| lundi 31 mars 2008, a 21:15 |
| Application de la loi sur le droit au logement opposable . |
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Application de la loi sur le droit au logement opposable
Par Brigitte Gonthier-Maurin - 25 Mars 2008 |
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Madame la ministre, le vote de la loi instituant le
droit opposable au logement et portant diverses mesures en faveur de la
cohésion sociale, dite « loi DALO », a donné de l'espoir aux Français
qui souffrent de mal-logement, et ils sont nombreux. Selon la Fondation
Abbé-Pierre, en France, trois millions de personnes sont mal logées et
la demande de logements sociaux a quasiment doublé en vingt ans.
Dans le seul département des Hauts-de-Seine, depuis
l'entrée en vigueur de la loi DALO, plus de 5 000 formulaires ont été
retirés en préfecture et 915 dossiers sont déjà déposés.
Pourtant, dans mon département, l'application de cette
loi risque de ne jamais être effective, de même que la loi relative à
la solidarité et au renouvellement urbains, dite « loi SRU ». Je
rappelle que, sur trente-six communes, seize - toutes de droite - ont
choisi de ne pas respecter cette loi.
Bien pis, une partie du parc HLM est désormais en
vente, alors que plus de 100 000 demandes de logements sociaux sont en
souffrance.
En 2006, le conseil général des Hauts-de-Seine, alors
dirigé par Nicolas Sarkozy, avait fixé l'objectif de construire chaque
année 3 500 logements sociaux. Or seuls 2 590 logements ont été
construits en 2006. De plus, le conseil général en a mis en vente 4 000.
Encore convient-il de préciser de quel type de
logements sociaux nous parlons. Ainsi, 34 % des logements sociaux neufs
financés étaient des logements de type « PLS », prêts locatifs sociaux,
par conséquent inaccessibles aux revenus les plus modestes.
La politique de destruction engagée par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, l'ANRU, pose aussi des problèmes.
À Antony, lors de la dernière mandature, 376 logements
sociaux ont été détruits, essentiellement des F4 et des F5, un comble
pour un département qui compte beaucoup de petits logements, soit 38 %
du parc locatif. Parallèlement, cinquante nouvelles constructions ont
été enregistrées, mais il s'agit d'accession à la propriété.
À Antony encore, toute la réserve foncière restante a
été vendue à des promoteurs privés. Et que dire du devenir de la cité
universitaire d'Antony, qualifiée de « kyste » par M. Devedjian ?
La commission de médiation et droit au logement
opposable, mise en place le 2 janvier dernier dans les Hauts-de-Seine,
est donc confrontée à un véritable casse-tête.
Comme l'indique le décret d'application de la loi DALO,
« la commission […] se prononce sur le caractère prioritaire de la
demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement
ou à l'accueillir dans une structure d'hébergement… »
Mais, faute de stock de logements, le travail de la
commission se limite à faire le tri et à garder les demandes qu'elle ne
peut décemment pas écarter du dispositif. Que dire, en outre, de son
rythme de travail : à peine une trentaine de dossiers tous les quinze
jours ?
Or, vous le savez, madame la ministre, la loi impose
aux préfets une proposition de relogement dans un délai de six mois.
Quelle marge de manoeuvre possède le préfet des Hauts-de-Seine, dès
lors que le patrimoine existant est très insuffisant, voire s'amoindrit
?
Une fois de plus, ne va-t-on pas se tourner vers les
villes solidaires, comme Gennevilliers, Bagneux ou Malakoff, qui
disposent déjà d'un parc social largement au-dessus des 20 % ? Quid des
villes qui sont largement en deçà de la loi SRU, comme
Boulogne-Billancourt ou Sceaux ?
Madame la ministre, vous avez annoncé des «
orientations » en direction des préfets, afin que les publics du droit
au logement opposable ne soient pas systématiquement logés dans les
villes où il y a une concentration de logement social. En outre, vous
avez reconnu que l'application du droit au logement opposable au 1er
décembre 2008 pourrait connaître un « petit bug » en raison de
l'ampleur des constructions à entreprendre. Il sera gigantesque dans
les Hauts-de-Seine !
Madame la ministre, quelles mesures le Gouvernement
entend-il prendre pour que la loi DALO soit pleinement et véritablement
appliquée dans le département des Hauts-de-Seine ?
M. le président. La parole est à Mme la ministre.
Mme Christine Boutin, ministre du logement et de la
ville. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, c'est
pour moi un grand honneur que d'ouvrir cette séance sur une question
aussi importante et je suis heureuse que ce soit ici, au Sénat.
Madame le sénateur, vous m'interrogez sur le droit au
logement opposable. Vous le savez, je suis une militante du droit au
logement opposable : je l'étais avant d'être nommée ministre, je le
suis davantage encore depuis que cette responsabilité ministérielle m'a
été confiée. Je tenterai donc de répondre aussi précisément que
possible à votre question longue et circonstanciée.
En application de la loi du 5 mars 2007 instituant le
droit opposable au logement et portant diverses mesures en faveur de la
cohésion sociale, dite « loi DALO », la commission de médiation et
droit au logement opposable des Hauts-de-Seine, chargée d'examiner les
recours, s'est réunie le 15 janvier 2008.
À la fin du mois de février, 966 dossiers avaient été
déposés, alors que 5 147 avaient été retirés. Cet écart tient tout
autant à la difficulté rencontrée par les demandeurs potentiels de
connaître les catégories de publics prioritaires qu'à celle de remplir
les formulaires requis. La commission a commencé leur examen. Je ne
peux pas vous laisser dire, madame le sénateur, que cette instance fait
un « tri ». Elle est chargée d'appliquer la loi, qui a établi six
catégories prioritaires. Aussi examine-t-elle les dossiers et
détermine-t-elle ceux qui émanent de demandeurs répondant aux critères
de « public prioritaire ».
Je vous l'accorde, madame le sénateur, dans les
Hauts-de-Seine, comme dans l'ensemble de l'Île-de-France, le droit au
logement ne pourra être totalement effectif que si la construction de
logements est fortement relancée.
C'est la raison pour laquelle j'ai demandé à M. Pierre
Mutz, préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, d'organiser
des états généraux du logement. En Île-de-France, quatre groupes de
travail regroupant l'ensemble des acteurs - élus, professionnels,
associations - se sont réunis depuis le mois de novembre 2007. Ils ont
élaboré de nombreuses propositions, dont certaines verront leur
traduction dans le projet de loi que je compte présenter prochainement
au Parlement pour réduire cette crise majeure du logement qui frappe
notamment la région francilienne.
Madame le sénateur, nous n'avons pas encore le recul
suffisant pour évaluer les effets de la mise en application des
commissions de médiation et droit au logement opposable, puisqu'elles
ont été mises en place au 1er janvier dernier. Sur l'ensemble de la
France, fort peu de dossiers ont été retenus comme émanant d'un public
prioritaire. Il est vrai que 50 % des difficultés sont concentrées dans
la région de l'Île-de-France et 75 % de ces 50 % concernent Paris. Le
problème du logement se pose donc avec une acuité particulière dans
cette région.
Pour les communes concernées par l'article 55 de la loi
SRU, le bilan sur la deuxième période triennale d'application,
2005-2006-2007, est en cours. À cet effet, j'ai adressé le 30 janvier
dernier une lettre aux préfets de département pour qu'ils veillent à
faire preuve de rigueur dans les suites à donner aux constats de
carence dressés auprès des communes qui n'auraient pas atteint leurs
objectifs. En outre, la loi portant engagement national pour le
logement a institué une commission départementale chargée d'examiner
les difficultés de chaque commune n'ayant pas atteint ses objectifs
triennaux. J'ai demandé aux préfets de présider personnellement cette
commission afin qu'ils trouvent avec les maires des moyens très
concrets de débloquer la production de logements sociaux.
J'ai également pris l'engagement d'organiser, après les
élections municipales, c'est-à-dire dans le mois qui vient, une réunion
avec les maires des villes détenant un contingent de logements sociaux
important, qui sont inquiets, comme vous l'avez souligné, madame le
sénateur, car ils redoutent que soient accrues leurs difficultés à
accueillir ces publics prioritaires. À cette occasion, j'apporterai un
certain nombre de réponses, car j'estime que leur crainte est légitime
et qu'il faut en tenir compte.
Enfin, madame le sénateur, vous m'avez interrogé sur la
mise en place de l'ANRU. Je n'imagine que vous remettiez en cause la
politique de cet organisme, dont l'action est nécessaire à la
réhabilitation urbaine.
Si je tiens à poursuivre la politique de rénovation
urbaine, j'ai particulièrement à coeur que soit pris en considération
l'effet « démolition-reconstruction ». Puisque notre pays manque de
logements, avant de démolir, il est impérieux de bien réfléchir à ce
qu'on envisage de construire.
Madame le sénateur, j'espère que mes réponses vous
satisfont. Quoi qu'il en soit, je souhaite vraiment que le droit au
logement opposable soit appliqué et que le scandale que connaît la
France aujourd'hui, celui de ne pas pouvoir loger tous ses enfants, ne
soit plus qu'un mauvais souvenir à la fin du quinquennat du Président
de la République.
M. le président. La parole est à Mme Brigitte Gonthier-Maurin.
Mme Brigitte Gonthier-Maurin. Madame la ministre, nous
ne pourrons relever le défi du droit à un toit pour tout un chacun dans
ce pays que par une construction massive de logements, surtout
réellement accessibles aux plus démunis.
Dans mon département, sont mis en concurrence des
dossiers relevant du DALO et d'autres qui sont déjà en attente dans les
mairies ou dans les offices d'HLM.
Un problème va se poser. Le préfet des Hauts-de-Seine,
qui n'a pas gardé son contingent, va être obligé de se tourner vers les
mairies ou les offices d'HLM pour pouvoir répondre aux demandes qui lui
sont faites pour les dossiers déposés au titre du DALO.
Pour trouver de la place, il faudra envisager
d'augmenter les surloyers. J'attire votre attention sur le fait que,
dans certaines communes de droite de mon département, ces surloyers
peuvent atteindre jusqu'à 500 euros, somme exorbitante. D'aucuns auront
tendance à remettre en cause le droit au maintien dans les lieux en
pointant particulièrement du doigt les personnes âgées, pour lesquelles
devoir se séparer de leur logement sera un véritable drame.
Les bailleurs sociaux auront la possibilité d'appliquer
un conventionnement global, qui leur permettra de dépasser les actuels
plafonds de loyer.
Toutes ces mesures participeraient à une politique du
logement social qui viserait à faire sortir les « moins modestes » de
ce type de logement.
Madame la ministre, la commission de médiation a
commencé son travail. L'examen d'une trentaine de dossiers tous les
quinze jours est ridicule, au regard de l'urgence.
M. le président. Veuillez conclure, ma chère collègue !
Mme Brigitte Gonthier-Maurin. Je pourrai vous donner
des exemples de la façon dont les dossiers sont triés, mais je n'en ai
malheureusement pas le temps.
Je tiens cependant à rappeler que la loi de Robien a
englouti 400 millions d'euros par an, soit l'équivalent de 200 000
logements sociaux. Par ailleurs, le fait de donner la gestion du livret
A à toutes les banques privées, qui, nous le savons bien, feront autre
chose que se consacrer au financement du logement social, comme pouvait
le faire la Caisse des dépôts et consignations, m'inquiète. |
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| lundi 31 mars 2008, a 19:06 |
| Usine de nylon de St-Laurent-Blangy . |
Le sort des 371 salariés rescapés en suspens à New York

Créée sur les bords de la Scarpe, pour produire du nylon, l'usine NORSYNTEX compta
1 350 salariés quand elle fut reprise par RHONE-POULENC alors nationalisé.
Reprivatisé, puis cédé aux italiens de NYLSTAR , le site fut dépecé puis racheté par RHODIA.
A chaque transfert une partie de ses effectifs fut liquidée.
RHODIA retirant ses billes, NYLSTAR se
retrouva l'an dernier avec 77 millions d'€ de dettes, au bord de la
faillite. Il reste alors sur le site de Blangy. 316 salariés, plus les
55 de l'usine annexe LAMATO.
Au bout d'un an de tractations, faute
d'industriel pour relancer la production, c'est une banque américaine,
la BEAR STEARNS, qui reprenait les dépouilles de NYLSTAR : soit le
capital et l'usine de Blangy plus une usine polonaise. STILON SA.
Le tout se faisant en créant une filiale italienne: MERYL FIBER GROUP .
Tout semble s'arranger, quand le 16 mars 2008,
la puissante BEAR STEARNS, prise dans la tourmente financière des
Etats-Unis,se trouve à son tour au bord de la faillite. Elle est alors
rachetée par la puissante JP MORGAN CHASE BANK, au prix de 2 dollars l'action (qui valait encore 130 dollars en octobre 2007)
Voilà pourquoi l'avenir des 371 salariés de
l'usine de Blangy et ceux de leurs camarades polonais, passés de la
coupe de NORSYNTEX à celles de RHÔNE-POULENC puis de RHODIA, puis de
NYLSTAR puis de MRYL FIBER GROUP et de BEAR STEARNS dépend aujourd'hui des caprices des actionnaires de la banque JP MORGAN, qui peuvent du jour au lendemain tout liquider.
Ainsi va le monde capitaliste, au nom de la loi sacro-sainte du marché, prônée par la droite et le parti socialiste.
Ajoutons que ceux des 15 500 salariés de la BEAR STEARNS, qui avaient, à partir d'actions de leur propre banque, constitué leur plan de retraite, ont vu celle-ci s'effondrer en quelques heures. Ils portent plainte sans grand espoir de récupérer leur placement .
Voilà ce que nous prépare le gouvernement qui
veut progressivement détruire notre système de retraite par répartition
au profit des placements privés.
Blog P.C.F ARRAS
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| lundi 31 mars 2008, a 18:33 |
| ECOLE EN DANGER ! |
Tract : Ecole en danger !

Par : Communication
Mis en ligne : 28 mars
Le PCF sera présent à la manifestation des lycéens à Paris le mardi 1 avril. Le rendez-vous des militants d'Ile de France, notamment en vue de la diffusion du tract est : 14h15, M° Luxembourg.
Le mouvement des jeunes communistes sera également présent sur la manifestation.
En décidant de ne pas renouveler un fonctionnaire
sur deux, le gouvernement fait un choix concret : celui de réduire
drastiquement dans notre pays le nombre d'infirmières, de gardiens de
la paix, de juges, … et d'enseignants.
À télécharger
L'école est la première touchée : avec près de 100.000
enseignants en moins depuis 2002, 12.000 cette année et d'autres
programmés d'ici 2012, le plan d'austérité éducative du ministre Darcos
est un vrai danger public. Le PCF apporte tout son soutien aux
enseignants, parents et aux élèves qui manifestent leur colère partout
en France.
Le monde de demain a besoin de citoyens et de salariés plus instruits !
L'information, le savoir, la connaissance n'ont jamais
joué un aussi grand rôle qu'ajourd'hui. Inventions et découvertes se
multiplient. Pour les poursuivre, les maîtriser, pour que leurs
applications profitent à tous, qu'elles permettent une nouvelle
croissance respectueuse des hommes comme de l'environnement, nous
n'avons donc jamais eu autant besoin d'hommes et de femmes accédant au
plus au niveau de culture.
C'est aussi une question citoyenne et démocratique : un
haut niveau de formation développe l'esprit critique, utile pour penser
l'avenir, agir ensemble, apprendre des autres et au besoin se défendre
face à toutes les dominations, à commencer par celle idéologique
exercée par les médias dominants.
Ne pas accroître les inégalités, mais les combattre !
Chacun le sait, l'école est face à de réelles
difficultés pour faire réussir tous les élèves. Mais alors qu'un effort
sans précédent devrait être accompli dans ce domaine, le gouvernement
multiplie les coups contre notre système éducatif.
Alors
que la scolarisation précoce est un gage de réussite surtout quand les
parents n'ont pas fait d'études longues et ne peuvent pas « préparer le
terrain » pour le CP, des menaces pèsent sur l'avenir de l'école
maternelle avec le risque de renvoyer vers des crèches, des gardes
privées…
Alors
que 15% d'élèves au niveau national sortent de l'école élémentaire avec
un niveau très faible, le ministre Darcos supprime pour tous 2h
d'enseignement par semaine pour les réserver aux 15% d'élèves les plus
en difficulté quand chacun sait que dans les écoles « défavorisées »,
ce sont 80% des élèves qui auraient besoin de ces 2h contre 2% dans les
quartiers privilégiés. Encore plus d'injustice !
Alors
qu'il faudrait penser des programmes de notre temps, la réforme des
programmes baisse l'objectif du « niveau minimum » : se contenter de
« mémoriser » et d'être dociles pour les uns qui seraient condamnés à
être des « exécutants » de l'économie capitaliste ; développer les
capacités de réflexion pour les autres mais en les payant au rabais
sans reconnaître leur qualification. Voila la « priorité » pour
l'éducation du Président Sarkozy : priorité au service du profit des
actionnaires, pas du développement de la société.
Alors
que l'école a besoin d'enseignants parfaitement formés, tant dans leur
discipline que sur la pédagogie, l'Etat liquide la formation
d'enseignants au lieu de l'améliorer. Absurde : les profs sont poussés
à enseigner des disciplines pour lesquels ils n'ont pas été formé. On
les surcharge d'heures supplémentaires au détriment du travail
pédagogique d'équipe au sein des établissements.
Alors
que, naissances oblige, les effectifs grimpent en primaire et bientôt
en secondaire, le gouvernement supprime les postes par milliers, créant
des classes surchargées, réduisant les possibilités de choix de
filières et poussant vers la sortie du système scolaire les redoublants
qui ne trouveront plus place dans les établissements.
Riposter de suite : défendre et proposer
Ne nous laissons pas diviser : quelle que soit son
origine sociale, chaque jeune a droit un haut niveau de culture commune
dans une scolarité unique, avant de s'orienter. Tous les élèves peuvent
apprendre et l'échec scolaire peut être vaincu.
Le PCF propose un plan de lutte contre les inégalités scolaires (voir ci-contre nos propositions) !
Dans les Villes, dans les Conseils Généraux, les élus
communistes qui viennent d'accéder à des majorités, vont favoriser les
aides aux familles, l'éducation, la culture et le sport. Mais seul
l'État peut et doit assurer l'égalité de tous sur l'ensemble du pays.
Les moyens d'un système éducatif du XXIème siècle existent : il faut
s'attaquer aux profits du grand patronat et de la finance.
Dans les luttes en cours et les manifestations
prévues, les communistes vont agir avec tous ceux qui souhaitent
empêcher ces injustices. C'est possible en s'unissant, personnels,
parents, élus, lycéens et étudiants. Lançons la riposte avec des
contre-projets pour l'avenir de l'école, en prouvant que d'autres choix
sont possibles.
site du P.C.F |
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| lundi 31 mars 2008, a 18:11 |
| BANDEROLE RACISTE : TROP , C'EST TROP ! |

Les
tribunes du Stade de France ont été souillées par la banderole raciste
déployée par quelques supporters du PSG. Cette banderole foule aux
pieds les valeurs de tolérance et de solidarité portées par notre
ville. Malheureusement, cette triste affaire s'ajoute à d'autres. La
tribune de Boulogne est bien trop souvent le lieu d'actes xénophobes.
A présent, la coupe est pleine. Assez d'ignominie !
Paris, ville lumière, n'a pas vocation à être ternie par de tels
messages de haine. Il est temps de déployer les grands moyens pour
faire le ménage et empêcher que de tels actes se reproduisent. Les
interdic tions de stade ne suffisent plus. Je me réjouis que le parquet
de Bobigny ait ouvert une enquête préliminaire pour provocation à la
haine et à la violence. Je souhaite que les auteurs de cette sinistre
banderole soient identifiés et qu'ils soient punis à hauteur de ce
qu'ils méritent.
Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris
Paris, le 31 mars 2008 site du P.C.F
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| lundi 31 mars 2008, a 04:27 |
| SENAT : Groupe communiste ( Réduction des moyens au lycée professionnel Alfred Coste de Bobigny pour la rentrée 2008 . |
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Réduction des moyens au lycée professionnel Alfred Costes de Bobigny pour la rentrée 2008
Par Eliane Assassi - 26 Mars 2008 |
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Madame Eliane Assassi attire l'attention de Monsieur le
ministre de l'éducation nationale sur la situation particulière dans
laquelle se trouve le lycée professionnel Alfred Costes de Bobigny.
En effet, selon le projet de Dotation Horaire Globale
pour la rentrée 2008-2009, il est prévu de supprimer entre 10 et 12
postes sur 65, de réduire les horaires, d'augmenter les heures
supplémentaires d'enseignement obligatoire, de fermer des sections,
d'augmenter les effectifs en classe et, de faire passer le bac
professionnel en trois ans au lieu de quatre actuellement.
La communauté éducative a tout lieu de s'inquiéter d'un
tel projet qui plus est s'agissant en l'occurrence d'un lycée classé
« prévention violence ».
Il faut savoir que cette politique de rigueur touche
tout le pays. Pour ce qui est du département de la Seine-Saint-Denis
par exemple, on estime aujourd'hui à 240 le nombre de postes qui
seraient supprimés dans les lycées lors de la prochaine rentrée
scolaire.
Elle note, à cet égard, que la mobilisation des
enseignants et des lycéens s'accélère au plan départemental comme au
plan national pour dénoncer cette précarisation des conditions de
travail du monde éducatif aux conséquences catastrophiques pour les
élèves qui ne peut conduire qu'à l'aggravation de l'échec scolaire.
Elle tient à préciser que, s'agissant particulièrement
des jeunes de la Seine-Saint-Denis, les besoins d'éducation,
d'apprentissage et de formation - sans nul doute plus aigus qu'ailleurs
avec 6000 enfants en « errance » selon la DDASS - sont immenses et
représentent un axe prioritaire pour la réussite de cette jeunesse en
quête d'avenir.
Très inquiète face à une telle situation, elle lui
demande par conséquent de revenir sur les choix comptables qu'il
applique dans l'éducation nationale afin qu'il n'y ait à la prochaine
rentrée scolaire aucune suppression de postes, ni au lycée Alfred
Costes de Bobigny ni ailleurs dans le pays.
Question écrite publiée au Journal Officiel du 27 mars 2008. |
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| dimanche 30 mars 2008, a 18:27 |
| POUR NOS RETRAITES ! |
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Pour nos retraites : Mobilisons nous, Camarades !
dimanche 30 mars 2008 -12:42

Retraites 80 000 partout en France. Un bon début!
Les manifestations à l'appel de la CGT, de la FSU, de Solidaires et de
l'Unef pour l'avenir des retraites ont réuni samedi 80 000 personnes
dans 115 rassemblements et manifestations, partout en France.
"C'est une mise en jambes, une initiative indispensable pour que le
débat soit public dans le pays", a indiqué à la presse le secrétaire
général de la CGT en tête de la manifestation parisienne. A Paris,
entre Nation et Bastille on a compté 13 000 participants au cortège.
On a enregistré des participations très significatives dans certaines
villes comme Bordeaux (2000), Clermont-Ferrand (800), Chalon-sur-Saône
(1000), Brest (1500), Rennes (2000), Orléans (1250), Montpellier
(1000), Nîmes (1000), Limoges (2000), Tarbes (900), Lille (1500), Caen
(1000), Le Mans (6000), Marseille (10000), Toulon (1000), Saint-Etienne
(1200), Roanne (800), Lyon (5000).
Lire
la suite -
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| dimanche 30 mars 2008, a 18:11 |
| La crise financière se propagera-t-elle au delà du secteur bancaire ? |
La BaFin est l'autorité allemande des marchés financiers.
« La crise financière mondiale pourrait coûter jusqu'à
600 milliards de dollars (380 milliards d'euros) aux banques et autres
institutions financières du monde entier, selon un rapport interne de
la BaFin cité par le magazine allemand Der Spiegel.
Le bilan évoqué par l'autorité allemande des marchés
financiers, dont l'hebdomadaire se fait l'écho dans un article
communiqué ce week-end avant sa parution lundi 31 mars, constitue le
plus noir des scénarios envisagés pour les pertes liées aux turbulences
des marchés, elles-mêmes provoquées par la crise des crédits
immobiliers à risque aux États-Unis, les “subprimes”.
“Sur la base des informations dont nous disposons et de
la situation actuelle du marché, nous pensons qu'un chiffre de 430
milliards de dollars (270 milliards d'euros) est plus probable”, ajoute
le rapport de 16 pages de la BaFin, cité par le Spiegel.
L'autorité a calculé que les banques avaient déjà
dévoilé environ 295 milliards de dollars de pertes, dont 10% environ
reviennent à des établissements allemands, poursuit le magazine.
Par extrapolation, les banques allemandes pourraient
accuser en tout 60 milliards de dollars de pertes dans le scénario
catastrophe de la BaFin, et 43 milliards de dollars dans une hypothèse
plus favorable.
Selon le Spiegel, l'autorité évoque aussi un
risque de voir la crise financière se propager au-delà du secteur
bancaire pour gagner les hedge funds, les assureurs, les fonds de
pension et même certaines entreprises extérieures au monde de la
finance.
Une porte-parole de la BaFin a refusé de commenter l'article du Spiegel,
mais indiqué que l'autorité avait préparé un document de discussion en
prévision de la réunion des régulateurs du secteur financier et
banquiers centraux qui s'est achevée à Rome samedi.
Le chiffre de l'ordre de 300 milliards de dollars pour
les pertes publiées jusqu'ici a été établi à partir des sources
disponibles publiquement, a-t-elle ajouté. »
Jonathan Gould, version française Gilles Guillaume.
http://www.lemonde.fr/web/eco/depeches/0,14-0@2-3234,7-439@39-34880570,0.html?NAV1=DEP&NAV2=DEPECHES
De : Instit
dimanche 30 mars 2008
site BELLACIAO
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| dimanche 30 mars 2008, a 17:55 |
| Des nouvelles de Mumia Abu Jamal . |
Par ELISABETH MAUGARS le dimanche 30 mars 2008, 15:32 - Mes invités
- Lien permanent
ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA
Collectif Unitaire 37 de Soutien à Mumia Abu-Jamal
www.mumiabujamal.net
Communiqué de presse
La Cour d'Appel Fédérale de 3ème circuit (Philadelphie –
Pennsylvanie - USA) vient de rendre son jugement : le procès de 1982 à
l'issue duquel Mumia Abu-Jamal a été condamné à mort était entaché de
racisme. La Cour reconnaît ainsi que les droits constitutionnels de
l'accusé n'ont pas été respectés. De ce fait, elle annule sa
condamnation à mort mais confirme sa culpabilité.
Les
juges, par deux voix contre une, se prononcent pour un autre procès
avec constitution d'un jury qui devra à nouveau statuer sur la
sentence. Contrairement à ce qu'annonce de nombreuses dépêches de
presse, Mumia Abu-Jamal n'est toutefois pas définitivement à l'abri
d'une nouvelle condamnation à mort, ni d'un enfermement à vie. Et dans
l'attente, il ne quittera pas le couloir de la mort !
L'avocat de Mumia Abu-Jamal, Maître Robert R. Bryan, nous a déclaré
que cette décision était une demi-victoire qu'il fallait, par la
mobilisation internationale, transformer en victoire en rendant justice
et liberté à son client.
Dans cette situation, le Collectif Unitaire 37 appellent au soutien
dans toute la France, et ce sous toutes les formes, notamment par
l'envoi immédiat de messages à l'Ambassade des Etats-Unis : 2 avenue
Gabriel - 75008 Paris / e-mail : webmaster@amb-usa.fr
Vous pouvez achetez aussi le livre de Claude Guillaumaud Pujol :
Mumia Abu Jamal. Un homme libre dans le couloir de la mort. 12€. Les
droits d'auteure vont à la défense de Mumia
Contacts : Claude GUILLAUMAUD-PUJOL 06 81 77 54 34
MRAP : 43, boulevard de Magenta 75010 Paris – TEL 01 53 38 99 99 FAX 01 40 40 90 98 – E MAIL abujamal@free.fr
Contacts : Béatrice Koulakssis : koulakssis@wanadoo.fr et Dominique Maugars : dommaugars@wanadoo.fr

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| dimanche 30 mars 2008, a 17:45 |
| La SNCF soigne son actionnaire . |
Par Régis TRILLES le samedi 29 mars 2008, 19:22 - Lien permanent
Tout
va bien pour la SNCF. En 2007, elle a réalisé 1 milliard d'euros de
bénéfices, soit trois fois plus qu'en 2006. Du coup, elle va verser à
l'État, son actionnaire, un dividende (le premier de son histoire) de
131 millions d'euros.
Pour
apaiser les syndicats de cheminots toujours invités à se serrer la
ceinture, la direction a précisé que l'Etat réinvestirait 50 millions
d'euros dans le développement ferroviaire. A suivre. |
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| dimanche 30 mars 2008, a 17:31 |
| COMMUNIQUE : Soutien aux salariés de Kléber Toul . |
Par bernadrian le samedi 29 mars 2008, 23:02 - force communiste
- Lien permanent
La
Fédération de Meurthe-et-Moselle du Parti communiste français tient à
exprimer son soutien aux salariés de Kléber Toul à l'heure où, selon la
presse régionale (ER 28/03/08), quarante d'entre eux sont visés par une
plainte déposée par les trois cadres qui avaient été retenus dans
l'usine entre le 14 et le 17 février derniers.
Cette
action judiciaire vise à semer la zizanie entre les employés qui sont
tous les victimes des décisions patronales du groupe Michelin. En
faisant peser la menace de sanctions sévères sur quelques uns, la
partie adverse tente d'intimider et de désarmer tout le collectif de
travail, celles et ceux qu'on appelle à Toul « les Kléber ».
Le PCF s'associe aux responsables CGT qui demandent :
Aux salariés de venir devant le commissariat de police de Toul,
__jeudi 3 et vendredi 4 avril,
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pour témoigner dans le calme « solidarité et sympathie » à leurs
camarades qui seront alors entendus par les policiers, mais aussi pour
dire au patronat leur détermination à ne pas se laisser condamner au
chômage et à la misère.
Patrick Hatzig!!
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| dimanche 30 mars 2008, a 17:13 |
| SENAT : Groupe communiste ( Les nouveaux programmes du primaire voulus par Xavier Darcos constituent un recul pédagogique . ) |
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Les nouveaux programmes du primaire voulus par Xavier Darcos
constituent un recul pédagogique Par Brigitte Gonthier-Maurin - 27 Mars
2008
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Le 26 mars, les sénateurs de la commission des Affaires
culturelles ont auditionné le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos,
sur les nouveaux programmes du primaire.
Une fois encore la méthode choisie par le ministre pose question.
Comment en effet penser les programmes pour la réussite des enfants pour demain
sans qu'ait été menée une véritable évaluation scientifique des bienfaits ou
méfaits des précédents programmes ? Les derniers programmes datent seulement de
2002, c'est dire qu'on a à peine le recul de leur application sur une génération
d'élèves.
Sur le fond, le ministre veut recentrer les programmes sur « les
fondamentaux » : français et mathématiques. Ce sont, il est vrai, des éléments
importants. Mais ce retour aux fondamentaux ne doit pas se résumer à la notion
d'empilement des connaissances, balayant ce qui fondaient les programmes de
2002, à savoir l'éveil, l'épanouissement, et surtout la quête du sens dans
l'acquisition des savoirs et des connaissances. Nous avons besoin des deux car
un simple retour aux « méthodes anciennes » ne répondra pas aux exigences
historiquement nouvelles qui se posent à nous : celle d'une posture
d'appropriation réfléchie des savoirs rendue indispensable par le développement
de notre société.
Même scepticisme pour les deux heures du samedi réinvesties sous
forme d'aide personnalisée aux élèves en difficulté. Dans les écoles où il y a
beaucoup d'élèves en difficulté, ces deux heures seront largement insuffisantes.
A l'inverse, dans les écoles où peu d'élèves sont en difficulté, on peut faire
beaucoup avec deux heures. Il n'y a pas d'égalité entre une Zep à Gennevilliers
et une école à Neuilly. Ce qui signifie donc un renforcement des inégalités.
Enfin, les nouveaux programmes réévaluent la grande section de
maternelle en introduisant des connaissances et des exigences scolaires. On peut
même parler de pré lecture et de pré calcul. Pour autant, le ministre, interrogé
sur ce point lors de son audition, n'a pas indiqué qu'il répondrait
favorablement à la proposition d'Alain Bentolila d'une scolarisation obligatoire
dès 3 ans. Ce qui équivaut à prendre le risque d'une accentuation des
inégalités.
Autant d'interrogations qui n'ont pas semblé émouvoir le
ministre. |
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| samedi 29 mars 2008, a 22:27 |
| 10 000 lycéens dans la rue . |
Plus
de 10 000 lycéens ont manifesté hier à Paris, Lyon et Marseille pour
protester contre les 11 200 suppressions de postes prévues dans
l'éducation nationale à la rentrée prochaine. « Ces suppressions
affectent principalement les lycées des banlieues qui, précisément,
auraient le plus besoin d'effectifs », a déclaré Hannah Boisson,
porte-parole de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne
(FIDL). De son côté, Léo Moreau, vice-président de l'Union nationale
lycéenne (UNL), estime que l'ampleur de la mobilisation a « franchi un
cran ». Les deux syndicats appellent à de nouvelles manifestations
mardi prochain.
l' Huma du 28 / 03 / 08
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| samedi 29 mars 2008, a 22:11 |
| Retraites : Financement la quatrième solution . |
Depuis
vingt ans, alors que de lourds sacrifices ont été imposés aux salariés,
aucun effort supplémentaire n'a été demandé aux entreprises pour
financer le système de retraite. Un point tabou dans le discours du
gouvernement.
Pour imposer ses vues, Xavier Bertrand joue volontiers
les professeurs, usant d'un raisonnement en apparence implacable.
« Vous avez trois leviers sur les retraites, explique le ministre du
Travail. Soit vous acceptez de toucher moins de pension de retraite, et
personne n'en veut. Soit vous acceptez de cotiser plus et ça, ça ne
fait pas de bien au pouvoir d'achat. Soit, si on vit plus longtemps, il
faut accepter de cotiser un peu plus longtemps. C'était la logique de
2003, et c'est la logique de tous les pays européens. »
Si bien huilée soit-elle, la rhétorique ministérielle n'en pèche pas
moins par des contrevérités et des « oublis ». D'abord parce que,
l'expérience l'a montré, l'allongement de la durée de cotisation n'a
pas conduit à « travailler plus longtemps », les employeurs continuant
d'exclure à tour de bras les travailleurs âgés. Pas plus que cela n'a
évité de « toucher moins ». Au contraire : le niveau des pensions a
baissé, un grand nombre de salariés n'étant pas en mesure de remplir
les conditions pour une retraite à taux plein. En vérité, jusqu'ici,
c'est le montant des retraites qui a été utilisé, sans le dire, par les
gouvernements successifs comme variable d'ajustement pour viser
l'équilibre financier des régimes. Sans résultat sur le déficit, qui a
continué de se creuser, mais avec de lourdes conséquences sociales pour
les retraités… Selon la CGT, citant une étude de l'OCDE, « c'est la
France qui est allée le plus loin dans les sacrifices demandés aux
salariés ». La retraite moyenne représentant 48 % du salaire moyen dans
l'Hexagone, contre 57,5 % dans l'ensemble des pays de l'OCDE.
En revanche, ajoute le syndicat, « aucun effort supplémentaire n'a
été demandé aux entreprises depuis plus de vingt ans pour payer les
retraites à leurs anciens salariés ». Cette donnée est la grande
absente du discours gouvernemental. Les entreprises portent pourtant,
par leur gestion restrictive de l'emploi, leur pression permanente sur
le « coût du travail », et donc les salaires, une lourde responsabilité
dans les difficultés financières des régimes de retraite. Rappelons que
1 % de la masse salariale équivaut à 2,5 milliards d'euros de
cotisations sociales. La politique de l'emploi constitue bien la
première clé pour répondre aux besoins de financement croissants du
système de retraite : « 4 millions d'emplois supplémentaires
apporteraient la moitié des besoins de financement, via les
cotisations. C'est à peu près le nombre de salariés disponibles
aujourd'hui pour un vrai emploi », note la CGT dans un mémorandum remis
hier à Xavier Bertrand. Les chiffres officiels du chômage ne reflétant
pas, de beaucoup, la réalité du sous-emploi.
Tirer les conclusions de ce constat impliquerait de remettre en
question toutes les politiques publiques visant la baisse du « coût du
travail », menées à coups de généreux allégements de cotisations sur
les bas salaires. Mais les entreprises pourraient aussi être
responsabilisées en modulant leur contribution à la Sécu de façon à
pénaliser celles qui licencient et recourent à de la main-d'oeuvre
précaire, et favoriser celles qui, à l'inverse, développent l'emploi
qualifié et bien rémunéré. Pour l'heure, le gouvernement, s'appuyant
sur des excédents de l'assurance chômage, se contente d'envisager un
transfert de cotisations UNEDIC sur la retraite. Mesure soutenue par la
CFDT, mais contestée par la CGT, qui rappelle qu'un chômeur sur deux
n'est pas indemnisé.
Plusieurs syndicats, dont la CGT et FO, avancent d'autres pistes de
financement, aujourd'hui rejetées par le gouvernement : élargissement
de l'assiette des cotisations à une série de « niches » actuellement
exonérées, telles les stock-options, l'intéressement et la
participation. Un rapport de la Cour des comptes a évalué à quelque 25
milliards d'euros le bénéfice d'une taxe qui s'appliquerait à
l'ensemble des éléments de rémunération exonérés. Le déficit du régime
général de retraite avoisine les 5 milliards… La CFDT, quant à elle,
choisit de plaider pour la généralisation de « l'épargne collective »,
afin de la rendre accessible aux salariés des PME. Alors que la CGT met
en garde contre « les illusions » de produits d'épargne, « très coûteux
pour un rendement aléatoire ».
Y. H.
l' Huma du 28 / 03 / 08
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| samedi 29 mars 2008, a 21:36 |
| MANIFESTATION POUR LES RETRAITES : 10 000 à 15 000 personnes à PARIS . |
A l'appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires à manifester pour défendre “l'avenir des retraites” a réuni plusieurs milliers de personnes à Paris et dans toute la France.
La manifestation parisienne, entre la Place de la Nation et Bastille, a réuni 10 000 à 15 000 personnes selon la CGT. En tête de cortège une banderole demandait “Stop à la casse des retraites”. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a prévenu que ces manifestations n'étaient qu'un “début”. “C'est une mise en jambes, une initiative indispensable pour que le débat soit public dans le pays”, a-t-il insisté. Alors que le ministre du travail ne propose aux syndicats qu'une concertation, ceux-ci revendiquent une “vraie négociation”. Pour le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, il s'agissait également “que l'on n'escamote pas le débat” face à “la mécanique implacable” défendue par le gouvernement aboutissant “à avoir moins de retraites même en travaillant plus longtemps”.
Des manifestations ont eu lieu en régions. Plusieurs milliers
de personnes ont répondu à l'appel des syndicats à Lyon (entre 2000 et
5000) et Marseille (entre 1500 et 10 000). Ils étaient également des
centaines à manifester à Toulouse (entre 900 et 3 000), Bordeaux (entre
1 000 personnes et 1 500), Lille (entre 900 et 1 500), Rennes (entre
600 et 1 500), et dans de nombreuses autres villes françaises
(Strasbourg, Rouen, Nantes, Saint-Brieuc, Angers, Brest, Le Havre,
Tours, La Rochelle, Angoulême, Roanne, Clermont-Ferrand, Grenoble).
Une intersyndicale se réunira lundi pour confronter les revendications et tenter d'établir une plate-forme commune afin de “faire bloc” devant le gouvernement, selon l'expression du président de la CFTC, Jacques Voisin.
Le Parti communiste français soutient ce mouvement. De
nombreux militants et élus communistes étaient présents à ces
manifestations.
POUR VISIONNER NOTRE VIDEO SUR CETTE MANIFESTATION CLIQUEZ SUR CETTE LIGNE
Blog P.C.F EVRY
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| samedi 29 mars 2008, a 21:11 |
| Sinistre cérémonie d'enciens OAS à l'Arc de triomphe . |
Extrême droite . Face aux nostalgiques de l'Algérie française, quatre-vingts contre-manifestants ont dénoncé la réhabilitation
de l'organisation criminelle.
La
France marche sur la tête. Voilà la réflexion qui venait à l'esprit de
tout démocrate et républicain à la vue de la scène ahurissante de
mercredi soir, place Charles-de-Gaulle, à Paris. Au prétexte d'honorer
la mémoire des victimes de la fusillade de la rue d'Isly, le 26 mars
1962, une quarantaine d'anciens membres de l'OAS et autres nostalgiques
de l'Algérie française, sous la protection des forces de l'ordre,
traversent la place de l'Étoile pour raviver la flamme du souvenir sous
l'Arc de triomphe et brandir leurs étendards face à la tombe du Soldat
inconnu. La cérémonie constitue, dans l'esprit de ses organisateurs,
d'anciens factieux regroupés au sein de l'Adimad-OAS et de
l'association Souvenir du 26 mars, un pas de plus dans la
réhabilitation de l'organisation criminelle. La preuve ? La présence,
dans ce rassemblement, auquel les autorités ont donné leur feu vert,
d'Armand Belvisi, compagnon de Jean-Bastien-Thiry, organisateur des
deux attentats manqués contre le général de Gaulle. L'ancien
terroriste, militant d'extrême droite, qui ne manque aucune occasion de
clamer qu'il « ne regrette rien », s'offre le luxe de venir narguer les
quatre-vingts contre-manifestants venus protester contre la présence,
dans ce lieu symbolique de la République, de ceux qui retournèrent,
hier, les armes contre elle.
Dans une ambiance tendue, les participants à ce
« contre-rassemblement républicain » (1) exposent les raisons de leur
colère, souvent interrompus par les invectives du camp adverse. « Le
symbole que constitue la flamme du souvenir en hommage aux anonymes
morts pour la France a été souillé par la présence de l'oriflamme d'une
association qui regroupe d'anciens traîtres à la République. Il y a là
une inversion totale des valeurs fondatrices de la nation », s'indigne
Jean-Philippe Ould Aoudia, fils de l'un des six inspecteurs des centres
sociaux éducatifs exécutés le 15 mars 1962 par un commando Delta de
l'OAS. Jean-François Gavoury, président de l'Association pour la
mémoire des victimes de l'OAS à l'origine du contre-rassemblement, fils
du commissaire central d'Alger, Roger Gavoury, assassiné par l'OAS en
1961, fustige une « dérive insupportable des institutions de la
République ».
Argument repris par Ian Brossat, président du groupe communiste au
Conseil de Paris. « Autoriser un tel rassemblement est une nette
provocation de la part de Nicolas Sarkozy », insiste le jeune élu. Une
« provocation » qui s'inscrit dans un mouvement de fond, analysent
Jean-Pierre Gonon, de France-Algérie, et Fatima Besnaci Lancou, de
l'association Harkis et droits de l'homme, rappelant le scandaleux
article 13 de la loi du 23 février 2005, qui ouvre le droit à
l'indemnisation des anciens criminels de l'OAS. Les opposants à ce
mouvement de réhabilitation craignent une promesse de campagne de
Nicolas Sarkozy, qui s'était engagé à reconnaître la qualité de « morts
pour la France » aux victimes du 26 mars 1962. « Si ce pas devait être
franchi, ce serait la fin des valeurs attachées à la qualité de "mort
pour la France." Je me verrais alors dans l'obligation d'engager une
procédure pour que cette qualité soit ôtée à mon père », prévient
Jean-François Gavoury. Dans la foule, Hakim, étudiant, observe, ébahi,
les nostalgiques de la colonisation. « Sarkozy dit vouloir tourner la
page de cette histoire. Mais en glorifiant le passé colonial et en
réhabilitant l'OAS, il fait le contraire d'un travail de mémoire
apaisée », commente le jeune homme. Le groupe d'anciens activistes de
l'OAS se scinde en deux. Les uns se glissent dans un autre cortège
d'anciens combattants venus raviver la flamme. Les autres se rendent à
la messe donnée à l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet.
(1) On notait la présence de représentants de l'Anpromevo, de
l'Association des amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs
compagnons, de la LDH, du MRAP, du Collectif anticolonial, de l'AFASPA,
de l'ARAC, de France-Algérie, de Harkis et droits de l, du Comité
vérité et justice pour Charonne, de l'association Au nom de la mémoire,
du groupe communiste au Conseil de Paris, etc.
Lucie Martin l' Huma du 28 / 03 / 08
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| samedi 29 mars 2008, a 19:15 |
| Cotiser plus pour une retraite plus faible . |
Protection
sociale . Le gouvernement entame une concertation dont il a fixé par
avance l'issue : augmentation à 41 ans de la durée de cotisation. Le
bilan de la loi Fillon appelle d'autres mesures.
C'est parti et, disons-le, plutôt mal parti. Le
« rendez-vous retraite » a démarré hier par une journée marathon de
rencontres avec les « partenaires sociaux » au ministère du Travail.
Grand ordonnateur de l'événement, Xavier Bertrand soigne les
apparences. Son discours lisse, pétri de bonnes intentions et de
fausses évidences, ne cache pas l'essentiel : d'emblée, le gouvernement
a fixé des règles du jeu qui augurent mal de la suite. À l'en croire,
il s'agirait seulement, en 2008, de confirmer et d'amplifier la réforme
de 2003, en allongeant la durée de cotisation à 41 ans. Du coup, selon
M. Bertrand, le sujet ne mérite qu'une « concertation », en aucun cas
une véritable négociation. Les syndicats risquent donc de n'être
convoqués, rue de Grenelle, « que pour la photographie », remarque le
secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. De son côté, le chef du
gouvernement a prévenu, il envisage déjà de faire passer son projet par
voie « réglementaire », autrement dit en zappant le débat et le vote du
Parlement. Le gouvernement semble avoir le souci de laisser le moins
d'espace possible à la confrontation des points de vue.
Il est vrai que, depuis 2003, la réforme Fillon a subi l'épreuve du
réel. Et le bilan n'est pas à son avantage. La « sauvegarde » du
système de retraite devait passer, nous avait-on dit, par l'allongement
de la durée d'activité et supposait donc un allongement sans fin de la
durée de cotisation : après les 40 ans pour tous exigibles depuis 2008
suivrait le passage aux 41 ans entre 2009 et 2012, et ainsi de suite.
En vérité, le dernier rapport du Conseil d'orientation des retraites
(COR) le constate : le taux d'activité n'a pas augmenté. Signe le plus
flagrant de l'échec, seuls 38 % des seniors sont encore en activité. À
l'heure de partir en retraite, six salariés sur dix ont déjà été
évincés des effectifs des entreprises. Dans ces conditions,
l'augmentation des annuités nécessaires pour avoir une retraite à taux
plein n'a pour effet que de baisser le niveau des pensions. Elle
impacte tout particulièrement les salariés aux carrières déjà
incomplètes, hachées par la précarité, le temps partiel, le chômage, et
voués à de basses retraites.
Rien d'étonnant, dès lors, si la perspective d'un passage aux 41 ans
est aujourd'hui récusée par l'ensemble des syndicats, la CFDT incluse,
qui en avait pourtant acté le principe en approuvant la loi Fillon. Une
telle mesure paraît, en outre, d'autant moins défendable que les
négociations sur la pénibilité du travail ont échoué : le patronat fait
toujours obstacle à la mise en place d'un véritable droit au départ
anticipé pour les salariés usés avant l'heure, dont l'espérance de vie
en retraite est ainsi diminuée. Passer aux 41 ans reviendrait ainsi à
aggraver une inégalité criante devant la retraite.
l'érosion constante du niveau
des pensions
Deuxième aspect de l'échec des réformes, qui, après avoir été
longtemps dissimulé, saute maintenant à la figure : l'érosion constante
du niveau des pensions, fortement dénoncée par les retraités eux-mêmes
lors de récentes manifestations. Deux dispositions, introduites par
Balladur en 1993, reprises par Fillon, en sont à l'origine : le calcul
de la pension à partir des 25 meilleures années de salaire de la
carrière, au lieu des 10 meilleures précédemment ; et l'actualisation
de ce salaire annuel moyen, lors de la liquidation de la retraite, en
fonction de l'inflation, au lieu de l'évolution de l'ensemble des
salaires. Enfin, les pensions elles-mêmes sont revalorisées selon les
prix et non les salaires. Résultat : une chute du « taux de
remplacement », référence clé en matière de retraite mesurant le
montant de la pension par rapport au dernier salaire (selon la COR, il
a « diminué d'environ 10 points entre les générations 1938 et 1985 »).
Les syndicats et la Caisse nationale d'assurance vieillesse
réclament une correction du système, par un retour vers l'indexation
sur les salaires, en soulignant qu'il en va de la crédibilité du régime
par répartition. En particulier au sein des jeunes générations, qui,
selon les enquêtes d'opinion, se montrent de plus en plus sensibles aux
sirènes de la capitalisation. Le gouvernement se contente, pour le
moment, de proposer une modification à la marge, portant sur le
calendrier de la revalorisation des pensions. Pour la CGT, il s'agit de
viser un taux de remplacement de 75 % et, en tout état de cause, une
retraite égale au moins au SMIC.
Le MEDEF, pour sa part, aborde les discussions avec une idée fixe :
reculer à 62, voire 63 ans, l'âge ouvrant droit au départ. Le
gouvernement feint de s'y opposer tout en s'employant à rendre, dans
les faits, ce droit de plus en plus virtuel en augmentant la durée de
cotisation…
En dépit des intentions gouvernementales, l'issue de ce rendez-vous
n'est pas jouée d'avance. Beaucoup dépendra de la capacité des
syndicats et de l'opposition de gauche à imposer un débat franc, à
libérer la question des retraites du carcan où certains veulent la
maintenir, en prétendant que le salut économique du système est
suspendu aux sacrifices des seuls salariés (voir page 4). En organisant
une première journée de mobilisation, samedi, marquée par des
manifestations à Paris et en province, la CGT, la FSU et Solidaires
espèrent marquer de premiers points en ce sens.
Yves Housson
l' Huma du 28 / 03 / 08
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| samedi 29 mars 2008, a 18:46 |
| La roue de la fortune à l'Université ( Pécresse ) A quand les Relex ? |
Par Pierre BOUKHALFA le jeudi 27 mars 2008, 22:11 - Education - Culture - Lien permanent
A l'initiative des Directeurs de Bibliothèques
Universitaires (ADBU), le projet LibQUAL+ fait la Une de plusieurs
sites universitaires.
Il s'agit très trivialement d'un questionnaire d'évaluation, sur la
qualité du service et du fonctionnement des Bibliothèques
Universitaires. Ce qui est remarquable, par contre, c'est qu'il fait
l'objet, parfois, de loteries dotées de récompenses très « mode » !
Cette mascarade d'évaluation du Service Public
se fait sous forme de jeux concours : là le lot est un i-pod, ici un
MP3 à gagner, ailleurs une aimable animation compare les responsables
locaux de la bibliothèque avec un acteur glamour.
A ce jour, 12 établissements sont ou seront à leur demande concernés
par ce projet : (Paris 5, Paris 3, Paris 6, Paris 11, Paris 12, Lyon 1,
SCD Brest, SICD Strasbourg, Angers, Tours, Toulouse 1 et EPFL Lausanne).
Pour la FERC Sup-CGT, l'évaluation du Service Public ne peut pas
être un jeu et doit au contraire être menée avec le plus grand sérieux.
Il en va de la crédibilité des missions que nous sommes fiers de
remplir pour notre jeunesse : une Formation supérieure, une Recherche
et une Information scientifique et technique de haut niveau, pour le
plus grand nombre.
Les surfers du Net, si sympathiques soient-ils, ne nous paraissent
pas les plus indiqués pour entourer cette enquête de toutes les
garanties nécessaires, d'autant que ses résultats seront dépouillés aux
Etats-Unis !!!
Scandale encore dans cette « chasse à l'homme » lancée par la plus
grande université parisienne, sur internet ! En effet, pour retrouver
ses anciens Doctorants (souci tout à fait respectable), elle a choisi
de récompenser ses meilleurs limiers en leur versant des sommes
d'argent relativement alléchantes pour être incitatives…
A l'époque de la rigueur budgétaire, où le pouvoir d'achat des
personnels n'est pas réévalué et où les établissements sont sommés de
trouver des financements à l'extérieur, il est tout à fait choquant que
de telles opérations soient montées et financées au détriment des
réponses aux vrais besoins des étudiants et des personnels.
La FERC Sup-CGT condamne la forme et le fond de ces pratiques et
refuse que l'Université française soit ramenée à cette dimension de
champs de foire.
Elle demande solennellement aux Présidents d'Université de cesser cette utilisation honteuse de leurs sites.
Fait à Montreuil, le 26 mars 2008.
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| samedi 29 mars 2008, a 18:24 |
| 250éme annivairsaire de la naissance de Maximilien Robespierre : |
Le Dr Georges Sentis, Président, et le Comité des "Amis de Robespierre" seraient honorés de
vous accueillir
en l'Hôtel de ville d'Arras, salle Robespierre le samedi 5 avril 2008 à 15h
Pour la conférence que donnera Mme Florence Gauthier, historienne, maître de conférence
à l'université de Paris VII sur le thème
"Robespierre, défenseur du peuple et de sa souveraineté".
A cette occasion, Mme Florence Gauthier dédicacera le Tome XI des Oeuvres de Robespierre qu'elle vient de publier Blog P.C.F ARRAS
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| samedi 29 mars 2008, a 17:42 |
| Groupe communiste Sénat : (Accord de transpot aérien avec les Etats-Unis) |
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Accord de transport aérien avec les États-Unis Par
Michel Billout - 27 Mars 2008
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L'accord ouvre des couloirs aux compagnies françaises et
libéralise le cadre régissant les relations aériennes entre l'Europe et les
États-Unis.
Cet accord nous est présenté comme globalement satisfaisant. La
libre concurrence est censée permettre une baisse significative des tarifs et
donc améliorer le pouvoir d'achat des usagers. En outre, il devrait favoriser
les compagnies communautaires, à commencer par Air France-KLM qui, bénéficiant
d'un meilleur accès aux marchés, pourrait se développer et favoriser l'emploi et
les activités aéroportuaires. D'après la Commission européenne, l'ouverture des
couloirs aériens transatlantiques à la concurrence pourrait se traduire par une
augmentation du nombre de passagers entre l'Europe et les États-Unis d'environ
25 millions en cinq ans ainsi que par la création de 80 000 emplois.
L'expérience des conditions dans lesquelles s'est développé le transport aérien
et le ralentissement, voire la récession, attendus outre-Atlantique nous
permettent d'en douter.
Face à ce bel optimisme, il convient de regarder les choses d'un
peu plus près. Il a fallu quatre ans de laborieuses négociations avec les
États-Unis, qui peinaient à céder une partie de leurs avantages concurrentiels,
avant de déboucher sur un accord incomplet. Celui-ci n'assure pas une égalité
d'accès au marché intérieur de chacune des parties, au détriment des compagnies
européennes. Cette ouverture du marché aérien transatlantique est également
déséquilibrée sur les questions relatives au cabotage, au contrôle et à la
propriété des entreprises.
Il n'y a pas d'égalité de traitement puisqu'il ne sera pas permis
aux compagnies aériennes européennes d'effectuer aux États-Unis des vols
intérieurs, alors que les compagnies américaines pourront assurer des liaisons
entre différents pays européens. Les conditions de contrôle et de propriété des
transporteurs aériens ne sont pas non plus identiques entre les deux parties :
les prises de participations des compagnies européennes aux États-Unis restent
limitées à 25 %, certes avec un droit de veto sur les décisions stratégiques,
alors que les Américains pourront acquérir 49 % d'une entreprise européenne.
Ces déséquilibres sur des questions cruciales sont tellement
flagrants qu'il a été convenu que si durant la seconde phase de négociations,
prévue après l'entrée en vigueur de cet accord, il n'était pas possible
d'aboutir à la possession de 100 % d'une compagnie américaine, chaque État
européen pourrait suspendre tout ou partie de l'accord.
En permettant aux compagnies d'opérer sans restriction, cet accord
aura inévitablement pour effet d'exacerber la concurrence entre compagnies. Pour
que celle-ci s'exerce « dans des conditions libres et égalitaires », conditions
qui, nous l'avons vu, ne sont pas vraiment respectées, toute subvention ou aide
d'État aux entreprises qui seraient menacées de rachat est interdite. À terme,
il risque de favoriser les compagnies américaines les plus puissantes qui sont
déjà engagées dans un mouvement de fusion qui aboutit à une concentration des
compagnies par absorption des unes par les autres, même si elles gardent leur
nom et leur identité. Ce mouvement n'épargne pas l'Europe. On le voit ces
jours-ci avec la tentative du groupe Air France-KLM de mettre la main sur
Alitalia.
M. Dominique Bussereau, secrétaire d'État. - Ils sont en
faillite !
M. Michel Billout. - Le développement de la concurrence pourrait
pénaliser les opérateurs qui ne bénéficient pas des meilleurs outils, tant en
terme de fréquence et de réseau que de productivité. Ce mouvement de fusion-
absorption qui a pour corollaire de faire baisser les coûts pour préserver les
marges des entreprises a, l'expérience le montre, des conséquences sociales très
négatives, en particulier sur les salaires et sur les effectifs, du fait du
recours accru à la sous-traitance.
L'application concrète de cet accord risque fort d'entériner les
mesures discriminatoires que l'administration américaine, obsédée par la lutte
anti-terroriste, impose à certains passagers en provenance de l'Union
européenne. En matière d'environnement, la coopération envisagée entre les
parties en est à ses balbutiements. Elle n'est en tout cas pas à la hauteur des
problèmes, notamment en termes de nuisances sonores et d'émission de C02,
puisque cet accord doit concerner plus de 60 % du trafic mondial.
Pour cet ensemble de raisons, afin de marquer notre opposition à
ce type d'accords d'essence ultralibérale et pour que la deuxième phase de
négociations prenne en compte nos réticences, le groupe CRC votera contre ce
projet de loi de ratification |
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| samedi 29 mars 2008, a 07:34 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE ( Numéro spécial ) |
Si cette lettre ne s'affiche pas correctement, cliquez-ici
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Où trouver l'Humanité ? | Soutenir l'Humanité

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vendredi 28 mars 2008
En kiosque, chez votre marchand de journaux
MUMIA ABU-JAMAL QUITTE LE COULOIR DE LA MORT
26 ans après sa condamnation, le journaliste américain qui proclame son
innocence depuis le couloir de la mort a vu son jugement cassé par une
cour d'appel fédérale.
UN NUMÉRO SPÉCIAL AUJOURD'HUI
- Son témoignage adressé à l'Humanité le 24 janvier 2007.
Retrouvez en images une décennie de mobilisation en faveur du journaliste surnommé « la voix des sans-voix ». Réaction de Richard Sédillot, d'Ensemble contre la peine de mort.

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LE FIL
ROUGE
Dossiers

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| vendredi 28 mars 2008, a 21:35 |
| Amplifier la mobilisation pour que l'innocence de Mumia Abu Jamal soit enfin reconnue . |
Amplifier la mobilisation pour que l'innocence de Mumia Abu Jamal soit enfin reconnue
En confirmant que le procès de Mumia Abu Jamal en 1982
était entaché de racisme, une Cour d'Appel fédérale vient d'annuler sa
condamnation à mort. Pour toutes celles et tous ceux qui, à l'instar du
PCF, soutiennent Mumia depuis des années et qui sont opposés à la peine
capitale cette décision constitue une première victoire et un
encouragement.
Mais le jugement du la Cour d'Appel n'infirme en rien
la culpabilité de Mumia. Au regard de la justice américaine, il demeure
coupable et risque de passer le reste de sa vie en prison.
Mumia n'a jamais été autorisé à faire la preuve de son
innocence. Ce combat, le combat pour sa liberté doit donc se
poursuivre. Ce jugement donne de la force pour poursuivre et amplifier
la mobilisation pour que son innocence soit enfin reconnue.
Paris, le 28 mars 2008
Parti communiste français
Voir : http://www.mumiabujamal.net/
Suite de l'article |
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| vendredi 28 mars 2008, a 04:57 |
| Les députés UMP refusent le débat sur la crise économique et financière . |
La
droite, vivement interpellée hier à l'Assemblée nationale, repousse la
proposition des parlementaires de gauche de débattre sur la crise.
Réclamé par toute la gauche, le débat parlementaire
sur la situation économique et financière n'aura pas lieu. La demande
officielle, émise par le Parti socialiste depuis plusieurs semaines et
réitérée hier, s'est heurtée à une fin de non-recevoir de la part du
premier ministre lors de la séance de rentrée à l'Assemblée nationale.
« On ne peut pas éluder sans cesse, il faut qu'on parle de la réalité
de la situation économique du pays. Où sont les marges de manoeuvre ?
Qui va payer la facture ? » avait fait valoir Jean-Marc Ayrault,
président du groupe socialiste. Même son de cloche du côté du député
communiste Jean-Claude Sandrier qui, au nom de la Gauche démocrate et
républicaine, demande, dans un courrier adressé à François Fillon,
d'organiser « un débat au Parlement sur la crise financière, les
dérives spéculatives de toute nature(…) et l'absence de règles qui sont
à la source des crises successives… »
Réaction offensive du premier ministre, qui jugera que « le retard
de notre pays n'est pas dû à la crise financière, mais à un défaut trop
fréquent, et que vous illustrez dans votre impatience et dans votre
fébrilité. Ce défaut, c'est de piloter à vue en fonction de la
conjoncture à court terme ». Il faut garder le cap ! À quelques mois de
la présidence française à l'Union européenne, (1er juillet 2008), le
gouvernement est plus que jamais condamné à une maîtrise drastique des
dépenses publiques sous peine d'apparaître discrédité dès le début de
son mandat. Aussi, malgré des tensions de plus en plus fortes sur le
commerce mondial, Christine Lagarde, ministre de l'Économie et des
Finances, tente de sauver le scénario d'une France peu exposée à la
crise qui secoue l'économie mondiale en affirmant « qu'il ne faut pas
retenir que les mauvais chiffres », hasardant quelques chiffres
supposés rendre compte de la santé de notre économie : « 320 000
emplois créés en 2007, 327 000 nouvelles entreprises, un taux de
chômage à 7.5 %, du jamais-vu depuis 1981, 8 % de érémistes en moins et
1,6 % de gain en pouvoir d'achat », égrène ainsi la ministre avant de
nuancer : « Certes, nous pouvons et nous devons faire mieux et
améliorer encore ces performances. »
Pourtant, l'objectif d'une croissance en 2008 supérieure à 2 %,
espérée par le gouvernement, vient d'être de nouveau démenti par tous
les observateurs économiques, plaçant le gouvernement devant une
équation impossible à résoudre : réduire les dépenses publiques,
refuser l'augmentation des salaires et donner du pouvoir d'achat aux
Français. Dans ces circonstances, le débat sur la situation économique
et financière sera donc incontournable même si la droite tente de
gagner du temps.
Frédéric Durand
l' Huma du 26 / 03 / 08
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| vendredi 28 mars 2008, a 04:43 |
| Cachez ces milliards que l'Etat ne saurait voir . |
Urbanisme
commercial . Les pouvoirs publics ferment les yeux sur les infractions
de la grande distribution et refusent même de faire appliquer la
justice. Enquête.
Pourquoi l'État refuse-t-il d'encaisser 4 milliards
d'euros d'am- endes dues par la grande distribution pour infraction à
l'urbanisme commercial ? Le 3 mars, un huissier de justice est allé
frapper à la porte du ministère de l'Économie et des Finances pour
poser la question. À l'origine de cette sommation, l'association de
commerçants indépendants En toute franchise. « Il y a une apathie
volontaire des pouvoirs publics pour ne pas sanctionner la grande
distribution », explique son président, Claude Diot. « Depuis deux ans,
huit jugements de tribunaux nous ont donné raison et refusent
l'exploitation des surfaces de vente illicites mais l'État ne les fait
pas appliquer. Ces surfaces illicites sont toujours ouvertes. »
un déni de justice ubuesque
Toutes les enseignes ont fait appel et, interrogé par l'Humanité, le
ministère de l'Économie n'a pas souhaité s'exprimer. Mais le déni de
justice est ubuesque, comme le montre l'affaire de l'Intermarché de
Castets, un village landais de 1 800 habitants. En 2004, la commission
départementale de l'équipement commercial (CDEC) accepte trop
hâtivement l'installation du supermarché : au printemps 2007, le
tribunal administratif de Pau retire l'autorisation pour « désé-
quilibre ainsi créé au détriment du commerce de proximité ». La justice
ordonne la neutralisation de la grande surface. L'Intermarché redemande
une autorisation. La CDEC la lui accorde dans la semaine, bien qu'aucun
préfet - censé présider la CDEC - ne soit alors en poste. La justice
suspend de nouveau l'autorisation. En vain. Malgré de multiples
demandes d'intervention d'En toute franchise à Nicolas Sarkozy,
Christine Lagarde et Rachida Dati, l'Intermarché de Castets est
toujours ouvert… Et le préfet des Landes se déclare « pas compétent ».
Avec une astreinte légale de 1 500 euros par jour et par mètre carré
d'infraction, les amendes cumulées de ces huit affaires s'élèvent à 4
005 588 000,00 euros de « subventions déguisées », dénonce
l'association. Face à un État peu enclin à s'expliquer, elle envisage
donc de porter plainte, pourquoi pas au niveau européen. Mais elle
devra faire vite car, jeudi dernier, le gouvernement a annoncé l'examen
par le Parlement, début mai, d'une déréglementation de l'urbanisme
commercial qui devrait au contraire faciliter les ouvertures de
nouvelles grandes surfaces. Une mesure proche de la proposition nº 205
du rapport Attali, préconisant l'abrogation des lois Royer et Raffarin.
Selon cette logique, plus il y aura d'hypermarchés, plus il y aura de
concurrence, et plus le pouvoir d'achat augmentera. « Je connais déjà
de nombreuses villes où toutes les enseignes sont présentes, ce n'est
pas pour autant que les prix sont plus bas », réagit Martine Donnette,
spécialiste juridique d'En toute franchise. « La grande distribution a
maillé tout le territoire français, ils s'entendent entre eux sur les
prix », comme l'a encore montré, en décembre, le procès de trois
distributeurs sur les prix des jouets. Pour Martine Donnette, cette
réforme ne sera donc que la légalisation des cadeaux « délictueux »
accordés depuis de nombreuses années.
Documents à l'appui, l'association En toute franchise fait en effet
état de dysfonctionnements troublants des pouvoirs publics pour faire
appliquer les lois Royer et Raffarin. En théorie, il est impossible de
faire construire et d'ouvrir un magasin de plus de 300 mètres carrés
sans autorisation préalable de la CDEC. En pratique, nombreuses sont
les grandes surfaces qui ne possèdent pas l'autorisation. Mais les
préfets ferment les yeux. Souvent des commissions ad hoc valident les
mètres carrés illégaux sans rien exiger des exploitants malhonnêtes.
Sous les ordres préfectoraux, les directions départementales de la
concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes
(DDCCRF) ne font que peu de contrôles et ne s'alarment pas quand
Carrefour Vitrolles s'agrandit de 3 000 mètres carrés, que Leclerc
Plan-de-Campagne ne bénéficie que d'un permis de construire pour un
hangar de dépôt, ou que la SCI de Maxi Toys Salon-de-Provence achète
avec les murs son autorisation CDEC (pourtant « ni cessible ni
transmissible »). Enfin, quand bien même une action en justice serait
intentée, des documents apparaissent, d'autres retournent curieusement
à l'expéditeur sans parvenir jusqu'au tribunal. La DDCCRF aurait
dissimulé à la justice un refus d'autorisation de la CDEC pour une
annexe du Carrefour Vitrolles.
traversé par
un pipeline de gaz
Les élus locaux ont leur part de responsabilité. Au sein de la CDEC,
ils détiennent la moitié des votes. Or il arrive fréquemment qu'une
autorisation annulée par la justice soit réattribuée sans modification
du projet et sans nouvelle étude d'impact économique et
environnemental, par exemple avec les Leclerc d'Orléans et de
Barcelonne-du-Gers. Certains plans locaux d'urbanisme subissent des
entorses troublantes, comme le montrent certains rapports de la
direction départementale de l'équipement : autorisation d'un
Leroy-Merlin en zone boisée protégée à Cabriès, destruction des halles
publiques du centre-ville à Orthez, empiétement sur la zone agricole à
Flourens… Plus grave encore, l'hypermarché de Sénas est situé sur une
zone sismique et inondable dans le lit majeur de la Durance. Quant au
projet d'ensemble commercial de 60 000 mètres carrés à
Roquebrune-sur-Argens, la moitié empiète sur la zone feu du plan de
prévention des risques, l'autre moitié sur la zone inondable, et le
tout est traversé par un pipeline de gaz.
contre les opacités administratives
Déjà en 1995, 9 % des surfaces totales des hypermarchés étaient
illégales, selon une étude confidentielle de la répression des fraudes.
Tout porte à croire que le nombre est nettement supérieur aujourd'hui.
En 2006, pour lutter contre les opacités administratives, l'association
En toute franchise avait demandé aux parlementaires des modifications
du Code de l'urbanisme et du Code de procédure pénale pour obtenir des
droits de recours contre les permis de construire et les dossiers de
CDEC frauduleux. Sans succès. Pour Martine Donnette, c'est sûr, « trop
de maires iraient en prison »…
Christelle Chabaud
l' Huma du 26 / 03 / 08
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| jeudi 27 mars 2008, a 21:20 |
| Privé-Public-Retraités-Privés d'Emploi MANIFESTATION SAMEDI 29 MARS 08 . |
Jeudi 27 Mars 2008 - 17:03
Depuis plusieurs semaines, des milliers de
salariés agissent sur la question des salaires, d'emploi, des
conditions de travail dans de nombreux secteurs. A l'opposé du ”
travailler plus pour gagner plus ” ils répondent ” lutter plus pour
gagner plus “

Ces mobilisations sont un formidable
encouragement pour l'ensemble du monde du travail d'autant plus que
souvent les salariés font avancer leurs revendications. C'est le cas
pour les salaires, pour l'emploi, sur le dossier de la relance des
Ports, à l'Equipement et bien sûr à la RTM où les salariés viennent de
gagner le retour du tramway dans le giron du service public.
AU VU DE CES ÉLÉMENTS, IL EST POUR NOUS ESSENTIEL DE CONFORTER ET D'AMPLIFIER PARTOUT LES MOBILISATIONS.
Pour les retraites, le gouvernement annonce sa seule solution :
travailler plus longtemps avec une baisse du niveau des pensions. 41
ans pour tous dans un premier temps et un Medef qui en rajoute :
reculer le droit à la retraite à 63 ans et réduire la contribution des
entreprises au financement des retraites. Le gouvernement prépare, avec
l'appui du Medef, un projet de loi pour fin juin.
Dans ce contexte, la CGTvous propose d'agir pour :
- garantir le niveau des retraites,
- le droit à la retraite à 60 ans à taux plein,
- la reconnaissance de la pénibilité au travail,
- l'augmentation générale des salaires -la création d'emplois stables
Le patronat et le gouvernement ont les moyens de satisfaire nos revendications.
Nos mobilisations doivent les contraindre à passer à la caisse.
Nicolas Maury
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| jeudi 27 mars 2008, a 20:47 |
| Renforts en Afganistan : Jean-Paul Lecoq,député de seine-maritime . |
Renforts en Afghanistan : Jean-Paul Lecoq, député de Seine-Maritime, interpelle le Ministre des Affaires Etrangères
La France va encore envoyer 1000 soldats de combat au
sol en Afghanistan. Pourtant malgré le nombre de soldats et l'écrasante
supériorité technologique, ces forces, sept ans après l'intervention
militaire unilatérale des États-Unis hors du cadre (…)
Suite de l'article
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| jeudi 27 mars 2008, a 04:37 |
| Un appel contre le projet de loi sur le marché du travail . |
130
syndicalistes CGT, SUD et FSU, responsables politiques et associatifs
de gauche, ont lancé un appel contre l'accord sur le marché du travail,
qui doit être transposé dans un projet de loi présenté mercredi en
conseil des ministres. Selon cet appel, l'accord, conclu en janvier
entre le patronat et quatre syndicats (CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC)
« n'apporte aucune sécurité aux salariés », « aggrave fortement leur
précarité » et « annonce la dégradation des droits des chômeurs
indemnisés » lors de la prochaine négociation sur l'assurance chômage.
Les auteurs du texte s'opposent « fermement à la mise en oeuvre de
cet accord sous quelque forme que ce soit (loi, extension, décrets,
accords de branches) » et appellent à se mobiliser lors de « l'examen
du projet de loi au Parlement et de la négociation sur l'assurance
chômage ».
Le texte critique dans l'accord « un allongement considérable de la
période d'essai » des salariés, « une séparation à l'amiable, porte
ouverte à toutes les pressions et contournements des procédures de
licenciement », « un nouveau CDD pour les ingénieurs et cadres se
terminant automatiquement à la fin d'une unique mission et pouvant
aussi être rompu, avant cela, au bout d'un an ».
L'appel réclame « une extension des droits, une garantie de revenu
décent et la continuité des droits (formation, retraite, carrière,
logement, santé, papiers) pour toutes et tous, avec ou sans emploi ».
Pierre Khalfa, secrétaire national de l'Union syndicale solidaire
(syndicats SUD), Maurad Rabhi, membre du bureau confédéral de la CGT,
François Simon, tête de la liste alternative lors des municipales à
Toulouse, Antoine Drevon, président du Mouvement des jeunes socialistes
figurent parmi les signataires au côté de Maurad Rhabi, membre du
bureau confédéral de la CGT, Aurélie Trouvé et Jean-Marie Harribey,
co-présidents du mouvement altermondialiste ATTAC, Gérard Filoche,
inspecteur du travail et membre du Conseil national du PS, Roger
Martelli et Anne Le Strat, co-président de la fondation Copernic, Alain
Obadia, membre du comité exécutif du PCF, Ovier Besancenot ;
porte-parole de la LCR, Maya Surduts, porte-parole du collectif pour
les droits des femmes, Jean-Michel Drevon, secrétaire national de la FSU
l' Huma du 25 / 03 / 08
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| jeudi 27 mars 2008, a 04:24 |
| REGULARISATION ! RASSEMBLEMENT JEUDI 27 MARS 08 ! |

*Monsieur Houcine Amloug, soutenu par le 9ème
Collectif des Sans-Papiers et des syndicalistes, se mobilise pour sa
régularisation et sa réintégration*
RDV à 13H00 CE JEUDI 27 MARS devant le 153 Av. de la République à Courbevoie
Métro Porte de Champerret Ligne 3 + Bus 164 ou 163 descendre à la station Europe.
Monsieur Houcine Amloug a été embauché le 10 avril 2007
en tant que officier plongeur par le Restaurant « Le Grand Be » (153,
Avenue de la république à Courbevoie), et ceci avec fiche de paie et
sans contrat de travail. L'employeur l'a fait en toute connaissance de
cause. Il était au courant qu'il est sans-papiers.
L'employeur lui a affirmé qu'il était content de ses compétences et que l'embauche était définitive.
Vers septembre 2007, l'employeur a commencé à harceler
Monsieur Houcine Amloug : « l'inspection va passer, la Préfecture a
appelé… ».
Monsieur Houcine Amloug effectuait son service sous
harcèlement moral et physique (le fils de l'employeur a versé sur lui
de l'eau bouillante en lui demandant d'aller porter plainte). Il
travaillait, la peur au ventre, et ceci durant des semaines.
Le 22 février 2008, à la fin de son service (après des
heures de travail..), l'employeur s'est présenté avec un contrat et a
fait pression sur Monsieur Amloug pour qu'il signe ce contrat antidaté
(10 avril 2007), en le menaçant de le dénoncer.
Ce contrat indiquait également que Monsieur Amloug est
employé au sein du Restaurant jusqu'au retour d'un salarié absent pour
raison de santé.
L'intéressé a reçu, à sa grande surprise, le samedi 22
mars 2008, une lettre recommandée « /de remerciement/ » lui indiquant
que son contrat prendra fin le 26 mars suite à la reprise de travail du
titulaire du poste qu'il occupait pendant 12 mois.
Monsieur Amloug comme tant de milliers de travailleurs
sans-papiers dans divers secteurs bâtiment, restauration, nettoyage…se
trouvent dans des situations similaires. Ils sont surexploités.
Ils effectuent les travaux les plus pénibles la peur au
ventre. Ils subissent la pression de la police et du patron pour qu'ils
ne puissent pas revendiquer leurs droits.
Le Code de travail donne pourtant les mêmes droits aux
travailleurs sans-papiers qu'autres. Par le chantage à la dénonciation,
profitant de la faiblesse des sans-papiers, les patrons espèrent en
cassant leurs droits, achever de casser définitivement le droit du
travail déjà bien entamé par le gouvernement Sarkozy – Fillon –
Bertrand.
C'est pourquoi Monsieur Amloug, soutenu par le 9ème
Collectif et des syndicalistes de la CGT et de SUD se mobilise
aujourd'hui pour dire :
Basta ! Les sans-papiers ne veulent plus vivre dans l'humiliation, le mépris et la peur.
Ils veulent les mêmes droits que leurs camarades avec des papiers.
Régularisez Monsieur Houcine Amloug et réintégrez le.
Messieurs Sarkozy, Fillon, Hortefeux : Ca suffit l'exploitation, régularisez maintenant tous les travailleurs sans-papiers !!!
Respectez leurs droits de travailleurs.
Défendre les droits des sans-papiers, c'est défendre les droits de tous les travailleurs.
Contact : 06 03 58 39 59 // 06 77 28 65 37 // 06 13 95 22 07
http://9emecollectif.net/node/1322
De : 9EME
mercredi 26 mars 2008
site BELLACIAO
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| mercredi 26 mars 2008, a 22:23 |
| Mobilisation contre les requins de la finance . |
Des
salariés de quelques dizaines d'établissements sous LBO ont décidé de
se battre et de relever le défi du financement de leurs propres
entreprises.
Avant la crise financière et son accélération, les
fonds d'investissement rachetaient avec un minimum de fonds propres des
entreprises petites ou grandes en les endettant très fortement, selon
la fameuse technique LBO de rachat à crédit des entreprises. On recense
ainsi plus d'un millier de firmes françaises, qui sont soumises à ce
mode de financement hyperspéculatif, dont les plus connues sont Bayard,
Jeanneau, Nexity, Nocebé, Numé-
ricable, Quick, TDF, Toys « R » Us, Yoplait…
Leurs techniques sont identiques : une fois l'acquisition faite, ils
réduisent les effectifs, arrêtent toute dépense d'investissement non
rentable à très court terme, accélèrent les cadences de travail pour
permettre un niveau de rentabilité financière maximum. Dans la
quasi-indifférence générale, et en accord avec le pouvoir établi, les
fonds des investisseurs étaient bien souvent perçus comme des
« sauveurs d'entreprise ». Mais la crise financière provoque une hausse
du coût du crédit, et une crise de confiance des banques entre elles.
Si bien que les créances deviennent de plus en plus difficiles à
rembourser pour les ménages mais également pour les banques, les
établissements financiers et les entreprises fortement endettées.
Dernièrement, c'est l'américain Carlyle Capital Corporation (CCC), l'un
des plus grands fonds d'investissement, qui s'est vu dans l'incapacité
de recouvrir ses 17 millions de dollars de dettes. Des salariés de
quelques-unes des firmes sous LBO ont décidé de ne pas se laisser
faire. Ils ont créé, à l'initiative de la CGT, un collectif anti-LBO,
début 2006. Depuis lors, celui-ci n'a eu de cesse, au travers de débats
publics, de création de matériels d'information (DVD), de rencontres
avec les élus locaux, nationaux, de faire connaître les dangers pour
les salariés et le territoire de cette forme de reprise d'entreprises.
Grâce à une réflexion acquise dans les différentes luttes des
entreprises rachetées par « les requins de la finance », ils ont
élaboré des pistes avec les salariés des entreprises menacées par ce
type de rachat hostile. Premier constat, les salariés ne connaissent
pas le repreneur, le montage financier, et qui plus est, le montant de
la dette supportée par leur propre firme. Dans ces conditions, une
intervention en amont des salariés est impossible. Or « c'est grâce à
ces informations que les salariés sont capables de juger si les
pressions financières sont trop importantes et incompatibles avec les
besoins en salaires, en personnels et en investissements. », explique
Philippe Matzkowski, président du collectif. Le combat pour la
démocratie sociale devient ainsi un des principaux axes de lutte contre
les LBO. Et les salariés du collectif font valoir le besoin d'un accès
au crédit favorisant effectivement l'emploi et sa qualité.
C. M
l' Huma du 25 / 03 / 08
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| mercredi 26 mars 2008, a 22:01 |
| Que faire face à la crise qui s'approfondit ? |
Krach
. Tandis que se confirment les menaces sur la croissance avec l'entrée
en récession des États-Unis, la question de l'alternative aux diktats
des marchés financiers se pose.
L'extrême gravité de la crise qui secoue la planète
financière depuis l'été dernier constitue désormais un fait établi.
Tout comme la diffusion de ce krach vers l'économie réelle. Une très
large majorité d'économistes états-uniens se disent maintenant
convaincus que le pays est d'ores et déjà entré en récession. Certains
d'entre eux évoquent, à l'instar de l'ex-président de la Réserve
fédérale (FED), Alan Greenspan, l'émergence de la crise la plus «
douloureuse » de l'après-guerre. Et de craindre des enchaînements très
pernicieux où la diminution drastique de la consommation de ménages en
difficulté alimenterait à son tour la contraction de l'activité.
En fait les premiers signes de tels scenario ont déjà fait leur
apparition. Ainsi les ventes d'automobiles ont-elles reculé de plus de
5 % aux États-Unis l'an dernier. Les citoyens, bien souvent
surendettés, ont décidé de réduire leurs nouvelles dépenses. Et cela
sans même qu'ils fassent partie de ces quelque deux millions de
familles ayant perdu leur logement à la faveur de la fameuse crise des
subprimes qui fut l'élément déclencheur de la crise (voir notre
infographie).
des effets ravageurs
sur l'emploi
Ce sont les logiques de libéralisation et de déréglementation
impulsées ces deux dernières décennies, avec le soutien actif des
dirigeants politiques des deux bords de l'Atlantique, qui ont provoqué
cette enflure financière dont l'éclatement pourrait avoir des effets si
ravageurs pour l'activité et l'emploi.
Des appels de plus en plus insistants se font entendre pour une
prise en charge publique de la catastrophe. L'argument est simple : il
n'existerait plus que ce moyen pour éviter que la défiance, entre
elles, des banques - potentiellement détentrices d'éventuels gros
paquets de créances douteuses - ne s'accentue. Ce qui renforcerait le
phénomène d'assèchement du crédit.
Faisant suite à d'autres personnalités et spécialistes du monde de
la finance, le ministre japonais des Services financiers, Yoshimi
Watanabe, supplie ainsi les États-Unis, dans une interview parue hier
dans le Financial times, d'« utiliser l'argent public » pour venir en
aide à leurs banques en détresse. En d'autres termes, il s'agirait de
faire payer l'addition d'années de gabegies spéculatives aux
contribuables.
La difficulté des banques centrales à remettre à flot le système en
dépit des injections de plusieurs centaines de milliards de liquidités
ou de la baisse très spectaculaire des taux d'intérêt de la FED,
ramenés mardi dernier à seulement 2,25 %, alimente ces demandes
pressantes d'intervention de la puissance publique, issue bien souvent
désormais - suprême ironie de l'affaire - des plus farouches partisans
du « marché libre et non faussé ». À l'instar des autorités
britanniques qui viennent de nationaliser pour quelques mois la banque
Northern Rock, promise à la faillite, moyennant bien entendu des coupes
sombres dans les effectifs.
trouver un autre financement de l'économie
Mais cette démarche, qui consiste à tenter de sauver le système en
volant au secours des spéculateurs, ne manquerait pas d'avoir à son
tour des effets très contre-productifs. Elle pourrait, au mieux comme
en 2001 aux lendemains du krach Internet, réalimenter la pompe à
gonfler une nouvelle bulle spéculative. Et, compte tenu de la gravité
de la situation actuelle, elle pourrait plus sûrement encore alimenter
les enchaînements qui nourrissent la récession : les pressions
financières sur les citoyens provoquant de nouveaux « rabougrissements
» du pouvoir d'achat, déjà si fortement mis à mal en France et en
Europe.
Pour sortir de ces impasses, l'heure devrait donc être à des
alternatives fortes, envisageant d'urgence un tout autre financement de
l'économie. Les deux économistes, communiste et socialiste, à qui nous
donnons ici la parole, évoquent le besoin de débat sur ce sujet et
esquissent des alternatives.
Formidable anachronisme : les investissements ou le financement de
l'activité des entreprises restent d'un domaine strictement réservé aux
grands dirigeants de firmes ou à des rentiers. N'est-ce pas là que se
situe, en réalité, l'une des causes principales de la crise ? Les
salariés sont privés du moindre droit d'examiner les grands choix de
gestion financière qui vont pourtant peser tant sur l'avenir de leur
propre entreprise. Tous ceux qui souhaitent une vraie modernisation de
la vie économique ne peuvent qu'aspirer à sortir de cette sorte de
Moyen Âge.
Bruno Odent
l' Huma du 25 / 03 / 08
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| mercredi 26 mars 2008, a 21:48 |
| Yves Dimicoli ( Il faut mobiliser le crédit pour l'emploi et la formation ) |
Yves Dimicoli « Il faut mobiliser le crédit pour l'emploi et la formation »
Yves Dimicoli, économiste, dirigeant du PCF, évoque
l'urgence pour les citoyens de faire valoir des contre-propositions au
financement de l'économie.
Comment intervenir sur la crise financière ? Yves
Dimicoli. La crise financière résulte de formidables gâchis d'argent et
de la spéculation. Elle débouche sur une limitation grave du crédit
contre l'emploi et la croissance réelle, avec une fragilisation des
institutions bancaires. Il faut aider l'intervention populaire sur ces
enjeux. Jacques Attali reconnaît qu'il y a une grave crise économique,
mais il n'y a rien dans son rapport sur une autre utilisation du crédit
et pour de nouvelles relations entre banques et entreprises. Rien non
plus sur la Banque centrale européenne.
Ce n'est pas parce que cette crise apparaît aujourd'hui dans toute
son ampleur internationale que l'on ne peut pas intervenir, ici et
maintenant, pour commencer d'y faire face. On ne saurait se contenter
de simples protestations contre la « dérégulation » en réclamant des
contrôles au niveau européen, sans mettre en cause la BCE. Et il faut
intervenir sans attendre au niveau national et régional. Il y a dans le
programme du Parti communiste des idées opérationnelles pour agir
immédiatement en ce sens au service des luttes sociales. Le financier,
en effet, va du local au national et du national à l'Europe puis au
mondial et inversement. Intervenons sur ces différents échelons.
Quelles sont ces idées, et comment les mettre en place ?
Yves Dimicoli. Il y a désormais dans les départements, les régions
et les villes de nombreux élus communistes et apparentés. C'est une
chance pour les citoyens de faire jouer des contre-pouvoirs et d'en
construire de nouveaux. Au lieu de faire du saupoudrage d'aides
publiques, en entrant dans une concurrence acharnée entre territoires,
nous proposons la création de fonds publics régionaux pour l'emploi et
la formation. Ils prendraient en charge tout ou partie du taux
d'intérêt des crédits pour les investissements des entreprises dans la
mesure où ceux-ci programmeraient emplois et formations. Une baisse des
taux d'intérêt serait engagée mais conditionnée à ces programmes,
excluant tout soutien de la spéculation. En pratique, ce mécanisme
contribuerait, à l'appui des luttes, à faire reculer le chômage et la
précarité, augmenter le pouvoir d'achat dans les régions car le crédit
serait distribué en fonction de l'emploi, des qualifications et de
conditions sur les salaires.
Justement, au plan national, quelles sont les batailles à mener pour faire avancer des solutions alternatives ?
Yves Dimicoli. Il faut augmenter tous les salaires et cesser de
diminuer les cotisations sociales patronales qui favorisent bas
salaires et l'insuffisance de formation. Les 27 milliards d'euros
d'exonérations alimenteraient un fonds national pour l'emploi et la
formation fonctionnant selon les mêmes modalités que les fonds
régionaux. Il coopérerait avec un pôle public bancaire incluant, outre
la CDC, des banques renationalisées pour développer une mission de
service public du crédit sécurisant l'emploi et la formation, au lieu
d'alimenter le marché financier. Ces institutions pourraient, par
exemple, appuyer les contre-propositions des comités d'entreprise et
des délégués du personnel face aux licenciements. Il faut refuser le
rationnement budgétaire du pacte de stabilité et soutenir la dépense
publique utile en remettant, notamment, en cause les 15 milliards
d'euros de cadeaux fiscaux accordés en juillet dernier.
De plus en plus de spécialistes et de politiques invoquent
maintenant un soutien public pour sortir de cette crise qui s'aggrave.
En France on parle d'un fonds public de réserves, qu'en pensez-vous ?
Yves Dimicoli. Ce fonds public serait financé par des impôts sur les
salariés et les populations, ce qui pèserait encore plus sur le pouvoir
d'achat. Et, surtout, il servirait à soutenir les spéculateurs, à
faciliter la relance des opérations financières. Or, c'est précisément
parce que l'argent du crédit et des fonds publics a servi, des années
durant, aux placements financiers contre l'emploi et le développement
des capacités humaines que nous avons cette crise aujourd'hui. Il faut
rompre avec cette logique.
De quelle manière ?
Yves Dimicoli. En conditionnant les soutiens éventuels aux banques à
une utilisation de leur crédit favorable à l'essor des capacités
humaines et défavorable à la croissance financière et à la spéculation.
L'indépendance de la Banque centrale européenne (BCE) doit être remise
en cause en ce sens. Sa politique monétaire doit être conditionnée : le
taux de refinancement des crédits bancaires aux entreprises serait
d'autant plus abaissé que ceux-ci financeraient des investissements
programmant plus d'emplois et de formations. Cette logique pourrait
prévaloir jusqu'à l'échelle du monde avec une transformation radicale
du Fonds monétaire international (FMI) et la promotion d'une monnaie
commune mondiale de coopération faisant reculer l'hégémonie du dollar.
Entretien réalisé par Clotilde Mathieu
l' Huma du 25 / 03 / 08
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| mercredi 26 mars 2008, a 21:34 |
| Jacques Généreux ( Il faut un cadre transparent et régulé ) |
Jacques Généreux « Il faut un cadre transparent et régulé »
Jacques Généreux, économiste, dirigeant du PS, estime qu'il faut créer des agences de notation publiques.
Face à la gravité de la crise que nous connaissons, peut-on envisager un système alternatif pour financer l'économie ?
Jacques Généreux. Tout dépend de ce que l'on appelle système
alternatif. Il existe bien des systèmes de financement coopératif, des
mutualisations de fonds mais je ne pense pas qu'ils puissent répondre
aux besoins réels d'une économie mondialisée. Par ailleurs, la
planification de l'économie et le « crédit d'État » ont montré leurs
limites. Je pense que le financement par les banques et la Bourse peut
fonctionner au service de l'économie dès lors qu'on lui impose un cadre
transparent et régulé.
Justement, à l'issue de chaque crise, tous les acteurs réclament
plus de transparence et des sanctions contre les fautifs sans que cela
ne règle vraiment le problème…
Jacques Généreux. Oui, car jamais on ne veut remettre en cause les
principes qui sont au coeur du système. On se borne à considérer que
c'est un problème moral et non systémique. Ainsi entend-on Nicolas
Sarkozy parler de « moralisation du capitalisme financier ». Comme s'il
s'agissait uniquement de débusquer les méchants et de les punir ! Ces
logiques punitives sont inopérantes. En dernier ressort, ce sont les
Banques centrales qui interviennent pour éviter la panique sur les
marchés. Mais si ces interventions sont indispensables, elles
entraînent des effets pervers. Les acteurs financiers ont parfaitement
intégré que les autorités publiques devront réagir et ils relativisent
ainsi la gravité des dérives qu'ils génèrent. C'est ce que l'on nomme
l'aléa moral. Sans compter que ce ne sont pas eux mais les ménages ou
les entreprises qui en sont les victimes, en voyant leur accès au
crédit limité, ou le contribuable qui, sous une forme ou une autre,
devra compenser les dépenses publiques engendrées.
Que proposez-vous pour apporter des solutions durables ?
Jacques Généreux. Il y a plusieurs points sur lesquels il y a
urgence à agir. Les agences de notation, qui doivent évaluer le degré
de risque des intermédiaires financiers, réagissent en général trop
tardivement, lorsque le mal est déjà fait. Se pose par ailleurs la
question de leur indépendance puisqu'elles tirent leurs revenus des
institutions qu'elles notent ! Il faut donc créer des agences publiques
de notation qui mesurent mensuellement le degré d'exposition des
organismes financiers. La publicité des chiffres les amènerait à
beaucoup plus de prudence. Le second point concerne, justement, les
règles prudentielles. Les différents accords internationaux (Bâle I,
Bâle II) posent des règles qui ne s'imposent pas aux fonds spéculatifs.
Il y a urgence à étendre à tous les opérateurs financiers un cadre
prudentiel adapté.
Mais il faut aussi encourager les acteurs financiers à retourner
vers leur coeur de métier et séparer les activités de crédits et de
dépôts de celles des investissements d'entreprise ou de gestion du
risque. Le décloisonnement des activités bancaires dans une économie
mondiale totalement dérégulée ajoute à la déstabilisation des marchés.
À quelle échelle faudrait-il agir pour rendre efficaces ces mesures ?
Jacques Généreux. L'idéal serait, bien entendu, de pouvoir le faire
au niveau mondial, mais rien ne nous empêche d'agir au niveau européen.
Pour assainir le marché européen, nous pourrions décider d'instaurer
des contraintes qui limitent l'usage des titres à risque, notamment
dans les procédures de refinancement des ban- ques. Ces titres ne
pourraient être renégociés sur les marchés européens. La crise des
crédits immobiliers américains, qui sont pour moi des crédits criminels
puisque l'on prête à des ménages sans capacité suffisante de
remboursement et on maquille ensuite ces créances sous formes de titres
indéchiffrables pour mieux spéculer sur les marchés, démontre qu'il est
urgent de prendre des dispositions. Si les Américains s'y refusent tant
pis, mais l'Europe peut le faire.
Ne craignez-vous pas la désertion des marchés européens si on y
interdit de spéculer sur ces titres qui sont les plus attractifs ?
Jacques Généreux. Pas du tout, car le marché européen sera perçu
comme plus solide. Il faut, de plus, que la Banque centrale européenne
ne se soucie pas uniquement de la stabilité des prix mais aussi de la
croissance et du plein-emploi. Bien sûr, nous avons raté une occasion
en acceptant la signature du traité de Lisbonne. Mais c'est tout de
même le Conseil des chefs d'États et de gouvernements qui détermine
l'orientation de la politique de change et c'est dans ce cadre qu'il
faut agir pour faire pression sur la BCE qui ne peut de manière isolée
décider que seul le risque inflationniste doit être mesuré. D'ailleurs,
aux États-Unis, la FED agit depuis longtemps de concert avec le
politique.
Ouvrages : la Dissociété,
Le Seuil, Paris, octobre 2006, 384 pages , 20,90 euros.
Pourquoi la droite est dangereuse. 2007, Le Seuil. 128 pages ,10,45 euros.
Entretien réalisé par Frédéric Durand
l' Huma du 25 / 03 / 08
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| mercredi 26 mars 2008, a 19:18 |
| le dessin de l' Huma . |
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| mercredi 26 mars 2008, a 18:44 |
| ON NE BAT PAS EN RETRAITE ! |
Départ à 60 ans, augmentation des salaires et des pensions : On ne bat pas en retraite !
Tous à la manifestation, samedi 29 mars, départ à Paris, de Nation - 14 h 30 (le Parti communiste français sera présent sur le parcours au métro Faidherbe).
La gauche a gagné les élections municipales et
cantonales de Mars. Les attentes sont fortes pour des projets locaux de
gauche, certes.
Mais la droite sanctionnée, c'est aussi un message pour
que la gauche propose et se mobilise pour un projet et des solutions
notamment sur le pouvoir d'achat, le travail et l'emploi, les
retraites, une mondialisation constructive pour les peuples.
C'est le sens du soutien et de la participation du
Parti communiste aux manifestations du 29 mars pour l'avenir des
retraites. C'est le sens de ses propositions.
Suite de l'article |
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| mercredi 26 mars 2008, a 18:25 |
| RGPP : Sacrifier la diversité culturelle sur l'autel de la ( rationalisation ) |

Mis en ligne : 26 mars
RGPP : quel est donc ce nouveau sigle contre lequel les citoyens
n'ont pas fini de descendre dans la rue ? Depuis le mois de décembre,
le ministère de la Culture vit au rythme de cette « Révision Générale des Politiques Publiques » ou RGPP, censée « maîtriser et rationaliser les dépenses publiques tout en améliorant la qualité des politiques publiques ».
La rue de Valois est le premier cobaye de cette réforme
qui pourrait entraîner la transformation des musées nationaux en
établissements de droit privé, le rattachement des Monuments
historiques aux collectivités locales et la privatisation de
l'archéologie préventive.
Cela, ajouté à l'objectif de non-remplacement d'un
fonctionnaire sur deux partant à la retraite, fait que le personnel du
ministère de la Culture tire la sonnette d'alarme. D'autant que, dans
un document publié par la presse, on apprend que les différentes
directions ont été sommées de mesurer « le risque politique et social »
de trois scénarios à l'horizon 2009/2011 :
une stagnation en volume des crédits et des moyens en personnel,
une baisse de 10%
et une autre de 20%.
Les agents du ministère de la Culture ont donc manifesté pour protester contre les effets de cette nouvelle réforme de l'État.
Dans une lettre ouverte adressée au premier ministre, l'intersyndicale écrit : « L'objectif
de votre politique est fondamentalement de remettre en cause la
légitimité de l'engagement historique de l'État en matière de promotion
de la diversité culturelle aux fins non avouées de livrer la culture à
la logique du marché ».
Les syndicats ont également alerté sur le fait qu'il
s'agissait d'un des premiers ministères à faire l'objet d'une
réorganisation entrant dans le cadre de la RGPP et qu'à ce titre, il
servira de modèle pour l'ensemble des services publics.
Avec ce nouveau jouet, Sarkozy qui portait déjà le fer sur « l'échec de la démocratisation culturelle »
pour justifier un renforcement du financement privé, tente de mettre
définitivement un terme à l'exception culturelle française.
site du P.C.F |
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| mercredi 26 mars 2008, a 05:01 |
| Journée d'action dans le personnel municipal des écoles à Nice . |
Les agents territoriaux des
écoles, aujourd'hui 25 mars 2008, étaient en grève et sont venus devant
les grilles de la Mairie de Nice pour se faire entendre et déposer les
pétitions signées par 650 agents dans toutes les écoles. Le
rassemblement a été massif.
Les agents avec la CGT, depuis de nombreuses années portent les revendications suivantes :
L'intégration du temps de repas dans le temps de travail,
La fin des emplois précaires à 28 heures imposées par l'administration,
La prise en compte, comme pour tout fonctionnaire, de la possibilité d'avoir accès à un temps partiel choisi,
Faire respecter les cycles de travail prévus dans le règlement RTT de juin 2007,
La renégociation de ce règlement en raison de l'application de
la Loi « DARCOS » en 2008-2009 et l'augmentation des heures à devoir.
L'amélioration des conditions de travail et la création d'un
groupe d'agents « volant » pour pallier aux absences.
L'arrêt des recrutements illégaux d'agents horaires
Mise en place d'un plan de titularisation des agents.
Une délégation composée d'agents CGT et d'agents non
syndiqués a rencontré le nouvel adjoint délégué à l'Education et à la
Jeunesse ainsi que le directeur de cabinet de Christian Estrosi. Après
un tour de table pour présenter les revendications des agents, il a été
convenu qu'une négociation commencerai dans la semaine du 20 avril,
après les vacances scolaires.
Il est à noter qu'une première prise de contact avait eu lieu entre le syndicat CGT et le Maire de Nice, vendredi dernier.
Pendant cette entrevue, les revendications qui
paraissaient jusqu'alors dignes d'intérêt, ont disparues pour laisser
place à la seule raison de cette réunion, c'est à dire la demande par
le Maire de l'annulation de ce mouvement afin de ne pas "faire tâche"
sur le premier jour de prise de fonction du maire.
Devant le refus de la délégation, Estrosi a adopté une attitude radicalement différente. Il ne nous a pas entendu, ni écouté.
Cependant 3 jours de réflexions auront permis à la
nouvelle équipe de bien mesurer les enjeux et les attentes des 1 200
agents de l'éducation.
En conclusion, et comme toujours, il n'y a que la
mobilisation des agents qui permettra une avancée. Le mouvement doit
être fort, et il est fort, pour faire comprendre à la nouvelle
municipalité que les agents ne se contenteront pas de simples vagues
promesses.
Il faut que le maire comprenne
que le mouvement social est là, devant lui.
Il faut qu'il comprenne aussi que les agents étaient là avant Peyrat,
qu'ils sont là pendant Estrosi et qu'ils seront là, après lui.
Nice le 25 mars 2008
De : CGT VILLE DE NICE
mercredi 26 mars 2008 site BELLACIAO
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| mercredi 26 mars 2008, a 04:49 |
| RENAULT-DACIA : augmentez les salaires en France comme en Roumanie . |
Les ouvriers roumains de DACIA du groupe Renault
sont en grève illimitée depuis 2 jours. Ils exigent la revalorisation
de leur salaire

Et pour cause : le modèle Logan de la voiture bon
marché est un succès commercial. Sa vente représente 10% du chiffre
total du groupe Renault pour les 2 premiers mois de l'année.
Au lieu d'attaquer en justice ce mouvement comme le fait Renault, le
constructeur automobile devrait plutôt se montrer beau joueur. En ayant
délocalisé sa production dans un pays à faible coût de main d'œuvre,
elle se retrouve désormais dans la position de l'arroseur arrosé qui ne
comprend pas que ses ouvriers en ait assez de se faire exploiter quand
les bénéfices sont au rendez-vous.
Le PCF soutient les revendications des ouvriers roumains. Salariés
français et roumains partagent le même combat commun, celui de se voir
rétribuer justement pour leur travail. Renault doit entendre leurs
revendications.
Parti communiste français
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| mardi 25 mars 2008, a 22:35 |
| Pourquoi l' Humanité n'a pas droit de cité ? |
Par Patrick Le Hyaric directeur de L'Humanité
Après le journal le Monde qui, durant les élections
municipales et cantonales, a été le partenaire presse de France Inter,
c'était hier au tour de Libération pour le 40e anniversaire du début
des mouvements de Mai 68. Je réitère publiquement ce que j'ai eu
l'occasion de proposer aux dirigeants d'autres médias : nous aussi nous
sommes disponibles.
Dans le cadre du partenariat France Inter-Libération, la revue de
presse de 8 h 20 était confiée au directeur de Libération, Laurent
Joffrin. On aurait pu penser, s'agissant d'un confrère, qu'il aurait
cité, comme l'avaient fait tous les responsables politiques qui
s'étaient livrés à cet exercice durant la campagne des élections
présidentielles, tous les titres de la presse quotidienne nationale.
Illusion ! Laurent Joffrin fait toute sa revue de presse en omettant
d'évoquer de nombreux titres pour valoriser, à trois longues reprises,
son journal Libération. Cela peut, à la limite, se comprendre. Mais il
est des choses inintelligibles parce qu'elles sont totalement
contraires à l'éthique entre confrères de la presse.
Comment comprendre en effet que Laurent Joffrin consacre une part
importante de sa revue de presse au sujet sensible de l'euthanasie en
ne faisant aucune référence au seul journal qui, hier, y a consacré sa
« une », son ouverture et son éditorial, à savoir l'Humanité ? Il a
ensuite évoqué, à juste titre, la crise financière. L'Humanité y dédie
deux pages avec notamment un entretien d'une grande qualité de
l'économiste et philosophe Frédéric Lordon. Cela non plus n'existe pas
pour Laurent Joffrin ! Enfin, il passe à l'anniversaire de Mai 68, qui
est aussi le sujet de l'émission et le fil conducteur du numéro de
Libération. L'Humanité consacre une page à cet événement. Elle n'est
toujours pas citée.
Plus généralement, le journal Libération a été présenté, hier, comme
ayant fait preuve d'originalité car écrit avec les étudiants de
Nanterre. Nous apprécions et saluons cet événement éditorial. Mais
comment expliquer, dès lors, que l'Humanité, qui a réalisé son numéro
du 28 janvier en rassemblant à son siège, deux jours durant, 100 jeunes
inscrits à l'initiative Libres Échanges Jeunes, n'ait bénéficié ni du
même traitement ni de la même promotion ?
En fait, ce que nous avons vécu et entendu hier tendrait à montrer
que ceux qui usent tant des mots « ouverture aux autres » et « débat
démocratique » ne sont pas toujours ceux qui les pratiquent forcément.
Si un responsable de l'Humanité avait eu à présenter la revue de presse
de notre grande radio publique, il n'aurait pas manqué de citer
Libération et les autres titres. Nous l'aurions fait parce que nous
aimons le pluralisme et le défendons. C'est un impératif pour une
démocratie revivifiée. Au nom de quoi le travail d'une rédaction
doit-il être à ce point caché aux auditeurs
l' Huma du 22 / 03 / 08
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| mardi 25 mars 2008, a 21:55 |
| CQFD |
Par Régis TRILLES le mardi 25 mars 2008, 16:24 - Actualité - Luttes
- Lien permanent
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| mardi 25 mars 2008, a 21:40 |
| MAI 68 : Un regard communiste . |
Mai 68 : Un regard communiste

Mis en ligne : 25 mars
Par
quel étrange tour de passe-passe idéologique Sarkozy qui appelait il y
a moins d'un an dans sa campagne à « liquider une bonne fois pour
toutes » l'héritage de mai 68 peut-il être aussi souvent présenté par
des commentateurs prétendument avisés de ces événements comme un enfant
voire un héritier de cette période historique ?
On
prête certes ces temps-ci à Carla Bruni de grandes vertus
transformatrices à l'égard de la personnalité présidentielle mais de là
à nous faire prendre l'enfant chéri du MEDEF pour un adorateur refoulé
de la barricade révolutionnaire, il y a comme qui dirait tromperie sur
la marchandise.
C'est pourtant ce genre de confusions, largement
entretenues, qu'un véritable débat sur la nature de ces événements
devrait s'employer à dissiper. Or si les forces progressistes
réellement attachées à prolonger la portée de ce mouvement unique en
son genre ne s'en occupent pas, ce n'est pas gagné. Autrement dit, la
mémoire de 68 est un enjeu historique et politique de première
importance. Il convient d'abord de réhabiliter un récit non édulcoré de
ces événements. Nous en sommes loin. La singularité de Mai 68 en France
est d'avoir été indissociablement un mouvement étudiant et de la
jeunesse radical ET une grève générale ouvrière inégalée, tout autant
une libération de la société qu'un affrontement de classe de très
grande portée.
La droite qui eut si peur hier de la convergence de
toutes ces forces aimerait tant aujourd'hui pouvoir continuer à trier
et à effacer de la mémoire collective ce qui la dérange.
Il importe aussi de s'attacher à rendre dans toute leur
ampleur la visée émancipatrice des idéaux qui agitèrent alors étudiants
et salariés.
Libération des mœurs et respect de la dignité des
travailleurs, pouvoir du peuple et primauté de l'individu... tout était
mêlé dans cette vague qui allait changer la France. On voudrait
aujourd'hui tout opposer, nous sommer de choisir quand il est au
contraire plus actuel que jamais de s'attacher à faire reculer toutes
les formes de domination qu'elles quelles soient. De 68, il nous
faudrait retenir la dimension jubilatoire pour laisser au vestiaire de
l'histoire l'utopie anticapitaliste. Nous, nous voulons tout garder,
pour tout repenser et tout réinventer.
Enfin l'histoire politique de 68 mérite elle aussi
d'être racontée, ses promesses comme ses occasions manquées. Mieux
vaudrait éviter pour cela d'emprunter les sens uniques d'un
anticommunisme historiquement daté, surtout quand les acteurs
politiques de l'époque sont prêts à un débat lucide et sincère, sans
tabou.
C'est en tenant compte de tout cela qu'on pourra ouvrir
le débat comme il se doit et éviter qu'on nous raconte un peu trop
d'histoires.
Ecouter : IL EST INTERDIT DE S'INTERDIRE - France Inter site du P.C.F
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| mardi 25 mars 2008, a 21:24 |
| Le P.C.F dénonce la faiblesse de l'augmentation de l'allocation adulte handicapé . |

En
visite à Tarbes, Nicolas Sarkozy annonce une augmentation de 5 % de
l'allocation adulte handicapé ; soit une somme totale de 650 € mensuel.
C'est un véritable camouflet pour tous ceux qui se
battent pour un revenu minimum d'existence au moins égal au Smic. Avec
cette mesure, le Président de la République fait le choix de maintenir
toute une partie de la population dans une situation de précarité
extrême ; en Europe on est considéré comme pauvre avec moins de 800 €
par mois.
Le PCF soutient la manifestation « ni pauvre ni
soumis » de samedi, organisée par plus de 100 associations liées au
handicap. Il y a urgence qu'au handicap physique ne s'ajoute plus le
handicap économique.
Parti communiste français
Paris, le 25 mars 2008 |
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| mardi 25 mars 2008, a 21:09 |
| PAS TOUCHE AU LIVRET A ! |
« Pas touche au Livret A ! »

Mis en ligne : 21 mars
Le gouvernement, se pliant aux injonctions de la
Commission européenne, s'est engagé, par la voix de Christine Lagarde,
dans un processus de « banalisation » du Livret « A » des Caisses d'épargne.
En clair, le patronat bancaire pourra mettre la main
sur une bonne partie de la collecte de cette épargne populaire pour en
faire un produit financier régi selon les règles du rendement et du
risque. Et on peut voir où cela conduit avec ce qui s'est passé à la
Société générale !
ALERTE !
le logement social, financé aujourd'hui à 80% par cette ressource, sera contraint d'emprunter à taux plus élevés
sur le marché financier. Ainsi, c'est tout le système de financement du
logement social qui en danger, alors que les besoins sont plus criants
que jamais.
l'épargne populaire,
aujourd'hui sécurisée par la centralisation de la collecte du « Livret
A », via la Caisse des dépôts et consignations (CDC), sera elle-même
plus exposée aux spéculations et aux risques de krach du marché financier.
Les collectivités locales, les élus municipaux et départementaux, seront privés d'un partenaire privilégié
- non subordonné aux exigences des actionnaires privés - pour répondre
aux besoins sociaux des populations sur les territoires. Il faut le
faire savoir en ces temps d'élections.
1000 agences de Caisses d'épargne et de nombreux guichets de la Poste pourraient être supprimés, en premier lieu dans les quartiers populaires et les zones rurales.
Il faut empêcher cela et il en est encore temps !
Des initiatives multiples, dans tout le pays, sont engagées par le collectif « Pas touche au Livret A ! » qui a lancé une pétition nationale.
A l'occasion d'une rencontre avec ses représentants, le
14 février dans les locaux du Conseil national, la direction du PCF,
représentée par Alain Obadia, Jean-Louis Le Moing et Yves Dimicoli, a
exprimé son total soutien à cette campagne et sa volonté d'y contribuer.
Elle a rappelé l'importance qu'elle attache à
la sécurisation et l'expansion de financements émancipés de la domination des marchés financiers,
la
promotion d'un grand service public du crédit et de l'épargne
permettant, notamment, de soutenir une politique audacieuse du logement
social de nature à résoudre sa crise aiguë qui frappe des millions de
familles en France.
Elle a remarqué combien chaque progrès en ce sens
pousserait, en même temps, à une réorientation positive de la
construction européenne et de la BCE, aujourd'hui dominées par les
exigences boursières.
Elle a souligné l'importance pour cela de la défense et du développement d'un pôle bancaire et financier public autour de :
la CDC (dont il faut combattre le démantèlement),
des Caisses d'épargne
de la Banque postale,
et qui soit maîtrisé par les salariés, les populations et les élus dans
les localités, les départements, les régions et à l'échelle de tout le
pays.
Les militants du PCF auront à cœur de contribuer à
cette bataille si importante pour la réponse aux besoins sociaux,
l'emploi, l'avenir des territoires, la croissance et la démocratie.
site du P.C.F |
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| mardi 25 mars 2008, a 04:52 |
| PARIS 15 e : Plus de dispensaire,mais une crèche-à-toutous pour nantis ! |

Quel est ce 15ème où l'on trouve 450 m2 pour
installer une crèche pour des chiens mais pas 250m2 pour reloger un
centre de santé pour les humains?
http://pcf-paris15.over-blog.com/

Le centre de santé de Beaugrenelle a besoin de 250m2
pour être relogé avant l'arrivée, imminente, des bulldozers des
promoteurs Apsys et Gécina.
A 500 mètres de là vient de s'installer rue Quinault, sur 450 m2 de surface, une crèche pour… les chiens !!
Moyennant 56 euros par jour, selon la brochure publicitaire diffusée dans le quartier, sans compter les « extra », « box individuel », repas, ou « promenade en meute » (20 à 30 euros – un smic journalier au total), les propriétaires fortunés de chien peuvent se délester de leur animal pour leur convenance personnelle.
Et on ne trouverait pas 250 m2 pour la santé des humains ?
Pourtant, de multiples locaux vides, municipaux ou
privés, existent sur la dalle du Front de Seine ou à proximité et
Gécina, 1er profiteur de l'opération Beaugrenelle, dispose d'immenses
propriétés et moyens.
Interpellés par les associations de riverains, les
candidats n'ont pas apporté de réponses écrites avant le 2nd tour à
propos du maintien du centre de santé conventionné. Maintenant, ils
sont élus : Delanoë est maire de Paris, Goujon est maire du
15ème, Hidalgo se retrouve adjointe à l'urbanisme et reste pour
l'instant présidente de la Sempariseine. A des titres différents, ils
sont plus que jamais en situation d'intervenir contre la suppression de
l'un des derniers centres de santé pluridisciplinaires du 15ème,
accessible à tous, pratiquant des tarifs conventionnés, fréquenté par
plus de 35000 patients par an.
Ce n'est pas parce que l'élection est passée, bien au
contraire, qu'ils doivent s'imaginer dispensés de leurs responsabilités
devant les habitants du 15ème.
L'urgence, c'est le relogement du centre dans le
quartier avant la destruction des accès puis des bâtiments qui peut se
produire dès les jours qui viennent.
Nous rappelons chacun à des déclarations passées
concédés devant la pression populaire. Goujon s'exprimait en octobre
2006 au Conseil de Paris pour le maintien du centre médical. S'il n'est
pas responsable de la destruction de ses locaux, il est en mesure de
trouver les 250 m2 nécessaire à la poursuite des activités du centre.
Baur, ex-conseiller du 15ème, parlant au nom
de Hidalgo, non reconduit en place éligible sur la liste, s'est
plusieurs fois engagé sur le maintien du centre médical. Promesse en
l'air que Hidalgo n'aurait pas osé prononcer elle-même ? Nous espérons
qu'elle fera la démonstration du contraire en trouvant les locaux
exigés en tant que présidente de la SEM.
La lutte pour le maintien du centre médical s'inscrit
dans une bataille globale contre les projets spéculatifs à Beaugrenelle
et leurs conséquences. Le projet d'immense centre commercial des
promoteurs Apsys et Gécina raye de la carte les équipements publics,
sociaux et culturels. Propriétaire, donneuse d'ordre, aménageur via la
Sempariseine, la Ville de Paris en est pleinement responsable depuis le
début en 2003. Delanoë, réélu, sera-t-il toujours sourd aux appels pour
le Centre médical Beaugrenelle ?
Nous ne relâcherons pas nos efforts, notre lutte pour obtenir le relogement et le maintien du centre médical Beaugrenelle !
On trouve 450m2 pour les chiens des privilégiés mais
pas 250m2 pour que les humains se soignent? Dans quelle ville, dans
quel 15ème vivons-nous, voulons-nous vivre ?
http://pcf-paris15.over-blog.com/
De : PCF Paris 15
mardi 25 mars 2008
site BELLACIAO
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| lundi 24 mars 2008, a 17:34 |
| Les sacrifiés de Cap 3000 . |
Commerce
. Cinquante-quatre emplois dans la restauration populaire liquidés pour
faire place nette dans ce centre commercial haut de gamme.
Saint-Laurent-du-Var
(Alpes-Maritimes),
correspondant régional.
« Trente-six ans d'esclavage et voilà le remerciement : une lettre
de licenciement, la fermeture de mon restaurant-gril et une proposition
de reclassement dans un Flunch quelconque. Moi, faire bouffer du
surgelé, c'est pas mon métier ! » Annie, serveuse à 800 euros net pour
30 heures par semaine, s'accroche comme à une bouée de sauvetage au
piquet de la banderole CGT qui ouvre la petite manif (« La moitié des
collègues occupent les locaux ! ») qui arpente la rue principale de
Saint-Laurent-du-Var. Direction la mairie. Car, ainsi que le clame à la
sono Didier Turini, secrétaire général de l'UD-CGT qui a appelé à un
soutien interprofessionnel, « le maire ne peut pas se désintéresser de
la situation de l'emploi dans sa commune ! ». En l'occurrence, il
s'agit de 54 emplois qui pourraient être liquidés dans le centre
commercial Cap 3000, un ensemble de boutiques haut de gamme proche de
l'aéroport Nice-Côte d'Azur qui, au regard de son chiffre d'affaires,
se situerait, selon la CGT, en haut du classement européen des centres
commerciaux de ce type.
Alors pourquoi cette suppression d'emplois que les principaux
intéressés ont d'ailleurs appris, voilà un mois, par le
bouche-à-oreille ! Ce sont trois établissements de la galerie
marchande, un restaurant, un bar, une pizzeria, très fréquentés par une
clientèle qui veut se restaurer sur place en faisant ses courses, qui
devraient mettre la clé sous la porte le 31 mars. Propriétaire des
murs, la société des Galeries Lafayette exigerait un loyer en nette
hausse versé par le gérant, la société Les Gourmands Disent, elle-même
filiale du groupe Agape, propriété de Flunch, qui appartient à Auchan.
Le bail a donc été rompu. Un peu vite, selon Jean-Lin Larroque, barman
et délégué syndical CGT, qui prévoit la substitution rapide des trois
établissements par autant de boutiques de fringues de luxe. La
fédération CGT du commerce et des services a eu vent d'un projet de
pôle restauration haut de gamme piloté par le groupe Accor dans une
aile en déshérence de Cap 3000 où se trouve néanmoins une piscine.
En grève totale depuis trois semaines, les salariés n'ont eu leur
mot à dire ni sur ces projets, ni sur leur avenir professionnel. Seul
choix proposé : une prime de licenciement correspondant à un dixième de
mois par année d'ancienneté ou le reclassement dans un Flunch quelque
part en France avec un contrat à durée non précisée de 24 heures de
travail par semaine, alors que pour la plupart ils font, en CDI, au
moins six heures de plus. Aucun n'ayant accepté, les lettres de
licenciement sont parties en début de semaine et les portes des
restaurants ont été autoritairement fermées bien avant donc la date de
fin de bail. Aussitôt, les locaux ont été occupés et la manif de jeudi,
organisée. « Il faut que la population sache ce qui se trame », y
disait une jeune gréviste, badge CGT tout neuf sur le coeur, découvrant
qu'un bac à frites retourné faisait un excellent tambour…
Philippe Jérôme
l' Huma du 22 / 03 / 08
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| lundi 24 mars 2008, a 17:21 |
| Sarkozy tenté par le bouton nucléaire ? |
Défense
. Le chef de l'état n'exclut pas de procéder à des « avertissements
nucléaires », à « des frappes limitées » contre des pays qui
menaceraient « nos intérêts vitaux ».
« J'exclus de baisser la garde. Le budget de la
Défense est le deuxième budget de l'État. Il le restera, il ne baissera
pas. » Le propos est martial. Il n'est pas facile en effet de concilier
l'affirmation que « les caisses sont vides » à propos du pouvoir
d'achat et de convaincre de la nécessité de doter l'arsenal nucléaire
militaire d'un nouveau sous-marin de deux milliards d'euros selon les
fourchettes les plus basses. Nicolas Sarkozy était donc hier à
Cherbourg à l'occasion du lancement du dernier-né des sous-marins
nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) : le Terrible devrait être
opérationnel en 2010 et s'ajouter aux trois appareils existants, le
Triomphant (1997), le Téméraire (1999) et le Vigilant (2004). Plus
silencieux, plus performant, le Terrible sera armé du nouveau missile
nucléaire M51, de plus longue portée.
dangereux infléchissement
Depuis la fin de la guerre froide, « le monde est plus instable,
moins prévisible », a fait observer le chef de l'État pour justifier le
dangereux infléchissement de la politique de dissuasion nucléaire de la
France. Dans la conception qu'en avait le général de Gaulle, l'arme
atomique avait avant tout un rôle politique : tout agresseur éventuel
s'exposait à une riposte d'une telle puissance destructrice que
l'aventure ne méritait pas d'être tentée. Le but de l'arme de
dissuasion était précisément de ne pas être employée. On n'en est plus
là aujourd'hui. Nicolas Sarkozy a certes réaffirmé que le recours à
l'arme nucléaire ne peut s'envisager que « dans des circonstances
extrêmes de légitime défense », mais il envisage la possibilité de
procéder à des « avertissements nucléaires » (*), à des « frappes
limitées » quand « les intérêts vitaux » sont en jeu. La puissance
atomique passe du domaine défensif à la potentialité offensive, en même
temps qu'elle devient une arme de champ de bataille. Cette évolution
stratégique n'est pas tout à fait nouvelle. Elle était contenue dans le
discours de Jacques Chirac à l'Île-Longue, en janvier 2006. « La
dissuasion nucléaire, affirmait le président, n'est pas destinée à
dissuader des terroristes fanatiques. Pour autant, les dirigeants
d'États qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous,
comme tous ceux qui envisageraient d'utiliser d'une manière ou d'une
autre des armes de destruction massive, doivent comprendre qu'ils
s'exposent à une réponse ferme et adaptée de notre part. Cette réponse
peut être conventionnelle. Elle peut être d'une autre nature. »
Cette banalisation de l'arme nucléaire trouve aux yeux du président
de la République sa justification dans les menaces nouvelles de la
prolifération - Nicolas Sarkozy a mentionné l'Iran -, mais elle fait
courir le risque redoutable d'encourager en retour la prolifération.
Afin d'adapter la Défense aux nouvelles menaces, Nicolas Sarkozy plaide
pour un ajustement du dispositif nucléaire. Il a annoncé que la
composante aéroportée serait réduite d'un tiers, mais avec des
appareils Rafale plus performants que les soixante Mirage 2 000 N et
des missiles de dernière génération. L'arsenal français s'élèverait
alors à « moins de trois cents têtes nucléaires ». Une attitude, selon
le président français, « exemplaire », face à laquelle il réclame la
réciprocité. Il propose la discussion d'un accord bannissant les
missiles sol-sol de courte portée (qui ne figurent pas dans l'arsenal
français), l'ouverture de négociations en vue de l'interdiction de la
production de matières fissiles à usage militaire et invite les autres
puissances nucléaires à ratifier le traité d'interdiction des essais
nucléaires.
L'avis des partenaires européens
Nicolas Sarkozy suggère un autre infléchissement à la doctrine de
dissuasion nucléaire : son européanisation. S'appuyant sur le traité de
Lisbonne, il propose d'engager avec les partenaires de l'UE qui le
souhaitent un dialogue sur le rôle de la dissuasion nucléaire et
« notre sécurité commune ». Il n'est pas sûr que les partenaires
européens souhaitent partager le bouton nucléaire, en premier lieu
l'Allemagne où l'opinion publique est majoritairement hostile à l'arme
atomique. Nouveau sujet d'irritation avec la chancelière Angela
Merkel. ? Va-t-elle lui rétorquer « Atombombe ? Nein, danke ! »
(*) Il pourrait s'agir de recourir à l'effet IEM (pour impulsion électromagnétique), consistant à faire exploser une
ou plusieurs têtes nucléaires
à haute altitude, ce qui a pour effet de paralyser de manière irréversible l'ensemble
des systèmes d'informations (ordinateurs, Internet, téléphone,
télévision, radio…) sur plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines
de milliers de kilomètres carrés.
Jean-Paul Piérot
l' Huma du 22 / 03 / 08
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| lundi 24 mars 2008, a 17:02 |
| Tibet : ( l'ordre ) selon Pékin . |
Lhassa . Les autorités chinoises, qui reconnaissent
désormais avoir tiré sur des manifestants, cherchent à accélérer un
retour à la normale.
Alors que la presse étrangère reste interdite d'accès
aux régions touchées par la contestation, Pékin, une semaine après les
émeutes sanglantes de Lhassa, affirme contrôler le Tibet et les zones
avoisinantes. Les médias chinois insistent sur le retour à la normale
dans la capitale tibétaine, une image trahie par l'envoi massif ces
derniers jours de troupes militaires et d'unités antiémeute.
ultimatum lancé aux émeutiers
La tension reste extrêmement forte. Les autorités, qui avaient nié
dans un premier temps avoir eu recours aux armes à feu pour réprimer,
ont jeudi reconnu avoir tiré sur des manifestations dans le district de
Ngwaga au Sichuan dimanche dernier et blessé quatre personnes. Version
contestée par des Tibétains du Sichuan qui parlent, eux, de plusieurs
morts lorsque des manifestants s'en sont pris à un commissariat et des
édifices publics. La lumière pourra-t-elle être faite sur ce qui s'est
passé et sur qui se trame encore à huis clos à l'ouest de la Chine ? La
France a appelé le gouvernement chinois à « rouvrir sans délai le Tibet
à la présence étrangère », et en particulier « aux journalistes ».
Renouant avec une pratique utilisée au lendemain de l'intervention
militaire à Pékin en 1989, la sécurité chinoise a publié sur les
principaux portails Internet, comme sina.com ou yahoo.com, les
portraits de 19 manifestants les plus recherchés par la police,
accompagnés d'une notice de la police avec un numéro de téléphone pour
communiquer d'éventuels indices. Les photos ont été prises lors des
manifestations de vendredi dans la capitale tibétaine.
Dans la nuit de lundi à mardi, à l'expiration de l'ultimatum lancé
aux émeutiers pour se rendre et bénéficier d'une certaine clémence, la
police avait lancé 21 mandats d'arrêt à l'encontre des manifestants
considérés comme les plus importants, a indiqué vendredi le Quotidien
du Tibet. Selon ce dernier, deux sont déjà entre les mains de la
police, l'un a été interpellé, l'autre s'est constitué prisonnier.
Selon l'agence Chine Nouvelle, au total 170 personnes s'étaient
constituées prisonnières jusqu'à mercredi soir. Les groupes
pro-tibétains à l'étranger affirment que plus d'un millier de personnes
ont été arrêtées.
Les troubles se sont étendus bien au-delà de Lhassa dans des régions
où vivent des minorités tibétaines. Après le Sichuan, le Qinghai, le
Gansu, ce serait au tour du Yunnan, province méridionale du centre où
vivent de multiples ethnies non han qui serait touchée. Hier, selon
l'AFP, bien qu'aucune manifestation n'y ait été signalée jusqu'à
présent, la police patrouillait dans les villes et les villages et il
était conseillé aux habitants de ne pas se rassembler.
Pékin n'a pas encore répondu à la proposition faite jeudi par le
dalaï-lama de reprendre le dialogue. Appel soutenu par vingt-six
lauréats du prix Nobel qui exhortent les autorités chinoises à mettre
fin à la répression et à chercher le plus tôt possible « une solution
pacifique et bénéfique aux deux parties ». Autre soutien au chef
spirituel tibétain, mais beaucoup plus politique, celui de la
présidente démocrate de la Chambre des représentants américains, Nancy
Pelosi, venue rencontrer hier à Dharamsala le leader bouddhiste.
le dalaï-lama et la carte américaine
Accompagnée de parlementaires américains, Mme Pelosi, très
chaleureusement applaudie par 2 000 jeunes Tibétains, bonzes et nonnes,
rassemblés sous des bannières chérissant « l'amitié
américano-tibétaine », a rappelé que le dalaï-lama, lauréat 1989 du
prix Nobel de la paix, était « un vieil ami des États-Unis » depuis que
dans les années quarante, il avait reçu une montre en or offerte par le
président Franklin D. Roosevelt. « Sa Sainteté possédait un morceau
d'Amérique lorsqu'il a fui le Tibet » en mars 1959 à la suite de
l'échec d'un soulèvement antichinois.
Un rappel de l'histoire qui remet en mémoire le rôle de Washington
dans l'organisation de l'opposition clandestine tibétaine contre le
pouvoir de Pékin. Après sa fuite de Lhassa en 1959, le dalaï-lama en
exil a continué à jouer durant la guerre froide la carte américaine
pendant que la CIA entraînait et armait des commandos, organisait ici
et là des soulèvements, tout en aidant financièrement la hiérarchie
tibétaine en exil ; jusqu'en 1972, date à laquelle le président Nixon
se rendait en Chine en pleine Révolution culturelle. En octobre 2007,
le président Bush remettait au dignitaire bouddhiste la médaille du
Parlement, la plus haute distinction civile du Congrès américain.
Considérée comme l'une des critiques les plus féroces de Pékin au sein
du Congrès américain, Nancy Pelosi n'en a pas pour autant mordu le
trait en assurant qu'elle « n'appelait pas au boycottage des jeux
Olympiques ».
Dominique Bari
l Huma du 22 / 03 / 08
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| lundi 24 mars 2008, a 11:57 |
| Les ouvriers grecs d'Elbe poursuivent leur grève de la faim... |
Les ouvriers grecs d'Elbe poursuivent leur grève de la faim... (videos)
samedi 22 mars 2008 -21:10

de Saint-Nazaire
La réunion de négociations n'a rien donné hier. Les tractations
reprendront désormais mardi. Boris Athanassiadis, Leonidas Theocares et
Nikos Aslamazidis poursuivent, eux, leur grève de la faim à l'hôtel de
ville.
Quatre heures durant, les débats ont eu lieu en présence du sous-préfet
de Saint-Nazaire Louis-Marie Bonté, de la première conseillère de
l'ambassade de Grèce en France ; de Dominique Pinault-Pinay, consul de
Grèce à Nantes ; de Osman, patron de la société allemande Elbe basée à
Brême (comme son donneur d'ordres Freese) ; du directeur adjoint de la
Direction départementale du travail ; de l'inspecteur du travail de
Saint-Nazaire et de trois membres de la CGT.
"La direction d'Elbe a décidé de licencier ses trois salariés par un
courrier en date du 17 mars, lettre qu'ils n'ont jamais reçue
puisqu'ils sont en grève de la faim à la mairie", souligne André Fadda,
secrétaire de l'USM-CGT.
Lire
la suite
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| lundi 24 mars 2008, a 11:35 |
| La crise va déferler........ |

dimanche 23 mars 2008 (20h14) :

LA CRISE VA DEFERLER…… Article de Bernard Lamirand
Les élections municipales et cantonales étant terminée,
le pouvoir revient à la charge pour mettre en œuvre et accélérer sa
politique de terre brûlée en ce qui concerne les acquis sociaux.
Ce soir, le débat à l'émission de Moatti « Ripostes » a
révélé ce que le président de la république et son gouvernement
s'apprête à faire pour le libéralisme économique.
Une politique d'austérité dépassant les vieilles
recettes de rigueur exercées par des gouvernements de droite comme de
gauche, où les principales victimes seront les salariés et les
retraités.
D'entendre le ministre chargé des relations avec le
parlement indiquait que le crise allait être dure ; affirmation reprise
par d'autres participants de droite, qui en rajoutaient, pour en faire
une obligation de se serrer la ceinture, montre que ce pouvoir a des
objectifs clairs qu'il cache derrière des histoires de personnes qui
font, en quelque sorte, que de constituer un écran de fumée pendant que
les dépeceurs du social agissent.
La crise nous viendrait des Etats-Unis et rien ne pourrait l'arrêter.
C'est une crise financière ont-ils dit, ce qui est
exact, mais on oublie de préciser qui en est le responsable : le
système capitaliste et la spéculation financière qui ronge les
économies capitalistes. Marx a vraiment raison.
Chacun y allant de son couplet pour avertir le peuple
qu'elle est à nos portes et à celles de l'Europe et que nous n'y
pouvons rien au niveau de la France.
Une façon de préparer Monsieur tout le monde français à de nouveaux sacrifices.
Seul le président de la république quand il dirigera
l'Europe, à partir du second trimestre pourra faire des propositions
dont on peut douter qu'elles seront pour toucher à la caisse les «
richards européens » qui l'entourent .
Mélenchon, seul participant de gauche à ce débat, a
tenté de définir les responsabilités du système capitaliste mondialisé,
je m'interroge d'ailleurs s'il ne devrait pas prendre sa carte au PCF,
ses propos marxistes étaient justes.
Cette crise n'est pas en effet imbattable si la France
prend des mesures pour atteindre les coupables : ceux qui spéculent et
que défend Strauss-kahn ou encore Ségolène Royal qui ont tous deux
défendu le traité constitutionnel européen permettant justement à ces
spéculations financières de se répandre dans le monde à travers les
grosses banques, les assurances, les fonds de pensions et les
multinationales.
Tous ces gens de droite présents à cette émission,
notamment Jean François Khan, dans leur dithyrambe contre Sarkozy,
n'ont qu'esquivé la vrai question : la faillite du capitalisme.
Les réformes viseront essentiellement à faire payer les
pauvres et à protéger les riches dans cette crise du capital où la
social-démocratie française et européenne est prête à se coucher devant
le « dollar roi » et les Etats-Unis.
Il est évident que la première des réformes qu'ils visent en France : c'est la sécurité sociale et les retraites.
L'obligation de passer à 65 ans est d'or et déjà
inscrite dans le programme gouvernemental comme la réduction des
dépenses de santé qui toucheront les plus exposés aux risques de la
maladie. L'emploi sera à nouveau sous une pression maximale pour
abaisser les salaires et accentuer la précarité et les cadences de
travail.
Le chômage servira pour mettre en concurrence les salariés.
La manifestation syndicale de samedi prochain doit donc
être un premier avertissement et il importe que nous soyons nombreux
dans la rue pour dire non à la casse de notre système de santé et de
retraite que veut nous imposer le gouvernement Fillion et le MEDEF.
Le combat continue donc et le PCF a toutes les raisons
de prendre la tête de ce combat pour que cette droite soit battue avant
les échéances de 2012.
Et pourquoi pas, même si l'histoire ne se répète pas,
de créer les conditions d'une telle mobilisation du peuple que le
pouvoir Sarkozien soit obligé de rendre les armes et de procéder à de
nouvelles élections avant cette date.
Le peuple peut changer la donne.
La rue est les occupations des lieux de travail sont aussi une façon d'exprimer le départ de cette droite.
VOIR
http://ber60.over-blog.com/
De : babeuf 42
dimanche 23 mars 2008
site BELLACIAO
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| dimanche 23 mars 2008, a 17:38 |
| Le gouvernement ponctionne la SNCF . |
Résultats
. L'entreprise publique, qui a réalisé un bénéfice de 1,042 milliard
d'euros en 2007, va reverser 130 millions d'euros à l'État.
Le groupe SNCF a réalisé un bénéfice de 1,042 milliard
d'euros en 2007. Un résultat « sans précédent dans l'histoire » de la
SNCF, a commenté mardi, lors de la présentation de ses comptes, son
nouveau président Guillaume Pepy. Les indicateurs financiers sont en
effet au beau fixe. Le chiffre d'affaires a progressé de 8 % et atteint
23,7 milliards d'euros. L'endettement de 4,5 milliards d'euros atteint
un niveau historiquement bas. Pour expliquer ces bons résultats, la
direction de l'entreprise souligne la progression de l'activité. Le
transport voyageurs a en effet encore contribué fortement à la
progression du chiffre d'affaires. La SNCF met également en avant
l'amélioration de la situation des activités déficitaires. Ainsi le
fret a enregistré l'année dernière une perte de 234 millions d'euros
contre 290 millions l'année précédente. Une analyse contestée par les
syndicats. Dans un communiqué, les administrateurs CGT attribuent
également la progression du résultat à « la maîtrise des coûts avec la
suppression de 2 500 emplois et à la pression sur le pouvoir d'achat
des cheminots ». L'augmentation de 2 % de la masse salariale en 2007 et
surtout la progression de l'excédent brut d'exploitation (plus 15 %)
supérieure à celle du chiffre d'affaires (plus 8 %) confortent ces
critiques. Quant à l'amélioration des résultats du fret, elle reste
pour l'essentiel financière. La CGT fait ainsi remarquer que la
suppression de 1 099 emplois dans l'activité a occasionné à elle seule
une économie de 51 millions d'euros. La décision du conseil
d'administration de verser un dividende de 130 millions d'euros
provoque l'ire de la première organisation de cheminots qui dénonce
« une ponction qui accentue le désengagement de l'État ». Et la CGT de
revendiquer « le réinvestissement de ces 130 millions d'euros dans le
service public ».
Pour les années à venir, le président de la SNCF a fait part de sa
volonté de relancer l'activité fret et le RER. L'entreprise va
également investir 3 milliards d'euros dans le réseau d'Île-de-France.
Concernant la politique salariale, Guillaume Pepy souhaite « faire
germer l'idée de participation auprès des cheminots » et affirme ne pas
« être opposé » à y consacrer un montant équivalent au dividende de
l'État. Reste que les organisations syndicales demeurent
majoritairement opposées à la participation lui préférant des
revalorisations salariales pour l'ensemble des agents. Hier après-midi,
la CGT a d'ailleurs revendiqué une nouvelle fois l'ouverture immédiate
de négociation salariale.
Pierre-Henri Lab
l' Huma du 21 / 03 / 08
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| dimanche 23 mars 2008, a 08:36 |
| 80 lycéens de Creil exigent la libération de Mustafa PALTA . |
80 lycéens et une dizaine d'enseignants du
Lycée Jules Uhry de Creil demandent la libération et la régularisation
de Mustafa Palta Dans une lettre pétition au Préfet du Puy
de Dôme, 92 personnes, lycéens et personnels de l'éducation, demandent
la libération et la régularisation de Mustafa Palta, militant
communiste Turc vivant à Creil et qui arrêté le 8 mars dernier à
Clermont Ferrand a été placé en centre de rétention à Lyon sous la
menace d'être expulsé en Turquie dans les prochains jours.Cette
pétition a été remise ce samedi 22 mars à Jean-Paul Legrand,
maire-adjoint de Creil qui la transmettra au Préfet du Puy de Dôme.
Les pétitionnaires savent que cette expulsion
conduirait directement Mustafa Palta dans les geôles de l'Etat turc
puisqu'il a été condamné à plus de 10 ans de prison pour avoir aidé la
résistance kurde en lui livrant des vivres. Il ne s'agit donc pas d'un
dangereux terroriste mais d'un militant politique qui se bat pour la
liberté du peuple kurde et que l'Etat français ne doit pas expulser
sous peine de devenir complice de la répression qui s'abat contre tous
ceux qui aident aujourd'hui la juste cause d'un peuple qui agit pour sa
reconnaissance.
Le préfet du Puy de Dôme détient le pouvoir de retirer
sa demande d'expulsion afin que s'engage une procédure de
régularisation et la reconnaissance du statut de réfugié politique à
Mustafa Palta.
Elus, militants, syndicalistes,
citoyens, il y a urgence ! écrivez au Préfet du Puy de Dôme pour exiger
la libération et la régularisation de Mustafa PALTA
Ci-dessous les mails de l'administration préfectorale du Puy de Dôme :
dominique.schmitt@puy-de-dome.pref.gouv.fr ;
public@puy-de-dome.pref.gouv.fr ;
gaelle.feron-lejosne@puy-de-dome.pref.gouv.fr ;
fabien.masson@puy-de-dome.pref.gouv.fr ;
denis.reynier@puy-de-dome.pref.gouv.fr
De : LEGRAND Jean-Paul
dimanche 23 mars 2008
site BELLACIAO
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| samedi 22 mars 2008, a 22:09 |
| Luc Chatel et ses oeillères . |
Par Olivier Dartigolles le vendredi 21 mars 2008, 07:36 - RIPOSTE
- Lien permanent
Très
fraîchement nommé porte-parole du gouvernement, Luc Chatel a défendu ce
matin sur LCI, la nécessité de porter à 41 annuités la durée de
cotisation pour « sauver » notre système de retraite.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à droite, le renouvellement
des hommes ne rime pas avec celui des idées. L'allongement de la durée
de cotisation ne règle en rien la question du financement des
retraites, les déficits ont continué de se creuser malgré le passage de
37,5 à 40 annuités.
Je suggère au tout nouveau porte-parole du gouvernement de retirer
ses œillères et de regarder du coté des recettes. Si les cotisations
patronales étaient à la même hauteur que celle des salariés, il y
aurait à l'évidence de quoi sauver aisément l'avenir des retraites.
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| samedi 22 mars 2008, a 21:50 |
| ecouter les messages des urnes ! |
Par Régis TRILLES le samedi 22 mars 2008, 19:39 - Municipales
- Lien permanent
Ilne
s'agit pas d'un simple avertissement. C'est une sévère sanction qu'ont
infligée les électrices et les électeurs au pouvoir sarkozyste.
Les
ministres et les dirigeants de la droite s'époumonent sans relâche
pour donner des explications d'ailleurs souvent contradictoires.
Tantôt, ce seraient des causes locales qui les feraient perdre, tantôt
le contexte national, ou encore le manque de pédagogie pour expliquer
leur politique.
Tous
ces écrans de fumée, agités pour camoufler la Bérézina que la droite a
subie, dix mois seulement après l'élection présidentielle ne visent
qu'à faire adopter une conclusion: il faut amplifier ce qui a été
entamé. Autrement dit, les mandataires des forces du capital
osent utiliser leur désaveu pour accélérer la mise en œuvre de leur
néfaste politique au prétexte que les premières décisions n'ont pas
encore porté leurs fruits. Or c'est précisément ces décisions qui
aggravent chaque jour la vie quotidienne, tandis que l'argent
s'accumule dans les profits et la spéculation financière, qui provoque
aujourd'hui une grave crise financière, dont les effets futurs sont
sous estimés.
Le
mot même de « réforme » est galvaudé. Aujourd'hui, nous sommes dans la
contre-réforme, régressive, antisociale, antidémocratique.
C'est cela qui a été rejeté par les électeurs. Jusqu'à un nombre très
important d'électrices et d'électeurs de Mr Sarkozy, qui ont décidé
d'une « abstention sanction, parce qu'ils considèrent que leur vie
s'est dégradée ces derniers mois. Une majorité nette d'électrices et
d'électeurs a signifié son refus des franchises médicales, de
l'augmentation des prélèvements sociaux, de certains impôts indirects,
du démantèlement du Code du travail, de l'allongement de l'âge du
départ à la retraite. Face à un tel tsunami électoral, ce n'est ni d'un
cosmétique remaniement gouvernemental, ni d'un changement de
conseiller en communication dont ont besoin nos concitoyens, mais d'une
inflexion nette des choix politiques. Dans sa masse, le peuple réclame
avec force une augmentation des bas salaires, des retraites et des
prestations sociales en répartissant autrement l'argent des profits et
l'argent public
En
même temps, il relève de la responsabilité du gouvernement de faire
cesser les hausses inconsidérées des prix à la consommation, à
commencer par l'alimentation, le logement, l'énergie et l'eau. Sans
attendre, préparons le succès de la journée d'action pour
l'augmentation des retraites, le 29 mars. Partout, aidons au
développement d'actions multiformes. Divers mouvements sociaux ont été
engagés avant les municipales, dans l'éducation, la justice, pour la
défense de l'emploi, ou pour des augmentations de salaires. La gauche
doit maintenant se mettre à la disposition de ces mouvements pour les
aider à s'unir et obtenir satisfaction.
En
se donnant une majorité de villes et de départements, gérés par les
forces de gauche, les populations ont voulu émettre un signal clair et
fort. À l'opposé de la concurrence de tous contre tous, elles
souhaitent que soient mis en œuvre des choix de justice et de
solidarité.. Elles ont considéré que des collectivités gérées par la
gauche constituent des points d'appui pour améliorer leur vie et pour
être défendues face à la déferlante ultralibérale. En ce sens, des
collectivités locales animées par la gauche peuvent être des relais
pour obtenir un moratoire sur tous les plans de licenciements ou de
délocalisations, pour obtenir que les fonds publics servent réellement
à l'emploi et à la formation
Dans
la quasi-totalité des cas, la gauche a été choisie quand elle s'est
présentée unie et clairement à gauche, bâtissant ses projets avec les
populations. Le Parti socialiste bénéficie à plein de l'
antisarkozysme et de la loyauté de ses partenaires. Contrairement à ce
qui était répandu depuis plusieurs mois, le Parti communiste reste un
grand parti, ancré dans les territoires, faisant la preuve de son
utilité au service du plus grand nombre.
Ces élections viennent encore de montrer que le pluralisme à gauche est une réalité ancrée dans les profondeurs du pays.
Les forces de gauche doivent maintenant associer les populations à la
mise en œuvre de projets communaux, départementaux, visant à améliorer
la vie quotidienne en agissant pour construire des logements à prix
accessibles nécessaires, en développant les services publics, en
promouvant la culture, le sport, l'aide à la petite enfance ou aux
personnes âgées, en construisant les équipements indispensables,
notamment à l'éducation, ou en étant des points d'appui pour un
développement économique durable, créateur d'emplois. Un effort
considérable doit être déployé en faveur des habitants des quartiers
populaires à la fois pour améliorer leur cadre de vie, mais surtout
pour leur permettre d'accéder à la formation et à un travail.
Cette
séquence électorale marque une nouvelle étape pour tous les
progressistes de notre pays. Les débats, qui sont indispensables à
gauche, vont s'engager dans chacune des formations. Ils vont être
utiles. Ils sont indispensables pour déterminer des actions
permettant d'empêcher la situation des gens de se dégrader. Mais les
débats doivent porter sur les moyens d'offrir une alternative
progressiste, durable aux pays. Les résultats de ces élections
montrent que ce n'est pas l'orientation défendue par certains courants
de la gauche, notamment au sein du Parti socialiste appelant
ouvertement à une alliance avec une partie de la droite, qui peut
constituer une issue favorable pour le peuple. Ce serait la voie de
l'échec, de nouvelles désillusions et déceptions. Les expériences
allemande, italienne ou britannique le confirment.
Au
contraire, la mission d'une gauche moderne, combative, utile n'est pas
d'en rabattre sur les aspirations sociales, démocratiques, culturelles,
sous prétexte de « contraintes mondiales ». Elle doit au
contraire être active pour résister et transformer cette
mondialisation, pour proposer un projet alternatif au pays.
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| samedi 22 mars 2008, a 21:31 |
| le dessin de l' Huma ; |
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| samedi 22 mars 2008, a 19:05 |
| Haro sur l'éducation au rabais . |
Manifestations
. Hier, la mobilisation se poursuivait chez les lycéens en
Île-de-France ou dans la Loire contre les réformes du ministre Xavier
Darcos.
Après la grève nationale de mardi, le mouvement de
grogne se poursuit dans l'éducation nationale. Côté profs, mais aussi
côté élèves. Un peu partout en France. Hier, les
lycéens des quatre établissements de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
se sont retrouvés pour « une grande marche » afin de dénoncer la baisse
des dotations globales horaires (DGH). « À la rentrée prochaine, nous
allons avoir une 1re S supprimée, une augmentation des effectifs dans
les classes, des options qui vont disparaître comme l'arabe, l'espagnol
en 3e langue ou encore les cours de danse, d'arts plastiques ou de
théâtre », détaille Laëtitia, scolarisée au lycée dyonisien
Paul-Eluard. Si elle a manifesté, hier matin, auprès « d'environ 300
autres camarades », c'est parce que la suppression de 258 heures de
cours par semaine dans son lycée à la rentrée 2008 « correspond à la
perte de 14 postes d'enseignants », précise la jeune fille. « C'est
bien de parler des conséquences pour les profs, mais il faut aussi
parler de nous, insiste Laëtitia. Nous n'aurons plus accès aux aides
aux devoirs, par exemple. »
À l'appel du SNES, SNEP et du SNUEP-FSU, ces mêmes élèves,
accompagnés de leurs professeurs et de leurs parents, doivent se
rassembler devant l'académie de Créteil (Val-de-Marne) ce matin à 8 h
30. Le but ? Faire entendre leurs voix contestataires lors du comité
technique paritaire académique qui doit se prononcer, à la même heure,
sur la suppression des postes d'enseignants. Pour mémoire, les DGH
accordées pour 2008-2009 ont été assujetties à une coupe jamais égalée
dans les effectifs de professeurs : sur les 11 200 départs en retraite
qui ne seront pas remplacés, 9 130 concernent les enseignants du
secondaire. À Roanne, ce sont environ 150 lycéens qui ont bloqué un
pont sur la Loire pendant près d'une heure.
REMISE EN CAUSE
DES DIPLÔMES
Ils entendaient protester contre la réforme du baccalauréat
professionnel. « Ils veulent nous imposer un bac pro en trois ans et
nous supprimer le BEP. Ils veulent exclure par ce biais les élèves en
difficulté. Ils veulent remettre en cause nos diplômes et donc nos
qualifications. (Nous) demandons le maintien des bacs pros en quatre
ans », indiquaient notamment des tracts distribués. Lors d'un chat sur
« lemonde.fr », Xavier Darcos répondait à un internaute qui lui
demandait s'il allait « plier » face à la mobilisation actuelle dans
les établissements contre les suppressions de postes : « Les réformes
sont décidées par le gouvernement et votées par la majorité
politique, elles sont faites
dans l'intérêt du système éducatif. » Une idée visiblement loin d'être partagée.
S. B.
l' Huma du 21 / 03 / 08
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| samedi 22 mars 2008, a 18:45 |
| Un jeune Franco-Palestinien emprisonné en ISRAËL : lettre à Rama Yade . |

de Jean-Claude Lefort
Jean -Claude Lefort demande d'agir dans les meilleurs
délais pour obtenir auprès des autorités israéliennes, qui foulent aux
pieds avec arrogance et en toute impunité les droit de l'Homme, la
libération de Salah Hamouri.
Ivry, le 6 mars 2008
Madame Rama Yade Secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des droits de l'Homme 37, Quai d'Orsay 75007 Paris
Madame la Ministre,
Je m'adresse à vous au sujet du jeune
franco-palestinien emprisonné sans raison depuis trois ans par Israël,
le jeune Salah Hamouri que j'ai tenu à rencontrer en sa prison le 18
février dernier.
Répondant le 25 février à une lettre de Joseph Convert,
Président de l'AFPS de l'Ain qui vous a été adressée le 10 janvier –
soit près de deux mois après, ce qui est incroyable s'agissant d'une
situation aussi dramatique – votre Chef de cabinet écrit en votre nom
deux « énormités » qui aboutissent à rendre bien peu crédibles et
sérieuses vos actions en faveur des droits de l'Homme.
Il écrit que Salah Hamouri emprisonné « bénéficie » –
c'est le mot choisi – d'une « permanence médicale hebdomadaire ». Je ne
sais d'où votre Chef de cabinet tient cette « information », en tout
cas elle est strictement fausse. On ne peut pas dire ou écrire
n'importe quoi, Madame la Ministre, s'agissant tout spécialement d'un
cas si douloureux que je suis avec la plus grande attention.
Il écrit également que l'avocate du jeune Salah, Maître
Léa Tsemel, peut « introduire une demande de mise en liberté provisoire
». Mais c'est tout simplement impossible et témoigne d'une légèreté
invraisemblable de vos services : Salah Hamouri est jugé par un
Tribunal militaire et il devrait être connu, à tout le moins, que ce
genre de démarche est dès lors strictement impossible. Strictement.
Pourquoi et comment votre cabinet peut-il écrire pareilles « âneries »
qui marquent une désinvolture insupportable vis-à-vis d'un cas de mise
en cause patent et notoire des droits de l'Homme qui touche violemment
un jeune citoyen français ? Comment est-ce possible ? Sous la dictée de
qui cette lettre qui vous engage personnellement a-t-elle été rédigée ?
Et comme si tout cela ne suffisait pas, la lettre de
votre Chef de cabinet n'évoque à aucun moment la seule action attendue
et légitime de la France dans ce dossier, à savoir la demande de
libération immédiate de Salah Hamouri auprès des autorités israéliennes
? Puisque ni vous ni vos services ne semblent sérieusement au fait de
cette affaire très grave de mise en cause patente des droits de l'Homme
par Israël, je me dois de rappeler deux choses auprès de vous.
La première, c'est que Salah Hamouri est un jeune
franco-palestinien. Comme tout le peuple palestinien il est l'objet
d'une occupation étrangère. C'est un civil qui a été arrêté sur sa
terre occupée et colonisée et il a été transféré en territoire
israélien, en violation des Conventions de Genève. Il ne peut être
accepté par principe que la France reconnaisse à un pays occupant le
droit de « juger » un membre d'un peuple occupé.
La seconde, même en entrant dans le processus
judiciaire, c'est que depuis trois ans il est en prison et toujours pas
« jugé » par le Tribunal militaire car il n'y a aucun élément
justifiant cette arrestation et cet emprisonnement. Salah a été arrêté
trois mois après être passé en voiture devant le domicile d'un rabbin
extrémiste notoire : le rabbin Yossef Ovadia qui dirige le parti Shass
soutenant le gouvernement Olmert.
Le tribunal militaire – encore une fois – cherche à
démontrer que l'appartenance de Salah Hamouri au FPLP est la preuve
qu'il avait l'intention d'agir contre ce rabbin qui coule des jours
paisibles et n'a été l'objet d'aucune attaque d'aucune sorte, à
fortiori de la part de Salah. Depuis trois ans le tribunal essaie
d'établir ce délit d'intention à partir de cette appartenance politique
supposée de Salah qui n'existe tout simplement pas. De sorte que plus
de 20 audiences ont été annulées faute de témoins pouvant accréditer
cette thèse. Les témoins annoncés étant des prisonniers il est pourtant
facile de les « trouver » mais aucun ne s'est présenté à la barre !
Qu'importe, Salah n'est toujours pas jugé, et s'il devait l'être il
risque une peine de 7 ans de prison pour « délit d'intention » !
Et vous avez déclaré, Madame la Ministre, dans un débat
au Sénat que « Israël est un Etat de droit » ! Et vous êtes en charge
des droits de l'Homme dans le monde. Et vous avez affaire ici à un
citoyen français victime d'un arbitraire absolu. Et votre Chef de
cabinet raconte des contrevérités. Et vous n'agissez pas pour la
libération de Salah Hamouri. Trop c'est trop, Madame !
Je vous demande donc non seulement de demander à vos
services sérieux et esprit de responsabilité mais aussi et surtout , je
vous demande instamment, pour les raisons indiquées ci-dessus, d'agir
dans les meilleurs délais pour obtenir en l'exigeant auprès des
autorités israéliennes, qui foulent aux pieds avec arrogance et en
toute impunité les droit de l'Homme, la libération de Salah Hamouri.
J'attends que vous me répondiez personnellement à cette
lettre et ceci non pas dans un délai de deux mois. Il y a un jeune
français de 22 ans injustement emprisonné en Israël qu'il vous revient
de sortir de là. Vous ne pouvez pas, sous peine de pratiquer vous aussi
un insupportable « deux poids, deux mesures », demander d'un côté la
libération du caporal Shalit et de l'autre demander un « procès rapide
» pour Salah Hamouri. C'est la libération des deux qu'il convient
d'exiger. Ou alors quoi ?
Il ne sert à rien de faire lire la lettre du jeune Guy
Môquet dans les écoles françaises si la France adopte aujourd'hui une
attitude complice avec une force occupante. Que celle-ci soit
israélienne ou autre, il est un principe absolu : les droits de l'Homme
ne se découpent pas. Ils sont ou ne sont pas. En l'occurrence ils ne
sont pas.
Dans l'attente de votre réponse rapide,
Je vous prie de croire, Madame la Ministre, en l'assurance manifeste de ma plus grande vigilance démocratique.
Jean-Claude Lefort
Député honoraire
De : Jean-Claude Lefort
samedi 22 mars 2008
site BELLACIAO
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| samedi 22 mars 2008, a 18:15 |
| Ils nous ont tant faire rire...qu'on peut bien nous rembourser . |
L'extraordinaire
succès de nos CH'TIS sur les écrans a fait oublier à la France sa
morosité. On a été des millions à bien rigoler …et ainsi permis à la
firme PATHE d'encaisser des centaines de millions de bénéfices.
Alors on ne voit pas pourquoi
on ne nous rembourserait pas les 600 000 € que la Région a puisé dans
nos poches pour les offrir à PATHE
Blog P.C.F ARRAS
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| samedi 22 mars 2008, a 17:57 |
| GUY MOQUET : Le sens d'un combat . |

. Jeune militant communiste fusillé par les nazis,
avec vint-six de ses camarades, le 22 octobre 1941,
ce héros discret de la résistance est devenu,
il y a peu, une icône médiatique. Si le souvenir de Guy Môquet fait l'objet de toutes les
récupérations,le combat des premiers résistants n'a pas fini de nous
interpeller. L'Humanité vous invite à en débattre, dans le cadre du salon du livre, avec
Pierre Louis Basse (biographe et auteur du pamphlet, Guy Môquet au Fouquet's),
Gérard Streiff (journaliste et écrivain) et les Amis de la Résistance
Mercredi 30 avril A 14h30, à l'Office culturel, Grand'Place, à Arras
Blog du P.C.F ARRAS
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| samedi 22 mars 2008, a 17:38 |
| Elle méprisait la démocratie et trahissait la France . |
Les
historiens Claude Mazauric, Annie Duprat, Michel Biard ou encore Michel
Vovelle ont pris leur plume pour l'Humanité Dimanche de cette semaine.
Marie-Antoinette, le retour: le Grand-Palais met en scène une grande
exposition sur l'archiduchesse d'Autriche, dernière reine de France.
Une exposition qui manque singulièrement de contextualisation: rien sur
la situation sociale et politique du pays. L'Autrichienne est devenue
une icône.
Au vu des ingérences récentes de la droite dans la manière dont
l'histoire s'écrit et s'enseigne, la question se pose: ne serions-nous
pas en train d'assister à une tentative de révision idéologique de
l'histoire, brouillant les uns après les autres, pour mieux les
effacer, tous les repères du progrès politique?
La réhabilitation “décomplexée” de Marie-Antoinette n'en serait
qu'une illustration retentissante. Mais une illustration dont l'enjeu
est pour la droite absolument majeur. Marie-Antoinette victime, de qui
le fut-elle en effet? D'hommes et de femmes, qui au nom d'un monde
meilleur, croyaient à la révolution et s'y employaient? C'est l'esprit
même de la Révolution que la droite tente de déligitimer et avec elle,
toute action de progrès.
site de l' Humanité
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| samedi 22 mars 2008, a 17:23 |
| CUA : On demande comptes . |

Le dernier numéro du bulletin de la CUA, « Arras communauté » vante les succès des zones Artoipole et Actiparc qui attirent les entreprises.
A quel prix ? On se garde bien de nous le
dire. On aimerait bien pourtant savoir, pour chaque opération, combien
coûte le m2 de terrain ou de bâtiment tout aménagé ? A combien il est
cédé ? Quels types d'emplois sont créés ? Qui les contrôle ? Pourquoi
on accorde de l'argent public à des entreprises multinationales qui rego
rgent de profits et qui, dit-on, sont de toute façon attirées par les atouts géographiques des sites ?
Le directeur adjoint de la CCI ose écrire que
la « concurrence entre territoires est forte » .On paie donc les
patrons pour les empêcher d'aller s'installer ailleurs. Alors que des
milliers de salariés sur nos zones sont hors CUA et font des km pour
venir au boulot.
A qui profitent réellement les 20 % du budget consacrés à ces opérations ?
La démocratie passe par l'information.
Alors dites-nous tout, chiffres à l'appui.
Blog P.C.F ARRAS
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| samedi 22 mars 2008, a 17:06 |
| Victoire à Cegelec St Nazaire : polonais-français,UNITE . |
Victoire pour les salariés polonais de VOS,
Victoire pour la CGT de Cegelec, Victoire contre les directives
antisociales de Bruxelles !
Montoire de Bretagne à quelques kilomètres des
chantiers navals, 19 mars 2008, il est 22h00 quand un accord est signé
entre la Direction de Cegelec Ouest qui avait mandaté le directeur de
Cegelec Tecnav, et les 71 salariés polonais de l'entreprise
sous-traitante VOS assistés par la CGT de Cegelec TECNAV.
Le Marathon de la journée des camarades de la CGT
Tecnav, pour arracher le paiement des salaires dus aux salariés
polonais de VOS, a commencé dés le matin à 8h30, afin de préparer au
mieux cette négociation qui a eu lieu dans le cadre d'une réunion
extraordinaire du Comité d'Etablissement.
Au même moment à Nanterre, la délégation de l'Union
Nationale (en réunion) faisait une déclaration sur cette situation, en
demandant à la DRH de l'UES de se positionner sur cette affaire, la
réponse de la DRH fût : « la direction du groupe s'est emparée de ce
problème qui ne nous concerne pas directement, nous avons payé nos
factures à VOS ». Et l'après midi, cette situation était aussi évoquée
en comité européen à la direction du groupe Cegelec qui d'ailleurs, est
aussi (le hasard n'existant pas ?) l'ancienne direction des Chantiers
aujourd'hui Aker Yards mais hier Alstom Marine. « De partout, ça
commençait à péter ! »
Cegelec pour tenter de faire table rase des magouilles,
a fait écrire dans le protocole qu'elle ne reconnaît aucun lien
salarial et social entre les salariés de VOS et Cegelec ; que toutes
les factures VOS ont été réglées ; qu'elle est entrée dans la
négociation pour résoudre une situation économique catastrophique des
salariés de VOS…
Cegelec qui fait du social-humanitaire ? Nous cherchons encore l'erreur !
En fait, Cegelec , qui refusait quelques jours plus tôt
de rencontrer les salariés de VOS, a été mise sous pression par la
montée en puissance de la lutte, par l'étalement des affaires dans les
média et par les déclarations de la CGT de Cegelec, locale et nationale…
Pour ne pas que cette « histoire lui pète à la figure
», par crainte des retombées sur le donneur d'ordres Aker Yards,
emprunt lui aussi à une grève de la faim de travailleurs grecs, mais
aussi par peur du scandale juridico-financier, la direction, dont les
membres haut plus haut niveau, sont mêlés par leur histoire aux
chantiers (la chute de l'échafaudage, la main d'œuvre exotique…) et qui
ont aussi pour ami personnel, le Président de la République, ex
ministre de l'économie au moment de la vente par Alstom, et la
direction contestée des magouilleurs de l'IUMM … a quand même fini par
recevoir une délégation de polonais avec un interprète, mais sans la
CGT.
[Cegelec, c'est un panier de crabes : hier avec
Alcatel puis Alstom, aujourd'hui avec LBO France, demain (Cegelec est à
vendre) avec d'autres, Vinci, Bouyges, Eiffage… ou un autre fond
d'investissement venu d'on ne sait où !]
Mais quand les salariés de VOS ont compris que Cegelec
voulait une fois de plus les gruger en les renvoyant en Pologne sans
garantie de paiement, ils ont refusé les propositions.
C'est ainsi que le travail collectif pour la
revendication du paiement des salaires a commencé entre les salariés
polonais de VOS et les camarades de la CGT, de Cegelec Tecnav en lien
direct avec l'Union Nationale, de l'UL CGT et de l'USM CGT de St
Nazaire.
Cegelec a implicitement reconnu ses torts, en versant
les 155 000 € dus aux 71 salariés, des sommes (selon la période de
présence sans salaire : de 1 semaine à 6 semaines) allant de 271 € à
4106 € (1an de salaire en Pologne).
Cegelec qui a écrit « n'avoir ni lien salarial, ni
social » avec VOS, son sous-traitant polonais à St Nazaire, a donc payé
les 155 000 € dus aux salariés. Cegelec a payé sur la base du droit
français et ce, même si elle a fait inscrire dans le protocole « arrêt
du mouvement social, pas d'action civile ou pénale individuelle ou
collective à l'encontre de Cegelec Ouest, les sommes seront déclarées
aux organismes sociaux et fiscaux compétents en Pologne».
Et pour conclure, Cegelec a pris à ses frais le
rapatriement des collègues qui auront désormais toute possibilité
d'attaquer leur employeur devant la justice polonaise, il y aura-t-il
encore la découverte d'un nouveau « pot aux roses » ?… à suivre !
La CGT vient d'obtenir une véritable victoire qui ne
peut que nous renforcer face aux 'abus de la sous-traitance à bas coût
venue des pays intégrés à l'union européenne et autres.
Dans quelques semaines d'autres travailleurs viendront
déployer leurs compétences sur le chantier du LMJ de Bordeaux ou autres
grands chantiers à venir.
La CGT de Cegelec restera vigilante sur cette pratique
du dumping salarial et antisocial, mais aussi pour lutter contre les
dérives réactionnaires que les patrons tentent de mettre en place avec
l'aide des directives venues de Bruxelles.
Nous exigerons, comme à St Nazaire au chantier naval d'
Aker Yards, que le Code du Travail et les Conventions Collectives, que
les droits élémentaires des travailleurs, quels qu'ils soient, soient
respectés partout et sans réserve.
De : Union Nationale CGT Cegelec et filiales
samedi 22 mars 2008
site BELLACIAO
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| samedi 22 mars 2008, a 08:47 |
| Initiatives de la C.G.T sur Mai 1968 . |
La CGT et l'Institut CGT d'histoire sociale
organisent deux initiatives 1d'envergure pour enfin sortir des clichés
qui inondent les médias ces temps-ci et d'un mai-juin 68 qui n'aurait
pour périmètre social que Nanterre, le Quartier Latin, voire la rue
Gay-Lussac. Le mai des travailleurs a bel et bien éxisté et la CGT a
été un élément moteur de la mobilisation ouvrière. Le 29 avril, il y
aura une grande journée sur le thème “un mois de mai trés occupé” avec
le matin des ateliers-portes ouvertes où des acteurs
(Renault-Billancourt , les grands magasins etc…etc…) viendront
témoigner et échanger , puis le vernissage d'une grande exposition puis
un moment fort avec une table-ronde débat avec Georges Séguy, Bernard
Thibault, un dirigeant de l'UNEF d'aujourd'hui
Les 14 et15 mai, un colloque, organisé par l'Institut
CGT d'histoire sociale, sur le thème “La CGT de 1966 à1984 .
L'emprerinte de mai 1968) avec la participation conjointe
d'universitaires et de syndicalistes. (allez sur le site de l'IHS CGT
pour plus de précisions)
De : dédé
samedi 22 mars 2008
site BELLACIAO
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| samedi 22 mars 2008, a 08:30 |
| Réaction du Parti communiste français suite au discours de Nicolas Sarkozy de Cherbourg . |
vendredi 21 mars 2008
(23h38
Réaction du Parti communiste français suite au discours de Nicolas Sarkozy de Cherbourg
Le Président de la République vient de faire un discours sur la
politique de défense dans lequel il affirme avec force que la France «ne
baissera pas la garde», réitérant la doctrine de dissuasion et annonçant
sa modernisation avec de nouveaux missiles comme le M51, missile
nucléaire de 8000 km de portée lancé à partir du nouveau sous-marin «Le
Terrible».
Nicolas Sarkozy avance quelques propositions limitées qu'il présente
comme une posture de désarmement. Mais dans les faits, non seulement il
renforce le nucléaire français, il l'adapte au nouveau contexte
international, il ouvre la possibilité d'une capacité de défense
anti-missile dont on connaît le rôle déstabilisateur, mais il propose en
plus un dialogue européen sur la question du nucléaire.
Le Parti communiste français s'élève contre tout projet
d'européanisation de la dissuasion et appelle au contraire à une vraie
politique française et européenne de sécurité collective, de résolution
politique des conflits et d'un désarmement qui puisse concerner toutes
les armes de destruction massive nucléaires, biologiques et chimiques,
jusqu'aux armements conventionnels. La France et ses partenaires
européens doivent s'engager à une application réelle du Traité de non
prolifération en prenant les initiatives nécessaires pour une baisse
significative des armements nucléaires de tous les Etats concernés, y
compris les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité.
Parti communiste français
Paris, le 21 mars 2008. |
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| vendredi 21 mars 2008, a 21:44 |
| Alerte sur la planète alimentaire . |
Enquête
. Blé, riz, maïs, soja… Les prix des matières premières agricoles
explosent sous l'effet de la pénurie et de la spéculation. Les
dirigeants européens semblent inconscients des menaces.
Au début de ce mois de mars, la tonne de blé français
rendue au port de Rouen était vendue 284 euros, soit un doublement du
prix en moins de deux ans. 284 euros, c'était aussi le prix du blé en
août 2007 après des récoltes moins abondantes que ne le laissaient
prévoir les projections du printemps. C'est aussi durant cet été 2007
que les gestionnaires de fonds de pensions et d'autres capitaux en
quête de profits rapides se sont davantage intéressés aux matières
premières agricoles. Ce prix identique en mars 2008 et août 2007 était
supérieur de 40 % à celui de novembre 2007 et de 15 % à celui de
janvier 2008. On appelle cela la volatilité des cours. Le phénomène est
assez nouveau sur les céréales et les oléagineux après des années de
prix stables et relativement bas. Désormais, l'offre peine à suivre la
demande sur les marchés mondiaux.
Les capitaux spéculatifs parient sur les céréales
Quand le blé français a été récolté en août 2007, les cours élevés
traduisaient la crainte d'une pénurie à venir, les stocks mondiaux
étant inférieurs à deux mois de consommation. Quand les prix du marché
ont baissé de 40 % en novembre, cette baisse était imputable au niveau
élevé de l'euro et aux qualités boulangères relativement faibles des
blés français par rapport à leurs concurrents en provenance des
États-Unis, du Canada, d'Ukraine, de Russie ou du Kazakhstan. Quand
l'Ukraine et le Kazakhstan ont décidé de taxer leurs propres
exportations de blé pour contenir la hausse des prix sur leur marché
intérieur, le blé français s'est à nouveau mieux vendu malgré sa
qualité moyenne.
Aujourd'hui, plusieurs pays importateurs net de céréales n'ont pas
encore couvert tous leurs besoins. Le blé français, boudé en automne
2007, trouve donc preneur au printemps 2008 avec des prix en forte
hausse. L'Égypte n'avait rien acheté à la France après la récolte, en
dépit de la proximité géographique du blé français. Elle vient de
commander 120 000 tonnes et ce n'est peut-être qu'un début. Car le blé
américain de haute qualité coûtait 882 dollars la tonne en février et
l'équivalent qualitatif du blé français était à 470 dollars la tonne
sur le marché à terme de Minneapolis.
Qu'il s'agisse du blé ou du riz, les stocks de report de fin de
campagne resteront bas en 2008 pour plusieurs raisons. Les grands pays
développés négligent les stocks de précaution, à commencer par l'UE.
Les pays pauvres n'ont pas les moyens de stocker. 40 % des stocks
mondiaux de céréales se trouvent en Chine pour 22 % de la population.
Par le passé, ce pays a souvent été touché par les disettes et les
dirigeants chinois font en sorte que le pays dispose en permanence
d'une réserve stratégique de six mois.
Des hausses plus fortes pour les plus pauvres
Globalement, le prix du riz a doublé en cinq ans sur les marchés
mondiaux pour se situer à 393 euros la tonne en moyenne au mois de
décembre 2007. L'offre peine à suivre l'évolution de la demande depuis
plusieurs années. L'urbanisation rapide de la Chine et de l'Inde
diminue les surfaces agricoles de ces deux pays. Comme la productivité
de la culture rizicole était déjà élevée, elle progresse désormais
moins vite que la population mondiale alors que cette céréale constitue
la nourriture de base d'un humain sur deux.
Les conséquences de ces hausses de prix sont dramatiques pour les
pays pauvres importateurs net de céréales et encore plus pour les
populations les plus démunies de ces pays pauvres. Le mois dernier, les
responsables du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU ont fait
savoir qu'ils ne pourraient bientôt plus nourrir les 78 millions de
personnes secourues dans 78 pays faute de trouver 500 millions de
dollars pour faire face à la hausse des cours des céréales. Les
populations des pays pauvres subissent désormais une inflation annuelle
à deux chiffres sur les produits alimentaires. En France, les
principales victimes sont aussi les ménages modestes. Car la hausse des
prix touche d'abord les produits alimentaires de base comme les pâtes,
le pain, les produits laitiers, les viandes blanches. Ensuite, les prix
d'entrée de gamme sont les plus touchés par la hausse en raison de la
faible marge des industriels qui produisent des denrées de « premiers
prix » sous la coupe des grandes surfaces. Enfin, moins le ménage a de
revenus, plus la part de l'alimentation grève son budget.
La stratégie de l'OMC
est un facteur aggravant
La situation totalement inédite que connaît la planète alimentaire
en ce début de XXIe siècle inquiète les agronomes. Ils suggèrent
volontiers qu'il conviendrait de prendre des décisions politiques pour
assurer la souveraineté et la sécurité alimentaire des peuples mais
restent néanmoins timides dans l'interpellation des décideurs
politiques. Or, pour chaque pays, ou groupe de pays insérés dans une
zone de libre-échange, il devient urgent de protéger son agriculture de
la concurrence sauvage d'un marché mondialisé capable de provoquer des
augmentations fulgurantes de prix, bien que les transactions demeurent
marginales sur ce marché au regard de la consommation globale.
Pour lutter contre ces hausses sensibles sur son marché intérieur,
l'Argentine vient de taxer ses propres exportations à hauteur de 44 %
pour le soja, 39 % pour le tournesol, 27 % pour le blé et 24 % pour le
maïs. Au point de provoquer la colère des fermiers qui font la grève
des livraisons depuis le 13 mars. Mais la décision des autorités
argentines montre bien la l'absurdité du mandat donné par l'Union
européenne au commissaire Peter Mandelson pour tenter d'arracher un
accord à l'OMC en faisant baisser les tarifs douaniers agricoles à
l'entrée de l'Europe de 50 % à 70 % quand les pays exportateurs taxent
leurs propres exportations pour contenir chez eux l'inflation sur les
produits alimentaires.
L'exemple argentin montre aussi à quel point la théorie des
avantages comparatifs, inventée par l'économiste anglais David Ricardo
au début du XIXe siècle, est inopérante et dangereuse concernant la
production agricole et le commerce des denrées alimentaires. Du temps
de l'expansion des empires coloniaux, elle fit de nombreux adeptes dans
les sociétés capitalistes naissantes. Il s'agissait alors d'écrémer les
richesses minières et agricoles sur une planète qui comptait à peine un
milliard d'habitants contre plus de 6 milliards aujourd'hui et 9
milliards dans moins de cinquante ans.
Mise en concurrence
et risques de famines
Mais c'est toujours en héritiers spirituels de David Ricardo que
raisonnent les négociateurs de l'OMC quand ils jouent la carte de la
baisse des tarifs douaniers agricoles pour mieux promouvoir les
intérêts des multinationales de l'industrie de pointe et de la finance.
Or cette mise en concurrence brutale ruine rapidement des millions de
paysans à travers le monde et risque de déboucher demain sur des
pénuries alimentaires et des famines, de favoriser de nouvelles
spéculations sur les prix.
Il y a urgence à sécuriser les approvisionnements alimentaires en
augmentant les stocks de sécurité de céréales et d'oléagineux qui se
conservent facilement en silos d'une récolte à l'autre. Ce genre de
décision appartient aux responsables politiques. Ceux des 27 pays
membres de l'Union européenne sont en dessous de tout dans ce domaine.
Ils ont à la fois abandonné tout travail de réflexion sur le sujet et
délèguent l'essentiel de leur pouvoir de décision à une Commission
européenne ultralibérale, incompétente sur les dossiers agricoles,
infiltrée jusqu'à la moelle par des lobbies industriels et commerciaux
potentiellement corrupteurs. Jusqu'à quand cela va-t-il durer ?
Gérard Le Puill
l' Huma du 20 / 03 / 08
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| vendredi 21 mars 2008, a 21:13 |
| MBDA France : Maniff dans la zone industrielle ( PLESSIS ROBINSON ) |
> Bonjour,
>
> Tout d'abord, nous avons été contacté par d'assez nombreux médias
: "Le parisien" était présent au Plessis, l'AFP et France Bleue Ile de
France ont appelé, "La Nouvelle République" était à Bourges et des
contacts devraient avoir lieu avec France 3 Centre.
> Les
photos en pièces jointes ont été prises par William (les camarades de
l'UL en ont pris aussi...on attend qu'ils nous les envoient). Nous
étions donc plus de 300 salariés MBDA France dans les avenues de la
zone industrielle du Plessis Robinson (92), pour manifester notre
mécontentement à la politique salariale signée par 2 organisation
syndicales minoritaires (CGC et FO)... qui ont été huées par les
salariés.
> Slogans : "Bouvier, notre blé", "Augmentez les salaires, pas les actionnaires", "On veut notre dû".
> En
revenant dans l'entreprise, nous avons défiler dans le site : Bat A 5e
étage, à la direction générale... où notre PDG était absent. Puis au
bat C rdc, à la DRH... où les directeurs n'étaient pas là non plus.
Pour finir au bat P, vers les locaux syndicaux, où les salariés ont
voulu voir où se trouvaient les syndicats signataires.
> Tout
s'est passé dans le calme et s'est terminé par la promesse de
poursuivre le mouvement et d'engager très rapidement une consultation
pour savoir si nous engageons un processus d'opposition majoritaire
(nous avons jusqu'à jeudi 27 mars pour déposer le dossier si la
majorité se dégageait). Ce qui nous oblige à trouver une solution pour
consulter l'ensemble des salariés sur les 3 sites.
> Au Plessis, nous nous réunissons avec la CFDT, vendredi 21 à 14h30, pour réfléchir à une solution simple mais efficace
pour la consultation.
> Pour
Bourges, entre les présents au débrayage et les équipes sorties plus
tôt, la mobilisation peut être estimée à une centaine de personnes. Il
ont rencontré leur direction (je laisserais Laurence ou Pascal donner
les précisions nécessaires s'ils pensent que c'est nécessaire.
> Bravo à nous tous.
> Maintenant, réfléchissons à la meilleure façon de mobiliser plus largement encore.
> Salut
UL C.G.T PLESSIS ROBINSON |
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| vendredi 21 mars 2008, a 04:56 |
| Bobigny prend un nouvel arrêté contre l'exclusion locative . |

Mis en ligne : 20 mars
Le 14 mars 2008 , à la veille de la reprise des
expulsions locatives, la maire réélue de Bobigny, Catherine Peyge,
signe un nouvel arrêté pour interdire les expulsions locatives, premier
acte politique du nouveau conseil municipal.
La fin de la trêve hivernale marque le retour de
l'incertitude, parfois du cauchemar pour les familles menacées d'une
expulsion locative.
À télécharger
Comme les années précédentes, Bobigny s'engage ainsi
pour le droit de vivre dignement. La loi sur le droit opposable au
logement ne doit pas rester une coquille vide : il faut le rendre
concret en arrêtant la machine à exclure les familles qui, faute de
ressources suffisantes, ne peuvent accéder à ce droit constitutionnel.
À travers ces arrêtés, « nous nous opposons à des pratiques inacceptables » souligne Catherine Peyge. Et d'affirmer, prenant l'exemple du 115 et des ‘hôtels sociaux', que « les
expulsions et les dégâts humains qu'elles provoquent coûtent infiniment
plus cher qu'un maintien dans les lieux, avec un accompagnement social
adapté. »
C'est la cinquième année que la Ville de Bobigny prend
de tels arrêtés ; ils ont, jusqu'à présent, été systématiquement
annulés par le Tribunal administratif, sur requête du Préfet. Dans le
cadre de la mise en oeuvre du droit au logement opposable, l'Etat
continuera t-il de traîner en justice comme des hors-la-loi les
communes qui prennent de tels arrêtés ? Ou sera-t-il cohérent avec ses
objectifs et suspendra toutes expulsions locatives pour raisons
économiques et sociales ?
Bobigny, le 14 mars 2008 |
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| vendredi 21 mars 2008, a 04:45 |
| La caisse noire des patrons : Les millions du lobbying politique . |

Mis en ligne : 20 mars
Laurence Parisot, dans le rôle de la grande moraliste, prétend
n'avoir rien su de l'existence d'une caisse noire de 600 millions
d'euros gérée en douce par la fameuse UIMM (la métallurgie), une des
plus puissantes organisations du MEDEF. Elle prétend aussi n'avoir
jamais eu connaissance des retraits en espèces effectués dans ce pot
par Gautier-Sauvagnac.
Bref ce serait chez les patrons la lutte de la jeune
garde contre la vieille garde, du 21è siècle contre le 19è, de
l'économie des services de demain contre le monde industriel d'hier,
des zorros de la transparence contre les seigneurs de l'opaque.
Qui peut croire cette fable ?
Reste que depuis l'irruption de l'affaire il y a six
mois sur le devant de la scène, les noms des destinataires des valises
de billets sont toujours inconnus au bataillon. Dans une chronique du
journal Les Echos, on lit : « Comment la présidente du MEDEF a pu
découvrir si tard ce que tout le milieu savait déjà ? » Quel aveu !
De fait, le syndicat patronal ne s'est jamais privé de
mettre en œuvre tous les moyens pour défendre les intérêts de ses
mandants. Parisot n'a sans doute pas oublié le tabac qu'elle avait fait
à l'assemblée générale du MEDEF dans le Doubs en janvier 2006 en
lançant sous les vivats : « Nous sommes engagés résolument dans le
lobbying parlementaire et politique ».
Et ce n'est un secret pour personne que des députés et
des sénateurs ont pour le MEDEF l'oreille la plus attentive et ont
l'art des amendements aux textes qui roulent pour ces messieurs des
entreprises : Charles-Amédée de Courson, Hervé Mariton, Louis Giscard
d'Estaing, Aymeri de Montesquiou, Olivier Dassault, on en passe et des
meilleurs, sont ainsi dans les petits papiers du MEDEF.
On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre… Alors
recruter des commandos de petites frappes contre les piquets de grève,
alimenter les comptes des patrons qui font face à un conflit, acheter
des journalistes (ou des syndicalistes de peu), faire le siège des
préfectures ou des ministères relève de la panoplie classique. Cela
s'appelle la lutte des classes.
Et les citoyens ne s'y trompent pas. Dans un sondage
CSA/L'Humanité, une grande majorité d'entre eux estiment que cette
faire de caisse noire est grave, que la direction du MEDEF était au
courant. Sarkozy, ami des grands affairistes, vient d'ailleurs de payer
cette complicité, dans les urnes.
site du P.C.F |
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| jeudi 20 mars 2008, a 21:17 |
| L'EAU : un enjeu de civilisation... |
L'eau : un enjeu de civilisation, un bien commun qui exige ré-appropriation citoyenne et démocratique

Mis en ligne : 20 mars
L'ONU
consacre jeudi 20 mars 2008 une Journée mondiale de l'eau sous le thème
de « L'assainissement ». Si la question est cruciale, elle n'est qu'un
premier pas vers les moyens qui permettraient de « faire face à la
pénurie » (thème 2007).
En
effet, les conclusions et les constats faits d'année en année ne font
qu'affiner les prévisions les plus alarmistes quand aux conflits et
troubles que cette ressource essentielle à la vie risque de provoquer
dans les années à venir.
Encore 1 milliard d'être humain ne dispose pas de cette
ressource aujourd'hui.
Un tiers de la population mondiale (2,4 milliards de personnes)
continue de vivre sans une eau de qualité, sans équipement pour y avoir
accès
La demande explose sous les effets conjugués de l'explosion
démographique et du réchauffement climatique, surtout dans les pays en
voix de développement.
Le 7è objectif de développement pour le Millénaire
adopté en 2002 au Sommet de Johannesburg, réduire de moitié d'ici à
2015 par rapport à 1990 la part d'humains privés d'eau potable, est
pratiquement hors d'atteinte.
Pourquoi ?
Parce que les équipements coûtent cher, parce que les
pays qui en ont le plus cruellement besoin ne peuvent faire face. Parce
qu'une ressource rare est aussi source de profit.
Il faut :
Faire reconnaître le caractère de bien public de l'eau
Engager la ré-appropriation publique de l'eau
Mettre en place un système de redevances incitatif
Et comme le soulignait déjà Marie George Buffet l'année dernière :
« La France a un rôle important à jouer
pour promouvoir l'existence d'un droit inaliénable à l'eau, le
formaliser clairement dans les instances internationales auxquelles
elle participe et le faire respecter y compris pour les plus pauvres,
au Nord comme au Sud.
Dans notre pays, la domination des
grands groupes privés sur l'eau potable est écrasante. Les
consommateurs paient des sommes considérables alors que la qualité de
l'eau se dégrade. Pour sortir de cette logique inacceptable, je propose
d'engager, avec les collectivités locales, un processus de ré
appropriation publique des services de l'eau et de l'assainissement.
En France comme à l'échelle planétaire,
il faut sortir de cette logique de marchandisation pour aller vers une
maîtrise sociale et publique de l'eau. »
Il s'agit d'un engagement communiste fort et les résultat récents en témoignent. Partout les candidats communistes se sont battus pour exclure cette ressources du domaine marchant, en faisant du contrôle et de la gestion collective un gage pour le développement durable.
En garantissant un accès équitable et de qualité à
cette ressource, les communistes montrent au niveau local, dans la
gestion et l'innovation, que « tout n'est pas marchandise ».
Vierzon : Avec Nicolas SANSU, pour une régie municipale de l'eau site du P.C.F
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| jeudi 20 mars 2008, a 05:06 |
| Le mammouth va crever en banlieue ! |
« Le mammouth va crever en banlieue ! »
Éducation . Alors que les enseignants manifestent
aujourd'hui contre les restrictions budgétaires, reportage dans un
lycée de Champigny-sur-Marne, bloqué depuis vendredi.
À Champigny, commune du Val-de-Marne où 40 % des
élèves sont en ZEP (zone d'éducation prioritaire), les parents sont
inquiets pour l'avenir de leurs enfants. L'existence même d'une filière
générale est mise à mal, suppression de la carte scolaire oblige.
Le blocage du lycée Louise-Michel a été voté vendredi pour une durée
indéterminée après une entrevue ratée au rectorat de l'académie de
Créteil. Enseignants, élus, parents et élèves (150 selon la police) ont
manifesté samedi sur le parvis de la mairie, avant de se diriger vers
la Marne pour y jeter d'un pont un cercueil représentant
« l'enterrement des filières générales à Champigny ».
Deux terminales l supprimées
« Pas de formation générale pour les pauvres. C'est le message que
l'État transmet aux jeunes de notre ville », s'insurge au micro
Dominique Balducci, déléguée SNES du lycée Louise-Michel. Sur les trois
terminales littéraires que propose le lycée, il n'y en restera plus
qu'une et demie à la rentrée, alors que trois clas- ses avaient déjà
disparu l'an dernier.
« Le rectorat invoque une baisse démographique pour justifier la
suppression de deux classes et de 13 postes, alors que le recensement
de la mairie montre le contraire ! », affirme Benjamin Ventana,
enseignant de mathématiques dans ce lycée de 1 150 élèves. « Le
Val-de-Marne concentre un quart des 11 000 suppressions de postes
prévues par le ministère », ajoute-t-il, redoutant son avenir sans
carte scolaire, « entre heures sup, classes surchargées et lycées dis-
pat- chés ».
Lycées de riches, lycées de pauvres
Dans le cortège rythmé par le tube Antisocial du groupe Trust, une
mère en colère tente de se faire entendre. « Le ministre de l'Éducation
nationale avait assuré qu'il ne “remettrait pas en cause la règle
générale” permettant de scolariser son enfant au plus près de son
domicile. C'est peut-être à Paris que je vais devoir chercher une
terminale L pour mon fils ! Allègre disait vouloir dégraisser le
mammouth, mais aujourd'hui, il est entrain de crever, surtout en
banlieue ! »
Aux côtés des élèves, le président du conseil général prend le
micro. « Xavier Darcos prévoit une éducation à deux vitesses avec d'un
côté, les lycées d'élite et de l'autre, les lycées de pauvres en
seconde zone, bannis de l'enseignement général. » Réélu dès le premier
tour il y a une semaine, le maire communiste Dominique Adenot ajoute :
« L'appauvrissement de l'enseignement touche nos quartiers et remet en
cause leur mixité. En supprimant la carte scolaire, la ségrégation
géographique s'ajoute à la ségrégation sociale. » Iris Chauveau, en 1re
à Louise-Michel, qui a alerté ses camarades de classes et rameuté les
deux autres lycées de Champigny, ne sait pas à quoi s'attendre à la
rentrée. « Nous ne sommes même plus sûrs de pouvoir suivre les options
d'arts plastiques, de langues, de sport, ou tout simplement de trouver
une place pour préparer le bac. » Aujourd'hui, ils manifesteront à
Paris, où le rendez-vous est fixé à 14 heures place de la République,
pour rejoindre la Bastille.
Servane Viguier
l' Huma du 18 / 03 / 08
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| jeudi 20 mars 2008, a 04:55 |
| Les émeutes tibétaines antichinoises s'étendent . |
Chine
. La capitale tibétaine, Lhassa, est toujours bouclée par l'armée. Fort
déploiement militaire et policier au Sichuan, Qinghai, et Gansu.
Que se passe-t-il à Lhassa, Xiahe, Chengdu et plus
généralement au Tibet, au Sichuan, au Gansu, au Qinghai ? Villes et
provinces où sont implantées des communautés bouddhistes tibétaines et
qui ont connu ces derniers jours des flambées de violences ? Les
informations sont rares et bien sûr contradictoires selon leurs
provenances, autorités chinoises ou opposition tibétaine. Pékin a revu
à la hausse le bilan de ces émeutes. Le nouveau chiffre officiel de 13
victimes reste toutefois très éloigné de la centaine annoncée par le
représentant du gouvernement en exil. Et plus encore du bilan de
« plusieurs centaines » de tués avancé sans autres précisions par le
Parlement tibétain installé en Inde. Les divergences portent non
seulement sur le nombre des victimes mais aussi sur leur identité.
« Les émeutiers tibétains ont brûlé ou frappé à mort 13 civils
innocents », a déclaré le président de la région du Tibet, Qiangba
Puncog, lors d'une conférence de presse lundi à Pékin sans faire état
de victimes tuées par la police ou l'armée, comme l'affirment les
opposants tibétains.
Les témoignages de touristes publiés par des quotidiens danois et
hongkongais attestent de la dimension ethnique prise à certains moments
par les affrontements de Lhassa. Lors d'un entretien avec l'AFP
dimanche soir à l'aéroport de Chengdu, Juan Carlos Alonso, un touriste
espagnol de quarante-six ans, qui était à Lhassa depuis jeudi,
rapporte, parlant de groupes de jeunes Tibétains : « Ils ont attrapé
une fille dans la rue et l'ont emmenée vers une porte avant de la
battre et de la frapper à coups de pierre. Elle appelait désespérément
à l'aide et je ne sais pas comment elle a pu s'en sortir »,
poursuit-il, précisant avoir vu au moins 35 Chinois couverts de sang,
mais pas de morts. « Beaucoup de Chinois s'enfuyaient pour sauver leur
peau. (…) Leur but était de tout détruire sur la rue principale, en
commençant par les magasins et les restaurants chinois. (…) Le pire
c'est que les patrons de restaurants et les Chinois qui se trouvaient
dans les rues devaient se cacher. Ils ont baissé leurs rideaux, mais
cela n'a pas arrêté les Tibétains, ils les ont sortis et frappés avec
des pierres. Ils avaient des couteaux, des pierres, des machettes, des
couteaux de boucher - ils utilisaient tout ce qui leur tombait sous la
main. » Reparti samedi matin de Lhassa, le témoin fait état ce jour-là
d'un « déploiement militaire massif » et de soldats nerveux et
agressifs.
Lundi, Lhassa était hier encore bouclée par l'armée. « La situation
est grave mais l'école a rouvert quand même », a indiqué à l'AFP une
enseignante d'une école secondaire qui précise que « la plupart des
élèves ne peuvent pas sortir de chez eux (…) ». Et d'ajouter : « La
police et l'armée patrouillent partout, il y a des chars. » Les
autorités répètent que le calme est revenu, mais « déconseillent » aux
touristes étrangers et à la presse de s'y rendre pour des questions de
« sécurité ». Et les journalistes présents se font expulser. C'est le
cas d'une dizaine de correspondants de Hong Kong interpellés et
reconduits hier à l'aéroport de Lhassa.
La situation apparaissait aussi confuse dans les provinces voisines
du Tibet. Dimanche, des informations non confirmées avaient fait état
de nouveaux foyers de tension au Gansu et Qinghai. Au Sichuan, au moins
sept personnes auraient été tuées par balles dans le district tibétain
de Nagwa, indiquent le Centre tibétain pour les droits de l'homme et la
démocratie (TCHRD) et Free Tibet Campaign, organisation basée à
Londres. Si la tension semblait être retombée lundi à Nagwa, selon des
témoignages recueillis par l'AFP, un quartier tibétain de Chengdu,
capitale du Sichuan où des troubles auraient éclaté la veille au soir
selon des habitants, a été encerclé par la police.
Dominique Bari
l' Huma du 18 / 03 / 08
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| mercredi 19 mars 2008, a 19:35 |
| Remaniement du gouvernement : Toujour plus à droite . |

Par : Olivier Dartigolles
Mis en ligne : 19 mars
Le mini remaniement annoncé mardi soir est donc la seule et
unique réponse du pouvoir à une situation politique nouvelle, marquée,
neuf mois après l'élection de N.Sarkozy, par un sévère recul de la
droite sur l'ensemble du territoire.
Alors que les électrices et les électeurs ont adressé
un message pourtant très clair les 9 et 16 mars, ce mini remaniement
ministériel, accompagné d'une nouvelle présidentialisation du régime,
apporte comme seule et unique réponse au verdict des urnes : « Toujours
plus à droite ! ».
La nomination de Nadine Morano apparaît ainsi comme une
forme de provocation. Battue à Toul par le suffrage universel, la
sarkozyste version « hard », représentante d'une ultra-droite, sera en
charge des questions de la famille.
Rien ne change.
Pire, N.Sarkozy fait le choix d'une droitisation
renforcée avec l'objectif d'un passage en force pour imposer un nouveau
cycle d'attaques contre le monde du travail, les retraites, la jeunesse.
Alors que l'orientation politique de la droite a été sanctionnée, ce jeu de chaises musicales est dérisoire.
Les élus de gauche sont face à une grande
responsabilité. Comme y invitait aujourd'hui Marie George Buffet,
créant « des territoires populaires », en pointe de l'innovation
économique, sociale et écologique…
Ces points d'appuis permettront à des millions de femmes et d'hommes de vivre mieux.
Olivier Dartigolles,
Porte parole du PCF.
Paris, le 18 mars 2008 |
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| mercredi 19 mars 2008, a 04:20 |
| A tous les combattants et aux femmes . |
C'est
le sens de l'hommage voulu par Lazare Ponticelli, le dernier survivant
de la guerre de 14-18, mort à 110 ans. Après avoir longtemps célébré
une Grande Guerre, on y voit maintenant, comme lui, une boucherie de
masse avec un million trois cents mille morts.
Il
avait longtemps refusé toute cérémonie officielle. S'il s'y est résolu,
c'est seulement après la mort, voici seulement quelques semaines, de
Louis de Cazenave, survivant comme lui de ce que l'on a longtemps
appelé « la Grande Guerre ». Lazare Ponticelli était alors devenu son
dernier témoin. Sans doute est-ce la raison qui l'a conduit finalement
à accepter qu'un hommage soit rendu, non à sa personne, mais à tous les
combattants, et plus largement à toutes les victimes de cette guerre,
dont les femmes. Pensait-il seulement à celles qui furent au front,
infirmières, cantinières ? Aux victimes civiles ? À toutes celles qui
durent remplacer les hommes dans les usines avec un salaire inférieur,
dans des conditions particulièrement dures, au nom du grand élan
patriotique. Marcelle Capy, une journaliste, avait travaillé incognito
dans une usine de guerre et avait fait ses calculs. 2 500 obus
passaient en onze heures dans les mains d'une ouvrière. En un an « 900
000 obus sont passés entre ses doigts. Elle a soulevé un fardeau de 7
millions de kilogrammes ». Lazare Ponticelli pensait-il encore aux
mères, aux jeunes épousées presque aussitôt veuves. À celles qui
vivront avec un époux à jamais infirme ou défiguré. La Grande Guerre a
fait un million trois cent mille morts. Soit à peu près autant de mères
qui ont perdu leur fils. Elle a fait trois millions de blessés, « les
gueules cassées », 600 000 invalides, 700 000 orphelins et 630 000
veuves.
Un hommage à tous les combattants.
Ils étaient paysans, ouvriers, instituteurs, écrivains, poètes.
Nombre d'entre eux étaient partis en chantant « À Berlin ! ». Presque
tous pensaient que la guerre serait courte. Parmi eux, il y avait aussi
les combattants des colonies, que bien souvent les généraux envoyaient
en première ligne. Ceux qui, selon les mots, en 1925, du jeune
révolutionnaire Hô Chi Minh, « sur le bord de la Marne ou dans la boue
de la Champagne se faisaient massacrer héroïquement pour arroser de
leur sang les lauriers des chefs et sculpter avec leur os les bâtons
des maréchaux ». 700 000 « indigènes » furent mobilisés. 80 000 ne
revinrent jamais.
Tous. Ceux encore qui furent fusillés pour l'exemple, réhabilités il
y a quelques années seulement. Au Chemin des Dames, où les offensives
insensées ordonnées par le général Nivelle font 40 000 morts en trois
jours, des groupes de soldats de trente divisions de régiments
d'infanterie se mutinent. Près de 3 500 soldats vont être jugés par des
tribunaux militaires. 550 auraient été condamnés à mort. On ne sait
exactement combien ont été exécutés. Longtemps, la mémoire officielle a
voulu ou les ignorer ou les vouer à la honte. Les Sentiers de la
gloire, le film de Stanley Kubrick, évoquant la condamnation à mort et
l'exécution de trois soldats pour « manque de courage face à
l'ennemi », a été réalisé en 1957. Il ne sera jamais censuré
officiellement, mais les pressions seront telles que ses distributeurs
renoncèrent à le diffuser en France pendant des années. C'est en 1975,
seulement, qu'il sortit sur les écrans, en été.
Longtemps d'autres épisodes ont été tus. Telles les fraternisations,
évoquées récemment par le film de Christian Carion Joyeux Noël, nommé
aux oscars dans la catégorie des meilleurs films étrangers, nommé 6
fois aux césars. Ces moments où les soldats de part et d'autre
sortirent de leurs tranchées pour fêter Noël, s'échanger des
cigarettes, voire pour un match de foot, furent-ils nombreux ?
Difficile sans doute de le savoir. Ils le furent suffisamment en tout
cas pour que l'écrivain allemand Ernst Jünger, dans Orages d'acier,
décrive l'un d'entre eux : « Le terrain, jusqu'à présent marqué par une
désolation funèbre, avait pris l'allure d'un champ de foire. Les
occupants des tranchées des deux partis avaient été chassés par la boue
sur leurs parapets, et il s'était déjà amorcé, entre les réseaux de
barbelés, des échanges animés, tout un tronc d'eau-de-vie, de
cigarettes, de boutons d'uniformes et autres objets »… Cela ne changera
cependant en rien le cours de la guerre. Cela, peut-être, en change
pour partie le sens, comme a changé le regard porté sur ces quatre ans,
dont on sait qu'ils furent à maints égards la matrice du XXe siècle.
Que ce soit, dans l'Allemagne humiliée qui suivit, avec l'esprit de
revanche et les foyers de haine allumés par la machine nazie. Que ce
soit en faisant naître, avec la révolution d'Octobre 1917, l'espoir
d'un monde nouveau qui serait à jamais débarrassé des guerres, puisque,
pensait-on, comme Jaurès, que c'était le capitalisme uniquement qui
portait la guerre « comme la nuée porte l'orage ». Jaurès, la grande
voix pacifiste de 1914, le seul grand homme politique opposé à la
guerre et assassiné en juillet 1914, quelques jours seulement avant le
déclenchement du conflit. L'image de la guerre, pendant des décennies,
renverra au patriotisme le plus pesant, au sacrifice glorieux. Autant
de Français auraient-ils fait confiance en 1940 à Philippe Pétain,
jusqu'à l'aveuglement, et pour certains jusqu'à la collaboration la
plus zélée, s'il n'avait pas été considéré comme le héros de « la
Grande Guerre » et, à ce titre, le père de la nation ?
Les années soixante verront peu à peu basculer cette vision. Qu'en
sera-t-il demain de cet hommage que l'on craint ambigu ? Va-t-on
célébrer à cette occasion l'Europe du libre marché, avec autopromotion
du président à la clé ? Qui dira que cette guerre, où l'on croyait
mourir pour la patrie quand on mourait « pour les industriels »,
n'était pas autre chose, au total, qu'une confrontation des
impérialismes, qui donna, selon les mots de Prévert, « des canons aux
enfants et des enfants aux canons » ? Reste ce ricanement de
l'histoire, avec cet hommage rendu au dernier survivant aujourd'hui
disparu. Lazare Ponticelli, devenu un pacifiste convaincu et déterminé,
a raconté lui-même comment, ayant fait un soldat allemand prisonnier et
pensant à sa famille et à ses enfants, il l'avait reconduit à la
tranchée allemande.
Maurice Ulrich l' Huma du 17 / 03 / 08
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| mardi 18 mars 2008, a 22:09 |
| L'Education nationale en grève . |
  Les
enseignants manifestaient ce mardi 18 mars contre la casse du service
public. L'intersyndicale arrageoise s'est une nouvelle fois fortement
mobilisée. Avec 55% de grévistes d'après la FSU, le mouvement a été
très largement suivi.
Dans l'Arrageois, les conséquences des restrictions budgétaires se font sentir de façon concrète : Dans le primaire, les moyens attribués au réseau d'éducation prioritaire diminuent. Malgré les discours démagogiques sur le « service minimum », le problème des remplacements s'aggrave par
manque de personnels. Les suppressions de classes, elles, ne seront
connues –quelle coïncidence !- qu'au lendemain du second tour des
Municipales.
Dans les collèges et les lycées de l'Arrageois, ce sont plus de 40 professeurs qui
ne seront pas dans les classes à la rentrée 2008 (-8 postes à Guy
Mollet, -8 à Carnot, -8 à Robespierre, - 2 à Gambetta, -6 à J.Ferry,
-1,5 à Savary, -1 à Le Caron, - 2 à Péguy, -2 à Vitry, -1 à Bapaume,
…etc.). Pour les élèves, cela signifie : des classes plus chargées, des
suppressions de 1ères d'adaptation et de classes de BTS, des
suppressions de dédoublements en langues ou en travaux pratiques, moins
de soutien et d'aide, de futurs élèves de seconde et de futurs
doublants de Terminale refusés dans les lycées de l'Arrageois… Dans le
même temps les heures supplémentaires, qui nuisent forcément à la
qualité de l'enseignement, augmentent ! De nouveau, l'enseignement
industriel, voie de réussite pour de nombreux élèves, est gravement
attaqué : au Lycée Carnot, la 1èred'adaptation en systèmes motorisés et la 1èred'adaptation
en électronique sont supprimées alors qu'elles ont fait leurs preuves
pour les élèves ! Les effectifs en sections de BTS électrotechnique
sont diminués de moitié alors que les demandes sont là ! Cela est
inadmissible !
A cela s'ajoute la « réforme » du bac professionnel en trois ans (suppression des BEP) risque
d'exclure du système scolaire les élèves en difficulté. Là encore, sous
couvert de « réforme », le ministère applique une logique de
restriction destinée à supprimer 25% des moyens de formation dans les
lycées professionnels.
Source: Intersyndicale Education CGT- FO- FSU -SNETAA - SUD Education- SUNDEP
Blog P.C.F ARRAS
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| mardi 18 mars 2008, a 21:55 |
| La droite toujours aussi aveugle . |
Après
avoir cherché à minimiser les résultats du scrutin, la droite veut y
voir une raison d'accélérer ses réformes. Mais c'est bien là le
problème.
En janvier, la droite avait voulu politiser le
scrutin, espérant ainsi rallier aux élections municipales les électeurs
qui avaient voté à la présidentielle pour Nicolas Sarkozy. La chute de
ce dernier dans les sondages l'avait conduite à tenter de désamorcer ce
qu'elle avait elle-même allumé. Les candidats UMP, dans de nombreuses
villes, avaient ainsi adopté un profil couleur muraille pour se fondre
dans le paysage local. Entre les deux tours, et après la sanction,
déjà, du premier, elle avait joué de tous les registres. Visite du chef
de l'État à Toulon sur le thème de l'immigration pour resserrer les
rangs, annonce et promesse de changement de style et de
re-présidentalisation de la fonction. Le président lui-même annonçant à
la fois qu'il poursuivrait sa politique mais tiendrait compte des
résultats. Dès hier soir, une fois la défaite confirmée, le premier
ministre, François Fillon, s'empressait d'en minimiser les conséquences
en déclarant, contre toute évidence, que donner à ce scrutin une
dimension nationale serait « mal venu ». En début de soirée, c'est
d'abord à une surenchère de dénis que se sont livrées les diverses
personnalités de l'UMP présentes sur les plateaux. La garde des Sceaux,
Rachida Dati, estimait sur TF1 qu'il n'y avait pas dans ce résultat de
vote sanction. Pour Xavier Betrand, ce n'était pas « le match retour de
la présidentielle ». Jean-François Copé, le président du groupe UMP à
l'Assemblée, s'il avouait pour sa part que « les choses sont claires
pour nous : oui, ce soir, c'est un soir de défaite », voulait y voir
une « conjugaison des impatients et des mécontents ». Il enchaînait en
affirmant que « personne ne nous a jamais demandé, durant cette
campagne électorale, d'arrêter les réformes ». Un clou qu'enfonçait
Brice Hortefeux : « Il faut poursuivre les réformes plus vite, plus
loin, plus fort. » En d'autres termes, aux dénis, la droite au pouvoir
ajoute tout à la fois la surdité et la persistance dans sa politique.
Au fil de la soirée, la ligne semblait s'ajuster. Les divers
intervenants, essentiellement des ministres et le secrétaire général de
l'UMP, Patrick Devedjian, reconnaissaient une défaite, mais bien pour
asséner que la demande ainsi formulée était la poursuite des réformes
et le besoin de résultats. Or, c'est bien là le problème. Car au-delà
de la personne et du style du président, comment penser que ce résultat
ne doit rien à la question du pouvoir d'achat, à la mise en place des
franchises médicales et autres. Il est tout de même assez singulier,
comme le remarquait hier soir Marie-George Buffet, que pour appeler la
poursuite des réformes de la droite, les électeurs aient choisi des
élus de gauche. En réalité, ces élections municipales ouvrent une
période politique difficile. Il serait question de quelques ajustements
au gouvernement. Il n'est pas impossible que le sort de responsables de
l'UMP, dont Patrick Devedjian, soit en question. Mais ce qui est bien
posé, ce n'est pas la question d'un changement de personnes, mais d'un
changement de politique.
Maurice Ulrich
l' huma du 17 / 03 / 08
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| mardi 18 mars 2008, a 21:42 |
| Allier . Un président communiste . |
À
l'issue du second tour des élections cantonales, la gauche est
majoritaire au conseil général de l'Allier, avec 18 sièges contre 17 à
la droite. La présidence du département, jusqu'ici tenue par le divers
droite Gérard Deriot, devrait donc lui revenir. Et plus précisément,
elle devrait aller à un élu communiste. En effet, selon les résultats
définitifs, les conseillers généraux communistes, au nombre de neuf,
formeront le plus nombreux des groupes de gauche, devant les
socialistes (7 sièges) et les radicaux de gauche (2 sièges). Le PCF
comptait neuf élus dans la précédente assemblée. Quatre d'entre eux
étaient renouvelables. Trois ont obtenu leur réélection. Le quatrième a
perdu son siège, à Montluçon- Sud, au profit de la droite : Mireille
Schurch, arrivée en tête au premier tour avec 29 %, n'a apparemment pas
fait le plein des voix de gauche (le PS avait obtenu 24 %), alors que
le candidat de droite a pu bénéficier de la dynamique créée par le
succès de Daniel Dugléry (divers droite) à Montluçon. Une perte
compensée par un succès dans le canton de Lurcy- Lévis, détenu
jusqu'ici par un divers droite, et où le candidat communiste l'a
emporté. Les socialistes, qui comptaient 6 sièges au précédent conseil,
dont aucun n'était renouvelable, en auront 7 dans la nouvelle
assemblée. Ils ont ravi au Donjon un siège aux radicaux de gauche. Ces
derniers voient leur représentation ramenée de 3 élus à 2. L'Allier
avait eu un président communiste, Jean-Claude Mairal, entre 1998 et
2001.
site de l' Humanité
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| mardi 18 mars 2008, a 21:24 |
| Perpignan : le président d'un bureau de vote mis en examen pour fraude électorale . |
Perpignan : le président d'un bureau de vote mis en examen pour fraude électorale
Le président du bureau de vote numéro 4 de Perpignan a
été mis en examen mardi pour fraude électorale aux élections
municipales, remportées dimanche par le maire sortant UMP Jean-Paul
Alduy. D'après le code électoral, Georges Garcia encourt cinq ans de
prison et 22.500 euros d'amende.
Frère d'un conseiller municipal, cet homme de 58 ans a
été déféré au juge d'instruction mardi en fin d'après-midi après une
garde à vue de près de 40 heures. Un contrôle judiciaire a été
sollicité.
Garcia avait été surpris dimanche soir au moment du
dépouillement avec sept enveloppes, contenant toutes des bulletins de
la liste Alduy, et trois bulletins de la même liste dans ses
chaussettes, selon Jean-Pierre Dréno, procureur de la République de
Perpignan. AP
http://www.latribune.fr/info/Perpig…
De : Perpignan
mardi 18 mars 2008
site BELLACIAO
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| mardi 18 mars 2008, a 21:13 |
| MENSONGE à la une ! |

Encore
un mensonge géant du gouvernement uribe : le journal El Tiempo de
Bogota publie ces jours ci la photo du haut en glosant sur une
rencontre d'un ministre ecuatorien avec Manuel Reyes. Quito dénonce ce
montage qui tente d'impliquer l'Equateur dans le conflit colombien
(cf : http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar…)
Peu importe que la personne qui figure sur la photo
n'est pas équatorienne et n'a aucune responsabilité en Equateur puisque
c'est le secrétaire général du PC Argentin Patricio Etchegaray qui a
confirmé depuis Buenos Aires avoir bien rencontré Reyes en Colombie il
y a trois ans.
Evidemment, la fausse nouvelle a circulé au moment où
tous les ministres des affaires étrangères de l'Organisation des Etats
Américains étaient réunis avec l'agression colombienne à l'ordre du
jour.
La ministre des Aff. Etrangères d'Equateur déclare
“Uribe cherche à détourner l'attention de la violation de la
souveraineté de l'Equateur” !
http://www.jornada.unam.mx/2008/03/…
De : alfare
mardi 18 mars 2008
site BELLACIAO
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| mardi 18 mars 2008, a 19:48 |
| Le gouvernement maintien le cap... droit dans le mur ! |

Mis en ligne : 18 mars
Tout
un symbole : l'Élysée a annoncé la redisposition du dispositif de
« communication » présidentielle. C'est donc là le principal
remaniement envisagé au lendemain de la sévère défaite des élections
municipales et cantonales. Autrement dit, Sarkozy et Fillon jettent
déjà le résultat des urnes au panier pour tenter de relancer la même
politique.
Le
triptyque censé inspirer le nouveau staff de la « com » sarkozyste est
tout un programme : « garder le cap, faire de la pédagogie, répéter le
message » ; Alors que l'hyperprésidentialisation est largement dénoncé,
tout se resserre encore davantage autour du président lui même. Pour
ceux qui n'auraient pas compris, un « staff politique » est créé au
sein de la cellule « com » pour « expliquer les réformes », animé par
une ancienne journaliste du Point. Bref on va faire dans la finesse...
Pour le reste, tout l'arsenal est déployé pour marteler
le maintien du cap. Aucun des grands problèmes quotidiens des Français
qui ont motivé les électeurs ou conduit beaucoup d'autres à rester chez
eux ne sont un tan“t” soit peu évoqués. Pouvoir d'achat, crise du
logement, dureté des conditions de travail, précarité... La droite
prend soin d'éviter ces sujets qui fâchent pour rabâcher un discours
convenu et téléguidé sur la necessité « d'accélérer les réformes ». Or
derrière cette formule se profilent de nouvelles attaques contre les
retraites et l'assurance maladie, le dépeçage du Code du travail, une
nouvelle dérive présidentialiste des institutions, des mesures en
rafale contre le système éducatif, la lente agonie de l'audiovisuel
public... Toutes orientations devant lesquelles les électeurs viennent
précisément de mettre le holà. Mais qu'importe pour nos gouvernants,
ils campent sur leur arrogance. Ce mépris du suffrage universel est
insupportable.
Le désaveu infligé par les urnes est clair. Les
électeurs ne veulent pas que le quinquennat continue comme il a
commencé. Ils souhaitent un changement de cap de la politique
gouvernementale et de la manière de gouverner. C'est se moquer du monde
que de nier ce message. Les électeurs ont mille fois raison. La France
ne peut pas supporter cette politique pendant encore quatre ans. Des
millions de salariés ont tout à y perdre. On va une nouvelle fois
tenter de nous faire croire que la mise en concurrence exacerbée dans
laquelle on veut les plonger leur sera un jour profitable. C'est tout
le contraire, ces politiques appauvriront l'essentiel des salariés pour
nourrir les appétits d'actionnaires et de marchés financiers jamais
rassasiés, d'autant que récession et krach financier menacent la
planète capitaliste.
Dans ces conditions, face au déni de démocratie dans
lequel le pouvoir sarkozyste semble décidé à s'enfoncer, les électeurs
qui viennent de prendre la parole ne doivent pas la rendre, fût-ce à
tel ou tel supposé présidentiable de gauche. L'heure est plus que
jamais à l'action et à la construction politique. De nouvelles
mobilisations sociales sont indispensables. Les dizaines de milliers de
femmes et d'hommes de gauche élus peuvent jouer un grand rôle dans la
mise en œuvre de leurs projets locaux mais bien au delà dans les débats
politiques à venir. Après avoir voté à gauche, il faut en quelque sorte
la faire vivre. site du P.C.F
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| mardi 18 mars 2008, a 19:35 |
| Marie-George BUFFET : Le bilan des municipales et cantonales . |
Marie George Buffet : Le bilan des municipales et cantonales Mesdames, messieurs,
Un mot tout d'abord sur le Tibet. Je suis extrêmement
préoccupée par les informations qui nous parviennent. La brutalité de
la répression des autorités chinoises n'est pas tolérable. Et je
souhaiterais donc joindre ma voix à tous les appels demandant l'arrêt
immédiat de la répression au Tibet et la libération des personnes
arrêtées. Et le respect de la liberté d'expression. J'en appelle à
l'ouverture d'un réel dialogue politique, et plus largement au respect
partout en Chine des droits de la personne humaine et au progrès de la
démocratie.
Au terme de cette séquence électorale, le parti
communiste a pu constater avec plaisir le sévère recul de la droite
partout sur le territoire. J'ai bien entendu les représentants de l'UMP
chercher à nous convaincre que les Françaises et les Français avaient
voté à gauche pour une politique de réforme toujours plus à droite.
J'ai bien entendu l'Elysée remodeler sa communication pour mieux nous
expliquer ces fameuses réformes qui devraient faire le bonheur de tous
et que les Français ont mal compris. Soyons sérieux !
Suite de l'article |
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| mardi 18 mars 2008, a 12:27 |
| Le rôle social de la poste menacé . |
Le « rôle social » de La Poste menacé
Service public . Dans un rapport, la Cour des comptes
accuse les bureaux de poste d'être un « handicap » concurrentiel pour
la Banque postale.
La Poste compte encore aujourd'hui 14 665 points de
contact avec la population et 13 000 bureaux proprement dits. Jean-Paul
Bailly, son PDG, porte le funeste projet de ne garder que 3 000 bureaux
de plein exercice. Politiquement explosif, cet objectif vient de
trouver un précieux soutien. En effet, la Cour des comptes a remis aux
députés un rapport sur « la création de la Banque postale et ses deux
premières années de fonctionnement », dans lequel elle préconise de
réduire le réseau pour augmenter les atouts concurrentiels de la Banque
postale. La Cour « conforte ceux qui veulent fragmenter l'entreprise
nationale », dénonce FO communication dans un communiqué. « Nous
refusons cette concurrence. La poste est un service public de proximité
et doit le rester », prévient Colette Duynslaeger, secrétaire général
de la Fédération CGT des activités postales et des télécommunications,
qui milite pour « l'unicité de tous les services ».
Le rapport de la Cour des comptes n'y va pas par quatre chemins. Le
document assure que « le réseau, dans sa configuration actuelle,
constitue un handicap pour l'ensemble des activités commerciales de La
Poste ». Il préconise donc « un réseau resserré ». La Cour propose
aussi d'éviter que la banalisation du livret A ne laisse à la Banque
postale, née en 2005, que les « populations à risque », et se plaint
que « le coût moyen des fonctionnaires employés par La Poste reste
supérieur à celui des salariés de droit privé ». En conclusion, le
rapport de 72 pages considère que « la réforme de 2005 ne constitue
qu'une étape », la filiale bancaire étant « pénalisée de manière
concurrentielle par des singularités liées à son mode de fonctionnement
qui repose sur une étroite symbiose avec le groupe La Poste ».
« Ce rapport est une bombe », a réagi Régis Blanchot, du syndicat
SUD PTT, pour qui cette lecture « en dit long sur le sort que l'État et
les dirigeants de La Poste réservent au service public postal ». SUD
PTT dénonce aussi une volonté de « banaliser le livret A », la Cour
dénonçant des « comportements non rentables » dus à la gratuité du
service et à l'obligation légale d'ouvrir un livret à toute personne
qui en fait la demande. « Il est bien connu que les populations
défavorisées ont pour loisir principal d'encombrer les files d'attente
des bureaux parce que cela ne coûte rien », ironique le syndicat. La
banalisation du livret, aujourd'hui seulement délivré par La Poste et
la Caisse d'épargne, « est directement visée par la directive
européenne », explique Colette Duynslaeger qui voit dans la disparition
de ces spécificités une « remise en question de l'accessibilité aux
plus démunis et un moindre financement pour le logement social ».
La Cour des comptes suggère « une clarification du statut bancaire
de La Poste » et semble accorder un feu vert au plan d'essaimage des
fonctionnaires qui augurent d'une « privatisation par la gestion du
personnel », dénonce la responsable CGT. Jean-Paul Bailly a en effet
annoncé ne pas remplacer un départ en retraite sur trois, dans une
situation où la plupart des embauches s'opèrent déjà sous contrat privé.
Reste que les syndicats défendent le rôle social de cette « banque
pas comme les autres ». La CFE-CGC rappelle, par exemple, que la Banque
postale « a aussi l'obligation de jouer un rôle social auprès des
populations les plus défavorisées et les plus éloignées ». L'UNSA
considère quant à elle qu'il est « impératif de maintenir, voire de
développer le réseau de bureaux de poste afin de ne pas déliter le lien
social en France ».
Paule Masson
l' Huma du 17 / 03 / 08
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| mardi 18 mars 2008, a 12:09 |
| L'Education nationale en grève mardi 18 mars 08 |

Alors
que les enseignants manifestent aujourd'hui contre les restrictions
budgétaires, plusieurs lycées sont bloqués dans la région parisienne
pour protester contre les suppressions de postes.
Le recours massif aux heures supplémentaires pour compenser ces suppressions attise la colère des personnels concernés.
Retrouvez le reportage dans un lycée de Champigny-sur-Marne dans l'édition de ce mardi 18 mars du journal l'Humanité. |
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| lundi 17 mars 2008, a 21:08 |
| Réunion : Le P.C.R gagne du terrain . |
Municipales/Cantonales 2008
Lundi 17 Mars 2008 - 16:12
A La Réunion , les quatre plus grandes villes en
ballottage sont tombées à gauche, dont le chef-lieu Saint-Denis, qui
compte plus de 100.000 habitants

Huguette Bello (PCR) devient maire de Saint-Paul
A Saint-André, un autre maire UMP se voit
distancé sur son extrême gauche. Eric Fruteau est élu avec 58% des
voix. Un coup dur pour le maire sortant Jean-Paul Virapoullé, qui
tenait les rênes de sa commune depuis 36 ans. Distancé de huit points
dès le 1er tour, celui qui, jusqu'ici, n'avait jamais eu besoin de
passer par la case second tour, se voulait serein. Aujourd'hui, battu
avec 17 points d'écart, il a annoncé sa défaite lors d'un point presse
avant la fin du dépouillement et s'est déclaré « très inquiet pour
l'avenir ».
Alain Bénard, le maire sortant UMP de Saint-Paul semblait avoir mis
toutes les cartes de son coté à l'issue du 1er tour. Alors en
ballottage favorable face à la candidate du Parti communiste
réunionnais Huguette Bello, Alain Bénard avait obtenu le ralliement de
Thierry Araye, candidat de la liste « Union pour Saint-Paul » (DVG),
mais pas de tous ses colistiers. Trente-huit d'entre eux déclaraient
soutenir Huguette Bello.
Un autre candidat, Clovis Pavaye, (DVD) avait
également rallié le maire sortant. Huguette Bello semblait bien seule
face à ces alliances mais comptait sur le vote des abstentionnistes
ainsi que sur le refus des électeurs face à ce qu'elle qualifiait de «
trahison ». Pari gagné, la candidate communiste l'a emporté de justesse
avec 50,15% des suffrages.
Enfin, à Saint-Louis le candidat du Parti communiste réunionnais
Claude Hoarau s'est imposé de peu face à son adversaire et maire
sortant Cyril Hamilcaro. Une victoire obtenue après une campagne
tendue. Trois grosses communes de l'île, Saint-André, Saint-Paul,
Saint-Louis tombent dans l'escarcelle du PCR qui conquiert au final
six, voire sept mairies si l'on inclut Trois-Bassins. En effet, dans
cette ville des hauts de l'ouest, le Divers gauche Roland Ramakiskin,
étiqueté « soutien d'Huguette Bello », donc affilié PCR, rafle
également la mise face au maire sortant UMP Pierre Heideger. À noter
que le nouveau maire de Trois-Bassins devient par ailleurs conseiller
général de ce canton. Jean-Paul Virapoullé, après 37 ans de règne, cède
la place au jeune Eric Fruteau qui triomphe avec plus de 58 % des voix
à Saint-André. Dans cette ville, le canton n°3 bascule également à
gauche puisqu'il revient au communiste Robert Nativel.
L'UMP mise à mal dans les principales villes de l'île s'en sort
mieux dans les cantonales et conserve le Conseil général. Avec 25 élus
sur 49, Nassimah Dindar, présidente sortante du conseil, devrait rester
à son poste. Le Parti Communiste Réunionnais obtient 8 sièges.
Nicolas Maury
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| lundi 17 mars 2008, a 20:52 |
| Municipales / Cantonales 2008 |
Lundi 17 Mars 2008 - 18:51
Le Parti Communiste Français n'est pas mort,
bien loin de là ! analyse des résultats du PCF pour ces élections de
mars 2008: Le communisme est une réalité en France

“La perte de bastions ternit la bonne résistance
du PCF” pour l'Express, “Le PS enlève au PCF le Conseil général de
Seine-Saint-Denis” pour le Monde, “Le communisme municipal résiste mais
perd des bastions” pour 20 minutes etc. voici les principaux titres de
l'actualité pour les médias français et rien sur la bonne résistance du
PCF (certes notre pertes touchent les communistes, mais on y reviendra).
Au premier tour des ces élections le PCF a totalisé près de 8,85%
des suffrages (une hausse de près de 7 points depuis la présidentielle
ou le PCF avait obtenu 1,93%). Lors de ce premier tour le Parti
Communiste a conquit de nombreuses villes (Dieppe, Vierzon, Port Saint
Louis, Saint Claude…). Au niveau national, sur les 58 communes de plus
de 9000 habitants animés par un maire communiste, 36 d'entre eux sont
réélus dès le premier tour. Le Parti Socialiste avait voulu imposer de
très nombreuses primaires, notamment en région parisienne : il les perd
toutes, sauf deux à Pierrefitte en Seine Saint Denis et à Denain dans
le Nord, montrant l'inefficacité et l'inutile agressivité de cette
démarche.
Mort ? certainement pas, pour la LCR, qui rêvait
de détrôner le PC, il faudra attendre plus tard car si dans certains
endroit les listes soutenue par le parti de Besançenot font de bons
scores, sur le plan national elle n'atteint pas les 2% ( Sur les 200
listes présentées ou défendues par la LCR, 114 ont recueilli plus de
5%, dont 32 plus de 10%).
Les électeurs ont placé le PCF a la tête de nombreuses villes, comme
Firminy (Loire), Portes-lès-Valence (Drôme), Aubière (Puy-de-Dôme),
Villerupt (Meurthe-et-Moselle), Quéven et Hennebont (Morbihan), Florac
(Lozère), Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne), ou Allonnes (Sarthe). Dans
le Val de Marne le PCF conserve le Conseil Général avec une victoire de
la gauche sur 6 cantons (Fontenay-Ouest pour le PCF). A
Villeneuve-saint-Georges, la communiste Sylvie Altman s'impose, après
avoir remporté la primaire à gauche face au socialiste Laurent Dutheil,
désigné pour mener la liste d'union PS-PRG-Verts-MRC, après le retrait
du maire PRG Roger-Gérard Schwartzenberg. Elle donne au PCF sa 12ème
commune dans le département.
En Seine Saint Denis, les résultats sont plus mitigés. Villepinte
est gagnée sur la droite, cependant il y a eu de grosses pertes. Les
pertes d'Aubervilliers, Pierrefitte (au premier tour) et puis
Montreuil, et la perte du département de la Seine Saint Denis au profit
du PS (17 conseillers généraux PS pour 13 communistes), assombrissent
ce tableau municipal.
Pour les Bouches du Rhône, Roquevaire est reprise face à la droite,
Aubagne reste communiste (même avec une alliance bizarre du refondateur
Daniel Fontaine, qui a fusionné sa liste avec le MoDem). Jean Jacques
Lucchini a frôlé son élection mais le PS local a choisi de faire gagner
l'UMP (sur la commune voisine à Istres les listes PS et UMP avaient
fusionné). Le PCF gagne le canton de Gardanne sur l'UMP avec 51,68% des
voix (malgré la perte des 2 cantons marseillais et du canton de
Roquevaire).
Le Parti Communiste se permet même, pour un mourant de gagne le
département de l'Allier, en confirmant la victoire des cantonales
anticipés d'il y a quelques mois. Avec 9 conseillers généraux
communistes (un gagné sur la droite et un perdu sur la droite), 7
socialistes (aucun changement) et 1 radical et 3 DvG, la gauche a une
avance sur la droite (a un siège). Ainsi le PCF devrait reprendre la
tête du Conseil Général perdu en 2001.
Le PCF a réussi, poussée de la gauche aidant, à accroître à 89 le
nombre des mairies communistes dans des villes de plus de 9.000
habitants (contre 86 dans la mandature précédente) dont 28 de plus de
30 000. Le PCF n'a pas réussi à emporter, comme il l'espérait, les
villes du Havre (Seine-Maritime), Nîmes (Gard), Sète (Hérault) ou
Corbeil-Essonnes (Essonne)
Les villes gagnées suite au second tour:
-Villeneuve Saint Georges (94) : Sylvie Altman 49.53 %
- Villepinte (93) : Nelly Roland 50.31 %
- Portes-les-Valence (26) : Pierre Trapier 54.90 %
- Firminy (42) : Marc Petit 50.77 %
- Villerupt (54) : Alain Casoni 45.66 %
- Aubières (63) : Christian Sinsard 49.22 %
- Roissy en brie (77) : Sylvie Fuchs 38.50 %
- Queven (56) : Marc Cozilis 37.61 %
- Marly (59) : Fabien Thiémé 52.02 %
- Fourmies (59) : Alain Berteaux 59.08 %
- Saint-Paul de la Réunion : Huguette Bello 50.15 %
- Saint-André de la Réunion : Eric Fruteau 58.30 %
Les villes perdues au second tour:
- Montreuil (93)
- Aubervilliers (93)
- Calais (62)
- Harnes (62)
- Pont de Claix (38)
- Vizille (38)
- Nangis (77)
- Maromme (76)
Nicolas Maury
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| lundi 17 mars 2008, a 05:01 |
| Municipales : premier échec électoral pour Sarkozy . |

lundi 17 mars 2008 (01h29) :

Nicolas Sarkozy enregistre le premier échec
électoral de son quinquennat. La gauche a remporté une nette victoire
sur l'UMP dimanche au second tour des élections municipales et
cantonales.
Toulouse, Périgueux, Strasbourg, Amiens, Caen, Reims,
Metz, Saint-Etienne, Colombes, Angoulême, Quimper, Blois, Valence ou
encore Evreux basculent à gauche. L'UMP sauve de justesse Marseille.
Alors que les ténors du PS exhortaient Nicolas Sarkozy à “entendre le
message des Français”, François Fillon a exclu tout changement de
politique.
Ce second tour a amplifié la vague rose enregistrée
dimanche dernier. Selon une totalisation du ministère de l'Intérieur
sur 88,89% des résultats dans les communes de plus de 3.500 habitants,
les listes de gauche ont obtenu 48,68% des voix, les listes de droite
47,59%.
“La gauche est majoritaire en voix et elle sera
majoritaire en nombres de villes et de départements”, s'est réjoui dès
20h François Hollande. Le Premier secrétaire du PS a appelé le
président Nicolas Sarkozy à “corriger la politique qu'il a conduite
depuis maintenant 10 mois”.
Un peu plus tard, Hollande a affirmé être “au delà” de
son objectif de conquérir 30 villes de plus de 20.000 habitants, afin
de diriger la majorité des municipalités. Le PS aurait remporté par
ailleurs de sept à neuf départements supplémentaires lors des élections
cantonales, portant son total à près de 60 conseils généraux sur 101.
Evoquant un “vote-sanction”, Ségolène Royal a appelé le
gouvernement “changer sa politique et son comportement”, en revenant
notamment sur ses réformes fiscales et les franchises médicales. “Au
premier tour, c'était un carton jaune, ce soir, c'est un carton rouge”,
a renchéri Laurent Fabius.
François Fillon a répondu par la négative, en jugeant
“malvenu” de tirer des leçons nationales de ce scrutin local. “La
politique de la France, les électeurs l'ont majoritairement choisie à
l'occasion des élections présidentielle et législatives” et “nous
allons poursuivre cette politique”, a répliqué le Premier ministre dans
une intervention à 20h20 depuis Matignon. Faute d'infléchir sa
politique ou de remanier en profondeur son gouvernement, Nicolas
Sarkozy devrait accélérer les réformes, et changer son style pour le
rendre plus présidentiel.
Les responsables de l'UMP estiment que ces élections
marquent simplement un rééquilibrage par rapport aux élections de 2001.
La droite avait alors conquis 40 villes sur la gauche.
Mais d'autres à droite ont reconnu la défaite, à
l'image de Jean-François Copé. Le président du groupe UMP à l'Assemblée
nationale, interrogé sur TF1, a parlé d'une “conjugaison des impatients
et des mécontents”.
Les résultats dans les grandes villes confirment la
poussée à gauche. Quatre membres du gouvernement ont mordu la
poussière. Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a perdu
sa mairie de Périgueux (Dordogne) pour 113 voix face au socialiste
Michel Moyrand. A Colombes (Hauts-de-Seine), la liste de Nicole Goueta,
sur laquelle figurait Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de
l'Homme, a perdu. Christine Lagarde et Christine Albanel, candidates à
Paris, ont été battues. En revanche, Nathalie Kosciusko-Morizet a été
élue à Longjumeau (Essonne) et Jean-Marie Bockel, réélu à Mulhouse
(Haut-Rhin).
Pierre Cohen (PS) l'emporte à Toulouse, quatrième ville
de France, gérée par le centre-droit depuis 1971. Metz bascule à gauche
pour la première fois depuis 1848 : Dominique Gros (PS) succède à
Jean-Marie Rausch, maire depuis 1971.
Strasbourg, perdue en 2001, revient à gauche avec
l'élection de Roland Ries (PS) face à Fabienne Keller. A Amiens,
l'ancien ministre Gilles de Robien, maire depuis 1989, est sèchement
battu par le socialiste Gilles Demailly. A Caen, Philippe Duron,
président PS du conseil régional de Basse-Normandie, l'a emporté
largement sur la maire sortante UMP Brigitte Le Brethon. A Reims, la
socialiste Adeline Hazan bat facilement l'ancienne ministre Catherine
Vautrin.
Consolation pour l'UMP, son vice-président Jean-Claude
Gaudin est réélu de justesse à Marseille grâce au maintien à droite du
troisième secteur. La droite a aussi reconquis quelques villes moyennes
comme Agen ou Calais.
François Bayrou a quant à lui perdu son pari à Pau. Le
président du MoDem a été battu de 342 voix par la socialiste Martine
Lignières-Cassou. “Il y aura d'autres victoires”, a lancé le “troisième
homme” de 2007, qui compte bien être au rendez-vous de 2012.
La participation en baisse par rapport à dimanche
dernier, n'a pas permis à l'UMP de refaire son retard. L'abstention
atteint 37,54%, selon une totalisation partielle du ministère de
l'Intérieur. Au premier tour dimanche dernier, seulement 66,54% des
Français s'étaient rendus aux urnes, soit le taux le plus faible pour
des élections municipales sous la Ve République.
Aux municipales de 2001, le taux de participation définitif avait atteint 66% au second tour. AP
http://www.latribune.fr/info/Munici…
De : Paris
lundi 17 mars 2008
site BELLACIAO
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| lundi 17 mars 2008, a 04:46 |
| Le communisme municipal résiste mais perd des bastion . |
Lundi 17 mars 2008 (01h25) :

Le PCF a résisté lors des municipales et des
cantonales dimanche, conservant nombre de ses cités, un résultat
honorable mais terni par la perte du département de Seine-Saint-Denis
et des villes d'Aubervilliers, Calais et Montreuil.
Le PCF a réussi, poussée de la gauche aidant, à
accroître à 89 le nombre des mairies communistes dans des villes de
plus de 9.000 habitants (contre 86 dans la mandature précédente),
souligne Michel Laurent responsable élections au PCF.
Mais après un premier tour glorieux, où le parti avait
repris à la droite Dieppe et d'autres cités comme Vierzon, au soir du
second tour le résultat est plus mitigé : le PCF se targue d'avoir
gagné des villes moyennes : Villepinte, Villeneuve-Saint-Georges,
Portes-les-Valence, Firminy, Aubière, Villerupt, Queven et
Roissy-en-Brie.
Aubagne (Bouches-du Rhône), politiquement symbolique
puisque le maire sortant PCF Daniel Fontaine avait fait une alliance
unique en son genre avec le MoDem, est restée communiste.
La vague rose qui a vu les socialistes, à la tête de
listes d'union avec le PCF, prendre à la droite nombre de villes,
devrait permettre au Parti communiste d'accroître aussi ses élus.
“En élisant de très nombreuses villes de gauche ce
soir, les Français nous donnent un message : ils veulent cette France
de la solidarité, de l'égalité, de la justice”, a déclaré la secrétaire
nationale, Marie-George Buffet.
Avec le déclin progressif de son audience nationale
depuis un quart de siècle, tombée au plus bas à la présidentielle de
2007 (1,93%), le parti communiste préserve un pouvoir municipal, mais
il est érodé.
La grosse déception est venue du Calais, sa plus grande
ville, qu'il gérait depuis 37 ans ans. L'UMP Natacha Bouchart, à la
tête d'une liste d'ouverture, l'a emporté avec 54,02% des voix, aidée
par le désistement inattendu du candidat du Front national.
“Les avances de la droite en direction du Front
national ont malheureusement fait battre notre ami Jacky Hénin”,
regrette Laurent.
Le PCF n'a pas réussi à ravir à la droite des villes où
le duel était donné serré et où il conduisait la liste d'union de la
gauche - comme Sète et Le Havre où le député Daniel Paul n'a pas fait
le plein des voix dans son camp. Corbeil-Essonnes est resté à
l'avionneur Serge Dassault.
A Montreuil, la sénatrice Verte Dominique Voynet a
remporté la ville (53,97%) après un duel acharné, détrônant Jean-Pierre
Brard (apparenté communiste) 60 ans, qui briguait un cinquième “et
dernier” mandat dans cette première ville du département de
Seine-Saint-Denis (100.000 habitants).
Dans le 93, son fief historique, le PCF a conservé
trois des quatre mairies que lui disputaient des socialistes : La
Courneuve, Bagnolet et Saint-Denis. Mais Aubervilliers, symbole
communiste, a cédé aux sirènes socialistes.
Le bilan du PCF est assombri aussi par une autre grosse
déception : le département de Seine-Saint-Denis, symbole de la banlieue
rouge et communiste depuis sa création en 1967, est passé au Parti
socialiste.
En revanche le parti communiste préserve le département
du Val-de-Marne et gagne l'Allier, mais cela ne compense pas la perte
de la Seine-Saint-Denis, selon des analystes.
“Pour le PCF l'abandon de Seine-Saint-Denis est à la
fois une perte symbolique - c'était le fief communiste par excellence -
et une perte matérielle non sans conséquence puisque le budget d'un
département souvent plus important que celui d'une région, donne les
moyens de développer une politique sociale”, souligne Henri Rey,
chercheur au Cevipof.
http://www.avmaroc.com/dossiers/communisme-a6979.html
De : Paris
lundi 17 mars 2008
site BELLACIAO
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| dimanche 16 mars 2008, a 22:29 |
| Témoignage : Yvonne Abbas,ouvrière,communiste,résistante . |
dimanche 16 mars 2008
(21h26) : yvonne abbas, ouvrière, communiste, résistante / sur www.campuslille.com

CE MERCREDI 19 MARS 2008
A 18H30
C'EST « L'HEURE DE L'METTRE »
Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6
En direct et en archives sur : www.campuslille.com
« Lundi, Nicolas Sarkozy rendra officiellement hommage
à Lazare Ponticelli, dernier soldat survivant de la guerre 14-18.
Pourquoi fallait-il attendre qu'il soit mort et ne puisse plus répondre
?
Parce que s'il arrivait aujourd'hui en France, immigré
pauvre et sans-papiers, il serait reconduit à la frontière entre deux
gendarmes.
Parce que Lazare Ponticelli dénonçait l'absurdité de
cette guerre que lui avaient imposée les Sarkozy de l'époque. « Tous
ces jeunes tués, je ne peux pas les oublier. Quel gâchis ! » Et son
camarade Louis de Cazenave, mort quelques semaines plus tôt à 110 ans,
dénonçait la guerre et le patriotisme : « De la fumisterie, un moyen de
faire gober n'importe quoi ! A quoi ça sert de massacrer des gens ?
Rien ne peut le justifier, rien ! » Il avait refusé l'hommage proposé.
(1)
Parce qu'en effet, comme disait le grand écrivain
Anatole France, « on croit mourir pour la patrie, et on meurt pour les
industriels ».
Parce que cette guerre 14-18 n'avait rien à voir avec
la « défense de la patrie », comme disent les manuels scolaires. Les
grandes puissances se battaient pour le contrôle de l'acier et du
charbon (pétrole de l'époque), pour le contrôle stratégique des
Balkans, pour la suprématie mondiale et la domination sur les colonies.
Parce que les Sarkozy de l'époque ont massacré dix
millions de Lazare Ponticelli pour les intérêts des Bolloré, Bouygues,
Lagardère et Albert Frère de l'époque.
Parce que le Sarkozy d'aujourd'hui s'en fout de
sacrifier les Lazare Ponticelli d'aujourd'hui dans de nouvelles guerres
coloniales prétendument « humanitaires » de la France, avec ou sans les
Etats-Unis.
Lundi, Sarkozy sera donc le champion absolu de l'hypocrisie. »
Michel Collon - http://www.michelcollon.info/
(1) Cité dans Adieu Lazare, par Michel Porcheron, Adieu Lazare
Ce texte de Michel Collon nous ramène à une autre
célébration : celle de Guy Môquet, par le même représentant de cette
droite réactionnaire, laquelle, de « L'Union Sacrée » à « L'Etat
Français », fit toujours passer les intérêts des industriels avant la
vie des Ponticelli et des Môquet.
Le même qui se propose de faire parrainer, par chacun
des enfants français, ceux dont les services préfectoraux de l'époque
organisèrent la déportation. « Enfants français » et non de France, car
les petits camarades privés de papiers disparaissent des bancs de cette
école républicaine, pourchassés par une police exécutant les ordres du
gouvernement légitime de la France. C'est en 2008. L'Histoire jugera.
Le même, dont la politique étrangère consiste à
condamner la résistance à l'occupation, sans jamais condamner
l'occupation elle-même – et observe la Palestine comme on put observer
l'Espagne jadis.
Le même, dont la politique sociale fut clairement
énoncée par Monsieur Denis Kessler, ex-numéro deux du MEDEF, fils
idéologique de Monsieur Pucheu, le chasseur de communistes, le
fusilleur de Môquet, haut responsable du patronat naturellement entré
au gouvernement de Pétain. Voici ce que vomit Kessler : "Le modèle
social français est le pur produit du Conseil National de la
Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand
temps de le réformer et le gouvernement s'y emploie....Il s'agit
aujourd'hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme
du Conseil National de la Résistance !"
Alors, ne nous y trompons pas : derrière les discours
larmoyants et les hommages biaisés, se tapit une vaste entreprise de
simplification, par là de déformation, et donc de falsification de
l'Histoire – et l'injonction « Souvenez-vous de ceci » entretient un
sous-jacent « Oubliez tout le reste ».
D'où la nécessité, pour nous tous, Ponticelli et Môquet
d'aujourd'hui, simples citoyens et militants, de nous réapproprier
cette histoire, car celle-ci n'est pas terminée. Le retour en arrière,
c'est toujours du mouvement.
Yvonne Abbas est née en 1922. Elle connaît 1936, dans
les usines textiles, bobineuse syndiquée à la C.G.T., elle côtoie
Martha Desreumaux et Jeannette Vermeersch, entre en résistance dès les
débuts de l'occupation, est emprisonnée par la police française,
déportée à Ravensbrück. Aujourd'hui, elle n'a rien abandonnée de ce qui
fit le cœur de son combat, et lit notre présent à la lumière de ce
passé pas si lointain.
Nous entendrons l'entretien qu'elle accorda, en octobre
dernier, à Laurence Mauriaucourt (que vous pouvez écouter chaque
vendredi à 21h00 sur notre antenne dans « Voilà l'travail »). Cet
entretien est diffusé pour la première fois. Plus que jamais, il faut
profiter de la possibilité, offerte par notre grande radio, de
télécharger cet entretien (dans la rubrique archives du www.campuslille.com).
Plus ce témoignage, comme tant d'autres, sera diffusé, plus les forces
de l'oubli et de la résignation auront la tâche compliquée. C'est bien
le moins que nous puissions faire.
De : hdm
dimanche 16 mars 2008 site BELLACIAO
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| dimanche 16 mars 2008, a 21:31 |
| Déclaration de Michel Laurent : résultats du second tour . |
Déclaration de Michel Laurent suite aux premiers résultats du second tour des élections municipales et cantonales
Les premiers résultats dont nous disposons, pour la province, tendent à
montrer que ce soir se confirment les progrès de la gauche constatés
dès le premier tour. Ces élections municipales et cantonales sont une
grande défaite pour la droite.
A l'heure où je vous parle, la gauche gagnerait dans
beaucoup de villes. Le PCF conserverait l'essentiel de ses
municipalités. A Calais, les avances de la droite en direction du Front
national ont malheureusement fait battre notre ami Jacky Hénin.
Nous gagnerons cependant un certain nombre de villes
comme Portes-les-Valence, Aubière, Villerupt, Queven, Roissy-en-Brie...
Et nous pouvons gagner le Conseil général de l'Allier.
Suite de l'article |
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| dimanche 16 mars 2008, a 16:45 |
| L'artiste Denis Cacheux est mort . |
On
ne le verra plus sur la scène ou dans la rue. Denis Cacheux est mort
hier soir. Il a mis fin à ses jours en se jetant à la mer. Son corps a
été découvert par des promeneurs, qui ont alors prévenu les secours. «
Ça ne va pas du tout », a-t-il dit à ses proches ces derniers jours.
Chanteur, musicien, comédien et citoyen engagé, Denis Cacheux, 63 ans,
était une figure régionale.
Il était aussi
une carrure et une voix, puissante et rocailleuse. « Dégarni,
grisonnant (rasé ou frisé) » selon son CV, Denis Cacheux maniait
l'humour et la gravité, en musiques ou en paroles, soucieux qu'il était
de donner la parole aux petites gens, aux laissés pour compte, au monde
de la rue. Amateur des textes anciens, il savait les remettre en
perspective. On l'a vu, accordéon en mains, debout sur une table au
milieu des ouvriers de Terken, à Roubaix, auprès des sans-papiers du
Nord, avec les intermittents du spectacle ou dans des fêtes militantes
qu'il animait régulièrement.
Pilier du
festival lillois Wazemmes l'Accordéon, il présidait aussi l'association
qui organise le carnaval de Wazemmes, qui démarre ce week-end à Lille.
Après avoir longtemps « musardé », l'ado « prolongé » a été marsouin,
éducateur, journaliste, tout en montant sur les planches. En 1980, à 35
ans, Denis Cacheux se lance dans le monde professionnel : chansons de
rue à Montmartre, cabarets, théâtre… Avec la compagnie Tant Qu'à Faire
qu'il animait depuis vingt-cinq ans, il se produisait ave sa compagne,
la comédienne Anne Cuvelier.
Après son décès,
le monde du spectacle pleure un « artiste de premier plan », indique
Claude Vadasz, du festival Wazemmes l'Accordéon, dont Denis Cacheux
avait fait l'affiche lors de la première édition en 1992. « Excellent
et talentueux acteur », résume Gilles Souris, de l'Espace Gérard
Philippe à Feignies, dans l'Avesnois, d'où est originaire. « C'est tout
le milieu artistique français qui est (en deuil) en perdant une si
belle et si forte personnalité », ajoute Claude Vadasz. Le chanteur
lillois Jef Kino se souvient de « quelqu'un de généreux, toujours sur
les manif pour défendre les intérêts des artistes et des intermittents,
pour défendre tout le monde ». « Denis était un battant, un combattant,
ajoute Jean-Marc Chotteau, du théâtre La Virgule (Tourcoing-Mouscron).
Son geste, bien évidemment, interroge ». Laurence Mauriaucourt,
journaliste à Liberté Hebdo, a travaillé avec Denis Cacheux sur un
récent spectacle rendant hommage à Pierre Semard, cégétiste,
co-fondateur de la SNCF et fusillé en 1943. « C'était un personnage, un
militant, qui aimait la vie et qui a été fusillé en 1943 pour ses idées
», rappelle-t-elle, sans pouvoir s'empêcher de faire le parallèle avec
Denis Cacheux. « Ça me fait bizarre de voir un homme plein de vie
terrassé par quelque chose ».
Au-delà du monde
du spectacle, la mort de Denis Cacheux a fait réagir les militants qui
ont croisé la route de l'artiste. Le comité des sans-papiers du Nord
(CSP 59) rend hommage aujourd'hui au « camarade » Denis Cacheux. «
Stupeur, consternation, douleur et tristesse nous assaillent »,
écrit-il dans un communiqué. Alain Bocquet, député-maire (PCF) de
Saint-Amand, salue l'artiste, mais aussi « un grand humaniste, un homme
engagé, entier, chaleureux ». D'autres élus ne manqueront sans doute
pas de rendre hommage à l'artiste qui les a aussi beaucoup titillé, en
critiquant le lâchage des compagnies théâtrales et des artistes par les
collectivités. Un autre spectacle. Denis Cacheux le militant a cessé de
combattre. « Si Denis appartient au passé, son engagement, pour toutes
les causes écologique, politique, sociale, syndicale, doit nous aider
pour le futur », estime Laurence Mauriaucourt.
Denis Cacheux
devait participer ce week-end au lancement du carnaval de Wazemmes à
Lille. Malgré la disparition de Denis Cacheux, il y aura bien de la
musique, un bal et des parades. « Même si c'est compliqué humainement,
souligne Claude Vadasz, on va évacuer notre chagrin pour faire la fête
».
MATHIEU HEBERT
http://www.nordeclair.fr/nordeclair/denis_cacheux_mort.phtml
Blog P.C.F ARRAS
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| vendredi 14 mars 2008, a 08:35 |
| Le P.C.F vise les 100 villes de plus de 9000 habitants . |
La secrétaire nationale du PCF, Marie-George
Buffet, a estimé que le PCF pourrait dépasser aux municipales “les plus
de 100 villes de plus de 9.000 habitants” dirigées par un maire
communiste

Interrogée par RTL sur son objectif au second
tour, la numéro un communiste a jugé que l'”on pourrait dépasser assez
facilement les plus de 100 villes de plus de 9.000 habitants qui
seraient dirigées par un maire communiste”.
Interrogée sur la Seine-Saint-Denis où le PS a maintenu dans quatre
villes ses candidats pour le second tour face aux maires communistes,
Mme Buffet a exhorté les électeurs: “Rassemblez-vous derrière votre
maire sortant, derrière l'union de la gauche, parce que la question
n'est pas PC-PS, la question, c'est de garder ces villes à gauche”.
Pour elle, “l'enjeu des municipales” est de “faire en sorte que nos
centres de santé, nos centres de vacances ne soient pas vendus”, “que
nos villes ne deviennent pas des agences immobilières”.
Nicolas Maury
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| jeudi 13 mars 2008, a 21:26 |
| Des bagnoletais en colère ! |
Bloggons ensemble
Bienvenue sur notre blog Depuis son lancement ce Blog connait un grand succès qui ne se dement pas. Continuez à nous communiquer vos
adresses E-mail en vous inscrivant à la New
letter, continuez à donner votre avis sur les articles, faites-nous des propositions.
Pour vous et avec vous, comme l'ont dit les habitants de Bagnolet lors
des dernières assisses, notre ville doit aller de l'avant en conservant
son âme: Populaire, moderne et démocratique. C'est l'utilité de notre
groupe c'est aussi l'utilité de cet espace de dialogue.
Laurent JAMET
Président des élus communistes, radical et citoyens de Bagnolet
Nous avons reçu ce message de la part de l'un de nos amis de la Dhuys . Nous le publions avec plaisir
!
Nous ne sommes pas dupes
La
liste de Tony Di Martino a décidé de se maintenir pour le second tour
des élections municipales. A Bagnolet, le parti socialiste passe outre
les accords nationaux (PS ,PC)
De
désistement républicain, selon lequel le parti le moins bien placé
devait se retirer en faveur de l'autre. Depuis des mois, les dirigeants
socialistes n'ont pas cesser de rabächer là
Où
ils passaient que s'ils présentaient des listes au premier tour ce
n'était que pour faire des primaires a gauche. Peut être pouvions nous
les croire ? Mais encore faut il qu'ils nous disent comment peuvent ils
dénoncer des bilans et la gestion de villes alors qu'ils ont pris une
part active a la gestion de ses mêmes villes. N'étaient ils pas partie
prenante dans ces équipes dite de gauche plurielle.
Monsieur
Di Martino, pour revenir a lui, pense a l'intérêt des bagnoletais,
c'est fort aimable de sa part mais il semble oublier ou semble ne pas
se rendre encore compte que les voix des Bagnoletais se sont portées
massivement en faveur de la liste conduite par Monsieur Everbecq. Ce
maire tant décrié par Monsieur Di Martino et ses amis.
Avec un suffrage de 43.82%
au premier tour, les citoyens de Bagnolet ont manifesté leur confiance
au Maire sortant. Les Bagnoletais ont approuvé a une très forte
majorité et son bilan et son projet pour le renouveau de Bagnolet.
Malheureusement Monsieur Di Martino et ses amis se trompent de bataille et de cible. La haine les aveuglent. La haine est mauvaise
conseillère.
Par
cette attitude haineuse, ils rendent surtout service a la droite. Cette
droite également haineuse. Cette droite mobilisée derrière son
président en chef pour sa politique antisociale et de remise en cause
de acquis sociaux afin d'enrichir encore davantage les patrons du Medef
et du CAC40.
Que
l'on ne nous prennent pas pour des imbéciles. La seule chose qui les
intéressent est comme le dit si bien le sénateur PS, Monsieur
Mélenchon, « pousse toi que je m'y mette ».
Avoir de l'ambition pour un homme politique, ça peut se comprendre, mais pas a n'importe quel prix.
Ils
disent vouloir faire entrer le 93 dans le XX éme siècle mais en
empruntant des méthodes du passé, par un jeu de calcul déloyal et
surtout irresponsable.
Quant a nous Bagnoletais nous ne sommes pas prêt d'oublier cette attitude irresponsable du parti socialiste à Bagnolet.
Les hirondelles se sont signalées. Le printemps arrive. Et sans les listes l'alternative à gauche pour Bagnolet
et pour une vraie alternance à Bagnolet, il ne sera que plus beau.
Donnons
un large Plébiscite pour la liste de l'espoir, la liste pour
l'alternative a gauche pour Bagnolet conduite par Marc Everbecq.
Un bagnoletais en colère
Vendredi 14 mars : grande soirée politique de fin de campagne
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Rendez-vous
le vendredi 14 mars à 20H30 salle des conférences (derrière la mairie),
Place Salavdor-Allende. Le Maire et les candidats prendront la parole.
Ambiance festive et musicale. Pot de la Fraternité. Venez nombreux.
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Mais aussi le maintien face à des listes de gauche à à Montreuil, Aubervilliers, La Courneuve......
"Je suis contre cela", "ils ont tort" par Julien Dray secrétaire Nationale du PS
Julien
Dray, porte-parole du PS, s'en est pris mercredi aux socialistes qui
ont maintenu leurs candidatures dans quatre municipalités de
Seine-Saint-Denis contre des maires sortants communistes arrivés en
tête au premier tour, estimant qu'ils "ont tort".
"La loi du suffrage universel est intransigeante, quand on arrive
derrière on doit se retirer, si on ne le fait pas, cela veut dire qu'on
prend la responsabilité de faire que la division puisse aller à
l'encontre de ce que disent les électeurs", a affirmé le député de
l'Essonne à France Info/i-Télé.
"Je suis contre cela", "ils ont tort", a-t-il dit.
Selon lui, "il y des moeurs qui se sont établies" et qu'"il va falloir
corriger dans les années à venir". "C'est un état d'esprit qu'il faut
changer, la gauche doit apprendre à retravailler ensemble" et non à se
considérer dans certaines communes "en compétition".
Cette question, a ajouté M. Dray, "sera en discussion dans la gauche et
au sein du Parti socialiste, au sortir de ces élections", pour
"retrouver un peu de discipline, un peu d'autorité et aussi de la
fraternité". La direction du PS, à ses yeux, a "fait son
travail" puisque "dans 95% des cas la gauche s'est rassemblée" aux
municipales, mais "il y a toujours des exceptions, il faut qu'elles
disparaissent". La secrétaire nationale du PCF Marie-George
Buffet avait qualifié mardi de "mauvais joueurs" les socialistes qui
ont maintenu leurs listes à Bagnolet, Saint-Denis, Aubervilliers et La
Courneuve.
PARIS, 12 mars 2008 (AFP) - 20:22
Alerte au contre sens
Jean Luc Mélenchon dirigeant national du PS
Troisième
mauvais point face aux communistes, nos alliés partout sans lesquels
pas une ville ne peut rester ou passer à gauche ! Qui a décidé de
déclencher cette guerre injuste, stupide, et contraire aux principes
élémentaires de la solidarité à gauche, que l'on appelait « la
discipline républicaine », en maintenant des listes au deuxième tour
contre celles arrivées en tête et conduites par les communistes en
Seine Saint Denis ?
Des
"mauvais joueurs" comme le dit avec mesure Marie Georges Buffet ? De
dangereux irresponsables, selon moi. Car ainsi est donné un signal
absurde et criminel à tout le pays où les communistes, partout, sont
indispensables pour assurer les victoires de la gauche au deuxième tour.
Rien
dans la gestion de gauche des sortants, à laquelle les socialistes ont
été profondément associés, ne justifie cette attitude. Seulement du
"pousse toi de la que je m'y mette", sans principe ni dignité. C'est
donc une provocation qui ne sert que la droite dans le pays. J'approuve
Julien Dray, porte parole du PS, qui a flétri cette attitude. Je
souhaite de toutes mes forces que les électeurs de gauche y mettent bon
ordre en sanctionnant massivement et nettement les diviseurs;
Cette condamnation est reprise par le PRG ( Parti Radical de Gauche)
par la voix de son PRésident Jean Michel Baylet " La règle historique
du désitement républicain parait voler en éclat ( ..) Seul le
rassemblement de toute la gauche est porteur d'espoir et de
victoire..."
Au niveau local outre la particpation de nos amis socialistes
indépendants réunis autour de Daniel Bernard nous venons de recevoir
le soutien de Jean Claude Jammot Conseiller Municipal socialiste
sortant.
Après
les bons résultats obtenus par la liste "Ensemble pour le renouveau de
Bagnolet" conduite par Marc Everbecq et de Josiane Bernard au 1er tour
des élections cantonales, le collectif des socialistes indépendants
animé par Daniel Bernard a souhaité s'exprimer et appeler les
Bagnoletais à amplifier la mobilisation. Nous publions ici leurs
déclarations.
Election municipale
"Avec
près de 44% des voix vous avez confirmé votre volonté de donner à
Bagnolet une équipe municipale rassemblée qui aura les moyens de mettre
en œuvre, par le travail et dans la transparence, un programme
ambitieux qui correspond aux attentes de chacun d'entre vous.
Nous nous félicitons d'avoir pris part à ce rassemblement dès le premier tour et vous remercions de votre confiance.
Pour
permettre à Bagnolet la réussite pour tous, le mieux vivre ensemble et
le développement urbain et économique, le 16 mars il s'agit,
d'amplifier le résultat du premier tour."
Election cantonale
"Conformément
aux accords nationaux entre le Parti Communiste et le Parti Socialiste
pour défendre l'union de la gauche, et en tant que socialistes
indépendants, nous appelons à voter pour la candidate du Rassemblement
de la gauche, Josiane Bernard arrivée en tête au premier tour des
élections cantonales."
Collectif de militants socialistes indépendants, animé par Daniel Bernard.
Ce
soir, je remercie profondément les électrices et les électeurs de
Bagnolet qui ont apporté leurs suffrages à la liste 'Ensemble pour le
renouveau de Bagnolet". Les 3597 électrices et électeurs qui nous ont
apporté leur confiance et leur soutien représentent 43,82% des voix
exprimées. La force de ce résultat extraordinaire, supérieur à celui de
2001, malgré la présence cette année d'une liste PS-Verts alors que ces
partis soutenaient la liste conduite par les communistes en 2001, est
le fruit du travail engagé avec
les Bagnoletais depuis plusieurs années. Un travail de participation
active des citoyens à l'élaboration d'un nouveau projet de ville
s'appuyant sur la relance du dynamisme de Bagnolet, sur son
attractivité économique, sur le maintien de sa dimension populaire dans
le prolongement des valeurs profondes et historiques de Bagnolet en
matière de solidarité et de justice sociales. Les
Bagnoletais viennent de confirmer ce choix d'une ville populaire et
moderne aux portes de Paris, notre ville capitale. Nous allons
maintenant travailler à la réalisation de cette dynamique. La
participation démocratique des Bagnoletais à ce projet aura été et
sera notre meilleur atout. Dès ce soir j'appelle l'ensemble des
électrices et des électeurs qui se reconnaissent dans ce projet à
amplifier la dynamique de rassemblement du premier tour. Ce
rassemblement restera d'abord celui des citoyennes et des citoyens. Il
sera aussi celui des partis de gauche qui ont commencé à travailler
dans la loyauté et la clarté à l'image des communistes du PCF, des
socialistes indépendants autour de Daniel Bernard, de Lutte Ouvrière,
du MRC. Les forces de gauche doivent continuer à se rassembler. C'est
l'appel que je lance afin de dire, ensemble, et avec force, que nous
voulons une autre politique que celle menée par le gouvernement de
Nicolas Sarkozy. La gauche doit maintenant se rassembler aux cantonales
et aux municipales. En respectant le choix des électrices et des
électeurs du 1er tour qui veulent qu'une page soit tournée pour que
Bagnolet ne revive plus les divisions au sein de la municipalité. Les
Bagnoletais ne veulent plus être otages des affrontements politiciens.
Ensemble nous voulons construire le renouveau de Bagnolet. Alors je
vous invite à voter le 16 mars prochain en faveur de la liste que je
conduirai.
Hier
soir, soirée de collage. Un militant de la liste Di Martino s'est fait
surprendre, photo à l'appui, en train de bomber des affiches.
Bizarrement, on retrouve sur des panneaux officiels les mêmes traces de
bombe. Depuis des semaines nos affiches - collées par des militants
bénévoles - se font taguer, lacérer. Ce personnage, ancien thuriféraire
de Pierre Mathon, se présente souvent comme le parangon de la
démocratie. Le voila démasqué ! La photo est bien entendu à disposition
!
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| jeudi 13 mars 2008, a 18:47 |
| Des municipales qui laisseront des traces au PS . |
Si
le premier tour valide la stratégie de rassemblement à gauche, il ne
libère pas pour autant de la condamnation à n'être qu'un contre-pouvoir
local.
Erreur. L'appréciation est suggérée par François
Hollande. En cause : les propos tenus par Ségolène Royal appelant à
« des alliances partout avec le Modem ». François Hollande : « Elle
fait la même expérience à chaque fois qu'elle tente de convaincre »
François Bayrou de s'allier avec elle. Manière de dénoncer la confusion
entre des électeurs qui n'excluent pas définitivement la gauche, et le
mouvement politique d'un François Bayrou héritier du giscardisme. Le
premier secrétaire du PS est certes engagé dans une consultation
électorale spécifique. Il joue gros. Son avenir. Mais aussi
l'orientation politique à l'horizon du congrès de la fin de l'année. De
ce point de vue, la stratégie de rassemblement à gauche pour le premier
tour (avec ses trop nombreuses exceptions) est à haute valeur ajoutée
en interne quand, lors de l'épisode électoral présidentiel, de
nombreuses voix s'étaient élevées pour changer le « logiciel
stratégique » d'alliances du parti ainsi que la nature de son projet .
Lequel, devait, entendait-on, épouser le glissement à droite de la
société. Si rien n'est joué sur le contenu de la visée transformatrice,
les municipales laisseront une empreinte politique qui pèsera dans les
débats du congrès : une sorte de réussite par la preuve ! François
Hollande s'est même payé, hier, le luxe de donner une leçon politique
en évoquant la stratégie du PCF : « Le PCF n'a pu connaître de succès
(au premier tour) que parce qu'il s'est engagé dans une dynamique
unitaire avec le Parti socialiste. » Le PS y voit donc la validation du
rassemblement à gauche même s'il ne perd pas de vue son ambition de
création d'une grande force politique à gauche. De l'extrême gauche aux
centristes ? Les conditions posées ces dernières heures par François
Hollande, d'une part, et aussi ses alliés, d'autre part - en
particulier communistes -, pourraient baliser la largeur de l'éventail.
Le ralliement majoritaire à cette stratégie n'est cependant pas
acquis. D'autant que des élections municipales ou cantonales ne font
pas la préfiguration d'une présidentielle. François Hollande mais aussi
bon nombre des cadres qui ont suivi à l'aveuglette l'aventure
ségoliniste ont payé cash les illusions semées et les leçons très
limitées tirées de 2002, et surtout après la victoire des régionales en
2004. Lesquelles s'étaient déjà jouées victorieusement sur le mode du
rassemblement de la gauche en dépit des velléités d'autonomie d'une
partie des forces de gauche. Le PS touche là à un paradoxe
existentiel : il rassemble, mais en dehors des grands enjeux réputés
plus nationaux, et ce rassemblement s'effectue davantage sur une base
de sanction de la droite que d'adhésion aux positions alternatives à
l'échelle du pays qu'il assure pourtant incarner, sur le pouvoir
d'achat, l'emploi, la sécurité, la santé, la démocratie… Or, ce n'est
pas forcément parce que la droite perd que la gauche gagne. Sauf à se
satisfaire d'une condamnation à perpétuité à un contre-pouvoir
territorial. Échapper à la malédiction suppose la reconstruction d'une
crédibilité nationale nouant dans un creuset idéologique proximité et
perspectives donnant sens à une alternative politique et sociétale à la
hauteur des transformations considérées, à un moment donné, comme
souhaitables et possibles par l'opinion. Une crédibilité qui est au
coeur de l'enjeu du congrès. La question du leadership ne trouverait
qu'alors sa solution. À condition que cesse le bal des ego.
Dominique Bègles
l' Huma du 12 /03 / 08
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| jeudi 13 mars 2008, a 16:54 |
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« Stress » au travail ? Travailler à en mourir...
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| jeudi 13 mars 2008, a 12:08 |
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Dassault, cet anticommuniste primaire...
Serge
Dassault (UMP), 82 ans, est menacé à Corbeil-Essonnes, ville qu'il
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| jeudi 13 mars 2008, a 11:48 |
| La droite tente de reprendre la main . |
Élections
. Après le coup de semonce du premier tour, l'Élysée recadre la
campagne en multipliant les signes contradictoires sur le terrain,
entre apaisement et durcissement du discours.
Déni du vote sanction
La droite sort l'artillerie lourde pour sauver ses villes et ses
cantons. Désormais, plus question de laisser aux sous-fifres le soin de
se battre sur le terrain local : Nicolas Sarkozy et François Fillon
sont entrés de plain-pied dans la campagne de ldeux tours. Pourtant,
officiellement, pas question de reconnaître une défaite ou une sanction
de la droite au plan national, qui risquerait de compromettre la
poursuite des « réformes ». À l'UMP, le secrétaire général, Patrick
Devedjian, a quant à lui nié toute « sanction contre le gouvernement »,
estimant que « la gauche a échoué totalement » dans cette entreprise
avec le « succès » de plusieurs ministres candidats au premier tour.
Un « second tour difficile »
Mais, en coulisses, les mines sont crispées, Avant le dépôt des
listes, hier soir, l'UMP a tout tenté pour maximiser ses chances, entre
recherche d'alliances au centre et rapprochements avec les dissidents
du premier tour. Parfois dans une belle pagaille comme à Metz où l'UMP
soutiendra le maire sortant, Jean-Marie Rausch, contre sa candidate du
premier tour, Marie-Jo Zimmermann, qui a fusionné avec le Modem
entre-temps. La droite sait qu'elle a du souci à se faire, après les
grandes villes remportées dès le premier tour par la gauche, la fin des
espoirs de l'UMP à Paris et à Lyon, et les risques de basculement de
nombreuses villes et conseils généraux dimanche prochain. À défaut de
« sanction », mot tabou, Patrick Devedjian est forcé de reconnaître que
les cadres de la droite sont « préoccupés par le second tour, il est
évident qu'il sera difficile ». Dans le Monde, Alain Juppé, réélu maire
de Bordeaux dimanche, revient sur la stratégie décidée par Nicolas
Sarkozy en déclarant que « c'était une erreur de vouloir politiser
cette élection ».
Sarkozy et Fillon sur le terrain
Alors on s'organise pour sauver tout ce qui peut l'être à droite. Le
plan de bataille de l'entre-deux tours est dirigé directement depuis
l'Élysée. Les correspondants du Parisien relataient, hier, la tenue
d'une réunion, dès lundi matin, de Nicolas Sarkozy avec Claude Guéant,
secrétaire général de la présidence, François Fillon, Patrick
Devedjian, Jérôme Peyrat, conseiller politique du président, et le
secrétaire aux élections de l'UMP, Alain Marleix. Au premier ministre,
la tâche du soutien des candidats UMP, en tant que chef de la majorité.
François Fillon retrousse ses manches et se rend dans des villes où la
droite conserve des chances de l'emporter comme à Longjumeau où sa
secrétaire d'État à l'Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, est en
ballottage, et dans le quinzième arrondissement de Paris où le PS
devance l'UMP. Aujourd'hui, il se rendra à Tarbes pour encourager le
candidat UMP face à la gauche conduite par Jean Glavany (PS).
Droitisation de la campagne
Stratégie différente pour le chef de l'État. Le président de la
République a assuré qu'il « n'a pas à s'impliquer dans les élections
municipales », lors d'un déplacement à Toulon, hier, dont le caractère
partisan dans l'entre-deux tours n'a échappé à personne. Une attitude
qui vise d'abord à se sauvegarder lui-même en cas de Berezina pour la
droite, dimanche prochain, mais aussi à préserver les chances des
maires sortants plombés par un président qui n'a plus la confiance des
Français. Le choix de son déplacement à Toulon, hier, comme du thème de
l'immigration retenu ne doivent rien au hasard. Dans cette ville, où la
droite est en terrain conquis, avec plus de 65 % au premier tour pour
Hubert Falco (UMP), le président de la République fait mine de se tenir
à l'écart du tumulte de la campagne. Mais tout le monde a relevé la
proximité de Nice et de Marseille où l'UMP joue gros, avec Christian
Estrosi, secrétaire d'État à l'Outre-Mer, et Jean-Claude Gaudin,
vice-président de l'UMP.
Nicolas Sarkozy manie aussi le symbole jusqu'à la nausée, puisqu'il
est venu parler d'immigration dans une ville autrefois dirigée par
l'extrême droite. Un clin d'oeil appuyé et évident aux anciens
électeurs frontistes visant à droitiser la campagne et à mobiliser un
électorat déçu depuis son arrivée à l'Élysée.
Amadouer l'électorat de gauche
Pour sauver les meubles, la droite ne craint pas de se contredire.
Dans le Var, Nicolas Sarkozy a affirmé dans le même propos qu'« il ne
s'agira pas dimanche prochain de décider de la politique de la
nation », mais qu'il entend aussi « tirer les leçons de ces élections »
après le second tour et en tenir « naturellement compte ». R | |