Le
24 avril, Nicolas Sarkozy devait annoncé des mesures pour favoriser
l'emploi des jeunes. Cela n'a pas été le cas. En réalité, il en a une
nouvelle fois profité pour accorder de nouveaux cadeaux aux grandes
entreprises.
Un jeune sur trois est au chômage, et ils figurent
parmi les premières victimes du chômage de masse qui se développe
depuis janvier. Malgré cela, en fait de plan anti-chômage des jeunes,
Nicolas Sarkozy fait une nouvelle série de cadeaux aux entreprises sous
forme d'exonération de cotisations sociales et d'encouragement aux bas
salaires.
Inutile
de rappeler que les exonérations de cotisations sociales ont des effets
quasi nul sur l'emploi, le coeur de l'intervention présidentielle
n'était, à l'évidence, pas destinée à apporter des réponses aux
chômages des jeunes. Le Président de la République a instrumentalisé
sans vergogne la souffrance des jeunes pour détourner la quasi-totalité
du fond d'investissement social au profit des plus grandes entreprises.
Il aurait d'ailleurs été plus juste de renommer le fond d'investissement social, en fond d'investissement patronal.
Martin Hirsh avait promis un plan anti-chômage des
jeunes « original », mais Nicolas Sarkozy n'aura annoncé que des
propositions archaïques et marginales.
Parti communiste français
Paris, le 24 avril 2009 |