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rassembler la gauche
samedi 31 mai 2008, a 21:27
ESSENCE: Ceux qui paient - Ceux qui profitent !
 


Depuis quelques jours, le prix de l'essence à la pompe vient de passer les 1,50 €. Dans le budget des ménages qui ont pourtant modifié leurs habitudes et notamment réduit le kilométrage parcouru, la part des dépenses en carburant atteint des niveaux inégalés.

Ce sont d'abord les plus modestes qui sont touchés, mais aussi ceux qui, faute de transports publics suffisants, sont contraints d'utiliser l'automobile, notamment pour se rendre sur leur lieu de travail, ou pour en chercher...

Au-delà, c'est toute l'économie qui est menacée, notamment les pêcheurs et les agriculteurs déjà fragilisés.

 

La faute à qui ?

 

Bien sûr, la raréfaction du pétrole et des énergies fossiles est une des causes de ces augmentations. Mais la brutalité de la crise actuelle que nous vivons est à rechercher ailleurs :

● dans la course aux profits des compagnies pétrolières. Depuis 2004, Total réalise chaque année un volume de bénéfices équivalent au tiers du total des dépenses de carburant en France : des profits fabuleux directement prélevés sur le pouvoir d'achat des consommateurs et qui, loin d'être investis dans la prospection, le raffinage, la recherche, ou dans les énergies alternatives, alimentent la voracité des actionnaires (+20% de dividendes par an chez Total) ;

● dans la folie des marchés qui, spéculant sur le prix du baril comme on joue aux

courses, amplifient de manière dramatique l'envolée des cours ;

● dans la politique étrangère des Etats-Unis qui, pour s'accaparer les ressources

pétrolières du Moyen Orient, mène depuis six ans une guerre qui aura coûté 3.000 milliards de dollars et rendus service aux spéculateurs ;

● du côté de l'État, qui perçoit une manne colossale de plus de 30 milliards d'euros, soit 10% de ses recettes fiscales avec deux taxes sur les seuls carburants particulièrement inégalitaire (TVA et TIPP). Au total, ces taxes représentent près des 2/3 du prix d'un litre à la pompe. Sarkozy, si prompt à dilapider 15 milliards d'argent public en exonération fiscales pour les plus riches ne fait rien pour le pouvoir d'achat du plus grand nombre.

 

Tout de suite !

 

Alors qu'il est chaque jour plus difficile de faire face aux dépenses de la vie quotidienne, pour se nourrir, se loger, se déplacer, le racket sur l'essence doit cesser. Il est possible d'agir tout de suite pour plus de pouvoir d'achat et plus de justice. C'est ce que propose le Parti Communiste Français :

● En instaurant un prix maximum à la pompe, notamment pour le fioul ;

● En décidant la diminution de 5% de la TIPP sur l'essence et le gel de celle sur le Gazole ;

● En adoptant un plan d'urgence pour développer les transports publics ;

● En finançant ces mesures par une taxe sur les profits des compagnies pétrolières.

 

Préparer l'avenir

 

Mais pour sortir durablement de cette impasse, il faut surtout un autre mode de développement, une autre logique que celle imposée par le capitalisme : un productivisme rapace et aveugle qui pille les ressources énergétiques et la planète.

A ce rythme, il n'y aura plus de pétrole d'ici quelques décennies, c'est à dire demain. Les énergies fossiles sont limitées et productrices de gaz à effet de serre. Il ne faut pas en rester aux beaux discours du Grenelle mais vraiment passer aux actes. L'argent est là, il n'y en a jamais eu autant. Le Parti Communiste Français propose :

● Abonder un fond de recherche pour les développer les énergies renouvelables financé notamment sur les profits ;

● Garantir durablement le droit à la mobilité par une politique d'investissement massive dans les transports publics et une politique tarifaire accessible ainsi que le ferroutage ;

● Constituer à partir d'EDF et GDF un pôle public de l'énergie ayant vocation à être élargi pour fonder un véritable service public européen de l'énergie ;

● Organiser une Conférence mondiale sur l'énergie pour une gestion commune et « hors-marché » des ressources énergétiques et leur partage équitable ;

 

Voilà quelques propositions que la France devrait porter pendant la présidence de l'Union Européenne au lieu de continuer à livrer l'énergie aux intérêts privés. Les communistes sont et seront de toutes les mobilisations pour faire échec à ces politiques et construire des alternatives.

samedi 31 mai 2008, a 21:08
Annulation du mariage / virginité : Marie-George Buffet appelle Rachida Dati à se resaisir
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 31 mai
Rachida Dati a estimé vendredi que l'annulation par la justice du mariage d'une jeune femme qui avait menti sur sa virginité était « aussi un moyen de protéger la personne ».

Ces propos sont une monstruosité juridique et une indignité de la part de la Garde des sceaux. Déclarer que la virginité peut être la qualité substancielle d'une femme revient à ramener le mariage à un vulgaire contrat. C'est considérer le corps de la femme comme une marchandise, et donc la transformer en propriété de l'homme.

C'est un retour en arrière de plus de deux siècles, où la femme objet est la propriété de l'homme.

En outre, la Garde des sceaux fait preuve d'une indignité extrêmement choquante. La République est là pour protéger ses valeurs en vertu desquelles, le corps ne peut être considérer comme une marchandise. C'est la libre disposition de son corps qui est ainsi remis en cause par une représentante de la République : c'est extrêmement grave.

Toute logique communautariste devrait être étrangère à la justice française, et Mme Dati aurait du demander au parquet de faire appel de cette décision, plutôt que de justifier l'injustifiable. Il est encore temps pour Mme Dati de se resaisir et de jouer son rôle de Ministre de la République.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 30 mai 2008.

samedi 31 mai 2008, a 20:55
SENAT : groupe communiste ( Le service public de la télévision,déstabilisé,n’a plus de visibilité sur ses ressources .
 


 
 
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Le service public de la télévision, déstabilisé, n'a plus de visibilité sur ses ressources

Par Jack Ralite - 29 Mai 2008

Ma question s'adresse à M. le Premier ministre.

Le 8 janvier dernier, le Président de la République annonce, avec une feinte désinvolture, la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publiques, sans concertation aucune.

Le 16 février, il crée une commission pour réfléchir au « nouveau modèle de télévision publique », présidée par Jean-François Copé, et la compose de personnalités qu'il choisit pour leur « compétence ».

Le 21 mai, la commission présente des hypothèses de financements alternatifs, notamment une augmentation très modeste de la redevance.

Le 27 mai, le Président de la République réplique : « Je vous le dis, c'est non. »

L'arrogance et l'arbitraire présidentiels (Protestations sur les travées de l'UMP.) déprécient, désavouent, méprisent, encagent et, en fait, « démissionnent » la commission devenue « incompétente ».

Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative. Vous tenez des propos amers, parce que vous n'êtes plus au Gouvernement !

M. Jack Ralite. En ces temps de révision constitutionnelle, le Président de la République décide sans jamais débattre, engage et démet à son gré, pose des questions et ordonne la réponse. (M. Dominique Braye s'exclame.) C'est la démocratie au plafond bas ! Comme les héros de Molière, « j'enrage » !

Ce mauvais coup est à plus longue portée. Si la commission préconisait des taxes sur les fournisseurs d'accès à Internet, les opérateurs de télécommunications et la manne publicitaire que récupéreront les chaînes privées, l'Europe a prévenu de son opposition à une telle solution.

M. Dominique Braye. Vous voulez spolier les citoyens !

M. Jack Ralite. Le service public de la télévision, déstabilisé le 8 janvier dernier, n'a plus de visibilité quant à ses ressources.

M. Dominique Braye. Vous voulez taxer les plus modestes ?

M. Jack Ralite. Il est à un moment brèche de son histoire : on nous annonçait son renouvellement, c'est son déclin qui est programmé, le privé se tricotant un bel avenir, soutenu par l'Élysée.

L'esprit des affaires l'emporte sur les affaires de l'esprit, c'est le règne de la loterie du marché. (Protestations sur les travées de l'UMP.) À cela, je vous le dis, c'est non ! (Exclamations amusées sur les mêmes travées.) J'exerce la fonction du refus, ne vous en déplaise, à l'étage voulu ! C'est l'heure exacte de la conscience ! (Mêmes mouvements.)

Voilà cinquante ans que la télévision publique fait visage jusque dans le plus petit village et dans le logement le plus modeste. Elle est comme une maison commune, détentrice d'une grande part de la mémoire et de l'imaginaire de notre pays.

M. le président. Mon cher collègue, veuillez poser votre question !

M. Dominique Braye. Vous voulez taxer les plus modestes !

M. Jack Ralite. Une telle richesse, pour ne pas avoir de « retard d'avenir », doit se mettre en état d'alerte, et, autour d'elle, la société française. C'est ce que feront nombre d'associations artistiques en se réunissant le 2 juin à Paris et les personnels de la télévision en se mettant en grève le 18 juin.

La commission Copé une fois « démissionnée » par son auteur, la « globale-manipulation » du Président de la République a éclaté ! (« La question ! » sur les travées de l'UMP.)

M. le président. Posez rapidement votre question !

M. Jack Ralite. Je conclus, mais si nos collègues ne criaient pas tant, il y a belle lurette que j'en aurais terminé ! (Exclamations sur les travées de l'UMP.)

Je demande à M. le Premier ministre de revenir sur la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publiques et d'organiser en urgence un débat parlementaire.

En réponse à la discourtoisie de certains parlementaires de la majorité, je soulignerai que, au sein de la commission Copé, leurs collègues de droite sont eux aussi, tout comme moi, enragés ! (Applaudissements vifs et prolongés sur les travées du groupe CRC et du groupe socialiste.)

M. le président. La parole est à Mme la ministre. (Vifs applaudissements sur les travées de l'UMP.)

Mme Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication. Monsieur le sénateur, le Président de la République a annoncé cette réforme au début du mois de janvier non pas avec désinvolture, mais avec conviction.

Il l'a d'ailleurs rappelé ce matin en conseil des ministres : il a en la matière une réelle ambition culturelle, celle de faire que notre audiovisuel public, qui est déjà de qualité, devienne encore meilleur. (Rires sur les travées du groupe CRC.) Il entend mettre fin à la dictature de l'audimat, qui empêche la programmation de certaines émissions en début de soirée et repousse leur diffusion à une heure beaucoup plus tardive. Je sais que c'est chez lui une profonde conviction, qu'il a réaffirmée ce matin.

La commission Copé, composée pour partie de parlementaires et dont vous êtes un membre tout à fait éminent, monsieur Ralite, a été mise en place et a commencé à travailler. C'est un processus très démocratique. Elle procède à de multiples auditions et a déjà fait des préconisations, qui paraissent constituer des pistes intéressantes, sur la suppression partielle de la publicité et sur l'organisation de France Télévisions, ainsi que sur le développement d'un « global média ». Il faut en effet que l'audiovisuel public français soit présent sur Internet, avec la possibilité de podcaster des émissions et de mettre en œuvre la catch up TV.

M. Jean-Pierre Sueur. Pauvre langue française !

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. Ce n'est pas une réponse !

Mme Christine Albanel, ministre. Ces points sont essentiels pour la modernité de l'audiovisuel public.

La commission a également suggéré des pistes de financement, qui ont toutes en commun de garantir le respect du contrat d'objectifs et de moyens et la compensation des pertes de recettes publicitaires.

L'engagement est vraiment profond, car, dans tous les cas de figure, les 450 millions d'euros seront réunis, par des voies différentes.

Évidemment, les opérateurs sont favorables à une augmentation de la redevance, mais pas les Français,…

M. Dominique Braye. Absolument, pas les Français !

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. On augmentera vos impôts, mon cher collègue !

Mme Christine Albanel, ministre. … dans un contexte de tensions sur le pouvoir d'achat. (Applaudissements sur les travées de l'UMP.)

Le Président de la République en a fait état. Pour autant, son engagement à compenser les pertes de recettes publicitaires est entier. Je souhaite que la commission poursuive ses travaux, qui sont d'excellente qualité, jusqu'à leur terme, au service d'une ambition collective. (Applaudissements sur les travées de l'UMP, ainsi que sur certaines travées de l'UC-UDF.)

M. Robert Hue. C'est une réponse digne de Dallas !

vendredi 30 mai 2008, a 21:27
Mariage annulé / Lille : Le PCF dénonce une décision scandaleuse
 



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Le Tribunal de Grande Instance de Lille a annulé un mariage en justifiant pour « erreur sur les qualités essentielles du conjoint » car l'épouse avait menti sur sa virginité.

Cette décision est absolument scandaleuse. Elle va à l'encontre droit des femmes, à leur intimité et à la libre disposition de leur corps. Le fait de cautionner ainsi des comportements qui portent atteinte aux engagements de la France en matière de non discrimination entre les sexes, ainsi qu'à la liberté sexuelle est inadmissible et révoltant.

Les déclarations récentes du Ministre de l'Education sur la possibilité de non mixité « à la piscine ou dans les cours d'éducation sexuelle » montrent que le gouvernement ouvre lui-même la porte à toutes les régressions et tous les comportements patriarcaux.

Une politique aussi moyen-âgeuse, qui infériorise les femmes, tire l'ensemble de la société vers le bas.

Face à ces dangereuses dérives, le PCF appelle toutes celles et tous ceux qui aspirent à une société d'égalité et de justice à se mobiliser pour faire reculer cette offensive d'une droite rétrograde et machiste.

Parti communiste français

vendredi 30 mai 2008, a 05:06
Les patrons du CAC s'éclatent
 

vendredi 30 mai 2008, a 04:58
Tollé après un mariage annulé pour défaut de "virginité"
 

vendredi 30 mai 2008, a 04:52
35 heures : le démontage en règle
 

• L'appel commun CGT-CFDT

vendredi 30 mai 2008, a 04:44
Tract - Constitution : Attention, cette réforme peut en cacher bien d’autres !
 



Par : Communication
Mis en ligne : 29 mai

Une réforme dans le dos des citoyennes et des citoyens

La Constitution organise l'exercice du pouvoir. Elle est pour cette raison le fondement de notre pacte républicain. Toute modification importante doit être soumise au débat et au vote des citoyens par référendum, comme le Général de Gaulle l'avait fait en 1962. Sarkosy, lui, veut faire voter sa réforme à la sauvette par le Parlement, avant l'été : c'est inacceptable.

 Un énorme piège

Ce que veut Sarkozy, c'est encore plus de pouvoirs : son coup de force sur les OGM le montre bien. Il a déjà complètement effacé le rôle du premier ministre pour devenir lui-même le chef de l'exécutif. Il est aussi celui du parti majoritaire. Il veut aller encore plus loin et s'exprimer directement devant le Parlement, qu'il a le droit de dissoudre. Même le Président des Etats- Unis n'a pas un pouvoir aussi exorbitant.

La droite dit que cette réforme donne plus de pouvoirs au Parlement parce qu'il aurait en échange la maîtrise de la moitié de son ordre du jour : c'est faux ! Elle ne donne aucun pouvoir réel nouveau au Parlement dans des domaines essentiels (budget, Europe, international, militaire). Et les modifications de « fonctionnement » sont un leurre : elles ont surtout pour effet d'accentuer le bipartisme et de limiter le droit de parole des parlementaires.

Avec cette réforme, Sarkozy aura les mains encore plus libre pour faire passer tous ses mauvais coups. C'est très dangereux pour la démocratie.

 Des avancées sont-elles possibles dans le débat au Parlement ?

Aucune. Certains le disent à gauche. Mais c'est illusoire : la droite et le gouvernement sont arc-boutés contre tout véritable progrès démocratique. Toute proposition dans ce sens a été rejetée à l'Assemblée Nationale. C'est pourquoi, Marie-George Buffet s'est adressée aux parlementaires socialistes :

« Je veux les appeler à ne pas voter une réforme institutionnelle qui ne pourra qu'accroître encore davantage les déséquilibres de nos institutions en faveur du président de la République. Je veux les appeler à ne pas céder aux sirènes d'un compromis qui n'en est pas un. Je veux les appeler à ne pas prendre la responsabilité d'un accord politique avec la droite qui serait lourd de conséquences pour la gauche et toutes les idées de progrès. »

Il est encore temps. En votant « non » au Congrès, le 7 juillet prochain, la gauche est assez nombreuse pour faire échouer le plan de Sarkozy.

 Une nouvelle République

Au lieu de concentrer encore plus de pouvoir entre les mains d'un seul, les communistes proposent de donner beaucoup de pouvoirs nouveaux aux citoyennes et aux citoyens. Pour se faire entendre réellement. Pour que les décisions soient prises dans l'intérêt de tous, et non de quelques uns.

● Une République démocratique où le Parlement retrouve sa légitimité et ses pouvoirs

✗ Élections à la proportionnelle
✗ Limitation du cumul des mandats et parité
✗ Droit de vote des étrangers résidents aux élections locales et européennes
✗ Obligation de consulter le Parlement sur les choix européens et internationaux
✗ Profonde démocratisation du Sénat
✗ Respect du pluralisme par les médias, notamment le service public

● Une république participative, où les citoyen-nes aient des pouvoirs réels d'intervention directe

✗ Rendre la démocratie participative constitutionnelle et doter les collectivités des
moyens pour favoriser la participation citoyenne ;
✗ Associer les citoyens aux décisions budgétaires des collectivités et rendre obligatoires des comptes rendus réguliers de mandat des élus ;
✗ Reconnaître le droit au référendum d'initiative citoyenne (localement et nationalement)

● Une république sociale, où les salarié-es puissent faire respecter leurs droits et leurs intérêts dans les entreprises

✗ élargir les droits collectifs des syndicats et des institutions représentatives du personnel ;
✗ permettre aux salariés et à leurs syndicats d'intervenir sur les choix et proposer des stratégies alternatives,
✗ permettre aux représentants de la collectivité de faire valoir les aspects territoriaux et environnementaux.
✗ mise en place d'un cadre public légal de contrôle des grandes entreprises, permettant notamment de conditionner les subventions ou marchés publics au respect de clauses sociales et environnementales.

Plus de pouvoirs au Président ? Non ! Plus de pouvoirs aux citoyens ? Oui !

vendredi 30 mai 2008, a 04:35
Ecole et internet : réaction de Jérome Relinger suite à la remise du rapport « E-educ »
 



Mis en ligne : 29 mai
La mission d'étude « e-Educ » sur les Technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement (TICE) présidée par Jean Mounet a remis son rapport au ministre de l'Éducation nationale le 21 mai 2008.

S'il y a un domaine où le choix du Logiciel Libre prend une dimension exemplaire, et où la prescription publique en faveur de l'Open Source a valeur d'engagement vis à vis des générations montantes, c'est bien l'Éducation Nationale.

L'école du 21e siècle n'est pas celle du papier et du crayon : l'ordinateur est omniprésent dans la société. Il en résulte un défi et une ambition pour l'école, à savoir réussir l'intégration des TIC, dans toutes leurs dimensions. Dans le système éducatif, les TIC sont plurielles : instrument pour la pédagogie, outil de travail personnel et collectif pour les enseignants et les élèves, point d'appui pour la modernisation de l'administration, outil de l'enseignement à distance, facteur d'évolution des disciplines, dans leurs contenus et leurs méthodes, par exemple dans les enseignements techniques et professionnels, élément de la culture générale scolaire scientifique et technique.

Cette transversalité plaide pour des socles de mutualisation rassemblant sur une même plate forme des outils complémentaires et transverses. C'est la définition même des ENT.

Nous constatons que malgré de réels efforts d'équipement (supportés en large partie par les collectivités locales), la France obtient un classement moyen dans les comparaisons internationales. Des disparités fortes existent entre les niveaux d'enseignement, avec notamment un retard préoccupant du primaire, et entre les régions. Surtout, les contenus et les usages pédagogiques ne seraient pas aux niveaux de qualité et d'exigence observés dans les pays qui obtiennent les meilleurs résultats.

L'une des pistes de l'amélioration de ces usages n'est-elle pas justement le développement mutualisé de socles ENT Libres, et librement redistribuables d'une Région à une autre, d'un rectorat à un autre, d'une académie à une autre, d'un établissement à un autre ?

Or pour l'instant le gouvernement prend systématiquement les mauvaises directions, avec pour seule stratégie la distribution de l'argent public aux transnationales du loisir et de la cultures, aux éditeurs de logiciels propriétaires hégémoniques et au mastondontes cablo-opérateurs.

1- Haut et très haut débits : l'Etat ne met pas un euro.* Pire, il ne pilote rien.

Pour la première fois, un grand réseau stratégique se déploie sans vision partagée, ni stratégie publique. Or, le marché ne peut pas tout : face au surinvestissement dans les zones denses, et à l'abandon des zones blanches, il faut additionner l'investissement privé et l'initiative publique pour aller vers la couverture numérique universelle. La loi de modernisation de l'économie, si elle crée des règles utiles, ne donne pas l'impulsion nécessaire.

2- L'impasse et les illusions de la loi Albanel (HADOPI) en préparation.

Une nouvelle fois, 3 ans après la loi DADVSI, le gouvernement s'égare dans la voie répressive, instituant en priorité la «  chasse au pirate ». Internet n'est pas hors du droit, mais le recours à des lois archaïques bien éloignées d'un réel consensus ne rend service à personne, ni aux artistes, ni aux producteurs, ni aux internautes. Pourtant, les nouveaux financements de la création sont à construire, ils sont à portée (notre proposition de plate forme numérique

Signez : "Téléchargement illégal / L'appel de SVM contre la future loi Hadopi"

3- La société de surveillance généralisée pour des citoyens traçables.

Passeports biométriques et fichiers échappant au contrôle de la CNIL, tentation de filtrage, fichage des élèves, surenchère sécuritaire, sont devenus le quotidien d'un pouvoir anxiogène.

4- La fracture culturelle et sociale s'est installée dans la société numérique

Une famille française sur deux n'a pas d'accès au net. Internet pour tous reste un mirage. De l'école aux lycées, les collectivités locales sont conduites à se substituer à l'absence durable de l'Etat, pour répondre à l'exigence d'égalité.

5- Le sous-investissement français a été signalé par un rapport récent…du secrétariat d'Etat à l'évaluation des politiques publiques.

L'investissement des entreprises françaises dans les TIC est de 50% moins élevé que dans les pays européens en tête du peloton. Aucune mesure nationale crédible n'est venue apporter un soutien à ces investissements stratégiques.

Jérome Relinger
- Responsable du Parti communiste français au TIC

vendredi 30 mai 2008, a 04:23
Prix de l’essence et racket pétrolier
 


Mis en ligne : 29 mai

Ceux qui se lèvent tôt prennent souvent leur voiture. Ils paieront leur essence de plus en plus cher et « ça ne va pas s'arranger » leur a promis Sarkozy. Tout juste a-t-il consenti un fonds d'aide (encore faut-il voir à l'usage) à ceux qui sont les plus plongés dans la misère.

Pour les autres, 85% des Français, ils paieront plein pot l'augmentation du baril de brut mais aussi les profits faramineux des compagnies pétrolières, les bénéfices des fonds spéculatifs qui jouent les carburants à la hausse et l'envolée de la TVA ou de la taxe sur les produits pétroliers.

Le gaz a déjà augmenté de 9,5% cette année et il pourrait encore croître, afin de combler les appétits des actionnaires qui s'apprêtent à faire main basse sur GDF. Paradoxalement, ne pas avoir de pétrole peut rapporter gros et pas seulement des idées à cette petite minorité qui, un jour, préfère miser sur le blé, le mois plus tard les carburants, hier les métaux, demain - qui sait - l'eau. La moindre pénurie, une récolte médiocre, un brin de famine deviennent des aubaines pour ces fonds prédateurs.

C'est la règle du marché libre, de ce libéralisme auquel hélas quelques ténors de gauche trouvent toutes les vertus. Ces financiers ont des alliés de poids. Grâce au bouclier fiscal qui a exonéré les gros héritages, réduit leurs impôts et allégé les cotisations patronales, les habitués de Wall Street ou de notre Bourse ont trouvé des ressources supplémentaires pour aggraver les spéculations. Ces capitaux jouent contre la consommation qu'ils étranglent, le pouvoir d'achat qu'ils compriment, les salaires qu'ils bloquent. Aussi surprenant qu'il semble, les émeutes de la faim qui courent l'Afrique et la révolte qui gagnent les côtes européennes après avoir mobilisé tous les ports français ont la même origine et les mêmes auteurs : cette mondialisation capitaliste que trop de forces politiques regardent comme les vaches voient passer les trains.

Pire encore, ce racket pétrolier a été voulu et même planifié par les ministres européens des Finances qui réunis en septembre 2005 à Manchester avaient déjà répudié les mesures qui empêchent « l'ajustement nécessaire » des pays consommateurs au pétrole cher. Et les choix énergétiques et de transports, adoptés à Lisbonne par l'Union européenne ou décidés à Paris, vont à l'encontre de l'intérêt commun et des besoins publics. Le fret ferroviaire est délaissé par la SNCF qui a laissé le champ libre aux opérateurs privés. Les transports en commun sont de plus en plus soumis à des règles de l'offre et de la demande qui en augmentent furieusement les coûts et en limitent l'essor.

Le pouvoir sarkozyste choisit de limiter la dépense publique en n'investissant qu'au compte gouttes pour mieux emballer ses cadeaux à ses soutiens du CAC 40. Sarkozy avait promis aux pêcheurs qu'il les sortirait de la mouise comme il l'avait garanti aux ouvriers d'Arcelor-Mittal... Mais les seules promesses dont il se souvient sont celles qui pressurent le monde du travail, les jeunes, les retraités, les chômeurs. Et celles faites à ses amis, les riches.

cite du P.C.F

jeudi 29 mai 2008, a 04:39
LA CAMPAGNE DE DIFFAMATION DES FONCTIONNAIRES
 

La campagne de diffamation des fonctionnaires a commencé il y a environ 20 ans.

Buts :
- Privatisation de toutes les Fonction Publiques afin que les revenus générés essentiellement par le commerce des armes et du nucléaire (pricipaux revenus de notre pays) soient au maximum réinjectés dans ces deux activités tournées vers le bien-être des poplations !), ainsi que tous les impôts payés (ils ne diminuent pas) à partir de revenus générés par d'autres activités, dont les futurs fameux “services publics” QUE NOUS PAIERONS. En effet, le Traité de Lisbonne, la soumission totale à l'OTAN, couronnement, cerise sur la pièce patiemment montée du néo-libéralisme guerrier, oblige les états membres à privilégier “l'effort de guerre” !.
- Consensus général pour laisser faire la casse totale de la Fonction Publique : pas (trop de) de grèves ni de “mouvements sociaux”
- Conserver quelques “hauts fonctionnaires d'Etat” sur-payés et ayant un pouvoir important sur tous les “services” privatisés(éventuellement ils sont mis à la disposition d'entreprises privées, comme les banques, par exemple). Double avantage : leur dévouement de carpette au néolibéralisme, le simulacre de fonction publique qu'ils représentent, dont leur coût ! . (Eux ne seront jamais appelés “services publics” !)

Moyens :
Première étape : DIFFAMATION DES FONCTIONNAIRES
Obtenir que “l'opinion” cible des personnes et non pas une institution : créer la jalousie et la rumeur. Entre voisins. entre amis. A l'intérieur des familles.
La rumeur : diffamation des fonctionnaires par tous les media sur les thèmes suivants : INCAPABLES, PARESSEUX, GROGNONS, LENTS, BORNES, TATILLONS et MOCHES (ne correspondant pas à des gravures de mode).
La jalousie : faire croire que les fonctionnaires ont des privilèges exhorbitants. En inventer (ex : le diapo sur les agents de la SNCF) qui sont de plus payés par tous. Donner aux gens l'impression qu'on les prend pour des cons.
Rumeur et jalousie, à l'intérieur même des corps de fonctionnaires en attisant ou créant des rivalités. En attisant la jalousie des statuts moyens contre les “intellos” de la classe du dessus.
Cibler particulièrement les prof's et les instit's. Commencer par les débaptiser pour ôter le respect qui était attachés à '”l'instituteur” ou au “professeur”. Une fois devenus “enseignants”, les voilà devenus moins respectables. Encourager le mépris et la haine des “intello” (c'était déjà pareil sous Hitler).
Culpabilser à outrance chaque fonctionnaire pour “ce qu'il coûte”
D'une manière générale, rebaptiser toutes les fonctions, si possibles au profit de sigles, sans histoire et sans âme (L”hopital ne compte plus de médecins, mais ceux-ci sont des “PH” parmi d'autres, par exemple)
Création d'associations d'usagers, dont le rôle sera d'attiser les mécontentements, soigneusement créés par la suite, afin qu'ils donnent une dimension sociale à “la rumeur”

Deuxième étape : DIFFAMATION DE LA FONCTION PUBLIQUE et INTRODUCTION DES “SERVICES PUBLICS”
Celle-ci étant assurée par des individus INCAPABLES, PARESSEUX, GROGNONS, LENTS, BORNES, TATILLONS et MOCHES, ne saurait être qu'à leur image.
Nommer systèmatiquement la Fonction Publique “services publiques”, de manière à faire disparaître le terme de FONCTION PUBLIQUE, en introduisant la confusion : “c'est pareil !”. NON ! CE N'EST PAS PAREIL ! Les “services publics” sont privés, et donc soucieux avant tout de leurs actionnaires, qui vont absorber la plus grande partie possible des “revenus” générés par le “service”.
Diminution des moyens accordés, en général, mais gratifications concernant des petits groupes (un peu de verroterie pas chère, et ils la ferment)- multiplication des règles entravant le fonctionnement - multiplication des postes d'administratifs - multiplication des tâches d'évaluation - rendant très difficile le VRAI travail, de façon à ce que les fonctions publiques ne puissent réellement plus assumer leurs missions.
Culpabilisation de chaque agent en particulier (nombreux nouveaux administratifs embauchés pour ça) et déclarations publiques faussement affligées de “constater” cette “incapacité”
Campagne pour attiser la révolte du public en lui faisant disant qu'il paie avec ses impôts une institution qui le gruge.
Supression sur les “papiers officiels” des mentions “REPUBLIQUE FRANCAISE”, “Ministère de…” (courriers, bulletins de salaire, etc…). (”"LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE” effacés bien auparavant de tous les documents officiels français)
Aboutissement : La honte d'appartenir à un corps aussi méprisé du public, la honte d'être fonctionnaire. Ceci fait taire toute revendication (ça a particulièrement bien marché dans la Santé, et ça ira aussi très bien dans la police, ce qui permettra la multiplication milices privées)

Supports de deux sortes
Tous ceux qui alimentent la rumeur, et, donc, ne sont pas officiels. Les supports qui sont publics le seront sous le label de l'”humour”. La naissance d'Internet a bien aidé à la diffusion de la rumeur : blagues et diapos moquant les fonctionnaires.
Les supports officiels seront utilisés pour donner de (faux) chiffres à l'apparence savante, pour jouer les pleureuses et déguiser les mesures entrainant l'impossibilité de fonctionner en “louables intentions” (… ou promesses présidentielles !)
Nous avons tous marché dans la combine. Y compris, évidemment, les fonctionnaires, qui n'osent plus sortir de dessous la moquette ou ils se cachent. Ou ignorent même qu'ils appartiennent à cette catégorie répugnante, car tout est fait (effacement des inscriptions sur les documents) pour que ceux qui ne veulent pas le savoir ne le sachent pas (fréquent dans la Santé).

Nous avons tous marché dans la combine, si bien que :
- Nous allons payer l'école de qualité, qui autrefois était gratuite. Encore que sa “qualité” sera réduite à l'utilitaire, et ne délivrera pas une vraie culture (qui serait non génératrice de fric). Si nous ne pouvons pas, nos enfants se contenteront d'un “public” réduit, au meiux, à un peu plus que de la garderie, avec du personnel flexible, jetable, non formé, et sans moyens.
- Nous allons payer les soins de qualité quand nous serons malades (ce mot n'existe pratiquement plus, non plus, dans les termes officiels : nous sommes censés souffrir parce-que nous n'avons pas respecté les consignes de “l'éducation à la santé” - donc c'est de notre faute - donc nous devons payer, dans le sens moral, et donc dans le sens … financier ). Si nous ne pouvons pas payer… nous aurons 20 fois le temps de mourir avant qu'un des rares médecins qui restera pour les sans-le-sou, épuisé, bénévole retraité, ou immigré à la carte de séjour renouvelable, puisse nous soigner.
- Notre “sécurité” sera assurés par des milices privées, lesquelles ne sont pas assujetties aux mêmes lois et règlements que ne l'est la police. Il convient donc de bien faire détester la police afin de la faire disparaître comme le reste. Ne pas poursuivre les “petits emmerdeurs”, ne pas retrouver les objets volés, etc… afin que “l'opinion” soit persuadée que la police est incapable, et demande plus de “sécurité”. Encourager à la cruauté, et ne pas sanctionner les abus. Avec les milices, la cruauté et les abus seront toujours là, mais ils rapporteront des sous à des actionnaires, et nous aurons encore moins de recours.
- Les guerres, que notre pays sera obligé par l'OTAN de mener, le seront par un reliquat d'armée, non populaire mais composée de crêve-la-faim, et par des mercenaires, crêve-la-faim également, flexibles, jetables, taillables (en pièces) et corvéables à merci. Ce sera peut-être nous ou nos enfants.
- La Justice ne sera plus que rarement rendue par de vrais juges, mais elle le sera par une multitude de “médiateurs” et autres “juges de proximité” ou autres “auxiliaires”, peu payés (donc… … ) ou carrément bénévoles (compensation en bling-bling : être invité à manger par la préfecture, par exemple), formés à un minimum de droit pour en savoir juste un peu plus que les plaignants et les accusés. Un avocat qui connait le droit, et qui connait le “juge” ou son équivalent moins cher, sera un atout précieux mais coûteux. Les juges fonctionnaires qui subsisteront seront sur-médiatisés lors des procès de moeurs, qui distraient et occupent le public, en canalisant ses émotions sur quelques “salauds” , afin qu'il ne voie pas les autres malhonnêtes gens (prestidigitation). Les “affaires financières” sont, peu à peu, mises hors-la-loi, donc hors-justice. Comme c'est pas très sexy, une affaire financière, ça passe très bien.
- Nous allons devoir payer beaucoup plus cher l'énergie pour se chauffer, s”éclairer, cuisiner : aux mains du privé, notre consommation devra faire grossir le portefeuille insatiable des actionnaires.
- Nous allons devoir payer plus cher des moyens de communications (courrier, transports, téléphone) pour les mêmes raisons que plus haut. Ils fonctionneront par ailleurs plus mal, car aucune coordination n'aura le droit et/ou les moyens de freiner “la concurrence libre et non faussée”, et aussi parce-que des travailleurs flexibles, jetables, mobliles, et peu formés pour être moins chers seront employés par les entreprises privées afin d'augmenter les bénéfices des actionnaires. C'est pourquoi, en Angleterre, les trains se rentrent dedans.

Nous tous, Messieurs et Mesdames (ou “Mesdames et Messieurs”, pour ceux qui ont voté Ségolène), que nous soyons fonctionnaires - et usagers d'autres fonctionnaires - ou pas, que nous ayons voté UMPS ou pas, nous allons devoir payer éducation + santé + justice, qui étaient, depuis 60 ans, payés avec nos impôts. Nous payerons, cependant, autant d'impôts que d'habitude (si pas davantage), cependant.

Nous ne seront pas protégés de la violence, qui ne peut que se développer dans ces conditions. Nous verrons partir à la guerre, se faire tuer et irradier, notre jeunesse (devenue inculte et pauvre), afin, non pas de défendre notre pays contre une invasion quelconque, mais afin de conquérir de nouvelles richesses pour les déjà très riches, de France ou d'ailleurs.

Troupeau Français, peut-être est-il temps de s'apercevoir que la cape portée par celui qui se fait passer pour ton “Bon Pasteur”, celui qui te ramène à l'étable le soir, et t'endort devant la télé, est en réalité la cape du diable du Moyen-âge? Il est rusé, le Malin, et il n'y a pas de honte à se faire avoir. En revanche, une fois qu'on l'a reconnu, il y en aurait à lui vendre son âme.

mercredi 28 mai 2008, a 21:43
Aux Impôts, Woerth envoie les policiers lever les piquets
 

Trésor public . Les forces de l'ordre sont intervenues hier pour écarter les grévistes, qui craignent pour l'avenir de la fonction publique.

« Le ministre utilise la notion d'entrave au droit de circulation pour nous mettre la pression », dénonçait hier Vincent Drezet du Snui (Syndicat national unifié des impôts). Hier dans la matinée, la police est intervenue devant plusieurs hôtels des impôts à Paris, notamment dans les 12e, 15e et 17e arrondissements, pour « empêcher les grévistes de pénétrer dans les locaux et les tenir à l'écart ». En province, les forces de l'ordre sont également intervenues dans l'après-midi pour lever les piquets des centres d'Avignon et de Carpentras. Dans ces sites, touchés depuis le 15 mai par un mouvements social, l'évacuation s'est plutôt passée dans le calme. « La police nous a demandé de dégager les entrées et de laisser le public et les agents non grévistes rentrer dans l'hôtel des impôts. Sur la plupart des sites, les grévistes ont décidé de se réunir un peu plus loin », témoigne Philippe Craste (CGT).

Le ministère du Budget se justifiait hier dans un communiqué : « Éric Woerth considère que, dans le respect du droit de grève, le service public fiscal doit toujours être en mesure d'accueillir et de renseigner les usagers, en particulier dans cette période de remise des déclarations d'impôts. » Toujours selon le ministère, une dizaine de sites sont concernés sur 800 centres des impôts. « Ce type de mouvement est plutôt rare chez nous, nous n'avions pas mené de telle action depuis 2000 », explique Vincent Drezet, qui témoigne de l'exemplarité du mouvement. « La grève s'est déroulée sans la moindre agressivité entre grévistes et non-grévistes. Au contraire, beaucoup de collègues, qui étaient en demande d'informations et d'explications, ont fini par nous rejoindre. Le ministère va encore dire qu'il s'agit uniquement d'une poignée d'excités qui empêchent les autres de travailler. Je peux vous assurer que ce n'est pas le cas », affirme le syndicaliste du Snui.

Les grévistes, réunis à l'appel des syndicats CGT, Snui, Sud et Unsa, dénoncent la fusion des Impôts et du Trésor. « Cette opération entre dans le cadre d'une politique massive de suppressions d'emplois et provoquera une perte de qualité et de technicité du travail des agents », explique Philippe Craste. Selon un tract diffusé par la CGT, le Snui et la CFDT, la fusion Impôts-Trésor doit aboutir à la suppression de plus de 13 000 postes entre 2000 et 2008. Le ministre du Budget, Éric Woerth, évalue de son côté à 5 000 le nombre de suppressions de postes liées à la fusion. Au-delà, les syndicats remettent en cause la révision générale des politiques publiques (RGPP) et le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires. Ce dernier implique qu'un fonctionnaire puisse être mis en retraite ou en disponibilité d'office, en cas de restructuration.

Vincent Drezet anticipe la litanie antifonctionnaires que ne manquera pas d'entonner le ministère. « Ils vont encore nous décrire comme des privilégiés, alors que nous demandons avant tout un débat public ! Certes, nos conditions de vie au travail nous préoccupent. Mais la principale question est le changement profond de nature du service public qu'implique la RGPP. » Cette mesure implique notamment l'augmentation du nombre de personnels contractuels et la mise en place de rémunérations aux mérites. « Imaginez qu'on évalue les contrôles fiscaux au rendement… », lâche Vincent Drezet. Pour Philippe Craste, « ce système, uniquement basé sur la rentabilité, va demander aux agents d'adopter une polyvalence élargie, au détriment de l'accueil du public ».

Mehdi Fikri

l' Huma du 27 / 05 / 08

mercredi 28 mai 2008, a 21:29
EADS : Noël Forgeard placé en garde à vue
 

mercredi 28 mai 2008, a 21:05
« La recherche fondamentale doit garder une autonomie »
 

Daniel Steinmetz, élu du SNTRS CGT au conseil d'administration du CNRS, revient sur les motifs de discorde entre les chercheurs et le gouvernement.

Pourquoi avez-vous quitté le conseil d'administration du CNRS jeudi dernier ?

Daniel Steinmetz. Le - SNTRS CGT et les autres syndicats représentés au conseil d'administration ont voulu montrer, par un acte solennel et inhabituel, à la fois l'inquiétude des personnels et leur colère. Une inquiétude sur l'avenir de notre institution, dont la ministre (Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche - NDLR) a expliqué qu'il serait restructuré, ce qui préfigure, selon nous, son démantèlement. Et de la colère, parce que ce qui devait être un processus de concertation tourne à la mascarade et prend le contre-pied des recommandations votées par le Conseil scientifique.

Que craignez-vous quant à l'avenir du CNRS ?

Daniel Steinmetz. Le CNRS est aujourd'hui en France le pivot de la recherche fondamentale. Il est pluridisciplinaire et développe des programmes avec des organismes spécialisés qui font de la recherche appliquée, tels l'INRA pour l'agronomie, l'INSERM pour la santé humaine et l'INRIA pour l'informatique. Ce que nous propose le gouvernement, c'est de le restructurer en instituts qui répondront à des disciplines précises mais dans lesquels la pluridisciplinarité sera plus difficile à mener. Actuellement, 23 % des effectifs du CNRS travaillent dans les sciences de la vie. Le gouvernement nous dit qu'ils ont vocation à travailler avec l'INRA et l'INSERM, sous le pilotage de l'INSERM. Nous sommes inquiets, car cette réforme exprime la volonté de faire piloter la recherche fondamentale par l'innovation et le monde industriel. Parallèlement, la question des statuts des personnels demeure entière. Nous assistons depuis plusieurs années à une très forte montée de la précarité des personnels qualifiés. Outre 25 000 titulaires, le CNRS compte aujourd'hui 6 500 postes équivalents temps plein précaires qui concernent plus de 15 000 personnes. Dans certains labos, 30 % à 40 % du personnel est précaire !

La liberté de définir vos sujets de recherche est-elle entamée ?

Daniel Steinmetz. Il ne faut pas que les applications gouvernent la recherche fondamentale, ni que cela devienne un modèle. La recherche fondamentale doit être pérennisée et garder une autonomie. Nous ne disons pas que le pouvoir politique n'a pas vocation à fixer de grandes orientations, sur les sujets qui le préoccupent tels que le développement durable, l'énergie, les problèmes de société, etc. Mais dans le cadre de ces grandes orientations, il faut absolument laisser aux scientifiques la capacité de développer leur travail comme ils l'entendent, afin qu'ils aient le temps de développer des outils, des méthodes et de définir les axes de travail qu'il jugent importants. Le risque, avec cette réforme, est que lorsqu'un programme de recherche ne répond pas aux priorités édictées par l'Agence nationale de la recherche (ANR), il ne trouve pas les moyens de se financer auprès d'elle. Le gouvernement rétorque que 30 % des crédits de l'ANR sont consacrées à ce type de programmes. Mais c'est insuffisant. Soit on augmente le financement des programmes « blancs », soit - et c'est notre préférence - on donne aux labos des crédits dits de base pour leur permettre de fonctionner pendant leur contrat. Aujourd'hui, de petits labos sont à l'agonie, leurs équipes se délitent, et leurs savoirs, accumulés depuis de nombreuses années, se perdent.

Quelle influence cette réforme risque-t-elle d'avoir sur les universités ?

Daniel Steinmetz. Une influence majeure… Il est question de restructurer la recherche autour de 10 ou 15 pôles universitaires qui auront la capacité d'avoir une visibilité internationale. Les autres devront se spécialiser. À Paris, trois pôles sortiront du lot. Il n'en restera donc que sept ou douze pour la province. Plusieurs universités vont donc devoir encaisser le redéploiement d'un certain nombre de thématiques et se spécialiser. La faculté de Limoges devra se recentrer encore plus sur les céramiques et celle de La Rochelle sur le développement durable. Nous assistons à une reconcentration des moyens au niveau national.

Entretien réalisé par Cyrille Poy

l' Huma du 27 / 05 / 08

mercredi 28 mai 2008, a 18:56
Dessin de Bar (Barros).
 

mercredi 28 mai 2008, a 04:56
Le combat élémentaire des écoles maternelles
 

Éducation . Une école maternelle près de Nantes se mobilise contre les réformes Darcos des programmes et du temps scolaire.

Sainte-Luce (Loire-Atlantique),

envoyé spécial.

Ils étaient près de 15 000 à Nantes, samedi, lors de la manifestation de l'éducation, malgré une pluie incessante. Si les 270 suppressions de postes diagnostiqués en Loire-Atlantique restent le point de crispation, la réforme Darcos des programmes et de l'aménagement de la semaine de classe fédère de plus en plus d'opposants. Notamment dans les sections de maternelle, comme c'est le cas à l'école des Pommes de pin, à Sainte-Luce, dans la banlieue nantaise. Au coeur d'une cité scolaire de neuf cents élèves, les Pommes de pin ont rejoint le mouvement avec la grève du 15 mai. « Après une simple réunion d'information organisée par les enseignants a été décidée une occupation administrative », raconte Éric Le Foll, responsable de la FCPE.

Autrement dit, une grève par roulement pendant laquelle une enseignante accueille les enfants, les parents occupant les autres classes. « Les nouveaux programmes vont à l'encontre de ceux mis en place par François Fillon lui-même en 2002 et issus de la synthèse des réflexions de pédagogues. Ces programmes devaient être évalués en 2007, cela n'a pas été fait. Les nouveaux manuels sont arrivés avant même que les enseignants soient consultés », explique Catherine Balliau, parent d'élève et professeure dans un lycée. Au centre des préoccupations, le changement radical de cap qui plaçait jusqu'à présent l'enfant au centre du dispositif. « La dimension psychoaffective de l'enfant est complètement niée, comme dans l'ancien temps. L'objectif de la maternelle sera désormais de le préparer à devenir un élève. Les petites et moyennes sections sont vidées de leur substance. Elles vont devenir des garderies et la grande section un CP. C'est une remise en cause de la scolarité avant trois ans, voire au-delà », résume Sylvie Godard, enseignante en moyenne et grande sections.

« Le question du Vivre ensemble qui était l'un des cinq principes de notre enseignement a disparu de nos textes de référence au profit du Devenir élève », confirme Salomé Jourdan, en charge des toute petite et petite sections et aussi directrice de l'établissement. Les nouveaux emplois du temps suscitent également beaucoup d'inquiétude, particulièrement pour les enfants en difficulté. « On parle, pour eux, de stage pendant les vacances scolaires alors qu'ils ont plus que les autres besoin de se reposer. On va encore plus les stigmatiser. Certains parents apprécient qu'on s'occupe enfin des enfants en difficulté. Mais quand ils ont toutes les informations en main, ils deviennent solidaires du mouvement », souligne Éric Le Foll. A Sainte-Luce, l'heure n'est pas à baisser les bras.

Ludovic Tomas

l' Huma du 27 / 05 / 08

mercredi 28 mai 2008, a 04:41
Deux articles de journaux à un mois d’intervalle : vers l’explosion sociale.
 


Les revenus des patrons du CAC 40 ont bondi de 58 % en 2007 !
Salaire de base : + 5 %.
Bonus : + 5 %.
Dividendes : + 52 % !
Stock-options : + 351 % !

Pour la première fois, L'Expansion a cumulé le salaire de base, le bonus, le gain encaissé sur les stock-options, les dividendes perçus et même les jetons de présence dans les autres grands conseils d'administration. En bas de cette longue colonne de chiffres, un total record pour les 40 patrons : 161 millions d'euros en 2007, contre 102 millions d'euros en 2006.

Le gain moyen par tête atteint 4 millions d'euros et provient pour une part des profits réalisés en levant leurs stock-options.

Les trois premiers du CAC 40 en ont tiré l'essentiel de leurs revenus en 2007 : Pierre Verluca (Vallourec) avec 18 millions d'euros, Gérard Mestrallet (Suez) avec 15 millions d'euros, et Xavier Huillard (Vinci) avec 13 millions d'euros.

Des gains à faire hurler les salariés à la fiche de paie désespérément stable et au pouvoir d'achat en berne.

Les patrons eux-mêmes risquent bien d'être embarrassés. A commencer par le premier d'entre eux, Laurence Parisot, qui à chaque excès prêche « la modération ».

Trouble également probable chez les politiques de tous bords, condamnés à empiler les lois pour encadrer les salaires des patrons, apparemment sans succès.

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/les-revenus-des-patrons-du-cac-40-ont-bondi-de-58-pourcent-en-2007_154028.html

« L'emploi est de moins en moins protecteur contre la pauvreté. Tel est l'un des principaux constats mis en évidence par le cinquième rapport de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, qui a été remis, mardi 29 avril 2008, au Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, et à la ministre du logement et de la ville, Christine Boutin.

Ce rapport confirme que le processus de réduction de la pauvreté globalement observé sur les deux dernières décennies marque une pause : en 2005, dernière année connue, 3,7 millions de personnes (6,3 % de la population totale) vivaient en dessous du seuil de pauvreté (681 euros par mois pour une personne seule), soit un nombre identique à celui de 2003. Et l'intensité de la pauvreté tend à s'aggraver. L'écart entre le niveau de vie médian des ménages pauvres et le seuil de pauvreté ne cessant de s'accroître depuis 2002 (16,3 % en 2002 à 18,2 % 2005), de plus en plus de personnes s'éloignent de ce seuil et "s'enfoncent" dans la précarité.

Même l'emploi protège de moins en moins contre la pauvreté. En 2003 et 2005, le phénomène des working poor (travailleurs pauvres) s'est ainsi accentué : il y a trois ans, 1,74 million de personnes, soit 7 % des travailleurs, occupaient un emploi mais étaient malgré tout dans un ménage ayant un revenu inférieur au seuil de pauvreté ; deux ans plus tôt, ils étaient seulement 1,47 million. »

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/29/l-emploi-protege-de-moins-en-moins-contre-la-pauvrete_1039677_3224.html#ens_id=1017092


mercredi 28 mai 2008, a 04:29
Visite du ministre Roselyne Bachelot au CHRO
 


Ce lundi 26 mai 2008, Madame Roselyne BACHELOT – NARQUIN, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, était présente au CHRO de la Source.

A l'appel de leurs organisations syndicales, plusieurs dizaines d'hospitaliers étaient présents pour dire, haut et fort, à Madame la Ministre, leur opposition à la politique de casse des hôpitaux et au démantèlement de notre système d'assurance maladie. Egalement, comment ne pas être révolté lorsque l'on constate le manque flagrant de moyens humains pour faire face aux besoins!. Et le gouvernement veut encore supprimer des emplois dans le secteur de santé !

Conseiller Général de la Source, j'étais présent avec les hospitaliers qui ont crié leur colère. Comme je m'y suis engagé, je serai toujours aux côtés ce celles et eux qui luttent pour un système de santé permettant de répondre aux attentes de nos concitoyens.  La santé n'est pas une marchandise.

Je salue aussi la présence d'Eric TAILLANDIER, responsable de l'association "Les malades solidaires" qui agit, notamment, contre le scandale des franchises médicales.

mardi 27 mai 2008, a 21:36
Les chercheurs reprennent la rue
 

Recherche . Quatre ans après l'appel de Sauvons la recherche, les blouses blanches vont à nouveau battre le pavé aujourd'hui. Cette fois pour défendre leur indépendance face aux réformes Sarkozy.

« Un système malade », « balkanisé », qui pousse hors de nos frontières « des générations entières de jeunes chercheurs » et attire en sens inverse « si peu de brillants esprits étrangers (…), découragés par l'environnement et la rémunération qu'ils retrouvent ». Voilà le terrible « diagnostic » dressé, le 28 janvier dernier, par Nicolas Sarkozy, sur l'état de la recherche française. L'occasion, pourtant, ne se prêtait pas à un si sévère constat : il s'agissait, pour le chef de l'État, de célébrer le prix Nobel de physique décerné au professeur Albert Fert. Derrière les congratulations de rigueur, c'est alors toute une vision de la recherche qu'expose Nicolas Sarkozy. Une vision utilitariste, concurrentielle, qui a fait bondir les principaux intéressés, quatre ans après l'appel de Sauvons la recherche (SLR) et la démission, le 9 mars 2004, de plus de 2 000 directeurs d'unité pour protester contre les suppressions de postes et le manque de moyens.

Mainmise

du politique

Depuis cette lutte, qui avait abouti à des états généraux de la recherche, à Grenoble, et au vote d'une loi d'orientation et de programmation en 2005, des craintes nouvelles sont nées. Et la mobilisation a repris. Demain, à l'appel de cinq organisations (SLR, SLU, SNCS, SNESup et SNTRS CGT), des « Marches de tous les savoirs », aussi appelées « Academic Prides », sont ainsi organisées dans neuf villes de France (lire encadré ci-dessous). À Paris, les manifestants se dirigeront vers le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, d'où ils repartiront « à reculons » vers Jussieu, pour symboliser la régression des politiques actuelles. Dernier exemple en date de cette régression : la réforme du CNRS, détaillée la semaine dernière dans le Monde par Valérie Pécresse, à la veille d'une réunion du conseil d'administration… censée justement poursuivre la discussion. La provocation n'a guère été goûtée par les élus du personnel (lire notre entretien avec Daniel Steinmetz, du SNTRS CGT) qui ont quitté la réunion, jeudi dernier, pendant que 150 chercheurs manifestaient devant le siège de l'organisme.

Derrière l'annonce pour le moins cavalière, c'est surtout le fond qui inquiète. Réorganisé en instituts, dont les directeurs seront nommés par le ministère, le CNRS sera placé de fait sous la tutelle de l'Agence nationale de la recherche, structure chargée de distribuer les financements. Le CNRS se voit par ailleurs déchargé des sciences de la vie et de l'informatique. « Il s'agit du prélude d'un morcellement qui sera fatal à l'organisme », prédisent les syndicats. « D'autant que cette réforme ne constitue qu'un élément d'un bouleversement plus général, en marche depuis plusieurs années, et qui s'est violemment aggravé ces derniers mois, analyse Isabelle This-Saint-Jean, professeur d'économie à Paris-XIII et membre du conseil d'administration de Sauvons la recherche. Un bouleversement qui voit aujourd'hui le pouvoir politique revendiquer la haute main sur le contenu même de la recherche française. « C'est bien au Parlement, au gouvernement, et particulièrement au ministère en charge de la recherche qu'il appartient d'attribuer l'argent public et de fixer les orientations stratégiques », avait prévenu Nicolas Sarkozy, le 28 janvier. Et cela au profit de la recherche dite appliquée, c'est-à-dire - les budgets n'étant pas extensibles - au détriment de la recherche fondamentale. Pourtant, rappelle Bertrand Monthubert, président de SLR, « les grandes avancées scientifiques sont le plus souvent le fait du hasard. Même l'histoire récente le montre. Ainsi, le prix Nobel Albert Fert ne pouvait imaginer au début de ses travaux les applications qu'auraient ceux-ci plusieurs décennies plus tard… ».

« Le gouvernement tente d'ouvrir un nouveau front avec le CNRS pour détourner l'attention de son échec à faire appliquer la loi LRU » (sur l'autonomie des universités - NDLR), estime de son côté Jean Fabbri, secrétaire général du SNESup : « Dans les universités, la résistance est réelle contre cette réforme, les consultations des personnels le montrent bien. Ce n'est pas un hasard, par exemple, si le président de la Sorbonne, Jean-Robert Pitte, fervent défenseur de la loi, a été aussi sèchement battu aux dernières élections. »

Les statuts en point de mire

Dialogue au point mort, indépendance battue en brèche, hausse des budgets en trompe-l'oeil, mise en concurrence accrue… Les raisons de la colère des chercheurs se multiplient. Et ce n'est peut-être pas terminé. « La prochaine étape, anticipe Isabelle This-Saint-Jean, c'est la réforme des statuts des personnels. Avec pour objectif la multiplication des contrats précaires. » Une commission travaille actuellement sur le sujet et devrait rendre ses conclusions d'ici l'été. Mais les chercheurs sont prêts : « Après les rassemblements d'aujourd'hui, d'autres initiatives sont déjà prévues, dans des formes à déterminer », prévient Bertrand Monthubert. Après les enseignants, les chercheurs semblent prêts à reprendre le flambeau de la contestation.

Alexandre Fache

l' Huma du 27 / 05 / 08

mardi 27 mai 2008, a 21:19
Intéressement : le mythe de la participation
 

POUVOIR D'ACHAT. Pas question d'augmenter les salaires, mais de nouvelles exonérations aux entreprises : Nicolas Sarkozy ressort les vieilles recettes.

Après l'échec des heures supplémentaires défiscalisées, sans impact sur le pouvoir d'achat des Français, Nicolas Sarkozy peine, sur ce sujet, à convaincre. Dans l'espoir de « rebondir », il a annoncé, hier, lors d'un déplacement dans une entreprise de l'Oise, son souhait de voir doublées en quatre ans les sommes versées aux salariés au titre de l'intéressement aux bénéfices de l'entreprise. Le chef de l'État a également affirmé que la participation pourrait être débloquée « tout de suite ». Un dispositif dont l'objectif est de tempérer le mécontentement qui gronde, dans le pays, face à la « modération salariale » exigée par Bruxelles et le patronat français au nom de la lutte contre l'inflation. En 2005, les 4,2 millions de salariés français qui ont bénéficié d'une prime d'intéressement sur les bénéfices ont touché 6 milliards d'euros. Et près de 7 milliards dont été versés au titre de la participation dans les entreprises de plus de 50 salariés. Pour inciter les PME à développer ce type de rémunération, le président de la République a promis aux entreprises « un crédit d'impôt de 20% » pour « chaque centime d'euro d'intéressement ». Ce énième allégement fiscal, a-t-il toutefois précisé, concernera « les entreprises qui n'avaient pas d'accord jusqu'à présent ». Il sera versé « pendant les trois ans de l'accord ». « Pour les entreprises qui ont déjà un accord, nous allons les inciter à les renégocier pour les rendre plus avantageux. Ainsi, chaque entreprise qui, par un nouvel accord, versera plus à ses salariés que précédemment, bénéficiera d'un crédit d'impôt de 20% sur le surplus d'intéressement distribué, et ce pendant les trois ans de son accord », a-t-il ajouté. Confiés conjointement aux ministres Christine Lagarde (Économie), Xavier Bertrand (Travail) et Laurent Wauquier (Emploi), le projet de loi sur la participation et l'intéressement doit être présenté en Conseil des ministres avant l'été pour un vote au Parlement « au plus tard à l'automne ».

Une « amélioration » du pouvoir d'achat en trompe-l'oeil

Faire profiter les salariés des richesses qu'ils ont eux-mêmes produites, l'idée peut paraître juste. Mais cette mesure pose « un problème de fond » car « elle substitue au salaire principal, qui ouvre le droit de protection sociale et de retraites et qui est relativement stable, des formes variables de rémunération », critique Jean-Christophe Le Duigou,secrétaire confédéral de la CGT.

S'inscrivant dans une démarche idéologique empruntée au général de Gaulle, cette réforme vise également, et peut-être avant tout, à rendre plus dociles les salariés en les intégrant aux objectifs de rentabilité des entreprises. « Je souscris à cette vision non pas antagoniste mais réconciliée, harmonieuse et efficace du lien entre le travail et le capital », a affirmé hier Nicolas Sarkozy à l'appui de ses propositions.

Le chef de l'État a également annoncé une revalorisation du SMIC… au 1er janvier 2010. À ce titre, une commission d'experts, encore une, sera chargée « de faire des propositions en fonction de la croissance économique tous les ans ». En renvoyant à 2010 l'éventualité d'une hausse hors inflation du salaire minimum, le président de la République écarte implicitement toute augmentation immédiate des salaires. Enfin, il tente de lier évolution du salaire minimum et conjoncture économique, un subterfuge dont l'objectif est de couper court à tout débat politique sur la répartition des richesses. Un comble quand on sait que le SMIC concerne sept Français sur dix.

Clotilde Mathieu
Article paru dans l'Humanité du 27 mai 2008

mardi 27 mai 2008, a 21:06
Prime pour l'emploi : Deux millions et demi de perdants ?
 

mardi 27 mai 2008, a 20:58
Dessin de Hervé Payen.
 

mardi 27 mai 2008, a 20:48
Les pêcheurs font l'union européenne
 

mardi 27 mai 2008, a 20:36
Jacky Hénin : Solidarité avec les pêcheurs européens
 


Une déclaration de Jacky Hénin, député au parlement européen.

De tous les ports de pêches de l'Union européenne, deux mêmes revendications montent : "Un gazole eurocompatible (prix unifié au niveau européen) et une gestion raisonnable des quotas". Ces deux revendications sont une question de survie pour l'avenir de la pêche européenne et de ses emplois. Elles sont justes et vitales, pour ma part je les soutiens entièrement.

Il est du devoir du gouvernement français - en particulier lorsqu'il exercera la présidence de l'Union européenne - et de tous les députés européens français de faire aboutir ces revendications cardinales des pêcheurs, y compris contre la Commission européenne.

Certes la hausse du prix du pétrole et la question de la ressource en poisson sont de vrais problèmes. Mais, au delà de ces contraintes réelles, on voit bien que ce qui est en cause, ceux sont les fondements de la politique économique et sociale de l'Union européenne : La concurrence sauvage et le refus de la démocratie au profit de la dictature des technocrates de Bruxelles.

En effet, la concurrence et le libre marché, si chères à la Commission européenne, s'avèrent incapables de gérer les conséquences de la hausse des prix du pétrole. Gavées de profits colossaux, les compagnies pétrolières n'ont pas investi dans les capacités de raffinages et ont répondu par la spéculation à la demande croissante en pétrole des pays émergents. Cela pose le problème de la taxation des profits des compagnies pétrolières, pour permettre entre autre de financer un "gazole eurocompatible", mais aussi celui du contrôle stratégique par la collectivité de ces entreprises. En effet un "gaz eurocompatible" s'inscrit dans la logique de faire de l'énergie un bien public européen.

Les pêcheurs en ont ras le bol d'être soupçonnés en permanence d'être des délinquants de la mer, par une Commission européenne qui se montre au contraire très complaisante pour les véritables forbans de la mer que sont les pavillons de complaisance. Contrairement aux préjugés de l'aréopage de technocrates de la Commission européenne, nul n'est plus attaché à la préservation des ressources halieutiques que les marins pêcheurs. C'est à la fois leur gagne-pain, leur patrimoine et l'avenir de leurs enfants. Il y en a plus qu'assez que, des quotas relatifs aux quantités et aux jours de pêche, définis bien souvent sans véritable fondement scientifique et que les États se revendent entre eux, en dépit du bon sens, interviennent dans l'établissement des zones de pêche. La Commission européenne ne doit plus jouer la division entre pêcheurs de différentes nationalités. Tout le monde doit être sur un pied d'égalité au sein de l'Union européenne. C'est pourquoi sur le système de quota, la Commission européenne devrait travailler démocratiquement avec les professionnels de la pêche, plutôt que d'imposer sa dictature de la gouvernance des "experts" et des "technocrates".

En cette fin de mois de mai 2008, nous devons dire avec force que "nous sommes tous des pêcheurs européens".

Jacky Hénin, Député au Parlement européen, groupe GUE/NGL, Parti communiste français. Circonscription Nord-Pas-de-Calais, Normandie, Picardie.

mardi 27 mai 2008, a 18:26
Donner une chance à la démocratie
 



Mis en ligne : 27 mai

Déclaration des Députés communistes et républicains au sujet de la réforme des institutions

Quelques députés à gauche ont choisi de favoriser la révision constitutionnelle voulue par Nicolas Sarkozy.

C'est leur droit. Mais ils commencent par oublier la faute qu'a été le quinquennat avec l'assujettissement total des élections législatives à l'élection présidentielle. Cela a porté un coup terrible aux pouvoirs du Parlement, tout en inscrivant définitivement la prédominance d'un homme sur la vie politique du pays.

Mais il est de notre devoir de dire que quasiment aucun des arguments qu'ils avancent pour justifier cette attitude complaisante n'est recevable.

Dire, par exemple, que de nouveaux pouvoirs sont donnés aux citoyens est profondément exagéré.

La question du référendum est la simple reprise des propositions Balladur sans aucune garantie que le référendum demandé aura bien lieu.

Dire qu'avec l'ordre du jour « partagé », avec le 49-3 et la procédure d'urgence, faussement limités, il y a rééquilibrage des pouvoirs, est une pure mystification. L'ordre du jour appartiendra à 93 % au gouvernement et à sa majorité.

A quoi aura réellement droit l'opposition en termes d'initiative parlementaire ? Les députés concernés pourront-ils s'émanciper du fait majoritaire ? Les « limites » mises au 49-3 gouvernementale, sont un leurre de plus, elles seront suppléées par un 49-3 à la discrétion de la majorité parlementaire. (Art18)

Enfin l'urgence déclarée par le gouvernement n'aura pour seul obstacle que les Présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat à condition qu'ils soient ensemble d'accord. Autrement dit cette procédure a encore beaucoup d'avenir.

Evoquer l'instauration d'un « défenseur des droits des citoyens » contre l'avis des magistrats eux-mêmes, en lieu et place des instances collectives actuelles, comme permettant de mieux garantir les libertés est totalement aléatoire.

Le pouvoir d'intervention sur les nominations est un leurre pur et simple.

Enfin, dire que la prise de parole du Président devant le Congrès serait « toute symbolique » est une erreur d'appréciation.

Car si elle est symbolique, c'est-à-dire un discours du trône, à quoi sert-elle ? Nous ne sommes pas en monarchie !

Si elle n'est pas symbolique, et c'est le choix de Nicolas Sarkozy, elle marque un renforcement de la prédominance du Président sur le Législatif. Une volonté affirmée de peser sur l'Assemblée nationale avec ce double avantage pour le Président de ne pas être responsable devant elle et de pouvoir la dissoudre.

Enfin reprendre les propos du Premier Ministre pour dire qu'il « faut donner une chance » à la révision constitutionnelle « sauf à différer pour de longues années toute réforme » est une forme de chantage qui témoigne d'une grande faiblesse car rien n'empêche dans les mois qui viennent, ou encore dans 4 ans, de réunir les conditions, grâce au soutien de nos concitoyen, qui permettent de faire la révision constitutionnelle dont notre pays a besoin et qui repose sur 5 piliers :

1) La prise en compte des droits fondamentaux de nos concitoyens,

2) La question de leur juste représentation (scrutin proportionnel et droit de vote des résidents étranger aux élections locales),

3) Des pouvoirs réels au Parlement et le rétablissement de la prééminence du pouvoir législatif avec la faculté d'initiative budgétaire,

4) Un réel pouvoir d'initiative à nos concitoyens, y compris à l'entreprise, et non de faux-semblants,

5) Enfin, des mesures permettant un fonctionnement efficace de nos assemblées (non cumul des mandats), moyens pour les groupes politiques d'exercer leur responsabilité.

Enfin, faut-il donner un chèque en blanc aux auteurs d'une révision dans laquelle 13 articles sur 35 sont soumis au vote ultérieur de lois organiques ou encore aux règlements futurs des Assemblées ?

Oui, les députés de gauche ne pourront se soustraire à leurs responsabilités. Pour notre part nous les prendrons, non pas dans le souci de « donner une chance à la réforme » comme le veulent 17 députés socialistes mais uniquement pour donner une chance à la démocratie.

site du P.C.F

mardi 27 mai 2008, a 18:11
TVA/ Sarkozy : Que ceux qui gagnent plus, payent plus
 



Mis en ligne : 27 mai

Le Président de la République a annoncé ce matin sur RTL qu'il « allait discuter avec les partenaires européens » de la France pour leur proposer de faire baisser à 5,5% le taux de TVA sur les immeubles à « haute qualité environnementale », sur la restauration et sur les disques et qu'il alllait affecter une partie des revenus de la TVA sur les carburants pour compenser la hausse de tarif du gaz et du mazout pour les ménages les plus pauvres.

Cette politique de Grippe-sou et de remède à courte durée n'a que trop duré. Face au fracas de la crise mondiale économique, c'est une véritable réforme de la fiscalité qui doit voir le jour. La TVA est le prélévement le plus injuste qui soit ; il représente pourtant la moitié des recette de l'Etat.

La TVA doit être progressivement remplacé par l'impot calculé sur les revenus de chacun et sur les profits des entreprises. La hausse du carburant, que l'on soit riche ou pauvre n'a pas les même conséquences sur le budget des familles.

Le PCF propose que ceux qui gagnent plus payent plus. Voilà à l'évidence un principe que le chef de l'Etat devrait pouvoir comprendre.

Parti communiste français

Paris, le 27 mai 2008.

lundi 26 mai 2008, a 21:51
35 heures : appel commun CGT-CFDT
 

lundi 26 mai 2008, a 21:40
Neuilly, banlieue "discriminée", selon le fils Sarkozy
 

• Neuilly : "Comment la bourgeoisie défend ses espaces"

lundi 26 mai 2008, a 21:30
Jusqu'où le PS ira-t'il dans sa dérive libérale ?
 


Commentaires

1. Le lundi 26 mai 2008, 08:38 par libertecherie

Jusqu'où le PS ira-t-il dans sa dérive libérale ? En réponse je dirais qu'il faut à gauche un parti qui leur fasse peur, un vrai parti de gauche. Aujourd'hui il y a un vide, ne laissons pas n'importe qui s'emparer de cette place à prendre. Il y a urgence, il est même peut-être trop tard. N'oublions pas que la droite a flairé ce danger et elle est capable de favoriser quelqu'un qui ne représentera pas un danger pour elle. Nous sommes, les communistes et ses sympathisants les mieux placés pour occuper cette place. Dépêchons nous camarades. Il est grand temps de prendre un virage historique. Il faut les prendre de vitesse. Il faut que le pillage de la France cesse.

lundi 26 mai 2008, a 21:16
pour une transformation progressiste de l'école.
 


C'est ce dont il sera question, mercredi 28 juin, à Pau ( Complexe de la République à 20H00) lors d'un débat à l'initiative de la section locale du Parti communiste français. Alors que le gouvernement tente le passage en force suite à l'intervention de Sarkozy le 15 mai dernier, le jour meme de la grande manifestation des enseignants, des parents d'élèves et des lycéens, la mobilisation se poursuit avec, comme en Béarn samedi 24, des rassemblements illustrant la déterminations des personnels et des usagers.. En multipliant les attaques à chaque étage du système éducatif, la droite veut imposer, à marche forcée, un système basée sur l'acceptation des inégalités et la mise en concurrence. Quelle alternative ? Quelles réformes progressistes de l'école visant une ambition éducative de haut niveau pour tous. Discutons-en avec la participation de Bernard Calabuig, animateur du réseau école du PCF, et de Danielle Raucoules, conseillère municipale de Pau.

lundi 26 mai 2008, a 21:06
Graver dans le marbre
 


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lundi 26 mai 2008, a 20:53
1000 rencontres publiques pour faire du neuf à gauche
 

Mis en ligne : 26 mai

Un an de sarkozysme et le bilan est éloquent. Les Français voient se profiler un tsunami de « réformes » : toutes sont destructrices. Ils entendent invoquer la justice et l'équité mais n'en voient rien. Les ministres n'ont que les mots « dialogue social » à la bouche et à chaque fois ils passent en force contre l'opinion des syndicats. Dans le même temps, les inégalités explosent avec des riches toujours plus riches et des pauvres toujours plus pauvres, les barons du CAC 40 affichent des revenus qui se chiffrent en millions d'euros, la mondialisation à la sauce capitaliste est toujours plus synonyme de concurrences, de régressions quand ce n'est pas de famine !

De là naît l'effondrement de la popularité de Sarkozy. Nos concitoyens ont le moral en berne. Certains parce que ce qu'ils craignaient advient. Les autres, qui s'étaient laissés entraîner au son du joueur de flûte, remâchent leur déception et le sentiment si lourd de s'être fait avoir une nouvelle fois. Tous ont de solides raisons de résister.

Pour un nombre croissant de concitoyens, en effet, il n'est pas question de baisser les bras devant l'avalanche de mauvais coups. Le mécontentement grandit. Les résistances s'organisent. Les mobilisations sont fortes, on l'a bien vérifié ces derniers jours avec les puissantes manifestations pour le secteur public le 15 mai, pour l'école le 18 mai, pour la défense de la retraite le 22 mai. Les catégories les plus diverses sont en action, jeunes lycéens et étudiants, enseignants, fonctionnaires, salariés du privé, retraités, marins-pêcheurs… Des luttes déterminées, indispensables, souvent victorieuses pour les salaires. Mais chacun sent bien que cette nécessaire riposte ne suffira pas à inverser le cours des choses et à imposer les changements dont la France et le monde ont besoin.

Notre pays en effet aspire au changement. C'est non seulement nécessaire mais urgent. Il faut débarrasser la société de la loi de l'argent. Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, ce combat n'a rien d'archaïque, il est au contraire d'une grande actualité. Il revient à la gauche de le mener. Mais justement, où est la gauche ? L'insuffisance de répondant à gauche fait beaucoup discuter. Où est son projet neuf ? où sont les propositions audacieuses en matière de protection sociale, de libertés, de luttes contre les privilèges de l'argent, pour de nouveaux échanges internationaux ? Sarkozy a beau jeu de dire qu'il n'entend rien changer à ses plans car « il n'y a pas d'alternative politique ». A entendre certains, la gauche n'aurait donc rien d'autre à faire que de singer la droite. Ce serait une totale impasse. Alors, comment ne pas refaire ce qui a échoué ?

C'est la raison pour laquelle les communistes vous invitent à réfléchir ensemble et à agir, d'ici l'été, au cours de 1000 rencontres populaires pour débattre, pour élaborer, pour changer. Ils vous convient à faire ensemble le point sur la crise, à définir ensemble les besoins qui sont les vôtres, à répondre ensemble aux questions qu'on se pose à gauche : comment conjuguer conquêtes sociales et conquêtes politiques ? Quel type de rassemblement construire ? Pour quoi faire ? Abandonner le Parti Socialiste à sa dérive sociale-libérale, se borner à se retrouver entre convaincus de la « gauche de la gauche » ? Ou rassembler en tirant tous les enseignements de l'échec des constructions politiques engagées ces dernières décennies, des constructions réalisées en dehors des citoyens, où le volontarisme l'emportait sur l'état des consciences. Comment sortir des shémas anciens, construire les rassemblements dans les luttes mais aussi dans une large confrontation sur les projets ?

Et puis, iI y a besoin de beaucoup travailler les contenus de nouvelles propositions de gauche, de débattre d'un projet progressiste moderne adapté aux réalités France et du monde d'aujourd'hui. A ces rencontres, nous tendons la main aux hommes et femmes de gauche, à tous ceux qui descendent dans la rue pour la défense des retraites ou de l'école, à tous ceux qui n'en peuvent plus de cette logique libérale. Et ça fait du monde.

site du P.C.F

lundi 26 mai 2008, a 04:58
Le PCF ne votera pas la réforme
 

Les parlementaires communistes voteront contre le projet de réforme des institutions dont l'examen devait débuter mardi soir à l'Assemblée nationale, ont annoncé leurs chefs de file Nicole Borvo (Sénat) et Jean-Claude Sandrier (Assemblée).

Nous n'allons ni le voter ni le laisser passer“, a déclaré la sénatrice de Paris. Pour qui il s'agit d'une réforme pour renforcer “la prééminence d'un homme” et pour “accroître la présidentialisation et le bipartisme” du système. Jean-Claude Sandrier s'est étonné de voir “comment les socialistes pouvaient trouver matière à négocier sur un tel texte. Il n'y a rien d'amendable. Un jour un homme a décidé “j'ai envie de prendre la parole devant le Parlement”, et il a organisé le comité Balladur pour y parvenir“. Les députés PCF ont déposé 138 amendements, mais “ce n'est pas pour modifier le texte, c'est pour faire connaître nos propositions pour une prochaine Constitution“, a précisé le député du Cher.

lundi 26 mai 2008, a 04:48
Ministres en grève
 


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lundi 26 mai 2008, a 04:39
Pêcheurs : les blocages continuent
 

lundi 26 mai 2008, a 04:32
Travailleurs sans papiers : nouvelle vague
 

dimanche 25 mai 2008, a 21:37
Manifestation d’agriculteurs à Agen contre la hausse du fuel
 


Entre 170 agriculteurs, selon la police, et 250 selon les organisateurs, venant du Lot-et-Garonne, de Dordogne et de Gironde, ont manifesté vendredi dans les rues d'Agen pour protester contre la hausse du prix du fuel, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les manifestants ont participé à une opération escargot, à l'appel des Jeunes agriculteurs (JA) du Lot-et-Garonne et de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA), pour exiger un carburant professionnel totalement détaxé.
Le cortège, composé de douze tracteurs, un bus et plusieurs voitures, a terminé son parcours devant la préfecture, après avoir tiré sur un kilomètre, à l'aide de deux cordes, un tracteur moteur éteint pour symboliser la hausse du carburant.
En un an, le prix du litre de fuel utilisé par les agriculteurs est passé de 0,6219 à 0,9627 euros TTC“, ont déploré les deux syndicats organisateurs dans un tract, soulignant également la hausse moyenne de 70% du prix des engrais.
On demande clairement, au même titre que les marins-pêcheurs, un carburant agricole qui serait de l'ordre de 50 centimes, ce qui serait un signe fort et la volonté de maintenir une agriculture en France“, a déclaré Stéphan Auneau, vice-président des JA du Lot-et-Garonne.
Les agriculteurs ont ensuite déversé des dizaines de pneus, des palettes en bois devant les grilles et dans la cour de la préfecture avant de mettre feu à de la paille devant le bâtiment avant qu'une délégation ne soit reçue par le préfet.

dimanche 25 mai 2008, a 21:27
AMAD .( DESSIN )
 

2012

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vendredi 23 mai 2008, a 04:42
le dessin de l' Huma .
 

vendredi 23 mai 2008, a 04:34
Retraites : plus de 700 000 manifestants
 

jeudi 22 mai 2008, a 21:34
Réforme des institutions: redonner au peuple sa souveraineté
 


Eloignement des décisions, sentiment d'être mal représentés par la « classe politique » et que leurs choix ne sont pas respectés (référendum de 2005, promesses non tenues) : en s'abstenant de nouveau massivement aux dernières élections municipales et cantonales, les citoyens ont confirmé la distance qui s'est instaurée entre eux et les institutions. L'aspiration à une démocratisation profonde des institutions est d'ailleurs perceptible au travers de nouvelles pratiques participatives locales et d'attentes en matière de représentativité du peuple dans les instances élues à tous les niveaux.

Les communistes se sont prononcés pour une réforme profonde et radicale des institutions et des pratiques actuelles car c'est le moyen et la condition nécessaires de rendre au peuple sa souveraineté, du « local au mondial », une 6ème République. Aujourd'hui, le gouvernement a décidé de programmer la réforme constitutionnelle annoncée depuis son élection par Nicolas Sarkozy. Le projet en l'état actuel est loin de répondre aux enjeux. Le projet confirme implicitement une nouvelle évolution présidentialiste. Le Président de la République pourra s'exprimer devant le Parlement. Le gouvernement prétend renforcer les pouvoirs du Parlement. C'est un leurre : il n'y a aucun rééquilibrage au bénéfice de celui-ci. Au contraire, son fonctionnement est strictement encadré par la contrainte financière et une restriction du débat parlementaire : des limites sont apportées au droit d'amendement et à la discussion en séance publique qui est, précisément, un acquis démocratique essentiel et un support pour l'opposition. Pire, le projet revient sur l'obligation de référendum en matière d'évolution de la construction européenne. En revanche, la réforme tourne le dos aux exigences démocratiques en ignorant les évolutions désormais largement soutenues par la population (proportionnelle, vote des immigrés notamment aux élections locales) et pour certaines déjà en œuvre dans des collectivités territoriales (développement de la démocratie participative, initiative citoyenne). De même, ne figure dans la réforme aucun droit nouveau pour les salariés. En réalité, la réforme organise une « rationalisation » non démocratique de la décision publique, accentuant le bipartisme organisé par les évolutions institutionnelles depuis 1962 et notamment le quinquennat et l'inversion du calendrier, et cantonnant le Parlement dans un rôle d'enregistrement des directives européennes et de « contrôle » de l'exécutif, lui-même renforcé par l'omniprésence de la fonction présidentielle. Nous y sommes donc opposés et, qui plus est, nous n'acceptons pas une réforme constitutionnelle écrite au sein de la seule classe politique : les citoyens doivent être consultés. Nous mettons en débat des propositions qui constituent le socle d'une nouvelle République fondée sur la souveraineté populaire avec la restauration de la primauté du Parlement, la limitation des pouvoirs du Président de la République, la démocratie participative et la démocratie sociale. Il est clair que cette conception des institutions nécessite l'ouverture d'un débat sur le mode d'élection du Président.

__ NOS PROPOSITIONS__ 1 - Les droits fondamentaux sont indivisibles. Ils sont à la fois civils, politiques, économiques, sociaux ou culturels, individuels ou collectifs. Ils sont constitutifs de la devise de notre République laïque « liberté, égalité, fraternité ». Chacune et chacun individuellement ou collectivement peut en demander et en obtenir de la puissance publique le respect.

2 – La Constitution est garante d'une juste représentativité du peuple à toutes les élections. Le mode de scrutin proportionnel est généralisé ; la loi en fixe les modalités qui garantissent la stabilité politique dans les assemblées concernées.

La parité est obligatoire. L'âge de l'éligibilité au parlement est abaissé à 18 ans.

Le renouvellement des mandats est limité. La limitation ou l'interdiction de leur cumul selon les fonctions est prévue par la loi.

3 - Le droit de vote est reconnu aux étrangers, sous conditions de résidence.

4 - La primauté du parlement sur l'exécutif est restaurée. Le Président de la République est le garant des institutions ; ses compétences sont limitées. Les dispositions qui contraignent le pouvoir de la représentation nationale sont abrogées (articles 16, 38, 40, 44 et 49-3).

5 - Le parlement conduit la politique économique et sociale du pays. Il décide, sur proposition du gouvernement, de la politique budgétaire.

6 – Le parlement donne, par un vote, un mandat impératif aux représentants du gouvernement dans les négociations européennes.

7 – Le Parlement se prononce par un vote sur tout engagement extérieur des forces armées.

8 - Le Sénat sera profondément démocratisé et mis au service de la participation des citoyens et des collectivités locales à l'élaboration de la loi et au contrôle de l'exécutif.

9 - Un Conseil de la constitutionalité désigné par le parlement, dans le respect du pluralisme, peut soit valider une loi, soit demander une révision constitutionnelle.

10 – La démocratie participative est garantie par la loi. Chaque territoire est chargé de l'organiser.

11 - Le peuple dispose d'un droit d'initiative législative et référendaire par voie de pétition. Ce même droit existera à l'échelle des régions, départements et communes.

12 – Le peuple est consulté par référendum sur toute évolution significative de la construction européenne : traités, élargissement…

13 – Toute modification concernant les services publics ou les biens publics fait l'objet d'un débat avec vote du parlement. Toute décentralisation de compétence doit maintenir l'égalité et la solidarité sur tout le territoire national ; elle a pour objectif de renforcer la démocratie dans les prises et décisions et doit être intégralement compensée financièrement.

14 - La citoyenneté à l'entreprise est garantie par la loi. La loi organise l'accès de tous les salariés à leurs institutions représentatives. Celles-ci auront un droit d'intervention sur les choix des entreprises. Elles contribueront au respect du principe de responsabilité sociale des entreprises. Les comités d'entreprise disposent d'un pouvoir suspensif en matière de licenciement collectif.

15 - Le Conseil Supérieur de la Magistrature est composé pour moitié de magistrats et pour l'autre moitié de personnalités désignées démocratiquement. Il élit son Président en son sein. Le Président de la République et le Garde des Sceaux n'en sont plus membres.

16 - La puissance publique a l'obligation de contribuer à l'exercice du droit à l'information dans le respect du pluralisme. Il est créé un Conseil Supérieur des Médias, chargé du contrôle de l'application des obligations en la matière.

jeudi 22 mai 2008, a 21:19
22 mai 2008 25000 à Bordeaux pour les retraites
 


Belle manif à Bordeaux contre la réforme des retraites. Pour s'amuser, une fois n'est pas coutume, une petite chanson sur l'air "avec les filles je ne sais pas" de Philippe Lavil.

Comme les taxis bloquons Paris, bloquons Paris Comme les pêcheurs bloquons les ports, bloquons les ports Comme les routiers bloquons les autoroutes Pour SARKOZY c'est la déroute.

L'été arrive et SARKO il le sait Les mauvais coups ils vont bientôt tomber Faut refuser, faut refuser Il faut se révolter

Comme les taxis bloquons Paris, bloquons Paris Les grèves indolores c'est bien fini, c'est bien fini La France ne veux plus de ta politique T'es en CPE, faut que tu gicle

Dehors, dehors les bandits les voyous Dehors, dehors la richesse est à nous C'est dépassé, la pauvreté Il faut tout partager.

jeudi 22 mai 2008, a 21:11
Appel : Contre la spéculation, changeons l'action des banques pour un autre crédit
 

Appel : Contre la spéculation, changeons l'action des banques pour un autre crédit

L es participants à la rencontre du 15 mai 2008 sur « la crise financière, sa portée et les propositions qu'elle exige », militants syndicalistes, associatifs, politiques et élus, appellent les travailleurs et les citoyens à intervenir : Sur les (...)
Suite de l'article

mercredi 21 mai 2008, a 21:26
ON NE BAT PAS EN RETRAITE !
 



Par : Communication
Mis en ligne : 20 mai

79% des Françaises et des Français jugent que la politique du gouvernement n'a rien amélioré. A l'inverse, toutes les « réformes » en cours cassent les acquis construits par les luttes : l'école publique, la sécurité et la protection sociales, l'hôpital, la culture, le code du travail... Pour les retraites comme pour le pouvoir d'achat en général, Nicolas Sarkozy est le président du travailler plus pour gagner moins. Pas question d'attendre encore 4 ans.

C'est pourquoi les communistes soutiennent les mobilisations sociales comme celle du 22 mai et appellent à des réponses politiques à gauche.

Rendez-vous des communistes à 14h15

Retraites : au nom de l'équité ?

Après les quarante annuités d'abord pour les salariés du privé, puis pour ceux du public, après l'attaque des régimes spéciaux, le gouvernement Fillon veut imposer 41 ans de côtisation en 2012 pour prétendre à la retraite à taux plein, 42 ans un peu plus tard. Et pourquoi pas la suppression de toute référence à un âge de départ en retraite comme le revendique le rapport Attali couvert d'éloge par Nicolas Sarkozy et le Medef ?

Travailler plus, pour gagner moins ?

Le plan emploi-séniors est un échec. A peine plus de 50% des 55/59 ans ont un emploi. Aujourd'hui, moins de 50% des salariés « liquidant » leur retraite peuvent partir à taux plein. La majorité doit donc subir une décote de -5% par année manquante. Avec la précarité, particulièrement pour les jeunes et les femmes, cela s'amplifierait. Les propositions gouvernementales de 2008 conduiraient, en 2020, à des pensions équivalentes, en moyenne, à 55% du dernier salaire.

On peut dire non et financer de vraies retraites !

Avec les syndicats, le PCF demande l'augmentation des pensions, le rattrapage du pouvoir d'achat des retraites, le départ à 60 ans et la reconnaissance des départs anticipés pour pénibilité.

L'emploi est au coeur du financement des retraites. Pour cela, il faut un relèvement du taux d'activité, notamment des femmes, des jeunes, des seniors, une politique de développement des salaires et de la formation ainsi que des mesures pour résorber la précarité et pour la reconnaissance des qualifications Oui, l'emploi est au coeur du financement des retraites.

Le Parti communiste propose de revenir sur les exonérations de charges sans contrepartie. Il propose de moduler la part patronale en fonction de la politique d'emploi, de salaire et de formation des entreprises.

Pour garantir le système par répartition, pouvoir partir réellement à 60 ans et avoir de bonnes retraites, de nouveaux financements sont incontournables. Les revenus financiers des entreprises ne contribuent pas au financement de la protection sociale. Il faut les taxer.

Le Parti communiste exige aussi que le gouvernement cesse de couvrir le MEDEF qui bloque les négociations sur le départ anticipé à la retraite pour pénibilité du travail.

Pour changer : des mouvements sociaux et une gauche qui se bat

Pour rompre la logique du MEDEF et de la droite, sur les retraites comme sur d'autres questions, il faut se faire entendre. Et saisir toutes les occasions, par la rue, par les urnes...

Il faut aussi reconstruire une gauche rassemblée qui a des idées, une gauche, en rupture avec le libéralisme et qui se bat , par exemple, , pour donner des droits de regard et de décision aux citoyens et aux salariés sur ce qui les concerne. Une gauche qui choisit de détourner de la spéculation beaucoup d'argent qui alimente aujourd'hui la crise financière. Une gauche qui choisit de le mettre au service du pouvoir d'achat, de l'école, de la formation, du service public, de la santé, de la culture, des retraites.

C'est à cela que le Parti communiste veut être utile.

lundi 19 mai 2008, a 22:17
Hausse du carburant des pêcheurs : La pêche européenne a besoin d'une harmonisation sociale par le haut
 


Lundi 19 Mai 2008 - 18:13

Les pêcheurs sont en colère face à la hausse continue des carburants. Et ils ont raison de l'être. A très court terme, toute la filière française est menacée de disparition. Le prix du pétrole n'en finit pas de monter et cette hausse n'est pas prête de s'arrêter

Hausse du carburant des pêcheurs : La pêche européenne a besoin d'une harmonisation sociale par le haut
Il est temps aujourd'hui de mettre en place une politique basée sur une autre logique, bien différente, et beaucoup plus ambitieuse, que celle qui consiste à équiper les bateaux de moteurs plus économes en gasoil comme le propose le gouvernement.

La hausse vertigineuse du pétrole met à nu le véritable scandale : les pêcheurs sont d'abord victimes du dumping social qui les rend incapables de lutter contre les prix imposés par une concurrence internationale qui économise sur les salaires et les droits de ses salariés. Il est temps d'imposer au niveau européen, une traçabilité de toute la filière pêche en Europe incluant une clause d'harmonisation sociale par le haut. C'est la seule solution à long terme qui garantissent un réel avenir à une filière pêche dans notre pays et une garantie de revenu pour les pêcheurs.

Parti communiste français

lundi 19 mai 2008, a 21:59
Devedjian (UMP) ou la voix de Parisot (MEDEF)
 


Lundi 19 Mai 2008 - 18:25

Aujourd'hui la fin des 35 heures, demain la fin des 39 heures, après demain le retour aux 40 heures puis aux 48 heures. La France de l'UMP c'est le “grand bon en arrière”

Devedjian (UMP) ou la voix de Parisot (MEDEF)

 

Le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian (ancien membre du groupe fasciste “Occident”) a demandé “avec force”, lundi 19 mai, au nom du parti majoritaire le démantèlement des 35 heures. Il a demandé que la durée du travail soit déterminée “par la négociation sociale, entreprise par entreprise“, lors du point de presse hebdomadaire.

La négociation sociale fixerait la durée contractuelle du travail dans chaque entreprise” et “fixerait le régime des heures supplémentaires par rapport à cette durée locale du travail”. Il n'a par ailleurs pas exclu de limiter dans le temps la “durée contractuelle du travail” au sein de chaque entreprise : “la négociation sociale pourrait déterminer une durée du travail dans l'entreprise, peut-être pour une durée déterminée d'ailleurs, pas pour une durée éternelle”.

C'est Laurence Parisot, patronne du MEDEF qui avait émis cette hypothèse.

Nicolas Maury

lundi 19 mai 2008, a 21:35
Les collectifs anti franchises médicales fleurissent
 

lundi 19 mai 2008, a 21:13
L’arnaque Sarkozy : Les salariés paieraient plus des retraites qu’ils ne prendraient pas !
 



Mis en ligne : 19 mai
Sarkozy propose de passer à 41 ans la durée de cotisations pour ouvrir le droit à la retraite. On vit plus vieux, il faudrait donc cotiser plus longtemps. Derrière une apparence bêtement logique, on retrouve cette devise que le gouvernement applique déjà au RSA, financé par une partie de l'argent de la « prime à l'emploi », ou aux franchises médicales : malheur aux pauvres !

Un système de solidarité nationale fondé sur l'effort de reconstruction d'un pays en ruine à la Libération a permis à la France de se redresser puis de rester un pays riche et développé. Alors, pour le pouvoir, s'attaquer à un élément fort du contrat social suppose quelques précautions oratoires. La chose est particulièrement vraie quand, à peine un an après le temps des promesses, revient en boomerang celui d'un profond mécontentement social sur lequel Sarkozy avait surfé et qui n'a jamais disparu depuis le retour de la droite au pouvoir à la faveur de 2002. Désormais dans la chute du Président dans les sondages, les retraités prennent leur part. 50% des retraités touchent une pension inférieure au SMIC ; les salariés ont de plus en plus de mal à atteindre le nombre d'années de cotisations ; l'espérance de vie d'un ouvrier est inférieur à celui d'un cadre. L'aumône qui est faite aux retraités, après le double racket du 1,1% de revalorisation des pensions au 1er janvier et de l'assujetissement d'une partie des personnes âgées dépendantes à des cotisations patronales sur l'emploi d'aide à domicile, est un outrage supplémentaire. La première phrase de la note établie par le ministre du travail sur la question des retraites indique donc toute la contradiction de la situation : « Les Français sont très attachés à leur système de répartition ». C'est bien là tout le problème !

Le mensonge principal du gouvernement est qu'il ne veut pas sauver les retraites par répartition mais bien faire de ce dossier un élément parmi d'autres de son offensive sur les droits des salariés, en activité, au chômage ou à la retraite. Prétendre développer « l'emploi des seniors » en ciblant en premier « les salariés ayant eu une longue carrière et de faibles revenus » est déjà tout un programme de société. Alors que le MEDEF fait durer les négociations sur la pénibilité, c'est précisément aux salariés ayant eu à exercer les travaux les plus durs que l'on va demander de mourir au travail. « Le relèvement progressif des conditions d'âge pour bénéficier d'une dispense de recherche d'emploi » va avoir pour effet immédiat de faire tomber ces salariés âgés sous le couperet des autres mesures que prépare le gouvernement : obligation d'accepter un emploi payé à 70% de son précédent salaire et situé à deux heures de chez soi sous peine d'être radié. Quant au financement, le gouvernement prévoit de le faire peser encore un peu plus sur les cotisations des salariés et sur la branche famille de la Sécu. Bref : « Salariés, payez encore plus des retraites que vous ne prendrez pas ! ».

L'autre mensonge du pouvoir porte sur le chiffrage. A ne retenir que l'enjeu, bien réel, de la part de plus en plus importante des plus de soixante ans dans la population d'ici à 2030, le gouvernement escamote une donnée essentielle : l'évolution des richesses créées qui permettent ou non d'y faire face. Si la part du PIB affecté aux retraites était de 5% en 1960 et de 12% en 2007, elle devrait être de 18% en 2040. Or si les richesses créées ont doublé entre 1960 et 2007 pour atteindre 1500 milliards d'euros, elles devraient encore doubler dans la période à venir pour s'établir à 3000 milliards d'euros en 2040. Toute la question dans cette affaire, comme sur toute la politique de cette majorité de droite, est de savoir si l'on va établir une autre répartition de ces richesses ou bien continuer à faire payer au plus grand nombre le choix que leur écrasante majorité soit accaparée par le tout-financier.On voit bien là, retrospectivement, que l'attaque contre les régimes spéciaux de l'automne était bel et bien le prélude à une nouvelle offensive contre l'ensemble des salariés.

Pour le PCF, il existe une réponse à la question du financement : faire cotiser au même niveau que les salaires les revenus financiers. Cela permettrait de répondre à l'ensemble des besoins et même au-delà. Ensuite, parler de réformes des retraites sans aborder la question de l'emploi est irresponsable. Là encore, les statistiques démontrent l'échec de la politique du gouvernement : un tiers des emplois créés sont précaires, et la chasse aux chômeurs contribuent pour beaucoup à faire disparaître les chômeurs des chiffres sans pour autant les conduire à l'emploi. Il faut au contraire instaurer un système de sécurité de l'emploi et de la formation permettant d'assurer à chacun un emploi en rapport avec ses qualifications et un bon salaire. La réforme des retraites de Sarkozy, dans la droite ligne des précédentes, est une machine infernale qui n'a qu'un objectif : abolir le droit à la retraite.

site du P.C.F

lundi 19 mai 2008, a 04:47
Il y a des pavés qui se perdent
 

AMAD (Le blog de riposte)Il y a des pavés qui se perdent

samedi 17 mai 2008, a 21:41
Les pêcheurs poursuivent le blocus de La Rochelle .
 


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Les pêcheurs poursuivent le blocus de La Rochelle sam. mai 17, 2008 1:14

BORDEAUX (Reuters) - Les patrons-pêcheurs de La Rochelle (Charente-Maritime), en grève depuis mercredi pour protester contre la hausse du prix du gazole, continuent samedi de bloquer les différents sites du port, apprend-on auprès des pêcheurs et du port autonome.

Samedi matin, le Vieux-Port, dans le centre-ville, et le bassin à flot étaient toujours inaccessibles.

S'agissant du port de plaisance des Minimes, le blocage levé vendredi à 18h00 sous la pression des plaisanciers a été rétabli à 07h30 et devrait à nouveau être levé pour la soirée et la nuit à 18h00.

Dans le port de commerce de La Palice, des chalutiers de La Rochelle renforcés par une flottille de huit bateaux venus d'Arcachon (Gironde) occupaient les passes.

Après une rencontre avec l'administrateur des Affaires maritimes samedi matin, les grévistes ont prévu de laisser le passage libre dimanche durant trois heures, comme ce fut le cas vendredi.

Samedi matin, des pêcheurs ont organisé avec quelques véhicules une opération escargot sur le pont reliant l'île de Ré au continent. Vendredi soir, des grévistes avaient improvisé un péage gratuit sur le pont.

Depuis mercredi, les patrons-pêcheurs excédés par la hausse du prix du gazole et par la baisse des prix du poisson à la criée ont entamé un mouvement de grève avec leurs matelots qui refusent de partir en mer, leur salaire indexé sur la pêche n'étant plus assuré.

Le mouvement s'est étendu jeudi à l'île d'Oléron où les pêcheurs, notamment ceux du port de La Cotinière, se sont mis en grève.

Dans la nuit de vendredi à samedi, certains d'entre eux ont mis en place un barrage filtrant dans les deux sens au pied du pont reliant l'île au continent pour empêcher de passer les camions transportant des produits de la mer ne venant pas de l'île.

Le dispositif s'était allégé samedi matin, mais le barrage continuait cependant à fonctionner, selon Nicolas Massé, un pêcheur de La Cotinière.

“Certains mareyeurs de La Cotinière ne font que 30% de leur chiffre d'affaires avec notre pêche et le reste vient de l'importation. Le poisson est cher pour le consommateur mais nous, on nous l'achète à des prix très bas”, a-t-il expliqué.

Claude Canellas

De : reutrs
samedi 17 mai 2008

site BELLACIAO

samedi 17 mai 2008, a 21:21
Préservons notre service public !
 

Déclaration de Marie-hélène Amiable, députée-maire de Bagneux (92) :

104034008.jpg"Les salariés des trois fonctions publiques, d'État, territoriale, hospitalière et leurs syndicats appellent à faire du 15 mai une grande journée de grève et de manifestations partout en France.

Ils entendent répondre aux attaques répétées du gouvernement et du Président de la République contre le service public et ses salariés, telles que les coupes sombres basées sur le non remplacement de fonctionnaires partant à la retraite et aboutissant au démantèlement de services entiers, ou le projet de loi sur la mobilité destiné à accélérer le transfert de salariés vers le privé.

Les conséquences quotidiennes de cette pseudo modernisation du service public sont dramatiques : fermetures de gares, d'écoles, d'hôpitaux, de tribunaux, alors même que la privatisation du secteur de l'énergie a abouti à des hausses considérables de tarifs...A côté des fonctionnaires, c'est l'ensemble des Français et des Françaises qui sont touchés dans leurs droits à accéder à égalité à l'éducation, la santé, la justice.

Il y a quelques mois, je dénonçais aussi l'absence de réponse réelle aux demandes répétées et légitimes de revalorisation du point d'indice entrant dans le calcul du traitement de base des fonctionnaires. Ce manque de reconnaissance aggrave un peu plus la précarité qui les atteint.

Dans l'Éducation nationale, les hostilités menées par le gouvernement sont encore plus fortes : suppressions massives de postes, stigmatisation des enseignants grévistes, nouveaux programmes du primaire rétrogrades... Comme tous ceux qui entendent donner un avenir à une éducation de qualité pour tous, je vous invite à rejoindre la mobilisation nationale du 18 mai.

Ensemble, nos luttes peuvent converger et permettre que l'argent ne soit plus détourné au profit de quelques uns. Je renouvelle mon souhait d'une véritable rénovation et démocratisation du service public, du recrutement de nouveaux agents pour faire face aux besoins, de l'arrêt des privatisations et de la création de nouveaux services publics dans le domaine de l'habitat, de la petite enfance, de l'aide aux personnes âgées, dépendantes et handicapées... Pour être véritablement moderne, notre État doit investir massivement dans tous ces domaines."

samedi 17 mai 2008, a 21:14
Pas touche à nos allocs !
 

Vendredi 16 mai 2008

publié dans : actions militantes


La  "réforme" instaurant une majoration unique des allocations familiales revient à voler, en moyenne, 600 euros à chaque famille.  Les élus et les  militants communistes appellent à la riposte.


Une cinquantaine de militants communistes se sont rassemblés cet après-midi devant la Caisse d'Allocations Familiales d'Arras pour dénoncer un véritable hold-up de 160 millions d'euros sur les familles.

IMG_0159.JPG Reçu  par le directeur de la CAF , en compagnie d' une délégation d'une  douzaine de camarades,
Dominique Watrin s'est ensuite exprimé pour dénoncer ce nouveau coup dur porté aux familles.

Les élus  communistes réfutent l'argument de Matignon qui fait valoir que "l'argent récupéré servira à financer d'autres mesures en faveur des familles" et notamment l'allocation pour garde d'enfants en bas âge, versée aux familles faisant garder leur petit par une assistante matrenelle qui serait majorée de 50 euros.

Pour Dominique Watrin, c'est un mensonge de vouloir faire miroiter une quelconque aide supplémenatire pour la garde de  l'enfan alors que pour la seule année 2006, dans le  cadre des contrats qui lie la CAF aux municipalités pour les équipements d'accueil de la petite enfance, on a supprimé 600 millions d'euros.

Les élus communistes soupçonnent le gouvernement de vouloir transférer ces fonds publics vers des structures privées d'accueil individualisé.
D'autres inquiétudes sont également dans les esprits avec l'éventuelle modulation de l'allocation de rentrée scolaire ou encore la fin de l'école matrenelle...


par Xavier
Vendredi 16 mai 2008

publié dans : Education
Blog P.C.F ARRAS

samedi 17 mai 2008, a 18:46
Sarkozy / Education : Non à la création d'un « service public » contre le droit de grève
 

Sarkozy / Education : Non à la création d'un « service public » contre le droit de grève

Nicolas Sarkozy s'est exprimé pour annoncer « avant l'été » un projet de loi pour un droit à l'accueil des enfants scolarisés.

Alors que la mobilisation a été très forte dans toute la France, pour exiger les moyens d'une école de qualité et contester les 11 800 suppressions de postes dans l'Education nationale. Enseignants, élèves, étudiants et parents, tous aspirent à une école de qualité. Le Président de la République répond par une provocation hors sujet : il attaque le droit de grève.

Suite de l'article

samedi 17 mai 2008, a 18:26
LES VILLES COMMUNISTES OSENT !
 

Samedi 17 Mai 2008 - 12:24

Pour la liberté de vivre dignement : André Gerin Député-Maire PCF de Vénissieux (Rhône - 69) continue son combat contre la pauvreté

Les villes communistes osent
Dans sa lutte contre les saisies moblières, les expulsions locatives et les coupures d'énergies, André Gerin vient de prendre, le 15 mai 2008, 3 nouveaux arrêtés. Ces derniers arrêtés ont notamment été motivés par le rapport annuel 2008 "l'état du mal logement en France" publié par la Fondation Abbé Pierre qui retrace la situation globale de la pauvreté en France.

- Interdiction des saisies mobilières sur le territoire de la commune de Vénissieux
- Interdiction des expulsions locatives sur le territoire de la commune de Vénissieux
- Interdiction des coupures d'eau, d'électricité, de gaz sur le territoire de la commune de Vénissieux
Nicolas Maury

samedi 17 mai 2008, a 18:08
SARKOZY : aucun impôt depuis plus de 12 ans!
 

Samedi 17 Mai 2008 - 12:42

On s'en doutait ! Mais la Direction des Services Fiscaux vient de le confirmer ! Nicolas Sarkozy ne paye plus aucun impôt, malgré les réclamations qui lui sont faites depuis 1995

La France d'après
La France d'après
Alors que depuis son élection ses revenus se décomposent ainsi :
Indemnité mensuelle du Président de la République : 24.874, 55 €
Retraite de député ( à vie ) 9.298,21 €
Retraite de ministre ( à vie et convertible après son décès en rente viagère pour ses héritiers, les petits Sarko sont tranquilles … ) : 8.776, 34 €
Retraite de maire de Neuilly ( à vie ) : 6.241, 92 €
Soit un total mensuel plutôt gentillet de : 49.191,02 € !!!

La misère en somme ! Et quelle somme ! Même si, tout à fait légalement, 30 % de ces revenus ne sont pas imposables , il reste tout de même à notre agité de l'Élysée un revenu imposable mensuel de : 34.435,71 € !!! Sarko ne paye plus aucun impôt, malgré les réclamations qui lui sont faites depuis 1995 !!! Et ce n'est pas tout !

Sarko a déclaré pour l'ISF un patrimoine de 1.576.394 €, juste avant l'élection présidentielle. Or il est propriétaire, outre de trois assurances-vie totalisant 897.654 €, de :
-1 appartement de 340 m² à Neuilly
-3 studios de rapport dans le 6ème
-1 résidence d'été de 11 pièces et 13.000 m² de terrain à côté d'Ajaccio (son intérêt pour la Corse n'est pas …. désintéressé… )
-1 appartement pour les sports d'hiver au dessus de Chamonix ( 120 m² )
-Sans compter quelques jolies collections de tableaux non assujetties à l'I.S.F….

Inutile de valoriser ces babioles ! Le tout ne dépasse sûrement pas 1.576.394 €

VOUS DEVEZ TOUS TOUT SAVOIR !!! Car pour TOUS , il faudra que la justice passe !

Vous qui peinez sous le labeur et les charges, méditez sur le choix d'une autre société plus égalitaire, plus équitable, plus démocratique qui récompenserait à sa juste valeur le fruit du travail des salariés et qui ferait contribuer la France qui empoche, sur toutes les rentrées financières actuellement défiscalisées ou plafonnées. (opérations boursières, actions, stock options, isf, placements défiscalisées divers, etc .)

Assez de la France qui travaille et de la France qui empoche !
Nicolas Maury

vendredi 16 mai 2008, a 21:45
Le dessin de l’Huma .
 

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Dessin de Mima.

voir tous les dessins des jeunes correspondants

vendredi 16 mai 2008, a 21:25
Le FN condamné pour avoir récupéré une photo de Che Guevara
 


Vendredi 16 Mai 2008 - 20:25

Le parti d'extrême-droite devra verser 15.000 euros à la fille du photographe cubain Korda. Le Che Guevara est communiste pas fasciste !

Le FN condamné pour avoir récupéré une photo de Che Guevara

 

Le Front national a été condamné vendredi 16 mai pour avoir utilisé, sans autorisation, la célèbre photo du “Che au béret et à l'étoile”. Le parti d'extrême-droite devra verser 15.000 euros à la fille du photographe cubain Korda, a-t-on appris de source judiciaire.

Depuis 2001, son héritière, Diana Diaz-Lopez, multiplie en effet les procès, avec succès, pour contester l'utilisation abusive de ce cliché, réalisé par Alberto Diaz Guttierez, dit Korda, en 1960. En mars 2004, elle l'avait notamment emporté contre l'organisation Reporters sans Frontières (RSF).

Dans un jugement rendu mardi, la 3e chambre civile du tribunal de grande instance de Paris a estimé que “l'association Front national avait utilisé sans autorisation” la photographie en question, “en la modifiant, en la détournant et en la publiant sur le site internet du FNJ


Le Front national de la jeunesse y avait remplacé le visage du Che par celui du président du FN, Jean-Marie Le Pen. Le tribunal a rappelé que la photo du Che était “protégée pendant 80 ans après le décès de Korda et n'était donc pas tombée dans le domaine public”, comme l'affirmait le FN.

“Opposé aux positions politiques du FN”

En outre, les magistrats ont donné raison à Diana Diaz-Lopez qui avait relevé que son père, resté toute sa vie fidèle à Cuba, était “opposé aux positions politiques du FN”, et que “l'utilisation de cette photographie pour en faire du matériel de propagande politique constituait un dénigrement et aggravait l'atteinte à son droit moral”. Ils ont ainsi condamné l'association Front national à verser 10.000 euros de dommages et intérêts à Diana Diaz-Lopez au titre de son préjudice moral, ainsi que 5.000 euros de frais de justice.

Nicolas Maury

vendredi 16 mai 2008, a 21:14
..et avec les avantages qu'il s'est votés, Darcos pourrait prendre sa retraite (avant qu'on l'y pousse!)
 


vendredi 16 mai 2008, a 20:59
SENAT : groupe communiste ( Non à la casse méthodique des services publics .
 

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Non à la casse méthodique des services publics

Par Jean-Claude Danglot - 15 Mai 2008

Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et messieurs les ministres, Mes chers collègues,

Ma question s'adresse à Monsieur le Premier Ministre. Elle concerne la situation de l'emploi dans notre pays.

Monsieur le Premier Ministre, aujourd'hui des centaines de milliers d'agents des services publics, issus de la fonction publique de l'Etat, hospitalière et territoriale manifestent dans tout le pays pour vous exprimer leur refus de la politique que vous menez et qui vise, de fusion en restructuration, d'externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité à accélérer la casse méthodique des services publics.

La « Révision Générale des Politiques Publiques »-la RGPP- est le dernier outil que vous avez créé pour mener vos opérations de casse de la fonction publique en répondant ainsi parfaitement aux aspirations du MEDEF.

Votre action repose en fait sur un postulat purement idéologique qui considère l'action publique comme une dépense mais jamais comme une source de richesse et de développement.

Plus personne ne peut aujourd'hui contester qu'il manque des milliers d'emplois dans les écoles, les lycées, les collèges, les hôpitaux, les maisons de retraite, dans le secteur social, dans la police, la justice, dans les DDE, les douanes, les Anpe, les Inspections du Travail…

Votre feuille de route est bien définie et Monsieur le premier Ministre l'a clairement résumée le 10 Octobre 2007 : « la réforme de l'Etat supposera que chacun de nous accepte qu'il y ait moins de services, moins de personnel, moins d'Etat sur son territoire ».

L'argument qui consiste à affirmer que moins de dépenses publiques pourrait favoriser l'emploi dans le secteur privé ne tient pas. Dans ma Région, le Nord Pas de Calais sous administré, nous avons perdu 42000 emplois dans l'industrie. Des filières entières qui font la fierté de notre région comme le textile, l'habillement, les équipementiers automobile, la chimie.. ont été durement touchées ou ont disparu. Monsieur le Premier Ministre on en arrive même à proposer 300 euros aux salariés d'une entreprise- STAF à Hénin-Beaumont- pour travailler au Brésil puisque l'entreprise délocalise dans ce pays pour être plus « compétitive ». Ce n'est pas une anecdote c'est aussi cela l'économie réelle que vous défendez au nom du principe de la « concurrence libre et non faussée » et du Pacte de stabilité de l'Europe libérale.

Monsieur le Premier Ministre, ma question sera simple et directe : « Quand allez vous entendre le mécontentement et les propositions que formulent les syndicats de fonctionnaires ? »

Allez vous renoncer à votre plan dit de « Révision Générale des Politiques Publiques » qui prévoit la suppression de 160000 emplois de fonctionnaires de l'Etat en quatre ans ? Allez vous enfin investir pour l'intérêt général en développant les services publics afin de répondre aux attentes légitimes de nos concitoyens au lieu de servir les intérêts d'une minorité de privilégiés ?

vendredi 16 mai 2008, a 19:17
URGENT : Rafle a Montreuil
 

urgent rafle a montreuil rassemblement comissariat tout de suite

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rafle a montreuil

rassemblement comissariat tout de suite

Rafle autour d'un foyer à mairie de montreuil commencée il y a environ une demie heure

Arrestation d'au moins une personne rassemblement de le commissariat tout de suite metro mairie de montreuil

merci de relayer les comités Resf et à tout les réseaux anti rafles formels ou informels

De : non aux rafles
vendredi 16 mai 2008

site BELLACIAO

vendredi 16 mai 2008, a 19:06
LES VILLES COMMUNISTES OSENT !
 

Vendredi 16 Mai 2008 - 18:34

Corinne Dupont, Maire PCF de Mitry-Mory (Seine et Marne - 77), prend un arrêté anti-expulsion

Les villes communistes osent

 

On est encore loin du droit opposable au logement ! Corinne Dupont, Maire PCF de Mitry-Mory, prend de nouveau un arrêté anti-expulsions locatives. Depuis le 15 Mars, les expulsions locatives ont repris, entraînant une véritable discrimination sociale. Le droit de vivre dans la dignité ne peut être réel qu'avec le droit au logement.

Le Préambule de la Constitution de 1946 pose que” La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement… Tout être humain qui, en raison …de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence, ainsi que la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale, publiée au Journal Officiel du 6 mars 2007 , le droit au logement est clairement institué.


Pourtant ce sont des milliers de ménages qui risquent de se retrouver dans la rue, sont d'abord les victimes de la politique gouvernementale de la droite qui réduit le pouvoir d'achat, développe la précarité et le chômage et qui fait flamber le prix des loyers. L'expulsion des familles est inhumaine et indigne d'une société moderne. L'Etat n'est plus présent aujourd'hui pour prévenir les expulsions, les coupures d'eau ou d'énergie, les dérives sociales. Toute l'action gouvernementale vise à ce que l'Etat fuit systématiquement ses missions de solidarité nationale. Nul n'est assuré de ne pas subir un « accident de la vie » : chômage, précarité, maladie… La solution avancée par le gouvernement aujourd'hui est de sortir les classes moyennes du logement social et faire ainsi, de ces parcs d'habitat de vrais ghettos. « Je suis pour un service public du logement, parce qu'aujourd'hui il n'est plus supportable que des personnes se retrouvent à la rue. »

Depuis qu'elle est élue et dans la continuité de ses prédécesseurs, Corinne DUPONT a signé des arrêtés anti-expulsions et coupure d'électricité et de gaz. Ces arrêtés ont toujours été annulés. Pourtant et fidèlement à ses engagements électoraux, Corinne DUPONT signera de nouveau cet arrêté contre ces expulsions.

Nicolas Maury

vendredi 16 mai 2008, a 04:52
Le bouffon de l’Elysée a encore parlé…
 

Le bouffon de l'Elysée a encore parlé…pour insulter lycéens, enseignants et parents !

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Le jeudi 15 mai 2008, 60 % des enseignants étaient en grève, il y avait dans la rue 60 000 manifestants rien qu'à Paris et 300 000 dans toute la France (fonctionnaires, enseignants, lycéens, parents, citoyens).

Cette mobilisation d'ampleur participant de la lutte contre les attaques sans précédent du gouvernement qui voudrait détruire le service public l'éducation et toute la fonction publique de manière générale. Le gouvernement a pris la responsabilité de remettre en cause la réussite scolaire de millions de jeunes simplement pour répondre à ses dogmes libéraux. Le gouvernement a par ailleurs pris la responsabilité de priver de cours, et d'une préparation de qualité aux examens, les milliers de jeunes qui depuis de nombreuses semaines manifestent pour une école de qualité.

Le gouvernement a enfin pris la responsabilité d'exprimer tout son mépris pour les enseignants en annonçant à l'avance une dégradation majeure de leur statut et un refus de toute revalorisation salariale. Les déclarations provocatrices et insultantes qui se multiplient montrant par ailleurs la qualité du dialogue dans lequel s'enferme le gouvernement.

La crise dans l'Education Nationale est donc arrivée à un point critique. L'annonce d'une déclaration du président de la République a donc laissé espérer (quelques minutes) que le chef de l'Etat en prendrait la mesure. Las, Sarkozy a décidé de ne répondre sur aucun point, ni même d'évoquer une possible discussion. Bien au contraire, il a décidé de participer au grand concours d'insultes lancé par son gouvernement à l'égard des manifestants.

Alors que nous réclamons plus de moyens pour, par exemple, assurer les remplacements dans le premier et le second degré, alors que, autre exemple, un préavis de grève a été déposé au moins 5 jours avant la grève du 15 mai 2008 (et que nous sommes dans la mobilisation depuis le mois de novembre 2007 !) afin de permettre au gouvernement d'ouvrir des discussions, Sarkozy a annoncé une loi avant l'été sur le service minimum incluant l'obligation pour les enseignants de se déclarer grévistes 48 h à l'avance ! Il s'agit d'une attaque majeure contre un droit fondamental de la République. Sarkozy réinvente le délit d'opinion et crache au visage de toutes celles et tous ceux qui se battent, chaque jour, dans la rue et dans les classes, pour offrir à tous les jeunes de France une école de la réussite pour tous.

La CGT-Educ'Action académie de Créteil n'accepte pas que les enseignants, jeunes et parents soient ainsi insultés et méprisés. Elle appelle l'ensemble des personnels à mettre en débat la reconduction de la grève dès le 16 mai 2008 là où c'est possible. Elle appelle à participer massivement aux prochains temps forts de la mobilisation (manif nationale le 18 mai, grève interprofessionnelle le 22 mai, manif régionale avec les parents le 24 mai). Nous serons dans la mobilisation jusqu'à ce que le gouvernement recule.

http://cgteduc.creteil.free.fr/uase…

De : CGT Educ'Action Créteil
jeudi 15 mai 2008

jeudi 15 mai 2008, a 22:18
Dessin de Mima.
 

jeudi 15 mai 2008, a 22:09
La Fonction publique se mobilise
 

jeudi 15 mai 2008, a 21:49
Les fachos hors de Nanterre !
 


Jeudi 15 Mai 2008 - 19:35

Le maire PCF de Nanterre, Patrick Jarry, a envoyé aujourd'hui un courrier au propriétaire du bâtiment dans lequel devrait s'installer le Front national (FN), pour lui demander de "renoncer à cette location particulière"

Les fachos hors de Nanterre !
"Au nom de la préservation de l'intérêt général, de celle de l'identité de notre ville et de ses valeurs de partage et de diversité, je vous invite à renoncer à cette location particulière, sachant que ce ne sont pas les entreprises candidates qui font défaut, notamment sur ce périmètre particulièrement attractif car situé dans la proximité de nombreuses zones d'activité", écrit M. Jarry dans ce courrier.

La ligue des droits de l'Homme propose de son côté, dans un courrier envoyé aujourd'hui au maire de Nanterre, "que la rue où (le FN) entend s'installer soit renommée Brahim Bouarram, nom du jeune qui fut jeté à la Seine" par des manifestants issus d'un cortège du Front national le 1er mai 1995.

Depuis l'annonce par le FN, début avril, de son déménagement vers Nanterre après avoir dû vendre son siège historique de Saint-Cloud, municipalité et associations multiplient les actions pour empêcher cette installation. La mairie, des associations et syndicats appelent à une manifestation samedi, avec un départ place des droits de l'Homme, jusqu'au bâtiment que le FN compte louer.
Nicolas Maury

jeudi 15 mai 2008, a 21:31
Communiqué de presse censuré
 


Alors que nous sommes le seul parti politique, sur le littoral Dunkerquois, à avoir pris clairement position pour les salariés du PORT AUTONOME de DUNKERQUE qui s'oppose, avec leurs collègues des autres ports Français, à la privatisation de leurs outils de travail...

 

                      

                  ET...

 

 

 

 ...NOUS CENSURENT

 

Aux ordres de la droite, "La Voix du Nord" et son Cloon hebdomadaire "Le Phare Dunkerquois" (1) tentent de défendre coûte que coûte les orientations libérales d'où qu'elles viennent. 

Face aux  dégats et aux mécontements que cette politique occasionne ils cherchent  à entretenir  le sentiment de fatalité et l'idée qu'on ne pourrait améliorer qu'à la marge la politique menée actuellement. C'est ainsi, pour ce qui concerne le projet de réforme portuaire, que "La Voix du Nord" et "Le Phare Dunkerquois" n'ont publié que les positions de ceux qui soutiennent cette réforme. Le communiqué de presse que nous avons envoyé à ces deux journaux a été tout simplement censuré. Drole de façon de concevoir l'information !

Vous trouverez ci-dessous l'intégralité de ce communiqué

(1) "Le phare Dunkerquois" a été mis en place par la "Voix du Nord" en 2002 pour contrer l'implantation d'un concurrent sur le Littoral Dunkerquois.

jeudi 15 mai 2008, a 21:16
Education nationale : Darcos se transforme en Ministre de la garderie nationale
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 15 mai
Xavier Darcos a déclaré que « les défilés ne changeront rien » et que « le gouvernement poursuivra sa réforme ». Le Ministre agit comme un fossoyeur de l'Education nationale, pour qui la provocation remplace le dialogue.

Les enseignants et les lycéens se mobilisent pour que l'Education nationale dispose de moyens suffisants permettant l'accès de tous à une école de qualité. Pendant ce temps, Xavier Darcos tente de transformer le service public de l'Education en garderie nationale. Cette basse manœuvre vise uniquement à diviser parents et enseignants.

Xavier Darcos n'a qu'un but : défendre une mauvaise réforme d'un gouvernement en déroute. L'objectif de l'Education nationale est de fournir une éducation de qualité à chaque élève. Les enseignants et les lycéens l'ont, eux, bien compris et c'est pour défendre cet objectif fondamental qu'ils se mobilisent aujourd'hui.

Le Parti communiste français apporte tout son soutien aux manifestations d'aujourd'hui, et appelle à une mobilisation la plus large possible.

Parti communiste français

Paris, le 15 mai 2008.

mercredi 14 mai 2008, a 21:20
Vidéo : OGM
 

Vidéo

mercredi 14 mai 2008, a 04:39
Rejet surprise du texte OGM !
 

Invisible.gif Actions des Députés et Sénateurs Communistes

Rejet surprise du texte OGM: revers cinglant pour Sarkozy et sa majorité

Mardi 13 Mai 2008 - 22:52

Le rejet du projet de loi sur les OGM constitue, après toute une série de couacs, un nouveau coup dur pour la majorité, un grand bravo a notre député PCF André Chassaigne responsable de ce camouflet pour l'UMP

revers cinglant pour Sarkozy et sa majorité

 

La motion de procédure PCF a été votée à une seule voix de majorité, signe que les députés UMP n'étaient pas assez nombreux dans l'hémicycle. Le groupe avait pourtant promis, à la mi-journée, d'être “mobilisé” sur le texte. Après ce coup de tonnerre, alors que la gauche exultait, les députés de droite et le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, affichaient une mine déconfite.

Un coup de tonnerre a secoué l'hémicycle juste avant 18H00, alors que les députés votaient, dans une indifférence quasi-générale, sur la question préalable plaidée avec fougue par le député PCF André Chassaigne, à l'occasion de la deuxième lecture de ce texte très controversé.

PS, Verts et PCF ont déposés plus de 800 amendements lors de la 2e lecture du projet de loi sur les OGM. Derrière tout ça c'est ‘le bal des faux-culs'. On renvoie à une réglementation européenne qui n'existe pas encore”, a lâché le député PCF André Chassaigne. Les citoyens peuvent remercier les députés PCF (comme quoi c'est toujours un vote utile !)


La tête des mauvais jours

La tête des mauvais jours

André Chassaigne s'était déjà fait connaître en faisant adopter en première lecture un amendement -salué comme une “victoire” par la gauche et les anti-OGM- stipulant que “les OGM ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées +sans OGM+ et en toute transparence”.

Le député communiste André Chassaigne savoure: «Ce vote est assez exceptionnel. Le gouvernement et la majorité récoltent ce qu'ils ont semé. Ils ont refusé un vote solennel sur ce texte OGM, on s'engageait dans une discussion en sachant qu'ils occulteraient tout débat. Cela démontre que ce texte n'est pas prêt.» La majorité va finir par lui en vouloir, au député Chassaigne: c'était déjà lui qui avait soutenu en première lecture l'amendement 252, adopté en séance de nuit et qui restreignait les cultures OGM. C'est encore lui qui, hier, a défendu la question préalable.

L'annonce du vote de la motion de procédure par 136 voix contre 135 a douché la droite, tandis que les élus de gauche exultaient et applaudissaient durant plusieurs minutes.


Organismes génétiquement modifiés – 2ème lecture :
Question préalable d'André Chassaigne
Député PCF du Puy-de-Dôme

Monsieur le Président, Madame et Monsieur les Ministres, Mes Chers Collègues,

En défendant cette question préalable, je souhaite démontrer que le projet de loi qui nous est soumis en deuxième lecture n'est pas abouti et mérite donc d'être à nouveau débattu par les deux assemblées. Ce texte souffre en effet de graves insuffisances, et ceci malgré les améliorations apportées par notre assemblée en première lecture. De plus, les nouvelles dispositions introduites de manière précipitée par le Sénat suite à l'adoption par notre assemblée de notre amendement 252 souffrent d'un manque de clarté qui implique qu'un examen supplémentaire soit entrepris. Ces deux considérations nous amènent à penser, sur la base de l'article 91 de notre règlement, qu'il n'y a pas lieu de délibérer aujourd'hui et que la discussion de ce texte doit par conséquent être repoussée.

Tout d'abord, ce projet de loi souffre d'importants déséquilibres, inhérents à la philosophie même du gouvernement en matière d'OGM. Le gouvernement prétend ainsi que ce texte encadre le recours aux OGM. Il n'en est rien. Il libéralise au contraire la mise en culture d'OGM dans notre pays et livre l'agriculture à la mainmise des firmes agroindustrielles et semencières qui pourront se construire une véritable machine de guerre. Tout dans ce projet de loi porte en effet la marque de l'agrobusiness, lui laissant le champ libre pour régenter le monde paysan, tandis qu'aucun réel moyen de contrôle démocratique n'est en fait créé pour contrebalancer son influence.

Ainsi, pour prendre l'exemple le plus frappant, l'ensemble de la responsabilité pour une éventuelle contamination de cultures conventionnelles par des OGM repose sur le producteur, tandis que les semenciers et distributeurs mettant sur le marché des organismes génétiquement modifiés se voient totalement dédouanés. Le rejet de notre amendement visant à ce que les distributeurs fournissant les semences, les détenteurs d'autorisation de mise sur le marché et les importateurs d'OGM payent une redevance assise sur leur chiffre d'affaires pour financer les dépistages réalisés par les agriculteurs sur leurs récoltes témoigne de la consécration d'une véritable irresponsabilité des grands groupes agroalimentaires.

La configuration même donnée au Haut conseil des biotechnologies montre de manière très précise la façon dont l'ensemble du système mis en place est d'emblée placé dans la dépendance de ces firmes. Nos assemblées ont ainsi refusé que le Haut conseil dispose des moyens humains et financiers propres à garantir son indépendance dans sa mission d'expertise scientifique pluridisciplinaire. De même, il a été refusé qu'il ait prioritairement et essentiellement recours aux organismes de recherche publique pour opérer les évaluations. Bref, tout ou partie de l'évaluation pourra être déléguée aux firmes privées, perpétuant la situation actuelle où la recherche publique est littéralement sacrifiée, tandis que prédomine une recherche privée toute entière dédiée à un impératif de rentabilité. Et de forts doutes se font jour sur la capacité du Haut conseil à contrôler le respect du cahier des charges par l'organisme extérieur désigné pour effectuer l'évaluation.

De même, la désignation des membres du Haut conseil témoigne d'une grande opacité. Certes, notre proposition a été adoptée suivant laquelle un appel à candidatures est notamment effectué auprès des organismes publics de recherche français pour désigner les membres du comité scientifique. Il faut se féliciter de l'adoption d'un tel principe de transparence. Mais l'on peut toujours craindre que la nomination au Haut conseil sera issue de petits arrangements avec les lobbies de l'industrie agroalimentaire, puisque nos propositions assurant l'absence de conflits d'intérêts avec le privé ont été quant à elles écartées. Ainsi, a été repoussé un de nos amendements qui prévoyait que les membres du Haut conseil attestent sur l'honneur n'avoir eu, durant les cinq années précédant leur nomination, aucun lien professionnel ni financier avec un organisme privé producteur, commercialisateur ou utilisateur d'OGM. Ce rejet est déjà un aveu !

La question des essais en plein champ témoigne de la même manière de la mainmise programmée de l'agroindustrie sur la recherche agricole. J'ai proposé que ne puissent être autorisées, et de manière exceptionnelle, que les seules disséminations volontaires émanant d'instituts de recherche publics et visant à évaluer la réalité du risque sur l'environnement, notamment en matière de contamination de parcelles avoisinantes et d'incidence sur le milieu naturel. Ces essais auraient été accompagnés d'un protocole d'expérimentation extrêmement strict pour contenir les éventuels flux de gènes et neutraliser toute conséquence négative sur l'environnement. Or, ici encore, le rejet de cet amendement montre que le gouvernement entend généraliser les essais en plein champ des firmes internationales dans un objectif unique de rentabilité pour leurs actionnaires.

Or, cette domination organisée des grands groupes s'accompagne de l'absence de véritables contrepouvoirs démocratiques issus de la population et des producteurs.

Le projet de loi adopté par notre Assemblée puis le Sénat donne en premier lieu la primauté aux conclusions d'un comité scientifique dont l'indépendance, nous venons de le voir, est loin d'être garantie. Ainsi, dans le cadre des demandes d'autorisation en matière de dissémination volontaire, le comité économique, éthique et social sera réduit à formuler de simples recommandations. C'est la conclusion des seuls « experts » qui prédominera. Et même si nous nous réjouissons que notre proposition d'une réunion plénière entre les deux comités a été adoptée, cette réunion ne formulera pas elle-même un avis qui eût été le fruit de l'ensemble du travail des deux comités. Là encore, la position de l'intergroupe OGM du « Grenelle de l'environnement » n'a pas été respectée puisqu'elle visait à faire émerger des positions communes et partagées prenant en compte à la fois une analyse scientifique des risques mais aussi une analyse des intérêts sociétaux. La question de l'utilité même des OGM, portée par le comité économique, éthique et social, ne sera donc prise en compte que de manière secondaire. Mais pourquoi s'embarrasser d'un tel avis quand le capital et l'agro-industrie fixent eux-mêmes les objectifs ?

Cet amoindrissement du rôle de la société civile est renforcé par les lacunes dans la composition même du comité économique, éthique et social. Ainsi, le but affiché de ce comité est d'associer l'ensemble des acteurs sociaux concernés par les biotechnologies. Et les agriculteurs, dans leur diversité, devraient y avoir une large place car c'est leur système de production lui-même qui peut être bouleversé par la mise en culture d'OGM. La production agricole dépend en effet de structures de production qui font référence à des cahiers des charges diversifiés. Il était donc indispensable de prévoir une représentation qui prévoit la participation des syndicats agricoles représentatifs, mais aussi de l'ensemble des secteurs ayant des modes de production spécifiques sous signe officiel de qualité, ainsi que les apiculteurs. Or, cet amendement a été rejeté. Décidément, tandis que les grands groupes sont choyés, les petits et moyens producteurs sont délibérément laissés de côté !

La question de la saisine du Haut conseil souffre du même déséquilibre démocratique. Certes, comme nous l'avions proposé, le Haut conseil pourra être saisi par l'intermédiaire d'un député ou d'un sénateur et l'on peut se féliciter de cette avancée. Mais il aurait fallu aller plus loin en élargissant la saisine à l'ensemble des citoyens, comme le proposait à l'unanimité l'intergroupe OGM du « Grenelle de l'environnement ». L'exigence d'une « autorité indépendante, transparente et citoyenne » aurait dû être réaffirmée en ouvrant la possibilité à toute personne, quel que soit son statut juridique, de saisir le Haut conseil de toute question intéressant son domaine de compétence. Or, ce refus d'élargissement est en réalité… une régression par rapport à la Commission du génie biomoléculaire qui pouvait, quant à elle, être consultée « par toute personne intéressée, publique ou privée ».

Mais je voudrais maintenant en venir à notre position sur le seul ajout du Sénat en deuxième lecture, à savoir deux phrases raccrochées à notre amendement 252. Mais pour cela, il est très important que je revienne sur les implications mêmes de cet amendement.

L'amendement adopté à mon initiative en première lecture vise à garantir, cela a été assez répété, le respect des structures agricoles et des écosystèmes locaux, ainsi que les filières de production et commerciales sans OGM.

Par structures agricoles, on entend généralement les caractéristiques de l'implantation des exploitations agricoles sur les territoires. Ainsi, les structures agricoles de la Beauce ne sont pas les mêmes que celles qui marquent l'espace rural auvergnat. Une région de monoculture est évidemment à distinguer d'espaces de polyculture et d'élevage. En effet, l'implantation de cultures OGM peut littéralement démembrer des parcellaires subtilement agencés. L'introduction de monocultures très homogènes et étendues, lesquelles caractérisent le plus souvent les cultures d'OGM, risque en effet de déstructurer des découpages très fins, façonnés par des techniques agricoles parfois millénaires. Ce sont alors les identités de régions entières qui peuvent être atteintes, avec comme conséquence la disparition de spécialités culturales, ainsi que des savoir-faire paysans qui les accompagnent. Car, comme s'est exclamé en première lecture notre collègue socialiste Philippe Martin « ce ne sont pas les éleveurs de poulets du Gers, les producteurs de foie gras du Périgord ou de jambon de Lacaune qui demandent à utiliser des OGM ! »

D'autre part, notre amendement vise les écosystèmes locaux, à savoir cet équilibre subtil entre d'une part la roche, les sols, le climat, et d'autre part le vivant, les organismes et microorganismes. Dans des écosystèmes tels que par exemple les causses du Massif Central, des espèces vivent en harmonie, en lien d'ailleurs avec les structures agricoles particulières que j'ai déjà mentionnées. Or, ici encore, la mise en culture d'OGM peut entraîner de grands bouleversements, à la fois en étendant des zones agricoles qui pourraient empiéter sur les espaces naturels, et à la fois par une pollution génétique vers des espèces sauvages qui remettrait en cause leur existence même. C'est alors la biodiversité qui serait atteinte, à une époque où celle-ci souffre déjà de tant de pollutions, ainsi que de l'artificialisation des sols.

Enfin, notre amendement vise les filières de production et commerciales « sans OGM ». Il s'agit là de productions agricoles spécifiques, traçables et identifiables telles que les emblématiques appellations AOC, Label Rouge, Agriculture Biologique, ainsi que les labels européens. Il s'agit également des filières de vente, qui concernent les labels les plus connus mais aussi des filières de qualité créées par des acteurs privés comme la grande distribution. Notre amendement consiste ici à inciter à la protection d'une pratique déjà répandue qui prévoit dans les cahiers des charges que le produit concerné est sans OGM mais aussi par exemple que les animaux ont été nourris avec des aliments ou compléments alimentaires sans OGM.

Je prendrai l'exemple d'un fromage de ma région, le Saint-Nectaire. Le cahier des charges stipule déjà, je cite, que, « les graines de céréales et leurs sous-produits, les graines entières protéagineuses et oléo-protéagineuses et leurs sous-produits, les racines, tubercules et leurs sous-produits devront être issus de cultures non-OGM et garantis comme tels. » A une époque où 85% des importations d'aliments pour animaux d'élevage sont des végétaux transgéniques d'Amérique latine et d'ailleurs, cette stipulation du cahier des charges est essentielle. Elle promeut en effet des circuits courts d'alimentation du bétail à partir de fourrages issus de la région même de production du fromage. Elle participe ainsi à la souveraineté alimentaire de notre pays. Il est précisé dans ce cahier des charges que les cultures non-OGM sont « garanties comme telles ». Cette précision est importante. Les fourrages concernés devront être exempts d'OGM, même de manière accidentelle, ce qui pose la question de la coexistence. Si l'on veut que le label AOC soit maintenu, les parcelles avoisinantes devront par conséquent être également non-OGM car on connaît la dissémination de pollens vers les cultures proches. Pour faire respecter le cahier des charges du Saint-Nectaire, il sera donc sans doute nécessaire que les territoires dans leur entier où ce fromage est produit, et pas seulement les propriétés des adhérents à l'AOC, soient exempts de telles cultures ainsi que les zones contiguës, à savoir au total une bonne centaine de communes du Puy-de-Dôme et du Cantal.

Bref, au travers de l'appel au respect de la diversité de nos milieux naturels, du savoir-faire paysan, de notre patrimoine agricole et culturel, cet amendement porte en germe un modèle agricole tout simplement incompatible avec celui que les libéraux de l'OMC et de l'Union européenne veulent imposer à la planète : une agriculture industrialisée, standardisée, américanisée, mettant le monde paysan en coupe réglée au bénéfice des intérêts mercantiles d'un petit nombre ; une économie productiviste ignorant que les attaques contre l'exploitation familiale et les structures sociales du monde rural fragilisent autant les écosystèmes que les hommes, l'environnement que la qualité de vie rurale.

Pour autant, notre amendement n'exclut pas mécaniquement l'ensemble du territoire français de la culture d'OGM, contrairement à ce qui a pu être affirmé ici et là, parfois par excès d'enthousiasme, ou a contrario par volonté d'en préparer l'éviction du texte. Il aurait fallu pour cela préciser explicitement que tous les produits répondant à une appellation AOC ou Label Rouge excluaient à quelque niveau que ce soit l'utilisation d'OGM. J'aurais soutenu pour ma part une telle disposition, mais ne faisons pas dire à cet amendement ce qu'il ne dit pas. Pour les structures agricoles et les écosystèmes locaux, il est bien évident qu'une prise en compte systématique entraînerait une exclusion générale. En effet, le territoire national dans son entier est bien évidemment composé de structures agricoles et d'écosystèmes locaux ! Il est cependant tout à fait possible d'exclure certaines zones particulières de la culture d'OGM sur des critères à définir. Je rappellerai ainsi, à ce titre, que la Directive Habitats de 1992 spécifiait déjà dans son annexe 1 divers « espaces naturels » particuliers à préserver. Donc, ce travail de recensement a déjà été largement entrepris au niveau européen et peut servir de base à une exclusion de la culture d'OGM de certains territoires. Les gouvernements futurs pourront donc s'appuyer sur le principe énoncé dans notre amendement pour établir une législation plus précise.

Si notre amendement a un mérite, c'est plutôt celui d'ouvrir la voie à l'exclusion des OGM de certains territoires, mais ceci à condition qu'il soit, dans l'avenir, interprété comme il convient.

Dans son principe, il peut ainsi jouer en premier lieu un rôle d'orientation pour le Haut conseil des biotechnologies lui-même. Car celui-ci devra nécessairement s'appuyer dans ses avis sur l'article premier du projet de loi qui l'institue. Lorsque le Haut conseil rendra ses conclusions sur l'autorisation ou non de mises en culture d'OGM espèce par espèce, il devra ainsi prendre en compte l'implantation de ces espèces sur le parcellaire existant et les filières de production. L'avis rendu n'est pas seulement en effet un simple avis scientifique indépendant de toute réflexion sur le contexte écologique et économique. Suite à l'adoption d'un amendement en première lecture, et malgré des faiblesses que j'ai déjà évoquées, le collège économique, éthique et social rendra certes ses propres recommandations mais interpellera aussi le collège scientifique en réunion plénière pour interroger sur l'utilité même des OGM, et ceci en fonction de l'environnement naturel et agricole où ils vont s'insérer. L'exigence du respect des structures agricoles et des écosystèmes locaux, comme des filières de production, devra alors guider la réflexion des deux collèges.

D'autre part, les différentes juridictions, en particulier administratives, pourront s'appuyer sur ce principe pour interdire la mise en culture des OGM dans certaines zones et pour certaines filières. Car un simple principe n'en a pas moins une force juridique. Je rappelle ainsi que le fameux principe de précaution a joué ce rôle dès 1998 en amenant le Conseil d'Etat à annuler sur son fondement une autorisation de mise en culture d'OGM, alors même qu'aucune législation ne l'y autorisait expressément. Dans la même logique, ce que j'appellerai le « principe de protection territoriale » que nous avons adopté avec l'amendement 252 peut jouer ce même rôle.

Enfin, comme je l'ai dit précédemment, ce nouveau principe donnera également une base juridique pour que les cahiers des charges de produits AOC et autres labels étendent l'absence d'OGM à certaines zones et filières. Et en cela, il constitue un encouragement important pour assurer une alimentation de qualité et le maintien de l'agriculture paysanne.

Bien que modéré comme je viens de le montrer, l'amendement 252 a pourtant suscité une opposition farouche du Premier Ministre. Monsieur François Fillon a ainsi déclaré juste après son adoption que cet amendement, je cite, « n'aurait pas dû être voté » et qu'il « s'engageait » à ce qu'il soit « supprimé » en deuxième lecture, désavouant ainsi la position de sagesse de la secrétaire d'Etat à l'écologie. Or, si Mme Kosciusko-Morizet a été blâmée et punie, c'est pour avoir permis l'ouverture d'un débat responsable et contradictoire qui a fait jusqu'à maintenant défaut sur la problématique des OGM, comme d'ailleurs sur le modèle agricole dont la France a besoin. L'exécutif était donc tenté de revenir sur une décision prise, en dictant purement et simplement aux représentants du peuple les décisions souveraines qu'ils allaient prendre. Les sénateurs étaient ainsi appelés par le chef du gouvernement à supprimer cet amendement.

Mais l'amendement rendu public a très vite suscité une adhésion massive de l'opinion publique. Rappelons que la pétition électronique en sa faveur a jusqu'à présent reçu le soutien de plus de 40000 personnes et qu'une très large majorité de nos concitoyens ont appuyé la position de la secrétaire d'Etat à l'écologie dans sa courageuse prise de position. Aussi, sous la pression de l'opinion et après arbitrage du président de la République, le Sénat a décidé en définitive de ne pas revenir sur notre formulation, tout en y accolant deux nouvelles phrases.

Mais quel est le sens véritable de l'amendement du Sénat ? Aussi nous faut-il aujourd'hui éclaircir ce point :
- En le maintenant, s'agit-il d'une simple concession pour donner des gages à une opinion qui a montré son opposition aux OGM ?
- En le complétant, s'agit-il de le neutraliser, de le siphonner en le vidant de son contenu ?

La première phrase ajoutée par le Sénat dispose que « la définition du “sans organismes génétiquement modifiés” se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire ». Or, cette définition communautaire n'existe pas. Seul un seuil d'étiquetage de 0,9% est défini au niveau européen par la directive 2001/18 en cas de présence fortuite et inévitable d'OGM. Quelle utilité dans ce cas de se référer à la réglementation européenne ? Aucune. Rien n'empêche en effet les Etats de définir le « sans OGM » sans pour autant annoncer que l'Europe aurait compétence à l'établir ! D'ailleurs, les ministres de l'environnement, lors des conseils de l'Union européenne des 18 décembre 2006 et 20 février 2007, ont validé les moratoires de l'Autriche et de la Hongrie sur la culture d'OGM sur la base de leurs propres définitions du « sans OGM ». Et ils l'ont validé précisément sur le critère du respect des différentes structures agricoles et des caractéristiques écologiques régionales au sein de l'Union. L'Europe n'est en rien une entité fédérale dans laquelle les attributions des Etats seraient déterminées de manière limitative. Cette nouvelle phrase est donc tout bonnement une tromperie et donc inutile. Elle a la même valeur qu'un couteau sans lame auquel on enlèverait le manche !

Comment interpréter ensuite la seconde phrase introduite par le Sénat et qui dispose que « dans l'attente d'une définition au niveau européen, le seuil correspondant sera fixé par voie réglementaire, sur avis du Haut conseil des biotechnologies, espèce par espèce » ? Pour la première fois, la France prévoirait ainsi par cette disposition de fixer un seuil du « sans OGM ». L'article 2 prévoit certes que l'autorité administrative autorise la mise en culture des OGM après avis du Haut conseil des biotechnologies. Mais la définition de ce qui constitue un OGM n'est pas formulée. Tous les amendements présentés en première lecture pour en donner une définition ont été repoussés. Désormais donc, avec cette nouvelle disposition du Sénat, l'autorité administrative pourra définir le « sans OGM », ce qui permettra de circonscrire le champ d'application de la procédure d'autorisation visée à l'article 2.

Dans mon interprétation, j'hésite donc entre l'image de l'arroseur arrosé et celle du coup de canif, avec lame et manche, dans le texte initial…

En effet, si la disposition était adoptée s'ouvrirait alors un intéressant débat sur le seuil à retenir. Soit le seuil de détectabilité est alors adopté, ce qui serait scientifiquement cohérent et ne ferait que décrire la réalité, confirmant la définition donnée par la DGCCRF. Soit un autre seuil serait retenu, comme les fameux 0,9%, mais sous peine de connaître une situation absurde où des produits « sans OGM » comprendraient dans les faits des OGM ! Une définition précise permettra en tout cas aux juridictions administratives et aux rédacteurs des cahiers des charges d'AOC et autres appellations d'obtenir l'interdiction les OGM sur leur territoire en se basant de notre principe de respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières non OGM. En cela, l'ajout du Sénat pourrait s'inscrire dans la continuité de notre amendement et permettre la mise en oeuvre de ce que j'appelle le « principe de protection territoriale ».

Si cette interprétation était la bonne, je considère donc que nous aurions gagné sur ce point. Mais la précipitation avec laquelle le Président de la République a imposé cette formule sous la pression de l'opinion et contre l'avis du Premier Ministre impose la prudence. Quelles sont les intentions de la majorité ? La volonté est-elle de répéter dans d'autres termes les attributions déjà énoncées ailleurs dans le projet de loi ou est-ce réellement novateur ? Ou est-ce une simple disposition de façade qui ne sera jamais appliquée comme tant d'autres dispositions ? Et dans quelles conditions celle-ci sera appliquée ? Si le seuil de 0,9% était retenu, il s'agirait d'une tromperie vis-à-vis des Français. Or, on peut le craindre puisque déjà l'article 5 du projet de loi prévoit que la victime d'une pollution génétique ne pourra prétendre à un dédommagement que si sa production est contaminée au-delà de ce seuil d'étiquetage des produits alimentaires, à savoir les fameux 0,9%. Cela laisse entendre que ce seuil serait aussi celui de la coexistence entre les espèces OGM et les espèces non OGM. C'est pourquoi il eût mieux valu inscrire directement dans la loi la définition stricte du « sans OGM » pour lever toutes les ambiguïtés.

Je pose donc ici solennellement la question à Monsieur le rapporteur et aux Ministres sur la réalité de leurs engagements. S'agit-il une nouvelle fois d'un tour de passe-passe oratoire destiné à jeter la confusion dans l'esprit de nos concitoyens ? Monsieur le Rapporteur a annoncé que le Parlement serait associé à la définition réglementaire du « sans OGM » : mais sous quelle forme ? Les députés communistes et républicains proposeront donc un amendement de suppression des deux phrases ajoutées puisque la clarté n'est pas faite sur cette promesse de la nécessaire définition du « sans OGM ».

Pour l'heure et c'est la raison d'être de cette question préalable, nous proposons que le projet de loi soit rediscuté au regard du déséquilibre du texte dans son ensemble, mais compte tenu aussi de l'absence d'analyse précise sur les conséquences de ces nouvelles dispositions introduites à la va vite par le Sénat. Il est en effet nécessaire d'approfondir cette question épineuse pour que les parlementaires comme les Français dans leur ensemble soient éclairés sur les implications de telles mesures.

Nicolas Maury

mardi 13 mai 2008, a 21:24
Le projet de loi OGM est rejeté !
 

mardi 13 mai 2008, a 21:09
Darcos / Sarkozy : l’école du mensonge !
 

Tract : Darcos / Sarkozy : l'école du mensonge !

Par : Communication
Mis en ligne : 15 mai
Depuis de nombreuses semaines, les enseignants, les élèves et les parents s'opposent au plan d'austérité éducative imposé par le gouvernement. Le PCF apporte tout son soutien à celles et ceux qui manifestent aujourd'hui leur colère partout en France contre cette politique qui multiplie les attaques contre le service public de l'éducation nationale et aggravera les inégalités.


- toujours moins d'enseignants : prés de 100.000 postes supprimés depuis 2002, 12.000 cette année et d'autres en perspective ;

- des programmes aux rabais : lire, écrire, compter, et obéir..., devient la norme de ceux qui veulent former une main d'oeuvre d'exécutants ;

- une privatisation rampante de notre système éducatif : casse de la carte scolaire, concurrence entre les établissements, encouragements aux officines privées de soutien qui prospèrent sur l'échec scolaire...

Une politique rétrograde que le gouvernement justifie par des arguments en trompe l'oeil en cultivant des idées fausses.

- Les effectifs baisseraient, justifiant les suppressions de postes ? Faux ! Le boom démographique des années 2.000 devrait au contraire conduire à renforcer le nombre de postes.

- Le niveau des élèves serait en baisse ? Faux ! C'est un vieil argument, utilisé dès les années 60 pour s'opposer à la démocratisation. Avec l'explosion des savoirs, notamment scientifiques et techniques, c'est plutôt le contraire sachant qu'il est nécessairement difficile de comparer le niveau des 10% de bacheliers il y a 50 ans avec les 65% d'aujourd'hui.

- Certains élèves ne sont pas faits pour les études ? Faux ! C'est l'argument type de ceux qui veulent renoncer à lutter contre l'échec scolaire. Tout le monde peut apprendre. Même si l'école ne peut pas tout, son rôle est plus que jamais d'être un outil d'émancipation sociale.

- La France n'a plus les moyens de se payer un système éducatif de qualité pour tous ? Faux ! Notre pays n'a jamais été aussi riche : les profits des seules entreprises du CAC 40 cette année représentent le double du budget de l'éducation nationale. Il a donc les moyens de garantir son avenir en investissant massivement dans l'éducation.

Les moyens d'un système éducatif du XXIème siècle existent : il faut s'attaquer aux profits du grand patronat et de la finance. C'est possible en s'unissant, personnels, parents, élus, lycéens et étudiants. Lançons la riposte avec des contre-projets pour l'avenir de l'école, en prouvant que d'autres choix sont possibles.

site du P.C.F

mardi 13 mai 2008, a 04:52
JEUDI 15 MAI : GREVE ET MANIFESTATION .
 

Lundi 12 mai 2008

publié dans : actions militantes


Jeudi 15 mai 2008

Journée nationale

de grève et manifestations

Pour la défense des services publics

et contre la casse du service public d'éducation

Lycéens, enseignants, parents
Tous ensemble manifestons
à Arras RDV 10 heures
place de la gare SNCF

Manifestation unitaire régionale à Lille 14h30 porte de Paris

Intersyndicale Arrageoise : FSU – Solidaires SUD - CGT
Blog P.C.F ARRAS

mardi 13 mai 2008, a 04:36
EDF: la Commission européenne exige le démantèlement
 

L'Union Européenne demande la privatisation d'EDF, c'est Bruxelles qui fixe l'avenir de l'électricité française avec la complicité des politiciens qui nous vendent leurs UE des capitalistes (UMP comme PS)

EDF: la Commission européenne exige le démantèlement
La Commission Européenne s'apprête à exiger, et à obtenir, la séparation de la production électrique et des réseaux de transport d'électricité. EDF devra alors descendre à moins de 50 % dans le capital du Réseau de transport d'électricité (RTE).

Nicolas Sarkozy, qui ne souhaite pas que la présidence française de l'Union européenne soit « polluée » par ce dossier, ne s'opposera pas à cette décision qui devrait être soumise au Parlement européen les 18 et 19 juin 2008.

Ce qu'elle oublie de dire c'est que la séparation des réseaux en Espagne c'est traduit par un black out en Espagne ( Barcelone) et que la séparation des réseaux n'a jamais apporté de concurrence dans l'électricité. Nous avons devant nous des dogmatiques. Quand aurons nous le courage, via un gouvernement, de s'opposer devant une telle idiotie ?
Nicolas Maury

samedi 10 mai 2008, a 21:40
Le passé esclavagiste de la France sort de l’oubli
 

jeudi 08 mai 2008, a 23:05
Un référendum illégal pour déstabiliser Evo Morales et la politique de réformes populaires
 

Bolivie : Communiqué du Parti Communiste Français

Un référendum illégal pour déstabiliser Evo Morales et la politique de réformes populaires
En Bolivie, le référendum organisé et poussé par la droite et les grands propriétaires terriens de l'Etat de Santa Cruz constitue un véritable coup de force institutionnel et une provocation qui vise à déstabiliser le gouvernement d' Evo Morales pour pouvoir empêcher la poursuite des réformes progressistes. Les organisateurs de ce référendum ont refusé l'appel au dialogue réitéré par Evo Morales et appuyé par de nombreux Etats et organisations internationales latino-américaines.

L'Organisation des Etats américains (OEA), les pays membres de la Communauté andine des Nations (CAN) ont refusé de cautionner un référendum illégal qui s'est traduit par de vives tensions et des violences qui ont fait un mort et plus de 20 blessés.

Le Parti communiste français réaffirme sa solidarité avec l'ensemble des forces progressistes boliviennes autour d'Evo Morales et de sa politique de réformes sociales démocratiques.

jeudi 08 mai 2008, a 22:47
Pierre Charon est de retour à l’Elysée : merci Carla !
 

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« S'il y en a un qui a réussi son parachutage à l'Élysée, c'est bien Pierre Charon, sarkozyste historique, banni du premier cercle par Cécilia (qui le trouvait trop intriguant), avant de revenir triomphalement dans les bagages de Carla Bruni. Trait d'union de Sarko avec les milieux du showbiz et des médias, maniant avec facilité l'info et l'intox, il est, avec Carla Bruni et ses amis, comme un poisson dans l'eau.

Question com', Carla Bruni ne jure que par lui et renvoie toutes les demandes de rendez-vous et d'interview à ce nouveau conseiller élyséen, qu'elle a rencontré dans sa période showbiz. « Vous voulez me voir ? Passez par Pierre », serine-t-elle.

Charon ne figure pas dans l'organigramme officiel de la présidence de la République : membre du Conseil économique et social et élu de Paris, il ne peut juridiquement cumuler toutes les fonctions. Il dispose toutefois d'un bureau au Château, juste à côté de sa protectrice « Carlita », et d'un strapontin à la réunion quotidienne de 8h30, celle qui réunit les douze conseillers les plus influents autour de Sarko Ier. C'est dans cette enceinte que la plupart des grandes décisions se prennent. Un spectaculaire retour en grâce pour celui qui était tricard il y encore quelques semaines !

Longtemps frustré des petits à-côtés du pouvoir, l'ancien balladurien Pierre Charon n'a pas hésité à pousser son avantage en réclamant quelques gratifications supplémentaires.

D'abord l'octroi d'une Velsatis avec chauffeur et gyrophare (vanité, quand tu nous tiens…). Ensuite la possibilité de faire appel ponctuellement à un maître d'hôtel pour son usage personnel à l'Élysée. Avantages accordés. Mais quelques dents se sont mises à grincer parmi les amis de Sarko…

A côté de Pierre Charon, l'ex-courtisan Georges-Marc Benamou passerait presque pour un enfant de choeur. On ne peut décidément rien refuser au nouvel ami de Carlita… »

puce.gifhttp://www.bakchich.info/article3366.html

Site BELLACIAO

De : Bakchich.info
jeudi 8 mai 2008

jeudi 08 mai 2008, a 22:30
Bling, bling, flop, flop …
 

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De Slovar

Jusqu'au dernier moment, ils l'ont espéré. Las, un an après son accession à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy n'a pas répondu à l'invite de l'UMP qui le conviait dans la très symbolique salle Gaveau, dans le 8e arrondissement de Paris, pour souffler sa première bougie. C'est à 19 heures que Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, met fin au suspens, annonçant la mauvaise nouvelle aux 2 000 nouveaux adhérents qui se massent dans la salle depuis 16 h 30 : “Mes chers amis, Nicolas Sarkozy vient de me faire savoir qu'il ne viendra pas. Il vous remercie chaleureusement et il va écrire à chacun d'entre vous.”

En cette soirée anniversaire, François Fillon a aussi cherché à faire taire les rumeurs faisant état de ses difficultés relationnelles avec le président. “Mes amis, je suis fier de servir le président de la République”, a-t-il assuré. “Je suis fier d'être là pour redresser la France

Une visite sur le terrain dans le Gard suivie d'un dîner à l'Elysée avec les ministres et leurs conjoints : le premier anniversaire de la présidence de Nicolas Sarkozy, assombrie par de mauvais sondages et une situation économique morose, s'est déroulée mardi sans faste particulier.

Site BELLACIAO
puce.gifLire la suite -

jeudi 08 mai 2008, a 22:13
Comment se foutre de notre tête ?
 

 

 

Demandez à Nicolas Sarkozy ou aux représentant locaux de l'UMP Comment se foutre de notre tête ?

 

+ 1,1% c'est le montant de l'augmentation des retraites en janvier dernier
+ 0,8% c'est le “cadeau” annoncé par Nicolas Sarkozy aux retraités à partir du 1er septembre
+ 2,8% c'est le taux d'inflation prévu
Cherchez l'erreur…

par Xavier

 

 

Mardi 6 mai 2008

publié dans : vie de la section

Blog P.C.F ARRAS

jeudi 08 mai 2008, a 21:54
8 mai 1945
 

L'image “http://www.confidentiel.net/IMG/jpg/armee_rouge.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Les combats de la Seconde Guerre mondiale sur le front européen cessèrent officiellement le 8 mai 1945 à 23:01 (CET), heure d'Europe centrale, en application de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie signée à Reims

A partir de la bataille de Stalingrad (2 fevrier 1943), les armées allemandes subissent défaite sur défaite et reculent sur tous les fronts.

Dans la conscience collective des jeunes générations, une vision mythique, mais largement inexacte, concernant le rôle des Etats-Unis dans la victoire sur l'Allemagne nazie est fermement implanté. L'image véhiculée par les innombrables reportages, interviews d'anciens combattants américains, films et documentaires sur le 6 juin, est celle d'un tournant décisif de la guerre. Or, tous les historiens vous le diront : le Reich n'a pas été vaincu sur les plages de Normandie mais bien dans les plaines de l'URSS.

Le 25 avril 1945, les troupes soviétiques et anglo-américaines font leur jonction au milieu de l'Allemagne, sur l'Elbe, à Torgau.

Hitler, terré dans son bunker de Berlin, avec son dernier carré de fidèles, se suicide le 30 avril alors que la capitale d'un Reich de « mille ans » tombe entre les mains des Soviétiques. Il revient à son successeur, l'amiral Dönitz (ou Doenitz), de demander la cessation des combats aux puissances alliées, les Anglo-Saxons et les Soviétiques.


Le ratification de la capitulation de l'Allemagne est signée a Berlin le 8 mai 1945, à 15 heures, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Joukov, dans le quartier de Karlshorst. Pied de nez aux idéologues nazis qui révaient de détruire l'URSS, URSS qui a sacrifié 26 millions de soldats, civils... pour libérer l'europe du joug Nazi.

Blog P.C.F ARRAS

jeudi 08 mai 2008, a 21:31
De l’indignation sélective de la presse
 

En 2007, près de 50 milliards d'euros ont été soustraits au budget public, notamment par le biais des allégements de cotisations patronales (25,4 milliards). Aucun éditorialiste n'a évoqué à ce propos une « dérive du capitalisme financier ».

Le 16 novembre 2007, les députés de la majorité profitaient de la discussion sur la loi de finances pour voter un cadeau à leurs amis : la suppression de l'impôt de Bourse. Cette taxe vieille d'un siècle, prélevée sur les transactions boursières supérieures à 7668 euros, était fixée à un taux si misérable – entre 0,15 et 0,3 % – et rapportait si peu à l'État – environ 240 millions d'euros par an – que même le Medef négligeait d'en réclamer la « modernisation ». Mais les élus connaissent leur devoir. Un impôt, même minuscule, est toujours insupportable quand ce sont les riches qui le paient.

 « La suppression de cet impôt désuet, qui pénalise uniquement nos professionnels et les oblige à s'expatrier, n'aurait que des conséquences positives pour la France », plaident les députés UMP Olivier Dassault et Yves Censi, auteurs de l'amendement. Bouleversée par l'hémorragie des boursicoteurs contraints à l'exil pour sauver leurs trois francs six sous, la représentation populaire manque d'éclater en sanglots. La mort de l'impôt scélérat est votée séance tenante. Défense du pouvoir d'achat

Le même jour, les cheminots sont en grève pour défendre leur retraite. Sans doute trouveraient-ils intéressant qu'au moment où « l'équité » leur commande de se serrer la ceinture, la Bourse de Paris dégrafe la sienne pour avaler sa sucrerie fiscale. Mais l'information ne leur parvient pas. Hors la presse financière et des sites Internet indépendants, aucun organe de presse ne mentionne la liquidation de l'impôt de Bourse, ni le 17 novembre ni les jours suivants. Il est vrai que les limiers du Parti de la presse et de l'argent (PPA) sont alors tous mobilisés au chevet des « usagers pris en otage ».

 Rassurés par la vigilance des journalistes, les élus piochent allégrement dans le paquet de bonbons. Durant la même période, ils adoptent une réforme qui allège la fiscalité des dividendes. Jusqu'à présent, les revenus perçus au titre des actions détenues dans une entreprise étaient soumis à l'impôt sur le revenu et imposés à 24 % pour les plus hauts d'entre eux. À compter de 2008, ils ne feront plus l'objet que d'un prélèvement « libératoire » de 18 %. Pour les gros portefeuilles, cette confiserie se traduit par une diminution d'impôt d'environ 25 %.

Le site Internet bakchich.info a calculé que Bernard Arnault, qui n'a touché que 327 millions d'euros de dividendes en 2007, devrait, grâce à cette réforme, économiser près de 20 millions d'euros en 2008. Curieusement, cette bonne nouvelle n'a pas retenu l'attention des Échos, propriété de Bernard Arnault. Elle n'a pas davantage intéressé les filiales presse de Bouygues, Dassault, Lagardère, Bolloré, Pinault ou Rothschild . Les douceurs prodiguées aux actionnaires du PPA étant beaucoup moins cruciales que les photos de Laure Manaudou nue, il fallait, là encore, explorer les marges d'Internet pour avoir une chance de dénicher l'information.

Depuis, les ligues de vertu médiatiques ont pointé leur index boudiné sur la Société générale, coupable d'avoir sali le « capitalisme financier ». Or les 5 milliards d'euros égarés par la banque ne représentent qu'une petite fraction des sommes qu'engloutissent les subventions publiques aux entreprises et aux spéculateurs

jeudi 08 mai 2008, a 21:09
le dessin de l' Huma .
 



mardi 06 mai 2008, a 04:40
Retraites : 26 années de recul !
 


lundi 05 mai 2008, a 21:05
Manifestations lycéennes prévues mardi
 

• La carte des suppressions de postes

lundi 05 mai 2008, a 20:50
Bolivie : Evo Morales nationalise pétrole et téléphonie
 


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La Bolivie sera l'actionnaire majoritaire de quatre compagnies pétrolières et de Entel, jusqu'à hier Euro Telecom.

evo-67b62.jpgAvec Repsol (Andina), il y a eu négociation, mais avec le reste des entreprises étrangères -Chaco, Transredes et la Compagnie Logistique d'Hydrocarbures Boliviènne-, cela a été fait par décrets.

Le gouvernement bolivien a acheté des actions pour devenir l'actionnaire majoritaire des compagnies pétrolières Andina, Chaco, Transredes et la Compañia Logistica Hidrocarburífera Boliviana, auparavant aux mains de capitaux argentins, péruviens, espagnols, anglais, hollandais et allemands. Il a aussi récupéré l'Entreprise Nationale de Télécommunications (Entel), jusqu'à hier administrée par l'Italienne Euro Telecom Internacional (ETI). Le président Evo Morales en a fait l'annonce devant des milliers de personnes qui célébraient le Jour du Travailleur sur la place Murillo à La Paz.

“Nous voulons des associés, pas des propriétaires de nos ressources naturelles”, a-t-il soutenu le président bolivien depuis la tribune. Et il en a profité pour répondre au gouvernement des États-Unis, qui dans un rapport du Département d'État signalent la Bolivie comme “un possible lieu pour des activités terroristes” en raison de ses liens avec le gouvernement de l'Iran.

Avec Repsol-YPF, de capitaux argentins et espagnols, le gouvernement est arrivé à un accord. Avec le reste des entreprises, il a du utiliser des décrets. Dans la ville de Santa Cruz de la Sierra, l'édifice de Transredes -de la britannique Ashmore et de l'anglo-hollandaise Shell- était sous vigilance policière pour que personne n'y retire de documents. Dans la ville cruceña de Camiri, il se passe la même chose devant le siège de l'entreprise Chaco, administré par le groupe British Petroleum. Tomás García Blanco, représentant de Repsol-YPF, a signé dans le Palacio Quemado la vente d'actions à l'État pour 6 millions de dollars. Ensuite, il a exprimé “la satisfaction de s'être acquitté du désir du peuple bolivien de récupérer la majorité des actions dans les compagnies capitalisées (privatisées)”. Et il s'est engagé à “continuer de travailler de manière coordonnée avec YPFB (Yacimientos Petrolíferos Fiscales de Bolivia) pour montrer un exemple modèle entre une entreprise étatique et une privée”.

Quant à lui, Morales a soutenu que “le pays a réellement besoin d'investissements. Le gouvernement bolivien garantira aux entreprises qui respectent les normes boliviennes qu'elles puissent investir comme associés et de cette façon continuer d'explorer et d'exploiter les hydrocarbures”.

A travers le Décret Suprême 29.544, le gouvernement a aussi nationalisé l'entreprise de télécommunications Entel. Morales a garanti la stabilité des travailleurs au moyen d'un autre décret. Et il a indiqué : “Si nous avons tardé plus de deux ans (pour étatiser Entel), cela n'a pas été par faiblesse, cela n'a pas été par négligence. Nous avons essayé de dialoguer, de négocier avec Euro Telecom, les ministres ont fait des efforts, mais lamentablement il n'y a pas eu de volonté de la part de l'entreprise”.

Entel, qui était en litige avec la Bolivie devant le centre d'arbitrages internationaux Ciadi de la Banque Mondiale, “a une dette de 200 millions de boliviens (25,6 millions de dollars)”, selon le bureau des Impôts. La demande auprès de tribunal avait donné lieu à ce que dans les premiers jours de mai le gouvernement bolivien annonce son retrait du Ciadi.

Du côté du gouvernement, on indique que la nationalisation d'Entel découle “de l'inaccomplissement de contrats, de mauvaise gestion administrative et de manque de transparence”. Sur la place Murillo, Morales a argumenté que “les services de base sont des droits de l'Homme”.

Evo s'est aussi rapporté au rapport publié mercredi par le Département d'État des Etats-Unis, dans lequel il est écrit : “l'instabilité politique, un cadre légal faible et fluctuant, la croissante culture de feuille de coca et l'ouverture de relations diplomatiques avec l'Iran montrent la Bolivie avec un nouveau potentiel comme lieu possible d'activités terroristes”.

Le bolivien a dit : “Avec beaucoup de respect, je demande au gouvernement des Etats-Unis de retirer ses troupes d'Irak, ainsi nous pourrons le croire quand il dit qu'il lutte contre le terrorisme”. Et il a précisé que “pour un système sauvage et inhumain comme le capitalisme, les luttes sociales pour l'égalité sont du 'terrorisme'. Le capitalisme doit comprendre que s'il n'y a pas d'égalité il n'y aura jamais de paix. Peu importe qu'ils continuent de m'accuser parce que ce chemin de changement est sans retour. Quelques secteurs oppositeurs parlent de 'renverser l'Indien' (pour lui). Ils pourront renverser l'Indien, mais jamais le peuple bolivien”.

Sebastián Ochoa, Pagina/12, 02 mai 2008.

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Traduit par http://amerikenlutte.free.fr

De : amerikenlutte
vendredi 2 mai 2008

site BELLACIAO

lundi 05 mai 2008, a 18:56
Le 15 mai manifestons contre la casse de l’Education
 

Cinq organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires, UNSA, CFTC) ont annoncé vendredi une journée de grève ou de manifestations dans toute la Fonction publique le 15 mai, date déjà choisie par cinq fédérations de l'éducation pour appeler à la grève

Le 15 mai manifestons contre la casse de l'Education

 

Les cinq organisations ont appelé, dans un communiqué commun, les personnels des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) “à se mobiliser entre le 13 et le 17 mai”, avec en point d'orgue, la journée du jeudi 15 mai, “étape massive et rassemblée de la mobilisation, notamment par la grève et/ou des manifestations”.

Elles ont dénoncé notamment le projet de loi sur la mobilité dans la Fonction publique, et “les suppressions massives de postes”, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).

Dix-huit organisations d'enseignants, lycéens et parents d'élèves ont déjà appelé à une journée d'action nationale dans l'éducation ce jour-là contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement, et les cinq fédérations de l'éducation (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et trois syndicats des écoles primaires ont également appelé à la grève.

Nicolas Maury

lundi 05 mai 2008, a 04:57
Éducation nationale : y a-t-il trop de professeurs ?
 

Rappel des faits

Pas de traitement de faveur pour l'école : c'est en substance le message distillé par le gouvernement. La France doit réduire son déficit public.

Le budget 2008 prévoit la suppression de 11 200 emplois dans l'éducation nationale, dont 9 000, environ, correspondent à des postes d'enseignants du second degré. Selon Xavier Darcos, cette amputation sera sans conséquence sur le terrain. Le ministre de l'Éducation dresse son pronostic à partir d'un calcul mécanique : les postes supprimés correspondent en partie à des enseignants surnuméraires (qui n'ont pas de classes en charge mais sont affectés, par exemple, à la formation continue) ou encore à une baisse démographique dans le second degré. Enfin, l'équivalent de 3 500 de ces postes sera compensé par des heures supplémentaires. De fait, et sous réserve que les profs acceptent de travailler plus, le ministre ne ment pas totalement lorsqu'il assure que la catastrophe n'est pas pour 2008.

L'avenir est en revanche plus incertain, quand la réforme générale des politiques publiques (RGPP) prévoit, d'ici à 2012, la suppression de 160 000 fonctionnaires, dont près de 80 000 dans l'éducation nationale. Le ministère puise cette fois dans les données européennes pour légitimer la ponction. Avec un enseignant pour près de 10 élèves au collège, la France figure parmi les pays de l'Union dont le taux d'encadrement est le plus élevé.

L'argument ne vaut pas, rétorquent ses opposants, quand la disparité des systèmes éducatifs est de mise au sein de l'Union. Ces suppressions d'emplois induisent une transformation profonde du système, dénoncent-ils, manifestant depuis plusieurs semaines. L'offre d'enseignement va péricliter au détriment des élèves en difficultés et de la lutte contre les inégalités. Et les réformes en cours n'ont d'autres fins que d'absorber une part de ces suppressions de postes. La généralisation des bacs professionnels en trois ans au lieu de quatre, par exemple, permettrait, à terme, d'économiser près de 10 000 postes. Ou encore l'allégement des emplois du temps des lycéens, qui délesterait, du même coup, le budget de 7 000 postes. Sollicité, le ministère n'a pas souhaité apporter sa contribution à ces pages.

Marie-Noëlle Bertrand

l' Huma du 03 / 05 / 08

lundi 05 mai 2008, a 04:42
La pensée de Fillon en matière de Fonction Publique :
 

Propos du ministre de la fonction publique, rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors d'une réunion de la Fonsation Concorde, proche de la majorité actuelle, le mecredi 20 octobre dans un restaurant parisien.

“Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, maisL'image “http://www.horreur-web.com/rats.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
“Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d'oeuvre. Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles.”
“A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000.”
“Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques.”
“C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l'Éducation nationale, c'est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth [secrétaire d'État à la Réforme de l'État] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit.”
“Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues.”

l admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu'ils soient. C'est bien en les fragilisant de l'intérieur (sous effectif, baisse d'investissements etc.) qu'il compte rendre les services publics impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servira de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les attaques à l'oeuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics.

par Xavier

 

Vendredi 2 mai 2008

publié dans : vie de la section

Blog P.C.F ARRAS

samedi 03 mai 2008, a 22:51
Licenciés, ils veulent se faire entendre
 

métallurgie . Les ex-salariés de Lenoir et Mernier, victimes des fraudes d'un patron voyou, ne veulent pas d'un accord ficelé dans leur dos.

Bogny-sur-Meuse (Ardennes),

envoyée spéciale

Depuis la mise en liquidation judiciaire de l'entreprise Lenoir et Mernier le 7 février dernier, suite aux malversations d'un patron voyou, les salariés n'ont cessé de multiplier les actions. Leur revendication : obtenir une indemnisation de 50 000 euros par salarié auprès de l'UIMM pour le « préjudice moral ». Ils ont eu beau occuper leur usine, menacer de déverser de l'acide dans la rivière, leur supplique est restée lettre morte. Et même pis : depuis les élections municipales et cantonales, les élus qui jusqu'alors les soutenaient sont aux abonnés absents. « Maintenant qu'ils ont été réélus, ils nous abandonnent », déplore Claude Choquet, délégué syndical CFDT de l'entreprise ardennaise. Devant le silence général, les salariés, dépités, ont décidé de se battre sur un autre front, celui du dispositif d'accompagnement. « Quand on a vu qu'il n'y avait pas de volonté pour soutenir notre revendication au niveau national, on a abandonné l'idée de la prime, précise Claude Choquet. Ce qu'on veut, c'est améliorer le dispositif. »

Mais là aussi, les salariés - qui entre-temps se sont regroupés en association - ont été échaudés. Les délégués de l'entreprise ont purement été évincés des négociations sous prétexte qu'ils n'avaient plus de mandat vu qu'ils avaient été licenciés. Côté syndicat, c'est donc la CFDT métaux qui a pris le relais, contre l'avis des salariés, qui, à 95 %, ont signé une pétition pour refuser de mandater le syndicat Métaux pour négocier. « C'est un syndicat pas représentatif qui va nous représenter. Je n'appelle pas ça des négociations », dénonce Claude Choquet.

Pourtant, la semaine dernière, la préfète, les présidents des conseils régional et général ainsi que la CFDT interprofessionnelle ont élaboré un « projet de protocole d'accord portant sur les modalités d'accompagnement de reclassement des salariés ». « Tout ce qui est marqué dans ce projet existe déjà. Il n'y a rien de neuf », a pu constater Claude Choquet, d'autant plus interloqué qu'un passage mentionne l'UIMM, organisme dont leur patron était membre. Il est ainsi mentionné : « Ces solutions qui viennent en abondement des dispositions réglementaires sont apportées par l'État, la région, le département, l'UIMM. » « On ne comprend pas trop, à moins que ce ne soit une erreur », s'interroge l'ex-salarié. Pour - essayer de réintégrer les négociations, plusieurs ex— salariés ont décidé de se syndiquer à la CGT.

En attendant, l'association des Lenoir et Mernier envisage de porter plainte contre les conseils régional et général pour « discrimination par rapport aux mesures appliquées aux salariés de Thomé-Génot en termes de primes » et pour « discrimination envers les salariés exclus des négociations ». À côté de cela, une procédure court toujours aux prud'hommes pour faire requalifier les licenciements économiques et licenciements abusifs. Audience prévue pour le 19 septembre.

Alexandra Chaignon

l' Huma du 02 / 05 / 08

samedi 03 mai 2008, a 22:35
« prendre en compte les années d’étude »
 

Plusieurs organisations de jeunesse demandent au gouvernement de « prendre en compte les années d'études et la période d'insertion des jeunes dans le calcul des retraites » afin de « renforcer un droit à la retraite à taux plein à 60 ans ». Selon elles, « les étudiants, sans revenus, pourraient contribuer au financement du système en s'acquittant d'une cotisation symbolique qui matérialiserait leur affiliation à une caisse de retraite ». « L'augmentation du niveau de qualification des jeunes a entraîné un allongement de la durée des études et un recul de l'âge moyen d'entrée dans un emploi stable (27 ans) qui conduisent les jeunes à commencer à cotiser plus tard que par le passé », constatent-elles, estimant que « les périodes d'étude ne (devraient) pas devenir pénalisantes ».

Premiers signataires : l'UNEF, CGT jeunes, UNSA jeunes, FO jeunes, FSU, Solidaires, Léo Lagrange, SOS Racisme, UNL, FIDL, LMDE, Génération précaire, JOC, Fac Verte.

l' Huma du 02 / 05 / 08

samedi 03 mai 2008, a 22:18
Histoire et actualité de 1968
 

Débat . Quarante ans après le fameux mois de mai, la CGT a réuni syndicalistes de l'époque et d'aujourd'hui. Une table ronde qui a permis de tirer des enseignements pour la période actuelle.

Le président de la République, en déclarant vouloir « en finir avec Mai 68 », lui a, malgré lui, redonné de l'importance et n'est pas étranger à l'intérêt immense qui lui est aujourd'hui porté. Indéniablement, ce constat de Georges Séguy s'est encore vérifié mardi dernier au siège la CGT. La table ronde qui a réuni l'ancien secrétaire général de la centrale syndicale, l'ancien membre du bureau confédéral et négociateur de Grenelle, Jean-Louis Moynot, Bernard Thibault et Bruno Julliard, président de l'UNEF pendant la lutte du CPE, a connu un franc succès. Plusieurs centaines de personnes y ont assisté, soucieuses de « mieux comprendre ce qui s'est passé » lors de ce fameux mois. Soucieuses aussi d'en « tirer des enseignements » qui soient utiles aux luttes d'aujourd'hui.

« Non, la France ne s'ennuyait pas en 1968, elle grondait. » À entendre Georges Séguy, la France des ouvriers et des petits employés grondait même depuis plusieurs mois pour ne pas dire depuis plusieurs années. L'intransigeance du pouvoir gaulliste totalement sourd aux revendications sociales avait alimenté un profond mécontentement général. En témoignent les conflits et les jours de grève qui se sont multipliés les deux années précédantes.

Outre ce ras-le-bol grandissant, « le développement de la combativité du mouvement ouvrier a été également rendu possible par le pacte d'unité et d'action conclu par la CGT et la CFDT en janvier 1966 », rappelle l'ancien secrétaire général. Dans les universités, la situation n'est pas plus calme. « Depuis le début de l'année 1967, le SNE sup et l'UNEF ont engagé la lutte pour la modernisation de l'enseignement supérieur ». Petit à petit, les ferments de l'explosion sociale se sont accumulés, les conditions nécessaires se sont réunies. Il ne manquait plus qu'« une étincelle ». « Ce moment le plus décisif » où s'est établie la convergence entre travailleurs et étudiants, Georges Séguy le situe dans la nuit du 10 au 11 mai. « J'étais à mon domicile. J'écoutais la radio qui rendait compte des affrontements violents entre CRS et étudiants rue Gay-Lussac. Le gouvernement avait engagé les forces spéciales responsables de Charonne », se rappelle le syndicaliste.

« Indigné, angoissé », il comprend cette nuit-là que « le pouvoir a décidé de mater la révolte étudiante ». Face au « péril qui menace les jeunes révoltés », il estime que son syndicat ne peut se limiter « à de simples protestations, même véhémentes ». Le 11 mai, à 9 heures, Georges Séguy réunit donc la FEN, la CFDT et l'UNEF à la bourse du travail de Paris. « Halte à la répression ! Vive l'union des travailleurs et des étudiants ! » proclame une déclaration commune élaborée dans la matinée qui appelle à la grève et à manifester le lundi 13 mai. Le succès de cette journée marque un véritable tournant que le Figaro reconnaît lui-même à sa façon en titrant : « Le mouvement ouvrier a pris le pas sur l'agitation ». Dès lors, « dans nos esprits la grève générale ne fait plus de doute », confie Georges Séguy. Une grève dont la concrétisation et l'ampleur doivent beaucoup à la stratégie d'autogestion arrêtée par la CGT. « Si la France a été paralysée pendant quinze jours, c'est parce que les travailleurs ont été maîtres de bout en bout du mouvement. »

Sur cet aspect « déterminant » de l'autogestion de la grève dans le déroulement du conflit, Jean-Louis Moynot insiste longuement. « Sans cela, il n'y aurait sans doute pas eu 10 millions de grévistes. » Tout jeune membre du bureau confédéral, il est de la délégation de la CGT qui négocie rue de Grenelle. « Surpris » par la faiblesse de la résistance qu'oppose celle du CNPF et par « la lucidité » dont fait preuve le premier ministre, Georges Pompidou, le syndicaliste énumère les principales concessions et souligne leur importance : l'unification du SMIG et du SMAG (1) et sa revalorisation de 30 %, la hausse générale de 10 % des salaires, l'instauration du droit syndical… Il insiste sur « le constat de Grenelle ». « Parler d'accord de Grenelle est un mensonge » dont le but était de jeter le discrédit sur la CGT et son secrétaire général.

Mai 68 était-t-il un mouvement révolutionnaire ? Aucun des intervenants ne le pense. S'ils concèdent que sans aucun doute une partie de ceux qui ont pris part au mouvement avaient des aspirations révolutionnaires, tous aussi soulignent l'absence d'alternative à gauche.

Jusqu'il y a peu encore président de l'UNEF, Bruno Julliard évoque « la fascination des jeunes d'aujourd'hui pour Mai 68 », perceptible en particulier dans les slogans et les affiches qui ont fleuri à l'occasion du mouvement contre le CPE. Une fascination qui témoigne selon lui de « l'impatience » et « du refus de l'ordre établi » qui caractérisent toujours la jeunesse. Jeunes et étudiants sont « les héritiers de Mai 68 ». Mais des « héritiers libres et décomplexés ». L'ancien syndicaliste étudiant pointe les différences entre le contexte de l'époque (absence de chômage et de précarité de masse) et celui d'aujourd'hui. Par contre, la solidarité intergénérationnelle et l'autogestion de la grève comptent aux nombres des aspects de 1968 qui restent aujourd'hui d'actualité. Pour Bruno Julliard, il ne s'agit pas de répéter mais de « construire de nouvelles luttes ».

Dans la foulée de l'évocation du contexte de l'époque par Georges Séguy qui a fait apparaître des similitudes politiques et sociales, en particulier la recrudescence de la conflictualité sociale, l'absence d'alternative politique et la surdité totale du pouvoir aux aspirations et revendications des travailleurs et de la jeunesse, Bernard Thibault pointe celle du « traitement médiatique ».

Des enseignements de 68, le secrétaire général en retient trois fondamentaux. « La conduite démocratique du mouvement » qui a été « un gage d'efficacité ». « L'unité syndicale » qui s'est avérée être « une véritable force d'entraînement et de mobilisation ». Et enfin « l'existence d'organisations structurées (syndicales - NDLR) » sans lesquelles « il ne peut exister un mouvement social incontournable ». Il pointe deux conditions qui ont permis la réussite de 68 et qui ne sont pas réunies aujourd'hui. Pour Bernard Thibault, la faiblesse du nombre de syndiqués et le morcellement du paysage syndical sont des obstacles majeurs à la constitution d'un rapport de forces suffisant pour contraindre le gouvernement à satisfaire les revendications des salariés.

Le secrétaire général de la CGT plaide enfin pour un effort de son organisation en direction de la jeunesse. « Il faut l'investir » dans les responsabilités au sein du syndicat car « chaque génération fait la CGT de sa période ».

(1) Salaire minimum interprofessionnel garanti

et salaire minimum agricole garanti.

Pierre-Henri Lab

l' Huma du 02 / 05 / 08

samedi 03 mai 2008, a 22:03
Sarkozy/Fillon toujours plus bas dans les sondages
 

Selon TNS-Sofres de mai, 92% des sondés estiment que les mesures du gouvernement contre la hausse des prix se révèlent inefficaces.

Dans l'édition du 3 mai, L'Humanité revient sur une année de sarkozysme. Avec "Les bonnes feuilles de Sarkolangues" de Christian Lehmann… Et une question posée par le philosophe André Tosel : comment renverser l'hégémonie du sarkozysme ?

• "Le singe de Gramsci" par A.Tosel • "Sarkolangues" par C.Lehmann • Notre vidéo avec A. Badiou

samedi 03 mai 2008, a 21:45
Commando anti-IVG et agression contre le planing familial à Grenoble
 


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Commando anti-IVG à Grenoble

Le Planning Familial de l'Isère vient d'être agressé par des groupes anti-IVG ! « SOS Tout-petits », et sans doute d'autres groupes, coutumiers du délit d'entrave à l'IVG, ont « tagué » de façon scandaleuse l'entrée du Planning Familial de Grenoble. Le public, jeune pour la plupart, qui vient pour bénéficier des services publics dispensés par les militant-e-s du Planning a été ainsi violemment agressé cette semaine. Le même jour, les participantes et participants à une réunion privée convoquée par le Planning, ont été bloqués par des manifestants brandissant des banderoles, datant des luttes obscurantistes passées !

Les messages des groupes anti-IVG étant agressifs, mensongers et diffamatoires, l'association du Planning Familial de l'Isère porte plainte à la police, et demande que les forces de police veillent, dans l'agglomération grenobloise, à ce que ces délits, ainsi que les collages massifs d'affiches du même acabit cessent.

Les manifestations de ces groupes se produisent, aujourd'hui, contre les activités du Planning Familial, après avoir été ciblées contre les services publics d'IVG pendant de nombreuses années. C'est l'organisation qui a ouvert les premières permanences au public, en 1961, qui est attaqué.

Ces groupuscules, comme dans d'autres villes françaises, mais aussi européennes, contestent violemment le droit à l'information et à la prévention sur les questions de sexualité, et le droit de tout-e citoyen-ne de choisir d'avoir, ou non, une grossesse. Le droit de choisir sa sexualité et sa procréation est un droit reconnu à tout citoyen et citoyenne de notre pays, et devrait l'être dans toute l'Europe. La garantie de ce droit nécessite une lutte globale contre toutes les violences à l'encontre des femmes.

Cette lutte s'étend aujourd'hui aux différents pays européens . C'est sans doute pour cela que le Conseil de l'Europe vient de voter une Résolution demandant à tous les Etats de dépénaliser l'avortement, et de garantir à chaque femme de pouvoir avoir accès à un avortement dans de bonnes conditions sanitaires !

Aujourd'hui, les droits et les libertés des femmes, chèrement acquises dans notre pays et dans le monde, sont menacés, en particulier par la montée des intégrismes. En France et en Europe, les oppositions à ces droits se développent d'autant plus que nos pays n'affirment plus avec la vigueur nécessaire les principes de laïcité et de mixité. Ils installent même, petit à petit, un relativisme culturel « au nom de la démocratie » et remettent en cause, ainsi, l'universalité des droits fondamentaux des femmes et des hommes.

Nous n'accepterons pas que soit attaqué, par quelque moyen que se soit, un droit fondamental obtenu après un long combat et au prix d'un lourd tribut payé par les femmes.

Mouvement Français pour le Planning Familial

samedi 3 mai 2008

De : pour les droits des femmes
samedi 3 mai 2008

site BELLACIAO

samedi 03 mai 2008, a 21:18
SENAT : Groupe communiste : Mobilité et parcours professionels dans la fonction publique .
 

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Mobilité et parcours professionnels dans la fonction publique
Par Josiane Mathon-Poinat - 29 Avril 2008

Madame la présidente, monsieur le ministre, monsieur le secrétaire d'État, mes chers collègues, on peut d'ores et déjà se poser des questions sur l'intitulé même du projet de loi que nous examinons aujourd'hui ; mon collègue Jean-Claude Peyronnet en a d'ailleurs proposé un autre.

En effet, on pourrait légitimement s'attendre à un projet de loi portant exclusivement sur la mobilité des fonctionnaires, une mobilité qui a été largement entravée par de nombreuses lois depuis la création du statut général des fonctionnaires en 1946. Or, il n'en est rien, puisque le thème de la mobilité sert surtout ici de prétexte à une réduction des effectifs et des dépenses publiques.

Supposons cependant en toute bonne foi qu'il s'agisse d'un texte portant réellement sur la mobilité des fonctionnaires. Nous ne pouvons que le constater, ce projet de loi, loin d'être ambitieux, ne va rien changer aux problèmes rencontrés par les agents de la fonction publique pour ce qui est de leur parcours professionnel.

Les premiers articles du projet de loi prévoient une systématisation des détachements et un droit à intégration, afin de garantir au fonctionnaire une mobilité « non entravée » par les statuts particuliers. « Les conditions de détachement sont par ailleurs assouplies pour que celui-ci puisse intervenir entre corps et cadres d'emplois appartenant à la même catégorie et de niveau comparable ». La mobilité entre les trois fonctions publiques et au sein de chacune d'entre elles devrait être facilitée, permettant ainsi une intégration directe dans un corps ou un cadre d'emplois de fonctionnaires remplissant toutes les conditions pour y être détachés.

Sous couvert de « progrès », le Gouvernement ne fait qu'assouplir la loi Galland de 1987, qui, elle-même, modifiait d'ailleurs insidieusement la loi Le Pors, largement négociée et approuvée à l'époque par l'ensemble des personnels.

Par ailleurs, en matière d'intégration, le Gouvernement a reculé par rapport au projet de loi initial, qui prévoyait que l'intégration pour un fonctionnaire en détachement devait arriver dans un délai de cinq ans maximum alors que, dans le projet que nous examinons, l'intégration ne peut avoir lieu qu'au bout de cinq ans. Cette condition nous paraît totalement contraire au discours tenu par la majorité quant à sa volonté de faciliter la mobilité.

Dès lors, quelle autre avancée notoire sur la mobilité pouvons-nous constater ? Aucune, malheureusement ! Ce texte comporte quelques mesures qui sont aussi démagogiques qu'elles seront inapplicables.

À titre d'exemple, l'article 6 du projet de loi prévoit que le fonctionnaire de l'État, contraint par son administration d'occuper un nouvel emploi au sein de l'une des trois fonctions publiques, a le droit de conserver le plafond indemnitaire le plus élevé entre celui que lui offrait son employeur d'origine et ce que lui propose son nouvel employeur.

Outre le fait qu'il est irréaliste, cet article va faire peser sur les administrations d'accueil, en particulier les collectivités territoriales et les hôpitaux, le financement des restructurations imposées par l'État, ce qui ne manquera pas d'aggraver leur situation financière.

Plutôt que de procéder à une telle individualisation de la rémunération, une remise à plat de l'ensemble des indemnités et de la grille indiciaire pour uniformiser les pratiques de rémunération serait plus pertinente. En somme, ce texte jette le trouble au sein d'une fonction publique déjà confrontée à de multiples problèmes.

Présenté comme une avancée majeure, ce projet de loi n'est qu'une « réformette » supplémentaire. En réalité, la mobilité est ici presque exclusivement entendue comme une mobilité quasiment forcée vers le privé, comme le montre l'article 7 du projet de loi. En effet, si la réorientation d'un fonctionnaire n'aboutit pas - cela risque d'être souvent le cas -, l'agent pourra être mis en disponibilité d'office, sans être rémunéré, ou mis à la retraite, au mépris du principe de réaffectation des fonctionnaires.

Le thème de la mobilité sert donc de prétexte. Mais alors, que contient le reste du texte ?

Il comporte un ensemble de mesures qui visent à précariser encore et toujours plus les agents de la fonction publique. Ainsi, l'article 8 élargit les possibilités de cumul d'emplois à temps non complet, dans les trois fonctions publiques. Ce faisant, il aggrave la précarité des agents à temps partiel au lieu de la résorber.

Quant à l'article 9, il étend les possibilités de recours à des contractuels pour remplacer des fonctionnaires momentanément absents dans la fonction publique d'État. De la même manière, il institue une précarité durable dans la fonction publique au lieu de l'éradiquer.

L'article 10 prévoit le recours à l'intérim, afin de pourvoir rapidement les emplois temporairement inoccupés ou pour faire face à un besoin ponctuel. Il symbolise à lui seul la volonté du Gouvernement de vider de son contenu le statut de la fonction publique, puisqu'il sous-entend qu'une mission de service public peut être assurée par un intérimaire, comme n'importe quel autre emploi.

Intérim, CDD, cumul d'emplois à temps partiel : voilà les différentes facettes de l'emploi précaire que nous dénonçons habituellement et qui vont être appliquées à la fonction publique. Si ce projet de loi n'apporte aucune réponse aux questions relatives à la mobilité des fonctionnaires, il pratique, en revanche, une saignée profonde dans le statut de la fonction publique, avant que la révision générale des politiques publiques ne l'achève définitivement !

C'est pourquoi l'ensemble des syndicats sollicités ont voté contre ce projet de loi ou se sont abstenus. Une journée de grève massive s'annonce d'ailleurs le 15 mai prochain ; cinq organisations syndicales ont appelé toute la fonction publique à cesser le travail.

La réforme que vous envisagez, monsieur le ministre, monsieur le secrétaire d'État, ne passe ni par la négociation ni par la concertation.

La logique sous-jacente de ce texte reprend les principes dévoilés dans le discours de Nantes du chef de l'État. Sa déclaration opposait le contrat à la loi ; le métier, plus restrictif, à la fonction ; elle défaisait les liens entre les fonctions publiques ; opposait la performance individuelle à l'efficacité sociale. Bref, ce discours annonçait le dynamitage du statut, la substitution de l'individualisme et de la concurrence aux valeurs d'égalité et de solidarité inscrites dans le statut même des fonctionnaires et à la transparence de gestion conquise par les personnels. Une telle politique s'attaque directement aux garanties apportées aux citoyens par le statut de la fonction publique.

Le chef de l'État fait peu de cas des raisons qui ont permis à notre pays de disposer d'une fonction publique intègre, au service de l'intérêt général, et préfère chiffrer froidement le gain financier réalisé pour chaque suppression de poste dans les effectifs de l'État.

Comme il a pu l'expliquer voilà quelques semaines, « lorsqu'on évite un recrutement en organisant différemment le service, on évite non pas une année de salaire, mais quarante années de salaires et vingt ans de retraite ».

M. André Santini, secrétaire d'État. Eh oui !

M. Éric Woerth, ministre. C'est juste !

Mme Josiane Mathon-Poinat. Je poursuis la citation : « Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, c'est non seulement une économie de 3,5 milliards d'euros en 2011, mais c'est surtout comme si nous réduisions au bout du compte la dette de 100 milliards d'euros. »

Fi des hommes, de l'efficacité publique au service du bien commun, de la cohésion sociale, de l'égal accès aux services et de la continuité territoriale !

Le gouvernement actuel considère l'action publique comme un coût, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il étrangle les dépenses d'intérêt général dans les secteurs les plus sensibles, tels que le logement, la santé, la solidarité, l'emploi, la formation. Il occulte les situations les plus critiques liées au manque de personnel ; l'hôpital en est un exemple étonnant. Il ne programme pas de nouveaux emplois, il choisit purement et simplement la réduction des effectifs de fonctionnaires de l'État, avec la suppression de 160 000 emplois en quatre ans.

Il décharge l'État de nombreuses missions qu'il renvoie aux collectivités territoriales, sans pour autant donner à ces dernières les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant ainsi le corsetage de l'emploi public territorial. Comme l'a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 : « La réforme de l'État supposera que chacun d'entre nous accepte qu'il y ait moins de services, moins de personnel, moins d'État sur son territoire ».

Créer des statuts différents entre salariés effectuant le même travail au sein d'un même service, multiplier les différences de salaires sur des bases totalement illégitimes, officialiser le recours aux emplois précaires... Ce texte ne va qu'amplifier la désorganisation au sein de la fonction publique.

Comme la loi dite de « modernisation » de 2007, ce projet de loi relatif à la mobilité comporte une série d'offensives très ponctuelles, très techniques. Ces premières attaques pourraient préfigurer une déstructuration du système français de la fonction publique en vue de faire place nette au modèle dominant européen. Il s'agit d'une étape intermédiaire en attendant la réforme générale des politiques publiques, ou RGPP, et la concrétisation du rapport Silicani.

La fonction publique est l'instrument central de la mise en œuvre de l'intérêt général. Elle est fondée sur les principes républicains d'égalité d'accès aux emplois par recrutement sur concours, de séparation du grade et de la fonction, de citoyenneté garantie pour les agents de la fonction publique. La conception républicaine de la fonction publique devrait servir la population plus que les principes managériaux que vous voulez mettre en place. On ne gère pas l'État comme une entreprise privée !

Nous ne sommes pas seulement opposés à ce projet de loi ; nous sommes favorables à une certaine conception de la fonction publique. Il ne s'agit pas de défendre les statuts à l'identique ; on ne peut les défendre qu'en les faisant évoluer. La fonction publique est un facteur de réduction des inégalités. Elle doit donc bénéficier de moyens financiers, techniques et humains importants.

Vous l'avez donc compris, monsieur le ministre, monsieur le secrétaire d'État, nous voterons contre ce projet de loi.

jeudi 01 mai 2008, a 22:31
Les affameurs
 

Les prix grimpent. Partout. Et ce depuis plusieurs années. Partout, la révolte gronde. Il est de plus en plus difficile de se nourrir, de se loger, de s'habiller... de vivre.

Dans notre pays, si les prix augmentent, ce n'est le cas ni des salaires, ni des retraites, ni des allocations... Et cet argent va toujours grossir les mêmes porte-monnaie, pour servir toujours à la spéculation. C'est à dire à faire monter les prix et à faire baisser les salaires ! Par dessus le marché, les banques, ne pouvant plus spéculer autant qu'avant sur l'immobilier ont choisi d'autres valeurs pour le faire : le contenu de notre assiette. C'est la loi du système, c'est la loi de quelques uns qui décident pour tous.

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jeudi 01 mai 2008, a 22:12
Avec ces étrangers « morts pour la France »
 

Étape symbolique de la marche des sans-papiers : le cimetière de Notre-Dame-de-Lorette.

Envoyée spéciale.

Une rumeur s'approche peu à peu. Elle se fait de plus en plus audible. Du haut de la colline où trône la nécropole Notre-Dame-de-Lorette, on distingue un point rouge. En toile de fond, les terrils ressemblent à des fourmilières. D'un simple coup d'oeil, on balaye un paysage marqué par l'histoire minière. La guerre non plus n'est pas loin. Ce samedi 26 avril, les sans-papiers ont choisi de rendre hommage aux tirailleurs morts pour la France. À quelques pas de l'entrée du cimetière, le groupe de marcheurs continue à chanter : « Combattants de la liberté, nos parents étaient des sans-papiers… Comme les tirailleurs marocains, comme Manouchian l'Arménien, comme les résistants du Vercors… On a sauvé la France. » Béret bleu vissé sur la tête et costume assorti, les gardes d'honneur observent la scène. Ils guideront les marcheurs vers le carré musulman, dont les tombes ont été profanées il y a quelques semaines.

Accompagnés par une poignée de sympathisants du collectif, syndicalistes et militants, les sans-papiers ont rangé pancartes et banderoles, le temps du recueillement. « Benatou Pen Zihen, mort pour la France le 26-1-15 », « Larbi Ben Matti, soldat 1er BTM, mort pour la France, le 30-5-15 »… Devant les tombes, les sans-papiers ont observé une minute de silence. Salim, un des porte-parole de la marche, a lancé quelques mots : « Nous sommes ici pour rendre hommage aux grands-parents et aux parents tombés pour la liberté de la France. Nous sommes aussi là pour défendre les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. » Pour Youssef, second porte-parole, « Nicolas Sarkozy veut expulser les étrangers, et pourtant les sans-papiers enterrés ici sont morts pour la France. Il ne devrait pas l'oublier. »

Silencieux, émus, les marcheurs ont quitté le cimetière, retrouvé leurs pancartes et donné une conférence de presse. Alain Pruvost, délégué régional de la Ligue des droits de l'homme, a rappelé le double discours du gouvernement : « Avant-hier, le représentant de l'État, en la personne de Jean-Marie Bockel, chargé des Anciens Combattants, dénonçait ici même, lui aussi, à l'occasion des cérémonies du 90e anniversaire de la Grande Guerre, une manifestation d'islamophobie (à propos des tombes profanées). Certes ! Mais n'est-il pas temps de cesser de tenir un double langage quand toute la politique menée au plus haut sommet de l'État encourage la chasse aux “clandestins” assimilés à des délinquants potentiels (…) ? Où est passée la France des droits de l'homme, celle que nous aimons, celle qui fit l'admiration du monde entier pour ses valeurs et ses idéaux républicains ? » Et d'ajouter : « Belle leçon de citoyenneté en vérité que votre présence ici, à Notre-Dame-de-Lorette, vous qui êtes victimes du racisme et de la xénophobie, victimes de la répression gouvernementale, alors que vous contribuez à nous enrichir, vous dont les ancêtres sont allés parfois jusqu'au sacrifice suprême, celui de leur vie, pour défendre notre pays et ses valeurs. »

Les sans-papiers arriveront le samedi 10 mai à Paris, journée de - commémoration de l'esclavage et anniversaire de l'expulsion de l'église Saint-Ambroise. Le CSP 59 propose qu'une manifestation unitaire du 10 mai soit dédiée « à la mémoire de feu Aimé Césaire, combattant émérite de la cause des esclaves, des colonisés, de l'antiracisme et pour l'égalité entre les humains et les peuples ».

I.D.

l' Huma du 30 / 04 / 08

jeudi 01 mai 2008, a 21:50
Primaire : les syndicats s’inquiètent, le ministre se fâche
 

Éducation . Les transformations opérées dans la version finale des programmes présentée hier n'ont pas suffi à résorber l'inquiétude des enseignants. Ce qui agace Xavier Darcos.

Il suffit ! Xavier Darcos ne l'a pas caché, hier, au moment de présenter la version finalisée des nouveaux programmes de l'école primaire : il est agacé. À l'heure où certains manifestent leur mécontentement dans la rue, le ministre de l'Éducation a exprimé le sien face à des journalistes venus en masse prendre connaissance des textes qui seront appliqués dès la rentrée prochaine.

Les enseignants qui lui réclament toujours plus de moyens, les pédagos qui critiquent ses consignes, les - fédérations de parents d'élèves qui taxent ses propositions de projet libéral : tous le fatiguent, pour ne pas dire plus, quand leurs griefs, affirme— - - - t-il en substance, reposent sur une mauvaise foi évidente. « On me dit que les programmes de 2002 n'ont pas eu le temps de faire leurs preuves. Mais je ne vois pas l'utilité de sacrifier une génération supplémentaire pour avoir la preuve de leur inefficacité », fustige le ministre, se référant aux 15 % d'échecs graves constatés à l'issue du primaire. « On me dit que ma démarche s'est faite sans concertation, poursuit-il. Or, nous avons consulté 380 000 enseignants et réalisés 1 100 synthèses de ces consultations. » Au reste, continue le ministre, « une enquête réalisée à notre demande par la SOFRES révèle que 81 % des parents d'élèves interrogés sont favorables au recentrage sur les fondamentaux ». Assez, donc, des polémiques qui n'ont d'autres ressorts que les « clivages idéologiques ». « La question n'est plus de savoir si l'on est de droite ou de gauche, mais si l'on est conservateur ou réformiste », a assené le ministre, classant, sans les nommer, syndicats d'enseignants, FCPE et mouvements pédagogiques dans la première catégorie.

Une réforme ramenée à 36 pages

Réformer : Xavier Darcos se montre bien décidé à le faire, même si la dernière mouture des futurs programmes révèle une prise en compte des avis exprimés depuis le mois de février (lire ci-après). L'apprentissage « par coeur » (vocabulaire, calcul mental et grandes dates historiques), qui faisait redouter une mécanisation des enseignements, est relativisé, quand les nouveaux textes insistent un peu plus sur l'expérimentation et le travail autonome des élèves. De même, la notion de cycle qu'affectionne le corps enseignant est, elle, réaffirmée.

Cela dit, l'essentiel ne change pas. Ramenés à 36 pages au lieu d'une centaine précédemment, les textes recentrent les apprentissages sur les fondamentaux que sont les maths et le français. Les chapitres concernant l'instruction civique et morale, qui valorisent l'apprentissage de maximes (« La liberté de l'un s'arrête où commence celle d'autrui »), de symboles de la République (la Marseillaise, le buste de Marianne) ou de l'Union européenne (hymne européen) occupent toujours une place conséquente, mordant, singulièrement, sur l'histoire-géographie.

Appel à la grève le 15 mai

« Le ministre a été obligé de reculer sur certains aspects », reconnaît Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUIPP-FSU, principal syndicat du primaire. « Son renoncement à faire de la maternelle un pré-CP est une amélioration incontestable. » Le syndicat ne valide pas pour autant le projet ministériel, dont il continue d'exiger la remise à plat. « Des aspérités ont été gommées, mais un problème essentiel demeure, insiste Gilles Moindrot. Les programmes sont globalement plus lourds tandis que le volume horaire des enseignements est en baisse : cela crée un malaise professionnel sérieux. » Il devrait s'exprimer le 15 mai prochain, alors que les syndicats du primaire maintiennent leur appel à la grève.

Marie-Noëlle Bertrand

l' Huma du 30 / 04 / 08

jeudi 01 mai 2008, a 21:19
LA RETRAITE VERSION SARKOZY : travailler plus pour gagner moins
 

Après le RSA financé par une partie de l'argent de la “prime à l'emploi”, après les franchises médicales sur les malades, le gouvernement persiste et signe sur les retraites : malheur aux pauvres.

Un système de solidarité nationale fondé sur l'effort de reconstruction d'un pays en ruine à la Libération a permis à la France de se redresser puis de rester un pays riche et développé.

S'attaquer à un élément fort du contrat social suppose quelques précautions oratoires. La chose est particulièrement vraie quand, à peine un an après le temps des promesses, revient en boomerang celui d'un profond mécontentement social sur lequel on avait surfé et qui n'avait jamais disparu depuis le retour de la droite au pouvoir à la faveur de 2002.

Désormais, dans la chute inouïe dans les sondages d'un président un an après son élection, les retraités prennent leur part. L'aumône qui leur est faite, après le double racket du 1,1 % de revalorisation des pensions au 1er janvier et de l'assujettissement d'une partie des personnes âgées dépendantes à des cotisations patronales sur l'emploi d'aide à domicile, est un outrage supplémentaire. La première phrase de la note établie par le ministre du Travail indique donc toute la contradiction de la situation : “ Les Français sont très attachés à leur système de répartition ”. C'est bien là tout le problème.

Le mensonge principal du gouvernement est qu'il ne veut pas sauver les retraites par répartition, mais bien faire de ce dossier un élément parmi d'autres de son offensive sur les droits des salariés, en activité, au chômage ou à la retraite. Prétendre développer “ l'emploi des seniors ”, en ciblant en premier “ les salariés ayant eu une longue carrière et de faibles revenus ”, est déjà tout un programme de société.

Alors que le MEDEF fait durer les négociations sur la pénibilité, c'est précisément aux salariés ayant eu à exercer les travaux les plus durs que l'on va demander de mourir au travail. “ Le relèvement progressif des conditions d'âge pour bénéficier d'une dispense de recherche d'emploi ” va avoir pour effet immédiat de faire tomber ces salariés âgés sous le couperet des autres mesures que prépare le gouvernement : obligation d'accepter un emploi payé à 70 % de son précédent salaire et situé à deux heures de chez soi sous peine d'être radié. Quant au financement, le gouvernement prévoit de le faire peser encore un peu plus sur les cotisations des salariés et sur la branche famille de la Sécu. Bref : ” Salariés, payez encore plus des retraites que vous ne prendrez pas ! ”.

L'autre mensonge porte sur le chiffrage. À ne retenir que l'enjeu, bien réel, de la part de plus en plus importante des plus de soixante ans dans la population d'ici à 2030, le gouvernement escamote une donnée essentielle : l'évolution des richesses créées qui permettent ou non d'y faire face. Si la part du PIB affecté aux retraites était de 5 % en 1960 et de 12 % en 2007, elle devrait être de 18 % en 2040. Or, si les richesses créées ont doublé entre 1960 et 2007 pour atteindre 1 500 milliards d'euros, elles devraient encore doubler dans la période à venir pour s'établir à 3 000 milliards d'euros en 2040. Toute la question dans cette affaire, comme sur toute la politique de cette majorité de droite, est de savoir si l'on va établir une autre répartition de ces richesses ou bien continuer à faire payer au plus grand nombre le choix que leur écrasante majorité soit accaparée par le tout-financier.

On voit bien là, rétrospectivement, que l'attaque contre les régimes spéciaux de l'automne était bel et bien le prélude à une nouvelle offensive contre l'ensemble des salariés. L'affaire est “ gravissime, estime la CGT. En effet, ce 1er Mai vient de trouver une cause supplémentaire de nourrir ses cortèges.

Et les syndicats, comme la gauche, sont face à leurs responsabilités dans ce débat de société.

jeudi 01 mai 2008, a 20:56
Un mauvaits coup pour le logement social .
 

La signature d'une promesse de vente des locaux de l'ancienne école d'infirmières à Bouygues Immobilier pour y réaliser une opération de promotion immobilière est un mauvais coup pour le logement social. Cette décision initiée par l'ancien Maire et ex-Président du conseil d'administration du CHU Pierre Albertini, illustre la politique libérale de la précédente municipalité qui a préféré durant son mandat soutenir la promotion immobilière de standing au détriment du logement social. Elle témoigne également de la situation inacceptable qui est faite à l'hôpital public incité à vendre une partie de son patrimoine pour assurer l'équilibre de sa gestion. La responsabilité de l'ancien Maire est d'autant plus lourde qu'il disposait d'une étude diagnostic préparatoire à l'OPAH de renouvellement urbain du secteur Ouest de Rouen qui pointait du doigt la nécessité de soutenir le parc locatif social, notamment à vocation étudiante, dans un secteur qui compte seulement 5% de logements sociaux. La création d'une résidence étudiante de 200 logements à proximité de l'UFR de droit dans le cadre d'un partenariat Habitat 76-Crous était une opportunité soulignée par l'étude. Si le projet de Bouygues Immobilier va jusqu'à son terme, il devra préalablement s'affranchir de l'obligation de réaliser dans cette opération 25% de logement social dans le cadre de la réglementation du Programme local d'urbanisme que la municipalité va faire modifier prochainement en ce sens. La municipalité de gauche a inscrit la réhabilitation et la construction de logements à vocation sociale comme une des priorités de son mandat. Cela passe notamment par une politique foncière maîtrisée par la ville qui permettra de favoriser l'équilibre financier et le montage des opérations dans les différents quartiers de la ville. Afin de rattraper le déficit en logements sociaux étudiant sur le territoire de la ville, il est nécessaire de construire au moins 700 logements nouveaux en partenariat avec le Crous et les bailleurs sociaux.

jeudi 01 mai 2008, a 19:12
1er MAI de ripostes sociales .
 

Les défilés de la fête du Travail marquent le coup d'envoi d'un mois de mai d'action sociale. Dans les lycées la semaine prochaine, le 15 mai avec les fonctionnaires et dans l'éducation nationale et le 22 mai contre le projet de réforme des retraites.

Cette semaine, L'Humanité Dimanche consacre son numéro à cette actualité sociale. En Vente en kiosque et auprès des militants dans les défilés.

• Colloque Mai 68 de la CGT en images • Hors-série Mai 68

jeudi 01 mai 2008, a 18:31
30 . 000 manifestants à Marseille pour le 1er MAI .
 

Jeudi 01 Mai 2008 - 16:01

30.000 manifestants à Marseille pour le défilé du 1er Mai, une manifestation qui annonce une forte mobilisation sociale

30.000 manifestants à Marseille pour ce 1er Mai
La manifestation organisée à l'appel de la CGT, la CFDT, l'UNSA, la FSU, Solidaires et l'UNEF avait aussi reçu le soutien du Parti Communiste Français, ainsi que d'ATTAC, des associations de défense des sans-papiers ou du DAL (Droit au Logement). Force Ouvrière ne participait pas au rassemblement unitaire.

En tête du cortège, des employés de Coca Cola et de STMicroelectronics défilaient regroupés sous une même banderole: "pour les salaires on a lutté, pour les salaires on a gagné" rappelant que les salariés des Pennes Mirabeau et de Rousset venaient, chacun de leur côté, de sortir gagnants d'un conflit avec leurs entreprises pour des augmentations de salaires.

Etaient également présents des représentants des professions du port de Marseille, dockers ou agents du port autonome, qui continuent leur grève perlée contre la réforme des ports. A leur arrivée en fin de manifestations, les collectifs de sans-papiers ont été fortement applaudis par l'ensemble des participants. Plusieurs autres manifestations se sont déroulées dans les Bouches-du-Rhône regroupant 1.000 personnes à Martigues, 450 à Port de Bouc et à La Ciotat et 400 à Arles, selon les organisateurs.
Nicolas Maury

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