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rassembler la gauche
samedi 19 juillet 2008, a 08:33
CONSTITUTION : Attention danger !
 

Tract - CONSTITUTION : Attention danger !

Par : Communication
Mis en ligne : 11 juillet
Le 21 juillet 2008, le Président Sarkozy tentera de faire adopter par le congrès son projet de révision constitutionnelle. Le texte proposé constitue une menace grave pour notre démocratie. C'est une réforme sur mesure pour Sarkozy, faite pour donner à un Président qui veut décider de tout, les moyens légaux d'accroître ses pouvoirs.

La Constitution est un texte fondamental. Elle organise la répartition des pouvoirs et le fonctionnement des grandes institutions qui en sont dépositaires. Alors que toute modification importante devrait être soumise au débat et au vote des citoyens par référendum, Sarkozy fait passer son projet au coeur de l'été, sans véritable débat national sur les enjeux immenses de cette réforme piège.

Une réforme piège...

Piège parce qu'elle réduit les pouvoirs du Parlement au profit de ceux de l'exécutif et du Président de la République :

● en réduisant le droit d'amendement des parlementaires ;
● en permettant au chef de l'État de décider des interventions armées sans vote du Parlement ;
● en donnant au Président de la République la possibilité de s'exprimer devant les Assemblées sans que celles-ci aient les moyens de sanctionner ce discours par un vote ;
● en enfermant la politique budgétaire dans des contraintes gravées dans le marbre constitutionnel qui empêchent l'état d'agir ;

Au final, en faisant du Président de la République le véritable chef du gouvernement, la réforme exonère celui-ci de tout contrôle du Parlement sur son action et ses décisions. Bref, de quoi donner à Sarkozy les moyens d'aller encore plus vite et encore plus fort dans sa politique de mauvais coups.

... qui peut être déjouée

La gauche peut faire échec à cette logique. C'est son devoir de s'opposer à une réforme qui ferait de Sarkozy, le chef d'État occidental aux pouvoirs les plus étendus, plus encore que ceux dévolus par le régime présidentiel des Etats-Unis. Le 21 juillet, pas une voix des parlementaires de gauche ne doit manquer pour empêcher ce coup porté à la démocratie : face à un tel danger, si on est de gauche on vote non ! Les parlementaires communistes y sont résolus.

Pour une République sociale et participative

Au lieu de concentrer encore plus de pouvoir entre les mains d'un seul, les communistes proposent de donner beaucoup de pouvoirs nouveaux aux citoyennes et aux citoyens. Pour se faire entendre réellement. Pour que les décisions soient prises dans l'intérêt de tous, et non de quelques uns.

Une République démocratique où le Parlement retrouve sa légitimité et ses pouvoirs
● Élections à la proportionnelle
● Limitation du cumul des mandats et parité
● Droit de vote des étrangers résidents aux élections locales et européennes
● Obligation de consulter le Parlement sur les choix européens et internationaux
● Profonde démocratisation du Sénat
● Respect du pluralisme par les médias, notamment le service public

Une république participative, où les citoyen-nes aient des pouvoirs réels d'intervention directe
● Rendre la démocratie participative constitutionnelle et doter les collectivités des moyens pour favoriser la participation citoyenne ;
● Associer les citoyens aux décisions budgétaires des collectivités et rendre obligatoires des comptes rendus réguliers de mandat des élus ;
● Reconnaître le droit au référendum d'initiative citoyenne (localement et nationalement)

Une république sociale, où les salarié-es puissent faire respecter leurs droits et leurs intérêts dans les entreprises
● élargir les droits collectifs des syndicats et des institutions représentatives du personnel ;
● permettre aux salariés et à leurs syndicats d'intervenir sur les choix et proposer des stratégies alternatives, ● permettre aux représentants de la collectivité de faire valoir les aspects territoriaux et environnementaux.
● mise en place d'un cadre public légal de contrôle des grandes entreprises, permettant notamment de conditionner les subventions ou marchés publics au respect de clauses sociales et environnementales.

Plus de pouvoirs au Président ? Non ! Plus de pouvoirs aux citoyens ?
Oui !

Parti communiste français – 11 juillet 2008

samedi 19 juillet 2008, a 08:11
Sarko le menteur, Pris la main dans le sac
 

Tract - Sarko le menteur, Pris la main dans le sac

Par : Communication
Mis en ligne : 18 juillet

Nicolas Sarkozy l'avait dit : « Il n'y aura pas de privatisation d'EDF et Gaz de France, c'est clair, c'est simple, c'est net ».

Hélas, l'entreprise publique Gaz de France vient de passer sous le contrôle du groupe privé franco-belge Suez. Avec la bénédiction du Président de la République, grand ami du principal actionnaire privé.

« C'est clair, c'est simple, c'est net », avec Sarkozy, il faut s'attendre au pire pour l'avenir de nos services publics et au meilleur pour ses copains du patronat. Et ce flagrant délit de mensonge est loin d'être le seul.

Le candidat Nicolas Sarkozy avait en effet tout promis : du travail pour tous, de bons salaires, plus de démocratie, plus d'efficacité des politiques publiques, permettre à chaque français d'être propriétaire de son logement, garantir la réussite de chacun à l'école, etc...

Après 15 mois de présidence, son indéniable talent de bonimenteur ne suffit plus à masquer l'échec des politiques menées, ou plutôt leur objectif véritable : une politique au service du patronat et des puissances de l'argent, contre les intérêts du plus grand nombre.

 Le pouvoir d'achat aux oubliettes

Alors que les prix s'envolent et que les salaires stagnent, les promesses de campagne se sont évanouies. Des millions de françaises et de français ne peuvent plus joindre les deux bouts : sur-loyer, prix des denrées alimentaires, de l'essence, retraites minuscules, déremboursement de médicaments... Ils sont des millions qui ne partiront pas en vacances cet été. Ils sont des millions à jongler, non pas pour vivre mais simplement pour subsister.

Sarkozy a voulu faire croire qu'il pourrait agir sur le pouvoir d'achat sans toucher aux salaires, sans s'attaquer aux profits, à la spéculation. Mensonges !

Alors qu'en ce moment même des centaines milliards d'euros s'évaporent sur les marchés financiers, que les entreprises françaises font des bénéfices inégalés dans l'histoire (105 milliards en 2007 pour les seules entreprises du CAC40) et que le club des milliardaires compte chaque jour de nouveaux membres (le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France est passé de 200 à 280 milliards d'euros en une année), la « France qui se lève tôt » a un réveil pénible.

 Les services publics sacrifiés

Plus c'est gros, mieux ça passe : déplorant que « les caisses sont vides », fustigeant des services publics sous perfusion ou l'assistanat des politiques sociales, Sarkozy distribue dans le même temps 15 milliards aux plus riches et octroie généreusement 65 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux entreprises, sans contrepartie sur l'emploi, sur l'investissement. Un scandale !

Par contre, pour les services publics ce sera le régime sec, et Sarkozy jure la main sur le coeur qu'il est possible de les rendre plus performants en ne remplaçant pas un fonctionnaire sur deux. De qui se moque-t-on ?

L'école, l'université et la recherche paient le plus lourd tribu au dogme libéral du président de la République. L'année prochaine, ce sont encore 30.000 postes de fonctionnaires qui seront supprimés, dont 13.000 dans l'éducation nationale (-25.000 depuis l'élection depuis mai 2007).

Derrière le paravent de « l'égalité des chances », l'objectif est clair : réduire drastiquement les dépenses de l'école publique, ouvrir des « marchés » pour le secteur privé de l'éducation et construire une école de la sélection et de la reproduction sociale des élites. Un projet mortel, rejeté par la communauté éducative, les parents d'élèves comme les étudiants mobilisés ce printemps et dont Sarkozy se vante de ne pas écouter les appels.

 La démocratie piétinée

Voilà toute la méthode Sarkozy : le débat, la démocratie, ce serait du temps de perdu, la souveraineté populaire, un obstacle. La construction européenne en est un triste exemple. Prétendant avoir « entendu » ce qui s'est exprimé avec la victoire du Non au Traité de Constitution européenne, il repasse pourtant le plat avec un traité de Lisbonne tout aussi libéral et qu'il impose sans référendum : « vous n'en voulez pas mais vous en mangerez quand même ! » Même chose pour ces indociles Irlandais, invités à revoter jusqu'à ce que « oui » s'ensuive... Quel mépris des peuples et de la démocratie !

Et que dire de son projet de réforme de la Constitution renforçant les pouvoirs présidentiels et le bipartisme ? Que dire de ses manoeuvres politiciennes pour arracher un vote favorable à cette réforme et diviser la gauche ? Que dire également de sa conception du dialogue social ? Là aussi, le mensonge et l'entourloupe font loi. Ainsi, au mépris de la parole donnée aux partenaires sociaux et des accords négociés, le gouvernement poursuit son projet de déréglementation généralisée du droit du travail et de casse des 35 heures.

Nous avons été des centaines de milliers à nous mobiliser au printemps contre l'imposture Sarkozy et pour d'autres choix, une autre politique. Certains se proposent d'attendre 2012 pour mettre Sarkozy au chômage. Mais va-t-on le laisser continuer à tout casser pendant encore 4 ans ? Donnons-nous rendez-vous dès cet été et à la rentrée, pour poursuivre et amplifier ces mobilisations. Les communistes vous donnent notamment rendez-vous, à la Fête de l'Humanité, rendez-vous des colères, rendez-vous de l'espoir de celles et ceux qui veulent construire à gauche, une véritable alternative à cette politique.

Parti communiste français – 17 juillet 2008


Suez/GDF : l'énergie aux mains des actionnaires privés
- Communiqué du groupe CRC au Sénat

vendredi 18 juillet 2008, a 19:19
Révision constitutionnelle : Explication de vote du groupe CRC au Sénat par Nicole Borvo Cohen-Seat
 



Mis en ligne : 18 juillet

Le Sénat a adopté, mercredi 16 juillet 2008, en deuxième lecture, le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République.

Nicole Borvo Cohen-Seat a dénoncé la mise en place d'un « système hybride, assez monarchique, où règne la confusion des pouvoirs, où le fait majoritaire est exacerbé et variable selon que la majorité est de droite ou de gauche ».

www.elunet.org

Explication de vote du groupe CRC :

« Cette révision, annoncée après »Cette révision, annoncée après l'élection de Nicolas Sarkozy, mais non avant, aura connu une gestation de neuf mois. Tout d'abord, le comité Balladur a fait connaître 77 propositions qui mettaient en place un régime présidentiel affiché avec un peu de proportionnelle, un Sénat plus démocratique et quelques limitations des pouvoirs du Président.

Le projet du Gouvernement, présenté en décembre, organisait un présidentialisme caché sous une prétendue revalorisation des pouvoirs du Parlement. On ne parlait plus de proportionnelle, de modification du scrutin sénatorial ou de limitation des pouvoirs du Président de la République. Cette révision devait faire, selon M. Fillon, l'objet d'un large consensus -qui ne concernait, en fait, que l'UMP. Quant au peuple, il n'en a jamais été question, ni sous la forme d'une consultation populaire, ni d'une amélioration de la représentativité du Parlement.

Aujourd'hui, s'il y a consensus, c'est tout au plus au sein de la majorité présidentielle. Les tentatives de l'opposition pour améliorer le projet et renforcer les droits du Parlement ont été rejetées. La modification de la représentativité des collectivités territoriales a tourné à la caricature à mesure que la propagande annonçant un renforcement des droits du Parlement se dégonflait. Nous avons vu ce qu'il est advenu, notamment, du droit d'amendement.

Nous nous trouvons désormais face à un régime particulier, d'inspiration présidentielle à l'américaine d'une part, avec un Président aux pouvoirs considérables non responsable devant le Parlement, mais pouvant dissoudre ce dernier, et proche d'un parlementarisme rationalisé à l'anglaise d'autre part, mais sans les droits de l'opposition. Bref, un système hybride, assez monarchique, où règne la confusion des pouvoirs, où le fait majoritaire est exacerbé et variable selon que la majorité est de droite ou de gauche.

Le groupe CRC votera résolument contre cette révision qui repousse encore les limites de la Constitution de 1958 vers un présidentialisme exacerbé, contre la façon dont le Président de la République souhaite peser dans le débat -sa prestation d'aujourd'hui dans la presse augure de son comportement futur, lorsqu'il pourra s'exprimer devant le Parlement. Et la grossière pêche aux voix engagée pour convaincre les derniers parlementaires hésitants nous conforte dans notre décision de rejeter cette réforme constitutionnelle."

Texte du projet de loi

Rapport de M. Jean-Jacques Hyest, fait au nom de la commission des Lois

Synthèse du rapport (en pdf)

Amendements déposés sur le texte

Scrutins publics

Petite loi (articles déjà examinés)

Compte rendu des débats des 15 et 16 juillet

mercredi 16 juillet 2008, a 22:45
AMAD .( DESSIN )
 

Démocratie simplifiée

democratiesimplifiee.jpg

mercredi 16 juillet 2008, a 22:20
BRAVO ET MERCI AUX OUVRIERS, HONTE A LA DIRECTION !!!!!
 


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BRAVO ET MERCI AUX OUVRIERS, HONTE A LA DIRECTION !!!!!

VOTRE MESSAGE A ETE FORT NOUS VOUS AVONS ENTENDUET ALLONS DENONCER L'ACCORD QUI A MIS LE FEU AUX POUDRES

Nous n'aurions pas assez de 40 pages pour vous dire combien nous sommes fiers de représenter des salariés postés aussi déterminés à refuser l'esclavage, nous n'aurions même pas assez de 100 pages pour dire notre dégoût de cette Direction qui n'a pas eu le courage d'assumer votre réaction.

Depuis des mois cette Direction nous menace, nous provoque, nous insulte, nous harcèle, la réaction a été tout à fait légitime, même si parfois très tendue !!!!

Nous n'avons jamais vu une Direction fuir autant ces responsabilités, M GOMEZ et PFERFERMANN ne sont même pas venus pour dialoguer, pire ils nous ont envoyé les forces de l'ordre, ces deux là sont venus pour casser notre usine il n'y a aucun doute la dessus !!!

Que dire d'une Direction qui ferme l'usine pendant plusieurs jours et qui pénalise les salariés souhaitant aller au travail, car dès le départ nous avons dit clairement, que nous respecterions les grévistes et les non grévistes, c'est la première fois que la Direction ferme l'usine, à ce sujet nous adressons un courrier au DRH pour lui demander le paiement à TOUT le personnel des journées pendant la durée de fermeture du site.

Nous rappelons que ce sont les syndicats CGC et CFTC qui sont responsables de cette montée de colère, ils ont signé un accord refusé majoritairement, contre votre avis, ils auront des comptes à vous rendre, la Direction les a mis en CP, une honte !!!!!

Malgré cette colère aucun incident majeur n'est à déplorer, notre présence à permis d'éviter bien des dérives et nous apprenons ce jour que les élus CGT vont être poursuivis une nouvelle fois, c'est une nouvelle provocation, la Direction veut nous faire passer pour des voyous !!!!!

Beaucoup d'entre-vous ont été choqué par la présence massive des forces de l'ordre mercredi matin et pire encore les vigiles de boites de nuit qui d'ailleurs sont encore dans nos murs !!!!

La CGT Goodyear a pris et assume sa responsabilité, nous avons soutenu des salariés trahis et en colère contre une Direction et deux syndicats à la dérive totale !!!!

Comme nous vous le disons dans notre titre, nous vous avons entendu et nous allons dénoncer l'accord 4×8 signé à l'arrache par des syndicats qui n'écoutent que la Direction et le MEDEF !!!! Vous avez dit clairement pendant 6 jours que vous ne vouliez pas des 4×8, qu'il fallait que les syndicats non signataires dénoncent l'accord !!!

Ce jour nous faisons donc partir notre droit d'opposition de l'accord 4×8, mais aussi sur celui de l'accord inter établissements qui permet à la Direction de n'appliquer le PSE que sur notre site, accord signé la aussi par le syndicat CGC.

Pendant 6 jours, nous avions des salariés en colère, au bord de l'explosion, des femmes, des enfants, la Direction devrait avoir honte ; de mémoire de salariés nous n'avons jamais vu des responsables aussi lâche, ils se sont « tiré comme des voleurs » il fut une époque ou même en cas de conflit il y avait un minimum de dialogue, mais cette époque est hélas révolue !!!!

Nous remercions aussi ceux qui nous ont soutenu, la région, le département, ainsi que l'union départementale CGT et la fédération chimie, au passage nous remercions aussi toute la population amiénoise qui a signée en masse notre pétition et qui nous a apporté de nombreux messages de soutien !!!!

La Direction dit qu'elle va mettre le plan social en œuvre, nous lui rappelons qu'une solution intelligente existe et qu'il faut en discuter autour d'une table, d'ailleurs une table ronde est prévue et nous apprenons que la Direction refuserait celle-ci, la CGT continue de demander la nomination d'un médiateur, il faut trouver et vite une solution, faute de quoi, un jour, nous ne pourrons plus rien maîtriser !!!!

L'osmose entre les équipes de week-end et celles de semaine est énorme, VOUS avez dit clairement qu'ensemble vous refusiez les 4×8, et qu'il fallait que les syndicats dénoncent cet accord en dessous de tout !!!!

La Direction va donc nous mettre sur le dos le plan social, met elle ne parle plus des 450 à 500 suppressions d'emplois liés aux 4×8 et dire que 2 syndicats ont signé un accord permettant de liquider 500 emplois, la aussi c'est une première sur notre site !!!!

La CGT Goodyear vous invite à ne plus faire de relèves repas, c'est légal et donc il faut l'appliquer.

La Direction veut casser du cégétiste, alors que sans nous pendant les 6 jours il y aurait eu bien plus de débordements, nous avons tout mis en œuvre pour limiter la tension, malgré les provocations sans cesse.

L'action ne doit pas s'arrêter là, d'autres sont à venir, la CGT Goodyear malgré les menaces ne changera pas de cap, nous ne sommes pas des bandits comme la direction veut nous montrer, les bandits, les voyous sont ceux qui désertent l'usine, envoient des forces de l'ordre, ferment l'usine, bref ceux qui depuis des mois attisent la colère et ne cesse de harceler des ouvriers honnêtes et intègres !!!!!

La CGT au CE va demander une réunion extraordinaire, car nous trouvons inadmissible que notre fric serve à payer des vigiles de boites de nuit !!!

Votre mouvement est terminé et nous vous le redisons, nous sommes plus que fiers d'être à vos cotés, la Direction a perdu quoi qu'il arrive, la convergence dans la lutte entre les salariés de semaine et week-end est une réussite totale, vous avez TOUS dit que les 4×8 ce ne sera pas chez Goodyear Amiens.

La Direction a cassé quelque chose, plus jamais l'usine ne fonctionnera comme avant, il y a de la haine, de la colère, la Direction a mis le paquet depuis des mois pour vous faire péter un câble, combien d'entre-vous le disent :

« Ils nous ont mis la haine, nous ne sommes plus nous même !!! »

La Direction fait circuler une rumeur comme quoi le secrétaire de la CGT aurait une place dans les instances de la CGT, cette information est une calomnie de plus, la seule ambition qu'il a est celle de défendre les salariés jusqu'au bout !!!!

ENCORE BRAVO A TOUS

SOYEZ FIERS DE VOUS

LA DIRECTION N'A PAS GAGNE

NON AUX 4X8

OUI À LA DISCUSSION ET AU DIALOGUE

NON A LA PROVOCATIONNON AUX MENACES ET CHANTAGES

VOTRE SYNDICAT, VOS ELUS CGT

puce.gifhttp://www.cgt-goodyear-nord.fr/

De : CGT GOODYEAR
mercredi 16 juillet 2008

site BELLACIAO

mercredi 16 juillet 2008, a 21:57
Communiqué commun CGT-SUD-CFDT-FO-CFTC
 


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Les organisations syndicales, CGT, SUD, CFDT, FO, et CFTC se sont rencontrées ce jour suite aux articles de presse annonçant un changement de statut et d'ouverture du capital de La Poste qui sera confirmé par le Président Jean-Paul Bailly lors du prochain conseil d'administration, le 10 juillet 2008. Elles jugent inqualifiable l'attitude de la direction de La Poste suite à cette annonce, par presse interposée.

Les organisations syndicales refusent un processus qui conduirait inexorablement à la privatisation du service public postal. .

D'évidence, La Poste et le gouvernement ont fait le choix de passer en force en contournant les organisations syndicales représentatives des postières et des postiers.

Nos fédérations s'engagent dans l'action :
puce-96d77.gifPour un service public moderne et rénové, qui réponde aux besoins de la population sur l'ensemble du territoire ;
puce-96d77.gifPour la défense de l'emploi et le maintien des garanties des fonctionnaires et des contractuels.

Les Organisations syndicales demandent au Gouvernement et au Président de la Poste :
puce-96d77.gifune véritable concertation dans les plus brefs délais
puce-96d77.gifl'organisation d'un débat public national sur l'avenir du service public postal. Les organisations syndicales seront auprès des postiers tout l'été pour débattre avec eux de leur avenir et pour définir les modalités les plus efficaces dans le but de préparer une action unitaire nationale dès la rentrée.

Une nouvelle rencontre des Organisations syndicales est d'ores et déjà programmée début septembre.

Plus d'infos sur le site de SUD Postaux Paris



De : SUD Postaux Paris
mercredi 16 juillet 2008

site BELLACIAO

mercredi 16 juillet 2008, a 21:42
Faire revoter les Irlandais ! Mais pour qui se prend le Président Sarkozy ?
 


Communiqué de Jean-Pierre Brard, député app-PCF de Montreuil

Faire revoter les Irlandais ! Mais pour qui se prend le Président Sarkozy ?
"Le Président de la République, actuellement à la tête de la Présidence de l'union, se prendrait-il pour le Président irlandais ou bien pour le roi du monde ?

C'est la question que nous sommes en droit de nous poser à entendre ses déclarations du jour, tenues devant un parterre de députés convoqués à l'Elysée pour écouter la bonne parole présidentielle. En déclarant vouloir faire revoter les Irlandais qui ont rejeté le traité européen il y a un mois, le Président SARKOZY fait preuve d'un mépris insupportable du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de leur avenir. Au lieu de prendre le temps d'un nouveau débat avec les peuples pour concevoir un nouveau projet européen sortant du dogme libéral, définissant les piliers social et démocratique de l'Union et la protégeant comme un pôle de progrès social et écologique, le Président de l'union en exercice choisit la voie du coup de force et du mépris de la parole populaire. C'est une fois encore la preuve que la construction européenne actuelle manque totalement de légitimité populaire.

Après avoir privé les Français de voter, par référendum, sur un texte qui n'est qu'une pâle et mauvaise copie du traité constitutionnel européen rejeté en 2005, monsieur SARKOZY fait un caprice et exige des Irlandais qu'ils changent leur vote. Pour ma part, je joins ma voix à tous ceux qui, depuis 2005, demandent qu'un nouveau traité européen soit élaboré par une assemblée constituante, élue directement par les citoyens. Ce traité devra être adopté par référendum dans chaque État membre, le même jour. "
Nicolas Maury

mercredi 16 juillet 2008, a 09:20
Luc Guyau « Toute nouvelle concession sur l’agriculture serait inacceptable »
 

Présidence française . Luc Guyau, président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture, livre son sentiment à la veille du conseil agricole européen.

Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier préside aujourd'hui son premier conseil agricole européen. Qu'en attendez-vous ?

Luc Guyau (1). La présidence française doit reprendre l'examen du bilan de santé de la politique agricole commune (PAC) en partant des propositions faites par la Commission. Selon mes informations, les quatre premiers mois de la présidence française seront centrés sur l'échange entre les ministres des 27 afin d'examiner les marges de manoeuvre dont ils disposent dans le cadre du « bilan de santé » de la réforme de 2003 proposé par la Commission. Le ministre cherchera ensuite les contours d'un compromis par des échanges bilatéraux. Puis un conseil devrait avoir lieu en novembre pour procéder aux derniers ajustements. D'ici là, les 27 auraient intérêt à raisonner à échéance de dix à quinze ans plutôt que de s'en tenir au seul horizon de 2013. La présidence française ne permettra pas de régler tous les problèmes. Mais je souhaite vivement qu'elle impluse une véritable réflexion sur l'avenir de l'agriculture en Europe.

Une trentaine de pays vont réunir leurs négociateurs à Genève autour du directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) le 21 juillet pour tenter de boucler le cycle de négociation entamé en 2001 à Doha. L'Europe a déjà beaucoup cédé sur les dossiers agricoles sans obtenir de contreparties en faveur de l'industrie et des services. Que pensez-vous de cette utilisation de l'agriculture comme monnaie d'échange ?

Luc Guyau. Le système de discussion et les critères de la négociation en cours à l'OMC ne sont pas compatibles avec les missions que l'Europe exige de l'agriculture. Tout se passe comme s'il fallait conclure le cycle de Doha quel qu'en soit le prix pour l'agriculture européenne alors que le contexte a beaucoup changé depuis 2001. À l'époque, on nous disait que nous avions trop de viande, de lait, de céréales. On voit aujourd'hui à quel point ces arguments étaient fallacieux. La logique voudrait que l'on discute à l'OMC en intégrant cette nouvelle donne induite par la réduction des stocks agricoles au niveau mondial et la volatilité des cours que cela provoque. Or, à l'OMC on continue de discuter en occultant ces éléments nouveaux. Je trouverais inacceptable toute nouvelle concession de l'Union européenne. Pour les produits sensibles comme la viande, le lait, les fruits et légumes, de faibles volumes d'importation suffisent parfois pour déstabiliser les cours sur le marché intérieur et pour ruiner les agriculteurs. Voilà pourquoi il faut garder des protections douanières aux frontières de l'Europe.

Dans les années qui ont précédé l'emballement des cours des céréales et des oléagineux en 2007, vous avez publié de nombreuses « tribunes » dans différents journaux - dont l'Humanité - pour souligner que la question de l'approvisionnement des peuples en produits alimentaires n'était jamais réglée une fois pour toutes et qu'il fallait des politiques agricoles assorties d'outils de régulation. Avez-vous le sentiment que ce discours est mieux compris aujourd'hui ?

Luc Guyau. Quand j'étais un jeune éleveur, des économistes libéraux prétendaient déjà que nous n'avions pas besoin de produire de la viande bovine puisque l'Argentine pouvait nous en fournir à moindre coût. Puis est arrivée la guerre des Malouines, en 1982, et l'Argentine a stoppé ses exportations de viande vers l'Europe. Récemment, je recevais un producteur de lait néo-zélandais. Son pays exporte 97 % de sa production laitière et cet éleveur me disait que les livraisons de lait chutent considérablement en raison d'une sécheresse persistante. Ces deux exemples montrent que l'on ne saurait trop dépendre des importations. Les consommateurs ont fortement réintégré cette notion depuis un an en observant des hausses de prix provoquées par une raréfaction de certains produits. Mais il reste du chemin à faire pour que les grandes institutions comme la Banque mondiale et le FMI soient au diapason des nouveaux enjeux alimentaires même si elles ont un peu bougé ces derniers mois. Aujourd'hui, l'attitude la plus déconnectée des réalités s'observe chez les négociateurs de l'OMC et chez son directeur général, Pascal Lamy. J'ai parfois l'impression qu'il veut que son mandat s'achève à tout prix par un accord qui conclurait le cycle de Doha, quel que soit le contenu de cet accord. Je trouve cela inacceptable.

La controverse grandit aujourd'hui sur les agrocarburants. Est-il possible de concilier leur développement avec la mission première de l'agriculture qui est de nourrir les hommes ?

Luc Guyau. De tout temps, l'agriculture a autoproduit de l'énergie, qu'il s'agisse du bois de chauffage ou de la nourriture des animaux de trait. C'est légitime. En théorie, les réserves de terres non cultivées dans de nombreux pays permettent la production d'agrocarburants. Mais, là aussi, il faut de la régulation.

(1) Producteur de lait en Vendée,

Luc Guyau a également été président du CNJA, puis de la FNSEA.

Entretien réalisé par Gérard Le Puill

l' Huma du 15 / 07 / 08

mercredi 16 juillet 2008, a 09:07
"La mauvaise réputation" par Georges Brassens (vidéo + paroles)
 


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Source : www.linternaute.com/

Au village, sans prétention, J'ai mauvaise réputation. Qu'je m'démène ou qu'je reste coi Je pass' pour un je-ne-sais-quoi ! Je ne fait pourtant de tort à personne En suivant mon chemin de petit bonhomme. Mais les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Non les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Tout le monde médit de moi, Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet Je reste dans mon lit douillet. La musique qui marche au pas, Cela ne me regarde pas. Je ne fais pourtant de tort à personne, En n'écoutant pas le clairon qui sonne. Mais les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Non les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Tout le monde me montre du doigt Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux, Poursuivi par un cul-terreux ; J'lance la patte et pourquoi le taire, Le cul-terreux s'retrouv' par terre Je ne fait pourtant de tort à personne, En laissant courir les voleurs de pommes. Mais les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Non les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Tout le monde se rue sur moi, Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie, Pour d'viner l'sort qui m'est promis, S'ils trouv'nt une corde à leur goût, Ils me la passeront au cou, Je ne fait pourtant de tort à personne, En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome, Mais les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Non les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Tout l'mond' viendra me voir pendu, Sauf les aveugles, bien entendu.

puce.gifhttp://internationalnews.over-blog.com/article-21267626.html



De : Emilie
mercredi 16 juillet 2008

site BELLACIAO

mardi 15 juillet 2008, a 22:38
Mourir libre ? Marina Petrella en danger de mort !
 



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Signez la pétition de soutien ici

Selon son médecin, l'ex-membre des Brigades rouges est très gravement malade. L'avocate de Marina Petrella réclame l'arrêt de la procédure d'extradition et l'application de la «clause humanitaire».

L'ex-membre des Brigades rouges Marina Petrella, incarcérée en France en attente d'une extradition vers l'Italie, est «en danger de mort», écrit dans un certificat, son médecin traitant qui l'a examinée dimanche à l'hôpital d'Evry.

Mme Petrella, 54 ans, a été transférée vendredi de la maison d'arrêt pour femmes de Fleury-Mérogis (Essonne) à l'hôpital Louise-Michel d'Evry, «sur décision du corps médical qui a jugé son état faible», avait précisé son avocate Irène Terrel.

L'ex-brigadiste a été examinée dimanche par son médecin traitant, qui a toujours été informé de son état, et a constaté «une aggravation» avec une perte de poids «maintenant supérieure à 20 kilos», écrit le médecin dans un certificat remis à Me Terrel.

«Sa fuite de toute vie, telle qu'elle l'exprime depuis des mois, est constante et permanente», ajoute le praticien selon lequel «la situation médicale de Mme Marina Petrella est effectivement entrée dans une phase critique où la vie de ma patiente est en péril». «J'atteste avec la même détermination que Marina Petrella est en danger de mort» et que «les soins qui doivent lui être prodigués sont incompatibles avec son maintien en détention», a ajouté ce médecin installé dans le XIVe arrondissement de Paris.

Ancienne dirigeante de la «colonne romaine» des Brigades rouges, Marina Petrella a été condamnée en Italie en 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour complicité de meurtre d'un commissaire de police à Rome en 1981. Vivant en France depuis 1993, elle a été arrêtée en août 2007. Son décret d'extradition a été signé le 3 juin par le gouvernement français.

Tout en s'engageant à livrer Marina Petrella aux autorités italiennes, qui la réclament, le président Nicolas Sarkozy a demandé dans une lettre du 10 juillet à Silvio Berlusconi, président du Conseil des ministres italien, que l'ex-brigadiste puisse être graciée «dès que possible». L'avocate de Mme Petrella réclame l'arrêt de la procédure d'extradition et l'application en faveur de sa cliente de la «clause humanitaire», prévue par la convention européenne d'extradition de 1957.

http://www.leparisien.fr/home/info/...



De : Patrice Bardet
lundi 14 juillet 2008

site BELLACIAO

mardi 15 juillet 2008, a 22:14
Sarkozy attaque la culture
 


Un texte du PCF soutenant la manifestation des artistes et techniciens du spectacle le 18 juillet à 14h30 à Avignon de l'office du Tourisme au Palais des Papes.

Le 18 juillet, habitants, festivaliers, artistes...

  • MOBILISONS-NOUS*

/Nous sommes en Avignon où sont rassemblés des milliers de professionnels et d'amoureux du théâtre./

/Les compagnies, les artistes et les techniciens du spectacle manifestent le vendredi 18 juillet prochain à Avignon pour exprimer leur « refus de la paupérisation du spectacle vivant ». /

/Le Parti Communiste Français y apporte son soutien, sera présent et appelle les citoyens à y participer./

  • Une profession précarisée, en danger*

Malgré les promesses de la Ministre d'y regarder de plus près, la réforme des annexes 8 et 10, dite des « intermittents », poursuit son laminage des artistes et techniciens du spectacle. Les annonces, les coupes sombres dans le budget de la culture mettent en danger d'existence de nombreuses compagnies et, comme elles, les institutions sont souvent contraintes de réduire leurs «marges artistiques». Une «réforme nouvelle», le numéro d'objet, tend à exclure tout ce qui est action culturelle du champ artistique, obligeant les artistes à tendre la sébille à chaque nouveau projet.

Madame Albanel promet de faire tout ce qu'elle peut pour défendre la culture. Elle prétend ouvrir le débat avec les entretiens de Valois mais dans un contexte contraint de restrictions alors qu'il y a urgence à relancer les politiques publiques. *On amuse la galerie alors que le gouvernement et le président ont décidé qu'il y a trop d'artistes, trop de tribunaux, trop d'hôpitaux, trop d'enseignants, trop de service public, trop de tout sauf de profits...*

  • L'art et la culture en danger*

Cela fait effectivement bien longtemps, et pas seulement du seul fait de la droite, que la place de l'art et de la culture dans les politiques publiques se dégrade. Mais aujourd'hui le gouvernement Sarkozy-Fillon veut passer un cap dans le démantèlement du service public de la culture. Quand il s'agit de financement public de la culture, il n'a qu'une idée en tête, mécénat, défiscalisation «responsabilisation» des collectivités territoriales ; il veut se dégager de sa responsabilité. Sans doute considère-t-il - avec quel mépris ! - que le marché, la télé et les industries culturelles ont règlé la question de la démocratisation et de l'accès aux oeuvres pour le plus grand nombre. Et que ce qui subsistera de théâtre, de musique, d'arts plastiques et d'opéra... sera bien suffisant pour les amateurs éclairés et fortunés. Et pour le « rayonnement » de la France.

  • Il faut faire d'autres choix !*

Au contraire, les communistes pensent que le désir d'art est partagé. Ce désir d'art est constitutif de l'humanité, il doit être au coeur de tout projet politique. Ce doit être l'ambition d'un service public de la culture. Et notre pays est suffisament riche pour consacrer 1% de son PIB à l'art et la culture. *A condition d'avoir le double courage de considérer l'art et la culture comme un bien commun à partager par tous et de se donner les moyens d'un engagement et d'un financement publics sans lequel il n' y aura ni création, ni diversité culturelle ni appropriation par le peuple des oeuvres de l'esprit.*

  • Les caisses sont vides...? Pas pour tout le monde !*

Nicolas Sarkozy se répand sur le vide des caisses de l'Etat. Mais en juin 2007, le premier geste du Président a été d'offrir 15 milliards aux plus riches dans le fameux «paquet fiscal». Et d'en reprendre la moitié, 7 milliards, dans nos poches avec la carte famille nombreuse supprimée, moins pour le logement, le social... et il faut y ajouter la culture. Nicolas Sarkozy, c'est « Robin des Bois » à l'envers. Il vole aux pauvres pour donner aux riches !

Il y a urgence à résister, à faire entendre des choix de gauche et ouvrir une perspective de changement.

Avignon est le lieu de nombreux débats citoyens sur le théâtre, sur la culture. Ce sont autant d'occasion pour confronter les points de vue et se faire entendre.

mardi 15 juillet 2008, a 22:06
Crise financière : Privatisation des bénéfices, socialisation des pertes
 

• Notre dossier • Comment en finir avec les crises financières ?

mardi 15 juillet 2008, a 15:38
SENAT : groupe communiste ( Supprimer des postes aura une incidence sur l’offre éducative ).
 

Supprimer des postes aura une incidence sur l'offre éducative

Par Brigitte Gonthier-Maurin - 10 Juillet 2008

Le plan social du gouvernement se poursuit dans la fonction publique. Sans surprise, François Fillon et Xavier Darcos viennent d'annoncer le non remplacement de 13500 enseignants pour 2009. Confirmant ainsi que le gouvernement prépare le prochain budget sur la base d'au moins 30 000 non remplacements de fonctionnaires partant à la retraite. Ces suppressions de postes à venir s'ajouteront ainsi aux 11200 programmées pour la rentrée 2008 et ce malgré les mobilisations de ces derniers mois.

Quelle imposture de prétendre, comme le fait le ministre de l'Education nationale, que cela n'aura pas d'incidence sur la qualité de l'offre éducative ! L'obsession de la chasse aux postes ne peut qu'entraîner un affaiblissement et à terme une véritable rupture dans les missions assignées au service public de l'éducation. D'autant qu'elle va de pair avec d'autres réformes, notamment dans le primaire avec la refonte des programmes et la diminution des heures d'enseignement.

C'est toute l'architecture du système éducatif français qui est attaquée. D'ailleurs le ministre ne s'apprête-t-il pas à également imposer cet été par décret une réforme de la formation des enseignants ? Réforme qui, en actant la disparition des IUFM, va sacrifier la formation professionnelle des enseignants.

samedi 12 juillet 2008, a 22:52
Goodyear-Dunlop
 


Pour les patrons, c'est « marche où crève… »

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Après le chantage de la direction Goodyear-Dunloop invitant les salariés à approuver le passage aux 4x8 sous peine de licenciement massifs, aujourd'hui cette même direction s'est engagée dans une escalade de casse humaine et sociale.
Les salariés sont enfermés à l'extérieur de leur entreprise. Interdits d'accéder à leur outil de travail.

« Marche où crève… » Tel parait être la logique de la direction sous les propos d'Olivier Rousseau PDG de Goodyear/Dunlop.

Ce sont des centaines de salariés qui vont sortir de la route et s'écraser sur le mur de l'exclusion et du chômage par la volonté de la direction d'imposer ses choix à l'encontre de l'expression démocratique des salariés qui ont rejeté très majoritairement les orientations patronales de flexibilisation du travail.

Pour la section d'Amiens du Parti Communiste Français il s'agit d'une attitude patronale dictatoriale que nous pensions d'un temps révolu.

En s'en prenant frontalement au code du travail ; en imposant « son » accord sur la modernisation du contrat de travail, Sarkozy a renforcé la précarité des contrats et libéré les mains des patrons voyous.

D'autres choix sont possibles. Il faut donner aux salariés les moyens d'expression et de gestion participative dans l'entreprise.

Les Goodyear/Dunlop ne sont pas des pneumatiques que l'on gonfle ou dégonfle selon les pressions financières des marchés.

Nous soutenons sans réserves la lutte des salariés des sites amiénois et nous appelons à la plus large des mobilisations de solidarité pour faire respecter l'expression démocratique des ouvriers de Goodyear/Dunlop.

Le diktat patronal et du Sarkozysme broyeur d'humanité n'a que trop duré.

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Les patrons ne peuvent se permettre d'écraser les salariés sur la route de l'emploi alors qu'ils sont fautifs de n'avoir pas engager les investissements structurels de 51 millions pour la modernisation du site amiénois.

Laurent Beuvain

1er secrétaire de la section d'Amiens du PCF

samedi 12 juillet 2008, a 22:40
Dassault, le vrai visage de l’UMP
 



lt vomit sa haine des grévistes, des syndicats, des CDI, des fonctionnaires, etc.

Invité sur iTélé, Serge Dassault, industriel et député UMP, s'est emporté contre la France de la grève, des syndicats, des CDI et des fonctionnaires… Autant d'institutions qu'il espère voir disparaître au profit de la glorieuse entreprise. Mieux vaut en rire, non ?

« Les Chinois travaillent 45 heures par semaine, ils dorment dans leur usine, ils font de bons produits pas chers », raconte Serge Dassault, les yeux brillants d'envie, sur le plateau de iTélé. Mais en cette matinée du jeudi 10 juillet, l'industriel et député UMP n'a pas le temps de rêver. Une mission importante l'attend : sauver la France, ce pays « qui ne travaille pas assez ».

« Les 35 heures, c'est le cancer de la France », répète le vieux monsieur de 83 ans. Il faut dire qu'il voit également les grèves comme des métastases : « pourquoi on fait la grève ? interroge le patron Serge Dassault. Pour des licenciements qui sont nécessaires pour l'entreprise ou parce qu'on veut augmenter les salaires, ce qui nuit à l'entreprise ? » Car Dassault est formel : « c'est le client qui compte, pas le syndicat, pas le salarié, pas l'actionnaire. »

Sarkozy lui-même n'est pas apte, selon lui, à résoudre le problème, car il est « paralysé par les négociations syndicales, par les partenaires sociaux, par les 35 heures…», le pôvre !

Dassault, lui, aurait fait tout autrement : s'il avait été Président, les 35 heures, il les aurait abolies « dès le premier jour. »

Même régime pour le contrat de travail à durée indéterminée, qui explique pour lui le chômage en France car il gêne la flexibilité : « Il faut que les entreprises soient libres d'embaucher quand elles ont du travail et de débaucher quand elles n'en ont pas. »

Les fonctionnaires ? Ce n'est pas 30 000 qu'il faut virer selon lui mais « 40 000, 50 000… Le Président Sarkozy n'a qu'à faire ce qu'il faut sans en parler. »

D'ailleurs, la privatisation de La Poste lui paraît une excellente idée : « à quoi ça sert d'avoir des activités nationales ? »

Résumons : pour sortir la France de la crise, il faut donc traiter les salariés comme des kleenex, éliminer les fonctionnaires, et privatiser toutes les entreprises publiques. Le tout en catimini pour éviter les grèves, cette plaie. Bref, le salut de la France, pour Dassault, c'est le modèle américain… Un modèle actuellement en pleine santé, n'est-ce pas ?

http://www.marianne2.fr/

samedi 12 juillet 2008, a 21:40
Les Témoins de Jéhovah perdent un procès en diffamation contre Jean Pierre Brard
 


Vendredi 11 Juillet 2008 - 20:38

Les Témoins de Jéhovah ont perdu vendredi le procès en diffamation qu'ils avaient intenté au député Jean-Pierre Brard (app-PCF), vice-président du groupe d'études sur les sectes, qui en juillet 2006 avait dénoncé leurs agissements au cours d'un reportage diffusé sur TF1

Les Témoins de Jéhovah perdent un procès en diffamation contre Jean Pierre Brard
"Je vais vous donner trois exemples où (les Témoins de Jéhovah) sont de parfaits délinquants", avait déclaré le député de Seine-Saint-Denis le 20 juillet 2006, ajoutant : "Se soustraire à un impôt, condamner des personnes à mort en leur refusant la transfusion sanguine ou couvrir des délits très graves comme la pédophilie, vous voyez bien qu'on ne peut pas seulement s'en remettre à l'opinion publique, mais qu'il y a des lois qui doivent être appliquées".

Vendredi, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a jugé que ces propos étaient bien diffamatoires, mais a accordé le bénéfice de la bonne foi au parlementaire, également membre du conseil d'orientation de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).

Le tribunal a jugé que les déclarations du prévenu devaient "être considérées comme ayant un fondement suffisamment sérieux". "Bien que non dénuées de violence, elles ne sauraient être regardées comme excédant les limites admissibles de la libre opinion", a-t-il complété.

"Ce jugement est un véritable réconfort pour tous ceux qui, au-delà de l'engagement des parlementaires eux-mêmes, osent mettre en lumière la dangerosité des pratiques de l'organisation des Témoins de Jéhovah", a réagi M. Brard dans un communiqué.
Nicolas Maury

samedi 12 juillet 2008, a 21:21
C'est quoi la Fête de l' Humanité ?
 

Vidéo

samedi 12 juillet 2008, a 19:03
Le G8 n’est pas légitime
 


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Mis en ligne : 12 juillet

Il faut le dire clairement, le G8 n'est pas légitime. D'abord G5 en 1974, il est devenu G7, puis G8 avec la Russie, puis G13 avec les émergents et même G16… Plus le nombre de pays participants augmente, plus ces mêmes participants montrent ainsi que les problèmes d'aujourd'hui sont des enjeux universels, et moins ils parviennent à trouver des réponses -quelles qu'elles soient- à ces mêmes problèmes.

Cette situation témoigne, dans le cadre actuel de la mondialisation capitaliste, des limites atteintes par les modes de gestion néo-libéraux et par les politiques de puissance. L'année dernière, en juin 2007, à Heiligendamm, le G8 avait buté sur la tension Etats-Unis/ Russie à propos du système anti-missile que G. Bush veut installer en Pologne et en République tchèque. Le G8 avait dû constater ses propres promesses non tenues en matière d'aide au développement. Il était alors resté dans le flou sur l'action à engager concernant le réchauffement climatique. Il s'était bien gardé de mettre le conflit israélo-palestinien en tête de l'agenda alors que déjà, en 2007, l'impasse dramatique d'aujourd'hui était visible. Et sans solution juste à ce conflit, tous les risques de confrontation régionale majeure s'aggravent à la porte de l'Europe.

Cette année, le G8 aura montré la même carence, les mêmes limites, sur les mêmes sujets avec les mêmes flous et les mêmes promesses.

Avec une différence cependant, Nicolas Sarkozy n'a pas osé, cette fois-ci, faire part de son « admiration » pour les réformes engagées aux Etats-Unis, au Japon, en Grande-Bretagne et en Allemagne sur le front du marché du travail. Les résistances sociales en France et le tollé suscité par certaines « réformes » de régression sociale sont passés par là.

Pourtant, en cette année 2008, de grands problèmes mondiaux ont explosé : les émeutes de la faim, la crise agricole, le baril de pétrole à 150 dollars et la crise énergétique, la crise financière, l'inflation qui décuple la pauvreté au Sud, l'urgence écologique du réchauffement climatique, les tensions exacerbées au Moyen-Orient, jusqu'en Afghanistan, la crise structurelle de la construction européenne… Moscou menace de représailles « technico-militaires » au système anti-missile américain. La confrontation américano-israélienne avec l'Iran est un risque encore plus présent. L'impatience africaine (et des ONG du développement) se fait plus visible…

Tout montre l'urgence de solutions réelles aux enjeux mondiaux qui interpellent non pas un G-quelque chose mais l'ensemble des pays du monde car tous les peuples sont concernés. Et des résistances montent. C'est dans un cadre légitime et universel, comme celui des Nations Unies, que ces questions devraient être traitées : une ONU réformée et démocratisée pour une approche multilatérale et des solutions collectives. Le G8 d' Hokkaïdo confirme l'exigence d'une transformation profonde des relations internationales, des institutions internationales, d'une mise en cause des choix néo-libéraux, des politiques de domination, des stratégies hégémoniques, en particulier celle des Etats-Unis.

Dans le monde d'aujourd'hui, le G8 n'a plus de raison d'être. Il vient lui-même d'en fournir la preuve.

Jacques Fath
- Responsable des relations internationales du PCF

site du P.C.F

vendredi 11 juillet 2008, a 22:00
Déclaration de Francis WURTZ, Président du groupe GUE/NGL en réponse au Président Sarkozy - Strasbourg le 10/7/2008,
 

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Par : Relations internationales
Mis en ligne : 10 juillet

Monsieur le Président,

Je vais concentrer mon intervention sur une double caractéristique de cette présidence française, à savoir son incontestable point fort et son trop évident point faible.

Son point fort, par rapport aux habituels ténors de l'Union, c'est qu'elle ne dit pas que l'Europe va bien et qu'elle doit continuer ainsi, quand de plus en plus d'Européens pensent qu'elle va mal et que les choses doivent changer. Fort bien.

Mais après ? C'est là que le bât blesse. Quelles conclusions tirez-vous, Monsieur le Président, de cette apparente lucidité sur la crise de légitimité que subit aujourd'hui l'Union, en particulier son modèle économique et son mode de fonctionnement ?

Vous affirmez vouloir comprendre et respecter le malaise des Européens vis à vis de l'Union. Mais vous faites pression sur le peuple irlandais pour l'amener à se dédire, alors qu'il n'a fait qu'exprimer tout haut, après les Français et les Néerlandais, ce que des millions d'autres Européens ont sur le cœur !

Vous critiquez avec raison la façon dont la BCE gère l'euro depuis sa tour d'ivoire. Mais vous ne préconisez jamais de revoir les statuts qui lui octroient cette toute puissance et même lui fixent cette mission !

Vous affirmez, au sujet de l'immigration, vouloir, « servir les valeurs qui sont les nôtres », mais vous avez appuyé la directive de la honte, condamnée par la Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l'Homme, par toutes organisations des droits de l'Homme comme par les Eglises européennes, précisément parce qu'elle viole des valeurs humaines essentielles.

Vous évacuez la question sociale - qui doit, selon vous, rester du seul ressort des Etats. Mais vous ne dites mot de la Cour européenne de Justice qui rend arrêt sur arrêt mettant en concurrence les modèles sociaux au sein même de l'Union. Au demeurant en se fondant sur les articles 43 et 49 du traité.

Vous dites que vous n'avez pas aimé l'image du « plombier polonais ». Moi non plus ! C'est une formule lancée par la droite populiste et popularisée à la télévision par M. Bolkestein. Je dis « Bienvenue aux travailleurs de tous les pays » à égalité de droits dans tous les domaines. C'est précisément ce que refuse l'actuel droit européen.

Je rappelle que, selon la Commission, en Basse-Saxe, pour un même travailleur, sur un même chantier, un travailleur d'un autre pays membre peut être payé moitié moins que le SMIC qui s'applique à un travailleur allemand.

Savez-vous ce que pense de ces arrêts un homme non suspect de populisme comme John Monks, Secrétaire général de la CES. Il juge ces décisions « considérablement problématiques » car, souligne-t-il, elles affirment « la primauté des libertés économiques sur les droits fondamentaux et le respect du droit du travail. » Que répondez-vous ?

Vous affirmez vouloir construire une « Europe qui protège ». Mais on ne vous entend pas critiquer toutes ces mesures structurelles qui précarisent l'existence des Européens : l'obligation d'ouvrir les entreprises de service public à la concurrence ; les pressions du Pacte de stabilité sur les salaires et les dépenses sociales ainsi que nombre de « lignes directrices » préparées par la Commission et adoptées par le Conseil - que vous appliquez dans votre propre pays avec zèle.

Citons la « ligne directrice » n°2 : réforme des régimes de retraites, de sécurité sociale et de soins de santé. « Ligne directrice » n°5 : flexibilité des marchés du travail. « Ligne directrice » n°13 : suppression des obstacles réglementaires, commerciaux et autres qui entravent indûment la concurrence. Et j'en passe.

Le retournement de la position de la France - et de l'Italie -, vient même de permettre au Conseil d'aller au-delà des obligations qu'il s'était fixées en se mettant d'accord sur un projet de directive autorisant la semaine de 65 heures ! C'est Dickens sacré nouveau « père de l'Europe ! »

Un dernier mot, Monsieur le Président : vous avez, ce weekend, devant vos invités européens - le Président du Parlement et celui de la Commission - et face à 2000 cadres de la droite française, conclu votre discours par une formule interprétée par la totalité du mouvement syndical comme une provocation - au demeurant fort imprudente - en affirmant que « désormais, quand il y a une grève, les Français ne s'en aperçoivent même plus ».

Le lendemain de ce haut fait, votre ministre de l'éducation nationale expliquait que c'était là « une manière de rassurer nos partenaires (européens) en présence des plus éminents d'entre eux. » Eh bien, si pour rassurer les dirigeants européens, il faut à présent insulter les syndicats, c'est qu'il est décidément urgent de changer l'Europe ! Mais pour de bon.

site du P.C.F

vendredi 11 juillet 2008, a 04:54
La colère effervescente des Goodyear
 

Pneumatique . Détermination devant les grilles de l'usine d'Amiens alors que la justice ordonne la levée du barrage.

Amiens (Somme), envoyée spéciale.

Un « jour de grève comme les autres » hier sur le parking de l'usine Goodyear d'Amiens. Tas de pneus qui brûlent, musique qui grésille dans les baffles, allées et venues de journalistes… Ici, pas question de qualifier la journée de particulière. « Pour nous, il n'y a pas de date butoir », répète sans cesse la cinquantaine de salariés présents, en référence aux propos de la direction qui avait donné aux syndicats jusqu'à hier 16 heures pour entériner le changement d'organisation du temps de travail en 4 x 8. Si la CFE-CGC et la CFTC ont signé l'accord, FO, SUD et CGT (majoritaire) y restent fermement opposés. « On est soutenu par la majorité des salariés qui se sont spontanément mis en grève depuis vendredi », se félicite Mickaël Wament, secrétaire du comité d'entreprise et délégué CGT.

Non, hier à Amiens, les grévistes se sont montrés beaucoup plus loquaces sur le lock-out imposé par Goodyear depuis lundi. « La direction a prétexté des violences pour tout fermer et déserter l'usine », explique Virgilio Mota da Silva, syndicaliste SUD, à un huissier venu constater l'impossibilité de travailler. « Je ne sais même plus qui est gréviste et qui ne l'est pas… On n'a plus accès à nos locaux, il n'y a plus personne au poste de garde. Pour nous, la liberté du travail, c'est important ! » Depuis lundi donc, se joignent aux grévistes des intérimaires déboussolés. « La direction m'empêche de gagner de l'argent ! », peste Stéphane, de passage chez l'équipementier automobile. « Ma boîte d'intérim me dit d'attendre car en principe je suis en mission, mais Goodyear ne me paiera jamais des heures que je n'ai pas effectuées ! Je suis coincé, ma boîte d'intérim ne va jamais s'opposer à Goodyear. » Embauchés en mai, 300 intérimaires renouvellent depuis leur contrat semaine après semaine, avec de moins en moins d'envie. « Qu'il y ait les 4 x 8, le plan social ou la fermeture de l'usine, on sera toujours les premiers virés. » Sur le portail fermé à clé, une pancarte : « Les méthodes de Goodyear nous écoeurent. »

En CDI depuis 2002, Johan n'a pas hésité lors du référendum fin juin. À la question « pour la sauvegarde de votre emploi, acceptez-vous le changement d'organisation du temps de travail et ses contreparties ? », il a répondu « non ». « J'ai voté par courrier, j'ai su que les syndicats appelaient au boycott trop tard ». Si le oui a obtenu 73 % lors du référendum, cela ne représente que 328 voix sur 1 500 salariés et les syndicats refusent donc sa légitimité. Depuis Johan assure le piquet de grève sans relâche. « Si les 4 x 8 sont appliquées dans l'entreprise, je me barre. » Johan et ses collègues refusent de faire de « nouveaux sacrifices », « le boulot est déjà trop dur comme ça ». Comme preuve, ils brandissent un courrier de soutien envoyé par un psychiatre, Claude Nachin. « Le changement de rythme permanent, le travail posté avec travail de nuit sont la source de davantage de maladies physiques et psychiques au détriment des travailleurs, de leurs familles et de la Sécurité sociale… Avec les 4 x 8, on atteint la folie », peut-on lire dans le texte écrit par le médecin. En retrait jusqu'alors, un salarié s'approche. « Goodyear oblige même ses employés à continuer à travailler quand ils sont malades. » Didier sait de quoi il parle, il est secouriste sur le site depuis 1989. « Quand quelqu'un se blesse, le chef lui demande de ne pas le déclarer. S'il va à l'hôpital, on lui dit de refuser de se mettre en arrêt de travail, sinon il sera le prochain sur la liste des licenciements. » Portant Didier l'assure, des accidents « il y en a au moins trois par jour depuis qu'il faut faire du chiffre » : mains broyées, doigts coupés, brûlures…

« On n'acceptera jamais les 4 x 8 », affirme Pinto, qui depuis huit ans travaille 24 heures chaque week-end pour 1 400 euros. « Toutes les usines où Goodyear les a mis en place, en Angleterre, au Texas, en Australie… ont fermé quelques mois après. » Aujourd'hui, même si le site d'Amiens acceptait la mise en place des 4 x 8, la direction a prévenu qu'elle supprimerait 400 des 1 500 emplois en trois ans. « S'ils veulent fermer le site, ils devront nous payer très cher. » Hier soir, suite à une plainte déposée par la direction pour « entrave à la liberté du travail », le tribunal de grande instance d'Amiens a ordonné aux grévistes de dégager l'entrée de l'usine sous peine de 2 000 euros d'astreinte par infraction constatée. Réaction immédiate devant les grilles de l'usine d'Amiens : « On veut bien arrêter de faire cramer des pneus mais pas plus. Le droit de grève, ça existe encore. »

Christelle Chabaud

l' Huma du 09 / 07 / 08

vendredi 11 juillet 2008, a 04:44
Le 14 juillet sera peut être mémorable !!!
 

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L'Elysée interdit une manifestation de militaires

Des militaires, de réserve ou à la retraite, ont tenté de manifester, jeudi 10 juillet en début de soirée, sur les Champs-Elysées pour protester contre “le manque de soutien moral” à l'armée des “personnes politiques en charge”. Ils se sont vus interdire leur manifestation par l'Elysée, selon l'un des organisateurs. “Sous pression de l'Elysée, la préfecture de police a interdit notre manifestation”, a déclaré Laurent Attar-Bayrou, président de la FNAME (Fédération nationale des anciens des Missions extérieurs). “C'est une démocratie à deux vitesses”, ajoute-t-il. “Il y a des gens qui ont le droit de manifestation même s'ils l'ont dans la loi. Nous sommes revenus à un niveau de démocratie de certains pays qui seront présents lors de la cérémonie du 14 juillet”. Ces militaires se sont, en revanche, invités à la cérémonie quotidienne et officielle en mémoire du soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe.

Doutes sur le défilé du 14 juillet

Ces anciens soldats ou de réserve - mais qui représentent l'opinion majoritaire des militaires d'actives (interdits de manifestation par la loi) - voulaient en effet également dénoncer” la présence du président syrien à la tribune du 14 juillet, où nos troupes seront obligés de lui rendre les honneurs, bien que son pays soit tâché du sang des 91 français morts en 1983 au Liban”. Ces protestataires s'étaient réunis à l'appel de la Fédération Nationale des Anciens des Missions extérieures et de l'Association internationale des soldats de la paix. Pour le “véritable” défilé du 14 juillet, des incidents ne sont pas à exclure. La FNAME, qui réunit des anciens soldats des opérations extérieures (OPEX), appelle publiquement à porter un brassard noir en signe de protestation lors du défilé officiel. Pire : des militaires d'active, qui doivent participer au défilé, envisagent de faire un geste de mécontentement. Certains penseraient à tourner la tête, non pas vers la tribune officielle, où se trouveront les Présidents Sarkozy et Al-Assad, mais dans le sens opposé. Notamment, les futurs officiers de la promotion de Saint Cyr, baptisée “Lieutenant Antoine de la Batie”. Un brillant officier, mort à 28 ans, dans de l'attentat de Drakkar.

Un affront de plus ?

L'ambiance se dégrade d'autant plus, que selon Jean Guisnel, spécialiste de la défense du Point, le président Sarkozy ne se rendra pas le 13 juillet au soir à la traditionnelle garden party dans les jardins du ministère de la défense, en l'honneur des unités militaires qui défileront le lendemain. Selon le Point,” la version donnée par l'Elysée aux services de la défense invoque un problème d'emploi du temps”. Trop occupé par le sommet de l'Union méditerranéenne, et par ses multiples obligations, le Président “n'a pas pu trouver un quart d'heure pour faire un saut” à la réception. Un affront de plus, - de trop ? -, pour les militaires.

Jean-Baptiste Naudet

http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…

De : (pas de nom)
jeudi 10 juillet 2008

site  BELLACIAO

vendredi 11 juillet 2008, a 04:32
Quatorze migrants meurent à bord d'un bateau au large de l'Espagne
 

jeudi 10 juillet 2008, a 21:24
Communiqué de presse des syndicats centraux Usap-CGT,FO,SUD Santé et CFTC de l’AP-HP .
 

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Communiqué de presse des syndicats centraux Usap-CGT, FO, SUD Santé et CFTC

 Les syndicats centraux Usap-CGT, FO, SUD Santé et CFTC viennent de prendre connaissance de la dépêche APM en date du 8 juillet 2008 dans laquelle il est indiqué que : « l'Assistance publique-hôpitaux de Paris va procéder à des rapprochements d'hôpitaux en vue de passer de 38 établissements à une petite quinzaine de groupes » ainsi qu'à « une réorganisation de son Siège qui regroupe actuellement 19 sites ».

Cette dépêche vient d'être confirmée dans une note signée conjointement par le Président de la CME (Commission Médicale d'Etablissement) et le Directeur Général de l'AP-HP, note circulant clandestinement dans les directions d'hôpitaux et présidences de CCM (Commission Consultative Médicale). Cette note indique, en application du rapport Larcher et de la mise en place des Communautés Hospitalières de Territoire (CHT) le nouveau découpage de l'AP-HP en Groupes Hospitaliers.

Voici le projet de constitution des Groupes Hospitaliers de la Direction Générale

 Bicêtre - Paul Brousse - Antoine Béclère  Henri Mondor – Albert Chenevier – Emile Roux (hypothèse de Groupement de Coopération Sanitaire avec le Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil)  Joffre-Dupuytren – Georges Clémenceau (hypothèse de Groupement de Coopération Sanitaire avec Sud Francilien)  Cochin – Hôtel Dieu – Broca  Necker – Saint Vincent de Paul + intégration progressive de l'IPP (une fois Necker et Saint Vincent de Paul regroupés sur le site de Necker)  HEGP – Corentin Celton – Vaugirard  Ambroise Paré – Raymond Poincaré – Sainte Périne

 Robert Debré – Armand Trousseau  Saint Antoine – Tenon – Rothschild  Pitié Salpétrière – Charles Foix  Bichat – Beaujon – Bretonneau  Lariboisière – Saint Louis – Paul Doumer  Avicenne – Jean Verdier – René Muret

 Louis Mourier : rapprochement avec le CASH de Nanterre (GCS ou autre) avec ou sans intégration au groupe hospitalier Bichat, Beaujon, Bretonneau  Charles Richet : rapprochement avec l'hôpital de Gonesse avec ou sans intégration au groupe hospitalier Bichat, Beaujon, Bretonneau Les organisations syndicales n'ont pas été destinataires de cette note et de ce projet. C'est pourquoi, les syndicats centraux Usap-CGT, FO, SUD Santé et CFTC demandent d'urgence un rendez-vous auprès de la Direction Générale de l'AP-HP sur cette question. L'objectif de ces restructurations, c'est la remise en cause de l'Unicité de l'AP-HP en tant qu'établissement hospitalier un et indivisible et par là même du Statut des personnels.

Les syndicats centraux Usap-CGT, FO, SUD Santé et CFTC réaffirment leur attachement à l'unicité de l'AP-HP, au maintien de toutes les directions administratives, de toutes les structures ouvrières et techniques, administratives, médico-techniques,…et de soins dans les 38 hôpitaux, demandent le retrait du projet de réorganisation du Siège et s'opposent au regroupement des 38 hôpitaux en une quinzaine de groupes hospitaliers ainsi qu'aux mutualisations des services, des fonctions support,…

 Suite au rassemblement du 13 juin lors du Conseil d'Administration de l'AP-HP

 Un avis de danger grave et imminent a été déposé par le CHS-CT central de l'AP-HP pour dénoncer la mise en danger, au quotidien des professionnels de nos établissements.

 Les syndicats centraux Usap-CGT, FO, SUD Santé et CFTC appellent les personnels à contresigner massivement la pétition

« N'est-il pas nécessaire aujourd'hui d'aller tous ensemble, dans l'unité des personnels et des syndicats, avec la population au ministère, au gouvernement et n'est-ce pas de la responsabilité de Mr Delanoé, Maire de Paris et de son représentant Mr Leguen au Conseil d'Administration d'être à nos côtés afin d'exiger :

•l'arrêt du plan d'économies •Plus aucune suppression de postes •la restitution des postes supprimés par les plans précédents •le comblement des 3500 postes vacants •l'ouverture des concours et des commissions de sélection à la hauteur des besoins •la titularisation et l'intégration de tous les contractuels dans le Statut •le remplacement de tous les départs à la retraite poste pour poste •un budget complémentaire de 127 millions d'euros pour compenser les effets de la T2A (tarification à l'activité) •plus aucune fermeture de lits et de services •un budget suffisant pour permettre l'embauche des personnels de toutes catégories nécessaires au maintien et à la réouverture de tous les lits •le maintien de l'AP-HP et de son unicité »

 Les syndicats centraux Usap-CGT, FO, SUD Santé et CFTC appellent leurs délégués syndicaux, élus et mandatés, leurs sections et syndicats d'établissement à se rassembler en Conférence de délégués syndicaux des hôpitaux de l'AP-HP le 16 septembre 2008. Paris, le 8, juillet 2008

Contact presse : FORCE OUVRIERE : 06.83.44.66.77 USAP-CGT : 01.42.08.82.14 Sud-Santé : 01.45.59.35.01 CFTC : 01.40.27.56.87

De : man
jeudi 10 juillet 2008

site BELLACIAO

jeudi 10 juillet 2008, a 21:01
Sarkozy : Et un record de plus, et un ...
 


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de Slovar

Ce sont l'AFP et La Tribune qui l'écrivent :

Le déficit du commerce extérieur de la France s'est accru en mai à 4,738 milliards d'euros, un montant supérieur aux attentes, contre 3,739 milliards d'euros le mois précédent, selon des données corrigées (CVS/CJO) publiées ce mercredi par les Douanes.

Le déficit d'avril a en outre été révisé en légère hausse après une première estimation de 3,716 milliards annoncée il y a un mois.

Les économistes attendaient en général un déficit de l'ordre de 4 milliards d'euros en mai. Les exportations ont diminué à 34,719 milliards d'euros (contre 35,313 milliards un mois plus tôt), tandis que les importations ont augmenté à 39,457 milliards (contre 38,052 milliards), après trois mois de baisse.

La France a vendu en mai vingt Airbus qui lui ont rapporté 831 millions d'euros, après vingt-deux avions pour 1.112 millions d'euros en avril.

Sur les cinq mois de janvier à mai, le déficit cumulé atteint 18,696 milliards d'euros contre 12,188 milliards au cours de la même période de 2007. Chez les Douanes, on souligne que la baisse des exportations en mai est également due à "un petit trou d'air sur les grands contrats de transport".

"Qu'il s'agisse des biens d'équipement, intermédiaires, des automobiles, à destination de l'Union européenne, des Etats-Unis, de l'Afrique ou encore du Proche et du Moyen-Orient, les exportations françaises reculent quasiment partout et dans tous les domaines", s'alarme Marc Touati.

"La situation économique américaine, même si elle est un petit peu moins mauvaise que ce qui avait été escompté, n'arrange pas les choses", a reconnu mercredi la ministre de l'Economie française, Christine Lagarde, sur BFM. "On le ressent dans les résultats du commerce extérieur, où clairement on accuse une diminution de nos mouvements de biens vers les Etats-Unis". "

La récession est aux portes de la France, de l'Allemagne et de la zone euro ", prévient Marc Touati.

Alors que le commerce extérieur avait contribué pour 0,2 point à la croissance française au premier trimestre, les économistes redoutent une contribution nulle, voire négative au second.

"Sachant que la consommation est mal en point, si les entreprises venaient à moins contribuer à la croissance, cela signifie qu'on se dirige tout droit vers une quasi stagnation de l'économie française au deuxième trimestre" , souligne Alexander Law. "

En d'autres termes, les 1,7% de croissance que nous attendons pour cette année constituent la barre haute de notre scénario ", précise-t-il.

Le Premier ministre français François Fillon a de son côté assuré mercredi que la croissance atteindrait "au moins 1,7%" en 2008.

Compte tenu du désastre programmé, il est donc temps à notre sens de cesser de brader le restant de patrimoine économique comme les services postaux (privatisation rampante) ou de continuer épuiser chaque pays de l'Union dans des processus de concurrence ahurissants (EDF, SNCF)

Si tous les français s'inquiètent des gros nuages sobres qui s'accumulent, c'est dans ce climat enchanteur que les députés viennent d'allonger la durée du travail des cadres en leur supprimant leurs RTT et probablement leurs jours fériés.

Savez vous, mesdames et messieurs les députés du Nouveau Centre et de l'UMP, que ce ne sont pas les heures travaillées qui manquent mais les clients et leurs commandes ? A force d'avoir laissé filer la production hors des frontières tout en ne modernisant pas l'appareil de production, la France et une grande partie de l'Europe finiront en état de dépendance totale.

Mais après tout, c'est vrai que vu de l'Assemblée Nationale ou du Sénat, la mondialisation et ses dégâts colatéraux sont très supportables ... à observer.

Slovar les Nouvelles

http://slovar.blogspot.com

Sources, crédits et copyrights

AFP Google

La Tribune

Crédit montage

Sarkoshow

Bigoufakes



De : Slovar
mercredi 9 juillet 2008

site BELLACIAO

jeudi 10 juillet 2008, a 19:35
La contre-révolution silencieuse
 

Temps de travail . Les députés de droite ont voté le texte qui démolit les 35 heures, en confiant la fixation de la durée du travail à des accords d'entreprise. PS et PCF ont voté contre.

On sait, dans la doctrine sarkozyste, que « plus personne ne doit s'apercevoir » que les syndicats appellent à une grève. Depuis hier, cela vaut aussi quand ils signent un accord social. Mardi soir, l'Assemblée nationale a en effet voté le projet de loi sur « la démocratie sociale et le temps de travail ». « Le projet contre la démocratie sociale et contre le temps de travail », l'ont rebaptisé, hier, des assistants de parlementaires de gauche dans les couloirs de l'Assemblée nationale. Particularité du texte : celui-ci viole en effet, contre toute attente des syndicats, l'accord majoritaire mis au point entre la CGT, la CFDT, et le MEDEF et la CGPME sur la rénovation des règles de la représentativité professionnelle. Et démolit du même coup plusieurs décennies de législations en matière de durée du travail.

« Trahison » des partenaires sociaux

326 députés (UMP et Nouveau Centre) ont adopté le projet de loi, hier, contre 222 d'un avis contraire (PS et PCF). Benoist Apparu (UMP) a justifié la volte-face du gouvernement, piétinant l'accord des partenaires sociaux, par l'engagement de Nicolas Sarkozy qui veut que, quand l'accord « ne répond pas clairement aux objectifs du gouvernement, ce n'est pas un bon accord et l'État se réserve le droit de le dire ». En clair : « Les partenaires sociaux ont le droit de négocier, à condition que le résultat final soit fixé d'avance par le gouvernement et l'UMP », a ironisé Alain Vidalies (PS), lors de l'explication du vote négatif de son groupe, hier, à l'Assemblée nationale, dénonçant la volonté de Nicolas Sarkozy d'« humilier les syndicats ». « Ce projet restera comme celui de la trahison de l'accord des partenaires sociaux et de l'émiettement des règles » de la durée du travail, a fustigé le député des Landes dans son intervention. La CGT, la CFDT, mais aussi les organisations patronales avaient dénoncé les méthodes du gouvernement.

Roland Muzeau a fait une démonstration dans des termes voisins. Moins de trois mois après les promesses de Nicolas Sarkozy sur le respect du dialogue social (dans le Monde du 19 avril), le gouvernement mène son projet « à la hussarde et sans concertation », s'est indigné le porte-parole des députés communistes et républicains, qualifiant lui aussi de « trahison » le projet de loi qui travestit l'accord des syndicats sur le chapitre du temps de travail. « La CGT et la CFDT vous avaient demandé expressément de reprendre leur position commune. Votre décision est de passer outre et d'imposer en catimini une réforme en profondeur de la durée du travail. » Pour Roland Muzeau, les résultats ne devraient pas tarder à se faire sentir concrètement pour les salariés, qui se traduiront pour certains par « un samedi sur trois travaillé, la monétisation des repos… C'est la porte ouverte aux abus des employeurs, la hiérarchie des normes est inversée, l'ordre public social mis à mal ».

ce que la droite cherche à dissimuler

Un diagnostic que la droite a cherché à dissimuler en cherchant à vider de sa substance la fixation de la durée légale de travail, plutôt que d'abroger purement et simplement les lois sur les trente-cinq heures. Dans la novlangue en vigueur à l'UMP, cela s'appelle donner « la priorité aux accords d'entreprise par rapport tout autre forme d'accord » pour « mieux prendre en compte les impératifs de la vie des salariés en même temps que les contraintes des entreprises », selon le rapporteur UMP, Jean-Frédéric Poisson, qui a opposé les « négociateurs professionnels » des branches aux salariés « de base ».

Paradoxalement, au moins en apparence, la doctrine sarkozyste du « moins d'État » dans les relations sociales se conclut ainsi par le vote d'un texte législatif, pour « faire confiance aux partenaires sociaux (sic) en les associant à ce qui les concerne » (re-sic), la loi et le règlement étant « renvoyés à leur fonction de base qui est d'édicter la norme », selon Jean-Paul Anciaux (UMP), rapporteur pour avis de la commission économique.

En clair, « les 35 heures sont maintenues à titre d'anecdote » dans le droit du travail, a dénoncé Roland Muzeau, la réduction du temps de travail servant de « bouc émissaire de l'échec économique du gouvernement ». « Votre logique joue contre les salaires et l'emploi », a-t-il lancé, répliquant à Pierre Méhaignerie (UMP), le président UMP de la commission des Affaires sociales, qui a déclaré que, « pour travailler tous, il faut travailler plus » : « Depuis plus d'un siècle, on a pu à la fois réduire le temps de travail et augmenter la productivité. » À condition de sortir de la logique du « moins-disant social » dénoncé par le député communiste et les syndicats.

Sébastien Crepel

l' Huma du 09 / 07 / 08

jeudi 10 juillet 2008, a 18:50
Fillon/ emplois publics : un crime contre l’Etat
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 10 juillet

Le gouvernement multiplie les annonces fracassantes sur les suppressions d'emplois dans la fonction publique. Après Xavier Darcos qui annonce 13.500 suppressions de postes d'enseignants en 2009, c'est François Fillon – craignant sûrement d'être doublé sur sa droite – qui en rajoute et annonce 30.000 suppressions d'emplois dans la fonction publique.

D'année en année, les budgets se succèdent et la même logique demeure. A force de multiplier les suppressions d'emplois, c'est toute la puissance publique qui s'atrophie, incapable de penser son propre développement, obligée qu'elle est de répondre aux coupes sombres d'une équipe gouvernementale sous le dogme réactionnaire du « toujours moins d'Etat ».

Ces attaques répétées contre l'emploi public sont un crime contre l'Etat. Ce gouvernement devra y répondre. A cette logique, le PCF en propose une toute autre, beaucoup plus rationnelle. Celle de partir des besoins des populations pour définir l'offre de services publics capables d'y répondre et donc l'emploi public nécessaire.

Parti communiste français

Paris le 9 juillet 2008


mercredi 09 juillet 2008, a 22:03
Augmentation de 292 % de la propagande du gouvernement Fillon !
 


Mercredi 09 Juillet 2008 - 20:18

A quoi servent nos impôts ? Réponse : à payer 16 700 000 euros la propagande du gouvernement Fillon !

Augmentation de 292 % de la propagande du gouvernement Fillon !
Thierry Saussez, responsable de la communication interministérielle, et directeur du Service d'Information du Gouvernement (SIG), a demandé de pouvoir dépenser 16,7 millions d'euros supplémentaires en 2009 pour des opérations de communication, selon le Canard enchaîné daté du mercredi 9 juillet. Le budget de 5,7 millions d'euros pour 2008 devant être reconduit, c'est donc une augmentation de 292 % que demande Thierry Saussez dans une note adressée à Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et à Jean-Paul Faugère, directeur de cabinet de François Fillon.

Thierry Saussez, ancien publicitaire, a reçu pour mission "de dynamiser et de coordonner" la communication gouvernementale. En tant que directeur du Service d'Information du Gouvernement, il est également l'inspirateur d'une campagne sur le pouvoir d'achat, diffusée à la télévision et dans la presse écrite jusqu'au 11 juillet, et dont le coût de 4,33 millions d'euros a suscité de vives critiques.

mercredi 09 juillet 2008, a 21:47
TANT MIEUX POUR INGRID... MAIS... ET MARINA?
 


Manifestement, il faut se réjouir de la libération d'Ingrid Bétancourt, d'un point de vue humain et familial, sans doute. Ce qui me choque moi, c'est qu'au moment où toutes les "attaches" et considérations personnelles sont mises en avant pour justifier de la joie et du bonheur d'un acte qui est aussi un acte qui a des conséquences politiques importantes, au moment où on fait "comme si" la libération d'Ingrid Bétancourt et des autres otages n'était pas politique, en cachant tout ça derrière des joies familiales et personnelles, elles, très légitimes et compréhensibles, on s'apprête, en France, à renvoyer en Italie, pour qu'elle finisse y passer sa vie en prison, Marina PETRELLA "l'ancienne Brigadiste" (comme on doit dire).

Les bien-pensants vont se rengorger d'horreur, bien sûr, comment peut-on comparer Ingrid (qui remercie Dieu et la Sainte Vierge pour sa libération, aaaaammmeeen), et Marina qui n'avait elle ni Dieu ni maître?
Comment peut-on comparer ces deux femmes - l'une aurait, soi-disant du sang sur les mains, même par "procuration" et "complicité passive", et pas l'autre, paraît-il.
Avouez que tout cela est très relatif et dépend aussi du point de vue de la personne qui parle. Participer à un gouvernement bourgeois, même dans l'opposition, en Colombie, compte tenu des circonstances, d'aucuns pourraient estimer que c'est une trahison qui coûte la vie à de nombreuses personnes.
Et puis enfin ce sont toutes les deux des femmes politiques engagées, à leur manière.
On pourrait aussi dire que Marina a "purgé" sa peine - exilée et traquée perpétuelle (la preuve) elle a payé sa dette à la société et a refait sa vie (ou presque..).
Pourquoi toutes les "mater dolorosa" de la planète politique font parler leurs utérus de mères pour saluer Ingrid et pourquoi pas un mot ni une larme sur Marina, qui se débat actuellement dans une horrible dépression, en service de soins psychiatriques, alors qu'elle a, elle aussi, des enfants, un mari, une famille, des amies qui l'aiment, et qui ne vont plus la voir, non pas pendant 6 ans mais pour le reste de sa vie, autrement que derrière des barreaux (si elle y survit)?
Madame Royal, pourquoi tant de compassion pour Ingrid et rien pour Marina? Savez-vous ce que c'est que d'aller croupir en tôle le reste de ses jours ? Savez-vous ce que c'est que d'aller voir sa maman en prison?
Et cette injustice qui la prive de tout nouveau procès en Italie?
Et cette saloperie qui a consisté à monter de toutes pièces une arrestation et un "délit bidon" pour pouvoir simplement la réincarcérer et l'offrir à Berlusconi?
Ca ne vous dérange pas autant que l'enlèvement d'Ingrid ça ?
Une mère ne vaut pas une autre mère dans votre système de valeurs?
Une vie ne vaut pas une autre vie? A moins que pour vous et les vôtres, la loi du talion soit quelque chose de valable... Alors quoi, le respect des droits élémentaires de l'Homme dépend de sa couleur, de peau ou politique?
Avez-vous à ce point oublié François Mitterrand au PS que pas un seul de vous ne s'est jamais manifesté avec fermeté pour la libération et la non extradition de Marina, pour faire respecter sa "doctrine"?
Et bien vous voyez, il y a aussi des mères, des êtres humains, des familles chez les "méchants rouges".
Et mon ventre à moi, il hurle pour Marina, et pour ses proches.
LIBEREZ MARINA, NE L'EXTRADEZ PAS. MOBILISONS NOUS POUR ELLE.

de La Louve

http://www.paroledonnee.info/

http://bellaciao.org

D'ailleurs Sarkozy ne fait-il pas la même chose que Mitterrand a l'époque en proposant l'asile au FARCS qui rendraient les armes? !? Quelle écoeurante ironie !!! Leur réservera-t-il le même sort que Marina dans 10 ans??? Et pourquoi les journaleux ne l'interrogent-ils pas sur cette insupportable et hypocrite contradiction?

Ingrid Betancourt est sorti de l'hélico en pleine santé et pleine d'énergie ! Pas Marina ! Dans ses déclarations aux médias sur le tarmac, I. Betancourt a encouragé Uribe à poursuivre les opérations militaires et appelle l'opinion publique à faire confiance à l'armée colombienne ! Marina, elle fait confiance à la lutte pour la liberté et la justice sociale !
I. Betancourt indique que la direction prise par Uribe est la bonne et justifie que les difficultés d'approvisionnement de médicaments et de nourriture aux campements de la guérilla permettra d'asphyxier les FARC !
Betancourt écoutait les émissions de la radio colombienne. Elle était au courant des accusations portées contre Uribe sur ses liens avec les narcotraficants et les paramilitaires et pourtant TOTALE SYMPATHIE pour ses libérateurs tout en exigeant au président Chavez du Venezuela le respect de la "démocratie" colombienne !
On pourrait s'attendre d'une personne comme Ingrid qui a survécu à une telle expérience, plus de maîtrise, une position au dessus des deux camps, une position orientée vers la négociation. Mais non, rien de cela. Elle l'a dit, elle s'aligne à la politique de la guerre comme seul moyen de "trouver" la paix en Colombie. Quelle paix, celle des cimetières, Ingrid Bétancourt ?
Voilà la vraie différence entre Marina et Ingrid.

mercredi 09 juillet 2008, a 21:36
Darcos : la dette comme prétexte, le système éducatif comme cible
 

• Vers le non-remplacement de 30.000 postes de fonctionnaires en 2009

mercredi 09 juillet 2008, a 19:10
Déclaration du PCF sur la fusion GDF/SUEZ
 

Déclaration du PCF sur la fusion GDF/SUEZ

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 9 juillet
Les étapes préalables au vote de la fusion par les actionnaires des deux sociétés ont désormais été franchies. Gaz de France et Suez sont aujourd'hui prêts pour soumettre à leurs actionnaires leur projet de fusion qui donnera naissance à une entreprise nommée GDF Suez. Le 16 juillet prochain les assemblées générales des actionnaires des deux entreprises devront voter la fusion et le 22 juillet ce nouveau groupe énergétique sera côté en bourse.

Le PCF considère que rien ne justifie ce mariage au regard de l'intérêt de la France, des usagers et des entreprises, ni au regard d'une politique énergétique européenne profitable à tous. Au contraire elle porte des risques graves. Cette fusion permet aux actionnaires privés de mettre la main sur un fleuron industriel public pour le mettre au service de la satisfaction des exigences de rentabilité financière et non pas pour répondre aux défis de sécurité d'approvisionnement de notre pays, dépourvu de ressources gazières. Cette fusion ouvre la voie à la privatisation de l'exploitation du nucléaire dans notre pays et de l'amplification de la « guerre économique » avec EDF !

La libéralisation/privatisation du secteur énergétique, enclenchée depuis 2000, génère pour l'ensemble des usagers domestiques et industriels une hausse substantielle de la facture énergétique provoquée certes, en partie, par l'augmentation des coûts d'approvisionnement mais aussi par la volonté politique d'aligner les tarifs administrés gaz sur les prix du marché et par la hausse importante des dividendes versés aux actionnaires. La nouvelle demande d'augmentation des tarifs du gaz de 9,5%, demandée par Gaz de France et repoussée pour le moment par le gouvernement, s'inscrit dans cette logique qui vise à rendre la mariée la plus belle possible, pour les actionnaires, dans la perspective d'un mariage annoncé.

Cette fusion qui oblige ce nouveau groupe à se délester d'un certain nombre d'actifs industriels, au nom de la « concurrence libre et non faussée », installe l'Europe de l'énergie dans une nouvelle période d'incertitude alors que les enjeux et les défis à relever nécessitent de la stabilité industrielle pour procéder aux investissements nécessaires et donner confiance aux entreprises de cette filière industrielle. Le dépeçage de Suez, avec la sortie du pôle environnement de ce nouveau groupe, pour permettre de réaliser cette fusion à parité, montre que les répercussions économiques et sociales dépassent largement le seul secteur de l'énergie. Cette fusion, contrairement aux discours se voulant rassurant des patrons, va avoir de graves répercussions sociales avec une pression accrue sur l'emploi dans le cadre d'une recherche de synergie industrielle et de mutualisation des compétences.

Le PCF considère que d'autres choix sont possibles et nécessaires. Le PCF se prononce pour une politique énergétique européenne ambitieuse. Il réaffirme son attachement à un puissant secteur public de l'énergie, et à son développement. Il avance des propositions, en appui sur les réalités, que la France devrait défendre notamment à l'occasion de la présidence de l'Europe.

Pour le PCF il faut passer d'une Europe de la concurrence à une Europe de l'énergie.

Dans ce sens il avance 5 propositions :

Concernant la politique européenne :

- Appliquer le principe de subsidiarité aux questions d'organisation. Chaque pays pourrait dès lors, en toute indépendance, s'organiser comme il le souhaite notamment en ayant la possibilité de sortir des contraintes imposées relatives à la concurrence, pourvu que les orientations européennes, les finalités, définies par les chefs d'Etat et le parlement européen, constituent le fil rouge des actions entreprises. En quelques sortes, construire l'Europe, non pas à partir des moyens (concurrence), mais à partir des finalités et des objectifs économiques et sociaux à atteindre.

- Mettre en place au niveau Européen une centrale unique d'achat gaz commune à l'ensemble des pays permettant ainsi de disposer des moyens politiques nécessaires pour négocier avec les pays producteurs de gaz et leurs entreprises d'Etat. Cette centrale d'achat constituerait la première pierre à la construction d'une agence Européenne de l'énergie permettant de dépasser la concurrence pour favoriser les coopérations industrielles.

- Engager la négociation pour une nouvelle directive énergie qui tire les enseignements et procède à une évaluation sérieuse, des politiques de privatisation et de déréglementation de ces dernières années, pour ouvrir de nouvelles voies permettant de répondre aux défis écologiques, sociaux et économiques.

Concernant le nouveau groupe Gdf Suez :

- Définir le contenu du contrat de service public qui liera l'Etat et le nouveau groupe GDF SUEZ sur la base d'obligations et d'engagements correspondant aux besoins des usagers et des entreprises. Le PCF demande que soit engagée sans attendre les consultations dans ce sens avec l'Etat, les élus, les organisations syndicales, les associations de consommateur.

- Octroyer aux salariés, du nouveau groupe, des droits nouveaux, leur permettant de disposer de pouvoirs réels pour peser sur les choix stratégiques et industriels de cette nouvelle entreprise.

Le PCF demande la mise en place au niveau national d'une commission pluraliste pour la transparence des tarifs. Le PCF accorde tout son soutien aux organisations syndicales engagées dans un bras de fer avec les directions sur l'emploi, la nature du projet industriel et le champ sur lequel s'appliquera le statut des IEG. L'énergie est une des priorités de la présidence française. Le PCF entend mettre à profit cette échéance pour faire grandir le débat et contribuer à toutes les convergences d'action possible sur cet enjeu majeur pour la France et pour l'Europe.

Le PCF appelle l'ensemble des citoyens de ce pays à appréhender les enjeux énergétique et à s'approprier les questions politiques qui se posent dans le cadre de la fusion GDF suez.

Parti communiste français

Paris le 9 juillet 2008

mercredi 09 juillet 2008, a 04:59
Michel Fize « Les bandes se sont rajeunies, féminisées, radicalisées »
 

Jeunesse . Auteur de l'ouvrage Les Bandes (1), le sociologue Michel Fize estime que l'exacerbation de la violence est le résultat d'une société qui maltraite ses jeunes.

Replacées sur le devant de la scène par les affaires récentes de Vitry-le-François et l'agression d'un adolescent dans le 19e arrondissement de Paris, les bandes se constituent le plus souvent sans projet précis et ne font que « croiser à un moment ou à un autre la délinquance », rappelle le sociologue Michel Fize. Décryptage d'un phénomène ancien, mais en pleine mutation.

Les bandes d'aujourd'hui ressemblent-elles à celles d'hier ?

Michel Fize. L'évolution la plus remarquable de la violence juvénile - urbaine et rurale - consiste en un rajeunissement, une féminisation et une radicalisation des bandes. Celles-ci ont aussi une durée de vie qui se prolonge, on peut même se demander si certaines ne sont pas devenues permanentes.

Dire que les bandes sont aussi vieilles que l'humanité, n'est-ce pas une façon de minimiser le phénomène actuel ?

Michel Fize. Il existe une profonde confusion sur le vocable « bande », que l'on amalgame trop vite avec les mots « violence », « délinquance » ou/et « cité ». Dans mon livre, je prends, comme on dit en photo, le grand-angle, je recolle la thématique des bandes à celle, plus large, de l'adolescence. Cela permet de mettre en lumière la dimension importante du groupe au moment de cet âge précis. Se retrouver ensemble est une caractéristique de l'adolescence, n'oublions pas ce fait si l'on veut comprendre le phénomène. Et comme aujourd'hui, le vocable « bande » évoque de moins en moins l'idée de rassemblement naturel entre copains, j'ai tenté de montrer toute la diversité des regroupements, avec, à une extrémité, le groupe de copains qui se réunit pour discuter, et, à l'autre extrémité, le gang criminel et organisé. Le grand tournant de la dérive vers des comportements typiquement délinquants de certaines bandes s'est produit dans les années soixante-dix quand ont surgi les économies parallèles, essentiellement le commerce de la drogue. Mais si l'on reste dans le regroupement ordinaire car naturel entre adolescents, l'histoire montre qu'effectivement les bandes ont toujours existé.

Votre enquête montre que la délinquance est rarement à l'origine de la constitution des bandes. Qu'est-ce qui caractérise leur structuration ?

Michel Fize. En effet, la bande ne fait que croiser à un moment ou à un autre la délinquance sans qu'elle soit pour elle un projet de vie. Ce qui la distingue du gang criminel. On ne s'associe pas pour commettre des délits. Mais à l'occasion de chahut tournant mal, les actes délinquants peuvent s'y produire. Dans l'enchaînement des événements, la baston prend des proportions que l'on a connues, par exemple, dans l'affaire du 19 arrondissement de Paris. En fait, au départ, il n'y a pas de projet précis à la constitution du groupe.

Pourquoi se constitue donc une bande ?

Michel Fize. On se regroupe pour se retrouver entre soi, tuer l'ennui, trouver une forme de solidarité, tisser des liens qui n'existent parfois plus en famille. Avec une nouveauté par rapport à il y a quinze ans : la bande est plus fortement attachée à un territoire, notamment pour les jeunes des cités qui, pour certains en échec total, sont en voie de marginalisation. Le territoire demeure pour eux ce qui reste quand on n'a plus rien pour se définir une identité. D'où l'acharnement à défendre un lieu contre toutes les intrusions extérieures. Le regroupement devient une réponse à la solitude des temps modernes.

Vous insistez sur les délitements familiaux qui, selon vous, expliquent en partie le besoin de regroupement des adolescents…

Michel Fize. Les tensions et les ruptures familiales sont encore plus vraies aujourd'hui. Les cités sont un haut lieu des familles monoparentales. Il y a surtout davantage d'impuissance des parents. Ces derniers sont dépassés, mais aucunement démissionnaires. Les pères de banlieue n'ont pas choisi, comme ceux de la décennie 1970, de se retirer, au nom de la « liberté » des enfants, de leur mission parentale. Ils sont aujourd'hui en situation de « retraite éducative », ils subissent. Ils s'aigrissent devant des enfants qui leur deviennent étrangers, dont ils ne comprennent pas le langage, sont désarçonnés devant des jeunes qui vivent autrement, avec une autre culture. C'est bien d'impuissance sociale dont les pères souffrent. De leur côté, certains fils n'ont jamais vu leur père travailler, d'autres, au contraire, les ont toujours vus se tuer à la tâche. Cependant, la dissociation familiale n'est pas à elle seule cause de violence, elle peut seulement la faciliter. Elle est un facteur prédisposant.

Comment expliquez-vous l'exacerbation, la radicalisation de la violence ?

Michel Fize. Il faut revenir aux explications de base fournies par tous les psychologues : la violence est toujours l'expression d'une souffrance. Elle est même proportionnelle à l'étendue de cette souffrance. Il existe un immense désarroi des jeunes, qu'ils ont du mal à gérer tant leur situation est peu gratifiante. Ces bouffées de violence sont aussi l'expression de l'angoisse d'un monde devenu beaucoup plus dur pour eux qu'il ne l'était il y a vingt ou trente ans.

Les bandes des quartiers classés « zone urbaine sensible » possèdent-elles des caractéristiques différentes des autres ?

Michel Fize. La différence première, qui peut expliquer un recours massif à l'agressivité, c'est la difficulté de verbalisation des jeunes de ces quartiers. Ils cassent, car ils ne savent pas exprimer des revendications par la voie légale, politique ou syndicale. Il ne s'agit aucunement d'un manque de conscience politique, comme affirmé au moment des émeutes de 2005. Ils sont dans des logiques de révoltes populaires que nous avons connues dans l'histoire. Les jeunes des cités - on ne le dira jamais assez - sont socialement beaucoup plus « handicapés » que partout ailleurs. Ils sont fragilisés psychologiquement. Leurs réactions de colère sont parfois des bouffées de violence proprement délirantes. Le prétexte au passage à l'acte est de plus en plus insignifiant, il suffit d'un mauvais regard pour déclencher une réaction qui, pour certains, est d'ordre pathologique.

Vous soutenez que la violence des jeunes est d'abord une violence sur les jeunes…

Michel Fize. J'ai toujours dit qu'il n'y avait pas de cités sensibles ou difficiles mais des cités en difficulté économique et sociale. « J'en ai assez des causes, des excuses sociologiques », nous avait rétorqué Lionel Jospin, quand il était premier ministre. Or, le propre du sociologue est justement de repérer les causes sociales, économiques et morales d'une situation. Il faut expliquer, comprendre les faits pour les traiter. Les mauvaises solutions que nous ne cessons de mettre en oeuvre résultent d'une incompréhension du problème. Les violences individuelles ne sont que des réponses « réactives » à des violences sociales, comme le chômage massif, la précarité, l'échec scolaire et l'absence d'autonomie. Les jeunes répondent à la violence d'une société qui les maltraite par la violence. Nous sommes face à une génération sinistrée, sacrifiée.

Vous dites que les parents sont impuissants, n'est-ce pas aussi le cas des politiques ?

Michel Fize. Pour l'avoir vécu de l'intérieur, je crois qu'il y a une grande incompréhension du politique sur l'ampleur de la catastrophe. Ces banlieues, sorties de l'orbite sociale, sont regardées par les politiques comme des zoos, qui fonctionnent sur eux-mêmes, avec leurs moyens. Je mets au crédit du gouvernement actuel d'avoir fait appel à Fadela Amara. Une femme qui connaît bien les quartiers populaires. Mais parler de « glandouille » ne peut que stigmatiser davantage une population. Dire des jeunes des cités qu'ils n'ont pas le goût de l'effort, c'est méconnaître le vrai problème, celui de l'incompétence. Ne se sentant pas compétents, ils n'agissent pas. On oublie souvent qu'ils ont une image d'eux complètement dégradée, ils sont dans une carence d'estime de soi. Dans les causes de la délinquance, on ne parle plus des carences affectives, alors qu'elles n'ont jamais été aussi prégnantes qu'aujourd'hui. Ces jeunes ont besoin d'être aimés, reconnus, considérés comme des citoyens comme les autres.

Le plan « Espoir banlieues » du gouvernement constitue-t-il une réponse adéquate par rapport à la situation de ces territoires ?

Michel Fize. Le plan pointe du doigt la responsabilité individuelle, le mérite. Ce n'est pas surprenant venant de la droite : c'est la logique libérale qui joue à plein. L'État a du mal à admettre ses propres responsabilités. Les réponses apportées ne sont que partiellement adaptées aux causes de la violence. Pour moi, le dialogue demeure fondamental, primordial. J'ai tenté de le faire, quand j'exerçais au cabinet de Mme Buffet, alors ministre des Sports et la Jeunesse, en créant le conseil national et les conseils départementaux de la jeunesse. Le dialogue est un droit et une réponse à la violence. Il faut permettre aux jeunes de verbaliser leurs sentiments et ressentiments, sinon nous n'avancerons pas dans la réconciliation des générations.

La proposition de la ministre Rachida Dati de créer un fichier sur les bandes est-elle justifiée ?

Michel Fize. Je désapprouve cette initiative. En premier lieu, il n'appartient pas à l'intéressée de formuler pareille proposition qui relève du périmètre politique du ministre de l'Intérieur. En second lieu, au vu de la législation protectrice des libertés individuelles, telle que défendue par la Commission nationale de l'informatique et des libertés, cette proposition est plus que contestable.

(1) Les Bandes de Michel Fize. Éditions DDB, mai 2008.

Références bibliographiques :

L'adolescent est une personne. Éditions du Seuil, 2006.

Le Livre noir de la jeunesse.

Éditions des Presses de la Renaissance, 2007.

À paraître le 2 octobre 2008 : Père et fils, l'histoire d'un amour mal entendu. Éditions de l'Homme.

Entretien réalisé par Mina Kaci

l' Huma du 7 / 07 / 08

mercredi 09 juillet 2008, a 04:51
L'OND constate une augmentation des violences conjugales
 

• Téléchargez l'enquête de l'OND

mercredi 09 juillet 2008, a 04:46
Le gouvernement à l'assaut du temps légal de travail
 

• 35 heures : l'affrontement social • Europe : une semaine de 65 heures !

mercredi 09 juillet 2008, a 04:38
Rapport Mazeaux : un contre-pied de la politique de l’immigration voulue par le Président de la République
 

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Mis en ligne : 8 juillet

Le rapport de la commission présidée par M. MAZEAUD sur l'immigration, qui vient d'être révélé dans la presse, lance un pavé dans la mare européenne au moment même où la France présente son pacte européen sur l'immigration prônant notamment l'immigration choisie chère à Nicolas SARKOZY.

Ainsi, en refusant la mise en place des quotas ; en écartant la création d'une justice spécialisée pour le contentieux des étrangers ; en rejetant toute révision constitutionnelle, la commission prend le contre-pied de la politique de l'immigration voulue par le Président de la République et martelée depuis 2002.

A l'occasion de mon audition par la commission le 30 mai dernier, j'avais rappelé l'opposition des parlementaires communistes à la conception purement économique, à la fois utilitariste et opportuniste, de l'immigration prônée par MM. SARKOZY et HORTEFEUX.

Fermement opposée aux quotas, j'estime qu'instaurer un objectif de 50 % d'immigration économique et plafonner ainsi l'immigration familiale à 50% est contraire aux engagements pris par la France sur le plan national et international.

S'agissant plus particulièrement du contentieux du droit des étrangers, je me suis prononcée pour le statu quo estimant que rien ne justifie de regrouper ce contentieux dans l'un ou l'autre des deux ordres de juridiction, ni de créer une juridiction spéciale, sauf à vouloir empêcher que ces instances remettent en liberté des personnes sans papiers.

Je regrette cependant que la question du droit de vote des étrangers n'ait pas été à l'ordre du jour de cette commission et qu'elle soit toujours repoussée par les parlementaires UMP dans le cadre de la réforme des institutions actuellement en débat.

A la lumière des conclusions de la commission MAZEAUD, j'invite le Président de la République et le ministre de l'immigration à revoir leur copie s'agissant de leur politique de l'immigration qu'ils veulent de surcroît imposer au niveau européen. J'appelle à la vigilance en l'espèce et mets en garde contre tout passage en force sur cette question de la part du chef de l'Etat et du gouvernement.

Mme Eliane ASSASSI,
- Sénatrice de la Seine-Saint-Denis et membre de la commission des lois

site du P.C.F

mardi 08 juillet 2008, a 04:57
Le statut privé s’invite à la Poste
 

mardi 08 juillet 2008, a 04:50
Sarkozy le fanfaron
 

mardi 08 juillet 2008, a 04:45
Colombie. Opération « Échec », de la rançon aux démentis
 

• Notre dossier • Exploitation politicienne ?

mardi 08 juillet 2008, a 04:39
Immigration choisie, la copie française doit être réécrite
 

• Le rapport officiel qui dénonce les quotas d'immigration

lundi 07 juillet 2008, a 21:22
UMP/Grèves : Nicolas Sarkozy est le président d’un camp contre l’autre, celui du patronat contre les salariés
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 7 juillet

Au conseil de l'UMP, Nicolas Sarkozy s'est félicité qu'en France, « maintenant, lorsqu''il y a une grève, personne ne s''en aperçoit. » C'est une provocation présidentielle de plus, incompatible avec l''affirmation de la nécessité de la concertation sociale et du respect des syndicats.

On attend autre chose du Président de la République et du Président en exercice de l''Union européenne qu'il tienne en dérision, avec des formules de matamore l'ensemble du mouvement social. Cette nouvelle attaque contre les salariés ne fait que confirmer le manque total de crédibilité du discours présidentiel sur le progrès social.

C'est désormais officiel, le président de la république est bien le président d'un camp contre l'autre, celui du patronat contre les salariés.

Parti communiste français

le 6 juillet 2008

vendredi 04 juillet 2008, a 04:39
Dessin de Mima.
 

vendredi 04 juillet 2008, a 04:30
TV publique : la cible de l'Elysée
 

• Voir notre dossier • Le fait du prince

jeudi 03 juillet 2008, a 21:17
35 heures. Le texte qui menace
 

jeudi 03 juillet 2008, a 19:29
Fichier EDVIGE : le PCF demande que le Parlement soit saisi
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 3 juillet
La création d'un énième fichier dit « Edvige » qui contient des données à caractère personnel dont disposera la police et qui, de plus, concerne les mineurs de 13 ans, est inacceptable. La CNIL, habilitée à donner un avis sur tout nouveau fichier, a émis des réserves et a d'ailleurs permis que le décret soit rendu public.

Devant la gravité d'une telle décision qui, outre le fichage des mineurs, permettra de centraliser des informations sur des personnalités élues ou appartenant au monde syndical ou associatif, le Parti communiste français demande que le Parlement soit saisi de l'état actuel du système de renseignement afin que soient évaluées leur pertinence et les atteintes aux libertés qu'il génère.

Parti communiste français

Jeudi 3 juillet 2008

jeudi 03 juillet 2008, a 19:22
Déclaration du PCF après la libération d’Ingrid Bétancourt
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 2 juillet

Le Parti Communiste Français partage la joie de la famille d' Ingrid Betancourt. Nous saluons le courage de sa mère, de ses enfants et de tous ses proches qui n'ont cessé de se battre avec ténacité, durant tous ces années, pour sa libération.

Cette joie, Ingrid Betancourt vient de le souligner, ne doit pas faire oublier les centaines de personnes qui restent en captivité dans la forêt colombienne dans des conditions extrêmement dures. Les efforts déployés en faveur d'un accord humanitaire doivent continuer.

Des négociations pour un tel accord sont indispensables. Mais l'exigence d' une libération unilatérale de la part des FARC s'impose. Ce serait un geste politique significatif en faveur de la paix. Celle-ci, en effet, est toujours à gagner en Colombie. Seuls le dialogue et la négociation peuvent l' apporter au peuple colombien : une paix dans la justice sociale.

Une paix qui mette fin à l'impunité des auteurs de massacres. Une paix qui puisse permettre aux dizaines de milliers de déplacés par le conflit et les exactions des paramilitaires de retrouver leurs terres.

Le président Alvaro Uribe veut mettre à son profit l'émotion suscitée par cette libération. Les progressistes colombiens rappellent légitimement que le président colombien et un nombre important de ses alliés font l'objet d' accusations, y compris par la justice colombienne, qui montrent leurs liens avec les groupes para-militaires d'extrême droite.

Le Groupe des pays amis, qui a jusqu'ici travaillé pour un accord humanitaire, doit redoubler d'effort. Il devrait s'élargir à d'autres pays et créer les conditions pour qu'un cadre politique de négociations soit mis en place permettant au peuple colombien de mettre fin à un conflit qui dure depuis bien trop longtemps et qui comporte un risque permanent de déstabilisation régionale.

Le Parti communiste français réaffirme sa solidarité avec les forces progressistes colombiennes et latino-américaines qui agissent pour la paix, pour la justice sociale et de respect des Droits humains. Nous comptons faire tout ce qui est possible pour contribuer aux initiatives en faveur d'un accord humanitaire et d'une issue pacifique et négociée au conflit colombien.

Parti communiste français

Jeudi 3 juillet


Libération d'Ingrid Bétancourt - réaction de Marie-George Buffet

"J'apprends à l'instant la libération d'Ingrid Betancourt. Si faits sont avérés, je veux dire mon immense joie en ce moment.

Le long calvaire d'Ingrid, de ses proches prend fin. C'est une délivrance. Je veux saluer ici l'immense mobilisation de tant de personnes, d'anonymes qui a permis d'aboutir à cette issue positive."

Parti communiste français

Paris, le 2 juillet 2008

jeudi 03 juillet 2008, a 19:13
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .
 

Si cette lettre ne s'affiche pas correctement, cliquez-ici

 

Où trouver l'Humanité ? | Soutenir l'Humanité

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vendredi 4 juillet 2008

En kiosque, chez votre marchand de journaux

betancourt-2.jpgLE BOHNEUR RETROUVÉ D'INGRID BETANCOURT
C'était l'heure des retrouvailles familiales à Bogota après la libération de la franco-colombienne retenue en otage pendant six ans par les Farc.
Nos analyses et les nombreuses réactions.
Notre entretien avec Carlos Lozano, le directeur du journal communiste La Voz, spécialiste des Farc.

Du 4 au 26 juillet 200862E ÉDITION DU FESTIVAL D'AVIGNON
Ouverture du plus grand festival consacré au théâtre. trente-cinq spectacles dans le IN, près d'un millier dans le OFF, de quoi combler tous les amoureux d'aventures théâtrales.
Notre entretien avec la chorégraphe Mathilde Monnier qui revient au Festival après le tintamarre de 2005.

Et aussi…

« LA FRANCE A VENDU SA PÊCHERIE »
Interdits de pêche au thon rouge par Bruxelles, les senneurs bloquent les terminaux pétroliers et demandent au gouvernement des indemnisations.
Notre reportage à Marseille.

GRÈVE DES MACARONS AUX HALLES
Douze travailleurs sans-papiers de Chez Paul et Laduré ont rejoint le mouvement.

polo.jpgLE DRÔLE DE « NON » DU PRÉSIDENT POLONAIS
Le refus de Lech Kaczynski de signer le Traité de Lisbonne répond aussi à des considérations de politique intérieure.

QUATRE MILLIONS DE ROUTIERS INDIENS EN GRÈVE
Ils protestent contrela hausse des carburants et l'inflation. Une crise politique se profile qui pourrait conduire à des élections législatives anticipées.

STOP AUX MULTINATIONALES DES PROUITS SANGUINS
Menaces sur l'éthique du système transfusionnel français.
Une tribune de Jean-Pierre Basset, vice-président des associations pour « Le don de sang bénévole dans la Drôme ».

epr.jpg AVEC UN AUTRE EPR, SARKOZY FAIT DES ÉTINCELLES
Il a annoncé la construction d'un réacteur nucléaire supplémentaire, en contradiction avec les priorités du Grenelle de l'environnement.

DOMENECH SIGNE UN PACS
Malgré l'échec de l'Euro 2008, la fédération française a renouvelé son contrat au sélectionneur de l'équipe de France jusqu'au Mondial 2010.

TÉLÉ DU FUTUR : VOUS AVEZ UN TUYAU ?
Orange a lancé son offre de télévision par satellite et met ainsi les pieds dans un PAF bouleversé par la révolution numérique.

 


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SPÉCIAL DÉVELOPPEMENT DURABLE
Grenelle de l'environnement : un espoir déçu ?
Notre supplément à l'HD de cette semaine
En vente chez votre marchand de journaux.
 


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Dossiers

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jeudi 03 juillet 2008, a 04:41
Ingrid Betancourt est libre !
 

L'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, trois otages américains et onze militaires colombiens ont été libérés par l'armée colombienne, a annoncé mercredi à Bogota le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos.

"C'est une immense joie, une joie indescriptible. je n'arrive pas à y croire", a déclaré Lorenzo Delloye, le fils d'Ingrid Betancourt.

mercredi 02 juillet 2008, a 21:57
Chemin de fer à vendre ?
 



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On dit que les élus de la CUA sont à la recherche d'économies à faire.

Ils seraient donc bien inspirés de tirer profit de la forte hausse des métaux pour revendre la voie ferrée qui leur appartient et qui part de la gare d'Arras pour desservir la Zone Industrielle d'Arras, jusqu'à Tilloy.

Créés au temps du district, il y a plus de 25 ans, pour aboutir jusqu'aux nombreuses entreprises de transport et logistique, ces kilomètres de rails n'ont JAMAIS SERVI.

Désespérément inutiles, les embranchements spécialement aménagés pour la centrale d'achat de Leclerc ou les immenses hangars de stockage de marchandises de firmes internationales disparaissent sous les herbes hautes.

Cette ligne livrée à la rouille (et aux resquilleurs, qui ont déboulonné quelques rails) a coûté des millions de F. sans réduire si peu que ce soit le va-et-vient incessant des milliers de gros culs qui conduisent aux usines et aux entrepôts. Bonjour la pollution.

Il paraît que la récente campagne électorale du président de la CUA s'est déroulée sous le signe de «l' ENVIRONNEMENT ».

Le programme c'est quoi ? Faire pousser des fleurs entre les traverses de chemin de fer ?


Cliché pris le 27 juin 2008

Blog P.C.F ARRAS

mercredi 02 juillet 2008, a 21:46
Les communistes à l’offensive pour le pouvoir d’achat
 

Communiqué de presse de la Fédération des Bouches du Rhône du Parti Communiste Français

Les communistes à l'offensive pour le pouvoir d'achat

 

Nous ne sommes pas impatients : nous sommes en colère. Cinq millions d'euros pour essayer de nous faire croire que notre portemonnaie n'est pas vide : c'est un peu fort de café. Cette année encore, plus de 20millions de français ne partiront pas en vacances. Et ceux qui ont la « chance » de partir rognent bien souvent sur le budget ou la durée. Pendant ce temps, le MEDEF organise à compter de ce soir au Palais du Pharo à Marseille, un « sommet de la compétitivité Europe-Méditerranée ».

A cette occasion, nous aurons le déplaisir d'accueillir dans les Bouches-du-Rhône, entre autres, Christine Lagarde, ministre de l'économie et de nos portefeuilles vides, ainsi que Laurence Parisot, Président du MEDEF et grande responsable de la Compagnie Mondiale des Affameurs.


Ces derniers jours, le MEDEF 13 a multiplié les provocations rejetant sur les salariés la responsabilité de leurs difficultés. Après les attaques contre le port, il y a eu l'offensive pour le travail du dimanche, qui s'est soldée par l'agression physique de la CGT.

A l'heure où la France prend la Présidence de l'Union européenne pour essayer de faire passer en force une Europe antisociale qui ne passe pas, le gouvernement et le MEDEF partagent l'objectif d'augmenter les marges de profits d'une petite bande de privilégiés et de briser toute possibilité de résistance.

C'est pourquoi, pour fêter le début de la Présidence Française et le grand raout de la compétitivité organisé par le MEDEF et le gouvernement à Marseille, les communistes seront mobilisés toute la semaine pour le pouvoir d'achat. Nous profitons de ces occasions pour leur adresser un message qui leur paraîtra sans doute un peu vulgaire, mais c'est finalement le seul qu'ils comprennent : des sous !

Nicolas Maury

mercredi 02 juillet 2008, a 19:38
Royal ou Besancenot : la gauche dans l’impasse
 

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Mis en ligne : 1er juillet

“ Où est passé le PS ? ”, titrait Libération. À la Maison de la Chimie à Paris, lui ont répondu en chœur radios et chaînes de télévision, qui n'ont eu d'yeux que pour Ségolène Royal. L'ex candidate socialiste lançait devant ses parti­sans sa campagne pour le prochain congrès socialiste. Car, pour elle, rien ne semble avoir changé, aucune leçon de la défaite ne semble devoir être tirée. La même forme, la même personnalisation, les mêmes idées et les mêmes médias qui embrayent sans sourciller.

L'autre événement retenu à l'agenda du calendrier médiatique se déroulait à Saint-Denis sous la houlette d'Olivier Besancenot. Large couverture, là aussi, sans qu'on en apprenne beaucoup plus sur le projet politique discuté. Ainsi va le récit médiatique dominant sur l'état de la gauche, avec à un pôle un PS aspiré vers le centre et à l'autre un nouveau parti d'extrême gauche qui en fait sa cible.

On nous raconte une histoire, comme celles qu'on nous a déjà contées, il y a quelques mois, réduisant le débat présidentiel au trio Sarkozy-Royal-Bayrou. On sait ce qu'il en est aujourd'hui. Qu'importe, on continue, mais on s'adapte. L'histoire et les acteurs ne sont plus les mêmes. Mais c'est toujours un seul scénario à la fois : aujourd'hui, pour la gauche, c'est celui d'une crise dont elle ne sortira jamais, divisée et écartelée entre deux pôles qui se clament eux-mêmes irréconciliables.

Du coup, tout ce qui ne rentre pas dans ce cadre est zappé, minoré. Les débats du courant Nouveau parti socialiste, dirigé par Emmanuelli et Hamon, qui se tenaient à la Sorbonne avec une assistance comparable à celle de la Maison de la Chimie ? Ignorés ou réduits à la portion congrue. Le même sort avait été réservé cette semaine aux travaux de la direction du PCF sur la préparation de son prochain congrès ou la semaine précédente à la seule rencontre européenne tenue en France à son initiative au lendemain du NON irlandais.

Pourtant, qui est le plus en phase avec les interrogations du pays, avec les recherches politiques qui le remuent, avec tous ceux qui se battent en ce moment contre la politique sarkozyste en se demandant comment imposer au plus vite une autre politique ? Ceux qui sont au PS n'ont qu'une idée en tête, la candidature présidentielle de 2012, ceux qui en son sein hésitent à condamner la liquidation des 35 heures ou s'alarment du NON irlandais ? Ceux qui à la LCR veulent faire de l'union avec les socialistes en toutes circonstances une barrière infranchissable ? Sommes-nous bien sûrs que nous ayons là les deux grands courants de pensée qui traversent actuelle­ment les têtes du peuple de gauche dans notre pays ?

La gauche est en crise, sans nul doute. Mais une des manières de l'alimen­ter, et non de contribuer à la résoudre, est précisément de focaliser tout le débat sur des impasses et non sur les recherches de construction nouvelle. La crise, ce n'est pas l'encéphalogramme plat. Le débat s'anime au contraire un peu partout. Au PS, où l'issue de la confrontation engagée a rarement été si incertaine. Au PCF, où l'élaboration d'un nouveau projet politique et la réno­vation profonde du parti sont désormais au centre de toutes les discussions.

Parmi ceux qui cherchent du côté du NPA une issue à l'inefficacité de la gau­che. Chez de très nombreux syndicalistes et responsables associatifs qui, engagés dans la résistance à la politique gouvernementale, s'interrogent sur le meilleur moyen de donner plus de force politique à leurs combats.

L'issue de ces débats n'est pas écrite, certes. Les réponses divergent fortement sur le projet, sur les chemins de l'union. Mais raison de plus pour que le débat populaire, celui de la grande masse des militants, s'invite dans les discus­sions. Il bousculera les scénarios médiatiques bien trop facilement ficelés en dehors de lui. Ne nous laissons pas décourager. Et ouvrons partout le débat sur l'avenir de la gauche.

site du P.C.F

mercredi 02 juillet 2008, a 19:17
Quelle présidence française pour quelle Europe ? : point de vue de 4 élus
 

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Mis en ligne : 1er juillet

Le 2 juin dernier la newsletter du Cidefe international (news@cidefe n° 65) avait solicité les points de vue de quatre élus sur la présidence française de l'Union européenne (1er juillet-31 décembre 2008).

- qu'attendez-vous de la présidence française ?

- quels axes faire avancer pendant cette période ?

www.elunet.org

Francis WURTZ, député européen, président de la GUE/NGL (gauche unitaire européenne/gauche verte nordique)

Les quatre principales priorités de la présidence française sont connues : l'immigration, la défense, la politique agricole commune (PAC), l'énergie et le changement climatique.

Sur les deux premières, les intentions de Nicolas Sarkozy vont complètement dans le mauvais sens et sont donc à combattre au côté des autres progressistes européens. D'une part, la France va proposer à ses partenaires - qui vont l'approuver - son « pacte pour l'immigration », avec deux axes majeurs : « s'accorder à renoncer » aux « régularisations collectives », et « faire respecter » dans toute l'Union « la règle selon laquelle un migrant en situation irrégulière a vocation à partir » (B. Hortefeux). D'autre part, le gouvernement veut promouvoir, dans le même mouvement, « l'Europe de la défense » et « l'ancrage atlantique » et ce « au nom des valeurs que nous avons en partage » (B. Kouchner) : il est possible de construire de larges convergences progressistes européennes pour contrer cette dangereuse stratégie.

Sur les deux autres priorités, l'exigence doit s'exprimer que la France, pour le moins, tienne bon face à l'offensive de ceux qui - gouvernement britannique en tête - veulent au plus vite le démantèlement de toute PAC ; comme contre ceux, à commencer par la Commission Barroso, qui entendent contraindre une entreprise comme EDF à se défaire de ses actifs de distribution d'électricité pour pousser les feux de la libéralisation/privatisation du secteur européen de l'énergie.

Il ne faut pas partir des priorités de la présidence, mais de celles des Européens eux-mêmes. Et d'abord de la question du pouvoir d'achat. Celle-ci est exacerbée par l'envolée des prix du pétrole et des produits agricoles, mais elle existait déjà fortement auparavant. Partout dans l'Europe des 27 - de l'Allemagne, pays le plus riche, à la Roumanie (Dacia), nation la plus pauvre - se développent depuis des mois des luttes très fortes pour une revalorisation substantielle des salaires. Ces demandes ont été frontalement combattues, tant par la Commission européenne, la Banque centrale européenne (qui a menacé, en guise de rétorsion, d'augmenter le loyer de l'argent) ou la Cour européenne de Justice (qui a juridiquement légitimé le dumping social et condamné des actions syndicales !). Il faut imposer l'inscription de cette question sur l'agenda de la Présidence française de même que celle de la responsabilité de l'Union européenne face aux dérèglements, aux conséquences cataclysmiques, de la « gouvernance mondiale » actuelle (crise financière, crise alimentaire, crise environnementale…). C'est à partir de ce type d'enjeux - quel modèle social et écologique ? Quelles nouvelles règles à faire prévaloir dans le système international - que l'Union européenne doit reconquérir une légitimité auprès de nos concitoyens.

JClefort-aad4c-52099.jpgJean-Claude LEFORT, député honoraire du Val de Marne

Parmi les dossiers prioritaires de la politique française il en est un qui est incontournable : le conflit israélo-palestinien. Pourquoi ? La présidence française prendra fin le 31 décembre, soit à la date butoir fixée à Annapolis par Bush pour que soit crée un Etat palestinien. Or Bush vient d'aller en Israël pour consacrer devant la Knesset le fait que Israël, qui n'a pas de frontières, était la terre « du peuple élu ». Et il a renvoyé à dans 60 ans la résolution du conflit. Des pourparlers ont lieu actuellement. Les USA sont « arbitres ».

Or sans présence internationale véritable imposant le droit connu de tous pour permettre l'existence de deux Etats alors le drame continuera, inclus pour Israël. Cette volonté que l'Europe joue un rôle positif actif dans la résolution de ce conflit va de pair avec l'idée d'Union méditerranéenne. Il ne peut y avoir pareille Union sans régler cette question.

Pour ces deux raisons j'estime que la présidence française doit permettre à l'Union de jouer enfin un rôle au plan international, à commencer par ce conflit qui est la question des questions. Et ainsi l'Union aura au moins un sens…

Jacky NICOLAS, conseiller régional de Lorraine

Trois questions fortes occupent actuellement l'actualité locale et régionale en LORRAINE et qui ont des déclinaisons européennes :

L'agriculture et la révision des politiques agricoles à brèves échéances (2013). Les questions posées sont celles d'une nouvelle PAC , tant au plan européen, des pays nouveaux et anciens dans l'UE, qu'au niveau de l'impact de ces politiques à l'international. Pour nous ce doit être la poursuite des aides à l'agriculture dans un contexte de redéfinition des bénéficiaires, du développement d'une agriculture dont les productions seraient développées pour produire et consommer « local ».C'est des fonds européens dégagés pour des coopérations au développement des agricultures africaines et arabes pour faire cesser ou au moins diminuer fortement le tout à l'exportation de certains de ces pays et mieux nourrir leurs populations. C'est aussi une nouvelle orientation pour les agricultures des départements et territoires d'outre-mer. C'est les OGM etc.…

L'intégration de la France dans l'OTAN, pas seulement au niveau du commandement intégré, mais aussi par la poursuite de l'harmonisation du complexe militaro-industriel français. La France consacre environ 58 milliards d'euros par an aux dépenses militaires, beaucoup de productions d'armement sont délocalisées en Europe, cela s'accompagne d'une recherche d'intégrations techniques et logistiques avec les restructurations régimentaires sous prétexte de modernisation et d'économies dans le cadre des RGPP. Dans ce domaine, la présentation prochaine du « livre blanc » des restructurations régimentaires le 15 ou 18 juin prochain est la parfaite illustration du volontarisme de l'UMP et de SARKOZY de faire de la présidence française, une présidence qui laisse sa trace sur le plan d'une EUROPE de la Défense. Rappelons-nous que le « mini-traité » dit de LISBONNE établit noir sur blanc l'obligation pour les Etats de l'Union d'augmenter obligatoirement leurs efforts en matière militaire. De plus cette présentation se fera quelques jours après les résultats connus du référendum pour ou contre le nouveau traité en Irlande (12 juin).Selon la réponse qui sera donnée à ce traité par le peuple irlandais, le « livre blanc » français sera momentanément d'une nature différente. En LORRAINE, la « RGPP » appliquée aux garnisons en place concerne la suppression de 10 000 à 15 000 emplois civils et militaires dans les cinq années qui viennent.

Globalement, le jugement politique que nous pouvons avoir des orientations suivies par SARKOZY, c'est moins d'EUROPE, moins de défense nationale , donc moins d'indépendance et un alignement total sur les thèses politiques atlantistes de certains pays européens, sur les thèses agressives américaines actuelles (Moyen-Orient et alignement sur les thèses sionistes, AFGHANISTAN et lutte armée contre le « terrorisme », mise à l'index de l'IRAN, renforcements de potentiels militaires de certains pays arabes très instables, appuis à des politiques régionales déstabilisantes dans les BALKANS, participation à des manœuvres d'intimidations dans l'Atlantique avec la marine américaine autour des pays d'Amérique Latine, bref, aucune initiative réelle en matière de désarmement et de non prolifération).

La troisième question forte porte sur les questions industrielles et de l'emploi qui s'y rattachent. La présidence française doit impérativement servir à développer de nouvelles plateformes politiques de développements industriels par secteurs, de recherche et développement. Elle doit dégager des moyens nouveaux en matière de financement , d'harmonisation et d'interventions des politiques publiques à développer, favoriser une nouvelle conditionnalité des aides, notamment par la BCE par une orientation nouvelle de ses missions, mais aussi par la redéfinition du rôle des organismes bancaires, notamment auprès des PME-PMI. Il faut faire sauter le verrou du refinancement par la BCE des prêts accordés par les banques, décidé en 2004 par la Commission au niveau de 500 000 euros, cela à échéance de 2012.Avec cette directive, c'est toutes nos PME-PMI qui vont avoir de très grosses difficultés à « survivre ».C'est également faire sauter le verrou de l'interdiction faites aux collectivités locales et territoriales de financer le développement économique et l'emploi, sous prétexte de fausser la concurrence entre les marchés en EUROPE, à échéance de 2010, voir les décisions récentes en matière de financement des transports collectifs. (La volonté actuelle de la droite d'inscrire dans notre Constitution l'obligation de financements « réels » des budgets des collectivités locales, territoriales et les budgets sociaux suis ou procède de la même démarche ultra libérale)

Lesproust-5c0e6-b4bf6.jpgGilles LEPROUST, maire d'Allonnes (Sarthe)

Je n'attends rien de la part du Président de la République et de son gouvernement. Ils ont la volonté de maintenir et de développer le libéralisme. C'est d'ailleurs la raison qui les a conduits à refuser un référendum pour le « traité » constitutionnel simplifié.

La question des services publics me semble prioritaire et primordiale pour l'accès aux droits fondamentaux des européens. Nous devons donc multiplier les rencontres des progressistes, des syndicats, des associations, des citoyens pour faire émerger des propositions alternatives à la marchandisation forcenée que nous connaissons. L'appel « le service public est notre richesse, mobilisons-nous ! » peut être et doit être relayé des communes françaises aux collectivités européennes. Les élus communistes et républicains ont un rôle moteur à jouer pour la construction de ces rassemblements avec les populations de leurs territoires.

site du P.C.F

mercredi 02 juillet 2008, a 19:07
L’argent n’est ni fou ni diabolique : il irrigue l’économie selon les canaux qui lui sont ouverts.
 

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Mis en ligne : 2 juillet

Les milliards ne cessent de s'envoler sur les places financières, dans une flambée boursière ininterrompue Mais le discours officiel ne change pas, dur pour les salaires, indulgent pour les actionnaires et leurs gâchis.

« On va jeter en pâture à l'opinion ces milliards dans un pays qui n'aime pas la réussite » s'inquiétait récemment Le Figaro alors qu'il constatait un nouveau record de profits des entreprises du CAC 40 (100 milliards d'euros). Pas facile, dans un décor de pareille opulence, d'en finir avec « les freins à la croissance, les oripeaux du collectivisme et les reliques du gaullo-communisme d'après-guerre encore bien trop pesant ».

Si de temps à autre des chiffres faramineux sont livrés au public, ils sont tout aussitôt présentés comme inaccessibles aux citoyens. Les profits seraient intouchables, les choix de gestion indiscutables et l'argent suivrait des circuits mystérieux, pris quelques fois de folles convulsions, sans que son usage soit à discuter. Il est le grand tabou de la pensée unique.

La violence des désordres du monde appelle pourtant à bousculer la vache sacrée et ses bouviers intéressés. Non, l'argent n'est ni fou ni diabolique. Il irrigue l'économie selon les canaux qui lui sont ouverts. La crise immobilière américaine puis financière avec les subprimes répond à des choix qui édifient de gigantesques profits sur des montagnes de dettes. Des fonds ont ainsi pu emprunter trente fois leur mise initiale, appâtés par la perspective de gains élevés. Jusqu'à l'effondrement. Aujourd'hui, de grands banques battent de l'aile, repêchées in extremis par de l'argent public aux Etats-Unis mais aussi en Grande Bretagne et plus largement en Europe.

Aujourd'hui les capitaux désertent la terre brûlée de l'immobilier américain pour spéculer sur d'éventuelles pénuries alimentaires, pétrolières ou de matières premières, les provoquant même s'il le faut pour se refaire ou gagner le gros lot. A leur suite, courent famines et malnutritions, envolées des prix pour les peuples, catastrophes pour des professions très liées aux carburants, freinage du crédit et de la croissance. Pour maintenir un taux élevé de profit, il faut réduire les coûts du travail, élever les prix à la consommation, brimer les besoins des peuples non seulement des pays développés mais aussi de ces pays en voie de développement où les multinationales ont puisé une main-d'œuvre bon marché. Mais là aussi les tensions s'exacerbent ainsi que l'ont montré les mouvements sociaux dans les usines occidentales implantées en Roumanie. Les capitaux ont besoin d'accelerer encore les innovations technologiques et y investissent, tentant dans des opérations de fusions-acquisitions d'en contenir un peu la facture. Alors que les besoins sont réfrénés, la surproduction menace et la sur-accumulation de capitaux financiers, de productions, informationnels pourrait bien conduire à une explosion dans les années qui viennent.

La crise s'avère celle du système.La recherche sans relâche de gains maximums conduit les détenteurs de capitaux à négliger leurs responsabilités sociales et territoriales, malmenant les peuples et aggravant les tensions. L'épuisement des ressources, les risques même sur l'avenir de la planète semblent secondaires dans cette logique. Les biens communs de l'humanité ne peuvent être sacrifiés à des logiques aussi cupides. Les besoins à l'échelle mondiale du développement du tiers monde, de l'accroissement de la longévité et des retraites, de formations d'un niveau sans cesse plus élevé impliquent que les richesses créées y soient largement consacrées.

Invraisemblable paradoxe : alors que dans l'industrie les richesses produites (la valeur ajoutée) ont augmenté de 3,3% en 2007, que « l'industrie a été le premier bénéficiaire des mesures sur les heures supplémentaires » selon le Président du Groupement français de l'industrie, le salaire brut a seulement progressé de 1,4%. L'explication ? Les profits ont augmenté de 7,4%. Le « travailler plus pour gagner plus » est bien une arnaque. Il est temps d'ouvrir un débat public sur l'usage de l'argent, celui des entreprises drainé vers les dividendes des actionnaires, celui des marchés financiers et du crédit, les fonds publics si massivement offerts sans même un contrôle aux grandes entreprises. Ainsi les besoins d'investissements, de croissance, d'emplois, de pouvoir d'achat, de protection sociale, de formation initiale et continue pourraient être satisfaits. La politique n'est pas impuissante, contrairement à la rengaine des gouvernants.

site du P.C.F

mercredi 02 juillet 2008, a 18:56
Intervention de Nicolas Sarkozy sur la présidence français de l’UE : réaction du PCF
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 1er juillet

Difficile pour Nicolas Sarkozy de ne pas reconnaître « que ça ne va pas en Europe », que « l'Europe inquiète alors qu'elle devrait protéger ».

Pourtant en dépit de tous ses efforts, il n'arrive pas à convaincre. Il tente désespérément de défendre un modèle d'Europe qui a fait son temps. Si on voulait sortir l'Europe de la crise, il faudrait entendre ce que disent les peuples.

Il faut mettre le social au cœur de la construction. Au contraire, pour Nicolas Sarkozy, non seulement ce n'est pas une priorité, mais ça ne fait pas partie des prérogatives de l'Europe. Comment convaincre alors quand on dit qu'on ne peut rien faire sur le prix du pétrole, sur la TVA ; qu'on ne peut pas toucher à la BCE, qu'on ne peut rien faire sur les salaires, qu'on parle de tous les dumpings sauf le dumping social.

Il ne tire aucune leçon du référendum en Irlande, qu'il cherche avant tout à isoler avec l'idée sous-jacente d'imposer un nouveau référendum. En confirmant la poursuite des réformes anti-sociales, il a porté le coup de grâce.

Il n'y a effectivement rien à attendre de bon de la Présidence de l'UE par Nicolas Sarkozy . Mais cette Présidence Française est une opportunité pour que s'expriment très fortement les exigences sociales et l'exigence démocratique de respect du vote des Irlandais pour changer les politiques en Europe et pour un nouveau Traité.

Paris, le 30 juin 2008

mercredi 02 juillet 2008, a 18:42
La lettre d'information du journal L' HUMANITE .
 

Si cette lettre ne s'affiche pas correctement, cliquez-ici

 

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jeudi 3 juillet 2008

En kiosque, chez votre marchand de journaux

sarkozyyyyyyyyyy.jpgL'ESCALADE AUTORITAIRE
La politique et la brutalité de Nicolas Sarkozy heurtent de plus en plus les institutions de la République. La défiance des forces armée à son égard sont, pour l'essentiel, la conséquence d'une gouvernance autoritaire.
L'analyse d'Alain Brossat, professeur de philosophie.

LES VORACES FONT DU THÉÂTRE
Cinquième et dernier volet du cycle de travail avec les jeunes lycéens du club des Voraces du Corbusier à Aubervilliers.
Notre entretien avec les animateurs du stage théâtre, Magali Montoya, comédienne et le metteur en scène, Dominique Lurcel.

Et aussi…

mineurs.jpgLES MINEURS FICHÉS DÈS 13 ANS
Un décret paru mardi autorise le fichage des mineurs susceptibles de porter atteinte à l'ordre public. Et ce, dès l'âge de 13 ans…
La réaction de Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme au nouveau fichier EDVIGE.

PRÉPARATION DU CONGRÈS DE REIMS
Le Parti socialiste, réuni en Conseil national, a enregistré les contributions individuelles et collectives. Qu'en pensent les militants ?
Nos reportages à Lièvin dans le Nord et à Avallon dans l'Yonne.

LE DÉFICIT DE LA SÉCU SOUS-ÉVALUÉ
La cour des comptes a refusé de certifier une partie des comptes de la Sécu, jugés insuffisamment « sincères ».

carolis.jpgCAROLIS DÉFEND L'INDÉPENDANCE DE FRANCE TÉLÉVISIONS
Le PDG du groupe audiovisuel public réplique aux propos de Nicolas Sarkozy sur France 3.

MONSIEUR SUPERTRAMP EST DANS LA PLACE
Roger Hodgson, le leader du légendaire Supertramp, sera en septembre sur la Grande scène de la Fête de l'Humanité. Un concert évènement.

UN ÉTÉ DE POLARS
Pour son dixième roman, Un lieu incertain, Fred Vargas nous embarque pour une promenade dans son domaine, dont elle ne cesse d'étendre les frontières.
Retrouvez toute l'actualité du polar et nos chroniques littéraires.

domenech-3.jpgDOMENECH MARIÉ OU DIVORCÉ ?
En ballotage avec Didier Deschamps, le devenir du sélectionneur est statué par la Fédération française de football.

 


LE NOUVEAU HORS-SÉRIE DE L'HUMANITÉ 

Hors_serie_Chine.jpg CHINE 2008 : L'ANNÉE DU TIGRE ?
Un numéro à lire pour découvrir la Chine.
Accompagné d'un supplément :
le guide pratique des jeux Olympiques
À commander à la Boutique.


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Dossiers

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mardi 01 juillet 2008, a 22:13
UE : la crise sociale et politique
 

Crise démocratique après le non irlandais, croissance en panne, forte inflation, le lancement de la présidence française de l'UE s'effectue sur fond de tensions multiples.

Le président polonais vient d'annoncer qu'il ne ratifierait pas le traité. Nicolas Sarkozy veut imposer par tous les moyens les choix ultralibéraux rejetés par les expressions démocratiques, les mouvements sociaux des peuples d'Europe.

• Le dossier "Traité européen" • Le dossier "Europe sociale"

mardi 01 juillet 2008, a 21:46
No Mr President !
 

No   Mr   President !

 

Décidément, ce 1er juillet 2008, jour de passage de mains (jeu de vilains) de la Présidence européenne dans celles de  M. Sarkozy est lourd de mauvais nuages pour les peuples, mais aussi (nous l'espérons et y travaillons !) de mauvais présages pour l'Union Européenne à la sauce Maastricht, Nice ou … Lisbonne vantée par tant de nos « élites » politiques de droite comme malheureusement de gauche.

Jugez un peu, après le NON des peuples des PAYS-BAS, de la France  et de l'Irlande tout récemment,     voilà-t-il pas que la POLOGNE  par la voix de son Président (qui n'a rien d'un chantre de la démocratie, je veux bien l'admettre …) rejette le traité de Lisbonne, concocté par le même sieur Sarkozy.

Tout, vraiment tout, nous incite, nous en France, à amplifier ce mouvement de rejet de l'Europe du capital et à construire - au plus vite - l'Europe des peuples.

Il y a urgence … avant que la semaine des 65 heures ne devienne une moyenne de travail normal, avant que les services publics comme ceux de l'hôpital, des transports collectifs (telle la SNCF) ne deviennent que des souvenirs …

Les communistes, leurs élus, pour leur part sont parties prenantes des luttes qui se développent aux quatre coins de la France, de l'Europe. Ainsi le magnifique succès de la lutte des populations de la région de Carhaix (Bretagne) pour la défense de leur hôpital, ou encore celle des travailleurs de chez Dacia en Roumanie.

Finalement, au cœur des débats de leur 34è Congrès, ce sont de ces questions-là - plus bien d'autres - dont les communistes discuteront avec les femmes et les hommes qui  les entourent dans leur commune, leur quartier, leur entreprise …

Et puis … calendrier électoral oblige, elles et ils entendent bien avec leurs  élu-e-s, faire entendre cette voix de la contestation et de la construction à gauche, lors des élections sénatoriales du 21 septembre prochain.

En « attendant », j'ai le plaisir de vous inviter au stand de l'Humanité du                5 au 14 juillet à l'Armada 2008 de Rouen. Vous pourrez participer aux multiples débats, rencontres et moments festifs que notre journal organise en collaboration avec nos partenaires de Seine-Maritime.

Parmi ces moments, je vous recommande la rencontre sur la situation du journal, les enjeux de la presse écrite et de l'information en France, le samedi 5 juillet à    15 h 30, en présence de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité. Le stand de l'Humanité se situe entre les hangars 10 et 11, rive droite, quai Ferdinand de Lesseps, face au voilier DAR MLODZEIZY.

Et viva l'Armada, avec ou sans vous, Mr President !

 

Christian JUTEL

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