Sans papier
Par PCF Dunkerque-Est le jeudi 16 août 2007, 20:49 - Lien permanent
Communiqué de presse d' Eric CORBEAUX
Ce conflit n’a que trop duré et l’état de santé de plusieurs dizaines de grévistes de la faim devient inquiétant.
Depuis que la préfecture a fait le choix de durcir le ton en
expulsant les 63 grévistes de la faim de la Bourse du Travail, la
situation devient intenable pour certains grévistes qui ont décidé de
poursuivre leur mouvement. Ils sont aujourd’hui sans assistance devant
6 hôpitaux du département et déplacés quotidiennement par les forces de
l’ordre qui les relâchent au milieu des centres-villes.
Ce choix de la préfecture conduit à des traitements inhumains de la
part des forces de l’ordre à l’encontre de gréviste de la faim et met
dans une situation intenable les personnels hospitaliers, le SAMU et
les pompiers. Même si nous ne partageons pas le choix de faire la grève
de la faim pour se faire entendre et se faire respecter, notre pays ne
peut pas avoir de telles pratiques, inhumaines, à l’encontre de
personnes dans le cadre d’un conflit. En dispersant les grévistes de la
faim et en les pourchassant, le préfet de la région joue avec le feu.
Pour cette raison, Eric CORBEAUX demande au ministre de l’Intérieur
d’intervenir dans ce conflit en nommant le plus rapidement possible un
médiateur afin de pouvoir rétablir dans les jours qui viennent un
dialogue entre la préfecture et les sans papier et trouver une issue Ã
ce conflit.
Lettre commune du PCF, du PCF et des verts à Madame
Alliot Marie Ministre de l’Intérieur, de l’Outre Mer et Des
Collectivités Territoriales Place Beauvau 75008 PARIS
Madame la Ministre,
Depuis le début la fin du mois de juin, 63 personnes, originaires de
pays africains ont décidé d’entamer une grève de la faim devant le
refus persistant de la préfecture d’étudier leur situation en vue de
régulariser leur situation.
Alors que ces personnes étaient rassemblées à la Bourse du travail
de Lille, sous des tentes, soutenus par différentes associations,
notamment la Ligue des Droits de l’Homme et le MRAP et suivis
médicalement, le Préfet de Région, Monsieur CANEPA a fait le choix
d’expulser les grévistes de la faim et de les disperser sur l’ensemble
du département.
Depuis la situation devient intenable pour certains grévistes qui
ont décidé de poursuivre leur mouvement. Ils sont aujourd’hui sans
assistance devant 6 hôpitaux du département et déplacés quotidiennement
par les forces de l’ordre qui les relâchent au milieu des
centres-villes. Ce conflit n’a que trop duré car l’état de santé de ces
personnes après 50 à 56 jours de grèves de la faim se dégrade fortement.
Ce choix de la préfecture conduit à des traitements inhumains de la
part des forces de l’ordre à l’encontre de grévistes de la faim et met
dans une situation intenable les personnels hospitaliers, le SAMU et
les pompiers. Même si nous ne partageons pas le choix de faire la grève
de la faim pour se faire entendre et se faire respecter, notre pays ne
peut pas avoir de telles pratiques, inhumaines, à l’encontre de
personnes dans le cadre d’un conflit. En dispersant les grévistes de la
faim et en les pourchassant, le préfet de la région choisit de durcir
le ton mais il joue avec la vie et l’intégrité physique d’êtres humains.
Pour cette raison, je me permets de m’adresser à vous afin de
trouver le moyen de renouer le dialogue entre la préfecture et les sans
papiers de Lille. La nomination d’un médiateur peut permettre de
trouver une issue à cette situation.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie, Madame la Ministre de bien vouloir accepter mes sincères salutations.
Eric CORBEAUX Secrétaire Départemental du PCF Conseiller Régional
Déclaration commune du PCF, du PS et des VERTS concernant les sans papiers grévistes de la faim.
Lille, le 10 août 2007
Les responsables du PCF, du PS et des VERTS se sont rencontrés
aujourd’hui pour faire le point sur la situation des sans papiers
grévistes de la faim dans le département du Nord.
Le Préfet a choisi de durcir le ton en faisant évacuer la Bourse du
Travail. Depuis, 63 personnes, grévistes de la faim, sont dispersées
devant 6 hôpitaux, sans assistance et régulièrement arrêtées et
évacuées par les forces de l’ordre.
Pour les trois organisations politiques, ces décisions du Préfet
rendent aujourd’hui la situation insupportable et ne permettent aucune
sortie de crise. L’état de santé de plusieurs personnes se dégrade
fortement. Les personnels hospitaliers, le SAMU et les pompiers doivent
aujourd’hui gérer un conflit et sont de plus en plus mis en difficulté
dans une période déjà difficile à gérer.
Ce conflit intervient dans un contexte politique où le gouvernement
stigmatise les étrangers et crée un climat d’insécurité pour ces
personnes : expulsion des enfants, arrestations aux portes des écoles,
durcissement des conditions d’accueil. Ce climat conduit à des actions
désespérées tel que la grève de la faim ou, plus grave, à Amiens, le
cas d’un enfant qui a préféré se jeter par la fenêtre que d’être arrêté
par la police.
Dernièrement, c’est le Ministre de l’immigration et de l’identité
nationale qui déclarait, le 30 juillet, que la lutte contre le travail
clandestin devait se mener en augmentant les contrôles des travailleurs
immigrés. Le PCF, le PS et les VERTS estiment au contraire qu’il faut
s’attaquer aux patrons voyous qui organisent le travail clandestin. Au
lendemain de ces déclarations, le Préfet décidait d’expulser les
sans-papiers de la Bourse du Travail.
Pour toutes ces raisons, les responsables du PCF, du PS et des VERTS
demandent à une reprise de dialogue entre le Préfet et les sans papiers
pour trouver une issue rapide à ce conflit. La nomination d’un
médiateur pourrait être le moyen de reprendre les discussions, en lien
avec les associations qui travaillent depuis toujours sur ce dossier,
tel que la LDH, le MRAP et la CIMADE.
Ils demandent à rencontrer le Préfet le plus rapidement possible.
Eric CORBEAUX (PCF) Gilles PARGNEAUX (PS) Bernard DESPIERRE (Verts
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