
Si
la crise financière a pour origine les Etats-Unis, la Banque Centrale
Européenne a une responsabilité particulière dans la propagation et le
développement de la bulle financière.
Le traité européen de Lisbonne lui a confié deux
missions « sacrées » : la lutte contre l'inflation avec une pression
constante sur les salaires pour limiter leur hausse. Et la seconde,
assurer la stabilité du système bancaire européen, quel qu'en soit le
prix, quitte à alimenter une spéculation de plus en plus effrénée.
Sous couvert d'indépendance, la BCE s'est révélée au
final qu'un servil défenseur des marchés financiers. Il faut redéfinir
le statut et les missions de la BCE.
Elle doit être réorientée aux services des intérêts des
populations de l'Union. Les citoyens européens, leur représentants élus
doivent être acteurs de l'élaboration de la politique de la BCE. Sur
ses missions, c'est désormais l'économie réelle et une croissance
durable qui doivent être privilégiées.
Au lieu d'un taux uniforme, la BCE doit mettre en
oeuvre des taux différenciés selon la nature du projet financé.
L‘emploi et la formation, le développement des territoires doivent être
encouragés via des taux de crédits avantageux. Au contraire, la
spéculation financière doit être pénalisée.
Paris, jeudi 2 octobre
Parti communiste français |