| lundi 30 juillet 2007, a 18:03 |
| Mobilisation contre les atteintes au droit de grève. |
Mobilisation le 31 juillet contre le service minimum .
Paris : mardi 31 juillet 2007 à 14h30 devant l’Assemblée Nationale Métro Assemblée Nationale ou Invalides
Les fédérations du transport CGT, CFDT, FO et CFTC
appellent à une journée de mobilisation nationale contre le projet de
loi sur le service minimum mardi 31 juillet prochain.
Le projet de loi sur le service minimum dans les
transports terrestres est examiné depuis mardi par le Sénat, où il
vient d’être adopté par 199 voix contre 123. Le texte sera ensuite
examiné le 31 juillet par les députés à l’Assemblée nationale, en vue
de son adoption définitive avant la clôture de la session
extraordinaire du Parlement le 3 août. C’est la CGT qui, il y a une
dizaine de jours, a lancé l’idée d’un rassemblement ce jour-là en
proposant aux autres syndicats de s’y associer.
"En imposant des restrictions sur le droit de grève,
atteinte caractérisée à ce droit constitutionnel individuel, le
gouvernement veut détourner l’attention des usagers et de l’opinion
publique", déclarent les quatre fédérations dans un communiqué commun
rendu public aujourd’hui par Bernard Thibault lors d’une conférence de
presse au siège de la CGT, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). "Il veut
autant masquer son désengagement que se protéger des capacités de
réaction des salariés face à ses intentions de réduire encore plus les
services publics, considérés dépenses superflues, et de mettre en œuvre
des mesures antisociales", ajoutent-elles.
Pour les quatre syndicats, "non seulement la loi vise Ã
cadenasser les conditions du droit de grève, mais pire, en refusant d’y
intégrer au Parlement la moindre proposition des organisations
syndicales, elle entend verrouiller le dialogue social". Dans leur
communiqué, ils préviennent qu’ils "n’entendent pas laisser passer sans
réagir cette opération de communication hypocrite et démagogique,
d’ores et déjà perçue comme telle". Les syndicats appellent "usagers et
salariés du privé comme du public à faire du 31 juillet une première
étape en participant aux initiatives dans les départements, dont le
rassemblement en Ile-de-France à 14h30 devant l’Assemblée nationale".
Bernard Thibault prévient toutefois qu’on "n’en aura
pas fini avec le vote à l’Assemblée nationale, d’une part sur le plan
du droit, et d’autre part sur la mobilisation qui ne va pas s’arrêter
au 31 juillet", laissant planer la menace d’une rentrée sociale agitée.
Estimant que ce projet de loi est anticonstitutionnel, il a par
ailleurs précisé que la CGT avait pris contact avec une soixantaine de
députés afin que ces derniers saisissent le Conseil constitutionnel
pour "atteinte au droit de grève".
De : Paris
lundi 30 juillet 2007
|
|