| dimanche 19 août 2007, a 23:56 |
| Chasse aux ( sans papiers ) |
Un employé de la mairie de Charleville dénonce un sans-papier
Communiqué de presse : À
Charleville, un jeune tunisien arrêté sur dénonciation du service de
l’état-civil à quelques jours de son mariage ! Sur le site du réseau
éducation sans frontières
Communiqué de presse : À Charleville, un jeune tunisien
arrêté sur dénonciation du service de l’état-civil à quelques jours de
son mariage !
Une nouvelle gangrène risque de gagner une partie de la
société française : non seulement la chasse aux « sans papiers »
s’intensifie, stimulée par la politique du chiffre en matière
d’expulsion et les directives qui en font la priorité des services de
police. Mais la volonté de réduire l’immigration familiale, et plus
généralement de faire de l’étranger en situation irrégulière le nouvel
« ennemi de l’intérieur » ne peut que corrompre un peu plus les esprits
et favoriser la xénophobie, au mépris des droits de l’Homme, voire même
des réflexes humanitaires les plus élémentaires.
En témoigne la multiplication des dénonciations,
qu’elles émanent d’individus plus ou moins anonymes ou de certains
fonctionnaires trop zélés. En témoignent les interpellations au
domicile, qui tendent à se banaliser, malgré l’indignation suscitée par
le drame d’Amiens.
Ainsi ce qui vient de se passer à Charleville-Mézières, dramatique répétition d’autres faits semblables à Bordeaux ou ailleurs :
Alors que M. Younes B., de nationalité tunisienne et
Lamia, sa compagne française, s’apprêtaient à se marier, - le mariage
est prévu à la Mairie de Charleville-Mézières pour le 1 septembre à 14
h 30 - M. B. a été arrêté par la PAF lundi 13 août au domicile du
couple, sur dénonciation de l’employé de mairie à l’Etat Civil vers le
Procureur de la République.
* Le lundi 2 août, lors de l’enregistrement en Mairie
pour la publication des bans, l’employé fait observer au couple - le
visa de Monsieur ayant expiré- qu’elle est "obligée " d’aviser le
Procureur de la République, qu’elle tempère d’un : « mais vous aurez
une réponse ». * Lundi 13 août au matin, le couple se rend en Mairie
pour connaître la réponse du Procureur, l’employée se fait rassurante,
et le couple ressort de la Mairie avec la publication des bancs où
figurent la date et l’heure du mariage. * Lamia part alors à son
travail heureuse, et dans la demi-heure, alors que Younes est seul au
domicile, la PAF vient l’arrêter, pour l’interroger disent-ils. * Placé
en GAV au commissariat de Charleville, celui-ci se voit notifié un APRF
et placé en détention par le JLD, au mépris des garanties de
représentation données par Younes et sa compagne (le passeport ayant
été remis à la PAF).
Selon sa compagne, qui n’a pu le voir que brièvement, Younes ne s’alimenterait plus depuis 72 h.
Le Réseau Education Sans Frontières rappelle que le
mariage est un droit constitutionnel et que l’officier de l’état-civil
n’est en aucun cas « obligé » de saisir le Procureur de la République,
cette possibilité étant essentiellement prévue pour limiter les risques
de mariage forcé et de violence au sein du couple. Il affirme sa
solidarité avec les fonctionnaires qui refusent de se mettre au service
d’une logique politique aux détriments des valeurs fondamentales
d’accueil, de liberté et de fraternité qui sont celles de notre
démocratie. Il appelle les citoyens à refuser la logique xénophobe et
son cortège de violences et d’injustices.
Il demande la libération immédiate de ce jeune homme
qui comparaît vendredi à 14h 30 devant le tribunal administratif de
Châlons-en-Champagne et la délivrance par la préfecture d’un titre de
séjour lui permettant de se marier et de vivre normalement son amour et
sa vie de couple.
De : a bas l'état raciste ump
dimanche 19 août 2007
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