
Mis en ligne : 26 mars
RGPP : quel est donc ce nouveau sigle contre lequel les citoyens n'ont pas fini de descendre dans la rue ? Depuis le mois de décembre, le ministère de la Culture vit au rythme de cette « Révision Générale des Politiques Publiques » ou RGPP, censée « maîtriser et rationaliser les dépenses publiques tout en améliorant la qualité des politiques publiques ».
La rue de Valois est le premier cobaye de cette réforme qui pourrait entraîner la transformation des musées nationaux en établissements de droit privé, le rattachement des Monuments historiques aux collectivités locales et la privatisation de l'archéologie préventive.
Cela, ajouté à l'objectif de non-remplacement d'un
fonctionnaire sur deux partant à la retraite, fait que le personnel du
ministère de la Culture tire la sonnette d'alarme. D'autant que, dans
un document publié par la presse, on apprend que les différentes
directions ont été sommées de mesurer « le risque politique et social »
de trois scénarios à l'horizon 2009/2011 :
une stagnation en volume des crédits et des moyens en personnel,
une baisse de 10%
et une autre de 20%.
Les agents du ministère de la Culture ont donc manifesté pour protester contre les effets de cette nouvelle réforme de l'État.
Dans une lettre ouverte adressée au premier ministre, l'intersyndicale écrit : « L'objectif
de votre politique est fondamentalement de remettre en cause la
légitimité de l'engagement historique de l'État en matière de promotion
de la diversité culturelle aux fins non avouées de livrer la culture à
la logique du marché ».
Les syndicats ont également alerté sur le fait qu'il s'agissait d'un des premiers ministères à faire l'objet d'une réorganisation entrant dans le cadre de la RGPP et qu'à ce titre, il servira de modèle pour l'ensemble des services publics.
Avec ce nouveau jouet, Sarkozy qui portait déjà le fer sur « l'échec de la démocratisation culturelle » pour justifier un renforcement du financement privé, tente de mettre définitivement un terme à l'exception culturelle française.
site du P.C.F

