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Ma question s'adresse à Madame la ministre de
l'Économie et des Finances. Les routiers, les taxis, les ambulanciers,
les marins pêcheurs, les agriculteurs, les serristes, la révolte monte
chez les professionnels qui étranglés par l'augmentation insensée du
prix du baril de pétrole ne peuvent plus vivre de leur travail. Les
Français subissent de plein fouet les répercussions sur les produits
alimentaires. Ils doivent payer toujours plus cher pour faire face à
des dépenses vitales. La flambée du prix du pétrole est un prétexte
pour augmenter les prix des matières premières, du transport et des
autres énergies tels que le gaz indexé abusivement sur le pétrole.
Les populations captives d'une part, rejetées à la
périphérie des villes et les populations rurales notamment en raison du
recul des services publics et des transports publics que vous avez
organisés, et d'autre part, les salariés qui n'ont pas d'autres choix
que de prendre leur voiture pour aller travailler subissent encore
davantage les effets des prix exorbitants à la pompe !
L'incurie du gouvernement en matière de pouvoir d'achat
est patente. Certes l'augmentation de la prime à la cuve était
nécessaire ; mais elle reste très insuffisante. Permettez-moi de
relativiser la générosité de Total, qui consent moins de 1% de ses
bénéfices, soit 100 millions d'euros alors que la même société gaspille
en 2007 1,8 milliard d'euros pour racheter ses propres actions ! Depuis
2004, le groupe aura dilapidé près de 40% de ses résultats nets en
dividendes et en rachats d'actions. La participation de Total est
dérisoire quand on sait qu'elle est totalement déductible, c'est un
beau coup de publicité à moindre coût !
A côté de cela votre seule proposition immédiate est de
faire des économies d'énergie. En bref, nos concitoyens vous demandent
comment faire face à la flambée des prix du pétrole, et vous leur
répondez on va vous expliquer comment vous en passer, en vous serrant
la ceinture ou en faisant du vélo !
Il est temps d'agir et de trouver des solutions tant du
côté de l'Etat que des compagnies pétrolières. Les solutions existent,
la volonté politique pour les mettre en œuvre non ! Nous proposons
depuis plusieurs mois une baisse de la TVA et un blocage du niveau
global des taxes des prix des carburants à la pompe et du fioul
domestique. Mais également la mise en place d'une véritable taxe sur
les profits de Total.
Vous ne pouvez plus ignorer la responsabilité que vous
avez envers nos concitoyens, et renvoyer encore au sommet européen du
20 juin à Bruxelles. C'est immédiatement que les mesures doivent être
prises.
Qu'entendez-vous faire tant au niveau du gouvernement
que de la compagnie pétrolière Total pour mettre un terme à ce racket
permanent qui n'a que trop duré ? |