| vendredi 27 juin 2008, a 21:50 |
| Les places boursières en chute |

La
Bourse de Paris a poursuivi sa chute vendredi, le CAC 40 a reculé de 3
points en deux jours dans un marché accablé par les records successifs
du pétrole et les inquiétudes sur le secteur financier, l'automobile et
la distribution.
La plupart des Bourses d'Asie ont elles aussi fortement chuté, celle
de Tokyo perdant notamment 2,22%, en réaction à la dégringolade de Wall
Street la veille.
• Crise financière : Et si on sortait du "tout-marché" ? |
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| vendredi 27 juin 2008, a 04:42 |
| LE $$Y$$TÈME … À L’ASSAUT DES BLOGS !!!!!!!!!!!!!!!!! ( 2 ) |
Pour verrouiller les blogs demandez à Orange, ils sont en train de
limiter, contrôler, manipuler. C'est déjà en route et Orange est le
précurseur dans la mise sous contrôle des blogs. Actuellement un
collectif de bloggeurs Orange se révolte depuis le 13 juin dernier.
Artistes, écrivains,chefs d'entreprises sont réunis pour s'opposer aux
mesures autocratiques et arbitraires d'Orange. Pour exemple, sachez
qu'Orange a pris des mesures pour limiter les blogs sans en avertir ses
clients comme l'oblige l'article 7 de son réglement. Pas grave ils sont
sûrs de leur impunité même devant la loi. Orange a opposé un silence
méprisant devant nos réclamations. Ensuite, devant la montée de la
grogne, ils ont tenté des manoeuvres dilatoires avec un outil appelé
Blog Animation. Et pire encore ils ont insulté certains d'entre nous
par écrit et annoncé clairement la discrimination d'une minorité qui
les gênait. Cela vous paraît improbable ? Visitez les blogs jeffana -
pierry10 - aliboron - fabuliste … pour les principaux et vous
comprendrez. L'info a été envoyée à divers supports médiatiques et
diverses émissions réputées pour les coups de gueule … rien ! Personne
n'est offusqué ou même intéressé par cette manipulation d'Orange. Des
internautes sont en train d'être muselés et les médias ferment les yeux.
Alors soyez en sûr, si le projet en Europe commence à être évoqué, c'est la France avec Orange qui donnera le ton.
Moralité la toile n'a pas le pouvoir qu'on lui prête : nous avons
contacté directement des milliers d'internautes et récolté seulement
350 signatures. Et si cela vous intéresse, sachez que ce sont les
artistes, auteurs, ecrivains, chefs d'entreprises qui ont répondu en
plus grand nombre. Edifiant non !?
Les vacances arrivent et vous pouvez être sûr qu'Orange profitera de
cette période pour laisser pourrir la situation et ainsi maîtriser les
blogs. Les libertés sont donc concrétement menacées, ce n'est plus un
projet mais un emanipulation en marche.
Ecrit par : Joseph DELUZAIN | 26.06.2008
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| jeudi 26 juin 2008, a 21:05 |
| LE $$Y$$TÈME ... À L’ASSAUT DES BLOGS !!!!!!!!!!!!!!!!! |
Par Pierre BOUKHALFA le jeudi 26 juin 2008, 07:42 - Média - Propagande
L'information nous vient d'un magazine bulgare, Kapital, relayé par Courrier International.
On y apprend que le Parlement européen serait en train de réfléchir
à un moyen légal afin d'"encadrer cet espace de liberté d'expression"
que constitue la blogosphère.
La
députée européenne estonienne Marianne Mikko a déjà rendu un rapport à
ce sujet, prélude à une éventuelle législation en ce sens.
« Jusqu'à présent, la blogosphère était un espace de bonnes
intentions, avec un discours relativement franc et ouvert. Beaucoup de
gens font confiance aux blogs. Cependant, du fait de leur banalisation
et de leur multiplication, les blogs sont également utilisés par des
personnes de moins en moins scrupuleuses. »
Si « jusqu'à présent, nous n'avons pas considéré les blogueurs comme
une menace, ces derniers peuvent polluer considérablement le
cyberespace », estime la députée dans son rapport.
Marianne Mikko n'est cependant pas la seule en Europe à se poser des questions au sujet des blogs.
Selon Kapital, l'eurodéputé allemand Jorgo Chatzimarkakis a ainsi
déclaré : « les blogueurs ne peuvent certainement pas être
automatiquement qualifiés de menaçants », mais « les blogs sont
aujourd'hui un puissant instrument de communication et peuvent être
considérés comme une forme avancée de lobbying. Et constituer, en tant
que tels, une menace ».
L'article de Kapital conclut sur cette petite pirouette pleine de
vérité : "de là à penser que les blogueurs ont un peu trop milité pour
le Non au traité de Lisbonne, contrairement à tous les autres médias
(TV, radio, presse papier), et que cela gêne certains eurodéputés, il y
a un pas que nous ne franchirons pas."...
Ce projet est très grave, mais pas étonnant à bien y réfléchir.
On le sait, on le sent, on l'entend, nos dirigeants ont un problème
de plus en plus sérieux avec la Toile. Pour une simple et bonne
raison : elle constitue le dernier espace de liberté des citoyens, à
l'heure où télévisions, radios, presses locale ou nationale ont sombré
dans la désinformation et la manipulation.
Si Internet n'avait pas existé, où auraient-on en effet lu et
entendu les partisans du NON lors du référendum de 2005 sur la
Constitution européenne ? Nulle part, parce qu'on ne les invitait que
très peu au regard du temps de parole des défenseurs du OUI.
Le Système est agacé pour cette raison par Internet. Il est donc
logique qu'il cherche à le contrôler et à réduire drastiquement les
possibilités d'expression et de diffusion d'idées embarrassantes.
Tous les prétextes seront utilisés, lutte contre le terrorisme,
criminalité organisée, protection des enfants, lutte contre les
discriminations ou le racisme, pour atteindre cet objectif :
verrouiller la Toile.
Il n'est pas étonnant non plus que la première attaque vienne du Parlement européen, où bat le coeur du Système.
Nous ne devons pas les laisser faire sans réagir.
Parce que les blogs constituent une force de frappe impressionnante,
il est impératif que l'information circule le plus vite possible, et
qu'un maximum de monde soit rapidement au courant des menaces qui
pèsent sur notre liberté d'expression.
Nous comptons donc sur chacun d'entre vous pour relayer ! Merci !
par Le Vrai Débat publié dans : Médias ajouter un commentaire
commentaires (18)
- proNETaires de tous les pays*... ... ... y-a du boulot à FAIRE !
http://www.levraidebat.com/article-20664396.html
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| jeudi 26 juin 2008, a 19:15 |
| Pouvoir d’achat et campagne de pub |

Mis en ligne : 25 juin
Il y a au moins une profession en France qui ne pourra pas se
plaindre pour son pouvoir d'achat : celle des publicitaires. Sarkozy
vient en effet de leur allouer cinq millions d'euros pour orchestrer
une campagne de pub sur le thème : mais si, votre pouvoir d'achat
augmente !
Pour l'Elysée, le mécontentement populaire ne serait
qu'un malentendu. Nos concitoyens ne sauraient pas assez tout ce que le
gouvernement a entrepris pour redresser leur pouvoir d'achat. Ils se
seraient trop focalisés sur des mesures du type « paquet fiscal »…Pour
le premier ministre, ce serait la faute à l'INSEE coupable de ne pas
livrer de bons chiffres de croissance liés à la si bonne politique mise
en place depuis un an sans que l'on s'en rendît compte jusque là.
Bref à défaut de convaincre les Français qu'ils n'ont
aucune raison de se plaindre, il faut ouvrit le parapluie : le
gouvernement ferait tout ce qu'il pourrait et pas que pour les riches.
A voir, quand le même jour, obligé de suivre l'inflation qui repart au
galop, l'on apprend que le SMIC horaire sera augmenté de huit petits
centimes d'euro le premier juillet. A voir quand on voit la manière
qu'a le pouvoir de maltraiter l'allocation de rentrée scolaire ou de
racketter les allocations familiales : cela fera deux cents millions
d'euros de moins pour les familles.
Mais les « Français qui réussissent » - c'est ainsi
qu'on les appelle dans les documents de la campagne officielle, vont
bénéficier du bouclier fiscal leur permettant de ne pas payer plus de
50% d'impôts. « Il n'y aura pas beaucoup de viande le mois prochain »,
ce sont des phrases que l'on entend aujourd'hui : pour des millions de
travailleurs pauvres, le logement et la voiture pour aller au travail
sont passés devant le poste alimentaire en France en 2008 !
C'est ainsi que le pouvoir d'achat est devenu la
première attente des Français avec la santé et les retraites, au rythme
des attaques menées par le nouveau pouvoir. Mais alors que les prix du
pétrole flambent, le premier ministre préfère se défausser sur « les
partenaires sociaux » pour remettre à plus tard d'éventuelles
solutions. Ou bien vanter l'hypothétique « maison à 15 euros par jour »
sans le terrain. En la matière, guère besoin de campagne publicitaire,
le message est clair : « Si vous êtes riche, enrichissez-vous
davantage, si vous êtes pauvres, endettez vous ». Ou faites les soldes.
Ou, si vous faites partie des six millions de salariés
concernés par la participation ou l'intéressement, vous pourriez avoir
accès plus tôt à votre argent placé. Ou, si vous vous comptez au nombre
des trois millions et demi de salariés du privé concernés par les RTT,
vous pourriez vous faire payer celles que vous ne prenez pas. Ou si
vous avez le bonheur de travailler dans les secteurs du bâtiment, des
travaux publics, de la restauration ou de l'hôtellerie, vous aurez
« une véritable bouffée d'oxygène » en travaillant encore plus en
heures supplémentaires. Là encore, nul besoin de sous-titre : comme
pour le SMIC, la porte de l'augmentation des salaires est vérouillée à
triple tour. Quand c'est le premier motif de conflits dans les
entreprises, voilà qui s'appelle encore et toujours voler au secours de
ceux qui profitent du travail des autres.
Alors que les effets de la crise financière née de la
spéculation immobilière aux USA commencent à se transmettre à
l'économie réelle en Europe, le gouvernement n'entend pas changer de
cap. Il n'est pas question d'envisager des politiques publiques en
matière de crédit ou d'investissement dans les transports en commun ou
le logement social. Il n'est pas question de s'attaquer un tant soit
peu aux milliards d'euros de profits captés par les grands groupes du
CAC 40. Mais il s'agit d'accentuer la surexploitation du travail et la
mise en concurrence des salariés et des générations. Eux devraient
payer comptant l'addition des soubresauts à venir. Une campagne de pub
ne suffira pas à faire oublier la réalité de cette vie.
site du P.C.F |
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| mercredi 25 juin 2008, a 21:25 |
| Assurance maladie : un plan effarant |

L'assurance
maladie prépare un plan de réduction des dépenses de 3 milliards pour
ramener d'ici 2011 le financement de la sécurité sociale à l'équilibre.
Parmi les mesures proposées, celle de rembourser à 35% les médicaments
actuellement pris en charge à 100% pour les personnes en affection de
longue durée (ALD).
Ce plan effarant est une véritable insulte aux
fondements de l'assurance maladie dont l'objectif, faut-il encore le
rappeler, est de garantir à chacun l'égal accès aux soins. Avec ce
genre de logique comptable, pourquoi dès lors s'arrêter en si bon
chemin ? Autant en finir des maintenant avec tous les remboursements !
Pour le coup l'équilibre serait ainsi atteint.
Cette politique d'acharnement sur les assurés coupables
d'être malade et qui vient après l'instauration des sinistres
franchises médicales, n'a que trop duré. Pourtant il existe des mesures
alternatives à la mise en cause de l'offre publique de soins. Il en est
même une qui a été proposée par la cour des comptes, celle de taxer les
opérations financières au même niveau que les salaires, ce qui
permettrait de combler largement les déficits de la sécurité sociale.
Parti communiste français
Mardi 24 juin 2008 |
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| vendredi 20 juin 2008, a 21:51 |
| La meilleure caricature de l’année ! |

Avez-vous vu cette caricature géniale de Nicolas Sarkozy ?

http://www.tdg.ch/pages/home/tribun…
(dessin du 14 juin)
De : La Tribune de Genève
jeudi 19 juin 2008
site BELLACIAO
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| vendredi 20 juin 2008, a 21:23 |
| Europe brune |
Par AMAD le jeudi 19 juin 2008, 10:15 - Lien permanent
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| vendredi 20 juin 2008, a 21:12 |
| SIFA : intervention auprès du préfet |
Par Michel Ricoud le vendredi 20 juin 2008, 14:28 - Thème : Social
- Lien permanent
Les
élus communistes d'Orléans tiennent à faire part de leur inquiétude en
ce qui concerne le devenir de l'entreprise SIFA à Orléans et du respect
des droits des salariés.
Dernièrement, les salariés ont fait
grève pour demander la réintégration de 8 des leurs licenciés, et
l'amélioration des conditions de travail. Leur lutte est légitime et
nous la soutenons. Malheureusement, la direction de la SIFA qui dépend
du groupe ARCHE a menacé, suite à ce mouvement, de fermer l'usine et de
mettre à la porte les 200 salariées. Un chantage inadmissible et
contraire à la loi, car le droit de grève existe encore dans notre pays.
En conséquence, nous demandons au Préfet de bien vouloir nous informer des dispositions qu'il compte prendre afin que : - les droits des salariés de la SIFA soient respectés, - leurs revendications soient prises en considération, - le devenir de cette entreprise soit assuré.
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| vendredi 20 juin 2008, a 21:00 |
| SENAT : groupe communiste ( Serge Dassault tient des propos déraisonnables sur les chômeurs . |
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Serge Dassault tient des propos déraisonnables sur les chômeurs
Par le groupe CRC - 19 Juin 2008 |
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Les Sénatrices et Sénateurs Communistes Républicains et
Citoyens tiennent à dénoncer avec force et vigueur, les propos tenus ce
jeudi par Serge DASSAULT à l'occasion de la réunion de la commission
des Finances. Selon lui, il suffirait de « réduire les aides aux
chômeurs » pour « les faire travailler ».
Ces propos, sans être étonnants dans la bouche de
Monsieur DASSAULT, ne sont que le fruit des politiques de
culpabilisation des salariés privés d'emploi à l'instar du projet de
loi relatif aux « droits et devoirs des demandeurs d'emplois » que le
Sénat aura à examiner prochainement.
En agitant le chiffon rouge du demandeur d'emploi
assisté et fainéant, la majorité UMP entend priver nos concitoyens d'un
débat sérieux sur les causes du chômage en France. Du côté de la
Droite, pas un mot sur les licenciements boursiers, les
délocalisations, et la désindustrialisation de notre pays, que le
Gouvernement ne tente pas d'endiguer.
Toutes ces questions que le Gouvernement occulte, les
sénatrices et sénateurs communistes ne manqueront pas de les soulever
lors du prochain débat. |
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| vendredi 20 juin 2008, a 04:37 |
| Lettre ouverte au Maire de Nancy |
Par bernadrian le jeudi 19 juin 2008, 17:16 - force communiste
- Lien permanent
Patrick Hatzig Nancy, le 16 juin 2008
Secrétaire de la Fédération de Meurthe et Moselle du PCF
BP 642
54010 Nancy cedex
Conseiller Municipal de Nancy
Vice Président du Conseil Régional de Lorraine
Lettre ouverte au Maire de Nancy
Monsieur le Maire,
Je vous demande d'ouvrir une enquête administrative afin que soit
déterminée la responsabilité dans une affaire de comportement
outrageant et dangereux à l'encontre d'un militant de la CGT.
Je n'y vais pas par quatre chemins, pour être clair et précis, afin que pareil fait ne se reproduise plus.
Le
jour de la venue du 1er Ministre, un militant de la CGT, bien connu,
car militant infatigable pour les grandes causes que sont les libertés,
le progrès social, l'emploi, les retraites…, s'est rendu place
Stanislas pour signifier son mécontentement de la politique dudit 1er
ministre. C'est un droit inscrit dans la Constitution que celui de
manifester pacifiquement.
Quelques fonctionnaires de la Police nationale, aidés par un
policier municipal, lui ont pris sa pancarte et l'ont cassée avec leurs
genoux.
Les employés municipaux ont autre chose à faire que de suppléer les
fonctionnaires de la Police nationale dans la répression des militants
ouvriers.
Je souhaite que le coupable soit trouvé et que des mesures soient prises pour que cela ne se reproduise plus.
Je vous transmets, Monsieur le Maire, mes sincères salutations.
Patrick Hatzig
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| jeudi 19 juin 2008, a 22:06 |
| Manif Equipement-Matériel : + de 5000 cheminots |
Ce
jour avait lieu la Manif Equipement- Matériel à Paris: plus de 6.000
manifestants (dont 30 du site havrais et + de 100 normands) qui ont
défilé d'Austerlitz à Montparnasse (siège SNCF), arrivée bruyante et
musclée pour montrer notre mécontentement et notre détermination, la
mobilisation aurait pu être plus ample, mais ce fut une belle Manif!
Maintenant, à nous de nous ressourcer et à se remobiliser pour la
rentrée, tout en étant vigilant...
17 juin 2008
17 juin : bonne mobilisation malgrè...
Bonne
mobilisation malgrè une unité divisée (certains jouant le jeu des
patrons et du gouvernenment au détriment des salariés, comprennent
pas tout !), chiffre en dessous du 22 mai, mais 10.000 au Havre, 12.000
à Rouen, du privé comme du public. Au niveau des cheminots, moins que
le 22 mai, mais au vue du taux de gréviste, c'est pas mal. Pour autant,
certains préfèrent faire du catégorielle, travailler plus longtemps
pour la gloire et plus que 35h, que la chute sera terrible, il ne
faudra pas venir pleurer! Néanmoins, la mobilisation, 500.000 sur toute
la France prévoit une rentrée qui s'annonce explosive... Attention
Sarko et ta bande !
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| jeudi 19 juin 2008, a 19:40 |
| RETRAITES : NE VOUS LAISSEZ PAS ABUSER ! |
Par Pierre BOUKHALFA le mardi 17 juin 2008, 23:08 - Emploi-Salaires-Retraites
- Lien permanent
Une campagne permanente d'affolement de la population
Depuis
des années, un discours catastrophiste, relayé par les grands médias,
vise à affoler la population sur les risques de ne plus pouvoir payer
les retraites : grâce à l'amélioration de l'espérance de vie, il y
aurait trop de retraités et plus assez de travailleurs pour payer leur
pension.
C'EST FAUX !
Il n'y a aucun problème de financement des retraites !
Bien sûr, il faut s'adapter à cette évolution démographique très
positive. Mais il faut savoir que la Banque mondiale, dans un rapport
d'octobre 1994, a la première sonné la charge pour casser les systèmes
de retraites en répartition sur toute la planète.
Pourquoi vouloir casser les systè-mes de retraite par répartition ?
Parce que les classes dirigeantes veulent organiser l'insécurité de la société
C'est le Fonds monétaire international (FMI) qui le dit : « un
système de retraite en répartition peut déprimer l'épargne nationale
parce qu'il crée de la sécurité dans le corps social ».
Mais pourquoi organiser l'insécurité dans le corps social ?
Parce que des travailleurs qui vivent dans la précarité et
l'insécurité, craintifs et dépolitisés, sont beaucoup plus malléables
et corvéables que des travailleurs disposant de droits sociaux solides
leur garantissant l'emploi, un revenu stable et une bonne protection
sociale. C'est le moyen, pour les milieux d'affaires, de s'assurer un
haut niveau de profit et la paix sociale pour longtemps.
L'imposture des difficultés financières des systèmes de retraites
vise à ac-climater l'idée de l'intro-duction des fonds de pension
C'est encore le FMI qui le dit : il faut « forcer les gens à
épargner pour leur retraite en orientant les fonds de manière stable et
permanente vers les investissements dans le secteur privé ». La Banque
mondiale, complice du FMI, veut faire des systèmes de retraite des
« instruments » de la financiarisation des économies. Le moyen, ce sont
les fonds de pension (qui peuvent prendre des noms différents comme
PERP, Perco, épargne-retraite…). Le but n'est pas de faire travailler
plus longtemps (attention aux diversions sur l'âge de la retraite),
mais de faire baisser les pensions afin de pousser les personnes à
souscrire des compléments de retraite : cela engraissera l'industrie
financière…
POURTANT LES FONDS DE PENSION SONT DANGEREUX, INEFFICACES ET INUTILES
Ils vont faire baisser le montant des retraites (puisqu'il y a
davantage de retraités, il va y avoir davantage de ventes d'actions ;
leur prix va donc baisser, et les pensions avec) ; les salariés et
retraités vont supporter tous les risques boursiers ; les fonds de
pension vont accroitre la déstabilisation des marchés financiers
internationaux ; leurs performances financières sont médiocres (sur 150
ans, les actions françaises, inflation déduite, ont donné 0 % de
rendement, moins que le Livret A !) ; ils ne présentent aucun avantage
démographique (les pensions qui seront versées en 2040 dépendront des
conditions économiques de 2040, quelle que soit la technique financière
utilisée).
Et pourtant l'Union européenne a adopté une directive « fonds de pension » en 2003 !
NE VOUS LAISSEZ PAS ABUSER !
FINANCER LA RETRAITE PASSE PAR LE PLEIN-EMPLOI
Entre 1983 et 2006, la part des salaires dans le PIB a baissé de 9,3 %
(120 à 170 milliards d'euros) alors que la part du capital augmentait
d'autant !
Il faut récupérer cet argent par l'augmentation des salaires et le financement d'emplois !
Le Mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP) a montré que le
financement de 3,3 millions d'emplois, afin d'appliquer le droit
constitutionnel à l'emploi en le rendant opposable (les pouvoirs
publics doivent être « obligés » de fournir un emploi de qualité à qui
n'en a pas), coûte 127 milliards d'euros par an. Toutes les
explications sont données sur son site Internet http://www.m-pep.org
Par exemple, l'annulation des exonérations de cotisations sociales
patronales rapporterait 23 milliards d'euros ; la restauration de
l'impôt de Bourse rapporterait 11 milliards d'euros…
Et la création de 3,3 millions d'emplois rapporterait 12 milliards
d'euros à la CNAV, plus 6 milliards pour les régimes complémentaires…
Où est le problème puisque selon le Conseil d'orientation des
retraites (COR), le besoin de financement des retraites, toutes choses
égales par ailleurs, serait de 15,1 milliards d'euros en 2015 ; 24,8
milliards en 2030 ; 68,6 milliards en 2050 !
De : M'PEP
mardi 17 juin 2008
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| jeudi 19 juin 2008, a 04:46 |
| ARRAS DOUBLEMENT VISEE PAR LA RGPP |
ARRAS DOUBLEMENT VISEE PAR LA RGPP
Capitale administrative d'un des plus importants départements de
France, ARRAS est gravement menacée par le projet de RGPP (REGRESSION
GENERALE DES SERVICES PUBLICS) lancé par SARKOZY et FILLON .
Sur
une population active de 40 000 salariés, la Communauté Urbaine d'Arras
en compte près de 14 000 (40,7%) dans les secteurs de l'éducation, la
santé l'action sociale, les administrations nationales et territoriales.
Des milliers de ces emplois sont dans leur collimateur
Sous prétexte de moderniser les Services publics le gouvernement veut en fait :
restreindre leurs moyens et surtout leurs personnels
transférer vers le privé l'éducation , la santé la culture…
UNE MACHINE DE GUERRE CONTRE LES SERVICES PUBLICS
Au total 100 000 postes seraient supprimés d'ici 3 ans
ARRAS et ses 7 lycées, ses 5 Collèges, ses 25 écoles primaires et
maternelles, les services académiques… sont et seront frappés par les
11 000 suppressions de postes de cette année et les 20 000 prévus pour
2009
Nos services fiscaux
perdront 50 % de leurs effectifs alors que les moyens manquent pour
lutter contre la fraude fiscale et sociale qui prive le budget de 40
milliards de recettes par an.
Notre Centre hospitalier
voit déjà ses moyens financiers réduit de 5 % (moins 3 millions
d'Euros) et ses départs en retraites nos remplacés… Blog P.C.F ARRAS
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| mercredi 18 juin 2008, a 04:59 |
| PME : Victimes collatérales de la crise financière |

Mis en ligne : 17 juin
La crise financière résulte d'une débauche de crédit, mise à la
disposition de la spéculation avec la complicité des banques centrales.
Elle débouche sur le risque d'un asséchement du crédit pour les
investissements créateurs de richesses réelles, reposant sur le
développement de l'emploi.
Il apparaît déjà dans les enquêtes de la Réserve
fédérale et de la BCE que les banques ont durci leurs critères de
sélection des crédits. Les petites et moyennes entreprises sont
particulièrement menacées.
Les banques adoptent ce comportement parce que les
exigences de leurs actionnaires les y poussent sous les exigences de
rentabilité des marchés financiers. Le phénomène est renforcé par la
réglementation financière (le « ratio de Bâle ») qui les oblige à
maintenir un niveau de fonds propres élevé - proportionnel aux crédits
qu'elles accordent - ; ainsi, pour avoir davantage de fonds propres, il
faut davantage de rentabilité… ce qui les pousse à sélectionner les
placements financiers plutôt que les investissements favorables à
l'emploi et à la croissance réelle.
Agir dans les entreprises et dans les bassins d'emploi
pour renverser cette sélectivité du crédit bancaire, c'est donc déjà
combattre la domination des marchés financiers.
Les fonds régionaux pour l'emploi et la formation peuvent être un outil pour cela.
Leur objet premier :
sélectionner, à l'appui des mobilisations sociales, des projets que les banques seront incitées à financer au moyen de bonifications d'intérêts ou de garanties d'emprunts prises en charge par les collectivités publiques ;
Mais on pourrait également exiger :
que ces crédits fassent l'objet d'un refinancement à des conditions privilégiées de la part des banques centrales
– à un taux inférieur au taux du marché, voire nul - . Ce serait un
moyen puissant d'encourager les banques à développer ces crédits plutôt
que d'alimenter l'inflation financière.
Ces exigences n'ont jamais été autant
d'actualité : pour résoudre la crise, la politique monétaire doit
aborder de façon centrale la question du refinancement des entreprises.
Une de ses manifestations les plus inquiétantes a été
la menace de paralysie de ce que l'on appelle “le marché
interbancaire” : inquiètes des difficultés affichées de plusieurs
grands établissements, les banques ne voulaient plus se prêter entre
elles.
Les banques centrales ont donc été contraintes de les
remplacer comme prêteurs sur le marché et d'accroître énormément le
volume de leurs opérations. Elles ont élargi la gamme des crédits
qu'elles acceptent de refinancer. En particulier, elles refinancent
actuellement beaucoup plus de crédits aux entreprises qu'elles ne le
faisaient avant la crise.
La situation incite à aller plus loin. Dès lors que les
banques centrales se réservent le droit de sélectionner des crédits,
elles disposent ainsi d'un moyen de rendre sélectifs ces
refinancements : elles peuvent décider que les crédits destinés à
financer des opérations spéculatives ou financières* ne peuvent bénéficier d'un refinancement qu'à un taux supérieur à celui du marché.
A l'inverse, des crédits reconnus comme destinés à
financer des investissements efficaces et à créer des emplois qualifiés
pourraient bénéficier de refinancements à taux préférentiels, voire à
un taux nuls ou négatifs. Elles pourraient priver la spéculation de son
carburant sans mettre en péril la croissance réelle.
Les PME privée de crédit !
Le conseil des gouverneurs de la BCE a décidé qu'à
partir de 2012 le montant des crédits que les banques centrales de la
zone euro acceptent de refinancer devra être supérieur à 500 000
euros : autant dire que les PME seraient exclues du dispositif !
Il y a donc urgence à alerter sur le risque que
cette décision comporte, en vue d'obtenir que le conseil des
gouverneurs revienne sur cette décision. C'est une bataille qui peut
être gagnée : elle intéresse tous ceux qui participent aux luttes
sociales pour l'emploi et pour le développement maîtrisé des
territoires.
D'après
Denis Durand : Lettre du RAPSE n°45
(*) : LBO, prises de positions sur
des devises ou sur des titres tels que ceux qui ont servi d'instruments
à la spéculation sur les crédits immobiliers américains…
site du P.C.F |
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| mercredi 18 juin 2008, a 04:48 |
| Réaction PCF/Sarkozy/Défense : Des objectifs non avouée dans une dérive ouvertement atlantiste |

Le
discours du Chef de l'Etat présentant les orientations contenues dans
le Livre Blanc laisse perplexe sur le grand flou entretenu sur les
objectifs de défense. Au service de quelle vision du monde ? La France
« grande puissance diplomatique et militaire ». Pourquoi faire ? Une
« force de 50 000 hommes projetable partout dans le monde. » Pour
protéger quels intérêts ? Nicolas Sarkozy le cache.
La décision de revenir dans le commandement militaire
intégré de l'Otan est prise sans consultation du Parlement, à qui on
promet de l'associer sur l'envoi de troupes en opérations extérieures.
Mais le précèdent récent sur l'Afghanistan contredit ce discours. Les
« certitudes » du Chef des armées quant à la prééminence de la
dissuasion nucléaire, « toujours efficace et utile », ne sont pas
démontrées.
La réorganisation en profondeur de notre outil de
Défense est conçue dans la vision d'un espace atlantiste et militarisé,
ou la France renonce à son indépendance en s'insérant dans le sillage
sinistre de la politique menée par les Etats Unis d'amérique. Les
réductions d'effectifs vont faire mal, très mal à la France, sans
projet de reconversion des bases et des territoires, sans consultation
des personnels et des élus. Les missions de soutien vont être
privatisées. Les conséquences sur l'emploi industriel et de service
risquent d'être douloureuses.
Parti communiste français
le 17 juin 2008 |
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| mardi 17 juin 2008, a 04:54 |
| Victoire du Non en Irlande : va-t-on entendre enfin la voix des peuples ? |

La victoire du Non en Irlande est une bonne nouvelle pour tous les peuples européens et pour l'Union européenne.
Le choix du peuple irlandais est un choix de courage et de lucidité.
Malgré les pressions immenses qui rappellent celles qui
avaient pesé en 2005 sur les Français et les Néerlandais, il a su par
son vote rejeter la mise en concurrence effrénée des salariés, la
pression sur les dépenses publiques et les salaires, le sacrifice des
services publics, la militarisation de l'Union européenne.
En
Irlande, le slogan des opposants au traité était clair : « Dites non à
ce traité pour un traité meilleur ». C'est désormais la question à
l'ordre du jour. Le traité de Lisbonne ne doit pas être ratifié. Il
faut ouvrir le chantier d'un nouveau traité.
Toutes ces dernières années, dès que la possibilité a
été offerte aux peuples européens de se prononcer sur le destin de
l'Europe, ils ont dit non, à partir de leur expérience, à ce que leur
proposaient ses dirigeants actuels. Va-t-on enfin en tirer les
conséquences ?
Il n'y aura pas d'avenir pour l'Union européenne si on
continue d'être sourd aux exigences des peuples européens, si on
persiste dans la même voie qu'ils ne veulent plus suivre.
La présidence française qui s'ouvre dans quelques jours
doit proposer d'arrêter le processus de ratification et d'engager
l'élaboration d'un nouveau traité fondateur de l'Union européenne sur
de tout autres bases et dans de tout autres formes, rompant avec celles
qui la conduisent de crise en crise. Il faut que ce travail permette
d'entendre enfin la voix des peuples, qu'il s'ouvre à la vie réelle, à
la participation active des citoyens européens.
Le non irlandais est porteur de la promesse d'un nouvel avenir pour l'Europe. Engageons-nous dans cette voie.
Parti communiste français
Paris, le 13 juin 2008. |
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| mardi 17 juin 2008, a 04:45 |
| Inquiétudes et interrogations du PCF avant la présentation du Livre Blanc sur la « défense et la sécurité » |

Comme
de nombreux militaires et leurs familles, le PCF attend avec impatience
la parution du 3 eme Livre Blanc. La communication faite aux membres du
Parlement est trop succincte pour que l'on puisse avoir une idée
précise de son contenu. Or c'est bien dans les détails que l'on peut
mesurer l'impact des nouvelles orientations et c'est dans les non dits
que l'on peut avoir des inquiétudes.
Le
PCF attend du Livre Blanc une prise en compte de ses propositions
présentées lors de son audition par la « Commission du Livre Blanc » ou
pour le moins une explication sur leur non prise en compte :
- Objectifs de la politique de Défense :
L'adaptation de notre instrument de défense à l'évolution du monde
s'est faite sur la base d'une vision de domination de la planète,
privilégiant la défense de nos intérêts économiques à travers le monde
via une armée projetable sur théâtres d'opérations extérieurs plutôt
que dédiée à la maîtrise du territoire national et à la sécurité du
monde. Ces objectifs seront – ils maintenus pour le profit de quelques
privilégiés ou re-orientés pour le bien de tous ?
- Dissuasion nucléaire :
va-t-on vers la réaffirmation de la prédominance de l'arme nucléaire
pour prévenir les conflits ? La dissuasion reposera- t- elle toujours
sur une stratégie du « faible au fort » ? Son concept d'emploi changera
t-il ? : Arme de riposte ou arme d'action préventive ? La nature même
de cette arme appelle à un processus multilatéral de son abandon. S'y
engagera-t-on ?
- Quel rapport à l'OTAN ?
Le PCF exprime ses inquiétudes face à la dérive atlantiste du Président
Sarkozy. Alors que l'affirmation d'une Défense Européenne où chaque
Nation pourrait conserver son libre arbitre constituerait une
alternative à la puissance militaire américaine, les positions du
Président de la République affirmées par le traité européen de Lisbonne
et le retour programmé de la France dans la structure intégrée de
commandement de l'OTAN suscitent une controverse majeure : Comment
affirmer l'indépendance de la France et de l'Europe en se mettant au
service d'un système otanien dominé par les USA ?
- Lien armée – nation ?
Le PCF adversaire de la professionnalisation des armées avait mis en
évidence les dangers de découplage du lien armée-nation. Quelques
années après tous les candidats au mandat présidentiel ont mis en
évidence ce manquement en évoquant le retour d'un service civique, ou
civil.. Nous avions également fait part du besoin de réfléchir à un
service citoyen, du besoin de voir la Nation partie prenante dans les
changements d'orientations majeures : partage de souveraineté,
engagements de la France dans les opérations extérieures, et de voir
ainsi se renforcer le rôle du Parlement et de la Nation dans les prises
de décisions. Le PCF a fait des propositions en la matière et attend de
voir comment elles ont été prises en compte : organisation d'états
généraux de la Défense, consultations du Parlement, voire de la Nation
sur des problèmes majeures de Défense.
Au-delà de ces interrogations le PCF a quelques inquiétudes quant :
au report successif des dates de présentation du « Livre Blanc »
Alors qu'il était prévu initialement une présentation
du « Livre Blanc » début mai, cette date a été repoussée à la fin mai,
puis maintenant au 17 juin. Alors que nous pensions que la RPPG
concernant la défense ferait l'objet d'une présentation conjointe avec
celle du Livre Blanc, elle est repoussée à mi-juillet voire fin juillet.
Le gouvernement ne nous avais pas habitué jusqu'ici à
tant de « lenteur ». Craint-il une mauvaise réaction des acteurs de la
Défense. N'est-il pas sûr de lui ? Et sinon pourquoi tant de
précautions ? Doit-on s'attendre au pire ? Quelles seront les
incidences sur le personnel des armées et leur famille ?
au distinguo entre « Sécurité et Défense »
La Défense est par essence un des garants de la
sécurité. Alors pourquoi faire ce distinguo comme si les deux problèmes
n'étaient pas du même pied ? Le PCF a des inquiétudes quant à l'emploi
des forces armées sur le territoire intérieur, pour des opérations de
police. Même s'il fallait revoir certaines procédures
d'interopérabilité entre les différents acteurs de la protection du
territoire et de sa population, les textes pré existants étaient
suffisants pour permettre une implication des forces armées dans ce
domaine. Pourquoi rattacher les gendarmes au Ministère de l'Intérieur ?
Jusqu'où cela peut-il aller ? Veut-on rendre possible une intervention
des armées dans un conflit social, comme le laissait entrevoir un haut
responsable militaire lors d'un récent colloque organisé par une
confédération syndicale ?
Dans l'attente de la prochaine présentation du « Livre
blanc sur la Défense et la Sécurité » par le Président de la
République, le PCF espère trouver réponse à toutes ces interrogations
et inquiétudes. Il sera un interlocuteur attentif et actif pour la
suite qui sera donné aux orientations du Livre Blanc et défendra les
options qui sont toujours les siennes : une défense pour la Paix, le
respect des personnes (les militaires comme tous les travailleurs ne
sont pas des objets-marchandises), le maintien de la cohérence entre
missions et moyens.
Parti communiste français
Paris, le 16 juin 2008 |
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| lundi 16 juin 2008, a 21:47 |
| TRAVAILLER 65, VOIRE 78 HEURES ? : l’Europe du “métro-boulot-boulot” |

Mis en ligne : 16 juin
Il ne s'en est pas vanté. Sarkozy a signé à Bruxelles un abandon
d'une incroyable gravité en admettant tous les débordements possibles
du temps de travail.
Avec lui, l'Europe ne va pas de l'avant ; elle
enclenche la marche arrière sociale. Sarkozy s'avère non plus
simplement conservateur mais réactionnaire. Désormais, si vous n'avez
pas les moyens de dire non à votre employeur, si les huissiers ou les
ASSEDIC vous pressent, vous pourrez être obligé de travailler 65 heures
et même 78 par semaine du moment que vous aurez “ bénéficié ” de 11
heures consécutives de non-travail par 24 heures. Ce n'est plus
métro-boulot-dodo, le dernier terme disparaît dans cette furie
ultralibérale. Margaret Thatcher le réclamait, Tony Blair le demandait,
Chirac le refusait, Sarkozy l'a signé, trahissant au passage les pays
comme l'Espagne, la Belgique ou Chypre qui refusaient cette régression
sociale au côté de la France. Quel numéro d'hypocrisie que les
rectifications cauteleuses de Xavier Bertrand, après les sorties de
Patrick Devedjian !
Au moins le secrétaire général de l'UMP disait-il tout
haut ce que son maître ourdissait tout bas. La brutalité de cette
mesure, qui nous replonge vers les ténèbres sociales du XIXe
siècle, dessine à traits précis le projet de civilisation qui sous-tend
toute l'action du pouvoir. Alors que la présidence de Bush se termine
dans la débandade, que les ravages infligés à la planète réclament que
les biens communs de l'humanité soient sanctuarisés, que les famines
reviennent en cortège à la suite des spéculations les plus débridées
sur les matières premières vitales, la droite française persiste et
signe en faveur d'un capitalisme débarrassé de tous les garde-fous
sociaux. Voilà ce que Sarkozy entendait quand il proclamait vouloir “
liquider l'héritage de 68 ”.
Il nous promet la même histoire sans fin, des
actionnaires libres de tout imposer au monde au gré de leurs intérêts,
libres de leurs mouvements, disposant des salariés comme de pions dans
leur Monopoly géant, brûlant au fil de leurs profits les ressources de
la planète. Bienvenue dans le meilleur des mondes ! Entrez dans la
présidence française de l'Union européenne !
La mobilisation syndicale prévue pour le 17 juin
acquiert de la sorte une nouvelle dimension. Il s'agit, bien entendu,
de contrer l'opération de déréglementation – bien française celle-là –
qui supprimerait la référence aux 35 heures. Ce combat pour maintenir
la durée du travail – approuvé par huit Français sur dix, selon un
sondage des Échos – rejoint les préoccupations de tous les salariés
européens. La fiction d'un coq gaulois tous ergots dehors pour
défendre un mode de vie passéiste fait désormais long feu. Le paysage
social et demain politique, il faut l'espérer, oppose les salariés
européens aux multinationales et à ceux qui mettent l'État à leur
service.
Ce tableau dessine aussi un horizon pour les
progressistes de notre continent. Rien à voir avec les exercices de
surplace où l'un se rallie au libéralisme, où l'autre rêve de Tony
Blair tandis que le dernier gère avec zèle l'ordre financier mondial.
La brutalité du capitalisme requiert des transformations profondes de
la société et le rassemblement le plus large pour y parvenir, salariés
communistes, militants socialistes, altermondialistes, syndicalistes,
progressistes, écologistes… Une idée neuve de l'Europe, une idée neuve
pour l'Europe
site du P.C.F |
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| lundi 16 juin 2008, a 21:30 |
| La lettre d'information du journal L' HUMANITE . |
Si cette lettre ne s'affiche pas correctement, cliquez-ici
|
Où trouver l'Humanité ? | Soutenir l'Humanité

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mardi 17 juin 2008
En kiosque, chez votre marchand de journaux
UN MILLION DANS LES RUES
Journée de mobilisation pour le défense des retraites et des 35 heures à l'appel de la CGT, la CFDT, la FSU et Solidaires.
« L'intransigeance du gouvernement ne nous impressionne pas », nous déclare Maryse Dumas , secrétaire confédérale de la CGT. Notre reportage à la Snecma où les salariés ne veulent pas lâcher leur « acquis social ».
APRÈS LE « NON » IRLANDAIS
Bien qu'il s'en défende, Nicolas sarkozy est bien empétré, « l'incident
» irlandais bouleverse l'agenda de la présidence française de l'Union
européenne. Notre analyse.
Et aussi…
LES ROUTIERS CHAUFFENT LE BITUME
Succès des opérations escargot sur tout le territoire
AU TRIBUNAL POUR AVOIR EXPRIMÉ SON OPINION
Maria Vuillet avait interpellé un sous-préfet à propos de la lecture de la lettre de Guy Môquet dans les écoles.
NOUVELLES TECHNOLOGIES, LA GÉNÉRATION BOOMERANG
Une enquête de notre série : « souffrance au travail, une épidémie invisible ».
VELIB' DÉRAILLE SUR LE SOCIAL
Salaires au rabais et discrimination syndicale se cacheraient derrière les bicyclettes de Paris.
LES FICELLES DE DOMENECH
Alors que l'équipe de France abat sa dernière carte face à l'Italie, le sélectionneur cristallise tous les ressentiments.
AUDIOVISUEL… LE BIG BANG
Une tribune de Michel Naudy, journaliste, porte-parole du MARS-GR.
DE L'ART POUR CHANGER D'AIR À NAPLES
Un festival interdisciplinaire entièrement écologique pour montrer une autre image de la ville. Notre reportage.
COMMANDEZ DÈS MAINTENANT VOS VIGNETTES D'ENTRÉE
À LA FÊTE DE L'HUMANITÉ 2008 La vignette est un bon de soutien
à l'Humanité et donne droit à une entrée
gratuite à la fête pour les 3 jours.
En vous rendant
à la boutique du site de l'Humanité
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Dossiers

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| dimanche 15 juin 2008, a 18:20 |
| « Le mouvement des sans-papiers est inarrêtable ! » |
Immigration . Réunis en meeting, jeudi, à Paris, les salariés menacent
de lancer une troisième vague de grèves avec la CGT et Droits Devant ! !.
« Vous
bossez ici, vous vivez ici, vous resterez ici ! » clame Raymond
Chauveau sous un tonnerre d'applaudissements. Face à lui, une salle
surchauffée, quelque deux mille personnes venues assister au meeting
des travailleurs sans papiers, jeudi soir, à la Halle Carpentier, dans
le 13e arrondissement de Paris. « L'espoir s'est installé dans les
coeurs, les échines se redressent, tonne Jean-Claude Amara, de Droits
Devant ! !. Le gouvernement doit comprendre que ce mouvement est
inarrêtable ! »
Plus de deux mois après le lancement des premières grèves et
occupations, loin de s'essouffler, le mouvement prend de l'ampleur. La
CGT compte désormais une quarantaine de sites occupés et 700 salariés
en grève. Sur les 1 500 demandes de régularisation déposées jusqu'à
présent, 400 ont obtenu l'assurance d'une régularisation. « C'est
beaucoup, mais c'est encore trop peu, soupire Francine Blanche, de la
CGT. À ce rythme-là, on va tout exploser. Chaque jour, de nouveaux
travailleurs sans papiers sortent de l'ombre et des dizaines
d'entreprises attendent pour se mettre en grève. » Et d'assurer que le
syndicat est prêt à lancer une troisième vague de grève et
d'occupations, « plus importante que la première et la deuxième
réunies », si le gouvernement ne répond pas à leurs exigences.
Pour la première fois, une quinzaine de départements de province
seraient concernés. « Nous disons solennellement au gouvernement : vous
devez faire respecter l'égalité de traitement dans toutes les
préfectures. » La CGT dénonce des inégalités, notamment dans les pièces
à fournir pour constituer les dossiers. Mais également dans les papiers
obtenus : récépissés pour les uns, autorisations de séjour provisoires
(ASP) pour les autres, avec ou sans autorisation de travail… « Ils ont
le droit d'être en grève, mais pas de travailler !, ironise Raymond
Chauveau. Il est temps que le gouvernement arrête avec ses baronnies
préfectorales. »
Autre aberration : certains travailleurs se sont vu refuser leur
régularisation faute d'un salaire suffisant… Les femmes, une centaine
dans le mouvement, sont particulièrement touchées. Ana Azaria,
présidente de Femmes Égalité, réclame des « critères plus souples, qui
puissent s'appliquer aux femmes à temps partiel ». Sur la tribune,
Fanta, salariée de l'entreprise Manet, en grève depuis le 23 mai,
témoigne, devant un public ému : « Être sans papiers, ce n'est pas une
fatalité. La lutte commence tout juste. N'ayons plus peur,
montrons-nous ! » Et Francine Blanche de conclure : « De la part de
tous les salariés, nous vous disons merci. »
Marie Barbier l' Huma du 14 / 06 / 08
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| dimanche 15 juin 2008, a 17:59 |
| SENAT : groupe communiste ( A quoi sert le baccalauréat ? ) |
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Rapport du groupe de travail sénatorial « A quoi
sert le baccalauréat ? » : un travail de qualité mais des propositions
dangereuses
Par Brigitte Gonthier-Maurin - 12 Juin 2008 |
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Après un important travail d'auditions, le rapport du
groupe de travail sénatorial « A quoi sert le baccalauréat ? » vient
d'être rendu public.
Cette contribution de qualité a le mérite de dresser un
véritable état des lieux du baccalauréat. Un travail utile à un moment
où l'ensemble de la communauté éducative s'interroge pour rompre avec
l'échec et les inégalités scolaires et pour relever le défi d'élévation
des connaissances et des compétences pour tous et toutes. Pour autant,
le baccalauréat ne peut évidemment pas, à lui seul, y parvenir. Le
rapport montre en effet combien la composition des différentes voies et
filières est encore très marquée socialement.
Si le constat et l'objectif de réduction de l'échec
scolaire sont partagés, le champ trop étroit de la question posée et le
contexte de forte rigueur budgétaire dans lequel elle intervient ne
permettront pas de répondre, voire iront à l'encontre de cet objectif.
En effet, certaines propositions du rapport - étalement
des épreuves sur deux ans, généralisation du baccalauréat professionnel
en trois ans, création de crédit de formation pour les bacheliers qui
renoncent à des études supérieures - peuvent constituer de nouvelles
entrées pour une réduction des coûts, une plus grande sélectivité et à
terme un désengagement dans le service public de l'éducation.
Car on ne peut évidemment pas déconnecter la question
posée de son contexte. La réduction des dépenses publiques et les
contraintes imposées aux pays membres par le Traité de Lisbonne, qui
s'est fixé pour but de construire « l'économie de la connaissance la
plus compétitive et dynamique du monde », font obstacle au déploiement
d'un haut niveau de culture commune. Résultat : l'objectif poursuivi
jusqu'alors par notre système éducatif se trouve dérouter vers
davantage d'employabilité, laissant sur le bas côté l'exigence d'un
droit d'accès à un haut niveau de culture commune.
La situation appelle, au contraire, une réforme
profonde qui, pour être efficace, nécessite d'être élaborée en
concertation avec l'ensemble de la communauté éducative.
Aussi, pour toutes ces raisons, développées dans une
contribution insérée en annexe du rapport, j'ai voté, au nom de mon
groupe, contre ce rapport |
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| samedi 14 juin 2008, a 22:44 |
| Gaz de France propose de me vendre de l'électricité, que faire ? |
Par PCFENERGIE le jeudi 12 juin 2008, 10:58 - EDF GDF
- Lien permanent
Lire
les échanges intéressants sur le changement de fournisseur Gaz et
Electricité entre un usager et Eric Roulot, membre de la commission
politique énergétique du PCF.
Cet échange montre que des usagers ne sont pas encore au courant du
débat qui s'est engagé là-dessus depuis plus d'un an dans le pays.
L'usager : voici une question , que je me pose ..., dont je pense que beaucoup se la pose ....
J'ai été appelée par téléphone par mon agent "Gaz de France", qui,
en résumé, me garantit une non augmentation de mon gaz pendant 2 ans
pourvu que je décide de changer mon fournisseur d'électricité : de
passer d'EDF à Gaz de France (avec quelques arguments-oiseux-
écologiques pour faire ce choix, en plus de l'argument financier cité
plus haut).
J'ai essayé de discuter au téléphone : "je suis pour le service
publique, je ne suis pas une cliente mais une usagère.... Qui s'occupe
du réseau électrique si ce n'est EDF" .etc, etc... en face on ne m'a
parlé que directive européenne et ouverture à la concurrence, comme
s'il s'agissait d'une gourmandise sur laquelle il fallait se précipiter
!!
Donc si j'ai bien compris les anciens frères sont devenus ennemis! Et nous sommes contraints de faire un choix !
Mon passé professionnel me conduit à faire confiance aux compétences techniques acquises : le Gaz à GDF, l'électricité à EDF.
( pour rappel : France-Télécom fonde sa pub sur le fait qu'elle est
la compagnie qui reçoit le moins de plaintes ! ça ne durera pas
forcément)
Mais concrètement, avons-nous, ai-je le droit, de choisir GDF pour
le Gaz et EDF pour l'électricité ? ou bien sont-ils en train de nous
concocter des compagnies "énergie" (concurrentes bien évidemment)
fournisseuses à la fois, de façon obligatoire, du gaz et d'électricité.
Si je ne fais rien, il se passe quoi?
Merci pour une réponse!
Réponse d'Eric Roulot
Je vous conseille de ne souscrire aucun nouveau contrat pour votre
fournitures de gaz ou d'électricité. Signer un contrat d'électricité
avec gaz de France (ou l'inverse) c'est en fait accepter explicitement
de sortir du tarif administré.
Or les tarifs administrés, fixés par la puissance publique,
constitue pour les partisans du libéralisme un obstacle pour amplifier
le processus de mise en concurrence et de libéralisation du secteur.
Avec les tarifs administrés, les factures restent fixées par la
puissance publique (donc prennent en compte la dimension politique)
alors que les prix sont fixés selon les mécanismes de l'offre et de la
demande.
Pour l'électricité, les tarifs restent environ 60% en dessous des prix du marché.
Pour le gaz le gouvernement a œuvré pour, au travers des contrats de
service public Etat/GDF, aligner les tarifs sur les prix du marché.
C'est d'ailleurs ce qui explique, en partie, les hausses importantes
subies dans la dernière période par les usagers. Je dis en partie car
il faut aussi rajouter l'augmentation des coûts d'approvisionnement et
les sommes fabuleuses versés aux nouveaux actionnaires.
Opter pour sortir des tarifs c'est à coup sûr s'exposer à court terme à des hausses importantes des factures.
Aujourd'hui, c'est vrai que, les opérateurs proposent aux clients
des offres dont les garanties peuvent paraître séduisantes. Mais
attention au lendemain qui chante. Il est nécessaire d'intégrer les
questions d'ordre économique avant de s'aventurer dans l'inconnu du
marché « libre ». Or, les ressources s'épuisent et l'offre diminue, les
taux de dépendance de l'Europe des 27 vis-à-vis des pays producteurs va
augmenter (de 50 à 70% d'ici 10 ans), la privatisation des entreprises
va générer une tendance haussière (fusion GDF/SUEZ), la France est
totalement dépendante des pays producteurs !
Tout cela va irrémédiablement générer une hausse des prix du marché sur le long terme.
Le seul « airbag » de protection, pour les usagers, reste la mise en
place d'un vrai tarif administré, contrôlé et démocratiquement fixé,
permettant de fixer le « juste prix » des énergies tout en absorbant
les fluctuations d'un marché qui risque de s'emballer sous l'effet de
la raréfaction des ressources et qui permet d'améliorer la tarification
sociale pour les familles les + en difficulté.
Bien à vous.
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| samedi 14 juin 2008, a 22:29 |
| France 3 Centre : permanence en plein air |
Par Michel Ricoud le samedi 14 juin 2008, 19:39 - Vidéos et sons
- Lien
Midi
Pile France 3 Centre. Images + Interview de Michel Ricoud lors d'une
permanence en plein air devant la mairie de quartier de La Source. Le
maire UMP d'Orléans refusant au conseiller général PCF de tenir une
permanence 2h par mois à la mairie. Aller jusqu'à 2'47 pour voir les images.
Diffusé le samedi 14 juin 2008 dans le Midi Pile de France 3 Centre.
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| samedi 14 juin 2008, a 22:13 |
| SENAT : groupe communiste ( Il est urgent d’instaurer l’égalité fiscale ) |
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Il est urgent d'instaurer l'égalité fiscale
Par Thierry Foucaud et Marie-France Beaufils et Bernard Vera - 12 Juin 2008 |
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La publication du rapport Migaud Carrez, au nom de la
Commission des Finances de l'Assemblée Nationale, sur les niches
fiscales appelle plusieurs observations. Ce que dit ce rapport confirme
la position constante des parlementaires du groupe CRC du Sénat qui
ont, depuis 2002, mené de manière régulière le combat contre les
cadeaux fiscaux indécents accordés à quelques gros contribuables et
quelques entreprises à caractère multinational.
Depuis 2003, le montant de la dépense fiscale constatée
s'est accru de 23 milliards d'euros, progressant quatre fois plus vite
que les dépenses budgétaires directes en direction de la population de
notre pays.
Ce montant constitue les deux tiers (ou peu s'en faut)
du déficit budgétaire 2007 ! Ainsi est confirmé que la politique de
réduction des dépenses publiques, frappant lourdement les ménages
modestes, les agents et les services publics, est imputable au
développement des cadeaux fiscaux et des avantages laissés à
quelques-uns, très fortunés, ou quelques entreprises, très intégrées
dans l'économie internationale.
Le rapport Migaud - Carrez polarise ensuite l'attention
sur l'impôt sur le revenu et formule un certain nombre de propositions,
visant notamment à plafonner le montant des allégements fiscaux dont
bénéficient parfois de très gros contribuables. Ainsi, 20
contribuables, percevant au moins 2 millions d'euros de revenu annuel,
sont aujourd'hui bénéficiaires d'une restitution du Trésor Public,
parce que le jeu de l'ensemble des mesures dont ils tirent parti les
rend non imposables de fait !
Mais il faut rappeler l'essentiel : les mesures de
dépense fiscale, profondément inégalitaires, multipliées ces dernières
années, rompent le pacte républicain et tournent le dos à l'égalité de
tous (entreprises comme particuliers) devant l'impôt !
Les parlementaires du groupe CRC feront de nouveau
entendre cette exigence d'égalité au fil du débat public qui ne
manquera pas de se produire sur ces questions !
Moins d'avantages fiscaux inconsidérés, plus de dépense
publique utile, voilà ce qui a toujours été, demeure et sera leur ligne
de conduite ! Paris, le 11 juin 2008 |
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| samedi 14 juin 2008, a 19:21 |
| Dessin de Mima. |
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| samedi 14 juin 2008, a 09:43 |
| Victoire du Non en Irlande:va-t-on entendre enfin la voix des peuples? |

La victoire du Non en Irlande est une bonne nouvelle pour tous les peuples européens et pour l'Union européenne.
Le choix du peuple irlandais est un choix de courage et de lucidité. Malgré les pressions immenses qui rappellent celles qui avaient pesé en 2005 sur les Français et les Néerlandais, il a su par son vote rejeter la mise en concurrence effrénée des salariés, la pression sur les dépenses publiques et les salaires, le sacrifice des services publics, la militarisation de l'Union européenne.
En Irlande, le slogan des opposants au traité était clair : « Dites non à ce traité pour un traité meilleur ». C'est désormais la question à l'ordre du jour. Le traité de Lisbonne ne doit pas être ratifié. Il faut ouvrir le chantier d'un nouveau traité.
Toutes ces dernières années, dès que la possibilité a été offerte aux
peuples européens de se prononcer sur le destin de l'Europe, ils ont dit non, à partir de leur expérience, à ce que leur proposaient ses dirigeants actuels. Va-t-on enfin en tirer les conséquences ? Il n'y aura pas d'avenir pour l'Union européenne si on continue d'être sourd aux exigences des peuples européens, si on persiste dans la même voie qu'ils ne veulent plus suivre. La présidence française qui s'ouvre dans quelques jours doit proposer d'arrêter le processus de ratification et d'engager l'élaboration d'un nouveau traité fondateur de l'Union européenne sur de tout autres bases et dans de tout autres formes, rompant avec celles qui la conduisent de crise en crise. Il faut que ce
travail permette d'entendre enfin la voix des peuples, qu'il s'ouvre à
la vie réelle, à la participation active des citoyens européens. Le non
irlandais est porteur de la promesse d'un nouvel avenir pour l'Europe. Engageons-nous dans cette voie.
Blog P.C.F ARRAS
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| samedi 14 juin 2008, a 09:28 |
| Le NON du Peuple irlandais au Traité constitutionnel Sarkozy |


Communiqué de Jacky HENIN, député communiste européen
Le choix souverain que le peuple irlandais a
effectué le 12 juin en rejetant le Traité de Lisbonne est une victoire
pour la démocratie et pour l'Europe.
Le Peuple irlandais fait payer indirectement à
Sarkozy, sa trahison du choix démocratique du Peuple Français. En
effet, lors de la campagne électorale des présidentielles, Nicolas
Sarkozy avait déclaré prendre acte du choix majoritaire des Français de
rejeter le Traité constitutionnel européen. Mais dès qu'il a été élu,
Sarkozy s'est empressé de faire le contraire de ce qu'il avait promis.
Il a négocié avec nos partenaires européens un nouveau traité qui en
les dissimulant, reprenait sur le fond toutes les dispositions
antisociales de feu la Constitution européenne.
N'écoutant que leur peur du suffrage universel,
les dirigeants des gouvernements européens décidèrent de faire adopter
ce traité uniquement par la voie parlementaire, privant les peuples de
toute expression démocratique, à l'exception de l'Irlande en raison sa
constitution qui rendait obligatoire un référendum. Malheureusement ce
« mauvais coup » contre les peuples s'est organisé avec la complicité
active des Partis socialistes français et européens. Mais leur coup à
manqué grâce au Peuple irlandais, pour paraphraser les paroles de la
Carmagnole.
Comme en France et en Hollande en 2005, ce sont
les voix des salariés et de ceux qui souffrent le plus de l'Europe
libérale, qui ont fait la différence en se portant massivement sur le
NON. Ces voix sont aussi porteuses des luttes européennes pour
l'augmentation des salaires, contre les privatisations, contre le
démantèlement des services publics et de la protection sociale.
Derrière les NON irlandais, français et hollandais, il y a aussi la
colère des travailleurs des ports et de la route, des agriculteurs, des
pêcheurs d'Europe. Il y a le refus de travailler 48 heures voir 65
heures hebdomadaires comme la Commission européenne voudrait l'imposer.
Il est temps de tirer les leçons des NON français, hollandais et
irlandais, et d'entendre enfin les voix des peuples européens : L'Union
européenne ne peut plus se construire contre les salariés et au seul
profit des nantis.
Le Traité de Lisbonne doit être définitivement
enterré. Il faut démocratiser radicalement les institutions
européennes, pour que les peuples d'Europe redeviennent maître de leur
destin. Pour ma part, j'ai la conviction profonde, que face aux défis
sociaux, écologiques, énergétiques et démographiques de ce début de
siècle, face aux enjeux de la révolution informationnelle, nous avons
plus que jamais besoin d'Europe. Mais d'une Europe sociale qui
s'organise autour du juste échange et de la coopération, et non pas
autour du tout marché et de la concurrence entre les peuples. Les
peuples d'Europe ont besoin d'un véritable projet européen fondateur
qui unifie ce continent autour d'objectifs de paix, de bien être, de
sécurité sociale et de libre développement de tous.
Jacky Hénin Député au Parlement européen
Blog P.C.F ARRAS
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| samedi 14 juin 2008, a 09:11 |
| SENAT : groupe communiste ( L’ incurie du gouvernement en matière de pouvoir d’achat est patente ) |
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Par Gérard Le Cam - 12 Juin 2008 |
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Ma question s'adresse à Madame la ministre de
l'Économie et des Finances. Les routiers, les taxis, les ambulanciers,
les marins pêcheurs, les agriculteurs, les serristes, la révolte monte
chez les professionnels qui étranglés par l'augmentation insensée du
prix du baril de pétrole ne peuvent plus vivre de leur travail. Les
Français subissent de plein fouet les répercussions sur les produits
alimentaires. Ils doivent payer toujours plus cher pour faire face à
des dépenses vitales. La flambée du prix du pétrole est un prétexte
pour augmenter les prix des matières premières, du transport et des
autres énergies tels que le gaz indexé abusivement sur le pétrole.
Les populations captives d'une part, rejetées à la
périphérie des villes et les populations rurales notamment en raison du
recul des services publics et des transports publics que vous avez
organisés, et d'autre part, les salariés qui n'ont pas d'autres choix
que de prendre leur voiture pour aller travailler subissent encore
davantage les effets des prix exorbitants à la pompe !
L'incurie du gouvernement en matière de pouvoir d'achat
est patente. Certes l'augmentation de la prime à la cuve était
nécessaire ; mais elle reste très insuffisante. Permettez-moi de
relativiser la générosité de Total, qui consent moins de 1% de ses
bénéfices, soit 100 millions d'euros alors que la même société gaspille
en 2007 1,8 milliard d'euros pour racheter ses propres actions ! Depuis
2004, le groupe aura dilapidé près de 40% de ses résultats nets en
dividendes et en rachats d'actions. La participation de Total est
dérisoire quand on sait qu'elle est totalement déductible, c'est un
beau coup de publicité à moindre coût !
A côté de cela votre seule proposition immédiate est de
faire des économies d'énergie. En bref, nos concitoyens vous demandent
comment faire face à la flambée des prix du pétrole, et vous leur
répondez on va vous expliquer comment vous en passer, en vous serrant
la ceinture ou en faisant du vélo !
Il est temps d'agir et de trouver des solutions tant du
côté de l'Etat que des compagnies pétrolières. Les solutions existent,
la volonté politique pour les mettre en œuvre non ! Nous proposons
depuis plusieurs mois une baisse de la TVA et un blocage du niveau
global des taxes des prix des carburants à la pompe et du fioul
domestique. Mais également la mise en place d'une véritable taxe sur
les profits de Total.
Vous ne pouvez plus ignorer la responsabilité que vous
avez envers nos concitoyens, et renvoyer encore au sommet européen du
20 juin à Bruxelles. C'est immédiatement que les mesures doivent être
prises.
Qu'entendez-vous faire tant au niveau du gouvernement
que de la compagnie pétrolière Total pour mettre un terme à ce racket
permanent qui n'a que trop duré ? |
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| vendredi 13 juin 2008, a 04:50 |
| Niches fiscales : 73 milliards pas perdus pour tout le monde |
Par Pierre BOUKHALFA le jeudi 12 juin 2008, 21:25 - Economie-Fiscalité - Lien permanent
Niches fiscales et toutous de riches au gouvernement…
Un rapport de la mission d'information sur les
niches fiscales, rendu public le 5 juin, a dénombré 486 de ces niches
en 2008, contre 418 en 2003, le manque à gagner correspondant pour
l'État passant, sur la période, de 50 à 73 milliards d'euros.
Leur rythme de création a fortement tendance à s'accélérer puisque
quatorze nouvelles « niches » ont été créées par an depuis 2003, contre
cinq par an de 1980 à 2003.
C'est pain béni pour les plus riches qui peuvent, grâce à ces
niches, alléger considérablement ce qu'ils ont à payer au fisc, voire
échapper à toute imposition directe.
Le rapport indique que, « parmi les 10 000 contribuables ayant les
plus hauts revenus, 150 n'ont pas payé d'impôt ou ont obtenu une
restitution du Trésor public, alors que leur revenu fiscal était, en
moyenne de l'ordre d'un million d'euros. Certains d'entre eux ont même
reçu une restitution alors que leur revenu fiscal de référence était
supérieur à 10 millions d'euros ». De même, 116 des mille contribuables
ayant déclaré les revenus imposables les plus élevés au titre de 2006
ont réduit leur impôt de près de 93 %, soit d'un montant de l'ordre
d'un million d'euros chacun.
Au premier rang de ces niches, les investissements dans les DOM-TOM
représentent 40 % du montant total. Ces dispositifs sont d'autant plus
intéressants qu'ils ne sont pas plafonnés, contrairement à la plupart
des autres niches.
Cerise sur le gâteau, le rapport révèle que sur les 550 millions
d'euros de dépenses au titre de « l'investissement productif » dans les
DOM-TOM, seuls 350 vont réellement à ces investissements ; le reste
sert à rémunérer l'investisseur métropolitain ainsi que les multiples
conseillers fiscaux préconisant ce type d'opérations.
Pas étonnant dans ces conditions que, comme le répètent Sarkozy et
tous les membres du gouvernement, les caisses de l'État soient vides.
On sait au profit de qui elles se vident, ce qui n'est ni une surprise,
ni une consolation.
David MARCIL
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| jeudi 12 juin 2008, a 21:47 |
| Report du débat sur l’Europe à l’Assemblée nationale : Aveu de faiblesse des partisans de l’Europe libérale |

Le débat sur l'Europe initialement prévu à l'Assemblée nationale, mercredi 11 juin, à 15h, a été reporté au 18 juin.
Ce
report, annoncé sans justification dans la nuit, coincide avec des
sondages donnant le « non » gagnant en Irlande. La tension est palpable
du côté des partisans d'une Europe libérale. Pas plus hier
qu'aujourd'hui, les hommes et les femmes qui composent les peuples
d'Europe ne sont disposés à signer un chèque en blanc. Encore faut-il
qu'ils soient consultés.
La Constitution européenne de Giscard a changé de nom,
elle s'appelle désormais Traité de Lisbonne. Mais rien n'a changé dans
les arguments fallacieux et méprisants des partisans du « oui ». Rien
n'a changé sauf la volonté affichée de contourner la démocratie partout
où la loi n'impose pas le recours à la voie référendaire.
Il y a, en Irlande, en France et en Europe, une
aspiration majoritaire à construire une autre Europe, qui réponde aux
aspirations des citoyens, une Europe dont la conception est à l'opposé
de l'Europe libérale que l'on veut nous passer en force.
Ce report du débat sur l'Europe, après le résultat du
vote irlandais, est un aveu de faiblesse des partisans du « oui », et
la preuve que la voix de la France porte en Europe, surtout à quelques
jours de la Présidence française de l'Union.
Parti communiste français
Paris, le 10 juin 2008. |
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| jeudi 12 juin 2008, a 04:57 |
| Dessin de Mima. |
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| jeudi 12 juin 2008, a 04:32 |
| SITUATION DU CHS NAVARRE |
SITUATION DU CHS NAVARRE
11 juin 2008
Monsieur le
Directeur de l'Agence Régionale d'Hospitalisation,
Invités par
les organisations représentatives du personnel de l'Hôpital Psychiatrique de
Navarre qui ont organisé ce jour une réunion d'information sur la situation
très dégradée de cet établissement de santé mentale, nous souhaitons en tant
qu'élus attirer votre attention sur les conditions dans lesquelles le personnel
soignant, administratif et technique exerce ses missions auprès des malades
particulièrement fragiles de cet établissement.
En raison
d'un budget amputé depuis 2005 de 2 millions d'euros, la gestion de cet hôpital
devient année après année de plus en plus précaire au détriment essentiellement
de la fonction première de cet établissement qui est de porter aide et attention
à ses malades.
Le personnel
pourtant très impliqué et soucieux de la qualité des soins et de l'écoute des
patients, est au bord de l'asphyxie. Confronté à la pénurie de personnel, de
moyens financiers et matériels, il assiste impuissant aux conditions très
dégradées dans lesquelles s'effectuent l'accueil et l'hébergement des malades. Dans des locaux à l'extrême vétusté, indignes
du respect des malades, de leurs familles et du personnel, ils sont les témoins
impuissants de l'occupation des lits à près de 110 %, de patients installés
durablement dans des lits de camp ou des chambres d'isolement.
Dans ces
conditions de précarité budgétaire, le projet du nouvel Hôpital Psychiatrique
de Cambolle loin de conforter le personnel, contribue au contraire à l'alerter
sur le devenir de cet établissement qui ne pourrait être, si cette rigueur
budgétaire est maintenue, qu'une « belle coquille vide ».
En élus
soucieux de la qualité du service public, du respect des missions et des
obligations de l'Etat en termes de santé publique et notamment en direction des
publics les plus fragiles, nous ne pouvons que nous associer très fermement à la
demande formulée par le personnel de l'Hôpital Navarre et leurs représentants
syndicaux. A savoir, la restauration de
l'équilibre budgétaire par la réintégration des 2 millions d'euros qui
permettrait le maintien de 300 lits et
de 730 agents, conditions nécessaires à l'exercice de missions normales et de
qualité.
Nous
comptons sur votre intervention en ce sens à l'occasion de la Commission exécutive de
l'Agence régionale d'hospitalisation qui se tient demain, mardi 12 juin.
Nous vous
prions d'agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de notre considération.
Christian
Jutel
Vice Président du Conseil Régional
De Haute Normandie
Chargé des questions de santé
Membre de la COMEX
Michel
Champredon
Maire d'Evreux
Président de la Communauté
d'Agglomération d'Evreux
Michel
Ranger
1er Vice Président du
Conseil Régional
de Haute Normandie
Chargé de la formation
professionnelle
Christian
JUTEL |
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| mercredi 11 juin 2008, a 04:33 |
| L’aumone de TOTAL : 0,8% des profits de 2007 ! |

Face
à la crise énergétique et à la flambée du prix du pétrole, le groupe
TOTAL, champion hors catégorie du capitalisme français, pratique
l'aumône. Dans sa grande mansuétude et sous la bénédiction de Christine
Lagarde, TOTAL vient de proposer de reconduire sa participation à la
prime pour la cuve de fuel.
Face à cette crise qui va bouleverser l'économie
mondiale et la vie de milliard d'habitants, il faut des mesures d'une
toute autre ampleur. Aussi le Parti Communiste Français propose :
D'abonder un fond de recherche pour les développer les énergies renouvelables financé notamment sur les profits ;
De
garantir durablement le droit à la mobilité par une politique
d'investissement massive dans les transports publics et une politique
tarifaire accessible ainsi que le ferroutage ;
De
constituer à partir d'EDF et GDF un pôle public de l'énergie ayant
vocation à être élargi pour fonder un véritable service public européen
de l'énergie ;
D'organiser
une Conférence mondiale sur l'énergie pour une gestion commune et
« hors-marché » des ressources énergétiques et leur partage équitable ;
Voilà quelques propositions que la
France devrait porter pendant la présidence de l'Union Européenne au
lieu de continuer à livrer l'énergie aux intérêts privés.
Parti communiste français
Paris, le 10 mai 2008.
102 millions d'euros, soit 0,8% des profits de 2007. Quel formidable générosité ! |
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| mardi 10 juin 2008, a 04:46 |
| Manifestation du 13 juin : Un Américain (malvenu) à Paris |

Par : Communication
Mis en ligne : 9 juin
George Bush vient à Paris les 13 et 14 juin. Il sera accueilli à son arrivée par une manifestation unitaire.
À télécharger
George Bush n'est pas le bienvenu. Sa politique de
surarmement et de guerre est un danger permanent pour les peuples et la
sécurité internationale. Les manifestants exprimeront l'exigence d'un
tout autre rôle de la France et de l'Europe dans le monde.
Jamais la politique d'un Président américain n'a été
aussi largement rejetée sur la planète et aux Etats-Unis même. Le fait
que les autorités françaises le reçoivent malgré tout en dit long sur
l'atlantisme volontariste de N. Sarkozy, sur l'alignement français
derrière une stratégie dévastatrice qui a conduit notamment au chaos
irakien, à l'impasse dramatique dans la question de la Palestine, à une
tension dangereuse avec l'Iran…
Il faut s'inquiéter sérieusement de cette dérive de la
France. En vérité, il n'y a plus de politique étrangère française
indépendante, à la hauteur des enjeux et des responsabilités d'un
membre permanent du Conseil de sécurité.
site du P.C.F |
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| lundi 09 juin 2008, a 04:50 |
| Tache d’huile . |
Editorial par Jean-Paul Piérot
Les marins pêcheurs avaient ouvert la voie, jetant
l'ancre pour exiger du gouvernement de vraies mesures contre
l'augmentation du prix du gazole. Dans leur sillage, d'autres
professions s'engagent dans une vague de protestations : transporteurs
routiers, ambulanciers, chauffeurs de taxi, auto-écoles… Le mouvement
fait tache d'huile, s'étend à toutes les régions. Une nouvelle fronde
rassemble des milliers d'hommes et de femmes, pour lesquels le passage
à la station-service devient une épreuve insupportable imposée à leur
budget.
Le gazole compte pour près de 30 % dans le prix de revient du
transport routier. Sachant que le prix à la pompe s'est envolé de 20 %
en moins de six mois, calculez la baisse des revenus… ce problème
d'arithmétique, tous les transporteurs, comme tous les marins pêcheurs
tentent de le résoudre dans les mêmes termes, sans trouver d'autre
solution que de se faire entendre haut et fort. À la criée
de Guilvinec, plus d'un pêcheur se souvient de la venue
de Nicolas Sarkozy en novembre 2007, entouré d'une cohorte de
cameramen, de la harangue triviale du président qui, néanmoins,
promettait
des mesures pérennes contre les effets de la facture pétrolière. Bien des marées ont passé.
Sarkozy, depuis, a tenu d'autres discours, a affirmé que « les
caisses sont vides », et sur toutes les côtes françaises, les familles
de marins sont assaillies par
les mêmes difficultés. Le temps n'est plus aux harangues. Le président a changé de style, voici venue l'heure
de l'esquive : passage du ballon à l'Union européenne. Et le chef de
l'État de proposer aux « partenaires européens » une baisse de la TVA
sur le prix du pétrole… Fort bien,
à ce détail près que la Commission de Bruxelles, sans surprise,
rejette la proposition au nom d'une orthodoxie libérale que Nicolas
Sarkozy est le dernier à ignorer.
Rideau de fumée pour masquer les possibilités pour la France de
prendre des mesures. L'argument du pétrole cher a ses limites. Le prix
payé par le consommateur, professionnel ou non, est constitué pour les
trois quarts par les taxes : la TVA, soumise aux règles bruxelloises,
mais aussi la TIPP, qui ressortit de la seule responsabilité nationale.
Si le gouvernement avait la volonté
de répondre aux angoisses des professionnels menacés
de faillite, les solutions ne manqueraient pas.
À commencer par celle avancée par les communistes
en faveur d'une baisse de 5 % de la TIPP, compensée par une taxe sur les profits bruts des compagnies pétrolières
et les marges des réseaux de distribution. Ainsi, la facture des
citoyens serait allégée et les ressources de l'État préservées. Cela
paraît simple et juste, mais c'est inacceptable pour qui ne veut pas
toucher aux profits
de Total : plus de 12 milliards d'euros en 2007.
Après avoir tenté d'anesthésier la colère des marins pêcheurs, le gouvernement est à la peine pour endiguer
le mouvement qui s'amorce sur les routes. Étalement du paiement des cotisations et des taxes, simple avance sur
le remboursement d'une partie de la TIPP ; en d'autres termes, aucun allégement de la facture. En revanche,
le gouvernement voudrait faire payer la note aux salariés. C'est le
sens de la proposition de Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux
Transports, en faveur « de mesures améliorant la compétitivité, en
particulier sur le temps
de travail ».
Conducteurs de poids lourds, travaillez plus longtemps… L'entêtement
du gouvernement frise l'obsession. Un aveuglement qui risque de lui
coûter des jours de gros temps supplémentaires. Aux mobilisations des
cheminots, dès lundi soir, de la fonction publique mardi, de la journée
de grèves et de manifestations contre le coup de force du gouvernement
sur les 35 heures,
le 17 juin, voilà que des opérations escargot sont annoncées pour le
16 dans tout le pays. « Il y a en France 36 millions de sujets, sans
compter les sujets
de mécontentement », écrivait Henri Rochefort en 1868…
l' Huma du 07 / 06 / 08
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| dimanche 08 juin 2008, a 21:47 |
| LME : Les députés communistes ont voté contre |

Mis en ligne : 5 juin
L'Assemblée nationale a adopté mardi 3 juin, en première lecture
le projet de réforme des institutions par 315 voix (la majeure partie
de l'UMP, Nouveau Centre) contre 231 (PS, PCF et Verts ainsi que
quelques voix UMP). On dénombre également 23 abstentions, soit au total
569 votants (sur 577).
Les députés communistes ont expliqué leur vote :
Question d'actualité :
Jean-Claude SANDRIER
Discussion générale :
Daniel PAUL
Pierre GOSNAT
Jean-Pierre BRARD
www.elunet.org
site du P.C.F |
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| dimanche 08 juin 2008, a 21:26 |
| Genèse d'une dictature |
Par AMAD le vendredi 6 juin 2008, 23:34 - Lien permanent
Commentaires
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| samedi 07 juin 2008, a 07:51 |
| Le PCF dénonce l’impasse de cette monstrueuse Europe-barbelé |

Les
ministres de l'intérieur des 27 pays de l'Union Européenne ont approuvé
un projet de loi instaurant des règles communes concernant l'expulsion
des sans-papier. Ce projet européen est épouvantable.
Parmi
les dispositions les plus cruelles, figure l'allongement de la durée de
rentention et le bannissement du territoire de l'UE en cas de
résistance : rien moins que cela. Sa transposition en France aura pour
conséquence de passer de 32 jours à 18 mois, la durée possible de
rétention.
La monstrueuse hypocrisie qui consiste à toujours
favoriser la libre circulation des capitaux, et dans le même temps, à
décider, sans sourciller, de généraliser l'enfermement d'hommes et de
femmes, parce que pauvres et migrants.
Le PCF dénonce l'impasse de cette Europe barbelée et
appelle à une mobilisation massive le 14 juin, pour que ce projet de
loi soit battu au parlement européen.
Parti communiste français
Paris, le 5 juin 2008. |
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| vendredi 06 juin 2008, a 22:31 |
| La solidarité en matière de santé ou le chacun pour soi ? |

de Bernard LAMIRAND
Un peu d'histoire
Pendant très longtemps le plupart des français
n'avaient aucun moyen et aucune possibilité d'assurer leur santé et
leurs vieux jours.
Seuls, quelques privilégiés, pouvaient se soigner
moyennant « espèces sonnantes et trébuchantes » et les autres devaient
endurer leur souffrance.
Ce sont les mutualistes qui ont créés les premières
formes de solidarité particulièrement pour faire face à l'exploitation
féroce qui régnait au 19eme siècle dans les usines et les mines, au
travail des femmes et des enfants dans les pires conditions, aux
maladies et accidents du travail des ouvriers qui se développaient.
La charité était la seule bouée de sauvetage pour les plus pauvres avant les caisses de secours.
Par contre prospéraient déjà les compagnies
d'assurances qui pouvaient offrir une certaine assise de sécurité
sociale aux gens qui avaient les moyens.
Devant ces inégalités de plus en plus criantes au
sortir de la deuxième guerre mondiale, les résistants à l'occupation
nazi et à au régime de collaboration de Pétain, créèrent la sécurité
sociale.
Cela ne se fit pas sans luttes et toute la première
partie du 20eme siècle fut consacrée à la bataille pour que naisse ce
système de sécurité sociale solidaire.
Les communistes y jouèrent un grand rôle avec la CGT.
L'assurance maladie de la sécurité sociale en fut la
résultante. C'est la solidarité qui l'emportait sur la charité et le
chacun pour soi.
Nous le devions au conseil national de la résistance sur l'insistance
des communistes et c'est un ministre communiste, Ambroise Croizat, qui
fut chargée de mettre en place la plus belle conquête sociale de la
libération : la sécurité sociale.
C'est à cette solidarité qu'aujourd'hui la droite et le patronat s'en prennent.
Qui est derrière la dégradation de la sécurité sociale solidaire ?
Evidemment ceux qui veulent se faire du fric sur les malades.
Nous sommes conviés à un retour au chacun pour soi.
Les sociétés d'assurance sont évidemment intéressées
par le pactole que représente le budget de la sécurité sociale : un
budget qui égale celui de la France ; de quoi attirer les appétits du
monde des affaires comme on dit.
Faire du profit sur les malades cela ne les gênent absolument pas.
Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF et dirigeant des
assurances, ne s'est d'ailleurs pas trompé : l'arrivée de Sarkozy au
pouvoir lui permet d'ouvrir une brèche béante dans ce qui caractérise
l'assurance maladie : la solidarité.
Son discours est une revanche de ce patronat corrompu
et collaborationniste avec les nazis car la sécurité sociale solidaire
s'est faite contre son avis. Pour Kessler, il faut remettre en cause
tout ce qui est vestiges des communistes à la libération.
Quel est le but des manœuvres actuelles ?
Tout simplement de remettre dans la sphère du privé
l'essentiel de la protection sociale et particulièrement de notre
système de santé.
De même de réduire l'hôpital public à un système de « voiture balais ».
Ainsi, chacun devrait s'assurer individuellement dans les compagnies
d'assurances et la solidarité nationale serait réduite à la portion
congrue que pour les plus démunis.
On en reviendrait ainsi à une médecine discriminatoire en fonction de l'argent dont on dispose.
Un système à l'Américaine, qui plait d'ailleurs à
Sarkozy, mais il faut savoir que des dizaines de millions d'américains
en sont dépourvus et que plusieurs milliers d'américains meurent chaque
année faute de soins où par impossibilité financière de se soigner.
Donc une médecine et une santé placée sous l'autel du
fric. Cela n'aurait plus rien à voir avec la sécurité sociale actuelle
déjà fortement sapée par les coups de boutoirs des assurances privées.
Une logique de faire du fric sur le dos des malades.
C'est donc à quoi s'attache ce gouvernement : créer les
conditions d'un renversement de logique et de passer de manière
évolutive d'un système solidaire pour tous à un système particulier où
les règles du marché dominent et où chacun se paye sa médecine en
fonction de ses moyens.
Les mesures prises depuis une dizaines d'années autant par les
gouvernements de droite que socialistes engendrent ce système
inégalitaire que l'on veut nous imposer au nom du libéralisme et de la
concurrence libre et non faussée.
Les conséquences.
Ainsi après les forfaits hospitaliers s'agglutinent
maintenant les franchises de toutes sortes et les déremboursements de
plus en plus nombreux, de même une médecine déconventionnée avec des
stars de la médecine et des dessous de table.
Se soigner devient de plus en plus cher au point que
des personnes modestes hésitent pour se rendre chez le médecin où
refusent certains médicaments non remboursés.
A l'hôpital, la concurrence est entrain de faire des
ravages : l'hôpital public est sommée de mettre sa déontologie au
vestiaire et de se comporter comme des centres de profits.
Les établissements privés, « chouchous » du pouvoir,
reçoivent des subventions et sont dotés de moyens financiers qui
manquent à l'hôpital public chargé de tout ce qui est moins profitable.
Tout cela entraîne une grande fragilisation de moyens publics de santé.
Ainsi les français sont sommés de choisir le niveau de leur santé en fonction de leur porte feuille.
L'inégalité d'accès aux soins est ainsi favorisée.
C'est donc l'inverse de la solidarité où tout le monde
cotise pour s'offrir un système de santé où les règles du profit sont
exclues.
L'idéologie dominante prend prétexte du « trou de la sécurité sociale »
pour prendre des mesures qui nous entraîne automatiquement vers des
choix mercantiles.
Un proverbe dit : « quand on ne veut plus de son chien
on dit qu'il a la rage », c'est le scénario qu'ont choisi la droite et
le patronat pour casser ce monument de solidarité qu'est la sécurité
sociale.
Un trou créé de toutes pièces
Ce trou provient du travail de sape exercé pendant des
décennies pour rendre le système de santé déficitaire et de mettre
ainsi les français devant un fait accompli ; la sécurité sociale ne
peut plus assurer la couverture de tous les français.
Le retour au privé serait alors le seul moyen d'assurer
le devenir de notre santé avec toutes les inégalités que cela
comporterait.
Les hôpitaux privés pourraient alors pratiquer une santé lucrative sans aucune entrave.
La générale de Santé, officine privée, devenue
maintenant une multinationale, pourrait alors conquérir davantage de
marché sous le dos des malades.
La solidarité ne serait plus alors qu'un vieux souvenir
et des millions de français devraient payer des primes d'assurances
toujours plus élevées pour assurer leur santé et celles de leur famille.
La charité et les institutions caritatives pourvoiraient pour les plus pauvres avec une médecine minimale.
Il serait scandaleux que des grands groupes
s'engraissent sur le dos des malades et des personnes âgées. Nous avons
toutes les raisons pour se battre tous ensemble contre ce déni de santé.
Alors on débat sur solidarité ce que cela veut dire et son contraire le chacun pour soi.
Le parti communiste prépare son congrès, il a besoin de
définir quels sont les actes qui conduisent à établir du communisme
dans la vie de tous les jours de nos concitoyens.
La première chose s'est d'engager le débat avec les
salariés et les retraités sur la gratuité de la santé.C'est gagnable et
cette bataille nous devons la mener tout de suite avant qu'ils en
finissent avec la solidarité ou ce qu'il en reste
Retirer donc des pattes du profit tout ce qui a trait à la santé de l'homme, de la femme et de l'enfant.
Pourquoi pas des états généraux de la sécurité sociale dans toutes la france.
Croizat a fait la sécurité sociale, ne laissons pas Kessler défaire notre solidarité.
Bernard LAMIRAND PCF J'y tiens
De : BABEUF42
jeudi 5 juin 2008
site BELLACIAO
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| vendredi 06 juin 2008, a 22:12 |
| Enjeux agricoles : Quelles agricultures pour demain ? |
André Chassaigne à Pau

enjeux agricoles :
crise alimentaire mondiale, OGM, rémunération du travail paysan…
Quelles agricultures pour demain ?
débat public
avec André CHASSAIGNE, député communiste du Puy-de-Dôme
et la participation de Christian Pees,-Président du groupe Euralis
et de représentants de syndicats, de collectifs et d'associations
Mercredi 11 juin
PAU - 20h00 Complexe de la République. Salle 707
Organisé par la fédération du PCF des Pyrénées Atlantiques
http://pcf64.org/

De : Le Kiosque
vendredi 6 juin 2008
sit BELLACIAO
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| vendredi 06 juin 2008, a 21:52 |
| Le texte qui menace votre temps de travail |
35 heures . Nous publions, décrypté et commenté, le
projet de loi qui autorise le patronat à multiplier les heures
supplémentaires. Au point de rendre formelle la durée légale du travail.
Xavier Bertrand est passé maitre en boniments. Hier, à
l'Assemblée nationale, le ministre se défendait de vouloir supprimer la
durée légale des 35 heures. Ne fût-ce, précisait-il, que pour pouvoir
payer les heures supplémentaires.
Problème : les heures supplémentaires (exonérées) ne tendent-elles
pas, dans le projet gouvernemental, à devenir la règle, et la « durée
légale » « l'exception » ? Autre question : quel libre choix, même
concerté avec le patron, aura le travailleur de travailler au-delà des
trente-cinq heures, si c'est « l'entreprise » qui décide qu'il faut
allonger le temps de travail ?
Au gré des rapports de forces entre la direction et les
organisations syndicales, le salarié risque de devenir plus encore
qu'auparavant une simple variable d'ajustement. Et c'en sera fini avec
le « système des 35 heures », pronostique de son côté Patrick Devedjian.
Le coup de force du gouvernement a consisté à introduire, dans un
projet de loi sur la représentativité syndicale, ces dispositions qui
avaient été rejetées par les syndicats. Il relance le débat. L'Humanité
met cartes sur table. C'est le sens de la présentation, que nous avons
voulue la plus complète et accessible possible, du projet
gouvernemental.
À quelques jours de la journée de mobilisation du 17 juin à l'appel
notamment de la CGT, de la CFDT, de Solidaires, de la FSU, du
SGEN-CFDT…, juger sur pièce est le meilleur antidote à la campagne
politico-médiatique orchestrée depuis l'Élysée.
Jean-Paul Piérot
Article 15
Les conditions d'une utilisation massive
des heures supplémentaires
Cet article modifie la valeur du contingent annuel des heures
supplémentaires et supprime le repos compensateur. Il met en place les
conditions d'une utilisation massive des heures supplémentaires par les
employeurs.
La situation actuelle
Le contingent annuel d'heures supplémentaires
Un employeur peut faire faire des heures supplémentaires à ses
salariés dans le cadre d'un « contingent », un nombre maximum d'heures
fixé pour l'année. Ce contingent peut être fixé librement par un accord
de branche ou d'entreprise. À défaut, c'est la loi qui fixe sa hauteur
(à 220 heures aujourd'hui). Si un employeur veut dépasser ce
contingent, il doit demander l'autorisation à l'inspecteur du travail.
Le repos compensateur
C'est un repos obligatoire qui compense les heures supplémentaires
effectuées au-delà d'un certain seuil (en particulier le contingent
annuel). Son objectif est de dissuader l'employeur de recourir trop
massivement aux heures sup et de favoriser - l'embauche.
Dans les entreprises de moins de 20 salariés, les heures sup
effectuées au-delà du contingent annuel donnent droit à un repos
compensateur de 50 %. Autrement dit, si le salarié a effectué dans
l'année vingt heures au-delà du contingent annuel d'heures sup, il a
droit à dix heures de repos payées en plus des majorations versées pour
les heures supplémentaires.
Dans les entreprises de plus de 20 salariés, les heures sup
effectuées dans l'année au-delà du contingent donnent droit à un repos
obligatoire de 100 %, soit une heure de repos pour une heure sup. Dans
ces entreprises, les heures effectuées chaque semaine au-delà de la 41e
heure donnent également droit à un repos compensateur, qui est de 50 %.
Il existe une autre forme de repos compensateur, qui est le « repos
compensateur de remplacement » : c'est la possibilité pour un accord
collectif de prévoir, dans certaines conditions, le remplacement du
paiement des heures sup ou d'une partie d'entre elles par du repos.
Le texte de loi
Contingent annuel et repos compensateur
I. Les articles L.3121-11 à L.3121-14 du Code du travail sont remplacés par les dispositions suivantes :
« Art. L.3121-11-1. Des heures supplémentaires peuvent être
accomplies dans la limite d'un contingent annuel défini par une
convention ou un accord collectif d'entreprise ou d'établissement tel
que prévu à l'article L.2232-12 ou, à défaut, par une convention ou un
accord de branche.
- Une convention ou un accord collectif d'entreprise ou
d'établissement tel que prévu à l'article L.2232-12 ou, à défaut, une
convention ou un accord de branche, fixe, nonobstant la majoration des
heures supplémentaires, les conditions d'accomplissement
dsupplémentaires au-delà du contingent annuel ainsi qu'une contrepartie
obligatoire en repos pour toute heure supplémentaire accomplie au-delà
du contingent annuel.
- À défaut d'accord collectif, un décret détermine ce contingent
annuel et la contrepartie obligatoire en repos pour toute heure
supplémentaire accomplie au-delà du contingent annuel.
Notre commentaire. Comme aujourd'hui, l'accord
collectif fixe la hauteur du contingent annuel d'heures
supplémentaires. La nouveauté, c'est que l'accord fixe aussi les
conditions dans lesquelles il peut être - dépassé. Par ailleurs,
l'article L.3121-19, selon - lequel l'employeur devait obtenir
l'autorisation de l'inspecteur du travail pour pouvoir faire faire des
heures supplémentaires au-delà du contingent annuel, est supprimé. Cet
article visait - explicitement à favoriser l'embauche plutôt que le
recours aux heures sup : « En cas de chômage (l'inspecteur du travail)
peut en interdire le recours en vue de permettre l'embauche de
travailleurs sans emploi. » Le contingent annuel perd donc son
caractère contraignant.
L'avant-projet de loi supprime également le - repos compensateur
obligatoire. À la place, la - négociation devra prévoir une
« contrepartie obligatoire en repos » pour toutes les heures sup
effectuées au-delà du contingent annuel d'heures supplémentaires. Le
texte n'évoque aucune - durée minimale pour ce repos : en théorie, il
pourrait donc être quasiment nul.
Repos compensateur de remplacement
- À défaut de détermination du contingent annuel d'heures
supplémentaires par voie conventionnelle postérieure à l'entrée en
vigueur de la loi nº… du…, les modalités de son utilisation donnent
lieu au moins une fois par an à une consultation du comité d'entreprise
ou des délégués du personnel s'il en existe.
« Art. L.3121-12. Une convention ou un accord collectif d'entreprise
ou d'établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de
branche, peut prévoir le remplacement de tout ou partie du paiement des
heures supplémentaires, ainsi que des majorations prévues à l'article
L.3121-22, par un repos compensateur équivalent
À défaut d'accord collectif et, le cas échéant, en l'absence
d'opposition du comité d'entreprise ou des délégués du personnel, ce
remplacement est mis en place par l'employeur.
Le salarié peut, en accord avec son employeur, obtenir le paiement de ce repos compensateur. »
Notre commentaire. Dans l'avant-projet de loi, le
repos compensateur de remplacement est remplacé par un « repos
compensateur équivalent ». Difficile de dire aujourd'hui quelle
incidence peut avoir ce changement de vocabulaire.
II. Les articles L.3121-17 à L.3121-19 sont supprimés.
Les articles L.3121-17 et 18 concernent les heures choisies, des
heures de travail que le salarié peut effectuer au-delà du contingent
annuel, par accord de gré à gré avec son employeur. Peu utilisées,
elles n'ont plus d'objet, puisque le contingent annuel perd son
caractère contraignant.
L'article L.3121-19 est celui qui conditionne le dépassement du
contingent d'heures sup à l'autorisation de l'inspecteur du travail.
Par ailleurs, l'avant-projet de loi supprime, sans le remplacer,
l'article qui prévoyait que le contingent annuel d'heures sup était
réduit à 130 heures par an et par salarié en cas d'accord
d'annualisation ou de modulation prévoyant des variations importantes
de la durée du travail.
III. Les articles L.3121-24, L.3121-26 à L.3121-32 sont supprimés.
IV. Dans l'attente de leur adaptation au nouveau cadre légal posé
par le présent article, les clauses des conventions et accords conclus
sur le fondement des articles L.3121-11 à L.3121-21 du Code du travail
dans leur rédaction antérieure à l'entrée en vigueur de la présente loi
restent en vigueur jusqu'au 31 décembre 2009 à compter de la
promulgation de la présente loi. À titre transitoire, et pendant cette
période, la contrepartie obligatoire en repos due pour toute heure
supplémentaire accomplie au-delà du contingent visé au 3 et 4 de
l'article L.3121-11 du Code du travail est fixée à 50 % pour les
entreprises de 20 salariés au plus ou à 100 % pour les entreprises de
plus de 20 salariés.
Cet article précise le régime transitoire des heures sup jusqu'à la
négociation de nouvelles conventions ou accords. Pendant cette période,
les règles actuelles resteront en vigueur.
Conclusion. Le nouveau texte permet à la
négociation de fixer les contingents annuels d'heures supplémentaires,
mais aussi les conditions dans lesquellesseront dépassés. Aujourd'hui,
le contingent annuel d'heures supplémentaires ne peut être dépassé
qu'après l'autorisation de l'inspecteur du travail. Cette condition est
supprimée, le contingent est donc vidé de sa substance. Et comme la
« contrepartie obligatoire en repos » ne s'applique qu'au-delà du
contingent, les branches ou les entreprises peuvent très bien négocier
des contingents à des niveaux qu'aucun salarié n'atteindra jamais.
Ainsi, elles n'auront pas à appliquer la contrepartie obligatoire en
repos…
Article 16
Les forfaits ou comment échapper à la mesure de la durée du travail
Le texte assouplit encore le recours au forfait en jours, qui
dispense l'employeur d'avoir à mesurer le temps de travail des salariés
concernés.
Il existe deux types de forfaits. Le forfait « de droit commun »
permet de rémunérer sur la semaine ou sur le mois un nombre constant
d'heures supplémentaires. Le forfait « en jours » dispense l'employeur
de mesurer le temps de travail du salarié concerné, lequel bénéficie en
contrepartie de jours de repos.
Le texte de loi
Le forfait de droit commun
I. Les dispositions de la section 4 du chapitre 1er du titre II du
livre premier de la troisième partie du Code du travail sont remplacées
par les dispositions suivantes
« Sous-section 1. Conventions de forfait en heures sur la semaine ou sur le mois
Article L.3121-38. La durée du travail de tout salarié peut être
fixée, sans accord collectif préalable, par une convention individuelle
de forfait en heures sur la semaine ou sur le mois.
Notre commentaire. Rien de neuf ici : ces
dispositions concernent le forfait « de droit commun ». La
jurisprudence exige que le nombre d'heures à effectuer soit connu à
l'avance. La rémunération du salarié doit être au moins égale à celle
qu'il recevrait compte tenu des majorations des heures supplémentaires.
La mise en place d'un forfait annuel
Sous-section 2. Conventions de forfait sur l'année
§1. Mise en place des conventions de forfait sur l'année
Article L.3121-39. La conclusion de conventions individuelles de
forfait, en heures ou en jours, sur l'année est prévue par un accord
collectif d'entreprise ou d'établissement ou, à défaut, par une
convention ou un accord de branche. L'accord fixe la durée annuelle de
travail à partir de laquelle le forfait est établi. et prévoit les
catégories de salariés susceptibles de bénéficier de ces conventions
individuelles de forfait ainsi que les modalités et les
caractéristiques principales des conventions de forfait susceptibles
d'être conclues.
Il s'agit des conditions actuelles de mise en place, par accord collectif, des forfaits en heures et en jours sur l'année.
Le forfait annuel en jours
§2. Convention de forfait en jours sur l'année
Article L.3121-40. Peuvent conclure des conventions de forfait en
jours sur l'année, dans la limite de la durée annuelle de travail
applicable aux conventions individuelles de forfait fixée par l'accord
collectif :
- les cadres définis par l'accord au regard de leur autonomie dans
l'organisation de leur emploi du temps dont la nature des fonctions ne
les conduit pas à suivre l'horaire collectif applicable au sein de
l'atelier, du service ou de l'équipe auquel ils sont intégrés ;
- les salariés dont la durée du temps de travail ne peut être
prédéterminée et qui disposent d'une réelle autonomie dans
l'organisation de leur emploi du temps pour l'exercice des
responsabilités qui leur sont confiées.
Notre commentaire. L'avant-projet de loi reprend la
définition actuelle, très extensive, des salariés qui peuvent être
concernés par le forfait annuel en jours. La loi Aubry de 2000
prévoyait trois conditions : les salariés concernés devaient être des
cadres dont la durée du travail ne pouvait être prédéterminée, du fait
de la nature de leurs fonctions, des responsabilités exercées, du degré
d'autonomie dans l'organisation de leur emploi du temps. Depuis, le
nombre de salariés potentiellement concernés a progressivement été
élargi : cadres simplement « autonomes », mais aussi salariés non
cadres dont la durée du travail ne peut être prédéterminée et qui
disposent d'une réelle autonomie dans l'organisation de leur emploi du
temps.
Article L.3121-41. L'accord collectif d'entreprise ou
d'établissement ou, à défaut, la convention ou l'accord de branche
instaurant les conventions individuelles de forfait en jours fixe la
durée annuelle de travail, dans la limite de deux cent dix-huit jours.
Il fixe par ailleurs le nombre annuel maximal de jours travaillés. À
défaut d'accord, après consultation du comité d'entreprise ou, à
défaut, des délégués du personnel lorsqu'ils existent, l'employeur fixe
ce nombre annuel maximal. Dans le respect des dispositions relatives
aux repos quotidien et hebdomadaire et aux congés payés, ce nombre peut
excéder deux cent dix-huit jours.
Notre commentaire. C'est une nouveauté : jusqu'à
maintenant, c'est l'accord collectif qui met en place le forfait qui
doit fixer le nombre maximal de jours travaillés par le salarié, dans
la limite de 218 jours par an. Le texte prévoit qu'à défaut d'accord
(c'est-à-dire si l'employeur n'a pas réussi à obtenir l'accord des
négociateurs sur ce point), l'employeur peut fixer ce nombre lui-même,
après une simple consultation du comité d'entreprise.
Article L.3121-42. Le salarié qui le souhaite peut, en accord avec
son employeur, travailler au-delà de la durée annuelle fixée par la
convention individuelle de forfait ou renoncer à une partie de ses
jours de repos en contrepartie d'une majoration de son salaire, dans le
respect du nombre annuel maximal de jours travaillés fixé en
application de l'article L.3121-41.
La rémunération majorée, qui ne peut être inférieure à la valeur
afférente à ce temps de travail supplémentaire majorée de 10 %, est
négociée entre le salarié et l'employeur.
Article L.3121-43. Un entretien annuel individuel est organisé avec chaque salarié sur sa charge de travail.
Notre commentaire. Avec les forfaits annuels en
jours, on a vu le temps de travail des cadres exploser. La mesure de la
charge de travail est donc fondamentale. Jusqu'à maintenant, les
« modalités de suivi de l'organisation du travail des salariés
concernés » et « l'amplitude de leurs journées d'activité » et « la
charge de travail qui en résulte » sont des thèmes qui doivent
obligatoirement être négociés lors de la mise en place de ces forfaits.
L'avant-projet de loi fait disparaître cet élément subs- tantiel de la
négociation au profit d'un simple entretien à la portée très vague,
dont on voit mal comment il peut garantir au salarié une « durée
raisonnable » de travail.
Article L.3121-44. Lorsqu'un salarié ayant conclu une convention de
forfait en jours perçoit une rémunération manifestement sans rapport
avec les sujétions qui lui sont imposées, il peut, nonobstant toute
clause contraire, conventionnelle ou contractuelle, saisir le juge
judiciaire afin que lui soit allouée une indemnité calculée en fonction
du préjudice subi eu égard notamment au niveau du salaire minimum
conventionnel applicable ou, à défaut, de celui pratiqué dans
l'entreprise, et correspondant à sa qualification.
Il s'agit de la reprise du texte actuel, qui reprenait la jurisprudence.
Article L.3121-45. Les salariés concernés par une convention de forfait en jours ne sont pas soumis aux dispositions relatives :
- à la durée légale hebdomadaire prévue à l'article L.3121-10 ;
- à la durée quotidienne maximale de travail prévue à l'article L.3121-34 ;
- aux durées hebdomadaires maximales de travail prévues au premier
alinéa de L.3121-35 et aux premier et deuxième alinéas de l'article
L.3121-36.
Notre commentaire. Le texte reprend le régime
imaginé par la loi Aubry. Les salariés en forfait jours échappent à la
législation sur la durée du travail : ils ne sont soumis ni à la durée
légale hebdomadaire de 35 heures ni aux durées maximales de travail
quotidiennes et hebdomadaires. Les seules garanties qui les concernent
sont les repos minimaux : onze heures par jour, trente-cinq heures
consécutives par semaine.
Le forfait annuel en heures
§ 3. Convention de forfait en heures sur l'année
Article L.3121-46. La rémunération du salarié ayant conclu une
convention de forfait en heures est au moins égale à la rémunération
qu'il recevrait compte tenu du salaire minimum conventionnel applicable
dans l'entreprise et des majorations pour heures supplémentaires
prévues à l'article L.3121-22.
II. L'article L.2323-29 est complété par les dispositions
suivantes : « Le comité d'entreprise est consulté chaque année sur
l'aménagement du travail sous forme de forfait jours ainsi que sur les
modalités de suivi des salariés concernés. »
III. Les accords conclus en application des articles L.3121-40 à
L.3121-51 du Code du travail dans leur rédaction antérieure à l'entrée
en vigueur de la présente loi restent en vigueur.
Conclusion. Le régime dérogatoire du forfait annuel
en jours, qui fait échapper les salariés concernés à toute mesure du
temps de travail, a valu à la France d'être condamnée en 2001 par le
Comité européen des droits sociaux. Cette instance du Conseil de
l'Europe a reconnu que le forfait jours était contraire à la charte
sociale européenne révisée, parce qu'il permettait des durées du
travail trop longues. Cette condamnation n'a eu aucun effet sur la
France, qui a continué d'étendre le dispositif à des catégories plus
larges de salariés.
Article 17
Le recours à la modulation et à l'annualisation facilité
Cet article facilite la mise en place de l'annualisation et de la
modulation des horaires de travail sur une partie de l'année : ces
aménagements du temps de travail permettent à l'employeur de faire
coïncider au plus près effectifs et programme de production.
L'annualisation et la modulation des horaires de travail sur une
partie de l'année, dispositions centrales de la loi Aubry, ont été
plébiscitées par les employeurs : ils pouvaient faire varier la durée
du travail d'une semaine à l'autre sans avoir à payer des heures
supplémentaires lors des périodes « hautes » et sans avoir à mettre les
salariés au chômage technique pendant les périodes « basses ».
Le texte de loi
Les dispositions de la section première du chapitre 2 du titre II du
livre premier de la troisième partie sont remplacées par les
dispositions suivantes :
« Section I. Répartition des horaires
Sous-section 1. Répartition des horaires sur tout ou partie de l'année
Article L.3122-1. Un accord collectif d'entreprise ou
d'établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche,
peut définir les modalités d'aménagement du temps de travail et
organiser la répartition de la durée du travail sur tout ou partie de
l'année. Il prévoit :
- les conditions et délais de prévenance des changements de durée ou d'horaire de travail ;
- les limites pour le décompte des heures supplémentaires ;
- le cas échéant, les conditions de prise en compte, pour la
rémunération des salariés, des absences ainsi que des arrivées et
départs en cours d'année.
À défaut d'accord collectif, un décret définit les modalités et
l'organisation de la répartition de la durée du travail sur plusieurs
semaines.
Notre commentaire. L'avant-projet de loi allège
considérablement le contenu obligatoire de l'accord collectif exigé
pour instaurer ce système. Le projet du gouvernent n'impose que de
négocier les conditions et le délai de prévenance, les limites pour le
décompte des heures supplémentaires, les modalités de fixation de la
rémunération et des repos des salariés absents pendant l'année, ou qui
sont arrivés ou repartis en cours d'année. Le texte en vigueur
actuellement est beaucoup plus complet : il impose de négocier le
programme indicatif de la répartition de la durée du travail sur
l'année, les modalités de recours aux intérimaires et les conditions de
recours au chômage partiel pour les heures qui ne sont pas prises en
compte dans la modulation. Autre allégement de taille : le nouveau
texte n'oblige plus l'accord à préciser la justification économique et
sociale de la modulation.
Toutefois, dans les entreprises qui fonctionnent en continu
mentionnées à l'article L.3132-14, l'organisation du temps de travail
peut être réalisée sur plusieurs semaines par décision de l'employeur.
Notre commentaire. Le texte prévoit que dans les
entreprises qui fonctionnent en continu, l'employeur pourra décider
seul de l'organisation du temps de travail sur plusieurs semaines. Il
n'aura plus à consulter le comité d'entreprise.
Sauf stipulations contraires d'un accord d'entreprise ou
d'établissement, la semaine civile débute le lundi à 0 heure et se
termine le dimanche à 24 heures
Article L.3122-2. Lorsqu'un accord collectif aménage une variation
de la durée de travail hebdomadaire sur tout ou partie de l'année ou
lorsqu'il est fait application de la possibilité de calculer la durée
du travail sur plusieurs semaines par décret prévu à l'article
L.3122-1, constituent des heures supplémentaires :
- les heures effectuées au-delà de 1 607 heures annuelles ou de la
limite annuelle inférieure fixée par l'accord, déduction faite, le cas
échéant, des heures supplémentaires effectuées au-delà de la limite
haute hebdomadaire éventuellement fixée par l'accord et déjà
comptabilisées ;
- les heures effectuées au-delà de la moyenne de 35 heures calculée
sur la période de référence fixée par l'accord ou par le décret,
déduction faite des heures supplémentaires effectuées au-delà de la
limite haute hebdomadaire fixée, le cas échéant, par l'accord ou par le
décret et déjà comptabilisées.
Le texte reprend la définition actuelle des heures sup en cas de modulation ou d'annualisation.
La sous-section 8 de la section 1 du chapitre III du titre II du livre premier de la troisième partie est supprimée.
Conclusion. Alors que l'annualisation et ses
variations de charge produisent déjà stress et maladies
professionnelles chez les salariés, on se dirige ici vers ce qu'on peut
qualifier de travail au sifflet : les garanties offertes par la
négociation pour encadrer le recours à ces organisations du travail
particulièrement violentes pour les salariés disparaissent.
Décryptage par Lucy Bateman
l' Huma du 05 / 06 / 08
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| vendredi 06 juin 2008, a 21:29 |
| Dessin de Mima. |
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| vendredi 06 juin 2008, a 21:09 |
| IRLANDE : NON : 35 %, OUI : 30 %, Indécis : 7 %, N’iront pas voter : 7 %. |
IRLANDE : NON : 35 %, OUI : 30 %, Indécis : 7 %, N'iront pas voter : 7 %.


The Irish Times : pour la première fois, le NON passe en tête dans un sondage (publié vendredi 6 juin 2008).
NON : 35 %.
OUI : 30 %.
Indécis : 28 %.
N'iront pas voter : 7 %.
“A moins d'un changement significatif de l'opinion publique, l'UE va être plongée en pleine crise”, écrit l'The Irish Times,
qui publie un sondage dans lequel, une majorité d'Irlandais se prononce
pour le “non” au référendum organisé le 12 juin sur le traité européen
révisé de Lisbonne.
Pour la première fois en Irlande depuis le lancement de
la campagne, une majorité se dégage en faveur du “non” au référendum
sur le traité européen de Lisbonne que l'Irlande organise le 12 juin,
selon un sondage à paraître vendredi 7 juin dans le quotidien The Irish Times.
Réalisée par l'institut TNS MRBI, l'enquête crédite le
“non” de 35% des intentions de vote, contre 30% pour le “oui”. 28% des
personnes interrogées restent indécises et 7% disent qu'elles n'iront
pas voter.
Crise
A la mi-mai, un sondage du même institut plaçait encore
le “oui” à 35% des intentions de vote, contre seulement 18% pour le
“non”. Mais la proportion des indécis était alors nettement plus
élevée, à 40%. 7% se disaient abstentionnistes.
“A moins d'un changement significatif de l'opinion
publique, l'Union européenne va être plongée en pleine crise”, écrit
l'Irish Times.
L'Irlande est le seul pays européen à être tenu, de par
sa Constitution, à organiser un vote populaire sur le sujet. Les autres
nations ont choisi une approbation parlementaire et 14 capitales sur 27
ont déjà ainsi ratifié le texte.
“Méconnaissance du texte”
Interrogés sur la raison principale qui les pousse à
rejeter le traité, les “nonistes” citent en premier lieu leur
méconnaissance du texte, selon le sondage, réalisé mardi et mercredi
derniers auprès de mille personnes. Une autre enquête, publiée fin
avril, avait montré que seuls 5% des Irlandais disaient comprendre le
traité.
Le 8 juin 2001, les Irlandais avaient rejeté le traité
européen de Nice, avec 54% de “non”. Un an plus tard, un deuxième vote
permettait l'adoption du texte.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…
De : Référendum Irlande
vendredi 6 juin 2008
site BELLACIAO
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| vendredi 06 juin 2008, a 20:51 |
| SENAT : groupe communiste (Une nouvelle session extraordinaire pour la régression sociale . |
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Une nouvelle session extraordinaire pour la régression sociale
Par le groupe CRC - 03 Juin 2008 |
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Le gouvernement vient d'annoncer un nouveau coup de
force. Il souhaite imposer l'adoption d'un projet de loi abrogeant de
fait les 35 heures ainsi que l'instauration du service minimum dans les
écoles durant une session extraordinaire d'été. Profiter de la période
estivale pour faire valider en catimini des textes marqués par
l'injustice et la régression sociale devient une habitude de la droite
depuis 2002.
En 2003, le débat sur les retraites s'était poursuivi
durant tout le mois de juillet, en 2004, c'était la réforme de
l'assurance maladie, en juillet 2007, encore, MM. Sarkozy et Fillon
engageaient la réforme des universités et surtout, accordaient 14
milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches avec la loi dite « TEPA ».
Le Président de la République qui signe le décret de
convocation des sessions extraordinaires, s'apprête une nouvelle fois à
détourner la Constitution. Ces sessions extraordinaires deviennent
ordinaires.
Les conditions d'un débat démocratique ne sont pas
réunies dans de telles conditions et les assemblées se transforment en
chambres d'enregistrement accéléré. Enfin, comment prendre au sérieux
la volonté affirmée de renforcement des droits du Parlement dans le
cadre de la révision constitutionnelle en cours, alors que le
gouvernement impose dans le même temps un diktat en matière d'ordre du
jour, bloquant tout débat approfondi.
L'attitude du gouvernement et en particulier du
Ministère des Relations avec le Parlement, relève aujourd'hui de la
manipulation des institutions au profit d'une agression libérale que le
peuple rejette de plus en plus fortement.
Les sénateurs du groupe communiste républicain et
citoyen alertent solennellement les partenaires sociaux, les salariés,
la population, sur les mauvais coups qui se préparent derrière leur dos
pour l'été 2008. |
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| vendredi 06 juin 2008, a 04:48 |
| Le PCF alerte le CSA |
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| jeudi 05 juin 2008, a 21:57 |
| Le pouvoir veut en finir avec la durée légale du travail |

Mis en ligne : 5 juin
En
appelant salariés et retraités à descendre massivement dans la rue le
17 juin prochain, CGT, CFDT, FSU et Solidaires tirent un signal
d'alarme à la hauteur des menaces qui pèsent sur les droits et
conditions de travail de millions de salariés. Le 19 décembre dernier,
Sarkozy promettait de respecter les syndicats et leur pouvoir de
négociation.
En décidant de déposer un projet de loi sur le temps de
travail, le gouvernement dynamite et l'accord intervenu sur la
représentativité syndicale à peine signé et tout un pan du Code du
travail déjà nettoyé à la sauce libérale.
Ce
texte, élaboré sous la houlette du ministre du Travail, démontre à quel
point la traduction dans la réalité du « travailler plus pour gagner
plus » promis aux Français ne retient décidément que la première partie
du slogan, déjà largement et lourdement vécue par des millions de
salariés. Et dont beaucoup le payent de leur vie ou de leur santé
sacrifiée. Les 35 heures ont permis à la fois des créations d'emplois
massives et de maintenir le pays aux premiers rangs de la productivité
horaire en Europe.
Il s'agit pour cette majorité de droite et tous ceux
qui sont acquis à la fatalité d'une économie sous tutelle financière de
ne surtout pas toucher aux profits record engrangés par ce même travail
et encore plus d'encourager de nouvelles hausses du taux de profits des
mêmes actionnaires rois. De ce point de vue, l'hypothèque de 2002 n'est
toujours pas levée à gauche.
Mais voici venu le temps de l'extension tous azimuts de
l'aggravation de la charge de travail par individu avec comme objectif
absolu l'abaissement réclamé par le MEDEF du « coût du travail » -
entendez sa rémunération. En remettant en cause le droit à une retraite
à 60 ans payée dignement, tenant compte de l'élévation de la
qualification, donc de la durée des études ou de la pénibilité, le
gouvernement crée les conditions d'une concurrence accrue entre
générations. En avançant d'un an l'ouverture du marché du travail,
salué encore une fois par le MEDEF, aux salariés d'Europe de l'Est, il
porte le fer de la concurrence sur la politique d'immigration.
Et avec ce projet de loi, le gouvernement et l'UMP
entendent avancer de manière décisive dans un des objectifs communs à
l'organisation de Laurence Parisot et à son « ami Nicolas » : faire
sauter le « verrou » de la durée légale du travail pour rendre encore
plus dépendant chaque salarié de son employeur. La patronne des patrons
semble oublier ces jours-ci le modèle qu'elle et son organisation
vantait, le 26 février dernier, dans les salons il est vrai plus
feutrés du Parlement européen qui lui étaient offerts pour une
convention. S'il y a une « stratégie gagnante » en Europe au chapitre
marché du travail, c'est la « Grande Bretagne » de Tony Blair et Gordon
Brown, disait-on : « charges peu élevées, flexibilité du marché du
travail et absence de pression excessive de l'emploi ».
Avec quelques petits jours de recul, la prétendue
polémique entre le secrétaire général de l'UMP, le chef de l'État et
son ministre du Travail apparaît pour ce qu'elle est : une opération de
brouillage de plus, masquant la réalité des projets aussitôt sortis du
chapeau, permettant d'occuper tout le terrain médiatique et du débat
politique.
A l'approche du 17 juin, elle peut faire long feu. Les
salariés, les jeunes, les retraités de ce pays auraient tout à y
gagner. Que FO choisisse d'ignorer l'attaque ou que la LCR passe en
quelques jours de la dénonciation du « piège tendu » à la « claque »
pour fustiger, en des accents dignes d'il y a quarante ans, la CGT et
la CFDT n'est pas un facteur d'unité, pourtant nécessaire du monde du
travail face à la surenchère néolibérale et à la sauvagerie sociale
qu'elle risque d'entraîner. Mais les petites manœuvres n'ont guère
empêché les grandes mobilisations. site du P.C.F
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| jeudi 05 juin 2008, a 04:49 |
| L'affiche de la fête de l'Huma est arrivée! |
L'affiche de la fête de l'Huma est arrivée!

La programmation est en cours, pour l'instant sont annoncés:
Alain Bashung
Arno
Tiken Jah Fakoly
Cali
Babyshambes
Orchestre National de France |
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| jeudi 05 juin 2008, a 04:38 |
| Le Sinn Fein en campagne pour le « non » au Mini-traité Européen |
Mercredi 04 Juin 2008 - 17:42
Le Sinn Féin, le seul parti irlandais a
respecter les NON français et néerlandais de 2005, a respecter la voix
des travailleurs européens. “Irish friends, please, vote no for me”

Les voix de la contestation et de l'opposition
irlandaise à la ratification du traité commencent à se faire entendre
énergiquement et semblent faire un meilleur travail sur les indécis que
le camp du « oui ». Cela ne se fait pas sans peine car un seul parti au
pouvoir fait campagne pour le « non », le parti républicain « Sinn Féin
» qui est membre du Groupe confédéral de la gauche unitaire européenne
et de la gauche verte nordique au Parlement européen (groupe qui
rassemble les Partis Communistes Européens).
Il reproche aux institutions européennes d'avoir trop de pouvoir et
déplore la diminution de l'influence politique de l'Irlande avec ce
Traité qui ne prendrait pas assez en compte les petits Etats. Mais
aussi de mettre à mort le monde rural et les droits des travailleurs
face à la mondialisation. Ce parti, bien qu'historique, ne regroupe
néanmoins que 7% des voix aux législatives et 4 sièges à l'Assemblée de
l'EIRE.

Les syndicats du secteur privé sont eux divisés
sur leur ligne de vote. Mais la société civile s'organise aussi et
tente de profiter de cette légitimité populaire qui est donnée au
peuple irlandais en l'incitant à se mobiliser par le biais de meetings.
« Campaign against the EU constitution » est une des seules
organisations avec le Sinn Féin qui fait campagne pour le « non ».
Cette campagne lancée en 2005 lors du premier référendum regroupe
treize organisations, comme des partis politiques progressistes et de
gauche, le « communist party of Ireland » ou le « socialist party »,
des organisations, comme « people before profit » ou encore « peace and
neutrality Alliance », ainsi que des syndicalistes et des individuels.
Elle se bat pour « une Europe démocratique, sociale et démilitarisée »
comme le dit Michael Youlton. « L'organisation explique aux Irlandais
ce qu'est le Traité et pourquoi ils devraient voter non » mais « tout
le monde dans la campagne est pro-européen et veut travailler avec les
Européens » ajoute Michael Youlton. L'organisation se bat contre les
effets qu'aurait ce Traité, c'est-à-dire la militarisation de l'Europe,
les privatisations et moins de justice commerciale, un système de santé
et d'éducation détérioré, ainsi que l'érosion de la démocratie. De
plus, ils défendent la mise en place, dans les faits, de la Charte des
droits fondamentaux qui est incluse dans le nouveau traité mais ne
serait pas effective, et une meilleure prise en compte de la question
environnementale qui n'évolue que peu dans le nouveau traité. Des
citoyens de toute l'Europe, qui n'ont pu se prononcer populairement, se
mobilisent aussi pour cette campagne du « non ».
Des ralliements sont organisés devant les 26 ambassades irlandaises
des autres Etats membres. A Paris, des « veillées démocratiques »
devant l'Ambassade irlandaise avenue Foch ont lieu le mercredi soir.
Ainsi l'Union européenne, qui a toujours cherché à mettre sa légitimité
populaire en avant, a choisi une légitimité parlementaire alors qu'elle
défend plus que jamais, avec ce traité, les droits fondamentaux des
citoyens.





Rural Ireland deserves better - vote no to Lisbon Defend workers rights - Vote no to Lisbon 10 Reasons why the Lisbon Treaty is a bad deal for Ireland Alternative Guide to the Lisbon Treaty
Nicolas Maury
Commentaires
1. Posté par Tourtaux Jacques le 04/06/2008 19:51
Il faut se rappeler qu'en France lors du référendum
où le NON est sorti victorieux qu'au début de la campagne, nous étions
donné largement battus.
A gauche, à l'exception du PCF et de quelques petits partis de
gauche, tous les cadors du PS ont appelé avec la droite à voter OUI.
Seul, Fabius, autre “fleuron” de la gauche caviar a, par calcul
électoraliste appelé à voter NON.
A l'époque, le PCF était loin de peser les 7% du Sinn Fein. La
campagne de terrain et le travail d'explication que nous avons mené ont
payé.
Jacques Tourtaux
http://jacques.tourtaux.com.over-blog.com.over-blog.com/
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| jeudi 05 juin 2008, a 04:27 |
| 35 heures : le démontage en règle |

En
profitant du texte sur la représentativité syndicale pour y glisser une
remise en cause de la durée du travail, le gouvernement rallume la
"guerre des 35 heures". Nombreuses protestations de l'opposition contre
cette attaque. Sur le plan syndical, une journée d'actions sur les
retraites et le temps de travail est en préparation pour le 17 juin.
Même si quatre confédérations ont annoncé leur non-participation, la
CGT espère une très forte mobilisation.
Retrouvez le dossier complet avec un décryptage du projet gouvernemental dans l'Humanité, édition du jeudi 5 juin. |
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| mercredi 04 juin 2008, a 04:51 |
| La droite veut verrouiller les élections . |
Institutions . Alors que la réforme constitutionnelle
suit son cours au Parlement, le gouvernement concocte en coulisses des
modes de scrutin cadenassés par le bipartisme.
C'est la grande absente de la réforme des
institutions. Alors que dans l'exposé des motifs du projet de loi du
gouvernement, que l'Assemblée nationale devrait voter, demain, en
première lecture, on peut lire : « Un Parlement renforcé est un
Parlement représentatif », nulle part n'est mis en question le mode
d'élection actuel des parlementaires. « Nous ne toucherons pas aux
modes de scrutin. Que ce soit sur le Sénat ou la question de la
proportionnelle, le président de la République a dit avec raison qu'il
n'y avait pas consensus », a affirmé le premier ministre François
Fillon, dès le début de l'examen de la réforme chez les députés.
Prétexte commode pour ne pas questionner la représentativité d'un
Parlement qui exclut ou minore la représentation de nombreux courants
d'opinion. Et pour renier une promesse de plus de Nicolas Sarkozy, qui
s'était engagé à se pencher sur la question, à Épinal, il y a un an.
Aujourd'hui, selon les élections et les assemblées, entre 15 % et 30 %
des électeurs qui ont voté ne sont pas représentés.
Le Sénat à droite depuis 1875
Pourtant, le gouvernement reconnaît l'existence d'un problème de
représentativité du Parlement puisque son projet prévoit notamment de
compléter l'article 24 de la Constitution, en précisant que le Sénat
assure la représentation des collectivités territoriales « en tenant
compte de leur population ». Une modification annonciatrice d'une
future réforme des modes de scrutin, mais qui ne s'appliquera pas avant
le « deuxième renouvellement partiel du Sénat suivant la publication »
de la loi, c'est-à-dire en 2011 au plus tôt. Un délai qui en dit long
sur les réticences de la majorité du Sénat, à droite depuis sa création
en 1875, à toute réforme électorale qui mettrait en cause son hégémonie.
Pas question, notamment, d'introduire la moindre dose de
proportionnelle supplémentaire. La droite a exclu catégoriquement cette
hypothèse, en rejetant, à l'Assemblée nationale, une proposition de loi
socialiste à ce sujet. La majorité sénatoriale devrait faire de même,
mercredi, après son rejet en commission, la semaine dernière. Ce texte
ne propose pourtant rien de révolutionnaire, avec le simple retour au
mode de scrutin en vigueur avant 2003, qui prévoyait l'élection à la
proportionnelle dans les départements comptant au moins trois
sénateurs, contre quatre actuellement. Mais l'UMP ne veut pas en
entendre parler. Pas question non plus de toucher au collège électoral
des sénateurs, les seuls à être élus au suffrage indirect par de grands
électeurs issus des collectivités locales. Prétexte invoqué : la
proposition de loi est « inconstitutionnelle » en l'état.
La préoccupation de la droite est en réalité plus prosaïque. La
gauche étant, depuis les élections de mars dernier, majoritaire dans
tous les types de collectivités, avec 60 % de la population qui vivent
dans des villes de gauche et le contrôle de 58 départements sur 102 et
de 20 régions sur 22, il faut à tout prix maintenir le « verrou » du
mode de scrutin majoritaire et d'un collège électoral ancestral pour
empêcher le Sénat de basculer à gauche pour la première fois de son
histoire, à l'occasion des renouvellements partiels prévus en septembre
prochain et en 2011.
Projets révélés
par la presse
En coulisses, pourtant, le gouvernement planche sur de profondes
réformes électorales visant à renforcer le bipartisme. Mais sachant le
sujet sensible, le gouvernement souhaite le tenir hors du débat public
le plus longtemps possible, en répondant invariablement qu'il n'a pas
sa place dans la Constitution. Les députés l'ont constaté à leurs
dépens, certains s'indignant d'apprendre par la presse qu'une réforme
du scrutin régional était envisagée, de tenir d'un préfet qu'un projet
de redécoupage de circonscriptions était étudié, ou encore de découvrir
qu'un projet de scrutin à un tour était envisagé pour éliminer les plus
petites formations politiques à l'Assemblée nationale…
Tout en dénonçant ces tripatouillages et en réclamant la transparence sur ce sujet,
les propositions socialistes n'échappent pas non plus à ce travers.
Loin de la proportionnelle intégrale à toutes les élections réclamées
par le PCF pour garantir la représentation équitable de tous les
citoyens, l'élection à la proportionnelle de seulement un dixième des
députés ménagerait le bipartisme qui écrase actuellement l'Assemblée
nationale. Quant à la proposition de faire peser à hauteur de 30 %, au
lieu de 4 % actuellement, les conseils généraux et régionaux dans
l'élection des sénateurs au détriment des communes, elle aurait pour
effet de renforcer encore le bipartisme, s'agissant d'assemblées très
bipartisanes dans leur composition, du fait de leur mode de scrutin
actuel. La preuve que la réforme des modes de scrutin ne peut être
l'affaire que d'une refonte globale, à l'issue un large débat public.
Sébastien Crépel
l' Huma du 02 / 06 / 08
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| mardi 03 juin 2008, a 22:03 |
| Dessin de Mima. |
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| mardi 03 juin 2008, a 21:52 |
| Grève le 9 juin à la SNCF |
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| mardi 03 juin 2008, a 21:18 |
| Carburants: opération 'péage gratuit' du PCF sur l'A1 près d'Arras |
Mardi 03 Juin 2008 - 18:22
Des élus communistes du Nord-Pas-de-Calais ont organisé mardi une
opération "péage gratuit" sur l'autoroute A1 à hauteur de
Fresnes-lès-Montauban (Pas-de-Calais), pour protester contre la flambée
des prix du carburant, a-t-on appris auprès du PCF et de la gendarmerie
A 10H30, une centaine de personnes, selon la Fédération du Nord du PCF,
ont fait lever les barrières dans le sens Paris-Lille et ont fait
passer gratuitement les automobilistes et les routiers pendant une
heure.
Les manifestants, des conseillers
régionaux, des maires, des responsables fédéraux du PCF et le sénateur
communiste du Pas-de-Calais Jean-Claude Danglot, ont distribué des
tracts dénonçant "le travailler plus pour payer l'essence". "
Pour un smicard qui fait quatre fois
le plein par mois, la hausse du prix de l'essence c'est 5% de salaire
en moins", a plaidé Fabien Roussel, du conseil national du PCF, joint
sur place par téléphone. Aucun incident n'a été enregistré, selon les
manifestants et la gendarmerie.
ESSENCE ....Halte au racket ! Nicolas Maury
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| mardi 03 juin 2008, a 20:57 |
| Des économies sur le dos de la formation des enseignants |

Le
Président de la république vient d'annoncer son intention
« d'intégrer » les différents concours de l'éducation nationale aux
cursus universitaires.
Cette
annonce revient tout simplement à supprimer les IUFM, c'est à dire les
outils de formation professionnelle spécifiques qui permettent aux
enseignants d'accéder aux savoirs et pratiques indispensables au bon
exercice de leurs missions, notamment le renforcement des connaissances
disciplinaires et une formation aux pratiques pédagogiques.
Sans IUFM, les jeunes enseignants seraient priés de se
former sur le tas puisqu'ils seraient directement affectés à un poste
sans stage préalable comme c'est le cas aujourd'hui : avec quelles
conséquences pour les élèves ? Une mesure sans doute jugée
particulièrement opportune par le président de la République
puisqu'elle permettrait de réduire voir de supprimer tout budget pour
les IUFM et au passage d'économiser l'équivalent de 10.000 postes
puisque les enseignants stagiaires ne seraient plus rémunérés.
Derrière cette décision, se profile également un choix
idéologique assumé : casser des espaces de formation et de réflexion
que les libéraux jugent encore trop insoumis à leur visée.
Une fois encore, ce n'est pas l'enfant, l'intérêt de
l'élève qui motive cette décision. Alors que les enseignants
manifestent depuis plusieurs mois pour demander notamment plus de
postes et plus de moyens, c'est une nouvelle preuve de la surdité
obstinée et de la détermination du chef de l'état à modeler une école
conforme aux logiques économiques du libéralisme.
Parti communiste français
Paris, le lundi 2 juin 2008 |
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| mardi 03 juin 2008, a 04:54 |
| La mémoire tsigane offensée |
Dérapage . Devant la communauté gitane, le sous-préfet d'Arles a dénié la responsabilité de l'État dans la politique de Vichy.
La cérémonie était attendue par tout un peuple. Et la
présence, le 21 mai dernier, du représentant de l'État aurait pu
apparaître comme un premier pas vers la reconnaissance du génocide des
Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais ce jour-là, devant le
monument érigé à l'emplacement de l'ancien camp d'internement des gens
du voyage de Saliers, sur la commune d'Arles (Bouches-du-Rhône), ce
représentant a honteusement failli à sa mission.
C'est une intervention précédant la sienne qui a entraîné les propos
scandaleux du sous-préfet Jacques Simonnet. « Un certain nombre de
mesures - et quand on analyse le fonctionnement de l'Allemagne nazie et
de la France de Vichy, ça saute aux yeux - sont d'ordre
bureaucratique », c'est-à-dire dans un « état d'esprit qui consiste à
dire qu'on peut traiter tout problème humain comme on résout un
problème technique », a d'abord rappelé le directeur de la Fondation
pour la mémoire de la déportation, Yves Lescure. « Il est de notre
devoir de veiller, dans nos sociétés, à ce qu'on ne sombre pas dans une
bureaucratie qui fait son travail comme Eichmann ou Papon faisaient le
leur à l'époque », a-t-il ajouté. La réponse du haut fonctionnaire ne
s'est pas fait attendre : un discours violent et partisan. Justifiant,
d'un côté, la politique d'immigration menée par Nicolas Sarkozy ; mais
plus grave encore, donnant, de l'autre, une interprétation historique
contraire à la position de la France qui, par la voix de Jacques
Chirac, a reconnu sa responsabilité dans la déportation des Juifs.
« 1942 n'était pas l'État français. Il était mort par la lâcheté de
certains politiques, par la lâcheté de groupes qui ont laissé le
désordre dans ce pays dans les années trente pour le mener à une
défaite intolérable. Non, c'était le gouvernement de Vichy qui n'était
pas le gouvernement de la France ! », s'est-il exclamé. Tout cela huit
jours après l'expulsion de 124 Rom depuis l'aéroport de Nîmes (Gard), à
quelques kilomètres de là.
En réaction, la communauté gitane présente ce jour-là, ainsi que les
membres de RESF, ont tourné le dos à l'orateur aux habits de la
République visiblement trop grands pour lui. L'affaire ayant fait grand
bruit, une rumeur de limogeage du sous-préfet circule dans la cité
provençale.
Ludovic Tomas
l' Huma du 31 / 05 / 08
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| lundi 02 juin 2008, a 22:06 |
| Les étudiants de l’ESMAA en lutte! |
l'Ecole supérieure des métiers d'arts d'Arras est menacée de fermeture.
 L'Ecole supérieure des métiers d'art d'Arras, qui a acquis en
quelques années une notoriété nationale, est menacée de fermeture. Les
élèves viennent de plus de 40 départements pour y suivre une formation
qui a peu d'équivalents ailleurs et les débouchés professionnels sont
solides.
Les 84 étudiants et leurs professeurs se mobilisent , nous leurs adressons notre plus vif soutien
Le désengagement de la CUA et de l'Etat qui menace la vie de cette école est une injure faite à la culture et à la création.
Nous militons pour le doublement du budget
culturel de l'Etat et un effort supplémentaire de toutes les
collectivités territoriales, ce qui nécessite une réforme de la
fiscalité appuyée sur la taxation des actifs financiers.
Soutenez leur action: esma.arras-en-lutte@orange.fr
http://arrassemobilise.blogspot.com
Blog P.C.F ARRAS
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| lundi 02 juin 2008, a 21:40 |
| Le PCF doit ‘avoir l’ambition d’être le parti repère à gauche’ |
Lundi 02 Juin 2008 - 18:36
Marie-George Buffet estime que le PCF doit
“avoir de l'ambition” au moment où “le PS essaie de nous expliquer que
le positionnement à gauche est dépassé”, dans une interview au
quotidien gratuit Direct matin parue lundi

“Il ne faut pas se voiler la face, la gauche est
dans un sale état et le Parti communiste, dans un contexte de
bipartisme, a du mal à exister”, reconnaît la secrétaire nationale du
PCF, qui n'avait obtenu que 1,93% des suffrages au premier tour de la
présidentielle de 2007.
Mais il y a “en ce moment une situation qui nous appelle à avoir de
l'ambition, puisque le PS essaie de nous expliquer que le
positionnement à gauche est dépassé”, ajoute-t-elle et “le PC doit donc
avoir l'ambition d'être le parti repère à gauche”. Mme Buffet reconnaît
également que le PCF a “un problème d'image” et doit “donner davantage
à voir cette nouvelle génération d'hommes et de femmes qui a pris des
responsabilités au sein du parti”.
Elle compte organiser “des débats d'idées” dans “chaque ville,
chaque quartier, chaque entreprise”, appelant “les socialistes, les
Verts et tous ceux qui se retrouvent dans un discours progressiste à
participer à ces rencontres populaires pour construire une véritable
alternative à gauche”.
Elle reproche en revanche au leader de la Ligue communiste
révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot d'avoir “une attitude
d'isolement”. “Il veut créer un parti anticapitaliste et il n'arrête
pas de cogner sur tout ce qui n'en est pas”, dénonce-t-elle
Nicolas Maury
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| lundi 02 juin 2008, a 21:28 |
| ... sans commentaire. |
Par Régis TRILLES le dimanche 1 juin 2008, 22:48 - Economie
- Lien permanent
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| lundi 02 juin 2008, a 21:15 |
| incroyable ! |
Par philippe tixier le lundi 2 juin 2008, 20:53 - poli-tic
- Lien permanent
Avant :
on disait pas de travail au noir, on chassait les patron-voyous, à
croire qu'il n'y a pas assez d'inspecteurs du travail dans ce pays !
Qu'il n'y a plus de code du travail daans ce pays !
c'est bien :
- Qu'on se soit rendu compte qu'il y avait une économie autour du
travail des sans-papiers, économie qui profite à la France, puisque
c'est maintenant prouvé que le chomage peut baisser même avec des
sans-papiers présents dans ce pays !
Mais :
- De là à recevoir dans un ministère des patrons de sans-papiers, bon
d'accord ils ne pouvaient pas savoir qu'ils étaient sans-papiers !
Admettons, mais tout de même, les honneurs des dorures d'un ministère,
pourquoi pas la légion d'honneur ?
A moins que :
- Tout cela soit orchestré ? Je croyais qu'en France on avait aboli l'esclavage ?
- La pénurie des inspecteurs du travail soit voulue ?
- Qu'on veuille enterrer le code du travail ?
Tout ça, ne me dit rien qui vaille !
message brouillé, tout et son contraire médiatisé par de hauts
personnages (plus de 35h, si des 35h, ..., oui mais plus souple, ...)
Dans quelle France vivons nous ! |
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| lundi 02 juin 2008, a 21:03 |
| SENAT : groupe communiste ( L’hyper-présidence confirmée ) |
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L'hyper-présidence confirmée
Par Nicole Borvo Cohen-Seat - 27 Mai 2008 |
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Le débat qui se déroule à l'Assemblée nationale
confirme les craintes des partisans sincères d'un régime parlementaire
renforcé et modernisé : rejet de la proportionnelle et de la réforme du
Sénat, droit de vote des étrangers exclu, cumul des mandats maintenu,
discours du Président devant le parlement, selon son bon vouloir, voté,
et débat législatif pluraliste et transparent mis en cause.
La logique de cette révision volontairement masquée,
apparaît clairement : c'est le renforcement du pouvoir exécutif incarné
par le seul chef de l'Etat, qui assure sa domination sur un parlement
condamné à être une chambre d'enregistrement, avec un pouvoir de
contrôle, bien limité.
Nicolas Sarkozy a ce matin même, sur les ondes, fait
étalage de sa conception du pouvoir. Sur chaque sujet, il promet
souvent, il décide parfois, il impose toujours. Ni le parlement, ni le
Premier Ministre et surtout, ni le peuple, ne le feront changer d'avis.
L'audiovisuel public ? Après avoir annoncé la suppression de la
publicité et donc des recettes, il annonce le statu quo en matière de
redevance. La commission Copé, qu'il a lui-même constitué est devant un
fait accompli d'une rare gravité : la mort annoncé de l'audiovisuel
public.
Pour empêcher cette personnalisation dangereuse du
pouvoir, il n'existe pas quatre chemins : il faut voter contre la
révision constitutionnelle. |
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