Une fois de plus, merci Marie-George, d’ évoquer, lors de votre texte
sur les ravages du dopage, les compagnes de sportifs de haut niveau et,
peut-être plus largement, l’entourage de ceux-ci. Ancienne petite bête
à concours dans l’une des premières filières Sport-Etudes des années
soixante dix, j’ai abandonné au crépuscule de mon adolescence toute
activité sportive compétitive constatant, amèrement, l’aliénation que
représentait ce rite, sans cesse renouvelé, entraînement- compétition -
satisfaction (Surtout manger à sa faim dans un sport de catégorie de
poids). Et puis un jour, nous voyons un autre fonctionnement du monde,
surtout à l’adolescence, l’envie, notamment, d’étreindre un autre être
que nous-même ou de partager avec d’autres des expériences différentes
et moins aliénantes. Afin de pouvoir s’intégrer dans d’autres cercles
d’amitié, les sportifs doivent se déprendre d’habitudes contractées dès
leur plus jeune âge et qui nuisent à leur développement humain.
Pour finir, je me souviens de Nike, Portland-Oregon et de New-Balance,
Ireland, si mes souvenirs sont bons, dans les années soixante-dix
étaient des marques qui représentaient une certaine contestation contre
le sport de compétition et ses avatars.
Lorsque nous observons le développement de ces marques aujourd’hui, il
y a de quoi pleurer... sur leurs désirs primitifs.
Philippe Rupcic
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