| mercredi 30 avril 2008, a 21:38 |
| Menace d'un coup d'Etat en Bolivie . |
Mercredi 30 Avril 2008 - 13:01
Les multinationales pétrolières et autres n'acceptent d'avoir "perdu"
la Bolivie. Les Etats-Unis s'efforcent donc de renverser le président
légalement élu, Evo Morales
Après avoir tenté un coup d'Etat militaire contre Chavez en 2002, après
avoir saboté l'échange de prisonniers en Colombie et menacé
militairement les pays voisins, Washington utilise à présent le
séparatisme pour faire éclater la Bolivie. L'ambassadeur US parle de la
"République de Santa Cruz" dont les riches propriétaires terriens refusent les réformes sociales et l'émancipation des Indiens. Les multinationales pourraient ainsi récupérer une partie des richesses du pays.
Et d'où provient cet ambassadeur US ? Pendant dix ans, Philip Goldberg
a servi en Yougoslavie où il a contribué à provoquer les séparatismes
et les guerres civiles servant les intérêts des Etats-Unis. Son
expérience ressert. Et rappelons que la CIA déverse des dizaines de millions de dollars en Bolivie à travers ses ONG-paravents : NED, USAID, Freedom House...
Le 4 mai, avec un prétendu « référendum », se prépare une journée de provocations. Et de désinformation internationale.
C'est donc la responsabilité de chacun de nous de faire circuler l'info
- avant et pendant - pour déjouer ces manoeuvres. Le 4, de jeunes
Français émettront en radio en continu depuis Caracas. En français et
en anglais. Nicolas Maury
|
|
| mercredi 30 avril 2008, a 21:21 |
| AMAD .( DESSIN ) |
Retour vers le passé
Par AMAD le mercredi 30 avril 2008, 11:19 - Lien permanent
|
|
| mercredi 30 avril 2008, a 05:04 |
| Syndicalisme : Ce que peuvent changer les nouvelles règles . |
Représentativité
. Pour la première fois depuis l'après-guerre, les conditions de
représentation et de négociation qui organisent le syndicalisme ne
devraient pas favoriser son éparpillement.
Quel que soit, au final, le contenu de la réforme sur la représentativité syndicale, le « mal » pour certains,
le « bien » pour d'autres est fait. Même si les parlementaires
retouchent la « position commune » issue de la négociation entre le
patronat et les syndicats, il n'est sans doute plus possible de faire
machine arrière sur l'essentiel. La panne du dialogue social en France
amène aujourd'hui une situation qui inquiète jusque dans les rangs du
patronat et du gouvernement. La crise du CPE en 2006 est venue rappeler
qu'il n'est pas bon de passer en force. Dans les entreprises,
l'existence de délégués syndicaux qui ne représentent qu'eux-mêmes mais
peuvent signer des accords sociaux qui s'appliquent à tous, sape la
crédibilité même du dialogue social et de ses acteurs. Même les
syndicats les plus rétifs aux changements reconnaissent que le statu
quo n'est plus possible. Tous ont compris que la mise en place d'un
système qui repose plus franchement sur l'expression des salariés va
provoquer des recompositions. Une révolution est en marche dont nul ne
mesure réellement les conséquences.
La « position commune » arrêtée le 9 avril entre les « partenaires
sociaux » est finalement soutenue, côté syndical, par les seules CGT et
CFDT, celles qui sans aucun doute ont le plus à y gagner. De par leur
poids respectif, ni l'une ni l'autre n'a de problème, sauf exception,
pour atteindre la barre fatidique des 10 % dans les entreprises, 8 %
dans les branches et au niveau interprofessionnel, seuils qui
permettent d'obtenir la représentativité, donc de négocier des accords
au nom des salariés. De plus, la « position commune » fait un pas
notoire en direction des accords majoritaires en instaurant une
validation basée sur la signature des organisations qui pèsent au moins
30 % des voix. « Il s'agit d'une vraie rupture car il ne serait plus
possible pour le patronat de contourner l'influence des principaux
syndicats », se réjouissait le secrétaire général de la CGT, Bernard
Thibault, le 16 avril dernier. Les autres syndicats accusent la CGT et
la CFDT, qui portaient des propositions en commun depuis 2006, d'avoir
cherché à provoquer une recomposition autour d'elles. « Ce n'est pas du
tout notre démarche », affirme Michel Doneddu, secrétaire confédéral en
charge du dossier à la CGT. « À coup sûr le paysage syndical évoluera.
Mais la CGT n'a pas de velléité de le restructurer ou le refonder »,
assure Bernard Thibault.
Tout le monde ne pense pas ainsi. La commission exécutive de FO,
dans son communiqué du 17 avril, n'a pas hésité à parler de « découpage
électoral ». Pour Alain Olive, secrétaire général de l'UNSA, qui ne
bénéficie pas de la présomption de représentativité, « la position
commune favorise une bipolarisation syndicale ». Annick Coupé,
porte-parole de l'Union syndicale Solidaires, également non
représentatif, pense aussi que la position commune « force la main à
une recomposition syndicale ». Pour elle, les nouveaux critères « nous
laissent entrer dans le système au plan local. On pourra s'implanter
plus facilement dans les entreprises. Mais il nous ferme la porte de la
représentativité interprofessionnelle ». Les « non-représentatifs »
d'aujourd'hui ne vont pas le devenir. Et certains, qui le sont, ont
vite calculé qu'ils risquent de perdre ce privilège (et les moyens qui
vont avec). De ce fait, Jean-Marie Pernot, chercheur à l'IRES et
spécialiste des syndicats, prédit que « dans dix ans, le paysage
syndical aura profondément changé » (1).
La « position commune » acte d'une période transitoire de cinq ans
au plus, ce qui préserve les intérêts de tous, le temps pour chacun
d'anticiper les conséquences d'une mise en oeuvre de la réforme. Loin
d'attendre de voir à quelle sauce elle allait être mangée, l'UNSA a
préféré prendre l'initiative. Le 17 avril, cette union de syndicats
autonomes officialisait son intention de fusionner avec la CFE-CGC,
confédération des cadres qui a réussi à arracher le maintien, « pour
une durée indéterminée », de sa représentativité à travers la
reconnaissance de sa spécificité.
Militante d'une réforme des règles de démocratie sociale, l'UNSA
bataillait pour le maintien d'une représentativité descendante (une
fois obtenue au niveau national, un syndicat l'est automatiquement dans
les branches et les entreprises), décidée sur la base d'un score de 5 %
aux élections prud'homales. Elle a perdu sur tous les terrains, la
« position commune » prenant le parti des élections dans les
entreprises, d'un seuil de 10 % et de l'autonomie des niveaux. L'UNSA a
vite fait ses comptes : « Pour nous, le choix, c'est disparaître ou
disparaître », s'insurge Jean Grosset, secrétaire général adjoint. Les
dirigeants ont donc fait le tour de certaines organisations pour tester
sa proposition de « rassembler les syndicats réformistes ». L'idée, qui
avait déjà été discutée en 1998 entre l'UNSA, la CFE-CGC, la CFDT et
certains démissionnaires de FO, était restée sans suite. Cette fois-ci,
la CFE-CGC a donné son accord pour engager un processus de fusion.
« Nous voulons proposer une nouvelle offre syndicale, occuper l'espace
entre la CFDT et la CGT en érigeant un nouveau pilier réformiste,
contestataire quand il le faut mais qui signe des accords », explique
Jean Grosset. Au passage, le mariage donnerait à l'UNSA l'assurance
d'obtenir une représentativité interprofessionnelle.
La rapidité de l'annonce n'a pas manqué de susciter des sarcasmes,
FO ou la CGT dénonçant des « logiques d'appareil ». Annick Coupé va
même jusqu'à parler de « recomposition alimentaire ». Gérard Aschieri,
secrétaire général de la FSU, pointe le risque que la situation ne
« pousse à des regroupements artificiels, non fondés sur du sens commun
et des valeurs partagées ». La CFTC, qui a conscience d'avoir beaucoup
à perdre, fut soupçonnée d'être dans le deal, ce que dément
catégoriquement son président, Jacques Voisin. Philippe Louis,
trésorier du syndicat et en charge du dossier, convient que « les
cartes vont être redistribuées », mais que « l'évolution se fera au
rythme des salariés ». « Nous nous sentons plus proches du camp
réformiste, qui négocie de bonnes régulations pour les salariés, que du
camp réformateur de la CFDT, qui accompagne de mauvaises réformes »,
confie un des cadres de la confédération.
Le problème, c'est que toute initiative de l'un rejaillit sur les
autres. Un rassemblement des syndicats qui se disent « réformistes »
pourrait couper l'herbe sous le pied du « réformisme militant » porté
par FO depuis son dernier congrès. Pas menacée dans sa
représentativité, FO l'est dans son identité et dans la place qu'elle
occupe. Dans les années qui viennent, à la faveur de regroupements, FO
pourrait devenir « le petit de la bande ». L'isolement guette aussi
Solidaires, qui pourrait se retrouver seule non représentative au
niveau national. Même s'ils sont très différents, Solidaires et l'UNSA
avaient pris l'habitude de batailler ensemble pour faire reconnaître
leur représentativité et tenter de s'inviter dans les intersyndicales.
Quant à la FSU, si elle est peu concernée par une réforme des règles du
secteur privé, elle ne pourra pas être épargnée par une recomposition
syndicale. « Nous n'avons pas la prétention de devenir une organisation
interprofessionnelle. Nous syndiquons dans un domaine particulier,
celui de la fonction publique. Mais la question de notre avenir est
posée et sera de nouveau débattue à notre prochain congrès », en
janvier 2010. Cette organisation qui, comme la CGT conteste la césure
entre réformisme et contestataire, est secouée depuis plusieurs années
par un débat sur sa place dans le paysage syndical. Une majorité de ses
militants veulent rester une fédération qui syndique principalement les
enseignants, d'autres préconisent la constitution en confédération
(option que la réforme devrait rendre improbable), d'autres enfin
défendent l'idée de l'affiliation à la CGT. Le site du SNES-FSU publie
par exemple une contribution, datée du 6 avril, du secrétaire général
et de son adjoint de la section de l'Oise plaidant pour que la FSU
affirme son intention de « travailler à l'unification syndicale » en
proposant un rapprochement « avec tous ceux qui voudraient vraiment en
être mais aussi avec la confédération qui est la plus proche de nous,
dont nous partageons la quasi-totalité des valeurs et une bonne partie
de notre histoire : la CGT, sans laquelle un tel projet n'a aucun
sens ».
(1) Jean-Marie Pernot vient de publier, avec Guy Groux, la Grève, dans la collection « Contester »,
aux Éditions Sciences PO Presse (10 euros).
Paule Masson
l' Huma du 28 / 04 / 08
|
|
| mercredi 30 avril 2008, a 04:48 |
| Retraite : Le diktats des 41 annuités . |
Social
. Le ministre du Travail présente aujourd'hui ses propositions. Elles
répondent à une logique productiviste et à un choix de société qui
n'ont pas été débattus.
« Si j'arrêtais parce que les lycéens ne sont pas
contents ; si j'arrêtais la réforme des retraites parce qu'ils ne sont
pas contents… » Tout en se prévalant d'un prétendu renouveau du
« dialogue social » sous sa présidence, Nicolas Sarkozy a délivré un
message clair, lors de sa prestation télévisée jeudi dernier : alors
que l'ensemble des syndicats sont en désaccord avec son projet de
réforme de la retraite, il ne tiendra pas compte de leur avis. Le
dialogue, c'est donc : « causez toujours, je n'en ferai qu'à ma tête »,
et cela sur un sujet pourtant au coeur de la vie sociale. C'est
d'ailleurs dans le cadre d'une simple concertation, et non d'une
négociation expressément refusée, que le ministre du Travail Xavier
Bertrand présente aujourd'hui ses propositions aux organisations
syndicales et patronales.
travailler et cotiser plus longtemps
Aucune véritable surprise à en attendre : Nicolas Sarkozy a rappelé
jeudi la ligne consistant à décréter que la seule option pour garantir
le système des retraites était de « travailler et cotiser plus
longtemps ». Or, de la CGT à la CGC en passant par FO et la CFDT,
par-delà leurs différences de position sur la réforme Fillon, toutes
les organisations de salariés refusent le passage aux 41 ans de
cotisation. Pour une raison simple : alors que la majorité des salariés
voient aujourd'hui leur carrière interrompue, malgré eux, avant même
d'avoir atteint 60 ans, leur demander de « travailler et cotiser plus
longtemps » reviendrait en réalité - étant donné les modalités de
calcul de la pension et les pénalités en vigueur pour manque de
trimestres cotisés - à leur imposer une nouvelle dégradation du niveau
de leur future pension de retraite. Pour donner le change, Xavier
Bertrand crie sur tous les toits sa résolution à changer la situation
de l'emploi des seniors (le taux ne dépasse pas 38 %), et il devrait
aujourd'hui s'efforcer de braquer les projecteurs sur ses propositions
en la matière. Il y a en effet beaucoup à faire pour imposer aux
entreprises de cesser d'utiliser systématiquement les travailleurs âgés
comme variable d'ajustement dans leur quête de rentabilité. Mais les
syndicats sont d'autant moins enclins à « signer » pour les 41 ans en
échange de la promesse d'un nouveau paquet de mesures pour les seniors
qu'on leur a déjà fait le coup lors de la réforme de 2 003 : un « plan
emploi seniors » a alors été promis, puis lancé en 2006 à grand renfort
de publicité, sans grand impact, à l'évidence, sur le comportement des
employeurs.
Les sacrifices pour les salariés
L'agitation de la question des seniors ne peut, en tout état de
cause, occulter un choix fondamental fait par Nicolas Sarkozy comme par
ses prédécesseurs : le refus de chercher à financer, autrement que par
des sacrifices imposés aux assurés sociaux, l'augmentation légitime de
la dépense retraite, liée à l'arrivée à l'âge du départ des générations
nombreuses du baby-boom et à l'allongement de l'espérance de vie. Les
syndicats, la Caisse nationale d'assurance vieillesse et la Cour des
comptes, entre autres, ont pourtant avancé nombre de pistes
alternatives : cotisation sur les nombreux éléments de revenus
actuellement exonérés (stock-options, revenus financiers,
intéressement, participation…), réforme de la contribution des
entreprises pénalisant celles qui licencient et/ou recourent
massivement à la précarité, etc. Conjuguées à une politique visant
effectivement le développement de l'emploi, de telles mesures feraient
rentrer des milliards d'euros dans les caisses de la Sécu. Encore
faudrait-il vouloir affronter le diktat du MEDEF qui ne veut pas mettre
un euro de plus dans la « machine », prétend donc maintenir inchangé le
partage de la richesse créée quelles que soient les évolutions de la
société. On touche ici, enfin, à l'autre dimension cachée, profondément
conservatrice, du choix sarkozyen : contraindre à travailler toujours
plus longtemps, n'est-ce pas, comme le souligne Henri Chevé (voir
entretien ci-contre), tenter de s'opposer à la révolution démographique
en marche qui élargit considérablement le champ des possibles pour le
développement des individus et de la société, et affirmer une
conception purement productiviste de l'individu ?
Yves Housson
l' Huma du 28 / 04 / 08
|
|
| mardi 29 avril 2008, a 22:04 |
| Communiste pas français comme disaient certains ? |

Comme chaque année, à l'occasion de la journée des
déportés, une cérémonie a eu lieu au cimetière de Beaurains, présidée
par le maire socialiste. Notre camarade Jean-Jacques Guillemant,
maire-adjoint, a notamment déclaré :
“La journée du souvenir consacrée à la mémoire des déportés,
des résistants, des victimes du nazisme a toujours eu une très grande
importance pour le Parti communiste français.
Je vous remercie d'être toujours aussi nombreux à participer à
ce devoir de mémoire. Je remercie Pierre Ansart, le maire de la
commune, qui m'autorise à prendre la parole lors de cette cérémonie,
alors que dans une ville voisine la Fédération du PCF n'est même pas
invitée en tant que telle à la cérémonie du mur des fusillés. Je
remercie aussi tout particulièrement la famille de Hubert Crépin à
laquelle j'associerai celle de Emile Duquesnoy, autre grand nom local
de la Résistance. Je ne peux m'empêcher de penser aussi en ce moment à
Abel Duquesnoy, Marcel Roger, Raymond Vigreux, et bien d'autres… Tous
ces noms ont encore de l'écho dans nos têtes et dans nos cœurs.
L'association des Amis de la Résistance à laquelle j'appartiens, avec bien d'autres associations, œuvrent pour

rappeler aux jeunes générations le sacrifice de nos anciens. A
une époque où à plusieurs reprises certains nient même l'existence des
camps d'extermination, à une époque où l'on souille les tombes des
soldats morts au champ d'honneur, il est indispensable de prolonger,
d'intensifier ce devoir de mémoire. Certes les communistes n'étaient
pas seuls dans ce combat et je tiens à saluer tous les autres
combattants, tous ceux qui n'ont pas plié face aux atrocités nazies.
Attention, amis et camarades, la “bête immonde” rôde encore.
Plus que jamais, groupons nos efforts pour promouvoir la paix dans le
monde. Unissons nos voix pour faire taire les canons.”
Lundi 28 avril 2008
publié dans : vie de la section

DÉPORTÉS ET RÉSISTANTS : UN DÉTAIL DE L'HISTOIRE ???
COMMUNISTES : PAS FRANÇAIS ???
Dimanche 27 avril, comme tous les ans, à l'occasion de la
Journée nationale des Déportés, se tenait dans les fossés de la
citadelle une cérémonie-souvenir.
Cérémonie émouvante où des enfants des écoles ont lu des
extraits de lettres de déportés avant d'entonner le chant des marais,
chant qui fut celui des Allemands déportés par les nazis dès 1933.
Cérémonie émouvante où le souvenir des heures sombres fut
évoqué par des représentants de déportés et de résistants, de l'Etat,
de la mairie d'Arras et même du Commonwealth…
Alors, où est le scandale ?
L'absence du Préfet représentant la République qui se fait remplacer par un sous-préfet est un scandale,
L'Absence du Maire d'Arras, M.Vanlerenberghe qui se fait remplacer par une adjointe est un scandale;

Le manque d'information de la part de la Préfecture et surtout de la Mairie (pas une affiche en ville) est un scandale.
Le fait que le Parti Communiste Français n'ait pas été invité en tant que tel est un scandale.
Et pourtant, les communistes étaient là, représentant à eux seuls près de la moitié des assistants.
Car sur les murs des fossés de la citadelle on peut voir sur
la majorité des plaques au dessus du nom d'un fusillé ces 3 lettres
“PCF” rappelant à tous que notre Parti a payé un lourd tribut pour la
paix et la liberté de notre pays.
Eh bien, y aura-t-il un scandale de plus ? On dit que ces
plaques vont être restaurées et qu'on veut faire disparaître ces 3
lettres “PCF”. Pourquoi ? Communiste pas français comme disaient
certains ?
“Le ventre est encore fécond d'où est sortie la bête immonde”
écrivait Bertolt Brecht et notre camarade Jean-Jacques Guillemant le
rappelait dans son discours lors de la cérémonie au cimetière de
Beaurains.
Alors que certains persistent à qualifier des camps
d'extermination de “détail” de l'histoire, alors que le gouvernement
actuel essaie de détruire l'œuvre du Conseil National de la Résistance,
il est primordial de rappeler à tous et notamment aux plus jeunes ce
que fut la Résistance et la part que les communistes ont prise dans le
combat pour la paix et la liberté :
Mercredi 30 avril à 14 h 30 : Guy Môquet, le sens d'un combat à l'Office culturel d'Arras,
Samedi 3 mai, salle des fêtes d'Agny, à partir de 19 h :
vernissage de l'exposition sur la Résistance et spectacle évoquant
l'œuvre du Conseil National de la Résistance.
Blog P.C.F ARRAS
|
|
| mardi 29 avril 2008, a 21:28 |
| Où sont passeés les 4 milliards d'euros de la grande distribution ? |
Par Régis TRILLES le lundi 28 avril 2008, 21:54 - Economie
- Lien permanent
Pourquoi
l'État refuse-t-il d'encaisser 4 milliards d'euros d'amendes dues par
la grande distribution pour infraction à l'urbanisme commercial ? Le 3
mars, un huissier de justice est allé frapper à la porte du ministère
de l'Économie et des Finances pour poser la question.
À l'origine de cette sommation, l'association de commerçants indépendants "En toute franchise". « Il y a une apathie volontaire des pouvoirs publics pour ne pas sanctionner la grande distribution », explique son président, Claude Diot. « Depuis
deux ans, huit jugements de tribunaux nous ont donné raison et refusent
l'exploitation des surfaces de vente illicites mais l'État ne les fait
pas appliquer. Ces surfaces illicites sont toujours ouvertes. »
un déni de justice ubuesque
Toutes
les enseignes ont fait appel et, interrogé par l'Humanité, le ministère
de l'Économie n'a pas souhaité s'exprimer. Mais le déni de justice est
ubuesque, comme le montre l'affaire de l'Intermarché de Castets, un
village landais de 1 800 habitants. En 2004, la commission
départementale de l'équipement commercial (CDEC) accepte trop
hâtivement l'installation du supermarché : au printemps 2007, le
tribunal administratif de Pau retire l'autorisation pour « déséquilibre ainsi créé au détriment du commerce de proximité ».
La justice ordonne la neutralisation de la grande surface.
L'Intermarché redemande une autorisation. La CDEC la lui accorde dans
la semaine, bien qu'aucun préfet - censé présider la CDEC - ne soit
alors en poste. La justice suspend de nouveau l'autorisation. En vain.
Malgré de multiples demandes d'intervention d'« En toute franchise »à
Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Rachida Dati, l'Intermarché de
Castets est toujours ouvert… Et le préfet des Landes se déclare « pas compétent ».
Avec
une astreinte légale de 1 500 euros par jour et par mètre carré
d'infraction, les amendes cumulées de ces huit affaires s'élèvent à 4
005 588 000,00 euros de « subventions déguisées »,
dénonce l'association. Face à un État peu enclin à s'expliquer, elle
envisage donc de porter plainte, pourquoi pas au niveau européen. Mais
elle devra faire vite car, jeudi dernier, le gouvernement a annoncé
l'examen par le Parlement, début mai, d'une déréglementation de
l'urbanisme commercial qui devrait au contraire faciliter les
ouvertures de nouvelles grandes surfaces. Une mesure proche de la
proposition nº 205 du rapport Attali, préconisant l'abrogation des lois
Royer et Raffarin. Selon cette logique, plus il y aura d'hypermarchés,
plus il y aura de concurrence, et plus le pouvoir d'achat augmentera. « Je connais déjà de nombreuses villes où toutes les enseignes sont présentes, ce n'est pas pour autant que les prix sont plus bas », réagit Martine Donnette, spécialiste juridique d'« En toute franchise ». « La grande distribution a maillé tout le territoire français, ils s'entendent entre eux sur les prix »,
comme l'a encore montré, en décembre, le procès de trois distributeurs
sur les prix des jouets. Pour Martine Donnette, cette réforme ne sera
donc que la légalisation des cadeaux « délictueux » accordés depuis de nombreuses années.
Documents à l'appui, l'association « En toute franchise »
fait en effet état de dysfonctionnements troublants des pouvoirs
publics pour faire appliquer les lois Royer et Raffarin. En théorie, il
est impossible de faire construire et d'ouvrir un magasin de plus de
300 mètres carrés sans autorisation préalable de la CDEC. En pratique,
nombreuses sont les grandes surfaces qui ne possèdent pas
l'autorisation. Mais les préfets ferment les yeux. Souvent des
commissions ad hoc valident les mètres carrés illégaux sans rien exiger
des exploitants malhonnêtes. Sous les ordres préfectoraux, les
directions départementales de la concurrence, de la consommation et de
la répression des fraudes (DDCCRF) ne font que peu de contrôles et ne
s'alarment pas quand Carrefour Vitrolles s'agrandit de 3 000 mètres
carrés, que Leclerc Plan-de-Campagne ne bénéficie que d'un permis de
construire pour un hangar de dépôt, ou que la SCI de Maxi Toys
Salon-de-Provence achète avec les murs son autorisation CDEC (pourtant
« ni cessible ni transmissible »). Enfin, quand bien
même une action en justice serait intentée, des documents apparaissent,
d'autres retournent curieusement à l'expéditeur sans parvenir jusqu'au
tribunal. La DDCCRF aurait dissimulé à la justice un refus
d'autorisation de la CDEC pour une annexe du Carrefour Vitrolles.
traversé par un pipeline de gaz
Les
élus locaux ont leur part de responsabilité. Au sein de la CDEC, ils
détiennent la moitié des votes. Or il arrive fréquemment qu'une
autorisation annulée par la justice soit réattribuée sans modification
du projet et sans nouvelle étude d'impact économique et
environnemental, par exemple avec les Leclerc d'Orléans et de
Barcelonne-du-Gers. Certains plans locaux d'urbanisme subissent des
entorses troublantes, comme le montrent certains rapports de la
direction départementale de l'équipement : autorisation d'un
Leroy-Merlin en zone boisée protégée à Cabriès, destruction des halles
publiques du centre-ville à Orthez, empiétement sur la zone agricole à
Flourens… Plus grave encore, l'hypermarché de Sénas est situé sur une
zone sismique et inondable dans le lit majeur de la Durance. Quant au
projet d'ensemble commercial de 60 000 mètres carrés à
Roquebrune-sur-Argens, la moitié empiète sur la zone feu du plan de
prévention des risques, l'autre moitié sur la zone inondable, et le
tout est traversé par un pipeline de gaz.
contre les opacités administratives
Déjà
en 1995, 9 % des surfaces totales des hypermarchés étaient illégales,
selon une étude confidentielle de la répression des fraudes. Tout porte
à croire que le nombre est nettement supérieur aujourd'hui. En 2006,
pour lutter contre les opacités administratives, l'association « En toute franchise »
avait demandé aux parlementaires des modifications du Code de
l'urbanisme et du Code de procédure pénale pour obtenir des droits de
recours contre les permis de construire et les dossiers de CDEC
frauduleux.
Sans succès.
Pour Martine Donnette, c'est sûr, « trop de maires iraient en prison »…
|
|
| mardi 29 avril 2008, a 21:09 |
| Sans commentaire... |
Par Régis TRILLES le lundi 28 avril 2008, 21:46 - Economie
- Lien permanent
|
|
| mardi 29 avril 2008, a 20:54 |
| Le syndrome Alamo . |
Par Jérôme Leroy le mardi 29 avril 2008, 04:25 - Lien permanent
On
a beau savoir que seul l'optimisme est révolutionnaire, il est
difficile, certaines semaines, de ne pas sombrer dans ce qu'on pourrait
appeler le syndrome Fort Alamo. Vous vous souvenez, ce western avec
John Wayne et Richard Widmark ? Trois cents Texans récemment
indépendants contre cinq mille Mexicains ; trois cents Texans cernés
dans un fort en ruine Pendant les trois heures du film, ils résistent
héroïquement aux charges successives de l'ennemi, tombent les un après
les autres et finissent complètement massacrés. Ils ont attendu sans
espoir les renforts du général Houston qui n'est pas venu et qui
arrivera trop tard pour les sauver.
Bon,
première charge sur Alamo : déremboursement des lunettes. Peut-être que
le gouvernement à peur que le peuple voie trop bien ce qui se passe.
Qu'il se rassure, le gouvernement : TF1 et les journaux gratuits
suffisent largement à entretenir une myopie politique voire un
aveuglement définitif.
Deuxième
charge : déremboursement sur les soins dentaires. Plus malin, sans
doute. Les filles cesseront de sourire et iront bosser. Quant aux sales
Rouges hargneux, aux syndicalistes, ils ne pourront plus mordre.
Troisième charge : on refait la carte hospitalière comme on a refait la
carte judiciaire, à la hache, à la tronçonneuse, à la machette, au
hachoir. Va accoucher plus loin, feignasse ! Et prends ta bagnole pour
qu'on aille te soigner ton infar… T'avais qu'à vivre dans une grande
ville, eh, paysan ! Colonel Dati, colonel Bachelot, vous avez bien
mérité du libéralisme : ce n'est plus de l'aménagement du territoire,
c'est du carnage. Pas du genre, à faire du prisonnier, les furieuses.
À
un moment, dans Fort Alamo, le vrai, le film, les assiégés tentent une
sortie nocturne et réussissent à faire sauter un gros canon de l'armée
mexicaine. Le gros canon qu'on a fait sauter, c'est la communauté
urbaine de Marseille, passée à gauche contre toute attente. La tête de
Gaudin et Muselier se demandant qui les a trahis : la seule consolation
de la semaine.
Mais enfin l'armée mexicaine ne se laisse pas démoraliser et c'est la
quatrième charge : pour un patron libéral, le chômeur est considéré
sous l'angle économique comme une variable de gestion et sous l'angle
humain comme un paresseux qui boit ses allocs aux PMU.
On va changer ça : au bout de deux propositions acceptables, ou tu
bosses de nouveau ou on te raye des statistiques. Une proposition
acceptable par exemple, c'est de demander à un jardinier de Wasquehal
de devenir poissonnier à Boulogne ou à une ingénieure en systèmes
automatisés de Villeneuve d'Ascq de devenir go-go danseuse dans une
boîte de la côte d'Opale.
Ensuite,
évidemment, le rythme des assauts s'accélère, vu le peu de résistance
rencontrée. Cinquième charge : suppression des majorations des
allocations familiales pour les adolescents. Sixième charge, la
dernière pour l'instant : un livre blanc sur les fonctionnaires pour
dire que les fonctionnaires, c'est pas beau, c'est cher, ça sert à rien
et on devrait pouvoir les virer comme n'importe quel cueilleur
saisonnier. Bien entendu, c'est un fonctionnaire qui a écrit le livre
blanc en question. Mais un haut, un qui a fait les écoles. Pas un
guichetier de la poste qui se suicide à cause du harcèlement. Il a de
la chance qu'on ne rembourse plus les lunettes, celui-là, un certain
Silicani, parce que si on le reconnaissait dans la rue…
Bon, s'il y a encore des survivants dans les ruines, qu'ils lèvent le
doigt… Ah, je vois des lycéens… Ce sont peut-être eux les renforts : il
paraît que le communisme est la jeunesse du monde. Ce ne serait pas
mal, par les temps qui rampent, que la jeunesse du monde devienne
communiste. Juste un peu.
|
|
| mardi 29 avril 2008, a 19:12 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
Si cette lettre ne s'affiche pas correctement, cliquez-ici
|
Où trouver l'Humanité ? | Soutenir l'Humanité

|
|
mercredi 30 avril 2008
En kiosque, chez votre marchand de journaux
UN 1ER MAI DE RIPOSTES
Les revendications salariales qui se multiplient trouveront
vraisemblablement un très large écho dans les défilés du 1er mai. Elles
sont aussi un enjeu clé pour la bonne santé de l'économie. Notre reportage à Roubaix avec les salariés de la Redoute en lutte.
LES DROITS DE L'HOMME À LA TRAPPE EN TUNISIE
Loin de la réalité, le président français s'est attaché à louer les
efforts de son homologue tunisien en matière de respect des libertés et
des droits humains. Reportage de notre envoyé spécial.
RENCONTRE AVEC JACOB ZUMA
Président du Congrès national africain (ANC), il pourrait être le
successeur de Thabo Mbeki à la tête de l'Afrique du Sud en 2009. Il
évoque le Zimbabwe et son avenir personnel :« la communauté internationale critique Mugabe mais ne fait rien. »
À NE PAS MANQUER…
ENTRETIEN AVEC CARLOS LOZANO
Selon le directeur du journal communiste colombien Voz et ancien membre de la commission des « sages » : « seul Chavez a la capacité d'atteindre les Farc ».
« L'EMPLOI NE PROTÈGE PAS TOUJOURS DE LA PAUVRETÉ »
Alors qu'un rapport remis à Christine Boutin confirme l'extension du
phénomème des travailleurs pauvres, les associations fustigent la
politique gouvernementale.
QUAND LES CH'TIS SANS-PAPIERS TRAVERSENT LE PLAT PAYS
Partis le samedi 19 avril de Lille, trente-cinq sans-papiers ont entamé une marche jusqu'à Paris pour leur régularisation. Notre reportage entre le Nord-Pas-de-calais et la Picardie.
LE CINÉMA MAROCAIN SE PENCHE SUR SON AVENIR
Rencontre avec le cinéaste Ahmed El Maânouni, qui présentait les Cœurs brûlés
lors du dernier festival du cinéma méditerrannéen à Tétouan. Il dresse
un tableau de la production cinématographique aujourd'hui au Maroc.
PORTRAIT DE TONY ESTANGUET
En quête d'une troisième médaille d'or consécutive en canoê monoplace,
il a été désigné comme porte-drapeau de la délégation tricolore aux JO
de Pékin.
Découvrez le hors-série :
MAI 68, LE GRAND TOURNANT.
132 pages consacrées à MAI 68.
Accompagné d'un DVD,
« Trois films en Mai ».
À commander à la boutique du site de l'Humanité
|
Dossiers
|
|
| Contact | Plan du site |
|
|
| mardi 29 avril 2008, a 18:50 |
| AMAD .( DESSIN ) |
En dessous de 30%: démission
Par AMAD le mardi 29 avril 2008, 00:58 - Lien permanent
|
|
| mardi 29 avril 2008, a 18:27 |
| Le P.C.F : Sur la question du Tibet . |
Sur la question du Tibet : Jacques Fath, membre de l'éxécutif national, responsable aux relations internationales.

Les
événements du Tibet ont suscité, en France et dans le monde, un débat
politique très vif qui a d'abord porté sur la répression exercée par
les autorités chinoises en lien avec les Jeux olympiques. On se
souvient d'ailleurs que les autorités chinoises s'étaient engagées à
progresser dans la voie de la démocratie à la faveur de l'organisation
des Jeux.
La
répression au Tibet mais aussi contre des personnes réclamant davantage
de liberté d'expression, internautes ou autres, a nourri ce débat (sans
remonter aux questions de la Birmanie et du Soudan).
Le débat a cependant rapidement changé d'objet. Il
s'est élargi et s'est concentré sur d'autres questions : la Chine
elle-même, ses évolutions et les réalités du régime de Pékin en
particulier.
Le débat chez les Communistes a naturellement suivi
cette évolution. Et les réactions aux déclarations du Parti ont été
très contradictoires. Il y a ceux qui – à des degrés divers –
critiquent ou condamnent la Chine, ceux qui dénoncent le Dalaï Lama et
ce qu'il représenterait...
Nous avons donc abordé ainsi des questions lourdes qui
touchent à notre appréciation sur ce qu'est la Chine d'aujourd'hui ou
ce qu'elle devient, qui touchent au débat sur le communisme, à notre
conception de la société... et cela dans un contexte très polémique
avec une vraie campagne anti-chinoise, avec du manichéisme et de l'
unilatéralisme…
On peut – il faut - débattre de tout cela mais pour le
faire sérieusement il faut aller au fond des problèmes posés. Ce sont
aussi, comme on dit, des questions de congrès. En tous les cas des
questions qui devront s'inscrire dans les débats de notre prochain
congrès. Il me semble nécessaire d'avoir sur ces problèmes une
réflexion collective la plus sereine, la plus argumentée, la plus
objective possible…Il faudra prendre le temps et le recul nécessaires.
Autre chose est de bien comprendre comment le PCF s'est
exprimé dans le cadre de cette polémique puisque même ceci fait
discuter. Qu'a t' il vraiment dit et pourquoi ?
Nous avons condamné la répression, demandé la
libération des personnes arrêtées, demandé à Nicolas Sarkozy et aux
Européens de prendre une initiative politique fondée notamment sur
l'exigence des Droits de l'homme et du dialogue politique.
Nous avons fait cela pour deux raisons :
1 – D'abord parce qu'il nous faut défendre les Droits de l'homme partout.
C'est un principe, un engagement simple et incontournable qui date de
la constitution, il y a près de trente ans, du « Comité de défense des
libertés et des droits de l'homme en France et dans le monde » dont le
Président fut Georges Marchais.
S'exprimer et agir pour les libertés partout c'est un
effort que nous n'avons cessé de faire durant toutes les années qui ont
suivi jusqu' aujourd'hui, et il n'y a pas de raison d'abandonner ce
choix essentiel. Je crois que nous le faisons assez correctement qu'il
s'agisse de la Chine ou de tout autre pays ou situation d'ensemble.
Notre action en la matière, avec l'engagement de Nicole Borvo,
coordonnatrice Droits humains pour notre parti, est permanente et
multiforme.
2 – Ensuite parce que l'exigence démocratique est un choix fondamental de notre parti.
Et structurant pour nous. Il ne s'agit pas seulement de l'existence et
du respect de droits civils et politiques mais de la conception de la
société, de notre vision de la politique et de l' intervention
citoyenne comme moteur du changement social et de l'alternative. C'est
une dimension, un aspect de notre visée communiste et du projet
politique que nous devons imaginer et produire au 34ème Congrès.
Le PCF, dans cet esprit, n'a pas instrumentalisé les
Droits de l' Homme. Il n'a pas contribué aux dérives inacceptables
auxquelles on a assisté, en particulier les attaques contre la Flamme
olympique et la campagne anti-chinoise...Il s'est exprimé en fonction
de ses propres valeurs et conceptions.
Une délégation importante du Parti communiste chinois a
été reçue à sa demande le 15 avril dernier au siège du PCF. Ce fut
l'occasion d'une discussion qui a acté des divergences tout en restant
ouverte, amicale et très franche. Elle a porté sur le Tibet et les Jeux
Olympiques, sur les violences à Lhassa, sur les responsabilités et les
causes des troubles, sur la liberté de la presse, sur les réalités
tibétaines actuelles, sur l'autonomie, sur la nécessité de la
négociation pour régler les problèmes… Nous avons souligné que la
politique de force ne peut pas apporter de solution et que le dialogue
est, selon nous, évidemment indispensable. Nous avons dit à la
délégation que le PCC devrait prendre une initiative dans ce sens… Nous
n'avons pas été les seuls à le dire, loin de là. Enfin, nous avons
rappelé notre opposition au boycott des JO.
L' annonce par les autorités chinoises d'un dialogue
avec un représentant du Dalaï Lama est donc une bonne nouvelle si
finalement le contexte s'y prête pour que cela se réalise vraiment. site du P.C.F
|
|
| mardi 29 avril 2008, a 17:56 |
| Le P.C.F soutient la lutte contre la banalisation du livret ( A ) |
Le PCF soutient la lutte contre la banalisation du livret A

Sous
la pression des grandes banques privées et des injonctions
ultralibérales de la commission européenne, malgré la montée d'un
mouvement national s'opposant à la banalisation du livret A, le
gouvernement s'apprête à introduire dans le cadre du projet de loi sur
la modernisation économique une réforme du système de collecte et de
centralisation de l'épargne défiscalisée.
Ce
système, appuyé sur le livret A, qui permet de réaliser des prêts de
longue durée à des taux moins élevés que ceux du marché pour financer
le logement social, est menacé.
Il s'agit, pour les banques privées, de faire main
basse sur cette épargne utile afin de la mobiliser dans ses opérations
financières, de leur permettre de se renflouer après les dizaines de
milliards d'euros perdus ou gâchés dans des opérations spéculatives.
La tentative de passage en force, au profit du patronat
bancaire, sans entendre les associations des locataires et de défense
de l'épargne populaire, du mouvement HLM, des associations de maires et
d'élus, des organisations syndicales et des salariés des banques, est
inacceptable.
Le PCF s'associe au mouvement national qui demande
aujourd'hui de suspendre ce projet et d'ouvrir la discussion avec tous
les intéressés afin de préserver le livret A , refuser sa banalisation
et d'améliorer le financement du logement social, la gestion d'une
épargne populaire à l'abri des appétits des grandes banques privées et
du marché financier.
Parti communiste français
Paris, le 25 avril 2008. |
|
| mardi 29 avril 2008, a 17:36 |
| CRISE FINANCIERE : l' analyse économique de Denis Durand . |

Par : RAPSE
Mis en ligne : 28 avril
La violence du krach boursier met en évidence les
périls auxquels près de trente ans de dictature de la finance exposent
la planète.
Où va mener la crise dite des « subprime » ? Pour répondre à cette question, on peut se placer à trois horizons différents.
Lettre n° 43 - 25 avril 2008
Sommaire
Premier horizon :
la crise des crédits immobiliers américains n'est pas
finie et ses conséquences sur le système bancaire vont continuer de se
faire sentir dans les mois qui viennent. Des centaines de milliers de
ménages américains ont été expropriés, des millions d'autres vont
l'être dans les deux ans qui viennent. Les prix du m² continuent de
baisser dans plusieurs grandes villes américaines.
Après les pertes énormes confessées par les toutes
premières banques internationales comme Citigroup ou Merrill Lynch, la
confiance n'est pas rétablie sur le marché monétaire malgré les efforts
répétés et coordonnés des banques centrales.
Ne sachant pas si d'autres pertes dissimulées dans les
bilans ne vont pas provoquer de nouvelles faillites comme celle de la
banque Northern Rock aux États-Unis, les banques hésitent à se prêter
entre elles. Même si aucun nouvel événement fâcheux ne se produit, le
système financier mondial va rester dans une zone de danger pour
l'année qui vient.
Deuxième horizon :
cette crise bancaire va-t-elle se transmettre à
l'économie « réelle » - la production de biens et de services, l'emploi
– et se transformer en récession économique, avec baisse de l'activité
et explosion du chômage ?
De plus en plus d'analystes le craignent.
La chute des actions des banques va les rendre encore plus timorées lorsqu'il s'agira de financer les entreprises.
A coup sûr, l'économie américaine subit un fort
ralentissement. Les derniers chiffres du chômage aux États-Unis ne sont
pas bons. Pour l'immédiat, deux éléments conduisent à atténuer les
craintes :
1 - le gouvernement et la banque
centrale américaine sont bien décidés à user de tous les moyens pour
empêcher une récession pendant cette année électorale. Le président de
la Réserve fédérale l'a bien indiqué en soutenant le plan de relance
annoncé par George Bush et en continuant de faire comprendre qu'il
continuera à assouplir sa politique monétaire en tant que de besoin. Si
ces gestes ne suffisent pas, il est clair qu'ils sont prêts à aller
plus loin pour soutenir, dans la mesure de leurs moyens, la conjoncture
économique. Au surplus, le « dollar faible » permet aux États-Unis
d'exporter leurs risques de récession – vers la zone euro, par exemple,
où les effets du choc immobilier sont indirects et pour l'instant plus
modérés ;
2 - les profits des entreprises non
financières sont élevés : le cycle économique lancé après le krach de
la « nouvelle économie » en 2000-2001 n'est pas terminé. La vigoureuse
expansion des « pays émergents » (Chine, Inde, Brésil, Russie…)
soutient encore pour quelque temps l'activité mondiale.
C'est quand ce cycle économique arrivera à son terme –
on peut supposer que cela pourrait se passer aux alentours de 2010-2012
- qu'il faudra vraiment s'inquiéter : alors, les chocs financiers
viendront frapper des économies rendues fragiles par une
suraccumulation de capital matériel. En effet, derrière l'exubérance
des marchés financiers et les dangers qu'elle comporte, ce sont des
contradictions économiques, sociales et politiques très profondes qui
sont à l'oeuvre.
Troisième horizon :
la maturation d'une exigence de transformations
structurelles. La crise financière en cours montre les limites d'un
mode de régulation de la société mis en place au tournant des années 80.
La prise de pouvoir par les marchés financiers,
associée à un développement des nouvelles technologies (en matière,
particulièrement, de traitement et de circulation de l'information), a
permis à cette époque un redressement de la rentabilité des grands
groupes. Mais ce résultat a été obtenu par une pression sur les
salaires qui affaiblit la demande et réduit les débouchés de la
production ; par une précarisation générale de l'emploi alors que
l'efficacité économique, dans la révolution informationnelle, exigerait
au contraire sa sécurisation ; par l'insuffisance des dépenses de
formation ; par un gaspillage des ressources naturelles ; et par une
inflation gigantesque des prix des titres financiers.
Périodiquement, cette inflation se traduit par des
« bulles spéculatives » dont l'éclatement provoque des crises : en 1987
sur le marché des actions ; en 1997-1998 lors de la « crise asiatique »
puis avec la chute du fonds spéculatif LTCM ; en 2000 avec le krach de
la « nouvelle économie » ; et maintenant avec la crise des prêts
immobiliers. A chaque fois, les politiques économiques, et surtout
l'intervention des banques centrales à la rescousse des marchés ont
permis une relance de l'accumulation du capital, jusqu'à la crise
suivante. En d'autres termes, les banques centrales ont incité les
banques à prêter toujours plus aux spéculateurs, nourrissant, de
« bulle » en « bulle », l'inflation financière et immobilière, au lieu
de stimuler les investissements créateurs d'emplois et favorables à
l'élévation du potentiel de création de valeur ajoutée dans l'économie
mondiale.
Une conjonction d'événements
Mais nous nous trouvons aujourd'hui dans une
conjonction d'événements qui incitent à penser que ce scénario ne
pourra pas se répéter indéfiniment :
L'action des banques centrales devient de plus en plus difficile et contradictoire.
Les autorités monétaires sont conscientes que
l'inondation de liquidités qui prévaut aujourd'hui dans l'économie
mondiale est dangereuse et économiquement inefficace. Elles aimeraient
freiner l'inflation financière. Mais quand elles tentent de le faire,
elles provoquent des crises.
Ainsi, c'est l'intention affichée par la Réserve
fédérale de ne pas assouplir sa politique monétaire (et le durcissement
annoncé par la BCE) qui ont déclenché, au mois d'août dernier, la crise
dite des « subprime ». Les banques centrales ont alors été contraintes
de renverser leur politique. Elles sont donc confrontées à un dilemme
de plus en plus difficile à résoudre : baisser les taux d'intérêt,
c'est encourager l'« exubérance irrationnelle » des marchés ; les
remonter, c'est risquer de tuer la croissance.
D'où
l'actualité accrue des propositions, formulées par le Parti communiste
et une partie du mouvement syndical, en faveur d'une politique
monétaire sélective, pénalisant les opérations financières et
encourageant la sécurisation de l'emploi et de la formation ;
Les
déséquilibres commerciaux et financiers internationaux semblent
incontrôlables. Le déficit de la balance des paiements américaine met
la principale puissance mondiale dans la dépendance de ses créanciers,
y compris lorsque ceux-ci sont des banques centrales asiatiques ou ces
« fonds souverains » qui inquiètent tant les multinationales
occidentales ;
La
régulation de ces déséquilibres internationaux semble de plus en plus
problématique. Les grandes puissances monétaires – États-Unis, zone
euro, Chine, Japon – peinent à coopérer pour maîtriser l'évolution des
taux de change. L'institution en principe chargée de cette régulation à
l'échelle mondiale – le FMI – est en crise de financement, de
légitimité, d'efficacité.
A
sa façon, l'irruption des « fonds souverains » exprime la crise d'un
système monétaire international fondé sur la monnaie d'une puissance
dominante. Elle renvoie, par contraste, à la portée qu'aurait une
coopération entre l'Union européenne et les pays « émergents » et en
voie de développement pour construire un autre ordre monétaire
international, qui pourrait s'organiser autour d'une monnaie commune
mondiale émise par un FMI profondément transformé, où tous les peuples
auraient voix au chapitre.
À
sa façon, pervertie par leur obéissance à la loi des marchés financiers
et par l'absence de maîtrise par les peuples des relations financières
internationales, la montée des « fonds souverains » révèle qu'il y a là
une question importante pour l'avenir ;
De
plus en plus de signes laissent penser qu'une économie dominée par les
multinationales et les marchés financiers n'est pas en état de répondre
aux défis des grandes révolutions qui bouleversent notre civilisation :
révolution démographique se traduisant par la maîtrise de la natalité
et par l'allongement de la vie ; révolution écologique par laquelle
émerge une conscience universelle de notre responsabilité envers ces
« biens communs de l'humanité » que sont l'accès aux ressources
naturelles, la santé, la sécurité ; révolution informationnelle avec la
montée d'une « nouvelle économie » fondée sur le partage des
informations plutôt que sur l'accaparement des richesses ; révolution
monétaire depuis que la régulation de l'économie mondiale est
déconnectée de toute référence à une définition des monnaies en or.
Des réponses en rupture
Tous ces éléments contribuent à suggérer que les
réponses aux difficultés économiques présentes vont de plus en plus
être recherchées dans une rupture avec les politiques néolibérales
menées depuis une trentaine d'années. Cette recherche peut déboucher
sur le pire, si les exigences de rentabilité des multinationales et des
portefeuilles financiers continuent de l'emporter. Elle peut aussi
déboucher sur un véritable changement de civilisation, comme cela s'est
produit en quelques occasions dans l'histoire de l'humanité.
Il s'agirait d'abord de réprimer l'inflation financière
en stimulant, du même mouvement, une relance de l'activité fondée sur
la sécurisation de l'emploi et de la formation à l'échelle du monde
entier, et sur un développement tout à fait nouveau des services
publics. Il s'agirait donc, depuis les entreprises et les régions
jusqu'à l'échelle du monde, en passant par les niveaux national et
européen, de conquérir de nouveaux pouvoirs démocratiques afin de
maîtriser les moyens (financiers, juridiques, politiques…) d'atteindre
des objectifs sociaux répondant aux exigences du développement de tous
les êtres humains, telles qu'elles se manifestent au stade actuel de
développement de la civilisation.
C'est dire qu'au-delà des dangers immédiats de la
situation économique la question d'une transformation radicale de notre
société est posée.
site du P.C.F |
|
| lundi 28 avril 2008, a 21:52 |
| Sur les rails de la concurrence,la sécurité est en danger . |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
Lundi 28 Avril 2008 - 19:13
L'accident ferroviaire intervenu ce samedi en gare de Montauban est
porteur de leçons sur les risques de la politique de privatisation
Un train privé de marchandises de l'entreprise Véolia
n'a pu s'arrêter que 3000 mètres plus loin que l'arrêt prévu en gare et
heureusement a été détourné par l'aiguilleur, empêchant ainsi une
catastrophe humaine et matérielle.
D'après les premières informations
plusieurs irrégularités seraient constatées par les études syndicales.
Il est totalement inadmissible que la SNCF prétexte l'appartenance de
ce train privé pour répondre aux questions de la presse. Mais lorsqu'on
sait que la direction SNCF est la pointe du combat pour remettre en cause les lois sur la sécurité régissant les transports ferroviaires,
on comprend son embarras pour répondre aux questions des journalistes.
Ces faits demandent que la direction de la SNCF fasse toute la lumière
en associant CHSCT (le comité d'hygiène et de la sécurité) et que les
résultats de l'enquête soient rendus publiques tant auprès des
cheminotes et cheminots que des associations d'usagers.
La privatisation des transports, comme celles de tous les secteurs
publics, engagée par le gouvernement ne peut qu'aller vers des
détériorations du service rendu car il faudra bien dégager des
bénéfices pour payer les actionnaires. Pour cela des économies seront
et sont déjà faites sur l'entretien du matériel et sur également le
personnel. Pour la sécurité des usagers, et parce que la vie n'a pas de
prix, nous exigeons que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
Il y a urgence à ce que le fret ferroviaire réintègre un service public
du transport ayant les moyens de la sécurité non seulement pour le
ferroviaire mais qui permette également d'enlever les centaines de
milliers de camions des routes. C'est une des conditions de la sécurité
pour les usagers des transports ferroviaires, des usagers de la route
et du développement durable.
Parti communiste français
|
|
| lundi 28 avril 2008, a 21:26 |
| Retraites / 41 ans : La machine infernale . |

Le
plan gouvernemental sur les retraites transmis dimanche soir aux
partenaires sociaux propose de passer à 41 ans la durée de cotisations
pour ouvrir le droit à la retraite.
Nicolas Sarkozy prétend que l'allongement de
l'espérance de vie impose pour seule et unique solution d'allonger la
durée de cotisation. Derrière une apparence bêtement logique se cache
une dramatique impasse.
50% des retraités touchent une pensions inférieure au SMIC, les
salariés ont de plus en plus de mal à atteindre le nombre d'années de
cotisations et enfin, l'espérance de vie d'un cadre est supérieure à
celle d'un ouvrier.
Ces statistiques démontrent que le gouvernement conduit la France vers la fin pure et simple du régime de retraite.
Pour
le Parti communiste français, il existe une réponse évidente à la
question du financement : faire cotiser au même niveau que les
salaires, les revenus financiers. Cela permettrait de répondre à
l'ensemble des besoins et même au-delà. Ensuite, parler de réforme des
retraites sans aborder la question de l'emploi est irresponsable.
Là encore, les statistiques démontrent l'échec de la
politique du gouvernement : un tiers des emplois créées sont précaires,
et la chasse aux chômeurs contribuent pour beaucoup à faire disparaître
les chômeurs des chiffres sans pour autant les conduire à l'emploi. Il
faut au contraire instaurer un système de sécurité de l'emploi et de la
formation permettant d'assurer à chacun une emploi en rapport avec ses
qualifications à un bon salaire.
La réforme des retraites proposée par le gouvernement
est dans la droite ligne des précédentes, c'est une machine infernale
qui n'a qu'un objectif : abolir le droit à la retraite.
Parti communiste français
Paris, le 28 avril 2008. |
|
| lundi 28 avril 2008, a 21:09 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
Si cette lettre ne s'affiche pas correctement, cliquez-ici
|
Où trouver l'Humanité ? | Soutenir l'Humanité

|
|
mardi 29 avril 2008
En kiosque, chez votre marchand de journaux
RETRAITES, LA BATAILLE EST LANCÉE
Le
gouvernement veut imposer une nouvelle regression à une opinion
majoritairement hostile. Le ministre Xavier Bertrand consacre tous ses
efforts à escamoter le débat. Tous les syndicats s'inquiètent, la CGT
appelle à une riposte unitaire le 1er mai. le texte intégral du projet, décrypté et commenté point par point.
À QUI PROFITE LE LIVRET A ?
Un collectif de syndicats et d'associations citoyennes, « Pas touche au
Livret A », interpelle la Commission européenne sur les manœuvres du
gouvernement.
LA FIGURATION NARRATIVE S'EXPOSE AU GRAND PALAIS
Comment, dans les années soixante, la peinture en France est entrée dans le monde moderne, avec une salutaire véhémence.
A NE PAS MANQUER…
LES EFFETS PERVERS DE LA NOUVELLE LOI LAGARDE
Sous couvert de rendre du pouvoir d'achat aux consommateurs, le
gouvernement prend le risque d'accentuer les difficultés des
agriculteurs, des coopératives et des PME de l'industrie
agroalimentaire en donnant les pleins pouvoirs aux distributeurs.
PROGRAMMES DU PRIMAIRES : DARCOS REND SA COPIE
Une nouvelle mouture des futurs programmes du primaire est rendue
publique, l'ancienne avait déclenchée une trombe de réactions aussi
vives que négatives de la part d'un très grand nombre d'acteurs de
l'éducation.
PREMIÈRE RÉUNION DU PARLEMENT ITALIEN
La 17ème législature s'ouvre sur fond de dissensions dans l'opposition,
et de forte influence de la Ligue du Nord dans la majorité de Silvio
Berlusconi.
LES CENTS JOURS DE PÉKIN, LA POLLUÉE
Les athlètes français fêtent les cents jours avant l'ouverture des
Jeux. Dans la capitale chinoise, tout est prêt, mise à part l'air
irrespirable qui fait fuir les habitants. Notre reportage à Pékin.
Découvrez le hors-série :
MAI 68, LE GRAND TOURNANT.
132 pages consacrées à MAI 68.
Accompagné d'un DVD,
« Trois films en Mai ».
À commander à la boutique du site de l'Humanité
…
|
Dossiers

|
|
|
| dimanche 27 avril 2008, a 22:10 |
| RSA : Les pauvres paieront pour les plus pauvres . |
Le
revenu de solidarité active (RSA) n'est ni mort ni enterré. Alors que
François Fillon avait jugé ce système « trop coûteux », le président de
la République a réaffirmé hier que le RSA serait maintenu et même
généralisé en 2009. Dont acte. Sauf que Nicolas Sarkozy en a précisé
les contours, à commencer par un financement nettement revu à la
baisse. Il a ainsi déclaré que la mise en place de cette aide se ferait
« en maîtrisant les coûts, pour 1 ou 1,5 milliard d'euros », soit deux
fois moins que l'estimation de son initiateur, le haut-commissaire aux
Solidarités actives, Martin Hirsch. Lequel se dit pourtant
« satisfait » de ces annonces ! Ce dernier avait en effet estimé à 2 ou
3 milliards le coût de cette mesure qui doit permettre aux
bénéficiaires de minima sociaux de reprendre une activité sans perte de
revenus.
Autre annonce : le RSA sera financé en partie par le redéploiement
de la prime pour l'emploi (PPE). En bref, on déshabille Pierre pour
habiller Paul. « On va financer pour les plus pauvres leur accès au
travail en enlevant de l'argent aux plus modestes », dénonce François
Chérèque, secrétaire général de la CFDT. De son côté, la CGT voit
toutes ses inquiétudes « confortées » et dénonce l'inégalité de ce
redéploiement. Le PS, lui, fustige un « financement au rabais ». « Le
chef de l'État a délivré sa conception de la solidarité : faire payer
la lutte contre la pauvreté et l'exclusion par les salariés les plus
modestes », estime Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à
l'Assemblée nationale. Sans compter qu'aucune garantie n'est faite sur
la qualité des emplois ou l'évolution des salaires.
A. C.
l' Huma du 26 / 04 / 08
|
|
| dimanche 27 avril 2008, a 21:54 |
| Quel avenir pour le port de Dunkerque ? |
Par PCF Dunkerque-Est le vendredi 25 avril 2008, 20:00 - Lien permanent
Il
y a 16 ans, en 1992, pour liquider la loi du 6 septembre 1947, qui
garantissait l'emploi des ouvriers dockers, le patronat portuaire et le
gouvernement de l'époque évoquèrent les trop nombreuses grèves et le
monopole de la CGT qui, selon eux, plombaient la fiabilité du port de
Dunkerque et faisaient fuir les clients. Il fallait, rappeler vous,
réformer et faire entrer les dockers dans le droit commun et les
entreprises privées pour sauver le port.
Sans
s'arrêter sur la façon dont cette réforme portuaire fut mise en place
(ce n'est pas la peine de remuer le couteau dans la plaie), il est
important, au moment où Sarkozy s'apprête à pousser cette logique libérale jusqu'au bout, de faire le point aujourd'hui sur la situation du port de Dunkerque.
Tout
d'abord et malgré que le port de Dunkerque n'ait plus connu un seul
jour de grève depuis 16 ans, l'activité de celui-ci ne s'est guère
améliorer, au contraire. Pour preuve deux éléments :
Le premier c'est l'effectif
dockers qui a fondu comme neige au soleil. En effet, sur les 1100
dockers qui existaient en 1992 il reste aujourd'hui :
- 170 dockers (titulaire de la carte « G ») qui disparaîtront à l'horizon 2012 avec les départs en retraite.
- 100 dockers mensualisés
- 50 à 150 intérimaires suivant l'activité
Le
deuxième élément c'est le développement du trafic et notamment celui du
containers qui devait résulter de cette réforme mais qui n'est pas au
rendez vous. On stagne toujours à 200 000 boîtes et on a même vu Maersk
quitter Dunkerque en début d'année.
Ça ne fonctionne pas ! On continue !
C'est
ce que semble nous dire le patronat portuaire et le gouvernement actuel
face au fiasco que représente la réforme de 1992. Enfermer dans leur
logique libérale ils ont trouvé aujourd'hui de nouveaux
responsables. Ce sont les salariés des Ports Autonomes et plus
particulièrement les grutiers et les portiqueurs.
Accédant
au souhait du MEDEF, Nicolas SARKOZY vient d'annoncer la transformation
du statut public des Ports Autonomes en Société Anonyme.
Cette privatisation serait partielle.
A la partie publique les fonctions dites régaliennes ; gestion du foncier, planification, sécurité, etc. ; c'est-à-dire ce qui coûte mais ne rapporte rien.
Aux entreprises privées les fonctions commerciales ; c'est-à-dire celles qui rapportent des dividendes aux actionnaires.
Soyons sérieux
Les
pertes de marché des ports Français ne proviennent pas des statuts des
personnels qu'ils soient dockers ou salariés des Ports Autonomes mais
du manque d'investissement.
En
effet, depuis 35 ans le trafic des containers s'est développé de façon
exponentielle dans le monde entier. Ce nouveau mode de transport a
exigé une adaptation des ports : grues, portiques, quais spéciaux,
infrastructures fluviales et ferroviaires… autant d'investissements qui
n'ont pas été réalisés contrairement à nos voisins Belges et
Hollandais. Il suffit de se rendre à 60 km de chez nous, à Zeebrugge
pour s'en rendre compte. Dès 1977 ce port a entrepris des
investissements colossaux qui se poursuivent encore aujourd'hui. Le
résultat : le port de Zeebrugge a multiplié son trafic par 10 en
l'espace de 25 ans. Il est passé d'un nombre de containers identique à
celui de Dunkerque en 1992 à plus de 1,5 Million aujourd'hui.
D'ailleurs
le gouvernement, par la voix de son premier ministre François FILLON,
ne vient il pas de reconnaître cette réalité en annonçant prochainement
« un ambitieux plan d'investissement » pour les ports Français.
Intox pour mieux faire passer la pilule ou réalité ?
L'avenir des ports Français ne passe pas par un désengagement de l'état
Aussi, en transférant
les quais, les terminaux, les grues, les portiques... et les personnels
des Ports Autonomes aux entreprises privées le gouvernement choisi
l'intérêt particuliers des chargeurs, des armateurs et des groupes
financiers, dont ils dépendent, au détriment de l'intérêt général.
Au-delà
ce projet veut imposer la concurrence entre nos ports et les ports des
pays voisins en tirant vers le bas les coûts salariaux pour toujours
mieux servir la rentabilité financière.
Peut
être verra-t-on demain, comme actuellement dans la réparation navale,
des salariés Polonais venir travailler sur les quais dans des
conditions d'un autre âge. A moins que les libéraux voient là
l'occasion de reprendre l'offensive pour imposer l'auto-assistance !
Manutentionnaires, salariés du remorquage, du pilotage, du lamanage… La maîtrise publique des ports n'est pas un frein à leurs développements, au contraire ! Elle est la garantie de leur essor !
Ensemble, réfléchissons à un projet ambitieux pour le port de Dunkerque et refusons sa privatisation ! |
|
| dimanche 27 avril 2008, a 21:38 |
| Le P.C.F vent debout contre Sarkozy . |
Gauche
. Au moment où « les gens en prennent plein la tête », les communistes
s'engagent sur tous les terrains dans la riposte à la politique de la
droite.
« Première exigence : ne pas banaliser la moindre
injustice. » Ouvrant les travaux du conseil national du PCF hier, Bob
Injey donne le ton. Après les élections municipales et cantonales, le
PCF entend ne pas perdre de temps pour organiser la riposte à la
politique de la droite. Et ce n'est pas l'intervention de Nicolas
Sarkozy jeudi soir qui a émoussé cette détermination. « Les gens en
prennent plein la tête. J'aurais l'impression de ne pas être communiste
si je ne faisais rien », lance Françoise Decan. Dans son département de
la Haute-Vienne où, comme partout, les luttes se multiplient dans de
nombreux secteurs, les militants communistes, persuadés qu'« on ne peut
résoudre les problèmes des salaires, des sans-papiers, de l'école, des
hôpitaux… en restant chacun dans sa boutique », ont cherché le moyen de
mobiliser et unir toutes les révoltes. Ils ont ainsi décidé
d'organiser, le soir après 20 heures, des manifestations aux flambeaux.
« Nous allons lancer un appel à tous les partis de gauche, aux
syndicats, aux associations. Nous voulons que tout le monde puisse
participer, même les femmes des supermarchés », explique-t-elle. C'est
donc avec un état d'esprit très offensif et en encourageant toutes les
initiatives construites sur le terrain que les responsables communistes
abordent les semaines qui viennent. La campagne du PCF intitulée « la
Bourse ou la vie » devrait se décliner dans des réunions publiques
autour de thèmes comme la famine, la crise alimentaire ou encore les
salaires ou les retraites. Elle sera accompagnée de pétitions sur
différents sujets et d'une lettre que les familles pourront envoyer au
président de la République pour lui adresser directement leurs
exigences. Le 15 mai, une rencontre nationale sur la crise financière
et les propositions des communistes rassemblera des militants
politiques, syndicaux, associatifs. Et l'anniversaire de Mai 68 sera
une occasion de débattre à la porte des entreprises.
Avant l'été, le PCF lancera aussi le débat de son prochain congrès
« à partir de la vie et de la nécessité urgente de combler le déficit
de projet politique dans le cadre de la mondialisation », explique
Marie-George Buffet en s'adressant aux journalistes. Trois réunions
nationales sont donc programmées. Le 31 à Paris, sur l'état du monde,
le 7 juin à Marseille, « pour commencer à débattre de ce que pourrait
être un véritable projet politique progressiste », enfin, le 14 juin à
Tours, sur les transformations dont le PCF a besoin.
Autre chantier crucial pour les communistes dans la prochaine
période : l'Europe. Au moment où va s'engager la présidence française,
Marie-George Buffet insiste sur l'urgence de réorienter la politique
européenne, de la PAC à la politique industrielle et monétaire, à celle
à l'égard des pays du Sud. Enfin la secrétaire nationale du PCF se
montre extrêmement préoccupée par des projets de réforme des modes de
scrutin des élections législatives et régionales qui semblent se
dessiner. Elle relève que « certains hauts responsables de la
majorité » envisagent d'adopter un système à un seul tour, « ce qui
reviendrait à éliminer toute possibilité de représentation
institutionnelle autonome de nombreux courants d'idées » et
instituerait, souligne-t-elle, « un bipartisme qui scléroserait notre
démocratie ».
Sur ce sujet comme sur les autres, Marie-George Buffet interpelle
donc Nicolas Sarkozy. Et lui retourne l'idée de courage dont il se
revendiquait encore, jeudi : « Le courage c'est d'abord d'aller contre
les vents dominants et donc de pousser à l'augmentation des salaires
plutôt qu'à celle des profits, d'écouter la jeunesse lycéenne plutôt
que les maniaques de la réduction de la dépense publique. »
Jacqueline Sellem
l' Huma du 26 / 04 / 08
|
|
| dimanche 27 avril 2008, a 21:16 |
| On est en grève,on le dit et on résiste . |
« On est en grève, on le dit et on résiste »
Sans-papiers . Le tribunal de Créteil a débouté la
Fédération des entreprises de propreté, qui avait introduit un recours
pour expulser les grévistes qui occupent les lieux.
« Irrecevable », telle est la décision du tribunal des
référés de Créteil, qui a été annoncée hier après-midi par Camille
Montuelle, responsable CGT, aux occupants des lieux. Sous les
applaudissements, le syndicaliste a commenté la décision de justice qui
repousse donc la demande de la Fédération des entreprises de propreté
(FEP) d'expulser les travailleurs sans papiers qui occupent les locaux
de Villejuif (94) depuis le 15 avril dernier pour leur régularisation.
Cette annonce marque une victoire pour les centaines de salariés de ces
entreprises de nettoyage. Ils demandent la même chose que les salariés
grévistes de l'île de la Jatte à Neuilly : une régularisation de leur
situation.
« Nous n'allons pas nous laisser faire. »
Mady Yena, porte-parole des travailleurs de la FEP, affirme que
« plus de 350 dossiers ont été déposés à la préfecture ». Les nuits
passées dans les locaux entre les thermos et les sacs de couchage posés
dans l'entrée du bâtiment n'ont pas entamé la détermination des
occupants. Malgré une bonne entente entre les sans-papiers et la
direction, il précise d'une voix ferme : « Nous n'allons pas nous
laisser faire. » En clair, ils continueront d'occuper les lieux jusqu'à
leur régularisation. Geste de bonne volonté : les occupants ne bloquent
plus l'accès des locaux aux apprentis du centre de formation. Il
rappelle aussi que l'occupation des lieux se fait dans un climat de
non-violence.
Suite à la décision de justice, Mady Yena en appelle à une
généralisation du mouvement : « Multiplions les actions. » D'autant que
ces grévistes sans papiers sont conscients qu'ils risquent gros en
déposant des dossiers de régularisation. Ils en appellent « à la
conscience du peuple français ». « Conscience française » que Nicolas
Sarkozy, lui, ne « connaît pas ». Cette action est leur seul espoir.
« Comment vivre sans papiers ? » questionne Ould Alioum, un Mauritanien
salarié dans une entreprise de nettoyage en France depuis 1998. Lui qui
paye ses impôts, qui est déclaré par son employeur et qui envoie de
l'argent à sa famille restée au pays explique combien sa situation est
difficile, quand acheter une Carte orange ou sortir dans la rue devient
dangereux. Pour sortir de cette situation, il veut poursuivre la grève
« jusqu'au bout ».
« …rester ici jusqu'à la régularisation. »
La CGT a, pour sa part, réaffirmé son engagement à lutter contre
l'exploitation intolérable des sans-papiers et à poursuivre ce
mouvement, car il a « déstabilisé le gouvernement ». Un seul mot
d'ordre au milieu de cette foule de sans-papiers et de syndiqués : « On
s'organise pour rester ici jusqu'à la régularisation. » Le rendez-vous
est pris pour le 1er mai à Paris, où une délégation de travailleurs
sans papiers se joindra au cortège syndical.
Mathilde Hamet
l' Huma du 26 / 04 /08
|
|
| dimanche 27 avril 2008, a 19:30 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
Si cette lettre ne s'affiche pas correctement, cliquez-ici
|
Où trouver l'Humanité ? | Soutenir l'Humanité

|
|
samedi 26 avril 2008
En kiosque, chez votre marchand de journaux
RETRAITES : BÂTIR UNE SOCIÉTÉ POUR TOUS LES ÂGES
En décrétant qu'il faut allonger la durée de travail à chaque progrès
de l'espérance de vie, le gouvernement détermine, de fait, une
hiérarchie des âges, au profit de l'âge du « produire rentable ». La
révolution démographique en cours appelle une autre vision. Notre dossier. Entretien avec Henri Chevé, chercheur, responsable syndical de l'UCR-CGT.
CHINE-TIBET : LE DIALOGUE PEUT-IL REPRENDRE ET ABOUTIR ?
La proposition de Pékin de reprendre avec le dalaï lama des discussions
vieilles de trente ans est bien accueillie. Mais la montée de
revendications radicales suscite l'inquiétude. De notre envoyée spéciale à Pékin
Les enfants perdus de l'Olympisme. Ils sont fils de tibétains, athlétes, la politique a fait d'eux des apatrides des stades. De notre envoyé spécial à Zurich
A NE PAS MANQUER…
MEURTRE DE SUZANNA ZETTERBERG : LE GOUVERNEMENT EXPLOITE L'AFFAIRE
L'enquête sur l'assassinat de l'étudiante suédoise retrouvée morte la
semaine dernière progresse. le ministére de la Justice profite de
l'affaire pour faire la promotion de ses lois sécuritaires.
84% POUR LA RÉGULARISATION DES TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS
Un sondage réalisé par l'IFOP pour l'Humanité révèle que 63% des
Français interrogés préfèrent la régularisation individuelle. 16%
seulement sont opposés à toute forme de régularisation. Ce n'est pas la
réticence à l'égard de ces travailleurs qui domine.
SYNDICALISME : NOUVELLES RÈGLES DU JEU
Représentativité syndicale : un poids accru des salariés face aux
accords minoritaires. La nouvelle règle de validation des accords
pourrait permettre une meilleure prise en compte du rapport des forces
dans la négociation sociale.
VISITE CONTROVERSÉE DE NICOLAS SARKOZY À TUNIS
Paris escompte signer des contrats sur le nucléaire civil et sur les
commandes d'Airbus sans froisser son partenaire sur la question du
respect des droits de l'homme. De notre envoyé spécial en Tunisie
LA MODERNISATION À LA MODE CAPITALISTE
La ministre de l'économie et des finances va présenter son projet de
loi pour la modernisation de l'économie. Une quarantaine d'articles
fidèles au discours européen.
Découvrez le hors-série :
MAI 68, LE GRAND TOURNANT.
132 pages consacrées à MAI 68.
Accompagné d'un DVD,
« Trois films en Mai ».
À commander à la boutique du site de l'Humanité
…
|
Dossiers
|
|
Accueil | Contact | Plan du site |
|
|
| vendredi 25 avril 2008, a 21:46 |
| Le dessin de l' Huma . |
|
|
| vendredi 25 avril 2008, a 21:21 |
| Hors de question de subir encore 4 ans ! |
Tract : hors de question de subir encore 4 ans !

Rien dans les mains, rien dans les poches, Nicolas Sarkozy a pris 100 minutes sur TF1 et
France 2 pour expliquer qu'il ne changeait rien. Il rabache. Pour Marie-George Buffet :
« hors de question de subir encore quatre ans une année aussi calamiteuse ». Les
communistes invitent les 79% des Françaises et des Français qui pensent que rien ne s'est
amélioré à amplifier les luttes et à signer une lettre d'exigences au Président de la
République (au dos).
On ne change pas une politique qui perd ?
Les Françaises et les Français expriment massivement leur déception et leur colère. Mais
Nicolas Sarkozy n'a pas de politique de rechange. Il justifie le paquet fiscal, 15
milliards de cadeaux aux plus riches, prévoit de nouvelles éxonérations pour les patrons.
Pour tous les autres, il faut travailler plus. Dans la semaine avec les heures
supplémentaires, tout au long de la vie avec la fin de la retraite à 60 ans et pourquoi
pas le travail après 65 ans. Pour se payer l'augmentation des prix.
Et pour les chômeurs le bâton : aucune indemnité si on refuse deux fois une offre à 70% de
son salaire précédent et à deux heures de son domicile !
Il annoncé la fin de la prime pour l'emploi pour que les salariés modestes qui la perçoivent
payent pour les exclus.Il a confirmé les franchises médicales, les suppressions de postes
dans l'éducation nationale, le plan Hôpital... les 55 « réformes » où tout le monde a à perdre
sauf le MEDEF.
Un Président inquiétant
Au cours de l'entretien, Nicolas Sarkozy a multiplié les bourdes. Confondant le fioul et le
gaz par exemple.
Mais aussi, plus gravement, il a rejeté la « naturalisation » des salariés immigrés sans
papiers qui ne demandent qu'une carte de séjour. S'attaquant à la laïcité, il a opposé les
« professeurs qui sont là pour enseigner les matières » et les religieux qui « donnent du
sens à la vie ».
On peut changer de politique. On va s'y mettre
Nicolas Sarkozy nous mène en bateau. Il déclare : « je crois au capitalisme, aux marchés, à
la mondialisation » et quelques secondes après : « le capitalisme marche sur la tête ».
Pour rompre avec sa politique brutale et injuste, il ferait bien de regarder du côté des
propositions du PCF. Par exemple :
Oui il y a une autre solution pour garantir le système des retraites et pour augmenter les
pensions que « 1- baisser les pensions 2- augmenter les côtisations 3- alonger la durée de
cotisation ». Il faut arrêter les exonérations des cotisations patronales qui creusent le
déficit et taxer les revenus financiers qui ne contribuent pas à la protection sonciale.
Oui il y a une autre solution pour vivre mieux que de faire des heures supplémentaires et
travailler jusqu'à 65 ans. Il faut augmenter les salaires. Les gains de productivité et les
profits le permettent.
Non ce n'est pas en supprimant des professeurs que nous aurons une meilleure éducation.
Des moyens pour l'école, c'est un investissement pour l'avenir.
C'est cela que l'opinion des citoyens et les luttes expriment. Alors, on ne va pas attendre
quatre ans pour stopper les mauvais coups et construire d'autres choix.
C'est le sens de la
lettre au verso que nous vous invitons à signer.
site du P.C.F
|
|
| vendredi 25 avril 2008, a 04:37 |
| Interview de Nicolas Sarkozy . |
vendredi 25 avril 2008
(04h16) : Interview de Nicolas Sarkozy : Rabâchage présidentiel
Interview de Nicolas Sarkozy : Rabâchage présidentiel
Nicolas Sarkozy s'est exprimé dans une longue interview
télévisée pour dresser le bilan de sa première année en tant que
Président de la République.
S'il était évident que 90 minutes ne suffiraient pas à
effacer un année de calamité, les français ne pourront que ressentir
colère et amertume. Il ne faudrait pas que Nicolas Sarkozy prenne son
cas pour une généralité lorsqu'il affirme s'être « préparé aux
déceptions ».
Un Président de la République qui confond
naturalisation et carte de séjour ou ne fait pas de différences entre
le Gaz et le fioul est non seulement extrêmement inquiétant, mais donne
à voir d'un grave manque de sérieux et de compétences.
Puisque Nicolas Sarkozy avoue lui-même que le
capitalisme « marche sur la tête », il ferait bien de regarder du côté
des propositions du PCF pour rompre avec l'injustice et la brutalité de
la politique du gouvernement. Nicolas Sarkozy n'est pas en échec, il
est nuisible. Ce soir, il n'a rien annoncer, sinon qu'il continuera la
même politique, que les français soient heureux ou pas. Et ils ne le
sont pas
Parti communiste français
Paris, le 24 avril 2008 |
|
| jeudi 24 avril 2008, a 20:47 |
| Bulletin d'avril 2008 : pour une politique de progrés et d'égalité . |

Par : Commission féminisme - droits des femmes
Mis en ligne : 23 avril
Les élections municipales et cantonales passées, les attaques gouvernementales se succèdent.
À l'opposé des déclarations du président de la
République sur le pouvoir d'achat, le gouvernement déroule sa politique
de précarisation et d'appauvrissement.
À télécharger
Après la santé, avec l'instauration des franchises
médicales, c'est au tour de l'éducation nationale d'être victime de
l'acharnement libéral. Ces jours derniers, ce sont les allocations
familiales qui sont la cible du gouvernement.
Le Médef le réclamait depuis longtemps et voici que le
gouvernement s'apprête, dans son dernier projet de loi sur “la
modernisation du marché du travail”, à sanctionner les chômeurs- euses
qui refuseraient deux “offres valables d'emplois”. Il instaure
également la rupture du contrat de travail “à l'amiable”, qui constitue
une remise en cause du droit de licenciement. Ces mesures n'ont qu'un
seul but : sous couvert de flexicurité, il s'agit d'accroître la
flexibilité du travail pour tous les salarié-e-s et de faire accepter
la baisse des salaires.
Dans ce contexte, ce sont particulièrement les femmes qui sont visées.
Elles le sont dans toutes les dimensions de la politique menée par ce
gouvernement.Aujourd'hui, dans le cadre de la RGPP (Réforme générale
des politiques publiques), c'est l'existence même de la politique
d'égalité en France qui est remise en cause et son administration (le
service des droits des femmes et de l'égalité) menacée de démantèlement.
La politique mise en oeuvre par ce gouvernement vise à
laisser penser qu'aucun autre choix politique n'est possible, que
réalisme et modernité obligent, il convient de se plier aux règles du
libéralisme. Tout est fait pour éloigner les citoyennes et citoyens de
la vie démocratique.
Mais d'autres choix sont possibles. La Bretagne a fait
le choix d'une politique d'égalité entre les femmes et les hommes,
solidaire. Elle a agi et adopté des politiques contre les violences
faites aux femmes, pour développer l'éducation à l'égalité auprès des
lycéens et des professionnels de la formation, pour conditionner les
aides accordées aux entreprises au respect de l'égalité des droits au
travail…
Au travers de la 2ème biennale de l'Égalité
entre les femmes et les hommes, qui se tiendra les 23 et 24 mai
prochains à Saint-Brieuc (Côtesd'Armor), elle fait le choix de
donner la parole aux citoyen-nes sur cette question de civilisation.
Co-organisée avec plus de 90 partenaires, lieu de débats, de
rencontres, notamment avec Gisèle Halimi, la biennale ouverte à tous
(sur inscription) se veut le rendez-vous des citoyens et citoyennes
engagé-e-s pour une société plus juste et plus humaine. Je vous invite
nombreux-euses en Bretagne les 23 et 24 mai prochains, pour que
l'égalité des droits entre les femmes et les hommes devienne une
réalité quotidienne.
Gaëlle Abily
Tout le programme sur :www.bretagne-egalite.fr
site du P.C.F |
|
| jeudi 24 avril 2008, a 05:08 |
| La droite réactionnaire mobilise contre la C.G.T |
Mercredi 23 Avril 2008 - 17:04
Le conflit au Port Autonome de Marseille est un
prétexte pour relancer le discours anti-CGT. Un discours archaïque aux
relents fascistes pour le plus grand bonheur de l'UPE 13 (MEDEF local)
et de l'UMP

Vous ne les entendrez pas dans la foule, car les français soutiennent la CGT,
vous ne les verrez pas dans les manifestations car une lutte ce n'est
jamais pour le plaisir, vous ne les verrez pas sur les lieux de travail
car ils ne connaissent pas le travail, ce sont les ragots anti-CGT. Ces
ragots sont toujours les mêmes: “la CGT ruine le pays par ses grèves”,
ils émanent des couches sociales les plus aisées qui ne connaissement
pas les condition de travail sur le PAM, ou même n'ont jamais travaillé
sur le PAM… en somme “des experts”.
Parmi ces “experts” toujours invités par les médias, on retrouve l'UPE 13, la vitrine méditerranisée du MEDEF. Ces
chantres de la privatisation du PAM se battent depuis des années pour
prendre le contrôle du port et y imposer une vision archaïque du
système portuaire: dumping social, manque de sécurité sur les
processus de débarquement, économie sur les formations du personnels,
manque d'investissements qui aboutissent à l'obsolescence du matériel
portuaire et à sa dangerosité. Bref un port qui s'effondre
économiquement.
Le projet du gouvernement est de confier
l'ensemble des opérations de chargement et de déchargement des navires
aux entreprises privées, qui emploient déjà les dockers. Ces
entreprises devraient donc se voir transférer les grues et les
portiques, ainsi que les personnels qui les pilotent et les
entretiennent, soit entre 1.800 et 3.000 personnes.
Face à une opinion publique au côté des salariés du PAM, les
chantres du libéralisme tentent une offensive contre la CGT. Sur le
site de La Provence
vous pouvez voir le nombre de messages anonymes (comme en 1940 avec les
lettres de dénonciations des “bons français” contre la vermine
communiste et syndicaliste) qui attaquent la CGT, vous vous livre une
sélection, un “best off” de la connerie de ces privilégiés qui
défendent la privatisation.
” -entendu hier sur RMC info le témoignage d'un conducteur
d'engin lynché ( nez et jambes cassés) parce qu il refusait de prendre
la carte de la CGT
-La CGT, veut interdirent la modernisation du port, ils ne veulent plus
que les étudiants et salariés gagnent de l'argent le dimanche à Plan de
Campagne…
-Une question ? est ce qu'ils sont payés pendant qu'ils mettent les ports Francais à genoux?
-marre de cette CGT!!!!!!!!!!!!!! on leur doit la faillite du port (pôvre imbéciles) vous avez cassé votre jouet
-La privatisation sur les dockers-CGT c'est comme la pénicilline sur les germes nocifs, le seul remède efficace
-tu peux CROULER bécasse….. la CGT elle COULE le pays année par année
-Conspirateur Gêneur Tricheur “
Le gouvernement, dit-il, “est sur une démarche idéologique et
politique et non pas économique”. Surtout, “on a l'impression depuis le
départ qu'il n'y a rien à négocier”, déplore le responsable CGT M.
Galeoté. Par solidarité et par crainte d'être “impactés” par la réforme
portuaire, les dockers de la manutention privée ont décidé de cesser le
travail trois nuits par semaine.
Lorsqu'une entreprise privée est compétitive, elle cherche à
accroitre ses bénéfices aux détriment des salariés et au détriment de
la qualité de la production et des services. Le Port Autonome de
Marseille, entreprise semi-public, suit la direction de la
privatisation et de l'ouverture à la concurrence. Le bassin industriel
du PAM est un véritable vivier pour l'emploi dans nos villes, il doit
être utilisé pour favoriser le développement des communes et aider à la
lutte contre le chômage.
Rien ne justifie la privatisation du port autonome de Marseille, ni
juridiquement, ni socialement, ni économiquement, cette proposition
n'aurait-elle pas pour objectif tout simplement de livrer les terrains
portuaires aux appétits des promoteurs immobiliers en mal d'espaces en
bord de mer ?
La CGT se bat pour le bien de tous et pas pour des privilèges, alors rejoignez la CGT
Nicolas Maury
|
|
| jeudi 24 avril 2008, a 04:48 |
| Les appétits du privé sur le domaine public maritime . |

Mis en ligne : 23 avril
Annoncée
en janvier dernier la réforme sur la gouvernance des ports autonomes
doit passer devant l'Assemblée Nationale le 20 mai prochain. L'objectif
affiché du gouvernement consiste en « une reprise des investissements
de l'Etat, et un recentrage des ports autonomes sur leurs missions
régaliennes ».
ADCRE76
Mais
surtout le plan prévoit la poursuite du transfert vers le privé des
terminaux et de leurs personnels. Ce dernier point se heurte à la
colère des quelque 2 000 grutiers et portiqueurs concernés par la
mesure. Les personnels manutentionnaires des principaux ports français
dont ceux de notre Département (76), se sont mis en grève le 26 mars
dernier, soutenus par les dockers, qui ont vu, depuis 1992 leurs
activités confiées au privé.
Ainsi, au prétexte de réduire les
déficits publics, la Droite fait le choix politique de confier au privé
le soin d'investir sur les ports autonomes, ce qui permet ensuite aux
entreprises privées de revendiquer la maîtrise pleine et entière des
personnels intervenants sur ces investissements.
La notion même d'EPIC des ports autonomes est en cause
dans la mesure où les ports n'auraient plus d'activités industrielles
et commerciales proprement dites et l'on peut donc craindre que cette
nouvelle étape de la réforme portuaire soit suivie d'autres…
Les Conseils d'Administration des ports autonomes
devraient, dès la présentation de la loi, être modifiés, avec la
création d'un directoire et d'un conseil de surveillance. Ces
structures nouvelles faisant une large place au secteur privé.
Cette ouverture au privé se double de transferts aux
collectivités locales, dans les moyens de fonctionnement des ports,
mais aussi dans l'établissement des transports terrestres dont
l'insuffisance fait cruellement défaut, au Havre notamment.
C'est donc un retrait massif de l'Etat qui s'annonce, dans le domaine portuaire comme il se fait déjà dans d'autres secteurs ; on
peut donc craindre que les ports autonomes n'aient plus que les rôles
d'aménageurs de surfaces et de facilitateurs d'intervenants divers,
publics et privés, sur le domaine public maritime…
Il est donc clair qu'un tel projet, ne saurait
recevoir, en l'état qu'un rejet des élus communistes, rejet que j'ai
notifié lors du Conseil d'Administration du PAH qui traitait de cette
question. Nous refusons une déréglementation totale, mais si nous ne
sommes pas opposés à un commandement unique pour les dockers, grutiers
et portiqueurs et à une organisation du travail harmonisée.
Jean-Louis JEGADEN
Conseiller Général du Havre site du P.C.F
|
|
| mercredi 23 avril 2008, a 21:28 |
| 1 an / Sarkozy - Marie-George BUFFET.... |
1an / Sarkozy - Marie-George Buffet : « Nicolas Sarkozy n'est pas en échec : il est nuisible »

A
l'heure de bilan de cette première année de présidence de la
République, les français ont tranché eux-même : Nicolas Sarkozy est le
Président de la République le plus sanctionné dès la première année de
son mandat. Alors qu'à gauche, le concours de petites phrases est
ouverts pour qualifier son bilan, je ne peux m'empêcher d'être
extrêmement inquiète pour les quatres années à venir.
Nicolas Sarkozy n'est pas en échec comme on peut le
lire ici ou là. Il est nuisible. Au moment où les besoins sont énormes
en matière de santé, de retraites ou de droits, il est en train de
détruire méthodiquement les retraites, la sécurité sociale, le droit du
travail ou encore les libertés.
Dans
quelques semaines, Nicolas Sarkozy présidera l'Europe au nom de la
France. Il aura alors les mains libres pour installer au niveau
européen les mêmes politiques que les français refusent. A l'instar de
son mentor, George Bush, Nicolas Sarkozy a fait des plus grandes
fortunes « sa base ».
La voix de la France dans le monde est réduite à celle
des grandes multinationales quand elle ne s'aligne pas simplement sur
la politique étrangère américaine. Nicolas Sarkozy est en train de
défigurer la France, et face à cela, attendre 2012 n'est pas une
solution. Et ce n'est pas non plus ce qu'attendent les français.
Face aux promesses non tenues et à la multiplication
des luttes, il y a, à l'évidence, une vie politique entre les
élections. Les communistes sont engagés dans les luttes, et déterminés
à proposer des réformes alternatives et ambitieuses. C'est cela
qu'attendent les français.
Parti communiste français
Paris, le 23 avril 2008. |
|
| mercredi 23 avril 2008, a 04:52 |
| La police épinglée à Mayotte . |
Immigration . La Commission nationale de déontologie de la sécurité rend un rapport sévère .
Dans la nuit du 3 au 4 décembre 2007, au large de
Mayotte, avait lieu une « collision » entre une vedette de la police de
l'air et des frontières (PAF) et une barque transportant des -
Comoriens en provenance d'Anjouan. Ce n'était pas la première fois, le
détroit du Mozambique étant connu pour être le plus grand cimetière
marin au monde. Mais, cette fois, un des rescapés a réussi à informer
la presse, et la France entière a entendu son témoignage sur les
pratiques de la PAF.
Résultat, une enquête de l'inspection générale des services a été
diligentée le jour même par le ministre de l'Immigration, et le député
UMP Étienne Pinte et la sénatrice communiste Nicole Borvo ont déposé
une saisine auprès de la Commission nationale de déontologie de la
sécurité. La commission a lu les procédures, entendu douze des
rescapés, les représentants de la CIMADE et de deux associations
mahorées, écouté l'équipage de la vedette, visité le centre de
rétention de Mayotte et la maison d'arrêt de Majicavo.
Le constat de la commission, en onze pages, est sans appel. Tout
comme ses recommandations. Elle demande « qu'il soit impérativement mis
fin à la navigation en dérive tous feux éteints, lors des opérations de
recherche en mer de clandestins ». Elle estime que
« le centre de rétention de Mayotte est indigne de la République ».
La construction d'un nouveau centre s'impose dans les plus brefs
délais. Les « mineurs ne doivent plus être placés en rétention. » La
commission demande aussi l'établissement et le respect d'un règlement
intérieur. En bref, elle veut que soient respectées les lois
internationales et la loi française.
Émilie Rive
l' Huma du 21 / 04 / 08
|
|
| mercredi 23 avril 2008, a 04:41 |
| Les ports de France bloqués . |
grève . Le mouvement contre la privatisation de certaines activités des ports autonomes entamé jeudi dernier s'étend.
« On entre maintenant en résistance, nous allons mener
toutes formes d'actions nécessaires. » Secrétaire général des marins
CGT du port autonome de Marseille (Bouches-du-Rhône), Pascal Galeoté
donne le ton. Depuis jeudi dernier, les terminaux de marchandises de
Marseille-Fos, premier port français, sont paralysés à la suite du
mouvement de grève lancé contre la réforme des ports autonomes. Ce
texte, qui doit être examiné mercredi en Conseil des ministres, prévoit
le passage de la totalité des activités de manutention portuaire sous
le contrôle d'opérateurs privés. En 1992, une réforme du même type
avait conduit les dockers (manutention au sol) à passer sous statut
privé. Aujourd'hui, ce sont les grutiers et portiqueurs qui déchargent
les navires qui sont concernés.
« Le gouvernement n'a pas tenu compte des discussions, il nous a
laissés entrevoir la possibilité de négociations, mais le projet de loi
ne contient pas tout ça », déplore le cégétiste. Lequel dénonce « la
position dogmatique du gouvernement ». Reconductible quotidiennement,
la grève s'est propagée aux principaux ports autonomes du pays. À
Nantes-Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), seuls les terminaux pétrolier
et méthanier ont fonctionné ce week-end, à la suite de la grève des
grutiers. Au Havre (Seine-Maritime), la grève entamée vendredi a repris
samedi, tandis qu'à Bordeaux (Gironde) les navires n'étaient pas
déchargés en raison d'un appel de la CGT à n'effectuer aucune heure
supplémentaire. Le port de Rouen (Seine-Maritime) a également été
affecté hier et les jours précédents. À l'origine de la protestation,
la fédération CGT des ports et docks a promis une montée en puissance
du mouvement.
Alexandra Chaignon
l' Huma du 21 / 04 / 08
|
|
| mercredi 23 avril 2008, a 04:24 |
| Césaire n'a pas rompu avec les idées communistes . |
Mardi 22 Avril 2008 - 22:39
Francis Parny Conseiller Régional et André Chassaigne Député et
Président de l'ANECR représentaient le PCF à l'hommage à Aimé Césaire
Le Parti communiste était représenté par Francis Parny, chargé des
questions culturelles au sein de l'exécutif national, vice-président du
conseil régional d'Île-de-France et du député André Chassaigne,
président de l'Association nationale des élus communistes et
républicains (ANECR). Pour Francis Parny, qui représentait Marie-George
Buffet, actuellement en visite au Vietnam, « Aimé Césaire, quel qu'ait
été son parcours, se sentait, à sa manière, de la famille communiste.
Mais il voulait être indépendant. Dans sa fameuse lettre à Maurice
Thorez, "Nous sommes nous-mêmes", c'est une affirmation et une volonté
de ne pas être assimilé. Cela se traduit dans son enseignement
politique. Lors de sa dernière rencontre avec Marie-George Buffet, il a
expliqué que son départ du PCF n'était pas une rupture avec le Parti
communiste, mais avec ceux qui, à cette époque-là, représentaient le
parti en France. C'est pourquoi je dis, sans vouloir faire de la
récupération, - car il y a suffisamment de personnes ici qui essayeront
de le faire -, qu'il n'a pas rompu avec les idées communistes, même si
à un moment donné il a voulu marquer le fait et a quitté le parti.
C'est avec une grande émotion que nous sommes présents pour ces
obsèques. Et c'est avec beaucoup de solennité, et une somme de
souvenirs, que le Parti communiste tient à marquer sa présence auprès
d'Aimé Césaire qui a été, durant près de dix ans, un député communiste.
Son départ du PCF n'a jamais été pour lui le rejet du marxisme. Il ne
souhaitait pas que le peuple martiniquais soit assimilé à celui de la
métropole. Pour lui, cela n'était pas supportable ».
http://www.humanite.fr/
Nicolas Maury
|
|
| mardi 22 avril 2008, a 22:21 |
| Un an de matraquage du pouvoir d'achat . |
Social
. Retraités, fonctionnaires, familles, assurés sociaux… premier bilan
des attaques contre les finances des ménages portées par le président
au nom de la lutte contre le déficit public.
Jusqu'où le « président du pouvoir d'achat »
portera-t-il le reniement de son principal engagement ? Chaque semaine
ou presque, Nicolas Sarkozy et son équipe frappent de nouveaux coups
contre les ressources des ménages. Non contents de subir la
« modération » salariale imposée par les patrons, les Français voient
maintenant leur pouvoir d'achat attaqué de toutes parts, par le biais
du détricotage des systèmes sociaux de solidarité.
Redevance TV :
les retraités l'ont échappé belle
Les première charges remontent à fin 2007. Le gouvernement, en quête
d'économies budgétaires à tout prix, décide de supprimer l'exonération
de la redevance audiovisuelle (116 euros) dont bénéficient 750 000
retraités non imposables. Soit une ponction d'environ 50 millions
d'euros sur les revenus d'une catégorie de la population défavorisée.
Devant la bronca suscitée, et la perspective des municipales, le chef
de l'État donnera consigne de maintenir l'exonération.
Franchises :
les malades ponctionnés
Le 1er janvier débute une véritable série noire. L'assurance maladie
cesse tout remboursement sur une nouvelle vague de médicaments, dont
les laboratoires s'empressent d'augmenter les prix, de 30 % en moyenne
selon les pharmaciens. Les franchises médicales, dernière innovation en
matière de transfert du coût de la santé sur les assurés, entrent en
application. La ministre Roselyne Bachelot tente de faire croire que la
piqûre sera quasi indolore. Depuis, beaucoup ont reçu leurs relevés de
l'assurance maladie et pu mesurer l'importance de la douloureuse. Pour
le seul mois de février, le « rendement » des franchises s'élève à 80
millions d'euros (en année pleine, 850 millions d'euros). Une taxe qui
frappe plus fort les plus malades (voir encadré).
Pensions, minima sociaux :
à la diète
Le 1er janvier encore, les retraites sont revalorisées de 1,1 %.
L'Insee prévoyait pourtant, déjà, une inflation de 1,6 % en 2008. Le
gouvernement programmait donc sciemment une baisse du pouvoir d'achat
des 12 millions de retraités. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand,
promit alors un « rattrapage » plus tard. On n'a toujours rien vu
venir. Mais, depuis, les prix se sont emballés, pour atteindre un
rythme annuel de 3 %. Seul le minimum vieillesse (600 000 titulaires) a
fait l'objet d'un « effort » tout relatif : une augmentation, annoncée
la veille des municipales, de 5 % par an pendant cinq ans, qui laissera
ce minima au-dessous du seuil de pauvreté.
1,1 % d'augmentation, c'est aussi l'aumône faite aux bénéficiaires
de prestations et de minima sociaux, qui seront donc également perdants
en pouvoir d'achat cette année. Les handicapés en particulier, auxquels
le président avait pourtant fait force promesses. Devant leur colère et
leur mobilisation, un coup de pouce supplémentaire (3,9 %) sera annoncé
pour septembre prochain. Loin des attentes des handicapés, dont
l'allocation (AAH) restera elle aussi au-dessous du seuil de pauvreté.
Perdants encore, les cinq millions de fonctionnaires, auxquels le
ministre du Budget Éric Woerth a concédé 0,8 % d'augmentation du point
d'indice pour l'année.
GAZ :
+ 10 % en trois mois
1er avril, ce n'est pas un « poisson », mais un cadeau aux
actionnaires dans la perspective de la privatisation de GDF, via son
« mariage » avec Suez, et simultanément un coup de bambou sur la tête
de 11 millions de Français : le prix du gaz bondit de 5,5 %. La
précédente hausse, 4 %, datait du 1er janvier. Total : en trois mois,
une augmentation des factures de près de 10 %. Environ 80 euros par an
par abonné.
Allocations familiales :
en baisse le 1er mai
Puis les mauvaises surprises se précipitent. Sous le couvert d'une
« revue générale des politiques publiques » (RGPP) - en vérité
entreprise de démolition de l'État solidaire -, le gouvernement annonce
la fin de la carte de transport famille nombreuse (avant de devoir
faire machine arrière), puis la diminution des allocations familiales,
à compter du 1er mai (voir tableau). Roselyne Bachelot « pose la
question » de la fin du remboursement des lunettes par la Sécu. Les
autres « réformes » en préparation, comme celles des retraites (le
passage aux 41 ans de cotisation accentuera la baisse du niveau des
pensions) et de l'assurance maladie (pour y faire 5 milliards d'euros
d'économies !), vont dans le même sens : faire payer aux salariés, aux
assurés sociaux, le prix de la « lutte contre le déficit », tout en
continuant d'arroser d'avantages les entreprises (25 milliards d'euros
d'exonérations de cotisation, sans vérification de leur efficacité) et
la poignée des contribuables les plus aisés (grâce au bouclier fiscal à
50 %, 16 000 personnes vont se partager 575 millions d'euros de baisses
d'impôts). Une injustice absolue, doublée d'une impasse économique (la
consommation est ainsi matraquée alors qu'elle demeure le seul moteur
de la croissance) : deux raisons de donner aux manifestations du 1er
mai une ampleur exceptionnelle.
Yves Housson
l' Huma du 21 / 04 / 08
|
|
| mardi 22 avril 2008, a 22:00 |
| Avec ou sans papier : Les salariés sont solidaires ! |

Mis en ligne : 22 avril
Les travailleurs immigrés dont il s'obstine à
refuser la régularisation ne veulent plus raser les murs. Ils
n'entendent pas être traités de clandestins alors qu'ils exercent
honnêtement des métiers au service de la collectivité.
Ils sont cuisiniers dans des établissements de
restauration rapide où d'autres salariés déjeunent sur le pouce
pendant la pause de midi ou préparent des mets délicats des repas
d'affaires avenue de la Grande Armée. Et peut être bien que dans le
restaurant du 10ème arrondissement qu'ils occupent pacifiquement, des
fonctionnaires du ministère de l'Intérieur ont déjà dégusté le
cassoulet qu'ils leur avaient mitonné.
Ces hommes et ces femmes, pour la plupart d'entre eux
originaires de pays que la France a jadis colonisés, œuvrent à la
propreté de nos rues, de nos aéroports, nettoient linges et costumes
hâtivement déposés au comptoir du pressing. On n'en finirait pas de
dresser la liste des entreprises de services dans lesquelles ces
travailleurs “ sans papiers ” sont employés pour de maigres salaires –
sort qu'ils partagent avec la majorité des salariés – et contraints au
silence et à la docilité, à la merci d'une rafle à la sortie du métro,
leur journée de travail terminée.
Non, ils ne veulent plus baisser les yeux à l'approche
d'un uniforme, estimant à bon droit qu'ils ne devraient pas vivre la
peur au ventre. Et pourtant, ils sont la proie désignée du ministre de
“ l'Identité nationale ” dont la feuille de route fixée par le
président de la République peut se résumer à peu de choses près au
chiffre de 25 000 expulsions hors du territoire par an.
La tâche n'exige pas de compétences particulières, à
part une bonne dose d'inhumanité, dira-t-on. Erreur : le ministre joue
la compassion. Certes, un jeune homme s'est noyé pour échapper à une
arrestation qui l'aurait conduit en centre de rétention, ultime étape
avant le tarmac de l'aéroport. Mais quelques jours plus tard, la radio
nous annonçait que M. Hortefeux venait in extremis de délivrer un
permis de séjour à une jeune femme soignée en France pour un cancer.
Dans la France de Sarkozy, des hommes et des femmes
sont pourchassés, séparés de leurs amis, arrachés à un pays où ils
veulent vivre dignement de leur travail pour satisfaire les fantasmes
xénophobes d'une partie de son électorat.
L'actuel hôte de l'Elysée s'était attaché pendant la
campagne présidentielle à semer les ferments de division au sein de la
population. “ La France qui se lève tôt ” contre celle des “ assistés
”, les travailleurs du privé contre les fonctionnaires, entre
Français et immigrés. Diviser, diviser toujours pour parvenir au
pouvoir, force est de constater qu'il ne parvient pas comme il le
souhaiterait à diviser pour régner.
Ce n'est pas la première fois que des travailleurs
sans-papiers entrent dans la lutte pour leur dignité. La CGT y a
puissamment contribué. Des associations comme Droits Devant !!, des
élus de gauche, des citoyens toujours plus nombreux les ont soutenus.
De Buffalo Grill à la Grande-Armée, de Modelux à Paris Store, leur
combat courageux a été plutôt populaire.
La forme spectaculaire de l'action engagée ces
jours-ci témoigne d'une nouvelle étape. Frappés sur le pouvoir d'achat
et la protection sociale, les salariés, avec ou sans papiers, sont
aujourd'hui portés à la solidarité. En France et en Europe. Avec les
travailleurs grecs des chantiers navals de Saint-Nazaire. En Roumanie,
avec les métallos de Pitesti qui produisent la Logan pour Renault et
les sidérurgistes du site Arcelor-Mittal de Galati.
“ Prolétaires de tous les pays, unissez vous ”,
écrivait Karl Marx il y a déjà 160 ans en exergue du Manifeste.
Beaucoup de choses ont changé depuis 1848, qui fut aussi, rappelons-le,
l'année de l'abolition de l'esclavage, mais le besoin de s'unir, pour
les salariés, reste la condition de leur force.
site du P.C.F |
|
| mardi 22 avril 2008, a 21:29 |
| Comment défendre les droits de l'homme tout en approuvant l'inverse ? |

Mis en ligne : 22 avril
La IIIème République de Jules Ferry et des radicaux triomphants
de la fin du 19ème siècle a opèré par la violence la conquête du Tonkin
et d'une grande partie de l'Afrique et en y établissant une
exploitation féroce des indigènes soumis à des systèmes de « portage »
bien proches de l'esclavage. Plus près de nous la IVème République
socialiste et MRP a tenté de maintenir, toujours par la violence (cf.
les massacres coloniaux de 1945 à 1958) un système colonial fondé sur
un statut inférieur des indigènes (informel mais réel).
Ainsi on voit qu'en Europe on cloisonnait, on compartimentait les indignations.
Les grands principes d'égalité, de liberté, de dignité
sont valables ici et le racisme soft de Montesquieu au devoir de
civilisation de J. Ferry et de la SFIO pour là-bas. Aimé Césaire
n'était pas encore en odeur de sainteté…
Les choses ont-elles vraiment changé ? N'assiste-t-on
pas aujourd'hui à une exigence universelle des Droits de l'homme ? La
solidarité internationale avec les Tibétains victimes de la tyrannie de
Pékin n'en est-elle pas la plus éclatante manifestation ?
Si c 'est vrai, que deviennent dans l'apitoiement
général les millions de prolétaires asiatiques (dont une majorité de
Chinois) exploités comme du bétail dans les sweat shops de Dacca, de
Manille, de Shangai ou d'ailleurs ?
Où sont leurs droits ?
Ou veut-on faire oublier que c'est aussi avec des
capitaux occidentaux que s'effectue cette exploitation qui piétine
allègrement les « droits de l'homme » ? Veut-on faire oublier que les
firmes multinationales américaines et européennes partagent leurs
bénéfices avec la bourgeoisie et les dirigeants chinois sur la sueur et
le sang des millions de paysans chassés des campagnes par la misère ?
Veut-on faire oublier que cette exploitation en Asie sert de raison et
de prétexte à la destruction des droits et de la protection sociale des
travailleurs en Europe ?
Alors, pourquoi le Tibet aujourd'hui ?
Un peuple qui en opprime un autre ne peut-être libre lui-même.
L'oppression du tibet (et d'autres minorités) par
l'Etat chinois illustre parfaitement le caractère de classe de la
société chinoise.
C'est parce que la classe dirigeante chinoise, soi
disant « communiste » s'enrichit monstrueusement par l'exploitation des
travailleurs chinois qu 'elle pratique une politique nationaliste
impériale.
C'est parce que le grand capital occidental s'engraisse
sur le travail des salariés de nos pays qu'il établit au niveau mondial
une relation dominants/dominés avec le reste du monde.
UN MILLIARD D'ETRES HUMAINS souffrent de faim dans le
monde et l'on apprend que l'augmentation vertigineuse des prix des
produits agricoles doit beaucoup à la spéculation financière
internationale .
Y aurait-il plus d'opprimés et de violence au Tibet qu'en Palestine ou en Afrique ?
Ou cetains se donnent-ils bonne conscience à bon marché en s'offrant un Vietnam à l'envers ?
Les mêmes libéraux qui saluent sans sourciller la
régression sociale chez nous sont prêts à se battre pour la liberté des
Tibétains.
Veulent-ils, en confondant (sciemment ou non) le
capitalisme d'état chinois avec le communisme officiel de Pékin,
condamner toute solution socialiste chez nous ?
site du P.C.F |
|
| mardi 22 avril 2008, a 21:08 |
| Quelles institutions pour quelle intervention du peuple ? |

Le comité sur les institutions, piloté par Edouard Balladur, a remis
un rapport au Président de la République fin 2007. Le
gouvernement, sur la base de ce rapport, a décidé de soumettre au
Parlement un projet de réforme des institutions avant cet été. Nicole Borvo,
sénatrice, en charge de ces questions à l'exécutif du PCF, revient sur ce dossier.
Communistes N° 305 - 23 avril 2008
En quelques mots, serait-il possible de synthétiser
les éléments essentiels du projet ?
Le projet du gouvernement ne reprend pas l'ensemble des « propositions
Balladur ». Il en garde néanmoins les traits principaux, à savoir
conforter l'évolution présidentialiste de nos institutions. Le Président
de la République pourra s'exprimer directement devant le Parlement,
ce qui renforce sa position de véritable chef de l'exécutif. Mais, en réalité,
cette mesure est l'arbre qui cache la forêt. Le présidentialisme est
surtout conforté par l'absence de réels pouvoirs nouveaux attribués
au Parlement. Il retrouve certes quelques prérogatives (par exemple
l'établissement de l'ordre du jour…) mais il s'agit d'un leurre. Son
fonctionnement devient dans les faits plus strictement encadré par la
limitation du temps de parole des parlementaires et la contrainte financière.
Le Parlement, dont le rôle premier est de faire la loi, voit
cette fonction petit à petit se vider de sa substance. Le projet organise
donc un régime présidentiel à la française : un Président qui est chef
de la majorité, chef du parti majoritaire et qui dispose de pouvoirs très
importants avec un Parlement « rationalisé » à l'anglo-saxonne cantonné
au contrôle du gouvernement, ce qui bien évidemment renforce
le bipartisme.
Quelle est la position du PCF et ses propositions ?
La réforme tourne le dos aux exigences démocratiques
en ignorant totalement les évolutions, aujourd'hui largement
soutenues par la population, et qui sont : la proportionnelle, le développement
de la démocratie participative et de l'initiative citoyenne, le
vote des immigrés résidant sur le territoire… Ce projet ne répond en
rien à la crise de la politique actuelle et au fait que nos concitoyens
n'ont pas confiance dans leurs représentants. Le PCF et ses parlementaires
ne tomberont pas dans ce piège et ils s'opposeront à cette réforme.
Quelles sont les initiatives prévues pour favoriser
l'élargissement du débat public ?
Nous n'en resterons pas à cette opposition. Nous avons déjà formulé
beaucoup de propositions pour une réforme démocratique des institutions,
une VIe République démocratique, participative et sociale. Nous
voulons que nos concitoyens soient partie prenante du débat et de
l'élaboration de propositions nouvelles. A cette fin, nous allons d'une
part faire connaître nos propositions dans un quatre-pages argumenté
permettant leur intervention directe. Nous allons aussi réaliser une affiche
nationale pour donner à voir notre ambition sur ce sujet. Nous
tiendrons d'ici cet été des assises régionales de la démocratie participative
dans lesquelles seront débattues les réformes et élaborées d'autres
solutions. Ces assises contribueront à enrichir nos propres travaux de
Congrès et pourraient aboutir ultérieurement à un Forum national.-
Propos recueillis par Cécile Jacquet site du P.C.F
|
|
| mardi 22 avril 2008, a 05:22 |
| La CNAF refuse une mesure contre le pouvoir d'achat . |
Entretien
avec Jacqueline Farache, administratrice CGT à la Caisse nationale des
allocations familiales, qui annonce le lancement d'une pétition.
Cette mesure, qui consiste à - réduire de 600 euros par enfant les prestations familiales, se
justifie-t-elle ?
Jacqueline Farache. Non, d'ailleurs nous avons été une majorité au
conseil d'administration de la CNAF à voter contre cette mesure. C'est
un nouveau coup dur porté aux familles. En janvier 2008 les prestations
familiales ont connu une augmentation de seulement 1 %, et une récente
étude de l'OCDE fait état d'une chute de 24 % en valeur relative de ces
prestations depuis 1984. À ce jour, retrouver le niveau du début des
années 1980 supposerait une hausse de 33 % des prestations familiales !
Et le gouvernement nous annonce qu'il va au contraire les réduire…
N'oublions pas que les montants des aides sont indexés sur les prix et
qu'il s'ensuit une perte sèche de pouvoir d'achat pour les familles,
car l'allocation familiale c'est du pouvoir d'achat.
En contrepartie le gouvernement propose que cette économie aille à
une majoration de l'allocation de garde d'enfant pour les familles
modestes. Cela vous paraît-il réaliste ?
Jacqueline Farache. Il est totalement anormal de vouloir faire des
économies sur la branche famille, d'ailleurs nous lançons d'ores et
déjà une pétition pour nous y opposer. La branche famille est devenue
excédentaire à force de baisser le niveau des prestations, alors même
que les besoins des familles sont très loin d'être comblés. De plus
c'est un mensonge de vouloir nous faire miroiter une quelconque aide
supplémentaire pour la garde d'enfant alors que pour la seule année
2006, dans le cadre des contrats qui lie la CAF aux municipalités pour
les équipements d'accueil de la petite enfance, on a supprimé 600
millions d'euros. Et on continue dans ce sens alors que 1 enfant sur 10
seulement peut accéder aujourd'hui en France à ces structures publiques
d'accueil pour la petite enfance ! L'idée du gouvernement est peut-être
de transférer ces fonds publics vers des structures privées d'accueil
individualisé. Le gouvernement veut aller encore plus loin puisqu'il a
inscrit dans la loi de finances de la Sécurité sociale pour 2008 une
« modulation » de l'allocation de rentrée scolaire (ARS). Aujourd'hui,
que l'enfant soit au primaire, au collège ou au lycée, la prestation
est identique ; un prochain décret va sans doute diminuer fortement la
part réservée aux élèves du primaire, l'État estimant que les frais
scolaires engendrés par ces derniers sont moindres. Pour économiser les
5 milliards annoncés par Éric Woerth, c'est encore le pouvoir d'achat
des familles qui sera lourdement touché.
Entretien réalisé par F. D.
l' Huma du 18 / 04 / 08
|
|
| mardi 22 avril 2008, a 05:05 |
| Un hold-up de 138 millions d'euros sur les familles . |
Social
. La « réforme » instaurant une majoration unique des allocations
familiales revient à voler, en moyenne, 600 euros à chaque famille.
Tollé des associations et à gauche, grogne à l'UMP.
Familles, je vous plombe… Une semaine après la
tentative, avortée, de remise en cause de la carte SNCF de famille
nombreuse, le gouvernement a donc décidé de s'attaquer aux allocations
familiales. Malgré le tollé suscité, rien à ce jour ne semble devoir le
dissuader de « réformer » ce système de prestations sociales. Mercredi,
Matignon a annoncé la publication « dans les tout prochains jours »
d'un décret instaurant une majoration unique des allocs. À compter du
1er mai prochain, afin, prétend le communiqué de M. Fillon, de « mieux
aider les familles à faire face aux dépenses occasionnées par leurs
enfants » (plus le mensonge est gros…), les allocations familiales, qui
étaient jusqu'ici majorées de 33,51 euros à partir de l'âge de 11 ans
et de 59,57 euros à 16 ans, ne le seront plus qu'une fois : de 59,57
euros à l'âge de 14 ans. Bilan, selon les calculs de l'Union nationale
des associations familiales (UNAF) : un manque à gagner de près de 600
euros (586,56 euros) par famille. Matignon fait valoir que « l'argent
récupéré servira à financer d'autres mesures en faveur des familles ».
L'allocation pour garde d'enfant en bas âge, versée aux familles
faisant garder leur petit par une assistance maternelle, sera
« majorée » de 50 euros le 1er mai. Cela représenterait, selon des
estimations, une dépense globale de 35 millions d'euros. Un rapide
calcul aboutit au constat que, au final, le gouvernement opérerait donc
une coupe d'une centaine de millions d'euros dans les dépenses pour les
enfants. Le spectre de la revue générale des politiques publiques
(RGPP) et de ses objectifs de baisses des dépenses publiques et
sociales - qui avait déjà motivé l'attaque contre la carte de famille
nombreuse - n'est pas loin. En sus d'une opération comptable menée au
nom du dogme de la réduction des déficits, des observateurs décèlent
dans cette mesure la trace d'une orientation en matière de garde
d'enfant : alors que le déficit de places en crèche est énorme, le
gouvernement privilégie le soutien à un mode de garde privé.
un gouvernement
à hue et à couacs
L'annonce de cette mesure a donné lieu à un cafouillage
- un de plus - au sein du - gouvernement. La secrétaire - d'État à
la Famille, Nadine Morano, avait en effet expressément demandé au
porte-parole de Matignon d'indiquer que « rien n'était prévu en la
matière ». Ce qui aurait rendu le premier ministre « fou furieux »,
selon une source gouvernementale. Peu après, Fillon faisait publier un
communiqué entérinant le projet.
Reste l'essentiel : un coup de plus contre le pouvoir d'achat,
s'ajoutant à une liste déjà longue de mesures ou d'intentions, des
franchises médicales à la fin du remboursement Sécu sur les lunettes,
en passant par la flambée des prix de l'énergie. Mais aussi un nouveau
reniement du programme présidentiel, comme le député Hervé de Charette
(UMP) s'est senti obligé de le relever, très en colère et relayant un
état d'âme visiblement partagé parmi ses amis politiques à l'Assemblée.
« La semaine dernière, c'était la carte famille nombreuse, dimanche, le
remboursement des lunettes, lundi, les conditions d'indemnisation des
chômeurs, mardi les allocations familiales… C'est un gouvernement à hue
et à couacs. On fait l'inverse de ce qui serait souhaitable »,
s'insurge le parlementaire, inquiet de voir « la réforme » ainsi rendue
« haïssable ». Et Charette de conclure par ce trait assassin : « Pour
être acceptée, la réforme doit être juste, compréhensible et respecter
l'engagement pris . Là, aucun des critères n'est rempli. » Dont acte.
Puisse le mouvement social, familles incluses, conjugué à cette grogne,
ramener Matignon à la raison.
Yves Housson
l' Huma du 18 / 04 / 08
|
|
| lundi 21 avril 2008, a 21:42 |
| Le 1er mai a une histoire... |
Par Cellule Pierre Simonot le dimanche 20 avril 2008, 18:35 - Lien permanent
Le 1er mai 1886, à Chicago, une manifestation
est organisée devant les usines Mac Cormick. Plusieurs militants sont
arrêtés, condamnés et pendus.
En hommage aux martyrs de Chicago, et dans le but d'obtenir la journée
de huit heures comme durée maximale de la journée de travail, le
congrès socialiste international décide, en juillet 1889, de faire du
1er mai une journée revendicative dans chaque pays.
Le 1er mai 1891, à Fourmies, la troupe, à la demande du patronat local,
tire sur des grévistes pacifiques, tuant neuf personnes : un homme de
30 ans, deux jeunes gens de 20 ans, deux enfants de 11 et 12 ans et
quatre jeunes filles de 17 à 20 ans, et faisant au moins 35 blessés.
Le 1° mai 2008, les raisons de manifester ne manquent pas. Rendez-vous dans la manifestation à Lille !
|
|
| lundi 21 avril 2008, a 21:26 |
| AMAD .( DESSIN ) |
propagandes
Par AMAD le dimanche 20 avril 2008, 18:56 - Lien permanent
|
|
| lundi 21 avril 2008, a 21:07 |
| SANTE : SE MOBILISER D'URGENCE ! |
Lettre ouverte aux usagers, professionnels et personnels de santé
SANTE : SE MOBILISER D'URGENCE !
« En matière de santé publique le
gouvernement Fillon-Sarkozy a choisi la stratégie du pilonnage et pas
seulement médiatique puisqu'il a pris, et prend quasiment chaque
semaine, des décisions lourdes de conséquences directes en terme de
coûts pour les familles et de dégradations de la possibilité de se
soigner pourles malades.
Après le non-remboursement de centaines de
médicaments (dont les prix explosent), l'application des franchises
médicales, voici venir la suppression des remboursements sur la
lunetterie…
Mais il y a pire à venir !
Ainsil'annonce de la réforme
de l'hôpital ce jeudi par le chef de l'Etat, relayée avec complaisance
par les grands médias, n'est en fait que le 1er étage d'une fusée qui a pour objectif d'envoyer les malades pieds et poings liés dans les mains du privé.
Lubies hallucinatoires d'un marxiste obnubilé par le mal capitaliste ? Et bien voyons voir…
Tenez par exemple : la mise en vente des
médicaments dans les grandes surfaces qui se dessine, cela profitera à
qui ? Pas au pharmacien dont c'est pourtant le métier, certainement pas
au malade qui - souvent par nécessité d'économie - recourtà
l'automédication (prônée par la ministre de la santé elle-même : un
comble !) et sera donc encouragé dans cette voie dangereuse chaque
matin en faisant ses courses… mais cela profitera assurément aux grands
groupes pharmaceutiques qui feront exploser leurs ventes et leurs
profits.
Et puis à propos de l'offre de soin
hospitalière justement, dans notre région Haute-Normandie n'est-il pas
suspect de voir nos hôpitaux de proximité mis dans le collimateur
(Dieppe, Fécamp, Lillebonne, Pont-Audemer, Gisors et Bernay lit-on dans
la presse, rien que cela !) - sous le faux prétexte d'une mauvaise
gestion des moyens mis à disposition - alors que dans le même temps
l'Agence Régionale de l'Hospitalisation (sous l'autorité de l'Etat) a
autorisé ces dernières années la création (regroupements) de cliniques
privées (avec soutien des finances publiques), à Rouen, au Havreet
à Evreux ? Cliniques qui rappelons-le n'ont pas à assurer, comme
l'hôpital public, les missions de service public telles les urgences.
Nicolas Sarkozy lance une offensive à double
détente : il réserve la médecine aux riches, et livre, au détriment du
public, les secteurs rentables aux cliniques privées. Ce dont l'hôpital
public a besoin, c'est de personnels, de moyens et de mises en réseau
qui garantissent l'égal accès pour tous à des soins de qualité.
Il ne s'agit pas de nier la nécessité d'une
réforme de notre système de soins y compris hospitalier, bien au
contraire, mais le postulat de départ ne peut être le seul aspect
comptable du problème, et particulièrement dans notre région où la
démographie médicale (nombre de médecins et professionnels de santé par
habitant) est l'une des plus faibles de France.
C'est pourquoi les solutions ne peuvent, ne
doivent pas venir d'en haut, mais bien d'une concertation réelle avec
tous les intéressés.
Ce débat, cette concertation sur les choix à
faire en ce qui concerne notre santé, nous pouvons les imposer. Nous
avons l'exemple de cette prise en charge citoyenne avec ce qui s'est
passé en 2007 autour de l'hôpital de Gisors. Ensemble, les usagers, les
médecins, les personnels, les élus, ont réussi à contrecarrer les plans
décidés en « haut-lieu » qui visaient à supprimer la chirurgie et la
maternité. Des solutions ont été trouvées, l'activité et le rayonnement
de cet hôpital public sont aujourd'hui en progression.
Devant tous ces mauvais nuages qui se
profilent à l'horizon sur notre système de soins, j'en appelle donc à
tous les citoyens qui se préoccupent de cette question, à commencer par
les usagers, les professionnels et personnels de santé,leurs
représentants syndicaux, les élus qui, en milieu rural comme urbain,
constatent les carences qui s'aggravent en matière d'offres de soins
sur leur territoire… Oui, ensemble mobilisons-nous d'urgence,
rencontrons-nous, concertons-nous sur des propositions concrètes que
nous pourrions faire aboutir ensemble dans l'intérêt de tous.
Pour aider à cela je suis à votre disposition. »
Evreux le 21 avril 2008
Pour le groupe communiste du Conseil Régionale Haut-Normandie
Christian JUTEL ,Vice -Président en charge des questions de santé . |
|
| lundi 21 avril 2008, a 04:39 |
| LIBERTE POUR 19 LES SYNDICALISTES DE L' USTKE . |
LIBERTÉ POUR LES 19 SYNDICALISTES DE L'USTKE : Meeting lundi 21 avril à 19h, à Paris

MEETING CONTRE LA REPRESSION ANTI-SYNDICALE, ET INFORMATION SUR LES LUTTES EN NOUVELLE-CALÉDONIE dimanche 20 avril 2008
LIBERTÉ POUR LES 19 SYNDICALISTES DE L'USTKE
Meeting lundi 21 avril à 19h, à Paris.
Bourse du travail, 29 Bd du Temple, Paris 3ème, métro République
Intervenants : Corinne Perron (USTKE), Raphaël Mapou
(Rheebu Nuu) et des sénateurs coutumiers, José Bové (Via Campesina),
Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Yves Salesse (Coordination
Nationale des Collectifs Unitaires), Patrick Farbiaz (Les Verts),
Olivier Besancenot (LCR), Jacky Foureau (CGT), Alain Mosconi (STC),
Jérémy Berthuin (CNT), André Fadda (USM-CGT St Nazaire), Roberto
Ferrario, La Louve (Bellaciao)…
Le conflit social entre des salariés de l'Union
Syndicale des Travailleurs Kanak et des Exploités et la direction de
l'entreprise Carsud, filiale de Véolia, perdure depuis plus d'un an.
L'intervention des forces de l'ordre sur le piquet de
grève le 17 janvier 2008 a dégénéré en affrontements violents entre la
police et les syndicalistes… 20 blessés, 50 interpellations… 15
syndicalistes emprisonnés, et les dirigeants du syndicat traqués par le
GIPN durant des semaines.
Leur procès a eu lieu en mars, le procureur a réclamé
des peines de prison ferme. Le tribunal de Nouméa rendra son verdict
lundi 21 avril.
En réaction, le collectif “Solidarité Kanaky” organise
ce même jour un meeting à Paris pour donner des informations sur la
répression que subit l'USTKE.
Des personnalités politiques interviendront également
sur les luttes du peuple kanak concernant l'environnement et
l'industrie du nickel.
Des syndicalistes témoigneront de la répression anti-syndicale qui se durcit et s'étend… ici et là-bas.
Soutiens et Participants : USTKE, Association
d'Information et de Soutien aux Droits du peuple Kanak, Mouvement des
Jeunes Kanak en France, SUD, Union Syndicale Solidaires, MIB, MIR, CGT,
LCR, CNT, CSA, Les Verts, PCF, PCOF, ATTAC, Cedetim, Coordination
Nationale des Collectifs Unitaires, Bellaciao, SNPES-PJJ-FSU, SNJ-CGT
Audiovisuel…
Chants et musique kanak, projections de vidéos, tables de presse, buvette…
De : Paris
lundi 21 avril 2008
site Bellaciao
|
|
| dimanche 20 avril 2008, a 21:21 |
| ' Vive 68 ' une semaine d'initiative du P.C.F |
Dimanche 20 Avril 2008 - 18:22
Nous souhaitons à l'occasion de cette semaine affirmer le rôle positif
dans l'Histoire et les acquis pour notre peuple de ces deux mois de
lutte intense. Nous voulons donner envie de les prolonger par de
nouvelles victoires populaires
Lancé durant la campagne électorale présidentielle par Nicolas Sarkozy
déclarant vouloir «liquider 68 », le débat prend en effet une nouvelle
ampleur avec les propos de Daniel Cohn-Bendit voulant ravaler 68 au
rôle de folklore dépassé.
Les communistes ont participé à écrire
l'Histoire de cette année 1968. « 68 » fait donc aussi partie de leur
Histoire. Et comme pour d'autres périodes historiques, ils la regardent
avec lucidité en cherchant ce qui dans cette expérience peut nourrir
leurs ambitions à venir et leurs réflexions sur ce qu'il y lieu de
changer. Sans volonté de nier ou occulter quoi que ce soit et en
mesurant l'enjeu politique actuel du bilan de l'événement. Une semaine
d'initiatives sera organisée, sous le thème : « Vive 68 : regards
croisés».
Elle sera inaugurée le 13 mai à 18h00
en présence de Marie-George Buffet, au siège national du PCF, et aura
une résonance sur tout le territoire national par une multitude
d'initiatives prises. Elle démarrera aussi le 13 mai avec une présence
avec le numéro hors série de l'Humanité de militant-e-s devant 50
entreprises qui ont fait 68.
Le programme
Nicolas Maury
|
|
| jeudi 17 avril 2008, a 04:39 |
| Mieux vaut être riche... que pauvre et myope . |
Santé
. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, envisage un désengagement
complet de la Sécurité sociale de la couverture de soins comme
l'optique.
Aveuglement aux impératifs d'une politique de santé
publique digne de ce nom ? Ou choix délibéré de privatiser, pan après
pan, la couverture santé ? Les deux hypothèses semblent s'imposer, à
première vue, pour expliquer les dernières déclarations de la ministre
de la Santé.
ACCENTUER
LA CONCURRENCE
S'exprimant dimanche soir au Grand Jury RTL-LCI-le Figaro, Roselyne
Bachelot a jugé possible que la Sécurité sociale se désengage
totalement de secteurs comme l'optique et que la couverture de ces
soins, déjà très faible, bascule entièrement sur les assurances
complémentaires. « La question est posée, d'autant (…) que, dans les
quatre ans qui viennent de s'écouler, la marge bénéficiaire de ces
organismes complémentaires est passée de 12 % à 23 % », affirme la
ministre, en amalgamant allégrement assurances privées en quête de
profits maximum et mutuelles à but non lucratif. « Donc, il y a des
marges de manoeuvre », estime-t-elle, tout en affirmant mettre « un
certain nombre de conditions » à un tel transfert, en particulier en
accentuant la concurrence entre ces organismes.
Cette prise de position ne constitue pas véritablement une surprise.
Roselyne Bachelot met en musique la ligne fixée par le président
Sarkozy à l'automne dernier lorsque, dans un discours de « stratégie »
sociale, il a appelé à revoir la ligne de partage entre ce qui relève
de la solidarité nationale et ce qui incombe
à la « responsabilité individuelle ». Après l'introduction des
franchises sur les médicaments et autres forfaits à la charge des
assurés et/ou de leur mutuelle, le retrait complet de l'assurance
maladie de l'optique marquerait une nouvelle étape dans la
privatisation rampante de la Sécu. Privatisation dont le gouvernement a
décidé de pousser les feux en prenant prétexte du déficit des comptes
sociaux : l'annonce de la ministre de la Santé s'inscrit évidemment
dans le contexte de la préparation, révélée la semaine dernière par le
ministre du Budget, Éric Woerth, d'un plan d'« économies » de 5
milliards d'euros à la Sécurité sociale. Les remboursements d'optique
effectués par l'assurance maladie (régime général) se sont élevés, l'an
dernier, à 157 millions d'euros.
Mais au-delà, c'est le principe même d'un rétrécissement du
périmètre de la couverture de base de la Sécu, par l'exclusion de ce
qui est baptisé, pour la cause, « petits risques », qui est visé dans
cette affaire. Dans cette perspective, l'optique ne serait, sans nul
doute, qu'un hors-d'oeuvre. Les assureurs privés, par la voie de leur
fédération patronale (FFSA), ont, de longue date, fait savoir qu'elles
étaient prêtes à étendre ainsi leur champ d'activités lucratives. Une
telle dérive fait courir le risque d'une accentuation des inégalités
dans l'accès aux soins, phénomène déjà en pleine augmentation et dont
s'alarment de nombreux acteurs de santé. Une grande enquête publiée la
semaine dernière a révélé que 14 % des assurés déclarent renoncer à des
soins pour des raisons financières. Et c'est d'abord sur l'optique que
portent ces renoncements. On sait, par ailleurs, que 8 % de la
population ne disposent pas de complémentaire santé, la cotisation
étant au-dessus de leurs moyens. Et que l'offre des complémentaires se
caractérise par une grande inégalité de niveaux de remboursement, liée
aux tarifs. La vue n'est pourtant pas un enjeu de santé mineur : 25 %
des enfants présentent un trouble visuel en classe primaire, 8 millions
de conducteurs ont un défaut visuel non ou mal corrigé, indiquent des
professionnels de la vue (médecins, opticiens, fabricants) qui,
inquiets d'un « risque de désengagement de l'assurance maladie », ont
lancé, il y a quelques semaines, un appel pour que « toutes les
actions » de santé en la matière « relèvent de la solidarité
nationale ».
Yves Housson
l' Huma du 15 / 04 / 08
|
|
| jeudi 17 avril 2008, a 04:26 |
| RSF et Ménard impliqués dans un scandale de corruption . |
Mardi 15 Avril 2008 - 15:00
Reporters sans frontières(RSF) garde un silence total depuis quelques
jours sur la scandale de corruption qui dégringole sur les principales
sources de fonds aux Etats-Unis, le Cuban Freedom Center, de l'agent de
la CIA, Frak Calzon, ami personnel du Secrétaire perpetuel et
autoproclamé de l'organisation française Robert Ménard
Le porte parole de Bush, Scott Stanzel, a révélé il y a peu que le cas
de Felipe Sixto, un conseiller présidentiel sur les questions Cubaines
et de Puerto Rico qui travaillait durant des années avec Calzon a été
transféré au Département de la justice après qu'a été découvert que ce
fonctionnaire était impliqué dans des activités de détournement de
fonds. Menard reçoit depuis longtemps de généreux subsides de
l'organisation de Calzon, avec lequel il a noué des relations d'amitié.
L'utilisation illicite de fonds
provenant de la United States Agency for International Development
(USAID) a été détecté à la fin de janvier 2008, selon la confession de
Calzon dans des déclarations publiques dans lesquelles il nie
désespérément toute responsabilité dans les activités criminelles de
son bras droit.
Selon AP, Sixto a laissé son poste à l'organisation de Calzon et s'est
incorporé au bureau des Affaire intergouvernementales de la Maison
Blanche comme conseiller spécial du Président au mois de juillet
dernier et « avait comme mission le contact avec les fonctionnaires
hispaniques, les groupes indiens et les legislateurs des états dans les
affaires concernant les relations avec Cuba, Puerto Rico, l'hygiène,les
questions du travail, ou du milieu ambiant ». Jusqu'à aujourd'hui, Calzon s'est
abstenu d'expliquer pour quoi Sixto, qui était son plus indispensable
collaborateur, a accepté subitement de quitter son organisation l'été
dernier.
EL GAO YA HABIA PUESTO EL DEDO EN LA LLAGA
Résidant à Washington, le Cuban Freedom Center prétend passer pour une
« organisation non gouvernementale » dont la mission est de promouvoir
« les droits de l'homme et la transition démocratique » à Cuba. Sixto, un cubain de Miami résidant à
.Frederick, Maryland, entretient des relations assidues avec les
membres connus de la mafia cubanoaméricaine. RSF possède en Floride des liens
étroits avec des individus identifiés par le FBI lui-même comme
terroristes et avec des groupes qui appuient ouvertement le terrorisme
contre Cuba. « Rien jusqu'ici ne met en relation le
Cuban Freedom Center et je suis sûr que rien (en plus) ne l'a impliqué
ou est actuellement impliqué dans ces activités », a juré Calzon à la
AFP. L'agence Française affirme dans un câble que l'organisation de
Calzon et de Sixto a envoyé à Cuba « des milliers de livres,
ordinateurs portables, radios ondes courtes et médicaments » Cependant, une enquête du General
Accountability Office (GAO) un bureau de contrôle du gouvernement
fédéral dans un rapport de 50 pages publié il y a quelques mois note
que très peu des dizaines de millions distribués pour la USAID sous la
Rubrique Cuba est effectivement parvenu dans l'île. Un nombre important des organisations
parasitaires de la « dissidence » de Miami s'est approprié cette
fortune quand elle a touché la Floride. Plus de 95% , c'est-à-dire la
quasi-totalité des 65,4 millions du budger Chuba de la USAID examiné
par le GAO a été attribué « en réponse à des propositions non
sollcitées » sans justification légale, révélait le rapport. Parmi les grands bénéficiaires de
cette opération de détournement de fonds on trouve Cuban Freedom
Center, de Calzón, qui a bénéficié de plus de 5 millions entre 1996 et
2005. Comme si cela n'était pas suffisant,
la USAID a reçu des subsides également de National Endowment for
Democracy (IRI) et de la International Republican Institute (IRI), deux
autres pourvoyeurs de RSF. Ce n'est pas par plaisir que Robert Ménard
maintient un bureau à New York, et dispose d'une signature comptable en
Virginie, à quelques minutes du Bunker de la CIA, en plus d'un compte
bancaire nord-américain auquel lui seul a accès.
CALZON, UN EX TERRORISTA DEL GRUPO ABDALA
A la fin des années 60, Frank Calzon, alors agent spécial de la CIA, a
été le dirigeant du groupe terroriste Abdala, lié au mal nommé Front de
Libération National de Cuba (FLNC). Calzon devint à être directeur
exécutif de la Fundación Nacional Cubano Americana (FNCA), depuis sa
création en 1981, sous la directive de la Maison blanche de Ronald
reagan. Une organisation connue pour son appui aux activités
criminelles du terroriste Luis Posada Carriles. A partir de 1987, il passa à
l'organisation d'extrême droite Freedom House pour là se créer une
organisation propre,le Cuban Freedom Center, qui immédiatement reçut
400 mil dollars de la part du Gouvernement des Etats-Unis. Ménard a connu Calzon à ce moment là
par l'intermédiaire de Otto Reich, un autre haut fonctionnaire nord
américain, né à Cuba de père autrichien.
Durant ces années Robert Ménard nia ses relations avec Calzon.
En mars 2004, Ménard et calzon se présentèrent en public ensemble, avec
une mercenaire connue de Miami, Silvia Iriondo, dans une réunion avec
les députés européens, provoquée par les alliés de José María Aznardans
l'Union Européenne. En mai, Calzon mit la main sur 5 des
34 millions que Bush avait assigné pour la bonne marche de son plan
d'annexion de Cuba. Reporters sans frontières s'est alors attribué une
part du gâteau.. Cependant, il fallut attendre un forum sur internet de
l'hebdomadaire du Nouvel Observateur, le 22 octobre 2004, pour que le
chef de RSF reconnaisse ouvertement ses liens avec l'ex-agent de la
CIA. Pendant ce temps là il développait en
France des campagnes médiatique qui montraient aux secteurs
progressistes, que le chef de RSF obéissait aux directives très claires
des renseignements nord-américains, Ce qui expliqua pourquoi il resta
silencieux il y a peu quand d'importants médias progressistes comme la
page web rebelion.com et l'Agence Bolivarienne d'Information ont été
censurés par divers serveurs d'Intenet en Suisse et d'autres pays
d'Europe. Face au scandale Sixto-Calzon, Ménard
a préféré éviter la question et réaliser en France une bruyante
campagne contre la Chine, avec la presse française, propriété des mêmes
grandes fortunes qui le soutiennent. Néanmoins à Miami, il apparaît que la
cas Sixto- Calzon est seulement la pointe de l'iceberg et que de
nouvelles investigations pourraient promptement révéler d'autres
scandaleux chapitres de la sale guerre contre Cuba menée depuis50 ans
par le gouvernement de Washington. J.G.Allard (Granma)Nicolas Maury
|
|
| mercredi 16 avril 2008, a 21:15 |
| La SNCF fait le choix de la répression . |
Cheminots
. Didier Le Reste, secrétaire CGT, réagit alors que des syndicalistes
sont l'objet de plainte contre X de la part de la direction de
l'entreprise publique.
Hier, vous avez
accompagné au commissariat de police des cheminots CGT convoqués dans
le cadre d'une plainte contre X de la direction de la SNCF. De quoi
s'agit-il ?
Didier Le Reste. C'est dans le prolongement d'une véritable cabale
montée à l'encontre d'un militant CGT, secrétaire du CHSCT sur la
région SNCF de Paris et de la rive gauche, Jacques Allenou, qui a fait
l'objet d'une mesure de licenciement que l'inspection du travail a
refusée. La mobilisation sur cette affaire a été rythmée par plusieurs
rassemblements, notamment le 2 janvier en gare Montparnasse où 600
cheminots étaient réunis à l'occasion d'un comité d'entreprise. Prenant
prétexte de l'interpellation qui a eu lieu dans la salle du CE, la
direction a déposé une plainte contre X pour de soi-disant
dégradations. C'est ainsi que des responsables de la CGT des cheminots,
dont moi-même en tant que secrétaire général de la fédération, ont été
cités comme témoins. Depuis, non seulement la SNCF n'a pas retiré sa
plainte mais elle a sanctionné Jacques
Allenou de trois jours de mise à pied et d'un « dernier
avertissement ». Une sanction très lourde contre laquelle a été engagée
une procédure aux prud'hommes. Hier matin, nous avons montré que le
dossier est vide et dénoncé l'attitude de la direction dont le seul
objectif est d'intimider les cheminots et leur syndicat.
Y a-t-il une intensification de la répression syndicale à la SNCF ?
Didier Le Reste. Oui, et la CGT est l'objet d'un traitement de
choix. Depuis que les débats s'aiguisent autour des mutations profondes
de l'entreprise et des choix que nous combattons, nous sommes
confrontés à une recrudescence de sanctions, procédures disciplinaires,
dépôts de plaintes, poursuites judiciaires, à une remise en cause
larvée des conditions d'exercice du droit de grève. De plus en plus
systématiquement la SNCF dénonce devant les tribunaux les expertises
décidées par les CHSCT. La discrimination, la répression syndicale sont
aujourd'hui érigées en principes de management, ce qui est inacceptable.
Comptez-vous prendre des initiatives face à cette situation ?
Didier Le Reste. Nous avons besoin de gagner sur nos revendications,
d'arrêter les suppressions d'emplois, les restructurations contestées
par les personnels et d'imposer d'autres options.
J'en appelle à l'esprit de responsabilité des dirigeants de la SNCF
pour qu'ils mettent en adéquation leurs paroles avec leurs actes. Ils
n'ont de cesse de disserter sur le dialogue social mais je constate un
raidissement des relations sociales. Une grande entreprise de service
public comme la SNCF doit être un exemple de citoyenneté en faisant en
sorte que les organisations syndicales puissent exercer normalement
leurs prérogatives et leurs responsabilités et que soient améliorées
les relations sociales. Or ce n'est pas le cas. Dans cette entreprise
il y a un côté cour et un côté jardin. Il y a celle qui se modernise,
bat des records de vitesse sur rail, améliore ses comptes, et de
l'autre, il y a celle qui se remodèle sur le mode économique libéral,
qui est de moins en moins un service public, il y a une entreprise où
l'action syndicale, et singulièrement la place de la CGT, est de plus
en plus combattue. Mais cela ne fait qu'attiser la détermination des
militants de la CGT qui n'en seront que plus pugnaces pour la défense
de leurs revendications et du service public.
Entretien réalisé par Jacqueline Sellem l' Huma du 15 / 04 / 08
|
|
| mercredi 16 avril 2008, a 20:57 |
| ( L'axphyxie programmée ) des hôpitaux dénoncée . |
Santé . La Fédération hospitalière de France alerte sur la gravité de la situation financière des établissements publics.
Pourtant satisfaite des recommandations du rapport
Larcher sur l'hôpital, remis au président de la République la semaine
dernière, la Fédération hospitalière de France (FHF) est montée hier au
créneau pour dénoncer « l'asphyxie programmée » des hôpitaux. « Le
sous-financement organisé de l'hôpital asphyxie petit à petit nos
établissements et menace maintenant le service public », déplore Claude
Évin, président de la FHF, qui dénonce une « faillite organisée ». «
Les situations déficitaires n'ont cessé de se multiplier et
aujourd'hui, même les établissements les plus performants se trouvent
confrontés à de graves difficultés financières. »
Un constat partagé par la conférence nationale des directeurs
généraux de CHU. « Fin 2007, 29 CHU sur 31 affichaient un déficit
cumulé de l'ordre de 357 millions d'euros », indique ainsi Alain
Hériaud, directeur général du CHU de Bordeaux. Favorable au principe de
la tarification à l'activité (T2A), il reconnaît toutefois que « telle
qu'elle est conçue, celle-ci va creuser encore plus les déficits ». «
Si l'on prend le cas du CHU de Bordeaux, nous allons passer d'une
situation de quasi-équilibre à un déficit de l'ordre de 10 millions
d'euros. » Pour lui, comme pour ses confrères de la FHF, les modalités
d'application de la T2A sont tout bonnement « injustes ». « La T2A
porte sur l'ensemble des tarifs médecine-chirurgie obstétrique, alors
que l'augmentation est constatée sur les activités de petite chirurgie,
essentiellement assurées en secteur privé », explique la FHF.
Certes, aggravée par la T2A, l'asphyxie trouve avant tout son
origine dans des sous-financements récurrents. « Les missions de
service public que nous menons ne sont pas financées à hauteur des
montants nécessaires. Quand elles nous coûtent 100 euros, on nous
provisionne 90 euros ; à nous de trouver ailleurs les 10 euros qui
manquent », explique
Angel Piquemal, de la conférence des directeurs de centres hospitaliers.
Des sous-financements - aggravés par des « transferts financiers du
public vers le privé », souligne Gérard Vincent, délégué général de la
FHF. En 2006, 190 millions d'euros de l'enveloppe publique ont été
transférés aux cliniques. Et en 2007, c'est 200 millions d'euros qui
ont été transférés des budgets hospitaliers vers la médecine de ville.
Résultat : pour 2008, le manque de financement est évalué à plus de
800 millions d'euros. « Ce qui représente potentiellement un plan
social de près de 20 000 emplois », craint Claude Évin. Sans compter le
reste à charge pour l'usager (+ 16,8 % sur 2006-2007). Mais aussi
l'épuisement des provisions et les restrictions aux investissements. «
Au CHU de Nancy, on a été obligé de ponctionner le budget
investissement. Maintenant, on est obligé d'attendre un an pour acheter
un IRM de haute performance », donne pour exemple Jean-Luc Schmutz,
président de la conférence des présidents de CME de CHU.
La solution, pour la FHF, est simple : il faut un plan
gouvernemental de résorption des déficits, d'une part, et, d'autre
part, « préciser le champ d'action de la T2A » et « revaloriser la part
des missions d'intérêt général ».
Alexandra Chaignon
l' Huma du 15 / 04 / 08
|
|
| mercredi 16 avril 2008, a 18:31 |
| Chasse aux Jeunes avec ( Beethoven ) |
La “dératisation” printanière dans les villes a tendance à dériver scandaleusement !
Une
pub passant ces derniers jours sur les ondes de Radio France faisait
l'amalgame entre les locataires mauvais payeurs et les souris : de
nombreuses protestations semblent l'avoir évacuée.
Mais après les produits répulsifs anti-SDF,
apparaît maintenant un répulsif sonore anti- jeunes: “Beethoven” qui
est la version française de “Mosquito”, un nouveau petit boîtier
électronique qui émet des ultrasons insoutenables pour les oreilles des
adolescents.
Les ultrasons émis par cette monstruosité
technologique et morale seraient audibles uniquement par les jeunes car
avec l'âge, l'appareil auditif perd une partie de ses capacités dans
les fréquences extrêmes.
Cela pose un grave problème de santé publique,
car au-delà de 95 décibels, le son présente un danger pour l'audition
mais aussi… pour les femmes enceintes.
Vendu en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas
depuis deux ans, ce boîtier anti- jeunes serait en cours de
commercialisation en France à un prix de l'ordre de 850 euros. Ce
“Mosquito” (moustique) a été rebaptisé “Beethoven” en France (parce que
Beethoven était sourd ?). Une cinquantaine de bailleurs sociaux et de
syndics auraient déjà fait l'acquisition de ce produit destiné à
éloigner les adolescents de certains lieux de rassemblement comme les
halls d'immeubles ou les cages d'escalier.
Le principe même de ce boîtier est intolérable
et doit être condamné sans réserve. L'accepter c'est stigmatiser les
jeunes des quartiers, c'est favoriser une société divisée où la peur de
l'autre érigerait des barrières invisibles au sein de la collectivité.
Cependant se contenter de la seule indignation
morale, comme le fait à juste titre Mme Amara ou Mme Boutin, est
insuffisant. En effet, avec les moyens de médiation et de dialogue dont
elle dispose au travers des élus, des associations, des MJC, des
éducateurs et des forces de police de terrain, notre société peut
résoudre avec des moyens humains les problèmes de simple voisinage ou
de bruit, autrement que par des boîtiers à ultrasons.
“Mosquito” doit être ainsi interdit en France,
en Europe et ailleurs. L'héritage musical de Beethoven ne doit pas
devenir une barbarie technique, mais un outil citoyen de dialogue et
d'éducation au civisme.
MDC
Blog P.C.F ARRAS
|
|
| mercredi 16 avril 2008, a 18:15 |
| le dessin de l' Huma . |
|
|
| mercredi 16 avril 2008, a 04:54 |
| L'enjeu Alimentaire : Le libéralisme affame . |

Mis en ligne : 15 avril
Chaque jour, la crise financière qui s'installe un
peu plus dans le paysage déstabilise progressivement toute l'économie
mondiale.
Les matières premières comme le pétrole, les métaux
ou les céréales font, désormais, figure de valeurs refuge. La nécessité
de nourrir les hommes et le déploiement du marché de la production des
bio-énergies agissent comme le révélateur d'un monde qui marche sur la
tête.
Pendant des années la stratégie consistant à tirer les
prix agricoles vers le niveau le plus bas possible a conduit à la mise
en œuvre de politiques de déréglementation totale consistant à
abandonner les politiques de régulation et de soutien des prix pour les
abandonner au marché mondialisé. Cette même stratégie, progressivement
mise en œuvre au niveau de la politique agricole commune a notamment
conduit au découplage des aides de la production et à organiser une
certaine pénurie de production de certaines denrées alimentaires, au
motif que le marché mondialisé allait accomplir son oeuvre et compenser
l'essentiel. Nous constatons aujourd'hui qu'il n'en est rien.
La flambée des prix alimentaires, notamment des
produits de base, est une réalité qui touche, à des degrés divers, le
pouvoir d'achat des catégories sociales connaissant les plus grandes
difficultés, mais aussi de multiples régions du Monde.
Cette flambée des prix alimentaires a des conséquences
plus dramatiques encore dans les pays pauvres où la population consacre
la part essentielle de son budget à la nourriture. Selon la banque
mondiale, des troubles politiques et sociaux sont à craindre dans 33
États. Le riz, considéré comme aliment de base dans de nombreux pays
émergents, a vu ces derniers mois son prix augmenter de 50% en Côte
d'Ivoire, de 50% en Centrafrique et a même atteint une hausse de 300%
en Sierra Léone !
La farine de blé et de maïs, l'huile de palme et
d'arachide, le sucre ou le lait, ne sont pas épargnés par cette hausse
des prix qui s'explique en partie par la place prise par « le besoin »
de produire des « bio-carburants », les intempéries qui ont touchées
certaines régions du Monde et une certaine croissance de la demande de
consommation des pays pauvres. Les premiers exemples des troubles
découlant de cette « pénurie » nous viennent d'Haïti et d'Egypte. La
brusque augmentation du prix des denrées de base a déclenché des
émeutes en Haïti tandis que l'Egypte a du prendre des dispositions
exceptionnelles de soutien à la production de pain « subventionné ».
Mais le premier continent concerné est l'Afrique ; La
Mauritanie, le Cameroun ou encore la Côte d'Ivoire ont connu de
véritables explosions de violence depuis le mois de novembre 2007.
L'urgence a déjà poussé de nombreux pays tels que le Cameroun, le
Sénégal ou le Burkina Faso à suspendre ou à diminuer les droits de
douanes sur certains produits.
L'Asie est également touché de plein fouet, notamment
des pays tels que le Bangladesh et le Philippines qui sont de grands
importateurs de riz ont exhorté les populations à changer leurs
habitudes alimentaires et en Indonésie, où une élection Présidentielle
se tiendra l'an prochain, le gouvernement a promis des distributions de
riz.
Enfin, l'Amérique Latine, pourtant productrice de
matières premières et de produits dérivés entrant en concurrence avec
nos propres productions européennes,n'est pas épargnée non plus par
cette crise.
Les populations les plus pauvres d'Argentine et du Brésil sont confrontées à des hausses importantes des prix.
Cette désastreuse réalité est le bilan désastreux des politiques dictées par l'OMC et mise en musique en Europe par Bruxelles.
Cette situation pose en grand l'impérieuse nécessité de
faire de la souveraineté et de la sécurité alimentaire un enjeu
universel de civilisation. Cela passe notamment par une politique
européenne audacieuse de régulation, de développement de productions
vivrières et de soutien des prix et par des coopérations nouvelles
entre les grandes Régions du Monde, exonérées des diktats libéraux
imposés par l'OMC.
Gérard Lahellec
Le 11 avril 2008
site du P.C.F |
|
| mercredi 16 avril 2008, a 04:43 |
| LE SERVICE PUBLIC EST NOTRE RICHESSE ! |

Mis en ligne : 15 avril
Face à l'entreprise de destruction initiée par la
droite et le gouvernement, associations et syndicats s'unissent pour
défendre le service public.
Lancé mardi, un appel à la mobilisation citoyenne pour l'affirmation de
la valeur collective des services publics, sa défense, et son
élargissement doit faire pendant à la précarité instituée par le dogme
libéral du gouvernement.
Alors citoyens, mobilisez-vous, signez la pétition !
150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du
système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les
années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des
enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l'innovation
et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à
accroître l'efficacité de l'action publique, c'est mieux mettre en
œuvre les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité.
Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels
soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d'une
société solidaire, la maîtrise des biens communs et l'activité efficace
de Services publics indispensables au développement économique, social
et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de
l'exercice effectif des droits.
L'intérêt général a besoin de personnels dont la
qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de
salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non
de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des
responsabilités et non de docilité ; d'indépendance et non de
soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des
fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à
réaliser.
Mais ce n'est pas du tout ce à quoi nous assistons
actuellement : de fusion en restructuration, d'externalisation en
privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de
destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique
s'accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques
publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne
dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par
des cabinets privés. Elle s'attaque frontalement à l'ensemble de la
Fonction publique d'État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans
d'autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela
signifie la détérioration organisée des services rendus au public,
ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables,
à la disparition de nombreuses autres.
Contrairement à ce qu'il prétend, le Président de la
République n'a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis
essentiels. Avec son gouvernement, il considère l'action publique comme
une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits
par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses
d'intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la
santé, de la solidarité, de l'emploi formation. Il refuse de répondre
par des créations d'emploi à la situation critique de l'hôpital public.
Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de
fonctionnaires de l'Etat (160 000 suppressions en quatre ans). Il
décharge l'État de nombreuses missions en les renvoyant vers les
collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de
développer de vrais services publics locaux et démocratiques,
programmant le corsetage de l'emploi public territorial.
Comme l'a clairement résumé le Premier ministre le 10
octobre 2007 « La réforme de l'État supposera que chacun d'entre nous
accepte qu'il y ait moins de services, moins de personnel, moins d'État
sur son territoire. »
Nous ne l'acceptons pas !
Aux cotés des usagers, agents, élus, qui se battent
quotidiennement pour le maintien et l'amélioration de services publics
de proximité :
Nous sommes partisans d'une modernisation de la
Fonction publique en réponse à l'évolution marchande, inégalitaire et
destructrice de la société.
Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l'évaluation associant citoyens et agents.
Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.
Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est
là pour garantir à tous les usagers la défense d'un intérêt général qui
ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.
Nous lançons un appel à une vaste mobilisation
citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice.
Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en
services publics, sur les rôles respectifs de l'Etat et des
collectivités locales et la place des agents publics.
Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de
solidarité, de justice et d'efficacité économique et sociale de tous
les services publics.
Pour tout contact
contact@service-public-notre-richesse.fr
Premiers signataires :
* Jean-claude AMARA (Droits devant),
* Gérard ASCHIERI (Secrétaire général de la FSU),
* Françoise AUDOUZE (Directrice de recherches au CNRS),
* Pierre BAUBY (CELSIG),
* Claude BERNARD (président de l'UNRPA),
* Robert CASTEL (Directeur d'études à l'EHESS),
* André CHASSAIGNE (Président de l'Association Nationale des Elus Communistes et Républicains, député),
* Pierre CONCIALDI (Economiste à l'IRES),
* Annick COUPE (Porte-parole de l'Union syndicale Solidaires),
* Didier DAENINCKX (Ecrivain),
* Georges DEBREGEAS (Sauvons La Recherche),
* Bernard DEFAIX (Président de la Convergence nationale des Services Publics),
* Jean-paul DEMOULE (Ancien président de l'Institut National de Recherche en Archéologie Préventive),
* Monique DENTAL (Fondatrice du Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes Ruptures),
* Bernard DEROSIER (Président du Conseil superieur de la fonction publique territoriale, député),
* Marie-madeleine DIEULANGARD (Membre du CES),
* Denis DUBIEN (Directeur Territorial),
* Jean-pierre DUBOIS (Président de la Ligue des Droits de l'Homme), *
Jean-michel DUCOMPTE (Président de la Ligue de l'Enseignement), *
Pierre DUHARCOURT (Membre du CES),
* Jean-baptiste EYRAUD (Porte-parole de la Fédération Droit au Logement),
* Alain FAUCONNIER (Président d'honneur de la Coordination de défense des hôpitaux et maternités de proximité, maire),
* Nathalie FERRE (présidente du Gisti),
* Jacques FOURNIER (Conseiller d'État honoraire),
* Jean GADREY (Economiste),
* Didier GELOT (Fondation COPERNIC),
* Jean-pierre GIACOMO (Président de la Confédération Nationale du Logement (CNL)),
* Pascale GONOD (Professeure des Universités),
* André GRIMALDI (Professeur de médecine, chef du service de diabétologie CHU Pitié Salpétrière),
* Gilles GUGLIELMI (Professeur des Universités Droit Public), * Faride HAMANA (Président FCPE),
* Jean-marie HARRIBEY (Co-président d'ATTAC),
* Liêm HOANG-NGOC (économiste),
* Yves JEAN (Universitaire),
* Samy JOSHUA (Universitaire Didactique des sciences),
* Jean LABROUSSE (Ancien Directeur de la Météorologie Nationale),
* André LAIGNEL (Maire d'Issoudun, Secrétaire Général de l' Association des Maires de France),
* Anicet LE PORS (Ancien ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives),
* Anne LE STRAT (Fondation COPERNIC),
* Florian LECOULTRE (Président de l'Union Nationale Lycéenne),
* Olivier LECOUR-GRANDMAISON (Universitaire),
* Christian LEHMANN (Médecin généraliste, écrivain),
* Jean MAGNIADAS (Syndicaliste, économiste),
* Jacques MARSAUD (Administrateur Territorial),
* Roger MARTELLI (Fondation COPERNIC),
* Mohamed MECHMACHE (Président d'AC Le Feu),
* Philippe MEIRIEU (Universitaire sciences de l'éducation),
* Catherine MILLS (Universitaire économiste),
* Bertrand MONTHUBERT (Sauvons La Recherche),
* Alix NICOLET (Présidente de la FIDL),
* Alain OBADIA (Membre du CES),
* Michel PARTAGE (Président de l'association EAU),
* Patrick PELLOUX (Président AMHUF),
* Jean-marie PERNOT (Chercheur IRES),
* Emmanuelle PERREUX (Présidente du Syndicat de la Magistrature),
* Jean baptiste PREVOST (Président de l'UNEF),
* Hubert PREVOT (Ancien Commissaire au Plan),
* Nicole QUESTIAUX (Ancienne ministre de la Solidarité nationale),
* Jack RALITE (Ancien ministre de la Santé - Etats généraux de la Culture),
* Yves SALESSE (Fondation COPERNIC),
* Alain SCHNAPP (Ancien directeur de l'Institut National de l'Histoire de l'Art),
* Henri STERDYNIAK (Economiste),
* Fodé SYLLA (Membre du CES),
* Danielle TARTAKOWSKY (Universitaire historienne),
* Bernard THIBAULT (Secrétaire général de la CGT),
* Aurélie TROUVE (Co-présidente d'ATTAC),
* Pierre VOLOVITCH (Chercheur en économie de l'assurance maladie)
Signer la pétition - Voir les signataires
site du P.C.F |
|
| mercredi 16 avril 2008, a 04:28 |
| La globalisation capitaliste,c'est la crise ! |

Mis en ligne : 15 avril
Qui oserait encore parler de présidence du pouvoir d'achat ?
Chaque jour qui passe confirme au contraire une entreprise de dépeçage
systématique du pouvoir d'achat populaire.
Pour la carte famille nombreuse, le boulet était passé
très près. Devant le tollé suscité par l'annonce de sa suppression,
Sarkozy a suspendu cette décision quelques heures à peine après que son
ministre des Transports l'eut confirmée. Un week-end plus tard, c'est
Roselyne Bachelot qui monte à son tour à l'assaut et ajuste cette fois
les assurés sociaux entre les deux yeux : désengagement complet de la
Sécu des remboursements des lunettes et des frais d'optique ! Une
véritable provocation au lendemain d'une journée nationale de
mobilisation des maladies contre les franchises médicales.
Mais pour le gouvernement, taxer les salariés ne suffit
pas, il faut en plus les culpabiliser, les montrer du doigt pour
justifier le recul de leurs droits. Au moment même où le Parlement
entame la discussion d'un projet de loi prétendument destiné à
« moderniser le marché du travail », on apprend qu'il concocte un
projet de sanctions, avec perte des allocations, à l'encontre des
chômeurs qui refuseraient deux offres d'emplois si celles-ci ne sont
pas inférieures à 70% de son salaire antérieur et localisées jusqu'à
deux heures de son domicile.
C'est paraît il les nouveaux critères de ce que le
gouvernement baptise d'un nouveau sigle, OVE, une offre valable
d'emploi. Le salarié chômeur, taillable et corvéable à merci, un rêve
auquel le patronat a moins que jamais renoncé. Quant au projet de loi
lui même, qui s'appuie sur une négociation menée le couteau sous la
gorge entre les syndicats et le MEDEF, il n'apporte en rien la
sécurisation des parcours professionnels annoncée mais, à y regarder de
près, plutôt tout le contraire : des contrats fragilisés, des périodes
d'essai allongées…
Et Laurence Parisot n'y voit qu'un début : »Il faut
dédramatiser, il va falloir continuer à s'adapter à la globalisation »,
déclare-t-elle… La globalisation, justement, parlons en. C'est elle qui
provoque les émeutes de la faim qui éclatent un peu partout en ce
moment sur la planète ; une globalisation qui, trop obsédée à servir
les marchés, a oublié de nourrir les hommes !
Celle qui a entraîné les marché dans une folle
spéculation sur les denrées agricoles de première nécessité au point de
menacer aujourd'hui, aux dires de l'ONU, plus de trente pays de très
graves déstabilisations. Celle qui organise de plus en plus la
localisation des activités industrielles en fonction d'un critère
unique, le dumping salarial, comme on vient de le voir encore avec la
grève des ouvriers de Dacia. Celle qui pour éponger les énormes masses
financières englouties dans les faillites bancaires provoquées par la
crise des subprimes américains serra partout le robinet des crédits et
des dépenses publiques.
La « modernisation du marché du travail », ce serait donc cela : s'adapter encore et encore à cette globalisation capitaliste…
Mais qui ne voit qu'à l'origine de tous ces ravages, il
y a toujours la même obsession de rentabilisation financière des
marchés, des territoires, des mains-d'oeuvre ? Et il faudrait
s'enfoncer encore dans la mise en concurrence, sacrifier nos acquis,
nos atouts, griller nos potentiels, « flexibiliser » les vies plutôt
que protéger leur développement. Déséquilibrer toujours davantage le
contrat de travail entre patron et salarié au détriment de ce dernier,
ce n'est pas préparer l'avenir, c'est marcher à reculons de l'histoire.
La droite et le patronat se vantent souvent d'être ceux
qui ont les pieds sur terre et regardent les réalités en face. En ce
moment, c'est le sentiment exactement inverse que donne la politique
gouvernementale : celle d'un train fou lancé à pleine vitesse qui
entraîne notre pays dans un terrible crash humain et financier.
site du P.C.F |
|
| mardi 15 avril 2008, a 19:26 |
| Taxer les stock-options ou les malades ? |
« Taxer les stock-options ou les malades, Sarkozy a choisi »
Santé . Le mouvement de contestation des franchises
sur les soins médicaux a franchi un nouveau cap. Plusieurs villes
organisaient des rassemblements.
La pilule ne passe toujours pas. Partout en France,
samedi, plusieurs milliers de personnes ont déversé des boîtes de
médicaments vides devant les préfectures et sous-préfectures, pour
protester contre l'instauration de nouvelles franchises médicales,
depuis le 1er janvier. En province, des rassemblements marquants ont eu
lieu à Nantes (Loire-Atlantique) et Lorient (Morbihan). À Paris, c'est
devant le ministère de la Santé que le rassemblement a eu lieu, en
présence de son organisateur, Bruno-Pascal Chevalier, malade du sida en
grève des soins depuis sept mois (lire page 23, l'invité de la
semaine). Plusieurs associations (Act Up Paris, AIDES, Association
française des diabétiques…), syndicats (CGT), partis politiques (PS,
PCF) et différents collectifs (services publics, hôpitaux de proximité)
ont répondu à l'appel parisien.
Le mouvement s'élarGIT
« C'est intéressant de voir des organisations politiques, syndicales
et diverses associations ensemble. Ce mouvement a pris et continue de
s'élargir par la base », constate Isabelle Lorand, responsable
communiste sur les questions de l'hôpital. Pour Julien Dray,
porte-parole du Parti socialiste, ces manifestations sont utiles pour «
dire à ceux qui pensent que les franchises sont une fatalité qu'il y a
d'autres solutions. Que, si on veut, on peut faire autrement pour
maintenir un haut niveau de protection sociale mais qu'il s'agit de
choix politiques ». « Entre taxer les stock-options ou les malades,
Sarkozy a choisi. Il est très fort pour recevoir les victimes sauf
quand elles ont un discours politique », fait remarquer, de son côté,
le docteur Christian Lehmann, l'un des initiateurs de la pétition
nationale contre les franchises, qui dépasse les 500 000 signatures.
Selon Bruno Leroux, député socialiste, la gauche doit être ferme : « La
question ne peut pas être seulement de vouloir limiter le montant des
franchises mais de lutter contre cette notion même et de revenir dessus
dès que cela sera possible. »
Car, telle que la loi existe, elle laisse la porte grande ouverte à
toutes les dérives. « Les parlementaires ont voté le principe des
franchises. Le plafond de 50 euros peut être multiplié par deux, trois
ou dix par simple décret », rappelle Guy Fischer, sénateur communiste
du Rhône, accompagné de la présidente du groupe, Nicole Borvo. Récentes
déclarations ou bruits de couloir, tout laisse à penser que le
gouvernement, président de la République en tête, veuille « faire des
assurances privées les acteurs principaux de la couverture sociale »,
craint Guy Fischer. L'élu communiste a également souhaité attirer
l'attention sur l'ensemble des projets rétrogrades « qui sont dans les
tuyaux », parmi lesquels le texte qui vise à « démanteler la fonction
publique et particulièrement la fonction publique hospitalière » ou
encore « l'accord de partenariat qui met les hôpitaux publics entre les
mains de constructeurs privés ».
Au lendemain de
la remise du rapport
Au lendemain de la remise du rapport Larcher, l'avenir de l'hôpital
est dans tous les esprits, conscients que « les franchises ne sont
qu'un hors-d'oeuvre » comme l'a indiqué un autre intervenant. Très
remontée, Sylvette Gruais est venue exprimer sa colère. Parce qu'elle
connaît Bruno-Pascal Chevalier mais surtout parce qu'elle vient de
vivre un drame familial. « Mon père vient de mourir. Nous avons été
obligés de lui acheter des alaises pour qu'il finisse ses jours dans la
dignité car l'hôpital, comme c'était le week-end, n'avait plus assez de
stock. Quand une société en arrive là, c'est qu'elle est en danger »,
estime cette femme, présente aussi en tant que mère d'une fillette
handicapée. « Quand je ne serai plus là, elle n'aura que l'AAH
(allocation adulte handicapé) pour vivre. Et quand elle aura à choisir
entre se nourrir ou se soigner, eh bien elle mourra », s'indigne-t-elle.
À quelques mètres, une dame âgée tend l'oreille pour écouter les
interventions successives au mégaphone. À soixante et onze ans, c'est
la première fois qu'elle descend dans la rue. « J'ai été opérée en 1988
aux intestins. Je prends toujours des cachets mais avant tout m'était
remboursé à 100 %. J'ai travaillé dans la couture, je repassais les
cuirs. J'ai la colonne vertébrale en très mauvais état. J'aimerais
pouvoir continuer à me soigner », explique-t-elle. À moins que le
gouvernement prenne les conseils d'Act Up Paris au sérieux : « Je suis
malade. Mort, je coûterai moins. Tuez-moi ! »
Ludovic Tomas
l' Huma du 14 / 04 / 08
|
|
| mardi 15 avril 2008, a 04:34 |
| SENAT : Groupe communiste ( Chéque emploi associatif ) |
|
| |
|
|
|
|
|
Chèque emploi associatif Par Jean-François Voguet -
08 Avril 2008
| |
Monsieur le président, madame la secrétaire d'État, mes chers
collègues, permettez, tout d'abord, au membre de la commission des affaires
culturelles que je représente de regretter que la présente proposition de loi
n'ait pas été soumise pour avis à cette commission.
En effet, la vie associative relevant de sa compétence, son avis
pouvait être pertinent sur les modifications apportées au fonctionnement des
associations par la mesure d'extension du chèque emploi associatif qui nous est
proposée aujourd'hui.
D'ailleurs, elle n'a pas été davantage soumise au Conseil national
de la vie associative, aux représentants traditionnels de la vie associative, en
particulier à la Conférence permanente des coordinations associatives, à l'Union
de syndicats et groupements d'employeurs représentatifs dans l'économie sociale
et, bien entendu, aux syndicats de salariés.
Mme Sylvie Desmarescaux, rapporteur. C'est une proposition de
loi !
M. Jean-François Voguet. Ainsi, une nouvelle fois, rapidement,
sans concertation, on s'apprête à modifier le code du travail. Cette nécessaire
concertation, cette négociation, oserais-je dire, s'avérait pourtant
particulièrement nécessaire.
La première raison tient à la genèse de cet article du code du
travail. En effet, c'est déjà avec une certaine précipitation que le chèque
emploi associatif fut créé en 2003. À l'époque, l'objectif affiché était de
permettre aux associations dépourvues de salariés de bénéficier de conditions
administratives allégées pour employer du personnel. Mais, un mois avant
l'entrée en vigueur de cette disposition, prévue le 1er janvier 2004, le Premier
ministre de l'époque décidait par ordonnance que les associations
potentiellement éligibles n'étaient plus seulement celles qui employaient au
plus un équivalent temps plein, mais trois. Ce faisant, cette ordonnance
modifiait déjà les objectifs du législateur.
Le chèque emploi associatif, créé pour faciliter l'emploi dans les
petites associations, devenait un outil de gestion de l'emploi. Pourtant, madame
Desmarescaux, en tant que rapporteur, à l'époque, vous notiez que la commission
rejoignait l'auteur de la proposition de loi, car il prévoyait de limiter
l'utilisation de ce chèque emploi. Vous déclariez alors : « En effet, les
associations les plus importantes (...) disposent des ressources humaines et
matérielles nécessaires pour faire face à leurs démarches administratives. »
Mme Sylvie Desmarescaux, rapporteur. Oui, les associations les
plus importantes !
M. Jean-François Voguet. Le rapport de l'Assemblée nationale
était, lui aussi, clair. Je le cite : « Il faut permettre aux associations qui
n'ont pas encore franchi le cap du passage au statut d'employeur de surmonter
les réticences psychologiques qui l'accompagnent. »
En d'autres termes, le dispositif était destiné à de petites
structures, qui n'exigent que quelques heures de travail rémunéré par semaine,
mais pour lesquelles ce travail est indispensable pour qu'elles puissent
fonctionner. Nous en connaissons tous de nombreuses.
Ainsi, l'ordonnance de décembre 2003, en faisant passer de un à
trois les équivalents temps plein, commençait à dénaturer la lettre et l'esprit
de la loi. De ce fait, il eût été pertinent, avant toute modification de ce
dispositif, d'en faire une évaluation avec l'ensemble des partenaires
représentatifs des associations, d'autant que la modification qui nous est
proposée aujourd'hui dénature encore plus ce dispositif en élargissant le nombre
des associations susceptibles d'être concernées aux trois quarts des
associations d'employeurs.
C'est la deuxième raison qui, à notre sens, aurait dû nous
conduire à une véritable consultation, avant toute décision hâtive. En fait, ce
dispositif devient un nouvel outil entre les mains des employeurs associatifs
pour gérer leur personnel. Ce faisant, on augmente la précarisation des emplois
associatifs, alors que, depuis des années, les pouvoirs publics avaient tendance
à soutenir et à renforcer la professionnalisation de ces emplois en élargissant
les compétences des salariés, pour transformer, développer et stabiliser leur
emploi.
Cette proposition prend place après le blocage des budgets pour la
formation des bénévoles, après la baisse considérable des subventions aux
associations nationales agréées, après la réduction des partenariats locaux en
faveur de l'éducation populaire. À cela s'ajoutent les interrogations sur
l'avenir des contrats pluriannuels.
Ainsi, la politique gouvernementale en direction des associations
prend forme par petites touches successives, qui vont toutes dans le même sens.
Leurs ressources diminuant et devenant plus précaires, les associations doivent
disposer d'outils de gestion de leur personnel qui leur permettent de les
précariser eux aussi.
C'est en fait tout le sens de cette proposition de loi d'extension
du chèque emploi associatif. Il sera dorénavant possible de rémunérer, sans
contrat de travail, des personnels permanents et semi-permanents, dont on pourra
plus facilement se libérer en cas de restriction des crédits ou de diminution
d'activité.
Mme Sylvie Desmarescaux, rapporteur. Ce n'est pas vrai !
M. Jean-François Voguet. D'ores et déjà, 113 000 personnes
travaillent sous ce régime précaire, ne percevant même ni prime de précarité,
comme c'est le cas pour les salariés en contrat à durée déterminée, ni indemnité
de licenciement quand il est mis fin à leur travail. L'objectif de cette
proposition de loi est de faire passer cet effectif à plus de 200 000
personnes.
Jean-François Lamour, l'un de ses auteurs, qui était ministre
chargé de la vie associative en 2003, nous explique que 31 % des salariés
touchant des chèques emploi associatif sont des jeunes de 20 à 29 ans, comme
s'il était normal, naturel même, de faire rimer jeunesse et précarité. Mais il
nous dit aussi, a contrario, que près de 70 % sont des hommes et des femmes,
souvent avec charge de famille, qui subissent eux aussi cette précarité extrême.
Et vous voudriez aller encore plus loin !
Nous ne pouvons l'admettre, d'autant qu'en acceptant le
développement de ce type de relation de travail au sein des associations, vous
ouvrez grand la porte à l'expérimentation de ce type de rémunération, que
certains membres de la majorité souhaiteraient voir s'étendre à l'ensemble des
petites entreprises. Pour cette raison aussi, nous ne pouvons accepter votre
proposition de loi.
Tout en refusant l'extension des chèques emploi associatif, telle
qu'elle nous est présentée aujourd'hui, nous ne rejetons pas pour autant ce
dispositif, qui peut s'avérer utile pour de nombreuses associations. Puisque
seulement 21 % des associations pouvant y prétendre utilisent ce type de
paiement de leurs intervenants, il serait nécessaire de mieux faire connaître,
de populariser ce dispositif. Nous pourrions même, peut-être, l'étendre à de
nouvelles associations, si l'utilisation de ce chèque était limitée, et même
restreinte, à un nombre d'heures ou à un type d'emploi, par exemple. Ce
dispositif faciliterait donc la rémunération de certaines activités, sans mettre
en danger pour autant les emplois permanents en contrat à durée indéterminée,
qu'il nous faut soutenir pour pérenniser l'existence et l'activité même des
associations dont notre société a tant besoin.
En outre, comme mon groupe l'avait déjà demandé en 2003, il serait
nécessaire de soulever aussi, d'une part, la question du cadre minimal de la
convention collective de référence, d'autre part, la question des organismes de
retraites complémentaires et de prévoyance compétents. Ces questions n'ont
toujours pas trouvé de réponse, pas plus que n'en ont trouvé celles qui
concernent le droit des personnels ainsi rémunérés aux vacances, à la formation
professionnelle et à bien d'autres choses encore.
Nous sommes prêts, dans le cadre d'un vrai travail législatif, à
participer à une revalorisation de ce dispositif. Mais, dans ces conditions de
précipitation et en l'absence de réelle consultation et de réelle concertation,
nous ne pouvons que voter contre cette proposition de loi. |
|
|
|
|
| lundi 14 avril 2008, a 18:56 |
| Révoltes de la faim : Pour des mesures urgentes et un changement de politique . |

Les
révoltes de la faim dans des dizaines de pays en développement sur tous
les continents traduisent une crise profonde et violente des relations
économiques internationales et du modèle néo-libéral.
Des
centaines de millions de personnes dans le monde paient les
conséquences de la libéralisation, de la privatisation, de la
destruction des agricultures vivrières, de la réduction drastique des
budgets sociaux... Les politiques d'ajustement structurel ont contribué
à l'affaiblissement des économies des pays du Sud, à l'extension d'une
pauvreté massive au nom d'une insertion dans la mondialisation
capitaliste qui n'a fait qu'accentuer la vulnérabilité et la dépendance
de ces pays.
L'augmentation brutale des prix de nombreux produits
vitaux révèle et accentue cette crise majeure du mode de développement
en contribuant à déstabiliser des sociétés déjà très fragilisées et
souvent victimes de régimes répressifs et corrompus. La responsabilité
des pays capitalistes développés et des institutions financières et
commerciales internationales -l'OMC et le FMI, en particulier- est
écrasante. Elle l'est d'autant plus que l'augmentation du prix a été
encore aggravée avec la spéculation sur les produits de base et les
effets de la crise énergétique. La baisse de l'aide publique au
développement, pour la deuxième année consécutive, en a encore rajouté.
Pour le Parti communiste français, des mesures urgentes
sont indispensables afin de permettre à toutes les populations
concernées d'accéder immédiatement à des denrées et à des produits de
première nécessité. La France, l'Union européenne, les institutions
internationales doivent y contribuer. Mais cette crise ne touche pas
qu'à la sécurité alimentaire. Elle appelle à un vrai changement de
politique par la prise en charge des grands enjeux du développement
avec la mise en cause des politiques d'ajustement structurel
néo-libérales, le développement de l'agriculture pour la souveraineté
alimentaire, la transformation et la démocratisation des institutions
internationales et des règles du financement du développement,
l'annulation des dettes...
Tout doit être fait pour que soient effectivement
atteints les Objectifs du Millénaire pour le développement adoptés par
l'ONU en l'an 2000 afin de diminuer de moitié la pauvreté mondiale.
14 avril 2008
Parti communiste français |
|
| lundi 14 avril 2008, a 18:43 |
| Contrôle des chômeurs : Le P.C.F dénonce l'offre lamentable d'emploi . |

Dans
le journal Les Echos, d'aujourd'hui, le gouvernement lance le ballon
d'essai de la semaine, en annonçant une nouvelle mesure visant durcir
le contrôle des chômeurs.
Ainsi, proposer à un chômeur un emploi à deux heures de
son domicile, avec un salaire 30% inférieur à son précédent poste
devient « une offre valable d'emploi ». En pleine crise du pouvoir
d'achat, le gouvernement repousse une nouvelle fois les limites du
cynisme.
En plus de s'attaquer aux plus fragiles, cette
dangereuse disposition aura automatiquement pour effet de tirer les
salaires vers le bas en mettant en concurrence directe les salariés
avec les chômeurs. Il ne s'agit donc plus de s'attaquer au chômage,
mais aux chômeurs et aux salariés. Le PCF dénonce cette offre
lamentable d'emploi, et renouvelle sa proposition d'une véritable
sécurité de l'emploi et de la formation pour tous les actifs.
Parti communiste français
Paris, le 14 avril 2008. |
|
| lundi 14 avril 2008, a 05:05 |
| Nepal ( voisin du Tibet ) : trés large victoire communiste . |
Dimanche 13 Avril 2008 - 18:17
Parti Communiste Népalais-Maoïste marchent dimanche vers un succès
électoral historique, en passe de devenir le premier parti de
l'assemblée constituante pour transformer la monarchie en République et
consolider la paix conclue fin 2006
Samedi, sur les 20 circonscriptions dont les résultats ont déjà été
proclamés, onze ont été attribuées aux ex-maoïstes, qui ont proclamé
leur attachement à la démocratie. Le Parti communiste népalais-maoïste
est en outre en tête dans 61 des 121 circonscriptions où les opérations
de dépouillement ont débuté, ont annoncé les responsables électoraux.
"Nous assistons à la victoire du
peuple!", ont scandé des centaines de personnes, dont beaucoup
arboraient la faucille et le marteau peints sur le visage, dans un
bureau de dépouillement des voix du centre de Katmandou. Une victoire
des anciens maquisards serait difficile à "encaisser" pour l'armée,
conservatrice, du Népal traditionnellement loyale à la monarchie, aux
Etats-Unis et au grand voisin indien. New Delhi redoute notamment un
effet de contagion.
D'après le dépouillement en cours, plusieurs anciens dirigeants
maoïstes, dont leur chef suprême, Prachanda, précèdent leurs
concurrents lors de ce premier scrutin depuis neuf ans qui vise à
tourner la page des années de violence et de guerre civile. Les succès
sont enregistrés dans des circonscriptions n'appartenant pas à leurs
fiefs traditionnels.
"Même eux ne s'attendaient pas à cela,
tout le monde pensant que les maoïstes arriveraient en troisième
position. Personne ne comprend vraiment", a ajouté ce diplomate, qui
note que les anciens rebelles avaient choisi avec beaucoup de soin
leurs candidats issus de groupes ethniques divers et marginalisés. Les
principaux partis en lice sont les maoïstes de l'ex-rébellion, les
communistes du Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié) et
le Congrès népalais. Nicolas Maury
|
|
| lundi 14 avril 2008, a 04:52 |
| AFGHANISTAN : Un mensonge de plus ! |
d'infos
Dimanche 13 Avril 2008 - 18:28
Lors de l'émission "A vous de Juger", Sarkozy (alors candidat de
l'UMP-MEDEF) se prononce pour le retrait des troupes françaises
d'Afghanistan, un MENSONGE DE PLUS. Et aujourd'hui? les promesses sont
oubliées
|
|
| samedi 12 avril 2008, a 22:51 |
| Le Monde a besoin de ses salariés . |

La
direction du journal Le Monde a annoncé le 4 avril dernier la
suppression de 130 postes, dont deux tiers de journalistes. Pour la
première de l'histoire de ce journal, un appel à la grève a été lancé
par l'intersyndicale et voté par l'immense majorité des salariés. Le
Parti Communiste Français apporte son soutien aux personnels en lutte.
Cette
situation est d'abord le résultat d'une gestion catastrophique,
longtemps orchestrée par le duo Minc / Colombani : dérive financière,
conformisme, projets avortés d'introduction en bourse ou rachats
inconsidérés d'autres titres, sensés garantir son avenir. Cette logique
de financiarisation a bien au contraire affaibli le groupe.
Preuve que le Monde semble devenu une entreprise comme
les autres, ce sont les salariés qui trinquent les premiers, et
notamment les journalistes. L'information de référence, le travail
d'investigation, l'analyse des sources, tout cela nécessite au
contraire de préserver ce qui fait la première richesse d'un titre :
ses salariés.
Pour le Parti Communiste Français, les entreprises de
presse et les médias jouent un rôle trop précieux dans la vie
démocratique pour qu'ils soient livrés aux appétits d'une poignée
d'affairistes en mal de tribune. Il appelle à la tenue d'un grand débat
national, notamment sur l'avenir de la presse quotidienne, de
l'audiovisuel public et du tiers secteur.
Parti communiste français
Paris, le 11 avril 2008. |
|
| samedi 12 avril 2008, a 22:36 |
| Rupture ou simple entrac dans une gestion anti-démocratique ? |

Rupture ou simple entracte dans une gestion anti-démocratique ?
Pour la première fois depuis qu'existent la
Communauté urbaine d'Arras et le district qui l'a précédée, les notions
de droite et de gauche y ont fait surface.
Pour la première fois la désignation du président a donné lieu à une véritable élection avec deux candidats en lice.
C'est une rupture historique avec des
décennies d'une pratique consensuelle qui voulait qu'on s'arrange en
coulisses pour se partager le gâteau.
Ulcéré par sa déconfiture aux municipales
d'Arras, et tirant les leçons d'une trop apparente connivence avec la
droite au sein de la CUA, le parti socialiste a chargé J.P. Deleury, le
maire de St Laurent-Blangy, de rompre les amarres. Il a fait, au nom de
ses camarades, acte de candidature contre le président sortant dont il
s'accommodait depuis 13 ans.
Il tint à donner publiquement une
signification politique à sa décision, tout en affirmant cependant
qu'il s'engageait à poursuivre une gestion consensuelle de la
Communauté.
JM Vanlerenberghe, le sénateur maire MODEM
d'Arras, après avoir vanté le bon travail réalisé ensemble jusqu'à
présent, réitéra sa volonté de continuer comme par le passé, récusant
tout caractère politique de sa candidature
Ils avaient tous les deux, dans les jours
précédents, fait le tour des popotes pour s'assurer les voix des
maires, surtout ceux des petites communes dont les appartenances
politiques sont moins affichées.
On devinait que ce serait serré, et ce le fut
à souhait, puisque cela se joua à une voix près et suite à deux tours
et beaucoup de palabres et tractations dans les couloirs.
Finalement, la droite qui ne veut pas dire son
nom, l'emporte par 37 voix contre 36.mais le reste de l'exécutif est à
nouveau reconstitué sur la base du consensus
Pour mener quelle politique ?
Tout le monde l'ignore car les quelque 90 000
habitants de la CUA n'ont jamais eu leur mot à dire sur la gestion et
les projets d'une collectivité territoriale qui pèse de plus en plus
sur leur devenir.
Les candidats aux municipales, appelés à
devenir conseillers communautaires sont restés partout muets sur ce
qu'ils feraient une fois désignés à ce poste.
La CUA, gère un budget de 100 millions d'€ et
ses compétences (plans d'occupation des sols, l'environnement, écoles,
voieries, développement économique etc…) surplombent de plus en plus
celles des communes. Or les populations sont tenues dans l'ignorance
des choix de leurs mandataires à ce .niveau.
Les 2 candidats se sont contentés de dire
qu'ils étaient tous deux opposés à l'élargissement de la CUA. On sait
pourtant que celle-ci qu'elle s'est constituée apparemment de bric et
de broc mais en réalité au gré des exigences de la CCI qui lorgnait
avant tout vers les communes en bordure des autoroutes.
Jusqu'où l'épisode de l'élection du président
laissera-t-elle des traces, on ne sait, mais il serait temps d'en finir
avec une gestion manifestement anti-démocratique où, sous prétexte d'un
consensus hypocrite, tout se décide en dehors des citoyens.
Personne n'a jamais pu expliquer pourquoi ce
qui est de gauche ou de droite à Arras Achicourt ou St Laurent-Blangy
deviendrait sans couleur ni saveur au-delà.
C .L
Blog P.C.F ARRAS
|
|
| samedi 12 avril 2008, a 22:20 |
| Dessin : fanch . |
|
|
| samedi 12 avril 2008, a 22:00 |
| Communiqué de presse de la C.G.T -Educ'Action . |
Communiqué de presse de la CGT-Educ'Action : Rassemblement en soutien à Rodolphe

Communiqué de presse du samedi 12 avril 2008 à 11h00
Rassemblement en soutien à Rodolphe Juge, enseignant stagiaire poursuivi injustement
L'intersyndicale de la Région Parisienne
(CGT-Educ'Action, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, Sud-Education
et CNT-Education) appelle a un rassemblement le jeudi 17 avril 2008 à
9h00 devant le Palais de Justice de Paris afin de soutenir Rodolphe
Juge, enseignant stagiaire de maths-sciences au lycée Denis Papin à La
Courneuve, injustement poursuivi pour sa participation à une
manifestation lycéenne le jeudi 3 avril 2008.
La CGT-Educ'Action, auquel Rodolphe Juge appartient (il
est d'ailleurs élu représentant des stagiaires de l'IUFM de l'académie
de Créteil) est à l'origine de cette action et a déposé un préavis de
grève national à cette occasion.
Rodolphe Juge est accusé d'actes de violences lors
d'une manifestation qu'il encadrait. Plusieurs témoignages lors de
cette audience démontreront l'absurdité de ces accusations.
Plusieurs médias ont fait état de cette histoire, dont l'Humanité :
http://www.humanite.fr/2008-04-08_Societe_-On-t-a-repere-t-as-dix-secondes-pour-degager
L'intersyndicale de la Région Parisienne invite par
ailleurs tous les personnels, élus et citoyens à continuer à signer la
pétition en faveur de Rodolphe Juge. Au samedi 12 avril 2008, la
pétition a recueilli 440 signatures sur internet et 250 sur papier soit
un total provisoire de 690 signatures.
La signature peut être signée en ligne ou téléchargée :
http://cgteduc.creteil.free.fr/uasen/spip.php ?article1248
Contact presse :
Matthieu Brabant
Secrétaire académique CGT-Educ'Action académie de Créteil
Professeur de maths-sciences au lycée Denis Papin à La Courneuve
06 77 81 34 83
cgteduc.creteil@wanadoo.fr
Bourse du travail de Saint-Denis
9/11 rue Génin
93200 Saint-Denis
De : Matthieu Brabant
samedi 12 avril 2008
site BELLACIAO
|
|
| samedi 12 avril 2008, a 21:42 |
| Les députés communistes aux côtés des lycéens . |
Actions des Députés et Sénateurs Communistes
Vendredi 11 Avril 2008 - 16:03
Question au gouvernement de Pierre GOSNAT, Député PCF du Val-de-Marne

Ma question s'adresse à M. Darcos, ministre de l'éducation nationale.
Depuis plusieurs semaines, des luttes s'amplifient dans le pays pour
exiger du Gouvernement qu'il revienne sur ses décisions concernant
l'éducation nationale. Elles rassemblent des professeurs, des lycéens,
des parents d'élèves et, à partir de demain, des étudiants. Un grand
nombre d'élus locaux sont à leurs côtés. Monsieur le ministre de
l'éducation nationale, allez-vous rester « droit dans vos bottes »,
sans prêter attention au message qui vous est adressé ni engager de
concertation avec les organisations syndicales ?
C'est une erreur de vouloir minimiser l'ampleur de ce mouvement,
voire de chercher à le discréditer en soufflant sur les braises de la
provocation et de la répression. Nous assurons la jeunesse de notre
solidarité.
C'est également une erreur de vous cantonner à
répéter que le budget a été voté et que rien n'y changera. C'est vrai,
le budget a été voté, mais il ne prévoyait pas d'envoyer un contingent
supplémentaire de sept cents hommes en Afghanistan ! Pourquoi ne pas
privilégier l'éducation plutôt que la guerre ? (Applaudissements sur
les bancs du groupe de la Gauche démocrate et républicaine. –
Exclamations sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement
populaire.)
Vous répétez sans cesse que la réduction des effectifs d'enseignants
se justifie par la baisse de la démographie scolaire. Mais cette
litanie est irrecevable, d'abord parce qu'il existe déjà un déficit
important d'enseignants, ensuite parce que vous savez que, dans les
prochaines années, il y aura un afflux important de jeunes et d'enfants
à scolariser. Pourquoi mettre ainsi en péril notre système d'éducation,
dont tout le monde s'accorde à reconnaître les mérites ?
En réalité, la démographie n'est qu'un prétexte pour mettre
délibérément en œuvre une politique insensée de réduction du nombre
d'enseignants et, de manière générale, du nombre de fonctionnaires, au
nom des économies budgétaires. Quand le Premier ministre déclare que
les caisses sont vides, ce n'est pas vrai : vous trouvez toujours
l'argent pour favoriser les plus fortunés (« Ah ! » sur les bancs du
groupe de l'Union pour un mouvement populaire) ou pour envoyer des
militaires à l'autre bout de monde. Vous avez donc des marges de
manœuvre.
Quand allez-vous décider de vous asseoir à la table des négociations
avec ceux qui vous pressent de faire de l'éducation une priorité
nationale, un droit pour tous et un facteur essentiel de lutte contre
les inégalités sociales ?
Nicolas Maury
|
|
| samedi 12 avril 2008, a 21:21 |
| BOURSES ETUDIANTE : Question écrite de Jacqueline Fraysse,députée P.C.F du 92 . |
Actions des Députés et Sénateurs Communiste
Vendredi 11 Avril 2008 - 16:25
Mme Jacqueline FRAYSSE attire l'attention de Mme
la ministre de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur sur la
réforme des bourses étudiantes sur critères sociaux

Rapport après rapport, on constate depuis des
années une dégradation structurelle des conditions de vie et d'étude
des jeunes. Beaucoup se trouvent dans des situations de grande
précarité, ce qui met en cause leur devenir et donne lieu à des
perceptions particulièrement pessimistes de lavenir, comme l'indique
la dernière enquête internationale de la Fondation pour l'Innovation
Politique, pour ceux qui construiront la France, l'Europe et le monde
de demain.
Les difficultés pour se loger, financer ses études, se nourrir et se
cultiver sont de plus en plus grandes pour la majorité des étudiants de
notre pays. La loi LRU, votée en urgence lété dernier vient
d'ailleurs aggraver ce phénomène puisque, comme c'est déjà le cas à
lUniversité Dauphine par exemple, les frais d'inscription vont
considérablement augmenter à la rentrée 2008.
Une réforme des bourses est annoncée pour le mois
de septembre prochain. Elle prévoit la création d'un 6ème échelon pour
le calcul de leur montant. Cette mesure devrait permettre à 100 000
étudiants issus des familles les plus modestes de bénéficier d'une
augmentation de 19 euros mensuelle de ce qu'ils perçoivent
actuellement.
Ce 6ème échelon est certes une avancée, mais qui reste insuffisante
au regard des besoins. Pour avancer significativement face aux
inégalités devant les savoirs, il est impératif de fixer des objectifs
ambitieux tels que, par exemple, d'importants programmes de
construction de logements étudiants, la mise en place de l'allocation
tant attendue par les jeunes qui veulent prendre leur autonomie, des
mesures concrètes permettant l'accès à la culture
Outre ces graves insuffisances, cette réforme contient deux mesures
très préoccupantes. D'une part, elle prévoit la suppression de la
prise en compte du handicap, de la présence d'un enfant à la charge de
l'étudiant et du fait qu'il soit issu d'une famille monoparentale.
D'autre part une mesure vise à minorer la prise en compte du critère
d'éloignement du lieu d'étude par rapport au domicile parental.
Ces deux dispositions ne sont pas acceptables, car de nombreux
étudiants verront les aides qu'ils perçoivent diminuées et d'autres,
actuellement boursiers ou susceptibles de lêtre, seront exclus de
l'accès à ce droit. Ainsi, le gouvernement, qui se targue d'accorder
19 euros en plus par mois à 100 000 étudiants, va en réalité faire des
économies sur tous les autres ! Il s'agit donc d'une nouvelle duperie
qui vient s'ajouter aux promesses politiques et budgétaires non tenues
envers les différentes composantes du système universitaire public, que
ce soit les étudiants, les enseignants, les personnels dencadrement ou
les chercheurs. C'est d'autant plus inadmissible que dans un pays
comme le notre, des moyens existent pour permettre aux jeunes de vivre
et détudier dans des
conditions décentes !
Mme FRAYSSE demande donc à Mme la Ministre de la Recherche et de
l'Enseignement Supérieur, parallèlement à la création du 6ème échelon
et dans l'attente de dispositions correspondant réellement aux
besoins, de maintenir en l'état les critères sociaux individuels
d'attribution des bourses étudiantes.
Nicolas Maury
|
|
| vendredi 11 avril 2008, a 22:48 |
| L'exaspération sociale est le ressort du mouvement au Tibet . |
Entretien avec Élisabeth Maertens, auteur d'une Histoire du bouddhisme tibétain. La compassion des puissants.
Élisabeth Martens renvoie un autre éclairage de ce qui se joue depuis plusieurs centaines d'années sur le Toit du monde.
Comment êtes-vous venue à la Chine et au Tibet ?
Élisabeth Martens. Je suis partie durant trois ans en Chine,
de 1988 à 1991 après des études de biologie en Belgique, pour me
spécialiser en médecine traditionnelle chinoise. J'ai voyagé dans le
pays et au Gansu et j'ai été interpellée par la culture et le
bouddhisme tibétains au grand monastère de Labulang si différents de la
culture chinoise des Han. Je suis retournée régulièrement au Tibet et
dans les régions voisines où vivent des communautés tibétaines,
Sichuan, Gansu, Qinghai et Yunnan. La dernière fois, en été 2007.
Qu'est ce qui vous a amené à avoir aujourd'hui un discours
qui porte un autre regard sur la question tibétaine telle qu'elle est
présentée en Occident ?
Élisabeth Martens. Quand je suis revenue en Europe, on parlait
énormément du bouddhisme tibétain parce que le dalaï-lama avait reçu le
prix Nobel de la paix en 1989. J'ai été touchée de la différence entre
ce qui se disait ici et ce que j'avais vécu. Il y avait et c'est
toujours le cas un discours du « politiquement correct » sur le Tibet
qui fait fi des sources historiques de ce conflit. Il n'est pas facile
de faire entendre une autre voix. C'est comme s'il y avait deux camps
qui s'affrontent. Je n'ai pas envie d'être considérée comme appartenant
à l'un ou l'autre. Je ne suis pas plus prochinoise que protibétaine.
Mais les événements actuels forcent à une réflexion pour sortir de
cette confrontation caricaturale dans un débat biaisé.
Depuis des siècles, le Tibet est un enjeu entre les
différentes puissances régionales puis mondiales. Quel est le contenu
de cette dimension politique ?
Élisabeth Martens. Au XIIIe siècle, le Tibet est annexé à la
Chine par les Mongols, et au XVIIIe les Mandchous ont divisé leur
empire chinois en 18 provinces, dont la province tibétaine. Fin du
XIXe, l'empire britannique envahit le Tibet et y installe ses comptoirs
de commerce. Le dalaï-lama de l'époque, prédécesseur de l'actuel, voit
dans l'occupation anglaise du Tibet une opportunité pour revendiquer
l'indépendance. Or la Chine du début du XXe est soumise à un dépeçage
mené par les pays occidentaux. Épisode toujours vivant dans la mémoire
chinoise et la République reste inflexible. En 1949, avec l'avènement
de la République populaire, le gouvernement de Pékin réaffirme les
frontières chinoises. Dès 1956, une rébellion armée est organisée dans
plusieurs monastères tibétains Cette rébellion armée est dès ces débuts
soutenue financièrement et logistiquement par la CIA. Un rapport de
l'Office des affaires étrangères américain de l'époque est explicite :
« Le Tibet devient stratégiquement et idéologiquement important.
Puisque l'indépendance du Tibet peut servir la lutte contre le
communisme, il est de notre intérêt de le reconnaître comme
indépendant. (…) Toutefois, ce n'est pas le Tibet qui nous intéresse,
c'est l'attitude que nous devons adopter vis-à-vis de la Chine. » Les
émeutes qui ont eu lieu ce mois de mars 2008 doivent être analysées
dans un contexte économique en tout premier lieu mais sans oublier que
le Tibet reste un des terrains de combat entre les États-Unis et la
Chine, depuis longtemps.
Certains Tibétains réclament l'indépendance, d'autres l'autonomie. Quel est le rapport de force au sein du mouvement ?
Élisabeth Martens. Au sein de la communauté tibétaine en exil,
une scission est de plus en plus évidente : d'une part, il y a les
modérés, dont le dalaï-lama, qui parle « d'autonomie poussée ». C'est
une fraction majoritaire au sein du gouvernement en exil, et il y a les
radicaux qui exigent une indépendance totale. Jusqu'à présent la
demande d'indépendance a été sans suite : ni les Nations unies ni aucun
pays n'ont jamais reconnu le Tibet comme État indépendant.
On a parlé de génocide du peuple tibétain, qu'en est-il ?
Élisabeth Martens. Après la révolte de 1959, les autorités du
bouddhisme tibétain en exil ont avancé le chiffre de 1,2 million de
morts. Plusieurs études démographiques ont démontré par la suite qu'il
y avait eu manipulation. Patrick French, ex-directeur de Free Tibet, a
été vérifier sur place, à Dharamsala. Après avoir compulsé longuement
les documents « officiels » qui ont servi à avancer ce nombre, il s'est
rendu compte de la falsification et a démissionné de ses fonctions. Il
raconte cet épisode dans son livre Tibet, Tibet.
Vous réfutez l'opposition ethnique des émeutes et mettez l'accent sur une colère sociale ?
Élisabeth Martens. Si les manifestations ont été aussi fortes
c'est qu'elles étaient aussi nourries par l'exaspération économique et
sociale qui est le ressort interne du mouvement. Beaucoup de Tibétains
en majorité des jeunes sont des laissés-pour-compte des avancées
économiques de la Chine. Comme partout dans le pays, les inégalités se
font de plus en plus criantes. Mais il y a une spécificité du Tibet.
Beaucoup de Chinois han et hui (musulmans) viennent s'y installer pour
travailler et surtout y gagner de l'argent. Ceux qui profitent du gros
des énormes investissements que le gouvernement central injecte dans la
province. Beaucoup de jeunes Tibétains sont chômeurs. Ils manquent
d'instruction et de qualification. Ils viennent de la campagne et ont
juste suivi l'école primaire. Les Han qui viennent travailler au Tibet
sont des techniciens qualifiés, des universitaires ou des cadres, et
bien sûr des commerçants. Amener les Tibétains à se former serait un
moyen de diminuer l'inégalité sociale. Il ne s'agit pas du seul
développement économique du Tibet mais aussi du développement social
des Tibétains.
Entretien réalisé par Dominique Bari article paru dans l'Humanité du 8 avril 2008
Blog P.C.F ARRAS
|
|
| vendredi 11 avril 2008, a 22:28 |
| OGM / Crise à droite : Le rôle de ( l'amendement Chassaigne ) |
Jeudi 10 Avril 2008 - 20:36
La droite a adopté dans la pagaille le texte sur les organismes
génétiquement modifiés (OGM) dans une version profondément remaniée par
rapport au projet de loi initial par plusieurs amendements issus de
l'opposition
Un vote d'extrême justesse ( avec 20 voix d'écart) qui en dit long sur
les proportions de la crise qui secoue le gouvernement Fillon et sa
majorité. Une centaine de députés de droite se sont abstenus ou ont
refusé de voter, ce qui équivaut à autant de « vote contre » selon le
député UMP Grosdidier qui lui même a voté contre.
Le catalyseur de cette crise à droite
est l'amendement des députés communistes sur l'exclusion des OGM de
zones entières où sont implantées des filières agricoles de qualité (
AOC, Label rouge, label « non-OGM », etc...).Son adoption par la gauche
et plusieurs parlementaires de la majorité n'en finit pas de déchaîner
la colère des élus de droite les plus proches des lobbies des
semenciers OGM.
Victime expiatoire désignée de ces querelles intestines, la secrétaire
d'Etat à l'écologie et au développement durable, Nathalie
Kosciusko-Morizet, coupable aux yeux des élus de droite de ne pas
s'être opposée dans l'Hémicycle à l'amendement présenté par André
Chassaigne. On s'est échangé des noms d'oiseaux entre leaders de droite
(Borloo, Copé qualifiés de lâches) et finalement la ministre a dû
présenté ses excuses.
Au delà de la polémique personnelle,
l'épisode révèle que « l'origine des problèmes » à droite n'a que peu à
voir avec Mme Morizet mais beaucoup avec les résistances qui se
développent face aux prijets de la droite, à la mesure de la colère
suscitée par le reniement des engagements, comme ceux pris lors du
Grenelle de l'environnement.
Ce qui provoque des tensions inédites
dans l'UMP. Furibard, Fillon a mis en cause nommément « l'amendement
Chassaigne qui n'aurait pas dû être voté ». Nicolas Maury
|
|
| vendredi 11 avril 2008, a 22:09 |
| SENAT :Groupe Communiste ( Rapport Larcher : 16 mesures pour privatiser l'hôpital public . |
|
|
| |
 |
|
|
Rapport Larcher : 16 mesures pour privatiser l'hôpital public
Par le groupe CRC - 11 Avril 2008 |
|
Le rapport sur l'hôpital public remis à Monsieur
François FILLON par le sénateur Larcher n'est pas autre chose que « le
petit guide de la privatisation de l'hôpital public en 16 leçons ».
Les sénatrices et sénateurs du groupe communiste
républicain et citoyen ne peuvent que dénoncer une prose dogmatique
dont l'un des objectifs est de faire croire aux français qu'il existe
une contradiction de fond entre hôpital de proximité et hôpital de
qualité.
Ce rapport, commandé par le Gouvernement tend également
à faire croire que les structures privées sont des partenaires
légitimes de l'hôpital public. Mais comme toujours en la matière, le
partenariat voulu par la droite se construit en la défaveur du public :
à lui la permanence des soins, les urgences et les opérations peu
rémunératrices et aux cliniques privées les soins à fortes rétributions
et les opérations ambulatoires.
La fermeture systématique des hôpitaux de proximité, la
rémunération des médecins hospitaliers à l'activité, la suppression des
règles de procédure des marchés publics et la labellisation des équipes
sont autant de caractéristiques du privé que le gouvernement voudrait
appliquer au public.
Le récent passage intégral à la T2A non compensée et
l'annonce de la multiplication des délégations de gestion de service
public aux cliniques sont autant de prémices de la mort annoncée de
l'hôpital public de qualité au service de tous et de mettre plus encore
les malades à contribution car il ne fait pas de doute que bientôt, de
nouveaux efforts financiers leurs seront demandés. |
|
|
|
|
| vendredi 11 avril 2008, a 21:48 |
| Solidarité Kanaky . |
Solidarité Kanaky : liberté pour les 19 syndicalistes de
USTKE. Contre la répression anti-syndicale
Le collectif "Solidarité Kanaky" organise une soirée
lundi 21 avril, à partir de 19h, à la Bourse du Travail à Paris (rue Charlot,
salle Eugène Hénaff, métro République ou Filles du calvaire) pour informer sur
ce qu'il se passe en Nouvelle-Calédonie et pour sensibiliser, plus généralement,
sur la répression anti- syndicale. Le 21 avril sera le jour où le Tribunal
de Nouméa rendra son verdict pour les 19 syndicalistes, le procureur ayant
réclamé des peines de 1 mois à 1 an de prison ferme. Le soir du 21 avril, à
Paris, à la Bourse du travail, des personnalités et des syndicalistes prendront
la parole et témoigneront des atteintes aux libertés syndicales, à la liberté
d'expression et au droit de grève en France et dans les colonies de ce pays qui
se targue d'être le défenseur des Droits de l'Homme.... en Chine.
Bellaciao participe à l'organisation de cette
rencontre. Lire la suite ici: http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64582 http://solidaritekanaky.org
********************************** Pétition citoyenne : Jouer
avec nos vies, ça suffit ! Pas touche à nos retraites
! Pétition citoyenne pour réclamer une gestion scrupuleuse et
conforme du Fonds de Réserve pour les Retraites
SIGNER LA PÉTITION : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article=64550#sp64550
Le Canard Enchaîné du 9 avril 2008 a révélé en page 3 que le
Fonds de Réserve des Retraites (FRR) créé en 1999 par le Gouvernement Jospin, et
géré par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), venait de perdre 3.1 milliards d'euros suite à un placement boursier fort contestable et risqué.
Une note, dont un extrait est publié dans l'hebdomadaire, en
date du 27 mars 2008, est pessimiste pour
l'avenir et explique que "les risques
portés par le FRR sont encore très concentrés sur les marchés actions, le
rendant très vulnérable à un retournement" . En d'autres termes,
les placements réalisés avec l'argent de ce Fonds ne sont pas sécurisés, et les
pertes pourraient s'alourdir si la Bourse continuait à chuter et la crise à
s'amplifier.
Contrairement à certaines interprétations journalistiques ou
rumeurs,cette information n'a pas été réellement démentie par le FRR, qui s'est
contenté de préciser que globalement, la performance annuelle du placement est
bonne (6.3 % par an depuis 2003 selon le communiqué du FRR), et que le FRR n'a
pas investi dans des "produits de titrisation" (c'est à dire,
n'a pas investis sur des produits financiers directement liés aux
subprimes).
Nous, salariés, chômeurs, retraités, nous
rappelons au gestionnaire de ce fonds, ainsi qu'à l'Etat français que son devoir
est avant tout d'assurer la pérennité et la viabilité de
cette institution, de protéger ses contribuables, les salariés qui travaillent
et cotisent en France, et non d'enrichir les banques
ou les actionnaires privilégiés, ni les caïds des marchés boursiers.
Personne ne comprend que l'on puisse jouer ainsi avec les
économies durement réalisées, dans un but de solidarité, sur des vies et des
vies de travail, parfois pénibles et mal rémunérées, alors
même que les salaires n'augmentent pas et que les régimes de retraites viennent
d'être profondément modifiés, en défaveur des salariés !
Alors même que certains (200 personnes ? 500 personnes ? 1000
maximum ?) ont bénéficié récemment de 15 milliards de cadeaux fiscaux !
Pour celles et ceux d'entre nous qui sont syndiqués, nous exigeons
également que les organisations syndicales de salariés représentées au FRR
remplissent strictement leur mission de protection de nos intérêts, passés,
présents et à venir, et ne s'improvisent pas "analystes financiers" ni "traders
à la petite semaine".
Nous exigeons donc que la CDC et l'Etat trouvent immédiatement une
solution à leurs frais (et pas à ceux du contribuable) pour dégager la somme actuellement présente au FRR et la placer
dans des structures et des institutions sécurisées, sans penser à la
rentabilité financière de cette somme d'argent, sans penser à l'utiliser comme
une "simple ressource financière".
Nous exigeons aussi par la même occasion, que
l'Etat tienne sa promesse d'abonder ce Fonds avec les recettes provenant des
privatisations. Le Fonds devrait peser presque 300 milliards d'euros si
le plan prévu avait été respecté annuellement depuis sa création, or, il ne
comptabilise aujourd'hui que 30 milliards d'euros !
Enfin, nous interdisons formellement à l'Etat de
toucher à ce Fonds de Réserve des Retraites avant 2020 et lui rappelons qu'il ne
saurait servir à autre chose qu'à financer nos pensions.
Cet argent est NOTRE argent.
Nous l'avons cotisé, il a été prélevé sur
notre travail et il doit servir à nos retraites !
ARRETEZ DE JOUER AVEC NOS VIES ! PAS TOUCHE A NOS
RETRAITES !
Nb : Cette pétition sera adressée aux personnes concernées et
notamment au Gouvernement, à la CDC et aux syndicats.
SIGNER LA PÉTITION : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article=64550#sp64550
********************************** Bellaciao
convoqué au tribunal de Rennes (en appel)
suite à la publication d'un communiqué de l'USM-CGT (ST
Nazaire)
Vendredi 16 mai 2008 , Roberto Ferrario, de Bellaciao, est
convoqué par le Tribunal d'Appel de Rennes.
En décembre 2005, une
plainte pour diffamation a été déposée par les "Chantiers Navals de St Nazaire"
suite à la publication sur le site du collectif Bellaciao du communiqué de
l'USM-CGT du 16 septembre 2005 intitulé "Flibusterie des temps modernes"
(consultable ici : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article=18759). Roberto
Ferrario a été relaxé par le tribunal de Saint-Nazaire en octobre 2007. Les
chantiers de Saint-Nazaire ont fait appel...
Pour nous aider à faire face
aux frais déjà engagés et à venir, vous pouvez envoyer un don : http://bellaciao.org/souscription.php Soutenez le Comité
pour la Liberté d'Expression : http://bellaciao.org/fr/soutien-bellaciao.php#petition
********************************** Silvio mon amour
(vaff...) - Vidéo Italie, législatives des 13 et 14 avril
prochains...
En exclusivité mondiale et intergalactique sur
Bellaciao, le collectif vous présente la première vidéo réalisée (des
nuiiiiiitttss de labbbeeeuuurrr) par Sirieix, le Collectif Bellaciao, 3x0, Le
Scarabée et cie enregistré et mixé @Farra Vox : "Silvio mon amour" (Sarko bling-bling
remix'08) A voir et écouter ici : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64055
********************************** Mai 68, ce n'est
toujours qu'un début "Tous ces mots terribles", album hommage à
François Béranger
Écoute en avant première mardi 15 avril à
Confluences, Paris 20ème. En savoir plus : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64600
********************************** Collectif
Bellaciao http://bellaciao.org
Désinscription
: Envoyer un mail à newsletter@bellaciao.org avec
dans le sujet : desinscription fr |
|
| vendredi 11 avril 2008, a 21:03 |
| Manifestation lycéens : Quand la jeunesse parle d'avenir,Darcos répond réduction des coûts . |
Aujourd'hui, dans Le Parisien, Xavier Darcos oppose une
fin de non-recevoir aux revendication du mouvement étudiant en usant
d'un paternalisme pour le moins poussiéreux.
Quand les lycéens parlent d'avenir et de solidarité, le
Ministre répond « suppression de postes ». Non, ce n'est pas archaique
de refuser les suppressions de postes pour diminuer le nombre d'élève
par classe quand on a pour objectif un enseignement de qualité. A
l'évidence, cette jeunesse fait preuve de maturité, et d'une lucidité
qui devrait conduire Xavier Darcos à faire preuve d'un peu plus
d'humilité.
Le PCF exprime son soutien total aux lycéens, étudiants
et enseignants qui se mobilisent et participera avec ses élus aux
nombreuses mobilisations.
Parti communiste français
Paris, le 10 avril 2008. |
|
| jeudi 10 avril 2008, a 08:22 |
| Gandrange : l'engagement de l'Etat doit être respecté . |
Nicola Sarkozy a reçu les salariés de l'usine Arcellor Mittal du
site de Gandrange pour leur confirmer la suppression de 575 postes. Ainsi donc
la visite présidentielle sur le site industriel sitôt connu le plan social et
les engagements pris devant les salariés se révèlent n'être que du vent. C'est
proprement révoltant de voir ainsi le chef de l'Etat jouer avec la vie de tant
de personnes pour des effets d'estrades qui se révèlent désormais n'être que de
la communication politicienne de la pire espèce.
Le président de la République devient désormais coutumier du fait,
lui qui avait promis que EDF ne serait jamais privatisée pour ensuite battre
piteusement en retraite.
La France dispose d'importants moyens légaux et fiscaux pour faire
se faire entendre d'une multinationale comme Arcelor Mittal qui accumule les
profits à coups de milliards. L'engagement de l'Etat a été donné aux salariés
de Gandrange en terme d'emploi, de formation. Il doit être tenu.
Parti communiste français
Paris, le 8 avril 2008 |
|
| mercredi 09 avril 2008, a 19:28 |
| La droite vit encore au temps de la Guerre Froide ! |
Mercredi 09 Avril 2008 - 12:49
Un Conseiller Général Communiste interdit de permanence à la Mairie de la Source (Orléans)
Le 17 mars 2008, soit le lendemain de mon élection comme Conseiller
Général, j'écrivais à Monsieur le Député - Maire d'Orléans pour lui
demander la possibilité d'organiser, chaque mois, à la mairie de
proximité, une permanence afin de recevoir les habitants de la Source,
comme je m'y étais engagé durant la campagne électorale.
Je rappelle que cette façon de
procéder existe dans tous les cantons du Loiret, les conseillers
généraux assurant des permanences dans les communes de leur canton.
Quelle que soit "la couleur politique" des maires. C'est ce que l'on
appelle "la tradition républicaine" !
Malheureusement, à Orléans, avec Serge
GROUARD, cela ne se passe pas comme cela, et la démocratie avançant à
grands pas, ma demande est refusée pour les motifs suivants : "je dois
gérer personnellement les modalités matérielles de ma permanence" "je
dois me rapprocher du Conseil Général, ma collectivité de rattachement"
Décidemment, l'UMP et ses représentants locaux n'ont pas digéré leur
écrasante défaite à la Source. Alors, ces messieurs se vengent comme
ils le peuvent. C'est-à-dire à leur image : petitement et médiocrement
!!
Il y a eu durant la campagne un
déferlement de tracts anti-communistes d'un autre âge qui n'a pas porté
ses fruits, bien au contraire. Maintenant, c'est le refus d'organiser
des permanences.
Bien évidemment, je ne compte pas
baisser les bras. Avec mes amis et toutes et tous ceux qui sont
attachés au respect du suffrage universel, je compte bien agir à tous
les niveaux pour que cette atteinte à la démocratie soit annulée.
Michel RICOUD Conseiller général de la Source
Rappel des résultats:
M. Guy PICQUIER(FN): 4,48%
M. Michel LANGUERRE (UMP): 29,04% - 35,13% (battu)
M. Abderrahim GHBABRA (SOC): 32,63%
M. Michel RICOUD (COM): 33,85% - 64,87% (élu) Nicolas Maury
|
|
| mercredi 09 avril 2008, a 05:01 |
| La méthode Ségolène Royal : du déjà vu ! |
Par Régis TRILLES le mardi 8 avril 2008, 16:25 - "Faire exister la gauche!" PARTI SOCIALISTE. L'ex-candidate
lance une consultation participative avec des arrière-pensées cousues
de fil blanc. Dans un monde qui se transforme à vive allure, les
socialistes doivent répondre à de nouvelles questions, estime
Ségolène Royal. Aussi a-t-elle pris une initiative aux allures de
tactique interne au PS. La consultation qu'elle lance est sur le mode
participatif qu'elle affectionne. La cible ne relève pas du hasard: «les militants du PS », mais «en lien avec les sympathisants et les forces vives ». Plus précisément en lien «avec les associations, le mouvement social et syndical».
Soit avec tout ce qui peut exprimer, sous des formes anciennes ou plus
nouvelles, des aspirations à des changements dans le cadre d'une
société en mutation.
La démarche est certes à la fois risquée, cousue de fil blanc et a comme un air de déjà-vu.
Risquée, car en dépit de ses
efforts pour la limiter au champ préparatoire du congrès, Ségolène
Royal ne parvient pas à masquer l'offensive de son clan en vue de
construire une hégémonie sur le PS. La perspective étant la prise de
pouvoir et la présidentiabilité naturelle en 2012. Or, ce faisant, elle
persiste à agir en dehors des règles définies par le parti lui-même à
un moment où le souci du collectif semble l'emporter sur toute autre
considération.
Déjà vu: le recours au participatif est chez elle
la traduction d'une intuition, celle de l'aspiration à être entendue et
à dire son mot parmi une partie grandissante des citoyens lassés d'une
façon de faire de la politique qui les cantonne au rôle de supplétifs
d'un personnel politique trop professionnalisé.
C'est
aussi pour l'ex-candidate un moyen de circonscrire la base militante,
considérée comme formatée à l'immobilisme par un fonctionnement
désuet. Coïncidence: le coup de gueule d'un Jean-Paul Huchon,
président de la région Ile-de-France, ex-rocardien converti au
strauss-khanisme, s'inscrit dans un même constat. Il n'en a cependant
pas l'habileté.
Dans l'ouvrage qu'il vient de publier, il prend bille en tête le parti et ses dirigeants en assurant que «le débat est devenu impossible à l'intérieur du PS ». Ajoutant que, «sous la pression des apparatchiks, on se met la tête dans le sable comme l'autruche, puis on attend que ça se passe ». Avant de délivrer un message qui a le mérite de la clarté idéologique libérale: «Le temps de la confrontation de deux philosophies (droite-gauche NDLR) complètement différentes est révolu. »
Si
Ségolène Royal, selon l'aile gauche du PS, partage une partie de ce
point de vue, du moins prend-elle des précautions. Le but étant, pour
ses détracteurs, de susciter un consensus sur un diagnostic de départ
pour faire accepter à un PS jusque là encore ancré dans la
social-démocratie, des virages idéologiques calqués sur ceux consentis par les partis démocrates anglo-saxons.
Sans
préjuger des résultats ni de leur interprétation, la consultation
participative est en effet engagée autour de questions liées aux
inquiétudes des Français.
Exemples des débats à trancher:
«Il
faut sortir du fossé entre un discours pseudo-révolutionnaire dans
l'opposition et un conformisme économique au pouvoir: de quelle façon? ».
«Le
socialisme ne peut pas se contenter d'aménager le capitalisme
financier à la marge: comment produire et répartir autrement la
richesse? ».
«Il
faut pousser l'agilité des entreprises, le goût du risque et l'esprit
d'entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs
sécurités sociales. Avec quel compromis? ».
Le tout assorti d'un rappel de valeurs de gauche, genre : «La
volonté publique et l'Etat organisent la conciliation de l'intérêt
général et des préoccupations des gens, notamment à travers les
Services Publics ».
Chiche!
|
|
| mercredi 09 avril 2008, a 04:42 |
| Tibet,un autre son de cloche ! |
Mardi 08 Avril 2008 - 20:54
"Je ne suis pas d'accord avec le boycott des Jeux de Pékin et la
propagande anti-chinoise" par Jean Luc Mélenchon, Sénateur Socialiste
de l'Essonne (vraiment à gauche lui ! )
Je ne suis pas "communiste" chinois. Je ne le serai jamais. Mais je ne
suis pas d'accord avec les manifestations en faveur du boycott des jeux
olympiques. Je ne suis pas d'accord avec l'opération de Robert Menard
contre les jeux olympique de Pékin. Je ne suis pas d'accord avec la
réécriture de l'histoire de la Chine à laquelle toute cette opération
donne lieu.
Je ne partage pas du tout
l'enthousiasme béat pour le Dalaï lama ni pour le régime qu'il incarne.
Pour moi, le boycott des jeux est une agression injustifiée et
insultante contre le peuple chinois. Si l'on voulait mettre en cause le
régime de Pékin il fallait le faire au moment du choix de Pékin pour
les jeux. Il ne fallait pas permettre à la Chine d'être candidate. Il
fallait le dire en Chine. Ce qui se fait est une insulte gratuite et
injustifiée contre les millions de chinois qui ont voulus et préparent
activement les jeux. Pour moi il flotte un relent nauséabond de racisme
sur cette marmite !
UN PRETEXTE
Si un boycott devait être organisé, dans une logique agressive
conséquente, ce n'est pas celui du sport qui est un moment d'ouverture
et de fraternisation. Pourquoi pas plutôt celui des affaires et de la
finance ? Naturellement aucun des activistes mondains actuels ne le
propose ni n'entreprend quoique ce soit dans ce sens. Si l'on devait
vraiment se facher avec le gouvernement chinois, pourquoi le minimum de
ce qui se fait dans les relations normales entre les nations ne se
fait-il pas à cette occasion ? Le président de la République chinoise
(combien de protestataires se soucient de savoir comment il s'appelle
?) a-t-il été approché ? Lui a -ton demandé quelque chose ? Quoi ?
Qu'a-t-il répondu ? Le premier ministre (combien se sont préoccupés de
connaitre son nom ?) a-t-il été interpellé ? L'ambassadeur de Chine en
France a-t-il été reçu et a-t-on eu un échange avec lui ? Qui s'en
soucie ? Avec une morgue ressemblant a du racisme, on proteste contre
un gouvernement dont on ne cite pas le nom des dirigeants, et dont on
fait comme s'il n'existait pas ? Pourquoi sinon parce qu'on pense par
devers soi qu'il n'en est pas vraiment un. La superbe occidentale nie
jusqu'au nom des gouvernant qui dirigent un peuple de un milliard
quatre cent millions de personnes que l'on croit assez veules pour être
maitriser par une simple police politique !
D'une façon générale je ressens, en
voyant tout cela, l'écho du mépris des colons qui ont imposé en leur
temps les armes à la main l'obligation pour les chinois de faire le
commerce de l'opium ! Si la volonté est d'affronter le régime politique
de Pékin, aucun des moyens employés n'est de nature à modifier quoique
ce soit d'autre que l'opinion occidentale déjà totalement formatée sur
le sujet.
Donc les évènements du Tibet sont un
prétexte. Un prétexte entièrement construit à l'usage d'un public
conditionné par la répétition d'images qui visent à créé de l'évidence
davantage que de la réflexion. Exemple : seule l'enquête « d'arrêt sur
image » rapporte que les « évènements du Tibet » ont commencé par un
pogrom de commerçants chinois par des « tibétains ». Dans quel pays au
monde de tels évènements restent-ils sans suite répressive ? La vie
d'un commerçant chinois a-t-elle moins de valeur que celle du
manifestant « tibétain » qui l'assassine à coups de bâton dans la rue ?
Bien de l'amitié pour les tibétains n'est qu'une variante nauséabonde
du racisme contre les chinois. Elle se nourrit de tous les fantasmes
que l'ignorance favorise. Que la répression ait été lourde est
peut-être avéré. Comment l'apprécier ? Les seuls chiffres rabachés sont
ceux du « gouvernement tibétain en exil ». Pourtant le gouvernement
chinois, si j'ai bien entendu, annonce lui-même un nombre de blessés et
de morts qui permet de comprendre qu'il y a eu une situation grave et
sérieuse que les autorités admettent. Dans n'importe quelles
circonstances ont essaierait de comparer les informations. On
essaierait de comprendre l'enchainement des faits. Sinon autant dire
que le gouvernement français de l'époque a ordonné de pousser deux
jeunes dans un transformateur électrique à Clichy Sous Bois au motif
qu'il avait alors une politique de main dure face aux banlieues.
Personne n'oserait avancer une bêtise aussi infâme. Dans les émeutes
urbaines américaines la répression a aussi la main lourde. Tout cela
n'excuse rien. Mais cela permet de mettre des évènements en relation de
comparaison.
UN PERSONNAGE SUSPECT
J'exprime les plus nettes réserve à propos de l'action politique de
monsieur Robert Ménard, proncipal organisateur des manifestations anti
chinoises. A présent, à propos du Tibet et des jeux olympiques, on ne
voit que Robert Ménard. Il parle, parait il, au nom de « Reporters sans
frontière ». Cette association est réduite à la personne de Robert
Ménard. Bien des anciens membres du conseil d'administration pourraient
en dire long au sujet des conceptions démocratiques de monsieur Ménard
dans sa propre association. Quand je me suis trouvé sur le plateau de
radio à France Culture où l'on m'interrogeait sur le sujet du Tibet et
des jeux Olympiques, messieurs Marc Kravetz et Alexandre Adler sont
restés silencieux quand j'en suis venu au rôle de monsieur Menard. Ils
ne peuvent être soupçonnés de chercher à me complaire... Hors micro,
les deux, exprimaient des réserves marquées sur les méthodes du
personnage de Robert Ménard. Maxime Vivas a établi une analyse
documentée extrêmement inquiétante sur ce personnage et ses sources de
financements. Quoiqu'il en soit, il semble qu'il remplace aussi
dorénavant les syndicats de journalistes, l'association internationale
des droits de l'homme, Amnesty et ainsi de suite. Parfois même il
remplace le Dalaï lama. Robert Menard milite pour le boycott des jeux
et ce que ne fait pas le Dalaï lama. Celui-ci dit au contraire que le
peuple chinois mérite les jeux. Robert Ménard est un défenseur des
droits de l'homme à géométrie variable. A-t-il mené une seule action,
même ultra symbolique, quand les Etats unis d'Amérique ont légalisé la
torture ? A-t-il mené une seule action pour que les détenus de
Guantanamo soient assistés d'avocat ? Robert Menard a un comportement
qui soulève des questions sérieuses au sujet des motivations de son
action.
LE REGIME THEOCRATIQUE EST INDEFENDABLE
A propos du Tibet. Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle.
Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon
ou Dôle soient sous l'autorité des rois de France. Parler « d'invasion
» en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution
chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée
quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés
royalistes du cru ? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont
accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait,
comme par exemple le poste de vice président de l'assemblée populaire
que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. Cela jusqu'au jour de 1956
où le régime communiste a décidé d'abolir le servage au Tibet et
régions limitrophes.
Dans une négation des traditions, que
j'approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui
classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le
prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de
serfs et d'esclaves le droit de vie, de mort et de tortures sur eux. On
n'évoque pas le satut des femmes sous ce régime là. Mais il est
possible de se renseigner si l'on a le coeur bien accroché. L'autorité
communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du
prétendue paradis de la non violence ainsi qu'aux divers châtiments
sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux
règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine
de la Charria a pris fin avec les communistes. La révolte de 1959 fut
préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la
guerre froide. Voila ce qu'il en est des traditions charmantes du
régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l'horrible « invasion
» qui y a mis fin. Depuis la scolarisation des enfants du Tibet
concerne 81% d'entre eux là où il n'y en avait que 2% au temps bénis
des traditions. Et l'espérance de vie dans l'enfer chinois contemporain
prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35, 5 à 67
ans. En foi de quoi l'anéantissement des tibétain se manifeste par le
doublement de la population tibétaine depuis 1959 faisant passer
celle-ci de un million à deux millions et demi. Pour tout cela, la
situation mérite mieux, davantage de circonspection, plus de respect
pour les chinois que les clichés ridicules que colportent des gens qui
ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants
d'un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du
Tibet.
A l'heure actuelle je n'éprouve aucune
sympathie pour « le gouvernement en exil du Tibet » dont sa sainteté
est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège
un nombre de membres de sa famille qu'il est tout à fait inhabituel de
trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur
présence aux postes clefs de la finance et des affaires de cet exil. Je
respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu'elle veut et à ses
partisans de même. Mais je m'accorde le droit d'être en désaccord total
avec l'idée de leur régime théocratique.
Je suis également hostile à
l'embrigadement d'enfants dans les monastères. Je suis opposé à
l'existence du servage. Je suis laïque partout et pour tous et donc
totalement opposé à l'autorité politique des religieux, même de ceux
que l'album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l'ont
pourtant jamais été. Je désapprouve aussi les prises de position du
"roi des moines" contre l'avortement et les homosexuels. Même non
violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations
sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet
politique théocratique. Je n'ai jamais soutenu l'Ayatollah Khomeiny,
même quand j'étais contre le Shah d'Iran. Je ne soutiens pas davantage
ni n'encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne
pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve ni dans ses
tentatives cecessionistes que je condamne. Je demande : pourquoi pour
exercer sa religion et la diriger le Dalaï Lama aurait-il besoin d'un
Etat ? Un Etat qui pour être constitué demanderait d'amputer la Chine
du quart de sa surface ! Son magistère moral et religieux actuel
souffre-t-il de n'être assis sur aucune royauté ?
FAUTEUR DE GUERRE
En ce qui concerne le droit international et la géopolitique, le
dossier du Tibet tel que présenté par ses partisans est un facteur de
violences, de guerres et de déstabilisation aussi considérable que
celui des Balkans. Quel genre de Tibet est défendu ? Le "grand Tibet"
incluant des régions comme le Yunnan et le Sichuan, sur les territoires
des anciens seigneurs de la terre où sont organisés des troubles en
même temps qu'à Lhassa ? Bien sur, aucun de ceux qui s'agitent en ce
moment ne se préoccupe de savoir de quoi il retourne à ce propos. Rien
n'indique mieux le paternalisme néo colonial ni le racisme sous jacent
à l'enthousiasme pro tibétain que l'indifférence à ces questions qui
mettent en cause la vie de millions de personnes et des siècles
d'histoire et de culture chinoise.
J'ai lu que les athlètes français
porteraient un maillot avec une déclaration un peu passe partout qui
est présentée comme une protestation politique . Je sais très bien que
l'inscription "pour un monde meilleur" ne mange pas plus de pain là bas
qu'ici. Mais elle sera certainement vécue par les chinois du commun
comme un acte injurieux si son motif pro dalai lama est connu.
Peut-être est-il cependant aussi un peu hors limite des règles du sport
international. Souvenons nous que la ligue européenne de natation a
exclu des championnats d'europe de natation le nageur serbe Milorad
Cavic parce qu'il portait lors des remises de médailles un teeshirt sur
lequel était écrit : "le Kosovo est serbe". Cela fera-t-il
jurisprudence ? Les champions français qui porteront un slogan annoncé
comme politique seront-ils interdits de jeux ? Bien sur que non !
Puisque le but c'est justement que le
Tibet soit au chinois ce que le Kosovo a été aux serbes. Mais comme
cela n'a rien de comparable, à part la volonté de dépeçage de l'ennemi
et la mise en scène médiatique, il est fort probable que cela finisse à
la confusion des agresseurs. Je le souhaite.
Je suis un ami de la Chine. Et je sais
que l'intéret de mon pays et ses valeurs ne sont pas du côté où l'on
voudrait les entrainer.
L'article de Jean Luc Melenchon
|
|
| mardi 08 avril 2008, a 22:23 |
| La xénophobie tue encore . |
Sans-papiers
. Vendredi soir, un jeune Malien s'est noyé dans la Marne en tentant
d'échapper à un contrôle de police. Il était sous le coup d'un arrêté
de reconduite à la frontière.
En choisissant comme thème « La xénophobie tue » pour
la manifestation de samedi, ses organisateurs ne pensaient pas être si
immédiatement confortés dans leur indignation et leur colère. Baba
Traoré, vingt-neuf ans, Malien, est mort, vendredi soir. Interpellé
dans l'après-midi par la police du RER, à Joinville-le-Pont, dans le
Val-de-Marne, soupçonné de défaut de titre de transport, il a présenté
son abonnement, mais a été pris en charge par la brigade
anticriminalité présente sur les lieux. Il n'avait pas de papiers
d'identité, mais a donné son nom à la police, avant de s'échapper. Il
se serait jeté dans la Marne, alors qu'il était poursuivi par un
policier. Il se savait sous le coup d'un arrêté de reconduite à la
frontière. Il a été repêché dans un état critique et est mort à
l'hôpital des suites d'un arrêt cardiaque. L'inspection générale des
services, la police des polices, a été chargée de l'enquête.
C'est la troisième fois que le pont de Joinville est le théâtre de
ce genre de drame : une noyade plutôt qu'une arrestation. Un jeune
tagueur, Michael, est mort noyé, poursuivi par la brigade
anticriminalité du Val-de-Marne, alors qu'il était hydrophobe et ne
savait pas nager. Le conducteur d'une voiture en stationnement, avec
des papiers en règle, mais noir, est aussi mort noyé en se jetant dans
la Marne. Mais Baba Traoré n'est pas non plus la première victime de la
chasse aux sans-papiers et de la politique anti-immigration en France.
Ces morts laisseront des séquelles indélébiles.
SUICIDÉS POUR REFUS DU DROIT D'ASILE
On se souvient de Mme Chunian Liu, qui s'est défenestrée à
Belleville, à Paris, en tentant de s'échapper quand elle a vu arriver
la police. On se souvient d'Ivan, jeune Tchétchène, tombé de son
immeuble à Amiens, dans la Somme, en tentant, avec son père, de fuir la
police qui entrait dans l'appartement pour les arrêter pour défaut de
titre de séjour. On se souvient aussi du jeune sportif kenyan, John
Maïna, qui s'est suicidé quand le droit à l'asile lui a été refusé, il
y a deux mois, alors que la police et la milice, dans son pays
d'origine, lui promettaient une mort certaine. On se souvient, à
Toulouse, de Tarek, Tunisien de vingt-quatre ans, qui s'est jeté du
quatrième étage, transporté dans le coma à l'hôpital et dont personne
ne sait ce qu'il est devenu. On peut aussi y ajouter les suicidés en
centre de rétention.
La politique d'immigration tue aussi à l'étranger les expulsés du
territoire, déboutés du droit d'asile parce que l'Office français de
protection des réfugiés et apatrides ne veut pas croire les dangers
encourus dans leur pays. Ainsi, Elanchelvan Rajendram, père de famille
sri-lankais et tamoul, abattu par l'armée, il y a un an, devant sa
maison sous les yeux de sa femme, quelque temps après son expulsion de
France. Il est impossible de connaître le nombre de personnes disparues
ou emprisonnées à leur arrivée. Demain, par exemple, Mustafa Palta,
Kurde, condamné à dix ans d'emprisonnement par le gouvernement turc
sous l'accusation d'appartenir au PKK, Parti des travailleurs du
Kurdistan, risque d'être renvoyé dans les geôles turques si le préfet
du Puy-de-Dôme n'use pas de son pouvoir discrétionnaire et n'entend pas
la menace qui le guette.
Un hommage a été rendu, hier soir à Joinville, à Baba Traoré. Parmi
quelques centaines de personnes, on notait la présence de Mgr Gaillot,
de Christian Favier, président du conseil général du Val-de-Marne. Un
rassemblement est annoncé, demain à 18 heures à Créteil, devant la
préfecture, par le Réseau éducation sans frontières du Val-de-Marne.
Émilie Rive
l' Huma du 07 / 04 / 08
|
|
| mardi 08 avril 2008, a 22:11 |
| LE RETOUR DU PLOMBIER . |
Editorial par Maurice Ulrich
Le retour du plombier
Nous sommes tous des plombiers polonais aurait pu être
l'un des slogans de la manifestation des syndicats européens qui a
réuni samedi en Slovénie quelque 30 000 salariés de 29 pays. On se
souvient sans doute comment la peur irrationnelle du plombier polonais
avait été utilisée pour caricaturer, voici quelques années, tous ceux
qui rejetaient, avec la directive Bolkenstein, une Europe du dumping
social. Ringards, chauvins, nonistes abrutis incapables d'articuler un
oui intelligent… Samedi, c'est par-delà les frontières que se sont
retrouvés des salariés de tous les pays européens, absolument tous,
avec 54 syndicats, pour des augmentations de salaires. Depuis plus
d'une semaine, c'est par-delà les frontières que les salariés de
Renault en France apportent leur soutien à leurs collèges de Dacia, en
Roumanie, qui revendiquent à juste titre des augmentations de salaires.
Qui a peur de l'autre ?
L'inquiétude, elle était samedi chez les ministres européens des
Finances, réunis au moment même où se tenait cette manifestation. Tous
ont appelé, avec une touchante unanimité, à la modération salariale.
Tous ont invité à ne pas suivre, surtout, le déplorable exemple de la
fonction publique allemande, qui, après des mois de gel, vient
d'obtenir 8 % étalés sur deux ans. Réponse d'un responsable syndical
allemand :
« Si nous pouvions nous immiscer dans la politique des taux d'intérêt avec la même véhémence, je serais vraiment content. »
La remarque, de fait, vaut son pesant d'euros. Le seul organisme sur lequel les institutions de l'Europe,
et a fortiori les peuples, n'ont aucun droit de regard, c'est la
BCE, que les ministres des Finances suivent docilement. La Banque
centrale européenne, laquelle surveille en revanche les salaires comme
le lait sur le feu… Mais laisse filer les prix et les dividendes.
Les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres, a
ainsi commenté le secrétaire général de la Confédération européenne des
syndicats, John Monks. L'Europe sociale n'est pas dans les textes.
Ceux-ci, au contraire, visent à mettre en concurrence les salariés
entre eux. La directive Bolkenstein, sortie par la grande porte après
avoir été démasquée, est revenue par la fenêtre sous un autre
déguisement. La manifestation de samedi est une riposte d'ampleur.
L'union sur des objectifs communs des salariés de tous ses pays peut
être une idée neuve en Europe. La grande idée neuve de l'Europe
peut-être, et ses effets d'entraînement pour l'ensemble des salariés du
monde seraient alors considérables.
La question des salaires est au centre des conflits sociaux ces
derniers temps. Parce que c'est d'abord là que se joue le conflit entre
le capital et le travail. On sait que la part des salaires dans la
valeur ajoutée a baissé de près de dix points en France depuis 1982,
selon les chiffres de l'INSEE. De près de neuf points pour l'ensemble
de l'Europe. La semaine passée, en France, des arrêts de travail pour
les salaires ont eu lieu à la Redoute, chez Manpower, chez Picard,
Mondial Assistance, au Crédit lyonnais, au Crédit du Nord.
Cette semaine ce sera chez BNP Paribas, à la Banque populaire… Il
s'agit, dans tous ces cas, de grands groupes qui versent chaque année
de confortables dividendes à leurs actionnaires. Mais la question
des salaires n'est pas que de justice. La crise financière mondiale
est celle d'un moteur suralimenté. À force de gonfler, il s'étouffe et
cherche à toute force comment restaurer ses profits, là où ils sont
menacés et en faisant payer les salariés et les peuples. Augmenter les
salaires, c'est remettre de l'argent dans l'économie réelle, la
consommation, la croissance. Redonner, dans tous les pays, sa place au
travail et leur place aux salariés. Plombiers ou pas, Polonais ou non.
l' Huma du 07 / 04 / 08
|
|
| mardi 08 avril 2008, a 21:58 |
| Clamecy résiste encore et toujours . |
La
maternité a fermé ses portes le 31 mars. Mais ses défenseurs continuent
de se mobiliser et réfléchissent à une action à l'échelle nationale.
« La semaine dernière, on était sous le choc. » Comme
tous les défenseurs de la maternité de Clamecy (Nièvre), Laure Stengel
a eu du mal à accuser le coup. Le 31 mars, la maternité a fermé ses
portes. Pendant des mois, usagers, praticiens, élus, syndicats se sont
mobilisés pour ne pas en arriver là. « En janvier, nous, élus, avons
pris le relais des usagers qui étaient arrivés au bout de leur
action », raconte Rosemay Jeantet, maire de Taconnay.
À l'approche des municipales, les maires des cantons environnants
ont redoublé d'efforts, prenant des arrêtés symboliques
« d'interdiction aux femmes de procréer » et allant jusqu'à refuser
d'organiser le premier tour des élections. « Il fallait faire quelque
chose de fort pour se faire entendre, poursuit Rosemay Jeantet. Ici,
c'est le désert à tous les niveaux : les écoles, le Trésor public, la
poste… tout ferme. Si on touche à l'hôpital, qu'est-ce qu'on va
devenir ? Car on le sait : quand on ferme la maternité, c'est la
chirurgie qui suit, puis les autres services, jusqu'à ce qu'il ne reste
plus que la gérontologie. Ce n'est pas la réponse adaptée, ni même pour
les personnes âgées. » À Taconnay, sur les 84 inscrits, aucun n'a voté.
Mais tout cela en vain. Le 31 mars, la maternité a fermé ses portes.
« L'État s'est débiné en revenant sur la dérogation d'exception
géographique qui courait jusqu'en 2011, déplore l'élue. Maintenant, il
faut faire 60 km pour aller à Auxerre ou Nevers. » Symboliquement, les
élus ont accroché leur écharpe tricolore aux grilles de l'hôpital. « À
Clamecy, 30 % des femmes sont soit seules, soit sans moyen de
locomotion, soit dans des situations précaires. Qu'est-ce qu'elles vont
devenir ? s'interroge l'élue. Si on perd l'accès aux soins, on met en
péril la population. Quel avenir on veut pour le territoire ? »
Parce qu'ils espèrent pouvoir revenir en arrière, les défenseurs de
la maternité de Clamecy n'ont pas baissé les bras. Dernière action en
date : une caravane « de survie » a été installée devant la mairie.
Chaque jour, deux personnes s'y installent pour un jeûne de 24 heures.
« C'est un nouveau combat contre le désert médical. C'est un moyen de
faire parler de la maternité tous les jours », explique l'élue. Mais
les militants cherchent à rebondir au-delà de l'action locale. « On ne
pourra pas tenir éternellement à Clamecy. Il faudrait un relais au
niveau national. Pourquoi ne pas envisager d'installer une caravane de
ce genre devant l'Assemblée qui, chaque jour, se ferait l'écho d'un
hôpital menacé ? imagine Rosemay Jeantet. Le député PS Christian Paul,
qui a déjà passé une nuit dans la caravane, nous a d'ores et déjà
apporté son soutien. »
À fond dans ce combat, Rosemay Jeantet se dit même prête à
démissionner de ses fonctions, comme l'avaient fait les élus creusois
en novembre 2004 pour défendre les services publics. « Mais il faut le
faire au bon moment pour que cela ait des répercussions. Si on n'est
que trois, ça ne servira à rien », précise la jeune femme.
A. C.
l' Huma du 07 / 04 /08
|
|
| mardi 08 avril 2008, a 21:44 |
| Les travailleurs européens unis pour le pouvoir d'achat . |
Mobilisation
. Réunis en Slovénie, les ministres des Finances de l'UE appelaient à
la « modération salariale ». 40 000 manifestants européens étaient à
Ljubljana, pour défendre leur pouvoir d'achat.
Ljubljana (Slovénie), envoyé spécial.
Samedi 5 avril, dans les rues de Ljubljana, la capitale slovène, la
diversité était de surface : mélanges de couleurs, de langues ou de
drapeaux des quatre coins de l'Europe. Mais, l'unité était véritable :
les salariés européens, de 55 syndicats et 29 pays, étaient venus
manifester pour une amélioration de leur pouvoir d'achat et de
meilleures conditions de travail, à l'appel de la Confédération
européenne des syndicats (CES). Les slogans témoignaient de cette unité
sur tout le parcours de l'Euromanifestation qui a regroupé plus de 40
000 personnes (10 000 selon la police).
« En avant pour une Europe sociale ! »
Les Belges de la CSC, par exemple, répondaient en choeur aux
questions de leur leader : « Est-ce que vous êtes prêts pour une Europe
sociale ? OUI ! Contre une Europe du capital ? OUI ! » puis, après un
bref surplace, se lançaient dans une course effrénée dès que leur
leader affirmait : « En avant pour une Europe sociale ! » Chanson,
aussi, dans les rangs de la CGT qui avait délégué une centaine de
militants. Et les banderoles, quelle que soit leur langue, étaient
claires : « Sauvons le pouvoir d'achat et la solidarité », « Augmenter
les salaires, une priorité pour les travailleurs européens », « More
for the workers, not only for the top » (plus pour les travailleurs,
pas seulement pour les dirigeants)…
Du côté des délégations venues de l'est de l'Europe, les
revendications étaient, bien entendu, similaires. Silvio Botta, un
salarié de l'entreprise Delphi, équipementier automobile qui fournit de
nombreuses marques de voitures, explique que son salaire lui suffit à
peine à payer son loyer. Et il ajoute aussitôt qu'un souci fondamental
le préoccupe : « J'ai de gros problèmes avec la direction de
l'entreprise. Nous sommes constitués en syndicat depuis 2007, mais elle
ne nous autorise pas dans l'usine. Ce problème se pose dans les deux
sites que le groupe a en Roumanie… » Le syndicaliste insiste sur ce
point qui l'inquiète : « l'état de la démocratie ».
Cette question revient régulièrement dans la bouche des
participants. Joël Decaillon, secrétaire confédéral de la CES, précise
ainsi que cette manifestation a été organisée pour « dire à l'UE qu'il
faut revoir la répartition des richesses, car les inégalités explosent.
C'est une situation inacceptable qui conditionne l'avenir de l'Europe
et de sa démocratie ». « Nous avons un nombre de plus en plus important
de salariés pauvres en Europe. Il faut donc de meilleurs salaires, mais
aussi de meilleurs emplois. »
ceux qui gagnent toujours plus
Pendant ce temps, pourtant, réunis à quelques kilomètres de là, les
ministres européens des Finances viennent d'achever une réunion de deux
jours, pendant laquelle, de concert avec la Banque centrale européenne
(BCE), ils ont appelé à la modération salariale. Le commissaire
européen aux Affaires économiques, l'Espagnol Joaquin Almunia, a même
précisé que « les hausses des salaires devraient dépendre des gains de
productivité réalisés » et ne pas aller au-delà, cherchant visiblement
à calmer les ardeurs revendicatives des travailleurs européens.
En fin de manifestation, sur la place des Congrès de Ljubljana, le
président de la ZSSS, fédération slovène des syndicats libres, a
dénoncé ceux qui gagnent toujours plus au détriment des travailleurs
qui vivent toujours moins bien. Bernard Thibault lui a emboîté le pas
et a constaté : « Si on écoute les ministres, si on écoute les
employeurs, ce n'est jamais le bon moment pour augmenter les salaires
dans tous les pays européens. Tantôt on nous explique que ça va mal,
tantôt que ça va bien, mais que ce n'est toujours pas le bon moment
pour augmenter les salaires ! » Ou encore John Monks, le secrétaire
général de la CES, a vilipendé les écarts qui ne cessent de se creuser
entre les riches et les pauvres. Avant de reprendre la route, un
concert où résonnèrent « Bella Ciao », « Hasta siempre, Commandante »,
« Bandiera rossa » a permis aux salariés européens de continuer à
échanger. Et de se promettre de se revoir au plus vite pour que le
rapport de forces, manifeste à Ljubljana, porte ses fruits.
Fabien Perrier
l' Huma du 07 / 04 / 08
|
|
| mardi 08 avril 2008, a 21:13 |
| Tibet : Arrêtons la démagogie ! |
Mardi 8 avril 2008
publié dans :
vie de la section
Blog P.C.F ARRAS
|
|
| mardi 08 avril 2008, a 18:31 |
| L' UIMM a versé 550.000 euros à PSA en 2007 . |
La France n'est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent
Mardi 08 Avril 2008 - 17:20
On apprend que l'un des heureux bénéficiaires de l'Epim (la «caisse de
secours mutuel» de l'UIMM, un «trésor de guerre» valorisé à hauteur de
600 millions d'euros) fut PSA Peugeot-Citroën, qui y cotisait
Le contructeur automobile reconnaît avoir perçu ce «dédommagement»
suite à la grève qui perturba l'activité de son usine
d'Aulnay-sous-Bois du 28 février au 10 avril 2007. «Nous avons fait une
demande écrite à l'UIMM pour obtenir une aide financière de solidarité
compte tenu de l'impact économique de la grève, et l'UIMM y a répondu
favorablement», confirme un porte-parole de PSA, qui ajoute : «Il y a
bien eu un versement de 550.000 €, par chèque, en ligne avec l'action
de notre syndicat professionnel et en toute transparence». Cette
pratique est permise par le Code du travail, selon lequel «les
syndicats professionnels peuvent constituer entre leurs membres des
caisses spéciales de secours mutuels et de retraites»...
Pour la CGT du groupe, «la coupe est
pleine». Elle dénonce des «méthodes antisyndicales d'un autre temps»,
fustigeant cet employeur «qui s'est longtemps illustré par les entraves
au droit de grève, la discrimination syndicale et le soutien à un
syndicalisme-maison», et qui «n'a pas renoncé à ses anciennes méthodes»
pour «casser» les mouvements sociaux au sein de son entreprise.
PSA Peugeot-Citroën est l'entreprise française qui arrive en tête du
palmarès des suicides au travail avec un septième décès le 21 mars
dernier : celui d'une employée de 41 ans, mère de deux enfants, en
procédure de reclassement après dix-neuf années de bons et loyaux
services au service communication du siège parisien. Pourtant son DRH
Jean-Luc Vergne, qui ose prétendre que «l'image sociale du constructeur
automobile a considérablement changé depuis [mon] arrivée» en 2000, est
donné favori à la présidence de l'Unedic : sa nomination devrait être
annoncée demain soir par le comité des mandats du Medef. Il faut savoir que l'actuel président
de l'UIMM, Frédéric Saint-Geours, fut l'ancien directeur général de
Peugeot et qu'il est toujours conseiller de l'actuel PDG de PSA
Christian Streiff, l'homme qui initia le plan de redressement Power8
chez l'avionneur Airbus (plus de 10.000 emplois menacés) et a déjà à
son actif quelque 5.000 «départs volontaires» chez le constructeur
automobile. Ainsi, quand ce n'est pas aux pompes funèbres, ce
talentueux «tueurs de coûts salariaux» se charge de confier son
personnel aux bons soins de l'assurance-chômage, que son collègue
Jean-Luc Vergne récupèrera en tant que représentant du Medef à l'Unedic
où, deux ans durant, il prendra soin de négocier au plus bas leurs
conditions d'accès et d'indemnisation. La boucle est bouclée ! voir un article de l'Humanité, A Aulnay, l'UIMM a financé la fermeté de PSANicolas Maury
|
|
| mardi 08 avril 2008, a 18:22 |
| Le coup du siècle : un hold-up de 100 milliards ! |
Mis en ligne : 8 avril
...
100 milliards ! C'est le montant que le gouvernement envisage de
ponctionner sur l'épargne populaire des Français pour porter secours
aux établissements bancaires en difficulté à cause de leur exposition
imprudente aux subprimes américains et de leurs opérations financières
spéculatives – LBO en tête ! – déconnectées de l'économie réelle.
www.elunet.org
Sur
l'injonction de la Commission Européenne saisie par un consortium
bancaire privé, le Président de la République, plus prompt à dénoncer
les méfaits du capitalisme financier sur l'avenir de l'outil industriel
national qu'à défendre l'épargne populaire et le pouvoir d'achat des
Français, a confié à Christine Lagarde le soin de présenter un projet
de loi dit de « modernisation de l'économie » qui prévoit notamment le
transfert de plus de 100 milliards d'Euros d'épargne populaire garantie
par l'Etat, au profit des banques commerciales.
La privatisation du système, unique dans le monde, de
collecte d'épargne populaire par le Livret A (détenu par plus de 46
millions de nos concitoyens) va permettre aux banques commerciales de
récupérer près de 50 % des fonds, sans aucun contrôle ni obligation de
service public ! Par cette opération, le gouvernement répond
favorablement au lobby bancaire de mettre la main sur cette manne
financière, et participe simultanément à la tentative de sauvegarde du
système financier spéculatif, au détriment de l'intérêt général et des
besoins du pays.
Car la centralisation actuelle totale des fonds du
Livret A auprès de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) garantit
un emploi public de ces ressources au service de la collectivité
nationale, par le financement de logements sociaux, du renouvellement
urbain, des infrastructures et de la politique de la ville. En effet,
La CDC est le seul établissement public placé sous la tutelle du
Parlement (les autres établissements publics dépendant du pouvoir
exécutif des ministères), constituant le dernier rempart financier
public contre la marchandisation mondialisée des services publics et de
l'intérêt général.
Et au lieu d'en faire un modèle dans le développement
économique des territoires et des bassins d'emplois, depuis le fameux
Bloch-Lainé qui avait répondu « présent » à l'appel de l'abbé Pierre en
finançant massivement des logements sociaux sur les fonds propres de la
Caisse des dépôts et consignations, ses Directeurs successifs se sont
engagés dans la voie d'une privatisation de cet outil public et dans la
réalisation d'opérations financières spéculatives comme les LBO,
contribuant ainsi à la banalisation de cette institution publique
plutôt que d'en promouvoir l'exception française.
Il est aujourd'hui, plus que jamais, indispensable de
restaurer la confiance des Français : la Caisse des dépôts et
consignations, historiquement placée sous le sceau de la « Foi
Publique » (sa devise) et sous la garantie de la représentation
nationale (le Parlement : Assemblée Nationale et Sénat), doit se voir
renforcer et conforter dans son rôle unique pour l'intérêt général et
la satisfaction des besoins de la population, au cœur d'un pôle
financier public au service de tous.
Au lieu de cela, la ministre de l'économie va
ponctionner l'épargne populaire au profit de ses amis banquiers,
renouant ainsi avec ses anciennes fonctions d'avocat conseil notamment
au sein de la banque hollandaise ING au cœur du consortium bancaire
ayant engagé le recours à Bruxelles contre le Livret A…et dont une
filiale a conseillé la Caisse des dépôts dans son LBO sur Quick au
profit du milliardaire belge Albert Frère. http://www.dailymotion.com/swf/x4o2rk
|
|
| mardi 08 avril 2008, a 04:56 |
| Le Tibet,Fuir l'histoire ? |
Lundi 07 Avril 2008 - 20:46
Pour une certaine gauche, les films d'Hollywood sont
toujours plus importants que les livres d'histoire et d'analyse
critique de la réalité. Extrait de « Fuir l'histoire ? La révolution
russe et la révolution chinoise aujourd'hui », 2007, éditions Delga

1. Les États-Unis, le dalaï-lama et les bouchers indonésiens
Seuls l'intervention de la flotte américaine en 1950 et le recours
de Washington dans les années suivantes à la menace nucléaire peuvent
empêcher l'armée populaire dirigée par les communistes de compléter la
libération et l'unification du pays, en fermant ainsi pour toujours un
des chapitres centraux de l'histoire de la « Chine crucifiée ». En plus
de la sécession de Taiwan, l'impérialisme cherche aussi à promouvoir
celle du Tibet. Et dans ce cas aussi, la gauche montre son caractère
subalterne et son manque de mémoire historique. Fut un temps, elle
s'engageait dans des lectures sophistiquées et absorbantes, aujourd'hui
elle se nourrit seulement de la grande presse d'information et de
désinformation. Tout sympathisant et militant de la cause
anti-impérialiste savait que la souveraineté chinoise sur le Tibet
avait derrière elle des siècles d'histoire et que le premier à avoir
essayé de la mettre en question avait été l'expansionnisme colonial
britannique . Ainsi, il suffit de feuilleter un bon livre d'histoire
pour prendre conscience du fait que ces tentatives étaient et sont
parties intégrantes d'une politique visant au « démantèlement de la
Chine ».
Mao Tsé-Toung n'était pas le seul à considérer le
Tibet comme partie intégrante du territoire national chinois. Sun
Yat-Sen, le premier Président de la République née du renversement de
la dynastie mandchoue, ne pensait pas différemment. Aux Anglais qui
l'invitaient à participer activement à la boucherie de la Première
guerre mondiale, de façon à récupérer les territoires arrachés à la
Chine par l'Allemagne, Sun Yat-Sen faisait remarquer que la
Grande-Bretagne était encore plus avide : « Vous voudriez aussi nous
prendre le Tibet » ! Longtemps, l'appartenance de cette région à la
Chine n'a pas été mise en doute, même par les historiens les plus
éloignés de la gauche. Quand il parlait de la révolte du Tibet de 1959
(largement inspirée et alimentée, comme nous le verrons, par la CIA),
l'auteur d'une histoire pourtant très critique du Parti Communiste
Chinois insérait d'ailleurs cet événement dans un chapitre dédié à l' «
évolution intérieure » du grand pays asiatique.
Désormais au contraire, la gauche et en Italie même Il manifesto et
Liberazione semblent aussi engagés à soutenir le séparatisme. C'est
aussi à ce détail que l'on peut voir le triomphe idéologique, au-delà
du triomphe militaire, remporté par les États-Unis dans la Guerre
froide. Avant que celle-ci n'éclate, Washington n'éprouvait aucune
difficulté à reconnaître l'appartenance du Tibet à la Chine, contrôlée
alors par les nationalistes de Tchang Kaï-Chek. En publiant en 1949 un
livre sur les relations États-Unis/Chine, le département d'État
américain incluait une carte indiquant très clairement le Tibet comme
partie intégrante du grand pays asiatique.
Mais il commence à changer son orientation au fur et à mesure que se
profile l'avancée de l'armée populaire conduite par Mao Tsé-Toung. Dès
le 13 janvier 1947, George R. Merrel, chargé d'affaires américain à New
Delhi, écrit au Président américain Truman pour attirer son attention
sur l' « importance stratégique inestimable » de la région-toit du
monde : « Le Tibet peut donc être considéré comme un bastion contre
l'expansion du communisme en Asie ou du moins comme une île de
conservatisme dans un océan de bouleversement politique ». De plus –
ajoute le diplomate américain – il ne faut pas oublier que « le haut
plateau tibétain […] en ces temps de guerre de missiles peut s'avérer
le territoire le plus important de toute l'Asie ».
Je tiens ces détails d'un auteur américain, fonctionnaire de la CIA
pendant des décennies, comme il tient lui-même à nous le faire savoir.
En s'y référant, il souligne la continuité entre le point de vue
exprimé par la lettre à Truman que nous venons de citer et celui cher
en son temps à l'Angleterre victorienne, engagée dans le « grand jeu »
de l'expansion coloniale en Asie . En effet, à l'impérialisme
britannique succède, après la Seconde guerre mondiale, l'impérialisme
américain : le séparatisme tibétain est désormais appelé à servir « les
intérêts géopolitiques des États-Unis », en obligeant Mao à disperser
ses forces déjà limitées et en posant donc les conditions d'un «
changement de régime à Pékin » . Pour atteindre un tel but, des «
guérilléros » sont entraînés au Colorado et ensuite parachutés au Tibet
: ils sont ravitaillés par voie aérienne en armes, outils, appareils de
retransmission etc. et collaborent également – l'auteur et
fonctionnaire de la CIA ne le cache pas – avec des « bandits Khampa à
l'ancienne ».
Tel est le contexte de la révolte de 1959. Là aussi, l'auteur en
question nous est fort appréciable, non seulement pour l'information de
première main qu'il fournit, mais aussi pour sa franchise. Il remarque
que la révolte avait suivi immédiatement l'échec de la tentative des
services secrets américains de provoquer des désordres en Chine à
partir des Philippines. Sans se décourager, il fallait alors se
concentrer sur le Tibet. Bien sûr – explique à cette occasion un haut
dirigeant de la CIA, cité toujours par l'auteur-fonctionnaire de la
même organisation – le déclenchement de la révolte avait « peu à voir
avec l'aide aux Tibétains ». Il s'agissait au contraire de mettre en
difficulté « les communistes chinois ». C'était la même logique qui
présidait – expliquait ensuite le dirigeant de premier plan de la CIA –
à la décision, prise par les services secrets américains à cette
époque, d' « aider les colonels rebelles indonésiens dans leur effort
pour renverser Soekarno », coupable d'être « devenu trop tolérant
envers les communistes de son pays » . Ayant échoué lors de sa première
tentative, le coup d'État en Indonésie réussit pleinement en 1965 ; des
centaines de milliers de communistes ou d'éléments considérés comme
trop « tolérants » envers les communistes sont massacrés. Si les forces
de la réaction et de l'impérialisme avaient réussi dans leurs menées
séparatistes au Tibet, auraient-elles été moins féroces ?
Un fait donne à réfléchir. Je le tire de l'intervention d'un
professeur américain pour une revue américaine : c'est un agent de la
CIA qui a organisé en 1959 la fuite du dalaï-lama du Tibet. L'agent
vécut plus tard au Laos « dans une maison décorée avec une couronne
d'oreilles arrachées aux têtes de communistes morts ».
2. La CIA et Hollywood se convertissent au bouddhisme !
La révolte de la réaction tibétaine de 1959 ne remporte pas le
succès escompté. Contacté et financé par les services secrets
américains depuis bien longtemps, le dalaï-lama fuit en Inde. Une fois
échouée la campagne à l'Est (en territoire tibétain et chinois),
Washington commence alors sa campagne à l'Ouest. Nous avons vu le
dirigeant de premier plan de la CIA considérer le dalaï-lama comme un
pion interchangeable de la politique américaine à l'instar des
colonels-bouchers indonésiens. Désormais, ce même personnage est élevé
au pinacle : il devient un leader de la non-violence, un modèle vivant
de noblesse morale et de sainteté. La transfiguration gagne aussi le
bouddhisme tibétain en tant que tel, présenté comme un ensemble
d'exercices spirituels, de doctrines et de techniques d'élévation
sublime au-dessus des misères du monde. L'industrie cinématographique
américaine travaille à plein rendement pour diffuser ce mythe. Au début
du XXe siècle, lorsque la compétition entre la Grande Bretagne et la
Russie pour s'emparer du Tibet faisait rage, une rumeur se répandait
selon laquelle le tsar en personne était devenu bouddhiste .
Aujourd'hui au contraire aucun doute n'est possible : ce sont Hollywood
et la CIA qui se sont convertis au bouddhisme !
Une conversion aussi extraordinaire ne pouvait que produire des
miracles. Pendant des siècles, la culture occidentale a regardé avec
mépris le bouddhisme tibétain, considéré comme synonyme de despotisme
oriental, du fait de la centralité qu'il conférait à un soi-disant
Dieu-Roi, sur lequel s'exerçait le mépris d'auteurs aussi différents
que Rousseau, Herder, Hegel. Entre le XVIIIe et le XIXe, les lamas
étaient considérés « non en tant qu'incarnation des lamas défunts
[comme ils l'affirment], mais comme incarnation de tous les vices et de
toutes les corruptions » . Lorsque la Grande Bretagne part ensuite à la
conquête du Tibet, elle cherche à la justifier au nom de la nécessité
d'apporter la civilisation jusque dans « cette ultime forteresse de
l'obscurantisme », à « ce petit peuple misérable ».
Cela va de soi : l'arrogance et la tendance raciste de
l'impérialiste ne font aucun doute, mais ce n'est pas pour autant qu'il
faut refouler les infamies de la théocratie tibétaine. Un fait tiré de
l'historien anglais que nous venons de citer suffit pour éclairer sa
vraie nature : le dalaï-lama en fonction au début du XXe siècle « était
un des rares à avoir atteint sa majorité, étant donné que la majorité
d'entre eux était éliminée durant l'enfance à la convenance du Conseil
de Régence ». Désormais au contraire, grâce au miracle opéré par
Hollywood (et la CIA), le bouddhisme tibétain est devenu synonyme de
paix, de tolérance et de spiritualité élevée. Tout est clair à présent
: comme on l'a justement observé, sur la base de l'idéologie et des
stéréotypes dominants, « les Tibétains sont des surhommes et les
Chinois des sous-hommes ».
Certains aspects du processus de sanctification du dalaï-lama et du
bouddhisme tibétain sont vraiment comiques. Un élément essentiel de ce
dernier est la structure de castes qui perdure aussi après la mort : si
le corps des membres de l'aristocratie est inhumé ou brûlé, le corps
vil des masses populaires est donné en pâture aux vautours. Il y a
quelque temps, l'International Herald Tribune parlait d'une de ces
funérailles plébéiennes où le prêtre détache morceau par morceau la
chair des os du mort pour faciliter le travail des vautours, qui
attendent déjà au sommet de la montagne. Il faut dire que la
description était précise et minutieuse, mais elle était suivie de la
déclaration d'un « savant » qui expliquait le tout dans une
interprétation écologique ; mais il n'expliquait nullement pourquoi
seul le corps des plébéiens était appelé à contribuer à l'équilibre
environnemental.
La Révolution culturelle s'était déchaînée contre cette pratique
discriminatoire des castes, considérée comme barbare ; mais sa
tentative d'éradication par la violence de cette très antique tradition
avait fini par favoriser les secteurs les plus rétrogrades du
bouddhisme tibétain, qui avaient su organiser une vaste protestation au
nom de la défense des traditions. Plus sagement, dans la Chine
d'aujourd'hui, le gouvernement tibétain, même s'il les déconseille,
n'interdit pas ces rites funèbres.
3. Le Tibet et la lutte entre progrès et réaction
Malheureusement, une bonne partie de la gauche semble elle aussi
s'être convertie sinon au bouddhisme proprement dit, du moins à l'image
hagiographique du dalaï-lama et de la religion qu'il professe. De
nouveau la mémoire historique se dissipe. L'horrible réalité du Tibet
prérévolutionnaire, la réalité de la théocratie qui réduisait à des
conditions d'esclavage ou de servage l'immense majorité de la
population, sont refoulées. Les réformes réalisées à partir de 1951 ont
indéniablement – donnons à nouveau la parole à des auteurs qu'on ne
peut soupçonner de nourrir des sympathies pour Mao Tsé-Toung – « aboli
le féodalisme et le servage » . Elles ont aboli aussi la théocratie
incarnée par le Dieu-Roi qui prétend ou prétendait être le dalaï-lama,
réalisant en acte la séparation de pouvoir religieux et du pouvoir
civil, qui constitue un des présupposés essentiels de l'État moderne.
Les réformes et la révolution ont signifié pour les masses
populaires tibétaines un accès aux droits de l'homme auparavant
complètement inconnus, une augmentation très forte des conditions de
vie et un prolongement sensible de la durée moyenne de la vie. D'autre
part, les critiques portées contre la République Populaire de Chine
sont souvent non seulement instrumentales mais aussi contradictoires.
Si un auteur français se plaint du faible développement industriel de
la République Autonome du Tibet, qui serait restée substantiellement «
au stade proto-industriel » , voilà qu'un auteur américain, écrivant
dans Foreign Affairs, formule des critiques et des recommandations
opposées : la « politique de modernisation rapide » et le «
développement économique » devraient passer « à un rythme plus lent »,
de façon à sauvegarder l'identité culturelle tibétaine . Il est dommage
que les États-Unis n'éprouvent pas cette même préoccupation lorsqu'ils
envahissent avec leurs marchandises, leurs films, leurs chansonnettes
et leurs « valeurs » chaque coin de la terre, y compris le Tibet !
Certes, il est aussi question de droits nationaux. En son temps, la
Révolution culturelle, en déclenchant une lutte indiscriminée contre
toute forme d' « obscurantisme » et d'arriération, a traité le Tibet à
l'instar d'une gigantesque Vendée à réprimer ou à catéchiser avec une
pédagogie hâtive, mise en acte par des « partisans des Lumières »
intolérants et agressifs provenant de Pékin et des autres centres
urbains habités par les Han. Mais aujourd'hui ces erreurs dues à un
extrémisme et un universalisme agressifs ont été corrigées. La
récupération des monastères et de l'héritage culturel tibétain va bon
train. Même si elle formule des critiques, la revue américaine déjà
citée reconnaît que dans la Région Autonome du Tibet, 60 à 70 % des
fonctionnaires sont d'ethnie tibétaine ; elle reconnaît que la pratique
du bilinguisme prévaut, même si elle demande que l'accent soit mis
désormais sur la langue tibétaine. Les mêmes journalistes américains
majoritairement atteints d'une sinophobie virulente laissent échapper
qu'au moins « la politique officielle de la Chine » est une sorte d' «
affirmative action à grande échelle » ; c'est-à-dire qu'elle prévoit
une série de discriminations positives en faveur des Tibétains et des
autres minorités nationales, en ce qui concerne l'admission à
l'université, la promotion à des charges publiques et la planification
familiale (qui pour les Han est plus rigoureuse) .
Comment donc expliquer la campagne persistante contre la République
Populaire de Chine ? Si sur le plan international elle visait au
démembrement ou au moins à un grave affaiblissement du grand pays
asiatique, sur le plan intérieur la révolte de 1959 entendait bloquer
le processus d'émancipation des masses populaires et de modernisation
de la région. Ce n'est pas un hasard : encore aujourd'hui, parmi les
Tibétains en exil, on peut trouver une présence importante de groupes «
fondamentalistes sur un plan spirituel et conservateurs dans le domaine
social » , c'est-à-dire des groupes qui ne se sont pas résignés à la
fin de la théocratie et à l'avènement de la séparation de l'Église et
de l'État et qui regrettent le féodalisme et le servage.
Mais la position du dalaï-lama est-elle fondamentalement différente
? En 1998, un auteur américain écrivait à son sujet : il « exige la
création d'un Grand Tibet, qui inclurait non seulement le territoire
qui a constitué le Tibet politique à l'ère contemporaine, mais aussi
des aires tibétaines dans la Chine occidentale, dans une très large
mesure perdues par le Tibet dès le XVIIIe siècle » . Mais des minorités
ethniques tibétaines vivent aussi au Bhoutan, au Népal, en Inde etc. Où
s'arrêterait le remodelage de la géographie politique et quels coûts
comporterait-il ? On comprend donc bien que parmi ceux qui s'opposent
aux forces dirigées par le dalaï-lama on trouve aussi le Népal, qui
ressent « la peur que ces dernières n'entraînent le Nord du Népal dans
la sécession » . C'est plus que suffisant pour se rendre compte à quel
point l'hagiographie construite par la CIA et Hollywood est mensongère.
Célébré comme un champion de la non-violence, le dalaï-lama se voit
remettre en 1989 le prix Nobel de la paix. Mais lorsque l'Inde procède
au réarmement nucléaire, le soutien le plus notable de cette politique
s'avère être… le prix Nobel de la paix ! Plus récemment, lorsque
certaines universités anglaises ont appelé au boycott culturel
d'Israël, en signe de protestation contre l'oppression permanente subie
par le peuple palestinien, l'un des premiers à prendre position contre
les universités anglaises a été le dalaï-lama (cf. International Herald
Tribune du 4-5 août 2007). On ne le voit jamais lorsqu'il s'agit de
soutenir la cause d'un peuple opprimé ou de condamner les guerres
d'agression déclenchées par l'impérialisme américain et ses alliés et
complices.
Mais le dalaï-lama représente-t-il au moins le peuple tibétain ? Le
Livre noir du communisme reconnaît lui-même qu'une analyse historique
élémentaire « détruit le mythe unanimiste entretenu par les partisans
du dalaï-lama » . En réalité, depuis la « libération pacifique » du
Tibet de 1951, le renversement de l'ancien régime dans cette région et
sa transformation politico-sociale se sont heurtés à une résistance
acharnée des groupes les plus réactionnaires et des classes
privilégiées, mais ont aussi pu compter sur des appuis importants au
sein de la société tibétaine. Même les auteurs majoritairement engagés
dans la campagne anticommuniste et antichinoise sont obligés de
l'admettre. Les voilà donc qui tonnent contre « le septième Panchen
Lama », coupable de s'être alors « subitement rallié au régime
communiste ». Les champions de la croisade anticommuniste émettent un
jugement encore plus dur sur les « moines », qui en 1951 « n'hésitent
pas à souhaiter “que le Tibet soit bientôt libéré” » et qui lancent des
appels dans cette direction au Parti Communiste et à l'Armée Populaire
de Libération. De tels auteurs ne réussissent pas à s'expliquer le fait
que le dalaï-lama qu'ils ont ainsi transfiguré se heurte dès le début
non seulement à de larges secteurs populaires, mais aussi aux milieux
religieux qui veulent l' « abattre ». Les champions de la croisade
antichinoise et anticommuniste doivent se résigner. Encore en 1992, au
cours de son voyage à Londres, le dalaï-lama fait l'objet de
manifestations hostiles de la part de la plus grande organisation
bouddhiste en Grande Bretagne, qui l'accuse d'être un « dictateur sans
pitié » et un « oppresseur de la liberté religieuse » .
Même en ce qui concerne la Révolution culturelle, une période
indéniablement tragique dans l'histoire de la région, il faut savoir
qu'il y avait « aussi des Tibétains » parmi les gardes rouges : des
affrontements ont eu lieu entre groupes maoïstes ; « il y eut ainsi, au
total, peut-être plus de tués chinois que tibétains » . C'est le Livre
noir du communisme qui attire l'attention sur ce fait, mais conforme à
son anticommunisme professionnel, il n'hésite pas à relancer
l'accusation de… génocide chinois contre le peuple tibétain !
La logique de l'impérialisme et de l'idéologie dominante est claire.
Mais comment expliquer les sympathies dont jouit le dalaï-lama même
dans certains milieux de gauche et même dans des cercles qui ont à
l'époque salué la Révolution culturelle et qui en parlent encore avec
une certaine nostalgie ? Indéniablement, la situation actuelle au Tibet
s'est nettement améliorée en ce qui concerne le développement
économique, la liberté religieuse et les droits culturels et nationaux
des habitants de cette région. Mais cela n'intéresse pas une gauche
qui, loin d'apprécier l'effort du Tiers monde pour sortir de
l'arriération et de la misère, projette sur lui sa nostalgie et son
idolâtrie d'une société prémoderne, dont les citoyens sont « pauvres
mais beaux » : une société qui, comme certains monastères désormais
insérés dans les itinéraires touristiques, devrait de façon permanente
servir de lieu de vacances et de régénération spirituelle périodique
loin des pesanteurs d'une opulence à laquelle on ne peut d'ailleurs pas
renoncer et même que l'on doit bien préserver. Dans les années 60,
c'étaient les Chinois qui étaient considérés comme « pauvres mais beaux
», par rapport à l'Occident ; mais aujourd'hui, après le développement
impétueux qui s'est produit dans le grand pays asiatique, les « pauvres
mais beaux », aux yeux de cette prétendue gauche, ce sont les Tibétains
partisans du dalaï-lama. Qu'importe si ce dernier est en réalité riche
et laid ? Ainsi, il est riche en tant que représentant d'une caste
d'exploiteurs super-alimentée de dollars dès les années 50 ; laid, du
fait qu'il aurait voulu continuer à condamner à une horrible condition
de dégradation les serfs de l'aristocratie et de la théocratie
tibétaines. Tout cela ne compte pas : pour une certaine gauche, les
films d'Hollywood sont toujours plus importants que les livres
d'histoire et d'analyse critique de la réalité.
Reçu de l'auteur et mis en ligne par Marie-Ange Patrizio
Extrait de « Fuir l'histoire ? La révolution russe et la révolution
chinoise aujourd'hui », 2007, éditions Delga ( 38 rue Dunois, 75013
Paris, www.editionsdelga.com )
BIBLIOGRAPHIE
Herbert Aptheker, 1977 American Foreign Policy and the Cold War (1962), Kraus Reprint Millwood, New York
Laurent Deshayes, 1997
Histoire du Tibet, Fayard, Paris
Seth Faison, 1999 a
In Tibetan « Sky Burials », Vultures Dispose of the Dead, in International Herald Tribune du 6 juillet, p. 2
Seth Faison, 1999 b
For Tibetans in Sichuan, Life in the Shadow of Intolerance, in International Herald Tribune du 1er septembre, p. 4
Jacques Gernet, 1972
Le monde chinois, Armand Colin, Paris
Melvyn C. Goldstein, 1998
The Dalai Lama's Dilemma, in Foreign Affairs, janvier-février, pp. 83-97
Jacques Guillermaz, 1972
Histoire du Parti Communiste Chinois. Le Parti Communiste Chinois au pouvoir, 1er octobre 1949 – 1er mars 1972, Payot, Paris
Chen Jian, 1994 China's Road to the Korean War. The Making of Sino-American Confrontation, Columbia University Press, New York
John Kenneth Knaus, 1999
Orphans of the Cold War. America and the Tibetan Struggle for Survival, PublicAffairs, New York
Owen Lattimore, 1970
Studies in Frontier History (1962), tr. it. d'Andrea Ginzburg et
Aldo Serafini, La frontiera. Popoli e imperialismi alla frontiera tra
Cina e Russia, Einaudi, Torino
Donald S. Lopez, Jr., 1998
Prisoners of Shangri-La. Tibetan Buddhism and the West, University of Chicago Press, Chicago and London
Jean-Louis Margolin, 1997
Chine : une longue marche dans la nuit, in Stéphane Courtois et alii, Le livre noir du communisme, Fayard, Paris
James Morris, 1992
Pax Britannica, The Folio Society, London
Jan Romein, 1969
Il secolo dell'Asia. Imperialismo occidentale e rivoluzione asiatica
nel secolo XX (1956), tr. it. du néerlandais par Fernando Solinas et
Enzo Collotti, Einaudi, Torino
Sun Yat-sen, 1976 L'imperialismo dei bianchi e l'imperialsimo dei
gialli (1924), in Id., I tre principi del popolo, tr. it. de Settimio
Severo Caruso, Einaudi, Torino
Daniel Wikler, 1999 The Dalai Lama and the Cia, in The New York Review of Books du 23 septembre, p. 81
Nicolas Maury
|
|
| lundi 07 avril 2008, a 22:10 |
| Régularisez HOUCINE ! |
Régularisez Houcine ! RASSEMBLEMENT MARDI 8 AVRIL A 12H30 Courbevoie

Régularisez Houcine !
RASSEMBLEMENT MARDI 8 AVRIL A 12H30
Devant le restaurant le Grand Be
153, avenue de la République, Courbevoie
(Métro : Porte de Champerret, puis le Bus 164 ou 163, jusqu'à la station Place d'Europe, en 10 minutes)
Houcine Amloug, employé depuis plus d'un an au
restaurant le Grand Be, à Courbevoie, est en conflit avec son employeur
pour licenciement abusif.
Profitant du fait qu'il est sans-papiers, celui-ci lui a fait signer,
le 22 février 2008, un contrat à durée déterminée antidaté, devant
prendre fin le 26 mars.
Protestant contre ce licenciement, le 9ème collectif et des
syndicalistes CGT et Sud, se rassemblaient le 27 mars, à l'occasion
d'une manifestation, déclarée à la préfecture, devant le restaurant.
La police intervenait alors, et sur dénonciation du patron du
restaurant procédait à l'interpellation de Houcine. Aussitot, celui-ci
était embarqué au commissariat de Courbevoie, et placé en garde à vue,
puis en rétention.
Dimanche, Houcine passait devant le Tribunal de Nanterre, qui devait
juger du maintien ou non de sa rétention.
Dés dix heures du matin, une soixantaine de personnes se
rassemblaient sous la pluie, devant les grilles fermées du Tribunal. A
16h30, le Tribunal ouvrait ses portes pour l'audience. Et finalement,
Houcine était libéré suite à une efficace plaidoirie de Henri Braun qui
remarquait que la victime - du conflit du travail - se trouvait etre
l'accusé - pour ne pas avoir de papiers.
Surtout, maitre Braun pouvait dénoncer un sérieux vice de procédure, du
fait de l'arestation de Houcine pendant une manifestation déclarée !
Pour la réintégration et la régularisation de Houcine !
Rassemblement mardi 8 avril devant le Grand Be
153, avenue de la République, Courbevoie
(Métro : Porte de Champerret, puis le Bus 164 ou 163, jusqu'à la station Place d'Europe, en 10 minutes)
Contacts : 06 03 58 39 59/06 77 28 65 37/06 23 49 35 69
9emecollectif.net e-mail : 9eme_collectif@no-log.org
De : (pas de nom)
lundi 7 avril 2008 site BELLACIAO
|
|
| lundi 07 avril 2008, a 21:49 |
| Nouvelles profanations de tombes à Notre-Dame de Lorette . |

de PCF Arras
Une nouvelle fois, le cimetière de Notre-Dame de Lorette, haut lieu de
mémoire de la Première Guerre mondiale, vient d'être sali par des
inscriptions nazies. 148 tombes musulmanes ont ainsi été profanées
durant la nuit.
Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes odieux.Les
autorités doivent tout mettre en oeuvre pour démanteler les réseaux
d'extrême droite visiblement très actifs dans l'Arrageois.
Si l'émoi suscité par ces profanations dépasse de loin les clivages
politiques, nous n'en restons pas moins vigilants dans notre combat
contre le racisme.
Le même jour, des manifestations ont eu lieu dans toutes les grandes
villes de France pour dénoncer la "chasse à l'étranger" menée par le
gouvernement et son ministre de l'"identité nationale". Rappelons que
Vendredi, un jeune Malien de 21 ans c'est noyé en fuyant un contrôle
d'identité...
Lire
la suite |
|
| lundi 07 avril 2008, a 21:23 |
| Des élus P.C.F de Nanterre se mobilisent contre le nouveau siège du FN . |
Lundi 07 Avril 2008 - 21:05
Après avoir mis en vente son siège de
Saint-Cloud, le Front national a annoncé qu'il déménagerait à Nanterre.
La mairie communiste de la ville tente d'empêcher le parti
d'extrême-droite de s'installer

Patrick Jarry, le Maire PCF de Nanterre
La rumeur est devenue réalité. Depuis quelques
temps déjà, la presse annonçait que le FN allait s'installer à
Nanterre. Dans une vidéo diffusée vendredi sur le site Internet du
parti, Jean-Marie Le Pen a confirmé cette intention qui devrait être
effective vers mai ou juin.
Pour Patrick Jarry, le maire communiste de Nanterre, cette annonce
est une « provocation ». Pour éviter ce scénario catastrophe, le maire
tente d'empêcher l'atterrissage du Front national. Patrick Jarry a
ainsi écrit aux forces démocratiques de la ville, associations et
syndicats, pour leur proposer « de se réunir et de réfléchir ensemble à
une solution pour empêcher la venue du FN ». Le maire de la commune des
Hauts-de-Seine a même adressé une lettre au Préfet pour lui faire part
de son opposition. M. Jarry écrit qu'il mettra en œuvre tous les moyens
légaux et politiques pour réagir à « cette agression ».
Le lieu choisi à Nanterre serait un immeuble de
1.800 m², situé non loin de la place de Boule, un noeud de circulation
très fréquenté à Nanterre. Ce choix reste pour le moins étonnant. En
effet, le FN ne compte pas le moindre élu au conseil municipal et ne
dispose d'aucun ancrage électoral.
Pendant ce temps, à Saint-Cloud, le « paquebot » semble sur le point
d'être vendu dans le semestre. Jean-Marie Le Pen compte sur cette vente
pour renflouer son parti après la déroute des législatives et la baisse
des subventions. Le déficit se monterait à huit millions d'euros.
Nicolas Maury
|
|
| lundi 07 avril 2008, a 21:03 |
| Tibet : Le P.C.F demande que l'Europe prenne ses responsabilités . |
Flamme olympique / Tibet : Le PCF demande que l'Europe prenne ses responsabilités
Oui, la répression au Tibet doit cesser immédiatement. Oui, la Chine
doit s'engager résolument en faveur des droits de l'homme. Cela
passait-il par le fait de s'en prendre au symbole universel de la paix
qu'est la flamme olympique ? Assurément non.
Mettons fin à ce gigantesque gâchis en défendant les
valeurs que porte l'olympisme et mobilisons nous pour que les
politiques prennent enfin leurs responsabilités. Le PCF demande que la
France convoque en urgence une réunion des chefs d' État européens sur
le dossier Tibétain. Il y a urgence qu'une issue politique voit le jour.
Parti communiste français
Paris, le 7 avril 2008
Suite de l'article |
|
| dimanche 06 avril 2008, a 12:00 |
| Bonnet d'âne pour....( 2 ) |
M. Darcos
a le 20 février, déclaré sur France Culture, dans un exposé sur les
programmes en primaire, que Christophe Colomb avait découvert … les
Etats-Unis ! Question pour un champion : qui était président des USA en
1492 ? !…
|
|
| dimanche 06 avril 2008, a 10:16 |
| CHAVEZ : " Presidente Sarkozy,vamos al Caguan a buscar a Ingrid " |
Vendredi 04 Avril 2008 - 22:24
Le président vénézuélien a révélé que son homologue français lui avait
demandé d'établir contact avec Iván Márquez, qui s'est rendu à Caracas
lors d'un contact autorisé par Álvaro Uribe. Mais Chávez a indiqué que
cette initiative pourrait mettre en danger la vie du guérillero. ''Je
ne vais pas prendre cette initiative en envoyant un émissaire pour que
derrière suivent les bombes intelligentes "

''Président Sarkozy, allons dans le Caguán chercher Ingrid ''
Le président du Vénézuéla, Hugo Chávez, a invité ce jeudi son collègue
français, Nicolás Sarkozy, à se rendre avec lui dans le département
colombien du Caguán chercher Ingrid Betancourt, bien que "la situation
soit extrêmement compliquée" après la rupture du dialogue avec la
guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC).
"Président Sarkozy, allons au Caguán", a dit le chef d'État devant les
chaînes de radios et télévisions, alors qu'il dirigeait un Conseil des
Ministres dans le Palais de Miraflores à Caracas.
A peine son discours entamé, Chávez a
révélé qu'il avait reçu un appel téléphonique de son homologue français
pour solliciter son appui à la mission humanitaire entreprise par la
France en offrant une attention médicale à la franco-colombienne, dont
la santé s'est gravement détériorée, comme l'ont informé ses proches.
Le mandataire vénézuélien a assuré
qu'il était "disposé à continuer à coopérer" dans la recherche de la
paix en Colombie, mais a fait remarqué le fait que "la situation est
très, très compliquée, extrêmement compliquée". Il a informé que le
mandataire européen lui a transmis sa préoccupation pour la santé
d'Ingrid Betancourt, mais il a rappelé que, pour qu'elle ait du succès,
cette mission devra disposer de l'approbation de la guérilla, en tant
qu'acteur du processus.
"Ceci requiert l'autre partie. Un avion français est arrivé en Colombie
avec des médecins mais les FARC n'ont rien dit", a commenté Chávez.
Cependant, il a réitéré sa disposition
à soutenir la mission humanitaire depuis le Vénézuéla, comme il l'a
fait pour les situations précédentes, quand on a obtenu la libération
de six personnes détenues.
"Si nous pouvons sauver une vie, nous
sommes à l'ordre", a t-il dit. "Je suis disposé à aller avec Sarkozy
chercher Ingrid, et non seulement Ingrid, évidemment, un groupe de
personnes et reprendre ainsi le processus des discussions".
"Je ne vais pas appeler Iván Márquez"
Chávez a aussi révélé que Sarkozy lui avait demandé d'établir contact
avec le commandant Iván Márquez, celui qui s'est rendu à Caracas durant
la médiation autorisée par Álvaro Uribe.
Toutefois, il a signalé que dans les
conditions actuelles, un contact avec Márquez mettrait en danger la vie
du chef partisan.
Concernant Iván Márquez "des agents du
Gouvernement colombien sont partis le chasser. Je ne me puis pas me
prêter à cette mascarade. Je ne vais pas prendre cette initiative en
envoyant un émissaire pour que derrière suivent les bombes
intelligentes ". a t-il signalé.
Le mandataire vénézuélien a indiqué
que les FARC ont totalement perdu "la confiance" et qu'une éventuelle
négociation de paix requerrait des gestes concrets du gouvernement
colombien et même de celui des USA.
"Il manque un ensemble de gestes du
Gouvernement de Colombie, du Gouvernement des Etats-Unis, qui nous
permettent d'ouvrir un chemin vers l'échange humanitaire, vers la
libération", a t-il dit.
Par conséquent, il a recommandé à
Nicolás Sarkozy de parler avec le président des Etats Unis, George W
Bush, afin d'assurer une visite éventuelle dans le département du
Caguán.
"Président Sarkozy, parlez avec le
président Bush, il peut faire beaucoup, il est très impliqué dans cette
histoire", a t-il dit.
"Uribe, nous avions un accord"
Le dirigeant vénézuélien a profité de l'appel de Sarkozy pour
s'adresser de nouveau à son homologue colombien, auquel il a rappelé
que tous les deux étaient parvenu à un accord sur les modalités à
suivre lors du Sommet Latino-américain tenue à la fin de l'année
dernière à Santiago du Chili.
"Président Uribe, à Santiago du Chili
nous étions arrivés à un accord pour une entrevue Chávez-Marulanda.
Nous savons ensuite ce qui est arrivé, tant de pressions ont rompu cet
accord ".
"Et puis cet accord c'est petit à
petit évaporé, jusqu'à toutes les tensions regretables du mois de mars,
l'agression contre Équateur et l'action contre un commando des FARC", a
évoqué Chávez.
"Je suis à l'ordre", a t-il assuré.
"Malgré les coups que nous avons reçues et que nous continuons à
recevoir, malgré les menaces de nous porter devant la Cours Pénale
International. Peu m'importe. Si nous pouvons être utiles pour sauver
une vie, nous sommes là ", a insisté le président Chávez.
Finalement, il a réitéré que le
Vénézuéla ne reconnaît pas les documents que la Colombie prétend avoir
sortis du supposé ordinateur de Raúl Reyes et qui l'accusent de liens
avec les FARC.
"Nous avons considéré irrespectueux le
geste de la Colombie. Et moi si je rendais publique les déclarations
des paramilitaires qui ont été emprisonnés ici. Cela est un manque de
respect, par conséquent, nous lui donnons absolument aucune
crédibilité, le Vénézuéla demande à être respecté ", a t-il exprimé.
Le mandataire vénézuélien a souligné
que ses contacts avec la guérilla sont terminés. "J'ai perdu contact
total avec les FARC, je n'en ai jamais eu durant neuf années. J'ai
commencé à les avoir quand le Gouvernement de Colombie a ouvert la
porte pour que nous commencions à négocier ", a t-il rappelé.
Chávez a indiqué que le Vénézuéla a la
volonté de renouer les relations avec la Colombie, "mais dans l'état
actuel c'est difficile", a t-il souligné.
TeleSUR/sb - MC Nicolas Maury
|
|
| dimanche 06 avril 2008, a 09:59 |
| Encore une promesse non tenue ! |
Par Régis TRILLES le samedi 5 avril 2008, 16:29 - Economie
- Lien permanent
|
|
| dimanche 06 avril 2008, a 09:40 |
| Chère, très chère Rachida Dati ! |
Par Régis TRILLES le samedi 5 avril 2008, 16:58 - Justice
- Lien perment Rallonge :
Réceptions, voyages, restaurants et dépenses personnelles: la ministre
de la Justice a dépensé en moins de trois mois près des deux tiers des «frais de réception » alloués pour l'année 2008.
Un
dépassement de 30 % avait déjà été enregistré l'an dernier, avec 210000
euros de dépenses. Pour tenir jusqu'à la fin de l'année 2008, une
rallonge de près de 100 000 euros avait été décidée.
2008
aussi pourrait se révéler être un gouffre. Le porte-parole de la garde
des Sceaux, Guillaume Didier, a confirmé les dires de Mediapart selon
lesquels, fin mars, "le montant des factures à honorer était de… 112 356,67 euros". Ces dépenses viennent, selon le héraut, de l'organisation des cérémonies de vœux et de la réception de 70 ministres francophones de la Justice, à Paris les 13 et 14 février. Malgré deux tiers du budget déjà épuisé, il ne serait cependant pas question d'une nouvelle rallonge pour 2008. Tout
en insistant sur le fait que chaque dépense fait l'objet d'un contrôle
strict par les instances financières, Guillaume Didier dément tout
"rappel à l'ordre" par le ministère du Budget. Quant aux "paires de collants" et autres "frais de maquillage", il ne s'agirait que du nécessaire pour permettre des "raccords de maquillage"...
Des broutilles, quoi...
|
|
| dimanche 06 avril 2008, a 09:25 |
| 41 milliards d'euros de dividendes : la crise épargne les actionnaires . |
Par Régis TRILLES le samedi 5 avril 2008, 16:35 - Economie
- Lien permanent Avec
près de 100 milliards d'euros de bénéfices, les entreprises du CAC 40
devaient se montrer généreuses envers leurs actionnaires. Elles n'ont
pas failli à leur devoir en leur distribuant 41 milliards d'euros de
dividendes, soit 6,59 % de plus que l'année dernière.
C'est
certes moins bien que le bond de 20 % affiché entre 2005 et 2006, mais
il y a de quoi couvrir largement l'inflation! À eux seuls, Total (4,95
milliards), France TéIécom (3,39 milliards) et BNP Paribas (3
milliards) assurent plus du quart de ces dividendes.
Les plus belles haussessont le fait de STMicroelectronics (+
131,33 %) et d'Alstom (+ 88,29 %) – si l'on met à part Unibail-Rodarnco
dont l'explosion du dividende (+ 148,10%) est due à la fusion des deux
groupes.
Côté
rendement, France Télécom prend la tête (6,42 %) suivi par le Crédit
agricole (6,22 %) et Axa (5,69%). De quoi dégoûter les actionnaires
d'Alcatel-Lucent qui seront, cette année, les seuls du CAC 40 privés de
dividendes.
Enfin,
si l'on ajoute aux dividendes distribués les programmes de rachats
d'actions (19,2 milliards d'euros en 2007, contre 7,9 milliards en
2006), c'est - 60 % de leurs bénéfices 2007 que les groupes du CAC 40
ont reversé à leurs actionnaires.
|
|
| dimanche 06 avril 2008, a 09:05 |
| Darcos injurie les profs . |
Par Pierre BOUKHALFA le samedi 5 avril 2008, 22:06 - Média - Propagande
- Lien permanent
"Un
bon prof est quelqu'un qui enseigne par ce qu'il est et non par ce
qu'il dit. Quelqu'un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ?"
Voilà ce que dit DARCOS des professeurs dans le journal destiné aux
enfants" Mon quotidien".
Ce
journal est présent dans presque toutes les écoles primaires. Mon école
cesse aujourd'hui d'être abonnée à ce journal qui se range à côté de
tous ces médias à la botte de Sarko et des dégénérés qui nous
gouvernent.
Se servir de la presse pour enfants afin de dénigrer les
professeurs, il fallait oser ! Voilà donc ce que pense notre ministre
des profs. Je me sens insulté ! Des parents d'élèves qui n'avaient pas
trop fait attention à ce qu'est le régime sarkozien découvrent qu'on
fait cette propagande auprès de leur enfant .......à l'école !!
Je ne peux cacher ma satisfaction de leurs réactions : grâce à la
bêtise de Darcos, plus de gens réagissent et c'est tant mieux. A son
ignorance crasse s'ajoute son manque de scrupules à diffuser ces
ignominies. Nous sommes gouvernés par ce genre de personnages. Darcos
oublie qu'en insultant les profs, il insulte tous ceux qui se
retrouvent dans la rue, qui râlent, qui font grève. Désolé, Darcos, ce
sont nos parents d'élèves mécontents aussi de vous et vos sbires. Il y
a des ouvriers, beaucoup d'ouvriers.....tous de mauvais modèles ! Au
pied les profs ! Au pied les ouvriers ! Au pied !...Les enfants !!!
Anjou
C'est un peu facile de se servir des enfants comme ça... Vive la
propagande... Après les "mineurs ignorants", les profs raleurs et
grevistes... Où va l'éducation nationale ?! *ironie*
D'ailleurs, à quand les moyens pour celle ci ?! Peut être que les profs râleront moins non ?
|
|
| samedi 05 avril 2008, a 19:19 |
| Ukraine-OTAN : Nous userons de méthodes radicales pour arrêter cette folie . |
Le Secrétaire Général du Parti communiste d'Ukraine Piotr Simonenko a
accusé mercredi devant les journalistes à Kiev le président du pays
Viktor Iouchtchenko d'avoir trahi les intérêts nationaux pour complaire
aux Etats-Unis
La semaine dernière M. Iouchtchenko a ordonné la signature d'un accord
avec l'Alliance de l'Atlantique Nord sur la participation de l'Ukraine
aux opérations de la Force internationale d'assistance à la sécurité
(ISAF) en Afghanistan. "Cela prouve que Viktor Iouchtchenko a immolé
des soldats ukrainiens dans l'intérêt des Etats-Unis", a poursuivi M.
Simonenko.
Evoquant l'importance du contingent
ukrainien en Afghanistan, le leader communiste a supposé que ses
effectifs dépendraient de "ceux du contingent allemand retiré
d'Afghanistan, car l'Allemagne a refusé de participer aux opérations
dans le sud du pays où des combats meurtriers se déroulent".
Il y a à ce jour en Afghanistan trois
militaires ukrainiens. Ce sont deux infirmiers et un officier. Mardi
dernier, le leader du Parti communiste a déclaré son intention de
bloquer les travaux de la Rada suprême (parlement ukrainien) si un
contingent ukrainien était envoyé en Afghanistan.
"Nous userons de méthodes radicales
pour arrêter cette folie. Nous organiserons des manifestations de masse
à travers tout le pays pour faire pression sur le pouvoir afin de
l'obliger à annuler cette décision et exclure toute possibilité d'envoi
d'un contingent ukrainien en Afghanistan", a averti M. Simonenko. Nicolas Maury
|
|
| samedi 05 avril 2008, a 19:08 |
| SENAT : Groupe communiste ( Contrat de partenariat ) |
| Contrats de partenariat : explication de vote / le mercredi 02 avril 2008 |
 |
| | C'est dans une relative discrétion que la majorité sénatoriale vient
de voter le projet de loi relatif aux contrats de partenariat entre le public et
le privé. Présenté par le gouvernement comme une aubaine pour les collectivités
locales, ce texte fait en fait la part belle aux grandes entreprises, en
généralisant un type de contrats pourtant sévèrement épinglé par le Conseil
constitutionnel. « Ce projet de loi affaiblira la capacité de financement de
certains services publics au profit de grands groupes du BTP, a expliqué Josiane
Mathon-Poinat. En revanche, je ne vois pas l'ombre d'un retour sur
investissement pour les collectivités territoriales et pour l'État. Les nouveaux
élus dans les communes et les départements se montreront peut-être plus
éclairés ; j'espère qu'ils sauront analyser ce texte et constituer des poches de
résistance contre ces contrats. En tout cas, nous ne manquerons pas de les
alerter sur cette forme de trahison du marché public que sont ces contrats de
partenariat public-privé. » | http://www.groupe-crc.org/article.php3?id_article=3817 |
|
|
| vendredi 04 avril 2008, a 22:11 |
| Chantage aux 35 heures à Peugeot Motocycles . |
Industrie
. L'entreprise propose de faire construire un nouveau scooter sur les
sites français à condition que les salariés renoncent aux 35 heures.
Correspondant particulier.
Après l'annonce d'une délocalisation dans les prochains mois de 80 %
de la production de scooters en Chine, la direction de Peugeot
Motocycles (PMTC) vient d'adresser un nouveau coup de semonce aux
salariés des sites de Mandeure (Doubs) et Dannemarie (Haut-Rhin).
Ainsi, mardi, elle a informé la presse qu'un nouveau modèle de scooter
pourrait être fabriqué sur les sites franc-comtois et alsacien. Mais ce
projet est soumis à un préalable, à savoir la signature, d'ici au 18
avril, par les organisations syndicales de Mandeure et de Dannemarie,
d'un nouvel accord les conduisant à renoncer aux 35 heures. Les
salariés n'auraient d'autre alternative que de travailler plus s'ils
veulent simplement travailler.
Selon Emmanuel Guillier, délégué CGT, la direction ne cesse de jouer
sur la peur pour arriver à ses fins : « On assiste une nouvelle fois à
un odieux chantage. En février, une majorité de salariés ont refusé ce
nouveau protocole sur le temps de travail, qui nous demandait de
renoncer à nos RTT et à nos temps de pause. Une grève ne leur a pas
suffi. Peugeot ne veut surtout pas mettre un couvercle sur cette
proposition, et surtout semble vouloir faire payer aux salariés cet
affront de février. » La direction de PMTC récuse le terme de chantage
mais, par la voix de son directeur des ressources humaines, Christian
Pellet, elle prévient cependant que, en cas de désaccord sur sa
nouvelle proposition du temps de travail, « nous ferions faire le
nouveau scooter ailleurs. Ce serait un badgé Peugeot réalisé à
Taïwan ». La CGT a déjà indiqué qu'elle était hostile à toute
renégociation du temps de travail. La CFDT, qui n'a pas voix au
chapitre au CE, a également fait connaître son refus de toute
modification de l'accord sur les 35 heures. La CFTC et la CFE-CGC
réservent leur avis et FO ne s'est toujours pas exprimée. Hier, dans
les ateliers de Mandeure, les réactions étaient plutôt vives. « C'est
scandaleux de jouer sur la peur. Les salariés ne comprennent plus rien
quant à la stratégie économique de PMTC. Hier, Peugeot nous disait que
les scooters que nous fabriquions n'étaient plus compétitifs par
rapport aux produits réalisés en Chine et, aujourd'hui, on nous propose
de réaliser un scooter qui pourrait être fabriqué à Taïwan. C'est
vraiment le brouil- lard », souligne Henri, vingt années d'ancienneté.
La CGT relève également ce manque de lisibilité dans les
perspectives de développement des sites de Mandeure et de Dannemarie.
Le syndicat réclame rapidement une expertise économique indépendante et
demande aux autres organisations syndicales de s'associer à un dépôt de
droit d'alerte : « Cette proposition trouve un écho favorable auprès
des salariés. Des cadres ont déjà signé notre pétition pour obtenir
cette expertise. Eux aussi commencent à ne plus rien comprendre à ces
stratégies débridées », précise Emmanuel Guillier. Un CCE aura lieu
demain. Les organisations syndicales devront se prononcer clairement
sur ce nouveau projet de Peugeot Motocycles soumis à condition. Ils
auront également sur la table cette demande d'expertise indépendante.
Les positions devraient s'éclaircir. l' Huma du 03 / 04 / 08
Alain Cwiklinski |
|
| vendredi 04 avril 2008, a 21:35 |
| Afghanistan : Un débat tronqué . |
Par Michel FRERE le mercredi 2 avril 2008, 18:04 - Lien permanent
Mardi
1er avril, le gouvernement soumettait le renforcement de la présence
militaire française en Afghanistan à un débat des députés de
différentes sensibilités politiques. Si nous pouvons saluer cette
initiative, il n'en demeure pas moins que les déclarations du
gouvernement et des membres de la majorité pose questions.
Questions sur la décision de renforcer la présence militaire française en Afghanistan.
Sur la forme de cette décision
Le 26 avril 2007, le
candidat Sarkozy déclare sur France 2 qu'il retirerait nos troupes
d'Afghanistan s'il était élu. Il s'engageait à poursuivre la politique
de rapatriement de nos troupes engagée par Jacques Chirac. Un an après,
l'élu Sarkozy décide d'envoyer des renforts en Afghanistan. Il choisit
pour cela, de le faire sans concertation préalable, sur une terre
étrangère. Avec Mr Ayraud, nous sommes en droit de nouis interroger sur
la cohérence de la politque de Mr Sarkozy (le gouvernement n'étant que
le tambour de « raisonnance » du Président).
Mr Fillon évoque le passé en matière de participation du
Parlement aux engagements extérieurs, rappelant que « seul notre
engagement militaire au Golfe a fait suite à un vote après débat."
Remercions en passant à Mme Chazal qui lui a rappelé ce fait lors de
son intervention dimanche dernier sur TF1. Nous avons quand même du
mal à comprendre pourquoi ce qui avait été possible à un moment ne
l'est plus à un autre.
Sur le fond de cette décision
Il faut avouer que nous ne savons plus trop pourquoi nous sommes en Afghanistan. Les
uns nous disent qu' « en 2001, l'Afghanistan était une dictature
médiévale. Abolition des droits les plus fondamentaux. 15 millions de
femmes sans visage, interdites d'école, privées de soin ». Les mêmes
déclarent qu‘il « faut une afghanisation de la sécurité du pays, une
prise en charge par les Afghans de leur propre sécurité ». D'autres
disent que c'est une question de sécurité pour la France. « L'une des
clefs de la lutte contre les terroristes se trouve sur le sol afghan ».
Pour toutes ces raisons il faudrait envoyer des renforts pour y obtenir
la victoire militaire. Le summum revient à un député de l'UMP : «
La défaite militaire nous est interdite, même si la victoire politique
est incertaine. » (sic). C'est simplement oublié que l'intervention
militaire n'a de sens que si la victoire politique est au rendez-vous.
Rappelons la victoire militaire en Algérie et la suite qui en a été
donnée après la victoire politique du FLN. Encore une leçon d'histoire
pour l'UMP !
Revenons sur chacun de ces points :
- Civiliser les afghans !
Outre l'arrogance de ces propos, je ne peux m'empêcher de
revoir les images tournées quelques temps après la libération de
Kaboul, montrant les troupes afghanes « libératrices » maltraitant les
pauvres femmes qui s'étaient crues libérées du joug des talibans. Il
est vrai que cela est un travail de longue haleine mais je doute que ce
soit la présence militaire qui puisse améliorer quoique ce soit. Par
ailleurs pourquoi dans cet optique, ne pas intervenir dans tous les
pays concervant ces mêmes traditions médiévales comme l'Arabie Saoudite
pour ne nommer que celui-là.
- L'Afghanisation de la sécurité
Excusez moi de faire encore une fois référence à l'histoire
mais cela rappelle étrangement la « vietnamisation du conflit » en
1968. Nous savons qu'elle en a été le succès. On peut croire que les
attaques des talibans soient dues à une minorité mais comment expliquer
que 61000 hommes ultra équipés ne puissent venir à bout d'une bande de
quelques combattants islamistes. Une des clés de l' explication réside
sans doute dans la sympathie dont il bénéficient au sein d'une partie
de la population. Alors comment dans ce contexte parler d'Afghanisation
de la sécurité? Il faudrait au minimum s'assurer au préalable du
soutien de la majorité de la population afghane. A cet égard les
élections des élections législatives et provinciales du 18 septembre
2005 sont caractéristiques de cette dispersion politique. La
participation était en baisse par rapport à celle des présidentielles
de 2004 (53% de participation, 41% pour les femmes, pas de vote des
réfugiés). La composition politique du parlement afghan reste peu
lisible et très fragmentée. Il existe quelques groupes de taille
réduite (moins de quarante parlementaires) et sans profil politique
évident.
- Afghanistan : enjeu de la sécurité pour la France
Est-on vraiment sérieux quand on affirme que « ce qui se joue
là-bas est fondamental puisqu'il s'agit de la préservation de notre
sécurité et de notre liberté ». Il faudrait demander ce qu'en pense l
‘Espagne et la Grande Bretagne après les derniers attentats dans leur
pays. Croit-on vraiment que l'envoi de quelques soldats supplémentaires
va éradiquer le terrorisme? Certes la suppression des camps
d'entraînement des moudjahidines est quelque chose de positif, certes
la traque des terrorismes est une bonne chose mais croit-on vraiement
que l'on réussira à déruire complètement le terrorisme par des
opérations militaires en Afghanistan ?
Que la présence française se manifeste par des aides
économiques auprès des populations afghanes via le gouvernement afghan,
pourquoi pas. Qu'elle aide le système éducatif et l de santé , tout à
fait d'accord. Il me semble que l'on ne peut éviter une approche
globale. Subordonner cette aide à une victoire militaire me paraît un
réducteur et souvent contredit par l'Histoire.
|
|
| vendredi 04 avril 2008, a 21:07 |
| SENAT : Groupe communiste ( Si tout le monde doit faire des efforts,n'est-ce pas au tour des plus riches de mettre la main à la poche ? ) |
|
| |
|
|
|
|
|
Si « tout le monde doit faire des efforts », n'est-ce pas au
tour des plus riches de mettre la main à la poche ? Par Guy Fischer -
03 Avril 2008
| |
Ma question s'adressait à M. le Premier ministre, qui a annoncé
lundi que le Gouvernement fera des « économies partout ».
Mme Nicole Bricq. Des économies d'énergie !
M. Guy Fischer. Il a martelé que « tout le monde doit faire des
efforts » pour limiter les dépenses publiques.
En son absence, c'est vous que, d'emblée, j'interroge, monsieur le
ministre du budget : est-ce aux retraités, aux chômeurs, aux jeunes sans boulot,
aux précaires, aux salariés qui ne joignent déjà plus les deux bouts, que vous
vous adressez ?
C'est bien une nouvelle politique de rigueur qui est ainsi
annoncée, avec l'habituel refrain : « Préparez-vous à vous serrez la ceinture,
surtout si vous avez des ressources modestes ! »
Confirmez-vous un plan d'économies supplémentaires de 5 milliards
à 10 milliards d'euros par an, reposant essentiellement sur la mise à mal des
services publics, puisque 35 000 suppressions de postes sont prévues dans la
fonction publique ?
La grande majorité des Français voient non seulement leurs revenus
et retraites régresser, mais, de surcroît, leurs conditions de vie se dégradent
rapidement. L'heure est à la réduction des dépenses publiques au détriment de
ceux qui en ont le plus besoin.
La suppression de plus de 11 000 postes dans l'éducation nationale
montre bien que le dogmatisme libéral fait du service public une variable
d'ajustement des crises qui secouent régulièrement les places financières.
Monsieur le ministre, si « tout le monde doit faire des efforts »,
n'est-ce pas au tour des plus riches de mettre la main à la poche ?
(Exclamations sur les travées de l'UMP.)
M. Robert Hue. Absolument !
M. Guy Fischer. Comment comptez-vous associer les bénéfices du CAC
40, soit 41 milliards d'euros de dividendes, à l'effort national ?
Quand allez-vous remettre en cause la pratique outrageusement
inégalitaire des stock-options ? Allez-vous définitivement proscrire les
parachutes dorés ? M. Zacharias, ex-P-DG de Vinci, réclame 81 millions d'euros
de stock-options ; M. Forgeard, initié d'EADS, a atterri avec un parachute de 8
millions d'euros !
Allez-vous donner du sens à l'impôt sur la fortune en créant les
conditions pour que les vraies fortunes y soient réellement assujetties ?
Enfin, allez-vous abandonner ce scandaleux bouclier fiscal
instauré l'été dernier ?
Monsieur le ministre, ce sont les plus démunis qui doivent être
protégés et non pas les plus riches ! (Très bien ! et applaudissements sur les
travées du groupe CRC et du groupe socialiste. - Protestations sur les travées
de l'UMP.)
M. le président. La parole est à M. le ministre.
M. Éric Woerth, ministre du budget, des comptes publics et de la
fonction publique. Monsieur le sénateur, vous entonnez la ritournelle...
M. Robert Hue. Vous aussi !
M. Éric Woerth, ministre. ... que l'on entend actuellement
(Exclamations sur les travées du groupe CRC et du groupe socialiste.) sur le
plan de rigueur que le Gouvernement aurait l'intention de mettre en place.
Je tiens à vous dire une chose : lorsque c'est la gauche qui est
au pouvoir, les plans de rigueur consistent, bien souvent, à laisser filer les
dépenses et à augmenter les impôts ! (Applaudissements sur les travées de l'UMP.
- Protestations sur les travées du groupe socialiste.)
Nous, nous faisons exactement le contraire : nous voulons
maîtriser la dépense publique ...
M. Paul Raoult. Et l'endettement de la France ?
M. Éric Woerth, ministre. ... sans augmenter les impôts des
Français, ....
M. Paul Raoult. Cela fait sept ans que la droite est au
pouvoir !
M. Éric Woerth, ministre. ...qui, aujourd'hui, sont trop élevés.
Nous devons donner à notre société les moyens de croître. Ce sont la croissance
et la production de richesses qui permettront de créer des emplois et, par voie
de conséquence, de lutter efficacement contre la pauvreté, ainsi que d'augmenter
le pouvoir d'achat.
M. Paul Raoult. On ne s'en est pas rendu compte ! Cela fait sept
ans que vous êtes au pouvoir : pourquoi ne l'avez-vous pas fait ?
M. Éric Woerth, ministre. Monsieur le sénateur, le Gouvernement
s'attache à mettre en oeuvre le programme du Président de la République.
Peut-être cela vous surprend-il qu'il essaie de tenir les promesses qu'il a
faites ? Il faut, me semble-t-il, le mettre à son crédit.
M. Jacques Mahéas. Plutôt à son débit !
M. le président. S'il vous plaît !
M. Éric Woerth, ministre. Le programme du Président de la
République, quel est-t-il ?
Dans le domaine de l'économie, il consiste à étudier les déficits
publics avec beaucoup de lucidité et d'attention, afin de les combattre
efficacement et de parvenir à la maîtrise de la dépense publique et à
l'équilibre des finances publiques en 2012.
M. Paul Raoult. Vous disiez la même la même chose en 2002 !
M. Éric Woerth, ministre. Croyez-moi, tant que subsisteront des
déficits publics en France, ce seront les plus faibles qui s'affaibliront
encore. Il faut donc rembourser la dette et relancer la compétitivité du pays.
En effet, l'existence d'une lourde dette et l'absence de compétitivité
concourent à l'affaiblissement des Français, notamment de ceux qui sont les plus
démunis.
Le retour à l'équilibre des finances publiques permettra de
redonner des marges de manoeuvre à notre pays et du pouvoir d'achat à chaque
Français. Le Gouvernement, je le répète, a donc l'intention de réduire la
dépense publique pour parvenir à cet équilibre.
M. Jean-Marc Pastor. Toujours des leçons !
M. Éric Woerth, ministre. Il pourrait y parvenir par une
augmentation des impôts, mais telle n'est pas la voie qu'il prend : il a choisi
une voie beaucoup plus difficile, beaucoup plus contraignante, beaucoup plus
exigeante, celle de la révision générale des politiques publiques.
Demain, le Président de la République, lors du conseil de
modernisation des politiques publiques, annoncera un certain nombre de mesures.
D'autres suivront, d'ici à l'été. Elles concourront évidemment à cet équilibre,
si nécessaire aussi pour les plus démunis, que vous défendez, monsieur le
sénateur, tout comme le Gouvernement. Le retour à un pouvoir d'achat fort, à la
croissance, à la richesse de notre pays passent par là. (Bravo ! et
applaudissements sur les travées de l'UMP et de l'UC-UDF, ainsi que sur
certaines travées du RDSE.) |
|
|
|
|
| vendredi 04 avril 2008, a 19:23 |
| Sarkozy : En Père la rigueur . |
Réduction des dépenses publiques : Sarkozy en Père la rigueur

Nicolas
Sarkozy annonce une série de mesures d'économies budgétaires dans le
cadre du conseil de modernisation des politiques publiques. Sans
surprise un mot les caractérise : celui de la rigueur.
Terminé, le candidat du pouvoir d'achat. Oubliée, la
croissance qu'on ira chercher avec les dents s'il le faut. Le Président
de la République est désormais le prisonnier d'une orthodoxie
budgétaire faite pour rassurer les milieux financiers aux détriments
des classes populaires :
Suppression d'un emploi de fonctionnaire pour deux
départs à la retraite, restriction de l'accès au logement social sans
abaisser le plancher, etc.
Ces annonces vont, à coups sûrs, aggraver la situation
de la très grande majorité des français, et particulièrement celle des
plus fragiles qui sont les premières victimes de la crise économique et
sociale et que vit le pays en ce moment.
Cette semaine, George W. Bush a comparé Nicolas Sarkozy
à la « dernière apparition d'Elvis Presley », il s'agirait plutôt
aujourd'hui de la version 1976 de Raymond Barre, celle du « Père la
rigueur ».
Parti communiste français
Paris, le 4 avril 2008 |
|
| vendredi 04 avril 2008, a 19:09 |
| HARMONISATION SOCIALE EUROPEENNE . |
Harmonisation sociale européenne : la mobilisation des salariés appelle à plus d'ambition

Mis en ligne : 4 avril
Alors
que les richesses produites par le travail font de l'Union européenne
une zone des plus puissantes du monde, le constat dressé par la
Confédération européenne des syndicats est accablant. 108 millions de
travailleurs précaires, 25 millions de travailleurs pauvres, des
transferts massifs en quelques années des revenus du travail vers les
profits et la rente : la relation de cause à effets sociaux,
dévastateurs commence à faire son chemin.
En
France même, il n'est pas un jour où des ouvriers, des techniciens, des
employés, dans l'industrie comme dans la finance ou les services ne se
mettent en mouvement : Manpower, Coca Cola, Mondial assistance, Crédit
du Nord, pour les seuls derniers jours. Après l'appel à la mobilisation
contre la directive Bolkestein, l'initiative prise par la CS ce week
end à Ljubljana souligne la convergence d'intérêts et de colère
profonde des salariés du continent.
La pression inouïe sur le travail pour déboucher sur
toujours plus de profits réservés aux mêmes devient insupportable. La
simple vie courante devient de la survie. La chose est vraie dans le
public comme dans le privé. Les tentatives pour organiser la
concurrence des salariés entre eux au sein même de l'union commencent à
trouver des limites. La grève spectaculaire des ouvriers de Dacia
l'illustre de façon éclatante, tout comme l'initiative des syndicats
européens. On l'a vu pour le commerce dans notre pays, on le constate à
ce niveau international : la riposte nécessaire des salariés sera
d'autant plus puissante et efficace que ceux ci pourront s'appuyer sur
des syndicats unis pour relayer leurs luttes.
Doit-on augmenter les salaires ? Oui pensent des
millions de salariés. Mais peut-on le faire ? Là est toute la question,
qui ne relève pas que du seul champ syndical. Alors que la crise
financière, née précisément de la prédation du travail vivant pour
nourrir la spéculation sans frein, commence à faire subir ses effets
dévastateurs sur l'économie réelle va-t-elle servir à durcir la
« rigueur » que Fillon veut instaurer ?
Ou bien doit on en profiter pour remettre en cause les
mécanismes mêmes qui provoquent l'austérité salariale et nourrissent
cette même crise financière ? Où est l'efficacité économique et sociale
quand un gouvernement veut supprimer dans l'année 35 000 postes de
fonctionnaires et doit faire appel à des retraités ? Maintient-on le
« bouclier fiscal » qui n'a rien à envier aux « parachutes dorés » ou
va-t-on orienter vers la justice sociale, l'augmentation des salaires
et du niveau de qualification une partie par exemple des 41 milliards
d'euros de dividendes versés aux actionnaires des seules entreprises du
CAC 40 ?
Voilà du grain à moudre pour les salariés et leurs syndicats comme pour les élus et responsables des partis de gauche.
La France va présider l'Union européenne, le semestre
prochain. Ce sera l'occasion de mettre au défi le Chef de l'Etat
d'accorder ses promesses et ses actes. »Nous devons être capables de
proposer aux peuples européens une Europe où la politique monétaire ait
aussi pour objectifs la croissance et l'emploi et pas seulement
l'inflation » déclarait le candidat à l'Elysée en février 2007.
Est-ce compatible avec le traité de Lisbonne qui intime
le contraire à la BCE dans son article 108 dans le plus pur dogmatisme
libéral qui l'inspire ? Son article 105 entre autres stipule que
« l'objectif principal du système européen des banques centrales est de
maintenir la stabilité des prix » et qu'il doit agir « conformément au
principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est
libre ». On verra mais sans attendre l'Europe sociale, celle qui est
sciemment oubliée par ce texte, celle de la défense de l'emploi, de
l'augmentation du pouvoir d'achat, de l'exigence de qualification a
rendez vous dans la rue. site du P.C.F
|
|
| vendredi 04 avril 2008, a 05:01 |
| La droite sabre sept milliards dans les budgets sociaux . |
Finances
. Le gouvernement devrait annoncer, vendredi, une centaine de mesures
d'économies ciblant le logement, l'emploi, la santé. La solidarité et
la famille prochainement visées.
Le gouvernement s'apprête à annoncer une centaine de
mesures nouvelles d'économies sur les dépenses publiques, pour un
montant total compris entre 6 et 7 milliards d'euros. Celles-ci
devraient être dévoilées, demain, à l'issue d'un Conseil de
modernisation des politiques publiques (CMPP) réuni autour de Nicolas
Sarkozy et des membres du gouvernement, selon des informations parues
dans le Monde daté d'aujourd'hui. Ces économies, qui ne se confondent
pas avec les annulations de crédits prévues par ailleurs sur les 7,2
milliards de provision au budget 2008, concernent les « grandes
politiques d'interventions » économiques et sociales (lire ci-dessous),
un secteur de dépenses publiques représentant 464 milliards d'euros en
cumul annuel.
Suppression de
35 000 postes acquise
L'emploi, la formation professionnelle, la santé, le soutien au
développement des entreprises et surtout le logement seraient visés
dans un premier temps. En attendant d'y adjoindre d'autres domaines
comme la solidarité, la politique familiale, qui figurent parmi les
cibles de la révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée
par le premier ministre le 10 juillet dernier. Objectif : faire
participer les administrations et les services publics à « une plus
grande maîtrise des dépenses publiques » et à la « diminution des
effectifs de l'État grâce au non-remplacement d'un départ à la retraite
sur deux », indiquait en décembre le ministre du Budget, Eric Woerth.
Après la fusion de l'ANPE et des Assedic et celle des impôts et de la
comptabilité publique, l'exécutif passe donc à une nouvelle étape.
D'ores et déjà, la suppression de 35 000 postes de fonctionnaires
supplémentaires en 2009 semble acquise, après les 23 000 programmées
cette année. Les mesures d'économies sur les « politiques
d'intervention » s'inscrivant quant à elles dans le cadre de la
nouvelle procédure de budget prévisionnel triannuel 2009-2011.
Même s'il s'en défend, ces mesures rentrent bel et bien dans le
cadre du plan de rigueur que le pouvoir entend imposer aux Français
pour contenir le coût financier de ses « réformes » et de ses cadeaux
aux plus riches en période de crise économique, avec une croissance
revue à la baisse et un déficit public qui se creuse. À titre
d'exemple, le paquet fiscal de 15 milliards d'euros annuels voté cet
été, dont une grande part bénéficie sous forme de restitution d'impôt
aux contribuables sur la fortune, représente plus de deux fois les 6 à
7 milliards d'euros d'économies recherchées, mais la droite refuse de
le remettre en cause. « On est rentré dans une période nouvelle (…) qui
aboutira à des économies », a fait savoir hier le ministre de
l'Immigration, Brice Hortefeux. De son côté, le président (divers
droite) de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis, a estimé
que « la rigueur est une obligation » dans « le contexte de déficit
public que nous connaissons », comptant sur la RGPP pour la mettre en
oeuvre.
Le MEDEF réclame 20 milliards
Le gouvernement et la majorité ont reçu un soutien de poids avec le
MEDEF, qui propose de porter les économies à 20 milliards d'euros par
an à l'occasion de la RGPP, tout en baissant la contribution des
entreprises à la collectivité avec une « réduction progressive de la
taxe professionnelle » et le « transfert des charges famille et santé »
vers la fiscalité des ménages.
Sébastien Crépel
l' Huma du 03 / 04 / 08
|
|
| vendredi 04 avril 2008, a 04:46 |
| Après le spray anti-SDF,le boitier anti-jeunes . |
Par Pierre BOUKHALFA le mercredi 2 avril 2008, 21:08 - Victimes d'exclusion/répression - Lien permanent
Cet appareil, pensé pour éloigner les
indésirables, dégage des ultrasons captés seulement par les jeunes
oreilles. Ça ressemble à un antimoustique, ça portait le nom d'un
antimoustique (”Mosquito”, avant d'être rebaptisé “Beethoven”, moins
agressif), mais ce n'est pas un antimoustique : c'est un anti-jeunes.
Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
C'est une boîte que l'on fixe sur un mur, en hauteur, pour éloigner les
jeunes. Un produit qui est diffusé en France depuis plusieurs mois de
manière confidentielle, selon Le Parisien Tellement confidentielle que
le distributeur IBP France ne répond pas mercredi au téléphone. Il a
même retiré son numéro du site web de l'entreprise. Comment ça marche ?
L'appareil diffuse des sons suraigus en continu ou toutes les 20
secondes. Seuls les jeunes peuvent l'entendre. Leur ouïe est encore
assez fine pour les percevoir. Gênés par le bourdonnement, les
indésirables sont ainsi invités à passer leur chemin. Qui l'utilise ?
Le Mosquito (ou Beethoven) est déjà utilisé en Grande-Bretagne par la
police pour disperser des manifestants ou dans les halls d'immeuble,
comme le montre ce reportage diffusé sur France 2 le 15 février 2008 :
Le boîtier est aussi utilisé dans des écoles aux Pays-Bas, dans les
cours de récré, pour empêcher les élèves d'y traîner en-dehors des
plages horaires prévues. Et en France ? Le PDG d'IBP France, qui distribue le Beethoven, dit dans Le
Parisien avoir “séduit” une cinquantaine de bailleurs sociaux et de
syndics. La plupart des intéressés seraient dans le Sud-Est, lieu
d'implantation de l'entreprise, basée dans les environs de Marseille.
Plusieurs sites, dont ultrasons.net, permettent de tester l'efficacité des ultrasons en question.
De : Le Post
mercredi 2 avril 2008
Appel à pétition : La présente pétition a pour objectif clair et
affirmé de faire interdire sur le sol belge et européen le système
anti-jeunes appelé “Mosquito”. Ces boîtiers, commercialisés par une
entreprise anglaise, sont destinés à éloigner les adolescents
indésirables par l'émission d'un son strident que seules les jeunes
oreilles peuvent percevoir. (édition du journal “Le Soir” de ce mardi 4
mars 2008. 3500 boîtiers seraient déjà installés en Grande-Bretagne !)
http://www.trianglerouge.be/mosquito/signature.php ?lang=fr
|
|
| jeudi 03 avril 2008, a 22:19 |
| Travail des Députés P.C.F sur le logement . |
Actions des Députés et Sénateurs Communistes
Séance d'initiative parlementaire: Logement
adapté et abordable pour tous. Pierre Gosnat (Député-Maire PCF d'Ivry)
et Michel Vaxès (Député PCF des Bouches du Rhône)

Lors de l'examen du texte en commission, les
députés de la majorité se sont étonnés d'une proposition de loi dont il
était pourtant urgent de débattre, étant donné la situation dramatique
rappelée par le rapporteur, et en se fondant sur l'expérience concrète
sans attendre les décisions inquiétantes que le Gouvernement prépare en
secret.
Dans ma circonscription du Val de Marne – non loin de celle de M. Le
Bouillonnec –, qui compte près de 9 000 demandeurs de logements, vous
avez installé à Ivry, sans consulter les élus locaux, un centre
d'accueil pour SDF prévu initialement pour un an et dont je viens
d'apprendre qu'il serait pérennisé pour 5 ans ! C'est là prendre acte
d'une situation tragique sur laquelle M. Hirsch était plus disert avant
de devenir ministre…
Il suffit également de consulter ceux qui sont directement engagés
dans la réflexion et l'action pour le droit au logement : selon le
rapport 2008 de la Fondation de l'Abbé Pierre, il y aurait en France
3,2 millions de mal logés, 100 000 SDF, 150 000 personnes vivant chez
un tiers – sans compter les jeunes qui ne peuvent quitter le foyer
familial. Le logement est devenu une source d'appauvrissement et 6
millions de personnes seraient en situation de réelle fragilité.
Alors qu'en 1979, avant l'application de la
réforme Barre, la part du budget que les foyers consacraient au
logement avoisinait les 12 à 15 %, elle se situe aujourd'hui autour de
25 à 30 %, atteignant parfois 50 % – comme l'indique la proposition de
loi –, non seulement parmi les catégories les plus démunies, mais aussi
parmi les couches moyennes ou intermédiaires. Or les futures mesures
relatives aux plafonds de ressources et au surloyer en HLM risquent de
les priver du logement social, au mépris de la mixité.
En outre, le coût du logement – loyers et charges – a littéralement
explosé au cours de ces dernières décennies et les disparités de loyers
entre le secteur privé et le logement HLM continuent d'atteindre 150 %
en région parisienne. S'agit-il de faire du logement une marchandise
comme une autre, en contradiction avec le droit au logement inscrit
dans la Constitution ?
La part de l'État dans le financement du logement social ne cesse de
décliner, n'excédant pas aujourd'hui les 8 %. Et si le 1 % payé par les
salariés – appelé à tort 1 % patronal –, si les collectivités
territoriales, ainsi que les organismes, avec leurs fonds propres ne
compensaient pas cette défaillance, il ne se construirait quasiment
plus de logements sociaux dans notre pays et on ne pourrait engager des
opérations de réhabilitations du parc social, voire du parc privé. La
part consacrée au logement par l'État, exprimée en pourcentage du PIB,
est la plus faible depuis 30 ans, alors que ce secteur économique lui
rapporte – sans compter son racket systématique dans les caisses du 1 %
logement et dans les réserves du Livret A !
À ce propos, nous réprouvons la décision annoncée hier par le
Gouvernement – et prise sur injonction de Bruxelles – d'ouvrir la
gestion des livrets A aux banques privées, au mépris de l'épargne
populaire. Vous offrez ainsi une manne considérable aux spéculateurs et
menacez le système de financement du logement social. Au fond, votre
politique se résume à prendre plus pour donner moins.
Voilà pourquoi nous approuvons pour l'essentiel cette proposition de
loi. Certes, l'augmentation du pouvoir d'achat passe avant tout par la
revalorisation des salaires et des retraites, mais la réduction des
dépenses de logement est aussi un facteur important. À cet égard, le
présent texte rappelle qu'il est indispensable de faire appliquer la
loi SRU sur l'ensemble du territoire, y compris dans la ville de M.
Sarkozy où elle ne l'est pas du tout.
M. Pierre Gosnat – Une réserve, toutefois : l'article 31 portant à
50 % le seuil de logements locatifs dans certaines communes risque de
pénaliser les villes déjà engagées dans une politique sociale et de
dédouaner les délinquants de la loi SRU. Cela étant, les élus du groupe
GDR ont, lors de la campagne municipale, défendu pour l'essentiel les
mêmes propositions que nos collègues socialistes. Le verdict des urnes
devrait vous inciter à vous en inspirer davantage, Madame la ministre !
Pourquoi ne pas, par exemple, réserver la moitié des 500 000
logements visés aux loyers réglementés ? Songez que jusqu'en l'an 2000,
près de 70 % de la construction étaient réservés aux deux tiers les
plus modestes des ménages, contre 40 % seulement en 2005 ; et en 2006,
les trois quarts des nouveaux logements étaient même attribués au tiers
le plus aisé des ménages ! Voilà qui illustre bien votre politique de
marchandisation du logement. Au contraire, nous proposons la création
d'un grand service public du logement comme il en existe un pour
l'éducation ou pour la santé.
Par ailleurs, l'article 2 de la proposition prévoit une
indispensable hausse des aides au logement, que le gouvernement de M.
Raffarin avait bloquées et qui n'ont jamais été revalorisées davantage
que l'augmentation générale des prix. Toutes les organisations de
locataires revendiquent cette revalorisation. Comme la conférence
générale du logement, nous réclamons même une augmentation immédiate de
20% : voilà de quoi redonner du pouvoir d'achat à nos concitoyens !
Et encore cette revalorisation ne serait-elle efficace qu'assortie
d'un gel général des loyers pour une durée de trois à cinq ans et d'une
cessation des expulsions locatives. Il faut aussi mener une action
spécifique en faveur des jeunes, car la réhabilitation ou la
construction des cités universitaires est loin de suffire à l'heure ou
le logement étudiant s'ouvre à la spéculation immobilière. Enfin, il
faut pour les jeunes travailleurs construire des logements sociaux ou
spécifiques et augmenter les aides.
En somme, nous voterons cette proposition de loi qui ouvre la voie à
une autre politique qui donnera un logement adapté à chacun et
abordable pour tous
Nicolas Maury
|
|
| jeudi 03 avril 2008, a 22:06 |
| Amendement P.C.F sur les OGM . |
Amendement PCF sur les OGM Hier au soir, l'Assemblée nationale a adopté un important amendement défendu par
André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, au nom des députés communistes et
républicains. Celui-ci modifie en profondeur l'article 1er du projet de loi
relatif aux organismes génétiquement modifiés. En effet, il ajoute aux critères
de respect de l'environnement et de santé publique qui doivent présider à la
culture et à la commercialisation des OGM les critères de respect « des
structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et
commerciales qualifiées « sans organismes génétiquement modifiés », et en toute
transparence. »
Cet amendement opère une véritable révolution, changeant radicalement l'économie
du texte. En effet, dorénavant sont écartés de la culture des OGM des
territoires entiers, tels que les régions couvertes par le label AOC, des zones
de montagne ou littorales protégées et des filières de qualité.
L'adoption de cet amendement est un pas important et les parlementaires
communistes vont poursuivre la bataille jusqu'au bout pour éviter tout recul sur
cette question.
Parti communiste français
Paris, le 3 avril 2008.
Suite de l'article
|
|
| jeudi 03 avril 2008, a 21:50 |
| Le social ( trop coûteux ) et des riches ( pas assez riches ) |
Le social « trop coûteux » et des riches « pas assez riches »

Mis en ligne : 3 avril
Il
n'y aura pas de plan de rigueur : cette affirmation, réitérée avant les
municipales et encore maintenant, était à prendre, cela va de soi, avec
les pincettes qui conviennent, tant ce pouvoir a un rapport disons
relatif à la vérité. On l'a bien vu dans l'affaire de Gandrange.
C'est
tout juste si, hier, Sarkozy n'allait pas convoquer le PDG du groupe
siderurgiste indien Mittal pour lui tirer les oreilles et lui faire
voir avec quel coke il devait faire son acier. C'était avant que Fillon
ne se montre autrement accomodant :« Nous ne voulons pas gérer les
entreprises à la place des entreprises ». Arcelor Mittal doit pouvoir
« opérer librement dans une économie de marché ». Ah, cette liberté
d'attenter à celle des autres, en les privant de travail, de salaire et
des fruits mêmes de leur travail quand ce sont eux qui ont grossi les
fortunes de leurs actionnaires et patrons.
Il n'y aura pas de plan de rigueur mais de la gestion
sérieuse. Avec l'aplomb d'un Pinocchio, Fillon ne cesse de le répéter.
Mais tout le monde le voit, son nez s'allonge. Le gouvernement envisage
sept milliards d'économies. Comment ? Sur le dos des plus modestes dans
les secteurs du logement, de la santé, de l'emploi, de la formation.
Une centaine de mesures au total baptisées « Modernisation de
l'économie » dont 35 000 suppressions d'emplois dans la fonction
publique, déjà en train, avec les réactions que l'on sait, dans
l'éducation nationale.
Combien dans les hôpitaux, combien dans les services de
l'emploi déjà bien en peine et que lorgnent les agences d'intérim,
combien de subventions en moins pour les associations dans les
quartiers difficiles, combien en moins pour la culture ? Le sport ?
Le gouvernement et Sarkozy avaient fait grand cas de
l'arrivée dans leur équipe de Martin Hirsch, président de la Communauté
d'Emmaüs avec dans ses cartons le RSA, le revenu de solidarité active
permettant à un allocataire du RMI ou autre de garder ses revenus en
cas de reprise d'un travail. C'était un beau moyen, nous disait on
alors, avec les accents de sincérité évoqués de favoriser et encourager
le retour à l'emploi.
« Trop coûteux » a dit Fillon. Pas enterré certes (
« on va essayer en 2009 »...) mais trop coûteux. Au fait que devient le
plan banlieue de Fadela Amara ?
On voit à ce propos ce qu'il en est de l'ouverture.
Kouchner muet quand il n'est pas dans son habit de va-t-en guerre.
Bockel rétrogradé. Fadela Amara et Martin Hirsch inutiles. C'était un
leurre, un mensonge de plus. C'était un choix tactique permettant à
l'UMP d'aborder l'échéance des municipales en jouant de la flûte de
gauche pour entre autres camoufler les voix du FN. Les municipales sont
passées. Dès le soir du second tour, le gouvernement niait qu'il
s'agisse d'une sanction et voulait y voir un encouragement à poursuivre
les « réformes ». C'était une stratégie. Fillon était en réserve.
Maintenant il frappe, pour de vrai.. cite du P.C.F
|
|
| jeudi 03 avril 2008, a 04:56 |
| Garde à vue d'un militant RESF . |
Nouvelle atteinte à la liberté d'expression dans un
état de plus en plus policier. Tous devant le commissariat d'Aix avenue
de l'Europe jeudi matin 8 heures.
Philippe Chouard, militant de RESF et depuis de
nombreuses années de l'ASTI d'Aix, bien connu pour son sérieux et son
dévouement a été arrêté à Aix pour avoir distribué sur le voie publique
le tract d'appel à la manifestation UCIJ du samedi 5 avril . Il est en
garde à vue depuis au commissariat d'Aix . Les avocats sont alertés.
L'action va être organisée pour exiger sa libération et
protester contre cette nouvelle limitation de nos possibilité
d'expression , mais vous pouvez peut-être déjà téléphoner pour demander
de ses nouvelles
http://www.millebabords.org/spip.php ?article8184
De : JeanNimes
jeudi 3 avril 2008
site BELLACIAO
|
|
| jeudi 03 avril 2008, a 04:44 |
| Un vieux rêve sarkozien... |
|
|
| jeudi 03 avril 2008, a 04:31 |
| Victoire des salariés grecs des chantiers de l'Atlantique . |
Construction
navale . Après vingt jours de grève de la faim, les trois salariés
grecs de l'entreprise Elbe, sous-traitante d'Aker Yards, ont obtenu,
hier, gain de cause.
Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), envoyé spécial.
« Face au risque certain de perturbation de la cérémonie de
lancement du paquebot Poesia (…) la société Aker Yard a décidé de
verser ce jour, sans négocier, 7 300 euros ainsi qu'un billet d'avion
au trois personnes actuellement en grève de la faim… ». Dans un
communiqué intitulé : « Face au chantage Aker yards cède au racket »,
les propriétaires des chantiers navals de l'Atlantique se sont donc
substitués à leur entreprise sous-traitante, Elbe, en conflit depuis
deux mois avec trois de ses salariés. Nikos, Léonidas et Boris tous
trois arrivés de Grèce à la demande de l'entreprise allemande Elbe, fin
2007, « sur un simple coup de fil », avaient entamé le 14 mars dernier
une grève de la faim pour obtenir leur salaire, leurs bulletins de paie
et leur contrat de travail. « Depuis deux jours déjà nous n'avions plus
de quoi nous nourrir », précisent-ils, donnant alors un prolongement
symbolique à une situation d'extrême précarité et de désespoir pour
tenter d'obtenir gain de cause.
un comité de soutien
Très vite la pression est montée d'un cran, l'USM CGT (Union
syndicale multiprofessionnelle) dirigée par André Fadda, très présente
sur les chantiers, va relayer leur lutte, un comité de soutien,
constitué de citoyens et de militants politiques et associatifs va se
mettre en place et la mairie de Saint-Nazaire sera occupée par les
grévistes. Une situation insupportable pour les pouvoirs publics qui
fera dire au sous-préfet que la « CGT porterait une lourde
responsabilité » si les choses devaient mal tourner.
Car, en point d'orgue de cette affaire, deux conceptions du rapport
social au travail vont s'affronter. D'un côté, ceux qui estimaient que
le recours juridique était la solution pour sortir du blocage, la CFDT
et la plupart des partis politiques et, d'un autre, ceux qui
considéraient que seule la lutte pouvait permettre d'en sortir par le
haut, ce fut le cas de la CGT et du PCF. « La grève de la faim ne
constitue pas pour nous le meilleur moyen d'action », tient à préciser
André Fadda « mais la détresse de certaines situations engendre de
telles réactions ». Pour les premiers intéressés, les trois
travailleurs grecs, il n'était de toute façon pas question d'aller
devant le conseil des prud'hommes. « L'entreprise va faire appel, cela
va durer des mois et nous n'avons même plus de quoi vivre… Je suis venu
en France pour travailler pas pour passer devant un tribunal », insiste
alors Boris.
Car l'option juridique était également défendue par la direction des
chantiers et l'entreprise Elbel. « Pourquoi ne pas aller en justice ?
Nous ne sommes pas opposés à une solution transactionnelle mais pas à
la hauteur de ce qui est réclamé (8 000 euros) et il est hors de
question que mon client cède au chantage de ces employés, ils n'ont
travaillé qu'un mois et demi et en réclament quatre », affirmait Me
Zshunke, avocat d'Ebel, « mon client craint par ailleurs, s'il cédait,
que l'ensemble des salariés ne réclame la même chose », précisait-t-il.
C'est sans doute pour cette raison qu'Aker Yards a réglé la note pour
son sous-traitant sans négocier ni utiliser les moyens de pression
qu'il détenait sur l'entreprise.
Finalement l'annonce d'une mobilisation à l'appel de l'UD CGT de
soutien aux travailleurs grecs aujourd'hui, jour de cérémonie du
lancement du paquebot Poésia, accélérera le processus et conduira Aker
Yards dans l'impasse. Non sans avoir tenté de convaincre la CGT d'aller
en justice, promettant que le sous-traitant ne ferait pas appel et
qu'ils régleraient eux-mêmes la somme. Petit arrangement immédiatement
rejeté par les responsables du syndicat en l'absence de toute garantie
sérieuse.
situation précaire
« Ils pouvaient régler cette situation dramatique il y a trois
semaines, ils ont choisi d'aller le plus loin possible », conclut
Marie-Claude Robin, s ecrétaire de l'UD CGT.
Malgré cette victoire, la situation au travail de centaine de
salariés sur les chantier naval de l'Atlantique reste extrêmement
précaire. À l'issue de sa dernière visite sur le site, l'inspection du
travail a dressé 34 procès-verbaux d'infractions pour prêt illicite de
main-d'oeuvre, marchandage, infractions à la législation sur le travail
temporaire, infraction d'obstacle ou encore pour travail dissimulé. Un
contexte social explosif que les raisonnables calculs économiques et
les impératifs de la mondialisation du secteur naval peineront à
désamorçer.
« On a connu ici le pire et, avec la solidarité, le meilleur, ajoute Leonidas. On espère que d'autres oseront relever la tête. »
Frédéric Durand
l' Huma du 02 / 04 / 08
|
|
| mercredi 02 avril 2008, a 22:04 |
| Le scénario noir de l'austérité se met en place . |
Budget
. François Fillon veut procéder à de nouvelles « économies » sur le dos
des services publics. Un séminaire gouvernemental étudie la possible
suppression de 35 000 postes en 2009.
« Trou d'air », « gestion sérieuse », « mesures
d'économies » : François Fillon use les dictionnaires pour éviter
d'appeler sa politique de rigueur par son nom, dont l'annonce prévue de
longue date a été différée pour cause d'élections municipales et
cantonales. Sur TF1, dimanche soir, le premier ministre s'est évertué à
minimiser le tour de vis supplémentaire que son gouvernement s'apprête
à lancer à la suite de la révision à la baisse des hypothèses qui ont
servi de bases à l'élaboration du budget 2008. Hier, un séminaire
gouvernemental se réunissait avec, à son ordre du jour, des « mesures
d'économies liées à la réforme de l'État » à mettre en oeuvre en 2009
et dans l'immédiat, « les mesures à prendre pour permettre en 2008 une
tenue ferme des dépenses ».
Une dégradation pire que prévue
Ces annonces ne sont pas une surprise. Avant les élections, la
gauche avait mis en garde les Français contre un « plan d'austérité »
que le gouvernement gardait secret, pour tenir bon le cap de ses
« réformes » dans le cadre d'une économie dégradée. Le « scénario
noir », pire encore que celui prévu dans les cauchemars du rapporteur
général du budget à l'Assemblée nationale, est devenu réalité. Alors
que Gilles Carrez (UMP) envisageait, en octobre dernier, l'hypothèse
pessimiste d'une « croissance atone » en 2008 fixée à 2 % du PIB, les
prévisions corrigées du gouvernement rejoignent désormais celles des
économistes avec une fourchette située en deçà, entre 1,7 et 2 %. La
crise financière internationale en provenance des États-Unis, dont
l'impact a été longtemps nié par le gouvernement, a commencé à produire
son effet dévastateur sur l'économie réelle, sans que le pouvoir ne
l'ait le moins du monde anticipé.
Pire, dans la tempête, le gouvernement maintient le cap inchangé, en
accélérant encore la cadence. « C'est vrai qu'il y a un trou d'air lié
à la crise économique internationale. Mais la France ne doit pas être
inhibée et doit continuer à faire des réformes. » Pour couper l'herbe
sous le pied de la gauche, François Fillon a nié tout « plan de
rigueur », en promettant de ne pas créer « d'impôts supplémentaires ».
Mais le gouvernement a d'autres leviers à sa disposition pour
poursuivre son objectif de « retour à l'équilibre » des finances
publiques sans remettre en cause le paquet fiscal de quinze milliards
d'euros en année pleine au bénéfice des plus riches voté l'été dernier.
« Pas question d'augmenter la dépense publique, a prévenu François
Fillon. Il faut trouver des économies ailleurs pour réaliser des
réformes sociales. »
L'éducation, première victime
Premiers touchés par le tour de vis : les services publics, avec un
plan drastique de réduction du nombre de fonctionnaires, avec 35 000
suppressions de postes en 2009, selon le ministre du Budget, Éric
Woerth, qui a confirmé cette hypothèse de travail, dimanche, après les
23 000 prévues cette année. « On va avoir des coupes claires dans les
dépenses », déplore le cabinet de François Hollande au PS, et « la
première victime va en être l'éducation nationale », avec 16 000 postes
supprimés à craindre en 2009 en plus des 11 000 rayés en 2008.
« L'école est la première touchée : avec près de 100 000 enseignants en
moins depuis 2002, 12 000 cette année et d'autres programmés d'ici
2012, le plan d'austérité éducative du ministre Darcos est un vrai
danger public », dénonce également le PCF.
Quant à la promesse de « réformes sociales » comme le revenu de
solidarité active (RSA) défendu par Martin Hirsch, la détermination
affichée par le premier ministre est tempérée par des déclarations
contraires de son entourage, et en premier lieu celles d'Éric Woerth
qui subordonne sa réalisation aux nouvelles contraintes budgétaires
(lire ci-dessous).
Sébastien Crépel
l Huma du 1er / 04 / 08
|
|
| mercredi 02 avril 2008, a 21:50 |
| LE SAVIEZ-VOUS ? |
Mercredi 02 Avril 2008 - 20:00
Le démocratie en Europe n'est pas un critère,
les exemples sont nombreux. Saviez vous que le communisme est interdit
dans les Pays Baltes, et en passe de l'être en République Tchèque ?

Mais si interdire un parti est anti-démocratique
et contraire aux valeurs européennes, comment la Lettonie par exemple
a-t-elle pu adhérer à l'Union européenne ? « Dans une démocratie
européenne normale, ces sujets politiques doivent être débattus au
Parlement et tranchés par les urnes, pas par les tribunaux. », dixit
Olli Rehn, commissaire européen à l'Elargissement.
Et pourtant, plusieurs Etats de l'Union européenne prévoient, et
pratiquent, des interdictions de partis, voire répriment certains
courants politiques, sans se voir reprocher quoi que ce soit par
Bruxelles.
L'Allemagne a lancé des procédures d'interdiction de partis
politiques en cinquante ans, notamment en 1956, à l'encontre du Parti
Communiste d'Allemagne (KPD) fondé par Karl Liebknecht et Rosa
Luxemburg, d'ailleurs toujours banni sur le territoire des Länder de
l'Ouest.
En Lettonie comme en Lituanie, il est interdit
depuis l'indépendance de se revendiquer communiste, a fortiori de
fonder un parti politique communiste. Les communistes lettons ont été
contraints de créer un parti crypto-communiste, le Parti socialiste de
Lettonie, et se doivent d'adopter un profil bas dans la diffusion de
leurs idées. Et des centaines d'individus sont interdits de citoyenneté
lettone ou privés du droit d'éligibilité pour la simple raison qu'ils
s'étaient opposés publiquement à l'indépendance du pays en 1991.
Le tribunal de la ville de Prague a rendu son jugement en première
instance mercredi 19 mars 2008. Il a validé l'interdiction de l'Union
communiste de la jeunesse tchèque (KSM) par le ministère de l'Intérieur
en octobre 2006. Dans le même temps, il a débouté la KSM de sa plainte
contre le ministère. Le tribunal a estimé que la mesure d'interdiction
est en conformité avec les lois en vigueur. Le ministère de l'intérieur
avait considéré que le programme de la KSM était en violation avec la
constitution de la République tchèque parce qu'il remet en cause la
propriété privée des moyens de production et réclame leur socialisation.
La KSM va probablement faire appel de ce jugement qui n'est pas
exécutoire. La procédure judiciaire, entamée il y a 18 mois, s'est
étonnamment accélérée. L'ouverture du congrès de la KSM aura lieu
samedi 22 mars. Pour ses dirigeants, ce n'est pas une coïncidence. Le
pouvoir tente de faire pression sur les jeunes communistes pour qu'ils
abandonnent les références théoriques fondamentales, marxistes et
léninistes, de leur engagement politique.
L'Allemagne a donc le droit d'interdire des partis politiques, et la
Lettonie a obtenu le droit d'adhérer à l'Union européenne tout en
réprimant les opinions politiques de gauche.
Nicolas Maury
|
|
| mercredi 02 avril 2008, a 21:29 |
| Le P.C.F demande l'interdiction des répulsif anti-jeunes ; |
Le PCF demande l'interdiction des répulsifs anti-jeunes
Le
Parisien daté d'aujourd'hui, révèle la commercialisation d'un répulsif
sonore anti-jeune en France depuis plusieurs mois. Le quotidien précise
que des bailleurs sociaux des syndics, mais aussi des municipalités
envisagent de s'en (...)
Suite de l'article |
|
| mercredi 02 avril 2008, a 19:15 |
| Opérations militaires de la France : Sarkozy l'américain ! |

Mis en ligne : 2 avril
Interrogé sur l'installation d'une base américaine
de radars antimissile, contre laquelle sont 60% des 100 000 habitants
de cette ville polonaise, le maire de Slupsk déclare : » On nous promet
des investissements de 2 milliards de dollars sur dix ans mais on
n'aura rien. Tout comme la Pologne n'a tiré aucun profit de son
engagement en Irak. En retour on n'a que des soldats qui reviennent
dans des cercueils ».
S'il est fataliste, le constat n'en résume pas moins
les conséquences de la stratégie de l'administration Bush. Elle s'est
déployée bien avant le 11 septembre 2001 sous la bannière du « choc des
civilisations » face à la disparition du bloc de l'Est, alors que le
monde pouvait devenir multipolaire. Il le devient malgré tout le bloc
de l'Ouest aligné sur la superpuissance américaine, qui n'a eu de cesse
de miner les institutions de dialogue international, telle l'ONU, et de
substituer à la diplomatie la confrontation et la guerre.
Le bourbier irakien a permis la déstabilisation de
toute une région et nourrit les bonnes affaires d'un complexe
militaro-industriel des plus prospères. La désignation de l'Iran comme
nouvelle bête noire n'est pas destinée à régler le conflit mais bien à
l'entretenir, ce qui ne peut que renforcer les plus extrémistes qui
font payer leurs solutions à leurs peuples.
C'est au nom de la lutte contre le « terrorisme
iranien » que les États-Unis ont prétendu déployer en Europe de l'Est
leur bouclier de radars antimissiles. L'excuse ne tient guère et,
ajoutée aux demandes d'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie à l'OTAN,
elle suscite un foyer de tension supplémentaire en Europe même, avec la
Russie cette fois.
On pourrait penser que ce déploiement de matériel
militaire américain sur notre continent, avec la bénédiction de
dirigeants de pays membres de l'Union européenne, porte en soi une
sacrée contradiction à la volonté affichée d'une politique de défense
commune dont le Sarkozy se fait le héraut. Il n'en éclaire que plus cet
objectif rejeté par notre peuple avec le projet de constitution et
réintroduit dans le traité de Lisbonne.
« Conjurer le danger du choc des civilisations » : la
formule n'est pas de Georges Bush mais bien du chef de l'État, glissée
dans son discours devant les parlementaires britanniques la semaine
dernière. De même voit-il en Grande Bretagne, passée par les méthodes
de Thatcher et Blair, un modèle en économie à ses propres « réformes »
ultralibérales, le rapprochement entamé par ce voyage vise aussi à
poser un axe Paris-Londres.
« Les deux amis les plus sincères de l'Amérique »
seraient ainsi le fer de lance d'une politique de défense qui ne vise
pas à rendre l'Europe plus indépendante mais bien intégrée aux
conceptions qui prévalent à Washington. Autant l'axe franco-allemand
a-t-il pu être présenté sous les auspices de la paix, autant ce nouvel
axe entend-il permettre à deux pays qui fournissent à eux seuls les
deux tiers de l'effort de défense de l'Union une capacité à engager
celle ci plus avant dans les stratégies de tension en cours. Quitte à
réclamer contre une intégration poussée plus avant sa « part du
gâteau » pour des industries livrées aux appétits du privé, comme
pourrait le laisser penser une part du contrat remporté par EADS pour
les avions militaires de ravitaillement de l'US Air Force et de la RAF.
« Le mot clé entre l'OTAN et l'Union européenne, c'est
la complémentarité » précise le patron de l'Alliance atlantique. Le
sommet actuel de Bucarest est donc marqué d'un double sceau : l'envoi
de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan pour soulager les
Américains et le souhait de revenir au sein du commandement intégré de
l'OTAN. La force de la politique ? Non, le retour inquiétant de la
politique de force.
site du P.C.F |
|
| mercredi 02 avril 2008, a 05:02 |
| Hôpital Saint-Antoine : Non à l'usine à soins . |
Santé
. Depuis le 18 mars, le personnel de l'hôpital Saint-Antoine, à Paris,
est en grève. Médecins et non-médecins dénoncent le manque d'effectif
et les conséquences sur les malades.
Des
personnes admises aux urgences qui restent soixante-douze heures sur un
brancard en attendant un lit ; des malades qu'on fait sortir
prématurément pour faire de la place ; des traitements par
chimiothérapie repoussés par manque d'effectif… À l'hôpital
Saint-Antoine de Paris, la liste des dysfonctionnements est longue.
Tellement longue que le personnel, à bout, a fini par se mettre en
grève, le 18 mars, à l'appel d'une intersyndicale CGT-FO-Sud. « Le
conflit couve depuis deux ans car nos conditions de travail se
dégradent de jour en jour », explique Régine Linard, infirmière et
secrétaire générale de la CGT de l'hôpital.
Si l'intersyndicale dénonce le manque d'effectif, elle pointe aussi
les « conséquences sur les patients » et la « souffrance des
personnels ». « On demande au corps médical d'augmenter l'activité,
mais en supprimant des moyens humains et financiers. Ce sont les
malades qui, au bout du compte, sont les victimes », estime la
syndicaliste. « On travaille à la chaîne. Résultat : on n'est plus dans
la qualité mais dans l'insécurité », témoigne ainsi une infirmière.
« On a plus de travail, donc plus de pression, mais on ne gagne pas
plus pour autant », surenchérit une aide-soignante du service
d'orthopédie. Pour le personnel administratif, les conditions de
travail sont elles aussi très dures.
Ces préoccupations sont aussi celles des médecins, solidaires du
mouvement. Dans un grand nombre de services de l'hôpital, des lits ont
été fermés par manque de personnel, rendant difficile l'hospitalisation
des malades. Les délais de consultation deviennent souvent
incompatibles avec un suivi efficace. « Jamais nous n'avons rencontré
autant de difficultés à soigner correctement les patients faute de
moyens », expose dans un communiqué commun l'Amuf (urgentistes) ainsi
que les syndicats CGT, FO et SNPHAR de médecins. « Nous ne pouvons plus
soigner les patients dans le cadre de notre mission de service
public », témoigne le docteur Jean-Philippe Laporte, qui évoque la
« pression » des familles mais aussi le « danger » auquel sont exposés
les malades. Le plan d'économie (1,2 million d'euros chaque année), les
sous-effectifs et les salaires peu attractifs expliquent en partie
cette situation. Mais aussi la mise au 1er janvier dernier de la
tarification à l'activité (T2A), qui « pousse à une sélection des
malades les plus rentables et à une concurrence entre les structures »,
analyse Régine Linard.
De son côté, la direction de l'hôpital Saint-Antoine relativise la
situation. Certes, la directrice reconnaît que le personnel peut être
« sous pression », faute de pouvoir répondre aux demandes des patients.
« Mais on ne peut pas prendre tout le monde en charge », estime Chantal
de Singly. Et si elle admet également la difficulté de recruter des
infirmières, en raison de la cherté des loyers en région parisienne,
elle souligne aussi que l'hôpital reste « attractif » et « très
fréquenté ».
Après dix jours de grève, le personnel a obtenu la stagiarisation de
28 aides-soignants. Insuffisant. « Nous demandons l'arrêt des
suppressions d'emplois que l'hôpital subit depuis cinq ans. Nous
exigeons l'embauche de personnel permettant la réouverture de tous les
lits d'hospitalisation et une organisation de travail favorisant
l'accueil et des soins de qualité aux patients (…) ainsi qu'une
augmentation générale des salaires », résume l'intersyndicale.
« Très bien suivie », la grève - qui n'a pas d'effet sur les
patients car les personnels sont « assignés » - pourrait bien
s'amplifier à d'autres établissements de l'Assistance publique-Hôpitaux
de Paris (AP-HP), qui connaissent les mêmes difficultés. Aujourd'hui,
les médecins de Saint-Antoine doivent tenir une assemblée générale pour
décider de la suite à donner au mouvement. Et demain, les grévistes
manifesteront à Paris, devant la direction générale de l'AP-HP.
A. C. l' Huma du 31 / 03 / 08
|
|
| mercredi 02 avril 2008, a 04:48 |
| En finir avec les salaires low-cost . |
AUTOMOBILE
. Pour Christian Pilichowski, de la CGT métallurgie, qui vient de
rencontrer les salariés de Dacia, les convergences dans les luttes
créent une dynamique pour l'Europe sociale.
Champions des délocalisations, les constructeurs
automobiles sont aujourd'hui confrontés à la montée des revendications
dans plusieurs sites d'Europe de l'Est. Et alors que la mise en
concurrence fait place à la solidarité, la Confédération européenne des
syndicats lance l'offensive sur les salaires en appelant à une
manifestation européenne le 5 avril. Fer de lance de cette
contestation, l'usine Dacia rachetée par Renault en Roumanie pour
fabriquer la Logan dont le succès commercial tire aujourd'hui les
ventes du groupe. La lutte des salariés de Pitesti- Mioveni, en grève
depuis une semaine, a fait naître un élan de solidarité chez Renault et
dans l'ensemble du secteur automobile. Une délégation de la CGT s'est
rendue sur place.
Vous revenez de Rouma- nie, où vous avez apporté la
solidarité de la fédération de la métallurgie CGT aux salariés de Dacia
en grève. Que représente pour votre syndicat cette lutte des salariés
roumains du groupe Renault ?
Christian Pilichowski. Quelque chose d'extrêmement
important. D'abord parce que l'heure est à l'augmentation des salaires
partout en Europe. Depuis trop longtemps les gains de productivité sont
accaparés uniquement et complètement par le capital. Aujourd'hui, la
question de la répartition des richesses se pose en France, en
Allemagne où les sidérurgistes ont obtenu d'importantes augmentations
de salaires (un peu plus de 5%) et, on le voit avec cette grève, en
Roumanie. Ensuite ce conflit fait apparaître clairement l'enjeu que
représente la construction de l'Europe sociale. La première réaction de
Renault face à la grève largement majoritaire de Dacia a été
d'intervenir auprès du tribunal pour la déclarer illégale. Ce qui a été
refusé, à ce jour, par la justice roumaine.
Ce n'est pas seulement sur les salaires que Renault fait pression, c'est aussi sur les droits sociaux…
Christian Pilichowski. Renault a signé avec la
Fédération internationale des organisations de la métallurgie un
accord- cadre sur le respect des normes de l'Organisation
internationale du travail (OIT). Parmi celles-ci, il y a par exemple le
droit à la négociation collective. Or les salariés de Dacia sont encore
en grève aujourd'hui parce que Renault refuse d'ouvrir des
négociations. Les multinationales sont les vecteurs de ce type de
mondialisation contre lequel en France, en Roumanie et ailleurs les
salariés se battent. Le rôle d'un groupe comme Renault devrait être au
contraire de respecter les droits sociaux fondamentaux, partout où il
est implanté.
Comment les salariés roumains perçoivent-ils l'intérêt des salariés français pour leur lutte ?
Christian Pilichowski. Leur première réaction a été
extrêmement chaleureuse, enthousiaste même. Depuis plusieurs années, à
la fédération de la métallurgie CGT, mais aussi dans toute la CGT, nous
travaillons à la construction de nouvelles solidarités internationales.
Au-delà des mots nous avons voulu saisir cette occasion pour donner un
aspect concret à notre soutien et pour croiser les luttes en France et
en Roumanie. Avec cette solidarité est apparu le besoin de travailler
ensemble pour résister au chantage à la délocalisation que le groupe
Renault commence à faire en Roumanie. Il menace, si les salaires
augmentent, de délocaliser en Inde, en Russie ou au Maroc, où une usine
est en cours de construction. Or, si les salaires et le pouvoir d'achat
augmentent en Roumanie, le marché roumain sera à même d'absorber
davantage de production locale. Non seulement l'augmentation des
salaires ne va pas pousser à la délocalisation mais elle va entraîner
une augmentation de la demande. C'est ce dont nous avons débattu avec
les salariés roumains.
La production de la Logan en Roumanie avait pour ob- jectif de développer un marché dans les pays de l'Est…
Christian Pilichowski. S'il n'y a pas de pouvoir
d'achat suffisant dans les pays de l'Est, il n'y aura pas de marché,
même pour ce type d'automobile. Continuera-t-on à fabriquer des
voitures low-cost ? En tout cas les salaires low-cost, c'est fini. Ce
conflit marque une rupture. Et en cela il a une dimension symbolique.
La Logan se vend extrêmement bien pour deux raisons. La première, parce
que c'est un véhicule de qualité qui témoigne du haut niveau de
qualification des salariés roumains. D'ailleurs la productivité a
augmenté de manière fantastique chez Dacia. Donc la lutte pour se faire
payer cette qualification par l'augmentation des salaires est juste. La
deuxième explication du succès est liée à la question de pouvoir
d'achat en France. Si les travailleurs disposaient d'un pouvoir d'achat
supérieur, ils achèteraient plutôt des véhicules de catégorie
supérieure. On en revient aux nécessaires solidarités pour
l'augmentation des salaires en France et en Roumanie.
La menace de délocalisation n'est-elle pas réelle ?
Christian Pilichowski. Il n'y aura pas de
délocalisation. C'est ce dont on a débattu au regard de nos expériences
et de telle sorte que cela renforce à la fois leur expérience et leur
lutte. Le taux de profit sur la Logan est tel que même en doublant les
salaires des ouvriers Roumains « la profitabilité » du site ne sera pas
atteinte.
Et la qualification des sala- riés ne se délocalise pas…
Christian Pilichowski. En effet. En reprenant
Dacia, Renault a investi pour en faire une usine tout à fait comparable
à celles que l'on peut trouver dans les pays occidentaux. Sur cet outil
de production moderne les salariés qui étaient déjà très qualifiés – la
plupart travaillaient dans l'usine avant l'arrivée de Renault – ont
enrichi leur qualification.
Quels pourraient être les échos de cette lutte ?
Christian Pilichowski. Il faut voir cela dans un
mouvement d'ensemble. Il y a de nombreuses luttes pour les salaires en
France, en Allemagne, dans beaucoup de pays d'Europe. Elles ne sont pas
déconnectées de l'appel à une manifestation européenne le 5 avril, à
Ljubljana, en Slovénie, pour l'augmentation des salaires. C'est la
première fois que la Confédération européenne des syndicats (CES)
appelle à une manifestation offensive, revendicative. Jusqu'à présent,
c'était plutôt défensif, par exemple contre la directive Bolkestein.
Aujourd'hui, émerge un syndicalisme européen de plus en plus en phase
avec les attentes et les aspirations des salariés. Des convergences
peuvent donc se créer. D'ailleurs la CGT du groupe Renault sera
présente au sein de la délégation que la fédération de la métallurgie
enverra. Cette dynamique est une bonne nouvelle pour les salariés
français, pour les salariés allemands ou roumains. L'Europe sociale
pour laquelle on se bat depuis longtemps peut prendre forme dans les
luttes.
Entretien réalisé par Jacqueline Sellem
l' Huma du 31 / 03 / 08
|
|
| mercredi 02 avril 2008, a 04:35 |
| Postes d'enseignants : Massacre à la tronçonneuse . |

Mis en ligne : 1er avril
11 000 suppressions de postes dans l'éducation nationale en 2008,
16 000 pour 2009 : c'est du massacre à la tronçonneuse. Pourtant Fillon
continue de dire qu'il n'y aura pas de plan de rigueur mais une
« gestion sérieuse » ! Ce que le porte parole du gouvernement appelle
« une lutte intelligente contre les dépenses publiques inefficaces ».
Il met sans doute au compte de ces dépenses publiques inefficaces ces
27 000 postes…
Et combien à ce compte de dépenses inefficaces dans les
hôpitaux publics, à la Poste, dans les transports, combien de postes à
supprimer dans cette « lutte intelligente » ?
En fait l'UMP et le gouvernement prennent les Français
pour des…niais ! A supposer même que les impôts, qui financent les
services publics, n'augmentent pas, qu'en est il si les services
publics sont en régression ? Il se passe tout simplement que l'on en a
moins pour le même prix. On paie les mêmes impôs mais le service n'est
plus là. C'est un tour de passe-passe, une sorte de coup de j'arnaque.
D'autant que les usagers vont payer doublement. Par l'impôt donc mais
aussi parce que moins de services publics, c'est pour les plus modestes
des coûts supplémentaires, l'obligation dans nombre de cas de recourir
au privé en payant de sa poche. C'est de la rigueur !
C'est aussi une stratégie. Le déficit public existe. Le
Chef de l'Etat, le gouvernement, la majorité ont largement contribué à
le creuse avec le paquet fiscal voté en juillet dernier. Envisagent-ils
sa remise en question ? En aucune manière à moins qu'ils n'y soient
contraints et forcés, qui sait ? Car c'est cela leur politique. Servir
les riches, faire payer les autres. Ce n'est pas par hasard que Fillon
avait annoncé que la France était en faillite. Que Sarkozy claironne à
toute occasion que les caisses sont vides. Et pendant ce temps les
revenus financiers sont sacrés. Le déficit, justifié en outre par la
crise sur les places financières internationales, est précisément
invoqué pour « accélérer les réformes ».
Mais dans quel sens vont-elles, qu'il s'agisse des
retraites, de la santé, de l'éducation nationale si ce n'est vers la
réduction permanente du périmètre public au profit du privé ? Ces
territoires encore préservés sont d'énormes sources de profits. Déjà
dans la santé les cliniques privées prennent le dessus sur les
hôpitaux. Une conseillère du Président ne faisait pas mystère l'an
dernier qu'elle privatiserait bien tout le système d'éducation. Les
lycéens dans la rue, leurs professeurs ne s'y trompent pas.
site du P.C.F |
|
| mardi 01 avril 2008, a 22:07 |
| Les plus grandes fortunes professionnelles . |
Par Pierre BOUKHALFA le mardi 1 avril 2008, 20:48 - Economie-Fiscalité
- Lien permanent
Données issues du magazine « Challenges »
Ce sont ceux-là mêmes qui ont bénéficié le plus des baisses d'impôts
et exonérations diverses (14 milliards d'euro annuel à plein régime)
adoptées par le parlement l'été dernier à l'initiative de Sarkozy.
Le
total des 500 plus grandes fortunes professionnelles de France est
passé en un an de 200 milliards d'euros (Mds) à 280 Mds et pèse
désormais 15% du PIB contre 6% il y a dix ans. Au cours de la décennie
1997-2007 le patrimoine professionnel des 500 plus grosses fortunes a
triplé et a progressé trois fois plus vite que la richesse nationale.
Exemples :
- Bernard Arnault (société LVMH) : sa fortune est passée en 10 ans de 3,3 Mds à 23 Mds
- Gérard Mulliez (Auchan) : 17 Mds
- Liliane Bettencourt (L'Oréal) : 15 Mds
- François Pinault (PPR) : 10 Mds ;
- Romain Zaleski (Homme d'affaires franco-polonais) : 9,1 Mds ;
- Vincent Bolloré (Groupe Bolloré) : 4,3 Mds ;
- Arnaud Lagardère : 802 millions ;
- Gérard-Augustin-Normand : 240 millions ;
- Le 500e : Pascal Lota (Corsica Ferries) : 60 millions
Le magazine économique indique que l'origine de cet enrichissement
général des fortunes provient de la flambée des cours de la Bourse, de
la multiplication des opérations juteuses de rachats d'entreprises, et
du retour en grâce des valeurs d'Internet. En 1997 il suffisait d'une
quinzaine de millions d'euros pour faire partie du classement.
|
|
| mardi 01 avril 2008, a 21:24 |
| RAPPORT POCHARD : Nos lycées seront-il ( VENDUS ! ) |
Mardi 01 Avril 2008 - 18:20
Le rapport Pochard est un « livre vert » de 271
pages de recommandations faites au ministre Darcos, qui a immédiatement
déclaré son intention d'en faire appliquer l'essentiel

Que voudrait dire l'application de ces recommandations?
Le piège de « l'autonomie » des lycées: ainsi, les lycées seraient
plus « autonomes », plus « libres » dans la rédaction de leurs projets
éducatifs. Mais l'objectif réel est le même que celui de la LRU, loi
sur les universités, qui a accentué la soumission des universités aux
intérêts des entreprises En fait, tous les lycées auront l'obligation
d'enseigner un « socle commun ». Ce socle commun est né de la loi
Fillon, qui en 2005, avait fait manifester des centaines de milliers de
lycéens. Il se limite à l'apprentissage du simple
lire-écrire-compter-cliquer. Pour le reste, c'est-à-dire la réflexion
sur le monde, son fonctionnement, les arts, une véritable éducation
physique et sportive, etc., les inégalités entre lycées seront
renforcées: chaque lycée devra négocier ses moyens auprès de l'académie
en fonction… de sa compétitivité !
Chaque lycéen aura droit au minimum et les fils de riches au nécessaire !
Des profs et des personnels plus précaires: la notation des
enseignants sera faite uniquement par le chef d'établissement, de même
que le recrutement (porte ouverte à toutes les discriminations). Les
promotions seront attribuées au mérite et selon les résultats… des
élèves ! La bivalence, c'est-à-dire l'enseignement dans deux matières
différentes, deviendra progressivement la règle. Mais pas un mot sur
les bas salaires ni sur les personnels non titulaires qui subissent
déjà la précarité.
Le choix que nous avons devant nous est simple: Soit nous nous
résignons, acceptant le rapport Pochard et l'application du projet de
la droite. Alors, nous évoluerons dans des lycées inégaux, puis, avec
un peu de chance, dans des universités dégradées et privatisées, et
enfin nous parviendrons peut-être après des efforts démesurés à un
emploi sous-payé et précaire.
Soit nous profitons des difficultés politiques du gouvernement pour
amplifier les mobilisations autour des suppressions de postes en
contestant la politique éducative de Darcos: alors le projet de société
néolibéral de la droite au pouvoir pourra être contrecarré.
Nicolas Maury
|
|
| mardi 01 avril 2008, a 19:12 |
| POUR DEFENDRE NOS EMPLOIS ET NOS SALAIRES . |
|

|
UNION LOCALE DES SYNDICATS CGT
DE MALAKOFF – MONTROUGE – VANVES
Bourse du travail – Maison des syndicats 24 rue Victor Hugo 92240 Malakoff
01.55.48.06.43 - ulcgt.malakoff@wanadoo.fr
|
POUR DEFENDRE NOS EMPLOIS ET NOS SALAIRES
TOUS ENSEMBLE LE 15 AVRIL

Il faut stopper l'hémorragie des emplois sur nos villes. Nous en faisons notre combat collectif.
De 1970 à 1980 :
º KRIEG et ZYVY, LAROUSSE, BORDAS et DRAEGER, MESSIER toutes ces usines ont disparu.
Puis les années 2000 à 2007 ont vu :
º TIMING délocaliser sa production à l'étranger et supprimer 350 emplois de production,
º TYPOFILM, UDB et DALEX transférerleur activité dans d'autres départements,
º ELA MEDICAL licencier 70 salariés lors de son premier plan social
º L'EDF CNEN annoncer que le service études sera en partie délocalisé hors de France
º ORANGE quitter Montrouge pour s'installer à La Vache Noire
º SCHLUMBERGER supprimer 900 emplois et vendre son site au promoteur Carlling.
Début 2008, c'est :
º THALES qui quitte le site de Montrouge/Malakoff avec ses 700 emplois.
º France TELECOM qui se délocalise avec près de 1 000 emplois.
º ELA MEDICAL qui déplace sa production dans le 92, délocalise en Italie et supprime 280 emplois
º FACEO qui délocalise avec 50 emplois.
MAREVA Montrouge qui annonce la fermeture du site pour le 31 août 2008 avec la délocalisation de ses productions sur l'Allemagne et la suppression de 89 emplois.
Rien ne nous est épargné par les directives de l'union européenne, le gouvernement et le Medef !
Dans les services publics, la situation est grave :
¡ privatisation de la restauration dans les collèges et lycées du département
¡ non-remplacement des départs à la retraite dans les services e l''Etat
¡ fermeture de nombreuses antennes locales (CAF, Sécurité sociale, URSSAF, ANPE, Trésor public, Impôt)
Ces coupes sombres réduisent l'emploi public
mais aussi le service rendu aux usagers alors que les familles les plus
modestes ont un besoin vital des services publics..
Des charges aggravées et non compensées par
l'Etat pour les villes creusent davantage les écarts entre villes
riches et villes pauvres.
La privatisation des OPHLM
impose aux personnel des contrats de travail de droit privé,
d'importantes pertes d'effectifs et donc moins de services rendus aux
locataires.
La fusion impôts/trésor public va
supprimer des emplois et entamer le service public de proximité. Déjà
le service de l'enregistrement a été transféré de Montrouge à Issy-les
-Moulineaux.
La fermeture des centres de sécurité sociale est quasiment achevée dans nos villes .
La privatisation de la Poste tant
au courrier qu'aux guichets, a entraîné des réorganisations basées sur
la suppression de centaines d'emplois et une dégradation catastrophique
pour les usagers.
De nouvelles mesures aussi nuisibles sont déjà annoncées.
Chez les cheminots,
l'inquiétude est grande quand les restructurations cèdent au secteur
privé l'entretien ou la maintenance des matériels, mettant en danger la
sécurité des agents et des voyageurs.
Dans l'enseignement général ou professionnel, des
mesures comme la préparation au BAC pro en 3 ans au lieu de 4 ans, la
suppression des BEP, permettent à l'Etat de supprimer massivement et
définitivement les postes d'enseignants.
A la RATP, le contrat signé avec le STIF engendrera de
nouvelles dégradations des services rendus aux voyageurs et pour les
agents des pressions accrues de productivité. En vérité le vœu de la
direction dans sa gestion du personnel c'est : « travaillez plus
longtemps, dans des conditions dégradées, sans gagner plus ».
Tous les secteurs économiques de nos villes sont touchés par des licenciements.
les commerçants, les artisans, les
prestataires de services en mesurent les conséquences car les
entreprises et les salariés consommaient là où ils travaillaient. Plus
de 200 commerces ont fermé en 10 ans entraînant la disparition de 40%
des emplois de ces secteurs.
Les entreprises sous-traitantes sont aussi les premières victimes de ce désastre. Elles disparaissent !
Les habitants sont touchés à plus d'un titre car la taxe professionnelle n'est plus versée à la commune, impliquant une augmentation de la fiscalité locale et une baisse du niveau de vie.
La spéculation foncière
s'engraisse de la liquidation des entreprises, des ateliers, des
usines, des bureaux. Un logement neuf atteint 5000 à 6500 € le m² ! Qui
peut se loger dans ces conditions ?
nos villes seront bientôt des déserts industriels alors qu'un habitant sur trois y travaillait
il faut porter un coup d'arrêt à cet engrenage
pour nos emplois et nos salaires
manifestation locale mardi 15 avril 2008
départ à 11h30 métro Châtillon Montrouge
arrivée vers 13h30 à l'usine Areva Montrouge
chacun est invité à s'y joindre avec son mot d'ordre, sa revendication
devant son lieu de travail ou tout au long du défilé, au départ ou à l'arrivée
vous trouverez l'itinéraire sur les affichettes collées partout en ville
un service sandwich sera proposé par des militants
_____________“________________ ___________________________“____________
Je désire : ¨ prendre contact avec le syndicat Cgt ¨ adhérer à la Cgt
Nom……………………………………………Prénom……………………………….entreprise…………………………………..……………Adresse………………………………………………………………………………………………………………………………………….……Téléphone………………………………portable………………………………………e-mail…..…………………………………………………
Coupon à adresser à l'union locale Cgt – Maison des syndicats 24 rue Victor Hugo 92240 Malakoff – ulcgt.malakoff@wanadoo.fr
_________________________________________________________________________________________________________
ce tract a été édité grâce aux cotisations des syndiqués – ne pas jeter sur la voie publique
|
|
| mardi 01 avril 2008, a 18:59 |
| 300 instituteurs retraités invités à reprendre le travail ! ( Ile-et-Vilaine ) |
« Je suis indignée ! » Nicole Bougeant, enseignante à
la retraite depuis deux ans et demi, a reçu une lettre de l'inspection
d'académie d'Ille-et-Vilaine lui signalant qu'elle pouvait retourner à
l'école. Payée 34,50 € brut de l'heure, pour des vacations de 1 à 15
jours, dans la limite de 200 heures par an.
« Cette activité est désormais compatible avec la
condition de retraité de la fonction publique », stipule le courrier,
qui demande les périodes de disponibilité et les préférences
géographiques des candidats. Mais à l'heure où l'on annonce des
suppressions massives de postes, la pilule a du mal à passer : « C'est
prendre le travail des jeunes », regrette Nicole, 59 ans, qui n'a pas
du tout envie de refaire son cartable.
Trois cents courriers ont été envoyés à des instituteurs partis en retraite ces trois dernières années.
« C'est une tentative de répondre à une situation conjoncturelle,
justifie Jean-Charles Huchet, inspecteur d'académie. Avec l'avantage de
l'expertise. » C'est aussi la mesure miracle pour calmer les parents.
« Une solution d'urgence, commente Gilles, un père en
colère contre l'absence de professeurs à l'école de Bruz. Cela
ressemble a du raccommodage. » Depuis plusieurs semaines, ils se
mobilisent pour dénoncer le manque cruel de remplaçants. Cette année,
en Ille-et-Vilaine, les congés maladie ont augmenté de 30 %, les congés
maternité de 40 %. L'an dernier à la même époque, on était à 1 231
journées non remplacées, on dépasse cette année les 3 157 journées.
« Même si on a moins de 60 ans, on peut avoir coupé
avec les nouveaux programmes, ne plus être apte. C'est risqué ! »
souligne Nicole. Une autre enseignante d'Ille-et-Vilaine n'en revient
pas : « À l'heure où l'on se mobilise pour les retraites, on nous
propose de faire des petits boulots pour arrondir les fins de mois…
Comme au Japon, en Angleterre. C'est très inquiétant ! »
Les syndicats SnuIPP et Sgen-CFDT sont fermement
opposés : « C'est la preuve de l'ineptie de la politique
gouvernementale du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant
à la retraite. » L'an prochain, le pool de remplaçants sera musclé.
Seize postes en plus… Mais pris ailleurs.
Agnès LE MORVAN.
http://www.ouest-france.fr/Des-instits-retraites-appeles-a-la-rescousse-/re/actuDet/actu_3636-607402——_actu.html
De : Ouest-France
mardi 1er avril 2008
site BELLACIAO
|
|
| mardi 01 avril 2008, a 18:26 |
| François Fillon invente la rigueur de classe . |

Mis en ligne : 1er avril
La
croissance française n'est pas au rendez-vous. Qui, à l'exception de
Christine Lagarde, peut croire que la grave crise financière du
capitalisme s'arrêtera à nos frontières ? Et pourtant, la France
annonce son intervention en Afghanistan ; conséquence : un milliard
d'euros de dépenses supplémentaires.
Face
à cette situation, le premier ministre décide de s'attaquer bille en
tête aux dépenses sociales du budget 2008. Le RSA est particulièrement
visé. Ainsi donc, le si peu qui avait été fait à l'époque pour tenter
de justifier les 15 milliard de cadeaux fiscaux aux plus riches est
déjà taillé en pièce.
Avec François Fillon, c'est donc l'austérité pour ceux
qui ont peu et la prospérité pour ceux qui ont beaucoup. Il invente la
rigueur de classe.
Parti communiste français
Paris, le 1 avril 2008 |
|
| mardi 01 avril 2008, a 18:07 |
| LES VILLES COMMUNISTES OSENT ! |
Lundi 31 Mars 2008 - 18:45
Le maire (PCF) de Vitry-sur-Seine, Alain Audoubert,
a pris un arrêté interdisant sur sa commune «toute expulsion sans
relogement» des locataires qui n'auraient pas payé leur loyer «en
raison de difficultés économiques et sociales», a indiqué lundi la
municipalité

L'arrêté, publié le 26 mars, stipule que «toute
expulsion sans relogement à l'encontre d'un locataire (…) au seul motif
du défaut de paiement des loyers, charges locatives, en raison de
difficultés économiques et sociales, est interdite sur le territoire
communal».
Dans son arrêté, le maire considère qu'avec la fin de la trêve
hivernale le 16 mars, «des hommes, des femmes, des familles» peuvent
être privés de logement, «le relogement pourtant prévu par la loi
n'étant pas respecté». Il évoque aussi «les coûts excessifs des loyers
dans le secteur privé et les loyers trop élevés dans le secteur social
en raison de la réduction de l'aide à la pierre de l'Etat».
Plusieurs arrêtés de ce type, pris par des maires communistes, ont
été suspendus au cours des dernières années par les tribunaux
administratifs saisis par les préfets, notamment en Seine-Saint-Denis
et dans le Rhône.
Nicolas Maury
|
|
| mardi 01 avril 2008, a 04:59 |
| Arche de Zoé . |

• Notre dossier |
|
| mardi 01 avril 2008, a 04:52 |
| le dessin de l' Huma . |
|
|
|
| Newsletter |
|
Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :
|
|
| Articles précédents | | La lettre du journal l'Humanité | | Les bons français ? Les fantasmes pétainistes de Besson / Sarkozy . | | La mémoire de Benoît FRACHON doit être respectée ! | | Le PCF demande une condamnation immédiate des propos de Raoult par le Ministre de la Culture . | | Régionales : le casse-tête de Simone Fayaud au PCF . | | RER,même galère pour les agents et les usagers . | | La Fête de l'Humanité en Normandie . | | Sarkozy et le mur de Berlin : Kolossal mensonge . | | Mickey pas tout blanc . | | SENAT : GROUPE COMMUNISTE . | | Salah Hamouri à Patrick Le Hyaric : Nous savons que vous êtes là avec nous . | | Sarkozy invente les travailleurs low-cost . | | C H I M U L U S : Tony Musulin ce héros . | | Le PCF condamne les maneouvre contre le retour de la démocratie au Honduras . | | Copenhague 2009,l'urgence climatique ! | | Molex,le voyage de syndicalistes à Chicago . | | LE MUR DE BERLIN / PAS DE NAIVETE . | | Foot : Le Président de Montpellier doit être condamné... | | Décès de Claude-Lévi-strauss . | | Eberswalde,20 ans après la chute du Mur . | | EDF-GDF : Justice pour nos camarades ! | | Des facteurs privés à la barbe du monopole . | | Prochain objectif : remise en cause du service public local . | | Déclaration du Front de Gauche ( PCF,PG,GU ) | | Le roman noir des Killers de France Télécom . | | Les Palestiniens privés d'eau par Israél et ses colonies . | | Tobin or not Tobin ? : Taxer ou réorienter . | | Walter Retoune en Résistance . | | Au printemps,les expultions refleuriront . | | SENAT : Nouveau site intenet du groupe communiste . | | Agriculture : Sarkozy détourne les questions et fuit les réponses . | | Un Front de gauche,avec vous,pour faire gagner la gauche ! | | Guy Môquet : comment Sarkozy asservit l'histoire . | | Les banques paradent : "Vive la crise" | | Jusqu'où Eric Besson va-t-il couvrir notre pays de honte ? | | Marie-George Buffet,invitée de la matinale de France Inter . | | Nanette,lycéenne,expulsée cartable au dos . | | Hôpital : la désertification avance . | | MANIFESTATION EN FAVEUR DE L'AVENIR DE L'HOPITAL DE BAPAUME . | | Taxe proffessionnelle : "le Medef vainqueur par KO",selon les députés PCF . | | Requiem pour un salaud . | | Déclaration solennelle des collectif de Guadeloupe ( LPK ),Guyane ( FPAG ) & Martinique ' K5F ) | | Ce que cache la nomination de Jean Sarkozy à la Défense sur Rue 89 . | | Ce petit Ministre qui fait ses mauvais coup après minuit ! | | AlternaTV.fr,une Webtv alternative . | | Comment on s'en prend aux petits contribuables . | | Régionales : mise au point du PCF . | | Non à la France des décrets et des préfets ! Oui à une démocratie locale puissante ! | | L'odyssée du Winnipeg . | | Courrier de Didier Le Reste ( CGT ) aux cheminots . | | Bolivie : l'ALBA lance le Sucre pour mettre fin au règne du Dollar . |
Liste des articles | |
|