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rassembler la gauche
jeudi 29 octobre 2009, a 18:14
Agriculture : Sarkozy détourne les questions et fuit les réponses .
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 28 octobre
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Nicolas Sarkozy s'est rendu, hier, dans le Jura pour annoncer un plan pour les agriculteurs.

Son discours aux accents populistes sur « l'identité nationale française » constituée par le « rapport singulier des Français avec la terre » ne sert qu'à détourner les vraies questions posées. Le Président n'apporte aucune réponse aux revendications des agriculteurs en lutte.

L'annonce d'un milliard de prêts, même bonifié reste un emprunt de plus pour des milliers d'agriculteurs déjà en trop plein d'endettement. Les 650 millions d'euros d'aides annoncées seront à l'arrivée, éparpillés et ailleurs que dans les trésoreries déjà à sec des producteurs. Qui pourrait croire un seul instant aux déclarations du Président visant à dénoncer, le manque de régulation européenne, de répartition de la valeur ajoutée, la dérive des produits financier, la toute puissance du marché...sur les produits agricoles et alimentaires. Les producteurs, comme les consommateurs n'ont pas oublié, que le même homme a été Ministre de l'Économie, qu'il a présidé l'Union Européenne il y a peu, qu'il ne contredira pas les politiques menées par José-Manuel Barroso à Bruxelles.

Depuis 2007, Nicolas Sarkozy n'a pas répondu aux exigences paysannes et aux attentes populaires. En lieu et place de son long discours qu'il a tenu aujourd'hui, il devrait comme le propose le PCF porter une autre ambition agricole et alimentaire et prendre des mesures concrètes :
- Fixer des prix agricoles rémunérateurs,
- Encadrer les marges de la grande distribution,
- Arrêter des importations abusives,
- Mieux répartir les volumes de productions,
- Attribuer équitablement des aides directes
- Agir pour maintenir les terres agricoles à la production

Parti communiste français

Paris, le 28 octobre 2009.

jeudi 29 octobre 2009, a 04:43
Un Front de gauche,avec vous,pour faire gagner la gauche !
 



Mis en ligne : 27 octobre

Les élections régionales de mars 2010 se dérouleront à mi-chemin du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Elles seront aussi la dernière élection avant 2012 pour s'exprimer sur la politique conduite dans le pays.

Le conseil national du Parti communiste français a fait une offre politique le 25 octobre 2009 pour changer la donne dans le pays.

Chômage, inégalités et pauvreté, remise en cause des droits des femmes, détresse au travail, atteintes aux libertés, mal vie dans les quartiers, crise agricole et alimentaire, alertes écologiques… tous les clignotants sont au rouge mais le gouvernement est sourd aux revendications des citoyens, des salariés.

À télécharger

Loin de combattre la crise, la politique de Nicolas Sarkozy et de sa majorité UMP se révèle être une politique injuste et égoïste au service de la seule classe dominante, des privilèges de l'argent et des logiques de rentabilité. C'est le peuple qui paie la crise, alors que la spéculation et la bourse se relancent comme avant. Et la droite veut faire des régions des relais de cette politique !

A gauche, entre volonté d'« alliances au centre », de « primaires », instrumentalisation de l'écologie, arrangements avec les idées libérales qui ont failli et repli sectaire... les fausses pistes ne manquent pas pour aller à l'échec dans les régions comme dans le pays.

Il n'est pas possible d'en rester là ! C'est une exigence pour changer nos vies.

 Trois enjeux :

1. Soit les régions deviennent des relais de la politique de la droite et de Nicolas Sarkozy ou accompagnent cette politique sans réellement la combattre. Soit elles deviennent des pôles de résistance à cette politique, de luttes et de propositions pour promouvoir d'autres logiques. Nous voulons des projets régionaux porteurs notamment de la défense et la promotion des services publics, de luttes contre les discriminations et pour l'égalité, d'un changement des critères d'utilisation de l'argent, de la relance de politiques industrielles, agricoles et urbaines pour un développement socialement solidaire et écologiquement durable, de nouveaux droits et pouvoirs d'intervention pour les salariés et les citoyens.

2. La présence de Nicolas Sarkozy c'est la concentration et la confiscation des pouvoirs à un niveau caricatural et une attaque en règle contre les libertés et les droits démocratiques. Nous voulons au contraire porter une conception offensive de la démocratisation du pouvoir dans tous les domaines : État, collectivités, entreprises, faire preuve d'audace en matière de droits des citoyens et des salariés, faire prévaloir des logiques de coopération entre les collectivités contre les logiques de mise en concurrence.

3. Ce n'est pas le moment de baisser la garde à gauche. La gauche gagnera si elle va à ces élections avec des projets ambitieux, novateurs et courageux. La gauche mobilisera si elle a un projet clair et combatif, qui favorise l'intervention populaire pour faire face aux urgences sociales.

 Front de Gauche élargi : un appel à travailler ensemble !

C'est avec l'ambition de relever ces défis que le Parti communiste lance un appel à toutes les forces, à toutes les femmes et les hommes de gauche, comme du mouvement syndical, social, associatif, issus de la ruralité comme des grandes zones urbaines et de leurs quartiers populaires, à travailler ensemble pour que puisse s'exprimer dans ces élections, de la manière la plus forte et la plus claire possibles, la volonté de politiques et de majorités régionales résolument engagées à gauche.

Partout où les conditions peuvent en être créées, où les forces disponibles existent, le Parti communiste propose que ce travail commun débouche, autour d'objectifs et de projets clairs, sur la constitution de listes de Front de gauche de large rassemblement au 1er tour, qui, à partir mais très au-delà des trois forces qui se sont rassemblées à l'élection européenne (Parti communiste, Parti de gauche, Gauche unitaire), permettraient de réunir toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cette démarche.

Ces listes, les communistes veulent les ouvrir à des forces nouvelles et faire une large place à toutes les femmes et tous les hommes, citoyens, militants du mouvement social, élus locaux qui, dans leur diversité, partagent l'urgence de cette démarche.

En ouvrant un autre choix que celui porté par le PS ou Europe-Ecologie, les communistes veulent lever une dynamique de victoire à gauche sur des choix clairs. Ces listes ne sont pas en opposition au reste de la gauche : elles sont un moyen de réveiller la gauche !

 Des objectifs clairs

- Construire de la manière la plus ouverte et la plus participative possibles les projets régionaux clairement ancrés à gauche que devront porter ces listes et créer autour de ces projets les conditions du rassemblement le plus large.

- Tout faire pour empêcher la droite de reconquérir les régions, et créer par tout les conditions de majorités régionales de gauche, avec l'objectif de porter dans ces majorités des projets de transformation sociale réelle, et si les conditions en sont créées de travailler à leur mise en œuvre, jusque dans les exécutifs régionaux. Cela supposera de travailler sans ambiguïté au lendemain du premier tour à la fusion des listes de gauche et écologistes, donc à l'exclusion du Modem, dans le respect de l'in- fluence de chacune de ces listes.

- Tout faire pour élire dans ces majorités de gauche le maximum d'élus à même de porter ces objectifs avec détermination durant tout le mandat.

mardi 27 octobre 2009, a 04:40
Guy Môquet : comment Sarkozy asservit l'histoire .
 

lundi 26 octobre 2009, a 21:46
Les banques paradent : "Vive la crise"
 

Accueil > Dossiers et actualités > Sur le vif

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Mis en ligne : 26 octobre

Elles ont replongé, dirait-on. Comme ces malades qui sortent d'une brève cure de désintoxication pendant laquelle ils ont juré leurs grands dieux que « jamais plus », et qui s'arrêtent aussitôt au bistrot du coin. Après les banques améri­caines, c'est, en France, la BNP qui s'apprête à verser 1 milliard d'euros de bonus à ses traders. Combien pour la Société générale, elle aussi bénéficiaire cette année ?

Combien de banques dans le monde, à Londres, à Singapour, à Francfort, à Zurich, gavées d'argent public il y a seulement quelques mois et qui vont de nouveau ouvrir les parachutes dorés, aligner les stock-options, payer avec des millions l'indifférence aux drames du monde des petits génies de l'informatique et des docteurs Frankenstein de la finance. Ils étaient deve­nus humbles. Ils avaient laissé leur Ferrari au garage. Ils craignaient pour leur avenir. On en a même vu qui faisaient leurs cartons avec aux yeux des larmes de dépit et parfois de repentir. Et combien de financiers de haut vol, d'affairis­tes notoires qui semblaient touchés par la grâce ? Combien de politiques, n'est-ce pas, stigmatisant la folie financière, la course à la spéculation, aux premiers rangs desquels Nicolas Sarkozy.

Les chiffres sont hallucinants. Aux États-Unis, des millions de familles ont perdu leur logement ou sont en passe de le perdre, plus de 1 000 milliards de dollars d'argent public sont venus soutenir les banques. Et ce sont celles-là même qui ont bénéficié des milliards de dollars de l'État, c'est-à-dire des contribuables, qui ont versé des milliards de dollars de primes à leurs cadres. Parce qu'elles les aiment et qu'ils sont méritants ? Non, mais parce que les reniements et le cynisme, ça se paye. En France, où des salariés jetés à la rue se battent pendant des semaines pour obtenir des primes de départ de quelques milliers d'euros, les bonus de la BNP représentent 59 000 euros par salarié. Ce n'est là évidemment qu'une moyenne derrière laquelle se retran­che le médiateur du crédit. On se souvient, il a été nommé pour que les ban­ques respectent un code de bonne conduite. « Si le milliard est réparti entre les salariés, je suis content pour chacun des salariés. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de savoir si on a de nouveau des errements de rémunération. » Il fait semblant de penser que 59 000 euros par salarié, c'est une petite somme. Mais c'est quatre années de SMIC ! Il sait bien que les « errements » dont il parle ne peuvent qu'exister. Mais il feint surtout d'oublier que, l'an passé, 5 milliards d'euros d'argent public ont été versés à la BNP ! De son côté ; la BNP assure, avec toute la candeur d'une sainte-nitouche des coffres-forts, qu'elle n'a fait que respecter scrupuleusement les règles établies par le G20.

S'il fallait une confirmation de ce que ce fameux sommet où Nicolas Sarkozy était devenu un Zorro de la moralisation du capitalisme n'avait décidé que de broutilles, c'est chose faite. C'est cela, la lutte mondiale contre les phénomé­nales fuites en avant financières qui ont déclenché la crise que payent et que n'ont pas fini de payer les peuples ? Une telle tartufferie, nationale et plané­taire, donne la nausée. Mais l'écœurement et l'indignation ne suffisent pas. Souvenons-nous de François Fillon, déclarant qu'il fallait aider les banques mais laisser ensuite les banquiers « faire leur métier ». Eh bien, ils le font. Ce n'est pas de l'addiction bien sûr, on l'a bien compris. C'est la logique du capi­talisme. Le gouvernement ne voulait pas aider les victimes de la crise, mais sauver ses responsables, pour repartir. Pour repartir même mieux qu'avant, en ayant au passage assoupli l'économie et l'échine des salariés, ouvert plus de champ encore aux capitaux dominants. Et déjà on sable le champagne dans certains conseils d'administration : « Vive la crise ! »

site du PCF

lundi 26 octobre 2009, a 21:17
Jusqu'où Eric Besson va-t-il couvrir notre pays de honte ?
 

Pierre Laurent


Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 26 octobre

Pour masquer l'échec de sa politique, Nicolas Sarkozy a décidé de faire une nouvelle fois monter en ligne son petit ministre des sales besognes, pour cette fois redéfinir « ce que c'est qu'être français ? ». Un colloque de synthèse aurait lieu en février sur le sujet !

On croît rêver, mais c'est plutôt un cauchemar.

Peut-être le ministre espère-t-il y décréter ce qui distinguera les « bons » des « mauvais » Français. C'est inacceptable, c'est le retour du pétainisme le plus nauséabond.

En renvoyant, vers une mort probable, 3 Afghans dans leur pays en guerre, Eric Besson vient déjà de piétiner l'une des traditions fondatrices de notre République, le droit d'asile.

Ira-t-il jusqu'à inventer le livret du bon français, délivré en Préfecture par le ministère de l'Identité nationale ? A quand les meetings de l'UMP où l'on entonnera « Maréchal nous voilà ! » ?

Les propos du ministre sont scandaleux. Ils sont indignes de la France et de ses valeurs républicaines d'Egalité, de Liberté et de Fraternité.

La limite du supportable est dépassée. Tous les démocrates doivent s'unir d'urgence pour faire stopper cette inquiétante dérive.

Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF

Paris, le 26 octobre 2009.

lundi 26 octobre 2009, a 20:53
Marie-George Buffet,invitée de la matinale de France Inter .
 

Marie George Buffet, invitée de la matinale de France Inter - le 26 octobre 2009

lundi 26 octobre 2009, a 04:49
Nanette,lycéenne,expulsée cartable au dos .
 


Arrêtée mercredi matin, Nanette, lycéenne parisienne de dix-neuf ans, a été expulsée le jour même vers le Congo-Brazzaville.

Mercredi matin, Nanette Alanhi Bangofa se rendait tranquillement en cours. Cette jeune fille de dix-neuf ans est en première année de BTS compta-gestion au lycée Jules Siegfried dans le 10e arrondissement de Paris. D'origine congolaise, Nanette est arrivée en France en 2007. Sa mère bénéficie d'une carte de séjour résident de dix ans, son père est décédé.

Pour sa majorité, la préfecture de police de Paris lui offre… une obligation de quitter le territoire. Sans argent pour payer un avocat, elle ne fait pas appel. Mercredi matin, donc, Nanette est arrêtée par les forces de l'ordre à la gare du Nord.

Sans même passer par la case garde à vue, la jeune fille est directement emmenée à l'aéroport d'Orly où elle est mise à bord d'un avion pour Casablanca, puis de Casablanca à Brazzaville. Malgré ses demandes réitérées, les policiers ne la laissent pas prévenir sa mère. Ce n'est qu'une fois arrivée sur place, jeudi matin, qu'elle a pu lui téléphoner. Aujourd'hui Nanette se retrouve démunie à Brazzaville, elle n'avait sur elle que deux euros et son sac de cours. Contactée par téléphone, elle ne cesse de répéter : « faites quelques chose, je ne peux pas rester ici ». Elle est logée, pour quelques jours, chez une cousine.

Vendredi après-midi, 200 élèves du lycée Siegfried se sont rendus à la préfecture de police de Paris pour demander son retour. Contactée, la préfecture n'a pas répondu à nos questions, mais a signalé au Réseau éducation sans frontière qu'elle n'avait aucune trace de cette expulsion. La mère de Nanette a dû montrer son billet électronique pour prouver que sa fille était bien à Brazzaville…

RESF s'inquiète du durcissement préfectoral vis-à-vis des jeunes sans-papiers. « Une pluie d'obligation de quitter le territoire s'est abattu sur les jeunes majeurs ces dernières semaines », dénonce Brigitte Wieser qui précise qu'il s'agit de la première expulsion d'un lycéen depuis août 2006.

Marie Barbier

site de l'Huma

dimanche 25 octobre 2009, a 21:31
Hôpital : la désertification avance .
 

• Notre dossier Santé

samedi 24 octobre 2009, a 22:21
MANIFESTATION EN FAVEUR DE L'AVENIR DE L'HOPITAL DE BAPAUME .
 


  Menacé de restructuration et de liquidation, le Centre Hospitalier de Bapaume (CHB) est l'objet d'une mobilisation grandissante en faveur de sa sauvegarde et de son développement. Mardi, venus de tout le département à l'appel de la CGT, ils étaient près de deux cents personnes à manifester dans les rues de la capitale du Bapalmois.

 

 Venus des hôpitaux de Lens, Calais, Béthune et Saint-Venant, arborant des drapeaux de la CGT et de Solidaires, personnels de santé, syndicalistes et citoyens venus du Bapalmois, de l'Arrageois et de la Gohelle, ils étaient près de deux cents personnes, mardi 20 octobre, à manifester à l'appel de la CGT dans les rues de Bapaume pour défendre l'avenir du centre hospitalier de cette ville située, au coeur d'une région rurale, à 25 km au sud d'Arras. Le motif principal de cette manifestation tenait dans la contestation de la sincérité et de la finalité de la démarche engagée par les personalités liées à la gestion du CHB. La mise en exergue d'un déficit de 1,5 millions d'euros pour le CHB par un récent audit financier commandé auprès de l'Agence Régionale Hospitalière (ARH) par Jean-Paul Delevoye, maire UMP de Bapaume et président du CA de l'établissement public apparait en effet, de plus en plus, comme l'élément d'une mise en scène médiatique où la «surprise» feinte de l'édile le dispute à une «amnésie» à géométrie variable. Si elle s'annonce comme visant à épurer les comptes du CHB et à le remettre financièrement à flot, la démarche des gestionaires du CHB cache de plus en plus mal la manoeuvre consistant, selon la CGT du CHB, à la veille d'un CA lourd de menaces qui devait se dérouler jeudi, à faire passer la pilule d'une restructuration des services de l'hôpital qui se présente comme le point névralgique d'un projet de liquidation en bonne et due forme et ceci sur la base d'un déficit sciemment provoqué et, de fait, connu de longue date.

 

Surprise feinte et amnésie à géométrie variable

 

Intervenant devant la mairie de Bapaume au cours de la manifestation, Patrick Vanderpotte, secrétaire départemental de la CGT santé et action sociale a rappelé le contexte de ce qui devient l'«affaire» du CHB. «Il faut savoir, a-t-il déclaré, qu'on a supprimé 300 postes au Centre Hospitalier de Lens, 150 postes à Calais et 100 à Béthune; qu'on est en train de fusionner l'hôpital de Saint-Omer et l'hôpital de Calais; qu'on on est en train de préparer la fusion entre public et privé au Centre Hospitalier de Lens; qu'on est en train de tuer le Centre Hospitalier de La Bassée au profit du Centre Hospitalier de Béthune. Aujourd'hui, c'est Bapaume. Pourquoi ? Parce qu'on s'est d'abord occupé des grands centres hospitaliers.»

Continuant, il a souligné : «M. Delevoye nous annonce aujourd'hui qu'il est surpris de voir un déficit aussi important à Bapaume. C'est vraiment se moquer du monde ! M. Delevoye fait parti de la majorité, il a ses proches là-bas, il sait très bien que le gouvernement a pris la décision de casser l'hôpital public comme il l'a fait avec EDF, avec France Telecom et avec La Poste. La «solution» présentie pour le CHB est prévue de longue date. On essaie de la faire passer en chargeant l'ancien directeur. Ce qui s'est fait à Bapaume, depuis quelques années, c'était uniquement de rattraper des retards : retard pour des locaux insalubres, retard sur les personnels qui travaillaient dans des conditions déplorables, retard pour une population qui a véritablement besoin d'un hôpital de proximité. Aujourd'hui cet hôpital de proximité est mis en danger et on veut en faire un centre réservé aux personnes âgées !»

Pour finir, Patrick Vanderpotte en a appelé aux usagers de l'hôpital et ses personnels pour se mobiliser : «Il faut continuer de se battre pour défendre l'hôpital de Bapaume sinon, dans quelques semaines ou quelques mois, il ne restera plus que le Centre Hospitalier d'Arras pour pouvoir mettre un plâtre ou pour pouvoir faire une radio. Ou bien, ce sera le secteur privé. C'est sur ce secteur que le gouvernement compte aujourd'hui pour régler le déficit de la sécurité sociale ! Je crois que le combat qui est mené par les camarades de Bapaume est plus que légitime. A voir la mobilisation des personnels de l'établissements, je crois que la mobilisation est très grande aujourd'hui

 

«Les gens qui disaient avoir perdu la mémoire la retrouvent peu à peu»

 

Concernant cette mobilisation, son ampleur et son extension, le changement de ton et de discours, du maire de Bapaume notamment, mais aussi de son relais dans la presse locale semble témoigner d'un virage dans l'opinion bapalmoise et d'une prise de conscience grandissante de ce qui se trame effectivement autour du CHB. «Aujourd'hui, nous a précisé Michel Carré, secrétaire général de la CGT du CHB, les gens qui disaient avoir perdu la mémoire la retrouvent peu à peu. C'est le cas notamment de Jean-Paul Delevoye qui reconnait maintenant que l'hôpital est en déficit depuis 2005 alors qu'il a prétendu ne le découvir que cet été. C'est le cas aussi de Jean-Jacques Cottel, Conseiller général et administrateur du CHB qui, aujourd'hui, en appelle à la population pour soutenir l'hôpital et les services hospitaliers dans le milieu rural de Bapaume.

A la veille d'un CA décisif pour l'avenir du CHB, Michel Carré insiste : «Aujourd'hui nous n'avons encore que des brides de suspiscion. La seule chose qu'on nous dise c'est que nous risquons d'avoir de grandes surprises. On évoque l'idée que le directeur proposerait de soutenir un projet de création de 14 lits en gériatrie. Si tel est le cas, nous, ce que nous souhaitons c'est que ce soit 14 lits supplémentaires et qu'ils s'ajoutent à nos 26 lits de médecine. En outre, il ne faut pas retomber dans ce qu'on est tombé par le passé. Il nous faut des dotations supplémentaires et des moyens. Ce n'est pas tout de nous faire des annonces. Nous voulons des engagement explicites, que tout soit inscrit noir sur blanc. Aujourd'hui, M. Delevoye a reçu le syndicat Force ouvrière. Hier, il a fortement insisté pour recevoir les membres du bureau de la CGT avant le CA de jeudi. Nous ne sommes pas fermés à la discussion mais, pour nous, une chose est claire : nous maintiendrons la pression jusqu'au bout ! Ce que nous voulons c'est sauver notre médecine et l'exercer comme nous l'avons fait depuis toujours. Le personnel du CHB est compétent. Les gens qui viennent à l'hôpital de Bapaume sont très heureux de venir. Nous répondons à un fort besoin de la population. Les gens n'ont pas à se déplacer pour se faire soigner dans des hôpitaux dont le premier est à 25 km.»


Jérôme Salski

Publié dans liberté 62  n°884

Blog PCF Arras

samedi 24 octobre 2009, a 21:41
Taxe proffessionnelle : "le Medef vainqueur par KO",selon les députés PCF .
 


ASSNAT.JPGLes députés communistes ont jugé jeudi “qu'à peine le débat sur la taxe professionnelle engagé, le Medef était vainqueur par KO” après que l'UMP a cédé et accepté d'exonérer les entreprises réalisant moins de 500.000 euros de chiffre d'affaires.

“A peine le débat engagé… le match a été plié. Le Medef l'a emporté. Dans un numéro parfaitement au point, l'UMP Copé a disqualifié d'un seul coup l'UMP Carrez et la commission des Finances de l'Assemblée nationale”, écrit le porte-parole du PCF dans un communiqué.

 

“Non content de faire un nouveau cadeau de près de 12 milliards d'euros aux entreprises, la droite condamne les collectivités territoriales à restreindre leurs services à la population et à accroître la fiscalité locale”, regrette-t-il.

Selon lui, “Madame Lagarde (Economie), Monsieur Copé (UMP) et Madame Parisot (Medef) sont allés au bout de leur projet ultralibéral”.

“Ce nouvel épisode illustre, ô combien, ce que sont en vérité les prétendus nouveaux pouvoirs du Parlement”, conclut-il.

Blog PCF Evry

samedi 24 octobre 2009, a 20:58
Requiem pour un salaud .
 


Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas catholique.

 

Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester

Blog PCF Valenton

jeudi 22 octobre 2009, a 21:50
Déclaration solennelle des collectif de Guadeloupe ( LPK ),Guyane ( FPAG ) & Martinique ' K5F )
 

jeudi 22 octobre 2009 (07h44)

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KONFÉRANS ENTEWNASYONAL
LAPWENT 20-21 OKTOB 2009
DÉCLARATION SOLENNELLE

Considérant que la situation économique et sociale actuelle existant en Guyane, Martinique et Guadeloupe résulte de la pérennisation du modèle de l'économie de plantation,

Considérant que cette économie s'appuie sur des rentes de situation de monopoles, des abus de positions dominantes qui génèrent des injustices,

Considérant que ces injustices touchent aussi bien les travailleurs, que les acteurs économiques endogènes,

Considérant que ce sont autant d'obstacles au développement économique endogène et à l'épanouissement social,

Les organisations de masse et les organisations anticolonialsites et anti-capitalistes de Guyane, Martinique et Guadeloupe, respectivement le Front pour l'avenir de la Guyane (FPAG), Kolektif 5 Févriyé (K5F) et Liyannaj Kont Pwofitasyon, réunies les 20 et 21 octobre 2009 en Conférence Internationale, an Bik a Mityalité, Lapwent Gwadloup, déclarent :

Yonn : les travailleurs et les peuples des dernières colonies de la France dans la Caraïbe ont eu raison de s'organiser en collectif, de liyanné les expériences respectives des organisations qui les composent et de se constituer en nouvelles forces à dimension populaire et de masse, diverses tant du fait de leurs pratiques que de leurs orientations stratégiques.

Dé : Ces nouvelles organisations représentent dans la période historique actuelle de vrais espoirs pour les travailleurs et les peuples, de vrais outils pour avancer vers plus de liberté, plus de démocratie et de justice dans ces sociétés.

Twa : La lutte pour la défense des intérêts des travailleurs, plus largement du peuple, et singulièrement de la jeunesse, le combat contre toutes les Pwofitasyon mené dans ces pays relèvent d'un processus de maturation enclenché depuis l'époque esclavagiste et s'inspirent des grandes luttes sociales menées jusqu'à ce jour.

Kat : Ces combats s'inscrivent également dans un contexte international marqué par les luttes de la classe ouvrière et des peuples contre le capitalisme et ses dégâts de tous ordres sur la planète.

Ola nou yé jodi jou (Où en sommes-nous aujourd'hui)

Nous avons négocié et contracté avec l'Etat français et le patronat des accords d'une portée politique et stratégique fondamentale. Pour la première fois dans l'histoire de nos pays, ce sont les travailleurs et les peuples en mouvement dans la rue qui ont imposé la satisfaction de certaines de leurs revendications.

De la Loi PONS à la LODEOM, aucun des schémas dits de développement, élaborés et débattus avec les élus, n'a permis un quelconque développement, ni la diminution du chômage. Pire, ils ont consacré le mépris, l'exclusion et la négation des peuples de nos pays.

A l'évidence, les mouvements FPAG, K5F et LKP ont établi un nouvel équilibre entre la puissance coloniale, sa représentation locale et les travailleurs et le peuple en mouvement, an konsyans é an balan. La persistance des mouvements en terme de durée, la pertinence de leurs initiatives et l'adhésion populaire dont ils bénéficient, sont significatifs d'un mouvement profond, de nature révolutionnaire et dont l'objectif est d'éradiquer la Pwofitasyon.

Fortes de ce parcours, les organisations de masse soussignées, réunies les 20 et 21 octobre 2009, en Guadeloupe, pour échanger et valider leurs expériences respectives, donner de la dimension à leurs pratiques, organiser la solidarité, notamment contre la répression, assurer la victoire des travailleurs de Guyane, de Martinique et de Guadeloupe et satisfaire leurs plate-formes de revendications.

Les organisations soussignées :

  • refusent d'ores et déjà que les conclusions des Etats-Généraux du gouvernement français soient la réponse aux revendications et aspirations des travailleurs et des peuples en mouvement,
  • exigent le respect des accords et la poursuite des négociations,
  • entérinent ce jour l'installation à Pointe à Pitre du Collectif International de Défense créé le 9 aout 2009 à Corte (Corse),
  • appellent à la tenue d'une nouvelle conférence au mois de février 2010 en Martinique.

Les organisations soussignées appellent les travailleurs et les peuples :

  • à populariser leurs idées, à expliquer leur démarche dans les bourgs, les quartiers, les sections, les entreprises et les familles,
  • à se mobiliser pour les luttes en cours et pour le respect des accords concernant l'augmentation des salaires, la baisse des prix du carburant et des produits de première nécessité, le plan d'urgence pour l'emploi et la formation des jeunes,
  • à renforcer la mobilisation pour l'augmentation des minima sociaux, le relèvement des pensions de retraite et l'arrêt de la criminalisation de l'action syndicale,
  • à continuer la lutte pour éradiquer la Pwofitasyon, abolir les privilèges et instaurer de nouveaux rapports économiques et sociaux.

Que les travailleurs de Guyane, de Martinique et de Guadeloupe nourrissent leur éveil et s'organisent pour le triomphe final de leurs luttes pour la liberté et l'émancipation.

Front pour l'avenir de la Guyane :
Albert DARNAL

Kolektif 5 Févriyé :
Philippe PIERRE-CHARLES

Liyannaj Kont Pwofitasyion :
Elie DOMOTA

Lapwent, le 21 octobre 2009

Source : http://ugtg.org

De : UGTG
jeudi 22 octobre 2009

site Bellaciao

jeudi 22 octobre 2009, a 16:58
Ce que cache la nomination de Jean Sarkozy à la Défense sur Rue 89 .
 


  Son installation à la tête de l'Epad se déroule sur fond de simulacre d'élection, de fusion contrariée et de finances délabrées.

 

51% des sympathisants de droite estiment que la probable arrivée de Jean Sarkozy à la présidence du conseil d'administration de l'Epad (Etablissement public d'aménagement de La Défense) constitue « plutôt une mauvaise chose », selon un sondage CSA pour Le Parisien. Pourquoi le « clan du 92 », toujours emmené par Nicolas Sarkozy, prend-il un tel risque à cinq mois des élections régionales ? Les dessous d'une nomination qui agite l'un des plus grands quartiers d'affaires d'Europe.

Une nomination et non une élection

Peut-on parler de nomination ? Selon les textes, non. Le décret qui régit l'Epad est limpide : « Le président est élu pour la durée de son mandat d'administrateur. » Et d'ailleurs la quasi totalité de la majorité UMP, qui a fait bloc -face caméras au moins- derrière Jean Sarkozy, n'a pas manqué de le rappeler, François Fillon en tête, mardi sur RTL :

« Ce président du conseil d'administration est élu. Il n'est pas nommé, il est élu. J'entends toute la journée sur les ondes depuis hier [lundi] soir, dire que le président est nommé. Le président n'est pas nommé. Il est élu et il est choisi, c'est la loi qui le dit, parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine. »

D'une part, comme nous l'avions écrit, le Premier ministre se trompe car le président de l'Epad peut être élu parmi les 18 administrateurs. D'autre part, en regardant ledit décret de plus près, on s'aperçoit qu'il est usurpé de parler d'élection au sujet de Jean Sarkozy vu les électeurs en question.

Il sera d'abord désigné administrateur le 23 octobre par le conseil général des Hauts-de-Seine, largement dominé par le groupe UMP-Nouveau Centre-Associés dont le président est… lui-même. Autant dire que cela commence par une formalité.

Huit fonctionnaires « estimés plus dociles »

Le 4 décembre, lors du conseil d'administration de l'Epad qui devra élire le prochain président de l'établissement public, Jean Sarkozy n'aura qu'à réunir sur son nom « la majorité absolue des membres présents » pour être élu, soit au moins 10 administrateurs si les 18 sont présents. Là encore c'est gagné d'avance : neuf représentent les ministères compétents et sont nommés par le gouvernement, et deux -lui-même et Patrick Devedjian- représentent le conseil général des Hauts-de-Seine.

Et pour ne laisser vraiment aucune place au hasard, entre février 2008 et septembre 2009, huit de ces neufs fonctionnaires ont été, à l'instigation de l'Elysée, remplacés par d'autres, estimés plus dociles », selon Le Canard enchaîné de cette semaine.

Sans compter que c'est loin d'être la seule intervention du chef de l'Etat pour cette « élection ». « Un projet de décret levant la limite des 65 ans pour présider à l'aménagement de La Défense a été retoqué à l'Elysée », a affirmé l'AFP. Matignon avait pourtant donné son feu vert, mais cela aurait permis à Patrick Devedjian de pouvoir conserver la présidence de l'Epad, et il n'en était évidemment plus question dès lors que les ambitions du fils Sarkozy étaient connues.

Quant à la nécessaire place vacante de représentant du conseil général des Hauts-de-Seine au conseil d'administration de l'Epad, cela a été réglé plus vite encore. Hervé Marseille a été très opportunément nommé au Conseil économique et social. On a décidément connu élection plus naturelle.

Un projet de fusion contrarié

Si avec cette nomination, donc, Nicolas Sarkozy espérait créer un écran de fumée sur les problèmes à La Défense, c'est raté. Pire, en s'intéressant plus précisément à l'actualité de l'Epad, on découvre que son avenir n'est pas rose. A vouloir une nouvelle fois imposer ses volontés au pas de charge, le président de la République prend le risque d'aller dans le mur.

Deuxième quartier d'affaires en Europe, le chef de l'Etat entend quintupler sa superficie. Au cœur de l'été, deux projets de décret ont vu le jour. Ils organisent la fusion de l'Epad (160 hectares sur les communes de Puteaux et Courbevoie) et de l'Epasa (Etablissement public d'aménagement Seine-Arche, 320 hectares sur la commune de Nanterre), ainsi que l'ajout de 300 hectares sur les communes de Nanterre et de La Garenne-Colombes. S'il voit le jour, le nouvel ensemble de 770 hectares devrait être baptisé Epadsa (Etablissement public d'aménagement de La Défense Seine-Arche).

Les quatre municipalités concernées, le conseil général des Hauts-de-Seine et le conseil régional d'Ile-de-France ont jusqu'au 4 novembre pour rendre un avis. Et les choses sont très mal engagées. La région a déjà dit non et Nanterre s'apprête à faire de même. Contacté par Rue89, le maire communiste Patrick Jarry ne prend pas de gants pour exprimer le fond de sa pensée :

« Si le président de la République, qui est à la manœuvre, a choisi de présenter son fils avec une telle précipitation, il faut se demander pourquoi, car il a pris un vrai risque politique, y compris à l'international.

S'il l'a fait, c'est qu'à côté de cette candidature, il y a ces deux décrets qui ont pour but de permettre à l'hypothétique Epadsa de prendre le contrôle de tout l'ouest parisien, et surtout de Nanterre qui verrait son pouvoir s'échapper sur 46% de son territoire ! Ce projet n'est motivé que par des raisons économiques, alors que nous prônons un développement raisonnable, plus conciliant avec l'humain et l'habitat. »

Pour s'opposer -au moins symboliquement- à cette stratégie, Patrick Jarry s'est aussi porté candidat à la présidence de l'Epad, ne voyant pas en quoi il serait « moins légitime que Jean Sarkozy », d'autant que 70% de l'Epadsa seraient sur sa commune.

« Arrêtons de nous imposer n'importe quoi »

Qu'une région socialiste ou une mairie communiste se prononce contre ces projets de décret gouvernemental peut sembler logique. Là où l'affaire se complique, c'est que le conseil municipal de Courbevoie, dirigé par le député-maire UMP Jacques Kossowski, a également voté non, et à l'unanimité, même s'il est davantage opposé aux projets de décret eux-mêmes qu'au principe de la fusion :

« Ce n'est pas parce que je suis UMP qu'il faut dire oui à tout, surtout si ce n'est bon ni pour ma ville ni pour la démocratie. Ces décrets ont été élaborés trop rapidement. On ne m'a pas consulté, c'est moi qui ai consulté. J'ai posé des questions et personne ne m'a répondu.

On est une ville quand même, on représente quelque chose ! On a été élu par des administrés ! Arrêtons de nous imposer n'importe quoi, ou alors qu'on le dise clairement et que l'on ne fasse pas semblant de nous demander notre avis. »

Puteaux (UMP) ne s'est pas encore prononcée mais penche de la même manière vers un vote contre. La Garenne-Colombes (UMP) ainsi que le conseil général des Hauts-de-Seine (UMP) devraient en revanche rendre un avis favorable. Reste que ces avis ne sont que consultatifs, comme celui que devra rendre ensuite le Conseil d'Etat.

Au cas où le gouvernement déciderait de passer outre les avis négatifs et de signer les décrets, Nanterre a déjà préparé la riposte : plaider l'inconstitutionnalité. Comme l'a rappelé une jurisprudence du Conseil constitutionnel en 2007, les articles 34 et 72 de la Constitution disposent que c'est la loi qui organise la libre administration des collectivités territoriales. Or, il s'agit en l'espèce, non d'une loi, mais de décrets.

Des finances délabrées

Si cette fusion ne se réalisait pas, le revers pourrait être très douloureux pour l'Epad. L'établissement public de La Défense présente de « sérieuses difficultés financières », selon les termes du député-maire de Courbevoie. Les capacités d'autofinancement s'amenuisent et le plan financier 2009-2016 prévoit un solde fonctionnel déficitaire de 164,2 millions d'euros à l'horizon 2017.

« La fusion est faite en partie pour éponger le trou de l'Epad », décrypte Pierre Mansat, l'Epasa étant, elle, bénéficiaire. L'adjoint communiste au maire de Paris et administrateur de l'Epad explique également que « la particularité du 4 décembre, c'est que ce n'est pas que la désignation du président du conseil administration de l'Epad, c'est aussi le jour d'examen du plan financier »…

Les finances apparaissent au cœur de la nomination de Jean Sarkozy. S'il atteint son but, la machine à cash que constitue l'Epad reviendra dans le giron du « clan du 92 ». Fini le temps où Patrick Devedjian annonçait vouloir « nettoyer les écuries d'Augias », retour de la lignée des Charles Ceccaldi-Raynaud, Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy et consorts.

« Nous sommes face à des comptes en infraction »

Président de la commission des Finances au Sénat, Jean Arthuis, interrogé par Rue89, ne dit pas autre chose et semble craindre le pire avec l'arrivée aux commandes de l'Epad du fils du président de la République :

« Ce qui était fait avant 2007 n'avait aucun sens. Il y avait manifestement une espèce d'inertie pour cultiver l'opacité, chaque commune finançant des opérations locales à partir de l'Epad. Nous avons fait une visite le 22 septembre dernier sur le site, avec le président de la 7e chambre de la Cour des comptes, qui nous a rassuré. Depuis deux ans, M. Devedjian a fait preuve de volonté et de clarification des comptes.

Le gouvernement a énoncé des principes de bonne gouvernance. Je souhaite maintenant que l'Etat soit garant du respect de ces principes. Je ne veux pas entrer dans le débat de sa légitimité, mais disons qu'un président du conseil d'administration de l'Epad est une personne qui est en charge de responsabilités éminentes.

Il s'agit de définir la stratégie de l'établissement et de la mettre en oeuvre avec le directeur général, d'arrêter les comptes et de les soumettre au conseil d'administration. Et puis, il faut une personnalité ayant suffisamment de caractère pour renvoyer chacun à ses responsabilités. Les élus de Puteaux et de Courbevoie sont assis sur un tas d'or… »

En 2007, devant la commission des Finances au Sénat, le président de la 7e chambre de la Cour des comptes, Christian Descheemaeker, n'hésitait pas à affirmer : « Les comptes ne sont pas sincères et fidèles. » Et le sénateur centriste Jean Arthuis ajoutait même : « Nous sommes face à des comptes en infraction. »

Photo : Jean Sarkozy au Salon de la micro-entreprise 2008 à Paris (Alain Delpey - Idf-fotos/Flickr).

 Téléchargez le premier projet de décret sur l'Epadsa

 Téléchargez le second projet de décret sur l'Epadsa

 Téléchargez le plan financier 2009-2016 de l'Epad

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

jeudi 22 octobre 2009, a 16:19
Ce petit Ministre qui fait ses mauvais coup après minuit !
 



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 21 octobre
Trois Afghans sont en cours de reconduite par avion vers l'Afghanistan. L'avion, en provenance de Londres, a fait escale à Roissy, hier soir, pour embarquer les trois personnes.

Le retour de 3 Afghans dans leur pays aujourd'hui est terriblement scandaleux !

C'est petit pour un Ministre... de faire ses mauvais coups après minuit ! Alors que plus de 300 personnes, parmi lesquelles des élus et militants communistes, étaient rassemblées hier à l'aéroport de Lille contre le départ d'un charter de la honte, le Ministre de l'immigration à choisi d'expulser violemment 3 Afghans, comme on fait un sale coup, à l'abri de tous les regards.

Vous aviez pourtant assuré, qu'aucun avion ne partirait vers Kaboul hier, raccompagnant des Afghans dans leur pays. Mais alors, Mr le Ministre, êtes vous coupable d'un mensonge d'État ?

En renvoyant ces migrants dans leur pays en guerre, Eric Besson met leur vie en danger et les expose à la torture et à la mort. Pendant ce temps, ce petit Ministre remplit ses quotas et dort sur ses 2 oreilles. C'est humainement indigne !

Le PCF exige que toutes les reconduites à la frontière et les charters de la honte soient stoppées.

Il est urgent de rendre son sens au droit d'asile en Europe en permettant à ces migrants réfugiés de solliciter une protection dans le pays de leur choix, en les formant et en leur apportant la possibilité de vivre dignement et en sécurité dans ce pays.

En l'attente, la France peut et doit suspendre l'application du règlement de Dublin afin d'accueillir sur son sol les personnes qui continueront à fuir les conflits pour trouver refuge.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF

Paris, le 21 octobre 2009.

mercredi 21 octobre 2009, a 18:26
AlternaTV.fr,une Webtv alternative .
 


Mis en ligne : 21 octobre 2010


www.alternatv.fr

AlternaTV est conçue comme une plate-forme d'hébergement. Elle sera donc entièrement indépendante des fournisseurs commerciaux (gratuits ou non) de diffusion vidéo qui tentent de capitaliser sur la créativité des internautes. L'essentiel des contenus (documentaires, news, zapping média, fictions, détournements, performances artistiques...) sera réalisé par un réseau ouvert de militants bénévoles et de volontaires.

www.alternatv.fr

Tout internaute pourra accéder à l'ensemble des vidéos, mais aussi se les approprier et par exemple les publier sur son propre blog. Il pourra également se créer un compte sur le site, proposer ses contenus, réagir mais aussi s'associer avec d'autres utilisateurs pour mener à bien un projet d'expression vidéo.

Ce chantier constitue la première étape d'un vaste projet de mise en place d'outils coopératifs que le Parti communiste entend initier sur Internet : autant de lieux de convergence de celles et ceux qui, au Parti communiste et au-delà, veulent œuvrer à la construction d'une véritable alternative politique à gauche.


http://www.nouveauxmessagers.com/pcf/wp-content/uploads/djz.flv

mercredi 21 octobre 2009, a 05:01
Comment on s'en prend aux petits contribuables .
 

Avec les restructurations, les réorganisations, les méthodes de management, la fusion des impôts et du Trésor public vient bouleverser l'exercice du métier des agents des fi nances publiques. Ils souffrent de ne plus pouvoir faire correctement leur métier et remplir leurs missions de service public

Dans la représentation populaire, ils sont sévères, rigoureux, obstinés. Rien ne peut les détourner de leur tâche. Parfois, l'image va jusqu'à la caricature. Mais dans la vraie vie, on leur reconnaît un attachement à toute épreuve à ce qu'ils font, à ce qu'ils considèrent comme une mission : calculer pour les uns et recouvrer pour les autres les contributions des particuliers et des entreprises à l'État et aux collectivités. Un service public par excellence. Les agents des impôts et du Trésor public, devenus il n'y a pas si longtemps la DGI (direction générale des impôts) et la DGCP (direction générale de la comptabilité publique), désormais fusionnées depuis le printemps 2008 en une seule administration centrale, la direction générale des finances publiques (DGFIP), vivent aujourd'hui un profond malaise. « On vient au boulot chaque matin à reculons, sans envie », assure Pierre Le Goas, militant de la CGT et cadre d'exécution au Service des impôts des particuliers (SIP) de Lannion, depuis trente-six ans aux impôts. « Les principales discussions entre les collègues tournent autour de la retraite, précise-t-il. Combien de temps te reste-t-il à tirer ? »

Les SIP sont ces nouveaux services qui regroupent progressivement les centres des impôts et les centres du Trésor. Petit à petit, ils s'installent dans le paysage des services publics. « En 1989 puis en 2000, les mobilisations des agents ont mis en échec les tentatives de fusionner les deux administrations, rappelle Pierre Le Goas. Ils en ont tiré les leçons et y vont aujourd'hui pièce par pièce. » Ainsi, dans les Côtes-d'Armor, coexistent plusieurs situations. Loudéac a servi de « centre de préfiguration » et la fusion est réalisée depuis septembre 2008. Pour réussir et servir d'exemple, on a conservé tous les effectifs et associé le personnel à l'organisation des services. À Lannion, les SIP viennent à peine d'être créés. Mais ce n'est pas la même histoire : on a taillé dans le personnel et cassé les équipes de travail. « On fait plus de travail avec moins d'agents », peste Pierre Le Goas. À Saint-Brieuc, la fusion ne sera chose faite que dans quelques mois. « Les agents du Trésor sont tellement dégoûtés de tout qu'ils attendent la fusion avec résignation. Certains même y voient un petit espoir  : se retrouver dans une entité plus grande », avoue un syndicaliste. Car cette réforme voulue par Nicolas Sarkozy comme une des pièces maîtresses de la révision générale des politiques publiques (RGPP) vient exacerber un malaise plus ancien. Depuis dix à quinze ans, en plus des profondes mutations dues à l'informatique, les salariés subissent réorganisations, restructurations, bouleversements, sans jamais y être associés et sans en maîtriser le sens.

Et surtout, ils ont vu se mettre en place de nouvelles formes d'organisation du travail. « Les cadres étaient choisis auparavant pour leur technicité. Leur rôle était principalement d'épauler les agents », raconte Pierre Le Goas. Aujourd'hui, ils sont devenus ou ont été remplacés par des « managers », qui doivent « gérer leurs équipes » en fonction de tableaux de bord aux « indicateurs » multiples et souvent contradictoires. Un indicateur prescrit de répondre par exemple au courrier ou au mail dans les 48 heures. Des vérifications régulières sont faites sur le courrier des agents. On ne regarde pas la teneur des réponses mais si le délai est respecté. « Certaines réponses peuvent être rapides, explique Philippe Michel, l'un des cadres du SIP de Loudéac. Pour d'autres, il faut rechercher plus longtemps.

Alors les agents envoient des courriers d'attente. Au total, c'est plus de travail et moins d'efficacité, mais la direction est contente : les indicateurs sont dans le vert. » De même pour le téléphone. Un indicateur appelé PVFI (« pour vous faciliter l'impôt ») mesure la façon dont les agents se présentent au téléphone. Ils doivent donner leur nom et leur prénom, indiquer leur service. Une entreprise privée est payée pour passer des « coups de fil mystères ». Elle note les agents et les services. Absurdes et infantilisants, ces indicateurs ont pourtant un sens. Les salariés sont par exemple évalués sur le nombre de dossiers vérifiés. « Un dossier de prime pour l'emploi, ça prend cinq minutes à vérifier. C'est bien plus long s'il s'agit d'un gros contribuable. Alors, pour faire du chiffre, on va emmerder les petits », fait remarquer Philippe Michel. « Pour les agents, la pression est permanente, on a peur de ne pas y arriver, peur d'avoir mal fait, on se sent seul, fragile, vulnérable. On est blessé  », s'indigne Pierre Le Goas. Carole, contrôleuse « en secteur d'assiette » (calcul et contrôle de l'impôt des particuliers) à Saint-Brieuc, raconte la course pour la saisie des déclarations qui devient, avec les restrictions de personnels, de plus en plus lourde.

En période de pointe, la direction est obligée d'embaucher des auxiliaires pour saisir les déclarations, au mépris du secret et des vérifications de leur justesse. « Entre les saisies, l'accueil, le téléphone et le courrier, je fais de moins en moins de fiscalité pure, se révolte-t-elle. Les tâches de gestion ont pris le dessus. On a l'impression de ne plus maîtriser la fiscalité, on n'a plus le temps de rechercher de l'information.

» « En dix ans sur les Côtes-d'Armor, on est passé de 650 à 500 agents des impôts pour remplir exactement les mêmes missions, explique Philippe Michel. On a un calendrier très resserré et on est dans le rouge en permanence. Et avec les méthodes managériales d'infantilisation des gens, la course aux indicateurs qui leur fait croire qu'ils sont devenus des crétins, on n'en est pas à France Télécom, mais on n'est pas loin du dérapage. »

OLIVIER MAYER

site de l'Huma

mardi 20 octobre 2009, a 21:48
Régionales : mise au point du PCF .
 


PCF.gifDans un communiqué , le PCF estime que “les déclarations surprenantes faites par Jean Luc Mélenchon dimanche soir sur France 3 nous amènent à faire les précisions suivantes.

Jean Luc Mélenchon salue un accord pratiquement scellé entre le NPA, le PCF et Le Parti de gauche. La vérité oblige à dire qu'un désaccord sérieux persiste sur la volonté de construire des majorités de gauche excluant, certes, toute compromission avec le Modem, mais prenant toutes leurs responsabilités jusque dans les exécutifs, dans l'application des mesures qu'elles auront portées devant les électrices et les électeurs.

Reporter cette question au soir du premier tour n'est ni possible, ni sérieux, ni efficace. Toute ambiguïté sur cette question ne permettrait pas de redonner confiance et espoir de changement à nos concitoyens.

Le PCF entend poursuivre ses efforts pour le rassemblement à gauche le plus large, sur la base à la fois de contenus rompant avec les logiques libérales dominantes et d'objectifs politiques clairement partagés.

Quant à la deuxième déclaration de candidature du premier responsable du Parti de Gauche en une semaine, cette fois en Ile deFrance, elle apparaît peu acceptable du point de vue du respect mutuel due aux partenaires et à leur militants. La démocratie et la concertation sont préférables à l'auto proclamation, elles sont aussi nécessaires à la confiance mutuelle et à celle de nos électrices et de nos électeurs”, dit encore le PCF, dans un communiqué intitulé “Le rassemblement ne fait pas bon ménage avec les coups de forces médiatiques”.

Blog PCF Evry

mardi 20 octobre 2009, a 21:23
Non à la France des décrets et des préfets ! Oui à une démocratie locale puissante !
 

issante !

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 20 octobre

Le président de la République vient de s'exprimer sur la réforme territoriale. C'est une régression démocratique sans précédent qui est annoncée. C'est la France des décrets et des préfets que veut le président.

Le chef de l'État propose de réduire de moitié le nombre d'élus territoriaux. Il affirme vouloir en finir avec « l'empilement des structures » mais agit en fait pour éloigner la pratique du pouvoir des populations. Il dit permettre ainsi un fonctionnement « à moindre coût » : c'est une aberration. La part des élus départementaux et régionaux dans le budget des collectivités est de seulement 0,04% !

Le mode de scrutin arrêté par le président est quant à lui une régression sans précédent. Les 20% de proportionnelle ne servent qu'à cacher un mode de scrutin « uninominal à un tour » qui vise à permettre à une UMP de plus en plus minoritaire de garder le pouvoir.

Il annonce la « suppression de la clause de compétence générale ». Cette suppression signe l'arrêt de mort de politiques publiques locales de qualité. Nicolas Sarkozy lie par ailleurs sa réforme à la « suppression de la taxe professionnelle », témoin éclairant de son soutien aux intérêts privés, preuve de sa volonté de retirer tout moyen d'action aux collectivités.

Les communistes ne proposent pas le statu quo. Ils proposent une réforme dont la démocratie serait le cœur.

Ils proposent une réforme qui institue le partage des décisions entre citoyens et élus, qui valorise le rôle et le travail des élus, qui donne les moyens financiers aux Collectivités territoriales, pour pouvoir conduire leurs politiques, qui favorise le développement des services publics et un nouveau mode de développement, qui ouvre les collectivités sur des coopérations entre elles et avec le reste du monde, qui donne à l'État un rôle de régulation et de répartition pour faire reculer les inégalités. Nous mettons la démocratie au cœur de cette réforme : défendre et améliorer la démocratie représentative et instituer une démocratie participative c'est-à-dire la participation des citoyens aux décisions pendant la durée des mandats.

Le président dit vouloir « des acteurs et des projets, pas des institutions et des procédures » mais c'est tout le contraire qu'il met en place dans un projet centralisateur et autoritaire.

Parti communiste français

Paris, le 20 octobre 2009.

mardi 20 octobre 2009, a 04:46
L'odyssée du Winnipeg .
 

L'odyssée du Winnipeg

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2500 réfugiés républicains espagnols furent embarqués à Bordeaux pour Valparaiso à bord du cargo Winnipeg, à l'été 1939, grâce au courage du poète chilien Pablo Neruda et des Français de la compagnie France Navigation.

Gilles Hertzog témoigne du sauvetage auquel participèrent ses parents, Paul Hertzog et Marcelle Herzog-Cachin, médecins à bord.L'aller vers le Chili fut un succès. La facette méconnue de cette histoire est la répression vécue au retour en France.

site de l'Huma

lundi 19 octobre 2009, a 21:20
Courrier de Didier Le Reste ( CGT ) aux cheminots .
 

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Cidefil 19 octobre 2009

lundi 19 octobre 2009

FÉDÉRATION DES CHEMINOTSDidier Le Reste Secrétaire général de la Fédération CGT des Cheminots
S'adresse aux cheminots

Cher[e)s Collègues,

Au regard du caractère exceptionnel de la période que nous traversons et de l'acuité avec laquelle se posent les questions socio-économiques, j'ai souhaité m'adresser à vous par le biais de cette lettre ouverte.

La crise du système capitaliste qui génère une récession d'une gravité historique continue de frapper des centaines de milliers de salariés, les retraités et les privés d'emplois.

Malgré les coups de mentons et les moulinets de l'hôte de l'Elysée, les choses repartent comme avant : financiarisation de l'économie, spéculation boursière et course aux profits. Ce sont pourtant ces théories libérales qui nous ont amenés dans le mur.

La crise, c'est eux, la solution c'est nous ! Ce slogan, rythme les différentes mobilisations interprofessionnelles et citoyennes qui ont été engagées depuis le début de l'année auxquelles il convient de redonner du souffle, du rythme, de la consistance afin d'arracher, du Patronat et du Gouvernement, des décisions permettant d'améliorer substantiellement la situation des salariés, des retraités et des privés d'emplois.

La SNCF, n'échappe pas à ce contexte où se cumulent effets de la crise économique, gestion de plus en plus libérale, dialogue social indigent et politique managériale qui emprunte de plus en plus aux méthodes les plus rétrogrades que l'on relève dans certaines entreprises privées.

A cet égard, comment ne pas être ulcéré de voir qu'au moment où est engagé au plan national un processus national de concertation sur l'avenir des ateliers du Matériel, la direction de la SNCF envoie, vendredi 02 octobre 2009, une dizaine de camions pour délocaliser une partie des charges de travail des ateliers du Mans !

La mobilisation impulsée par la CGT a mis en échec cette opération que d'aucuns qualifient de méthode de « patrons voyous », quand de tels faits se déroulent dans le privé.

Sous le double effet des politiques nationales de casse des Services Publics et des directives de libéralisation de l'Union Européenne, la SNCF est soumise, depuis plusieurs années, à une succession de réorganisations menées au pas de charge, sans véritable concertation.

De ce point de vue, de récents sondages internes révèlent que 57% des cheminots, tous collèges confondus, perçoivent les changements de façon négative, 62% d'entre eux estiment que le projet « Simplifier la SNCF » va entraîner un démantèlement progressif de l'entreprise et au global 61 % des personnels considèrent que les grandes orientations de la SNCF vont dans la mauvaise direction.

Les cheminots et la CGT partagent donc la même analyse.

Ces stratégies n'ont de cesse de remettre en cause l'unicité, le caractère intégré de la SNCF, le statut des cheminots et les conditions sociales qui s'y attachent.

Comment le Président de la SNCF peut-il convaincre les cheminots, à l'appui d'une overdose de COMI PROPAGANDE, que la SNCF restera une entreprise unique avec un fonctionnement intégré au moment où il pousse les feux de la balkanisation de son organisation interne, traçant ainsi les pointillés de la « vente à la découpe » des activités.

Il en est ainsi de l'autonomisation du Fret et de la situation catastrophique qui l'accompagne, de la création de l'entité « Gares et Connexions », de la mise en place d'Infra Rail, de la création de la Direction des Circulations Ferroviaires et de 21 Etablissements Infra Circulation, de l'évolution d'Eurostar en société européenne, du siphonage des directions nationales et régionales qui fait basculer dans des branches la plupart des services transverses et partagés …

Emblématique de ces stratégies, la situation de Fret SNCF focalise beaucoup d'attentions et pour cause !

Comment entendre aujourd'hui, sans être traversé par un sentiment de colère, les déclarations du Président de la SNCF consistant à reconnaître, la main sur le cœur, que les plans successifs du Fret ont été des échecs et que la déréglementation du travail (dumping social) qu'il voulait nous imposer n'était pas et n'est pas la solution aux problèmes posés ?

Après cet aveu de taille, pourquoi Monsieur Le Président, continuer dans la même voie en prévoyant, entre autres, d'arrêter 60% de l'activité du wagon isolé laissant, à terme, 6000 cheminots sur le ballast ?

La Fédération CGT agit depuis plusieurs années contre ces plans nocifs et œuvre pour le redressement et le développement de Fret SNCF en conjuguant propositions alternatives et mobilisations sociales et citoyennes.

Le Président de la SNCF déclare solennel, à qui veut l'entendre, qu'il n'est pas question de filialiser l'activité Fret. C'est le même discours que tient actuellement le Gouvernement sur la non privatisation de la Poste et on sait ce qu'il est advenu d'engagements similaires pour d'autres entreprises publiques qui sont aujourd'hui privatisées !

Que fait en réalité la direction de la SNCF, si ce n'est de créer des « entités Fret spécialisées » autour des pôles d'activités, créant ainsi les conditions objectives d'une filialisation complète du Fret à plus ou moins court terme. Nous sommes consternés de voir que l'UNSA Cheminots se soit laissée « rouler dans la farine » et abuser par les pseudos assurances du Président de la SNCF !

Force est de constater qu'il est très difficile d'avoir un dialogue social de qualité, en confiance, dans notre entreprise publique, tant nombre de dirigeants renient leurs engagements, bafouent les dispositions statutaires et pratiquent le double langage.

Même si le Président de la SNCF a, à plusieurs reprises, pris France Télécom, comme modèle de gestion à suivre, nous ne voulons pas connaître les situations dramatiques que connaît actuellement cette entreprise, quasi privatisée, à la suite de lourdes transformations menées à la hussarde.

C'est pourquoi, nous n'avons de cesse depuis des mois de créer les conditions de rendez-vous revendicatifs dont certains débouchent sur des résultats non négligeables.

Pour pousser l'avantage, sur proposition de notre Fédération, les cheminots de tous les services sont appelés à se mobiliser massivement par la grève à l'appel de la CGT, CFDT, SUD du Lundi 19 Octobre 2009 20 heures au mardi 20 Octobre 2009 24 heures.

Ce mouvement national de grève, il faut le réussir. Il doit nous aider à imposer à la direction un certain nombre de décisions plus en rapport avec les attentes et revendications.

Nous devons gagner par l'action collective l'arrêt des suppressions d'emplois, l'amélioration des conditions de travail, l'abandon des réorganisations qui sont contestées avec, entre autres, le refus de voir se créer 21 établissements Infra Circulations et l'exigence d'une autre politique pour Fret SNCF. Comme il faut empêcher le démantèlement des établissements actuels [EEV, ECT, ET) engagé avec la mise en place d'établissements multimétiers mono-activité. La revalorisation des salaires et des pensions ainsi que le maintien et l'amélioration des Facilités de Circulation sont également des revendications à placer au centre de la mobilisation des cheminots.

Une action forte, de par le nombre de cheminots en grève, nous conduira à proposer de nouvelles perspectives de mobilisations si d'aventure l'entreprise ne veut rien entendre.

En vous remerciant d'avoir pris le temps de lire cette lettre, je veux vous assurer de la disponibilité de notre Fédération, de ses élu[e)s et militant[e)s pour être à votre écoute et continuer à construire ensemble l'avenir de notre service public et les conditions de la satisfaction de vos revendications .

Didier Le Reste, Montreuil, le 09 octobre 2009

Transports

lundi 19 octobre 2009, a 18:13
Bolivie : l'ALBA lance le Sucre pour mettre fin au règne du Dollar .
 

 

arrow31.gifAu sommet de Cochabamba (Bolivie) l'ALBA lance le Sucre pour mettre fin au règne du Dollar

Dimanche 18 Octobre 2009     voir photos un clic sur le titre

 

 

Le VIIème sommet de la gauche américaine radicale et « anti-impérialiste », l'ALBA, Alliance bolivarienne pour les Amériques, s'est ouvert ce vendredi après-midi à Cochabamba, dans le centre de la Bolivie (photos + vidéo)

 

 

Au sommet de Cochabamba (Bolivie) l'ALBA lance le Sucre pour mettre fin au règne du Dollar

 

L'ALBA, qui regroupe notamment le Venezuela, Cuba, la Bolivie, l'Equateur, le Nicaragua et le Honduras, cherche à développer une intégration régionale « d'après des principes de solidarité et de coopération et non sous l'égide du capitalisme et de la compétition » . Les chefs d'état du Venezuela, Hugo Chavez, et d'Equateur, Rafael Correa, ont fait le déplacement et ont été accueillis par le président bolivien Evo Morales. Une délégation de la Russie, pays non membre de l'ALBA, est également présente. Parmi les dossiers du sommet, la crise au Honduras, le changement climatique, et une future monnaie commune pour la région, le « sucre ».

« Nous sommes un syndicat de présidents révolutionnaires et anti- impérialistes » a réaffirmé Evo Morales pour définir l'Alliance bolivarienne pour les Amériques. Lors du discours d'ouverture, le président bolivien a souligné les principaux thèmes qui feront l'objet d'une déclaration finale : les droits des peuples indigènes, la lutte contre le réchauffement climatique, et la crise au Honduras…

 

Au sommet de Cochabamba (Bolivie) l'ALBA lance le Sucre pour mettre fin au règne du Dollar

 

Une représentante du président déchu du Honduras Manuel Zelaya est d'ailleurs présente à Cochabamba afin de demander l'appui de l'ALBA pour le retour de la démocratie dans son pays.

Autre dossier particulièrement attendu, celui de la création du « sucre », un système d'appui aux échanges commerciaux, premier pas vers la naissance d'une monnaie commune pour les pays de membres de l'alliance.

Hugo Chavez - Président du Venezuela « Le “sucre” est un système unique de compensation régionale, un outil d'échange pour un commerce juste pour contrer le capitalisme hégémonique. Le “sucre” est un pas très important pour notre souveraineté monétaire, pour nous libérer de la dictature du dollar que l'empire yankee impose au monde depuis longtemps. »

 

 

Un autre sommet se déroule au même moment, celui des mouvements sociaux et peuples indigènes des pays de l'ALBA… Un sommet qualifié non de parallèle mais de « complémentaire » par les autorités des différents pays qui promettent que les recommandations formulées par la base seront prises en compte à l'heure des décisions. Les chefs d'Etat et les leaders sociaux ont d'ailleurs prévu de faire meeting commun dans un stade de la ville après la clôture du sommet.

L'ALBA, réunie en sommet à Cochabamba en Bolivie adopte le traité constitutif du SUCRE (Système unique de compensation régionale), un système d'appui aux échanges commerciaux, premier pas vers la naissance d'une monnaie commune pour les pays de l'Alliance. Une façon de « se libérer de la dictature du dollar », a affirmé Hugo Chavez. Et alors que les négociations en cours à Tegucigalpa entre les partisans du président déchu Zelaya et ceux de Roberto Micheletti ont failli capoter vendredi, la crise au Honduras a été au centre des préoccupations des dirigeants de l'ALBA. L'Alliance Bolivarienne pour les Amériques regroupe le Venezuela, Cuba, la Bolivie, l'Equateur, le Nicaragua et le Honduras.

« Il faut faire tomber ce régime installé avec l'aide des Yankees », a affirmé le président vénézuélien Hugo Chavez. Dans sa déclaration finale, l'ALBA ratifie des « sanctions économiques et commerciales » contre le gouvernement hondurien et affirme qu'elle ne reconnaîtra « aucun processus électoral organisé par le régime putschiste ».

Côté financier, la création du Sucre a donc été entérinée. Il s'agit d'un système de monnaie virtuelle qui sera utilisé pour les échanges commerciaux entre les pays de l'Alliance pour ne plus dépendre du dollar, et ce en attendant la naissance d'une devise commune.

Autre gros dossier, celui de la défense de l'environnement. L'ALBA a ainsi approuvé un texte sur les droits de la « Terre Mère » qui sera défendu par les pays du bloc lors du prochain sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique. Un réchauffement une fois de plus attribué au « capitalisme sauvage »…

Le capitalisme et les Etats-Unis, ce sont d'ailleurs les ennemis déclarés de ce sommet au cours duquel se sont multipliées les piques à l'encontre de Barack Obama, « le prix Nobel de la paix qui envoie des troupes en Afghanistan ». L'Etat d'Israël a également été critiqué tandis qu'à l'inverse, la Russie ou l'Iran ont reçu les encouragements des leaders de la gauche radicale latino américaine…

A noter enfin, l'adoption d'un projet d'utilisation commune du satellite vénézuélien « Simon Bolivar » afin d'améliorer, entre autres, la téléphonie rurale et l'accès à l'internet haut-débit.

 

Au sommet de Cochabamba (Bolivie) l'ALBA lance le Sucre pour mettre fin au règne du Dollar

 

La Russie souhaite promouvoir ses rapports avec l'ALBA (Medvedev)

La Russie souhaite intensifier ses rapports avec l'Alternative Bolivarienne pour l'Amérique Latine (ALBA), a indiqué le président russe Dmitri Medvedev dans un message de salutation adressé samedi au participants au 7e Sommet de l'ALBA à Cochabamba, en Bolivie.

“Je juge très utile ma première rencontre avec les leaders de l'ALBA en novembre 2008 à Caracas. Je crois qu'il faut renforcer nos contacts avec ce forum” tant au niveau bilatéral que multilatéral, a indiqué M.Medvedev dans un message remis samedi par le secrétaire du Conseil de sécurité de Russie Nikolaï Patrouchev aux participants du sommet.

Le dialogue entre Moscou et l'ALBA (Bolivie, Cuba, Dominique, Équateur, Honduras, Nicaragua, Venezuela, Antigua-et-Barbuda et Saint-Vincent-et-les Grenadines) a de bonnes perspectives de développement, surtout dans le domaine de la coopération politique et économique, selon le président russe.

Blog Nicolas Maury

dimanche 18 octobre 2009, a 22:32
Sarkozy sème le trouble dans une partie de la droite .
 


En pleine crise de contestation pour cause de népotisme, de pouvoir personnel et d'orientations politiques sans apparente ligne de force, le président Sarkozy renoue avec les coups médiatico-politiques et fait un voyage éclair à Gandrange. André Santini, député Nouveau Centre de la majorité présidentielle, appelle ça des « missiles ». Le vocabulaire guerrier est sans équivoque. Il en dit long sur les rapports entre les députés et le chef de l'État. Missiles ? Il évoque la suppression de la taxe professionnelle, le Grand Paris ou la réforme des collectivités territoriales. L'affaire de l'éventuelle élection, pilotée par l'Élysée, de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad a peut-être joué un rôle de révélateur : désormais, les bouches s'entrouvrent et les critiques fusent.

D'autant que les sujets de mécontentement à l'égard du président ne manquent pas, même s'il n'est pas le seul responsable : personnalisation et présidentialisation obligent, c'est aussi lui qui prend les retours de bâton. Procès Clearstream, affaire Frédéric Mitterrand, propos attribués à Brice Hortefeux avec l'aval de l'Élysée, votation sur La Poste, débat sur le déficit budgétaire, taxe carbone… les critiques se font d'autant plus vives qu'elles sont directement proportionnelles à la chute du couple exécutif Sarkozy-Fillon dans les sondages.

En particulier dans le cœur de cible du sarkozysme : les personnes âgées de plus de soixante-cinq ans, les catégories supérieures et les sympathisants de droite. Certitudes aussi qu'on n'est pas au bout du tunnel sur les dossiers les plus fondamentaux actuels ou à venir : chômage, remontée de la délinquance, réforme des retraites… Or, le chef de l'État perd de sa crédibilité en raison de sa posture, et le recours à l'ouverture à des personnalités oblitérées à gauche semble s'essouffler. Manque une ligne après l'usure à grande vitesse du slogan : « Travailler plus pour gagner plus. »

Après, Nicolas Sarkozy « joue avec le feu et prend un risque électoral suicidaire », estime Claude Goasguen, député UMP de Paris. Nicolas Dupont-Aignan, ex-UMP, croit désormais avoir un créneau devant lui après le ralliement de De Villiers à la majorité présidentielle. Alors il dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : « Le président est en train de scier la branche sur laquelle il a été élu. Il faut s'organiser pour préparer l'avenir. »

Or, les coups médiatico-politiques, le président paraît les multiplier au fur et à mesure que monte la contestation. Hier, après avoir refusé la semaine dernière, lors de son voyage en Moselle, de tenir ses promesses de rencontres avec les salariés d'ArcelorMittal, il a effectué une visite éclair sur le site de Gandrange. Il n'y a vu personne, sauf les salariés qui étaient là par hasard. Pas de risques inutiles, mais, selon la députée PS Aurélie Filippetti, « une astuce ».

Au même moment, le premier ministre réunissait à Matignon la conférence nationale des exécutifs regroupant les élus locaux : Objet : recueillir des avis sur la réforme des collectivités locales. Il serait temps.

dimanche 18 octobre 2009, a 22:01
La Voix du Nord : Le Parti communiste mobilise ses troupes à Lille .
 


Rassemblement fortement teinté de rouge devant la chambre de commerce de Lille, hier après-midi. PHOTO ÉDOUARD BRIDE

  Rassemblement fortement teinté de rouge devant la chambre de commerce de Lille, hier après-midi. PHOTO ÉDOUARD BRIDE

| MANIFESTATION |

On annonçait une quarantaine de bus, venant des quatre coins de la région, pour une manifestation organisée hier après-midi, dans les rues de Lille. …

 

De fait, le Parti communiste a bel et bien affrété ces bus et mobilisé ses troupes. Les cars n'étaient pas tous pleins, mais au final, on a quand même compté près de 2 000 manifestants sur le pavé de la capitale régionale hier (1 000 selon les services de police). « C'est une grande satisfaction, lance Hervé Poly, secrétaire départemental Pas-de-Calais du PCF, parti qui organisait l'opération d'hier. On sait que le mouvement social est un peu en panne aujourd'hui. Mais la mobilisation de ce samedi intervient dans la foulée de la réussite de la concertation populaire contre la privatisation de la Poste. » Alors que le ciel s'octroyait une trêve ensoleillée, les manifestants se sont dans un premier temps rassemblés sur la place de la République, avec un mot d'ordre : « Debout ! »

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« Mesures d'urgence »

« Notre action s'inscrit dans la lutte contre les mauvais coups portés à notre région, explique Éric Corbeaux, responsable PCF dans le Nord. Nous en profitons pour réclamer des mesures d'urgence : un fonds public régional pour soutenir l'investissement, l'emploi et les salaires des aides en faveur des collectivités qui, à travers leurs projets, salles de sports ou salles des fêtes, soutiennent le bâtiment et le gel des suppressions d'emplois, notamment dans le secteur public, la Poste, le fret, les hôpitaux… » « Il faut refuser que ce soit le peuple qui paye la crise », ajoute Alain Bocquet, député-maire de Saint-Amand, avant d'insister sur l'angoisse des élus quant à la suppression de la taxe professionnelle et la réforme des collectivités locales.

Beaucoup d'élus communistes dans le cortège, mais aussi de jeunes sympathisants et des salariés du secteur privé inquiets pour leur avenir (Benedicta, Trois Suisses, La Redoute, Sevelnord, Sodemeca, Faurécia, Bosal, Française de Mécanique…).

Les manifestants ont symboliquement accroché des affiches relayant leurs doléances aux grilles de la chambre de commerce. • C. C.

Blog PCF Arras

dimanche 18 octobre 2009, a 19:09
Sommes-nous tous des jean jean Sarkozy .
 

Discours de Nicolas Sarkozy sur la réforme des lycées : Sommes-nous tous des JeanSarkozy ? arton402-f4c62.jpg 13 octobre 2009 Nicolas Sarkozy est un homme de talent. Au moins dans les tours de passe-passe. Avant même le discours prononcé, la partie est gagnée : tous les commentaires prédisaient une réforme allégée, moins clivante que celle du ministre désavoué. Et le Président reprend nos mots, nos ambitions, nous parle de révolution, de droit à l'erreur, exige la justice et ose, plein de cynisme, remettre en cause les privilèges de naissance…

mouvement jeunes communistes de France

jeudi 15 octobre 2009, a 21:38
A propos de "l'affaire Polanski"
 


 

 

 

viol1.jpgQuelle place pour les femmes dans notre société : si l’on revenait au fond à propos de cette affaire.

par Gaëlle Abily, Élisabeth Ackerman, Martine Billard, Marie-George Buffet, Laurence Cohen, Michelle Demessine, Brigitte Dionnet, Colette Mo, Christine Mendelsohn, Suzy Rojtman, Maya Surduts.

Voilà maintenant deux semaines que l’actualité est gangrenée par des vagues successives de déclarations pour défendre tel artiste, tel ministre ou pour le pourfendre, voire pour le descendre. Mais tout cela s’opère avec un goût amer d’instrumentalisation politique faisant peu de cas du fond des sujets traités.

Aussi, nous voulons lancer une alerte aux hommes et femmes de gauche. Pour qu’ils et elles réagissent face aux risques que fait courir au droit des femmes la pression idéologique exercée sur l’opinion depuis l’arrestation en Suisse de Monsieur Polanski. Voilà maintenant près de quarante ans, le mouvement des femmes a dû engager une longue marche pour que le viol soit reconnu comme un crime, par le vote, seulement en 1980, d’une loi lui donnant enfin une définition permettant ainsi de le juger comme tel. Et que n’a-t-on entendu pour en arriver là.

Tous les poncifs expliquant que le désir sexuel des hommes était tellement irrépressible que l’on pouvait comprendre qu’ils aient des pulsions de viol. Et que, par conséquent, il relevait de la norme pour une femme de ne pas se montrer trop désirable si elle ne voulait pas subir de tels actes. Pendant combien d’années a-t-il fallu lutter pour que les violences contre les femmes sortent du « sacro-saint Â» domaine privé pour devenir un sujet « politique Â», en l’occurrence un fléau que la société se devait de combattre. Combien d’années à travailler pour déculpabiliser les victimes, pour les aider à se reconstruire et porter la responsabilité sur les vrais coupables ? Cette souffrance, cette sidération sur le moment et cette blessure ne peuvent aujourd’hui subir de nouveau une banalisation criminelle.

Tout retour en arrière de ce point de vue serait un coup porté à la cause des femmes, à l’avancée progressiste de notre société. Et que l’on cesse d’accuser les féministes de victimiser les femmes, alors que ce sont elles qui aident les victimes à lutter, à se reconstruire et à refaire des projets d’avenir. La parole libère, le silence que l’on voudrait de nouveau nous imposer, tue à petit feu. Alors oui, il faut continuer à dire aujourd’hui : quand une femme dit non, c’est non ; continuer à dire : le viol est un crime et exiger la justice pour les victimes. Un point c’est tout.

Dix, vingt, trente, voire quarante ans après un viol, si rien n’est fait, la victime reste la personne violée qui a besoin pour se reconstruire de voir le coupable nommé et jugé. Il ne s’agit ni de morale ni de liberté dans un tel acte. Et le populisme est du côté de ceux qui viseraient à vouloir l’excuser. On ne peut pas d’un côté capter les oreilles « médiatiques Â» contre les récidives en matière de crime sexuel et refuser de soumettre au Parlement la loi-cadre contre les violences faites aux femmes déposée par le groupe GDR à l’Assemblée nationale et CRC au Sénat et élaborée par les associations féministes regroupées au sein du Collectif national des droits de femmes.

On ne peut pas parler de liberté sexuelle sans condamner le viol et la prostitution. Le cauchemar idéologique en cours nous pousse à nous réveiller bien vite sous peine de ne plus pouvoir le faire après, pour vivre l’amour et la sexualité en toute liberté. Aussi, à quelques jours du 17 octobre, nous ne pouvons que dire à toutes celles et tous ceux qui veulent conquérir de nouveaux droits pour les femmes, qui veulent que l’égalité avance et qui sont farouchement opposés à tout recul dans les mentalités et dans la réalité : venez manifester samedi y compris pour dire votre refus de céder aux pressions idéologiques réactionnaires et machistes. La violence sexuelle doit être nommée comme telle et ceux qui l’exercent combattus. Ne laissons pas, sous couvert de banalisation ou de faux débat, s’organiser le retour en arrière pour les femmes.

Malheureusement, nous voyons encore que rien n’est jamais acquis définitivement. Mais nous savons aussi que du refus de la régression peuvent naître de nouvelles avancées pour les êtres humains. C’est ce que nous souhaitons et ce pourquoi nous voulons continuer de lutter.

LIRE EGALEMENT NOTRE DOSSIER SUR LE VIOL

Blog PCF Evry

jeudi 15 octobre 2009, a 21:21
Info Zéro : Marie-George Buffet
 

Info Zéro : Marie George Buffet

Enregistrement du 12 octobre 2009

- L’affaire Jean Sarkozy
- Les ateliers du projets
- ....

Suite de l'article

mercredi 14 octobre 2009, a 22:11
Le président Chavez restitura les terres des indigènes Yukpa .
 

arrow31.gifLe président Chávez restituera les terres des indigènes Yukpa le 12 octobre

Mercredi 14 Octobre 2009

Ce lundi 12 octobre le président Chávez lui-même remettra ces titres de propriété que les peuples Yukpa de la Montagne de Perijá ont attendu longtemps, a indiqué la Ministre des Peuples Indigènes Nicia Maldonado lors du 3éme grand congrès national “Abya Yala” des Peuples Indigènes Anti-impérialistes du Sud

Le président Chávez restituera les terres des indigènes Yukpa le 12 octobre

Parmi les mesures prises en faveur des peuples originaires pendant les dernières 10 années, elle a évoqué le financement à hauteur de 200 millions de dollars des communautés indigènes dans le cadre de leurs projets de développement.

La ministre a déclaré que l'octroi de cet argent a été réalisé « pour qu'il y ait des moyens de production, pour qu'il y ait des moyens de communication, pour qu'il y ait de la dignité parmi les Communautés indigènes ».

Selon elle, Chávez avec nous, les indigènes, en esprit, en âme, vie et coeur.

Elle a remarqué que du point de vue législatif est réaffirmée l'existence des peuples indigènes dans le chapitre huit de la Constitution bolivarienne. Elle a souligné l'approbation de Loi Organique en ce sens. C´est la seule loi organique en Amérique latine, « nous l'avons vérifié », et c´est au Venezuela qu´elle a été approuvée.

Elle a rappelé que “sous les gouvernements précédents, il était impossible d´imaginer qu'un indigène prenne la parole à l'Assemblée Nationale, impossible de voir un ministre indigène qui parlerait à son peuple. La révolution bolivarienne nous le permet”.

La semaine de la Résistance Indigène a débuté le 8 octobre dernier et prend fin ce lundi en présence de 40 peuples originaires à San Fernando, État d´Apure. Voir vidéo de la marche des indigénes Yukpa le 18 mars 2009. Ceux-ci avaient occupé la Place Bolivar de Caracas, pour soutenir la délimitation de leurs terres avec le gouvernement bolivarien dans l´État du Zulia.->http://www.vtv.gov.ve/noticias-naci…

Des représentants du peuple indigène yukpa se sont prononcés sur les mesures prises le Gouvernement national, par le biais du Ministère du Pouvoir Populaire pour les Peuples Indigènes, en vue de la délimitation de terres dans la Montagne de Perijá, été Zulia d'où ils sont originaires. Un groupe nombreux de cette communauté indigène, à travers un communiqué lu par Francisco Romero, a exprimé son appui total à la politique de délimitation et a indiqué que « nous recevrons sous peu nos titres de propriété ». Romero a réfuté les accusations que des propriétaires fonciers de la zone ont proférées selon lesquelles « les yukpas veulent l'autodémarcation » au détriment de toutes les avancées que jusqu'à présent ont atteint ensemble le gouvernement révolutionnaire et les peuples originaires. Il a également dénoncé les campagnes de mensonges des grands et moyens propriétaires pour qui les indigénes « fomentent l'invasion de propriétés et multiplient les actes criminels dans nos terres ».

« Nous restons fermes sur notre position ancestrale et révolutionnaire. Nous dénonçons toutes ces campagnes de l'Empire et réitérons notre appui à toutes les décisions qu'a prises le président Hugo Chávez comme l'élimination de la pêche industrielle, la récupération des ports et des aéroports et de la production du riz » a ajouté Romero. Parmi les avantages que le Gouvernement révolutionnaire a offerts aux peuples indigènes, il a souligné la création d´une direction du ministère consacrée exclusivement aux yukpa et aux Bari de la Montagne de Perijá, chose que « n'avait faite aucun gouvernement antérieur ».

Blog Nicolas Maury

mercredi 14 octobre 2009, a 21:39
Pour le maintien du seul centre de radiothérapie qui existe dans l'Essonne .
 


Communique de presse

hopital047.jpgLa Fédération de l'Essonne du Parti Communiste Français, les communistes apportent leur soutien résolu aux personnels du Centre Hospitalier Sud Francilien et à leurs syndicats en lutte pour préserver le maintien du centre de radiothérapie de l'établissement.

 

Comme ils le soulignent à juste raison, ce centre est le seul service public affecté à cette pratique dans le département de l'Essonne. Sa fermeture annoncée pour la fin de l'année 2009 reviendrait, de fait, à orienter les patients vers les cliniques privées à but lucratif ou vers des établissements situés hors de notre département, réduisant ainsi l'offre de soins aux usagers selon des critères financiers et creusant davantage les inégalités sociales et territoriales.

 

Cette annonce faite à la veille de l'examen du PLFSS à l'Assemblée Nationale, s'inscrit dans la continuité du processus engagé par la loi HPST de démantèlement du droit à l'accès aux soins pour toutes et tous quelque soit sa situation sociale et économique.

 

Après la fermeture des services de maternité et de chirurgie de l'hôpital de Juvisy, la fusion des hôpitaux d'Etampes et Dourdan, cette menace de fermeture, si elle devait être confirmée, condamnerait l'ensemble du maillage sanitaire public essonnien.

 

Alors que les avancées scientifiques et techniques dans le domaine de la cancérologie, développées par le service public hospitalier, sont susceptibles de répondre toujours plus et mieux aux besoins sanitaires des essonniennes et des essonniens, il ne serait pas acceptable d'engager la fermeture d'un service de pointe, comme celui de la radiothérapie du Centre Hospitalier Sud Francilien, reconnu pour sa performance.

 

Au surplus, les personnels praticiens dans ce domaine sont fondés à s'interroger sur leur devenir alors qu'ils font la démonstration constante de leur compétence et savoir-faire. La réduction de personnel dans la fonction publique hospitalière n'est en conséquence pas plus acceptable.

 

C'est pourquoi je m'oppose à la fermeture du centre de radiothérapie du Centre Hospitalier Sud Francilien et demande à la direction de l'établissement et aux instances de tutelle de réexaminer leur position en vertu du principe d'égalité d'accès à des soins de qualité pour tous les citoyens.

Cela nécessite aussi de construire une alternative politique résolument de gauche pour répondre aux urgences populaires et mettre en échec les politiques gouvernementales de casse du service public de santé.

 

Philippe CAMO

Secrétaire Départemental de l'Essonne du PCF

Conseiller Régional

Blog PCF Evry

mercredi 14 octobre 2009, a 21:02
République & socialisme souhaite rejoindre le Front de gauche .
 

Mis en ligne : 12 octobre
Dans un communiqué intitulé « Faire revivre le Front de gauche », République & Socialisme fait part de son souhait de rejoindre le Front de gauche et d'intégrer son comité de liaison permanent.

Le Parti communiste français se réjouit de cette démarche qui conforte sa volonté de voir le Front de gauche continuer de s'élargir.

Ci-dessous, le texte du communiqué de République & Socialisme :

Faire vivre le Front de Gauche

Après le succès de la fête de l'humanité où les échanges et les débats furent forts riches, il convient aujourd'hui de mettre en pratique ce qui inlassablement a été un des principaux leitmotivs de cette fête « Faire vivre et élargir le Front de Gauche ». Pour sa part, République et Socialisme a démontré sa capacité et son souhait d'être véritablement partie prenante de celui-ci.

République et Socialisme réaffirme sa volonté d'être (au même titre que GU issu du NPA) intégré dans le comité de liaison du Front de Gauche.

Pour être pérennisé le Front de Gauche doit davantage s'enraciner auprès des couches populaires, c'est pourquoi nous souhaitons que s'engage le plus rapidement possible des discussions non seulement avec les organisations du FDG mais aussi avec tous ceux qui souhaitent travailler à une véritable alternative au social libéralisme, sans sectarisme, ni hégémonisme et dans la diversité de ses composantes.

C'est à cette seule condition que le Front de Gauche pourra démontrer sa capacité à être un espoir pour les couches populaires. Etre sur le terrain des luttes, mais aussi permettre un débouché politique à ces luttes ; les 2 étant intimement liés. Il nous faut travailler tous ensemble à des réponses concrètes et des propositions politiques adaptées. Les propositions de loi déposées par les députés communistes et du PG nous semblent être un bon socle de départ.

République et Socialisme réaffirme sa volonté de construire un socle commun et de participer aux listes d'union dans le plus grand nombre de régions pour poser les jalons d'une véritable politique ambitieuse notamment en matière d'emplois, d'enseignement, de formation, de culture et d'environnement.

République et Socialisme rappelle son souhait de faire triompher la Gauche.

mardi 13 octobre 2009, a 04:50
SENAT : Groupe Communiste ( Les vertes illusions du Grenelle de l'environnement )
 

DossiersLes vertes illusions du Grenelle de l'environnement

Environnement

L'écologie de droite consiste à laisser l'individu face à un marché badigeonné de vert

Grenelle II de l'environnement : explication de vote

Par Evelyne Didier / 8 octobre 2009

Au regard du chemin parcouru avec ce texte, à partir d'un processus encourageant de consultation de l'ensemble des acteurs concernés, en passant par le vote d'une loi Grenelle I aux objectifs ambitieux, notre sentiment est d'être passé à côté de quelque chose.

Certes, on peut qualifier le Grenelle II de réforme de grande ampleur, si l'on se réfère au nombre de secteurs concernés ou au nombre d'innovations réglementaires qu'il apporte en matière de protection de l'environnement.

Nous avons traité de sujets aussi divers que le logement, les schémas d'urbanisme, la gouvernance des entreprises, les péages urbains, les déchets, l'assainissement non collectif, les téléphones portables, etc. Mais nous pouvons regretter que cette profusion ait provoqué une certaine confusion. De plus, des dispositions importantes qui ressemblaient fort à des cavaliers ont été introduites par le Gouvernement.

Trop souvent, les objectifs du Grenelle I ont été revus à la baisse.

Néanmoins, le dialogue avec le Gouvernement et les différents rapporteurs ainsi que le débat entre les parlementaires sur ce texte ont été constructifs. Nous nous félicitons que certaines de nos propositions aient été entendues et retenues.

Chacun avait la volonté d'être consensuel, c'est évident. Les rapporteurs, le président de la commission et les ministres ont été à l'écoute de l'ensemble de nos propositions, même s'ils ne l'ont pas été au point de nous satisfaire totalement.

Je voudrais remercier les services du Sénat et du ministère. Ils ont été à notre disposition et nous avons pu, chaque fois que nous le souhaitions, leur poser des questions ou leur demander des précisions.

Les rapporteurs ont fait un travail de fond. Ils n'ont pas évité le débat et ont répondu très clairement tout en défendant, comme nous, leurs convictions.

Ces points positifs ne nous font pas oublier les fondements d'un texte qui, en cohérence avec le mouvement de mise au pas des collectivités locales, depuis 2002, et bien plus encore depuis 2007, transfère des responsabilités aux communes et aux départements tout en asséchant leurs ressources financières et en renforçant le pouvoir de contrôle des préfets. Nous ne pouvons malheureusement pas souscrire à une loi qui s'inscrit dans un schéma de recentralisation des pouvoirs et d'asphyxie de nos collectivités.

Nous regrettons que l'objectif principal soit ainsi « pollué » – c'est le cas de le dire ! – par cette question de la répartition des compétences et de la mise au pas des élus et des collectivités à travers la loi de finances et, plus encore, la réforme territoriale à venir.

Nous soulignons aussi le fait que tant d'articles de cette loi restent inachevés et qu'ils seront en réalité écrits par l'exécutif, dans les décrets, loin des parlementaires.

On nous présente en urgence – et pourquoi cette urgence ? – un texte qui n'est pas abouti, tant il reste d'incertitudes au regard du nombre de dispositions dont l'application reste soumise à la publication d'un décret ou qui attendent la fin des travaux de tel ou tel comité opérationnel.

Pour prendre un seul exemple, l'obligation pour les entreprises de plus de 500 personnes de réaliser un bilan carbone de leur activité ne s'appliquera qu'à une liste de secteurs définis de façon réglementaire. On nous a, au fond, demandé de voter une mesure sans que nous puissions réellement savoir quel effet elle aura.

On nous a répondu parfois que la question serait réglée plus tard, parce que le travail en COMOP – comité opérationnel – n'était pas terminé… Espérons que ces travaux auront abouti avant l'examen du texte à l'Assemblée nationale. Ainsi le dernier mot pourra tout de même revenir au Parlement.

Les Français, chacun le sait, sont désormais conscients des enjeux écologiques. Mais ils ne souhaitent pas forcément être inondés d'informations, de labels, d'étiquetages, de recommandations – quelle que soit l'utilité de ces mesures – pour mieux être renvoyés à leur culpabilité de consommateurs.

La droite cherche à dynamiter tout ce qui fait de notre société une société solidaire et fraternelle, à démolir tout ce qui peut gêner la confrontation directe entre un individu et le marché, entraînant au pas de course notre société vers un modèle forcément anti-écologique et antisocial.

On nous parle d'« écologie de droite ». Si c'est cela l'écologie, c'est-à-dire des individus seuls face à leurs choix, dans un grand marché plus ou moins peint en vert, alors, ce projet nous ne le soutenons pas.

Face à un problème d'une telle gravité – car il s'agit de « décarboner » la société, de faire face aux émissions de gaz à effet de serre et à leurs conséquences –, les Français attendent que l'État prenne le problème à bras-le-corps, un État qui soit fort, rassurant, capable de prendre les décisions qui s'imposent avec le courage politique que la situation exige, qui agisse à la source, au niveau des entreprises, sur les modes de production.

Les Français attendent également de l'État qu'il soit conscient à chaque instant que cette révolution verte passe forcément par une révolution sociale, parce que la réduction des inégalités est au cœur de la question écologique.

Vous l'aurez compris, nous refusons la philosophie générale qui sous-tend votre politique, une politique au service du marché, aux antipodes des intérêts des habitants de ce pays.

C'est pourquoi nous voterons contre ce texte.

lundi 12 octobre 2009, a 21:19
A Lyon,l'hôpital Hôtel-Dieu va devenir un... hôtel de luxe .
 


Situé en plein centre-ville, l'Hôtel-Dieu, qui réalise 2 000 IVG par an, doit être transformé d'ici à 2014… en hôtel de luxe et boutiques haut de gamme.

La fondation de l'Hôtel-Dieu de Lyon remonte au VIe siècle et François Rabelais lui-même y exerça en qualité de médecin. Le bâtiment actuel, construit par Jacques-Germain Soufflot au XVIIe siècle, borde le Rhône sur plus de quatre cents mètres. Un site beaucoup trop exceptionnel sans doute pour continuer à n'être qu'un simple hôpital public, au coeur même de la ville et d'une accessibilité parfaite. L'Hôtel-Dieu, que les Hospices civils de Lyon (HCL) devront avoir quitté en 2010, deviendra hôtel de luxe, boutiques et bureaux haut de gamme en 2014, vient de confirmer Gérard Collomb, sénateur maire PS de la ville. Il suffit juste de trouver un opérateur privé et unique pour « éviter la vente à la découpe ».

Décision définitive fin octobre

L'étau se resserre, donc, sur l'avenir de l'équipe du plus important centre d'orthogénie de l'agglomération (plus de deux mille interruptions volontaires de grossesse réalisées chaque année). Un collectif de défense de l'IVG à Lyon, qui regroupe associations féministes, syndicats, groupes politiques et professionnels de l'Hôtel-Dieu, s'est créé en mai, cette année, pour exercer un droit d'alerte et faire entendre ses revendications. Et il s'inquiète, car la décision définitive doit être prise au conseil d'administration des HCL à la fin du mois. Le collectif a donc demandé à rencontrer la direction des Hospices pour renouveler ses exigences.

« Le projet initial est l'éclatement des IVG sur trois centres, explique Najia Dridi, coordinatrice du Mouvement français pour le Planning familial du Rhône : hôpital de la Croix-Rousse, Hôpital Lyon Sud (à Pierre-Bénite) et hôpital Mère-Enfant (à Bron). Ce que nous refusons catégoriquement. Nous avons à l'Hôtel-Dieu une équipe soudée, qui travaille ensemble depuis des années, pourquoi l'éclater ? Elle a l'expérience, une longue pratique commune, une réflexion sur sa pratique, une prise en charge globale qu'elle souhaite poursuivre. Nous voulons que toute l'activité du centre et l'équipe dans son - inté-gralité soient transférées à l'hôpital Édouard-Herriot, où il y a des locaux libres. L'hôpital de la Croix-Rousse est déjà saturé. »

Lors de la rénovation de ce dernier, il y avait eu un projet sérieux sur l'orthogénie. À l'achèvement des travaux, l'équipe médicale s'est aperçue que ses locaux étaient encore plus exigus qu'avant. Quant aux deux autres hôpitaux très excentrés, l'un au sud, l'autre à l'est, ils sont d'autant plus mal desservis par les transports en commun que le choix d'un lieu ne se ferait pas selon le domicile de la patiente mais sur le type d'intervention nécessaire.

« La restructuration des hôpitaux publics conjuguée à la répartition entre le public et le privé fait qu'on ne sait plus où on en est, ajoute Najia Dridi. C'est comme en maternité avec les grossesses qui posent problème, qui sont dirigées vers l'hôpital public et celles qui n'en posent pas, qui sont laissées au privé. Déjà actuellement, ont été transférées à Lyon Sud les IVG sous anesthésie générale et celles entre douze et quatorze semaines. Mais une seule infirmière doit gérer les rendez-vous, le planning des blocs opératoires, accueillir les femmes, répondre au téléphone. Nous avons dû, ces derniers temps, réorienter des patientes vers d'autres départements… » C'est donc du maintien de l'intégralité de l'offre de soin, voire de son augmentation, dont il sera aussi question avec la direction des Hospices.

Émilie Rive

site de l'Huma

lundi 12 octobre 2009, a 20:56
POUR LE DROIT DES FEMMES .
 


manifemmes.jpgÀ 'initiative du Collectif National pour les Droits des Femmes et de Femmes Solidaires

Manifestation pour les droits des femmes le 17 octobre 2009 à Paris, Place de la Bastille 14 H 30.

En France, en 2009, les femmes perçoivent des salaires inférieurs de 24 % à ceux des hommes, elles représentent 80 % des travailleurs pauvres, assurent l'essentiel du travail ménager et de l'éducation des enfants. 85 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes et leurs retraites sont en moyenne inférieures de 600 € par mois. Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint. Une femme est violée toutes les 10 minutes.

En situation de crise…
Notre pays connait une crise sans précédent de par sa longévité et la brutalité de ses attaques sur nos vies. Personne n'est épargné, jeunes, retraité-es, actifs, chômeurs, migrant-es… Dans cette situation d'une violence inouïe, les femmes sont une fois de plus en première ligne des mauvais coups : précarité, inégalité salariale, travail à temps partiel imposé, chômage… D'autant plus qu'aujourd'hui, pour les retraites, le gouvernement prevoit de s'attaquer aux « bonifi cations » accordées aux mères de famille salariées.

Alors que celui-ci remet en cause des acquis sociaux du Conseil National de la Résistance largement portés par les femmes, ces dernières suppléent à
la diminution des missions de services publics.

Le respect des droits des femmes est fondamental.
La défense des droits des femmes a tendance à être reléguée au second plan alors qu'elle serait
une réponse sociale à la crise.
Nous avons toutes et tous intérêt à l'égalité. Nous devons remettre l'égalité des droits sur le devant de la scène. La lutte contre les préjugés sexistes et la lesbophobie doit être au coeur des projets du service public de l'Éducation Nationale pour répondre pleinement aux aspirations d'une future société égalitaire. Femmes et hommes, dans l'unité, nous imposerons d'autres choix au gouvernement et à l'ordre mondial pour faire reculer la casse de tous les acquis obtenus par nos luttes au XXe siècle.

Blog PCF Evry

lundi 12 octobre 2009, a 19:32
Assemblée nationale : Intervention de Jean Claude SANDRIER .
 

Débat sur la déclaration du Gouvernement suite au G 20 de Pittsburgh
Assemblée nationale : Intervention de Jean-Claude SANDRIER

Mis en ligne : 8 octobre

Les résultats des 3 G20 tenus depuis 1 an sont inversement proportionnels aux communiqués triomphants du Président de la République. Celui de Pittsburgh n'échappe pas à la règle. Je ne citerai que 2 économistes parmi beaucoup d'autres pour confirmer cette appréciation, l'un deux dit : « les dirigeants du G 20 ont été intraitables et intarissables sur l'accessoire, inconsistants et muets sur l'essentiel, l'autre dit : « le G 20 a été l'énoncé de quelques principes mais rien de concret ».

Le site de Jean-Claude SANDRIER

Alors pourquoi autant de gesticulations pour un si piètre résultat ? Tout simplement parce que la crise a mis à nu le mode de fonctionnement d'un système qui soumet tous les peuples à la servitude de la rentabilité financière et montre que depuis 1 an rien n'a changé pour les marchés financiers. Le problème est que désormais nos concitoyens le savent, le voient et sont à juste titre de plus en plus exaspérés d'avoir à payer à la place des responsables de la crise lesquels continuent à s'en mettre plein les poches. Les licenciements, le chômage, la destruction des services publics, le stress au travail qui coûte 60 milliards d'euros au Pays d'après une récente étude, les hausses permanentes des taxes constituent l'addition présentée par un monde financier qui s'est gavé d'argent jusqu'à l'overdose et déshumanise le travail. Ce monde est un monde sauvage qui faisait dire déjà à Jaurès : « l'Humanité n'existe pas encore, ou elle existe à peine ».

Le Président de la République n'a pas de mots assez durs pour vilipender ce « mauvais » capitalisme prêchant pour le « bon » capitalisme. Nous pourrions être touchés par cette découverte subite s'il n'avait été le champion du tout déréglementé, du tout dérégulé, du tout marché, du tout liberté de circulation des capitaux, du tout concurrence « libre et non faussée » bref de tout ce qui a conduit là où nous en sommes.

Aujourd'hui, pris au piège de leur échec politique, économique et social, les gouvernements tentent, à l'instar du Président de la République d'être en paroles à la gauche de l'extrême gauche car pour ne pas faire exploser le système il faut donner l'impression que l'on fait quelque chose.

En réalité, ils appliquent à la lettre les recommandations des plus grands serviteurs du royaume du fric tel l'ultra milliardaire Soros déclarant « oui il faut réguler un peu mais pas trop » et chez nous la patronne des champions du CAC 40 déclarant : « il ne faut surtout pas légiférer sur les rémunérations des patrons » (Ceux du CAC 40 bien sûr). Voilà il faut faire semblant d'agir pour faire passer la pilule.

La pilule, c'est payer pour que les grandes banques privées, reconstituent leurs marges, leurs profits et leurs bonus. C'est payer pour resservir des dividendes sans limite, véritables insultes au monde du travail. D'ailleurs c'est bien parti, BNP Paribas vient d'annoncer plus de 3 milliards d'euros de bénéfices pour un seul semestre avec des actions payées jusqu'à 15 % d'intérêts, réservant 1 milliard d'euros pour les bonus de ses traders. Rassurez-vous ils n'auront plus que 500 Millions d'euros. Ce qui est un grand malheur !

La société générale a fait de même sans donner de chiffres. Ce n'est pas plus rassurant ! Le CAC 40 bat à nouveau tous les records de hausse ! « Les Echos » de ce matin titraient : « Insolente santé de la Bourse » !

Alors vous demandez à une majorité de Français de payer, payer pour les milliards d'euros accordés aux banques, payer pour les cadeaux fiscaux (+ 46 % en deux ans. La moitié des 73 milliards d'euros de ces cadeaux va directement aux plus riches), payer pour un plan de relance imposé par les responsables de la crise, payer par la casse de centaines de milliers d'emplois. Autrement dit nous allons devoir payer par de l'argent public pour les responsables d'une gestion privée catastrophique.

Car faut-il le redire, ce ne sont pas les services publics qui sont la cause de la crise, ce n'est pas l'argent que consacre la France à l'Education nationale, à la Formation, à la Recherche, au Logement, à la Santé qui sont les causes de la situation dans laquelle nous nous retrouvons, NON ! C'est comme le disait Marx il y a 161 ans déjà « L'argent noyant tout et partout dans les eaux glacées du calcul égoïste ».

On ne peut pas non plus d'un côté dire que ce qui reste encore de notre système social hérité de la libération a servi d'amortisseur à la crise, ce qui est vrai, et de l'autre côté se préparer à faire sauter définitivement cet amortisseur en s'en prenant à la Sécurité Sociale, aux retraites, aux services publics comme la Poste ou ERDF.

L'addition que vous présentez aux Français -et ce n'est qu'un début- c'est la hausse du forfait hospitalier, de la redevance télévision mais aussi des prix de la SNCF et d'ERDF pour qu'ils versent entre autre des dividendes à l'Etat.

Vous créez une Taxe Carbone, usine à gaz, totalement injuste et inefficace, refusant de vous attaquer à la racine du mal en matière d'environnement.

Comble de l'abject vous voulez même imposer les indemnités des accidentés du travail pour récupérer quelques millions d'euros pour aider à combler les pertes abyssales d'un système financier que vous avez initié et porté à bout de bras.

Car, comme le rappelle Patrick Artus, dénonçant un capitalisme à la recherche d'un rendement à tous prix, accordant plus aux actionnaires au détriment des revenus du travail : « Au-delà d'un simple procès de la finance, il y a lieu d'avoir à l'esprit que c'est un projet co-organisé à un niveau bien supérieur par les gouvernements et les banques centrales. Il faut en cela faire le procès de ce modèle économique ».

Devant cette crise grave, profonde du Capitalisme le temps est venu d'un autre temps. Vos tentatives pour soi-disant « moraliser » le capitalisme échoueront pour une raison simple :

Le Capitalisme est immoral par nature car l'homme est un moyen pour lui et non une fin.

Pour lui l'homme est une marchandise, que l'on vend, que l'on achète. Dans ce système le travail de l'homme est d'abord un coût avant d'être une valeur.

Un cycle est aujourd'hui révolu.

Une autre organisation du monde devient nécessaire et possible. Il n'existe qu'un chemin pour en sortir c'est s'attaquer à la racine du mal.
- Interdire les paradis fiscaux partout dans le monde car aujourd'hui il est complètement faux de dire que le secret bancaire est levé et encore moins que le comportement spéculatif des banques est arrêté.
- Créer la Taxe (taxe Tobin) sur les transactions financières.
- Instituer un impôt mondial sur la fortune.
- Monsieur le Premier ministre, si vous voulez tenir vos promesses sur les paradis fiscaux, demandez la suppression de l'article 56 du Traité de Lisbonne qui laisse la liberté totale de circulation aux Capitaux.
- Etablir une monnaie commune mondiale
- Créer en urgence pour notre pays un pôle public bancaire permettant d'accorder des crédits à taux réduit notamment aux PME pour l'investissement dans l'emploi, la formation et la recherche en matière environnementale.
- Relancer le pouvoir d'achat par les salaires est une autre façon non seulement de développer consommation et emplois mais aussi de détourner l'argent de la spéculation et de rééquilibrer rémunération du travail et rémunération du Capital.

Je rappelle qu'en 1970 les entreprises distribuaient 25 % de leurs bénéfices en dividendes. Aujourd'hui (2008) elles en distribuent 65 % :
- Supprimer le bouclier fiscal
- Avancer vers l'harmonisation fiscale et sociale déjà en Europe

Par ailleurs l'investissement public doit être relancé par de grands programmes Français et Européens pour :
- la Santé,
- l'Environnement (nouveaux moteurs, nouveaux bâtiments, autoroutes ferroviaires pour le fret),
- la recherche et la Formation,
- Un programme d'investissement pour l'industrie.
- Il faut interdire les licenciements boursiers,
- Payer à 100 % le chômage partiel et interdire bonus et stock options, en premier lieu pour les banques et entreprises qui bénéficient d'argent public.

Pour cela il n'y a naturellement aucune raison de faire confiance à ceux qui font semblant de brûler aujourd'hui ce qu'ils adoraient hier.

C'est de la gauche dont peut sortir un autre avenir, reste à ce que celle-ci avant de penser à n'avoir qu'un seul candidat en 2012 devrait plutôt réfléchir sur quoi s'unir car avant de savoir avec qui on veut aller sur le chemin il est mieux de commencer par choisir le chemin.

Ce chemin c'est celui d'une nouvelle organisation de la société dépassant le système capitaliste, ses inégalités de plus en plus insupportables et plaçant les valeurs humaines les plus élémentaires au dessus des valeurs du CAC 40.

Pour cela avec nos concitoyens nous sommes disponibles !

vendredi 09 octobre 2009, a 22:46
Le film que l'UMP n'a pas aimé...
 

Article XI - JBB | Lundi 05 Octobre 2009 à 07:01 | 

A travers un documentaire sur Walter Bassan, ancien résistant et ancien déporté, le réalisateur Gilles Perret interroge les valeurs du Conseil National de la Résistance que tente de mettre à bas le président Nicolas Sarkozy et sa majorité. Dans un entretien à Article XI, il évoque également le formatage médiatique et la façon dont les télés se prêtent si bien à la communication présidentielle.




Mars 2008, plateau des Glières. Pompe présidentielle et fastes républicains, Nicolas Sarkozy se rend en l'un des hauts lieux de la résistance. Devant le monument aux maquisards, à deux pas des tombes de 105 d'entre eux tombés au combat, le chef de l'État se recueille quelques dizaines de secondes. Puis se dirige vers les anciens résistants présents pour les saluer.

 

Surexcité, confit d'autosatisfaction, Nicolas Sarkozy se laisse aller. Regarde à peine les deux républicains espagnols venus risquer leur peau plus de soixante ans plus tôt pour cette France qu'il est censé incarner, tout juste capable de leur dire : « Très heureux. C'est formidable ! Et en plus, moi je défends les Espagnols. » Rictus amusé, il enchaîne : « Mais les Italiens sont pas mal non plus… Maintenant que je suis marié à une Italienne, hein… ». Sourire crispé, il observe un jeune militaire : « Il est beau, ce chasseur alpin ! Vous savez que j'ai été jeune, moi aussi ? » Les anciens résistants ne disent mot, un gradé de l'armée français tente de ramener le chef d'État à un peu de dignité. « Nous nous sommes refusés à laisser des résistants qui étaient tombés dans une embuscade enterrés dans une fosse commune. Nous les avons ramenés ici dignement », explique t-il, très vite interrompu par un président qui ne feint même pas de se sentir concerné. Qui tend le doigt pour montrer une cascade sur les hauteurs. Qui rigole sur l'habit rose d'une membre de l'assistance. Et qui tourne les talons en assénant : « Ben oui, faut bien s'amuser un peu… ».


À l'écrit, l'indécence présidentielle paraît amoindrie, mots et phrases insuffisants à dire toute l'obscénité de la conduite de Nicolas Sarkozy en ce lieu symbolique. À l'écran, il en est tout autrement : elle saute aux yeux, saisit le spectateur et l'indigne. Et il faut rendre grâce à Gilles Perret, réalisateur du film Walter, retour en résistance, que d'être le seul caméraman - alors qu'ils étaient des douzaines sur place - à l'avoir immortalisée.

Rappeler les principes du Conseil National de la Résistance

Un risque, toutefois : que cette séquence emblématique efface le propos du documentaire, le fasse passer au second plan. C'est que Walter, retour en résistance [1], projeté depuis un moment en Haute-Savoie et qui sortira dans toute la France le 4 novembre, ne se limite pas - et de loin - au spectacle ridicule et honteux d'un homme d'État incapable de tenir son rang. Le sujet n'est pas Nicolas, mais Walter Bassan, ami et voisin du réalisateur, ancien résistant, arrêté à 17 ans en mars 1944 et déporté à Dachau.

 

La caméra entre doucement dans sa vie, l'accompagne dans ses nombreuses activités, lors d'une intervention auprès d'écoliers, d'une visite pédagogique à Dachau avec des jeunes savoyards ou de l'inauguration d'un musée de la Résistance. Le suit sur le plateau des Glières à l'occasion de la visite de Sarkozy puis, une semaine plus tard, lors d'un pique-nique citoyen organisé au même endroit pour protester contre la tentative de récupération présidentielle. Y revient avec lui un an plus tard, rassemblement reconduit en présence de Stéphane Hessel pour rappeler « les principes du Conseil national de la résistance (CNR) qui à défini des règles de vie commune basées sur la solidarité, l'entraide et la réussite de tous ».


De ce portrait intime, celui d'un homme assez résolu pour n'avoir rien renié des convictions l'ayant poussé à prendre tous les risques plus de 60 ans auparavant, de ce film serein, se dégage paradoxalement une grande force. La conviction - aussi - que les idéaux du Conseil national de la résistance ne sont pas morts, ne pourront trépasser malgré les coups de boutoir et les innombrables tentatives de récupération de la majorité. L'invitation - enfin - à ne pas baisser les bras. « Le moteur de la résistance, c'est l'indignation. Je vous conseille à tous d'avoir votre motif d'indignation, », déclare Stéphane Hessel dans le film. « L'esprit de la résistance est toujours vivant », lui fait écho Walter Bassan. Voilà.

 

Lire l'interview de Gilles Perret, réalisateur du film Walter, retour en résistance
Par valenton rouge - Publié dans : Neuilly et le 9.2
Blog PCF Valenton

vendredi 09 octobre 2009, a 21:59
Les communistes de l'Eure lancent 4 ateliers de la gauche .
 

Perspectives politiques :

Les communistes de l'Eure lancent 4 ateliers de la gauche

Donner des perspectives politiques au peuple et construire une offre politique alternative à gauche, telle est l'ambition des communistes avec leurs ateliers de la gauche.


9 octobre 2009

On l'a vu au printemps, la mobilisation sociale peut être massive et unitaire. Depuis, de nombreux mouvements de grève et occupations d'usines continuent d'occuper l'actualité sociale dans notre pays.

La votation citoyenne sur La Poste et ses 2,3 millions de votants (près de 24 000 dans l'Eure) a montré que la population était prête à se mobiliser sur des enjeux clairs.

Pour assurer le succès du mouvement social face à une politique de droite toujours aussi agressive, il est nécessaire de construire une offre politique alternative à gauche qui soit crédible et en rupture avec les choix libéraux de ces dernières décennies. Cette offre politique vise également à nourrir le débat des élections à venir pour barrer la route de la droite.

Fort de ses propositions, le parti communiste ouvre des ateliers ouverts à toutes les forces de gauche, partis, syndicats et associations, ainsi qu'aux citoyens qui souhaitent construire cette alternative unitaire à gauche.

Les communistes de l'Eure organisent 4 ateliers dans les semaines à venir.

Nous vous invitons à noter ces dates et à participer à ces ateliers.


- Atelier "Services Publics" - Evreux, 23 octobre, 19 h, maison de quartier de Nétreville ;
- Atelier "Emplois, Economie" - Louviers, 26 octobre, 18 h, salle du conseil municipal ;
- Atelier "Développement durable - démocratie" - Gisors, 4 novembre, 20 h, Salle des Fêtes ;
- Atelier "Santé" - Vernon, 5 novembre, 20 h, salle Maubert / Philippe Auguste.

vendredi 09 octobre 2009, a 21:12
Barack Obama doit passer aux actes .
 

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Prix Nobel :
Barack Obama doit passer aux actes

Barack Obama vient de recevoir le Prix Nobel de la Paix pour ses efforts en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération entre les peuples. Ce prix suscite de l'étonnement et de l'incompréhension.

On comprend que son engagement déclaré pour le désarmement nucléaire puisse soulever un espoir, comme ses déclarations en faveur d'une solution politique au Proche Orient.

Mais pour l'instant, malgré les engagements pris et les grands discours, rien de positif n'est intervenu.

Suite de l'article
site du PCF

vendredi 09 octobre 2009, a 18:26
Le 13 octobre 09 l'Humanité prend un nouvel élan .
 

Si cette lettre ne s'affiche pas correctement, cliquez-ici

  Où trouver l'Humanité ?     |     Soutenir l'Humanité  
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vendredi 9 octobre 2009

EN KIOSQUE, CHEZ VOTRE MARCHAND DE JOURNAUX


Le 13 octobre, l'Humanité prend un nouvel élan. Votre quotidien se transforme, pour être mieux encore le journal de débats et de combats dont rêvait Jean Jaurès. Pour nous aider à lui donner plus de rayonnement, faites circuler un maximun cette vidéo, dans votre entourage, vos réseaux, vos amis, sans modération…

Retrouvez également notre « 4 pages » de présentation de la nouvelle formule, à télécharger et à diffuser.


Dossiers

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jeudi 08 octobre 2009, a 21:41
Valls sur un air d'anticommunisme .
 


manuel-valls.jpgPolémique . Selon le maire d'Évry, le « leadership des communistes » expliquerait l'échec de la gauche à Corbeil-Essonnes dimanche dernier.

En disgrâce dans son propre parti - Martine Aubry lui ayant vigoureusement suggéré de se radoucir ou de quitter le PS -, Manuel Valls se cherche-t-il de nouveaux boucs émissaires ? L'homme le plus droitier du Parti socialiste croit avoir découvert l'unique explication à la défaite de la gauche, à 27 voix près, face à l'UMP, dimanche, au second tour de l'élection municipale partielle de Corbeil-Essonnes : la liste d'union de la gauche était conduite par un communiste… « Ce nouvel échec de la gauche (…) démontre (…) qu'un leadership de second tour assuré par le Parti communiste n'est pas en mesure, à Corbeil-Essonnes, de susciter l'élan nécessaire à la victoire », explique doctement, et sans le moindre argument politique, le maire d'Évry (Essonne) sur son blog. Autrement dit, selon Manuel Valls, la sagesse eût commandé au candidat communiste, Michel Nouaille, arrivé en tête au premier tour avec 24,3 % des voix, soit près de 6 points devant le candidat PS Carlos da Silva (18,9 %), de se désister en faveur de ce dernier. Sans expliquer cependant pourquoi la popularité attendue au second tour du candidat PS ne lui a pas permis de réunir plus de suffrages dès le premier.

« Un anticommunisme d'un autre temps », a réagi hier Bruno Piriou, candidat PCF opposé à Serge Dassault en 2008. « Je suis choqué de l'aspect politicien de la réaction du député Manuel Valls. Les démocrates et les républicains pouvaient s'attendre à une tout autre déclaration que celle qu'(il) a faite », a-t-il insisté. Une réprobation relayée par Pierre Laurent, coordinateur national du PCF, pour qui : « Manuel Valls épargne dans cette déclaration le système Dassault, les diffamations et les insultes à la démocratie qui ont accompagné la campagne, et il passe sous silence les divisions de la gauche qu'il a lui-même malheureusement entretenues. » Et de préciser que ces propos « venu d'un homme qui a brillé par son absence dans la bataille qui vient de se mener (à Corbeil-Essonnes), résonnent comme un aveu. Pour ceux qui avaient déjà plus qu'un doute sur l'ardeur mise par Manuel Valls à battre la droite de Serge Dassault, il est levé », conclut Pierre Laurent. « Ce sont les électeurs de gauche qui ont choisi leur tête de liste », affirme de son côté François Lamy, secrétaire national du PS, ajoutant : « ce qui a fait perdre la gauche, ce sont ses divisions ». Isolé au PS, méprisant avec ses partenaires de gauche, Manuel Valls semble chercher désespérément à droite la porte du Modem.

Frédéric Durand, pour l'Humanité

Blog PCF Evry

jeudi 08 octobre 2009, a 21:21
Les enjeux de Copenhague .
 

Dans « Communistes » N° 365
Les enjeux de Copenhague

Par : Communistes (journal)
Mis en ligne : 6 octobre

Le 15 octobre prochain se tient à Paris l'atelier thématique : « Climat : est-il déjà trop tard ? », animé par Hervé Bramy.

Explications.

Communistes : Copenhague, en deux mots ?

Hervé Bramy : La réussite politique du sommet de Copenhague, en décembre, est déterminante pour l'avenir de la planète. Il est impératif que les Etats les plus pollueurs, notamment les USA, s'engagent sur des objectifs très contraignants pour la réduction des gaz à effet de serre. Les enjeux financiers ne sont pas mineurs car il s'agit d'envisager un nouveau mode de développement et de consommation. Enfin, les Etats riches doivent aider les pays en développement par des aides financières et de transfert de technologies. Voilà l'enjeu  !

Communistes : Le capitalisme est-il éco-compatible ?

Hervé Bramy : Non, on le constate chaque jour ! Le capitalisme repeint tout en vert mais il est incapable de s'attaquer aux inégalités sociales, culturelles et environnementales auxquelles sont confrontées les populations. Pour lui il s'agit de tout changer sans rien changer afin que les riches conservent leurs privilèges. La révolution verte du capitalisme est une tentative de sortir de la crise qu'il a lui-même produite.

Communistes : Quelle est la position du PCF face à cet enjeu ?

Hervé Bramy : Pour les communistes, la mobilisation pour l'environnement n'est pas la cerise sur le gâteau du combat social : elle se situe au coeur de l'urgence sociale. Nous refusons par ailleurs l'approche irréaliste et rétrograde des faux prophètes de la décroissance, car pauvreté et atteintes environnementales vont de pair. Le capitalisme est incapable de résoudre la crise écologique pour une raison fondamentale. Le maintien, voire le développement des écosystèmes
- qui ont besoin de temps longs - sont incompatibles avec la recherche maximum et à court terme du profit.

Communistes : Comment agir sur le terrain politique contre le réchauffement climatique ?

Hervé Bramy : Il s'agit tout à la fois de peser sur les négociations en cours et d'apporter notre contribution sur les contenus des rassemblements à gauche pour être efficace et sans démagogie sur le contenu même d'une politique alternative au capitalisme. De même, les propositions écologiques des communistes doivent nourrir les luttes. Enfin, les propositions environnementales que nous avions formulées lors du plan de relance constituent une bonne base. Notre ambition dans le cadre de l'atelier c'est de les enrichir avec toute la gauche et le mouvement social.

Communistes : Justement, quel est le programme de cet atelier ?

Hervé Bramy : La soirée est organisée en deux séquences. Un premier débat porte sur : Quelle politique énergétique pour répondre aux besoins de l'humanité ? Les énergies fossiles responsables des émissions de gaz à effet de serre doivent être remplacées. Quelles sources d'énergie alternatives et quels modes de consommation promouvoir  ? Au-delà du pour ou du contre : Peut-on parler du nucléaire à gauche ? Quelle énergie pour quelle croissance ? Second débat : Quelle intervention de la gauche au sommet de Copenhague et ses suites ? Si on a pu sauver les banques, pourquoi ne pas sauver la planète ? Identifions les responsabilités. Tout le monde n'est pas à égalité. Quelles propositions pour les pays émergents et pour ceux qui dépendent des seules énergies fossiles ? La question centrale du financement. La gauche française et européenne peut-elle parler d'une seule voix à Copenhague ?

Voilà le programme.

Propos recueillis par Gérard Streiff

jeudi 08 octobre 2009, a 04:58
L'ouverture truquée des paris sportifs .
 

mercredi 07 octobre 2009, a 21:59
Le dollar en tenue de combat .
 

• Notre dossier La crise financière
site de l'Huma

mercredi 07 octobre 2009, a 21:16
UN BUDGET POUR LES AMIS DE MOSIEUR SARKOZY .
 


richevalise.jpg 834 contribuables dont la fortune est estimée à plus de 15 millions d'€ vont recevoir en 2010 grâce au budget de la nation et à son volet bouclier fiscal proposé par le gouvernement pour 2010 un chèque moyen de 368 261 €.

 

Nicolas Sarkozy n'oublie pas non plus ses amis chefs d'entreprises qui sans réelles contreparties vont voir leurs impôts baisser de 12,6 milliards d'€, dont 11,7 milliards au titre de la suppression de la Taxe Professionnelle, à quoi s'ajoute 20 milliards au titre d'exonérations de cotisations de la Sécurité Sociale (pour information le déficit de la Sécurité Sociale est estimée en 2009 à 18 milliards).

D'autres mesures prises dans ce sens démontrent une inefficacité en matière de créations d'emplois, et de baisse des prix notables, ainsi la baisse de la TVA pour les restaurateurs dont le coût pour les contribuables est de 3 milliards d'€ est assez révélateur.

 

Par contre pas de cadeaux pour les salariés, les sans emplois, les retraités sommés de payer 2,5 milliards de Taxe Carbonne, 160 millions de forfaits hospitaliers, 150 millions pris sur les indemnités des accidents du travail…

A cela s'ajoute les conséquences sociales et publiques par le gouvernement de supprimer des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires, dont la moitié sont des enseignants.

En prime, l'UMP, le parti du Président ne manque pas d'imaginations et propose chaque semaine la création d'un impôt supplémentaire, le dernier concerne celui sur le Grand Paris que tous les Franciliens devront acquitter.

 

Les conséquences sur les collectivités locales de cette orientation budgétaires sont dramatiques tenus de répondre à des besoins sociaux de plus en plus importants, sans en avoir des contreparties financières de l'Etat, bien au contraire puisque par exemple la suppression de la Taxe Professionnelle devra être compensée par les ménages. Actuellement 51 % des impôts sont supportés par les entreprises, 40 % par les ménages. Avec la réforme actuelle cette part va passer à 73 % pour les ménages.

 

C'est injuste, inefficace, inacceptable, dangereux. Mettre en place une politique économique et sociale alternative en rassemblant la Gauche et les écologistes  est indispensable, c'est ce que propose le Parti communiste français aujourd'hui.

 

Le Groupe des élus communistes d'Evry

Tribune publiée dans le bulletin municipal

Blog PCF Evry

mardi 06 octobre 2009, a 22:54
LAIT : La méthode Le Maire en échec .
 

à Bruxelles, aucune chance n'a été donnée à un relèvement du prix payé aux producteurs.

Sur le dossier du lait, Bruno Le Maire, ministre français de l'Agriculture, avait, dès sa prise de fonction, fait acte d'allégeance à la Commission européenne. Il a déclaré à plusieurs reprises que la France n'entendait pas revenir sur la décision européenne de suppression des quotas laitiers après leur augmentation de 1 % par an jusqu'en 2013. Du coup, face à la violence de la crise actuelle se traduisant par une baisse de 15 % à 20 % du prix du lait payé aux producteurs, le ministre utilise la méthode « diplomatique » pour tenter de faire bouger la Commission.

Il a passé l'été à courir les capitales européennes pour rassembler une « majorité qualifiée » de 255 voix permettant de réunir un Conseil extraordinaire des ministres européens de l'Agriculture, lequel se tenait hier à Bruxelles. Lors de ce Conseil, les ministres avaient le pouvoir théorique de demander à la Commission de faire de nouvelles propositions afin de tenter de réguler l'offre laitière face à une demande en baisse pour cause de recul du pouvoir d'achat des consommateurs. Mais, traité de Lisbonne ou pas, le fonctionnement de l'Union européenne est ainsi fait qu'un acte législatif ou une décision de Conseil ne peuvent être adoptés « que sur proposition de la Commission », laquelle « promeut l'intérêt général de l'Union et prend les initiatives appropriées à cette fin », comme le précisait le traité constitutionnel rejeté par les Français en 2005.

Hier à Bruxelles, le ministre suédois de l'Agriculture, président en exercice du Conseil, a déclaré avant même la réunion : « Je m'en tiens au “bilan de santé” (1) de la politique agricole commune car je veux davantage de libéralisation du marché laitier. » Sur la même longueur d'ondes, la commissaire Mariann Fischer Boel a ajouté qu'elle était « ouverte aux bonnes idées », tout en refusant toute idée de hausse du prix du lait que réclament les producteurs.

Bruno Le Maire entendait demander le gel de l'application de l'augmentation de 1 % du quota annuel de chaque pays pour l'année 2010. Pour le reste, le ministre français de l'Agriculture a fait valoir que 20 pays soutenaient sa demande en faveur d'une usine à gaz appelée « contractualisation » dont plusieurs versions ont déjà circulé dans la presse agricole. La plus élaborée faisait état de trois prix différenciés du lait selon l'utilisation qu'en feraient les industriels de la transformation : un prix plus élevé que la moyenne pour les laits de vache transformés en produits ultrafrais et en fromages de qualité ; un prix inférieur pour le lait transformé en produits à faible valeur ajoutée comme les fromages d'entrées de gamme et autres produits vendus sous marque de distributeur ; un prix très bas pour les surplus de lait transformés en beurre et en poudre quand les débouchés se réduisent.

Le ministre de l'Agriculture cherche à faire naître ce type de contrat en France en y introduisant une durée théorique de fonctionnement, des prix indicatifs et des préavis de rupture en cas de désaccord entre les parties contractantes sous le regard des pouvoirs publics.

Enfin, Bruno Le Maire se dit aussi partisan d'un marché à terme pour le beurre et la poudre, tout comme la commissaire Fischer Boel. Ce marché existe pour le blé, le maïs et les oléagineux. En 2007, en raison de la faiblesse des stocks mondiaux, les achats spéculatifs des traders sur ces produits ont fait monter les prix de 250 % en quelques semaines. Après la bonne récolte 2009, les acheteurs spéculent à la baisse et le blé se vend moins cher qu'en 2006. Mais il coûte plus cher à produire. Les produits laitiers ne sauraient supporter de tels écarts de prix.

(1) Le « bilan de santé de la PAC » est un texte non adopté par les 27 en automne 2008 sous présidence française, faute de majorité. Il est devenu, de ce fait, les « conclusions de la présidence française » .

Gérard le Puill

Notre dossier Producteurs de lait

l'Huma du 06 / 10 / 09

mardi 06 octobre 2009, a 22:18
LAIT : Patrick Le Hyaric interpelle la Commission européenne .
 


Débats et rencontres entre agriculteurs et élus en Bretagne. Patrick Le Hyaric lance un cri d'alarme et réclame des mesures d'urgence.

Au regard des résultats d'exploitations, c'est 80 % d'entre eux qui risquent de mettre la clé sous la porte si rien ne change à court terme. Patrick Le Hyaric, député européen, ainsi que de nombreux élus bretons, parmi lesquels, notamment, Gérard Lahellec, conseiller régional, et Gérard Le Cam, sénateur, ont pendant deux jours été à la rencontre des producteurs laitiers en difficulté.

La parenthèse mise sur la grève du lait n'empêche pas le maintien de la mobilisation. À Anceny (Loire-Atlantique), un rassemblement de mille tracteurs était annoncé vendredi. Samedi, c'est à Carhaix que les agriculteurs avaient rendez-vous.

À Scaër, dans le Finistère, jeudi, comme à Ploumagoar, dans les Côtes-d'Armor, amertume, désespoir et colère n'empêchent pas les cerveaux de fonctionner et de pointer les responsabilités. En attendant des mesures d'urgence doivent être prises sur les prix et la régulation du marché, tout comme autour des crédits.

Patrick Le Hyaric a immédiatement écrit à Marianne Fischer-Boel, commissaire européenne à l'Agriculture, pour dénoncer la situation et réclamer d'urgence des mesures cohérentes avec la gravité de la situation. « Allez-vous enfin décider d'un fonds européen spécial d'urgence complémentaire des aides dites PAC pour sauver des centaines de milliers d'exploitations agricoles ? Allez-vous enfin créer des mécanismes publics de redressement de prix à la production ? » l'interpelle-t-il tout en lui demandant « d'examiner la faisabilité des versements par anticipation des aides dites PAC 2010 dès le premier trimestre 2010, sur la base des déclarations 2009 » pour pallier immédiatement les graves questions de trésorerie. Pour Patrick Le Hyaric, il faut revenir de « façon définitive à une politique de prix minimums intra-européens pour une quantité donnée de production » et, surtout, abandonner immédiatement toute idée de « contractualisation producteur industriel » telle qu'elle est prônée par la commissaire européenne. « Il n'y a pas de viabilité pour un producteur de lait européen aujourd'hui sans un prix à la production se situant entre 0,36 et 0,40 euro le litre de lait », martèle le député européen.

Franck Jakubek

l'Huma du 05 / 10 / 09

mardi 06 octobre 2009, a 21:34
SENAT : Groupe Communiste ( Taxation des indemnités liées aux accidents du travail...
 

Retrouvez ici l'ensemble des communiqués de presse publiés par les élus du groupe CRC-SPG.

Emploi, salaires et retraites

Taxation des indemnités liées aux accidents du travail : le gouvernement persiste et signe !

Lois de finances pour 2010

Par Annie David / 28 septembre 2009

Ce matin, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Monsieur Jean-François Copé, a confirmé le dépôt dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2010, d'un amendement visant à soumettre les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale aux salariés victimes d'accidents du travail, à l'impôt sur le revenu, les affligeant ainsi d'une double peine : accident et taxation !

Faut-il rappeler que cette mesure est discutée par voix d'amendement et de manière récurrente dans le cadre du budget mais qu'elle a toujours été rejetée par le gouvernement ? Ainsi l'an dernier, Madame Lagarde, Ministre de l'économie, a repoussé cette proposition arguant que « l'exonération des indemnités journalières repose sur le souci d'accorder un traitement de faveur à des personnes qui se trouvent dans une situation douloureuse et contribue, d'une certaine manière, à la réparation du préjudice subi du fait d'un accident qui est intervenu dans le cadre de l'exercice de l'activité professionnelle. »

Force est de constater qu'aux yeux du gouvernement, ce qui était vrai hier, ne semble plus l'être aujourd'hui ! Sous le prétexte trompeur d'équité, il n'est plus question de réparer le « préjudice » subi par les salarié-e-s, préjudice qui découle d'ailleurs, dans de très nombreux cas, de comportements irresponsables des employeurs !

Ainsi, après avoir fait payer aux malades le déficit public, la droite veut faire payer aux accidentés du travail, le bouclier fiscal et les exonérations qu'elle a successivement mis en œuvre !

Atteinte au droit à réparation des victimes du travail, atteinte au principe général de non fiscalisation des indemnisations de réparation du préjudice corporel, la droite persiste dans sa politique antisociale !

mardi 06 octobre 2009, a 18:25
Le OUI en Irlande : le PCF dénonce un déni de démocratie !
 

Le « OUI » en Irlande : le PCF dénonce un déni de démocratie !

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 5 octobre
Après le résultat du référendum en Irlande sur le Traité de Lisbonne les dirigeants européens ne sortent pas grandis.

“Win the Yes needs the No to win against the No”... Parce que les irlandais ont refusé une première fois le traité de Lisbonne, les partisans du « oui » ont jugé nécessaire de les faire revoter. Ne serait-ce pas là un déni de démocratie ?

On se souvient encore du cynisme et du mépris de Nicolas Sarkozy, lors de la présidence française de l'union européenne, à l'égard des Irlandais qui avaient choisi de résister au Traité antisocial et antidémocratique.

Ce résultat est le fruit d'une manipulation du peuple irlandais, d'un chantage à l'isolement au moment où la crise frappe plus fortement l'Irlande.

Le peuple est victime des effets dévastateurs du libéralisme, on l'a vu particulièrement avec la délocalisation du groupe Dell de l'Irlande vers la Pologne, laissant sur le carreau des milliers d'emplois. Ce qui a permis au président de la Commission européenne, l'ultra-libéral Barroso de faire des promesses et de créer des illusions avec une prime à la braderie industrielle, au lieu de s'attaquer au fond des raisons de la crise : la concurrence et la course à la rentabilité financière.

Après ce référendum, plus que jamais la question d'un changement profond de la politique européenne est posée pour répondre aux exigences sociales et démocratiques des peuples européens.

La nécessite d'un nouveau Traité est à l'ordre du jour et reste plus que jamais d'actualité.

Agir pour une Europe sociale, démocratique, solidaire, féministe, écologique et pacifique, c'est ce à quoi s'attelle le PCF en mobilisant les forces sociales et citoyennes en France et en Europe avec le PGE.

Parti communiste français

Paris, le 5 octobre 2009.

lundi 05 octobre 2009, a 19:13
L'AFFICHE ROUGE DE M.DASSAULT .
 


stalinecorbeil.jpgL'affiche
rouge de M. Dassault et de son équipe diffusée entre les deux tours des
élections municipales à Corbeil date de 1934, et avait été commanditée
à Henri Petit par les Républicains nationaux groupe d'extrême droite
dont la plupart des membres sombrèrent dans la collaboration nazie 6
ans plus tard et la chasse, la torture et l'assassinat de plusieurs
dizaines de milliers de juifs, de communistes, de non communistes, de
femmes et d'hommes de toutes les origines.

A
cette époque le rapprochement des communistes et des socialistes qui
devait aboutir par la victoire du Front Populaire inquiète beaucoup
l'extrême droite qui mène alors une campagne de haine, de violence, et
d'anti-communisme hystérique.

Cette
affiche qui représente Staline sur fond rouge avec des oreilles pointus
qui indiquent la fourberie et symbolisent le diable. Les socialistes et
les francs maçons sont des laquais signalés par le couteau entre les
dents et des sigles repris sur les manches de la faucille et du marteau.

 

contre-ca-voytez-communiste-300x202.jpgLes communistes à l'époque répliquèrent avec la diffusion d'une autre affiche montrant Hitler avec des croix gammées  dans les yeux et une moustache en forme d'aigle impérial qui porte le couteau entre les dents.

L'Histoire a donné raison aux communistes contre M. Dassault Serge, ses amis, et ses idées nauséabondes.

La
diffusion de cette affiche rouge a probablement joué le même rôle que
celle diffusée en 1944 pour dénoncer le Groupe Manouchian de la part
des nazis, des collaborateurs, et de la police de Pétain en troublant
l'esprit de certains et en faisant appel à l'instinct primaire.

Même
s'il s'agit d'une très petite minorité, en gagnant de 27 voix cela a
été probablement suffisant pour permettre la victoire de la liste UMP.

Mais là aussi tôt ou tard l'histoire tranchera.

Blog PCF Evry

lundi 05 octobre 2009, a 18:55
RESISTER ET CONSTRUIRE
 

Manifestation du 7 octobre - Emploi, salaires, retraites, pouvoir d'achat
Tract : RESISTER ET CONSTRUIRE

Mis en ligne : 7 octobre

Rendez-vous
au siège du MEDEF.
15h avenue Bosquet
(sortie du métro « école militaire »)

Dans le cadre de « la journée mondiale pour le travail décent », plus de 300 organisations dans 130 pays sont mobilisées, à l'appel de la Confédération syndicale internationale sur une plateforme. Celle-ci dénonce « la spéculation, la convoitise et une dérèglementaion financière débridée » comme responsable de la « crise actuelle qui entraine la perte de millions d'emplois et bouleverse la vie des travailleuses et des travailleurs ».

Elle appelle à « une réforme fondamentale de l'ordre économique mondial ». En France, des manifestations et rassemblements syndicaux unitaires se déroulent autour du mot d'ordre : « Ne laissons pas les affaires du monde au monde des affaires ».

dimanche 04 octobre 2009, a 21:17
Les français défende La Poste .
 

• Mensonges sur La Poste • Estrosi conteste par avance la légitimité du vote • Notre sondage en intégralité • Tout comprendre des enjeux en quelques clics de souris • notre dossier La Poste

samedi 03 octobre 2009, a 21:36
DANS LA RUE AVEC LES FEMMES POUR DIRE : CELA SUFFIT .
 

LE 17 OCTOBRE
DANS LA RUE AVEC LES FEMMES POUR DIRE : CELA SUFFIT

Par : Commission féminisme - droits des femmes
Mis en ligne : 17 octobre

Depuis plusieurs décennies, nos exigences d'égalité, d'autonomie, de liberté, de dignité, de solidarité et de laïcité se heurtent encore et toujours à des choix politiques discriminatoires. Cela suffit…

Rendez-vous place de la Bastille à 14h30, pour une manifestation massive et joyeuse à la conquête de nouveaux droits permettant à l'ensemble de la société de vivre mieux dans l'égalité et la dignité.

La politique gouvernementale de ces dernières années marquent un véritable recul pour toutes et tous. Jamais il n'y a eu autant de richesses dans ce pays, les actionnaires n'ont pas vu leur train de vie baisser, les banques ont reçu les dividendes de l'État, les traders sont rémunérés toujours plus. Mais nous, le monde du travail, nous les femmes, on nous refuse toujours l'égalité, on rogne sur nos droits à la santé, à la retraite, sur les 35 heures. Bientôt il faudra travailler le dimanche et terminer sa carrière à 67 ans. Nous avons atteint la limite à ne pas dépasser en matière d'inégalités et d'injustices.

Rebelles et citoyennes, nous serons massivement mobilisées aux côtés de toutes les femmes, pour nos droits.

Rebelles et citoyennes, parce qu'il faut absolument faire échec à cette politique de Sarkozy qui bafoue une fois de plus les femmes, en menaçant de retirer les petits rattrapages aux inégalités, comme les bonifications retraites ou qui, faute de moyens, contraint plusieurs hôpitaux à fermer les centre IVG. Non à cette politique qui nous conduit chaque jour un peu plus à la catastrophe.

Rebelles, citoyens et citoyennes, nous militantes et militants communistes, appelons à manifester le 17 octobre 2009 pour faire entendre nos revendications.

 LIBERTÉ

Le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps et de décider de leur maternité est un préalable incontournable pour que les femmes puissent disposer de leur personne, décider de leur vie privée et sociale. C'est l'une des libertés fondamentales. Ce droit est constamment menacé par les lobbies religieux, par les anti-avortements ou encore par le gouvernement lui-même (exemple, la loi Garaud ou la menace de fermeture de plusieurs centres IVG des hôpitaux publics à Paris). Malgré la loi qui permet l'IVG jusqu'à 12 semaines, 5 000 femmes avortent à l'étranger faute de structures, de personnels hospitaliers et de moyens. Pour que les lois s'appliquent réellement, il faut les assortir de moyens concrets et arrêter de casser l'hôpital public.

Contraception
- campagnes nationales d'information sur la contraception
- remboursement sur ordonnance de tous les moyens contraceptifs
- éducation sexuelle et contraceptive dans les collèges et les lycées.
- remise des pilules d'urgence par les infirmières des établissements scolaires
- gratuité des moyens de contraception pour les jeunes filles.

Interruption volontaire de grossesse

Moyens budgétaires permettant une réelle application de la loi du 4 juillet 2001 pour le fonctionnement des centres d'unités hospitalières qui pratiquent l'IVG, pour la création de nouvelles unités spécialisées extra-hospitalières dévolues à la contraception, à l'IVG et à la prévention pour la pratique de l'IVG médicamenteuse, avec reconnaissance du statut du personnel et des médecins des centres IVG. Droit à la contraception et à l'avortement pour toutes les femmes d'Europe.

Élisabeth Ackermann

 ÉGALITÉ

Porter l'idée d'égalité des droits entre les femmes et les hommes revient à agir au quotidien pour la transformation de la société.

Des décennies de droits inscrits dans la constitution, dans les lois, n'ont pas suffi à réaliser l'égalité de droits. Ils sont aujourd'hui un fait indiscutable, ils ont permis des avancées réelles et importantes (droit à l'IVG, lois sur la parité en politique…), mais l'ampleur des attaques actuelles contre les droits des femmes montre qu'il nous faut à la fois résister pour ne pas perdre ces acquis et conquérir de nouvelles avancées progressistes en matière d'égalité réelle.

Avancer vers plus d'égalité dans la vie politique et citoyenne implique de conquérir le droit au statut de l'élu-e, permettant de se former, de sécuriser son emploi dans le cadre d'un mandat, de disposer du temps nécessaire à l'exercice de ses responsabilités. Avancer vers plus d'égalité nécessite de développer une culture de l'égalité, dès le plus jeune âge, de la maternelle à l'université dans l'apprentissage des savoirs ; dans la famille, afin de permettre une réelle répartition des tâches ménagères.

Avancer vers plus d'égalité au travail passe par l'obligation pour les entreprises d'appliquer les lois sur l'égalité professionnelle, telle qu'expérimentée dans des régions de France.

Gaëlle Abily
- vice-présidente du Conseil régional de Bretagne

 DIGNITÉ

C'est combattre toutes les violences à l'égard des femmes, c'est la raison pour laquelle nous luttons pour le vote au Parlement de la loi cadre déposée par le CNDF.

Dignité, c'est aider à éradiquer la prostitution en mettant en oeuvre les moyens humains et matériels. La prostitution est pour nous une violence ultime.

Dignité, c'est aussi respecter l'individu et notamment toutes ces femmes migrantes qui sont privées de leurs propres papiers, dépendant ainsi de leurs conjoints.

Dignité, c'est respecter le droit au logement pour toutes et tous ainsi que le droit au travail.

 AUTONOMIE

85 % des temps partiels imposés et 80 % des bas salaires sont féminins. Le salaire des femmes est inférieur de 27 %. Rendre concret à travail égal, salaire égal est urgent et possible, par la revalorisation des salaires, des qualifications, des emplois, l'accès à tous les métiers.

50 % des femmes ont une retraite inférieure à 600 euros. Maintenir la majoration de durée d'assurance (bonification aux mères de famille) est impératif pour compenser une infime partie des inégalités de toute une carrière (la retraite d'une femme est inférieure de 42 % à celle d'un homme). Sortir des discriminations passe par une véritable égalité hommes/femmes dans les études, les formations continues, les déroulements de carrière, l'accès aux postes de responsabilités.

Concilier vie professionnelle et familiale est, pour 81 % des femmes, synonyme d'inégalités dans la répartition des tâches ménagères. Sortir des dominations passe aussi par le développement des formules de gardes des enfants, des services publics de proximité dans l'éducation, ainsi que l'aménagement et la réduction du temps de travail sans perte de salaire. Favoriser le taux d'activité des femmes, leur autonomie, passe par la lutte, ensemble, femmes et hommes, pour l'égalité dans tous les domaines de la vie.

Élisabeth Maugars

 LAÏCITÉ

La laïcité, loi de 1905, ne concerne pas seulement la séparation de l'Église et de l'État. Elle réaffirme le rôle de la République et proclame que tout être humain a des droits inaliénables. Elle aura notamment permis aux femmes de ne plus être soumises à la loi divine, mais aux lois de la République. Le droit de choisir sa maternité, la reconnaissance du droit à l'avortement fut un long combat des femmes et des féministes, auraient-ils pu aboutir sous les lois divines ?

La laïcité permet d'ouvrir un espace offrant la liberté de croire ou de ne pas croire. Elle garantit à chacun et à chacune l'accès aux connaissances, au savoir, sans préjugés, elle encourage l'autonomie de l'individu contre toutes les tutelles.

Pour autant, sommes- nous à l'abri de reculs ?

Non, la pression des religions reste très forte et rencontre des échos favorables auprès de Nicolas Sarkozy. Les exemples sont nombreux, ainsi son discours faisant référence au rôle joué par la religion dans l'éduction des enfants, les récentes mesures qui imposent aux municipalités de financer la scolarisation des enfants fréquentant les écoles d'obédiences religieuses alors que l'école publique manque cruellement de moyens, ou encore quand il préconise l'ouverture d'un débat pour une « laïcité ouverte ». Quel projet se cache derrière de tels propos ? Ne remet-il pas en cause les fondements de la République ? Comme le rappelait Marie-George Buffet en 2003 : « Il nous faut combattre fermement tous les comportements portant atteinte à l'égalité homme/femme, la laïcité doit s'attacher à ouvrir l'espace démocratique et citoyen ».

Il faut déconstruire toutes les dominations, particulièrement le patriarcat. Réévaluer le rôle de l'éducation nationale pour développer l'esprit critique, notamment en dispensant des cours sur les droits à l'égalité, l'histoire des religions, la laïcité à la française.

Ne faut-il pas écrire les pages d'une laïcité européenne qui permettrait de garantir les libertés, comme y travaillent nos amies de l'IFE ?

En tout état de cause, il faut, comme le défendait Jean Jaurès, articuler laïcité, démocratie et luttes sociales. La République française doit être laïque et sociale. Elle restera laïque parce qu'elle aura su rester sociale.

Élisabeth Ackermann

 SOLIDARITÉ

Changeons nos rapports avec le Sud. Ne laissons plus l'Europe imposer un partenariat de libre-échange avec les pays du Sud qui détruit leurs économies locales, augmente la pauvreté et les intégrismes, mettant la population, et en particulier les femmes, dans des conditions de vie inacceptables.

Soyons aux côtés des femmes qui luttent pour leur émancipation.

Là-bas : la femme iranienne, prix Nobel de la paix, nous dit : “Les groupes intégristes utilisent la religion pour maintenir le patriarcat. Certaines femmes qui se rebellent sont obligées de s'exiler pour échapper aux pressions de leur entourage et de leurs gouvernements”.

Et ici : les femmes immigrées, vivant avec nous, dénoncent leur double exploitation : celles des traditions patriarcales qui les affaiblissent et qui font qu'elles subissent donc, en première ligne, l'impact des politiques libérales.

Avec Sarkozy, les étendards de l'égalité sont en berne.

Et plus un pays est inégalitaire, plus les personnes aisées sont incitées à se faire servir par une armée d'employés du bas de l'échelle, qui sont majoritairement des femmes et souvent des femmes immigrées. Nous sommes solidaires avec toutes ces femmes.

Ensemble, battons-nous pour une autre forme de croissance et d'échange que ceux que nous impose l'OMC. Nous voulons une croissance respectueuse des femmes, des hommes et de la nature.

Et sur notre territoire, nous voulons l'égalité de droit pour la protection contre l'exploitation et la discrimination des immigré-e-s.

Christine Mendelsohn

vendredi 02 octobre 2009, a 21:58
EXpression directe : Marie-George Buffet .
 

Expression directe 2009 Marie George Buffet : Matinale C+ du 30 septembre 2009

vendredi 02 octobre 2009, a 04:50
Budjet 2010. Taxe professionnelle : banco pour les entreprises...
 


La suppression de la taxe professionnelle assise sur l'investissement productif dans la loi de finances 2010 présentée hier représente 11,7 milliards d'euros d'allégements fiscaux pour les entreprises. Un trou de 11,7 milliards pour les collectivités territoriales en 2011, puisque le gouvernement a promis d'accorder une « compensation relais » l'année prochaine. « Si la loi de finances est votée en l'état, ce sera la fin des départements », avait déclaré Marie-Françoise - Pérol-Dumont, présidente du conseil général de la Haute-Vienne, le 22 septembre, à Clermont-Ferrand, lors du congrès de l'Assemblée des départements de France (ADF). Opinion d'ailleurs partagée par de nombreux élus, y compris à droite, même si ceux-ci approuvent les grandes lignes de la « réforme » fiscale.

Autant dire que les familles qui reçoivent en ce moment les douloureuses feuilles d'imposition 2009 (taxes foncières et d'habitation) n'ont pas fini de souffrir. Les recettes de la taxe professionnelle représentent 9 milliards d'euros pour les seuls départements. Sa suppression, avait dit Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, face aux élus des conseils généraux à Clermont-Ferrand, « est une bonne nouvelle pour les entreprises ».

« C'est une fausse idée. La compétitivité des grands groupes dépend surtout des salaires et c'est pour cette raison qu'ils délocalisent », avait rétorqué Claudy Lebreton, président de l'ADF, lequel rappelait cette réflexion de Laurence Parisot, présidente du MEDEF : « Les départements feront des économies » !

« Qui va payer à la place des entreprises ? Ce sont les ménages qui en feront les frais. La suppression de la TP est un non-sens car les entreprises ont besoin des services de la collectivité », souligne Christian Favier, président du conseil général du Val-de-Marne. Christian Favier s'appuie sur une enquête menée par l'agence de développement économique auprès des entreprises du département qui montre que la taxe professionnelle vient en septième position seulement des dix critères d'implantation.

Si l'année 2010 est promise comme une « année neutre », que se passera-t-il en 2011 ? Brice Hortefeux dit ne pas ignorer « la situation financière très tendue à court terme de nombreux départements » en reconnaissant la hausse des transferts sociaux (de 6 à 7 %, dit-il, souvent plus en fait), et il propose une « nouvelle cotisation assise sur la valeur ajoutée », ce qu'il appelle une « cotisation complémentaire » dont le taux sera fixé au plan national. Il y aura donc des « ajustements », voire, dit le ministre, « d'autres pistes financières, plus innovantes ». En définitive, « ce sera au Parlement de décider ».

Ces promesses fumeuses sont loin de calmer l'inquiétude, l'exaspération des élus des collectivités. « La réforme fiscale va entraîner une réduction du service public ; nous allons être obligés de diminuer les aides aux communes, avec, c'est évident, un impact direct sur l'économie des régions et du pays. Qu'on ne nous dise pas qu'il est question de relancer l'économie », dit Jean-Paul Dufregne, président du conseil général de l'Allier. « La partie se joue maintenant », ajoute-t-il en se référant au vote de la loi de finances 2010.

Il y a 11,7 milliards sur la table : les tricheurs rafleront-ils la mise ?

jeudi 01 octobre 2009, a 21:15
86 heures par semaine,le bon rythme en camion pour l'UE .
 


Le Parlement européen examine aujourd'hui un projet d'allongement de la durée du temps de travail hebdomadaire des chauffeurs routiers, dont la limite est déjà de cinquante-six heures.

La Commission européenne n'en finit pas de vouloir allonger le temps de travail des chauffeurs routiers. Cet après-midi, la commission emploi et affaires sociales du Parlement européen examinera une proposition de directive visant à modifier celle de 2002 relative à « l'aménagement du temps de travail des personnes exécutant des activités mobiles de transport routier ». Ce texte, s'il est adopté, permettra au patronat de contourner la limite maximale de cinquante-six heures de travail, en vigueur aujourd'hui. Il crée en effet un régime dérogatoire pour les travailleurs dits « indépendants » qui pourront travailler quatre-vingt-six heures hebdomadaires. Curieusement, ce texte avait déjà été présenté une première fois aux députés européens qui l'avaient rejeté, en mai dernier. Sans doute regonflée par la progression du Parti populaire européen (PPE, droite) lors du dernier scrutin de juin, la Commission espère parvenir cette fois-ci à ses fins.

Relance du dumping social

Dans une note adressée aux parlementaires membres de la commission emploi et affaires sociales, la Fédération européenne des transports (ETF) leur demande de rejeter le projet-directive. L'ETF, qui regroupe les syndicats de salariés du secteur des transports en Europe, estime en effet que ce texte va « relancer le dumping social ». Le projet de directive ne prévoit pas de revenir sur la durée maximale du temps de conduite, qui varie entre neuf et onze heures par jour suivant l'organisation du travail. Mais la conduite n'est pas la seule tâche effectuée par les chauffeurs. Tâche principale pour les conducteurs qui parcourent de longues distances, elle n'occupe qu'une part minoritaire du temps de travail des chauffeurs de la distribution. Ceux-ci se consacrant essentiellement aux activités de chargement et de déchargement ou à la relation avec le client. Dans ce cas-là, la durée du temps de travail, qui englobe le temps de conduite et le temps consacré aux activités annexes, est le seul garde-fou qui limite l'exploitation des salariés par le patronat routier. C'est ce verrou-là que propose de faire sauter aujourd'hui la Commission.

Problèmes de sécurité routière

Officiellement, l'allongement de la durée du temps de travail à quatre-vingt-six heures hebdomadaires ne concernerait que les travailleurs « indépendants ». C'est-à-dire ceux pour qui il n'existe pas de lien de subordination avec un employeur, comme c'est le cas pour les conducteurs salariés. Reste que, comme le soulignent les syndicats, le patronat routier n'aura qu'à transformer en faux « indépendants » ses salariés pour bénéficier du nouveau statut dérogatoire. Et ce d'autant plus facilement que, relève l'ETF, le projet de directive, contrairement aux intentions affichées par la Commission européenne, « n'offre aucun instrument, aucun mécanisme » qui permette de débusquer le recours abusif au statut de conducteur indépendant.

L'ETF n'est pas la seule à s'opposer au projet de directive. Dans un courrier qu'il a adressé aux organisations syndicales, le député de la GUE, Patrick Le Hyaric, qui siège dans la commission emploi et affaires sociales du Parlement européen, les a assurées de « sa ferme opposition à toute mesure augmentant le temps de travail et réduisant le temps de repos ou diminuant la norme nocturne ». Déterminé à obtenir le rejet de ce projet par la Commission, l'élu critique une idée qui va accroître le dumping social, tout en allant à l'encontre des impératifs de sécurité routière.

Pierre-Henri Lab

Notre dossier Europe sociale

site de l'Huma

jeudi 01 octobre 2009, a 18:16
Pour la Poste : On vote le 3 octobre 09 !
 

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Pour la Poste
on vote le 3 octobre !

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Par : Communication
Mis en ligne : 3 septembre

La Poste va constituer l'un des conflits majeurs de l'automne. Le gouvernement croit pouvoir faire passer la privatisation comme une lettre à la poste. La méthode est éprouvée comme en avaient fait l'expérience les salariés de France Télécom. Les dégâts humains sont lourds mais le bulldozer libéral était passé.

Les sirènes des marchés financiers n'avaient-elles pas chanté sur tous les tons que la concurrence abaisserait les prix pour les usagers devenus des clients, qu'elle dynamiserait le pouvoir d'achat des employés devenus des actionnaires, que la déréglementation libérerait le tra­vail de ses routines sclérosantes ?

L'heure du bilan sonne aujourd'hui comme un glas et l'efficacité économique n'est pas au rendez-vous. « L'expérience s'achète par le malheur », écrivait Balzac.

Sommaire

C'est dans ce creuset que les citoyens et les postiers ont puisé de bonnes raisons de se retrouver et de s'unir pour empêcher la transformation en société anonyme. À quoi servirait ce changement de statut, sinon à permettre demain que les capitaux privés s'y engouffrent ?

Dans la foulée de Reagan ou de Thatcher et, depuis vingt ans, les gouvernants français – certains, hélas, étaient socialistes – ont accéléré toutes les déréglementations depuis vingt ans. Mais le mythe de la clairvoyance et des bienfaits des marchés financiers vient de s'effondrer dans la crise économique la plus sévère depuis la Seconde Guerre mondiale. La population n'a pas envie de troquer la présence postale, l'égalité de traitement, une banque d'intérêt général contre les acrobaties des traders et la loi de la rentabilité maximum. Voilà pourquoi syndicats, usagers et partis de gauche se sont retrouvés dans le Comité national contre la privatisation de La Poste et orga­nisent une consultation nationale le 3 octobre. Déjà de nombreuses mairies – souvent sous l'impulsion de premiers magistrats communistes – ont annoncé qu'elles ouvriraient des bureaux de vote. Ailleurs, les militants prennent des dispo­sitions. Ensemble, par-delà leurs différen­ces ou même leurs divergences.

L'ampleur de ce front, la sensibilité extrême de la population quant à l'avenir de ce service public ont mobilisé le ban et l'arrière-ban des snippers sarkozistes. Les deux porte-parole UMP, Frédéric Lefebvre et Dominique Paillé, ont ouvert un feu de barrage en prétendant qu'il « n'y a aucun risque de privatisation ». Le chan­gement de statut ne répondrait qu'à une vague « question de gestion interne et de concurrence sur le marché ». Personne n'est dupe.

Le maintien et le développement de La Poste à la française et, pourquoi pas, son inclusion dans un grand service public européen sont devenus une impérieuse nécessité dans le contexte de crise où des territoires sont délaissés et des populations exclues du droit à communiquer. Il s'agit d'une propriété collective et tous les citoyens doivent pouvoir se prononcer sur son avenir. Le gouvernement se garde bien de prendre le risque d'un référendum.

Ce sont les opposants à ses projets qui en prennent l'initiative. Ils ont la sympathie de l'opinion publique. Un vote franc et massif peut faire reculer les privatiseurs


 MODE D'EMPLOI

Partout en France, les communistes vont s'impliquer pour contribuer activement au succès de la votation citoyenne contre la privatisation de La Poste.

A quelques jours de cette initiative, chacun a en tête les arguments. Nous donnons donc ici les éléments relatifs à l'organisation pratique du scrutin, en lien avec le Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un referendum sur le service public postal.

 La période de la votation

Pour un maximum d'efficacité, il sera possible de voter du 27 septembre au 3 octobre 2009 suivant les opportunités, le temps fort restant bien sur le samedi 3 octobre.

 Les horaires du vote

Le seul impératif reste la fin du scrutin, fixée à 18 heures le samedi 3 octobre pour la remontée des résultats au niveau national. La compilation des résultats se fera au fur et à mesure, en tout état de cause le Comité national sera « de permanence » le dimanche 4 octobre 2009.

 Les lieux de vote

Il n'y a pas d'impératif, en mairie, sur les marchés, bien sur devant les bureaux de poste, dans ou aux abords des entreprises où cela sera possible. L'objectif étant de donner au maximum de personnes la possibilité de se prononcer. Une carte interactive est disponible en ligne sur le site du Comité national avec par département les lieux de vote.

 Le vote

Toute personne âgée de plus de 18 ans peut voter, quelle que soit sa nationalité, il n'est demandé aucune pièce d'identité.

Sur la feuille d'émargement, faire inscrire son nom, prénom, sa ville de résidence et sa signature

Elle pourra ensuite cocher la case de son choix sur le bulletin de vote et l'introduire dans l'urne.

Le processus pouvant être un peu long, prévoir suffisamment d'assesseurs et de feuilles d'émargement en fonction de la fréquentation potentielle.

 Dépouillement et remontée des résultats

Cas 1 : Il existe un comité dans votre département, (Comités départementaux en page d'accueil du site www.appelpourlaposte.fr), c'est lui qui organise le dépouillement et la remontée des résultats sur le comité national.

Cas 2 : Il n'y a pas de comité départemental, dans ce cas le comité local ou la commune organisatrice organisent le dépouillement et remontent les résultats au comité national . Pour toute information sur la création de comités, les communes désireuses d'organiser la votation, nous écrire à contact@appelpourlaposte.fr

 Permanence téléphonique du lundi au vendredi

9h00-12h00 &13h30-17h00 au 01 44 62 12 48

Du samedi 3 octobre au lundi 5 octobre, jour de publication des résultats nationaux : Le comité national tiendra sa permanence de campagne à la mairie du 2ème arrondissement de Paris
4 numéros de téléphone seront disponibles pendant cette période :
01 53 29 75 33
01 53 29 75 08
01 53 29 74 85
01 53 29 75 12
Fax : 01 53 29 74 88

Adresse postale où remonter les bulletins de vote, feuilles d'émargement et PV de dépouillement : Le Lien votation La Poste 12 villa d'Este Tour Atlas 75013 PARIS

 A NOTER

Une affiche nationale du PCF, ainsi que des autocollants et des « timbres » auto-collants « Privatiser la Poste, faut être timbré » sont disponibles partout en France, en complément du tract ci-dessous.

Le tract national du PCF

Les matériels unitaires pour communiquer et assurer le vote le 3 octobre

- La profession de foi (A4)

- La profession de foi (A5)

- Le bulletin de vote

- Le procès verbal de dépouillement

site du PCF

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