Tract - CONSTITUTION : Attention danger !

Le 21 juillet 2008, le Président Sarkozy tentera de faire
adopter par le congrès son projet de révision
constitutionnelle. Le texte proposé constitue une menace
grave pour notre démocratie. C'est une réforme sur
mesure pour Sarkozy, faite pour donner à un Président
qui veut décider de tout, les moyens légaux d'accroître ses
pouvoirs.
La Constitution est un texte fondamental. Elle organise la répartition des
pouvoirs et le fonctionnement des grandes institutions qui en sont dépositaires.
Alors que toute modification importante devrait être soumise au débat et au vote
des citoyens par référendum, Sarkozy fait passer son projet au coeur de l'été,
sans véritable débat national sur les enjeux immenses de cette réforme piège.
Une réforme piège...
Piège parce qu'elle réduit les pouvoirs du Parlement au profit de ceux de
l'exécutif et du Président de la République :
● en réduisant le droit d'amendement des parlementaires ;
● en permettant au chef de l'État de décider des interventions armées sans vote
du Parlement ;
● en donnant au Président de la République la possibilité de s'exprimer devant
les Assemblées sans que celles-ci aient les moyens de sanctionner ce discours
par un vote ;
● en enfermant la politique budgétaire dans des contraintes gravées dans le
marbre constitutionnel qui empêchent l'état d'agir ;
Au final, en faisant du Président de la République le véritable chef du
gouvernement, la réforme exonère celui-ci de tout contrôle du Parlement sur son
action et ses décisions. Bref, de quoi donner à Sarkozy les moyens d'aller encore
plus vite et encore plus fort dans sa politique de mauvais coups.
... qui peut être déjouée
La gauche peut faire échec à cette logique. C'est son devoir de s'opposer à une
réforme qui ferait de Sarkozy, le chef d'État occidental aux pouvoirs les plus
étendus, plus encore que ceux dévolus par le régime présidentiel des Etats-Unis.
Le 21 juillet, pas une voix des parlementaires de gauche ne doit manquer pour
empêcher ce coup porté à la démocratie : face à un tel danger, si on est de
gauche on vote non ! Les parlementaires communistes y sont résolus.
Pour une République sociale et participative
Au lieu de concentrer encore plus de pouvoir entre les mains d'un seul, les
communistes proposent de donner beaucoup de pouvoirs nouveaux aux
citoyennes et aux citoyens. Pour se faire entendre réellement. Pour que les
décisions soient prises dans l'intérêt de tous, et non de quelques uns.
● Une République démocratique où le Parlement retrouve sa légitimité et
ses pouvoirs
● Élections à la proportionnelle
● Limitation du cumul des mandats et parité
● Droit de vote des étrangers résidents aux élections locales et
européennes
● Obligation de consulter le Parlement sur les choix européens et
internationaux
● Profonde démocratisation du Sénat
● Respect du pluralisme par les médias, notamment le service public
● Une république participative, où les citoyen-nes aient des pouvoirs réels
d'intervention directe
● Rendre la démocratie participative constitutionnelle et doter les
collectivités des moyens pour favoriser la participation citoyenne ;
● Associer les citoyens aux décisions budgétaires des collectivités et
rendre obligatoires des comptes rendus réguliers de mandat des élus ;
● Reconnaître le droit au référendum d'initiative citoyenne (localement et
nationalement)
● Une république sociale, où les salarié-es puissent faire respecter leurs
droits et leurs intérêts dans les entreprises
● élargir les droits collectifs des syndicats et des institutions
représentatives du personnel ;
● permettre aux salariés et à leurs syndicats d'intervenir sur les choix et
proposer des stratégies alternatives,
● permettre aux représentants de la collectivité de faire valoir les aspects
territoriaux et environnementaux.
● mise en place d'un cadre public légal de contrôle des grandes entreprises,
permettant notamment de conditionner les subventions ou marchés
publics au respect de clauses sociales et environnementales.
Plus de pouvoirs au Président ? Non ! Plus de pouvoirs aux citoyens ? Oui !
Parti communiste français – 11 juillet 2008 |