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rassembler la gauche
mercredi 30 avril 2008, a 21:38
Menace d'un coup d'Etat en Bolivie .
 

Mercredi 30 Avril 2008 - 13:01

Les multinationales pétrolières et autres n'acceptent d'avoir "perdu" la Bolivie. Les Etats-Unis s'efforcent donc de renverser le président légalement élu, Evo Morales

Menace d'un coup d'Etat en Bolivie
Après avoir tenté un coup d'Etat militaire contre Chavez en 2002, après avoir saboté l'échange de prisonniers en Colombie et menacé militairement les pays voisins, Washington utilise à présent le séparatisme pour faire éclater la Bolivie. L'ambassadeur US parle de la "République de Santa Cruz" dont les riches propriétaires terriens refusent les réformes sociales et l'émancipation des Indiens. Les multinationales pourraient ainsi récupérer une partie des richesses du pays.

Et d'où provient cet ambassadeur US ? Pendant dix ans, Philip Goldberg a servi en Yougoslavie où il a contribué à provoquer les séparatismes et les guerres civiles servant les intérêts des Etats-Unis. Son expérience ressert. Et rappelons que la CIA déverse des dizaines de millions de dollars en Bolivie à travers ses ONG-paravents : NED, USAID, Freedom House...

Le 4 mai, avec un prétendu « référendum », se prépare une journée de provocations. Et de désinformation internationale. C'est donc la responsabilité de chacun de nous de faire circuler l'info - avant et pendant - pour déjouer ces manoeuvres. Le 4, de jeunes Français émettront en radio en continu depuis Caracas. En français et en anglais.
Nicolas Maury

mercredi 30 avril 2008, a 21:21
AMAD .( DESSIN )
 

Retour vers le passé

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mercredi 30 avril 2008, a 05:04
Syndicalisme : Ce que peuvent changer les nouvelles règles .
 

Représentativité . Pour la première fois depuis l'après-guerre, les conditions de représentation et de négociation qui organisent le syndicalisme ne devraient pas favoriser son éparpillement.

Quel que soit, au final, le contenu de la réforme sur la représentativité syndicale, le « mal » pour certains,

le « bien » pour d'autres est fait. Même si les parlementaires retouchent la « position commune » issue de la négociation entre le patronat et les syndicats, il n'est sans doute plus possible de faire machine arrière sur l'essentiel. La panne du dialogue social en France amène aujourd'hui une situation qui inquiète jusque dans les rangs du patronat et du gouvernement. La crise du CPE en 2006 est venue rappeler qu'il n'est pas bon de passer en force. Dans les entreprises, l'existence de délégués syndicaux qui ne représentent qu'eux-mêmes mais peuvent signer des accords sociaux qui s'appliquent à tous, sape la crédibilité même du dialogue social et de ses acteurs. Même les syndicats les plus rétifs aux changements reconnaissent que le statu quo n'est plus possible. Tous ont compris que la mise en place d'un système qui repose plus franchement sur l'expression des salariés va provoquer des recompositions. Une révolution est en marche dont nul ne mesure réellement les conséquences.

La « position commune » arrêtée le 9 avril entre les « partenaires sociaux » est finalement soutenue, côté syndical, par les seules CGT et CFDT, celles qui sans aucun doute ont le plus à y gagner. De par leur poids respectif, ni l'une ni l'autre n'a de problème, sauf exception, pour atteindre la barre fatidique des 10 % dans les entreprises, 8 % dans les branches et au niveau interprofessionnel, seuils qui permettent d'obtenir la représentativité, donc de négocier des accords au nom des salariés. De plus, la « position commune » fait un pas notoire en direction des accords majoritaires en instaurant une validation basée sur la signature des organisations qui pèsent au moins 30 % des voix. « Il s'agit d'une vraie rupture car il ne serait plus possible pour le patronat de contourner l'influence des principaux syndicats », se réjouissait le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, le 16 avril dernier. Les autres syndicats accusent la CGT et la CFDT, qui portaient des propositions en commun depuis 2006, d'avoir cherché à provoquer une recomposition autour d'elles. « Ce n'est pas du tout notre démarche », affirme Michel Doneddu, secrétaire confédéral en charge du dossier à la CGT. « À coup sûr le paysage syndical évoluera. Mais la CGT n'a pas de velléité de le restructurer ou le refonder », assure Bernard Thibault.

Tout le monde ne pense pas ainsi. La commission exécutive de FO, dans son communiqué du 17 avril, n'a pas hésité à parler de « découpage électoral ». Pour Alain Olive, secrétaire général de l'UNSA, qui ne bénéficie pas de la présomption de représentativité, « la position commune favorise une bipolarisation syndicale ». Annick Coupé, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires, également non représentatif, pense aussi que la position commune « force la main à une recomposition syndicale ». Pour elle, les nouveaux critères « nous laissent entrer dans le système au plan local. On pourra s'implanter plus facilement dans les entreprises. Mais il nous ferme la porte de la représentativité interprofessionnelle ». Les « non-représentatifs » d'aujourd'hui ne vont pas le devenir. Et certains, qui le sont, ont vite calculé qu'ils risquent de perdre ce privilège (et les moyens qui vont avec). De ce fait, Jean-Marie Pernot, chercheur à l'IRES et spécialiste des syndicats, prédit que « dans dix ans, le paysage syndical aura profondément changé » (1).

La « position commune » acte d'une période transitoire de cinq ans au plus, ce qui préserve les intérêts de tous, le temps pour chacun d'anticiper les conséquences d'une mise en oeuvre de la réforme. Loin d'attendre de voir à quelle sauce elle allait être mangée, l'UNSA a préféré prendre l'initiative. Le 17 avril, cette union de syndicats autonomes officialisait son intention de fusionner avec la CFE-CGC, confédération des cadres qui a réussi à arracher le maintien, « pour une durée indéterminée », de sa représentativité à travers la reconnaissance de sa spécificité.

Militante d'une réforme des règles de démocratie sociale, l'UNSA bataillait pour le maintien d'une représentativité descendante (une fois obtenue au niveau national, un syndicat l'est automatiquement dans les branches et les entreprises), décidée sur la base d'un score de 5 % aux élections prud'homales. Elle a perdu sur tous les terrains, la « position commune » prenant le parti des élections dans les entreprises, d'un seuil de 10 % et de l'autonomie des niveaux. L'UNSA a vite fait ses comptes : « Pour nous, le choix, c'est disparaître ou disparaître », s'insurge Jean Grosset, secrétaire général adjoint. Les dirigeants ont donc fait le tour de certaines organisations pour tester sa proposition de « rassembler les syndicats réformistes ». L'idée, qui avait déjà été discutée en 1998 entre l'UNSA, la CFE-CGC, la CFDT et certains démissionnaires de FO, était restée sans suite. Cette fois-ci, la CFE-CGC a donné son accord pour engager un processus de fusion. « Nous voulons proposer une nouvelle offre syndicale, occuper l'espace entre la CFDT et la CGT en érigeant un nouveau pilier réformiste, contestataire quand il le faut mais qui signe des accords », explique Jean Grosset. Au passage, le mariage donnerait à l'UNSA l'assurance d'obtenir une représentativité interprofessionnelle.

La rapidité de l'annonce n'a pas manqué de susciter des sarcasmes, FO ou la CGT dénonçant des « logiques d'appareil ». Annick Coupé va même jusqu'à parler de « recomposition alimentaire ». Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, pointe le risque que la situation ne « pousse à des regroupements artificiels, non fondés sur du sens commun et des valeurs partagées ». La CFTC, qui a conscience d'avoir beaucoup à perdre, fut soupçonnée d'être dans le deal, ce que dément catégoriquement son président, Jacques Voisin. Philippe Louis, trésorier du syndicat et en charge du dossier, convient que « les cartes vont être redistribuées », mais que « l'évolution se fera au rythme des salariés ». « Nous nous sentons plus proches du camp réformiste, qui négocie de bonnes régulations pour les salariés, que du camp réformateur de la CFDT, qui accompagne de mauvaises réformes », confie un des cadres de la confédération.

Le problème, c'est que toute initiative de l'un rejaillit sur les autres. Un rassemblement des syndicats qui se disent « réformistes » pourrait couper l'herbe sous le pied du « réformisme militant » porté par FO depuis son dernier congrès. Pas menacée dans sa représentativité, FO l'est dans son identité et dans la place qu'elle occupe. Dans les années qui viennent, à la faveur de regroupements, FO pourrait devenir « le petit de la bande ». L'isolement guette aussi Solidaires, qui pourrait se retrouver seule non représentative au niveau national. Même s'ils sont très différents, Solidaires et l'UNSA avaient pris l'habitude de batailler ensemble pour faire reconnaître leur représentativité et tenter de s'inviter dans les intersyndicales. Quant à la FSU, si elle est peu concernée par une réforme des règles du secteur privé, elle ne pourra pas être épargnée par une recomposition syndicale. « Nous n'avons pas la prétention de devenir une organisation interprofessionnelle. Nous syndiquons dans un domaine particulier, celui de la fonction publique. Mais la question de notre avenir est posée et sera de nouveau débattue à notre prochain congrès », en janvier 2010. Cette organisation qui, comme la CGT conteste la césure entre réformisme et contestataire, est secouée depuis plusieurs années par un débat sur sa place dans le paysage syndical. Une majorité de ses militants veulent rester une fédération qui syndique principalement les enseignants, d'autres préconisent la constitution en confédération (option que la réforme devrait rendre improbable), d'autres enfin défendent l'idée de l'affiliation à la CGT. Le site du SNES-FSU publie par exemple une contribution, datée du 6 avril, du secrétaire général et de son adjoint de la section de l'Oise plaidant pour que la FSU affirme son intention de « travailler à l'unification syndicale » en proposant un rapprochement « avec tous ceux qui voudraient vraiment en être mais aussi avec la confédération qui est la plus proche de nous, dont nous partageons la quasi-totalité des valeurs et une bonne partie de notre histoire : la CGT, sans laquelle un tel projet n'a aucun sens ».

(1) Jean-Marie Pernot vient de publier, avec Guy Groux, la Grève, dans la collection « Contester »,

aux Éditions Sciences PO Presse (10 euros).

Paule Masson

l' Huma du 28 / 04 / 08

mercredi 30 avril 2008, a 04:48
Retraite : Le diktats des 41 annuités .
 

Social . Le ministre du Travail présente aujourd'hui ses propositions. Elles répondent à une logique productiviste et à un choix de société qui n'ont pas été débattus.

« Si j'arrêtais parce que les lycéens ne sont pas contents ; si j'arrêtais la réforme des retraites parce qu'ils ne sont pas contents… » Tout en se prévalant d'un prétendu renouveau du « dialogue social » sous sa présidence, Nicolas Sarkozy a délivré un message clair, lors de sa prestation télévisée jeudi dernier : alors que l'ensemble des syndicats sont en désaccord avec son projet de réforme de la retraite, il ne tiendra pas compte de leur avis. Le dialogue, c'est donc : « causez toujours, je n'en ferai qu'à ma tête », et cela sur un sujet pourtant au coeur de la vie sociale. C'est d'ailleurs dans le cadre d'une simple concertation, et non d'une négociation expressément refusée, que le ministre du Travail Xavier Bertrand présente aujourd'hui ses propositions aux organisations syndicales et patronales.

travailler et cotiser plus longtemps

Aucune véritable surprise à en attendre : Nicolas Sarkozy a rappelé jeudi la ligne consistant à décréter que la seule option pour garantir le système des retraites était de « travailler et cotiser plus longtemps ». Or, de la CGT à la CGC en passant par FO et la CFDT, par-delà leurs différences de position sur la réforme Fillon, toutes les organisations de salariés refusent le passage aux 41 ans de cotisation. Pour une raison simple : alors que la majorité des salariés voient aujourd'hui leur carrière interrompue, malgré eux, avant même d'avoir atteint 60 ans, leur demander de « travailler et cotiser plus longtemps » reviendrait en réalité - étant donné les modalités de calcul de la pension et les pénalités en vigueur pour manque de trimestres cotisés - à leur imposer une nouvelle dégradation du niveau de leur future pension de retraite. Pour donner le change, Xavier Bertrand crie sur tous les toits sa résolution à changer la situation de l'emploi des seniors (le taux ne dépasse pas 38 %), et il devrait aujourd'hui s'efforcer de braquer les projecteurs sur ses propositions en la matière. Il y a en effet beaucoup à faire pour imposer aux entreprises de cesser d'utiliser systématiquement les travailleurs âgés comme variable d'ajustement dans leur quête de rentabilité. Mais les syndicats sont d'autant moins enclins à « signer » pour les 41 ans en échange de la promesse d'un nouveau paquet de mesures pour les seniors qu'on leur a déjà fait le coup lors de la réforme de 2 003 : un « plan emploi seniors » a alors été promis, puis lancé en 2006 à grand renfort de publicité, sans grand impact, à l'évidence, sur le comportement des employeurs.

Les sacrifices pour les salariés

L'agitation de la question des seniors ne peut, en tout état de cause, occulter un choix fondamental fait par Nicolas Sarkozy comme par ses prédécesseurs : le refus de chercher à financer, autrement que par des sacrifices imposés aux assurés sociaux, l'augmentation légitime de la dépense retraite, liée à l'arrivée à l'âge du départ des générations nombreuses du baby-boom et à l'allongement de l'espérance de vie. Les syndicats, la Caisse nationale d'assurance vieillesse et la Cour des comptes, entre autres, ont pourtant avancé nombre de pistes alternatives : cotisation sur les nombreux éléments de revenus actuellement exonérés (stock-options, revenus financiers, intéressement, participation…), réforme de la contribution des entreprises pénalisant celles qui licencient et/ou recourent massivement à la précarité, etc. Conjuguées à une politique visant effectivement le développement de l'emploi, de telles mesures feraient rentrer des milliards d'euros dans les caisses de la Sécu. Encore faudrait-il vouloir affronter le diktat du MEDEF qui ne veut pas mettre un euro de plus dans la « machine », prétend donc maintenir inchangé le partage de la richesse créée quelles que soient les évolutions de la société. On touche ici, enfin, à l'autre dimension cachée, profondément conservatrice, du choix sarkozyen : contraindre à travailler toujours plus longtemps, n'est-ce pas, comme le souligne Henri Chevé (voir entretien ci-contre), tenter de s'opposer à la révolution démographique en marche qui élargit considérablement le champ des possibles pour le développement des individus et de la société, et affirmer une conception purement productiviste de l'individu ?

Yves Housson

l' Huma du 28 / 04 / 08

mardi 29 avril 2008, a 22:04
Communiste pas français comme disaient certains ?
 

 

JOURNEE DES DEPORTES A BEAURAINS

 


 

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Comme chaque année, à l'occasion de la journée des déportés, une cérémonie a eu lieu au cimetière de Beaurains, présidée par le maire socialiste. Notre camarade Jean-Jacques Guillemant, maire-adjoint, a notamment déclaré :

“La journée du souvenir consacrée à la mémoire des déportés, des résistants, des victimes du nazisme a toujours eu une très grande importance pour le Parti communiste français.

Je vous remercie d'être toujours aussi nombreux à participer à ce devoir de mémoire. Je remercie Pierre Ansart, le maire de la commune, qui m'autorise à prendre la parole lors de cette cérémonie, alors que dans une ville voisine la Fédération du PCF n'est même pas invitée en tant que telle à la cérémonie du mur des fusillés. Je remercie aussi tout particulièrement la famille de Hubert Crépin à laquelle j'associerai celle de Emile Duquesnoy, autre grand nom local de la Résistance. Je ne peux m'empêcher de penser aussi en ce moment à Abel Duquesnoy, Marcel Roger, Raymond Vigreux, et bien d'autres… Tous ces noms ont encore de l'écho dans nos têtes et dans nos cœurs.

L'association des Amis de la Résistance à laquelle j'appartiens, avec bien d'autres associations, œuvrent pour

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rappeler aux jeunes générations le sacrifice de nos anciens. A une époque où à plusieurs reprises certains nient même l'existence des camps d'extermination, à une époque où l'on souille les tombes des soldats morts au champ d'honneur, il est indispensable de prolonger, d'intensifier ce devoir de mémoire. Certes les communistes n'étaient pas seuls dans ce combat et je tiens à saluer tous les autres combattants, tous ceux qui n'ont pas plié face aux atrocités nazies.

Attention, amis et camarades, la “bête immonde” rôde encore. Plus que jamais, groupons nos efforts pour promouvoir la paix dans le monde. Unissons nos voix pour faire taire les canons.”

 

Lundi 28 avril 2008

publié dans : vie de la section

 

Scandale à la Cérémonie du mur des fusillés à Arras :

 

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DÉPORTÉS ET RÉSISTANTS : UN DÉTAIL DE L'HISTOIRE ???

COMMUNISTES : PAS FRANÇAIS ???

 

Dimanche 27 avril, comme tous les ans, à l'occasion de la Journée nationale des Déportés, se tenait dans les fossés de la citadelle une cérémonie-souvenir.

Cérémonie émouvante où des enfants des écoles ont lu des extraits de lettres de déportés avant d'entonner le chant des marais, chant qui fut celui des Allemands déportés par les nazis dès 1933.

Cérémonie émouvante où le souvenir des heures sombres fut évoqué par des représentants de déportés et de résistants, de l'Etat, de la mairie d'Arras et même du Commonwealth…

Alors, où est le scandale ?

L'absence du Préfet représentant la République qui se fait remplacer par un sous-préfet est un scandale,

L'Absence du Maire d'Arras, M.Vanlerenberghe qui se fait remplacer par une adjointe est un scandale;

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Le manque d'information de la part de la Préfecture et surtout de la Mairie (pas une affiche en ville) est un scandale.

Le fait que le Parti Communiste Français n'ait pas été invité en tant que tel est un scandale.

Et pourtant, les communistes étaient là, représentant à eux seuls près de la moitié des assistants.

Car sur les murs des fossés de la citadelle on peut voir sur la majorité des plaques au dessus du nom d'un fusillé ces 3 lettres “PCF” rappelant à tous que notre Parti a payé un lourd tribut pour la paix et la liberté de notre pays.

Eh bien, y aura-t-il un scandale de plus ? On dit que ces plaques vont être restaurées et qu'on veut faire disparaître ces 3 lettres “PCF”. Pourquoi ? Communiste pas français comme disaient certains ?

“Le ventre est encore fécond d'où est sortie la bête immonde” écrivait Bertolt Brecht et notre camarade Jean-Jacques Guillemant le rappelait dans son discours lors de la cérémonie au cimetière de Beaurains.

Alors que certains persistent à qualifier des camps d'extermination de “détail” de l'histoire, alors que le gouvernement actuel essaie de détruire l'œuvre du Conseil National de la Résistance, il est primordial de rappeler à tous et notamment aux plus jeunes ce que fut la Résistance et la part que les communistes ont prise dans le combat pour la paix et la liberté :

Mercredi 30 avril à 14 h 30 : Guy Môquet, le sens d'un combat à l'Office culturel d'Arras,

Samedi 3 mai, salle des fêtes d'Agny, à partir de 19 h : vernissage de l'exposition sur la Résistance et spectacle évoquant l'œuvre du Conseil National de la Résistance.

Blog P.C.F ARRAS

mardi 29 avril 2008, a 21:28
Où sont passeés les 4 milliards d'euros de la grande distribution ?
 

Pourquoi l'État refuse-t-il d'encaisser 4 milliards d'euros d'amendes dues par la grande distribution pour infraction à l'urbanisme commercial ? Le 3 mars, un huissier de justice est allé frapper à la porte du ministère de l'Économie et des Finances pour poser la question.

À l'origine de cette sommation, l'association de commerçants indépendants "En toute franchise". « Il y a une apathie volontaire des pouvoirs publics pour ne pas sanctionner la grande distribution », explique son président, Claude Diot. « Depuis deux ans, huit jugements de tribunaux nous ont donné raison et refusent l'exploitation des surfaces de vente illicites mais l'État ne les fait pas appliquer. Ces surfaces illicites sont toujours ouvertes. »

un déni de justice ubuesque

Toutes les enseignes ont fait appel et, interrogé par l'Humanité, le ministère de l'Économie n'a pas souhaité s'exprimer. Mais le déni de justice est ubuesque, comme le montre l'affaire de l'Intermarché de Castets, un village landais de 1 800 habitants. En 2004, la commission départementale de l'équipement commercial (CDEC) accepte trop hâtivement l'installation du supermarché : au printemps 2007, le tribunal administratif de Pau retire l'autorisation pour « déséquilibre ainsi créé au détriment du commerce de proximité ». La justice ordonne la neutralisation de la grande surface. L'Intermarché redemande une autorisation. La CDEC la lui accorde dans la semaine, bien qu'aucun préfet - censé présider la CDEC - ne soit alors en poste. La justice suspend de nouveau l'autorisation. En vain. Malgré de multiples demandes d'intervention d'« En toute franchise »à Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Rachida Dati, l'Intermarché de Castets est toujours ouvert… Et le préfet des Landes se déclare « pas compétent ».

Avec une astreinte légale de 1 500 euros par jour et par mètre carré d'infraction, les amendes cumulées de ces huit affaires s'élèvent à 4 005 588 000,00 euros de « subventions déguisées », dénonce l'association. Face à un État peu enclin à s'expliquer, elle envisage donc de porter plainte, pourquoi pas au niveau européen. Mais elle devra faire vite car, jeudi dernier, le gouvernement a annoncé l'examen par le Parlement, début mai, d'une déréglementation de l'urbanisme commercial qui devrait au contraire faciliter les ouvertures de nouvelles grandes surfaces. Une mesure proche de la proposition nº 205 du rapport Attali, préconisant l'abrogation des lois Royer et Raffarin. Selon cette logique, plus il y aura d'hypermarchés, plus il y aura de concurrence, et plus le pouvoir d'achat augmentera. « Je connais déjà de nombreuses villes où toutes les enseignes sont présentes, ce n'est pas pour autant que les prix sont plus bas », réagit Martine Donnette, spécialiste juridique d'« En toute franchise ». « La grande distribution a maillé tout le territoire français, ils s'entendent entre eux sur les prix », comme l'a encore montré, en décembre, le procès de trois distributeurs sur les prix des jouets. Pour Martine Donnette, cette réforme ne sera donc que la légalisation des cadeaux « délictueux » accordés depuis de nombreuses années.

Documents à l'appui, l'association « En toute franchise » fait en effet état de dysfonctionnements troublants des pouvoirs publics pour faire appliquer les lois Royer et Raffarin. En théorie, il est impossible de faire construire et d'ouvrir un magasin de plus de 300 mètres carrés sans autorisation préalable de la CDEC. En pratique, nombreuses sont les grandes surfaces qui ne possèdent pas l'autorisation. Mais les préfets ferment les yeux. Souvent des commissions ad hoc valident les mètres carrés illégaux sans rien exiger des exploitants malhonnêtes. Sous les ordres préfectoraux, les directions départementales de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DDCCRF) ne font que peu de contrôles et ne s'alarment pas quand Carrefour Vitrolles s'agrandit de 3 000 mètres carrés, que Leclerc Plan-de-Campagne ne bénéficie que d'un permis de construire pour un hangar de dépôt, ou que la SCI de Maxi Toys Salon-de-Provence achète avec les murs son autorisation CDEC (pourtant « ni cessible ni transmissible »). Enfin, quand bien même une action en justice serait intentée, des documents apparaissent, d'autres retournent curieusement à l'expéditeur sans parvenir jusqu'au tribunal. La DDCCRF aurait dissimulé à la justice un refus d'autorisation de la CDEC pour une annexe du Carrefour Vitrolles.

traversé par un pipeline de gaz

Les élus locaux ont leur part de responsabilité. Au sein de la CDEC, ils détiennent la moitié des votes. Or il arrive fréquemment qu'une autorisation annulée par la justice soit réattribuée sans modification du projet et sans nouvelle étude d'impact économique et environnemental, par exemple avec les Leclerc d'Orléans et de Barcelonne-du-Gers. Certains plans locaux d'urbanisme subissent des entorses troublantes, comme le montrent certains rapports de la direction départementale de l'équipement : autorisation d'un Leroy-Merlin en zone boisée protégée à Cabriès, destruction des halles publiques du centre-ville à Orthez, empiétement sur la zone agricole à Flourens… Plus grave encore, l'hypermarché de Sénas est situé sur une zone sismique et inondable dans le lit majeur de la Durance. Quant au projet d'ensemble commercial de 60 000 mètres carrés à Roquebrune-sur-Argens, la moitié empiète sur la zone feu du plan de prévention des risques, l'autre moitié sur la zone inondable, et le tout est traversé par un pipeline de gaz.

contre les opacités administratives

Déjà en 1995, 9 % des surfaces totales des hypermarchés étaient illégales, selon une étude confidentielle de la répression des fraudes. Tout porte à croire que le nombre est nettement supérieur aujourd'hui. En 2006, pour lutter contre les opacités administratives, l'association « En toute franchise » avait demandé aux parlementaires des modifications du Code de l'urbanisme et du Code de procédure pénale pour obtenir des droits de recours contre les permis de construire et les dossiers de CDEC frauduleux.

Sans succès.

Pour Martine Donnette, c'est sûr, « trop de maires iraient en prison »…

mardi 29 avril 2008, a 21:09
Sans commentaire...
 

mardi 29 avril 2008, a 20:54
Le syndrome Alamo .
 

el_alamo.jpgOn a beau savoir que seul l'optimisme est révolutionnaire, il est difficile, certaines semaines, de ne pas sombrer dans ce qu'on pourrait appeler le syndrome Fort Alamo. Vous vous souvenez, ce western avec John Wayne et Richard Widmark ? Trois cents Texans récemment indépendants contre cinq mille Mexicains ; trois cents Texans cernés dans un fort en ruine Pendant les trois heures du film, ils résistent héroïquement aux charges successives de l'ennemi, tombent les un après les autres et finissent complètement massacrés. Ils ont attendu sans espoir les renforts du général Houston qui n'est pas venu et qui arrivera trop tard pour les sauver. sarkoTF1.jpgBon, première charge sur Alamo : déremboursement des lunettes. Peut-être que le gouvernement à peur que le peuple voie trop bien ce qui se passe. Qu'il se rassure, le gouvernement : TF1 et les journaux gratuits suffisent largement à entretenir une myopie politique voire un aveuglement définitif. couteau-entre-dents01.jpgDeuxième charge : déremboursement sur les soins dentaires. Plus malin, sans doute. Les filles cesseront de sourire et iront bosser. Quant aux sales Rouges hargneux, aux syndicalistes, ils ne pourront plus mordre. Troisième charge : on refait la carte hospitalière comme on a refait la carte judiciaire, à la hache, à la tronçonneuse, à la machette, au hachoir. Va accoucher plus loin, feignasse ! Et prends ta bagnole pour qu'on aille te soigner ton infar… T'avais qu'à vivre dans une grande ville, eh, paysan ! Colonel Dati, colonel Bachelot, vous avez bien mérité du libéralisme : ce n'est plus de l'aménagement du territoire, c'est du carnage. Pas du genre, à faire du prisonnier, les furieuses. alamo.jpgÀ un moment, dans Fort Alamo, le vrai, le film, les assiégés tentent une sortie nocturne et réussissent à faire sauter un gros canon de l'armée mexicaine. Le gros canon qu'on a fait sauter, c'est la communauté urbaine de Marseille, passée à gauche contre toute attente. La tête de Gaudin et Muselier se demandant qui les a trahis : la seule consolation de la semaine. Mais enfin l'armée mexicaine ne se laisse pas démoraliser et c'est la quatrième charge : pour un patron libéral, le chômeur est considéré sous l'angle économique comme une variable de gestion et sous l'angle humain comme un paresseux qui boit ses allocs aux PMU. couperet.jpg On va changer ça : au bout de deux propositions acceptables, ou tu bosses de nouveau ou on te raye des statistiques. Une proposition acceptable par exemple, c'est de demander à un jardinier de Wasquehal de devenir poissonnier à Boulogne ou à une ingénieure en systèmes automatisés de Villeneuve d'Ascq de devenir go-go danseuse dans une boîte de la côte d'Opale. affichepcfhl6.jpgEnsuite, évidemment, le rythme des assauts s'accélère, vu le peu de résistance rencontrée. Cinquième charge : suppression des majorations des allocations familiales pour les adolescents. Sixième charge, la dernière pour l'instant : un livre blanc sur les fonctionnaires pour dire que les fonctionnaires, c'est pas beau, c'est cher, ça sert à rien et on devrait pouvoir les virer comme n'importe quel cueilleur saisonnier. Bien entendu, c'est un fonctionnaire qui a écrit le livre blanc en question. Mais un haut, un qui a fait les écoles. Pas un guichetier de la poste qui se suicide à cause du harcèlement. Il a de la chance qu'on ne rembourse plus les lunettes, celui-là, un certain Silicani, parce que si on le reconnaissait dans la rue… Bon, s'il y a encore des survivants dans les ruines, qu'ils lèvent le doigt… Ah, je vois des lycéens… Ce sont peut-être eux les renforts : il paraît que le communisme est la jeunesse du monde. Ce ne serait pas mal, par les temps qui rampent, que la jeunesse du monde devienne communiste. Juste un peu.

mardi 29 avril 2008, a 19:12
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .
 

Si cette lettre ne s'affiche pas correctement, cliquez-ici

 

 

Où trouver l'Humanité ? | Soutenir l'Humanité

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mercredi 30 avril 2008

En kiosque, chez votre marchand de journaux

manif.jpgUN 1ER MAI DE RIPOSTES
Les revendications salariales qui se multiplient trouveront vraisemblablement un très large écho dans les défilés du 1er mai. Elles sont aussi un enjeu clé pour la bonne santé de l'économie.
Notre reportage à Roubaix avec les salariés de la Redoute en lutte.

LES DROITS DE L'HOMME À LA TRAPPE EN TUNISIE
Loin de la réalité, le président français s'est attaché à louer les efforts de son homologue tunisien en matière de respect des libertés et des droits humains. Reportage de notre envoyé spécial.

zuma.jpgRENCONTRE AVEC JACOB ZUMA
Président du Congrès national africain (ANC), il pourrait être le successeur de Thabo Mbeki à la tête de l'Afrique du Sud en 2009. Il évoque le Zimbabwe et son avenir personnel :« la communauté internationale critique Mugabe mais ne fait rien. »

À NE PAS MANQUER…

lozano.jpgENTRETIEN AVEC CARLOS LOZANO
Selon le directeur du journal communiste colombien Voz et ancien membre de la commission des « sages » : « seul Chavez a la capacité d'atteindre les Farc ».

« L'EMPLOI NE PROTÈGE PAS TOUJOURS DE LA PAUVRETÉ »
Alors qu'un rapport remis à Christine Boutin confirme l'extension du phénomème des travailleurs pauvres, les associations fustigent la politique gouvernementale.

sanspapi.jpgQUAND LES CH'TIS SANS-PAPIERS TRAVERSENT LE PLAT PAYS
Partis le samedi 19 avril de Lille, trente-cinq sans-papiers ont entamé une marche jusqu'à Paris pour leur régularisation.
Notre reportage entre le Nord-Pas-de-calais et la Picardie.

LE CINÉMA MAROCAIN SE PENCHE SUR SON AVENIR
Rencontre avec le cinéaste Ahmed El Maânouni, qui présentait les Cœurs brûlés lors du dernier festival du cinéma méditerrannéen à Tétouan. Il dresse un tableau de la production cinématographique aujourd'hui au Maroc.

estinguet.jpgPORTRAIT DE TONY ESTANGUET
En quête d'une troisième médaille d'or consécutive en canoê monoplace, il a été désigné comme porte-drapeau de la délégation tricolore aux JO de Pékin.

 


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mardi 29 avril 2008, a 18:50
AMAD .( DESSIN )
 

En dessous de 30%: démission

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mardi 29 avril 2008, a 18:27
Le P.C.F : Sur la question du Tibet .
 

Sur la question du Tibet : Jacques Fath, membre de l'éxécutif national, responsable aux relations internationales.

Par : Relations internationales
Mis en ligne : 29 avril
Les événements du Tibet ont suscité, en France et dans le monde, un débat politique très vif qui a d'abord porté sur la répression exercée par les autorités chinoises en lien avec les Jeux olympiques. On se souvient d'ailleurs que les autorités chinoises s'étaient engagées à progresser dans la voie de la démocratie à la faveur de l'organisation des Jeux.

La répression au Tibet mais aussi contre des personnes réclamant davantage de liberté d'expression, internautes ou autres, a nourri ce débat (sans remonter aux questions de la Birmanie et du Soudan).

Le débat a cependant rapidement changé d'objet. Il s'est élargi et s'est concentré sur d'autres questions : la Chine elle-même, ses évolutions et les réalités du régime de Pékin en particulier.

Le débat chez les Communistes a naturellement suivi cette évolution. Et les réactions aux déclarations du Parti ont été très contradictoires. Il y a ceux qui – à des degrés divers – critiquent ou condamnent la Chine, ceux qui dénoncent le Dalaï Lama et ce qu'il représenterait...

Nous avons donc abordé ainsi des questions lourdes qui touchent à notre appréciation sur ce qu'est la Chine d'aujourd'hui ou ce qu'elle devient, qui touchent au débat sur le communisme, à notre conception de la société... et cela dans un contexte très polémique avec une vraie campagne anti-chinoise, avec du manichéisme et de l' unilatéralisme…

On peut – il faut - débattre de tout cela mais pour le faire sérieusement il faut aller au fond des problèmes posés. Ce sont aussi, comme on dit, des questions de congrès. En tous les cas des questions qui devront s'inscrire dans les débats de notre prochain congrès. Il me semble nécessaire d'avoir sur ces problèmes une réflexion collective la plus sereine, la plus argumentée, la plus objective possible…Il faudra prendre le temps et le recul nécessaires.

Autre chose est de bien comprendre comment le PCF s'est exprimé dans le cadre de cette polémique puisque même ceci fait discuter. Qu'a t' il vraiment dit et pourquoi ?

Nous avons condamné la répression, demandé la libération des personnes arrêtées, demandé à Nicolas Sarkozy et aux Européens de prendre une initiative politique fondée notamment sur l'exigence des Droits de l'homme et du dialogue politique.

Nous avons fait cela pour deux raisons :

1 – D'abord parce qu'il nous faut défendre les Droits de l'homme partout. C'est un principe, un engagement simple et incontournable qui date de la constitution, il y a près de trente ans, du « Comité de défense des libertés et des droits de l'homme en France et dans le monde » dont le Président fut Georges Marchais.

S'exprimer et agir pour les libertés partout c'est un effort que nous n'avons cessé de faire durant toutes les années qui ont suivi jusqu' aujourd'hui, et il n'y a pas de raison d'abandonner ce choix essentiel. Je crois que nous le faisons assez correctement qu'il s'agisse de la Chine ou de tout autre pays ou situation d'ensemble. Notre action en la matière, avec l'engagement de Nicole Borvo, coordonnatrice Droits humains pour notre parti, est permanente et multiforme.

2 – Ensuite parce que l'exigence démocratique est un choix fondamental de notre parti. Et structurant pour nous. Il ne s'agit pas seulement de l'existence et du respect de droits civils et politiques mais de la conception de la société, de notre vision de la politique et de l' intervention citoyenne comme moteur du changement social et de l'alternative. C'est une dimension, un aspect de notre visée communiste et du projet politique que nous devons imaginer et produire au 34ème Congrès.

Le PCF, dans cet esprit, n'a pas instrumentalisé les Droits de l' Homme. Il n'a pas contribué aux dérives inacceptables auxquelles on a assisté, en particulier les attaques contre la Flamme olympique et la campagne anti-chinoise...Il s'est exprimé en fonction de ses propres valeurs et conceptions.

Une délégation importante du Parti communiste chinois a été reçue à sa demande le 15 avril dernier au siège du PCF. Ce fut l'occasion d'une discussion qui a acté des divergences tout en restant ouverte, amicale et très franche. Elle a porté sur le Tibet et les Jeux Olympiques, sur les violences à Lhassa, sur les responsabilités et les causes des troubles, sur la liberté de la presse, sur les réalités tibétaines actuelles, sur l'autonomie, sur la nécessité de la négociation pour régler les problèmes… Nous avons souligné que la politique de force ne peut pas apporter de solution et que le dialogue est, selon nous, évidemment indispensable. Nous avons dit à la délégation que le PCC devrait prendre une initiative dans ce sens… Nous n'avons pas été les seuls à le dire, loin de là. Enfin, nous avons rappelé notre opposition au boycott des JO.

L' annonce par les autorités chinoises d'un dialogue avec un représentant du Dalaï Lama est donc une bonne nouvelle si finalement le contexte s'y prête pour que cela se réalise vraiment.

site du P.C.F

mardi 29 avril 2008, a 17:56
Le P.C.F soutient la lutte contre la banalisation du livret ( A )
 

Le PCF soutient la lutte contre la banalisation du livret A

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 25 avril
Sous la pression des grandes banques privées et des injonctions ultralibérales de la commission européenne, malgré la montée d'un mouvement national s'opposant à la banalisation du livret A, le gouvernement s'apprête à introduire dans le cadre du projet de loi sur la modernisation économique une réforme du système de collecte et de centralisation de l'épargne défiscalisée.

Ce système, appuyé sur le livret A, qui permet de réaliser des prêts de longue durée à des taux moins élevés que ceux du marché pour financer le logement social, est menacé.

Il s'agit, pour les banques privées, de faire main basse sur cette épargne utile afin de la mobiliser dans ses opérations financières, de leur permettre de se renflouer après les dizaines de milliards d'euros perdus ou gâchés dans des opérations spéculatives.

La tentative de passage en force, au profit du patronat bancaire, sans entendre les associations des locataires et de défense de l'épargne populaire, du mouvement HLM, des associations de maires et d'élus, des organisations syndicales et des salariés des banques, est inacceptable.

Le PCF s'associe au mouvement national qui demande aujourd'hui de suspendre ce projet et d'ouvrir la discussion avec tous les intéressés afin de préserver le livret A , refuser sa banalisation et d'améliorer le financement du logement social, la gestion d'une épargne populaire à l'abri des appétits des grandes banques privées et du marché financier.

Parti communiste français

Paris, le 25 avril 2008.

mardi 29 avril 2008, a 17:36
CRISE FINANCIERE : l' analyse économique de Denis Durand .
 

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Par : RAPSE
Mis en ligne : 28 avril

La violence du krach boursier met en évidence les périls auxquels près de trente ans de dictature de la finance exposent la planète.

Où va mener la crise dite des « subprime » ? Pour répondre à cette question, on peut se placer à trois horizons différents.

Lettre n° 43 - 25 avril 2008

Sommaire

Premier horizon :

la crise des crédits immobiliers américains n'est pas finie et ses conséquences sur le système bancaire vont continuer de se faire sentir dans les mois qui viennent. Des centaines de milliers de ménages américains ont été expropriés, des millions d'autres vont l'être dans les deux ans qui viennent. Les prix du m² continuent de baisser dans plusieurs grandes villes américaines.

Après les pertes énormes confessées par les toutes premières banques internationales comme Citigroup ou Merrill Lynch, la confiance n'est pas rétablie sur le marché monétaire malgré les efforts répétés et coordonnés des banques centrales.

Ne sachant pas si d'autres pertes dissimulées dans les bilans ne vont pas provoquer de nouvelles faillites comme celle de la banque Northern Rock aux États-Unis, les banques hésitent à se prêter entre elles. Même si aucun nouvel événement fâcheux ne se produit, le système financier mondial va rester dans une zone de danger pour l'année qui vient.

 Deuxième horizon :

cette crise bancaire va-t-elle se transmettre à l'économie « réelle » - la production de biens et de services, l'emploi – et se transformer en récession économique, avec baisse de l'activité et explosion du chômage ?

De plus en plus d'analystes le craignent.

La chute des actions des banques va les rendre encore plus timorées lorsqu'il s'agira de financer les entreprises.

A coup sûr, l'économie américaine subit un fort ralentissement. Les derniers chiffres du chômage aux États-Unis ne sont pas bons. Pour l'immédiat, deux éléments conduisent à atténuer les craintes  :

1 - le gouvernement et la banque centrale américaine sont bien décidés à user de tous les moyens pour empêcher une récession pendant cette année électorale. Le président de la Réserve fédérale l'a bien indiqué en soutenant le plan de relance annoncé par George Bush et en continuant de faire comprendre qu'il continuera à assouplir sa politique monétaire en tant que de besoin. Si ces gestes ne suffisent pas, il est clair qu'ils sont prêts à aller plus loin pour soutenir, dans la mesure de leurs moyens, la conjoncture économique. Au surplus, le « dollar faible » permet aux États-Unis d'exporter leurs risques de récession – vers la zone euro, par exemple, où les effets du choc immobilier sont indirects et pour l'instant plus modérés ;

2 - les profits des entreprises non financières sont élevés : le cycle économique lancé après le krach de la « nouvelle économie  » en 2000-2001 n'est pas terminé. La vigoureuse expansion des « pays émergents » (Chine, Inde, Brésil, Russie…) soutient encore pour quelque temps l'activité mondiale.

C'est quand ce cycle économique arrivera à son terme – on peut supposer que cela pourrait se passer aux alentours de 2010-2012 - qu'il faudra vraiment s'inquiéter  : alors, les chocs financiers viendront frapper des économies rendues fragiles par une suraccumulation de capital matériel. En effet, derrière l'exubérance des marchés financiers et les dangers qu'elle comporte, ce sont des contradictions économiques, sociales et politiques très profondes qui sont à l'oeuvre.

 Troisième horizon :

la maturation d'une exigence de transformations structurelles. La crise financière en cours montre les limites d'un mode de régulation de la société mis en place au tournant des années 80.

La prise de pouvoir par les marchés financiers, associée à un développement des nouvelles technologies (en matière, particulièrement, de traitement et de circulation de l'information), a permis à cette époque un redressement de la rentabilité des grands groupes. Mais ce résultat a été obtenu par une pression sur les salaires qui affaiblit la demande et réduit les débouchés de la production ; par une précarisation générale de l'emploi alors que l'efficacité économique, dans la révolution informationnelle, exigerait au contraire sa sécurisation ; par l'insuffisance des dépenses de formation ; par un gaspillage des ressources naturelles ; et par une inflation gigantesque des prix des titres financiers.

Périodiquement, cette inflation se traduit par des « bulles spéculatives » dont l'éclatement provoque des crises : en 1987 sur le marché des actions ; en 1997-1998 lors de la « crise asiatique » puis avec la chute du fonds spéculatif LTCM ; en 2000 avec le krach de la « nouvelle économie  » ; et maintenant avec la crise des prêts immobiliers. A chaque fois, les politiques économiques, et surtout l'intervention des banques centrales à la rescousse des marchés ont permis une relance de l'accumulation du capital, jusqu'à la crise suivante. En d'autres termes, les banques centrales ont incité les banques à prêter toujours plus aux spéculateurs, nourrissant, de « bulle » en « bulle », l'inflation financière et immobilière, au lieu de stimuler les investissements créateurs d'emplois et favorables à l'élévation du potentiel de création de valeur ajoutée dans l'économie mondiale.

 Une conjonction d'événements

Mais nous nous trouvons aujourd'hui dans une conjonction d'événements qui incitent à penser que ce scénario ne pourra pas se répéter indéfiniment :

L'action des banques centrales devient de plus en plus difficile et contradictoire.

Les autorités monétaires sont conscientes que l'inondation de liquidités qui prévaut aujourd'hui dans l'économie mondiale est dangereuse et économiquement inefficace. Elles aimeraient freiner l'inflation financière. Mais quand elles tentent de le faire, elles provoquent des crises.

Ainsi, c'est l'intention affichée par la Réserve fédérale de ne pas assouplir sa politique monétaire (et le durcissement annoncé par la BCE) qui ont déclenché, au mois d'août dernier, la crise dite des « subprime ». Les banques centrales ont alors été contraintes de renverser leur politique. Elles sont donc confrontées à un dilemme de plus en plus difficile à résoudre  : baisser les taux d'intérêt, c'est encourager l'« exubérance irrationnelle » des marchés ; les remonter, c'est risquer de tuer la croissance.

- D'où l'actualité accrue des propositions, formulées par le Parti communiste et une partie du mouvement syndical, en faveur d'une politique monétaire sélective, pénalisant les opérations financières et encourageant la sécurisation de l'emploi et de la formation ;
- Les déséquilibres commerciaux et financiers internationaux semblent incontrôlables. Le déficit de la balance des paiements américaine met la principale puissance mondiale dans la dépendance de ses créanciers, y compris lorsque ceux-ci sont des banques centrales asiatiques ou ces « fonds souverains » qui inquiètent tant les multinationales occidentales  ;
- La régulation de ces déséquilibres internationaux semble de plus en plus problématique. Les grandes puissances monétaires – États-Unis, zone euro, Chine, Japon – peinent à coopérer pour maîtriser l'évolution des taux de change. L'institution en principe chargée de cette régulation à l'échelle mondiale – le FMI – est en crise de financement, de légitimité, d'efficacité.
- A sa façon, l'irruption des « fonds souverains  » exprime la crise d'un système monétaire international fondé sur la monnaie d'une puissance dominante. Elle renvoie, par contraste, à la portée qu'aurait une coopération entre l'Union européenne et les pays « émergents » et en voie de développement pour construire un autre ordre monétaire international, qui pourrait s'organiser autour d'une monnaie commune mondiale émise par un FMI profondément transformé, où tous les peuples auraient voix au chapitre.
- À sa façon, pervertie par leur obéissance à la loi des marchés financiers et par l'absence de maîtrise par les peuples des relations financières internationales, la montée des « fonds souverains » révèle qu'il y a là une question importante pour l'avenir ;
- De plus en plus de signes laissent penser qu'une économie dominée par les multinationales et les marchés financiers n'est pas en état de répondre aux défis des grandes révolutions qui bouleversent notre civilisation : révolution démographique se traduisant par la maîtrise de la natalité et par l'allongement de la vie ; révolution écologique par laquelle émerge une conscience universelle de notre responsabilité envers ces « biens communs de l'humanité » que sont l'accès aux ressources naturelles, la santé, la sécurité ; révolution informationnelle avec la montée d'une « nouvelle économie » fondée sur le partage des informations plutôt que sur l'accaparement des richesses ; révolution monétaire depuis que la régulation de l'économie mondiale est déconnectée de toute référence à une définition des monnaies en or.

 Des réponses en rupture

Tous ces éléments contribuent à suggérer que les réponses aux difficultés économiques présentes vont de plus en plus être recherchées dans une rupture avec les politiques néolibérales menées depuis une trentaine d'années. Cette recherche peut déboucher sur le pire, si les exigences de rentabilité des multinationales et des portefeuilles financiers continuent de l'emporter. Elle peut aussi déboucher sur un véritable changement de civilisation, comme cela s'est produit en quelques occasions dans l'histoire de l'humanité.

Il s'agirait d'abord de réprimer l'inflation financière en stimulant, du même mouvement, une relance de l'activité fondée sur la sécurisation de l'emploi et de la formation à l'échelle du monde entier, et sur un développement tout à fait nouveau des services publics. Il s'agirait donc, depuis les entreprises et les régions jusqu'à l'échelle du monde, en passant par les niveaux national et européen, de conquérir de nouveaux pouvoirs démocratiques afin de maîtriser les moyens (financiers, juridiques, politiques…) d'atteindre des objectifs sociaux répondant aux exigences du développement de tous les êtres humains, telles qu'elles se manifestent au stade actuel de développement de la civilisation.

C'est dire qu'au-delà des dangers immédiats de la situation économique la question d'une transformation radicale de notre société est posée.

site du P.C.F

lundi 28 avril 2008, a 21:52
Sur les rails de la concurrence,la sécurité est en danger .
 

 

La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent


Lundi 28 Avril 2008 - 19:13

L'accident ferroviaire intervenu ce samedi en gare de Montauban est porteur de leçons sur les risques de la politique de privatisation

Sur les rails de la concurrence, la sécurité est en danger
Un train privé de marchandises de l'entreprise Véolia n'a pu s'arrêter que 3000 mètres plus loin que l'arrêt prévu en gare et heureusement a été détourné par l'aiguilleur, empêchant ainsi une catastrophe humaine et matérielle.

D'après les premières informations plusieurs irrégularités seraient constatées par les études syndicales. Il est totalement inadmissible que la SNCF prétexte l'appartenance de ce train privé pour répondre aux questions de la presse. Mais lorsqu'on sait que la direction SNCF est la pointe du combat pour remettre en cause les lois sur la sécurité régissant les transports ferroviaires, on comprend son embarras pour répondre aux questions des journalistes. Ces faits demandent que la direction de la SNCF fasse toute la lumière en associant CHSCT (le comité d'hygiène et de la sécurité) et que les résultats de l'enquête soient rendus publiques tant auprès des cheminotes et cheminots que des associations d'usagers.

La privatisation des transports, comme celles de tous les secteurs publics, engagée par le gouvernement ne peut qu'aller vers des détériorations du service rendu car il faudra bien dégager des bénéfices pour payer les actionnaires. Pour cela des économies seront et sont déjà faites sur l'entretien du matériel et sur également le personnel. Pour la sécurité des usagers, et parce que la vie n'a pas de prix, nous exigeons que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Il y a urgence à ce que le fret ferroviaire réintègre un service public du transport ayant les moyens de la sécurité non seulement pour le ferroviaire mais qui permette également d'enlever les centaines de milliers de camions des routes. C'est une des conditions de la sécurité pour les usagers des transports ferroviaires, des usagers de la route et du développement durable.

Parti communiste français

lundi 28 avril 2008, a 21:26
Retraites / 41 ans : La machine infernale .
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 28 avril

Le plan gouvernemental sur les retraites transmis dimanche soir aux partenaires sociaux propose de passer à 41 ans la durée de cotisations pour ouvrir le droit à la retraite.

Nicolas Sarkozy prétend que l'allongement de l'espérance de vie impose pour seule et unique solution d'allonger la durée de cotisation. Derrière une apparence bêtement logique se cache une dramatique impasse. 50% des retraités touchent une pensions inférieure au SMIC, les salariés ont de plus en plus de mal à atteindre le nombre d'années de cotisations et enfin, l'espérance de vie d'un cadre est supérieure à celle d'un ouvrier.

Ces statistiques démontrent que le gouvernement conduit la France vers la fin pure et simple du régime de retraite.

Pour le Parti communiste français, il existe une réponse évidente à la question du financement : faire cotiser au même niveau que les salaires, les revenus financiers. Cela permettrait de répondre à l'ensemble des besoins et même au-delà. Ensuite, parler de réforme des retraites sans aborder la question de l'emploi est irresponsable.

Là encore, les statistiques démontrent l'échec de la politique du gouvernement : un tiers des emplois créées sont précaires, et la chasse aux chômeurs contribuent pour beaucoup à faire disparaître les chômeurs des chiffres sans pour autant les conduire à l'emploi. Il faut au contraire instaurer un système de sécurité de l'emploi et de la formation permettant d'assurer à chacun une emploi en rapport avec ses qualifications à un bon salaire.

La réforme des retraites proposée par le gouvernement est dans la droite ligne des précédentes, c'est une machine infernale qui n'a qu'un objectif : abolir le droit à la retraite.

Parti communiste français

Paris, le 28 avril 2008.

lundi 28 avril 2008, a 21:09
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .
 

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mardi 29 avril 2008

En kiosque, chez votre marchand de journaux

RETRAITES, LA BATAILLE EST LANCÉE
retraites.jpgLe gouvernement veut imposer une nouvelle regression à une opinion majoritairement hostile. Le ministre Xavier Bertrand consacre tous ses efforts à escamoter le débat. Tous les syndicats s'inquiètent, la CGT appelle à une riposte unitaire le 1er mai.
le texte intégral du projet, décrypté et commenté point par point.

AAAA.jpgÀ QUI PROFITE LE LIVRET A ?
Un collectif de syndicats et d'associations citoyennes, « Pas touche au Livret A », interpelle la Commission européenne sur les manœuvres du gouvernement.

grand_palais.jpgLA FIGURATION NARRATIVE S'EXPOSE AU GRAND PALAIS
Comment, dans les années soixante, la peinture en France est entrée dans le monde moderne, avec une salutaire véhémence.

A NE PAS MANQUER…

lagarde.jpgLES EFFETS PERVERS DE LA NOUVELLE LOI LAGARDE
Sous couvert de rendre du pouvoir d'achat aux consommateurs, le gouvernement prend le risque d'accentuer les difficultés des agriculteurs, des coopératives et des PME de l'industrie agroalimentaire en donnant les pleins pouvoirs aux distributeurs.

PROGRAMMES DU PRIMAIRES : DARCOS REND SA COPIE
Une nouvelle mouture des futurs programmes du primaire est rendue publique, l'ancienne avait déclenchée une trombe de réactions aussi vives que négatives de la part d'un très grand nombre d'acteurs de l'éducation.

PREMIÈRE RÉUNION DU PARLEMENT ITALIEN
La 17ème législature s'ouvre sur fond de dissensions dans l'opposition, et de forte influence de la Ligue du Nord dans la majorité de Silvio Berlusconi.

pekin.jpgLES CENTS JOURS DE PÉKIN, LA POLLUÉE
Les athlètes français fêtent les cents jours avant l'ouverture des Jeux. Dans la capitale chinoise, tout est prêt, mise à part l'air irrespirable qui fait fuir les habitants.
Notre reportage à Pékin.

 


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lundi 28 avril 2008, a 04:40
RETRAITES : Une concertation pour " travailler plus longtemps "
 

Retraites : une concertation pour “travailler plus longtemps”

En pleine phase de concertation, le ministre du Travail Xavier Bertrand a confirmé l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans en 2012, écartant toute autre hypothése.

A découvrir un dossier complet dans l'édition de ce lundi du journal l'Humanité.

 

• L'UMP au pas de charge • Pouvoir d'achat des retraités

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dimanche 27 avril 2008, a 22:10
RSA : Les pauvres paieront pour les plus pauvres .
 

Le revenu de solidarité active (RSA) n'est ni mort ni enterré. Alors que François Fillon avait jugé ce système « trop coûteux », le président de la République a réaffirmé hier que le RSA serait maintenu et même généralisé en 2009. Dont acte. Sauf que Nicolas Sarkozy en a précisé les contours, à commencer par un financement nettement revu à la baisse. Il a ainsi déclaré que la mise en place de cette aide se ferait « en maîtrisant les coûts, pour 1 ou 1,5 milliard d'euros », soit deux fois moins que l'estimation de son initiateur, le haut-commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch. Lequel se dit pourtant « satisfait » de ces annonces ! Ce dernier avait en effet estimé à 2 ou 3 milliards le coût de cette mesure qui doit permettre aux bénéficiaires de minima sociaux de reprendre une activité sans perte de revenus.

Autre annonce : le RSA sera financé en partie par le redéploiement de la prime pour l'emploi (PPE). En bref, on déshabille Pierre pour habiller Paul. « On va financer pour les plus pauvres leur accès au travail en enlevant de l'argent aux plus modestes », dénonce François Chérèque, secrétaire général de la CFDT. De son côté, la CGT voit toutes ses inquiétudes « confortées » et dénonce l'inégalité de ce redéploiement. Le PS, lui, fustige un « financement au rabais ». « Le chef de l'État a délivré sa conception de la solidarité : faire payer la lutte contre la pauvreté et l'exclusion par les salariés les plus modestes », estime Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Sans compter qu'aucune garantie n'est faite sur la qualité des emplois ou l'évolution des salaires.

A. C.

l' Huma du 26 / 04 / 08

dimanche 27 avril 2008, a 21:54
Quel avenir pour le port de Dunkerque ?
 



Il y a 16 ans, en 1992, pour liquider la loi du 6 septembre 1947, qui garantissait l'emploi des ouvriers dockers, le patronat portuaire et le gouvernement de l'époque évoquèrent les trop nombreuses grèves et le monopole de la CGT qui, selon eux, plombaient la fiabilité du port de Dunkerque et faisaient fuir les clients. Il fallait, rappeler vous, réformer et faire entrer les dockers dans le droit commun et les entreprises privées pour sauver le port.

Sans s'arrêter sur la façon dont cette réforme portuaire fut mise en place (ce n'est pas la peine de remuer le couteau dans la plaie), il est important, au moment où Sarkozy s'apprête à  pousser cette logique libérale jusqu'au bout, de faire le point aujourd'hui sur la situation du port de Dunkerque.

Tout d'abord et malgré que le port de Dunkerque n'ait plus connu un seul jour de grève depuis 16 ans, l'activité de celui-ci ne s'est guère améliorer, au contraire. Pour preuve deux éléments :

Le premier c'est  l'effectif dockers qui a fondu comme neige au soleil. En effet, sur les 1100 dockers qui existaient en 1992 il reste aujourd'hui :

 

-          170 dockers (titulaire de la carte « G ») qui disparaîtront à l'horizon 2012 avec les départs en retraite.

-          100 dockers mensualisés

-          50 à 150 intérimaires suivant l'activité

 

Le deuxième élément c'est le développement du trafic et notamment celui du containers qui devait résulter de cette réforme mais qui n'est pas au rendez vous. On stagne toujours à 200 000 boîtes et on a même vu Maersk quitter Dunkerque en début d'année.  

 

Ça ne fonctionne pas ! On continue !

 

C'est ce que semble nous dire le patronat portuaire et le gouvernement actuel face au fiasco que représente la réforme de 1992. Enfermer dans leur logique libérale ils ont trouvé aujourd'hui de nouveaux responsables. Ce sont les salariés des Ports Autonomes et plus particulièrement les grutiers et les portiqueurs. 

Accédant au souhait du MEDEF, Nicolas SARKOZY vient d'annoncer la transformation du statut public des Ports Autonomes en Société Anonyme.

Cette privatisation serait partielle.

A la partie publique les fonctions dites régaliennes ; gestion du foncier, planification, sécurité, etc. ; c'est-à-dire ce qui coûte mais ne rapporte rien.

Aux entreprises privées les fonctions commerciales ; c'est-à-dire celles  qui rapportent des dividendes aux actionnaires.

 

Soyons sérieux

 

Les pertes de marché des ports Français ne proviennent pas des statuts des personnels qu'ils soient dockers ou salariés des Ports Autonomes mais du manque d'investissement.

En effet, depuis 35 ans le trafic des containers s'est développé de façon exponentielle dans le monde entier. Ce nouveau mode de transport a exigé une adaptation des ports : grues, portiques, quais spéciaux, infrastructures fluviales et ferroviaires… autant d'investissements qui n'ont pas été réalisés contrairement à nos voisins Belges et Hollandais. Il suffit de se rendre à 60 km de chez nous, à Zeebrugge pour s'en rendre compte. Dès 1977 ce port a entrepris des investissements colossaux qui se poursuivent encore aujourd'hui. Le résultat : le port de Zeebrugge a multiplié son trafic par 10 en l'espace de 25 ans. Il est passé d'un nombre de containers identique à celui de Dunkerque en 1992 à plus de 1,5 Million aujourd'hui.

D'ailleurs le gouvernement, par la voix de son premier ministre François FILLON, ne vient il pas de reconnaître cette réalité en annonçant prochainement  « un ambitieux plan d'investissement » pour les ports Français.

Intox pour mieux faire passer la pilule ou réalité ?

 

L'avenir des ports Français ne passe pas par un désengagement de l'état

 

Aussi, en transférant les quais, les terminaux, les grues, les portiques... et les personnels des Ports Autonomes aux entreprises privées le gouvernement choisi l'intérêt particuliers des chargeurs, des armateurs et des groupes financiers, dont ils dépendent,  au détriment de l'intérêt général.

Au-delà ce projet veut imposer la concurrence entre nos ports et les ports des pays voisins en tirant vers le bas les coûts salariaux pour toujours mieux servir la rentabilité financière.

Peut être verra-t-on demain, comme actuellement dans la réparation navale, des salariés Polonais venir travailler sur les quais dans des conditions d'un autre âge. A moins que les libéraux voient là l'occasion de reprendre l'offensive pour imposer l'auto-assistance !

 

Manutentionnaires, salariés du remorquage, du pilotage, du lamanage… La maîtrise  publique  des ports n'est pas un frein à leurs développements, au contraire ! Elle est la garantie de leur essor !

 

Ensemble, réfléchissons à un projet ambitieux pour le port de Dunkerque et refusons sa privatisation !

dimanche 27 avril 2008, a 21:38
Le P.C.F vent debout contre Sarkozy .
 

Gauche . Au moment où « les gens en prennent plein la tête », les communistes s'engagent sur tous les terrains dans la riposte à la politique de la droite.

« Première exigence : ne pas banaliser la moindre injustice. » Ouvrant les travaux du conseil national du PCF hier, Bob Injey donne le ton. Après les élections municipales et cantonales, le PCF entend ne pas perdre de temps pour organiser la riposte à la politique de la droite. Et ce n'est pas l'intervention de Nicolas Sarkozy jeudi soir qui a émoussé cette détermination. « Les gens en prennent plein la tête. J'aurais l'impression de ne pas être communiste si je ne faisais rien », lance Françoise Decan. Dans son département de la Haute-Vienne où, comme partout, les luttes se multiplient dans de nombreux secteurs, les militants communistes, persuadés qu'« on ne peut résoudre les problèmes des salaires, des sans-papiers, de l'école, des hôpitaux… en restant chacun dans sa boutique », ont cherché le moyen de mobiliser et unir toutes les révoltes. Ils ont ainsi décidé d'organiser, le soir après 20 heures, des manifestations aux flambeaux. « Nous allons lancer un appel à tous les partis de gauche, aux syndicats, aux associations. Nous voulons que tout le monde puisse participer, même les femmes des supermarchés », explique-t-elle. C'est donc avec un état d'esprit très offensif et en encourageant toutes les initiatives construites sur le terrain que les responsables communistes abordent les semaines qui viennent. La campagne du PCF intitulée « la Bourse ou la vie » devrait se décliner dans des réunions publiques autour de thèmes comme la famine, la crise alimentaire ou encore les salaires ou les retraites. Elle sera accompagnée de pétitions sur différents sujets et d'une lettre que les familles pourront envoyer au président de la République pour lui adresser directement leurs exigences. Le 15 mai, une rencontre nationale sur la crise financière et les propositions des communistes rassemblera des militants politiques, syndicaux, associatifs. Et l'anniversaire de Mai 68 sera une occasion de débattre à la porte des entreprises.

Avant l'été, le PCF lancera aussi le débat de son prochain congrès « à partir de la vie et de la nécessité urgente de combler le déficit de projet politique dans le cadre de la mondialisation », explique Marie-George Buffet en s'adressant aux journalistes. Trois réunions nationales sont donc programmées. Le 31 à Paris, sur l'état du monde, le 7 juin à Marseille, « pour commencer à débattre de ce que pourrait être un véritable projet politique progressiste », enfin, le 14 juin à Tours, sur les transformations dont le PCF a besoin.

Autre chantier crucial pour les communistes dans la prochaine période : l'Europe. Au moment où va s'engager la présidence française, Marie-George Buffet insiste sur l'urgence de réorienter la politique européenne, de la PAC à la politique industrielle et monétaire, à celle à l'égard des pays du Sud. Enfin la secrétaire nationale du PCF se montre extrêmement préoccupée par des projets de réforme des modes de scrutin des élections législatives et régionales qui semblent se dessiner. Elle relève que « certains hauts responsables de la majorité » envisagent d'adopter un système à un seul tour, « ce qui reviendrait à éliminer toute possibilité de représentation institutionnelle autonome de nombreux courants d'idées » et instituerait, souligne-t-elle, « un bipartisme qui scléroserait notre démocratie ».

Sur ce sujet comme sur les autres, Marie-George Buffet interpelle donc Nicolas Sarkozy. Et lui retourne l'idée de courage dont il se revendiquait encore, jeudi : « Le courage c'est d'abord d'aller contre les vents dominants et donc de pousser à l'augmentation des salaires plutôt qu'à celle des profits, d'écouter la jeunesse lycéenne plutôt que les maniaques de la réduction de la dépense publique. »

Jacqueline Sellem

l' Huma du 26 / 04 / 08

dimanche 27 avril 2008, a 21:16
On est en grève,on le dit et on résiste .
 

« On est en grève, on le dit et on résiste »

Sans-papiers . Le tribunal de Créteil a débouté la Fédération des entreprises de propreté, qui avait introduit un recours pour expulser les grévistes qui occupent les lieux.

« Irrecevable », telle est la décision du tribunal des référés de Créteil, qui a été annoncée hier après-midi par Camille Montuelle, responsable CGT, aux occupants des lieux. Sous les applaudissements, le syndicaliste a commenté la décision de justice qui repousse donc la demande de la Fédération des entreprises de propreté (FEP) d'expulser les travailleurs sans papiers qui occupent les locaux de Villejuif (94) depuis le 15 avril dernier pour leur régularisation. Cette annonce marque une victoire pour les centaines de salariés de ces entreprises de nettoyage. Ils demandent la même chose que les salariés grévistes de l'île de la Jatte à Neuilly : une régularisation de leur situation.

« Nous n'allons pas nous laisser faire. »

Mady Yena, porte-parole des travailleurs de la FEP, affirme que « plus de 350 dossiers ont été déposés à la préfecture ». Les nuits passées dans les locaux entre les thermos et les sacs de couchage posés dans l'entrée du bâtiment n'ont pas entamé la détermination des occupants. Malgré une bonne entente entre les sans-papiers et la direction, il précise d'une voix ferme : « Nous n'allons pas nous laisser faire. » En clair, ils continueront d'occuper les lieux jusqu'à leur régularisation. Geste de bonne volonté : les occupants ne bloquent plus l'accès des locaux aux apprentis du centre de formation. Il rappelle aussi que l'occupation des lieux se fait dans un climat de non-violence.

Suite à la décision de justice, Mady Yena en appelle à une généralisation du mouvement : « Multiplions les actions. » D'autant que ces grévistes sans papiers sont conscients qu'ils risquent gros en déposant des dossiers de régularisation. Ils en appellent « à la conscience du peuple français ». « Conscience française » que Nicolas Sarkozy, lui, ne « connaît pas ». Cette action est leur seul espoir. « Comment vivre sans papiers ? » questionne Ould Alioum, un Mauritanien salarié dans une entreprise de nettoyage en France depuis 1998. Lui qui paye ses impôts, qui est déclaré par son employeur et qui envoie de l'argent à sa famille restée au pays explique combien sa situation est difficile, quand acheter une Carte orange ou sortir dans la rue devient dangereux. Pour sortir de cette situation, il veut poursuivre la grève « jusqu'au bout ».

« …rester ici jusqu'à la régularisation. »

La CGT a, pour sa part, réaffirmé son engagement à lutter contre l'exploitation intolérable des sans-papiers et à poursuivre ce mouvement, car il a « déstabilisé le gouvernement ». Un seul mot d'ordre au milieu de cette foule de sans-papiers et de syndiqués : « On s'organise pour rester ici jusqu'à la régularisation. » Le rendez-vous est pris pour le 1er mai à Paris, où une délégation de travailleurs sans papiers se joindra au cortège syndical.

Mathilde Hamet

l' Huma du 26 / 04 /08

dimanche 27 avril 2008, a 19:30
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .
 

Si cette lettre ne s'affiche pas correctement, cliquez-ici

 

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samedi 26 avril 2008

En kiosque, chez votre marchand de journaux

ret.jpg RETRAITES : BÂTIR UNE SOCIÉTÉ POUR TOUS LES ÂGES
En décrétant qu'il faut allonger la durée de travail à chaque progrès de l'espérance de vie, le gouvernement détermine, de fait, une hiérarchie des âges, au profit de l'âge du « produire rentable ». La révolution démographique en cours appelle une autre vision.
Notre dossier. Entretien avec Henri Chevé, chercheur, responsable syndical de l'UCR-CGT.

chine1-2.gifCHINE-TIBET : LE DIALOGUE PEUT-IL REPRENDRE ET ABOUTIR ?
La proposition de Pékin de reprendre avec le dalaï lama des discussions vieilles de trente ans est bien accueillie. Mais la montée de revendications radicales suscite l'inquiétude. De notre envoyée spéciale à Pékin
Les enfants perdus de l'Olympisme. Ils sont fils de tibétains, athlétes, la politique a fait d'eux des apatrides des stades. De notre envoyé spécial à Zurich

A NE PAS MANQUER…

MEURTRE DE SUZANNA ZETTERBERG : LE GOUVERNEMENT EXPLOITE L'AFFAIRE
L'enquête sur l'assassinat de l'étudiante suédoise retrouvée morte la semaine dernière progresse. le ministére de la Justice profite de l'affaire pour faire la promotion de ses lois sécuritaires.

sans_papiers1-4.jpg 84% POUR LA RÉGULARISATION DES TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS
Un sondage réalisé par l'IFOP pour l'Humanité révèle que 63% des Français interrogés préfèrent la régularisation individuelle. 16% seulement sont opposés à toute forme de régularisation. Ce n'est pas la réticence à l'égard de ces travailleurs qui domine.

SYNDICALISME : NOUVELLES RÈGLES DU JEU
Représentativité syndicale : un poids accru des salariés face aux accords minoritaires. La nouvelle règle de validation des accords pourrait permettre une meilleure prise en compte du rapport des forces dans la négociation sociale.

VISITE CONTROVERSÉE DE NICOLAS SARKOZY À TUNIS
Paris escompte signer des contrats sur le nucléaire civil et sur les commandes d'Airbus sans froisser son partenaire sur la question du respect des droits de l'homme. De notre envoyé spécial en Tunisie

LA MODERNISATION À LA MODE CAPITALISTE
La ministre de l'économie et des finances va présenter son projet de loi pour la modernisation de l'économie. Une quarantaine d'articles fidèles au discours européen.

 


Hors-série 

Découvrez le hors-série :
MAI 68, LE GRAND TOURNANT.
132 pages consacrées à MAI 68.
Accompagné d'un DVD,
« Trois films en Mai ».
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boutique du site de l'Humanité


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vendredi 25 avril 2008, a 21:46
Le dessin de l' Huma .
 

vendredi 25 avril 2008, a 21:34
Calepin de Fanch .
 


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Dessins politiques :
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Dessins (presque]) au jour le jour

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vendredi 25 avril 2008, a 21:21
Hors de question de subir encore 4 ans !
 

Tract : hors de question de subir encore 4 ans !

Par : Communication
Mis en ligne : 25 avril
Rien dans les mains, rien dans les poches, Nicolas Sarkozy a pris 100 minutes sur TF1 et France 2 pour expliquer qu'il ne changeait rien. Il rabache. Pour Marie-George Buffet : « hors de question de subir encore quatre ans une année aussi calamiteuse ». Les communistes invitent les 79% des Françaises et des Français qui pensent que rien ne s'est amélioré à amplifier les luttes et à signer une lettre d'exigences au Président de la République (au dos).

On ne change pas une politique qui perd ?

Les Françaises et les Français expriment massivement leur déception et leur colère. Mais Nicolas Sarkozy n'a pas de politique de rechange. Il justifie le paquet fiscal, 15 milliards de cadeaux aux plus riches, prévoit de nouvelles éxonérations pour les patrons. Pour tous les autres, il faut travailler plus. Dans la semaine avec les heures supplémentaires, tout au long de la vie avec la fin de la retraite à 60 ans et pourquoi pas le travail après 65 ans. Pour se payer l'augmentation des prix.

Et pour les chômeurs le bâton : aucune indemnité si on refuse deux fois une offre à 70% de son salaire précédent et à deux heures de son domicile !

Il annoncé la fin de la prime pour l'emploi pour que les salariés modestes qui la perçoivent payent pour les exclus.Il a confirmé les franchises médicales, les suppressions de postes dans l'éducation nationale, le plan Hôpital... les 55 « réformes » où tout le monde a à perdre sauf le MEDEF.

Un Président inquiétant

Au cours de l'entretien, Nicolas Sarkozy a multiplié les bourdes. Confondant le fioul et le gaz par exemple.

Mais aussi, plus gravement, il a rejeté la « naturalisation » des salariés immigrés sans papiers qui ne demandent qu'une carte de séjour. S'attaquant à la laïcité, il a opposé les « professeurs qui sont là pour enseigner les matières » et les religieux qui « donnent du sens à la vie ».

On peut changer de politique. On va s'y mettre

Nicolas Sarkozy nous mène en bateau. Il déclare : « je crois au capitalisme, aux marchés, à la mondialisation » et quelques secondes après : « le capitalisme marche sur la tête ».

Pour rompre avec sa politique brutale et injuste, il ferait bien de regarder du côté des propositions du PCF. Par exemple :

- Oui il y a une autre solution pour garantir le système des retraites et pour augmenter les pensions que « 1- baisser les pensions 2- augmenter les côtisations 3- alonger la durée de cotisation ». Il faut arrêter les exonérations des cotisations patronales qui creusent le déficit et taxer les revenus financiers qui ne contribuent pas à la protection sonciale.

- Oui il y a une autre solution pour vivre mieux que de faire des heures supplémentaires et travailler jusqu'à 65 ans. Il faut augmenter les salaires. Les gains de productivité et les profits le permettent.

- Non ce n'est pas en supprimant des professeurs que nous aurons une meilleure éducation. Des moyens pour l'école, c'est un investissement pour l'avenir. C'est cela que l'opinion des citoyens et les luttes expriment. Alors, on ne va pas attendre quatre ans pour stopper les mauvais coups et construire d'autres choix. C'est le sens de la lettre au verso que nous vous invitons à signer.

site du P.C.F

vendredi 25 avril 2008, a 04:57
Intervention de Nicolas Sarkozy a la TELE .
 

• L'anniversaire passe mal • Un an de matraquage du pouvoir d'achat • Faux couacs et vraies crises

vendredi 25 avril 2008, a 04:37
Interview de Nicolas Sarkozy .
 

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vendredi 25 avril 2008 (04h16) :
Interview de Nicolas Sarkozy : Rabâchage présidentiel
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Interview de Nicolas Sarkozy : Rabâchage présidentiel

Nicolas Sarkozy s'est exprimé dans une longue interview télévisée pour dresser le bilan de sa première année en tant que Président de la République.

S'il était évident que 90 minutes ne suffiraient pas à effacer un année de calamité, les français ne pourront que ressentir colère et amertume. Il ne faudrait pas que Nicolas Sarkozy prenne son cas pour une généralité lorsqu'il affirme s'être « préparé aux déceptions ».

Un Président de la République qui confond naturalisation et carte de séjour ou ne fait pas de différences entre le Gaz et le fioul est non seulement extrêmement inquiétant, mais donne à voir d'un grave manque de sérieux et de compétences.

Puisque Nicolas Sarkozy avoue lui-même que le capitalisme « marche sur la tête », il ferait bien de regarder du côté des propositions du PCF pour rompre avec l'injustice et la brutalité de la politique du gouvernement. Nicolas Sarkozy n'est pas en échec, il est nuisible. Ce soir, il n'a rien annoncer, sinon qu'il continuera la même politique, que les français soient heureux ou pas. Et ils ne le sont pas

Parti communiste français

Paris, le 24 avril 2008

jeudi 24 avril 2008, a 20:47
Bulletin d'avril 2008 : pour une politique de progrés et d'égalité .
 

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Par : Commission féminisme - droits des femmes
Mis en ligne : 23 avril

Les élections municipales et cantonales passées, les attaques gouvernementales se succèdent.

À l'opposé des déclarations du président de la République sur le pouvoir d'achat, le gouvernement déroule sa politique de précarisation et d'appauvrissement.

À télécharger

Après la santé, avec l'instauration des franchises médicales, c'est au tour de l'éducation nationale d'être victime de l'acharnement libéral. Ces jours derniers, ce sont les allocations familiales qui sont la cible du gouvernement.

Le Médef le réclamait depuis longtemps et voici que le gouvernement s'apprête, dans son dernier projet de loi sur “la modernisation du marché du travail”, à sanctionner les chômeurs- euses qui refuseraient deux “offres valables d'emplois”. Il instaure également la rupture du contrat de travail “à l'amiable”, qui constitue une remise en cause du droit de licenciement. Ces mesures n'ont qu'un seul but : sous couvert de flexicurité, il s'agit d'accroître la flexibilité du travail pour tous les salarié-e-s et de faire accepter la baisse des salaires.

Dans ce contexte, ce sont particulièrement les femmes qui sont visées. Elles le sont dans toutes les dimensions de la politique menée par ce gouvernement.Aujourd'hui, dans le cadre de la RGPP (Réforme générale des politiques publiques), c'est l'existence même de la politique d'égalité en France qui est remise en cause et son administration (le service des droits des femmes et de l'égalité) menacée de démantèlement.

La politique mise en oeuvre par ce gouvernement vise à laisser penser qu'aucun autre choix politique n'est possible, que réalisme et modernité obligent, il convient de se plier aux règles du libéralisme. Tout est fait pour éloigner les citoyennes et citoyens de la vie démocratique.

Mais d'autres choix sont possibles. La Bretagne a fait le choix d'une politique d'égalité entre les femmes et les hommes, solidaire. Elle a agi et adopté des politiques contre les violences faites aux femmes, pour développer l'éducation à l'égalité auprès des lycéens et des professionnels de la formation, pour conditionner les aides accordées aux entreprises au respect de l'égalité des droits au travail…

Au travers de la 2ème biennale de l'Égalité entre les femmes et les hommes, qui se tiendra les 23 et 24 mai prochains à Saint-Brieuc (Côtesd'Armor), elle fait le choix de donner la parole aux citoyen-nes sur cette question de civilisation. Co-organisée avec plus de 90 partenaires, lieu de débats, de rencontres, notamment avec Gisèle Halimi, la biennale ouverte à tous (sur inscription) se veut le rendez-vous des citoyens et citoyennes engagé-e-s pour une société plus juste et plus humaine. Je vous invite nombreux-euses en Bretagne les 23 et 24 mai prochains, pour que l'égalité des droits entre les femmes et les hommes devienne une réalité quotidienne.

Gaëlle Abily

Tout le programme sur :www.bretagne-egalite.fr

site du P.C.F

jeudi 24 avril 2008, a 05:08
La droite réactionnaire mobilise contre la C.G.T
 

Mercredi 23 Avril 2008 - 17:04

Le conflit au Port Autonome de Marseille est un prétexte pour relancer le discours anti-CGT. Un discours archaïque aux relents fascistes pour le plus grand bonheur de l'UPE 13 (MEDEF local) et de l'UMP

La droite réactionnaire mobilise contre la CGT

 

Vous ne les entendrez pas dans la foule, car les français soutiennent la CGT, vous ne les verrez pas dans les manifestations car une lutte ce n'est jamais pour le plaisir, vous ne les verrez pas sur les lieux de travail car ils ne connaissent pas le travail, ce sont les ragots anti-CGT. Ces ragots sont toujours les mêmes: “la CGT ruine le pays par ses grèves”, ils émanent des couches sociales les plus aisées qui ne connaissement pas les condition de travail sur le PAM, ou même n'ont jamais travaillé sur le PAM… en somme “des experts”.

Parmi ces “experts” toujours invités par les médias, on retrouve l'UPE 13, la vitrine méditerranisée du MEDEF. Ces chantres de la privatisation du PAM se battent depuis des années pour prendre le contrôle du port et y imposer une vision archaïque du système portuaire: dumping social, manque de sécurité sur les processus de débarquement, économie sur les formations du personnels, manque d'investissements qui aboutissent à l'obsolescence du matériel portuaire et à sa dangerosité. Bref un port qui s'effondre économiquement.


Le projet du gouvernement est de confier l'ensemble des opérations de chargement et de déchargement des navires aux entreprises privées, qui emploient déjà les dockers. Ces entreprises devraient donc se voir transférer les grues et les portiques, ainsi que les personnels qui les pilotent et les entretiennent, soit entre 1.800 et 3.000 personnes.

Face à une opinion publique au côté des salariés du PAM, les chantres du libéralisme tentent une offensive contre la CGT. Sur le site de La Provence vous pouvez voir le nombre de messages anonymes (comme en 1940 avec les lettres de dénonciations des “bons français” contre la vermine communiste et syndicaliste) qui attaquent la CGT, vous vous livre une sélection, un “best off” de la connerie de ces privilégiés qui défendent la privatisation.

” -entendu hier sur RMC info le témoignage d'un conducteur d'engin lynché ( nez et jambes cassés) parce qu il refusait de prendre la carte de la CGT
-La CGT, veut interdirent la modernisation du port, ils ne veulent plus que les étudiants et salariés gagnent de l'argent le dimanche à Plan de Campagne…
-Une question ? est ce qu'ils sont payés pendant qu'ils mettent les ports Francais à genoux?
-marre de cette CGT!!!!!!!!!!!!!! on leur doit la faillite du port (pôvre imbéciles) vous avez cassé votre jouet
-La privatisation sur les dockers-CGT c'est comme la pénicilline sur les germes nocifs, le seul remède efficace
-tu peux CROULER bécasse….. la CGT elle COULE le pays année par année
-Conspirateur Gêneur Tricheur “

Le gouvernement, dit-il, “est sur une démarche idéologique et politique et non pas économique”. Surtout, “on a l'impression depuis le départ qu'il n'y a rien à négocier”, déplore le responsable CGT M. Galeoté. Par solidarité et par crainte d'être “impactés” par la réforme portuaire, les dockers de la manutention privée ont décidé de cesser le travail trois nuits par semaine.

Lorsqu'une entreprise privée est compétitive, elle cherche à accroitre ses bénéfices aux détriment des salariés et au détriment de la qualité de la production et des services. Le Port Autonome de Marseille, entreprise semi-public, suit la direction de la privatisation et de l'ouverture à la concurrence. Le bassin industriel du PAM est un véritable vivier pour l'emploi dans nos villes, il doit être utilisé pour favoriser le développement des communes et aider à la lutte contre le chômage.

Rien ne justifie la privatisation du port autonome de Marseille, ni juridiquement, ni socialement, ni économiquement, cette proposition n'aurait-elle pas pour objectif tout simplement de livrer les terrains portuaires aux appétits des promoteurs immobiliers en mal d'espaces en bord de mer ?

La CGT se bat pour le bien de tous et pas pour des privilèges, alors rejoignez la CGT

Nicolas Maury

jeudi 24 avril 2008, a 04:48
Les appétits du privé sur le domaine public maritime .
 



Mis en ligne : 23 avril

Annoncée en janvier dernier la réforme sur la gouvernance des ports autonomes doit passer devant l'Assemblée Nationale le 20 mai prochain. L'objectif affiché du gouvernement consiste en « une reprise des investissements de l'Etat, et un recentrage des ports autonomes sur leurs missions régaliennes ».

ADCRE76

Mais surtout le plan prévoit la poursuite du transfert vers le privé des terminaux et de leurs personnels. Ce dernier point se heurte à la colère des quelque 2 000 grutiers et portiqueurs concernés par la mesure. Les personnels manutentionnaires des principaux ports français dont ceux de notre Département (76), se sont mis en grève le 26 mars dernier, soutenus par les dockers, qui ont vu, depuis 1992 leurs activités confiées au privé.

Ainsi, au prétexte de réduire les déficits publics, la Droite fait le choix politique de confier au privé le soin d'investir sur les ports autonomes, ce qui permet ensuite aux entreprises privées de revendiquer la maîtrise pleine et entière des personnels intervenants sur ces investissements.

La notion même d'EPIC des ports autonomes est en cause dans la mesure où les ports n'auraient plus d'activités industrielles et commerciales proprement dites et l'on peut donc craindre que cette nouvelle étape de la réforme portuaire soit suivie d'autres…

Les Conseils d'Administration des ports autonomes devraient, dès la présentation de la loi, être modifiés, avec la création d'un directoire et d'un conseil de surveillance. Ces structures nouvelles faisant une large place au secteur privé.

Cette ouverture au privé se double de transferts aux collectivités locales, dans les moyens de fonctionnement des ports, mais aussi dans l'établissement des transports terrestres dont l'insuffisance fait cruellement défaut, au Havre notamment.

C'est donc un retrait massif de l'Etat qui s'annonce, dans le domaine portuaire comme il se fait déjà dans d'autres secteurs ; on peut donc craindre que les ports autonomes n'aient plus que les rôles d'aménageurs de surfaces et de facilitateurs d'intervenants divers, publics et privés, sur le domaine public maritime…

Il est donc clair qu'un tel projet, ne saurait recevoir, en l'état qu'un rejet des élus communistes, rejet que j'ai notifié lors du Conseil d'Administration du PAH qui traitait de cette question. Nous refusons une déréglementation totale, mais si nous ne sommes pas opposés à un commandement unique pour les dockers, grutiers et portiqueurs et à une organisation du travail harmonisée.

Jean-Louis JEGADEN
- Conseiller Général du Havre

site du P.C.F

mercredi 23 avril 2008, a 21:28
1 an / Sarkozy - Marie-George BUFFET....
 

1an / Sarkozy - Marie-George Buffet : « Nicolas Sarkozy n'est pas en échec : il est nuisible »

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 23 avril

A l'heure de bilan de cette première année de présidence de la République, les français ont tranché eux-même : Nicolas Sarkozy est le Président de la République le plus sanctionné dès la première année de son mandat. Alors qu'à gauche, le concours de petites phrases est ouverts pour qualifier son bilan, je ne peux m'empêcher d'être extrêmement inquiète pour les quatres années à venir.

Nicolas Sarkozy n'est pas en échec comme on peut le lire ici ou là. Il est nuisible. Au moment où les besoins sont énormes en matière de santé, de retraites ou de droits, il est en train de détruire méthodiquement les retraites, la sécurité sociale, le droit du travail ou encore les libertés.

Dans quelques semaines, Nicolas Sarkozy présidera l'Europe au nom de la France. Il aura alors les mains libres pour installer au niveau européen les mêmes politiques que les français refusent. A l'instar de son mentor, George Bush, Nicolas Sarkozy a fait des plus grandes fortunes « sa base ».

La voix de la France dans le monde est réduite à celle des grandes multinationales quand elle ne s'aligne pas simplement sur la politique étrangère américaine. Nicolas Sarkozy est en train de défigurer la France, et face à cela, attendre 2012 n'est pas une solution. Et ce n'est pas non plus ce qu'attendent les français.

Face aux promesses non tenues et à la multiplication des luttes, il y a, à l'évidence, une vie politique entre les élections. Les communistes sont engagés dans les luttes, et déterminés à proposer des réformes alternatives et ambitieuses. C'est cela qu'attendent les français.

Parti communiste français

Paris, le 23 avril 2008.

mercredi 23 avril 2008, a 04:52
La police épinglée à Mayotte .
 

Immigration . La Commission nationale de déontologie de la sécurité rend un rapport sévère .

Dans la nuit du 3 au 4 décembre 2007, au large de Mayotte, avait lieu une « collision » entre une vedette de la police de l'air et des frontières (PAF) et une barque transportant des - Comoriens en provenance d'Anjouan. Ce n'était pas la première fois, le détroit du Mozambique étant connu pour être le plus grand cimetière marin au monde. Mais, cette fois, un des rescapés a réussi à informer la presse, et la France entière a entendu son témoignage sur les pratiques de la PAF.

Résultat, une enquête de l'inspection générale des services a été diligentée le jour même par le ministre de l'Immigration, et le député UMP Étienne Pinte et la sénatrice communiste Nicole Borvo ont déposé une saisine auprès de la Commission nationale de déontologie de la sécurité. La commission a lu les procédures, entendu douze des rescapés, les représentants de la CIMADE et de deux associations mahorées, écouté l'équipage de la vedette, visité le centre de rétention de Mayotte et la maison d'arrêt de Majicavo.

Le constat de la commission, en onze pages, est sans appel. Tout comme ses recommandations. Elle demande « qu'il soit impérativement mis fin à la navigation en dérive tous feux éteints, lors des opérations de recherche en mer de clandestins ». Elle estime que

« le centre de rétention de Mayotte est indigne de la République ». La construction d'un nouveau centre s'impose dans les plus brefs délais. Les « mineurs ne doivent plus être placés en rétention. » La commission demande aussi l'établissement et le respect d'un règlement intérieur. En bref, elle veut que soient respectées les lois internationales et la loi française.

Émilie Rive

l' Huma du 21 / 04 / 08

mercredi 23 avril 2008, a 04:41
Les ports de France bloqués .
 

grève . Le mouvement contre la privatisation de certaines activités des ports autonomes entamé jeudi dernier s'étend.

« On entre maintenant en résistance, nous allons mener toutes formes d'actions nécessaires. » Secrétaire général des marins CGT du port autonome de Marseille (Bouches-du-Rhône), Pascal Galeoté donne le ton. Depuis jeudi dernier, les terminaux de marchandises de Marseille-Fos, premier port français, sont paralysés à la suite du mouvement de grève lancé contre la réforme des ports autonomes. Ce texte, qui doit être examiné mercredi en Conseil des ministres, prévoit le passage de la totalité des activités de manutention portuaire sous le contrôle d'opérateurs privés. En 1992, une réforme du même type avait conduit les dockers (manutention au sol) à passer sous statut privé. Aujourd'hui, ce sont les grutiers et portiqueurs qui déchargent les navires qui sont concernés.

« Le gouvernement n'a pas tenu compte des discussions, il nous a laissés entrevoir la possibilité de négociations, mais le projet de loi ne contient pas tout ça », déplore le cégétiste. Lequel dénonce « la position dogmatique du gouvernement ». Reconductible quotidiennement, la grève s'est propagée aux principaux ports autonomes du pays. À Nantes-Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), seuls les terminaux pétrolier et méthanier ont fonctionné ce week-end, à la suite de la grève des grutiers. Au Havre (Seine-Maritime), la grève entamée vendredi a repris samedi, tandis qu'à Bordeaux (Gironde) les navires n'étaient pas déchargés en raison d'un appel de la CGT à n'effectuer aucune heure supplémentaire. Le port de Rouen (Seine-Maritime) a également été affecté hier et les jours précédents. À l'origine de la protestation, la fédération CGT des ports et docks a promis une montée en puissance du mouvement.

Alexandra Chaignon

l' Huma du 21 / 04 / 08

mercredi 23 avril 2008, a 04:24
Césaire n'a pas rompu avec les idées communistes .
 

Mardi 22 Avril 2008 - 22:39

Francis Parny Conseiller Régional et André Chassaigne Député et Président de l'ANECR représentaient le PCF à l'hommage à Aimé Césaire

« Césaire n'a pas rompu avec les idées communistes »
Le Parti communiste était représenté par Francis Parny, chargé des questions culturelles au sein de l'exécutif national, vice-président du conseil régional d'Île-de-France et du député André Chassaigne, président de l'Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR). Pour Francis Parny, qui représentait Marie-George Buffet, actuellement en visite au Vietnam, « Aimé Césaire, quel qu'ait été son parcours, se sentait, à sa manière, de la famille communiste. Mais il voulait être indépendant. Dans sa fameuse lettre à Maurice Thorez, "Nous sommes nous-mêmes", c'est une affirmation et une volonté de ne pas être assimilé. Cela se traduit dans son enseignement politique. Lors de sa dernière rencontre avec Marie-George Buffet, il a expliqué que son départ du PCF n'était pas une rupture avec le Parti communiste, mais avec ceux qui, à cette époque-là, représentaient le parti en France. C'est pourquoi je dis, sans vouloir faire de la récupération, - car il y a suffisamment de personnes ici qui essayeront de le faire -, qu'il n'a pas rompu avec les idées communistes, même si à un moment donné il a voulu marquer le fait et a quitté le parti. C'est avec une grande émotion que nous sommes présents pour ces obsèques. Et c'est avec beaucoup de solennité, et une somme de souvenirs, que le Parti communiste tient à marquer sa présence auprès d'Aimé Césaire qui a été, durant près de dix ans, un député communiste. Son départ du PCF n'a jamais été pour lui le rejet du marxisme. Il ne souhaitait pas que le peuple martiniquais soit assimilé à celui de la métropole. Pour lui, cela n'était pas supportable ».


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Nicolas Maury

mardi 22 avril 2008, a 22:21
Un an de matraquage du pouvoir d'achat .
 

Social . Retraités, fonctionnaires, familles, assurés sociaux… premier bilan des attaques contre les finances des ménages portées par le président au nom de la lutte contre le déficit public.

Jusqu'où le « président du pouvoir d'achat » portera-t-il le reniement de son principal engagement ? Chaque semaine ou presque, Nicolas Sarkozy et son équipe frappent de nouveaux coups contre les ressources des ménages. Non contents de subir la « modération » salariale imposée par les patrons, les Français voient maintenant leur pouvoir d'achat attaqué de toutes parts, par le biais du détricotage des systèmes sociaux de solidarité.

Redevance TV :

les retraités l'ont échappé belle

Les première charges remontent à fin 2007. Le gouvernement, en quête d'économies budgétaires à tout prix, décide de supprimer l'exonération de la redevance audiovisuelle (116 euros) dont bénéficient 750 000 retraités non imposables. Soit une ponction d'environ 50 millions d'euros sur les revenus d'une catégorie de la population défavorisée. Devant la bronca suscitée, et la perspective des municipales, le chef de l'État donnera consigne de maintenir l'exonération.

Franchises :

les malades ponctionnés

Le 1er janvier débute une véritable série noire. L'assurance maladie cesse tout remboursement sur une nouvelle vague de médicaments, dont les laboratoires s'empressent d'augmenter les prix, de 30 % en moyenne selon les pharmaciens. Les franchises médicales, dernière innovation en matière de transfert du coût de la santé sur les assurés, entrent en application. La ministre Roselyne Bachelot tente de faire croire que la piqûre sera quasi indolore. Depuis, beaucoup ont reçu leurs relevés de l'assurance maladie et pu mesurer l'importance de la douloureuse. Pour le seul mois de février, le « rendement » des franchises s'élève à 80 millions d'euros (en année pleine, 850 millions d'euros). Une taxe qui frappe plus fort les plus malades (voir encadré).

Pensions, minima sociaux :

à la diète

Le 1er janvier encore, les retraites sont revalorisées de 1,1 %. L'Insee prévoyait pourtant, déjà, une inflation de 1,6 % en 2008. Le gouvernement programmait donc sciemment une baisse du pouvoir d'achat des 12 millions de retraités. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, promit alors un « rattrapage » plus tard. On n'a toujours rien vu venir. Mais, depuis, les prix se sont emballés, pour atteindre un rythme annuel de 3 %. Seul le minimum vieillesse (600 000 titulaires) a fait l'objet d'un « effort » tout relatif : une augmentation, annoncée la veille des municipales, de 5 % par an pendant cinq ans, qui laissera ce minima au-dessous du seuil de pauvreté.

1,1 % d'augmentation, c'est aussi l'aumône faite aux bénéficiaires de prestations et de minima sociaux, qui seront donc également perdants en pouvoir d'achat cette année. Les handicapés en particulier, auxquels le président avait pourtant fait force promesses. Devant leur colère et leur mobilisation, un coup de pouce supplémentaire (3,9 %) sera annoncé pour septembre prochain. Loin des attentes des handicapés, dont l'allocation (AAH) restera elle aussi au-dessous du seuil de pauvreté. Perdants encore, les cinq millions de fonctionnaires, auxquels le ministre du Budget Éric Woerth a concédé 0,8 % d'augmentation du point d'indice pour l'année.

GAZ :

+ 10 % en trois mois

1er avril, ce n'est pas un « poisson », mais un cadeau aux actionnaires dans la perspective de la privatisation de GDF, via son « mariage » avec Suez, et simultanément un coup de bambou sur la tête de 11 millions de Français : le prix du gaz bondit de 5,5 %. La précédente hausse, 4 %, datait du 1er janvier. Total : en trois mois, une augmentation des factures de près de 10 %. Environ 80 euros par an par abonné.

Allocations familiales :

en baisse le 1er mai

Puis les mauvaises surprises se précipitent. Sous le couvert d'une « revue générale des politiques publiques » (RGPP) - en vérité entreprise de démolition de l'État solidaire -, le gouvernement annonce la fin de la carte de transport famille nombreuse (avant de devoir faire machine arrière), puis la diminution des allocations familiales, à compter du 1er mai (voir tableau). Roselyne Bachelot « pose la question » de la fin du remboursement des lunettes par la Sécu. Les autres « réformes » en préparation, comme celles des retraites (le passage aux 41 ans de cotisation accentuera la baisse du niveau des pensions) et de l'assurance maladie (pour y faire 5 milliards d'euros d'économies !), vont dans le même sens : faire payer aux salariés, aux assurés sociaux, le prix de la « lutte contre le déficit », tout en continuant d'arroser d'avantages les entreprises (25 milliards d'euros d'exonérations de cotisation, sans vérification de leur efficacité) et la poignée des contribuables les plus aisés (grâce au bouclier fiscal à 50 %, 16 000 personnes vont se partager 575 millions d'euros de baisses d'impôts). Une injustice absolue, doublée d'une impasse économique (la consommation est ainsi matraquée alors qu'elle demeure le seul moteur de la croissance) : deux raisons de donner aux manifestations du 1er mai une ampleur exceptionnelle.

Yves Housson

l' Huma du 21 / 04 / 08

mardi 22 avril 2008, a 22:00
Avec ou sans papier : Les salariés sont solidaires !
 

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Mis en ligne : 22 avril

Les travailleurs immigrés dont il s'obs­tine à refuser la régularisation ne veulent plus raser les murs. Ils n'entendent pas être traités de clandestins alors qu'ils exercent honnêtement des métiers au service de la collectivité.

Ils sont cuisi­niers dans des établissements de restau­ration rapide où d'autres salariés déjeu­nent sur le pouce pendant la pause de midi ou préparent des mets délicats des repas d'affaires avenue de la Grande Armée. Et peut être bien que dans le res­taurant du 10ème arrondissement qu'ils occupent pacifiquement, des fonction­naires du ministère de l'Intérieur ont déjà dégusté le cassoulet qu'ils leur avaient mitonné.

Ces hommes et ces femmes, pour la plu­part d'entre eux originaires de pays que la France a jadis colonisés, œuvrent à la propreté de nos rues, de nos aéroports, nettoient linges et costumes hâtivement déposés au comptoir du pressing. On n'en finirait pas de dresser la liste des entreprises de services dans lesquelles ces travailleurs “ sans papiers ” sont employés pour de maigres salaires – sort qu'ils partagent avec la majorité des salariés – et contraints au silence et à la docilité, à la merci d'une rafle à la sortie du métro, leur journée de travail termi­née.

Non, ils ne veulent plus baisser les yeux à l'approche d'un uniforme, estimant à bon droit qu'ils ne devraient pas vivre la peur au ventre. Et pourtant, ils sont la proie désignée du ministre de “ l'Iden­tité nationale ” dont la feuille de route fixée par le président de la République peut se résumer à peu de choses près au chiffre de 25 000 expulsions hors du territoire par an.

La tâche n'exige pas de compétences particulières, à part une bonne dose d'inhumanité, dira-t-on. Erreur : le ministre joue la compassion. Certes, un jeune homme s'est noyé pour échapper à une arrestation qui l'aurait conduit en centre de rétention, ultime étape avant le tarmac de l'aéroport. Mais quelques jours plus tard, la radio nous annonçait que M. Hortefeux venait in extremis de délivrer un permis de séjour à une jeune femme soignée en France pour un cancer.

Dans la France de Sarkozy, des hommes et des femmes sont pourchassés, séparés de leurs amis, arrachés à un pays où ils veulent vivre dignement de leur travail pour satisfaire les fantasmes xénophobes d'une partie de son électorat.

L'actuel hôte de l'Elysée s'était attaché pendant la campagne présidentielle à semer les ferments de division au sein de la population. “ La France qui se lève tôt ” contre celle des “ assistés ”, les tra­vailleurs du privé contre les fonctionnai­res, entre Français et immigrés. Diviser, diviser toujours pour parvenir au pou­voir, force est de constater qu'il ne par­vient pas comme il le souhaiterait à divi­ser pour régner.

Ce n'est pas la première fois que des tra­vailleurs sans-papiers entrent dans la lutte pour leur dignité. La CGT y a puis­samment contribué. Des associations comme Droits Devant !!, des élus de gauche, des citoyens toujours plus nom­breux les ont soutenus. De Buffalo Grill à la Grande-Armée, de Modelux à Paris Store, leur combat courageux a été plu­tôt populaire.

La forme spectaculaire de l'action enga­gée ces jours-ci témoigne d'une nou­velle étape. Frappés sur le pouvoir d'achat et la protection sociale, les sala­riés, avec ou sans papiers, sont aujour­d'hui portés à la solidarité. En France et en Europe. Avec les travailleurs grecs des chantiers navals de Saint-Nazaire. En Roumanie, avec les métallos de Pitesti qui produisent la Logan pour Renault et les sidérurgistes du site Arcelor-Mittal de Galati.

“ Prolétaires de tous les pays, unissez vous ”, écrivait Karl Marx il y a déjà 160 ans en exergue du Manifeste. Beaucoup de choses ont changé depuis 1848, qui fut aussi, rappelons-le, l'année de l'abo­lition de l'esclavage, mais le besoin de s'unir, pour les salariés, reste la condi­tion de leur force.

site du P.C.F

mardi 22 avril 2008, a 21:29
Comment défendre les droits de l'homme tout en approuvant l'inverse ?
 

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Mis en ligne : 22 avril

La IIIème République de Jules Ferry et des radicaux triomphants de la fin du 19ème siècle a opèré par la violence la conquête du Tonkin et d'une grande partie de l'Afrique et en y établissant une exploitation féroce des indigènes soumis à des systèmes de « portage » bien proches de l'esclavage. Plus près de nous la IVème République socialiste et MRP a tenté de maintenir, toujours par la violence (cf. les massacres coloniaux de 1945 à 1958) un système colonial fondé sur un statut inférieur des indigènes (informel mais réel).

Ainsi on voit qu'en Europe on cloisonnait, on compartimentait les indignations.

Les grands principes d'égalité, de liberté, de dignité sont valables ici et le racisme soft de Montesquieu au devoir de civilisation de J. Ferry et de la SFIO pour là-bas. Aimé Césaire n'était pas encore en odeur de sainteté…

Les choses ont-elles vraiment changé ? N'assiste-t-on pas aujourd'hui à une exigence universelle des Droits de l'homme ? La solidarité internationale avec les Tibétains victimes de la tyrannie de Pékin n'en est-elle pas la plus éclatante manifestation ?

Si c 'est vrai, que deviennent dans l'apitoiement général les millions de prolétaires asiatiques (dont une majorité de Chinois) exploités comme du bétail dans les sweat shops de Dacca, de Manille, de Shangai ou d'ailleurs ?

Où sont leurs droits ?

Ou veut-on faire oublier que c'est aussi avec des capitaux occidentaux que s'effectue cette exploitation qui piétine allègrement les « droits de l'homme » ? Veut-on faire oublier que les firmes multinationales américaines et européennes partagent leurs bénéfices avec la bourgeoisie et les dirigeants chinois sur la sueur et le sang des millions de paysans chassés des campagnes par la misère ? Veut-on faire oublier que cette exploitation en Asie sert de raison et de prétexte à la destruction des droits et de la protection sociale des travailleurs en Europe ?

Alors, pourquoi le Tibet aujourd'hui ?

Un peuple qui en opprime un autre ne peut-être libre lui-même.

L'oppression du tibet (et d'autres minorités) par l'Etat chinois illustre parfaitement le caractère de classe de la société chinoise.

C'est parce que la classe dirigeante chinoise, soi disant « communiste » s'enrichit monstrueusement par l'exploitation des travailleurs chinois qu 'elle pratique une politique nationaliste impériale.

C'est parce que le grand capital occidental s'engraisse sur le travail des salariés de nos pays qu'il établit au niveau mondial une relation dominants/dominés avec le reste du monde.

UN MILLIARD D'ETRES HUMAINS souffrent de faim dans le monde et l'on apprend que l'augmentation vertigineuse des prix des produits agricoles doit beaucoup à la spéculation financière internationale .

Y aurait-il plus d'opprimés et de violence au Tibet qu'en Palestine ou en Afrique ?

Ou cetains se donnent-ils bonne conscience à bon marché en s'offrant un Vietnam à l'envers ?

Les mêmes libéraux qui saluent sans sourciller la régression sociale chez nous sont prêts à se battre pour la liberté des Tibétains.

Veulent-ils, en confondant (sciemment ou non) le capitalisme d'état chinois avec le communisme officiel de Pékin, condamner toute solution socialiste chez nous ?

site du P.C.F

mardi 22 avril 2008, a 21:08
Quelles institutions pour quelle intervention du peuple ?
 



Par : Communistes (journal)
Mis en ligne : 22 avril

Le comité sur les institutions, piloté par Edouard Balladur, a remis un rapport au Président de la République fin 2007. Le gouvernement, sur la base de ce rapport, a décidé de soumettre au Parlement un projet de réforme des institutions avant cet été. Nicole Borvo, sénatrice, en charge de ces questions à l'exécutif du PCF, revient sur ce dossier.

Communistes N° 305 - 23 avril 2008

En quelques mots, serait-il possible de synthétiser les éléments essentiels du projet ?

Le projet du gouvernement ne reprend pas l'ensemble des « propositions Balladur ». Il en garde néanmoins les traits principaux, à savoir conforter l'évolution présidentialiste de nos institutions. Le Président de la République pourra s'exprimer directement devant le Parlement, ce qui renforce sa position de véritable chef de l'exécutif. Mais, en réalité, cette mesure est l'arbre qui cache la forêt. Le présidentialisme est surtout conforté par l'absence de réels pouvoirs nouveaux attribués au Parlement. Il retrouve certes quelques prérogatives (par exemple l'établissement de l'ordre du jour…) mais il s'agit d'un leurre. Son fonctionnement devient dans les faits plus strictement encadré par la limitation du temps de parole des parlementaires et la contrainte financière. Le Parlement, dont le rôle premier est de faire la loi, voit cette fonction petit à petit se vider de sa substance. Le projet organise donc un régime présidentiel à la française : un Président qui est chef de la majorité, chef du parti majoritaire et qui dispose de pouvoirs très importants avec un Parlement « rationalisé » à l'anglo-saxonne cantonné au contrôle du gouvernement, ce qui bien évidemment renforce le bipartisme.

Quelle est la position du PCF et ses propositions ?

La réforme tourne le dos aux exigences démocratiques en ignorant totalement les évolutions, aujourd'hui largement soutenues par la population, et qui sont : la proportionnelle, le développement de la démocratie participative et de l'initiative citoyenne, le vote des immigrés résidant sur le territoire… Ce projet ne répond en rien à la crise de la politique actuelle et au fait que nos concitoyens n'ont pas confiance dans leurs représentants. Le PCF et ses parlementaires ne tomberont pas dans ce piège et ils s'opposeront à cette réforme.

Quelles sont les initiatives prévues pour favoriser l'élargissement du débat public ?

Nous n'en resterons pas à cette opposition. Nous avons déjà formulé beaucoup de propositions pour une réforme démocratique des institutions, une VIe République démocratique, participative et sociale. Nous voulons que nos concitoyens soient partie prenante du débat et de l'élaboration de propositions nouvelles. A cette fin, nous allons d'une part faire connaître nos propositions dans un quatre-pages argumenté permettant leur intervention directe. Nous allons aussi réaliser une affiche nationale pour donner à voir notre ambition sur ce sujet. Nous tiendrons d'ici cet été des assises régionales de la démocratie participative dans lesquelles seront débattues les réformes et élaborées d'autres solutions. Ces assises contribueront à enrichir nos propres travaux de Congrès et pourraient aboutir ultérieurement à un Forum national.-

Propos recueillis par Cécile Jacquet

site du P.C.F

mardi 22 avril 2008, a 05:22
La CNAF refuse une mesure contre le pouvoir d'achat .
 

Entretien avec Jacqueline Farache, administratrice CGT à la Caisse nationale des allocations familiales, qui annonce le lancement d'une pétition.

Cette mesure, qui consiste à - réduire de 600 euros par enfant les prestations familiales, se

justifie-t-elle ?

Jacqueline Farache. Non, d'ailleurs nous avons été une majorité au conseil d'administration de la CNAF à voter contre cette mesure. C'est un nouveau coup dur porté aux familles. En janvier 2008 les prestations familiales ont connu une augmentation de seulement 1 %, et une récente étude de l'OCDE fait état d'une chute de 24 % en valeur relative de ces prestations depuis 1984. À ce jour, retrouver le niveau du début des années 1980 supposerait une hausse de 33 % des prestations familiales ! Et le gouvernement nous annonce qu'il va au contraire les réduire… N'oublions pas que les montants des aides sont indexés sur les prix et qu'il s'ensuit une perte sèche de pouvoir d'achat pour les familles, car l'allocation familiale c'est du pouvoir d'achat.

En contrepartie le gouvernement propose que cette économie aille à une majoration de l'allocation de garde d'enfant pour les familles modestes. Cela vous paraît-il réaliste ?

Jacqueline Farache. Il est totalement anormal de vouloir faire des économies sur la branche famille, d'ailleurs nous lançons d'ores et déjà une pétition pour nous y opposer. La branche famille est devenue excédentaire à force de baisser le niveau des prestations, alors même que les besoins des familles sont très loin d'être comblés. De plus c'est un mensonge de vouloir nous faire miroiter une quelconque aide supplémentaire pour la garde d'enfant alors que pour la seule année 2006, dans le cadre des contrats qui lie la CAF aux municipalités pour les équipements d'accueil de la petite enfance, on a supprimé 600 millions d'euros. Et on continue dans ce sens alors que 1 enfant sur 10 seulement peut accéder aujourd'hui en France à ces structures publiques d'accueil pour la petite enfance ! L'idée du gouvernement est peut-être de transférer ces fonds publics vers des structures privées d'accueil individualisé. Le gouvernement veut aller encore plus loin puisqu'il a inscrit dans la loi de finances de la Sécurité sociale pour 2008 une « modulation » de l'allocation de rentrée scolaire (ARS). Aujourd'hui, que l'enfant soit au primaire, au collège ou au lycée, la prestation est identique ; un prochain décret va sans doute diminuer fortement la part réservée aux élèves du primaire, l'État estimant que les frais scolaires engendrés par ces derniers sont moindres. Pour économiser les 5 milliards annoncés par Éric Woerth, c'est encore le pouvoir d'achat des familles qui sera lourdement touché.

Entretien réalisé par F. D.

l' Huma du 18 / 04 / 08

mardi 22 avril 2008, a 05:05
Un hold-up de 138 millions d'euros sur les familles .
 

Social . La « réforme » instaurant une majoration unique des allocations familiales revient à voler, en moyenne, 600 euros à chaque famille. Tollé des associations et à gauche, grogne à l'UMP.

Familles, je vous plombe… Une semaine après la tentative, avortée, de remise en cause de la carte SNCF de famille nombreuse, le gouvernement a donc décidé de s'attaquer aux allocations familiales. Malgré le tollé suscité, rien à ce jour ne semble devoir le dissuader de « réformer » ce système de prestations sociales. Mercredi, Matignon a annoncé la publication « dans les tout prochains jours » d'un décret instaurant une majoration unique des allocs. À compter du 1er mai prochain, afin, prétend le communiqué de M. Fillon, de « mieux aider les familles à faire face aux dépenses occasionnées par leurs enfants » (plus le mensonge est gros…), les allocations familiales, qui étaient jusqu'ici majorées de 33,51 euros à partir de l'âge de 11 ans et de 59,57 euros à 16 ans, ne le seront plus qu'une fois : de 59,57 euros à l'âge de 14 ans. Bilan, selon les calculs de l'Union nationale des associations familiales (UNAF) : un manque à gagner de près de 600 euros (586,56 euros) par famille. Matignon fait valoir que « l'argent récupéré servira à financer d'autres mesures en faveur des familles ». L'allocation pour garde d'enfant en bas âge, versée aux familles faisant garder leur petit par une assistance maternelle, sera « majorée » de 50 euros le 1er mai. Cela représenterait, selon des estimations, une dépense globale de 35 millions d'euros. Un rapide calcul aboutit au constat que, au final, le gouvernement opérerait donc une coupe d'une centaine de millions d'euros dans les dépenses pour les enfants. Le spectre de la revue générale des politiques publiques (RGPP) et de ses objectifs de baisses des dépenses publiques et sociales - qui avait déjà motivé l'attaque contre la carte de famille nombreuse - n'est pas loin. En sus d'une opération comptable menée au nom du dogme de la réduction des déficits, des observateurs décèlent dans cette mesure la trace d'une orientation en matière de garde d'enfant : alors que le déficit de places en crèche est énorme, le gouvernement privilégie le soutien à un mode de garde privé.

un gouvernement

à hue et à couacs

L'annonce de cette mesure a donné lieu à un cafouillage

- un de plus - au sein du - gouvernement. La secrétaire - d'État à la Famille, Nadine Morano, avait en effet expressément demandé au porte-parole de Matignon d'indiquer que « rien n'était prévu en la matière ». Ce qui aurait rendu le premier ministre « fou furieux », selon une source gouvernementale. Peu après, Fillon faisait publier un communiqué entérinant le projet.

Reste l'essentiel : un coup de plus contre le pouvoir d'achat, s'ajoutant à une liste déjà longue de mesures ou d'intentions, des franchises médicales à la fin du remboursement Sécu sur les lunettes, en passant par la flambée des prix de l'énergie. Mais aussi un nouveau reniement du programme présidentiel, comme le député Hervé de Charette (UMP) s'est senti obligé de le relever, très en colère et relayant un état d'âme visiblement partagé parmi ses amis politiques à l'Assemblée. « La semaine dernière, c'était la carte famille nombreuse, dimanche, le remboursement des lunettes, lundi, les conditions d'indemnisation des chômeurs, mardi les allocations familiales… C'est un gouvernement à hue et à couacs. On fait l'inverse de ce qui serait souhaitable », s'insurge le parlementaire, inquiet de voir « la réforme » ainsi rendue « haïssable ». Et Charette de conclure par ce trait assassin : « Pour être acceptée, la réforme doit être juste, compréhensible et respecter l'engagement pris . Là, aucun des critères n'est rempli. » Dont acte. Puisse le mouvement social, familles incluses, conjugué à cette grogne, ramener Matignon à la raison.

Yves Housson

l' Huma du 18 / 04 / 08

mardi 22 avril 2008, a 04:54
Inflation encore un record !
 

• Pouvoir d'achat : Fillon refuse de baisser la TVA • Crise financière : Et si on sortait du "tout-marché" ? • Crise alimentaire : appel à dons du Secours populaire

lundi 21 avril 2008, a 21:53
le dessin de l' Huma .
 


voir tous les dessins des jeunes correspondants

lundi 21 avril 2008, a 21:42
Le 1er mai a une histoire...
 

Le 1er mai 1886, à Chicago, une manifestation est organisée devant les usines Mac Cormick. Plusieurs militants sont arrêtés, condamnés et pendus.
En hommage aux martyrs de Chicago, et dans le but d'obtenir la journée de huit heures comme durée maximale de la journée de travail, le congrès socialiste international décide, en juillet 1889, de faire du 1er mai une journée revendicative dans chaque pays.
Le 1er mai 1891, à Fourmies, la troupe, à la demande du patronat local, tire sur des grévistes pacifiques, tuant neuf personnes : un homme de 30 ans, deux jeunes gens de 20 ans, deux enfants de 11 et 12 ans et quatre jeunes filles de 17 à 20 ans, et faisant au moins 35 blessés.
Le 1° mai 2008, les raisons de manifester ne manquent pas. Rendez-vous dans la manifestation à Lille !

lundi 21 avril 2008, a 21:26
AMAD .( DESSIN )
 

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lundi 21 avril 2008, a 21:07
SANTE : SE MOBILISER D'URGENCE !
 

Lettre ouverte aux usagers, professionnels et personnels de santé

SANTE : SE MOBILISER D'URGENCE !

« En matière de santé publique le gouvernement Fillon-Sarkozy a choisi la stratégie du pilonnage et pas seulement médiatique puisqu'il a pris, et prend quasiment chaque semaine, des décisions lourdes de conséquences directes en terme de coûts pour les familles et de dégradations de la possibilité de se soigner pourles malades.

Après le non-remboursement de centaines de médicaments (dont les prix explosent), l'application des franchises médicales, voici venir la suppression des remboursements sur la lunetterie…

Mais il y a pire à venir !

Ainsil'annonce de la réforme de l'hôpital ce jeudi par le chef de l'Etat, relayée avec complaisance par les grands médias, n'est en fait que le 1er étage d'une fusée qui a pour objectif d'envoyer les malades pieds et poings liés dans les mains du privé.

Lubies hallucinatoires d'un marxiste obnubilé par le mal capitaliste ? Et bien voyons voir…

Tenez par exemple : la mise en vente des médicaments dans les grandes surfaces qui se dessine, cela profitera à qui ? Pas au pharmacien dont c'est pourtant le métier, certainement pas au malade qui - souvent par nécessité d'économie - recourtà l'automédication (prônée par la ministre de la santé elle-même : un comble !) et sera donc encouragé dans cette voie dangereuse chaque matin en faisant ses courses… mais cela profitera assurément aux grands groupes pharmaceutiques qui feront exploser leurs ventes et leurs profits.

Et puis à propos de l'offre de soin hospitalière justement, dans notre région Haute-Normandie n'est-il pas suspect de voir nos hôpitaux de proximité mis dans le collimateur (Dieppe, Fécamp, Lillebonne, Pont-Audemer, Gisors et Bernay lit-on dans la presse, rien que cela !) - sous le faux prétexte d'une mauvaise gestion des moyens mis à disposition - alors que dans le même temps l'Agence Régionale de l'Hospitalisation (sous l'autorité de l'Etat) a autorisé ces dernières années la création (regroupements) de cliniques privées (avec soutien des finances publiques), à Rouen, au Havreet à Evreux ? Cliniques qui rappelons-le n'ont pas à assurer, comme l'hôpital public, les missions de service public telles les urgences.

Nicolas Sarkozy lance une offensive à double détente : il réserve la médecine aux riches, et livre, au détriment du public, les secteurs rentables aux cliniques privées. Ce dont l'hôpital public a besoin, c'est de personnels, de moyens et de mises en réseau qui garantissent l'égal accès pour tous à des soins de qualité.

Il ne s'agit pas de nier la nécessité d'une réforme de notre système de soins y compris hospitalier, bien au contraire, mais le postulat de départ ne peut être le seul aspect comptable du problème, et particulièrement dans notre région où la démographie médicale (nombre de médecins et professionnels de santé par habitant) est l'une des plus faibles de France.

C'est pourquoi les solutions ne peuvent, ne doivent pas venir d'en haut, mais bien d'une concertation réelle avec tous les intéressés.

Ce débat, cette concertation sur les choix à faire en ce qui concerne notre santé, nous pouvons les imposer. Nous avons l'exemple de cette prise en charge citoyenne avec ce qui s'est passé en 2007 autour de l'hôpital de Gisors. Ensemble, les usagers, les médecins, les personnels, les élus, ont réussi à contrecarrer les plans décidés en « haut-lieu » qui visaient à supprimer la chirurgie et la maternité. Des solutions ont été trouvées, l'activité et le rayonnement de cet hôpital public sont aujourd'hui en progression.

Devant tous ces mauvais nuages qui se profilent à l'horizon sur notre système de soins, j'en appelle donc à tous les citoyens qui se préoccupent de cette question, à commencer par les usagers, les professionnels et personnels de santé,leurs représentants syndicaux, les élus qui, en milieu rural comme urbain, constatent les carences qui s'aggravent en matière d'offres de soins sur leur territoire… Oui, ensemble mobilisons-nous d'urgence, rencontrons-nous, concertons-nous sur des propositions concrètes que nous pourrions faire aboutir ensemble dans l'intérêt de tous.

Pour aider à cela je suis à votre disposition. »

Evreux le 21 avril 2008

Pour le groupe communiste du Conseil Régionale Haut-Normandie

Christian JUTEL ,Vice -Président en charge des questions de santé .

lundi 21 avril 2008, a 04:39
LIBERTE POUR 19 LES SYNDICALISTES DE L' USTKE .
 

LIBERTÉ POUR LES 19 SYNDICALISTES DE L'USTKE : Meeting lundi 21 avril à 19h, à Paris

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MEETING CONTRE LA REPRESSION ANTI-SYNDICALE, ET INFORMATION SUR LES LUTTES EN NOUVELLE-CALÉDONIE dimanche 20 avril 2008

LIBERTÉ POUR LES 19 SYNDICALISTES DE L'USTKE

Meeting lundi 21 avril à 19h, à Paris.

Bourse du travail, 29 Bd du Temple, Paris 3ème, métro République

Intervenants : Corinne Perron (USTKE), Raphaël Mapou (Rheebu Nuu) et des sénateurs coutumiers, José Bové (Via Campesina), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Yves Salesse (Coordination Nationale des Collectifs Unitaires), Patrick Farbiaz (Les Verts), Olivier Besancenot (LCR), Jacky Foureau (CGT), Alain Mosconi (STC), Jérémy Berthuin (CNT), André Fadda (USM-CGT St Nazaire), Roberto Ferrario, La Louve (Bellaciao)…

Le conflit social entre des salariés de l'Union Syndicale des Travailleurs Kanak et des Exploités et la direction de l'entreprise Carsud, filiale de Véolia, perdure depuis plus d'un an.

L'intervention des forces de l'ordre sur le piquet de grève le 17 janvier 2008 a dégénéré en affrontements violents entre la police et les syndicalistes… 20 blessés, 50 interpellations… 15 syndicalistes emprisonnés, et les dirigeants du syndicat traqués par le GIPN durant des semaines.

Leur procès a eu lieu en mars, le procureur a réclamé des peines de prison ferme. Le tribunal de Nouméa rendra son verdict lundi 21 avril.

En réaction, le collectif “Solidarité Kanaky” organise ce même jour un meeting à Paris pour donner des informations sur la répression que subit l'USTKE.

Des personnalités politiques interviendront également sur les luttes du peuple kanak concernant l'environnement et l'industrie du nickel.

Des syndicalistes témoigneront de la répression anti-syndicale qui se durcit et s'étend… ici et là-bas.

Soutiens et Participants : USTKE, Association d'Information et de Soutien aux Droits du peuple Kanak, Mouvement des Jeunes Kanak en France, SUD, Union Syndicale Solidaires, MIB, MIR, CGT, LCR, CNT, CSA, Les Verts, PCF, PCOF, ATTAC, Cedetim, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires, Bellaciao, SNPES-PJJ-FSU, SNJ-CGT Audiovisuel…

Chants et musique kanak, projections de vidéos, tables de presse, buvette…

De : Paris
lundi 21 avril 2008

site Bellaciao

dimanche 20 avril 2008, a 21:21
' Vive 68 ' une semaine d'initiative du P.C.F
 

Dimanche 20 Avril 2008 - 18:22

Nous souhaitons à l'occasion de cette semaine affirmer le rôle positif dans l'Histoire et les acquis pour notre peuple de ces deux mois de lutte intense. Nous voulons donner envie de les prolonger par de nouvelles victoires populaires

'Vive 68' une semaine d'initiatives du PCF
Lancé durant la campagne électorale présidentielle par Nicolas Sarkozy déclarant vouloir «liquider 68 », le débat prend en effet une nouvelle ampleur avec les propos de Daniel Cohn-Bendit voulant ravaler 68 au rôle de folklore dépassé.

Les communistes ont participé à écrire l'Histoire de cette année 1968. « 68 » fait donc aussi partie de leur Histoire. Et comme pour d'autres périodes historiques, ils la regardent avec lucidité en cherchant ce qui dans cette expérience peut nourrir leurs ambitions à venir et leurs réflexions sur ce qu'il y lieu de changer. Sans volonté de nier ou occulter quoi que ce soit et en mesurant l'enjeu politique actuel du bilan de l'événement. Une semaine d'initiatives sera organisée, sous le thème : « Vive 68 : regards croisés».

Elle sera inaugurée le 13 mai à 18h00 en présence de Marie-George Buffet, au siège national du PCF, et aura une résonance sur tout le territoire national par une multitude d'initiatives prises. Elle démarrera aussi le 13 mai avec une présence avec le numéro hors série de l'Humanité de militant-e-s devant 50 entreprises qui ont fait 68.


http://bellaciao.org/fr/IMG/pdf/invitation_mai68_web.pdf Le programme

Nicolas Maury

vendredi 18 avril 2008, a 04:35
Le grand poète Aimé Césaire n'est plus .
 

Le grand poète Aimé Césaire n'est plus !

L'homme politique et poète martiniquais, âgé de 94 ans, est décédé. Il était hospitalisé depuis une semaine à Fort-de-France.

Aimé Césaire avait été admis au CHU “pour des raisons de santé, notamment de nature cardiologique”. Figure du mouvement anti-colonial, il a été l'élu de sa Martinique natale pendant plus d'un demi-siècle.

Aimé Césaire est le chantre, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, notamment, du concept de “négritude” - la conscience d'être noir.

Depuis samedi, les Martiniquais attendaient avec résignation l'annonce de sa disparition.

• Obsèques nationales pour le poète et homme politique • Un discours d'Aimé Césaire • Rétrospective Humanité • “L'homme de toutes les révolutions politiques et poétiques”, pour le PCF

site de l' Humanité

jeudi 17 avril 2008, a 04:39
Mieux vaut être riche... que pauvre et myope .
 

Santé . La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, envisage un désengagement complet de la Sécurité sociale de la couverture de soins comme l'optique.

Aveuglement aux impératifs d'une politique de santé publique digne de ce nom ? Ou choix délibéré de privatiser, pan après pan, la couverture santé ? Les deux hypothèses semblent s'imposer, à première vue, pour expliquer les dernières déclarations de la ministre de la Santé.

ACCENTUER

LA CONCURRENCE

S'exprimant dimanche soir au Grand Jury RTL-LCI-le Figaro, Roselyne Bachelot a jugé possible que la Sécurité sociale se désengage totalement de secteurs comme l'optique et que la couverture de ces soins, déjà très faible, bascule entièrement sur les assurances complémentaires. « La question est posée, d'autant (…) que, dans les quatre ans qui viennent de s'écouler, la marge bénéficiaire de ces organismes complémentaires est passée de 12 % à 23 % », affirme la ministre, en amalgamant allégrement assurances privées en quête de profits maximum et mutuelles à but non lucratif. « Donc, il y a des marges de manoeuvre », estime-t-elle, tout en affirmant mettre « un certain nombre de conditions » à un tel transfert, en particulier en accentuant la concurrence entre ces organismes.

Cette prise de position ne constitue pas véritablement une surprise. Roselyne Bachelot met en musique la ligne fixée par le président Sarkozy à l'automne dernier lorsque, dans un discours de « stratégie » sociale, il a appelé à revoir la ligne de partage entre ce qui relève de la solidarité nationale et ce qui incombe

à la « responsabilité individuelle ». Après l'introduction des franchises sur les médicaments et autres forfaits à la charge des assurés et/ou de leur mutuelle, le retrait complet de l'assurance maladie de l'optique marquerait une nouvelle étape dans la privatisation rampante de la Sécu. Privatisation dont le gouvernement a décidé de pousser les feux en prenant prétexte du déficit des comptes sociaux : l'annonce de la ministre de la Santé s'inscrit évidemment dans le contexte de la préparation, révélée la semaine dernière par le ministre du Budget, Éric Woerth, d'un plan d'« économies » de 5 milliards d'euros à la Sécurité sociale. Les remboursements d'optique effectués par l'assurance maladie (régime général) se sont élevés, l'an dernier, à 157 millions d'euros.

Mais au-delà, c'est le principe même d'un rétrécissement du périmètre de la couverture de base de la Sécu, par l'exclusion de ce qui est baptisé, pour la cause, « petits risques », qui est visé dans cette affaire. Dans cette perspective, l'optique ne serait, sans nul doute, qu'un hors-d'oeuvre. Les assureurs privés, par la voie de leur fédération patronale (FFSA), ont, de longue date, fait savoir qu'elles étaient prêtes à étendre ainsi leur champ d'activités lucratives. Une telle dérive fait courir le risque d'une accentuation des inégalités dans l'accès aux soins, phénomène déjà en pleine augmentation et dont s'alarment de nombreux acteurs de santé. Une grande enquête publiée la semaine dernière a révélé que 14 % des assurés déclarent renoncer à des soins pour des raisons financières. Et c'est d'abord sur l'optique que portent ces renoncements. On sait, par ailleurs, que 8 % de la population ne disposent pas de complémentaire santé, la cotisation étant au-dessus de leurs moyens. Et que l'offre des complémentaires se caractérise par une grande inégalité de niveaux de remboursement, liée aux tarifs. La vue n'est pourtant pas un enjeu de santé mineur : 25 % des enfants présentent un trouble visuel en classe primaire, 8 millions de conducteurs ont un défaut visuel non ou mal corrigé, indiquent des professionnels de la vue (médecins, opticiens, fabricants) qui, inquiets d'un « risque de désengagement de l'assurance maladie », ont lancé, il y a quelques semaines, un appel pour que « toutes les actions » de santé en la matière « relèvent de la solidarité nationale ».

Yves Housson

l' Huma du 15 / 04 / 08

jeudi 17 avril 2008, a 04:26
RSF et Ménard impliqués dans un scandale de corruption .
 

Mardi 15 Avril 2008 - 15:00

Reporters sans frontières(RSF) garde un silence total depuis quelques jours sur la scandale de corruption qui dégringole sur les principales sources de fonds aux Etats-Unis, le Cuban Freedom Center, de l'agent de la CIA, Frak Calzon, ami personnel du Secrétaire perpetuel et autoproclamé de l'organisation française Robert Ménard

RSF et Ménard impliqués dans un scandale de corruption
Le porte parole de Bush, Scott Stanzel, a révélé il y a peu que le cas de Felipe Sixto, un conseiller présidentiel sur les questions Cubaines et de Puerto Rico qui travaillait durant des années avec Calzon a été transféré au Département de la justice après qu'a été découvert que ce fonctionnaire était impliqué dans des activités de détournement de fonds. Menard reçoit depuis longtemps de généreux subsides de l'organisation de Calzon, avec lequel il a noué des relations d'amitié.

L'utilisation illicite de fonds provenant de la United States Agency for International Development (USAID) a été détecté à la fin de janvier 2008, selon la confession de Calzon dans des déclarations publiques dans lesquelles il nie désespérément toute responsabilité dans les activités criminelles de son bras droit.

Selon AP, Sixto a laissé son poste à l'organisation de Calzon et s'est incorporé au bureau des Affaire intergouvernementales de la Maison Blanche comme conseiller spécial du Président au mois de juillet dernier et « avait comme mission le contact avec les fonctionnaires hispaniques, les groupes indiens et les legislateurs des états dans les affaires concernant les relations avec Cuba, Puerto Rico, l'hygiène,les questions du travail, ou du milieu ambiant ».

Jusqu'à aujourd'hui, Calzon s'est abstenu d'expliquer pour quoi Sixto, qui était son plus indispensable collaborateur, a accepté subitement de quitter son organisation l'été dernier.

EL GAO YA HABIA PUESTO EL DEDO EN LA LLAGA

Résidant à Washington, le Cuban Freedom Center prétend passer pour une « organisation non gouvernementale » dont la mission est de promouvoir « les droits de l'homme et la transition démocratique » à Cuba.

Sixto, un cubain de Miami résidant à .Frederick, Maryland, entretient des relations assidues avec les membres connus de la mafia cubanoaméricaine.

RSF possède en Floride des liens étroits avec des individus identifiés par le FBI lui-même comme terroristes et avec des groupes qui appuient ouvertement le terrorisme contre Cuba.

« Rien jusqu'ici ne met en relation le Cuban Freedom Center et je suis sûr que rien (en plus) ne l'a impliqué ou est actuellement impliqué dans ces activités », a juré Calzon à la AFP. L'agence Française affirme dans un câble que l'organisation de Calzon et de Sixto a envoyé à Cuba « des milliers de livres, ordinateurs portables, radios ondes courtes et médicaments »

Cependant, une enquête du General Accountability Office (GAO) un bureau de contrôle du gouvernement fédéral dans un rapport de 50 pages publié il y a quelques mois note que très peu des dizaines de millions distribués pour la USAID sous la Rubrique Cuba est effectivement parvenu dans l'île.

Un nombre important des organisations parasitaires de la « dissidence » de Miami s'est approprié cette fortune quand elle a touché la Floride.

Plus de 95% , c'est-à-dire la quasi-totalité des 65,4 millions du budger Chuba de la USAID examiné par le GAO a été attribué « en réponse à des propositions non sollcitées » sans justification légale, révélait le rapport.

Parmi les grands bénéficiaires de cette opération de détournement de fonds on trouve Cuban Freedom Center, de Calzón, qui a bénéficié de plus de 5 millions entre 1996 et 2005.

Comme si cela n'était pas suffisant, la USAID a reçu des subsides également de National Endowment for Democracy (IRI) et de la International Republican Institute (IRI), deux autres pourvoyeurs de RSF. Ce n'est pas par plaisir que Robert Ménard maintient un bureau à New York, et dispose d'une signature comptable en Virginie, à quelques minutes du Bunker de la CIA, en plus d'un compte bancaire nord-américain auquel lui seul a accès.

CALZON, UN EX TERRORISTA DEL GRUPO ABDALA

A la fin des années 60, Frank Calzon, alors agent spécial de la CIA, a été le dirigeant du groupe terroriste Abdala, lié au mal nommé Front de Libération National de Cuba (FLNC).

Calzon devint à être directeur exécutif de la Fundación Nacional Cubano Americana (FNCA), depuis sa création en 1981, sous la directive de la Maison blanche de Ronald reagan. Une organisation connue pour son appui aux activités criminelles du terroriste Luis Posada Carriles.

A partir de 1987, il passa à l'organisation d'extrême droite Freedom House pour là se créer une organisation propre,le Cuban Freedom Center, qui immédiatement reçut 400 mil dollars de la part du Gouvernement des Etats-Unis.

Ménard a connu Calzon à ce moment là par l'intermédiaire de Otto Reich, un autre haut fonctionnaire nord américain, né à Cuba de père autrichien.

Durant ces années Robert Ménard nia ses relations avec Calzon.

En mars 2004, Ménard et calzon se présentèrent en public ensemble, avec une mercenaire connue de Miami, Silvia Iriondo, dans une réunion avec les députés européens, provoquée par les alliés de José María Aznardans l'Union Européenne.

En mai, Calzon mit la main sur 5 des 34 millions que Bush avait assigné pour la bonne marche de son plan d'annexion de Cuba. Reporters sans frontières s'est alors attribué une part du gâteau.. Cependant, il fallut attendre un forum sur internet de l'hebdomadaire du Nouvel Observateur, le 22 octobre 2004, pour que le chef de RSF reconnaisse ouvertement ses liens avec l'ex-agent de la CIA.

Pendant ce temps là il développait en France des campagnes médiatique qui montraient aux secteurs progressistes, que le chef de RSF obéissait aux directives très claires des renseignements nord-américains, Ce qui expliqua pourquoi il resta silencieux il y a peu quand d'importants médias progressistes comme la page web rebelion.com et l'Agence Bolivarienne d'Information ont été censurés par divers serveurs d'Intenet en Suisse et d'autres pays d'Europe.

Face au scandale Sixto-Calzon, Ménard a préféré éviter la question et réaliser en France une bruyante campagne contre la Chine, avec la presse française, propriété des mêmes grandes fortunes qui le soutiennent.

Néanmoins à Miami, il apparaît que la cas Sixto- Calzon est seulement la pointe de l'iceberg et que de nouvelles investigations pourraient promptement révéler d'autres scandaleux chapitres de la sale guerre contre Cuba menée depuis50 ans par le gouvernement de Washington.

J.G.Allard (Granma)
Nicolas Maury

mercredi 16 avril 2008, a 21:15
La SNCF fait le choix de la répression .
 

Cheminots . Didier Le Reste, secrétaire CGT, réagit alors que des syndicalistes sont l'objet de plainte contre X de la part de la direction de l'entreprise publique.

Hier, vous avez accompagné au commissariat de police des cheminots CGT convoqués dans le cadre d'une plainte contre X de la direction de la SNCF. De quoi s'agit-il ?

Didier Le Reste. C'est dans le prolongement d'une véritable cabale montée à l'encontre d'un militant CGT, secrétaire du CHSCT sur la région SNCF de Paris et de la rive gauche, Jacques Allenou, qui a fait l'objet d'une mesure de licenciement que l'inspection du travail a refusée. La mobilisation sur cette affaire a été rythmée par plusieurs rassemblements, notamment le 2 janvier en gare Montparnasse où 600 cheminots étaient réunis à l'occasion d'un comité d'entreprise. Prenant prétexte de l'interpellation qui a eu lieu dans la salle du CE, la direction a déposé une plainte contre X pour de soi-disant dégradations. C'est ainsi que des responsables de la CGT des cheminots, dont moi-même en tant que secrétaire général de la fédération, ont été cités comme témoins. Depuis, non seulement la SNCF n'a pas retiré sa plainte mais elle a sanctionné Jacques

Allenou de trois jours de mise à pied et d'un « dernier avertissement ». Une sanction très lourde contre laquelle a été engagée une procédure aux prud'hommes. Hier matin, nous avons montré que le dossier est vide et dénoncé l'attitude de la direction dont le seul objectif est d'intimider les cheminots et leur syndicat.

Y a-t-il une intensification de la répression syndicale à la SNCF ?

Didier Le Reste. Oui, et la CGT est l'objet d'un traitement de choix. Depuis que les débats s'aiguisent autour des mutations profondes de l'entreprise et des choix que nous combattons, nous sommes confrontés à une recrudescence de sanctions, procédures disciplinaires, dépôts de plaintes, poursuites judiciaires, à une remise en cause larvée des conditions d'exercice du droit de grève. De plus en plus systématiquement la SNCF dénonce devant les tribunaux les expertises décidées par les CHSCT. La discrimination, la répression syndicale sont aujourd'hui érigées en principes de management, ce qui est inacceptable.

Comptez-vous prendre des initiatives face à cette situation ?

Didier Le Reste. Nous avons besoin de gagner sur nos revendications, d'arrêter les suppressions d'emplois, les restructurations contestées par les personnels et d'imposer d'autres options.

J'en appelle à l'esprit de responsabilité des dirigeants de la SNCF pour qu'ils mettent en adéquation leurs paroles avec leurs actes. Ils n'ont de cesse de disserter sur le dialogue social mais je constate un raidissement des relations sociales. Une grande entreprise de service public comme la SNCF doit être un exemple de citoyenneté en faisant en sorte que les organisations syndicales puissent exercer normalement leurs prérogatives et leurs responsabilités et que soient améliorées les relations sociales. Or ce n'est pas le cas. Dans cette entreprise il y a un côté cour et un côté jardin. Il y a celle qui se modernise, bat des records de vitesse sur rail, améliore ses comptes, et de l'autre, il y a celle qui se remodèle sur le mode économique libéral, qui est de moins en moins un service public, il y a une entreprise où l'action syndicale, et singulièrement la place de la CGT, est de plus en plus combattue. Mais cela ne fait qu'attiser la détermination des militants de la CGT qui n'en seront que plus pugnaces pour la défense de leurs revendications et du service public.

Entretien réalisé par Jacqueline Sellem

l' Huma du 15 / 04 / 08

mercredi 16 avril 2008, a 20:57
( L'axphyxie programmée ) des hôpitaux dénoncée .
 

Santé . La Fédération hospitalière de France alerte sur la gravité de la situation financière des établissements publics.

Pourtant satisfaite des recommandations du rapport Larcher sur l'hôpital, remis au président de la République la semaine dernière, la Fédération hospitalière de France (FHF) est montée hier au créneau pour dénoncer « l'asphyxie programmée » des hôpitaux. « Le sous-financement organisé de l'hôpital asphyxie petit à petit nos établissements et menace maintenant le service public », déplore Claude Évin, président de la FHF, qui dénonce une « faillite organisée ». « Les situations déficitaires n'ont cessé de se multiplier et aujourd'hui, même les établissements les plus performants se trouvent confrontés à de graves difficultés financières. »

Un constat partagé par la conférence nationale des directeurs généraux de CHU. « Fin 2007, 29 CHU sur 31 affichaient un déficit cumulé de l'ordre de 357 millions d'euros », indique ainsi Alain Hériaud, directeur général du CHU de Bordeaux. Favorable au principe de la tarification à l'activité (T2A), il reconnaît toutefois que « telle qu'elle est conçue, celle-ci va creuser encore plus les déficits ». « Si l'on prend le cas du CHU de Bordeaux, nous allons passer d'une situation de quasi-équilibre à un déficit de l'ordre de 10 millions d'euros. » Pour lui, comme pour ses confrères de la FHF, les modalités d'application de la T2A sont tout bonnement « injustes ». « La T2A porte sur l'ensemble des tarifs médecine-chirurgie obstétrique, alors que l'augmentation est constatée sur les activités de petite chirurgie, essentiellement assurées en secteur privé », explique la FHF.

Certes, aggravée par la T2A, l'asphyxie trouve avant tout son origine dans des sous-financements récurrents. « Les missions de service public que nous menons ne sont pas financées à hauteur des montants nécessaires. Quand elles nous coûtent 100 euros, on nous provisionne 90 euros ; à nous de trouver ailleurs les 10 euros qui manquent », explique

Angel Piquemal, de la conférence des directeurs de centres hospitaliers.

Des sous-financements - aggravés par des « transferts financiers du public vers le privé », souligne Gérard Vincent, délégué général de la FHF. En 2006, 190 millions d'euros de l'enveloppe publique ont été transférés aux cliniques. Et en 2007, c'est 200 millions d'euros qui ont été transférés des budgets hospitaliers vers la médecine de ville.

Résultat : pour 2008, le manque de financement est évalué à plus de 800 millions d'euros. « Ce qui représente potentiellement un plan social de près de 20 000 emplois », craint Claude Évin. Sans compter le reste à charge pour l'usager (+ 16,8 % sur 2006-2007). Mais aussi l'épuisement des provisions et les restrictions aux investissements. « Au CHU de Nancy, on a été obligé de ponctionner le budget investissement. Maintenant, on est obligé d'attendre un an pour acheter un IRM de haute performance », donne pour exemple Jean-Luc Schmutz, président de la conférence des présidents de CME de CHU.

La solution, pour la FHF, est simple : il faut un plan gouvernemental de résorption des déficits, d'une part, et, d'autre part, « préciser le champ d'action de la T2A » et « revaloriser la part des missions d'intérêt général ».

Alexandra Chaignon

l' Huma du 15  / 04  / 08

mercredi 16 avril 2008, a 18:31
Chasse aux Jeunes avec ( Beethoven )
 




La “dératisation” printanière dans les villes a tendance à dériver scandaleusement !


L'image “http://tbn0.google.com/images?q=tbn:tJaoM6HZpyAbXM:http://jbmarion.blog.parents.fr/files/2007/05/troll_gourdin.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Une pub passant ces derniers jours sur les ondes de Radio France faisait l'amalgame entre les locataires mauvais payeurs et les souris : de nombreuses protestations semblent l'avoir évacuée.


Mais après les produits répulsifs anti-SDF, apparaît maintenant un répulsif sonore anti- jeunes: “Beethoven” qui est la version française de “Mosquito”, un nouveau petit boîtier électronique qui émet des ultrasons insoutenables pour les oreilles des adolescents.


Les ultrasons émis par cette monstruosité technologique et morale seraient audibles uniquement par les jeunes car avec l'âge, l'appareil auditif perd une partie de ses capacités dans les fréquences extrêmes.


Cela pose un grave problème de santé publique, car au-delà de 95 décibels, le son présente un danger pour l'audition mais aussi… pour les femmes enceintes.


Vendu en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas depuis deux ans, ce boîtier anti- jeunes serait en cours de commercialisation en France à un prix de l'ordre de 850 euros. Ce “Mosquito” (moustique) a été rebaptisé “Beethoven” en France (parce que Beethoven était sourd ?). Une cinquantaine de bailleurs sociaux et de syndics auraient déjà fait l'acquisition de ce produit destiné à éloigner les adolescents de certains lieux de rassemblement comme les halls d'immeubles ou les cages d'escalier.


Le principe même de ce boîtier est intolérable et doit être condamné sans réserve. L'accepter c'est stigmatiser les jeunes des quartiers, c'est favoriser une société divisée où la peur de l'autre érigerait des barrières invisibles au sein de la collectivité.


Cependant se contenter de la seule indignation morale, comme le fait à juste titre Mme Amara ou Mme Boutin, est insuffisant. En effet, avec les moyens de médiation et de dialogue dont elle dispose au travers des élus, des associations, des MJC, des éducateurs et des forces de police de terrain, notre société peut résoudre avec des moyens humains les problèmes de simple voisinage ou de bruit, autrement que par des boîtiers à ultrasons.


“Mosquito” doit être ainsi interdit en France, en Europe et ailleurs. L'héritage musical de Beethoven ne doit pas devenir une barbarie technique, mais un outil citoyen de dialogue et d'éducation au civisme.

MDC
Blog P.C.F ARRAS

mercredi 16 avril 2008, a 18:15
le dessin de l' Huma .
 

mercredi 16 avril 2008, a 04:54
L'enjeu Alimentaire : Le libéralisme affame .
 

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Mis en ligne : 15 avril

Chaque jour, la crise financière qui s'installe un peu plus dans le paysage déstabilise progressivement toute l'économie mondiale.

Les matières premières comme le pétrole, les métaux ou les céréales font, désormais, figure de valeurs refuge. La nécessité de nourrir les hommes et le déploiement du marché de la production des bio-énergies agissent comme le révélateur d'un monde qui marche sur la tête.

Pendant des années la stratégie consistant à tirer les prix agricoles vers le niveau le plus bas possible a conduit à la mise en œuvre de politiques de déréglementation totale consistant à abandonner les politiques de régulation et de soutien des prix pour les abandonner au marché mondialisé. Cette même stratégie, progressivement mise en œuvre au niveau de la politique agricole commune a notamment conduit au découplage des aides de la production et à organiser une certaine pénurie de production de certaines denrées alimentaires, au motif que le marché mondialisé allait accomplir son oeuvre et compenser l'essentiel. Nous constatons aujourd'hui qu'il n'en est rien.

La flambée des prix alimentaires, notamment des produits de base, est une réalité qui touche, à des degrés divers, le pouvoir d'achat des catégories sociales connaissant les plus grandes difficultés, mais aussi de multiples régions du Monde.

Cette flambée des prix alimentaires a des conséquences plus dramatiques encore dans les pays pauvres où la population consacre la part essentielle de son budget à la nourriture. Selon la banque mondiale, des troubles politiques et sociaux sont à craindre dans 33 États. Le riz, considéré comme aliment de base dans de nombreux pays émergents, a vu ces derniers mois son prix augmenter de 50% en Côte d'Ivoire, de 50% en Centrafrique et a même atteint une hausse de 300% en Sierra Léone !

La farine de blé et de maïs, l'huile de palme et d'arachide, le sucre ou le lait, ne sont pas épargnés par cette hausse des prix qui s'explique en partie par la place prise par « le besoin » de produire des « bio-carburants », les intempéries qui ont touchées certaines régions du Monde et une certaine croissance de la demande de consommation des pays pauvres. Les premiers exemples des troubles découlant de cette « pénurie » nous viennent d'Haïti et d'Egypte. La brusque augmentation du prix des denrées de base a déclenché des émeutes en Haïti tandis que l'Egypte a du prendre des dispositions exceptionnelles de soutien à la production de pain « subventionné ».

Mais le premier continent concerné est l'Afrique ; La Mauritanie, le Cameroun ou encore la Côte d'Ivoire ont connu de véritables explosions de violence depuis le mois de novembre 2007. L'urgence a déjà poussé de nombreux pays tels que le Cameroun, le Sénégal ou le Burkina Faso à suspendre ou à diminuer les droits de douanes sur certains produits.

L'Asie est également touché de plein fouet, notamment des pays tels que le Bangladesh et le Philippines qui sont de grands importateurs de riz ont exhorté les populations à changer leurs habitudes alimentaires et en Indonésie, où une élection Présidentielle se tiendra l'an prochain, le gouvernement a promis des distributions de riz.

Enfin, l'Amérique Latine, pourtant productrice de matières premières et de produits dérivés entrant en concurrence avec nos propres productions européennes,n'est pas épargnée non plus par cette crise.

Les populations les plus pauvres d'Argentine et du Brésil sont confrontées à des hausses importantes des prix.

Cette désastreuse réalité est le bilan désastreux des politiques dictées par l'OMC et mise en musique en Europe par Bruxelles.

Cette situation pose en grand l'impérieuse nécessité de faire de la souveraineté et de la sécurité alimentaire un enjeu universel de civilisation. Cela passe notamment par une politique européenne audacieuse de régulation, de développement de productions vivrières et de soutien des prix et par des coopérations nouvelles entre les grandes Régions du Monde, exonérées des diktats libéraux imposés par l'OMC.

Gérard Lahellec
- Le 11 avril 2008

site du P.C.F

mercredi 16 avril 2008, a 04:43
LE SERVICE PUBLIC EST NOTRE RICHESSE !
 

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Mis en ligne : 15 avril

Face à l'entreprise de destruction initiée par la droite et le gouvernement, associations et syndicats s'unissent pour défendre le service public.
Lancé mardi, un appel à la mobilisation citoyenne pour l'affirmation de la valeur collective des services publics, sa défense, et son élargissement doit faire pendant à la précarité instituée par le dogme libéral du gouvernement.

Alors citoyens, mobilisez-vous, signez la pétition !

150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l'innovation et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à accroître l'efficacité de l'action publique, c'est mieux mettre en œuvre les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité.

Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d'une société solidaire, la maîtrise des biens communs et l'activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l'exercice effectif des droits.

L'intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d'indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.

Mais ce n'est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d'externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s'accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s'attaque frontalement à l'ensemble de la Fonction publique d'État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d'autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.

Contrairement à ce qu'il prétend, le Président de la République n'a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l'action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d'intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l'emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d'emploi à la situation critique de l'hôpital public. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l'Etat (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l'État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l'emploi public territorial.

Comme l'a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l'État supposera que chacun d'entre nous accepte qu'il y ait moins de services, moins de personnel, moins d'État sur son territoire. »

Nous ne l'acceptons pas !

Aux cotés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l'amélioration de services publics de proximité :

Nous sommes partisans d'une modernisation de la Fonction publique en réponse à l'évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société.

Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l'évaluation associant citoyens et agents.

Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.

Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d'un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.

Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice. Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l'Etat et des collectivités locales et la place des agents publics.

Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d'efficacité économique et sociale de tous les services publics.

Pour tout contact

contact@service-public-notre-richesse.fr

Premiers signataires :

* Jean-claude AMARA (Droits devant),
* Gérard ASCHIERI (Secrétaire général de la FSU),
* Françoise AUDOUZE (Directrice de recherches au CNRS),
* Pierre BAUBY (CELSIG),
* Claude BERNARD (président de l'UNRPA),
* Robert CASTEL (Directeur d'études à l'EHESS),
* André CHASSAIGNE (Président de l'Association Nationale des Elus Communistes et Républicains, député),
* Pierre CONCIALDI (Economiste à l'IRES),
* Annick COUPE (Porte-parole de l'Union syndicale Solidaires),
* Didier DAENINCKX (Ecrivain),
* Georges DEBREGEAS (Sauvons La Recherche),
* Bernard DEFAIX (Président de la Convergence nationale des Services Publics),
* Jean-paul DEMOULE (Ancien président de l'Institut National de Recherche en Archéologie Préventive),
* Monique DENTAL (Fondatrice du Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes Ruptures),
* Bernard DEROSIER (Président du Conseil superieur de la fonction publique territoriale, député),
* Marie-madeleine DIEULANGARD (Membre du CES),
* Denis DUBIEN (Directeur Territorial),
* Jean-pierre DUBOIS (Président de la Ligue des Droits de l'Homme), * Jean-michel DUCOMPTE (Président de la Ligue de l'Enseignement), * Pierre DUHARCOURT (Membre du CES),
* Jean-baptiste EYRAUD (Porte-parole de la Fédération Droit au Logement),
* Alain FAUCONNIER (Président d'honneur de la Coordination de défense des hôpitaux et maternités de proximité, maire),
* Nathalie FERRE (présidente du Gisti),
* Jacques FOURNIER (Conseiller d'État honoraire),
* Jean GADREY (Economiste),
* Didier GELOT (Fondation COPERNIC),
* Jean-pierre GIACOMO (Président de la Confédération Nationale du Logement (CNL)),
* Pascale GONOD (Professeure des Universités),
* André GRIMALDI (Professeur de médecine, chef du service de diabétologie CHU Pitié Salpétrière),
* Gilles GUGLIELMI (Professeur des Universités Droit Public), * Faride HAMANA (Président FCPE),
* Jean-marie HARRIBEY (Co-président d'ATTAC),
* Liêm HOANG-NGOC (économiste),
* Yves JEAN (Universitaire),
* Samy JOSHUA (Universitaire Didactique des sciences),
* Jean LABROUSSE (Ancien Directeur de la Météorologie Nationale),
* André LAIGNEL (Maire d'Issoudun, Secrétaire Général de l' Association des Maires de France),
* Anicet LE PORS (Ancien ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives),
* Anne LE STRAT (Fondation COPERNIC),
* Florian LECOULTRE (Président de l'Union Nationale Lycéenne),
* Olivier LECOUR-GRANDMAISON (Universitaire),
* Christian LEHMANN (Médecin généraliste, écrivain),
* Jean MAGNIADAS (Syndicaliste, économiste),
* Jacques MARSAUD (Administrateur Territorial),
* Roger MARTELLI (Fondation COPERNIC),
* Mohamed MECHMACHE (Président d'AC Le Feu),
* Philippe MEIRIEU (Universitaire sciences de l'éducation),
* Catherine MILLS (Universitaire économiste),
* Bertrand MONTHUBERT (Sauvons La Recherche),
* Alix NICOLET (Présidente de la FIDL),
* Alain OBADIA (Membre du CES),
* Michel PARTAGE (Président de l'association EAU),
* Patrick PELLOUX (Président AMHUF),
* Jean-marie PERNOT (Chercheur IRES),
* Emmanuelle PERREUX (Présidente du Syndicat de la Magistrature),
* Jean baptiste PREVOST (Président de l'UNEF),
* Hubert PREVOT (Ancien Commissaire au Plan),
* Nicole QUESTIAUX (Ancienne ministre de la Solidarité nationale),
* Jack RALITE (Ancien ministre de la Santé - Etats généraux de la Culture),
* Yves SALESSE (Fondation COPERNIC),
* Alain SCHNAPP (Ancien directeur de l'Institut National de l'Histoire de l'Art),
* Henri STERDYNIAK (Economiste),
* Fodé SYLLA (Membre du CES),
* Danielle TARTAKOWSKY (Universitaire historienne),
* Bernard THIBAULT (Secrétaire général de la CGT),
* Aurélie TROUVE (Co-présidente d'ATTAC),
* Pierre VOLOVITCH (Chercheur en économie de l'assurance maladie)

Signer la pétition - Voir les signataires

site du P.C.F

mercredi 16 avril 2008, a 04:28
La globalisation capitaliste,c'est la crise !
 

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Mis en ligne : 15 avril

Qui oserait encore parler de présidence du pouvoir d'achat ? Chaque jour qui passe confirme au contraire une entreprise de dépeçage systématique du pouvoir d'achat populaire.

Pour la carte famille nombreuse, le boulet était passé très près. Devant le tollé suscité par l'annonce de sa suppression, Sarkozy a suspendu cette décision quelques heures à peine après que son ministre des Transports l'eut confirmée. Un week-end plus tard, c'est Roselyne Bachelot qui monte à son tour à l'assaut et ajuste cette fois les assurés sociaux entre les deux yeux : désengagement complet de la Sécu des remboursements des lunettes et des frais d'optique ! Une véritable provocation au lendemain d'une journée nationale de mobilisation des maladies contre les franchises médicales.

Mais pour le gouvernement, taxer les salariés ne suffit pas, il faut en plus les culpabiliser, les montrer du doigt pour justifier le recul de leurs droits. Au moment même où le Parlement entame la discussion d'un projet de loi prétendument destiné à « moderniser le marché du travail », on apprend qu'il concocte un projet de sanctions, avec perte des allocations, à l'encontre des chômeurs qui refuseraient deux offres d'emplois si celles-ci ne sont pas inférieures à 70% de son salaire antérieur et localisées jusqu'à deux heures de son domicile.

C'est paraît il les nouveaux critères de ce que le gouvernement baptise d'un nouveau sigle, OVE, une offre valable d'emploi. Le salarié chômeur, taillable et corvéable à merci, un rêve auquel le patronat a moins que jamais renoncé. Quant au projet de loi lui même, qui s'appuie sur une négociation menée le couteau sous la gorge entre les syndicats et le MEDEF, il n'apporte en rien la sécurisation des parcours professionnels annoncée mais, à y regarder de près, plutôt tout le contraire : des contrats fragilisés, des périodes d'essai allongées…

Et Laurence Parisot n'y voit qu'un début : »Il faut dédramatiser, il va falloir continuer à s'adapter à la globalisation », déclare-t-elle… La globalisation, justement, parlons en. C'est elle qui provoque les émeutes de la faim qui éclatent un peu partout en ce moment sur la planète ; une globalisation qui, trop obsédée à servir les marchés, a oublié de nourrir les hommes !

Celle qui a entraîné les marché dans une folle spéculation sur les denrées agricoles de première nécessité au point de menacer aujourd'hui, aux dires de l'ONU, plus de trente pays de très graves déstabilisations. Celle qui organise de plus en plus la localisation des activités industrielles en fonction d'un critère unique, le dumping salarial, comme on vient de le voir encore avec la grève des ouvriers de Dacia. Celle qui pour éponger les énormes masses financières englouties dans les faillites bancaires provoquées par la crise des subprimes américains serra partout le robinet des crédits et des dépenses publiques.

La « modernisation du marché du travail », ce serait donc cela : s'adapter encore et encore à cette globalisation capitaliste…

Mais qui ne voit qu'à l'origine de tous ces ravages, il y a toujours la même obsession de rentabilisation financière des marchés, des territoires, des mains-d'oeuvre ? Et il faudrait s'enfoncer encore dans la mise en concurrence, sacrifier nos acquis, nos atouts, griller nos potentiels, « flexibiliser » les vies plutôt que protéger leur développement. Déséquilibrer toujours davantage le contrat de travail entre patron et salarié au détriment de ce dernier, ce n'est pas préparer l'avenir, c'est marcher à reculons de l'histoire.

La droite et le patronat se vantent souvent d'être ceux qui ont les pieds sur terre et regardent les réalités en face. En ce moment, c'est le sentiment exactement inverse que donne la politique gouvernementale : celle d'un train fou lancé à pleine vitesse qui entraîne notre pays dans un terrible crash humain et financier.

site du P.C.F

mardi 15 avril 2008, a 19:26
Taxer les stock-options ou les malades ?
 

« Taxer les stock-options ou les malades, Sarkozy a choisi »

Santé . Le mouvement de contestation des franchises sur les soins médicaux a franchi un nouveau cap. Plusieurs villes organisaient des rassemblements.

La pilule ne passe toujours pas. Partout en France, samedi, plusieurs milliers de personnes ont déversé des boîtes de médicaments vides devant les préfectures et sous-préfectures, pour protester contre l'instauration de nouvelles franchises médicales, depuis le 1er janvier. En province, des rassemblements marquants ont eu lieu à Nantes (Loire-Atlantique) et Lorient (Morbihan). À Paris, c'est devant le ministère de la Santé que le rassemblement a eu lieu, en présence de son organisateur, Bruno-Pascal Chevalier, malade du sida en grève des soins depuis sept mois (lire page 23, l'invité de la semaine). Plusieurs associations (Act Up Paris, AIDES, Association française des diabétiques…), syndicats (CGT), partis politiques (PS, PCF) et différents collectifs (services publics, hôpitaux de proximité) ont répondu à l'appel parisien.

Le mouvement s'élarGIT

« C'est intéressant de voir des organisations politiques, syndicales et diverses associations ensemble. Ce mouvement a pris et continue de s'élargir par la base », constate Isabelle Lorand, responsable communiste sur les questions de l'hôpital. Pour Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, ces manifestations sont utiles pour « dire à ceux qui pensent que les franchises sont une fatalité qu'il y a d'autres solutions. Que, si on veut, on peut faire autrement pour maintenir un haut niveau de protection sociale mais qu'il s'agit de choix politiques ». « Entre taxer les stock-options ou les malades, Sarkozy a choisi. Il est très fort pour recevoir les victimes sauf quand elles ont un discours politique », fait remarquer, de son côté, le docteur Christian Lehmann, l'un des initiateurs de la pétition nationale contre les franchises, qui dépasse les 500 000 signatures. Selon Bruno Leroux, député socialiste, la gauche doit être ferme : « La question ne peut pas être seulement de vouloir limiter le montant des franchises mais de lutter contre cette notion même et de revenir dessus dès que cela sera possible. »

Car, telle que la loi existe, elle laisse la porte grande ouverte à toutes les dérives. « Les parlementaires ont voté le principe des franchises. Le plafond de 50 euros peut être multiplié par deux, trois ou dix par simple décret », rappelle Guy Fischer, sénateur communiste du Rhône, accompagné de la présidente du groupe, Nicole Borvo. Récentes déclarations ou bruits de couloir, tout laisse à penser que le gouvernement, président de la République en tête, veuille « faire des assurances privées les acteurs principaux de la couverture sociale », craint Guy Fischer. L'élu communiste a également souhaité attirer l'attention sur l'ensemble des projets rétrogrades « qui sont dans les tuyaux », parmi lesquels le texte qui vise à « démanteler la fonction publique et particulièrement la fonction publique hospitalière » ou encore « l'accord de partenariat qui met les hôpitaux publics entre les mains de constructeurs privés ».

Au lendemain de

la remise du rapport

Au lendemain de la remise du rapport Larcher, l'avenir de l'hôpital est dans tous les esprits, conscients que « les franchises ne sont qu'un hors-d'oeuvre » comme l'a indiqué un autre intervenant. Très remontée, Sylvette Gruais est venue exprimer sa colère. Parce qu'elle connaît Bruno-Pascal Chevalier mais surtout parce qu'elle vient de vivre un drame familial. « Mon père vient de mourir. Nous avons été obligés de lui acheter des alaises pour qu'il finisse ses jours dans la dignité car l'hôpital, comme c'était le week-end, n'avait plus assez de stock. Quand une société en arrive là, c'est qu'elle est en danger », estime cette femme, présente aussi en tant que mère d'une fillette handicapée. « Quand je ne serai plus là, elle n'aura que l'AAH (allocation adulte handicapé) pour vivre. Et quand elle aura à choisir entre se nourrir ou se soigner, eh bien elle mourra », s'indigne-t-elle.

À quelques mètres, une dame âgée tend l'oreille pour écouter les interventions successives au mégaphone. À soixante et onze ans, c'est la première fois qu'elle descend dans la rue. « J'ai été opérée en 1988 aux intestins. Je prends toujours des cachets mais avant tout m'était remboursé à 100 %. J'ai travaillé dans la couture, je repassais les cuirs. J'ai la colonne vertébrale en très mauvais état. J'aimerais pouvoir continuer à me soigner », explique-t-elle. À moins que le gouvernement prenne les conseils d'Act Up Paris au sérieux : « Je suis malade. Mort, je coûterai moins. Tuez-moi ! »

Ludovic Tomas

l' Huma du 14 / 04 / 08

mardi 15 avril 2008, a 04:34
SENAT : Groupe communiste ( Chéque emploi associatif )
 




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Chèque emploi associatif
Par Jean-François Voguet - 08 Avril 2008

Monsieur le président, madame la secrétaire d'État, mes chers collègues, permettez, tout d'abord, au membre de la commission des affaires culturelles que je représente de regretter que la présente proposition de loi n'ait pas été soumise pour avis à cette commission.

En effet, la vie associative relevant de sa compétence, son avis pouvait être pertinent sur les modifications apportées au fonctionnement des associations par la mesure d'extension du chèque emploi associatif qui nous est proposée aujourd'hui.

D'ailleurs, elle n'a pas été davantage soumise au Conseil national de la vie associative, aux représentants traditionnels de la vie associative, en particulier à la Conférence permanente des coordinations associatives, à l'Union de syndicats et groupements d'employeurs représentatifs dans l'économie sociale et, bien entendu, aux syndicats de salariés.

Mme Sylvie Desmarescaux, rapporteur. C'est une proposition de loi !

M. Jean-François Voguet. Ainsi, une nouvelle fois, rapidement, sans concertation, on s'apprête à modifier le code du travail. Cette nécessaire concertation, cette négociation, oserais-je dire, s'avérait pourtant particulièrement nécessaire.

La première raison tient à la genèse de cet article du code du travail. En effet, c'est déjà avec une certaine précipitation que le chèque emploi associatif fut créé en 2003. À l'époque, l'objectif affiché était de permettre aux associations dépourvues de salariés de bénéficier de conditions administratives allégées pour employer du personnel. Mais, un mois avant l'entrée en vigueur de cette disposition, prévue le 1er janvier 2004, le Premier ministre de l'époque décidait par ordonnance que les associations potentiellement éligibles n'étaient plus seulement celles qui employaient au plus un équivalent temps plein, mais trois. Ce faisant, cette ordonnance modifiait déjà les objectifs du législateur.

Le chèque emploi associatif, créé pour faciliter l'emploi dans les petites associations, devenait un outil de gestion de l'emploi. Pourtant, madame Desmarescaux, en tant que rapporteur, à l'époque, vous notiez que la commission rejoignait l'auteur de la proposition de loi, car il prévoyait de limiter l'utilisation de ce chèque emploi. Vous déclariez alors : « En effet, les associations les plus importantes (...) disposent des ressources humaines et matérielles nécessaires pour faire face à leurs démarches administratives. »

Mme Sylvie Desmarescaux, rapporteur. Oui, les associations les plus importantes !

M. Jean-François Voguet. Le rapport de l'Assemblée nationale était, lui aussi, clair. Je le cite : « Il faut permettre aux associations qui n'ont pas encore franchi le cap du passage au statut d'employeur de surmonter les réticences psychologiques qui l'accompagnent. »

En d'autres termes, le dispositif était destiné à de petites structures, qui n'exigent que quelques heures de travail rémunéré par semaine, mais pour lesquelles ce travail est indispensable pour qu'elles puissent fonctionner. Nous en connaissons tous de nombreuses.

Ainsi, l'ordonnance de décembre 2003, en faisant passer de un à trois les équivalents temps plein, commençait à dénaturer la lettre et l'esprit de la loi. De ce fait, il eût été pertinent, avant toute modification de ce dispositif, d'en faire une évaluation avec l'ensemble des partenaires représentatifs des associations, d'autant que la modification qui nous est proposée aujourd'hui dénature encore plus ce dispositif en élargissant le nombre des associations susceptibles d'être concernées aux trois quarts des associations d'employeurs.

C'est la deuxième raison qui, à notre sens, aurait dû nous conduire à une véritable consultation, avant toute décision hâtive. En fait, ce dispositif devient un nouvel outil entre les mains des employeurs associatifs pour gérer leur personnel. Ce faisant, on augmente la précarisation des emplois associatifs, alors que, depuis des années, les pouvoirs publics avaient tendance à soutenir et à renforcer la professionnalisation de ces emplois en élargissant les compétences des salariés, pour transformer, développer et stabiliser leur emploi.

Cette proposition prend place après le blocage des budgets pour la formation des bénévoles, après la baisse considérable des subventions aux associations nationales agréées, après la réduction des partenariats locaux en faveur de l'éducation populaire. À cela s'ajoutent les interrogations sur l'avenir des contrats pluriannuels.

Ainsi, la politique gouvernementale en direction des associations prend forme par petites touches successives, qui vont toutes dans le même sens. Leurs ressources diminuant et devenant plus précaires, les associations doivent disposer d'outils de gestion de leur personnel qui leur permettent de les précariser eux aussi.

C'est en fait tout le sens de cette proposition de loi d'extension du chèque emploi associatif. Il sera dorénavant possible de rémunérer, sans contrat de travail, des personnels permanents et semi-permanents, dont on pourra plus facilement se libérer en cas de restriction des crédits ou de diminution d'activité.

Mme Sylvie Desmarescaux, rapporteur. Ce n'est pas vrai !

M. Jean-François Voguet. D'ores et déjà, 113 000 personnes travaillent sous ce régime précaire, ne percevant même ni prime de précarité, comme c'est le cas pour les salariés en contrat à durée déterminée, ni indemnité de licenciement quand il est mis fin à leur travail. L'objectif de cette proposition de loi est de faire passer cet effectif à plus de 200 000 personnes.

Jean-François Lamour, l'un de ses auteurs, qui était ministre chargé de la vie associative en 2003, nous explique que 31 % des salariés touchant des chèques emploi associatif sont des jeunes de 20 à 29 ans, comme s'il était normal, naturel même, de faire rimer jeunesse et précarité. Mais il nous dit aussi, a contrario, que près de 70 % sont des hommes et des femmes, souvent avec charge de famille, qui subissent eux aussi cette précarité extrême. Et vous voudriez aller encore plus loin !

Nous ne pouvons l'admettre, d'autant qu'en acceptant le développement de ce type de relation de travail au sein des associations, vous ouvrez grand la porte à l'expérimentation de ce type de rémunération, que certains membres de la majorité souhaiteraient voir s'étendre à l'ensemble des petites entreprises. Pour cette raison aussi, nous ne pouvons accepter votre proposition de loi.

Tout en refusant l'extension des chèques emploi associatif, telle qu'elle nous est présentée aujourd'hui, nous ne rejetons pas pour autant ce dispositif, qui peut s'avérer utile pour de nombreuses associations. Puisque seulement 21 % des associations pouvant y prétendre utilisent ce type de paiement de leurs intervenants, il serait nécessaire de mieux faire connaître, de populariser ce dispositif. Nous pourrions même, peut-être, l'étendre à de nouvelles associations, si l'utilisation de ce chèque était limitée, et même restreinte, à un nombre d'heures ou à un type d'emploi, par exemple. Ce dispositif faciliterait donc la rémunération de certaines activités, sans mettre en danger pour autant les emplois permanents en contrat à durée indéterminée, qu'il nous faut soutenir pour pérenniser l'existence et l'activité même des associations dont notre société a tant besoin.

En outre, comme mon groupe l'avait déjà demandé en 2003, il serait nécessaire de soulever aussi, d'une part, la question du cadre minimal de la convention collective de référence, d'autre part, la question des organismes de retraites complémentaires et de prévoyance compétents. Ces questions n'ont toujours pas trouvé de réponse, pas plus que n'en ont trouvé celles qui concernent le droit des personnels ainsi rémunérés aux vacances, à la formation professionnelle et à bien d'autres choses encore.

Nous sommes prêts, dans le cadre d'un vrai travail législatif, à participer à une revalorisation de ce dispositif. Mais, dans ces conditions de précipitation et en l'absence de réelle consultation et de réelle concertation, nous ne pouvons que voter contre cette proposition de loi.

lundi 14 avril 2008, a 18:56
Révoltes de la faim : Pour des mesures urgentes et un changement de politique .
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 14 avril
Les révoltes de la faim dans des dizaines de pays en développement sur tous les continents traduisent une crise profonde et violente des relations économiques internationales et du modèle néo-libéral.

Des centaines de millions de personnes dans le monde paient les conséquences de la libéralisation, de la privatisation, de la destruction des agricultures vivrières, de la réduction drastique des budgets sociaux... Les politiques d'ajustement structurel ont contribué à l'affaiblissement des économies des pays du Sud, à l'extension d'une pauvreté massive au nom d'une insertion dans la mondialisation capitaliste qui n'a fait qu'accentuer la vulnérabilité et la dépendance de ces pays.

L'augmentation brutale des prix de nombreux produits vitaux révèle et accentue cette crise majeure du mode de développement en contribuant à déstabiliser des sociétés déjà très fragilisées et souvent victimes de régimes répressifs et corrompus. La responsabilité des pays capitalistes développés et des institutions financières et commerciales internationales -l'OMC et le FMI, en particulier- est écrasante. Elle l'est d'autant plus que l'augmentation du prix a été encore aggravée avec la spéculation sur les produits de base et les effets de la crise énergétique. La baisse de l'aide publique au développement, pour la deuxième année consécutive, en a encore rajouté.

Pour le Parti communiste français, des mesures urgentes sont indispensables afin de permettre à toutes les populations concernées d'accéder immédiatement à des denrées et à des produits de première nécessité. La France, l'Union européenne, les institutions internationales doivent y contribuer. Mais cette crise ne touche pas qu'à la sécurité alimentaire. Elle appelle à un vrai changement de politique par la prise en charge des grands enjeux du développement avec la mise en cause des politiques d'ajustement structurel néo-libérales, le développement de l'agriculture pour la souveraineté alimentaire, la transformation et la démocratisation des institutions internationales et des règles du financement du développement, l'annulation des dettes...

Tout doit être fait pour que soient effectivement atteints les Objectifs du Millénaire pour le développement adoptés par l'ONU en l'an 2000 afin de diminuer de moitié la pauvreté mondiale.

14 avril 2008

Parti communiste français

lundi 14 avril 2008, a 18:43
Contrôle des chômeurs : Le P.C.F dénonce l'offre lamentable d'emploi .
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 14 avril

Dans le journal Les Echos, d'aujourd'hui, le gouvernement lance le ballon d'essai de la semaine, en annonçant une nouvelle mesure visant durcir le contrôle des chômeurs.

Ainsi, proposer à un chômeur un emploi à deux heures de son domicile, avec un salaire 30% inférieur à son précédent poste devient « une offre valable d'emploi ». En pleine crise du pouvoir d'achat, le gouvernement repousse une nouvelle fois les limites du cynisme.

En plus de s'attaquer aux plus fragiles, cette dangereuse disposition aura automatiquement pour effet de tirer les salaires vers le bas en mettant en concurrence directe les salariés avec les chômeurs. Il ne s'agit donc plus de s'attaquer au chômage, mais aux chômeurs et aux salariés. Le PCF dénonce cette offre lamentable d'emploi, et renouvelle sa proposition d'une véritable sécurité de l'emploi et de la formation pour tous les actifs.

Parti communiste français

Paris, le 14 avril 2008.

lundi 14 avril 2008, a 05:05
Nepal ( voisin du Tibet ) : trés large victoire communiste .
 

Dimanche 13 Avril 2008 - 18:17

Parti Communiste Népalais-Maoïste marchent dimanche vers un succès électoral historique, en passe de devenir le premier parti de l'assemblée constituante pour transformer la monarchie en République et consolider la paix conclue fin 2006

Nepal (voisin du Tibet): très large victoire communiste
Samedi, sur les 20 circonscriptions dont les résultats ont déjà été proclamés, onze ont été attribuées aux ex-maoïstes, qui ont proclamé leur attachement à la démocratie. Le Parti communiste népalais-maoïste est en outre en tête dans 61 des 121 circonscriptions où les opérations de dépouillement ont débuté, ont annoncé les responsables électoraux.

"Nous assistons à la victoire du peuple!", ont scandé des centaines de personnes, dont beaucoup arboraient la faucille et le marteau peints sur le visage, dans un bureau de dépouillement des voix du centre de Katmandou. Une victoire des anciens maquisards serait difficile à "encaisser" pour l'armée, conservatrice, du Népal traditionnellement loyale à la monarchie, aux Etats-Unis et au grand voisin indien. New Delhi redoute notamment un effet de contagion.

D'après le dépouillement en cours, plusieurs anciens dirigeants maoïstes, dont leur chef suprême, Prachanda, précèdent leurs concurrents lors de ce premier scrutin depuis neuf ans qui vise à tourner la page des années de violence et de guerre civile. Les succès sont enregistrés dans des circonscriptions n'appartenant pas à leurs fiefs traditionnels.

"Même eux ne s'attendaient pas à cela, tout le monde pensant que les maoïstes arriveraient en troisième position. Personne ne comprend vraiment", a ajouté ce diplomate, qui note que les anciens rebelles avaient choisi avec beaucoup de soin leurs candidats issus de groupes ethniques divers et marginalisés. Les principaux partis en lice sont les maoïstes de l'ex-rébellion, les communistes du Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié) et le Congrès népalais.
Nicolas Maury

lundi 14 avril 2008, a 04:52
AFGHANISTAN : Un mensonge de plus !
 

d'infos

Dimanche 13 Avril 2008 - 18:28

Lors de l'émission "A vous de Juger", Sarkozy (alors candidat de l'UMP-MEDEF) se prononce pour le retrait des troupes françaises d'Afghanistan, un MENSONGE DE PLUS. Et aujourd'hui? les promesses sont oubliées


samedi 12 avril 2008, a 22:51
Le Monde a besoin de ses salariés .
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 11 avril
La direction du journal Le Monde a annoncé le 4 avril dernier la suppression de 130 postes, dont deux tiers de journalistes. Pour la première de l'histoire de ce journal, un appel à la grève a été lancé par l'intersyndicale et voté par l'immense majorité des salariés. Le Parti Communiste Français apporte son soutien aux personnels en lutte.

Cette situation est d'abord le résultat d'une gestion catastrophique, longtemps orchestrée par le duo Minc / Colombani : dérive financière, conformisme, projets avortés d'introduction en bourse ou rachats inconsidérés d'autres titres, sensés garantir son avenir. Cette logique de financiarisation a bien au contraire affaibli le groupe.

Preuve que le Monde semble devenu une entreprise comme les autres, ce sont les salariés qui trinquent les premiers, et notamment les journalistes. L'information de référence, le travail d'investigation, l'analyse des sources, tout cela nécessite au contraire de préserver ce qui fait la première richesse d'un titre : ses salariés.

Pour le Parti Communiste Français, les entreprises de presse et les médias jouent un rôle trop précieux dans la vie démocratique pour qu'ils soient livrés aux appétits d'une poignée d'affairistes en mal de tribune. Il appelle à la tenue d'un grand débat national, notamment sur l'avenir de la presse quotidienne, de l'audiovisuel public et du tiers secteur.

Parti communiste français

Paris, le 11 avril 2008.

samedi 12 avril 2008, a 22:36
Rupture ou simple entrac dans une gestion anti-démocratique ?
 

Communauté urbaine d'Arras

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Rupture ou simple entracte dans une gestion anti-démocratique ?

Pour la première fois depuis qu'existent la Communauté urbaine d'Arras et le district qui l'a précédée, les notions de droite et de gauche y ont fait surface.

Pour la première fois la désignation du président a donné lieu à une véritable élection avec deux candidats en lice.

C'est une rupture historique avec des décennies d'une pratique consensuelle qui voulait qu'on s'arrange en coulisses pour se partager le gâteau.

Ulcéré par sa déconfiture aux municipales d'Arras, et tirant les leçons d'une trop apparente connivence avec la droite au sein de la CUA, le parti socialiste a chargé J.P. Deleury, le maire de St Laurent-Blangy, de rompre les amarres. Il a fait, au nom de ses camarades, acte de candidature contre le président sortant dont il s'accommodait depuis 13 ans.

Il tint à donner publiquement une signification politique à sa décision, tout en affirmant cependant qu'il s'engageait à poursuivre une gestion consensuelle de la Communauté.

JM Vanlerenberghe, le sénateur maire MODEM d'Arras, après avoir vanté le bon travail réalisé ensemble jusqu'à présent, réitéra sa volonté de continuer comme par le passé, récusant tout caractère politique de sa candidature

Ils avaient tous les deux, dans les jours précédents, fait le tour des popotes pour s'assurer les voix des maires, surtout ceux des petites communes dont les appartenances politiques sont moins affichées.

On devinait que ce serait serré, et ce le fut à souhait, puisque cela se joua à une voix près et suite à deux tours et beaucoup de palabres et tractations dans les couloirs.

Finalement, la droite qui ne veut pas dire son nom, l'emporte par 37 voix contre 36.mais le reste de l'exécutif est à nouveau reconstitué sur la base du consensus

Pour mener quelle politique ?

Tout le monde l'ignore car les quelque 90 000 habitants de la CUA n'ont jamais eu leur mot à dire sur la gestion et les projets d'une collectivité territoriale qui pèse de plus en plus sur leur devenir.

Les candidats aux municipales, appelés à devenir conseillers communautaires sont restés partout muets sur ce qu'ils feraient une fois désignés à ce poste.

La CUA, gère un budget de 100 millions d'€ et ses compétences (plans d'occupation des sols, l'environnement, écoles, voieries, développement économique etc…) surplombent de plus en plus celles des communes. Or les populations sont tenues dans l'ignorance des choix de leurs mandataires à ce .niveau.

Les 2 candidats se sont contentés de dire qu'ils étaient tous deux opposés à l'élargissement de la CUA. On sait pourtant que celle-ci qu'elle s'est constituée apparemment de bric et de broc mais en réalité au gré des exigences de la CCI qui lorgnait avant tout vers les communes en bordure des autoroutes.

Jusqu'où l'épisode de l'élection du président laissera-t-elle des traces, on ne sait, mais il serait temps d'en finir avec une gestion manifestement anti-démocratique où, sous prétexte d'un consensus hypocrite, tout se décide en dehors des citoyens.

Personne n'a jamais pu expliquer pourquoi ce qui est de gauche ou de droite à Arras Achicourt ou St Laurent-Blangy deviendrait sans couleur ni saveur au-delà.

 

C .L

Blog P.C.F ARRAS

samedi 12 avril 2008, a 22:20
Dessin : fanch .
 


 

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Dessins politiques :
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Dessins (presque]) au jour le jour

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samedi 12 avril 2008, a 22:00
Communiqué de presse de la C.G.T -Educ'Action .
 

Communiqué de presse de la CGT-Educ'Action : Rassemblement en soutien à Rodolphe

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Communiqué de presse du samedi 12 avril 2008 à 11h00

Rassemblement en soutien à Rodolphe Juge, enseignant stagiaire poursuivi injustement

L'intersyndicale de la Région Parisienne (CGT-Educ'Action, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, Sud-Education et CNT-Education) appelle a un rassemblement le jeudi 17 avril 2008 à 9h00 devant le Palais de Justice de Paris afin de soutenir Rodolphe Juge, enseignant stagiaire de maths-sciences au lycée Denis Papin à La Courneuve, injustement poursuivi pour sa participation à une manifestation lycéenne le jeudi 3 avril 2008.

La CGT-Educ'Action, auquel Rodolphe Juge appartient (il est d'ailleurs élu représentant des stagiaires de l'IUFM de l'académie de Créteil) est à l'origine de cette action et a déposé un préavis de grève national à cette occasion.

Rodolphe Juge est accusé d'actes de violences lors d'une manifestation qu'il encadrait. Plusieurs témoignages lors de cette audience démontreront l'absurdité de ces accusations.

Plusieurs médias ont fait état de cette histoire, dont l'Humanité :

http://www.humanite.fr/2008-04-08_Societe_-On-t-a-repere-t-as-dix-secondes-pour-degager

L'intersyndicale de la Région Parisienne invite par ailleurs tous les personnels, élus et citoyens à continuer à signer la pétition en faveur de Rodolphe Juge. Au samedi 12 avril 2008, la pétition a recueilli 440 signatures sur internet et 250 sur papier soit un total provisoire de 690 signatures.

La signature peut être signée en ligne ou téléchargée :

http://cgteduc.creteil.free.fr/uasen/spip.php ?article1248

Contact presse :

Matthieu Brabant

Secrétaire académique CGT-Educ'Action académie de Créteil

Professeur de maths-sciences au lycée Denis Papin à La Courneuve

06 77 81 34 83

cgteduc.creteil@wanadoo.fr

Bourse du travail de Saint-Denis

9/11 rue Génin

93200 Saint-Denis

De : Matthieu Brabant
samedi 12 avril 2008

site BELLACIAO

samedi 12 avril 2008, a 21:42
Les députés communistes aux côtés des lycéens .
 

Invisible.gif Actions des Députés et Sénateurs Communistes

Vendredi 11 Avril 2008 - 16:03

Question au gouvernement de Pierre GOSNAT, Député PCF du Val-de-Marne

Les députés communistes aux côtés des lycéens

 

Ma question s'adresse à M. Darcos, ministre de l'éducation nationale.

Depuis plusieurs semaines, des luttes s'amplifient dans le pays pour exiger du Gouvernement qu'il revienne sur ses décisions concernant l'éducation nationale. Elles rassemblent des professeurs, des lycéens, des parents d'élèves et, à partir de demain, des étudiants. Un grand nombre d'élus locaux sont à leurs côtés. Monsieur le ministre de l'éducation nationale, allez-vous rester « droit dans vos bottes », sans prêter attention au message qui vous est adressé ni engager de concertation avec les organisations syndicales ?

C'est une erreur de vouloir minimiser l'ampleur de ce mouvement, voire de chercher à le discréditer en soufflant sur les braises de la provocation et de la répression. Nous assurons la jeunesse de notre solidarité.


C'est également une erreur de vous cantonner à répéter que le budget a été voté et que rien n'y changera. C'est vrai, le budget a été voté, mais il ne prévoyait pas d'envoyer un contingent supplémentaire de sept cents hommes en Afghanistan ! Pourquoi ne pas privilégier l'éducation plutôt que la guerre ? (Applaudissements sur les bancs du groupe de la Gauche démocrate et républicaine. – Exclamations sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.)

Vous répétez sans cesse que la réduction des effectifs d'enseignants se justifie par la baisse de la démographie scolaire. Mais cette litanie est irrecevable, d'abord parce qu'il existe déjà un déficit important d'enseignants, ensuite parce que vous savez que, dans les prochaines années, il y aura un afflux important de jeunes et d'enfants à scolariser. Pourquoi mettre ainsi en péril notre système d'éducation, dont tout le monde s'accorde à reconnaître les mérites ?

En réalité, la démographie n'est qu'un prétexte pour mettre délibérément en œuvre une politique insensée de réduction du nombre d'enseignants et, de manière générale, du nombre de fonctionnaires, au nom des économies budgétaires. Quand le Premier ministre déclare que les caisses sont vides, ce n'est pas vrai : vous trouvez toujours l'argent pour favoriser les plus fortunés (« Ah ! » sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire) ou pour envoyer des militaires à l'autre bout de monde. Vous avez donc des marges de manœuvre.

Quand allez-vous décider de vous asseoir à la table des négociations avec ceux qui vous pressent de faire de l'éducation une priorité nationale, un droit pour tous et un facteur essentiel de lutte contre les inégalités sociales ?

Nicolas Maury

samedi 12 avril 2008, a 21:21
BOURSES ETUDIANTE : Question écrite de Jacqueline Fraysse,députée P.C.F du 92 .
 

 

Invisible.gif Actions des Députés et Sénateurs Communiste

Vendredi 11 Avril 2008 - 16:25

Mme Jacqueline FRAYSSE attire l'attention de Mme la ministre de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur sur la réforme des bourses étudiantes sur critères sociaux

Bourses étudiantes: Question écrite de Jacqueline Fraysse, députée PCF du 92

 

Rapport après rapport, on constate depuis des années une dégradation structurelle des conditions de vie et d'étude des jeunes. Beaucoup se trouvent dans des situations de grande précarité, ce qui met en cause leur devenir et donne lieu à des perceptions particulièrement pessimistes de lavenir, comme l'indique la dernière enquête internationale de la Fondation pour l'Innovation Politique, pour ceux qui construiront la France, l'Europe et le monde de demain.

Les difficultés pour se loger, financer ses études, se nourrir et se cultiver sont de plus en plus grandes pour la majorité des étudiants de notre pays. La loi LRU, votée en urgence lété dernier vient d'ailleurs aggraver ce phénomène puisque, comme c'est déjà le cas à lUniversité Dauphine par exemple, les frais d'inscription vont considérablement augmenter à la rentrée 2008.


Une réforme des bourses est annoncée pour le mois de septembre prochain. Elle prévoit la création d'un 6ème échelon pour le calcul de leur montant. Cette mesure devrait permettre à 100 000 étudiants issus des familles les plus modestes de bénéficier d'une augmentation de 19 euros mensuelle de ce qu'ils perçoivent actuellement.

Ce 6ème échelon est certes une avancée, mais qui reste insuffisante au regard des besoins. Pour avancer significativement face aux inégalités devant les savoirs, il est impératif de fixer des objectifs ambitieux tels que, par exemple, d'importants programmes de construction de logements étudiants, la mise en place de l'allocation tant attendue par les jeunes qui veulent prendre leur autonomie, des mesures concrètes permettant l'accès à la culture

Outre ces graves insuffisances, cette réforme contient deux mesures très préoccupantes. D'une part, elle prévoit la suppression de la prise en compte du handicap, de la présence d'un enfant à la charge de l'étudiant et du fait qu'il soit issu d'une famille monoparentale. D'autre part une mesure vise à minorer la prise en compte du critère d'éloignement du lieu d'étude par rapport au domicile parental.

Ces deux dispositions ne sont pas acceptables, car de nombreux étudiants verront les aides qu'ils perçoivent diminuées et d'autres, actuellement boursiers ou susceptibles de lêtre, seront exclus de l'accès à ce droit. Ainsi, le gouvernement, qui se targue d'accorder 19 euros en plus par mois à 100 000 étudiants, va en réalité faire des économies sur tous les autres ! Il s'agit donc d'une nouvelle duperie qui vient s'ajouter aux promesses politiques et budgétaires non tenues envers les différentes composantes du système universitaire public, que ce soit les étudiants, les enseignants, les personnels dencadrement ou les chercheurs. C'est d'autant plus inadmissible que dans un pays comme le notre, des moyens existent pour permettre aux jeunes de vivre et détudier dans des
conditions décentes !

Mme FRAYSSE demande donc à Mme la Ministre de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur, parallèlement à la création du 6ème échelon et dans l'attente de dispositions correspondant réellement aux besoins, de maintenir en l'état les critères sociaux individuels d'attribution des bourses étudiantes.

Nicolas Maury

vendredi 11 avril 2008, a 22:48
L'exaspération sociale est le ressort du mouvement au Tibet .
 

 

« L'exaspération sociale est le ressort du mouvement au Tibet »


L'image “http://www.reseau-asie.com/publication_standard/martens_g.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Entretien avec Élisabeth Maertens, auteur d'une Histoire du bouddhisme tibétain. La compassion des puissants.

Élisabeth Martens renvoie un autre éclairage de ce qui se joue depuis plusieurs centaines d'années sur le Toit du monde.

Comment êtes-vous venue à la Chine et au Tibet ?

Élisabeth Martens. Je suis partie durant trois ans en Chine, de 1988 à 1991 après des études de biologie en Belgique, pour me spécialiser en médecine traditionnelle chinoise. J'ai voyagé dans le pays et au Gansu et j'ai été interpellée par la culture et le bouddhisme tibétains au grand monastère de Labulang si différents de la culture chinoise des Han. Je suis retournée régulièrement au Tibet et dans les régions voisines où vivent des communautés tibétaines, Sichuan, Gansu, Qinghai et Yunnan. La dernière fois, en été 2007.

Qu'est ce qui vous a amené à avoir aujourd'hui un discours qui porte un autre regard sur la question tibétaine telle qu'elle est présentée en Occident ?

Élisabeth Martens. Quand je suis revenue en Europe, on parlait énormément du bouddhisme tibétain parce que le dalaï-lama avait reçu le prix Nobel de la paix en 1989. J'ai été touchée de la différence entre ce qui se disait ici et ce que j'avais vécu. Il y avait et c'est toujours le cas un discours du « politiquement correct » sur le Tibet qui fait fi des sources historiques de ce conflit. Il n'est pas facile de faire entendre une autre voix. C'est comme s'il y avait deux camps qui s'affrontent. Je n'ai pas envie d'être considérée comme appartenant à l'un ou l'autre. Je ne suis pas plus prochinoise que protibétaine. Mais les événements actuels forcent à une réflexion pour sortir de cette confrontation caricaturale dans un débat biaisé.

Depuis des siècles, le Tibet est un enjeu entre les différentes puissances régionales puis mondiales. Quel est le contenu de cette dimension politique ?

Élisabeth Martens. Au XIIIe siècle, le Tibet est annexé à la Chine par les Mongols, et au XVIIIe les Mandchous ont divisé leur empire chinois en 18 provinces, dont la province tibétaine. Fin du XIXe, l'empire britannique envahit le Tibet et y installe ses comptoirs de commerce. Le dalaï-lama de l'époque, prédécesseur de l'actuel, voit dans l'occupation anglaise du Tibet une opportunité pour revendiquer l'indépendance. Or la Chine du début du XXe est soumise à un dépeçage mené par les pays occidentaux. Épisode toujours vivant dans la mémoire chinoise et la République reste inflexible. En 1949, avec l'avènement de la République populaire, le gouvernement de Pékin réaffirme les frontières chinoises. Dès 1956, une rébellion armée est organisée dans plusieurs monastères tibétains Cette rébellion armée est dès ces débuts soutenue financièrement et logistiquement par la CIA. Un rapport de l'Office des affaires étrangères américain de l'époque est explicite : « Le Tibet devient stratégiquement et idéologiquement important. Puisque l'indépendance du Tibet peut servir la lutte contre le communisme, il est de notre intérêt de le reconnaître comme indépendant. (…) Toutefois, ce n'est pas le Tibet qui nous intéresse, c'est l'attitude que nous devons adopter vis-à-vis de la Chine. » Les émeutes qui ont eu lieu ce mois de mars 2008 doivent être analysées dans un contexte économique en tout premier lieu mais sans oublier que le Tibet reste un des terrains de combat entre les États-Unis et la Chine, depuis longtemps.

Certains Tibétains réclament l'indépendance, d'autres l'autonomie. Quel est le rapport de force au sein du mouvement ?

Élisabeth Martens. Au sein de la communauté tibétaine en exil, une scission est de plus en plus évidente : d'une part, il y a les modérés, dont le dalaï-lama, qui parle « d'autonomie poussée ». C'est une fraction majoritaire au sein du gouvernement en exil, et il y a les radicaux qui exigent une indépendance totale. Jusqu'à présent la demande d'indépendance a été sans suite : ni les Nations unies ni aucun pays n'ont jamais reconnu le Tibet comme État indépendant.

On a parlé de génocide du peuple tibétain, qu'en est-il ?

Élisabeth Martens. Après la révolte de 1959, les autorités du bouddhisme tibétain en exil ont avancé le chiffre de 1,2 million de morts. Plusieurs études démographiques ont démontré par la suite qu'il y avait eu manipulation. Patrick French, ex-directeur de Free Tibet, a été vérifier sur place, à Dharamsala. Après avoir compulsé longuement les documents « officiels » qui ont servi à avancer ce nombre, il s'est rendu compte de la falsification et a démissionné de ses fonctions. Il raconte cet épisode dans son livre Tibet, Tibet.

Vous réfutez l'opposition ethnique des émeutes et mettez l'accent sur une colère sociale ?

Élisabeth Martens. Si les manifestations ont été aussi fortes c'est qu'elles étaient aussi nourries par l'exaspération économique et sociale qui est le ressort interne du mouvement. Beaucoup de Tibétains en majorité des jeunes sont des laissés-pour-compte des avancées économiques de la Chine. Comme partout dans le pays, les inégalités se font de plus en plus criantes. Mais il y a une spécificité du Tibet. Beaucoup de Chinois han et hui (musulmans) viennent s'y installer pour travailler et surtout y gagner de l'argent. Ceux qui profitent du gros des énormes investissements que le gouvernement central injecte dans la province. Beaucoup de jeunes Tibétains sont chômeurs. Ils manquent d'instruction et de qualification. Ils viennent de la campagne et ont juste suivi l'école primaire. Les Han qui viennent travailler au Tibet sont des techniciens qualifiés, des universitaires ou des cadres, et bien sûr des commerçants. Amener les Tibétains à se former serait un moyen de diminuer l'inégalité sociale. Il ne s'agit pas du seul développement économique du Tibet mais aussi du développement social des Tibétains.

Entretien réalisé par Dominique Bari article paru dans l'Humanité du 8 avril 2008

Blog P.C.F ARRAS

vendredi 11 avril 2008, a 22:28
OGM / Crise à droite : Le rôle de ( l'amendement Chassaigne )
 

Jeudi 10 Avril 2008 - 20:36

La droite a adopté dans la pagaille le texte sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) dans une version profondément remaniée par rapport au projet de loi initial par plusieurs amendements issus de l'opposition

OGM/ Crise à droite : Le rôle de « l'amendement Chassaigne »
Un vote d'extrême justesse ( avec 20 voix d'écart) qui en dit long sur les proportions de la crise qui secoue le gouvernement Fillon et sa majorité. Une centaine de députés de droite se sont abstenus ou ont refusé de voter, ce qui équivaut à autant de « vote contre » selon le député UMP Grosdidier qui lui même a voté contre.

Le catalyseur de cette crise à droite est l'amendement des députés communistes sur l'exclusion des OGM de zones entières où sont implantées des filières agricoles de qualité ( AOC, Label rouge, label « non-OGM », etc...).Son adoption par la gauche et plusieurs parlementaires de la majorité n'en finit pas de déchaîner la colère des élus de droite les plus proches des lobbies des semenciers OGM.

Victime expiatoire désignée de ces querelles intestines, la secrétaire d'Etat à l'écologie et au développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet, coupable aux yeux des élus de droite de ne pas s'être opposée dans l'Hémicycle à l'amendement présenté par André Chassaigne. On s'est échangé des noms d'oiseaux entre leaders de droite (Borloo, Copé qualifiés de lâches) et finalement la ministre a dû présenté ses excuses.

Au delà de la polémique personnelle, l'épisode révèle que « l'origine des problèmes » à droite n'a que peu à voir avec Mme Morizet mais beaucoup avec les résistances qui se développent face aux prijets de la droite, à la mesure de la colère suscitée par le reniement des engagements, comme ceux pris lors du Grenelle de l'environnement.

Ce qui provoque des tensions inédites dans l'UMP. Furibard, Fillon a mis en cause nommément « l'amendement Chassaigne qui n'aurait pas dû être voté ».
Nicolas Maury

vendredi 11 avril 2008, a 22:09
SENAT :Groupe Communiste ( Rapport Larcher : 16 mesures pour privatiser l'hôpital public .
 

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Rapport Larcher : 16 mesures pour privatiser l'hôpital public

Par le groupe CRC - 11 Avril 2008

Le rapport sur l'hôpital public remis à Monsieur François FILLON par le sénateur Larcher n'est pas autre chose que « le petit guide de la privatisation de l'hôpital public en 16 leçons ».

Les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen ne peuvent que dénoncer une prose dogmatique dont l'un des objectifs est de faire croire aux français qu'il existe une contradiction de fond entre hôpital de proximité et hôpital de qualité.

Ce rapport, commandé par le Gouvernement tend également à faire croire que les structures privées sont des partenaires légitimes de l'hôpital public. Mais comme toujours en la matière, le partenariat voulu par la droite se construit en la défaveur du public : à lui la permanence des soins, les urgences et les opérations peu rémunératrices et aux cliniques privées les soins à fortes rétributions et les opérations ambulatoires.

La fermeture systématique des hôpitaux de proximité, la rémunération des médecins hospitaliers à l'activité, la suppression des règles de procédure des marchés publics et la labellisation des équipes sont autant de caractéristiques du privé que le gouvernement voudrait appliquer au public.

Le récent passage intégral à la T2A non compensée et l'annonce de la multiplication des délégations de gestion de service public aux cliniques sont autant de prémices de la mort annoncée de l'hôpital public de qualité au service de tous et de mettre plus encore les malades à contribution car il ne fait pas de doute que bientôt, de nouveaux efforts financiers leurs seront demandés.

vendredi 11 avril 2008, a 21:48
Solidarité Kanaky .
 

Solidarité Kanaky : liberté  pour les 19 syndicalistes de USTKE.
Contre la répression anti-syndicale

Le collectif "Solidarité Kanaky" organise une soirée lundi 21 avril, à partir de 19h, à la Bourse du Travail à Paris (rue Charlot, salle Eugène Hénaff, métro République ou Filles du calvaire) pour informer sur ce qu'il se passe en Nouvelle-Calédonie et pour sensibiliser, plus généralement, sur la répression anti- syndicale.
Le 21 avril sera le jour où le Tribunal de Nouméa rendra son verdict pour les 19 syndicalistes, le procureur ayant réclamé des peines de 1 mois à 1 an de prison ferme.
Le soir du 21 avril, à Paris, à la Bourse du travail, des personnalités et des syndicalistes prendront la parole et témoigneront des atteintes aux libertés syndicales, à la liberté d'expression et au droit de grève en France et dans les colonies de ce pays qui se targue d'être le défenseur des Droits de l'Homme.... en Chine.
Bellaciao participe à l'organisation de cette rencontre.
Lire la suite ici:
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64582
http://solidaritekanaky.org


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Pétition citoyenne : Jouer avec nos vies, ça suffit ! Pas touche à nos retraites !
Pétition citoyenne pour réclamer une gestion scrupuleuse et conforme
du Fonds de Réserve pour les Retraites

SIGNER LA PÉTITION :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article=64550#sp64550

Le Canard Enchaîné du 9 avril 2008 a révélé en page 3 que le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) créé en 1999 par le Gouvernement Jospin, et géré par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), venait de perdre 3.1 milliards d'euros suite à un placement boursier fort contestable et risqué.

Une note, dont un extrait est publié dans l'hebdomadaire, en date du 27 mars 2008, est pessimiste pour l'avenir et explique que "les risques portés par le FRR sont encore très concentrés sur les marchés actions, le rendant très vulnérable à un retournement" . En d'autres termes, les placements réalisés avec l'argent de ce Fonds ne sont pas sécurisés, et les pertes pourraient s'alourdir si la Bourse continuait à chuter et la crise à s'amplifier.

Contrairement à certaines interprétations journalistiques ou rumeurs,cette information n'a pas été réellement démentie par le FRR, qui s'est contenté de préciser que globalement, la performance annuelle du placement est bonne (6.3 % par an depuis 2003 selon le communiqué du FRR), et que le FRR n'a pas investi dans des "produits de titrisation" (c'est à dire, n'a pas investis sur des produits financiers directement liés aux subprimes).

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Personne ne comprend que l'on puisse jouer ainsi avec les économies durement réalisées, dans un but de solidarité, sur des vies et des vies de travail, parfois pénibles et mal rémunérées, alors même que les salaires n'augmentent pas et que les régimes de retraites viennent d'être profondément modifiés, en défaveur des salariés !

Alors même que certains (200 personnes ? 500 personnes ? 1000 maximum ?) ont bénéficié récemment de 15 milliards de cadeaux fiscaux !

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Cet argent est NOTRE argent.

Nous l'avons cotisé, il a été prélevé sur notre travail et il doit servir à nos retraites !

ARRETEZ DE JOUER AVEC NOS VIES !
PAS TOUCHE A NOS RETRAITES !

Nb : Cette pétition sera adressée aux personnes concernées et notamment au Gouvernement, à la CDC et aux syndicats.

SIGNER LA PÉTITION :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article=64550#sp64550

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Bellaciao convoqué au tribunal de Rennes (en appel)
suite à la publication d'un communiqué de l'USM-CGT (ST Nazaire)

Vendredi 16 mai 2008 , Roberto Ferrario, de Bellaciao, est convoqué par le Tribunal d'Appel de Rennes.

En décembre 2005, une plainte pour diffamation a été déposée par les "Chantiers Navals de St Nazaire" suite à la publication sur le site du collectif Bellaciao du communiqué de l'USM-CGT du 16 septembre 2005 intitulé "Flibusterie des temps modernes" (consultable ici : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article=18759).
Roberto Ferrario a été relaxé par le tribunal de Saint-Nazaire en octobre 2007. Les chantiers de Saint-Nazaire ont fait appel...

Pour nous aider à faire face aux frais déjà engagés et à venir, vous pouvez envoyer un don :
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Silvio mon amour (vaff...) - Vidéo
Italie, législatives des 13 et 14 avril prochains...

En exclusivité mondiale et intergalactique sur Bellaciao, le collectif vous présente la première vidéo réalisée (des nuiiiiiitttss de labbbeeeuuurrr) par Sirieix, le Collectif Bellaciao, 3x0, Le Scarabée et cie enregistré et mixé @Farra Vox :
"Silvio mon amour"
(Sarko bling-bling remix'08)
A voir et écouter ici :
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Mai 68, ce n'est toujours qu'un début
"Tous ces mots terribles", album hommage à François Béranger

Écoute en avant première mardi 15 avril à Confluences, Paris 20ème.
En savoir plus :
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vendredi 11 avril 2008, a 21:03
Manifestation lycéens : Quand la jeunesse parle d'avenir,Darcos répond réduction des coûts .
 


Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 10 avril

Aujourd'hui, dans Le Parisien, Xavier Darcos oppose une fin de non-recevoir aux revendication du mouvement étudiant en usant d'un paternalisme pour le moins poussiéreux.

Quand les lycéens parlent d'avenir et de solidarité, le Ministre répond « suppression de postes ». Non, ce n'est pas archaique de refuser les suppressions de postes pour diminuer le nombre d'élève par classe quand on a pour objectif un enseignement de qualité. A l'évidence, cette jeunesse fait preuve de maturité, et d'une lucidité qui devrait conduire Xavier Darcos à faire preuve d'un peu plus d'humilité.

Le PCF exprime son soutien total aux lycéens, étudiants et enseignants qui se mobilisent et participera avec ses élus aux nombreuses mobilisations.

Parti communiste français

Paris, le 10 avril 2008.

jeudi 10 avril 2008, a 08:22
Gandrange : l'engagement de l'Etat doit être respecté .
 

Nicola Sarkozy a reçu les salariés de l'usine Arcellor Mittal du site de Gandrange pour leur confirmer la suppression de 575 postes. Ainsi donc la visite présidentielle sur le site industriel sitôt connu le plan social et les engagements pris devant les salariés se révèlent n'être que du vent. C'est proprement révoltant de voir ainsi le chef de l'Etat jouer avec la vie de tant de personnes pour des effets d'estrades qui se révèlent désormais n'être que de la communication politicienne de la pire espèce.

Le président de la République devient désormais coutumier du fait, lui qui avait promis que EDF ne serait jamais privatisée pour ensuite battre piteusement en retraite.

La France dispose d'importants moyens légaux et fiscaux pour faire se faire entendre d'une multinationale comme Arcelor Mittal qui accumule les profits à coups de milliards. L'engagement de l'Etat a été donné aux salariés de Gandrange en terme d'emploi, de formation. Il doit être tenu.

Parti communiste français

Paris, le 8 avril 2008

mercredi 09 avril 2008, a 19:28
La droite vit encore au temps de la Guerre Froide !
 

Mercredi 09 Avril 2008 - 12:49

Un Conseiller Général Communiste interdit de permanence à la Mairie de la Source (Orléans)

La droite vit encore au temps de la Guerre Froide
Le 17 mars 2008, soit le lendemain de mon élection comme Conseiller Général, j'écrivais à Monsieur le Député - Maire d'Orléans pour lui demander la possibilité d'organiser, chaque mois, à la mairie de proximité, une permanence afin de recevoir les habitants de la Source, comme je m'y étais engagé durant la campagne électorale.

Je rappelle que cette façon de procéder existe dans tous les cantons du Loiret, les conseillers généraux assurant des permanences dans les communes de leur canton. Quelle que soit "la couleur politique" des maires. C'est ce que l'on appelle "la tradition républicaine" !

Malheureusement, à Orléans, avec Serge GROUARD, cela ne se passe pas comme cela, et la démocratie avançant à grands pas, ma demande est refusée pour les motifs suivants : "je dois gérer personnellement les modalités matérielles de ma permanence" "je dois me rapprocher du Conseil Général, ma collectivité de rattachement"

Décidemment, l'UMP et ses représentants locaux n'ont pas digéré leur écrasante défaite à la Source. Alors, ces messieurs se vengent comme ils le peuvent. C'est-à-dire à leur image : petitement et médiocrement !!

Il y a eu durant la campagne un déferlement de tracts anti-communistes d'un autre âge qui n'a pas porté ses fruits, bien au contraire. Maintenant, c'est le refus d'organiser des permanences.

Bien évidemment, je ne compte pas baisser les bras. Avec mes amis et toutes et tous ceux qui sont attachés au respect du suffrage universel, je compte bien agir à tous les niveaux pour que cette atteinte à la démocratie soit annulée.

Michel RICOUD Conseiller général de la Source

Rappel des résultats:
M. Guy PICQUIER(FN): 4,48%
M. Michel LANGUERRE (UMP): 29,04% - 35,13% (battu)
M. Abderrahim GHBABRA (SOC): 32,63%
M. Michel RICOUD (COM): 33,85% - 64,87% (élu)
Nicolas Maury

mercredi 09 avril 2008, a 05:01
La méthode Ségolène Royal : du déjà vu !
 

PARTI SOCIALISTE. L'ex-candidate lance une consultation participative avec des arrière-pensées cousues de fil blanc. Dans un monde qui se transforme à vive allure, les socialistes doivent ré­pondre à de nouvelles ques­tions, estime Ségolène Royal. Aussi a-t-elle pris une initia­tive aux allures de tactique in­terne au PS. La consultation qu'elle lance est sur le mode participatif qu'elle affec­tionne. La cible ne relève pas du hasard: «les militants du PS », mais «en lien avec les sympathisants et les forces vives ». Plus précisément en lien «avec les associations, le mouvement social et syndical». Soit avec tout ce qui peut exprimer, sous des formes anciennes ou plus nou­velles, des aspirations à des changements dans le cadre d'une société en mutation.

La démarche est certes à la fois risquée, cousue de fil blanc et a comme un air de déjà-vu. 

Risquée, car en dépit  de ses efforts pour la limiter au champ préparatoire du congrès, Ségolène Royal ne parvient pas à masquer l'of­fensive de son clan en vue de construire une hégémonie sur le PS. La perspective étant la prise de pouvoir et la présidentiabilité naturelle en 2012. Or, ce faisant, elle persiste à agir en dehors des règles défi­nies par le parti lui-même à un moment où le souci du collec­tif semble l'emporter sur toute autre considération.

Déjà vu: le recours au participatif est chez elle la traduction d'une intuition, celle de l'aspiration à être entendue et à dire son mot parmi une partie grandis­sante des citoyens lassés d'une façon de faire de la politique qui les cantonne au rôle de supplétifs d'un personnel politique trop professionnalisé.

 C'est aussi pour l'ex-candidate un moyen de circonscrire la base militante, considérée comme formatée à l'immobi­lisme par un fonctionnement désuet. Coïncidence: le coup de gueule d'un Jean-Paul Hu­chon, président de la région Ile-de-France, ex-rocardien converti au strauss-khanisme, s'inscrit dans un même constat. Il n'en a cependant pas l'habileté.

Dans l'ouvrage qu'il vient de publier, il prend bille en tête le parti et ses dirigeants en assurant que «le débat est devenu impos­sible à l'intérieur du PS ». Ajoutant que, «sous la pres­sion des apparatchiks, on se met la tête dans le sable comme l'autruche, puis on at­tend que ça se passe ». Avant de délivrer un message qui a le mérite de la clarté idéologique libérale: «Le temps de la confrontation de deux philosophies (droite-gauche NDLR) complètement diffé­rentes est révolu. »

Si Ségolène Royal, selon l'aile gauche du PS, partage une partie de ce point de vue, du moins prend-elle des précautions. Le but étant, pour ses détracteurs, de susciter un consensus sur un diagnostic de départ pour faire accepter à un PS jusque ­là encore ancré dans la social­-démocratie, des virages idéo­logiques calqués sur ceux  consentis par les partis démo­crates anglo-saxons.

Sans préjuger des résultats ni de leur interprétation, la consultation participative est en effet engagée autour de questions liées aux inquié­tudes des Français.

Exemples des débats à trancher:

 

«Il faut sortir du fossé entre un dis­cours pseudo-révolutionnaire dans l'opposition et un conformisme économique au pouvoir: de quelle façon? ».

«Le socialisme ne peut pas se contenter d'aménager le capi­talisme financier à la marge: comment produire et répartir autrement la richesse? ».

«Il faut pousser l'agilité des en­treprises, le goût du risque et l'esprit d'entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités so­ciales. Avec quel compro­mis? ».

Le tout assorti d'un rappel de valeurs de gauche, genre : «La volonté publique et l'Etat organisent la conci­liation de l'intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les Services Publics ».

Chiche!

mercredi 09 avril 2008, a 04:42
Tibet,un autre son de cloche !
 

Mardi 08 Avril 2008 - 20:54

"Je ne suis pas d'accord avec le boycott des Jeux de Pékin et la propagande anti-chinoise" par Jean Luc Mélenchon, Sénateur Socialiste de l'Essonne (vraiment à gauche lui ! )

Tibet, un autre son de cloche !
Je ne suis pas "communiste" chinois. Je ne le serai jamais. Mais je ne suis pas d'accord avec les manifestations en faveur du boycott des jeux olympiques. Je ne suis pas d'accord avec l'opération de Robert Menard contre les jeux olympique de Pékin. Je ne suis pas d'accord avec la réécriture de l'histoire de la Chine à laquelle toute cette opération donne lieu.

Je ne partage pas du tout l'enthousiasme béat pour le Dalaï lama ni pour le régime qu'il incarne. Pour moi, le boycott des jeux est une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois. Si l'on voulait mettre en cause le régime de Pékin il fallait le faire au moment du choix de Pékin pour les jeux. Il ne fallait pas permettre à la Chine d'être candidate. Il fallait le dire en Chine. Ce qui se fait est une insulte gratuite et injustifiée contre les millions de chinois qui ont voulus et préparent activement les jeux. Pour moi il flotte un relent nauséabond de racisme sur cette marmite !

UN PRETEXTE

Si un boycott devait être organisé, dans une logique agressive conséquente, ce n'est pas celui du sport qui est un moment d'ouverture et de fraternisation. Pourquoi pas plutôt celui des affaires et de la finance ? Naturellement aucun des activistes mondains actuels ne le propose ni n'entreprend quoique ce soit dans ce sens. Si l'on devait vraiment se facher avec le gouvernement chinois, pourquoi le minimum de ce qui se fait dans les relations normales entre les nations ne se fait-il pas à cette occasion ? Le président de la République chinoise (combien de protestataires se soucient de savoir comment il s'appelle ?) a-t-il été approché ? Lui a -ton demandé quelque chose ? Quoi ? Qu'a-t-il répondu ? Le premier ministre (combien se sont préoccupés de connaitre son nom ?) a-t-il été interpellé ? L'ambassadeur de Chine en France a-t-il été reçu et a-t-on eu un échange avec lui ? Qui s'en soucie ? Avec une morgue ressemblant a du racisme, on proteste contre un gouvernement dont on ne cite pas le nom des dirigeants, et dont on fait comme s'il n'existait pas ? Pourquoi sinon parce qu'on pense par devers soi qu'il n'en est pas vraiment un. La superbe occidentale nie jusqu'au nom des gouvernant qui dirigent un peuple de un milliard quatre cent millions de personnes que l'on croit assez veules pour être maitriser par une simple police politique !

D'une façon générale je ressens, en voyant tout cela, l'écho du mépris des colons qui ont imposé en leur temps les armes à la main l'obligation pour les chinois de faire le commerce de l'opium ! Si la volonté est d'affronter le régime politique de Pékin, aucun des moyens employés n'est de nature à modifier quoique ce soit d'autre que l'opinion occidentale déjà totalement formatée sur le sujet.

Donc les évènements du Tibet sont un prétexte. Un prétexte entièrement construit à l'usage d'un public conditionné par la répétition d'images qui visent à créé de l'évidence davantage que de la réflexion. Exemple : seule l'enquête « d'arrêt sur image » rapporte que les « évènements du Tibet » ont commencé par un pogrom de commerçants chinois par des « tibétains ». Dans quel pays au monde de tels évènements restent-ils sans suite répressive ? La vie d'un commerçant chinois a-t-elle moins de valeur que celle du manifestant « tibétain » qui l'assassine à coups de bâton dans la rue ? Bien de l'amitié pour les tibétains n'est qu'une variante nauséabonde du racisme contre les chinois. Elle se nourrit de tous les fantasmes que l'ignorance favorise. Que la répression ait été lourde est peut-être avéré. Comment l'apprécier ? Les seuls chiffres rabachés sont ceux du « gouvernement tibétain en exil ». Pourtant le gouvernement chinois, si j'ai bien entendu, annonce lui-même un nombre de blessés et de morts qui permet de comprendre qu'il y a eu une situation grave et sérieuse que les autorités admettent. Dans n'importe quelles circonstances ont essaierait de comparer les informations. On essaierait de comprendre l'enchainement des faits. Sinon autant dire que le gouvernement français de l'époque a ordonné de pousser deux jeunes dans un transformateur électrique à Clichy Sous Bois au motif qu'il avait alors une politique de main dure face aux banlieues. Personne n'oserait avancer une bêtise aussi infâme. Dans les émeutes urbaines américaines la répression a aussi la main lourde. Tout cela n'excuse rien. Mais cela permet de mettre des évènements en relation de comparaison.

UN PERSONNAGE SUSPECT

J'exprime les plus nettes réserve à propos de l'action politique de monsieur Robert Ménard, proncipal organisateur des manifestations anti chinoises. A présent, à propos du Tibet et des jeux olympiques, on ne voit que Robert Ménard. Il parle, parait il, au nom de « Reporters sans frontière ». Cette association est réduite à la personne de Robert Ménard. Bien des anciens membres du conseil d'administration pourraient en dire long au sujet des conceptions démocratiques de monsieur Ménard dans sa propre association. Quand je me suis trouvé sur le plateau de radio à France Culture où l'on m'interrogeait sur le sujet du Tibet et des jeux Olympiques, messieurs Marc Kravetz et Alexandre Adler sont restés silencieux quand j'en suis venu au rôle de monsieur Menard. Ils ne peuvent être soupçonnés de chercher à me complaire... Hors micro, les deux, exprimaient des réserves marquées sur les méthodes du personnage de Robert Ménard. Maxime Vivas a établi une analyse documentée extrêmement inquiétante sur ce personnage et ses sources de financements. Quoiqu'il en soit, il semble qu'il remplace aussi dorénavant les syndicats de journalistes, l'association internationale des droits de l'homme, Amnesty et ainsi de suite. Parfois même il remplace le Dalaï lama. Robert Menard milite pour le boycott des jeux et ce que ne fait pas le Dalaï lama. Celui-ci dit au contraire que le peuple chinois mérite les jeux. Robert Ménard est un défenseur des droits de l'homme à géométrie variable. A-t-il mené une seule action, même ultra symbolique, quand les Etats unis d'Amérique ont légalisé la torture ? A-t-il mené une seule action pour que les détenus de Guantanamo soient assistés d'avocat ? Robert Menard a un comportement qui soulève des questions sérieuses au sujet des motivations de son action.

LE REGIME THEOCRATIQUE EST INDEFENDABLE

A propos du Tibet. Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l'autorité des rois de France. Parler « d'invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice président de l'assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. Cela jusqu'au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d'abolir le servage au Tibet et régions limitrophes.

Dans une négation des traditions, que j'approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d'esclaves le droit de vie, de mort et de tortures sur eux. On n'évoque pas le satut des femmes sous ce régime là. Mais il est possible de se renseigner si l'on a le coeur bien accroché. L'autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendue paradis de la non violence ainsi qu'aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes. La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide. Voila ce qu'il en est des traditions charmantes du régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l'horrible « invasion » qui y a mis fin. Depuis la scolarisation des enfants du Tibet concerne 81% d'entre eux là où il n'y en avait que 2% au temps bénis des traditions. Et l'espérance de vie dans l'enfer chinois contemporain prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35, 5 à 67 ans. En foi de quoi l'anéantissement des tibétain se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959 faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi. Pour tout cela, la situation mérite mieux, davantage de circonspection, plus de respect pour les chinois que les clichés ridicules que colportent des gens qui ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants d'un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet.

A l'heure actuelle je n'éprouve aucune sympathie pour « le gouvernement en exil du Tibet » dont sa sainteté est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège un nombre de membres de sa famille qu'il est tout à fait inhabituel de trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur présence aux postes clefs de la finance et des affaires de cet exil. Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu'elle veut et à ses partisans de même. Mais je m'accorde le droit d'être en désaccord total avec l'idée de leur régime théocratique.

Je suis également hostile à l'embrigadement d'enfants dans les monastères. Je suis opposé à l'existence du servage. Je suis laïque partout et pour tous et donc totalement opposé à l'autorité politique des religieux, même de ceux que l'album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l'ont pourtant jamais été. Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l'avortement et les homosexuels. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique théocratique. Je n'ai jamais soutenu l'Ayatollah Khomeiny, même quand j'étais contre le Shah d'Iran. Je ne soutiens pas davantage ni n'encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve ni dans ses tentatives cecessionistes que je condamne. Je demande : pourquoi pour exercer sa religion et la diriger le Dalaï Lama aurait-il besoin d'un Etat ? Un Etat qui pour être constitué demanderait d'amputer la Chine du quart de sa surface ! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n'être assis sur aucune royauté ?

FAUTEUR DE GUERRE

En ce qui concerne le droit international et la géopolitique, le dossier du Tibet tel que présenté par ses partisans est un facteur de violences, de guerres et de déstabilisation aussi considérable que celui des Balkans. Quel genre de Tibet est défendu ? Le "grand Tibet" incluant des régions comme le Yunnan et le Sichuan, sur les territoires des anciens seigneurs de la terre où sont organisés des troubles en même temps qu'à Lhassa ? Bien sur, aucun de ceux qui s'agitent en ce moment ne se préoccupe de savoir de quoi il retourne à ce propos. Rien n'indique mieux le paternalisme néo colonial ni le racisme sous jacent à l'enthousiasme pro tibétain que l'indifférence à ces questions qui mettent en cause la vie de millions de personnes et des siècles d'histoire et de culture chinoise.

J'ai lu que les athlètes français porteraient un maillot avec une déclaration un peu passe partout qui est présentée comme une protestation politique . Je sais très bien que l'inscription "pour un monde meilleur" ne mange pas plus de pain là bas qu'ici. Mais elle sera certainement vécue par les chinois du commun comme un acte injurieux si son motif pro dalai lama est connu. Peut-être est-il cependant aussi un peu hors limite des règles du sport international. Souvenons nous que la ligue européenne de natation a exclu des championnats d'europe de natation le nageur serbe Milorad Cavic parce qu'il portait lors des remises de médailles un teeshirt sur lequel était écrit : "le Kosovo est serbe". Cela fera-t-il jurisprudence ? Les champions français qui porteront un slogan annoncé comme politique seront-ils interdits de jeux ? Bien sur que non !

Puisque le but c'est justement que le Tibet soit au chinois ce que le Kosovo a été aux serbes. Mais comme cela n'a rien de comparable, à part la volonté de dépeçage de l'ennemi et la mise en scène médiatique, il est fort probable que cela finisse à la confusion des agresseurs. Je le souhaite.

Je suis un ami de la Chine. Et je sais que l'intéret de mon pays et ses valeurs ne sont pas du côté où l'on voudrait les entrainer.

http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=585 L'article de Jean Luc Melenchon

mardi 08 avril 2008, a 22:23
La xénophobie tue encore .
 

Sans-papiers . Vendredi soir, un jeune Malien s'est noyé dans la Marne en tentant d'échapper à un contrôle de police. Il était sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière.

En choisissant comme thème « La xénophobie tue » pour la manifestation de samedi, ses organisateurs ne pensaient pas être si immédiatement confortés dans leur indignation et leur colère. Baba Traoré, vingt-neuf ans, Malien, est mort, vendredi soir. Interpellé dans l'après-midi par la police du RER, à Joinville-le-Pont, dans le Val-de-Marne, soupçonné de défaut de titre de transport, il a présenté son abonnement, mais a été pris en charge par la brigade anticriminalité présente sur les lieux. Il n'avait pas de papiers d'identité, mais a donné son nom à la police, avant de s'échapper. Il se serait jeté dans la Marne, alors qu'il était poursuivi par un policier. Il se savait sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière. Il a été repêché dans un état critique et est mort à l'hôpital des suites d'un arrêt cardiaque. L'inspection générale des services, la police des polices, a été chargée de l'enquête.

C'est la troisième fois que le pont de Joinville est le théâtre de ce genre de drame : une noyade plutôt qu'une arrestation. Un jeune tagueur, Michael, est mort noyé, poursuivi par la brigade anticriminalité du Val-de-Marne, alors qu'il était hydrophobe et ne savait pas nager. Le conducteur d'une voiture en stationnement, avec des papiers en règle, mais noir, est aussi mort noyé en se jetant dans la Marne. Mais Baba Traoré n'est pas non plus la première victime de la chasse aux sans-papiers et de la politique anti-immigration en France. Ces morts laisseront des séquelles indélébiles.

SUICIDÉS POUR REFUS DU DROIT D'ASILE

On se souvient de Mme Chunian Liu, qui s'est défenestrée à Belleville, à Paris, en tentant de s'échapper quand elle a vu arriver la police. On se souvient d'Ivan, jeune Tchétchène, tombé de son immeuble à Amiens, dans la Somme, en tentant, avec son père, de fuir la police qui entrait dans l'appartement pour les arrêter pour défaut de titre de séjour. On se souvient aussi du jeune sportif kenyan, John Maïna, qui s'est suicidé quand le droit à l'asile lui a été refusé, il y a deux mois, alors que la police et la milice, dans son pays d'origine, lui promettaient une mort certaine. On se souvient, à Toulouse, de Tarek, Tunisien de vingt-quatre ans, qui s'est jeté du quatrième étage, transporté dans le coma à l'hôpital et dont personne ne sait ce qu'il est devenu. On peut aussi y ajouter les suicidés en centre de rétention.

La politique d'immigration tue aussi à l'étranger les expulsés du territoire, déboutés du droit d'asile parce que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ne veut pas croire les dangers encourus dans leur pays. Ainsi, Elanchelvan Rajendram, père de famille sri-lankais et tamoul, abattu par l'armée, il y a un an, devant sa maison sous les yeux de sa femme, quelque temps après son expulsion de France. Il est impossible de connaître le nombre de personnes disparues ou emprisonnées à leur arrivée. Demain, par exemple, Mustafa Palta, Kurde, condamné à dix ans d'emprisonnement par le gouvernement turc sous l'accusation d'appartenir au PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan, risque d'être renvoyé dans les geôles turques si le préfet du Puy-de-Dôme n'use pas de son pouvoir discrétionnaire et n'entend pas la menace qui le guette.

Un hommage a été rendu, hier soir à Joinville, à Baba Traoré. Parmi quelques centaines de personnes, on notait la présence de Mgr Gaillot, de Christian Favier, président du conseil général du Val-de-Marne. Un rassemblement est annoncé, demain à 18 heures à Créteil, devant la préfecture, par le Réseau éducation sans frontières du Val-de-Marne.

Émilie Rive

l' Huma du 07 / 04 / 08

mardi 08 avril 2008, a 22:11
LE RETOUR DU PLOMBIER .
 

Editorial par Maurice Ulrich

Le retour du plombier

Nous sommes tous des plombiers polonais aurait pu être l'un des slogans de la manifestation des syndicats européens qui a réuni samedi en Slovénie quelque 30 000 salariés de 29 pays. On se souvient sans doute comment la peur irrationnelle du plombier polonais avait été utilisée pour caricaturer, voici quelques années, tous ceux qui rejetaient, avec la directive Bolkenstein, une Europe du dumping social. Ringards, chauvins, nonistes abrutis incapables d'articuler un oui intelligent… Samedi, c'est par-delà les frontières que se sont retrouvés des salariés de tous les pays européens, absolument tous, avec 54 syndicats, pour des augmentations de salaires. Depuis plus d'une semaine, c'est par-delà les frontières que les salariés de Renault en France apportent leur soutien à leurs collèges de Dacia, en Roumanie, qui revendiquent à juste titre des augmentations de salaires. Qui a peur de l'autre ?

L'inquiétude, elle était samedi chez les ministres européens des Finances, réunis au moment même où se tenait cette manifestation. Tous ont appelé, avec une touchante unanimité, à la modération salariale. Tous ont invité à ne pas suivre, surtout, le déplorable exemple de la fonction publique allemande, qui, après des mois de gel, vient d'obtenir 8 % étalés sur deux ans. Réponse d'un responsable syndical allemand :

« Si nous pouvions nous immiscer dans la politique des taux d'intérêt avec la même véhémence, je serais vraiment content. »

La remarque, de fait, vaut son pesant d'euros. Le seul organisme sur lequel les institutions de l'Europe,

et a fortiori les peuples, n'ont aucun droit de regard, c'est la BCE, que les ministres des Finances suivent docilement. La Banque centrale européenne, laquelle surveille en revanche les salaires comme le lait sur le feu… Mais laisse filer les prix et les dividendes.

Les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres, a ainsi commenté le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, John Monks. L'Europe sociale n'est pas dans les textes. Ceux-ci, au contraire, visent à mettre en concurrence les salariés entre eux. La directive Bolkenstein, sortie par la grande porte après avoir été démasquée, est revenue par la fenêtre sous un autre déguisement. La manifestation de samedi est une riposte d'ampleur. L'union sur des objectifs communs des salariés de tous ses pays peut être une idée neuve en Europe. La grande idée neuve de l'Europe peut-être, et ses effets d'entraînement pour l'ensemble des salariés du monde seraient alors considérables.

La question des salaires est au centre des conflits sociaux ces derniers temps. Parce que c'est d'abord là que se joue le conflit entre le capital et le travail. On sait que la part des salaires dans la valeur ajoutée a baissé de près de dix points en France depuis 1982, selon les chiffres de l'INSEE. De près de neuf points pour l'ensemble de l'Europe. La semaine passée, en France, des arrêts de travail pour les salaires ont eu lieu à la Redoute, chez Manpower, chez Picard, Mondial Assistance, au Crédit lyonnais, au Crédit du Nord.

Cette semaine ce sera chez BNP Paribas, à la Banque populaire… Il s'agit, dans tous ces cas, de grands groupes qui versent chaque année de confortables dividendes à leurs actionnaires. Mais la question

des salaires n'est pas que de justice. La crise financière mondiale est celle d'un moteur suralimenté. À force de gonfler, il s'étouffe et cherche à toute force comment restaurer ses profits, là où ils sont menacés et en faisant payer les salariés et les peuples. Augmenter les salaires, c'est remettre de l'argent dans l'économie réelle, la consommation, la croissance. Redonner, dans tous les pays, sa place au travail et leur place aux salariés. Plombiers ou pas, Polonais ou non.

l' Huma du 07 / 04 / 08

mardi 08 avril 2008, a 21:58
Clamecy résiste encore et toujours .
 

La maternité a fermé ses portes le 31 mars. Mais ses défenseurs continuent de se mobiliser et réfléchissent à une action à l'échelle nationale.

« La semaine dernière, on était sous le choc. » Comme tous les défenseurs de la maternité de Clamecy (Nièvre), Laure Stengel a eu du mal à accuser le coup. Le 31 mars, la maternité a fermé ses portes. Pendant des mois, usagers, praticiens, élus, syndicats se sont mobilisés pour ne pas en arriver là. « En janvier, nous, élus, avons pris le relais des usagers qui étaient arrivés au bout de leur action », raconte Rosemay Jeantet, maire de Taconnay.

À l'approche des municipales, les maires des cantons environnants ont redoublé d'efforts, prenant des arrêtés symboliques « d'interdiction aux femmes de procréer » et allant jusqu'à refuser d'organiser le premier tour des élections. « Il fallait faire quelque chose de fort pour se faire entendre, poursuit Rosemay Jeantet. Ici, c'est le désert à tous les niveaux : les écoles, le Trésor public, la poste… tout ferme. Si on touche à l'hôpital, qu'est-ce qu'on va devenir ? Car on le sait : quand on ferme la maternité, c'est la chirurgie qui suit, puis les autres services, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que la gérontologie. Ce n'est pas la réponse adaptée, ni même pour les personnes âgées. » À Taconnay, sur les 84 inscrits, aucun n'a voté.

Mais tout cela en vain. Le 31 mars, la maternité a fermé ses portes. « L'État s'est débiné en revenant sur la dérogation d'exception géographique qui courait jusqu'en 2011, déplore l'élue. Maintenant, il faut faire 60 km pour aller à Auxerre ou Nevers. » Symboliquement, les élus ont accroché leur écharpe tricolore aux grilles de l'hôpital. « À Clamecy, 30 % des femmes sont soit seules, soit sans moyen de locomotion, soit dans des situations précaires. Qu'est-ce qu'elles vont devenir ? s'interroge l'élue. Si on perd l'accès aux soins, on met en péril la population. Quel avenir on veut pour le territoire ? »

Parce qu'ils espèrent pouvoir revenir en arrière, les défenseurs de la maternité de Clamecy n'ont pas baissé les bras. Dernière action en date : une caravane « de survie » a été installée devant la mairie. Chaque jour, deux personnes s'y installent pour un jeûne de 24 heures. « C'est un nouveau combat contre le désert médical. C'est un moyen de faire parler de la maternité tous les jours », explique l'élue. Mais les militants cherchent à rebondir au-delà de l'action locale. « On ne pourra pas tenir éternellement à Clamecy. Il faudrait un relais au niveau national. Pourquoi ne pas envisager d'installer une caravane de ce genre devant l'Assemblée qui, chaque jour, se ferait l'écho d'un hôpital menacé ? imagine Rosemay Jeantet. Le député PS Christian Paul, qui a déjà passé une nuit dans la caravane, nous a d'ores et déjà apporté son soutien. »

À fond dans ce combat, Rosemay Jeantet se dit même prête à démissionner de ses fonctions, comme l'avaient fait les élus creusois en novembre 2004 pour défendre les services publics. « Mais il faut le faire au bon moment pour que cela ait des répercussions. Si on n'est que trois, ça ne servira à rien », précise la jeune femme.

A. C.

l' Huma du 07 / 04 /08

mardi 08 avril 2008, a 21:44
Les travailleurs européens unis pour le pouvoir d'achat .
 

Mobilisation . Réunis en Slovénie, les ministres des Finances de l'UE appelaient à la « modération salariale ». 40 000 manifestants européens étaient à Ljubljana, pour défendre leur pouvoir d'achat.

Ljubljana (Slovénie), envoyé spécial.

Samedi 5 avril, dans les rues de Ljubljana, la capitale slovène, la diversité était de surface : mélanges de couleurs, de langues ou de drapeaux des quatre coins de l'Europe. Mais, l'unité était véritable : les salariés européens, de 55 syndicats et 29 pays, étaient venus manifester pour une amélioration de leur pouvoir d'achat et de meilleures conditions de travail, à l'appel de la Confédération européenne des syndicats (CES). Les slogans témoignaient de cette unité sur tout le parcours de l'Euromanifestation qui a regroupé plus de 40 000 personnes (10 000 selon la police).

« En avant pour une Europe sociale ! »

Les Belges de la CSC, par exemple, répondaient en choeur aux questions de leur leader : « Est-ce que vous êtes prêts pour une Europe sociale ? OUI ! Contre une Europe du capital ? OUI ! » puis, après un bref surplace, se lançaient dans une course effrénée dès que leur leader affirmait : « En avant pour une Europe sociale ! » Chanson, aussi, dans les rangs de la CGT qui avait délégué une centaine de militants. Et les banderoles, quelle que soit leur langue, étaient claires : « Sauvons le pouvoir d'achat et la solidarité », « Augmenter les salaires, une priorité pour les travailleurs européens », « More for the workers, not only for the top » (plus pour les travailleurs, pas seulement pour les dirigeants)…

Du côté des délégations venues de l'est de l'Europe, les revendications étaient, bien entendu, similaires. Silvio Botta, un salarié de l'entreprise Delphi, équipementier automobile qui fournit de nombreuses marques de voitures, explique que son salaire lui suffit à peine à payer son loyer. Et il ajoute aussitôt qu'un souci fondamental le préoccupe : « J'ai de gros problèmes avec la direction de l'entreprise. Nous sommes constitués en syndicat depuis 2007, mais elle ne nous autorise pas dans l'usine. Ce problème se pose dans les deux sites que le groupe a en Roumanie… » Le syndicaliste insiste sur ce point qui l'inquiète : « l'état de la démocratie ».

Cette question revient régulièrement dans la bouche des participants. Joël Decaillon, secrétaire confédéral de la CES, précise ainsi que cette manifestation a été organisée pour « dire à l'UE qu'il faut revoir la répartition des richesses, car les inégalités explosent. C'est une situation inacceptable qui conditionne l'avenir de l'Europe et de sa démocratie ». « Nous avons un nombre de plus en plus important de salariés pauvres en Europe. Il faut donc de meilleurs salaires, mais aussi de meilleurs emplois. »

ceux qui gagnent toujours plus

Pendant ce temps, pourtant, réunis à quelques kilomètres de là, les ministres européens des Finances viennent d'achever une réunion de deux jours, pendant laquelle, de concert avec la Banque centrale européenne (BCE), ils ont appelé à la modération salariale. Le commissaire européen aux Affaires économiques, l'Espagnol Joaquin Almunia, a même précisé que « les hausses des salaires devraient dépendre des gains de productivité réalisés » et ne pas aller au-delà, cherchant visiblement à calmer les ardeurs revendicatives des travailleurs européens.

En fin de manifestation, sur la place des Congrès de Ljubljana, le président de la ZSSS, fédération slovène des syndicats libres, a dénoncé ceux qui gagnent toujours plus au détriment des travailleurs qui vivent toujours moins bien. Bernard Thibault lui a emboîté le pas et a constaté : « Si on écoute les ministres, si on écoute les employeurs, ce n'est jamais le bon moment pour augmenter les salaires dans tous les pays européens. Tantôt on nous explique que ça va mal, tantôt que ça va bien, mais que ce n'est toujours pas le bon moment pour augmenter les salaires ! » Ou encore John Monks, le secrétaire général de la CES, a vilipendé les écarts qui ne cessent de se creuser entre les riches et les pauvres. Avant de reprendre la route, un concert où résonnèrent « Bella Ciao », « Hasta siempre, Commandante », « Bandiera rossa » a permis aux salariés européens de continuer à échanger. Et de se promettre de se revoir au plus vite pour que le rapport de forces, manifeste à Ljubljana, porte ses fruits.

Fabien Perrier

l' Huma du 07 / 04 / 08

mardi 08 avril 2008, a 21:13
Tibet : Arrêtons la démagogie !
 

Mardi 8 avril 2008

publié dans : vie de la section

Blog P.C.F ARRAS

mardi 08 avril 2008, a 18:31
L' UIMM a versé 550.000 euros à PSA en 2007 .
 

 

La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent

Mardi 08 Avril 2008 - 17:20

On apprend que l'un des heureux bénéficiaires de l'Epim (la «caisse de secours mutuel» de l'UIMM, un «trésor de guerre» valorisé à hauteur de 600 millions d'euros) fut PSA Peugeot-Citroën, qui y cotisait

L'UIMM a versé 550.000€ à PSA en 2007
Le contructeur automobile reconnaît avoir perçu ce «dédommagement» suite à la grève qui perturba l'activité de son usine d'Aulnay-sous-Bois du 28 février au 10 avril 2007. «Nous avons fait une demande écrite à l'UIMM pour obtenir une aide financière de solidarité compte tenu de l'impact économique de la grève, et l'UIMM y a répondu favorablement», confirme un porte-parole de PSA, qui ajoute : «Il y a bien eu un versement de 550.000 €, par chèque, en ligne avec l'action de notre syndicat professionnel et en toute transparence». Cette pratique est permise par le Code du travail, selon lequel «les syndicats professionnels peuvent constituer entre leurs membres des caisses spéciales de secours mutuels et de retraites»...

Pour la CGT du groupe, «la coupe est pleine». Elle dénonce des «méthodes antisyndicales d'un autre temps», fustigeant cet employeur «qui s'est longtemps illustré par les entraves au droit de grève, la discrimination syndicale et le soutien à un syndicalisme-maison», et qui «n'a pas renoncé à ses anciennes méthodes» pour «casser» les mouvements sociaux au sein de son entreprise.

PSA Peugeot-Citroën est l'entreprise française qui arrive en tête du palmarès des suicides au travail avec un septième décès le 21 mars dernier : celui d'une employée de 41 ans, mère de deux enfants, en procédure de reclassement après dix-neuf années de bons et loyaux services au service communication du siège parisien. Pourtant son DRH Jean-Luc Vergne, qui ose prétendre que «l'image sociale du constructeur automobile a considérablement changé depuis [mon] arrivée» en 2000, est donné favori à la présidence de l'Unedic : sa nomination devrait être annoncée demain soir par le comité des mandats du Medef.

Il faut savoir que l'actuel président de l'UIMM, Frédéric Saint-Geours, fut l'ancien directeur général de Peugeot et qu'il est toujours conseiller de l'actuel PDG de PSA Christian Streiff, l'homme qui initia le plan de redressement Power8 chez l'avionneur Airbus (plus de 10.000 emplois menacés) et a déjà à son actif quelque 5.000 «départs volontaires» chez le constructeur automobile. Ainsi, quand ce n'est pas aux pompes funèbres, ce talentueux «tueurs de coûts salariaux» se charge de confier son personnel aux bons soins de l'assurance-chômage, que son collègue Jean-Luc Vergne récupèrera en tant que représentant du Medef à l'Unedic où, deux ans durant, il prendra soin de négocier au plus bas leurs conditions d'accès et d'indemnisation. La boucle est bouclée !

voir un article de l'Humanité, A Aulnay, l'UIMM a financé la fermeté de PSA
Nicolas Maury

mardi 08 avril 2008, a 18:22
Le coup du siècle : un hold-up de 100 milliards !
 


Mis en ligne : 8 avril

... 100 milliards ! C'est le montant que le gouvernement envisage de ponctionner sur l'épargne populaire des Français pour porter secours aux établissements bancaires en difficulté à cause de leur exposition imprudente aux subprimes américains et de leurs opérations financières spéculatives – LBO en tête ! – déconnectées de l'économie réelle.

www.elunet.org

Sur l'injonction de la Commission Européenne saisie par un consortium bancaire privé, le Président de la République, plus prompt à dénoncer les méfaits du capitalisme financier sur l'avenir de l'outil industriel national qu'à défendre l'épargne populaire et le pouvoir d'achat des Français, a confié à Christine Lagarde le soin de présenter un projet de loi dit de « modernisation de l'économie » qui prévoit notamment le transfert de plus de 100 milliards d'Euros d'épargne populaire garantie par l'Etat, au profit des banques commerciales.

La privatisation du système, unique dans le monde, de collecte d'épargne populaire par le Livret A (détenu par plus de 46 millions de nos concitoyens) va permettre aux banques commerciales de récupérer près de 50 % des fonds, sans aucun contrôle ni obligation de service public ! Par cette opération, le gouvernement répond favorablement au lobby bancaire de mettre la main sur cette manne financière, et participe simultanément à la tentative de sauvegarde du système financier spéculatif, au détriment de l'intérêt général et des besoins du pays.

Car la centralisation actuelle totale des fonds du Livret A auprès de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) garantit un emploi public de ces ressources au service de la collectivité nationale, par le financement de logements sociaux, du renouvellement urbain, des infrastructures et de la politique de la ville. En effet, La CDC est le seul établissement public placé sous la tutelle du Parlement (les autres établissements publics dépendant du pouvoir exécutif des ministères), constituant le dernier rempart financier public contre la marchandisation mondialisée des services publics et de l'intérêt général.

Et au lieu d'en faire un modèle dans le développement économique des territoires et des bassins d'emplois, depuis le fameux Bloch-Lainé qui avait répondu « présent » à l'appel de l'abbé Pierre en finançant massivement des logements sociaux sur les fonds propres de la Caisse des dépôts et consignations, ses Directeurs successifs se sont engagés dans la voie d'une privatisation de cet outil public et dans la réalisation d'opérations financières spéculatives comme les LBO, contribuant ainsi à la banalisation de cette institution publique plutôt que d'en promouvoir l'exception française.

Il est aujourd'hui, plus que jamais, indispensable de restaurer la confiance des Français : la Caisse des dépôts et consignations, historiquement placée sous le sceau de la « Foi Publique » (sa devise) et sous la garantie de la représentation nationale (le Parlement : Assemblée Nationale et Sénat), doit se voir renforcer et conforter dans son rôle unique pour l'intérêt général et la satisfaction des besoins de la population, au cœur d'un pôle financier public au service de tous.

Au lieu de cela, la ministre de l'économie va ponctionner l'épargne populaire au profit de ses amis banquiers, renouant ainsi avec ses anciennes fonctions d'avocat conseil notamment au sein de la banque hollandaise ING au cœur du consortium bancaire ayant engagé le recours à Bruxelles contre le Livret A…et dont une filiale a conseillé la Caisse des dépôts dans son LBO sur Quick au profit du milliardaire belge Albert Frère.


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mardi 08 avril 2008, a 04:56
Le Tibet,Fuir l'histoire ?
 

 

 

Lundi 07 Avril 2008 - 20:46

 

 

Pour une certaine gauche, les films d'Hollywood sont toujours plus importants que les livres d'histoire et d'analyse critique de la réalité. Extrait de « Fuir l'histoire ? La révolution russe et la révolution chinoise aujourd'hui », 2007, éditions Delga

 

Le Tibet, Fuir l'histoire ?

 

 

1. Les États-Unis, le dalaï-lama et les bouchers indonésiens

Seuls l'intervention de la flotte américaine en 1950 et le recours de Washington dans les années suivantes à la menace nucléaire peuvent empêcher l'armée populaire dirigée par les communistes de compléter la libération et l'unification du pays, en fermant ainsi pour toujours un des chapitres centraux de l'histoire de la « Chine crucifiée ». En plus de la sécession de Taiwan, l'impérialisme cherche aussi à promouvoir celle du Tibet. Et dans ce cas aussi, la gauche montre son caractère subalterne et son manque de mémoire historique. Fut un temps, elle s'engageait dans des lectures sophistiquées et absorbantes, aujourd'hui elle se nourrit seulement de la grande presse d'information et de désinformation. Tout sympathisant et militant de la cause anti-impérialiste savait que la souveraineté chinoise sur le Tibet avait derrière elle des siècles d'histoire et que le premier à avoir essayé de la mettre en question avait été l'expansionnisme colonial britannique . Ainsi, il suffit de feuilleter un bon livre d'histoire pour prendre conscience du fait que ces tentatives étaient et sont parties intégrantes d'une politique visant au « démantèlement de la Chine ».


 

 

Mao Tsé-Toung n'était pas le seul à considérer le Tibet comme partie intégrante du territoire national chinois. Sun Yat-Sen, le premier Président de la République née du renversement de la dynastie mandchoue, ne pensait pas différemment. Aux Anglais qui l'invitaient à participer activement à la boucherie de la Première guerre mondiale, de façon à récupérer les territoires arrachés à la Chine par l'Allemagne, Sun Yat-Sen faisait remarquer que la Grande-Bretagne était encore plus avide : « Vous voudriez aussi nous prendre le Tibet » ! Longtemps, l'appartenance de cette région à la Chine n'a pas été mise en doute, même par les historiens les plus éloignés de la gauche. Quand il parlait de la révolte du Tibet de 1959 (largement inspirée et alimentée, comme nous le verrons, par la CIA), l'auteur d'une histoire pourtant très critique du Parti Communiste Chinois insérait d'ailleurs cet événement dans un chapitre dédié à l' « évolution intérieure » du grand pays asiatique.

Désormais au contraire, la gauche et en Italie même Il manifesto et Liberazione semblent aussi engagés à soutenir le séparatisme. C'est aussi à ce détail que l'on peut voir le triomphe idéologique, au-delà du triomphe militaire, remporté par les États-Unis dans la Guerre froide. Avant que celle-ci n'éclate, Washington n'éprouvait aucune difficulté à reconnaître l'appartenance du Tibet à la Chine, contrôlée alors par les nationalistes de Tchang Kaï-Chek. En publiant en 1949 un livre sur les relations États-Unis/Chine, le département d'État américain incluait une carte indiquant très clairement le Tibet comme partie intégrante du grand pays asiatique.

Mais il commence à changer son orientation au fur et à mesure que se profile l'avancée de l'armée populaire conduite par Mao Tsé-Toung. Dès le 13 janvier 1947, George R. Merrel, chargé d'affaires américain à New Delhi, écrit au Président américain Truman pour attirer son attention sur l' « importance stratégique inestimable » de la région-toit du monde : « Le Tibet peut donc être considéré comme un bastion contre l'expansion du communisme en Asie ou du moins comme une île de conservatisme dans un océan de bouleversement politique ». De plus – ajoute le diplomate américain – il ne faut pas oublier que « le haut plateau tibétain […] en ces temps de guerre de missiles peut s'avérer le territoire le plus important de toute l'Asie ».

Je tiens ces détails d'un auteur américain, fonctionnaire de la CIA pendant des décennies, comme il tient lui-même à nous le faire savoir. En s'y référant, il souligne la continuité entre le point de vue exprimé par la lettre à Truman que nous venons de citer et celui cher en son temps à l'Angleterre victorienne, engagée dans le « grand jeu » de l'expansion coloniale en Asie . En effet, à l'impérialisme britannique succède, après la Seconde guerre mondiale, l'impérialisme américain : le séparatisme tibétain est désormais appelé à servir « les intérêts géopolitiques des États-Unis », en obligeant Mao à disperser ses forces déjà limitées et en posant donc les conditions d'un « changement de régime à Pékin » . Pour atteindre un tel but, des « guérilléros » sont entraînés au Colorado et ensuite parachutés au Tibet : ils sont ravitaillés par voie aérienne en armes, outils, appareils de retransmission etc. et collaborent également – l'auteur et fonctionnaire de la CIA ne le cache pas – avec des « bandits Khampa à l'ancienne ».

Tel est le contexte de la révolte de 1959. Là aussi, l'auteur en question nous est fort appréciable, non seulement pour l'information de première main qu'il fournit, mais aussi pour sa franchise. Il remarque que la révolte avait suivi immédiatement l'échec de la tentative des services secrets américains de provoquer des désordres en Chine à partir des Philippines. Sans se décourager, il fallait alors se concentrer sur le Tibet. Bien sûr – explique à cette occasion un haut dirigeant de la CIA, cité toujours par l'auteur-fonctionnaire de la même organisation – le déclenchement de la révolte avait « peu à voir avec l'aide aux Tibétains ». Il s'agissait au contraire de mettre en difficulté « les communistes chinois ». C'était la même logique qui présidait – expliquait ensuite le dirigeant de premier plan de la CIA – à la décision, prise par les services secrets américains à cette époque, d' « aider les colonels rebelles indonésiens dans leur effort pour renverser Soekarno », coupable d'être « devenu trop tolérant envers les communistes de son pays » . Ayant échoué lors de sa première tentative, le coup d'État en Indonésie réussit pleinement en 1965 ; des centaines de milliers de communistes ou d'éléments considérés comme trop « tolérants » envers les communistes sont massacrés. Si les forces de la réaction et de l'impérialisme avaient réussi dans leurs menées séparatistes au Tibet, auraient-elles été moins féroces ?

Un fait donne à réfléchir. Je le tire de l'intervention d'un professeur américain pour une revue américaine : c'est un agent de la CIA qui a organisé en 1959 la fuite du dalaï-lama du Tibet. L'agent vécut plus tard au Laos « dans une maison décorée avec une couronne d'oreilles arrachées aux têtes de communistes morts ».

2. La CIA et Hollywood se convertissent au bouddhisme !

La révolte de la réaction tibétaine de 1959 ne remporte pas le succès escompté. Contacté et financé par les services secrets américains depuis bien longtemps, le dalaï-lama fuit en Inde. Une fois échouée la campagne à l'Est (en territoire tibétain et chinois), Washington commence alors sa campagne à l'Ouest. Nous avons vu le dirigeant de premier plan de la CIA considérer le dalaï-lama comme un pion interchangeable de la politique américaine à l'instar des colonels-bouchers indonésiens. Désormais, ce même personnage est élevé au pinacle : il devient un leader de la non-violence, un modèle vivant de noblesse morale et de sainteté. La transfiguration gagne aussi le bouddhisme tibétain en tant que tel, présenté comme un ensemble d'exercices spirituels, de doctrines et de techniques d'élévation sublime au-dessus des misères du monde. L'industrie cinématographique américaine travaille à plein rendement pour diffuser ce mythe. Au début du XXe siècle, lorsque la compétition entre la Grande Bretagne et la Russie pour s'emparer du Tibet faisait rage, une rumeur se répandait selon laquelle le tsar en personne était devenu bouddhiste . Aujourd'hui au contraire aucun doute n'est possible : ce sont Hollywood et la CIA qui se sont convertis au bouddhisme !

Une conversion aussi extraordinaire ne pouvait que produire des miracles. Pendant des siècles, la culture occidentale a regardé avec mépris le bouddhisme tibétain, considéré comme synonyme de despotisme oriental, du fait de la centralité qu'il conférait à un soi-disant Dieu-Roi, sur lequel s'exerçait le mépris d'auteurs aussi différents que Rousseau, Herder, Hegel. Entre le XVIIIe et le XIXe, les lamas étaient considérés « non en tant qu'incarnation des lamas défunts [comme ils l'affirment], mais comme incarnation de tous les vices et de toutes les corruptions » . Lorsque la Grande Bretagne part ensuite à la conquête du Tibet, elle cherche à la justifier au nom de la nécessité d'apporter la civilisation jusque dans « cette ultime forteresse de l'obscurantisme », à « ce petit peuple misérable ».

Cela va de soi : l'arrogance et la tendance raciste de l'impérialiste ne font aucun doute, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut refouler les infamies de la théocratie tibétaine. Un fait tiré de l'historien anglais que nous venons de citer suffit pour éclairer sa vraie nature : le dalaï-lama en fonction au début du XXe siècle « était un des rares à avoir atteint sa majorité, étant donné que la majorité d'entre eux était éliminée durant l'enfance à la convenance du Conseil de Régence ». Désormais au contraire, grâce au miracle opéré par Hollywood (et la CIA), le bouddhisme tibétain est devenu synonyme de paix, de tolérance et de spiritualité élevée. Tout est clair à présent : comme on l'a justement observé, sur la base de l'idéologie et des stéréotypes dominants, « les Tibétains sont des surhommes et les Chinois des sous-hommes ».

Certains aspects du processus de sanctification du dalaï-lama et du bouddhisme tibétain sont vraiment comiques. Un élément essentiel de ce dernier est la structure de castes qui perdure aussi après la mort : si le corps des membres de l'aristocratie est inhumé ou brûlé, le corps vil des masses populaires est donné en pâture aux vautours. Il y a quelque temps, l'International Herald Tribune parlait d'une de ces funérailles plébéiennes où le prêtre détache morceau par morceau la chair des os du mort pour faciliter le travail des vautours, qui attendent déjà au sommet de la montagne. Il faut dire que la description était précise et minutieuse, mais elle était suivie de la déclaration d'un « savant » qui expliquait le tout dans une interprétation écologique ; mais il n'expliquait nullement pourquoi seul le corps des plébéiens était appelé à contribuer à l'équilibre environnemental.

La Révolution culturelle s'était déchaînée contre cette pratique discriminatoire des castes, considérée comme barbare ; mais sa tentative d'éradication par la violence de cette très antique tradition avait fini par favoriser les secteurs les plus rétrogrades du bouddhisme tibétain, qui avaient su organiser une vaste protestation au nom de la défense des traditions. Plus sagement, dans la Chine d'aujourd'hui, le gouvernement tibétain, même s'il les déconseille, n'interdit pas ces rites funèbres.

3. Le Tibet et la lutte entre progrès et réaction

Malheureusement, une bonne partie de la gauche semble elle aussi s'être convertie sinon au bouddhisme proprement dit, du moins à l'image hagiographique du dalaï-lama et de la religion qu'il professe. De nouveau la mémoire historique se dissipe. L'horrible réalité du Tibet prérévolutionnaire, la réalité de la théocratie qui réduisait à des conditions d'esclavage ou de servage l'immense majorité de la population, sont refoulées. Les réformes réalisées à partir de 1951 ont indéniablement – donnons à nouveau la parole à des auteurs qu'on ne peut soupçonner de nourrir des sympathies pour Mao Tsé-Toung – « aboli le féodalisme et le servage » . Elles ont aboli aussi la théocratie incarnée par le Dieu-Roi qui prétend ou prétendait être le dalaï-lama, réalisant en acte la séparation de pouvoir religieux et du pouvoir civil, qui constitue un des présupposés essentiels de l'État moderne.

Les réformes et la révolution ont signifié pour les masses populaires tibétaines un accès aux droits de l'homme auparavant complètement inconnus, une augmentation très forte des conditions de vie et un prolongement sensible de la durée moyenne de la vie. D'autre part, les critiques portées contre la République Populaire de Chine sont souvent non seulement instrumentales mais aussi contradictoires. Si un auteur français se plaint du faible développement industriel de la République Autonome du Tibet, qui serait restée substantiellement « au stade proto-industriel » , voilà qu'un auteur américain, écrivant dans Foreign Affairs, formule des critiques et des recommandations opposées : la « politique de modernisation rapide » et le « développement économique » devraient passer « à un rythme plus lent », de façon à sauvegarder l'identité culturelle tibétaine . Il est dommage que les États-Unis n'éprouvent pas cette même préoccupation lorsqu'ils envahissent avec leurs marchandises, leurs films, leurs chansonnettes et leurs « valeurs » chaque coin de la terre, y compris le Tibet !

Certes, il est aussi question de droits nationaux. En son temps, la Révolution culturelle, en déclenchant une lutte indiscriminée contre toute forme d' « obscurantisme » et d'arriération, a traité le Tibet à l'instar d'une gigantesque Vendée à réprimer ou à catéchiser avec une pédagogie hâtive, mise en acte par des « partisans des Lumières » intolérants et agressifs provenant de Pékin et des autres centres urbains habités par les Han. Mais aujourd'hui ces erreurs dues à un extrémisme et un universalisme agressifs ont été corrigées. La récupération des monastères et de l'héritage culturel tibétain va bon train. Même si elle formule des critiques, la revue américaine déjà citée reconnaît que dans la Région Autonome du Tibet, 60 à 70 % des fonctionnaires sont d'ethnie tibétaine ; elle reconnaît que la pratique du bilinguisme prévaut, même si elle demande que l'accent soit mis désormais sur la langue tibétaine. Les mêmes journalistes américains majoritairement atteints d'une sinophobie virulente laissent échapper qu'au moins « la politique officielle de la Chine » est une sorte d' « affirmative action à grande échelle » ; c'est-à-dire qu'elle prévoit une série de discriminations positives en faveur des Tibétains et des autres minorités nationales, en ce qui concerne l'admission à l'université, la promotion à des charges publiques et la planification familiale (qui pour les Han est plus rigoureuse) .

Comment donc expliquer la campagne persistante contre la République Populaire de Chine ? Si sur le plan international elle visait au démembrement ou au moins à un grave affaiblissement du grand pays asiatique, sur le plan intérieur la révolte de 1959 entendait bloquer le processus d'émancipation des masses populaires et de modernisation de la région. Ce n'est pas un hasard : encore aujourd'hui, parmi les Tibétains en exil, on peut trouver une présence importante de groupes « fondamentalistes sur un plan spirituel et conservateurs dans le domaine social » , c'est-à-dire des groupes qui ne se sont pas résignés à la fin de la théocratie et à l'avènement de la séparation de l'Église et de l'État et qui regrettent le féodalisme et le servage.

Mais la position du dalaï-lama est-elle fondamentalement différente ? En 1998, un auteur américain écrivait à son sujet : il « exige la création d'un Grand Tibet, qui inclurait non seulement le territoire qui a constitué le Tibet politique à l'ère contemporaine, mais aussi des aires tibétaines dans la Chine occidentale, dans une très large mesure perdues par le Tibet dès le XVIIIe siècle » . Mais des minorités ethniques tibétaines vivent aussi au Bhoutan, au Népal, en Inde etc. Où s'arrêterait le remodelage de la géographie politique et quels coûts comporterait-il ? On comprend donc bien que parmi ceux qui s'opposent aux forces dirigées par le dalaï-lama on trouve aussi le Népal, qui ressent « la peur que ces dernières n'entraînent le Nord du Népal dans la sécession » . C'est plus que suffisant pour se rendre compte à quel point l'hagiographie construite par la CIA et Hollywood est mensongère. Célébré comme un champion de la non-violence, le dalaï-lama se voit remettre en 1989 le prix Nobel de la paix. Mais lorsque l'Inde procède au réarmement nucléaire, le soutien le plus notable de cette politique s'avère être… le prix Nobel de la paix ! Plus récemment, lorsque certaines universités anglaises ont appelé au boycott culturel d'Israël, en signe de protestation contre l'oppression permanente subie par le peuple palestinien, l'un des premiers à prendre position contre les universités anglaises a été le dalaï-lama (cf. International Herald Tribune du 4-5 août 2007). On ne le voit jamais lorsqu'il s'agit de soutenir la cause d'un peuple opprimé ou de condamner les guerres d'agression déclenchées par l'impérialisme américain et ses alliés et complices.

Mais le dalaï-lama représente-t-il au moins le peuple tibétain ? Le Livre noir du communisme reconnaît lui-même qu'une analyse historique élémentaire « détruit le mythe unanimiste entretenu par les partisans du dalaï-lama » . En réalité, depuis la « libération pacifique » du Tibet de 1951, le renversement de l'ancien régime dans cette région et sa transformation politico-sociale se sont heurtés à une résistance acharnée des groupes les plus réactionnaires et des classes privilégiées, mais ont aussi pu compter sur des appuis importants au sein de la société tibétaine. Même les auteurs majoritairement engagés dans la campagne anticommuniste et antichinoise sont obligés de l'admettre. Les voilà donc qui tonnent contre « le septième Panchen Lama », coupable de s'être alors « subitement rallié au régime communiste ». Les champions de la croisade anticommuniste émettent un jugement encore plus dur sur les « moines », qui en 1951 « n'hésitent pas à souhaiter “que le Tibet soit bientôt libéré” » et qui lancent des appels dans cette direction au Parti Communiste et à l'Armée Populaire de Libération. De tels auteurs ne réussissent pas à s'expliquer le fait que le dalaï-lama qu'ils ont ainsi transfiguré se heurte dès le début non seulement à de larges secteurs populaires, mais aussi aux milieux religieux qui veulent l' « abattre ». Les champions de la croisade antichinoise et anticommuniste doivent se résigner. Encore en 1992, au cours de son voyage à Londres, le dalaï-lama fait l'objet de manifestations hostiles de la part de la plus grande organisation bouddhiste en Grande Bretagne, qui l'accuse d'être un « dictateur sans pitié » et un « oppresseur de la liberté religieuse » .

Même en ce qui concerne la Révolution culturelle, une période indéniablement tragique dans l'histoire de la région, il faut savoir qu'il y avait « aussi des Tibétains » parmi les gardes rouges : des affrontements ont eu lieu entre groupes maoïstes ; « il y eut ainsi, au total, peut-être plus de tués chinois que tibétains » . C'est le Livre noir du communisme qui attire l'attention sur ce fait, mais conforme à son anticommunisme professionnel, il n'hésite pas à relancer l'accusation de… génocide chinois contre le peuple tibétain !

La logique de l'impérialisme et de l'idéologie dominante est claire. Mais comment expliquer les sympathies dont jouit le dalaï-lama même dans certains milieux de gauche et même dans des cercles qui ont à l'époque salué la Révolution culturelle et qui en parlent encore avec une certaine nostalgie ? Indéniablement, la situation actuelle au Tibet s'est nettement améliorée en ce qui concerne le développement économique, la liberté religieuse et les droits culturels et nationaux des habitants de cette région. Mais cela n'intéresse pas une gauche qui, loin d'apprécier l'effort du Tiers monde pour sortir de l'arriération et de la misère, projette sur lui sa nostalgie et son idolâtrie d'une société prémoderne, dont les citoyens sont « pauvres mais beaux » : une société qui, comme certains monastères désormais insérés dans les itinéraires touristiques, devrait de façon permanente servir de lieu de vacances et de régénération spirituelle périodique loin des pesanteurs d'une opulence à laquelle on ne peut d'ailleurs pas renoncer et même que l'on doit bien préserver. Dans les années 60, c'étaient les Chinois qui étaient considérés comme « pauvres mais beaux », par rapport à l'Occident ; mais aujourd'hui, après le développement impétueux qui s'est produit dans le grand pays asiatique, les « pauvres mais beaux », aux yeux de cette prétendue gauche, ce sont les Tibétains partisans du dalaï-lama. Qu'importe si ce dernier est en réalité riche et laid ? Ainsi, il est riche en tant que représentant d'une caste d'exploiteurs super-alimentée de dollars dès les années 50 ; laid, du fait qu'il aurait voulu continuer à condamner à une horrible condition de dégradation les serfs de l'aristocratie et de la théocratie tibétaines. Tout cela ne compte pas : pour une certaine gauche, les films d'Hollywood sont toujours plus importants que les livres d'histoire et d'analyse critique de la réalité.

Reçu de l'auteur et mis en ligne par Marie-Ange Patrizio

Extrait de « Fuir l'histoire ? La révolution russe et la révolution chinoise aujourd'hui », 2007, éditions Delga ( 38 rue Dunois, 75013 Paris, www.editionsdelga.com )

BIBLIOGRAPHIE

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Le monde chinois, Armand Colin, Paris

Melvyn C. Goldstein, 1998

The Dalai Lama's Dilemma, in Foreign Affairs, janvier-février, pp. 83-97

Jacques Guillermaz, 1972

Histoire du Parti Communiste Chinois. Le Parti Communiste Chinois au pouvoir, 1er octobre 1949 – 1er mars 1972, Payot, Paris

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Orphans of the Cold War. America and the Tibetan Struggle for Survival, PublicAffairs, New York

Owen Lattimore, 1970

Studies in Frontier History (1962), tr. it. d'Andrea Ginzburg et Aldo Serafini, La frontiera. Popoli e imperialismi alla frontiera tra Cina e Russia, Einaudi, Torino

Donald S. Lopez, Jr., 1998

Prisoners of Shangri-La. Tibetan Buddhism and the West, University of Chicago Press, Chicago and London

Jean-Louis Margolin, 1997

Chine : une longue marche dans la nuit, in Stéphane Courtois et alii, Le livre noir du communisme, Fayard, Paris

James Morris, 1992

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Jan Romein, 1969

Il secolo dell'Asia. Imperialismo occidentale e rivoluzione asiatica nel secolo XX (1956), tr. it. du néerlandais par Fernando Solinas et Enzo Collotti, Einaudi, Torino

Sun Yat-sen, 1976 L'imperialismo dei bianchi e l'imperialsimo dei gialli (1924), in Id., I tre principi del popolo, tr. it. de Settimio Severo Caruso, Einaudi, Torino

Daniel Wikler, 1999 The Dalai Lama and the Cia, in The New York Review of Books du 23 septembre, p. 81

Nicolas Maury

lundi 07 avril 2008, a 22:10
Régularisez HOUCINE !
 


Régularisez Houcine ! RASSEMBLEMENT MARDI 8 AVRIL A 12H30 Courbevoie

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Régularisez Houcine !

RASSEMBLEMENT MARDI 8 AVRIL A 12H30
Devant le restaurant le Grand Be
153, avenue de la République, Courbevoie
(Métro : Porte de Champerret, puis le Bus 164 ou 163, jusqu'à la station Place d'Europe, en 10 minutes)

Houcine Amloug, employé depuis plus d'un an au restaurant le Grand Be, à Courbevoie, est en conflit avec son employeur pour licenciement abusif. Profitant du fait qu'il est sans-papiers, celui-ci lui a fait signer, le 22 février 2008, un contrat à durée déterminée antidaté, devant prendre fin le 26 mars.
Protestant contre ce licenciement, le 9ème collectif et des syndicalistes CGT et Sud, se rassemblaient le 27 mars, à l'occasion d'une manifestation, déclarée à la préfecture, devant le restaurant.
La police intervenait alors, et sur dénonciation du patron du restaurant procédait à l'interpellation de Houcine. Aussitot, celui-ci était embarqué au commissariat de Courbevoie, et placé en garde à vue, puis en rétention. Dimanche, Houcine passait devant le Tribunal de Nanterre, qui devait juger du maintien ou non de sa rétention.
Dés dix heures du matin, une soixantaine de personnes se rassemblaient sous la pluie, devant les grilles fermées du Tribunal. A 16h30, le Tribunal ouvrait ses portes pour l'audience. Et finalement, Houcine était libéré suite à une efficace plaidoirie de Henri Braun qui remarquait que la victime - du conflit du travail - se trouvait etre l'accusé - pour ne pas avoir de papiers. Surtout, maitre Braun pouvait dénoncer un sérieux vice de procédure, du fait de l'arestation de Houcine pendant une manifestation déclarée !

Pour la réintégration et la régularisation de Houcine !

Rassemblement mardi 8 avril devant le Grand Be
153, avenue de la République, Courbevoie
(Métro : Porte de Champerret, puis le Bus 164 ou 163, jusqu'à la station Place d'Europe, en 10 minutes)

Contacts : 06 03 58 39 59/06 77 28 65 37/06 23 49 35 69
9emecollectif.net e-mail : 9eme_collectif@no-log.org



De : (pas de nom)
lundi 7 avril 2008

site BELLACIAO

lundi 07 avril 2008, a 21:49
Nouvelles profanations de tombes à Notre-Dame de Lorette .
 

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de PCF Arras

Une nouvelle fois, le cimetière de Notre-Dame de Lorette, haut lieu de mémoire de la Première Guerre mondiale, vient d'être sali par des inscriptions nazies. 148 tombes musulmanes ont ainsi été profanées durant la nuit.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes odieux.Les autorités doivent tout mettre en oeuvre pour démanteler les réseaux d'extrême droite visiblement très actifs dans l'Arrageois.

Si l'émoi suscité par ces profanations dépasse de loin les clivages politiques, nous n'en restons pas moins vigilants dans notre combat contre le racisme.

Le même jour, des manifestations ont eu lieu dans toutes les grandes villes de France pour dénoncer la "chasse à l'étranger" menée par le gouvernement et son ministre de l'"identité nationale". Rappelons que Vendredi, un jeune Malien de 21 ans c'est noyé en fuyant un contrôle d'identité...
puce.gifLire la suite 

lundi 07 avril 2008, a 21:23
Des élus P.C.F de Nanterre se mobilisent contre le nouveau siège du FN .
 

Lundi 07 Avril 2008 - 21:05

Après avoir mis en vente son siège de Saint-Cloud, le Front national a annoncé qu'il déménagerait à Nanterre. La mairie communiste de la ville tente d'empêcher le parti d'extrême-droite de s'installer

Patrick Jarry, le Maire PCF de Nanterre

Patrick Jarry, le Maire PCF de Nanterre

La rumeur est devenue réalité. Depuis quelques temps déjà, la presse annonçait que le FN allait s'installer à Nanterre. Dans une vidéo diffusée vendredi sur le site Internet du parti, Jean-Marie Le Pen a confirmé cette intention qui devrait être effective vers mai ou juin.

Pour Patrick Jarry, le maire communiste de Nanterre, cette annonce est une « provocation ». Pour éviter ce scénario catastrophe, le maire tente d'empêcher l'atterrissage du Front national. Patrick Jarry a ainsi écrit aux forces démocratiques de la ville, associations et syndicats, pour leur proposer « de se réunir et de réfléchir ensemble à une solution pour empêcher la venue du FN ». Le maire de la commune des Hauts-de-Seine a même adressé une lettre au Préfet pour lui faire part de son opposition. M. Jarry écrit qu'il mettra en œuvre tous les moyens légaux et politiques pour réagir à « cette agression ».


Le lieu choisi à Nanterre serait un immeuble de 1.800 m², situé non loin de la place de Boule, un noeud de circulation très fréquenté à Nanterre. Ce choix reste pour le moins étonnant. En effet, le FN ne compte pas le moindre élu au conseil municipal et ne dispose d'aucun ancrage électoral.

Pendant ce temps, à Saint-Cloud, le « paquebot » semble sur le point d'être vendu dans le semestre. Jean-Marie Le Pen compte sur cette vente pour renflouer son parti après la déroute des législatives et la baisse des subventions. Le déficit se monterait à huit millions d'euros.

Nicolas Maury

lundi 07 avril 2008, a 21:03
Tibet : Le P.C.F demande que l'Europe prenne ses responsabilités .
 

Flamme olympique / Tibet : Le PCF demande que l'Europe prenne ses responsabilités
Oui, la répression au Tibet doit cesser immédiatement. Oui, la Chine doit s'engager résolument en faveur des droits de l'homme. Cela passait-il par le fait de s'en prendre au symbole universel de la paix qu'est la flamme olympique ? Assurément non.

Mettons fin à ce gigantesque gâchis en défendant les valeurs que porte l'olympisme et mobilisons nous pour que les politiques prennent enfin leurs responsabilités. Le PCF demande que la France convoque en urgence une réunion des chefs d' État européens sur le dossier Tibétain. Il y a urgence qu'une issue politique voit le jour.

Parti communiste français

Paris, le 7 avril 2008

Suite de l'article

dimanche 06 avril 2008, a 12:00
Bonnet d'âne pour....( 2 )
 

M. Darcos a le 20 février, déclaré sur France Culture, dans un exposé sur les programmes en primaire, que Christophe Colomb avait découvert … les Etats-Unis ! Question pour un champion : qui était président des USA en 1492 ? !…

dimanche 06 avril 2008, a 11:50
Bonnet d'âne pour....
 

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puce.gifBonnet d'âne pour le ministre de l'Education nationale
samedi 5 avril-10:45
de : Guic

dimanche 06 avril 2008, a 10:16
CHAVEZ : " Presidente Sarkozy,vamos al Caguan a buscar a Ingrid "
 

Vendredi 04 Avril 2008 - 22:24

Le président vénézuélien a révélé que son homologue français lui avait demandé d'établir contact avec Iván Márquez, qui s'est rendu à Caracas lors d'un contact autorisé par Álvaro Uribe. Mais Chávez a indiqué que cette initiative pourrait mettre en danger la vie du guérillero. ''Je ne vais pas prendre cette initiative en envoyant un émissaire pour que derrière suivent les bombes intelligentes "

''Président Sarkozy, allons dans le Caguán chercher Ingrid ''
''Président Sarkozy, allons dans le Caguán chercher Ingrid ''
Le président du Vénézuéla, Hugo Chávez, a invité ce jeudi son collègue français, Nicolás Sarkozy, à se rendre avec lui dans le département colombien du Caguán chercher Ingrid Betancourt, bien que "la situation soit extrêmement compliquée" après la rupture du dialogue avec la guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC). "Président Sarkozy, allons au Caguán", a dit le chef d'État devant les chaînes de radios et télévisions, alors qu'il dirigeait un Conseil des Ministres dans le Palais de Miraflores à Caracas.

A peine son discours entamé, Chávez a révélé qu'il avait reçu un appel téléphonique de son homologue français pour solliciter son appui à la mission humanitaire entreprise par la France en offrant une attention médicale à la franco-colombienne, dont la santé s'est gravement détériorée, comme l'ont informé ses proches.

Le mandataire vénézuélien a assuré qu'il était "disposé à continuer à coopérer" dans la recherche de la paix en Colombie, mais a fait remarqué le fait que "la situation est très, très compliquée, extrêmement compliquée". Il a informé que le mandataire européen lui a transmis sa préoccupation pour la santé d'Ingrid Betancourt, mais il a rappelé que, pour qu'elle ait du succès, cette mission devra disposer de l'approbation de la guérilla, en tant qu'acteur du processus.

"Ceci requiert l'autre partie. Un avion français est arrivé en Colombie avec des médecins mais les FARC n'ont rien dit", a commenté Chávez.

Cependant, il a réitéré sa disposition à soutenir la mission humanitaire depuis le Vénézuéla, comme il l'a fait pour les situations précédentes, quand on a obtenu la libération de six personnes détenues.

"Si nous pouvons sauver une vie, nous sommes à l'ordre", a t-il dit. "Je suis disposé à aller avec Sarkozy chercher Ingrid, et non seulement Ingrid, évidemment, un groupe de personnes et reprendre ainsi le processus des discussions".

"Je ne vais pas appeler Iván Márquez"

Chávez a aussi révélé que Sarkozy lui avait demandé d'établir contact avec le commandant Iván Márquez, celui qui s'est rendu à Caracas durant la médiation autorisée par Álvaro Uribe.

Toutefois, il a signalé que dans les conditions actuelles, un contact avec Márquez mettrait en danger la vie du chef partisan.

Concernant Iván Márquez "des agents du Gouvernement colombien sont partis le chasser. Je ne me puis pas me prêter à cette mascarade. Je ne vais pas prendre cette initiative en envoyant un émissaire pour que derrière suivent les bombes intelligentes ". a t-il signalé.

Le mandataire vénézuélien a indiqué que les FARC ont totalement perdu "la confiance" et qu'une éventuelle négociation de paix requerrait des gestes concrets du gouvernement colombien et même de celui des USA.

"Il manque un ensemble de gestes du Gouvernement de Colombie, du Gouvernement des Etats-Unis, qui nous permettent d'ouvrir un chemin vers l'échange humanitaire, vers la libération", a t-il dit.

Par conséquent, il a recommandé à Nicolás Sarkozy de parler avec le président des Etats Unis, George W Bush, afin d'assurer une visite éventuelle dans le département du Caguán.

"Président Sarkozy, parlez avec le président Bush, il peut faire beaucoup, il est très impliqué dans cette histoire", a t-il dit.

"Uribe, nous avions un accord"

Le dirigeant vénézuélien a profité de l'appel de Sarkozy pour s'adresser de nouveau à son homologue colombien, auquel il a rappelé que tous les deux étaient parvenu à un accord sur les modalités à suivre lors du Sommet Latino-américain tenue à la fin de l'année dernière à Santiago du Chili.

"Président Uribe, à Santiago du Chili nous étions arrivés à un accord pour une entrevue Chávez-Marulanda. Nous savons ensuite ce qui est arrivé, tant de pressions ont rompu cet accord ".

"Et puis cet accord c'est petit à petit évaporé, jusqu'à toutes les tensions regretables du mois de mars, l'agression contre Équateur et l'action contre un commando des FARC", a évoqué Chávez.

"Je suis à l'ordre", a t-il assuré. "Malgré les coups que nous avons reçues et que nous continuons à recevoir, malgré les menaces de nous porter devant la Cours Pénale International. Peu m'importe. Si nous pouvons être utiles pour sauver une vie, nous sommes là ", a insisté le président Chávez.

Finalement, il a réitéré que le Vénézuéla ne reconnaît pas les documents que la Colombie prétend avoir sortis du supposé ordinateur de Raúl Reyes et qui l'accusent de liens avec les FARC.

"Nous avons considéré irrespectueux le geste de la Colombie. Et moi si je rendais publique les déclarations des paramilitaires qui ont été emprisonnés ici. Cela est un manque de respect, par conséquent, nous lui donnons absolument aucune crédibilité, le Vénézuéla demande à être respecté ", a t-il exprimé.

Le mandataire vénézuélien a souligné que ses contacts avec la guérilla sont terminés. "J'ai perdu contact total avec les FARC, je n'en ai jamais eu durant neuf années. J'ai commencé à les avoir quand le Gouvernement de Colombie a ouvert la porte pour que nous commencions à négocier ", a t-il rappelé.

Chávez a indiqué que le Vénézuéla a la volonté de renouer les relations avec la Colombie, "mais dans l'état actuel c'est difficile", a t-il souligné.

TeleSUR/sb - MC
Nicolas Maury

dimanche 06 avril 2008, a 09:59
Encore une promesse non tenue !
 

dimanche 06 avril 2008, a 09:40
Chère, très chère Rachida Dati !
 

Rallonge : Réceptions, voyages, restaurants et dépenses personnelles: la ministre de la Justice a dépensé en moins de trois mois près des deux tiers des «frais de réception » alloués pour l'année 2008.

Un dépassement de 30 % avait déjà été enregistré l'an dernier, avec 210000 euros de dépenses. Pour tenir jusqu'à la fin de l'année 2008, une rallonge de près de 100 000 euros avait été décidée.

 2008 aussi pourrait se révéler être un gouffre. Le porte-parole de la garde des Sceaux, Guillaume Didier, a confirmé les dires de Mediapart selon lesquels, fin mars, "le montant des factures à honorer était de… 112 356,67 euros". Ces dépenses viennent, selon le héraut, de l'organisation des cérémonies de vœux et de la réception de 70 ministres francophones de la Justice, à Paris les 13 et 14 février.
Malgré deux tiers du budget déjà épuisé, il ne serait cependant pas question d'une nouvelle rallonge pour 2008.
Tout en insistant sur le fait que chaque dépense fait l'objet d'un contrôle strict par les instances financières, Guillaume Didier dément tout "rappel à l'ordre" par le ministère du Budget.
Quant aux "paires de collants" et autres "frais de maquillage", il ne s'agirait que du nécessaire pour permettre des "raccords de maquillage"...

Des broutilles, quoi...

dimanche 06 avril 2008, a 09:25
41 milliards d'euros de dividendes : la crise épargne les actionnaires .
 


Avec près de 100 milliards d'euros de bénéfices, les entreprises du CAC 40 devaient se montrer généreuses envers leurs actionnaires. Elles n'ont pas failli à leur devoir en leur distribuant 41 milliards d'euros de dividendes, soit 6,59 % de plus que l'année dernière.

C'est certes moins bien que le bond de 20 % affiché entre 2005 et 2006, mais il y a de quoi couvrir largement l'inflation! À eux ­seuls, Total (4,95 milliards), France TéIécom (3,39 milliards) et BNP Paribas (3 milliards) assurent plus du quart de ces dividendes.

Les plus belles haussessont le fait de STMicroelectronics   (+ 131,33 %) et d'Alstom (+ 88,29 %) – si l'on met à part Unibail-Rodarnco dont l'explosion du dividende (+ 148,10%) est due à la fusion des deux groupes.

Côté rendement, France Télécom prend la tête (6,42 %) suivi ­par le Crédit agricole (6,22 %) et Axa (5,69%). De quoi ­dégoûter les actionnaires d'Alcatel-Lucent qui seront, cette année, les seuls du CAC 40 privés de dividendes.

Enfin, si l'on ajoute aux dividendes distribués les programmes de rachats d'actions (19,2 milliards d'euros en 2007, contre 7,9 milliards en 2006), c'est - 60 % de leurs bénéfices 2007 que les groupes du CAC 40 ont reversé à leurs actionnaires.

dimanche 06 avril 2008, a 09:05
Darcos injurie les profs .
 

"Un bon prof est quelqu'un qui enseigne par ce qu'il est et non par ce qu'il dit. Quelqu'un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ?" Voilà ce que dit DARCOS des professeurs dans le journal destiné aux enfants" Mon quotidien".

Ce journal est présent dans presque toutes les écoles primaires. Mon école cesse aujourd'hui d'être abonnée à ce journal qui se range à côté de tous ces médias à la botte de Sarko et des dégénérés qui nous gouvernent.

Se servir de la presse pour enfants afin de dénigrer les professeurs, il fallait oser ! Voilà donc ce que pense notre ministre des profs. Je me sens insulté ! Des parents d'élèves qui n'avaient pas trop fait attention à ce qu'est le régime sarkozien découvrent qu'on fait cette propagande auprès de leur enfant .......à l'école !!

Je ne peux cacher ma satisfaction de leurs réactions : grâce à la bêtise de Darcos, plus de gens réagissent et c'est tant mieux. A son ignorance crasse s'ajoute son manque de scrupules à diffuser ces ignominies. Nous sommes gouvernés par ce genre de personnages. Darcos oublie qu'en insultant les profs, il insulte tous ceux qui se retrouvent dans la rue, qui râlent, qui font grève. Désolé, Darcos, ce sont nos parents d'élèves mécontents aussi de vous et vos sbires. Il y a des ouvriers, beaucoup d'ouvriers.....tous de mauvais modèles ! Au pied les profs ! Au pied les ouvriers ! Au pied !...Les enfants !!! Anjou

C'est un peu facile de se servir des enfants comme ça... Vive la propagande... Après les "mineurs ignorants", les profs raleurs et grevistes... Où va l'éducation nationale ?! *ironie*

D'ailleurs, à quand les moyens pour celle ci ?! Peut être que les profs râleront moins non ?

samedi 05 avril 2008, a 19:19
Ukraine-OTAN : Nous userons de méthodes radicales pour arrêter cette folie .
 

Le Secrétaire Général du Parti communiste d'Ukraine Piotr Simonenko a accusé mercredi devant les journalistes à Kiev le président du pays Viktor Iouchtchenko d'avoir trahi les intérêts nationaux pour complaire aux Etats-Unis

Ukraine-OTAN: Nous userons de méthodes radicales pour arrêter cette folie
La semaine dernière M. Iouchtchenko a ordonné la signature d'un accord avec l'Alliance de l'Atlantique Nord sur la participation de l'Ukraine aux opérations de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) en Afghanistan. "Cela prouve que Viktor Iouchtchenko a immolé des soldats ukrainiens dans l'intérêt des Etats-Unis", a poursuivi M. Simonenko.

Evoquant l'importance du contingent ukrainien en Afghanistan, le leader communiste a supposé que ses effectifs dépendraient de "ceux du contingent allemand retiré d'Afghanistan, car l'Allemagne a refusé de participer aux opérations dans le sud du pays où des combats meurtriers se déroulent".

Il y a à ce jour en Afghanistan trois militaires ukrainiens. Ce sont deux infirmiers et un officier. Mardi dernier, le leader du Parti communiste a déclaré son intention de bloquer les travaux de la Rada suprême (parlement ukrainien) si un contingent ukrainien était envoyé en Afghanistan.

"Nous userons de méthodes radicales pour arrêter cette folie. Nous organiserons des manifestations de masse à travers tout le pays pour faire pression sur le pouvoir afin de l'obliger à annuler cette décision et exclure toute possibilité d'envoi d'un contingent ukrainien en Afghanistan", a averti M. Simonenko.
Nicolas Maury

samedi 05 avril 2008, a 19:08
SENAT : Groupe communiste ( Contrat de partenariat )
 

Contrats de partenariat : explication de vote / le mercredi 02 avril 2008 bande_middle_end.jpg
C'est dans une relative discrétion que la majorité sénatoriale vient de voter le projet de loi relatif aux contrats de partenariat entre le public et le privé. Présenté par le gouvernement comme une aubaine pour les collectivités locales, ce texte fait en fait la part belle aux grandes entreprises, en généralisant un type de contrats pourtant sévèrement épinglé par le Conseil constitutionnel. « Ce projet de loi affaiblira la capacité de financement de certains services publics au profit de grands groupes du BTP, a expliqué Josiane Mathon-Poinat. En revanche, je ne vois pas l'ombre d'un retour sur investissement pour les collectivités territoriales et pour l'État. Les nouveaux élus dans les communes et les départements se montreront peut-être plus éclairés ; j'espère qu'ils sauront analyser ce texte et constituer des poches de résistance contre ces contrats. En tout cas, nous ne manquerons pas de les alerter sur cette forme de trahison du marché public que sont ces contrats de partenariat public-privé. »
bouton_rond.jpghttp://www.groupe-crc.org/article.php3?id_article=3817

vendredi 04 avril 2008, a 22:11
Chantage aux 35 heures à Peugeot Motocycles .
 

Industrie . L'entreprise propose de faire construire un nouveau scooter sur les sites français à condition que les salariés renoncent aux 35 heures.

Correspondant particulier.

Après l'annonce d'une délocalisation dans les prochains mois de 80 % de la production de scooters en Chine, la direction de Peugeot Motocycles (PMTC) vient d'adresser un nouveau coup de semonce aux salariés des sites de Mandeure (Doubs) et Dannemarie (Haut-Rhin). Ainsi, mardi, elle a informé la presse qu'un nouveau modèle de scooter pourrait être fabriqué sur les sites franc-comtois et alsacien. Mais ce projet est soumis à un préalable, à savoir la signature, d'ici au 18 avril, par les organisations syndicales de Mandeure et de Dannemarie, d'un nouvel accord les conduisant à renoncer aux 35 heures. Les salariés n'auraient d'autre alternative que de travailler plus s'ils veulent simplement travailler.

Selon Emmanuel Guillier, délégué CGT, la direction ne cesse de jouer sur la peur pour arriver à ses fins : « On assiste une nouvelle fois à un odieux chantage. En février, une majorité de salariés ont refusé ce nouveau protocole sur le temps de travail, qui nous demandait de renoncer à nos RTT et à nos temps de pause. Une grève ne leur a pas suffi. Peugeot ne veut surtout pas mettre un couvercle sur cette proposition, et surtout semble vouloir faire payer aux salariés cet affront de février. » La direction de PMTC récuse le terme de chantage mais, par la voix de son directeur des ressources humaines, Christian Pellet, elle prévient cependant que, en cas de désaccord sur sa nouvelle proposition du temps de travail, « nous ferions faire le nouveau scooter ailleurs. Ce serait un badgé Peugeot réalisé à Taïwan ». La CGT a déjà indiqué qu'elle était hostile à toute renégociation du temps de travail. La CFDT, qui n'a pas voix au chapitre au CE, a également fait connaître son refus de toute modification de l'accord sur les 35 heures. La CFTC et la CFE-CGC réservent leur avis et FO ne s'est toujours pas exprimée. Hier, dans les ateliers de Mandeure, les réactions étaient plutôt vives. « C'est scandaleux de jouer sur la peur. Les salariés ne comprennent plus rien quant à la stratégie économique de PMTC. Hier, Peugeot nous disait que les scooters que nous fabriquions n'étaient plus compétitifs par rapport aux produits réalisés en Chine et, aujourd'hui, on nous propose de réaliser un scooter qui pourrait être fabriqué à Taïwan. C'est vraiment le brouil- lard », souligne Henri, vingt années d'ancienneté.

La CGT relève également ce manque de lisibilité dans les perspectives de développement des sites de Mandeure et de Dannemarie. Le syndicat réclame rapidement une expertise économique indépendante et demande aux autres organisations syndicales de s'associer à un dépôt de droit d'alerte : « Cette proposition trouve un écho favorable auprès des salariés. Des cadres ont déjà signé notre pétition pour obtenir cette expertise. Eux aussi commencent à ne plus rien comprendre à ces stratégies débridées », précise Emmanuel Guillier. Un CCE aura lieu demain. Les organisations syndicales devront se prononcer clairement sur ce nouveau projet de Peugeot Motocycles soumis à condition. Ils auront également sur la table cette demande d'expertise indépendante. Les positions devraient s'éclaircir.

l' Huma du 03 / 04 / 08

Alain Cwiklinski

vendredi 04 avril 2008, a 22:01
Euromanifestation pour les salaires .
 

• Voir notre dossier

vendredi 04 avril 2008, a 21:35
Afghanistan : Un débat tronqué .
 

Mardi 1er avril, le gouvernement soumettait le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan à un débat des députés de différentes sensibilités politiques. Si nous pouvons saluer cette initiative, il n'en demeure pas moins que les déclarations du gouvernement et des membres de la majorité pose questions.

Questions sur la décision de renforcer la présence militaire française en Afghanistan.

Sur la forme de cette décision

Le 26 avril 2007, le candidat Sarkozy déclare sur France 2 qu'il retirerait nos troupes d'Afghanistan s'il était élu. Il s'engageait à poursuivre la politique de rapatriement de nos troupes engagée par Jacques Chirac. Un an après, l'élu Sarkozy décide d'envoyer des renforts en Afghanistan. Il choisit pour cela, de le faire sans concertation préalable, sur une terre étrangère. Avec Mr Ayraud, nous sommes en droit de nouis interroger sur la cohérence de la politque de Mr Sarkozy (le gouvernement n'étant que le tambour de « raisonnance » du Président).

Mr Fillon évoque le passé en matière de participation du Parlement aux engagements extérieurs, rappelant que « seul notre engagement militaire au Golfe a fait suite à un vote après débat." Remercions en passant à Mme Chazal qui lui a rappelé ce fait lors de son intervention dimanche dernier sur TF1. Nous avons quand même du mal  à comprendre pourquoi ce qui avait été possible à un moment ne l'est plus à un autre.

Sur le fond de cette décision

Il faut avouer que nous ne savons plus trop pourquoi nous sommes en Afghanistan.
Les uns nous disent qu' « en 2001, l'Afghanistan était une dictature médiévale. Abolition des droits les plus fondamentaux. 15 millions de femmes sans visage, interdites d'école, privées de soin ». Les mêmes déclarent qu‘il « faut une afghanisation de la sécurité du pays, une prise en charge par les Afghans de leur propre sécurité ». D'autres disent que c'est une question de sécurité pour la France. « L'une des clefs de la lutte contre les terroristes se trouve sur le sol afghan ». Pour toutes ces raisons il faudrait envoyer des renforts pour y obtenir la victoire militaire.
Le summum revient à un député de l'UMP : « La défaite militaire nous est interdite, même si la victoire politique est incertaine. » (sic). C'est simplement oublié que l'intervention militaire n'a de sens que si la victoire politique est au rendez-vous. Rappelons la victoire militaire en Algérie et la suite qui en a été donnée après la victoire politique du FLN. Encore une leçon d'histoire pour l'UMP !
Revenons sur chacun de ces points :
- Civiliser les afghans !
Outre l'arrogance de ces propos, je ne peux m'empêcher de revoir les images tournées quelques temps après la libération de Kaboul, montrant les troupes afghanes « libératrices » maltraitant les pauvres femmes qui s'étaient crues libérées du joug des talibans. Il est vrai que cela est un travail de longue haleine mais je doute que ce soit la présence militaire qui puisse améliorer quoique ce soit. Par ailleurs pourquoi dans cet optique, ne pas intervenir dans tous les pays concervant ces mêmes traditions médiévales comme l'Arabie Saoudite pour ne nommer que celui-là.
- L'Afghanisation de la sécurité
Excusez moi de faire encore une fois référence à l'histoire mais cela rappelle étrangement la « vietnamisation du conflit » en 1968. Nous savons qu'elle en a été le succès. On peut croire que les attaques des talibans soient dues à une minorité mais comment expliquer que 61000 hommes ultra équipés ne puissent venir à bout d'une bande de quelques combattants islamistes. Une des clés de l' explication réside sans doute dans la sympathie dont il bénéficient au sein d'une partie de la population. Alors comment dans ce contexte parler d'Afghanisation de la sécurité? Il faudrait au minimum s'assurer au préalable du soutien de la majorité de la population afghane. A cet égard les élections des élections législatives et provinciales du 18 septembre 2005 sont caractéristiques de cette dispersion politique. La participation était en baisse par rapport à celle des présidentielles de 2004 (53% de participation, 41% pour les femmes, pas de vote des réfugiés). La composition politique du parlement afghan reste peu lisible et très fragmentée. Il existe quelques groupes de taille réduite (moins de quarante parlementaires) et sans profil politique évident.
- Afghanistan : enjeu de la sécurité pour la France
Est-on vraiment sérieux quand on affirme que « ce qui se joue là-bas est fondamental puisqu'il s'agit de la préservation de notre sécurité et de notre liberté ». Il faudrait demander ce qu'en pense l ‘Espagne et la Grande Bretagne après les derniers attentats dans leur pays. Croit-on vraiment que l'envoi de quelques soldats supplémentaires va éradiquer le terrorisme? Certes la suppression des camps d'entraînement des moudjahidines est quelque chose de positif, certes la traque des terrorismes est une bonne chose mais croit-on vraiement que l'on réussira à déruire complètement le terrorisme par des opérations militaires en Afghanistan ?

Que la présence française se manifeste par des aides économiques auprès des populations afghanes via le gouvernement afghan, pourquoi pas. Qu'elle aide le système éducatif et l de santé , tout à fait d'accord. Il me semble que l'on ne peut éviter une approche globale. Subordonner cette aide à une victoire militaire me paraît un réducteur et souvent contredit par l'Histoire.

vendredi 04 avril 2008, a 21:07
SENAT : Groupe communiste ( Si tout le monde doit faire des efforts,n'est-ce pas au tour des plus riches de mettre la main à la poche ? )
 




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Si « tout le monde doit faire des efforts », n'est-ce pas au tour des plus riches de mettre la main à la poche ?
Par Guy Fischer - 03 Avril 2008

Ma question s'adressait à M. le Premier ministre, qui a annoncé lundi que le Gouvernement fera des « économies partout ».

Mme Nicole Bricq. Des économies d'énergie !

M. Guy Fischer. Il a martelé que « tout le monde doit faire des efforts » pour limiter les dépenses publiques.

En son absence, c'est vous que, d'emblée, j'interroge, monsieur le ministre du budget : est-ce aux retraités, aux chômeurs, aux jeunes sans boulot, aux précaires, aux salariés qui ne joignent déjà plus les deux bouts, que vous vous adressez ?

C'est bien une nouvelle politique de rigueur qui est ainsi annoncée, avec l'habituel refrain : « Préparez-vous à vous serrez la ceinture, surtout si vous avez des ressources modestes ! »

Confirmez-vous un plan d'économies supplémentaires de 5 milliards à 10 milliards d'euros par an, reposant essentiellement sur la mise à mal des services publics, puisque 35 000 suppressions de postes sont prévues dans la fonction publique ?

La grande majorité des Français voient non seulement leurs revenus et retraites régresser, mais, de surcroît, leurs conditions de vie se dégradent rapidement. L'heure est à la réduction des dépenses publiques au détriment de ceux qui en ont le plus besoin.

La suppression de plus de 11 000 postes dans l'éducation nationale montre bien que le dogmatisme libéral fait du service public une variable d'ajustement des crises qui secouent régulièrement les places financières.

Monsieur le ministre, si « tout le monde doit faire des efforts », n'est-ce pas au tour des plus riches de mettre la main à la poche ? (Exclamations sur les travées de l'UMP.)

M. Robert Hue. Absolument !

M. Guy Fischer. Comment comptez-vous associer les bénéfices du CAC 40, soit 41 milliards d'euros de dividendes, à l'effort national ?

Quand allez-vous remettre en cause la pratique outrageusement inégalitaire des stock-options ? Allez-vous définitivement proscrire les parachutes dorés ? M. Zacharias, ex-P-DG de Vinci, réclame 81 millions d'euros de stock-options ; M. Forgeard, initié d'EADS, a atterri avec un parachute de 8 millions d'euros !

Allez-vous donner du sens à l'impôt sur la fortune en créant les conditions pour que les vraies fortunes y soient réellement assujetties ?

Enfin, allez-vous abandonner ce scandaleux bouclier fiscal instauré l'été dernier ?

Monsieur le ministre, ce sont les plus démunis qui doivent être protégés et non pas les plus riches ! (Très bien ! et applaudissements sur les travées du groupe CRC et du groupe socialiste. - Protestations sur les travées de l'UMP.)

M. le président. La parole est à M. le ministre.

M. Éric Woerth, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique. Monsieur le sénateur, vous entonnez la ritournelle...

M. Robert Hue. Vous aussi !

M. Éric Woerth, ministre. ... que l'on entend actuellement (Exclamations sur les travées du groupe CRC et du groupe socialiste.) sur le plan de rigueur que le Gouvernement aurait l'intention de mettre en place.

Je tiens à vous dire une chose : lorsque c'est la gauche qui est au pouvoir, les plans de rigueur consistent, bien souvent, à laisser filer les dépenses et à augmenter les impôts ! (Applaudissements sur les travées de l'UMP. - Protestations sur les travées du groupe socialiste.)

Nous, nous faisons exactement le contraire : nous voulons maîtriser la dépense publique ...

M. Paul Raoult. Et l'endettement de la France ?

M. Éric Woerth, ministre. ... sans augmenter les impôts des Français, ....

M. Paul Raoult. Cela fait sept ans que la droite est au pouvoir !

M. Éric Woerth, ministre. ...qui, aujourd'hui, sont trop élevés. Nous devons donner à notre société les moyens de croître. Ce sont la croissance et la production de richesses qui permettront de créer des emplois et, par voie de conséquence, de lutter efficacement contre la pauvreté, ainsi que d'augmenter le pouvoir d'achat.

M. Paul Raoult. On ne s'en est pas rendu compte ! Cela fait sept ans que vous êtes au pouvoir : pourquoi ne l'avez-vous pas fait ?

M. Éric Woerth, ministre. Monsieur le sénateur, le Gouvernement s'attache à mettre en oeuvre le programme du Président de la République. Peut-être cela vous surprend-il qu'il essaie de tenir les promesses qu'il a faites ? Il faut, me semble-t-il, le mettre à son crédit.

M. Jacques Mahéas. Plutôt à son débit !

M. le président. S'il vous plaît !

M. Éric Woerth, ministre. Le programme du Président de la République, quel est-t-il ?

Dans le domaine de l'économie, il consiste à étudier les déficits publics avec beaucoup de lucidité et d'attention, afin de les combattre efficacement et de parvenir à la maîtrise de la dépense publique et à l'équilibre des finances publiques en 2012.

M. Paul Raoult. Vous disiez la même la même chose en 2002 !

M. Éric Woerth, ministre. Croyez-moi, tant que subsisteront des déficits publics en France, ce seront les plus faibles qui s'affaibliront encore. Il faut donc rembourser la dette et relancer la compétitivité du pays. En effet, l'existence d'une lourde dette et l'absence de compétitivité concourent à l'affaiblissement des Français, notamment de ceux qui sont les plus démunis.

Le retour à l'équilibre des finances publiques permettra de redonner des marges de manoeuvre à notre pays et du pouvoir d'achat à chaque Français. Le Gouvernement, je le répète, a donc l'intention de réduire la dépense publique pour parvenir à cet équilibre.

M. Jean-Marc Pastor. Toujours des leçons !

M. Éric Woerth, ministre. Il pourrait y parvenir par une augmentation des impôts, mais telle n'est pas la voie qu'il prend : il a choisi une voie beaucoup plus difficile, beaucoup plus contraignante, beaucoup plus exigeante, celle de la révision générale des politiques publiques.

Demain, le Président de la République, lors du conseil de modernisation des politiques publiques, annoncera un certain nombre de mesures. D'autres suivront, d'ici à l'été. Elles concourront évidemment à cet équilibre, si nécessaire aussi pour les plus démunis, que vous défendez, monsieur le sénateur, tout comme le Gouvernement. Le retour à un pouvoir d'achat fort, à la croissance, à la richesse de notre pays passent par là. (Bravo ! et applaudissements sur les travées de l'UMP et de l'UC-UDF, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)

vendredi 04 avril 2008, a 19:23
Sarkozy : En Père la rigueur .
 

Réduction des dépenses publiques : Sarkozy en Père la rigueur

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 4 avril

Nicolas Sarkozy annonce une série de mesures d'économies budgétaires dans le cadre du conseil de modernisation des politiques publiques. Sans surprise un mot les caractérise : celui de la rigueur.

Terminé, le candidat du pouvoir d'achat. Oubliée, la croissance qu'on ira chercher avec les dents s'il le faut. Le Président de la République est désormais le prisonnier d'une orthodoxie budgétaire faite pour rassurer les milieux financiers aux détriments des classes populaires :

Suppression d'un emploi de fonctionnaire pour deux départs à la retraite, restriction de l'accès au logement social sans abaisser le plancher, etc.

Ces annonces vont, à coups sûrs, aggraver la situation de la très grande majorité des français, et particulièrement celle des plus fragiles qui sont les premières victimes de la crise économique et sociale et que vit le pays en ce moment.

Cette semaine, George W. Bush a comparé Nicolas Sarkozy à la « dernière apparition d'Elvis Presley », il s'agirait plutôt aujourd'hui de la version 1976 de Raymond Barre, celle du « Père la rigueur ».

Parti communiste français

Paris, le 4 avril 2008

vendredi 04 avril 2008, a 19:09
HARMONISATION SOCIALE EUROPEENNE .
 

Harmonisation sociale européenne : la mobilisation des salariés appelle à plus d'ambition

Mis en ligne : 4 avril
Alors que les richesses produites par le travail font de l'Union européenne une zone des plus puissantes du monde, le constat dressé par la Confédération européenne des syndicats est accablant. 108 millions de travailleurs précaires, 25 millions de travailleurs pauvres, des transferts massifs en quelques années des revenus du travail vers les profits et la rente : la relation de cause à effets sociaux, dévastateurs commence à faire son chemin.

En France même, il n'est pas un jour où des ouvriers, des techniciens, des employés, dans l'industrie comme dans la finance ou les services ne se mettent en mouvement : Manpower, Coca Cola, Mondial assistance, Crédit du Nord, pour les seuls derniers jours. Après l'appel à la mobilisation contre la directive Bolkestein, l'initiative prise par la CS ce week end à Ljubljana souligne la convergence d'intérêts et de colère profonde des salariés du continent.

La pression inouïe sur le travail pour déboucher sur toujours plus de profits réservés aux mêmes devient insupportable. La simple vie courante devient de la survie. La chose est vraie dans le public comme dans le privé. Les tentatives pour organiser la concurrence des salariés entre eux au sein même de l'union commencent à trouver des limites. La grève spectaculaire des ouvriers de Dacia l'illustre de façon éclatante, tout comme l'initiative des syndicats européens. On l'a vu pour le commerce dans notre pays, on le constate à ce niveau international : la riposte nécessaire des salariés sera d'autant plus puissante et efficace que ceux ci pourront s'appuyer sur des syndicats unis pour relayer leurs luttes.

Doit-on augmenter les salaires ? Oui pensent des millions de salariés. Mais peut-on le faire ? Là est toute la question, qui ne relève pas que du seul champ syndical. Alors que la crise financière, née précisément de la prédation du travail vivant pour nourrir la spéculation sans frein, commence à faire subir ses effets dévastateurs sur l'économie réelle va-t-elle servir à durcir la « rigueur » que Fillon veut instaurer ?

Ou bien doit on en profiter pour remettre en cause les mécanismes mêmes qui provoquent l'austérité salariale et nourrissent cette même crise financière ? Où est l'efficacité économique et sociale quand un gouvernement veut supprimer dans l'année 35 000 postes de fonctionnaires et doit faire appel à des retraités ? Maintient-on le « bouclier fiscal » qui n'a rien à envier aux « parachutes dorés » ou va-t-on orienter vers la justice sociale, l'augmentation des salaires et du niveau de qualification une partie par exemple des 41 milliards d'euros de dividendes versés aux actionnaires des seules entreprises du CAC 40 ?

Voilà du grain à moudre pour les salariés et leurs syndicats comme pour les élus et responsables des partis de gauche.

La France va présider l'Union européenne, le semestre prochain. Ce sera l'occasion de mettre au défi le Chef de l'Etat d'accorder ses promesses et ses actes. »Nous devons être capables de proposer aux peuples européens une Europe où la politique monétaire ait aussi pour objectifs la croissance et l'emploi et pas seulement l'inflation » déclarait le candidat à l'Elysée en février 2007.

Est-ce compatible avec le traité de Lisbonne qui intime le contraire à la BCE dans son article 108 dans le plus pur dogmatisme libéral qui l'inspire ? Son article 105 entre autres stipule que « l'objectif principal du système européen des banques centrales est de maintenir la stabilité des prix » et qu'il doit agir « conformément au principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est libre ». On verra mais sans attendre l'Europe sociale, celle qui est sciemment oubliée par ce texte, celle de la défense de l'emploi, de l'augmentation du pouvoir d'achat, de l'exigence de qualification a rendez vous dans la rue.

site du P.C.F

vendredi 04 avril 2008, a 05:01
La droite sabre sept milliards dans les budgets sociaux .
 

Finances . Le gouvernement devrait annoncer, vendredi, une centaine de mesures d'économies ciblant le logement, l'emploi, la santé. La solidarité et la famille prochainement visées.

Le gouvernement s'apprête à annoncer une centaine de mesures nouvelles d'économies sur les dépenses publiques, pour un montant total compris entre 6 et 7 milliards d'euros. Celles-ci devraient être dévoilées, demain, à l'issue d'un Conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP) réuni autour de Nicolas Sarkozy et des membres du gouvernement, selon des informations parues dans le Monde daté d'aujourd'hui. Ces économies, qui ne se confondent pas avec les annulations de crédits prévues par ailleurs sur les 7,2 milliards de provision au budget 2008, concernent les « grandes politiques d'interventions » économiques et sociales (lire ci-dessous), un secteur de dépenses publiques représentant 464 milliards d'euros en cumul annuel.

Suppression de

35 000 postes acquise

L'emploi, la formation professionnelle, la santé, le soutien au développement des entreprises et surtout le logement seraient visés dans un premier temps. En attendant d'y adjoindre d'autres domaines comme la solidarité, la politique familiale, qui figurent parmi les cibles de la révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée par le premier ministre le 10 juillet dernier. Objectif : faire participer les administrations et les services publics à « une plus grande maîtrise des dépenses publiques » et à la « diminution des effectifs de l'État grâce au non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux », indiquait en décembre le ministre du Budget, Eric Woerth. Après la fusion de l'ANPE et des Assedic et celle des impôts et de la comptabilité publique, l'exécutif passe donc à une nouvelle étape. D'ores et déjà, la suppression de 35 000 postes de fonctionnaires supplémentaires en 2009 semble acquise, après les 23 000 programmées cette année. Les mesures d'économies sur les « politiques d'intervention » s'inscrivant quant à elles dans le cadre de la nouvelle procédure de budget prévisionnel triannuel 2009-2011.

Même s'il s'en défend, ces mesures rentrent bel et bien dans le cadre du plan de rigueur que le pouvoir entend imposer aux Français pour contenir le coût financier de ses « réformes » et de ses cadeaux aux plus riches en période de crise économique, avec une croissance revue à la baisse et un déficit public qui se creuse. À titre d'exemple, le paquet fiscal de 15 milliards d'euros annuels voté cet été, dont une grande part bénéficie sous forme de restitution d'impôt aux contribuables sur la fortune, représente plus de deux fois les 6 à 7 milliards d'euros d'économies recherchées, mais la droite refuse de le remettre en cause. « On est rentré dans une période nouvelle (…) qui aboutira à des économies », a fait savoir hier le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux. De son côté, le président (divers droite) de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis, a estimé que « la rigueur est une obligation » dans « le contexte de déficit public que nous connaissons », comptant sur la RGPP pour la mettre en oeuvre.

Le MEDEF réclame 20 milliards

Le gouvernement et la majorité ont reçu un soutien de poids avec le MEDEF, qui propose de porter les économies à 20 milliards d'euros par an à l'occasion de la RGPP, tout en baissant la contribution des entreprises à la collectivité avec une « réduction progressive de la taxe professionnelle » et le « transfert des charges famille et santé » vers la fiscalité des ménages.

Sébastien Crépel

l' Huma du 03 / 04 / 08

vendredi 04 avril 2008, a 04:46
Après le spray anti-SDF,le boitier anti-jeunes .
 

Cet appareil, pensé pour éloigner les indésirables, dégage des ultrasons captés seulement par les jeunes oreilles. Ça ressemble à un antimoustique, ça portait le nom d'un antimoustique (”Mosquito”, avant d'être rebaptisé “Beethoven”, moins agressif), mais ce n'est pas un antimoustique : c'est un anti-jeunes.

Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
C'est une boîte que l'on fixe sur un mur, en hauteur, pour éloigner les jeunes. Un produit qui est diffusé en France depuis plusieurs mois de manière confidentielle, selon Le Parisien Tellement confidentielle que le distributeur IBP France ne répond pas mercredi au téléphone. Il a même retiré son numéro du site web de l'entreprise.
Comment ça marche ?
L'appareil diffuse des sons suraigus en continu ou toutes les 20 secondes. Seuls les jeunes peuvent l'entendre. Leur ouïe est encore assez fine pour les percevoir. Gênés par le bourdonnement, les indésirables sont ainsi invités à passer leur chemin. Qui l'utilise ?
Le Mosquito (ou Beethoven) est déjà utilisé en Grande-Bretagne par la police pour disperser des manifestants ou dans les halls d'immeuble, comme le montre ce reportage diffusé sur France 2 le 15 février 2008 : Le boîtier est aussi utilisé dans des écoles aux Pays-Bas, dans les cours de récré, pour empêcher les élèves d'y traîner en-dehors des plages horaires prévues.
Et en France ?
Le PDG d'IBP France, qui distribue le Beethoven, dit dans Le Parisien avoir “séduit” une cinquantaine de bailleurs sociaux et de syndics. La plupart des intéressés seraient dans le Sud-Est, lieu d'implantation de l'entreprise, basée dans les environs de Marseille.
Plusieurs sites, dont ultrasons.net, permettent de tester l'efficacité des ultrasons en question.

De : Le Post
mercredi 2 avril 2008

Appel à pétition : La présente pétition a pour objectif clair et affirmé de faire interdire sur le sol belge et européen le système anti-jeunes appelé “Mosquito”. Ces boîtiers, commercialisés par une entreprise anglaise, sont destinés à éloigner les adolescents indésirables par l'émission d'un son strident que seules les jeunes oreilles peuvent percevoir. (édition du journal “Le Soir” de ce mardi 4 mars 2008. 3500 boîtiers seraient déjà installés en Grande-Bretagne !) http://www.trianglerouge.be/mosquito/signature.php ?lang=fr

jeudi 03 avril 2008, a 22:19
Travail des Députés P.C.F sur le logement .
 

Invisible.gif Actions des Députés et Sénateurs Communistes

Séance d'initiative parlementaire: Logement adapté et abordable pour tous. Pierre Gosnat (Député-Maire PCF d'Ivry) et Michel Vaxès (Député PCF des Bouches du Rhône)

Travail des députés PCF sur le logement

 

Lors de l'examen du texte en commission, les députés de la majorité se sont étonnés d'une proposition de loi dont il était pourtant urgent de débattre, étant donné la situation dramatique rappelée par le rapporteur, et en se fondant sur l'expérience concrète sans attendre les décisions inquiétantes que le Gouvernement prépare en secret.

Dans ma circonscription du Val de Marne – non loin de celle de M. Le Bouillonnec –, qui compte près de 9 000 demandeurs de logements, vous avez installé à Ivry, sans consulter les élus locaux, un centre d'accueil pour SDF prévu initialement pour un an et dont je viens d'apprendre qu'il serait pérennisé pour 5 ans ! C'est là prendre acte d'une situation tragique sur laquelle M. Hirsch était plus disert avant de devenir ministre…

Il suffit également de consulter ceux qui sont directement engagés dans la réflexion et l'action pour le droit au logement : selon le rapport 2008 de la Fondation de l'Abbé Pierre, il y aurait en France 3,2 millions de mal logés, 100 000 SDF, 150 000 personnes vivant chez un tiers – sans compter les jeunes qui ne peuvent quitter le foyer familial. Le logement est devenu une source d'appauvrissement et 6 millions de personnes seraient en situation de réelle fragilité.


Alors qu'en 1979, avant l'application de la réforme Barre, la part du budget que les foyers consacraient au logement avoisinait les 12 à 15 %, elle se situe aujourd'hui autour de 25 à 30 %, atteignant parfois 50 % – comme l'indique la proposition de loi –, non seulement parmi les catégories les plus démunies, mais aussi parmi les couches moyennes ou intermédiaires. Or les futures mesures relatives aux plafonds de ressources et au surloyer en HLM risquent de les priver du logement social, au mépris de la mixité.

En outre, le coût du logement – loyers et charges – a littéralement explosé au cours de ces dernières décennies et les disparités de loyers entre le secteur privé et le logement HLM continuent d'atteindre 150 % en région parisienne. S'agit-il de faire du logement une marchandise comme une autre, en contradiction avec le droit au logement inscrit dans la Constitution ?

La part de l'État dans le financement du logement social ne cesse de décliner, n'excédant pas aujourd'hui les 8 %. Et si le 1 % payé par les salariés – appelé à tort 1 % patronal –, si les collectivités territoriales, ainsi que les organismes, avec leurs fonds propres ne compensaient pas cette défaillance, il ne se construirait quasiment plus de logements sociaux dans notre pays et on ne pourrait engager des opérations de réhabilitations du parc social, voire du parc privé. La part consacrée au logement par l'État, exprimée en pourcentage du PIB, est la plus faible depuis 30 ans, alors que ce secteur économique lui rapporte – sans compter son racket systématique dans les caisses du 1 % logement et dans les réserves du Livret A !

À ce propos, nous réprouvons la décision annoncée hier par le Gouvernement – et prise sur injonction de Bruxelles – d'ouvrir la gestion des livrets A aux banques privées, au mépris de l'épargne populaire. Vous offrez ainsi une manne considérable aux spéculateurs et menacez le système de financement du logement social. Au fond, votre politique se résume à prendre plus pour donner moins.

Voilà pourquoi nous approuvons pour l'essentiel cette proposition de loi. Certes, l'augmentation du pouvoir d'achat passe avant tout par la revalorisation des salaires et des retraites, mais la réduction des dépenses de logement est aussi un facteur important. À cet égard, le présent texte rappelle qu'il est indispensable de faire appliquer la loi SRU sur l'ensemble du territoire, y compris dans la ville de M. Sarkozy où elle ne l'est pas du tout.

M. Pierre Gosnat – Une réserve, toutefois : l'article 31 portant à 50 % le seuil de logements locatifs dans certaines communes risque de pénaliser les villes déjà engagées dans une politique sociale et de dédouaner les délinquants de la loi SRU. Cela étant, les élus du groupe GDR ont, lors de la campagne municipale, défendu pour l'essentiel les mêmes propositions que nos collègues socialistes. Le verdict des urnes devrait vous inciter à vous en inspirer davantage, Madame la ministre !

Pourquoi ne pas, par exemple, réserver la moitié des 500 000 logements visés aux loyers réglementés ? Songez que jusqu'en l'an 2000, près de 70 % de la construction étaient réservés aux deux tiers les plus modestes des ménages, contre 40 % seulement en 2005 ; et en 2006, les trois quarts des nouveaux logements étaient même attribués au tiers le plus aisé des ménages ! Voilà qui illustre bien votre politique de marchandisation du logement. Au contraire, nous proposons la création d'un grand service public du logement comme il en existe un pour l'éducation ou pour la santé.

Par ailleurs, l'article 2 de la proposition prévoit une indispensable hausse des aides au logement, que le gouvernement de M. Raffarin avait bloquées et qui n'ont jamais été revalorisées davantage que l'augmentation générale des prix. Toutes les organisations de locataires revendiquent cette revalorisation. Comme la conférence générale du logement, nous réclamons même une augmentation immédiate de 20% : voilà de quoi redonner du pouvoir d'achat à nos concitoyens !

Et encore cette revalorisation ne serait-elle efficace qu'assortie d'un gel général des loyers pour une durée de trois à cinq ans et d'une cessation des expulsions locatives. Il faut aussi mener une action spécifique en faveur des jeunes, car la réhabilitation ou la construction des cités universitaires est loin de suffire à l'heure ou le logement étudiant s'ouvre à la spéculation immobilière. Enfin, il faut pour les jeunes travailleurs construire des logements sociaux ou spécifiques et augmenter les aides.

En somme, nous voterons cette proposition de loi qui ouvre la voie à une autre politique qui donnera un logement adapté à chacun et abordable pour tous

Nicolas Maury

jeudi 03 avril 2008, a 22:06
Amendement P.C.F sur les OGM .
 

Amendement PCF sur les OGM
Hier au soir, l'Assemblée nationale a adopté un important amendement défendu par André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, au nom des députés communistes et républicains. Celui-ci modifie en profondeur l'article 1er du projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés. En effet, il ajoute aux critères de respect de l'environnement et de santé publique qui doivent présider à la culture et à la commercialisation des OGM les critères de respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées « sans organismes génétiquement modifiés », et en toute transparence. »

Cet amendement opère une véritable révolution, changeant radicalement l'économie du texte. En effet, dorénavant sont écartés de la culture des OGM des territoires entiers, tels que les régions couvertes par le label AOC, des zones de montagne ou littorales protégées et des filières de qualité.

L'adoption de cet amendement est un pas important et les parlementaires communistes vont poursuivre la bataille jusqu'au bout pour éviter tout recul sur cette question.

Parti communiste français

Paris, le 3 avril 2008.

Suite de l'article

jeudi 03 avril 2008, a 21:50
Le social ( trop coûteux ) et des riches ( pas assez riches )
 

Le social « trop coûteux » et des riches « pas assez riches »

Mis en ligne : 3 avril
Il n'y aura pas de plan de rigueur : cette affirmation, réitérée avant les municipales et encore maintenant, était à prendre, cela va de soi, avec les pincettes qui conviennent, tant ce pouvoir a un rapport disons relatif à la vérité. On l'a bien vu dans l'affaire de Gandrange.

C'est tout juste si, hier, Sarkozy n'allait pas convoquer le PDG du groupe siderurgiste indien Mittal pour lui tirer les oreilles et lui faire voir avec quel coke il devait faire son acier. C'était avant que Fillon ne se montre autrement accomodant :« Nous ne voulons pas gérer les entreprises à la place des entreprises ». Arcelor Mittal doit pouvoir « opérer librement dans une économie de marché ». Ah, cette liberté d'attenter à celle des autres, en les privant de travail, de salaire et des fruits mêmes de leur travail quand ce sont eux qui ont grossi les fortunes de leurs actionnaires et patrons.

Il n'y aura pas de plan de rigueur mais de la gestion sérieuse. Avec l'aplomb d'un Pinocchio, Fillon ne cesse de le répéter. Mais tout le monde le voit, son nez s'allonge. Le gouvernement envisage sept milliards d'économies. Comment ? Sur le dos des plus modestes dans les secteurs du logement, de la santé, de l'emploi, de la formation. Une centaine de mesures au total baptisées « Modernisation de l'économie » dont 35 000 suppressions d'emplois dans la fonction publique, déjà en train, avec les réactions que l'on sait, dans l'éducation nationale.

Combien dans les hôpitaux, combien dans les services de l'emploi déjà bien en peine et que lorgnent les agences d'intérim, combien de subventions en moins pour les associations dans les quartiers difficiles, combien en moins pour la culture ? Le sport ?

Le gouvernement et Sarkozy avaient fait grand cas de l'arrivée dans leur équipe de Martin Hirsch, président de la Communauté d'Emmaüs avec dans ses cartons le RSA, le revenu de solidarité active permettant à un allocataire du RMI ou autre de garder ses revenus en cas de reprise d'un travail. C'était un beau moyen, nous disait on alors, avec les accents de sincérité évoqués de favoriser et encourager le retour à l'emploi.

« Trop coûteux » a dit Fillon. Pas enterré certes ( « on va essayer en 2009 »...) mais trop coûteux. Au fait que devient le plan banlieue de Fadela Amara ?

On voit à ce propos ce qu'il en est de l'ouverture. Kouchner muet quand il n'est pas dans son habit de va-t-en guerre. Bockel rétrogradé. Fadela Amara et Martin Hirsch inutiles. C'était un leurre, un mensonge de plus. C'était un choix tactique permettant à l'UMP d'aborder l'échéance des municipales en jouant de la flûte de gauche pour entre autres camoufler les voix du FN. Les municipales sont passées. Dès le soir du second tour, le gouvernement niait qu'il s'agisse d'une sanction et voulait y voir un encouragement à poursuivre les « réformes ». C'était une stratégie. Fillon était en réserve.

Maintenant il frappe, pour de vrai..

cite du P.C.F

jeudi 03 avril 2008, a 04:56
Garde à vue d'un militant RESF .
 

Nouvelle atteinte à la liberté d'expression dans un état de plus en plus policier. Tous devant le commissariat d'Aix avenue de l'Europe jeudi matin 8 heures.

Philippe Chouard, militant de RESF et depuis de nombreuses années de l'ASTI d'Aix, bien connu pour son sérieux et son dévouement a été arrêté à Aix pour avoir distribué sur le voie publique le tract d'appel à la manifestation UCIJ du samedi 5 avril . Il est en garde à vue depuis au commissariat d'Aix . Les avocats sont alertés.

L'action va être organisée pour exiger sa libération et protester contre cette nouvelle limitation de nos possibilité d'expression , mais vous pouvez peut-être déjà téléphoner pour demander de ses nouvelles

http://www.millebabords.org/spip.php ?article8184

De : JeanNimes
jeudi 3 avril 2008

site BELLACIAO

jeudi 03 avril 2008, a 04:44
Un vieux rêve sarkozien...
 

jeudi 03 avril 2008, a 04:31
Victoire des salariés grecs des chantiers de l'Atlantique .
 

Construction navale . Après vingt jours de grève de la faim, les trois salariés grecs de l'entreprise Elbe, sous-traitante d'Aker Yards, ont obtenu, hier, gain de cause.

Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), envoyé spécial.

« Face au risque certain de perturbation de la cérémonie de lancement du paquebot Poesia (…) la société Aker Yard a décidé de verser ce jour, sans négocier, 7 300 euros ainsi qu'un billet d'avion au trois personnes actuellement en grève de la faim… ». Dans un communiqué intitulé : « Face au chantage Aker yards cède au racket », les propriétaires des chantiers navals de l'Atlantique se sont donc substitués à leur entreprise sous-traitante, Elbe, en conflit depuis deux mois avec trois de ses salariés. Nikos, Léonidas et Boris tous trois arrivés de Grèce à la demande de l'entreprise allemande Elbe, fin 2007, « sur un simple coup de fil », avaient entamé le 14 mars dernier une grève de la faim pour obtenir leur salaire, leurs bulletins de paie et leur contrat de travail. « Depuis deux jours déjà nous n'avions plus de quoi nous nourrir », précisent-ils, donnant alors un prolongement symbolique à une situation d'extrême précarité et de désespoir pour tenter d'obtenir gain de cause.

un comité de soutien

Très vite la pression est montée d'un cran, l'USM CGT (Union syndicale multiprofessionnelle) dirigée par André Fadda, très présente sur les chantiers, va relayer leur lutte, un comité de soutien, constitué de citoyens et de militants politiques et associatifs va se mettre en place et la mairie de Saint-Nazaire sera occupée par les grévistes. Une situation insupportable pour les pouvoirs publics qui fera dire au sous-préfet que la « CGT porterait une lourde responsabilité » si les choses devaient mal tourner.

Car, en point d'orgue de cette affaire, deux conceptions du rapport social au travail vont s'affronter. D'un côté, ceux qui estimaient que le recours juridique était la solution pour sortir du blocage, la CFDT et la plupart des partis politiques et, d'un autre, ceux qui considéraient que seule la lutte pouvait permettre d'en sortir par le haut, ce fut le cas de la CGT et du PCF. « La grève de la faim ne constitue pas pour nous le meilleur moyen d'action », tient à préciser André Fadda « mais la détresse de certaines situations engendre de telles réactions ». Pour les premiers intéressés, les trois travailleurs grecs, il n'était de toute façon pas question d'aller devant le conseil des prud'hommes. « L'entreprise va faire appel, cela va durer des mois et nous n'avons même plus de quoi vivre… Je suis venu en France pour travailler pas pour passer devant un tribunal », insiste alors Boris.

Car l'option juridique était également défendue par la direction des chantiers et l'entreprise Elbel. « Pourquoi ne pas aller en justice ? Nous ne sommes pas opposés à une solution transactionnelle mais pas à la hauteur de ce qui est réclamé (8 000 euros) et il est hors de question que mon client cède au chantage de ces employés, ils n'ont travaillé qu'un mois et demi et en réclament quatre », affirmait Me Zshunke, avocat d'Ebel, « mon client craint par ailleurs, s'il cédait, que l'ensemble des salariés ne réclame la même chose », précisait-t-il. C'est sans doute pour cette raison qu'Aker Yards a réglé la note pour son sous-traitant sans négocier ni utiliser les moyens de pression qu'il détenait sur l'entreprise.

Finalement l'annonce d'une mobilisation à l'appel de l'UD CGT de soutien aux travailleurs grecs aujourd'hui, jour de cérémonie du lancement du paquebot Poésia, accélérera le processus et conduira Aker Yards dans l'impasse. Non sans avoir tenté de convaincre la CGT d'aller en justice, promettant que le sous-traitant ne ferait pas appel et qu'ils régleraient eux-mêmes la somme. Petit arrangement immédiatement rejeté par les responsables du syndicat en l'absence de toute garantie sérieuse.

situation précaire

« Ils pouvaient régler cette situation dramatique il y a trois semaines, ils ont choisi d'aller le plus loin possible », conclut Marie-Claude Robin, s ecrétaire de l'UD CGT.

Malgré cette victoire, la situation au travail de centaine de salariés sur les chantier naval de l'Atlantique reste extrêmement précaire. À l'issue de sa dernière visite sur le site, l'inspection du travail a dressé 34 procès-verbaux d'infractions pour prêt illicite de main-d'oeuvre, marchandage, infractions à la législation sur le travail temporaire, infraction d'obstacle ou encore pour travail dissimulé. Un contexte social explosif que les raisonnables calculs économiques et les impératifs de la mondialisation du secteur naval peineront à désamorçer.

« On a connu ici le pire et, avec la solidarité, le meilleur, ajoute Leonidas. On espère que d'autres oseront relever la tête. »

Frédéric Durand

l' Huma du 02 / 04 / 08

mercredi 02 avril 2008, a 22:04
Le scénario noir de l'austérité se met en place .
 

Budget . François Fillon veut procéder à de nouvelles « économies » sur le dos des services publics. Un séminaire gouvernemental étudie la possible suppression de 35 000 postes en 2009.

« Trou d'air », « gestion sérieuse », « mesures d'économies » : François Fillon use les dictionnaires pour éviter d'appeler sa politique de rigueur par son nom, dont l'annonce prévue de longue date a été différée pour cause d'élections municipales et cantonales. Sur TF1, dimanche soir, le premier ministre s'est évertué à minimiser le tour de vis supplémentaire que son gouvernement s'apprête à lancer à la suite de la révision à la baisse des hypothèses qui ont servi de bases à l'élaboration du budget 2008. Hier, un séminaire gouvernemental se réunissait avec, à son ordre du jour, des « mesures d'économies liées à la réforme de l'État » à mettre en oeuvre en 2009 et dans l'immédiat, « les mesures à prendre pour permettre en 2008 une tenue ferme des dépenses ».

Une dégradation pire que prévue

Ces annonces ne sont pas une surprise. Avant les élections, la gauche avait mis en garde les Français contre un « plan d'austérité » que le gouvernement gardait secret, pour tenir bon le cap de ses « réformes » dans le cadre d'une économie dégradée. Le « scénario noir », pire encore que celui prévu dans les cauchemars du rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, est devenu réalité. Alors que Gilles Carrez (UMP) envisageait, en octobre dernier, l'hypothèse pessimiste d'une « croissance atone » en 2008 fixée à 2 % du PIB, les prévisions corrigées du gouvernement rejoignent désormais celles des économistes avec une fourchette située en deçà, entre 1,7 et 2 %. La crise financière internationale en provenance des États-Unis, dont l'impact a été longtemps nié par le gouvernement, a commencé à produire son effet dévastateur sur l'économie réelle, sans que le pouvoir ne l'ait le moins du monde anticipé.

Pire, dans la tempête, le gouvernement maintient le cap inchangé, en accélérant encore la cadence. « C'est vrai qu'il y a un trou d'air lié à la crise économique internationale. Mais la France ne doit pas être inhibée et doit continuer à faire des réformes. » Pour couper l'herbe sous le pied de la gauche, François Fillon a nié tout « plan de rigueur », en promettant de ne pas créer « d'impôts supplémentaires ». Mais le gouvernement a d'autres leviers à sa disposition pour poursuivre son objectif de « retour à l'équilibre » des finances publiques sans remettre en cause le paquet fiscal de quinze milliards d'euros en année pleine au bénéfice des plus riches voté l'été dernier. « Pas question d'augmenter la dépense publique, a prévenu François Fillon. Il faut trouver des économies ailleurs pour réaliser des réformes sociales. »

L'éducation, première victime

Premiers touchés par le tour de vis : les services publics, avec un plan drastique de réduction du nombre de fonctionnaires, avec 35 000 suppressions de postes en 2009, selon le ministre du Budget, Éric Woerth, qui a confirmé cette hypothèse de travail, dimanche, après les 23 000 prévues cette année. « On va avoir des coupes claires dans les dépenses », déplore le cabinet de François Hollande au PS, et « la première victime va en être l'éducation nationale », avec 16 000 postes supprimés à craindre en 2009 en plus des 11 000 rayés en 2008. « L'école est la première touchée : avec près de 100 000 enseignants en moins depuis 2002, 12 000 cette année et d'autres programmés d'ici 2012, le plan d'austérité éducative du ministre Darcos est un vrai danger public », dénonce également le PCF.

Quant à la promesse de « réformes sociales » comme le revenu de solidarité active (RSA) défendu par Martin Hirsch, la détermination affichée par le premier ministre est tempérée par des déclarations contraires de son entourage, et en premier lieu celles d'Éric Woerth qui subordonne sa réalisation aux nouvelles contraintes budgétaires (lire ci-dessous).

Sébastien Crépel

l Huma du 1er / 04 / 08

mercredi 02 avril 2008, a 21:50
LE SAVIEZ-VOUS ?
 

Mercredi 02 Avril 2008 - 20:00

Le démocratie en Europe n'est pas un critère, les exemples sont nombreux. Saviez vous que le communisme est interdit dans les Pays Baltes, et en passe de l'être en République Tchèque ?

Le saviez-vous ?

 

Mais si interdire un parti est anti-démocratique et contraire aux valeurs européennes, comment la Lettonie par exemple a-t-elle pu adhérer à l'Union européenne ? « Dans une démocratie européenne normale, ces sujets politiques doivent être débattus au Parlement et tranchés par les urnes, pas par les tribunaux. », dixit Olli Rehn, commissaire européen à l'Elargissement.

Et pourtant, plusieurs Etats de l'Union européenne prévoient, et pratiquent, des interdictions de partis, voire répriment certains courants politiques, sans se voir reprocher quoi que ce soit par Bruxelles.

L'Allemagne a lancé des procédures d'interdiction de partis politiques en cinquante ans, notamment en 1956, à l'encontre du Parti Communiste d'Allemagne (KPD) fondé par Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, d'ailleurs toujours banni sur le territoire des Länder de l'Ouest.


En Lettonie comme en Lituanie, il est interdit depuis l'indépendance de se revendiquer communiste, a fortiori de fonder un parti politique communiste. Les communistes lettons ont été contraints de créer un parti crypto-communiste, le Parti socialiste de Lettonie, et se doivent d'adopter un profil bas dans la diffusion de leurs idées. Et des centaines d'individus sont interdits de citoyenneté lettone ou privés du droit d'éligibilité pour la simple raison qu'ils s'étaient opposés publiquement à l'indépendance du pays en 1991.

Le tribunal de la ville de Prague a rendu son jugement en première instance mercredi 19 mars 2008. Il a validé l'interdiction de l'Union communiste de la jeunesse tchèque (KSM) par le ministère de l'Intérieur en octobre 2006. Dans le même temps, il a débouté la KSM de sa plainte contre le ministère. Le tribunal a estimé que la mesure d'interdiction est en conformité avec les lois en vigueur. Le ministère de l'intérieur avait considéré que le programme de la KSM était en violation avec la constitution de la République tchèque parce qu'il remet en cause la propriété privée des moyens de production et réclame leur socialisation.

La KSM va probablement faire appel de ce jugement qui n'est pas exécutoire. La procédure judiciaire, entamée il y a 18 mois, s'est étonnamment accélérée. L'ouverture du congrès de la KSM aura lieu samedi 22 mars. Pour ses dirigeants, ce n'est pas une coïncidence. Le pouvoir tente de faire pression sur les jeunes communistes pour qu'ils abandonnent les références théoriques fondamentales, marxistes et léninistes, de leur engagement politique.

L'Allemagne a donc le droit d'interdire des partis politiques, et la Lettonie a obtenu le droit d'adhérer à l'Union européenne tout en réprimant les opinions politiques de gauche.

Nicolas Maury

mercredi 02 avril 2008, a 21:29
Le P.C.F demande l'interdiction des répulsif anti-jeunes ;
 

Le PCF demande l'interdiction des répulsifs anti-jeunes

Le Parisien daté d'aujourd'hui, révèle la commercialisation d'un répulsif sonore anti-jeune en France depuis plusieurs mois. Le quotidien précise que des bailleurs sociaux des syndics, mais aussi des municipalités envisagent de s'en (...)
Suite de l'article

mercredi 02 avril 2008, a 19:15
Opérations militaires de la France : Sarkozy l'américain !
 

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Mis en ligne : 2 avril

Interrogé sur l'installation d'une base américaine de radars antimissile, contre laquelle sont 60% des 100 000 habitants de cette ville polonaise, le maire de Slupsk déclare : » On nous promet des investissements de 2 milliards de dollars sur dix ans mais on n'aura rien. Tout comme la Pologne n'a tiré aucun profit de son engagement en Irak. En retour on n'a que des soldats qui reviennent dans des cercueils ».

S'il est fataliste, le constat n'en résume pas moins les conséquences de la stratégie de l'administration Bush. Elle s'est déployée bien avant le 11 septembre 2001 sous la bannière du « choc des civilisations » face à la disparition du bloc de l'Est, alors que le monde pouvait devenir multipolaire. Il le devient malgré tout le bloc de l'Ouest aligné sur la superpuissance américaine, qui n'a eu de cesse de miner les institutions de dialogue international, telle l'ONU, et de substituer à la diplomatie la confrontation et la guerre.

Le bourbier irakien a permis la déstabilisation de toute une région et nourrit les bonnes affaires d'un complexe militaro-industriel des plus prospères. La désignation de l'Iran comme nouvelle bête noire n'est pas destinée à régler le conflit mais bien à l'entretenir, ce qui ne peut que renforcer les plus extrémistes qui font payer leurs solutions à leurs peuples.

C'est au nom de la lutte contre le « terrorisme iranien » que les États-Unis ont prétendu déployer en Europe de l'Est leur bouclier de radars antimissiles. L'excuse ne tient guère et, ajoutée aux demandes d'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie à l'OTAN, elle suscite un foyer de tension supplémentaire en Europe même, avec la Russie cette fois.

On pourrait penser que ce déploiement de matériel militaire américain sur notre continent, avec la bénédiction de dirigeants de pays membres de l'Union européenne, porte en soi une sacrée contradiction à la volonté affichée d'une politique de défense commune dont le Sarkozy se fait le héraut. Il n'en éclaire que plus cet objectif rejeté par notre peuple avec le projet de constitution et réintroduit dans le traité de Lisbonne.

« Conjurer le danger du choc des civilisations » : la formule n'est pas de Georges Bush mais bien du chef de l'État, glissée dans son discours devant les parlementaires britanniques la semaine dernière. De même voit-il en Grande Bretagne, passée par les méthodes de Thatcher et Blair, un modèle en économie à ses propres « réformes » ultralibérales, le rapprochement entamé par ce voyage vise aussi à poser un axe Paris-Londres.

« Les deux amis les plus sincères de l'Amérique » seraient ainsi le fer de lance d'une politique de défense qui ne vise pas à rendre l'Europe plus indépendante mais bien intégrée aux conceptions qui prévalent à Washington. Autant l'axe franco-allemand a-t-il pu être présenté sous les auspices de la paix, autant ce nouvel axe entend-il permettre à deux pays qui fournissent à eux seuls les deux tiers de l'effort de défense de l'Union une capacité à engager celle ci plus avant dans les stratégies de tension en cours. Quitte à réclamer contre une intégration poussée plus avant sa « part du gâteau » pour des industries livrées aux appétits du privé, comme pourrait le laisser penser une part du contrat remporté par EADS pour les avions militaires de ravitaillement de l'US Air Force et de la RAF.

« Le mot clé entre l'OTAN et l'Union européenne, c'est la complémentarité » précise le patron de l'Alliance atlantique. Le sommet actuel de Bucarest est donc marqué d'un double sceau : l'envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan pour soulager les Américains et le souhait de revenir au sein du commandement intégré de l'OTAN. La force de la politique ? Non, le retour inquiétant de la politique de force.

site du P.C.F

mercredi 02 avril 2008, a 05:02
Hôpital Saint-Antoine : Non à l'usine à soins .
 

Santé . Depuis le 18 mars, le personnel de l'hôpital Saint-Antoine, à Paris, est en grève. Médecins et non-médecins dénoncent le manque d'effectif et les conséquences sur les malades.

Des personnes admises aux urgences qui restent soixante-douze heures sur un brancard en attendant un lit ; des malades qu'on fait sortir prématurément pour faire de la place ; des traitements par chimiothérapie repoussés par manque d'effectif… À l'hôpital Saint-Antoine de Paris, la liste des dysfonctionnements est longue. Tellement longue que le personnel, à bout, a fini par se mettre en grève, le 18 mars, à l'appel d'une intersyndicale CGT-FO-Sud. « Le conflit couve depuis deux ans car nos conditions de travail se dégradent de jour en jour », explique Régine Linard, infirmière et secrétaire générale de la CGT de l'hôpital.

Si l'intersyndicale dénonce le manque d'effectif, elle pointe aussi les « conséquences sur les patients » et la « souffrance des personnels ». « On demande au corps médical d'augmenter l'activité, mais en supprimant des moyens humains et financiers. Ce sont les malades qui, au bout du compte, sont les victimes », estime la syndicaliste. « On travaille à la chaîne. Résultat : on n'est plus dans la qualité mais dans l'insécurité », témoigne ainsi une infirmière. « On a plus de travail, donc plus de pression, mais on ne gagne pas plus pour autant », surenchérit une aide-soignante du service d'orthopédie. Pour le personnel administratif, les conditions de travail sont elles aussi très dures.

Ces préoccupations sont aussi celles des médecins, solidaires du mouvement. Dans un grand nombre de services de l'hôpital, des lits ont été fermés par manque de personnel, rendant difficile l'hospitalisation des malades. Les délais de consultation deviennent souvent incompatibles avec un suivi efficace. « Jamais nous n'avons rencontré autant de difficultés à soigner correctement les patients faute de moyens », expose dans un communiqué commun l'Amuf (urgentistes) ainsi que les syndicats CGT, FO et SNPHAR de médecins. « Nous ne pouvons plus soigner les patients dans le cadre de notre mission de service public », témoigne le docteur Jean-Philippe Laporte, qui évoque la « pression » des familles mais aussi le « danger » auquel sont exposés les malades. Le plan d'économie (1,2 million d'euros chaque année), les sous-effectifs et les salaires peu attractifs expliquent en partie cette situation. Mais aussi la mise au 1er janvier dernier de la tarification à l'activité (T2A), qui « pousse à une sélection des malades les plus rentables et à une concurrence entre les structures », analyse Régine Linard.

De son côté, la direction de l'hôpital Saint-Antoine relativise la situation. Certes, la directrice reconnaît que le personnel peut être « sous pression », faute de pouvoir répondre aux demandes des patients. « Mais on ne peut pas prendre tout le monde en charge », estime Chantal de Singly. Et si elle admet également la difficulté de recruter des infirmières, en raison de la cherté des loyers en région parisienne, elle souligne aussi que l'hôpital reste « attractif » et « très fréquenté ».

Après dix jours de grève, le personnel a obtenu la stagiarisation de 28 aides-soignants. Insuffisant. « Nous demandons l'arrêt des suppressions d'emplois que l'hôpital subit depuis cinq ans. Nous exigeons l'embauche de personnel permettant la réouverture de tous les lits d'hospitalisation et une organisation de travail favorisant l'accueil et des soins de qualité aux patients (…) ainsi qu'une augmentation générale des salaires », résume l'intersyndicale.

« Très bien suivie », la grève - qui n'a pas d'effet sur les patients car les personnels sont « assignés » - pourrait bien s'amplifier à d'autres établissements de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui connaissent les mêmes difficultés. Aujourd'hui, les médecins de Saint-Antoine doivent tenir une assemblée générale pour décider de la suite à donner au mouvement. Et demain, les grévistes manifesteront à Paris, devant la direction générale de l'AP-HP.

A. C.

l' Huma du 31 / 03 / 08

mercredi 02 avril 2008, a 04:48
En finir avec les salaires low-cost .
 

AUTOMOBILE . Pour Christian Pilichowski, de la CGT métallurgie, qui vient de rencontrer les salariés de Dacia, les convergences dans les luttes créent une dynamique pour l'Europe sociale.

Champions des délocalisations, les constructeurs automobiles sont aujourd'hui confrontés à la montée des revendications dans plusieurs sites d'Europe de l'Est. Et alors que la mise en concurrence fait place à la solidarité, la Confédération européenne des syndicats lance l'offensive sur les salaires en appelant à une manifestation européenne le 5 avril. Fer de lance de cette contestation, l'usine Dacia rachetée par Renault en Roumanie pour fabriquer la Logan dont le succès commercial tire aujourd'hui les ventes du groupe. La lutte des salariés de Pitesti- Mioveni, en grève depuis une semaine, a fait naître un élan de solidarité chez Renault et dans l'ensemble du secteur automobile. Une délégation de la CGT s'est rendue sur place.

Vous revenez de Rouma- nie, où vous avez apporté la solidarité de la fédération de la métallurgie CGT aux salariés de Dacia en grève. Que représente pour votre syndicat cette lutte des salariés roumains du groupe Renault ?

Christian Pilichowski. Quelque chose d'extrêmement important. D'abord parce que l'heure est à l'augmentation des salaires partout en Europe. Depuis trop longtemps les gains de productivité sont accaparés uniquement et complètement par le capital. Aujourd'hui, la question de la répartition des richesses se pose en France, en Allemagne où les sidérurgistes ont obtenu d'importantes augmentations de salaires (un peu plus de 5%) et, on le voit avec cette grève, en Roumanie. Ensuite ce conflit fait apparaître clairement l'enjeu que représente la construction de l'Europe sociale. La première réaction de Renault face à la grève largement majoritaire de Dacia a été d'intervenir auprès du tribunal pour la déclarer illégale. Ce qui a été refusé, à ce jour, par la justice roumaine.

Ce n'est pas seulement sur les salaires que Renault fait pression, c'est aussi sur les droits sociaux…

Christian Pilichowski. Renault a signé avec la Fédération internationale des organisations de la métallurgie un accord- cadre sur le respect des normes de l'Organisation internationale du travail (OIT). Parmi celles-ci, il y a par exemple le droit à la négociation collective. Or les salariés de Dacia sont encore en grève aujourd'hui parce que Renault refuse d'ouvrir des négociations. Les multinationales sont les vecteurs de ce type de mondialisation contre lequel en France, en Roumanie et ailleurs les salariés se battent. Le rôle d'un groupe comme Renault devrait être au contraire de respecter les droits sociaux fondamentaux, partout où il est implanté.

Comment les salariés roumains perçoivent-ils l'intérêt des salariés français pour leur lutte ?

Christian Pilichowski. Leur première réaction a été extrêmement chaleureuse, enthousiaste même. Depuis plusieurs années, à la fédération de la métallurgie CGT, mais aussi dans toute la CGT, nous travaillons à la construction de nouvelles solidarités internationales. Au-delà des mots nous avons voulu saisir cette occasion pour donner un aspect concret à notre soutien et pour croiser les luttes en France et en Roumanie. Avec cette solidarité est apparu le besoin de travailler ensemble pour résister au chantage à la délocalisation que le groupe Renault commence à faire en Roumanie. Il menace, si les salaires augmentent, de délocaliser en Inde, en Russie ou au Maroc, où une usine est en cours de construction. Or, si les salaires et le pouvoir d'achat augmentent en Roumanie, le marché roumain sera à même d'absorber davantage de production locale. Non seulement l'augmentation des salaires ne va pas pousser à la délocalisation mais elle va entraîner une augmentation de la demande. C'est ce dont nous avons débattu avec les salariés roumains.

La production de la Logan en Roumanie avait pour ob- jectif de développer un marché dans les pays de l'Est…

Christian Pilichowski. S'il n'y a pas de pouvoir d'achat suffisant dans les pays de l'Est, il n'y aura pas de marché, même pour ce type d'automobile. Continuera-t-on à fabriquer des voitures low-cost ? En tout cas les salaires low-cost, c'est fini. Ce conflit marque une rupture. Et en cela il a une dimension symbolique. La Logan se vend extrêmement bien pour deux raisons. La première, parce que c'est un véhicule de qualité qui témoigne du haut niveau de qualification des salariés roumains. D'ailleurs la productivité a augmenté de manière fantastique chez Dacia. Donc la lutte pour se faire payer cette qualification par l'augmentation des salaires est juste. La deuxième explication du succès est liée à la question de pouvoir d'achat en France. Si les travailleurs disposaient d'un pouvoir d'achat supérieur, ils achèteraient plutôt des véhicules de catégorie supérieure. On en revient aux nécessaires solidarités pour l'augmentation des salaires en France et en Roumanie.

La menace de délocalisation n'est-elle pas réelle ?

Christian Pilichowski. Il n'y aura pas de délocalisation. C'est ce dont on a débattu au regard de nos expériences et de telle sorte que cela renforce à la fois leur expérience et leur lutte. Le taux de profit sur la Logan est tel que même en doublant les salaires des ouvriers Roumains « la profitabilité » du site ne sera pas atteinte.

Et la qualification des sala- riés ne se délocalise pas…

Christian Pilichowski. En effet. En reprenant Dacia, Renault a investi pour en faire une usine tout à fait comparable à celles que l'on peut trouver dans les pays occidentaux. Sur cet outil de production moderne les salariés qui étaient déjà très qualifiés – la plupart travaillaient dans l'usine avant l'arrivée de Renault – ont enrichi leur qualification.

Quels pourraient être les échos de cette lutte ?

Christian Pilichowski. Il faut voir cela dans un mouvement d'ensemble. Il y a de nombreuses luttes pour les salaires en France, en Allemagne, dans beaucoup de pays d'Europe. Elles ne sont pas déconnectées de l'appel à une manifestation européenne le 5 avril, à Ljubljana, en Slovénie, pour l'augmentation des salaires. C'est la première fois que la Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une manifestation offensive, revendicative. Jusqu'à présent, c'était plutôt défensif, par exemple contre la directive Bolkestein. Aujourd'hui, émerge un syndicalisme européen de plus en plus en phase avec les attentes et les aspirations des salariés. Des convergences peuvent donc se créer. D'ailleurs la CGT du groupe Renault sera présente au sein de la délégation que la fédération de la métallurgie enverra. Cette dynamique est une bonne nouvelle pour les salariés français, pour les salariés allemands ou roumains. L'Europe sociale pour laquelle on se bat depuis longtemps peut prendre forme dans les luttes.

Entretien réalisé par Jacqueline Sellem

l' Huma du 31 / 03 / 08

mercredi 02 avril 2008, a 04:35
Postes d'enseignants : Massacre à la tronçonneuse .
 

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Mis en ligne : 1er avril

11 000 suppressions de postes dans l'éducation nationale en 2008, 16 000 pour 2009 : c'est du massacre à la tronçonneuse. Pourtant Fillon continue de dire qu'il n'y aura pas de plan de rigueur mais une « gestion sérieuse » ! Ce que le porte parole du gouvernement appelle « une lutte intelligente contre les dépenses publiques inefficaces ». Il met sans doute au compte de ces dépenses publiques inefficaces ces 27 000 postes…

Et combien à ce compte de dépenses inefficaces dans les hôpitaux publics, à la Poste, dans les transports, combien de postes à supprimer dans cette « lutte intelligente » ?

En fait l'UMP et le gouvernement prennent les Français pour des…niais ! A supposer même que les impôts, qui financent les services publics, n'augmentent pas, qu'en est il si les services publics sont en régression ? Il se passe tout simplement que l'on en a moins pour le même prix. On paie les mêmes impôs mais le service n'est plus là. C'est un tour de passe-passe, une sorte de coup de j'arnaque. D'autant que les usagers vont payer doublement. Par l'impôt donc mais aussi parce que moins de services publics, c'est pour les plus modestes des coûts supplémentaires, l'obligation dans nombre de cas de recourir au privé en payant de sa poche. C'est de la rigueur !

C'est aussi une stratégie. Le déficit public existe. Le Chef de l'Etat, le gouvernement, la majorité ont largement contribué à le creuse avec le paquet fiscal voté en juillet dernier. Envisagent-ils sa remise en question ? En aucune manière à moins qu'ils n'y soient contraints et forcés, qui sait ? Car c'est cela leur politique. Servir les riches, faire payer les autres. Ce n'est pas par hasard que Fillon avait annoncé que la France était en faillite. Que Sarkozy claironne à toute occasion que les caisses sont vides. Et pendant ce temps les revenus financiers sont sacrés. Le déficit, justifié en outre par la crise sur les places financières internationales, est précisément invoqué pour « accélérer les réformes ».

Mais dans quel sens vont-elles, qu'il s'agisse des retraites, de la santé, de l'éducation nationale si ce n'est vers la réduction permanente du périmètre public au profit du privé ? Ces territoires encore préservés sont d'énormes sources de profits. Déjà dans la santé les cliniques privées prennent le dessus sur les hôpitaux. Une conseillère du Président ne faisait pas mystère l'an dernier qu'elle privatiserait bien tout le système d'éducation. Les lycéens dans la rue, leurs professeurs ne s'y trompent pas.

site du P.C.F

mardi 01 avril 2008, a 22:20
Saignée programmée ndans le secondaire .
 

• Les lycéens maintiennent la pression • Nuit citoyenne à Bobigny • Nos vidéos

mardi 01 avril 2008, a 22:07
Les plus grandes fortunes professionnelles .
 

Données issues du magazine « Challenges »

Ce sont ceux-là mêmes qui ont bénéficié le plus des baisses d'impôts et exonérations diverses (14 milliards d'euro annuel à plein régime) adoptées par le parlement l'été dernier à l'initiative de Sarkozy.

Le total des 500 plus grandes fortunes professionnelles de France est passé en un an de 200 milliards d'euros (Mds) à 280 Mds et pèse désormais 15% du PIB contre 6% il y a dix ans. Au cours de la décennie 1997-2007 le patrimoine professionnel des 500 plus grosses fortunes a triplé et a progressé trois fois plus vite que la richesse nationale.

Exemples :
- Bernard Arnault (société LVMH) : sa fortune est passée en 10 ans de 3,3 Mds à 23 Mds
- Gérard Mulliez (Auchan) : 17 Mds
- Liliane Bettencourt (L'Oréal) : 15 Mds
- François Pinault (PPR) : 10 Mds ;
- Romain Zaleski (Homme d'affaires franco-polonais) : 9,1 Mds ;
- Vincent Bolloré (Groupe Bolloré) : 4,3 Mds ;
- Arnaud Lagardère : 802 millions ;
- Gérard-Augustin-Normand : 240 millions ;
- Le 500e : Pascal Lota (Corsica Ferries) : 60 millions

Le magazine économique indique que l'origine de cet enrichissement général des fortunes provient de la flambée des cours de la Bourse, de la multiplication des opérations juteuses de rachats d'entreprises, et du retour en grâce des valeurs d'Internet. En 1997 il suffisait d'une quinzaine de millions d'euros pour faire partie du classement.

mardi 01 avril 2008, a 21:24
RAPPORT POCHARD : Nos lycées seront-il ( VENDUS ! )
 

RAPPORT POCHARD : NOS LYCÉES SERONT-ILS « VENDUS » DANS L'INDIFFÉRENCE GÉNÉRALE ?

Mardi 01 Avril 2008 - 18:20

Le rapport Pochard est un « livre vert » de 271 pages de recommandations faites au ministre Darcos, qui a immédiatement déclaré son intention d'en faire appliquer l'essentiel

NOS LYCÉES SERONT-ILS « VENDUS » DANS L'INDIFFÉRENCE GÉNÉRALE ?

 

Que voudrait dire l'application de ces recommandations?

Le piège de « l'autonomie » des lycées: ainsi, les lycées seraient plus « autonomes », plus « libres » dans la rédaction de leurs projets éducatifs. Mais l'objectif réel est le même que celui de la LRU, loi sur les universités, qui a accentué la soumission des universités aux intérêts des entreprises En fait, tous les lycées auront l'obligation d'enseigner un « socle commun ». Ce socle commun est né de la loi Fillon, qui en 2005, avait fait manifester des centaines de milliers de lycéens. Il se limite à l'apprentissage du simple lire-écrire-compter-cliquer. Pour le reste, c'est-à-dire la réflexion sur le monde, son fonctionnement, les arts, une véritable éducation physique et sportive, etc., les inégalités entre lycées seront renforcées: chaque lycée devra négocier ses moyens auprès de l'académie en fonction… de sa compétitivité !


Chaque lycéen aura droit au minimum et les fils de riches au nécessaire !

Des profs et des personnels plus précaires: la notation des enseignants sera faite uniquement par le chef d'établissement, de même que le recrutement (porte ouverte à toutes les discriminations). Les promotions seront attribuées au mérite et selon les résultats… des élèves ! La bivalence, c'est-à-dire l'enseignement dans deux matières différentes, deviendra progressivement la règle. Mais pas un mot sur les bas salaires ni sur les personnels non titulaires qui subissent déjà la précarité.

Le choix que nous avons devant nous est simple: Soit nous nous résignons, acceptant le rapport Pochard et l'application du projet de la droite. Alors, nous évoluerons dans des lycées inégaux, puis, avec un peu de chance, dans des universités dégradées et privatisées, et enfin nous parviendrons peut-être après des efforts démesurés à un emploi sous-payé et précaire.

Soit nous profitons des difficultés politiques du gouvernement pour amplifier les mobilisations autour des suppressions de postes en contestant la politique éducative de Darcos: alors le projet de société néolibéral de la droite au pouvoir pourra être contrecarré.

Nicolas Maury

mardi 01 avril 2008, a 19:12
POUR DEFENDRE NOS EMPLOIS ET NOS SALAIRES .
 

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UNION LOCALE DES SYNDICATS CGT

DE MALAKOFF – MONTROUGE – VANVES

 

Bourse du travail – Maison des syndicats  24 rue Victor Hugo 92240 Malakoff 

01.55.48.06.43 - ulcgt.malakoff@wanadoo.fr

 

POUR DEFENDRE NOS EMPLOIS ET NOS SALAIRES

TOUS ENSEMBLE LE 15 AVRIL

                                      manifestons

 

   Il faut stopper l'hémorragie des emplois sur nos villes. Nous en faisons notre combat collectif.

 

De 1970 à 1980 :

º KRIEG et ZYVY, LAROUSSE, BORDAS  et DRAEGER, MESSIER toutes ces usines ont disparu.

 

Puis les années  2000 à 2007 ont vu :

º TIMING  délocaliser sa production à l'étranger et supprimer 350 emplois de production,

º TYPOFILM, UDB et DALEX  transférerleur activité dans d'autres départements,

º ELA MEDICAL licencier 70 salariés lors de son premier plan social

º L'EDF CNEN  annoncer que le service études sera en partie délocalisé hors de France

º ORANGE quitter Montrouge pour s'installer à La Vache Noire

º SCHLUMBERGER supprimer 900 emplois et vendre son site au promoteur Carlling.

 

Début 2008, c'est :

º THALES qui quitte le site de Montrouge/Malakoff avec ses 700 emplois.

º France TELECOM qui se délocalise avec près de 1 000 emplois.

º ELA MEDICAL qui déplace sa production dans le 92, délocalise en Italie et supprime 280 emplois

º FACEO qui délocalise avec 50 emplois.

MAREVA Montrouge qui annonce la fermeture du site pour le 31 août 2008 avec la délocalisation     de ses productions sur l'Allemagne et la suppression de 89 emplois.

 

Rien ne nous est épargné par les directives de l'union européenne, le gouvernement et le Medef !

 

Dans les services publics, la situation est grave :

¡ privatisation de la restauration dans les collèges et lycées du département

¡ non-remplacement des départs à la retraite dans les services e l''Etat

¡ fermeture de nombreuses antennes locales (CAF, Sécurité sociale, URSSAF, ANPE, Trésor public, Impôt)

Ces coupes sombres réduisent l'emploi public mais aussi le service rendu aux usagers alors que les familles les plus modestes ont un besoin vital des services publics..

Des charges aggravées et non compensées par l'Etat pour les villes creusent davantage les écarts entre villes riches et villes pauvres.

La privatisation des OPHLM impose aux personnel des contrats de travail de droit privé, d'importantes pertes d'effectifs et donc moins de services rendus aux locataires.

La fusion impôts/trésor public va supprimer des emplois et entamer le service public de proximité. Déjà le service de l'enregistrement a été transféré de Montrouge à Issy-les -Moulineaux.

La fermeture des centres de sécurité sociale est quasiment achevée dans nos villes .

La privatisation de la Poste tant au courrier qu'aux guichets, a entraîné des réorganisations basées sur la suppression de centaines d'emplois et une dégradation catastrophique pour les usagers.

De nouvelles mesures aussi nuisibles sont déjà annoncées.

 

Chez les cheminots, l'inquiétude est grande quand les restructurations cèdent au secteur privé l'entretien ou la maintenance des matériels, mettant en danger la sécurité des agents et des voyageurs.

Dans l'enseignement général ou professionnel, des mesures comme la préparation au BAC pro en 3 ans au lieu de 4 ans, la suppression des BEP, permettent à l'Etat de supprimer massivement et définitivement les postes d'enseignants.

A la RATP, le contrat signé avec le STIF engendrera  de nouvelles dégradations des services rendus aux voyageurs et pour les agents des pressions accrues de productivité. En vérité le vœu de la direction dans sa gestion du personnel c'est : « travaillez plus longtemps, dans des conditions dégradées, sans gagner plus ».

 

Tous les secteurs économiques de nos villes sont touchés par des licenciements.

les commerçants, les artisans, les prestataires de services en mesurent les conséquences car les entreprises et les salariés consommaient là où ils travaillaient. Plus de 200 commerces ont fermé en 10 ans entraînant la disparition de 40% des emplois de ces secteurs.

Les entreprises  sous-traitantes sont aussi les premières victimes de ce désastre. Elles disparaissent !

Les habitants sont touchés à plus d'un titre car la taxe professionnelle n'est plus versée à la commune, impliquant une augmentation de la fiscalité locale et une baisse du niveau de vie.

La spéculation foncière s'engraisse de la liquidation des entreprises, des ateliers, des usines, des bureaux. Un logement neuf atteint 5000 à 6500 € le m² ! Qui peut se loger dans ces conditions ?

 

 

nos villes seront bientôt des déserts industriels alors qu'un habitant sur trois y travaillait

 

 

il faut porter un coup d'arrêt à cet engrenage

 

 

pour nos emplois et nos salaires

manifestation locale mardi 15 avril 2008

 

départ à 11h30 métro Châtillon Montrouge

arrivée vers 13h30 à l'usine Areva Montrouge

 

 

chacun est invité à s'y joindre avec son mot d'ordre, sa revendication

devant son lieu de travail ou tout au long du défilé, au départ ou à l'arrivée

 

vous trouverez l'itinéraire sur les affichettes collées partout en ville

un service sandwich sera proposé par des militants

_____________________________ _______________________________________

Je désire :           ¨   prendre contact avec le syndicat Cgt                            ¨   adhérer à la Cgt

 

Nom……………………………………………Prénom……………………………….entreprise…………………………………..……………Adresse………………………………………………………………………………………………………………………………………….……Téléphone………………………………portable………………………………………e-mail…..…………………………………………………

 

Coupon à adresser à l'union locale Cgt – Maison des syndicats  24 rue Victor Hugo  92240 Malakoff – ulcgt.malakoff@wanadoo.fr

_________________________________________________________________________________________________________

 

ce tract a été édité grâce aux cotisations des syndiqués – ne pas jeter sur la voie publique

mardi 01 avril 2008, a 18:59
300 instituteurs retraités invités à reprendre le travail ! ( Ile-et-Vilaine )
 

 

« Je suis indignée ! » Nicole Bougeant, enseignante à la retraite depuis deux ans et demi, a reçu une lettre de l'inspection d'académie d'Ille-et-Vilaine lui signalant qu'elle pouvait retourner à l'école. Payée 34,50 € brut de l'heure, pour des vacations de 1 à 15 jours, dans la limite de 200 heures par an.

« Cette activité est désormais compatible avec la condition de retraité de la fonction publique », stipule le courrier, qui demande les périodes de disponibilité et les préférences géographiques des candidats. Mais à l'heure où l'on annonce des suppressions massives de postes, la pilule a du mal à passer : « C'est prendre le travail des jeunes », regrette Nicole, 59 ans, qui n'a pas du tout envie de refaire son cartable.

Trois cents courriers ont été envoyés à des instituteurs partis en retraite ces trois dernières années. « C'est une tentative de répondre à une situation conjoncturelle, justifie Jean-Charles Huchet, inspecteur d'académie. Avec l'avantage de l'expertise. » C'est aussi la mesure miracle pour calmer les parents.

« Une solution d'urgence, commente Gilles, un père en colère contre l'absence de professeurs à l'école de Bruz. Cela ressemble a du raccommodage. » Depuis plusieurs semaines, ils se mobilisent pour dénoncer le manque cruel de remplaçants. Cette année, en Ille-et-Vilaine, les congés maladie ont augmenté de 30 %, les congés maternité de 40 %. L'an dernier à la même époque, on était à 1 231 journées non remplacées, on dépasse cette année les 3 157 journées.

« Même si on a moins de 60 ans, on peut avoir coupé avec les nouveaux programmes, ne plus être apte. C'est risqué ! » souligne Nicole. Une autre enseignante d'Ille-et-Vilaine n'en revient pas : « À l'heure où l'on se mobilise pour les retraites, on nous propose de faire des petits boulots pour arrondir les fins de mois… Comme au Japon, en Angleterre. C'est très inquiétant ! »

Les syndicats SnuIPP et Sgen-CFDT sont fermement opposés : « C'est la preuve de l'ineptie de la politique gouvernementale du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. » L'an prochain, le pool de remplaçants sera musclé. Seize postes en plus… Mais pris ailleurs.

Agnès LE MORVAN.

puce.gifhttp://www.ouest-france.fr/Des-instits-retraites-appeles-a-la-rescousse-/re/actuDet/actu_3636-607402——_actu.html

De : Ouest-France
mardi 1er avril 2008

site BELLACIAO

mardi 01 avril 2008, a 18:26
François Fillon invente la rigueur de classe .
 



Mis en ligne : 1er avril
La croissance française n'est pas au rendez-vous. Qui, à l'exception de Christine Lagarde, peut croire que la grave crise financière du capitalisme s'arrêtera à nos frontières ? Et pourtant, la France annonce son intervention en Afghanistan ; conséquence : un milliard d'euros de dépenses supplémentaires.

Face à cette situation, le premier ministre décide de s'attaquer bille en tête aux dépenses sociales du budget 2008. Le RSA est particulièrement visé. Ainsi donc, le si peu qui avait été fait à l'époque pour tenter de justifier les 15 milliard de cadeaux fiscaux aux plus riches est déjà taillé en pièce.

Avec François Fillon, c'est donc l'austérité pour ceux qui ont peu et la prospérité pour ceux qui ont beaucoup. Il invente la rigueur de classe.

Parti communiste français

Paris, le 1 avril 2008

mardi 01 avril 2008, a 18:07
LES VILLES COMMUNISTES OSENT !
 

 

Les villes communistes osent: Vitry-sur-Seine prend un arrêté contre l'exclusion locative

 

Lundi 31 Mars 2008 - 18:45

 

 

Le maire (PCF) de Vitry-sur-Seine, Alain Audoubert, a pris un arrêté interdisant sur sa commune «toute expulsion sans relogement» des locataires qui n'auraient pas payé leur loyer «en raison de difficultés économiques et sociales», a indiqué lundi la municipalité

 

Vitry-sur-Seine prend un arrêté contre l'exclusion locative

 

 

L'arrêté, publié le 26 mars, stipule que «toute expulsion sans relogement à l'encontre d'un locataire (…) au seul motif du défaut de paiement des loyers, charges locatives, en raison de difficultés économiques et sociales, est interdite sur le territoire communal».

Dans son arrêté, le maire considère qu'avec la fin de la trêve hivernale le 16 mars, «des hommes, des femmes, des familles» peuvent être privés de logement, «le relogement pourtant prévu par la loi n'étant pas respecté». Il évoque aussi «les coûts excessifs des loyers dans le secteur privé et les loyers trop élevés dans le secteur social en raison de la réduction de l'aide à la pierre de l'Etat».

Plusieurs arrêtés de ce type, pris par des maires communistes, ont été suspendus au cours des dernières années par les tribunaux administratifs saisis par les préfets, notamment en Seine-Saint-Denis et dans le Rhône.

Nicolas Maury

mardi 01 avril 2008, a 04:59
Arche de Zoé .
 

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mardi 01 avril 2008, a 04:52
le dessin de l' Huma .
 

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