| mercredi 29 avril 2009, a 21:11 |
| Le grand Paris ne vaut que s'il est partagé par tous . |
Nicolas Sarkozy a présenté aujourd'hui, à la cité de l'architecture, sa
conception du Grand Paris.
Chacun s'accorde aujourd'hui sur une chose : la région capitale a besoin
d'une ambition nationale. Il semble que l'Etat abandonne enfin une
politique qui visait à affaiblir la région parisienne, les communistes
qui le demandaient depuis longtemps, ne peuvent que s'en féliciter.
C'est dans cet esprit que les élus communistes sont attachés à ancrer
ces projets sur les besoins et aspirations de la population
francicilienne, sans oublier les catégories les plus fragiles. Nicolas
Sarkozy a parlé d'un « Paris Juste ». Il ne pourra y avoir de justice si
ces projets conduisent à des exclusions et des marginalisations. Le
développement autour d'une dizaine de pôles n'a de sens que s'ils
rayonnent autour d'eux.
S'agissant des transports et du logement, les enjeux en Ile-de-France
sont tels que l'Etat doit prendre toutes ses responsabilités, en
particulier financièrement. Des investissements importants sont annoncés
pour les transports mais il s'agit aujourd'hui de préciser qui va
effectivement payer.
Nicolas Sarkozy a annoncé qu'une partie du financement proviendrait de
l'augmentation du prix du foncier. Mais cela va conduire inévitablement à
une explosion des loyers, et donc à l'exclusion des plus fragiles. Le
seul rempart contre cette logique d'exclusion, c'est le logement social.
Or, ce sujet a brillé par son absence dans le discours présidentiel.
Cette impasse, assurément volontaire, est inadmissible. L'Etat doit
financer à un tout autre niveau qu'aujourd'hui le logement social, pour
permettre justement, que les projets de la région métropole ne servent
pas, en réalité à rayer de la cartes les plus fragiles.
Si Nicolas Sarkozy a tenté de répondre aux critiques sur le caractère
autoritaire de sa méthode, il s'est contenté de renvoyé à plus tard les
modalités d'intervention des citoyens et des collectivités dans
l'établissement et la mise en oeuvre de ses projets. Les communistes
seront extrêmement vigilant pour qu'à toutes les étapes, la compétence
générale soit confirmée, et que la participation des collectivités et
des citoyens soit impérative.
En posant comme condition au partage des pouvoirs, le fait que les élus
ne soient pas des freins, Nicolas Sarkozy fait montre d'une curieuse et
inefficace conception de la démocratie. L' implication des élus et des
citoyens est la clé de la réussite.
Si la proposition d'une dérégulation des règles d'urbanisme peut
paraître intéressante, elle ne doit en aucun cas être le cheval de troie
qui permettra de faire basculer la région capitale sous la loi de la
jungle, et la transformer en terrain de jeu pour riches spéculateurs.
Dans tous les cas, le Grand Paris ne vaut que s'il est partagé par tous.
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF
Paris, le 29 avril 2009. |
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| mardi 28 avril 2009, a 19:50 |
| Etudiants agréssés par le président de l'université de Nice . |
Etudiants agréssés par le président de l'université de Nice (27 Avril 2009) mardi 28 avril 2009 (19h11)

Hier soir devait avoir lieu une conférence sur le campus St Jean d'Angely du président de l'UNS dans le cadre des “lundis de la connaissance” de l'IRH : “L'Université entre mondialisation et localisme : le cas de l'Université Nice-Sophia Antipolis“.
Au delà du détournement d'un outil de culture
scientifique en outil de propagande, le thème de cette conférence où
devait être abordée le passage aux RCE, constitue une véritable
provocation vis a vis des collègues et étudiants en lutte sur le campus
de St Jean d'Angely.
En réaction, les étudiants ont décidé de bloquer l'accès à la conférence, pour obtenir l'instauration d'un vrai dialogue.
Le président d'université perd alors son sang froid et agresse les étudiants. Toute la suite n'est que menaces et insultes.
La réaction du président est totalement
disproportionnée, et ne visait qu'un objectif : créer un incident pour
se faire passer pour une victime. La manœuvre n'a pas fonctionnée ; les
étudiants ont su garder leur calme malgré le comportement violent de
leur interlocuteur. On peut être fier des les compter parmi nos
étudiants. Nous savons que ce n'est pas toujours facile de prendre de
la distance quand on est insulté et malmené à longueur de temps.
L'utilisation de la violence est totalement indigne de
la part du premier représentant et responsable de l'université de Nice.
Avec les pleins pouvoirs que procurera la LRU aux présidents
d'université, qui sait jusqu'où la direction sera capable d'aller.
Ce n'est pas la première fois que le président
d'université cherche à faire dégénérer une action du mouvement. On se
rappelle l'envoie de la police devant les grilles du campus Valrose
pour empêcher la tenue d'une AG à la fin d'une manifestation. Le
sérieux et le sang froid du collectif et de tous les participants de la
manifestation avaient permis que tout se finisse dans le calme.
Le fossé entre une direction sourde et aveugle qui
s'en-tête à ne pas vouloir débattre sereinement, ne fait que se
creuser. On peut se demander qui du collectif ou de l'équipe dirigeante
souhaite le “déclin de l'université”.
http://cgtcampus06.free.fr/
De : CGT Campus 06
mardi 28 avril 2009
site Bellaciao
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| mardi 28 avril 2009, a 19:13 |
| Des sénateurs qui ne peuvent pas rentrer au Sénat . |
Mardi 28 Avril 2009
Un cordon de CRS, déployé pour assurer la sécurité
lors de la manifestation contre la loi Bachelot, a empêché plusieurs
sénateurs à rentrer dans le palais du Luxembourg, malgré les écharpes
d'élus qu'ils portaient

Plusieurs sénateurs se sont vus empêchés d'accéder au
Sénat par un cordon de CRS déployé en raison de la manifestation contre
la loi Bachelot, a constaté un journaliste de nouvelobs.com, mardi 28
avril. Le barrage était déployé devant l'entrée du palais du Luxembourg
afin d'empêcher tout débordement.
Les sénateurs, Annie David, Odette Terade, Michelle Demessine,
Isabelle Pasquet, Jean-François Voguet et Guy Fischer, tous inscrits au
Groupe Communiste, Républicain, Citoyen et des Sénateurs du Parti de
Gauche, sont intervenu au micro devant les manifestants pour témoigner
de leur solidarité. Mais, alors qu'ils arboraient leurs écharpes
d'élus, certains d'entre eux se sont vus interdire l'entrée de leur
hémicycle. “Les CRS ont du pensé que j'avais volé mon écharpe”, a
expliqué à nouvelobs.com Annie David, sénatrice de l'Isère.
Les élus avaient rendez-vous au Sénat pour un débat avec les
syndicats et les professionnels du monde hospitalier qui, eux aussi,
n'ont pu rentrer qu'au compte-gouttes.
Nicolas Maury
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| lundi 27 avril 2009, a 20:51 |
| Quelques propositions de la Cgt pour la réussite du plan Emploi Jeunes . |
lundi 27 avril 2009
Tout contrat d'alternance doit faire l'objet d'un parcours personnalisé incluant un accompagnement social et professionnel
Une politique publique en faveur des jeunes fondée sur une sécurisation des projets, des parcours de vie
Pour les jeunes en alternance, gratuité des frais d'inscription, des frais d'équipements, de scolarité, de transports.
Une
transparence dans la gestion de la taxe d'apprentissage et passer d'un
coût forfaitaire à un coût réel des actions de formation
Un
vrai statut des formateurs dans les CFA et organismes de formation et
mettre fin à la précarité des emplois dans ces secteurs.
Consolider
les savoirs de base dans le cadre de la Préparation Opérationnelle à
l'emploi tel que le prévoit l'ANI de janvier 2009, pour l'accès à un
contrat de professionnalisation en CDI, un emploi en CDI ou un emploi
en CDD de 12 mois minimum
La mise en oeuvre du droit à une formation initiale différée, tel que prévu à l'article 16 de l'ANI de janvier 2009.
Conformément
à la Loi d'orientation de 1989, aucun jeune ne doit sortir du système
scolaire sans qualification, sans au moins le premier niveau de
certification.
La création d'un Service public de l'éducation et de la formation
Chaque
jeune à la sortie du système scolaire doit bénéficier d'un droit
individuel à la formation, attaché à sa personne et transférable quel
que soit son statut, utilisables comme levier dans l'acquisition de
nouvelles qualifications
La
rémunération des stages dès 2 mois : Et pourquoi pas une gratification
dès le 1er jour de stage ? Les stages de plus de 3 mois, sont souvent
liés à des diplômes et des qualifications plus importantes !
Donc 2400 euros pour 6 mois de travail, c'est un
scandale qui ne résout
pas le problème de l'autonomie des étudiants. Certains sont contraints
à faire plusieurs stages après leur cursus pour avoir un peu d'argent
et obtenir une"expérience" sur un CV.
Nous demandons un véritable statut des stagiaires, une
juste rétribution des stages, à 50 % du SMIC au minimum, dès le 1er
jour de stage, progressive avec la durée du stage et avec le niveau de
qualification, la prise en compte des stages dans le calcul des droits
à la
retraite, la suppression des périodes d'essai après un stage lorsque le
stagiaire est embauché dans l'entreprise.
La
prime à l'embauche des stagiaires en cours en CDI : Ce sont les stages
hors cursus qui sont concernés par cette mesure, des étudiants déjà
diplômés et qui sont obligés de faire des stages car ils n'ont pas
trouvé de travail ! C'est donc la création d'un nouveau parcours
après les études.
Un jeune diplômé devra faire au moins un stage de 6
mois à 1 an, puis éventuellement il sera embauché en CDD ou CDI ...ce
qui de facto crée et rallonge les périodes d'essais dans les
entreprises et précarise les parcours !
De plus c'est un effet d'aubaine ! La prime est donnée à l'entreprise... et pas au salarié ! Plus globalement la CGT propose :
Un
statut social de l'étudiant, une allocation d'autonomie, une réforme de
l'aide sociale, l'accès au logement social permettant à chaque jeune de
disposer de ressources lui permettant de poursuivre ses études sans
être contraint de travailler, ni d'être dépendant de sa famille. Nous
proposons une allocation égale à 50% du SMIC. Les années d'étude
doivent être validées dans le calcul des droits à retraite
La
sécurisation des parcours de vie nécessite l'articulation de la
formation initiale et continue, un accompagnement scolaire,
périscolaire, des dispositifs d'intermédiation pour favoriser la
réussite scolaire, la sécurisation des parcours d'insertion et
professionnels avec un accompagnement individualisé pour l'accès au
droit au travail, à un emploi de qualité, durable et bien rémunéré.
Jeunesse
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| dimanche 26 avril 2009, a 21:14 |
| Sarkozy transforme le fond d'investissement social en fond d'investissement patronal . |
Le
24 avril, Nicolas Sarkozy devait annoncé des mesures pour favoriser
l'emploi des jeunes. Cela n'a pas été le cas. En réalité, il en a une
nouvelle fois profité pour accorder de nouveaux cadeaux aux grandes
entreprises.
Un jeune sur trois est au chômage, et ils figurent
parmi les premières victimes du chômage de masse qui se développe
depuis janvier. Malgré cela, en fait de plan anti-chômage des jeunes,
Nicolas Sarkozy fait une nouvelle série de cadeaux aux entreprises sous
forme d'exonération de cotisations sociales et d'encouragement aux bas
salaires.
Inutile
de rappeler que les exonérations de cotisations sociales ont des effets
quasi nul sur l'emploi, le coeur de l'intervention présidentielle
n'était, à l'évidence, pas destinée à apporter des réponses aux
chômages des jeunes. Le Président de la République a instrumentalisé
sans vergogne la souffrance des jeunes pour détourner la quasi-totalité
du fond d'investissement social au profit des plus grandes entreprises.
Il aurait d'ailleurs été plus juste de renommer le fond d'investissement social, en fond d'investissement patronal.
Martin Hirsh avait promis un plan anti-chômage des
jeunes « original », mais Nicolas Sarkozy n'aura annoncé que des
propositions archaïques et marginales.
Parti communiste français
Paris, le 24 avril 2009 |
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| dimanche 26 avril 2009, a 16:40 |
| Pour un mois de Mai de résistance et d'espoire . |
Tract / affiche : Pour un mois de Mai de résistance et d'espoir
Après les mobilisations exceptionnelles des 29
janvier et 19 mars dernier, tous ensemble pour
un 1er Mai de convergence des luttes et de
transformation sociale !
La colère est puissante et ne se dément pas. Des millions de salariés ont
manifesté lors de grandes journées d'action unitaire. Des luttes se multiplient
dans les entreprises pour défendre l'emploi ou pour les salaires.
Stocks options, parachutes dorés, bonus, rémunérations scandaleuses
des grands patrons, annonces quotidiennes de licenciements : c'est
insupportable !
Affiche 1er Mai
L'unité syndicale demeure ; tout cela constitue un formidable point d'appui
pour le monde du travail. Cela rend Sarkozy et le MEDEF fébriles, car la
question du changement de société est posée avec force.
Chacun le constate, le système capitaliste conduit aujourd'hui à la mise au
chômage de centaines de milliers de salariés, à la montée de la précarité, à la
casse de l'industrie et des services, à la destruction de savoir-faire dans le
monde entier. Il y a besoin de réformes radicales !
L'utilisation de l'argent est au coeur de toutes les luttes. Leurs convergences et l'unité sont notre force.
Nous ne paierons pas leur crise ! Au contraire, la situation exige
l'augmentation des salaires et des pensions, mais aussi l'investissement dans
l'industrie et les services, la formation, la recherche et l'emploi pour répondre
aux besoins de notre peuple.
Ce ne sont pas les 360 milliards d'euros d'argent public que Sarkozy a versé
aux entreprises et aux banques sans aucun contrôle, ni le plan de relance
européen de 200 milliards, ni les mesures du G20 qui nous sortiront de cette
situation. Car toutes ces mesures sont insuffisantes et ne s'attaquent pas aux
causes de la crise.
Le capitalisme n'est ni moral, ni immoral, il est amoral !
Il faut des pouvoirs aux travailleurs leur permettant d'intervenir sur l'utilisation
de l'argent, la gestion des entreprises !
Les communistes proposent de mettre en débat des lois novatrices. Le 28 mai,
les députés communistes soumettront au vote trois projets de lois pour
porter à l'Assemblée nationale les exigences des mouvements sociaux.
Ils porteront des propositions alternatives visant notamment à prévenir les
licenciements économiques et à sauvegarder l'emploi, à augmenter les salaires, à
donner des droits nouveaux aux salariés et à leurs instances représentatives, à
promouvoir une autre répartition des richesses en proposant :
des pouvoirs aux salariés leur permettant de s'opposer aux licenciements et
d'agir pour une autre gestion des entreprises, une autre utilisation de l'argent et du
crédit
l'interdiction des licenciements pour les entreprises qui distribuent des
dividendes – droit de veto suspensif des Comités d'entreprise pour toute suppression
d'emploi et obligation d'examen des contre-propositions des salariés
le développement, avec un pôle public bancaire, d'un nouveau crédit sélectif,
permettant de baisser les charges financières des entreprises qui développent
l'emploi et la formation ; l'arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales
et l'aide aux PME et TPE
le contrôle de l'utilisation des fonds publics en les mettant au service de
l'emploi et de la formation, la suspension de toute aide de l'État aux groupes qui
veulent supprimer des emplois et le remboursement des aides indûment perçues
l'annulation des suppressions d'emplois publics, le développement des services
publics dans tous les territoires : Poste, école, santé, université…
des mesures urgentes de justice sociale en faveur de l'emploi, des salaires et du
pouvoir d'achat : augmentation des salaires, retraites et minima sociaux ; SMIC à
1 600 euros
fiscalité : annulation du bouclier fiscal et suppression des stock-options
Europe : respect du vote majoritaire du peuple français contre le TCE avec la
sortie des traités de Maastricht, Nice ou Lisbonne pour construire une Europe,
libérée des dogmes ultralibéraux, celle de la solidarité, de la fraternité, de la paix :
une Europe des peuples.
Le 28 mai prochain dans l'unité, la convergence des luttes, la solidarité du
monde du travail, nous pouvons ensemble donner un prolongement à la
mobilisation du 1er mai, contribuer à transformer la colère en alternative
politique jusqu'au Parlement. Le 7 juin, unis dans les rues et dans les urnes
avec le Front de gauche ! Le vote pour donner un carton rouge au capitalisme et
inventer une autre Europe que celle des marchés, des dividendes et des profits. |
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| samedi 25 avril 2009, a 19:07 |
| Une aubaine pour le patronat : Jeunes en soldes ! |
Par Régis TRILLES le samedi 25 avril 2009, 14:56 - Actualité - Luttes
- Lien permanent
La
présidente du MEDEF a laissé éclater hier sa satisfaction : « Le MEDEF
approuve sans réserve le plan pour l’emploi des jeunes. » Ben voyons,
c’est vrai qu’il constitue une grande braderie, où la jeunesse devient
un problème plutôt qu’une solution. Où le travail humain est un coût
plutôt que source de création de richesses… Décryptage des mesures
Sarkozy annoncées vendredi.
Au nom de quelle perversion idéologique les entreprises, selon les mots de l’UNEF, devraient-elles être « dédommagées »
pour accepter les jeunes et profiter au coût le plus bas de leur force
de travail et de leurs talents ? Le plan emploi présenté hier par
Nicolas Sarkozy avait toutes les apparences d’une grande braderie. Et
des exonérations de charges pour toutes les entreprises, et une prime
de 1 800 euros par-ci, une de 1 000 euros par-là … Ils sont frais mes
jeunes, ils sont bien frais et pas chers.
VoilÃ
des années que la jeunesse serait un problème et non une solution. Et
voilà des années que le travail humain serait en quelque sorte un coût
pour les entreprises et non la source de la création de richesses pour
toute la société, et pas seulement pour aller aux actionnaires. Le chef
de l’État, assisté de Martin Hirsch, prétend aider la jeunesse. Ils la
méprisent. Car il faut regarder les chiffres.
L’apprentissage
serait valorisé et les entreprises vont y être encouragées par de
nouveaux cadeaux. Mais combien gagne un jeune en apprentissage ? 25 %
du SMIC la première année, pour atteindre un royal 53 % la troisième
année. Pour les jeunes plus âgés, en contrat de professionnalisation,
la rémunération commence à 55 % du SMIC… Avec cela, le couvert des
contrats nouvelle embauche est mis de nouveau, avec les CIE, contrats Ã
durée indéterminée ou CDD de 24 mois. Quel jeu détestable sur les mots !
C’est
quoi des CDD de deux ans ? La possibilité largement ouverte d’user lÃ
encore du travail d’un jeune à bas coût, d’abuser de son espoir
d’embauche au terme de ses deux ans pour s’en débarrasser après en
toute légalité ! Et que dire des 30 000 contrats aidés qui leur
seraient proposés, essentiellement dans les collectivités locales avec
un financement de l’État pour un an à hauteur de 90 % ? Quelle petite
astuce ! Après cela, retour à la case départ. Avec en plus l’avantage,
très politique, de faire porter sur les collectivités locales la
responsabilité de la fin de partie. Et tout cela en exerçant une
véritable pression à la baisse sur les emplois statutaires.
Les
mesures annoncées hier ne sont pas de la poudre aux yeux. Elles sont
une nouvelle étape d’une offensive généralisée de la droite et du
patronat pour faire baisser le coût du travail, développer la précarité
et les bas salaires. La présidente du MEDEF, Laurence Parisot, a laissé
éclater hier sa satisfaction : « Le MEDEF approuve sans réserve le plan pour l’emploi des jeunes. »
Comme on la comprend ! Car les sommes mises en jeu, soit celles du
fonds d’investissement social, vont bel et bien aller aux plus grandes
entreprises, et il s’agit de l’argent public.
Le
gouvernement et le MEDEF utilisent la crise et la situation des jeunes
pour exercer cette pression. Le PCF a raison de dire dans un communiqué
qu’il s’agit d’une « instrumentalisation sans vergogne de leur souffrance »,
et ces mesures ne sont pas des mesures de lutte contre la crise. C’est
tout le contraire. La suraccumulation financière insensée qui a conduit
à ce que nous vivons est née de la pression constante exercée depuis
des années par le capital sur le coût du travail.
Sortir
de la crise c’est revaloriser le travail contre l’accumulation
financière, faire aller l’argent, et pas seulement l’argent public, Ã
la création d’emplois durables et qualifiés. Au lieu de cela il s’agit
de faire tourner, toujours plus vite, toujours plus librement, la
machine à profiter sans entraves. Ils tablent sur une sortie de la
crise mais en aggravant toujours plus les mécanismes qui l’ont
provoquée, jusqu’à la prochaine. Salaires, emplois, services publics.
C’est le triptyque qui unit tous les syndicats pour le 1er Mai. Les
jeunes ont toutes les raisons de s’y associer par centaines de
milliers, et les moins jeunes toutes les raisons de les soutenir et de
se battre avec eux.
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| samedi 25 avril 2009, a 18:36 |
| BERTHE WARRET-CARION,MARTYRE DE LA RESISTANCE. |
publié dans : Hommages
BERTHE WARRET-CARION, MARTYRE DE LA RESISTANCE
Héroïne de la Résistance, BERTHE WARRET–CARION a péri
atrocement décapitée à la prison de Charlottensburg, à Berlin, le 1er
septembre 1944, le jour même où la ville d'Arras était libérée du joug
nazi.
C'est au bout d'une année de souffrances indicibles que ses
bourreaux ont décidé de l'achever, furieux de n'avoir pu lui arracher
les secrets qu'elle détenait.
Du jour où BERTHE a été arrêtée, le 27 août 1943, dans le baraquement qu'elle habitait, à Arras, jusqu'à celui de sa mort tragique, la police française d'abord, la gestapo ensuite, ont tout tenté en vain pour la faire parler.
Ils ignorent qu'elle est agent de liaison des FTP et transporte pour eux des armes et de la dynamite, mais ils
recherchent son mari, JULES WARRET, militant communiste connu et entré
en Résistance dès le début de l'occupation. Il est devenu le
responsable FTP de tout le secteur Arras-Bapaume Hesdin et ils
supposent qu'il vient de temps à autre clandestinement retrouver sa
femme et ses deux filles.
Ses tortionnaires ont infligé à BERTHE les pires atrocités dans l'espoir qu'elle dénoncerait ses camarades résistants. Ils
s'acharnent d'autant plus sur elle qu'ils croient savoir qu'elle a
aussi hébergé des communistes allemands déserteurs de la Whermacht.
Ayant arrêté également sa fille aînée, JEANNE, âgée de 20 ans,
la Gestapo (dans son immeuble place de la Préfecture à Arras) va
jusqu'à torturer BERTHE face à sa fille et JEANNE face à sa mère.
Déportée ensuite sans jugement, JEANNE reviendra si affaiblie des camps de la mort, à la Libération, qu'elle ne survivra que quelques mois à son calvaire.
Enfermée à la prison St Nicaise d'Arras, isolée et interdite de colis et de visite, BERTHE, accusée de « complicité avec la révolution bolchevique » est transférée à la prison de Saint Gilles en Belgique puis dans le bagne de Cottbus (dans le Brandebourg) le 12 juillet 1944.
Durant cent jours, les nazis la laissent croupir en cellule humide, enchaînée, affamée et à nouveau torturée, sans parvenir à la faire céder.
C'est le 31 août 1944, qu'elle est emmenée à la prison pour femmes de Berlin pour être exécutée le lendemain.
Il n'existe aucun lieu où l'on puisse honorer la dépouille de cette jeune femme martyre, car ses bourreaux ont aussitôt livré son corps à l'institut d'anatomie de Berlin pour être « utilisé à des recherches médicales ».
Rien ne prédestinait la jeune BERTHE CARION au sort tragique qui fut le sien. Elle était née, le 6 juin 1904, dans le paisible village de BARLY. Bonne élève, elle aurait aimé poursuivre des études mais le foyer était trop modeste : son père, ancien maçon, sans retraite, était devenu garde-champêtre à 65 ans.
A 19 ans BERTHE CARION épousa Jules WARRET
d'Arras, ouvrier mineur et ils élevaient leurs deux filles dans la cité
des Jardins quand la guerre éclata. Le Parti communiste interdit dès
1939, Jules WARRET fut poursuivi pour avoir dénoncé cette injustice et dès l'Occupation il entra dans la clandestinité pour combattre l'occupant nazi..
C'est pour avoir rejoint son mari dans cette lutte et avoir
protégé par son silence toute une organisation de la Résistance que BERTHE est devenue la jeune femme héroïque qui sera honorée à Beaurains samedi prochain 25 avril.
Christian Lescureux
Blog P.C.F ARRAS
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| jeudi 23 avril 2009, a 04:36 |
| Buffet : la colère des salariès "normale" |
publié dans : Déclaration de Marie-George Buffet
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La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a qualifié aujourd'hui de “normale” la colère de salariés
qui s'exprime de plus en plus souvent durement dans les conflits sociaux.
Cette colère est “normale” et “il y a besoin de créer un rapport dans
ce pays au profit des salariés”, a déclaré Mme Buffet sur Canal+. “Ces salariés n'obtiennent pas de négociations et ils sont obligés d'utiliser des moyens qu'eux-mêmes d'ailleurs regrettent
pour obtenir des négociations; il faut ça pour que les préfets se réveillent”, a-t-elle estimé.
“Ils se battent pour obtenir des négociations, a-t-elle poursuivi, ce
n'est pas de la violence”. “Quand vous êtes devant un mur, il y a
parfois des désespoirs qui s'expriment. Ecoutez-ces salariés de
Continental, ils ont l'impression d'être devant un mur devant la
multinationale qui les dirige”.
Mme Buffet a par ailleurs qualifié de “voyous” la direction de
l'équipementier automobile américain Molex, dont deux dirigeants de
l'usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) ont été retenus par les
salariés.
“Dans l'usine de Molex, les voyous c'est la
direction de l'usine qui a prévu la fermeture du site et a fait la
production ailleurs”, a-t-elle dit.
Mme Buffet a estimé que cette situation n'était pas liée à la crise,
mais que des entreprises “utilisent le prétexte de la crise”,
attribuant les causes de la crise “à la financiarisation à outrance”.
Elle a également appelé à une grande manifestation
populaire et intergénérationnelle le 1er mai, “pour créer un rapport de
force qui fasse que l'on maintienne l'emploi et qu'on maintienne les
salaires”.
Blog P.C.F ARRAS
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| mercredi 22 avril 2009, a 18:48 |
| PCF : Le" sabotage de l'année universitaire par Valérie Pécresse doit cesser " |
PARIS
(AFP) — Le Parti communiste français (PCF) a demandé lundi que le
“sabotage de l'année universitaire par Valérie Pécresse” cesse, jugeant
que la ministre de l'Enseignement supérieur mettait “en péril les
examens” des étudiants.
“Apparemment non contente d'avoir complètement désorganisé l'année
universitaire 2009 en s'arcboutant sur des textes dont la grande
majorité de la communauté scientifique et universitaire ne veut pas,
Mme Pécresse joue maintenant avec l'avenir des étudiants qu'elle prend
en otage de ses réformes”, déclare Olivier Gebuhrer, responsable de la
Commission nationale enseignement supérieur et recherche au PCF, dans
un communiqué.
“En prétendant faire promulguer ses textes, malgré une situation de
crise qui se poursuit, elle met en péril les examens de l'année
universitaire”, poursuit-il, estimant que le “sabotage de l'année
universitaire par Valérie Pécresse doit cesser”.
Les universités cherchent les meilleurs dispositifs possibles pour
rattraper les heures de cours perdues depuis le début du conflit
universitaire, qui a commencé début février, pour pouvoir organiser les
examens de fin d'année et attribuer des diplômes non dévalués.
Blog P.C.F Evry
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| mercredi 22 avril 2009, a 04:43 |
| Molex : Le document qui prouve la fermeture préméditée de l'usine . |

Nous publions le fac-similé d'un email d'un client de
l'équipementier, qui prouve que la délocalisation de l'usine de
Villemur a bel et bien été organisée de longue date.
Deux dirigeants de l'équipementier automobile
américain Molex étaient toujours retenus dans un bureau mardi
après-midi par des salariés de l'usine de Villemur-sur-Tarn
(Haute-Garonne), qui les accusent d'avoir prémédité et organisé la
fermeture du site, prévue à mi-2009.
L'action, qualifiée de “séquestration”, par les deux personnes
retenues, le cogérant de Molex SARL (la filiale française), Marcus
Kerriou, et la directrice des ressources humaines, Coline Colboc, a été
décidée à l'issue d'un comité d'entreprise.
Les salariés de l'entreprise de connectique automobile ont eu “un
coup de colère” en apprenant que le groupe avait en réalité mis en
place “une double source de production pour contourner Villemur”, avant
même d'annoncer son plan de fermeture le 23 octobre 2008, explique le
secrétaire du CE Denis Parise (CGT). Ils dénoncent aussi le
“détournement” de stocks, transférés depuis un an chez un distributeur
néerlandais.
L'intersyndicale (CGT-CFDT-FO-CFTC-CGC) estime qu'on a “menti” aux
salariés en invoquant en octobre “le manque de rentabilité et la crise
automobile” pour fermer Villemur, alors que “depuis au moins six mois
ils préparaient une deuxième source de production aux Etats-Unis”,
selon M. Parise.
“Les constructeurs automobiles, les intégrateurs de nos câblages
étaient aussi au courant”, assurent les syndicalistes, s'appuyant
notamment sur un mail interne à PSA Peugeot-Citroën rappelant que Molex
allait annoncer lundi son “plan de sécurisation” des livraisons.

Le fac-similé d'un mail prouvant que Molex a averti ses clients,
dont PSA, dès l'automne 2008, et organisé sa production en conséquence.
Selon l'avocat du comité d'entreprise, Me Jean-Marc Denjean, présent
sur le site mardi, “la preuve est faite que Molex a prémédité, organisé
de longue date” la fermeture de son site français. L'avocat, qui a déjà
porté plainte pour “entrave au fonctionnement du comité d'entreprise”,
a apporté ces éléments nouveaux au procureur lundi, et le secrétaire du
CE a annoncé qu'il serait entendu mercredi matin par la police
judiciaire.
Le président de la région Midi-Pyrénées Martin Malvy (PS), qui a
soutenu plusieurs manifestations des Molex depuis six mois, a qualifié
“d'inadmissible” un éventuel transfert des fabrications de Villemur aux
Etats-Unis, “s'agissant d'un groupe qui fournit en partie les
industriels français et européens”.
Le blocage restait entier en début d'après-midi malgré les va-et-vient des représentants de l'Etat d'un camp à l'autre.
“Il n'est pas question de négocier dans cette situation de
séquestration” déclarait Marcus Kerriou, tandis que le secrétaire du CE
affirmait : “nous les laisserons sortir s'il y a une avancée, s'ils
acceptent de discuter sur nos propositions”.
“Ils doivent rapatrier les stocks détournés et s'en aller car plus
personne ne veut travailler pour Molex, mais ils doivent nous laisser
100 millions d'euros d'indemnité, pour avoir menti et volé depuis le
rachat à Snecma (groupe Safran) il y a cinq ans”, affirme M. Parise.
“Nous trouverons un repreneur ou maintiendrons le site nous-mêmes”,
a ajouté le cégétiste, majoritaire (65% des voix du personnel).
Tout aussi amer à l'égard des “mensonges” de Molex, le délégué
syndical FO Thierry Bonhoure se montrait moins ambitieux en déclarant :
“la direction devra trouver une solution pour chaque salarié”.
Le fac-similé intégral :

site de l'Huma
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| lundi 20 avril 2009, a 21:53 |
| Il manque 200 euros aux mima sociaux . |
Par Gérald Briant, adjoint au maire du 18e
arrondissement de Paris, chargé des affaires sociales et de la lutte
contre l'exclusion (*), et Ian Brossat, président du groupe communiste
au Conseil de Paris, élu du 18e arrondissement de Paris.
Que faire devant la multiplication des marchés de la misère ?
Chaque jour, la crise égraine sans fin les chiffres de
ses suppressions d'emplois et de ses fermetures d'usines. Cette litanie
statistique dit la dépression sans précédent qui frappe l'économie
mondiale. Ce qu'elle ne dit pas, en revanche, c'est le retour d'une
misère qu'on pensait vaincue depuis longtemps et qui éclate au grand
jour dans la rue.
Paris ne fait pas exception. Dans le 18e arrondissement, à la porte
Montmartre, plus de mille personnes s'installent chaque semaine à
proximité des puces de Saint-Ouen. Devant eux, par terre, étalés sur
des draps ou des couvertures, des vêtements usagés, de la nourriture,
parfois des médicaments, souvent récupérés dans des poubelles. En plein
Paris, une économie de la débrouille se développe au grand jour. Le
phénomène n'est pas isolé : à Château-Rouge, Belleville, porte de
Montreuil, porte de Vanves, et ailleurs encore, ces marchés de la
misère se propagent à une vitesse incroyable. Depuis l'origine des
Puces, il y a toujours eu des « biffins », mais depuis l'été dernier
leur nombre a été multiplié par dix.
En quelques mois, le phénomène a pris une telle ampleur que la
population du quartier, l'une des plus populaires de la capitale, crie
son désarroi. Elle a l'impression d'être abandonnée, délaissée. Pire,
des réactions racistes apparaissent : certains habitants s'en prennent
aux vendeurs à la sauvette, les tensions communautaires s'exacerbent.
Pour faire face, la mairie d'arrondissement et la mairie de Paris se
démènent au quotidien pour trouver des solutions adaptées. Elles
viennent de définir un emplacement de vente solidaire. Pourtant, ce
marché de la misère à ciel ouvert appelle des réponses d'un tout autre
ordre que celles qu'une collectivité, même Paris, peut apporter.
Car cette terrible misère est née de la crise économique et de
l'absence de réponses gouvernementales aux urgences sociales. En raison
d'un pouvoir d'achat exsangue, de plus en plus de personnes vendent ce
qu'elles trouvent, ou le peu qu'il leur reste, en espérant gagner
quelques euros pour tenir encore un peu. C'est la même misère qui
pousse de plus en plus de gens à acheter nourriture et vêtements sur
ces marchés. Qu'importe leur provenance. Autre signe des temps : un
nouveau secteur de développement s'est créé pour les supermarchés, la
vente de denrées périssables proches de la date de péremption. Faute
d'un filet social réel, on vit d'expédients, on accepte de sombrer un
peu plus dans la marginalité, sans espoir de retour. Ce mouvement
traduit l'incapacité de l'État d'être à la hauteur de la situation.
En France, le seuil de pauvreté est curieusement plus bas qu'en
Europe : 681 euros pour une personne seule au lieu de 817 euros. Ces
681 euros correspondent de fait à l'addition d'un RMI et d'une
allocation logement, ou à peu près. La France aurait tout intérêt à
s'inspirer de l'Europe. Il est irresponsable et irréaliste de ne pas
augmenter les dix minima sociaux français de manière à les mettre, au
minimum, au niveau du seuil européen de pauvreté. À moins, bien sûr, de
considérer que les directives européennes ne doivent servir que les
seuls marchés financiers. Cette augmentation immédiate est nécessaire
pour la survie d'un grand nombre de nos concitoyens. Elle correspond
aux 200 euros que les populations antillaises ont exigés et obtenus. Le
7 juin, ce sera aussi l'occasion d'élire des députés du Front de gauche
porteur de cette ambition. Votons.
(*) Membre de la commission pauvretéexclusion du Conseil national du PCF
site de l'Huma
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| dimanche 19 avril 2009, a 22:22 |
| LE PATRONAT RESTE BIEN ... LE PATRONAT . |
Par rognac le samedi 18 avril 2009, 22:36 - Lien permanent
CFE/CGC,
CFDT, CGT, CFTC, FO
Shell doit assumer ses responsabilités sociales
Berre le 16/4/09
Depuis plusieurs mois, nous nous sommes, maintes fois, exprimés sur la
crise mondiale structurelle que subit le système capitaliste, ses
origines, ses causes profondes, ses impacts économiques, industriels et
sociaux.
De même sur la situation de LyondellBasell Industries, qui dans ce
contexte de crise et de son endettement exceptionnel, issu du rachat de
Lyondell par Basell, a conduit, les juridictions compétentes
américaines, dès le 6 janvier, à placer la partie USA LBI sous
protection de leur « chapitre 11 du code des faillites ».
Ceci a permis au Groupe LBI d'éviter le dépôt de bilan immédiat et de
pouvoir continuer ses activités avec obligation de se restructurer,
afin de dégager des actions de désendettement, basées sur des
fermetures de Sites, des suppressions massives d'effectifs, des baisses
de coûts y compris chez les sous traitants et avec vraisemblablement
des ventes d'actifs.
CPB
et CDH n'y échappent pas et depuis janvier vivent une période très
difficile avec de nombreuses contraintes pour assurer leur
fonctionnement avec de gros soucis d'approvisionnement et les
conséquences de la crise de confiance de leurs fournisseurs et de leurs
clients.
Des mesures drastiques d'économies ont été prises avec le plan « quick
win » de report de dépenses, la mise en place du plan 15 puissance 3 (
en plus de la fermeture du BR, des Solvants, et des impacts sur les
Services Supports ).
Le devenir du Site, sa pérennité, le devenir des salariés et leurs
acquis sociaux sont des questions essentielles qui ne relèvent pas
uniquement des décisions de nos dirigeants. Cela dépend aussi du monde
du travail, d'autant qu'il n'est pas responsable de la crise, et que
son intervention est prépondérante.
En ce sens, devant cette situation « très critique », les 5 OSR ont dès
janvier développé un Plan d'URGENCE comprenant un ensemble de mesures,
dans le but de nous doter d'une « boite à outils », nous permettant de
ne pas rester dans l'attente, en spectateur, d'anticiper en cas de
problème, d'éviter que le personnel soit seul à supporter le risque
social et de ne pas avoir à subir sans pouvoir intervenir.
1) Nous avons donc déclenché en CE la procédure de droit d'alerte
avec le cabinet ADECO afin d'avoir une vision claire et lucide sur la
situation économique de l'entreprise LBI en France et du Groupe compte
tenu du chapitre 11.
2) Nous nous sommes attachés les services d'un cabinet d'avocats
spécialisés en droit international afin d'étudier toutes les pistes que
nous pourrions exploiter dans l'intérêt du personnel et de la pérennité
de l'entreprise.
3) Nous avons pris contact avec de nombreux partenaires économiques,
politiques et syndicaux afin de leurs faire connaître notre situation,
obtenir leur soutien et mieux préparer des actions éventuelles.
Compte tenu des échanges avec tous ces acteurs, les 5 OSR, depuis
janvier, ont engagé des rencontres avec Shell pour leur faire part de
notre situation 8 mois après la vente et de leur responsabilité dans
cet état de fait.
Malgré notre avis négatif en CE et des nombreux avertissements externes
liés au rachat (endettement faramineux) de Lyondell par Basell, Shell
nous a toujours assuré des perspectives économiques et industrielles de
ce nouveau Groupe.
Shell nous a donc vendu et s'est engagé par écrit à garantir la
pérennité des accords sociaux jusqu'au 31/12/2010 ainsi que le PSE
jusqu'au 31/12/2009.
Les 5 OSR ont, après avoir fortement insisté (plusieurs courriers,
contacts et échanges téléphoniques), obtenu une réunion le 23 mars 2009
avec les représentants de Shell. Notre but est que Shell se porte
garant des accords et du PSE en cas de défaillance de LBI. Dans un
esprit constructif, nous avons également proposé avec l'aide des
avocats, un montage financier permettant de bien cadrer cette démarche
et de sécuriser les droits acquis pour le personnel.
Après ces échanges, la réponse de Shell est inacceptable car elle ne
propose d'aborder que quelques points mineurs. Shell se décharge ainsi
de toutes ses responsabilités.
Cette fin de non recevoir est d'autant plus choquante que Shell affiche
un bénéfice de plus de 30 milliards de $ pour 2008. Elle est également
insultante pour les 1600 salariés ex-Shell qui ont toujours eu une
attitude responsable et qui ont permis à Shell pendant des décennies
d'engranger des milliards.
Après contact avec nos avocats, nous avons envoyé la lettre suivante
aux dirigeants de Shell le 15 avril 2009.
LETTRE INTERSYNDICALE
AUX DIRIGEANTS DE SHELL
"Messieurs,
Votre lettre du 30 mars dernier est une insulte à l'égard des
organisations syndicales, des 1.600 salariés Shell et de leurs
familles ! Dans le climat économique et social que nous connaissons
aujourd'hui, votre comportement irresponsable est une véritable
provocation.
Ainsi que notre lettre ouverte du 23 février vous le rappelait, vous
avez pris l'initiative du transfert des activités du site de Berre et
de plus de 1.600 salariés Shell au profit de « Lyondell Basell »,
pseudo groupe constitué à la va-vite en cours d'opération que vous vous
êtes attaché à présenter comme un groupe florissant et prospère. Pur
mensonge !
Face au scepticisme de la représentation du personnel, Shell s'est
engagé contractuellement à ce que le bénéfice des accords d'entreprises
et autres plans dont les salariés bénéficiaient au sein de Shell leur
soit maintenu suite au transfert, au-delà des prévisions légales.
Moins de huit mois après cette cession, les sociétés holdings du groupe
Lyondell Basell ont été contraintes de se placer sous le régime
américain des faillites (chapter 11) et 13 des 16 entités françaises de
ce groupe, dont CPB et CDH, ont fait l'objet de procédures d'alertes de
leurs commissaires aux comptes et de leur comité d'entreprise. Les
informations communiquées à cette occasion ont entrainé la saisine des
tribunaux compétents.
Nous avons pu constater l'endettement scandaleux (plus de 26 milliards
de dollars !) et l'extrême fragilité du montage financier mis en œuvre
par Len Blavatnik à l'occasion du rachat du site de Berre, et surtout,
l'absence totale de garantie pécuniaire quelle qu'elle soit, visant à
assurer aux salariés le service effectif des droits transférés !
Oui, nous le redisons avec force :
Shell nous a vendu il y a moins d'un an à un groupe surendetté -
véritable château de cartes, mû uniquement par le goût du profit de son
principal animateur – et parfaitement incapable de faire face aux
obligations souscrites à l'égard des salariés.
Shell, entouré de multiples conseils, connaissait parfaitement la
nature réelle, la situation financière et l'incapacité matérielle de
Len Blavatnik à faire face aux obligations qu'il lui faisait souscrire.
Dans le cadre d'une véritable entrave aux droits de la représentation
des salariés, Shell a sciemment menti sur les garanties et perspectives
réelles que ce groupe surendetté était en mesure d'offrir et sur les
risques encourus par les salariés : risques avérés dès le jour de
l'opération qui se concrétisent aujourd'hui, moins de huit mois après
sa réalisation !
Shell a adopté un comportement frauduleux et déloyal à l'égard tant de
la représentation du personnel du groupe que des 1.600 salariés
concernés.
La responsabilité tant civile que pénale de Shell et de ses dirigeants
est engagée.
IL est vrai qu'en dépit de ce constat accablant et qui reste
parfaitement exact nous avons pris l'initiative de vous proposer une
démarche visant à sécuriser les engagements que vous avez pris
vis-à-vis de l'ensemble des salariés. Cette démarche visait à donner à
chacun, salariés, Shell et employeur actuel, une perspective claire et
une meilleure appréhension du risque.
Parfaitement conscients de l'échec de votre « spin off
»(désengagement), vous avez activé votre « cellule de crise » et vous
étiez trop heureux de trouver, face à vous, des interlocuteurs
constructifs. Lors de notre rencontre du 23 mars dernier, vous avez
reconnu le trouble causé par la précarité de la situation financière de
notre actionnaire principal, comme vous le rappelez dans votre courrier
à propos de l'unité Solvants et vous nous avez laissé entendre que vous
acceptiez d'étudier le dispositif que nous vous proposions.
Vous tentez aujourd'hui soudainement de vous exonérer de votre
responsabilité de manière grotesque, en en faisant une position de
principe comme si vos bénéfices vous plaçaient au-dessus des lois !
Tandis que vous comptez vos milliards, votre lettre est une trahison à
l'égard des 1.600 salariés du site de Berre et un coup de tonnerre pour
l'ensemble de vos salariés actuels qui prennent soudainement conscience
de ce que Shell n'a pas de parole !
Nous regrettons vivement cette situation, incohérente et surtout
irresponsable de votre part. Nous dénoncerons en place publique votre
comportement immoral et cynique et prendrons toutes initiatives et
actions, au travers notamment de la mobilisation des salariés, afin
d'obtenir l'application des engagements que vous avez pris lors de la
cession du site." Lettre signée des 5 OSR de CPB et CDH
Nous avons jusqu'à présent privilégié le dialogue, le consensus et
la confidentialité pour essayer d'obtenir un compromis satisfaisant
pour toutes les parties.
Devant un tel comportement de Shell qui affiche des valeurs de respect,
d'éthique et se proclame socialement responsable, nous sommes
contraints de mettre sur la place publique, ces conduites scandaleuses.
Shell nous force à adopter une toute autre démarche. La confidentialité
et le compromis ne sont plus d'actualité.
La médiatisation la plus large possible à l'encontre de Shell s'avère
primordiale.
Nous préparons pour cela des actions syndicales, médiatiques et
politiques dans les semaines à venir.
La participation active des salariés est indispensable et reste notre
meilleur atout.
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| dimanche 19 avril 2009, a 16:55 |
| Carterpillar : le PCF qualifie d'''ignoble " la décision de justice . |
Jean-Marc Coppola, membre de la direction
nationale du PCF, a qualifié samedi d'”ignoble” la décision de justice
à l'encontre de salariés de Caterpillar

“La décision du juge des référés de condamner 19
salariés de Caterpillar en lutte pour la défense de leur emploi et du
site de Grenoble est ignoble. Le PCF condamne cette décision injuste”,
affirme le responsable communiste dans un communiqué.
Selon lui, l'action de ces salariés est “une action collective
légitime”. “Par cette décision du juge des référés, la justice vient
prêter main-forte à la direction de Caterpillar. Pire, elle renforce
l'angle d'attaque du président de la République qui choisit la
criminalisation de l'action syndicale au lieu de répondre aux exigences
sociales qui montent dans le pays”.
Le tribunal de grande instance de Grenoble a ordonné vendredi à 19
salariés de Caterpillar, assignés pour occupation illicite et entrave à
la liberté de travailler, de laisser libre accès aux usines de Grenoble
et Echirolles (Isère), sous astreinte de 200 euros chacun par jour
Nicolas maury
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| dimanche 19 avril 2009, a 16:11 |
| UNE ARNAQUE ? / LE CHOMAGE : UNE BONNE AFFAIRE POUR LES ASSUREURS ! |
<<Dans
un contexte économique et financier peu rassurant>>,le site de
courtage en ligne participepresent.fr se propose de vous
<<rassurer>>.Comment ? En souscrivant une garantie chômage
concoctée par l'assureur britanique Genworth complétant à hauteur du
dernier salaire les allocations ASSEDIC.En prime,mais à condition
d'avoir souscrit à une indemnité mensuelle d'au moin 600 euros et
d'avoir au moins 5 ans d'expérience professionnelle,l'assuré dispose
des conseils d'un expert <<pour gérer son parcours professionnel
ou rechercher un emploi>>.L'ensemble a tout de l'arnaque : en
gros,une cotisation mensuelle de 15 à 20% du salaire brut ( contre 2,40
aux ASSEDIC ! ),une franchise de 12 mois et une obligation d'assurance
de trois ans et une bonne liste d'exclusions de garantie.Pas tros de
risque pour l'assureur.Mais un petit poison distillé dans l'oreille des
cadres,à qui le produit s'adresse en priorité : le chacun pour soi
plutôt que la protection social solidaire et les lutte collectives .
l'Humanité Dimanche du 16 au 22 avril 2009
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| dimanche 19 avril 2009, a 11:14 |
| Le dessin humanite.fr |
Les dessins des « jeunes correspondants » de l'Humanité, des créateurs et dessinateurs.
Chirac, personnalité politique préférée des Français…
Dessin de Thibault Roy
Son Blog :http://glandeur-nature.over-blog.com/ |
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| dimanche 19 avril 2009, a 10:50 |
| Partout en France,le Front de Gauche se mobilise ! |

Pendant que l'UMP et le PS refusent d'entrer en
campagne pour éviter le débat, peut-être pour ne pas rappeler aux
français leur accord avec la politique neolibérale inscrite dans le
Traité de Lisbonne, le Front de Gauche se mobilise.
Ainsi, depuis deux mois, des comités de soutien locaux
se créent dans toute la France. Composés par des membres du Parti
Communiste, du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire, mais aussi par
de militants associatifs, syndicalistes ou citoyens, ces comités
organisent quotidiennement sur tout le territoire des initiatives pour
informer et débattre sur le projet de changement social et démocratique
qui s'impose face à la crise.
Mardi 7 avril à Grasse (Alpes-Maritimes), les candidats
Gérard Piel (PCF) et Suzanne Hugon (PG), ont débattu avec le public. Le
Front de Gauche souhaite changer le fonctionnement de l'Union
européenne pour que ce ne soit plus aux citoyens de payer les ravages
de la crise économique. D'autres mesures comme l'interdiction des
licenciements dans les entreprises faisant de bénéfices ou la
régularisation de sans-papiers ont été évoqués.
Dans cette même circonscription du Sud-Est, les têtes
de liste Marie-Christine Vergiat, Karim Gendhouf et Claude Debons ont
appelé à l'ermitage de Digne-les-Bains à la « rupture et au
rassemblement. Il faut un vote contre Sarkozy qui n'a pas été à la
hauteur de la crise. Il faut dans le même temps un plan de relance qui
propose une nouvelle Europe, à la fois solidaire et écologique. Le vote
qui exprime le mieux ce double propos, c'est dans le Front de Gauche
qu'on le trouve ».
Fin de semaine dernière, les candidats du Doubs de la
liste du Front de Gauche dans le Grand-Est étaient à Sochaux pour
annoncer le lancement d'un comité de soutien dans le pays de
Montbéliard. A la suite, une réunion publique était organisée le soir
du mardi 14 avril à l'ancienne marie d'Audincourt. Pour Emmanuel Girod
(PG), au niveau politique il faut également « être à la hauteur de la
crise. Nous proposons l'instauration d'un bouclier social, la mise en
place d'un salaire maximum légal qui ne dépasse pas 20 fois le Smic et
l'abrogation du paquet fiscal ». Pour Annie Ménétrier (PCF), « il faut
donner une perspective politique aux luttes sociales », il faut un
rassemblement pour faire « face à la crise du système capitaliste » et
« changer d'Europe ».
Dans la circonscription Sud-Ouest, les représentants
locaux du Front de Gauche, Guilhem Sérieys (PG), Jean-Paul Boyer (PCF)
et Claude Catalan (PG), sont passés à l'offensive. Ils souhaitent
organiser la mobilisation dans le but de constituer « un véritable
front populaire qui propose une alternative à la politique de Sarkozy
et à celle de l'Europe libérale, tout en faisant avancer les
thématiques qui sont actuellement dans la rue ». Pour eux, l'élection
du 7 juin doit permettre de « sanctionner les grands partis politiques
que sont l'UMP et le Parti socialiste qui ont voté le traité de
Lisbonne, qui n'est autre qu'un copié-collé du traité européen que les
Français avaient refusé par référendum ». Ils ont également rappelé
l'importance de ce scrutin pour les français et la nécessité d'avoir
une traduction politique de l'unité de la mobilisation sociale.
Ces initiatives ne sont que quelques exemples. Ce sont
des centaines d'autres que les différents comités locaux du Front de
Gauche organisent tous les jours au niveau local. Elles permettent de
mener une campagne de proximité qui est très importante à l'heure où
les politiques libérales menées par l'Union européenne sont mises sous
silence et minimisées dans leurs rôles.
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| dimanche 19 avril 2009, a 08:25 |
| "Salopard",mais plustôt fier... |
samedi 18 avril 2009 (19h35)

Luc Bramy a restructuré successivement STMicroélectronics, Wagon Automotive et la SBFM. Portrait d'un expert du licenciement.
« J'adore la crise, elle crée plein de situations compliquées » dixit Luc Bramy.
« Cela ne me dérange pas qu'on me colle
l'étiquette “salopard” sur le front, tant que j'ai la fierté d'avoir
bien fait mon métier. » Luc Bramy assume tout avec aplomb.
Bien obligé quand on a pris le conflit en entreprise comme spécialité.
Ce polytechnicien de quarante-trois ans, ingénieur des Ponts et
Chaussées, est pourtant venu tardivement à ce qu'il appelle « l'ingénierie du plan social ». «
D'abord, j'ai travaillé dans la banque, j'ai créé une entreprise
d'immobilier, puis une boîte de vente d'informatique à la Surcouf.
Enfin, j'ai travaillé pendant un an dans le cabinet
d'experts-comptables Secafi Alpha, où j'ai fait de l'expertise de plan
social, notamment pour le compte de syndicats. » En 2004, cet oiseau de proie choisit sa voie : «
Beaucoup de managers de transition y sont venus par un concours de
circonstances. Moi, j'y suis venu parce que j'aime ça. Les plans
sociaux, ce sont des situations qui exigent du manager plus d'intuition
que de réflexion, et ça, c'est stimulant », déclare celui qui, dix minutes après, vous explique que son objectif principal est de « déplacer le dialogue avec les salariés de l'intuitif au rationnel ». Il se voit comme un « technicien » qui « ne se préoccupe pas de politique », un « assembleur » qui sait jongler entre le social et le juridique, composer avec les syndicats tout en exécutant les ordres de son client.
Luc Bramy a débuté en 2004 à Rennes, chez STMicroelectronics, une usine de 600 salariés alors en plein conflit.
« La fermeture de l'usine avait été annoncée en septembre 2003.
Rapidement, le directeur des ressources humaines s'est retrouvé
dépassé, sur des questions de communication et de gestion de la crise,
raconte Jean-Marie Michel, ancien délégué CGT. Nous avons alors
commencé à croiser des consultants dans les couloirs. Bramy était l'un
deux. » En janvier 2004, après un comité d'entreprise houleux, la direction est séquestrée pendant une nuit. «
À 3 heures, le DRH, qui avait décidé de rester de son propre chef, a
fait un malaise. On ne l'a jamais revu. Et dès le lendemain, Bramy a
pris le relais et est devenu DRH », poursuit Jean-Marie Michel.
« Bramy se distinguait par une absence totale de sentiment. Avec lui, ça ne craque pas, impossible d'avoir une emprise »,
se rappelle le cégétiste. En juin 2004, STMicroelectronics est bloquée
pendant une semaine, jusqu'à l'intervention de la police. Les employés
voulaient alors empêcher le déménagement des machines. « À
cette époque-là, le rôle de Luc Bramy était d'épauler le directeur, au
propre comme au figuré, car parfois il le tenait littéralement à bout
de bras, décrit Jean-Marie Michel. Il utilisait également la
communication auprès de la presse, le “storytelling”, pour grossir la
violence de la lutte. » Réponse de l'intéressé : « Ce conflit était vraiment violent, et j'ai été, à plusieurs reprises, à deux doigts de me faire casser la figure ! » Quatre ans après les faits, l'ex-délégué CGT juge que son ancien ennemi a gagné cette bataille : « Il a réussi à éviter les actions aux prud'hommes, c'est forcément un succès pour lui. »
Après avoir fait un sort à STMicroelectronics, Bramy poursuit sa guerre sans fin ailleurs. En 2006, il s'occupe de « restructurer » Wagon Automotive, une lutte où il observe de près « des syndicats hyper bien organisés ». Car c'est l'une de ses « règles d'or : analyser le terrain, bien connaître les leaders d'opinions et établir des axes de dialogue clairs avec eux ». Une autre « règle d'or » : « Si une grève dure plus de trois jours, vous êtes mal. » Pourquoi trois jours ? «
Au bout de trois jours, les grévistes ont beaucoup perdu et veulent
absolument quelque chose en échange de la reprise du travail. C'est
donc dès les premières heures qu'il faut leur retirer les raisons de
faire grève. »
Mais cette année, lors de sa dernière
mission, Luc Bramy s'est cassé les dents. En février dernier, près de
Lorient, l'équipementier automobile SBFM, où il oeuvrait de nouveau
comme directeur des ressources humaines, a été bloqué par ses ouvriers
pendant plus d'une semaine. « En novembre, un intérimaire, qui
était passé par STMicroelectronics avant de venir chez nous, a reconnu
Bramy à la cantine », raconte René Le Bourvellec, délégué CGT à la SBFM.
« Cet intérimaire est venu nous voir en poussant des cris d'horreur, il
nous a dit : “Si ce type est là, c'est qu'il va y avoir de la casse
chez vous !” Grâce à ça, on a été au courant de ce qui se tramait,
avant que le plan social soit annoncé. » Luc Bramy s'en défend : « Je me suis fait diaboliser d'entrée de jeu. Alors qu'au départ, j'étais embauché pour créer une DRH France ! »
Quoi qu'il en soit, Luc Bramy se retrouve rapidement à faire ce qu'il
sait faire le mieux : gérer un plan social. En février, le manager est
accueilli au CE de la SBFM par des pluies d'oeufs et une flopée
d'insultes. « Mais il a quand même eu les couilles de venir alors que le reste de la direction s'est débiné », lui reconnaissait ce jour-là un membre du service d'ordre de la CGT.
« Il faut avoir l'habitude de ce genre de situation et savoir dominer
sa peur, estime Luc Bramy. L'important, c'est de ne pas reculer, pour
passer le cap qui sépare la phase de licenciement de la phase de
reclassement. Ma spécialité, c'est plutôt la première phase, et je ne
recule jamais. »
Aujourd'hui, Luc Bramy est toujours DRH du
groupe Zen, propriétaire de la SBFM. Mais, avec le reste de la
direction, il a été désavoué par l'administrateur judiciaire et les
syndicats. « Mais, c'est simple, nous refusons de nous asseoir à la même table de négociation que lui », tranche
René Le Bourvellec. Sa marge de manoeuvre réduite à rien, la mission de
Luc Bramy tire donc à sa fin. Bientôt, il changera d'employeur et
repartira poser ses valises, à proximité d'une autre usine. Car, « comme beaucoup de consultants, je passe ma vie à l'hôtel ». Mais cet homme n'a pas d'inquiétude pour l'avenir. « La crise, j'adore ça. Cela crée plein de situations compliquées qui nécessitent un spécialiste. »
Mehdi Fikri. Article paru le 16 avril 2009. “l'Humanité”
De : Lu dans “l'Huma”
samedi 18 avril 2009
site Bellaciao
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| samedi 18 avril 2009, a 08:28 |
| Le message d'espoire des 108 aux Palestiniens . |
Une délégation de 108 élus, associatifs et artistes
français s'est rendue cette semaine dans les territoires palestiniens
et en Israël afin de réaffirmer leur solidarité et de témoigner de la
situation faite au peuple palestiniens. Reportage.
À la sortie de Bethléem, sur le mur de séparation qui précède le
checkpoint, trois mots jetés à la peinture rouge : « Exister, c'est
résister ». Une manière de réaffirmer le droit d'exister en tant que
peuple sur sa terre. Et donc de se battre après Gaza, alors que la
colonisation continue de miter la Cisjordanie et à faire des
territoires palestiniens des enclaves qui ne représentent plus
aujourd'hui que 12 % de la Palestine historique. Venir dans les
territoires après Gaza, c'est aussi une démarche. Celle des 108 élus,
associatifs et artistes emmenés par l'Association nationale des élus
communistes et républicains (ANECR) et l'Association de jumelage entre
les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF)
consistait tout d'abord à réaffirmer leur solidarité mais aussi à
témoigner de la situation faite aux Palestiniens dans l'indifférence la
plus totale de la communauté internationale. Venir dans les territoires
après Gaza, c'est enfin constater que le phosphore blanc n'est pas la
seule façon de nier le droit d'un peuple à disposer de lui-même et à
exister.
Ainsi, dès le premier jour, à Jérusalem, dans le quartier de Selwan,
la délégation a pu vérifier sur le terrain la stratégie qui consiste à
vider la partie Est de ses habitants. La rencontre avec des comités
d'habitants palestiniens qui attendent l'expropriation et la
destruction de leurs maisons en vue de laisser place aux colons laisse
un premier goût amer aux membres de la délégation. Malgré la
détermination des habitants à sans cesse reconstruire après chaque
démolition et à « ne pas bouger », comme l'explique Abel Shaloudi, ce
premier contact avec le terrain a agi comme un coup de massue. « Dans
les manifs, on a crié “Nous sommes tous des Palestiniens” sans
réellement savoir ce qu'il se passait. J'ai pris l'humiliation qu'ils
subissent en pleine figure. Et surtout, je ne m'attendais pas ce que la
ségrégation soit aussi avancée », explique Farid Diab, conseiller
municipal délégué de Fleury-Mérogis. Puis ce fut le temps de la
confrontation avec le futur tramway qui coupe l'Est en deux pour relier
les colonies entre elles et surtout avec le mur qui isole la ville du
reste des territoires occupés. Quitte également à dissoudre toute
perspective d'un État palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale. Le
mur porte également atteinte aux 22 000 réfugiés du camp de Shufat,
dont les habitants dépendent de Jérusalem. Cerné par les barbelés et
les miradors, le camp, qui fait figure de prison à ciel ouvert, est
également menacé par les quatre colonies qui l'enserrent, considérant
qu'il bloque leur extension.
En s'adressant à la délégation, Hind Khoury, déléguée générale de la
Palestine en France, a affirmé que « cette capacité à se révolter rend
chacun de nous un peu plus humain ». « Il ne faut plus donner d'excuses
à Israël pour continuer à agresser des hommes. » Rencontré à la Muqata,
Rafik Husseini, le directeur de cabinet de Mahmoud Abbas, a été peu
disert sur la division entre le Fatah et le Hamas, renvoyant la
question au processus démocratique : « C'est au peuple de décider s'il
ne veut plus de M. Abbas. » Cette question de l'unité est apparue en
filigrane lors de la rencontre avec Fadwa Barghouti, l'épouse de
Marwan, ce leader du Fatah, condamné à cinq peines de prison à
perpétuité, qui est souvent perçu comme le seul capable de rassembler. Patrick
Le Hyaric, directeur de l'Humanité et tête de liste du Front de gauche
en Île-de-France, a considéré que l'embastillement d'un élu revenait à
« nier la possibilité d'un peuple à être représenté. Nous avons en
mémoire un homme pour qui nous avons aussi mené un combat, Nelson
Mandela. Mais aujourd'hui ce sont des milliers de Mandela qui doivent
être libérés sans condition. » Au camp de Deisheh, le député Abu Khalil
a lui aussi lancé un message, résumant à lui seul le sens de ce
déplacement : « Ce n'est pas la première visite que vous nous rendez et
nos échanges - notamment les jumelages - sont porteurs d'espoir sur le
long terme à l'heure où nous faisons face à un gouvernement israélien
de la droite dure. Votre présence est un message d'espoir humaniste et
politique. Vous avez surmonté les obstacles : le mur, les checkpoints…
et ce que vous voyez ici est plus fort que tous les discours. »
Lina Sankari
envoyée spéciale.
site de l'Huma
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| vendredi 17 avril 2009, a 21:56 |
| J.Lang votera la loi Hadopi . |
Par Pierre BOUKHALFA le vendredi 17 avril 2009, 21:02 - Droites
- Lien permanent
Lang
est une canaille : non content d'avoir voté la réforme
constitutionnelle de juillet 2008 (et d'avoir "sauvé" Sarkozy , d'être
en "mission" pour le petit Homme à Cuba, Lang affirme qu'il votera la
loi installant HADOPI.
Il
faudrait que ses camarades du groupe socialiste lui demandent
dorénavant de sièger avec les députés UMP, cela aurait le mérite de la
clarté ....
Cet homme n'a aucune pudeur, ni aucune fierté : 7 années sans
maroquins doit le rendre malade. Il doit avoir le bout des doigts qui
piquent. Je l'imagine très bien lorgner sur le porte-feuille de la
Culture qu'Albanel abandonnera après les Européennes. Ce serait un bon
retour d'ascenseur de la part de Sarkozy vu l'immensité des services
qu'il lui rend.
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| vendredi 17 avril 2009, a 21:34 |
| Ver un Big Bang des finances locales . |
RÉVÉLATION. Un document élaboré par Bercy, que publie l'Humanité,
détaille le dispositif de suppression de la taxe professionnelle. La
facture serait supportée par les ménages tandis que les collectivités
perdraient la maîtrise de leur budget.
“Il y aura bel et bien un transfert d'impôts sur les ménages…” selon Maxime Camuzat, conseiller général communiste du Cher.
Une
bombe à retardement est amorcée pour faire imploser le financement des
collectivités locales. Le compte à rebours est enclenché. Un document
élaboré par le ministère de l'Économie et des Finances détaille le
dispositif de suppression de la taxe professionnelle (TP) sur les
équipements productifs payée par les entreprises aux collectivités,
annoncée par Nicolas Sarkozy le 5 février dernier. Le gouvernement veut
aller très vite : l'avant-projet de réforme devrait être bouclé en mai,
pour être intégré dans la loi de finances pour 2010 débattue à
l'automne. Avant la fin de l'année, serait donc voté par le Parlement
le principe de la disparition définitive de la TP. Son entrée en
vigueur s'étalerait sur 2010 et 2011, parallèlement à la mise en place
d'un nouveau « schéma définitif de financement des collectivités ».
Bercy énonce les principes censés inspirer la réforme : « respect du
principe d'autonomie financière des collectivités, maintien du niveau
des ressources de chaque collectivité, maintien d'un lien fort entre
entreprises et territoires, maintien d'une liaison des taux entre
entreprises et ménages ». Une énumération destinée à rassurer les élus
locaux pour leur faire avaler la pilule, dans le cadre de la
« Conférence nationale des exécutifs » installée à Matignon pour
plancher sur la réforme des collectivités, aux côtés des représentants
des principales associations d'élus (maires, départements, régions).
Affaiblissement des collectivités
En réalité, le projet apparaît surtout comme la
déclinaison sur le plan fiscal du projet de réforme élaboré par le
comité Balladur, qui prévoit de bouleverser les institutions
territoriales du pays : suppressions des départements, fusions de
régions, marginalisation des communes dans les intercommunalités,
création de supercommunautés nommées métropoles, appelées à entrer en
concurrence dans la compétition capitaliste mondiale pour attirer et
valoriser les capitaux. Dans cette optique, le gouvernement compte sur
l'affaiblissement programmé des collectivités locales en s'attaquant au
nerf de la guerre : leur autonomie financière, c'est-à-dire la faculté
pour les collectivités, qui remonte aux origines de la République, de
lever l'impôt et d'en fixer le taux. La suppression de la TP et son
remplacement par une véritable « usine à gaz » répondent à un double
motif, économique et politique : celui de déresponsabiliser les
entreprises, en transférant la part de financement des infrastructures
publiques dont elle bénéficie pleinement sur la collectivité, selon une
vieille revendication du MEDEF. Et de mettre les pouvoirs locaux, qui
sont aujourd'hui autant de pôles de résistance dirigés majoritairement
par la gauche à la politique gouvernementale, sous la tutelle
financière de l'État, pour les faire participer à l'effort de réduction
des services publics avec la révision générale des politiques publiques
(RGPP).
Les ménages paieront l'addition
Le
détail du dispositif appelé à se substituer à la TP répond parfaitement
à ce cahier des charges. Bercy en évalue le coût à 22,2 milliards
d'euros, sur les 28 milliards de recettes globales perçues par les
collectivités au titre de la TP. Ne resterait à la charge des
entreprises qu'une sorte de taxe foncière bis, légèrement augmentée (+
1,1 milliard) sans lien avec la richesse réellement produite, assise
sur les surfaces occupées et les équipements installés à demeure (par
exemple, les hauts-fourneaux des aciéries). Mais pour l'essentiel, ce
sont les ménages qui paieront l'addition, via de nouveaux transferts de
produits d'impôts nationaux (TIPP sur les carburants, taxe sur les
conventions d'assurance…) à hauteur de 14 milliards d'euros. L'argent
des contribuables serait également mis à contribution pour compenser
les 8 milliards manquants, par le biais de dotations budgétaires. Mais
l'expérience apprend aux élus à être très prudents : les compensations
à l'euro près promises lors des derniers transferts de compétence (RMI,
routes nationales aux départements, etc.) ne sont pas au rendez-vous,
loin s'en faut ! D'autant que l'État, lui, ne dit rien de ses propres
compensations, se refusant à évoquer des hausses d'impôts nationaux. Or
où compte-t-il trouver l'argent dans une situation budgétaire très
dégradée par la crise ? Le risque existe bel et bien de voir les
financements publics des collectivités se tarir, retirant aux élus
locaux toute marge de manœuvre en les contraignant à privatiser leurs
services, avec à la clé une montée des inégalités et l'abandon des
activités non rentables. Sans compter le danger bien réel d'une
explosion des impôts sur les ménages pour compenser les pertes.
Les départements étranglés
Quant au lien avec la réorganisation des
territoires sur le modèle proposé par Balladur, il apparaît très
clairement dans le projet d'assécher les finances départementales et
régionales au profit du « secteur communal », désignant ici non pas
tant les communes que les intercommunalités appelées à les supplanter.
Ainsi, le transfert à l'étude de toute la taxe d'habitation et toute la
taxe foncière représente 6,6 milliards d'euros de ressources fiscales
en moins pour les départements, et 2,3 milliards pour les régions.
« C'est une catastrophe pour les départements qui ne voteront plus que
leurs dépenses. Nous perdons la maîtrise de nos budgets », a réagi la
présidente de l'Association des départements de France, Claudy Lebreton
(PS). Quant aux régions, qui « essaient de développer le réseau de
trains express régionaux », la TIPP « directement liée au trafic
routier, va les inciter à faire l'inverse », estime l'Association des
régions de France. « Il est inadmissible de se voir confier des impôts
sur lesquels nous n'avons aucune maîtrise », dénonce de son côté
Philippe Laurent (divers droite), vice-président de l'Association des
maires de France. Le secteur communal n'a aucune raison non plus de se
réjouir de cette opération consistant à déshabiller Paul pour habiller
Pierre, car l'étranglement financier des départements et des régions
aura forcément des impacts en termes de nouveaux transferts de charges
pour les communes et les intercommunalités.
Sébastien Crépel
P.C.F Evry
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| vendredi 17 avril 2009, a 12:53 |
| José Bovés et Daniel Cohn-Bendit affiche leur connivence . |
Européennes . Considérant que le traité de Lisbonne
n'est plus la question, les listes des Verts, Europe écologie, tentent
le grand écart pour rassembler tous azimuts.
Rouen (Seine-Maritime),
envoyé spécial.
« Chacun a sa part de vérité ». Dixit José Bové, lors du meeting que
tenaient les Verts à Rouen, en fin de semaine dernière, en présence de
400 personnes. Par ces mots, José Bové, tête de liste Europe écologie
pour le Sud-Ouest, tentait de justifier, lui qui a voté « non » en 2005
au projet de constitution européenne, la jugeant « libérale », sa
présence aux côtés de Daniel Cohn-Bendit, fervent partisan, lui, du
« oui » et par ailleurs tête de liste pour l'Île-de-France.
Quelques jours auparavant, à Arcueil (Val-de-Marne), ce dernier
expliquait ce rapprochement : « Être pour ou contre le traité de
Lisbonne, ce n'est plus la question. Dans la situation de crise
actuelle, il faut se rassembler. » La crise peut-elle tout justifier et
notamment le fait de ranger dans les cartons de l'histoire les
différences d'appréciations sur le projet de constitution européenne et
son corollaire, le traité de Lisbonne, qui sont, pour l'essentiel, le
fondement des politiques européennes menées aujourd'hui ? Cela semble
l'opinion des deux leaders. José Bové s'amusant même de cette
conviction croisée en déclarant : « Nous sommes interchangeables. » Une
pirouette pour un message qui n'est pas si simple à faire passer. Il
n'est qu'à voir quelques réactions dans l'assistance comme cette jeune
retraitée, venue pour se faire une opinion et qui se désole : « Tout
ça, c'est de la cuisine électorale, je ne suis pas surprise. »
dix propositions contre la crise
Visiblement, dans toutes les rencontres que les différentes listes
Europe écologie organisent dans le pays, une explication de texte sur
cet aspect controversé de la démarche des Verts est jugée, par eux,
nécessaire tant cela interroge ceux, nombreux dans la mouvance
écologiste, qui ont voté « non » en 2005. D'ailleurs, Dominique Voynet,
sénatrice, présente à Rouen, parle de ce qui rassemble : « Nous sommes
tous d'accord sur la violence du capitalisme, sur l'illusion que
produire plus ne suffit pas, sur les limites du système financier. »
Elle poursuit : « Contre ceux qui sont responsables et qui demandent
une nouvelle fois de leur faire confiance, nous affirmons que
l'écologie est la réponse moderne à la crise. »
Cette réponse, les listes des Verts l'ont développée en dix
propositions. Elles vont d'une « conversion écologique et sociale de
l'économie » à la mise en place « d'un bouclier social », d'une
« politique agricole commune écologique » à celle « d'un nouveau pacte
de coopération écologique et solidaire remplaçant le pacte de stabilité
du traité de Maastricht »… Il est à noter que des questions comme
celles de la place des services publics, de la Banque centrale
européenne et des institutions financières qui jouent pourtant un rôle
majeur dans les politiques communautaires actuelles ne sont pas
abordées.
« gagner sur tout
ce qui peut l'être »
Pour José Bové, devant ce qu'il considère comme des urgences
« sociales, celle de la souffrance humaine et écologique avec le risque
de destruction de la planète », il faut être « pragmatique » et
« gagner sur tout ce qui peut l'être » demain au Parlement européen. Il
conclut : « Il faut changer le logiciel européen et c'est formidable
que l'on puisse penser ce combat en commun. » Seulement, le fait est
que les candidats présents sur les listes Europe écologie, et
particulièrement les deux plus emblématiques, José Bové et Daniel
Cohn-Bendit, n'ont pas la même version du logiciel, sauf à avoir
renoncé pour l'un ou pour l'autre à quelques-unes de leurs convictions ?
Max Staat
l'Huma du 15 / 04 / 09
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| vendredi 17 avril 2009, a 08:06 |
| Censure sur France-Inter . |
jeudi 16 avril 2009 (23h52)

Bonjour, ce jeudi matin (16 avril 2009), les auditeurs
qui écoutaient le 7/10 sur France-inter, dont l'invitée était Michèle
Alliot-Marie, ont eu en direct une démonstration d'acte de censure
d'une rare servilité ou couardise, au choix !
Sabrina, une auditrice de Bordeaux, interpelle,
maladroitement certes, Mme Michèle Alliot-Marie au sujet de l'agression
à arme blanche d'un commissaire de police dans l'exercice de ses
fonctions par des membres du Bétar. Mais l'animateur du 7/10, Eric
Delvaux, pris soudain de peur panique, décrète que ce sujet ne concerne
pas la “ministre de l'Outre-mer et des collectivités territoriales”,
oubliant qu'elle est aussi ministre de l'Intérieur et, accessoirement,
des Cultes. Cette attitude a même choqué son collègue qui n'a pas pu
s'empêcher de lui rappeler à l'antenne qu'il s'agit tout de même … d'un
commissaire de police !
Sabrina était en train de demander à Mme la Ministre ce
que faisait la police contre de telles organisations … Elle n'a
malheureusement pas pu terminer sa phrase.
Il est, en effet, dommage que notre ministre de
l'Intérieur n'aie pas pu nous expliquer pourquoi de telles
organisations, qui ne datent pas d'hier, sont encore tolérées sur notre
territoire, alors qu'elles seraient interdites en Israël (Ligue de
Défense Juive) !
Sur la vidéo qu'on peut encore visionner sur
France-Inter on voit Mme la ministre faire des yeux tout ronds,
visiblement elle ne savait pas trop quoi répondre … Heureusement que,
M. Eric Delvaux, prévenant ou paniqué (ou les deux ?), était là pour
venir à son secours et interdire la question à l'antenne !
Parler du Betar ou d'autres groupuscules paramilitaires
du même ordre, relève-t-il de l'antisémitisme ? Ou alors, y aurait-il
maintenant des bons et des mauvais terroristes ? Certes, il est moins
dangereux et “plus mieux”, comme disent nos jeunes des banlieues, de
dénoncer les mouvements intégristes islamistes, là-bas en Afghanistan,
que de tes groupuscules, ici chez nous !
Bien cordialement,
Kerem
De : Kerem
jeudi 16 avril 2009
site Bellaciao
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| jeudi 16 avril 2009, a 18:44 |
| Européennes : Le vote PS,un "vote inutile" pour Mélanchon . |
Européennes 2009 : Front de Gauche (PCF-PG)
Mercredi 15 Avril 2009
Jean-Luc Mélenchon, tête de liste du Front de
Gauche (PCF-PG-GU du NPA) dans le Sud-Ouest pour les européennes de
juin, a jugé mardi que le vote PS à ces élections était “un vote
inutile”

“Le vote socialiste cette fois-ci, je le dis
ayant été membre de ce parti pendant des années, c'est pas le vote de
gauche utile, c'est le vote inutile”, a-t-il déclaré sur Public-Sénat.
“Si vous votez socialistes, vous votez pour tous les
sociaux-démocrates d'Europe qui gouvernent avec la droite, vous votez
pour le Traité de Lisbonne, ça ne sert à rien de voter pour eux”, a
ajouté le fondateur du Parti de Gauche qui a quitté le PS en novembre
dernier.
Pour le sénateur de l'Essonne qui appelle à “la révolution par les urnes”, “les européennes sont fondamentales”.
“Si le rapport de force à l'issue des européennes, c'est que le
front de gauche est très avancé électoralement, tout le monde va être
obligé d'en tenir compte, le Parti socialiste et le NPA”, a-t-il
ajouté, assurant que son but était “d'affronter correctement la droite
et d'être une alternative gouvernementale”.
“Si le front de gauche est en tête, c'est terminé pour le PS de
s'imaginer des alliances possibles avec le centre. Si le front de
gauche est bien avancé, c'est fini pour les socialistes de se figurer
que tout le reste de la gauche est +bagage accompagné+”, a-t-il jugé.
Nicolas Maury
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| mercredi 15 avril 2009, a 21:53 |
| LES COMMUNISTES DE COUDEDEKERQUE BRANCHE AVEC LES MARINS PECHEURS . |
Par PCF Coudekerque-Branche le mercredi 15 avril 2009, 17:17 - MANIFESTATIONS
- Lien permanent

Les artisans et marins pêcheurs de Dunkerque, Calais et
Boulogne bloquent les ports pour protester contre l'insuffisance des
quotas qui leur sont octroyés
Depuis
que l'annonce leur a été faite que les quotas étaient atteints, les
marins pêcheurs ont multiplié les contacts pour que les pouvoirs
publics interviennent.
Force étant de constater que le portes restaient closes ils sont entrés en action ce mardi 14 avril en bloquant les ports.
Les communistes de Coudekerque-Branche soutiennent leur action car il
en va de la survie de cette activité et des revenus de plusieurs
familles Coudekerquoises.
Comment accepter que les pêcheurs Français qui pratiquent une pêche
artisanale, respectueuse de l'environnement, n'aient plus le droit de
pêcher alors que d'autres pays dévalisent impunément la mer.
Une fois de plus , à travers ce conflit, c'est la construction européenne, favorisant les gros groupes, qui est remise en cause.
Jacky Hénin, Député Européen, tête de liste du Front de Gauche qui est
déjà intervenu à plusieurs reprises à Bruxelles, pour défendre la pêche
française, s'adressera aux pêcheurs en lutte lors de sa venue dans le
Dunkerquois le 16 avril.
Retrouvez en pièce jointe le courrier adressé au Ministre de la Pêche
par les communistes du Littoral Dunkerquois.
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| mercredi 15 avril 2009, a 21:35 |
| Les nettoyeurs du patronat . |
ENQUÊTE EXCLUSIVE.
Les appellations sont techniques : « Manager de transition,
« consultant en restructurations ». Mais leur mission est simple :
licencier en évitant les complications juridiques et en limitant les
indemnités au minimum légal.
Rencontre avec un "nettoyeur" qui a restructuré STMicroélectronics, WagonAutomotiv et la SBFM à lire dans l'Humanité datée jeudi. |
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| mercredi 15 avril 2009, a 21:01 |
| Le gouvernement doit prendre toutes ses responsabilités à Bruxelles : Non à un Gandrange de la pêche . |
publié dans : Infos PCF
L'ouverture immédiate de quotas
supplémentaires de pêches, à la sole et au cabillaud, pour les zones 4C
et 7D, est vitale pour l'avenir de la pêche artisanale sur la côte
Opale.
En
la matière, Il est du devoir du gouvernement de notre pays de prendre
toutes ses responsabilités d'État souverain face à la Commission
européenne. De même, tous les députés européens français de la
circonscription Nord, doivent d'urgence mettre la pression sur les
technocrates de Bruxelles. Pour ma part, je vais immédiatement
interpeller le ministre Barnier et le Commissaire européen Borg.
On ne comprendrai pas que le gouvernement
se dise impuissant à aider la pêche artisanale Française alors qu'il a
été capable d'imposer à la Commission européenne, au mépris de la
« concurrence libre et non faussée », des aides d'État de plusieurs
dizaines de milliards d'Euros pour les banquiers spéculateurs
responsables de la crise.
Certes la question de la ressource en
poisson est un vrai problème. Mais, au-delà de cette contrainte réelle,
on voit bien que ce qui est en cause, ceux sont les fondements de la
politique économique et sociale de l'Union européenne : La concurrence
sauvage et le refus de la démocratie au profit de la dictature des
technocrates de Bruxelles.
Avec raisons, les pêcheurs en ont ras le
bol d'être soupçonnés en permanence d'être des délinquants de la mer,
par une Commission européenne qui se montre au contraire très
complaisante pour les véritables forbans de la mer que
sont les pavillons de complaisance. Contrairement aux préjugés de
l'aréopage de technocrates de la Commission européenne, nul n'est plus
attaché à la préservation des ressources halieutiques que les marins
pêcheurs. C'est à la fois leur gagne-pain, leur patrimoine et l'avenir
de leurs enfants.
Il y en a plus qu'assez, que des quotas
relatifs aux quantités et aux jours de pêche, définis bien souvent sans
véritable fondement scientifique et que les États se revendent entre
eux, en dépit du bon sens, interviennent dans l'établissement des zones
de pêche.
La Commission européenne ne doit plus jouer
la division entre pêcheurs de différentes nationalités. Tout le monde
doit être sur un pied d'égalité au sein de l'Union européenne. C'est
pourquoi sur le système de quota, la Commission européenne devrait
travailler démocratiquement avec les professionnels de la pêche, plutôt
que d'imposer sa dictature de la gouvernance des « experts » et des
« technocrates ».
Jacky Hénin,
Député au Parlement européen (PCF - GUE/GNL),
candidat du Front de Gauche.
Blog P.C.F ARRAS
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| mercredi 15 avril 2009, a 19:05 |
| En pleine crise,la spéculation financière continue ! |
Accueil > Dossiers et actualités > Sur le vif

Mis en ligne : 15 avril
On pourrait croire, au vu de la chute vertigineuse des indices
boursiers et des capitalisations, des énormes pertes affichées, que la
spéculation est en sommeil, malade de ses excès, allongée sur ses
canapés de dollars, accablée par la « gueule de bois » des lendemains
d'ivresse. C'est oublier que, si elle prospère sur les cimes du CAC 40
et du Dow Jones, elle peut aussi faire ses choux gras des malheurs du
monde.
Bref, contrairement à ce que l'on pourrait penser et en
dépit des colères de théâtre de Nicolas Sarkozy, en pleine crise, la
spéculation continue de frapper. Thomson, le groupe de l'audiovisuel,
vient de l'illustrer. Aujourd'hui, au bord de la faillite, il doit,
avant la fin avril, faire face à une dette de 2,1 milliards d'euros
qu'il est incapable de rembourser. La liquidation du groupe risque
cependant d'entraîner de lourdes pertes pour les banques créancières.
Aussi, les spéculateurs - éventuellement les traders de ces mêmes
banques - font-ils l'hypothèse que, plutôt que de demander la
liquidation de Thomson, elles vont essayer de convertir la dette en
capital, devenant ainsi propriétaires du groupe. Dès lors, ils se sont
lancés dans une nouvelle opération : ils ont commencé à vendre leurs
titres de dette de Thomson pour acheter des actions du groupe au plus
bas prix en espérant qu'après la prise de contrôle, son cours
augmentera.
Ils n'auront plus alors qu'à vendre. Pour favoriser
l'opération, le groupe a annoncé son intention de céder des actifs et
de réduire ses charges. Pour les vautours de l'argent, le marché de la
dette des entreprises est, dans le contexte de crise actuel,
particulièrement intéressant. Les besoins de financement de celles-ci
sont de plus en plus difficiles à satisfaire. Les groupes de
l'automobile ou de la construction doivent ainsi assurer des primes de
risque aux investisseurs et leur servir des taux d'intérêt très
supérieurs à ceux du marché. Lafarge, le géant français du ciment,
tente de tourner la difficulté en réalisant une augmentation de
capital, mais il y a de fortes chances qu'il soit obligé de fixer un
prix de souscription inférieur de 40 % au cours de Bourse. Là aussi,
ces « primes de risque » ont pour contrepartie des cessions d'actifs et
des réductions d'emplois.
Cette spéculation est encouragée par le type de relance
engagée par les gouvernements des grands pays capitalistes. C'est ainsi
que le plan du secrétaire d'État au Trésor des États-Unis, Timothy
Geithner, apporte des garanties et des financements publics à tous les
investisseurs désireux de réaliser une bonne affaire en acquérant à bon
compte les actifs pourris des banques américaines afin de les revendre
quand le marché reprendra, en réalisant au passage une plus-value. Les
plans européens, le français notamment, engagés sans que soient établis
des critères d'attribution des aides aux banques favorables à l'emploi
et à la croissance, risquent de donner également de nouvelles munitions
aux fauteurs de crise.
site du P.C.F
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| mercredi 15 avril 2009, a 08:41 |
| Sarkozy,le bouclier patronal . |
Accueil > Dossiers et actualités > Sur le vif

Mis en ligne : 14 avril
Qui a dit : « Ici, quand on recourt à la violence, ce n'est pas
pour se distraire, ce n'est jamais pour nuire à autrui, c'est parce
qu'on est désespéré. C'est parce qu'on n'a plus de recours et qu'on se
sent condamné à la mort économique et à la mort sociale » ? Jean
Jaurès ? Karl Marx ? Marie-George Buffet ? Jean-Luc Mélenchon ?
Christian Picquet ? Aucun d'eux ! C'est monsieur Sarkozy, le 3 avril
2007, devant les marins pêcheurs de Lorient. À l'époque, il était en
campagne électorale. Ces jours-ci, dans la région de Marseille, avec
ses grands airs, il a une nouvelle fois tourné casaque. Il a fustigé,
pêle-mêle, les prétendues violences des mouvements sociaux et
syndicaux, des actions, où en désespoir de cause des salariés ont
retenu leurs dirigeants dans leur bureau, et les mouvements pacifistes
contre l'OTAN.
Après le bouclier fiscal, voilà monsieur Sarkozy
transformé en bouclier patronal ! La droite appelle alternativement à
l'unité nationale et s'en prend avec hargne aux mouvements sociaux.
Elle somme les salariés, les privés d'emploi, les précaires, les
licenciés à se taire et à payer la facture d'une crise dont les forces
de droite sont les seules responsables. Comme à chaque moment
difficile, la grande bourgeoisie et la haute finance assimilent les
classes populaires à des classes dangereuses.
Quand monsieur Sarkozy aura-t-il une parole de
président de la République contre cette violence sociale dont souffrent
chaque jour les salariés, avec le stress, les cadences infernales, la
précarité, les écarts et les baisses de rémunération, la brutalité des
licenciements et les menaces de licenciements ? A-t-il pensé un seul
moment à ces salariés, à ces cadres qui, au bout du rouleau, se
suicident sur leur lieu de travail, à ce syndicaliste qui s'est donné
la mort, subissant les problèmes de ses camarades et de son entreprise
comme un échec ? Que dire des humiliations, des expulsions de
travailleurs immigrés, à jour de leurs cotisations sociales et auxquels
on refuse des papiers ? Que dire de celles et ceux qui dorment sur les
trottoirs et au bord du périphérique ? Que dire de ceux qui font les
poubelles pour pouvoir manger ?
Où est la violence, Monsieur le Président ? Où est
passé le président des fausses promesses du pouvoir d'achat et de la
Sécurité sociale professionnelle ? Les femmes et les hommes qui ne
peuvent plus avoir de projet et dont les enfants n'ont pas d'avenir ne
resteront pas sans réaction. L'exaspération, la révolte continueront de
monter tant qu'on humiliera le peuple, qu'on le fustigera au moment
même où monsieur Sarkozy a promis un nouveau cadeau à ses amis du
Fouquet's : la diminution de l'impôt sur les grandes fortunes, après
avoir annoncé la suppression de la taxe professionnelle. Pour eux,
c'est toujours bingo, et ceinture pour les classes populaires. Voilà la
vraie nature de classe de ce pouvoir sarkozyste. Le scénario monté à
Strasbourg entre le pouvoir et des hordes bien organisées, casquées,
masquées, chargées de semer la terreur sert à criminaliser les
mouvements sociaux et citoyens, à empêcher toute expression de la
gauche sociale et politique et surtout à camoufler au peuple les
néfastes décisions prises au sommet de l'OTAN, ainsi que l'action et
les propositions des mouvements pacifistes.
Il ne faut pas se laisser intimider. Si le peuple
s'était plié aux injonctions de la droite et la haute finance, il ne se
serait jamais uni dans le Front populaire, le Conseil national de la
Résistance, Mai 68, pour la mise à bas du CPE et le « non » majoritaire
au référendum sur la Constitution européenne en 2005. Pour trouver une
issue à la crise et inventer un autre avenir, le peuple, uni dans sa
diversité, ne peut compter que sur lui-même. Dans l'action le 1er
mai avec toutes les organisations syndicales. Le 7 juin prochain, dans
l'unité populaire, avec le Front de gauche, il peut bousculer la donne
politique.
C'est avec calme et détermination que nous pouvons faire reculer la féroce loi et la violence du capitalisme
site du P.C.F |
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| mardi 14 avril 2009, a 12:00 |
| P.C.F : Deux fois plus d'adhésion qu'en 2008 ! |
Lundi 13 Avril 2009
Pour un parti que les médias considèrent
moribond la vague d'adhésion est importante, la semaine dernière le PCF
recevait le renfort de 1718 nouveaux camarades. La section d'Istres-Fos
n'est pas reste

Depuis janvier ce sont 1718 nouveaux adhérents
qui ont rejoint le Parti Communiste Français. Un chiffre bien supérieur
aux 850 adhésions du premier trimestre 2008. Il apparait clairement, en
cette période crise, l'intérêt du communisme pour des milliers de
personnes, le Parti Communiste redevient une référence alors qu'une
grande majorité de la population doute du capitalisme et des “réformesâ€
de Sarkozy.
93 fédérations du PCF (sur 96) participent au renforcement du
communisme français. Dans les Bouches du Rhône 135 nouveaux adhérents
ont rejoint les 5500 communistes du département. Parmi ces nouveaux
adhérents, des jeunes, des syndicalistes, des ouvriers …
La section d'Istres-Fos n'est pas en reste, déjà renforcé par plus
de 20 adhérents au dernier trimestre 2008, elle a reçu le renfort de
plusieurs nouvelles adhésions parmi lesquelles des ouvriers, des
cheminots, des lycéens etc. Voilà qui présage de bonnes choses pour le
futur et pour le Front de Gauche dont la dynamique est en marche.
http://adhesion.pcf.fr/
Nicolas Maury
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| mardi 14 avril 2009, a 11:23 |
| 1,75 % pour le livret A : l'épargne populaire passe à l'essoreuse . |
Accueil > Elunet > Actualités > CIDEFIL > Cidefil 14 avril 2009
mardi 14 avril 2009
Communiqué de Jean-Pierre Brard, député - Madame Lagarde a annoncé la
baisse du taux du livret A, à 1,75%, alors que l'Etat applique, pour ce
qui concerne les fonds qu'il a avancé aux banques, un taux de 8%.
Comme l'a avoué madame Lagarde, cette baisse de taux
consiste, en fait, à faire payer l'épargne populaire pour octroyer des
crédits moins chers aux entreprises et donc à faire payer une
hypothétique relance aux plus modestes. Les petits épargnants sont
pourtant priés de s'estimer heureux, car le taux aurait dû baisser
encore davantage !
Particulièrement en période de crise, il faut respecter
le caractère populaire du Livret A et les économies des ménages
modestes et, pour cela, instaurer un taux plancher garanti de 2% pour
la fraction des livrets inférieure à 10 000 euros, c'est à dire un
bouclier social pour l'épargne populaire. C'est un débat qu'il faudra
ouvrir à l'occasion de l'examen du projet de loi visant au
rapprochement des Caisses d'Epargne et des Banques populaires, dès le
mois prochain.
Une nouvelle baisse du taux est, dès maintenant,
évoquée pour aout prochain, ce qui le fera ressembler davantage à une
aumône qu'à un taux d'intérêt. Les banques privées vont avoir un
boulevard pour s'empresser de proposer à leurs clients, titulaires d'un
livret A, des placements plus alléchants et c'est le financement du
logement social qui en pâtira.
Enfin, madame Lagarde n'ignore pas que moins d'intérêts
versés aux épargnants, c'est plus de prélèvement possible pour l'Etat
sur les fonds de réserve de la Caisse des dépôts, prélèvement auquel se
prépare visiblement la ministre de l'économie et des finances, en ces
temps d'envolée du déficit budgétaire.
Finances | Livret A
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| mardi 14 avril 2009, a 08:42 |
| POUR VOUS : LE MUGUET DES LUTTES . |
Par rognac le samedi 11 avril 2009, 18:11 - Lien permanent
POUR LE 1er MAI, offrez du muguet, du vrai, celui qui aide aux luttes,
celui que vous proposeront les communistes sur la place de BERRE
L'ETANG, devant le siège de la Section EST Etang de Berre du Parti
communiste français... sans oublier de vous souhaiter BONNE MANIF!!!
LES ORIGINES DE LA FÊTE DU TRAVAIL : 1er mai 1886. Ce samedi à Chicago,
un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures est lancé par les
syndicats américain. Une grève, suivie par 400 000 salariés paralyse de
nombreuses usines. Le mouvement se poursuit et le 4 mai, lors d'une
manifestation, une bombe est jetée sur les policiers qui ripostent.
Bilan : une dizaine de morts, dont 7 policiers. S'en suivra la
condamnation à mort de cinq anarchistes.
20
juin 1889 : le congrès de la IIème Internationale socialiste réuni Ã
Paris pour le centenaire de la Révolution française, décide de faire du
1er mai un jour de lutte à travers le monde avec pour objectif la
journée de huit heures. Cette date fut choisie en mémoire du mouvement
du 1er mai 1886 de Chicago. Dès 1890, les manifestants arborent un
triangle rouge symbolisant leur triple revendication : 8 heures de
travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Cette marque est
progressivement remplacée par une fleur d'églantine, puis en 1907 par
un brin de muguet. Le muguet fait son grand retour... 24 avril 1941 :
en pleine occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné
comme la fête du Travail par le gouvernement de Vichy qui espérait
rallier les ouvriers. Le jour devient chômé. Avril 1947 : la mesure est
reprise par le gouvernement issu de la Libération. Celui-ci fait du 1er
mai un jour férié et payé.
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| lundi 13 avril 2009, a 18:32 |
| Guadeloupe : La deuxième mort de Jacque Bino . |
Dimanche 12 Avril 2009
Le LKP ni personne en Guadeloupe n'a été surpris
par la récente décision du gouvernement français d'amputer l'accord
Jacques Bino de son article 5, concernant sa convertibilité. Réaction
du LKP dans un communiqué d'Elie Domota

« L'extension de l'Accord BINO amputée de son
article V ne nous surprend guère. C'est une décision de complaisance à
l'égard du MEDEF alors que la quasi-totalité des grandes entreprises et
fédérations adhérentes au MEDEF Guadeloupe ont signé l'Accord BINO «
Initial » prévoyant la prise en charge des augmentations de salaires
par les employeurs au-delà des aides des collectivités (12 mois) et de
l'Etat (36 mois).
L'argument présenté par Mme Alliot-Marie et M Hortefeux laissant
entendre que ” Personne ne peut préjuger de la situation économique
dans trois ans : on ne peut ainsi imposer à l'avance une augmentation
salariale importante à la charge de l'ensemble des entreprises sans
s'assurer auparavant qu'elles en auront la capacité ” est fort légère
quand l'on se rappelle la hausse de 20% sans aide de l'Etat du SMIC
Guadeloupe décidée au 01 Janvier 1996 pour rattraper le SMIC France;
alors que l'accord BINO prévoit moult avantages et accompagnements en
faveur des entreprises.
Aujourd'hui, grâce à la mobilisation et à la
négociation, ce sont 50 000 salariés sur 80 000 qui sont couverts par
les avancées sociales de l'Accord BINO Initial garantissant le maintien
des augmentations de salaires au-delà de 3 ans.
La décision du Gouvernement instaure une disparité salariale et donc
une injustice sociale « légale » au détriment des 30 000 travailleurs
concernés par l'extension, amputée de l'article V.
L'arrêté gouvernemental légalise donc la perte de 50 euros (aides
des collectivités) dès 2010 pour les salariés des entreprises de moins
de 100 salariés et la suppression de toutes augmentations de salaires à
compter de 2012 (fin des aides de l'Etat).
Cela est inacceptable. Nous appelons l'ensemble des Travailleurs de
Guadeloupe à refuser l'injustice, à se syndiquer et à se mobiliser pour
exiger une pleine et entière égalité salariale en Guadeloupe.
L'Etat crée par cette par cette décision discriminatoire les
conditions pour la persistance de tensions sociales en péyi Gwadloup.
En outre, nous prenons acte que le Gouvernement ne remet pas en
cause le contenu du préambule confirmant ainsi que la situation
économique et sociale actuelle existant en Guadeloupe résulte bien de
la pérennisation du modèle de l'économie de plantation comme l'avait
d'ailleurs reconnu Nicolas SARKOZY lui-même dans son allocution du 19
Février dernier. »
Nicolas Maury
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| lundi 13 avril 2009, a 17:29 |
| NON A UNE JOURNEE DE L'UNION EUROPEENNE DE CRIMINALISATION DU COMMUNISME . |
Par Pierre BOUKHALFA le dimanche 12 avril 2009, 18:57 - Contre tous fascismes - Lien permanent
voulue par des députés européens falsificateurs de l'histoire !
Le 23 septembre 2008, le parlement européen a
voté une résolution ignoble voulant faire du 23 août une journée
commémorant « les victimes du stalinisme et du nazisme ». L'hypocrisie
de l'association est une insulte aux communistes qui ont toujours été
les résistants les plus déterminés au fascisme, avant, pendant et après
l'occupation.
Cette résolution bafoue l'histoire. Le Tribunal International de
Nuremberg jugea et condamna les crimes de guerre et les crimes contre
l'humanité commis par les régimes nazis-fascistes de Hitler et de
Mussolini.
Alors qu'il est irréfutablement établi que l'anticommunisme fut le
cheval de Troie de l'hitlérisme, les falsificateurs, par des campagnes
médiatiques déchaînées et répétées voudraient reporter les crimes
d'extermination massive commis par les nazis sur le compte de ceux qui
les combattaient. Nous sommes en présence d'une scandaleuse
falsification historique.
La Biélorussie est là pour démontrer et éclairer la monstruosité des
crimes hitlériens. Totalement occupée en 1941, elle connut la
Résistance la plus exemplaire avec 1500 formations de partisans
contribuant à la première défaite nazie, fin 1941, devant Moscou. Du
fait de cette lutte héroïque la répression fasciste fut dantesque : 600
villes et villages furent incendiés et leurs habitants brûlés vifs
comme à Oradour-sur-Glane, 2,5 millions de morts, soit 30% de la
population biélorusse de 1939. En Union Soviétique les hitlériens
causèrent la mort de plus de 20 millions de militaires et civils.
Voilà la vérité historique que la coalition alliée, France,
Grande-Bretagne, URSS et USA, établit avec ses procureurs généraux en
condamnant à la pendaison, à Nuremberg, des dirigeants nazis. Ces
derniers avaient été vaincus par les forces alliées et en premier lieu
par les sacrifices incommensurables consentis par les peuples de l'URSS
et l'héroïsme des combattants de la glorieuse Armée Rouge, dont la
victoire décisive de Stalingrad, changea le cours de l'histoire avant
de porter le coup fatal au nazisme, fin avril 1945, à Berlin.
Les auteurs du texte voté, le 23 septembre 2008, par le parlement
européen, se moquent bien de l'histoire, ils veulent seulement
amplifier leur campagne anticommuniste en utilisant le prétexte du
Pacte de non-agression germano-soviétique, du 23 août 1939. Ils
pratiquent ainsi un odieux amalgame entre le 3ème Reich et l'URSS. Ils
tentent aussi d'effacer les terribles responsabilités des « Munichois
», Daladier et Chamberlain (chefs des gouvernements français et
anglais) qui, en ce mois d'août 1939 laissèrent, une fois de plus, les
mains libres à Hitler.
La résolution du parlement européen promue par des députés allant de
l'extrême droite à des socialistes, s'identifie à la démarche des
anticommunistes de tous bords qui entrèrent dans l'histoire en
1938-1939 sous le nom de « Munichois ». Ce sont eux qui permirent à
Hitler et à Mussolini d'étrangler la République espagnole, d'annexer
l'Autriche puis la Tchécoslovaquie par les honteux accords de Munich.
C'est encore, Daladier et Chamberlain, qui refusèrent à l'URSS la
signature d'un pacte d'assistance militaire mutuel. Dans
d'interminables négociations, du 11 au 24 août 1939 à Moscou, Français
et Anglais cautionnèrent le refus des Polonais d'autoriser, au cas
d'attaque allemande, le passage sur leur territoire de l'armée
soviétique. Ils avouèrent n'avoir prévu aucun plan militaire pour
combattre l'agression hitlérienne déjà programmée depuis le 11 avril
1939 avec l'adoption par Hitler du plan Weiss fixant l'invasion de la
Pologne au plus tard, le 1er septembre 1939, comme elle se réalisa…
Ils sacrifièrent délibérément la Pologne qui avait d'ailleurs
participé, en 1938, avec Hitler au dépeçage de la Tchécoslovaquie. Les
« munichois » laissèrent l'arme au pied les 115 divisions
anglo-françaises face aux 23 divisions allemandes. Les généraux Keitel
et Jodl dirent à Nuremberg qu'ils avaient de ce fait évité la défaite
et acquis la conviction que la France et la Grande-Bretagne ne
voulaient pas leur faire la guerre. La Pologne vaincue, son
gouvernement se réfugia en Roumanie, le 17 septembre 1939.
Daladier et Chamberlain s'étaient comportés comme à Munich, les
dirigeants Soviétiques avaient vu juste. Alors qu'ils étaient engagés
militairement en ce mois d'août contre la guerre japonaise faite à la
Mongolie et menacés d'être entraînés, isolés, dans la guerre ou de voir
la Wehrmacht, après une avancée fulgurante de 700 kilomètres,
s'installer aux frontières de l'URSS à 250 kilomètres de Kiev, ils
déjouèrent le piège grossier tendu par les « Munichois ». N'ayant nul
autre choix, les dirigeants soviétiques utilisèrent l'offre allemande
d'un pacte de non-agression. La guerre contre l'URSS fut retardée de
deux années et les bases de la future coalition alliée furent jetées.
Elles prirent corps en 1941-1942.
Les euro-députés français qui ont signé et voté le texte immonde du
parlement européen et ceux qui pourraient le soumettre au parlement
français rejoignent la légion anticommuniste de Daladier, Raynaud,
Sérol qui porta le félon Pétain au pouvoir lors du coup d'Etat, du 10
juillet 1940, à Vichy. Leur référence au pacte est cynique, même leur
pair « Munichois », Paul Raynaud, les ridiculise lorsqu'il écrit cette
« autocritique » dans France-soir du 15 mai 1947 : « Avec qui nous
allier ? Le bon sens, la géographie, l'histoire et les plans d'Hitler
nous le disaient ? Quand Hitler annonçait son intention de « régler »
le sort de la France, puis de dépecer la Russie, il réunissait lui-même
nos deux pays de ses propres mains. Cette alliance, si évidemment
nécessaire, nous fut-elle refusée ? Non, elle nous fut offerte, et
c'est nous qui l'avons repoussée ? »
Mesdames, Messieurs, Vincent Peillon et Bruno Gollnisch, Catherine
Trautmann et Carl Lang, Jacques Toubon et Alain Lipietz, Hélène Flautre
et André Laignel, Nicole Fontaine et Alain Lamassoure, Jean-Marie
Cavada et Cohn-Bendit, vous ne pouvez ignorer qu'au nom de
l'anticommunisme Vichy fut l'aboutissement de ceux qui avaient choisi,
quelle qu'en soit la forme, l'option de « plutôt Hitler que le Front
Populaire ».
Et puis, soyons francs, à qui ferez-vous croire que cette initiative
vise à condamner le nazisme, alors qu'elle est portée par des députés
de l'homme qui considère le génocide des juifs comme un détail de
l'histoire ? Combien d'autres euro-députés d'extrême droite et
carrément fascistes comme les adeptes d'Hitler et de Mussolini au
pouvoir en Italie et dans les Pays Baltes ont signé et voté ce texte
liberticide avec vous ? Cela ne vous gêne pas que le « libéral » Göran
Lindblad dont vous revendiquez le rapport au conseil de l'Europe ait
pu, le 3 juin 2004, à 11 h45 à Riga, fleurir le mémorial aux SS lettons
dont les crimes égalèrent dans l'horreur ceux des SS à Tulle et
Oradour-sur-Glane ? Savez-vous en effet que ces SS exterminèrent 90 000
personnes, la plupart des juifs, dans le sinistre camp de Salaspils ?
Que pensez-vous de la convergence qui s'étale au parlement européen,
entre vous et Alessandra Mussolini, la petite-fille du Duce, qui
demande la condamnation et l'interdiction des partis communistes ?
Enfin vous ne pouvez ignorer que dans ce beau pays de France que nous
aimons, des apologistes, en toute impunité, insultent l'Armée de
Lattre, la Résistance, les martyrs de Tulle et d'Oradour-sur-Glane.
C'est le cas de Reynouard et Theil, blanchis par la justice, et
récemment de Picard qui traite les pendus de Tulle de « criminels de la
pire espèce ». Condamné, il vient d'être relaxé par la cour d'appel de
Limoges. Les profanations à la croix gammée se multiplient, mais de
cela vous n'avez rien à dire ? À ces questions, nous attendrons sans
doute longtemps des réponses.
Cela étant dit l'histoire des peuples mérite la recherche et la prise
en compte de ses enseignements. Cela est valable pour l'histoire de la
France et de l'Union Soviétique. Ici les dirigeants politiques gérant
le système capitaliste ne se sont jamais remis en cause. Ceux de l'URSS
le firent de leur propre décision, en 1956 et 1961, et le débat n'est
pas clos comme il ne l'est pas davantage sur la colonisation et les
guerres coloniales françaises.
À la vérité ces euro-députés voudraient que le parlement français
obtempère à leur scandaleuse démarche, mais rien ne l'y oblige en
l'état. Le Parlement Français se doit de respecter et de faire
respecter la mémoire de la Résistance Française à laquelle les
communistes apportèrent une glorieuse contribution que le général de
Gaulle salua en des termes élogieux. Cette mémoire de la Résistance, de
tous les résistants et parmi eux les dizaines de milliers de
communistes fusillés, massacrés et martyrisés par les nazis-fascistes,
les mercenaires de la collaboration, doit être vigoureusement défendue.
Et cela concerne l'ensemble des résistants, du monde du travail qui
resta fidèle à la France profanée, des démocrates, des républicains,
des patriotes et toutes les organisations politiques, syndicales et
associatives attachées aux principes du Conseil National de la
Résistance (CNR) dont la création, le 27 mai 1943, légitima la France
combattante du général de Gaulle.
Honte à ceux qui bafouent notre France qui s'unifia dans la Résistance
et les supplices « de ceux qui croyaient au ciel, de ceux qui n'y
croyaient pas ». Honte à ces misérables qui osent confondre les
agresseurs avec leurs victimes, les héros avec les criminels, les
libérateurs avec les occupants, les communistes avec les nazis qui les
fusillèrent.
Gloire éternelle aux Françaises et aux Français qui firent dans les
combats et dans les prisons le sacrifice suprême à l'exemple du
communiste Gabriel Péri et du socialiste Pierre Brossolette, de Jean
Moulin et de Guy Môquet, de Pierre Sémard et d'Estienne d'Orves, de
Danielle Casanova et du colonel Fabien, ainsi que tous les patriotes
morts pour la liberté et pour la France.
Députés et Sénateurs du Parlement français, nous vous interpellons
solennellement. Vous êtes élus pour représenter la souveraineté du
peuple. Si elle venait en débat, rejetez cette proposition infâme d'
« une journée du 23 août », insultante pour la France.
Travailleurs, démocrates, républicains et patriotes, signez et
faites signer notre appel au parlement. Constituez partout des
coordinations locale et/ou départementale de la flamme de la Résistance
pour défendre la mémoire de nos héros et des martyrs.
Pour poursuivre leur combat, rassemblons-nous comme au temps du CNR dans une NOUVELLE RESISTANCE !
Premiers signataires :
Léon Landini, officier de la Légion d'honneur, médaille de la Résistance, grand mutilé de guerre, ancien officier FTP-MOI ;
Georges Hage, député honoraire, ancien doyen de l'assemblée nationale ;
Jean-Pierre Hemmen, fils de Jean Hemmen brigadiste d'Espagne et commandant FTP fusillé au Mont-Valérien ;
Pierre Pranchère, anc. FTP, député de Corrèze – 1956-58, 1973-78,
député honoraire au P.E, anc. conseiller général et anc. vice-président
du conseil régional du Limousin.
Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, Philosophe Vincent
Flament et Désiré Marle, responsables du CISC Daniel Antonini,
responsable à l'international au PRCF
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| lundi 13 avril 2009, a 16:38 |
| Au CG du Cher,Maxime Camusat ( PCF ) refuse de voter une augmentation de la fiscalité à deux chiffres . |
Par Pierre BOUKHALFA le samedi 11 avril 2009, 18:54 - Economie-Fiscalité
- Lien permanent
Comme
il l'avait annoncé Maxime Camuzat, 1er vice-président du conseil
général du Cher, a refusé de voter une augmentation de 13 % du taux de
la taxe d'habitation et du foncier non bâti, de 16 % du foncier bâti et
de 19,5 % de la taxe professionnelle lors de la session du conseil
général.
Il s'est
donc abstenu pour ne pas faire peser sur les ménages, "au pouvoir
d'achat déjà largement amputé", cette augmentation très lourde de
fiscalité.
Dès 2005 dans un article intitulé "Avis de tempête" l'élu communiste
avait alerté sur la menace d'explosion de la fiscalité locale... En
octobre 2008, dans un deuxième article il confirmait "la tempête est
là", et soulignait le caractère paradoxal de la situation :
"La crise actuelle du système financier et spéculatif mondial
s'ajoutant au choix du gouvernement de la France depuis quelques
années, fait ouvrir des yeux et rechercher une alternative à ce
désastre programmé. Serons-nous assez cohérents pour élever des digues
et proposer des solutions différentes ? C'est tout l'enjeu
d'aujourd'hui".
Le cabinet Michel Klopfer a confirmé en séance du conseil général
les craintes pour l'avenir, en annonçant "l'absence de perspectives
pour les finances des départements au-delà de 2012". Le cabinet
explique que la période de 7 exercices de 2002 à 2008 a coïncidé avec
une très forte augmentation des droit de mutation qui a permis aux
collectivités de faire face aux augmentation des charges... "Mais le
mur est dans trois ou quatre ans. Il n'y a aucune perspective au-delà
de 2012-2013, aucune augmentation des recettes ne va permettre
d'équilibrer cela".
C'est en connaissance de cause que Maxime Camuzat a demandé le vote d'un budget en déséquilibre :
'Je sais ce qui peut alors arriver : c'est l'Etat qui prendrait en
charge le budget, et l'équilibrerait alors" : hausse probable de la
fiscalité, coupe dans les dépenses, etc... c'est ce qu'il ferait, et en
assumera alors les choix. Mais qu'il nous impose de faire la même chose
avec les mesures qu'il prend, pour moi, c'est non."
Dans son explication de vote, Maxime Camuzat souligne :
"La position que je prends aujourd'hui n'est donc en aucun cas une
rupture avec mes amis de la majorité départementale, tout au contraire.
Elle souligne simplement que je considère pas qu'il n'y aurait donc pas
d'autre alternative que de voter aujourd'hui la hausse indiquée dans le
rapport de la fiscalité départementale pour cette année, tout en
supprimant dans le budget 2010 « des dépenses » de façon drastique
comme vient de le rappeler Yann Galut rapporteur PS du budget.
Cela revient à remettre nous même en cause ce qui fait, en France, les
fondements de ce que l'on appelle le « service public local », et la
« générosité » dont nous aurions donc fait preuve envers les plus
démunis"
Le Vice-Président du conseil général continue son combat en lançant
une association "Solidarflop" qui va attaquer l'Etat en justice. "Je
veux réunir tous les citoyens qui voudraient faire rembourser à l'Etat
ce qu'il doit au conseil général. Nous organisons une résistance
pacifique, démocratique, sous le nom de "Solidarflop". Pourquoi
"Solidarflop" ? tout simplement parce qu'on nous parle de
"décentralisation solidaire", et que nous disons que cette
pseudo-solidarité est en fait un "flop"... La réunion constitutive de
l'Association aura lieu le Jeudi 16 avril à 18 heures en mairie de
Saint-Germain du Puy.
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| lundi 13 avril 2009, a 10:35 |
| Un chéque géant déployé dans Paris par le PCF pour dénoncer le bouclier fiscal . |
Dimanche 12 Avril 2009
Des membres du parti communiste français distribuent des chèques factices aux passants

Des militants communistes parisiens ont déployé
samedi dans le centre de Paris un chèque géant de “368.261 euros”
correspondant au montant moyen versé par l'Etat à 834 contribuables du
fait du bouclier fiscal.
Cette opération, menée par des militants du Parti Communiste Français, s'est déroulée près des Halles (Ier arrondissement).
Tandis que certains brandissaient le chèque géant “de la banque
impopulaire spécial bouclier fiscal. Val d'Europe”, d'autres
distribuaient aux passants de faux chèques du même montant, soit
“368.261 euros”.
Nicolas Maury
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| lundi 13 avril 2009, a 10:22 |
| Rejet de la loi création et internet . |
Rejet de la « loi création et internet » : une victoire qui redonne du souffle et de l'espoir
Le texte de loi « protection de la création sur internet », a été rejeté par une majorité des députés présents.
Pour
les communistes, le scandale allait bien plus loin que la « double
peine » infligée aux internautes suspectés de piratage (coupure de
l'abonnement avec obligation de le payer aux fournisseurs d'accès) :
HADOPI était censée agir sur dénonciation d'acteurs privés travaillant
pour les industries du divertissement. Ainsi, l'internaute aurait eu
affaire à une justice privée, où l'autorité aurait été à la fois juge
et partie.
Les interventions du député GDR, Jean Pierre Brard à l'Assemblée Nationale (extraits)
Pour les
communistes, le rejet de cette loi est donc une grande victoire. Elle
est le résultat d'une grande campagne de conviction menée conjointement
par des citoyennes et citoyens, des internautes et par les
parlementaires de l'opposition, communistes en tête. Bataille si
efficace qu'elle aura ébranlé des députés de la majorité eux-même, pour
qui la double peine aura été le coup de grâce. C'est une victoire qui
redonne du souffle et de l'espoir dans le travail de l'opposition
parlementaire.
Marie-George Buffet
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| dimanche 12 avril 2009, a 12:12 |
| CYCLISME -Le peleton de Paris-Roubaix s'arrête devant l'usine Continental ( video ) |
dimanche 12 avril 2009
(11h46)
Le peloton de Paris-Roubaix s'est
arrêté dimanche matin au départ de la course, à la sortie de Compiègne,
devant l'usine Continental de Clairoix (Oise) dont la fermeture
prochaine a été annoncée.
En accord avec les organisateurs, une "25e équipe"
composée de salariés de l'usine de pneus a précédé le peloton sur le
parcours menant du centre-ville de Compiègne au lieu de départ réel de
la course, à Clairoix.
Les coureurs sont restés quelques minutes sur le site
avant de s'élancer pour les 259 kilomètres de la "reine des
classiques", le temps qu'un texte de l'intersyndicale soit lu au micro.
http://www.midilibre.com/articles/2...
>25 ème équipe continental paris-roubaix à compiegne
De : Clairoix
dimanche 12 avril 2009 site Bellaciao ( vidéo )
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| mercredi 08 avril 2009, a 21:36 |
| Le mouvement sorganise pour durer . |
Une nouvelle journée de manifestation nationale a lieu
aujourd’hui pour répondre aux appels à la reprise des cours lancés par
la ministre de la Recherche.
Toujours pas de sortie de crise à l’horizon… Valérie
Pécresse lance via les médias des appels à la reprise des cours,
condamne les « actes radicaux » et assure que « les étudiants se sont
prononcés largement en faveur de la reprise ». L’attitude de la
ministre, considérée comme irresponsable par les universitaires, va de
concert avec une politique gouvernementale de réformes menée quel qu’en
soit le prix. Pécresse ne lâche du lest que quand Nicolas Sarkozy l’y
autorise. Et on en est bien loin, si l’on en croit les propos du chef
de l’État qui, lors d’un déplacement dans les Bouches-du-Rhône, a
affirmé qu’il ne reviendrait « jamais » sur l’autonomie des
universités, « un choix fondamental ». Assurant que « les choses
progressent », il s’est adressé au monde universitaire en expliquant
que « leur donner l’autonomie, c’est leur faire confiance ». Moins
méprisant que lors de son discours du 22 janvier, il a préféré
remercier les présidents d’université de « leur courage », car a-t-il
ajouté, « ils ne baignent pas toujours dans un environnement
spontanément attiré par la réforme ». C’est le moins que l’on puisse
dire… Et quant à la spontanéité, les universitaires ont pris le temps
de réfléchir aux conséquences néfastes des réformes en cours.
En réponse à Lionel Collet, président de la CPU, relais discipliné
du discours de la ministre, la communauté universitaire, réunie en
assemblée générale (la huitième) lundi dernier à l’université de
Paris-III, a rappelé sa détermination « intacte et absolue face au
massacre organisé par le gouvernement du service public de
l’Enseignement et de la Recherche ». En réponse aussi à Valérie
Pécresse sur le bon déroulement des examens, des directeurs d’UFR et
d’IUT envisagent la validation automatique du semestre pour les
étudiants. À ce stade du mouvement, les étudiants,
enseignants-chercheurs, BIATOSS et doctorants ne s’embarrassent plus
d’ultimatums. Ils vont droit au but et comptent se mobiliser « sous
toutes les formes » : grèves de la faim, blocages, démissions
administratives, appels à la désobéissance civile, occupations et même
séquestrations des présidents d’universités favorables à la LRU.
Certaines de ces actions sont d’ores et déjà appliquées à Rennes-II,
Toulouse-II et III, Montpellier-III, Caen. Hier après-midi, c’est Ã
Strasbourg que deux cents étudiants ont investi les locaux de la
présidence. Les démissions aussi ont été remises à Amiens, Paris-I,
Lyon-II, Nancy-I, Tours ou Dijon… Par ailleurs, la communauté
universitaire a tenu à dénoncer la violence policière, devenue
systématique, face à des actions pacifiques.
expériences de lutte
Malgré l’annonce de nouvelles manifestations, « de la maternelle Ã
l’université », comme celle d’aujourd’hui (1), celle du mardi 28 avril
(jour de la Sainte-Valérie !) et, bien sûr, celle du 1er mai, le
gouvernement espère encore une fois que les vacances de Pâques
porteront un coup à la mobilisation. De son côté, la communauté
universitaire accumule en sa faveur de nouvelles expériences de lutte
qui pourraient faire durer le mouvement plus longtemps que ne le
souhaiterait le président de la République.
(1) À Paris, manifestation à 14 h 30 à partir de la place Denfert-Rochereau.
Ixchel Delaporte
l'Huma du 08 /04 / 09
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| mercredi 08 avril 2009, a 21:14 |
| Quand Nicolas Sarkozy faisait l'apologie de la violence ! |
Sarko, un visionnaire. video mercredi 8 avril 2009 (18h29)

Quand Nicolas Sarkozy faisait l’apologie de la violence
Quand Nicolas Sarkozy faisait l’apologie de la violence envoyé par dagrouik
http://www.dailymotion.com/video/x8…
De : pilhaouer
mercredi 8 avril 2009
site Bellaciao
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| mercredi 08 avril 2009, a 04:30 |
| Contre la solidarité transformée en délit . |
Un collectif d'associations dont Emmaüs, la Cimade, le Secours
catholique et France Terre d'asile appellent à des rassemblements dans
80 villes de France pour demander la suppression du "délit de
solidarité" avec les sans-papiers.
Dans l'Humanité de mercredi, quatre d'entre elles, médecin, avocat, ou bénévoles prennent le risque de témoigner à découvert.
• Notre dossier : Immigration Sans papiers |
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| mardi 07 avril 2009, a 21:16 |
| Le PCF soutient la lutte des salariés des radios publiques . |
Accueil > Le PCF > Bureau de presse

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 6 avril
Les intersyndicales de Radio France et de RFI ont
appelé les salariés des radios publiques à la grève pour le mardi 7
avril. Elles protestent contre la remise en cause des conventions
collectives et des accords d’entreprises et contre la suppression de
206 postes à RFI.
Le PCF soutient revendications des organisations
syndicales. Comme elles, il demande le maintien de toutes les
rédactions en langue dont la disparition porterait un grave coup au
rayonnement de la France à l’étranger et priverait d’une information
libre et pluraliste des populations entières vivant dans des pays où
les libertés de la presse et d’expressions sont considérées comme
accessoires et relatives par les gouvernements.
Par ailleurs, le PCF s’opposera fermement au projet de
dissolution de l’Association des Employeurs des Sociétés de
l’Audiovisuel Public.
Ce projet est une nouvelle illustration de la casse
organisée par N. Sarkozy qui, décidément, se verrait bien en rédacteur
en chef de l’ensemble des télés, radios et journaux.
Olivier Dartigolles Porte-parole du PCF
Paris, le 6 avril 2009 |
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| mardi 07 avril 2009, a 20:38 |
| Travail dominicale : les sénateurs PCF s'opposent aux amendements centristes . |
Mardi 07 Avril 2009
Les sénateurs du groupe communiste et du parti
de gauche (CRC-SPG) disent mardi s'opposer “avec vigueur” aux
amendements centristes déposés sur le projet de loi sur le Tourisme et
qui visent à étendre le travail du dimanche

“Alors que la crise se développe, que chaque mois
près de 100.000 personnes de plus sont victimes du chômage, ces
dogmatiques du libéralisme entendent précariser plus encore l'emploi”,
déclarent-ils dans un communiqué.
“Ils utilisent les zones touristiques comme cheval de Troie pour
imposer le travail dominical aux salariés, avec le véritable recul de
civilisation qu'il comporte”, ajoutent-ils.
Les sénateurs du groupe CRC-SPG s'opposent avec vigueur à “cette
manoeuvre” qui montre “que décidément la droite n'a pas bien mesuré la
colère des salariés qui n'en peuvent plus de subir un système qui
continue à enrichir ceux qui détiennent le pouvoir économique,
actionnaires et patrons”.
L'examen du projet de loi sur le tourisme a débuté mardi et les amendements incriminés devraient venir en discussion mercredi.
Nicolas Maury
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| mardi 07 avril 2009, a 18:33 |
| Déni de justice pour Mumia . |
La Cour suprême des Etats-Unis a refusé lundi de se
saisir de la requête de Mumia Abu Jamal, icône de la lutte contre la
peine capitale, pour l'organisation d'un nouveau procès au motif que la
sélection du jury qui l'a condamné à mort en 1982 était raciste.
La requête déposée par son avocat, Robert Bryan,
rappelait à la plus haute juridiction des Etats-Unis que dix des quinze
récusations de l'accusation au moment du procès concernaient des jurés
noirs et que le jury final comptait dix Blancs pour deux Noirs.
Il s'agissait de la dernière chance pour l'un des plus célèbres
condamnés à la peine capitale des Etats-Unis, dans le couloir de la
mort en Pennsylvanie (est) depuis 27 ans et qui a toujours clamé son
innocence, de voir la procédure de sa culpabilité remise en cause.
L'année dernière, une cour d'appel fédérale de Pennsylvanie a annulé
sa condamnation à mort, tout en confirmant sa culpabilité dans le
meurtre d'un policier blanc en 1981.
Les juges ont estimé que les instructions données aux jurés à
l'époque avaient pu leur faire croire qu'ils devaient s'accorder à
l'unanimité sur des circonstances atténuantes pouvant épargner au
condamné la peine capitale, alors que la procédure est en fait moins
restrictive.
Mais l'Etat de Pennsylvanie a fait appel de cette décision devant la
Cour suprême qui n'a toujours pas annoncé si elle se saisissait du cas.
En sursis tant que les neuf sages ne se sont pas prononcés, Mumia
Abu Jamal, ancien journaliste radio et militant des “Black Panthers”,
un mouvement révolutionnaire afro-américain formé en 1966 aux
Etats-Unis, n'a pas quitté le couloir de la mort.
Si la Cour suprême annule la décision de la cour d'appel, il
attendra à nouveau une date d'exécution. Si elle la confirme, un
nouveau jury devra se réunir pour le condamner à une nouvelle peine.
Mumia Abu-Jamal est aujourd'hui âgé de 54 ans.
site de l'Huma
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| lundi 06 avril 2009, a 19:11 |
| Lellouche sur la 5,en direct,injurie Melanchon ! |
dimanche 5 avril 2009
(19h09)


de Copas
"pauvre type ! "
"Sale type ! "
Le rictus haineux, Lellouche s'en prends à Mélenchon en direct sur la 5.
Le propagandiste de Sarko après n'avoir cessé de coupé
la parole à Melenchon s'est mis à passer à la vitesse supérieure en
injuriant de dernier qui a rappelé à cette occasion ce que l'OTAN était
comme alliance.
C'en était trop pour lelouche. Une explosion de haine violente tord son visage et il lâche ses injures.
Le présentateur se tait alors qu'il aurait dû faire sortir par la peau du cou cet adorateur des méthodes d'extrême droite.
Il ne leur suffit pas de contrôler toutes les chaines,
il leur faut maintenant agresser les maigrelettes interventions de
l'opposition !
Ma solidarité à Mélenchon .
(à sa place je serai sorti du plateau ou serai passé à la vitesse supérieure contre le monsieur brunisant)
Un pauvre diable rappelant les propose orduriers du
locataire de l'Elysée envers un citoyen au salon de l'agriculture a été
condamné pour beaucoup moins.
Alors ?
Ca c'est passé au vu et au su de tous et de toutes, dont quelques juges et personnes assermentées ........
Lellouche Traitre Agent CIA !!! - Melenchon accuse !!!!
Emission complète
De : Copas
dimanche 5 avril 2009 site Bellaciao
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| lundi 06 avril 2009, a 18:42 |
| Marie-George BUFFET interpelle F.Fillon suite aux pousuites judiciéres dont sont victimes 6 syndicalistes . |
Par PCFENERGIE le dimanche 5 avril 2009, 18:21 - PARLEMENTAIRES COMMUNISTES
- Lien permanent
Monsieur le Premier ministre,
Le 30 avril prochain, six salariés d'EDF seront traduits devant le
tribunal correctionnel de Valence, suite à leur participation à une
manifestation de défense du service public le 3 octobre 2006 dans la
même ville, pour des destructions de bien dont ils ne sont aucunement
responsables.
Ces
six syndicalistes sont, avant toute chose, des hommes et femmes engagés
pour le service public de l'énergie, dévoués à une entreprise garante
du droit à l'énergie pour tous et toutes, attachés à leur outil de
travail.
C'est bien pourquoi je suis convaincue que les poursuites
judiciaires dont ils sont victimes aujourd'hui sont infondées ; sauf à
imaginer bien sûr que la direction d'EDF s'est engagée dans un
processus de criminalisation de l'action syndicale.
Je sais votre attachement au dialogue social et au respect des
partenaires sociaux. C'est la raison pour laquelle je me demande dans
quelle mesure vous pourriez intervenir auprès de la direction d'EDF
pour retirer une plainte aussi infondée que dangereuse à terme pour le
climat social au sein de cette entreprise nationale vitale pour le
développement de notre pays.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Premier ministre, l'expression de mes sentiments respectueux.
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| lundi 06 avril 2009, a 18:19 |
| Réaction de Marie-George BUFFET sur les violences à Strasbourg . |
Je quitte Strasbourg avec un profond sentiment de colère, parce que les voix pour la paix n'auront pas été entendues.
Les autorités portent une lourde responsabilité. En
dépit des avertissements répétés des organisateurs du rassemblement
pacifiste, elles n'auront pas permis que la manifestation se déroule
dans des conditions où la sécurité de tous était assurée. Depuis
plusieurs jours, un dispositif de sécurité oppressant a fait monter la
pression.
Mais surtout j'ai de la colère, parce que des gens qui
seront présentés comme des militants anti-OTAN alors qu'il ne méritent
que le nom d'imbéciles, ont commis des actes très graves qui méritent
une condamnation claire et sans ambiguïté. Ces gens ne sont pas des
nôtres, ce ne sont pas des militants pacifistes et nous refusons que
leurs actes soient rapprochés d'une manière ou d'une autre de la
manifestation pour la paix à laquelle les communistes ont participé.
A tous les niveaux, mon combat est pour la paix et ne
tolère aucune manifestation de violence. Les violences gratuites qui
ont frappé Strasbourg auront d'abord blessé le mouvement pacifiste.
Marie-George Buffet
Strasbourg, le 4 avril 2009 |
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| dimanche 05 avril 2009, a 21:23 |
| Aliot-Marie ment . |
dimanche 5 avril 2009 (20h12)

selon Aliot Marie les pompiers n'auraient pu
intervenir pour éteindre l'incendie de l'hôtel Ibis à Strasbourg lors
de la manif anti-otan, car il étaient bloqués par la manifestation
pacifiste. C'est un tissu de mensonges ! la manifestation a démarré
environ 20 minutes après que le feu ait pris et les accès urbains
étaient donc libres. Ce qu'elle omet de dire c'est qu'une centaine de
pompiers étaient stationnés en permanance pendant 3 jours 24h sur 24 au
centre-ville ( près de l'ancienne douane) c'est à dire à 5 kilomètres
de l'hôtel ibis et du départ de la manifestation et qu'il s'agissait de
protéger les biens des habitants du centre-ville avant tout. Les
quartiers pauvres, proches du périmètre où avait lieu la manifestation
avaient été oubliés… au moment du départ de feu les CRS qui avaient
dégagé la place, entouraient l'hôtel en le regardant brûler. Elle ne
parle pas non plus de l'intervention des pompiers allemands de Kehl
arrivés très rapidement les premiers sur les lieux et renvoyés chez eux.
De : (pas de nom)
dimanche 5 avril 2009
site Bellaciao
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| dimanche 05 avril 2009, a 19:32 |
| Nouveau cadeau pour les fortunés . |
Fiscalité . Le gouvernement prépare une modification du dispositif ISF-PME.
Dans le contexte de crise et de « moralisation du
système », il serait sans doute malvenu de supprimer l'impôt de
solidarité sur la fortune. Nicolas Sarkozy et le gouvernement n'ont
cependant pas renoncé à vider l'ISF de sens et de contenu. Un
dispositif ISF-PME permet aux 556 000 assujettis à l'impôt sur la
fortune (recensement 2008) de réduire leur facture fiscale à hauteur de
75 %, s'ils investissent dans une PME. La réduction de l'ISF était en
ce cas plafonnée à 50 000 euros. Le quotidien économique La Tribune
révélait hier que, selon le député UMP Jean-Michel Fourgous, qui
présentait un rapport sur les moyens d'attirer en France les fonds
souverains, le chef de l'État accepterait le principe de relever le
plafond de la réduction fiscale à 100 000 euros. La mesure serait à
l'étude.
En 2008, 73 000 foyers fiscaux ont bénéficié de cette mesure qui
leur a fait économiser en moyenne 9 010 euros chacun. Le cadeau de
l'État à ces contribuables fortunés s'élève à 660 millions d'euros pour
cette seule mesure et aurait drainé vers les PME 1,1 milliard d'euros.
Cette nouvelle disposition constituerait donc un cadeau supplémentaire
aux plus fortunés.
Au-delà, la question de l'existence même de l'ISF est posée. La
Tribune a calculé que le dispositif actuel ISF-PME permet aux
détenteurs d'un patrimoine de 3,6 millions d'euros d'effacer l'ardoise
de leur ISF. Porter de 50 000 à 100 000 euros le plafonnement de la
réduction permettra à ceux dont le patrimoine s'élève à 8 millions
d'euros de ne plus payer d'impôt au titre de l'ISF. De 2007 à 2008, le
nombre d'assujettis à l'impôt sur la fortune a augmenté, passant de 527
866 à 565 966. Le produit pour
l'État a dans le même temps diminué, passant d'à peu près 4
milliards à 3,8 milliards d'euros. L'imposition moyenne de chaque
assujetti est passée cette année d'environ 7 600 euros à 6 700 euros.
O. M.
l'Huma du 04 / 04 / 09
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| samedi 04 avril 2009, a 20:32 |
| Manif anti otan à Strasbourg-Port du Rhin : le scénario du pire... |
samedi 4 avril 2009 (19h54)

Communiqué de la fédération du Bas-Rhin du Parti Communiste français
Port du Rhin : le scénario du pire…
Alors que des milliers de pacifistes européens
voulaient manifester dans le calme pour exprimer leur volonté de
construire la paix en Europe et exiger la dissolution de l'OTAN, le
scénario du pire s'est produit au Port du Rhin à Strasbourg. Le PCF du
Bas-Rhin apporte son soutien à la population du quartier du Port du
Rhin qui depuis trois jours a vécu en état de siège et n'a vraiment pas
mérité les dégradations de ce jour. Le PCF du Bas-Rhin condamne avec la
plus grande fermeté les violences gratuites des groupes venus au nom de
prétextes fallacieux pour casser. Ces gens là n'ont rien à voir avec
les mouvements démocratiques qui organisaient le Contre-sommet de
l'OTAN. Ces groupes font le jeu des Sarkozy, Merkel, Berlusconi, Brown
etc… qui dominent l'Europe et qui l'ont conduite dans l'ornière de la
crise économique et sociale d'aujourd'hui… Le PCF déplore l'attitude du
Préfet du Bas-Rhin aux ordres de Sarkozy qui depuis des mois a créé les
conditions d'une criminalisation du mouvement pacifiste et qui a
installé dans notre ville un climat d'insécurité jamais connu.
Contrairement à sa promesse faite aux organisateurs le Pont de l'Europe
a été fermé, empêchant ainsi l'accès des pacifistes allemands au Jardin
des Deux-Rives. Le PCF condamne la position du Maire de Strasbourg qui
a tout fait pour reléguer la manifestation pacifiste dans la périphérie
de la Ville en organisant un véritable piège à manifestants. La
suspension des transports en commun a aggravé la situation en retardant
considérablement l'accès des manifestants. La multiplication des
barrages et des contrôles créant une atmosphère insupportable ! Quelle
image de la Ville de Strasbourg au lendemain du sommet de l'Otan ? Une
nouvelle fois le tapis rouge est déroulé pour les puissants et les
citoyens sont méprisés et humiliés. Strasbourg méritait mieux que
cela ! Elle reste à nos yeux une capitale de la Paix et de la
Démocratie et les peuples continueront à s'y faire entendre !
A Strasbourg, le samedi 4 avril 2009. (18h20)
Jean-Baptiste Metz
Secrétaire Départemental du PCF
Fédération du Bas-Rhin du Parti Communiste Français 18
rue de la Division Leclerc - 67000 - Strasbourg Tél : 09 77 31 13 44
Courriels : pcf.67@noos.fr - PCF.Fede-67@wanadoo.fr Nouveau site : http://www.pcf-bas-rhin.com/
De : Jean-Baptiste Metz
samedi 4 avril 2009
site Bellaciao
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| vendredi 03 avril 2009, a 20:46 |
| Sanofi-Aventis : Huit milliards à se partager,ils n'arrêtent pas de se goinfrer ! |

L'avis
de convocation adressée ces jours-ci par Sanofi-Aventis à ses
actionnaires pour leur A.G. fourmille de bonnes nouvelles : le bénéfice
distribuable s'élève à 8,5 milliards d'euros !
L'ex DG, Gérard Le Fur, se voit remettre, en qualité de
nouveau « conseiller scientifique », un salaire « brut » de 600 000
euros, ainsi qu'un parachute sur mesure de 2,5 millions d'euros. Un
autre ponte, Viehbacher, est également grassement « parachuté ». Etc.
Et tout cela se fait, dit toujours la convocation,
« conformément au code ethique du MEDEF » et « aux meilleures pratiques
de gouvernance recommandées sur la place financière de Paris ». Ils
auraient aussi pu ajouter : « conformément à la moralisation
capitalistique chère à Sarkozy ».
Ainsi, jour après jour, s'écoule une déferlante obscène
d'argent gaspillé devant un public écoeuré. Qui finira bien par
demander des comptes.
Olivier Dartigolles
Porte-parole du PCF
Paris, le 31 mars 2009 |
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| jeudi 02 avril 2009, a 21:32 |
| Quelle europe ? |
quelle europe ? suite...
Par Parti Communiste Forbach le jeudi 2 avril 2009, 07:26 - Lien permanent
Ce commentaire d'un travailleur frontalier qui laisse un commentaire sur ce blog :
A bettembourg (Luxembourg)nous travaillons dans une tréfilerie, nous
fabriquons du fil (tressé) pour faire la strructure meétallique des
pneus. Toute cette (grosse)partie de la production de notre site est
délocalisée en Hongrie : résultat chez nous 120 suppressions d'emplois
sur 250. Partout les mêmes recettes libérales sont mises en place,
partout les dégats sont immenses; Au mois de juin je voterai pour le
front de gauche pour les européennes car je veux m'opposer à cette
logique de folie....
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| jeudi 02 avril 2009, a 21:12 |
| 172 nations absentes de la photo officielle . |
Le G20 laisse de côté l'immense majorité de la planète contrainte de payer la facture de la crise.
Les absents seront plus nombreux que les présents.
Tandis que s'ouvre le sommet des chefs d'État et de gouvernements des
20 principales économies mondiales, à l'exception d'une poignée de
représentants symboliques, l'immense majorité des nations n'a pas été
conviée à Londres. « Les pays en développement et émergents (…) n'ont
pas contribué à créer cette crise, et pourtant leurs peuples sont en
train de la payer comme le reste du monde », a fait remarquer, il y a
quelques jours, à la BBC, la coordinatrice de l'ONG Action Aid, Claire
Melamed. Selon la Banque mondiale, 44 millions de personnes sont
menacées de malnutrition. L'Organisation internationale du travail
estime que « plus de 200 millions de travailleurs pourraient tomber
dans la plus grande misère, et cela principalement dans les pays en
développement et émergents, où le système de protection sociale
n'existe pas », indique la déclaration syndicale internationale de
Londres. « Le nombre de travailleurs pauvres - gagnant moins de 2
dollars (…) - pourrait ainsi s'élever à 1,4 milliard », poursuit le
document.
Tandis que les États sont refoulés des tables d'honneur, leur
population est priée de payer l'addition. Et le principe « un pays, une
voix » est méprisé au prétexte que les économies des 172 seraient
obsolètes. Un état de fait qui a le don d'agacer Nicolas Sersiron,
vice-président du Comité pour l'annulation de la dette du tiers-monde
de France : « Si l'on s'en tient aux chiffres d'analyse de type PNB,
l'Afrique n'a pas de poids économique, lance-t-il, mais si l'on prend
le temps d'observer ce qu'elle produit en matière de minerais, de
métaux, d'uranium, c'est-à-dire des ressources indispensables pour la
viabilité des technologies du Nord, sans ces ressources, il n'y aurait
pas de développement des pays riches. » Et d'insister sur la
responsabilité des puissances économiques dans l'asservissement du
Sud : « En République démocratique du Congo (RDC), ces pays passent des
contrats léonins qui leur permettent d'exploiter les ressources
naturelles et de les sous-payer. Le gouvernement de la RDC ne touche
que 5 % des exportations de ses minerais, qui sont par ailleurs vendus
à des paradis fiscaux en dessous de leur prix pour être revendus
beaucoup plus chers. »
Les « 20 » vont certainement se limiter à taper sur les doigts de
certains paradis fiscaux. En revanche, pas un mot sur la dette des pays
du Sud. C'est pourtant ce corset qui hypothèque le développement de ces
nations. Son annulation serait également une bouffée d'oxygène et un
matelas pour amortir les effets du cyclone crise, notamment dans la
région subsaharienne de l'Afrique. Quant au rôle du Fonds monétaire
international et de la Banque mondiale, « depuis toujours, ces
institutions sont dominées par les États-Unis qui y possèdent un droit
de veto, explique Nicolas Sersiron. Ce sont des outils de domination
des pays riches à leur profit ». Mais une quelconque réforme de ces
instruments de chantage économiques n'est pas non plus envisagée. Quant
aux objectifs du millénaire inventoriés par les Nations unies pour
éradiquer « les tragédies » humaines et sociales dont souffrent les
trois quarts de la planète, il y a fort à parier qu'ils finissent aux
oubliettes.
Face à cet unilatéralisme, « l'Amérique du Sud trace un chemin
original », avance Nicolas Sirseron. « L'alternative bolivarienne pour
les Amériques, qui va se doter aussi d'une banque, est une
transformation du paradigme ultralibéral : on remplace la compétition
par la coopération », analyse le vice-président de (CADT). Le Sud au
chevet du Sud.
Cathy Ceïbe
l'Huma du 02 / 04 / 09
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| jeudi 02 avril 2009, a 18:57 |
| Grève à la centrale de la Snet à Gardanne pour défendre l'avenir du site . |
Jeudi 02 Avril 2009
Les salariés de la centrale thermique de la Snet
à Gardanne, filiale du groupe allemand EON, étaient en grève jeudi pour
défendre leur usine, menacée de fermeture, et appeler l'Etat à tenir
ses engagements

La grève, suivie selon la CGT par 80% des 170
salariés, a débuté jeudi à 05H00 pour une durée de 24 heures
reconductible et se traduit par le blocage total du site. Les
grévistes, rejoints par des élus communistes de la région, étaient
réunis à l'appel de la CGT devant le site.
“Nous demandons que l'Etat, actionnaire à 35% de l'entreprise,
tienne ses engagements en maintenant l'outil existant et en
construisant un groupe supplémentaire de production électrique pour
pérenniser le site”, a déclaré Nadir Hadjali, délégué syndical CGT de
la centrale.
La Société nationale d'électricité et de thermique (Snet), rachetée
en juin 2008 par EON à l'Espagnol Endesa, a annoncé vendredi l'abandon
d'un projet de construction d'une centrale à cycle combiné gaz à
Gardanne, annoncé en 2005.
Selon la CGT, la direction de la Snet a précisé
mercredi en comité central d'entreprise à Rueil-Malmaison que l'une des
deux tranches de la centrale serait stoppée dès 2012 et laissé entendre
que la deuxième tranche pouvait l'être en 2020. Elle a annoncé des
départs en pré-retraite et en retraite non remplacés ainsi que la
mobilité des salariés maintenus dans le groupe, ce qui a été qualifié
par la CGT de “plan social déguisé”.
Le maire communiste de Gardanne, Roger Meï, a dénoncé “le mutisme de
l'Etat” et fait d'une visite de Nicolas Sarkozy, prévue mardi à
Gardanne, l'occasion “de lui rappeler les engagements pris par l'Etat”.
“C'est un fleuron de l'industrie française que l'on veut mettre à mal
mais on ne laissera pas faire”, a-t-il dit.
La CGT et Roger Meï ont souligné que la région Paca a subi plusieurs
black-out électriques ces dernières années du fait du manque de sites
de production énergétiques et des difficultés de transport de
l'électricité, faute de lignes haute tension.
Nicolas Maury
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