A peine plus d'un mois après
les déclarations de Laurence Parisot
, présidente du MEDEF qui se demandait, le 21 novembre, s'il ne fallait
pas « poser sur la table la question de la suppression de la durée
légale du travail », le Premier ministre semble en proie aux mêmes
interrogations. François Fillon se demande « à quelles conditions de
validité devrait être soumis un accord d'entreprise pour qu'il puisse
librement déterminer les règles applicables en matière de durée du
travail […] : seuil de déclenchement des heures supplémentaires, taux
de majoration applicables […] ». Autrement dit : comment supprimer la
durée légale du travail, seuil à partir duquel sont comptabilisées les
heures supplémentaires - et leur majoration à 25 %.
Cette remise en cause de moins en
moins masquée a fait réagir les organisations syndicales. Le secrétaire
général de la CGT, Bernard Thibault, qui voit dans cette proposition «
la reprise quasi in extenso de la revendication du MEDEF », considère
cette éventualité comme le début d'« une révolution du droit social en
France ». Aucune raison, explique-t-il à Libération, de ne pas déroger
ensuite, par accord d'entreprise, au SMIC ou à d'autres règles
applicables à tous du droit du travail, pour aboutir à « un dumping
social généralisé, à une concurrence entre entreprises sur des critères
sociaux ».
Fillon/Sarkozy/Parisot veulent le
beurre et l'argent du beurre en même temps, bref la super arnaque
contre tous les salariés. Un grand retour au XIXème siècle avec une
droite et un patronat archaïque.
Nicolas Maury