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CHASSE AUX SORCIERES AU PUY-EN-VELAY
- Syndicat C.G.T. des Archives de France
Syndicat C.G.T. des agents territoriaux du Conseil Général de la Haute-Loire
HALTE AUX MENACES
CONTRE NOTRE COLLEGUE CHRISTIANE BAZOT
COMMUNIQUE DE PRESSE N° 3
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CHASSE AUX SORCIERES AU PUY-EN-VELAY
A ce jour, plus de 1500 salariés, universitaires,
historiens, documentalistes, personnel des Archives Départementales et
Nationales, des Musées de France, etc., ont signé notre pétition de
soutien à Christiane Bazot. Rappel des faits :
Christiane Bazot est secrétaire de documentation et travaille aux
Archives Départementales de la Haute-Loire (43) depuis octobre 2004.
Christiane a commencé sa carrière dans la Fonction Publique en 1981 et
a toujours été très bien notée par sa hiérarchie. Elle est une
professionnelle reconnue de tous.
Aujourd’hui, le Président du Conseil Général veut mettre fin à la
mise à disposition de notre collègue Christiane Bazot au 1er octobre,
ce qui signifie qu’elle serait purement et simplement virée du poste de
travail qu’elle occupe aux Archives Départementales, avec les
conséquences dramatiques, professionnelles et familiales que cela
implique !Le crime impardonnable de notre collègue ?
CRIME DE « CONSCIENCE PROFESSIONNELLE »
Elle a, en toute conscience professionnelle, signalé Ã
sa hiérarchie (chef de service, Conseil Général et Direction des
Archives de France/Ministère de la Culture) des dysfonctionnements
manifestes dans la bonne marche du service (cf.. les communiqués
précédents) et que nous résumons ici :
1°)
Au mépris de la réglementation en vigueur et à toute pratique
archivistique telle qu’enseignée, le Directeur des Archives
Départementales de la Haute-Loire laisse un accès totalement libre,
systématique et sans aucune surveillance au magasin où sont conservées
les archives. Ce « privilège » est accordé à tous les généalogistes
professionnels (ceux qui font payer leurs recherches).
2°)Sur
consignes du même Directeur des A.D., un cabinet privé de généalogie
est tout particulièrement « choyé ». Ainsi, le personnel des A.D.
présent en salle de lecture renvoie directement tous les lecteurs et
généalogistes amateurs vers ce cabinet privé et payant (Tarif horaire
31 euros / Forfait journalier pour les A.D. de la Haute-Loire 240 euros
/ Tous les tarifs 2007 sont consultables sur le site internet de ce
cabinet « Auvergne Généalogie »
2http://perso.orange.fr/isabelle.malfant-masson/index.html
Un rapport d’une inspectrice des Archives de France,
Mme Elisabeth Rabut, réalisé après inspection sur place en avril 2004,
pointait déjà du doigt toutes ces anomalies et avait été adressé à ce
titre à M. Joseph Ploton, Directeur général des services du Conseil
Général et à M. Hugues Bousiges, préfet.
Notre collègue Christiane Bazot, constatant les mêmes
dysfonctionnements, les signale, conformément à la déontologie
professionnelle et à ses missions, à Mme Rabut, Chef de l’Inspection
Générale des Archives de France, par un courrier en date du 23 mars
2007. Précisons : au moment où elle écrit ce courrier, elle n’avait pas
connaissance du rapport de Mme Rabut qui fait un même constat trois ans
auparavant. Visiblement, aucune mesure n’a été prise par la direction
des A.D. suite à cette inspection très officielle !
Depuis, soucieux de lui faire payer cher ce courrier, le directeur
des Archives Départementales poursuit notre collègue de sa vindicte,
épaulé en cela par son supérieur hiérarchique, le Président du Conseil
Général, qui visiblement n’a rien à lui refuser.
HAINE ET DELIRES
Mensonges, calomnies, élucubrations et délires, il
semble que tout soit bon pour se débarrasser de Christiane Bazot, celle
par qui le scandale est arrivé. Qu’on en juge par ces derniers éléments
portés à notre connaissance.
Soucieux d’étayer ses accusations, M. Martin de Framond, Directeur
des A.D. de la Haute-Loire, en fait vraiment trop. Dans une note en
date du 23 mars 2007 à l’attention de M. Joseph Ploton, Directeur
général des services du Conseil Général, il écrit (entre autres) :
« (…) mais le papier lui a paru encore trop sale ; on lui a fourni
gants et masques, avec lesquels elle s’est exhibée dans les zones
publiques ; puis elle a cherché a obtenir en plus des compensations
financières pour travaux insalubres, à un taux dépassant de très loin
ce qu’aurait permis son activité réelle ; (…) »
Voilà donc un nouveau délit de Christiane Bazot : avoir
l’outrecuidance de demander une prime pour « travaux insalubres et
salissants et d’archivage », prime qui existe bel et bien (cf. Décret
n°67-624 du 23 juillet 1967 modifié par le décret n°76-206 du 24
février 1976, arrêtés interministériels du 13 janvier 1972 et du 30
août 2001) et que légitimement plusieurs dizaines de secrétaires de
documentation et documentalistes des Archives Nationales touchent
semestriellement. Mme Bazot, qui fait le même travail n’y aurait-elle
pas droit ?
Décidément, M. le Directeur qui se gausse d’une telle exigence,
non seulement n’aime pas la réglementation en matière de bâtiments
d’archives ni non plus les droits et acquis des salariés.
Mais poursuivons. On trouve aussi dans cette note des considérations de ce genre :
« (…)Les contradictions de sa conduite retentissent sur sa manière
d’être. Personnalité tendue, malheureuse, butée, elle fonctionne par
rapports de force. Incapable de convaincre, elle obsède et harcèle.
Elle perd très vite son contrôle sur elle-même, et se laisse aller Ã
des propos inacceptables humainement, souvent scatologiques.(…) »
« (…) Ces débordements n’échappent pas à la majorité des agents
qui en parlent avec liberté. Les moustaches à la Hitler qui ont apparu
sur une photo d’elle ont une signification non douteuse (sans
aucunement excuser un acte dont se défendent les agents qui en ont été
accusés).(…) »
LE FAIT DU PRINCE
Voilà maintenant que notre directeur des A.D., se
sentant soutenu par sa hiérarchie, n’hésite pas à se transformer en
psychanalyste du dimanche.De telles considérations, au demeurant
totalement étrangères aux prérogatives et aux missions d’un directeur
d’Archives Départementales, sont indignes et sont le révélateur de la
profondeur de la haine dont il poursuit notre collègue. M. le Directeur
n’a ni le droit ni la compétence professionnelle pour se hasarder Ã
définir les profils psychologiques des personnels sous sa
responsabilité.
On connaissait l’Ecole autrichienne, l’Ecole
lacanienne, voilà maintenant l’école du Puy-en-Velay ? Espérons qu’il
n’y ait pas d’élèves… Tout ceci serait risible s’il ne s’agissait pas
de l’avenir professionnel d’un salarié. Ajoutons que ce passage sur
« Les moustaches à la Hitler », censé démontrer que Christiane Bazot se
comporterait en dictateur (avec le commentaire du genre : je ne
cautionne pas de tels actes mais je les signale quand même…) est tout
simplement ignoble et indigne.
Il reste que dans cette note comme dans le reste des
documents, en dehors de considérations subjectives, de supputations, de
présupposés et autres contre-vérités, le dossier est vide. Pas une
seule faute professionnelle, bien au contraire, ne peut être invoquée
pour virer notre collègue. C’est le fait du Prince, ni plus ni moins.
De tels procédés peuvent être employés demain sur chacun d’entre nous.
Nous ne laisserons pas faire.
En conséquence, et alors qu’à ce jour la Directrice des
Archives de France non seulement ne défend pas notre collègue mais,
pire, fait montre de complaisance et de complicité avec son Directeur
d’A.D. et avec le Président du Conseil Général (UMP), nous poursuivons
la bataille pour :
1) la levée de toute sanction à l’encontre de Christiane Bazot
2) le maintien de notre collègue à son poste de travail aux A.D. de la Haute-Loire.
SIGNEZ MASSIVEMENT LA PETITION
Nous tenons à la disposition de qui le voudra les différents documents.
N.B. : La campagne, la pétition, la liste des signataires : accès au 9http://www.cgt-archives.fr
Paris, le 23 juillet 2007
Pour tout contact :
Syndicat des Archives de France CGT, 56 rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris
Fax : 01 40 27 63 66
Courrier électronique : cgt.archives(at)culture.gouv.fr
Site internet : 9http://www.cgt-archives.fr
Syndicat CGT des agents territoriaux du C.G. de Haute-Loire
Hôtel du Département 1 Place Monseigneur de Galard B.P. 320
43011 Le Puy-en-Velay Cedex
Par fax : 04 71 07 44 43
Courrier électronique : cgtconseilgeneral43(at)wanadoo.fr
publié par P. bardet
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