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lundi 31 mars 2008, a 21:15
Application de la loi sur le droit au logement opposable .

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Application de la loi sur le droit au logement opposable

Par Brigitte Gonthier-Maurin - 25 Mars 2008

Madame la ministre, le vote de la loi instituant le droit opposable au logement et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale, dite « loi DALO », a donné de l'espoir aux Français qui souffrent de mal-logement, et ils sont nombreux. Selon la Fondation Abbé-Pierre, en France, trois millions de personnes sont mal logées et la demande de logements sociaux a quasiment doublé en vingt ans.

Dans le seul département des Hauts-de-Seine, depuis l'entrée en vigueur de la loi DALO, plus de 5 000 formulaires ont été retirés en préfecture et 915 dossiers sont déjà déposés.

Pourtant, dans mon département, l'application de cette loi risque de ne jamais être effective, de même que la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains, dite « loi SRU ». Je rappelle que, sur trente-six communes, seize - toutes de droite - ont choisi de ne pas respecter cette loi.

Bien pis, une partie du parc HLM est désormais en vente, alors que plus de 100 000 demandes de logements sociaux sont en souffrance.

En 2006, le conseil général des Hauts-de-Seine, alors dirigé par Nicolas Sarkozy, avait fixé l'objectif de construire chaque année 3 500 logements sociaux. Or seuls 2 590 logements ont été construits en 2006. De plus, le conseil général en a mis en vente 4 000.

Encore convient-il de préciser de quel type de logements sociaux nous parlons. Ainsi, 34 % des logements sociaux neufs financés étaient des logements de type « PLS », prêts locatifs sociaux, par conséquent inaccessibles aux revenus les plus modestes.

La politique de destruction engagée par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, l'ANRU, pose aussi des problèmes.

À Antony, lors de la dernière mandature, 376 logements sociaux ont été détruits, essentiellement des F4 et des F5, un comble pour un département qui compte beaucoup de petits logements, soit 38 % du parc locatif. Parallèlement, cinquante nouvelles constructions ont été enregistrées, mais il s'agit d'accession à la propriété.

À Antony encore, toute la réserve foncière restante a été vendue à des promoteurs privés. Et que dire du devenir de la cité universitaire d'Antony, qualifiée de « kyste » par M. Devedjian ?

La commission de médiation et droit au logement opposable, mise en place le 2 janvier dernier dans les Hauts-de-Seine, est donc confrontée à un véritable casse-tête.

Comme l'indique le décret d'application de la loi DALO, « la commission […] se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement ou à l'accueillir dans une structure d'hébergement… »

Mais, faute de stock de logements, le travail de la commission se limite à faire le tri et à garder les demandes qu'elle ne peut décemment pas écarter du dispositif. Que dire, en outre, de son rythme de travail : à peine une trentaine de dossiers tous les quinze jours ?

Or, vous le savez, madame la ministre, la loi impose aux préfets une proposition de relogement dans un délai de six mois. Quelle marge de manoeuvre possède le préfet des Hauts-de-Seine, dès lors que le patrimoine existant est très insuffisant, voire s'amoindrit ?

Une fois de plus, ne va-t-on pas se tourner vers les villes solidaires, comme Gennevilliers, Bagneux ou Malakoff, qui disposent déjà d'un parc social largement au-dessus des 20 % ? Quid des villes qui sont largement en deçà de la loi SRU, comme Boulogne-Billancourt ou Sceaux ?

Madame la ministre, vous avez annoncé des « orientations » en direction des préfets, afin que les publics du droit au logement opposable ne soient pas systématiquement logés dans les villes où il y a une concentration de logement social. En outre, vous avez reconnu que l'application du droit au logement opposable au 1er décembre 2008 pourrait connaître un « petit bug » en raison de l'ampleur des constructions à entreprendre. Il sera gigantesque dans les Hauts-de-Seine !

Madame la ministre, quelles mesures le Gouvernement entend-il prendre pour que la loi DALO soit pleinement et véritablement appliquée dans le département des Hauts-de-Seine ?

M. le président. La parole est à Mme la ministre.

Mme Christine Boutin, ministre du logement et de la ville. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, c'est pour moi un grand honneur que d'ouvrir cette séance sur une question aussi importante et je suis heureuse que ce soit ici, au Sénat.

Madame le sénateur, vous m'interrogez sur le droit au logement opposable. Vous le savez, je suis une militante du droit au logement opposable : je l'étais avant d'être nommée ministre, je le suis davantage encore depuis que cette responsabilité ministérielle m'a été confiée. Je tenterai donc de répondre aussi précisément que possible à votre question longue et circonstanciée.

En application de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit opposable au logement et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale, dite « loi DALO », la commission de médiation et droit au logement opposable des Hauts-de-Seine, chargée d'examiner les recours, s'est réunie le 15 janvier 2008.

À la fin du mois de février, 966 dossiers avaient été déposés, alors que 5 147 avaient été retirés. Cet écart tient tout autant à la difficulté rencontrée par les demandeurs potentiels de connaître les catégories de publics prioritaires qu'à celle de remplir les formulaires requis. La commission a commencé leur examen. Je ne peux pas vous laisser dire, madame le sénateur, que cette instance fait un « tri ». Elle est chargée d'appliquer la loi, qui a établi six catégories prioritaires. Aussi examine-t-elle les dossiers et détermine-t-elle ceux qui émanent de demandeurs répondant aux critères de « public prioritaire ».

Je vous l'accorde, madame le sénateur, dans les Hauts-de-Seine, comme dans l'ensemble de l'Île-de-France, le droit au logement ne pourra être totalement effectif que si la construction de logements est fortement relancée.

C'est la raison pour laquelle j'ai demandé à M. Pierre Mutz, préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, d'organiser des états généraux du logement. En Île-de-France, quatre groupes de travail regroupant l'ensemble des acteurs - élus, professionnels, associations - se sont réunis depuis le mois de novembre 2007. Ils ont élaboré de nombreuses propositions, dont certaines verront leur traduction dans le projet de loi que je compte présenter prochainement au Parlement pour réduire cette crise majeure du logement qui frappe notamment la région francilienne.

Madame le sénateur, nous n'avons pas encore le recul suffisant pour évaluer les effets de la mise en application des commissions de médiation et droit au logement opposable, puisqu'elles ont été mises en place au 1er janvier dernier. Sur l'ensemble de la France, fort peu de dossiers ont été retenus comme émanant d'un public prioritaire. Il est vrai que 50 % des difficultés sont concentrées dans la région de l'Île-de-France et 75 % de ces 50 % concernent Paris. Le problème du logement se pose donc avec une acuité particulière dans cette région.

Pour les communes concernées par l'article 55 de la loi SRU, le bilan sur la deuxième période triennale d'application, 2005-2006-2007, est en cours. À cet effet, j'ai adressé le 30 janvier dernier une lettre aux préfets de département pour qu'ils veillent à faire preuve de rigueur dans les suites à donner aux constats de carence dressés auprès des communes qui n'auraient pas atteint leurs objectifs. En outre, la loi portant engagement national pour le logement a institué une commission départementale chargée d'examiner les difficultés de chaque commune n'ayant pas atteint ses objectifs triennaux. J'ai demandé aux préfets de présider personnellement cette commission afin qu'ils trouvent avec les maires des moyens très concrets de débloquer la production de logements sociaux.

J'ai également pris l'engagement d'organiser, après les élections municipales, c'est-à-dire dans le mois qui vient, une réunion avec les maires des villes détenant un contingent de logements sociaux important, qui sont inquiets, comme vous l'avez souligné, madame le sénateur, car ils redoutent que soient accrues leurs difficultés à accueillir ces publics prioritaires. À cette occasion, j'apporterai un certain nombre de réponses, car j'estime que leur crainte est légitime et qu'il faut en tenir compte.

Enfin, madame le sénateur, vous m'avez interrogé sur la mise en place de l'ANRU. Je n'imagine que vous remettiez en cause la politique de cet organisme, dont l'action est nécessaire à la réhabilitation urbaine.

Si je tiens à poursuivre la politique de rénovation urbaine, j'ai particulièrement à coeur que soit pris en considération l'effet « démolition-reconstruction ». Puisque notre pays manque de logements, avant de démolir, il est impérieux de bien réfléchir à ce qu'on envisage de construire.

Madame le sénateur, j'espère que mes réponses vous satisfont. Quoi qu'il en soit, je souhaite vraiment que le droit au logement opposable soit appliqué et que le scandale que connaît la France aujourd'hui, celui de ne pas pouvoir loger tous ses enfants, ne soit plus qu'un mauvais souvenir à la fin du quinquennat du Président de la République.

M. le président. La parole est à Mme Brigitte Gonthier-Maurin.

Mme Brigitte Gonthier-Maurin. Madame la ministre, nous ne pourrons relever le défi du droit à un toit pour tout un chacun dans ce pays que par une construction massive de logements, surtout réellement accessibles aux plus démunis.

Dans mon département, sont mis en concurrence des dossiers relevant du DALO et d'autres qui sont déjà en attente dans les mairies ou dans les offices d'HLM.

Un problème va se poser. Le préfet des Hauts-de-Seine, qui n'a pas gardé son contingent, va être obligé de se tourner vers les mairies ou les offices d'HLM pour pouvoir répondre aux demandes qui lui sont faites pour les dossiers déposés au titre du DALO.

Pour trouver de la place, il faudra envisager d'augmenter les surloyers. J'attire votre attention sur le fait que, dans certaines communes de droite de mon département, ces surloyers peuvent atteindre jusqu'à 500 euros, somme exorbitante. D'aucuns auront tendance à remettre en cause le droit au maintien dans les lieux en pointant particulièrement du doigt les personnes âgées, pour lesquelles devoir se séparer de leur logement sera un véritable drame.

Les bailleurs sociaux auront la possibilité d'appliquer un conventionnement global, qui leur permettra de dépasser les actuels plafonds de loyer.

Toutes ces mesures participeraient à une politique du logement social qui viserait à faire sortir les « moins modestes » de ce type de logement.

Madame la ministre, la commission de médiation a commencé son travail. L'examen d'une trentaine de dossiers tous les quinze jours est ridicule, au regard de l'urgence.

M. le président. Veuillez conclure, ma chère collègue !

Mme Brigitte Gonthier-Maurin. Je pourrai vous donner des exemples de la façon dont les dossiers sont triés, mais je n'en ai malheureusement pas le temps.

Je tiens cependant à rappeler que la loi de Robien a englouti 400 millions d'euros par an, soit l'équivalent de 200 000 logements sociaux. Par ailleurs, le fait de donner la gestion du livret A à toutes les banques privées, qui, nous le savons bien, feront autre chose que se consacrer au financement du logement social, comme pouvait le faire la Caisse des dépôts et consignations, m'inquiète.

lundi 31 mars 2008, a 19:06
Usine de nylon de St-Laurent-Blangy .


Le sort des 371 salariés rescapés en suspens à New York

 

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Créée sur les bords de la Scarpe, pour produire du nylon, l'usine NORSYNTEX compta

1 350 salariés quand elle fut reprise par RHONE-POULENC alors nationalisé.

Reprivatisé, puis cédé aux italiens de NYLSTAR , le site fut dépecé puis racheté par RHODIA.

A chaque transfert une partie de ses effectifs fut liquidée.

RHODIA retirant ses billes, NYLSTAR se retrouva l'an dernier avec 77 millions d'€ de dettes, au bord de la faillite. Il reste alors sur le site de Blangy. 316 salariés, plus les 55 de l'usine annexe LAMATO.

Au bout d'un an de tractations, faute d'industriel pour relancer la production, c'est une banque américaine, la BEAR STEARNS, qui reprenait les dépouilles de NYLSTAR : soit le capital et l'usine de Blangy plus une usine polonaise. STILON SA.

Le tout se faisant en créant une filiale italienne: MERYL FIBER GROUP .

Tout semble s'arranger, quand le 16 mars 2008, la puissante BEAR STEARNS, prise dans la tourmente financière des Etats-Unis,se trouve à son tour au bord de la faillite. Elle est alors rachetée par la puissante JP MORGAN CHASE BANK, au prix de 2 dollars l'action (qui valait encore 130 dollars en octobre 2007)

Voilà pourquoi l'avenir des 371 salariés de l'usine de Blangy et ceux de leurs camarades polonais, passés de la coupe de NORSYNTEX à celles de RHÔNE-POULENC puis de RHODIA, puis de NYLSTAR puis de MRYL FIBER GROUP et de BEAR STEARNS dépend aujourd'hui des caprices des actionnaires de la banque JP MORGAN, qui peuvent du jour au lendemain tout liquider.

Ainsi va le monde capitaliste, au nom de la loi sacro-sainte du marché, prônée par la droite et le parti socialiste.

Ajoutons que ceux des 15 500 salariés de la BEAR STEARNS, qui avaient, à partir d'actions de leur propre banque, constitué leur plan de retraite, ont vu celle-ci s'effondrer en quelques heures. Ils portent plainte sans grand espoir de récupérer leur placement .

Voilà ce que nous prépare le gouvernement qui veut progressivement détruire notre système de retraite par répartition au profit des placements privés.

Blog P.C.F ARRAS

lundi 31 mars 2008, a 18:33
ECOLE EN DANGER !

Tract : Ecole en danger !

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Par : Communication
Mis en ligne : 28 mars

Le PCF sera présent à la manifestation des lycéens à Paris le mardi 1 avril. Le rendez-vous des militants d'Ile de France, notamment en vue de la diffusion du tract est : 14h15, M° Luxembourg.

Le mouvement des jeunes communistes sera également présent sur la manifestation.

En décidant de ne pas renouveler un fonctionnaire sur deux, le gouvernement fait un choix concret : celui de réduire drastiquement dans notre pays le nombre d'infirmières, de gardiens de la paix, de juges, … et d'enseignants.

À télécharger

L'école est la première touchée : avec près de 100.000 enseignants en moins depuis 2002, 12.000 cette année et d'autres programmés d'ici 2012, le plan d'austérité éducative du ministre Darcos est un vrai danger public. Le PCF apporte tout son soutien aux enseignants, parents et aux élèves qui manifestent leur colère partout en France.

Le monde de demain a besoin de citoyens et de salariés plus instruits !

L'information, le savoir, la connaissance n'ont jamais joué un aussi grand rôle qu'ajourd'hui. Inventions et découvertes se multiplient. Pour les poursuivre, les maîtriser, pour que leurs applications profitent à tous, qu'elles permettent une nouvelle croissance respectueuse des hommes comme de l'environnement, nous n'avons donc jamais eu autant besoin d'hommes et de femmes accédant au plus au niveau de culture.

C'est aussi une question citoyenne et démocratique : un haut niveau de formation développe l'esprit critique, utile pour penser l'avenir, agir ensemble, apprendre des autres et au besoin se défendre face à toutes les dominations, à commencer par celle idéologique exercée par les médias dominants.

Ne pas accroître les inégalités, mais les combattre !

Chacun le sait, l'école est face à de réelles difficultés pour faire réussir tous les élèves. Mais alors qu'un effort sans précédent devrait être accompli dans ce domaine, le gouvernement multiplie les coups contre notre système éducatif.

- Alors que la scolarisation précoce est un gage de réussite surtout quand les parents n'ont pas fait d'études longues et ne peuvent pas « préparer le terrain » pour le CP, des menaces pèsent sur l'avenir de l'école maternelle avec le risque de renvoyer vers des crèches, des gardes privées…

- Alors que 15% d'élèves au niveau national sortent de l'école élémentaire avec un niveau très faible, le ministre Darcos supprime pour tous 2h d'enseignement par semaine pour les réserver aux 15% d'élèves les plus en difficulté quand chacun sait que dans les écoles « défavorisées », ce sont 80% des élèves qui auraient besoin de ces 2h contre 2% dans les quartiers privilégiés. Encore plus d'injustice !

- Alors qu'il faudrait penser des programmes de notre temps, la réforme des programmes baisse l'objectif du « niveau minimum » : se contenter de « mémoriser » et d'être dociles pour les uns qui seraient condamnés à être des « exécutants » de l'économie capitaliste ; développer les capacités de réflexion pour les autres mais en les payant au rabais sans reconnaître leur qualification. Voila la « priorité » pour l'éducation du Président Sarkozy : priorité au service du profit des actionnaires, pas du développement de la société.

- Alors que l'école a besoin d'enseignants parfaitement formés, tant dans leur discipline que sur la pédagogie, l'Etat liquide la formation d'enseignants au lieu de l'améliorer. Absurde : les profs sont poussés à enseigner des disciplines pour lesquels ils n'ont pas été formé. On les surcharge d'heures supplémentaires au détriment du travail pédagogique d'équipe au sein des établissements.

- Alors que, naissances oblige, les effectifs grimpent en primaire et bientôt en secondaire, le gouvernement supprime les postes par milliers, créant des classes surchargées, réduisant les possibilités de choix de filières et poussant vers la sortie du système scolaire les redoublants qui ne trouveront plus place dans les établissements.

Riposter de suite : défendre et proposer

Ne nous laissons pas diviser : quelle que soit son origine sociale, chaque jeune a droit un haut niveau de culture commune dans une scolarité unique, avant de s'orienter. Tous les élèves peuvent apprendre et l'échec scolaire peut être vaincu.

Le PCF propose un plan de lutte contre les inégalités scolaires (voir ci-contre nos propositions) !

Dans les Villes, dans les Conseils Généraux, les élus communistes qui viennent d'accéder à des majorités, vont favoriser les aides aux familles, l'éducation, la culture et le sport. Mais seul l'État peut et doit assurer l'égalité de tous sur l'ensemble du pays. Les moyens d'un système éducatif du XXIème siècle existent : il faut s'attaquer aux profits du grand patronat et de la finance.

Dans les luttes en cours et les manifestations prévues, les communistes vont agir avec tous ceux qui souhaitent empêcher ces injustices. C'est possible en s'unissant, personnels, parents, élus, lycéens et étudiants. Lançons la riposte avec des contre-projets pour l'avenir de l'école, en prouvant que d'autres choix sont possibles.

site du P.C.F

lundi 31 mars 2008, a 18:11
BANDEROLE RACISTE : TROP , C'EST TROP !



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 31 mars

Les tribunes du Stade de France ont été souillées par la banderole raciste déployée par quelques supporters du PSG. Cette banderole foule aux pieds les valeurs de tolérance et de solidarité portées par notre ville. Malheureusement, cette triste affaire s'ajoute à d'autres. La tribune de Boulogne est bien trop souvent le lieu d'actes xénophobes.

A présent, la coupe est pleine. Assez d'ignominie ! Paris, ville lumière, n'a pas vocation à être ternie par de tels messages de haine. Il est temps de déployer les grands moyens pour faire le ménage et empêcher que de tels actes se reproduisent. Les interdic

tions de stade ne suffisent plus. Je me réjouis que le parquet de Bobigny ait ouvert une enquête préliminaire pour provocation à la haine et à la violence. Je souhaite que les auteurs de cette sinistre banderole soient identifiés et qu'ils soient punis à hauteur de ce qu'ils méritent.

Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris

Paris, le 31 mars 2008

site du P.C.F

lundi 31 mars 2008, a 04:27
SENAT : Groupe communiste ( Réduction des moyens au lycée professionnel Alfred Coste de Bobigny pour la rentrée 2008 .

   
 
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Réduction des moyens au lycée professionnel Alfred Costes de Bobigny pour la rentrée 2008

Par Eliane Assassi - 26 Mars 2008

Madame Eliane Assassi attire l'attention de Monsieur le ministre de l'éducation nationale sur la situation particulière dans laquelle se trouve le lycée professionnel Alfred Costes de Bobigny.

En effet, selon le projet de Dotation Horaire Globale pour la rentrée 2008-2009, il est prévu de supprimer entre 10 et 12 postes sur 65, de réduire les horaires, d'augmenter les heures supplémentaires d'enseignement obligatoire, de fermer des sections, d'augmenter les effectifs en classe et, de faire passer le bac professionnel en trois ans au lieu de quatre actuellement.

La communauté éducative a tout lieu de s'inquiéter d'un tel projet qui plus est s'agissant en l'occurrence d'un lycée classé « prévention violence ».

Il faut savoir que cette politique de rigueur touche tout le pays. Pour ce qui est du département de la Seine-Saint-Denis par exemple, on estime aujourd'hui à 240 le nombre de postes qui seraient supprimés dans les lycées lors de la prochaine rentrée scolaire.

Elle note, à cet égard, que la mobilisation des enseignants et des lycéens s'accélère au plan départemental comme au plan national pour dénoncer cette précarisation des conditions de travail du monde éducatif aux conséquences catastrophiques pour les élèves qui ne peut conduire qu'à l'aggravation de l'échec scolaire.

Elle tient à préciser que, s'agissant particulièrement des jeunes de la Seine-Saint-Denis, les besoins d'éducation, d'apprentissage et de formation - sans nul doute plus aigus qu'ailleurs avec 6000 enfants en « errance » selon la DDASS - sont immenses et représentent un axe prioritaire pour la réussite de cette jeunesse en quête d'avenir.

Très inquiète face à une telle situation, elle lui demande par conséquent de revenir sur les choix comptables qu'il applique dans l'éducation nationale afin qu'il n'y ait à la prochaine rentrée scolaire aucune suppression de postes, ni au lycée Alfred Costes de Bobigny ni ailleurs dans le pays.

Question écrite publiée au Journal Officiel du 27 mars 2008.

dimanche 30 mars 2008, a 19:02
Acelor Mittal : Vers la fermeture partielle de Gandrange .

Vers la fermeture partielle de Gandrange ArcelorMittal

Selon les syndicats, ArcelorMittal va annoncer la semaine prochaine la poursuite du plan de fermeture partielle de l'usine de Gandrange (Moselle), avec 595 suppressions d'emplois.

Contrairement aux espoirs suscités par Nicolas Sarkozy, la direction a rejeté les contre-projets syndicaux.

 

• Des contre-projets contre la fermeture • Où va l'industrie française ?

site de l' Humanité

dimanche 30 mars 2008, a 18:27
POUR NOS RETRAITES !

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Pour nos retraites : Mobilisons nous, Camarades !
dimanche 30 mars 2008 -12:42
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Retraites 80 000 partout en France. Un bon début!

Les manifestations à l'appel de la CGT, de la FSU, de Solidaires et de l'Unef pour l'avenir des retraites ont réuni samedi 80 000 personnes dans 115 rassemblements et manifestations, partout en France.

"C'est une mise en jambes, une initiative indispensable pour que le débat soit public dans le pays", a indiqué à la presse le secrétaire général de la CGT en tête de la manifestation parisienne. A Paris, entre Nation et Bastille on a compté 13 000 participants au cortège.

On a enregistré des participations très significatives dans certaines villes comme Bordeaux (2000), Clermont-Ferrand (800), Chalon-sur-Saône (1000), Brest (1500), Rennes (2000), Orléans (1250), Montpellier (1000), Nîmes (1000), Limoges (2000), Tarbes (900), Lille (1500), Caen (1000), Le Mans (6000), Marseille (10000), Toulon (1000), Saint-Etienne (1200), Roanne (800), Lyon (5000).
puce.gifLire la suite -

dimanche 30 mars 2008, a 18:11
La crise financière se propagera-t-elle au delà du secteur bancaire ?

La BaFin est l'autorité allemande des marchés financiers.

« La crise financière mondiale pourrait coûter jusqu'à 600 milliards de dollars (380 milliards d'euros) aux banques et autres institutions financières du monde entier, selon un rapport interne de la BaFin cité par le magazine allemand Der Spiegel.

Le bilan évoqué par l'autorité allemande des marchés financiers, dont l'hebdomadaire se fait l'écho dans un article communiqué ce week-end avant sa parution lundi 31 mars, constitue le plus noir des scénarios envisagés pour les pertes liées aux turbulences des marchés, elles-mêmes provoquées par la crise des crédits immobiliers à risque aux États-Unis, les “subprimes”.

“Sur la base des informations dont nous disposons et de la situation actuelle du marché, nous pensons qu'un chiffre de 430 milliards de dollars (270 milliards d'euros) est plus probable”, ajoute le rapport de 16 pages de la BaFin, cité par le Spiegel.

L'autorité a calculé que les banques avaient déjà dévoilé environ 295 milliards de dollars de pertes, dont 10% environ reviennent à des établissements allemands, poursuit le magazine.

Par extrapolation, les banques allemandes pourraient accuser en tout 60 milliards de dollars de pertes dans le scénario catastrophe de la BaFin, et 43 milliards de dollars dans une hypothèse plus favorable.

Selon le Spiegel, l'autorité évoque aussi un risque de voir la crise financière se propager au-delà du secteur bancaire pour gagner les hedge funds, les assureurs, les fonds de pension et même certaines entreprises extérieures au monde de la finance.

Une porte-parole de la BaFin a refusé de commenter l'article du Spiegel, mais indiqué que l'autorité avait préparé un document de discussion en prévision de la réunion des régulateurs du secteur financier et banquiers centraux qui s'est achevée à Rome samedi.

Le chiffre de l'ordre de 300 milliards de dollars pour les pertes publiées jusqu'ici a été établi à partir des sources disponibles publiquement, a-t-elle ajouté. »

Jonathan Gould, version française Gilles Guillaume.

puce.gifhttp://www.lemonde.fr/web/eco/depeches/0,14-0@2-3234,7-439@39-34880570,0.html?NAV1=DEP&NAV2=DEPECHES

De : Instit
dimanche 30 mars 2008

site BELLACIAO

dimanche 30 mars 2008, a 17:55
Des nouvelles de Mumia Abu Jamal .

ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA Collectif Unitaire 37 de Soutien à Mumia Abu-Jamal www.mumiabujamal.net Communiqué de presse

La Cour d'Appel Fédérale de 3ème circuit (Philadelphie – Pennsylvanie - USA) vient de rendre son jugement : le procès de 1982 à l'issue duquel Mumia Abu-Jamal a été condamné à mort était entaché de racisme. La Cour reconnaît ainsi que les droits constitutionnels de l'accusé n'ont pas été respectés. De ce fait, elle annule sa condamnation à mort mais confirme sa culpabilité. Les juges, par deux voix contre une, se prononcent pour un autre procès avec constitution d'un jury qui devra à nouveau statuer sur la sentence. Contrairement à ce qu'annonce de nombreuses dépêches de presse, Mumia Abu-Jamal n'est toutefois pas définitivement à l'abri d'une nouvelle condamnation à mort, ni d'un enfermement à vie. Et dans l'attente, il ne quittera pas le couloir de la mort !

L'avocat de Mumia Abu-Jamal, Maître Robert R. Bryan, nous a déclaré que cette décision était une demi-victoire qu'il fallait, par la mobilisation internationale, transformer en victoire en rendant justice et liberté à son client.

Dans cette situation, le Collectif Unitaire 37 appellent au soutien dans toute la France, et ce sous toutes les formes, notamment par l'envoi immédiat de messages à l'Ambassade des Etats-Unis : 2 avenue Gabriel - 75008 Paris / e-mail : webmaster@amb-usa.fr

Vous pouvez achetez aussi le livre de Claude Guillaumaud Pujol : Mumia Abu Jamal. Un homme libre dans le couloir de la mort. 12€. Les droits d'auteure vont à la défense de Mumia

Contacts : Claude GUILLAUMAUD-PUJOL 06 81 77 54 34

MRAP : 43, boulevard de Magenta 75010 Paris – TEL 01 53 38 99 99 FAX 01 40 40 90 98 – E MAIL abujamal@free.fr

Contacts : Béatrice Koulakssis : koulakssis@wanadoo.fr et Dominique Maugars : dommaugars@wanadoo.fr Mumia Abu Jamal


dimanche 30 mars 2008, a 17:45
La SNCF soigne son actionnaire .

Tout va bien pour la SNCF. En 2007, elle a réalisé 1 milliard d'euros de bénéfices, soit trois fois plus qu'en 2006. Du coup, elle va verser à l'État, son actionnaire, un dividende (le premier de son histoire) de 131 millions d'euros.
Pour apaiser les syndicats de cheminots toujours invités à se serrer la ceinture, la direction a précisé que l'Etat réinvestirait 50 millions d'euros dans le développement ferroviaire. A suivre.

dimanche 30 mars 2008, a 17:31
COMMUNIQUE : Soutien aux salariés de Kléber Toul .

La Fédération de Meurthe-et-Moselle du Parti communiste français tient à exprimer son soutien aux salariés de Kléber Toul à l'heure où, selon la presse régionale (ER 28/03/08), quarante d'entre eux sont visés par une plainte déposée par les trois cadres qui avaient été retenus dans l'usine entre le 14 et le 17 février derniers.

Cette action judiciaire vise à semer la zizanie entre les employés qui sont tous les victimes des décisions patronales du groupe Michelin. En faisant peser la menace de sanctions sévères sur quelques uns, la partie adverse tente d'intimider et de désarmer tout le collectif de travail, celles et ceux qu'on appelle à Toul « les Kléber ».

Le PCF s'associe aux responsables CGT qui demandent :

Aux salariés de venir devant le commissariat de police de Toul,

__jeudi 3 et vendredi 4 avril, __

pour témoigner dans le calme « solidarité et sympathie » à leurs camarades qui seront alors entendus par les policiers, mais aussi pour dire au patronat leur détermination à ne pas se laisser condamner au chômage et à la misère.

Patrick Hatzig!!

dimanche 30 mars 2008, a 17:13
SENAT : Groupe communiste ( Les nouveaux programmes du primaire voulus par Xavier Darcos constituent un recul pédagogique . )

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Les nouveaux programmes du primaire voulus par Xavier Darcos constituent un recul pédagogique
Par Brigitte Gonthier-Maurin - 27 Mars 2008

Le 26 mars, les sénateurs de la commission des Affaires culturelles ont auditionné le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, sur les nouveaux programmes du primaire.

Une fois encore la méthode choisie par le ministre pose question. Comment en effet penser les programmes pour la réussite des enfants pour demain sans qu'ait été menée une véritable évaluation scientifique des bienfaits ou méfaits des précédents programmes ? Les derniers programmes datent seulement de 2002, c'est dire qu'on a à peine le recul de leur application sur une génération d'élèves.

Sur le fond, le ministre veut recentrer les programmes sur « les fondamentaux » : français et mathématiques. Ce sont, il est vrai, des éléments importants. Mais ce retour aux fondamentaux ne doit pas se résumer à la notion d'empilement des connaissances, balayant ce qui fondaient les programmes de 2002, à savoir l'éveil, l'épanouissement, et surtout la quête du sens dans l'acquisition des savoirs et des connaissances. Nous avons besoin des deux car un simple retour aux « méthodes anciennes » ne répondra pas aux exigences historiquement nouvelles qui se posent à nous : celle d'une posture d'appropriation réfléchie des savoirs rendue indispensable par le développement de notre société.

Même scepticisme pour les deux heures du samedi réinvesties sous forme d'aide personnalisée aux élèves en difficulté. Dans les écoles où il y a beaucoup d'élèves en difficulté, ces deux heures seront largement insuffisantes. A l'inverse, dans les écoles où peu d'élèves sont en difficulté, on peut faire beaucoup avec deux heures. Il n'y a pas d'égalité entre une Zep à Gennevilliers et une école à Neuilly. Ce qui signifie donc un renforcement des inégalités.

Enfin, les nouveaux programmes réévaluent la grande section de maternelle en introduisant des connaissances et des exigences scolaires. On peut même parler de pré lecture et de pré calcul. Pour autant, le ministre, interrogé sur ce point lors de son audition, n'a pas indiqué qu'il répondrait favorablement à la proposition d'Alain Bentolila d'une scolarisation obligatoire dès 3 ans. Ce qui équivaut à prendre le risque d'une accentuation des inégalités.

Autant d'interrogations qui n'ont pas semblé émouvoir le ministre.

samedi 29 mars 2008, a 22:27
10 000 lycéens dans la rue .

Plus de 10 000 lycéens ont manifesté hier à Paris, Lyon et Marseille pour protester contre les 11 200 suppressions de postes prévues dans l'éducation nationale à la rentrée prochaine. « Ces suppressions affectent principalement les lycées des banlieues qui, précisément, auraient le plus besoin d'effectifs », a déclaré Hannah Boisson, porte-parole de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL). De son côté, Léo Moreau, vice-président de l'Union nationale lycéenne (UNL), estime que l'ampleur de la mobilisation a « franchi un cran ». Les deux syndicats appellent à de nouvelles manifestations mardi prochain.

l' Huma du 28 / 03 / 08

samedi 29 mars 2008, a 22:11
Retraites : Financement la quatrième solution .

Depuis vingt ans, alors que de lourds sacrifices ont été imposés aux salariés, aucun effort supplémentaire n'a été demandé aux entreprises pour financer le système de retraite. Un point tabou dans le discours du gouvernement.

Pour imposer ses vues, Xavier Bertrand joue volontiers les professeurs, usant d'un raisonnement en apparence implacable. « Vous avez trois leviers sur les retraites, explique le ministre du Travail. Soit vous acceptez de toucher moins de pension de retraite, et personne n'en veut. Soit vous acceptez de cotiser plus et ça, ça ne fait pas de bien au pouvoir d'achat. Soit, si on vit plus longtemps, il faut accepter de cotiser un peu plus longtemps. C'était la logique de 2003, et c'est la logique de tous les pays européens. »

Si bien huilée soit-elle, la rhétorique ministérielle n'en pèche pas moins par des contrevérités et des « oublis ». D'abord parce que, l'expérience l'a montré, l'allongement de la durée de cotisation n'a pas conduit à « travailler plus longtemps », les employeurs continuant d'exclure à tour de bras les travailleurs âgés. Pas plus que cela n'a évité de « toucher moins ». Au contraire : le niveau des pensions a baissé, un grand nombre de salariés n'étant pas en mesure de remplir les conditions pour une retraite à taux plein. En vérité, jusqu'ici, c'est le montant des retraites qui a été utilisé, sans le dire, par les gouvernements successifs comme variable d'ajustement pour viser l'équilibre financier des régimes. Sans résultat sur le déficit, qui a continué de se creuser, mais avec de lourdes conséquences sociales pour les retraités… Selon la CGT, citant une étude de l'OCDE, « c'est la France qui est allée le plus loin dans les sacrifices demandés aux salariés ». La retraite moyenne représentant 48 % du salaire moyen dans l'Hexagone, contre 57,5 % dans l'ensemble des pays de l'OCDE.

En revanche, ajoute le syndicat, « aucun effort supplémentaire n'a été demandé aux entreprises depuis plus de vingt ans pour payer les retraites à leurs anciens salariés ». Cette donnée est la grande absente du discours gouvernemental. Les entreprises portent pourtant, par leur gestion restrictive de l'emploi, leur pression permanente sur le « coût du travail », et donc les salaires, une lourde responsabilité dans les difficultés financières des régimes de retraite. Rappelons que 1 % de la masse salariale équivaut à 2,5 milliards d'euros de cotisations sociales. La politique de l'emploi constitue bien la première clé pour répondre aux besoins de financement croissants du système de retraite : « 4 millions d'emplois supplémentaires apporteraient la moitié des besoins de financement, via les cotisations. C'est à peu près le nombre de salariés disponibles aujourd'hui pour un vrai emploi », note la CGT dans un mémorandum remis hier à Xavier Bertrand. Les chiffres officiels du chômage ne reflétant pas, de beaucoup, la réalité du sous-emploi.

Tirer les conclusions de ce constat impliquerait de remettre en question toutes les politiques publiques visant la baisse du « coût du travail », menées à coups de généreux allégements de cotisations sur les bas salaires. Mais les entreprises pourraient aussi être responsabilisées en modulant leur contribution à la Sécu de façon à pénaliser celles qui licencient et recourent à de la main-d'oeuvre précaire, et favoriser celles qui, à l'inverse, développent l'emploi qualifié et bien rémunéré. Pour l'heure, le gouvernement, s'appuyant sur des excédents de l'assurance chômage, se contente d'envisager un transfert de cotisations UNEDIC sur la retraite. Mesure soutenue par la CFDT, mais contestée par la CGT, qui rappelle qu'un chômeur sur deux n'est pas indemnisé.

Plusieurs syndicats, dont la CGT et FO, avancent d'autres pistes de financement, aujourd'hui rejetées par le gouvernement : élargissement de l'assiette des cotisations à une série de « niches » actuellement exonérées, telles les stock-options, l'intéressement et la participation. Un rapport de la Cour des comptes a évalué à quelque 25 milliards d'euros le bénéfice d'une taxe qui s'appliquerait à l'ensemble des éléments de rémunération exonérés. Le déficit du régime général de retraite avoisine les 5 milliards… La CFDT, quant à elle, choisit de plaider pour la généralisation de « l'épargne collective », afin de la rendre accessible aux salariés des PME. Alors que la CGT met en garde contre « les illusions » de produits d'épargne, « très coûteux pour un rendement aléatoire ».

Y. H.

l' Huma du 28 / 03 / 08

samedi 29 mars 2008, a 21:36
MANIFESTATION POUR LES RETRAITES : 10 000 à 15 000 personnes à PARIS .

 

 

 

254495004.jpgA l'appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires à manifester pour défendre “l'avenir des retraites” a réuni plusieurs milliers de personnes à Paris et dans toute la France.

La manifestation parisienne, entre la Place de la Nation et Bastille, a réuni 10 000 à 15 000 personnes selon la CGT. En tête de cortège une banderole demandait “Stop à la casse des retraites”. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a prévenu que ces manifestations n'étaient qu'un “début”. “C'est une mise en jambes, une initiative indispensable pour que le débat soit public dans le pays”, a-t-il insisté. Alors que le ministre du travail ne propose aux syndicats qu'une concertation, ceux-ci revendiquent une “vraie négociation”. Pour le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, il s'agissait également “que l'on n'escamote pas le débat” face à “la mécanique implacable” défendue par le gouvernement aboutissant “à avoir moins de retraites même en travaillant plus longtemps”.

Des manifestations ont eu lieu en régions. Plusieurs milliers de personnes ont répondu à l'appel des syndicats à Lyon (entre 2000 et 5000) et Marseille (entre 1500 et 10 000). Ils étaient également des centaines à manifester à Toulouse (entre 900 et 3 000), Bordeaux (entre 1 000 personnes et 1 500), Lille (entre 900 et 1 500), Rennes (entre 600 et 1 500), et dans de nombreuses autres villes françaises (Strasbourg, Rouen, Nantes, Saint-Brieuc, Angers, Brest, Le Havre, Tours, La Rochelle, Angoulême, Roanne, Clermont-Ferrand, Grenoble).

Une intersyndicale se réunira lundi pour confronter les revendications et tenter d'établir une plate-forme commune afin de “faire bloc” devant le gouvernement, selon l'expression du président de la CFTC, Jacques Voisin.

Le Parti communiste français soutient ce mouvement. De nombreux militants et élus communistes étaient présents à ces manifestations.

POUR VISIONNER NOTRE VIDEO SUR CETTE MANIFESTATION CLIQUEZ SUR CETTE LIGNE

Blog P.C.F EVRY

samedi 29 mars 2008, a 21:11
Sinistre cérémonie d'enciens OAS à l'Arc de triomphe .

Extrême droite . Face aux nostalgiques de l'Algérie française, quatre-vingts contre-manifestants ont dénoncé la réhabilitation de l'organisation criminelle.

La France marche sur la tête. Voilà la réflexion qui venait à l'esprit de tout démocrate et républicain à la vue de la scène ahurissante de mercredi soir, place Charles-de-Gaulle, à Paris. Au prétexte d'honorer la mémoire des victimes de la fusillade de la rue d'Isly, le 26 mars 1962, une quarantaine d'anciens membres de l'OAS et autres nostalgiques de l'Algérie française, sous la protection des forces de l'ordre, traversent la place de l'Étoile pour raviver la flamme du souvenir sous l'Arc de triomphe et brandir leurs étendards face à la tombe du Soldat inconnu. La cérémonie constitue, dans l'esprit de ses organisateurs, d'anciens factieux regroupés au sein de l'Adimad-OAS et de l'association Souvenir du 26 mars, un pas de plus dans la réhabilitation de l'organisation criminelle. La preuve ? La présence, dans ce rassemblement, auquel les autorités ont donné leur feu vert, d'Armand Belvisi, compagnon de Jean-Bastien-Thiry, organisateur des deux attentats manqués contre le général de Gaulle. L'ancien terroriste, militant d'extrême droite, qui ne manque aucune occasion de clamer qu'il « ne regrette rien », s'offre le luxe de venir narguer les quatre-vingts contre-manifestants venus protester contre la présence, dans ce lieu symbolique de la République, de ceux qui retournèrent, hier, les armes contre elle.

Dans une ambiance tendue, les participants à ce « contre-rassemblement républicain » (1) exposent les raisons de leur colère, souvent interrompus par les invectives du camp adverse. « Le symbole que constitue la flamme du souvenir en hommage aux anonymes morts pour la France a été souillé par la présence de l'oriflamme d'une association qui regroupe d'anciens traîtres à la République. Il y a là une inversion totale des valeurs fondatrices de la nation », s'indigne Jean-Philippe Ould Aoudia, fils de l'un des six inspecteurs des centres sociaux éducatifs exécutés le 15 mars 1962 par un commando Delta de l'OAS. Jean-François Gavoury, président de l'Association pour la mémoire des victimes de l'OAS à l'origine du contre-rassemblement, fils du commissaire central d'Alger, Roger Gavoury, assassiné par l'OAS en 1961, fustige une « dérive insupportable des institutions de la République ».

Argument repris par Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris. « Autoriser un tel rassemblement est une nette provocation de la part de Nicolas Sarkozy », insiste le jeune élu. Une « provocation » qui s'inscrit dans un mouvement de fond, analysent Jean-Pierre Gonon, de France-Algérie, et Fatima Besnaci Lancou, de l'association Harkis et droits de l'homme, rappelant le scandaleux article 13 de la loi du 23 février 2005, qui ouvre le droit à l'indemnisation des anciens criminels de l'OAS. Les opposants à ce mouvement de réhabilitation craignent une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy, qui s'était engagé à reconnaître la qualité de « morts pour la France » aux victimes du 26 mars 1962. « Si ce pas devait être franchi, ce serait la fin des valeurs attachées à la qualité de "mort pour la France." Je me verrais alors dans l'obligation d'engager une procédure pour que cette qualité soit ôtée à mon père », prévient Jean-François Gavoury. Dans la foule, Hakim, étudiant, observe, ébahi, les nostalgiques de la colonisation. « Sarkozy dit vouloir tourner la page de cette histoire. Mais en glorifiant le passé colonial et en réhabilitant l'OAS, il fait le contraire d'un travail de mémoire apaisée », commente le jeune homme. Le groupe d'anciens activistes de l'OAS se scinde en deux. Les uns se glissent dans un autre cortège d'anciens combattants venus raviver la flamme. Les autres se rendent à la messe donnée à l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

(1) On notait la présence de représentants de l'Anpromevo, de l'Association des amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs compagnons, de la LDH, du MRAP, du Collectif anticolonial, de l'AFASPA, de l'ARAC, de France-Algérie, de Harkis et droits de l, du Comité vérité et justice pour Charonne, de l'association Au nom de la mémoire, du groupe communiste au Conseil de Paris, etc.

Lucie Martin

l' Huma du 28 / 03 / 08

samedi 29 mars 2008, a 19:15
Cotiser plus pour une retraite plus faible .

Protection sociale . Le gouvernement entame une concertation dont il a fixé par avance l'issue : augmentation à 41 ans de la durée de cotisation. Le bilan de la loi Fillon appelle d'autres mesures.

C'est parti et, disons-le, plutôt mal parti. Le « rendez-vous retraite » a démarré hier par une journée marathon de rencontres avec les « partenaires sociaux » au ministère du Travail. Grand ordonnateur de l'événement, Xavier Bertrand soigne les apparences. Son discours lisse, pétri de bonnes intentions et de fausses évidences, ne cache pas l'essentiel : d'emblée, le gouvernement a fixé des règles du jeu qui augurent mal de la suite. À l'en croire, il s'agirait seulement, en 2008, de confirmer et d'amplifier la réforme de 2003, en allongeant la durée de cotisation à 41 ans. Du coup, selon M. Bertrand, le sujet ne mérite qu'une « concertation », en aucun cas une véritable négociation. Les syndicats risquent donc de n'être convoqués, rue de Grenelle, « que pour la photographie », remarque le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. De son côté, le chef du gouvernement a prévenu, il envisage déjà de faire passer son projet par voie « réglementaire », autrement dit en zappant le débat et le vote du Parlement. Le gouvernement semble avoir le souci de laisser le moins d'espace possible à la confrontation des points de vue.

Il est vrai que, depuis 2003, la réforme Fillon a subi l'épreuve du réel. Et le bilan n'est pas à son avantage. La « sauvegarde » du système de retraite devait passer, nous avait-on dit, par l'allongement de la durée d'activité et supposait donc un allongement sans fin de la durée de cotisation : après les 40 ans pour tous exigibles depuis 2008 suivrait le passage aux 41 ans entre 2009 et 2012, et ainsi de suite. En vérité, le dernier rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) le constate : le taux d'activité n'a pas augmenté. Signe le plus flagrant de l'échec, seuls 38 % des seniors sont encore en activité. À l'heure de partir en retraite, six salariés sur dix ont déjà été évincés des effectifs des entreprises. Dans ces conditions, l'augmentation des annuités nécessaires pour avoir une retraite à taux plein n'a pour effet que de baisser le niveau des pensions. Elle impacte tout particulièrement les salariés aux carrières déjà incomplètes, hachées par la précarité, le temps partiel, le chômage, et voués à de basses retraites.

Rien d'étonnant, dès lors, si la perspective d'un passage aux 41 ans est aujourd'hui récusée par l'ensemble des syndicats, la CFDT incluse, qui en avait pourtant acté le principe en approuvant la loi Fillon. Une telle mesure paraît, en outre, d'autant moins défendable que les négociations sur la pénibilité du travail ont échoué : le patronat fait toujours obstacle à la mise en place d'un véritable droit au départ anticipé pour les salariés usés avant l'heure, dont l'espérance de vie en retraite est ainsi diminuée. Passer aux 41 ans reviendrait ainsi à aggraver une inégalité criante devant la retraite.

l'érosion constante du niveau

des pensions

Deuxième aspect de l'échec des réformes, qui, après avoir été longtemps dissimulé, saute maintenant à la figure : l'érosion constante du niveau des pensions, fortement dénoncée par les retraités eux-mêmes lors de récentes manifestations. Deux dispositions, introduites par Balladur en 1993, reprises par Fillon, en sont à l'origine : le calcul de la pension à partir des 25 meilleures années de salaire de la carrière, au lieu des 10 meilleures précédemment ; et l'actualisation de ce salaire annuel moyen, lors de la liquidation de la retraite, en fonction de l'inflation, au lieu de l'évolution de l'ensemble des salaires. Enfin, les pensions elles-mêmes sont revalorisées selon les prix et non les salaires. Résultat : une chute du « taux de remplacement », référence clé en matière de retraite mesurant le montant de la pension par rapport au dernier salaire (selon la COR, il a « diminué d'environ 10 points entre les générations 1938 et 1985 »).

Les syndicats et la Caisse nationale d'assurance vieillesse réclament une correction du système, par un retour vers l'indexation sur les salaires, en soulignant qu'il en va de la crédibilité du régime par répartition. En particulier au sein des jeunes générations, qui, selon les enquêtes d'opinion, se montrent de plus en plus sensibles aux sirènes de la capitalisation. Le gouvernement se contente, pour le moment, de proposer une modification à la marge, portant sur le calendrier de la revalorisation des pensions. Pour la CGT, il s'agit de viser un taux de remplacement de 75 % et, en tout état de cause, une retraite égale au moins au SMIC.

Le MEDEF, pour sa part, aborde les discussions avec une idée fixe : reculer à 62, voire 63 ans, l'âge ouvrant droit au départ. Le gouvernement feint de s'y opposer tout en s'employant à rendre, dans les faits, ce droit de plus en plus virtuel en augmentant la durée de cotisation…

En dépit des intentions gouvernementales, l'issue de ce rendez-vous n'est pas jouée d'avance. Beaucoup dépendra de la capacité des syndicats et de l'opposition de gauche à imposer un débat franc, à libérer la question des retraites du carcan où certains veulent la maintenir, en prétendant que le salut économique du système est suspendu aux sacrifices des seuls salariés (voir page 4). En organisant une première journée de mobilisation, samedi, marquée par des manifestations à Paris et en province, la CGT, la FSU et Solidaires espèrent marquer de premiers points en ce sens.

Yves Housson

l' Huma du 28 / 03 / 08

samedi 29 mars 2008, a 18:46
La roue de la fortune à l'Université ( Pécresse ) A quand les Relex ?

A l'initiative des Directeurs de Bibliothèques Universitaires (ADBU), le projet LibQUAL+ fait la Une de plusieurs sites universitaires.
Il s'agit très trivialement d'un questionnaire d'évaluation, sur la qualité du service et du fonctionnement des Bibliothèques Universitaires. Ce qui est remarquable, par contre, c'est qu'il fait l'objet, parfois, de loteries dotées de récompenses très « mode » !

Cette mascarade d'évaluation du Service Public se fait sous forme de jeux concours : là le lot est un i-pod, ici un MP3 à gagner, ailleurs une aimable animation compare les responsables locaux de la bibliothèque avec un acteur glamour.

A ce jour, 12 établissements sont ou seront à leur demande concernés par ce projet : (Paris 5, Paris 3, Paris 6, Paris 11, Paris 12, Lyon 1, SCD Brest, SICD Strasbourg, Angers, Tours, Toulouse 1 et EPFL Lausanne).

Pour la FERC Sup-CGT, l'évaluation du Service Public ne peut pas être un jeu et doit au contraire être menée avec le plus grand sérieux. Il en va de la crédibilité des missions que nous sommes fiers de remplir pour notre jeunesse : une Formation supérieure, une Recherche et une Information scientifique et technique de haut niveau, pour le plus grand nombre.

Les surfers du Net, si sympathiques soient-ils, ne nous paraissent pas les plus indiqués pour entourer cette enquête de toutes les garanties nécessaires, d'autant que ses résultats seront dépouillés aux Etats-Unis !!!

Scandale encore dans cette « chasse à l'homme » lancée par la plus grande université parisienne, sur internet ! En effet, pour retrouver ses anciens Doctorants (souci tout à fait respectable), elle a choisi de récompenser ses meilleurs limiers en leur versant des sommes d'argent relativement alléchantes pour être incitatives…

A l'époque de la rigueur budgétaire, où le pouvoir d'achat des personnels n'est pas réévalué et où les établissements sont sommés de trouver des financements à l'extérieur, il est tout à fait choquant que de telles opérations soient montées et financées au détriment des réponses aux vrais besoins des étudiants et des personnels.

La FERC Sup-CGT condamne la forme et le fond de ces pratiques et refuse que l'Université française soit ramenée à cette dimension de champs de foire.

Elle demande solennellement aux Présidents d'Université de cesser cette utilisation honteuse de leurs sites.

Fait à Montreuil, le 26 mars 2008.

samedi 29 mars 2008, a 18:24
250éme annivairsaire de la naissance de Maximilien Robespierre :

Le Dr Georges Sentis, Président, et le Comité des "Amis de Robespierre" seraient honorésL'image “http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/12/Robespierre.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.de vous accueillir
en l'Hôtel de ville d'Arras, salle Robespierre
le samedi 5 avril 2008 à 15h

Pour la conférence que donnera Mme Florence Gauthier, historienne, maître de conférence à l'université de Paris VII sur le thème

"Robespierre, défenseur du peuple et de sa souveraineté".

A cette occasion, Mme Florence Gauthier dédicacera le Tome XI des Oeuvres de Robespierre qu'elle vient de publier
Blog P.C.F ARRAS

samedi 29 mars 2008, a 18:08
Calepin de Fanch .


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Dessins politiques :
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Dessins (presque]) au jour le jour

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samedi 29 mars 2008, a 17:42
Groupe communiste Sénat : (Accord de transpot aérien avec les Etats-Unis)

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Accord de transport aérien avec les États-Unis
Par Michel Billout - 27 Mars 2008

L'accord ouvre des couloirs aux compagnies françaises et libéralise le cadre régissant les relations aériennes entre l'Europe et les États-Unis.

Cet accord nous est présenté comme globalement satisfaisant. La libre concurrence est censée permettre une baisse significative des tarifs et donc améliorer le pouvoir d'achat des usagers. En outre, il devrait favoriser les compagnies communautaires, à commencer par Air France-KLM qui, bénéficiant d'un meilleur accès aux marchés, pourrait se développer et favoriser l'emploi et les activités aéroportuaires. D'après la Commission européenne, l'ouverture des couloirs aériens transatlantiques à la concurrence pourrait se traduire par une augmentation du nombre de passagers entre l'Europe et les États-Unis d'environ 25 millions en cinq ans ainsi que par la création de 80 000 emplois. L'expérience des conditions dans lesquelles s'est développé le transport aérien et le ralentissement, voire la récession, attendus outre-Atlantique nous permettent d'en douter.

Face à ce bel optimisme, il convient de regarder les choses d'un peu plus près. Il a fallu quatre ans de laborieuses négociations avec les États-Unis, qui peinaient à céder une partie de leurs avantages concurrentiels, avant de déboucher sur un accord incomplet. Celui-ci n'assure pas une égalité d'accès au marché intérieur de chacune des parties, au détriment des compagnies européennes. Cette ouverture du marché aérien transatlantique est également déséquilibrée sur les questions relatives au cabotage, au contrôle et à la propriété des entreprises.

Il n'y a pas d'égalité de traitement puisqu'il ne sera pas permis aux compagnies aériennes européennes d'effectuer aux États-Unis des vols intérieurs, alors que les compagnies américaines pourront assurer des liaisons entre différents pays européens. Les conditions de contrôle et de propriété des transporteurs aériens ne sont pas non plus identiques entre les deux parties : les prises de participations des compagnies européennes aux États-Unis restent limitées à 25 %, certes avec un droit de veto sur les décisions stratégiques, alors que les Américains pourront acquérir 49 % d'une entreprise européenne.

Ces déséquilibres sur des questions cruciales sont tellement flagrants qu'il a été convenu que si durant la seconde phase de négociations, prévue après l'entrée en vigueur de cet accord, il n'était pas possible d'aboutir à la possession de 100 % d'une compagnie américaine, chaque État européen pourrait suspendre tout ou partie de l'accord.

En permettant aux compagnies d'opérer sans restriction, cet accord aura inévitablement pour effet d'exacerber la concurrence entre compagnies. Pour que celle-ci s'exerce « dans des conditions libres et égalitaires », conditions qui, nous l'avons vu, ne sont pas vraiment respectées, toute subvention ou aide d'État aux entreprises qui seraient menacées de rachat est interdite. À terme, il risque de favoriser les compagnies américaines les plus puissantes qui sont déjà engagées dans un mouvement de fusion qui aboutit à une concentration des compagnies par absorption des unes par les autres, même si elles gardent leur nom et leur identité. Ce mouvement n'épargne pas l'Europe. On le voit ces jours-ci avec la tentative du groupe Air France-KLM de mettre la main sur Alitalia.

M. Dominique Bussereau, secrétaire d'État. - Ils sont en faillite !

M. Michel Billout. - Le développement de la concurrence pourrait pénaliser les opérateurs qui ne bénéficient pas des meilleurs outils, tant en terme de fréquence et de réseau que de productivité. Ce mouvement de fusion- absorption qui a pour corollaire de faire baisser les coûts pour préserver les marges des entreprises a, l'expérience le montre, des conséquences sociales très négatives, en particulier sur les salaires et sur les effectifs, du fait du recours accru à la sous-traitance.

L'application concrète de cet accord risque fort d'entériner les mesures discriminatoires que l'administration américaine, obsédée par la lutte anti-terroriste, impose à certains passagers en provenance de l'Union européenne. En matière d'environnement, la coopération envisagée entre les parties en est à ses balbutiements. Elle n'est en tout cas pas à la hauteur des problèmes, notamment en termes de nuisances sonores et d'émission de C02, puisque cet accord doit concerner plus de 60 % du trafic mondial.

Pour cet ensemble de raisons, afin de marquer notre opposition à ce type d'accords d'essence ultralibérale et pour que la deuxième phase de négociations prenne en compte nos réticences, le groupe CRC votera contre ce projet de loi de ratification

samedi 29 mars 2008, a 07:34
La lettre d'information du journal L' HUMANITE ( Numéro spécial )

Si cette lettre ne s'affiche pas correctement, cliquez-ici

 

Où trouver l'Humanité ? | Soutenir l'Humanité

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vendredi 28 mars 2008

En kiosque, chez votre marchand de journaux

MUMIA ABU-JAMAL QUITTE LE COULOIR DE LA MORT
26 ans après sa condamnation, le journaliste américain qui proclame son innocence depuis le couloir de la mort a vu son jugement cassé par une cour d'appel fédérale.

UN NUMÉRO SPÉCIAL AUJOURD'HUI

  • Son témoignage adressé à l'Humanité le 24 janvier 2007.
    Retrouvez en images une décennie de mobilisation en faveur du journaliste surnommé « la voix des sans-voix ».

    Réaction de Richard Sédillot, d'Ensemble contre la peine de mort.

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LE FIL
ROUGE

Dossiers

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vendredi 28 mars 2008, a 21:35
Amplifier la mobilisation pour que l'innocence de Mumia Abu Jamal soit enfin reconnue .

Amplifier la mobilisation pour que l'innocence de Mumia Abu Jamal soit enfin reconnue

En confirmant que le procès de Mumia Abu Jamal en 1982 était entaché de racisme, une Cour d'Appel fédérale vient d'annuler sa condamnation à mort. Pour toutes celles et tous ceux qui, à l'instar du PCF, soutiennent Mumia depuis des années et qui sont opposés à la peine capitale cette décision constitue une première victoire et un encouragement.

Mais le jugement du la Cour d'Appel n'infirme en rien la culpabilité de Mumia. Au regard de la justice américaine, il demeure coupable et risque de passer le reste de sa vie en prison.

Mumia n'a jamais été autorisé à faire la preuve de son innocence. Ce combat, le combat pour sa liberté doit donc se poursuivre. Ce jugement donne de la force pour poursuivre et amplifier la mobilisation pour que son innocence soit enfin reconnue.

Paris, le 28 mars 2008

Parti communiste français

Voir : http://www.mumiabujamal.net/

Suite de l'article

vendredi 28 mars 2008, a 04:57
Les députés UMP refusent le débat sur la crise économique et financière .

La droite, vivement interpellée hier à l'Assemblée nationale, repousse la proposition des parlementaires de gauche de débattre sur la crise.

Réclamé par toute la gauche, le débat parlementaire sur la situation économique et financière n'aura pas lieu. La demande officielle, émise par le Parti socialiste depuis plusieurs semaines et réitérée hier, s'est heurtée à une fin de non-recevoir de la part du premier ministre lors de la séance de rentrée à l'Assemblée nationale. « On ne peut pas éluder sans cesse, il faut qu'on parle de la réalité de la situation économique du pays. Où sont les marges de manoeuvre ? Qui va payer la facture ? » avait fait valoir Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste. Même son de cloche du côté du député communiste Jean-Claude Sandrier qui, au nom de la Gauche démocrate et républicaine, demande, dans un courrier adressé à François Fillon, d'organiser « un débat au Parlement sur la crise financière, les dérives spéculatives de toute nature(…) et l'absence de règles qui sont à la source des crises successives… »

Réaction offensive du premier ministre, qui jugera que « le retard de notre pays n'est pas dû à la crise financière, mais à un défaut trop fréquent, et que vous illustrez dans votre impatience et dans votre fébrilité. Ce défaut, c'est de piloter à vue en fonction de la conjoncture à court terme ». Il faut garder le cap ! À quelques mois de la présidence française à l'Union européenne, (1er juillet 2008), le gouvernement est plus que jamais condamné à une maîtrise drastique des dépenses publiques sous peine d'apparaître discrédité dès le début de son mandat. Aussi, malgré des tensions de plus en plus fortes sur le commerce mondial, Christine Lagarde, ministre de l'Économie et des Finances, tente de sauver le scénario d'une France peu exposée à la crise qui secoue l'économie mondiale en affirmant « qu'il ne faut pas retenir que les mauvais chiffres », hasardant quelques chiffres supposés rendre compte de la santé de notre économie : « 320 000 emplois créés en 2007, 327 000 nouvelles entreprises, un taux de chômage à 7.5 %, du jamais-vu depuis 1981, 8 % de érémistes en moins et 1,6 % de gain en pouvoir d'achat », égrène ainsi la ministre avant de nuancer : « Certes, nous pouvons et nous devons faire mieux et améliorer encore ces performances. »

Pourtant, l'objectif d'une croissance en 2008 supérieure à 2 %, espérée par le gouvernement, vient d'être de nouveau démenti par tous les observateurs économiques, plaçant le gouvernement devant une équation impossible à résoudre : réduire les dépenses publiques, refuser l'augmentation des salaires et donner du pouvoir d'achat aux Français. Dans ces circonstances, le débat sur la situation économique et financière sera donc incontournable même si la droite tente de gagner du temps.

Frédéric Durand

l' Huma du 26 / 03 / 08

vendredi 28 mars 2008, a 04:43
Cachez ces milliards que l'Etat ne saurait voir .

Urbanisme commercial . Les pouvoirs publics ferment les yeux sur les infractions de la grande distribution et refusent même de faire appliquer la justice. Enquête.

Pourquoi l'État refuse-t-il d'encaisser 4 milliards d'euros d'am- endes dues par la grande distribution pour infraction à l'urbanisme commercial ? Le 3 mars, un huissier de justice est allé frapper à la porte du ministère de l'Économie et des Finances pour poser la question. À l'origine de cette sommation, l'association de commerçants indépendants En toute franchise. « Il y a une apathie volontaire des pouvoirs publics pour ne pas sanctionner la grande distribution », explique son président, Claude Diot. « Depuis deux ans, huit jugements de tribunaux nous ont donné raison et refusent l'exploitation des surfaces de vente illicites mais l'État ne les fait pas appliquer. Ces surfaces illicites sont toujours ouvertes. »

un déni de justice ubuesque

Toutes les enseignes ont fait appel et, interrogé par l'Humanité, le ministère de l'Économie n'a pas souhaité s'exprimer. Mais le déni de justice est ubuesque, comme le montre l'affaire de l'Intermarché de Castets, un village landais de 1 800 habitants. En 2004, la commission départementale de l'équipement commercial (CDEC) accepte trop hâtivement l'installation du supermarché : au printemps 2007, le tribunal administratif de Pau retire l'autorisation pour « désé- quilibre ainsi créé au détriment du commerce de proximité ». La justice ordonne la neutralisation de la grande surface. L'Intermarché redemande une autorisation. La CDEC la lui accorde dans la semaine, bien qu'aucun préfet - censé présider la CDEC - ne soit alors en poste. La justice suspend de nouveau l'autorisation. En vain. Malgré de multiples demandes d'intervention d'En toute franchise à Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Rachida Dati, l'Intermarché de Castets est toujours ouvert… Et le préfet des Landes se déclare « pas compétent ».

Avec une astreinte légale de 1 500 euros par jour et par mètre carré d'infraction, les amendes cumulées de ces huit affaires s'élèvent à 4 005 588 000,00 euros de « subventions déguisées », dénonce l'association. Face à un État peu enclin à s'expliquer, elle envisage donc de porter plainte, pourquoi pas au niveau européen. Mais elle devra faire vite car, jeudi dernier, le gouvernement a annoncé l'examen par le Parlement, début mai, d'une déréglementation de l'urbanisme commercial qui devrait au contraire faciliter les ouvertures de nouvelles grandes surfaces. Une mesure proche de la proposition nº 205 du rapport Attali, préconisant l'abrogation des lois Royer et Raffarin. Selon cette logique, plus il y aura d'hypermarchés, plus il y aura de concurrence, et plus le pouvoir d'achat augmentera. « Je connais déjà de nombreuses villes où toutes les enseignes sont présentes, ce n'est pas pour autant que les prix sont plus bas », réagit Martine Donnette, spécialiste juridique d'En toute franchise. « La grande distribution a maillé tout le territoire français, ils s'entendent entre eux sur les prix », comme l'a encore montré, en décembre, le procès de trois distributeurs sur les prix des jouets. Pour Martine Donnette, cette réforme ne sera donc que la légalisation des cadeaux « délictueux » accordés depuis de nombreuses années.

Documents à l'appui, l'association En toute franchise fait en effet état de dysfonctionnements troublants des pouvoirs publics pour faire appliquer les lois Royer et Raffarin. En théorie, il est impossible de faire construire et d'ouvrir un magasin de plus de 300 mètres carrés sans autorisation préalable de la CDEC. En pratique, nombreuses sont les grandes surfaces qui ne possèdent pas l'autorisation. Mais les préfets ferment les yeux. Souvent des commissions ad hoc valident les mètres carrés illégaux sans rien exiger des exploitants malhonnêtes. Sous les ordres préfectoraux, les directions départementales de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DDCCRF) ne font que peu de contrôles et ne s'alarment pas quand Carrefour Vitrolles s'agrandit de 3 000 mètres carrés, que Leclerc Plan-de-Campagne ne bénéficie que d'un permis de construire pour un hangar de dépôt, ou que la SCI de Maxi Toys Salon-de-Provence achète avec les murs son autorisation CDEC (pourtant « ni cessible ni transmissible »). Enfin, quand bien même une action en justice serait intentée, des documents apparaissent, d'autres retournent curieusement à l'expéditeur sans parvenir jusqu'au tribunal. La DDCCRF aurait dissimulé à la justice un refus d'autorisation de la CDEC pour une annexe du Carrefour Vitrolles.

traversé par

un pipeline de gaz

Les élus locaux ont leur part de responsabilité. Au sein de la CDEC, ils détiennent la moitié des votes. Or il arrive fréquemment qu'une autorisation annulée par la justice soit réattribuée sans modification du projet et sans nouvelle étude d'impact économique et environnemental, par exemple avec les Leclerc d'Orléans et de Barcelonne-du-Gers. Certains plans locaux d'urbanisme subissent des entorses troublantes, comme le montrent certains rapports de la direction départementale de l'équipement : autorisation d'un Leroy-Merlin en zone boisée protégée à Cabriès, destruction des halles publiques du centre-ville à Orthez, empiétement sur la zone agricole à Flourens… Plus grave encore, l'hypermarché de Sénas est situé sur une zone sismique et inondable dans le lit majeur de la Durance. Quant au projet d'ensemble commercial de 60 000 mètres carrés à Roquebrune-sur-Argens, la moitié empiète sur la zone feu du plan de prévention des risques, l'autre moitié sur la zone inondable, et le tout est traversé par un pipeline de gaz.

contre les opacités administratives

Déjà en 1995, 9 % des surfaces totales des hypermarchés étaient illégales, selon une étude confidentielle de la répression des fraudes. Tout porte à croire que le nombre est nettement supérieur aujourd'hui. En 2006, pour lutter contre les opacités administratives, l'association En toute franchise avait demandé aux parlementaires des modifications du Code de l'urbanisme et du Code de procédure pénale pour obtenir des droits de recours contre les permis de construire et les dossiers de CDEC frauduleux. Sans succès. Pour Martine Donnette, c'est sûr, « trop de maires iraient en prison »…

Christelle Chabaud

l' Huma du 26 / 03 / 08

vendredi 28 mars 2008, a 04:33
Mumia Abu- Jamal .

• Premières réactions • Une lettre de Mumia Abu-Jamal à l'Humanité • Dans les couloirs de la mort… • Le courage tranquille de Mumia et de ses soutiens • Angela Davis : "le symbole d'une lutte globale" • Notre dossier

jeudi 27 mars 2008, a 21:20
Privé-Public-Retraités-Privés d'Emploi MANIFESTATION SAMEDI 29 MARS 08 .

Jeudi 27 Mars 2008 - 17:03

Depuis plusieurs semaines, des milliers de salariés agissent sur la question des salaires, d'emploi, des conditions de travail dans de nombreux secteurs. A l'opposé du ” travailler plus pour gagner plus ” ils répondent ” lutter plus pour gagner plus “

PRIVÉ - PUBLIC - RETRAITÉS - PRIVÉS D'EMPLOI MANIFESTONS SAMEDI 29 MARS

 

Ces mobilisations sont un formidable encouragement pour l'ensemble du monde du travail d'autant plus que souvent les salariés font avancer leurs revendications. C'est le cas pour les salaires, pour l'emploi, sur le dossier de la relance des Ports, à l'Equipement et bien sûr à la RTM où les salariés viennent de gagner le retour du tramway dans le giron du service public.

AU VU DE CES ÉLÉMENTS, IL EST POUR NOUS ESSENTIEL DE CONFORTER ET D'AMPLIFIER PARTOUT LES MOBILISATIONS.

Pour les retraites, le gouvernement annonce sa seule solution : travailler plus longtemps avec une baisse du niveau des pensions. 41 ans pour tous dans un premier temps et un Medef qui en rajoute : reculer le droit à la retraite à 63 ans et réduire la contribution des entreprises au financement des retraites. Le gouvernement prépare, avec l'appui du Medef, un projet de loi pour fin juin.

Dans ce contexte, la CGTvous propose d'agir pour :
- garantir le niveau des retraites,
- le droit à la retraite à 60 ans à taux plein,
- la reconnaissance de la pénibilité au travail,
- l'augmentation générale des salaires -la création d'emplois stables
Le patronat et le gouvernement ont les moyens de satisfaire nos revendications.

Nos mobilisations doivent les contraindre à passer à la caisse.

Nicolas Maury

jeudi 27 mars 2008, a 20:47
Renforts en Afganistan : Jean-Paul Lecoq,député de seine-maritime .

arton2663-4b920.jpgRenforts en Afghanistan : Jean-Paul Lecoq, député de Seine-Maritime, interpelle le Ministre des Affaires Etrangères

La France va encore envoyer 1000 soldats de combat au sol en Afghanistan. Pourtant malgré le nombre de soldats et l'écrasante supériorité technologique, ces forces, sept ans après l'intervention militaire unilatérale des États-Unis hors du cadre (…)

Suite de l'article

jeudi 27 mars 2008, a 04:37
Un appel contre le projet de loi sur le marché du travail .

130 syndicalistes CGT, SUD et FSU, responsables politiques et associatifs de gauche, ont lancé un appel contre l'accord sur le marché du travail, qui doit être transposé dans un projet de loi présenté mercredi en conseil des ministres. Selon cet appel, l'accord, conclu en janvier entre le patronat et quatre syndicats (CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) « n'apporte aucune sécurité aux salariés », « aggrave fortement leur précarité » et « annonce la dégradation des droits des chômeurs indemnisés » lors de la prochaine négociation sur l'assurance chômage.

Les auteurs du texte s'opposent « fermement à la mise en oeuvre de cet accord sous quelque forme que ce soit (loi, extension, décrets, accords de branches) » et appellent à se mobiliser lors de « l'examen du projet de loi au Parlement et de la négociation sur l'assurance chômage ».

Le texte critique dans l'accord « un allongement considérable de la période d'essai » des salariés, « une séparation à l'amiable, porte ouverte à toutes les pressions et contournements des procédures de licenciement », « un nouveau CDD pour les ingénieurs et cadres se terminant automatiquement à la fin d'une unique mission et pouvant aussi être rompu, avant cela, au bout d'un an ».

L'appel réclame « une extension des droits, une garantie de revenu décent et la continuité des droits (formation, retraite, carrière, logement, santé, papiers) pour toutes et tous, avec ou sans emploi ».

Pierre Khalfa, secrétaire national de l'Union syndicale solidaire (syndicats SUD), Maurad Rabhi, membre du bureau confédéral de la CGT, François Simon, tête de la liste alternative lors des municipales à Toulouse, Antoine Drevon, président du Mouvement des jeunes socialistes figurent parmi les signataires au côté de Maurad Rhabi, membre du bureau confédéral de la CGT, Aurélie Trouvé et Jean-Marie Harribey, co-présidents du mouvement altermondialiste ATTAC, Gérard Filoche, inspecteur du travail et membre du Conseil national du PS, Roger Martelli et Anne Le Strat, co-président de la fondation Copernic, Alain Obadia, membre du comité exécutif du PCF, Ovier Besancenot ; porte-parole de la LCR, Maya Surduts, porte-parole du collectif pour les droits des femmes, Jean-Michel Drevon, secrétaire national de la FSU

l' Huma du 25 / 03 / 08

jeudi 27 mars 2008, a 04:24
REGULARISATION ! RASSEMBLEMENT JEUDI 27 MARS 08 !


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*Monsieur Houcine Amloug, soutenu par le 9ème Collectif des Sans-Papiers et des syndicalistes, se mobilise pour sa régularisation et sa réintégration*

RDV à 13H00 CE JEUDI 27 MARS devant le 153 Av. de la République à Courbevoie

Métro Porte de Champerret Ligne 3 + Bus 164 ou 163 descendre à la station Europe.

Monsieur Houcine Amloug a été embauché le 10 avril 2007 en tant que officier plongeur par le Restaurant « Le Grand Be » (153, Avenue de la république à Courbevoie), et ceci avec fiche de paie et sans contrat de travail. L'employeur l'a fait en toute connaissance de cause. Il était au courant qu'il est sans-papiers.

L'employeur lui a affirmé qu'il était content de ses compétences et que l'embauche était définitive.

Vers septembre 2007, l'employeur a commencé à harceler Monsieur Houcine Amloug : « l'inspection va passer, la Préfecture a appelé… ».

Monsieur Houcine Amloug effectuait son service sous harcèlement moral et physique (le fils de l'employeur a versé sur lui de l'eau bouillante en lui demandant d'aller porter plainte). Il travaillait, la peur au ventre, et ceci durant des semaines.

Le 22 février 2008, à la fin de son service (après des heures de travail..), l'employeur s'est présenté avec un contrat et a fait pression sur Monsieur Amloug pour qu'il signe ce contrat antidaté (10 avril 2007), en le menaçant de le dénoncer.

Ce contrat indiquait également que Monsieur Amloug est employé au sein du Restaurant jusqu'au retour d'un salarié absent pour raison de santé.

L'intéressé a reçu, à sa grande surprise, le samedi 22 mars 2008, une lettre recommandée « /de remerciement/ » lui indiquant que son contrat prendra fin le 26 mars suite à la reprise de travail du titulaire du poste qu'il occupait pendant 12 mois.

Monsieur Amloug comme tant de milliers de travailleurs sans-papiers dans divers secteurs bâtiment, restauration, nettoyage…se trouvent dans des situations similaires. Ils sont surexploités.

Ils effectuent les travaux les plus pénibles la peur au ventre. Ils subissent la pression de la police et du patron pour qu'ils ne puissent pas revendiquer leurs droits.

Le Code de travail donne pourtant les mêmes droits aux travailleurs sans-papiers qu'autres. Par le chantage à la dénonciation, profitant de la faiblesse des sans-papiers, les patrons espèrent en cassant leurs droits, achever de casser définitivement le droit du travail déjà bien entamé par le gouvernement Sarkozy – Fillon – Bertrand.

C'est pourquoi Monsieur Amloug, soutenu par le 9ème Collectif et des syndicalistes de la CGT et de SUD se mobilise aujourd'hui pour dire :

Basta ! Les sans-papiers ne veulent plus vivre dans l'humiliation, le mépris et la peur.

Ils veulent les mêmes droits que leurs camarades avec des papiers.

Régularisez Monsieur Houcine Amloug et réintégrez le.

Messieurs Sarkozy, Fillon, Hortefeux : Ca suffit l'exploitation, régularisez maintenant tous les travailleurs sans-papiers !!!

Respectez leurs droits de travailleurs.

Défendre les droits des sans-papiers, c'est défendre les droits de tous les travailleurs.

Contact : 06 03 58 39 59 // 06 77 28 65 37 // 06 13 95 22 07

puce.gifhttp://9emecollectif.net/node/1322

De : 9EME
mercredi 26 mars 2008

site BELLACIAO

mercredi 26 mars 2008, a 22:23
Mobilisation contre les requins de la finance .

Des salariés de quelques dizaines d'établissements sous LBO ont décidé de se battre et de relever le défi du financement de leurs propres entreprises.

Avant la crise financière et son accélération, les fonds d'investissement rachetaient avec un minimum de fonds propres des entreprises petites ou grandes en les endettant très fortement, selon la fameuse technique LBO de rachat à crédit des entreprises. On recense ainsi plus d'un millier de firmes françaises, qui sont soumises à ce mode de financement hyperspéculatif, dont les plus connues sont Bayard, Jeanneau, Nexity, Nocebé, Numé-

ricable, Quick, TDF, Toys « R » Us, Yoplait…

Leurs techniques sont identiques : une fois l'acquisition faite, ils réduisent les effectifs, arrêtent toute dépense d'investissement non rentable à très court terme, accélèrent les cadences de travail pour permettre un niveau de rentabilité financière maximum. Dans la quasi-indifférence générale, et en accord avec le pouvoir établi, les fonds des investisseurs étaient bien souvent perçus comme des « sauveurs d'entreprise ». Mais la crise financière provoque une hausse du coût du crédit, et une crise de confiance des banques entre elles. Si bien que les créances deviennent de plus en plus difficiles à rembourser pour les ménages mais également pour les banques, les établissements financiers et les entreprises fortement endettées. Dernièrement, c'est l'américain Carlyle Capital Corporation (CCC), l'un des plus grands fonds d'investissement, qui s'est vu dans l'incapacité de recouvrir ses 17 millions de dollars de dettes. Des salariés de quelques-unes des firmes sous LBO ont décidé de ne pas se laisser faire. Ils ont créé, à l'initiative de la CGT, un collectif anti-LBO, début 2006. Depuis lors, celui-ci n'a eu de cesse, au travers de débats publics, de création de matériels d'information (DVD), de rencontres avec les élus locaux, nationaux, de faire connaître les dangers pour les salariés et le territoire de cette forme de reprise d'entreprises.

Grâce à une réflexion acquise dans les différentes luttes des entreprises rachetées par « les requins de la finance », ils ont élaboré des pistes avec les salariés des entreprises menacées par ce type de rachat hostile. Premier constat, les salariés ne connaissent pas le repreneur, le montage financier, et qui plus est, le montant de la dette supportée par leur propre firme. Dans ces conditions, une intervention en amont des salariés est impossible. Or « c'est grâce à ces informations que les salariés sont capables de juger si les pressions financières sont trop importantes et incompatibles avec les besoins en salaires, en personnels et en investissements. », explique Philippe Matzkowski, président du collectif. Le combat pour la démocratie sociale devient ainsi un des principaux axes de lutte contre les LBO. Et les salariés du collectif font valoir le besoin d'un accès au crédit favorisant effectivement l'emploi et sa qualité.

C. M

l' Huma du 25 / 03 / 08

mercredi 26 mars 2008, a 22:01
Que faire face à la crise qui s'approfondit ?

Krach . Tandis que se confirment les menaces sur la croissance avec l'entrée en récession des États-Unis, la question de l'alternative aux diktats des marchés financiers se pose.

L'extrême gravité de la crise qui secoue la planète financière depuis l'été dernier constitue désormais un fait établi. Tout comme la diffusion de ce krach vers l'économie réelle. Une très large majorité d'économistes états-uniens se disent maintenant convaincus que le pays est d'ores et déjà entré en récession. Certains d'entre eux évoquent, à l'instar de l'ex-président de la Réserve fédérale (FED), Alan Greenspan, l'émergence de la crise la plus « douloureuse » de l'après-guerre. Et de craindre des enchaînements très pernicieux où la diminution drastique de la consommation de ménages en difficulté alimenterait à son tour la contraction de l'activité.

En fait les premiers signes de tels scenario ont déjà fait leur apparition. Ainsi les ventes d'automobiles ont-elles reculé de plus de 5 % aux États-Unis l'an dernier. Les citoyens, bien souvent surendettés, ont décidé de réduire leurs nouvelles dépenses. Et cela sans même qu'ils fassent partie de ces quelque deux millions de familles ayant perdu leur logement à la faveur de la fameuse crise des subprimes qui fut l'élément déclencheur de la crise (voir notre infographie).

des effets ravageurs

sur l'emploi

Ce sont les logiques de libéralisation et de déréglementation impulsées ces deux dernières décennies, avec le soutien actif des dirigeants politiques des deux bords de l'Atlantique, qui ont provoqué cette enflure financière dont l'éclatement pourrait avoir des effets si ravageurs pour l'activité et l'emploi.

Des appels de plus en plus insistants se font entendre pour une prise en charge publique de la catastrophe. L'argument est simple : il n'existerait plus que ce moyen pour éviter que la défiance, entre elles, des banques - potentiellement détentrices d'éventuels gros paquets de créances douteuses - ne s'accentue. Ce qui renforcerait le phénomène d'assèchement du crédit.

Faisant suite à d'autres personnalités et spécialistes du monde de la finance, le ministre japonais des Services financiers, Yoshimi Watanabe, supplie ainsi les États-Unis, dans une interview parue hier dans le Financial times, d'« utiliser l'argent public » pour venir en aide à leurs banques en détresse. En d'autres termes, il s'agirait de faire payer l'addition d'années de gabegies spéculatives aux contribuables.

La difficulté des banques centrales à remettre à flot le système en dépit des injections de plusieurs centaines de milliards de liquidités ou de la baisse très spectaculaire des taux d'intérêt de la FED, ramenés mardi dernier à seulement 2,25 %, alimente ces demandes pressantes d'intervention de la puissance publique, issue bien souvent désormais - suprême ironie de l'affaire - des plus farouches partisans du « marché libre et non faussé ». À l'instar des autorités britanniques qui viennent de nationaliser pour quelques mois la banque Northern Rock, promise à la faillite, moyennant bien entendu des coupes sombres dans les effectifs.

trouver un autre financement de l'économie

Mais cette démarche, qui consiste à tenter de sauver le système en volant au secours des spéculateurs, ne manquerait pas d'avoir à son tour des effets très contre-productifs. Elle pourrait, au mieux comme en 2001 aux lendemains du krach Internet, réalimenter la pompe à gonfler une nouvelle bulle spéculative. Et, compte tenu de la gravité de la situation actuelle, elle pourrait plus sûrement encore alimenter les enchaînements qui nourrissent la récession : les pressions financières sur les citoyens provoquant de nouveaux « rabougrissements » du pouvoir d'achat, déjà si fortement mis à mal en France et en Europe.

Pour sortir de ces impasses, l'heure devrait donc être à des alternatives fortes, envisageant d'urgence un tout autre financement de l'économie. Les deux économistes, communiste et socialiste, à qui nous donnons ici la parole, évoquent le besoin de débat sur ce sujet et esquissent des alternatives.

Formidable anachronisme : les investissements ou le financement de l'activité des entreprises restent d'un domaine strictement réservé aux grands dirigeants de firmes ou à des rentiers. N'est-ce pas là que se situe, en réalité, l'une des causes principales de la crise ? Les salariés sont privés du moindre droit d'examiner les grands choix de gestion financière qui vont pourtant peser tant sur l'avenir de leur propre entreprise. Tous ceux qui souhaitent une vraie modernisation de la vie économique ne peuvent qu'aspirer à sortir de cette sorte de Moyen Âge.

Bruno Odent

l' Huma du 25 / 03 / 08

mercredi 26 mars 2008, a 21:48
Yves Dimicoli ( Il faut mobiliser le crédit pour l'emploi et la formation )

Yves Dimicoli « Il faut mobiliser le crédit pour l'emploi et la formation »

Yves Dimicoli, économiste, dirigeant du PCF, évoque l'urgence pour les citoyens de faire valoir des contre-propositions au financement de l'économie.

Comment intervenir sur la crise financière ? Yves Dimicoli. La crise financière résulte de formidables gâchis d'argent et de la spéculation. Elle débouche sur une limitation grave du crédit contre l'emploi et la croissance réelle, avec une fragilisation des institutions bancaires. Il faut aider l'intervention populaire sur ces enjeux. Jacques Attali reconnaît qu'il y a une grave crise économique, mais il n'y a rien dans son rapport sur une autre utilisation du crédit et pour de nouvelles relations entre banques et entreprises. Rien non plus sur la Banque centrale européenne.

Ce n'est pas parce que cette crise apparaît aujourd'hui dans toute son ampleur internationale que l'on ne peut pas intervenir, ici et maintenant, pour commencer d'y faire face. On ne saurait se contenter de simples protestations contre la « dérégulation » en réclamant des contrôles au niveau européen, sans mettre en cause la BCE. Et il faut intervenir sans attendre au niveau national et régional. Il y a dans le programme du Parti communiste des idées opérationnelles pour agir immédiatement en ce sens au service des luttes sociales. Le financier, en effet, va du local au national et du national à l'Europe puis au mondial et inversement. Intervenons sur ces différents échelons.

Quelles sont ces idées, et comment les mettre en place ?

Yves Dimicoli. Il y a désormais dans les départements, les régions et les villes de nombreux élus communistes et apparentés. C'est une chance pour les citoyens de faire jouer des contre-pouvoirs et d'en construire de nouveaux. Au lieu de faire du saupoudrage d'aides publiques, en entrant dans une concurrence acharnée entre territoires, nous proposons la création de fonds publics régionaux pour l'emploi et la formation. Ils prendraient en charge tout ou partie du taux d'intérêt des crédits pour les investissements des entreprises dans la mesure où ceux-ci programmeraient emplois et formations. Une baisse des taux d'intérêt serait engagée mais conditionnée à ces programmes, excluant tout soutien de la spéculation. En pratique, ce mécanisme contribuerait, à l'appui des luttes, à faire reculer le chômage et la précarité, augmenter le pouvoir d'achat dans les régions car le crédit serait distribué en fonction de l'emploi, des qualifications et de conditions sur les salaires.

Justement, au plan national, quelles sont les batailles à mener pour faire avancer des solutions alternatives ?

Yves Dimicoli. Il faut augmenter tous les salaires et cesser de diminuer les cotisations sociales patronales qui favorisent bas salaires et l'insuffisance de formation. Les 27 milliards d'euros d'exonérations alimenteraient un fonds national pour l'emploi et la formation fonctionnant selon les mêmes modalités que les fonds régionaux. Il coopérerait avec un pôle public bancaire incluant, outre la CDC, des banques renationalisées pour développer une mission de service public du crédit sécurisant l'emploi et la formation, au lieu d'alimenter le marché financier. Ces institutions pourraient, par exemple, appuyer les contre-propositions des comités d'entreprise et des délégués du personnel face aux licenciements. Il faut refuser le rationnement budgétaire du pacte de stabilité et soutenir la dépense publique utile en remettant, notamment, en cause les 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux accordés en juillet dernier.

De plus en plus de spécialistes et de politiques invoquent maintenant un soutien public pour sortir de cette crise qui s'aggrave. En France on parle d'un fonds public de réserves, qu'en pensez-vous ?

Yves Dimicoli. Ce fonds public serait financé par des impôts sur les salariés et les populations, ce qui pèserait encore plus sur le pouvoir d'achat. Et, surtout, il servirait à soutenir les spéculateurs, à faciliter la relance des opérations financières. Or, c'est précisément parce que l'argent du crédit et des fonds publics a servi, des années durant, aux placements financiers contre l'emploi et le développement des capacités humaines que nous avons cette crise aujourd'hui. Il faut rompre avec cette logique.

De quelle manière ?

Yves Dimicoli. En conditionnant les soutiens éventuels aux banques à une utilisation de leur crédit favorable à l'essor des capacités humaines et défavorable à la croissance financière et à la spéculation. L'indépendance de la Banque centrale européenne (BCE) doit être remise en cause en ce sens. Sa politique monétaire doit être conditionnée : le taux de refinancement des crédits bancaires aux entreprises serait d'autant plus abaissé que ceux-ci financeraient des investissements programmant plus d'emplois et de formations. Cette logique pourrait prévaloir jusqu'à l'échelle du monde avec une transformation radicale du Fonds monétaire international (FMI) et la promotion d'une monnaie commune mondiale de coopération faisant reculer l'hégémonie du dollar.

Entretien réalisé par Clotilde Mathieu

l' Huma du 25 / 03 / 08

mercredi 26 mars 2008, a 21:34
Jacques Généreux ( Il faut un cadre transparent et régulé )

Jacques Généreux « Il faut un cadre transparent et régulé »

Jacques Généreux, économiste, dirigeant du PS, estime qu'il faut créer des agences de notation publiques.

Face à la gravité de la crise que nous connaissons, peut-on envisager un système alternatif pour financer l'économie ?

Jacques Généreux. Tout dépend de ce que l'on appelle système alternatif. Il existe bien des systèmes de financement coopératif, des mutualisations de fonds mais je ne pense pas qu'ils puissent répondre aux besoins réels d'une économie mondialisée. Par ailleurs, la planification de l'économie et le « crédit d'État » ont montré leurs limites. Je pense que le financement par les banques et la Bourse peut fonctionner au service de l'économie dès lors qu'on lui impose un cadre transparent et régulé.

Justement, à l'issue de chaque crise, tous les acteurs réclament plus de transparence et des sanctions contre les fautifs sans que cela ne règle vraiment le problème…

Jacques Généreux. Oui, car jamais on ne veut remettre en cause les principes qui sont au coeur du système. On se borne à considérer que c'est un problème moral et non systémique. Ainsi entend-on Nicolas Sarkozy parler de « moralisation du capitalisme financier ». Comme s'il s'agissait uniquement de débusquer les méchants et de les punir ! Ces logiques punitives sont inopérantes. En dernier ressort, ce sont les Banques centrales qui interviennent pour éviter la panique sur les marchés. Mais si ces interventions sont indispensables, elles entraînent des effets pervers. Les acteurs financiers ont parfaitement intégré que les autorités publiques devront réagir et ils relativisent ainsi la gravité des dérives qu'ils génèrent. C'est ce que l'on nomme l'aléa moral. Sans compter que ce ne sont pas eux mais les ménages ou les entreprises qui en sont les victimes, en voyant leur accès au crédit limité, ou le contribuable qui, sous une forme ou une autre, devra compenser les dépenses publiques engendrées.

Que proposez-vous pour apporter des solutions durables ?

Jacques Généreux. Il y a plusieurs points sur lesquels il y a urgence à agir. Les agences de notation, qui doivent évaluer le degré de risque des intermédiaires financiers, réagissent en général trop tardivement, lorsque le mal est déjà fait. Se pose par ailleurs la question de leur indépendance puisqu'elles tirent leurs revenus des institutions qu'elles notent ! Il faut donc créer des agences publiques de notation qui mesurent mensuellement le degré d'exposition des organismes financiers. La publicité des chiffres les amènerait à beaucoup plus de prudence. Le second point concerne, justement, les règles prudentielles. Les différents accords internationaux (Bâle I, Bâle II) posent des règles qui ne s'imposent pas aux fonds spéculatifs. Il y a urgence à étendre à tous les opérateurs financiers un cadre prudentiel adapté.

Mais il faut aussi encourager les acteurs financiers à retourner vers leur coeur de métier et séparer les activités de crédits et de dépôts de celles des investissements d'entreprise ou de gestion du risque. Le décloisonnement des activités bancaires dans une économie mondiale totalement dérégulée ajoute à la déstabilisation des marchés.

À quelle échelle faudrait-il agir pour rendre efficaces ces mesures ?

Jacques Généreux. L'idéal serait, bien entendu, de pouvoir le faire au niveau mondial, mais rien ne nous empêche d'agir au niveau européen.

Pour assainir le marché européen, nous pourrions décider d'instaurer des contraintes qui limitent l'usage des titres à risque, notamment dans les procédures de refinancement des ban- ques. Ces titres ne pourraient être renégociés sur les marchés européens. La crise des crédits immobiliers américains, qui sont pour moi des crédits criminels puisque l'on prête à des ménages sans capacité suffisante de remboursement et on maquille ensuite ces créances sous formes de titres indéchiffrables pour mieux spéculer sur les marchés, démontre qu'il est urgent de prendre des dispositions. Si les Américains s'y refusent tant pis, mais l'Europe peut le faire.

Ne craignez-vous pas la désertion des marchés européens si on y interdit de spéculer sur ces titres qui sont les plus attractifs ?

Jacques Généreux. Pas du tout, car le marché européen sera perçu comme plus solide. Il faut, de plus, que la Banque centrale européenne ne se soucie pas uniquement de la stabilité des prix mais aussi de la croissance et du plein-emploi. Bien sûr, nous avons raté une occasion en acceptant la signature du traité de Lisbonne. Mais c'est tout de même le Conseil des chefs d'États et de gouvernements qui détermine l'orientation de la politique de change et c'est dans ce cadre qu'il faut agir pour faire pression sur la BCE qui ne peut de manière isolée décider que seul le risque inflationniste doit être mesuré. D'ailleurs, aux États-Unis, la FED agit depuis longtemps de concert avec le politique.

Ouvrages : la Dissociété,

Le Seuil, Paris, octobre 2006, 384 pages , 20,90 euros.

Pourquoi la droite est dangereuse. 2007, Le Seuil. 128 pages ,10,45 euros.

Entretien réalisé par Frédéric Durand

l' Huma du 25 / 03 / 08

mercredi 26 mars 2008, a 19:18
le dessin de l' Huma .

mercredi 26 mars 2008, a 18:44
ON NE BAT PAS EN RETRAITE !

Départ à 60 ans, augmentation des salaires et des pensions : On ne bat pas en retraite !

Tous à la manifestation, samedi 29 mars, départ à Paris, de Nation - 14 h 30 (le Parti communiste français sera présent sur le parcours au métro Faidherbe).

La gauche a gagné les élections municipales et cantonales de Mars. Les attentes sont fortes pour des projets locaux de gauche, certes.

Mais la droite sanctionnée, c'est aussi un message pour que la gauche propose et se mobilise pour un projet et des solutions notamment sur le pouvoir d'achat, le travail et l'emploi, les retraites, une mondialisation constructive pour les peuples.

C'est le sens du soutien et de la participation du Parti communiste aux manifestations du 29 mars pour l'avenir des retraites. C'est le sens de ses propositions.

Suite de l'article

mercredi 26 mars 2008, a 18:25
RGPP : Sacrifier la diversité culturelle sur l'autel de la ( rationalisation )

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Mis en ligne : 26 mars

RGPP : quel est donc ce nouveau sigle contre lequel les citoyens n'ont pas fini de descendre dans la rue ? Depuis le mois de décembre, le ministère de la Culture vit au rythme de cette « Révision Générale des Politiques Publiques » ou RGPP, censée « maîtriser et rationaliser les dépenses publiques tout en améliorant la qualité des politiques publiques ».

La rue de Valois est le premier cobaye de cette réforme qui pourrait entraîner la transformation des musées nationaux en établissements de droit privé, le rattachement des Monuments historiques aux collectivités locales et la privatisation de l'archéologie préventive.

Cela, ajouté à l'objectif de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, fait que le personnel du ministère de la Culture tire la sonnette d'alarme. D'autant que, dans un document publié par la presse, on apprend que les différentes directions ont été sommées de mesurer « le risque politique et social » de trois scénarios à l'horizon 2009/2011 :
- une stagnation en volume des crédits et des moyens en personnel,
- une baisse de 10%
- et une autre de 20%.

Les agents du ministère de la Culture ont donc manifesté pour protester contre les effets de cette nouvelle réforme de l'État.
Dans une lettre ouverte adressée au premier ministre, l'intersyndicale écrit : « L'objectif de votre politique est fondamentalement de remettre en cause la légitimité de l'engagement historique de l'État en matière de promotion de la diversité culturelle aux fins non avouées de livrer la culture à la logique du marché ».

Les syndicats ont également alerté sur le fait qu'il s'agissait d'un des premiers ministères à faire l'objet d'une réorganisation entrant dans le cadre de la RGPP et qu'à ce titre, il servira de modèle pour l'ensemble des services publics.

Avec ce nouveau jouet, Sarkozy qui portait déjà le fer sur « l'échec de la démocratisation culturelle » pour justifier un renforcement du financement privé, tente de mettre définitivement un terme à l'exception culturelle française.

site du P.C.F

mercredi 26 mars 2008, a 05:01
Journée d'action dans le personnel municipal des écoles à Nice .


Les agents territoriaux des écoles, aujourd'hui 25 mars 2008, étaient en grève et sont venus devant les grilles de la Mairie de Nice pour se faire entendre et déposer les pétitions signées par 650 agents dans toutes les écoles. Le rassemblement a été massif.

Les agents avec la CGT, depuis de nombreuses années portent les revendications suivantes :

L'intégration du temps de repas dans le temps de travail,

La fin des emplois précaires à 28 heures imposées par l'administration,

La prise en compte, comme pour tout fonctionnaire, de la possibilité d'avoir accès à un temps partiel choisi,

Faire respecter les cycles de travail prévus dans le règlement RTT de juin 2007,

La renégociation de ce règlement en raison de l'application de la Loi « DARCOS » en 2008-2009 et l'augmentation des heures à devoir.

L'amélioration des conditions de travail et la création d'un groupe d'agents « volant » pour pallier aux absences.

L'arrêt des recrutements illégaux d'agents horaires

Mise en place d'un plan de titularisation des agents.

Une délégation composée d'agents CGT et d'agents non syndiqués a rencontré le nouvel adjoint délégué à l'Education et à la Jeunesse ainsi que le directeur de cabinet de Christian Estrosi. Après un tour de table pour présenter les revendications des agents, il a été convenu qu'une négociation commencerai dans la semaine du 20 avril, après les vacances scolaires.

Il est à noter qu'une première prise de contact avait eu lieu entre le syndicat CGT et le Maire de Nice, vendredi dernier.

Pendant cette entrevue, les revendications qui paraissaient jusqu'alors dignes d'intérêt, ont disparues pour laisser place à la seule raison de cette réunion, c'est à dire la demande par le Maire de l'annulation de ce mouvement afin de ne pas "faire tâche" sur le premier jour de prise de fonction du maire.

Devant le refus de la délégation, Estrosi a adopté une attitude radicalement différente. Il ne nous a pas entendu, ni écouté.

Cependant 3 jours de réflexions auront permis à la nouvelle équipe de bien mesurer les enjeux et les attentes des 1 200 agents de l'éducation.

En conclusion, et comme toujours, il n'y a que la mobilisation des agents qui permettra une avancée. Le mouvement doit être fort, et il est fort, pour faire comprendre à la nouvelle municipalité que les agents ne se contenteront pas de simples vagues promesses.

Il faut que le maire comprenne que le mouvement social est là, devant lui. Il faut qu'il comprenne aussi que les agents étaient là avant Peyrat, qu'ils sont là pendant Estrosi et qu'ils seront là, après lui.

Nice le 25 mars 2008



De : CGT VILLE DE NICE
mercredi 26 mars 2008

site BELLACIAO

mercredi 26 mars 2008, a 04:49
RENAULT-DACIA : augmentez les salaires en France comme en Roumanie .

Les ouvriers roumains de DACIA du groupe Renault sont en grève illimitée depuis 2 jours. Ils exigent la revalorisation de leur salaire

RENAULT-DACIA : augmentez les salaires en France comme en Roumanie

 

Et pour cause : le modèle Logan de la voiture bon marché est un succès commercial. Sa vente représente 10% du chiffre total du groupe Renault pour les 2 premiers mois de l'année.

Au lieu d'attaquer en justice ce mouvement comme le fait Renault, le constructeur automobile devrait plutôt se montrer beau joueur. En ayant délocalisé sa production dans un pays à faible coût de main d'œuvre, elle se retrouve désormais dans la position de l'arroseur arrosé qui ne comprend pas que ses ouvriers en ait assez de se faire exploiter quand les bénéfices sont au rendez-vous.

Le PCF soutient les revendications des ouvriers roumains. Salariés français et roumains partagent le même combat commun, celui de se voir rétribuer justement pour leur travail. Renault doit entendre leurs revendications.

Parti communiste français

mardi 25 mars 2008, a 22:35
Pourquoi l' Humanité n'a pas droit de cité ?

Par Patrick Le Hyaric directeur de L'Humanité

Après le journal le Monde qui, durant les élections municipales et cantonales, a été le partenaire presse de France Inter, c'était hier au tour de Libération pour le 40e anniversaire du début des mouvements de Mai 68. Je réitère publiquement ce que j'ai eu l'occasion de proposer aux dirigeants d'autres médias : nous aussi nous sommes disponibles.

Dans le cadre du partenariat France Inter-Libération, la revue de presse de 8 h 20 était confiée au directeur de Libération, Laurent Joffrin. On aurait pu penser, s'agissant d'un confrère, qu'il aurait cité, comme l'avaient fait tous les responsables politiques qui s'étaient livrés à cet exercice durant la campagne des élections présidentielles, tous les titres de la presse quotidienne nationale.

Illusion ! Laurent Joffrin fait toute sa revue de presse en omettant d'évoquer de nombreux titres pour valoriser, à trois longues reprises, son journal Libération. Cela peut, à la limite, se comprendre. Mais il est des choses inintelligibles parce qu'elles sont totalement contraires à l'éthique entre confrères de la presse.

Comment comprendre en effet que Laurent Joffrin consacre une part importante de sa revue de presse au sujet sensible de l'euthanasie en ne faisant aucune référence au seul journal qui, hier, y a consacré sa « une », son ouverture et son éditorial, à savoir l'Humanité ? Il a ensuite évoqué, à juste titre, la crise financière. L'Humanité y dédie deux pages avec notamment un entretien d'une grande qualité de l'économiste et philosophe Frédéric Lordon. Cela non plus n'existe pas pour Laurent Joffrin ! Enfin, il passe à l'anniversaire de Mai 68, qui est aussi le sujet de l'émission et le fil conducteur du numéro de Libération. L'Humanité consacre une page à cet événement. Elle n'est toujours pas citée.

Plus généralement, le journal Libération a été présenté, hier, comme ayant fait preuve d'originalité car écrit avec les étudiants de Nanterre. Nous apprécions et saluons cet événement éditorial. Mais comment expliquer, dès lors, que l'Humanité, qui a réalisé son numéro du 28 janvier en rassemblant à son siège, deux jours durant, 100 jeunes inscrits à l'initiative Libres Échanges Jeunes, n'ait bénéficié ni du même traitement ni de la même promotion ?

En fait, ce que nous avons vécu et entendu hier tendrait à montrer que ceux qui usent tant des mots « ouverture aux autres » et « débat démocratique » ne sont pas toujours ceux qui les pratiquent forcément. Si un responsable de l'Humanité avait eu à présenter la revue de presse de notre grande radio publique, il n'aurait pas manqué de citer Libération et les autres titres. Nous l'aurions fait parce que nous aimons le pluralisme et le défendons. C'est un impératif pour une démocratie revivifiée. Au nom de quoi le travail d'une rédaction doit-il être à ce point caché aux auditeurs

l' Huma du 22 / 03  / 08

mardi 25 mars 2008, a 21:55
CQFD

mardi 25 mars 2008, a 21:40
MAI 68 : Un regard communiste .

Mai 68 : Un regard communiste

Mis en ligne : 25 mars
Par quel étrange tour de passe-passe idéologique Sarkozy qui appelait il y a moins d'un an dans sa campagne à « liquider une bonne fois pour toutes » l'héritage de mai 68 peut-il être aussi souvent présenté par des commentateurs prétendument avisés de ces événements comme un enfant voire un héritier de cette période historique ?

On prête certes ces temps-ci à Carla Bruni de grandes vertus transformatrices à l'égard de la personnalité présidentielle mais de là à nous faire prendre l'enfant chéri du MEDEF pour un adorateur refoulé de la barricade révolutionnaire, il y a comme qui dirait tromperie sur la marchandise.

C'est pourtant ce genre de confusions, largement entretenues, qu'un véritable débat sur la nature de ces événements devrait s'employer à dissiper. Or si les forces progressistes réellement attachées à prolonger la portée de ce mouvement unique en son genre ne s'en occupent pas, ce n'est pas gagné. Autrement dit, la mémoire de 68 est un enjeu historique et politique de première importance. Il convient d'abord de réhabiliter un récit non édulcoré de ces événements. Nous en sommes loin. La singularité de Mai 68 en France est d'avoir été indissociablement un mouvement étudiant et de la jeunesse radical ET une grève générale ouvrière inégalée, tout autant une libération de la société qu'un affrontement de classe de très grande portée.

La droite qui eut si peur hier de la convergence de toutes ces forces aimerait tant aujourd'hui pouvoir continuer à trier et à effacer de la mémoire collective ce qui la dérange.

Il importe aussi de s'attacher à rendre dans toute leur ampleur la visée émancipatrice des idéaux qui agitèrent alors étudiants et salariés.

Libération des mœurs et respect de la dignité des travailleurs, pouvoir du peuple et primauté de l'individu... tout était mêlé dans cette vague qui allait changer la France. On voudrait aujourd'hui tout opposer, nous sommer de choisir quand il est au contraire plus actuel que jamais de s'attacher à faire reculer toutes les formes de domination qu'elles quelles soient. De 68, il nous faudrait retenir la dimension jubilatoire pour laisser au vestiaire de l'histoire l'utopie anticapitaliste. Nous, nous voulons tout garder, pour tout repenser et tout réinventer.

Enfin l'histoire politique de 68 mérite elle aussi d'être racontée, ses promesses comme ses occasions manquées. Mieux vaudrait éviter pour cela d'emprunter les sens uniques d'un anticommunisme historiquement daté, surtout quand les acteurs politiques de l'époque sont prêts à un débat lucide et sincère, sans tabou.

C'est en tenant compte de tout cela qu'on pourra ouvrir le débat comme il se doit et éviter qu'on nous raconte un peu trop d'histoires.


Ecouter : IL EST INTERDIT DE S'INTERDIRE - France Inter

site du P.C.F

mardi 25 mars 2008, a 21:24
Le P.C.F dénonce la faiblesse de l'augmentation de l'allocation adulte handicapé .



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 25 mars

En visite à Tarbes, Nicolas Sarkozy annonce une augmentation de 5 % de l'allocation adulte handicapé ; soit une somme totale de 650 € mensuel.

C'est un véritable camouflet pour tous ceux qui se battent pour un revenu minimum d'existence au moins égal au Smic. Avec cette mesure, le Président de la République fait le choix de maintenir toute une partie de la population dans une situation de précarité extrême ; en Europe on est considéré comme pauvre avec moins de 800 € par mois.

Le PCF soutient la manifestation « ni pauvre ni soumis » de samedi, organisée par plus de 100 associations liées au handicap. Il y a urgence qu'au handicap physique ne s'ajoute plus le handicap économique.

Parti communiste français

Paris, le 25 mars 2008

mardi 25 mars 2008, a 21:09
PAS TOUCHE AU LIVRET A !

« Pas touche au Livret A ! »

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Mis en ligne : 21 mars

Le gouvernement, se pliant aux injonctions de la Commission européenne, s'est engagé, par la voix de Christine Lagarde, dans un processus de « banalisation » du Livret « A » des Caisses d'épargne.

En clair, le patronat bancaire pourra mettre la main sur une bonne partie de la collecte de cette épargne populaire pour en faire un produit financier régi selon les règles du rendement et du risque. Et on peut voir où cela conduit avec ce qui s'est passé à la Société générale !

ALERTE !

- le logement social, financé aujourd'hui à 80% par cette ressource, sera contraint d'emprunter à taux plus élevés sur le marché financier. Ainsi, c'est tout le système de financement du logement social qui en danger, alors que les besoins sont plus criants que jamais.
- l'épargne populaire, aujourd'hui sécurisée par la centralisation de la collecte du « Livret A », via la Caisse des dépôts et consignations (CDC), sera elle-même plus exposée aux spéculations et aux risques de krach du marché financier.
- Les collectivités locales, les élus municipaux et départementaux, seront privés d'un partenaire privilégié - non subordonné aux exigences des actionnaires privés - pour répondre aux besoins sociaux des populations sur les territoires. Il faut le faire savoir en ces temps d'élections.
- 1000 agences de Caisses d'épargne et de nombreux guichets de la Poste pourraient être supprimés, en premier lieu dans les quartiers populaires et les zones rurales.

Il faut empêcher cela et il en est encore temps !

Des initiatives multiples, dans tout le pays, sont engagées par le collectif « Pas touche au Livret A ! » qui a lancé une pétition nationale.

A l'occasion d'une rencontre avec ses représentants, le 14 février dans les locaux du Conseil national, la direction du PCF, représentée par Alain Obadia, Jean-Louis Le Moing et Yves Dimicoli, a exprimé son total soutien à cette campagne et sa volonté d'y contribuer.

Elle a rappelé l'importance qu'elle attache à
- la sécurisation et l'expansion de financements émancipés de la domination des marchés financiers,
- la promotion d'un grand service public du crédit et de l'épargne permettant, notamment, de soutenir une politique audacieuse du logement social de nature à résoudre sa crise aiguë qui frappe des millions de familles en France.

Elle a remarqué combien chaque progrès en ce sens pousserait, en même temps, à une réorientation positive de la construction européenne et de la BCE, aujourd'hui dominées par les exigences boursières.

Elle a souligné l'importance pour cela de la défense et du développement d'un pôle bancaire et financier public autour de :
- la CDC (dont il faut combattre le démantèlement),
- des Caisses d'épargne
- de la Banque postale,
et qui soit maîtrisé par les salariés, les populations et les élus dans les localités, les départements, les régions et à l'échelle de tout le pays.

Les militants du PCF auront à cœur de contribuer à cette bataille si importante pour la réponse aux besoins sociaux, l'emploi, l'avenir des territoires, la croissance et la démocratie.

site du P.C.F

mardi 25 mars 2008, a 04:52
PARIS 15 e : Plus de dispensaire,mais une crèche-à-toutous pour nantis !

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Quel est ce 15ème où l'on trouve 450 m2 pour installer une crèche pour des chiens mais pas 250m2 pour reloger un centre de santé pour les humains?

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Le centre de santé de Beaugrenelle a besoin de 250m2 pour être relogé avant l'arrivée, imminente, des bulldozers des promoteurs Apsys et Gécina.

A 500 mètres de là vient de s'installer rue Quinault, sur 450 m2 de surface, une crèche pour… les chiens !!

Moyennant 56 euros par jour, selon la brochure publicitaire diffusée dans le quartier, sans compter les « extra », « box individuel », repas, ou « promenade en meute » (20 à 30 euros – un smic journalier au total), les propriétaires fortunés de chien peuvent se délester de leur animal pour leur convenance personnelle.

Et on ne trouverait pas 250 m2 pour la santé des humains ?

Pourtant, de multiples locaux vides, municipaux ou privés, existent sur la dalle du Front de Seine ou à proximité et Gécina, 1er profiteur de l'opération Beaugrenelle, dispose d'immenses propriétés et moyens.

Interpellés par les associations de riverains, les candidats n'ont pas apporté de réponses écrites avant le 2nd tour à propos du maintien du centre de santé conventionné. Maintenant, ils sont élus : Delanoë est maire de Paris, Goujon est maire du 15ème, Hidalgo se retrouve adjointe à l'urbanisme et reste pour l'instant présidente de la Sempariseine. A des titres différents, ils sont plus que jamais en situation d'intervenir contre la suppression de l'un des derniers centres de santé pluridisciplinaires du 15ème, accessible à tous, pratiquant des tarifs conventionnés, fréquenté par plus de 35000 patients par an.

Ce n'est pas parce que l'élection est passée, bien au contraire, qu'ils doivent s'imaginer dispensés de leurs responsabilités devant les habitants du 15ème.

L'urgence, c'est le relogement du centre dans le quartier avant la destruction des accès puis des bâtiments qui peut se produire dès les jours qui viennent.

Nous rappelons chacun à des déclarations passées concédés devant la pression populaire. Goujon s'exprimait en octobre 2006 au Conseil de Paris pour le maintien du centre médical. S'il n'est pas responsable de la destruction de ses locaux, il est en mesure de trouver les 250 m2 nécessaire à la poursuite des activités du centre.

Baur, ex-conseiller du 15ème, parlant au nom de Hidalgo, non reconduit en place éligible sur la liste, s'est plusieurs fois engagé sur le maintien du centre médical. Promesse en l'air que Hidalgo n'aurait pas osé prononcer elle-même ? Nous espérons qu'elle fera la démonstration du contraire en trouvant les locaux exigés en tant que présidente de la SEM.

La lutte pour le maintien du centre médical s'inscrit dans une bataille globale contre les projets spéculatifs à Beaugrenelle et leurs conséquences. Le projet d'immense centre commercial des promoteurs Apsys et Gécina raye de la carte les équipements publics, sociaux et culturels. Propriétaire, donneuse d'ordre, aménageur via la Sempariseine, la Ville de Paris en est pleinement responsable depuis le début en 2003. Delanoë, réélu, sera-t-il toujours sourd aux appels pour le Centre médical Beaugrenelle ?

Nous ne relâcherons pas nos efforts, notre lutte pour obtenir le relogement et le maintien du centre médical Beaugrenelle !

On trouve 450m2 pour les chiens des privilégiés mais pas 250m2 pour que les humains se soignent? Dans quelle ville, dans quel 15ème vivons-nous, voulons-nous vivre ?

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De : PCF Paris 15
mardi 25 mars 2008

site BELLACIAO

lundi 24 mars 2008, a 17:34
Les sacrifiés de Cap 3000 .

Commerce . Cinquante-quatre emplois dans la restauration populaire liquidés pour faire place nette dans ce centre commercial haut de gamme.

Saint-Laurent-du-Var

(Alpes-Maritimes),

correspondant régional.

« Trente-six ans d'esclavage et voilà le remerciement : une lettre de licenciement, la fermeture de mon restaurant-gril et une proposition de reclassement dans un Flunch quelconque. Moi, faire bouffer du surgelé, c'est pas mon métier ! » Annie, serveuse à 800 euros net pour 30 heures par semaine, s'accroche comme à une bouée de sauvetage au piquet de la banderole CGT qui ouvre la petite manif (« La moitié des collègues occupent les locaux ! ») qui arpente la rue principale de Saint-Laurent-du-Var. Direction la mairie. Car, ainsi que le clame à la sono Didier Turini, secrétaire général de l'UD-CGT qui a appelé à un soutien interprofessionnel, « le maire ne peut pas se désintéresser de la situation de l'emploi dans sa commune ! ». En l'occurrence, il s'agit de 54 emplois qui pourraient être liquidés dans le centre commercial Cap 3000, un ensemble de boutiques haut de gamme proche de l'aéroport Nice-Côte d'Azur qui, au regard de son chiffre d'affaires, se situerait, selon la CGT, en haut du classement européen des centres commerciaux de ce type.

Alors pourquoi cette suppression d'emplois que les principaux intéressés ont d'ailleurs appris, voilà un mois, par le bouche-à-oreille ! Ce sont trois établissements de la galerie marchande, un restaurant, un bar, une pizzeria, très fréquentés par une clientèle qui veut se restaurer sur place en faisant ses courses, qui devraient mettre la clé sous la porte le 31 mars. Propriétaire des murs, la société des Galeries Lafayette exigerait un loyer en nette hausse versé par le gérant, la société Les Gourmands Disent, elle-même filiale du groupe Agape, propriété de Flunch, qui appartient à Auchan. Le bail a donc été rompu. Un peu vite, selon Jean-Lin Larroque, barman et délégué syndical CGT, qui prévoit la substitution rapide des trois établissements par autant de boutiques de fringues de luxe. La fédération CGT du commerce et des services a eu vent d'un projet de pôle restauration haut de gamme piloté par le groupe Accor dans une aile en déshérence de Cap 3000 où se trouve néanmoins une piscine.

En grève totale depuis trois semaines, les salariés n'ont eu leur mot à dire ni sur ces projets, ni sur leur avenir professionnel. Seul choix proposé : une prime de licenciement correspondant à un dixième de mois par année d'ancienneté ou le reclassement dans un Flunch quelque part en France avec un contrat à durée non précisée de 24 heures de travail par semaine, alors que pour la plupart ils font, en CDI, au moins six heures de plus. Aucun n'ayant accepté, les lettres de licenciement sont parties en début de semaine et les portes des restaurants ont été autoritairement fermées bien avant donc la date de fin de bail. Aussitôt, les locaux ont été occupés et la manif de jeudi, organisée. « Il faut que la population sache ce qui se trame », y disait une jeune gréviste, badge CGT tout neuf sur le coeur, découvrant qu'un bac à frites retourné faisait un excellent tambour…

Philippe Jérôme

l' Huma du 22 / 03 / 08

lundi 24 mars 2008, a 17:21
Sarkozy tenté par le bouton nucléaire ?

Défense . Le chef de l'état n'exclut pas de procéder à des « avertissements nucléaires », à « des frappes limitées » contre des pays qui menaceraient « nos intérêts vitaux ».

« J'exclus de baisser la garde. Le budget de la Défense est le deuxième budget de l'État. Il le restera, il ne baissera pas. » Le propos est martial. Il n'est pas facile en effet de concilier l'affirmation que « les caisses sont vides » à propos du pouvoir d'achat et de convaincre de la nécessité de doter l'arsenal nucléaire militaire d'un nouveau sous-marin de deux milliards d'euros selon les fourchettes les plus basses. Nicolas Sarkozy était donc hier à Cherbourg à l'occasion du lancement du dernier-né des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) : le Terrible devrait être opérationnel en 2010 et s'ajouter aux trois appareils existants, le Triomphant (1997), le Téméraire (1999) et le Vigilant (2004). Plus silencieux, plus performant, le Terrible sera armé du nouveau missile nucléaire M51, de plus longue portée.

dangereux infléchissement

Depuis la fin de la guerre froide, « le monde est plus instable, moins prévisible », a fait observer le chef de l'État pour justifier le dangereux infléchissement de la politique de dissuasion nucléaire de la France. Dans la conception qu'en avait le général de Gaulle, l'arme atomique avait avant tout un rôle politique : tout agresseur éventuel s'exposait à une riposte d'une telle puissance destructrice que l'aventure ne méritait pas d'être tentée. Le but de l'arme de dissuasion était précisément de ne pas être employée. On n'en est plus là aujourd'hui. Nicolas Sarkozy a certes réaffirmé que le recours à l'arme nucléaire ne peut s'envisager que « dans des circonstances extrêmes de légitime défense », mais il envisage la possibilité de procéder à des « avertissements nucléaires » (*), à des « frappes limitées » quand « les intérêts vitaux » sont en jeu. La puissance atomique passe du domaine défensif à la potentialité offensive, en même temps qu'elle devient une arme de champ de bataille. Cette évolution stratégique n'est pas tout à fait nouvelle. Elle était contenue dans le discours de Jacques Chirac à l'Île-Longue, en janvier 2006. « La dissuasion nucléaire, affirmait le président, n'est pas destinée à dissuader des terroristes fanatiques. Pour autant, les dirigeants d'États qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous, comme tous ceux qui envisageraient d'utiliser d'une manière ou d'une autre des armes de destruction massive, doivent comprendre qu'ils s'exposent à une réponse ferme et adaptée de notre part. Cette réponse peut être conventionnelle. Elle peut être d'une autre nature. »

Cette banalisation de l'arme nucléaire trouve aux yeux du président de la République sa justification dans les menaces nouvelles de la prolifération - Nicolas Sarkozy a mentionné l'Iran -, mais elle fait courir le risque redoutable d'encourager en retour la prolifération. Afin d'adapter la Défense aux nouvelles menaces, Nicolas Sarkozy plaide pour un ajustement du dispositif nucléaire. Il a annoncé que la composante aéroportée serait réduite d'un tiers, mais avec des appareils Rafale plus performants que les soixante Mirage 2 000 N et des missiles de dernière génération. L'arsenal français s'élèverait alors à « moins de trois cents têtes nucléaires ». Une attitude, selon le président français, « exemplaire », face à laquelle il réclame la réciprocité. Il propose la discussion d'un accord bannissant les missiles sol-sol de courte portée (qui ne figurent pas dans l'arsenal français), l'ouverture de négociations en vue de l'interdiction de la production de matières fissiles à usage militaire et invite les autres puissances nucléaires à ratifier le traité d'interdiction des essais nucléaires.

L'avis des partenaires européens

Nicolas Sarkozy suggère un autre infléchissement à la doctrine de dissuasion nucléaire : son européanisation. S'appuyant sur le traité de Lisbonne, il propose d'engager avec les partenaires de l'UE qui le souhaitent un dialogue sur le rôle de la dissuasion nucléaire et « notre sécurité commune ». Il n'est pas sûr que les partenaires européens souhaitent partager le bouton nucléaire, en premier lieu l'Allemagne où l'opinion publique est majoritairement hostile à l'arme atomique. Nouveau sujet d'irritation avec la chancelière Angela Merkel. ? Va-t-elle lui rétorquer « Atombombe ? Nein, danke ! »

(*) Il pourrait s'agir de recourir à l'effet IEM (pour impulsion électromagnétique), consistant à faire exploser une

ou plusieurs têtes nucléaires

à haute altitude, ce qui a pour effet de paralyser de manière irréversible l'ensemble

des systèmes d'informations (ordinateurs, Internet, téléphone, télévision, radio…) sur plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines

de milliers de kilomètres carrés.

Jean-Paul Piérot

l' Huma du 22 / 03 / 08

lundi 24 mars 2008, a 17:02
Tibet : ( l'ordre ) selon Pékin .

Lhassa . Les autorités chinoises, qui reconnaissent désormais avoir tiré sur des manifestants, cherchent à accélérer un retour à la normale.

Alors que la presse étrangère reste interdite d'accès aux régions touchées par la contestation, Pékin, une semaine après les émeutes sanglantes de Lhassa, affirme contrôler le Tibet et les zones avoisinantes. Les médias chinois insistent sur le retour à la normale dans la capitale tibétaine, une image trahie par l'envoi massif ces derniers jours de troupes militaires et d'unités antiémeute.

ultimatum lancé aux émeutiers

La tension reste extrêmement forte. Les autorités, qui avaient nié dans un premier temps avoir eu recours aux armes à feu pour réprimer, ont jeudi reconnu avoir tiré sur des manifestations dans le district de Ngwaga au Sichuan dimanche dernier et blessé quatre personnes. Version contestée par des Tibétains du Sichuan qui parlent, eux, de plusieurs morts lorsque des manifestants s'en sont pris à un commissariat et des édifices publics. La lumière pourra-t-elle être faite sur ce qui s'est passé et sur qui se trame encore à huis clos à l'ouest de la Chine ? La France a appelé le gouvernement chinois à « rouvrir sans délai le Tibet à la présence étrangère », et en particulier « aux journalistes ».

Renouant avec une pratique utilisée au lendemain de l'intervention militaire à Pékin en 1989, la sécurité chinoise a publié sur les principaux portails Internet, comme sina.com ou yahoo.com, les portraits de 19 manifestants les plus recherchés par la police, accompagnés d'une notice de la police avec un numéro de téléphone pour communiquer d'éventuels indices. Les photos ont été prises lors des manifestations de vendredi dans la capitale tibétaine.

Dans la nuit de lundi à mardi, à l'expiration de l'ultimatum lancé aux émeutiers pour se rendre et bénéficier d'une certaine clémence, la police avait lancé 21 mandats d'arrêt à l'encontre des manifestants considérés comme les plus importants, a indiqué vendredi le Quotidien du Tibet. Selon ce dernier, deux sont déjà entre les mains de la police, l'un a été interpellé, l'autre s'est constitué prisonnier. Selon l'agence Chine Nouvelle, au total 170 personnes s'étaient constituées prisonnières jusqu'à mercredi soir. Les groupes pro-tibétains à l'étranger affirment que plus d'un millier de personnes ont été arrêtées.

Les troubles se sont étendus bien au-delà de Lhassa dans des régions où vivent des minorités tibétaines. Après le Sichuan, le Qinghai, le Gansu, ce serait au tour du Yunnan, province méridionale du centre où vivent de multiples ethnies non han qui serait touchée. Hier, selon l'AFP, bien qu'aucune manifestation n'y ait été signalée jusqu'à présent, la police patrouillait dans les villes et les villages et il était conseillé aux habitants de ne pas se rassembler.

Pékin n'a pas encore répondu à la proposition faite jeudi par le dalaï-lama de reprendre le dialogue. Appel soutenu par vingt-six lauréats du prix Nobel qui exhortent les autorités chinoises à mettre fin à la répression et à chercher le plus tôt possible « une solution pacifique et bénéfique aux deux parties ». Autre soutien au chef spirituel tibétain, mais beaucoup plus politique, celui de la présidente démocrate de la Chambre des représentants américains, Nancy Pelosi, venue rencontrer hier à Dharamsala le leader bouddhiste.

le dalaï-lama et la carte américaine

Accompagnée de parlementaires américains, Mme Pelosi, très chaleureusement applaudie par 2 000 jeunes Tibétains, bonzes et nonnes, rassemblés sous des bannières chérissant « l'amitié américano-tibétaine », a rappelé que le dalaï-lama, lauréat 1989 du prix Nobel de la paix, était « un vieil ami des États-Unis » depuis que dans les années quarante, il avait reçu une montre en or offerte par le président Franklin D. Roosevelt. « Sa Sainteté possédait un morceau d'Amérique lorsqu'il a fui le Tibet » en mars 1959 à la suite de l'échec d'un soulèvement antichinois.

Un rappel de l'histoire qui remet en mémoire le rôle de Washington dans l'organisation de l'opposition clandestine tibétaine contre le pouvoir de Pékin. Après sa fuite de Lhassa en 1959, le dalaï-lama en exil a continué à jouer durant la guerre froide la carte américaine pendant que la CIA entraînait et armait des commandos, organisait ici et là des soulèvements, tout en aidant financièrement la hiérarchie tibétaine en exil ; jusqu'en 1972, date à laquelle le président Nixon se rendait en Chine en pleine Révolution culturelle. En octobre 2007, le président Bush remettait au dignitaire bouddhiste la médaille du Parlement, la plus haute distinction civile du Congrès américain. Considérée comme l'une des critiques les plus féroces de Pékin au sein du Congrès américain, Nancy Pelosi n'en a pas pour autant mordu le trait en assurant qu'elle « n'appelait pas au boycottage des jeux Olympiques ».

Dominique Bari

l Huma du 22 / 03 / 08

lundi 24 mars 2008, a 11:57
Les ouvriers grecs d'Elbe poursuivent leur grève de la faim...

Les ouvriers grecs d'Elbe poursuivent leur grève de la faim... (videos)
samedi 22 mars 2008 -21:10
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de Saint-Nazaire

La réunion de négociations n'a rien donné hier. Les tractations reprendront désormais mardi. Boris Athanassiadis, Leonidas Theocares et Nikos Aslamazidis poursuivent, eux, leur grève de la faim à l'hôtel de ville.

Quatre heures durant, les débats ont eu lieu en présence du sous-préfet de Saint-Nazaire Louis-Marie Bonté, de la première conseillère de l'ambassade de Grèce en France ; de Dominique Pinault-Pinay, consul de Grèce à Nantes ; de Osman, patron de la société allemande Elbe basée à Brême (comme son donneur d'ordres Freese) ; du directeur adjoint de la Direction départementale du travail ; de l'inspecteur du travail de Saint-Nazaire et de trois membres de la CGT.

"La direction d'Elbe a décidé de licencier ses trois salariés par un courrier en date du 17 mars, lettre qu'ils n'ont jamais reçue puisqu'ils sont en grève de la faim à la mairie", souligne André Fadda, secrétaire de l'USM-CGT.
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lundi 24 mars 2008, a 11:35
La crise va déferler........

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dimanche 23 mars 2008 (20h14) :

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LA CRISE VA DEFERLER…… Article de Bernard Lamirand

Les élections municipales et cantonales étant terminée, le pouvoir revient à la charge pour mettre en œuvre et accélérer sa politique de terre brûlée en ce qui concerne les acquis sociaux.

Ce soir, le débat à l'émission de Moatti « Ripostes » a révélé ce que le président de la république et son gouvernement s'apprête à faire pour le libéralisme économique.

Une politique d'austérité dépassant les vieilles recettes de rigueur exercées par des gouvernements de droite comme de gauche, où les principales victimes seront les salariés et les retraités.

D'entendre le ministre chargé des relations avec le parlement indiquait que le crise allait être dure ; affirmation reprise par d'autres participants de droite, qui en rajoutaient, pour en faire une obligation de se serrer la ceinture, montre que ce pouvoir a des objectifs clairs qu'il cache derrière des histoires de personnes qui font, en quelque sorte, que de constituer un écran de fumée pendant que les dépeceurs du social agissent.

La crise nous viendrait des Etats-Unis et rien ne pourrait l'arrêter.

C'est une crise financière ont-ils dit, ce qui est exact, mais on oublie de préciser qui en est le responsable : le système capitaliste et la spéculation financière qui ronge les économies capitalistes. Marx a vraiment raison.

Chacun y allant de son couplet pour avertir le peuple qu'elle est à nos portes et à celles de l'Europe et que nous n'y pouvons rien au niveau de la France.

Une façon de préparer Monsieur tout le monde français à de nouveaux sacrifices.

Seul le président de la république quand il dirigera l'Europe, à partir du second trimestre pourra faire des propositions dont on peut douter qu'elles seront pour toucher à la caisse les « richards européens » qui l'entourent .

Mélenchon, seul participant de gauche à ce débat, a tenté de définir les responsabilités du système capitaliste mondialisé, je m'interroge d'ailleurs s'il ne devrait pas prendre sa carte au PCF, ses propos marxistes étaient justes.

Cette crise n'est pas en effet imbattable si la France prend des mesures pour atteindre les coupables : ceux qui spéculent et que défend Strauss-kahn ou encore Ségolène Royal qui ont tous deux défendu le traité constitutionnel européen permettant justement à ces spéculations financières de se répandre dans le monde à travers les grosses banques, les assurances, les fonds de pensions et les multinationales.

Tous ces gens de droite présents à cette émission, notamment Jean François Khan, dans leur dithyrambe contre Sarkozy, n'ont qu'esquivé la vrai question : la faillite du capitalisme.

Les réformes viseront essentiellement à faire payer les pauvres et à protéger les riches dans cette crise du capital où la social-démocratie française et européenne est prête à se coucher devant le « dollar roi » et les Etats-Unis.

Il est évident que la première des réformes qu'ils visent en France : c'est la sécurité sociale et les retraites.

L'obligation de passer à 65 ans est d'or et déjà inscrite dans le programme gouvernemental comme la réduction des dépenses de santé qui toucheront les plus exposés aux risques de la maladie. L'emploi sera à nouveau sous une pression maximale pour abaisser les salaires et accentuer la précarité et les cadences de travail.

Le chômage servira pour mettre en concurrence les salariés.

La manifestation syndicale de samedi prochain doit donc être un premier avertissement et il importe que nous soyons nombreux dans la rue pour dire non à la casse de notre système de santé et de retraite que veut nous imposer le gouvernement Fillion et le MEDEF.

Le combat continue donc et le PCF a toutes les raisons de prendre la tête de ce combat pour que cette droite soit battue avant les échéances de 2012.

Et pourquoi pas, même si l'histoire ne se répète pas, de créer les conditions d'une telle mobilisation du peuple que le pouvoir Sarkozien soit obligé de rendre les armes et de procéder à de nouvelles élections avant cette date.

Le peuple peut changer la donne.

La rue est les occupations des lieux de travail sont aussi une façon d'exprimer le départ de cette droite.

VOIR
puce.gifhttp://ber60.over-blog.com/

De : babeuf 42
dimanche 23 mars 2008

site BELLACIAO

dimanche 23 mars 2008, a 17:38
Le gouvernement ponctionne la SNCF .

Résultats . L'entreprise publique, qui a réalisé un bénéfice de 1,042 milliard d'euros en 2007, va reverser 130 millions d'euros à l'État.

Le groupe SNCF a réalisé un bénéfice de 1,042 milliard d'euros en 2007. Un résultat « sans précédent dans l'histoire » de la SNCF, a commenté mardi, lors de la présentation de ses comptes, son nouveau président Guillaume Pepy. Les indicateurs financiers sont en effet au beau fixe. Le chiffre d'affaires a progressé de 8 % et atteint 23,7 milliards d'euros. L'endettement de 4,5 milliards d'euros atteint un niveau historiquement bas. Pour expliquer ces bons résultats, la direction de l'entreprise souligne la progression de l'activité. Le transport voyageurs a en effet encore contribué fortement à la progression du chiffre d'affaires. La SNCF met également en avant l'amélioration de la situation des activités déficitaires. Ainsi le fret a enregistré l'année dernière une perte de 234 millions d'euros contre 290 millions l'année précédente. Une analyse contestée par les syndicats. Dans un communiqué, les administrateurs CGT attribuent également la progression du résultat à « la maîtrise des coûts avec la suppression de 2 500 emplois et à la pression sur le pouvoir d'achat des cheminots ». L'augmentation de 2 % de la masse salariale en 2007 et surtout la progression de l'excédent brut d'exploitation (plus 15 %) supérieure à celle du chiffre d'affaires (plus 8 %) confortent ces critiques. Quant à l'amélioration des résultats du fret, elle reste pour l'essentiel financière. La CGT fait ainsi remarquer que la suppression de 1 099 emplois dans l'activité a occasionné à elle seule une économie de 51 millions d'euros. La décision du conseil d'administration de verser un dividende de 130 millions d'euros provoque l'ire de la première organisation de cheminots qui dénonce « une ponction qui accentue le désengagement de l'État ». Et la CGT de revendiquer « le réinvestissement de ces 130 millions d'euros dans le service public ».

Pour les années à venir, le président de la SNCF a fait part de sa volonté de relancer l'activité fret et le RER. L'entreprise va également investir 3 milliards d'euros dans le réseau d'Île-de-France. Concernant la politique salariale, Guillaume Pepy souhaite « faire germer l'idée de participation auprès des cheminots » et affirme ne pas « être opposé » à y consacrer un montant équivalent au dividende de l'État. Reste que les organisations syndicales demeurent majoritairement opposées à la participation lui préférant des revalorisations salariales pour l'ensemble des agents. Hier après-midi, la CGT a d'ailleurs revendiqué une nouvelle fois l'ouverture immédiate de négociation salariale.

Pierre-Henri Lab

l' Huma du 21 / 03 / 08

dimanche 23 mars 2008, a 08:36
80 lycéens de Creil exigent la libération de Mustafa PALTA .

80 lycéens et une dizaine d'enseignants du Lycée Jules Uhry de Creil demandent la libération et la régularisation de Mustafa Palta Dans une lettre pétition au Préfet du Puy de Dôme, 92 personnes, lycéens et personnels de l'éducation, demandent la libération et la régularisation de Mustafa Palta, militant communiste Turc vivant à Creil et qui arrêté le 8 mars dernier à Clermont Ferrand a été placé en centre de rétention à Lyon sous la menace d'être expulsé en Turquie dans les prochains jours.Cette pétition a été remise ce samedi 22 mars à Jean-Paul Legrand, maire-adjoint de Creil qui la transmettra au Préfet du Puy de Dôme.

Les pétitionnaires savent que cette expulsion conduirait directement Mustafa Palta dans les geôles de l'Etat turc puisqu'il a été condamné à plus de 10 ans de prison pour avoir aidé la résistance kurde en lui livrant des vivres. Il ne s'agit donc pas d'un dangereux terroriste mais d'un militant politique qui se bat pour la liberté du peuple kurde et que l'Etat français ne doit pas expulser sous peine de devenir complice de la répression qui s'abat contre tous ceux qui aident aujourd'hui la juste cause d'un peuple qui agit pour sa reconnaissance.

Le préfet du Puy de Dôme détient le pouvoir de retirer sa demande d'expulsion afin que s'engage une procédure de régularisation et la reconnaissance du statut de réfugié politique à Mustafa Palta.

Elus, militants, syndicalistes, citoyens, il y a urgence ! écrivez au Préfet du Puy de Dôme pour exiger la libération et la régularisation de Mustafa PALTA

Ci-dessous les mails de l'administration préfectorale du Puy de Dôme :

dominique.schmitt@puy-de-dome.pref.gouv.fr ; public@puy-de-dome.pref.gouv.fr ; gaelle.feron-lejosne@puy-de-dome.pref.gouv.fr ; fabien.masson@puy-de-dome.pref.gouv.fr ; denis.reynier@puy-de-dome.pref.gouv.fr

De : LEGRAND Jean-Paul
dimanche 23 mars 2008

site BELLACIAO

samedi 22 mars 2008, a 22:09
Luc Chatel et ses oeillères .

Très fraîchement nommé porte-parole du gouvernement, Luc Chatel a défendu ce matin sur LCI, la nécessité de porter à 41 annuités la durée de cotisation pour « sauver » notre système de retraite.

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à droite, le renouvellement des hommes ne rime pas avec celui des idées. L'allongement de la durée de cotisation ne règle en rien la question du financement des retraites, les déficits ont continué de se creuser malgré le passage de 37,5 à 40 annuités.

Je suggère au tout nouveau porte-parole du gouvernement de retirer ses œillères et de regarder du coté des recettes. Si les cotisations patronales étaient à la même hauteur que celle des salariés, il y aurait à l'évidence de quoi sauver aisément l'avenir des retraites.

samedi 22 mars 2008, a 21:50
ecouter les messages des urnes !


Ilne s'agit pas d'un simple avertissement. C'est une sévère sanction qu'ont infligée les électrices et les électeurs au pouvoir sarkozyste.

Les ministres et les dirigeants de la droite s'époumonent sans relâ­che pour donner des explications d'ailleurs souvent contradictoi­res. Tantôt, ce seraient des causes locales qui les feraient perdre, tantôt le contexte national, ou encore le manque de pédagogie pour expliquer leur politique.

Tous ces écrans de fumée, agités pour camoufler la Bérézina que la droite a subie, dix mois seule­ment après l'élection présidentielle ne visent qu'à faire adopter une conclusion: il faut amplifier ce qui a été entamé. Autrement dit, les mandataires des forces du capital osent utiliser leur désaveu pour accélérer la mise en œuvre de leur néfaste politique au prétexte que les premières décisions n'ont pas encore porté leurs fruits. Or c'est précisément ces décisions   qui aggravent chaque jour la vie quotidienne, tandis que l'argent s'accumule dans les profits et la spéculation financière, qui provoque aujourd'hui une grave crise financière, dont les effets futurs sont sous estimés.

 

 Le mot même de «  réforme » est galvaudé. Aujourd'hui, nous sommes dans la contre-­réforme, régressive, antisociale, antidémo­cratique. C'est cela qui a été rejeté par les électeurs. Jusqu'à un nombre très important d'électrices et d'électeurs de Mr Sarkozy, qui ont décidé d'une « abstention sanction, parce qu'ils considèrent que leur vie s'est dégradée ces derniers mois. Une majorité nette d'électrices et d'électeurs a signifié son refus des franchises médicales, de l'augmentation des prélèvements sociaux, de certains impôts indirects, du démantèlement du Code du travail, de l'allongement de l'âge du départ à la retraite. Face à un tel tsunami électoral, ce n'est ni d'un cosmétique remaniement gouvernemen­tal, ni d'un changement de conseiller en communication dont ont besoin nos concitoyens, mais d'une inflexion nette des choix poli­tiques. Dans sa masse, le peuple réclame avec force une augmenta­tion des bas salaires, des retraites et des prestations sociales en répartissant autrement l'argent des profits et l'argent public

 

En même temps, il relève de la responsabilité du gouvernement de faire cesser les hausses inconsidérées des prix à la consommation, à commencer par l'alimentation, le logement, l'énergie et l'eau. Sans attendre, préparons le succès de la journée d'action pour l'augmentation des retraites, le 29 mars. Partout, aidons au déve­loppement d'actions multiformes. Divers mouvements sociaux ont été engagés avant les municipales, dans l'éducation, la justice, pour la défense de l'emploi, ou pour des augmentations de salai­res. La gauche doit maintenant se mettre à la disposition de ces mouvements pour les aider à s'unir et obtenir satisfaction.

 

En se donnant une majorité de villes et de départements, gérés par les forces de gauche, les populations ont voulu émettre un signal clair et fort. À l'opposé de la concurrence de tous contre tous, elles souhaitent que soient mis en œuvre des choix de justice et de solidarité.. Elles ont considéré que des collectivités gérées par la gauche constituent des points d'appui pour améliorer leur vie et pour être défendues face à la déferlante ultralibérale. En ce sens, des collectivités locales animées par la gauche peuvent être des relais pour obtenir un moratoire sur tous les plans de licenciements ou de délocalisations, pour obte­nir que les fonds publics servent réellement à l'emploi et à la formation

 

Dans la quasi-totalité des cas, la gauche a été choisie quand elle s'est présentée unie et clairement à gauche, bâtissant ses projets avec les populations. Le Parti socialiste bénéficie à plein de l' anti­sarkozysme et de la loyauté de ses partenaires. Contrairement à ce qui était répandu depuis plusieurs mois, le Parti communiste reste un grand parti, ancré dans les territoires, faisant la preuve de son utilité au service du plus grand nombre.

 

Ces élections viennent encore de montrer que le pluralisme à gauche est une réalité ancrée dans  les profondeurs du pays. Les forces de gauche doivent maintenant asso­cier les populations à la mise en œuvre de pro­jets communaux, départementaux, visant à améliorer la vie quotidienne en agissant pour construire des logements à prix accessibles nécessaires, en développant les services publics, en promouvant la culture, le sport, l'aide à la petite enfance ou aux personnes âgées, en construisant les équipements indispensables, notamment à l'éducation, ou en étant des points d'appui pour un dévelop­pement économique durable, créateur d'em­plois. Un effort considérable doit être déployé en faveur des habitants des quartiers populaires à la fois pour améliorer leur cadre de vie, mais surtout pour leur permettre d'accéder à la formation et à un travail.

 

Cette séquence électorale marque une nouvelle étape pour tous les progressistes de notre pays. Les débats, qui sont indispensables à gauche, vont s'engager dans chacune des formations. Ils vont être utiles. Ils sont indispensables pour déterminer des actions permettant d'empêcher la situation des gens de se dégrader. Mais les débats doivent porter sur les moyens d'of­frir une alternative progressiste, durable aux pays. Les résul­tats de ces élections montrent que ce n'est pas l'orientation défendue par certains courants de la gauche, notamment au sein du Parti socialiste appelant ouvertement à une alliance avec une partie de la droite, qui peut constituer une issue favorable pour le peuple. Ce serait la voie de l'échec, de nou­velles désillusions et déceptions. Les expériences allemande, italienne ou britannique le confirment.

 

Au contraire, la mission d'une gauche moderne, combative, utile n'est pas d'en rabattre sur les aspirations sociales, démocratiques, culturelles, sous prétexte de « contraintes mondiales ». Elle doit au contraire être active pour résister et transformer cette mon­dialisation, pour proposer un projet alternatif au pays.

samedi 22 mars 2008, a 21:31
le dessin de l' Huma ;

sarkoafghanistan-204c0.png

voir tous les dessins des jeunes correspondants

samedi 22 mars 2008, a 19:05
Haro sur l'éducation au rabais .

Manifestations . Hier, la mobilisation se poursuivait chez les lycéens en Île-de-France ou dans la Loire contre les réformes du ministre Xavier Darcos.

Après la grève nationale de mardi, le mouvement de grogne se poursuit dans l'éducation nationale. Côté profs, mais aussi côté élèves. Un peu partout en France. Hier, les

lycéens des quatre établissements de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) se sont retrouvés pour « une grande marche » afin de dénoncer la baisse des dotations globales horaires (DGH). « À la rentrée prochaine, nous allons avoir une 1re S supprimée, une augmentation des effectifs dans les classes, des options qui vont disparaître comme l'arabe, l'espagnol en 3e langue ou encore les cours de danse, d'arts plastiques ou de théâtre », détaille Laëtitia, scolarisée au lycée dyonisien Paul-Eluard. Si elle a manifesté, hier matin, auprès « d'environ 300 autres camarades », c'est parce que la suppression de 258 heures de cours par semaine dans son lycée à la rentrée 2008 « correspond à la perte de 14 postes d'enseignants », précise la jeune fille. « C'est bien de parler des conséquences pour les profs, mais il faut aussi parler de nous, insiste Laëtitia. Nous n'aurons plus accès aux aides aux devoirs, par exemple. »

À l'appel du SNES, SNEP et du SNUEP-FSU, ces mêmes élèves, accompagnés de leurs professeurs et de leurs parents, doivent se rassembler devant l'académie de Créteil (Val-de-Marne) ce matin à 8 h 30. Le but ? Faire entendre leurs voix contestataires lors du comité technique paritaire académique qui doit se prononcer, à la même heure, sur la suppression des postes d'enseignants. Pour mémoire, les DGH accordées pour 2008-2009 ont été assujetties à une coupe jamais égalée dans les effectifs de professeurs : sur les 11 200 départs en retraite qui ne seront pas remplacés, 9 130 concernent les enseignants du secondaire. À Roanne, ce sont environ 150 lycéens qui ont bloqué un pont sur la Loire pendant près d'une heure.

REMISE EN CAUSE

DES DIPLÔMES

Ils entendaient protester contre la réforme du baccalauréat professionnel. « Ils veulent nous imposer un bac pro en trois ans et nous supprimer le BEP. Ils veulent exclure par ce biais les élèves en difficulté. Ils veulent remettre en cause nos diplômes et donc nos qualifications. (Nous) demandons le maintien des bacs pros en quatre ans », indiquaient notamment des tracts distribués. Lors d'un chat sur « lemonde.fr », Xavier Darcos répondait à un internaute qui lui demandait s'il allait « plier » face à la mobilisation actuelle dans les établissements contre les suppressions de postes : « Les réformes sont décidées par le gouvernement et votées par la majorité

politique, elles sont faites

dans l'intérêt du système éducatif. » Une idée visiblement loin d'être partagée.

S. B.

l' Huma du 21 / 03 / 08

samedi 22 mars 2008, a 18:45
Un jeune Franco-Palestinien emprisonné en ISRAËL : lettre à Rama Yade .


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acc_2-25-1fbce.jpgde Jean-Claude Lefort

Jean -Claude Lefort demande d'agir dans les meilleurs délais pour obtenir auprès des autorités israéliennes, qui foulent aux pieds avec arrogance et en toute impunité les droit de l'Homme, la libération de Salah Hamouri.

Ivry, le 6 mars 2008

Madame Rama Yade Secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des droits de l'Homme 37, Quai d'Orsay 75007 Paris

Madame la Ministre,

Je m'adresse à vous au sujet du jeune franco-palestinien emprisonné sans raison depuis trois ans par Israël, le jeune Salah Hamouri que j'ai tenu à rencontrer en sa prison le 18 février dernier.

Répondant le 25 février à une lettre de Joseph Convert, Président de l'AFPS de l'Ain qui vous a été adressée le 10 janvier – soit près de deux mois après, ce qui est incroyable s'agissant d'une situation aussi dramatique – votre Chef de cabinet écrit en votre nom deux « énormités » qui aboutissent à rendre bien peu crédibles et sérieuses vos actions en faveur des droits de l'Homme.

Il écrit que Salah Hamouri emprisonné « bénéficie » – c'est le mot choisi – d'une « permanence médicale hebdomadaire ». Je ne sais d'où votre Chef de cabinet tient cette « information », en tout cas elle est strictement fausse. On ne peut pas dire ou écrire n'importe quoi, Madame la Ministre, s'agissant tout spécialement d'un cas si douloureux que je suis avec la plus grande attention.

Il écrit également que l'avocate du jeune Salah, Maître Léa Tsemel, peut « introduire une demande de mise en liberté provisoire ». Mais c'est tout simplement impossible et témoigne d'une légèreté invraisemblable de vos services : Salah Hamouri est jugé par un Tribunal militaire et il devrait être connu, à tout le moins, que ce genre de démarche est dès lors strictement impossible. Strictement. Pourquoi et comment votre cabinet peut-il écrire pareilles « âneries » qui marquent une désinvolture insupportable vis-à-vis d'un cas de mise en cause patent et notoire des droits de l'Homme qui touche violemment un jeune citoyen français ? Comment est-ce possible ? Sous la dictée de qui cette lettre qui vous engage personnellement a-t-elle été rédigée ?

Et comme si tout cela ne suffisait pas, la lettre de votre Chef de cabinet n'évoque à aucun moment la seule action attendue et légitime de la France dans ce dossier, à savoir la demande de libération immédiate de Salah Hamouri auprès des autorités israéliennes ? Puisque ni vous ni vos services ne semblent sérieusement au fait de cette affaire très grave de mise en cause patente des droits de l'Homme par Israël, je me dois de rappeler deux choses auprès de vous.

La première, c'est que Salah Hamouri est un jeune franco-palestinien. Comme tout le peuple palestinien il est l'objet d'une occupation étrangère. C'est un civil qui a été arrêté sur sa terre occupée et colonisée et il a été transféré en territoire israélien, en violation des Conventions de Genève. Il ne peut être accepté par principe que la France reconnaisse à un pays occupant le droit de « juger » un membre d'un peuple occupé.

La seconde, même en entrant dans le processus judiciaire, c'est que depuis trois ans il est en prison et toujours pas « jugé » par le Tribunal militaire car il n'y a aucun élément justifiant cette arrestation et cet emprisonnement. Salah a été arrêté trois mois après être passé en voiture devant le domicile d'un rabbin extrémiste notoire : le rabbin Yossef Ovadia qui dirige le parti Shass soutenant le gouvernement Olmert.

Le tribunal militaire – encore une fois – cherche à démontrer que l'appartenance de Salah Hamouri au FPLP est la preuve qu'il avait l'intention d'agir contre ce rabbin qui coule des jours paisibles et n'a été l'objet d'aucune attaque d'aucune sorte, à fortiori de la part de Salah. Depuis trois ans le tribunal essaie d'établir ce délit d'intention à partir de cette appartenance politique supposée de Salah qui n'existe tout simplement pas. De sorte que plus de 20 audiences ont été annulées faute de témoins pouvant accréditer cette thèse. Les témoins annoncés étant des prisonniers il est pourtant facile de les « trouver » mais aucun ne s'est présenté à la barre ! Qu'importe, Salah n'est toujours pas jugé, et s'il devait l'être il risque une peine de 7 ans de prison pour « délit d'intention » !

Et vous avez déclaré, Madame la Ministre, dans un débat au Sénat que « Israël est un Etat de droit » ! Et vous êtes en charge des droits de l'Homme dans le monde. Et vous avez affaire ici à un citoyen français victime d'un arbitraire absolu. Et votre Chef de cabinet raconte des contrevérités. Et vous n'agissez pas pour la libération de Salah Hamouri. Trop c'est trop, Madame !

Je vous demande donc non seulement de demander à vos services sérieux et esprit de responsabilité mais aussi et surtout , je vous demande instamment, pour les raisons indiquées ci-dessus, d'agir dans les meilleurs délais pour obtenir en l'exigeant auprès des autorités israéliennes, qui foulent aux pieds avec arrogance et en toute impunité les droit de l'Homme, la libération de Salah Hamouri.

J'attends que vous me répondiez personnellement à cette lettre et ceci non pas dans un délai de deux mois. Il y a un jeune français de 22 ans injustement emprisonné en Israël qu'il vous revient de sortir de là. Vous ne pouvez pas, sous peine de pratiquer vous aussi un insupportable « deux poids, deux mesures », demander d'un côté la libération du caporal Shalit et de l'autre demander un « procès rapide » pour Salah Hamouri. C'est la libération des deux qu'il convient d'exiger. Ou alors quoi ?

Il ne sert à rien de faire lire la lettre du jeune Guy Môquet dans les écoles françaises si la France adopte aujourd'hui une attitude complice avec une force occupante. Que celle-ci soit israélienne ou autre, il est un principe absolu : les droits de l'Homme ne se découpent pas. Ils sont ou ne sont pas. En l'occurrence ils ne sont pas.

Dans l'attente de votre réponse rapide,

Je vous prie de croire, Madame la Ministre, en l'assurance manifeste de ma plus grande vigilance démocratique.

Jean-Claude Lefort
Député honoraire

De : Jean-Claude Lefort
samedi 22 mars 2008

site BELLACIAO

samedi 22 mars 2008, a 18:15
Ils nous ont tant faire rire...qu'on peut bien nous rembourser .

Ils nous ont tant faire rire… qu'on peut bien nous rembourser


L'image “http://tbn0.google.com/images?q=tbn:bzGR9goXqIZdVM:http://www.saveur-biere.com/images/chti-blonde-25.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'extraordinaire succès de nos CH'TIS sur les écrans a fait oublier à la France sa morosité. On a été des millions à bien rigoler …et ainsi permis à la firme PATHE d'encaisser des centaines de millions de bénéfices.

Alors on ne voit pas pourquoi on ne nous rembourserait pas les 600 000 € que la Région a puisé dans nos poches pour les offrir à PATHE

Blog P.C.F ARRAS

samedi 22 mars 2008, a 17:57
GUY MOQUET : Le sens d'un combat .

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.
 http://blaisepascal.fr/blaisepascal/a_la_une/GuyMoquet_ChemindeM.jpgJeune militant communiste fusillé par les nazis,
avec vint
-six de ses camarades, le 22 octobre 1941,
ce héros discret de la résistance est devenu,
il y a peu, une icône médiatique.

Si le souvenir de Guy Môquet fait l'objet de toutes les récupérations,le combat des premiers résistants n'a pas fini de nous interpeller.
L'Humanité vous invite à en débattre, dans le cadre du salon du livre, avec
Pierre Louis Basse (biographe et auteur du pamphlet, Guy Môquet au Fouquet's),
Gérard Streiff (journaliste et écrivain) et les Amis de la Résistance


Mercredi 30 avril
A 14h30, à l'Office culturel, Grand'Place, à Arras

Blog du P.C.F ARRAS

samedi 22 mars 2008, a 17:38
Elle méprisait la démocratie et trahissait la France .

” Elle méprisait la démocratie et trahissait la France “

hd-marie-antoinette.jpgLes historiens Claude Mazauric, Annie Duprat, Michel Biard ou encore Michel Vovelle ont pris leur plume pour l'Humanité Dimanche de cette semaine.


Marie-Antoinette, le retour: le Grand-Palais met en scène une grande exposition sur l'archiduchesse d'Autriche, dernière reine de France.
Une exposition qui manque singulièrement de contextualisation: rien sur la situation sociale et politique du pays. L'Autrichienne est devenue une icône.

Au vu des ingérences récentes de la droite dans la manière dont l'histoire s'écrit et s'enseigne, la question se pose: ne serions-nous pas en train d'assister à une tentative de révision idéologique de l'histoire, brouillant les uns après les autres, pour mieux les effacer, tous les repères du progrès politique?

La réhabilitation  “décomplexée” de Marie-Antoinette n'en serait qu'une illustration retentissante. Mais une illustration dont l'enjeu est pour la droite absolument majeur. Marie-Antoinette victime, de qui le fut-elle en effet? D'hommes et de femmes, qui au nom d'un monde meilleur, croyaient à la révolution et s'y employaient? C'est l'esprit même de la Révolution que la droite tente de déligitimer et avec elle, toute action de progrès.
site de l' Humanité

samedi 22 mars 2008, a 17:23
CUA : On demande comptes .

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Le dernier numéro du bulletin de la CUA, « Arras communauté » vante les succès des zones Artoipole et Actiparc qui attirent les entreprises.

A quel prix ? On se garde bien de nous le dire. On aimerait bien pourtant savoir, pour chaque opération, combien coûte le m2 de terrain ou de bâtiment tout aménagé ? A combien il est cédé ? Quels types d'emplois sont créés ? Qui les contrôle ? Pourquoi on accorde de l'argent public à des entreprises multinationales qui rego

rgent de profits et qui, dit-on, sont de toute façon attirées par les atouts géographiques des sites ?

Le directeur adjoint de la CCI ose écrire que la « concurrence entre territoires est forte » .On paie donc les patrons pour les empêcher d'aller s'installer ailleurs. Alors que des milliers de salariés sur nos zones sont hors CUA et font des km pour venir au boulot.

A qui profitent réellement les 20 % du budget consacrés à ces opérations ?

La démocratie passe par l'information.

Alors dites-nous tout, chiffres à l'appui.

Blog P.C.F ARRAS

samedi 22 mars 2008, a 17:06
Victoire à Cegelec St Nazaire : polonais-français,UNITE .

Victoire pour les salariés polonais de VOS, Victoire pour la CGT de Cegelec, Victoire contre les directives antisociales de Bruxelles !

Montoire de Bretagne à quelques kilomètres des chantiers navals, 19 mars 2008, il est 22h00 quand un accord est signé entre la Direction de Cegelec Ouest qui avait mandaté le directeur de Cegelec Tecnav, et les 71 salariés polonais de l'entreprise sous-traitante VOS assistés par la CGT de Cegelec TECNAV.

Le Marathon de la journée des camarades de la CGT Tecnav, pour arracher le paiement des salaires dus aux salariés polonais de VOS, a commencé dés le matin à 8h30, afin de préparer au mieux cette négociation qui a eu lieu dans le cadre d'une réunion extraordinaire du Comité d'Etablissement.

Au même moment à Nanterre, la délégation de l'Union Nationale (en réunion) faisait une déclaration sur cette situation, en demandant à la DRH de l'UES de se positionner sur cette affaire, la réponse de la DRH fût : « la direction du groupe s'est emparée de ce problème qui ne nous concerne pas directement, nous avons payé nos factures à VOS ». Et l'après midi, cette situation était aussi évoquée en comité européen à la direction du groupe Cegelec qui d'ailleurs, est aussi (le hasard n'existant pas ?) l'ancienne direction des Chantiers aujourd'hui Aker Yards mais hier Alstom Marine. « De partout, ça commençait à péter ! »

Cegelec pour tenter de faire table rase des magouilles, a fait écrire dans le protocole qu'elle ne reconnaît aucun lien salarial et social entre les salariés de VOS et Cegelec ; que toutes les factures VOS ont été réglées ; qu'elle est entrée dans la négociation pour résoudre une situation économique catastrophique des salariés de VOS…

Cegelec qui fait du social-humanitaire ? Nous cherchons encore l'erreur !

En fait, Cegelec , qui refusait quelques jours plus tôt de rencontrer les salariés de VOS, a été mise sous pression par la montée en puissance de la lutte, par l'étalement des affaires dans les média et par les déclarations de la CGT de Cegelec, locale et nationale…

Pour ne pas que cette « histoire lui pète à la figure », par crainte des retombées sur le donneur d'ordres Aker Yards, emprunt lui aussi à une grève de la faim de travailleurs grecs, mais aussi par peur du scandale juridico-financier, la direction, dont les membres haut plus haut niveau, sont mêlés par leur histoire aux chantiers (la chute de l'échafaudage, la main d'œuvre exotique…) et qui ont aussi pour ami personnel, le Président de la République, ex ministre de l'économie au moment de la vente par Alstom, et la direction contestée des magouilleurs de l'IUMM … a quand même fini par recevoir une délégation de polonais avec un interprète, mais sans la CGT.

[Cegelec, c'est un panier de crabes : hier avec Alcatel puis Alstom, aujourd'hui avec LBO France, demain (Cegelec est à vendre) avec d'autres, Vinci, Bouyges, Eiffage… ou un autre fond d'investissement venu d'on ne sait où !]

Mais quand les salariés de VOS ont compris que Cegelec voulait une fois de plus les gruger en les renvoyant en Pologne sans garantie de paiement, ils ont refusé les propositions.

C'est ainsi que le travail collectif pour la revendication du paiement des salaires a commencé entre les salariés polonais de VOS et les camarades de la CGT, de Cegelec Tecnav en lien direct avec l'Union Nationale, de l'UL CGT et de l'USM CGT de St Nazaire.

Cegelec a implicitement reconnu ses torts, en versant les 155 000 € dus aux 71 salariés, des sommes (selon la période de présence sans salaire : de 1 semaine à 6 semaines) allant de 271 € à 4106 € (1an de salaire en Pologne).

Cegelec qui a écrit « n'avoir ni lien salarial, ni social » avec VOS, son sous-traitant polonais à St Nazaire, a donc payé les 155 000 € dus aux salariés. Cegelec a payé sur la base du droit français et ce, même si elle a fait inscrire dans le protocole « arrêt du mouvement social, pas d'action civile ou pénale individuelle ou collective à l'encontre de Cegelec Ouest, les sommes seront déclarées aux organismes sociaux et fiscaux compétents en Pologne».

Et pour conclure, Cegelec a pris à ses frais le rapatriement des collègues qui auront désormais toute possibilité d'attaquer leur employeur devant la justice polonaise, il y aura-t-il encore la découverte d'un nouveau « pot aux roses » ?… à suivre !

La CGT vient d'obtenir une véritable victoire qui ne peut que nous renforcer face aux 'abus de la sous-traitance à bas coût venue des pays intégrés à l'union européenne et autres.

Dans quelques semaines d'autres travailleurs viendront déployer leurs compétences sur le chantier du LMJ de Bordeaux ou autres grands chantiers à venir.

La CGT de Cegelec restera vigilante sur cette pratique du dumping salarial et antisocial, mais aussi pour lutter contre les dérives réactionnaires que les patrons tentent de mettre en place avec l'aide des directives venues de Bruxelles.

Nous exigerons, comme à St Nazaire au chantier naval d' Aker Yards, que le Code du Travail et les Conventions Collectives, que les droits élémentaires des travailleurs, quels qu'ils soient, soient respectés partout et sans réserve.

De : Union Nationale CGT Cegelec et filiales
samedi 22 mars 2008

site BELLACIAO

samedi 22 mars 2008, a 08:47
Initiatives de la C.G.T sur Mai 1968 .


La CGT et l'Institut CGT d'histoire sociale organisent deux initiatives 1d'envergure pour enfin sortir des clichés qui inondent les médias ces temps-ci et d'un mai-juin 68 qui n'aurait pour périmètre social que Nanterre, le Quartier Latin, voire la rue Gay-Lussac. Le mai des travailleurs a bel et bien éxisté et la CGT a été un élément moteur de la mobilisation ouvrière. Le 29 avril, il y aura une grande journée sur le thème “un mois de mai trés occupé” avec le matin des ateliers-portes ouvertes où des acteurs (Renault-Billancourt , les grands magasins etc…etc…) viendront témoigner et échanger , puis le vernissage d'une grande exposition puis un moment fort avec une table-ronde débat avec Georges Séguy, Bernard Thibault, un dirigeant de l'UNEF d'aujourd'hui

Les 14 et15 mai, un colloque, organisé par l'Institut CGT d'histoire sociale, sur le thème “La CGT de 1966 à1984 . L'emprerinte de mai 1968) avec la participation conjointe d'universitaires et de syndicalistes. (allez sur le site de l'IHS CGT pour plus de précisions)

De : dédé
samedi 22 mars 2008

site BELLACIAO

samedi 22 mars 2008, a 08:30
Réaction du Parti communiste français suite au discours de Nicolas Sarkozy de Cherbourg .

vendredi 21 mars 2008 (23h38

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Réaction du Parti communiste français suite au discours de Nicolas Sarkozy de Cherbourg

Le Président de la République vient de faire un discours sur la politique de défense dans lequel il affirme avec force que la France «ne baissera pas la garde», réitérant la doctrine de dissuasion et annonçant sa modernisation avec de nouveaux missiles comme le M51, missile nucléaire de 8000 km de portée lancé à partir du nouveau sous-marin «Le Terrible».

Nicolas Sarkozy avance quelques propositions limitées qu'il présente comme une posture de désarmement. Mais dans les faits, non seulement il renforce le nucléaire français, il l'adapte au nouveau contexte international, il ouvre la possibilité d'une capacité de défense anti-missile dont on connaît le rôle déstabilisateur, mais il propose en plus un dialogue européen sur la question du nucléaire.

Le Parti communiste français s'élève contre tout projet d'européanisation de la dissuasion et appelle au contraire à une vraie politique française et européenne de sécurité collective, de résolution politique des conflits et d'un désarmement qui puisse concerner toutes les armes de destruction massive nucléaires, biologiques et chimiques, jusqu'aux armements conventionnels. La France et ses partenaires européens doivent s'engager à une application réelle du Traité de non prolifération en prenant les initiatives nécessaires pour une baisse significative des armements nucléaires de tous les Etats concernés, y compris les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité.

Parti communiste français

Paris, le 21 mars 2008.

vendredi 21 mars 2008, a 21:44
Alerte sur la planète alimentaire .

Enquête . Blé, riz, maïs, soja… Les prix des matières premières agricoles explosent sous l'effet de la pénurie et de la spéculation. Les dirigeants européens semblent inconscients des menaces.

Au début de ce mois de mars, la tonne de blé français rendue au port de Rouen était vendue 284 euros, soit un doublement du prix en moins de deux ans. 284 euros, c'était aussi le prix du blé en août 2007 après des récoltes moins abondantes que ne le laissaient prévoir les projections du printemps. C'est aussi durant cet été 2007 que les gestionnaires de fonds de pensions et d'autres capitaux en quête de profits rapides se sont davantage intéressés aux matières premières agricoles. Ce prix identique en mars 2008 et août 2007 était supérieur de 40 % à celui de novembre 2007 et de 15 % à celui de janvier 2008. On appelle cela la volatilité des cours. Le phénomène est assez nouveau sur les céréales et les oléagineux après des années de prix stables et relativement bas. Désormais, l'offre peine à suivre la demande sur les marchés mondiaux.

Les capitaux spéculatifs parient sur les céréales

Quand le blé français a été récolté en août 2007, les cours élevés traduisaient la crainte d'une pénurie à venir, les stocks mondiaux étant inférieurs à deux mois de consommation. Quand les prix du marché ont baissé de 40 % en novembre, cette baisse était imputable au niveau élevé de l'euro et aux qualités boulangères relativement faibles des blés français par rapport à leurs concurrents en provenance des États-Unis, du Canada, d'Ukraine, de Russie ou du Kazakhstan. Quand l'Ukraine et le Kazakhstan ont décidé de taxer leurs propres exportations de blé pour contenir la hausse des prix sur leur marché intérieur, le blé français s'est à nouveau mieux vendu malgré sa qualité moyenne.

Aujourd'hui, plusieurs pays importateurs net de céréales n'ont pas encore couvert tous leurs besoins. Le blé français, boudé en automne 2007, trouve donc preneur au printemps 2008 avec des prix en forte hausse. L'Égypte n'avait rien acheté à la France après la récolte, en dépit de la proximité géographique du blé français. Elle vient de commander 120 000 tonnes et ce n'est peut-être qu'un début. Car le blé américain de haute qualité coûtait 882 dollars la tonne en février et l'équivalent qualitatif du blé français était à 470 dollars la tonne sur le marché à terme de Minneapolis.

Qu'il s'agisse du blé ou du riz, les stocks de report de fin de campagne resteront bas en 2008 pour plusieurs raisons. Les grands pays développés négligent les stocks de précaution, à commencer par l'UE. Les pays pauvres n'ont pas les moyens de stocker. 40 % des stocks mondiaux de céréales se trouvent en Chine pour 22 % de la population. Par le passé, ce pays a souvent été touché par les disettes et les dirigeants chinois font en sorte que le pays dispose en permanence d'une réserve stratégique de six mois.

Des hausses plus fortes pour les plus pauvres

Globalement, le prix du riz a doublé en cinq ans sur les marchés mondiaux pour se situer à 393 euros la tonne en moyenne au mois de décembre 2007. L'offre peine à suivre l'évolution de la demande depuis plusieurs années. L'urbanisation rapide de la Chine et de l'Inde diminue les surfaces agricoles de ces deux pays. Comme la productivité de la culture rizicole était déjà élevée, elle progresse désormais moins vite que la population mondiale alors que cette céréale constitue la nourriture de base d'un humain sur deux.

Les conséquences de ces hausses de prix sont dramatiques pour les pays pauvres importateurs net de céréales et encore plus pour les populations les plus démunies de ces pays pauvres. Le mois dernier, les responsables du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU ont fait savoir qu'ils ne pourraient bientôt plus nourrir les 78 millions de personnes secourues dans 78 pays faute de trouver 500 millions de dollars pour faire face à la hausse des cours des céréales. Les populations des pays pauvres subissent désormais une inflation annuelle à deux chiffres sur les produits alimentaires. En France, les principales victimes sont aussi les ménages modestes. Car la hausse des prix touche d'abord les produits alimentaires de base comme les pâtes, le pain, les produits laitiers, les viandes blanches. Ensuite, les prix d'entrée de gamme sont les plus touchés par la hausse en raison de la faible marge des industriels qui produisent des denrées de « premiers prix » sous la coupe des grandes surfaces. Enfin, moins le ménage a de revenus, plus la part de l'alimentation grève son budget.

La stratégie de l'OMC

est un facteur aggravant

La situation totalement inédite que connaît la planète alimentaire en ce début de XXIe siècle inquiète les agronomes. Ils suggèrent volontiers qu'il conviendrait de prendre des décisions politiques pour assurer la souveraineté et la sécurité alimentaire des peuples mais restent néanmoins timides dans l'interpellation des décideurs politiques. Or, pour chaque pays, ou groupe de pays insérés dans une zone de libre-échange, il devient urgent de protéger son agriculture de la concurrence sauvage d'un marché mondialisé capable de provoquer des augmentations fulgurantes de prix, bien que les transactions demeurent marginales sur ce marché au regard de la consommation globale.

Pour lutter contre ces hausses sensibles sur son marché intérieur, l'Argentine vient de taxer ses propres exportations à hauteur de 44 % pour le soja, 39 % pour le tournesol, 27 % pour le blé et 24 % pour le maïs. Au point de provoquer la colère des fermiers qui font la grève des livraisons depuis le 13 mars. Mais la décision des autorités argentines montre bien la l'absurdité du mandat donné par l'Union européenne au commissaire Peter Mandelson pour tenter d'arracher un accord à l'OMC en faisant baisser les tarifs douaniers agricoles à l'entrée de l'Europe de 50 % à 70 % quand les pays exportateurs taxent leurs propres exportations pour contenir chez eux l'inflation sur les produits alimentaires.

L'exemple argentin montre aussi à quel point la théorie des avantages comparatifs, inventée par l'économiste anglais David Ricardo au début du XIXe siècle, est inopérante et dangereuse concernant la production agricole et le commerce des denrées alimentaires. Du temps de l'expansion des empires coloniaux, elle fit de nombreux adeptes dans les sociétés capitalistes naissantes. Il s'agissait alors d'écrémer les richesses minières et agricoles sur une planète qui comptait à peine un milliard d'habitants contre plus de 6 milliards aujourd'hui et 9 milliards dans moins de cinquante ans.

Mise en concurrence

et risques de famines

Mais c'est toujours en héritiers spirituels de David Ricardo que raisonnent les négociateurs de l'OMC quand ils jouent la carte de la baisse des tarifs douaniers agricoles pour mieux promouvoir les intérêts des multinationales de l'industrie de pointe et de la finance. Or cette mise en concurrence brutale ruine rapidement des millions de paysans à travers le monde et risque de déboucher demain sur des pénuries alimentaires et des famines, de favoriser de nouvelles spéculations sur les prix.

Il y a urgence à sécuriser les approvisionnements alimentaires en augmentant les stocks de sécurité de céréales et d'oléagineux qui se conservent facilement en silos d'une récolte à l'autre. Ce genre de décision appartient aux responsables politiques. Ceux des 27 pays membres de l'Union européenne sont en dessous de tout dans ce domaine. Ils ont à la fois abandonné tout travail de réflexion sur le sujet et délèguent l'essentiel de leur pouvoir de décision à une Commission européenne ultralibérale, incompétente sur les dossiers agricoles, infiltrée jusqu'à la moelle par des lobbies industriels et commerciaux potentiellement corrupteurs. Jusqu'à quand cela va-t-il durer ?

Gérard Le Puill

l' Huma du 20 / 03 / 08

vendredi 21 mars 2008, a 21:13
MBDA France : Maniff dans la zone industrielle ( PLESSIS ROBINSON )

> Bonjour,
>
> Tout d'abord, nous avons été contacté par d'assez nombreux médias : "Le parisien" était présent au Plessis, l'AFP et France Bleue Ile de France ont appelé, "La Nouvelle République" était à Bourges et des contacts devraient avoir lieu avec France 3 Centre.

> Les photos en pièces jointes ont été prises par William (les camarades de l'UL en ont pris aussi...on attend qu'ils nous les envoient). Nous étions donc plus de 300 salariés MBDA France dans les avenues de la zone industrielle du Plessis Robinson (92), pour manifester notre mécontentement à la politique salariale signée par 2 organisation syndicales minoritaires (CGC et FO)... qui ont été huées par les salariés.

> Slogans : "Bouvier, notre blé", "Augmentez les salaires, pas les actionnaires", "On veut notre dû".

> En revenant dans l'entreprise, nous avons défiler dans le site : Bat A 5e étage, à la direction générale... où notre PDG était absent. Puis au bat C rdc, à la DRH... où les directeurs n'étaient pas là non plus. Pour finir au bat P, vers les locaux syndicaux, où les salariés ont voulu voir où se trouvaient les syndicats signataires.

> Tout s'est passé dans le calme et s'est terminé par la promesse de poursuivre le mouvement et d'engager très rapidement une consultation pour savoir si nous engageons un processus d'opposition majoritaire (nous avons jusqu'à jeudi 27 mars pour déposer le dossier si la majorité se dégageait). Ce qui nous oblige à trouver une solution pour consulter l'ensemble des salariés sur les 3 sites.

> Au Plessis, nous nous réunissons avec la CFDT, vendredi 21 à 14h30, pour réfléchir à une solution simple mais efficace pour la consultation.

> Pour Bourges, entre les présents au débrayage et les équipes sorties plus tôt, la mobilisation peut être estimée à une centaine de personnes. Il ont rencontré leur direction (je laisserais Laurence ou Pascal donner les précisions nécessaires s'ils pensent que c'est nécessaire.

> Bravo à nous tous.

> Maintenant, réfléchissons à la meilleure façon de mobiliser plus largement encore.

> Salut

UL C.G.T  PLESSIS ROBINSON

vendredi 21 mars 2008, a 05:07
Mort de Chantal Sébire : de l'émotion et des intérogations .

Mort de Chantal Sébire : de l'émotion et des interrogations

Chantal Sébire a été retrouvée morte chez elle mercredi. Les causes du décés ne sont toujours pas connues. Agée de 52 ans, cette mère de trois enfants souffrait depuis des années d'une tumeur incurable et avait invoqué le droit de recourir à l'euthanasie.

Une demande rejetée lundi par la justice en l'absence de législation. Au lendemain, de nombreuses réactions d'émotion qui s'accompagnent d'interrogations.

• Les réactions • Le cas Chantal Sébire rouvre le débat sur l'euthanasie • La décision de justice

site de l' Humanité

vendredi 21 mars 2008, a 04:56
Bobigny prend un nouvel arrêté contre l'exclusion locative .

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Mis en ligne : 20 mars

Le 14 mars 2008 , à la veille de la reprise des expulsions locatives, la maire réélue de Bobigny, Catherine Peyge, signe un nouvel arrêté pour interdire les expulsions locatives, premier acte politique du nouveau conseil municipal.

La fin de la trêve hivernale marque le retour de l'incertitude, parfois du cauchemar pour les familles menacées d'une expulsion locative.

À télécharger

Comme les années précédentes, Bobigny s'engage ainsi pour le droit de vivre dignement. La loi sur le droit opposable au logement ne doit pas rester une coquille vide : il faut le rendre concret en arrêtant la machine à exclure les familles qui, faute de ressources suffisantes, ne peuvent accéder à ce droit constitutionnel.

À travers ces arrêtés, « nous nous opposons à des pratiques inacceptables » souligne Catherine Peyge. Et d'affirmer, prenant l'exemple du 115 et des ‘hôtels sociaux', que « les expulsions et les dégâts humains qu'elles provoquent coûtent infiniment plus cher qu'un maintien dans les lieux, avec un accompagnement social adapté. »

C'est la cinquième année que la Ville de Bobigny prend de tels arrêtés ; ils ont, jusqu'à présent, été systématiquement annulés par le Tribunal administratif, sur requête du Préfet. Dans le cadre de la mise en oeuvre du droit au logement opposable, l'Etat continuera t-il de traîner en justice comme des hors-la-loi les communes qui prennent de tels arrêtés ? Ou sera-t-il cohérent avec ses objectifs et suspendra toutes expulsions locatives pour raisons économiques et sociales ?

Bobigny, le 14 mars 2008

vendredi 21 mars 2008, a 04:45
La caisse noire des patrons : Les millions du lobbying politique .

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Mis en ligne : 20 mars

Laurence Parisot, dans le rôle de la grande moraliste, prétend n'avoir rien su de l'existence d'une caisse noire de 600 millions d'euros gérée en douce par la fameuse UIMM (la métallurgie), une des plus puissantes organisations du MEDEF. Elle prétend aussi n'avoir jamais eu connaissance des retraits en espèces effectués dans ce pot par Gautier-Sauvagnac.

Bref ce serait chez les patrons la lutte de la jeune garde contre la vieille garde, du 21è siècle contre le 19è, de l'économie des services de demain contre le monde industriel d'hier, des zorros de la transparence contre les seigneurs de l'opaque.

Qui peut croire cette fable ?

Reste que depuis l'irruption de l'affaire il y a six mois sur le devant de la scène, les noms des destinataires des valises de billets sont toujours inconnus au bataillon. Dans une chronique du journal Les Echos, on lit : « Comment la présidente du MEDEF a pu découvrir si tard ce que tout le milieu savait déjà ? » Quel aveu !

De fait, le syndicat patronal ne s'est jamais privé de mettre en œuvre tous les moyens pour défendre les intérêts de ses mandants. Parisot n'a sans doute pas oublié le tabac qu'elle avait fait à l'assemblée générale du MEDEF dans le Doubs en janvier 2006 en lançant sous les vivats : « Nous sommes engagés résolument dans le lobbying parlementaire et politique ».

Et ce n'est un secret pour personne que des députés et des sénateurs ont pour le MEDEF l'oreille la plus attentive et ont l'art des amendements aux textes qui roulent pour ces messieurs des entreprises : Charles-Amédée de Courson, Hervé Mariton, Louis Giscard d'Estaing, Aymeri de Montesquiou, Olivier Dassault, on en passe et des meilleurs, sont ainsi dans les petits papiers du MEDEF.

On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre… Alors recruter des commandos de petites frappes contre les piquets de grève, alimenter les comptes des patrons qui font face à un conflit, acheter des journalistes (ou des syndicalistes de peu), faire le siège des préfectures ou des ministères relève de la panoplie classique. Cela s'appelle la lutte des classes.

Et les citoyens ne s'y trompent pas. Dans un sondage CSA/L'Humanité, une grande majorité d'entre eux estiment que cette faire de caisse noire est grave, que la direction du MEDEF était au courant. Sarkozy, ami des grands affairistes, vient d'ailleurs de payer cette complicité, dans les urnes.

site du P.C.F

jeudi 20 mars 2008, a 21:17
L'EAU : un enjeu de civilisation...

L'eau : un enjeu de civilisation, un bien commun qui exige ré-appropriation citoyenne et démocratique

Mis en ligne : 20 mars
L'ONU consacre jeudi 20 mars 2008 une Journée mondiale de l'eau sous le thème de « L'assainissement ». Si la question est cruciale, elle n'est qu'un premier pas vers les moyens qui permettraient de « faire face à la pénurie » (thème 2007).

En effet, les conclusions et les constats faits d'année en année ne font qu'affiner les prévisions les plus alarmistes quand aux conflits et troubles que cette ressource essentielle à la vie risque de provoquer dans les années à venir.

Encore 1 milliard d'être humain ne dispose pas de cette ressource aujourd'hui. Un tiers de la population mondiale (2,4 milliards de personnes) continue de vivre sans une eau de qualité, sans équipement pour y avoir accès La demande explose sous les effets conjugués de l'explosion démographique et du réchauffement climatique, surtout dans les pays en voix de développement.

Le 7è objectif de développement pour le Millénaire adopté en 2002 au Sommet de Johannesburg, réduire de moitié d'ici à 2015 par rapport à 1990 la part d'humains privés d'eau potable, est pratiquement hors d'atteinte.

Pourquoi ?

Parce que les équipements coûtent cher, parce que les pays qui en ont le plus cruellement besoin ne peuvent faire face. Parce qu'une ressource rare est aussi source de profit.

Il faut :

- Faire reconnaître le caractère de bien public de l'eau
- Engager la ré-appropriation publique de l'eau
- Mettre en place un système de redevances incitatif

Et comme le soulignait déjà Marie George Buffet l'année dernière :

« La France a un rôle important à jouer pour promouvoir l'existence d'un droit inaliénable à l'eau, le formaliser clairement dans les instances internationales auxquelles elle participe et le faire respecter y compris pour les plus pauvres, au Nord comme au Sud.

Dans notre pays, la domination des grands groupes privés sur l'eau potable est écrasante. Les consommateurs paient des sommes considérables alors que la qualité de l'eau se dégrade. Pour sortir de cette logique inacceptable, je propose d'engager, avec les collectivités locales, un processus de ré appropriation publique des services de l'eau et de l'assainissement.

En France comme à l'échelle planétaire, il faut sortir de cette logique de marchandisation pour aller vers une maîtrise sociale et publique de l'eau. »

Il s'agit d'un engagement communiste fort et les résultat récents en témoignent. Partout les candidats communistes se sont battus pour exclure cette ressources du domaine marchant, en faisant du contrôle et de la gestion collective un gage pour le développement durable.

En garantissant un accès équitable et de qualité à cette ressource, les communistes montrent au niveau local, dans la gestion et l'innovation, que « tout n'est pas marchandise ».


Vierzon : Avec Nicolas SANSU, pour une régie municipale de l'eau

site du P.C.F

jeudi 20 mars 2008, a 05:06
Le mammouth va crever en banlieue !

« Le mammouth va crever en banlieue ! »

Éducation . Alors que les enseignants manifestent aujourd'hui contre les restrictions budgétaires, reportage dans un lycée de Champigny-sur-Marne, bloqué depuis vendredi.

À Champigny, commune du Val-de-Marne où 40 % des élèves sont en ZEP (zone d'éducation prioritaire), les parents sont inquiets pour l'avenir de leurs enfants. L'existence même d'une filière générale est mise à mal, suppression de la carte scolaire oblige.

Le blocage du lycée Louise-Michel a été voté vendredi pour une durée indéterminée après une entrevue ratée au rectorat de l'académie de Créteil. Enseignants, élus, parents et élèves (150 selon la police) ont manifesté samedi sur le parvis de la mairie, avant de se diriger vers la Marne pour y jeter d'un pont un cercueil représentant « l'enterrement des filières générales à Champigny ».

Deux terminales l supprimées

« Pas de formation générale pour les pauvres. C'est le message que l'État transmet aux jeunes de notre ville », s'insurge au micro Dominique Balducci, déléguée SNES du lycée Louise-Michel. Sur les trois terminales littéraires que propose le lycée, il n'y en restera plus qu'une et demie à la rentrée, alors que trois clas- ses avaient déjà disparu l'an dernier.

« Le rectorat invoque une baisse démographique pour justifier la suppression de deux classes et de 13 postes, alors que le recensement de la mairie montre le contraire ! », affirme Benjamin Ventana, enseignant de mathématiques dans ce lycée de 1 150 élèves. « Le Val-de-Marne concentre un quart des 11 000 suppressions de postes prévues par le ministère », ajoute-t-il, redoutant son avenir sans carte scolaire, « entre heures sup, classes surchargées et lycées dis- pat- chés ».

Lycées de riches, lycées de pauvres

Dans le cortège rythmé par le tube Antisocial du groupe Trust, une mère en colère tente de se faire entendre. « Le ministre de l'Éducation nationale avait assuré qu'il ne “remettrait pas en cause la règle générale” permettant de scolariser son enfant au plus près de son domicile. C'est peut-être à Paris que je vais devoir chercher une terminale L pour mon fils ! Allègre disait vouloir dégraisser le mammouth, mais aujourd'hui, il est entrain de crever, surtout en banlieue ! »

Aux côtés des élèves, le président du conseil général prend le micro. « Xavier Darcos prévoit une éducation à deux vitesses avec d'un côté, les lycées d'élite et de l'autre, les lycées de pauvres en seconde zone, bannis de l'enseignement général. » Réélu dès le premier tour il y a une semaine, le maire communiste Dominique Adenot ajoute : « L'appauvrissement de l'enseignement touche nos quartiers et remet en cause leur mixité. En supprimant la carte scolaire, la ségrégation géographique s'ajoute à la ségrégation sociale. » Iris Chauveau, en 1re à Louise-Michel, qui a alerté ses camarades de classes et rameuté les deux autres lycées de Champigny, ne sait pas à quoi s'attendre à la rentrée. « Nous ne sommes même plus sûrs de pouvoir suivre les options d'arts plastiques, de langues, de sport, ou tout simplement de trouver une place pour préparer le bac. » Aujourd'hui, ils manifesteront à Paris, où le rendez-vous est fixé à 14 heures place de la République, pour rejoindre la Bastille.

Servane Viguier

l' Huma du 18 / 03 / 08

jeudi 20 mars 2008, a 04:55
Les émeutes tibétaines antichinoises s'étendent .

Chine . La capitale tibétaine, Lhassa, est toujours bouclée par l'armée. Fort déploiement militaire et policier au Sichuan, Qinghai, et Gansu.

Que se passe-t-il à Lhassa, Xiahe, Chengdu et plus généralement au Tibet, au Sichuan, au Gansu, au Qinghai ? Villes et provinces où sont implantées des communautés bouddhistes tibétaines et qui ont connu ces derniers jours des flambées de violences ? Les informations sont rares et bien sûr contradictoires selon leurs provenances, autorités chinoises ou opposition tibétaine. Pékin a revu à la hausse le bilan de ces émeutes. Le nouveau chiffre officiel de 13 victimes reste toutefois très éloigné de la centaine annoncée par le représentant du gouvernement en exil. Et plus encore du bilan de « plusieurs centaines » de tués avancé sans autres précisions par le Parlement tibétain installé en Inde. Les divergences portent non seulement sur le nombre des victimes mais aussi sur leur identité. « Les émeutiers tibétains ont brûlé ou frappé à mort 13 civils innocents », a déclaré le président de la région du Tibet, Qiangba Puncog, lors d'une conférence de presse lundi à Pékin sans faire état de victimes tuées par la police ou l'armée, comme l'affirment les opposants tibétains.

Les témoignages de touristes publiés par des quotidiens danois et hongkongais attestent de la dimension ethnique prise à certains moments par les affrontements de Lhassa. Lors d'un entretien avec l'AFP dimanche soir à l'aéroport de Chengdu, Juan Carlos Alonso, un touriste espagnol de quarante-six ans, qui était à Lhassa depuis jeudi, rapporte, parlant de groupes de jeunes Tibétains : « Ils ont attrapé une fille dans la rue et l'ont emmenée vers une porte avant de la battre et de la frapper à coups de pierre. Elle appelait désespérément à l'aide et je ne sais pas comment elle a pu s'en sortir », poursuit-il, précisant avoir vu au moins 35 Chinois couverts de sang, mais pas de morts. « Beaucoup de Chinois s'enfuyaient pour sauver leur peau. (…) Leur but était de tout détruire sur la rue principale, en commençant par les magasins et les restaurants chinois. (…) Le pire c'est que les patrons de restaurants et les Chinois qui se trouvaient dans les rues devaient se cacher. Ils ont baissé leurs rideaux, mais cela n'a pas arrêté les Tibétains, ils les ont sortis et frappés avec des pierres. Ils avaient des couteaux, des pierres, des machettes, des couteaux de boucher - ils utilisaient tout ce qui leur tombait sous la main. » Reparti samedi matin de Lhassa, le témoin fait état ce jour-là d'un « déploiement militaire massif » et de soldats nerveux et agressifs.

Lundi, Lhassa était hier encore bouclée par l'armée. « La situation est grave mais l'école a rouvert quand même », a indiqué à l'AFP une enseignante d'une école secondaire qui précise que « la plupart des élèves ne peuvent pas sortir de chez eux (…) ». Et d'ajouter : « La police et l'armée patrouillent partout, il y a des chars. » Les autorités répètent que le calme est revenu, mais « déconseillent » aux touristes étrangers et à la presse de s'y rendre pour des questions de « sécurité ». Et les journalistes présents se font expulser. C'est le cas d'une dizaine de correspondants de Hong Kong interpellés et reconduits hier à l'aéroport de Lhassa.

La situation apparaissait aussi confuse dans les provinces voisines du Tibet. Dimanche, des informations non confirmées avaient fait état de nouveaux foyers de tension au Gansu et Qinghai. Au Sichuan, au moins sept personnes auraient été tuées par balles dans le district tibétain de Nagwa, indiquent le Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie (TCHRD) et Free Tibet Campaign, organisation basée à Londres. Si la tension semblait être retombée lundi à Nagwa, selon des témoignages recueillis par l'AFP, un quartier tibétain de Chengdu, capitale du Sichuan où des troubles auraient éclaté la veille au soir selon des habitants, a été encerclé par la police.

Dominique Bari

l' Huma du 18 / 03 / 08

mercredi 19 mars 2008, a 19:35
Remaniement du gouvernement : Toujour plus à droite .

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Par : Olivier Dartigolles
Mis en ligne : 19 mars

Le mini remaniement annoncé mardi soir est donc la seule et unique réponse du pouvoir à une situation politique nouvelle, marquée, neuf mois après l'élection de N.Sarkozy, par un sévère recul de la droite sur l'ensemble du territoire.

Alors que les électrices et les électeurs ont adressé un message pourtant très clair les 9 et 16 mars, ce mini remaniement ministériel, accompagné d'une nouvelle présidentialisation du régime, apporte comme seule et unique réponse au verdict des urnes : « Toujours plus à droite ! ».

La nomination de Nadine Morano apparaît ainsi comme une forme de provocation. Battue à Toul par le suffrage universel, la sarkozyste version « hard », représentante d'une ultra-droite, sera en charge des questions de la famille.

Rien ne change.

Pire, N.Sarkozy fait le choix d'une droitisation renforcée avec l'objectif d'un passage en force pour imposer un nouveau cycle d'attaques contre le monde du travail, les retraites, la jeunesse.

Alors que l'orientation politique de la droite a été sanctionnée, ce jeu de chaises musicales est dérisoire.

Les élus de gauche sont face à une grande responsabilité. Comme y invitait aujourd'hui Marie George Buffet, créant « des territoires populaires », en pointe de l'innovation économique, sociale et écologique…

Ces points d'appuis permettront à des millions de femmes et d'hommes de vivre mieux.

Olivier Dartigolles,
- Porte parole du PCF.

Paris, le 18 mars 2008

mercredi 19 mars 2008, a 04:20
A tous les combattants et aux femmes .

C'est le sens de l'hommage voulu par Lazare Ponticelli, le dernier survivant de la guerre de 14-18, mort à 110 ans. Après avoir longtemps célébré une Grande Guerre, on y voit maintenant, comme lui, une boucherie de masse avec un million trois cents mille morts.

Il avait longtemps refusé toute cérémonie officielle. S'il s'y est résolu, c'est seulement après la mort, voici seulement quelques semaines, de Louis de Cazenave, survivant comme lui de ce que l'on a longtemps appelé « la Grande Guerre ». Lazare Ponticelli était alors devenu son dernier témoin. Sans doute est-ce la raison qui l'a conduit finalement à accepter qu'un hommage soit rendu, non à sa personne, mais à tous les combattants, et plus largement à toutes les victimes de cette guerre, dont les femmes. Pensait-il seulement à celles qui furent au front, infirmières, cantinières ? Aux victimes civiles ? À toutes celles qui durent remplacer les hommes dans les usines avec un salaire inférieur, dans des conditions particulièrement dures, au nom du grand élan patriotique. Marcelle Capy, une journaliste, avait travaillé incognito dans une usine de guerre et avait fait ses calculs. 2 500 obus passaient en onze heures dans les mains d'une ouvrière. En un an « 900 000 obus sont passés entre ses doigts. Elle a soulevé un fardeau de 7 millions de kilogrammes ». Lazare Ponticelli pensait-il encore aux mères, aux jeunes épousées presque aussitôt veuves. À celles qui vivront avec un époux à jamais infirme ou défiguré. La Grande Guerre a fait un million trois cent mille morts. Soit à peu près autant de mères qui ont perdu leur fils. Elle a fait trois millions de blessés, « les gueules cassées », 600 000 invalides, 700 000 orphelins et 630 000 veuves.

Un hommage à tous les combattants.

Ils étaient paysans, ouvriers, instituteurs, écrivains, poètes. Nombre d'entre eux étaient partis en chantant « À Berlin ! ». Presque tous pensaient que la guerre serait courte. Parmi eux, il y avait aussi les combattants des colonies, que bien souvent les généraux envoyaient en première ligne. Ceux qui, selon les mots, en 1925, du jeune révolutionnaire Hô Chi Minh, « sur le bord de la Marne ou dans la boue de la Champagne se faisaient massacrer héroïquement pour arroser de leur sang les lauriers des chefs et sculpter avec leur os les bâtons des maréchaux ». 700 000 « indigènes » furent mobilisés. 80 000 ne revinrent jamais.

Tous. Ceux encore qui furent fusillés pour l'exemple, réhabilités il y a quelques années seulement. Au Chemin des Dames, où les offensives insensées ordonnées par le général Nivelle font 40 000 morts en trois jours, des groupes de soldats de trente divisions de régiments d'infanterie se mutinent. Près de 3 500 soldats vont être jugés par des tribunaux militaires. 550 auraient été condamnés à mort. On ne sait exactement combien ont été exécutés. Longtemps, la mémoire officielle a voulu ou les ignorer ou les vouer à la honte. Les Sentiers de la gloire, le film de Stanley Kubrick, évoquant la condamnation à mort et l'exécution de trois soldats pour « manque de courage face à l'ennemi », a été réalisé en 1957. Il ne sera jamais censuré officiellement, mais les pressions seront telles que ses distributeurs renoncèrent à le diffuser en France pendant des années. C'est en 1975, seulement, qu'il sortit sur les écrans, en été.

Longtemps d'autres épisodes ont été tus. Telles les fraternisations, évoquées récemment par le film de Christian Carion Joyeux Noël, nommé aux oscars dans la catégorie des meilleurs films étrangers, nommé 6 fois aux césars. Ces moments où les soldats de part et d'autre sortirent de leurs tranchées pour fêter Noël, s'échanger des cigarettes, voire pour un match de foot, furent-ils nombreux ? Difficile sans doute de le savoir. Ils le furent suffisamment en tout cas pour que l'écrivain allemand Ernst Jünger, dans Orages d'acier, décrive l'un d'entre eux : « Le terrain, jusqu'à présent marqué par une désolation funèbre, avait pris l'allure d'un champ de foire. Les occupants des tranchées des deux partis avaient été chassés par la boue sur leurs parapets, et il s'était déjà amorcé, entre les réseaux de barbelés, des échanges animés, tout un tronc d'eau-de-vie, de cigarettes, de boutons d'uniformes et autres objets »… Cela ne changera

cependant en rien le cours de la guerre. Cela, peut-être, en change pour partie le sens, comme a changé le regard porté sur ces quatre ans, dont on sait qu'ils furent à maints égards la matrice du XXe siècle. Que ce soit, dans l'Allemagne humiliée qui suivit, avec l'esprit de revanche et les foyers de haine allumés par la machine nazie. Que ce soit en faisant naître, avec la révolution d'Octobre 1917, l'espoir d'un monde nouveau qui serait à jamais débarrassé des guerres, puisque, pensait-on, comme Jaurès, que c'était le capitalisme uniquement qui portait la guerre « comme la nuée porte l'orage ». Jaurès, la grande voix pacifiste de 1914, le seul grand homme politique opposé à la guerre et assassiné en juillet 1914, quelques jours seulement avant le déclenchement du conflit. L'image de la guerre, pendant des décennies, renverra au patriotisme le plus pesant, au sacrifice glorieux. Autant de Français auraient-ils fait confiance en 1940 à Philippe Pétain, jusqu'à l'aveuglement, et pour certains jusqu'à la collaboration la plus zélée, s'il n'avait pas été considéré comme le héros de « la Grande Guerre » et, à ce titre, le père de la nation ?

Les années soixante verront peu à peu basculer cette vision. Qu'en sera-t-il demain de cet hommage que l'on craint ambigu ? Va-t-on célébrer à cette occasion l'Europe du libre marché, avec autopromotion du président à la clé ? Qui dira que cette guerre, où l'on croyait mourir pour la patrie quand on mourait « pour les industriels », n'était pas autre chose, au total, qu'une confrontation des impérialismes, qui donna, selon les mots de Prévert, « des canons aux enfants et des enfants aux canons » ? Reste ce ricanement de l'histoire, avec cet hommage rendu au dernier survivant aujourd'hui disparu. Lazare Ponticelli, devenu un pacifiste convaincu et déterminé, a raconté lui-même comment, ayant fait un soldat allemand prisonnier et pensant à sa famille et à ses enfants, il l'avait reconduit à la tranchée allemande.

Maurice Ulrich

l' Huma du 17 / 03 / 08

mardi 18 mars 2008, a 22:09
L'Education nationale en grève .

moz-screenshot-87.jpgmoz-screenshot-88.jpgIMG_0078.JPGLes enseignants manifestaient ce mardi 18 mars contre la casse du service public. L'intersyndicale arrageoise s'est une nouvelle fois fortement  mobilisée. Avec 55% de grévistes d'après la FSU, le mouvement a été très largement suivi.

Dans l'Arrageois, les conséquences des restrictions budgétaires se font sentir de façon concrète : Dans le primaire, les moyens attribués au réseau d'éducation prioritaire diminuent. Malgré les discours démagogiques sur le « service minimum », le problème des remplacements s'aggrave par manque de personnels. Les suppressions de classes, elles, ne seront connues –quelle coïncidence !- qu'au lendemain du second tour des Municipales.

Dans les collèges et les lycées de l'Arrageois, ce sont plus de 40 professeurs qui ne seront pas dans les classes à la rentrée 2008 (-8 postes à Guy Mollet, -8 à Carnot, -8 à Robespierre, - 2 à Gambetta, -6 à J.Ferry, -1,5 à Savary, -1 à Le Caron, - 2 à Péguy, -2 à Vitry, -1 à Bapaume, …etc.). Pour les élèves, cela signifie : des classes plus chargées, des suppressions de 1ères d'adaptation et de classes de BTS, des suppressions de dédoublements en langues ou en travaux pratiques, moins de soutien et d'aide, de futurs élèves de seconde et de futurs doublants de Terminale refusés dans les lycées de l'Arrageois… Dans le même temps les heures supplémentaires, qui nuisent forcément à la qualité de l'enseignement, augmentent ! De nouveau, l'enseignement industriel, voie de réussite pour de nombreux élèves, est gravement attaqué : au Lycée Carnot, la 1èred'adaptation en systèmes motorisés et la 1èred'adaptation en électronique sont supprimées alors qu'elles ont fait leurs preuves pour les élèves ! Les effectifs en sections de BTS électrotechnique sont diminués de moitié alors que les demandes sont là ! Cela est inadmissible !

A cela s'ajoute la « réforme » du bac professionnel en trois ans (suppression des BEP) risque d'exclure du système scolaire les élèves en difficulté. Là encore, sous couvert de « réforme », le ministère applique une logique de restriction destinée à supprimer 25% des moyens de formation dans les lycées professionnels.

Source: Intersyndicale Education CGT- FO- FSU -SNETAA - SUD Education- SUNDEP

Blog P.C.F ARRAS

mardi 18 mars 2008, a 21:55
La droite toujours aussi aveugle .

Après avoir cherché à minimiser les résultats du scrutin, la droite veut y voir une raison d'accélérer ses réformes. Mais c'est bien là le problème.

En janvier, la droite avait voulu politiser le scrutin, espérant ainsi rallier aux élections municipales les électeurs qui avaient voté à la présidentielle pour Nicolas Sarkozy. La chute de ce dernier dans les sondages l'avait conduite à tenter de désamorcer ce qu'elle avait elle-même allumé. Les candidats UMP, dans de nombreuses villes, avaient ainsi adopté un profil couleur muraille pour se fondre dans le paysage local. Entre les deux tours, et après la sanction, déjà, du premier, elle avait joué de tous les registres. Visite du chef de l'État à Toulon sur le thème de l'immigration pour resserrer les rangs, annonce et promesse de changement de style et de re-présidentalisation de la fonction. Le président lui-même annonçant à la fois qu'il poursuivrait sa politique mais tiendrait compte des résultats. Dès hier soir, une fois la défaite confirmée, le premier ministre, François Fillon, s'empressait d'en minimiser les conséquences en déclarant, contre toute évidence, que donner à ce scrutin une dimension nationale serait « mal venu ». En début de soirée, c'est d'abord à une surenchère de dénis que se sont livrées les diverses personnalités de l'UMP présentes sur les plateaux. La garde des Sceaux, Rachida Dati, estimait sur TF1 qu'il n'y avait pas dans ce résultat de vote sanction. Pour Xavier Betrand, ce n'était pas « le match retour de la présidentielle ». Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l'Assemblée, s'il avouait pour sa part que « les choses sont claires pour nous : oui, ce soir, c'est un soir de défaite », voulait y voir une « conjugaison des impatients et des mécontents ». Il enchaînait en affirmant que « personne ne nous a jamais demandé, durant cette campagne électorale, d'arrêter les réformes ». Un clou qu'enfonçait Brice Hortefeux : « Il faut poursuivre les réformes plus vite, plus loin, plus fort. » En d'autres termes, aux dénis, la droite au pouvoir ajoute tout à la fois la surdité et la persistance dans sa politique. Au fil de la soirée, la ligne semblait s'ajuster. Les divers intervenants, essentiellement des ministres et le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, reconnaissaient une défaite, mais bien pour asséner que la demande ainsi formulée était la poursuite des réformes et le besoin de résultats. Or, c'est bien là le problème. Car au-delà de la personne et du style du président, comment penser que ce résultat ne doit rien à la question du pouvoir d'achat, à la mise en place des franchises médicales et autres. Il est tout de même assez singulier, comme le remarquait hier soir Marie-George Buffet, que pour appeler la poursuite des réformes de la droite, les électeurs aient choisi des élus de gauche. En réalité, ces élections municipales ouvrent une période politique difficile. Il serait question de quelques ajustements au gouvernement. Il n'est pas impossible que le sort de responsables de l'UMP, dont Patrick Devedjian, soit en question. Mais ce qui est bien posé, ce n'est pas la question d'un changement de personnes, mais d'un changement de politique.

Maurice Ulrich

l' huma du 17 / 03 / 08

mardi 18 mars 2008, a 21:42
Allier . Un président communiste .

À l'issue du second tour des élections cantonales, la gauche est majoritaire au conseil général de l'Allier, avec 18 sièges contre 17 à la droite. La présidence du département, jusqu'ici tenue par le divers droite Gérard Deriot, devrait donc lui revenir. Et plus précisément, elle devrait aller à un élu communiste. En effet, selon les résultats définitifs, les conseillers généraux communistes, au nombre de neuf, formeront le plus nombreux des groupes de gauche, devant les socialistes (7 sièges) et les radicaux de gauche (2 sièges). Le PCF comptait neuf élus dans la précédente assemblée. Quatre d'entre eux étaient renouvelables. Trois ont obtenu leur réélection. Le quatrième a perdu son siège, à Montluçon- Sud, au profit de la droite : Mireille Schurch, arrivée en tête au premier tour avec 29 %, n'a apparemment pas fait le plein des voix de gauche (le PS avait obtenu 24 %), alors que le candidat de droite a pu bénéficier de la dynamique créée par le succès de Daniel Dugléry (divers droite) à Montluçon. Une perte compensée par un succès dans le canton de Lurcy- Lévis, détenu jusqu'ici par un divers droite, et où le candidat communiste l'a emporté. Les socialistes, qui comptaient 6 sièges au précédent conseil, dont aucun n'était renouvelable, en auront 7 dans la nouvelle assemblée. Ils ont ravi au Donjon un siège aux radicaux de gauche. Ces derniers voient leur représentation ramenée de 3 élus à 2. L'Allier avait eu un président communiste, Jean-Claude Mairal, entre 1998 et 2001.

site de l' Humanité

mardi 18 mars 2008, a 21:24
Perpignan : le président d'un bureau de vote mis en examen pour fraude électorale .

Perpignan : le président d'un bureau de vote mis en examen pour fraude électorale

Le président du bureau de vote numéro 4 de Perpignan a été mis en examen mardi pour fraude électorale aux élections municipales, remportées dimanche par le maire sortant UMP Jean-Paul Alduy. D'après le code électoral, Georges Garcia encourt cinq ans de prison et 22.500 euros d'amende.

Frère d'un conseiller municipal, cet homme de 58 ans a été déféré au juge d'instruction mardi en fin d'après-midi après une garde à vue de près de 40 heures. Un contrôle judiciaire a été sollicité.

Garcia avait été surpris dimanche soir au moment du dépouillement avec sept enveloppes, contenant toutes des bulletins de la liste Alduy, et trois bulletins de la même liste dans ses chaussettes, selon Jean-Pierre Dréno, procureur de la République de Perpignan. AP

http://www.latribune.fr/info/Perpig…

De : Perpignan
mardi 18 mars 2008

site BELLACIAO

mardi 18 mars 2008, a 21:13
MENSONGE à la une !

rien.gif

portada2-2-2d38a.jpgEncore un mensonge géant du gouvernement uribe : le journal El Tiempo de Bogota publie ces jours ci la photo du haut en glosant sur une rencontre d'un ministre ecuatorien avec Manuel Reyes. Quito dénonce ce montage qui tente d'impliquer l'Equateur dans le conflit colombien (cf : http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar…)

Peu importe que la personne qui figure sur la photo n'est pas équatorienne et n'a aucune responsabilité en Equateur puisque c'est le secrétaire général du PC Argentin Patricio Etchegaray qui a confirmé depuis Buenos Aires avoir bien rencontré Reyes en Colombie il y a trois ans.

Evidemment, la fausse nouvelle a circulé au moment où tous les ministres des affaires étrangères de l'Organisation des Etats Américains étaient réunis avec l'agression colombienne à l'ordre du jour.

La ministre des Aff. Etrangères d'Equateur déclare “Uribe cherche à détourner l'attention de la violation de la souveraineté de l'Equateur” !

puce-96d77.gif http://www.jornada.unam.mx/2008/03/…

De : alfare
mardi 18 mars 2008

site BELLACIAO

mardi 18 mars 2008, a 19:48
Le gouvernement maintien le cap... droit dans le mur !



Mis en ligne : 18 mars
Tout un symbole : l'Élysée a annoncé la redisposition du dispositif de « communication » présidentielle. C'est donc là le principal remaniement envisagé au lendemain de la sévère défaite des élections municipales et cantonales. Autrement dit, Sarkozy et Fillon jettent déjà le résultat des urnes au panier pour tenter de relancer la même politique.

Le triptyque censé inspirer le nouveau staff de la « com » sarkozyste est tout un programme : « garder le cap, faire de la pédagogie, répéter le message » ; Alors que l'hyperprésidentialisation est largement dénoncé, tout se resserre encore davantage autour du président lui même. Pour ceux qui n'auraient pas compris, un « staff politique » est créé au sein de la cellule « com » pour « expliquer les réformes », animé par une ancienne journaliste du Point. Bref on va faire dans la finesse...

Pour le reste, tout l'arsenal est déployé pour marteler le maintien du cap. Aucun des grands problèmes quotidiens des Français qui ont motivé les électeurs ou conduit beaucoup d'autres à rester chez eux ne sont un tan“t” soit peu évoqués. Pouvoir d'achat, crise du logement, dureté des conditions de travail, précarité... La droite prend soin d'éviter ces sujets qui fâchent pour rabâcher un discours convenu et téléguidé sur la necessité « d'accélérer les réformes ». Or derrière cette formule se profilent de nouvelles attaques contre les retraites et l'assurance maladie, le dépeçage du Code du travail, une nouvelle dérive présidentialiste des institutions, des mesures en rafale contre le système éducatif, la lente agonie de l'audiovisuel public... Toutes orientations devant lesquelles les électeurs viennent précisément de mettre le holà. Mais qu'importe pour nos gouvernants, ils campent sur leur arrogance. Ce mépris du suffrage universel est insupportable.

Le désaveu infligé par les urnes est clair. Les électeurs ne veulent pas que le quinquennat continue comme il a commencé. Ils souhaitent un changement de cap de la politique gouvernementale et de la manière de gouverner. C'est se moquer du monde que de nier ce message. Les électeurs ont mille fois raison. La France ne peut pas supporter cette politique pendant encore quatre ans. Des millions de salariés ont tout à y perdre. On va une nouvelle fois tenter de nous faire croire que la mise en concurrence exacerbée dans laquelle on veut les plonger leur sera un jour profitable. C'est tout le contraire, ces politiques appauvriront l'essentiel des salariés pour nourrir les appétits d'actionnaires et de marchés financiers jamais rassasiés, d'autant que récession et krach financier menacent la planète capitaliste.

Dans ces conditions, face au déni de démocratie dans lequel le pouvoir sarkozyste semble décidé à s'enfoncer, les électeurs qui viennent de prendre la parole ne doivent pas la rendre, fût-ce à tel ou tel supposé présidentiable de gauche. L'heure est plus que jamais à l'action et à la construction politique. De nouvelles mobilisations sociales sont indispensables. Les dizaines de milliers de femmes et d'hommes de gauche élus peuvent jouer un grand rôle dans la mise en œuvre de leurs projets locaux mais bien au delà dans les débats politiques à venir. Après avoir voté à gauche, il faut en quelque sorte la faire vivre.

site du P.C.F

mardi 18 mars 2008, a 19:35
Marie-George BUFFET : Le bilan des municipales et cantonales .

Marie George Buffet : Le bilan des municipales et cantonales
Mesdames, messieurs,

Un mot tout d'abord sur le Tibet. Je suis extrêmement préoccupée par les informations qui nous parviennent. La brutalité de la répression des autorités chinoises n'est pas tolérable. Et je souhaiterais donc joindre ma voix à tous les appels demandant l'arrêt immédiat de la répression au Tibet et la libération des personnes arrêtées. Et le respect de la liberté d'expression. J'en appelle à l'ouverture d'un réel dialogue politique, et plus largement au respect partout en Chine des droits de la personne humaine et au progrès de la démocratie.

Au terme de cette séquence électorale, le parti communiste a pu constater avec plaisir le sévère recul de la droite partout sur le territoire. J'ai bien entendu les représentants de l'UMP chercher à nous convaincre que les Françaises et les Français avaient voté à gauche pour une politique de réforme toujours plus à droite. J'ai bien entendu l'Elysée remodeler sa communication pour mieux nous expliquer ces fameuses réformes qui devraient faire le bonheur de tous et que les Français ont mal compris. Soyons sérieux !

Suite de l'article

mardi 18 mars 2008, a 12:27
Le rôle social de la poste menacé .

Le « rôle social » de La Poste menacé

Service public . Dans un rapport, la Cour des comptes accuse les bureaux de poste d'être un « handicap » concurrentiel pour la Banque postale.

La Poste compte encore aujourd'hui 14 665 points de contact avec la population et 13 000 bureaux proprement dits. Jean-Paul Bailly, son PDG, porte le funeste projet de ne garder que 3 000 bureaux de plein exercice. Politiquement explosif, cet objectif vient de trouver un précieux soutien. En effet, la Cour des comptes a remis aux députés un rapport sur « la création de la Banque postale et ses deux premières années de fonctionnement », dans lequel elle préconise de réduire le réseau pour augmenter les atouts concurrentiels de la Banque postale. La Cour « conforte ceux qui veulent fragmenter l'entreprise nationale », dénonce FO communication dans un communiqué. « Nous refusons cette concurrence. La poste est un service public de proximité et doit le rester », prévient Colette Duynslaeger, secrétaire général de la Fédération CGT des activités postales et des télécommunications, qui milite pour « l'unicité de tous les services ».

Le rapport de la Cour des comptes n'y va pas par quatre chemins. Le document assure que « le réseau, dans sa configuration actuelle, constitue un handicap pour l'ensemble des activités commerciales de La Poste ». Il préconise donc « un réseau resserré ». La Cour propose aussi d'éviter que la banalisation du livret A ne laisse à la Banque postale, née en 2005, que les « populations à risque », et se plaint que « le coût moyen des fonctionnaires employés par La Poste reste supérieur à celui des salariés de droit privé ». En conclusion, le rapport de 72 pages considère que « la réforme de 2005 ne constitue qu'une étape », la filiale bancaire étant « pénalisée de manière concurrentielle par des singularités liées à son mode de fonctionnement qui repose sur une étroite symbiose avec le groupe La Poste ».

« Ce rapport est une bombe », a réagi Régis Blanchot, du syndicat SUD PTT, pour qui cette lecture « en dit long sur le sort que l'État et les dirigeants de La Poste réservent au service public postal ». SUD PTT dénonce aussi une volonté de « banaliser le livret A », la Cour dénonçant des « comportements non rentables » dus à la gratuité du service et à l'obligation légale d'ouvrir un livret à toute personne qui en fait la demande. « Il est bien connu que les populations défavorisées ont pour loisir principal d'encombrer les files d'attente des bureaux parce que cela ne coûte rien », ironique le syndicat. La banalisation du livret, aujourd'hui seulement délivré par La Poste et la Caisse d'épargne, « est directement visée par la directive européenne », explique Colette Duynslaeger qui voit dans la disparition de ces spécificités une « remise en question de l'accessibilité aux plus démunis et un moindre financement pour le logement social ».

La Cour des comptes suggère « une clarification du statut bancaire de La Poste » et semble accorder un feu vert au plan d'essaimage des fonctionnaires qui augurent d'une « privatisation par la gestion du personnel », dénonce la responsable CGT. Jean-Paul Bailly a en effet annoncé ne pas remplacer un départ en retraite sur trois, dans une situation où la plupart des embauches s'opèrent déjà sous contrat privé.

Reste que les syndicats défendent le rôle social de cette « banque pas comme les autres ». La CFE-CGC rappelle, par exemple, que la Banque postale « a aussi l'obligation de jouer un rôle social auprès des populations les plus défavorisées et les plus éloignées ». L'UNSA considère quant à elle qu'il est « impératif de maintenir, voire de développer le réseau de bureaux de poste afin de ne pas déliter le lien social en France ».

Paule Masson

l' Huma du 17 / 03 / 08

mardi 18 mars 2008, a 12:09
L'Education nationale en grève mardi 18 mars 08

Alors que les enseignants manifestent aujourd'hui contre les restrictions budgétaires, plusieurs lycées sont bloqués dans la région parisienne pour protester contre les suppressions de postes.

Le recours massif aux heures supplémentaires pour compenser ces suppressions attise la colère des personnels concernés.

Retrouvez le reportage dans un lycée de Champigny-sur-Marne dans l'édition de ce mardi 18 mars du journal l'Humanité.

lundi 17 mars 2008, a 21:08
Réunion : Le P.C.R gagne du terrain .

 

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Réunion: Le PCR gagne du terrain

Lundi 17 Mars 2008 - 16:12

A La Réunion , les quatre plus grandes villes en ballottage sont tombées à gauche, dont le chef-lieu Saint-Denis, qui compte plus de 100.000 habitants

Huguette Bello (PCR) devient maire de Saint-Paul

Huguette Bello (PCR) devient maire de Saint-Paul

A Saint-André, un autre maire UMP se voit distancé sur son extrême gauche. Eric Fruteau est élu avec 58% des voix. Un coup dur pour le maire sortant Jean-Paul Virapoullé, qui tenait les rênes de sa commune depuis 36 ans. Distancé de huit points dès le 1er tour, celui qui, jusqu'ici, n'avait jamais eu besoin de passer par la case second tour, se voulait serein. Aujourd'hui, battu avec 17 points d'écart, il a annoncé sa défaite lors d'un point presse avant la fin du dépouillement et s'est déclaré « très inquiet pour l'avenir ».

Alain Bénard, le maire sortant UMP de Saint-Paul semblait avoir mis toutes les cartes de son coté à l'issue du 1er tour. Alors en ballottage favorable face à la candidate du Parti communiste réunionnais Huguette Bello, Alain Bénard avait obtenu le ralliement de Thierry Araye, candidat de la liste « Union pour Saint-Paul » (DVG), mais pas de tous ses colistiers. Trente-huit d'entre eux déclaraient soutenir Huguette Bello.


Un autre candidat, Clovis Pavaye, (DVD) avait également rallié le maire sortant. Huguette Bello semblait bien seule face à ces alliances mais comptait sur le vote des abstentionnistes ainsi que sur le refus des électeurs face à ce qu'elle qualifiait de « trahison ». Pari gagné, la candidate communiste l'a emporté de justesse avec 50,15% des suffrages.

Enfin, à Saint-Louis le candidat du Parti communiste réunionnais Claude Hoarau s'est imposé de peu face à son adversaire et maire sortant Cyril Hamilcaro. Une victoire obtenue après une campagne tendue. Trois grosses communes de l'île, Saint-André, Saint-Paul, Saint-Louis tombent dans l'escarcelle du PCR qui conquiert au final six, voire sept mairies si l'on inclut Trois-Bassins. En effet, dans cette ville des hauts de l'ouest, le Divers gauche Roland Ramakiskin, étiqueté « soutien d'Huguette Bello », donc affilié PCR, rafle également la mise face au maire sortant UMP Pierre Heideger. À noter que le nouveau maire de Trois-Bassins devient par ailleurs conseiller général de ce canton. Jean-Paul Virapoullé, après 37 ans de règne, cède la place au jeune Eric Fruteau qui triomphe avec plus de 58 % des voix à Saint-André. Dans cette ville, le canton n°3 bascule également à gauche puisqu'il revient au communiste Robert Nativel.

L'UMP mise à mal dans les principales villes de l'île s'en sort mieux dans les cantonales et conserve le Conseil général. Avec 25 élus sur 49, Nassimah Dindar, présidente sortante du conseil, devrait rester à son poste. Le Parti Communiste Réunionnais obtient 8 sièges.

Nicolas Maury

lundi 17 mars 2008, a 20:52
Municipales / Cantonales 2008

Résultats des municipales: un bon bilan pour le PCF

Lundi 17 Mars 2008 - 18:51

Le Parti Communiste Français n'est pas mort, bien loin de là ! analyse des résultats du PCF pour ces élections de mars 2008: Le communisme est une réalité en France

Résultats des municipales: un bon bilan pour le PCF

 

“La perte de bastions ternit la bonne résistance du PCF” pour l'Express, “Le PS enlève au PCF le Conseil général de Seine-Saint-Denis” pour le Monde, “Le communisme municipal résiste mais perd des bastions” pour 20 minutes etc. voici les principaux titres de l'actualité pour les médias français et rien sur la bonne résistance du PCF (certes notre pertes touchent les communistes, mais on y reviendra).

Au premier tour des ces élections le PCF a totalisé près de 8,85% des suffrages (une hausse de près de 7 points depuis la présidentielle ou le PCF avait obtenu 1,93%). Lors de ce premier tour le Parti Communiste a conquit de nombreuses villes (Dieppe, Vierzon, Port Saint Louis, Saint Claude…). Au niveau national, sur les 58 communes de plus de 9000 habitants animés par un maire communiste, 36 d'entre eux sont réélus dès le premier tour. Le Parti Socialiste avait voulu imposer de très nombreuses primaires, notamment en région parisienne : il les perd toutes, sauf deux à Pierrefitte en Seine Saint Denis et à Denain dans le Nord, montrant l'inefficacité et l'inutile agressivité de cette démarche.


Mort ? certainement pas, pour la LCR, qui rêvait de détrôner le PC, il faudra attendre plus tard car si dans certains endroit les listes soutenue par le parti de Besançenot font de bons scores, sur le plan national elle n'atteint pas les 2% ( Sur les 200 listes présentées ou défendues par la LCR, 114 ont recueilli plus de 5%, dont 32 plus de 10%).

Les électeurs ont placé le PCF a la tête de nombreuses villes, comme Firminy (Loire), Portes-lès-Valence (Drôme), Aubière (Puy-de-Dôme), Villerupt (Meurthe-et-Moselle), Quéven et Hennebont (Morbihan), Florac (Lozère), Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne), ou Allonnes (Sarthe). Dans le Val de Marne le PCF conserve le Conseil Général avec une victoire de la gauche sur 6 cantons (Fontenay-Ouest pour le PCF). A Villeneuve-saint-Georges, la communiste Sylvie Altman s'impose, après avoir remporté la primaire à gauche face au socialiste Laurent Dutheil, désigné pour mener la liste d'union PS-PRG-Verts-MRC, après le retrait du maire PRG Roger-Gérard Schwartzenberg. Elle donne au PCF sa 12ème commune dans le département.

En Seine Saint Denis, les résultats sont plus mitigés. Villepinte est gagnée sur la droite, cependant il y a eu de grosses pertes. Les pertes d'Aubervilliers, Pierrefitte (au premier tour) et puis Montreuil, et la perte du département de la Seine Saint Denis au profit du PS (17 conseillers généraux PS pour 13 communistes), assombrissent ce tableau municipal.

Pour les Bouches du Rhône, Roquevaire est reprise face à la droite, Aubagne reste communiste (même avec une alliance bizarre du refondateur Daniel Fontaine, qui a fusionné sa liste avec le MoDem). Jean Jacques Lucchini a frôlé son élection mais le PS local a choisi de faire gagner l'UMP (sur la commune voisine à Istres les listes PS et UMP avaient fusionné). Le PCF gagne le canton de Gardanne sur l'UMP avec 51,68% des voix (malgré la perte des 2 cantons marseillais et du canton de Roquevaire).

Le Parti Communiste se permet même, pour un mourant de gagne le département de l'Allier, en confirmant la victoire des cantonales anticipés d'il y a quelques mois. Avec 9 conseillers généraux communistes (un gagné sur la droite et un perdu sur la droite), 7 socialistes (aucun changement) et 1 radical et 3 DvG, la gauche a une avance sur la droite (a un siège). Ainsi le PCF devrait reprendre la tête du Conseil Général perdu en 2001.

Le PCF a réussi, poussée de la gauche aidant, à accroître à 89 le nombre des mairies communistes dans des villes de plus de 9.000 habitants (contre 86 dans la mandature précédente) dont 28 de plus de 30 000. Le PCF n'a pas réussi à emporter, comme il l'espérait, les villes du Havre (Seine-Maritime), Nîmes (Gard), Sète (Hérault) ou Corbeil-Essonnes (Essonne)

Les villes gagnées suite au second tour:

-Villeneuve Saint Georges (94) : Sylvie Altman 49.53 %
- Villepinte (93) : Nelly Roland 50.31 %
- Portes-les-Valence (26) : Pierre Trapier 54.90 %
- Firminy (42) : Marc Petit 50.77 %
- Villerupt (54) : Alain Casoni 45.66 %
- Aubières (63) : Christian Sinsard 49.22 %
- Roissy en brie (77) : Sylvie Fuchs 38.50 %
- Queven (56) : Marc Cozilis 37.61 %
- Marly (59) : Fabien Thiémé 52.02 %
- Fourmies (59) : Alain Berteaux 59.08 %
- Saint-Paul de la Réunion : Huguette Bello 50.15 %
- Saint-André de la Réunion : Eric Fruteau 58.30 %

Les villes perdues au second tour:
- Montreuil (93)
- Aubervilliers (93)
- Calais (62)
- Harnes (62)
- Pont de Claix (38)
- Vizille (38)
- Nangis (77)
- Maromme (76)

Nicolas Maury

lundi 17 mars 2008, a 05:01
Municipales : premier échec électoral pour Sarkozy .

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lundi 17 mars 2008 (01h29) :

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Nicolas Sarkozy enregistre le premier échec électoral de son quinquennat. La gauche a remporté une nette victoire sur l'UMP dimanche au second tour des élections municipales et cantonales.

Toulouse, Périgueux, Strasbourg, Amiens, Caen, Reims, Metz, Saint-Etienne, Colombes, Angoulême, Quimper, Blois, Valence ou encore Evreux basculent à gauche. L'UMP sauve de justesse Marseille. Alors que les ténors du PS exhortaient Nicolas Sarkozy à “entendre le message des Français”, François Fillon a exclu tout changement de politique.

Ce second tour a amplifié la vague rose enregistrée dimanche dernier. Selon une totalisation du ministère de l'Intérieur sur 88,89% des résultats dans les communes de plus de 3.500 habitants, les listes de gauche ont obtenu 48,68% des voix, les listes de droite 47,59%.

“La gauche est majoritaire en voix et elle sera majoritaire en nombres de villes et de départements”, s'est réjoui dès 20h François Hollande. Le Premier secrétaire du PS a appelé le président Nicolas Sarkozy à “corriger la politique qu'il a conduite depuis maintenant 10 mois”.

Un peu plus tard, Hollande a affirmé être “au delà” de son objectif de conquérir 30 villes de plus de 20.000 habitants, afin de diriger la majorité des municipalités. Le PS aurait remporté par ailleurs de sept à neuf départements supplémentaires lors des élections cantonales, portant son total à près de 60 conseils généraux sur 101.

Evoquant un “vote-sanction”, Ségolène Royal a appelé le gouvernement “changer sa politique et son comportement”, en revenant notamment sur ses réformes fiscales et les franchises médicales. “Au premier tour, c'était un carton jaune, ce soir, c'est un carton rouge”, a renchéri Laurent Fabius.

François Fillon a répondu par la négative, en jugeant “malvenu” de tirer des leçons nationales de ce scrutin local. “La politique de la France, les électeurs l'ont majoritairement choisie à l'occasion des élections présidentielle et législatives” et “nous allons poursuivre cette politique”, a répliqué le Premier ministre dans une intervention à 20h20 depuis Matignon. Faute d'infléchir sa politique ou de remanier en profondeur son gouvernement, Nicolas Sarkozy devrait accélérer les réformes, et changer son style pour le rendre plus présidentiel.

Les responsables de l'UMP estiment que ces élections marquent simplement un rééquilibrage par rapport aux élections de 2001. La droite avait alors conquis 40 villes sur la gauche.

Mais d'autres à droite ont reconnu la défaite, à l'image de Jean-François Copé. Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, interrogé sur TF1, a parlé d'une “conjugaison des impatients et des mécontents”.

Les résultats dans les grandes villes confirment la poussée à gauche. Quatre membres du gouvernement ont mordu la poussière. Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a perdu sa mairie de Périgueux (Dordogne) pour 113 voix face au socialiste Michel Moyrand. A Colombes (Hauts-de-Seine), la liste de Nicole Goueta, sur laquelle figurait Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, a perdu. Christine Lagarde et Christine Albanel, candidates à Paris, ont été battues. En revanche, Nathalie Kosciusko-Morizet a été élue à Longjumeau (Essonne) et Jean-Marie Bockel, réélu à Mulhouse (Haut-Rhin).

Pierre Cohen (PS) l'emporte à Toulouse, quatrième ville de France, gérée par le centre-droit depuis 1971. Metz bascule à gauche pour la première fois depuis 1848 : Dominique Gros (PS) succède à Jean-Marie Rausch, maire depuis 1971.

Strasbourg, perdue en 2001, revient à gauche avec l'élection de Roland Ries (PS) face à Fabienne Keller. A Amiens, l'ancien ministre Gilles de Robien, maire depuis 1989, est sèchement battu par le socialiste Gilles Demailly. A Caen, Philippe Duron, président PS du conseil régional de Basse-Normandie, l'a emporté largement sur la maire sortante UMP Brigitte Le Brethon. A Reims, la socialiste Adeline Hazan bat facilement l'ancienne ministre Catherine Vautrin.

Consolation pour l'UMP, son vice-président Jean-Claude Gaudin est réélu de justesse à Marseille grâce au maintien à droite du troisième secteur. La droite a aussi reconquis quelques villes moyennes comme Agen ou Calais.

François Bayrou a quant à lui perdu son pari à Pau. Le président du MoDem a été battu de 342 voix par la socialiste Martine Lignières-Cassou. “Il y aura d'autres victoires”, a lancé le “troisième homme” de 2007, qui compte bien être au rendez-vous de 2012.

La participation en baisse par rapport à dimanche dernier, n'a pas permis à l'UMP de refaire son retard. L'abstention atteint 37,54%, selon une totalisation partielle du ministère de l'Intérieur. Au premier tour dimanche dernier, seulement 66,54% des Français s'étaient rendus aux urnes, soit le taux le plus faible pour des élections municipales sous la Ve République.

Aux municipales de 2001, le taux de participation définitif avait atteint 66% au second tour. AP

http://www.latribune.fr/info/Munici…

De : Paris
lundi 17 mars 2008

site BELLACIAO

lundi 17 mars 2008, a 04:46
Le communisme municipal résiste mais perd des bastion .

Lundi 17 mars 2008 (01h25) :

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Le PCF a résisté lors des municipales et des cantonales dimanche, conservant nombre de ses cités, un résultat honorable mais terni par la perte du département de Seine-Saint-Denis et des villes d'Aubervilliers, Calais et Montreuil.

Le PCF a réussi, poussée de la gauche aidant, à accroître à 89 le nombre des mairies communistes dans des villes de plus de 9.000 habitants (contre 86 dans la mandature précédente), souligne Michel Laurent responsable élections au PCF.

Mais après un premier tour glorieux, où le parti avait repris à la droite Dieppe et d'autres cités comme Vierzon, au soir du second tour le résultat est plus mitigé : le PCF se targue d'avoir gagné des villes moyennes : Villepinte, Villeneuve-Saint-Georges, Portes-les-Valence, Firminy, Aubière, Villerupt, Queven et Roissy-en-Brie.

Aubagne (Bouches-du Rhône), politiquement symbolique puisque le maire sortant PCF Daniel Fontaine avait fait une alliance unique en son genre avec le MoDem, est restée communiste.

La vague rose qui a vu les socialistes, à la tête de listes d'union avec le PCF, prendre à la droite nombre de villes, devrait permettre au Parti communiste d'accroître aussi ses élus.

“En élisant de très nombreuses villes de gauche ce soir, les Français nous donnent un message : ils veulent cette France de la solidarité, de l'égalité, de la justice”, a déclaré la secrétaire nationale, Marie-George Buffet.

Avec le déclin progressif de son audience nationale depuis un quart de siècle, tombée au plus bas à la présidentielle de 2007 (1,93%), le parti communiste préserve un pouvoir municipal, mais il est érodé.

La grosse déception est venue du Calais, sa plus grande ville, qu'il gérait depuis 37 ans ans. L'UMP Natacha Bouchart, à la tête d'une liste d'ouverture, l'a emporté avec 54,02% des voix, aidée par le désistement inattendu du candidat du Front national.

“Les avances de la droite en direction du Front national ont malheureusement fait battre notre ami Jacky Hénin”, regrette Laurent.

Le PCF n'a pas réussi à ravir à la droite des villes où le duel était donné serré et où il conduisait la liste d'union de la gauche - comme Sète et Le Havre où le député Daniel Paul n'a pas fait le plein des voix dans son camp. Corbeil-Essonnes est resté à l'avionneur Serge Dassault.

A Montreuil, la sénatrice Verte Dominique Voynet a remporté la ville (53,97%) après un duel acharné, détrônant Jean-Pierre Brard (apparenté communiste) 60 ans, qui briguait un cinquième “et dernier” mandat dans cette première ville du département de Seine-Saint-Denis (100.000 habitants).

Dans le 93, son fief historique, le PCF a conservé trois des quatre mairies que lui disputaient des socialistes : La Courneuve, Bagnolet et Saint-Denis. Mais Aubervilliers, symbole communiste, a cédé aux sirènes socialistes.

Le bilan du PCF est assombri aussi par une autre grosse déception : le département de Seine-Saint-Denis, symbole de la banlieue rouge et communiste depuis sa création en 1967, est passé au Parti socialiste.

En revanche le parti communiste préserve le département du Val-de-Marne et gagne l'Allier, mais cela ne compense pas la perte de la Seine-Saint-Denis, selon des analystes.

“Pour le PCF l'abandon de Seine-Saint-Denis est à la fois une perte symbolique - c'était le fief communiste par excellence - et une perte matérielle non sans conséquence puisque le budget d'un département souvent plus important que celui d'une région, donne les moyens de développer une politique sociale”, souligne Henri Rey, chercheur au Cevipof.

puce.gifhttp://www.avmaroc.com/dossiers/communisme-a6979.html

De : Paris
lundi 17 mars 2008

site BELLACIAO

dimanche 16 mars 2008, a 22:29
Témoignage : Yvonne Abbas,ouvrière,communiste,résistante .

dimanche 16 mars 2008 (21h26) :
yvonne abbas, ouvrière, communiste, résistante / sur www.campuslille.com

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CE MERCREDI 19 MARS 2008

A 18H30

C'EST « L'HEURE DE L'METTRE »

Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6

En direct et en archives sur : www.campuslille.com

« Lundi, Nicolas Sarkozy rendra officiellement hommage à Lazare Ponticelli, dernier soldat survivant de la guerre 14-18. Pourquoi fallait-il attendre qu'il soit mort et ne puisse plus répondre ?

Parce que s'il arrivait aujourd'hui en France, immigré pauvre et sans-papiers, il serait reconduit à la frontière entre deux gendarmes.

Parce que Lazare Ponticelli dénonçait l'absurdité de cette guerre que lui avaient imposée les Sarkozy de l'époque. « Tous ces jeunes tués, je ne peux pas les oublier. Quel gâchis ! » Et son camarade Louis de Cazenave, mort quelques semaines plus tôt à 110 ans, dénonçait la guerre et le patriotisme : « De la fumisterie, un moyen de faire gober n'importe quoi ! A quoi ça sert de massacrer des gens ? Rien ne peut le justifier, rien ! » Il avait refusé l'hommage proposé. (1)

Parce qu'en effet, comme disait le grand écrivain Anatole France, « on croit mourir pour la patrie, et on meurt pour les industriels ».

Parce que cette guerre 14-18 n'avait rien à voir avec la « défense de la patrie », comme disent les manuels scolaires. Les grandes puissances se battaient pour le contrôle de l'acier et du charbon (pétrole de l'époque), pour le contrôle stratégique des Balkans, pour la suprématie mondiale et la domination sur les colonies.

Parce que les Sarkozy de l'époque ont massacré dix millions de Lazare Ponticelli pour les intérêts des Bolloré, Bouygues, Lagardère et Albert Frère de l'époque.

Parce que le Sarkozy d'aujourd'hui s'en fout de sacrifier les Lazare Ponticelli d'aujourd'hui dans de nouvelles guerres coloniales prétendument « humanitaires » de la France, avec ou sans les Etats-Unis.

Lundi, Sarkozy sera donc le champion absolu de l'hypocrisie. »

Michel Collon - http://www.michelcollon.info/

(1) Cité dans Adieu Lazare, par Michel Porcheron, Adieu Lazare

Ce texte de Michel Collon nous ramène à une autre célébration : celle de Guy Môquet, par le même représentant de cette droite réactionnaire, laquelle, de « L'Union Sacrée » à « L'Etat Français », fit toujours passer les intérêts des industriels avant la vie des Ponticelli et des Môquet.

Le même qui se propose de faire parrainer, par chacun des enfants français, ceux dont les services préfectoraux de l'époque organisèrent la déportation. « Enfants français » et non de France, car les petits camarades privés de papiers disparaissent des bancs de cette école républicaine, pourchassés par une police exécutant les ordres du gouvernement légitime de la France. C'est en 2008. L'Histoire jugera.

Le même, dont la politique étrangère consiste à condamner la résistance à l'occupation, sans jamais condamner l'occupation elle-même – et observe la Palestine comme on put observer l'Espagne jadis.

Le même, dont la politique sociale fut clairement énoncée par Monsieur Denis Kessler, ex-numéro deux du MEDEF, fils idéologique de Monsieur Pucheu, le chasseur de communistes, le fusilleur de Môquet, haut responsable du patronat naturellement entré au gouvernement de Pétain. Voici ce que vomit Kessler : "Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer et le gouvernement s'y emploie....Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance !"

Alors, ne nous y trompons pas : derrière les discours larmoyants et les hommages biaisés, se tapit une vaste entreprise de simplification, par là de déformation, et donc de falsification de l'Histoire – et l'injonction « Souvenez-vous de ceci » entretient un sous-jacent « Oubliez tout le reste ».

D'où la nécessité, pour nous tous, Ponticelli et Môquet d'aujourd'hui, simples citoyens et militants, de nous réapproprier cette histoire, car celle-ci n'est pas terminée. Le retour en arrière, c'est toujours du mouvement.

Yvonne Abbas est née en 1922. Elle connaît 1936, dans les usines textiles, bobineuse syndiquée à la C.G.T., elle côtoie Martha Desreumaux et Jeannette Vermeersch, entre en résistance dès les débuts de l'occupation, est emprisonnée par la police française, déportée à Ravensbrück. Aujourd'hui, elle n'a rien abandonnée de ce qui fit le cœur de son combat, et lit notre présent à la lumière de ce passé pas si lointain.

Nous entendrons l'entretien qu'elle accorda, en octobre dernier, à Laurence Mauriaucourt (que vous pouvez écouter chaque vendredi à 21h00 sur notre antenne dans « Voilà l'travail »). Cet entretien est diffusé pour la première fois. Plus que jamais, il faut profiter de la possibilité, offerte par notre grande radio, de télécharger cet entretien (dans la rubrique archives du www.campuslille.com). Plus ce témoignage, comme tant d'autres, sera diffusé, plus les forces de l'oubli et de la résignation auront la tâche compliquée. C'est bien le moins que nous puissions faire.



De : hdm
dimanche 16 mars 2008

site BELLACIAO

dimanche 16 mars 2008, a 21:31
Déclaration de Michel Laurent : résultats du second tour .

Par domik27 :: 16/03/2008 à 21:24
Déclaration de Michel Laurent suite aux premiers résultats du second tour des élections municipales et cantonales
Les premiers résultats dont nous disposons, pour la province, tendent à montrer que ce soir se confirment les progrès de la gauche constatés dès le premier tour. Ces élections municipales et cantonales sont une grande défaite pour la droite.

A l'heure où je vous parle, la gauche gagnerait dans beaucoup de villes. Le PCF conserverait l'essentiel de ses municipalités. A Calais, les avances de la droite en direction du Front national ont malheureusement fait battre notre ami Jacky Hénin.

Nous gagnerons cependant un certain nombre de villes comme Portes-les-Valence, Aubière, Villerupt, Queven, Roissy-en-Brie... Et nous pouvons gagner le Conseil général de l'Allier.

Suite de l'article

dimanche 16 mars 2008, a 16:45
L'artiste Denis Cacheux est mort .

L'image “http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L500xH375/P1000278-7d3bc.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.On ne le verra plus sur la scène ou dans la rue. Denis Cacheux est mort hier soir. Il a mis fin à ses jours en se jetant à la mer. Son corps a été découvert par des promeneurs, qui ont alors prévenu les secours. « Ça ne va pas du tout », a-t-il dit à ses proches ces derniers jours. Chanteur, musicien, comédien et citoyen engagé, Denis Cacheux, 63 ans, était une figure régionale.

Il était aussi une carrure et une voix, puissante et rocailleuse. « Dégarni, grisonnant (rasé ou frisé) » selon son CV, Denis Cacheux maniait l'humour et la gravité, en musiques ou en paroles, soucieux qu'il était de donner la parole aux petites gens, aux laissés pour compte, au monde de la rue. Amateur des textes anciens, il savait les remettre en perspective. On l'a vu, accordéon en mains, debout sur une table au milieu des ouvriers de Terken, à Roubaix, auprès des sans-papiers du Nord, avec les intermittents du spectacle ou dans des fêtes militantes qu'il animait régulièrement.

Pilier du festival lillois Wazemmes l'Accordéon, il présidait aussi l'association qui organise le carnaval de Wazemmes, qui démarre ce week-end à Lille. Après avoir longtemps « musardé », l'ado « prolongé » a été marsouin, éducateur, journaliste, tout en montant sur les planches. En 1980, à 35 ans, Denis Cacheux se lance dans le monde professionnel : chansons de rue à Montmartre, cabarets, théâtre… Avec la compagnie Tant Qu'à Faire qu'il animait depuis vingt-cinq ans, il se produisait ave sa compagne, la comédienne Anne Cuvelier.

Après son décès, le monde du spectacle pleure un « artiste de premier plan », indique Claude Vadasz, du festival Wazemmes l'Accordéon, dont Denis Cacheux avait fait l'affiche lors de la première édition en 1992. « Excellent et talentueux acteur », résume Gilles Souris, de l'Espace Gérard Philippe à Feignies, dans l'Avesnois, d'où est originaire. « C'est tout le milieu artistique français qui est (en deuil) en perdant une si belle et si forte personnalité », ajoute Claude Vadasz. Le chanteur lillois Jef Kino se souvient de « quelqu'un de généreux, toujours sur les manif pour défendre les intérêts des artistes et des intermittents, pour défendre tout le monde ». « Denis était un battant, un combattant, ajoute Jean-Marc Chotteau, du théâtre La Virgule (Tourcoing-Mouscron). Son geste, bien évidemment, interroge ». Laurence Mauriaucourt, journaliste à Liberté Hebdo, a travaillé avec Denis Cacheux sur un récent spectacle rendant hommage à Pierre Semard, cégétiste, co-fondateur de la SNCF et fusillé en 1943. « C'était un personnage, un militant, qui aimait la vie et qui a été fusillé en 1943 pour ses idées », rappelle-t-elle, sans pouvoir s'empêcher de faire le parallèle avec Denis Cacheux. « Ça me fait bizarre de voir un homme plein de vie terrassé par quelque chose ».

Au-delà du monde du spectacle, la mort de Denis Cacheux a fait réagir les militants qui ont croisé la route de l'artiste. Le comité des sans-papiers du Nord (CSP 59) rend hommage aujourd'hui au « camarade » Denis Cacheux. « Stupeur, consternation, douleur et tristesse nous assaillent », écrit-il dans un communiqué. Alain Bocquet, député-maire (PCF) de Saint-Amand, salue l'artiste, mais aussi « un grand humaniste, un homme engagé, entier, chaleureux ». D'autres élus ne manqueront sans doute pas de rendre hommage à l'artiste qui les a aussi beaucoup titillé, en critiquant le lâchage des compagnies théâtrales et des artistes par les collectivités. Un autre spectacle. Denis Cacheux le militant a cessé de combattre. « Si Denis appartient au passé, son engagement, pour toutes les causes écologique, politique, sociale, syndicale, doit nous aider pour le futur », estime Laurence Mauriaucourt.

Denis Cacheux devait participer ce week-end au lancement du carnaval de Wazemmes à Lille. Malgré la disparition de Denis Cacheux, il y aura bien de la musique, un bal et des parades. « Même si c'est compliqué humainement, souligne Claude Vadasz, on va évacuer notre chagrin pour faire la fête ».

MATHIEU HEBERT

puce.gifhttp://www.nordeclair.fr/nordeclair/denis_cacheux_mort.phtml

Blog P.C.F ARRAS

vendredi 14 mars 2008, a 08:35
Le P.C.F vise les 100 villes de plus de 9000 habitants .

La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a estimé que le PCF pourrait dépasser aux municipales “les plus de 100 villes de plus de 9.000 habitants” dirigées par un maire communiste

Le PCF vise les 100 villes de plus de 9000 habitants

 

Interrogée par RTL sur son objectif au second tour, la numéro un communiste a jugé que l'”on pourrait dépasser assez facilement les plus de 100 villes de plus de 9.000 habitants qui seraient dirigées par un maire communiste”.

Interrogée sur la Seine-Saint-Denis où le PS a maintenu dans quatre villes ses candidats pour le second tour face aux maires communistes, Mme Buffet a exhorté les électeurs: “Rassemblez-vous derrière votre maire sortant, derrière l'union de la gauche, parce que la question n'est pas PC-PS, la question, c'est de garder ces villes à gauche”.

Pour elle, “l'enjeu des municipales” est de “faire en sorte que nos centres de santé, nos centres de vacances ne soient pas vendus”, “que nos villes ne deviennent pas des agences immobilières”.

Nicolas Maury

jeudi 13 mars 2008, a 22:05
Seine-Saint-Denis : tous les enjeux .

• Montreuil : une élection dans les quartiers populaires • Aubervilliers, une désunion qui inquiète • Notre vidéo • Seine-Saint-Denis : le PS en contradiction

jeudi 13 mars 2008, a 21:26
Des bagnoletais en colère !

Bloggons ensemble

laurent-jamet.jpgBienvenue sur notre blog
Depuis son lancement ce Blog connait un grand succès qui ne se dement pas. Continuez à nous communiquer  vos adresses E-mail en vous inscrivant à la New letter, continuez à donner votre avis sur les articles, faites-nous des propositions.      
Pour vous et avec vous, comme l'ont dit les habitants de Bagnolet lors des dernières assisses, notre ville doit aller de l'avant en conservant son âme: Populaire, moderne et démocratique. C'est l'utilité de notre groupe  c'est aussi l'utilité de cet espace de dialogue.             

Laurent JAMET  
Président des élus communistes, radical et citoyens de Bagnolet

Jeudi 13 mars 2008
Nous avons  reçu  ce message  de la part de l'un de nos amis de la Dhuys . Nous le undefinedpublions  avec plaisir  !



Nous ne sommes pas dupes

 

La liste de Tony Di Martino a décidé de se maintenir pour le second tour des élections municipales. A Bagnolet, le parti socialiste passe outre les accords nationaux (PS ,PC)

 

De désistement républicain, selon lequel le parti le moins bien placé devait se retirer en faveur de l'autre. Depuis des mois, les dirigeants socialistes n'ont pas cesser de rabächer là

 

Où ils passaient que s'ils présentaient des listes au premier tour ce n'était que pour faire des primaires a gauche. Peut être pouvions nous les croire ? Mais encore faut il qu'ils nous disent comment peuvent ils dénoncer des bilans et la gestion de villes alors qu'ils ont pris une part active a la gestion de ses mêmes villes. N'étaient ils pas partie prenante dans ces équipes dite de gauche plurielle.

 

Monsieur Di Martino, pour revenir a lui, pense a l'intérêt des bagnoletais, c'est fort aimable de sa part mais il semble oublier ou semble ne pas se rendre encore compte que les voix des Bagnoletais se sont portées massivement en faveur de la liste conduite par Monsieur Everbecq. Ce maire tant décrié par Monsieur Di Martino et ses amis.

 

Avec un suffrage de 43.82% au premier tour, les citoyens de Bagnolet ont manifesté leur confiance au Maire sortant. Les Bagnoletais ont approuvé a une très forte majorité et son bilan et son projet pour le renouveau de Bagnolet.

 

Malheureusement Monsieur Di Martino et ses amis se trompent de bataille et de cible. La haine les aveuglent. La haine est mauvaise conseillère.

 

Par cette attitude haineuse, ils rendent surtout service a la droite. Cette droite également haineuse. Cette droite mobilisée derrière son président en chef pour sa politique antisociale et de remise en cause de acquis sociaux afin d'enrichir encore davantage les patrons du Medef et du CAC40.

 

Que l'on ne nous prennent pas pour des imbéciles. La seule chose qui les intéressent est comme le dit si bien le sénateur PS, Monsieur Mélenchon, « pousse toi que je m'y mette ».

 

Avoir de l'ambition pour un homme politique, ça peut se comprendre, mais pas a n'importe quel prix.

 

Ils disent vouloir faire entrer le 93 dans le XX éme siècle mais en empruntant des méthodes du passé, par un jeu de calcul déloyal et surtout irresponsable.

 

Quant a nous Bagnoletais nous ne sommes pas prêt d'oublier cette attitude irresponsable du parti socialiste à Bagnolet.

 

Les hirondelles se sont signalées. Le printemps arrive. Et sans les listes l'alternative à gauche pour Bagnolet et pour une vraie alternance à Bagnolet, il ne sera que plus beau.

 
 

Donnons un large Plébiscite pour la liste de l'espoir, la liste pour l'alternative a gauche pour Bagnolet conduite par Marc Everbecq.

 
 

Un bagnoletais en colère

 

Jeudi 13 mars 2008

 

Vendredi 14 mars : grande soirée politique de fin de campagne

 

Vendredi 14 mars : grande soirée politique de fin de campagne Rendez-vous le vendredi 14 mars à 20H30 salle des conférences (derrière la mairie), Place Salavdor-Allende. Le Maire et les candidats prendront la parole. Ambiance festive et musicale. Pot de la Fraternité. Venez nombreux.

Jeudi 13 mars 2008

 

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Mais aussi le maintien face à des listes de gauche à  à Montreuil, Aubervilliers, La Courneuve......


"Je suis contre cela", "ils ont tort" par Julien Dray
secrétaire Nationale du PS

 
Julien Dray, porte-parole du PS, s'en est pris mercredi aux socialistes qui ont maintenu leurs candidatures dans quatre municipalités de Seine-Saint-Denis contre des maires sortants communistes arrivés en tête au premier tour, estimant qu'ils "ont tort".
"La loi du suffrage universel est intransigeante, quand on arrive derrière on doit se retirer, si on ne le fait pas, cela veut dire qu'on prend la responsabilité de faire que la division puisse aller à l'encontre de ce que disent les électeurs", a affirmé le député de l'Essonne à France Info/i-Télé.
"Je suis contre cela", "ils ont tort", a-t-il dit.

Selon lui, "il y des moeurs qui se sont établies" et qu'"il va falloir corriger dans les années à venir". "C'est un état d'esprit qu'il faut changer, la gauche doit apprendre à retravailler ensemble" et non à se considérer dans certaines communes "en compétition".
Cette question, a ajouté M. Dray, "sera en discussion dans la gauche et au sein du Parti socialiste, au sortir de ces élections", pour "retrouver un peu de discipline, un peu d'autorité et aussi de la fraternité".
La direction du PS, à ses yeux, a "fait son travail" puisque "dans 95% des cas la gauche s'est rassemblée" aux municipales, mais "il y a toujours des exceptions, il faut qu'elles disparaissent".
La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet avait qualifié mardi de "mauvais joueurs" les socialistes qui ont maintenu leurs listes à Bagnolet, Saint-Denis, Aubervilliers et La Courneuve.
PARIS, 12 mars 2008 (AFP) - 20:22
 
 
 
Alerte au contre sens
Jean Luc Mélenchon dirigeant national du PS
 

Troisième mauvais point face aux communistes, nos alliés partout sans lesquels pas une ville ne peut rester ou passer à gauche ! Qui a décidé de  déclencher cette guerre injuste, stupide, et contraire aux principes élémentaires de la solidarité à gauche, que l'on appelait « la discipline républicaine », en maintenant des listes au deuxième tour contre celles arrivées en tête et  conduites par les communistes en Seine Saint Denis ?

Des "mauvais joueurs" comme le dit avec mesure Marie Georges Buffet ? De dangereux irresponsables, selon moi. Car ainsi est donné un signal absurde et criminel à tout le pays où les communistes, partout, sont indispensables pour assurer les victoires de la gauche au deuxième tour.
Rien dans la gestion de gauche des sortants, à laquelle les socialistes ont été profondément associés, ne justifie cette attitude. Seulement du "pousse toi de la que je m'y mette", sans principe ni dignité. C'est donc une provocation qui ne sert que la droite dans le pays. J'approuve Julien Dray, porte parole du PS, qui a flétri cette attitude. Je souhaite de toutes mes forces que les électeurs de gauche y mettent bon ordre en sanctionnant massivement et nettement les diviseurs; 

Cette condamnation est reprise par le PRG ( Parti Radical de Gauche) par la voix de son PRésident Jean Michel Baylet " La règle historique du désitement républicain parait voler en éclat ( ..) Seul le rassemblement de toute la gauche est porteur d'espoir et de victoire..."   


Au niveau local outre la particpation de nos amis socialistes indépendants  réunis autour de Daniel Bernard nous venons de recevoir le soutien de Jean Claude Jammot Conseiller Municipal socialiste sortant.



Mardi 11 mars 2008

socsindependants-copie-2.JPGAprès les bons résultats obtenus par la liste "Ensemble pour le renouveau de Bagnolet" conduite par Marc Everbecq et de Josiane Bernard au 1er tour des élections cantonales, le collectif des socialistes indépendants animé par Daniel Bernard a souhaité s'exprimer et appeler les Bagnoletais à amplifier la mobilisation. Nous publions ici leurs déclarations.

Election municipale

"Avec près de 44% des voix vous avez confirmé votre volonté de donner à Bagnolet une équipe municipale rassemblée qui aura les moyens de mettre en œuvre, par le travail et dans la transparence, un programme ambitieux qui correspond aux attentes de chacun d'entre vous.
Nous nous félicitons d'avoir pris part à ce rassemblement dès le premier tour et vous remercions de votre confiance.
Pour permettre à Bagnolet la réussite pour tous, le mieux vivre ensemble et le développement urbain et économique, le 16 mars il s'agit, d'amplifier le résultat du premier tour."
 
Election cantonale

"Conformément aux accords nationaux entre le Parti Communiste et le Parti Socialiste pour défendre l'union de la gauche, et en tant que socialistes indépendants, nous appelons à voter pour la candidate du Rassemblement de la gauche, Josiane Bernard arrivée en tête au premier tour des élections cantonales."

Collectif de militants socialistes indépendants, animé par Daniel Bernard.

Lundi 10 mars 2008
undefinedCe soir, je remercie profondément les électrices et les électeurs de Bagnolet qui ont apporté leurs suffrages à la liste 'Ensemble pour le renouveau de Bagnolet". Les 3597 électrices et électeurs qui nous ont apporté leur confiance et leur soutien représentent 43,82% des voix exprimées. La force de ce résultat extraordinaire, supérieur à celui de 2001, malgré la présence cette année d'une liste PS-Verts alors que ces partis soutenaient la liste conduite par les communistes en 2001, est le fruit du travail engagé avec les Bagnoletais depuis plusieurs années. Un travail de participation active des citoyens à l'élaboration d'un nouveau projet de ville s'appuyant sur la relance du dynamisme de Bagnolet, sur son attractivité économique, sur le maintien de sa dimension populaire dans le prolongement des valeurs profondes et historiques de Bagnolet en matière de solidarité et de justice sociales. Les Bagnoletais viennent de confirmer ce choix d'une ville populaire et moderne aux portes de Paris, notre ville capitale. Nous allons maintenant travailler à la réalisation de cette dynamique. La participation démocratique des Bagnoletais à ce projet aura été et sera notre meilleur atout. Dès ce soir j'appelle l'ensemble des électrices et des électeurs qui se reconnaissent dans ce projet à amplifier la dynamique de rassemblement du premier tour. Ce rassemblement restera d'abord celui des citoyennes et des citoyens. Il sera aussi celui des partis de gauche qui ont commencé à travailler dans la loyauté et la clarté à l'image des communistes du PCF, des socialistes indépendants autour de Daniel Bernard, de Lutte Ouvrière, du MRC. Les forces de gauche doivent continuer à se rassembler. C'est l'appel que je lance afin de dire, ensemble, et avec force, que nous voulons une autre politique que celle menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy. La gauche doit maintenant se rassembler aux cantonales et aux municipales. En respectant le choix des électrices et des électeurs du 1er tour qui veulent qu'une page soit tournée pour que Bagnolet ne revive plus les divisions au sein de la municipalité. Les Bagnoletais ne veulent plus être otages des affrontements politiciens. Ensemble nous voulons construire le renouveau de Bagnolet. Alors je vous invite à voter le 16 mars prochain en faveur de la liste que je conduirai.
Samedi 8 mars 2008
concombre-masqu-.jpgHier soir, soirée de collage. Un militant de la liste Di Martino s'est fait surprendre, photo à l'appui, en train de bomber des affiches. Bizarrement, on retrouve sur des panneaux officiels les mêmes traces de bombe. Depuis des semaines nos affiches - collées par des militants bénévoles - se font taguer, lacérer. Ce personnage, ancien thuriféraire de Pierre Mathon, se présente  souvent comme le parangon de la  démocratie. Le voila démasqué ! La photo est bien entendu à disposition !

jeudi 13 mars 2008, a 18:47
Des municipales qui laisseront des traces au PS .

Si le premier tour valide la stratégie de rassemblement à gauche, il ne libère pas pour autant de la condamnation à n'être qu'un contre-pouvoir local.

Erreur. L'appréciation est suggérée par François Hollande. En cause : les propos tenus par Ségolène Royal appelant à « des alliances partout avec le Modem ». François Hollande : « Elle fait la même expérience à chaque fois qu'elle tente de convaincre » François Bayrou de s'allier avec elle. Manière de dénoncer la confusion entre des électeurs qui n'excluent pas définitivement la gauche, et le mouvement politique d'un François Bayrou héritier du giscardisme. Le premier secrétaire du PS est certes engagé dans une consultation électorale spécifique. Il joue gros. Son avenir. Mais aussi l'orientation politique à l'horizon du congrès de la fin de l'année. De ce point de vue, la stratégie de rassemblement à gauche pour le premier tour (avec ses trop nombreuses exceptions) est à haute valeur ajoutée en interne quand, lors de l'épisode électoral présidentiel, de nombreuses voix s'étaient élevées pour changer le « logiciel stratégique » d'alliances du parti ainsi que la nature de son projet . Lequel, devait, entendait-on, épouser le glissement à droite de la société. Si rien n'est joué sur le contenu de la visée transformatrice, les municipales laisseront une empreinte politique qui pèsera dans les débats du congrès : une sorte de réussite par la preuve ! François Hollande s'est même payé, hier, le luxe de donner une leçon politique en évoquant la stratégie du PCF : « Le PCF n'a pu connaître de succès (au premier tour) que parce qu'il s'est engagé dans une dynamique unitaire avec le Parti socialiste. » Le PS y voit donc la validation du rassemblement à gauche même s'il ne perd pas de vue son ambition de création d'une grande force politique à gauche. De l'extrême gauche aux centristes ? Les conditions posées ces dernières heures par François Hollande, d'une part, et aussi ses alliés, d'autre part - en particulier communistes -, pourraient baliser la largeur de l'éventail.

Le ralliement majoritaire à cette stratégie n'est cependant pas acquis. D'autant que des élections municipales ou cantonales ne font pas la préfiguration d'une présidentielle. François Hollande mais aussi bon nombre des cadres qui ont suivi à l'aveuglette l'aventure ségoliniste ont payé cash les illusions semées et les leçons très limitées tirées de 2002, et surtout après la victoire des régionales en 2004. Lesquelles s'étaient déjà jouées victorieusement sur le mode du rassemblement de la gauche en dépit des velléités d'autonomie d'une partie des forces de gauche. Le PS touche là à un paradoxe existentiel : il rassemble, mais en dehors des grands enjeux réputés plus nationaux, et ce rassemblement s'effectue davantage sur une base de sanction de la droite que d'adhésion aux positions alternatives à l'échelle du pays qu'il assure pourtant incarner, sur le pouvoir d'achat, l'emploi, la sécurité, la santé, la démocratie… Or, ce n'est pas forcément parce que la droite perd que la gauche gagne. Sauf à se satisfaire d'une condamnation à perpétuité à un contre-pouvoir territorial. Échapper à la malédiction suppose la reconstruction d'une crédibilité nationale nouant dans un creuset idéologique proximité et perspectives donnant sens à une alternative politique et sociétale à la hauteur des transformations considérées, à un moment donné, comme souhaitables et possibles par l'opinion. Une crédibilité qui est au coeur de l'enjeu du congrès. La question du leadership ne trouverait qu'alors sa solution. À condition que cesse le bal des ego.

Dominique Bègles

l' Huma du 12 /03 / 08

jeudi 13 mars 2008, a 16:54
Stress au travail ? TRavailler à en mourir...

« Stress » au travail ? Travailler à en mourir...

Un nouveau suicide d'un salarié d'un prestataire de service du Technocentre de Renault à Guyancourt relance la polémique sur le « stress au travail », ou plutôt, la polémique sur la dégradation des conditions de travail et la pression exercée sur les (...)
Suite de l'article

jeudi 13 mars 2008, a 12:08
Dassault,cet enticommuniste primaire...

Dassault, cet anticommuniste primaire...

Serge Dassault (UMP), 82 ans, est menacé à Corbeil-Essonnes, ville qu'il dirige depuis 1995 : le deuxième tour l'oppose à une liste unique à gauche, qui rassemble le chef de file de l'opposition municipale Bruno Piriou (PCF) et Carlos Da Silva (PS) dont (...)
Suite de l'article

jeudi 13 mars 2008, a 11:48
La droite tente de reprendre la main .

Élections . Après le coup de semonce du premier tour, l'Élysée recadre la campagne en multipliant les signes contradictoires sur le terrain, entre apaisement et durcissement du discours.

Déni du vote sanction

La droite sort l'artillerie lourde pour sauver ses villes et ses cantons. Désormais, plus question de laisser aux sous-fifres le soin de se battre sur le terrain local : Nicolas Sarkozy et François Fillon sont entrés de plain-pied dans la campagne de ldeux tours. Pourtant, officiellement, pas question de reconnaître une défaite ou une sanction de la droite au plan national, qui risquerait de compromettre la poursuite des « réformes ». À l'UMP, le secrétaire général, Patrick Devedjian, a quant à lui nié toute « sanction contre le gouvernement », estimant que « la gauche a échoué totalement » dans cette entreprise avec le « succès » de plusieurs ministres candidats au premier tour.

Un « second tour difficile »

Mais, en coulisses, les mines sont crispées, Avant le dépôt des listes, hier soir, l'UMP a tout tenté pour maximiser ses chances, entre recherche d'alliances au centre et rapprochements avec les dissidents du premier tour. Parfois dans une belle pagaille comme à Metz où l'UMP soutiendra le maire sortant, Jean-Marie Rausch, contre sa candidate du premier tour, Marie-Jo Zimmermann, qui a fusionné avec le Modem entre-temps. La droite sait qu'elle a du souci à se faire, après les grandes villes remportées dès le premier tour par la gauche, la fin des espoirs de l'UMP à Paris et à Lyon, et les risques de basculement de nombreuses villes et conseils généraux dimanche prochain. À défaut de « sanction », mot tabou, Patrick Devedjian est forcé de reconnaître que les cadres de la droite sont « préoccupés par le second tour, il est évident qu'il sera difficile ». Dans le Monde, Alain Juppé, réélu maire de Bordeaux dimanche, revient sur la stratégie décidée par Nicolas Sarkozy en déclarant que « c'était une erreur de vouloir politiser cette élection ».

Sarkozy et Fillon sur le terrain

Alors on s'organise pour sauver tout ce qui peut l'être à droite. Le plan de bataille de l'entre-deux tours est dirigé directement depuis l'Élysée. Les correspondants du Parisien relataient, hier, la tenue d'une réunion, dès lundi matin, de Nicolas Sarkozy avec Claude Guéant, secrétaire général de la présidence, François Fillon, Patrick Devedjian, Jérôme Peyrat, conseiller politique du président, et le secrétaire aux élections de l'UMP, Alain Marleix. Au premier ministre, la tâche du soutien des candidats UMP, en tant que chef de la majorité. François Fillon retrousse ses manches et se rend dans des villes où la droite conserve des chances de l'emporter comme à Longjumeau où sa secrétaire d'État à l'Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, est en ballottage, et dans le quinzième arrondissement de Paris où le PS devance l'UMP. Aujourd'hui, il se rendra à Tarbes pour encourager le candidat UMP face à la gauche conduite par Jean Glavany (PS).

Droitisation de la campagne

Stratégie différente pour le chef de l'État. Le président de la République a assuré qu'il « n'a pas à s'impliquer dans les élections municipales », lors d'un déplacement à Toulon, hier, dont le caractère partisan dans l'entre-deux tours n'a échappé à personne. Une attitude qui vise d'abord à se sauvegarder lui-même en cas de Berezina pour la droite, dimanche prochain, mais aussi à préserver les chances des maires sortants plombés par un président qui n'a plus la confiance des Français. Le choix de son déplacement à Toulon, hier, comme du thème de l'immigration retenu ne doivent rien au hasard. Dans cette ville, où la droite est en terrain conquis, avec plus de 65 % au premier tour pour Hubert Falco (UMP), le président de la République fait mine de se tenir à l'écart du tumulte de la campagne. Mais tout le monde a relevé la proximité de Nice et de Marseille où l'UMP joue gros, avec Christian Estrosi, secrétaire d'État à l'Outre-Mer, et Jean-Claude Gaudin, vice-président de l'UMP.

Nicolas Sarkozy manie aussi le symbole jusqu'à la nausée, puisqu'il est venu parler d'immigration dans une ville autrefois dirigée par l'extrême droite. Un clin d'oeil appuyé et évident aux anciens électeurs frontistes visant à droitiser la campagne et à mobiliser un électorat déçu depuis son arrivée à l'Élysée.

Amadouer l'électorat de gauche

Pour sauver les meubles, la droite ne craint pas de se contredire. Dans le Var, Nicolas Sarkozy a affirmé dans le même propos qu'« il ne s'agira pas dimanche prochain de décider de la politique de la nation », mais qu'il entend aussi « tirer les leçons de ces élections » après le second tour et en tenir « naturellement compte ». R