche à nouveau son allocation.

Pour sa défense, Gérard Gaudron affirme avoir écrit deux fois aux Assedic. Effectivement, le Canard a bien retrouvé trace de ces deux courriers, les 12 septembre 2007 et 26 novembre 2007, mais "ces lettres n'ont eu aucun effet".

"Je vais tout rembourser", a affirmé Gérard Gaudron au Canard.

Anecdotique, le Canard précise que Gérard Gaudron a fait partie, le 8 novembre 2007, du groupe de députés UMP qui ont signé une "proposition de résolution" demandant la création d'une "commission d'enquête sur les fraudes aux prestations et aux prélèvements sociaux".

http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...



De : Aulnay-sous-Bois
mercredi 20 février 2008

site BELLACIAO

mercredi 20 février 2008, a 17:45
FRANCE : La flanbée des prix alimentaires continue ( + 2,39% en janvier 08 )
 

Les prix des produits alimentaires ont continué d'augmenter en janvier en France, pour le quatrième mois consécutif, affectés par la flambée des cours des matières premières. Nos salaires n'augmentent pas

la flambée des prix alimentaires continue (+2,39% en janvier)

 

Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 2,39% en janvier dans les grandes surfaces, indique l'étude réalisée pour l'hebdomadaire spécialisé LSA, à paraître jeudi.

Il s'agit de la quatrième hausse consécutive, les prix ayant augmenté de 1,42% en décembre, de 0,43% en novembre et de 0,7% en octobre. Une étude prévoit encore un renforcement de l'inflation dans les magasins, avec un pic à 4% en avril.

En janvier, les hausses étaient constatées tant dans les hypermarchés (+2,41%), les supermarchés (+2,33%) que les magasins de hard-discount (+3,76%), et les produits à base de lait et de céréales enregistrent les plus fortes progressions depuis octobre.

En janvier, les prix des produits dits marques de distributeurs (MDD) ont augmenté de 3,1% et les “premiers prix”, de moins bonne qualité et moins chers que les MDD, de 3,63%. A l'inverse, les articles de grandes marques, fabriqués par les majors de l'industrie alimentaire, ont enregistré une progression moindre, de 1,29%.

Comment vivre avec un salaire inférieur à 1200 euros lorsque les prix augmentent de plus de 2% par mois ? travailler plus ? certainement pas, faire payer les riches oui ! pour cela votez communiste !

Nicolas Maury

mercredi 20 février 2008, a 17:26
L'entrée en lutte des salariés du privé pour...gagner plus !
 

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Mis en ligne : 20 février

Travailler plus, ils le font déjà. Les salariés français sont les premiers au hit-parade européen de la productivité horaire. Gagner plus, ils le réclament désormais de plus en plus fort, eux qui gagnent à peine le SMIC ou moins de 1400 euros comme c'est le cas de la moitié des salariés du pays.

Neuf mois après l'élection de celui qui osait se présenter comme le « président du pouvoir d'achat » dans des discours citant pêle-mêle Jaures et Blum, les mêmes font une amère expérience : les seules mesures prises immédiatement après le renouvellement d'une majorité de droite à l'Assemblée furent prises au profit des plus riches de ce pays.

Les salariés au pouvoir d'achat étranglé par les bas salaires et l'explosion de la rente immobilière n'ont le droit à rien ou pire pour certains d'entre eux qu'à la fermeture de leur usine.

Ford à Blanquefort, Kleber à Toul, Arcelor-Mittal à Gandrange, Miko à St-Dizier, ce sont là des noms d'usines, de multinationales, de villes qui croisent la question du pouvoir d'achat, de l'avenir industriel du pays et du rôle des pouvoirs publics, locaux et nationaux. Sur ce dernier point, le chef de l'Etat qui se veut le champion des usines françaises a surtout démontré qu'il était là encore celui de la défense des actionnaires contre les salariés. Ces derniers concourent aux bénéfices records des groupes du CAC 40 et pour, comme c'est le cas à Gandrange, permettre à un groupe comme Arcelor-Mittal de distribuer un tiers des sept milliards d'euros obtenus en 2007, l'emploi de centaines de familles peut être sacrifié.

Hormis de pieuses déclarations, que propose ce gouvernement ? Une « veille permanente », comme l'a redit la ministre de l'Economie, pour observer « quels pans industriels vont se créer et lesquels vont disparaître ». La belle affaire ! Et puis cela ne mange pas de pain, le souhait « d'améliorer la compétitivité de la France, aider les entreprises à être plus productives, les salariés à être mieux formés, plus adaptés aux évolutions de l'économie ». Ces mots, ressassés depuis des lustres, font de moins en moins illusion auprès de celles et ceux qui paient la « compétitivité » aux prix fort, de la précarité, des bas salaires, de la vie en miettes et ne voient rien venir en retour. Cette réalité insupportable vient se telescoper à d'autres chiffres qui ne demandent qu'à prendre encore plus sens. Les 500 plus grandes fortunes professionnelles cumulent à elles seules 280 milliards d'euros. N'y a-t-il pas là terrain à une autre fiscalité intégrant des critères de justice et d'efficacité sociale ?

Il est une « rupture » décisive qui pourrait être engagée avec une réalité prégnante depuis plus de vingt ans : alors que les richesses produites explosent, les bénéfices des « stars » du CAC 40 en attestent, la part des salaires elle a regressé et stagne désormais. La compétitivité est là mais elle est gangrenée par le cancer financier. Le pire est que celui-ci peut encore prospérer grâce à la crise boursière actuelle : les fonds spéculatifs, les LBO à l'origine des rachats puis liquidations de nombre de petites et moyennes entreprises, vont pouvoir élargir leurs prédations grâce à la baisse des cours. Quel est le rôle de l'Etat : « observer » la concurrence libre et non faussée ou mettre en place des outils contraignants, en matière de crédit, d'impôts ou de formation ?

Le fait nouveau de ce début d'année, qui coïncide avec un rendez vous électoral, est que désormais il faut compter avec la voix des salariés du privé qui commence à s'élever et trouve désormais un écho national. Cela ne peut que contribuer à rouvrir la tenaille dans laquelle MEDEF et gouvernement veulent enfermer les syndicats pour les affaiblir et accélérer les « réformes » antisociales portées par Sarkozy. Ce dernier a du faire marche arrière sur son implication dans la campagne électorale. Avec le logement, le pouvoir d'achat et l'emploi viennent de faire irruption dans le débat.

site P.C.F

mercredi 20 février 2008, a 17:02
Propos de Rama Yade : Marie-George BUFFET exige des excuses publique du gouvernement .
 


Lors d'un meeting public à Colombes, Rama Yade a déclaré « cette gauche (...) qui s'en prend à moi parce que je suis noire », en visant particulièrement les communistes.

Le fait que la Secrétaire d'Etat aux droits l'Homme se permette d'accuser les communistes de racisme est extrêmement grave. Pire, le porte-parole du gouvernement a même été jusqu'à voler à son secours en flattant son « courage et sa franchise ». Ces comportements sont intolérables et passibles de poursuites judiciaires.

Les communistes ont toujours été à la pointe du combat contre le racisme et contre toutes les discriminations, pour défendre les droits de l'Homme. Ils se sont toujours battus contre le colonialisme et n'ont aucune leçon à recevoir d'un gouvernement qui stigmatise et cultive la haine de l'autre.

En fait de courage et de franchise, Rama Yade franchit toutes les bornes de la bétise et de la calomnie. Non, tout n'est pas permis en politique et j'exige, au nom de tous les communistes français, des excuses publiques du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 20 février 2008.

mercredi 20 février 2008, a 08:34
Hommage de Christian Bulté à Marcel Roger ( section du P.C.F ARRAS )
 


Animateur social chargé de la rénovation urbaine des quartiers Méaulens St Gery à Arras,j'ai eu la chance de travailler sous la direction de Marcel Roger ” pendant plus de 12 ans puisqu'il était adjoint à l'urbanisme et à la culture.Ce n'était pas une opération facile car nous devions expropier 190 immeubles avant de reconstruire plus de 700 appartements HLM neufs et réhabiliter le secteur st Géry .C'était un plaisir d'avoir Marcel Roger comme “patron”,il était trés à l'écoute des habitants au point d'associer le comité de défense des expropriés à la réunion mensuelle de coordination en mairie.Il assistait avec patience aux réunions publiques salle du Coclipas,sachant peu à peu transformer une assistance  houleuse en véritables soirées d'échange et d'information.Il commença l'opération par la création d'une ZAD(zone d'aménagements différés)pour lutter contre la spéculation immobiliére.En effet,une ZAD donnait à la commune le droit de préemtion,c'est à dire une priorité dans les acquisitions d'immeubles en vente par des particuliers pour mieux maitriser le foncier et aménager.Faire du logement social en centre ville est un acte politique FORT auquel j'étais heureux de participer.Marcel insista sur la qualité de l' architecture qu'il voulait differente des habituelles barres ou tours HLM .On compléta les logents par des commerces et des  équipements collectifs spacieux et fonctinnels,comme l'ancien hospice st Eloi et le foyer -soleil qui est aussi une réalisation HLM.

 Marcel veilla particulièrement au maintien sur place des anciens habitants en réalisant des opérations “tirroir”.Une telle démarche consiste à ne pas démolir tout d'un seul coup mais à réaliser dés 1976 une premiére tranche de 77 logements neufs en veillant à ce que les habitants expropriés y soit relogés en priorité avant de poursuivre les autres tranches qui s'étalèrent sur 10 ans et dans lesquelles ils furent toujours prioritaires.c'etait une attention permanente aux plus mal logés,le plus souvent dans des conditions insalubres. Sur le plan culturel Marcel me donna pour objectif de maintenir et de développer la vie associative.On relança les fetes,y introduisant le théatre avec le poete patoisan André Laflutte ou Sylvain Vazéy et le théatre en cité.La trés ancienne société des Jouteurs fut soutenue et se développa sous l'impulsion de Fançois Hédin.   On créa L'AGAEM en 1978 (Association de gestion et d'animation des équipements de Méaulens)un bel acte de confiance de la municipalité qui pouvait trés bien les gérer en direct mais préféra confier l'animation à une fédération des associations du quartier.On s'inspira de cet acte de “cogestion” ailleurs,dans d'autres secteurs,avec L'ADAQUOA à l' ouest ou AQS à Arras sud.C'est en 1980 que l'on créa aussi le Centre  d'initiation à l'environnement urbain ,(le CIEU)tant les scolaires étaient nombreux à venir visiter Méaulens.Ce qui fait plaisir c'est de voir que plus de 25 ans aprés toutes ces structures fonctionnent encore meme si ceux qui en benéficient actuellement n'en connaissent pas toujours l'origine…

 L'image que je conserve de Marcel c'est sa grande humilité.Par exemple lors des fetes ou des animations , ils ne s'installait pas au premier rangà 21 h mais passait plutot vers minuit pour voir si tout allait bien et offrir un verre à ceux qui rangeaient les chaises ou le matériel sur les podiums.C'etait çà Marcel,une forte impression d'etre soutenu dans l'action,avec tact et discrétion.Les rénovations urbaines se poursuivirent,cité Jean Jaurés,ou sur Arras ouest et je suis vraiment trés heureux d'avoir vécu ces belles expériences de développement communautaire en étant dirigé et soutenu par un tel homme politique auquel Arras doit beaucoup.

                                                                                                                                                                                    Christain Bulté

Blog P.C.F ARRAS

mardi 19 février 2008, a 21:53
CUBA : Fidel Castro passe la main .
 

Grand leader international, grand révolutionnaire communiste, Fidel Castro a décidé de se retirer de la tête de l'Etat

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Eloigné du pouvoir par la maladie depuis un an et demi, aujourd'hui âgé de 81 ans, Fidel Castro a annoncé qu'il renonçait mardi 19 février à la présidence de Cuba. L'annonce de celui qui était le numéro un du régime depuis 1959 précède la convocation dimanche du parlement pour désigner les plus hautes instances exécutives du régime, dont le chef de l'Etat (président du Conseil d'Etat).

Dans un « message à ses compatriotes » diffusé dans le quotidien Gramna, Fidel Castro admet n'avoir pu surmonter les séquelles d'une grave hémorragie intestinale qui l'a conduit à céder en juillet 2006 les rênes à son frère Raul, 76 ans, donné favori pour une succession à laquelle peut aussi prétendre le vice-président Carlos Lage, un médecin de 56 ans incarnant la nouvelle génération.

Célèbre dans le monde entier pour ses enflammées et interminables discours devant les foules, Fidel Castro, avec son éternel uniforme vert olive, sa barbe et ses cigares, a symbolisé le guérillero victorieux durant la guerre froide, avant de s'aliéner nombre de sympathies internationales, dont celles de l'Europe, pour son refus d'assouplir son régime.

Durant près d'un demi-siècle, le dirigeant cubain qui s'est voulu, avec son compagnon Ernesto “Che” Guevara, le champion de l'exportation de la révolution et du socialisme en Amérique latine, mais aussi en Afrique et même en Asie, a tenu tête aux Etats-Unis.

Dix présidents à la Maison Blanche n'ont pu en venir à bout, malgré un embargo économique draconien, une tentative ratée de débarquement d'anti-castristes à la Baie des cochons en 1961 et maints complots pour l'assassiner.

Figure incontournable de la deuxième moitié du XXe siècle, Fidel Castro, dernier survivant de la génération des Nasser, Nehru, Tito, avait été élu symboliquement à la présidence du dernier sommet des Non-alignés à La Havane en septembre 2006.

De nombreux pays occidentaux, tels les Etats-Unis, l'Espagne, le Royaume-Uni et la France, ont souhaité une démocratisation de Cuba, d'autres comme le Vietnam ou la Chine saluant son parcours “révolutionnaire”. La France a exprimé une nouvelle fois son amitié pour le peuple cubain et sa disponibilité à coopérer avec ce pays et à l'accompagner sur le chemin qui doit conduire vers la démocratie et les droits de l'Homme.

Blog P.C.F ARRAS

mardi 19 février 2008, a 21:25
Pouvoir d'achat / Fonctionnaires : L' ARNAQUE !
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 19 février
Le ministre du Budget et de la fonction publique, Eric Woerth a proposé aux syndicats de fonctionnaires une « revalorisation » de 0,8% du point d'indice en 2008.

L'inflation étant de 1,6%, le gouvernement propose donc en réalité, une diminution de 0,8% du pouvoir d'achat des 5 millions de français qui travaillent dans la fonction publique.

Nicolas Sarkozy et son gouvernement s'étaient autoproclamés champions de la défense du pouvoir d'achat. Désormais, ils donneraient plutôt dans le tour de passe-passe. Concrètement, pour les cinq millions de fonctionnaires comme pour l'immense majorité des français, la baisse du pouvoir d'achat va continuer et s'amplifier. Ces manipulations relèvent purement et simplement de l'arnaque.

Parti communiste français

Paris, le 19 février 2008.

mardi 19 février 2008, a 21:11
Municipales : Sanctionner le pouvoir en place,rassembler la gauche .
 

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Mis en ligne : 19 février

Il y a urgence à sanctionner le pouvoir en place et à donner sa chance, partout dans le pays, à des majorités de gauche, a déclaré MG Buffet lors d'une conférence de presse.

Cette urgence, la responsable communiste la voit dans les luttes des caissières de supermarché de Marseille et d'ailleurs pour le pouvoir d'achat. Des luttes qui portent l'intérêt général et auxquelles « le président du pouvoir d'achat » est incapable d'apporter aucun geste si ce n'est de leur envoyer les CRS.

Même incapacité à intervenir pour éviter les drames des licenciements à Gandrange, en Moselle quand Mittal réalise 10 milliards de profit ou à Toul chez Kleber, filiale de Michelin qui voit ses profits progresser de 35% dans l'année. Mais comment s'étonner d'être bon à rien quand on se coupe les mains en imposant un traité européen qui soumet le pouvoir politique aux multinationales ?

Show médiatique policier de Villiers-le-bel, attaques contre la laïcité, agression contre l'école et les enseignants, instrumentalisation de la Shoah : Sarkozy est dangereux ! Mais est-ce que la réponse se trouve dans la confusion de faux consensus autour de vagues idées ? Car en vérité c'est la politique de la droite qui est dangereuse. La réponse est dans une sanction claire de toute sa politique, par le rassemblement de toute la gauche porteur d'un contenu clair, social et démocratique.

Et plutôt que de vagues appels du type de celui de l'hebdomadaire Marianne où se côtoient Dominique de Villepin, Ségolène Royal, Bertrand Delanöe et François Bayrou, les communistes estiment qu'un coup d'arrêt à Sarkozy exige de la clarté et donc aussi une orientation politique à rebours complet de celle du président. Par exemple se retrouver ensemble contre la réforme des institutions qui va présidentialiser les institutions de notre pays. Ce dont on a besoin, c'est une gauche engagée à satisfaire les attentes populaires plus qu'à débaucher les déçus de la droite et tous les opportunistes qui derrière Bayrou se lancent dans une curieuse course aux places.

Les communistes mènent partout bataille pour assurer la visibilité de la gauche même si c'est difficile là où des brebis égarés du PS croient voir de riches pâturages du côté du Modem. « Neuilly a fait rire aux quatre coins de la France mais il n'y a pas que Neuilly qui mérite le nom de Clochemerle » estime MG Buffet.

Sanctionner le pouvoir implique, aux yeux des communistes, rassembler autour des valeurs et des projets de gauche. C'est dans ce travail d'innovation que sont engagés les candidats et les élus communistes. On notera la jeunesse des candidats du PCF, ce qui devrait accélérer la modernisation de la gestion des municipalités communistes, du communisme municipal.

Il n'y a pas de vases communicants entre la montée de la colère à l'égard de Sarkozy et le vote à gauche. Aussi les communistes appellent à la mobilisation autour de programmes municipaux qui répondent aux aspirations. L'ambition du PCF ? Des élus communistes plus nombreux, des villes et des cantons gagnés à la droite.

site du P.C.F

mardi 19 février 2008, a 04:56
Le Parti Communiste de Chypre ( AKEL-KKK ) au second tour d'une présidentielle .
 

Le président sortant Tassos Papadopoulos a été éliminé dimanche dès le premier tour de l'élection présidentielle à Chypre, dont le second tour opposera le 24 février Ioannis Kassoulides, soutenu par les conservateurs, au candidat communiste Demetris Christofias

Le communiste Demetris Christofias

Le communiste Demetris Christofias

590.000 chypriotes avaient pour obligation de se rendre aux urnes pour cette élection

Kassoulides (59 ans, ancien ministre des Affaires étrangères) a obtenu 33,5% des suffrages contre 33,3% à Christofias (61 ans). Quant au vétéran de la scène chypriote grecque, M. Papadopoulos (centre-droit), 74 ans, il a dû se contenter de la troisième place avec 31,79%. Le président sortant a rapidement concédé sa défaite dans un appel téléphonique à son rival communiste M. Christofias, par ailleurs, président du Parlement.

A l'annonce des résultats, les partisans de MM. Christofias et Kasoulides ont envahi les rues de Nicosie, la capitale divisée de l'île, pour fêter bruyamment la victoire de leur candidat respectif à coup de klaxon et en agitant des drapeaux chypriotes et grecs.

Kassoulides ne devance toutefois le président communiste du Parlement, Demetris Christofias, que de 980 voix. Les six autres candidats à l'élection, présentée comme la plus serrée de l'histoire de l'ex-colonie britannique et déterminante pour son avenir, ont obtenu moins de 1,5%.

Né en 1946, M. Christofias, qui a étudié l'histoire à Moscou, parle couramment le russe. En tant que membre du Parti communiste AKEL, il a travaillé pour la branche de jeunesse du parti. En 1988, il a été élu secrétaire général de l'AKEL et réélu a quatre reprises. Il a été élu président du Parlement en 2001.


http://www.akel.org.cy/English/akel.html Site de l'AKEL-KKK

Nicolas Maury

mardi 19 février 2008, a 04:41
Sondage / Bayrou : Le Modem c'est l'opportunisme intégral .
 



Par : Olivier Dartigolles
Mis en ligne : 15 février
La dernière enquête d'opinion (BVA/Sud-ouest) sur l'élection municipale à Pau donne Bayrou perdant. Vu de Pau, ce n'est pas réellement une surprise. Vu d'ailleurs, ne doutons pas que cette information pourra surprendre. Localement, elle ne peut que nous encourager à amplifier la campagne de la liste de gauche ( PS/PC/Verts).

Ce sondage montre combien les Paloises et les Palois ne veulent pas devenir les rats de laboratoire de recompositions politiques contre-nature. Il donne raison aux communistes qui depuis des mois se battent à Pau pour faire vivre un rassemblement de gauche clair, proche des gens, à l'écoute de leurs attentes, en capacité de répondre à leurs problèmes. A Pau, ce rassemblement de la gauche s'est construit sur un projet local cohérent et à la hauteur des enjeux. Combien sont celles et ceux qui nous disent leur difficulté pour vivre, pour tout simplement s'en sortir. A cela, localement, François Bayrou ne répond pas. Opposant médiatique à Sarkozy sur les plateaux télé, ici à Pau, il éprouvre les plus grandes difficultés à s'intéresser aux question locales, à la manière concrète de construire des solidarités, des politiques de justice sociale pour celles et ceux qui subissent de plein fouet les conséquences de la mise en oeuvre des réformes régressives du Gouvernement.

Partout en France, les candidats du Modem parlent d'une vie politique où pour faire du neuf il faudrait mettre la gauche et la droite dans les placards. Et au final, de ville en ville, on les voit se précipiter sur la liste du plus offrant, ici l'UMP, là le Ps, parfois même sur toutes les listes en compétition, bref partout où il y a à manger. Les masques tombent, et derrière les grands discours sur une nouvelle façon de faire de la politique apparaît la crue réalité, un parti sans idées et sans projet autre que de porter son chef à l'Elysée : le Modem, c'est l'opportunisme intégral.

La bataille que les communistes palois, dans le rassemblement de la gauche, mènent à Pau contre le Modem, elle est celle de tous les communistes français. Elle est celle de tous ces camarades qui, même confrontés à un PS sensible aux oeillades du Modem, se mobilisent dans cette campagne pour faire vivre leurs propositions, partent en campagne pour offrir des réponses bien ancrées à gauche aux préoccupations des habitants de leur ville, pour être la vraie boussole d'une gauche , par endroit il est vrai complètement désorientée. C'est dans la bataille politique, dans la bataille des idées, dans le rapport de forces avec la droite, dans l'affirmation de ce que nous sommes que l'on pourra ramener chacun dans son camp, la droite ou la gauche, la conservation sociale ou le progrès humain. A n'en pas douter, la défaite de Bayrou à Pau sera un facteur de clarification qui portera bien plus loins que le Béarn.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF
Candidat à Pau sur la liste « Cap et Coeur » du rassemblement de la gauche

Paris, le 15 février 2008.

mardi 19 février 2008, a 04:28
Proposition de loi Buffet pour garantir le droit à l'information sportive .
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 18 février
Le dernier appel d'offre de la Ligue de football professionnel a exclu les chaînes de télévision en accès libre, de tout droit de diffusion de matchs et de résumé de matchs du championnat de France de football. Les grandes chaînes généralistes n'auront droit qu'aux miettes, c'est à dire 90 secondes de résumé de chaque grande journée de championnat.

Ce sont des millions de supporters, de passionnés de football, de simples téléspectateurs qui seront, l'année prochaine privés du droit de regarder gratuitement les buts et les actions de chaque journée de championnat.

Le droit à l'information sportive ne peut être soumis à un droit de péage. Ce droit doit être garantie par la loi pour permettre à chacun et à chacune de s'informer librement. Les considérations commerciales ne peut revenir à priver des millions d'hommes et de femmes du plaisir de suivre et de connaître les évènements sportifs. Et ce qui se passe aujourd'hui risque fort de se reproduire, tant la puissance financière des chaînes privées et opérateurs de téléphonie est forte. C'est donc un principe qu'il faut affirmer et inscrire dans la loi, pour aujourd'hui et pour demain.

Marie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis et ancienne Ministre de la jeunesse et des sports, soutient les discussions en cours sur l'instauration d'un code de bonne conduite, mais dans le cas d'un échec de celle-ci, a l'intention de déposer une proposition de loi visant à affirmer ce principe de gratuité du droit à l'information sportive sur tous les supports audiovisuels en accès libre.

Marie-George Buffet tiendra une conférence de presse pour présenter cette proposition de loi à l'Assemblée nationale, 7ème bureau, mercredi 20 février, à 11h.

Parti communiste français

Paris, le 15 février 2008.

lundi 18 février 2008, a 19:11
Villiers-le-Bel : Objectif média !
 

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Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 18 février

Tôt ce matin, un millier de policiers ont participé à une opération de police visant les auteurs d'actes de violences contre les forces de l'ordre lors des émeutes urbaines de l'an dernier à Villiers-le-Bel.

Cette opération de police avait manifestement d'autres objectifs que la seule recherche de la vérité au vu du nombre de rédactions mobilisées pour couvrir l'événement. On peut même parler de gigantesque cirque médiatique.

A deux semaines des municipales qui s'annonce désormais comme un véritable chemin de croix pour le pouvoir en place, le Président de la République cherche à marquer les esprits dans une inflation ultra-sécuritaire quitte à enflammer une situation sociale de plus en plus fragile.

Les Français ne seront pas dupes les 9 et 16 mars prochain de ce genre de manipulation de plus en plus désespéré et qui signe l'aveu d'un pouvoir aux abois. Leur vote sera aussi utile pour sanctionner cette dérive de l'action publique.

Parti communiste français

Paris, le 18 février 2008


lundi 18 février 2008, a 18:58
KOSOVO : La proclamation d'indépendance condamnée par les communistes ukrainiens .
 

La proclamation unilatérale d'indépendance du Kosovo constitue un précédent international, ainsi qu'une violation d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies et de la Charte de l'ONU, a déclaré lundi à Kiev Alexandre Goloub du Parti communiste d'Ukraine

la proclamation d'indépendance condamnée par les communistes ukrainiens

 

“Un précédent très dangereux vient d'être créé. La proclamation d'indépendance du Kosovo viole la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU et la Charte même de cette organisation. Si les pays européens ou les Etats-Unis reconnaissent cette indépendance, il sera évident qu'aucun pays ne pourra plus parler de son intégrité (territoriale)”, a averti M. Goloub.

Et d'ajouter que les mêmes problèmes pouvaient aussi surgir là “où il y avait déjà des entités autoproclamées. Il s'agit, en l'occurrence, de la Transnistrie, de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud”. (La Transnistrie est une république autoproclamée sur le territoire de la Moldavie. L'Abkhazie et l'Ossétie du Sud sont des républiques autoproclamées sur le territoire de la Géorgie - ndlr.)

“Il n'est pas non plus exclu que ces mêmes processus puissent aussi affecter des pays plus ou moins stables, telles que l'Ukraine, par exemple”, a poursuivi le communiste.

Nicolas Maury

lundi 18 février 2008, a 04:43
Déclaration C.G.T sans pap resto av gre Armée Paris .
 

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dimanche 17 février 2008 (20h33) :

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APPEL URGENT APPEL URGENT APPEL URGENT > > LES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS DU RESTO DE L AVENUE > DE LA GRANDE ARMEE MENENT DEPUIS 5 JOURS UNE LUTTE POUR LEUR REGULARISATION. > > LES MILITANTS DE LA CGT DE DROITS DEVANT ET DE SYNDICATS, COLLECTIFS ET ASSOCIATIONS SOLIDAIRES MAINTIENNENT UNE PRESENCE NUIT ET JOUR. > > POUR MAINTENIR LA MOBILISATION ET EMPECHER UN

MAUVAIS COUP NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN ET DE

VOTRE PRESENCE AUJOURD HUI ET DEMAIN

> >> > > > DECLARATION DE LA CGT > > CGT > La CGT Essonne ; La CGT Commerce, distribution, > services ; La CGT Paris > > Les cuisiniers “sans-papiers” du restaurant > “La Grande Armée” sont en grève > pour exiger leur régularisation > > Les cuisiniers de ce restaurant, mais aussi ceux > d'autres établissements, sont des travailleurs “sans > papiers”. Ils ont été embauchés en toute > connaissance > de cause par la direction. > Pour, trois d'entre eux, la direction a demandé en > 2003, en 2005 et fin 2007 qu'ils changent leur nom. > C'est la Sécurité sociale qui a fait savoir que le > numéro de sécu n'existait pas. > Cuisiniers, plongeurs, barmans mais aussi chargés du > nettoyage et tout cela à la fois… ces travailleurs > sont les esclaves modernes du restaurant “La Grande > Armée”. Sans eux, le restaurant ne pourrait pas > tourner et la direction engranger de substantiels > profits. > En 2007 un cuisinier a travaillé 11 heures pendant 4 > mois sans prendre de congés et sans pause. > Les deux jours de congés hebdomadaires sont bien > souvent réservés aux heures supplémentaires, au > motif > bien connu “travailler plus pour gagner plus”. Ces > heures supplémentaires, quand elles sont payées, le > sont à part. > Les plannings bougent tous les jours, parfois le > matin > pour l'après midi. > Pour prendre leur mois de congés payés, ces > travailleurs sont obligés de démissionner. De retour > au restaurant, la direction diminue leur salaire > pendant deux à trois mois et leur fait signer un > nouveau contrat de travail. De même quand ces > travailleurs sont mutés d'un restaurant du groupe à > un > autre. > Pendant le service, il n'y a pas de pause pour > manger > et quand cela est possible, cela se fait toujours > debout en travaillant. L'achat de la tenue de > travail > est à leur charge ainsi que son lavage. > Comme les autres travailleurs “sans papiers”, les > cuisiniers du restaurant “la Grande Armée” ont des > fiches de paye et la plupart payent des impôts. Tous > cotisent aux caisses d'assurance maladie, aux > Assedic > et à la retraite. > Ces travailleurs comme des dizaines de milliers > d'autres “sans papiers” travaillent depuis des > années > dans ces métiers que le gouvernement appelle > “métiers > en tension” (restauration, bâtiment, nettoyage…), > qu'il veut maintenant réserver aux travailleurs des > pays de l'Est qui viennent d'intégrer l'Union > Européenne. > Ces métiers sont dits “en tension” alors que ces > travailleurs “sans papiers” sont déjà derrière les > fourneaux, au pied de la grue, ou à nettoyer les > bureaux… Ces travailleurs doivent être régularisés! > > Les cuisiniers “sans-papiers” du restaurant “la > Grande > Armée” doivent être régularisés. > La liste de ces 150 métiers doit être ouverte à > tous. > Régularisation de tous les travailleurs-es “sans > papiers”! > > Paris le 13 février 2007 > Le restaurant “la Grande Armée” 3, Avenue de la > Grande > Armée Paris 17ème.


ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers

De : zpajol
dimanche 17 février 2008

site BELLACIAO

dimanche 17 février 2008, a 18:33
Grand Littoral : JOËL DUTTO raconte .
 

Après l'agression dont il a été victime de la part des CRS pour avoir apporté son soutien aux salariés de Grand Littoral

Joël Dutto raconte

 

« Je suis très marqué au visage, les bleus sont sortis, l'arcade sour­cilière et les yeux enflés, etc. mais je suis rassuré je n'ai pas de trau­matisme crânien. Cette situation est déplorable, on charge les sala­riés et les élus présents. On a es­sayé avec d'autres élus de s'inter­poser en formant une chaîne pour éviter le contact des CRS avec les salariés. Nous avions tous notre écharpe. Mais il n'y a eu aucun respect pour ce que nous repré­sentons. Les CRS, nous ont pous­sés, puis ils m'ont tiré par les bras et tenter de me plaquer au sol. Je n'ai pas pu me retenir car ils me tenaient les bras. Ma tête a heurté le sol et l'étais complètement groggy. Je leur criais pourtant “Je suis un élu !” Mais ils n'en avaient rien à faire. Mon écharpe a été dé­chirée. »

Nicolas Maury

dimanche 17 février 2008, a 16:21
Carrrefour Grand-Littoral : la CFDT signe un accord avec la direction .
 


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Hier, les grilles de Carrefour Grand-Littoral sont restées fermées. Environ 150 employés, sur les 571 que compte l'hypermarché, étaient toujours en grève. Ils sont les seuls en France à poursuivre le mouvement après la journée d'action nationale dans la grande distribution d'il y a deux semaines.

Vendredi soir, la tension est montée d'un cran quand la direction a demandé à la préfecture l'intervention des forces de l'ordre pour faire passer les camions de livraisons.

Deux personnes ont été bousculées puis hospitalisées avant de vite ressortir, dont Joël Dutto, Conseiller général communiste. Hier matin, la direction de Carrefour a tenté d'ouvrir le magasin mais vers 9 heures, une manifestation des grévistes l'a forcée à fermer les grilles un peu plus tard.

Les manifestants ont, entre autres actions, fait brûler de vieux pneus du côté de l'entrée du personnel. En début d'après-midi le centre commercial tournait au ralenti avec les grilles de la grande surface fermées et les boutiques de la galerie ouvertes mais quasi désertes. Par ailleurs, les négociations n'étaient pas rompues. Des représentants de la direction nationale de Carrefour venus de Paris avaient rendez-vous à 14h30 avec les représentants syndicaux pour tenter de trouver une issue à ce conflit qui s'enlise depuis 16 jours.

La discussion a tourné autour des divers points d'achoppement : une prime, la réévaluation du ticket restaurant, 2 à 3 heures de travail hebdomadaire supplémentaire pour les temps partiels les moins rémunérés. Les négociations se sont poursuivies tard hier soir. Au final, la CFDT, syndicat majoritaire, a signé un accord avec la direction mais la CGT reste en grève.

http://www.laprovence.fr/articles/2…

De : Marseilles
dimanche 17 février 2008

site BELLACIAO

samedi 16 février 2008, a 21:35
Découvrez le nouvel hors-série de l'Humanité : ARAGON .
 

84 pages. 10 euros.
Un numéro d'exception avec son DVD "Dits et non-dits" une émission de raoul Sangla avec Jean Ristat. Le premier poème du grand écrivain du 20ème siècle. Illustrations inédites. De nombreux témoignages.



samedi 16 février 2008, a 21:09
EDF/GDF PARIS : LICENCIEMENT ABUSIF DE NACIMA .
 

Licenciée après 18 mois d'intérim et 12 mois de stage statutaire au sein d'EDF/GDF, des agents EDF GDF, ainsi que des élus du personnel, ont accompagné jeudi 14 février Nacima, mère de famille célibataire, à son poste de travail…

Faisant fis de toutes les réglementations en vigueur en matière de licenciement, qualifiant le fait d'être témoin d'un accident de travail de faute lourde, la Direction n'a pas hésité une seconde et a franchit la ligne rouge !!!

Le personnel est venu lui rappeler ses devoirs ! Et devant le mépris constant des responsables de ce crime social, face à leurs sourires dédaigneux, à leurs sarcasmes indignes de manageurs qui se disent responsables, la CGT Energie Paris, ainsi que de nombreux agents, ont décidé d'occuper l'agence de Plaine Monceau dans le 17ème arrondissement de Paris dans la nuit du jeudi 14 février au vendredi 15 février pour maintenir la pression sur les directions…

C'est donc une trentaine d'agents EDF/GDF qui, dans le calme et sans aucunes dégradations, ont passé la nuit à l'agence Plaine Monceau !

Durant la nuit, une campagne d'affichage en soutient à Nacima a été réalisée…

Le matin, les occupants grévistes ont eu la surprise de voir que des “forces divines supérieures” soutenaient leur action, car une fuite d'eau s'était produite durant la nuit aux toilettes du 1er étage, provoquant une panne d'électricité, très probablement due à un court-circuit sur l'éclairage, l'eau traversant du 1er étage jusqu'au s/sol.

Les agents de l'accueil Distributeur sont arrivés pour prendre leur service… suivis quelques secondes plus tard de Nacima.

Face à la panne de courant due à un mauvais entretien des canalisations, et pour éviter que les agents entendent les représentants du personnel et ne se joignent au mouvement de grève, les directions ont “intercepté” les agents dans la rue, leur demandant de se rendre au café du coin pour un briefing !!! En réalité, ils souhaitaient les transférer sur le site EDF/GDF du 23 rue de Vienne pour la journée, sans aucune lettre de mission comme la règlementation l'oblige.

Face à cette situation, les agents, accompagnés de leurs représentants syndicaux, ont exigé une lettre de mission pour aller effectivement travailler à Vienne. Les représentants du personnel ont également demandé une lettre de mission pour Nacima…

Après d'âpres discussions avec les directions, celles-ci sembleraient “lâcher du lest”…

Le directeur du Centre P3 parisien, face à la pression des militants de la CGT Energie Paris soutenus par de nombreux agents parisiens, a proposé :
puce-96d77.gif de faire embaucher Nacima le plus rapidement possible
puce-96d77.gif de faire signer un contrat d'intérim à Nacima dès la semaine prochaine, pour permettre de gérer l'urgence vitale qui est en jeu dans l'attente de son embauche.

Bien entendu, pour la CGT Energie Paris, le compte n'y est pas, car depuis le début du conflit, les revendications sont claires : TITULARISATION de Nacima dans nos entreprises !

C'est pourquoi nous avons maintenu notre position, en précisant toutefois que la décision ne nous appartenait pas et que nous allions faire part à Nacima des propositions de la Direction…

La lutte continue dès la semaine prochaine…

puce-96d77.gif http://www.cgt-energie-paris.com/ph…

De : CGT ENERGIE PARIS
samedi 16 février 2008

cite BELLACIAO

samedi 16 février 2008, a 18:07
Sarkozy en croisade contre un ( monde sans Dieux )
 

Laïcité . Invité mercredi soir du Conseil représentatif des institutions juives, le chef de l'État a réitéré des propos qui témoignent d'une conception inquiétante de la laïcité.

Nicolas Sarkozy avait décrit le « long manteau d'églises » (1). Mercredi soir, le premier président de la République en exercice à avoir répondu à l'invitation au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) en a remis une couche sur sa conception de la laïcité. « Le drame du XXe siècle n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence, accuse-t-il. Si les religions sont impuissantes à préserver les hommes de la haine et de la barbarie, le monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir, ne s'est pas révélé tellement préférable. » Le « monde sans Dieu » a échoué ? Retour au religieux comme acteur de la société. Et tant pis pour les athées et les agnostiques, difficiles à étiqueter selon la nomenclature sarkozyste, et donc exclus de son projet de société.

Hiérarchie de la morale

Lors du discours de la basilique Saint-Jean-de-Latran, à Rome, prononcé à l'occasion de son intronisation comme chanoine d'honneur, il avait déjà plaidé pour une « laïcité positive ». Manière de dire que la laïcité actuelle, née de la loi de 1905 de séparation de l'Église et de l'État, est sinon négative, du moins trop restrictive. Devant le CRIF, il a fustigé la « chape de plomb intellectuelle » qui fait « s'offusquer qu'un président en exercice puisse dire tout simplement que l'espérance religieuse reste une question importante pour l'humanité et que croire dans (sic) quelque chose vaut parfois mieux que croire que tout se vaut ». Effectivement, tout ne se vaut pas, comme Nicolas Sarkozy avait tenté de le faire croire au Latran. « Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage du bien et du mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur (…) parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance. » Affirmation d'une hiérarchie de la morale au profit des institutions religieuses, dont il entend qu'elles jouent un rôle de gestion de l'ordre social. N'avait-il pas déploré, lors du même discours, « la désaffection des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres » ?

Pour répondre à ses détracteurs, qui l'accusent d'outrepasser ses fonctions en faisant constamment référence à sa foi, le président de la République, répond, en rhéteur jésuite, par une autre question : « Le principe de laïcité doit-il me priver du droit de rencontrer des prêtres, des pasteurs, des rabbins, des religieux » ? Une fausse interrogation, puisque l'Élysée prépare une révision, pudiquement appelée « toilettage » de la loi de 1905. Inscrire la société française dans les rapports de sujétion à la religion qui avaient cours au XIXe siècle ? « Ce sera fait durant le quinquennat », espère Emmanuelle Mignon. Selon l'ancienne « scoute unitaire », un temps tentée par des études de théologie et actuellement directrice de cabinet du chef de l'État, il a « la volonté d'avancer sur les conditions d'application de la loi de 1905 ».

conseillers catholiques

Toucher à l'un des piliers de la République ? Périlleux. Surtout lorsque certains acteurs de la religion en France s'y opposent. Mercredi, Richard Prasquier, le président du CRIF lui-même a manifesté sa gène sur la relance du débat sur la loi de 1905. Rappelant qu'« aux juifs, la loi de séparation de 1905 a apporté la neutralité bienveillante qui a garanti l'égalité », il s'est posé en « partisan résolu de la laïcité ». Les limites de l'exercice de drague présidentiel sont posées, par le public même qu'il cherche à séduire à coups d'artifices communautaires…

Qu'attendre d'autre de la part d'un exécutif inspiré d'une série de conseillers catholiques qui ont truffé les interventions du président de rappel des « racines chrétiennes de l'Europe » ? Henri Guaino a pesé fortement sur le discours de Riyad, le dominicain Philippe Verdin est corédacteur du livre d'entretien de Nicolas Sarkozy La République, les religions, l'espérance, et Patrick Buisson, ancien de Minute et conseiller officieux, n'est sans doute pas étranger aux incessantes références à la mission « civilisatrice » de la religion… Emmanuelle Mignon elle-même lâche dans le Nouvel Observateur : « La religion serait de l'ordre de la vie privée. C'est absurde. Quand on est croyant, cela irrigue toute votre vie. » Dans la « France d'après », la religion « irrigue » la vie de tous les Français. Même de ceux qui « ne croient pas ».

(1) Formule née de la plume d'Henri Guaino, lors d'une convention UMP sur l'Europe, le 30 janvier.

Grégory Marin

l' Huma du 15 / 02 / 08

samedi 16 février 2008, a 17:52
CHAMPAGNE POUR LES ACTIONNAIRES !
 

Dans les multinationales, les superpactoles consacrés exclusivement aux dividendes indignent les salariés privés d'augmentations.

Total

Bénéfice net :

13,2 milliards d'euros

Malgré ses superprofits qui deviennent plus mirobolants d'une année à l'autre, le géant pétrolier français, condamné conjointement avec l'armateur et la société de classification Rina à verser 192 millions d'euros aux parties civiles après la catastrophe de l'Erika, n'a pas hésité longtemps à faire appel, tout en invitant les parties civiles à se désister définitivement en contrepartie du versement de dédommagement. La coordination CGT de la multinationale condamne cette procédure de Total qui « tente d'échapper à ses responsabilités », comme il le fait « vis-à-vis des salariés lorsque ceux-ci font valoir leurs droits dans le cas de maladies professionnelles, d'accidents de travail ou de discriminations syndicales ». Dans un éloquent communiqué publié mercredi, Charles Foulard, coordinateur CGT chez Total, dévoile le côté obscur des superprofits du pétrolier. Selon lui, « 60 % des salariés du groupe Total », ceux qui travaillent pour des filiales comme Grande Paroisse, Hutchinson, Bostik et d'autres encore « sont systématiquement mis à l'écart lors des négociations salariales ». « Dans ses filiales, Total impose aux salariés une politique sociale à la Michelin, écrit-il. Salaires proches du SMIC, discrimination syndicale, précarisation des emplois, travail en équipe, de jour, de nuit, le week-end, avec des conditions de travail qui agressent la santé, pour 1 000 à 1 300 euros par mois, avec pour seule prime, celle de subir la répression, les atteintes aux libertés. Le niveau record des bénéfices rend encore plus inacceptables les 177 suppressions d'emplois dans le marketing France et celles annoncées dans la logistique. » Pour la CGT, qui rappelle les menaces qui pèsent sur les activités pétrochimiques en Moselle, « Total préfère privilégier le rachat de ses propres actions (1,7 milliard d'euros soit 110 326 emplois au SMIC par an) plutôt que de conforter l'activité économique de ses filiales par l'investissement et la recherche, et de traiter dignement les salariés ».

Renault

Bénéfice net :

2,7 milliards d'euros

Le constructeur automobile a annoncé hier un bénéfice net pour l'année 2007 en baisse de 7,52 %, à 2 669 milliards d'euros, en raison de la moindre contribution des entreprises associées comme Nissan. Mais sa marge opérationnelle est en hausse : elle s'élève à 1 354 milliard, soit 3,3 % du chiffre d'affaires, contre 2,6 % en 2006, pour un chiffre d'affaires de 40 682 milliards d'euros (+1,8 %). Pour la CGT de Renault, « si les actionnaires peuvent se réjouir de tels résultats, ce sont les salariés qui en ont payé le prix fort ». « Renault a perdu 1 085 salariés entre 2006 et 2007, rappelle le syndicat. L'internationalisation de Renault, permise par les moyens dégagés par les sites d'Europe de l'Ouest, ne doit pas se faire désormais à leur détriment. Les moyens financiers doivent être investis dans notre outil industriel, dans nos bureaux d'études, dans la recherche et donc dans l'emploi et les salaires. C'est la condition pour que Renault consolide ses positions sur les marchés les plus rentables, en Europe occidentale. » Alors que les négociations salariales commencent ce vendredi dans le groupe automobile, la CGT attend des réponses de la direction sur les « revendications légitimes des salariés ». « La direction ne peut plus en appeler à la modération salariale pour les plus faibles salaires et distribuer toujours plus de dividendes (de 686 millions d'euros en 2006 à 913 millions d'euros en 2007) et de stock-options aux actionnaires et aux plus hauts revenus. » La CGT indique enfin sur la base des chiffres publiés dans le rapport annuel remis à l'Autorité des marchés financiers qu'en mars 2007, le président de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, « a levé 200 000 actions à 40,82 euros » et qu'« il touchera 760 000 euros de dividendes ». Quant à Louis Schweitzer, ancien patron du constructeur et membre du conseil d'administration, « il frôle les 15 millions d'euros de bénéfices depuis 2005, rien que sur des opérations de stock-options ».

L'Oréal

Bénéfice net :

2,6 milliards d'euros

Le géant des cosmétiques a réalisé en 2007 un bénéfice net en hausse de 28,9 % à 2 656 milliards d'euros. Cinq syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT et FO) du groupe l'Oréal ont appelé jeudi à un mouvement de grève national le 18 février afin de « montrer à la direction la détermination des salariés », à la veille de la deuxième réunion de négociation annuelle sur les salaires. Dans un communiqué, les syndicats exigent « une revalorisation annuelle et systématique de tous les salaires par des augmentations générales, basée au minimum sur l'inflation en plus de la récompense liée au mérite ». Ils souhaitent aussi un rattrapage de 9 % « dès cette année pour compenser la perte des années antérieures ». Les syndicats demandent aussi que l'intéressement soit exclu des calculs de progression du salaire et un retour à un treizième mois « pour contrer le blocage de l'intéressement ».

Unilever

Bénéfice net :

4,1 milliards d'euros

Les analystes financiers font un peu la gueule : si le bénéfice net du conglomérat anglo-néerlandais de l'agroalimentaire et de l'hygiène « fond » de 18 % à 4,1 milliards d'euros, c'est parce qu'Unilever est, nous explique-t-on, « plombé » par les 875 millions d'euros provisionnés pour financer la restructuration du groupe, annoncée l'été dernier. Alors qu'en Europe le nombre d'employés de la multinationale est déjà passé de 80 000 en 2000 à 44 000 en 2007, Unilever prévoit de supprimer 20 000 emplois supplémentaires d'ici à 2010, en fermant une soixantaine de sites, principalement en Europe, et en cédant des actifs. Les conséquences de ce plan se constatent dans la plupart des usines Unilever en France, où des suppressions d'emplois ont d'ores et déjà été opérées ou sont programmées. Chez Miko, à Saint-Dizier, les salariés continuent de protester contre la casse de leur outil de travail et de leurs emplois ; ils manifesteront ce vendredi pour obtenir des investissements, plutôt que des licenciements.

SNECMA (groupe Safran)

Dividendes versés à la holding : 0,3 milliard d'euros

Venus des sites de Corbeil-Essonnes (Essonne), de Villaroche (Seine-et-Marne), et de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), 600 salariés ont manifesté, hier, devant le siège du motoriste aéronautique à Courcouronnes (Essonne). À l'appel de la CGT, de la CFDT et de FO, ils exigent le retrait d'un projet d'accord salarial, retoqué par les syndicats en Comité central d'entreprise (CCE), qui ne prévoit qu'une augmentation générale des salaires de 1,5 %. Au cours du dernier conseil d'administration de SNECMA, à la mi-janvier, la direction avait annoncé que le chiffre de remontées des dividendes à la holding Safran devrait dépasser 300 millions d'euros. Les syndicats ont fait le calcul : ces dividendes représentent 40 000 euros par salarié. Or, à leurs yeux, ces sommes, en augmentation de 30 % par rapport à l'année précédente, doivent servir durablement la politique salariale pour 2008 et à venir, avant d'être transformées en dividendes. À la mi-janvier, le groupe Safran, qui est le résultat de la fusion entre le motoriste SNECMA et l'électronicien SAGEM, avait déjà annoncé une baisse de ses effectifs en 2008 : 1 000 emplois (sur 39 400 en France) seront supprimés sans licenciement ni plan social, au profit des implantations du groupe à l'étranger. Selon Dominique-Jean Chertier, membre du directoire de Safran, cette réduction des effectifs en France doit permettre d'« améliorer la productivité » et de rééquilibrer les emplois en faveur des techniciens et des ingénieurs, et, évidemment, au détriment des emplois ouvriers à la production. Safran a enregistré en 2007 un bénéfice net de 406 millions d'euros qui a plus que doublé par rapport à 2006 et se situe presque au niveau de 2005 (444 millions). Le résultat opérationnel a atteint 706 millions d'euros (+51,8 %), soit une marge de 5,9 % supérieure aux prévisions initiales (5 %).

Thomas Lemahieu

l' Huma du 15 / 02 / 08

samedi 16 février 2008, a 17:29
Grève contre les mac-jobs .
 

Restauration. Marseille confirme son statut de laboratoire des luttes sociales dans les secteurs difficiles, là où les salariés sont le plus exposés.

Alors que les employés de l'hypermarché Carrefour de Grand Littoral sont en grève depuis le 1er février et poursuivent leur mouvement, ce sont les employés des 17 McDonald's de la ville qui ont débrayé lundi avant de défiler dans le centre et de rejoindre le siège de leur direction pour exprimer leur colère. Un mouvement d'une ampleur inédite, qui a été rejoint par certains restaurants de la périphérie et du département.

La situation de McDo à Marseille est assez différente de celle que l'on retrouve dans le reste du pays, puisqu'un seul franchisé, Francesco Brescia, détient l'ensemble de ces magasins et emploie 1 200 personnes à travers la société Brescia Investissement UES. Mais McDonald's France, qui semble peu apprécier cette situation, a déjà remis la main sur deux restaurants récupérés après vingt ans de franchise.

Des « salaires trop bas qui ne permettent pas aux salariés de vivre dans des conditions normales », des « ouvertures 24 heures sur 24, des ventes extérieures en plein hiver et l'allongement du travail de nuit qui engendrent des problèmes de sécurité, de santé au travail et une dégradation des conditions de travail », « le travail précaire à temps partiel imposé »…, les revendications des grévistes sont nombreuses.

Comme dans la grande distribution, la participation au mouvement a été importante, entraînant la fermeture de plusieurs restaurants et une activité ralentie pour les autres. « McDo à Marseille est dans une situation atypique », explique Charles Hoareau, figure locale de la CGT. « Durant l'été 2006, le restaurant de la Blancarde avait déjà connu un long conflit, ce qui est rare dans une entreprise pareille. Des avancées, notamment dans la représentation syndicale, avaient été obtenues, ce dont la direction cherche à se débarrasser aujourd'hui. »

C'est à l'appel de l'intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FO que les salariés se sont mobilisés, avec comme première préoccupation le pouvoir d'achat.

« Plusieurs questions ont été posées : le 13e mois, la mutuelle, le blocage des négociations salariales annuelles… », explique Avellino Carvalho, en charge du commerce à l'UD CGT des Bouches-du-Rhône. « Pour l'heure, les tentatives de négociations avec la direction n'ont rien donné, le mouvement pourrait se poursuivre. En toile de fond de ce conflit, il y a également les pressions qui sont exercées contre les militants syndicaux dans chacune de ces entreprises que sont les restaurants McDo. »

La mobilisation des salariés était encore importante hier. Dès lundi, Fabrice Ribeiro, délégué FO, avait prévenu : « Nous avons eu un échange et nous avons rappelé nos revendications. Nous espérons une réponse et des garanties mercredi matin. Une action est déjà prévue mercredi à midi et si les choses n'avancent pas, nous n'excluons pas une grève illimitée… »

Alain Tremel

l' Huma du 13 / 02 / 08

samedi 16 février 2008, a 17:09
7,5 milliards d'euros...et rien pour Gandrange .
 

Sidérurgie . Arcelor-Mittal qui a réalisé un bénéfice record en 2007, persiste à vouloir liquider le site lorrain, qui n'aurait besoin que de… 30 millions d'euros d'investissements.

Du côté de Gandrange, dans la vallée mosellane de l'Orne, la nouvelle a suscité chez beaucoup un véritable sentiment de révolte. Mercredi, le numéro un mondial de l'acier a annoncé des résultats financiers pour 2007 d'un niveau sans précédent. Avec un chiffre d'affaires de 105 milliards de dollars, en hausse de 19 %, Arcelor-Mittal a dégagé un bénéfice net de 10,4 milliards de dollars - 7,5 milliards d'euros -, en progression de 30 % sur 2006. Et près d'un tiers de ce pactole - 3,1 milliards de dollars - tomberont dans les portefeuilles des actionnaires du groupe. Deux milliards de dollars en dividendes, 1 milliard en rachat d'actions. Ainsi en a décidé la direction d'Arcelor-Mittal, sous la houlette du patron, Lakshmi Mittal, lequel, du coup, se sert lui-même très généreusement : le PDG indien détient en effet 44 % du capital de l'entreprise. Cela ne l'a pourtant pas empêché de réaffirmer, le même jour, son intention de « restructurer » l'aciérie de Gandrange en liquidant 600 emplois, au motif qu'elle perdrait trop d'argent (36 millions d'euros en 2007).

Une décision illégitime

À Gandrange, les syndicats, convaincus que les difficultés de l'usine étaient largement évitables, prêts à démontrer la viabilité de l'outil de travail, voient dans l'annonce de ces chiffres la confirmation du bien-fondé de leur combat pour la sauvegarde du site. Cela « montre que la décision qu'a prise la direction pour Gandrange est illégitime », tranche le délégué CGT Gérard Lopparelli, qui lance « un appel à la révolte ». « Avec de tels résultats, il va être très difficile d'expliquer pourquoi on n'investit pas ici », renchérit Marcel Thill, secrétaire CFDT du comité d'établissement, estimant à 30 millions d'euros les besoins d'investissements pour « faire vivre Gandrange ». Soit à peine 0,5 % des profits 2007 du groupe. À tout le moins, la direction d'ArcelorMittal devrait être mise en demeure de respecter l'engagement que la lutte des salariés lui a arraché : étudier sérieusement les « solutions alternatives » que préparent actuellement les syndicats, avec l'aide d'un cabinet d'experts. Les pouvoirs publics pèseront-ils de tout leur poids en ce sens, comme l'a promis Nicolas Sarkozy ?

pour la pérennité du site lorrain
Mercredi, la ministre de l'Économie Christine Lagarde a déclaré que, « avec des profits de ce type, il semblerait bien légitime que (ArcelorMittal) investisse, sur le territoire français notamment, dans des aciéries modernes et d'avenir » et que, « dans ce cadre-là, des salariés de Mittal puissent être reclassés de manière utile pour l'avenir ». Les ouvriers de Gandrange et leurs syndicats peineront à trouver dans ces propos le soutien franc qu'ils sont en droit d'attendre au combat qu'ils mènent et qui vise, pour l'heure, non leur reclassement, mais la pérennité du site lorrain. Au demeurant, la locataire de Bercy a laissé percer le fond de la pensée gouvernementale en ajoutant : « Il ne s'agit pas de contraindre un industriel à investir dans un secteur qui (…) n'est peut-être pas d'avenir ». Un quasi-aveu d'impuissance face au diktat d'une multinationale.

De ce point de vue, l'ancien premier ministre et actuel co-président de l'UMP Jean-Pierre Raffarin était encore plus clair, hier matin, sur France-Inter. Invité à réagir au bilan financier d'ArcelorMittal, au regard du plan de liquidation de Gandrange, cet « ami de Sarkozy », comme il se présenta lui-même, ne se montra en rien scandalisé. La seule leçon qu'il trouvait à tirer de l'affaire était qu'il faudrait renforcer « l'attractivité » de la France pour les investisseurs comme Mittal, mettre à leur disposition des « outils financiers ». En clair, dérouler un peu plus le tapis rouge, augmenter la dose d'avantages fiscaux pour ces hyperpuissances financières et industrielles qui regorgent de profits mais, on le sait, n'en ont jamais assez.

La semaine dernière, déjà, le chef de l'État avait envisagé d'investir des fonds publics à Gandrange pour inciter le groupe indien à s'y maintenir. « Pourquoi est-ce que le contribuable devrait se substituer à un groupe qui dégage autant de bénéfices ? », interrogeait alors le responsable CGT d'ArcelorMittal, Marc Barthel. Les profits 2007 n'étaient pas encore connus. La bataille de Gandrange n'est pas terminée mais elle a déjà révélé la vraie portée - démogogique, électoraliste - des grands discours sarkozystes, stigmatisant un certain capitalisme, affirmant une volonté de « garder des usines ouvertes en France ».

Yves Housson

l' Huma du 15 / 02 / 08

samedi 16 février 2008, a 11:55
CRS contre grévistes chez Carrefour / Une femme enceinte Hospitalisée .
 

Hypermarché Carrefour, Marseille, vendredi soir : les CRS ont chargés pour déloger des salariés et permettre aux camions de livraison de passer. Une femme enceinte a été blessée et hospitalisée.

Les grévistes avaient pourtant reçu le soutien du maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin et de son adversaire socialiste aux municipales Jean-Noël Guérini.

Ce mouvement, commencé il y a 15 jours, inquiète les salariés et les exploitants de la galerie commerciale voisine de l'hypermarché privés de fait d'une grande partie de leur clientèle habituelle.

Les grévistes demandent une revalorisation à 4,50 euros de leur ticket restaurant de 3 euros et une prime exceptionnelle ainsi qu'une fermeture du magasin à 21H00 en hiver au lieu de 22H00.

Exorbitant non ?

Les deux principaux actionnaires de Carrefour sont la famille Halley, qui change régulièrement le PDG, et le multimilliardaire Bernard Arnault, témoin du 2ème mariage de Nicolas Sarkozy.

La direction de Carrefour propose elle une augmentation du nombre d'heures de certains temps partiels, l'étalement des retenues pour les jours de grève et une subvention supplémentaire de 45.000 euros pour le comité d'entreprise (équivalent de 80 euros annuel par salarié° ;

Nous avons quitté le domaine privé de Carrefour, mais la justice ne nous a pas demandé de quitter la voie publique», expliquait vendredi Smaïl Aït Atmane, délégué CFDT, depuis le rond-point où des grévistes contrôlaient chaque camion. «Ceux qui livrent les magasins de la galerie marchande, on les laisse passer ; les autres on leur demande d'aller se promener un peu dans le quartier», précisait une caissière en faction.

De : Francesco
samedi 16 février 2008

cite BELLACIAO

samedi 16 février 2008, a 11:37
Déclaration du P.C.F sur la situation au Kosovo
 

Une annonce unilatérale d'indépendance du Kosovo par ses nouveaux dirigeants serait imminente. Le Conseil de Sécurité de l' ONU réuni hier en urgence n'a pas pu trouver un accord pour éviter une telle décision dont on ne peut mesurer aujourd'hui toutes les graves conséquences possibles

Déclaration du PCF sur la situation au Kosovo
Ceux qui prétendent que c'est la seule façon d'éviter des violences dans le contexte actuel évitent de dire que la situation qui en découlera sera porteuse elle aussi de risques sérieux.

La précipitation des Etats-Unis et de plusieurs états européens, dont la France, à pousser le Kosovo à déclarer son indépendance ne fera qu'accentuer les tensions avec la Serbie et encourager toutes les ambitions de sécessions, multiples dans les Balkans et en Méditerranée et au sein du Kosovo lui-même. Appuyer une telle indépendance c'est prendre des risques énormes. Ce n'est pas ainsi qu'une solution durable peut être favorisée pour enfin retrouver un peu de sécurité dans cette région, comme le montrent les réactions de la Russie. Les Européens eux-mêmes sont divisés puisque l'Espagne, Chypre, la Grèce et plusieurs états d'Europe centrale contestent ce processus d'indépendance.

Les conditions dans lesquelles l'indépendance du Kosovo serait déclarée sont aussi particulièrement graves au regard du droit international et des résolutions de l' ONU. Le Conseil de Sécurité n'a-t-il pas voté en 1999 une résolution (1244) qui réaffirme l'attachement « de tous les Etats membres » aux principes de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des pays de la région ? La France et d'autres pays peuvent-ils se déjuger ainsi et fouler aux pieds leurs engagements d'hier ?

Il est question de l'envoi d'une force européenne dirigée par la France (policiers, juges, douaniers...) pour assurer la mise en place de l'indépendance. Où est la résolution des Nations Unies qui devrait autoriser et définir une telle mission ? La résolution 1244 de 1999 qui prévoit explicitement une autonomie du Kosovo, et non l'indépendance, ne peut pas légitimer une telle force. La France et les Européens vont-ils prendre la responsabilité de se passer de la légalité internationale et du droit ? Est-ce vraiment ainsi qu'on se donne les moyens de la stabilité et de la paix dans la région ?

L' Union européenne prétend vouloir intégrer l'ensemble des pays de l'ex-Yougoslavie par des accords préparant une future adhésion. Mais pour l'instant, l' Union se divise. Elle divise les Balkans. Elle divise le Conseil de Sécurité...

Ceux qui comme Nicolas Sarkozy veulent une « politique de puissance » pour l' Union européenne prennent aujourd'hui des risques considérables. Ils jouent avec le feu et bafouent le droit. On voit avec consternation dans quelle voie dangereuse ils veulent engager la construction européenne.

Le Parti communiste français met en garde contre ce qui se prépare au Kosovo. Le Président de la République et les autorités françaises ne doivent pas contribuer à une telle opération. Ils doivent agir dans la durée et en pesant en ce sens sur les décisions de l' UE pour la poursuite des négociations et une issue politique qui fasse consensus pour tous les pays et peuples concernés.

Parti communiste français

samedi 16 février 2008, a 08:51
Solidarité Kanaky .
 

Solidarité Kanaky : Rassemblement au Trocadéro samedi 16 février à 15h

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Appel à l'arrêt de la répression policière et judiciaire à l'encontre de l'USTKE en Nouvelle-Calédonie

Depuis plusieurs semaines, en Nouvelle-Calédonie, l'Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités (USTKE) subit une répression sans nom.

Un dur conflit oppose depuis plusieurs mois l'USTKE à la direction de Carsud (du groupe Véolia), entreprise en charge des transports suburbains dans l'agglomération de Nouméa, qui refuse toute négociation.

Le 17 janvier, les forces de l'ordre sont intervenues pour déloger un piquet de grève des salariés qui pourtant n'entravait en rien la liberté du travail et de la circulation. Cette intervention policière s'est déroulée avec une rare violence. On a dénombré vingt blessés – dont cinq graves – du côté des manifestants et plus de cinquante interpellations. Dix syndicalistes ont été mis en prison en attendant un procès prévu pour le 22 février. Depuis, les hommes du GIPN, armés et cagoulés, procèdent à de brutales interventions au domicile des syndicalistes. Quatre autres personnes ont été arrêtées et emprisonnées. Le président de l'USTKE, Gérard Jodar, pour éviter d'être lui-même arrêté, ne peut plus quitter son bureau ni circuler librement. Il vit, avec des dizaines d'adhérents, retranché dans le bâtiment du syndicat.

Ces pratiques sont une atteinte inadmissible à la liberté syndicale. Mais il est vrai que l'expansion économique et la flambée des cours du nickel attisent les appétits des grandes entreprises qui supportent mal un syndicalisme actif. En outre, l'USTKE s'est prononcé pour le droit à l'autodétermination du peuple kanak, position qui dérange beaucoup la droite locale.

Nous mettons en garde les autorités françaises sur les risques que ces pratiques, dans un contexte de tension sociale, font encourir à la paix civile.

Nous demandons l'abandon de toutes les poursuites judiciaires à l'encontre des syndicalistes et la libération de ceux qui ont été arrêtés. Nous demandons que les pouvoirs publics interviennent pour que la direction de Carsud accepte d'ouvrir de réelles négociations avec l'USTKE.

En solidarité avec l'USTKE : rassemblement samedi 16 février à 15h sur le parvis des Droits de l'Homme, place du Trocadéro

De : corinne
samedi 16 février 2008

cite BELLACIAO

vendredi 15 février 2008, a 22:47
Quand Sarkozy assimile communisme et nazisme .
 

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Nicolas Sarkozy a hier, lors du dîner annuel du CRIF, comparé communisme et nazisme, sous un angle nouveau, celui de leur supposé commune « absence de Dieu ».

Ces parallèles entre communisme et nazisme font, depuis quelques années déjà, partie des nouvelles lunes de la droite la plus dure. Ils occultent évidemment la détermination avec laquelle des communistes partout dans le monde se sont battus, souvent au prix de leur vie, pour éradiquer le nazisme sur la planète et sauver la vie de Juifs menacés de mort.

Et ils sont d'autant plus scandaleux que sous le prétexte de lutter contre la barbarie, ces propos visent d'abord à discréditer définitivement l'idée qu'une émancipation humaine est possible. Et en même temps, ils ne peuvent que contribuer à ouvrir la porte à tous ceux qui cherchent à des degrés divers à réhabiliter le fascisme.

Les propos de Nicolas Sarkozy sont d'autant plus scandaleux qu'ils s'intègrent à la nouvelle croisade présidentielle contre la laïcité. Prendre ainsi en otage l'histoire et la foi des croyants pour faire avancer des convictions politiques particulièrement réactionnaires est aussi scandaleux que ridicule.

Blog P.C.F  ARRAS

vendredi 15 février 2008, a 22:30
Manifestation contre Sarkozy a Perigueux .
 

vendredi 15 février 2008 (18h52) :

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Manif à Périgueux lors de la venue de Sarko

il parait que c'est un président «populaire»

15 Février 2008 Venue de Sarko à Périgueux Il est 18h Sarko est venu ce vendredi 15 février à Périgueux officiellement pour annoncer un certains nombres de mesures “pédagogiques ” dans l'enseignement élémentaire. Leur côté progressiste n'aura échappé à personne !

Officieusement, la cause était moins “avouable” : le soutien à Xavier Darcos, ministre de l'éducation…, maire actuel de Périgueux qui n'est pas tout à fait certain de sa réélection. L'opposition syndicale dans un vraisemblable souci de “responsabilité” avait appelé à un rassemblement devant le “palais d'injustice”, tandis que N.S. prenait la parole à quelques centaines de mètres de là au théâtre de Périgueux (tout un symbole). 300 personnes environ avaient répondu présentes au rassemblement syndical.

Parallèlement, devant le théâtre de Périgueux où la présence policière n'était pas si discrète que cela, de nombreuses personnes étaient déjà réunies avant d'être rejointes par plusieurs participantEs au rassemblement syndical. En tout pas loin de 500 personnes, se mirent alors pendant plus d'une heure à siffler, huer, crier leur rage aux cris de “sarko facho !”, “Résistance !”, “Dordogne, terre de résistance !”, “Libérez les Sans-Papiers”, “Destruction des centres de rétention” plus quelques autres phrases sans doute moins “reprises” mettant en cause l'ordre capitaliste, ses sbires et ses adora-mirateurs.

L'invective : “collabos” à l'adresse des participants à cette sombre farce (dont nombre d'élus de “gôche”) fut également largement lancée.

Notons que plusieurs militants de RESF, tenant leur banderole, ne purent franchir le barrage policier qui s'était rapidement mis en place après le début de la manifestation spontanée sur place. A aucun moment de la journée, nous n'avons entendu la radio “publique” évoquer ces réactions d'”extrême colère populaire”.

Nous verrons aux infos télévisées régionales et aux journaux du soir… non que nous en attendions quoi que ce soit mais pour apporter un exemple concret supplémentaire (mais en est-il besoin ?) étayant notre point de vue sur leur rôle et leur “utilité”.

De : peri-gueux contre sarkozy
vendredi 15 février 2008

cite BELLACIAO

vendredi 15 février 2008, a 22:03
SOUTENIR LES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS DE " LA GRANDE ARMEE "
 

vendredi 15 février 2008 (19h09) 

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Bonsoir à toutes et à tous

Depuis Mercredi, 9 cuisiniers du restaurant “La Grande Armée” sont en grève, et occupent leur lieu de travail, avec le soutien de la CGT et du PCF.

Ces travailleurs, d'origine africaine, sont sans papiers.

Or, ils travaillent depuis des années pour l'enseigne d'un groupe bien connu à Paris, dans des conditions absolument terrifiantes, comme ils l'ont raconté notamment dans l'Humanité de ce jour (cadences de travail infernales, pas de sécurité sociale, licenciements pour ne pas prendre les congés payés et ré-embauchage ensuite…) et comme ils vous l'expliquent sur place.

Voilà qui ne manquera pas de surprendre certains lecteurs non avertis : comment donc, on peut être employé “légalement” et ne pas avoir de papiers? Comment cela est-il possible?

Car là est la question, au-delà du respect du droit du travail et, simplement, du respect de la dignité humaine.

Poser cette question, c'est déjà y répondre.

Si je n'avais pas vécu ce type de situations ubuesques lorsque, avocate, il m'est arrivé de défendre des sans papiers (que je voyais arriver dans mon bureau avec avis d'imposition, contrats de travail et fiches de paie, parfois, sur des années!) je n'aurais pas cru ou pas imaginé que cela fut possible.

On sait bien que la presse, souvent ,ne traite pas le problème sous cet angle et se garde bien de dire certaines vérités qui dérangent.

C'est pourtant bien l'exacte réalité.

Il existe, en France, un réseau extrêmement bien organisé dont profitent certains patrons dans des filières “difficiles” (traduisez : où, pour avoir de la main d'œuvre déclarée et en situation régulière il faudrait la payer et la protéger d'une certaine manière, comme le bâtiment, le nettoyage industriel ou la restauration).

Il existe en France un réseau mafieu (mais ce n'est pas si simple et l'administration n'est pas exempte de critiques) qui permet à des patrons d'employer, en toute connaissance de cause, des dizaines de travailleurs en situation irrégulière sous le même numéro URSSAF, au besoin avec de fausses identités, alors qu'ils n'ont pas de papiers.

Or, employer une personne en situation irrégulière en France est, normalement, strictement interdit.

Seulement voilà, non seulement cette interdiction n'est pas respectée, mais encore ,c'est à grande échelle qu'elle ne l'est pas. Tous les gens (avocats, associations, syndicats…) qui ont déjà travaillé sur les dossiers de sans papiers le savent et le dénoncent depuis des années.

L'exemple des salariés de Buffalo Gril est encore venu rappeler cette réalité sordide récemment.

Aujourd'hui , ce sont les 9 salariés de la Grande Armée, qui se mettent en péril pour défendre leurs droits et réclamer de ne pas être traités comme du bétail, qui viennent illustrer cette réalité abjecte.

Une fois usés et abusés, malmenés jusque dans leurs corps, ces salariés seront les mêmes qui serviront de bouc-émissaires aux politiques plus ou moins répressives, selon les gouvernements, qui visent les étrangers.

Après des années de bons et loyaux services à l'économie française ( car combien de ces salariés de l'ombre paient des impôts! Vous ne pouvez peut être pas l'imaginer ni le concevoir.), on les arrête, on les traite comme des criminels, on les enferme dans des centres de rétention et on les renvoie “chez eux”.

Un “chez eux” que beaucoup ont fui, dont beaucoup ne veulent plus ou ne peuvent plus, en grande partie à cause des politiques dramatiques que mène l'Occident sur leurs sols.

Cette situation ne peut plus durer.

Oui la France a besoin des étrangers, et pas seulement d'un point de vue économique, mais à tous points de vue, et pas dans le cadre d'une fausse “immigration choisie”.

Oui la France doit régulariser tous les sans papiers, sans peur, et c'est bien un combat communiste que d'être du côté de ces personnes pour demander cette régularisation, sans condition et immédiate. Cela, JP Brard l'a bien rappelé lorsqu'il a visité dernièrement le centre de rétention de Vincennes. Marie George Buffet a d'ailleurs immédiatement adressé un chaleureux message de soutien à ces travailleurs.

Il faut cesser de cautionner cette survivance sur notre sol de nos politiques colonialistes et pour tout dire ,clairement esclavagistes.

Je suis passée toute à l'heure sur le site, nous y retournerons demain et dimanche, et nous devons y être en masse pour les soutenir, même seulement moralement, et aussi pour les protéger.

Pour soulager aussi les camarades de la CGT qui ont déjà 3 jours et nuits d'occupation “dans les pattes”.

Parce que la police et le Sinistre de l'Expulsion rôdent et guettent la moindre erreur, la moindre faille. Les provocations vont bon train (on coupe le chauffage, on éteint les lumières ou au contraire, on les allume à fond en pleine nuit…).

On navigue à vue entre intox de la préfecture, immixtion du gouvernement…

Comme me le disait un camarade, c'est le premier dossier de ce genre à Paris, c'est emblématique et fondamental de le soutenir.

Combien sont-ils dans la capitale de la France, de ces travailleurs de l'ombre qui triment dans nos cuisines, dans nos entrepôts et qui se font ensuite rafler dans leur foyer à la faveur de commissions rogatoires détournées de leur objet ,comme dans le 13è? Des milliers sans doute.

Le quartier de la Grande Armée est un quartier d'affaires qui se vide le week end, malgré sa proximité avec la place de l'Etoile.

Avenue des Champs Elysées, à deux pas, le luxe et le fric dégoulinent de partout, et pendant ce temps, Mamadou, Djimé, Foda et les autres luttent pour être simplement traités comme tous les êtres humains qui vivent et travaillent librement sur notre sol.

BELLACIAO SOUTIENT TOTALEMENT LE COMBAT DE CES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS ET VOUS INVITE A LES SOUTENIR AUSSI SUR PLACE.

Dire bonjour , déposer un peu d'argent dans la cagnotte qui est destinée à ces frères de misère, s'informer, aider, voilà, même un peu, même un quart d'heure. Venez, aidons-les.

La Grande Armée, 3 avenue de la Grande Armée 75116 Paris

De : LA LOUVE
vendredi 15 février 2008

cite BELLACIAO

vendredi 15 février 2008, a 21:42
Irlande : Le traité de Lisbonne a disparu.Itrouvable !
 


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Irlande : Le Traité de Lisbonne a disparu. Introuvable ! 14 février 2008, Les Mots ont un Sens

Irlande : Vincent Browne, journaliste irlandais, enquête sur le traité européen. Il vote NON !. référendum traité européen Irlande Vincent Browne journaliste irlandais texte introuvable. Irlande : Le Traité de Lisbonne a disparu. Introuvable ! - blog politique

puce-96d77.gif C'est l'histoire d'un mec… Vous la connaissez ? Un mec qui cherche à savoir ce que renferme ce sacré Traité de Lisbonne pour lequel il doit voter dans quelques mois. Ah oui, vous la connaissez… Sauf que le mec est irlandais, et qu'il est journaliste : Vincent Browne.

puce-96d77.gif Vincent Browne est un des journalistes les plus en vue en Irlande, rédacteur en chef d'un magazine d'actualité “Village”, chroniqueur dans l'”Irish Times” et le “Sunday Business Post”.

puce-96d77.gif Il présente aussi une émission d'actualités sur TV3. Comme le Traité de Lisbonne doit prochainement être voté, en Irlande, par référendum, il a essayé de s'en procurer un exemplaire, pour le lire et essayer de se faire un avis, forcément… il est journaliste ! Et téméraire avec ça ! Il nous livre le récit de son aventure… traité européen irlande journaliste

puce-96d77.gif Traité introuvable…

Il se rend au Bureau de la Commission Européenne à Dublin. Il demande un exemplaire du Traité de Lisbonne. Il aura droit à une photocopie, car aucun exemplaire officiel n'est disponible en Irlande. Il survole les premières pages et découvre que l'article 1 dit que “L'union sera fondée sur le traité actuel et sur le Traité de Fonctionnement de l'Union Européenne”.

puce-96d77.gif Il retourne donc au guichet et demande une version de ce second traité. Introuvable ! Ils ne l'ont jamais reçu. Après que plusieurs personnes aient proposé leur aide, une proposition est faite par un responsable : comme ce nouveau traité, introuvable, est une compilation de tous les traités signés depuis le Traité de Rome en 1957, ce responsable propose de lui refourguer un “résumé” de ce traité de Rome, car explique-t-il, “(il) ne devrait pas se tracasser en essayant de comprendre de lui-même l'intégralité des précédents traités”…

puce-96d77.gif Les hommes politiques feront un résumé aux citoyens…

puce-96d77.gif Alors il insiste, il souhaite réellement faire sa “propre évaluation du traité” et il ne lui est pas concevable de le faire sans avoir lu l'intégralité des documents. Quel toupet ! Les employés présents acquiescent, mais restent impuissants. Il semblerait, lui annonce une autre personne, que les documents en question puissent être publiés en Avril, mais rien n'est sûr.

puce-96d77.gif Mais de toutes façons, continue la dame, il n'y a pas de soucis à se faire car les hommes politiques du pays, “démocratiquement élus” résumeront le traité aux citoyens et le peuple pourra ainsi se forger une opinion. Non, ce n'est pas satisfaisant, pour Vincent. Une autre idée, un note explicative est éditée par l'Institut des Affaires Européennes. Mais le bougre insiste. “Cet institut n'est autre chose que la 'cheerleader' (pompom girl) de l'Union Européenne”, indique-t-il. Donc l'objectivité des informations est forcément sujette à caution… Ultime idée, il se rend, ensuite, à la “Documentation Nationale”, chargée d'éditer les documents officiels irlandais. Même sanction, aucune référence à ce traité, nulle part. Ils n'ont pas de trace de ce document et n'ont aucune indication sur une publication ultérieure.

puce-96d77.gif La seule ligne de conduite responsable est de voter “non”…

Pour la conclusion, je laisse parler Vincent Browne, le mec conclut son histoire ainsi :

- “Si un banquier vous demandait de signer un contrat, n'insisteriez-vous pas pour savoir de quoi il s'agit avant de vous exécuter ? Comment peut-on attendre de nous d'approuver un traité qui modifie notre Constitution sans être capables de comprendre ce dont il parle, autrement qu'en croyant sur parole ces menteurs professionnels ? La seule ligne de conduite responsable, sensée, raisonnable, intelligente à adopter est de voter 'non' à ce traité parce que nous ne savons pas -et ne pouvons pas savoir- ce qu'il signifie.”

Un journaliste, un vrai… Allez, courage, Vincent. Tu vas te faire traiter de fasciste, de xénophobe, d'incompétent ou de populiste. C'est écrit, en français pour l'instant, mais la traduction ne tardera pas.

Source en anglais : What exactly are we reforming in this treaty ? Lire aussi à ce sujet : “L'Irlande, ce petit village celte qui résiste” Wikio

-http://lesmots.freelatitude.net/irl…

De : Lolita
vendredi 15 février 2008

cite BELLACIAO

vendredi 15 février 2008, a 21:07
Relaxe pour Kadidja !
 

Kadidja, une jeune militante de l'APEIS de Saint-Denis comparaissait aujourd'hui devant la 16ème chambre du TGI de Bobigny « pour entrave à la circulation d'un aéronef » après avoir exprimé sa solidarité avec un jeune étudiant expulsé alors qu'elle se rendait à Bamako auprès de sa famille en décembre 2006. Près d'une centaine de personnes étaient venus la soutenir et la salle s'est révélée beaucoup trop petite pour accueillir tout le monde.

Le déroulement de l'audience
Kadidja a expliqué comment confronté à une violence institutionnelle, à une décision administrative qui brisait la vie d'un jeune homme, elle avait réagi en tant qu'être humain et que citoyenne, alertant les passagers, dont beaucoup lui ont prêté une oreille attentive, et demandant à parler avec le commandant de bord, pour attirer son attention sur une situation insupportable.

Malgré un dossier inexistant où ne figure que le procès verbal établi par la police des frontières à son retour, en dépit du fait que les pressions exercées sur le jeune malien l'aient finalement contraint à partir, et bien que l'avion soit finalement arrivé à destination avec moins de 20 minutes de retard, le Ministère public a réclamé contre elle une peine de trois mois de prison avec sursis.

L'avocate de Kadidja, pour sa part, a démontré que les faits n'étaient pas établis, que Kadidja avait toujours gardé son calme, usant simplement de sa liberté d'expression pour protester contre une situation de violence à laquelle nul ne pourrait assister sans réagir. Si la loi autorise les reconduites à la frontière, chacun sait qu'elle s'applique trop souvent en dépit des conventions internationales qui devraient protéger les droits de la personne.

Le délibéré sera rendu le 29 février. On saura alors si les juges de Bobigny suivront des réquisitions qui sont les plus sévères requises depuis plusieurs années pour des faits de cette nature.

Une volonté d'intimidation du mouvement citoyen
Le procès de Kadidja intervient dans une période d'emballement répressif contre les sans papiers : empilement des dispositions répressives contre les étrangers, politique de quotas chiffre qui conduit les préfectures à utiliser tous les expédients pour faire du chiffre, procédure en marge de la légalité (convocations pièges, interpellations à domicile, rafles systématiques). C'est une véritable guerre qui est menée contre les étrangers sans papiers, qui conduit à mobiliser comme jamais les forces de police et de gendarmerie, et à couvrir des comportement d'une violence inouïe, dans les centres de rétention ou dans un foyer de travailleurs à l'heure du laitier !

Dans ce contexte, les réquisitions contre Kadidja apparaissent pour ce qu'elles sont : une volonté de décourager la révolte des victimes et la solidarité qui s'exprime à leur égard, de décourager l'action citoyenne et plus généralement de réprimer toutes les formes de résistances individuelles ou collectives qui se manifestent contre une politique destructrice des droits et des libertés.

Mais le vent de la solidarité continuera à souffler
Pour les organisations et collectifs regroupés dans RESF, il est légitime de protester quand des droits fondamentaux sont quotidiennement violés par des décisions administratives ; il est légitime de s'indigner quand des milliers de personnes sont arrachées à leur existence quotidienne, quand des étrangers sont arrachées à leur famille ou leurs amis, brutalement privées de l'avenir qu'ils cherchaient tranquillement à construire parmi nous.

Des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent pour dénoncer cette politique inhumaine, aux relents nationalistes et xénophobes qui contaminent toute la société. Des citoyens se mobilisent sur les lieux des rafles, chaque tentative d'expulsion déclenche des réactions de soutien dans les écoles et les quartiers, des sans papiers s'organisent et luttent, y compris sur leur lieu de travail, certains policiers n'hésitent plus à exprimer leur malaise... Ce mouvement ne s'arrêtera pas ! il y aura de plus en plus d'indignations citoyennes, de plus en plus de consciences révoltées.

Non, non, non, aux expulsions !

La solidarité n'est pas un délit !

vendredi 15 février 2008, a 18:00
VOTE POUR TOIT !
 

Tract - élections 6 et 16 mars 2008 : « Vote pour toit »

Par : Communication
Mis en ligne : 15 février
A trois semaines des élections municipales et cantonales, la Fondation « Abbé Pierre » a publié un rapport explosif sur le logement. On y apprend que de nombreux Maires ne respectent pas la loi qui indique que dans chaque commune l'offre de logement public doit atteindre un seuil de 20% (loi SRU).

Avoir un toit, un droit ?

Trois millions de mal logés en France. Cette question est devenue majeure pour nos concitoyens. Un Français sur deux qui craint de perdre son logement (enquête BVA / L'Humanité/ La Vie). Listes d'attente, exclusion des centres-villes, logements insalubres, sans-logis, difficultés d'accès au premier logement pour les jeunes, flambée des loyers et des charges... elle ne touche plus seulement les plus modestes.

Et quand le pouvoir d'achat est la première préoccupation, le logement est devenu pour beaucoup de familles le premier poste de dépense. Pire, il y a trente ans, la part du budget des ménages consacrée à l'habitat était équivalente quelques soient les revenus, aujourd'hui elle représente 25% pour les plus modestes, 11% seulement pour les plus riches !

C'est inadmissible.

La droite, la gauche, ce n'est pas la même chose

Les gouvernements de droite ne cessent d'aggraver la situation. La pénurie, fait s'envoler les loyers comme les prix de l'immobilier. La politique de la ville encourage les démolitions sans que les reconstructions soient toujours au rendez-vous. Les aides à la construction et à la réhabilitations diminuent. Les offices HLM sont étranglés financièrement et incités à se privatiser. Dans certaines villes ou certains quartiers, accéder à la propriété devient impossible même avec un pouvoir d'achat correct. Ce sont les ghettos des riches.

Nicolas Sarkozy a trouvé la réponse au problème : « tous propriétaires ». Mais sans augmentation des salaires. Il projette même la vente d'un logement HLM sur trois. Les banques se frottent d'avance les mains en pensant aux remboursements d'emprunt. Jusqu'à une crise des « subprimes » comme aux Etats-Unis ?

Le logement n'est pas une marchandise

Beaucoup de maires de gauche, et d'abord les maires communistes, travaillent activement à répondre aux besoins. Ils agissent contre la spéculation immobilière, construisent du logement pour tous et de qualité, diversifié. Ils sont les premiers à intégrer la « haute performance énergétique et écologique ».

Mais tous ces efforts sont limités voire contrariés par la politique nationale dont le logement est et doit rester une compétence. C'est pourquoi les candidats communistes porteront dans ces élections les exigence de :

- la construction de 600000 logements publics en France sur cinq ans. un plan d'élimination de l'habitat insalubre

- une “ Charte des hôtels meublés ”, afin d'assurer la dignité des conditions d'habitation ainsi qu'un partenariat entre collectivités territoriales et Offices publics pour le logement d'urgence le gel, dans l'immédiat, des loyers avec compensations pour les Offices HLM

- l'application de la loi SRU qui imposent aux villes de se doter de 20% au moins de logements publics et l'inégibilité pour les maires ne respectant pas la loi comme à Saint Maur (94), Neuilly (92) Toulon (83) ou Nice (06) le maintien de l'usage des fonds du livret A pour le logement et la revalorisation de la participation des employeurs pour retrouver le « 1% logement »

Une semaine après le vote des 9 et 16 mars prochains, avec le retour du printemps, les expulsions seront de nouveau autorisées par les préfets. Les candidats communistes proposent la suspension de toute expulsion locative tant qu'il n'y aura pas de dispositions concrètes de la loi sur le droit au logement opposable et agirons en ce sens.

Cela vaut le coup de voter pour eux et de les élire.

vendredi 15 février 2008, a 17:39
Finances locales : en mars des élections importantes .
 

Finances locales : en mars prochain des élections très importantes pour votre quotidien (document ANECRE)

Mis en ligne : 15 février

Télécharger le document de l'ANECRE !

Pour chacun d'entre nous, la ville, le département : c'est le socle de la proximité des valeurs de la République

C'est le lieu où il doit y avoir :
● Plus de solidarités, de dignité
● Plus de démocratie, de respect
● Plus de libertés individuelles et collectives

La ville, le département : c'est du concret !

Crèches, écoles, restauration scolaire, centres de loisirs et de vacances, équipements culturels et sociaux, centres sportifs, aides aux personnes âgées, actions sociales et de prévention, services de voirie, espaces verts, aménagements urbains, routes et transports…

Mais ce n'est pas tout :

● Les collectivités locales réalisent 71 % de l'investissement public, soit 40 milliards d'euros ! Soit 4 fois plus que l'État
● Elles comptabilisent 1 700 000 emplois
● Elles ont permis la création et le maintien de 850 000 emplois de la sphère privée
● Elles ont créé plus de 500 000 emplois en 10 ans

Le pouvoir d'achat des villes, c'est comme le pouvoir d'achat des habitants, c'est vital !

Depuis près de 15 ans, les collectivités perdent 1 % de pouvoir d'achat par an. Parce que les villes, les départements sont indispensables, et que les besoins humains à satisfaire sont considérables il faudrait augmenter leur pouvoir d'achat !

Mais c'est le contraire :

 Sarkozy et l'UMP étranglent les collectivités !

● Parce que les collectivités représentent un gisement juteux pour les marchés financiers
● Parce qu'ils considèrent que les villes, les territoires, comme les hommes, doivent être mis en concurrence

Comment font-ils ?

Le coup des caisses vides et de l'endettement insupportable-> FAUX :

● La dette publique des collectivités locales représente moins de 10 % de celle de l'État et est stable depuis plus de 10 ans.
Cette dette finance intégralement les investissements publics !
Dans la même période, la dette de l'État a augmenté de 90 % pour atteindre un total de 1 150 milliards d'euros.
En 20 ans, il a fait 450 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux entreprises pour « défendre l'emploi ».
La Cour des Comptes estime que 80 % de ces sommes n'ont pas ou peu servi à grand chose !

Cherchez l'erreur !

- Ils réduisent les recettes
- Ils raclent même les fonds de tiroir
- Ils veulent comprimer les dépenses des collectivités

Obéir à l'Europe libérale entraîne la réduction de la dépense publique. La collectivité qui dépensera sera le mauvais élève avec comme punition moins de dotations !

ATTENTION DANGER :

des taxes sont en développement durable... pour le porte- monnaie

● Fiscalité intercommunale
● Ordures ménagères
● Eau, énergie...

Pour Sarkozy et l'UMP, c'est « Pas touche à nos riches ! »

Et des mauvais coups se préparent :

● La « TVA sociale » en 2009 : objectif 9 milliards d'euros pour financer les cadeaux fiscaux
● Faire financer aux collectivités de nouvelles dépenses, sans réelle compensation : accompagnement scolaire, accueil des 2-3 ans, dépenses artistiques et culturelles, maladie d'Alzheimer, patrimoine architectural, aide aux librairies, sécurité des oeuvres d'art, bourse aux permis de conduire pour les jeunes, installation de défibrillateurs cardiaques…
● Suppression de la taxe professionnelle alors que c'est un impôt légitime et qui responsabilise les entreprises (l'État compense déjà 40 %)
● Division par deux de toutes les dépenses publiques

Pour la vie quotidienne, le pouvoir d'achat de ma ville, de mon dépa rtement, de l'argent : il y en a !

 NOUS PROPOSONS :

● Prélever 0,5 % sur les actifs financiers.
Soit (sur l'exemple des 4800 milliards) 24 milliards d'euros, l'équivalent de près de 400 euros par habitant

● Moderniser la taxe professionnelle
( à la baisse pour les entreprises qui créent de l'emploi, à la hausse pour la sphère financière et les entreprises à très hauts revenus )

● Augmenter les dotations aux collectivités réparties justement entre elles

● Rendre solidaire et progressif l'impôt sur les ménages pour en diminuer le poids

vendredi 15 février 2008, a 17:28
A vous de juger... Arlette Chabot ( 3 )
 


Encore une émission pour faire croire qu'il y a encore du direct, qui y a encore de la liberté d'expression... mais arrêtons de ce voiler la face ! Tout ceci est terminé, depuis que Sarkozy est arrivée au pouvoir il continu et accélére la procédure de la propagande. http://www.dj-sheit.com/home/spip.php ?article28 Quand les politiques de Droite, de Gauche ou du Centre arrêterons de nous prendre pour des buses, nous Citoyens et Citoyennes, peut-être qu'un jour, on serait un petit peu plus libre... mais ce n'est pas pour demain la veille j'en es bien peur, malheureusment.
Posté le vendredi 15 février 2008 par Boris CATTAN

vendredi 15 février 2008, a 17:18
A vous de juger... Arlette Chabot ( 2 )
 


J'ai été moi-meme choqué par le choix des invités de cette émission. Bayroux rangé dans l'opposition ( je rigole ! )aux cotés de Valls et Moscovici qui cachent de moins en moins qu'ils seraient près à s'allier avec le MODEM. Voilà tout un programme social-libéral. Et les communistes : EXIT !!! et pourtant ils font partie de l'opposition et ils sont de gauche. J'en conclus qu' Arlette Chabot et ses invités insinuent que la droite et la gauche sont dépassées et que le vrai clivage est entre une majorité dure et une opposition molle ( si celle-ci existe quand il s'agit du P.S). Manoeuvre grossière et inquiétante pour le débat démocratique en France comme la ratification du traité de Lisbonne l'a démontré. Inquiétante aussi dans l' objectif des communistes d'une construction programmatique et alternative de gauche aux politiques libérales actuelles. BORIS PARIS XX-

vendredi 15 février 2008, a 17:03
A vous de juger... Arlette Chabot .
 



Par : Olivier Dartigolles
Mis en ligne : 15 février
Et oui, à nouveau, la grande émission politique de France 2 du jeudi est un modèle de pluralisme.

L'objet de l'émission serait juste de parler de la chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages. Rien sur les sujets qui intéressent les Françaises et les Français quelques semaines avant les élections municipales et cantonales.

Et parmi ses invité, Arlette Chabot a sélectionné ses représentants de l'opposition : François Bayrou, qui n'est pas dans l'opposition mais dans la course aux places. Et deux socialistes pour compléter un tableau qui, une nouvelle fois, met à mal le pluralisme politique. Et pour le reste, fermez le ban !

Le paysage politique vu par Arlette Chabot se rétracte de semaine en semaine. A se demander si par mégarde, elle ne confondrait pas l'agenda de ses amis de celui de son travail.

Et le Parti communiste, pour ce qui le concerne, ne se trouve que dans le deuxième. Pas dans le premier.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

Paris, le 14 février 2008

vendredi 15 février 2008, a 16:29
Kléber-Michelin : Le P.C.F porte plainte pour non assistance à usine en danger .
 

Kléber-michelin : le PCF porte plainte pour non assistance à usines en danger

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 15 février

Les salariés de l'Usine Kléber du groupe Michelin occupent leur usine pour défendre les 826 emplois. Le PCF soutient leur lutte. Malgré des profits records en 2007 : 774 milliards d'euros (+35%), le grand patron de Michelin vient d'affirmer ce matin que la fermeture du site était « inéluctable » tout en versant des larmes de crocodiles sur le sort des salariés de l'usine de Toul.

Le cynisme patronal atteint décidément des sommets, au moment où il est désormais public qu'un investissement de 60 millions permettrait à l'activité du site de Kléber d'être rentable.

Après le scandale de Gandrange qui voit le patron d'ArcelorMital refuser d'investir dans l'aciérie lorraine malgré des profits gigantesques, cette chronique de l'irresponsabilité sociale doit cesser. Les pouvoirs publics doivent intervenir de toute urgence pour faire cesser ces scandales sous peine de non-assistance à usine en danger.

Parti communiste français

Paris, le 15 février 2008

vendredi 15 février 2008, a 08:52
On nous a eus,sur le traité européen comme sur le reste .
 

« On nous a eus, sur le traité européen comme sur le reste »

NEMOURS . La ratification à la sauvette du traité de Lisbonne par les députés accentue le mouvement de défiance envers Nicolas Sarkozy et sa politique. Reportage en Seine-et-Marne.

L'affaire n'a pas suscité, comme en 2005, de débat public passionné. Mais la ratification du traité de Lisbonne par le Parlement laisse, chez des électeurs, des traces profondes. Avec l'amer sentiment d'avoir été floués, deux ans et demi après le « non » au projet de Constitution européenne. Un sentiment exprimé en des termes parfois très durs, par les électeurs rencontrés à Nemours (Seine-et-Marne). Cette ville à direction socialiste, où la droite est bien implantée, avait massivement voté « non » en 2005, comme en 1992 lors du référendum sur le traité de Maastricht.

discrédit sur la politique

Qu'elle se soit rangée dans le camp du « oui » ou celui du « non » en 2005, qu'elle ait voté à droite ou à gauche lors des dernières élections, aucune des personnes interrogées ne doute de la gémellité des deux textes, et du caractère libéral du traité ratifié. Au-delà du jugement sévère porté sur l'actuelle majorité, c'est sur la politique elle-même que le coup de force de la ratification parlementaire jette le discrédit.

« On nous a eus, sur la Constitution européenne comme sur tout le reste !, s'emporte une retraitée sous le regard approbateur de son mari. On nous a toujours. Ils donnent le fric aux gros, et nous, les petits, on n'a jamais rien. » Elle évoque aussitôt, sur le ton de la colère, l'indigence des retraites : « Nous avons travaillé toute notre vie, et maintenant nous peinons, chaque mois, à joindre les deux bouts. »

Moins vindicatif, un jeune urbaniste, partisan du « oui » en 2005, dit « comprendre le choix de la voie parlementaire ». « Ce traité va renforcer la gouvernance de l'Europe. Après, libéral ou social, ça dépendra de ce que l'on fera de l'Europe. » Mais, nuance-t-il, « Je comprends l'énervement de ceux qui ont voté ” non “. Il y a un sentiment légitime de passage en force. » Un travailleur social, qui a lui aussi voté « oui », craint que l'Europe ne soit « devenue une grosse machine bien installée, où les citoyens sont oubliés ». L'intervention, dimanche soir, du chef de l'État, qu'il a écouté « d'une oreille distraite », ne l'a pas convaincu. « Sur ce traité, on aurait pu nous interroger de nouveau, et prendre notre avis en considération », juge-t-il.

Même sentiment d'être tenu à l'écart chez un jeune ambulancier. En préambule, il tient à dire qu'il est « pour l'Europe et fier que la France ait contribué à la construire ». Mais, explique-t-il, « la Constitution européenne ne correspondait pas à mes attentes, parce que je veux qu'on tire tous les pays vers le haut, pas que l'on organise la concurrence entre les salariés ». Le vote des députés en faveur du traité de Lisbonne n'étonne pas cet électeur de gauche : « On a beau voter pour essayer de se faire entendre, on n'est jamais écoutés. Gauche ou droite, ils font des promesses, mais ne les réalisent jamais. » « On se demande pourquoi on continue à voter, puisqu'ils n'en tiennent jamais compte », renchérit sa collègue, qui a elle aussi voté « non ».

Sur l'avenue principale qui enjambe le Loing, les Nemouriens passent avec indifférence devant la permanence de Jacques Nave, candidat UMP dissident aux municipales, soutenu par le député Didier Julia, dont la silhouette s'étale en grand format sur la vitrine auprès de celle de Nicolas Sarkozy. « On a beau voter, rien ne change », tranche un jeune chômeur, habitant de la ZUP voisine, interrogé sur le traité européen. Il enchaîne spontanément sur l'élection de Sarkozy. « Tout ce que je sais, c'est que, depuis qu'il est arrivé, tout empire dans ma vie. Impossible de décrocher un boulot, même en intérim. Et encore, j'ai de la chance, je suis Français, j'ai des papiers. Pour ceux qui n'en ont pas, c'est devenu l'enfer. »

Près de l'un des innombrables canaux qui irriguent la ville, une ouvrière à la retraite ne dissimule pas son écoeurement. « On a voté. Et comme on a dit ” non “, on nous tient à l'écart. » Pour elle, « Depuis que c'est l'Europe, ça ne marche pas bien. Surtout pour les petites gens. Ils sont déjà incapables de faire une bonne politique en France. Alors à vingt-sept… »

le doute s'est installé

« Revenir sur le “non” des Français, c'est une absurdité, pense aussi cette responsable d'une plate-forme de service après-vente. Je ne vois pas l'intérêt de demander leur avis aux Français si c'est pour faire le contraire. C'est grave. » Pour elle, si l'hypothèse d'un nouveau référendum a été écartée, c'est parce que « la France aurait dit “non” une deuxième fois ». « On ne protège plus notre économie, nos emplois, nos valeurs, notre identité, analyse-t-elle. L'Europe est un ensemble important face aux États-Unis et à la Chine. Mais eux se protègent. » Et de citer, elle aussi, « les fins de mois pas toujours heureuses », ses filles qui « ne peuvent pas vivre avec le SMIC » et « la multiplication des emplois précaires, sous- payés, que les gens acceptent par peur de tomber dans le chômage ». « Au lieu de dilapider l'argent dans des dispositifs inutiles, il faudrait rehausser les salaires pour relancer l'économie », suggère-t-elle, en insistant sur « le lien » entre choix économique et politique européenne. Ancienne ouvrière en usine, devenue cadre après avoir repris des études, elle a voté pour la première fois en 2005. Pour dire « non » à la Constitution européenne. Deux ans plus tard, elle donnait sa voix à Nicolas Sarkozy, séduite par « son discours volontaire » et sa promesse de « résultats ». Aujourd'hui, le doute s'est instillé. Mais elle veut croire que « neuf mois, c'est encore tôt pour tirer un bilan définitif ».

Rosa Moussaoui

l' Huma du 14 / 02 / 08

vendredi 15 février 2008, a 08:32
Avec le lok-out,Miko dégaine l'artillerie lourde .
 

Agroalimentaire . L'entreprise de Saint-Dizier, bloquée depuis janvier, ferme et suspend les salaires de tous les ouvriers, grévistes ou pas.

Face à une grève qui dure, Miko dégaine la grosse artillerie. Le glacier vient d'annoncer un lock-out partiel dans son usine de Saint-Dizier, bloquée depuis janvier par une grève contre un plan de 250 suppressions d'emploi. On parle de lock-out quand un employeur ferme une entreprise pour forcer des salariés ou des grévistes à cesser une grève. En somme, on sanctionne les non-grévistes pour faire pression sur les grévistes. C'est ce qu'a fait la direction de Miko en annonçant qu'elle suspendait les salaires de l'ensemble des ouvriers de la production, qu'ils soient grévistes ou non. L'encadrement, la logistique et le personnel administratif ne sont pas concernés par cette mesure.

« Tout a été fait, depuis que la grève a commencé, pour maintenir l'occupation d'un maximum de salariés », a expliqué un porte-parole de Miko pour justifier cette décision. « Depuis un mois, ils font du reconditionnement, de la maintenance… Mais compte tenu du blocage du site, il n'y a plus de travail à faire. » Les syndicats avaient été avertis lors d'un comité d'entreprise vendredi que cette décision serait prise si la production ne reprenait pas mardi. Les employés de production représentent 60 % des 493 salariés du site.

« Ne plus payer les non-grévistes revient à les dresser contre les grévistes », a réagi Hervé Mazelin, délégué syndical CGT. « C'est une atteinte au droit de grève. » Et un coup très risqué pour Miko, qui risque d'y perdre gros : les grévistes ont adopté une stratégie fondée sur la solidarité, où seuls les salariés qui produisent la matière première, la crème, ont cessé le travail, bloquant le reste des chaînes. Les autres salariés de la production sont non grévistes, mais la majorité cotise pour soutenir l'action de leurs collègues. Le glacier voulait diviser les grévistes, il pourrait bien obtenir l'effet contraire et renforcer les liens entre les ouvriers, explique-

t-on à la fédération CGT de l'agroalimentaire.

D'autant que son coup de force risque de ne pas tenir devant les tribunaux : en France, le droit de grève est une liberté fondamentale reconnue par la Constitution, dont les salariés ne peuvent être privés qu'en cas de force majeure. La jurisprudence de la Cour de cassation est très claire : si l'employeur qui décide le lock-out n'est pas en mesure d'apporter la preuve d'un « événement irrésistible et insurmontable », il commet une faute en ne fournissant pas de travail à ses salariés. Le blocage d'une ligne de production par des grévistes n'est pas un cas de force majeure, l'incapacité d'un employeur à sortir d'un conflit par la négociation non plus. L'usine en restructuration Cogesal-Miko (groupe - Unilever) prévoit de fermer trois des huit lignes de production, pour augmenter la productivité d'un site déjà bénéficiaire.

Lucy Bateman

l' Huma du 14 / 02 / 08

vendredi 15 février 2008, a 08:17
Les mauvais élèves de la loi SRU .
 

Rapport . À quelques semaines des municipales, la Fondation Abbé-Pierre publie un palmarès des villes qui ne font rien ou pas assez pour produire des logements sociaux.

Puisque l'État ne fait pas son boulot, la Fondation Abbé-Pierre s'y colle. Pour la deuxième fois, ses équipes sont allées à la recherche des données permettant de savoir où en sont les communes dans l'application de la loi Solidarité et renouvellement urbains (SRU). Normalement, ces données devraient être publiques, puisque la loi prévoit qu'un bilan doit être fait par l'État tous les trois ans. Mais, regrette Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation, « nous n'avons pu y avoir accès malgré nos demandes ». Et de considérer qu'une telle situation « n'est pas acceptable dans une démocratie ».

Les constats dressés sont en tout cas déjà très alarmants

Votée fin 2000, la loi SRU (article 55) oblige les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Île-de-France), appartenant à des agglomérations de plus de 50 000 habitants, à disposer d'ici 2020 d'au moins 20 % de logements sociaux. Le nombre de logements sociaux manquant est calculé pour chaque ville, qui doit alors construire tous les ans un certain nombre de HLM pour atteindre l'objectif de 20 %. En 2005 (lire notre édition du 22 septembre 2005), nous avions publié la liste des 742 villes qui ne respectaient pas les objectifs fixés par la loi. Elles sont aujourd'hui 736. L'étude de la FAP porte sur 720 communes et sur la période 2002-2006. Elle se base sur les logements financés, et comme il y a parfois une différence, en négatif, entre le nombre de logements financés et le nombre de logements effectivement construits, elle peut être, ponctuellement, en deçà de la réalité.

Les constats dressés sont en tout cas déjà très alarmants. Sur les 720 communes étudiées, plus de 60 % (435 communes) n'ont pas respecté les engagements fixés par la loi. Parmi elles, 269 n'ont même pas atteint la moitié de leurs objectifs. Parmi les villes de plus de 50 000 habitants, la palme revient à la commune de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) qui n'a réalisé que 30 logements alors que son objectif était de 1 236, et qui n'affiche parallèlement qu'un petit 5,5 % de logements sociaux. Mais il ne faut pas oublier les plus petites communes qui se distinguent, comme Allauch (Bouches-du-Rhône, 18 907 habitants, 2,6 % de logements sociaux), Le Pian-Médoc (Gironde, 5 373 habitants, 0 % de logements sociaux) ou encore Saint-Clément-de-Rivière (Hérault, 4 581 habitants, 0,1 % de logements sociaux) en faisant partie de ces 10 % de cancres (67 communes) qui n'ont carrément financé aucun logement social en cinq ans (voir tableau).

un choix délibéré de ne pas respecter la loi

« La non-construction, ou la faiblesse de construction, représente donc un choix délibéré de ne pas respecter la loi, laissant entendre que le public demandeur de logements sociaux doit s'orienter vers d'autres communes parfois éloignées », estime la Fondation Abbé-Pierre. « Ne pas appliquer la loi, c'est refuser la solidarité territoriale, et c'est inacceptable. Au moment où l'on nous parle d'un plan pour les banlieues, il faut que l'État agisse avec fermeté pour ne pas que certaines communes concentrent une grande partie des HLM quand d'autres les repoussent et en font même un argument électoral. »

Mais il ne suffit pas de construire des logements sociaux pour figurer au tableau d'honneur des villes les plus vertueuses. Encore faut-il savoir quel type de logement est construit. Ainsi, certaines villes ont cru remplir leurs obligations en construisant essentiellement des logements PLS (dits « intermédiaires »), qui, bien que comptabilisés comme HLM, ne sont pas accessibles aux ménages modestes. C'est le cas de Cannes, Aix-en-Provence, Bordeaux ou encore d'Asnières.

Enfin, la Fondation n'oublie pas que c'est avant tout à l'État de faire respecter la légalité. La loi SRU avait prévu que des constats de carence soient réalisés tous les trois ans afin de pénaliser financièrement les communes qui ne faisaient rien ou pas assez. Or, seuls 140 constats ont été dressés lors du dernier bilan, en 2005, alors qu'un nombre bien plus important de communes ne respectait pas leurs obligations. Cette mansuétude des préfets, puisque ce sont eux qui doivent établir ces constats, confirme pour Patrick Doutreligne « un certain laxisme de la part de l'État, voire une complaisance des pouvoirs publics pour des situations pourtant intolérables ».

Au ministère du Logement, on ne nie pas, sous couvert de l'anonymat, l'inaction de l'État en ce domaine, du moins jusqu'à présent. Car les temps ont, semble-t-il, changé, veut-on nous inciter à croire. Dans un communiqué, Christine Boutin a fait savoir hier que « la volonté de l'État d'appliquer avec la plus grande détermination la loi SRU ne peut être mise en cause ». Ça tombe bien, 2008 est justement une année pendant laquelle doivent être réalisés ces constats de carence. Le rapport d'Étienne Pinte, député et maire (UMP) de Versailles, sur les sans-abri remis au premier ministre propose même que l'État se substitue aux maires défaillants pour signer les permis de construire des logements sociaux…

Il n'y a plus qu'à attendre que la volonté de l'État s'applique. Cela devrait être facilité par la proximité politique du gouvernement avec les mairies brocardées par la Fondation Abbé-Pierre. Sur les cinq villes de plus de 50 000 habitants qualifiées de mauvais élèves de la loi SRU par la Fondation Abbé-Pierre, nous avons eu la faiblesse de remarquer que toutes étaient des mairies UMP…

Cyrille Poy

l' Huma du 14 / 02 / 08

jeudi 14 février 2008, a 21:48
La grève au programme .
 

Audiovisuel . La suppression de la publicité sur les chaînes publiques mobilise le PAF. Appel à manifester aujourd'hui des syndicats de France Télévisions, Radio France, RFI et TV5 Monde.

Vous vous souvenez de la Haine ? C'est l'histoire d'un mec qui tombe d'un building. Et à chaque étage, il répète : « Jusqu'ici, tout va bien… »

Nous sommes en 2009. La promesse sarkozyenne d'un audiovisuel public sans pub est devenue réalité. Il reste un an à « tenir » au président de France Télévisions, un Patrick de Carolis aussi épuisé que sa dernière grille. Lui qui réclamait, faute d'augmentation de la redevance, un peu plus de pub, a vu disparaître 800 millions d'euros de recettes publicitaires et a dû trouver trois heures de programmes supplémentaires. En clair, « bricoler » cinq grilles avec 1,2 milliard d'euros en moins.

Que, début 2008, pas un sou du championnat de football ne soit tombé dans l'escarcelle de France Télévisions avait eu des allures de sombre prémonition : comment lutter sans moyens face au privé ? Certes, les assurances furent multiples : le périmètre du service public serait « constant » et son financement « garanti »…

première réunion de travail hier

Mais, rapidement, ceux qui devaient être mis à contribution - chaînes privées, fournisseurs d'accès à Internet… - jouèrent les pleureuses pour dire que leurs caisses étaient vides. Et l'audiovisuel public trop gourmand. Comptes d'apothicaire et vieille rhétorique libérale : faire plus avec moins. D'autant qu'avec les fameux « contrats d'objectifs et de moyens », l'audiovisuel public a donné nombre de gages de flexibilité. Las, les chiffres tombent. Et, financiers comme d'audience, ils ne sont pas bons. Alors, ce qui n'était que suggéré et bien évidemment démenti devint réalité : au démantèlement de France 3 il faudra ajouter la privatisation d'une chaîne.

Voilà le scénario que refusent créateurs, professionnels et de plus en plus de téléspectateurs. Retour en février 2008. Aujourd'hui, à l'appel de la quasi-totalité des syndicats de France Télévisions, de Radio France mais aussi de RFI et de TV5 Monde, lpublic dans son ensemble sera en grève. Du jamais vu depuis l'éclatement de l'ORTF en 1974 ! À Paris, une manifestation - « pour la pérennité du service public audiovisuel, de son financement, de son périmètre et le respect du pluralisme » - se déroulera en début d'après-midi, entre la place de l'Alma et l'Élysée. Car c'est de là que tout est parti. Et même si, à l'issue du défilé, c'est par la ministre de la Culture, Christine Albanel, que les syndicats devraient être reçus, c'était - symbolique - bien à l'Élysée qu'hier ils ont entamé avec les conseillers de Nicolas Sarkozy, Laurent Soulie et Georges-Marc Benamou, ainsi qu'avec des représentants de Bercy comme de la rue de Valois, une première réunion de travail.

Un membre de l'intersyndicale ironise : « Le peu de propositions dont ils ont été porteurs prouve que l'annonce de Sarkozy a vraiment pris tout le monde de court. » Comme nous l'a expliqué Marc Chauvelot, l'un des membres de la délégation : « À part vouloir faire ce que la gauche n'a pas fait et être prêt à s'engager par écrit qu'il n'y aura ni privatisation ni remise en cause du périmètre de l'audiovisuel public, la seule chose qu'ils ont été capables de nous assurer, c'est qu'il n'y aura pas d'augmentation de la redevance. Parce que ce n'est pas dans l'air du temps… Or, sans ce préalable, tout l'édifice pour compenser le milliard qui va manquer à l'audiovisuel public - édifice pour l'instant à l'état d'ébauche - est, sinon caduc, du moins on ne peut plus fragile. » Néanmoins, poursuit-il, « ils semblent d'accord pour ne pas supprimer toute la publicité au 1er janvier, ce qui aurait eu pour conséquence une restructuration massive. Seraient donc maintenus les parrainages mais aussi la publicité sur RFO, sur les décrochages de la Trois ainsi que la publicité institutionnelle, pour les biens culturels et patrimoniaux. Mais, même en y ajoutant la possibilité de partenariats - hors info, bien sûr… - avec les collectivités locales et territoriales ainsi qu'avec des délégations ministérielles (la Culture, l'Éducation nationale…), cela ne représente que 100 millions d'euros sur les 800 millions que l'on va perdre. »

Pour le syndicaliste, « si la remise en cause des décrets Tasca, et donc la possibilité pour l'audiovisuel public de commercialiser les droits sur ses programmes », va dans le bon sens, une taxe « infinitésimale » sur les recettes publicitaires des chaînes privées mais aussi des fournisseurs d'accès à Internet et des opérateurs de téléphonie ne saurait suffire. « Ce que l'on craint, malgré les grandes déclarations et au vu de ce qui se profile déjà du côté de la régie publicitaire de France Télévisions, c'est la création d'un déficit artificiel nécessitant une restructuration massive, voire une remise en cause du périmètre de l'audiovisuel public. Or la réunion à laquelle nous venons de participer n'est pas parvenue à démentir nos craintes. En face, on nous parle de revoir les cahiers des charges. Mais ceux qui l'évoquent ne savent pas de quoi ils parlent… »

vers le gel d'investissements ?

De fait, se prépare un véritable bras de fer. Patrick de Carolis a convoqué pour le 27 février un conseil d'administration extraordinaire : « Cette année, le manque à gagner publicitaire sera au moins de 160 millions d'euros. Or, pour remplacer la publicité, il faudra débourser 70 millions d'euros en programmes. En clair, se profile pour 2008 un trou de près de 300 millions d'euros, nous explique Jean-François Téaldi. Si, d'ici le 27, Patrick de Carolis n'a aucune compensation, il annoncera le gel de certains investissements. En commençant par les commandes aux producteurs privés. La réponse du berger à la bergère… » Souvenez-vous la Haine : « L'important, c'est pas la chute, c'est l'atterrissage. »

Sébastien Homer

l' Huma du 13 / 02 / 08

jeudi 14 février 2008, a 20:53
Patrons du CAC 40 : 40 % d'augmentation !
 

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Mis en ligne : 14 février

La presse vient de révéler que 77% des principaux dirigeants d'entreprise français « ont vu leur rémunération bondir de 40% »… Les grands patrons français sont désormais les mieux payés des patrons européens. Ces envolées concernent les plus importants mais pas seulement.

La stupéfaction légitime de tout un chacun devant la désastreuse saga présidentielle et le sentiment d'être entré dans un pays livré aux foucades d'un égo sans égal feraient presque oublier que, pendant ce temps là, la machine libérale tourne à plein, au service des plus riches, des actionnaires et de ces PDG qui, quand ils se regardent le matin dans la glace, pensent qu'ils valent des centaines de fois plus qu'un de leurs salariés, qu'un homme ou une femme « ordinaire ».

Des lois ont été votées ces dernières années pour plus de transparence, disait-on, sur ces salaires et avantages de toute sorte. Des lois aussitôt corrigées dans l'esprit par la présidente du MEDEF ou par Sarkozy lui-même, tançant quelques patrons voyous pour estimer tout aussitôt légitimes les très hautes rémunérations qui seraient liées, selon eux, au mérite, à la performance. Ce qui n'est même pas le cas. Et de quelles performances s'agirait-il ? Servent-elles le bien public ? Le progrès social, les régions, le pays ? Non et chacun le sait. Ces performances-là servent les dividendes, la seule rentabilité financière, au prix de plans sociaux, de délocalisations, des villes sacrifiées quand l'occasion se présente de gagner encore plus.

Ils donnent des leçons, ils refusent les augmentationsde salaires, ils veulent toujours plus de flexibilité, ils veulent casser l'âge de la retraite mais ils se protègent avec des parachutes dorés, ils se servent à la louche, ils s'autojustifient. Bouton, le patron de la Société Générale, que le montant pharamineux de ses stockos-options a autorisé à se passer de quelques mois de salaire pour faire acte de contrition, affiche un moral de vaniqueur dans les médias. Sept milliards ont fait pschitt ! Mais il trouve son « modèle performant » et surtout, il n'est pas un « spéculateur » !

Les affaires marchent mais pour les Français, dans leur masse, le pouvoir d'achat stagne et le moral n'est pas au mieux. Le pays est en crise et de telles injustices, une telle arrogance ne peuvent que l'alimenter. Mais le dégoût et l'écoeurement peuvent produire du rejet, remettre en selle de vieux démagogues, en doper d'autres aux habits neufs. Pendant que Sarkozy baisse dans les sondages, Fillon monte. Mais l'un et l'autre ont fait le choix de la même politique au service des riches et du capital. Il n'y a pas entre eux sur ce choix l'épaisseur d'une feuille de cigarette. Bayrou serait en même temps à gauche et à droite pour dépasser, dit-il, les clivages. Mais une vraie gauche, c'est une gauche qui lutte pied à pied, qui ne se contente pas de se proclamer « anticapitaliste » mais qui l'est et construit, propose, agit et déjà dans les villes et les départements. Une gauche qui veut l'intervention des salariés dans les gestions des entreprises, la taxation des revenus financiers, une politique du crédit favorisant l'emploi et non la finance.

cite du P.C.F

jeudi 14 février 2008, a 18:53
Sarkozy les religions avec moi .
 

Tout au long de l'histoire, les églises se sont retrouvées du côté de l'ordre établi, avec les maîtres contre les esclaves, les seigneurs contre les serfs, les possédants contre les révolutionnaires

Sarkozy : les religions avec moi
La remise en cause de mai 68 par N. Sarkozy ne vient pas par hasard. Elle s'inscrit dans une démarche beaucoup plus vaste exprimée dans le journal de Dassault, marchand d'armes bien connu, « Le Figaro ». Il écrit : « N. Sarkozy doit s'attaquer non seulement à la réforme de l'Etat mais à la refonte complète du modèle social français. Tout témoigne de l'obsolescence du prétendu modèle social issu du Conseil National de la Résistance ».

Autrement dit, cette recomposition globale de la société est inséparable d'une campagne idéologique pour la faire accepter.

Pour Sarkozy, les religions sont là pour remplir ce rôle. Ses déplacements et discours à Rome, à Riad (Arabie Saoudite), la réception des chefs religieux à l'occasion du nouvel an, sa déclaration devant l'UMP le 30 janvier sur les racines chrétiennes de l'Europe ne sont pas le fruit du hasard mais bien de la volonté de faire des églises les garants de l'ordre social capitaliste.

Sarkozy en Arabie Saoudite a conclu son discours par cette profession de foi : « Le temps n'est pas pour les religions à se combattre entre elles, mais à combattre contre le recul des valeurs morales et spirituelles, contre le matérialisme ».

Le dogme religieux, utilisé comme rempart de l'ordre établi. Les religions s'accrochent à un certain nombre de dogmes (points fondamentaux de doctrine en religion) comme : les hommes et les rapports sociaux entre eux sont l'œuvre de Dieu, s'y opposer est aller contre cette volonté divine !

Les religions ne sont plus en mesure de contraindre Galilée (1) à adjurer ses convictions de scientifique, de brûler Servet (2) mais elles mènent dans tous les domaines des combats, parfois violents, pour imposer à la société ou à la science des conceptions dépassées. C'est le cas des positions des églises concernant la place et au rôle des femmes dans la société, à la vie privée des individus, la liberté sexuelle. C'est même la remise en cause des théories de Darwin sur l'évolution des espèces par les créationnistes chrétiens aux USA ou les islamistes en Turquie.
Le dogme religieux utilisé aussi dans les relations sociales

Fille de pasteur, la chancelière allemande A. Merkel a parfaitement résumé cela : « tous les hommes sont l'œuvre de dieu, mais dieu ne les a pas mis tous à la même place » a-t-elle déclaré. La messe est dite. Les capitalistes, les exploités sont le résultat de la volonté divine, combattre le capitalisme, c'est aller contre cette volonté. Aux salariés d'accepter le sort qui est le leur.

Tout au long de l'histoire, les églises se sont retrouvées du côté de l'ordre établi, avec les maîtres contre les esclaves, les seigneurs contre les serfs, les possédants contre les révolutionnaires. Au 19ème siècle le pape Pie IX devant la montée des idées du socialisme en Europe, décrète que celui-ci est pervers et contraire à la volonté divine. L'église catholique a apporté son soutien à Mussolini et Franco, elle a été bienveillante vis-à-vis du nazisme considéré comme le fer de lance dans le combat contre l'URSS.

Religions et capitalisme font bon ménage. B. Kouchner peut menacer l'Iran de sanctions, voire de guerre, cela n'empêche pas les capitalistes de toutes origines de se précipiter pour y exploiter la main d'œuvre à bon marché dans ce pays régi par les religieux mais grâce à dieu, dépourvu de syndicat. Il serait possible de multiplier les exemples de cette cohabitation sans risque, ni pour les uns ni pour les autres.

Les propos et la volonté politique de N. Sarkozy ne doivent pas être pris à la légère. Ils dépassent de loin la question de la laïcité, issue de la loi de 1905 et qui doit être préservée.

Il s'agit bien d'instrumentaliser les religions au service du capital, de remise en cause de tous les acquis sociaux et politiques arrachés par la lutte depuis des décennies, de lui permettre une exploitation sans limite du peuple. La formule de Marx : «la religion est l'opium du peuple» (3) reste parfaitement d'actualité.

(1) Galilée, 1564-1642, scientifique italien, reprend et développe les théories de Copernic sur la réalité qui est, que la terre est ronde et qu'elle tourne autour du soleil. Menacé du bûcher par l'inquisition, il revient contraint et forcé sur cette vérité.

(2) Michel Servet, 1511-1553, médecin et philosophe ose mettre en cause la Trinité et la divinité de Jésus. Réfugié à Genève, il y est brûlé sur l'ordre du protestant Calvin.

(3) Nous vous recommandons la lecture de : l'origine de la famille, de la religion et de l'Etat, par F. Engels.
Nicolas Maury

jeudi 14 février 2008, a 16:06
L'ASSURANCE MALADIE : Déficit ?
 

50 secondes
de lecture à couper le souffle


Pour combler le déficit
de la sécu, nos chers gouvernants ont trouvé que le mieux, c'était encore
de nous faire payer…


a.. Dorénavant,
sur une consultation médicale, nous allons devoir verser 1 euro,


b.. Nous allons
être hyper contrôlés lors de nos arrêts maladie,


c.. Nous allons
devoir consulter un généraliste avant de voir un spécialiste,


d.. Pour tout
traitement de plus de 91 euro
s,
nous en serons de 18 euro
s
de notre poche,

 

Toutes ces mesures

sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards.

Or, savez-vous que :


a.. Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu n'est pas reversée……………………………….. 7.8 milliards

b..Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu n'est pas reversée………………………………… 3.5 milliards

c..Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu n'est
pas reversée……………. 1.6 milliards


d. La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu n'est pas reversée……………………………..1.2 milliards

e..La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée…………………………………………………….2.0 milliards
f..Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés……………………………………………………….2.1 milliards
g..Retard de paiement par les entreprises………………………………………………………1.9milliards

En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'euro.

 

Conclusion,
si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot

efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou
seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent.


Ces chiffres sont
issus du rapport des comptes de la Sécu.

 

Si les pouvoirs
publics étaient vraiment convaincus qu'il nous faut consommer 5 fruits
et légumes par jour pour sauver notre santé et donc l'assurance maladie,
ils supprimeraient la TVA sur ces produits !

Blog P.C.F ARRAS

jeudi 14 février 2008, a 11:57
OCCUPATION SANS PAP-C.G.T
 

OCCUPATION SANS PAP-CGT

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INFO UD

URGENT

Besoin de délégations en soutien aux salariés sans papiers

Paris, le 13 février 2008

Depuis 11 h 00 ce matin, mercredi 13 février 2008, les cuisiniers « Sans Papiers » du restaurant « La Grande Armée » sont en grève.

L'occupation du restaurant est une réussite.

Des délégations de salariés apportent leur soutien, de nombreux médias sont présents.

La solidarité du monde du travail s'organise et s'élargie.

Dans les heures à venir, cette solidarité et la popularisation du conflit pèseront de manière fondamentale et cruciale pour décrocher la victoire (régularisation).

Nous lançons un appel à toutes nos structures CGT de Paris pour qu'après le travail aujourd'hui, où dans la soirée, des délégations se rendent au restaurant « La grande Armée » apporter leur soutien (même pour 30mn ou 1h).

RESTAURANT DE LA GRANDE ARMEE

3, AVENUE DE LA GRANDE ARMEE PARIS 17ème - METRO ETOILE

Le bras de fer engagé par les salariés et la CGT nécessite la mobilisation de toutes nos structures.

C'est maintenant que l'on peut faire basculer le rapport de forces en faveur de la régularisation de ces salariés.

Merci et bon courage !

UD CGT Paris

De : Pedro
mercredi 13 février 2008

cite BELLACIAO

jeudi 14 février 2008, a 11:38
La bataille d'Irlande .
 


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de Raquel GARRIDO

Je rentre de Dublin où j'ai participé au lancement de la campagne du NON de Gauche au Traité de Lisbonne en Irlande.

Une coalition regroupant plusieurs partis (plus ou moins petits) de gauche (SWP, WP, Sinn Féin, PC, et la tête de liste Verte aux élections européennes Patrica Mc Kenna), le syndicat régional UNITE (fusion récente entre Amicus et l'ATGWU), des ONG anti-guerre, le PANA (Peace and Neutrality Alliance, dirigé par Roger Cole, du Labour), m'avait invité pour présenter le raisonnement qui avait conduit des socialistes à voter et faire campagne pour le NON, d'une part, et les méthodes militantes du collectif national pour le NON au référendum, en France.

Rappelons que des 27 Etats membres, le peuple Irlandais sera le seul qui aura la possibilité de s'exprimer, par suffage, sur le Traité de Lisbonne. Je leur ai rappelé cette réalité et insité sur notre espoir, en tant que français, de voir, à travers leur expression démocratique, s'exprimer tous les autres peuples brutalisés par les procédures de ratification parlementaires. Ils en ont conscience.

Le Collectif irlandais http://www.caeuc.org présente des caractères nouveaux par rapport aux cadres qui ont pu structurer le débat à l'occasion des Traités antérieurs, notamment le vote NON puis OUI au Traité de Nice.

D'abord, ils ont décidé de se présenter comme un Collectif de Gauche. De toute la Gauche, et rien que la Gauche. Ceci est une nouveauté, dans la mesure où antérieurement des alliances s'étaient formées avec la droite sur la base d'un rejet pur et simple des transferts de compétences souveraines du niveau national au niveau Européen. Le Sinn Féin est un élément important de ce changement de stratégie, puisqu'il a décidé d'entrer dans ce débat avec l'objectif d'affirmer un vote NON qui soit de Gauche, de classe, massif, et pro-européen. C'est d'ailleurs le Sinn Féin qui a proposé de m'inviter au lancement de la campagne, car leur objectif est de convaincre l'électorat Labour de voter NON sur la base des deux arguments « mamelles » de notre campagne, à savoir l'absence (et l'impossibilité) de démocratie et de justice sociale qui découle du Traité de Lisbonne.

Ensuite, ils ont élaboré un document de référence avec tous les arguments pertinents, y compris les références aux articles pertinents du Traité, pour démontrer les dangers du Traité. S'ajoutent, par rapport à la campagne en France, les arguments sur la remise en cause définitive de la neutralité militaire qui est identitaire en Irlande.

Questionnée sur notre campagne, j'ai insisté sur son caractère unitaire (unité de toute la gauche, sans exclusive), sur son caractère civique (s'informer soi-même, contre TOUS les médias, y compris en finançant par des collectes constantes la publication de matériel d'information), sur son caractère politique (mise en avant de l'alternative politique et rôle particulier de la « Dream Team » Buffet, Bové, Besancenot, Mélenchon…), et sur son caractère argumenté et factuel (militer « le texte à la main », face aux généralités des adversaires).

Enfin, cette réunion, qui était la toute première, a dépassé les espoirs des organisateurs en regroupant une centaine de personnes. Le niveau du débat et de l'argumentation était élevé. Dans le fond, ça se sent que cela fait 2 ans qu'ils se préparent. Le public était friand de réponses précises sur des questions auxquelles il avait intuitivement les réponses : Les conséquences de l'arrêt CJCE Laval du 18 décembre 2007 et globalement la pérennité de la négociation collective des conditions de travail et des salaires, les effets insuffisants de la Charte « Fondamentale » (j'ai insisté sur son caractère optionnel et conditionnel, tout sauf fondamental), le caractère illusoire du « nouveau rôle des parlements nationaux », le caractère « constitutionnel » du texte, malgré la nouvelle terminologie.

Ils étaient heureux de se voir confirmer les chiffres « sortie d'urnes » qui montrent que le vote NON français fut majoritairement de gauche. Que dans cette Gauche le vote socialiste fut majoritaire, et que parmi les socialistes ils furent une majorité à voter non. J'ai expliqué la logique qui consiste à considérer chaque socialiste qui un jour a voté OUI comme quelqu'un qui peut voter NON aujourd'hui. J'ai expliqué le résultat du vote de lundi au Congrès de Versailles, le fait que la majorité de la Gauche avait voté non, contre une minorité de parlementaires de gauche qui s'était abstenue ou avait voté oui.

La presse et l'élite irlandaise cherchent à mettre en avant Le Pen, y compris avec des « Unes » de quotidiens qui inventent des déplacements fictifs du chef frontiste en Irlande. Les camarades doivent, comme nous en 2005, commencer leur argumentaire en jurant qu'ils sont pro-européens. Je leur ai dit que nous avions gagné ce droit à la critique de l'UE, et qu'ils ne devaient pas accepter ces prémices au débat, que ceux qui mettaient en péril le projet européen étaient ceux qui précisémment empêchaient la participation du peuple en vue de modifier les fondements de la construction européenne (vous connaissez l'argumentaire !!).

Je reviens assez optimiste. De mes discussions avec les militants je dégage une bonne préparation et une bonne ligne. De ma discussion avec les badauds je retire une lassitude de se faire dicter le vote sur les questions européennes. Il y a donc de l'espoir.

Je leur ai promis de continuer et amplifier la discussion avec les éléments du Labour qui pourraient basculer dans le camp du NON. J'ai aussi pris l'engagement de trouver des orateurs français sachant parler anglais pour les réunions décentralisées de la campagne. La date du référendum n'est pas encore connue, mais elle devrait être déterminée rapidement par une loi. Les camarades prévoient un vote en mai-juin. Selon le dernier sondage, le OUI est devant mais 62% des sondés n'ont pas encore déterminé leur vote.

Je me tiens à votre disposition pour plus de renseignements et pour recueillir les bonnes volontés pour mener la « Bataille d'Irlande ». Il va de soi que toutes les idées pour soutenir l'effort de nos camarades irlandais sont les bienvenues.

Fraternellement

Raquel GARRIDO, Responsable internationale de PRS

[http://www.collectifdu29mai.org/La-bataille-d-Irlande.html]

De : Raquel GARRIDO
jeudi 14 février 2008

cite BELLACIAO

mercredi 13 février 2008, a 22:29
Finis les 20 euros pour déclaration fiscale sur le web !
 

A chacun son paquet fiscal !
Nous, largement au dessous du bouclier fiscal, on ne pourra plus "réduire" nos impôts par l'acte de saisie de nos impôts par internet !

20 € ; même si cela ne permet pas d'offrir un week-end à Mickeyland...
C'est pour l'état un bénef de 160 million d'euros.... (8 millions de télédéclarants en 2007)...

Mais histoire de ne pas être pris QUE pour des cons ! Je soutiens la proposition d'un acte de RÉSISTANCE : renvoyer les déclarations papier ! un petit effort pour chacun qui, s'il est massivement suivi, entrainera un énorme BOR...EL dans les services du trésor public, qui ont été dégraissés suite au succès des déclarations en ligne.

mercredi 13 février 2008, a 22:04
Grande distribution : la vie en miettes pour moins que le SMIC .
 

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Mis en ligne : 13 février

C'est fou ce que tous ces groupes, qu'ils s'appellent Auchan, Carrefour, Pinault-Printemps-Redoute ou autres, offrent d'opportunités, permettent l'épanouisse­ment des talents ! Pas un qui ne fasse sur son site internet témoigner un chef de rayon, une opératrice de caisse qui raconte comment, là, il ou elle a rencon­tré, en somme, la vraie vie…

“ Etre étudiant et s'assumer financièrement ”, affirme un de ces groupes qui offrent de huit ou vingt heures hebdo. De quoi se payer au choix un lit de camp ou une demi chambre. Tous mènent une action déterminée et sans faille pour le déve­loppement durable, tous luttent contre la vie chère, font du mécénat, animent des fondations…

S'ils ouvrent le dimanche, c'est unique­ment pour répondre aux attentes des consommateurs. S'ils emploient à temps partiel tant de salariés, et d'abord des femmes (37 % en moyenne, 70 % dans le hard discount), c'est au nom de la souplesse que cela leur apporte dans leur vie de famille. S'ils ne les payent pas davantage, ce doit être au nom de la lutte contre la vie chère ou contre l'inflation.

Pourtant, rien ne va plus. Et la récente grève dans ce secteur, à l'appel des trois syndicats, malgré les pressions de tous ordres et flicage redoublé, a été, de l'avis général, massive et réussie. Elle concer­nait 600 000 employés dans 26 000 points de vente, 5 600 supermarchés et 1 400 hypers. Depuis la mi-novembre, les pompes à carte bleue tournent à plein régime. Horaires allongés, ouverture le diman­che. Les fêtes puis les soldes aussitôt. Dans tel très grand magasin parisien, les salariés apprennent deux jours avant, à peine, qu'ils travailleront le dimanche qui vient. Le ministre du Travail assure que si le travail du dimanche était géné­ralisé, les salariés auraient un droit au refus. Quelle blague !

Travailler plus, toujours plus, ça c'est clair. Gagner plus, c'est non… L'annua­lisation du temps de travail autorise à des surcharges de travail à certaines pério­des, compensées par une moindre acti­vité à d'autres. La souplesse des horaires autorise à atomiser la vie des salariés avec des journées coupées en deux. Des heures passées hors de chez soi sans que l'on puisse se reposer, sans rien faire d'autre qu'attendre la reprise dans une autre tranche horaire. C'est la vie en miettes pour moins que le SMIC. Déjà, en décembre, en divers points du pays, les salariés de plusieurs grandes surfaces avaient commencé à bouger, dans les Carrefour, les Conforama, dans plusieurs grands centres commerciaux comme à Aubagne ou chez Lidl où des actions com­munes avaient rassemblé des sala­riés français et allemands.

Travailler plus. Dans la grande distribu­tion, le slogan fétiche du gouvernement et du président apparaît plus encore qu'ailleurs pour ce qu'il est vraiment : un miroir aux alouettes et une fin de non-recevoir opposée à toute augmenta­tion des salaires. “ Libérer le travail ”, “ libérer les dimanches ”, des expres­sions qui sont autant de manipulations du sens des mots, systématisées dans le rapport de la commission Attali. Les mots réels sont : “ exploitation ”, “ sur­exploitation ”, “ régression sociale ”. Que serait une société qui ne connaîtrait plus jamais d'arrêt, de trêve, de respira­tion ? La dérégulation massive que les grands groupes tentent de mettre en place dans la distribution, c'est la sou­mission de tous à la marchandise et à la roue folle du profit.

Le succès de la grève de l'autre jour est un événement majeur

cite P.C.F

mercredi 13 février 2008, a 21:40
L'argent des collectivités territoriales : un enjeu majeur des élections municipales et cantonales .
 



Par : Commission économie-social-finances
Mis en ligne : 13 février

Les collectivités publiques locales (communes, départements, régions) ont dépensé au total 210 milliards d'euros en 2007. C'est l'équivalent d'un trimestre entier de consommation nationale des ménages en France !

Mais, si l'investissement progresse, une part croissante de cette dépense sert à essayer de corriger les dégâts sociaux engendrés par les choix financiers des groupes, notamment au niveau des départements avec, entre autres, le RMI et le RMA.

Les grandes sociétés exercent un chantage ignoble sur les élus en les menaçant de délocaliser, de supprimer des emplois ou de ne pas en créer. Ils obtiennent alors des exonérations massives de taxe professionnelle, le seul impôt responsabilisant les entreprises sur les territoires, des aides directes et indirectes croissantes. Le tout, sans aucune obligation chiffrée et contrôlable en matière d'emplois, de formation, de progrès, pour les salariés et les populations, des richesses réelles produites.

Les collectivités sont mises violemment en concurrence pour les obliger à accorder ces avantages qui accentuent, en réalité, l'irresponsabilité sociale, territoriale et environnementale des grandes entreprises déjà si encouragée par les baisses de cotisations sociales patronales.

Simultanément, au nom de la « compétitivité » nationale, des réformes réactionnaires successives de la taxe professionnelle ont conduit à faire reculer son poids dans les recettes d'impôt direct des collectivités avec, en contrepoint, une augmentation de la pression sur les familles. C'est la « double peine » pour les collectivités locales !

En plus, l'Etat se décharge massivement de ses responsabilités sur leur dos, au nom de la « décentralisation ». Mais c'est, en fait, pour pouvoir mieux se plier aux exigences des marchés financiers et aux injonctions de la BCE et de Bruxelles avec le pacte de stabilité. De plus, ces « transferts de compétences », ne s'accompagnent nullement d'un transfert de ressources suffisantes et suffisamment dynamiques. Et une grande part de ces ressources provient d'impôts indirects grevant la consommation des familles populaires comme la TIPP sur les carburants.

Au total, et malgré des hausses d'impôts directs sur les familles, les dépenses augmentent plus vite que les recettes, creusant les déficits(1) :
- 17,61 milliards d'euros en 2007 contre 16,26 milliards d'euros en 2006 (+8,3%)
- 15,10 milliards d'euros en 2005 (+7,7%).

Du coup, les collectivités sont amenées emprunter de plus en plus aux banques et sur les marchés financiers. En 2007, cela leur a coûté pour plus de 4,2 milliards d'euros en charges d'intérêt, contre 3,86 milliards d'euros en 2006 (+10%) et 3,56 milliards d'euros en 2005 (+8,4%).

Sous prétexte, alors, de les faire participer « à l'effort de désendettement public », Sarkozy et la droite ont décidé de limiter à la stricte hausse des prix prévue cette année (1,6% disent-ils !) la progression des dotations de l'Etat (dont l'importante dotation globale de fonctionnement). C'est la croissance zéro en volume !

Au total, il y a une véritable tentative d'étranglement des collectivités pour les obliger à :
- rationner les dépenses publiques sociales, malgré le saccage encouragé des territoires par les entreprises et les banques,
- se livrer une concurrence ravageuse afin d'attirer les entreprises
- se regrouper derrière une collectivité dominante dans des communautés urbaines ou d'agglomération, non pas tant pour coopérer au service du développement de toutes les populations, mais pour mieux aider l'écrémage des ressources humaines et financières sur les territoires par les groupes et leurs sous-traitants.

Intervenir sur l'utilisation de l'argent dans les régions : les combats des élus communistes

1)Imposer des moratoires sur les suppressions d'emplois, restructurations et délocalisations :

Il s'agira d'obtenir des préfets qu'ils suspendent toutes ces opérations et permettent aux comités d'entreprises et délégués du personnel de faire valoir d'autres propositions, favorables à l'emploi et au progrès de qualifications, pour répondre aux éventuelles difficultés des entreprises en cause avec le soutien financier des banques via des Fonds régionaux.

2) Obtenir la création de Fonds régionaux de sécurisation de l'emploi et de la formation :

A l'appui des luttes de terrain, il s'agira d'obtenir la création de « Fonds régionaux de sécurisation de l'emploi et de la formation », alimentés pour commencer, par une réorientation d'une partie des crédits d'action économique des Régions. Ce serait autant de bases pour un futur « Fonds national de sécurisation de l'emploi et de la formation ». Celui-ci permettrait de mettre un terme aux baisses de cotisations sociales patronales et mobiliserait l'argent qui leur est aujourd'hui alloué par l'Etat (27milliards d'euros en 2008) pour baisser de façon sélective le taux d'intérêt du crédit pour les investissements des entreprises : Plus ceux-ci programmeraient d'emplois et de formations et plus importante serait la part d'intérêt prise en charge par le Fonds. C'est une voie de lutte pour responsabiliser les banques et domestiquer leur pouvoir sur l'argent, au lieu de les laisser dilapider des ressources colossales dans la spéculation.

3)Faire se réunir des conférences financières régionales :

A partir d'une évaluation citoyenne des besoins d'emploi et de formation, et pour résorber en pratique le chômage et la précarité dans chaque région, les élus communistes agiront avec vous pour obtenir la création de conférences chargées d'organiser la concertation de tous les acteurs (salariés et syndicats, citoyens et associations, élus, représentants des employeurs, pouvoirs publics) avec les institutions financières afin de concevoir les montages financiers nécessaires à la réalisation d' objectifs chiffrés d'emplois et de formations.

4)Pour une réforme d'efficacité sociale de la taxe professionnelle :

Elle pourrait devenir un véritable impôt assis sur les actifs matériels et financiers de l'entreprise ? Cela permettrait d'accroître l'efficacité du capital. A ce titre, nous proposons d' introduire les actifs financiers des entreprises, banques, assurances, grande distribution, dans la base taxable, moyennant une mise à contribution de 0,5 % seulement. Il s' agit, non seulement d'accroître les recettes des collectivités territoriales, mais, surtout, de dissuader les investissements financiers et la spéculation et d'accroître le volume des ressources des entreprises allant à l'emploi, au développement des capacités humaines sur les territoires. Ainsi, serait accrue la part des richesses produites revenant aux salariés et aux populations, en même temps que serait accrue la production de richesses nouvelles dans les régions. Cela contribuerait à responsabiliser socialement et territorialement les entreprises.

5) Controler les aides publiques attribuées aux entreprises

Plus de 1100 € par habitant, c'est l'estimation de la manne d'argent public dont bénéficient les entreprises chaque année sous forme d'exonérations fiscales et sociales ou de subventions. Ces 65 milliards d'euros qu'elles reçoivent des collectivités et de l'Etat : c'est plus que le budget de l'Education nationale ou que ce qu'elles versent au titre de la taxe professionnelle et des impots sur les bénéfices.
Depuis que la droite a abrogé, en 2002, la loi d'initiative communiste organisant leur contrôle et l'évaluation de leur efficacité, le patronat n'a plus de comptes à rendre : ni aux salariés qu'il refuse d'informer et empêche d'intervenir sur son utilisation, ni aux populations et à leurs élus.
C'est pourquoi les candidats communistes proposent de mettre en place des instances démocratiques de proximité visant à controler et évaluer l'efficacité réelle de l'utilisation de ces fonds pour sécuriser et promouvoir l'emploi et la formation. Des représentants des salariés et des populations y siègeraient. Les salariés pourraient les saisir en cas d'irresponsabilité sociale de leur entreprise.
Elles disposeraient aussi de pouvoirs pour geler, voire faire rembourser, les aides publiques dès lors que les engagements pris ne seraient pas tenus.

- Yves Dimicoli
- Alain Morin


En 2002 le produit voté de taxe professionnelle représentait 44,7% du produit total des impôts directs locaux, il n'en représentait plus que 43,9% en 2006. Simultanément, la compensation accordée par l'Etat aux collectivités amenées à accorder des exonérations de T.P. aux entreprises est passée d'un montant égal à 48,6% des recettes totales de T.P. en 2002 à 40% seulement en 2006.

(1) Solde d'investissement avant emprunt : Recettes totales –dépenses totales hors emprunts ( Premières tendances 2007 des finances locales- Nov. 2007).

cite P.C.F

mercredi 13 février 2008, a 21:28
AUDIOVISUEL PUBLIC : Pas de vente à la découpe !
 


Audiovisuel public : Pas de vente à la découpe ! Des moyens pour le développer !

Vidéo

Par : Communication
Mis en ligne : 13 février

 

Les salariés de l'audiovisuel public sont dans la rue aujourd'hui, inquiets mais déterminés. Ils ont raison et le Parti Communiste est à leur côté.

Rendez-vous à la manifestation de 14H00 à 18H00 - Entre l'Assemblée nationale (75007 Paris) et l'Elysée (75008 Paris) : ANGLE DE L'AVENUE GEORGES V
- METRO ALMA-MARCEAU

Assez d'hypocrisie ! Derrière les beaux discours sur la télévision publique, les intentions véritables du gouvernement apparaissent au grand jour : assécher les financements de l'audiovisuel public pour préparer la vente à la découpe ou la privatisation des chaînes sur lesquelles guignent les affairistes qui veulent rentrer dans le cercle fermé du business médiatique et des « faiseurs d'opinion ».

 

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Les choix de Nicolas Sarkozy ne trompent personne. Alors que le paysage médiatique ne cesse de se concentrer entre quelques mains, amies du Président, celui-ci veut aller plus loin et préparer la réduction du périmètre de l'audiovisuel public :

- en réduisant son attractivité par des moyens peaux de chagrin (suppression brutale de la publicité sans contrepartie sérieuse) ;

- en renonçant au principe de deux grandes chaînes publiques nationales généralistes (illustré par exemple par le projet de suppression du journal télévisé national sur France 3)

- en préparant la grande braderie sur les moyens de production et d'information régionale (notamment le projet de privatisation des décrochages régionaux de France 3 au profit de groupes de la presse quotidienne régionale déjà très concentrée).

Il faut mettre en échec ce projet

Et il faut une grande réforme de l'audiovisuel public en France, pour étendre et garantir son financement. L'étendre pour qu'il puisse produire des programmes de qualité, être un soutien réel à la création, mailler étroitement l'ensemble de notre territoire pour être au plus près de l'information locale, du terrain mais également réunir les moyens pour le rayonnement planétaire de la francophonie et de son interaction avec toutes les cultures. Il faut enfin lui donner les moyens de prendre le virage technologique du numérique, de l'Internet et de la TNT c'est à dire de la diversification des canaux de diffusion de ses programmes. Ces défis sont essentiels et urgents. Ils appellent un effort budgétaire significatif et donc de revisiter les modes de financement.

Refinancer l'audiovisuel public

Les communistes ne font pas mystère de leur choix d'aller vers la suppression de la publicité sur le service public. C'est un choix de société, un choix profond, mais aussi un levier pour permettre aux chaînes publics de sortir de la logique infernale dans laquelle elles se trouvent embarquées, faute de moyens : une course à l'audimat qui les a progressivement conduites à adopter les mêmes méthodes, les mêmes types de programmes que ceux des chaînes privées, s'écartant de leurs missions de service public pour faire la place au populisme de rigueur.

Faire ce choix sérieusement suppose des modes de financements sérieux à l'issue d'un débat qui engage les personnels et au-delà, la nation toute entière. C'est dans cet état d'esprit que Marie-George Buffet a déposé à l'Assemblée Nationale, et au nom du groupe Communiste, une résolution visant à la création d'une commission d'enquête sur le financement de l'audiovisuel public permettant sa pérennité et son développement.

Nous avançons deux pistes

- La redevance audiovisuelle doit être confirmée comme principale ressource et être augmenté globalement. Pour ne pas pénaliser le pouvoir d'achat des ménages, nous proposons qu'elle soit modulée en fonction des revenus des foyers.

- Une taxation à hauteur 5% de l'ensemble du chiffre d'affaire de la publicité, y compris le hors média.

Ces deux mesures, dont les conditions de mise en œuvre doivent faire l'objet d'un grand débat national, permettront non seulement d'aller vers la suppression de la publicité sur les antennes mais également de dégager des marges de manoeuvre nouvelles pour assurer le développement d'un véritable pôle public des médias, qui rassemblerait les chaînes et radios publiques, des moyens de production et de diffusion, mais également l'AFP et l'INA.

Mais parce qu'un financement public intégral ne doit pas s'accompagner d'un retour à l'ORTF, ce sont aussi de nouvelles formes de gestion qu'il faut inventer. Il faut démocratiser le fonctionnement du service public, en mettant un terme aux nominations « politiques » relayées par le CSA et en construisant les formes de gouvernance associant les salariés et les usages du service public. Nous proposons d'un Conseil Supérieur des médias associant élus, professionnels et citoyens.

Parti Communiste Français - Le 13 février 2008

cite P.C.F

mercredi 13 février 2008, a 05:00
L'EUROPE QU'ON NOUS IMPOSE...
 

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LE SERVICE PUBLIC DE LA POSTE

LIVRÉ AU PRIVÉ !

L'image “http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/thumb/1/12/Logo_LaPoste_fr.jpg/800px-Logo_LaPoste_fr.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Le 31 janvier dernier, le Parlement européen a voté la libéralisation totales des services postaux, soit pour la France 300 000 emplois, 60 millions d'usagers, 14 000 bureaux de poste et 3000 agences postales pour un chiffre d'affaires de 16 milliards d'euros.

 

UN COUP PORTE AUX TRAVAILLEURS

 

http://img238.imageshack.us/img238/552/lapostezr6.jpgMalgré les protestations de la Gauche européenne, les futurs opérateurs ne seront plus obligés de respecter pleinement les législations en matière de travail et de sécurité sociale, ni même les conventions collectives du pays.

Même l'amendement demandant « que soient maintenues les prestations gratuites destinées aux personnes aveugles ou malvoyantes » a été refusé.

Dans l'Huma-Dimanche, notre camarade Francis Wurtz, député européen et Président du Groupe Gauche Unitaire Européenne s'indigne : “ Croit-on vraiment que de telles énormités seraient possibles si les citoyens – de tous bords – étaient en permanence informés, consultés et associés aux décisions ? C'est bien toute une vision de l'Europe qui est derrière le bras de fer sur la question du référendum. Voilà pourquoi le combat « pour une autre Europe » doit se poursuivre et s'amplifier. ”

 

Nous ne pourrions mieux dire !

Blog PCF ARRAS

mercredi 13 février 2008, a 04:42
Inquiétudes sur le Botox aux Etats-Unis .
 

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de Isabelle Brisson

L'agence américaine du médicament ne va pas toutefois jusqu'à interdire son utilisation comme produit antirides.

L'usage de la toxine botulique, commercialisée notamment sous le nom de Botox, pourrait avoir des effets dangereux, voire mortels, a fait savoir vendredi la Food and Drug Administration (FDA), après avoir eu connaissance de «rapports portant sur des réactions graves», qui affectent l'appareil respiratoire, en particulier. L'autorité américaine de surveillance du médicament ne va cependant pas jusqu'à interdire cette substance utilisée par des millions de personnes dans le monde pour gommer leurs rides de vieillesse.

En effet, le Dr Russell Katz, qui dirige la division des produits neurologiques de la FDA, a précisé qu'aucun patient ayant utilisé du Botox à des fins esthétiques ne figure parmi les victimes recensées, mais il a demandé la plus grande vigilance tant de la part des médecins que de leurs patients.

Les cas d'intoxication les plus sérieux se sont produits chez des patients, adultes et enfants, à qui la toxine botulique a été injectée à des fins thérapeutiques, c'est-à-dire à des doses beaucoup plus élevées qu'en usage cosmétique. Il s'agit le plus souvent de soigner des contractions incontrôlables des muscles du cou et des épaules, un strabisme ou encore des battements incontrôlés des paupières.

Plus foudroyant que le cyanure

La FDA fait état de réactions proches de celles observées avec le botulisme, une maladie gravissime qui survient «lorsque la toxine botulique se répand dans le corps au-delà de l'endroit où elle a été injectée» . Elles pourraient être liées à un surdosage.

L'avertissement de la FDA intervient alors que l'association consumériste américaine Public Citizen, fondée par le militant Ralph Nader, a mis en cause récemment la dangerosité du Botox, responsable selon elle de 87 hospitalisations aux États-Unis entre novembre 1997 et décembre 2006 , dont 16 décès. Les responsables de la FDA se sont refusés toutefois à donner des chiffres, le Dr Katz signalant seulement «une poignée de cas».

La toxine botulique, commercialisée sous les marques Botox ou Vistabel (laboratoires Allergan), Myobloc ou Neurobloc (laboratoires Solstice Neurosciences) ou Dysport (laboratoires Ipsen), est à l'origine un poison violent, 40 millions de fois plus foudroyant que le cyanure. Elle est sécrétée naturellement par une bactérie (Clostridium botulinum) qui se développe principalement dans les conserves ou la charcuterie avariées.

http://www.lefigaro.fr/sante/2008/0...



De : Isabelle Brisson
mercredi 13 février 2008

cite BELLACIAO

mardi 12 février 2008, a 23:52
Face au capitalisme financier,nous ne sommes pas désarmés ( 6 )
 

les dossiers de l'humanité

glossaire

w Titrisation : activité qui consiste à transformer les créances d'une dette en titres négociables sur le marché des produits dérivés. En cédant ses créances, la banque se sépare d'une partie du risque de l'emprunt.

w Subprime : terme qui désigne les prêts accordés aux ménages à faible revenus et qui présentent des risques de non-remboursement plus élevés que la moyenne.

w Les accords de Bâle : ils visent à encadrer l'exposition aux risques, et obligent les établissements à avoir suffisamment de fonds propres.

w Bâle 1 : le Comité de Bâle de contrôle bancaire (BCBS), dans le cadre de la Banque des règlements internationaux (BRI), parvient en 1988 à un consensus pour imposer aux banques ayant une activité internationale de respecter un ratio d'au moins 8 % entre les fonds propres et le risque.

w Bâle 2 : cet accord va au-delà du simple calcul de fonds propres. Il consiste à évaluer les éventuelles défaillances des processus internes, ou des systèmes informatiques, ainsi que les risques d'erreur ou de fraude de chaque banque.

w Fonds propres : les capitaux permanents ou quasi permanents à la disposition de l'entreprise, qui sont représentés notamment par le capital social, les réserves, le bénéfice de l'exercice.

w Hedges funds : ce sont des fonds d'investissement spéculatifs recherchant des rentabilités élevées et qui utilisent abondamment les produits dérivés. Ils présentent l'intérêt d'offrir une diversification supplémentaire aux portefeuilles « classiques » car leurs résultats sont en théorie déconnectés des performances des marchés d'actions et d'obligations.

w Trader : employé qui anticipe les fluctuations permanentes des cours des valeurs pour faire des profits. Il décide en temps réel de l'achat ou de la vente d'actions, de devises, d'obligations ou d'options.

w Taux bonifié : ce taux d'intérêt est généralement inférieur à ceux pratiqués sur le marché. Il est consenti pour un prêt concernant une opération ayant un impact social ou économique important.

w OSEO : il s'agit d'un établissement public

de l'État qui finance les petites et moyennes entreprises, en partenariat avec les banques et les organismes de capital-investissement, dans les phases les plus décisives du cycle de vie

des entreprises (création, innovation, investissements).

w Fonds souverains : il s'agit de fonds d'investissement détenus par les gouvernements de différents États, qui gèrent des excédents nationaux dans un but d'investissement.

l' Huma du 11 / 02 / 08

mardi 12 février 2008, a 23:30
Face au capitalisme financier,nous ne sommes pas désarmés ( 5 )
 

les dossiers de l'humanité

« Les agences de notations devraient être des organismes publics »

Michel Aglietta, professeur de sciences économiques à l'université de Paris-X Nanterre. Conseiller au Centre d'études prospectives et d'informations internationales.

« Avant tout, je m'interroge : comment ce trader a pu prendre des positions de cette ampleur ? Normalement, des dispositifs de “blocage” du montant des positions brutes qu'un trader individuel peut prendre sont incorporés dans les systèmes informatiques de contrôle. Et si ce dispositif de contrôle interne ne fonctionnait pas correctement, les chambres de compensation des marchés à terme, sur lesquels opérait le trader, ont sûrement fait ce qu'on appelle des appels de marge. En clair, il y a certainement eu une “alerte” suite à la détérioration de la position liquide de Kerviel. Ces alertes n'ont pourtant pas déclenché une investigation plus approfondie avant la mi-janvier. C'est la preuve d'un dysfonctionnement organisationnel.

Il existe plusieurs leviers pour améliorer ce contrôle interne. D'abord, une réorganisation est souhaitable au niveau du management. J'estime qu'il devrait y avoir une séparation, au sein des organismes bancaires, entre la direction des opérations financières et les instances de contrôles internes. Pour une bonne gouvernance, il est préférable que le président du conseil d'administration ne soit pas le PDG et que l'audit interne soit responsable devant le conseil pour être immunisé des pressions exercées par les départements opérationnels.

De plus, concernant la titrisation des crédits, les “conduits hors bilan” (opérations non comptabilisées) sont des artifices que les banques d'investissement ont créés pour échapper à la régulation imposée par les accords de Bâle, dont l'objectif était de rationaliser le bilan des banques. Les banques, grâce à une ingénierie financière sophistiquée, effectuent donc ces opérations qui ne sont pas portées sur leur bilan, ce qui les soustrait aux provisions en capital. De plus, le recours à la titrisation (transformation du crédit en titres) et aux opérations de gré à gré (qui ne sont pas centralisées sur les marchés) a engendré une perte de visibilité globale. Il faudrait donc reprendre intégralement la réglementation financière, pour éviter ces “trous noirs”. On pourrait imaginer une obligation pour les banques d'engager des capitaux à hauteur des titres émis en contrepartie des crédits titrisés. Elles devraient les conserver dans leur bilan, afin qu'elles ne puissent pas se laver les mains de tous les risques.

Autre problème : les agences de notation. Elles notent et sont parties prenantes de la titrisation. Ces agences sont donc juge et partie. À cela s'ajoute une autre couche de conflit d'intérêts : elles sont payées par ceux qu'elles notent. Selon moi, ces agences produisent un bien public, dont tout le monde à besoin. Comme la monnaie, elles devraient donc être des organismes publics et gérés comme tels.

Plus prosaïquement, il y a aussi le type de rémunérations des traders. Leur salaire, calculé au bonus, est une incitation très forte à la prise de risque. Ce mode de calcul, très concurrentiel, résulte de la pression des banques. Qui elle-même provient directement de la pression des actionnaires. Ainsi, les profits escomptés par les organismes bancaires (20 à 25 % de croissance par an de 2003 à 2006) dépassent ce que permet l'économie réelle. Ce qui les amène à ne plus considérer la qualité du crédit, mais son volume. C'est ce qui amène les banques américaines à prêter massivement de l'argent à des gens non solvables. Cette détérioration générale de la qualité du crédit et l'augmentation de prise de risque sont partagées par toutes les banques qui font de l'investissement. »

Propos recueillis par Mehdi Fikri

l' Huma du 11 / 02 / 08

mardi 12 février 2008, a 23:09
Face au capitalisme financier,nous ne sommes pas désarmés ( 4 )
 

 

les dossiers de l'humanité

« Les banques centrales ne doivent pas se contenter de politiques curatives »

Dominique Plihon, universitaire, professeur à Paris-Nord. Président du conseil scientifique d'ATTAC.

« Dans la crise actuelle, les banques centrales ont été acculées à intervenir massivement sur les marchés pour injecter de la liquidité et éviter le désastre de faillites en chaîne. Mais elles ont ainsi créé les conditions d'une nouvelle crise. Sachant qu'ils seront toujours secourus, les établissements qui ont pris des risques anormaux seront incités à recommencer. Elles ont aussi créé les conditions d'une bulle financière future. Pas moins de 500 milliards d'euros ont été injectés par les banques centrales et la BCE, alors qu'il y avait déjà beaucoup trop de liquidités dans l'économie mondiale.

Nous sommes un certain nombre d'économistes, comme Patrick Artus, à penser que les banques centrales doivent inclure dans leur mandat non seulement la stabilité des prix - ce qu'elles font d'une manière trop rigide comme la BCE -, mais aussi la croissance économique et la stabilité financière. Car l'immobilier, les actions, les taux de change peuvent donner lieu à des bulles spéculatives très dangereuses. Autre idée, les banques centrales ne doivent pas se contenter de politiques curatives. Elles doivent faire de la prévention, intervenir avant qu'il ne soit trop tard quand une bulle commence à se - former.

Ensuite, il faudrait réformer les organismes de surveillance ou de contrôle prudentiels : en France, la Commission bancaire, et au niveau international le Comité de Bâle. La réforme du contrôle prudentiel appelée Bâle 2, entrée en vigueur en 2008, est déjà dépassée. Ce dispositif est presque exclusivement concentré sur le risque du crédit, les pertes liées à des débiteurs, des clients insolvables. Or, aujourd'hui, les banques font des pertes énormes sur les variations des marchés. Je plaide pour que soit incluses dans Bâle 2 des exigences de fonds propres beaucoup plus importantes pour couvrir les risques de marché. Des banques, américaines ou autres, peuvent aujourd'hui distribuer des crédits en sachant qu'elles pourront les transformer en titres (« titrisation ») et les repasser à d'autres acteurs qui, comme les hedge funds, ne sont pas réglementés ou qui, comme la Société générale, se sont spécialisés dans les opérations à hauts risques (les produits structurés). Il faudrait que ces banques, même après s'être débarrassées de ces crédits, soient obligées de partager les risques qu'elles ont pris au départ, soient davantage responsabilisées.

L'affaire de la Société générale montre aussi que des principes fondamentaux de contrôle sont mis en défaut. Les autorités de contrôle comme la Commission bancaire font confiance, pour réguler les risques, à l'autocontrôle des banques et se contentent de vérifier leurs instruments, leurs procédures. Or on vient d'avoir de manière éclatante la démonstration que cela ne marche pas. Un trader peut mettre en difficulté une grande banque en prenant des risques incroyables. Il faut donc renforcer les mesures de contrôle internes et externes.

Pour terminer, il y a la question du Fonds monétaire international. Celui-ci est totalement marginalisé après avoir perdu une grande partie de sa crédibilité dans les crises de la décennie précédente. Nous avons pourtant besoin d'un organisme multilatéral capable de prendre en charge les crises au niveau mondial. Une réforme radicale du FMI est la condition sine qua non pour qu'il entre de nouveau dans le jeu de la régulation internationale. Le monde devient multipolaire. Les États-Unis et l'Europe ne peuvent diriger seuls. Il faut que le FMI ouvre ses instances dirigeantes aux pays émergents : Chine, Inde, Brésil, Russie, aux pays du Sud, qui ont leur mot à dire sur la question de la dette. C'est une réforme très profonde que Dominique Strauss-Khan, malgré ses déclarations, ne semble pas avoir les moyens d'engager. »

Propos recueillis par Jacqueline Sellem

l' Huma du 11 / 02 / 08

mardi 12 février 2008, a 22:54
Face au capitalisme financier,nous ne sommes pas désarmés ( 3 )
 

es dossiers de l'humanité

« Il faut valoriser le travail »

Nasser Mansouri, responsable des études économiques à la CGT.

« La crise des subprimes, l'affaire de la Société générale sont les reflets d'une crise systémique. Nous sommes, depuis vingt ans, dans un processus de déflation salariale : le travail et sa place dans le processus productif sont dévalorisés par une pression sur les salaires, les conditions de travail, la précarisation de l'emploi. La contrepartie, c'est une inflation financière. Il faut se garder de l'idée selon laquelle il y aurait un monde financier indépendant du monde réel : le capitalisme financier est un aspect du capitalisme tout court. Le développement de la sphère financière se fait au détriment de l'économie réelle.

Du fait de la pression sur le monde du travail, la demande salariale est faible, ce qui rend problématique la rentabilisation du capital dans la sphère productive ; le capital cherche alors une rentabilité plus importante dans la sphère financière. Il y a une dérive vers la financiarisation pour trouver une solution à la crise de rentabilité du capital. C'est ça le fond du problème.

Pour résoudre cette crise, il faut valoriser le travail, la place du travail dans la vie économique et sociale, et dévaloriser le capital. Faute de quoi, les mesures de régulation dont parle Nicolas Sarkozy ou Mme Lagarde ne peuvent être efficaces. Pour cela, il faut intervenir à plusieurs échelons.

Celui des entreprises : leurs choix stratégiques sont-ils faits en fonction de la rentabilité exigée par les propriétaires et actionnaires, ce qui conduit à un partage des richesses au détriment des travailleurs et de l'investissement et au profit des actionnaires ? Ou bien, au contraire, ces choix sont-ils orientés vers plus d'investissements productifs, d'emplois qualifiés, une nouvelle dynamique salariale, qui entraînera une demande plus importante ? Depuis vingt ans, les prélèvements financiers sur les entreprises (charges d'intérêts, dividendes aux actionnaires) augmentent fortement. En 2006, pour un euro investi, il y a eu pratiquement un euro de dividende versé aux actionnaires. Il faut donner le droit aux salariés d'intervenir sur les choix de gestion des entreprises pour que ça change dans un sens favorable à la croissance et à la satisfaction des besoins sociaux.

Mais les choix de politique économique, budgétaire, monétaire ont aussi un impact sur les conditions générales de l'économie. Si la politique monétaire ne vise que la stabilité des prix, au détriment de l'emploi, de la croissance, comme c'est le cas maintenant avec la BCE, cela ne peut marcher. En matière budgétaire, si l'on réduit l'impôt sur les plus riches, comme le fait le « paquet fiscal », il y aura moins de recettes, donc moins de dépenses utiles pour financer les infrastructures, le potentiel productif du pays ou les dépenses de santé, d'éducation, qui ont aussi une retombée économique.

Il y a aussi la façon dont les crédits bancaires sont utilisés. Que peut-on faire pour les réorienter vers les activités productives ? On peut considérer un mécanisme de taux d'intérêt modulés en fonction de l'objectif de l'entreprise. Si elle demande un crédit pour tel investissement productif, créateur d'emploi, il est raisonnable que le crédit soit à un taux plus bas ; l'État pourrait intervenir pour soutenir ce genre d'initiative. Autre piste : les ratios prudentiels, qui poussent les banques à refuser les crédits qu'elles jugent risqués. Il s'agit surtout des - demandes venant des PME, qui ont peu de moyens financiers. - - On pourrait revoir ces ratios et, là aussi, tenir compte de la façon dont les crédits sont utilisés.

On ne peut pas faire cela uniquement dans le cadre français. Il y a besoin de coordinations aux niveaux européen et mondial. Ces différents niveaux d'intervention se complètent, mais ne s'opposent pas. Par exemple, la politique monétaire de la France est définie par la BCE. Cela posé, la BCE est composée des banques centrales nationales, on ne peut donc pas considérer que la Banque de France n'a rien à dire. »

Nasser Mansouri est l'auteur, notamment, de la Mondialisation à l'usage des citoyens, 2005,

Éditions L'Atelier.

Propos recueillis par Yves Housson

l' Huma du 11 / 02 / 08

mardi 12 février 2008, a 22:38
Face au capitalisme financier,nous ne sommes pas désarmés ( 2 )
 

les dossiers de l'humanité

« Dissuader de prêter aux spéculateurs »

Denis Durand, économiste, syndicaliste. Membre de la direction du PCF.

« Même si l'affaire de la Société générale révèle qu'absolument n'importe quoi peut désormais arriver sur des marchés libéralisés et mondialisés, la finance n'est pas à proprement parler devenue folle. Disons plutôt que le cancer financier impose sa rationalité perverse aux politiques publiques (privatisations, déficits, attaques contre les services publics) et aux gestions d'entreprises (rentabilisation du capital par la précarisation de l'emploi, la dégradation des salaires, l'insuffisance des efforts de formation et de qualification des travailleurs).

Cela veut dire que lutter dans les entreprises, les bassins d'emplois, les régions pour sécuriser les emplois et les formations en contestant les critères de gestion et de financement des entreprises, c'est déjà disputer des pouvoirs à la mondialisation financière et contribuer, ainsi, à la faire reculer.

Au niveau national, d'autres pouvoirs doivent être exercés par l'action des autorités de contrôle et par les leviers que pourrait procurer un pôle public d'institutions financières, avec une mission de service public de l'épargne et du crédit.

Mais la régulation ultime du système a une dimension mondiale. Tout cela n'arriverait pas si les responsables de la Réserve fédérale et du Trésor américains n'avaient pas imposé au reste du monde, depuis plusieurs années, une inondation de dollars sur les marchés financiers. C'est pourquoi, comme l'écrit Yves Dimicoli dans le dernier numéro d'Économie et Politique, « de la coopération, ou non, de l'Union européenne avec les pays émergents, Chine en tête, pour s'émanciper, ensemble, de la domination étouffante des États-Unis, de leur monnaie et des marchés financiers dépend largement l'avenir ».

Comment faire ?

Le meilleur moyen de retirer leur pouvoir aux marchés, c'est de tarir la source de leur expansion. Le mécanisme est toujours le même, qu'il s'agisse de jouer sur les titres représentatifs de crédits immobiliers, sur les actions, sur les taux de change, ou encore de racheter puis de revendre une entreprise avec « effet de levier » (traduction française du sigle LBO) : la plus grande partie de l'argent engagé par les fonds de placement ou les fonds spéculatifs n'est pas à eux, ils l'ont emprunté à une banque. Si on dissuade les banques de prêter aux spéculateurs, on empêche le cancer financier de se développer, de même qu'on bloque le développement d'une tumeur en faisant dépérir les vaisseaux sanguins qui l'irriguent. Les banques centrales pourraient par exemple obliger les banques à constituer des réserves obligatoires non rémunérées, donc coûteuses et dissuasives, en proportion de leurs crédits aux fonds spéculatifs.

Mais attention ! Il ne faut pas étouffer la croissance et l'emploi. C'est bien là le dilemme qui taraude les banques centrales depuis qu'Alan Greenspan a dénoncé l' « exubérance irrationnelle » des marchés, il y a plus de dix ans. Au moment où un ralentissement très marqué de la conjoncture se confirme, aux États-Unis et dans le reste du monde, il est vital, tout en réprimant la finance, d'irriguer sélectivement de crédit les projets qui peuvent contribuer à une sécurisation de l'emploi et à une élévation du potentiel de création de valeur ajoutée des entreprises et des territoires. Les taux d'intérêt applicables à ces projets devraient baisser très fortement grâce à des refinancements à taux très bas, voire nuls, de la part de la Banque centrale européenne. Dans ce cadre, compte tenu des difficultés particulières des petites entreprises dans l'accès au crédit, on pourrait imaginer un plan d'urgence pour les PME, permettant aux banques, comme le programme d'Amsterdam lancé par la Commission européenne en 1994-1997, de leur distribuer des crédits à taux bonifiés, avec le soutien d'OSEO en France et de la Banque européenne d'investissements à l'échelle de l'Union. »

Denis Durand est l'auteur de Un autre crédit est possible !

Éditions le Temps des cerises.

Propos recueillis par Clothilde Mathieu

l' Huma du 11 / 02 / 08

mardi 12 février 2008, a 22:22
Face au capitalisme financier,nous ne sommes pas désarmés ( 1 )
 

les dossiers de l'humanité

« Créer des compartiments étanches entre les différents secteurs financiers »

Jacques Généreux, économiste, professeur à Sciences Po. Membre du conseil national du PS.

« Face aux crises financières, on nous propose depuis vingt ans des solutions illusoires. Les nouvelles règles de transparence ou les sanctions contre quelques voyous pris la main dans le sac - comme aux États-Unis après l'affaire Enron - ne sont que des coups d'épée dans l'eau. Le système repose sur l'incitation à faire tout et n'importe quoi pour augmenter les rendements financiers, or cela n'est pas remis en cause : il n'y a pas d'obstacle à la construction d'instruments financiers nouveaux, à la libre circulation des capitaux, à une forme d'opacité qui consiste à transiter par les paradis fiscaux, ou plutôt mafieux.

L'affaire des subprimes me fait penser aux cargos poubelles. Des produits financiers nous viennent d'opérateurs crapuleux qui ont surendetté des ménages en sachant qu'ils ne pourraient pas rembourser. Ces produits peuvent circuler dans toutes les places financières du monde sans réglementation, cachés à fond de cale de nouveaux titres (la titrisation). Des agences de notation donnent leur feu vert. Tant que cela rapporte de l'argent, tout le monde est content. Mais quand le bateau coule, quand les parties saines de la finance et de l'économie peuvent, comme les plages devant une marée noire, être contaminées, des ressources considérables sont mobilisées et les pompiers des institutions internationales se portent au secours des criminels qui ont émis ou fait circuler ces produits poubelles. Et qui ne voient donc pas pourquoi ils se priveraient de recommencer. Or il y a des victimes : les salariés des institutions financières en faillite, ceux qui se voient infliger la rigueur au nom de la stabilité financière, les ménages qui perdent leurs logements, les chefs d'entreprise honnêtes.

Que peut-on faire ? D'abord remettre en cause la totale liberté de création d'instruments financiers. On pourrait établir une liste des titres mobilisables dans le système financier européen et une liste rouge de ceux, considérés comme douteux pour des raisons de morale publique, qui ne seraient pas admis par la BCE. Les banques qui en seraient porteuses non seulement ne pourraient être refinancées mais se verraient infliger des pénalités. Pour établir cette liste, on a besoin d'une agence publique, indépendante, de surveillance et de notation des titres. Or aujourd'hui, comme dans le cas des cargos poubelles, les agences de notation internationales sont financées par ceux qu'elles notent.

Mais les cargos comportent, au moins maintenant, des compartiments étanches pour limiter les dégâts en cas d'accident. Les opérations financières, elles, ont été complètement décloisonnées. Un même établissement fait de l'assurance, du dépôt, de l'épargne, de la spéculation, de la banque d'investissement, de la banque d'affaires. L'objectif ne doit pas être d'interdire toutes les opérations spéculatives. Les prises de risques sont nécessaires au fonctionnement de l'économie mondiale. Mais ce sont ceux qui ont décidé de les prendre qui doivent les assumer. Les prêteurs en dernier ressort, institutions publiques, gouvernements, n'ont pas à sauver les voyous ou les spéculateurs. Il faut donc créer des compartiments étanches entre les différents secteurs financiers. Et, quand cela va mal, au lieu d'injecter 300 milliards d'euros sur le marché monétaire comme vient de le faire la BCE, on devrait décider des interventions sélectives sur certains établissements ou titres, quitte à mettre en défaut de paiement ceux qui sont engagés dans des opérations douteuses. Les milliards ainsi économisés permettraient d'indemniser les véritables victimes.

Et on a des moyens pour agir. En reconstruisant un service public bancaire qui stimulerait une moralisation du système. En réformant les statuts de la BCE pour qu'elle intègre la lutte contre l'inflation réellement dangereuse, celle des actifs financiers et immobiliers. L'état du monde n'est pas une donnée immuable. Il faut décider de négocier avec nos partenaires de l'UE pour réglementer les marchés financiers. Reste à avoir la volonté d'agir. »

Propos recueillis par Jacqueline Sellem

l' Huma du 11 / 02 / 08

mardi 12 février 2008, a 22:01
Face au capitalisme financier,nous ne sommes pas désarmés .
 

Interrogés par L'Humanité, six économistes proposent des mesures pour remettre le monde de la finance à l'endroit : réforme des organismes de contrôle, responsabilisation des banques, mandat de la BCE, service public financier…

La finance mondialisée est-elle devenue folle ? Peut-on reprendre le contrôle d'une machine à spéculer toujours plus sophistiquée, faisant des dégâts sans cesse plus importants ? Posées à chaque crise financière, ces interrogations reviennent en force aujourd'hui. D'abord devant le désastre de l'affaire des subprimes (prêts immobiliers à risque aux États-Unis), dont la facture s'annonce sévère en Amérique et dans le monde, et qui menace de précipiter un cycle de récession. Puis devant l'affaire de la Société générale qui, en levant le voile sur les jeux de paris boursiers effectués par les traders, révèle à son tour le degré d'irresponsabilité atteint par les banques.

Une fois encore, devant l'ampleur des scandales et les interrogations lourdes de l'opinion sur la légitimité du système qui les a engendrés, certains tentent de canaliser et de détourner la critique. Nous n'aurions affaire qu'à des « accidents », imputables à un « mauvais » capitalisme, celui de spéculateurs, n'ayant rien à avoir avec le « bon », celui d'entrepreneurs. Il suffirait dès lors d'en appeler à la « transparence », à la « moralisation », et de sacrifier un trader coupable, pour pouvoir tourner la page. Chacun pourtant le sent bien, des mesures d'une toute autre envergure s'imposent si l'on veut éviter la réédition de telles crises et remettre le monde de la finance à l'endroit, au service de l'économie et des besoins sociaux.

L'Humanité a interrogé six économistes. Leurs réponses montrent que, sous réserve d'en avoir la volonté politique, des mesures efficaces peuvent être prises, à tous les niveaux : renforcement du contrôle prudentiel et de la surveillance des banques pour les contraindre, sous peine de sanctions, à assumer les risques qu'elles prennent ; changement du mandat de la Banque centrale européenne ; mise en place de crédits bancaires à taux modulés selon la finalité des projets qu'ils financent ; institution d'un service public financier… L'esquisse d'une vraie thérapie contre le « cancer financier ».

Y. H.

l' Huma du 11 / 02 / 08

mardi 12 février 2008, a 21:45
LA LUTTE CONTRE LES FRANCHISES N'EST PAS PERDUE .
 

« La lutte contre les franchises n'est pas perdue »

Santé . À l'occasion des états généraux de l'organisation des soins, la ministre de la Santé a appelé à se battre « pour la solidarité ». Un comble, pour le Collectif contre les franchises médicales.

Vendredi s'est tenue à Paris la première séance plénière des états généraux de l'organisation de la santé (EGOS). L'objectif de ces travaux, qui réunissent professionnels de santé, élus et représentants de patients, est d'améliorer l'accès aux soins de proximité partout sur le territoire. Une loi devrait d'ailleurs aboutir cet été. Invitée à la clôture de ces travaux, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a esquissé quelques propositions : créer des maisons de santé interdisciplinaires ; « inciter et non contraindre à une meilleure répartition de l'offre de soins sur le territoire par des mesures positives », comme une aide logistique ; mettre en place des agences régionales de santé pour « organiser la santé sur un territoire » ; instaurer « une véritable filière de médecine générale renforcée », « promouvoir un recrutement régional ». En bref, rien de révolutionnaire, certaines de ces mesures - l'incitation à l'installation, notamment - ayant déjà démontré leur inefficacité.

la ministre s'engage

Mais ce que les participants à ces travaux ont aussi pu retenir, c'est l'engagement de la ministre en faveur de la solidarité. « Les Français, a-t-elle expliqué avec force, savent que la solidarité n'est pas de toute éternité établie par la seule grâce de l'incantation. Nous savons qu'il faut se battre pour la préserver, lui donner corps, la faire vivre. C'est ce combat qu'il nous faut aujourd'hui mener, tous ensemble. » Un comble, alors même que devant la salle du Tapis rouge, où se déroulaient ces états généraux, quelque 200 manifestants s'étaient rassemblés, à l'appel du Collectif contre les franchises médicales, pour défendre un système de santé solidaire. « Roselyne Bachelot nous dit de nous battre tous les jours pour la solidarité, mais pourquoi n'est-elle pas parmi nous ? », questionne avec ironie le docteur Christian Lehmann, initiateur de l'Appel contre les franchises. « Il y a une limite à l'indécence », lâche-t-il.

À un mois des municipales
De Lutte ouvrière aux Verts, en passant par la LCR, le PCF et le PS, tous les partis de gauche étaient présents à cette manifestation antifranchises, de même que plusieurs syndicats (CGT, SUD, Solidaires) et associations, au premier rang desquels Act Up. À un mois des élections municipales, tous, conscients que « la lutte n'est pas perdue », ont appelé à sanctionner les candidats UMP, afin d'obtenir la suppression des franchises qui font que de plus en plus de malades sont obligés de renoncer au soins dont il ont besoin.

Contrairement à ce qu'espérait sans doute le gouvernement, la mobilisation ne faiblit pas, au contraire. « Aujourd'hui, j'ai reçu 1 300 signatures pour la pétition. Il en vient de toute la France », se félicite Bruno-Pascal Chevalier, devenue la figure emblématique de ce combat. « Les gens commencent à recevoir leurs décomptes de Sécu et se rendent compte de la réalité des franchises », explique-t-il, citant le cas de cette dame qui en est déjà à 47 euros de franchises un mois seulement après leur mise en place. Vendredi après-midi, ce témoignage était partagé par de nombreuses personnes : des médecins, des malades, des personnes âgées. Comme cette représentante d'association de patients atteints de maladie rare. « Le plafond est très vite atteint. Il est déjà injuste d'avoir une maladie lourde, on a fait face au déremboursement de médicaments, les franchises représentent encore une dépense supplémentaire. Derrière ces lois se profile un modèle de société terrifiant. » Cet avis, ils sont des centaines de milliers de malades à le partager.

Alexandra Chaignon

l' Huma du 11 / 02 / 08

mardi 12 février 2008, a 21:20
Fin de grève des salariés grecs d'ACAR ( Saint-Nazaire )
 

 

Grecs-2008-15cf1.jpg

La grève engagée par les travailleurs grecs d'ACAR, sous-traitant de FREESE, arrive à sa fin.

Les salariés ont été régularisés dans l'après-midi de la totalité de leurs salaires (50.000 euros).

L'opération s'est déroulée sous l'égide de la sous-préfecture et en présence des salariés, la CGT et un représentant du donneur d'ordre, FREESE, entreprise de 1er rang et sous-traitante à son tour d'AKER YARDS.

Le départ pour la Grèce est prévu pour demain matin à la demande des travailleurs. Les 15 salariés grévistes ont reçu de FREESE leur billet d'avion et seront transportés jusqu'à l'aéroport.

L'USM-CGT se félicite de cette nouvelle victoire.

L'action et la solidarité des travailleurs ont mis une nouvelle fois en échec la politique de sous-traitance sauvage et dumping social engagée par la direction d'AKER YARDS.

puce.gifhttp://www.usm.cgt.fr/

De : Saint-Nazaire
mardi 12 février 2008

cite BELLACIAO

mardi 12 février 2008, a 04:55
France : le difficile accès à l' IVG .
 

Les associations dénoncent une situation où l'interruption volontaire de grossesse relève encore « moins du droit que de la tolérance ».

Pour le Planning, associé à l'ANCIC (centres d'IVG et contraception) et à la CADAC (associations pour le droit à la contraception et à l'avortement), l'avortement relève, aujourd'hui encore, « moins du droit que de la tolérance » : « Les lois ne sont pas correctement appliquées et les libertés que l'on croyait hier acquises sont de moins en moins reconnues », « les obstacles se multiplient ».

Plus de trente ans après sa légalisation, l'accès à l'IVG reste difficile. Refus de prise en charge, délais importants, invocation de la clause de conscience et diminution du nombre de centres dédiés à l'IVG forcent les femmes à livrer une véritable course contre la montre pour rester dans les délais légaux de douze semaines. Selon une estimation du Planning, entre 3 000 et 5 000 Françaises sont contraintes chaque année d'aller avorter à l'étranger.

La situation est inégale selon les régions : l'Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur et les DOM-TOM connaissent les plus grandes difficultés. Au niveau national, une enquête, réalisée entre janvier et avril 2005 pour la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins, a constaté 47 % de refus de prise en charge (deux fois plus importants dans le privé que dans le public), à l'issue d'un appel téléphonique. Les raisons avancées sont diverses : pas de rendez-vous disponible, absence de prise en charge des IVG de plus de dix semaines, refus car la femme n'habite pas à proximité, clause de conscience. Dans 94 % des établissements, l'IVG est pratiquée en fonction des plages horaires libérées par les autres activités. Lorsqu'une date d'intervention est donnée, elle est fixée, dans 25 % des cas, deux à trois semaines après l'appel. Trop souvent, un passage à l'échographie est exigé avant le premier rendez-vous : un choc psychologique difficile à surmonter.

L'espoir repose sur l'ouverture prochaine de la pratique de l'IVG médicamenteuse aux centres de planification. Espoir encore fragile : en novembre dernier, au Sénat, une offensive était menée contre cette « banalisation » de l'IVG. Le droit à l'IVG est toujours un combat.

D. S.

l' Huma du 09 / 02 / 08

mardi 12 février 2008, a 04:46
Avortement.Repères
 

- Depuis la loi du 4 juillet 2001, le délai maximum pour pratiquer une interruption volontaire de grossesse est

de douze semaines.

- Quelque 210 664 IVG ont été pratiquées en 2004, dont 11 500 concernaient des mineures.

- Le nombre d'IVG pour 1 000 femmes âgées de 15

à 49 ans a été de 14,3 en 2002, contre 14 en 1990.

Le taux d'IVG pour les femmes âgées de 20 à 24 ans a été de 27,4 pour 1 000. Chez celles de 40 à 44 ans, le taux

est de 5,6 pour 1 000.

- Chez les jeunes filles mineures, la vente de médicaments indiqués pour la contraception d'urgence s'est accrue d'un tiers entre 2000 et 2003.

- Deux IVG sur trois ont toujours lieu à l'hôpital public,

et 42 % des IVG se font désormais par voie médicamenteuse.

l' Huma du 09 / 02 / 08

mardi 12 février 2008, a 04:36
Le droit d'avorter toujours en péril .
 

IVG . Un arrêt de la Cour de cassation reconnaît le droit à l'état civil des embryons et foetus morts en fausse couche. L'inquiétude grandit chez les défenseurs du droit aux femmes à disposer de leur corps.

« Nous assistons depuis des années, et particulièrement ces dernières semaines, à l'offensive des groupes anti-avortement, des militants pour la sacralisation de la vie, des intégrismes religieux. La remise en cause de la pratique de l'IVG en Espagne, de la légalisation en Lituanie et en Italie, la demande de Guliano Ferrrara d'un moratoire sur l'avortement dans le monde entier appuyé par le Vatican, et cet arrêt français de la Cour de cassation confirment nos inquiétudes sur le renforcement du front contre le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps. »

une Brèche ouverte pour les fondamentalistes

Ces quelques lignes émanent du Planning familial, en réaction à l'autorisation, par la Cour de cassation, de donner un état civil à des foetus, voire à des embryons, morts avant l'accouchement, quel que soit leur degré de développement. Personne ne songe à mettre en doute la douleur de couples pour qui cet enfant en devenir était une réalisation, un accomplissement brutalement interrompu, dans lequel il avait investi ses espoirs.

« Le travail de deuil est indispensable », explique Laurence Roussel, militante au Planning de Nantes, mais « il serait beaucoup plus souhaitable d'envisager un véritable accompagnement de ces couples, que de se limiter à formaliser la reconnaissance de cette souffrance par un nom dans l'état civil. La question n'est pas de savoir à quelle date un embryon devient un foetus viable, mais de savoir dans quelles conditions cet enfant à venir est pris en charge par ses parents ».

On ne peut pas mettre dans la même logique un projet parental et l'avenir d'une adolescente ou d'une femme qui refusent d'assumer une grossesse et la venue d'un enfant non désiré. Et c'est là où blesse cet arrêt de la Cour de cassation qui permet, aujourd'hui, aux fondamentalistes anti-avortement de trouver une brèche où s'engouffrer. D'autant qu'en France, les difficultés d'accès à l'IVG perdurent. « La loi n'est pas respectée, remarque Laurence Roussel. Les jeunes mineures, qui sont les plus vulnérables, devraient pouvoir y accéder avec l'accompagnement d'un adulte mais sans autorisation parentale, or là aussi, certaines structures exigent l'autorisation parentale… Nous avons fait une campagne en Île-de-France sur le droit à la contraception et à l'avortement (lire ci-contre), et nous avons dû faire face à une saturation des lignes dédiées à cette campagne de la part des anti-avortement.

Ils ont bloqué les standards, ils ont dégradé nos locaux, des élus ont été harcelés. Il y a un renforcement de cette tendance, qui se sent plus libre d'intervenir. Ils ont les coudées plus franches, grâce à la composition du gouvernement. Christine Boutin ne s'est pas exprimée sur ces questions, mais elle est très connue pour ses positions anti-avortement. Cela donne à ces mouvements une légitimité inconsciente. Et plus cette légitimité progresse, plus celle du droit des femmes régresse. Tout cela crée un climat de culpabilisation que nous ne ressentions pas auparavant. C'est un droit relativement fragile. D'autant que les jeunes ne pensent pas à le défendre, car il fait partie de leur héritage, c'est un droit acquis. »

la remise en cause de la limite fixée par l'OMS pose problème

Un droit fragile, c'est aussi l'analyse de Geneviève Fraysse, ex-députée européenne : « Je suis inquiète. Chaque fois que les anti-avortement peuvent trouver une brèche, ils s'y engouffrent. J'entends bien la volonté des parents, mais la remise en cause de la limite fixée par l'OMS pose problème : quand un embryon devient-il un foetus ? Les anti-avortement peuvent être ravis s'il suffit de deux cellules pour constituer un être humain.

Il nous faut de la loi sur cette question. L'OMS avait pris une sage mesure. Maintenant, en France, il faut une règle. Il faut être vigilant. Et ne pas oublier que tous les lobbies anti-avortement saisissent toutes les possibilités pour s'introduire dans n'importe quel débat… Ils l'ont fait au Parlement européen sur les cellules souches, alors pourquoi pas aujourd'hui sur cette question. »

Émilie Rive

l' Huma du 09 / 02 / 08

lundi 11 février 2008, a 04:47
Chavez menace de couper les ventes de pétrole aux Etats-Unis .
 

dimanche 10 février 2008 (22h50) :

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Chavez menace de couper les ventes de pétrole aux Etats-Unis

Source : Boursorama

http://www.boursorama.com/internati...



De : NaOH
dimanche 10 février 2008

cite BELLACIAO

dimanche 10 février 2008, a 22:05
Aparté sur les fonds dit " souverains "... ( LA LOUVE )
 

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Même les plus éminents sociologues peuvent écrire des sottises, notamment quand ils s'avancent sur des terrains qui ne sont pas les leurs (le problème de certains sociologues étant qu'ils prennent souvent la partie pour le tout et passent de l'utilisation d'une discipline comme élément d'analyse d'une société, à l'analyse de la discipline en soi sans en avoir nécessairement les compétences…)…Bref.

J'ai lu récemment sous la plume de l'un d'eux (je ne sais plus trop lequel)que les fonds dits souverains, qui fonctionneraient moins vite (qu'est ce que cela signifie?) et de façon un peu moins usuraire (!), seraient moins dangereux que les “fonds spéculatifs”.

Qu'ils n'exigeaient pas, a priori, la mise au chômage de salariés pour faire monter les actions,voire,qu'ils seraient un peu “facteur d'équilibre” ou quelque chose de ce style…donc qu'ils étaient moins nocifs que les fonds “spéculatifs” (hedge funds).

C'est appliquer une analyse micro économique à un problème macro économique,et c'est donc un raisonnement faussé, car le danger des fonds dits souverains (qu'on aurait plutôt du traduire par “fonds de richesses assurant la souveraineté”) est tout à fait autre et n'empêche nullement l'activité des fonds “spéculatifs”.

En outre, les instruments responsables des ravages que commettent les “hedge funds” (à savoir l'OPA notamment) sont tout à fait à la portée des fonds “souverains” et rien ne les empêche priori de se comporter comme des fonds prédateurs d'entreprises.

Il n'y a en effet aucune “figure pure” dans le monde de la finance et des affaires, où le métissage des solutions et des structures, afin d'optimiser le profit et le contrôle (autre objectif non avouable du capitalisme financier), est au contraire de rigueur.

Les personnes qui construisent des produits financiers, des montages juridiques etc… dans ce domaine sont souvent d'ailleurs des personnes à l'imagination débridée et totalement non-conventionnelles (malgré les apparences) même si elles doivent être capitalistes.

Les fonds “souverains” donc, (”in english”, dans le texte, ce qui donne toute sa REALITE au concept: “Sovereign-wealth fund” )sont des fonds d'investissement contrôlés par un Etat, le plus souvent alimentés par des recettes provenant de revenus de matières premières (pétrole, …), investis dans une logique normalement financière, à fin de procurer des ressources à cet Etat une fois que la matière première en question aura été épuisée.

Le caractère opaque de certains de ces fonds fait parfois craindre qu'ils n'aient pas des objectifs purement financiers mais qu'ils soient le bras armé d'Etats souvent peu démocratiques pour contrôler directement ou indirectement des entreprises du monde occidental.

On peut ainsi citer Temasek de Singapour (second plus gros actionnaire de Bank of China…)noté AAA/Aaa (Moody's , Standards & Poor's), ou Adia (Abu-Dhabi Investment Autority).

Ou le premier fonds souverain créé: le fonds du Koweït en 1953, suivi en 1956 du Kiribati Revenue Equalisation Reserve Fund créé en 1956 et qui gère aujourd'hui 520 millions $, soit 9 fois le PIB de l'archipel.

Ils tirent leurs ressources des réserves des banques centrales (Chine), des réserves pour les retraites (Norvège) ou des fonds tirés de l'exploitation de matières premières (Norvège, Russie, Qatar) par exemple. Les fonds alimentés par le pétrole représentent deux tiers des montants gérés par ces fonds.

Ils gèrent un volume d'actifs estimé entre 2 200 millards $ selon Standard Chartered et 2 500 milliards $ (2007), d'après la banque Morgan Stanley. En octobre 2007 ils représentaient environ 1,3 % du total du marché des actions, obligations et dépôts bancaires, soit deux fois plus que les fonds gérés par les hedge funds ou le capital-investissement. Selon Morgan Stanley ils pourraient atteindre 12 000 milliards en 2015, tandis que Steffen Kern de Deutsche Bank estime qu'ils pourraient gérer 5 000 milliards en 2012.

Ils ont joué en 2007-2008 un grand rôle dans le secteur financier international, en refinançant plusieurs banques de premier plan affaiblies par la crise des subprimes. Government of Singapore Investment Corporation a participé à un apport de 12 milliards $ à UBS en décembre 2007 et, au même moment, China Investment Corporation a pris 9,9% du capital de Morgan Stanley. Avant la crise, le même fonds avait déjà pris une part de 3 milliards $ dans Blackstone, un fond de LBO.

Les différents fonds utilisent des méthodes d'investissement variables ; Certains refusent de prendre des parts importantes du capital des entreprises étrangères comme le fonds norvégien.

A l'inverse d'autres sont plus activistes et recherchent surtout des parts importantes comme le fonds de Singapour ou les fonds chinois qui ont envisagé de prendre des parts dans Bear Stearns.

La Chine a ainsi surpris tout le monde au mois de mai en mettant 3 milliards sur la table de Blackstone juste avant l'introduction en bourse de ce dernier.

Plus préoccupant, les fonds souverains se mettent à lancer des OPA. C'est ainsi que le fonds qatari Delta Two a offert cet été de racheter le distributeur britannique Sainsbury pour un peu plus de 15 milliards d'euros.

Les degrés de transparence sont également eux aussi très variables, la transparence du fonds Norvégien ou de Temasek Holdings à Singapour tranchant ainsi avec l'opacité de la gestion de la China Investment Corporation.

D'une certaine manière, la Caisse des Dépôts et des Consignations qui gère environ 120 miliards d'euros pourrait être vue comme un petit fond “souverain”.

On voit bien cependant où se situe le problème avec ce type de fond, dangereux pour de toutes autres raisons que les sulfureux “hedge funds” ou “vulture funds” (fonds “vautours qui rachètent la dette d'entreprise en difficulté ou souscrit à des augmentations de capital pour en prendre le contrôle profitant de prix très bas des titres et qui interviennent désormais dans les très médiatisés “LBO”, remplaçant ainsi les LBO funds.)

Le problème est donc bien la menace que représentent ces fonds pour la souveraineté d'une nation, d'un pays, et on ne peut pas placer ce débat au même niveau que celui des fonds qui sont chargés de LBO somme toute situés à un niveau inférieur de l'économie.

Ce sont les motivations politiques ou géopolitiques sous-jacentes dans un certain nombre de cas de ces “fonds souverains” qui posent de réels problèmes. Là les états entre eux, même les plus capitalistes (surtout les plus capitalistes) deviennent des ennemis féroces les uns des autres.

Le rachat de 5 % du groupe d'aéronautique et de défense EADS par la banque publique russe VTB en a été une illustration.

Ou encore, lorsque, début de 2006, Dubaï Ports World (DPW)a eu l'occasion de racheter la compagnie maritime britannique P & O et de mettre la main sur les ports américains de New York, Philadelphie, Baltimore, La Nouvelle-Orléans, Miami et Newark.

Ce que l'on peut conclure donc c'est que ces deux types de fonds peuvent tout à fait permettre de prendre “en tenaille” l'économie d'un pays.

Le monde de la finance n'étant pas le dernier à avoir le sens de l'humour, on assiste à de “drôles” de choses quand, par exemple, ces fonds “de souveraineté” injectent des millions de dollars dans des banques qui vont éventuellement contribuer à les noter ou distribuer leurs produits dérivés (comme Morgan Stanley par exemple, qui s'est fait réinjecter 5 milliards de $ fin décembre 2007 lors de la première vague de la crise des subprimes, par China Investment Corp…).

Il reste qu'un pays comme la France est “en position de relative faiblesse” face à de tels mastodontes. Le sénateur Jean Arthuis voit à cela deux raisons : d'une part notre balance commerciale, dont le déséquilibre entraîne un fort besoin en investissements étrangers, d'autre part l'opacité des fonds souverains, qui interdit de connaître l'ampleur exacte de leurs diverses participations dans l'économie française. “Une fraction significative des sociétés du CAC 40 est détenue par ces fonds”… nul n'en sait davantage.

Voilà c'est la fin de la leçon de vulgarisation du jour;-

Sources : Les Echos, La Tribune, Le Monde, Le Figaro, Vernimmen corporate finance,Wikipedia, blog de la finance, rapports du Sénat…

Le blog de LA LOUVE

dimanche 10 février 2008, a 08:14
La Cour suprême espagnole ne suspendra pas EHAK dans les institutions .
 

Le Parti Communiste des terres basques (EHAK) ne sera pas suspendu des institutions du Pays Basque espagnol

La Cour suprême espagnole ne suspendra pas EHAK dans les institutions

 

La salle 61 de la Cour Suprême a rejeté la suspension des activités du Parti communiste des terres basques (EHAK) au sein des institutions. Cependant les subventions publiques seront suspendues le temps d'enquêter sur des lien présumé avec l'ETA-Batasuna.

Ainsi, les magistrats de la salle 61 ont rejeté la majeure partie des mesures préventives demandées par le Parquet et le procureur général et seulement. ANV (nationaliste) sera interdit d'élection. Les mesures préventives revendiquées par la Parquet et les services juridiques de l'Etat étaient, outre la suspension de de activité en tant que parti politique, de geler les comptes bancaires, l'activité financière, de supprimer toutes subventions publiques et de fermer les bureaux et sièges.

En 2005 le PCTV recueillait 12,44% des voix et 9 députés régionaux sur 75. Ce fut la surprise de ce scrutin . Depuis 2005 PSOE (socialiste) et PP (droite) cherchent a interdire le PCTV-EHAK.

Nicolas Maury

samedi 09 février 2008, a 09:18
Dauphine veut faire casquer les étudiants .
 

Supérieur . L'université Paris-IX envisage d'augmenter les frais d'inscription, contredisant ainsi la promesse de Valérie Pécresse.

C'est le genre d'épine qu'un gouvernement en quête de crédibilité n'aime pas avoir dans le pied. L'université Paris-IX Dauphine, du moins son président, envisage d'augmenter les droits d'inscription demandés aux étudiants. Ce n'est pas un voeu, comme en a maintes fois formulé la conférence des présidents d'universités (CPU). C'est un projet, écrit et présenté au conseil d'administration (CA) de la fac.

Le document (1) prévoit de faire participer les étudiants au financement de « 10 % du budget total réel de Dauphine ». Certes, la contribution financière de l'État resterait la principale source de revenus, valant pour 85 % du budget. « Mais avec l'autonomie de gestion (que renforce la loi sur les libertés et responsabilités des universités (LRU) - NDLR), le développement de l'université reposera sur sa capacité à lever des fonds complémentaires auprès des entreprises (…) et des étudiants. »

Et de plaider pour une augmentation des frais d'inscription, différenciés selon les revenus des familles et les diplômes préparés. En licence (L1, L2, L3), ils s'échelonneraient de 0 euro à 1 650 euros. En première année de mastère (M1), ils pourraient monter à 1 850 euros, et jusqu'à 3 000 euros en seconde année (M2). Le premier palier s'élèverait à 550 euros en licence, contre 169 euros aujourd'hui. Il serait établi à 650 euros en M1, contre 200 euros actuellement.

Le hic, pour le gouvernement, c'est que Valérie Pécresse, au moment de faire passer la loi LRU, avait promis que l'autonomie des facs ne déboucherait pas sur une augmentation des droits d'inscription. Forte de cette garantie, l'UNEF, principal syndicat étudiant, ne s'était pas opposée au projet.

OEuvrant a contrario de la promesse ministérielle, le dessein de Laurent Batsh, président de Dauphine, conforte ceux qui la dénonçaient comme factice et craignaient qu'elle soit vite démentie. Le président n'ignorait sans doute pas l'hiatus, et avait donné pour consigne au CA de ne pas révéler le document, lequel a finalement filtré dans la fac, puis dans la presse.

Hier, Laurent Batsh était convoqué au ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur. Simple discussion ou remontage de bretelles ? Selon les services de l'université, le rendez-vous a, de toute façon, été reporté à une date ultérieure.

À Dauphine, les opposants au projet se manifestent aujourd'hui ouvertement. « Il ouvre une brèche dans le principe de gratuité de l'université », résume Clément Mouhot, chargé de recherche. Exit le service public d'enseignement supérieur. La différenciation des frais en fonction du revenu n'est pas un argument, note-t-il, quand la ponction serait loin de ne concerner que les plus riches. « Un couple en charge d'un enfant et gagnant 33 000 euros net par an, soit 1 375 euros net par mois par adulte, serait assujetti au premier palier de paiement. » Le dernier échelon (1 650 euros) serait applicable à un couple en charge d'un enfant percevant plus de 53 460 euros net à l'année, soit 2 200 euros net par personne et par mois.

Les transformations nécessaires à l'application du projet, enfin, posent question. Fixés par décret, les frais d'inscription sont actuellement les mêmes dans toutes les facs. Pour échapper à cette règle, Dauphine dispose de deux solutions. Soit ne dispenser que des diplômes universitaires et non plus nationaux. Elle risque, dès lors, de perdre ses dotations publiques. Soit faire cohabiter diplômes nationaux et diplômes universitaires, en proposant des compléments de formation aux étudiants et en leur facturant cette plus-value. Un système qui, de fait, instaurerait une différenciation de l'offre d'enseignement en fonction des moyens de chacun. Et inaugurerait l'ère des universités à vitesses multiples.

(1) http://dauphinepourtous.free.fr

Marie-Noëlle Bertrand

L'Huma du 08 / 02 / 08

samedi 09 février 2008, a 08:21
UN LIEN...FORT !
 

Cheminot.jpgVous trouverez, sur la colonne de droite de ce blog, un nouveau lien : celui du personnel de la gare de Rognac. Ce n'est pas un hasard. La campagne des élections municipales n'est pas terminée, et pourtant, beaucoup de contre-vérités ont été publiées. Un peu de sérieux et d'honnêteté ne feraient pas de mal ! Nos concurrents déclarent vouloir défendre, promouvoir les Services publics que sont La Poste et la gare de Rognac. Belles déclarations d'intention, qui ne résistent malheureusement pas aux faits.

Les cheminots, par exemple, viennent de subir une restructuration qui fait perdre 22 postes de travail à Rognac.

  • Qu'ont fait le Maire et sa majorité municipale ? Rien, comme d'habitude, il a laissé faire…
  • Qu'a fait la candidate UMP, qui dit, elle aussi, soutenir les Services Publics, et qui dans le même temps soutient et représente la politique économique « libérale » du gouvernement, notamment, la concurrence libre et non faussée entre les entreprises, les salariés ?
  • Pourtant très prudente sur d'autres sujets (ex : le mot logement social lui fait toujours peur ?), que propose cette autre liste « apolitique » ??? : de transformer le Centre de Tri du fret en un magnifique parking … les cheminots de la gare de Rognac apprécieront que l'on projette d'affaiblir leur outil de travail.
  • NOUS PROPOSONS UNE NOUVELLE DEMARCHE : Administrer et gérer notre commune avec une large participation de la population, et parallèlement être des partenaires exigeants envers les directions d'entreprises, et être, naturellement aux côtés des employés, ainsi que de leurs organisations syndicales représentatives.

La ville de Rognac ne laissera plus faire ! Elle sera résolument aux côtés de ses habitants et aux côtés des salariés. Pour aider à l'amélioration du pouvoir d'achat, de l'activité économique, de l'emploi dans les secteurs public et privé. Vous pouvez compter sur les candidats de la liste « ROGNAC A GAUCHE ».

vendredi 08 février 2008, a 21:01
SENAT : Groupe communiste ( Arcelor Mittal à Gandrange : le scandale d'une décision purement financière .
 

   
 
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Arcelor Mittal à Gandrange : le scandale d'une décision purement financière

Par Evelyne Didier - 07 Février 2008

Monsieur le Président, Monsieur le premier ministre, Mes chers collègues,

Le bassin d'emploi de la Lorraine subit à nouveau des coups très rudes : le site de Gandrange avec 995 emplois directs est menacé, et le groupe Michelin veut fermer son usine de Toul forte de 826 salariés.

Avec l'usine d'Arcelor Mittal, quarante entreprises sous-traitantes sur sites vont être durement touchées, cela représente de 1200 à 1300 personnes si l'on compte les cocontractants et les intérimaires. Ces derniers ayant souvent plusieurs années d'ancienneté, ne sont pas concernés par le plan social.

Face à cette décision purement financière et non industrielle comme le confiait l'un des patrons européens du groupe aux syndicats, le Président de la République et le gouvernement entretiennent un trouble inacceptable pour les salariés. Nicolas Sarkozy, lors de sa visite à Gandrange, assurait que « L'Etat est prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires ». S'agit-il, une nouvelle fois, d'un exercice de communication ou d'un véritable engagement ?

Avec les propos récents de Madame Lagarde qui apportent un sérieux bémol à l'engagement présidentiel, on peut légitimement se poser cette question ! La Ministre de l'Economie a déclaré qu'il « était or de question que l'Etat subventionne le sauvetage de l'usine ».

Mais mardi, elle rappelait l'engagement du PDG d'Arcelor Mittal d'attendre début avril un contre projet de l'intersyndicale. Pourtant la direction du site a annoncé la remise du rapport d'expertise le 3 mars lors d'un CE extraordinaire. Quand allez-vous enfin nous dire la vérité ?

Mr. le Ministre, l'Etat peut-il intervenir dans une entreprise rattachée à un grand groupe international qui réalise 8 milliards de bénéfices en 2007 ? Le Président de la République citait le cas d'Alstom. Mais nous ne sommes pas dans la même situation. L'Etat n'est pas actionnaire de cette entreprise ! Comment donc convaincre Arcelor Mittal, unique propriétaire ? Le Président de la République pourra-t-il tenir ses promesses ?

Et si je peux me le permettre, M. le Ministre, par respect pour les salariés qui nous écoutent, pourriez-vous, dans votre réponse, éviter les phrases du style « nous serons extrêmement attentifs » parce que voyez-vous ce langage là ne passe plus en lorraine !

vendredi 08 février 2008, a 18:56
Marie-George BUFFET ( vidéos ) Canal + France 2 / du 7 et 8 / 02 / 08
 

Vidéo

vendredi 08 février 2008, a 18:37
Sarkozy / plan banlieue : Le plan baudruche .
 

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Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 8 février

Annoncé au son des trompettes, objet de polémique entre Fadela Amara et Christine Boutin, Nicolas Sarkozy a finalement annoncé ce matin quelques mesures qui brillent par l'absence totale de financement.

On ne sait pas si la réforme de la répartition des dotations aux collectivités sera autre chose que le fait de déshabiller Pierre pour habiller Paul. On ignore le nombre d'enfants visés par les pompeusement nommés « internat d'excellence ». On ne sait rien des conditions de généralisation des écoles de la deuxième chance. Et enfin, aucune indication précise n'a été donnée sur le contrat d'autonomie.

Une chose est sûre, les banlieues n'ont vraiment plus rien à attendre des promesses de Nicolas Sarkozy. Rarement une montagne aura accouché d'une aussi petite souris.

Parti communiste français

Paris, le 8 février 2008

vendredi 08 février 2008, a 18:20
Déclaration du Conseil National du P.C.F à propros des élections municipales et cantonales .
 

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Par : Conseil national
Mis en ligne : 8 février

Dans un mois auront lieu les premiers tours des élections municipales et cantonales. Un mois pendant lequel les communistes vont continuer à être présents sur les marchés, au porte à porte, à mener campagne sur les lieux de travail, multiplier les initiatives pour convaincre qu'avec ces élections et malgré la politique du gouvernement, c'est la vie quotidienne de chacun et de chacune qui peut s'améliorer. Le journal l'Humanité représente dans cette bataille un atout irremplaçable.

Dans chaque ville, dans chaque canton, les élu-e-s et les candidat-e-s présenté-e-s et soutenu-e-s par le PCF sont à l'offensive. A l'offensive pour gagner un maximum d'espaces de résistance à la droite. A l'offensive pour conquérir, partout en France, de nouveaux élus et la direction de nouvelles collectivités. A l'offensive en construisant leur campagne comme ils construiront leur gestion : sur la participation démocratique de chaque citoyenne et citoyen.

A l'offensive tout simplement pour disposer demain des moyens politiques et financiers pour mener des politiques solidaires et moderne, dynamiques et sociales, écologiques et féministes, pour contribuer à promouvoir tant les droits de chacun, de chacune que leur réussite et leur épanouissement personnels et pour se donner des points d'appui aux luttes.

Toutes nos propositions en matière de logement, d'emploi, de développement des services publics, de promotion de la vie associative, culturelle et sportive, de soutien à la réussite de la jeunesse, sont traversées par ces valeurs. Avec elles nous avons à coeur de tisser ces liens qui font le vivre ensemble et la qualité de vie partout en France.

Ces ambitions ne pourront se concrétiser sans la constitution de larges dynamiques de rassemblement à gauche. C'est pourquoi les communistes n'ont pas ménagé leurs efforts pour que l'union à gauche prévale dans un maximum de localités. Très majoritairement cet objectif a été atteint. Jusqu'au dépôt des listes, les communistes seront mobilisés pour favoriser les rassemblements les plus efficaces à gauche sur la base de projets locaux progressistes, construits avec les populations et utiles au plus grand nombre.

Et au-delà de tous les progrès que peut apporter un maire ou un président de Conseil général, des majorités municipales ou départementales de gauche, des points d'appui pour l'action que peuvent être des élus locaux communistes, ces élections sont aussi l'occasion de sanctionner la politique de la droite.

Depuis bientôt un an, le gouvernement ne cesse d'attaquer les droits humains et sociaux pour soutenir les exigences du MEDEF et de la haute finance. Et le résultat est là : notre économie est menacée par la crise du système financier. Et la vie est toujours plus dure du fait des pressions continues sur les salaires , le pouvoir d'achat et le temps de travail, des remises en cause des droits du travail, à la santé et à la retraite, des cadeaux fiscaux qui fragilisent l'école et les services publics, des attaques contre la laïcité, les droits des femmes…

Et c'est bien parce que l'urgence est de battre la droite , ses idées et de construire une alternative à gauche que le Conseil national dénonce les manoeuvres d'élus socialistes qui, imaginant leur salut du côté du Modem, contribuent à la dilution des valeurs et des convictions propres à la gauche. Il encourage les communistes confrontés à ces situations à continuer à se battre pour assurer la réaffirmation claire et la visibilité, dans leur localité, des idéaux qui sont les nôtres et ceux de tous les progressistes.

Aussi, le Conseil national invite les adhérent-e-s, les progressistes dans les villages, les villes, les quartiers et les entreprises, à déployer cette bataille électorale avec enthousiasme et créativité : ensemble, nous pouvons créer les conditions d'une large victoire de la gauche et plus particulièrement des candidats et candidates soutenu-e-s et présenté-e-s par notre parti.

Vendredi 8 février 2008


Cette résolution a été adoptée par 73 voix POUR (87,9%), 10 voix CONTRE (12,1%) et 5 abstentions.

cite PCF

vendredi 08 février 2008, a 18:03
Où va mener la crise dite des ( subprime ) ?
 

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Par : Collectif riposte
Mis en ligne : 8 février

La violence du krach boursier met en évidence les périls auxquels près de trente ans de dictature de la finance exposent la planète.

Où va mener la crise dite des « subprime » ? Pour répondre à cette question, on peut se placer à trois horizons différents.

Premier horizon : la crise des crédits immobiliers américains n'est pas finie et ses conséquences sur le système bancaire vont continuer de se faire sentir dans les mois qui viennent. Des centaines de milliers de ménages américains ont été expropriés, des millions d'autres vont l'être dans les deux ans qui viennent. Les prix du m² continuent de baisser dans plusieurs grandes villes américaines. Après les pertes énormes confessées par les toutes premières banques internationales comme Citigroup ou Merrill Lynch, la confiance n'est pas rétablie sur le marché monétaire malgré les efforts répétés et coordonnés des banques centrales. Ne sachant pas si d'autres pertes dissimulées dans les bilans ne vont pas provoquer de nouvelles faillites comme celle de la banque Northern Rock aux États-Unis, les banques hésitent à se prêter entre elles. Même si aucun nouvel événement fâcheux ne se produit, le système financier mondial va rester dans une zone de danger pour l'année qui vient.

Deuxième horizon : cette crise bancaire va-t-elle se transmettre à l'économie « réelle » - la production de biens et de services, l'emploi – et se transformer en récession économique, avec baisse de l'activité et explosion du chômage ? De plus en plus d'analystes le craignent. La chute des actions des banques va les rendre encore plus timorées lorsqu'il s'agira de financer les entreprises.

A coup sûr, l'économie américaine subit un fort ralentissement. Les derniers chiffres du chômage aux États-Unis ne sont pas bons. Pour l'immédiat, deux éléments conduisent à atténuer les craintes :

- le gouvernement et la banque centrale américaine sont bien décidés à user de tous les moyens pour empêcher une récession pendant cette année électorale. Le président de la Réserve fédérale l'a bien indiqué en soutenant le plan de relance annoncé par George Bush et en continuant de faire comprendre qu'il continuera à assouplir sa politique monétaire en tant que de besoin. Si ces gestes ne suffisent pas, il est clair qu'ils sont prêts à aller plus loin pour soutenir, dans la mesure de leurs moyens, la conjoncture économique. Au surplus, le « dollar faible » permet aux Etats-Unis d'exporter leurs risques de récession – vers la zone euro, par exemple, où les effets du choc immobilier sont indirects et pour l'instant plus modérés ;

- les profits des entreprises non financières sont élevés : le cycle économique lancé après le krach de la « nouvelle économie » en 2000-2001 n'est pas terminé. La vigoureuse expansion des « pays émergents » (Chine, Inde, Brésil, Russie…) soutient encore pour quelque temps l'activité mondiale.

C'est quand ce cycle économique arrivera à son terme – on peut supposer que cela pourrait se passer aux alentours de 2010-2012 - qu'il faudra vraiment s'inquiéter : alors, les chocs financiers viendront frapper des économies rendues fragiles par une suraccumulation de capital matériel. En effet, derrière l'exubérance des marchés financiers et les dangers qu'elle comporte, ce sont des contradictions économiques, sociales et politiques très profondes qui sont à l'oeuvre.

Troisième horizon : la maturation d'une exigence de transformations structurelles. La crise financière en cours montre les limites d'un mode de régulation de la société mis en place au tournant des années 80. La prise de pouvoir par les marchés financiers, associée à un développement des nouvelles technologies (en matière, particulièrement, de traitement et de circulation de l'information), a permis à cette époque un redressement de la rentabilité des grands groupes. Mais ce résultat a été obtenu par une pression sur les salaires qui affaiblit la demande et réduit les débouchés de la production ; par une précarisation générale de l'emploi alors que l'efficacité économique, dans la révolution informationnelle, exigerait au contraire sa sécurisation ; par l'insuffisance des dépenses de formation ; par un gaspillage des ressources naturelles ; et par une inflation gigantesque des prix des titres financiers. Périodiquement, cette inflation se traduit par des « bulles spéculatives » dont l'éclatement provoque des crises : en 1987 sur le marché des actions ; en 1997-1998 lors de la « crise asiatique » puis avec la chute du fonds spéculatif LTCM ; en 2000 avec le krach de la « nouvelle économie » ; et maintenant avec la crise des prêts immobiliers.

A chaque fois, les politiques économiques, et surtout l'intervention des banques centrales à la rescousse des marchés ont permis une relance de l'accumulation du capital, jusqu'à la crise suivante. En d'autres termes, les banques centrales ont incité les banques à prêter toujours plus aux spéculateurs, nourrissant, de « bulle » en « bulle », l'inflation financière et immobilière, au lieu de stimuler les investissements créateurs d'emplois et favorables à l'élévation du potentiel de création de valeur ajoutée dans l'économie mondiale.

Mais nous nous trouvons aujourd'hui dans une conjonction d'événements qui incitent à penser que ce scénario ne pourra pas se répéter indéfiniment :

- l'action des banques centrales devient de plus en plus difficile et contradictoire. Les autorités monétaires sont conscientes que l'inondation de liquidités qui prévaut aujourd'hui dans l'économie mondiale est dangereuse et économiquement inefficace. Elles aimeraient freiner l'inflation financière. Mais quand elles tentent de le faire, elles provoquent des crises. Ainsi, c'est l'intention affichée par la Réserve fédérale de ne pas assouplir sa politique monétaire (et le durcissement annoncé par la BCE) qui ont déclenché, au mois d'août dernier, la crise dite des « subprime ». Les banques centrales ont alors été contraintes de renverser leur politique. Elles sont donc confrontées à un dilemme de plus en plus difficile à résoudre : baisser les taux d'intérêt, c'est encourager l'« exubérance irrationnelle » des marchés ; les remonter, c'est risquer de tuer la croissance. D'où l'actualité accrue des propositions, formulées par le Parti communiste et une partie du mouvement syndical, en faveur d'une politique monétaire sélective, pénalisant les opérations financières et encourageant la sécurisation de l'emploi et de la formation ;

- les déséquilibres commerciaux et financiers internationaux semblent incontrôlables. Le déficit de la balance des paiements américaine met la principale puissance mondiale dans la dépendance de ses créanciers, y compris lorsque ceuxci sont des banques centrales asiatiques ou ces « fonds souverains » qui inquiètent tant les multinationales occidentales ;

- la régulation de ces déséquilibres internationaux semble de plus en plus problématique. Les grandes puissances monétaires – États-Unis, zone euro, Chine, Japon – peinent à coopérer pour maîtriser l'évolution des taux de change. L'institution en principe chargée de cette régulation à l'échelle mondiale – le FMI – est en crise de financement, de légitimité, d'efficacité. A sa façon, l'irruption des « fonds souverains » exprime la crise d'un système monétaire international fondé sur la monnaie d'une puissance dominante. Elle renvoie, par contraste, à la portée qu'aurait une coopération entre l'Union européenne et les pays « émergents » et en voie de développement pour construire un autre ordre monétaire international, qui pourrait s'organiser autour d'une monnaie commune mondiale émise par un FMI profondément transformé, où tous les peuples auraient voix au chapitre. À sa façon, pervertie par leur obéissance à la loi des marchés financiers et par l'absence de maîtrise par les peuples des relations financières internationales, la montée des « fonds souverains » révèle qu'il y a là une question importante pour l'avenir ;

- de plus en plus de signes laissent penser qu'une économie dominée par les multinationales et les marchés financiers n'est pas en état de répondre aux défis des grandes révolutions qui bouleversent notre civilisation : révolution démographique se traduisant par la maîtrise de la natalité et par l'allongement de la vie ; révolution écologique par laquelle émerge une conscience universelle de notre responsabilité envers ces « biens communs de l'humanité » que sont l'accès aux ressources naturelles, la santé, la sécurité ; révolution informationnelle avec la montée d'une « nouvelle économie » fondée sur le partage des informations plutôt que sur l'accaparement des richesses ; révolution monétaire depuis que la régulation de l'économie mondiale est déconnectée de toute référence à une définition des monnaies en or.

Tous ces éléments contribuent à suggérer que les réponses aux difficultés économiques présentes vont de plus en plus être recherchées dans une rupture avec les politiques néolibérales menées depuis une trentaine d'années. Cette recherche peut déboucher sur le pire, si les exigences de rentabilité des multinationales et des portefeuilles financiers continuent de l'emporter. Elle peut aussi déboucher sur un véritable changement de civilisation, comme cela s'est produit en quelques occasions dans l'histoire de l'humanité.

Il s'agirait d'abord de réprimer l'inflation financière en stimulant, du même mouvement, une relance de l'activité fondée sur la sécurisation de l'emploi et de la formation à l'échelle du monde entier, et sur un développement tout à fait nouveau des services publics.

Il s'agirait donc, depuis les entreprises et les régions jusqu'à l'échelle du monde, en passant par les niveaux national et européen, de conquérir de nouveaux pouvoirs démocratiques afin de maîtriser les moyens (financiers, juridiques, politiques…) d'atteindre des objectifs sociaux répondant aux exigences du développement de tous les êtres humains, telles qu'elles se manifestent au stade actuel de développement de la civilisation.

C'est dire qu'au-delà des dangers immédiats de la situation économique la question d'une transformation radicale de notre société est posée..

cite PCF

vendredi 08 février 2008, a 07:52
Nous voulons une assemblée constituante européenne .
 


Parce que seul le peuple peut décider la loi sous laquelle il veut vivre, qu'elle soit nationale ou européenne,

Parce que nous voulons refonder l'Europe sur l'implication populaire, le consentement des citoyens, la satisfaction des intérêts du plus grand nombre,

Parce que le cadre actuel des traités européens, qui sera aggravé si le traité de Lisbonne est adopté, contredit nos exigences de progrès social et démocratique,

Parce que nous pensons qu'une autre Europe est possible,

L'initiative pour une Constituante européenne est née.

Lancée par Jean-Luc Mélenchon (président de PRS) et Oskar Lafontaine (co-président de Die Linke ), l'initiative pour une Constituante européenne est relayée dans 12 pays par des responsables de divers courants de la gauche européenne.

Retrouvez l'appel sur le site de l'initiative pour une constituante européenne : http://www.constituante-europeenne.eu



De : Christophe
vendredi 8 février 2008
cite BELLACIAO

jeudi 07 février 2008, a 22:04
Autriche : Quand les quarnte heures peuvent devenir soixante !
 

Lutte Ouvrière n°2059 du 18 janvier 2008

Sommaire du n°2059

Dans le monde
Autriche : Quand les quarante heures peuvent devenir soixante !
En Autriche, le 1er janvier a vu l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi concernant la durée du travail. Cette loi est un véritable scandale, mais cela n'a pas empêché l'unique confédération syndicale (ÖGB) de l'avoir préparée avec les chambres patronales, ni le gouvernement de coalition (les socialistes du SPÖ et le parti conservateur ÖVP gouvernent ensemble) dirigé par le social-démocrate Alfred Gusenbauer de l'avoir fait voter en juillet dernier, ni les députés de ce même parti de l'avoir votée sans hésiter.

Il faut dire qu'il est de tradition en Autriche que des dirigeants syndicaux soient également députés, de gauche mais aussi de droite.

Cette loi, en augmentant considérablement la flexibilité, rend possibles des journées de travail aux horaires déments. Elle supprime aussi quasiment la notion d'heures supplémentaires et les majorations de salaire qui vont avec. En plus d'avoir des conséquences catastrophiques sur la santé des travailleurs concernés, elle se traduira donc aussi par des baisses de revenus.

En Autriche, la durée légale du travail est de 40 heures par semaine. Cette durée est maintenue dans la nouvelle loi, mais ce calcul sera désormais établi en moyenne annuelle. Du coup, la loi rend possibles des journées de travail de 12 heures, des semaines de 60 heures, et cela pendant… 24 semaines d'affilée ! En fait, cela concerne particulièrement les travailleurs d'industrie, dont les patrons pourront ainsi faire tourner leurs usines 24 heures sur 24 quand ils le souhaiteront, sans même créer une troisième équipe, mais tout simplement en augmentant la journée de travail de chaque équipe jusqu'à 12 heures par jour !

Il est seulement prévu qu'après 24 semaines à 12 heures par jour cinq jours sur sept, la journée de travail devra redescendre à 10 heures pendant deux semaines avant de pouvoir revenir à 12 heures par jour.

Le ministre chrétien-conservateur de l'Économie et du Travail Martin Bartenstein s'est félicité d'une telle loi. Cela n'a rien d'étonnant de la part d'un homme qui est aussi héritier d'une entreprise pharmaceutique et qui, millionnaire, fait partie des cent personnes les plus riches en Autriche. Quant au président de l'ÖGB, il a parlé d'accord « gagnant-gagnant », expliquant que c'était cela le «  nouveau syndicalisme ».

Cela dit, voter une loi est une chose, l'appliquer en est une autre. Dans ce pays pourtant réputé pour sa « paix sociale » fort profitable aux actionnaires, cette loi est une déclaration de guerre du patronat aux travailleurs. Et il se pourrait bien que ceux-ci répondent comme il se doit à cette menace d'une aggravation considérable de leurs conditions de travail.

Éric TOLIAN

LUTTE OUVRIERE

jeudi 07 février 2008, a 21:44
Un patron voyou et libre .
 

Pillage . Le tribunal de commerce a décidé la cessation d'activité de l'entreprise Brocard et Roux, vidée de ses matières premières par son PDG.

Besançon (Doubs),

correspondance particulière.

En sortant du tribunal de commerce de Besançon, lundi après-midi, les visages des quarante salariés de Brocard et Roux (BRS) montraient toute la consternation et la colère qui les animaient. Après un court délibéré, les juges ont en effet décidé la cessation d'activité de l'entreprise à partir du 29 février prochain. « On a les machines mais plus de matière première pour produire ! Il y a des jugements incompréhensibles. On fait quoi ? l'inventaire de plus rien ? » s'emporte un salarié. Les matières premières et une partie des pièces confectionnées ont été frauduleusement embarquées dans des camions qui ont pris la direction de la Slovaquie, dans la nuit de vendredi à samedi. Un vol qui, visiblement, n'a pas ému les juges, malgré les constatations de la gendarmerie. « C'est proprement scandaleux. On peut, dans ce pays, organiser une délocalisation sauvage, monter des transferts de matières en toute illégalité, et si nous ne nous étions pas aperçus du stratagème en découvrant les camions, laisser quarante salariés, le lundi matin, dans une usine vide ! Et ce personnage peut gentiment sortir d'un tribunal sans sanction. Un gosse qui vole un bonbon dans une boulangerie est puni plus gravement que lui ! » s'emporte Laurent Idelot, le directeur général de Devecey, en apercevant son PDG britannique, Mike Bacon, monter dans une voiture et filer à l'anglaise. Maintenu sous surveillance des salariés dans l'entreprise durant tout le week-end, Bacon a donc quitté libre l'enceinte du palais de justice, les paies de janvier n'ont pas été versées et il y a peu d'espoir de le revoir pour liquider de cette entreprise. Selon Laurent Cornu, le directeur commercial et porte-parole des salariés, la liquidation permet uniquement aux salariés de bénéficier des droits sociaux attachés à cet état. Mais il craint, aujourd'hui, que l'épisode vécu par BRS ne soit préjudiciable à une éventuelle reprise. « Ce qui est grave, c'est qu'il ait emporté dans les camions des pièces qui ont déjà été achetées par nos clients et que nous ne pourrons donc pas leur livrer. Cela entraîne obligatoirement une perte de confiance qu'il sera difficile de retrouver. » À Devecey, il y a donc quarante salariés sur le carreau et, en Slovaquie, un patron voyou, heureux de son mauvais coup, tranquillement installé dans un bureau.

Alain Cwiklinski

l' Huma du 06 / 02 / 08

jeudi 07 février 2008, a 21:13
SôS ! Vincennes toujours plus nombreux .
 

APPEL A MOBILISATION UNITAIRE CENTRE DE RETENTION ADMINISTRATIF : L'ENFERMEMENT CONTINUE

Depuis mi-décembre, la tension monte chaque jour d'un cran au CRA de Vincennes. Grèves de la faim, départs de feux, refus de rentrer dans les chambres, affrontements directs avec la police ou simples papiers collés sur les vêtements. Comme disait Olivier Besancenot sur TF1, les sans-papiers de Vincennes sont en révolte. Nous devons leurs apporter un soutien massif et sans faille jusqu'à la fermeture du centre et leur libération.

Aujourd'hui, l'appel lancé par les sans-papiers retenus a besoin d'une démarche unitaire de tous ceux qui exigent la fermeture immédiate de tous les centres de rétention administrative. Autonomes, libertaires, organisations politiques, syndicats, nous devons tous unir nos forces et nos appels pour accéder à la victoire.

Samedi 9 février et tous les samedis à 16h, grand rassemblement sur le parking du CRA de Vincennes jusqu'à sa fermeture (face à l'hippodrome).

Fermeture de tous les centres de rétention en France et en Europe Des papiers pour tous

SôS Soutien ô Sans-papiers 06 98 70 33 49 / 06 86 62 23 64 / 06 62 17 20 98

De : SôS !
jeudi 7 février 2008

cite BELLACIAO

jeudi 07 février 2008, a 20:56
121 députés PS votent OUI au traité de Lisbonne .
 


rien.gif

Jeudi 7 février 2008, l'Assemblée Nationale a ratifié le traité de Lisbonne. Pour savoir qui a voté quoi, c'est à cette adresse :

puce.gifhttp://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0083.asp

Il y a eu 388 suffrages exprimés. 336 députés ont voté OUI. 52 députés ont voté NON.

Je remercie les 52 députés qui ont voté NON :

- 5 députés UMP : Georges Ginesta, Patrick Labaune, Geneviève Levy, Jacques Myard et Josette Pons.

- 25 députés socialistes et MRC (Chevènement) : Thierry Carcenac, Marc Dolez, Jean Pierre Dufau, Jean Paul Dupré, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Albert Facon, Michel Françaix, Joël Giraud, Christian Hutin, Serge Janquin, Jean Pierre Kucheida, Patrick Lebreton, Jean Mallot, Marie Lou Marcel, Gilbert Mathon, Jean Michel, Germinal Peiro, Jean Claude Perez, Marie Line Reynaud, Christiane Taubira, Jacques Valax, Michel Vauzelle, Michel Vergnier et Alain Vidalies.

- 18 députés communistes : Marie Hélène Amiable, François Asensi, Huguette Bello, Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean Pierre Brard, Marie George Buffet, Jean Jacques Candelier, André Chassaigne, Jacques Desallangre, Jacqueline Fraysse, André Gerin, Maxime Gremetz, Jean Paul Lecoq, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean Claude Sandrier et Michel Vaxès.

- 4 députés non-inscrits : Véronique Besse, Nicolas Dupont Aignan, Jean Lassalle et François Xavier Villain.

Pour finir, je précise qu'aujourd'hui, 121 députés socialistes ont voté pour le traité de Lisbonne. Vous avez bien lu : 121 députés socialistes ont voté pour le traité de Lisbonne.

De : Instit
jeudi 7 février 2008

cite bBELLACIAO

jeudi 07 février 2008, a 19:02
Municipales : ( 2 )Bartolone ( PS ) invite le 93 à rentrer dans le 21éme siécle !
 

J'ai écouté l'interview de claude bartolone que vous avez mis en ligne. Il vous laisse perplexe et c'est semble -t-il un euphémisme d'après vous ; Il se trouve que j'habite depuis 25 ans un e commune de la seine saint denis , bagnolet pour ne pas la nommer ; Cette commune est dirigée par la gauche depuis 1928 et est à direction communiste depuis la même date. Cette année, le parti socialiste qui fait partie de la majorité sortante, a decidé de présenté une liste avec les verts et un groupuscule appelé CaC 93 ; Depuis le début de la campagne, cette liste n'a cessé dans ces tracts, d'attaquer la composante communiste sans se soucier de la dropite. Ce matin , je trouve un tract de cette liste dans ma boite à lettres et pourr la première fois un, paragraphe intitulé “pour dire stop à sarkozy” apparait : leur information date et comporte une erreur : les personnes agées de plus de 65 ans ne paieront pas la redevance TV en 2008 ; Il faut revoir vos infos !!!!!!!!!!! Dans la deuxième partie du tract”une nouvelle ambition à gauche pour bagnolet” ils ecrivent:depuis 2001 bagnolet est en panne et de nombreux projets sont bloqués. pour qui connaît la vie municipale et politique à bagnolet, il faut savoir que les verts et le PS qui font partie de la majorité municipale se sont opposés à nombreux projets et ont voté contre(construction d'un nouveau centre administratif,construction d'une école malgré l'avis unanime de toutes les parties prenantes, j'en passe et des meilleures. Ils ont donc été souvent à l'origine de ces blocages ; dans une deuxième partie de ce tract, ils disent :”bagnolet doit rester une ville populaire” ; par exemple , le logement social(hlm) représente 42% du parc locatif à bagnolet et effectivement beaucoup de gens sont d'origine modeste. Ce qu'ils ne disent pas , c'est qu'ils sont pour la vente des logements sociaux et l'arrêt de nouvelles constructions sociales (HLM) sur la ville

cite BELLACIAO

jeudi 07 février 2008, a 19:00
Municipales : Bartolone :( PS ) invite le 93 à rentrer dans le 21éme siécle !( 2 )
 

J'ai écouté l'interview de claude bartolone que vous avez mis en ligne. Il vous laisse perplexe et c'est semble -t-il un euphémisme d'après vous ; Il se trouve que j'habite depuis 25 ans un e commune de la seine saint denis , bagnolet pour ne pas la nommer ; Cette commune est dirigée par la gauche depuis 1928 et est à direction communiste depuis la même date. Cette année, le parti socialiste qui fait partie de la majorité sortante, a decidé de présenté une liste avec les verts et un groupuscule appelé CaC 93 ; Depuis le début de la campagne, cette liste n'a cessé dans ces tracts, d'attaquer la composante communiste sans se soucier de la dropite. Ce matin , je trouve un tract de cette liste dans ma boite à lettres et pourr la première fois un, paragraphe intitulé “pour dire stop à sarkozy” apparait : leur information date et comporte une erreur : les personnes agées de plus de 65 ans ne paieront pas la redevance TV en 2008 ; Il faut revoir vos infos !!!!!!!!!!! Dans la deuxième partie du tract”une nouvelle ambition à gauche pour bagnolet” ils ecrivent:depuis 2001 bagnolet est en panne et de nombreux projets sont bloqués. pour qui connaît la vie municipale et politique à bagnolet, il faut savoir que les verts et le PS qui font partie de la majorité municipale se sont opposés à nombreux projets et ont voté contre(construction d'un nouveau centre administratif,construction d'une école malgré l'avis unanime de toutes les parties prenantes, j'en passe et des meilleures. Ils ont donc été souvent à l'origine de ces blocages ; dans une deuxième partie de ce tract, ils disent :”bagnolet doit rester une ville populaire” ; par exemple , le logement social(hlm) représente 42% du parc locatif à bagnolet et effectivement beaucoup de gens sont d'origine modeste. Ce qu'ils ne disent pas , c'est qu'ils sont pour la vente des logements sociaux et l'arrêt de nouvelles constructions sociales (HLM) sur la ville

cite BELLACIAO

jeudi 07 février 2008, a 18:39
Municipales : Bartolone ( PS ) invite le 93 à rentrer dans le 21éme siécle !
 


rien.gif

On connait tous les difficultés que peuvent avoir communistes et socialistes à s'entendre sur des listes d'Union locale, - pour battre la droite -.

Mais l'interview de ce matin de Claude Bartolone sur France Info me laisse un peu perplexe (euphémisme).

Allez je vous laisse réagir !

Ecoutez !



De : Ben
jeudi 7 février 2008

jeudi 07 février 2008, a 17:29
Seine-Saint-Denis / Bartolone : Réaction de Marie-George Buffet .
 



Mis en ligne : 7 février

Claude Bartolone a déclaré aujourd'hui, sur France info, qu'il se déclarerait candidat à la présidence du Conseil général de la Seine-Saint-Denis « pour avoir l'honneur de faire rentrer le département de la Seine-Saint-Denis dans le 21ème siècle ».

Lors d'une initiative au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), Marie-George Buffet a déclaré : « Drôle de conception de la modernité que de se pousser du col en s'imaginant Calife à la place du Calife. Les femmes et les hommes de la Seine-Saint-Denis apprécieront. »

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF.

Paris, le 7 février 2008.

jeudi 07 février 2008, a 17:12
La dette de Northern Rock incluse dans la dette britanique .
 

LONDRES (Reuters) - La banque britannique en difficulté Northern Rock sera désormais classée parmi les entreprises publiques, annonce l'Office national de la statistique, ce qui aura pour conséquence d'ajouter ses dettes à la dette nationale.

Cette décision était attendue après le renflouement de l'établissement par la Banque d'Angleterre, à hauteur de 25 milliards de livres sterling (33,3 milliards d'euros).

La Banque d'Angleterre, la banque centrale britannique sera elle aussi considérée désormais comme un établissement public, ce qui signifie que toute aide future à un établissement de crédit privé sera intégrée dans les comptes nationaux.

L'ONS a souligné que sa décision ne signifiait pas que Northern Rock avait été nationalisée.

Sa décision, avec effet rétroactif au 9 octobre, devrait avoir pour conséquence de faire franchir à la dette nationale britannique le seuil de 40% du produit intérieur brut (PIB), un plafond sous lequel le gouvernement entendait jusqu'à présent la contenir.

“La décision est fondée sur le jugement selon lequel les pouvoirs publics ont le pouvoir de contrôler la gestion de Northern Rock”, a dit l'ONS.

Le gouvernement a estimé que l'impact sur les finances publiques serait temporaire et précisé que ses règles budgétaires étaient assez souples pour traiter de tels cas.

Des analystes ont estimé que le plafond de 40% aurait de toute façon probablement été franchi.

Mike Peacock, version française Marc Angrand

puce.gifhttp://today.reuters.fr/news/newsArticle.aspx?type=businessNews&storyID=2008-02-07T112233Z_01_RIV740920_RTRIDST_0_OFRBS-GB-NORTHERN-ROCK-DETTES-20080207.XM

De : Londres
jeudi 7 février 2008

cite BELLACIAO

jeudi 07 février 2008, a 16:45
La postière aux CDD obtient gain de cause .
 

Justice . Le tribunal des prud'hommes d'Albi a condamné La Poste à verser 66 000 euros à une ancienne employée ayant cumulé des emplois précaires depuis 1976.

Tribunal d'Albi, au pied des marches. Devant les caméras, Odile Guibert, cinquante-deux ans, répète patiemment son parcours, enfin soulagée. Le petit bureau de poste de Cordes-sur-Ciel, dans le Tarn, elle y est d'abord rentrée en 1976, comme femme de ménage, via un CDD. Elle n'a alors que vingt et un ans mais s'intègre très vite et grimpe les échelons : tour à tour, La Poste lui proposera de devenir guichetière, puis agent de tri, puis factrice… Mais ne lui proposera jamais de passer en CDI. En tout, elle va accumuler deux cent quarante sept contrats à durée déterminée. Jusqu'à ce jour d'octobre 2006, où son responsable lui fait comprendre que c'est la fin, qu'il ne la rappellera plus pour de nouvelles missions. « À ma place, j'ai appris qu'ils avaient embauché un jeune de vingt-quatre ans, en CDI ! j'étais verte, moi, ça faisait trente ans que je l'attendais, mon CDI, trente ans que j'acceptais un coup de fil le matin ou le soir pour le lendemain. » Odile attaque en justice.

« c'est une victoire totale »

Hier matin, le conseil des prud'hommes d'Albi a condamné La Poste à lui verser 66 000 euros de dommages et intérêts, ainsi qu'à reconstituer sa carrière depuis 1990, date du changement des statuts de La Poste. « Je suis très satisfaite, mon travail a été valorisé, a déclaré la plaignante. Je suis rassurée sur mon avenir, notamment sur ma retraite et le calcul de mes points. » À l'issue du verdict, Me Emmanuel Gil, l'avocat de La Poste, a de son côté préféré nuancer : « Le tribunal a retenu que la rupture du contrat était imputable à Mme Guibert dans la mesure où elle avait refusé dix propositions de CDI ailleurs dans la région. »

Néanmoins, pour Thomas Barba, délégué syndical CGT à La Poste, « c'est une victoire totale ». Thomas Barba, dans le Tarn, c'est un peu le « Monsieur Plus » de tous ceux qui ont subi des cumuls de CDD à La Poste. « L'intermittence à La Poste qui a été instaurée par la convention collective de 1991, c'est une ineptie ! s'emporte-t-il. D'ailleurs, cinq arrêts de la Cour de cassation l'ont confirmé fin 2007. En France, huit mille salariés, surtout des femmes, ont été ainsi abusés au niveau de leurs contrats. » Depuis 2003, ce syndicaliste court de tribunal en tribunal pour faire entendre justice et régulariser « toutes » les situations de la région. En quatre ans, il est parvenu à faire dédommager une cinquantaine de salariés. Face à l'injustice, il ne compte pas ses heures, dit-il. Alors en contrepartie, il s'autorise des coups de gueule contre toutes ces fédérations syndicales, y compris la sienne, qui « parlent de politique générale » et « oublient de faire du syndicalisme de proximité ». « Au niveau national, aucun syndicat n'a su appréhender cette précarité sociale à La Poste. Résultat, on va à la bataille en file indienne, pas du tout coordonnés, alors les procès s'enchaînent, mais La Poste ne tremble pas. » Pourtant, s'alarme le cégétiste, il y a urgence : « Quand un employé qui a entamé une démarche aux prud'hommes se fait convoquer par son directeur régional pour le dissuader de continuer, moi, je trouve que c'est dangereux pour la démocratie. »

La poste en mauvaise posture

Pour l'heure, dans le Tarn, les affaires de CDD abusifs s'enchaînent. Quelques heures après le délibéré concernant Odile Guibert, c'était au tour de onze postiers de passer devant le conseil des prud'hommes d'Albi. Sept ont été déboutés et condamnés à payer 500 euros au titre de remboursement de frais de justice. Pour les quatre autres, le tribunal a condamné La Poste à verser à chacun des dommages et intérêts allant de 1 500 à 15 000 euros. Des sommes auxquelles s'ajoutent des rappels de salaires, là aussi variables selon les cas. En tout, La Poste doit payer à chacun entre 10 000 et 21 000 euros.

Christelle Chabaud

l' Huma du 06 / 02 / 08

jeudi 07 février 2008, a 16:16
Le scandale des petites retraites .
 

Protection sociale . Nicolas Sarkozy annonce aujourd'hui le calendrier 2008 des réformes. Il promet d'augmenter le minimum vieillesse, mais « oublie » les millions de petites retraites.

Le chef de l'État réunit cet après-midi à l'Élysée les représentants des syndicats et du patronat pour fixer l'agenda 2008 des « réformes » de la protection sociale. Retraites, assurance maladie, dépendance, famille : dans sa boulimie de remises en question du modèle social, Nicolas Sarkozy veut ouvrir l'ensemble de ces chantiers quasi simultanément. Dans l'immédiat, à quelques longueurs d'une échéance électorale qui pourrait s'avérer délicate pour la majorité UMP, il est probable que, comme le redoutent les syndicats, le rendez-vous d'aujourd'hui se résume à une séance d'affichage, l'annonce des décisions douloureuses étant renvoyée après le scrutin. C'est particulièrement vrai s'agissant des retraites. On sait, ici, l'intention du gouvernement d'imposer, lors du « rendez-vous d'étape » de la réforme de 2003, prévu pour le printemps prochain, un allongement de la durée de cotisation à 41 ans d'ici à 2012, ce qui laisse présager, en l'état actuel de l'emploi, une dégradation du niveau des pensions.

13 millions de retraites,en recul constant
Mais, aujourd'hui, à - l'Élysée comme à Matignon, on préfère mettre l'accent sur la promesse, réitérée hier à l'Assemblée par François Fillon, de revaloriser de 25 %, à partir de cette année et d'ici à 2012, le minimum vieillesse et de porter à 60 %, au lieu de 54 % actuellement, le niveau des pensions de réversion. Six cent mille personnes, n'ayant pas ou peu travaillé en général, touchent cette prestation, qui n'est pas une retraite mais un minimum social, comparable au RMI (voir encadré), et qui s'élève à 628,11 euros. Non négligeable, l'effort annoncé doit être relativisé : ainsi augmenté, le minimum vieillesse resterait au-dessous du seuil pauvreté. Surtout, il laisse entier le problème du pouvoir d'achat des 13 millions de retraites, en recul constant depuis des années. Et là, le gouvernement n'est pas parti pour inverser la tendance : pour 2008, les pensions ont été royalement relevées de 1,1 %, soit moins que le rythme actuel de l'inflation (2,5 %). Quant aux basses pensions proprement dites, abusivement assimilées dans son discours au minimum vieillesse, Nicolas Sarkozy n'a, à ce jour, rien promis de précis. Or elles sont légion.

le coût des réformes Balladur et Fillon

Selon la dernière étude officielle réalisée sur le sujet, un salarié sur deux, ayant une carrière complète à son actif, part actuellement avec le minimum contributif, soit moins de 600 euros par mois, à quoi il faut ajouter une retraite complémentaire estimée en moyenne à 150 euros. Et le phénomène est en croissance régulière : les bénéficiaires du minimum contributif représentaient seulement 33 % des pensions attribuées en 1990, 40 % en 2000. Explication ? C'est le résultat de la précarité croissante de l'emploi, dont les femmes font les frais plus souvent qu'à leur tour, et des réformes Balladur et Fillon qui, en modifiant le calcul des pensions (notamment par la prise en compte des « 25 meilleures années »), en dégrade le niveau année après année. Pourtant, retraité ou actif, personne ne peut vivre avec moins que le SMIC (à peine plus de 1 000 euros net), souligne-t-on à la CGT, tout en réclamant une mesure de « rattrapage » immédiate de 200 euros pour toutes les pensions. Le « président du pouvoir d'achat » sera jugé à l'aune de ces attentes.

Yves Housson

l' Huma du 06 / 02 / 08

jeudi 07 février 2008, a 12:27
MINORITES AGISSANTES,par Raymond Devos ( 2 )
 

Je complète avec 2 poèmes de Bertolt Bretcht (l'Arche éditeur, poèmes 7, p102-103) :

« MAITRE, APPRENDS !

Ne dis pas trop souvent que tu as raison, maître !

Laisse à l'élève le soin de le voir !

Ne fais pas violence à la vérité :

Elle ne le supporte pas.

En parlant, écoute ! »

« QUESTION

Comment bâtir l'ordre nouveau

Sans la sagesse des masses ? Des gens

Livrés à eux-mêmes ne peuvent pas trouver

La voie qui convient au grand nombre.

Grands maîtres, en parlant

Pensez à écouter ! »

Jamais 2 sans 3, encore celui-ci : le fameux poème de Brecht, dont aujourd'hui tout le monde se réclame, à commencer par Le Pen, sans nommer évidemment son auteur, où il « propose une solution » au « problème » que constitue la première grande secousse ouvrière, en République Démocratique Allemande :

« LA SOLUTION »

« Après l'insurrection du 17 juin,

Le secrétaire de l'Union des Ecrivains

Fit distribuer des tracts dans la Stalinallée.

Le peuple, y lisait-on, a par sa faute

Perdu la confiance du gouvernement

Et ce n'est qu'en redoublant d'efforts

Qu'il peut la regagner. Ne serait-il pas

Plus simple alors pour le gouvernement

De dissoudre le peuple

Et d'en élire un autre ? »

Je termine par ce conseil de Paul Eluard, essentiel à la « Démocratie Participative » : de se transformer en celui ou celle A QUI L'ON PARLE , afin d'être entendu…

AdLc.

cite BELLACIAO

jeudi 07 février 2008, a 12:23
MINORITES AGISSANTES,par Raymond Devos .
 


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Vous savez que, jadis, je faisais de la politique

comme tout le monde.

Je m'occupais de minorités agissantes.

J'organisais des réunions publiques clandestines.

Et au cours d'une de ces réunions,

tandis que j'exposais mon programme,

alors que la majorité de la minorité était d'accord

avec mes idées,

je remarquais, à côté de moi, un homme qui ne

disait rien.

Inquiétant, non, un homme qui ne dit rien ?

Je ne sais pas si vous l'avez constaté,

Mais quand un homme ne dit rien

alors que tout le monde parle,

on n'entend plus que Lui !

Redoutable !

Je n'en continuais pas moins mon exposé...

Mais je commençais à faire attention à ce que je disais.

De temps en temps, je me tournais vers celui qui ne

disait rien,

pour savoir ce qu'il en pensait...

Mais comment voulez-vous savoir ce que pense

Quelqu'un qui ne dit rien… et qui en plus écoute…

Car, de plus, il écoutait !

Je me dis : « Il est en train de saper ma réunion.

Agrégeons ! »

J'ai dit :

- Mes amis,

puisque vous êtes tous d'accord avec mes idées...

Quelqu'un s'est levé.

Il m'a dit :

- Monsieur,

toute réflexion faite, nous serions plutôt de l'avis

de ce monsieur qui n'a rien dit.

Et ils ont quitté la salle !

Sauf celui qui n'avait rien dit.

... Restés seuls, je lui ai dit :

- Monsieur, bravo !

Je viens de parler à des gens pendant une heure et

Ils ne m'ont pas écouté.

Vous, vous n'avez rien dit et

Ils vous ont entendu !

Chapeau !

Il m'a regardé, il a sorti sa carte, y a griffonné

quelque chose dessus et me l'a tendue.

Et j'y ai lu :

« Bien que sourd et muet,

je suis entièrement d'accord avec vos idées. »

Alors depuis…

Je ne m'occupe plus que de la majorité silencieuse.

- ( Extrait de « Matière à rire », L'intégrale, Edition Olivier Orban )



De : Aubert du Lac
jeudi 7 février 2008

jeudi 07 février 2008, a 11:51
CSP19 : ARRESTATION DE DIALLO ISSA vice président du CSP19 .
 

Chers amis, camarades, soutiens, le Vice-président du CSP19 DIALLO ISSA, est placé en garde à vue depuis ce mercredi 06/02 dans l'après midi à la Cité à PARIS. Nous demandons de l'aide et le soutien de tous afin d'obtenir la libération de notre  délégué.Vous pouvez appeler au 01 53 73 45 59 pour demander sa libération.

 


 

ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers

De : zpajol
jeudi 7 février 2008

cite BELLACIAO

jeudi 07 février 2008, a 08:44
Exclusif : l'autre affaire qui embarrasse la Société Générale .
 

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de Laurent Léger

Selon les informations de « Bakchich », le soupçon d'une affaire de blanchiment massif dans des investissements immobiliers inquiète la banque, qui a identifié 900 comptes suspects et transmis un dossier à Tracfin. Fâcheuse loi des séries : un procès en cours, un trader qui fait la plonger, des rumeurs d'OPA… rien ne va plus à la Générale !

Depuis plusieurs mois, les responsables de la Société Générale sont sur le qui-vive, et pas à cause des agissements d'un certain Jérôme Kerviel, le trader qui a coûté à la banque 4,9 milliards d'euros. Pas non plus à cause du procès du Sentier qui démarre ce lundi 4 février, pendant lequel Daniel Bouton, son Pdg, et d'autres cadres, seront jugés dans une vaste affaire de chèques entre la France et Israël aux côtés de quelque 130 autres prévenus.

Non, la haute direction de la banque sue à grosses gouttes depuis que ses experts de la lutte contre les fraudes ont relevé de curieuses anomalies concernant le fonctionnement de près de 900 comptes bancaires ouverts dans des agences parisiennes et en Ile-de-France. Par cette galaxie de comptes sont passées des centaines de millions d'euros, dont l'origine semble bien douteuse aux dirigeants de la Générale. Suffisamment douteuse pour qu'une déclaration de soupçon de blanchiment circonstanciée soit adressée à Tracfin, le service anti-blanchiment de Bercy, en décembre 2007. Des milliardaire de Londres ont investi massivement dans l'immobilier

Les suspicions, de trois types, font craindre aux dirigeants l'existence d'une méga lessiveuse d'argent sale au travers de leur banque. Les sommes ont été investies dans d'innombrables programmes immobiliers en France : des tours à La Défense à des centres commerciaux, en passant par des immeubles de bureaux et autres projets immobiliers de grande ampleur. L'ensemble de ces investissements relève d'une kyrielle de sociétés - dont certaines existent depuis des dizaines d'années -, toutes ces sociétés elles-mêmes liées à un groupe investissant dans la pierre de rapport.

Tout d'abord, des milliardaires basés à Londres, deux frères, ont pris le contrôle de ce groupe. Selon les présomptions de la Générale - qui méritent d'être confirmées par une enquête officielle - c'est leur argent qui aurait transité par les comptes bancaires litigieux avant d'irriguer nombre de réalisations immobilières. Discrets mais richissimes, au point de figurer dans les classements des personnalités les plus riches de Grande-Bretagne, ces frères ont fait fortune dans l'aluminium en Russie, au moment où la bataille pour les matières premières a opposé les oligarques russes. Associés à un clan, ils ont possédé, au faîte de leur gloire, 5% des ressources mondiales d'aluminium.

Au cours de leurs pérégrinations, ces messieurs ont croisé du beau monde, ce qui leur a valu d'apparaître dans quelques articles les associant parfois à des pratiques peu recommandables. Pas très étonnant, à force de fréquenter les doux requins que sont, par exemple, Roman Abramovitch, l'actuel propriétaire du club de foot de Chelsea, ou d'autres magnats de l'alu comme Oleg Deripaska et Lev Tchernoy. D'effrontés journalistes ont voulu associer ces deux frères à la mafia. Pour des businessman qui recourent aux services des plus grands cabinets d'avocats de Londres, Genève et Paris, quelle insolence ! Ils ont beau jeu de rappeler qu'ils n'ont jamais été condamnés par un quelconque tribunal pour de vilaines histoires de ce type. 900 comptes et des sociétés offshore en pagaille

Cela n'empêche pas la Société générale de se poser quelques questions. D'origine improbable, les fonds transitant sur les comptes bancaires n'ont pas suivi non plus un parcours très clair. L'argent arrivait du Luxembourg après être passé aux Pays-Bas, au nom de sociétés dont les ayant droits ne sont pas toujours ceux qu'on croit. Le Luxembourg et les Pays-Bas appartiennent à l'Union européenne et sont intégrés au Gafi (le groupe de travail des pays industrialisés sur le blanchiment), mais la transparence y reste encore aujourd'hui un concept assez élastique. Et nos amis milliardaires ont un goût prononcé pour les sociétés off-shore aux Bermudes, au Luxembourg, en Suisse…

Deuxième inquiétude des banquiers de la SocGen : les 900 comptes, détenus par des dizaines de SCI, semblent avoir été ouverts dans une grande confusion. Le système des procurations aurait été massivement utilisé, selon un processus complexe : les patrons de sociétés de services oeuvrant pour le compte de sociétés d'investissement dont ils étaient également gérants, sans en être les associés, se chargeaient d'ouvrir les comptes et de rencontrer les agences bancaires au nom de leurs sociétés clientes, qui, elles, réalisent vraiment les investissements. De curieux tours de passe-passe. La direction générale des impôts enquête depuis 2006

Alors que les banques ont un devoir de vigilance et de connaissance précise de leurs clients et de leurs activités, le procédé a semble-t-il permis d'organiser un joli écran de fumée. En 2006, une perquisition menée à l'initiative de la Direction centrale de la police judiciaire dans les locaux de l'une des principales sociétés en question, dans le XVIème arrondissement de Paris, pour une autre affaire, a mis la puce à l'oreille des autorités fiscales. Une enquête est donc menée par la Direction générale des impôts depuis cette année-là.

Pour finir, quelques problèmes de chèques, endossés pas comme il faut en bout de chaîne, ont rappelé à la banque la vilaine affaire qui vaut à ses dirigeants de se retrouver prévenus au procès qui s'ouvre ce lundi. Heureusement pour Bouton et les autres, leur cas ne devrait pas être examiné avant les 26 et 27 mai.

Cette gigantesque affaire de soupçon de blanchiment dans des investissements immobiliers tombe bien mal pour la banque, qui accumule les soucis. Un procès en cours, un trader qui fait plonger la banque, des salariés et clients inquiets, des rumeurs d'OPA… Fâcheuse loi des séries ! Contactée par Bakchich, la direction spécialisée dans le lutte contre les fraudes à la Société générale se refusait, en fin de semaine dernière, à tout commentaire.

puce.gifhttp://www.bakchich.info/article2542.html

De : Laurent Léger
jeudi 7 février 2008

cite BELLACIAO

jeudi 07 février 2008, a 08:22
C.G.T Cheminots : 42,10 % ( + 2,10 % )
 

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jeudi 7 février 2008 (01h02) :
CGT Cheminots : 42,10 % (+2,10%)

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UN VOTE CGT REVENDICATIF PORTEUR D'EXIGENCES ET DE PERSPECTIVES POUR L'AVENIR !

Avec 42,10 % des voix (+ 2,10 % par rapport aux élections des Comités d'Etablissement de 2006). La CGT obtient 3 sièges d'Administrateurs salariés sur 6 en passe d'en gagner un quatrième, dans l'attente des résultats définitifs.

Avec 42,10% tous collèges confondus, la liste des candidat(e)s présentée par la CGT à l'élection des représentants des salariés au Conseil d'Administration de la SNCF du 05 Février 2008 conforte et de loin la CGT à sa place de première organisation syndicale dans l'entreprise, loin devant la deuxième. Signe manifeste de l'adhésion à un syndicalisme d'action, porteur de propositions alternatives aux politiques socio-économiques, qui ouvre des perspectives à l'ensemble des salariés.

Ce résultat est à apprécier au regard des évolutions importantes intervenues dans l'entreprise depuis 5 ans (date des dernières élections CA), les multiples restructurations touchant la consistance de 50 % des établissements, le renouvellement conséquent du corps électoral et la diminution des effectifs de 17 500 cheminots.

En participant au scrutin à 61,83 %, les cheminots ont témoigné leur attachement au fait syndical. Ils démontrent ainsi leur volonté de « compter » dans les décisions à venir les concernant et dans une période où vont s'engager des discussions avec le Gouvernement sur la représentativité syndicale.

La progression de la CGT dans le collège Cadres, traduit l'exigence de ceux-ci que soit pris en compte leur avis dans les choix stratégiques de l'entreprise. En plaçant la CGT comme deuxième organisation dans le 3ème collège, les cadres ont envoyé un message fort à la Direction de la SNCF quant à la politique managériale qu'elle leur demande de mener et contre laquelle ils se sont aussi mis en grève ces derniers mois. La démarche de la CGT alliant contestations, mobilisations, propositions et négociations sur tous les dossiers d'actualité dans l'entreprise tel l'avenir du régime spécial de retraite, les salaires, l'emploi, le budget 2008, l'avenir du Fret, est validée à l'occasion de cette élection.

Le processus revendicatif entamé par la puissante grève du 18 octobre 2007, la place centrale occupée par la CGT dans la mobilisation contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, les résultats obtenus, la Manifestation Nationale du 22 janvier 2008 à Paris, ont constitué autant de signes positifs pour la stratégie de la CGT et ont contribué à ce bon résultat électoral.

C'est un élément supplémentaire de confiance pour la réussite des rendez vous revendicatifs à venir dans les prochaines semaines.

En votant majoritairement pour la CGT, et en attribuant 3 sièges d'Administrateurs sur 6, les cheminots et les salariés du groupe SNCF, se sont dotés d'administrateurs qui porteront, au plus haut niveau de l'entreprise et du gouvernement, leurs aspirations et revendications.

Direction et Gouvernement doivent en tenir compte et s'engager vers d'autres choix que la suppression massive d'emplois, la remise en cause des acquis sociaux, la casse de l'activité Fret, la déréglementation sociale et le démantèlement du Service Public.

Sur la revalorisation des salaires et pensions, la CGT exigera de la Direction l'annonce de mesures significatives lors de la table ronde nationale du 19 février 2008.

Lors des prochaines réunions relatives au cycle de négociations sur « la pénibilité » en lien avec la réforme du régime spécial de retraites, la Direction de la SNCF se doit de faire de nouvelles propositions en termes de rémunération et d'abondement en temps, permettant d'impacter le niveau des pensions, les conditions de départ à la retraite et d'améliorer les conditions de vie et de travail de tous.

La Fédération CGT des cheminots remercie tous ses électeurs cheminots et salariés du groupe, ses militants et invite toutes celles et ceux qui ont choisi le bulletin de vote CGT à rejoindre l'organisation comme l'on fait 244 cheminots depuis le début de l'année 2008 pour renforcer leur engagement dans la défense de leurs revendications sociales et le développement du Service Public.

Montreuil, le 06 février 2008 à 11 heures

puce.gifhttp://www.cheminotcgt.fr Ensemble des revendications à portée de voies !

De : Cgtiste
jeudi 7 février 2008

cite BELLACIAO

jeudi 07 février 2008, a 08:00
Traité de Lisbonne : Il ne pourrait ne pas passer l'irlande .
 

L'Irlande est-il le seul pays démocratique en Europe ? Le grand parti républicain irlandais, le Sinn Féin est le seul parti politique a faire campagne pour le NON au traité de Lisbonne

Traité de Lisbonne: Il pourrait ne pas passer l'Irlande

 

Le sort du traité de Lisbonne sur les institutions européennes dépend maintenant du choix des quelque trois millions d'électeurs irlandais. La République d'Irlande est en effet le seul pays européen dont la constitution l'oblige à passer par un référendum avant de pouvoir ratifier le fameux mini traité.

Selon un sondage de l'institut TNS paru dans le Irish Times le 14 juin 2005, 45 % des irlandais souhaitent qu'une consultation ait lieu, 34 % ne le souhaitent pas et 21 % sont indécis. Si ce référendum avait lieu, 35 % rejetteraient la constitution tandis que 30 % l'accepteraient. Ce même sondage donne les motivations des irlandais : conserver son indépendance (45 %) à l'inverse, favoriser une union (36 %)

En 2001, les électeurs irlandais avaient rejeté par référendum le traité de Nice, avant de le ratifier deux ans plus tard. Aujourd'hui seuls 26 % des Irlandais déclarent vouloir voter «oui» au traité de Lisbonne sur les institutions européennes.


Il est vrai que le sujet ne passionne pas les médias, sans doute parce que tous les grands partis politiques irlandais ont pris position en faveur du oui. Seul le Sinn Féin (7 % des voix aux dernières législatives en 2007) s'y est déclaré opposé.

Pour Mary Lou McDonald (députée européenne du Sinn Féin, groupe GUE/NGL avec le PCF) “le Traité de Lisbonne est une mauvaise affaire pour l'Irlande. Elle a déclaré «Cette campagne référendaire va être très différente des précédents référendums européen. Les gens savent que l'Irlande a sa place dans l'UE et qu'il est possible de soutenir l'UE tout en étant contre le traité de Lisbonne. Les gens voterons en fonction des conséquences du traité sur l'Irlande.” Cela va éclairer le débat pour les mois à venir. “

Sinn Féin estime que l'Irlande a sa place en Europe. La coopération avec les partenaires européens est précieuse et doit se poursuivre. Le Sinn Féin a appuyé les mesures de l'UE qui vont dans l'intérêt de l'Irlande notamment pour l'agriculture irlandaise, pour l'environnement, pour l'égalité, pour le processus de paix en Irlande et pour le développement des infrastructures. Pour les républicains irlandais ce traité constitue une atteinte a la souveraineté de l'Irlande, et un grand recul pour l'Europe.

Les dix bonnes raisons de rejeter le traité de Lisbonne pour le Sinn Féin:

1. Il met en péril le droit automatique à un référendum sur les futurs changements liés aux traités existants.

2. Il donne à l'UE trop de pouvoir et réduit la capacité de veto des États

3. Il donne des pouvoirs additionnels aux 105 de l'UE sur des questions telles que les relations internationales, la sécurité, le commerce et la politique économique. Et dans plus de 60 de ces domaines, la perte de nombreux pouvoirs législatifs des pays membres

4. Il crée un ministre des affaires étrangères et une union commune de la défense et de la politique étrangère, et permet à l'UE d'agir sur la scène internationale, au même titre que les États et de pouvoir parler en leurs noms

5. Il place les pays sous la tutelle belliciste de l'OTAN et oblige les États a augmenter les dépenses militaires

6. Il réduit de moitié le poids de l'Irlande au Conseil Européen.

7. Il fait perdre à l'Irlande le droit automatique à un commissaire européen.

8. Il compromet gravement les droits des travailleurs et les services publics.

9. Il donne mandat à l'UE de promouvoir l'énergie nucléaire.

10. Il compromet l'engagement de l'UE dans sa lutte contre les inégalités et la pauvreté

Nicolas Maury

mercredi 06 février 2008, a 22:26
Syndicats C.G.T des Cheminots du HAVRE .
 

119 cours de la république 76600 LE HAVRE

      Tél : 02 35 25 39 75 - poste 129

     Fax : 02 35 25 14 03

   Courriel : chemcgtlehavre@wanadoo.fr

 

       
    Usagers et Cheminots, Unissons-nous !
   
 

 

 

 

 

Depuis plusieurs mois, l'axe Paris – Rouen - Le Havre est régulièrement perturbé : trains mis à quai tardivement, en retard, supprimés, bondés, sales, sans éclairage, sans chauffage… Ceci dans l'incompréhension totale ! Bien que Mme Idrac, Présidente de la SNCF, soit venue rassurer M. Le Vern, Président de la Région Haute-Normandie, rien ne change !!!

 

D'année en année, notre région voit ses effectifs chuter et les investissements hors TER disparaître. Les premiers échos sur le budget 2008 de la SNCF n'ont rien de rassurants.

 

Depuis septembre 2005, la qualité et la régularité sont absentes sur les relations Paris - Normandie. Régulièrement, les associations d'usagers, les élus politiques et notre organisation syndicale pointent les insuffisances et les dysfonctionnements de l'exploitation des trains sur les axes normands. L'entreprise minimise les incidents, détourne leurs causes et évoque sa volonté de s'engager durablement pour une amélioration vers la capitale.

 

Les agents des gares, les contrôleurs et les conducteurs subissent, comme l'ensemble des usagers de cet axe, les mêmes désagréments liés à ces dysfonctionnements et ils en ont ras-le-bol !

 

Les cheminots ne tolèrent pas d'être montrés du doigt, alors que la situation ne relève en aucun cas d'un manquement à leur travail. Ils refusent de faire le tampon entre les usagers et la direction SNCF !

 

Le service sur les axes normands est loin de correspondre aux attentes légitimes des usagers. La CGT le réaffirme : la réponse à ces problèmes ne peut que reposer sur une politique d'investissement conséquente en terme de matériel, d'infrastructures et d'augmentation des moyens humains et financiers afin d'améliorer et de développer les services rendus aux usagers, l'entretien du matériel et des installations ferroviaires !

 

La SNCF, RFF, l'Etat doivent assumer leur rôle, répondre à leurs obligations de Service Public et d'aménagement du territoire, ne pas céder à la seule rentabilité financière !

 

Usagers et Cheminots, nous avons les mêmes exigences et des intérêts communs. Soyons solidaires et non adversaires pour ensemble faire cesser cette situation !

 

Les Syndicats CGT des Cheminots du Havre invitent les usagers à interpeller la Direction Régionale SNCF pour leur faire part de leurs doléances, à l'adresse suivante :

 

M. Le Directeur de Région SNCF Normandie

19, rue de l'avalasse

B.P. 696

76008 Rouen Cedex

 

 

Le Havre, –>

mercredi 06 février 2008, a 21:52
L'indécision irlandaise met en danger le minitraité .
 


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Selon un sondage de l'institut TNS paru dans le Irish Times le 14 juin 2005, 45 % des irlandais souhaitent qu'une consultation ait lieu, 34 % ne le souhaitent pas et 21 % sont indécis. Si ce référendum avait lieu, 35 % rejeteraient la constitution tandis que 30 % l'accepteraient. Ce même sondage donne les motivations des irlandais : conserver son indépendance (45 %) à l'inverse, favoriser une union (36 %)

Referendum en Irlande

Tout le monde n'ayant pas la chance et le bonheur d'etre Irlandais, je ne peux que me rejouir qu'un referendum ait lieu prochainement en Irlande pour ou contre la ratification du “Traité de Lisbonne”.

Personnellement, je vais voter NON et j'encourage tous les souverainistes d'Europe à venir faire campagne dans mon pays et aussi à le connaitre.

Si les sondages donnent un avantage en faveur du NON, tous les dirigeants union-européeniens feront egalement le voyage en argumentant sur les aides européennes comme si un vote pouvait s'acheter.

-http://forums.dna.fr/view.php?bn=dn…

L'indécision irlandaise met en danger le minitraité

Cyrille Vanlerberghe, correspondant à Londres
28/01/2008 | Mise à jour : 21:09 |

En 2001, les électeurs irlandais avaient rejeté par référendum le traité de Nice, avant de le ratifier deux ans plus tard.

En 2001, les électeurs irlandais avaient rejeté par référendum le traité de Nice, avant de le ratifier deux ans plus tard.

Seuls 26 % des Irlandais déclarent vouloir voter «oui» au traité de Lisbonne sur les institutions européennes. Les indécis sont en revanche très majoritaires.

Le sort du traité de Lisbonne sur les institutions européennes dépend maintenant du choix des quelque trois millions d'électeurs irlandais. La République d'Irlande est en effet le seul pays européen dont la constitution l'oblige à passer par un référendum avant de pouvoir ratifier le fameux minitraité. Or une immense majorité des Irlandais les deux tiers selon un sondage paru ce week-end dans le quotidien Irish Times se disent encore indécis. Avec cette proportion d'électeurs hésitants, la faible avance du oui sur le non (26 % contre 10 %) pourrait bien basculer d'ici le jour du scrutin.

En 2005, les sondages sur l'ancien projet de constitution européenne donnaient une bien plus large avance au oui, avec 46 % des intentions de vote. Après le non de la France et celui des Pays-Bas, le référendum prévu en Irlande avait été annulé.

Cette fois, les Irlandais sont les seuls à voter, et la pression monte, car le référendum doit absolument avoir lieu avant la fin de l'année 2008. Or le débat sur le traité de Lisbonne n'a pas réellement commencé en Irlande, et la date du vote n'a pas encore été donnée par le gouvernement du premier ministre Bertie Ahern.

Le mauvais souvenir de 2001 est encore dans tous les esprits : les électeurs irlandais avaient alors rejeté le traité de Nice, avant d'être appelé à un nouveau référendum sur le même sujet deux ans plus tard. La question de la neutralité de l'Irlande avait été au passage précisée. Et les Irlandais ont finalement accepté le traité…

«Campagne agressive d'information»

«Il est urgent que le gouvernement lance une campagne agressive d'information et de discussion sur les enjeux du traité de Lisbonne», tonne Lucinda Creighton, députée et porte-parole pour les affaires européennes du Fine Gael, le principal parti d'opposition. «C'est la responsabilité du gouvernement de tenir des réunions publiques sur le sujet, d'imprimer des prospectus, de monter des sites sur Internet, et d'organiser des débats, car la majorité du public ignore ce qui est dans la balance. Et pour lancer cette campagne réellement, le mieux serait de fixer une date rapidement pour les élections.»

Dick Roche, ministre des affaires européennes, a affirmé de son côté à l'Irish Times que la campagne était bien lancée, et que le gouvernement « devait continuer d'informer le public d'une manière équilibrée sur les bénéfices politiques et économiques que ce traité aura pour l'Europe et l'Irlande».

Et pourtant, selon le sondage de l'Irish Times, 68 % des personnes interrogées estiment ne pas être suffisamment informées sur le contenu du traité. Il est vrai que le sujet ne passionne pas les médias, sans doute parce que tous les grands partis politiques irlandais ont pris position en faveur du oui. Seul le Sinn Féin (7 % des voix aux dernières législatives en 2007) s'y est déclaré opposé.

Il y a dix jours, le traité a tout de même fait l'objet d'une polémique en Irlande : Jean-Marie Le Pen a été invité par une association étudiante de l'University College de Dublin pour venir parler prochainement de son opposition au minitraité. Cette invitation a provoqué des protestations unanimes de la part des politiques, y compris du Sinn Féin. -http://www.lefigaro.fr/internationa…

De : Lolita
mercredi 6 février 2008

cite BELLACIAO

mercredi 06 février 2008, a 21:24
Le Grand Bluff de Fillon : Les retraités pauvres le resteront .
 

Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé aujourd'hui, qu'il allait « proposer » pour 2008 une augmentation de 5% du minimum vieillesse, l'ASPA, l'allocation de solidarité versée aux personnes de plus de 65 ans les plus défavorisées

Le Grand Bluff de Fillon : les retraités pauvres le resteront
Le gouvernement propose de maintenir le minimum vieillesse sous le seuil de pauvreté européen jusqu'en 2012. De qui se moque la droite ? Les retraités apprécieront.

Le seuil européen de pauvreté est fixé à 817€. Pour sortir les retraités pauvres de leur misère actuelle, il faut donc une augmentation de 30% immédiatement. Cette mesure de solidarité élémentaire coûte trois milliards d'euros. La seule question qui vaille est donc celle du financement.

Le Parti communiste français propose un prélèvement sur les revenus financiers des entreprises et des banques de cotisations au même taux que celles prélevées sur les salaires. Elles sont jusqu'ici exemptées de toute contribution au financement de la protection sociale, y compris des retraites.

Au moment où les banques jouent à coup de milliards sur les places boursières, il est urgent de rappeler que ces masses colossales d'argents pourraient sortir les retraités de la misère.

Parti communiste français

mercredi 06 février 2008, a 21:08
Soutien du P.C.F à l'action des démocrates Syriens .
 

 

Le Parti communiste français apporte son soutien à l'initiative du Comité de la Déclaration de Damas en France qui agit en faveur de la démocratie en Syrie et notamment pour la libération de l'ensemble des détenus politiques, qu'ils appartiennent à l' Appel de Damas ou qu'ils soient membres de l'opposition démocratique.

Le Comité de la Déclaration de Damas en France appelle légitimement au respect des Droits de l'homme en Syrie et à la levée de l'état d'urgence qui s'applique dans ce pays depuis mars 1963. Le PCF réaffirme sa solidarité avec l'ensemble des progressistes syriens et de toutes les forces qui agissent pour les libertés et pour un Etat de droit en Syrie.

Parti communiste français

Paris, le 5 février 2008

mercredi 06 février 2008, a 20:47
Tchad : déclaration de Nicolas Sarkozy.Réaction du P.C.F
 

 

Le Président de la République, lors d'un déplacement à la Rochelle vient d'affirmer son soutien au régime d'Idriss Deby au Tchad. Nicolas Sarkozy, déclare que la France ferait si nécessaire son devoir pour protéger le régime tchadien, ce qui sous-entend la possibilité d'une intervention militaire.

Il dit, pour cela, s'appuyer sur une déclaration du Conseil de Sécurité des Nations Unies en soutien aux autorités tchadiennes qu'il a lui même fait voter.

Cette simple déclaration du Conseil de sécurité n'autorise pas la France ou tout autre pays à engager une opération militaire.

Le Régime du Président Deby est certes passé par les urnes, mais il doit son installation au pouvoir en 1991, à une offensive militaire du même type que celle des rebelles aujourd'hui. Idriss Deby s'est légitimé par les urnes dans le cadre d'un régime corrompu, non démocratique et soutenu en permanence par la France. Une opération militaire française n'aurait pas grand chose à voir avec l'exigence de respect du droit et de la démocratie.

Le Parti communiste considère qu'une initiative militaire française serait dangereuse et inacceptable. Il soutien toutes les initiatives permettant un cessez-le-feu et un règlement politique qui permettent au peuple tchadien de retrouver dans l'immédiat la paix et la sécurité nécessaire.

Parti communiste français

Paris, le 5 février 2008

mercredi 06 février 2008, a 19:09
REMISE EN CAUSE DU RMI .
 


REMISE EN CAUSE DU RMI .

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Remise en cause fondamentale du RMI, de l'API et de la CMU, où comment faire des économies sur les plus vulnérables !!!

lundi 4 février 2008


AC !, APEIS, Collectif National Droits des Femmes, le DAL, le MNCP…

Mardi 5 février 2008

à 10h30, au Ministère de la crise du logement 24, rue de la Banque (M° Bourse)

Conférence de presse

Remise en cause fondamentale du RMI, de l'API et de la CMU, où comment faire des économies sur les plus vulnérables !!!

Le Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique, a déposé, discrètement, un décret relatif aux modalités d'évaluation des biens et des éléments de train de vie des personnes éligibles aux minima sociaux (RMI et API)

Concrètement, dans le cadre d'une évaluation, un barème sera retenu pour définir l'éligibilité des personnes à ces allocations sociales. Ce barème prendra en compte un certain nombre d'éléments (propriétés bâties ou non bâties, moyens de transport, équipements hi-fi, vidéo, informatique…)

Conséquences attendues : suppression de l'allocation et, par extension, de la CMU (Couverture Maladie Universelle) pour toutes les personnes dont le train de vie sera jugé trop confortable !!!

Il est clairement précisé, dans ce décret, que « le droit au RMI est remis en cause lorsque le montant de l'évaluation est supérieur ou égal à la moitié du montant annuel du RMI »

Nous nous insurgeons face à cette démarche inacceptable et inconsidérée au regard des situations de vie des personnes concernées, du chômage de masse persistant et du déficit d'emploi dans un marché du travail plus que morose.

On ne devient pas RMIste par vocation, on le devient faute d'emploi ou faute de droits ouverts au chômage. Près de 1,2 millions de foyers sont concernés (+ de 3 millions de personnes, avec les ayants-droit) et durcir les conditions d'éligibilité à ce revenu de survie, c'est, à nouveau, pénaliser les plus vulnérables.

Quelle cohérence avec ce décret et le Grenelle de l'Insertion qui se déroule actuellement ? Comment favoriser l'insertion professionnelle quand l'insertion sociale est rendue impossible ? Comment justifier ces nouveaux contrôles alors que le droit des affaires serait dépénalisé ?

Nous souhaitons vous exprimer nos vives inquiétudes sur ce recul historique en matière de protection sociale et vous convions à une conférence de presse le :

Mardi 5 février 2008

à 10h30, au Ministère de la crise du logement

24, rue de la Banque (M° Bourse)

Contacts : Jean-Pierre GUENANTEN : 06 15 12 14 42

Marc MOREAU : 06 68 50 78 67

Documents joints

mercredi 06 février 2008, a 04:45
SANS PAPIERS : Le 10 FEVRIER 08 Saint Denis .
 


Réunion publique-meeting "travailleurs sans papiers" le 10/02, Saint Denis

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Ci-dessous l'appel au meeting de solidarité "Sans-papiers... et Travailleurs" qui se tiendra dimanche 10 février à St Denis (93), et verra le lancement d'une campagne commune entre syndicats, collectifs de sans papiers et associations Uni(e)s Contre une Immigration Jetable.

Rappel : le 4-pages dont il est question est d'ores et déjà en ligne sur le site d'UCIJ (Matériel de Com')

« Sans Papiers .. et travailleurs ! »

- Pour faire face à la vague sans précédent de licenciements des travailleurs sans-papiers ;

- Pour faire respecter les droits dont doivent bénéficier tous les travailleurs avec ou sans papiers ;

- Pour répondre aux lois racistes du gouvernement ;

- Pour s'informer sur la « politique de régularisation par le travail » et la circulaire du 7 janvier 2008 ;

- Pour ne pas rester isolé face aux patrons et aux préfectures ;

- Pour affirmer l'engagement des syndicalistes aux côtés des sans-papiers

Grande réunion publique

Dimanche 10 février 2008

14 heures

Bourse du Travail de Saint Denis

9-11 rue Génin

( Saint Denis Porte de Paris)

Respect des droits et régularisation de tous les travailleurs et travailleuses sans-papiers

Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue le 23 janvier à la Bourse du travail de Paris, des organisations syndicales et le collectif " Uni(e)s contre une immigration jetable " ont lancé une campagne d'information sur les droits des travailleurs Sans-Papiers et un appel à la mobilisation pour obtenir leur régularisation.

Si la grande majorité des Sans-Papiers travaillent, cotisent, paient des impôts, ils sont encore trop nombreux à penser que le droit du travail ne les concerne pas en raison de leur situation irrégulière. Pourtant, qu'il s'agisse de santé, de conditions de travail, de rémunération, de congés ou de licenciement, les travailleurs Sans-Papiers ont les mêmes droits que les autres, dés lors que la situation de travail est avérée, et même si elle n'est pas déclarée.

Un quatre pages intitulé "Sans-papiers, défendons nos droits de travailleurs !" a déjà été réalisé pour faire connaître leurs droits aux travailleurs Sans-Papiers et les inciter à se rapprocher d'un syndicat.

Ceci est particulièrement crucial dans la période actuelle marquée par une vague de licenciements sans précédent, suite à l'obligation faite aux employeurs de saisir les préfectures avant toute nouvelle embauche, pour vérification de leur document de séjour et de travail. Les entreprises qui ont employé de manière plus ou moins consciente des Sans-Papiers s'appuient sur ce décret du 1er juillet 2007 pour procéder à leur licenciement, sans respecter leurs droits.

Ne pas rester seul, prendre conseil auprés d'un syndicat ou d'une association, c'est également la consigne à donner à tous ceux qui envisagent de se présenter en préfecture pour solliciter une régularisation par le travail dans le cadre de la circulaire du 20 décembre 2007. Le dispositif est en effet extrêmement restrictif et les risques sont importants pour ceux qui ne remplissent pas les critères. La circulaire du 20 décembre 2007 s'appuie sur une liste de 30 métiers qualifiés alors qu'en publiant une liste de 150 métiers accessibles aux nouveaux communautaires le gouvernement reconnait des besoins de main d'oeuvre beaucoup plus larges. La nouvelle mesure n'est pas seulement discriminatoire, elle est inefficace d'un point de vue économique et place les étrangers dans une situation de dépendance inacceptable vis-à-vis de leur patron.

Il est donc essentiel que les syndicats se mobilisent massivement pour défendre les droits des travailleurs Sans-Papiers et obtenir leur régularisation. Laisser perdurer les inégalités entre travailleurs c'est affaiblir l'ensemble du monde du travail.

Pour informer les travailleurs Sans-Papiers sur leurs droits et sensibiliser les syndicats à ces enjeux, la réunion publique du dimanche 10 février est organisée...

à l'initiative des syndicats CGT (Confédération Générale du Travail) CNT Construction et CNT nettoyage FSU (Fédération Syndicale Unitaire) Union Syndicale Solidaires CGT SETE (Inspection du Travail, des Transports et de l'Agriculture) SNU TEFI (Travail-Emploi-Formation-Insertion) Sud Travail

avec les Collectifs de sans-papiers et les autres organisations d'Uni(e)s Contre une Immigration Jetable

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De : sans papiers
mardi 5 février 2008

cite BELLACIAO

mardi 05 février 2008, a 21:49
L'autre casserole de la Société générale .
 

Justice . La banque est mise en cause dans le procès dit du « Sentier II », vaste trafic de chèques entre France et Israël, estimé à un milliard de francs.

Tunnel judiciaire pour la Société générale : alors que la deuxième banque du pays voit débarquer dans ses coursives deux juges d'instruction chargés de faire la lumière sur le trou béant de 4,9 milliards d'euros laissé par l'un de ses traders, son état-major est convié, aujourd'hui, à se présenter devant la 11e chambre du tribunal correctionnel. Dans le procès dit du « Sentier II », la Société générale et son PDG, Daniel Bouton, sont appelés à comparaître durant quatre mois pour « blanchiment aggravé ».

Quels sont les ressorts de l'affaire ? Elle repose sur un vaste trafic de chèques entre la France et Israël, mené entre 1996 et 2001, et initié par une centaine de commerçants du Sentier travaillant dans les domaines du textile et de l'intérim, avec la complicité d'une kyrielle de banquiers et de six rabbins. La méthode consistait en un montage financier frauduleux : des associations, censément caritatives et à « but non lucratif », recevaient des chèques émanant de généreux donateurs. Ces derniers, en aval, recevaient l'assurance de récupérer la moitié de leurs dons en monnaie sonnante et trébuchante. Pour ce faire, les chèques émis étaient présentés dans des bureaux de change en Israël, pays dans lequel était non seulement autorisé leur endossement mais qui avait comme second avantage d'empêcher toute traçabilité. Près d'un milliard de francs (soit 152,5 millions d'euros) auraient ainsi transité entre les banques israéliennes et des « banques correspondantes » en France. Parmi elles, la Société générale (qui aurait reçu 20 % des fonds, soit 46 millions de francs, soit 7 millions d'euros), la Société marseillaise de crédit, la Barclays France et la Banque nationale du Pakistan. Conséquence, toutes les quatre sont accusées d'avoir contribué à ce blanchiment.

Selon une stratégie de défense décidément très en vogue, la Société générale conteste les faits en prétendant qu'elle n'avait aucun pouvoir de contrôle - pour cette fois - concernant la circulation des chèques. Daniel Bouton et plusieurs cadres de la banque, qui font partie des 138 personnes physiques renvoyées devant le tribunal, devront s'en expliquer à la barre. PDG de l'établissement bancaire depuis 1997, après avoir été son directeur général, Daniel Bouton est soupçonné d'avoir laissé prospérer un système et ses bénéficiaires. Par la voix de ses avocats, le prévenu assure ne pas avoir eu « connaissance » de la manigance.

Pourtant, l'enquête a pointé un certain nombre « d'incidents » qui auraient dû conduire la banque à réagir. À l'image de cette trentaine de chèques volés en France, en janvier 1998, endossés au profit de l'Israël Discount Bank et transmis à sa « correspondante », la Société générale.

Même si l'instruction a pointé le « caractère sommaire » du système de contrôle des chèques, confié à des intérimaires en sous-effectif et peu qualifiés, des dossiers retrouvés, lors de perquisitions dans les services commerciaux, ont montré que le problème des chèques volés remis à l'encaissement était connu de la Société générale. Ainsi, une note, non signée, adressée le 15 novembre 2000 au conseil d'administration de la banque, était intitulée « Affaire du Sentier : risque de mise en examen de la Société générale pour blanchiment ». Mais c'est seulement le 10 janvier 2002 que la banque décidait de suspendre - provisoirement - le traitement des chèques remis pour encaissement par les banques israéliennes.

Sophie Bouniot

l' Huma du 04 / 02 / 08

mardi 05 février 2008, a 21:35
A Carla et Nicolas .
 

Félicitations et soyez heureux. Vous avez droit au bonheur tous les deux. Le vôtre semble avoir été si soudain, si inattendu peut-être que vous n'avez pas su le cacher. Ah, cette escapade en ce lieu dont rêvent tous les amoureux qui veulent être seuls au monde : Eurodisneyland. Ces photos volées par des photographes prévenus on ne sait par qui, on ne sait comment. Ah, ces vacances arrachées à la grisaille du quotidien, grâce à l'avion bienvenu d'un ami m