![]()
NOUVELOBS.COM | 31.12.2007 | 10:45
“Avec leurs espions, leurs avions, les Etats-Unis cherchent la déstabilisation et la guerre”, fustige le président vénézuélien après un nouveau report de la libération de trois otages.
Avions
stationnés sur le tarmas de l'aéroport de Santo Domingo, près de la
frontière entre le Venezuela et la Colombie, dans l'attente du feu vert
des Farc (Reuters)
Alors que l'opération de récupération de trois otages de la guérilla des Farc en Colombie a été de nouveau reportée dimanche 30 décembre, Hugo Chavez a mis en garde la guérilla marxiste contre des “opérations de harcèlement”, faisant allusion à l'”appareil technologique” des Etats-Unis au-dessus de la forêt colombienne.
“Avec leurs espions, leurs avions, ils cherchent la déstabilisation et la guerre. Ils ne veulent pas la paix et se moque d'une vie humaine”, a clamé le dirigeant socialiste, selon qui “des gens misent sur un échec” de la mission. L'hypothèse a été écartée par Bogota.
Pas de point de rencontre
L'opération de récupération de trois otages de la
guérilla des Farc en Colombie a été de nouveau reportée dimanche. Ce
report est dû au fait que les Farc n'avaient pas encore indiqué le
point de rencontre, a annoncé à Caracas le coordonnateur vénézuélien de
la mission, Ramon Rodriguez Chacin.
“Nous ne savons toujours pas en quel lieu de Colombie se fera la
libération des trois otages des Farc”, a déclaré le coordonnateur de
l'”opération Emmanuel”, désigné par le président vénézuélien Hugo
Chavez.
“La libération va se produire dans les prochains jours, mais je ne peux
pas vous dire quel jour”, a ajouté Ramon Rodriguez Chacin. “Il n'y a
pas de délai déterminé”, a-t-il dit.
Invité par la mission, le cinéaste américain Oliver Stone, qui
travaille sur un documentaire sur l'Amérique latine, a lancé un appel
aux Farc en faveur de la libération des otages, affirmant que le “temps
du changement” était venu.
Les hélicoptères toujours immobilisés à terre
Les émissaires de la mission, représentant sept pays
latino-américains et européens, dont la France et la Suisse, avaient
auparavant rejoint à l'aéroport de Villavicencio, à 100 km au sud de
Bogota, les hélicoptères portant le sigle du CICR, qui doivent aller
chercher les otages. Les deux appareils étaient dimanche après-midi
toujours immobilisés sur le tarmac de l'aéroport.
Environ 350 policiers et militaires continuaient de surveiller les
abords du terminal de Villavicencio, où patientait la délégation
internationale ainsi que plusieurs dizaines de journalistes.
Prudence
Les otages, que la guérilla a promis de relâcher par
“reconnaissance” envers Hugo Chavez, sont Clara Rojas, proche de
l'ex-candidate présidentielle Ingrid Betancourt, son fils Emmanuel né
en captivité, et l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez.
Baptisée “Opération Emmanuel”, la mission de récupération, doit se
dérouler dans une zone de conflit entre la guérilla, l'armée régulière
qui y possède la base d'Apiay et les groupes paramilitaires d'extrême
droite, liés au pouvoir.
- http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…
De : lolita
lundi 31 décembre 2007
cite BELLACIAO

